{"numero_id": "bm-bmtnaac-1923-07-01", "volume": "bmtnaac_1923-07_01", "ocr_sha256": "1c87a92d9707c5b343ef8b7274ac55060731d9a717a700acbad421f17c6c07ef", "source_tei": "https://github.com/Princeton-CDH/bluemountain-transcriptions/blob/main/periodicals/bmtnaac/issues/1923/07_01/bmtnaac_1923-07_01.tei.xml", "source_mets": "https://github.com/pulibrary/BlueMountain/blob/main/metadata/periodicals/bmtnaac/issues/1923/07_01/bmtnaac_1923-07_01.mets.xml", "url_numero": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192307-01", "articles": [{"article_id": "bm-bmtnaac-1923-07-01-c002", "article_bluemountain": "bmtnaac_1923-07_01#c002", "volume": "bmtnaac_1923-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 2", "page_fin": "couv. 2", "image_debut": 2, "image_fin": 2, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192307-01.2.2", "titre_corps": "Editions \" TEKHNÉ „", "titre_sommaire": "Editions \" TEKHNÉ „", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 2, "page_imprimee": "couv. 2", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192307-01.1.2", "debut_caractere": 1296, "fin_caractere_exclue": 2821, "texte": "Editions \" TEKHNÉ „\nLA CITE. Première, deuxième et troisième années. Par volume £r. 10.—\nL'Art et la Société, par H.-P. Berlage, architecte à Amsterdam. Tirés à part cfe la Revue\n« Art et Technique » (septembre î 913-février 1914). Un volume luxueusement im-\nprimé et illustré de 98 clichés **...■•»» fr. 20.\nPaul Hankar (1859-1901), par Charles Conrardy et Raym. Thibaut. Une brochure\nillustrée . • fr. 3.\nMatériaux de substitution dans la construction de maisons, par J Seroen, architecte. Une\nbrochure illustrée » . ♦ , , fr. 2.\nLa Conservation du cœur de la Ville de Bruxelles, par Charles Buis, avec traduction d une\nconférence de C. Giïnlitt sur la « Conservation du cœur d'anciennes villes ». Une bro-\nchure de 24 pages ♦ fr. 2.\nL'habitation coloniale Sa construction au Congo Belge, par Gast. Boghemans. Une brochure\nde 20 pages abondamment illustrée fr. 3.\nConstantin Meunier. L'historique de son monument au travail par R, Thiry et G. Hen-\ndrickx. brochure illustrée . ... é fr. I.\nLyArt des Jardins et le nouveau jardin pittoresque, par Louis van der Swaelmen, architecte-\npaysagiste fr. I.\nLA REVUE « TEKHNE » Collection complète de la 2me année (1912-1913). Beau\nvolume de 516 pages, sur papier couché, illustré de 250 clichés , , . . . fr. 15.\nPour obtenir ces livres, il suffit de verser, dans n'importe quel bureau des postes, au crédit\ndu compte chèques postaux n° 166.2 3 Revue (( La Cité », lia somme due et d'inscrire sur le bul-\nletin de versement le titre du livre et les nom et adresse du souscripteur."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1923-07-01-c003", "article_bluemountain": "bmtnaac_1923-07_01#c003", "volume": "bmtnaac_1923-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "37", "page_fin": "40", "image_debut": 3, "image_fin": 6, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192307-01.2.3", "titre_corps": "1859 PAUL HANKAR 1901", "titre_sommaire": "1859 PAUL HANKAR 1901", "signature_source": "Charles CONRARDY ; Raymond THIBAUT Architectes", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 3, "page_imprimee": "37", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192307-01.1.3", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1337, "texte": "1859 PAUL HANKAR 1901\n\n(SUITE ET FIN DE L'ARTÏCLE PARU\nDANS LE PRÉCÉDENT NUMÉRO.)\nNous pourrions citer bien d'autres créations de P. Hankar,\ntant en province qu'à Bruxelles, mais nos reproductions diront\nmieux que des descriptions la mesure de son talent, la logique de sa\nconception, l'élévation de son idéal.\nDans les environs de la capitale, il a construit des villas, des\ncottages, des ateliers d'artistes. Son imagination trouvait là, pour le\ntravail du bois surtout, un champ d'action que, sans aucun doute, il\na dû affectionner. Ses trouvailles sont nombreuses et si elles n'offrent\npas toujours au regard la pondération que l'on souhaiterait y\ntrouver, il faut en accuser d'abord, peut-être une imagination trop\nriche et trop impétueuse, mais surtout cette inertie de l'époque qui\npoussait les vrais tempéraments à l'excès. Une sorte d'instinct leur\ndisait qu'il fallait, pour se faire entendre des sourds, crier et trépigner.\nIl y a autour de telles propriétés champêtres des clôtures en\nbois qui sont des merveilles de pittoresque et d'imprévu. De ces murs\nen pans de bois qui font si aisément tomber dans la banalité, il a su\ntirer des effets charmants. Il appliqua notamment ce procédé pour\nles agrandissements du château de Campenhout. Àu reste, c'est dans\nle travail du bois et dans celui du fer qu'il excellait avant tout."}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "38", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192307-01.1.4", "debut_caractere": 29, "fin_caractere_exclue": 2233, "texte": "Aucun matériau n'a été traité par lui de façon médiocre, mais à ces\ndeux-là il vouait un culte tout spécial. Cela se devine dans ses\nréalisations et cela se confirme d'une façon indiscutable pour ceux\nqui ont vu ses plans et ses épures. Une grande partie de ceux-ci ont\nété donnés par sa veuve au Service des Documents d'Art National\nétabli aux Musées du Cinquantenaire. Il est tout à fait regrettable\nque, si cette collection est assez complète pour les dessins d'ordre\ntechnique, elle le soit beaucoup moins pour les ensembles de façades\net de décoration.\nNous n'avons ncore rien dit de cette autre face de son talent :\nl'installation et l'aménagement de magasins. Il y a montré une\ningéniosité et un esprit novateur que tout le monde peut vérifier\nen passant soit rue Royale, soit rue Neuve, soit rue Lebeau, soit en\nbien d'autres lieux. Moderniste convaincu, il a mis dans ces compo-\nsitions, comme dans les autres, la fougue qui, de-ci de-là, l'entraînait\nà des enchevêtrements compliqués de lignes courbes et lui faisait\ndépasser un peu la mesure. N'importe, restaurants, pâtisseries,\nchemiseries, etc., sont des œuvres de grande envolée et d'une audace\nexceptionnelle si l'on tient compte de l'époque à laquelle l'artiste les\ncomposait. Et précisément, ce qui compte ici plus que tout le reste,\nc'est la place prépondérante prise par lui dans le mouvement moder-\nniste à ses débuts et l'essor qu'il donna chez nous à ce mouvement.\nNous sommes, pour notre part, convaincus que s'il avait pu achever\nsa tâche, ses conceptions se seraient épurées. Déjà il tendait à délaisser\nles courbes trop enchevêtrées pour confier plus spécialement à la\nligne droite le soin d'être harmonieux. En ferronnerie il oubliait les\nboucles qu'il tenait de Beyaert; en menuiserie il recourait aux petits\npanneaux carrés et rectangulaires pour lesquels il savait trouver des\ncombinaisons à l'infini.\nEn collaboration avec M. Adolphe Crespin, Hankar fut appelé\nà créer, en 1897, l'installation de l'exposition coloniale de Tervueren\nqui reste comme la plus heureuse des tentatives aussi bien pour\nl'ameublement que pour la décoration. Le choix de tels hommes\npour une telle chose était un réconfortant symptôme; on commen-"}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "39", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192307-01.1.5", "debut_caractere": 29, "fin_caractere_exclue": 2313, "texte": "çait à comprendre; on ne prenait plus un tapissier et un entrepreneur\npour installer une exposition, on prenait un architecte et un décora-\nteur et, mieux encore, on prenait des jeunes, des novateurs. On s'en\nméfiait encore cependant. Contemporains des poètes symbolistes, du\nmouvement d'art impressionniste, ceux que l'on nommait des esthè-\ntes étaient peut-être, étaient sûrement des rêveurs habitués au clair\nde lune, favoris des chimères, amis des gnomes et des lutins. Ils\nfaisaient des dessins bizarres. Or, l'on voulait du « pratique ». Et\nle public fut fort étonné lorsqu'il s'aperçut que les rêveurs, les amants\ndes formes blanches fuyant au galop des chèvres-pieds et des satyres,\nsavaient ce qu'ils voulaient, qu'ils étaient capables de créer des choses\nqui fussent belles autant qu'utiles, qu'ils étaient capables de cons-\ntruire, de meubler, de décorer en tenant compte de la destination, du\ntemps et de l'espace.\nConstructeur avant tout, Hankar sut pourtant consacrer des\nheures fécondes à d'autres domaines. Xout ce qui se rapportait à l'art\nen général l'intéressait et c'est la caractéristique du véritable artiste,\ncomprenant et aimant tout ce qui est beau, généreux et humain. Ce\nmoderniste était archéologue averti, restaurateur savant de monu-\nments anciens et professeur de dessin architectural à Schaerbeek C'est\ndans cette école qu'il connut surtout M. Adolphe Crespin qui fut\nson collaborateur pendant plus de dix ans et qui nous a fourni de\nprécieux renseignements sur le maître. On connaît M. Crespin et ses\nbelles œuvres décoratives. Hankar et lui se rapprochèrent d'instinct.\nTous les deux ils voulaient œuvrer loin des sentiers battus. Leurs\nméthodes étaient presque identiques. Hankar enseignait l'architecture\nd'une façon toute pratique, préconisant le dessin d'après nature dès\nle début et faisant composer très rapidement. Il avait comme élèves\ndes gens de métier surtout, des artisans de toutes les professions à\nqui il faisait composer, pour commencer, des choses simples; par\nexemple, un petit banc pour reposer les pieds. L'élève devait le\nconcevoir, en dessiner le plan, la coupe et l'élévation. Ensuite, cela\ndevenait plus compliqué, il s'agissait de dessiner une porte, une\nfenêtre, etc... Le professeur tenait surtout à montrer et à faire com-"}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "40", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192307-01.1.6", "debut_caractere": 28, "fin_caractere_exclue": 1256, "texte": "prendre à ces jeunes gens la technique de la construction des diffé-\nrents éléments d'une bâtisse. Il leur faisait aussi disséquer les vestiges\ndes monuments anciens, tels les premiers temples de l'ère chrétienne,\nen Asie Mineure. Par cette méthode, il avait fait en quelques années,\nd'un manœuvre-maçon, l'employé principal de ses bureaux. Le\nsuccès de l'architecte interrompit la carrière du professeur, et l'archi-\ntecte lui-même fut, comme nous l'avons dit, interrompu trop tôt,\nbeaucoup trop tôt, dans sa tâche, par la mort implacable.\nHankar avait certainement mis beaucoup d'espoir en son fils.\nLe destin avait été cruel pour lui, son fils porterait le flambeau.\nNous avons fait nos études ensemble à l'Académie des Beaux-Arts\nde Bruxelles. Hankar fils tout jeune était déjà épris de l'art neuf.\nIl cherchait. Il mettait dans ses compositions le souci d'être\npersonnel. Vint 1914, Pierre Hankar s'engagea et ne revint pas. Les\nforces mystérieuses avaient éteint ce cœur généreux, le fils du maître\nqui portait peut-être en lui les réalisations futures. L'œuvre reste\ninachevée, incomplète, mais belle malgré tout, plus belle que bien\nd'autres, fruits pourtant de maturité.\n\nCharles CONRARDY\n& Raymond THIBAUT\nArchitectes."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1923-07-01-c005", "article_bluemountain": "bmtnaac_1923-07_01#c005", "volume": "bmtnaac_1923-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "41", "page_fin": "42", "image_debut": 7, "image_fin": 8, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192307-01.2.4", "titre_corps": "Lettre inédite de Paul Hankar du 11 novembre 1896.", "titre_sommaire": "Lettre inédite de Paul Hankar du 11 novembre 1896.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 7, "page_imprimee": "41", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192307-01.1.7", "debut_caractere": 20, "fin_caractere_exclue": 1450, "texte": "Lettre inédite de Paul Hankar du 11 novembre 1896.\nMonsieurX...,\nIl m'a été très agréable d'apprendr\ndes chemins batus n'avaient pas passés inaperçus et je m'empresse de\nvous donner les renseignements dem\nJe suis né à Frameries (Hainaut), le 11 décembre 1859. J'ai\ndonc 57 ans. J'ai appris la taille et l'appareil des pierres, puis je suis\nentré, après un stage chez le sculpteur\nfeu Henri Beyaert, en 1879. J' suis resté jusqu'à sa mort en 1894,\nPendant cette période de 15 années, j'ai collaboré à presque\ntous les travaux exécutés par Beyaert (château de Wespelaer, square\ndu Sablon, Palais de la Nation, Caisse d'Epargne, illuminations de\n1880 et 1890, Eglise de Borgerh\nHanrez, etc.)\nJ'ai continué, après sa mort,\nactuellement la décoration et l'ameublement, conçus dans les prin-\ncipes les plus opposés à ceux de l'école Saint-Luc.\nJ'ai fréquenté pendant deux ans la classe de composition\nd'Architecture à l'Académie de B\nbien avoir été un des plus mauvais\nécrivant celà, je me remémore le no\net je constate que de quinze que nous étions, il en reste sept ou huit ;\ntrois sont fous, deux vendent du\nsont oubliés; l'architecture mène à\nJe crois pouvoir me dire l'élève de Beyaert, bien que je doive lui\navoir procuré parfois la sensation\nun oeuf de canard.\nJ'étais, dans son bureau, celu\nforgé. J'en ai dessiné énormément,\nBruxelles, surtout pour P. Desmedt.\nspéciale, l'amour de la forge et la\nfonte plus ou moins malléable."}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "42", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192307-01.1.8", "debut_caractere": 28, "fin_caractere_exclue": 973, "texte": "Voici, pour compléter, la liste des constructions que je crois\npouvoir avouer :\nMaison chaussée de Charleroi,B3 (1888-1889);\nMaison avenue Louise, 367 (1894-95);\nMaison avenue Louise,36s (1895-\n1896);\nMaison rue De Facqz,63 (1893) ;\nMaison de commerce, rue Lebeau, 8 (1895-96) ;\nMagasins de la maison Claessen, rue de VEcuyer, 58 (1896),\nvitrines et mobilier;\nMonument du poète Van Beers, dans le Parc d'Anvers (1892),\nen collaboration avec le statuaire Crick (concours .\nDécoration de la façade de la Boulangerie Timmermans, chaus-\nsée de Wavre(lB96),\nteur Crespin (concours de l'art à la rue d'lxelles).\nJe ne possède malheureusement pas de photographies de toutes\nces constructions. Je vous fait parvenir celles que je possède. Les\nautres vous parviendront aussitôt que mon photographe me les\nlivrera .\nLes études faites, en collaboration\nprojet de Ville Moderne, à l'exposition 1897,\ntront dans un des prochains numéros du Studio de Londres."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1923-07-01-c006", "article_bluemountain": "bmtnaac_1923-07_01#c006", "volume": "bmtnaac_1923-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "43", "page_fin": "47", "image_debut": 9, "image_fin": 17, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192307-01.2.5", "titre_corps": "L'ARCHITECTURE RELIGIEUSE", "titre_sommaire": "L'ARCHITECTURE RELIGIEUSE", "signature_source": "Léandre VAILLAT", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 9, "page_imprimee": "43", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192307-01.1.9", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 3060, "texte": "ARCHITECTURE\nL'ARCHITECTURE RELIGIEUSE\n\nEntrant très tardivement dans une voie préconisée depuis f armistice par les grou-\npements d'architectes, l'Etat organise, en Vue de la reconstruction d'une des églises des\nRégions Dévastées, un concours dont nous publions plus loin le programme. Si, peut-être,\nd'aucuns feront des réserves au sujet de quelques-unes des clauses de ce programme, on\nsera, cependant, unanime, croyons-nous, à approuver Vidée maîtresse qui a dicté Y orga-\nnisation de ce concours : faire appel à toutes les initiatives en Vue d'arriver, dans des.\nconditions aussi avantageuses que possible, à créer un édifice qui réponde aux exigences\ndu culte et traduise en des formes esthétiques les aspirations actuelles de la communauté\ndes fidèles auxquels l'église est destinée.\nTous ceux qui croient en la possibilité d'un renouveau de l'architecture et sont con-\nvaincus du rôle économique, social et spirituel qu'elle devrait remplir dans la Société\ncontemporaine, ont regretté que les centaines d'églises qui ont été reconstruites dans les\nRégions Dévastées soient des décalques, trop souvent médiocres, d'édifices conçus pour\nd'autres temps et d'autres besoins. Il n'y a pas de doute que si l'on avait Voulu mettre\nà profit toutes les ressources de la technique moderne, en même temps que l'enthousiasme\nqui anime quelques architectes d'avant-garde, on aurait pu créer des édifices d'un\ncaractère moderne parfaitement adaptés à leur but liturgique.\nSans insister pour le moment sur les impérieuses raisons d'ordre moral qui auraient dû\nfaire agir de la sorte, contentons-nous de signaler quen ce faisant on aurait fait réa-\nliser de sérieuses économies aux finances de l'Etat.\nC'est ce dernier argument, sans doute, qui malgré son importance secondaire\na finalement décidé les pouvoirs publics à faire appel aux chercheurs de nouveau, aux\nartistes créateurs.\nIl n'est pas sans intérêt de souligner que, même en ce qui concerne l'architecture reli-\ngieuse, c'est le besoin d économie qui ouvre la porte à des possibilités artistiques nouvelles.\nC'est de la sorte que la France nous a devancés en matière d'architecture religieuse.\nLa séparation de l'Eglise et de l'Etat a laissé les paroisses dans une situation fort\nprécaire qui les détourne de la copie des modèles anciens trop ornés et trop coûteux.\nTout comme à l'époque romane, l'église redevient l'abri des fidèles. Ce qui n'exclut\npas l'intensité du sentiment religieux qui, éprouvé par la pauvreté, se concentre à nouveau\nsur les vérités essentielles de la doctrine et l'objet principal du culte catholique.\nC'est à la faveur de ces circonstances qu'est née chez nos voisins du Sud\nune architecture religieuse moderne dont le mérite artistique n'est pas moindre que celui de\nl'école littéraire dont Claudel fut le pionnier et du groupe de peintres religieux dont Maurice\nDenis et Desvallières sont les plus connus.\nAfin de permettre à nos lecteurs de prendre connaissance avec ce mouvement de\nrenaissance de l'architecture religieuse, nous reproduisons in extenso un article que Léandre"}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "44", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192307-01.1.10", "debut_caractere": 14, "fin_caractere_exclue": 3478, "texte": "Vaillat publiait il y a plus d'une année dans le grand quotidien « Le Temps » à Voccasion\nde l'effort financier que Yépiscopat français venait de faire pour assurer la reconstruction\ndes églises des Régions Dévastées françaises. R. C.\nCe n'est un secret pour personne que l'em-\nprunt en faveur des églises dévastées a été\ncouvert. Nous n'avons jamais éprouvé d'in-\nquiétude là-dessus, et nous savons bien que\nl'Eglise de France ne fait jamais appel en\nvain à ses fidèles. Où commence notre per-\nplexité, c'est lorsque nous nous demandons\nquel emploi sera fait de cet argent. Non\nqu'aucun doute effleure notre esprit quant\naux scrupules de délicatesse et aux louables\nintentions de ceux qui auront à charge de le\ndépenser; mais nous connaissons les anathè-\nmes jetés par Joris-Karl Huysmans sur cer-\ntain art sulpicien et nous ne sommes pas\nabsolument persuadés que le goût du clergé\nde campagne soit suffisamment éclairé sur\nles idées qui agitent l'esprit d'un architecte,\nen 1922, si on lui confie la construction\nd'une église dans un village des régions dé-\nvastées. Il y avait au moyen âge une vérita-\nble collaboration entre le prêtre qui initiait\nle maître-d'œuvre aux données subtiles de\nla mystique et le maître-d'œuvre qui s'effor-\nçait de traduire, avec de la maçonnerie et\nde la charpente, les intentions de son anima-\nteur. A ces intentions, qui constituent le\nprogramme de l'église, il faut ajouter les con-\nditions imposées par las telles\nque matériaux, main-d'œuvre, stricte écono-\nmie, rapidité d'exécution, si l'on veut pos-\nséder dans leur ensemble les facteurs du pro-\nblème et le résoudre d'une manière réaliste,\nsans dégénérer en parlotes ni en pathos. L'oc-\ncasion nous semble bonne, aujourd'hui que\nl'emprunt est complètement souscrit, les coo-\npératives constituées à peu près partout,\nd'examiner de quelle manière les sessour-\nces mises à la disposition des sinistrés peu-\nvent judicieusement être employées.\nAbordons le problème par son côté le\nplus général, celui par lequel la construction\nd une église ressemble à celle de n'importe\nquelle maison. Il est certain que dans la plu-\npart des cas et sauf exception, inhérente par\nexemple à la restauration d'un monument\nhistorique ou à l'édification d une église con-\nsidérable dans une ville, l'architecte devra\nutiliser une main-d'œuvre non spécialisée, le\nchantier de la coopérative du village, les\nressources communes en approvisionne-\nments : d'où la nécessité de ne pas imagine*\nun plan trop compliqué, d'éviter des parti-\ncularités difficiles à réaliser, de se rappro-\ncher le plus possible des procédés employés\nsur place pour les autres demeures. De cette\npremière exigence s'ensuivra sans doute une\npremière raison d'harmonie. Une seconde\nraison se tirera de l'emploi des mêmes maté-\nriaux; l'église ressemblera aux maisons du\nvillage par la coloration comme par la sim-\nplicité des formes. L'unité naîtra des exi-\ngences de l'heure et du lieu.\nLes formes seront conditionnées par les\nmatériaux et par le programme. S'il y a dans\nles carrières avoisinantes, comme il arrive\nen Ile-de-France, en Lorraine ou en Alsace,\nsuffisamment de pierre facile à exploiter et\nà transporter sur le chantier, l'architecte ne\nmanquera pas de s'inspirer des formes régio-\nnales, non pour les imiter,mais parce qu'elles\nfurent déterminées, elles aussi, par les mêmes\nconditions. Nous pouvons dire à ce propos\nque le style roman nous paraît mieux conve-\nnir à la rusticité que le style gothique, qui"}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "45", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192307-01.1.15", "debut_caractere": 14, "fin_caractere_exclue": 3624, "texte": "est un ensemble de lignes élégantes et rela-\ntivement fragiles; spécialement en ce qui\nconcerne la Lorraine, la seule vue des gran-\ndes poites charretières largement cintrées\nsuggérera fatalement à l'architecte l'entrée\nde son église. Mais que ce régionalisme n'ait\nrien d'absolu ni de factice; qu'il se déduise\nde notre goût véritable pour les choses du\npays, d'une recherche d'harmonie générale,\nde l'obligation où l'on est d'employer tels\nmatériaux. Le même raisonnement vaut pour\nle cas où, comme en Flandre, en Artois et\nen Picardie, il y a de l'argile, par conséquent\ndes briques et des équipes de rejointoyeurs,\net à celui où, comme en Champagne, il n'y\na que du torchis que l'on encadre avec les\nbois venus d'Alsace ou d'Argonne.\nL'exemple le plus significatif de ce régio-\nnalisme adapté, de nos jours, à l'architec-\nture religieuse, me paraît être la chapelle de\nl'école des Roches, construite par M. Sterez,\nprès de Verneuil, en Normandie; une ferme\nvoisine, du dix-huitième siècle, a inspiré à\nl'auteur cette voûte en bois de forme ovoïde\nsurmontant des murs en briques rouges. Je\nconnais également un projet de M. Chirol\nqui est une interprétation du type romano-\ngothique et qui s'appliquerait assez bien à\nl'lle-de-France. J'ai cité, dans un précédent\narticle, les églises construites ou projetées en\nMeurthe-et-Moselle par M. Deville/: l'expo-\nsition de Nancy contenait à cet égard de\nprécieux renseignements. Dans le même or-\ndre d'idées, je pourrais indiquer l'église de\nNotre-Dame-du-Rosaire, construite à Paris\npar M. Sardou; il s'agit là d'une construc-\ntion en briques et pierres, couverte en char-\npente, imitée des anciennes basiliques, mais\ndans une note moderne. Les églises de Bé-\ncon-les-Bruyères et de Nanterre, par M. Bar-\nbier; celle de SaintJPaul, à Genève, par\nM. Guyonnet; les deux églises élevées par\ndom Bellet, l'une, celle des bénédictins fran-\nçais, dans l'île de Wight, l'autre, celle de\nl'abbaye de Oosterhout (Hollande), où une\nmerveilleuse combinaison des arcs et un jeu\nde briques alternativement claires et sombres\nproduisent un effet saisissant, me paraissent\ndevoir être étudiées par tous ceux qui cher-\nchent la vérité dans les canons \"traditionnels\net régionalistes. Je dois remarquer en toute\njustice qu'en ce qui concerne les ouvrages\ncités de dom Bellet, il s'agissait là d'une ab-\nbaye bénédictine, dont la règle n'a pas\nchangé depuis le fondateur de l'ordre, tandis\nqu'une église de paroisse est soumise aux\nfluctuations d'une pensée religieuse qui cher-\nche à s'adapter à la société contemporaine.\nIl me serait facile de signaler, à ce sujet, les\npassages couverts de la Trinité de Ballu,\ndestinés aux équipages du second Empire et\nménagés afin que les belles dames puissent\nentrer à l'église sans se mouiller les pieds.\nAu système régional, qui utilise les maté-\nriaux du sol, s'oppose le système qui utilise\ndes matériaux nouveaux, en particulier le\nbéton armé. La facilité des transports rend\npossible l'acheminement à pied d'œuvre de\nces matériaux, en n'importe quel endroit des\nprovinces dévastées, universalisant par cela\nmême la construction que diversifiait la va-\nriété des matériaux trouvés jadis sur place,\nrendant inutiles certaines formes que com-\nmandait le climat du lieu, par exemple l'in-\nclinaison des toits pour l'écoulement des\neaux de pluie et le glissement de la neige.\nLe béton armé fut traité pendant un certain\ntemps par des architectes qui étaient péné-\ntrés de leur éducation classique, habitués à\ndes formes inventées pour des matériaux\nnaturels. Ils accomodèrent tant bien que mal\nles antiques canons de beauté avec la matière"}, {"page_pdf": 16, "page_imprimee": "46", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192307-01.1.16", "debut_caractere": 14, "fin_caractere_exclue": 3703, "texte": "qui était mise à leur disposition, la considé-\nrant comme une matière de remplacement et\nnon comme un élément nouveau dont il fal-\nlait tirer une structure nouvelle, s'ingéniant\nà imiter les joints de la pierre dans une\nmasse qui doit compter et produire son effet\ncomme monolithe, à dissimuler derrière une\nfaçade composée selon les types anciens les\ndispositifs cellulaires logiquement déduits\ndu procédé. Ce furent des ingénieurs qui,\nplus dégagés que les architectes de la tradi-\ntion du passé, imaginèrent enfin les formes\nvéritables du béton armé, simplement en\npoussant jusqu'à ses extrêmes conséquences,\ndu dedans jusqu'au dehors, du plan à la fa-\nçade et à la couverture, l'application des\nprincipes de résistance et de force. De ce\npoint de vue, les ateliers construits par la\nCompagnie du Nord à Lens et à Lille-la-Dé-\nlivrance, en 1921, sont de véritables chefs-\nd'œuvre; j'en dirait autant des ateliers Es-\nders, avenue Philippe-Auguste, ainsi que de\ncertaines salles de cinéma relativement ré-\ncentes.\nDans ces différents édifices, l'œil le moins\nexercé discerne bien vite le jet aérien des\narcs, la hardiesse des portes-à-faux, que seul\nautorise le procédé nouveau, déterminant des\neffets de légèreté analogues à ceux des ca-\nthédrales gothiques, mais avec plus d'audace,\nmoins d'arcs-boutants et, pour tout dire, de\nbéquilles. La même constatation devait s'im-\nposer à ceux qui avaient des églises à édifier.\nBien vite ils eurent discerné le parti qu'ils\npouvaient tirer de cette structure élancée, à\nla fois immatérielle et puissante, pour expri-\nmer des idées d'ascension spirituelle et reli-\ngieuse. M. Ballu, avec la collaboration des\nfrères Perret qui sont passés maîtres en ce\ngenre, construisit la cathédrale d'Oran, la\nplus grande qui existe en bétop armé. Mon-\nsieur Placide Thomas réalisa de la même\nmanière Saint-Joseph des Epi-nettes, à Paris,\ndans le 1 7e arrondissement. Enfin, un exem-\nple achevé fut donné à de Vin-\ncennes par MM. Droz et Marrast; ici, à vrai\ndire, les murs sont en pierre meulière et la\ncouverture est une charpente en bois; mais\nT ossature, formée de huit piliers et de qua-\ntre grands arcs croisés qui ont chacun 23 mè-\ntres de portée, est en ciment armé. Ainsi l'ar-\nchitecture religieuse se relie à l'architecture\ncivile de la même époque par l'identité des\nmoyens employés : c'est là une chance\nd'harmonie qu'il ne faut point abandonner.\nUne autre chance se doit quêter dans\nl'étude minutieuse des programmes. Certes,\nle dispositif essentiel d'une église n'a pas\nchangé : une salle suivie d'un chœur, pré-\ncédée d'un narthex ou d'un auvent, flanquée\nd'une pièce servant de sacristie et d'une au-\ntre servant de salle d'œuvres. Mais les dimen-\nsions ne sont pas nécessairement aussi im-\nportantes qu'autrefois. Non qu'il y ait moins\nde fidèles, mais les églises d'autrefois furent\nconstruites plus grandes qu'il n'était néces-\nsaire, pour manifester la toute-puissance de\nla religion avec un certain luxe temporel.\nNous nous faisons une autre conception reli-\ngieuse, plus modeste; les circonstances, qui\nnous inclinent à l'économie, donnent raison\nà cette modestie. Nous savons qu'un édifice\ncoûte quatre fois ce qu'il coûtait avant la\nguerre; pour diminuer ce prix, qui s'évalue\nau nombre de mètres cubes de construction,\nil faut réduire au strict nécessaire les dimen-\nsions de l'édifice. Enfin, une église n'est plus,\ncomme au moyen âge, un lieu de réunion\n(ecclesia, assemblée). Il est possible d'envi-\nsager à côté d'elle, en dehors d'elle, peut-\nêtre même dans le presbytère qui sera relié\nà elle par un passage couvert, prétexte à jolis\nportiques, à décrochements de toits agréa-\nbles, des salles qui seront consacrées à la mu-"}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "47", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192307-01.1.17", "debut_caractere": 14, "fin_caractere_exclue": 3504, "texte": "sique religieuse, aux conférences, au caté-\nchisme, aux œuvres de charité et de paroisse,\naux patronages, bref, à toutes les œuvres so-\nciales qui relèvent du prêtre et qui font de\nlui non plus seulement le médecin des âmes,\nmais un homme de bien, mêlé à la vie du\npays et coordonnant les bienfaits, l'entraide,\nTassistance. Une grande économie peut être\nréalisée en supprimant le clocher ou du\nmoins en 1 abaissant, en le réduisant aux\nproportions strictement nécessaires pour\nabriter les cloches. N oublions pas qu'autre-\nfois le clocher était souvent en dehors de\nl'église et construit après coup. Il servait de\ntour de guet; du sommet, on épiait la cam-\npagne avoisinante, on localisait les incendies.\nAujourd'hui le téléphone rend cette surveil-\nlance inutile. On dira qu'un village sans clo-\ncher n'est pas un village; mais l'église, ainsi\nréduite à ses proportions essentielles, ramas-\nsée dans ses œuvres vives, édifiée avec les\nmêmes procédés et faite de la même manière\nque les autres maisons, se reliera mieux à\nelles par la tonalité, par la silhouette; plus\nproche, moins différente, peut-être attirerai-\nt-elle davantage les paysans qui, d'instinct,\nse méfient de ce qui ne leur ressemble pas.\n11 nous a semblé utile d'indiquer ces nuan-\nces et ces idées générales au moment où,\nmuni d'argent, le clergé va tâcher d'en faire\nl'emploi. Certes, nous sommes assurés que\nlà du moins i'obole versée sera une obole\nefficiente. Mais nous craignons qu'elle ne\nserve pas toujours au mieux les intentions les\nplus pures. La encore, comme dans l'art dé-\ncoratif, il nous semble qu'on n'a pas com-\nmencé par le commencement. Les ateliers\nd'art sacré comme l'Arche, la Rosace, les\nArtisans de l'autel, dont je visitais les inté-\nressants ouvrages ces jours derniers à la ga-\nlerie Artes, se sont occupés de rénover le\ngoût du mobilier et du vêtement liturgiques,\navant de songer à l'architecture qui les de-\nvait contenir. La Société Saint-Jean nous a\naccoutumés à ces amples expositions du pa-\nvillon de Marsan, où les moindres détails du\nculte étaient envisagés d'une manière sou-\nvent exquise, quelquefois inégale, en tout\ncas supérieure à ce qui existait auparavant,\ni-e cardinal Dubois a tenu à encourager ces\nmanifestations et a affirmer que désormais\nle clergé ne se désintéresserait pas des scru-\npules de la beauté et ne les tenait point en\ndehors de l'orthodoxie. La Schola cantorum,\nla Cantoria, la Manécanterie des petits chan-\nteurs à la croix de bois, les Chanteurs de St-\nGervais, autant d'œuvres qui affirment pa-\nrallèlement une renaissance du goût musical\ndans la religion. Le catholicisme, influencé\nen cela par le protestantisme, se préoccupe\nde plus en plus des œuvres sociales et com-\nprend qu'il ne saurait vivre désormais dans\nune tour d'ivoire, turris eburnea. Mais on\nvoudrait qu'il ne se désintéressât point de\nl'église qui abritera ce culte, ces objets ri-\ntuels, ces somptueuses dalmatiques, ces ci-\nboires et ces calices d'argent, ces chants sua-\nves, cette musique enfin, puisée à la source\nde la primitive pureté. Avant de meubler\nune maison et de s'y réunir, il faut la con-\nstruire. Comment? c'est à quoi tendent les\nréflexions qui précèdent. Puisque le clergé\nde France a guidé l'initiative de nos décora-\nteurs, pourquoi ne stimulerait-il pas celle de\nnos architectes, en montrant au public fran-\nçais, dans une exposition, leurs ouvrages,\nleurs projets et en renouant l'heureuse colla-\nboration de la mystique avec le maitre-d'œu-\nvre?\n\nLéandre VAILLAT."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1923-07-01-c007", "article_bluemountain": "bmtnaac_1923-07_01#c007", "volume": "bmtnaac_1923-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 11, "image_fin": 11, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192307-01.2.5.1", "titre_corps": "Editions „Tekhné” Revue La Cité.", "titre_sommaire": "Editions „Tekhné” Revue La Cité.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 11, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192307-01.1.11", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 107, "texte": "Paul HANKAR 1859-1901\nD'après une chromolithographie\nde A. 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Instructions pour\nles concurrents\nArt. 2. Les concurrents devront four-\nnir :\na)- Un plan terrier de l'église, à l'échelle\nde 1 cm. par mètre;\nb) Des vues extérieures et les coupes né-\ncessaires à l'échelle de 1 cm.;\nc) Une note explicative, décrivant le\nmode de construction adopté, la nature et\néventuellement la composition des maté-\nriaux proposés. Cette note donnera au be-\nsoin le résumé des calculs de stabilité de\nl'édifice.\nLa résistance effective des murs édifiés au\nmoyen de matériaux autres que la pierre et\nla brique (en y comprenant les vides) doit\nêtre équivalente au moins à celle des murs\nen maçonnerie ordinaire, exécutée au moyen\nde briques dites « de la localité » qui de-\nvaient être prévus dans une construction\nfaite au moyen de ces derniers matériaux.\nSi le projet prévoit l'emploi de béton, le\nsystème de construction doit être tel que les\nparois intérieures ne soient pas exposées à\ndevenir humides, sans que, cependant, il soit\nnécessaire d'y apposer périodiquement des\nenduits hydrofuges.\nA moins que le bâtiment projeté ne soit\nexécuté en briques et pierres, le concurrent\ndevra pouvoir indiquer des églises ou bâti-\nments importants érigés au moyen de son\nsystème.\nd) Un métré récapitulatif avec devis in-\ndiquant les conditions et prix auxquels le\nconcurrent s'engage à exécuter le projet\nqu'il soumet, tout en se conformant aux clau-\nses et conditions du cahier des charges type\nde l'Office des Régions Dévastées.\nCe métré indiquera séparément le prix de\nl'édifice proprement dit et à part le prix du\nmobilier et des vitraux, qui seraient éven-\ntuellement proposés par le concurrent. L'ad-\nministration se réserve le droit de ne donnet\naucune suite à cette partie de projet (mobi-\nlier et vitraux).\nLa terre ferme est supposée se trouver à\n\\ m. 25 de profondeur. Les concurrents\npourront utiliser, à leurs risques et périls, en\npartie ou en totalité, les anciennes fonda-\ntions. Ils devront faire disparaître les ruines\navec faculté d'en utiliser les éléments, sus-\nceptibles de remploi. Ils auront en outre,\ns'ils Iç désirent, l'usage gratuit de briquail-\nlons à prélever au dépôt d'Ypres, les frais\nde transport étant à leur charge.\nL'offre introduite par les concurrents\ndevra être maintenue durant un délai de"}, {"page_pdf": 19, "page_imprimee": "49", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192307-01.1.19", "debut_caractere": 14, "fin_caractere_exclue": 3288, "texte": "60 jours à partir de la remise des projets.\nArt. 3. Les dessins auront le caractère\nd'esquisses et seront suffisamment cotés\npour permettre la vérification du métré des-\ncriptif; ils seront fixés sur carton ou montés\nsur châssis.\nArt. 4. Les envois seront anonymes.\nIls porteront une devise ou marque, repro-\nduite sur deux enveloppes fermées; la pre-\nmière contenant : le certificat de nationalité\nbelge, le certificat de résidence depuis plus\nd'un an dans le royaume, le nom et l'adresse\ndu ou des concurrents, en cas de collabora-\ntion; la seconde contenant le nom du mem-\nbre du jury à élire par les concurrents. Cette\nseconde enveloppe portera, en outre, la sus-\ncription : « Concours du Ministère des Affai-\nres Economiques, élection du délégué des\nconcurrents ».\nToutes les pièces seront déposées au Mi-\nnistère des Affaires Economiques, Office des\nRégions Dévastées, 1, rue Montoyer, à Bru-\nxelles, au plus tard le 15 octobre 1923 à\nmidi, contre récépissé.\nEn cas d'expédition par chemin de fer, les\nenvois doivent parvenir, avant les mêmes\njour et heure à la même adresse avec la men-\ntion « Concours Eglise Brielen ».\nIII. Primes\nArt. 5. Une somme de 1 5,000 francs\nmaximum sera mise à la disposition du jury.\nLe jury n'est cependant pas tenu à partager\ntoute cette somme, dans le cas où le con-\ncours ne donnerait pas le résultat désiré.\nLes projets primés resteront la propriété\nde leur auteur.\nIV. Jury\nArt. 6. Le jury sera composé de MM.\n1. Demeur, Directeur Général de l'Office\ndes Régions Dévastées;\n2. Le Chanoine Callewaert, délégué de\nl'évêché;\n3. Dom Sébastian Braun, Directeur de\nT école des Arts et Métiers à Ma-\nredsous ;\n4. Le Curé de Brielen, représentant la\nFabrique d'église;\n5. Verbeke, Ingénieur, architecte provin-\ncial à Bruges;\n6. Carbon, H., architecte, rue de l'Eglise,\nà Ostende;\n7. Verwilghen, R., ingénieur urbaniste;\n8. Toetenel, E., directeur à l'Office des\nRégions Dévastées;\n9. Un délégué des concurrents.\nLe délégué de l'Administration remplira\nauprès du jury les fonctions de rapporteur.\nLes membres du jury ne peuvent, ni di-\nrectement, ni indirectement, participer au\nconcours.\nL'administration se réserve le droit de\nremplacer les membres du jury qui feraient\ndéfaut. Elle indiquera comme délégué des\nconcurrents, la personne qui aura recueilli le\nplus grand nombre de votes; en cas de pa-\nrité des votes, il sera procédé par tirage au\nsort.\nLors de l'examen des projets, le jury com-\nmencera par éliminer tous les projets qu'il\nconsidérera comme étant insuffisants soit au\npoint de vue artistique, soit au point de vue\nliturgique. Ce classement se fera à la majo-\nrité des membres du jury.\nLes projets restant en présence seront en-\nsuite classés d'après leur ordre de mérite en\ntenant compte non seulement du point de\nvue artistique et liturgique, mais également\ndu point de vue technique.\nLe jury commencera l'examen des œuvres\nproduites endéans les huit jours suivant la\nnotification de l'élu des concurrents.\nExécution\nArt. 7. — L'Administration se réserve le\ndroit de choisir entre les trois projets classés\npar le jury comme étant les meilleurs, celui\nqu elle exécutera éventuellement.\nElle pourra si elle le juge utile inviter au\npréalable les auteurs de ces trois projets à\npréciser et développer leurs offres. Indépen-"}, {"page_pdf": 20, "page_imprimee": "50", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192307-01.1.20", "debut_caractere": 14, "fin_caractere_exclue": 3307, "texte": "damment de la prime qui leur aurait été\nail ouée, elle accordera, pour ce travail, à\nchacun d'eux, une indemnité forfaitaire de\n2,000 francs.\nCette seconde épreuve a pour but de pré-\nciser et de détailler l'offre faite lors de la\npremière épreuve. Les concurrents n'y seront\nadmis que s'ils s'engagent à respecter les\nprix partiels et le prix global de leur pre-\nmière offre.\nIls seront tenus de fournir tous renseigne-\nments qui leur seront demandés par l'admi-\nnistration et en particulier :\na) Les dessins détaillés à l'échelle de\n2 cm. du plan terrier de l'édifice, de la fa-\nçade avant, de l'abside et des façades longi-\ntudinales, les coupes en nombre suffisant.\nPour la bonne compréhension, des frag-\nments « ad libitum » indiquant certains dé-\ntails de construction, seront fournis à une\néchelle plus grande. La construction devra\nêtre indiquée en coupe;\nb) Des renseignements très détaillés con-\ncernant le mode de construction prévu, les\nmatériaux proposés. Les calculs de stabilité\nde l'édifice.\nc) Un devis très complet du projet, devis\nqui devra détailler les prix remis lors de la\npremière épreuve.\nLes documents à fournir pour la seconde\népreuve ne devront pas être collés sur car-\nton ni montés sur châssis. Ce seront des\nplans d'exécution.\nArt. 8. Les projets des concurrents\nnon admis à la seconde épreuve, leur seront\nrestitués s ils font connaître leur adresse au\nplus tard 60 jours après le jugement de cette\népreuve. L'administration décline toute res-\nponsabilité quelconque au sujet des dégâts\nou perte de ces documents.\nLes projets non réclamés dans les deux\nmois deviendront de plein droit la propriété\nde l'administration.\nArt. 9. Le présent programme accom-\npagné des documents complémentaires sui-\nvants :\n1. Le plan terrier dont question à l'art. 1.\n2. Le cahier des charges dont question à\n1 art. 2 peut être obtenu moyennant la\nsomme de 2 francs, au Ministère des Affai-\nres Economiques, Office des Régions Dévas-\ntées, Service des Constructions, 1, rue Mon-\ntoyer, à Bruxelles.\nProgramme\nLe but poursuivi en organisant oc con-\ncours est d assurer, dans des conditions éco-\nnomiques, la reconstruction dune église\nadoptée aux besoins du culte et répondant\naux exigences de la liturgie et de l'esthé-\ntique.\nAfin de réaliser ce but ainsi défini» les\nconcurrents ont pleine liberté en ce qui con-\ncerne le choix des matériaux et le procédé\nde construction.\nAucun style n'est imposé, mais il est indis-\npensable que 1 architecture soit empreinte\nd'un sentiment religieux intense.\nL'église devra comprendre 700 places\nassises, 3 places étant comptées par mètre\ncarré, non compris les couloirs, dégagement,\nsacristie et autres espaces non utilisés par les\ncroyants.\nIl est désirable que le maître-autel soit dé-\ngagé et qu'aucun pilier n'intercepte la vue.\nLes concurrents devront indiquer l'empla-\ncement des fonts baptismaux, du banc de\ncommunion, Chaire de Vérité, etc.\nLa sacristie devra comprendre deux piè-\nces : l'une pour les prêtres, l'autre pour les\nacolytes servira en même temps de magasin.\nIl sera prévu une petite cour intérieure avec\nW. C. Le projet comprendra une horloge\navec un cadran et trois cloches du poids\ntotal de 3,000 kilos environ.\nLes concurrents indiqueront également le\ndélai d'exécution des travaux.\n\nLe Directeur Général,\n(S.) DEMEUR."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1923-07-01-c012", "article_bluemountain": "bmtnaac_1923-07_01#c012", "volume": "bmtnaac_1923-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "51", "page_fin": "52", "image_debut": 21, "image_fin": 22, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192307-01.2.7", "titre_corps": "ECHOS", "titre_sommaire": "ECHOS", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 21, "page_imprimee": "51", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192307-01.1.21", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 3517, "texte": "ECHOS\nIX* CONGRES NATIONAL DES ARCHITEC-\nTES BELGES, organisé par la Fédération des So-\nciétés 6*Architectes de Belgique. Anvers, le 15-16\net 17 septembre 1923. — Programme. — Sa-\nmedi 15. — A 12 h., au local c Calfé Suisse »,\nplace Verte, réception des congressistes par la So-\nciété Royale des Architectes d'Anvers.\nA 13 h. : Déjeûner au € Calé Suisse »;\nA 14 h. 30 : Visite du < Belgenland ». € Quai\ndu Rhin »;\nSoirée libre.\nDimanche 16. — A 9 h. 30 : Première séance\ndu Congrès, au local du Cercle Artistique, rue\nArenberg, 28;\nA 11 h. 30 : Réception par les autorités com-\nmunales, à 1*hôtel de ville;\nA 12 h. 30 : Déjeûner au € Café Suisse », place\nVerte;\nA 1 5 h. : Deuxième séance du Congrès;\nA 19 h. 30 : Banquet confraternel à € l'Hôtel\nTerminus », rue du Pélican, en face de la gare\nCentrale. Habit de soirée.\n/\nLundi 1 7. — Visite des chantiers du Kruis-\nschans, départ à Ô heures, au ponton du canal au\nSucre, retour en ville à 13 h.\nA 13 h. 30 : Déjeûner € Café Suisse ».\nOrdre du jour du Congrès\nî. Approbation du compte rendu du X* Congrès\nNational de Liège;\n2. Le diplôme d'architecte, communication de\nM. G. Maukels;\n3. Les tendances esthétiques en Belgique après\nla guerre, communiqué de M. L. David;\n4. Chambres Arbitrales du Bâtiment, rapport de\nM. l'avocat Volckerick, greffier de la\nChambre Arbitrale d'Anvers;\n5. Education et formation profession selle des\nouvriers du bâtiment, rapport de M. Van\nKuyck ;\n6. Historique des Congrès Nationaux et Inter-\nnationaux, rapport de M. F. Symons;\n7. Fixation du lieu et date du prochain Congrès\nNational ;\n8. Divers.\nVOYAGE D'ETUDES EN BEJJGIQUE organisé\npar l'Union des villes et communes belges. L'ef-\nfort belge en matière d'habitations à bon marché\ns'est manifesté par la création d'ensembles dont la\nvisite, dès aujourd'hui, offre un réel intérêt.\nAnvers, Bruxelles, Garni, Liège, la Flandre Occi-\ndentale, la irégion minière du iLmbourg, offrent\ndes exemples de réalisation très suggestifs.\nL'Union des Villes considère que le moment est\nvenu d'en organiser la visite, en vue de permettre\naux villes et communes qui ont à intervenir à un\ntitre quelconque, à présent ou éventuellement dans\nl'avenir, ainsi que les dirigeants des sociétés d'ha-\nbitations à bon marché et des cités-jardins, les Co-\nmités de patronage et les techniciens, de se rendre\ncompte des solutions qui ont été données et d'y\npuiser d'utiles enseignements pour les réalisations\nà venir.\nL'Union organisera ces visites pour les dates des\n21 au 26 septembre (du vendredi 21 au mer-\ncredi 26).\nElle désirerait être fixée le plus tôt possible sur\nle nombre des participants, et leur demande de\nvouloir bien, dès à présent, donner leur adhésion\nde principe, sans aucun engagement, parce que\nles modes de transport à utiliser et, par consé-\nquent, le coût des excursions, dépendent du nom-\nbre d'adhérents.\nL'itinéraire exact et le coût approximatif des dé-\nplacements et frais divers leur seront commu-\nniqués.\nProgramme provisoire\nPremière journée : La Flandre Occidentale. Vi-\nsite des Régions dévastées. Il est proposé de se ren-\ndre, après les visites, à Gand, pour y loger.\nDeuxième journée : Gand et l'agglomération\ngantoise. Logement à Bruxelles.\nTroisième journée : Anvers. Agglomération an-\nversoise et la région du Ruppel. Logement à Bru-\nxelles.\nQuatrième journée : Bruxelles et les environs.\nLogement à Bruxelles.\nCinquième journée : Liège et les environs. Lo-\ngement à Liège pour ceux qui participent à la\nsixième journée.\nSixième journée : Bassin houiller du Limbourg."}, {"page_pdf": 22, "page_imprimee": "52", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192307-01.1.22", "debut_caractere": 7, "fin_caractere_exclue": 3364, "texte": "Départ à 7 h. 55 par Liége-Herstal, en vicinal\nspécial.\nLes organisateurs demandent aux adhérents d'in-\ndiquer (sans engagement) :\n1° A quelles journées ils désirent prendre part;\n2° Si l'Union des Villes doit s'occuper de leur\nretenir un logement et, d'une façon précise, pour\nquelles nuits.\n11 est entendu que TU. d,. V. s'occupera des\nmoyens de transport et des repas du midi. Elle\nexaminera aussi s'il paraît intéressant de s'occuper\ndes repas du soir.\nToutes communications concernant ce voyage\ndoivent être adressées à l'Union des Villes et Com-\nmunes Belges, 3bis, rue de la Régence, Bruxelles.\nRESULTAT DE LA PREMIERE EPREUVE DU\nCOFNCOURS POUR L'ERECTION D'UN INSTI-\nTUT PROVINCIAL D'HYGIENE, A ANVERS.\nParmi les 24 projets présentés, le jury en a dési-\ngné 6 dont les auteurs seront admis à 'la deuxième\népreuve du concours, ce sont les projets portant\nles marques ou mottos :\nDisque dans un cercle. Deux losanges juxta-\nposés. Cercle noir. Timbre réclame.— Louis\nPasteur 1822-1895. Straatsburg.\nA l'ouverture des enveloppes jointes à ces pro-\njets, il a été reconnu qu'ils ont été respectivement\nenvoyés : les deux premiers en collaboration par\nMM. Le Bon, architecte à Forest et M. Spittael, ar-\nchitecte à Saint-Gilles-lez-Bruxelles; le 3* et le\n4* projets, en collaboration par MM. les architec-\ntes J. Smolderen, Van Hoenacker et J. Van Beur-\nden, d'Anvers, le 5 e et le 6e en collaboration par\nMM. Van Coppernolle, architecte à Berchem, et\nEm. Van Leemputten, architecte à Anvers.\nLa date de la remise des projets et documents\npour la deuxième épreuve a été fixée au l*r fé-\nvrier 1924.\nPARIS. UN GROUPE DES ARCHITECTES\nMODERNES. Un groupe des Architectes Mo-\ndernes s'est constitué à Paris au mois de juin der-\nnier dans le but de soutenir les conceptions archi-\ntecturales excluant le pastiche et la reproduction\ndes styles anciens et véritablement adaptées aux\nbesoins de notr eépoque. Le Comité vient d'être\nconstitué et est formé de MM. Frantz Jourdain,\nprésident; Guimard et Sauvage, vice-présidents;\nBoileau, trésorier; Huguet, secrétaire; Agache,\nBluysen, Dervaux, Patout, Sue, Selmersheim, Sorel,\nWoog, membres. M. Paul Bornet remplit les fonc-\ntions de secrétaire de séance. Secrétaire général,\nM. Yvanhoë Rambosson, 6, rue de l'Orient, Paris\n(18e), auquel toutes communications doivent être\nad ressées.\nM. Paul Léon, directeur des Beaux-Arts, a\naccepté la présidence d'honneur de cette impor-\ntante association, qui rassemble les plus ardents\npartisans d'une renaissance architecturale.\nIMPREGNATION DES BOIS POUR EVITER\nLEUR POURRITURE. Cette question très im-\nportante de l'imprégnation du bois pour éviter la\npourriture suscite de fréquentes recherches. Il\nrésulte d'une étudie publiée par « Zeitschrift fur\nangewandte Chimie », du 9 mai 1922, que les\nmeilleurs résultats contre la pourriture des bois\nauraient été donnés par une substance appelée\n« basilite » et composée de 89 0/0 de fluorine de\nsodium et 1 1 0/0 de lunitrophénolanilime. On\npourrait, avec 3 kilos de cette substance, protéger\npour une période moyenne de sept ans. Ce traite-\nment ne nuirait pas à la résistance du bois. De\nbons résultats ont été obtenus avec du silicate mer-\ncuriel et du crésol dans la proportion de 90 0/0 de\nsilicate et 10 0/0 de crésol.\n(« Bâtiment et Travaux publics », 28 janvier.)\nLE PRÉSENT NUMÉRO RENFERME QUATRE PLANCHES HORS-TEXTE"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1923-07-01-c013", "article_bluemountain": "bmtnaac_1923-07_01#c013", "volume": "bmtnaac_1923-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 3", "page_fin": "couv. 3", "image_debut": 23, "image_fin": 23, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192307-01.2.8", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 23, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192307-01.1.23", "debut_caractere": 682, "fin_caractere_exclue": 977, "texte": "MONOBLOC\n176, ch\" de Boondael * Bruxelles\n&\n'*\nC, A-\n— P)s. 'Â-:\nP,\n/ h\n\":m'MJL-\n<£gr?rTr\"^\n«»\n»%\n■»i>4\njM\nIU\n»»\n- *\n.-••'W.c.\nMaisons ouvrières et rurales\nen agglomérés poreux et en briques\nUSINES\nBéton armé de tous systèmes\nMis creux sans coffrages\nBLOCS ATHERMANES KNAPEN\nMACHINES PILONNEUSES"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1923-07-01-c014", "article_bluemountain": "bmtnaac_1923-07_01#c014", "volume": "bmtnaac_1923-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 4", "page_fin": "couv. 4", "image_debut": 24, "image_fin": 24, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192307-01.2.9", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 24, "page_imprimee": "couv. 4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192307-01.1.24", "debut_caractere": 33, "fin_caractere_exclue": 1477, "texte": "V '\nÉTABLISSEMENT S\nChapel\nPluntz\nSOCIÉTÉ ANONYME Q 0 Firme exclusivement Belge depuis sa fondation en 1884\nBUREAUX . MAGASINS et ATELIERS :\n7, Rue René Dubreucq ce* r ovieaae) 138, Chaussée de Wavre\nIXELLES-BRUXELLES\nTéléphone : 247.43\n• ••\nDirecteur-Administrateur ! MARTIAL CHAPEL\nSpécialité d'articles pour bâtiments :\nColonnes (plus de 200 modèles), Pilastres, Colonettes ornées, Tuyaux de descente» Gargouilles,\nChâssis dégoûts, de Citernes, Sierfputs, Glissières de cheminée, Plaques d'ancrage, Marches\net Grilles à jour, Cloches de calorifère, Barreaux, Pots de cuisine, Taques ornées, etc.,\nPoulies, Volants» Engrenages et toutes Pièces Mécaniques. Toutes pièces de Poil trie\nd'Ornementation. Petite Mécanique» etc., en grande série.\nATELIER DE NICKELAGE\nMODELES ET PRIX SPECIAUX POUR ADJUDICATIONS PUBLIQUES EN :\nMargelles (Trous d'homme), Avaloirs, Regards dégoûts, Tuyaux, Poteaux indicateurs, Cas»\ndélabres, etc. ALBUMS OU PLANCHES SEPAREES SUR DEMANDE\nDépôt de Poutrelles en Acier\nFers et Aciers pour Constructions\nRONDS, FILS, FEUILLARDS, etc. Coudés et façonnés sur demande mirant ptm\ncTexécution pour BETON ARME. Ingénieur spécialiste à la disposition des entrapreiewi\n«t architectes pour devis, dessins, élaboration de plans, calculs de résistance* etc.\nBoulons «Perçage • Charpentes• Gitages complets• Poutres tirées.«te.\n111 111 111 111 111\ni !\nr- 4\nrr\nm « «\n• • •\n♦ » » « • • » » •\n• • •\n♦ • ♦\nU\n• t » * t\nT\"\"\"-V\" •\n\\/-\n* «"}]}], "pages_ocr_originales": [{"page_pdf": 1, "page_imprimee": "couv. 1", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192307-01.1.1", "texte": "ROUND VAH MOecKK"}, {"page_pdf": 2, "page_imprimee": "couv. 2", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192307-01.1.2", "texte": "KtVUt MENSUELLE BELGE\nLA CITÉ\nURBANISME ® ARCHITECTURE ■ ART PUBLIC\nRECONSTRUCTION\nDES REGIONS DÉVASTÉES\ntssna a 1 . . , . . .î . ~ . -- - ■■ ■ ■■■ ■ ■■ ■ - •\nRédacteurs : MM. Fern. BODSON, architecte (Bruxelles); J. DE LIGNE, architecte\n(Bruxelles); J. EGGERICX, architecte (Bruxelles); Huib. HOSTE, archi-\ntecte (Bruges); Raymond MOENAERT, architecte (Bruxelles); L. van der\nSwaelmen, architecte-paysagiste (Bruxelles); J. M. van HARDEVELD (Am-\nsterdam; M. Raph. VERWILGHEN, Ingénieur Urbaniste (Bruxelles), Secré-\ntaire de la Rédaction.\nLes Rédacteurs et Collaborateurs sont seuls responsables de leurs articles. 11 sera rendu compte\ndans €la Cité de tout ouvrage dont deux exemplaire» aeront envoyés àla Revue.\nPour la rédaction, l'administration et les demandes d'abonnement, s'adresser au Sièg^\nde la Revue : 10, Place Loix, Saint-Gilles-Bruxelles.\nPour la vente au numéro s'adresser exclusivement aux librairies. Dépôt principal : Li-\nbrairie Lamertin, 58-62, Coudenberg Bruxelles.\nABONNEMENT : Belgique 10 fr. ; Etranger, 1 5 fr. Le numéro, Un franc.\nLes abonnements peuvent se prendre en versant la somme de 1 0 francs au crédit du\nCompte chèques-postaux n° 16621 (Revue : La Cité). Moyennant un sup-\nplément de 3 francs les numéros sont envoyés mensuellement sous enveloppe\ncartonnée.\n\nEditions \" TEKHNÉ „\nLA CITE. Première, deuxième et troisième années. Par volume £r. 10.—\nL'Art et la Société, par H.-P. Berlage, architecte à Amsterdam. Tirés à part cfe la Revue\n« Art et Technique » (septembre î 913-février 1914). Un volume luxueusement im-\nprimé et illustré de 98 clichés **...■•»» fr. 20.\nPaul Hankar (1859-1901), par Charles Conrardy et Raym. Thibaut. Une brochure\nillustrée . • fr. 3.\nMatériaux de substitution dans la construction de maisons, par J Seroen, architecte. Une\nbrochure illustrée » . ♦ , , fr. 2.\nLa Conservation du cœur de la Ville de Bruxelles, par Charles Buis, avec traduction d une\nconférence de C. Giïnlitt sur la « Conservation du cœur d'anciennes villes ». Une bro-\nchure de 24 pages ♦ fr. 2.\nL'habitation coloniale Sa construction au Congo Belge, par Gast. Boghemans. Une brochure\nde 20 pages abondamment illustrée fr. 3.\nConstantin Meunier. L'historique de son monument au travail par R, Thiry et G. Hen-\ndrickx. brochure illustrée . ... é fr. I.\nLyArt des Jardins et le nouveau jardin pittoresque, par Louis van der Swaelmen, architecte-\npaysagiste fr. I.\nLA REVUE « TEKHNE » Collection complète de la 2me année (1912-1913). Beau\nvolume de 516 pages, sur papier couché, illustré de 250 clichés , , . . . fr. 15.\nPour obtenir ces livres, il suffit de verser, dans n'importe quel bureau des postes, au crédit\ndu compte chèques postaux n° 166.2 3 Revue (( La Cité », lia somme due et d'inscrire sur le bul-\nletin de versement le titre du livre et les nom et adresse du souscripteur."}, {"page_pdf": 3, "page_imprimee": "37", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192307-01.1.3", "texte": "1859 PAUL HANKAR 1901\n\n(SUITE ET FIN DE L'ARTÏCLE PARU\nDANS LE PRÉCÉDENT NUMÉRO.)\nNous pourrions citer bien d'autres créations de P. Hankar,\ntant en province qu'à Bruxelles, mais nos reproductions diront\nmieux que des descriptions la mesure de son talent, la logique de sa\nconception, l'élévation de son idéal.\nDans les environs de la capitale, il a construit des villas, des\ncottages, des ateliers d'artistes. Son imagination trouvait là, pour le\ntravail du bois surtout, un champ d'action que, sans aucun doute, il\na dû affectionner. Ses trouvailles sont nombreuses et si elles n'offrent\npas toujours au regard la pondération que l'on souhaiterait y\ntrouver, il faut en accuser d'abord, peut-être une imagination trop\nriche et trop impétueuse, mais surtout cette inertie de l'époque qui\npoussait les vrais tempéraments à l'excès. Une sorte d'instinct leur\ndisait qu'il fallait, pour se faire entendre des sourds, crier et trépigner.\nIl y a autour de telles propriétés champêtres des clôtures en\nbois qui sont des merveilles de pittoresque et d'imprévu. De ces murs\nen pans de bois qui font si aisément tomber dans la banalité, il a su\ntirer des effets charmants. Il appliqua notamment ce procédé pour\nles agrandissements du château de Campenhout. Àu reste, c'est dans\nle travail du bois et dans celui du fer qu'il excellait avant tout.\n\nLA CITÉ. Août 1923"}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "38", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192307-01.1.4", "texte": "L A CITÉ. Juillet~Août 1923\n\nAucun matériau n'a été traité par lui de façon médiocre, mais à ces\ndeux-là il vouait un culte tout spécial. Cela se devine dans ses\nréalisations et cela se confirme d'une façon indiscutable pour ceux\nqui ont vu ses plans et ses épures. Une grande partie de ceux-ci ont\nété donnés par sa veuve au Service des Documents d'Art National\nétabli aux Musées du Cinquantenaire. Il est tout à fait regrettable\nque, si cette collection est assez complète pour les dessins d'ordre\ntechnique, elle le soit beaucoup moins pour les ensembles de façades\net de décoration.\nNous n'avons ncore rien dit de cette autre face de son talent :\nl'installation et l'aménagement de magasins. Il y a montré une\ningéniosité et un esprit novateur que tout le monde peut vérifier\nen passant soit rue Royale, soit rue Neuve, soit rue Lebeau, soit en\nbien d'autres lieux. Moderniste convaincu, il a mis dans ces compo-\nsitions, comme dans les autres, la fougue qui, de-ci de-là, l'entraînait\nà des enchevêtrements compliqués de lignes courbes et lui faisait\ndépasser un peu la mesure. N'importe, restaurants, pâtisseries,\nchemiseries, etc., sont des œuvres de grande envolée et d'une audace\nexceptionnelle si l'on tient compte de l'époque à laquelle l'artiste les\ncomposait. Et précisément, ce qui compte ici plus que tout le reste,\nc'est la place prépondérante prise par lui dans le mouvement moder-\nniste à ses débuts et l'essor qu'il donna chez nous à ce mouvement.\nNous sommes, pour notre part, convaincus que s'il avait pu achever\nsa tâche, ses conceptions se seraient épurées. Déjà il tendait à délaisser\nles courbes trop enchevêtrées pour confier plus spécialement à la\nligne droite le soin d'être harmonieux. En ferronnerie il oubliait les\nboucles qu'il tenait de Beyaert; en menuiserie il recourait aux petits\npanneaux carrés et rectangulaires pour lesquels il savait trouver des\ncombinaisons à l'infini.\nEn collaboration avec M. Adolphe Crespin, Hankar fut appelé\nà créer, en 1897, l'installation de l'exposition coloniale de Tervueren\nqui reste comme la plus heureuse des tentatives aussi bien pour\nl'ameublement que pour la décoration. Le choix de tels hommes\npour une telle chose était un réconfortant symptôme; on commen-"}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "39", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192307-01.1.5", "texte": "L A CITÉ. Juillet-Août 1923\n\nçait à comprendre; on ne prenait plus un tapissier et un entrepreneur\npour installer une exposition, on prenait un architecte et un décora-\nteur et, mieux encore, on prenait des jeunes, des novateurs. On s'en\nméfiait encore cependant. Contemporains des poètes symbolistes, du\nmouvement d'art impressionniste, ceux que l'on nommait des esthè-\ntes étaient peut-être, étaient sûrement des rêveurs habitués au clair\nde lune, favoris des chimères, amis des gnomes et des lutins. Ils\nfaisaient des dessins bizarres. Or, l'on voulait du « pratique ». Et\nle public fut fort étonné lorsqu'il s'aperçut que les rêveurs, les amants\ndes formes blanches fuyant au galop des chèvres-pieds et des satyres,\nsavaient ce qu'ils voulaient, qu'ils étaient capables de créer des choses\nqui fussent belles autant qu'utiles, qu'ils étaient capables de cons-\ntruire, de meubler, de décorer en tenant compte de la destination, du\ntemps et de l'espace.\nConstructeur avant tout, Hankar sut pourtant consacrer des\nheures fécondes à d'autres domaines. Xout ce qui se rapportait à l'art\nen général l'intéressait et c'est la caractéristique du véritable artiste,\ncomprenant et aimant tout ce qui est beau, généreux et humain. Ce\nmoderniste était archéologue averti, restaurateur savant de monu-\nments anciens et professeur de dessin architectural à Schaerbeek C'est\ndans cette école qu'il connut surtout M. Adolphe Crespin qui fut\nson collaborateur pendant plus de dix ans et qui nous a fourni de\nprécieux renseignements sur le maître. On connaît M. Crespin et ses\nbelles œuvres décoratives. Hankar et lui se rapprochèrent d'instinct.\nTous les deux ils voulaient œuvrer loin des sentiers battus. Leurs\nméthodes étaient presque identiques. Hankar enseignait l'architecture\nd'une façon toute pratique, préconisant le dessin d'après nature dès\nle début et faisant composer très rapidement. Il avait comme élèves\ndes gens de métier surtout, des artisans de toutes les professions à\nqui il faisait composer, pour commencer, des choses simples; par\nexemple, un petit banc pour reposer les pieds. L'élève devait le\nconcevoir, en dessiner le plan, la coupe et l'élévation. Ensuite, cela\ndevenait plus compliqué, il s'agissait de dessiner une porte, une\nfenêtre, etc... Le professeur tenait surtout à montrer et à faire com-"}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "40", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192307-01.1.6", "texte": "LA CITÉ. Juillet-Août 1923\n\nprendre à ces jeunes gens la technique de la construction des diffé-\nrents éléments d'une bâtisse. Il leur faisait aussi disséquer les vestiges\ndes monuments anciens, tels les premiers temples de l'ère chrétienne,\nen Asie Mineure. Par cette méthode, il avait fait en quelques années,\nd'un manœuvre-maçon, l'employé principal de ses bureaux. Le\nsuccès de l'architecte interrompit la carrière du professeur, et l'archi-\ntecte lui-même fut, comme nous l'avons dit, interrompu trop tôt,\nbeaucoup trop tôt, dans sa tâche, par la mort implacable.\nHankar avait certainement mis beaucoup d'espoir en son fils.\nLe destin avait été cruel pour lui, son fils porterait le flambeau.\nNous avons fait nos études ensemble à l'Académie des Beaux-Arts\nde Bruxelles. Hankar fils tout jeune était déjà épris de l'art neuf.\nIl cherchait. Il mettait dans ses compositions le souci d'être\npersonnel. Vint 1914, Pierre Hankar s'engagea et ne revint pas. Les\nforces mystérieuses avaient éteint ce cœur généreux, le fils du maître\nqui portait peut-être en lui les réalisations futures. L'œuvre reste\ninachevée, incomplète, mais belle malgré tout, plus belle que bien\nd'autres, fruits pourtant de maturité.\n\nCharles CONRARDY\n& Raymond THIBAUT\nArchitectes."}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "41", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192307-01.1.7", "texte": "LA CITÉ. Août 1923\n\nLettre inédite de Paul Hankar du 11 novembre 1896.\nMonsieurX...,\nIl m'a été très agréable d'apprendr\ndes chemins batus n'avaient pas passés inaperçus et je m'empresse de\nvous donner les renseignements dem\nJe suis né à Frameries (Hainaut), le 11 décembre 1859. J'ai\ndonc 57 ans. J'ai appris la taille et l'appareil des pierres, puis je suis\nentré, après un stage chez le sculpteur\nfeu Henri Beyaert, en 1879. J' suis resté jusqu'à sa mort en 1894,\nPendant cette période de 15 années, j'ai collaboré à presque\ntous les travaux exécutés par Beyaert (château de Wespelaer, square\ndu Sablon, Palais de la Nation, Caisse d'Epargne, illuminations de\n1880 et 1890, Eglise de Borgerh\nHanrez, etc.)\nJ'ai continué, après sa mort,\nactuellement la décoration et l'ameublement, conçus dans les prin-\ncipes les plus opposés à ceux de l'école Saint-Luc.\nJ'ai fréquenté pendant deux ans la classe de composition\nd'Architecture à l'Académie de B\nbien avoir été un des plus mauvais\nécrivant celà, je me remémore le no\net je constate que de quinze que nous étions, il en reste sept ou huit ;\ntrois sont fous, deux vendent du\nsont oubliés; l'architecture mène à\nJe crois pouvoir me dire l'élève de Beyaert, bien que je doive lui\navoir procuré parfois la sensation\nun oeuf de canard.\nJ'étais, dans son bureau, celu\nforgé. J'en ai dessiné énormément,\nBruxelles, surtout pour P. Desmedt.\nspéciale, l'amour de la forge et la\nfonte plus ou moins malléable."}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "42", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192307-01.1.8", "texte": "LA CITÉ. Juillet-Août 1923\n\nVoici, pour compléter, la liste des constructions que je crois\npouvoir avouer :\nMaison chaussée de Charleroi,B3 (1888-1889);\nMaison avenue Louise, 367 (1894-95);\nMaison avenue Louise,36s (1895-\n1896);\nMaison rue De Facqz,63 (1893) ;\nMaison de commerce, rue Lebeau, 8 (1895-96) ;\nMagasins de la maison Claessen, rue de VEcuyer, 58 (1896),\nvitrines et mobilier;\nMonument du poète Van Beers, dans le Parc d'Anvers (1892),\nen collaboration avec le statuaire Crick (concours .\nDécoration de la façade de la Boulangerie Timmermans, chaus-\nsée de Wavre(lB96),\nteur Crespin (concours de l'art à la rue d'lxelles).\nJe ne possède malheureusement pas de photographies de toutes\nces constructions. Je vous fait parvenir celles que je possède. Les\nautres vous parviendront aussitôt que mon photographe me les\nlivrera .\nLes études faites, en collaboration\nprojet de Ville Moderne, à l'exposition 1897,\ntront dans un des prochains numéros du Studio de Londres."}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": "43", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192307-01.1.9", "texte": "ARCHITECTURE\nL'ARCHITECTURE RELIGIEUSE\n\nEntrant très tardivement dans une voie préconisée depuis f armistice par les grou-\npements d'architectes, l'Etat organise, en Vue de la reconstruction d'une des églises des\nRégions Dévastées, un concours dont nous publions plus loin le programme. Si, peut-être,\nd'aucuns feront des réserves au sujet de quelques-unes des clauses de ce programme, on\nsera, cependant, unanime, croyons-nous, à approuver Vidée maîtresse qui a dicté Y orga-\nnisation de ce concours : faire appel à toutes les initiatives en Vue d'arriver, dans des.\nconditions aussi avantageuses que possible, à créer un édifice qui réponde aux exigences\ndu culte et traduise en des formes esthétiques les aspirations actuelles de la communauté\ndes fidèles auxquels l'église est destinée.\nTous ceux qui croient en la possibilité d'un renouveau de l'architecture et sont con-\nvaincus du rôle économique, social et spirituel qu'elle devrait remplir dans la Société\ncontemporaine, ont regretté que les centaines d'églises qui ont été reconstruites dans les\nRégions Dévastées soient des décalques, trop souvent médiocres, d'édifices conçus pour\nd'autres temps et d'autres besoins. Il n'y a pas de doute que si l'on avait Voulu mettre\nà profit toutes les ressources de la technique moderne, en même temps que l'enthousiasme\nqui anime quelques architectes d'avant-garde, on aurait pu créer des édifices d'un\ncaractère moderne parfaitement adaptés à leur but liturgique.\nSans insister pour le moment sur les impérieuses raisons d'ordre moral qui auraient dû\nfaire agir de la sorte, contentons-nous de signaler quen ce faisant on aurait fait réa-\nliser de sérieuses économies aux finances de l'Etat.\nC'est ce dernier argument, sans doute, qui malgré son importance secondaire\na finalement décidé les pouvoirs publics à faire appel aux chercheurs de nouveau, aux\nartistes créateurs.\nIl n'est pas sans intérêt de souligner que, même en ce qui concerne l'architecture reli-\ngieuse, c'est le besoin d économie qui ouvre la porte à des possibilités artistiques nouvelles.\nC'est de la sorte que la France nous a devancés en matière d'architecture religieuse.\nLa séparation de l'Eglise et de l'Etat a laissé les paroisses dans une situation fort\nprécaire qui les détourne de la copie des modèles anciens trop ornés et trop coûteux.\nTout comme à l'époque romane, l'église redevient l'abri des fidèles. Ce qui n'exclut\npas l'intensité du sentiment religieux qui, éprouvé par la pauvreté, se concentre à nouveau\nsur les vérités essentielles de la doctrine et l'objet principal du culte catholique.\nC'est à la faveur de ces circonstances qu'est née chez nos voisins du Sud\nune architecture religieuse moderne dont le mérite artistique n'est pas moindre que celui de\nl'école littéraire dont Claudel fut le pionnier et du groupe de peintres religieux dont Maurice\nDenis et Desvallières sont les plus connus.\nAfin de permettre à nos lecteurs de prendre connaissance avec ce mouvement de\nrenaissance de l'architecture religieuse, nous reproduisons in extenso un article que Léandre"}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "44", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192307-01.1.10", "texte": "ARCHITECTURE\n\nVaillat publiait il y a plus d'une année dans le grand quotidien « Le Temps » à Voccasion\nde l'effort financier que Yépiscopat français venait de faire pour assurer la reconstruction\ndes églises des Régions Dévastées françaises. R. C.\nCe n'est un secret pour personne que l'em-\nprunt en faveur des églises dévastées a été\ncouvert. Nous n'avons jamais éprouvé d'in-\nquiétude là-dessus, et nous savons bien que\nl'Eglise de France ne fait jamais appel en\nvain à ses fidèles. Où commence notre per-\nplexité, c'est lorsque nous nous demandons\nquel emploi sera fait de cet argent. Non\nqu'aucun doute effleure notre esprit quant\naux scrupules de délicatesse et aux louables\nintentions de ceux qui auront à charge de le\ndépenser; mais nous connaissons les anathè-\nmes jetés par Joris-Karl Huysmans sur cer-\ntain art sulpicien et nous ne sommes pas\nabsolument persuadés que le goût du clergé\nde campagne soit suffisamment éclairé sur\nles idées qui agitent l'esprit d'un architecte,\nen 1922, si on lui confie la construction\nd'une église dans un village des régions dé-\nvastées. Il y avait au moyen âge une vérita-\nble collaboration entre le prêtre qui initiait\nle maître-d'œuvre aux données subtiles de\nla mystique et le maître-d'œuvre qui s'effor-\nçait de traduire, avec de la maçonnerie et\nde la charpente, les intentions de son anima-\nteur. A ces intentions, qui constituent le\nprogramme de l'église, il faut ajouter les con-\nditions imposées par las telles\nque matériaux, main-d'œuvre, stricte écono-\nmie, rapidité d'exécution, si l'on veut pos-\nséder dans leur ensemble les facteurs du pro-\nblème et le résoudre d'une manière réaliste,\nsans dégénérer en parlotes ni en pathos. L'oc-\ncasion nous semble bonne, aujourd'hui que\nl'emprunt est complètement souscrit, les coo-\npératives constituées à peu près partout,\nd'examiner de quelle manière les sessour-\nces mises à la disposition des sinistrés peu-\nvent judicieusement être employées.\nAbordons le problème par son côté le\nplus général, celui par lequel la construction\nd une église ressemble à celle de n'importe\nquelle maison. Il est certain que dans la plu-\npart des cas et sauf exception, inhérente par\nexemple à la restauration d'un monument\nhistorique ou à l'édification d une église con-\nsidérable dans une ville, l'architecte devra\nutiliser une main-d'œuvre non spécialisée, le\nchantier de la coopérative du village, les\nressources communes en approvisionne-\nments : d'où la nécessité de ne pas imagine*\nun plan trop compliqué, d'éviter des parti-\ncularités difficiles à réaliser, de se rappro-\ncher le plus possible des procédés employés\nsur place pour les autres demeures. De cette\npremière exigence s'ensuivra sans doute une\npremière raison d'harmonie. Une seconde\nraison se tirera de l'emploi des mêmes maté-\nriaux; l'église ressemblera aux maisons du\nvillage par la coloration comme par la sim-\nplicité des formes. L'unité naîtra des exi-\ngences de l'heure et du lieu.\nLes formes seront conditionnées par les\nmatériaux et par le programme. S'il y a dans\nles carrières avoisinantes, comme il arrive\nen Ile-de-France, en Lorraine ou en Alsace,\nsuffisamment de pierre facile à exploiter et\nà transporter sur le chantier, l'architecte ne\nmanquera pas de s'inspirer des formes régio-\nnales, non pour les imiter,mais parce qu'elles\nfurent déterminées, elles aussi, par les mêmes\nconditions. Nous pouvons dire à ce propos\nque le style roman nous paraît mieux conve-\nnir à la rusticité que le style gothique, qui"}, {"page_pdf": 11, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192307-01.1.11", "texte": "Paul HANKAR 1859-1901\nD'après une chromolithographie\nde A. CRESPIN (1894).\nEditions\n„Tekhné”\nRevue\nLa Cité."}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192307-01.1.12", "texte": "L'Œuvre de Paul HANKAR\nAvant-projet de l'lmmeuble situé\n25, rue de Ruysbroeck, à Bruxelles.\nD'après un dessin original conservé\nau Musée des Arts Décoratifs.\nEditions\n„Tekhné”\nRevue\nLa Cité."}, {"page_pdf": 13, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192307-01.1.13", "texte": "L'Œuvre de Paul HANKAR\nMur de clôture de la maison\ndu peintre Ciamberlani,\nAvenue de la Cambre, à Bruxelles.\nEditions\n„Tekhné”\nRevue\nLa Cité."}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192307-01.1.14", "texte": "L'Œuvre de Paul HANKAR\nChandelier en\ncuivre rouge.\nD'après un dessin original conservé au\nMusée des Arts Décoratifs.\nEditions\n„Tekhné“\nLa Cité"}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "45", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192307-01.1.15", "texte": "ARCHITECTURE\n\nest un ensemble de lignes élégantes et rela-\ntivement fragiles; spécialement en ce qui\nconcerne la Lorraine, la seule vue des gran-\ndes poites charretières largement cintrées\nsuggérera fatalement à l'architecte l'entrée\nde son église. Mais que ce régionalisme n'ait\nrien d'absolu ni de factice; qu'il se déduise\nde notre goût véritable pour les choses du\npays, d'une recherche d'harmonie générale,\nde l'obligation où l'on est d'employer tels\nmatériaux. Le même raisonnement vaut pour\nle cas où, comme en Flandre, en Artois et\nen Picardie, il y a de l'argile, par conséquent\ndes briques et des équipes de rejointoyeurs,\net à celui où, comme en Champagne, il n'y\na que du torchis que l'on encadre avec les\nbois venus d'Alsace ou d'Argonne.\nL'exemple le plus significatif de ce régio-\nnalisme adapté, de nos jours, à l'architec-\nture religieuse, me paraît être la chapelle de\nl'école des Roches, construite par M. Sterez,\nprès de Verneuil, en Normandie; une ferme\nvoisine, du dix-huitième siècle, a inspiré à\nl'auteur cette voûte en bois de forme ovoïde\nsurmontant des murs en briques rouges. Je\nconnais également un projet de M. Chirol\nqui est une interprétation du type romano-\ngothique et qui s'appliquerait assez bien à\nl'lle-de-France. J'ai cité, dans un précédent\narticle, les églises construites ou projetées en\nMeurthe-et-Moselle par M. Deville/: l'expo-\nsition de Nancy contenait à cet égard de\nprécieux renseignements. Dans le même or-\ndre d'idées, je pourrais indiquer l'église de\nNotre-Dame-du-Rosaire, construite à Paris\npar M. Sardou; il s'agit là d'une construc-\ntion en briques et pierres, couverte en char-\npente, imitée des anciennes basiliques, mais\ndans une note moderne. Les églises de Bé-\ncon-les-Bruyères et de Nanterre, par M. Bar-\nbier; celle de SaintJPaul, à Genève, par\nM. Guyonnet; les deux églises élevées par\ndom Bellet, l'une, celle des bénédictins fran-\nçais, dans l'île de Wight, l'autre, celle de\nl'abbaye de Oosterhout (Hollande), où une\nmerveilleuse combinaison des arcs et un jeu\nde briques alternativement claires et sombres\nproduisent un effet saisissant, me paraissent\ndevoir être étudiées par tous ceux qui cher-\nchent la vérité dans les canons \"traditionnels\net régionalistes. Je dois remarquer en toute\njustice qu'en ce qui concerne les ouvrages\ncités de dom Bellet, il s'agissait là d'une ab-\nbaye bénédictine, dont la règle n'a pas\nchangé depuis le fondateur de l'ordre, tandis\nqu'une église de paroisse est soumise aux\nfluctuations d'une pensée religieuse qui cher-\nche à s'adapter à la société contemporaine.\nIl me serait facile de signaler, à ce sujet, les\npassages couverts de la Trinité de Ballu,\ndestinés aux équipages du second Empire et\nménagés afin que les belles dames puissent\nentrer à l'église sans se mouiller les pieds.\nAu système régional, qui utilise les maté-\nriaux du sol, s'oppose le système qui utilise\ndes matériaux nouveaux, en particulier le\nbéton armé. La facilité des transports rend\npossible l'acheminement à pied d'œuvre de\nces matériaux, en n'importe quel endroit des\nprovinces dévastées, universalisant par cela\nmême la construction que diversifiait la va-\nriété des matériaux trouvés jadis sur place,\nrendant inutiles certaines formes que com-\nmandait le climat du lieu, par exemple l'in-\nclinaison des toits pour l'écoulement des\neaux de pluie et le glissement de la neige.\nLe béton armé fut traité pendant un certain\ntemps par des architectes qui étaient péné-\ntrés de leur éducation classique, habitués à\ndes formes inventées pour des matériaux\nnaturels. Ils accomodèrent tant bien que mal\nles antiques canons de beauté avec la matière"}, {"page_pdf": 16, "page_imprimee": "46", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192307-01.1.16", "texte": "ARCHITECTURE\n\nqui était mise à leur disposition, la considé-\nrant comme une matière de remplacement et\nnon comme un élément nouveau dont il fal-\nlait tirer une structure nouvelle, s'ingéniant\nà imiter les joints de la pierre dans une\nmasse qui doit compter et produire son effet\ncomme monolithe, à dissimuler derrière une\nfaçade composée selon les types anciens les\ndispositifs cellulaires logiquement déduits\ndu procédé. Ce furent des ingénieurs qui,\nplus dégagés que les architectes de la tradi-\ntion du passé, imaginèrent enfin les formes\nvéritables du béton armé, simplement en\npoussant jusqu'à ses extrêmes conséquences,\ndu dedans jusqu'au dehors, du plan à la fa-\nçade et à la couverture, l'application des\nprincipes de résistance et de force. De ce\npoint de vue, les ateliers construits par la\nCompagnie du Nord à Lens et à Lille-la-Dé-\nlivrance, en 1921, sont de véritables chefs-\nd'œuvre; j'en dirait autant des ateliers Es-\nders, avenue Philippe-Auguste, ainsi que de\ncertaines salles de cinéma relativement ré-\ncentes.\nDans ces différents édifices, l'œil le moins\nexercé discerne bien vite le jet aérien des\narcs, la hardiesse des portes-à-faux, que seul\nautorise le procédé nouveau, déterminant des\neffets de légèreté analogues à ceux des ca-\nthédrales gothiques, mais avec plus d'audace,\nmoins d'arcs-boutants et, pour tout dire, de\nbéquilles. La même constatation devait s'im-\nposer à ceux qui avaient des églises à édifier.\nBien vite ils eurent discerné le parti qu'ils\npouvaient tirer de cette structure élancée, à\nla fois immatérielle et puissante, pour expri-\nmer des idées d'ascension spirituelle et reli-\ngieuse. M. Ballu, avec la collaboration des\nfrères Perret qui sont passés maîtres en ce\ngenre, construisit la cathédrale d'Oran, la\nplus grande qui existe en bétop armé. Mon-\nsieur Placide Thomas réalisa de la même\nmanière Saint-Joseph des Epi-nettes, à Paris,\ndans le 1 7e arrondissement. Enfin, un exem-\nple achevé fut donné à de Vin-\ncennes par MM. Droz et Marrast; ici, à vrai\ndire, les murs sont en pierre meulière et la\ncouverture est une charpente en bois; mais\nT ossature, formée de huit piliers et de qua-\ntre grands arcs croisés qui ont chacun 23 mè-\ntres de portée, est en ciment armé. Ainsi l'ar-\nchitecture religieuse se relie à l'architecture\ncivile de la même époque par l'identité des\nmoyens employés : c'est là une chance\nd'harmonie qu'il ne faut point abandonner.\nUne autre chance se doit quêter dans\nl'étude minutieuse des programmes. Certes,\nle dispositif essentiel d'une église n'a pas\nchangé : une salle suivie d'un chœur, pré-\ncédée d'un narthex ou d'un auvent, flanquée\nd'une pièce servant de sacristie et d'une au-\ntre servant de salle d'œuvres. Mais les dimen-\nsions ne sont pas nécessairement aussi im-\nportantes qu'autrefois. Non qu'il y ait moins\nde fidèles, mais les églises d'autrefois furent\nconstruites plus grandes qu'il n'était néces-\nsaire, pour manifester la toute-puissance de\nla religion avec un certain luxe temporel.\nNous nous faisons une autre conception reli-\ngieuse, plus modeste; les circonstances, qui\nnous inclinent à l'économie, donnent raison\nà cette modestie. Nous savons qu'un édifice\ncoûte quatre fois ce qu'il coûtait avant la\nguerre; pour diminuer ce prix, qui s'évalue\nau nombre de mètres cubes de construction,\nil faut réduire au strict nécessaire les dimen-\nsions de l'édifice. Enfin, une église n'est plus,\ncomme au moyen âge, un lieu de réunion\n(ecclesia, assemblée). Il est possible d'envi-\nsager à côté d'elle, en dehors d'elle, peut-\nêtre même dans le presbytère qui sera relié\nà elle par un passage couvert, prétexte à jolis\nportiques, à décrochements de toits agréa-\nbles, des salles qui seront consacrées à la mu-"}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "47", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192307-01.1.17", "texte": "ARCHITECTURE\n\nsique religieuse, aux conférences, au caté-\nchisme, aux œuvres de charité et de paroisse,\naux patronages, bref, à toutes les œuvres so-\nciales qui relèvent du prêtre et qui font de\nlui non plus seulement le médecin des âmes,\nmais un homme de bien, mêlé à la vie du\npays et coordonnant les bienfaits, l'entraide,\nTassistance. Une grande économie peut être\nréalisée en supprimant le clocher ou du\nmoins en 1 abaissant, en le réduisant aux\nproportions strictement nécessaires pour\nabriter les cloches. N oublions pas qu'autre-\nfois le clocher était souvent en dehors de\nl'église et construit après coup. Il servait de\ntour de guet; du sommet, on épiait la cam-\npagne avoisinante, on localisait les incendies.\nAujourd'hui le téléphone rend cette surveil-\nlance inutile. On dira qu'un village sans clo-\ncher n'est pas un village; mais l'église, ainsi\nréduite à ses proportions essentielles, ramas-\nsée dans ses œuvres vives, édifiée avec les\nmêmes procédés et faite de la même manière\nque les autres maisons, se reliera mieux à\nelles par la tonalité, par la silhouette; plus\nproche, moins différente, peut-être attirerai-\nt-elle davantage les paysans qui, d'instinct,\nse méfient de ce qui ne leur ressemble pas.\n11 nous a semblé utile d'indiquer ces nuan-\nces et ces idées générales au moment où,\nmuni d'argent, le clergé va tâcher d'en faire\nl'emploi. Certes, nous sommes assurés que\nlà du moins i'obole versée sera une obole\nefficiente. Mais nous craignons qu'elle ne\nserve pas toujours au mieux les intentions les\nplus pures. La encore, comme dans l'art dé-\ncoratif, il nous semble qu'on n'a pas com-\nmencé par le commencement. Les ateliers\nd'art sacré comme l'Arche, la Rosace, les\nArtisans de l'autel, dont je visitais les inté-\nressants ouvrages ces jours derniers à la ga-\nlerie Artes, se sont occupés de rénover le\ngoût du mobilier et du vêtement liturgiques,\navant de songer à l'architecture qui les de-\nvait contenir. La Société Saint-Jean nous a\naccoutumés à ces amples expositions du pa-\nvillon de Marsan, où les moindres détails du\nculte étaient envisagés d'une manière sou-\nvent exquise, quelquefois inégale, en tout\ncas supérieure à ce qui existait auparavant,\ni-e cardinal Dubois a tenu à encourager ces\nmanifestations et a affirmer que désormais\nle clergé ne se désintéresserait pas des scru-\npules de la beauté et ne les tenait point en\ndehors de l'orthodoxie. La Schola cantorum,\nla Cantoria, la Manécanterie des petits chan-\nteurs à la croix de bois, les Chanteurs de St-\nGervais, autant d'œuvres qui affirment pa-\nrallèlement une renaissance du goût musical\ndans la religion. Le catholicisme, influencé\nen cela par le protestantisme, se préoccupe\nde plus en plus des œuvres sociales et com-\nprend qu'il ne saurait vivre désormais dans\nune tour d'ivoire, turris eburnea. Mais on\nvoudrait qu'il ne se désintéressât point de\nl'église qui abritera ce culte, ces objets ri-\ntuels, ces somptueuses dalmatiques, ces ci-\nboires et ces calices d'argent, ces chants sua-\nves, cette musique enfin, puisée à la source\nde la primitive pureté. Avant de meubler\nune maison et de s'y réunir, il faut la con-\nstruire. Comment? c'est à quoi tendent les\nréflexions qui précèdent. Puisque le clergé\nde France a guidé l'initiative de nos décora-\nteurs, pourquoi ne stimulerait-il pas celle de\nnos architectes, en montrant au public fran-\nçais, dans une exposition, leurs ouvrages,\nleurs projets et en renouant l'heureuse colla-\nboration de la mystique avec le maitre-d'œu-\nvre?\n\nLéandre VAILLAT."}, {"page_pdf": 18, "page_imprimee": "48", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192307-01.1.18", "texte": "ARCHITECTURE\n\nCONCOURS PUBLIC POUR LA\nCONSTRUCTION D'UNE ÉGLISE\n\nà (Flandre Occidentale), avec faculté, pour\nles concurrents, de proposer des procédés de construction nouveaux.\nI. Objet du concours\nArt. I. —Le Ministère des Affaires Eco-\nnomiques (Office des Régions Dévastées)\nouvre le 10 août 1923, entre les construc-\nteurs belges, domiciliés depuis plus d'un an\ndans le pays, un concours pour la construc-\ntion d'une église sur un terrain située chaus-\nsée de Furnes à Brielen (Flandre Occiden-\ntale) .\nLe terrain a une superficie d'environ\n2,000 my. Il est figuré sur le plan annexé au\nprésent programme.\nII. Conditions du concours. Instructions pour\nles concurrents\nArt. 2. Les concurrents devront four-\nnir :\na)- Un plan terrier de l'église, à l'échelle\nde 1 cm. par mètre;\nb) Des vues extérieures et les coupes né-\ncessaires à l'échelle de 1 cm.;\nc) Une note explicative, décrivant le\nmode de construction adopté, la nature et\néventuellement la composition des maté-\nriaux proposés. Cette note donnera au be-\nsoin le résumé des calculs de stabilité de\nl'édifice.\nLa résistance effective des murs édifiés au\nmoyen de matériaux autres que la pierre et\nla brique (en y comprenant les vides) doit\nêtre équivalente au moins à celle des murs\nen maçonnerie ordinaire, exécutée au moyen\nde briques dites « de la localité » qui de-\nvaient être prévus dans une construction\nfaite au moyen de ces derniers matériaux.\nSi le projet prévoit l'emploi de béton, le\nsystème de construction doit être tel que les\nparois intérieures ne soient pas exposées à\ndevenir humides, sans que, cependant, il soit\nnécessaire d'y apposer périodiquement des\nenduits hydrofuges.\nA moins que le bâtiment projeté ne soit\nexécuté en briques et pierres, le concurrent\ndevra pouvoir indiquer des églises ou bâti-\nments importants érigés au moyen de son\nsystème.\nd) Un métré récapitulatif avec devis in-\ndiquant les conditions et prix auxquels le\nconcurrent s'engage à exécuter le projet\nqu'il soumet, tout en se conformant aux clau-\nses et conditions du cahier des charges type\nde l'Office des Régions Dévastées.\nCe métré indiquera séparément le prix de\nl'édifice proprement dit et à part le prix du\nmobilier et des vitraux, qui seraient éven-\ntuellement proposés par le concurrent. L'ad-\nministration se réserve le droit de ne donnet\naucune suite à cette partie de projet (mobi-\nlier et vitraux).\nLa terre ferme est supposée se trouver à\n\\ m. 25 de profondeur. Les concurrents\npourront utiliser, à leurs risques et périls, en\npartie ou en totalité, les anciennes fonda-\ntions. Ils devront faire disparaître les ruines\navec faculté d'en utiliser les éléments, sus-\nceptibles de remploi. Ils auront en outre,\ns'ils Iç désirent, l'usage gratuit de briquail-\nlons à prélever au dépôt d'Ypres, les frais\nde transport étant à leur charge.\nL'offre introduite par les concurrents\ndevra être maintenue durant un délai de"}, {"page_pdf": 19, "page_imprimee": "49", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192307-01.1.19", "texte": "ARCHITECTURE\n\n60 jours à partir de la remise des projets.\nArt. 3. Les dessins auront le caractère\nd'esquisses et seront suffisamment cotés\npour permettre la vérification du métré des-\ncriptif; ils seront fixés sur carton ou montés\nsur châssis.\nArt. 4. Les envois seront anonymes.\nIls porteront une devise ou marque, repro-\nduite sur deux enveloppes fermées; la pre-\nmière contenant : le certificat de nationalité\nbelge, le certificat de résidence depuis plus\nd'un an dans le royaume, le nom et l'adresse\ndu ou des concurrents, en cas de collabora-\ntion; la seconde contenant le nom du mem-\nbre du jury à élire par les concurrents. Cette\nseconde enveloppe portera, en outre, la sus-\ncription : « Concours du Ministère des Affai-\nres Economiques, élection du délégué des\nconcurrents ».\nToutes les pièces seront déposées au Mi-\nnistère des Affaires Economiques, Office des\nRégions Dévastées, 1, rue Montoyer, à Bru-\nxelles, au plus tard le 15 octobre 1923 à\nmidi, contre récépissé.\nEn cas d'expédition par chemin de fer, les\nenvois doivent parvenir, avant les mêmes\njour et heure à la même adresse avec la men-\ntion « Concours Eglise Brielen ».\nIII. Primes\nArt. 5. Une somme de 1 5,000 francs\nmaximum sera mise à la disposition du jury.\nLe jury n'est cependant pas tenu à partager\ntoute cette somme, dans le cas où le con-\ncours ne donnerait pas le résultat désiré.\nLes projets primés resteront la propriété\nde leur auteur.\nIV. Jury\nArt. 6. Le jury sera composé de MM.\n1. Demeur, Directeur Général de l'Office\ndes Régions Dévastées;\n2. Le Chanoine Callewaert, délégué de\nl'évêché;\n3. Dom Sébastian Braun, Directeur de\nT école des Arts et Métiers à Ma-\nredsous ;\n4. Le Curé de Brielen, représentant la\nFabrique d'église;\n5. Verbeke, Ingénieur, architecte provin-\ncial à Bruges;\n6. Carbon, H., architecte, rue de l'Eglise,\nà Ostende;\n7. Verwilghen, R., ingénieur urbaniste;\n8. Toetenel, E., directeur à l'Office des\nRégions Dévastées;\n9. Un délégué des concurrents.\nLe délégué de l'Administration remplira\nauprès du jury les fonctions de rapporteur.\nLes membres du jury ne peuvent, ni di-\nrectement, ni indirectement, participer au\nconcours.\nL'administration se réserve le droit de\nremplacer les membres du jury qui feraient\ndéfaut. Elle indiquera comme délégué des\nconcurrents, la personne qui aura recueilli le\nplus grand nombre de votes; en cas de pa-\nrité des votes, il sera procédé par tirage au\nsort.\nLors de l'examen des projets, le jury com-\nmencera par éliminer tous les projets qu'il\nconsidérera comme étant insuffisants soit au\npoint de vue artistique, soit au point de vue\nliturgique. Ce classement se fera à la majo-\nrité des membres du jury.\nLes projets restant en présence seront en-\nsuite classés d'après leur ordre de mérite en\ntenant compte non seulement du point de\nvue artistique et liturgique, mais également\ndu point de vue technique.\nLe jury commencera l'examen des œuvres\nproduites endéans les huit jours suivant la\nnotification de l'élu des concurrents.\nExécution\nArt. 7. — L'Administration se réserve le\ndroit de choisir entre les trois projets classés\npar le jury comme étant les meilleurs, celui\nqu elle exécutera éventuellement.\nElle pourra si elle le juge utile inviter au\npréalable les auteurs de ces trois projets à\npréciser et développer leurs offres. Indépen-"}, {"page_pdf": 20, "page_imprimee": "50", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192307-01.1.20", "texte": "ARCHITECTURE\n\ndamment de la prime qui leur aurait été\nail ouée, elle accordera, pour ce travail, à\nchacun d'eux, une indemnité forfaitaire de\n2,000 francs.\nCette seconde épreuve a pour but de pré-\nciser et de détailler l'offre faite lors de la\npremière épreuve. Les concurrents n'y seront\nadmis que s'ils s'engagent à respecter les\nprix partiels et le prix global de leur pre-\nmière offre.\nIls seront tenus de fournir tous renseigne-\nments qui leur seront demandés par l'admi-\nnistration et en particulier :\na) Les dessins détaillés à l'échelle de\n2 cm. du plan terrier de l'édifice, de la fa-\nçade avant, de l'abside et des façades longi-\ntudinales, les coupes en nombre suffisant.\nPour la bonne compréhension, des frag-\nments « ad libitum » indiquant certains dé-\ntails de construction, seront fournis à une\néchelle plus grande. La construction devra\nêtre indiquée en coupe;\nb) Des renseignements très détaillés con-\ncernant le mode de construction prévu, les\nmatériaux proposés. Les calculs de stabilité\nde l'édifice.\nc) Un devis très complet du projet, devis\nqui devra détailler les prix remis lors de la\npremière épreuve.\nLes documents à fournir pour la seconde\népreuve ne devront pas être collés sur car-\nton ni montés sur châssis. Ce seront des\nplans d'exécution.\nArt. 8. Les projets des concurrents\nnon admis à la seconde épreuve, leur seront\nrestitués s ils font connaître leur adresse au\nplus tard 60 jours après le jugement de cette\népreuve. L'administration décline toute res-\nponsabilité quelconque au sujet des dégâts\nou perte de ces documents.\nLes projets non réclamés dans les deux\nmois deviendront de plein droit la propriété\nde l'administration.\nArt. 9. Le présent programme accom-\npagné des documents complémentaires sui-\nvants :\n1. Le plan terrier dont question à l'art. 1.\n2. Le cahier des charges dont question à\n1 art. 2 peut être obtenu moyennant la\nsomme de 2 francs, au Ministère des Affai-\nres Economiques, Office des Régions Dévas-\ntées, Service des Constructions, 1, rue Mon-\ntoyer, à Bruxelles.\nProgramme\nLe but poursuivi en organisant oc con-\ncours est d assurer, dans des conditions éco-\nnomiques, la reconstruction dune église\nadoptée aux besoins du culte et répondant\naux exigences de la liturgie et de l'esthé-\ntique.\nAfin de réaliser ce but ainsi défini» les\nconcurrents ont pleine liberté en ce qui con-\ncerne le choix des matériaux et le procédé\nde construction.\nAucun style n'est imposé, mais il est indis-\npensable que 1 architecture soit empreinte\nd'un sentiment religieux intense.\nL'église devra comprendre 700 places\nassises, 3 places étant comptées par mètre\ncarré, non compris les couloirs, dégagement,\nsacristie et autres espaces non utilisés par les\ncroyants.\nIl est désirable que le maître-autel soit dé-\ngagé et qu'aucun pilier n'intercepte la vue.\nLes concurrents devront indiquer l'empla-\ncement des fonts baptismaux, du banc de\ncommunion, Chaire de Vérité, etc.\nLa sacristie devra comprendre deux piè-\nces : l'une pour les prêtres, l'autre pour les\nacolytes servira en même temps de magasin.\nIl sera prévu une petite cour intérieure avec\nW. C. Le projet comprendra une horloge\navec un cadran et trois cloches du poids\ntotal de 3,000 kilos environ.\nLes concurrents indiqueront également le\ndélai d'exécution des travaux.\n\nLe Directeur Général,\n(S.) DEMEUR."}, {"page_pdf": 21, "page_imprimee": "51", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192307-01.1.21", "texte": "ECHOS\nIX* CONGRES NATIONAL DES ARCHITEC-\nTES BELGES, organisé par la Fédération des So-\nciétés 6*Architectes de Belgique. Anvers, le 15-16\net 17 septembre 1923. — Programme. — Sa-\nmedi 15. — A 12 h., au local c Calfé Suisse »,\nplace Verte, réception des congressistes par la So-\nciété Royale des Architectes d'Anvers.\nA 13 h. : Déjeûner au € Calé Suisse »;\nA 14 h. 30 : Visite du < Belgenland ». € Quai\ndu Rhin »;\nSoirée libre.\nDimanche 16. — A 9 h. 30 : Première séance\ndu Congrès, au local du Cercle Artistique, rue\nArenberg, 28;\nA 11 h. 30 : Réception par les autorités com-\nmunales, à 1*hôtel de ville;\nA 12 h. 30 : Déjeûner au € Café Suisse », place\nVerte;\nA 1 5 h. : Deuxième séance du Congrès;\nA 19 h. 30 : Banquet confraternel à € l'Hôtel\nTerminus », rue du Pélican, en face de la gare\nCentrale. Habit de soirée.\n/\nLundi 1 7. — Visite des chantiers du Kruis-\nschans, départ à Ô heures, au ponton du canal au\nSucre, retour en ville à 13 h.\nA 13 h. 30 : Déjeûner € Café Suisse ».\nOrdre du jour du Congrès\nî. Approbation du compte rendu du X* Congrès\nNational de Liège;\n2. Le diplôme d'architecte, communication de\nM. G. Maukels;\n3. Les tendances esthétiques en Belgique après\nla guerre, communiqué de M. L. David;\n4. Chambres Arbitrales du Bâtiment, rapport de\nM. l'avocat Volckerick, greffier de la\nChambre Arbitrale d'Anvers;\n5. Education et formation profession selle des\nouvriers du bâtiment, rapport de M. Van\nKuyck ;\n6. Historique des Congrès Nationaux et Inter-\nnationaux, rapport de M. F. Symons;\n7. Fixation du lieu et date du prochain Congrès\nNational ;\n8. Divers.\nVOYAGE D'ETUDES EN BEJJGIQUE organisé\npar l'Union des villes et communes belges. L'ef-\nfort belge en matière d'habitations à bon marché\ns'est manifesté par la création d'ensembles dont la\nvisite, dès aujourd'hui, offre un réel intérêt.\nAnvers, Bruxelles, Garni, Liège, la Flandre Occi-\ndentale, la irégion minière du iLmbourg, offrent\ndes exemples de réalisation très suggestifs.\nL'Union des Villes considère que le moment est\nvenu d'en organiser la visite, en vue de permettre\naux villes et communes qui ont à intervenir à un\ntitre quelconque, à présent ou éventuellement dans\nl'avenir, ainsi que les dirigeants des sociétés d'ha-\nbitations à bon marché et des cités-jardins, les Co-\nmités de patronage et les techniciens, de se rendre\ncompte des solutions qui ont été données et d'y\npuiser d'utiles enseignements pour les réalisations\nà venir.\nL'Union organisera ces visites pour les dates des\n21 au 26 septembre (du vendredi 21 au mer-\ncredi 26).\nElle désirerait être fixée le plus tôt possible sur\nle nombre des participants, et leur demande de\nvouloir bien, dès à présent, donner leur adhésion\nde principe, sans aucun engagement, parce que\nles modes de transport à utiliser et, par consé-\nquent, le coût des excursions, dépendent du nom-\nbre d'adhérents.\nL'itinéraire exact et le coût approximatif des dé-\nplacements et frais divers leur seront commu-\nniqués.\nProgramme provisoire\nPremière journée : La Flandre Occidentale. Vi-\nsite des Régions dévastées. Il est proposé de se ren-\ndre, après les visites, à Gand, pour y loger.\nDeuxième journée : Gand et l'agglomération\ngantoise. Logement à Bruxelles.\nTroisième journée : Anvers. Agglomération an-\nversoise et la région du Ruppel. Logement à Bru-\nxelles.\nQuatrième journée : Bruxelles et les environs.\nLogement à Bruxelles.\nCinquième journée : Liège et les environs. Lo-\ngement à Liège pour ceux qui participent à la\nsixième journée.\nSixième journée : Bassin houiller du Limbourg."}, {"page_pdf": 22, "page_imprimee": "52", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192307-01.1.22", "texte": "ECHOS\n\nDépart à 7 h. 55 par Liége-Herstal, en vicinal\nspécial.\nLes organisateurs demandent aux adhérents d'in-\ndiquer (sans engagement) :\n1° A quelles journées ils désirent prendre part;\n2° Si l'Union des Villes doit s'occuper de leur\nretenir un logement et, d'une façon précise, pour\nquelles nuits.\n11 est entendu que TU. d,. V. s'occupera des\nmoyens de transport et des repas du midi. Elle\nexaminera aussi s'il paraît intéressant de s'occuper\ndes repas du soir.\nToutes communications concernant ce voyage\ndoivent être adressées à l'Union des Villes et Com-\nmunes Belges, 3bis, rue de la Régence, Bruxelles.\nRESULTAT DE LA PREMIERE EPREUVE DU\nCOFNCOURS POUR L'ERECTION D'UN INSTI-\nTUT PROVINCIAL D'HYGIENE, A ANVERS.\nParmi les 24 projets présentés, le jury en a dési-\ngné 6 dont les auteurs seront admis à 'la deuxième\népreuve du concours, ce sont les projets portant\nles marques ou mottos :\nDisque dans un cercle. Deux losanges juxta-\nposés. Cercle noir. Timbre réclame.— Louis\nPasteur 1822-1895. Straatsburg.\nA l'ouverture des enveloppes jointes à ces pro-\njets, il a été reconnu qu'ils ont été respectivement\nenvoyés : les deux premiers en collaboration par\nMM. Le Bon, architecte à Forest et M. Spittael, ar-\nchitecte à Saint-Gilles-lez-Bruxelles; le 3* et le\n4* projets, en collaboration par MM. les architec-\ntes J. Smolderen, Van Hoenacker et J. Van Beur-\nden, d'Anvers, le 5 e et le 6e en collaboration par\nMM. Van Coppernolle, architecte à Berchem, et\nEm. Van Leemputten, architecte à Anvers.\nLa date de la remise des projets et documents\npour la deuxième épreuve a été fixée au l*r fé-\nvrier 1924.\nPARIS. UN GROUPE DES ARCHITECTES\nMODERNES. Un groupe des Architectes Mo-\ndernes s'est constitué à Paris au mois de juin der-\nnier dans le but de soutenir les conceptions archi-\ntecturales excluant le pastiche et la reproduction\ndes styles anciens et véritablement adaptées aux\nbesoins de notr eépoque. Le Comité vient d'être\nconstitué et est formé de MM. Frantz Jourdain,\nprésident; Guimard et Sauvage, vice-présidents;\nBoileau, trésorier; Huguet, secrétaire; Agache,\nBluysen, Dervaux, Patout, Sue, Selmersheim, Sorel,\nWoog, membres. M. Paul Bornet remplit les fonc-\ntions de secrétaire de séance. Secrétaire général,\nM. Yvanhoë Rambosson, 6, rue de l'Orient, Paris\n(18e), auquel toutes communications doivent être\nad ressées.\nM. Paul Léon, directeur des Beaux-Arts, a\naccepté la présidence d'honneur de cette impor-\ntante association, qui rassemble les plus ardents\npartisans d'une renaissance architecturale.\nIMPREGNATION DES BOIS POUR EVITER\nLEUR POURRITURE. Cette question très im-\nportante de l'imprégnation du bois pour éviter la\npourriture suscite de fréquentes recherches. Il\nrésulte d'une étudie publiée par « Zeitschrift fur\nangewandte Chimie », du 9 mai 1922, que les\nmeilleurs résultats contre la pourriture des bois\nauraient été donnés par une substance appelée\n« basilite » et composée de 89 0/0 de fluorine de\nsodium et 1 1 0/0 de lunitrophénolanilime. On\npourrait, avec 3 kilos de cette substance, protéger\npour une période moyenne de sept ans. Ce traite-\nment ne nuirait pas à la résistance du bois. De\nbons résultats ont été obtenus avec du silicate mer-\ncuriel et du crésol dans la proportion de 90 0/0 de\nsilicate et 10 0/0 de crésol.\n(« Bâtiment et Travaux publics », 28 janvier.)\nLE PRÉSENT NUMÉRO RENFERME QUATRE PLANCHES HORS-TEXTE"}, {"page_pdf": 23, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192307-01.1.23", "texte": "i ' i\ni i\nj r î\nJe soussigné, souscris un aboa- IMPRIMÉ\nnement à la quatrième année de\nLa Cité, au prix de 10 fr. 10 et\ndésire recevoir à titre de prime :\n* Les Ira,1ra, 2e et 3® année» de «La Cité>\ni à 5 francs l'année (prix en librai-\nrie 10 francs). L 1\n* L» Cœur de la Vîtte <k Broxdbit\npar Ch. BuU. Gratuit (prix an\n• laSS?* ÏTcSd,... p., g. <u. Administration\nMarex. Gratuit (prix an librairie\ns^ure de la Revue LA CITÉ\nAdn&te\n• Burrar ccil* <U» priaM fH l'a M . .\ndésire recevoir. IU, r iHCC LOIX\nN. B. Afia <Térk« dm fram dt lien\nÎTIACSSV2 BRUXELLES j\nan crédit da coapto chiqaet a* 16631,\nRitw La CM, la aoalwt da la mmaa Aa.\nDécoupez cette carte et mettez-la à la poste.\n\nMONOBLOC\n176, ch\" de Boondael * Bruxelles\n&\n'*\nC, A-\n— P)s. 'Â-:\nP,\n/ h\n\":m'MJL-\n<£gr?rTr\"^\n«»\n»%\n■»i>4\njM\nIU\n»»\n- *\n.-••'W.c.\nMaisons ouvrières et rurales\nen agglomérés poreux et en briques\nUSINES\nBéton armé de tous systèmes\nMis creux sans coffrages\nBLOCS ATHERMANES KNAPEN\nMACHINES PILONNEUSES"}, {"page_pdf": 24, "page_imprimee": "couv. 4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192307-01.1.24", "texte": "tM*. M, KUara-ftOWN, Tél. : 1«*\n\nV '\nÉTABLISSEMENT S\nChapel\nPluntz\nSOCIÉTÉ ANONYME Q 0 Firme exclusivement Belge depuis sa fondation en 1884\nBUREAUX . MAGASINS et ATELIERS :\n7, Rue René Dubreucq ce* r ovieaae) 138, Chaussée de Wavre\nIXELLES-BRUXELLES\nTéléphone : 247.43\n• ••\nDirecteur-Administrateur ! 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