{"numero_id": "bm-bmtnaac-1923-06-01", "volume": "bmtnaac_1923-06_01", "ocr_sha256": "f2c687026f527280cff15ca4175ef887f963d5709114bae38f6f628d8ba00342", "source_tei": "https://github.com/Princeton-CDH/bluemountain-transcriptions/blob/main/periodicals/bmtnaac/issues/1923/06_01/bmtnaac_1923-06_01.tei.xml", "source_mets": "https://github.com/pulibrary/BlueMountain/blob/main/metadata/periodicals/bmtnaac/issues/1923/06_01/bmtnaac_1923-06_01.mets.xml", "url_numero": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192306-01", "articles": [{"article_id": "bm-bmtnaac-1923-06-01-c002", "article_bluemountain": "bmtnaac_1923-06_01#c002", "volume": "bmtnaac_1923-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 2", "page_fin": "couv. 2", "image_debut": 2, "image_fin": 2, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192306-01.2.2", "titre_corps": "Editions \" TEKHNÊ „", "titre_sommaire": "Editions \" TEKHNÊ „", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 2, "page_imprimee": "couv. 2", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192306-01.1.2", "debut_caractere": 1250, "fin_caractere_exclue": 2843, "texte": "Editions \" TEKHNÊ „\nLA CITÉ. Première année (juillet 1919, octobre 1920). Un volume de 260 pages,\nillustré de 29 planches hors texte,. . . , . . fr. 10.—\nLA ClTE.Deuxième annéç(oct. 1921). Un volume de 288 pages illus-\ntré de 24 planches hors texte . fr. 10.—\nL'Art et la Société, par H. P. Berlage, architecte à Amsterdam. Tirés à part de la\nRevue \" Art et Technique „ (septembre 1913-février 1914). Un volume\nluxueusement imprimé et illustré de 98 clichés. . fr. 20.—\nLa Conservation du cœur de la Ville de Bruxelles, par Charles Buis, avec\ntraduction d'une conférence de C. Gurlitt sur la \" Conservation du cœur\nd'anciennes villes. Une brochure de 24 pages fr. 2.\nL'habitation coloniale.Sa construction au Congo Belge par Gaston Boghemans.\nUne brochure de 20 pages abondamment illustrée fr. 3.—\nConstantin Meunier. L'historique de son m par R' Thiry et\nG. Hendrickx. Une brochure illustrée fr. 1.—\nUabbaye de la Cambre. Historique, description, projets de transformation, avec\n20 illustrations. Texte de G. Des Marez, archiviste de la ville de Bruxelles fr. 1.50\nL'Art des Jardins et le nouveau jardin pittoresque, par Louis van der Swaelmen,\narchitecte paysagiste . fr. 1.—\nLA REVUE \" TEKHNÉ „. Collection complète de la 2me année <1912-1913). Beau\nvolume de 516 pages, sur papier couché, illustré de 250 clichés. Prix fr. 15.—\nPour obtenir ces livres, il suffit de verser, dans n'importe quel bureau des postes, au\ncrédit du compte chèques postaux \"n° 166.21 Revue la Cité „. la somme due et d'inscrire\nsur le bulletin de versement le titre du livre et les nom et adresse du souscripteur."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1923-06-01-c003", "article_bluemountain": "bmtnaac_1923-06_01#c003", "volume": "bmtnaac_1923-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "21", "page_fin": "25", "image_debut": 3, "image_fin": 11, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192306-01.2.3", "titre_corps": "1859 PAUL HANKAR 1901", "titre_sommaire": "1859 PAUL HANKAR 1901", "signature_source": "CHARLES CONRARDY ; RAYMOND THIBAUT Architectes", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 3, "page_imprimee": "21", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192306-01.1.3", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1444, "texte": "1859 PAUL HANKAR 1901\n\nHankar esc mort depuis plusieurs lustres. Né en 1859, il a été\nfauché à 43 ans, avant d'avoir donné sa mesure, avant d'avoir\npu réaliser entièrement une œuvre qui s'annonçait somptueuse. On\nn'a oublié ni son nom, ni ce qu'il a laissé. Fatalement, si l'on parle\nd'architecture, sa manière de construire, son modernisme, reviennent\ndans la conversation. Ses conceptions restent aussi fraîches aujour-\nd'hui qu'il y a vingt ans. On admire toujours la beauté de ses\nlignes, sa logique, sa force et sa grâce. Nous ne voyons pas un jeune\nqui ne l'aime, un chercheur qui ne se passionne pour sa clarté, ses\ntrouvailles et ses hardiesses. Le temps ne ternit pas sa valeur, et\ncependant il n'a pas eu les heures nécessaires à l'élaboration d'une\ngrande chose, il n'a pas eu l'occasion d'édifier ce qu'il rêvait\nsûrement.\nSa part fut malgré tout assez belle pour que nous nous\nréjouissions du renouveau qu'il apporta en art, de la sève dont il\ninocula l'architecture languissante. Avant lui, hélas! que restait-il\nde cette œuvre de la pierre pour qui le moyen âge avait donné toute\nsa ferveur, que restait-il des recherches du passé des jours pieux où\nl'homme avait su s'exprimer librement et dresser ses édifices selon\nson âme? Que restait-il dans le cœur et le cerveau des architectes\nchargés de dire tout, chargés de porter vers le ciel la plainte, la joie\net l'orgueil des hommes? Il restait des copieurs, de pâles pasticheurs;"}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "22", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192306-01.1.4", "debut_caractere": 19, "fin_caractere_exclue": 2273, "texte": "Hugo avait eu raison « Ceci tuera cela ». Le livre avait tué l'archi-\ntecture. Mais Hugo fait remonter trop loin la déchéance. Certes,\ndepuis la fin de la Renaissance la décadence était là. Mais tout de\nmême, il faut attendre ce que d'aucuns ont appelé « le stupide\nXIXe siècle » pour la trouver complète.\nAbandonnant toute idée, même d'art, l'architecte, ou se disant\ntel, était devenu un marchand qui ne se souciait ni de la beauté ni\nde l'élégance d'un bâtiment, mais uniquement de son rapport. Doué\nd'une inertie esthétique bien caractéristique de ce temps, il en était\narrivé à cataloguer les diverses parties d'une construction tout\ncomme un industriel catalogue ses produits. C'est ainsi qu'il avait\ndans ses tiroirs des collections de corniches, de balcons, de fenêtres,\nde portes, etc. Toute sa documentation vaguement imitée d'un\nBlondel ou d'un « confrère » en vogue portait des numéros\nd'ordre... et cela se fait encorel L'architecte sans vergogne, s'il a à\nfournir un « joli » projet n'a qu'à recourir à ses cartons; il fera\nune combinaison de la corniche n° i avec les fenêtres n° 4 et la porte\nn° 3; le tour sera joué. La façade surgira ainsi. Vous pouvez vous\nimaginer l'effet... Mais il n'aura pas torturé ses précieuses méninges,\naura satisfait un client qui a « horreur du nouveau » et qui, lui-\nmême, est partisan du moindre effort. Le bâtiment sera « à bon\ncompte ». Quant aux autres considérations, c'est le cadet de ses soucis.\nTout comme les autres arts, il importe de baser l'architecture\nsur une saine raison. Le plan, l'élévation, la coupe, doivent être\nconçus parallèlement avec la préoccupation de faire « beau », mais\naussi de faire « bien ». Nous avons le devoir de laisser pour l'avenir\nune œuvre de notre époque. Que diraient nos arrières-neveux, que\npenseraient-ils de nous? Quoi, nous n'aurions été capables que\nd'imiter plus ou moins la Renaissance et le moyen âge? Au temps de\nl'électricité et des autos nous aurions continué à bâtir en style\nLouis XVI? Nous ne sommes plus ni des talons rouges, ni des mar-\nquis poudrés. Hommes de notre temps, nous voulons une archi-\ntecture de notre temps.\nLà, s'érige une maison imitée de l'époque gothique, voisinant\navec un hôtel imité du « Rococo » et un restaurant imité de la"}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "23", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192306-01.1.5", "debut_caractere": 19, "fin_caractere_exclue": 2267, "texte": "« Renaissance flamande ». Ailleurs, c'est le triomphe des styles\nLouis XIV, Empire, etc.; toujours l'imitation. Cet éclectisme\nn'est pas plus intéressant que la banalité des façades peinturlurées au\nblanc fixe, plates, laides, préconisées pendant de nombreuses années\npar les béotiens de l'art.\nCertes, Beyaert avait tenté de réagir, mais il n'avait pas créé dans\nle sens hautain du mot. Son principal titre de gloire est d'avoir\nlargement contribué à remettre en honneur la pierre et la brique, en\ndélaissant le plâtras méprisable et mensonger. C'était beaucoup; ce\nn'était pas assez. Hankar a été plus loin. L'un des premiers chez\nnous, si pas le premier, il a compris qu'il fallait rompre avec la\nroutine et reprendre les clairs principes des grandes époques pour en\ntirer des formes neuves, rationnellement. Les principes dans leur\nessence sont immuables; ce qui change et qui change sans cesse, c'est\nleur interprétation et leur application. Il y a dans l'art quelque chose\nd'humain qui varie et se renouvelle comme les mœurs des hommes,\nmais qui, d'autre part, garde un fond inchangeable comme le cœur\ndes hommes.\nNous venons de parler de Beyaert. C'était inévitable. On ne\nparle pas d'un artiste sans rappeler son maître, on ne parle pas de\nPaul Hankar sans rappeler Henri Beyaert. Après des études assez\ninsignifiantes à l'Académie de Bruxelles, Hankar entra, en 1879,\ncomme élève chez l'architecte le plus prisé d'alors. S'il est indéniable\nque l'on ne travaille pas pendant quinze ans sous la direction d'un\nmême homme sans en subir l'influence, il n'est pas moins vrai que\nl'œuvre du patron, sans que celui-ci ne s'en doute assurément, porte\nen certaines de ses parties la marque du collaborateur. En cherchant\nbien, l'on trouverait dans certaines ferronneries de Beyaert la\npersonnalité de son élève se révélant timidement, mais se révélant,\nmalgré la scrupuleuse observance de la manière du patron.\nL'influence de Beyaert sur Hankar fut grande néanmoins, mais\nelle fut surtout d'ordre technique. Le métier, voilà ce que le jeune\narchitecte désirait apprendre et il était pour cela à bonne école dans\nles bureaux de l'auteur du château de Wespelaer. Pour la compo-\nsition, il avait en lui assez de ressources imaginatives mêlées à assez"}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "24", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192306-01.1.6", "debut_caractere": 19, "fin_caractere_exclue": 2327, "texte": "de sens pratique et de sens esthétique. Dès ses premiers travaux sa\nperonnalité s'oriente. Il se souvient du maître chez lequel il dessine\ndepuis dix ans lorsqu'il construit en 1888-89 une maison chaussée\nde Charieroi, mais ce n'est pas à la façon d'un disciple; c'est à celle\nd'un élève mettant à profit ce qu'il a appris et, prenant du premier\ncoup son vol, dans un irrésistible élan. Dans les divers projets de\nfaçade pour cette première maison, nous retrouvons quelque chose\nde la façon un peu maniérée dont Beyaert mêlait la pierre bleue, la\npierre blanche et la brique,, mais c'est à peu près tout. Hankar a dit\nlui-même son amour pour le fer forgé. Ici, il l'a poussé à l'excès, au\npoint de gâter le rendement par une trop grande recherche du détail\ninfime. La grille de la fenêtre du rez-de-chaussée disparaît presque\ntant elle est fouillée et découpée. Dans l'ensemble, certainement, elle\nne donne pas ce que l'artiste en attendait. C'est une faute qui ne se\nretrouvera pas dans son œuvre, et c'est une faute qu'on lui pardonne\nquand on voit ses dessins.\nEn 1893, il se construisit une maison rue Defacqz, à Bruxelles.\nElle offre un grand intérêt, elle tranche sur les maisons voisines, elle\nattire et lorsqu'on l'étudié, on ne peut qu'en admirer la magnifique\nordonnance, la logique et la simplicité. L'originalité de l'élévation,\nles bretèches superposées que termine un balcon en fer forgé dont\nles sveltes colonnettes soutiennent le toit qui s'avance pour protéger\nla façade des pluies, le sgraffito dû à M. Ad. Crespin, tout donne\nune impression de joie. La porte d'entrée est un petit chef-d'œuvre\nde logique et prouve que cette logique, même lorsqu'elle provoque\ndes irrégularités inattendues, n'est pas une entrave pour celui qui\nsait en tirer parti. Près de cette porte se trouve la signature, cachée\nactuellement par la plaque indiquant le nom du confrère qui habite\nl'immeuble. A l'intérieur, les chambres sont rationnellement dis-\nposées, la lumière y est distribuée avec art, les dégagements réalisent\nle maximum de confortable, la décoration répond à ce que l'extérieur\nfait pressentir.\nEt Hankar construisit un certain nombre de maisons originales.\nDeux avenue Louise, dont les façades, d'une très belle tenue, se\ncaractérisent surtout par ces mots : équilibre, sobriété, distinction."}, {"page_pdf": 11, "page_imprimee": "25", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192306-01.1.11", "debut_caractere": 19, "fin_caractere_exclue": 1657, "texte": "Il y a là une grille de balcon d'une agréable fantaisie et une grille de\nfenêtre de sous-sols, robuste comme il convient à la base, sans man-\nquer d'élégance. Deux rue Defacqz encore. L'une (1898) a conservé\nla façade de grande allure que l'artiste lui avait donnée. Les boiseries\navec leurs lignes courbes prennent une ampleur et une valeur\ndécorative que l'on retrouve rarement et la décoration picturale a,\ndans la réussite de l'ensemble, une part très grande mais... nous\nsommes chez un peintre.La décoration intérieure est de premier ordre,\nil faut noter spécialement l'escalier dont la rampe diffère de détail à\nchaque étage. L'auteur, comme ses grands devanciers du moyen âge,\npouvait s'offrir un tel luxe d'imagination! Pour l'immeuble tout\nvoisin, nous devons hélas employer le « passé ». La façade fut l'une\ndes plus heureuses créations du maître; on ne peut plus s'en rendre\ncompte que dans les revues où elle a été reproduite. Pourquoi? Parce\nque, stupidement, on a du haut en bas, sur la pierre, sur la brique,\nsur le bois, répandu une peinture blanche, uniforme et blafarde. Les\nlignes générales subsistent seules pour faire regretter l'irréparable et\nimbécile mutilation. On a remplacé la belle porte en bois par une\ngrille sans caractère et l'on a complètement défiguré certaines ferron-\nneries d'une admirable simplicité en les « enjolivant » de rosaces et\nde rinceaux. Cet exemple de destruction systématique d'oeuvres\nd'architecture moderne n'est malheureusement pas isolé. N'est-il pas\nscandaleux qu'il ne soit pris à leur sujet aucune mesure de protection?\n(A suivre.)\n\nCHARLES CONRARDY\n& RAYMOND THIBAUT\nArchitectes."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1923-06-01-c005", "article_bluemountain": "bmtnaac_1923-06_01#c005", "volume": "bmtnaac_1923-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 7, "image_fin": 7, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192306-01.2.3.2", "titre_corps": "Editions „Tekhné” Revue „La Cité”", "titre_sommaire": "Editions „Tekhné” Revue „La Cité”", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 7, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192306-01.1.7", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 102, "texte": "L'Œuvre de Paul HANKAR\nImmeuble privé\n383, avenue Louise, Bruxelles.\nEditions\n„Tekhné”\nRevue\n„La Cité”"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1923-06-01-c006", "article_bluemountain": "bmtnaac_1923-06_01#c006", "volume": "bmtnaac_1923-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 8, "image_fin": 8, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; 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[n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192306-01.2.4", "titre_corps": "LA QUESTION DU CHAUFFAGE ÉLECTRIQUE", "titre_sommaire": "LA QUESTION DU CHAUFFAGE ÉLECTRIQUE", "signature_source": "Henri MARCHAND", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 12, "page_imprimee": "26", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192306-01.1.12", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 3184, "texte": "TECHNOLOGIE\nLA QUESTION DU\nCHAUFFAGE ÉLECTRIQUE\n\n« La Cité » a publié dans un précédent\nnuméro une intéressante comparaison des\ndifférentes méthodes de chauffage actuelle-\nment existantes; comme complément de cet\narticulet, il nous paraît utile de présenter\nun aperçu succinct de la question, tel qu elle\nrésulte des travaux du 3e Congrès de l'habi-\ntation de Lyon (*).\nLe problème du chauffage, de 1 éclairage\net de la ventilation des habitations consti-\ntuait l'une des parties essentielles du pro-\ngramme du Congrès :\nLes rapports déposés au sujet de ce pro-\nblème ont montré que, d'une façon géné-\nrale, on doit considérer le chauffage élec-\ntrique comme étant le mieux à même de\ncontribuer à la solution de la question du\nchauffage.\nRésumée aussi brièvement que possible\net envisagée du point de vue spécial de l'hy-\ngiéniste, qui est aussi celui de Y occupant de\nl'habitation, cette question se présente à peu\nprès comme ceci.\nVoici un local, ou un ensemble de locaux:\nnous voulons que l'habitant y jouisse d'une\ntempérature saine et agréable, réalisée avec\nle minimum de dépenses, en évitant la vicia-\ntion de l'atmosphère, qui oblige à ventiler\ntrop énergiquement, et en nous limitant au\nminimum de chauffage physiologiquement\nrequis.\nLa réponse apparaît tout de suite : il nous\nfaut un sj'stème de chauffage général assurant\nune bonne température moyenne, sans com-\nbustion, et complété par des dispositifs à\nchauffage localisé, pouvant satisfaire aux dé-\nsirs ou aux besoins individuels.\nA cet égard, les méthodes de chauffage\nusuelles sont en contradiction pour ainsi dire\nconstante avec les règles de l'hygiène et de\nl'économie : « l'hygiène ne demande pas\nune température supérieure à 12° environ\ndans les habitations, salles de travail, salles\nde classe, etc., et l'on peut parfaitement s'en\ntenir à cette limite si l'on a soin d'assurer un\nléger réchauffage des parties du corps les\nplus sujettes à se refroidir : les pieds et les\nmains ».\nD'ordinaire, dans l'impossibilité d'assurer\nméthodiquement ce chauffage, on porte et\nmaintient l'atmosphère entière des ateliers,\nsalles, chambres, etc., à 18 ou même 20°,\ntempérature qui souvent échauffe désagréa-\nblement la tête.\nIl n'y a qu'un système qui permette de ré-\nsoudre ce problème : c'est le chauffage élec-\ntrique : des tapis chauffants, des radiateurs\nportatifs disposés à proximité immédiate des\npersonnes qui en ont besoin fournissent le\nplus simplement du monde le supplément de\ncalories désirables piur maintenir à bonne\ntempérature les parties du corps les plus ex-\nposées, et ce avec le grand avantage que l'on\npeut à volonté les mettre instantanément en\nmarche ou les arrêter.\nOn brûle moins de charbon parce que l'on\nn'a plus besoin d'une température moyenne\naussi élevée et l'on évite les pertes de calo-\nries considérables qui se produisent chaque\nfois que pour rafraîchir un peu l'atmosphère\nsurchauffée des appartements, des bureaux,\ndes ateliers, on balaie tout l'air qui s'y trouve\nen ouvrant les fenêtres.\n« L'inconvénient que présente sous ce rap~\n\n(*) Compte rendu des Travaux du Troisième Congrès de\nl'Habitation (9 au 12 mars 1921), à Lyon, 401 p. Impri-\nmerie Noircierc et Fenetrier. Lyon 1921."}, {"page_pdf": 13, "page_imprimee": "27", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192306-01.1.13", "debut_caractere": 13, "fin_caractere_exclue": 3895, "texte": "port les méthodes de chauffage usuelles est\nencore accentué par suite de ce que l'habi-\ntude séculaire de se chauffer devant un feu\nlumineux de bois ou charbon pousse beau-\ncoup de personnes à rechercher une tempéra-\nture exagérée dans les pièces chauffées à\nl'aide d'appareils à vapeur.\n» 11 est constant qu'un petit radiateur lu-\nmineux, même donnant une température\nn. oindre, produit l'impression agréable d'un\nchauffage très suffisant; à vrai dire, le ra-\ndiateur au gaz est, à ce point de vue, l'égal\ndu radiateur électrique; mais il ne saurait lui\nêtre comparé sous le rapport de l'hygiène ni\nde la sécurité.\nNous trouvons donc là une première sphère\nd'applications où le système électrique est\nindiqué, comme solution du problème du\nchauffage rationnel, hygiénique et économi-\nque et ce quèl que soit d'ailleurs le coût de\nfonctionnement des appareils, considérés\nisolément.\nMais, en dehors de ces dispositifs spé-\nciaux, quelle est la valeur pratique du chauf-\nfage électrique? Ce système -n'occasionne-\nt-il pas une dépense excessive? Ou, pour\nprendre directement les choses à leur source\net examiner tout de suite le problème sous\nson aspect économique et social le plus\nélevé, quelle est sa valeur intrinsèque, au\npoint de vue « thermo-économique? »\nLe point de vue thermo-économique est\ngénéralement un point de vue assez désa-\ngréable à débattre, en matière d'électricité,\nparce qu'une opinion préconçue trop fré-\nquente représente cet agent comme un gas-\npilleur de calories.\nC'est que, pour avoir de l'électricité, il\nfaut brûler le charbon dans des foyers,\ntransporter l'énergie calorifique ainsi pro-\nduite, de la flamme à la chaudière et de\ncelle-ci à son contenu, L'eau; transformer\nl'énergie de l'eau vaporisée en énergie mé-\ncanique, dans les machines, puis l'énergie\nmécanique en énergie électrique, à l'aide des\ngénératrices.\nUn jour viendra probablement où ces trans-\nformations successives seront évitées, en tout\nou en partie; on peut déjà les simplifier quel-\nque peu, en opérant avec des moteurs à com-\nbustion interne ou à explosion; mais, de toute\nfaçon,plusieurs opérations restent nécessaires,\nqui entraînent chacune des pertes appré-\nciables.\nPertes sur les grilles, pertes dans les chau-\ndières, pertes dans les conduites de vapeur,\npertes dans les machines, pertes dans les gaz\néchappant des foyers, pertes dans les vapeurs\nsortant des moteurs, pertes adns les dyna-\nmos : le bilan est peu encourageant!\nTel quel, cependant, il ne rend pas le pro-\ncédé prohibitif : toutes nos industries, élec-\ntrifiées, ou appelant à l'être, sont là pour\nattester que l'intermédiaire de l'électricité est\nun immense progrès, en ce qui concerne la\ntransmission et la distribution de la force;\nc'en est un aussi en ce qui concerne le chauf-\nfage.\nCar s'il y a des pertes pour la transforma-\ntion du combustible en électricité et de celle-\nci en chaleur, il n'y en pas moins pour la con-\nversion directe du combustible en chaleur.\nOn nous affirme bien que les appareils de\nchauffage central réalisent des rendements de\n50 ou 60 p.c.; mais l'on ne compte pas les\npertes dues aux conduites, aux joints, etc.\nEt, quant aux foyers ordinaires au charbon,\ntels qu'on les emploie encore presque par-\ntout, ils restent considérablement au-dessous\nde ces rendements théoriques : les pertes y\nsont couramment de 90 p.c. et plus.\nDe telle sorte que, même dans les condi-\ntions actuelles, avec nos installations électri-\nques rendant à peine 8 ou 1 0 p.c. de l'énergie\ninitiale, le rendement final de la transforma-\ntion n'est pas plus bas que celui fourni psir\nles appareils domestiques à chauffage direct.\nNotons qu'il s'agit là d'une comparaison\nétablie d'après les conditions existant com-\nmunément aujourd'hui : la situation devien-\ndrait beaucoup plus nettement avantageuse\npour l'électricité si nous pouvions supposer,\nau lieu des résultats réalisés à présent, les ren-"}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "28", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192306-01.1.14", "debut_caractere": 13, "fin_caractere_exclue": 3877, "texte": "Dements possibles pour de bonnes installa-\ntions.\nUn chiffre de 8 ou 10 pour 100 n'est pas\nacceptable pour une centrale moderne : avec\nles procédés et les machines dont elle dispose\nmaintenant, l'industrie de la producton de\nI*électricité doit pouvoir augmenter ce chiffre\nde 50 pour 100 au moins, pour les installa-\ntions à vapeur, et de 100 pour 100 si elle\nemploie des installations à gaz.\nLa centralisation de la production de\nl'énergie, sous la forme électrique, peut d'ail-\nleurs procurer d'autres avantages d'une haute\nportée économique et sociale.\nElle permet, par exemple, d établir les\nusines sur le carreau des mines, en évitant\nles transports onéreux de celles-ci aux lieux\nde consommation; elle rend possible et éco-\nnomique l'utilisation de combustibles médio-\ncres, qui ne donnent rien ou seulement\ndes ennuis dans les foyers ordinaires.\nSi on le voulait, la centralisation électrique\nrendrait possible également la réalisation\nd'installations substituant à la combustion\nactuelle du combustible une gazéification\nrécupérant des sous-produits précieux ainsi\nque cela se fait dans les usines à gaz.\nRappelons à ce sujet que tout le monde\nle sait ou devrait le savoir l'industrie à gaz\nmoderne disparaîtrait immédiatement si elle\nn'avait pas pour se soutenir les bénéfices de\nses sous-produits : ce n'est plus que par eux\nqu'elle existe.\nPour avoir 1 kilowatt-heure d électricité,\n860 calories, il faut pratiquement 800 à 1,000\ngrammes de charbon à 7,500 calories, soit\nenviron 78 calories-charbon par calorie-élec-\ntricité obtenu ; avec la même quantité de char-\nbon, on obtient approximativement 250 li-\ntres de gaz, soit 900 à 1,000 calories, ce qui\nne dépasse pas sensiblement les 860 calories\ndu kilowatt-heure.\nEncore, y a-t-il lieu d'observer que, dans\nles appareils d'utilisation directe dans les\nfourneaux, réchauds, etc., des pertes se pro-\nduisent, qui sont bien plus sensibles pour le\ncas du gaz que pour celui de l'électricité.\nLa conclusion est que, si l'on parvenait à\nréaliser les mêmes bénéfices accessoires du\ncôté de l'électricité que du côté du gaz, les\nprix de l'électricité pourraient être réduits\nde 90 pour 100; il n'y a pas encore appa-\nrence que l'on y arrive; néanmoins, quelque\nchose est à faire dans la voie de la réducion\ndes prix.\nAussi bien, les Américains l'ont fait voir\ndepuis longtemps d'une façon éclatante; les\nAnglais et les Allemands l'ont vérifié aussi;\nles Français y tendent : cette tendance do-\nminait tous les rapports présentés au Con-\ngrès de Lyon.\nOn ne peut encore, à vrai dire, songer à\nla récupération de sous-produits commercia-\nlement exploitables, mais on peut et l'on\ndoit abaisser sensiblement le prix de\nl'énergie électrique pour les usages du chauf-\nfage, en tenant compte de l'amélioration que\nla vulgarisation de ce système procurerait\ndans les conditions d'utilisation des installa-\ntions de production et de distribuiton.\nPar ce seul moyen, les Américains sont ar-\nrivés à des irésultats étonnants; ils l'ont d'ail-\nleurs employé non seulement pour les utilisa-\ntions calorifiques de l'électricité, mais pour\ntous les usages; un autre exemple typique\nest celui de l'automobilisme électrique, au-\nquels ils ont donné une impulsion extraor-\ndinaire; le mécanisme de leur méthode est\nsimple.\nLorsqu'une entreprise d'électricité ré-\nclame pour un kilofwatt-heure d'électricité\n80 centimes ou 1 franc, elle fait payer 60\nà 75 centimes de plus qu'elle n'a dépensé\nelle-même pour le charbon au moyen du-\nquel ce kilowatt-heure est produit.\nL'excédent est absorbé par les frais de\nmain-d'œuvre, d'administration, d'entretien\net de réparation du matériel, d'intérêt du\ncapital engagé, etc.\nLes charges financières, en particulier,\nsont considérables, les dépenses de première\ninstallation se chiffrant dans la généralité des\ngrandes entreprises à plusieurs milliers de\nfrancs par kilowatt installé."}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "29", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192306-01.1.15", "debut_caractere": 13, "fin_caractere_exclue": 3964, "texte": "Supposons, pour fixer les idées, une instal-\nlation où le kilowatt installé ait coûté\n2,500 francs; à 6 p.c. par an, cela représente\nune charge annuelle d'intérêt de 150 francs\npar kilowatt-heure.\nSi le matériel était utilisé de façon perma-\nnente, à son maximum de capacité, pendant\n300 jours par an, on aurait, pour chaque ki-\nlowatt installé une production annuelle de\n7,200 kiloWatts-heure et la charge d'intérêt\npar kilowatt-heure serait d'environ 2 cen-\ntimes.\nMalheureusement, il n'en est pas ainsi;\nle plus souvent, on a tout au plus une pro-\nduction journalière de 3 à 4 kilowatts-heure\npar kilowatt installé; les charges d'intérêt\ndoivent être réparties sur ces 3 ou 4 kilo-\nwatts-heure; par kilowat-heure, elles mon-\ntent ainsi à 2 X 6=12 centimes.\nCeci est vrai d'ailleurs pour toutes les char-\nges prises en général et l'on voit facilement\nqu'il y a gros avantage à ce que les machines\nfonctionnent le plus continûment possible et\nau voisinage de leur capacité maximum.\nPlus on étend et diversifie les applications\nde rélectircité, plus on a chance d'arriver à\nune bonne utilisation du matériel; cepen-\ndant, la force et l'éclairage sont incapables\nde fournir une utilisation rationnelle.\nDans toutes les entreprises d'électricité\nqui ne peuvent compter que sur ces débou-\nchés, il y a, chaque jour, le matin, vers 7 ou\n8 heures, et le soir, vers 6-7 heures (ces heu-\nres varient selon les saisons et selon les con-\nditions locales) des pointes de charge mar-\nquées, entre lesquelles se produisent des\n« heures creuses » où la charge est nulle ou\nà peu près nulle et où le matériel ne produit\nrien.\nLa cuisine électrique peut ajouter à la\ncharge un peu de diversité; le chauffage élec-\ntrique aussi; cependant, dans les conditions\nnormales, l'influence bienfaisante de ces deux\ncatégories d'appareils n'est pas suffisante\npour en faire des clients spécialement désira-\nbles et justifier des tarifs de faveur.\nCe qu'il faut, c'est une demande 6e pro-\nduisant nettement aux « heures creuses » : ce\nrésultat est atteint, par exemple, lorsque Ton\npopularise l'automobilisme électrique : les\nvéhicules électriques empruntent leur énergie\nde propulsion à des accumulateurs et l'on\ncharge ceux-ci pendant la nuit.\nD'autre part, il y a aujourd'hui une classe\nd appareils de chauffage électrique au moyen\ndesquels le même résultat peut être obtenu,\ndes appareils jouant un rôle identique à celui\ndes accumulateurs : les appareils à accumu-\nlation thermique.\nComme dans les accumulateurs électriques,\non y emmagasine de l'énergie, mais sous\nforme de calories, par exemple dans l'eau\nd'un réservoir, muni d'une enveloppe calo-\nrifuge convenable, pour le bain, la cuisine,\nl'entretien, etc.; les appareils étant mis sous\ncourant de façon automatique, à l'aide de\ndisposiifs interrupteurs horaires.\nDans les pays de grandes forces hydrauli-\nques, en Suisse et en Scandinavie, notam-\nment, ces appareils ont rencontré un succès\ndes plus marqué : on y a trouvé le moyen\nd'utiliser avantageusement l'énergie électri-\nque que la clientèle de force et de lumière\nlaissait disponible pendant la nuit.\nPour les raisons que nous avons exposées\nplus haut, leur intérêt n'est pas moindre dans\nles régions où l'on produit l'énergie électrique\nen partant de combustibles.\nQu'il y ait ou non à fournir de l'énergie\nla nuit, le matériel est là; le personnel aussi,\nou du moins un personnel suffisant pour as-\nsurer un service réduit; des foyers sont allu-\nmés, des chaudières tenues sous pression; et\nl'on brûle du charbon, en quanité dispropor-\ntionnée à l'effet utile obtenu s'il n'y a, pour\nconsommer l'énergie disponible, que quel-\nques clients de nuit, les installations d'éclai-\nrage public, etc.\nLe calcul et l'expérience montrent que les\nentreprises de production et de distribution\nd'énergie électrique peuvent trouver, dans\nl'usage des appareils à accumulation un dé-\nbouché qui reste lucratif même lorsqu'elles\nconsentent, pour en favoriser l'emploi, une"}, {"page_pdf": 16, "page_imprimee": "30", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192306-01.1.16", "debut_caractere": 13, "fin_caractere_exclue": 2089, "texte": "réduction de 30-40 pour I 00 sur le prix ordi-\nnaire du courant pour l'éclairage.\nOr, avec un tarif ainsi modéré, le chauffage\nélectrique devient pécuniairement préférable\nau chauffage direct, même si l'on néglige\nd'avoir égard à ses avantages indirects.\nEn fin de compte, nous voyons et ce\nfut la conclusion des travaux du Congrès de\nLyon que deux catégories d'appareils de\nchauffage électrique sont susceptibles de se\ngénéraliser immédiatement si les entreprises\nd'électricité savent y aider :\ni ° Les dispositifs de chauffage spéciaux\ncomplétant un chauffage général ordinaire;\n2° Les appareils à accumulation.\nLes qualités de ces deux catégories d appa-\nreils sont telles qu'elles font du chauffage\nélectrique « le système de l'avenir, s'imposant\nà toute nation éprise de progrès » et qu'il\nconvient d'en envisager dès à présent l'adop-\ntion lorsque l'on étudie le plan de l'habitation\nmoderne.\nVoici, à ce sujet, les principaux vœux\nqu'émit, après discussion, le Congrès de\nLyon :\n2. Que la durée de l'horaire à tarif ré-\nduit soit aussi étendue que possible en te-\nnant compte des circonstances locales;\n3. ... Que dans l'avenir, tous les efforts\nsoient faits pour que les coefficients cons-\ntants des échelles mobiles soient de plus en\nplus faibles pour tenir compte d'une utilisa-\ntion d'un matériel moderne de plus en plus\ngrande ;\n5. Que, dès maintenant, les municipali-\ntés, les architectes, les associations de pro-\npriétaires, d'industriels et de consommateurs\ncoordonnent leurs efforts pour que le chauf-\nfage électrique par accumulation prenne, dans\nles immeubles modernes, la place à laquelle\ni! a droit à côté de l'éclairage électrique, de la\ndistribution d'eau courante et du tout à\nl'égout.\n6. Que les constructeurs français étudient\net construisent, le plus rapidement possible,\ndes appareils utilisant l'énergie pendant les\nheures les moins chargées.\n7. Que les secteurs étudient les tarifs les\nplus réduits qu'il sera possible de pratiquer\ndans chaque région pour ces diverses con-\nsommations...\nDirecteur de « l'Electricité pour tous ».\n\nHenri MARCHAND,"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1923-06-01-c010", "article_bluemountain": "bmtnaac_1923-06_01#c010", "volume": "bmtnaac_1923-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "31", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 17, "image_fin": 22, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192306-01.2.5", "titre_corps": "MITOYENNETE", "titre_sommaire": "MITOYENNETE", "signature_source": "YVES", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 17, "page_imprimee": "31", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192306-01.1.17", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 3320, "texte": "JURISPRUDENCE\nMITOYENNETE\n\nNos lecteurs liront certainement avec très grand intérêt la « causerie judiciaire »\nque le journal « Le Soir » consacrait dernièrement à une question qui occupe\nment bien des architectes.\nQuand le bâtiment va, tout va.\nLe vieux proverbe a raison. Les cabare-\ntiers sont là pour le dire. Leur clientèle s'est\ntoujours bien trouvée des travaux qu'on en-\nreprend près de chez eux.\nMais la règle est générale.\nLes gens de loi languissent quand l'art de\nbâtir subit une crise. Plus de querelles dès\nlors entre les ouvriers et le maître de l'ou-\nvrage. Plus de contesattions sur les prix. Plus\nde chicanes à propos de retard. Plus d'attra-\npades sous prétexte de malfaçons.\nMais quelle métamorphose le jour où les\ngens cossus reprennent confiance! Quand\nceux qui ont le sac se décident à placer leur\nargent « dans les pierres », c'est une joie\ntout de suite pour les mangeurs de papier\ntimbré. Enfin, voilà de nouveau du pain sur\nla planche. Qui terre a, guerre a. Les artisans\nde la brique et du mortier manient les cho-\nses écrites avec maladresse. Il y a toujours\nune bonne part d'à peu près dans leurs con-\ntrats. Ils ont besoin à tout bout de champ\nqu'on éclaire leur lanterne. Bonne affaire\npour les robins, praticiens et autres, qui ne\ndemandent qu'à varier leurs plaisirs et en\nont jusque par-dessus la tête des discussions\net des problèmes de loyers.\nUne controverse, tout à fait d'actualité, est\nnée, a ressuscité plutôt, depuis l'armistice.\nC'est du vieux neuf, si l'on veut, mais d'un\nintérêt intense, en raison des événements.\nDans les quartiers naissants, aux confins\nde l'agglomération, des maisons isolées ont\nsurgi de terre à la veille de la guerre. Elles\nsont restées isolées jusque tout récemment.\nMais les hésitations se dissipent. On se\nrisque à parler de briques et de bricaillons.\nA droite et à gauche, on creuse le sol et des\npans de îmirs émergent.\nLe bâtisseur d'avant-guerre se frotte les\nmains.\nC'en est donc fait d'attendre, depuis des\nannées, avec ses deux pignons latéraux et\nmassifs.\nLes voisins vont en prendre leur part.\nEt la payer!\nMais à quel prix?\nCruelle énigme au lendemain de\nl'armistice pour le vendeur et pour\nl'acheteur.\nL'énigme est résolue désormais. Nous en\navons parlé à cette place. La jurisprudence\nparaît fixée. Il faut payer le prix du jour, dé-\nduction faite de la vétusté.\nEt cependant, le débat n'est pas clos, sem-\nble-t-il.\nOn s évertue à couper des cheveux en\nquatre. On interroge les textes et l'on cher-\nche des arguments d'analogie.\nLe « Journal des Tribunaux » a publié\nl'autre jour une étude sur cet objet. La con-\nclusion en est originale. Elle vaut d'être épin-\nglée en passant :\nL'article 661 du Code civil raconte ceci :\n« Tout propriétaire joignant un mur a la\nfaculté de le rendre mitoyen en tout ou en\npartie, en remboursant au maître du mur la\nmoitié de sa valeur, ou moitié de la valeur\nde la portion qu'il veut rendre mitoyenne,\net moitié de la valeur du sol sur lequel le mur\nest bâti ».\nCette histoire du sol est une indication pré-\ncieuse. S'il faut acheter un bout de terrain, il\nest clair qu'il faut le payer au prix qu'il\nvaut au moment de l'achat.\nPourquoi en irait-il autrement du mur?\nMais, dans la pratique, le sol ne compte\npas. Le premier bâtisseur place ses pignons à\ncheval sur la ligne médiane. Ce n'est pas son"}, {"page_pdf": 18, "page_imprimee": "32", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192306-01.1.18", "debut_caractere": 15, "fin_caractere_exclue": 4076, "texte": "droit, à la rigueur. Mais c'est l'usage, que tout\nle monde accepte, comme logique et ration-\nnel.\nPour ce qui concerne le mur, le Code\nmanque de clarté. Il veut que l'acquéreur\nrembourse le maître du mur. Rembourser,\nqu'est-ce à dire? Le terme est mal choisi\ndit le « Journal des Tribunaux », car il tend\nà faire croire que l'acquéreur doit verser au\nvendeur la moitié de ses débours passés.\nRemarquons, par parenthèse, que le Code\napplique ce principe ailleurs. Quand des cons-\ntructions sont élevées par un tiers sur le ter-\nrain d'autrui et que le propriétaire entend les\nconserver, il doit, aux termes de l'article 555,\n« le remboursement de la valeur des maté-\nriaux et du prix de la main-d'œuvre, sans\négard à la plus ou moins grande augmenta-\ntion de valeur que le fonds a pu recevoir ».\nL'article use du même mot, remboursement,\nque l'art. 661. Mais il précise. Ce qu'on doit\nrendre, c'est la dépense, sans plus.\nA propos de mitoyenneté les juges, s'en\ntiennent plutôt au mot « valeur » de l'article\n66 î, et ils entendent par ce mot la main-\nd'œuvre et les matériaux au prix actuel.\nCela n'est pas du goût du « Journal des\nTribunaux, ou, pour être plus exact, de l'au-\nteur à qui il fait accueil dans ses colonnes. Ce\nn'est pas, selon lui, la valeur actuelle d'un\nmur neuf qu'il faudrait payer, mais unique-\nment la valeur vénale.\nLa distinction, à l'entendre, n'est pas\nmince.\nMain-d'œuvre et matériaux ont quasi dé-\ncuplé de prix, alors que la valeur vénale d'un\nimmeuble n'a guère que triplé depuis l'avant-\nguerre.\n<c Si j achète une maison à sa valeur vé-\nnale, je la payerai trois fois son prix de 1914.\nPourquoi, si j'en acquiers une partie, devrais-\nje payer dix fois le prix de 1914?\n» Pourquoi, achetant une partie de bâtisse\nvieille d'environ dix ans, devrais-je la payer\ncomme si elle était fraîchement achevée,\nalors qu il est notoire qu'une énorme diffé-\nrence de prix existe entre les deux bâtisses?\nAinsi raisonne l'auteur.\nIl exagère un tantinet, car les experts tien-\nnent compte de l'âge de la maçonnerie et ne\nl'estiment pas comme si elle sortait des mains\nde l'ouvrier.\nMais cette réserve faite, la thèse est dé-\nfendue. L'auteur y insiste au nom de l'équité:\n« On n'a pas plus à s'inquiéter, continue-t-\n-il, pour régler le prix d'acquisition de la mi-\ntoyenneté, de la somme que devrait débour-\nser le bâtisseur actuel pour édifier lui-même\nle pignon qui lui est nécessaire, que de la\nsomme qu'a déboursée autrefois le premier\nbâtisseur pour la construction dudit pignon.\n» Si j'achète une automobile neuve qu'un\nparticulier ne possède que depuis quelques\nsemaines, je ne la payerai vraisemblablement\npas au prix de l'usine, mais à un prix qui lui\nsera inférieur de plusieurs milliers de francs,\npar suite de la dépréciation qui frappe com-\nmunément tout objet non acquis à la source\nde production; même neuf, il est devenu ob-\njet « d'occasion ». Si j'achète l'auto pour le\nprix à déterminer par l'expert X..., celui-ci\naura à rechercher la « valeur vénale » de\nl'auto et ne pourra se borner à prendre le\nchiffre inscrit sur le catalogue de l'usine.\n»En résumé nous estimons que celui\nqui achète une mitoyenneté doit payer envi-\nron trois fois et non dix fois ce qu'elle valait\nen 1914 : le vendeur s'enrichirait au détri-\nment de l'acheteur, si l'on évaluait la mi-\ntoyenneté non d'après sa valeur vénale, mais\nen calculant le prix des matériaux et de la\nmain-d'œuvre au cours du jour de la prise\nde possession... »\nCela équivaut à dire que l'acquéreur d'un\nmur mitoyen doit payer un prix mitoyen,\nquelque chose d'intermédiaire entre ce que\nle mur a coûté jadis et ce qu'il coûterait au-\njourd'hui.\nNos juges n'entendent pas de cette oreille.\nIls ont éconduit ceux qui invoquaient ici les\nprincipes de la gestion d'affaires, pour ne\nremplacer que la dépense réellement faite.\nIls ont gardé la tradition du Code civil, qui\nfavorise tant qu'il peut la propriété foncière,\ntémoin 1 article 555 dont je parlais plus haut.\nNos lois actuelles, d'ailleurs, sont, quoi\nqu on pense, pénétrées du même esprit.\nBeati possidentes...\n\nYVES."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1923-06-01-c011", "article_bluemountain": "bmtnaac_1923-06_01#c011", "volume": "bmtnaac_1923-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 19, "image_fin": 19, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; 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Un concours ter* organisé\nà Paris, du 15 'mai au 27 juillet 1924, entre les\narchitectes des nations admises AUX Jeux Olympi-\nques. En principe, les œuvres seront exposées à\nl'emplacement des Jeux Olympiques, au stade de\nColombes.\nArt. 2. Une Exposition d'Architecture sera\norganisée en même temps que le concours, et au\nmême endroit.\nArt. 3. Les œuvres présentées au concours\nou admises à l'exposition comprendront, par exem-\nple : des stades, arènes, terrains de jeux, instituts\nd'éducation physique, thermes, piscines, frontons\nde pelote basque, tennis, vélodromes, champs de\ntir, etc.\nArt. 4. —— Ne seront considérées comme parti-\ncipant au concours que les œuvres dont leurs\nauteurs auront, par écrit, déclaré qu'elle» sont iné-\ndites. Les autres œuvres seront, d'office, classées\ndans l'exposition.\nInscription. Envoi, retour des œuvres.\nArt. 5. Les demandes d'inscription pour le con-\ncours et pour l'exposition devront être déposées\navant le 15 décembre 1923, au siège du Comité\nOlympique français, 30, rue de Grammont, Paris\n(2e). Elles devront contenir la désignation des oc-\nvrages, leurs dimensions et toutes les indications\nexigées par la Commission des Arts et Relations\nextérieures.\nLa commission se réserve le droit de limiter,\npour chaque artiste, le nombre des œuvres présen-\ntées et de ne pas admettre les œuvres de dimen-\nsions excessives.\nArt. 6. Les œuvres présentées devront être\narrivées à destination, fsanco de port, à partir du\n15 mars et au plus tard le 15 avril 1924.Les envois\ndevront porter très apparentes les étiquettes li-\nbellées en français délivrées par la Commission\ndes Ars et Relations extérieures.\nArt. 7. Chaque artiste devra, en même\ntemps que ses œuvres, adresser cne notice rédigée\nen français indiquant sa nationalité, son nom, ses\nprénoms, son adresse, le sujet de ses œuvres.\nCette notice sera délivrée par la Commission dee\nArts et Relations extérieures.\nArt. 8. —Le retour des œuvres sera àla charge\ndes exposants. Les œuvres qui, un mois après la\nclôture de l'Exposition, n'auront pas été retirées,\nseront mises dans un garde-meuble public, acx frais\ndes exposants.\nLa commission déclinera toute responsabilité\npour les œuvres non retirées.\nComposition, attribution du jury, récompenses.\nArt. 9. —Un jury international composé de\npersonnalités artistiques et sportives et d'une ma-\njorité d'architectes, jugera les œuvres destinés au\nconcours et prononcera l'admission des œuvres à\nl'exposition.\nArt. 10. —Le jury appréciera sans appel si les\nœuvres soumises à son examen correspondent aux\nconditions du présent règlement.\nArt. ! 1. Les délibérations du jury seront se-\ncrètes; ses décisions communiquées par le secréta-\nriat aux intéressés.\nArt. 12. —Le jury prononcera avant la fin des\nJeux Olympiques, son jugement sur les œuvres du\nconcours.\nArt. 13. Pourront être attribuées aux trois\nœuvres les meilleures :\n1° La médaille olympique de vermeil et le\ndiplôme;\n2° La médaille olympique d'argent et le diplôme;\n3* La médaille olympique de bronze et le di-\nplôme.\nDéfinition des responsabilités de la commission.\nArt. î4. Conformément àla loi, les œuvres\nexposées ne pourront être reproduites par aucun\nprocédé, sans autorisation signée de leur auteur.\nArt. 15. Quelles que soient la cause et l'im-\npertance du dommage, la Commission des Arts et"}, {"page_pdf": 24, "page_imprimee": "34", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192306-01.1.24", "debut_caractere": 9, "fin_caractere_exclue": 4120, "texte": "Relations extérieures des Jeux Olympiques ne sera,\nen aucun cas, responsable des incendies, vols, per-\ntes ou autres accidents dont les oeuvres exposée#\nauraient à souffrir.\nCatalogue des œuvres exposées. Art. 16.\nIl sera dressé, en langue française et en langue\nanglaise, un catalogue méthodique et complet de\ntoutes les œuvres avec indications du nom et de\nl'adresse des concurrents et des exposants.\nArt. 1 7. Il ne sera fait, dans l'exposition, au-\ncune publicité ayant un caractère commercial.\nNe seront acceptées, pour désigner les œuvres\nexposées, que les inscriptions et pancartes du mo-\ndèle établi par les soins de la Commission des Arts\net Relations extérieures.\nArt. 18. Un bureau de vente sera organisé\ndans I*exposition par les soins de la Commission\ndes Arts et Relations extérieures.\nSous aucun prétexte, les œuvres exposées ne\npourront être retirées avant la fin des Jeux Olym-\npiques.\nDispositions générales.— Art. 19. Les locaux\naffectés à l'exposition seront constitués en entre-\npôts réels de douane et d'octroi.\nUn décret interviendra pour régler l'application\ndu présent règlement.\nArt. 20. La qualité d'exposant et de concur-\nrent comporte soumission sans réserve aux dispo-\nsitions ci-dessus, aux règlements spéciaux, aux me-\nsures d'ordre et de police prescrites par les auto-\nrités françaises et par le Comité exécutif des Jeux\nOlympiques.\nArt. 21. Le Secrétaire général du Comité\nexécutif des Jeux Olympiques de 1924 est chargé\nde F exécution du présent règlement.\nNota. Tous renseignements seront fournis\ngratuitement au siège du Comité Olympique Fran-\nçais, 30, rue de Grammont, à Paris (Commission\ndes Arts et Relations extérieures).\nJury d'architecture. Président, M. Frantz\nJourdain; membres : MM. Louis Bonnier, Albert\nBourdariat, Brasini, Arthur Brown, le comte J. de\nCastellane, le comte Clary, Jean Giraudoux, André\nGranet, Horteloup, Laverrière, Loysel, Perret, Pia-\ncentini Plumet, le marquis de Polignac, Pontre-\nmoli, Saarinen, J. de Saint-Pastou, Georges Salles,\nSauvage, Simpson, Stryenski, Sue, Tony-Garnier,\nVan Rysselberghe, Jan Wills; secrétaire : M. André\nMénabréa.\nGILLY. CONCOURS POUR LE TRACE DES\nCHEMINS DANS LES SARTS COMMUNAUX.\nler1er prix : projet « Sud Est », de M. Edgard Clercx,\narchitecte à Gilly; 2e prix en partage entre le» pro-\njets a) « La Gaieté », de MM. Laurent et Depel-\nsemaire, architectes décorateurs à Charleroi; b)\n« La parole est d'argent et le silence est d'or », de\nM. Wustefeld, Henri, géomètre à Forchies-la-\nMarche; c) Trois ponts, de MM. Duchatelet, archi-\ntecte, et Malchair, ingénieur, à Charleroi.\nLE MONUMENT DE L'YSER. Le jury insti-\ntué par la province de Flandre Occidentale, pour\njuger le concours en vue de la confection des plans\nd'un monument commémoratif à l'Yser, vient de\nse prononcer.\nIl y avait sept participants; trois sujets ont été\npris en considtration par le jury.\nLa prime de 5,000 francs a été décernée au\nsujet le « Lion de l'Yser », auteur, M. Jean De\nBondit, de Dixmude; la prime de 3,500 francs, à la\n« Porte voûtée », de M. Charles Poupaert, archi-\ntecte, à Bruges.\nC'est le sujet « La Tour des Morts » qui a été\nretenu par le jury pour être exécuté. Les auteurs\nde la Tour des Morts » sont les architectes MM.\nCharles Schaessens, de Furnes; Pierre Verbruggen,\nd'Ypres et Valerius Lievens, de Thielt.\nUn crédit provincial de 200,000 francs est prévu\npour l'exécution de ce monument.\nToutefois, un mouvement est provoqué tendant\nà faire renoncer la province de la Flandre Occi-\ndentale à l'exécution de ce monument et à em-\nployer le crédit y affecté à la construction dTKabi-\ntations pour invaiidies.\nANS-ALLEUR. Concours organisé par le\nMinistère de la Justice (Office de la Protection de\nl'Enfance), pour l'élaboration des plans et devis\nde l'Ecole de Bienfaisance.\nLe Ministre de la Justice porte à la connais-\nsance des architectes ayant pris part à la première\népreuve du concours que les projets portant les\nmarques ou devises ci-après indiquées sont retenus\npar le jury et que leurs auteurs sont admis à parti-\nciper à la deuxième épreuve, savoir :\n« Simplicité », « Flor », « Semons bien », des-"}, {"page_pdf": 25, "page_imprimee": "35", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192306-01.1.25", "debut_caractere": 10, "fin_caractere_exclue": 4049, "texte": "sin figurant un rond dans un rectangle, dessin figu-\nrant une échelle.\nQuoique l'époque de l'exécution de l'école pavil-\nlonnaire à Ans-Alleur ne puisse être envisagée\npour le moment, les concurrents sont admis à\npoursuivre leurs études pour la deuxième épreuve\nde concours.\nLeurs projets seront reçus au Ministère de la\nJustice, Office de la Protection de l'Enfance, rue\nDucale, 61, à Bruxelles, jusqu'au 1*r décembre\n1923.\nLes intéressés sont invités à retirer au Minis-\ntère d.e la Justice, à 1 adresse ci-dessus, sur présen-\ntation du reçu qui leur a été remis lors du dépôt\ndes projets, un pli contenant les indications néces-\nsaires en vue de l'exécution des travaux à remettre\npour la seconde épreuve.\n\nLA NOUVELLE SALONIQUE. Entre toutes\nles villes d'Orient, Salonique passait, avant la\nguerre, pour l'une des plus belles et les plus\nattrayantes pour le voyageur et l'artiste. Comme\ntant d'autres villes, Salonique est aujourd'hui en\npartie détruite, mais ce n'est pas le bombardement\nqui l'a jetée bas, mais l'incend>e formidable du\n18 août 1917 qui a ravagé une superficie de\n101 hectares. Tout le cœur de la belle ville était\nnotamment à réédifier et grâce aux progrès de\nl'urbanisme, c'est conformément aux méthodes de\ncette science que la nouvelle Salonique sort de\nterre. La reconstruction d'une ville, qui n'est plus\nconsidérée seulement comme l'attribut des ingé-\nnieurs et arpenteurs, est toujours une œuvre fort\ndélicate mais combien l'est-elle davantage lorsqu'il\nne s*agit pas seulement d'une cité banale mais\nd'une ville illustre par ses souvenirs et ses monu-\nments. Ainsi le gouvernement grec fut-il bien\ninspiré de s'adresser à des spécialistes éminents,\nnotamment notre compatriote M. Ernest Hébrard»\ndont le projet de Centre mondial a révélé toute\nla valeur et qui venait précisément de diriger sur\nplace les fouilles de l'armée d'Orient.\nDès mai 1918, le plan de la nouvelle Salonique,\nqui est véritablement l'œuvre de M. Hébrard, étaif\nélaboré dans ses grandes lignes. Depuis diverses\ndifficultés locales ont amené des modifications,\nnotamment la réduction des surfaces libres de 52 à\n43 0/0, néanmoins les grandes lignes et la con-\nception d'ensemble subsistent.\nVers l'Ouest, le port et les entrepôts, le quar*\ntier des usines et des cités-jardins; au centre, sur\nl'emplacement de la vieille ville, dans l'enceinte\ndes ancienne smurailles, le centre commercial ef\nadministratif, les divertissements et aussi la partie\nmonumentale; à l'Est, enfin, le quartier des habi-\ntations bourgeoises relié au centre par die vastes\njardins au milieu desquels s'élèvera la nouvelle\nUniversité.\nM. Hébrard n'a pas négligé la mise en valeur des\nanciens édifices, parmi les solutions qu'il a heureu-\nsement proposées, il y a lieu de citer celles inté-\nressant les grands monuments byzantins et le grou-\npement Saint-Georges-Arc de Galère-Hippodrome.\nRestauration d'autant plus délicate que la construc-\ntion byzantine garde toujours à l'extérieur un\naspect fruste et monotone contrastant avec le luxe\nintérieur.\nM. Hébrard a ainsi pleinement réalisé son pro-\ngramme qui était de faire de Salonique une ville\nmoderne sans lui retirer son caractère de cité\norientale; les artistes lui sauront notamment gré\nd'avoir, de la plus heureuse manière, su concilier\nles nécessités pratiques et le charme de la nouvelle\nSalonique qui doit nous apparaître comme un vaste\namphithéâtre de constructions entouré de grands\njardins.\n(Résumé d'après « La Construction Moderne >,\nd'un article de la « Gazette des Beaux-Arts », octo-\nbre 1922.)\nSAUVONS NOS ARBRES. c Le. amii des ar-\nbres » sont en émoi, écrit à la G Libre Belgique » son)\ncorrespondant de Bruges. Certaines administrations com-\nmunales n'ont, vous le savez, rien trouvé de mieux pour\nremettre un peu à flot leurs finances obérées que de pré-\nconiser une taxe sur les arbres. Nos campagnards n'aiment\npas les arbres, auxquels ils reprochent de leur dérober la\nbonne lumière du soleil; mais ils oublient les services que\nrendent les arbres abritant du vent et favorisant le drai-"}, {"page_pdf": 26, "page_imprimee": "36", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192306-01.1.26", "debut_caractere": 9, "fin_caractere_exclue": 3986, "texte": "nage dei eaux. Nombre de propriétaires terriens, peu sou-\ncieux d'accroître des charges déjà lourdes se sont hâtés, en\nprévision de la malencontrueuse taxe, de faire procéder à\ndes coupes réglées et achèvent ainsi l'œuvre de dévastation\ndes Allemands.\nNotre bourgmestre, M. le comte Visart de Bocarmé, a\nsignalé au gouvernement le danger de la taxe en question.\nElle aurait pour conséquence d'interdire toute plantation\nnouvelle, entraînant la mort de la syviculture au moment où\n1« pénurie croissante du bois la rend particulièrement néces-\nsaire. La Flandre, qui« déjà avant la guerre, était U région\nla moins boissée du pays, a été horriblement dévastée. Le\npeu de forêts qu'elle possédait et les plantations d'aligné-\nssent ont pour ainsi dire été anéanties.\nJ'sime à croire que U voix du comte Visart, dont lopi*\nnion en syviculture fait autorité, sera écoutée.\nMais la question, outre son aq>ect utilitaire, a «n côté\nesthétique. C est pour cette raison que les artistes brugeois\net les membres du Cercle photographique de Bruges ont»\nà leur tour, adressé une requête au Ministre de l'Agri-\nculture. Il ne faut pas qu'après les hécatombes d'arbres\ntombés sous la cognée allemande, disparaisse les rideaux\nde hêtres et de peupliers qui, dans le sud de Bruges, rom-\npent si heureusement la monotonie de la plaine et dont\nles frondaisons sont le principal élément de coloris de nos\ncampagnes. Il est grand temps que l'on se préoccupe de la\nquestion. Déjà des coupes sombres ont été opérées, notam-\nment au Vloetenveld ».\n\nCHAUX NON ETEINTE DANS LA CHAUX\nETEINTE. Il est souvent important de pouvoir\nétablir si de la chaux dite éteinte est réellement\néteinte. Un procédé simple, que White (« J 1 of the\nEng. Ind. Chem. », 1909, I, 5) emploie, depuis de\nlongues années, pour la détermination de la chaux\nlib re dans le ciment Portland, est applicable dans\nle cas envisagé pour déterminer la quantité de CaO\nprésente dans Ca (OH) 2 (« Builder », avril 1922,\n« Tonind Zeit », 944, 104, 22). Voici en quoi\nconsiste ce procédé :\nOn prépare un réactif en dissolvant 5 gr. de\nphénol dans 5 centimètres cubes de nitrobenzol,\nauxquels on ajoute deux gouttes d'eau. On pré-\nlève î à 2 milligrammes de la chaux à essayer, on\nles place dans une petite capsule. On verse sur\ncette chatx une goutte du réactif ci-dessus, puis, à\nl'aide d'un verre de montre, on la presse légère-\nment, de façon à l'élargir. On place ensuite la cap-\nsule et son contenu sous le microscope, polarisant,\nniçois croisés.\nIl se forme des cristau xrayonnants : la vitesse\nde cette formation permet de déceler la présence\nde chaux non éteinte.\nPour application de ce procédé, on a successi-\nvement considéré de la chaux complètement\néteinte, de la chaux non éteinte, de la chaux éteinte\navec 50 p. c., 20 p. c., 5 p. c., 2 p. c. et 1 p. c.\nde chaux non éteinte. Dans tous les cas, on observa\nla formation de ces cristaux brillants et l'on con-\nstata clairement une différence de vitesse dans\nl'apparition de ces aiguilles. Voici les résultats\ntrouvés pour ces divers spécimens de chaux :\na) Ca (OH) 2 : pas de cristaux au bout de cinq\nminutes.\nb) CaO : formation immédiate de cristaux;\nc) 50 p. c. de chaux non éteinte : cristaux pres-\nque immédiatement visibles;\nd) 20 p. c. de chaux non éteinte : cristaux ap-\nparaissant au bout de I minute;\ne) 5 p. c. de chaux non éteinte ; cristaux appa-\nraissant au bout de I minute et demie» complète-\nment formés au bout de 2 minutes,\n112) 2 p, c. de chaux non éteinte : cristaux appa-\nraissant au bout de 2 minutes;\ng) 1 p. c. de chaux non éteinte : cristaux appa-\nraissant au bout de 2 minutes; complètement dé-\nveloppés au bout de 3 minutes.\nIl est donc possible de déterminer, par ce simple\nprocédé, si une chaux éteinte contient 1 p. c. de\nchaux non éteinte, aucune apparition de cirstaux\nne se manifestant au bout de 5 minutes dans le\ncas de chatx intégralement éteinte.\n(« L'Habitation à Bon Marché », mai 1923).\nLE PRÉSENT NUMÉRO RENFERME HUIT PLANCHES HORS»TEXTE."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1923-06-01-c017", "article_bluemountain": "bmtnaac_1923-06_01#c017", "volume": "bmtnaac_1923-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "33", "page_fin": "35", "image_debut": 23, "image_fin": 25, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192306-01.2.6.1", "titre_corps": "PROGRAMME DU CONCOURS D'ARCHITECTURE ORGANISÉ A PARIS EN 1924, A L'OCCASION DE LA VIIIe OYENNETE OLYMPIADE. – DÉFINITIONS GÉNÉRALES.", "titre_sommaire": "PROGRAMME DU CONCOURS D'ARCHITECTURE ORGANISÉ A PARIS EN 1924, A L'OCCASION DE LA VIIIe OYENNETE OLYMPIADE. – DÉFINITIONS GÉNÉRALES.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 23, "page_imprimee": "33", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192306-01.1.23", "debut_caractere": 10, "fin_caractere_exclue": 3457, "texte": "PROGRAMME DU CONCOURS D'ARCHITECTURE\nORGANISÉ A PARIS EN 1924, A L'OCCASION DE\nLA VIIIe OYENNETE OLYMPIADE. - DÉFINITIONS GÉNÉRALES.\nArticle premier. Un concours ter* organisé\nà Paris, du 15 'mai au 27 juillet 1924, entre les\narchitectes des nations admises AUX Jeux Olympi-\nques. En principe, les œuvres seront exposées à\nl'emplacement des Jeux Olympiques, au stade de\nColombes.\nArt. 2. Une Exposition d'Architecture sera\norganisée en même temps que le concours, et au\nmême endroit.\nArt. 3. Les œuvres présentées au concours\nou admises à l'exposition comprendront, par exem-\nple : des stades, arènes, terrains de jeux, instituts\nd'éducation physique, thermes, piscines, frontons\nde pelote basque, tennis, vélodromes, champs de\ntir, etc.\nArt. 4. —— Ne seront considérées comme parti-\ncipant au concours que les œuvres dont leurs\nauteurs auront, par écrit, déclaré qu'elle» sont iné-\ndites. Les autres œuvres seront, d'office, classées\ndans l'exposition.\nInscription. Envoi, retour des œuvres.\nArt. 5. Les demandes d'inscription pour le con-\ncours et pour l'exposition devront être déposées\navant le 15 décembre 1923, au siège du Comité\nOlympique français, 30, rue de Grammont, Paris\n(2e). Elles devront contenir la désignation des oc-\nvrages, leurs dimensions et toutes les indications\nexigées par la Commission des Arts et Relations\nextérieures.\nLa commission se réserve le droit de limiter,\npour chaque artiste, le nombre des œuvres présen-\ntées et de ne pas admettre les œuvres de dimen-\nsions excessives.\nArt. 6. Les œuvres présentées devront être\narrivées à destination, fsanco de port, à partir du\n15 mars et au plus tard le 15 avril 1924.Les envois\ndevront porter très apparentes les étiquettes li-\nbellées en français délivrées par la Commission\ndes Ars et Relations extérieures.\nArt. 7. Chaque artiste devra, en même\ntemps que ses œuvres, adresser cne notice rédigée\nen français indiquant sa nationalité, son nom, ses\nprénoms, son adresse, le sujet de ses œuvres.\nCette notice sera délivrée par la Commission dee\nArts et Relations extérieures.\nArt. 8. —Le retour des œuvres sera àla charge\ndes exposants. Les œuvres qui, un mois après la\nclôture de l'Exposition, n'auront pas été retirées,\nseront mises dans un garde-meuble public, acx frais\ndes exposants.\nLa commission déclinera toute responsabilité\npour les œuvres non retirées.\nComposition, attribution du jury, récompenses.\nArt. 9. —Un jury international composé de\npersonnalités artistiques et sportives et d'une ma-\njorité d'architectes, jugera les œuvres destinés au\nconcours et prononcera l'admission des œuvres à\nl'exposition.\nArt. 10. —Le jury appréciera sans appel si les\nœuvres soumises à son examen correspondent aux\nconditions du présent règlement.\nArt. ! 1. Les délibérations du jury seront se-\ncrètes; ses décisions communiquées par le secréta-\nriat aux intéressés.\nArt. 12. —Le jury prononcera avant la fin des\nJeux Olympiques, son jugement sur les œuvres du\nconcours.\nArt. 13. Pourront être attribuées aux trois\nœuvres les meilleures :\n1° La médaille olympique de vermeil et le\ndiplôme;\n2° La médaille olympique d'argent et le diplôme;\n3* La médaille olympique de bronze et le di-\nplôme.\nDéfinition des responsabilités de la commission.\nArt. î4. Conformément àla loi, les œuvres\nexposées ne pourront être reproduites par aucun\nprocédé, sans autorisation signée de leur auteur.\nArt. 15. Quelles que soient la cause et l'im-\npertance du dommage, la Commission des Arts et"}, {"page_pdf": 24, "page_imprimee": "34", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192306-01.1.24", "debut_caractere": 9, "fin_caractere_exclue": 4120, "texte": "Relations extérieures des Jeux Olympiques ne sera,\nen aucun cas, responsable des incendies, vols, per-\ntes ou autres accidents dont les oeuvres exposée#\nauraient à souffrir.\nCatalogue des œuvres exposées. Art. 16.\nIl sera dressé, en langue française et en langue\nanglaise, un catalogue méthodique et complet de\ntoutes les œuvres avec indications du nom et de\nl'adresse des concurrents et des exposants.\nArt. 1 7. Il ne sera fait, dans l'exposition, au-\ncune publicité ayant un caractère commercial.\nNe seront acceptées, pour désigner les œuvres\nexposées, que les inscriptions et pancartes du mo-\ndèle établi par les soins de la Commission des Arts\net Relations extérieures.\nArt. 18. Un bureau de vente sera organisé\ndans I*exposition par les soins de la Commission\ndes Arts et Relations extérieures.\nSous aucun prétexte, les œuvres exposées ne\npourront être retirées avant la fin des Jeux Olym-\npiques.\nDispositions générales.— Art. 19. Les locaux\naffectés à l'exposition seront constitués en entre-\npôts réels de douane et d'octroi.\nUn décret interviendra pour régler l'application\ndu présent règlement.\nArt. 20. La qualité d'exposant et de concur-\nrent comporte soumission sans réserve aux dispo-\nsitions ci-dessus, aux règlements spéciaux, aux me-\nsures d'ordre et de police prescrites par les auto-\nrités françaises et par le Comité exécutif des Jeux\nOlympiques.\nArt. 21. Le Secrétaire général du Comité\nexécutif des Jeux Olympiques de 1924 est chargé\nde F exécution du présent règlement.\nNota. Tous renseignements seront fournis\ngratuitement au siège du Comité Olympique Fran-\nçais, 30, rue de Grammont, à Paris (Commission\ndes Arts et Relations extérieures).\nJury d'architecture. Président, M. Frantz\nJourdain; membres : MM. Louis Bonnier, Albert\nBourdariat, Brasini, Arthur Brown, le comte J. de\nCastellane, le comte Clary, Jean Giraudoux, André\nGranet, Horteloup, Laverrière, Loysel, Perret, Pia-\ncentini Plumet, le marquis de Polignac, Pontre-\nmoli, Saarinen, J. de Saint-Pastou, Georges Salles,\nSauvage, Simpson, Stryenski, Sue, Tony-Garnier,\nVan Rysselberghe, Jan Wills; secrétaire : M. André\nMénabréa.\nGILLY. CONCOURS POUR LE TRACE DES\nCHEMINS DANS LES SARTS COMMUNAUX.\nler1er prix : projet « Sud Est », de M. Edgard Clercx,\narchitecte à Gilly; 2e prix en partage entre le» pro-\njets a) « La Gaieté », de MM. Laurent et Depel-\nsemaire, architectes décorateurs à Charleroi; b)\n« La parole est d'argent et le silence est d'or », de\nM. Wustefeld, Henri, géomètre à Forchies-la-\nMarche; c) Trois ponts, de MM. Duchatelet, archi-\ntecte, et Malchair, ingénieur, à Charleroi.\nLE MONUMENT DE L'YSER. Le jury insti-\ntué par la province de Flandre Occidentale, pour\njuger le concours en vue de la confection des plans\nd'un monument commémoratif à l'Yser, vient de\nse prononcer.\nIl y avait sept participants; trois sujets ont été\npris en considtration par le jury.\nLa prime de 5,000 francs a été décernée au\nsujet le « Lion de l'Yser », auteur, M. Jean De\nBondit, de Dixmude; la prime de 3,500 francs, à la\n« Porte voûtée », de M. Charles Poupaert, archi-\ntecte, à Bruges.\nC'est le sujet « La Tour des Morts » qui a été\nretenu par le jury pour être exécuté. Les auteurs\nde la Tour des Morts » sont les architectes MM.\nCharles Schaessens, de Furnes; Pierre Verbruggen,\nd'Ypres et Valerius Lievens, de Thielt.\nUn crédit provincial de 200,000 francs est prévu\npour l'exécution de ce monument.\nToutefois, un mouvement est provoqué tendant\nà faire renoncer la province de la Flandre Occi-\ndentale à l'exécution de ce monument et à em-\nployer le crédit y affecté à la construction dTKabi-\ntations pour invaiidies.\nANS-ALLEUR. Concours organisé par le\nMinistère de la Justice (Office de la Protection de\nl'Enfance), pour l'élaboration des plans et devis\nde l'Ecole de Bienfaisance.\nLe Ministre de la Justice porte à la connais-\nsance des architectes ayant pris part à la première\népreuve du concours que les projets portant les\nmarques ou devises ci-après indiquées sont retenus\npar le jury et que leurs auteurs sont admis à parti-\nciper à la deuxième épreuve, savoir :\n« Simplicité », « Flor », « Semons bien », des-"}, {"page_pdf": 25, "page_imprimee": "35", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192306-01.1.25", "debut_caractere": 10, "fin_caractere_exclue": 718, "texte": "sin figurant un rond dans un rectangle, dessin figu-\nrant une échelle.\nQuoique l'époque de l'exécution de l'école pavil-\nlonnaire à Ans-Alleur ne puisse être envisagée\npour le moment, les concurrents sont admis à\npoursuivre leurs études pour la deuxième épreuve\nde concours.\nLeurs projets seront reçus au Ministère de la\nJustice, Office de la Protection de l'Enfance, rue\nDucale, 61, à Bruxelles, jusqu'au 1*r décembre\n1923.\nLes intéressés sont invités à retirer au Minis-\ntère d.e la Justice, à 1 adresse ci-dessus, sur présen-\ntation du reçu qui leur a été remis lors du dépôt\ndes projets, un pli contenant les indications néces-\nsaires en vue de l'exécution des travaux à remettre\npour la seconde épreuve."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1923-06-01-c018", "article_bluemountain": "bmtnaac_1923-06_01#c018", "volume": "bmtnaac_1923-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "35", "page_fin": "36", "image_debut": 25, "image_fin": 26, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192306-01.2.6.2", "titre_corps": "LA NOUVELLE SALONIQUE. Entre toutes", "titre_sommaire": "LA NOUVELLE SALONIQUE. Entre toutes", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 25, "page_imprimee": "35", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192306-01.1.25", "debut_caractere": 720, "fin_caractere_exclue": 4049, "texte": "LA NOUVELLE SALONIQUE. Entre toutes\nles villes d'Orient, Salonique passait, avant la\nguerre, pour l'une des plus belles et les plus\nattrayantes pour le voyageur et l'artiste. Comme\ntant d'autres villes, Salonique est aujourd'hui en\npartie détruite, mais ce n'est pas le bombardement\nqui l'a jetée bas, mais l'incend>e formidable du\n18 août 1917 qui a ravagé une superficie de\n101 hectares. Tout le cœur de la belle ville était\nnotamment à réédifier et grâce aux progrès de\nl'urbanisme, c'est conformément aux méthodes de\ncette science que la nouvelle Salonique sort de\nterre. La reconstruction d'une ville, qui n'est plus\nconsidérée seulement comme l'attribut des ingé-\nnieurs et arpenteurs, est toujours une œuvre fort\ndélicate mais combien l'est-elle davantage lorsqu'il\nne s*agit pas seulement d'une cité banale mais\nd'une ville illustre par ses souvenirs et ses monu-\nments. Ainsi le gouvernement grec fut-il bien\ninspiré de s'adresser à des spécialistes éminents,\nnotamment notre compatriote M. Ernest Hébrard»\ndont le projet de Centre mondial a révélé toute\nla valeur et qui venait précisément de diriger sur\nplace les fouilles de l'armée d'Orient.\nDès mai 1918, le plan de la nouvelle Salonique,\nqui est véritablement l'œuvre de M. Hébrard, étaif\nélaboré dans ses grandes lignes. Depuis diverses\ndifficultés locales ont amené des modifications,\nnotamment la réduction des surfaces libres de 52 à\n43 0/0, néanmoins les grandes lignes et la con-\nception d'ensemble subsistent.\nVers l'Ouest, le port et les entrepôts, le quar*\ntier des usines et des cités-jardins; au centre, sur\nl'emplacement de la vieille ville, dans l'enceinte\ndes ancienne smurailles, le centre commercial ef\nadministratif, les divertissements et aussi la partie\nmonumentale; à l'Est, enfin, le quartier des habi-\ntations bourgeoises relié au centre par die vastes\njardins au milieu desquels s'élèvera la nouvelle\nUniversité.\nM. Hébrard n'a pas négligé la mise en valeur des\nanciens édifices, parmi les solutions qu'il a heureu-\nsement proposées, il y a lieu de citer celles inté-\nressant les grands monuments byzantins et le grou-\npement Saint-Georges-Arc de Galère-Hippodrome.\nRestauration d'autant plus délicate que la construc-\ntion byzantine garde toujours à l'extérieur un\naspect fruste et monotone contrastant avec le luxe\nintérieur.\nM. Hébrard a ainsi pleinement réalisé son pro-\ngramme qui était de faire de Salonique une ville\nmoderne sans lui retirer son caractère de cité\norientale; les artistes lui sauront notamment gré\nd'avoir, de la plus heureuse manière, su concilier\nles nécessités pratiques et le charme de la nouvelle\nSalonique qui doit nous apparaître comme un vaste\namphithéâtre de constructions entouré de grands\njardins.\n(Résumé d'après « La Construction Moderne >,\nd'un article de la « Gazette des Beaux-Arts », octo-\nbre 1922.)\nSAUVONS NOS ARBRES. c Le. amii des ar-\nbres » sont en émoi, écrit à la G Libre Belgique » son)\ncorrespondant de Bruges. Certaines administrations com-\nmunales n'ont, vous le savez, rien trouvé de mieux pour\nremettre un peu à flot leurs finances obérées que de pré-\nconiser une taxe sur les arbres. Nos campagnards n'aiment\npas les arbres, auxquels ils reprochent de leur dérober la\nbonne lumière du soleil; mais ils oublient les services que\nrendent les arbres abritant du vent et favorisant le drai-"}, {"page_pdf": 26, "page_imprimee": "36", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192306-01.1.26", "debut_caractere": 9, "fin_caractere_exclue": 1532, "texte": "nage dei eaux. Nombre de propriétaires terriens, peu sou-\ncieux d'accroître des charges déjà lourdes se sont hâtés, en\nprévision de la malencontrueuse taxe, de faire procéder à\ndes coupes réglées et achèvent ainsi l'œuvre de dévastation\ndes Allemands.\nNotre bourgmestre, M. le comte Visart de Bocarmé, a\nsignalé au gouvernement le danger de la taxe en question.\nElle aurait pour conséquence d'interdire toute plantation\nnouvelle, entraînant la mort de la syviculture au moment où\n1« pénurie croissante du bois la rend particulièrement néces-\nsaire. La Flandre, qui« déjà avant la guerre, était U région\nla moins boissée du pays, a été horriblement dévastée. Le\npeu de forêts qu'elle possédait et les plantations d'aligné-\nssent ont pour ainsi dire été anéanties.\nJ'sime à croire que U voix du comte Visart, dont lopi*\nnion en syviculture fait autorité, sera écoutée.\nMais la question, outre son aq>ect utilitaire, a «n côté\nesthétique. C est pour cette raison que les artistes brugeois\net les membres du Cercle photographique de Bruges ont»\nà leur tour, adressé une requête au Ministre de l'Agri-\nculture. Il ne faut pas qu'après les hécatombes d'arbres\ntombés sous la cognée allemande, disparaisse les rideaux\nde hêtres et de peupliers qui, dans le sud de Bruges, rom-\npent si heureusement la monotonie de la plaine et dont\nles frondaisons sont le principal élément de coloris de nos\ncampagnes. Il est grand temps que l'on se préoccupe de la\nquestion. Déjà des coupes sombres ont été opérées, notam-\nment au Vloetenveld »."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1923-06-01-c019", "article_bluemountain": "bmtnaac_1923-06_01#c019", "volume": "bmtnaac_1923-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "36", "page_fin": "36", "image_debut": 26, "image_fin": 26, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192306-01.2.6.3", "titre_corps": "CHAUX NON ETEINTE DANS LA CHAUX", "titre_sommaire": "CHAUX NON ETEINTE DANS LA CHAUX", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 26, "page_imprimee": "36", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192306-01.1.26", "debut_caractere": 1534, "fin_caractere_exclue": 3986, "texte": "CHAUX NON ETEINTE DANS LA CHAUX\nETEINTE. 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On place ensuite la cap-\nsule et son contenu sous le microscope, polarisant,\nniçois croisés.\nIl se forme des cristau xrayonnants : la vitesse\nde cette formation permet de déceler la présence\nde chaux non éteinte.\nPour application de ce procédé, on a successi-\nvement considéré de la chaux complètement\néteinte, de la chaux non éteinte, de la chaux éteinte\navec 50 p. c., 20 p. c., 5 p. c., 2 p. c. et 1 p. c.\nde chaux non éteinte. Dans tous les cas, on observa\nla formation de ces cristaux brillants et l'on con-\nstata clairement une différence de vitesse dans\nl'apparition de ces aiguilles. Voici les résultats\ntrouvés pour ces divers spécimens de chaux :\na) Ca (OH) 2 : pas de cristaux au bout de cinq\nminutes.\nb) CaO : formation immédiate de cristaux;\nc) 50 p. c. de chaux non éteinte : cristaux pres-\nque immédiatement visibles;\nd) 20 p. c. de chaux non éteinte : cristaux ap-\nparaissant au bout de I minute;\ne) 5 p. c. de chaux non éteinte ; cristaux appa-\nraissant au bout de I minute et demie» complète-\nment formés au bout de 2 minutes,\n112) 2 p, c. de chaux non éteinte : cristaux appa-\nraissant au bout de 2 minutes;\ng) 1 p. c. de chaux non éteinte : cristaux appa-\nraissant au bout de 2 minutes; complètement dé-\nveloppés au bout de 3 minutes.\nIl est donc possible de déterminer, par ce simple\nprocédé, si une chaux éteinte contient 1 p. c. de\nchaux non éteinte, aucune apparition de cirstaux\nne se manifestant au bout de 5 minutes dans le\ncas de chatx intégralement éteinte.\n(« L'Habitation à Bon Marché », mai 1923).\nLE PRÉSENT NUMÉRO RENFERME HUIT PLANCHES HORS»TEXTE."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1923-06-01-c020", "article_bluemountain": "bmtnaac_1923-06_01#c020", "volume": "bmtnaac_1923-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 3", "page_fin": "couv. 3", "image_debut": 27, "image_fin": 27, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192306-01.2.7", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 27, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192306-01.1.27", "debut_caractere": 824, "fin_caractere_exclue": 1169, "texte": "MONOBLOC\n176, chsée de Boondael » Bruxelles\nm\n•S!\nr\n9\ni\nf*\n.':. : ';y t >:> •'•'! « S\nf * f # » 1« « **r i,\n- *\n~»N« <«»\n-• <ï.c.\n/'5|\n'' U t ?.;\n- - 'ftijLAt . «j\n-V.iWUVF\nMaisons ouvrières et rurales\nen agglomérés poreux et en briques\nUSINES\nBéton armé de tous systèmes\nHourdis creux sans coffrages\nBLOCS ATHERMANES KNAPEN\nMACHINES PILONNEUSES"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1923-06-01-c021", "article_bluemountain": "bmtnaac_1923-06_01#c021", "volume": "bmtnaac_1923-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 4", "page_fin": "couv. 4", "image_debut": 28, "image_fin": 28, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192306-01.2.8", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 28, "page_imprimee": "couv. 4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192306-01.1.28", "debut_caractere": 34, "fin_caractere_exclue": 208, "texte": "Editions Tekhné\nL'Art et la Société „\npar H.-P. 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Fern. BODSON, architecte (Bruxelles) ; J. DE LIGNE, architecte\n(Bruxelles) ; J. EGGERICX, architecte (Bruxelles); Huib. HOSTE, archi-\ntecte (Bruges) ; Raymond MOENAERT, architecte (Bruxelles) ; L. van der\nSwaelmen, architecte-paysagiste (Bruxelles); J. M. van HARDEVELD (Am-\nsterdam; M. Raph. VERWILGHEN, Ingénieur Urbaniste (Bruxelles), Secré-\ntaire de la Rédaction.\nLes Rédacteurs et Collaborateurs sont seuls responsaoles de leurs articles. Il sera rendu compte\ndans €la Cité de tout ouvrage dont deux exemplaires seront envoyés àla Revue.\nPour la rédaction, l'administration et les demandes d'abonnement, s'adresser au Siègr\nde la Revue : 10, Place Loix, Saint-Gilles-Bruxelles.\nPour la vente au numéro s'adresser exclusivement aux librairies. Dépôt principal : Li-\nbrairie Lamertin, 58-62, Coudenberg. Bruxelles.\nABONNEMENT : Belgique 10 fr. ; Etranger, 1 5 fr. Le numéro, Un franc.\nLes abonnements peuvent se prendre en versant la somme de 1 0 francs au crédit du\nCompte chèques-postaux n° 16621 (Revue : La Cité). Moyennant un sup-\nplément de 3 francs les numéros sont envoyés mensuellement sous enveloppe\ncartonnée.\n\nEditions \" TEKHNÊ „\nLA CITÉ. Première année (juillet 1919, octobre 1920). Un volume de 260 pages,\nillustré de 29 planches hors texte,. . . , . . fr. 10.—\nLA ClTE.Deuxième annéç(oct. 1921). Un volume de 288 pages illus-\ntré de 24 planches hors texte . fr. 10.—\nL'Art et la Société, par H. P. Berlage, architecte à Amsterdam. Tirés à part de la\nRevue \" Art et Technique „ (septembre 1913-février 1914). Un volume\nluxueusement imprimé et illustré de 98 clichés. . fr. 20.—\nLa Conservation du cœur de la Ville de Bruxelles, par Charles Buis, avec\ntraduction d'une conférence de C. Gurlitt sur la \" Conservation du cœur\nd'anciennes villes. Une brochure de 24 pages fr. 2.\nL'habitation coloniale.Sa construction au Congo Belge par Gaston Boghemans.\nUne brochure de 20 pages abondamment illustrée fr. 3.—\nConstantin Meunier. L'historique de son m par R' Thiry et\nG. Hendrickx. Une brochure illustrée fr. 1.—\nUabbaye de la Cambre. Historique, description, projets de transformation, avec\n20 illustrations. Texte de G. Des Marez, archiviste de la ville de Bruxelles fr. 1.50\nL'Art des Jardins et le nouveau jardin pittoresque, par Louis van der Swaelmen,\narchitecte paysagiste . fr. 1.—\nLA REVUE \" TEKHNÉ „. Collection complète de la 2me année <1912-1913). Beau\nvolume de 516 pages, sur papier couché, illustré de 250 clichés. Prix fr. 15.—\nPour obtenir ces livres, il suffit de verser, dans n'importe quel bureau des postes, au\ncrédit du compte chèques postaux \"n° 166.21 Revue la Cité „. la somme due et d'inscrire\nsur le bulletin de versement le titre du livre et les nom et adresse du souscripteur."}, {"page_pdf": 3, "page_imprimee": "21", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192306-01.1.3", "texte": "1859 PAUL HANKAR 1901\n\nHankar esc mort depuis plusieurs lustres. Né en 1859, il a été\nfauché à 43 ans, avant d'avoir donné sa mesure, avant d'avoir\npu réaliser entièrement une œuvre qui s'annonçait somptueuse. On\nn'a oublié ni son nom, ni ce qu'il a laissé. Fatalement, si l'on parle\nd'architecture, sa manière de construire, son modernisme, reviennent\ndans la conversation. Ses conceptions restent aussi fraîches aujour-\nd'hui qu'il y a vingt ans. On admire toujours la beauté de ses\nlignes, sa logique, sa force et sa grâce. Nous ne voyons pas un jeune\nqui ne l'aime, un chercheur qui ne se passionne pour sa clarté, ses\ntrouvailles et ses hardiesses. Le temps ne ternit pas sa valeur, et\ncependant il n'a pas eu les heures nécessaires à l'élaboration d'une\ngrande chose, il n'a pas eu l'occasion d'édifier ce qu'il rêvait\nsûrement.\nSa part fut malgré tout assez belle pour que nous nous\nréjouissions du renouveau qu'il apporta en art, de la sève dont il\ninocula l'architecture languissante. Avant lui, hélas! que restait-il\nde cette œuvre de la pierre pour qui le moyen âge avait donné toute\nsa ferveur, que restait-il des recherches du passé des jours pieux où\nl'homme avait su s'exprimer librement et dresser ses édifices selon\nson âme? Que restait-il dans le cœur et le cerveau des architectes\nchargés de dire tout, chargés de porter vers le ciel la plainte, la joie\net l'orgueil des hommes? Il restait des copieurs, de pâles pasticheurs;\n\nLA CITE. JUIN 192 3"}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "22", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192306-01.1.4", "texte": "LA CITÉ JUIN 1923\n\nHugo avait eu raison « Ceci tuera cela ». Le livre avait tué l'archi-\ntecture. Mais Hugo fait remonter trop loin la déchéance. Certes,\ndepuis la fin de la Renaissance la décadence était là. Mais tout de\nmême, il faut attendre ce que d'aucuns ont appelé « le stupide\nXIXe siècle » pour la trouver complète.\nAbandonnant toute idée, même d'art, l'architecte, ou se disant\ntel, était devenu un marchand qui ne se souciait ni de la beauté ni\nde l'élégance d'un bâtiment, mais uniquement de son rapport. Doué\nd'une inertie esthétique bien caractéristique de ce temps, il en était\narrivé à cataloguer les diverses parties d'une construction tout\ncomme un industriel catalogue ses produits. C'est ainsi qu'il avait\ndans ses tiroirs des collections de corniches, de balcons, de fenêtres,\nde portes, etc. Toute sa documentation vaguement imitée d'un\nBlondel ou d'un « confrère » en vogue portait des numéros\nd'ordre... et cela se fait encorel L'architecte sans vergogne, s'il a à\nfournir un « joli » projet n'a qu'à recourir à ses cartons; il fera\nune combinaison de la corniche n° i avec les fenêtres n° 4 et la porte\nn° 3; le tour sera joué. La façade surgira ainsi. Vous pouvez vous\nimaginer l'effet... Mais il n'aura pas torturé ses précieuses méninges,\naura satisfait un client qui a « horreur du nouveau » et qui, lui-\nmême, est partisan du moindre effort. Le bâtiment sera « à bon\ncompte ». Quant aux autres considérations, c'est le cadet de ses soucis.\nTout comme les autres arts, il importe de baser l'architecture\nsur une saine raison. Le plan, l'élévation, la coupe, doivent être\nconçus parallèlement avec la préoccupation de faire « beau », mais\naussi de faire « bien ». Nous avons le devoir de laisser pour l'avenir\nune œuvre de notre époque. Que diraient nos arrières-neveux, que\npenseraient-ils de nous? Quoi, nous n'aurions été capables que\nd'imiter plus ou moins la Renaissance et le moyen âge? Au temps de\nl'électricité et des autos nous aurions continué à bâtir en style\nLouis XVI? Nous ne sommes plus ni des talons rouges, ni des mar-\nquis poudrés. Hommes de notre temps, nous voulons une archi-\ntecture de notre temps.\nLà, s'érige une maison imitée de l'époque gothique, voisinant\navec un hôtel imité du « Rococo » et un restaurant imité de la"}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "23", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192306-01.1.5", "texte": "LA CITÉ JUIN 1923\n\n« Renaissance flamande ». Ailleurs, c'est le triomphe des styles\nLouis XIV, Empire, etc.; toujours l'imitation. Cet éclectisme\nn'est pas plus intéressant que la banalité des façades peinturlurées au\nblanc fixe, plates, laides, préconisées pendant de nombreuses années\npar les béotiens de l'art.\nCertes, Beyaert avait tenté de réagir, mais il n'avait pas créé dans\nle sens hautain du mot. Son principal titre de gloire est d'avoir\nlargement contribué à remettre en honneur la pierre et la brique, en\ndélaissant le plâtras méprisable et mensonger. C'était beaucoup; ce\nn'était pas assez. Hankar a été plus loin. L'un des premiers chez\nnous, si pas le premier, il a compris qu'il fallait rompre avec la\nroutine et reprendre les clairs principes des grandes époques pour en\ntirer des formes neuves, rationnellement. Les principes dans leur\nessence sont immuables; ce qui change et qui change sans cesse, c'est\nleur interprétation et leur application. Il y a dans l'art quelque chose\nd'humain qui varie et se renouvelle comme les mœurs des hommes,\nmais qui, d'autre part, garde un fond inchangeable comme le cœur\ndes hommes.\nNous venons de parler de Beyaert. C'était inévitable. On ne\nparle pas d'un artiste sans rappeler son maître, on ne parle pas de\nPaul Hankar sans rappeler Henri Beyaert. Après des études assez\ninsignifiantes à l'Académie de Bruxelles, Hankar entra, en 1879,\ncomme élève chez l'architecte le plus prisé d'alors. S'il est indéniable\nque l'on ne travaille pas pendant quinze ans sous la direction d'un\nmême homme sans en subir l'influence, il n'est pas moins vrai que\nl'œuvre du patron, sans que celui-ci ne s'en doute assurément, porte\nen certaines de ses parties la marque du collaborateur. En cherchant\nbien, l'on trouverait dans certaines ferronneries de Beyaert la\npersonnalité de son élève se révélant timidement, mais se révélant,\nmalgré la scrupuleuse observance de la manière du patron.\nL'influence de Beyaert sur Hankar fut grande néanmoins, mais\nelle fut surtout d'ordre technique. Le métier, voilà ce que le jeune\narchitecte désirait apprendre et il était pour cela à bonne école dans\nles bureaux de l'auteur du château de Wespelaer. Pour la compo-\nsition, il avait en lui assez de ressources imaginatives mêlées à assez"}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "24", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192306-01.1.6", "texte": "LA CITÉ JUIN 1923\n\nde sens pratique et de sens esthétique. Dès ses premiers travaux sa\nperonnalité s'oriente. Il se souvient du maître chez lequel il dessine\ndepuis dix ans lorsqu'il construit en 1888-89 une maison chaussée\nde Charieroi, mais ce n'est pas à la façon d'un disciple; c'est à celle\nd'un élève mettant à profit ce qu'il a appris et, prenant du premier\ncoup son vol, dans un irrésistible élan. Dans les divers projets de\nfaçade pour cette première maison, nous retrouvons quelque chose\nde la façon un peu maniérée dont Beyaert mêlait la pierre bleue, la\npierre blanche et la brique,, mais c'est à peu près tout. Hankar a dit\nlui-même son amour pour le fer forgé. Ici, il l'a poussé à l'excès, au\npoint de gâter le rendement par une trop grande recherche du détail\ninfime. La grille de la fenêtre du rez-de-chaussée disparaît presque\ntant elle est fouillée et découpée. Dans l'ensemble, certainement, elle\nne donne pas ce que l'artiste en attendait. C'est une faute qui ne se\nretrouvera pas dans son œuvre, et c'est une faute qu'on lui pardonne\nquand on voit ses dessins.\nEn 1893, il se construisit une maison rue Defacqz, à Bruxelles.\nElle offre un grand intérêt, elle tranche sur les maisons voisines, elle\nattire et lorsqu'on l'étudié, on ne peut qu'en admirer la magnifique\nordonnance, la logique et la simplicité. L'originalité de l'élévation,\nles bretèches superposées que termine un balcon en fer forgé dont\nles sveltes colonnettes soutiennent le toit qui s'avance pour protéger\nla façade des pluies, le sgraffito dû à M. Ad. Crespin, tout donne\nune impression de joie. La porte d'entrée est un petit chef-d'œuvre\nde logique et prouve que cette logique, même lorsqu'elle provoque\ndes irrégularités inattendues, n'est pas une entrave pour celui qui\nsait en tirer parti. Près de cette porte se trouve la signature, cachée\nactuellement par la plaque indiquant le nom du confrère qui habite\nl'immeuble. A l'intérieur, les chambres sont rationnellement dis-\nposées, la lumière y est distribuée avec art, les dégagements réalisent\nle maximum de confortable, la décoration répond à ce que l'extérieur\nfait pressentir.\nEt Hankar construisit un certain nombre de maisons originales.\nDeux avenue Louise, dont les façades, d'une très belle tenue, se\ncaractérisent surtout par ces mots : équilibre, sobriété, distinction."}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192306-01.1.7", "texte": "L'Œuvre de Paul HANKAR\nImmeuble privé\n383, avenue Louise, Bruxelles.\nEditions\n„Tekhné”\nRevue\n„La Cité”"}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192306-01.1.8", "texte": "L'Œuvre de Paul HANKAR\nImmeuble privé\n385, avenue Louise, Bruxelles.\nEditions\n„Tekhné”\nRevue\n„La Cité”"}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192306-01.1.9", "texte": "L'Œuvre de Paul HANKAR\nImmeuble privé à Bruxelles\n25, rue de Ruysbroeck.\nEditions\n„Tekhné”\nRevue\n„La Cité”"}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192306-01.1.10", "texte": "L'Œuvre de Paul HANKAR\nImmeuble privé à Bruxelles\n25, rue de Ruysbroeck\n(Détail de la Façade)\nBditions\n„Tekhné”\nKevue\n„La Cité”"}, {"page_pdf": 11, "page_imprimee": "25", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192306-01.1.11", "texte": "LA CITÉ JUIN 1923\n\nIl y a là une grille de balcon d'une agréable fantaisie et une grille de\nfenêtre de sous-sols, robuste comme il convient à la base, sans man-\nquer d'élégance. Deux rue Defacqz encore. L'une (1898) a conservé\nla façade de grande allure que l'artiste lui avait donnée. Les boiseries\navec leurs lignes courbes prennent une ampleur et une valeur\ndécorative que l'on retrouve rarement et la décoration picturale a,\ndans la réussite de l'ensemble, une part très grande mais... nous\nsommes chez un peintre.La décoration intérieure est de premier ordre,\nil faut noter spécialement l'escalier dont la rampe diffère de détail à\nchaque étage. L'auteur, comme ses grands devanciers du moyen âge,\npouvait s'offrir un tel luxe d'imagination! Pour l'immeuble tout\nvoisin, nous devons hélas employer le « passé ». La façade fut l'une\ndes plus heureuses créations du maître; on ne peut plus s'en rendre\ncompte que dans les revues où elle a été reproduite. Pourquoi? Parce\nque, stupidement, on a du haut en bas, sur la pierre, sur la brique,\nsur le bois, répandu une peinture blanche, uniforme et blafarde. Les\nlignes générales subsistent seules pour faire regretter l'irréparable et\nimbécile mutilation. On a remplacé la belle porte en bois par une\ngrille sans caractère et l'on a complètement défiguré certaines ferron-\nneries d'une admirable simplicité en les « enjolivant » de rosaces et\nde rinceaux. Cet exemple de destruction systématique d'oeuvres\nd'architecture moderne n'est malheureusement pas isolé. N'est-il pas\nscandaleux qu'il ne soit pris à leur sujet aucune mesure de protection?\n(A suivre.)\n\nCHARLES CONRARDY\n& RAYMOND THIBAUT\nArchitectes."}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "26", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192306-01.1.12", "texte": "TECHNOLOGIE\nLA QUESTION DU\nCHAUFFAGE ÉLECTRIQUE\n\n« La Cité » a publié dans un précédent\nnuméro une intéressante comparaison des\ndifférentes méthodes de chauffage actuelle-\nment existantes; comme complément de cet\narticulet, il nous paraît utile de présenter\nun aperçu succinct de la question, tel qu elle\nrésulte des travaux du 3e Congrès de l'habi-\ntation de Lyon (*).\nLe problème du chauffage, de 1 éclairage\net de la ventilation des habitations consti-\ntuait l'une des parties essentielles du pro-\ngramme du Congrès :\nLes rapports déposés au sujet de ce pro-\nblème ont montré que, d'une façon géné-\nrale, on doit considérer le chauffage élec-\ntrique comme étant le mieux à même de\ncontribuer à la solution de la question du\nchauffage.\nRésumée aussi brièvement que possible\net envisagée du point de vue spécial de l'hy-\ngiéniste, qui est aussi celui de Y occupant de\nl'habitation, cette question se présente à peu\nprès comme ceci.\nVoici un local, ou un ensemble de locaux:\nnous voulons que l'habitant y jouisse d'une\ntempérature saine et agréable, réalisée avec\nle minimum de dépenses, en évitant la vicia-\ntion de l'atmosphère, qui oblige à ventiler\ntrop énergiquement, et en nous limitant au\nminimum de chauffage physiologiquement\nrequis.\nLa réponse apparaît tout de suite : il nous\nfaut un sj'stème de chauffage général assurant\nune bonne température moyenne, sans com-\nbustion, et complété par des dispositifs à\nchauffage localisé, pouvant satisfaire aux dé-\nsirs ou aux besoins individuels.\nA cet égard, les méthodes de chauffage\nusuelles sont en contradiction pour ainsi dire\nconstante avec les règles de l'hygiène et de\nl'économie : « l'hygiène ne demande pas\nune température supérieure à 12° environ\ndans les habitations, salles de travail, salles\nde classe, etc., et l'on peut parfaitement s'en\ntenir à cette limite si l'on a soin d'assurer un\nléger réchauffage des parties du corps les\nplus sujettes à se refroidir : les pieds et les\nmains ».\nD'ordinaire, dans l'impossibilité d'assurer\nméthodiquement ce chauffage, on porte et\nmaintient l'atmosphère entière des ateliers,\nsalles, chambres, etc., à 18 ou même 20°,\ntempérature qui souvent échauffe désagréa-\nblement la tête.\nIl n'y a qu'un système qui permette de ré-\nsoudre ce problème : c'est le chauffage élec-\ntrique : des tapis chauffants, des radiateurs\nportatifs disposés à proximité immédiate des\npersonnes qui en ont besoin fournissent le\nplus simplement du monde le supplément de\ncalories désirables piur maintenir à bonne\ntempérature les parties du corps les plus ex-\nposées, et ce avec le grand avantage que l'on\npeut à volonté les mettre instantanément en\nmarche ou les arrêter.\nOn brûle moins de charbon parce que l'on\nn'a plus besoin d'une température moyenne\naussi élevée et l'on évite les pertes de calo-\nries considérables qui se produisent chaque\nfois que pour rafraîchir un peu l'atmosphère\nsurchauffée des appartements, des bureaux,\ndes ateliers, on balaie tout l'air qui s'y trouve\nen ouvrant les fenêtres.\n« L'inconvénient que présente sous ce rap~\n\n(*) Compte rendu des Travaux du Troisième Congrès de\nl'Habitation (9 au 12 mars 1921), à Lyon, 401 p. Impri-\nmerie Noircierc et Fenetrier. Lyon 1921."}, {"page_pdf": 13, "page_imprimee": "27", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192306-01.1.13", "texte": "TECHNOLOGIE\n\nport les méthodes de chauffage usuelles est\nencore accentué par suite de ce que l'habi-\ntude séculaire de se chauffer devant un feu\nlumineux de bois ou charbon pousse beau-\ncoup de personnes à rechercher une tempéra-\nture exagérée dans les pièces chauffées à\nl'aide d'appareils à vapeur.\n» 11 est constant qu'un petit radiateur lu-\nmineux, même donnant une température\nn. oindre, produit l'impression agréable d'un\nchauffage très suffisant; à vrai dire, le ra-\ndiateur au gaz est, à ce point de vue, l'égal\ndu radiateur électrique; mais il ne saurait lui\nêtre comparé sous le rapport de l'hygiène ni\nde la sécurité.\nNous trouvons donc là une première sphère\nd'applications où le système électrique est\nindiqué, comme solution du problème du\nchauffage rationnel, hygiénique et économi-\nque et ce quèl que soit d'ailleurs le coût de\nfonctionnement des appareils, considérés\nisolément.\nMais, en dehors de ces dispositifs spé-\nciaux, quelle est la valeur pratique du chauf-\nfage électrique? Ce système -n'occasionne-\nt-il pas une dépense excessive? Ou, pour\nprendre directement les choses à leur source\net examiner tout de suite le problème sous\nson aspect économique et social le plus\nélevé, quelle est sa valeur intrinsèque, au\npoint de vue « thermo-économique? »\nLe point de vue thermo-économique est\ngénéralement un point de vue assez désa-\ngréable à débattre, en matière d'électricité,\nparce qu'une opinion préconçue trop fré-\nquente représente cet agent comme un gas-\npilleur de calories.\nC'est que, pour avoir de l'électricité, il\nfaut brûler le charbon dans des foyers,\ntransporter l'énergie calorifique ainsi pro-\nduite, de la flamme à la chaudière et de\ncelle-ci à son contenu, L'eau; transformer\nl'énergie de l'eau vaporisée en énergie mé-\ncanique, dans les machines, puis l'énergie\nmécanique en énergie électrique, à l'aide des\ngénératrices.\nUn jour viendra probablement où ces trans-\nformations successives seront évitées, en tout\nou en partie; on peut déjà les simplifier quel-\nque peu, en opérant avec des moteurs à com-\nbustion interne ou à explosion; mais, de toute\nfaçon,plusieurs opérations restent nécessaires,\nqui entraînent chacune des pertes appré-\nciables.\nPertes sur les grilles, pertes dans les chau-\ndières, pertes dans les conduites de vapeur,\npertes dans les machines, pertes dans les gaz\néchappant des foyers, pertes dans les vapeurs\nsortant des moteurs, pertes adns les dyna-\nmos : le bilan est peu encourageant!\nTel quel, cependant, il ne rend pas le pro-\ncédé prohibitif : toutes nos industries, élec-\ntrifiées, ou appelant à l'être, sont là pour\nattester que l'intermédiaire de l'électricité est\nun immense progrès, en ce qui concerne la\ntransmission et la distribution de la force;\nc'en est un aussi en ce qui concerne le chauf-\nfage.\nCar s'il y a des pertes pour la transforma-\ntion du combustible en électricité et de celle-\nci en chaleur, il n'y en pas moins pour la con-\nversion directe du combustible en chaleur.\nOn nous affirme bien que les appareils de\nchauffage central réalisent des rendements de\n50 ou 60 p.c.; mais l'on ne compte pas les\npertes dues aux conduites, aux joints, etc.\nEt, quant aux foyers ordinaires au charbon,\ntels qu'on les emploie encore presque par-\ntout, ils restent considérablement au-dessous\nde ces rendements théoriques : les pertes y\nsont couramment de 90 p.c. et plus.\nDe telle sorte que, même dans les condi-\ntions actuelles, avec nos installations électri-\nques rendant à peine 8 ou 1 0 p.c. de l'énergie\ninitiale, le rendement final de la transforma-\ntion n'est pas plus bas que celui fourni psir\nles appareils domestiques à chauffage direct.\nNotons qu'il s'agit là d'une comparaison\nétablie d'après les conditions existant com-\nmunément aujourd'hui : la situation devien-\ndrait beaucoup plus nettement avantageuse\npour l'électricité si nous pouvions supposer,\nau lieu des résultats réalisés à présent, les ren-"}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "28", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192306-01.1.14", "texte": "TECHNOLOGIE\n\nDements possibles pour de bonnes installa-\ntions.\nUn chiffre de 8 ou 10 pour 100 n'est pas\nacceptable pour une centrale moderne : avec\nles procédés et les machines dont elle dispose\nmaintenant, l'industrie de la producton de\nI*électricité doit pouvoir augmenter ce chiffre\nde 50 pour 100 au moins, pour les installa-\ntions à vapeur, et de 100 pour 100 si elle\nemploie des installations à gaz.\nLa centralisation de la production de\nl'énergie, sous la forme électrique, peut d'ail-\nleurs procurer d'autres avantages d'une haute\nportée économique et sociale.\nElle permet, par exemple, d établir les\nusines sur le carreau des mines, en évitant\nles transports onéreux de celles-ci aux lieux\nde consommation; elle rend possible et éco-\nnomique l'utilisation de combustibles médio-\ncres, qui ne donnent rien ou seulement\ndes ennuis dans les foyers ordinaires.\nSi on le voulait, la centralisation électrique\nrendrait possible également la réalisation\nd'installations substituant à la combustion\nactuelle du combustible une gazéification\nrécupérant des sous-produits précieux ainsi\nque cela se fait dans les usines à gaz.\nRappelons à ce sujet que tout le monde\nle sait ou devrait le savoir l'industrie à gaz\nmoderne disparaîtrait immédiatement si elle\nn'avait pas pour se soutenir les bénéfices de\nses sous-produits : ce n'est plus que par eux\nqu'elle existe.\nPour avoir 1 kilowatt-heure d électricité,\n860 calories, il faut pratiquement 800 à 1,000\ngrammes de charbon à 7,500 calories, soit\nenviron 78 calories-charbon par calorie-élec-\ntricité obtenu ; avec la même quantité de char-\nbon, on obtient approximativement 250 li-\ntres de gaz, soit 900 à 1,000 calories, ce qui\nne dépasse pas sensiblement les 860 calories\ndu kilowatt-heure.\nEncore, y a-t-il lieu d'observer que, dans\nles appareils d'utilisation directe dans les\nfourneaux, réchauds, etc., des pertes se pro-\nduisent, qui sont bien plus sensibles pour le\ncas du gaz que pour celui de l'électricité.\nLa conclusion est que, si l'on parvenait à\nréaliser les mêmes bénéfices accessoires du\ncôté de l'électricité que du côté du gaz, les\nprix de l'électricité pourraient être réduits\nde 90 pour 100; il n'y a pas encore appa-\nrence que l'on y arrive; néanmoins, quelque\nchose est à faire dans la voie de la réducion\ndes prix.\nAussi bien, les Américains l'ont fait voir\ndepuis longtemps d'une façon éclatante; les\nAnglais et les Allemands l'ont vérifié aussi;\nles Français y tendent : cette tendance do-\nminait tous les rapports présentés au Con-\ngrès de Lyon.\nOn ne peut encore, à vrai dire, songer à\nla récupération de sous-produits commercia-\nlement exploitables, mais on peut et l'on\ndoit abaisser sensiblement le prix de\nl'énergie électrique pour les usages du chauf-\nfage, en tenant compte de l'amélioration que\nla vulgarisation de ce système procurerait\ndans les conditions d'utilisation des installa-\ntions de production et de distribuiton.\nPar ce seul moyen, les Américains sont ar-\nrivés à des irésultats étonnants; ils l'ont d'ail-\nleurs employé non seulement pour les utilisa-\ntions calorifiques de l'électricité, mais pour\ntous les usages; un autre exemple typique\nest celui de l'automobilisme électrique, au-\nquels ils ont donné une impulsion extraor-\ndinaire; le mécanisme de leur méthode est\nsimple.\nLorsqu'une entreprise d'électricité ré-\nclame pour un kilofwatt-heure d'électricité\n80 centimes ou 1 franc, elle fait payer 60\nà 75 centimes de plus qu'elle n'a dépensé\nelle-même pour le charbon au moyen du-\nquel ce kilowatt-heure est produit.\nL'excédent est absorbé par les frais de\nmain-d'œuvre, d'administration, d'entretien\net de réparation du matériel, d'intérêt du\ncapital engagé, etc.\nLes charges financières, en particulier,\nsont considérables, les dépenses de première\ninstallation se chiffrant dans la généralité des\ngrandes entreprises à plusieurs milliers de\nfrancs par kilowatt installé."}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "29", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192306-01.1.15", "texte": "TECHNOLOGIE\n\nSupposons, pour fixer les idées, une instal-\nlation où le kilowatt installé ait coûté\n2,500 francs; à 6 p.c. par an, cela représente\nune charge annuelle d'intérêt de 150 francs\npar kilowatt-heure.\nSi le matériel était utilisé de façon perma-\nnente, à son maximum de capacité, pendant\n300 jours par an, on aurait, pour chaque ki-\nlowatt installé une production annuelle de\n7,200 kiloWatts-heure et la charge d'intérêt\npar kilowatt-heure serait d'environ 2 cen-\ntimes.\nMalheureusement, il n'en est pas ainsi;\nle plus souvent, on a tout au plus une pro-\nduction journalière de 3 à 4 kilowatts-heure\npar kilowatt installé; les charges d'intérêt\ndoivent être réparties sur ces 3 ou 4 kilo-\nwatts-heure; par kilowat-heure, elles mon-\ntent ainsi à 2 X 6=12 centimes.\nCeci est vrai d'ailleurs pour toutes les char-\nges prises en général et l'on voit facilement\nqu'il y a gros avantage à ce que les machines\nfonctionnent le plus continûment possible et\nau voisinage de leur capacité maximum.\nPlus on étend et diversifie les applications\nde rélectircité, plus on a chance d'arriver à\nune bonne utilisation du matériel; cepen-\ndant, la force et l'éclairage sont incapables\nde fournir une utilisation rationnelle.\nDans toutes les entreprises d'électricité\nqui ne peuvent compter que sur ces débou-\nchés, il y a, chaque jour, le matin, vers 7 ou\n8 heures, et le soir, vers 6-7 heures (ces heu-\nres varient selon les saisons et selon les con-\nditions locales) des pointes de charge mar-\nquées, entre lesquelles se produisent des\n« heures creuses » où la charge est nulle ou\nà peu près nulle et où le matériel ne produit\nrien.\nLa cuisine électrique peut ajouter à la\ncharge un peu de diversité; le chauffage élec-\ntrique aussi; cependant, dans les conditions\nnormales, l'influence bienfaisante de ces deux\ncatégories d'appareils n'est pas suffisante\npour en faire des clients spécialement désira-\nbles et justifier des tarifs de faveur.\nCe qu'il faut, c'est une demande 6e pro-\nduisant nettement aux « heures creuses » : ce\nrésultat est atteint, par exemple, lorsque Ton\npopularise l'automobilisme électrique : les\nvéhicules électriques empruntent leur énergie\nde propulsion à des accumulateurs et l'on\ncharge ceux-ci pendant la nuit.\nD'autre part, il y a aujourd'hui une classe\nd appareils de chauffage électrique au moyen\ndesquels le même résultat peut être obtenu,\ndes appareils jouant un rôle identique à celui\ndes accumulateurs : les appareils à accumu-\nlation thermique.\nComme dans les accumulateurs électriques,\non y emmagasine de l'énergie, mais sous\nforme de calories, par exemple dans l'eau\nd'un réservoir, muni d'une enveloppe calo-\nrifuge convenable, pour le bain, la cuisine,\nl'entretien, etc.; les appareils étant mis sous\ncourant de façon automatique, à l'aide de\ndisposiifs interrupteurs horaires.\nDans les pays de grandes forces hydrauli-\nques, en Suisse et en Scandinavie, notam-\nment, ces appareils ont rencontré un succès\ndes plus marqué : on y a trouvé le moyen\nd'utiliser avantageusement l'énergie électri-\nque que la clientèle de force et de lumière\nlaissait disponible pendant la nuit.\nPour les raisons que nous avons exposées\nplus haut, leur intérêt n'est pas moindre dans\nles régions où l'on produit l'énergie électrique\nen partant de combustibles.\nQu'il y ait ou non à fournir de l'énergie\nla nuit, le matériel est là; le personnel aussi,\nou du moins un personnel suffisant pour as-\nsurer un service réduit; des foyers sont allu-\nmés, des chaudières tenues sous pression; et\nl'on brûle du charbon, en quanité dispropor-\ntionnée à l'effet utile obtenu s'il n'y a, pour\nconsommer l'énergie disponible, que quel-\nques clients de nuit, les installations d'éclai-\nrage public, etc.\nLe calcul et l'expérience montrent que les\nentreprises de production et de distribution\nd'énergie électrique peuvent trouver, dans\nl'usage des appareils à accumulation un dé-\nbouché qui reste lucratif même lorsqu'elles\nconsentent, pour en favoriser l'emploi, une"}, {"page_pdf": 16, "page_imprimee": "30", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192306-01.1.16", "texte": "TECHNQLQGIE\n\nréduction de 30-40 pour I 00 sur le prix ordi-\nnaire du courant pour l'éclairage.\nOr, avec un tarif ainsi modéré, le chauffage\nélectrique devient pécuniairement préférable\nau chauffage direct, même si l'on néglige\nd'avoir égard à ses avantages indirects.\nEn fin de compte, nous voyons et ce\nfut la conclusion des travaux du Congrès de\nLyon que deux catégories d'appareils de\nchauffage électrique sont susceptibles de se\ngénéraliser immédiatement si les entreprises\nd'électricité savent y aider :\ni ° Les dispositifs de chauffage spéciaux\ncomplétant un chauffage général ordinaire;\n2° Les appareils à accumulation.\nLes qualités de ces deux catégories d appa-\nreils sont telles qu'elles font du chauffage\nélectrique « le système de l'avenir, s'imposant\nà toute nation éprise de progrès » et qu'il\nconvient d'en envisager dès à présent l'adop-\ntion lorsque l'on étudie le plan de l'habitation\nmoderne.\nVoici, à ce sujet, les principaux vœux\nqu'émit, après discussion, le Congrès de\nLyon :\n2. Que la durée de l'horaire à tarif ré-\nduit soit aussi étendue que possible en te-\nnant compte des circonstances locales;\n3. ... Que dans l'avenir, tous les efforts\nsoient faits pour que les coefficients cons-\ntants des échelles mobiles soient de plus en\nplus faibles pour tenir compte d'une utilisa-\ntion d'un matériel moderne de plus en plus\ngrande ;\n5. Que, dès maintenant, les municipali-\ntés, les architectes, les associations de pro-\npriétaires, d'industriels et de consommateurs\ncoordonnent leurs efforts pour que le chauf-\nfage électrique par accumulation prenne, dans\nles immeubles modernes, la place à laquelle\ni! a droit à côté de l'éclairage électrique, de la\ndistribution d'eau courante et du tout à\nl'égout.\n6. Que les constructeurs français étudient\net construisent, le plus rapidement possible,\ndes appareils utilisant l'énergie pendant les\nheures les moins chargées.\n7. Que les secteurs étudient les tarifs les\nplus réduits qu'il sera possible de pratiquer\ndans chaque région pour ces diverses con-\nsommations...\nDirecteur de « l'Electricité pour tous ».\n\nHenri MARCHAND,"}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "31", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192306-01.1.17", "texte": "JURISPRUDENCE\nMITOYENNETE\n\nNos lecteurs liront certainement avec très grand intérêt la « causerie judiciaire »\nque le journal « Le Soir » consacrait dernièrement à une question qui occupe\nment bien des architectes.\nQuand le bâtiment va, tout va.\nLe vieux proverbe a raison. Les cabare-\ntiers sont là pour le dire. Leur clientèle s'est\ntoujours bien trouvée des travaux qu'on en-\nreprend près de chez eux.\nMais la règle est générale.\nLes gens de loi languissent quand l'art de\nbâtir subit une crise. Plus de querelles dès\nlors entre les ouvriers et le maître de l'ou-\nvrage. Plus de contesattions sur les prix. Plus\nde chicanes à propos de retard. Plus d'attra-\npades sous prétexte de malfaçons.\nMais quelle métamorphose le jour où les\ngens cossus reprennent confiance! Quand\nceux qui ont le sac se décident à placer leur\nargent « dans les pierres », c'est une joie\ntout de suite pour les mangeurs de papier\ntimbré. Enfin, voilà de nouveau du pain sur\nla planche. Qui terre a, guerre a. Les artisans\nde la brique et du mortier manient les cho-\nses écrites avec maladresse. Il y a toujours\nune bonne part d'à peu près dans leurs con-\ntrats. Ils ont besoin à tout bout de champ\nqu'on éclaire leur lanterne. Bonne affaire\npour les robins, praticiens et autres, qui ne\ndemandent qu'à varier leurs plaisirs et en\nont jusque par-dessus la tête des discussions\net des problèmes de loyers.\nUne controverse, tout à fait d'actualité, est\nnée, a ressuscité plutôt, depuis l'armistice.\nC'est du vieux neuf, si l'on veut, mais d'un\nintérêt intense, en raison des événements.\nDans les quartiers naissants, aux confins\nde l'agglomération, des maisons isolées ont\nsurgi de terre à la veille de la guerre. Elles\nsont restées isolées jusque tout récemment.\nMais les hésitations se dissipent. On se\nrisque à parler de briques et de bricaillons.\nA droite et à gauche, on creuse le sol et des\npans de îmirs émergent.\nLe bâtisseur d'avant-guerre se frotte les\nmains.\nC'en est donc fait d'attendre, depuis des\nannées, avec ses deux pignons latéraux et\nmassifs.\nLes voisins vont en prendre leur part.\nEt la payer!\nMais à quel prix?\nCruelle énigme au lendemain de\nl'armistice pour le vendeur et pour\nl'acheteur.\nL'énigme est résolue désormais. Nous en\navons parlé à cette place. La jurisprudence\nparaît fixée. Il faut payer le prix du jour, dé-\nduction faite de la vétusté.\nEt cependant, le débat n'est pas clos, sem-\nble-t-il.\nOn s évertue à couper des cheveux en\nquatre. On interroge les textes et l'on cher-\nche des arguments d'analogie.\nLe « Journal des Tribunaux » a publié\nl'autre jour une étude sur cet objet. La con-\nclusion en est originale. Elle vaut d'être épin-\nglée en passant :\nL'article 661 du Code civil raconte ceci :\n« Tout propriétaire joignant un mur a la\nfaculté de le rendre mitoyen en tout ou en\npartie, en remboursant au maître du mur la\nmoitié de sa valeur, ou moitié de la valeur\nde la portion qu'il veut rendre mitoyenne,\net moitié de la valeur du sol sur lequel le mur\nest bâti ».\nCette histoire du sol est une indication pré-\ncieuse. S'il faut acheter un bout de terrain, il\nest clair qu'il faut le payer au prix qu'il\nvaut au moment de l'achat.\nPourquoi en irait-il autrement du mur?\nMais, dans la pratique, le sol ne compte\npas. Le premier bâtisseur place ses pignons à\ncheval sur la ligne médiane. Ce n'est pas son"}, {"page_pdf": 18, "page_imprimee": "32", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192306-01.1.18", "texte": "JURISPRUDENCE\n\ndroit, à la rigueur. Mais c'est l'usage, que tout\nle monde accepte, comme logique et ration-\nnel.\nPour ce qui concerne le mur, le Code\nmanque de clarté. Il veut que l'acquéreur\nrembourse le maître du mur. Rembourser,\nqu'est-ce à dire? Le terme est mal choisi\ndit le « Journal des Tribunaux », car il tend\nà faire croire que l'acquéreur doit verser au\nvendeur la moitié de ses débours passés.\nRemarquons, par parenthèse, que le Code\napplique ce principe ailleurs. Quand des cons-\ntructions sont élevées par un tiers sur le ter-\nrain d'autrui et que le propriétaire entend les\nconserver, il doit, aux termes de l'article 555,\n« le remboursement de la valeur des maté-\nriaux et du prix de la main-d'œuvre, sans\négard à la plus ou moins grande augmenta-\ntion de valeur que le fonds a pu recevoir ».\nL'article use du même mot, remboursement,\nque l'art. 661. Mais il précise. Ce qu'on doit\nrendre, c'est la dépense, sans plus.\nA propos de mitoyenneté les juges, s'en\ntiennent plutôt au mot « valeur » de l'article\n66 î, et ils entendent par ce mot la main-\nd'œuvre et les matériaux au prix actuel.\nCela n'est pas du goût du « Journal des\nTribunaux, ou, pour être plus exact, de l'au-\nteur à qui il fait accueil dans ses colonnes. Ce\nn'est pas, selon lui, la valeur actuelle d'un\nmur neuf qu'il faudrait payer, mais unique-\nment la valeur vénale.\nLa distinction, à l'entendre, n'est pas\nmince.\nMain-d'œuvre et matériaux ont quasi dé-\ncuplé de prix, alors que la valeur vénale d'un\nimmeuble n'a guère que triplé depuis l'avant-\nguerre.\n<c Si j achète une maison à sa valeur vé-\nnale, je la payerai trois fois son prix de 1914.\nPourquoi, si j'en acquiers une partie, devrais-\nje payer dix fois le prix de 1914?\n» Pourquoi, achetant une partie de bâtisse\nvieille d'environ dix ans, devrais-je la payer\ncomme si elle était fraîchement achevée,\nalors qu il est notoire qu'une énorme diffé-\nrence de prix existe entre les deux bâtisses?\nAinsi raisonne l'auteur.\nIl exagère un tantinet, car les experts tien-\nnent compte de l'âge de la maçonnerie et ne\nl'estiment pas comme si elle sortait des mains\nde l'ouvrier.\nMais cette réserve faite, la thèse est dé-\nfendue. L'auteur y insiste au nom de l'équité:\n« On n'a pas plus à s'inquiéter, continue-t-\n-il, pour régler le prix d'acquisition de la mi-\ntoyenneté, de la somme que devrait débour-\nser le bâtisseur actuel pour édifier lui-même\nle pignon qui lui est nécessaire, que de la\nsomme qu'a déboursée autrefois le premier\nbâtisseur pour la construction dudit pignon.\n» Si j'achète une automobile neuve qu'un\nparticulier ne possède que depuis quelques\nsemaines, je ne la payerai vraisemblablement\npas au prix de l'usine, mais à un prix qui lui\nsera inférieur de plusieurs milliers de francs,\npar suite de la dépréciation qui frappe com-\nmunément tout objet non acquis à la source\nde production; même neuf, il est devenu ob-\njet « d'occasion ». Si j'achète l'auto pour le\nprix à déterminer par l'expert X..., celui-ci\naura à rechercher la « valeur vénale » de\nl'auto et ne pourra se borner à prendre le\nchiffre inscrit sur le catalogue de l'usine.\n»En résumé nous estimons que celui\nqui achète une mitoyenneté doit payer envi-\nron trois fois et non dix fois ce qu'elle valait\nen 1914 : le vendeur s'enrichirait au détri-\nment de l'acheteur, si l'on évaluait la mi-\ntoyenneté non d'après sa valeur vénale, mais\nen calculant le prix des matériaux et de la\nmain-d'œuvre au cours du jour de la prise\nde possession... »\nCela équivaut à dire que l'acquéreur d'un\nmur mitoyen doit payer un prix mitoyen,\nquelque chose d'intermédiaire entre ce que\nle mur a coûté jadis et ce qu'il coûterait au-\njourd'hui.\nNos juges n'entendent pas de cette oreille.\nIls ont éconduit ceux qui invoquaient ici les\nprincipes de la gestion d'affaires, pour ne\nremplacer que la dépense réellement faite.\nIls ont gardé la tradition du Code civil, qui\nfavorise tant qu'il peut la propriété foncière,\ntémoin 1 article 555 dont je parlais plus haut.\nNos lois actuelles, d'ailleurs, sont, quoi\nqu on pense, pénétrées du même esprit.\nBeati possidentes...\n\nYVES."}, {"page_pdf": 19, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192306-01.1.19", "texte": "L'Œuvre de Paul HANKAR\nVestibule\nBureau\nMaison particulière\n25, rue de Ruysbroeck, Bruxelles\nEditions\n„Tekhiié”\nRevue\n„La Cité”"}, {"page_pdf": 20, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192306-01.1.20", "texte": "L'Œuvre de Paul HANKAR\nimmeuble privé\n48, rue Defacqz, Bruxelles.\nEditions\n„Tekhné”\nRevue\n„La Cité”"}, {"page_pdf": 21, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192306-01.1.21", "texte": "L'Œuvre de Paul HANKAR\nImmeubles privés à Bruxelles\n8, rue Lebeau.\n63, rue Defacqz.\nEditions\n„Tekhné”\nRevue\n„La Cité”"}, {"page_pdf": 22, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192306-01.1.22", "texte": "L'Œuvre de Paul HANKAR\n\nBruxelles. Grill-Room du „Grand Hôtel”\n(Œuvre disparue par suite de transformations).\nEditions\n„Tekhné”\nRevue\n„La Cité”"}, {"page_pdf": 23, "page_imprimee": "33", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192306-01.1.23", "texte": "CONCOURS\n\nPROGRAMME DU CONCOURS D'ARCHITECTURE\nORGANISÉ A PARIS EN 1924, A L'OCCASION DE\nLA VIIIe OYENNETE OLYMPIADE. - DÉFINITIONS GÉNÉRALES.\nArticle premier. Un concours ter* organisé\nà Paris, du 15 'mai au 27 juillet 1924, entre les\narchitectes des nations admises AUX Jeux Olympi-\nques. En principe, les œuvres seront exposées à\nl'emplacement des Jeux Olympiques, au stade de\nColombes.\nArt. 2. Une Exposition d'Architecture sera\norganisée en même temps que le concours, et au\nmême endroit.\nArt. 3. Les œuvres présentées au concours\nou admises à l'exposition comprendront, par exem-\nple : des stades, arènes, terrains de jeux, instituts\nd'éducation physique, thermes, piscines, frontons\nde pelote basque, tennis, vélodromes, champs de\ntir, etc.\nArt. 4. —— Ne seront considérées comme parti-\ncipant au concours que les œuvres dont leurs\nauteurs auront, par écrit, déclaré qu'elle» sont iné-\ndites. Les autres œuvres seront, d'office, classées\ndans l'exposition.\nInscription. Envoi, retour des œuvres.\nArt. 5. Les demandes d'inscription pour le con-\ncours et pour l'exposition devront être déposées\navant le 15 décembre 1923, au siège du Comité\nOlympique français, 30, rue de Grammont, Paris\n(2e). Elles devront contenir la désignation des oc-\nvrages, leurs dimensions et toutes les indications\nexigées par la Commission des Arts et Relations\nextérieures.\nLa commission se réserve le droit de limiter,\npour chaque artiste, le nombre des œuvres présen-\ntées et de ne pas admettre les œuvres de dimen-\nsions excessives.\nArt. 6. Les œuvres présentées devront être\narrivées à destination, fsanco de port, à partir du\n15 mars et au plus tard le 15 avril 1924.Les envois\ndevront porter très apparentes les étiquettes li-\nbellées en français délivrées par la Commission\ndes Ars et Relations extérieures.\nArt. 7. Chaque artiste devra, en même\ntemps que ses œuvres, adresser cne notice rédigée\nen français indiquant sa nationalité, son nom, ses\nprénoms, son adresse, le sujet de ses œuvres.\nCette notice sera délivrée par la Commission dee\nArts et Relations extérieures.\nArt. 8. —Le retour des œuvres sera àla charge\ndes exposants. Les œuvres qui, un mois après la\nclôture de l'Exposition, n'auront pas été retirées,\nseront mises dans un garde-meuble public, acx frais\ndes exposants.\nLa commission déclinera toute responsabilité\npour les œuvres non retirées.\nComposition, attribution du jury, récompenses.\nArt. 9. —Un jury international composé de\npersonnalités artistiques et sportives et d'une ma-\njorité d'architectes, jugera les œuvres destinés au\nconcours et prononcera l'admission des œuvres à\nl'exposition.\nArt. 10. —Le jury appréciera sans appel si les\nœuvres soumises à son examen correspondent aux\nconditions du présent règlement.\nArt. ! 1. Les délibérations du jury seront se-\ncrètes; ses décisions communiquées par le secréta-\nriat aux intéressés.\nArt. 12. —Le jury prononcera avant la fin des\nJeux Olympiques, son jugement sur les œuvres du\nconcours.\nArt. 13. Pourront être attribuées aux trois\nœuvres les meilleures :\n1° La médaille olympique de vermeil et le\ndiplôme;\n2° La médaille olympique d'argent et le diplôme;\n3* La médaille olympique de bronze et le di-\nplôme.\nDéfinition des responsabilités de la commission.\nArt. î4. Conformément àla loi, les œuvres\nexposées ne pourront être reproduites par aucun\nprocédé, sans autorisation signée de leur auteur.\nArt. 15. Quelles que soient la cause et l'im-\npertance du dommage, la Commission des Arts et"}, {"page_pdf": 24, "page_imprimee": "34", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192306-01.1.24", "texte": "ECH O S\n\nRelations extérieures des Jeux Olympiques ne sera,\nen aucun cas, responsable des incendies, vols, per-\ntes ou autres accidents dont les oeuvres exposée#\nauraient à souffrir.\nCatalogue des œuvres exposées. Art. 16.\nIl sera dressé, en langue française et en langue\nanglaise, un catalogue méthodique et complet de\ntoutes les œuvres avec indications du nom et de\nl'adresse des concurrents et des exposants.\nArt. 1 7. Il ne sera fait, dans l'exposition, au-\ncune publicité ayant un caractère commercial.\nNe seront acceptées, pour désigner les œuvres\nexposées, que les inscriptions et pancartes du mo-\ndèle établi par les soins de la Commission des Arts\net Relations extérieures.\nArt. 18. Un bureau de vente sera organisé\ndans I*exposition par les soins de la Commission\ndes Arts et Relations extérieures.\nSous aucun prétexte, les œuvres exposées ne\npourront être retirées avant la fin des Jeux Olym-\npiques.\nDispositions générales.— Art. 19. Les locaux\naffectés à l'exposition seront constitués en entre-\npôts réels de douane et d'octroi.\nUn décret interviendra pour régler l'application\ndu présent règlement.\nArt. 20. La qualité d'exposant et de concur-\nrent comporte soumission sans réserve aux dispo-\nsitions ci-dessus, aux règlements spéciaux, aux me-\nsures d'ordre et de police prescrites par les auto-\nrités françaises et par le Comité exécutif des Jeux\nOlympiques.\nArt. 21. Le Secrétaire général du Comité\nexécutif des Jeux Olympiques de 1924 est chargé\nde F exécution du présent règlement.\nNota. Tous renseignements seront fournis\ngratuitement au siège du Comité Olympique Fran-\nçais, 30, rue de Grammont, à Paris (Commission\ndes Arts et Relations extérieures).\nJury d'architecture. Président, M. Frantz\nJourdain; membres : MM. Louis Bonnier, Albert\nBourdariat, Brasini, Arthur Brown, le comte J. de\nCastellane, le comte Clary, Jean Giraudoux, André\nGranet, Horteloup, Laverrière, Loysel, Perret, Pia-\ncentini Plumet, le marquis de Polignac, Pontre-\nmoli, Saarinen, J. de Saint-Pastou, Georges Salles,\nSauvage, Simpson, Stryenski, Sue, Tony-Garnier,\nVan Rysselberghe, Jan Wills; secrétaire : M. André\nMénabréa.\nGILLY. CONCOURS POUR LE TRACE DES\nCHEMINS DANS LES SARTS COMMUNAUX.\nler1er prix : projet « Sud Est », de M. Edgard Clercx,\narchitecte à Gilly; 2e prix en partage entre le» pro-\njets a) « La Gaieté », de MM. Laurent et Depel-\nsemaire, architectes décorateurs à Charleroi; b)\n« La parole est d'argent et le silence est d'or », de\nM. Wustefeld, Henri, géomètre à Forchies-la-\nMarche; c) Trois ponts, de MM. Duchatelet, archi-\ntecte, et Malchair, ingénieur, à Charleroi.\nLE MONUMENT DE L'YSER. Le jury insti-\ntué par la province de Flandre Occidentale, pour\njuger le concours en vue de la confection des plans\nd'un monument commémoratif à l'Yser, vient de\nse prononcer.\nIl y avait sept participants; trois sujets ont été\npris en considtration par le jury.\nLa prime de 5,000 francs a été décernée au\nsujet le « Lion de l'Yser », auteur, M. Jean De\nBondit, de Dixmude; la prime de 3,500 francs, à la\n« Porte voûtée », de M. Charles Poupaert, archi-\ntecte, à Bruges.\nC'est le sujet « La Tour des Morts » qui a été\nretenu par le jury pour être exécuté. Les auteurs\nde la Tour des Morts » sont les architectes MM.\nCharles Schaessens, de Furnes; Pierre Verbruggen,\nd'Ypres et Valerius Lievens, de Thielt.\nUn crédit provincial de 200,000 francs est prévu\npour l'exécution de ce monument.\nToutefois, un mouvement est provoqué tendant\nà faire renoncer la province de la Flandre Occi-\ndentale à l'exécution de ce monument et à em-\nployer le crédit y affecté à la construction dTKabi-\ntations pour invaiidies.\nANS-ALLEUR. Concours organisé par le\nMinistère de la Justice (Office de la Protection de\nl'Enfance), pour l'élaboration des plans et devis\nde l'Ecole de Bienfaisance.\nLe Ministre de la Justice porte à la connais-\nsance des architectes ayant pris part à la première\népreuve du concours que les projets portant les\nmarques ou devises ci-après indiquées sont retenus\npar le jury et que leurs auteurs sont admis à parti-\nciper à la deuxième épreuve, savoir :\n« Simplicité », « Flor », « Semons bien », des-"}, {"page_pdf": 25, "page_imprimee": "35", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192306-01.1.25", "texte": "CONCOURS\n\nsin figurant un rond dans un rectangle, dessin figu-\nrant une échelle.\nQuoique l'époque de l'exécution de l'école pavil-\nlonnaire à Ans-Alleur ne puisse être envisagée\npour le moment, les concurrents sont admis à\npoursuivre leurs études pour la deuxième épreuve\nde concours.\nLeurs projets seront reçus au Ministère de la\nJustice, Office de la Protection de l'Enfance, rue\nDucale, 61, à Bruxelles, jusqu'au 1*r décembre\n1923.\nLes intéressés sont invités à retirer au Minis-\ntère d.e la Justice, à 1 adresse ci-dessus, sur présen-\ntation du reçu qui leur a été remis lors du dépôt\ndes projets, un pli contenant les indications néces-\nsaires en vue de l'exécution des travaux à remettre\npour la seconde épreuve.\n\nLA NOUVELLE SALONIQUE. Entre toutes\nles villes d'Orient, Salonique passait, avant la\nguerre, pour l'une des plus belles et les plus\nattrayantes pour le voyageur et l'artiste. Comme\ntant d'autres villes, Salonique est aujourd'hui en\npartie détruite, mais ce n'est pas le bombardement\nqui l'a jetée bas, mais l'incend>e formidable du\n18 août 1917 qui a ravagé une superficie de\n101 hectares. Tout le cœur de la belle ville était\nnotamment à réédifier et grâce aux progrès de\nl'urbanisme, c'est conformément aux méthodes de\ncette science que la nouvelle Salonique sort de\nterre. La reconstruction d'une ville, qui n'est plus\nconsidérée seulement comme l'attribut des ingé-\nnieurs et arpenteurs, est toujours une œuvre fort\ndélicate mais combien l'est-elle davantage lorsqu'il\nne s*agit pas seulement d'une cité banale mais\nd'une ville illustre par ses souvenirs et ses monu-\nments. Ainsi le gouvernement grec fut-il bien\ninspiré de s'adresser à des spécialistes éminents,\nnotamment notre compatriote M. Ernest Hébrard»\ndont le projet de Centre mondial a révélé toute\nla valeur et qui venait précisément de diriger sur\nplace les fouilles de l'armée d'Orient.\nDès mai 1918, le plan de la nouvelle Salonique,\nqui est véritablement l'œuvre de M. Hébrard, étaif\nélaboré dans ses grandes lignes. Depuis diverses\ndifficultés locales ont amené des modifications,\nnotamment la réduction des surfaces libres de 52 à\n43 0/0, néanmoins les grandes lignes et la con-\nception d'ensemble subsistent.\nVers l'Ouest, le port et les entrepôts, le quar*\ntier des usines et des cités-jardins; au centre, sur\nl'emplacement de la vieille ville, dans l'enceinte\ndes ancienne smurailles, le centre commercial ef\nadministratif, les divertissements et aussi la partie\nmonumentale; à l'Est, enfin, le quartier des habi-\ntations bourgeoises relié au centre par die vastes\njardins au milieu desquels s'élèvera la nouvelle\nUniversité.\nM. Hébrard n'a pas négligé la mise en valeur des\nanciens édifices, parmi les solutions qu'il a heureu-\nsement proposées, il y a lieu de citer celles inté-\nressant les grands monuments byzantins et le grou-\npement Saint-Georges-Arc de Galère-Hippodrome.\nRestauration d'autant plus délicate que la construc-\ntion byzantine garde toujours à l'extérieur un\naspect fruste et monotone contrastant avec le luxe\nintérieur.\nM. Hébrard a ainsi pleinement réalisé son pro-\ngramme qui était de faire de Salonique une ville\nmoderne sans lui retirer son caractère de cité\norientale; les artistes lui sauront notamment gré\nd'avoir, de la plus heureuse manière, su concilier\nles nécessités pratiques et le charme de la nouvelle\nSalonique qui doit nous apparaître comme un vaste\namphithéâtre de constructions entouré de grands\njardins.\n(Résumé d'après « La Construction Moderne >,\nd'un article de la « Gazette des Beaux-Arts », octo-\nbre 1922.)\nSAUVONS NOS ARBRES. c Le. amii des ar-\nbres » sont en émoi, écrit à la G Libre Belgique » son)\ncorrespondant de Bruges. Certaines administrations com-\nmunales n'ont, vous le savez, rien trouvé de mieux pour\nremettre un peu à flot leurs finances obérées que de pré-\nconiser une taxe sur les arbres. Nos campagnards n'aiment\npas les arbres, auxquels ils reprochent de leur dérober la\nbonne lumière du soleil; mais ils oublient les services que\nrendent les arbres abritant du vent et favorisant le drai-"}, {"page_pdf": 26, "page_imprimee": "36", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192306-01.1.26", "texte": "ECH O S\n\nnage dei eaux. Nombre de propriétaires terriens, peu sou-\ncieux d'accroître des charges déjà lourdes se sont hâtés, en\nprévision de la malencontrueuse taxe, de faire procéder à\ndes coupes réglées et achèvent ainsi l'œuvre de dévastation\ndes Allemands.\nNotre bourgmestre, M. le comte Visart de Bocarmé, a\nsignalé au gouvernement le danger de la taxe en question.\nElle aurait pour conséquence d'interdire toute plantation\nnouvelle, entraînant la mort de la syviculture au moment où\n1« pénurie croissante du bois la rend particulièrement néces-\nsaire. La Flandre, qui« déjà avant la guerre, était U région\nla moins boissée du pays, a été horriblement dévastée. Le\npeu de forêts qu'elle possédait et les plantations d'aligné-\nssent ont pour ainsi dire été anéanties.\nJ'sime à croire que U voix du comte Visart, dont lopi*\nnion en syviculture fait autorité, sera écoutée.\nMais la question, outre son aq>ect utilitaire, a «n côté\nesthétique. C est pour cette raison que les artistes brugeois\net les membres du Cercle photographique de Bruges ont»\nà leur tour, adressé une requête au Ministre de l'Agri-\nculture. Il ne faut pas qu'après les hécatombes d'arbres\ntombés sous la cognée allemande, disparaisse les rideaux\nde hêtres et de peupliers qui, dans le sud de Bruges, rom-\npent si heureusement la monotonie de la plaine et dont\nles frondaisons sont le principal élément de coloris de nos\ncampagnes. Il est grand temps que l'on se préoccupe de la\nquestion. Déjà des coupes sombres ont été opérées, notam-\nment au Vloetenveld ».\n\nCHAUX NON ETEINTE DANS LA CHAUX\nETEINTE. Il est souvent important de pouvoir\nétablir si de la chaux dite éteinte est réellement\néteinte. Un procédé simple, que White (« J 1 of the\nEng. Ind. Chem. », 1909, I, 5) emploie, depuis de\nlongues années, pour la détermination de la chaux\nlib re dans le ciment Portland, est applicable dans\nle cas envisagé pour déterminer la quantité de CaO\nprésente dans Ca (OH) 2 (« Builder », avril 1922,\n« Tonind Zeit », 944, 104, 22). Voici en quoi\nconsiste ce procédé :\nOn prépare un réactif en dissolvant 5 gr. de\nphénol dans 5 centimètres cubes de nitrobenzol,\nauxquels on ajoute deux gouttes d'eau. On pré-\nlève î à 2 milligrammes de la chaux à essayer, on\nles place dans une petite capsule. On verse sur\ncette chatx une goutte du réactif ci-dessus, puis, à\nl'aide d'un verre de montre, on la presse légère-\nment, de façon à l'élargir. On place ensuite la cap-\nsule et son contenu sous le microscope, polarisant,\nniçois croisés.\nIl se forme des cristau xrayonnants : la vitesse\nde cette formation permet de déceler la présence\nde chaux non éteinte.\nPour application de ce procédé, on a successi-\nvement considéré de la chaux complètement\néteinte, de la chaux non éteinte, de la chaux éteinte\navec 50 p. c., 20 p. c., 5 p. c., 2 p. c. et 1 p. c.\nde chaux non éteinte. Dans tous les cas, on observa\nla formation de ces cristaux brillants et l'on con-\nstata clairement une différence de vitesse dans\nl'apparition de ces aiguilles. Voici les résultats\ntrouvés pour ces divers spécimens de chaux :\na) Ca (OH) 2 : pas de cristaux au bout de cinq\nminutes.\nb) CaO : formation immédiate de cristaux;\nc) 50 p. c. de chaux non éteinte : cristaux pres-\nque immédiatement visibles;\nd) 20 p. c. de chaux non éteinte : cristaux ap-\nparaissant au bout de I minute;\ne) 5 p. c. de chaux non éteinte ; cristaux appa-\nraissant au bout de I minute et demie» complète-\nment formés au bout de 2 minutes,\n112) 2 p, c. de chaux non éteinte : cristaux appa-\nraissant au bout de 2 minutes;\ng) 1 p. c. de chaux non éteinte : cristaux appa-\nraissant au bout de 2 minutes; complètement dé-\nveloppés au bout de 3 minutes.\nIl est donc possible de déterminer, par ce simple\nprocédé, si une chaux éteinte contient 1 p. c. de\nchaux non éteinte, aucune apparition de cirstaux\nne se manifestant au bout de 5 minutes dans le\ncas de chatx intégralement éteinte.\n(« L'Habitation à Bon Marché », mai 1923).\nLE PRÉSENT NUMÉRO RENFERME HUIT PLANCHES HORS»TEXTE."}, {"page_pdf": 27, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192306-01.1.27", "texte": "i\n:\n:\n|\n/ __\nJe soussigné, souscris un abon- IMPRIME\nnement à la troisième année de t\nLa Cité, au prix de 10 fr. 10 et\ndésire recevoir à titre de prime :\n*La 176I76 et 2e années de €La Gxté >\n(1919-1921) à 5 francs l'année\n(prix en librairie 10 francs).\n* Le Cœur de la ViiJle de Bruxelles.\npar Ch. Buis. Gratuit (prix en\n| • L'Abwl'dV™ cambre, parG. Administration\nMarez. Gratuit (prix en librairie\nî fr. 50). . * T .f '\ns«s»w«™ de la Revue LA Cl I h,\nNom «\nAdresse\n* Barrer celle des primes que lon as\ndésire recevoir. ; 10, PlcïCc L oix\n, ■ I\nN. B. Afin d'éviter des frais de recou-\nvrement les souscripteurs sont priés ds RPT TYTH T T THÇ\nverser dans n'importe quel bureau des postes, D\nan crédit du compte chèques n° 16621»\nRevue La Cité, le montant de la somme due.\ni\n| -\nDécoupez cette carte et mettezia à la poste.\n\nMONOBLOC\n176, chsée de Boondael » Bruxelles\nm\n•S!\nr\n9\ni\nf*\n.':. : ';y t >:> •'•'! « S\nf * f # » 1« « **r i,\n- *\n~»N« <«»\n-• <ï.c.\n/'5|\n'' U t ?.;\n- - 'ftijLAt . «j\n-V.iWUVF\nMaisons ouvrières et rurales\nen agglomérés poreux et en briques\nUSINES\nBéton armé de tous systèmes\nHourdis creux sans coffrages\nBLOCS ATHERMANES KNAPEN\nMACHINES PILONNEUSES"}, {"page_pdf": 28, "page_imprimee": "couv. 4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192306-01.1.28", "texte": "mm m.mwë-aê mm.sa» inwm, m-h, ml\n\nEditions Tekhné\nL'Art et la Société „\npar H.-P. BERLAGE\nARCHITECTE A AMSTERDAM\n4 i 4\nUn IMM Ttlume luiueuMmertl imprimé\n•t Illustré d« nonante-huit clichés 4\nPrix : 20 francs\n\nL'Habitation Coloniale\n- SA Construction mu Congo belge -\npar GASTON BOGHEMANS\nArchitecte, Ex-chef de service à la S*\" des Bu C* de la Colonie\nLauréat du prix institué par (a Soc. fcelge d'Etude et d'expansion\nPrix : 3 tranca"}]}