{"numero_id": "bm-bmtnaac-1923-03-01", "volume": "bmtnaac_1923-03_01", "ocr_sha256": "b0287e507a09518d5fceb2b04ca9a7f7da3f656f0903c48978c87f29b5f2de0f", "source_tei": "https://github.com/Princeton-CDH/bluemountain-transcriptions/blob/main/periodicals/bmtnaac/issues/1923/03_01/bmtnaac_1923-03_01.tei.xml", "source_mets": "https://github.com/pulibrary/BlueMountain/blob/main/metadata/periodicals/bmtnaac/issues/1923/03_01/bmtnaac_1923-03_01.mets.xml", "url_numero": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192303-01", "articles": [{"article_id": "bm-bmtnaac-1923-03-01-c001", "article_bluemountain": "bmtnaac_1923-03_01#c001", "volume": "bmtnaac_1923-03_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 2", "page_fin": "couv. 2", "image_debut": 2, "image_fin": 2, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192303-01.2.1", "titre_corps": "Editions \" TEKHNÉ „", "titre_sommaire": "Editions \" TEKHNÉ „", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 2, "page_imprimee": "couv. 2", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192303-01.1.2", "debut_caractere": 1257, "fin_caractere_exclue": 2855, "texte": "Editions \" TEKHNÉ „\nLA ClTÉ.Première année (juillet 1919, octobre 1920). Un volume de 260 pages,\nillustré de 29 planches hors texte, fr 10.—\nLA CITE. Deuxième année (oct. 1921). Un volume de 288 pages illus-\ntré de 24 planches hors texte fr. 10.—\nL'Art et la Société, par H. P. Berlage, architecte à Amsterdam. Tirés à part de la\nRevue \" Art et Technique „ (septembre 1913-février 1914). Un volume\nluxueusement imprimé et illustré de 98 clichés fr. 20.—\nLa Conservation du cœur de la Ville de Bruxelles, par Charles Buis, avec\ntraduction d'une conférence de C. Qùrlitt sur la \" Conservation du cœur\nd'anciennes villes. Une brochure de 24 pages fr. 2.—\nL\\ habitation coloniale.Sa construction au Congo Belge par Gaston Boghemans.\nUne brochure de 20 pages abondamment illustrée fr. 3.—\nConstantin Meunier. L'historique de son monument au travail, par R' Thiry et\nG. Hendrickx. Une brochure illustrée fr. 1.—\nLabbaye de la Cambre. Historique, description, projets de transformation, avec\n20 illustrations. Texte de G. Des Marez, archiviste de la ville de Bruxelles fr. 1.50\nU Art des Jardins et le nouveau jardin pittoresque, par Louis van der Swaelmen,\narchitecte paysagiste . fr. 1.—\nLA REVUE \" TEKHNÉ „. Collection complète de la 2me année <1912-1913). Beau\nvolume de 516 pages, sur papier couché, illustré de 250 clichés. Prix fr. 15.—\nPour obtenir ces livres, il suffit de verser, dans n'importe quel bureau des postes, au\ncrédit du compte chèques postaux \"n° 166.21 Revue la Cité „. la somme due et d'inscrire\nsur le bulletin de versement le titre du livre et les nom et adresse du souscripteur."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1923-03-01-c002", "article_bluemountain": "bmtnaac_1923-03_01#c002", "volume": "bmtnaac_1923-03_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "229", "page_fin": "241", "image_debut": 3, "image_fin": 17, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192303-01.2.2", "titre_corps": "La Ligne est une Force", "titre_sommaire": "La Ligne est une Force", "signature_source": "Henri VAN DE VELDE", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 3, "page_imprimee": "229", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192303-01.1.3", "debut_caractere": 39, "fin_caractere_exclue": 1558, "texte": "La Ligne est une Force\n\n<*>\n*1 Parue pour la première fois dans un article de la\nreyue allemande « die Zukunft », en septembre 1902, cette\ndéfinition formulait, avec une concision voulue, une conviction\nque nous nous étions acquise dès 1891, époque vers laquelle\nnous produisions nos premiers ornements abstraits et pure-\nment linéaires. § <1 Au cours de conférences et de cours donnés à\nl'Université Nouvelle de Bruxelles (années 1894 à 1895), nous ana-\nlysâmes la nature de la ligne et cherchâmes à fixer les rapports\nexistant entre sa nature dynamique et la nature et la fonction de\nl'ornement, <1 Cette définition, telle qu'elle parut, pour la première\nfois, dans l'article de la « Zukunft », se retrouve dans mon livre\n« Laienpredigten », paru en 1902, au chapitre des « Prinzipielle\nErklaerungen » : « La ligne est une force dont les activités sont\npareilles à celles de toutes les forces élémentaires naturelles; plusieurs\nlignes-forces mises en présence, exerçant leurs activités en sens con-\ntraire, provoquent les mêmes résultats que les forces naturelles oppo-\nsées l'une à l'autre, dans les mêmes conditions! » « La ligne em-\n\nEn annonçant la publication aux éditions de 1 « Equerre » des « Formules d'une\nEsthétique Mode rne » d'Henri van de Veld e nous avons fait savoir que î éminent archL\ntecte nous avait autorisé à donner à nos lecteurs la primeur de quelques-unes des pages\nde son livre. Celles que nous publions aujourd'hui font suite aux articles que nous\navons insérés dans notre précédent numéro."}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "230", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192303-01.1.4", "debut_caractere": 20, "fin_caractere_exclue": 2502, "texte": "prunte sa force à l'énergie de celui qui Fa tracée! » <ï <S Nous préci-\nsions, de plus, la parenté existant entre la nature de la force qui\npénètre la ligne et celle des forces dont nous considérons les activités\net les résultats dans la nature. « En de pareilles lignes, les mêmes\nforces que celles qui dans la nature ont pénétré le vent, le feu et l'eau\nsont opérantes! Le ruisseau qui se précipite contre une pierre s'oppo-\nsant à son cours se détourne et dirige ses eaux vers la rive opposée\ndont elles fouillent et font s'écrouler les bords! Le vent, fonçant sur\nles cîmes puissantes des montagnes, se brise sur ces masses inébran-\nlables, et le feu, déchaîné sous les voûtes de pierre, s'étend, court et\ns'élance pour chercher des issues! » *J <1 Cette définition de la ligne,\ncette conception dynamique de la nature de la ligne, furent commen-\ntées, dès lors, par maints écrivains d'art; et, dès 1902, nous trouve-\nrons cette définition souvent citée. De plus, la dénomination de la\n« ligne-force » appliquée à la ligne de construction des produits de\nla métallurgie, de la construction et des créations des ingénieurs, date\nd'alors* 1 *1 La ligne agit sur tout être, qui n'est pas entièrement\ndépourvu de sensibilité, par les directions, les rapports d'étendues,\nles accents provoqués au fur et à mesure qu'elle se trace. Cette action\nest spontanée. Ainsi, même à l'instant où nous croyons n'agir que\nvers un but purement pratique, c'est-à-dire à l'instant où nous nous\nefforçons de fixer le schéma d'une forme quelconque, notre sensibilité\nperçoit les rapports s'établissant entre les lignes qui se succèdent et\nmodifiant l'aspect de cette forme. Si, par suite, nous constatons que\nl'impatience de la jouissance esthétique remonte aux premiers ins-\ntants de la conception, nous constatons, d'autre part, que nous\npercevons de jouissance esthétique dès que les modifications\nsuccessives du schéma manifestent l'existence de rapports dynamiques\nentre toutes les lignes mises en présence! <5 <1 Or, bien que,\ndans pareil cas, nous poursuivions notoirement la création d'une\nforme, un tel résultat constitue un ornement linéaire de la plus primi-\ntive et de la plus rudimentaire nature. Une telle conception de la\nforme nous empêchera de concevoir l'ornement qui lui est adéquat\nautrement que comme un développement, un complément organique.\nOr, nous ne pourrons réaliser ceux-ci qu'au moyen d'éléments capa-\nbles d'agir eux-mêmes sur la forme ou de subir la réaction des acti-"}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "231", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192303-01.1.5", "debut_caractere": 39, "fin_caractere_exclue": 2524, "texte": "vités se manifestant en elle, des éléments de même nature, c'est-à-dire\nlinéaires! *! Toute forme se présente à nous dans des conditions\ndéterminantes de l'ornement qui est « son » ornement; elle le porte\nlittéralement en elle! Les rapports entre la forme et l'ornement ne\npeuvent être que « complémentaires ». La ligne se charge d'évoquer\nces compléments dont la forme est dépourvue encore mais que nous\npressentons indispensables. Ces rapports sont des rapports de struc-\nture et l'office de la ligne, qui les établit, est de suggérer l'effort d'une\nénergie, là où la ligne de la forme manifeste une flexion dont la cause\nne paraît pas évidente; là où les effets de la tension sur l'élasticité de\nla ligne de la forme évoquent l'action d'une direction énergique, partie\nde l'intérieur de la forme. <1 <1 L'ornement ainsi conçu complète la\nforme; il en est le prolongement et nous reconnaissons le sens et la\njustification de l'ornement dans sa fonction! *ï Cette fonction con-\nsiste à « structurer » la forme, et non à « orner », comme on est\ntenté de l'accepter communément. Sans l'appui de cette structure, sur\nlaquelle s'adapte la forme comme l'enveloppe d'un tissu flexible sur\nle châssis ou comme la chair sur les os, la forme tendrait à changer\nd'aspect ou à s'effondrer tout à fait! *1 Les rapports entre cet orne-\nment « structural et dynamographique » et la forme ou les surfaces,\ndoivent apparaître si intimes, que l'ornement semble avoir « déter-\nminé » la forme! Cette détermination rentrerait dans l'ordre des\nchoses naturelles qui considère que le vêtement et le revêtement ont\nsuccédé à la structure, à la charpente intérieure! Il importe peu que la\nsuccession de l'apparition de l'un et de l'autre se soit réellement\naccomplie inversement, <1 En fait, l'ornement structuro-linéaire et\ndynamographique, considéré comme le complément adéquat des\nformes conçues selon le principe de la conception rationnelle et\nconséquente, est l'image du jeu des forces intérieures que nous pres-\nsentons dans toutes les formes et dans toutes les matières. Ce sont ces\nactivités qui semblent avoir provoqué la forme, fixé son aspect. Les\nmodifications, dont la forme est la dernière conséquence, se sont arrê-\ntées au moment où ces forces intérieures ont neutralisé leur énergie,\ndans un équilibre parfait des effets et des causes. *1 Ce moment\ndevient, dès lors, l'éternité! *1 *1 Nous pouvons concevoir des formes\nréalisant cet équilibre, sans le secours de l'ornement et ce sont les"}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "232", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192303-01.1.6", "debut_caractere": 19, "fin_caractere_exclue": 2453, "texte": "formes les plus parfaites. Dans leur simplicité, elles ont réalisé un\nschéma linéaire constituant lui-même, et, sans complément, un orne-\nment parfait, éternel! 1 <1 II serait excessif de conclure que la pré-\nsence de l'ornement forme un élément secondaire par rapport à la\nBeauté. Il n'est secondaire que s'il est inorganique, sans lien avec la\nforme, sans activité complémentaire et structurale. *1 La moindre\nfaiblesse sentimentale, la moindre association naturalistique mena-\ncent l'éternité de cet ornement. Elles tendent, infailliblement, à rame-\nner dans le temps, ce qui était « hors » du temps; dans la réalité, ce\nqui était « au-delà », et, à ce point de nos considérations, nous nous\nrencontrons avec Worringer qui entrevoit dans « l'abstraction » une\nforme « nécessaire, définitive et absolue! » Mais, c'est par des voies\nbien différentes et au moyen d'une conception de la ligne, organique\net vivante, que nous avons abouti à cet absolu. Le propagateur de la\nthéorie de 1' « Abstraction » — opposée à celle de 1' « Einfiihlung »\n— affirme que la conception d'une « ligne inorganique et morte »,\nd'une ligne dépouillée « du dernier reste de dépendance et\nde communauté avec la vie » peut seule nous ouvrir les\nvoies de l'au-delà! <ï A la confiance « bienheureuse et\npanthéiste » qui anime le monde occidental dans ses rapports avec les\nphénomènes du monde apparent, Worringer oppose, dans son ou-\nvrage « Abstraction und Einfiihlung », « la grande inquiétude inté-\nrieure suscitée dans l'homme par les phénomènes du monde appa-\nrent! » Alimentée par des suggestions religieuses, cette inquiétude\naurait entraîné l'homme primitif et celui du monde oriental « à une\nimpérieuse transcription transcendantale » sur le sens et la portée de\nlaquelle l'auteur ne nous laisse aucun doute, puisqu'elle est, selon lui,\nle produit de la ligne « inorganique et morte! » *1 Si nous pou-\nvons concéder à Worringer que la mentalité orientale tend à déployer\nsur toutes les choses du monde apparent « le fulgurant voile de\nMaïa », ce voile n'est pas si épais qu'il dérobe ces choses à la vue de\nl'Oriental qu'il l'empêche de jouir de leur aspect, de s'abandonner\naux délices et aux voluptés que les choses procurent à ceux qui les\ncontemplent! § 9 L'Oriental abandonne si entièrement son être à\nla contemplation, que les activités constantes de la ligne, qu'il voit\ntravailler à façonner les choses et à fixer leurs formes, se répercutent"}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "233", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192303-01.1.7", "debut_caractere": 39, "fin_caractere_exclue": 2447, "texte": "assurément, en lui, autant qu'elles agissent sur la sensation de\nl'homme occidental. La nature particulière de la mentalité de ces\ndeux groupes d'êtres humains peut tout au plus varier le rythme avec\nlequel ces activités de la ligne font intervenir la participation de la\nconscience! *1 Quant à l'homme primitif, nous nous refusons à\nle voir, comme le montre l'auteur, « perdu et incapable de saisir,\nau moyen de son intellect, les choses du monde apparent ». Tout ce\nque nous avons appris de l'homme préhistorique et de l'art des\nTroglodytes contredit cette affirmation. L'homme quaternaire,\nautant que le Buschiman, prend la vie à bras le corps et nous consta-\ntons que l'art qu'il pratique est éminemment, supérieurement\n« impressionniste »; que l'ornement abstrait (l'ornement paléo-\nlithique et l'ornement maori) est d'une abstraction qui ne\nprive la ligne d'aucune de ses vertus organiques : le mouve-\nment, la fonction structurale! <1 Worringer écarte, sans\nscrupule, du domaine de l'art, les peintures et les gravures pariétales\ndes abris, toutes les productions de la glyptique et de la sculpture\npréhistoriques. Perrot et Chipiez l'avaient fait également, bien avant\nlui, sous prétexte que ces productions se trouvaient « en dehors du\ncadre historique »; Riegl, sous prétexte qu'elles n'avaient « aucun\nrapport avec le développement de l'Art antique ». Ni chez les uns, ni\nchez l'autre, l'exclusion ne semble définitive, tandis que chez Worrin-\nger elle est catégorique et sans retour! Il proclame que ces créations\n« n'ont rien de commun avec l'art proprement dit, avec l'art auquel\nnous nous en rapportons pour la jouissance esthétique! » <1 <1 L'an-\ntipathie justifiée de l'auteur pour l'art naturalistique contempo-\nrain, chu au service d'une sentimentalité sans intelligence et\nsans ardeur réelles, l'a entraîné bien au-delà de ce que la sévérité\nla plus excessive justifiait! L'art n'est certes pas à confondre avec\n« l'habileté manuelle de l'imitation! » Faut-il en conclure que cette\nhabileté exclut fatalement du domaine de l'art tout ce qui, mis\nà son service, manifeste un sens profond de la ligne, une sensibilité\nprêts à s'abandonner à toutes les jouissances que la ligne peut nous\nprocurer? Les liens et la parenté esthétiques qui relient ces créa-\ntions, remontant au commencement du monde, à celles de la pein-\nture et de la sculpture égyptiennes, de la sculpture archaïque grecque,"}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "234", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192303-01.1.8", "debut_caractere": 20, "fin_caractere_exclue": 2488, "texte": "de la peinture primitive chinoise et persane, à celle de la peinture\nprimitive occidentale, n'ont pu échapper à Worringer. Quant à\nl'absurdité, qu'il cherche à nous endosser et qui consisterait\nà accepter l'opinion que « les Troglodytes de l'Aquitaine\neussent atteint un degré de culture artistique plus avancé que les\ncréateurs du Style Dipylon », il s'expose par là à ce que nous l'invo-\nquions contre lui, en ce que nous l'obligerions à déclarer que les pro-\nductions de l'art primitif oriental et occidental,de l'art d'un Pisanelo,\nappartiennent au domaine des productions «n'ayant rien de commun\navec l'art proprement dit; avec l'art auquel nous puisons des sensa-\ntions esthétiques », parce qu'elles manifestent cette « habileté ma-\nnuelle de l'imitation!» *1 Les raisons que donne l'auteur pour l'ex-\nplication de la stylisation géométrique de la plupart des ornements\ndes primitifs sont également préconçues. La théorie de Semper, la\nthéorie de « l'origine technique et matérialiste » appliquée à ces orne-\nments n'entre pas dans le cadre de sa conception du « besoin inné\nde l'abstraction». Ce besoin serait le résultat d'une «appréhension de\nl'espace » entraînant irrésistiblement l'homme primitif» à isoler l'ob-\njet apparent de tout rapport avec la nature, à le transférer en dehors\ndu jeu des variations des choses existantes; à l'épurer de ce que\nla dépendance de la vie lui octroie d'arbitraire; à lui donner une forme\nnécessaire, immuable, pour le rapprocher ainsi de sa valeur absolue I»\nLa «stylisation» des ornements des primitifs se rapporterait,par suite,\nà des postulats psychologiques de haute valeur. Wundt n'avait pas\ncherché dans une sphère aussi haute les explications de la tendance\nà la stylisation. Le célèbre psychologue s'était contenté de considérer\n« la fatalité géométrique » et la « nature technique » de certains orne-\nments et dans ce que Worringer appelle le besoin « d'approcher de la\nvaleur absolue », Wundt entrevoyait la grande part qui revient à\n«l'avantage pratique de l'abréviation». «La raison la plus immédiate\nde cette stylisation est toujours la simplification, se rapportant pour\ntoute forme un peu compliquée à l'art mnémo-technique, à l'action de\nla répétition constante du même motif, à son emploi comme simple\nmarque suggestive. Cette simplification provoque d'elle-même un\nrapprochement plus ou moins effectif de la régularité géométrique ».\nIl dit plus loin; «Là où le mode de la stylisation s'applique aux for-"}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": "235", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192303-01.1.9", "debut_caractere": 39, "fin_caractere_exclue": 2420, "texte": "mes naturellement simplifiées des animaux, celles-ci se rapprocheront\ndes figures les plus rudimentaires de la géométrie, à un point que leur\nsens et leur origine naturalistiques ne se manifesteront plus qu'au\ndessinateur lui-même et aux initiés!» (Mensch und Tier in den An-\nfaengen der Kunst,vol. 111 Vœlkerpsychologie.) Nonobstant ces\nobservations judicieuses, Worringer accorde aux primitifs le bénéfice\nd'une situation et d'un parti-pris ne se rencontrant qu'à des périodes\nbien postérieures aux commencements de la culture et de l'art.\n§ •! Quant au moment où l'humanité atteindra une phase de la cul-\nture et des besoins esthétiques pareils, nous partageons la conviction\nde l'auteur; il correspond à cette période où « l'humanité se satis-\nfaisant d'autant moins des apparences du monde extérieur, se sentant\nd'autant moins en toute confiance attirée par elles, qu'elle acquiert de\nla connaissance se sent entraînée par la puissance dynamique\nqui tend vers la plus haute Beauté abstraite! » Seulement, nous\ncroyons fermement que cette phase est la « dernière » et non la\n« première » du développement, chez l'homme, du sens de la Beauté!\nOn m'accordera volontiers de ne présenter dans ce livre qu'un résu-\nmé, et de ne donner que la substance de ce que j'ai à dire au sujet\nde la ligne et de l'ornement! Je renvoie le lecteur à l'ouvrage sur\n« l'Ornement; l'existence et le développement d'un principe structo-\nlinéaire et dynamographique » que j'achève en même temps que je\ncoordonne les matériaux de cet ouvrage destiné à fixer la physionomie\nd'une Esthétique moderne. *1 9 En fait, notre ornementation n'est\nnouvelle que par la conscience que nous avons prise de la nature de la\nligne; elle ne se différencie des ornementations auxquelles elle s'appa-\nrente, avec tant d'évidence, que par le fait de la discipline avec laquelle\nnous appliquons le principe dynamique que nous avons reconnu dans\nla ligne, de la discipline avec laquelle nous acceptons toutes ses consé-\nquences.Les ornements linéaires qui ont précédé l'ornement structuro-\nlinéaire et dynamographique moderne, au cours de l'Histoire, de la\nPréhistoire et de la Primitivité, sont le produit inconscient de ce\nprincipe. Ce fut par instinct que ceux qui les créèrent reconnurent\nla vraie fonction de l'ornement, 9Ce sont les ornements paléo-\nlithiques et les ornements linéaires rubannés balkaniques, dans la"}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "236", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192303-01.1.10", "debut_caractere": 20, "fin_caractere_exclue": 2410, "texte": "Préhistoire. Dans les temps protohistoriques, ce sont les ornements\nprémycéniens et les ornements de la période La-Tène; plus tard,\nles ornements celtiques et l'arabesque orientale. Parmi les peuples\nprimitifs, les Maoris, les sauvages de la Nouvelle-Guinée, etc.,\npratiquèrent un ornement dont les caractères originels sont sembla-\nbles à ceux qui déterminent notre ornement. A ses débuts, cet orne-\nment avait tous les caractères de la primitivité et je m'étonne qu'il\nn'ait ni provoqué plus d'étonnement, ni heurté plus violemment. *1\nLe sens et la nature de cette ornementation, telle que je l'ai\nformulée succinctement, la nature de la ligne, dynamique et élastique\nà la fois, la fatalité de l'existence et de l'action de la ligne complé-\nmentaire, la fonction structurale de l'ornement, les rapports orga-\nniques reliant l'ornement à la forme ont-ils, entretemps,\néclairé le public sur les liens unissant cette ornementation\nstructuro-linéaire et dynamographique au Style Nouveau? *1 *J\nLe public voit se modifier les ornements, sans participer à ces modi-\nfications. Il les accepte avec une indifférence pareille à celle qu'il\nmanifeste au regain de nouveauté de styles bien connus.\nCe retour lui paraît aussi inévitable et aussi indifférent que celui\ndes chevaux de bois d'un carrousel. Son indolence est, en tous points,\npareille à celle du badaud arrêté devant un spectacle forain. L'appa-\nrition subite d'une nouveauté peut bien exciter, un instant, son inté-\nrêt, réveiller son attention. Mais que cette apparition se renouvelle,\nson intérêt alors fléchit et son attention s'est déjà détournée! Au\npublic, il faut le renouvellement constant de la chose sensationnelle.\nEn fait, il semble s'être complu plus à la «nouveauté» des formes que\nnous lui apportions et à la « nouveauté » d'une ornementation\nen laquelle il eût pu reconnaître, autant que dans les formes inédites\nqui se multipliaient, le produit d'une sensibilité qui avait complète-\nment changé d'orientation qu'au changement d'orientation no-\ntoire, correspondant à un réveil de la faculté de participer aux acti-\nvités de la ligne, et de ressentir la jouissance qu'elle pouvait faire\néprouver à tous nos sens.\nDepuis longtemps, l'action de la ligne, sur nos sens, avait été com-\nplètement anéantie. Le peu d'expression qu'elle manifestait encore\ndans la forme des choses et des objets du siècle dernier, restait sans"}, {"page_pdf": 11, "page_imprimee": "237", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192303-01.1.11", "debut_caractere": 39, "fin_caractere_exclue": 2462, "texte": "écho dans notre sensibilité, avait perdu toute action sur nos sens.\nC'est que l'intention formelle d'agir sur eux faisait défaut. Ce qui\nrestait d'expression dans la ligne et dans les objets, nous constations\nqu'une pratique l'empruntait, sans intention, sans préférence et sans\npassion, à la ligne de tel ou de tel style! Il convenait que tout objet\npût être aisément reconnu pour être rangé dans l'ordre des\nchoses connues et reconnues. Cette formalité relevait d'une morale\nsoucieuse, tout au plus, de classement et de bon ordre : l'action de\ncette ligne qui, pour chaque style, semble être fixée, d'une façon\nassez identique, dans l'esprit de tout le monde restait, elle-même,\nsans écho dans notre sensibilité. Elle ajoutait un nom de famille à\ncet objet qui n'avait qu'un nom propre! Ainsi, quand les pro-\nductions de l'art de la construction des machines, de l'art de l'ingé-\nnieur-constructeur nous révélèrent une ligne dont l'expression se dis-\ntinguait de celles communément employées pour de pareilles\nsommaires et rassurantes identifications, nous secouâmes la torpeur\ndans laquelle nous étions plongés. Au cours de cette longue période\nsans style, la Ligne n'avait exercé aucune action directe sur notre\nsensibilité. Et voici qu'une ligne s'attestait dotée d'une expression\nparticulière dont le sens se prolongeait dans notre intellect et dans\nnotre sensibilité, *î Ce ne fut pas une pensée prodigieusement pers-\npicace que celle qui nous fit entrevoir les rapports existant entre cette\nLigne et son expression nouvelle et les conditions de la mentalité, de\nla morale et des sentiments des hommes d'aujourd'hui. Ces conditions\navaient été, de tous temps, déterminantes, et la Ligne, cette Ligne\ndes Styles, les reflète d'une façon si évidente que nous pouvons\n«lire» en Elle comme on lit dans les yeux! La Ligne est « par-\nlante » également comme eux et plus «parlante» que la parole écrite,\net grâce à elle, rien de ce qui contribuait à caractériser la sensibilité des\npeuples, dont la suprématie s'est succédée au cours de l'Histoire, ne\nnous reste étranger. Le plus imperceptible élan, la plus légère\nflexion, le plus subtil changement de rythme, la plus inappréciable\nvariation dans les rapports d'intervalle ou de distance des accents\ncorrespondent à des causes dont la nature relève de la mentalité et\nde la psychologie particulière à chaque peuple. Toute grande période\nhistorique a sa Ligne synthétique!"}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "238", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192303-01.1.12", "debut_caractere": 20, "fin_caractere_exclue": 2405, "texte": "•I Sf La Ligne égyptienne prononce discrètement ses courbes, ne\ntente aucun départ brusque, aucune direction audacieuse. Elle n'est\npas plus accentuée que le corps du fellah ou de la vierge égyptienne;\nelle évoque une sensualité énervante qui hante. SI SI Elle est d'un\nmaniérisme suprêmement élégant qu'elle emprute au rythme grave\net régulier des horizons, des plaines de sable et des bords du Nil.\nElle est d'une tranquillité sereine dans laquelle on reconnaît la\ndisposition des éléments : l'eau, le ciel, les astres; disposition qui\nn'est nulle part aussi immuable et fatale que sur la Terre des Pha-\nraons!\nSI Sf La Ligne assyrienne; celle-là est tumultueuse et grandiloquente.\nElle a des accents sonores et graves, des courbes excessives et redon-\ndantes. Elle est tendue comme les muscles des bras tendant des arcs!\nSI SI La Ligne mycénienne s'enroule et se déroule, se meut comme\nla mer qu'attire et repousse Astarté; elle s'avance et recule comme\nces groupes de villageois qui, encore aujourd'hui, aux jours consa-\ncrés, montent en dansant vers l'Acropole! SI SI Elle dit tous les gestes\net tous les mouvements du corps d'êtres en extase et en force, dans\nlesquels se reflète la nature excessive des divinités dont ils sont les\nprésumés descendants! SI SI Provoquée spontanément par des ins-\ntincts qui s'abandonnent à l'ivresse dionysiaque des âges primitifs et\nheureux, la Ligne mycénienne s'abandonne à son allégresse, épi oie\ndes gestes manifestant une joie candide et des ravissements naïfs.\nSI SI La Ligne grecque se contient, part avec la sûreté réfléchie d'un\nredressement qui va porter dans les nues le poids de neiges éternelles;\nqui jette dans la lumière les embruns d'une vague qui s'est sou-\nlevée. La Ligne grecque se tend avec la sûreté et la noblesse de la\ncambrure du cheval impatient et ardent! SI SI Elle transforme tout\nce qu'elle pénètre ; les statues, les temples, en des hymnes vibrants;\nun pouvoir magique d'incantation lui permet d'assouplir tous les\nmatériaux et lors, la pure pensée émerge d'eux comme la Déesse\nsurgissant de l'onde écumante. Cette ligne délivrera le monde appa-\nrent de son propre poids; et la poitrine de l'humanité, en ce moment\nsublime, se soulèvera pour goûter une sensation de bienheureuse\nconfiance en la réalisation inéluctablement parfaite de toutes les\npensées conçues avec la plus élémentaire et la plus parfaite clarté!"}, {"page_pdf": 13, "page_imprimee": "239", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192303-01.1.13", "debut_caractere": 39, "fin_caractere_exclue": 2440, "texte": "Ç <! Et lors, c'est la Ligne gothique. Une audace folle et inassouvie\nl'entraîne. Elle accélère le rythme; il bat comme un cœur en proie\nà cette émotion inouïe, précédant le moment où nous nous trou-\nverons en la présence de Dieu lui-même et de son céleste cortège.\nLa Ligne gothique semble poussée par des mains qui se tendent;\nsoulevée par des prières et des supplications qui montent des cœurs\néperdûment attirés au-delà des voûtes s'interposant entre les fidèles\net les régions où leur croyance entrevoit l'harmonie et la béatitude\néternelles. <1 <1 Encens et nuage gris; chevauchée! Dans une trouée,\nla pointe filigranée et téméraire! Mais cette témérité n'est qu'appa-\nrente; une structure solide, éprouvée soutient son élan et charpente\nle prodige. Pourtant le poids des mille choses et des êtres de la\nterre s'est suspendu à la ligne, a brisé son élan. Alors, la Ligne\ns'écroule pour se figer dans le cubisme contrit des plis sagement dis-\nposés de la robe des Saints et des Saintes!\n*1 La Ligne de la Renaissance s'aligne comme des chiffres, en vue\nd'un total qu'elle veut élevé, d'une somme qu'elle veut imposante.\nElle me paraît une figure de géométrie qui aurait pavoisé, qui se\nserait parée de draperies et de guirlandes; un échiquier sur lequel\nalternent les figures au gré des combinaisons infinies d'un jeu qui\navance ou recule des colonnes, des frontons, des balustres et des obé-\nlisques; les reprend, les enlève et les rassemble pour une prochaine\noccasion. Et ce qu'elle a visiblement réfréné de liberté et de sensua-\nlité dans l'architecture, à opérer ainsi sur un tableau géométrique, elle\nle prodigue dans la peinture et dans la sculpture. En elles, la ligne\nretrouve sa vigueur ordinaire. Elle heurte brusquement la table où\nse poursuivait le jeu, elle retire le damier, interrompt ce qui était\ncontinu, tord ce qui était rigide et met la torche à ces matières\nque la Ligne Baroque fait se lover comme si elles étaient la proie\ndes flammes. *1 *1 Et la voix sonore des grosses cloches annonce au\nmonde une catastrophe. Mais, comme elle n'était que simulée, le\nmonde se remit vite de son affolement!\n<ï <f La Ligne Rococo se signale par des éclats de rire légers; les airs\nde menuets et de gavottes ont remplacé la voix menaçante de l'airain\net la gravité des cavalcades; les petits pas des escarpins ont succédé\naux lourds pas des hautes bottes éperonnées! Et les surfaces, que"}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "240", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192303-01.1.14", "debut_caractere": 20, "fin_caractere_exclue": 2424, "texte": "9 <1 Et cet instant dura jusqu'à ce que l'acanthe greffât la faconde\nde sa bêtise et la vanité de ses feuilles frisées sur les formes les plus\nessentielles et les plus pures conçues jusqu'alors par l'Humanité.\nL'élément naturalistique se substitua au primitif ornement linéaire\nqui avait, jusqu'alors, aidé les organes architecturaux à l'accomplis-\nsement de fonctions qui, sans son intervention, eussent paru bien\nau delà de leurs forces.\n<S La Ligne romaine est dure et violente. Elle est pénétrée du\nrythme accéléré de chars de course ou de cortèges réglés pour une\nentrée triomphale. Mais la pompe des symboles barbares : lions,\ngriffons, cornes de béliers ou crânes de chevaux, masques, boucliers,\ntrophées, charge la ligne, alourdit son élan. Elle tourne sur elle-\nmême, comme la foule des dimanches tourne autour d'un kiosque\naux accents d'une fanfare militaire. Elle dispose ses enroulements\ncomme les allées d'un « Jardin des Plantes ». Son feuillage opu-\nlent réserve à la joie et aux ravissements enfantins la surprise d'ani-\nmaux emprisonnés. Des carnassiers féroces prennent leurs ébats avec\ndes animaux légers et minuscules. Les biches, les oiseaux, les saute-\nrelles, les colimaçons et les papillons paient de suffisance et de manié-\nrime guindés les grâces maladroites et convenues des fauves! 1\nDe Rome par le chemin de Pompéï est parvenu jusqu'à nous\nl'amas d'emblèmes pompeux, glorieux et guerriers; les poses aven-\ntureuses des animaux dressés et l'excès des emprunts zoologiques.\n*ï *1 La Ligne byzantine : violentée manifestement, prise dans l'étau\nd'un hiératisme qui la défend mal, pourtant, contre les avances d'une\nlascivité qui la brûle de désirs, sous les plis solennels de vêtements\nsacerdotaux. Elle marque zéro, le point neutre d'où partent, dans\nune direction, les droites figées, glacées et stériles, et dans l'autre, les\nenroulements flamboyants des passions déchaînées.\n<ï La Ligne romane. On la sent conquise, mais fièrement arquée\nsous le poids d'une discipline qui lui impose de porter des symboles\ncomme elle impose au soldat de porter des armes et d'en faire usage!\nElle trahit une conscience plus forte que ses velléités d'indépen-\ndance, et le désir d'épanouissement, qui la pénètre visiblement, de-\nvra attendre qu'un ébranlement général fixe une nouvelle direction\nà la culture de l'Europe occidentale et coordonne les forces sociales\net les nations nouvelles."}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "241", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192303-01.1.17", "debut_caractere": 20, "fin_caractere_exclue": 1644, "texte": "la Ligne Baroque cherchait à soulever au moyen d'un continu entre-\nchoquement de vagues, scintillent maintenant du brusque éclat de\nfacettes multicolores, pareilles à celles qui surgissent sur la surface\nde l'eau cravachée, sans autre mauvaise intention d'ailleurs!\n<1 La Ligne du premier Empire est une formule » Elle est rigide\ncomme les phrases d'un décret! Elle correspond à l'esprit d'un seul!\n«Sa Majesté désire savoir, écrivait en 181 o, Montalivet àla classe\ndes Beaux-Arts de l'lnstitut, pourquoi celle-ci n'a pas pris en con-\nsidération pour le prix décennal, réservé à la plus belle œuvre archi-\ntecturale, le canal de Saint-Quentin, le tunnel du Simplon et du\nMont-Cenis? »*1 C'est la question d'un esprit peu tourmenté et\npeu disposé à goûter le sens d'une ligne qui ne serait pas avant tout\nprécise et utilitaire. La fougue et le désordre guerriers de la folle\naventure que fut l'épopée napoléonienne ne se trouvent vraiment\nqu'insuffisamment exprimés par ces emblèmes flatteurs et emphati-\nques, auxquels ceux qui s'efforcèrent par ordre de créer le style\ndu premier Empire, se contentèrent de redonner quelque actualité!\n9 <1 La frivolité sensuelle du régime suivant mit vite à mal la gravité\net la discipline que l'académisme avait pu conserver aux pâles et\nanodins interrègnes, et la Ligne du second Empire, entraînée dans le\ncharivari par les cadences ahurissantes des chœurs fous des folles\nopérettes, grimace, se déhanché, titube pour déchaîner les applau-\ndissements d'un public satisfaisant le désir qui l'anime et le possède\ntout entier, dans un final d'apothéose offenbachienneî\n\nHenri VAN DE VELDE."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1923-03-01-c004", "article_bluemountain": "bmtnaac_1923-03_01#c004", "volume": "bmtnaac_1923-03_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 15, "image_fin": 15, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192303-01.2.2.2", "titre_corps": "H. 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SCHOBBENS", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 18, "page_imprimee": "242", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192303-01.1.18", "debut_caractere": 21, "fin_caractere_exclue": 2948, "texte": "Programme du Concours pour la Construction d'un\nINSTITUT PROVINCIAL D'HYGIÈNE\nA ANVERS\n\nLa Députation Permanente de la province d'Anvers ouvre, le ler avril 1923, entre\nles architectes belges, domicilies depuis plus dun an dans le pays à la date susdite, un\nconcours pour le projet dun Institut d Hygiène, à construire sur un terrain situé entre les\nrues Nationale, Kronenburg et Saint-Roch, à Anvers.\nLe terrain a une superficie d'environ 9,500 mètresc carrés; il est indiqué sur le plan\nque les intéressés peuvent se procurer an bureau n° 16 de F Administration provinciale\nd Anvers en même temps que le programme que nous reproduisons ci-dessous.\nI. — OBJET DU CONCOURS\nArt. 1. —La Députation permanente de la pro-\nvince d'Anvers ouvre, le ler1er avril 1923, entre les\narchitectes belges, domiciliés depuis plus d'un an\ndans le pays à la date susdite, un concours pour\nle projet d un Institut d Hygiène, à construire sur\nun terrain situé ente les rues Nationale, Kronen-\nburg et St-Roch, à Anvers.\nLe terrain a une superficie d'environ 9.500 m 2;\nil est indiqué sur le plan que les intéressés peuvent\nse procurer au bureau n° 16 de l'administration\nprovinciale d'Anvers.\nII. — CONDITIONS DU CONCOURS.\nINSTRUCTIONS POUR LES CONCURRENTS\nArt. 2. Le concours est à deux épreuves, la\npremière épreuve étant éliminatoire.\nA la seconde épreuve ne prendront part que les\nconcurrents de la première, qui seront désignés\npar le jury.\nPour la première épreuve, les concurrents four-\nniront :\na) les plans des sous-sols, du rez-de-chaussée\navec les abords et de ou des étages à l'échelle de\n1 centimètre par mètre ave,c indication de la des-\ntination de chaque local;\nb) une façade et au moins deux coupes à\nî échelle de 1 centimètre par mètre;\nc) une note explicative, aussi succincte que pos-\nsible, avec 1 indication sommaire des matériaux\nproposés.\nArt. 3. Les dessins auront le caractère d'es-\nquisses; ils seront fixés sur carton ou montés sur\nchâssis.\nArt. 4. Les envois seront anonymes. Ils por-\nteront une devise ou marque, reproduite sur deux\nenveloppes fermées; la première contenant : le cer-\ntificat de nationalité belge, le certificat de rési-\ndence depuis plus d'un an dans le royaume, le nom\net 1 adresse du ou des concurrents, en cas de col-\nlaboration ; la seconde contenant le nom du mem-\nbre du jury à élire par le concurrent. Cette seconde\nenveloppe portera, en outre, la suscription : « Con-\ncours de la Province d Anvers : élection du délégué\ndes concurrents. >\nToutes ces pièces seront déposées au Gouver-\nnement provincial d'Anvers, bureau n° 16, au plus\ntard le ler1er juillet 1923, à midi, contre récépissé.\nEn cas d expédition par chemin de fer, les envois\ndoivent parvenir, avant les mêmes jour et heure, à\n1 adresse ci-après : Monsieur le Gouverneur de la\nprovince d'Anvers, Marché-aux-souliers, 2, à\nAnvers.\nArt. 5. Aussitôt que le jury aura désigné les\nprojets, dont les auteurs seront admis à la seconde"}, {"page_pdf": 19, "page_imprimee": "243", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192303-01.1.19", "debut_caractere": 29, "fin_caractere_exclue": 4288, "texte": "épreuve, les enveloppes jointes à ces projets seront\nouvertes par la Députation permanente, qui con-\nvoquera par lettre les auteurs dont les noms y\nseront inclus, à prendre part à la seconde épreuve.\nLa date de la remise des documents réclamés à\nla seconde épreuve, sera alors fixée, mais la durée\nde cette épreuve ne pourra excéder six mois.,\nLe cas échéant, il sera remis aux concurrents,\ninvités ià la seconde épreuve, une note portant les\nobservations ou les desiderata du jury.\nIls seront tenus dans l'élaboration du projet défi-\nnitif de respecter les dispositions générales et les\ngrandes lignes de leur esquisse.\nLes projets des concurrents, non admis à la\nseconde épreuve, leur seront restitués s'ils font\nconnaître leur adresse, après l'exposition publique\nqui suivra la seconde épreuve. La Province décline\ntoute responsabilité quelconque au sujet des dégâts\nou perte de ces documents.\nLes projets non réclamés dans le mois après l'ex-\nposition, deviendront de plein droit la propriété de\nla province.\nArt. 6. Pour la seconde épreuve les concur-\nrents produiront :\na) les dessins à l'échelle de 1 centimètre : des\nsous-sols, du rez-de-chaussée, de ou des étages; des\nfaçades des bâtiments, et les coupes en nombre suf-\nfisant. Pour la bonne compréhension, des frag-\nments « ad libitum » indiquant certains détails de\nconstruction, seront fournis à une échelle plus\ngrande. La construction devra pour autant que\npossible être indiquée en coupe;\nb) un métré descriptif et un devis estimatif de\nla dépense, sur la base des prix unitaires fixés dans\nle bordereau ci-annexé. Au cas où les concurrents\nferaient usage de matériaux exceptionnels non spé-\ncifiés dans ce bordereau, leur prix devra être\nfourni au taux moyen susceptible d'être admis par\nla majorité des entrepreneurs. Les concurrents\ndonneront la préférence à des matériaux de pro-\nvenance belge;\nc) une notice explicative (pour les différentes\nparties du projet) justifiant le mode de fondation,\nl'emploi de matériaux nécessaires, la disposition\ndes locaux, décrivant le chauffage, l'adduction de\nl'eau potable, l'éclairage artificiel et la ventilation;\nd) un système pour l'évacuation des matières\ninutilisables et pour la désinfection des égouts;\nBref, commentant toutes les améliorations, que\nle concurrent a voulu réaliser dans son projet,\ns'inspirant des indications contenues dans ce pro-\ngramme.\nLa terre ferme est supposée se trouver à 1 m. 25\nde profondeur.\nTous les dessins seront établis sur carton ou\nmontés sur châssis.\nLes documents fournis pour la seconde épreuve,\nporteront le nom de l'auteur ou des auteurs, en cas\nde collaboration.\nLes concurrents se pénétreront du caractère spé-\ncial du bâtiment à construire, dans lequel tout\ndevra être érigé suivant les règles de l'hygiène, du\nprogrès et des inventions les plus récentes, de\nmanière que les bâtiments pourront à ce point de\nvue servir de modèle.\nL attention spéciale dies concurrents est appelée\nsur ce que la préférence sera donnée, à mérite\négal, au projet dont l'exécution sera la moins coû-\nteuse, à condition que les matériaux prévus soient\nen concordance avec la destination des bâtiments\net les recommandations contenues dans le présent\nprogramme.\nIII. — PRIMES\nArt. 7. Une somme de 40.000 francs maxi-\nmum sera mise à la disposition du jury. Le jury\nn est cependant pas tenu à partager toute cette\nsomme, dans le cas où le concours ne donnerait\npas le résultat désiré. Une prime sera allouée à\ntous les concurrents qui auront pris part à la\nseconde épreuve. Le montant en sera fixé par le\njury. Outre les primes, des prix de 10,000 fr. et\n5,000 fr. pourront être décernés aux concurrents\ndu second concours.\nLes projets primés deviennent la propriété de la\nprovince, qui en fera tel usage qui lui conviendra\nsans que le ou les concurrents puissent prétendra\nà indemnisation à quelque titre que ce soit.\nL'auteur du projet couronné, sera chargé de\n1 exécution. Après l'achèvement du projet définitif,\nil lui sera alloué une somme équivalente à un pour\ncent du montant du devis, pour les bâtiments dont\nconformément à l'art. 9, l'exécution est décidée.\nCette somme, de même que la prime, lui seront\npayées à valoir sur les honoraires qui lui seront\ndus ultérieurement.\nArt. 8. Les Honoraires de l'architecte qui"}, {"page_pdf": 20, "page_imprimee": "244", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192303-01.1.20", "debut_caractere": 30, "fin_caractere_exclue": 3681, "texte": "sera chargé de l'exécution des travaux en vertu du\nconcours, seront calculés d'après le tarif n* 2\n(deux) de la Société Centrale des Architectes.\nArt. 9. La Députation permanente se réserve\nle droit de faire exécuter le projet couronné en\nentier ou partiellement et avec les modifications\nqu'elle indiquera.\nIV. — JURY\nArt. 10. Le jury sera composé de :\n1. M. le Gouverneur de la Province d'Anvers,\nPrésident;\n2. M. Van Nijen, Charles, membre de la Dépu-\ntation permanente;\n3. M. le Dr De Moor, directeur du laboratoire\nprovincial de bactériologie;\n4. M. le Dr Ciselet, conseiller provincial;\n5. M. F. Sel, architecte provincial;\n6. M. R. Deloof, Ingénieur;\n7. M. L. Gife, architecte provincial honoraire,\nmembre de la Commission médicale pro-\nvinciale ;\n8. M. Eugène Geefs, délégué de la Société\nRoyale des Architectes d'Anvers;\n9. M. X..., choisi par les concurrents.\nCe denier remplira auprès du jury les fonctions\nde rapporteur.\nLes membres du jury ne peuvent, ni directe-\nment, ni indirectement participer au concours.\nLa Députation permanente se réserve le droit de\nremplacer ler membres du jury qui feraient défaut.\nElle indiquera le nom du délégué des concurrents,\nchoisi à la majorité et par tirage au sort, en cas de\ncessation des votes.\nLe jury commencera l'examen des œuvres pro-\nduites, endéans les huit jours suivant la notifica-\ntion de l'élu des concurrents. Il terminera ses tra-\nvaux endéans les deux mois, après la date fixée\npour la livraison des projets.\nV. — EXPOSITION\nArt. 11. Après la décision finale du jury,\ntous les projets introduits pour les deux épreuves,\nseront exposés publiquement. Le lieu et la date de\ncette exposition seront annoncés par les journaux.\nPROGRAMME\nLes différentes subdivisions de l'lnstitut d'hy-\ngiène sont :\na) Le Laboratoire de bactériologie, qui devra\ncomprendre les locaux suivants, dont les dimen-\nsions sont indiquées approximativement :\nBureau et salle d'attente pour le médecin-direc-\nteur : deux places de 25 m 2;\nLaboratoire pour le servie» provincial d'ana-\nlyse : une place de 96 m 2 ;\nLaboratoire particulier pour le médecin-direc-\nteur : une place de 48 ;\nLaboratoire particulier pour l'assistant : une\nplace oe 48 m*3 ;\nCuisine-laverie pour la préparation et la stérili-\nsation des milieux de culture : une place de 64vtn2 ;\nInstallation de microphotographie et chambre\nnoire : une place de 48 m®;\nLaboratoire de chimie : une place de 108 m 2;\nSalle de bibliothèque de 60 à 80 m 2 (5 m. de\nhauteur) ;\nLocal pour les animaux en observation avec\nsalle d'opération et salle d'autopsie : une place de\n120 m 2 à proximité, mais. séparé du laboratoire\nbactériologique ;\nEcurie pour petits animaux : lapins, cobayes,\nsouris, etc., 30 m® ;\nEcurie pour chiens, moutons, animaux exoti-\nques, etc., 30 m®;\nEcurie pour 6 chevaux et locaux pour sérothé-\nrapie, î5O m 2.\nPrévoir en outre :\nLa place pour les fourrages et nourriture :\nGarage pour deux automobiles et logement pour\nle chauffeur;\nUn pavillon, de dimensions suffisantes pour y\nétablir :\n1° des fours d'incinération; installation épura-\ntrice pour stérilisation de toutes les matières\nusées, 16 m 2 ;\n2° installation pour l'équipe de désinfection de\nla province comprenant deux locaux chacun de\n28 m 2 pour objets à désinfecter, et pour objets\ndésinfectés; en outre trois places pour bain, etc.,\nde 15 m 2 chacune;\n3° atelier pour menuisier, électricien, etc.,\n35 m 2;\nN, B. La hauteur des places principales mesu-\nrée du plancher au plafond sera de 4 m. 50.\nLes laboratoires doivent être autant que possible\norientés vers le Nord et éloignés du bruit et des\ntrépidations de la rue.\nb) Cliniques et dispensaires, subdivisés comme\nsuit :"}, {"page_pdf": 21, "page_imprimee": "245", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192303-01.1.21", "debut_caractere": 29, "fin_caractere_exclue": 3971, "texte": "CLINIQUE\nLogement et bureau du gestionnaire, 20 ;\nBureau pour la direction et salle de réception (à\nl'étalage), 30 m 2;\nTrois salles pour consultation de polyclinique,\nchacune de 30 m 2;\nSalle d'opération avec annexes pour anesthésie\net stérélisation, chacun de 12 m 2 ;\nDeux salles de dix lits avec dépendances et salle\nde garde, ensemble 100 m 2 par salle;\nInstallation de radiographie avec chambres noi-\nres, 40 m 2.\nDEUX DISPENSAIRES\nà savoir un dispensaire antituberculeux et un dis-\npensaire antisyphilitique, devant disposer chacun\ndes locaux suivants :\nBureau du médecin-directeur, 25 m 2;\nSalle d'attente, 64 m 2 ;\nDeux cabinets de consultation (avec locaux de\ndéshabillage) : deux pièces de 64 m~;\nLocal pour le pisteur, 25 m 2;\nW.-C., lavatorys, pour le personnel domestique\net séparément pour les visiteurs des dispensaires.\nLa salle d'attente du dispensaire antisyphilitique\nsera installée de manière à pouvoir être divisée en\ncompartiments pour garantir la discrétion.\nLes deux dispensaires peuvent être établis l'un\nau rez-de-'ehaussée, l'autre à l'étage.\nc) Laboratoire pour l'étude de maladies sociales,\nprofessionnelles et coloniales : salle de 96 m^;\nLogement du médecin-directeur; ce bâtiment\nsera érigé à proximité des laboratoires,\nHabitations et bureau du gestionnaire.\nA prévoir, en outre :\nUne ou plusieurs salles pour l'installation du\nmusée d'hygiène facilement accessible au public;\nUne salle de cours et conférences, accessible au\npublic, 120 m 2;\nVestiaires : vestibules, dégagements;\nDeux salles de séances de 48 m~ à l'usage des\nsociétés médicales et organismes officiels qui au-\nront leur place dans l'lnstitut;\nUne salle de réunion, espèce de « Club > à pro-\nximité de la bibliothèque, 50 m^;\nTrois autres salles sans destination immédiate;\nCaves à provisions, à charbon et pour l'installa-\ntion du système de chauff âge ;\nCours et jardins;\nW.-C. et lavatorys en nombre suffisant.\nOBSERVATIONS GENERALES\nLes indications ci-dessus ne sont nullement res-\ntrictives; les concurrents qui désirent obtenir de\nplus amples renseignements sur les nécessités des\ndivers services, auront à s'adresser au directeur du\nservice provincial de bactériologie, chaussée de\nTurnhout, 234, à Deurne-lez-Anvers.\nToute liberté est laissée aux concurrents en ce\nqui concerne le style des constructions; ils suivront\nsous ce rapport leur sentiment artistique et leur\nbon goût.\n11 leur est seulement recommandé d'imprimer à\nleurs bâtiments un caractère très simple et un\naspect riant. Ils auront soin d'en prescrire un luxe\nintempestif, mais par contre, ils choisiront des ma-\ntériaux solides et durables, réfractaires autant aux\nintempéries qu'aux déprédations et à une usure\nprécoce. Les gîtages et escaliers seront établis en\nmatériaux incombustibles.\nLe chauffage sera combiné avec la ventilation de\nmanière à obtenir dans chaque local de fréquents\net complets renouvellements d'air. Les concur-\nrents utiliseront la ventilation naturelle plutôt qu'en\nfaisant usage d'appareils mécaniques ou électri-\nques.\nSans en fournir un devis détaillé spécial, les\nconcurrents calculeront grosso modo le prix de ces\ninstallations, qui doit figurer au devis à produire\nà la seconde épreuve. Ils fourniront en même\ntemps une note explicative de ces installations.\nLe coût des plantations ne doit pas figurer au\ndevis.\nLes parties immédiatement disponibles du ter-\nrain, devront être utilisés pour les services les plus\nurgents à installer, à savoir : les dispensaires, les\nlaboratoires et l'habitation du directeur.\nLes concurrents auront soin que les dispensaires\nbien que ne formant qu'un tout avec la clinique,\npuissent fonctionner séparément de celle-ci.\nIls apprécieront quels sont les services à instal-\nler à l'étage des bâtiments.\nApprouvé par la Députation permanente du\nConseil provincial en séance du 19 janvier 1923.\n\nLe Gouverneur-Président,\nG. VAN DE WERVE EN VAN SCHILDE.\nPar ordonnance :\nLe Greffier provincial,\nJ. SCHOBBENS."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1923-03-01-c009", "article_bluemountain": "bmtnaac_1923-03_01#c009", "volume": "bmtnaac_1923-03_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "246", "page_fin": "247", "image_debut": 22, "image_fin": 23, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192303-01.2.4", "titre_corps": "LE COUT DE LA CONSTRUCTION", "titre_sommaire": "LE COUT DE LA CONSTRUCTION", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 22, "page_imprimee": "246", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192303-01.1.22", "debut_caractere": 21, "fin_caractere_exclue": 3896, "texte": "HABITAT\nLE COUT DE LA CONSTRUCTION\nLe « Nord Industriel » rapporte les décla-\nrations suivantes de M. C. Cavalier, président\ndu Conseil d'administration de la Société des\nHauts Fourneaux et Fonderies de Pont-à-\nMousson, sur le coût de la construction :\n« Des esprits imaginatifs à la recherche\nde solutions magiques, ont pensé à aller re-\nconstruire la Russie... Si Ton commençait par\nla France! En dehors même des réparations\ndes régions de guerre, la France manque de\nlogements. La natalité, problème vital pour\nnotre pays, en souffre. Pourquoi ne bâtit-on\npas?\n» Parce que, financièrement, c'est impossi-\nble; nous l'avons démontré plusieurs fois.\nRépétons-nous. Une maison de rapport qui,\navant la guerre, aurait coûté un million et\nexigé, comme intérêt de ce million 40,000\nfrancs, coûterait aujourd'hui trois millions et\ndemi (coefficient 3.50); et en supposant un\ntaux de 7 p.c. seulement pour les intérêts de\ncette somme (coefficient du loyer de l'argent\n1.75), il faudrait compter 3,500,000 X 7\n= 245,000 francs d'intérêts par an, soit six\nfois plus qu'ava?nt-guerre.\n» Pour que l'opération « paie », suivant le\nterme en usage, il faudrait que le coût des\nloyers soit sextuplé. Est-ce possible. Non cer-\ntainement, sauf exception.\n» Mais, dira-t-on, les maisons à construire\nne représentent qu'un pourcentage assez fai-\nble des maisons existantes qui, elles, ont été\nconstruites avant-guerre et dont les proprié-\ntaires ne peuvent prétendre tirer des loyers\nsix fois plus élevés qu'avant-guerre. Evidem-\nment! le coût de l'entretien, des impôts, ne\njustifierait pas ce coefficient pour les anciens\nimmeubles, quand même on y ajouterait les\npertes résultant des différentes lois de guerre\net d'après-guerre sur les loyers.\n» Mais il y a une autre difficulté, c'est que\nla plupart des personnes à loger ne peuvent\npas payer des loyers six fois plus cher qu'a-\nvant-guerre! Il faut donc attendre que ce\ncoefficient théorique de 6 s'abaisse au niveau\ngénéral de la rémunération du travail et du\ncoût de la vie. C'est ce que l'on fait.\n» Quand l'équilibre sera-t-il rétabli? Quand\nla construction des maisons d habitation re-\nprendra-t-elle sur une grande échelle? Cela\nrevient à demander quand finira la crise éco-\nnomique actuelle, quand se produira la re-\nprise, la grande Reprise avec un grand R,\nqu'on attendait au lendemain de la guerre\net dont il serait impossible encore de fixer la\ndate. Ce qu'on peut dire, c'est que l'indice\nde la crise peut se calculer en multipliant le\ncoefficient des travaux de bâtiment par le\ncoefficient du loyer de 1 argent et en divi-\nsant le produit par le coefficient du coût\ndes loyers.\n» L'indice normal d'avant-guerre était na-\nturellement : 1 XI : ] 1.\n» Il y a un an ou deux, les constructions\nont eu le coefficient 5 et le loyer de l'argent\nle coefficient 2,5, celui des loyers n'était\nguère que 1.5.\n» L'indice de la crise réelle ou latente\nétait alors de :\n5 x 2.5 : 1.5 ===== 12.50 : 1.5 = 8.3\nActuellement, on donne les coefficients\nde 3.5 pour les maisons, de 1.7 pour 1 ar-\ngent et de 2 pour les loyers. L'indice de crise\nest donc de 3.5 X 1.7 : 2 = 3 environ. Il y\na progrès. Bientôt, espérons-le, le coefficient\ndes constructions tombera à 2.5 ; celui de 1 ar-\ngent à 1.25; et si celui des loyers monte à\n2.5, l'indice de crise tombera à 2.5 X 1.25 :\n2.5 = 1.25. La crise serait à peu près ter-\nminée.\n» Mais il faut souhaiter que le coefficient\ndes constructions tombe à 2, celui de 1 ar-\ngent à 1 et que celui des loyers ne dépasse\npas 2.\n» L'indice de la crise serait alors de 2 X\n2 : 2 = 1, c'est-à-dire que la crise n'exis-\nterait plus.\n» Mais que faut-il faire pour diminuer le\ncoût des maisons neuves et le loyer de l'ar-\ngent?\n» C'est bien simple et bien facile! Il faut\ntravailler davantage, faire 1 0 heures au lieu\nde 8, produire avec intensité à bon marché,\net le but sera vite atteint. Que soit glorifié le"}, {"page_pdf": 23, "page_imprimee": "247", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192303-01.1.23", "debut_caractere": 28, "fin_caractere_exclue": 3853, "texte": "travail, non pas le mot perverti souvent et\ndevenu contre travail, mais la chose, le Tra-\nvail effectif du cerveau et des mains ».\n11 est à craindre que le travail de 1 0 heures\nne revienne pas prochainement.\n11 faut donc, à tout le moins, faire un ef-\nfort d'intelligence et de technique pour aug-\nmenter la production avec moins de main-\nd'œuvre.\nEst-il, d'autre part, impossible d'abaisser\nle taux de l'argent?\nIl suffit, croyons-nous, de le vouloir.\nEt alors la crise cessera et la prospérité re-\nnaîtra.\nSOCIETES D'HABITATIONS A BON MARCHE.\nLes sociétés d'habitations à bon marché con-\nstituées aux termes de la loi du 1 1 octobre 1919:\na) locales; b) régionales; c) provinciales agréées\npar la Société Nationale se répartissent comme\nsuit, à la date du 24 octobre Î922 :\na) Locales, 167 sociétés; capital, 135 millions\n794.800 francs;\nb) Régionales, 28 sociétés, capital 30.461.200fr;\nc) Provinciale, 1 société, capital, 356.000 fr.\nTotal, 196 sociétés pour un capital global de\n3 66.6 ï 2.000 francs.\nLES MAISONS OUVRIERES DANS LE PAS-DE-\nCALAIS. Le « Nord Industriel > donne un\ntableau intéressant de l'effort poursuivi par les\nCompagnies houillères du Pas-de-Calais pour\nreconstruire leurs maisons ouvrières en majeure\npartie ruinées par la guerre :\nCompagnies Ou vie r s logés en\n1913 1921 1913 1921\nBéthune 4.281 4.793 5.780 6.858\nNœux 2.919 4.3 74 3.600 3.800\nBruay 3.612 7.551 5.253 12.383\nMaries 1.938 4.274 2.774 6.616\nClarence 78 379 29 540\nFerfay 397 528 435 872\nLigny-lez.Aire 303 262 208 350\nVendm-lez-Béthune 29 36\nGouy-Servins 43 68 40 88\n13.571 22.260 18.Î19 36.543\nAinsi le nombre total de maisons est passé de\n13,571 à 22.260» et le nombre d'ouvriers logés de\nÎ8.1Î9 à 36.543, soit plus du double. Plus de\n3.200 habitations ont été achevées en 1921, met-\ntant en œuvre plus de 80 millions de francs. Un\neffort analogue est prévu pour l'année courante.\nLE COUT DES HABITATIONS OUVRIERES\nEN ANGLETERRE. Au cours de la discussion\ndu budget du Ministère de l'Hygiène, Sir A. Mond\na fait connaître au Parlement britannique que les\nprévisions de dépenses pour 1922 ayant trait au\nlogement populaire s'élevaient à £ 22.062.000\n(1.213.410.000 francs, livre calculée à 55 francs)\net fait ressortir une diminution de £ 1.732.000\n(95.260.000 francs) sur les chiffres de l'année\nprécédente, grâce à des réductions portant à la\nfois sur le personnel et sur le programme de\nconstruction.\nLe nombre des maisons à bon marché à cons-\ntruire par les municipalités et les sociétés d'utilité\npublique pour lesquelles la permission de bâtir a\nété accordée s'élevait, au 26 mai 1922, à 173.000;\nle nombre de maisons terminées était, au ler1er mai,\nde 107.665; en construction, 4 7.100; non encore\ncommencées, 18.239.\nLe nombre des permissions de bâtir concernant\nles maisons édifiées directement par les particu-\nliers était de 42.514. On comptait comme maisons\nterminées, 32.928; en cours de construction,\n9.586.\nEn ce qui concerne le prix de la construction, le\nministre, Sir A. Mond, a déclaré que le prix de\nrevient moyen en mai î 921 d'une maison compre-\nnant une cuisine et 3 chambres à coucher, s'éle-\nvait à £ 697 (38.335 francs). En novembre 1921:\n£ 577 (3 î .735 francs). En mai 1922, le prix\nétait tombé à £ 384 (21.120 francs).\nPour une maison comportant 1 cuisine, 1 salle\nà manger et 3 chambres à coucher, le prix moyen\nétait, en mai 1921, de 45.650 francs; en mai 1922,\nde 22.000 francs.\nPour la première catégorie de maisons, le prix\nle plus bas payé il y a un an était de 33.165 francs;\nl'adjudication la moins élevée de cette année a été\nde 16.390 francs.\nLe ministre a signalé que l'on marchait ainsi\nvers des prix moyens véritablement économiques\net qu'il n'y avait d'ailleurs aucune raison de pen-\nser qua la baisse avait atteint son niveau le plus\nbas.\n(D'après € The Architects Journal », juin 1922.)"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1923-03-01-c010", "article_bluemountain": "bmtnaac_1923-03_01#c010", "volume": "bmtnaac_1923-03_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "248", "page_fin": "252", "image_debut": 24, "image_fin": 28, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192303-01.2.5", "titre_corps": "LES PEINTURES “ÉMAIL„ ÉMAIL BRILLANT ET ÉMAIL MAT", "titre_sommaire": "LES PEINTURES “ÉMAIL„ ÉMAIL BRILLANT ET ÉMAIL MAT", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 24, "page_imprimee": "248", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192303-01.1.24", "debut_caractere": 21, "fin_caractere_exclue": 3542, "texte": "TECHNOLOGIE\nLES PEINTURES “ÉMAIL„\nÉMAIL BRILLANT ET ÉMAIL MAT\nEn vue de compléter notre documentation concernant les peintures du bâtiment,\nnous reproduisons ici un article du « Moniteur de la Peinture » du 5 septembre 1919.\nL'emploi des couleurs brillantes est au-\njourd'hui général en peinture.\nLeur début remonte à 25 ans environ et\nje me souviens que, dès les premiers essais,\nj'avais prédit à ce genre de couleurs le plus\nbrillant avenir; que le lecteur m'accorde la\nplus petite satisfaction de reconnaître que\nje fus bon prophète!\nLa fabrication d'un produit aussi deman-\ndé ne pouvait manquer de tenter nombre\nd'industriels; aussi pouvons-nous aujour-\nd'hui compter un nombre considérable de\npeintures-émail de marques différentes;\nparmi celles-ci il en est beaucoup d'excel-\nlentes que tout le monde connaît et apprécie,\nmais il y en a, hélas, beaucoup aussi qui\nne valent pas lourd î II ne peut naturelle-\nment être ici question de citer des noms;\nje me bornerai à donner un conseil : méfiez-\nvous des produits à bas prix; l'émail ne\nsaurait être un produit très bon marché, en\nraison des matières de toute première qua-\nlité que sa fabrication requiert et en raison\naussi des soins que cette fabrication réclame\npour être à la hauteur; il faut entre autres\nque le broyage des pigments soit fait avec\nun soin tout particulier avant le mélange\navec liquides; les pigments employés doi-\nvent être choisis parmi les moins «lourds» ;\nles pigments dont la densité serait trop forte\nabsorberaient en effet le brillant de l'émail\net occasionneraient de forts dépôts.\nIl n'est naturellement pas possible de don-\nner ici un grand nombre de formules de\npeintures-émail; ces fomrules varient d'un\nfabricant à l'autre et comme elles ne diffè-\nrent pas sensiblement, il en résulte que\nbeaucoup d'entre elles se valent : les fabri-\ncants sont en somme arrivés au même résul-\ntat en suivant des chemins légèrement dif-\nférents Je signalerai seulement que les pein-\ntures émail se composent presque toujours\nde :\nBlanc de zinc broyé spécialement;\nHuile de lin blanchie, cuite;\nHuile de Hollande (Standolie) ;\nHuile d'œillette.\nCertains fabricants ajoutent un certain\npourcentage de caoutchouc en dissolution;\ncertains ajoutent au blanc de zinc, du kao-\nlin, du sulfure de zinc ou du lithopone, mais\ndans ce cas, ces matières doivent avoir subi\nun broyage spécial.\nIl était inévitable que l'on essayât de fa-\nbriquer à bas prix une sorte de contrefaçon\nd'un produit qui jouissait d'une telle vogue;\naussi, les pseudo « couleurs-émail » abon-\ndent...; elles ne consistent habitueljlemeàit\nqu'en blanc de zinc broyé dans un vernis\nblanc ordinaire, qui n'est lui-même que de\nla gomme Damar dissoute dans de I essence\nde térébenthine; pour les imitations de la\npeinture-émail de teinte non blanche, le pig-\nment blanc est broyé dans un vernis brun\nDrdinaire, souvent appelé «. vernis de sabo-\ntier ». Certains fabricants ajoutent à ces\nmélanges un peu d'huile grasse qui n'a\nd'autre effet que de donner un brillant fac-\ntice à la peinture.\nLa solidité et la beauté des peintures-\némail sont si bien établies partout actuelle-\nment qu'il n'y a pour ainsi dire pas d'admi-\nnistration importante qui n'en prescrive l'em-\nploi dans ses cahiers des charges. Notamment\nles Compagnies de chemins de fer les em-\nploient sur une grande échelle : en effet, les\npeintures - émail font réaliser une économie\nqui, à certaines époques, peut atteindre 50\np.c. comparée à la peinture ordinaire; de plus,\nle peu de temps qu'exige l'application de ces"}, {"page_pdf": 25, "page_imprimee": "249", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192303-01.1.25", "debut_caractere": 33, "fin_caractere_exclue": 4174, "texte": "peintures permet de réduire au minimum le\ntemps d'immobilisation du matériel roulant\ndans les ateliers. Si Ton ajoute à ces qualités\ndéjà exceptionnelles celle, essentielle, d'une\ndurabilité remarquable entre toutes, on vou-\ndra bien reconnaîrte que la vogue des pein-\ntures-émail est pleinement justifiée.\nLeur application. a. Email brillant.\nPour obtenir un résultat parfait, il est néces-\nsaire, plus encore qu'avec les autres couleurs,\nd'apporter les plus grands soins à 1 applica-\ntion des peintures-émail.\nL'application de l'émail se fait exactement\nde la même manière que celle d'un vernis\ngras; il faut qu'il soit toujours appliqué sur\nun fond sec et maigre, car les fonds gras ont\nune influence défavorable sur l'émail, ils dé-\ncomposent et altèrent son brillant, ils ont de\nplus une tendance à le faire gercer. Cette par-\nticularité s'explique très bien, si l'on consi-\ndère que les fonds gras ne durcissent jamais\ncomplètement; or, l'émail ayant comme qua-\nlité primordiale de durcir fortement et très\nvite, il se contracte donc presque instanta-\nnément, entraînant dans sa contraction les\ncouches grasses du fond, ramolies quelque\npeu par l'émail qui les recouvre; ces couches\ngrasses ne peuvent plus résister à la contrac-\ntion de l'émail durcissant, elles cèdent, et de\nlà des gerçures et des craquelures nombreu-\nses que, bien à tort, on attribue souvent à\nl'émail lui-même. Cette recommandation,\nd'une importance capitale, doit être scrupu-\nleusement observée.\nLa couche d'émail doit être appliquée gras-\nsement afin qu'elle puisse être croisée facile-\nment et sans efforts. Si on l'applique parcimo-\nnieusement ou « maigrement » comme on dit\nen termes de métier, la surface peinte n'a pas\nle brillant que doit avoir l'émail; de plus,\ncette surface présente dans ce cas des taches\nternes et mates.\nAprès avoir empâté grassement d'émail\nla surface à couvrir (il ne faut toutefois pas\nle faire avec exagération, pour éviter toutes\ncoulures et draperies), on croise deux fois\ndans chaque sens, lentement, en appuyant la\nbrosse dans toute l'épaisseur d« la couche,\nafin qu'elle soit étalée d'une façon bien uni-\nforme. On laisse ensuite l'émail s'arrondir\nde lui-même, sans s'inquiéter des traces\nlaissées par la brosse, traces qui disparais-\nsent peu à peu.\nPour l'application de l'émail, il faut em-\nployer des brosses plates à vernir, ayant dé-\njà un peu servi, car alors les soies courtes\nont plus de résistance et d'élasticité. La\nbrosse ovale (soie noire) peut aussi être uti-\nlisée avec avantage, lorsqu'on veut procéder\nplus rapidement et opérer sur de grandes\nsurfaces; mais on se sert toujours pour finir\nde la brosse plate dite queue de morue; il\nfaut employer des brosses de tout premier\nchoix; cette précaution a une importance\ncapitale pour obtenir un laquage parfait.\nAvant l'emploi, on doit mélanger la cou-\nleur en tous sens et parfaitement, jusqu'à ce\nque le dépôt qui, en certains cas, peut se\nproduire, soit intimement mélangé à la par-\ntie fluide.\n11 est recommandé d'une façon toute spé-\nciale de ne jamais ajouter aucune essence ni\nhuile à l'émail pour le diluer; si, par suite\ndes grands froids, l'émail s'épaissit un peu,\nil suffit d'immerger dans l'eau chaude le bi-\ndon contenant l'émail.\nb. Email mat. On obtient par cet émail\nspécial une peinture mate de toute beauté,\nd'un velouté et d'une fraîcheur de ton que\nl'on ne peut obtenir par la peinture à l'es-\nsence; sa résistance à l'usage est aussi grande\nque l'émail brillant, les lavages successifs\nn'altèrent en aucune façoln le velouté de\ncette peinture.\nL'émail mat présente l'avantage de pou-\nvoir être travaillé et rertavaillé à la brosse\nsans crainte de produire des taches ou places\nbrillantes; cette qualité le fait très apprécier\nen peinture, car aucun peintre n'ignore que\nla moindre reprise ou place oubliée ne peut\nêtre retouchée sans laisser de traces visibles\net brillantes, lorsqu'il s'agit de peintures\nmates.\nL'émail mat ne tend pas à s'épaissir et à\ndevenir gras, ainsi que le deviennent toutes\nles couleurs préparées à l'essence; néanmoins,\nj'engage les peintres à ne commander à leurs\nfournisseurs que des bidons dé 1, 2, 5 ou 10"}, {"page_pdf": 26, "page_imprimee": "250", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192303-01.1.26", "debut_caractere": 33, "fin_caractere_exclue": 4151, "texte": "kilos suivant leurs besoins journaliers à seule\nfin de ne jamais avoir d'émail mat en sur-\ncroît après leur travail. Cette précaution est\nd'ailleurs toujours bonne à observer, quelle\nque soit la préparation des couleurs em-\nployées.\nDans la série d'articles que le « Moniteur\nde la Peinture » a bien voulu me demander\nsur la peinture en voitures, matériel roulant\nde chemins de fer, etc., série à laquelle je\ntravaille pour l'instant, j'aurai l'occasion de\nrevenir sur l'application des peintures-émail\net de donner des détails plus précis sur la\nfaçon dont on peut en tirer le meilleur parti\nsuivant les circonstances.\nA. SOURIS,\nChef honoraire des Ateliers de Peintures\naux Chemins de fer de l'Etat Belge.\nRESISTANCE A L'ECRASEMENT DES BETONS\nDE MACHEFER. Comme en ce moment on\ns'occupe beaucoup dans notre pays de l'utilisation\ndes bétons de mâchefer à la construction d'ha-\nbitations, signalons les renseignements que la\n« Construction Moderne > (8 octobre 1922) donne\nà un de ses abonnés qui la questionne sur la résis-\ntance des bétons de mâchefer\nLa résistance des bétons à l'écrasement varie à\npeu près proportionnellement à la densité. Or, les\nbétons de mâchefer sont, en général, très légers,\net leur résistance est considérée comme atteignant\nenviron les deux tiers de Celle des bétons de gra-\nvier de même dosage. Cependant, il existe des mâ-\nchefers très denses qui donnent la même résistance\nque les autres bétons. Voici la composition de\nquelques bétons de mâchefer, -avec leur densité :\nCiment, 400 k. Mâchefer, 1.000 litres. Densité\n1.565 k. (après dessication à l'air pendant trois\nmois).\nCiment, 200 k. Sable, 200 lit. Mâchefer, 900 lit.\nDensité, 1.835 k.\nCiment, 500 k. Sable, 200 lit. Mâchefer, 900 lit.\nDensité, 1,928 k.\nCiment, 400 k. Sable, 400 lit. Mâchefer, 800 lit.\nDensité, 2.060 k.\nAvec 300 k. de sable et 1.200 litres de mâche-\nfer concassé sans sable, on a obtenu la plus faible\ndensité, sans pilonage.\nD'après le laboratoire des Ponts et Chaussées,\nles bétons de mâchefer coulés sans sable, qui ont\ndonné les plus faibles densités, ont aussi donné\nles plus faibles résistances observées.\nSuivant la nature du ciment, la réistance varie :\nCiment 300 k. Demarle, 1.340 k., résistance,\n53 k., Fondu, 1.420 k., résistance 100 k. Ciment\n450 k. : Demarle, 1.480 k., résistance 92 k.;\nFondu, 1.545 k., résistance, 180 k.\nLA SULFAT ATI ON SPONTANEE DES PIER-\nRES CALCAIRES. Une intéressante étude de\nMM. Kling et Florentin a été soumise à la séance\ndu 20 novembre sur une cause fréquente de dégra-\ndation des monuments urbains.\nLes auteurs de cette étude mentionnent qu'il y\na dix-huit mois, à la suite de détériorations suspec-\ntes, constatées sur un monument funéraire, édifié\nau cimetière du Père-Lachaise, ils furent chargés\npar r?.dministration préfectorale de rechercher *a\ncause initiale de l'altération subie par le calcairè\nutilisé (calcaire à entroques d'Euville).\nA cet effet, ils ne se sont pas contentés d'exami-\nner les cîébris ayant subi cette altération mais, en\noutre, ils cnl recherché si d'autres monuments voi-\nsins, également taillés dans des calcaires, ne pré-\nsentaient pas, eux aussi, des altérations du même\ngenre. Or ils ont reconnu qu'on rencontrait celles-\nci assez fréquemment, non seulement sur les monu-\nments du cimetière du Père-Lachaise, mais aussi\nsur nombre d'autres situés en différents points de\nl'agglomération parisienne.\nLes analyses chimiques qu'ils ont effectuées si,-\nmultanément sur les parties altérées, empruntées à\ndivers monuments du Père-Lachaise et sur les par-\nties des mêmes pierres demeurées saines, leur ont\nprouvé, sans doute possible, que l'altération subie\npar le calcaire correspondait à une sullfatation.\nCeci ressort des résultats résumés dans un tableau\nqu'ils adjoignirent à leur travail.\nEn outre, grâce à l'obligeance de M. Bœswill-\nwald, ils ont pu également se procurer des frag-\nments de plusieurs monuments parisiens présen-\ntant, eux aussi, des dégradations spontanées plus\nou moins marquées.\nL'analyse de ces fragments a fourni des résul-\ntats qu'ils énumèrent minutieusement.\nCes analyses montrent que, sauf en ce qui con-"}, {"page_pdf": 27, "page_imprimee": "251", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192303-01.1.27", "debut_caractere": 33, "fin_caractere_exclue": 4432, "texte": "cerne les fragments provenant de Notre-Dame, la\ndésagrégation des calcaires est accompagnée d'une\nsulfatation très nette. De plus, dans nombre de cas,\nils ont observé que le point de départ de l'altéra-\ntion des calcaires correspondait aux portions re-\ncouvertes de « calcin », enduit noirâtre qui\ns'amasse aux saillies des surfaces soustraites à l'ac-\ntion de la pluie. Il est vraisemblable que ce « cal-\ncin » joue un rôle déterminant important dans la\nproduction de ces altérations.\nVoici d'ailleurs les analyses des enduits recueil-\nlis sur les monuments suivants :\nSainte Cluny Tri-\nChapelle Cluny poussières nité\nHumidité 53,58 6,63 2,70 2,07\nPerte au rouge 53,58 24,40 34,90 29,89\nCa O Î6,20 28,24 41,21 37,97\nAl 2 03 + Fe2 Q3 6,50 2,14 2,20 1,97\nSi O2 et silicates insolubles 23,85 8,87 12,68 10,51\n(SO3) 20,78 29,74 6,31 17,48\nLe « Calcin » est donc constitué essentiellement\npar un mélange de matières organiques, de silice,\ndu sulfate de chaux, auxquels s'associe parfois du\ncarbonate de chaux. L'absence presque complète\nde ce dernier sel, observée dans certains cas, ne\npeut s'expliquer qu'à la faveur d'un processus de\nsulfatation très actif dont il aurait été le siège et\nqui aurait eu pour effet de transformer en sulfate\nle carbonate qu'il renfermait originairement.\nL'acide suîlfurique qui attaque ainsi les pierres\ncalcaires provient évidemment de l'atmosphère où\nil se forme aux dépens de l'anhydride sulfureux,\nlequel se rencontre dans l'air des villes ainsi que\nplusieurs auteurs l'ont déjà montré.\nCet anhydride sulfureux est fixé et entraîné par\nles eaux de pluie et par la neige; aussi les eaux\nmétéoriques sont-elles, dans les centres industriels,\nassez riches en sulfate et même en acide sulfurique.\nC'est à l'action de l'anhydride contenu dans l'at-\nmosphère et dans les eaux de pluie, action parfois\nexaltée par quelque effet catalytique, qu'il faut\nattribuer l'attaque du carbonate de chaux, assez\nsolubie, cimentant entre eux les grains des calcai-\nres et la désagrégation consécutive de ces derniers.\nLa houille renferme en moyenne 1 0/0 de sou-\nfre; or, dans la région parisienne, la consommation\nde houille atteint 8 millions de tonnes; il s'ensuit\nque la combustion <lu soufre que renferme cette\nhouille détermine la production d'une quantité de\nSO2, correspondant à 240.000 tonnes de SO4H2.\nAussi, en ne nous plaçant qu'au seul point de\nvu© de la conservation des monuments, y aurait-il\nun sérieux inconvénient à laisser augmenter incon-\nsidérément dans les centres urbains la consomma-\ntion de houille crue. Il serait souhaitable que\nl'énergie soit produite loin des grandes aggloméra-\ntions et que la houille et le coke n'y soient utilisés\nque pour les usages purement thermiques, dans la\nmesure du possible.\n(« La Construction Moderne », 31 déc. 1922.)\nTCHECOSLOVAQUIE.— UN INSTITUT POUR\nL'UTILISATION ECONOMIQUE DES COMBUSTI-\nBLES vient d être établi en Tchécoslovaquie par un\ndécret gouvernemental du 29 septembre 1921 du\nRecueil des Lois et Décrets, auprès du ministère\ndes Travaux publics, à Prague. La tâche de l'lnsti-\ntut sera de procéder à un examen systématique des\ncombustibles et des charbonnages, d'étudier les\ndifférents modes d'extraction et d'exploitation. Les\nmembres de l'lnstitut seront nommés par le minis-\ntre des Travaux publics pour une durée de trois\nans et seront choisis parmi les représentants de*\nhautes écoles et des institutions scientifiques, parmi\nles industriels, les consommateurs de combustibles\net d'autres spécialistes. L'organe administratif et\nexécutif est la direction. Les questions d'organisa-\ntion seront traitées par l'assemblée plénière des\nmembres, qui élira un comité administratif et\nfixera l'ordre des séances. Le comité administratif\ndiscutera les projets de construction de l'lnstitut,\ndonnera son avis sur les mesures à prendre en vue\nf\nde réaliser des économies, établira les départements\nscientifiques et spéciaux, veillera à l'unité et à la\nsystématisation des méthodes et travaux d'exploita-\ntion, etc. Les départements scientifiques et spéciaux\norganiseront l'activité scientifique et pratique des\ninstituts, des laboratoires et des sall«?s d'expérience,\ndiscuteront les mesures à prendre en vue de l'épar-\ngne, et des travaux d'exploration.\nPROVINCE DE LIEGE. EXPOSITION NA-\nTIONALE D'ART DECORATIF. En même\ntemps que la Société Royale des Beaux-Arts de\nLiège organise, au Palais des Fêtes du Parc de la"}, {"page_pdf": 28, "page_imprimee": "252", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192303-01.1.28", "debut_caractere": 40, "fin_caractere_exclue": 3687, "texte": "Boverie, un Salon de Printemps, l'Association des\nAnciens Elèves de l'Académie des Beaux-Arts y\nfêtera son XXVe anniversaire, par une exposition\nnationale d'art décoratif, qui sera ouverte du\n12 mai au 24 juin 1923.\nCette exposition, placée sous le patronage des\npouvoirs publics, est assurée dès à présent d'un\ngrand succès. Les organisateurs ont déjà reçu de\nnombreuses adhésions qui témoignent de l'intérêt\nque tous les métiers d'art attachent à cette mani-\nfestation réservée aux œuvres d'art moderne repri-\nses aux classes suivantes :\n1. Architecture, décorations intérieure et exté-\nrieure des édifices publics ou privés;\n2. Sculpture ou peinture décorative et orne-\nmentale ;\n3. Ameublement, bronze, fer forgé, céramique,\nmosaïque, vitrail, cristallerie d'art, émaux, brode-\nrie, tapisserie, reliure, illustration du livre, ciselure,\ngravure, orfèvrerie, bijouterie d'art et gravure sur\narmes. Dans cette classe, les artistes devront de\npréférence exposer les œuvres en exécution. Toute-\nfois, les dessins, modèles ou cartons seront égale-\nment admis.\nLes artistes qui n'auraient pas été touchés par\nl'appel de la société jubilaire peuvent réclamer le\nrèglement au président, M. Victor Reuter, archi-\ntecte, rue Monulphe, 55, à Liège.\nGOTHEMBOURG (SUEDE). UNE EXPOSI-\nTION INTERNATIONALE DE L'AMENAGEMENT\nET DE L'EXTENSION DES VILLES (27 juillet au\n12 août 1923). - A l'occasion de son 300e anni-\nversaire, la ville de Gothembourg organise une ex-\nposition du Jubilé qui aura lieu .du 8 mai au\n30 septembre 1923.\nDivers congrès y tiendront leurs assises, notam-\nment celui de l'Association internationale des Cités-\nJardins, qui aura lieu du 2 au 10 avril. Les deux\npremiers jours seront consacrés entièrement aux\ndélibérations, les jours suivants seront employés à\nvisiter les divers centres d'intérêt municipal des\nenvirons. La dernière excursion conduira les par-\nticipants à Stockholm.\nAu cours de la même quinzaine (du 2 7 juillet\nau 12 août) a lieu l'exposition spéciale consacrée\nà l'urbanisation et au développement des villes.\nCette exposition couvrira une superficie de\n8.000 mètres carrés et sera donc une des plus im-\nportantes qui aient été organisées à ce sujet.\nL'Union des Villes belges est chargée de centra-\nliser tous les documents concernant la Belgique.\nCeux-ci seront envoyés franco-bord à Anvers d'où\nils seront transportés, assurances comprises, aux\nfrais du Comité organisateur de l'Exposition de\nGothembourg.\nLONDRES. INSTITUT ROYAL DES ARCHI-\nTECTES BRITANNIQUES. Le conseil de l lnsti-\ntut royal des Architectes anglais a décidé de réunir\nun Congrès international de l'éducation architectu-\nrale à Londres, dans l'automne de 1924.\nLe Congrès consistera en réunions spéciales dans\nle but d'étudier l'histoire, la position et les plans\nfuturs de l'éducation architecturale avec mention\nspéciale des points suivants :\n1° Revision des méthodes et du système pour\nobtenir les qualifications professionnelles;\n2° Sources d'études, utilité des voyages;\n3° Prix et récompenses d'honneur (études pré-\nliminaires; sujets détaillés; dessin, étude de l'his-\ntoire; travail pratique; journaux professionnels;\ncontact avec les travaux) ;\n4° Examens, modèles; rapports avec la prati-\nque; examinateurs payés;\n5° Promotion des études post-graduate ; rapport\navec l'éducation préliminaire et générale.\n11 y aura dans ces réunions des discussions régu-\nlières et amicales. On fera aussi des arrangements\npour :\n1° Des rapports sociaux; 2° des visites des éco-\nles, musées, lieux intéressants; 3° une réception;\n4° une exposition.\nLE PRÉSENT NUMÉRO RENFERME QUATRE PLANCHES HORS TEXTE REPRODUISANT DES\nŒUVRES DE HENRI VAN DE VELDE."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1923-03-01-c011", "article_bluemountain": "bmtnaac_1923-03_01#c011", "volume": "bmtnaac_1923-03_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 3", "page_fin": "couv. 3", "image_debut": 29, "image_fin": 29, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192303-01.2.6", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 29, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192303-01.1.29", "debut_caractere": 815, "fin_caractere_exclue": 1125, "texte": "N\nBLOC\n176, chsée de Boondael = Bruxelles\nMaisons ouvrières et rurales\nen agglomérés poreux et en briques\nS*#*®\nUSINES\nBéton armé de tous systèmes\n»\n•s\nr\nV\n•'* '\n♦ « **» I} • *«® !Y\nn\n- -»\ni ,f«.: Vr\n•<?*<:\n~ \"# Kl\n.»//•*? t. F t r\n-,ÎT\nHourdis creux sans coffrages\nBLOCS ATHERMANES KNAPEN\nMACHINES PILONNEUSES"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1923-03-01-c012", "article_bluemountain": "bmtnaac_1923-03_01#c012", "volume": "bmtnaac_1923-03_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 4", "page_fin": "couv. 4", "image_debut": 30, "image_fin": 30, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192303-01.2.7", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 30, "page_imprimee": "couv. 4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192303-01.1.30", "debut_caractere": 66, "fin_caractere_exclue": 400, "texte": "Éditions Tekhné\nL'Art et la Société „\nIBBlillllllllllllMllMlllllSlll'lllMlllilMllllllilllllllMlllilllilliilllilllSlllllllllilllllillllilllßllillllHilllllllllllilMlllilßllllllfllHNlflllilllßlli\npar H. - P. 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Fern. BODSON, architecte (Bruxelles) ; J. DE LIGNE, architecte\n(Bruxelles) ; J. EGGERICX, architecte (Bruxelles) ; Huib. HOSTE, archi-\ntecte (Bruges) ; Raymond MOENAERT, architecte (Bruxelles) ; L. van der\nSwaelmen, architecte-paysagiste (Bruxelles); J. M. van HARDEVELD (Am-\nsterdam; M. Raph. VERWILGHEN, Ingénieur Urbaniste (Bruxelles), Secré-\ntaire de la Rédaction.\nLos Rédacteurs et Collaborateurs sont seuls responsables de leurs articles. Il sera rendu compte\ndans «la Cité de tout ouvrage dont deux exemplaires seront envoyés àla Revue.\nPour la rédaction, l'administration et les demandes d'abonnement, s'adresser au Siègr\nde la Revue : 10, Place Loix, Saint-Gilles-Bruxelles.\nPour la vente au numéro s'adresser exclusivement aux librairies. Dépôt principal : Li-\nbrairie Lamertin, 58-62, Coudenberg Bruxelles.\nABONNEMENT : Belgique 10 fr. ; Etranger, 1 5 fr. Le numéro, Un franc.\nLes abonnements peuvent se prendre en versant la somme de 10 francs au crédit du\nCompte chèques-postaux n° 16621 (Revue : La Cité). Moyennant un sup-\nplément de 3 francs les numéros sont envoyés mensuellement sous enveloppe\ncartonnée.\n\nEditions \" TEKHNÉ „\nLA ClTÉ.Première année (juillet 1919, octobre 1920). Un volume de 260 pages,\nillustré de 29 planches hors texte, fr 10.—\nLA CITE. Deuxième année (oct. 1921). Un volume de 288 pages illus-\ntré de 24 planches hors texte fr. 10.—\nL'Art et la Société, par H. P. Berlage, architecte à Amsterdam. Tirés à part de la\nRevue \" Art et Technique „ (septembre 1913-février 1914). Un volume\nluxueusement imprimé et illustré de 98 clichés fr. 20.—\nLa Conservation du cœur de la Ville de Bruxelles, par Charles Buis, avec\ntraduction d'une conférence de C. Qùrlitt sur la \" Conservation du cœur\nd'anciennes villes. Une brochure de 24 pages fr. 2.—\nL\\ habitation coloniale.Sa construction au Congo Belge par Gaston Boghemans.\nUne brochure de 20 pages abondamment illustrée fr. 3.—\nConstantin Meunier. L'historique de son monument au travail, par R' Thiry et\nG. Hendrickx. Une brochure illustrée fr. 1.—\nLabbaye de la Cambre. Historique, description, projets de transformation, avec\n20 illustrations. Texte de G. Des Marez, archiviste de la ville de Bruxelles fr. 1.50\nU Art des Jardins et le nouveau jardin pittoresque, par Louis van der Swaelmen,\narchitecte paysagiste . fr. 1.—\nLA REVUE \" TEKHNÉ „. Collection complète de la 2me année <1912-1913). Beau\nvolume de 516 pages, sur papier couché, illustré de 250 clichés. Prix fr. 15.—\nPour obtenir ces livres, il suffit de verser, dans n'importe quel bureau des postes, au\ncrédit du compte chèques postaux \"n° 166.21 Revue la Cité „. la somme due et d'inscrire\nsur le bulletin de versement le titre du livre et les nom et adresse du souscripteur."}, {"page_pdf": 3, "page_imprimee": "229", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192303-01.1.3", "texte": "LA CITÉ. lIIe ANNÉE.\nN° 11. MARS 1923\n\nLa Ligne est une Force\n\n<*>\n*1 Parue pour la première fois dans un article de la\nreyue allemande « die Zukunft », en septembre 1902, cette\ndéfinition formulait, avec une concision voulue, une conviction\nque nous nous étions acquise dès 1891, époque vers laquelle\nnous produisions nos premiers ornements abstraits et pure-\nment linéaires. § <1 Au cours de conférences et de cours donnés à\nl'Université Nouvelle de Bruxelles (années 1894 à 1895), nous ana-\nlysâmes la nature de la ligne et cherchâmes à fixer les rapports\nexistant entre sa nature dynamique et la nature et la fonction de\nl'ornement, <1 Cette définition, telle qu'elle parut, pour la première\nfois, dans l'article de la « Zukunft », se retrouve dans mon livre\n« Laienpredigten », paru en 1902, au chapitre des « Prinzipielle\nErklaerungen » : « La ligne est une force dont les activités sont\npareilles à celles de toutes les forces élémentaires naturelles; plusieurs\nlignes-forces mises en présence, exerçant leurs activités en sens con-\ntraire, provoquent les mêmes résultats que les forces naturelles oppo-\nsées l'une à l'autre, dans les mêmes conditions! » « La ligne em-\n\nEn annonçant la publication aux éditions de 1 « Equerre » des « Formules d'une\nEsthétique Mode rne » d'Henri van de Veld e nous avons fait savoir que î éminent archL\ntecte nous avait autorisé à donner à nos lecteurs la primeur de quelques-unes des pages\nde son livre. Celles que nous publions aujourd'hui font suite aux articles que nous\navons insérés dans notre précédent numéro."}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "230", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192303-01.1.4", "texte": "LA CITÉ.\nMARS 1923\n\nprunte sa force à l'énergie de celui qui Fa tracée! » <ï <S Nous préci-\nsions, de plus, la parenté existant entre la nature de la force qui\npénètre la ligne et celle des forces dont nous considérons les activités\net les résultats dans la nature. « En de pareilles lignes, les mêmes\nforces que celles qui dans la nature ont pénétré le vent, le feu et l'eau\nsont opérantes! Le ruisseau qui se précipite contre une pierre s'oppo-\nsant à son cours se détourne et dirige ses eaux vers la rive opposée\ndont elles fouillent et font s'écrouler les bords! Le vent, fonçant sur\nles cîmes puissantes des montagnes, se brise sur ces masses inébran-\nlables, et le feu, déchaîné sous les voûtes de pierre, s'étend, court et\ns'élance pour chercher des issues! » *J <1 Cette définition de la ligne,\ncette conception dynamique de la nature de la ligne, furent commen-\ntées, dès lors, par maints écrivains d'art; et, dès 1902, nous trouve-\nrons cette définition souvent citée. De plus, la dénomination de la\n« ligne-force » appliquée à la ligne de construction des produits de\nla métallurgie, de la construction et des créations des ingénieurs, date\nd'alors* 1 *1 La ligne agit sur tout être, qui n'est pas entièrement\ndépourvu de sensibilité, par les directions, les rapports d'étendues,\nles accents provoqués au fur et à mesure qu'elle se trace. Cette action\nest spontanée. Ainsi, même à l'instant où nous croyons n'agir que\nvers un but purement pratique, c'est-à-dire à l'instant où nous nous\nefforçons de fixer le schéma d'une forme quelconque, notre sensibilité\nperçoit les rapports s'établissant entre les lignes qui se succèdent et\nmodifiant l'aspect de cette forme. Si, par suite, nous constatons que\nl'impatience de la jouissance esthétique remonte aux premiers ins-\ntants de la conception, nous constatons, d'autre part, que nous\npercevons de jouissance esthétique dès que les modifications\nsuccessives du schéma manifestent l'existence de rapports dynamiques\nentre toutes les lignes mises en présence! <5 <1 Or, bien que,\ndans pareil cas, nous poursuivions notoirement la création d'une\nforme, un tel résultat constitue un ornement linéaire de la plus primi-\ntive et de la plus rudimentaire nature. Une telle conception de la\nforme nous empêchera de concevoir l'ornement qui lui est adéquat\nautrement que comme un développement, un complément organique.\nOr, nous ne pourrons réaliser ceux-ci qu'au moyen d'éléments capa-\nbles d'agir eux-mêmes sur la forme ou de subir la réaction des acti-"}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "231", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192303-01.1.5", "texte": "LA CITÉ. lIIe ANNÉE.\nN° 11. MARS 1923\n\nvités se manifestant en elle, des éléments de même nature, c'est-à-dire\nlinéaires! *! Toute forme se présente à nous dans des conditions\ndéterminantes de l'ornement qui est « son » ornement; elle le porte\nlittéralement en elle! Les rapports entre la forme et l'ornement ne\npeuvent être que « complémentaires ». La ligne se charge d'évoquer\nces compléments dont la forme est dépourvue encore mais que nous\npressentons indispensables. Ces rapports sont des rapports de struc-\nture et l'office de la ligne, qui les établit, est de suggérer l'effort d'une\nénergie, là où la ligne de la forme manifeste une flexion dont la cause\nne paraît pas évidente; là où les effets de la tension sur l'élasticité de\nla ligne de la forme évoquent l'action d'une direction énergique, partie\nde l'intérieur de la forme. <1 <1 L'ornement ainsi conçu complète la\nforme; il en est le prolongement et nous reconnaissons le sens et la\njustification de l'ornement dans sa fonction! *ï Cette fonction con-\nsiste à « structurer » la forme, et non à « orner », comme on est\ntenté de l'accepter communément. Sans l'appui de cette structure, sur\nlaquelle s'adapte la forme comme l'enveloppe d'un tissu flexible sur\nle châssis ou comme la chair sur les os, la forme tendrait à changer\nd'aspect ou à s'effondrer tout à fait! *1 Les rapports entre cet orne-\nment « structural et dynamographique » et la forme ou les surfaces,\ndoivent apparaître si intimes, que l'ornement semble avoir « déter-\nminé » la forme! Cette détermination rentrerait dans l'ordre des\nchoses naturelles qui considère que le vêtement et le revêtement ont\nsuccédé à la structure, à la charpente intérieure! Il importe peu que la\nsuccession de l'apparition de l'un et de l'autre se soit réellement\naccomplie inversement, <1 En fait, l'ornement structuro-linéaire et\ndynamographique, considéré comme le complément adéquat des\nformes conçues selon le principe de la conception rationnelle et\nconséquente, est l'image du jeu des forces intérieures que nous pres-\nsentons dans toutes les formes et dans toutes les matières. Ce sont ces\nactivités qui semblent avoir provoqué la forme, fixé son aspect. Les\nmodifications, dont la forme est la dernière conséquence, se sont arrê-\ntées au moment où ces forces intérieures ont neutralisé leur énergie,\ndans un équilibre parfait des effets et des causes. *1 Ce moment\ndevient, dès lors, l'éternité! *1 *1 Nous pouvons concevoir des formes\nréalisant cet équilibre, sans le secours de l'ornement et ce sont les"}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "232", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192303-01.1.6", "texte": "LA CITÉ\nMARS 1923\n\nformes les plus parfaites. Dans leur simplicité, elles ont réalisé un\nschéma linéaire constituant lui-même, et, sans complément, un orne-\nment parfait, éternel! 1 <1 II serait excessif de conclure que la pré-\nsence de l'ornement forme un élément secondaire par rapport à la\nBeauté. Il n'est secondaire que s'il est inorganique, sans lien avec la\nforme, sans activité complémentaire et structurale. *1 La moindre\nfaiblesse sentimentale, la moindre association naturalistique mena-\ncent l'éternité de cet ornement. Elles tendent, infailliblement, à rame-\nner dans le temps, ce qui était « hors » du temps; dans la réalité, ce\nqui était « au-delà », et, à ce point de nos considérations, nous nous\nrencontrons avec Worringer qui entrevoit dans « l'abstraction » une\nforme « nécessaire, définitive et absolue! » Mais, c'est par des voies\nbien différentes et au moyen d'une conception de la ligne, organique\net vivante, que nous avons abouti à cet absolu. Le propagateur de la\nthéorie de 1' « Abstraction » — opposée à celle de 1' « Einfiihlung »\n— affirme que la conception d'une « ligne inorganique et morte »,\nd'une ligne dépouillée « du dernier reste de dépendance et\nde communauté avec la vie » peut seule nous ouvrir les\nvoies de l'au-delà! <ï A la confiance « bienheureuse et\npanthéiste » qui anime le monde occidental dans ses rapports avec les\nphénomènes du monde apparent, Worringer oppose, dans son ou-\nvrage « Abstraction und Einfiihlung », « la grande inquiétude inté-\nrieure suscitée dans l'homme par les phénomènes du monde appa-\nrent! » Alimentée par des suggestions religieuses, cette inquiétude\naurait entraîné l'homme primitif et celui du monde oriental « à une\nimpérieuse transcription transcendantale » sur le sens et la portée de\nlaquelle l'auteur ne nous laisse aucun doute, puisqu'elle est, selon lui,\nle produit de la ligne « inorganique et morte! » *1 Si nous pou-\nvons concéder à Worringer que la mentalité orientale tend à déployer\nsur toutes les choses du monde apparent « le fulgurant voile de\nMaïa », ce voile n'est pas si épais qu'il dérobe ces choses à la vue de\nl'Oriental qu'il l'empêche de jouir de leur aspect, de s'abandonner\naux délices et aux voluptés que les choses procurent à ceux qui les\ncontemplent! § 9 L'Oriental abandonne si entièrement son être à\nla contemplation, que les activités constantes de la ligne, qu'il voit\ntravailler à façonner les choses et à fixer leurs formes, se répercutent"}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "233", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192303-01.1.7", "texte": "LA CITÉ. lIIe ANNÉE.\nN° 11. MARS 1923\n\nassurément, en lui, autant qu'elles agissent sur la sensation de\nl'homme occidental. La nature particulière de la mentalité de ces\ndeux groupes d'êtres humains peut tout au plus varier le rythme avec\nlequel ces activités de la ligne font intervenir la participation de la\nconscience! *1 Quant à l'homme primitif, nous nous refusons à\nle voir, comme le montre l'auteur, « perdu et incapable de saisir,\nau moyen de son intellect, les choses du monde apparent ». Tout ce\nque nous avons appris de l'homme préhistorique et de l'art des\nTroglodytes contredit cette affirmation. L'homme quaternaire,\nautant que le Buschiman, prend la vie à bras le corps et nous consta-\ntons que l'art qu'il pratique est éminemment, supérieurement\n« impressionniste »; que l'ornement abstrait (l'ornement paléo-\nlithique et l'ornement maori) est d'une abstraction qui ne\nprive la ligne d'aucune de ses vertus organiques : le mouve-\nment, la fonction structurale! <1 Worringer écarte, sans\nscrupule, du domaine de l'art, les peintures et les gravures pariétales\ndes abris, toutes les productions de la glyptique et de la sculpture\npréhistoriques. Perrot et Chipiez l'avaient fait également, bien avant\nlui, sous prétexte que ces productions se trouvaient « en dehors du\ncadre historique »; Riegl, sous prétexte qu'elles n'avaient « aucun\nrapport avec le développement de l'Art antique ». Ni chez les uns, ni\nchez l'autre, l'exclusion ne semble définitive, tandis que chez Worrin-\nger elle est catégorique et sans retour! Il proclame que ces créations\n« n'ont rien de commun avec l'art proprement dit, avec l'art auquel\nnous nous en rapportons pour la jouissance esthétique! » <1 <1 L'an-\ntipathie justifiée de l'auteur pour l'art naturalistique contempo-\nrain, chu au service d'une sentimentalité sans intelligence et\nsans ardeur réelles, l'a entraîné bien au-delà de ce que la sévérité\nla plus excessive justifiait! L'art n'est certes pas à confondre avec\n« l'habileté manuelle de l'imitation! » Faut-il en conclure que cette\nhabileté exclut fatalement du domaine de l'art tout ce qui, mis\nà son service, manifeste un sens profond de la ligne, une sensibilité\nprêts à s'abandonner à toutes les jouissances que la ligne peut nous\nprocurer? Les liens et la parenté esthétiques qui relient ces créa-\ntions, remontant au commencement du monde, à celles de la pein-\nture et de la sculpture égyptiennes, de la sculpture archaïque grecque,"}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "234", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192303-01.1.8", "texte": "LA CITE.\nMARS 1923\n\nde la peinture primitive chinoise et persane, à celle de la peinture\nprimitive occidentale, n'ont pu échapper à Worringer. Quant à\nl'absurdité, qu'il cherche à nous endosser et qui consisterait\nà accepter l'opinion que « les Troglodytes de l'Aquitaine\neussent atteint un degré de culture artistique plus avancé que les\ncréateurs du Style Dipylon », il s'expose par là à ce que nous l'invo-\nquions contre lui, en ce que nous l'obligerions à déclarer que les pro-\nductions de l'art primitif oriental et occidental,de l'art d'un Pisanelo,\nappartiennent au domaine des productions «n'ayant rien de commun\navec l'art proprement dit; avec l'art auquel nous puisons des sensa-\ntions esthétiques », parce qu'elles manifestent cette « habileté ma-\nnuelle de l'imitation!» *1 Les raisons que donne l'auteur pour l'ex-\nplication de la stylisation géométrique de la plupart des ornements\ndes primitifs sont également préconçues. La théorie de Semper, la\nthéorie de « l'origine technique et matérialiste » appliquée à ces orne-\nments n'entre pas dans le cadre de sa conception du « besoin inné\nde l'abstraction». Ce besoin serait le résultat d'une «appréhension de\nl'espace » entraînant irrésistiblement l'homme primitif» à isoler l'ob-\njet apparent de tout rapport avec la nature, à le transférer en dehors\ndu jeu des variations des choses existantes; à l'épurer de ce que\nla dépendance de la vie lui octroie d'arbitraire; à lui donner une forme\nnécessaire, immuable, pour le rapprocher ainsi de sa valeur absolue I»\nLa «stylisation» des ornements des primitifs se rapporterait,par suite,\nà des postulats psychologiques de haute valeur. Wundt n'avait pas\ncherché dans une sphère aussi haute les explications de la tendance\nà la stylisation. Le célèbre psychologue s'était contenté de considérer\n« la fatalité géométrique » et la « nature technique » de certains orne-\nments et dans ce que Worringer appelle le besoin « d'approcher de la\nvaleur absolue », Wundt entrevoyait la grande part qui revient à\n«l'avantage pratique de l'abréviation». «La raison la plus immédiate\nde cette stylisation est toujours la simplification, se rapportant pour\ntoute forme un peu compliquée à l'art mnémo-technique, à l'action de\nla répétition constante du même motif, à son emploi comme simple\nmarque suggestive. Cette simplification provoque d'elle-même un\nrapprochement plus ou moins effectif de la régularité géométrique ».\nIl dit plus loin; «Là où le mode de la stylisation s'applique aux for-"}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": "235", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192303-01.1.9", "texte": "LA CITÉ. lIIe ANNÉE.\nN° 11. MARS 1923\n\nmes naturellement simplifiées des animaux, celles-ci se rapprocheront\ndes figures les plus rudimentaires de la géométrie, à un point que leur\nsens et leur origine naturalistiques ne se manifesteront plus qu'au\ndessinateur lui-même et aux initiés!» (Mensch und Tier in den An-\nfaengen der Kunst,vol. 111 Vœlkerpsychologie.) Nonobstant ces\nobservations judicieuses, Worringer accorde aux primitifs le bénéfice\nd'une situation et d'un parti-pris ne se rencontrant qu'à des périodes\nbien postérieures aux commencements de la culture et de l'art.\n§ •! Quant au moment où l'humanité atteindra une phase de la cul-\nture et des besoins esthétiques pareils, nous partageons la conviction\nde l'auteur; il correspond à cette période où « l'humanité se satis-\nfaisant d'autant moins des apparences du monde extérieur, se sentant\nd'autant moins en toute confiance attirée par elles, qu'elle acquiert de\nla connaissance se sent entraînée par la puissance dynamique\nqui tend vers la plus haute Beauté abstraite! » Seulement, nous\ncroyons fermement que cette phase est la « dernière » et non la\n« première » du développement, chez l'homme, du sens de la Beauté!\nOn m'accordera volontiers de ne présenter dans ce livre qu'un résu-\nmé, et de ne donner que la substance de ce que j'ai à dire au sujet\nde la ligne et de l'ornement! Je renvoie le lecteur à l'ouvrage sur\n« l'Ornement; l'existence et le développement d'un principe structo-\nlinéaire et dynamographique » que j'achève en même temps que je\ncoordonne les matériaux de cet ouvrage destiné à fixer la physionomie\nd'une Esthétique moderne. *1 9 En fait, notre ornementation n'est\nnouvelle que par la conscience que nous avons prise de la nature de la\nligne; elle ne se différencie des ornementations auxquelles elle s'appa-\nrente, avec tant d'évidence, que par le fait de la discipline avec laquelle\nnous appliquons le principe dynamique que nous avons reconnu dans\nla ligne, de la discipline avec laquelle nous acceptons toutes ses consé-\nquences.Les ornements linéaires qui ont précédé l'ornement structuro-\nlinéaire et dynamographique moderne, au cours de l'Histoire, de la\nPréhistoire et de la Primitivité, sont le produit inconscient de ce\nprincipe. Ce fut par instinct que ceux qui les créèrent reconnurent\nla vraie fonction de l'ornement, 9Ce sont les ornements paléo-\nlithiques et les ornements linéaires rubannés balkaniques, dans la"}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "236", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192303-01.1.10", "texte": "LA CITÉ,\nMARS 1923\n\nPréhistoire. Dans les temps protohistoriques, ce sont les ornements\nprémycéniens et les ornements de la période La-Tène; plus tard,\nles ornements celtiques et l'arabesque orientale. Parmi les peuples\nprimitifs, les Maoris, les sauvages de la Nouvelle-Guinée, etc.,\npratiquèrent un ornement dont les caractères originels sont sembla-\nbles à ceux qui déterminent notre ornement. A ses débuts, cet orne-\nment avait tous les caractères de la primitivité et je m'étonne qu'il\nn'ait ni provoqué plus d'étonnement, ni heurté plus violemment. *1\nLe sens et la nature de cette ornementation, telle que je l'ai\nformulée succinctement, la nature de la ligne, dynamique et élastique\nà la fois, la fatalité de l'existence et de l'action de la ligne complé-\nmentaire, la fonction structurale de l'ornement, les rapports orga-\nniques reliant l'ornement à la forme ont-ils, entretemps,\néclairé le public sur les liens unissant cette ornementation\nstructuro-linéaire et dynamographique au Style Nouveau? *1 *J\nLe public voit se modifier les ornements, sans participer à ces modi-\nfications. Il les accepte avec une indifférence pareille à celle qu'il\nmanifeste au regain de nouveauté de styles bien connus.\nCe retour lui paraît aussi inévitable et aussi indifférent que celui\ndes chevaux de bois d'un carrousel. Son indolence est, en tous points,\npareille à celle du badaud arrêté devant un spectacle forain. L'appa-\nrition subite d'une nouveauté peut bien exciter, un instant, son inté-\nrêt, réveiller son attention. Mais que cette apparition se renouvelle,\nson intérêt alors fléchit et son attention s'est déjà détournée! Au\npublic, il faut le renouvellement constant de la chose sensationnelle.\nEn fait, il semble s'être complu plus à la «nouveauté» des formes que\nnous lui apportions et à la « nouveauté » d'une ornementation\nen laquelle il eût pu reconnaître, autant que dans les formes inédites\nqui se multipliaient, le produit d'une sensibilité qui avait complète-\nment changé d'orientation qu'au changement d'orientation no-\ntoire, correspondant à un réveil de la faculté de participer aux acti-\nvités de la ligne, et de ressentir la jouissance qu'elle pouvait faire\néprouver à tous nos sens.\nDepuis longtemps, l'action de la ligne, sur nos sens, avait été com-\nplètement anéantie. Le peu d'expression qu'elle manifestait encore\ndans la forme des choses et des objets du siècle dernier, restait sans"}, {"page_pdf": 11, "page_imprimee": "237", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192303-01.1.11", "texte": "LA CITÉ. lIIe ANNÉE.\nN° 11. MARS 1923\n\nécho dans notre sensibilité, avait perdu toute action sur nos sens.\nC'est que l'intention formelle d'agir sur eux faisait défaut. Ce qui\nrestait d'expression dans la ligne et dans les objets, nous constations\nqu'une pratique l'empruntait, sans intention, sans préférence et sans\npassion, à la ligne de tel ou de tel style! Il convenait que tout objet\npût être aisément reconnu pour être rangé dans l'ordre des\nchoses connues et reconnues. Cette formalité relevait d'une morale\nsoucieuse, tout au plus, de classement et de bon ordre : l'action de\ncette ligne qui, pour chaque style, semble être fixée, d'une façon\nassez identique, dans l'esprit de tout le monde restait, elle-même,\nsans écho dans notre sensibilité. Elle ajoutait un nom de famille à\ncet objet qui n'avait qu'un nom propre! Ainsi, quand les pro-\nductions de l'art de la construction des machines, de l'art de l'ingé-\nnieur-constructeur nous révélèrent une ligne dont l'expression se dis-\ntinguait de celles communément employées pour de pareilles\nsommaires et rassurantes identifications, nous secouâmes la torpeur\ndans laquelle nous étions plongés. Au cours de cette longue période\nsans style, la Ligne n'avait exercé aucune action directe sur notre\nsensibilité. Et voici qu'une ligne s'attestait dotée d'une expression\nparticulière dont le sens se prolongeait dans notre intellect et dans\nnotre sensibilité, *î Ce ne fut pas une pensée prodigieusement pers-\npicace que celle qui nous fit entrevoir les rapports existant entre cette\nLigne et son expression nouvelle et les conditions de la mentalité, de\nla morale et des sentiments des hommes d'aujourd'hui. Ces conditions\navaient été, de tous temps, déterminantes, et la Ligne, cette Ligne\ndes Styles, les reflète d'une façon si évidente que nous pouvons\n«lire» en Elle comme on lit dans les yeux! La Ligne est « par-\nlante » également comme eux et plus «parlante» que la parole écrite,\net grâce à elle, rien de ce qui contribuait à caractériser la sensibilité des\npeuples, dont la suprématie s'est succédée au cours de l'Histoire, ne\nnous reste étranger. Le plus imperceptible élan, la plus légère\nflexion, le plus subtil changement de rythme, la plus inappréciable\nvariation dans les rapports d'intervalle ou de distance des accents\ncorrespondent à des causes dont la nature relève de la mentalité et\nde la psychologie particulière à chaque peuple. Toute grande période\nhistorique a sa Ligne synthétique!"}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "238", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192303-01.1.12", "texte": "LA CITÉ.\nMARS 1923\n\n•I Sf La Ligne égyptienne prononce discrètement ses courbes, ne\ntente aucun départ brusque, aucune direction audacieuse. Elle n'est\npas plus accentuée que le corps du fellah ou de la vierge égyptienne;\nelle évoque une sensualité énervante qui hante. SI SI Elle est d'un\nmaniérisme suprêmement élégant qu'elle emprute au rythme grave\net régulier des horizons, des plaines de sable et des bords du Nil.\nElle est d'une tranquillité sereine dans laquelle on reconnaît la\ndisposition des éléments : l'eau, le ciel, les astres; disposition qui\nn'est nulle part aussi immuable et fatale que sur la Terre des Pha-\nraons!\nSI Sf La Ligne assyrienne; celle-là est tumultueuse et grandiloquente.\nElle a des accents sonores et graves, des courbes excessives et redon-\ndantes. Elle est tendue comme les muscles des bras tendant des arcs!\nSI SI La Ligne mycénienne s'enroule et se déroule, se meut comme\nla mer qu'attire et repousse Astarté; elle s'avance et recule comme\nces groupes de villageois qui, encore aujourd'hui, aux jours consa-\ncrés, montent en dansant vers l'Acropole! SI SI Elle dit tous les gestes\net tous les mouvements du corps d'êtres en extase et en force, dans\nlesquels se reflète la nature excessive des divinités dont ils sont les\nprésumés descendants! SI SI Provoquée spontanément par des ins-\ntincts qui s'abandonnent à l'ivresse dionysiaque des âges primitifs et\nheureux, la Ligne mycénienne s'abandonne à son allégresse, épi oie\ndes gestes manifestant une joie candide et des ravissements naïfs.\nSI SI La Ligne grecque se contient, part avec la sûreté réfléchie d'un\nredressement qui va porter dans les nues le poids de neiges éternelles;\nqui jette dans la lumière les embruns d'une vague qui s'est sou-\nlevée. La Ligne grecque se tend avec la sûreté et la noblesse de la\ncambrure du cheval impatient et ardent! SI SI Elle transforme tout\nce qu'elle pénètre ; les statues, les temples, en des hymnes vibrants;\nun pouvoir magique d'incantation lui permet d'assouplir tous les\nmatériaux et lors, la pure pensée émerge d'eux comme la Déesse\nsurgissant de l'onde écumante. Cette ligne délivrera le monde appa-\nrent de son propre poids; et la poitrine de l'humanité, en ce moment\nsublime, se soulèvera pour goûter une sensation de bienheureuse\nconfiance en la réalisation inéluctablement parfaite de toutes les\npensées conçues avec la plus élémentaire et la plus parfaite clarté!"}, {"page_pdf": 13, "page_imprimee": "239", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192303-01.1.13", "texte": "LA CITÉ. lIIe ANNÉE.\nN° 11. MARS 1923\n\nÇ <! Et lors, c'est la Ligne gothique. Une audace folle et inassouvie\nl'entraîne. Elle accélère le rythme; il bat comme un cœur en proie\nà cette émotion inouïe, précédant le moment où nous nous trou-\nverons en la présence de Dieu lui-même et de son céleste cortège.\nLa Ligne gothique semble poussée par des mains qui se tendent;\nsoulevée par des prières et des supplications qui montent des cœurs\néperdûment attirés au-delà des voûtes s'interposant entre les fidèles\net les régions où leur croyance entrevoit l'harmonie et la béatitude\néternelles. <1 <1 Encens et nuage gris; chevauchée! Dans une trouée,\nla pointe filigranée et téméraire! Mais cette témérité n'est qu'appa-\nrente; une structure solide, éprouvée soutient son élan et charpente\nle prodige. Pourtant le poids des mille choses et des êtres de la\nterre s'est suspendu à la ligne, a brisé son élan. Alors, la Ligne\ns'écroule pour se figer dans le cubisme contrit des plis sagement dis-\nposés de la robe des Saints et des Saintes!\n*1 La Ligne de la Renaissance s'aligne comme des chiffres, en vue\nd'un total qu'elle veut élevé, d'une somme qu'elle veut imposante.\nElle me paraît une figure de géométrie qui aurait pavoisé, qui se\nserait parée de draperies et de guirlandes; un échiquier sur lequel\nalternent les figures au gré des combinaisons infinies d'un jeu qui\navance ou recule des colonnes, des frontons, des balustres et des obé-\nlisques; les reprend, les enlève et les rassemble pour une prochaine\noccasion. Et ce qu'elle a visiblement réfréné de liberté et de sensua-\nlité dans l'architecture, à opérer ainsi sur un tableau géométrique, elle\nle prodigue dans la peinture et dans la sculpture. En elles, la ligne\nretrouve sa vigueur ordinaire. Elle heurte brusquement la table où\nse poursuivait le jeu, elle retire le damier, interrompt ce qui était\ncontinu, tord ce qui était rigide et met la torche à ces matières\nque la Ligne Baroque fait se lover comme si elles étaient la proie\ndes flammes. *1 *1 Et la voix sonore des grosses cloches annonce au\nmonde une catastrophe. Mais, comme elle n'était que simulée, le\nmonde se remit vite de son affolement!\n<ï <f La Ligne Rococo se signale par des éclats de rire légers; les airs\nde menuets et de gavottes ont remplacé la voix menaçante de l'airain\net la gravité des cavalcades; les petits pas des escarpins ont succédé\naux lourds pas des hautes bottes éperonnées! Et les surfaces, que"}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "240", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192303-01.1.14", "texte": "LA CITÉ.\nMARS 1923\n\n9 <1 Et cet instant dura jusqu'à ce que l'acanthe greffât la faconde\nde sa bêtise et la vanité de ses feuilles frisées sur les formes les plus\nessentielles et les plus pures conçues jusqu'alors par l'Humanité.\nL'élément naturalistique se substitua au primitif ornement linéaire\nqui avait, jusqu'alors, aidé les organes architecturaux à l'accomplis-\nsement de fonctions qui, sans son intervention, eussent paru bien\nau delà de leurs forces.\n<S La Ligne romaine est dure et violente. Elle est pénétrée du\nrythme accéléré de chars de course ou de cortèges réglés pour une\nentrée triomphale. Mais la pompe des symboles barbares : lions,\ngriffons, cornes de béliers ou crânes de chevaux, masques, boucliers,\ntrophées, charge la ligne, alourdit son élan. Elle tourne sur elle-\nmême, comme la foule des dimanches tourne autour d'un kiosque\naux accents d'une fanfare militaire. Elle dispose ses enroulements\ncomme les allées d'un « Jardin des Plantes ». Son feuillage opu-\nlent réserve à la joie et aux ravissements enfantins la surprise d'ani-\nmaux emprisonnés. Des carnassiers féroces prennent leurs ébats avec\ndes animaux légers et minuscules. Les biches, les oiseaux, les saute-\nrelles, les colimaçons et les papillons paient de suffisance et de manié-\nrime guindés les grâces maladroites et convenues des fauves! 1\nDe Rome par le chemin de Pompéï est parvenu jusqu'à nous\nl'amas d'emblèmes pompeux, glorieux et guerriers; les poses aven-\ntureuses des animaux dressés et l'excès des emprunts zoologiques.\n*ï *1 La Ligne byzantine : violentée manifestement, prise dans l'étau\nd'un hiératisme qui la défend mal, pourtant, contre les avances d'une\nlascivité qui la brûle de désirs, sous les plis solennels de vêtements\nsacerdotaux. Elle marque zéro, le point neutre d'où partent, dans\nune direction, les droites figées, glacées et stériles, et dans l'autre, les\nenroulements flamboyants des passions déchaînées.\n<ï La Ligne romane. On la sent conquise, mais fièrement arquée\nsous le poids d'une discipline qui lui impose de porter des symboles\ncomme elle impose au soldat de porter des armes et d'en faire usage!\nElle trahit une conscience plus forte que ses velléités d'indépen-\ndance, et le désir d'épanouissement, qui la pénètre visiblement, de-\nvra attendre qu'un ébranlement général fixe une nouvelle direction\nà la culture de l'Europe occidentale et coordonne les forces sociales\net les nations nouvelles."}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192303-01.1.15", "texte": "Hall de la maison de campagne\n„Hohenhof” avec peintures murales\nde Ferdinand Hodler.\nH. VAN DE VELDE."}, {"page_pdf": 16, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192303-01.1.16", "texte": "Service à thé\nen argent.\nH. VAN DE VELDE.\n\nService à thé\nen argent.\nH. VAN DE VELDE."}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "241", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192303-01.1.17", "texte": "LA CITÉ.\nMARS 1923\n\nla Ligne Baroque cherchait à soulever au moyen d'un continu entre-\nchoquement de vagues, scintillent maintenant du brusque éclat de\nfacettes multicolores, pareilles à celles qui surgissent sur la surface\nde l'eau cravachée, sans autre mauvaise intention d'ailleurs!\n<1 La Ligne du premier Empire est une formule » Elle est rigide\ncomme les phrases d'un décret! Elle correspond à l'esprit d'un seul!\n«Sa Majesté désire savoir, écrivait en 181 o, Montalivet àla classe\ndes Beaux-Arts de l'lnstitut, pourquoi celle-ci n'a pas pris en con-\nsidération pour le prix décennal, réservé à la plus belle œuvre archi-\ntecturale, le canal de Saint-Quentin, le tunnel du Simplon et du\nMont-Cenis? »*1 C'est la question d'un esprit peu tourmenté et\npeu disposé à goûter le sens d'une ligne qui ne serait pas avant tout\nprécise et utilitaire. La fougue et le désordre guerriers de la folle\naventure que fut l'épopée napoléonienne ne se trouvent vraiment\nqu'insuffisamment exprimés par ces emblèmes flatteurs et emphati-\nques, auxquels ceux qui s'efforcèrent par ordre de créer le style\ndu premier Empire, se contentèrent de redonner quelque actualité!\n9 <1 La frivolité sensuelle du régime suivant mit vite à mal la gravité\net la discipline que l'académisme avait pu conserver aux pâles et\nanodins interrègnes, et la Ligne du second Empire, entraînée dans le\ncharivari par les cadences ahurissantes des chœurs fous des folles\nopérettes, grimace, se déhanché, titube pour déchaîner les applau-\ndissements d'un public satisfaisant le désir qui l'anime et le possède\ntout entier, dans un final d'apothéose offenbachienneî\n\nHenri VAN DE VELDE."}, {"page_pdf": 18, "page_imprimee": "242", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192303-01.1.18", "texte": "LA CITÉ.\nMARS 1923.\n\nProgramme du Concours pour la Construction d'un\nINSTITUT PROVINCIAL D'HYGIÈNE\nA ANVERS\n\nLa Députation Permanente de la province d'Anvers ouvre, le ler avril 1923, entre\nles architectes belges, domicilies depuis plus dun an dans le pays à la date susdite, un\nconcours pour le projet dun Institut d Hygiène, à construire sur un terrain situé entre les\nrues Nationale, Kronenburg et Saint-Roch, à Anvers.\nLe terrain a une superficie d'environ 9,500 mètresc carrés; il est indiqué sur le plan\nque les intéressés peuvent se procurer an bureau n° 16 de F Administration provinciale\nd Anvers en même temps que le programme que nous reproduisons ci-dessous.\nI. — OBJET DU CONCOURS\nArt. 1. —La Députation permanente de la pro-\nvince d'Anvers ouvre, le ler1er avril 1923, entre les\narchitectes belges, domiciliés depuis plus d'un an\ndans le pays à la date susdite, un concours pour\nle projet d un Institut d Hygiène, à construire sur\nun terrain situé ente les rues Nationale, Kronen-\nburg et St-Roch, à Anvers.\nLe terrain a une superficie d'environ 9.500 m 2;\nil est indiqué sur le plan que les intéressés peuvent\nse procurer au bureau n° 16 de l'administration\nprovinciale d'Anvers.\nII. — CONDITIONS DU CONCOURS.\nINSTRUCTIONS POUR LES CONCURRENTS\nArt. 2. Le concours est à deux épreuves, la\npremière épreuve étant éliminatoire.\nA la seconde épreuve ne prendront part que les\nconcurrents de la première, qui seront désignés\npar le jury.\nPour la première épreuve, les concurrents four-\nniront :\na) les plans des sous-sols, du rez-de-chaussée\navec les abords et de ou des étages à l'échelle de\n1 centimètre par mètre ave,c indication de la des-\ntination de chaque local;\nb) une façade et au moins deux coupes à\nî échelle de 1 centimètre par mètre;\nc) une note explicative, aussi succincte que pos-\nsible, avec 1 indication sommaire des matériaux\nproposés.\nArt. 3. Les dessins auront le caractère d'es-\nquisses; ils seront fixés sur carton ou montés sur\nchâssis.\nArt. 4. Les envois seront anonymes. Ils por-\nteront une devise ou marque, reproduite sur deux\nenveloppes fermées; la première contenant : le cer-\ntificat de nationalité belge, le certificat de rési-\ndence depuis plus d'un an dans le royaume, le nom\net 1 adresse du ou des concurrents, en cas de col-\nlaboration ; la seconde contenant le nom du mem-\nbre du jury à élire par le concurrent. Cette seconde\nenveloppe portera, en outre, la suscription : « Con-\ncours de la Province d Anvers : élection du délégué\ndes concurrents. >\nToutes ces pièces seront déposées au Gouver-\nnement provincial d'Anvers, bureau n° 16, au plus\ntard le ler1er juillet 1923, à midi, contre récépissé.\nEn cas d expédition par chemin de fer, les envois\ndoivent parvenir, avant les mêmes jour et heure, à\n1 adresse ci-après : Monsieur le Gouverneur de la\nprovince d'Anvers, Marché-aux-souliers, 2, à\nAnvers.\nArt. 5. Aussitôt que le jury aura désigné les\nprojets, dont les auteurs seront admis à la seconde"}, {"page_pdf": 19, "page_imprimee": "243", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192303-01.1.19", "texte": "LA CITÉ.\nCONCOURS\nMARS 1923\n\népreuve, les enveloppes jointes à ces projets seront\nouvertes par la Députation permanente, qui con-\nvoquera par lettre les auteurs dont les noms y\nseront inclus, à prendre part à la seconde épreuve.\nLa date de la remise des documents réclamés à\nla seconde épreuve, sera alors fixée, mais la durée\nde cette épreuve ne pourra excéder six mois.,\nLe cas échéant, il sera remis aux concurrents,\ninvités ià la seconde épreuve, une note portant les\nobservations ou les desiderata du jury.\nIls seront tenus dans l'élaboration du projet défi-\nnitif de respecter les dispositions générales et les\ngrandes lignes de leur esquisse.\nLes projets des concurrents, non admis à la\nseconde épreuve, leur seront restitués s'ils font\nconnaître leur adresse, après l'exposition publique\nqui suivra la seconde épreuve. La Province décline\ntoute responsabilité quelconque au sujet des dégâts\nou perte de ces documents.\nLes projets non réclamés dans le mois après l'ex-\nposition, deviendront de plein droit la propriété de\nla province.\nArt. 6. Pour la seconde épreuve les concur-\nrents produiront :\na) les dessins à l'échelle de 1 centimètre : des\nsous-sols, du rez-de-chaussée, de ou des étages; des\nfaçades des bâtiments, et les coupes en nombre suf-\nfisant. Pour la bonne compréhension, des frag-\nments « ad libitum » indiquant certains détails de\nconstruction, seront fournis à une échelle plus\ngrande. La construction devra pour autant que\npossible être indiquée en coupe;\nb) un métré descriptif et un devis estimatif de\nla dépense, sur la base des prix unitaires fixés dans\nle bordereau ci-annexé. Au cas où les concurrents\nferaient usage de matériaux exceptionnels non spé-\ncifiés dans ce bordereau, leur prix devra être\nfourni au taux moyen susceptible d'être admis par\nla majorité des entrepreneurs. Les concurrents\ndonneront la préférence à des matériaux de pro-\nvenance belge;\nc) une notice explicative (pour les différentes\nparties du projet) justifiant le mode de fondation,\nl'emploi de matériaux nécessaires, la disposition\ndes locaux, décrivant le chauffage, l'adduction de\nl'eau potable, l'éclairage artificiel et la ventilation;\nd) un système pour l'évacuation des matières\ninutilisables et pour la désinfection des égouts;\nBref, commentant toutes les améliorations, que\nle concurrent a voulu réaliser dans son projet,\ns'inspirant des indications contenues dans ce pro-\ngramme.\nLa terre ferme est supposée se trouver à 1 m. 25\nde profondeur.\nTous les dessins seront établis sur carton ou\nmontés sur châssis.\nLes documents fournis pour la seconde épreuve,\nporteront le nom de l'auteur ou des auteurs, en cas\nde collaboration.\nLes concurrents se pénétreront du caractère spé-\ncial du bâtiment à construire, dans lequel tout\ndevra être érigé suivant les règles de l'hygiène, du\nprogrès et des inventions les plus récentes, de\nmanière que les bâtiments pourront à ce point de\nvue servir de modèle.\nL attention spéciale dies concurrents est appelée\nsur ce que la préférence sera donnée, à mérite\négal, au projet dont l'exécution sera la moins coû-\nteuse, à condition que les matériaux prévus soient\nen concordance avec la destination des bâtiments\net les recommandations contenues dans le présent\nprogramme.\nIII. — PRIMES\nArt. 7. Une somme de 40.000 francs maxi-\nmum sera mise à la disposition du jury. Le jury\nn est cependant pas tenu à partager toute cette\nsomme, dans le cas où le concours ne donnerait\npas le résultat désiré. Une prime sera allouée à\ntous les concurrents qui auront pris part à la\nseconde épreuve. Le montant en sera fixé par le\njury. Outre les primes, des prix de 10,000 fr. et\n5,000 fr. pourront être décernés aux concurrents\ndu second concours.\nLes projets primés deviennent la propriété de la\nprovince, qui en fera tel usage qui lui conviendra\nsans que le ou les concurrents puissent prétendra\nà indemnisation à quelque titre que ce soit.\nL'auteur du projet couronné, sera chargé de\n1 exécution. Après l'achèvement du projet définitif,\nil lui sera alloué une somme équivalente à un pour\ncent du montant du devis, pour les bâtiments dont\nconformément à l'art. 9, l'exécution est décidée.\nCette somme, de même que la prime, lui seront\npayées à valoir sur les honoraires qui lui seront\ndus ultérieurement.\nArt. 8. Les Honoraires de l'architecte qui"}, {"page_pdf": 20, "page_imprimee": "244", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192303-01.1.20", "texte": "LA CITÉ.\nCONCOURS\nMARS 1923.\n\nsera chargé de l'exécution des travaux en vertu du\nconcours, seront calculés d'après le tarif n* 2\n(deux) de la Société Centrale des Architectes.\nArt. 9. La Députation permanente se réserve\nle droit de faire exécuter le projet couronné en\nentier ou partiellement et avec les modifications\nqu'elle indiquera.\nIV. — JURY\nArt. 10. Le jury sera composé de :\n1. M. le Gouverneur de la Province d'Anvers,\nPrésident;\n2. M. Van Nijen, Charles, membre de la Dépu-\ntation permanente;\n3. M. le Dr De Moor, directeur du laboratoire\nprovincial de bactériologie;\n4. M. le Dr Ciselet, conseiller provincial;\n5. M. F. Sel, architecte provincial;\n6. M. R. Deloof, Ingénieur;\n7. M. L. Gife, architecte provincial honoraire,\nmembre de la Commission médicale pro-\nvinciale ;\n8. M. Eugène Geefs, délégué de la Société\nRoyale des Architectes d'Anvers;\n9. M. X..., choisi par les concurrents.\nCe denier remplira auprès du jury les fonctions\nde rapporteur.\nLes membres du jury ne peuvent, ni directe-\nment, ni indirectement participer au concours.\nLa Députation permanente se réserve le droit de\nremplacer ler membres du jury qui feraient défaut.\nElle indiquera le nom du délégué des concurrents,\nchoisi à la majorité et par tirage au sort, en cas de\ncessation des votes.\nLe jury commencera l'examen des œuvres pro-\nduites, endéans les huit jours suivant la notifica-\ntion de l'élu des concurrents. Il terminera ses tra-\nvaux endéans les deux mois, après la date fixée\npour la livraison des projets.\nV. — EXPOSITION\nArt. 11. Après la décision finale du jury,\ntous les projets introduits pour les deux épreuves,\nseront exposés publiquement. Le lieu et la date de\ncette exposition seront annoncés par les journaux.\nPROGRAMME\nLes différentes subdivisions de l'lnstitut d'hy-\ngiène sont :\na) Le Laboratoire de bactériologie, qui devra\ncomprendre les locaux suivants, dont les dimen-\nsions sont indiquées approximativement :\nBureau et salle d'attente pour le médecin-direc-\nteur : deux places de 25 m 2;\nLaboratoire pour le servie» provincial d'ana-\nlyse : une place de 96 m 2 ;\nLaboratoire particulier pour le médecin-direc-\nteur : une place de 48 ;\nLaboratoire particulier pour l'assistant : une\nplace oe 48 m*3 ;\nCuisine-laverie pour la préparation et la stérili-\nsation des milieux de culture : une place de 64vtn2 ;\nInstallation de microphotographie et chambre\nnoire : une place de 48 m®;\nLaboratoire de chimie : une place de 108 m 2;\nSalle de bibliothèque de 60 à 80 m 2 (5 m. de\nhauteur) ;\nLocal pour les animaux en observation avec\nsalle d'opération et salle d'autopsie : une place de\n120 m 2 à proximité, mais. séparé du laboratoire\nbactériologique ;\nEcurie pour petits animaux : lapins, cobayes,\nsouris, etc., 30 m® ;\nEcurie pour chiens, moutons, animaux exoti-\nques, etc., 30 m®;\nEcurie pour 6 chevaux et locaux pour sérothé-\nrapie, î5O m 2.\nPrévoir en outre :\nLa place pour les fourrages et nourriture :\nGarage pour deux automobiles et logement pour\nle chauffeur;\nUn pavillon, de dimensions suffisantes pour y\nétablir :\n1° des fours d'incinération; installation épura-\ntrice pour stérilisation de toutes les matières\nusées, 16 m 2 ;\n2° installation pour l'équipe de désinfection de\nla province comprenant deux locaux chacun de\n28 m 2 pour objets à désinfecter, et pour objets\ndésinfectés; en outre trois places pour bain, etc.,\nde 15 m 2 chacune;\n3° atelier pour menuisier, électricien, etc.,\n35 m 2;\nN, B. La hauteur des places principales mesu-\nrée du plancher au plafond sera de 4 m. 50.\nLes laboratoires doivent être autant que possible\norientés vers le Nord et éloignés du bruit et des\ntrépidations de la rue.\nb) Cliniques et dispensaires, subdivisés comme\nsuit :"}, {"page_pdf": 21, "page_imprimee": "245", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192303-01.1.21", "texte": "LA CITÉ.\nCONCOURS\nMARS 1923\n\nCLINIQUE\nLogement et bureau du gestionnaire, 20 ;\nBureau pour la direction et salle de réception (à\nl'étalage), 30 m 2;\nTrois salles pour consultation de polyclinique,\nchacune de 30 m 2;\nSalle d'opération avec annexes pour anesthésie\net stérélisation, chacun de 12 m 2 ;\nDeux salles de dix lits avec dépendances et salle\nde garde, ensemble 100 m 2 par salle;\nInstallation de radiographie avec chambres noi-\nres, 40 m 2.\nDEUX DISPENSAIRES\nà savoir un dispensaire antituberculeux et un dis-\npensaire antisyphilitique, devant disposer chacun\ndes locaux suivants :\nBureau du médecin-directeur, 25 m 2;\nSalle d'attente, 64 m 2 ;\nDeux cabinets de consultation (avec locaux de\ndéshabillage) : deux pièces de 64 m~;\nLocal pour le pisteur, 25 m 2;\nW.-C., lavatorys, pour le personnel domestique\net séparément pour les visiteurs des dispensaires.\nLa salle d'attente du dispensaire antisyphilitique\nsera installée de manière à pouvoir être divisée en\ncompartiments pour garantir la discrétion.\nLes deux dispensaires peuvent être établis l'un\nau rez-de-'ehaussée, l'autre à l'étage.\nc) Laboratoire pour l'étude de maladies sociales,\nprofessionnelles et coloniales : salle de 96 m^;\nLogement du médecin-directeur; ce bâtiment\nsera érigé à proximité des laboratoires,\nHabitations et bureau du gestionnaire.\nA prévoir, en outre :\nUne ou plusieurs salles pour l'installation du\nmusée d'hygiène facilement accessible au public;\nUne salle de cours et conférences, accessible au\npublic, 120 m 2;\nVestiaires : vestibules, dégagements;\nDeux salles de séances de 48 m~ à l'usage des\nsociétés médicales et organismes officiels qui au-\nront leur place dans l'lnstitut;\nUne salle de réunion, espèce de « Club > à pro-\nximité de la bibliothèque, 50 m^;\nTrois autres salles sans destination immédiate;\nCaves à provisions, à charbon et pour l'installa-\ntion du système de chauff âge ;\nCours et jardins;\nW.-C. et lavatorys en nombre suffisant.\nOBSERVATIONS GENERALES\nLes indications ci-dessus ne sont nullement res-\ntrictives; les concurrents qui désirent obtenir de\nplus amples renseignements sur les nécessités des\ndivers services, auront à s'adresser au directeur du\nservice provincial de bactériologie, chaussée de\nTurnhout, 234, à Deurne-lez-Anvers.\nToute liberté est laissée aux concurrents en ce\nqui concerne le style des constructions; ils suivront\nsous ce rapport leur sentiment artistique et leur\nbon goût.\n11 leur est seulement recommandé d'imprimer à\nleurs bâtiments un caractère très simple et un\naspect riant. Ils auront soin d'en prescrire un luxe\nintempestif, mais par contre, ils choisiront des ma-\ntériaux solides et durables, réfractaires autant aux\nintempéries qu'aux déprédations et à une usure\nprécoce. Les gîtages et escaliers seront établis en\nmatériaux incombustibles.\nLe chauffage sera combiné avec la ventilation de\nmanière à obtenir dans chaque local de fréquents\net complets renouvellements d'air. Les concur-\nrents utiliseront la ventilation naturelle plutôt qu'en\nfaisant usage d'appareils mécaniques ou électri-\nques.\nSans en fournir un devis détaillé spécial, les\nconcurrents calculeront grosso modo le prix de ces\ninstallations, qui doit figurer au devis à produire\nà la seconde épreuve. Ils fourniront en même\ntemps une note explicative de ces installations.\nLe coût des plantations ne doit pas figurer au\ndevis.\nLes parties immédiatement disponibles du ter-\nrain, devront être utilisés pour les services les plus\nurgents à installer, à savoir : les dispensaires, les\nlaboratoires et l'habitation du directeur.\nLes concurrents auront soin que les dispensaires\nbien que ne formant qu'un tout avec la clinique,\npuissent fonctionner séparément de celle-ci.\nIls apprécieront quels sont les services à instal-\nler à l'étage des bâtiments.\nApprouvé par la Députation permanente du\nConseil provincial en séance du 19 janvier 1923.\n\nLe Gouverneur-Président,\nG. VAN DE WERVE EN VAN SCHILDE.\nPar ordonnance :\nLe Greffier provincial,\nJ. SCHOBBENS."}, {"page_pdf": 22, "page_imprimee": "246", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192303-01.1.22", "texte": "LA CITÉ.\nMARS 1923.\n\nHABITAT\nLE COUT DE LA CONSTRUCTION\nLe « Nord Industriel » rapporte les décla-\nrations suivantes de M. C. Cavalier, président\ndu Conseil d'administration de la Société des\nHauts Fourneaux et Fonderies de Pont-à-\nMousson, sur le coût de la construction :\n« Des esprits imaginatifs à la recherche\nde solutions magiques, ont pensé à aller re-\nconstruire la Russie... Si Ton commençait par\nla France! En dehors même des réparations\ndes régions de guerre, la France manque de\nlogements. La natalité, problème vital pour\nnotre pays, en souffre. Pourquoi ne bâtit-on\npas?\n» Parce que, financièrement, c'est impossi-\nble; nous l'avons démontré plusieurs fois.\nRépétons-nous. Une maison de rapport qui,\navant la guerre, aurait coûté un million et\nexigé, comme intérêt de ce million 40,000\nfrancs, coûterait aujourd'hui trois millions et\ndemi (coefficient 3.50); et en supposant un\ntaux de 7 p.c. seulement pour les intérêts de\ncette somme (coefficient du loyer de l'argent\n1.75), il faudrait compter 3,500,000 X 7\n= 245,000 francs d'intérêts par an, soit six\nfois plus qu'ava?nt-guerre.\n» Pour que l'opération « paie », suivant le\nterme en usage, il faudrait que le coût des\nloyers soit sextuplé. Est-ce possible. Non cer-\ntainement, sauf exception.\n» Mais, dira-t-on, les maisons à construire\nne représentent qu'un pourcentage assez fai-\nble des maisons existantes qui, elles, ont été\nconstruites avant-guerre et dont les proprié-\ntaires ne peuvent prétendre tirer des loyers\nsix fois plus élevés qu'avant-guerre. Evidem-\nment! le coût de l'entretien, des impôts, ne\njustifierait pas ce coefficient pour les anciens\nimmeubles, quand même on y ajouterait les\npertes résultant des différentes lois de guerre\net d'après-guerre sur les loyers.\n» Mais il y a une autre difficulté, c'est que\nla plupart des personnes à loger ne peuvent\npas payer des loyers six fois plus cher qu'a-\nvant-guerre! Il faut donc attendre que ce\ncoefficient théorique de 6 s'abaisse au niveau\ngénéral de la rémunération du travail et du\ncoût de la vie. C'est ce que l'on fait.\n» Quand l'équilibre sera-t-il rétabli? Quand\nla construction des maisons d habitation re-\nprendra-t-elle sur une grande échelle? Cela\nrevient à demander quand finira la crise éco-\nnomique actuelle, quand se produira la re-\nprise, la grande Reprise avec un grand R,\nqu'on attendait au lendemain de la guerre\net dont il serait impossible encore de fixer la\ndate. Ce qu'on peut dire, c'est que l'indice\nde la crise peut se calculer en multipliant le\ncoefficient des travaux de bâtiment par le\ncoefficient du loyer de 1 argent et en divi-\nsant le produit par le coefficient du coût\ndes loyers.\n» L'indice normal d'avant-guerre était na-\nturellement : 1 XI : ] 1.\n» Il y a un an ou deux, les constructions\nont eu le coefficient 5 et le loyer de l'argent\nle coefficient 2,5, celui des loyers n'était\nguère que 1.5.\n» L'indice de la crise réelle ou latente\nétait alors de :\n5 x 2.5 : 1.5 ===== 12.50 : 1.5 = 8.3\nActuellement, on donne les coefficients\nde 3.5 pour les maisons, de 1.7 pour 1 ar-\ngent et de 2 pour les loyers. L'indice de crise\nest donc de 3.5 X 1.7 : 2 = 3 environ. Il y\na progrès. Bientôt, espérons-le, le coefficient\ndes constructions tombera à 2.5 ; celui de 1 ar-\ngent à 1.25; et si celui des loyers monte à\n2.5, l'indice de crise tombera à 2.5 X 1.25 :\n2.5 = 1.25. La crise serait à peu près ter-\nminée.\n» Mais il faut souhaiter que le coefficient\ndes constructions tombe à 2, celui de 1 ar-\ngent à 1 et que celui des loyers ne dépasse\npas 2.\n» L'indice de la crise serait alors de 2 X\n2 : 2 = 1, c'est-à-dire que la crise n'exis-\nterait plus.\n» Mais que faut-il faire pour diminuer le\ncoût des maisons neuves et le loyer de l'ar-\ngent?\n» C'est bien simple et bien facile! Il faut\ntravailler davantage, faire 1 0 heures au lieu\nde 8, produire avec intensité à bon marché,\net le but sera vite atteint. Que soit glorifié le"}, {"page_pdf": 23, "page_imprimee": "247", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192303-01.1.23", "texte": "LA CITÉ.\nHABITAT\nMARS 1923\n\ntravail, non pas le mot perverti souvent et\ndevenu contre travail, mais la chose, le Tra-\nvail effectif du cerveau et des mains ».\n11 est à craindre que le travail de 1 0 heures\nne revienne pas prochainement.\n11 faut donc, à tout le moins, faire un ef-\nfort d'intelligence et de technique pour aug-\nmenter la production avec moins de main-\nd'œuvre.\nEst-il, d'autre part, impossible d'abaisser\nle taux de l'argent?\nIl suffit, croyons-nous, de le vouloir.\nEt alors la crise cessera et la prospérité re-\nnaîtra.\nSOCIETES D'HABITATIONS A BON MARCHE.\nLes sociétés d'habitations à bon marché con-\nstituées aux termes de la loi du 1 1 octobre 1919:\na) locales; b) régionales; c) provinciales agréées\npar la Société Nationale se répartissent comme\nsuit, à la date du 24 octobre Î922 :\na) Locales, 167 sociétés; capital, 135 millions\n794.800 francs;\nb) Régionales, 28 sociétés, capital 30.461.200fr;\nc) Provinciale, 1 société, capital, 356.000 fr.\nTotal, 196 sociétés pour un capital global de\n3 66.6 ï 2.000 francs.\nLES MAISONS OUVRIERES DANS LE PAS-DE-\nCALAIS. Le « Nord Industriel > donne un\ntableau intéressant de l'effort poursuivi par les\nCompagnies houillères du Pas-de-Calais pour\nreconstruire leurs maisons ouvrières en majeure\npartie ruinées par la guerre :\nCompagnies Ou vie r s logés en\n1913 1921 1913 1921\nBéthune 4.281 4.793 5.780 6.858\nNœux 2.919 4.3 74 3.600 3.800\nBruay 3.612 7.551 5.253 12.383\nMaries 1.938 4.274 2.774 6.616\nClarence 78 379 29 540\nFerfay 397 528 435 872\nLigny-lez.Aire 303 262 208 350\nVendm-lez-Béthune 29 36\nGouy-Servins 43 68 40 88\n13.571 22.260 18.Î19 36.543\nAinsi le nombre total de maisons est passé de\n13,571 à 22.260» et le nombre d'ouvriers logés de\nÎ8.1Î9 à 36.543, soit plus du double. Plus de\n3.200 habitations ont été achevées en 1921, met-\ntant en œuvre plus de 80 millions de francs. Un\neffort analogue est prévu pour l'année courante.\nLE COUT DES HABITATIONS OUVRIERES\nEN ANGLETERRE. Au cours de la discussion\ndu budget du Ministère de l'Hygiène, Sir A. Mond\na fait connaître au Parlement britannique que les\nprévisions de dépenses pour 1922 ayant trait au\nlogement populaire s'élevaient à £ 22.062.000\n(1.213.410.000 francs, livre calculée à 55 francs)\net fait ressortir une diminution de £ 1.732.000\n(95.260.000 francs) sur les chiffres de l'année\nprécédente, grâce à des réductions portant à la\nfois sur le personnel et sur le programme de\nconstruction.\nLe nombre des maisons à bon marché à cons-\ntruire par les municipalités et les sociétés d'utilité\npublique pour lesquelles la permission de bâtir a\nété accordée s'élevait, au 26 mai 1922, à 173.000;\nle nombre de maisons terminées était, au ler1er mai,\nde 107.665; en construction, 4 7.100; non encore\ncommencées, 18.239.\nLe nombre des permissions de bâtir concernant\nles maisons édifiées directement par les particu-\nliers était de 42.514. On comptait comme maisons\nterminées, 32.928; en cours de construction,\n9.586.\nEn ce qui concerne le prix de la construction, le\nministre, Sir A. Mond, a déclaré que le prix de\nrevient moyen en mai î 921 d'une maison compre-\nnant une cuisine et 3 chambres à coucher, s'éle-\nvait à £ 697 (38.335 francs). En novembre 1921:\n£ 577 (3 î .735 francs). En mai 1922, le prix\nétait tombé à £ 384 (21.120 francs).\nPour une maison comportant 1 cuisine, 1 salle\nà manger et 3 chambres à coucher, le prix moyen\nétait, en mai 1921, de 45.650 francs; en mai 1922,\nde 22.000 francs.\nPour la première catégorie de maisons, le prix\nle plus bas payé il y a un an était de 33.165 francs;\nl'adjudication la moins élevée de cette année a été\nde 16.390 francs.\nLe ministre a signalé que l'on marchait ainsi\nvers des prix moyens véritablement économiques\net qu'il n'y avait d'ailleurs aucune raison de pen-\nser qua la baisse avait atteint son niveau le plus\nbas.\n(D'après € The Architects Journal », juin 1922.)"}, {"page_pdf": 24, "page_imprimee": "248", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192303-01.1.24", "texte": "LA CITÉ.\nMARS 1923.\n\nTECHNOLOGIE\nLES PEINTURES “ÉMAIL„\nÉMAIL BRILLANT ET ÉMAIL MAT\nEn vue de compléter notre documentation concernant les peintures du bâtiment,\nnous reproduisons ici un article du « Moniteur de la Peinture » du 5 septembre 1919.\nL'emploi des couleurs brillantes est au-\njourd'hui général en peinture.\nLeur début remonte à 25 ans environ et\nje me souviens que, dès les premiers essais,\nj'avais prédit à ce genre de couleurs le plus\nbrillant avenir; que le lecteur m'accorde la\nplus petite satisfaction de reconnaître que\nje fus bon prophète!\nLa fabrication d'un produit aussi deman-\ndé ne pouvait manquer de tenter nombre\nd'industriels; aussi pouvons-nous aujour-\nd'hui compter un nombre considérable de\npeintures-émail de marques différentes;\nparmi celles-ci il en est beaucoup d'excel-\nlentes que tout le monde connaît et apprécie,\nmais il y en a, hélas, beaucoup aussi qui\nne valent pas lourd î II ne peut naturelle-\nment être ici question de citer des noms;\nje me bornerai à donner un conseil : méfiez-\nvous des produits à bas prix; l'émail ne\nsaurait être un produit très bon marché, en\nraison des matières de toute première qua-\nlité que sa fabrication requiert et en raison\naussi des soins que cette fabrication réclame\npour être à la hauteur; il faut entre autres\nque le broyage des pigments soit fait avec\nun soin tout particulier avant le mélange\navec liquides; les pigments employés doi-\nvent être choisis parmi les moins «lourds» ;\nles pigments dont la densité serait trop forte\nabsorberaient en effet le brillant de l'émail\net occasionneraient de forts dépôts.\nIl n'est naturellement pas possible de don-\nner ici un grand nombre de formules de\npeintures-émail; ces fomrules varient d'un\nfabricant à l'autre et comme elles ne diffè-\nrent pas sensiblement, il en résulte que\nbeaucoup d'entre elles se valent : les fabri-\ncants sont en somme arrivés au même résul-\ntat en suivant des chemins légèrement dif-\nférents Je signalerai seulement que les pein-\ntures émail se composent presque toujours\nde :\nBlanc de zinc broyé spécialement;\nHuile de lin blanchie, cuite;\nHuile de Hollande (Standolie) ;\nHuile d'œillette.\nCertains fabricants ajoutent un certain\npourcentage de caoutchouc en dissolution;\ncertains ajoutent au blanc de zinc, du kao-\nlin, du sulfure de zinc ou du lithopone, mais\ndans ce cas, ces matières doivent avoir subi\nun broyage spécial.\nIl était inévitable que l'on essayât de fa-\nbriquer à bas prix une sorte de contrefaçon\nd'un produit qui jouissait d'une telle vogue;\naussi, les pseudo « couleurs-émail » abon-\ndent...; elles ne consistent habitueljlemeàit\nqu'en blanc de zinc broyé dans un vernis\nblanc ordinaire, qui n'est lui-même que de\nla gomme Damar dissoute dans de I essence\nde térébenthine; pour les imitations de la\npeinture-émail de teinte non blanche, le pig-\nment blanc est broyé dans un vernis brun\nDrdinaire, souvent appelé «. vernis de sabo-\ntier ». Certains fabricants ajoutent à ces\nmélanges un peu d'huile grasse qui n'a\nd'autre effet que de donner un brillant fac-\ntice à la peinture.\nLa solidité et la beauté des peintures-\némail sont si bien établies partout actuelle-\nment qu'il n'y a pour ainsi dire pas d'admi-\nnistration importante qui n'en prescrive l'em-\nploi dans ses cahiers des charges. Notamment\nles Compagnies de chemins de fer les em-\nploient sur une grande échelle : en effet, les\npeintures - émail font réaliser une économie\nqui, à certaines époques, peut atteindre 50\np.c. comparée à la peinture ordinaire; de plus,\nle peu de temps qu'exige l'application de ces"}, {"page_pdf": 25, "page_imprimee": "249", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192303-01.1.25", "texte": "LA CITÉ.\nTEC HNOLOGIE\nMARS 1923\n\npeintures permet de réduire au minimum le\ntemps d'immobilisation du matériel roulant\ndans les ateliers. Si Ton ajoute à ces qualités\ndéjà exceptionnelles celle, essentielle, d'une\ndurabilité remarquable entre toutes, on vou-\ndra bien reconnaîrte que la vogue des pein-\ntures-émail est pleinement justifiée.\nLeur application. a. Email brillant.\nPour obtenir un résultat parfait, il est néces-\nsaire, plus encore qu'avec les autres couleurs,\nd'apporter les plus grands soins à 1 applica-\ntion des peintures-émail.\nL'application de l'émail se fait exactement\nde la même manière que celle d'un vernis\ngras; il faut qu'il soit toujours appliqué sur\nun fond sec et maigre, car les fonds gras ont\nune influence défavorable sur l'émail, ils dé-\ncomposent et altèrent son brillant, ils ont de\nplus une tendance à le faire gercer. Cette par-\nticularité s'explique très bien, si l'on consi-\ndère que les fonds gras ne durcissent jamais\ncomplètement; or, l'émail ayant comme qua-\nlité primordiale de durcir fortement et très\nvite, il se contracte donc presque instanta-\nnément, entraînant dans sa contraction les\ncouches grasses du fond, ramolies quelque\npeu par l'émail qui les recouvre; ces couches\ngrasses ne peuvent plus résister à la contrac-\ntion de l'émail durcissant, elles cèdent, et de\nlà des gerçures et des craquelures nombreu-\nses que, bien à tort, on attribue souvent à\nl'émail lui-même. Cette recommandation,\nd'une importance capitale, doit être scrupu-\nleusement observée.\nLa couche d'émail doit être appliquée gras-\nsement afin qu'elle puisse être croisée facile-\nment et sans efforts. Si on l'applique parcimo-\nnieusement ou « maigrement » comme on dit\nen termes de métier, la surface peinte n'a pas\nle brillant que doit avoir l'émail; de plus,\ncette surface présente dans ce cas des taches\nternes et mates.\nAprès avoir empâté grassement d'émail\nla surface à couvrir (il ne faut toutefois pas\nle faire avec exagération, pour éviter toutes\ncoulures et draperies), on croise deux fois\ndans chaque sens, lentement, en appuyant la\nbrosse dans toute l'épaisseur d« la couche,\nafin qu'elle soit étalée d'une façon bien uni-\nforme. On laisse ensuite l'émail s'arrondir\nde lui-même, sans s'inquiéter des traces\nlaissées par la brosse, traces qui disparais-\nsent peu à peu.\nPour l'application de l'émail, il faut em-\nployer des brosses plates à vernir, ayant dé-\njà un peu servi, car alors les soies courtes\nont plus de résistance et d'élasticité. La\nbrosse ovale (soie noire) peut aussi être uti-\nlisée avec avantage, lorsqu'on veut procéder\nplus rapidement et opérer sur de grandes\nsurfaces; mais on se sert toujours pour finir\nde la brosse plate dite queue de morue; il\nfaut employer des brosses de tout premier\nchoix; cette précaution a une importance\ncapitale pour obtenir un laquage parfait.\nAvant l'emploi, on doit mélanger la cou-\nleur en tous sens et parfaitement, jusqu'à ce\nque le dépôt qui, en certains cas, peut se\nproduire, soit intimement mélangé à la par-\ntie fluide.\n11 est recommandé d'une façon toute spé-\nciale de ne jamais ajouter aucune essence ni\nhuile à l'émail pour le diluer; si, par suite\ndes grands froids, l'émail s'épaissit un peu,\nil suffit d'immerger dans l'eau chaude le bi-\ndon contenant l'émail.\nb. Email mat. On obtient par cet émail\nspécial une peinture mate de toute beauté,\nd'un velouté et d'une fraîcheur de ton que\nl'on ne peut obtenir par la peinture à l'es-\nsence; sa résistance à l'usage est aussi grande\nque l'émail brillant, les lavages successifs\nn'altèrent en aucune façoln le velouté de\ncette peinture.\nL'émail mat présente l'avantage de pou-\nvoir être travaillé et rertavaillé à la brosse\nsans crainte de produire des taches ou places\nbrillantes; cette qualité le fait très apprécier\nen peinture, car aucun peintre n'ignore que\nla moindre reprise ou place oubliée ne peut\nêtre retouchée sans laisser de traces visibles\net brillantes, lorsqu'il s'agit de peintures\nmates.\nL'émail mat ne tend pas à s'épaissir et à\ndevenir gras, ainsi que le deviennent toutes\nles couleurs préparées à l'essence; néanmoins,\nj'engage les peintres à ne commander à leurs\nfournisseurs que des bidons dé 1, 2, 5 ou 10"}, {"page_pdf": 26, "page_imprimee": "250", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192303-01.1.26", "texte": "LA CITÉ.\nTECHNOLOGIE\nMARS 1923.\n\nkilos suivant leurs besoins journaliers à seule\nfin de ne jamais avoir d'émail mat en sur-\ncroît après leur travail. Cette précaution est\nd'ailleurs toujours bonne à observer, quelle\nque soit la préparation des couleurs em-\nployées.\nDans la série d'articles que le « Moniteur\nde la Peinture » a bien voulu me demander\nsur la peinture en voitures, matériel roulant\nde chemins de fer, etc., série à laquelle je\ntravaille pour l'instant, j'aurai l'occasion de\nrevenir sur l'application des peintures-émail\net de donner des détails plus précis sur la\nfaçon dont on peut en tirer le meilleur parti\nsuivant les circonstances.\nA. SOURIS,\nChef honoraire des Ateliers de Peintures\naux Chemins de fer de l'Etat Belge.\nRESISTANCE A L'ECRASEMENT DES BETONS\nDE MACHEFER. Comme en ce moment on\ns'occupe beaucoup dans notre pays de l'utilisation\ndes bétons de mâchefer à la construction d'ha-\nbitations, signalons les renseignements que la\n« Construction Moderne > (8 octobre 1922) donne\nà un de ses abonnés qui la questionne sur la résis-\ntance des bétons de mâchefer\nLa résistance des bétons à l'écrasement varie à\npeu près proportionnellement à la densité. Or, les\nbétons de mâchefer sont, en général, très légers,\net leur résistance est considérée comme atteignant\nenviron les deux tiers de Celle des bétons de gra-\nvier de même dosage. Cependant, il existe des mâ-\nchefers très denses qui donnent la même résistance\nque les autres bétons. Voici la composition de\nquelques bétons de mâchefer, -avec leur densité :\nCiment, 400 k. Mâchefer, 1.000 litres. Densité\n1.565 k. (après dessication à l'air pendant trois\nmois).\nCiment, 200 k. Sable, 200 lit. Mâchefer, 900 lit.\nDensité, 1.835 k.\nCiment, 500 k. Sable, 200 lit. Mâchefer, 900 lit.\nDensité, 1,928 k.\nCiment, 400 k. Sable, 400 lit. Mâchefer, 800 lit.\nDensité, 2.060 k.\nAvec 300 k. de sable et 1.200 litres de mâche-\nfer concassé sans sable, on a obtenu la plus faible\ndensité, sans pilonage.\nD'après le laboratoire des Ponts et Chaussées,\nles bétons de mâchefer coulés sans sable, qui ont\ndonné les plus faibles densités, ont aussi donné\nles plus faibles résistances observées.\nSuivant la nature du ciment, la réistance varie :\nCiment 300 k. Demarle, 1.340 k., résistance,\n53 k., Fondu, 1.420 k., résistance 100 k. Ciment\n450 k. : Demarle, 1.480 k., résistance 92 k.;\nFondu, 1.545 k., résistance, 180 k.\nLA SULFAT ATI ON SPONTANEE DES PIER-\nRES CALCAIRES. Une intéressante étude de\nMM. Kling et Florentin a été soumise à la séance\ndu 20 novembre sur une cause fréquente de dégra-\ndation des monuments urbains.\nLes auteurs de cette étude mentionnent qu'il y\na dix-huit mois, à la suite de détériorations suspec-\ntes, constatées sur un monument funéraire, édifié\nau cimetière du Père-Lachaise, ils furent chargés\npar r?.dministration préfectorale de rechercher *a\ncause initiale de l'altération subie par le calcairè\nutilisé (calcaire à entroques d'Euville).\nA cet effet, ils ne se sont pas contentés d'exami-\nner les cîébris ayant subi cette altération mais, en\noutre, ils cnl recherché si d'autres monuments voi-\nsins, également taillés dans des calcaires, ne pré-\nsentaient pas, eux aussi, des altérations du même\ngenre. Or ils ont reconnu qu'on rencontrait celles-\nci assez fréquemment, non seulement sur les monu-\nments du cimetière du Père-Lachaise, mais aussi\nsur nombre d'autres situés en différents points de\nl'agglomération parisienne.\nLes analyses chimiques qu'ils ont effectuées si,-\nmultanément sur les parties altérées, empruntées à\ndivers monuments du Père-Lachaise et sur les par-\nties des mêmes pierres demeurées saines, leur ont\nprouvé, sans doute possible, que l'altération subie\npar le calcaire correspondait à une sullfatation.\nCeci ressort des résultats résumés dans un tableau\nqu'ils adjoignirent à leur travail.\nEn outre, grâce à l'obligeance de M. Bœswill-\nwald, ils ont pu également se procurer des frag-\nments de plusieurs monuments parisiens présen-\ntant, eux aussi, des dégradations spontanées plus\nou moins marquées.\nL'analyse de ces fragments a fourni des résul-\ntats qu'ils énumèrent minutieusement.\nCes analyses montrent que, sauf en ce qui con-"}, {"page_pdf": 27, "page_imprimee": "251", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192303-01.1.27", "texte": "LA CITÉ.\nTECHNO LOGIE\nMARS 1923\n\ncerne les fragments provenant de Notre-Dame, la\ndésagrégation des calcaires est accompagnée d'une\nsulfatation très nette. De plus, dans nombre de cas,\nils ont observé que le point de départ de l'altéra-\ntion des calcaires correspondait aux portions re-\ncouvertes de « calcin », enduit noirâtre qui\ns'amasse aux saillies des surfaces soustraites à l'ac-\ntion de la pluie. Il est vraisemblable que ce « cal-\ncin » joue un rôle déterminant important dans la\nproduction de ces altérations.\nVoici d'ailleurs les analyses des enduits recueil-\nlis sur les monuments suivants :\nSainte Cluny Tri-\nChapelle Cluny poussières nité\nHumidité 53,58 6,63 2,70 2,07\nPerte au rouge 53,58 24,40 34,90 29,89\nCa O Î6,20 28,24 41,21 37,97\nAl 2 03 + Fe2 Q3 6,50 2,14 2,20 1,97\nSi O2 et silicates insolubles 23,85 8,87 12,68 10,51\n(SO3) 20,78 29,74 6,31 17,48\nLe « Calcin » est donc constitué essentiellement\npar un mélange de matières organiques, de silice,\ndu sulfate de chaux, auxquels s'associe parfois du\ncarbonate de chaux. L'absence presque complète\nde ce dernier sel, observée dans certains cas, ne\npeut s'expliquer qu'à la faveur d'un processus de\nsulfatation très actif dont il aurait été le siège et\nqui aurait eu pour effet de transformer en sulfate\nle carbonate qu'il renfermait originairement.\nL'acide suîlfurique qui attaque ainsi les pierres\ncalcaires provient évidemment de l'atmosphère où\nil se forme aux dépens de l'anhydride sulfureux,\nlequel se rencontre dans l'air des villes ainsi que\nplusieurs auteurs l'ont déjà montré.\nCet anhydride sulfureux est fixé et entraîné par\nles eaux de pluie et par la neige; aussi les eaux\nmétéoriques sont-elles, dans les centres industriels,\nassez riches en sulfate et même en acide sulfurique.\nC'est à l'action de l'anhydride contenu dans l'at-\nmosphère et dans les eaux de pluie, action parfois\nexaltée par quelque effet catalytique, qu'il faut\nattribuer l'attaque du carbonate de chaux, assez\nsolubie, cimentant entre eux les grains des calcai-\nres et la désagrégation consécutive de ces derniers.\nLa houille renferme en moyenne 1 0/0 de sou-\nfre; or, dans la région parisienne, la consommation\nde houille atteint 8 millions de tonnes; il s'ensuit\nque la combustion <lu soufre que renferme cette\nhouille détermine la production d'une quantité de\nSO2, correspondant à 240.000 tonnes de SO4H2.\nAussi, en ne nous plaçant qu'au seul point de\nvu© de la conservation des monuments, y aurait-il\nun sérieux inconvénient à laisser augmenter incon-\nsidérément dans les centres urbains la consomma-\ntion de houille crue. Il serait souhaitable que\nl'énergie soit produite loin des grandes aggloméra-\ntions et que la houille et le coke n'y soient utilisés\nque pour les usages purement thermiques, dans la\nmesure du possible.\n(« La Construction Moderne », 31 déc. 1922.)\nTCHECOSLOVAQUIE.— UN INSTITUT POUR\nL'UTILISATION ECONOMIQUE DES COMBUSTI-\nBLES vient d être établi en Tchécoslovaquie par un\ndécret gouvernemental du 29 septembre 1921 du\nRecueil des Lois et Décrets, auprès du ministère\ndes Travaux publics, à Prague. La tâche de l'lnsti-\ntut sera de procéder à un examen systématique des\ncombustibles et des charbonnages, d'étudier les\ndifférents modes d'extraction et d'exploitation. Les\nmembres de l'lnstitut seront nommés par le minis-\ntre des Travaux publics pour une durée de trois\nans et seront choisis parmi les représentants de*\nhautes écoles et des institutions scientifiques, parmi\nles industriels, les consommateurs de combustibles\net d'autres spécialistes. L'organe administratif et\nexécutif est la direction. Les questions d'organisa-\ntion seront traitées par l'assemblée plénière des\nmembres, qui élira un comité administratif et\nfixera l'ordre des séances. Le comité administratif\ndiscutera les projets de construction de l'lnstitut,\ndonnera son avis sur les mesures à prendre en vue\nf\nde réaliser des économies, établira les départements\nscientifiques et spéciaux, veillera à l'unité et à la\nsystématisation des méthodes et travaux d'exploita-\ntion, etc. Les départements scientifiques et spéciaux\norganiseront l'activité scientifique et pratique des\ninstituts, des laboratoires et des sall«?s d'expérience,\ndiscuteront les mesures à prendre en vue de l'épar-\ngne, et des travaux d'exploration.\nPROVINCE DE LIEGE. EXPOSITION NA-\nTIONALE D'ART DECORATIF. En même\ntemps que la Société Royale des Beaux-Arts de\nLiège organise, au Palais des Fêtes du Parc de la"}, {"page_pdf": 28, "page_imprimee": "252", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192303-01.1.28", "texte": "LA CITÉ.\nECHOS ET NOUVELLES\nMARS 1923.\n\nBoverie, un Salon de Printemps, l'Association des\nAnciens Elèves de l'Académie des Beaux-Arts y\nfêtera son XXVe anniversaire, par une exposition\nnationale d'art décoratif, qui sera ouverte du\n12 mai au 24 juin 1923.\nCette exposition, placée sous le patronage des\npouvoirs publics, est assurée dès à présent d'un\ngrand succès. Les organisateurs ont déjà reçu de\nnombreuses adhésions qui témoignent de l'intérêt\nque tous les métiers d'art attachent à cette mani-\nfestation réservée aux œuvres d'art moderne repri-\nses aux classes suivantes :\n1. Architecture, décorations intérieure et exté-\nrieure des édifices publics ou privés;\n2. Sculpture ou peinture décorative et orne-\nmentale ;\n3. Ameublement, bronze, fer forgé, céramique,\nmosaïque, vitrail, cristallerie d'art, émaux, brode-\nrie, tapisserie, reliure, illustration du livre, ciselure,\ngravure, orfèvrerie, bijouterie d'art et gravure sur\narmes. Dans cette classe, les artistes devront de\npréférence exposer les œuvres en exécution. Toute-\nfois, les dessins, modèles ou cartons seront égale-\nment admis.\nLes artistes qui n'auraient pas été touchés par\nl'appel de la société jubilaire peuvent réclamer le\nrèglement au président, M. Victor Reuter, archi-\ntecte, rue Monulphe, 55, à Liège.\nGOTHEMBOURG (SUEDE). UNE EXPOSI-\nTION INTERNATIONALE DE L'AMENAGEMENT\nET DE L'EXTENSION DES VILLES (27 juillet au\n12 août 1923). - A l'occasion de son 300e anni-\nversaire, la ville de Gothembourg organise une ex-\nposition du Jubilé qui aura lieu .du 8 mai au\n30 septembre 1923.\nDivers congrès y tiendront leurs assises, notam-\nment celui de l'Association internationale des Cités-\nJardins, qui aura lieu du 2 au 10 avril. Les deux\npremiers jours seront consacrés entièrement aux\ndélibérations, les jours suivants seront employés à\nvisiter les divers centres d'intérêt municipal des\nenvirons. La dernière excursion conduira les par-\nticipants à Stockholm.\nAu cours de la même quinzaine (du 2 7 juillet\nau 12 août) a lieu l'exposition spéciale consacrée\nà l'urbanisation et au développement des villes.\nCette exposition couvrira une superficie de\n8.000 mètres carrés et sera donc une des plus im-\nportantes qui aient été organisées à ce sujet.\nL'Union des Villes belges est chargée de centra-\nliser tous les documents concernant la Belgique.\nCeux-ci seront envoyés franco-bord à Anvers d'où\nils seront transportés, assurances comprises, aux\nfrais du Comité organisateur de l'Exposition de\nGothembourg.\nLONDRES. INSTITUT ROYAL DES ARCHI-\nTECTES BRITANNIQUES. Le conseil de l lnsti-\ntut royal des Architectes anglais a décidé de réunir\nun Congrès international de l'éducation architectu-\nrale à Londres, dans l'automne de 1924.\nLe Congrès consistera en réunions spéciales dans\nle but d'étudier l'histoire, la position et les plans\nfuturs de l'éducation architecturale avec mention\nspéciale des points suivants :\n1° Revision des méthodes et du système pour\nobtenir les qualifications professionnelles;\n2° Sources d'études, utilité des voyages;\n3° Prix et récompenses d'honneur (études pré-\nliminaires; sujets détaillés; dessin, étude de l'his-\ntoire; travail pratique; journaux professionnels;\ncontact avec les travaux) ;\n4° Examens, modèles; rapports avec la prati-\nque; examinateurs payés;\n5° Promotion des études post-graduate ; rapport\navec l'éducation préliminaire et générale.\n11 y aura dans ces réunions des discussions régu-\nlières et amicales. On fera aussi des arrangements\npour :\n1° Des rapports sociaux; 2° des visites des éco-\nles, musées, lieux intéressants; 3° une réception;\n4° une exposition.\nLE PRÉSENT NUMÉRO RENFERME QUATRE PLANCHES HORS TEXTE REPRODUISANT DES\nŒUVRES DE HENRI VAN DE VELDE."}, {"page_pdf": 29, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192303-01.1.29", "texte": "Je soussigné, souscris un abon- IMPRIMÉ\nnement à la troisième année de\nLa Cité, au prix de 10 fr. 10 et\ndésire recevoir à titre de prime :\n*La l1*® et 2« années de €La Cité >\n(19 19-1921 ) à 5 francs Tannée\n(prix en librairie 10 francs).\n* Le Cœur de la Ville de Bruxelles»\npar Ch. Buis. Gratuit (prix en\n| * L-ïïwTd. ÏT'cambre, P«r G. de. Administration\nMarez. Gratuit (prix en librairie\n1 fr' 50)- „.r '\nSignature (Je {a ReVUC LA CITE\nNom a\nAdresse\n* Bsrrer celle des primes que l'on ne\ndésire recevoir. 10, PIaCC Loix\nN. B. Afin d'éviter de» frais de recou-\nvrement îes souscripteurs sont pries de T)OT |VT7 T T TZ7Q\nverser dans n'importe que! bureau des postes, JSKI i y\\ iHy L EI o\nau crédit du compte chèques n° 16621,\nRevue La Cité, le montant de la somme due.\nDécoupez cette carte et mettez-ia à la poste.\n\nN\nBLOC\n176, chsée de Boondael = Bruxelles\nMaisons ouvrières et rurales\nen agglomérés poreux et en briques\nS*#*®\nUSINES\nBéton armé de tous systèmes\n»\n•s\nr\nV\n•'* '\n♦ « **» I} • *«® !Y\nn\n- -»\ni ,f«.: Vr\n•<?*<:\n~ \"# Kl\n.»//•*? t. F t r\n-,ÎT\nHourdis creux sans coffrages\nBLOCS ATHERMANES KNAPEN\nMACHINES PILONNEUSES"}, {"page_pdf": 30, "page_imprimee": "couv. 4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192303-01.1.30", "texte": "Imp. H. KUMPS-ROBYN, Rue Keyonveld, 81-85, Ixelles. Tél. 174.85.\n\nÉditions Tekhné\nL'Art et la Société „\nIBBlillllllllllllMllMlllllSlll'lllMlllilMllllllilllllllMlllilllilliilllilllSlllllllllilllllillllilllßllillllHilllllllllllilMlllilßllllllfllHNlflllilllßlli\npar H. - P. BERLAGE\nARCHITECTE A AMSTERDAM\n& A &\n!\nUn beau velume luxueusement imprimé\net illustré de nonante-huit clichés A\nPrix : 20 francs\n\nL'Habitation Coloniale\n- Sa Construction au Congo belge -\npar GASTON BOGHEMANS\nArchitecte, Ex-chef de service àla Son des Bts Cls de la Colonie\nLauréat du prix institué par la Soc, belge d'Etude et d'expansion\nPrix : 3 trancs"}]}