{"numero_id": "bm-bmtnaac-1923-02-01", "volume": "bmtnaac_1923-02_01", "ocr_sha256": "c811d1537720d1b094dffefd0be53760a83c2d47b0f3155af96a9140d3c36aec", "source_tei": "https://github.com/Princeton-CDH/bluemountain-transcriptions/blob/main/periodicals/bmtnaac/issues/1923/02_01/bmtnaac_1923-02_01.tei.xml", "source_mets": "https://github.com/pulibrary/BlueMountain/blob/main/metadata/periodicals/bmtnaac/issues/1923/02_01/bmtnaac_1923-02_01.mets.xml", "url_numero": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192302-01", "articles": [{"article_id": "bm-bmtnaac-1923-02-01-c001", "article_bluemountain": "bmtnaac_1923-02_01#c001", "volume": "bmtnaac_1923-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 2", "page_fin": "couv. 2", "image_debut": 2, "image_fin": 2, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192302-01.2.1", "titre_corps": "Editions \" TEKHNÈ „", "titre_sommaire": "Editions \" TEKHNÈ „", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 2, "page_imprimee": "couv. 2", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192302-01.1.2", "debut_caractere": 1243, "fin_caractere_exclue": 2831, "texte": "Editions \" TEKHNÈ „\nLA ClTÉ.Première année (juillet 1919, octobre 1920). Un volume de 260 pages,\nillustré de 29 planches hors texte, fr 10.—\nLA CITE. Deuxième année (oct. 1920=déc. 1921). Un volume de 288 pages illus-\ntré de 24 planches hors texte fr. 10.—\nV Art et ta Société, par H. P. Berlage, architecte à Amsterdam. Tirés à part de la\nRevue \" Art et Technique „ (septembre 1913-février 1914). Un volume\nluxueusement imprimé et illustré de 98 clichés fr. 20.—\nLa Conservation du cœur de la Ville de Bruxelles, par Charles Buis, avec\ntraduction d'une conférence de C. Giirlitt sur la \" Conservation du cœur\nd'anciennes villes, Une brochure de 24 pages fr. 2.—\nL'habitation coloniale. Sa construction au Congo Belge par Gaston Boghemans.\nUne brochure de 20 pages abondamment il lustrée fr. 3.—\nConstantin Meunier. L'historique de son m par R' Thiry et\nG. Hendrickx. Une brochure illustrée fr. 1.—\nL'abbaye de la Cambre.Historique, description, projets de transformation, avec\n20 illustrations. Texte de G. Des Marez, archiviste de la ville de Bruxelles fr. 1.50\nL' Art des Jardins et le nouveau jardin pittoresque, par Louis van der Swaelmen,\narchitecte paysagiste . fr. 1.—\nLA REVUE \" TEKHNÉ „. Collection complète de la 2me année <1912-1913). Beau\nvolume de 516 pages, sur papier couché, illustré de 250 clichés. Prix fr. 15.\nPour obtenir ces livres, il suffit de verser, dans n'importe quel bureau des postes, au\ncrédit du compte chèques postaux \"n° 166.21 Revue la Cité la somme due et d'inscrire\nsur le bulletin de versement le titre du livre et les nom et adresse du souscripteur."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1923-02-01-c002", "article_bluemountain": "bmtnaac_1923-02_01#c002", "volume": "bmtnaac_1923-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "209", "page_fin": "213", "image_debut": 3, "image_fin": 11, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192302-01.2.2", "titre_corps": "Quelques mots d'introduction aux Formules d'une Esthétique Moderne d'Henri Van de Velde", "titre_sommaire": "Quelques mots d'introduction aux Formules d'une Esthétique Moderne d'Henri Van de Velde", "signature_source": "« LA CITE » ; Victor BOURGEOIS", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 3, "page_imprimee": "209", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192302-01.1.3", "debut_caractere": 42, "fin_caractere_exclue": 1045, "texte": "Quelques mots d'introduction\naux Formules d'une Esthétique\nModerne d'Henri Van de Velde\n« LA CITE ».\n\n(»\nConcevoir raisonnablement, c'est neuf et c'est\nancien. Cela conduit aux extrêmes et non au\njuste milieu. H. VAN DE VELDE.\nCes pages sont d'une actualité émouvante. Elles ne sont cepen-\ndant point récentes ni consacrées à des événements précis : leur actua-\nlité provient uniquement de leur p\nd'être actuel ne consiste-t-elle pas\ndevancer?\nCertains penseurs ont le privilège\ncrise, les remèdes que tous préconiseront,\nle mal aura accompli un grand ravage.\nfois, ils énoncent leur pensée, l'indifférence les accueille. Leur temps\n\n(t ) Les « Formules d'une esthétique moderne > d'Henri van de Velde paraîtront\nprochainement dans les éditions de F € Equerre ». Nous avons obtenu la faveur de pou-\nvoir offrir à nos lecteurs la primeur des pages les plus remarquables de ce volume.\nD'autre part M. Victor Bourgeois nous a autorisé à livrer au public l'étude qui servira\nde préface aux Ecrits du maître."}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "210", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192302-01.1.4", "debut_caractere": 23, "fin_caractere_exclue": 1347, "texte": "n*est pas venu et pourtant ces homm\ndent l'évolution de leur époque; ceux\nAyant surpris le secret de la civilisation ou de l'art, ces hommes ont\nassocié profondément leur sort au destin de la société ou de l'esthé-\n«\ntique. Eux seuls, étant novateurs,\nHenri VAN DE VELDE pre\neux.\nLes paroles qu'il prononçait 1892» 1923\naspect d'immédiate vérité : en 1952, leur actualité pourrait-elle\nêtre diminuée?\nLes réflexions de VAN DE\nture et l'audacieuse intuition de\nquelque paradoxe habile, si de sé\ntiennent pas? A quoi bon aussi connaître les théoriciens si Von ne\nprétend pas, comme eux, proposer\nVAN DE VELDE connaît,\net il trouve.\nUne époque, plus que la nôtre,\ntectes pareils? En effet, beaucoup d\nceux qui pensent, la plupart récitent,\nchissent.\nOr, tous construisent.\nDès lors, le pays se couvre de banalités et de copies. C'est le\ntriomphe de l'architecture régionale.\nAlors que les modes de vie, de production, de transport, de\nplaisir et de parures tendent à s'uni\ntecture de réaliser des aspirations locales.\nLe programme des concours belges comporte généralement la\nclause suivante : « respecter le style de la région ».\nEtrange pays où l'on favorise la mémoire au détriment de\nl'intelligence créatrice et où l'on rapproche « l'architecture locale »\ndes universels avions, autos et dyna\nMais si le spectacle de la vie"}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": "211", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192302-01.1.9", "debut_caractere": 23, "fin_caractere_exclue": 1498, "texte": "sité d'une rénovation artistique, il\nprécieux : la vie de certains artistes\nVELDE en ce point aussi doit nous\ntient les luttes, déceptions et espérances\nattendre et souhaiter.\nVAN DE VELDE naquit le 3 avril 1863, à Anvers : il y\npassa sa jeunesse.\nCité au riche passé et au riche présent, Anvers doit poser à tout\nadolescent ce dilemme : les peintres fastueux ou le port fiévreux.\nVAN DE VELDE ressentit de suite et irrésistiblement Vattra.it du\nport, dont l'activité incessante et\nmulent des vœux de beauté technique\nQuel merveilleux stimulant p\ncosmopolite et réalisatrice d'une vill\nL'existence de VAN DE VELD\ntuelle curiosité.\nLes pays et les mouvements l'intéressent : il s'efforce de con-\nnaître son temps.\nAprès trois ans d'études à l'Académie des Beaux-Arts à Anvers\net un an de stage chez son directeur Charles VERLAET, VAN DE\nVELDE part, en 1884, pour Par\nCharles DURAN, puis seul. Rentré, 1886,\ncipe à la fondation du cercle anversois »\ngroupe des peintres luministes belges\nPeu après, la brillante épopée des Vingt l'attire à Bruxelles, et\nquelle joie de le trouver allié à ces g\nROPS, James ENSOR et Théo VA\nAinsi, par la confrontation des différentes tendances esthé-\ntiques, VAN DE VELDE sera peu à peu amené au néo-impression-\nnisme. Mais il n'était pas homme à exclure de sa formation les\ngrandes réflexions sociales : aussi étudie-t-il les réformateurs et les\nrévoltés, KROPOTKINE, STERNER\nn'est-il point, lui aussi, agent direct de bien-être en l'humanité?"}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "212", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192302-01.1.10", "debut_caractere": 23, "fin_caractere_exclue": 1648, "texte": "L'art et l'utilité font bon ménage ensemble : de donner du bonheur,\nl'art tire son excellence. Voilà com\ngagné à certain art qu'on dédaignait « l'art\nDès ce moment, le voici prêt\nseur, de décorateur et d'esthéticien commence. Il expose ses idées\nfondamentales dans une conférence\nIl dessine des couvertures pour les livres de Max ELSKAMP et un\nprogramme de concert pour la Maison du Peuple. Il crée du mobilier\net construit sa villa d'Uccle.\nD'où, des quolibets, moqueries et quelques sympathies.\nBientôt, l'audace et l'ampleur\nVELDE médite l'oblige à chercher\nvaste que sa patrie. Il est des pays trop routiniers pour des artistes;\ntrop nouveaux. Un Hambourgeois installé à Paris, BING, qu'avait\nfrappé la maison d'Uccle, commande à VAN DE VELDE quatre\nsalles pour un immeuble « l'Art Nouveau », dont l'influence fut,\ndurant un certain temps, considérable\nLe même amateur d'art engagea alors VAN DE VELDE à\ntravailler pour l'Exposition de Dre 1897.\nCette décision fut capitale. Les envois de notre compatriote\nsont loués par la presse et, de toutes\nfiées à l'architecte belge.\nLa Maison VAN DE VELDE\ntemps à Ixelles, ne possède bientôt\nAussi VAN DE VELDE décide-t-il\nqui accepte son esthétique.\nRetracer sa carrière équivaut\nde luttes et de triomphes : tenter,\nson esthétique, si émue et si intelligente, est une gageure.\nEn effet, comment définir un « »\nson unité, sans jamais utiliser un\nToute l'œuvre de VAN DE V\nconstante à travers une perpétuelle invention.\nDans ses villas comme en ses théâtres, écoles et musées, le même\nesprit apparaît, qui anime aussi ce mobilier ou cette fourchette.\nTelle petite production de VAN"}, {"page_pdf": 11, "page_imprimee": "213", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192302-01.1.11", "debut_caractere": 23, "fin_caractere_exclue": 666, "texte": "de livre, par exemple, suffit à témoign\net la grandeur de ses conceptions. E\net V école d'art de Weimar participent\ncet audacieux équilibre.\nVAN DE VELDE ignore s\net de l'intelligence : chez lui, ces\nalliées, et ce que propose son intuition\nsa raison,\n« Mais ne sont-ce point là les caractères des arts classiques? »\nm'objecterez-vous.\nVous l'avez dit : si moderne,\net seuls seront classiques, des artistes\nnistes.\nVAN DE VELDE fut obligé, à la suite des derniers événe-\nments, de quitter l'Allemagne. La\nsi belle occasion de perdre une secon\nDE VELDE travaille actuellement\nne conservera ainsi de lui qu'une\nMAISON D'UCCLE.\n\nVictor BOURGEOIS."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1923-02-01-c004", "article_bluemountain": "bmtnaac_1923-02_01#c004", "volume": "bmtnaac_1923-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 5, "image_fin": 5, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192302-01.2.2.2", "titre_corps": "H. VAN DE VELDE.", "titre_sommaire": "H. 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Cela conduit aux extrêmes et non au juste milieu.\nLe style qui ressuscite la conception rationnelle est moderne; l'Anti-\nquité ne conçut pas les choses autrement! L'art et l'esprit antiques\nne peuvent être goûtés que de ceux qui sont venus à eux par le che-\nmin de leur propre raison. La simplicité de l'art antique ne devint\nun exemple, et nous ne l'avons reconnu tel, que lorsque\nnous commençâmes à concevoir raisonnablement! Celui qui entre-\nvoit dans la conception rationnelle des choses le moyen le plus sûr\nd'atteindre la Beauté part pour l'Antiquité, part pour la Grèce! Il\npart, en homme moderne : complet de flanelle, bottes et malles de\ncuir jaune; les indices de sa modernité le trahiront autant que les\nétiquettes d'hôtel sur ses valises. Elles disent d'où il vient, ce voya-\ngeur! Le voyage n'est pas direct; la voie fait un crochet, un\ndétour qui conduit au Moyen Age. <1 <1 Art gothique ; miroir somp-\ntueux qui reflète notre conception logique des choses, et de là, pro-\njette l'image vers les surfaces argentées des mers de l'Archipel! *1 *1\nLe Moyen Age s'efforça de concevoir raisonnablement. Mais, voilà\nqu'entre lui et sa Raison, sa faculté de concevoir raisonnablement,\nmille ans de pratiques religieuses s'intercalent : un Dieu,\nsa Mère-Vierge et un Paradis peuplés de saints et d'anges, l'Enfer,\nles diables et les mauvais esprits! <1 ff Cathédrales gothiques, Hôtels\nde Ville et Beffrois! Cela apparaît, conçu comme les dentelles nées\nà la même époque. Nous savons qu'un même fil va d'un bout à l'au-"}, {"page_pdf": 13, "page_imprimee": "215", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192302-01.1.13", "debut_caractere": 23, "fin_caractere_exclue": 2401, "texte": "tre du tissu, autant que nous savons que, dans ces monuments, tout\nrelève d'une conception rationnelle. Mais, tandis qu'autour d'épingles\net de grands trous, le fuseau noue le fil de la dentelle, c'est autour\ndes clous de la Croix et de Symboles qu'opère le raisonnement dans\nl'architecture gothique. *S *1 Comment l'architecte chrétien a-t-il\nfait pour loger précisément son Dieu et sa Foi entre lui et sa Raison?\nC'est la pièce de bois dans l'engrenage; et ne suffit-il pas d'une paille\npour fausser le fonctionnement d'une machine? Cathédrales,\nHôtels de Ville : organismes parfaitement raisonnables et raisonnés,\nsur lesquels il a plu des histoires qui s'y sont accrochées, <1 Pierres\nraisonnables et lisses; voyez Amiens. Pierres mordues à l'acide des\nlégendes; voyez Chartres, Reims, Rouen et Paris. *1 Les lumières\net les ombres qui tremblent dans les pierres des cathédrales et les\nfont vivre, font vivre surtout les personnages divins, les Rois croyants\net les Reines pieuses. Dès lors, la Cathédrale agit comme un livre;\nelle raconte, et elle enseigne tous ceux qui ne savent pas lire. Elle-\nmême disparaît, s'annihile, volontairement; et l'admirable\nstructure qui est en elle se dissimule; le Raisonnement, consciem-\nment, se suicide. <1 Le lourd mal gris de nos contrées l'a poussé\nà la déraison! Mille images : saints, apôtres, vierges sages ou folles,\nsculptées dans la pierre ne peuvent, dans notre Occident maudit,\nce qu'un pur rayon de lumière peut dans ces contrées élues : l'Atti-\nque et l'Egypte, C'est à mi-but, l'art gothique! Le But, c'est de\npoursuivre le raisonnement parfait et de se récréer à l'adorable\njeu des papillons amoureux.\nLa route du Brenner; Milan, Gênes! Sleeping-car, gants gris et fla-\nnelle sombre, bottes et valises de cuir jaune.\nIl ne manque pas de Dômes plus raisonnables que celui de Milan; il\nn'y a pas d'exemple plus frappant de l'action pernicieuse de la fan-\ntaisie en art! <1 Un grand coquillage qu'une vague fantastique\naurait jeté au centre de la ville! <1 Je conçois l'ahurissement que\npareil événement dut provoquer sur cette population, et le culte,\nensuite, qu'elle professa pour pareil présent. 1 1 Tout ce qu'elle\navait pu rêver, depuis plus de mille et une nuits, du faste et des\nvoluptés de l'Orient ou des Indes, s'attestait là, dans ce miraculeux\ncadeau! §1 Depuis lors, elle peut revivre tous les ravissements, au"}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "216", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192302-01.1.14", "debut_caractere": 22, "fin_caractere_exclue": 2441, "texte": "spectacle du Dôme. Tous les matins, il est de nacre rosée, et un grouil-\nlement diaphane de fées, de lutins, de femmes-fleurs, de papillons et\nde scarabées fêtent, une fois de plus, le souvenir du miracle de son\napparition. Tous les jours, à midi, le Dôme est d'argent; et qui ne\nsonge, à Milan, qu'à cet instant un cortège nuptial et blanc, des\nprinces bardés de cuirasses d'argent, des chevaux caparaçonnés et\nfringants, des princesses et des bouffons, vêtus de velours et de bro-\ncarts, évoluent autour des parterres fleuris de la place? Tous les soirs,\nle Dôme est d'améthyste et sous le dais grave et or du ciel, un cortège\nmortuaire, noir et violet, accompagne, apparemment, la dépouille\nde quelque héros, membre des illustres familles des Sforza, des Vis-\nconti et de Ludovic le More. <1 *1 Au spectacle du Dôme, le Milanais\nse complaît à revivre, tous les jours, ses rêves, ses fêtes et ses deuils,\nf <1 On ne peut goûter le Dôme, l'extérieur du Dôme, qu'ainsi!\nEntre le Dôme le plus absurde et le monument le plus parfait, il y\na le long alanguissement de la Méditerranée!\nLes visages ont changé autant que le décor. Sur le pont; avec des\nAméricaines; visages expressifs, dont chaque élément affirme sa fonc-\ntion; l'œil regardera, le nez reniflera et la bouche promet de baiser\nvraiment! *1 *1 Je vois naître des îles...\nLes îles se découvrent, comme les corps se découvrent de voiles;\nles îles palpitent, au sortir de l'eau, comme, au sortir de l'eau, pal-\npite la chair des femmes! Les îles rappellent les chairs de femmes\nau point qu'il paraît invraisemblable qu'elles puissent être autre\nchose, f f Chaque fois que j'en découvris une, à l'horizon, je res-\nsentis l'effroi et le trouble que dut éprouver le premier pêcheur grec\nqui s'aventura un peu loin. *1 *1 C'est lui qui rapporta qu'il avait vu\nAphrodite naître des flots! J'entends le récit qu'il fit du miracle à ceux\nqui attendaient anxieusement son retour. Je confirme le récit de ce\npêcheur troublé. C'était Aphrodite, et non les côtes d'Hydra ou\nd'Egine! *1 Je peux, désormais, confirmer l'exactitude de toutes les\nlégendes mythologiques; et le «deckstewart» qui déclare à miss X. que\nnous sommes en vue des îles Lévitha, Kinaro, Amorgo et Naxos,\nment effrontément. Ces îles apparaissent comme des dos d'ani-\nmaux gigantesques! Ils se suivent, silencieux et prévenus qu'ils ont\nà s'écarter de nous et à pousser leur voyage loin de nos insolentes"}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "217", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192302-01.1.15", "debut_caractere": 23, "fin_caractere_exclue": 2400, "texte": "indiscrétions, 9 Entre chacun d'eux, une coulée d'or en fusion\nse projette vers nous. *1 *1 Les monstres nous offrent ces richesses en\ntribut, afin que nous ne troublions ni leur voyage ni leur mystère,\n<1 A Syracuse, j'eus le premier contact réel avec l'art antique.\nTrois fortes colonnes doriques du vieux temple de Minerve sont\nencastrées dans les murs extérieurs de l'Eglise de San Giovanni.\nElles symbolisent l'Antiquité prisonnière du présent; le présent\ns'appuie sur elle, sans compréhension, sans respect, à peine avec pro-\nfit. <1 Ces colonnes m'apparurent comme des héros de la Beauté\nantique, scellées dans le plâtras d'une pensée ennuyeuse, impuissante\net lâche, perpétuée par des habitudes veules, hypocrites et malfai-\nsantes. Le Raisonnement est, à la vie d'à présent, ce que sont les\ncolonnes doriques encastrées dans cette église de San-Giovanni à\nSyracuse! <ï Sur les gradins du « Théâtre grec » à Syracuse...\nL'esprit d'où naquit l'art grec n'est pas mort, bien que des sots\naient reconnu sa dernière expression dans l'art classique. Il est pal-\npitant en nous;aussi vivace et aussi vierge qu'il y a 3,000 ansl II vivra\naussi longtemps que l'humanité conservera la faculté de concevoir,\nfût-ce un seul objet, une seule chose, sainement et raisonnablement.\nDes sots peuvent bien crier que l'esprit dont naquit l'art grec est\nmort! Celui qui engendra ce théâtre sa conception admi-\nrablement logique apparaît aujourd'hui qu'il est dépouillé de tout\nornement, encore plus logique est le même esprit qui inventa cette\nchose parfaitement admirable: le hublot du steamer qui me conduisit\nici; le même esprit qui inventa l'ampoule électrique et le globe du\nbec Auer; le même esprit qui trouva la forme du couteau à beurre\nutilisé à bord et dont le stewart m'a révélé l'origine en me désignant\nla marque « les Jumeaux ». *1 *1 Certains éléments de la vie moderne\nne me sont jamais apparus aussi beaux qu'ici, où je les compare\navec ce théâtre qui vit Eschyle et Pindare en personne. Il n'y a pas\nun détail, dans la conception de ce théâtre, qui ne fût tel qu'il devait\nêtre! Le principe de sa création est le même, absolument, que\ncelui qui guide nos ingénieurs dans la construction des machines,\ndes charpentes métalliques et des transatlantiques. *1 La vie mo-\nderne possède maintes beautés; cela m'est confirmé ici, par ce pre-\nmier contact avec le monde antique."}, {"page_pdf": 16, "page_imprimee": "218", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192302-01.1.16", "debut_caractere": 23, "fin_caractere_exclue": 2381, "texte": "De l'emplacement où je me trouve maintenant, au haut de l'amphi-\nthéâtre, je vois toutes les lignes des gradins partir d'un seul point\net s'éployer en demi-circonférence, à la façon d'un filet que le cou-\nrant entraîne. Au fur et à mesure que les lignes s'étendent, de nou-\nveaux rapports naissent entre elles; la distance augmentant l'écart, le\nprofil parfait des gradins se dégage; ils s'échelonnent majestueuse-\nment et c'est comme un chant qui monte! *î Chantent-elles,réelle-\nment, ces lignes, ou bien notre âme se met-elle à vibrer à la façon\nd'une corde vibrant dès que, dans l'espace, se perçoit le son qu'elle\npeut rendre elle-même? Dans ce cas, notre âme serait sensible aux\nrapports parfaits et nous pourrions attendre d'elle les meilleures cho-\nses. En Grèce, les pierres palpitent comme le feuillage chez\nnous! Les pierres y vivent, au point qu'on ressent un trouble pareil à\ncelui qui s'empare de nous, subitement, quand nous sommes pris\ndans une foule s'obstinant à nous regarder. Elles n'ont besoin d'au-\ncun relief, d'aucune sculpture pour vivre; elles empruntent cette vie\nà un appareillement prodigieusement ajusté. *1 *1 A Mycènes, entre\nles deux murs parallèles et nus du Dromos du Trésor d'Atrée, j'ai\nsenti la vie frémir comme dans la forêt; et je n'ai pas souvenir d'avoir\nété, de ma vie, transporté, enchanté plus intensément!\nL'île d'Egine, sur la droite; il souffle quelque vent et la mer est vio-\nlette. Le ciel opalescent est souligné, à l'horizon, d'un épais con-\ntour bleu. <1 <1 De la passerelle, où j'avais grimpé pour apercevoir,\nle premier, Athènes, je vois la foule des passagers sous moi ; Bae-\ndecker, guides Meyer; gilets blancs et cravates rouges; lunettes bleues\net panamas! Au-delà, scintille le point blanc en lequel se cristallisa\nla culture des Grecs!\n1 Le Parthénon!\nOn gravit les marches des Propylées comme si on montait au cerveau\nde l'humanité. *1 *1 Le Parthénon rayonne là-haut, comme la plus\nbelle Pensée réalisée! Une bien simple et bien ingénue pensée que\nle cerveau et la sensibilité du peuple grec ont réalisée avec la mêmd\nspontanéité que la plante offrant sa fleur àla lumière. <1 Le temple\ngrec; quelle conception plus puérile? F <1 C'est deux et deux font\nquatre; mais entre l'énoncé et la somme, il y a l'infini des raffinements\nqui font de la somme abstraite un être vivant. <1 f Le squelette du"}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "219", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192302-01.1.17", "debut_caractere": 24, "fin_caractere_exclue": 2387, "texte": "Dôme gothique correspond à une addition à peine plus difficile que\nce deux et deux! Mais entre l'énoncé et la somme, cela fourmille\nd'êtres divins ou légendaires, puissants et réels. Ils empruntent à\nla somme et épuisent la vie du monument! <1 <1 Le temple grec vit\nde la somme de tous ses facteurs, qui s'annihilent en elle, en lui!\nEn Grèce, les Dieux ne se sont pas insinués entre le Raisonnement\nqui concevait la structure du temple et la sensibilité esthétique\npoursuivant la perfection de ses organes. Q <S Entre le pieu de bois\ndes Mégarons des temps homérqiues et la sublime colonne du Par-\nthénon, il n'y a aucune intervention fantaisiste; les Grecs, qui\navaient plus de dieux que nous pourtant, ne se sont pas laissé dis-\ntraire par eux. <1 Une même chose s'est transformée durant plu-\nsieurs siècles, sous l'empire d'une invariable sensibilité.\nLa colonne, son évolution; cela dura quelques siècles avant qu'elle\nfût parfaite! Le pieu devient pierres superposées. Ensuite l'évolu-\ntion se poursuit dans le sens de l'axiome que j'ai formulé précé-\ndemment : toute matière évolue vers son expression la plus imma-\ntérielle! Le génie et le tempérament de chaque race déterminent les\nfaçons et les moyens.\nJe vais dire une chose qui peut paraître paradoxale : le Grec a tra-\nvaillé à la transformation de la colonne jusqu'à ce qu'elle n'existât\nplus! § <1 En fait, la colonne grecque n'existe que dans nos musées;\ninexpressive, pétrifiée et privée de sens. Tandis que, sur l'Acropole,\nles colonnes demeurées debout nous enseignent qu'elles n'existent\npas; qu'elles ne portent aucun fardeau, ou plutôt que cette fonction\nne compte pas; qu'elles se sont distancées entre elles, selon un but bien\ndifférent de celui qui semble les avoir placées là même où les bouts\ndes deux pierres de l'entablement se joignent. Elis proclament à\nl'évidence qu'il n'existe pas de colonnes autour du Parthénon; mais\nqu'entre chacune d'elles, des vases gigantesques et parfaits sont posés\ncontenant la vie, l'espace et le soleil, la mer et les montagnes, la nuit\net les étoiles! <1 <1 Le galbe des colonnes s'est transformé jusqu'à ce\nque la silhouette, résultant de la distance de l'une à l'autre, ait atteint\nune forme parfaite, éternelle.\nLa démonstration de ce qui peut paraître paradoxal, en parole, ne\npeut devenir frappante que par l'image. Et tous les organes et toutes"}, {"page_pdf": 18, "page_imprimee": "220", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192302-01.1.18", "debut_caractere": 23, "fin_caractere_exclue": 2074, "texte": "les matières du temple grec, s'annihileront, de la même façon, dans\nle Parthénon. *1 § Faire cette démonstration; mais sur place.\nPROGRAMME : entrevoir le sens, la forme et le but de toutes les\nchoses de la vie matérielle moderne aussi clairement que les Grecs\nont entrevu le sens, la forme et le but de la colonne, II n'est\npas aisé de retrouver aujourd'hui le sens exact et la forme exacte\ndu plus simple objet. Il nous faudra un long temps pour reconnaître\nexactement la forme d'une table, d'une chaise, d'un lit et d'une mai-\nson. Ces formes ont disparu sous un amas d'éléments symboliques,\nfantaisistes et sentimentaux. <1 <1 Les délivrer de ces éléments para-\nsites et, après ce travail de grattage, se consacrer avec autant de\ndécision et de logique que les Grecs à atteindre la perfection de ces\nformes essentielles, remises au jour. <1 •! Les « animer » ensuite,pour\nles doter de Beauté, du souffle de la vie, les doter de toutes les illu-\nsions que notre sensibilité requiert afin que nous puissions « parti-\nciper » à leur existence, au drame d'une existence en laquelle nous\nreconnaissons la nôtre propre!\nQuel régime social nous permettra de jouir de la sérénité qu'il faut\npour réaliser cet effort, nous garantira suffisamment d'indépendance\net de dignité humaine pour puiser le plus fructueusement à ce que\nla vie nous offre de plus naturel, de plus pur, de plus léger et de plus\ngracieux pour en doter nos créations?\nREPONSE :\nEst-il besoin d'attendre d'un régime social ce que nous ne devrions\nattendre que de nous-mêmes? Ne s'agit-il pas, en fiin de compte,\nd'être en nombre suffisant pour créer une atmosphère et pour anti-\nciper sur l'avenir?\nAUJOURD'HUI, pareille réponse manquerait de la plus élémen-\ntaire conscience des événements. *1 <1 A l'époque où nous pouvions,\navec confiance, annoncer que le nombre augmenterait pro-\ngressivement, de ceux qui créeraient cette nouvelle atmosphère, nous\naideraient à vaincre l'indifférence et les obstacles, à cette époque\nnous jouissions de la Paix, avec cette nonchalante sécurité dont,"}, {"page_pdf": 19, "page_imprimee": "221", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192302-01.1.19", "debut_caractere": 24, "fin_caractere_exclue": 1088, "texte": "à présent, nous éprouvons le remords. îfl La moisson que nous\navions préparée, avec tant d'ardeur, et que nous voyions mûrir, avec\ntant d'espoir, s'est trouvé subitement abandonnée, comme les gerbes,\nen cet août fatal de i g 14, où les femmes, les enfants et les vieillards\ndurent ramasser les outils tombés des mains et accomplir la tâche\nlaissée en suspens par les hommes, appelés en hâte, sous les drapeaux.\n€J <3 Depuis, la solitude s'est établie dans les champs, comme elle\ns'est établie autour de nous-mêmes; et, gardiens inquiets, rongés de\nsoucis, de conflits et de souffrances morales, nos regards vont déses-\npérément de la grange à la terre. De la grange où cette récolte, péni-\nblement mise à l'abri, attend le retour de ceux qui trouveront, en\nelle, de quoi confier de nouveaux germes à la terre; à la Terre, qui\npour avoir été remuée, de fond en comble, par toutes les violences\nimaginées par une rage inassouvie, plutôt que par des mains patientes\net attendries, pourrait bien avoir perdu, à tout jamais, sa vertu de\nfécondité 1\n\nHenri VAN DE VELDE."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1923-02-01-c009", "article_bluemountain": "bmtnaac_1923-02_01#c009", "volume": "bmtnaac_1923-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "222", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 20, "image_fin": 28, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192302-01.2.4", "titre_corps": "TECHNOLOGIE", "titre_sommaire": "TECHNOLOGIE", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 20, "page_imprimee": "222", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192302-01.1.20", "debut_caractere": 23, "fin_caractere_exclue": 3376, "texte": "TECHNOLOGIE\n\nCOMPARAISON ENTRE LES DIFFÉRENTS TYPES\nDE CHAUFFAGE\n\nL'on a actuellement à sa disposition,\npour combattre les froids, trois genres de\nchauffage domestique :\n1° Le chauffage au charbon;\n2° Le chauffage au gaz;\n3° Le chauffage par l'électricité.\nNous nous proposons d'examiner les\navantages et les inconvénients de chacun.\nA. Chauffage au charbon.\nCe genre de chauffage, si Ton en excepte\nle bois, est le plus ancien de tous.\nNous ne parlerons pas du chauffage au\nbois, peu usité dans la région parisienne,\nquoique ce genre de chauffage, utilisé dans\ndes poêles dont le rendement serait de\n40 p.c., ne serait pas plus onéreux que le\nchauffage au gaz tout en étant plus sain; en\neffet, les 1,000 calories, en comptant le\nbois à fr. 0.1 4 le kilo reviennent à environ\nfr. 0.10.\nLe charbon est brûlé dans divers appa-\nreils bien connus de tous : grilles, cheminées,\npoêles, calorifères à air chaud et chaudières\nde chauffage central, que nous ne décrivons\npas, étant donné que nous voulons simple-\nment comparer entre eux au point de vue\nrendement et coût les divers systèmes dont\non se sert pour le chauffage.\nLe chauffage par chaudière centrale tend\nà remplacer les autres, soit qu'il distribue la\nchaleur par circulation d'eau chaude ou par\ncirculation de vapeur, système sur lesquels\nse greffent bien des variantes.\nL'on admet généralement que le rende-\nment de ces appareils de chauffage central\nest d'environ 60 p.c., le rendement de cer-\ntains poêles est quelquefois équivalent, mais\nl'avantage reste au chauffage central par la\nsuppression de multiples inconvénients :\npoussière, odeur, sécheresse de F air, entre-\ntien, etc., etc. C'est pourquoi on préfère ce-\nlui-ci; l'on n'a qu'un seul foyer à entretenir,\nlequel est le plus souvent placé en cave, où\nil importe peu de faire de îa poussière.\nSi l'on admet, comme c'est souvent le\ncas, que ces appareils sont chauffés avec de\nl'anthracite, en comptant ce combustible\nà 300 francs la tonne, ce qui est un prix\nmoyen pour celui qui ferait sa provision par-\ntie en été, partie en hiver, un kilo d'anthra-\ncite de bonne qualité produisant 8,500 ca-\nlories, sa valeur calorifique efficace est donc\nde : 8,500 X 0,6 = 5,100 calories.\nLe prix des î,OOO calories fournies aux\nappareils est donc de :\n0,30 X 1,000\n=± fr. 0,059.\n5,100\nC'est là un prix bien minime si l'on songe\nque I on peut chauffer une pièce ordinaire\npendant une heure pour cette dépense.\nB. Chauffage au gaz.\nLe chauffage au gaz possède une sou-\nplesse que n'a pas le chauffage au charbon,\net c'est là à son actif un avantage sérieux,\nmais il possède un inconvénient dû surtout\nà îa mauvaise installation des appareils.\nL'on sait, en effet, que le gaz d'éclairage\nproduit, lors de sa combustion, plus d'un\ndemi-mètre cube d'acide carbonique par\nmètre cube de gaz brûlé, et cependant Fon\nvoit souvent des appareils de chauffage au\ngaz installés au milieu d'une pièce sans au-\ncune installation permettant aux gaz brûlés\nde s'évacuer à l'extérieur; un autre incon-\nvénient est la production de la vapeur d'eau,\nqui est d'environ 800 grammes par mètre\ncube de gaz.\nMais à côté de ces inconvénients (1 ),\n\n(!) II en existe aussi un très important et ce-\nlui-ci est impossible à éviter malgré le soin de\ninstallation, puisqu'il résulte à peu près exclusi-\nvement de { imprudence, c'est la fuite avec l'ex-\nplosion ou F asphyxie."}, {"page_pdf": 21, "page_imprimee": "223", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192302-01.1.21", "debut_caractere": 36, "fin_caractere_exclue": 3751, "texte": "qu'une installation soignée peut éviter le\nchauffage au gaz a l'avantage d'être toujours\nprêt à fonctionner, de ne pas demander de\npréparatif et d'être propre.\nActuellement, le chauffage au gaz est\nsurtout utilisé avec des appareils de chauf-\nfage local que l'on peut comparer aux poê-\nles à charbon; toutefois l'on fabrique aussi\ndes chaudières de chauffage central par\nl'eau chaude ou la vapeur, et l'on pouvait,\nà la dernière exposition du chauffage, en\nvoir qui paraissaient très bien étudiées, mais\nces chaudières à puissance égale sont plus\nchères que celles du chauffage au charbon.\nD'après certains constructeurs, le rende-\nment de ces chaudières est de 84 p.c. ; le\ngaz a un pouvoir calorifique de 4,500 à\n5,000 calories par mètre cube; prenons\n4,800, la chaudière va donc fournir :\n4,800 X 0,84 = 4,000 calories par m 3 brûlé.\nLe mètre cube valant fr. 0.50, les 1,000\ncalories reviennent à fr. 0.125, soit un peu\nplus de deux fois le prix du chauffage au\ncharbon.\nOr, le chauffage au gaz est tout de même\nun chauffage au charbon, puisque c'est avec\nCelui-ci que l'on produit celui-là.\nUn kilo de charbon, d'une valeur calori-\nque de 7,500 calories, donne environ 0 m 3\n275 de gaz et 0 kilo 600 de coke, produi-\nsant 7.500 calories par kilo.\nLe charbon, transformé à l'usine en gaz\nqui sera brûlé dans les chaudières précédentes,\net en coke dans des chaudières ad hoc ayant\nun rendement de 60 p.c., aura, aux appa-\nreils de chauffage, un coefficient d'utilisa-\ntion égal à :\n0,275 X 4.800 X 0,84 X\n0.600 X 7.500 X 0,60\n= 0.55\n7.500\nSoit presque le rendement du charbon\nbrûîé directement par le consommateur (2).\nCependant, dans ce système, l'on utilise\nle charbon d'une façon plus complète et\nplus rationnelle, puisqu'au lieu de le brûler,\non le distille et que Ton en tire tout ce qu'il\nest possible cPen obtenir.\nIl est donc étrange pour le moins que du\ncharbon complètement utilisé donne un\nchauffage plus onéreux que si l'on gaspille\nce combustible.\nC. Chauffage à l'électricité.\nCe troisième genre de chauffage, qui est\nle plus moderne, réunit tous les avantages\ndu chauffage au gaz sans en avoir les incon-\nvénients; il est propre, instantané, s'allume\nautomatiquement, ne répand pas d'odeurs,\nni de gaz nocifs, ne consomme pas d'air\ncomme les autres chauffages, n'est pas sus-\nceptible de faire explosion.\nIl y a, dira-on, le danger d'incendie,\nmais ce danger peut être écarté si l'on étu-\ndie soigneusement l'installation, si l'on n ali-\nmente pas un radiateur de plusieurs kilowatts\nsur une ligne établie primitivement pour une\nlampe de 25 bougies, si l'on prend soin sur-\ntout de protéger les lignes par des coupe-\ncircuit de sûreté à plombs calibrés, et surtout\nsi l'on fait exécuter l'installation par un en-\ntrepreneur compétent.\nMais cependant, malgré tous ces avanta-\nges, le chauffage électrique ne se répand pas,\nen France tout au moins, c'est parce qu'il\npossède un inconvénient qui est énorme,\nmême à une époque où les plus hauts prix\nnous laissent absolument froids.\nLe chauffage électrique, en effet, détient le\nrecord de la cherté.\nL'on sait qu'un kilowatt équivaut à 865\ncalories, et même avec le prix réduit (dit-\non) que Ton consent à ceux qui utilisent le\ncourant pour un autre usage que la lumière,\nle millier de calories vaut, en admettant un\nrendement de 87 p.c. indiqué par les cons-\ntructeurs, et fr. 0.60 le kilowatt :\n0,60 x 1,000\n= 0,796 soit 0,80\n0,87 x 865\nC'est-à-dire 13 fois 1/2 plus cher que le\nchauffage au charbon et 6 fois 1 /4 plus cher\nque le chauffage au gaz.\nSi 1' on cherche quel est le rendement pra-\n\n(2) Rendement qui serait augmenté si l'on te-\nnait compte du pouvoir calorifique de tous les\nhydrocarbures que l'on obtient par distillation de\nla houille."}, {"page_pdf": 22, "page_imprimee": "224", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192302-01.1.22", "debut_caractere": 35, "fin_caractere_exclue": 2740, "texte": "tique du charbon dans le chauffage électri-\nque (car c'est encore un chauffage indirect\nau charbon), Ton est moins surpris de cette\ncherté.\nL'on admet, en effet, qu'il faut environ\n0 k. 700 de charbon valant 6,000 calories\npour produire un kilowatt; la perte étant\nd'environ 10 p.c. et le rendement des appa-\nreils d'utilisation étant, comme nous l'avons\ndit précédemment, de 87 p.c., Ton a pour\nrendement net :\n865 X 0,9\nX 0,87 = 0,162\n0,700 x 6,000\nSoit le rendement d'utilisation dans un\nfourneau de cuisine.\nPour pouvoir jouir des avantages du\nchauffage électrique, il faut :\nIe Produire du courant à bon marché;\n2e Laisser de côté les beaux radiateurs à\nchauffage direct et se servir des appareils à\naccumulation.\nPour produire du courant à bon mar-\nché, il faut une force motrice à bas prix;\nor, la puissance hydraulique disponible\nn'étant pas suffisante pour remplacer le\ncharbon, conservons donc ce dernier, mais\nutilisons-le mieux, et pour ce, distillons-le\nsur le carreau de la mine (1 ), avec le coke\nfaisons du gaz à l'eau, du gaz riche tirons\ntout ce qu'il est possible et avec le mélange\nde ce gaz appauvri et du gaz à l'eau action-\nnons des dynamos pour moteurs interposés\nbien entendu; ce fait seul a déjà pour ré-\nsultat d'élever le rendement jusqu'à 30 p.c.»\nF usine fonctionnant à pleine charge.\nLe transport étant fait automatiquement\npar un fil au lieu de l'être par le rail, re-\nvient évidemment beaucoup moins cher.\nPour utiliser tous les courants en suppri-\nmant le plus possible les pointes, électrifions\ntoutes nos voies en organisant le service des\ntrains en harmonie avec les courbes d'utili-\nsation du courant.\nEt pour ce qui nous intéresse de plus près,\nc'est-à-dire le chauffage, utilisons les appa-\nreils à accumulation permettant de prendre\nle courant dans les heures creuses.\nPour arriver à un résultat pareil, il y a\névidemment bien des efforts et des réfor-\nmes à faire; nous ne sommes du reste pas Je\npremier à émettre ces idées. Au congrès de\nl'Habitation de Lyon, la question a déjà été\ndiscutée par M. Boileau.\nMais nous pensions qu'au début de la sai-\nson froide il était bon d'indiquer d'une façon\nprécise que c'est encore et malheureusement\nle vieux système de chauffage (perfectionné,\ncertes) qui est encore le plus économique\nsinon îe plus agréable.\n(Construction Moderne, nov. 1922).\n\n(1) C'est en somme le même principe que pour\nla force hydraulique; il ne viendrait à l'idée de\npersonne de transporter le Rhône à Paris par une\ncanalisation d'eau, d'établir dans la capitale une\nchute artificielle actionnant une usine électrique,\nalors à quoi riment ces centrales parisiennes région\noù il n'y a pas ou presque, de forces naturelles\ndisponibles.\n\nJ. COUTURE."}, {"page_pdf": 23, "page_imprimee": "225", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192302-01.1.23", "debut_caractere": 36, "fin_caractere_exclue": 4145, "texte": "PROTECTION DES GRANDS MAGASINS\nCONTRE L'INCENDIE\nPAR HECKLY\n\nL'incendie récent d'us grand magasin donne un\nintérêt d'actualité aux règlements de police muni-\ncipale pour limiter les dangers d'incendie. Il nous a\nparu intéressant de donner quelques détails sur les\nprescriptions pour l'aménagement des grands ma-\ngasins dans une grande ville allemande.\nPour diviser Y étendue d'un sinistre éventuel, le\nmagasin doit être compartimenté par des murs\nbarre-feu qui sont élevés jusqu'à la toiture, à une\ndistance maximum de 20 mètres; les murs mi-\ntoyens avec des maisons voisines doivent dépasser\nla toiture d'au moins 30 centimètres. Mais des\nmurs aussi nombreux et aussi rapprochés gêne-\nraient le commerce; le règlement permet de les\nremplacer partiellement par des volets roulants mé-\ntalliqus ou des rideaux d'amiante faciles à fermer\nen cas de danger. En tout cas, ces compartimenta-\nges doivent être fermés dès la cessation de la vente;\ncette précaution est très justifiée, car le personnel\nde garde de nuit serait insuffisant pour fermer à\ntemps tous les rideaux : le moindre retard est gros\nde conséquences, car la flamme se propage avec\nrapidité, et c'est seulement quand elle est encore\nfaible que les rideaux métalliques ou d'amiante\npeuvent former une barrière contre elle; quand\nelle s'est transformée en un brasier, leur protection\nest inefficace.\nPour permettre l'évacuation rapide et sans pani-\nque d'un public même nombreux, les sorties doi-\nvent être disposées de telle sorte qu'aucun point\ndu magasin ne soit à plus de 25 mètres de l'une\nd'elles.\nChacun des compartiments dont il est parlé ci-\ndessus doit être muni d'une sortie particulière. Dès\nqu'il a atteint une sortie, a quelqu'étage que ce\nsoit, il faut que le public soit sauf toutes les\nsorties conduisent directement à l'air libre. La lar-\ngeur minimum des portes est 1,25; elle atteint\n1,75 pour une surface desservie de 400 mètres\ncarrés et 3,25 pour 1.000 mètres carrés.\nLes sorties des étages conduisent directement à\nun escalier d'une largeur égale à celle de la porte,\nles cages d'scaliers sont entièrement entourées de\nmurs, les sorties sont fermées par des port#* barn«\nfeu. Une ventilation de bas en haut avec de larges\noffises empêche l'accumulation de la fumée et\névite tout danger d'asphyxie pour le public qui s'y\nréfugie. Pour éviter toute propagation du feu dans\nles escaliers, l'emploi de tapis combustibles es*\ninterdit; les marches être en pierre ou en\nbéton, les escaliers en fer ne sont autorisés que si\nleur surface inférieure est recouverte d'un enduit\nincombustible assez épais.\nLes planchers doivent être construits en maté-\nriaux résistant au feu. Toutes les parties métalli-\nques servant de support ou de poutres doivent être\nenrobées par un enduit. Pour gêner le plus possi-\nble le déplacement de l'air qui active les flammes,\nles linteaux des fenêtres doivent être descendus a\n30 centimètres plus bas que le plafond; c'est cer-\ntainement un inconvénient pour l'éclairage naturel.\nPour éviter que les ascenseurs qui traversent les\nplanchers d'étages ne servent de cheminée pour\nattirer le feu et pour le transmettre d'un étage à\nl'autre, ils doivent être construits comme les esca-\nliers et séparés des salles de vente par des ferme-\ntures incombustibles; leurs portes sont souvent\nconstitués par des panneaux composés de mor-\nceaux de verre montés comme des vitraux en cui-\nvre, mais scellés par électrolyse de sorte que ces\npanneaux, quoique légers et transparents, sont\nparfaitement rigides. Le service des ascenseurs ne\nparaît pas être gêné par l'emploi de ces panneaux.\nLes escaliers et les sorties à l'air libre ne doivent\npas être encombrés d'objets exposés ni de devan-\ntures; au contraire, devant chaque sortie un espace\nlib re doit être ménagé, il ne doit pas être limité\npar des objets légers pouvant tomber dans le pas-\nsage et en gêner la circulation.\n11 n'est pas permis de placer des objets le long\ndes balustrades qui entourent le hall, cet espace\ndoit être un passage; de cette manière des objets\nenflammés ne peuvent pas tomber sur d'autres\nobjets situés au-dessous et les flammes montant"}, {"page_pdf": 24, "page_imprimee": "226", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192302-01.1.24", "debut_caractere": 35, "fin_caractere_exclue": 3756, "texte": "d'un étage ne peuvent pas atteindre aussi facile-\nment les objets exposés aux étages supérieurs;\nenfin cette - plateforme permet la manoeuvre des\nrideaux dont il a été parlé au début et qui font du\nhall un compartiment isolé.\nPour permettre le service des pompiers» pour le\nsauvetage ou pour combattre le feu, une fenêtre\nau moins à chaque étage de chaque façade doit\nêtre tenue libre de toute exposition; quand les\ngrandes dimensions du bâtiments l'exigent, plu-\nsieurs fenêtres par étage doivent être réservées de\nla même façon.\nLes conduites d'électricité doivent être posées\nsous tubes isolants avec enveloppe métallique les\nprotégeant des chocs, mais permettant la ventila-\ntion, car le danger des systèmes de protection habi-\ntuelle est réchauffement progressif de la conduite\nsi elle est un peu chargée, jusqu'au moment où elle\n«net le feu aux objets qui l'entourent.\nLes lampes à incandescence ne doivent pas être\nposées sur les marchandises; dans les locaux où\nces lampes risquent d'être accidentellement en con-\ntact avec des matières combustibles, elles doivent\nêtre munies d'assiettes à la partie inférieure pour\narrêter la chute des charbons incandescents; ces\nassiettes ne doivent pas risquer d'être fendues par\nla chaleur des charbons, c'est pourquoi l'emploi du\nverre n'est pas autorisé pour cet usage. Un espace\nlibre doit être laissé autour des résistances des lam-\npes à arc, toujours dans le but d'éviter les consé-\nquences de l'élévation de température.\nLes sorties et les cages d'escalier doivent être\nmunies d'un éclairage de sûreté qui doit être mis\nen service à l'heure où la lumière du jour ne suffit\nplus dans les magasins. Cet éclairage est constitué\npar des bougies, des lampes à huile ou des lampes\nélectriques avec des conduites d'alimentation spé-\nciales.\nL'éclairage des devantures ne peut être fait que\nde l'extérieur ou d'une partie séparée de l'intérieur\npar une forte glace. Toutes les conduites doivent\nêtre placées sous tube. Quand les devantures sont\nséparées du magasin par une deuxième vitre, des\nlampes peuvent être placées à l'intérieur.\nPour permettre, en cas de danger, l'évacuation\nrapide des locaux et la mise en œuvre des moyens\nde protection, un nombre suffisant d'avertisseurs\nest placé à chaque étage. Ces avertisseurs commu-\nniquent directement avec le poste de secours; dès\nqu'un avertisseur est mis en action, un signal\nd'alarme très sonore retentit dans tout le magasin.\nUne équipe d'employés du magasin, désignée et\ninstruite avec soin, est chargée du maniement des\nappareils d'extinction. Elle dispose des prises d'eau\nrépoïties en grand nombre dans toutes les parties\net d'extincteurs automatiques. Dès le signal, ces\nemployés se rendent au poste qui leur est assigné\net s'efforcent de combattre l'incendie et de faire\névacuer le magasin.\nCes prescriptions sont à peu près identiques\ndans toutes les villes; elles sont rigoureusement ap-\npliquées. Evidemment, les escaliers qui traversent\nies magasins comme des tours au lieu de servir à\nla décoration, choque un peu nos habitudes; mais\ncomme ils sont incombustibles et suffisamment lar-\nges et ventilés, le danger que courent les personnes\nest beaucoup diminué. Les ascenseurs isolés, le\ncompartimentage, précautions dans la pose des\ncanalisations d'électricité limitent les dégâts maté-\nriels. 11 est certain que l'observation rigoureuse\ndes règlements donne une grande sécurité; les dé-\npenses supplémentaires qui en sont la conséquence\nne sont pas très élevées; elles sont certainement\ncompensées par l'amortissement moins rapide des\nconstructions car les grands magasins sont une\nproie si fàeile pour les flammes qu'elles y cau-\nsent périodiquement d'énormes dégâts.\n(« La Réforme du Bâtiment », 8 octobre.)"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1923-02-01-c010", "article_bluemountain": "bmtnaac_1923-02_01#c010", "volume": "bmtnaac_1923-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "222", "page_fin": "224", "image_debut": 20, "image_fin": 22, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192302-01.2.4.1", "titre_corps": "COMPARAISON ENTRE LES DIFFÉRENTS TYPES DE CHAUFFAGE", "titre_sommaire": "COMPARAISON ENTRE LES DIFFÉRENTS TYPES DE CHAUFFAGE", "signature_source": "J. COUTURE", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 20, "page_imprimee": "222", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192302-01.1.20", "debut_caractere": 36, "fin_caractere_exclue": 3376, "texte": "COMPARAISON ENTRE LES DIFFÉRENTS TYPES\nDE CHAUFFAGE\n\nL'on a actuellement à sa disposition,\npour combattre les froids, trois genres de\nchauffage domestique :\n1° Le chauffage au charbon;\n2° Le chauffage au gaz;\n3° Le chauffage par l'électricité.\nNous nous proposons d'examiner les\navantages et les inconvénients de chacun.\nA. Chauffage au charbon.\nCe genre de chauffage, si Ton en excepte\nle bois, est le plus ancien de tous.\nNous ne parlerons pas du chauffage au\nbois, peu usité dans la région parisienne,\nquoique ce genre de chauffage, utilisé dans\ndes poêles dont le rendement serait de\n40 p.c., ne serait pas plus onéreux que le\nchauffage au gaz tout en étant plus sain; en\neffet, les 1,000 calories, en comptant le\nbois à fr. 0.1 4 le kilo reviennent à environ\nfr. 0.10.\nLe charbon est brûlé dans divers appa-\nreils bien connus de tous : grilles, cheminées,\npoêles, calorifères à air chaud et chaudières\nde chauffage central, que nous ne décrivons\npas, étant donné que nous voulons simple-\nment comparer entre eux au point de vue\nrendement et coût les divers systèmes dont\non se sert pour le chauffage.\nLe chauffage par chaudière centrale tend\nà remplacer les autres, soit qu'il distribue la\nchaleur par circulation d'eau chaude ou par\ncirculation de vapeur, système sur lesquels\nse greffent bien des variantes.\nL'on admet généralement que le rende-\nment de ces appareils de chauffage central\nest d'environ 60 p.c., le rendement de cer-\ntains poêles est quelquefois équivalent, mais\nl'avantage reste au chauffage central par la\nsuppression de multiples inconvénients :\npoussière, odeur, sécheresse de F air, entre-\ntien, etc., etc. C'est pourquoi on préfère ce-\nlui-ci; l'on n'a qu'un seul foyer à entretenir,\nlequel est le plus souvent placé en cave, où\nil importe peu de faire de îa poussière.\nSi l'on admet, comme c'est souvent le\ncas, que ces appareils sont chauffés avec de\nl'anthracite, en comptant ce combustible\nà 300 francs la tonne, ce qui est un prix\nmoyen pour celui qui ferait sa provision par-\ntie en été, partie en hiver, un kilo d'anthra-\ncite de bonne qualité produisant 8,500 ca-\nlories, sa valeur calorifique efficace est donc\nde : 8,500 X 0,6 = 5,100 calories.\nLe prix des î,OOO calories fournies aux\nappareils est donc de :\n0,30 X 1,000\n=± fr. 0,059.\n5,100\nC'est là un prix bien minime si l'on songe\nque I on peut chauffer une pièce ordinaire\npendant une heure pour cette dépense.\nB. Chauffage au gaz.\nLe chauffage au gaz possède une sou-\nplesse que n'a pas le chauffage au charbon,\net c'est là à son actif un avantage sérieux,\nmais il possède un inconvénient dû surtout\nà îa mauvaise installation des appareils.\nL'on sait, en effet, que le gaz d'éclairage\nproduit, lors de sa combustion, plus d'un\ndemi-mètre cube d'acide carbonique par\nmètre cube de gaz brûlé, et cependant Fon\nvoit souvent des appareils de chauffage au\ngaz installés au milieu d'une pièce sans au-\ncune installation permettant aux gaz brûlés\nde s'évacuer à l'extérieur; un autre incon-\nvénient est la production de la vapeur d'eau,\nqui est d'environ 800 grammes par mètre\ncube de gaz.\nMais à côté de ces inconvénients (1 ),\n\n(!) II en existe aussi un très important et ce-\nlui-ci est impossible à éviter malgré le soin de\ninstallation, puisqu'il résulte à peu près exclusi-\nvement de { imprudence, c'est la fuite avec l'ex-\nplosion ou F asphyxie."}, {"page_pdf": 21, "page_imprimee": "223", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192302-01.1.21", "debut_caractere": 36, "fin_caractere_exclue": 3751, "texte": "qu'une installation soignée peut éviter le\nchauffage au gaz a l'avantage d'être toujours\nprêt à fonctionner, de ne pas demander de\npréparatif et d'être propre.\nActuellement, le chauffage au gaz est\nsurtout utilisé avec des appareils de chauf-\nfage local que l'on peut comparer aux poê-\nles à charbon; toutefois l'on fabrique aussi\ndes chaudières de chauffage central par\nl'eau chaude ou la vapeur, et l'on pouvait,\nà la dernière exposition du chauffage, en\nvoir qui paraissaient très bien étudiées, mais\nces chaudières à puissance égale sont plus\nchères que celles du chauffage au charbon.\nD'après certains constructeurs, le rende-\nment de ces chaudières est de 84 p.c. ; le\ngaz a un pouvoir calorifique de 4,500 à\n5,000 calories par mètre cube; prenons\n4,800, la chaudière va donc fournir :\n4,800 X 0,84 = 4,000 calories par m 3 brûlé.\nLe mètre cube valant fr. 0.50, les 1,000\ncalories reviennent à fr. 0.125, soit un peu\nplus de deux fois le prix du chauffage au\ncharbon.\nOr, le chauffage au gaz est tout de même\nun chauffage au charbon, puisque c'est avec\nCelui-ci que l'on produit celui-là.\nUn kilo de charbon, d'une valeur calori-\nque de 7,500 calories, donne environ 0 m 3\n275 de gaz et 0 kilo 600 de coke, produi-\nsant 7.500 calories par kilo.\nLe charbon, transformé à l'usine en gaz\nqui sera brûlé dans les chaudières précédentes,\net en coke dans des chaudières ad hoc ayant\nun rendement de 60 p.c., aura, aux appa-\nreils de chauffage, un coefficient d'utilisa-\ntion égal à :\n0,275 X 4.800 X 0,84 X\n0.600 X 7.500 X 0,60\n= 0.55\n7.500\nSoit presque le rendement du charbon\nbrûîé directement par le consommateur (2).\nCependant, dans ce système, l'on utilise\nle charbon d'une façon plus complète et\nplus rationnelle, puisqu'au lieu de le brûler,\non le distille et que Ton en tire tout ce qu'il\nest possible cPen obtenir.\nIl est donc étrange pour le moins que du\ncharbon complètement utilisé donne un\nchauffage plus onéreux que si l'on gaspille\nce combustible.\nC. Chauffage à l'électricité.\nCe troisième genre de chauffage, qui est\nle plus moderne, réunit tous les avantages\ndu chauffage au gaz sans en avoir les incon-\nvénients; il est propre, instantané, s'allume\nautomatiquement, ne répand pas d'odeurs,\nni de gaz nocifs, ne consomme pas d'air\ncomme les autres chauffages, n'est pas sus-\nceptible de faire explosion.\nIl y a, dira-on, le danger d'incendie,\nmais ce danger peut être écarté si l'on étu-\ndie soigneusement l'installation, si l'on n ali-\nmente pas un radiateur de plusieurs kilowatts\nsur une ligne établie primitivement pour une\nlampe de 25 bougies, si l'on prend soin sur-\ntout de protéger les lignes par des coupe-\ncircuit de sûreté à plombs calibrés, et surtout\nsi l'on fait exécuter l'installation par un en-\ntrepreneur compétent.\nMais cependant, malgré tous ces avanta-\nges, le chauffage électrique ne se répand pas,\nen France tout au moins, c'est parce qu'il\npossède un inconvénient qui est énorme,\nmême à une époque où les plus hauts prix\nnous laissent absolument froids.\nLe chauffage électrique, en effet, détient le\nrecord de la cherté.\nL'on sait qu'un kilowatt équivaut à 865\ncalories, et même avec le prix réduit (dit-\non) que Ton consent à ceux qui utilisent le\ncourant pour un autre usage que la lumière,\nle millier de calories vaut, en admettant un\nrendement de 87 p.c. indiqué par les cons-\ntructeurs, et fr. 0.60 le kilowatt :\n0,60 x 1,000\n= 0,796 soit 0,80\n0,87 x 865\nC'est-à-dire 13 fois 1/2 plus cher que le\nchauffage au charbon et 6 fois 1 /4 plus cher\nque le chauffage au gaz.\nSi 1' on cherche quel est le rendement pra-\n\n(2) Rendement qui serait augmenté si l'on te-\nnait compte du pouvoir calorifique de tous les\nhydrocarbures que l'on obtient par distillation de\nla houille."}, {"page_pdf": 22, "page_imprimee": "224", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192302-01.1.22", "debut_caractere": 35, "fin_caractere_exclue": 2740, "texte": "tique du charbon dans le chauffage électri-\nque (car c'est encore un chauffage indirect\nau charbon), Ton est moins surpris de cette\ncherté.\nL'on admet, en effet, qu'il faut environ\n0 k. 700 de charbon valant 6,000 calories\npour produire un kilowatt; la perte étant\nd'environ 10 p.c. et le rendement des appa-\nreils d'utilisation étant, comme nous l'avons\ndit précédemment, de 87 p.c., Ton a pour\nrendement net :\n865 X 0,9\nX 0,87 = 0,162\n0,700 x 6,000\nSoit le rendement d'utilisation dans un\nfourneau de cuisine.\nPour pouvoir jouir des avantages du\nchauffage électrique, il faut :\nIe Produire du courant à bon marché;\n2e Laisser de côté les beaux radiateurs à\nchauffage direct et se servir des appareils à\naccumulation.\nPour produire du courant à bon mar-\nché, il faut une force motrice à bas prix;\nor, la puissance hydraulique disponible\nn'étant pas suffisante pour remplacer le\ncharbon, conservons donc ce dernier, mais\nutilisons-le mieux, et pour ce, distillons-le\nsur le carreau de la mine (1 ), avec le coke\nfaisons du gaz à l'eau, du gaz riche tirons\ntout ce qu'il est possible et avec le mélange\nde ce gaz appauvri et du gaz à l'eau action-\nnons des dynamos pour moteurs interposés\nbien entendu; ce fait seul a déjà pour ré-\nsultat d'élever le rendement jusqu'à 30 p.c.»\nF usine fonctionnant à pleine charge.\nLe transport étant fait automatiquement\npar un fil au lieu de l'être par le rail, re-\nvient évidemment beaucoup moins cher.\nPour utiliser tous les courants en suppri-\nmant le plus possible les pointes, électrifions\ntoutes nos voies en organisant le service des\ntrains en harmonie avec les courbes d'utili-\nsation du courant.\nEt pour ce qui nous intéresse de plus près,\nc'est-à-dire le chauffage, utilisons les appa-\nreils à accumulation permettant de prendre\nle courant dans les heures creuses.\nPour arriver à un résultat pareil, il y a\névidemment bien des efforts et des réfor-\nmes à faire; nous ne sommes du reste pas Je\npremier à émettre ces idées. Au congrès de\nl'Habitation de Lyon, la question a déjà été\ndiscutée par M. Boileau.\nMais nous pensions qu'au début de la sai-\nson froide il était bon d'indiquer d'une façon\nprécise que c'est encore et malheureusement\nle vieux système de chauffage (perfectionné,\ncertes) qui est encore le plus économique\nsinon îe plus agréable.\n(Construction Moderne, nov. 1922).\n\n(1) C'est en somme le même principe que pour\nla force hydraulique; il ne viendrait à l'idée de\npersonne de transporter le Rhône à Paris par une\ncanalisation d'eau, d'établir dans la capitale une\nchute artificielle actionnant une usine électrique,\nalors à quoi riment ces centrales parisiennes région\noù il n'y a pas ou presque, de forces naturelles\ndisponibles.\n\nJ. COUTURE."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1923-02-01-c011", "article_bluemountain": "bmtnaac_1923-02_01#c011", "volume": "bmtnaac_1923-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "225", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 23, "image_fin": 28, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192302-01.2.4.2", "titre_corps": "PROTECTION DES GRANDS MAGASINS CONTRE L'INCENDIE", "titre_sommaire": "PROTECTION DES GRANDS MAGASINS CONTRE L'INCENDIE", "signature_source": "HECKLY", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 23, "page_imprimee": "225", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192302-01.1.23", "debut_caractere": 36, "fin_caractere_exclue": 4145, "texte": "PROTECTION DES GRANDS MAGASINS\nCONTRE L'INCENDIE\nPAR HECKLY\n\nL'incendie récent d'us grand magasin donne un\nintérêt d'actualité aux règlements de police muni-\ncipale pour limiter les dangers d'incendie. Il nous a\nparu intéressant de donner quelques détails sur les\nprescriptions pour l'aménagement des grands ma-\ngasins dans une grande ville allemande.\nPour diviser Y étendue d'un sinistre éventuel, le\nmagasin doit être compartimenté par des murs\nbarre-feu qui sont élevés jusqu'à la toiture, à une\ndistance maximum de 20 mètres; les murs mi-\ntoyens avec des maisons voisines doivent dépasser\nla toiture d'au moins 30 centimètres. Mais des\nmurs aussi nombreux et aussi rapprochés gêne-\nraient le commerce; le règlement permet de les\nremplacer partiellement par des volets roulants mé-\ntalliqus ou des rideaux d'amiante faciles à fermer\nen cas de danger. En tout cas, ces compartimenta-\nges doivent être fermés dès la cessation de la vente;\ncette précaution est très justifiée, car le personnel\nde garde de nuit serait insuffisant pour fermer à\ntemps tous les rideaux : le moindre retard est gros\nde conséquences, car la flamme se propage avec\nrapidité, et c'est seulement quand elle est encore\nfaible que les rideaux métalliques ou d'amiante\npeuvent former une barrière contre elle; quand\nelle s'est transformée en un brasier, leur protection\nest inefficace.\nPour permettre l'évacuation rapide et sans pani-\nque d'un public même nombreux, les sorties doi-\nvent être disposées de telle sorte qu'aucun point\ndu magasin ne soit à plus de 25 mètres de l'une\nd'elles.\nChacun des compartiments dont il est parlé ci-\ndessus doit être muni d'une sortie particulière. Dès\nqu'il a atteint une sortie, a quelqu'étage que ce\nsoit, il faut que le public soit sauf toutes les\nsorties conduisent directement à l'air libre. La lar-\ngeur minimum des portes est 1,25; elle atteint\n1,75 pour une surface desservie de 400 mètres\ncarrés et 3,25 pour 1.000 mètres carrés.\nLes sorties des étages conduisent directement à\nun escalier d'une largeur égale à celle de la porte,\nles cages d'scaliers sont entièrement entourées de\nmurs, les sorties sont fermées par des port#* barn«\nfeu. Une ventilation de bas en haut avec de larges\noffises empêche l'accumulation de la fumée et\névite tout danger d'asphyxie pour le public qui s'y\nréfugie. Pour éviter toute propagation du feu dans\nles escaliers, l'emploi de tapis combustibles es*\ninterdit; les marches être en pierre ou en\nbéton, les escaliers en fer ne sont autorisés que si\nleur surface inférieure est recouverte d'un enduit\nincombustible assez épais.\nLes planchers doivent être construits en maté-\nriaux résistant au feu. Toutes les parties métalli-\nques servant de support ou de poutres doivent être\nenrobées par un enduit. Pour gêner le plus possi-\nble le déplacement de l'air qui active les flammes,\nles linteaux des fenêtres doivent être descendus a\n30 centimètres plus bas que le plafond; c'est cer-\ntainement un inconvénient pour l'éclairage naturel.\nPour éviter que les ascenseurs qui traversent les\nplanchers d'étages ne servent de cheminée pour\nattirer le feu et pour le transmettre d'un étage à\nl'autre, ils doivent être construits comme les esca-\nliers et séparés des salles de vente par des ferme-\ntures incombustibles; leurs portes sont souvent\nconstitués par des panneaux composés de mor-\nceaux de verre montés comme des vitraux en cui-\nvre, mais scellés par électrolyse de sorte que ces\npanneaux, quoique légers et transparents, sont\nparfaitement rigides. Le service des ascenseurs ne\nparaît pas être gêné par l'emploi de ces panneaux.\nLes escaliers et les sorties à l'air libre ne doivent\npas être encombrés d'objets exposés ni de devan-\ntures; au contraire, devant chaque sortie un espace\nlib re doit être ménagé, il ne doit pas être limité\npar des objets légers pouvant tomber dans le pas-\nsage et en gêner la circulation.\n11 n'est pas permis de placer des objets le long\ndes balustrades qui entourent le hall, cet espace\ndoit être un passage; de cette manière des objets\nenflammés ne peuvent pas tomber sur d'autres\nobjets situés au-dessous et les flammes montant"}, {"page_pdf": 24, "page_imprimee": "226", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192302-01.1.24", "debut_caractere": 35, "fin_caractere_exclue": 3756, "texte": "d'un étage ne peuvent pas atteindre aussi facile-\nment les objets exposés aux étages supérieurs;\nenfin cette - plateforme permet la manoeuvre des\nrideaux dont il a été parlé au début et qui font du\nhall un compartiment isolé.\nPour permettre le service des pompiers» pour le\nsauvetage ou pour combattre le feu, une fenêtre\nau moins à chaque étage de chaque façade doit\nêtre tenue libre de toute exposition; quand les\ngrandes dimensions du bâtiments l'exigent, plu-\nsieurs fenêtres par étage doivent être réservées de\nla même façon.\nLes conduites d'électricité doivent être posées\nsous tubes isolants avec enveloppe métallique les\nprotégeant des chocs, mais permettant la ventila-\ntion, car le danger des systèmes de protection habi-\ntuelle est réchauffement progressif de la conduite\nsi elle est un peu chargée, jusqu'au moment où elle\n«net le feu aux objets qui l'entourent.\nLes lampes à incandescence ne doivent pas être\nposées sur les marchandises; dans les locaux où\nces lampes risquent d'être accidentellement en con-\ntact avec des matières combustibles, elles doivent\nêtre munies d'assiettes à la partie inférieure pour\narrêter la chute des charbons incandescents; ces\nassiettes ne doivent pas risquer d'être fendues par\nla chaleur des charbons, c'est pourquoi l'emploi du\nverre n'est pas autorisé pour cet usage. Un espace\nlibre doit être laissé autour des résistances des lam-\npes à arc, toujours dans le but d'éviter les consé-\nquences de l'élévation de température.\nLes sorties et les cages d'escalier doivent être\nmunies d'un éclairage de sûreté qui doit être mis\nen service à l'heure où la lumière du jour ne suffit\nplus dans les magasins. Cet éclairage est constitué\npar des bougies, des lampes à huile ou des lampes\nélectriques avec des conduites d'alimentation spé-\nciales.\nL'éclairage des devantures ne peut être fait que\nde l'extérieur ou d'une partie séparée de l'intérieur\npar une forte glace. Toutes les conduites doivent\nêtre placées sous tube. Quand les devantures sont\nséparées du magasin par une deuxième vitre, des\nlampes peuvent être placées à l'intérieur.\nPour permettre, en cas de danger, l'évacuation\nrapide des locaux et la mise en œuvre des moyens\nde protection, un nombre suffisant d'avertisseurs\nest placé à chaque étage. Ces avertisseurs commu-\nniquent directement avec le poste de secours; dès\nqu'un avertisseur est mis en action, un signal\nd'alarme très sonore retentit dans tout le magasin.\nUne équipe d'employés du magasin, désignée et\ninstruite avec soin, est chargée du maniement des\nappareils d'extinction. Elle dispose des prises d'eau\nrépoïties en grand nombre dans toutes les parties\net d'extincteurs automatiques. Dès le signal, ces\nemployés se rendent au poste qui leur est assigné\net s'efforcent de combattre l'incendie et de faire\névacuer le magasin.\nCes prescriptions sont à peu près identiques\ndans toutes les villes; elles sont rigoureusement ap-\npliquées. Evidemment, les escaliers qui traversent\nies magasins comme des tours au lieu de servir à\nla décoration, choque un peu nos habitudes; mais\ncomme ils sont incombustibles et suffisamment lar-\nges et ventilés, le danger que courent les personnes\nest beaucoup diminué. Les ascenseurs isolés, le\ncompartimentage, précautions dans la pose des\ncanalisations d'électricité limitent les dégâts maté-\nriels. 11 est certain que l'observation rigoureuse\ndes règlements donne une grande sécurité; les dé-\npenses supplémentaires qui en sont la conséquence\nne sont pas très élevées; elles sont certainement\ncompensées par l'amortissement moins rapide des\nconstructions car les grands magasins sont une\nproie si fàeile pour les flammes qu'elles y cau-\nsent périodiquement d'énormes dégâts.\n(« La Réforme du Bâtiment », 8 octobre.)"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1923-02-01-c012", "article_bluemountain": "bmtnaac_1923-02_01#c012", "volume": "bmtnaac_1923-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 25, "image_fin": 25, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192302-01.2.4.2.1", "titre_corps": "H. 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Le Congrès international de\nl'Habitation à bon marché, qui devait avoir lieu à\nRome, en septembre dernier, tiendra probablement\njes assises à Bruxelles, au mois d'août prochain\n(première semaine).\nLes progrès réalisés, en Belgique, depuis notre\nConférence nationale de 1920, sont assez impor-\ntants pour qu'on puisse montrer aux spécialistes\nétrangers qui viendront en grand nombre, des\nensembles d'un réel intérêt. D'ici au mois d'août,\ndu moins, et l'annonce du congrès sera pour cela\nd'un utile stimulant, nombre de réalisations déjà\namorcées pourront être achevées.\nL'Union des Villes envisage, dès à présent, un\nvoyage circulaire en Belgique. Les villes et com-\nmunes qui auront vu s'accomplir sur leur territoire\ndes efforts dignes d'intérêt seront donc à l'hon-\nneur. De leur côté, les régions dévastées offriront,\nau point de vue de la reconstruction, un réel attrait\npour les délégations étrangères.\nLES CITES-JARDINS DE BELGIQUE. Au\nprintemps prochain, les délégués des diverses so-\nciétés locales d'habitations à bon marché du pays,\nferont un voyage à travers la Belgique là l'effet de\nvisiter les cités-jardins construites depuis l'armis-\ntice.\nCette visite se fera sous le patronage de la So-\nciété nationale d'Habitations à bon marché.\nSOCIETE CENTRALE D'ARCHITECTURE.\nLa réunion annuelle de la Société Centrale d'Archi-\ntecture de Belgique, tenue récemment, a été parti-\nculièrement intéressante.\nOn y a entendu des exposés de M. Moenaert sur\nl'importance du Congrès international et l'exposi-\ntion d'architecture de l'an passé; de M. A. Puis-\nsant sur les maisons ouvrières et les habitations à\nbon marché.\nAu cours de cette même réunion, il a été pro-\ncédé à la distribution des primes du concours an-\nnuel d'esquisses de 1922. Sujet : une porte com-\nmémorative.\nPremière prime : M. Jean Contessi, Italien; deu-\nxième prime : M. De Laet; et la troisième prime à\nM. Guidé Siorgo, également Italien.\n\nConcours\nBILBAO. MONUMENT AU SACRE-CŒUR.\n- Un concours pour l'érection d'un monument au\nSacré-Cœur de Jésus (avant-projet) sur la place dm\nBelgica, à Bilbao, est ouvert par le Comité dm\nl'Apostolat de l'Oraison.\nPeuvent prendre part à ce concours les artistes\nsculpteurs et architectes tant espagnols qu'étran-\ngers.\nLes projets devront être remis avant le lerIer mai\n1923 et adressés « Al Secretario del Apostolado de\nla Oracion, calle Ayalo, 3, à Bilbao (Espagne) >\nqui est la résidence des R. P. Jésuites à Bilbao.\nLe résultat du concours sera publié avant le\nler1er juin 1923.\nLe jury attribuera, s'il y a lieu, un premier prix\nde 15.000 pesetas et un autre de 10.000 pesetas.\nEn outre une somme de 20.000 pesetas servira à\ncréer d'autres prix de moindre importance pour\nrécompenser les autres projets qui seront jugés\ndignes d'une distinction.\nCHICAGO. L'HOTEL DE LA < CHICAGO\nTRIBUNE ». Le grand journal américain a ou-\nvert un concours pour la construction, à l'occasion\nde son anniversaire, d'un vaste immeuble de-\nvant contenir tous ses services. Le premier prix a\nété obtenu par MM. John Mead Howells et Ray-\nmond M. Hood, diplômés de l'Ecole des Beaux-Arts\nde Paris.\nLe nouvel immeuble aura 121 m. 917 de haut\net coûtera la somme fabuleuse de sept millions de\ndollars. Il sera de style gothique. Rappelons que les\ntours de la basilique de Notre-Dame n'ont que\n66 mètres de haut.\nLe deuxième prix a été attribué à Eliel Saarinen\n(Finlande). Toutes les autres primes ont été attri-\nbuées à des architectes américains.\nLILLE. UNE EXPOSITION DE L'HABITA-\nTION FAMILIALE. Afin de contribuer à la\nsolution de la crise du logement dans le Nord de\nla France, la Fédération des Unions de familles\nnombreuses a eu l'heureuse inspiration d'organiser\nà Lille le mois d'avril 1923, une Exposition de l'ha-\nbitation familiale.\nL'Association pour l'embellissement de la Vie\nRurale, en Flandre Occidentale, a été invitée à\norganiser une section de la dite exposition."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1923-02-01-c017", "article_bluemountain": "bmtnaac_1923-02_01#c017", "volume": "bmtnaac_1923-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "227", "page_fin": "227", "image_debut": 29, "image_fin": 29, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192302-01.2.5.1", "titre_corps": "Congrès=Expositions", "titre_sommaire": "Congrès=Expositions", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 29, "page_imprimee": "227", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192302-01.1.29", "debut_caractere": 44, "fin_caractere_exclue": 2027, "texte": "Congrès=Expositions\nCONGRES INTERNATIONAL DE L'HABITA-\nTION EN Î923. 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ORGANE DE LA SOCIETE\nCENTRALE D'ARCHITECTURE de Belgique.\nRevue mensuelle. Abonnement : 36 francs.\nCeux de mes collègues qui ont jamais accepté\nd*assumer une chronique bibliographique savent\ncombien il est désagréable de voir s'accumuler sur\nsa table de travail des Revues... alors que des occu-\npations absorbantes ne vous permettent point de\nIm ouvrir.\nL « Emulation », heureusement, me facilite ma\ntâche, et me permet d'abréger mes excuses, en\nparaissant avec un retard bien plus considérable\nencore que celui de la < Cité ». C'est ainsi que la\nposte ne m'a apporté qu'au mois de décem-\nbre, le numéro de mai dernier. Cela m'autorise à\ncommencer ces rapides comptes rendus par le :\nNUMERO I. JANVIER 1922 où l'on trouve une\nreproduction d'un projet de Monument aux Morts,\nde l'architecte H. Derée, primé au concours par la\ncommune d'lxelles. D'autres planches donnent des\ndétails d'une transformation que l'architecte May né\na effectué en style classique.\nNUMERO 2. FEVRIER 1922. Quatre belles\nplanches nous font faire la connaissance de 1 habi-\ntation particulière de l'architecte Fernand Petit.\nŒuvre très fouillée et qui dénote un réel talent.\nNous regrettons son caractère traditionnel qui en\nfait presqu'une œuvre d'antiquaire. Une seule pièce\nde mobilier nous rappelle incidemment le faire\nheureux de M. Petit quand il se dégage de toute\nconvention.\nNUMERO 3. MARS 1922. G. Hebbelynck y\nplaide, avec des planches à l'appui, en faveur d'une\ntransformation des immeubles de la place Royale.\nIl voudrait qu'on les dotât de vitrines à l'instar de\nce qui se fit à la place Vendôme. Mais les urba-\nnistes seront-ils d'accord pour identifier ce forum\ntrès commerçant de Paris avec notre place Royale\nqui est totalement privée d'intérêt commercial?\nurbanistes.\nL'HABITATION A BON MARCHE. Organe de\nla Société Nationale des Habitations et Logement»\nà Bon Marché. Abonnement : î 5 francs Fan.\nNUMERO 7. JUILLET 1922. Recherchant les\n« Economies à réaliser en matière cThabitations à\nbon marché » M. Puissant en arrive à pousser à kt\nconstruction de vastes ensembles dont îa réalisa-\ntion devrait être confiée à un seul architecte. € La\nsolution du moment observe-t-il très judicieuse-\nment est la grande entreprise. » Elle permet\nd'ailleurs la standardisation des maisons, qui n'ex-\nclut nullement la recherche esthétique. « Les « ha-\n> bitations entourant le parc de Bruxelles » don-\n» nent-elles l'impression d'une caserne, et pour-\n» tant elles sont toutes semblables si pas identi-\n> ques, conçues par le même architecte qui eut la\n» volonté de faire là un grand ensemble décoratif.\n> Plus près de nous dans le temps, si pas dans\n» l'espace, et destinées à la classe ouvrière, voyez\n» les créations de Krupp à Essen, logements à éta-\n> ges multiples d'une architecture excessivement\n» simple, mais dont l'effet décoratif indéniable est\n» obtenu par l'étude du plan d'ensemble, par\n» l'étude des masses éclairées différemment. »\nL'auteur cite un autre exemple, cette merveilleuse\npetite cité-jardin de Côpenick dont il reproduit le\nplan et une vue.\nSuivent, dans le même numéro, une chronique\nde l'étranger; des échos parlementaires et enfin\nune première étude détaillée sur le < Radio calori-\nfère » ou poêle russe.\nNUMERO 8. AOUT î 922. La Société Natio-\nnale des H. A. B. M. organise une excursion es»\nAllemagne pour l'étude des coffrages et toitures\n« Nonplus ». Un article d'ordre général nous en\ndonne le programme et dit l'intérêt des procédés île\nconstruction en béton. Maigre monolithe.\nNotre confrère J. Eggericx complète ces rensei-\ngnements par une mise au point d'ordre technique.\nUne étude de H. O. Wagner sur € l'lnstallation\ndes terrains de jeux » sera lue avec intérêt par les\nLE PRÉSENT NUMÉRO RENFERME HUIT FLANCHES HORS TEXTE REPRODUISANT DES\nŒUVRES DE HENRI VAN DE VELDE."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1923-02-01-c020", "article_bluemountain": "bmtnaac_1923-02_01#c020", "volume": "bmtnaac_1923-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 3", "page_fin": "couv. 3", "image_debut": 31, "image_fin": 31, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192302-01.2.7", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 31, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192302-01.1.31", "debut_caractere": 793, "fin_caractere_exclue": 1107, "texte": "mmrmf\nMÊmWm\nMONOBLOC\n176, chsée de Boondael » Bruxelles\nSSfi\n«S\n11\n9'» %\n*, n .1\nH 1\n'» • '•••jV,\n- *\n%* *\nm*r*\nc\nMaisons ouvrières et rurales\nen agglomérés poreux et en briques\nUSINES\nBéton armé de tous systèmes\nHourdis creux sans coffrages\nBLOCS ATHERMANES KNAPEN\nMACHINES PILONNEUSES\n■àU-'n<—■!>' ijiitMsrnwitom"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1923-02-01-c021", "article_bluemountain": "bmtnaac_1923-02_01#c021", "volume": "bmtnaac_1923-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 4", "page_fin": "couv. 4", "image_debut": 32, "image_fin": 32, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192302-01.2.8", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 32, "page_imprimee": "couv. 4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192302-01.1.32", "debut_caractere": 59, "fin_caractere_exclue": 335, "texte": "Editions Tekhné\n\" L'Art et la Société „\niMlJiiHy ricf .1 Jilwrlr 3 yËf&i -J îr* &ï •? ss Us sti\npar H. - P. BERLAGE\nARCHITECTE A AMSTERDAM\n* A A\nUn beau vtlume luxueusement imprimé\net illustré de nonante*huit clichés 4\nPrix : 20 francs\nS ■ m S M B ta os M N si s a O ■ A ai IB"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1923-02-01-c022", "article_bluemountain": "bmtnaac_1923-02_01#c022", "volume": "bmtnaac_1923-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 4", "page_fin": "couv. 4", "image_debut": 32, "image_fin": 32, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192302-01.2.9", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 32, "page_imprimee": "couv. 4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192302-01.1.32", "debut_caractere": 337, "fin_caractere_exclue": 555, "texte": "L'Habitation Coloniale\n- Sa Construction au Çongo belge -\npar GASTON BOGHEMANS\nArchitecte, Ex-chef de service àla S*n des Bts Cls de la Colonie\nLauréat du prix institué par la Soc, belge d'Etude et d'expansion\nPrix : 3"}]}], "pages_ocr_originales": [{"page_pdf": 1, "page_imprimee": "couv. 1", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192302-01.1.1", "texte": "S ? Jl It. 3f « j 8\n!\nS B11— I l J LIBRAIRIE ÂMKRTin\n| TROISIÈME ANNÉE j\ni NUMÉRO 10 - FÉVRIER 1923 ;\n5..............,,...,,.,,..,.,»......*.»..........:"}, {"page_pdf": 2, "page_imprimee": "couv. 2", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192302-01.1.2", "texte": "KÊVUt MENSUELLE BELGE\nLA CITÉ\nURBANISME « ARCHITECTURE ■ ART PUBLIC\nRECONSTRUCTION\nDES REGIONS DÉVASTÉES\nRédacteurs : MM. Fern. BODSON, architecte (Bruxelles) ; J. DE LIGNE, architecte\n(Bruxelles); J. EGGERICX, architecte (Bruxelles); Huib. HOSTE, archi-\ntecte (Bruges); Raymond MOENAERT, architecte (Bruxelles); L. van der\nSwaelmen, architecte-paysagiste (Bruxelles); J. M. van HARDEVELD (Am-\nsterdam ; M. Raph. VERWILGHEN, Ingénieur Urbaniste (Bruxelles), Secré-\ntaire de la Rédaction.\nLes Rédacteurs et Collaborateurs sont seuls responsables de leurs articles. 11 sera rendu compte\ndans <la Cité de tout ouvrage dont deux exemplaires seront envoyés àla Revue.\nPour la rédaction, l'administration et les demandes d'abonnement, s'adresser au Siègr\nde la Revue : 10, Place Loix, Saint-Gilles-Bruxelles.\nPour la vente au numéro s adresser exclusivement aux librairies. Dépôt principal : Li-\nbrairie Lamertin, 58-62, Coudenberg Bruxelles.\nABONNEMENT : Belgique 10 fr. ; Etranger, 1 5 fr. Le numéro, Un franc.\nLes abonnements peuvent se prendre en versant la somme de 10 francs au crédit du\nCompte chèques-postaux n° 16621 (Revue : La Cité). Moyennant un sup-\nplément de 3 francs les numéros sont envoyés mensuellement sous enveloppe\ncartonnée.\n\nEditions \" TEKHNÈ „\nLA ClTÉ.Première année (juillet 1919, octobre 1920). Un volume de 260 pages,\nillustré de 29 planches hors texte, fr 10.—\nLA CITE. Deuxième année (oct. 1920=déc. 1921). Un volume de 288 pages illus-\ntré de 24 planches hors texte fr. 10.—\nV Art et ta Société, par H. P. Berlage, architecte à Amsterdam. Tirés à part de la\nRevue \" Art et Technique „ (septembre 1913-février 1914). Un volume\nluxueusement imprimé et illustré de 98 clichés fr. 20.—\nLa Conservation du cœur de la Ville de Bruxelles, par Charles Buis, avec\ntraduction d'une conférence de C. Giirlitt sur la \" Conservation du cœur\nd'anciennes villes, Une brochure de 24 pages fr. 2.—\nL'habitation coloniale. Sa construction au Congo Belge par Gaston Boghemans.\nUne brochure de 20 pages abondamment il lustrée fr. 3.—\nConstantin Meunier. L'historique de son m par R' Thiry et\nG. Hendrickx. Une brochure illustrée fr. 1.—\nL'abbaye de la Cambre.Historique, description, projets de transformation, avec\n20 illustrations. Texte de G. Des Marez, archiviste de la ville de Bruxelles fr. 1.50\nL' Art des Jardins et le nouveau jardin pittoresque, par Louis van der Swaelmen,\narchitecte paysagiste . fr. 1.—\nLA REVUE \" TEKHNÉ „. Collection complète de la 2me année <1912-1913). Beau\nvolume de 516 pages, sur papier couché, illustré de 250 clichés. Prix fr. 15.\nPour obtenir ces livres, il suffit de verser, dans n'importe quel bureau des postes, au\ncrédit du compte chèques postaux \"n° 166.21 Revue la Cité la somme due et d'inscrire\nsur le bulletin de versement le titre du livre et les nom et adresse du souscripteur."}, {"page_pdf": 3, "page_imprimee": "209", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192302-01.1.3", "texte": "LA CITÉ. lIIe ANNÉE.\nN° 10. FÉVRIER 1923\n\nQuelques mots d'introduction\naux Formules d'une Esthétique\nModerne d'Henri Van de Velde\n« LA CITE ».\n\n(»\nConcevoir raisonnablement, c'est neuf et c'est\nancien. Cela conduit aux extrêmes et non au\njuste milieu. H. VAN DE VELDE.\nCes pages sont d'une actualité émouvante. Elles ne sont cepen-\ndant point récentes ni consacrées à des événements précis : leur actua-\nlité provient uniquement de leur p\nd'être actuel ne consiste-t-elle pas\ndevancer?\nCertains penseurs ont le privilège\ncrise, les remèdes que tous préconiseront,\nle mal aura accompli un grand ravage.\nfois, ils énoncent leur pensée, l'indifférence les accueille. Leur temps\n\n(t ) Les « Formules d'une esthétique moderne > d'Henri van de Velde paraîtront\nprochainement dans les éditions de F € Equerre ». Nous avons obtenu la faveur de pou-\nvoir offrir à nos lecteurs la primeur des pages les plus remarquables de ce volume.\nD'autre part M. Victor Bourgeois nous a autorisé à livrer au public l'étude qui servira\nde préface aux Ecrits du maître."}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "210", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192302-01.1.4", "texte": "LA CITÉ.\nFÉVRIER 1923\n\nn*est pas venu et pourtant ces homm\ndent l'évolution de leur époque; ceux\nAyant surpris le secret de la civilisation ou de l'art, ces hommes ont\nassocié profondément leur sort au destin de la société ou de l'esthé-\n«\ntique. Eux seuls, étant novateurs,\nHenri VAN DE VELDE pre\neux.\nLes paroles qu'il prononçait 1892» 1923\naspect d'immédiate vérité : en 1952, leur actualité pourrait-elle\nêtre diminuée?\nLes réflexions de VAN DE\nture et l'audacieuse intuition de\nquelque paradoxe habile, si de sé\ntiennent pas? A quoi bon aussi connaître les théoriciens si Von ne\nprétend pas, comme eux, proposer\nVAN DE VELDE connaît,\net il trouve.\nUne époque, plus que la nôtre,\ntectes pareils? En effet, beaucoup d\nceux qui pensent, la plupart récitent,\nchissent.\nOr, tous construisent.\nDès lors, le pays se couvre de banalités et de copies. C'est le\ntriomphe de l'architecture régionale.\nAlors que les modes de vie, de production, de transport, de\nplaisir et de parures tendent à s'uni\ntecture de réaliser des aspirations locales.\nLe programme des concours belges comporte généralement la\nclause suivante : « respecter le style de la région ».\nEtrange pays où l'on favorise la mémoire au détriment de\nl'intelligence créatrice et où l'on rapproche « l'architecture locale »\ndes universels avions, autos et dyna\nMais si le spectacle de la vie"}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192302-01.1.5", "texte": "Monument commémoratif\n„Abbé” à lena.\nH. VAN DE VELDE."}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192302-01.1.6", "texte": "Monument commémoratif\n„Abbé” à lena.\nH. VAN DE VELDE."}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192302-01.1.7", "texte": "Institut des Arts décoratifs\nà Weimar.\nH. VAN DE VELDR."}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192302-01.1.8", "texte": "Ihéâtre de l'Exposition\ndu „Werkbund” (1914)\nà Cologne.\nH. VAN DE VELDE."}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": "211", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192302-01.1.9", "texte": "LA CITÉ.\nFÉVRIER 1923\n\nsité d'une rénovation artistique, il\nprécieux : la vie de certains artistes\nVELDE en ce point aussi doit nous\ntient les luttes, déceptions et espérances\nattendre et souhaiter.\nVAN DE VELDE naquit le 3 avril 1863, à Anvers : il y\npassa sa jeunesse.\nCité au riche passé et au riche présent, Anvers doit poser à tout\nadolescent ce dilemme : les peintres fastueux ou le port fiévreux.\nVAN DE VELDE ressentit de suite et irrésistiblement Vattra.it du\nport, dont l'activité incessante et\nmulent des vœux de beauté technique\nQuel merveilleux stimulant p\ncosmopolite et réalisatrice d'une vill\nL'existence de VAN DE VELD\ntuelle curiosité.\nLes pays et les mouvements l'intéressent : il s'efforce de con-\nnaître son temps.\nAprès trois ans d'études à l'Académie des Beaux-Arts à Anvers\net un an de stage chez son directeur Charles VERLAET, VAN DE\nVELDE part, en 1884, pour Par\nCharles DURAN, puis seul. Rentré, 1886,\ncipe à la fondation du cercle anversois »\ngroupe des peintres luministes belges\nPeu après, la brillante épopée des Vingt l'attire à Bruxelles, et\nquelle joie de le trouver allié à ces g\nROPS, James ENSOR et Théo VA\nAinsi, par la confrontation des différentes tendances esthé-\ntiques, VAN DE VELDE sera peu à peu amené au néo-impression-\nnisme. Mais il n'était pas homme à exclure de sa formation les\ngrandes réflexions sociales : aussi étudie-t-il les réformateurs et les\nrévoltés, KROPOTKINE, STERNER\nn'est-il point, lui aussi, agent direct de bien-être en l'humanité?"}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "212", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192302-01.1.10", "texte": "LÀ CITÉ.\nFÉVRIER 1923\n\nL'art et l'utilité font bon ménage ensemble : de donner du bonheur,\nl'art tire son excellence. Voilà com\ngagné à certain art qu'on dédaignait « l'art\nDès ce moment, le voici prêt\nseur, de décorateur et d'esthéticien commence. Il expose ses idées\nfondamentales dans une conférence\nIl dessine des couvertures pour les livres de Max ELSKAMP et un\nprogramme de concert pour la Maison du Peuple. Il crée du mobilier\net construit sa villa d'Uccle.\nD'où, des quolibets, moqueries et quelques sympathies.\nBientôt, l'audace et l'ampleur\nVELDE médite l'oblige à chercher\nvaste que sa patrie. Il est des pays trop routiniers pour des artistes;\ntrop nouveaux. Un Hambourgeois installé à Paris, BING, qu'avait\nfrappé la maison d'Uccle, commande à VAN DE VELDE quatre\nsalles pour un immeuble « l'Art Nouveau », dont l'influence fut,\ndurant un certain temps, considérable\nLe même amateur d'art engagea alors VAN DE VELDE à\ntravailler pour l'Exposition de Dre 1897.\nCette décision fut capitale. Les envois de notre compatriote\nsont loués par la presse et, de toutes\nfiées à l'architecte belge.\nLa Maison VAN DE VELDE\ntemps à Ixelles, ne possède bientôt\nAussi VAN DE VELDE décide-t-il\nqui accepte son esthétique.\nRetracer sa carrière équivaut\nde luttes et de triomphes : tenter,\nson esthétique, si émue et si intelligente, est une gageure.\nEn effet, comment définir un « »\nson unité, sans jamais utiliser un\nToute l'œuvre de VAN DE V\nconstante à travers une perpétuelle invention.\nDans ses villas comme en ses théâtres, écoles et musées, le même\nesprit apparaît, qui anime aussi ce mobilier ou cette fourchette.\nTelle petite production de VAN"}, {"page_pdf": 11, "page_imprimee": "213", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192302-01.1.11", "texte": "LA CITÉ.\nFÉVRIER 1923\n\nde livre, par exemple, suffit à témoign\net la grandeur de ses conceptions. E\net V école d'art de Weimar participent\ncet audacieux équilibre.\nVAN DE VELDE ignore s\net de l'intelligence : chez lui, ces\nalliées, et ce que propose son intuition\nsa raison,\n« Mais ne sont-ce point là les caractères des arts classiques? »\nm'objecterez-vous.\nVous l'avez dit : si moderne,\net seuls seront classiques, des artistes\nnistes.\nVAN DE VELDE fut obligé, à la suite des derniers événe-\nments, de quitter l'Allemagne. La\nsi belle occasion de perdre une secon\nDE VELDE travaille actuellement\nne conservera ainsi de lui qu'une\nMAISON D'UCCLE.\n\nVictor BOURGEOIS."}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "214", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192302-01.1.12", "texte": "LA CITÉ.\nFÉVRIER 1923\n\nSuite d'idées pour une conférence\n<1903>\n\n« Le temple grec n'est\nsurexcitée, mais de la raison lucide» «C'est de nos\njours qu'un architecte a\ntible inflexion des horizon\npendiculaires convergentes\nbeau temple sa suprême\nT\n« CONCEVOIR RAISONNABLEMENT! » C'EST NEUF ET\nC'EST ANCIEN! Cela conduit aux extrêmes et non au juste milieu.\nLe style qui ressuscite la conception rationnelle est moderne; l'Anti-\nquité ne conçut pas les choses autrement! L'art et l'esprit antiques\nne peuvent être goûtés que de ceux qui sont venus à eux par le che-\nmin de leur propre raison. La simplicité de l'art antique ne devint\nun exemple, et nous ne l'avons reconnu tel, que lorsque\nnous commençâmes à concevoir raisonnablement! Celui qui entre-\nvoit dans la conception rationnelle des choses le moyen le plus sûr\nd'atteindre la Beauté part pour l'Antiquité, part pour la Grèce! Il\npart, en homme moderne : complet de flanelle, bottes et malles de\ncuir jaune; les indices de sa modernité le trahiront autant que les\nétiquettes d'hôtel sur ses valises. Elles disent d'où il vient, ce voya-\ngeur! Le voyage n'est pas direct; la voie fait un crochet, un\ndétour qui conduit au Moyen Age. <1 <1 Art gothique ; miroir somp-\ntueux qui reflète notre conception logique des choses, et de là, pro-\njette l'image vers les surfaces argentées des mers de l'Archipel! *1 *1\nLe Moyen Age s'efforça de concevoir raisonnablement. Mais, voilà\nqu'entre lui et sa Raison, sa faculté de concevoir raisonnablement,\nmille ans de pratiques religieuses s'intercalent : un Dieu,\nsa Mère-Vierge et un Paradis peuplés de saints et d'anges, l'Enfer,\nles diables et les mauvais esprits! <1 ff Cathédrales gothiques, Hôtels\nde Ville et Beffrois! Cela apparaît, conçu comme les dentelles nées\nà la même époque. Nous savons qu'un même fil va d'un bout à l'au-"}, {"page_pdf": 13, "page_imprimee": "215", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192302-01.1.13", "texte": "LA CITÉ.\nFÉVRIER 1923\n\ntre du tissu, autant que nous savons que, dans ces monuments, tout\nrelève d'une conception rationnelle. Mais, tandis qu'autour d'épingles\net de grands trous, le fuseau noue le fil de la dentelle, c'est autour\ndes clous de la Croix et de Symboles qu'opère le raisonnement dans\nl'architecture gothique. *S *1 Comment l'architecte chrétien a-t-il\nfait pour loger précisément son Dieu et sa Foi entre lui et sa Raison?\nC'est la pièce de bois dans l'engrenage; et ne suffit-il pas d'une paille\npour fausser le fonctionnement d'une machine? Cathédrales,\nHôtels de Ville : organismes parfaitement raisonnables et raisonnés,\nsur lesquels il a plu des histoires qui s'y sont accrochées, <1 Pierres\nraisonnables et lisses; voyez Amiens. Pierres mordues à l'acide des\nlégendes; voyez Chartres, Reims, Rouen et Paris. *1 Les lumières\net les ombres qui tremblent dans les pierres des cathédrales et les\nfont vivre, font vivre surtout les personnages divins, les Rois croyants\net les Reines pieuses. Dès lors, la Cathédrale agit comme un livre;\nelle raconte, et elle enseigne tous ceux qui ne savent pas lire. Elle-\nmême disparaît, s'annihile, volontairement; et l'admirable\nstructure qui est en elle se dissimule; le Raisonnement, consciem-\nment, se suicide. <1 Le lourd mal gris de nos contrées l'a poussé\nà la déraison! Mille images : saints, apôtres, vierges sages ou folles,\nsculptées dans la pierre ne peuvent, dans notre Occident maudit,\nce qu'un pur rayon de lumière peut dans ces contrées élues : l'Atti-\nque et l'Egypte, C'est à mi-but, l'art gothique! Le But, c'est de\npoursuivre le raisonnement parfait et de se récréer à l'adorable\njeu des papillons amoureux.\nLa route du Brenner; Milan, Gênes! Sleeping-car, gants gris et fla-\nnelle sombre, bottes et valises de cuir jaune.\nIl ne manque pas de Dômes plus raisonnables que celui de Milan; il\nn'y a pas d'exemple plus frappant de l'action pernicieuse de la fan-\ntaisie en art! <1 Un grand coquillage qu'une vague fantastique\naurait jeté au centre de la ville! <1 Je conçois l'ahurissement que\npareil événement dut provoquer sur cette population, et le culte,\nensuite, qu'elle professa pour pareil présent. 1 1 Tout ce qu'elle\navait pu rêver, depuis plus de mille et une nuits, du faste et des\nvoluptés de l'Orient ou des Indes, s'attestait là, dans ce miraculeux\ncadeau! §1 Depuis lors, elle peut revivre tous les ravissements, au"}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "216", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192302-01.1.14", "texte": "LA CITÉ\nFÉVRIER 1923\n\nspectacle du Dôme. Tous les matins, il est de nacre rosée, et un grouil-\nlement diaphane de fées, de lutins, de femmes-fleurs, de papillons et\nde scarabées fêtent, une fois de plus, le souvenir du miracle de son\napparition. Tous les jours, à midi, le Dôme est d'argent; et qui ne\nsonge, à Milan, qu'à cet instant un cortège nuptial et blanc, des\nprinces bardés de cuirasses d'argent, des chevaux caparaçonnés et\nfringants, des princesses et des bouffons, vêtus de velours et de bro-\ncarts, évoluent autour des parterres fleuris de la place? Tous les soirs,\nle Dôme est d'améthyste et sous le dais grave et or du ciel, un cortège\nmortuaire, noir et violet, accompagne, apparemment, la dépouille\nde quelque héros, membre des illustres familles des Sforza, des Vis-\nconti et de Ludovic le More. <1 *1 Au spectacle du Dôme, le Milanais\nse complaît à revivre, tous les jours, ses rêves, ses fêtes et ses deuils,\nf <1 On ne peut goûter le Dôme, l'extérieur du Dôme, qu'ainsi!\nEntre le Dôme le plus absurde et le monument le plus parfait, il y\na le long alanguissement de la Méditerranée!\nLes visages ont changé autant que le décor. Sur le pont; avec des\nAméricaines; visages expressifs, dont chaque élément affirme sa fonc-\ntion; l'œil regardera, le nez reniflera et la bouche promet de baiser\nvraiment! *1 *1 Je vois naître des îles...\nLes îles se découvrent, comme les corps se découvrent de voiles;\nles îles palpitent, au sortir de l'eau, comme, au sortir de l'eau, pal-\npite la chair des femmes! Les îles rappellent les chairs de femmes\nau point qu'il paraît invraisemblable qu'elles puissent être autre\nchose, f f Chaque fois que j'en découvris une, à l'horizon, je res-\nsentis l'effroi et le trouble que dut éprouver le premier pêcheur grec\nqui s'aventura un peu loin. *1 *1 C'est lui qui rapporta qu'il avait vu\nAphrodite naître des flots! J'entends le récit qu'il fit du miracle à ceux\nqui attendaient anxieusement son retour. Je confirme le récit de ce\npêcheur troublé. C'était Aphrodite, et non les côtes d'Hydra ou\nd'Egine! *1 Je peux, désormais, confirmer l'exactitude de toutes les\nlégendes mythologiques; et le «deckstewart» qui déclare à miss X. que\nnous sommes en vue des îles Lévitha, Kinaro, Amorgo et Naxos,\nment effrontément. Ces îles apparaissent comme des dos d'ani-\nmaux gigantesques! Ils se suivent, silencieux et prévenus qu'ils ont\nà s'écarter de nous et à pousser leur voyage loin de nos insolentes"}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "217", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192302-01.1.15", "texte": "LA CITÉ.\nFÉVRIER 1923\n\nindiscrétions, 9 Entre chacun d'eux, une coulée d'or en fusion\nse projette vers nous. *1 *1 Les monstres nous offrent ces richesses en\ntribut, afin que nous ne troublions ni leur voyage ni leur mystère,\n<1 A Syracuse, j'eus le premier contact réel avec l'art antique.\nTrois fortes colonnes doriques du vieux temple de Minerve sont\nencastrées dans les murs extérieurs de l'Eglise de San Giovanni.\nElles symbolisent l'Antiquité prisonnière du présent; le présent\ns'appuie sur elle, sans compréhension, sans respect, à peine avec pro-\nfit. <1 Ces colonnes m'apparurent comme des héros de la Beauté\nantique, scellées dans le plâtras d'une pensée ennuyeuse, impuissante\net lâche, perpétuée par des habitudes veules, hypocrites et malfai-\nsantes. Le Raisonnement est, à la vie d'à présent, ce que sont les\ncolonnes doriques encastrées dans cette église de San-Giovanni à\nSyracuse! <ï Sur les gradins du « Théâtre grec » à Syracuse...\nL'esprit d'où naquit l'art grec n'est pas mort, bien que des sots\naient reconnu sa dernière expression dans l'art classique. Il est pal-\npitant en nous;aussi vivace et aussi vierge qu'il y a 3,000 ansl II vivra\naussi longtemps que l'humanité conservera la faculté de concevoir,\nfût-ce un seul objet, une seule chose, sainement et raisonnablement.\nDes sots peuvent bien crier que l'esprit dont naquit l'art grec est\nmort! Celui qui engendra ce théâtre sa conception admi-\nrablement logique apparaît aujourd'hui qu'il est dépouillé de tout\nornement, encore plus logique est le même esprit qui inventa cette\nchose parfaitement admirable: le hublot du steamer qui me conduisit\nici; le même esprit qui inventa l'ampoule électrique et le globe du\nbec Auer; le même esprit qui trouva la forme du couteau à beurre\nutilisé à bord et dont le stewart m'a révélé l'origine en me désignant\nla marque « les Jumeaux ». *1 *1 Certains éléments de la vie moderne\nne me sont jamais apparus aussi beaux qu'ici, où je les compare\navec ce théâtre qui vit Eschyle et Pindare en personne. Il n'y a pas\nun détail, dans la conception de ce théâtre, qui ne fût tel qu'il devait\nêtre! Le principe de sa création est le même, absolument, que\ncelui qui guide nos ingénieurs dans la construction des machines,\ndes charpentes métalliques et des transatlantiques. *1 La vie mo-\nderne possède maintes beautés; cela m'est confirmé ici, par ce pre-\nmier contact avec le monde antique."}, {"page_pdf": 16, "page_imprimee": "218", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192302-01.1.16", "texte": "LA CITÉ.\nFÉVRIER 1923\n\nDe l'emplacement où je me trouve maintenant, au haut de l'amphi-\nthéâtre, je vois toutes les lignes des gradins partir d'un seul point\net s'éployer en demi-circonférence, à la façon d'un filet que le cou-\nrant entraîne. Au fur et à mesure que les lignes s'étendent, de nou-\nveaux rapports naissent entre elles; la distance augmentant l'écart, le\nprofil parfait des gradins se dégage; ils s'échelonnent majestueuse-\nment et c'est comme un chant qui monte! *î Chantent-elles,réelle-\nment, ces lignes, ou bien notre âme se met-elle à vibrer à la façon\nd'une corde vibrant dès que, dans l'espace, se perçoit le son qu'elle\npeut rendre elle-même? Dans ce cas, notre âme serait sensible aux\nrapports parfaits et nous pourrions attendre d'elle les meilleures cho-\nses. En Grèce, les pierres palpitent comme le feuillage chez\nnous! Les pierres y vivent, au point qu'on ressent un trouble pareil à\ncelui qui s'empare de nous, subitement, quand nous sommes pris\ndans une foule s'obstinant à nous regarder. Elles n'ont besoin d'au-\ncun relief, d'aucune sculpture pour vivre; elles empruntent cette vie\nà un appareillement prodigieusement ajusté. *1 *1 A Mycènes, entre\nles deux murs parallèles et nus du Dromos du Trésor d'Atrée, j'ai\nsenti la vie frémir comme dans la forêt; et je n'ai pas souvenir d'avoir\nété, de ma vie, transporté, enchanté plus intensément!\nL'île d'Egine, sur la droite; il souffle quelque vent et la mer est vio-\nlette. Le ciel opalescent est souligné, à l'horizon, d'un épais con-\ntour bleu. <1 <1 De la passerelle, où j'avais grimpé pour apercevoir,\nle premier, Athènes, je vois la foule des passagers sous moi ; Bae-\ndecker, guides Meyer; gilets blancs et cravates rouges; lunettes bleues\net panamas! Au-delà, scintille le point blanc en lequel se cristallisa\nla culture des Grecs!\n1 Le Parthénon!\nOn gravit les marches des Propylées comme si on montait au cerveau\nde l'humanité. *1 *1 Le Parthénon rayonne là-haut, comme la plus\nbelle Pensée réalisée! Une bien simple et bien ingénue pensée que\nle cerveau et la sensibilité du peuple grec ont réalisée avec la mêmd\nspontanéité que la plante offrant sa fleur àla lumière. <1 Le temple\ngrec; quelle conception plus puérile? F <1 C'est deux et deux font\nquatre; mais entre l'énoncé et la somme, il y a l'infini des raffinements\nqui font de la somme abstraite un être vivant. <1 f Le squelette du"}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "219", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192302-01.1.17", "texte": "LA CITÉ.\nFÉVRIER 1923.\n\nDôme gothique correspond à une addition à peine plus difficile que\nce deux et deux! Mais entre l'énoncé et la somme, cela fourmille\nd'êtres divins ou légendaires, puissants et réels. Ils empruntent à\nla somme et épuisent la vie du monument! <1 <1 Le temple grec vit\nde la somme de tous ses facteurs, qui s'annihilent en elle, en lui!\nEn Grèce, les Dieux ne se sont pas insinués entre le Raisonnement\nqui concevait la structure du temple et la sensibilité esthétique\npoursuivant la perfection de ses organes. Q <S Entre le pieu de bois\ndes Mégarons des temps homérqiues et la sublime colonne du Par-\nthénon, il n'y a aucune intervention fantaisiste; les Grecs, qui\navaient plus de dieux que nous pourtant, ne se sont pas laissé dis-\ntraire par eux. <1 Une même chose s'est transformée durant plu-\nsieurs siècles, sous l'empire d'une invariable sensibilité.\nLa colonne, son évolution; cela dura quelques siècles avant qu'elle\nfût parfaite! Le pieu devient pierres superposées. Ensuite l'évolu-\ntion se poursuit dans le sens de l'axiome que j'ai formulé précé-\ndemment : toute matière évolue vers son expression la plus imma-\ntérielle! Le génie et le tempérament de chaque race déterminent les\nfaçons et les moyens.\nJe vais dire une chose qui peut paraître paradoxale : le Grec a tra-\nvaillé à la transformation de la colonne jusqu'à ce qu'elle n'existât\nplus! § <1 En fait, la colonne grecque n'existe que dans nos musées;\ninexpressive, pétrifiée et privée de sens. Tandis que, sur l'Acropole,\nles colonnes demeurées debout nous enseignent qu'elles n'existent\npas; qu'elles ne portent aucun fardeau, ou plutôt que cette fonction\nne compte pas; qu'elles se sont distancées entre elles, selon un but bien\ndifférent de celui qui semble les avoir placées là même où les bouts\ndes deux pierres de l'entablement se joignent. Elis proclament à\nl'évidence qu'il n'existe pas de colonnes autour du Parthénon; mais\nqu'entre chacune d'elles, des vases gigantesques et parfaits sont posés\ncontenant la vie, l'espace et le soleil, la mer et les montagnes, la nuit\net les étoiles! <1 <1 Le galbe des colonnes s'est transformé jusqu'à ce\nque la silhouette, résultant de la distance de l'une à l'autre, ait atteint\nune forme parfaite, éternelle.\nLa démonstration de ce qui peut paraître paradoxal, en parole, ne\npeut devenir frappante que par l'image. Et tous les organes et toutes"}, {"page_pdf": 18, "page_imprimee": "220", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192302-01.1.18", "texte": "LA CITÉ.\nFÉVRIER 1923\n\nles matières du temple grec, s'annihileront, de la même façon, dans\nle Parthénon. *1 § Faire cette démonstration; mais sur place.\nPROGRAMME : entrevoir le sens, la forme et le but de toutes les\nchoses de la vie matérielle moderne aussi clairement que les Grecs\nont entrevu le sens, la forme et le but de la colonne, II n'est\npas aisé de retrouver aujourd'hui le sens exact et la forme exacte\ndu plus simple objet. Il nous faudra un long temps pour reconnaître\nexactement la forme d'une table, d'une chaise, d'un lit et d'une mai-\nson. Ces formes ont disparu sous un amas d'éléments symboliques,\nfantaisistes et sentimentaux. <1 <1 Les délivrer de ces éléments para-\nsites et, après ce travail de grattage, se consacrer avec autant de\ndécision et de logique que les Grecs à atteindre la perfection de ces\nformes essentielles, remises au jour. <1 •! Les « animer » ensuite,pour\nles doter de Beauté, du souffle de la vie, les doter de toutes les illu-\nsions que notre sensibilité requiert afin que nous puissions « parti-\nciper » à leur existence, au drame d'une existence en laquelle nous\nreconnaissons la nôtre propre!\nQuel régime social nous permettra de jouir de la sérénité qu'il faut\npour réaliser cet effort, nous garantira suffisamment d'indépendance\net de dignité humaine pour puiser le plus fructueusement à ce que\nla vie nous offre de plus naturel, de plus pur, de plus léger et de plus\ngracieux pour en doter nos créations?\nREPONSE :\nEst-il besoin d'attendre d'un régime social ce que nous ne devrions\nattendre que de nous-mêmes? Ne s'agit-il pas, en fiin de compte,\nd'être en nombre suffisant pour créer une atmosphère et pour anti-\nciper sur l'avenir?\nAUJOURD'HUI, pareille réponse manquerait de la plus élémen-\ntaire conscience des événements. *1 <1 A l'époque où nous pouvions,\navec confiance, annoncer que le nombre augmenterait pro-\ngressivement, de ceux qui créeraient cette nouvelle atmosphère, nous\naideraient à vaincre l'indifférence et les obstacles, à cette époque\nnous jouissions de la Paix, avec cette nonchalante sécurité dont,"}, {"page_pdf": 19, "page_imprimee": "221", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192302-01.1.19", "texte": "LA CITÉ.\nFÉVRIER 1923,\n\nà présent, nous éprouvons le remords. îfl La moisson que nous\navions préparée, avec tant d'ardeur, et que nous voyions mûrir, avec\ntant d'espoir, s'est trouvé subitement abandonnée, comme les gerbes,\nen cet août fatal de i g 14, où les femmes, les enfants et les vieillards\ndurent ramasser les outils tombés des mains et accomplir la tâche\nlaissée en suspens par les hommes, appelés en hâte, sous les drapeaux.\n€J <3 Depuis, la solitude s'est établie dans les champs, comme elle\ns'est établie autour de nous-mêmes; et, gardiens inquiets, rongés de\nsoucis, de conflits et de souffrances morales, nos regards vont déses-\npérément de la grange à la terre. De la grange où cette récolte, péni-\nblement mise à l'abri, attend le retour de ceux qui trouveront, en\nelle, de quoi confier de nouveaux germes à la terre; à la Terre, qui\npour avoir été remuée, de fond en comble, par toutes les violences\nimaginées par une rage inassouvie, plutôt que par des mains patientes\net attendries, pourrait bien avoir perdu, à tout jamais, sa vertu de\nfécondité 1\n\nHenri VAN DE VELDE."}, {"page_pdf": 20, "page_imprimee": "222", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192302-01.1.20", "texte": "LA CITÉ.\nFÉVRIER 1923\n\nTECHNOLOGIE\n\nCOMPARAISON ENTRE LES DIFFÉRENTS TYPES\nDE CHAUFFAGE\n\nL'on a actuellement à sa disposition,\npour combattre les froids, trois genres de\nchauffage domestique :\n1° Le chauffage au charbon;\n2° Le chauffage au gaz;\n3° Le chauffage par l'électricité.\nNous nous proposons d'examiner les\navantages et les inconvénients de chacun.\nA. Chauffage au charbon.\nCe genre de chauffage, si Ton en excepte\nle bois, est le plus ancien de tous.\nNous ne parlerons pas du chauffage au\nbois, peu usité dans la région parisienne,\nquoique ce genre de chauffage, utilisé dans\ndes poêles dont le rendement serait de\n40 p.c., ne serait pas plus onéreux que le\nchauffage au gaz tout en étant plus sain; en\neffet, les 1,000 calories, en comptant le\nbois à fr. 0.1 4 le kilo reviennent à environ\nfr. 0.10.\nLe charbon est brûlé dans divers appa-\nreils bien connus de tous : grilles, cheminées,\npoêles, calorifères à air chaud et chaudières\nde chauffage central, que nous ne décrivons\npas, étant donné que nous voulons simple-\nment comparer entre eux au point de vue\nrendement et coût les divers systèmes dont\non se sert pour le chauffage.\nLe chauffage par chaudière centrale tend\nà remplacer les autres, soit qu'il distribue la\nchaleur par circulation d'eau chaude ou par\ncirculation de vapeur, système sur lesquels\nse greffent bien des variantes.\nL'on admet généralement que le rende-\nment de ces appareils de chauffage central\nest d'environ 60 p.c., le rendement de cer-\ntains poêles est quelquefois équivalent, mais\nl'avantage reste au chauffage central par la\nsuppression de multiples inconvénients :\npoussière, odeur, sécheresse de F air, entre-\ntien, etc., etc. C'est pourquoi on préfère ce-\nlui-ci; l'on n'a qu'un seul foyer à entretenir,\nlequel est le plus souvent placé en cave, où\nil importe peu de faire de îa poussière.\nSi l'on admet, comme c'est souvent le\ncas, que ces appareils sont chauffés avec de\nl'anthracite, en comptant ce combustible\nà 300 francs la tonne, ce qui est un prix\nmoyen pour celui qui ferait sa provision par-\ntie en été, partie en hiver, un kilo d'anthra-\ncite de bonne qualité produisant 8,500 ca-\nlories, sa valeur calorifique efficace est donc\nde : 8,500 X 0,6 = 5,100 calories.\nLe prix des î,OOO calories fournies aux\nappareils est donc de :\n0,30 X 1,000\n=± fr. 0,059.\n5,100\nC'est là un prix bien minime si l'on songe\nque I on peut chauffer une pièce ordinaire\npendant une heure pour cette dépense.\nB. Chauffage au gaz.\nLe chauffage au gaz possède une sou-\nplesse que n'a pas le chauffage au charbon,\net c'est là à son actif un avantage sérieux,\nmais il possède un inconvénient dû surtout\nà îa mauvaise installation des appareils.\nL'on sait, en effet, que le gaz d'éclairage\nproduit, lors de sa combustion, plus d'un\ndemi-mètre cube d'acide carbonique par\nmètre cube de gaz brûlé, et cependant Fon\nvoit souvent des appareils de chauffage au\ngaz installés au milieu d'une pièce sans au-\ncune installation permettant aux gaz brûlés\nde s'évacuer à l'extérieur; un autre incon-\nvénient est la production de la vapeur d'eau,\nqui est d'environ 800 grammes par mètre\ncube de gaz.\nMais à côté de ces inconvénients (1 ),\n\n(!) II en existe aussi un très important et ce-\nlui-ci est impossible à éviter malgré le soin de\ninstallation, puisqu'il résulte à peu près exclusi-\nvement de { imprudence, c'est la fuite avec l'ex-\nplosion ou F asphyxie."}, {"page_pdf": 21, "page_imprimee": "223", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192302-01.1.21", "texte": "LA CITÉ.\nTECHNOLOGIE\nFÉVRIER 1923.\n\nqu'une installation soignée peut éviter le\nchauffage au gaz a l'avantage d'être toujours\nprêt à fonctionner, de ne pas demander de\npréparatif et d'être propre.\nActuellement, le chauffage au gaz est\nsurtout utilisé avec des appareils de chauf-\nfage local que l'on peut comparer aux poê-\nles à charbon; toutefois l'on fabrique aussi\ndes chaudières de chauffage central par\nl'eau chaude ou la vapeur, et l'on pouvait,\nà la dernière exposition du chauffage, en\nvoir qui paraissaient très bien étudiées, mais\nces chaudières à puissance égale sont plus\nchères que celles du chauffage au charbon.\nD'après certains constructeurs, le rende-\nment de ces chaudières est de 84 p.c. ; le\ngaz a un pouvoir calorifique de 4,500 à\n5,000 calories par mètre cube; prenons\n4,800, la chaudière va donc fournir :\n4,800 X 0,84 = 4,000 calories par m 3 brûlé.\nLe mètre cube valant fr. 0.50, les 1,000\ncalories reviennent à fr. 0.125, soit un peu\nplus de deux fois le prix du chauffage au\ncharbon.\nOr, le chauffage au gaz est tout de même\nun chauffage au charbon, puisque c'est avec\nCelui-ci que l'on produit celui-là.\nUn kilo de charbon, d'une valeur calori-\nque de 7,500 calories, donne environ 0 m 3\n275 de gaz et 0 kilo 600 de coke, produi-\nsant 7.500 calories par kilo.\nLe charbon, transformé à l'usine en gaz\nqui sera brûlé dans les chaudières précédentes,\net en coke dans des chaudières ad hoc ayant\nun rendement de 60 p.c., aura, aux appa-\nreils de chauffage, un coefficient d'utilisa-\ntion égal à :\n0,275 X 4.800 X 0,84 X\n0.600 X 7.500 X 0,60\n= 0.55\n7.500\nSoit presque le rendement du charbon\nbrûîé directement par le consommateur (2).\nCependant, dans ce système, l'on utilise\nle charbon d'une façon plus complète et\nplus rationnelle, puisqu'au lieu de le brûler,\non le distille et que Ton en tire tout ce qu'il\nest possible cPen obtenir.\nIl est donc étrange pour le moins que du\ncharbon complètement utilisé donne un\nchauffage plus onéreux que si l'on gaspille\nce combustible.\nC. Chauffage à l'électricité.\nCe troisième genre de chauffage, qui est\nle plus moderne, réunit tous les avantages\ndu chauffage au gaz sans en avoir les incon-\nvénients; il est propre, instantané, s'allume\nautomatiquement, ne répand pas d'odeurs,\nni de gaz nocifs, ne consomme pas d'air\ncomme les autres chauffages, n'est pas sus-\nceptible de faire explosion.\nIl y a, dira-on, le danger d'incendie,\nmais ce danger peut être écarté si l'on étu-\ndie soigneusement l'installation, si l'on n ali-\nmente pas un radiateur de plusieurs kilowatts\nsur une ligne établie primitivement pour une\nlampe de 25 bougies, si l'on prend soin sur-\ntout de protéger les lignes par des coupe-\ncircuit de sûreté à plombs calibrés, et surtout\nsi l'on fait exécuter l'installation par un en-\ntrepreneur compétent.\nMais cependant, malgré tous ces avanta-\nges, le chauffage électrique ne se répand pas,\nen France tout au moins, c'est parce qu'il\npossède un inconvénient qui est énorme,\nmême à une époque où les plus hauts prix\nnous laissent absolument froids.\nLe chauffage électrique, en effet, détient le\nrecord de la cherté.\nL'on sait qu'un kilowatt équivaut à 865\ncalories, et même avec le prix réduit (dit-\non) que Ton consent à ceux qui utilisent le\ncourant pour un autre usage que la lumière,\nle millier de calories vaut, en admettant un\nrendement de 87 p.c. indiqué par les cons-\ntructeurs, et fr. 0.60 le kilowatt :\n0,60 x 1,000\n= 0,796 soit 0,80\n0,87 x 865\nC'est-à-dire 13 fois 1/2 plus cher que le\nchauffage au charbon et 6 fois 1 /4 plus cher\nque le chauffage au gaz.\nSi 1' on cherche quel est le rendement pra-\n\n(2) Rendement qui serait augmenté si l'on te-\nnait compte du pouvoir calorifique de tous les\nhydrocarbures que l'on obtient par distillation de\nla houille."}, {"page_pdf": 22, "page_imprimee": "224", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192302-01.1.22", "texte": "LA CITÉ.\nTECHNOLOGIE\nFÉVRIER 1923\n\ntique du charbon dans le chauffage électri-\nque (car c'est encore un chauffage indirect\nau charbon), Ton est moins surpris de cette\ncherté.\nL'on admet, en effet, qu'il faut environ\n0 k. 700 de charbon valant 6,000 calories\npour produire un kilowatt; la perte étant\nd'environ 10 p.c. et le rendement des appa-\nreils d'utilisation étant, comme nous l'avons\ndit précédemment, de 87 p.c., Ton a pour\nrendement net :\n865 X 0,9\nX 0,87 = 0,162\n0,700 x 6,000\nSoit le rendement d'utilisation dans un\nfourneau de cuisine.\nPour pouvoir jouir des avantages du\nchauffage électrique, il faut :\nIe Produire du courant à bon marché;\n2e Laisser de côté les beaux radiateurs à\nchauffage direct et se servir des appareils à\naccumulation.\nPour produire du courant à bon mar-\nché, il faut une force motrice à bas prix;\nor, la puissance hydraulique disponible\nn'étant pas suffisante pour remplacer le\ncharbon, conservons donc ce dernier, mais\nutilisons-le mieux, et pour ce, distillons-le\nsur le carreau de la mine (1 ), avec le coke\nfaisons du gaz à l'eau, du gaz riche tirons\ntout ce qu'il est possible et avec le mélange\nde ce gaz appauvri et du gaz à l'eau action-\nnons des dynamos pour moteurs interposés\nbien entendu; ce fait seul a déjà pour ré-\nsultat d'élever le rendement jusqu'à 30 p.c.»\nF usine fonctionnant à pleine charge.\nLe transport étant fait automatiquement\npar un fil au lieu de l'être par le rail, re-\nvient évidemment beaucoup moins cher.\nPour utiliser tous les courants en suppri-\nmant le plus possible les pointes, électrifions\ntoutes nos voies en organisant le service des\ntrains en harmonie avec les courbes d'utili-\nsation du courant.\nEt pour ce qui nous intéresse de plus près,\nc'est-à-dire le chauffage, utilisons les appa-\nreils à accumulation permettant de prendre\nle courant dans les heures creuses.\nPour arriver à un résultat pareil, il y a\névidemment bien des efforts et des réfor-\nmes à faire; nous ne sommes du reste pas Je\npremier à émettre ces idées. Au congrès de\nl'Habitation de Lyon, la question a déjà été\ndiscutée par M. Boileau.\nMais nous pensions qu'au début de la sai-\nson froide il était bon d'indiquer d'une façon\nprécise que c'est encore et malheureusement\nle vieux système de chauffage (perfectionné,\ncertes) qui est encore le plus économique\nsinon îe plus agréable.\n(Construction Moderne, nov. 1922).\n\n(1) C'est en somme le même principe que pour\nla force hydraulique; il ne viendrait à l'idée de\npersonne de transporter le Rhône à Paris par une\ncanalisation d'eau, d'établir dans la capitale une\nchute artificielle actionnant une usine électrique,\nalors à quoi riment ces centrales parisiennes région\noù il n'y a pas ou presque, de forces naturelles\ndisponibles.\n\nJ. COUTURE."}, {"page_pdf": 23, "page_imprimee": "225", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192302-01.1.23", "texte": "LA CITÉ.\nTECHNOLOGIE\nFÉVRIER 1923.\n\nPROTECTION DES GRANDS MAGASINS\nCONTRE L'INCENDIE\nPAR HECKLY\n\nL'incendie récent d'us grand magasin donne un\nintérêt d'actualité aux règlements de police muni-\ncipale pour limiter les dangers d'incendie. Il nous a\nparu intéressant de donner quelques détails sur les\nprescriptions pour l'aménagement des grands ma-\ngasins dans une grande ville allemande.\nPour diviser Y étendue d'un sinistre éventuel, le\nmagasin doit être compartimenté par des murs\nbarre-feu qui sont élevés jusqu'à la toiture, à une\ndistance maximum de 20 mètres; les murs mi-\ntoyens avec des maisons voisines doivent dépasser\nla toiture d'au moins 30 centimètres. Mais des\nmurs aussi nombreux et aussi rapprochés gêne-\nraient le commerce; le règlement permet de les\nremplacer partiellement par des volets roulants mé-\ntalliqus ou des rideaux d'amiante faciles à fermer\nen cas de danger. En tout cas, ces compartimenta-\nges doivent être fermés dès la cessation de la vente;\ncette précaution est très justifiée, car le personnel\nde garde de nuit serait insuffisant pour fermer à\ntemps tous les rideaux : le moindre retard est gros\nde conséquences, car la flamme se propage avec\nrapidité, et c'est seulement quand elle est encore\nfaible que les rideaux métalliques ou d'amiante\npeuvent former une barrière contre elle; quand\nelle s'est transformée en un brasier, leur protection\nest inefficace.\nPour permettre l'évacuation rapide et sans pani-\nque d'un public même nombreux, les sorties doi-\nvent être disposées de telle sorte qu'aucun point\ndu magasin ne soit à plus de 25 mètres de l'une\nd'elles.\nChacun des compartiments dont il est parlé ci-\ndessus doit être muni d'une sortie particulière. Dès\nqu'il a atteint une sortie, a quelqu'étage que ce\nsoit, il faut que le public soit sauf toutes les\nsorties conduisent directement à l'air libre. La lar-\ngeur minimum des portes est 1,25; elle atteint\n1,75 pour une surface desservie de 400 mètres\ncarrés et 3,25 pour 1.000 mètres carrés.\nLes sorties des étages conduisent directement à\nun escalier d'une largeur égale à celle de la porte,\nles cages d'scaliers sont entièrement entourées de\nmurs, les sorties sont fermées par des port#* barn«\nfeu. Une ventilation de bas en haut avec de larges\noffises empêche l'accumulation de la fumée et\névite tout danger d'asphyxie pour le public qui s'y\nréfugie. Pour éviter toute propagation du feu dans\nles escaliers, l'emploi de tapis combustibles es*\ninterdit; les marches être en pierre ou en\nbéton, les escaliers en fer ne sont autorisés que si\nleur surface inférieure est recouverte d'un enduit\nincombustible assez épais.\nLes planchers doivent être construits en maté-\nriaux résistant au feu. Toutes les parties métalli-\nques servant de support ou de poutres doivent être\nenrobées par un enduit. Pour gêner le plus possi-\nble le déplacement de l'air qui active les flammes,\nles linteaux des fenêtres doivent être descendus a\n30 centimètres plus bas que le plafond; c'est cer-\ntainement un inconvénient pour l'éclairage naturel.\nPour éviter que les ascenseurs qui traversent les\nplanchers d'étages ne servent de cheminée pour\nattirer le feu et pour le transmettre d'un étage à\nl'autre, ils doivent être construits comme les esca-\nliers et séparés des salles de vente par des ferme-\ntures incombustibles; leurs portes sont souvent\nconstitués par des panneaux composés de mor-\nceaux de verre montés comme des vitraux en cui-\nvre, mais scellés par électrolyse de sorte que ces\npanneaux, quoique légers et transparents, sont\nparfaitement rigides. Le service des ascenseurs ne\nparaît pas être gêné par l'emploi de ces panneaux.\nLes escaliers et les sorties à l'air libre ne doivent\npas être encombrés d'objets exposés ni de devan-\ntures; au contraire, devant chaque sortie un espace\nlib re doit être ménagé, il ne doit pas être limité\npar des objets légers pouvant tomber dans le pas-\nsage et en gêner la circulation.\n11 n'est pas permis de placer des objets le long\ndes balustrades qui entourent le hall, cet espace\ndoit être un passage; de cette manière des objets\nenflammés ne peuvent pas tomber sur d'autres\nobjets situés au-dessous et les flammes montant"}, {"page_pdf": 24, "page_imprimee": "226", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192302-01.1.24", "texte": "LA CITÉ.\nTECHNOLOGIE\nFÉVRIER 1923\n\nd'un étage ne peuvent pas atteindre aussi facile-\nment les objets exposés aux étages supérieurs;\nenfin cette - plateforme permet la manoeuvre des\nrideaux dont il a été parlé au début et qui font du\nhall un compartiment isolé.\nPour permettre le service des pompiers» pour le\nsauvetage ou pour combattre le feu, une fenêtre\nau moins à chaque étage de chaque façade doit\nêtre tenue libre de toute exposition; quand les\ngrandes dimensions du bâtiments l'exigent, plu-\nsieurs fenêtres par étage doivent être réservées de\nla même façon.\nLes conduites d'électricité doivent être posées\nsous tubes isolants avec enveloppe métallique les\nprotégeant des chocs, mais permettant la ventila-\ntion, car le danger des systèmes de protection habi-\ntuelle est réchauffement progressif de la conduite\nsi elle est un peu chargée, jusqu'au moment où elle\n«net le feu aux objets qui l'entourent.\nLes lampes à incandescence ne doivent pas être\nposées sur les marchandises; dans les locaux où\nces lampes risquent d'être accidentellement en con-\ntact avec des matières combustibles, elles doivent\nêtre munies d'assiettes à la partie inférieure pour\narrêter la chute des charbons incandescents; ces\nassiettes ne doivent pas risquer d'être fendues par\nla chaleur des charbons, c'est pourquoi l'emploi du\nverre n'est pas autorisé pour cet usage. Un espace\nlibre doit être laissé autour des résistances des lam-\npes à arc, toujours dans le but d'éviter les consé-\nquences de l'élévation de température.\nLes sorties et les cages d'escalier doivent être\nmunies d'un éclairage de sûreté qui doit être mis\nen service à l'heure où la lumière du jour ne suffit\nplus dans les magasins. Cet éclairage est constitué\npar des bougies, des lampes à huile ou des lampes\nélectriques avec des conduites d'alimentation spé-\nciales.\nL'éclairage des devantures ne peut être fait que\nde l'extérieur ou d'une partie séparée de l'intérieur\npar une forte glace. Toutes les conduites doivent\nêtre placées sous tube. Quand les devantures sont\nséparées du magasin par une deuxième vitre, des\nlampes peuvent être placées à l'intérieur.\nPour permettre, en cas de danger, l'évacuation\nrapide des locaux et la mise en œuvre des moyens\nde protection, un nombre suffisant d'avertisseurs\nest placé à chaque étage. Ces avertisseurs commu-\nniquent directement avec le poste de secours; dès\nqu'un avertisseur est mis en action, un signal\nd'alarme très sonore retentit dans tout le magasin.\nUne équipe d'employés du magasin, désignée et\ninstruite avec soin, est chargée du maniement des\nappareils d'extinction. Elle dispose des prises d'eau\nrépoïties en grand nombre dans toutes les parties\net d'extincteurs automatiques. Dès le signal, ces\nemployés se rendent au poste qui leur est assigné\net s'efforcent de combattre l'incendie et de faire\névacuer le magasin.\nCes prescriptions sont à peu près identiques\ndans toutes les villes; elles sont rigoureusement ap-\npliquées. Evidemment, les escaliers qui traversent\nies magasins comme des tours au lieu de servir à\nla décoration, choque un peu nos habitudes; mais\ncomme ils sont incombustibles et suffisamment lar-\nges et ventilés, le danger que courent les personnes\nest beaucoup diminué. Les ascenseurs isolés, le\ncompartimentage, précautions dans la pose des\ncanalisations d'électricité limitent les dégâts maté-\nriels. 11 est certain que l'observation rigoureuse\ndes règlements donne une grande sécurité; les dé-\npenses supplémentaires qui en sont la conséquence\nne sont pas très élevées; elles sont certainement\ncompensées par l'amortissement moins rapide des\nconstructions car les grands magasins sont une\nproie si fàeile pour les flammes qu'elles y cau-\nsent périodiquement d'énormes dégâts.\n(« La Réforme du Bâtiment », 8 octobre.)"}, {"page_pdf": 25, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192302-01.1.25", "texte": "Théâtre de l'Exposition\ndu „Werkbund” (1914)\nà Cologne.\nH. VAN DE VELDE."}, {"page_pdf": 26, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192302-01.1.26", "texte": "Théâtre de l'Exposition\ndu „Werkbund” (1914)\nà Cologne.\nH. VAN DE VELDE."}, {"page_pdf": 27, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192302-01.1.27", "texte": "Théâtre de l'Exposition\ndu „Werkbund” (1914)\nà Cologne.\nH. VAN DE VELDE."}, {"page_pdf": 28, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192302-01.1.28", "texte": "Le „Hohenhof”, maison\nde campagne à Hagen\nen Westphalie.\nH. VAN DE VELDE."}, {"page_pdf": 29, "page_imprimee": "227", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192302-01.1.29", "texte": "LA CITÉ.\nFÉVRIER 1923.\n\nECHOS ET NOUVELLES\n\nCongrès=Expositions\nCONGRES INTERNATIONAL DE L'HABITA-\nTION EN Î923. Le Congrès international de\nl'Habitation à bon marché, qui devait avoir lieu à\nRome, en septembre dernier, tiendra probablement\njes assises à Bruxelles, au mois d'août prochain\n(première semaine).\nLes progrès réalisés, en Belgique, depuis notre\nConférence nationale de 1920, sont assez impor-\ntants pour qu'on puisse montrer aux spécialistes\nétrangers qui viendront en grand nombre, des\nensembles d'un réel intérêt. D'ici au mois d'août,\ndu moins, et l'annonce du congrès sera pour cela\nd'un utile stimulant, nombre de réalisations déjà\namorcées pourront être achevées.\nL'Union des Villes envisage, dès à présent, un\nvoyage circulaire en Belgique. Les villes et com-\nmunes qui auront vu s'accomplir sur leur territoire\ndes efforts dignes d'intérêt seront donc à l'hon-\nneur. De leur côté, les régions dévastées offriront,\nau point de vue de la reconstruction, un réel attrait\npour les délégations étrangères.\nLES CITES-JARDINS DE BELGIQUE. Au\nprintemps prochain, les délégués des diverses so-\nciétés locales d'habitations à bon marché du pays,\nferont un voyage à travers la Belgique là l'effet de\nvisiter les cités-jardins construites depuis l'armis-\ntice.\nCette visite se fera sous le patronage de la So-\nciété nationale d'Habitations à bon marché.\nSOCIETE CENTRALE D'ARCHITECTURE.\nLa réunion annuelle de la Société Centrale d'Archi-\ntecture de Belgique, tenue récemment, a été parti-\nculièrement intéressante.\nOn y a entendu des exposés de M. Moenaert sur\nl'importance du Congrès international et l'exposi-\ntion d'architecture de l'an passé; de M. A. Puis-\nsant sur les maisons ouvrières et les habitations à\nbon marché.\nAu cours de cette même réunion, il a été pro-\ncédé à la distribution des primes du concours an-\nnuel d'esquisses de 1922. Sujet : une porte com-\nmémorative.\nPremière prime : M. Jean Contessi, Italien; deu-\nxième prime : M. De Laet; et la troisième prime à\nM. Guidé Siorgo, également Italien.\n\nConcours\nBILBAO. MONUMENT AU SACRE-CŒUR.\n- Un concours pour l'érection d'un monument au\nSacré-Cœur de Jésus (avant-projet) sur la place dm\nBelgica, à Bilbao, est ouvert par le Comité dm\nl'Apostolat de l'Oraison.\nPeuvent prendre part à ce concours les artistes\nsculpteurs et architectes tant espagnols qu'étran-\ngers.\nLes projets devront être remis avant le lerIer mai\n1923 et adressés « Al Secretario del Apostolado de\nla Oracion, calle Ayalo, 3, à Bilbao (Espagne) >\nqui est la résidence des R. P. Jésuites à Bilbao.\nLe résultat du concours sera publié avant le\nler1er juin 1923.\nLe jury attribuera, s'il y a lieu, un premier prix\nde 15.000 pesetas et un autre de 10.000 pesetas.\nEn outre une somme de 20.000 pesetas servira à\ncréer d'autres prix de moindre importance pour\nrécompenser les autres projets qui seront jugés\ndignes d'une distinction.\nCHICAGO. L'HOTEL DE LA < CHICAGO\nTRIBUNE ». Le grand journal américain a ou-\nvert un concours pour la construction, à l'occasion\nde son anniversaire, d'un vaste immeuble de-\nvant contenir tous ses services. Le premier prix a\nété obtenu par MM. John Mead Howells et Ray-\nmond M. Hood, diplômés de l'Ecole des Beaux-Arts\nde Paris.\nLe nouvel immeuble aura 121 m. 917 de haut\net coûtera la somme fabuleuse de sept millions de\ndollars. Il sera de style gothique. Rappelons que les\ntours de la basilique de Notre-Dame n'ont que\n66 mètres de haut.\nLe deuxième prix a été attribué à Eliel Saarinen\n(Finlande). Toutes les autres primes ont été attri-\nbuées à des architectes américains.\nLILLE. UNE EXPOSITION DE L'HABITA-\nTION FAMILIALE. Afin de contribuer à la\nsolution de la crise du logement dans le Nord de\nla France, la Fédération des Unions de familles\nnombreuses a eu l'heureuse inspiration d'organiser\nà Lille le mois d'avril 1923, une Exposition de l'ha-\nbitation familiale.\nL'Association pour l'embellissement de la Vie\nRurale, en Flandre Occidentale, a été invitée à\norganiser une section de la dite exposition."}, {"page_pdf": 30, "page_imprimee": "228", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192302-01.1.30", "texte": "LA CITÉ.\nFÉVRIER 1923\n\nBIBLIOGRAPHIE\nL'EMULATION. ORGANE DE LA SOCIETE\nCENTRALE D'ARCHITECTURE de Belgique.\nRevue mensuelle. Abonnement : 36 francs.\nCeux de mes collègues qui ont jamais accepté\nd*assumer une chronique bibliographique savent\ncombien il est désagréable de voir s'accumuler sur\nsa table de travail des Revues... alors que des occu-\npations absorbantes ne vous permettent point de\nIm ouvrir.\nL « Emulation », heureusement, me facilite ma\ntâche, et me permet d'abréger mes excuses, en\nparaissant avec un retard bien plus considérable\nencore que celui de la < Cité ». C'est ainsi que la\nposte ne m'a apporté qu'au mois de décem-\nbre, le numéro de mai dernier. Cela m'autorise à\ncommencer ces rapides comptes rendus par le :\nNUMERO I. JANVIER 1922 où l'on trouve une\nreproduction d'un projet de Monument aux Morts,\nde l'architecte H. Derée, primé au concours par la\ncommune d'lxelles. D'autres planches donnent des\ndétails d'une transformation que l'architecte May né\na effectué en style classique.\nNUMERO 2. FEVRIER 1922. Quatre belles\nplanches nous font faire la connaissance de 1 habi-\ntation particulière de l'architecte Fernand Petit.\nŒuvre très fouillée et qui dénote un réel talent.\nNous regrettons son caractère traditionnel qui en\nfait presqu'une œuvre d'antiquaire. Une seule pièce\nde mobilier nous rappelle incidemment le faire\nheureux de M. Petit quand il se dégage de toute\nconvention.\nNUMERO 3. MARS 1922. G. Hebbelynck y\nplaide, avec des planches à l'appui, en faveur d'une\ntransformation des immeubles de la place Royale.\nIl voudrait qu'on les dotât de vitrines à l'instar de\nce qui se fit à la place Vendôme. Mais les urba-\nnistes seront-ils d'accord pour identifier ce forum\ntrès commerçant de Paris avec notre place Royale\nqui est totalement privée d'intérêt commercial?\nurbanistes.\nL'HABITATION A BON MARCHE. Organe de\nla Société Nationale des Habitations et Logement»\nà Bon Marché. Abonnement : î 5 francs Fan.\nNUMERO 7. JUILLET 1922. Recherchant les\n« Economies à réaliser en matière cThabitations à\nbon marché » M. Puissant en arrive à pousser à kt\nconstruction de vastes ensembles dont îa réalisa-\ntion devrait être confiée à un seul architecte. € La\nsolution du moment observe-t-il très judicieuse-\nment est la grande entreprise. » Elle permet\nd'ailleurs la standardisation des maisons, qui n'ex-\nclut nullement la recherche esthétique. « Les « ha-\n> bitations entourant le parc de Bruxelles » don-\n» nent-elles l'impression d'une caserne, et pour-\n» tant elles sont toutes semblables si pas identi-\n> ques, conçues par le même architecte qui eut la\n» volonté de faire là un grand ensemble décoratif.\n> Plus près de nous dans le temps, si pas dans\n» l'espace, et destinées à la classe ouvrière, voyez\n» les créations de Krupp à Essen, logements à éta-\n> ges multiples d'une architecture excessivement\n» simple, mais dont l'effet décoratif indéniable est\n» obtenu par l'étude du plan d'ensemble, par\n» l'étude des masses éclairées différemment. »\nL'auteur cite un autre exemple, cette merveilleuse\npetite cité-jardin de Côpenick dont il reproduit le\nplan et une vue.\nSuivent, dans le même numéro, une chronique\nde l'étranger; des échos parlementaires et enfin\nune première étude détaillée sur le < Radio calori-\nfère » ou poêle russe.\nNUMERO 8. AOUT î 922. La Société Natio-\nnale des H. A. B. M. organise une excursion es»\nAllemagne pour l'étude des coffrages et toitures\n« Nonplus ». Un article d'ordre général nous en\ndonne le programme et dit l'intérêt des procédés île\nconstruction en béton. Maigre monolithe.\nNotre confrère J. Eggericx complète ces rensei-\ngnements par une mise au point d'ordre technique.\nUne étude de H. O. Wagner sur € l'lnstallation\ndes terrains de jeux » sera lue avec intérêt par les\nLE PRÉSENT NUMÉRO RENFERME HUIT FLANCHES HORS TEXTE REPRODUISANT DES\nŒUVRES DE HENRI VAN DE VELDE."}, {"page_pdf": 31, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192302-01.1.31", "texte": "j ;\nj\nJe soussigné, souscris un abon- IMPRIMÉ\nnement à la troisième année de .\nLa Cité, au prix de 10 fr. 10 et\ndésire recevoir à titre de prime :\n* La I** et 21 années de « LA Cité »\n(1919-1921) à 5 franc# l'année\n(prix en librairie 10 franc»), ?\n* Le Cœur de la Ville de Bruxelles,\npar Ch. Buis. Gratuit (prix en\n. JSfiSrifcoâbj* P« G * Administration\nMarez. Gratuit (prix en librairie\nsignaL, de la Revue LA CITÉ\nAfem .\nA dresse\n* Barrer celle des prime» que l'on ae */\\ r*i t •\ndésire recevoir. 10, FIaCC LoiX\n_ - ' ■ ■■\nN. B. Afia d'éviter des frais de recou-\nvrement ies souscripteur» sont priés de UPT TYRI T P9\nverser dans n'importe quel bureau des postes»\nau crédit du compte chèques n* 16621,\nRevue La Cité, le montant de la somme due*\nDécoupez cette carte et mettez-ia à la poste.\n\nmmrmf\nMÊmWm\nMONOBLOC\n176, chsée de Boondael » Bruxelles\nSSfi\n«S\n11\n9'» %\n*, n .1\nH 1\n'» • '•••jV,\n- *\n%* *\nm*r*\nc\nMaisons ouvrières et rurales\nen agglomérés poreux et en briques\nUSINES\nBéton armé de tous systèmes\nHourdis creux sans coffrages\nBLOCS ATHERMANES KNAPEN\nMACHINES PILONNEUSES\n■àU-'n<—■!>' ijiitMsrnwitom"}, {"page_pdf": 32, "page_imprimee": "couv. 4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192302-01.1.32", "texte": "lu*. H. KUMPS-ROIYIf, Ru* K*7«OT*M, tl-SI, lxtUN. 174.11.\n\nEditions Tekhné\n\" L'Art et la Société „\niMlJiiHy ricf .1 Jilwrlr 3 yËf&i -J îr* &ï •? ss Us sti\npar H. - P. BERLAGE\nARCHITECTE A AMSTERDAM\n* A A\nUn beau vtlume luxueusement imprimé\net illustré de nonante*huit clichés 4\nPrix : 20 francs\nS ■ m S M B ta os M N si s a O ■ A ai IB\n\nL'Habitation Coloniale\n- Sa Construction au Çongo belge -\npar GASTON BOGHEMANS\nArchitecte, Ex-chef de service àla S*n des Bts Cls de la Colonie\nLauréat du prix institué par la Soc, belge d'Etude et d'expansion\nPrix : 3"}]}