{"numero_id": "bm-bmtnaac-1923-11-01", "volume": "bmtnaac_1923-11_01", "ocr_sha256": "44ea9cbc8180cdf67ec1850462f18bcf328c68416387ac4b184e961e8fce93ea", "source_tei": "https://github.com/Princeton-CDH/bluemountain-transcriptions/blob/main/periodicals/bmtnaac/issues/1923/11_01/bmtnaac_1923-11_01.tei.xml", "source_mets": "https://github.com/pulibrary/BlueMountain/blob/main/metadata/periodicals/bmtnaac/issues/1923/11_01/bmtnaac_1923-11_01.mets.xml", "url_numero": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192311-01", "articles": [{"article_id": "bm-bmtnaac-1923-11-01-c002", "article_bluemountain": "bmtnaac_1923-11_01#c002", "volume": "bmtnaac_1923-11_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "[72]", "page_fin": "[72]", "image_debut": 2, "image_fin": 2, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192311-01.2.2", "titre_corps": "Editions \" TEKHNÉ „", "titre_sommaire": "Editions \" TEKHNÉ „", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 2, "page_imprimee": "[72]", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192311-01.1.2", "debut_caractere": 1278, "fin_caractere_exclue": 2811, "texte": "Editions \" TEKHNÉ „\nLA CITE. Première, deuxième et troisième années. Par volume : fr. 10.—\nLîArt et la Société, par H.-P. Berlage, architecte à Amsterdam. Tirés à part d<e la Revue\n« Art et Technique » (septembre 191 3-février 1914). Un volume luxueusement im-\nprimé et illustré de 98 clichés » » t fr. 20.\nPaul Hankar (1859-1901), par Charles Conrardy et Raym. Thibaut. Une brochure\nillustrée , , fr. 3.\nMatériaux de substitution dans la construction de maisons, pa:J J Seroen, architecte. Une\nbrochure illustrée , , fr. 2.\nLa Conservation du cœur de la Ville de Bruxelles, par Charles Buis, avec traduction dune\nconférence de C. Gurlitt sur la « Conservation du cœur d'anciennes villes ». Une bro-\nchure de 24 pages , , . fr. 2.\nL'habitation coloniale Sa construction au Congo Belge, par Gast. Boghemans. Une brochure\nde 20 pages abondamment illustrée » » fr. 3.\nConstantin Meunier. L'historique de son monument au travail, par R. Thiry et G. Hen-\ndrickx. Une brochure illustrée ....,, fr. I.\nL9Art des Jardins et Je nouveau jardin pittoresque, par Louis van der Swaelmen, architecte-\npaysagiste » » fr. 1•\nLA REVUE (( TEKHNE » Collection complète de la 2me année (1912-1913). Beau\nvolume de 516 pages, sur papiefr couché, illustré de 250 clichés . . . . . fr. 15.\nPour obtenir ces livres, il suffit de verser, dans n'importe quel bureau des postes, au crédit\ndu compte chèques postaux n° î 66.21 Revue <( La Cité », la somme due et d inscrire sur le bul-\nletin de versement le titre du livre et les nom et adresse du souscripteur."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1923-11-01-c003", "article_bluemountain": "bmtnaac_1923-11_01#c003", "volume": "bmtnaac_1923-11_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "73", "page_fin": "85", "image_debut": 3, "image_fin": 19, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192311-01.2.3", "titre_corps": "L'ARCHITECTURE DE DEMAIN ET SES POSSIBILITÉS ARCHITECTONIQUES", "titre_sommaire": "L'ARCHITECTURE DE DEMAIN ET SES POSSIBILITÉS ARCHITECTONIQUES", "signature_source": "J. J. P. OUD. Rotterdam", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 3, "page_imprimee": "73", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192311-01.1.3", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1284, "texte": "L'ARCHITECTURE DE DEMAIN\nET SES POSSIBILITÉS ARCHITECTONIQUES\n\nL'Architecture est entrée dans une période qui est d'un intérêt\nprimordial au point de vue de son évolution; une période donc\n1 importance n'a pas été comprise jusqu'à présent, à cause du point\nde vue impropre auquel nous l'envisageons.\nPar suite de la victoire sur l'Académisme, un renouveau s est\nfait jour dont nous n'apercevons encore que les premières expres-\nsions.\nC'est une erreur, conséquence de conceptions ruskiniennes\nsurannées, de croire que l'esthétique trouve sa manifestation\nsuprême dans la lutte, et que le renouveau, qui en est la conséquence,\nconstituerait un sommet en même temps qu'un but final.\nVie est synonyme de lutte, mais l'art sous sa forme la plus\nélevée, est synonyme de victoire, c'est-à-dire de paix, de repos.\nLe progrès intellectuel, social et technique, réalisé à notre\népoque, n'a pas encore son expression architecturale. Non seulement\nnotre architecture contemporaine ne précède pas son époque, elle\nn'est même pas au niveau de son temps. Ainsi, parfois même, elle\nexerce une action réactionnaire sur l'évolution indispensable de la\nvie moderne. Les modes de locomotion, l'hygiène publique, et\npartiellement aussi la crise du logement, pour ne citer que ces\nexemples, en témoignent."}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "74", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192311-01.1.4", "debut_caractere": 26, "fin_caractere_exclue": 1992, "texte": "L'architecture ne s'efforce plus, comme jadis, de réaliser en des\nformes harmonieuses, le logement tel que l'habitant le désire; elle\nsacrifie gens et choses à une conception préconçue, issue de contin-\ngences disparues. C'est ainsi qu'elle constitue aujourd'hui un\nobstacle à l'épanouissement de la vie. Cause et effet se sont substitués\nl'un à l'autre.\nC'est pour cette raison que dans le domaine de l'architecture,\nles inventions techniques ne trouvent pas immédiatement un accueil\nfavorable; on les juge d'après les conceptions artistiques du jour; et\ncomme, en général, elles sont en contradiction avec celles-ci, elles ne\nparviennent que difficilement à se maintenir dans le monde tradi-\ntionnel de l'architecture.\nLe verre, le béton armé, le fer, la pierre artificielle, en fournis-\nsent tous, plus ou moins, la preuve.\n***\nAucun art n'est plus difficile à réformer que l'architecture,\nparce que dans aucun art la forme n'est conditionnée dans une aussi\nforte mesure par la matière. Par suite, les formes traditionnelles\nn'ont été, dans nul art, aussi fidèlement conservées à travers les\nsiècles.\nL'architecture ne détruit point pour mieux reconstruire : elle\névolue constamment et ne rétrograde jamais.\nIl n'y a pas d'exemple en architecture d'une destruction des\nformes caractéristiques d'une époque, quoiqu'indispensable par la\nmodification constante des circonstances qui conditionnent les formes\narchitecturales. La Renaissance s'est appuyée sur le Gothique, le\nGothique sur le Roman, le Roman sur le Byzantin, et ainsi de suite.\nCe qui constitue l'essence même de l'architecture : le jeu de l'équi-\nlibre des forces : charge et appui, traction et compression, action et\nréaction, n'a jamais, au cours des âges, été exprimé avec netteté; ils\nfurent toujours dissimulés, déguisés sous des parures inspirées par\nla fantaisie.\nOn admet comme axiome que l'architecture n'atteint son sens\nle plus profond que si elle est le résultat d'une continuité d'efforts"}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "75", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192311-01.1.5", "debut_caractere": 23, "fin_caractere_exclue": 1973, "texte": "en vue du perfectionnement et de la spiritualisation de formes tradi-\ntionnelles et qu'elle n'atteint sa valeur la plus vraie que si tous les\nessais précédents en vue de l'immatérialisation s'expriment en elle de\nla façon la plus raffinée et la plus synthétique.\nTandis qu'il est vrai que le véritable mérite de la tradition\nconsiste simplement en ce que l'art est chose vivante, extériorisation\ndu sens intime. Une saine notion de la tradition nous amène à nous\nrévolter contre les arts du passé, non pas à nous y soumettre.\nLe sens de la vie d'une époque, et non le traditionnalisme de\nses formes constitue la caractéristique de l'art.\nJamais ce sens de la vie n'a été aussi profondément ressenti que\nde nos jours; jamais les constrastes poussés à l'extrême ne se sont\naussi violemment opposés. Jamais le chaos ne fut plus grand!\nDes éléments naturels sont écartés, mais continuent à exercer\nleur pouvoir d'attraction; des éléments spiritualisés naissent, mais\nsont repoussés.\nNéanmoins l'inévitable évolution de la vie s'accomplit avec une\ninflexible nécessité ; l'esprit triomphe de la nature.\nLe machinisme se substitue à la force animale; la philosophie à\nla foi.\nL'assise de l'ancienne conception de vie est minée; l'ordonnance\nnaturelle de ses organes est dérangée. De nouveaux concepts de vie\nse forment, se libèrent des concepts anciens et tendent à s'équilibrer.\nTemporairement la nouvelle conception de vie nous apparaît\ndéséquilibrée, mais un nouveau rythme de vie est né esquissant une\nnouvelle puissance esthétique et un nouvel idéal plastique.\nSeule l'architecture, qui a le nom d'être le reflet de la culture\nd'une époque, semble, malgré ces événements, n'être aucunement\ninfluencée.\nC'est tout d'abord en peinture et en sculpture que ce nouveau\nsens de vie, se réalisa d'une manière qui étant donné\nun changement aussi radical des circonstances ne peut être que\nrévolutionnaire. Etant donné que la vie n'atteint pas encore à l'équi-"}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "76", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192311-01.1.6", "debut_caractere": 21, "fin_caractere_exclue": 2212, "texte": "libre, cette nouvelle conception artistique, qui est basée sur les\nréalités de la vie, ne peut dépasser le stade tragique de la lutte. Mais\ncette lutte est ici moyen et non but : moyen vers la libération de\nl'esprit, vers l'esthétique pure.\nCe concept nouveau de vie, s'exprimait déjà dans le Futurisme,\nqui s'efforce de concilier en peinture l'Espace et le Temps, tandis\nque dans le Cubisme se débattent la Réalité et l'Abstraction, sans\nqu'elles ne puissent se fixer en un équilibre rythmique.\nSi le Futurisme peut nous apparaître comme le prototype d'un\nnouvel Art pictural dynamique, se manifestant par l'union de la\ncinématographie et de la peinture, le Cubisme, par contre, renferme\ndes possibilités de développement d'ordre général qui permettent d'y\nvoir le stade transitoire vers un art pictural monumental. A la fois à\nla poursuite de formes constructives et abstraites et de la représenta-\ntion de la nature analysée par une philosophie qui nous porte à aimer\net à vénérer la vie sous tous ses aspects, c'est-à-dire dans son essence\net son image, quoiqu'en même temps rejetant la vie dans la relativité\nde sa forme extérieure, le Cubisme lui-même constitue encore l'image\ntragique d'une époque de transition.\nLe Cubisme, à ses débuts, d'une façon encore naturalistique,\nquoique révolutionnaire par le fait de la désagrégation de la forme\nnaturalistique, accomplit la transition entre l'élément naturel en\nélément spirituel, c'est-à-dire de la stricte imitation à la figuration\nabstraite, soit de l'état accidentel à l'état permanent.\nEntraîné par la force intime de son intellectualisme, le Cubisme\nse libère de plus en plus des aspects accidentels de la nature.\nL'abandon de l'accessoire, la recherche de la forme sévère, l'emploi\nde surfaces colorées égales, mènent inévitablement à un art\nessentiellement pictural, un art qui, par des moyens strictement pic-\nturaux, par l'équilibre de rapports, de valeurs et d'étendues entre\ndes surfaces colorées, crée des œuvres purement plastiques. Comme\ntelles, ces œuvres perdent leur droit d'existence en tant que tableaux,\nmais gagnent un intérêt considérable en préludant au rôle que la\ncouleur occupera dans l'architecture de demain."}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "77", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192311-01.1.7", "debut_caractere": 21, "fin_caractere_exclue": 2224, "texte": "L'architecture elle-même au point de vue de la culture le\nplus important des arts reste jusqu'à présent insensible à ce\nprocessus générateur. Loin du sentiment révolutionnaire qui don-\nnait naissance au Cubisme, mais point du tout au delà de ce senti-\nment, elle tombe, quant à son aspect extérieur, d'un excès dans\nl'autre, sans pouvoir se débarrasser de sa tendance naturelle vers la\nrecherche du détail, vers l'ornement. Ainsi elle ne parvient pas à\ns'élever à une conception plus spirituelle qui refléterait directement\nl'essence même de l'architecture, c'est-à-dire la tension équilibrée de\nforces.\nMais ce que l'architecture est impuissante à réaliser par ses\npropres forces spirituelles, naît de soi par la force même des choses.\nL'architecture n'est point, comme les arts purs, le résultat rien\nque d'un courant d'idées. Elle est également la résultante de facteurs\nmatériels : destination, matériaux et construction. Sa finalité est\ndouble; elle doit être à la fois utile et belle. De même que les facteurs\nspirituels se modifient au cours des temps, de même les facteurs maté-\nriels se modifient constamment et ne sauraient subir d'entraves à leur\névolution. Cela est vrai tant pour l'architecture que pour les produits\nde l'industrie. Au fur et à mesure que l'aspect esthétique d'un objet\nperd de son importance et que son utilité augmente les idées artis-\ntiques du jour interviennent moins dans la détermination de ses\nformes constitutives. C'est ainsi que des objets essentiellement pra-\ntiques, et dont la valeur esthétique est secondaire, échappent à\nl'attention de l'artiste et reçoivent la forme purement technique, la\nmieux appropriée à leur but. Mais le désir de beauté au fond de l'être\nhumain, est tellement intense, que ces objets acquièrent, comme\nd'eux-mêmes, en plus de leurs formes purement techniques, une\nforme esthétique élémentaire.\nLes objets de cette nature, tels par exemple les automobiles, les\nbateaux à vapeur, les yachts, les costumes pour hommes, les vête-\nments de sport, les appareils électriques, les articles sanitaires, etc.,\nportent en eux, en tant que pures manifestations de leur époque,\nles éléments de l'art plastique nouveau. Ils peuvent être considérés"}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "78", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192311-01.1.8", "debut_caractere": 20, "fin_caractere_exclue": 2011, "texte": "comme étant les premiers points de contact avec les formes extérieures\nde l'esthétique nouvelle.\nPar suite de leur absence d'ornements, de la netteté de leurs\nformes, de leurs couleurs franches, par suite d'une certaine perfection\ndes matériaux et des proportions conséquence du mode nouveau\n(mécanique) de production ces objets exercent indirectement une\naction fécondante sur l'architecture actuelle. Elles y font naître un\ndésir de l'abstrait, qui se trouve alimenté d'ailleurs par des causes\nplus immédiates. Il se manifeste provisoirement par une spirituali-\nsation des formes traditionnelles qui n'est pas encore l'émanation\nd'une nouvelle conception de vie.\nCe désir de l'abstrait n'est encore que négatif; il est l'écoulement\nde la vie quotidienne bien plus que son épanouissement. Cela se\nmanifeste par des formes encore mal définies, et surtout par l'absence\nd'énergie esthétique, de tension spirituelle.\nL'architecture d'aujourd'hui même sous sa forme la plus\névoluée ne connaît point cette tension comme elle se réalise esthé-\ntiquement dans les grands rythmes, dans la complexité de l'équilibre\nd'éléments ayant des rapports et exerçant une influence entre eux,\ndont l'un soutient la signification esthétique de l'autre,où rien ne peut\nêtre surajouté, mais où rien non plus ne peut être enlevé; où chaque\nélément envisagé séparément ou par rapport à l'ensemble correspond\nsi parfaitement en tant qu'emplacement et forme, aux autres éléments\nque toute modification si minime qu'elle soit, bouleverse l'équilibre\ngénéral. *\nA cet équilibre qu'elle ne peut réaliser par ses propres moyens,\nl'architecture contemporaine substitue l'ornement.\nL'emploi d'ornements est le correctif externe de l'absence\nd'équilibre et des tentatives manquées de réaliser une expression\narchitecturale par des moyens purement architectoniques : c'est-à-\n-dire par des fenêtres, portes, cheminées, balcons, ressauts, cou-\nleurs, etc. L'ornement est la panacée universelle d'une architecture\nimpuissante."}, {"page_pdf": 13, "page_imprimee": "79", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192311-01.1.13", "debut_caractere": 21, "fin_caractere_exclue": 1935, "texte": "Une architecture sans ornements postule une composition d'une\npureté parfaite.\nCette tendance vers une architecture sans ornements, consé-\nquence indirecte des facteurs énumérés et directe de facteurs à définir,\na été constatée à mainte reprise. Elle fut toujours condamnée, parce\nque l'opinion prédomine qu'en dernière analyse les concepts de\nbeauté et d'ornementation sont identiques, et que l'on se figure que\nl'ornementation est un des besoins indéracinables de l'humanité:\nbesoin qui s'il existe ne devrait pas nécessairement trouver sa\nsatisfaction dans l'art.\nEn art toute ornementation est du superflu : une compensa-\ntion externe d'une insuffisance interne : une ajoute et non point un\norgane.\nEn architecture, l'ornement n'est indispensable que dans la\nmesure où l'expression par des moyens propres est insuffisante au\npoint de vue esthétique.\nPar rapport à l'organisme architectural pris dans son ensemble,\nornementation signifie : harmonie externe, non point énergie\ninterne; toujours liaison, superficielle au temps de la Renaissance,\nplus profonde durant la période Gothique jamais contraste,\njamais tension.\nL'histoire de l'évolution de l'architecture nous apprend qu'elle\nporte en elle dès son origine les germes de sa décadence. De suite\nque la première hutte eut été construite, on se mit à l'orner, jetant\nde la sorte la base de ce dualisme hybride, de ce manque de synchro-\nnisme dans l'expression de l'utile et du beau, qui se manifeste au\ncours des siècles. C'est de la sorte qu'est née cette déroutante con-\ngruence : beauté-ornementation, qui s'opposa jusqu'à nos jours à\nl'éclosion d'un art purement architectural.\nIl semble que de nos jours seulement, sous la poussée des événe-\nments, et par suite d'une conception esthétique élargie, une architec-\nture qui parle par elle-même soit possible, une architecture à laquelle\nles autres arts ne seront point appliqués et par conséquent subor-"}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "80", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192311-01.1.14", "debut_caractere": 22, "fin_caractere_exclue": 2006, "texte": "donnés, mais avec laquelle ils coopéreront organiquement. Dès\nl'origine, la beauté vit dans les fonctions constructives de l'édifice;\nla tension harmonieuse des formes l'élève au delà des nécessités maté-\nrielles dans le domaine de l'esthétique.\nPareille architecture ne tolère point d'ornements, car elle cons-\ntitue un organisme complet en lui-même. Toute ornementation lui\ndonnerait un caractère individuel qui diminuerait sa valeur univer-\nselle.\nL'évolution architecturale est trop complexe pour être exprimée\npar quelques facteurs. Tout un réseau d'influences, dans lesquelles\nl'homme intervient plus ou moins consciemment, collaborent à son\ndéveloppement. Parfois l'une d'elles plus marquante et plus claire, se\nlaisse signaler.\nParmi celles qui se rapportent directement à l'architecture, ce\nsont les nouvelles méthodes de production et les nouveaux matériaux,\nqui contribuent surtout à en révolutionner les modes d'expression.\nLa substitution du travail mécanique au travail manuel, qui est\nune nécessité économique et sociale, prend, même dans l'industrie du\nbâtiment, une extension de plus en plus considérable.\nLe produit des machines, qui fut à l'origine énergiquement\nécarté par les esthètes, est, malgré toutes les oppositions, de plus en\nplus employé, non seulement comme matériau secondaire, mais pour\ndes éléments de construction importants et visibles. De la sorte la\nmachine exerce son influence sur la forme architecturale.\nCette influence ne se ressent actuellement que dans les détails.\nMais les détails (j'entends par détail, en ce cas : le motif ornemental\net figuratif : la décoration) constituent la quintessence des concep-\ntions architecturales régnantes. Relativement faibles dans les archi-\ntectures de style classique, ces influences se manifestèrent avec une\ndésinvolture croissante lorsque l'architecture sous l'influence des\ntendances médiévales renaissantes se libéra de l'Académisme.\nLes détails sont pour l'architecte d'aujourd'hui ce que le coup"}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "81", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192311-01.1.15", "debut_caractere": 23, "fin_caractere_exclue": 2144, "texte": "d'archet est pour le violoniste : le moyen d'expression par excellence\nde l'émotion intérieure.\n4\nPlus l'artiste est subjectif, d'autant plus le détail sera expressif;\npar suite, ses plus grandes possibilités résident dans les travaux faits\nàla main. Le Moyen Age qui connut l'apogée du travail manuel\natteignit également à l'apogée du détail. Décadence du travail\nmanuel est synonyme de décadence du détail.\nLe détail fait à la main par l'homme de métier est relativement\npeu défini de forme et de couleur: d'un motif principal on peut tirer\ndes variations sans nombre, tandis que le propre du détail fait à la\nmachine c'est d'être relativement défini de forme et de couleur : les\ndétails de même nature fabriqués en même temps, sont identiques.\nC'est pour cela que le détail fait à la machine n'offre pas les\nnombreuses possibilités d'expression qui sont le propre du détail\nmanuel, et qu'il est nécessaire de reporter l'accent individuel de\nl'architecture du détail sur son emplacement et sa dimension par rap-\nport aux autres éléments de l'édifice, c'est-à-dire de l'ensemble. C'est\nmoins dans les détails que dans leurs rapports mutuels, en d'autres\ntermes, dans l'ensemble de l'organisme architectural lui-même, que\nla personnalité de l'architecte s'exprimera à l'avenir.\nDès lors, les détails perdent leur signification en tant qu'orne-\nments; ils n'ont d'intérêt que comme éléments de rapports, par la\nplace que leur forme et leur couleur occupent dans l'ensemble.\nLe fer, le verre et le béton armé nous apparaissent comme\ndevant en même temps que les nouveaux modes de production,\nrévolutionner les formes actuelles de l'architecture. On ne saurait\ntrouver dans les anciens styles un mode d'expression qui leur soit\napproprié. Les formes traditionnelles furent au contraire un obstacle\nau complet épanouissement des possibilités que ces matériaux\noffraient.\nLe fer, sur lequel on fonda à l'origine les plus grands espoirs\net que l'on se figurait devoir amener une architecture nouvelle, fut\nrapidement relégué, au point de vue esthétique, à l'arrière-plan, à la\nsuite des applications inappropriées qu'on en fit."}, {"page_pdf": 16, "page_imprimee": "82", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192311-01.1.16", "debut_caractere": 21, "fin_caractere_exclue": 2020, "texte": "Le fer est d'une matérialité évidente, contrairement au verre qui\nn'est qu'une matière palpable. On se basa sur cette propriété du fer\npour déterminer la manière de l'utiliser en architecture, en tant que\nmasse et surface. On perdait de vue que ce qui caractérise une cons-\ntruction métallique, c'est la possibilité de fournir un maximum de\nrésistance avec un minimum de matière, comme cela se manifeste dans\nles constructions en treillis.\nDans les constructions les plus appropriées à sa nature, l'aspect\ncaractéristique est d'être transparent, d'être ajouré et non plein. Son\nmérite architectural réside par conséquent dans l'expression du vide\net non du plein; on le mettra en relief en créant une opposition aux\nsurfaces pleines des murs et non point en prolongeant ces surfaces de\nfaçon homogène.\nCela nous frappe davantage encore en ce qui concerne les gran-\ndes surfaces vitrées. Les glaces permirent de supprimer les baguettes\nen bois qui subdivisaient les fenêtres; divisions autrefois indispen-\nsables, qui maintenaient optiquement la continuité du mur malgré\nla trouée des fenêtres.\nLes glaces, lorsqu'elles sont rationnellement employées, jouent\nen architecture le rôle d'une ouverture, sans plus. Lorsqu'à cause de\nleurs dimensions, il faut les subdiviser, on se sert de barres de fer qui\nne rompent point l'effet d'une ouverture.\nLa solution architectonique d'une pareille vitrine ne nous\nsatisfait constructivement et esthétiquement que lorsque, son carac-\ntère de baie ouverte est évident. Il est indispensable qu'au moyen\nd'une construction de décharge appropriée et pourvue d'appuis d'une\nstabilité suffisante, cette ouverture apparaisse au spectateur comme\nfaisant partie de l'ensemble architectonique.\nEn employant d'une façon logique, le fer et le verre, on peut\naccentuer considérablement le rôle esthétique des ouvertures. Ainsi\nl'architecture de demain pourra, dans une forte mesure, vaincre son\napparente pesanteur.\nL'emploi rationnel du béton armé ouvre des horizons analo-"}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "83", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192311-01.1.17", "debut_caractere": 26, "fin_caractere_exclue": 2250, "texte": "gues. Si l'emploi de la brique impose aux formes architecturales de\nmultiples restrictions, par contre les possibilités esthétiques du béton\narmé sont tellement étendues, que son utilisation généralisée finira\npar exercer une action libératrice sur l'imagination des architectes.\nL'emploi de la brique rend l'architecte tributaire des dimensions\nde ce matériau et de celle des arcs qu'il permet de construire; la plas-\ntique architecturale s'en trouve considérablement entravée.\nD'autre part la brique étant inapte aux efforts de traction, on\nne peut à moins de recourir à des artifices de construction tels que\nla suspension de briques à des fils de fer, etc., l'utiliser pour\nconstruire des consoles ou des linteaux horizontaux de quelqu'exten-\nsion. Les matériaux auxquels on a, dans ce cas, recours, le bois, le fer,\nle béton armé, etc., sont trop différents de la brique, pour amener une\nsolution satisfaisante. Enfin, à moins de recourir à l'enduit, on ne\npeut construire au moyen de briques ni une ligne nette et précise, ni\nune surface homogène : la faible dimension des éléments et la multi-\nplicité des joints y font obstacle.\nLe béton armé permet de réunir d'une façon homogène les\nparties portantes et les éléments portés, d'étendre considérablement\nles surfaces horizontales, de limiter d'une façon nette les plans et les\nmasses. À l'encontre des anciens modes de construction, basés sur le\nprincipe du poids et de son appui, et qui permettent uniquement de\nbâtir en retrait au fur et à mesure que l'on s'élève, le béton armé\npermet de bâtir en ressaut,c'est-à-dire vers l'extérieur. Cette parti-\ncularité ouvre la voie à une plastique architecturale nouvelle, qui,\ncombinée avec les possibilités d'expression du fer et du verre, peut\ndonner naissance à une architecture dont l'aspect caractéristique sera\nune immatérialité optique et pour ainsi dire flottant en l'air.\nLa couleur est le dernier des facteurs importants qui contri-\nbuent directement au renouveau de l'architecture.\nActuellement les architectes professent une déplorable indif-\nférence pour l'élément couleur.\nCela provient d'une part de ce que l'attention picturale est\ntoute entière concentrée sur des cas particuliers, le tableau, la fresque,"}, {"page_pdf": 18, "page_imprimee": "84", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192311-01.1.18", "debut_caractere": 25, "fin_caractere_exclue": 2091, "texte": "la décoration. Cela résulte, d'autre part, de la nature des matériaux\nde construction actuellement usités et qui se prêtent si peu aux effets\nde couleurs, qu'à moins de les abandonner un renouveau semble\nimpossible. Ici l'élément constitutif des murs tient un rôle parti-\nculièrement important.\nDans la plupart des édifices c'est le mur qui domine par sa\nmasse et par sa couleur; le choix du matériau servant à sa construc-\ntion sera décisif pour le coloris de l'édifice dans le cas d'une plastique\nbasée sur l'équilibre des couleurs. Lorsque l'effet dominant d'une\nsurface murale est le pittoresque provoqué par la variété des tons et\nles sentiments qu'ils expriment, toute la plastique de l'édifice sera\nimprégnée de ce caractère sentimental.\nIl en est presque toujours ainsi dans les pays où l'emploi de la\nbrique est général. Le mérite pictural de la brique tout comme\ncelui de la plupart des matériaux fabriqués d'après une technique\nmanuelle ne réside pas dans sa couleur même qui est le gris\nbrunâtre, mais dans la variété de ses nuances. Une couleur vive ne\nressort pas sur pareil fond : ou bien elle est rejetée ou bien elle est\nabsorbée par la teinte grise dominante.\nEn outre la valeur picturale de la brique est contrairement à\ncelle des surfaces peintes d'ordre naturel; son importance varie\navec les effets du temps.\nEtant donné que les peintures sont fixes ou devraient l'être\nl'harmonie entre la brique et ces peintures est sujet à modifica-\ntion; ce qui était harmonieux à l'origine peut, après quelques\nsemaines, être devenu discordant. Discordance qui frappe davantage\nlorsqu'on emploie des couleurs vives que lorsqu'on emploie des cou-\nleurs neutres; d'où probablement, surtout à la campagne, l'usage si\nancien du vert foncé en opposition au gris de la brique.\nC'est, à côté des raisons déjà signalées, une circonstance qui\nentrave les recherches de couleurs, lorsqu'on emploie la brique.\nLes matériaux vernis ou émaillés, ainsi que les enduits l'empor-\ntent à cet égard sur la brique.\nCe sont surtout les procédés que l'on invente successivement"}, {"page_pdf": 19, "page_imprimee": "85", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192311-01.1.19", "debut_caractere": 24, "fin_caractere_exclue": 1747, "texte": "dans le but de donner aux enduits et bétons un aspect lisse et vive-\nment coloré, qui ouvrent de vastes horizons à l'utilisation de la cou-\nleur en architecture. Ils contribueront, avec les nouvelles possibilités\nplastiques dont nous avons parlé, à modifier complètement l'aspect\ngénéral des édifices.\nEn conclusion l'architecture basée rationnellement sur les nou-\nvelles conditions de la vie sera aux antipodes de l'architecture\nactuelle. Sans tomber dans un rationnalisme aride elle sera essentiel-\nlement utilitaire, mais d'un utilitarisme qui s'incorporera à des aspi-\nrations supérieures.\nEn opposition radicale aux productions, dépourvues de tech-\nnique, de forme et de couleur, résultant du moment d'inspiration,\ntelles que nous les connaissons, elle créera d'une façon technique\net quasi impersonnelle, des œuvres parfaitement adaptées au but\nassigné, de formes nettes, de proportions pures.\nEn place de l'attrait naturel du matériau fruste, des divisions\ndu verre, de l'aspect mouvementé des parements, de l'incertitude des\ncouleurs, de l'effet nébuleux des émaux coulés, de la patine des murs,\nelle nous découvrira le charme du matériau cultivé, la limpidité des\nglaces, le fini et l'arrondi des surfaces, le brillant des peintures, le\nscintillement de l'acier, l'éclat des couleurs, etc.\nL'évolution architectonique nous conduit de la sorte vers une\narchitecture qui paraîtra être libérée de la matière quoiqu'elle y soit\nplus que jamais étroitement liée. Dégagée de toute sentimentalité\nimpressionniste, de proportions pures, de couleurs franches, de for-\nmes organiques claires, débarrassée de tout superflu, cette archi-\ntecture pourra dépasser la limpidité classique.\nFévrier 1921.\n\nJ. J. P. OUD.\nRotterdam."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1923-11-01-c005", "article_bluemountain": "bmtnaac_1923-11_01#c005", "volume": "bmtnaac_1923-11_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 9, "image_fin": 9, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192311-01.2.3.2", "titre_corps": "Supplément à la Revue « La Cité ». — IIIe année.", "titre_sommaire": "Supplément à la Revue « La Cité ». — IIIe année.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 9, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192311-01.1.9", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 542, "texte": "PLANCHE I.\nSEVERINI. (FIG. 1) LE BOULEVARD\nPEINTURE FUTURISTE. ESSAI DE REPRESENTATION SIMULTANEE ET\nSYNTHETIQUE D'EVENEMENTS QUI SE SUCCEDENT.\nSURVAGE. (FIG. 2) MONACO\nPEINTURE CUBISTE. CONFLIT ENTRE LA REPRESENTATION\nREALISTE ET L'ABSTRACTION. QUOIQUE L'ARTISTE AIT DONNE\nUNE REPRESENTATION APPROFONDIE ET SYNTHETISEE DE L'AS-\nPECT ACCIDENTEL DES OBJETS, CEPENDANT LES PREOCCUPA-\nTIONS REALISTES NE SONT PAS ENCORE VAINCUES AU POINT DE\nFAIRE PLACE A UNE EXPRESSION ESSENTIELLEMENT PICTURALE.\nSupplément à la Revue « La Cité ». — IIIe année."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1923-11-01-c006", "article_bluemountain": "bmtnaac_1923-11_01#c006", "volume": "bmtnaac_1923-11_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 10, "image_fin": 10, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192311-01.2.3.3", "titre_corps": "OUD. ARCHITECTE. (FIG. 4). V. DOESBURG. PEINTRE. HALL, OU L'ART PICTURAL CONTRIBUE A CREER UN INTERIEUR. L'ON A ESSAYE, DANS CETTE ŒUVRE, DE REALISER, POUR L'ESPACE A TROIS DIMENSIONS, CE QUI A ETE OBTENU DANS LA FIGURE 3 POUR L'ESPACE A DEUX DIMENSIONS; MALHEUREUSEMENT, LES DIVERS ELEMENTS DE L'ŒUVRE SONT ENCORE TROP INDEPENDANTS LES UNS DES AUTRES. LES PORTES, PEINTES DIFFEREMMENT, FONT PARTIE D'UNE MEME COMPOSITION PICTURALE.", "titre_sommaire": "OUD. ARCHITECTE. (FIG. 4). V. DOESBURG. PEINTRE. HALL, OU L'ART PICTURAL CONTRIBUE A CREER UN INTERIEUR. L'ON A ESSAYE, DANS CETTE ŒUVRE, DE REALISER, POUR L'ESPACE A TROIS DIMENSIONS, CE QUI A ETE OBTENU DANS LA FIGURE 3 POUR L'ESPACE A DEUX DIMENSIONS; MALHEUREUSEMENT, LES DIVERS ELEMENTS DE L'ŒUVRE SONT ENCORE TROP INDEPENDANTS LES UNS DES AUTRES. 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L'ON A\nESSAYE, DANS CETTE ŒUVRE, DE REALISER, POUR L'ESPACE A TROIS DIMEN-\nSIONS, CE QUI A ETE OBTENU DANS LA FIGURE 3 POUR L'ESPACE A DEUX\nDIMENSIONS; MALHEUREUSEMENT, LES DIVERS ELEMENTS DE L'ŒUVRE SONT\nENCORE TROP INDEPENDANTS LES UNS DES AUTRES. LES PORTES, PEINTES\nDIFFEREMMENT, FONT PARTIE D'UNE MEME COMPOSITION PICTURALE."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1923-11-01-c007", "article_bluemountain": "bmtnaac_1923-11_01#c007", "volume": "bmtnaac_1923-11_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 11, "image_fin": 11, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192311-01.2.3.4", "titre_corps": "OUD. (FIG. 6). USINE. ESSAI DE REALISER UNE EXPRESSION ARCHITECTURALE PAR DES MOYENS PUREMENT ARCHITECTONIQUES; L'AUTEUR N'EST CEPENDANT PAS ENCORE PARVENU A ELIMINER ENTIEREMENT L'ELEMENT DECORATIF (VOIR, PAR EXEMPLE, LA FORTE D'ENTREE A GAUCHE).", "titre_sommaire": "OUD. (FIG. 6). USINE. ESSAI DE REALISER UNE EXPRESSION ARCHITECTURALE PAR DES MOYENS PUREMENT ARCHITECTONIQUES; L'AUTEUR N'EST CEPENDANT PAS ENCORE PARVENU A ELIMINER ENTIEREMENT L'ELEMENT DECORATIF (VOIR, PAR EXEMPLE, LA FORTE D'ENTREE A GAUCHE).", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 11, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192311-01.1.11", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 523, "texte": "PLANCHE III.\nRODIN. TORSE (a). (FIG. 5). ARCHIPENKO. TORSE (b).\nLA COMPARAISON DE CES DEUX ŒUVRES MONTRE LE DEPLACE-\nMENT DES PREOCCUPATIONS DE LA SCULPTURE PASSANT DU\nNATURALISME MOUVEMENTE CHEZ LES IMPRESSIONNISTES A UNE\nRIGIDITE SYNTHETIQUE DANS LA SCULPTURE NOUVELLE.\nOUD. (FIG. 6). USINE.\nESSAI DE REALISER UNE EXPRESSION ARCHITECTURALE PAR DES\nMOYENS PUREMENT ARCHITECTONIQUES; L'AUTEUR N'EST CEPEN-\nDANT PAS ENCORE PARVENU A ELIMINER ENTIEREMENT L'ELE-\nMENT DECORATIF (VOIR, PAR EXEMPLE, LA FORTE D'ENTREE\nA GAUCHE)."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1923-11-01-c008", "article_bluemountain": "bmtnaac_1923-11_01#c008", "volume": "bmtnaac_1923-11_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 12, "image_fin": 12, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192311-01.2.3.5", "titre_corps": "(FIG. 8). UNE AUTOMOBILE. LES REMARQUES FAITES AU SUJET DE LA FIGURE 7 S'APPLIQUENT EGALEMENT A CETTE MACHINE ET EXPLIQUENT LA SIMILITUDE DE FORMES AVEC LA FIG. 7.", "titre_sommaire": "(FIG. 8). UNE AUTOMOBILE. LES REMARQUES FAITES AU SUJET DE LA FIGURE 7 S'APPLIQUENT EGALEMENT A CETTE MACHINE ET EXPLIQUENT LA SIMILITUDE DE FORMES AVEC LA FIG. 7.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 12, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192311-01.1.12", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 397, "texte": "PLANCHE IV.\n(FIG. 7).\nUNE LOCOMOTIVE. EN RECHERCHANT UNIQUEMENT L'UTILE L'ON A REALISE\nUNE HARMONIE PARFAITE ENTRE LA RAISON D'ETRE ORGANIQUE (INTERNE)\nET L'ASPECT EXTERIEUR; DE LA SORTE L'ON A ATTEINT LA BEAUTE\nSANS LA RECHERCHER.\n(FIG. 8).\nUNE AUTOMOBILE. LES REMARQUES FAITES AU SUJET DE LA FIGURE 7\nS'APPLIQUENT EGALEMENT A CETTE MACHINE ET EXPLIQUENT LA SIMILI-\nTUDE DE FORMES AVEC LA FIG. 7."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1923-11-01-c009", "article_bluemountain": "bmtnaac_1923-11_01#c009", "volume": "bmtnaac_1923-11_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "86", "page_fin": "89", "image_debut": 20, "image_fin": 27, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192311-01.2.4", "titre_corps": "LE XIe CONGRES NATIONAL DES ARCHITECTES DE BELGIQUE ...", "titre_sommaire": "LE XIe CONGRES NATIONAL DES ARCHITECTES DE BELGIQUE ...", "signature_source": "J. BORLEE", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 20, "page_imprimee": "86", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192311-01.1.20", "debut_caractere": 25, "fin_caractere_exclue": 1655, "texte": "LE XIe CONGRES NATIONAL DES\nARCHITECTES DE BELGIQUE ...\n\nMalgré la période des vacances et l'approche du voyage d'études\nque l'Union des Villes organisait en Belgique, bon nombre de con-\nfrères avaient répondu à l'invitation de la Fédération des Sociétés\nd'Architectes de Belgique. C'est que la participation au Congrès,\ncette année, outre l'importance des rapports à discuter, était, en\nmême temps, un témoignage d'estime confraternelle envers les mem-\nbres de la Société Royale des Architectes d'Anvers qui fêtaient le\n75e anniversaire de la fondation de leur société.\nAu cours de la réception des congressistes par les membres de\nla Société jubilaire, le Confrère Snyers, Président de la Fédération,\ndans une improvisation très applaudie, félicita vivement le Comité\ndirecteur de la Royale et lui dit la part très grande prise par les\narchitectes de Belgique au jubilé de leur société.\nAprès le déjeûner, les congressistes se rendirent au port, où ils\nvisitèrent le « Belgenland ».\nLa deuxième journée fut consacrée à la lecture des rapports et\nà leur discussion.\nLe confrère Maukels, avec une ardeur toute juvénile, continue\ninlassablement la lutte pour la consécration du titre d'architecte par\nle diplôme obligatoire.\nOn sait qu'un grand pas est fait : MM. les Députés Buyl,\nFischer et Wauwermans vont déposer un projet de loi instituant le\ndiplôme de l'architecte; d'autre part, M. le sénateur Vinck, directeur\nde l'Union des Villes et Président de la Société Nationale des H. B. M.\nqui assistait à la séance, après avoir déploré le manque d'unité dans\nl'enseignement architectural et l'absence de consécration des connais-"}, {"page_pdf": 25, "page_imprimee": "87", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192311-01.1.25", "debut_caractere": 24, "fin_caractere_exclue": 2120, "texte": "sances acquises en cette matière, a promis tout son appui pour obtenir\nle vote du projet de loi.\nA ce sujet, nous croyons devoir recommander, à ceux de nos\nconfrères qui en auront l'occasion, d'insister auprès des députés de\nleur arrondissement pour que ceux-ci accordent leur suffrage lors du\nvote du diplôme.\nCes interventions sont nécessaires si l'on veut triompher de\nl'apathie témoignée par le Gouvernement en cette affaire; il est mal-\nheureusement prouvé que nos Ministres sous-évaluent l'importance\nde la question. Une preuve en a été donnée au cours du Congrès :\nle Ministre des Affaires économiques, dans deux lettres adressées au\nCommissaires d'Etat des Dommages de Guerre, fixe à 5 fois la valeur\n1914, l'indemnité à accorder aux sinistrés qui feront leurs plans eux-\nmêmes et qui reconstruiront sans l'intervention d'un architecte\nLa lecture de ces documents a provoqué, comme bien on pense,\nles protestations unanimes de l'assemblée qui a décidé l'envoi immédiat\nd'une protestation au Gouvernement.\nNotre estimé confrère David nous a entretenus des tendances\nesthétiques en Belgique après la guerre : étude très fouillée qui a valu\nà son auteur les applaudissements de l'auditoire.\nAprès s'être mis d'accord sur l'organisation d'une Chambre\narbitrale du Bâtiment, les congressistes discutent longuement la\nquestion de l'éducation et de la formation professionnelle des ouvriers\ndu bâtiment.\nAinsi que l'a fait remarquer le rapport très développé de l'archi-\ntecte Van Kuyck, d'Anvers, à part quelques exceptions dans les\ngrands centres, il n'existe que des écoles industrielles dont le pro-\ngramme tend surtout à former des ouvriers pour l'industrie métallur-\ngique. C'est ce qui explique, en grande partie, que les ouvriers du\nbâtiment ne fréquentent guère ces cours.\nOr, nous constatons tous les jours, que la qualité de la main-\nd'œuvre diminue considérablement et que, bientôt, les ouvriers du\nbâtiment connaissant leur métier seront introuvables.\nIl importe donc de créer, au plus tôt, des écoles professionnelles\ndu bâtiment et, comme nous l'avions déjà proposé au IXe Congrès"}, {"page_pdf": 26, "page_imprimee": "88", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192311-01.1.26", "debut_caractere": 21, "fin_caractere_exclue": 1979, "texte": "National des Architectes, en 1919, il conviendrait d'organiser des\ncours itinérants (en attendant la création de cours complets), fonc-\ntionnant dans les chefs-lieux de canton et donnant, en quelques leçons\ndominicales, les éléments indispensables à la pratique des diverses\nprofessions du bâtiment.\nQuelques brochures succinctes, l'a, b, c, de chaque métier, com-\npléteraient les leçons orales.\nLe confrère Symons fait ensuite, avec sa verve habituelle, l'his-\ntorique des Congrès Nationaux et Internationaux, et la séance est\nclôturée après un échange de vues sur les lieu et date du prochain\nCongrès.\nLe banquet traditionnel réunit ensuite les congressistes au « Ter-\nminus Palace ».\nRemarqué à la table d'honneur : MM. les Bourgmestre et Eche-\nvins de la Ville d'Anvers; Snyers, Président de la Fédération; Sels,\nArchitecte provincial d'Anvers; Metdepennighen, Architecte provin-\ncial du Brabant, etc., etc.\nNous n'étonnerons personne en disant qu'il y a eu des discours,\nde nombreux discours, nous ne pouvons les analyser tous; nous nous\nbornerons à citer quelques-uns des orateurs ; le Président Snyers,\nM. Van Cauwelaert, les confrères Sels, Roosenboom et Symons; ce\ndernier, visiblement inspiré par les splendeurs rubéniennes assistant\nau banquet, eut des envolées applaudies.\nBref, soirée pleine de cordial entrain, qui laissera la meilleure\nimpression à tous ceux qui l'ont vécue.\nLa troisième journée était consacrée à la visite des travaux du\nKruisschans.\nPartis du Steen à 9 heures du matin, les congressistes débarquè-\nrent à pied d'œuvre, après une heure de navigation sur l'Escaut par\nune journée splendide.\nDisons de suite qu'Anvers a vu grand, non seulement les navires\nde 200 mètres de long, 22 mètres de large et 9 m. 50 d'enfoncement,\nqui sont les plus grands fréquentant actuellement le port d'Anvers,\npourront entrer dans l'écluse par tout état de marée, mais, en pré-\nvision des dimensions plus grandes qu'atteindront les navires dans"}, {"page_pdf": 27, "page_imprimee": "89", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192311-01.1.27", "debut_caractere": 26, "fin_caractere_exclue": 1184, "texte": "quelques années, l'Administration a donné à l'écluse 270 mètres de\nlongueur utile, 35 mètres de largeur et 10 mètres de profondeur sous\nle niveau de marée basse.\nCes quelques chiffres donnent une faible idée de l'importance de\nces travaux; il faut avoir vu l'armée d'ouvriers occupés aux travaux\nde terrassement et de bétonnage, vu fonctionner les machines de\ntoutes sortes, il faut enfin avoir parcouru l'immense plaine que le\ngénie de l'homme aura transformée sous peu en des installations mari-\ntimes qui feront d'Anvers le premier port du monde, pour comprendre\nles difficultés de tous genres qu'il a fallu surmonter pour arriver à la\nsolution de ce problème.\nAussi, le Président Snyers a été l'interprète sincère de tous les\nvisiteurs en félicitant et en remerciant les Ingénieurs des Ponts et\nChaussées ainsi que les Entrepreneurs qui nous ont pilotés et docu-\nmentés.\nLe fetour en ville s'est effectué en partie par le tramway des\nEntrepreneurs, et, en partie, en bateau par les bassins.\nNos charmants confrères d'Anvers méritent largement les féli-\ncitations cordiales qui leur ont été adressées pour leur aimable\nréception.\nOctobre 1923.\n\nJ. BORLEE."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1923-11-01-c010", "article_bluemountain": "bmtnaac_1923-11_01#c010", "volume": "bmtnaac_1923-11_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 21, "image_fin": 21, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192311-01.2.4.1", "titre_corps": "(FIG. 11). PARTIE D'EDIFICE DONT LES QUALITES ARCHITECTURALES RESULTENT UNIQUEMENT DU JEU DES PROPORTIONS. NEE DE LA TECHNIQUE, CETTE ARCHITECTURE EST EN HARMONIE PARFAITE AVEC LES INSTALLATIONS INDUSTRIELLES QU'ELLE ABRITE.", "titre_sommaire": "(FIG. 11). PARTIE D'EDIFICE DONT LES QUALITES ARCHITECTURALES RESULTENT UNIQUEMENT DU JEU DES PROPORTIONS. NEE DE LA TECHNIQUE, CETTE ARCHITECTURE EST EN HARMONIE PARFAITE AVEC LES INSTALLATIONS INDUSTRIELLES QU'ELLE ABRITE.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 21, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192311-01.1.21", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 707, "texte": "PLANCHE V.\n(FIG. 9.) (FIG. 10.)\nFIG. 9. LE COSTUME POUR HOMMES REALISE UNE BEAUTE QUI NE FUT PAS L'OBJET D'UNE RECHER-\nCHE SYSTEMATIQUE. DE MEME QU'EN CE QUI CONCERNE LES FIG. 7 ET 8 LE CARACTERE ESTHE-\nTIQUE RESIDE DANS LA RIGIDITE DES FORMES ET LA RIGIDITE DES LIGNES. LA PARENTE AVEC LES\nFORMES DES FIG. 7 ET 8 EST MANIFESTE. LA FIG. 10 REPRESENTE DES OBJETS D'USAGE COURANT, AU\nSUJET DESQUELS IL Y A LIEU DE FAIRE LES MEMES OBSERVATIONS QU'EN CE QUI CONCERNE LES\nFIG. 7, 8 ET 9.\n(FIG. 11).\nPARTIE D'EDIFICE DONT LES QUALITES ARCHITECTURALES RESULTENT UNIQUEMENT\nDU JEU DES PROPORTIONS. NEE DE LA TECHNIQUE, CETTE ARCHITECTURE EST EN\nHARMONIE PARFAITE AVEC LES INSTALLATIONS INDUSTRIELLES QU'ELLE ABRITE."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1923-11-01-c011", "article_bluemountain": "bmtnaac_1923-11_01#c011", "volume": "bmtnaac_1923-11_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 22, "image_fin": 22, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192311-01.2.4.2", "titre_corps": "(FIG. 13). PONT. EXEMPLE DE CONSTRUCTION METALLIQUE OU L'ON A CHERCHE, A L'ENCONTRE DE LA LOGIQUE, A DONNER UNE IMPRESSION DE MASSE. PAR LA MEME CETTE CONSTRUCTION – LA STRUCTURE METALLIQUE AUSSI BIEN QUE SA COMBINAISON AVEC LES TETES DE PONT – EST DEPOURVUE D'UNITE ORGANIQUE, TANT AU POINT DE VUE FONCTIONNEL QU'EN CE QUI CONCERNE SON ASPECT.", "titre_sommaire": "(FIG. 13). PONT. EXEMPLE DE CONSTRUCTION METALLIQUE OU L'ON A CHERCHE, A L'ENCONTRE DE LA LOGIQUE, A DONNER UNE IMPRESSION DE MASSE. PAR LA MEME CETTE CONSTRUCTION – LA STRUCTURE METALLIQUE AUSSI BIEN QUE SA COMBINAISON AVEC LES TETES DE PONT – EST DEPOURVUE D'UNITE ORGANIQUE, TANT AU POINT DE VUE FONCTIONNEL QU'EN CE QUI CONCERNE SON ASPECT.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 22, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192311-01.1.22", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 617, "texte": "PLANCHE VI.\nRIETVELD. (FIG. 12). MEUBLE.\nESSAI DE CREER UNE FORME ESTHETIQUE EN TENANT COMPTE DES PRO-\nCEDES DE FABRICATION MECANIQUE. DANS UNE PAREILLE ŒUVRE LA\nPREOCCUPATION DOMINANTE N'EST PLUS LE DETAIL EXPRESSIF, MAIS\nLES RAPPORTS ENTRE LES PROPORTIONS DE L'ENSEMBLE.\n(FIG. 13).\nPONT. EXEMPLE DE CONSTRUCTION METALLIQUE OU L'ON A CHERCHE, A\nL'ENCONTRE DE LA LOGIQUE, A DONNER UNE IMPRESSION DE MASSE. PAR LA\nMEME CETTE CONSTRUCTION - LA STRUCTURE METALLIQUE AUSSI BIEN QUE\nSA COMBINAISON AVEC LES TETES DE PONT - EST DEPOURVUE D'UNITE\nORGANIQUE, TANT AU POINT DE VUE FONCTIONNEL QU'EN CE QUI CONCERNE\nSON ASPECT."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1923-11-01-c012", "article_bluemountain": "bmtnaac_1923-11_01#c012", "volume": "bmtnaac_1923-11_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 23, "image_fin": 23, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192311-01.2.4.3", "titre_corps": "ANTONIO SANT ELIA. MAISON A TERRASSES. SE REFERER A LA PREMIERE PARTIE DES OBSERVATIONS QUI SUIVENT LA FIG. 14; LE PRESENT PROJET CONSTITUE L'ESSAI D'UNE MISE EN ŒUVRE ESTHETIQUE DES ELEMENTS DONT IL Y EST QUESTION.", "titre_sommaire": "ANTONIO SANT ELIA. MAISON A TERRASSES. SE REFERER A LA PREMIERE PARTIE DES OBSERVATIONS QUI SUIVENT LA FIG. 14; LE PRESENT PROJET CONSTITUE L'ESSAI D'UNE MISE EN ŒUVRE ESTHETIQUE DES ELEMENTS DONT IL Y EST QUESTION.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 23, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192311-01.1.23", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 474, "texte": "PLANCHE VII.\n(FIG. 14).\nUSINE. EXEMPLE DE CONTRASTE ENTRE LES « VIDES » DES SURFACES EN FER\nET EN VERRE ET LES « PLEINS » DES SURFACES MAÇONNEES. DANS CET\nEXEMPLE, ON NE SUT PAS ENCORE TIRER PARTI DES POSSIBILITES ESTHE-\nTIQUES QUI RESULTENT DE CE CONTRASTE.\nANTONIO SANT ELIA. MAISON A TERRASSES.\nSE REFERER A LA PREMIERE PARTIE DES OBSERVATIONS QUI SUIVENT LA FIG. 14;\nLE PRESENT PROJET CONSTITUE L'ESSAI D'UNE MISE EN ŒUVRE ESTHETIQUE\nDES ELEMENTS DONT IL Y EST QUESTION."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1923-11-01-c013", "article_bluemountain": "bmtnaac_1923-11_01#c013", "volume": "bmtnaac_1923-11_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 24, "image_fin": 24, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192311-01.2.4.4", "titre_corps": "VAN'T HOFF. (FIG. 17). HABITATION. ESSAI D'ARCHITECTURE D'EXPRESSION TECHNIQUE. CETTE ŒUVRE REALISE DEJA UNE CERTAINE HARMONIE ENTRE L'UTILITE INTERNE ET L'ASPECT EXTERIEUR DE L'EDIFICE. MAIS CETTE ARCHITECTURE PROCEDANT PARTIELLEMENT DES METHODES D'EXPRESSION DE LA FIG. 16, SES FORMES NE SONT PAS ENCORE D'ORIGINE PUREMENT ORGANIQUE, ET PAR SUITE MANQUENT ENCORE DE CLARTE.", "titre_sommaire": "VAN'T HOFF. (FIG. 17). HABITATION. ESSAI D'ARCHITECTURE D'EXPRESSION TECHNIQUE. CETTE ŒUVRE REALISE DEJA UNE CERTAINE HARMONIE ENTRE L'UTILITE INTERNE ET L'ASPECT EXTERIEUR DE L'EDIFICE. MAIS CETTE ARCHITECTURE PROCEDANT PARTIELLEMENT DES METHODES D'EXPRESSION DE LA FIG. 16, SES FORMES NE SONT PAS ENCORE D'ORIGINE PUREMENT ORGANIQUE, ET PAR SUITE MANQUENT ENCORE DE CLARTE.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 24, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192311-01.1.24", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 598, "texte": "PLANCHE VIII.\nFRANK L. WRIGHT. (FIG. 16). HABITATION.\nAPPLICATION DU BETON ARME QUI DEMONTRE LA POSSIBILITE DE SUPPRIMER POUR L'ŒIL LE SENTI-\nMENT DE LA PESANTEUR EN ARCHITECTURE. LE JEU DES MASSES EST ENCORE ROMANTIQUE.\nVAN'T HOFF. (FIG. 17). HABITATION.\nESSAI D'ARCHITECTURE D'EXPRESSION TECHNIQUE. CETTE ŒUVRE REALISE\nDEJA UNE CERTAINE HARMONIE ENTRE L'UTILITE INTERNE ET L'ASPECT EXTE-\nRIEUR DE L'EDIFICE. MAIS CETTE ARCHITECTURE PROCEDANT PARTIELLEMENT\nDES METHODES D'EXPRESSION DE LA FIG. 16, SES FORMES NE SONT PAS ENCORE\nD'ORIGINE PUREMENT ORGANIQUE, ET PAR SUITE MANQUENT ENCORE DE CLARTE."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1923-11-01-c014", "article_bluemountain": "bmtnaac_1923-11_01#c014", "volume": "bmtnaac_1923-11_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "90", "page_fin": "92", "image_debut": 28, "image_fin": 30, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192311-01.2.5", "titre_corps": "TECHNOLOGIE", "titre_sommaire": "TECHNOLOGIE", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 28, "page_imprimee": "90", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192311-01.1.28", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 3880, "texte": "TECHNOLOGIE\n\nCOMMENT CONSTRUIRE DANS LES RÉGIONS\nSOUMISES AUX AFFAISSEMENTS MINIERS\nSou» le titre ci-dessus, M. R. Hautier, ingénieur\ndes constructions civiles, publie dans le premier\nfascicule 1923 des « Annales des Mines de Belgi-\nque >, un mémoire qui est du plus haut intérêt\npour tous les exploitants de mines ou de char-\nbon nages.\nOn sait combien la réparation des dégâts de sur-\nface grève le budget de beaucoup de nos sociétés\nminières, surtout de celles exploitant dans des ré-\ngions populeuses, et aussi combien les responsabili-\ntés sont difficiles à établir. Bien souvent les char-\nbonnages, qui ont bon dos, réparent des dégâts\ndont ils ne sont pas du tout responsables.\nAprès avoir observé comment se comportent les\nconstructions élevées sur des terrains sujets à des\naffaissements, M. Hautier établit quelques règles\nfondamentales très simples et très méthodiques qui\npermettent de calculer les efforts de flexion anor-\nmaux, directs ou indirects auxquels peuvent être\nsoumis les bâtiments et les ouvrages d'art.\nIl en déduit ensuite quelques règles pratiques\ndesquelles il ne faudrait jamais se départir, lors-\nqu on construit dans des régions sujettes aux affais-\nsements. 11 faut, en général, que les constructions\nconstituent des blocs indéformables, présentant une\ntrès grande homogénéité et autant que possible\nmonolithes. 11 n'est pas à conseiller de construire\nsur des radiers en béton armé. Pour présenter une\nrésistance suffisante, ceux-ci sont généralement\ntrop coûteux vis-à-vis du restant du coût de 1a\nconstruction. Il y a moyen d'améliorer beaucoup les\nprocédés de construction usuels, d'abord en pros-\ncrivant le mortier de chaux, pour le remplacer par\nle ciment. Ensuite en plaçant de nombreux ancra-\nges, chaînages ou armatures, au droit des divers\nplanchers. Enfin, en proscrivant les voûtes, les ar-\ncades surbaissées, etc.\nLe béton armé, qui permet des constructions mo-\nnolithiques, serait hautement m conseiller» s'il\nn étatt pas si coûteux et s'il ne présentait pas l'in-\nconvénient grave de rendre les habitations froides\nen hiver et chaudes en été.\nM. Hautier préconise surtout les constructions\nmixtes constituées d'une armature à larges mailles\nen béton armée, et dont les intervalles sont remplis\nde briques ou de matériaux usuels. Ces construc-\ntions mixtes sont très légères et ne présentent plus\nles inconvénents du béton armé.\nCertaines précautions élémentaires doivent être\nobservées : les édifices doivent être aussi légers que\npossible, c'est pourquoi l'emploi de briques creuses\net d ardoises est à conseller. 11 faut aussi assurer\nune répartition bien uniforme des poids sur les fon-\ndations, et réduire autant qu'on le peut les dimen-\nsons en plan. On conçoit, en effet, que plus une\nconstruction est étendue, moins il est facile de. la\nrendre monolithique. Il faut donc proscrire les\nconstructions côte à cote et ramasser autant que\npossible les divers blocs. Pour les bâtiments indus-\ntriels, qui forcément doivent être étendus, il faut\nles construire en sections indépendantes les unes\ndes autres. Il n'y a aucun inconvénient à construire\nen hauteur, à condition toutefois de veiller à ce\nque le centre de gravité de la construction ne\npuisse tomber hors plomb, si le bâtiment vient à\ns incliner dans un sens ou dans un autre.\nM. Hautier termine son très intéressant mémoirs\nen exposant quelles sont les règles à observer pour\nla construction des ouvrages d'art : ponts, aque-\nducs, réservoirs, châteaux d'eau, etc. Et finale-\nment il examine comment les sociétés exploitantes\npourraient arriver à diminuer, dans une certaine\nmesure, leurs frais de réparation des dégâts de sur-\nface. D'après lui elles auraient intérêt à faire con-\nnaître aux entrepreneurs et aux propriétaires de\nsurface les règles à suivre dans la construction,\npar la publication de brochures, de plans-types,etc.,\nmis gracieusement à kur disposition»"}, {"page_pdf": 29, "page_imprimee": "91", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192311-01.1.29", "debut_caractere": 13, "fin_caractere_exclue": 4124, "texte": "LE BÉTON CHINOIS\nDans le « Constructeur de Ciment Armé »,\nM. Lan Svagr, ingénieur à Tien-Tsin, expose les\ndifférentes caractéristiques d'un béton spécial très\nemployé en Chine pour les constructions de toutes\nsortes (maisons petites et grandes, églises, banques,\nécoles, etc.), et qu'il appelle pour cette raison le\n« béton chinois >.\nQualités du « béton chinois ». Le principal\navantage que l'on rencontre dans le béton chinois,\nc'est certainement son prix de revient qui est très\nfaible, car son coût est de trois fois inférieur à la\nmaçonnerie de briques et six fois moins cher que\nle béton 1 : 4 : 6.\nCes rapports varient nécessairement avec les\nconditions locales, mais il serait étrange qu'en\nFrance le € béton chinois > soit moins avantageux\nqu'il ne l'est en Chine, car les matériaux qui\nentrent dans sa composition : chaux et terre ordi-\nnaire, se rencontrent partout à très bas prix. La\nterre employée provient ordinairement des fouilles\neffectuées pour les fondations; non seulement elle\nne coûte rien, mais encore son emploi sur place\nprocure une économie, car il devient inutile de\npayer pour l'évacuer aux décharges.\nLa préparation du € béton chinois > peut se faire\npar des ouvriers, simples manœuvres, non spécia-\nlistes, car sa résistance dépend, en général, et uni-\nquement, d'un bon pilonnage.\nA Tien-Tsin, par exemple, on admet, comme\nrésistance, qu'il peut supporter une pression de\n3 kilogrammes par centimètre carré.\nUne qualité de ce béton est son élasticité; dans\nun cas particulier, le sol sur lequel reposaient des\nfondations effectuées en « béton chinois » donna\ndes tassements inégaux, et une partie de ces fonda-\ntions resta suspendue en l'air.\nSous la charge de la maçonnerie soutenue, le\n« béton chinois » prit une flèche importante, mais\nne se fissura pas, tandis que, par contre, la maçon-\nnerie de briques supportée, présenta des lézardes.\nLe « béton chinois » se distingue du béton de\nciment ordinaire, parce qu'il ne laisse ni passer\nl'eau, ni l'humidité, et se présente dans beaucoup\nde cas comme un bon isolant.\n11 n'y a rien à craindre en construisant des assi-\nses de fondations ©n terrains humides en faisant\nemploi de < béton chinois >, il faut seulement pren*\ndre garde que dans les premiers jours de son em-\nploi, il se soit pas délavé par des infiltrations. Cette\naction mécanique de 1 eau peut, d'ailleurs, être évi-\ntée e npréservant le béton à l'aide d'une couche de\nciment ou bien par de la maçonnerie, pour les en-\nL eau dormante ne détruit pas le « béton chi-\nnois > qui a fait prise.\nPréparation du C béton chinois >. Par « béton\nchinois >, il faut entendre un mélange de chaux et\nde terre ordinaire.\nCertaines personnes le désignent sous le nom ds\n< béton de chaux », mais cette appellation s'appli-\nque plutôt à un mélange de chaux, de sable et ds\nbricaillon.\nLa chaux s'emploie non éteinte et l'eau ajoutée\n1 est en telle quantité, que cette chaux est réduite\nen poudre et ne prend pas de consistance pâteuse.\nComme nous l'avons déjà dit, la terre est prise\ndirectement dans les fouilles qui doivent recevoir le\nmassif de fondations. On préfère les terres noires\naux terres argileuses et sableuses.\nL'argile pure ne convient pas.\nLa terre mise en œuvre pour fabriquer le € bé-\nton chinois > doit avoir le même degré d'humidité\nque celui qu elle possède dans le sol au moment où\nl'on fait l'excavation; si, extraite depuis quelque\ntemps, elle est trop sèche, il est indispensable de\nl'humecter.\nCette terre est tamisée de manière à en rejeter\ntous les gros morceaux; ensuite elle est mélangés\navec de la chaux en poudre dans le rapport 3 : 7\n(3 parties de chaux pour 7 parties de terre) et\nquelquesfois on tamise encore cet ensemble.\nCe mélange ainsi préparé est pilonné par cou-\nches de 15 à 20 centimètres..\nQuand les fondations en « béton chinois > sont\nfaites, leur surface supérieure est encore damée\navec un pilon en forme de disque pesant environ\n30 kilogrammes.\nCe disque possède à sa périphérie 6 à 8 oreilles\nauxquelles sont attachées des cordes.\nLes ouvriers saisissent ces cordes et, au rythme\nd'une chanson saccadée, soulèvent le disque à hau-"}, {"page_pdf": 30, "page_imprimee": "92", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192311-01.1.30", "debut_caractere": 13, "fin_caractere_exclue": 4010, "texte": "teur d'homme ( I m. 70 à 2 mètres) et le laissent\ntomber à la surface du béton, lequel, après le pi-\nlonnage, acquiert une plus grande dureté.\nSur la surface d'un béton pareillement damé, on\nconstruit directement la maçonnerie ou bien les\nassises de constructions en béton armé.\nConclusion. Les constructeurs européens et\nchinois sont, en Chine, habitués à faire usage du\n< béton chinois », et on peut dire qu'il n'y a pas\nde construction qui y soit effectuée sans son appli-\ncation.\nNous espérons que les résultats remarquables\nque nous venons de signaler et donnés par l'emploi\nde ce matériau si bon marché inciteront les cons-\ntructeurs français à en faire l'essai.\n11 serait désirable que, parallèlement aux usages\npratiques, soit faite l'étude du processus chimique\ndu durcissement de ce béton.\nLes résultats que l'on obtiendrait par ces études\nconduiraient vraisemblablement à en améliorer la\npréparatios et aussi à découvrir de nouvelles appli-\ncations de ce « béton chinois 3> si économique.\n(D'après un article de lan Svagr dans € Le\nConstructeur de Ciment Armé, nov. 1922.)\nLA PROTECTION DU FER CONTRE LA\nROUILLE AU MOYEN DU CADMIUM. On sait\navec quelle facilité se rouillent la plupart des fers\net aciers. Chaque année, des centaines de mille\ntonnes de métal retournent à l'état d'oxyde, et de\ngrandes richesses sont ainsi anéanties. La lutte\ncontre la rouille doit donc préoccuper tous ceux\nqui ont le souci de combattre le gaspillage des res-\nsources de l'humanité. Cette lutte est pratiquée en\ngénéral au moyen de peintures, ou par la galvani-\nsation qui consiste à recouvrir le fer d'une couche\nde zinc. Un nouveau procédé fait actuellement son\napparition sur le marché industriel anglais : c'est\nle revêtement au cadmium. Il consiste à pratiquer\nsur le métal, par voie électrolytique, le dépôt d'une\ncouche de cadmium épaisse de 1 à 2 millièmes de\nmillimètre. Le métal ainsi recouvert est ensuite\nrecuit pendant quelques heures pour assurer la for-\nmation d'un alliage entre le cadmium et le fer\nsous-jacent. On obtient par ce moyen un revête-\nment inoxydable, beaucoup plus durable et efficace\nque les revêtements connus jusqu'alors.\n(« Le Nature 3>, 22 septembre 1823.)\nCONCOURS POUR LA RECONSTRUCTION\nDE L'EGLISE DE BRIELEN. Le jury chargé de\njuger ce concours dont le programme a paru\ndans notre numéro trois a terminé le 22 no-\nvembre ses opérations.\nLe projet présenté par M. Luc Viérin, architecte\nà Bruges, en collaboration avec M. Liebaert, entre-\npreneur, a été classé premier (prime 4,000 francs).\nLe projet présenté par M. Richard Acke, architecte\nà Courtrai, a été classé second (prime 3,500 ifr.).\nAucun projet n'a été classé troisième. Conformé-\nment au programme c'est entre les deux projets\nsusmentionnés que l'administration devra choisir\ncelui qui sera exécuté.\nOnt été classés ensuite :\n4e avec prime de 1,250 francs : projet présenté\npar M. Leurs, Constant, ingénieur à Anvers.\n5e avec prime de 1,250 francs : projet présenté\npar MM. Vandekerkhove, A., entrepreneur à Ingel-\nmunster, et Verbruggen, P., architecte à Ypres.\n6e avec prime de 500 francs : projet présenté\npar MM. Vandekerkhove, A., entrepreneur à Ingel-\nmunster, et Dollé, A., architecte à Bruges.\n7e avec prime de 500 francs : projet présenté\npar MM. Petryns, entrepreneur à Uccle, et Ver-\nlant et De Pape, architectes à Bruxelles.\n8e avec prime de 500 francs : projet présenté\npar MM. Vandenkerkhove, J., entrepreneur à\nYpres, et Carpentier, architecte à Poperinghe.\n9® avec prime de 500 francs : projet présenté\npar M. Tondeur, E.f architecte à Bruxelles.\nLe jury a décidé d'exposer à Bruges, dans la\npremière quinzaine de décembre, tous les projets\nprésentés. Les projets non primés resteront ano-\nnymes.\nNous espérons pouvoir reproduire dans < La\nCité > la plupart des projets primés et rendre\ncompte d'une façon détaillée de ce concours qui a\nsuscité parmi les architectes un réel intérêt puisque\nvingt-trois projets ont été soumis au jury.\nLE PRÉSENT NUMÉRO RENFERME 8 PLANCHES HORS TEXTE."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1923-11-01-c015", "article_bluemountain": "bmtnaac_1923-11_01#c015", "volume": "bmtnaac_1923-11_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "90", "page_fin": "90", "image_debut": 28, "image_fin": 28, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192311-01.2.5.1", "titre_corps": "COMMENT CONSTRUIRE DANS LES RÉGIONS SOUMISES AUX AFFAISSEMENTS MINIERS", "titre_sommaire": "COMMENT CONSTRUIRE DANS LES RÉGIONS SOUMISES AUX AFFAISSEMENTS MINIERS", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 28, "page_imprimee": "90", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192311-01.1.28", "debut_caractere": 13, "fin_caractere_exclue": 3880, "texte": "COMMENT CONSTRUIRE DANS LES RÉGIONS\nSOUMISES AUX AFFAISSEMENTS MINIERS\nSou» le titre ci-dessus, M. R. Hautier, ingénieur\ndes constructions civiles, publie dans le premier\nfascicule 1923 des « Annales des Mines de Belgi-\nque >, un mémoire qui est du plus haut intérêt\npour tous les exploitants de mines ou de char-\nbon nages.\nOn sait combien la réparation des dégâts de sur-\nface grève le budget de beaucoup de nos sociétés\nminières, surtout de celles exploitant dans des ré-\ngions populeuses, et aussi combien les responsabili-\ntés sont difficiles à établir. Bien souvent les char-\nbonnages, qui ont bon dos, réparent des dégâts\ndont ils ne sont pas du tout responsables.\nAprès avoir observé comment se comportent les\nconstructions élevées sur des terrains sujets à des\naffaissements, M. Hautier établit quelques règles\nfondamentales très simples et très méthodiques qui\npermettent de calculer les efforts de flexion anor-\nmaux, directs ou indirects auxquels peuvent être\nsoumis les bâtiments et les ouvrages d'art.\nIl en déduit ensuite quelques règles pratiques\ndesquelles il ne faudrait jamais se départir, lors-\nqu on construit dans des régions sujettes aux affais-\nsements. 11 faut, en général, que les constructions\nconstituent des blocs indéformables, présentant une\ntrès grande homogénéité et autant que possible\nmonolithes. 11 n'est pas à conseiller de construire\nsur des radiers en béton armé. Pour présenter une\nrésistance suffisante, ceux-ci sont généralement\ntrop coûteux vis-à-vis du restant du coût de 1a\nconstruction. Il y a moyen d'améliorer beaucoup les\nprocédés de construction usuels, d'abord en pros-\ncrivant le mortier de chaux, pour le remplacer par\nle ciment. Ensuite en plaçant de nombreux ancra-\nges, chaînages ou armatures, au droit des divers\nplanchers. Enfin, en proscrivant les voûtes, les ar-\ncades surbaissées, etc.\nLe béton armé, qui permet des constructions mo-\nnolithiques, serait hautement m conseiller» s'il\nn étatt pas si coûteux et s'il ne présentait pas l'in-\nconvénient grave de rendre les habitations froides\nen hiver et chaudes en été.\nM. Hautier préconise surtout les constructions\nmixtes constituées d'une armature à larges mailles\nen béton armée, et dont les intervalles sont remplis\nde briques ou de matériaux usuels. Ces construc-\ntions mixtes sont très légères et ne présentent plus\nles inconvénents du béton armé.\nCertaines précautions élémentaires doivent être\nobservées : les édifices doivent être aussi légers que\npossible, c'est pourquoi l'emploi de briques creuses\net d ardoises est à conseller. 11 faut aussi assurer\nune répartition bien uniforme des poids sur les fon-\ndations, et réduire autant qu'on le peut les dimen-\nsons en plan. On conçoit, en effet, que plus une\nconstruction est étendue, moins il est facile de. la\nrendre monolithique. Il faut donc proscrire les\nconstructions côte à cote et ramasser autant que\npossible les divers blocs. Pour les bâtiments indus-\ntriels, qui forcément doivent être étendus, il faut\nles construire en sections indépendantes les unes\ndes autres. Il n'y a aucun inconvénient à construire\nen hauteur, à condition toutefois de veiller à ce\nque le centre de gravité de la construction ne\npuisse tomber hors plomb, si le bâtiment vient à\ns incliner dans un sens ou dans un autre.\nM. Hautier termine son très intéressant mémoirs\nen exposant quelles sont les règles à observer pour\nla construction des ouvrages d'art : ponts, aque-\nducs, réservoirs, châteaux d'eau, etc. Et finale-\nment il examine comment les sociétés exploitantes\npourraient arriver à diminuer, dans une certaine\nmesure, leurs frais de réparation des dégâts de sur-\nface. D'après lui elles auraient intérêt à faire con-\nnaître aux entrepreneurs et aux propriétaires de\nsurface les règles à suivre dans la construction,\npar la publication de brochures, de plans-types,etc.,\nmis gracieusement à kur disposition»"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1923-11-01-c016", "article_bluemountain": "bmtnaac_1923-11_01#c016", "volume": "bmtnaac_1923-11_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "91", "page_fin": "92", "image_debut": 29, "image_fin": 30, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192311-01.2.5.2", "titre_corps": "LE BÉTON CHINOIS", "titre_sommaire": "LE BÉTON CHINOIS", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 29, "page_imprimee": "91", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192311-01.1.29", "debut_caractere": 13, "fin_caractere_exclue": 4124, "texte": "LE BÉTON CHINOIS\nDans le « Constructeur de Ciment Armé »,\nM. Lan Svagr, ingénieur à Tien-Tsin, expose les\ndifférentes caractéristiques d'un béton spécial très\nemployé en Chine pour les constructions de toutes\nsortes (maisons petites et grandes, églises, banques,\nécoles, etc.), et qu'il appelle pour cette raison le\n« béton chinois >.\nQualités du « béton chinois ». Le principal\navantage que l'on rencontre dans le béton chinois,\nc'est certainement son prix de revient qui est très\nfaible, car son coût est de trois fois inférieur à la\nmaçonnerie de briques et six fois moins cher que\nle béton 1 : 4 : 6.\nCes rapports varient nécessairement avec les\nconditions locales, mais il serait étrange qu'en\nFrance le € béton chinois > soit moins avantageux\nqu'il ne l'est en Chine, car les matériaux qui\nentrent dans sa composition : chaux et terre ordi-\nnaire, se rencontrent partout à très bas prix. La\nterre employée provient ordinairement des fouilles\neffectuées pour les fondations; non seulement elle\nne coûte rien, mais encore son emploi sur place\nprocure une économie, car il devient inutile de\npayer pour l'évacuer aux décharges.\nLa préparation du € béton chinois > peut se faire\npar des ouvriers, simples manœuvres, non spécia-\nlistes, car sa résistance dépend, en général, et uni-\nquement, d'un bon pilonnage.\nA Tien-Tsin, par exemple, on admet, comme\nrésistance, qu'il peut supporter une pression de\n3 kilogrammes par centimètre carré.\nUne qualité de ce béton est son élasticité; dans\nun cas particulier, le sol sur lequel reposaient des\nfondations effectuées en « béton chinois » donna\ndes tassements inégaux, et une partie de ces fonda-\ntions resta suspendue en l'air.\nSous la charge de la maçonnerie soutenue, le\n« béton chinois » prit une flèche importante, mais\nne se fissura pas, tandis que, par contre, la maçon-\nnerie de briques supportée, présenta des lézardes.\nLe « béton chinois » se distingue du béton de\nciment ordinaire, parce qu'il ne laisse ni passer\nl'eau, ni l'humidité, et se présente dans beaucoup\nde cas comme un bon isolant.\n11 n'y a rien à craindre en construisant des assi-\nses de fondations ©n terrains humides en faisant\nemploi de < béton chinois >, il faut seulement pren*\ndre garde que dans les premiers jours de son em-\nploi, il se soit pas délavé par des infiltrations. Cette\naction mécanique de 1 eau peut, d'ailleurs, être évi-\ntée e npréservant le béton à l'aide d'une couche de\nciment ou bien par de la maçonnerie, pour les en-\nL eau dormante ne détruit pas le « béton chi-\nnois > qui a fait prise.\nPréparation du C béton chinois >. Par « béton\nchinois >, il faut entendre un mélange de chaux et\nde terre ordinaire.\nCertaines personnes le désignent sous le nom ds\n< béton de chaux », mais cette appellation s'appli-\nque plutôt à un mélange de chaux, de sable et ds\nbricaillon.\nLa chaux s'emploie non éteinte et l'eau ajoutée\n1 est en telle quantité, que cette chaux est réduite\nen poudre et ne prend pas de consistance pâteuse.\nComme nous l'avons déjà dit, la terre est prise\ndirectement dans les fouilles qui doivent recevoir le\nmassif de fondations. On préfère les terres noires\naux terres argileuses et sableuses.\nL'argile pure ne convient pas.\nLa terre mise en œuvre pour fabriquer le € bé-\nton chinois > doit avoir le même degré d'humidité\nque celui qu elle possède dans le sol au moment où\nl'on fait l'excavation; si, extraite depuis quelque\ntemps, elle est trop sèche, il est indispensable de\nl'humecter.\nCette terre est tamisée de manière à en rejeter\ntous les gros morceaux; ensuite elle est mélangés\navec de la chaux en poudre dans le rapport 3 : 7\n(3 parties de chaux pour 7 parties de terre) et\nquelquesfois on tamise encore cet ensemble.\nCe mélange ainsi préparé est pilonné par cou-\nches de 15 à 20 centimètres..\nQuand les fondations en « béton chinois > sont\nfaites, leur surface supérieure est encore damée\navec un pilon en forme de disque pesant environ\n30 kilogrammes.\nCe disque possède à sa périphérie 6 à 8 oreilles\nauxquelles sont attachées des cordes.\nLes ouvriers saisissent ces cordes et, au rythme\nd'une chanson saccadée, soulèvent le disque à hau-"}, {"page_pdf": 30, "page_imprimee": "92", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192311-01.1.30", "debut_caractere": 13, "fin_caractere_exclue": 4010, "texte": "teur d'homme ( I m. 70 à 2 mètres) et le laissent\ntomber à la surface du béton, lequel, après le pi-\nlonnage, acquiert une plus grande dureté.\nSur la surface d'un béton pareillement damé, on\nconstruit directement la maçonnerie ou bien les\nassises de constructions en béton armé.\nConclusion. Les constructeurs européens et\nchinois sont, en Chine, habitués à faire usage du\n< béton chinois », et on peut dire qu'il n'y a pas\nde construction qui y soit effectuée sans son appli-\ncation.\nNous espérons que les résultats remarquables\nque nous venons de signaler et donnés par l'emploi\nde ce matériau si bon marché inciteront les cons-\ntructeurs français à en faire l'essai.\n11 serait désirable que, parallèlement aux usages\npratiques, soit faite l'étude du processus chimique\ndu durcissement de ce béton.\nLes résultats que l'on obtiendrait par ces études\nconduiraient vraisemblablement à en améliorer la\npréparatios et aussi à découvrir de nouvelles appli-\ncations de ce « béton chinois 3> si économique.\n(D'après un article de lan Svagr dans € Le\nConstructeur de Ciment Armé, nov. 1922.)\nLA PROTECTION DU FER CONTRE LA\nROUILLE AU MOYEN DU CADMIUM. On sait\navec quelle facilité se rouillent la plupart des fers\net aciers. Chaque année, des centaines de mille\ntonnes de métal retournent à l'état d'oxyde, et de\ngrandes richesses sont ainsi anéanties. La lutte\ncontre la rouille doit donc préoccuper tous ceux\nqui ont le souci de combattre le gaspillage des res-\nsources de l'humanité. Cette lutte est pratiquée en\ngénéral au moyen de peintures, ou par la galvani-\nsation qui consiste à recouvrir le fer d'une couche\nde zinc. Un nouveau procédé fait actuellement son\napparition sur le marché industriel anglais : c'est\nle revêtement au cadmium. Il consiste à pratiquer\nsur le métal, par voie électrolytique, le dépôt d'une\ncouche de cadmium épaisse de 1 à 2 millièmes de\nmillimètre. Le métal ainsi recouvert est ensuite\nrecuit pendant quelques heures pour assurer la for-\nmation d'un alliage entre le cadmium et le fer\nsous-jacent. On obtient par ce moyen un revête-\nment inoxydable, beaucoup plus durable et efficace\nque les revêtements connus jusqu'alors.\n(« Le Nature 3>, 22 septembre 1823.)\nCONCOURS POUR LA RECONSTRUCTION\nDE L'EGLISE DE BRIELEN. Le jury chargé de\njuger ce concours dont le programme a paru\ndans notre numéro trois a terminé le 22 no-\nvembre ses opérations.\nLe projet présenté par M. Luc Viérin, architecte\nà Bruges, en collaboration avec M. Liebaert, entre-\npreneur, a été classé premier (prime 4,000 francs).\nLe projet présenté par M. Richard Acke, architecte\nà Courtrai, a été classé second (prime 3,500 ifr.).\nAucun projet n'a été classé troisième. Conformé-\nment au programme c'est entre les deux projets\nsusmentionnés que l'administration devra choisir\ncelui qui sera exécuté.\nOnt été classés ensuite :\n4e avec prime de 1,250 francs : projet présenté\npar M. Leurs, Constant, ingénieur à Anvers.\n5e avec prime de 1,250 francs : projet présenté\npar MM. Vandekerkhove, A., entrepreneur à Ingel-\nmunster, et Verbruggen, P., architecte à Ypres.\n6e avec prime de 500 francs : projet présenté\npar MM. Vandekerkhove, A., entrepreneur à Ingel-\nmunster, et Dollé, A., architecte à Bruges.\n7e avec prime de 500 francs : projet présenté\npar MM. Petryns, entrepreneur à Uccle, et Ver-\nlant et De Pape, architectes à Bruxelles.\n8e avec prime de 500 francs : projet présenté\npar MM. Vandenkerkhove, J., entrepreneur à\nYpres, et Carpentier, architecte à Poperinghe.\n9® avec prime de 500 francs : projet présenté\npar M. Tondeur, E.f architecte à Bruxelles.\nLe jury a décidé d'exposer à Bruges, dans la\npremière quinzaine de décembre, tous les projets\nprésentés. Les projets non primés resteront ano-\nnymes.\nNous espérons pouvoir reproduire dans < La\nCité > la plupart des projets primés et rendre\ncompte d'une façon détaillée de ce concours qui a\nsuscité parmi les architectes un réel intérêt puisque\nvingt-trois projets ont été soumis au jury.\nLE PRÉSENT NUMÉRO RENFERME 8 PLANCHES HORS TEXTE."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1923-11-01-c017", "article_bluemountain": "bmtnaac_1923-11_01#c017", "volume": "bmtnaac_1923-11_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "[93]", "page_fin": "[93]", "image_debut": 31, "image_fin": 31, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192311-01.2.6", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 31, "page_imprimee": "[93]", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192311-01.1.31", "debut_caractere": 773, "fin_caractere_exclue": 1014, "texte": "Demandez le\no\n0\no\n3\no\no\nU\ni\nUÂ\nX.\nS\n\\\nK ASPIRATEUR\nELECTRIQUE.\nLe rneit/eur du Monde\nLH. MILLS - , 92, Av, Louise __ BRUXELLES\nAGENT GÉNÉRAL POUR LA BELGIQUE\nTél : 272,61\nCataloguen'B\nou un appareil\nà l'essai\nsans frais\nVous serez émerveillé"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1923-11-01-c018", "article_bluemountain": "bmtnaac_1923-11_01#c018", "volume": "bmtnaac_1923-11_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "[94]", "page_fin": "[94]", "image_debut": 32, "image_fin": 32, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192311-01.2.7", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 32, "page_imprimee": "[94]", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192311-01.1.32", "debut_caractere": 68, "fin_caractere_exclue": 1544, "texte": "ÉTABLISSEMENTS\nChapel\nPluntz\nSOCIÉTÉ AHONYME § f Firme exclustvem«nt Bdf* depuis sa fondation en 1864\nBUREAUX. MAOASINS et ATELIERS :\n7, RIIC René Dubrcucq (Ex f dt Vienne) 138, Cbausséé de Wavre\nIXELLES-BKUXELLES\nTéléphone : 947,40\nDirecteur-Administrateur i MARTIAL CHAPEL\nSpécialité d'article» pour bâtiments :\nColonnes (plus de 200 modèles), Pilastres, Coionettes ornées, Tuyaux de descente* Gargouilles,\nChâssis dégoûts, de Citernes, Sterfputs, Glissières de cheminée, Plaques d'ancrage, Marche*\net Grilles à jour, Cloches de calorifère, Barreaux, Pots de cuisine, Taques ornées, etCe,\nPoulies, Volant» Engrenages et toutes Pièces Mécaniques» Toutes pièces dt Poilêtiê\nd'Ornementation• Petite Mécanique, e(c„ en grande série.\nATELIER DE NICKELAGE\nMODELES ET PRIX SPECIAUX POUR ADJUDICATIONS PUBLIQUES EN :\nMargelles (Trous d'homme), Avaloirs, Regards dégoûts, Tuyaux, Poteaux indicateurs, Caa»\ndélabres, etc. ALBUMS OU PLANCHES SEPAREES SUR DEMANDE\nDépôt de Poutrelles en Acier\nFers et Aciers pour Constructions\nRONDS, FILS, FEUILLARDS, etc. Coudés et façonnés sur demande suivant plant\nd'exécution pour BETON ARME. Ingénieur spécialiste à la disposition des entrepreneim\net architectes pour devis, dessins, élaboration de plans, calculs de résistance, etc.\nBoulons • Perçage - Charpentes - Gitages complets - Poutres rivées# etc.\nA\n» « «\nr z.r\nFON|ERIE DE I\n• • • • •\n• • •\n* 9 o » » t é » <\n«•«•*«\nu e • e •\n« •\nvtr\nK-UWt'i!*3;?» n-i»w nroeamw~\ni'jueMTi«w\"iV)rn nMMaout"}]}], "pages_ocr_originales": [{"page_pdf": 1, "page_imprimee": "couv. 1", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192311-01.1.1", "texte": "P.OIAMD VAM HCECKE"}, {"page_pdf": 2, "page_imprimee": "[72]", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192311-01.1.2", "texte": "KCVUt AËNbUËLL, t BELGE\nLA CITE\nURBANIS/AE H ARCHITECTURE ® ART PUBLIC\nRECONSTRUCTION\nDES REGIONS DÉVASTÉES\n, —j ——— rr= == 1 - ' ' -'\"«ssa\nRédacteurs : MM. Fem. BODSON, architecte (Bruxelles); J. DE LIGNE, architecte\n(Bruxelles) ; J. EGGERICX, architecte (Bruxelles) ; Huib. HOSTE, archi-\ntecte (Bruges); Raymond MOENAERT, architecte (Bruxelles); L van der\nSwaelmen, architecte-paysagiste (Bruxelles); J. M. van HARDEVELD (Am-\nsterdam; M. Raph. VERWILGHEN, Ingénieur Urbaniste (Bruxelles), Secré-\ntaire de la Rédaction.\nRédacteurs et Collaborateoirs sont seuls responsaoles de leurs articles. —— H sera rendu compte\ndans «la Cité de tout ouvrage dont deux exemplaires seront envoyés àla Revue.\nPour la rédaction, T administration et les demandes d'abonnement, s adresser au Sièg<\"\nde la Revue : 10, Place Loix, Saint-Gilles-Bruxelles.\nPour la vente au numéro s'adresser exclusivement aux librairies. Dépôt principal : Li-\nbrairie Lamertin, 58-62, Coudenberg Bruxelles.\nABONNEMENT : Belgique 10 *r. ; Etranger, 1 5 fr. Le numéro, Un franc.\nLes abonnements peuvent se prendre en versant la somme de î 0 francs au crédit du\nCompte chèques-postaux n° 1662Î (Revue : La Cité). Moyennant un sup-\nplément de 3 francs les numéro? sont envoj'és mensuellement sous enveloppe\ncartonnée.\n\nEditions \" TEKHNÉ „\nLA CITE. Première, deuxième et troisième années. Par volume : fr. 10.—\nLîArt et la Société, par H.-P. Berlage, architecte à Amsterdam. Tirés à part d<e la Revue\n« Art et Technique » (septembre 191 3-février 1914). Un volume luxueusement im-\nprimé et illustré de 98 clichés » » t fr. 20.\nPaul Hankar (1859-1901), par Charles Conrardy et Raym. Thibaut. Une brochure\nillustrée , , fr. 3.\nMatériaux de substitution dans la construction de maisons, pa:J J Seroen, architecte. Une\nbrochure illustrée , , fr. 2.\nLa Conservation du cœur de la Ville de Bruxelles, par Charles Buis, avec traduction dune\nconférence de C. Gurlitt sur la « Conservation du cœur d'anciennes villes ». Une bro-\nchure de 24 pages , , . fr. 2.\nL'habitation coloniale Sa construction au Congo Belge, par Gast. Boghemans. Une brochure\nde 20 pages abondamment illustrée » » fr. 3.\nConstantin Meunier. L'historique de son monument au travail, par R. Thiry et G. Hen-\ndrickx. Une brochure illustrée ....,, fr. I.\nL9Art des Jardins et Je nouveau jardin pittoresque, par Louis van der Swaelmen, architecte-\npaysagiste » » fr. 1•\nLA REVUE (( TEKHNE » Collection complète de la 2me année (1912-1913). Beau\nvolume de 516 pages, sur papiefr couché, illustré de 250 clichés . . . . . fr. 15.\nPour obtenir ces livres, il suffit de verser, dans n'importe quel bureau des postes, au crédit\ndu compte chèques postaux n° î 66.21 Revue <( La Cité », la somme due et d inscrire sur le bul-\nletin de versement le titre du livre et les nom et adresse du souscripteur."}, {"page_pdf": 3, "page_imprimee": "73", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192311-01.1.3", "texte": "L'ARCHITECTURE DE DEMAIN\nET SES POSSIBILITÉS ARCHITECTONIQUES\n\nL'Architecture est entrée dans une période qui est d'un intérêt\nprimordial au point de vue de son évolution; une période donc\n1 importance n'a pas été comprise jusqu'à présent, à cause du point\nde vue impropre auquel nous l'envisageons.\nPar suite de la victoire sur l'Académisme, un renouveau s est\nfait jour dont nous n'apercevons encore que les premières expres-\nsions.\nC'est une erreur, conséquence de conceptions ruskiniennes\nsurannées, de croire que l'esthétique trouve sa manifestation\nsuprême dans la lutte, et que le renouveau, qui en est la conséquence,\nconstituerait un sommet en même temps qu'un but final.\nVie est synonyme de lutte, mais l'art sous sa forme la plus\nélevée, est synonyme de victoire, c'est-à-dire de paix, de repos.\nLe progrès intellectuel, social et technique, réalisé à notre\népoque, n'a pas encore son expression architecturale. Non seulement\nnotre architecture contemporaine ne précède pas son époque, elle\nn'est même pas au niveau de son temps. Ainsi, parfois même, elle\nexerce une action réactionnaire sur l'évolution indispensable de la\nvie moderne. Les modes de locomotion, l'hygiène publique, et\npartiellement aussi la crise du logement, pour ne citer que ces\nexemples, en témoignent.\n\nL A CIT É. NO V. 192 3."}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "74", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192311-01.1.4", "texte": "LA CITÉ. N O V. 1 9 2 3.\n\nL'architecture ne s'efforce plus, comme jadis, de réaliser en des\nformes harmonieuses, le logement tel que l'habitant le désire; elle\nsacrifie gens et choses à une conception préconçue, issue de contin-\ngences disparues. C'est ainsi qu'elle constitue aujourd'hui un\nobstacle à l'épanouissement de la vie. Cause et effet se sont substitués\nl'un à l'autre.\nC'est pour cette raison que dans le domaine de l'architecture,\nles inventions techniques ne trouvent pas immédiatement un accueil\nfavorable; on les juge d'après les conceptions artistiques du jour; et\ncomme, en général, elles sont en contradiction avec celles-ci, elles ne\nparviennent que difficilement à se maintenir dans le monde tradi-\ntionnel de l'architecture.\nLe verre, le béton armé, le fer, la pierre artificielle, en fournis-\nsent tous, plus ou moins, la preuve.\n***\nAucun art n'est plus difficile à réformer que l'architecture,\nparce que dans aucun art la forme n'est conditionnée dans une aussi\nforte mesure par la matière. Par suite, les formes traditionnelles\nn'ont été, dans nul art, aussi fidèlement conservées à travers les\nsiècles.\nL'architecture ne détruit point pour mieux reconstruire : elle\névolue constamment et ne rétrograde jamais.\nIl n'y a pas d'exemple en architecture d'une destruction des\nformes caractéristiques d'une époque, quoiqu'indispensable par la\nmodification constante des circonstances qui conditionnent les formes\narchitecturales. La Renaissance s'est appuyée sur le Gothique, le\nGothique sur le Roman, le Roman sur le Byzantin, et ainsi de suite.\nCe qui constitue l'essence même de l'architecture : le jeu de l'équi-\nlibre des forces : charge et appui, traction et compression, action et\nréaction, n'a jamais, au cours des âges, été exprimé avec netteté; ils\nfurent toujours dissimulés, déguisés sous des parures inspirées par\nla fantaisie.\nOn admet comme axiome que l'architecture n'atteint son sens\nle plus profond que si elle est le résultat d'une continuité d'efforts"}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "75", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192311-01.1.5", "texte": "LA CITÉ. NO V. 192 3.\n\nen vue du perfectionnement et de la spiritualisation de formes tradi-\ntionnelles et qu'elle n'atteint sa valeur la plus vraie que si tous les\nessais précédents en vue de l'immatérialisation s'expriment en elle de\nla façon la plus raffinée et la plus synthétique.\nTandis qu'il est vrai que le véritable mérite de la tradition\nconsiste simplement en ce que l'art est chose vivante, extériorisation\ndu sens intime. Une saine notion de la tradition nous amène à nous\nrévolter contre les arts du passé, non pas à nous y soumettre.\nLe sens de la vie d'une époque, et non le traditionnalisme de\nses formes constitue la caractéristique de l'art.\nJamais ce sens de la vie n'a été aussi profondément ressenti que\nde nos jours; jamais les constrastes poussés à l'extrême ne se sont\naussi violemment opposés. Jamais le chaos ne fut plus grand!\nDes éléments naturels sont écartés, mais continuent à exercer\nleur pouvoir d'attraction; des éléments spiritualisés naissent, mais\nsont repoussés.\nNéanmoins l'inévitable évolution de la vie s'accomplit avec une\ninflexible nécessité ; l'esprit triomphe de la nature.\nLe machinisme se substitue à la force animale; la philosophie à\nla foi.\nL'assise de l'ancienne conception de vie est minée; l'ordonnance\nnaturelle de ses organes est dérangée. De nouveaux concepts de vie\nse forment, se libèrent des concepts anciens et tendent à s'équilibrer.\nTemporairement la nouvelle conception de vie nous apparaît\ndéséquilibrée, mais un nouveau rythme de vie est né esquissant une\nnouvelle puissance esthétique et un nouvel idéal plastique.\nSeule l'architecture, qui a le nom d'être le reflet de la culture\nd'une époque, semble, malgré ces événements, n'être aucunement\ninfluencée.\nC'est tout d'abord en peinture et en sculpture que ce nouveau\nsens de vie, se réalisa d'une manière qui étant donné\nun changement aussi radical des circonstances ne peut être que\nrévolutionnaire. Etant donné que la vie n'atteint pas encore à l'équi-"}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "76", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192311-01.1.6", "texte": "LA CITÉ. NOV. 1923.\n\nlibre, cette nouvelle conception artistique, qui est basée sur les\nréalités de la vie, ne peut dépasser le stade tragique de la lutte. Mais\ncette lutte est ici moyen et non but : moyen vers la libération de\nl'esprit, vers l'esthétique pure.\nCe concept nouveau de vie, s'exprimait déjà dans le Futurisme,\nqui s'efforce de concilier en peinture l'Espace et le Temps, tandis\nque dans le Cubisme se débattent la Réalité et l'Abstraction, sans\nqu'elles ne puissent se fixer en un équilibre rythmique.\nSi le Futurisme peut nous apparaître comme le prototype d'un\nnouvel Art pictural dynamique, se manifestant par l'union de la\ncinématographie et de la peinture, le Cubisme, par contre, renferme\ndes possibilités de développement d'ordre général qui permettent d'y\nvoir le stade transitoire vers un art pictural monumental. A la fois à\nla poursuite de formes constructives et abstraites et de la représenta-\ntion de la nature analysée par une philosophie qui nous porte à aimer\net à vénérer la vie sous tous ses aspects, c'est-à-dire dans son essence\net son image, quoiqu'en même temps rejetant la vie dans la relativité\nde sa forme extérieure, le Cubisme lui-même constitue encore l'image\ntragique d'une époque de transition.\nLe Cubisme, à ses débuts, d'une façon encore naturalistique,\nquoique révolutionnaire par le fait de la désagrégation de la forme\nnaturalistique, accomplit la transition entre l'élément naturel en\nélément spirituel, c'est-à-dire de la stricte imitation à la figuration\nabstraite, soit de l'état accidentel à l'état permanent.\nEntraîné par la force intime de son intellectualisme, le Cubisme\nse libère de plus en plus des aspects accidentels de la nature.\nL'abandon de l'accessoire, la recherche de la forme sévère, l'emploi\nde surfaces colorées égales, mènent inévitablement à un art\nessentiellement pictural, un art qui, par des moyens strictement pic-\nturaux, par l'équilibre de rapports, de valeurs et d'étendues entre\ndes surfaces colorées, crée des œuvres purement plastiques. Comme\ntelles, ces œuvres perdent leur droit d'existence en tant que tableaux,\nmais gagnent un intérêt considérable en préludant au rôle que la\ncouleur occupera dans l'architecture de demain."}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "77", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192311-01.1.7", "texte": "LA CITÉ. NOV. 1923.\n\nL'architecture elle-même au point de vue de la culture le\nplus important des arts reste jusqu'à présent insensible à ce\nprocessus générateur. Loin du sentiment révolutionnaire qui don-\nnait naissance au Cubisme, mais point du tout au delà de ce senti-\nment, elle tombe, quant à son aspect extérieur, d'un excès dans\nl'autre, sans pouvoir se débarrasser de sa tendance naturelle vers la\nrecherche du détail, vers l'ornement. Ainsi elle ne parvient pas à\ns'élever à une conception plus spirituelle qui refléterait directement\nl'essence même de l'architecture, c'est-à-dire la tension équilibrée de\nforces.\nMais ce que l'architecture est impuissante à réaliser par ses\npropres forces spirituelles, naît de soi par la force même des choses.\nL'architecture n'est point, comme les arts purs, le résultat rien\nque d'un courant d'idées. Elle est également la résultante de facteurs\nmatériels : destination, matériaux et construction. Sa finalité est\ndouble; elle doit être à la fois utile et belle. De même que les facteurs\nspirituels se modifient au cours des temps, de même les facteurs maté-\nriels se modifient constamment et ne sauraient subir d'entraves à leur\névolution. Cela est vrai tant pour l'architecture que pour les produits\nde l'industrie. Au fur et à mesure que l'aspect esthétique d'un objet\nperd de son importance et que son utilité augmente les idées artis-\ntiques du jour interviennent moins dans la détermination de ses\nformes constitutives. C'est ainsi que des objets essentiellement pra-\ntiques, et dont la valeur esthétique est secondaire, échappent à\nl'attention de l'artiste et reçoivent la forme purement technique, la\nmieux appropriée à leur but. Mais le désir de beauté au fond de l'être\nhumain, est tellement intense, que ces objets acquièrent, comme\nd'eux-mêmes, en plus de leurs formes purement techniques, une\nforme esthétique élémentaire.\nLes objets de cette nature, tels par exemple les automobiles, les\nbateaux à vapeur, les yachts, les costumes pour hommes, les vête-\nments de sport, les appareils électriques, les articles sanitaires, etc.,\nportent en eux, en tant que pures manifestations de leur époque,\nles éléments de l'art plastique nouveau. Ils peuvent être considérés"}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "78", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192311-01.1.8", "texte": "LA CITÉ. NOV. 1923\n\ncomme étant les premiers points de contact avec les formes extérieures\nde l'esthétique nouvelle.\nPar suite de leur absence d'ornements, de la netteté de leurs\nformes, de leurs couleurs franches, par suite d'une certaine perfection\ndes matériaux et des proportions conséquence du mode nouveau\n(mécanique) de production ces objets exercent indirectement une\naction fécondante sur l'architecture actuelle. Elles y font naître un\ndésir de l'abstrait, qui se trouve alimenté d'ailleurs par des causes\nplus immédiates. Il se manifeste provisoirement par une spirituali-\nsation des formes traditionnelles qui n'est pas encore l'émanation\nd'une nouvelle conception de vie.\nCe désir de l'abstrait n'est encore que négatif; il est l'écoulement\nde la vie quotidienne bien plus que son épanouissement. Cela se\nmanifeste par des formes encore mal définies, et surtout par l'absence\nd'énergie esthétique, de tension spirituelle.\nL'architecture d'aujourd'hui même sous sa forme la plus\névoluée ne connaît point cette tension comme elle se réalise esthé-\ntiquement dans les grands rythmes, dans la complexité de l'équilibre\nd'éléments ayant des rapports et exerçant une influence entre eux,\ndont l'un soutient la signification esthétique de l'autre,où rien ne peut\nêtre surajouté, mais où rien non plus ne peut être enlevé; où chaque\nélément envisagé séparément ou par rapport à l'ensemble correspond\nsi parfaitement en tant qu'emplacement et forme, aux autres éléments\nque toute modification si minime qu'elle soit, bouleverse l'équilibre\ngénéral. *\nA cet équilibre qu'elle ne peut réaliser par ses propres moyens,\nl'architecture contemporaine substitue l'ornement.\nL'emploi d'ornements est le correctif externe de l'absence\nd'équilibre et des tentatives manquées de réaliser une expression\narchitecturale par des moyens purement architectoniques : c'est-à-\n-dire par des fenêtres, portes, cheminées, balcons, ressauts, cou-\nleurs, etc. L'ornement est la panacée universelle d'une architecture\nimpuissante."}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192311-01.1.9", "texte": "PLANCHE I.\nSEVERINI. (FIG. 1) LE BOULEVARD\nPEINTURE FUTURISTE. ESSAI DE REPRESENTATION SIMULTANEE ET\nSYNTHETIQUE D'EVENEMENTS QUI SE SUCCEDENT.\nSURVAGE. (FIG. 2) MONACO\nPEINTURE CUBISTE. CONFLIT ENTRE LA REPRESENTATION\nREALISTE ET L'ABSTRACTION. QUOIQUE L'ARTISTE AIT DONNE\nUNE REPRESENTATION APPROFONDIE ET SYNTHETISEE DE L'AS-\nPECT ACCIDENTEL DES OBJETS, CEPENDANT LES PREOCCUPA-\nTIONS REALISTES NE SONT PAS ENCORE VAINCUES AU POINT DE\nFAIRE PLACE A UNE EXPRESSION ESSENTIELLEMENT PICTURALE.\nSupplément à la Revue « La Cité ». — IIIe année."}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192311-01.1.10", "texte": "PLANCHE II.\nP. MONDRIAAN. (FIG. 3) COMPOSITION (1918)\nEXEMPLE DE PEINTURE OU L'ON EST PARVENU A S'AFFRANCHIR TOTALEMENT\nDU NATURALISME DES ASPECTS ACCIDENTELS ET A CREER UNE ŒUVRE PLAS-\nTIQUE PAR DES MOYENS PUREMENT PICTURAUX, A SAVOIR PAR UN EQUILIBRE\nDE RAPPORTS, DE POSITIONS ET DE VALEURS, ENTRE DES SURFACES COLOREES.\nOUD. ARCHITECTE. (FIG. 4). V. DOESBURG. PEINTRE.\nHALL, OU L'ART PICTURAL CONTRIBUE A CREER UN INTERIEUR. L'ON A\nESSAYE, DANS CETTE ŒUVRE, DE REALISER, POUR L'ESPACE A TROIS DIMEN-\nSIONS, CE QUI A ETE OBTENU DANS LA FIGURE 3 POUR L'ESPACE A DEUX\nDIMENSIONS; MALHEUREUSEMENT, LES DIVERS ELEMENTS DE L'ŒUVRE SONT\nENCORE TROP INDEPENDANTS LES UNS DES AUTRES. LES PORTES, PEINTES\nDIFFEREMMENT, FONT PARTIE D'UNE MEME COMPOSITION PICTURALE."}, {"page_pdf": 11, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192311-01.1.11", "texte": "PLANCHE III.\nRODIN. TORSE (a). (FIG. 5). ARCHIPENKO. TORSE (b).\nLA COMPARAISON DE CES DEUX ŒUVRES MONTRE LE DEPLACE-\nMENT DES PREOCCUPATIONS DE LA SCULPTURE PASSANT DU\nNATURALISME MOUVEMENTE CHEZ LES IMPRESSIONNISTES A UNE\nRIGIDITE SYNTHETIQUE DANS LA SCULPTURE NOUVELLE.\nOUD. (FIG. 6). USINE.\nESSAI DE REALISER UNE EXPRESSION ARCHITECTURALE PAR DES\nMOYENS PUREMENT ARCHITECTONIQUES; L'AUTEUR N'EST CEPEN-\nDANT PAS ENCORE PARVENU A ELIMINER ENTIEREMENT L'ELE-\nMENT DECORATIF (VOIR, PAR EXEMPLE, LA FORTE D'ENTREE\nA GAUCHE)."}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192311-01.1.12", "texte": "PLANCHE IV.\n(FIG. 7).\nUNE LOCOMOTIVE. EN RECHERCHANT UNIQUEMENT L'UTILE L'ON A REALISE\nUNE HARMONIE PARFAITE ENTRE LA RAISON D'ETRE ORGANIQUE (INTERNE)\nET L'ASPECT EXTERIEUR; DE LA SORTE L'ON A ATTEINT LA BEAUTE\nSANS LA RECHERCHER.\n(FIG. 8).\nUNE AUTOMOBILE. LES REMARQUES FAITES AU SUJET DE LA FIGURE 7\nS'APPLIQUENT EGALEMENT A CETTE MACHINE ET EXPLIQUENT LA SIMILI-\nTUDE DE FORMES AVEC LA FIG. 7."}, {"page_pdf": 13, "page_imprimee": "79", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192311-01.1.13", "texte": "LA CITÉ. NOV. 1923.\n\nUne architecture sans ornements postule une composition d'une\npureté parfaite.\nCette tendance vers une architecture sans ornements, consé-\nquence indirecte des facteurs énumérés et directe de facteurs à définir,\na été constatée à mainte reprise. Elle fut toujours condamnée, parce\nque l'opinion prédomine qu'en dernière analyse les concepts de\nbeauté et d'ornementation sont identiques, et que l'on se figure que\nl'ornementation est un des besoins indéracinables de l'humanité:\nbesoin qui s'il existe ne devrait pas nécessairement trouver sa\nsatisfaction dans l'art.\nEn art toute ornementation est du superflu : une compensa-\ntion externe d'une insuffisance interne : une ajoute et non point un\norgane.\nEn architecture, l'ornement n'est indispensable que dans la\nmesure où l'expression par des moyens propres est insuffisante au\npoint de vue esthétique.\nPar rapport à l'organisme architectural pris dans son ensemble,\nornementation signifie : harmonie externe, non point énergie\ninterne; toujours liaison, superficielle au temps de la Renaissance,\nplus profonde durant la période Gothique jamais contraste,\njamais tension.\nL'histoire de l'évolution de l'architecture nous apprend qu'elle\nporte en elle dès son origine les germes de sa décadence. De suite\nque la première hutte eut été construite, on se mit à l'orner, jetant\nde la sorte la base de ce dualisme hybride, de ce manque de synchro-\nnisme dans l'expression de l'utile et du beau, qui se manifeste au\ncours des siècles. C'est de la sorte qu'est née cette déroutante con-\ngruence : beauté-ornementation, qui s'opposa jusqu'à nos jours à\nl'éclosion d'un art purement architectural.\nIl semble que de nos jours seulement, sous la poussée des événe-\nments, et par suite d'une conception esthétique élargie, une architec-\nture qui parle par elle-même soit possible, une architecture à laquelle\nles autres arts ne seront point appliqués et par conséquent subor-"}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "80", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192311-01.1.14", "texte": "LA CITÉ. NOV. 192 3.\n\ndonnés, mais avec laquelle ils coopéreront organiquement. Dès\nl'origine, la beauté vit dans les fonctions constructives de l'édifice;\nla tension harmonieuse des formes l'élève au delà des nécessités maté-\nrielles dans le domaine de l'esthétique.\nPareille architecture ne tolère point d'ornements, car elle cons-\ntitue un organisme complet en lui-même. Toute ornementation lui\ndonnerait un caractère individuel qui diminuerait sa valeur univer-\nselle.\nL'évolution architecturale est trop complexe pour être exprimée\npar quelques facteurs. Tout un réseau d'influences, dans lesquelles\nl'homme intervient plus ou moins consciemment, collaborent à son\ndéveloppement. Parfois l'une d'elles plus marquante et plus claire, se\nlaisse signaler.\nParmi celles qui se rapportent directement à l'architecture, ce\nsont les nouvelles méthodes de production et les nouveaux matériaux,\nqui contribuent surtout à en révolutionner les modes d'expression.\nLa substitution du travail mécanique au travail manuel, qui est\nune nécessité économique et sociale, prend, même dans l'industrie du\nbâtiment, une extension de plus en plus considérable.\nLe produit des machines, qui fut à l'origine énergiquement\nécarté par les esthètes, est, malgré toutes les oppositions, de plus en\nplus employé, non seulement comme matériau secondaire, mais pour\ndes éléments de construction importants et visibles. De la sorte la\nmachine exerce son influence sur la forme architecturale.\nCette influence ne se ressent actuellement que dans les détails.\nMais les détails (j'entends par détail, en ce cas : le motif ornemental\net figuratif : la décoration) constituent la quintessence des concep-\ntions architecturales régnantes. Relativement faibles dans les archi-\ntectures de style classique, ces influences se manifestèrent avec une\ndésinvolture croissante lorsque l'architecture sous l'influence des\ntendances médiévales renaissantes se libéra de l'Académisme.\nLes détails sont pour l'architecte d'aujourd'hui ce que le coup"}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "81", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192311-01.1.15", "texte": "LA CITÉ. NO V. 192 3.\n\nd'archet est pour le violoniste : le moyen d'expression par excellence\nde l'émotion intérieure.\n4\nPlus l'artiste est subjectif, d'autant plus le détail sera expressif;\npar suite, ses plus grandes possibilités résident dans les travaux faits\nàla main. Le Moyen Age qui connut l'apogée du travail manuel\natteignit également à l'apogée du détail. Décadence du travail\nmanuel est synonyme de décadence du détail.\nLe détail fait à la main par l'homme de métier est relativement\npeu défini de forme et de couleur: d'un motif principal on peut tirer\ndes variations sans nombre, tandis que le propre du détail fait à la\nmachine c'est d'être relativement défini de forme et de couleur : les\ndétails de même nature fabriqués en même temps, sont identiques.\nC'est pour cela que le détail fait à la machine n'offre pas les\nnombreuses possibilités d'expression qui sont le propre du détail\nmanuel, et qu'il est nécessaire de reporter l'accent individuel de\nl'architecture du détail sur son emplacement et sa dimension par rap-\nport aux autres éléments de l'édifice, c'est-à-dire de l'ensemble. C'est\nmoins dans les détails que dans leurs rapports mutuels, en d'autres\ntermes, dans l'ensemble de l'organisme architectural lui-même, que\nla personnalité de l'architecte s'exprimera à l'avenir.\nDès lors, les détails perdent leur signification en tant qu'orne-\nments; ils n'ont d'intérêt que comme éléments de rapports, par la\nplace que leur forme et leur couleur occupent dans l'ensemble.\nLe fer, le verre et le béton armé nous apparaissent comme\ndevant en même temps que les nouveaux modes de production,\nrévolutionner les formes actuelles de l'architecture. On ne saurait\ntrouver dans les anciens styles un mode d'expression qui leur soit\napproprié. Les formes traditionnelles furent au contraire un obstacle\nau complet épanouissement des possibilités que ces matériaux\noffraient.\nLe fer, sur lequel on fonda à l'origine les plus grands espoirs\net que l'on se figurait devoir amener une architecture nouvelle, fut\nrapidement relégué, au point de vue esthétique, à l'arrière-plan, à la\nsuite des applications inappropriées qu'on en fit."}, {"page_pdf": 16, "page_imprimee": "82", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192311-01.1.16", "texte": "LA CITÉ. NOV. 1923.\n\nLe fer est d'une matérialité évidente, contrairement au verre qui\nn'est qu'une matière palpable. On se basa sur cette propriété du fer\npour déterminer la manière de l'utiliser en architecture, en tant que\nmasse et surface. On perdait de vue que ce qui caractérise une cons-\ntruction métallique, c'est la possibilité de fournir un maximum de\nrésistance avec un minimum de matière, comme cela se manifeste dans\nles constructions en treillis.\nDans les constructions les plus appropriées à sa nature, l'aspect\ncaractéristique est d'être transparent, d'être ajouré et non plein. Son\nmérite architectural réside par conséquent dans l'expression du vide\net non du plein; on le mettra en relief en créant une opposition aux\nsurfaces pleines des murs et non point en prolongeant ces surfaces de\nfaçon homogène.\nCela nous frappe davantage encore en ce qui concerne les gran-\ndes surfaces vitrées. Les glaces permirent de supprimer les baguettes\nen bois qui subdivisaient les fenêtres; divisions autrefois indispen-\nsables, qui maintenaient optiquement la continuité du mur malgré\nla trouée des fenêtres.\nLes glaces, lorsqu'elles sont rationnellement employées, jouent\nen architecture le rôle d'une ouverture, sans plus. Lorsqu'à cause de\nleurs dimensions, il faut les subdiviser, on se sert de barres de fer qui\nne rompent point l'effet d'une ouverture.\nLa solution architectonique d'une pareille vitrine ne nous\nsatisfait constructivement et esthétiquement que lorsque, son carac-\ntère de baie ouverte est évident. Il est indispensable qu'au moyen\nd'une construction de décharge appropriée et pourvue d'appuis d'une\nstabilité suffisante, cette ouverture apparaisse au spectateur comme\nfaisant partie de l'ensemble architectonique.\nEn employant d'une façon logique, le fer et le verre, on peut\naccentuer considérablement le rôle esthétique des ouvertures. Ainsi\nl'architecture de demain pourra, dans une forte mesure, vaincre son\napparente pesanteur.\nL'emploi rationnel du béton armé ouvre des horizons analo-"}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "83", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192311-01.1.17", "texte": "LA CITÉ. N O V. 1 9 2 3.\n\ngues. Si l'emploi de la brique impose aux formes architecturales de\nmultiples restrictions, par contre les possibilités esthétiques du béton\narmé sont tellement étendues, que son utilisation généralisée finira\npar exercer une action libératrice sur l'imagination des architectes.\nL'emploi de la brique rend l'architecte tributaire des dimensions\nde ce matériau et de celle des arcs qu'il permet de construire; la plas-\ntique architecturale s'en trouve considérablement entravée.\nD'autre part la brique étant inapte aux efforts de traction, on\nne peut à moins de recourir à des artifices de construction tels que\nla suspension de briques à des fils de fer, etc., l'utiliser pour\nconstruire des consoles ou des linteaux horizontaux de quelqu'exten-\nsion. Les matériaux auxquels on a, dans ce cas, recours, le bois, le fer,\nle béton armé, etc., sont trop différents de la brique, pour amener une\nsolution satisfaisante. Enfin, à moins de recourir à l'enduit, on ne\npeut construire au moyen de briques ni une ligne nette et précise, ni\nune surface homogène : la faible dimension des éléments et la multi-\nplicité des joints y font obstacle.\nLe béton armé permet de réunir d'une façon homogène les\nparties portantes et les éléments portés, d'étendre considérablement\nles surfaces horizontales, de limiter d'une façon nette les plans et les\nmasses. À l'encontre des anciens modes de construction, basés sur le\nprincipe du poids et de son appui, et qui permettent uniquement de\nbâtir en retrait au fur et à mesure que l'on s'élève, le béton armé\npermet de bâtir en ressaut,c'est-à-dire vers l'extérieur. Cette parti-\ncularité ouvre la voie à une plastique architecturale nouvelle, qui,\ncombinée avec les possibilités d'expression du fer et du verre, peut\ndonner naissance à une architecture dont l'aspect caractéristique sera\nune immatérialité optique et pour ainsi dire flottant en l'air.\nLa couleur est le dernier des facteurs importants qui contri-\nbuent directement au renouveau de l'architecture.\nActuellement les architectes professent une déplorable indif-\nférence pour l'élément couleur.\nCela provient d'une part de ce que l'attention picturale est\ntoute entière concentrée sur des cas particuliers, le tableau, la fresque,"}, {"page_pdf": 18, "page_imprimee": "84", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192311-01.1.18", "texte": "LA CITÉ. N OV. 1 9 2 3.\n\nla décoration. Cela résulte, d'autre part, de la nature des matériaux\nde construction actuellement usités et qui se prêtent si peu aux effets\nde couleurs, qu'à moins de les abandonner un renouveau semble\nimpossible. Ici l'élément constitutif des murs tient un rôle parti-\nculièrement important.\nDans la plupart des édifices c'est le mur qui domine par sa\nmasse et par sa couleur; le choix du matériau servant à sa construc-\ntion sera décisif pour le coloris de l'édifice dans le cas d'une plastique\nbasée sur l'équilibre des couleurs. Lorsque l'effet dominant d'une\nsurface murale est le pittoresque provoqué par la variété des tons et\nles sentiments qu'ils expriment, toute la plastique de l'édifice sera\nimprégnée de ce caractère sentimental.\nIl en est presque toujours ainsi dans les pays où l'emploi de la\nbrique est général. Le mérite pictural de la brique tout comme\ncelui de la plupart des matériaux fabriqués d'après une technique\nmanuelle ne réside pas dans sa couleur même qui est le gris\nbrunâtre, mais dans la variété de ses nuances. Une couleur vive ne\nressort pas sur pareil fond : ou bien elle est rejetée ou bien elle est\nabsorbée par la teinte grise dominante.\nEn outre la valeur picturale de la brique est contrairement à\ncelle des surfaces peintes d'ordre naturel; son importance varie\navec les effets du temps.\nEtant donné que les peintures sont fixes ou devraient l'être\nl'harmonie entre la brique et ces peintures est sujet à modifica-\ntion; ce qui était harmonieux à l'origine peut, après quelques\nsemaines, être devenu discordant. Discordance qui frappe davantage\nlorsqu'on emploie des couleurs vives que lorsqu'on emploie des cou-\nleurs neutres; d'où probablement, surtout à la campagne, l'usage si\nancien du vert foncé en opposition au gris de la brique.\nC'est, à côté des raisons déjà signalées, une circonstance qui\nentrave les recherches de couleurs, lorsqu'on emploie la brique.\nLes matériaux vernis ou émaillés, ainsi que les enduits l'empor-\ntent à cet égard sur la brique.\nCe sont surtout les procédés que l'on invente successivement"}, {"page_pdf": 19, "page_imprimee": "85", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192311-01.1.19", "texte": "LÀ CITÉ. N O V. 19 2 3\n\ndans le but de donner aux enduits et bétons un aspect lisse et vive-\nment coloré, qui ouvrent de vastes horizons à l'utilisation de la cou-\nleur en architecture. Ils contribueront, avec les nouvelles possibilités\nplastiques dont nous avons parlé, à modifier complètement l'aspect\ngénéral des édifices.\nEn conclusion l'architecture basée rationnellement sur les nou-\nvelles conditions de la vie sera aux antipodes de l'architecture\nactuelle. Sans tomber dans un rationnalisme aride elle sera essentiel-\nlement utilitaire, mais d'un utilitarisme qui s'incorporera à des aspi-\nrations supérieures.\nEn opposition radicale aux productions, dépourvues de tech-\nnique, de forme et de couleur, résultant du moment d'inspiration,\ntelles que nous les connaissons, elle créera d'une façon technique\net quasi impersonnelle, des œuvres parfaitement adaptées au but\nassigné, de formes nettes, de proportions pures.\nEn place de l'attrait naturel du matériau fruste, des divisions\ndu verre, de l'aspect mouvementé des parements, de l'incertitude des\ncouleurs, de l'effet nébuleux des émaux coulés, de la patine des murs,\nelle nous découvrira le charme du matériau cultivé, la limpidité des\nglaces, le fini et l'arrondi des surfaces, le brillant des peintures, le\nscintillement de l'acier, l'éclat des couleurs, etc.\nL'évolution architectonique nous conduit de la sorte vers une\narchitecture qui paraîtra être libérée de la matière quoiqu'elle y soit\nplus que jamais étroitement liée. Dégagée de toute sentimentalité\nimpressionniste, de proportions pures, de couleurs franches, de for-\nmes organiques claires, débarrassée de tout superflu, cette archi-\ntecture pourra dépasser la limpidité classique.\nFévrier 1921.\n\nJ. J. P. OUD.\nRotterdam."}, {"page_pdf": 20, "page_imprimee": "86", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192311-01.1.20", "texte": "LA CITÉ. N OV. 1 9 2 3.\n\nLE XIe CONGRES NATIONAL DES\nARCHITECTES DE BELGIQUE ...\n\nMalgré la période des vacances et l'approche du voyage d'études\nque l'Union des Villes organisait en Belgique, bon nombre de con-\nfrères avaient répondu à l'invitation de la Fédération des Sociétés\nd'Architectes de Belgique. C'est que la participation au Congrès,\ncette année, outre l'importance des rapports à discuter, était, en\nmême temps, un témoignage d'estime confraternelle envers les mem-\nbres de la Société Royale des Architectes d'Anvers qui fêtaient le\n75e anniversaire de la fondation de leur société.\nAu cours de la réception des congressistes par les membres de\nla Société jubilaire, le Confrère Snyers, Président de la Fédération,\ndans une improvisation très applaudie, félicita vivement le Comité\ndirecteur de la Royale et lui dit la part très grande prise par les\narchitectes de Belgique au jubilé de leur société.\nAprès le déjeûner, les congressistes se rendirent au port, où ils\nvisitèrent le « Belgenland ».\nLa deuxième journée fut consacrée à la lecture des rapports et\nà leur discussion.\nLe confrère Maukels, avec une ardeur toute juvénile, continue\ninlassablement la lutte pour la consécration du titre d'architecte par\nle diplôme obligatoire.\nOn sait qu'un grand pas est fait : MM. les Députés Buyl,\nFischer et Wauwermans vont déposer un projet de loi instituant le\ndiplôme de l'architecte; d'autre part, M. le sénateur Vinck, directeur\nde l'Union des Villes et Président de la Société Nationale des H. B. M.\nqui assistait à la séance, après avoir déploré le manque d'unité dans\nl'enseignement architectural et l'absence de consécration des connais-"}, {"page_pdf": 21, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192311-01.1.21", "texte": "PLANCHE V.\n(FIG. 9.) (FIG. 10.)\nFIG. 9. LE COSTUME POUR HOMMES REALISE UNE BEAUTE QUI NE FUT PAS L'OBJET D'UNE RECHER-\nCHE SYSTEMATIQUE. DE MEME QU'EN CE QUI CONCERNE LES FIG. 7 ET 8 LE CARACTERE ESTHE-\nTIQUE RESIDE DANS LA RIGIDITE DES FORMES ET LA RIGIDITE DES LIGNES. LA PARENTE AVEC LES\nFORMES DES FIG. 7 ET 8 EST MANIFESTE. LA FIG. 10 REPRESENTE DES OBJETS D'USAGE COURANT, AU\nSUJET DESQUELS IL Y A LIEU DE FAIRE LES MEMES OBSERVATIONS QU'EN CE QUI CONCERNE LES\nFIG. 7, 8 ET 9.\n(FIG. 11).\nPARTIE D'EDIFICE DONT LES QUALITES ARCHITECTURALES RESULTENT UNIQUEMENT\nDU JEU DES PROPORTIONS. NEE DE LA TECHNIQUE, CETTE ARCHITECTURE EST EN\nHARMONIE PARFAITE AVEC LES INSTALLATIONS INDUSTRIELLES QU'ELLE ABRITE."}, {"page_pdf": 22, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192311-01.1.22", "texte": "PLANCHE VI.\nRIETVELD. (FIG. 12). MEUBLE.\nESSAI DE CREER UNE FORME ESTHETIQUE EN TENANT COMPTE DES PRO-\nCEDES DE FABRICATION MECANIQUE. DANS UNE PAREILLE ŒUVRE LA\nPREOCCUPATION DOMINANTE N'EST PLUS LE DETAIL EXPRESSIF, MAIS\nLES RAPPORTS ENTRE LES PROPORTIONS DE L'ENSEMBLE.\n(FIG. 13).\nPONT. EXEMPLE DE CONSTRUCTION METALLIQUE OU L'ON A CHERCHE, A\nL'ENCONTRE DE LA LOGIQUE, A DONNER UNE IMPRESSION DE MASSE. PAR LA\nMEME CETTE CONSTRUCTION - LA STRUCTURE METALLIQUE AUSSI BIEN QUE\nSA COMBINAISON AVEC LES TETES DE PONT - EST DEPOURVUE D'UNITE\nORGANIQUE, TANT AU POINT DE VUE FONCTIONNEL QU'EN CE QUI CONCERNE\nSON ASPECT."}, {"page_pdf": 23, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192311-01.1.23", "texte": "PLANCHE VII.\n(FIG. 14).\nUSINE. EXEMPLE DE CONTRASTE ENTRE LES « VIDES » DES SURFACES EN FER\nET EN VERRE ET LES « PLEINS » DES SURFACES MAÇONNEES. DANS CET\nEXEMPLE, ON NE SUT PAS ENCORE TIRER PARTI DES POSSIBILITES ESTHE-\nTIQUES QUI RESULTENT DE CE CONTRASTE.\nANTONIO SANT ELIA. MAISON A TERRASSES.\nSE REFERER A LA PREMIERE PARTIE DES OBSERVATIONS QUI SUIVENT LA FIG. 14;\nLE PRESENT PROJET CONSTITUE L'ESSAI D'UNE MISE EN ŒUVRE ESTHETIQUE\nDES ELEMENTS DONT IL Y EST QUESTION."}, {"page_pdf": 24, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192311-01.1.24", "texte": "PLANCHE VIII.\nFRANK L. WRIGHT. (FIG. 16). HABITATION.\nAPPLICATION DU BETON ARME QUI DEMONTRE LA POSSIBILITE DE SUPPRIMER POUR L'ŒIL LE SENTI-\nMENT DE LA PESANTEUR EN ARCHITECTURE. LE JEU DES MASSES EST ENCORE ROMANTIQUE.\nVAN'T HOFF. (FIG. 17). HABITATION.\nESSAI D'ARCHITECTURE D'EXPRESSION TECHNIQUE. CETTE ŒUVRE REALISE\nDEJA UNE CERTAINE HARMONIE ENTRE L'UTILITE INTERNE ET L'ASPECT EXTE-\nRIEUR DE L'EDIFICE. MAIS CETTE ARCHITECTURE PROCEDANT PARTIELLEMENT\nDES METHODES D'EXPRESSION DE LA FIG. 16, SES FORMES NE SONT PAS ENCORE\nD'ORIGINE PUREMENT ORGANIQUE, ET PAR SUITE MANQUENT ENCORE DE CLARTE."}, {"page_pdf": 25, "page_imprimee": "87", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192311-01.1.25", "texte": "LA CITÉ. NO V. 1 92 3.\n\nsances acquises en cette matière, a promis tout son appui pour obtenir\nle vote du projet de loi.\nA ce sujet, nous croyons devoir recommander, à ceux de nos\nconfrères qui en auront l'occasion, d'insister auprès des députés de\nleur arrondissement pour que ceux-ci accordent leur suffrage lors du\nvote du diplôme.\nCes interventions sont nécessaires si l'on veut triompher de\nl'apathie témoignée par le Gouvernement en cette affaire; il est mal-\nheureusement prouvé que nos Ministres sous-évaluent l'importance\nde la question. Une preuve en a été donnée au cours du Congrès :\nle Ministre des Affaires économiques, dans deux lettres adressées au\nCommissaires d'Etat des Dommages de Guerre, fixe à 5 fois la valeur\n1914, l'indemnité à accorder aux sinistrés qui feront leurs plans eux-\nmêmes et qui reconstruiront sans l'intervention d'un architecte\nLa lecture de ces documents a provoqué, comme bien on pense,\nles protestations unanimes de l'assemblée qui a décidé l'envoi immédiat\nd'une protestation au Gouvernement.\nNotre estimé confrère David nous a entretenus des tendances\nesthétiques en Belgique après la guerre : étude très fouillée qui a valu\nà son auteur les applaudissements de l'auditoire.\nAprès s'être mis d'accord sur l'organisation d'une Chambre\narbitrale du Bâtiment, les congressistes discutent longuement la\nquestion de l'éducation et de la formation professionnelle des ouvriers\ndu bâtiment.\nAinsi que l'a fait remarquer le rapport très développé de l'archi-\ntecte Van Kuyck, d'Anvers, à part quelques exceptions dans les\ngrands centres, il n'existe que des écoles industrielles dont le pro-\ngramme tend surtout à former des ouvriers pour l'industrie métallur-\ngique. C'est ce qui explique, en grande partie, que les ouvriers du\nbâtiment ne fréquentent guère ces cours.\nOr, nous constatons tous les jours, que la qualité de la main-\nd'œuvre diminue considérablement et que, bientôt, les ouvriers du\nbâtiment connaissant leur métier seront introuvables.\nIl importe donc de créer, au plus tôt, des écoles professionnelles\ndu bâtiment et, comme nous l'avions déjà proposé au IXe Congrès"}, {"page_pdf": 26, "page_imprimee": "88", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192311-01.1.26", "texte": "LA CITÉ. NOV. 1923.\n\nNational des Architectes, en 1919, il conviendrait d'organiser des\ncours itinérants (en attendant la création de cours complets), fonc-\ntionnant dans les chefs-lieux de canton et donnant, en quelques leçons\ndominicales, les éléments indispensables à la pratique des diverses\nprofessions du bâtiment.\nQuelques brochures succinctes, l'a, b, c, de chaque métier, com-\npléteraient les leçons orales.\nLe confrère Symons fait ensuite, avec sa verve habituelle, l'his-\ntorique des Congrès Nationaux et Internationaux, et la séance est\nclôturée après un échange de vues sur les lieu et date du prochain\nCongrès.\nLe banquet traditionnel réunit ensuite les congressistes au « Ter-\nminus Palace ».\nRemarqué à la table d'honneur : MM. les Bourgmestre et Eche-\nvins de la Ville d'Anvers; Snyers, Président de la Fédération; Sels,\nArchitecte provincial d'Anvers; Metdepennighen, Architecte provin-\ncial du Brabant, etc., etc.\nNous n'étonnerons personne en disant qu'il y a eu des discours,\nde nombreux discours, nous ne pouvons les analyser tous; nous nous\nbornerons à citer quelques-uns des orateurs ; le Président Snyers,\nM. Van Cauwelaert, les confrères Sels, Roosenboom et Symons; ce\ndernier, visiblement inspiré par les splendeurs rubéniennes assistant\nau banquet, eut des envolées applaudies.\nBref, soirée pleine de cordial entrain, qui laissera la meilleure\nimpression à tous ceux qui l'ont vécue.\nLa troisième journée était consacrée à la visite des travaux du\nKruisschans.\nPartis du Steen à 9 heures du matin, les congressistes débarquè-\nrent à pied d'œuvre, après une heure de navigation sur l'Escaut par\nune journée splendide.\nDisons de suite qu'Anvers a vu grand, non seulement les navires\nde 200 mètres de long, 22 mètres de large et 9 m. 50 d'enfoncement,\nqui sont les plus grands fréquentant actuellement le port d'Anvers,\npourront entrer dans l'écluse par tout état de marée, mais, en pré-\nvision des dimensions plus grandes qu'atteindront les navires dans"}, {"page_pdf": 27, "page_imprimee": "89", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192311-01.1.27", "texte": "LA CITÉ. N O V. 1 9 2 3.\n\nquelques années, l'Administration a donné à l'écluse 270 mètres de\nlongueur utile, 35 mètres de largeur et 10 mètres de profondeur sous\nle niveau de marée basse.\nCes quelques chiffres donnent une faible idée de l'importance de\nces travaux; il faut avoir vu l'armée d'ouvriers occupés aux travaux\nde terrassement et de bétonnage, vu fonctionner les machines de\ntoutes sortes, il faut enfin avoir parcouru l'immense plaine que le\ngénie de l'homme aura transformée sous peu en des installations mari-\ntimes qui feront d'Anvers le premier port du monde, pour comprendre\nles difficultés de tous genres qu'il a fallu surmonter pour arriver à la\nsolution de ce problème.\nAussi, le Président Snyers a été l'interprète sincère de tous les\nvisiteurs en félicitant et en remerciant les Ingénieurs des Ponts et\nChaussées ainsi que les Entrepreneurs qui nous ont pilotés et docu-\nmentés.\nLe fetour en ville s'est effectué en partie par le tramway des\nEntrepreneurs, et, en partie, en bateau par les bassins.\nNos charmants confrères d'Anvers méritent largement les féli-\ncitations cordiales qui leur ont été adressées pour leur aimable\nréception.\nOctobre 1923.\n\nJ. BORLEE."}, {"page_pdf": 28, "page_imprimee": "90", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192311-01.1.28", "texte": "TECHNOLOGIE\n\nCOMMENT CONSTRUIRE DANS LES RÉGIONS\nSOUMISES AUX AFFAISSEMENTS MINIERS\nSou» le titre ci-dessus, M. R. Hautier, ingénieur\ndes constructions civiles, publie dans le premier\nfascicule 1923 des « Annales des Mines de Belgi-\nque >, un mémoire qui est du plus haut intérêt\npour tous les exploitants de mines ou de char-\nbon nages.\nOn sait combien la réparation des dégâts de sur-\nface grève le budget de beaucoup de nos sociétés\nminières, surtout de celles exploitant dans des ré-\ngions populeuses, et aussi combien les responsabili-\ntés sont difficiles à établir. Bien souvent les char-\nbonnages, qui ont bon dos, réparent des dégâts\ndont ils ne sont pas du tout responsables.\nAprès avoir observé comment se comportent les\nconstructions élevées sur des terrains sujets à des\naffaissements, M. Hautier établit quelques règles\nfondamentales très simples et très méthodiques qui\npermettent de calculer les efforts de flexion anor-\nmaux, directs ou indirects auxquels peuvent être\nsoumis les bâtiments et les ouvrages d'art.\nIl en déduit ensuite quelques règles pratiques\ndesquelles il ne faudrait jamais se départir, lors-\nqu on construit dans des régions sujettes aux affais-\nsements. 11 faut, en général, que les constructions\nconstituent des blocs indéformables, présentant une\ntrès grande homogénéité et autant que possible\nmonolithes. 11 n'est pas à conseiller de construire\nsur des radiers en béton armé. Pour présenter une\nrésistance suffisante, ceux-ci sont généralement\ntrop coûteux vis-à-vis du restant du coût de 1a\nconstruction. Il y a moyen d'améliorer beaucoup les\nprocédés de construction usuels, d'abord en pros-\ncrivant le mortier de chaux, pour le remplacer par\nle ciment. Ensuite en plaçant de nombreux ancra-\nges, chaînages ou armatures, au droit des divers\nplanchers. Enfin, en proscrivant les voûtes, les ar-\ncades surbaissées, etc.\nLe béton armé, qui permet des constructions mo-\nnolithiques, serait hautement m conseiller» s'il\nn étatt pas si coûteux et s'il ne présentait pas l'in-\nconvénient grave de rendre les habitations froides\nen hiver et chaudes en été.\nM. Hautier préconise surtout les constructions\nmixtes constituées d'une armature à larges mailles\nen béton armée, et dont les intervalles sont remplis\nde briques ou de matériaux usuels. Ces construc-\ntions mixtes sont très légères et ne présentent plus\nles inconvénents du béton armé.\nCertaines précautions élémentaires doivent être\nobservées : les édifices doivent être aussi légers que\npossible, c'est pourquoi l'emploi de briques creuses\net d ardoises est à conseller. 11 faut aussi assurer\nune répartition bien uniforme des poids sur les fon-\ndations, et réduire autant qu'on le peut les dimen-\nsons en plan. On conçoit, en effet, que plus une\nconstruction est étendue, moins il est facile de. la\nrendre monolithique. Il faut donc proscrire les\nconstructions côte à cote et ramasser autant que\npossible les divers blocs. Pour les bâtiments indus-\ntriels, qui forcément doivent être étendus, il faut\nles construire en sections indépendantes les unes\ndes autres. Il n'y a aucun inconvénient à construire\nen hauteur, à condition toutefois de veiller à ce\nque le centre de gravité de la construction ne\npuisse tomber hors plomb, si le bâtiment vient à\ns incliner dans un sens ou dans un autre.\nM. Hautier termine son très intéressant mémoirs\nen exposant quelles sont les règles à observer pour\nla construction des ouvrages d'art : ponts, aque-\nducs, réservoirs, châteaux d'eau, etc. Et finale-\nment il examine comment les sociétés exploitantes\npourraient arriver à diminuer, dans une certaine\nmesure, leurs frais de réparation des dégâts de sur-\nface. D'après lui elles auraient intérêt à faire con-\nnaître aux entrepreneurs et aux propriétaires de\nsurface les règles à suivre dans la construction,\npar la publication de brochures, de plans-types,etc.,\nmis gracieusement à kur disposition»"}, {"page_pdf": 29, "page_imprimee": "91", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192311-01.1.29", "texte": "TECHNOLOGIE\n\nLE BÉTON CHINOIS\nDans le « Constructeur de Ciment Armé »,\nM. Lan Svagr, ingénieur à Tien-Tsin, expose les\ndifférentes caractéristiques d'un béton spécial très\nemployé en Chine pour les constructions de toutes\nsortes (maisons petites et grandes, églises, banques,\nécoles, etc.), et qu'il appelle pour cette raison le\n« béton chinois >.\nQualités du « béton chinois ». Le principal\navantage que l'on rencontre dans le béton chinois,\nc'est certainement son prix de revient qui est très\nfaible, car son coût est de trois fois inférieur à la\nmaçonnerie de briques et six fois moins cher que\nle béton 1 : 4 : 6.\nCes rapports varient nécessairement avec les\nconditions locales, mais il serait étrange qu'en\nFrance le € béton chinois > soit moins avantageux\nqu'il ne l'est en Chine, car les matériaux qui\nentrent dans sa composition : chaux et terre ordi-\nnaire, se rencontrent partout à très bas prix. La\nterre employée provient ordinairement des fouilles\neffectuées pour les fondations; non seulement elle\nne coûte rien, mais encore son emploi sur place\nprocure une économie, car il devient inutile de\npayer pour l'évacuer aux décharges.\nLa préparation du € béton chinois > peut se faire\npar des ouvriers, simples manœuvres, non spécia-\nlistes, car sa résistance dépend, en général, et uni-\nquement, d'un bon pilonnage.\nA Tien-Tsin, par exemple, on admet, comme\nrésistance, qu'il peut supporter une pression de\n3 kilogrammes par centimètre carré.\nUne qualité de ce béton est son élasticité; dans\nun cas particulier, le sol sur lequel reposaient des\nfondations effectuées en « béton chinois » donna\ndes tassements inégaux, et une partie de ces fonda-\ntions resta suspendue en l'air.\nSous la charge de la maçonnerie soutenue, le\n« béton chinois » prit une flèche importante, mais\nne se fissura pas, tandis que, par contre, la maçon-\nnerie de briques supportée, présenta des lézardes.\nLe « béton chinois » se distingue du béton de\nciment ordinaire, parce qu'il ne laisse ni passer\nl'eau, ni l'humidité, et se présente dans beaucoup\nde cas comme un bon isolant.\n11 n'y a rien à craindre en construisant des assi-\nses de fondations ©n terrains humides en faisant\nemploi de < béton chinois >, il faut seulement pren*\ndre garde que dans les premiers jours de son em-\nploi, il se soit pas délavé par des infiltrations. Cette\naction mécanique de 1 eau peut, d'ailleurs, être évi-\ntée e npréservant le béton à l'aide d'une couche de\nciment ou bien par de la maçonnerie, pour les en-\nL eau dormante ne détruit pas le « béton chi-\nnois > qui a fait prise.\nPréparation du C béton chinois >. Par « béton\nchinois >, il faut entendre un mélange de chaux et\nde terre ordinaire.\nCertaines personnes le désignent sous le nom ds\n< béton de chaux », mais cette appellation s'appli-\nque plutôt à un mélange de chaux, de sable et ds\nbricaillon.\nLa chaux s'emploie non éteinte et l'eau ajoutée\n1 est en telle quantité, que cette chaux est réduite\nen poudre et ne prend pas de consistance pâteuse.\nComme nous l'avons déjà dit, la terre est prise\ndirectement dans les fouilles qui doivent recevoir le\nmassif de fondations. On préfère les terres noires\naux terres argileuses et sableuses.\nL'argile pure ne convient pas.\nLa terre mise en œuvre pour fabriquer le € bé-\nton chinois > doit avoir le même degré d'humidité\nque celui qu elle possède dans le sol au moment où\nl'on fait l'excavation; si, extraite depuis quelque\ntemps, elle est trop sèche, il est indispensable de\nl'humecter.\nCette terre est tamisée de manière à en rejeter\ntous les gros morceaux; ensuite elle est mélangés\navec de la chaux en poudre dans le rapport 3 : 7\n(3 parties de chaux pour 7 parties de terre) et\nquelquesfois on tamise encore cet ensemble.\nCe mélange ainsi préparé est pilonné par cou-\nches de 15 à 20 centimètres..\nQuand les fondations en « béton chinois > sont\nfaites, leur surface supérieure est encore damée\navec un pilon en forme de disque pesant environ\n30 kilogrammes.\nCe disque possède à sa périphérie 6 à 8 oreilles\nauxquelles sont attachées des cordes.\nLes ouvriers saisissent ces cordes et, au rythme\nd'une chanson saccadée, soulèvent le disque à hau-"}, {"page_pdf": 30, "page_imprimee": "92", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192311-01.1.30", "texte": "TECHNOLOGIE\n\nteur d'homme ( I m. 70 à 2 mètres) et le laissent\ntomber à la surface du béton, lequel, après le pi-\nlonnage, acquiert une plus grande dureté.\nSur la surface d'un béton pareillement damé, on\nconstruit directement la maçonnerie ou bien les\nassises de constructions en béton armé.\nConclusion. Les constructeurs européens et\nchinois sont, en Chine, habitués à faire usage du\n< béton chinois », et on peut dire qu'il n'y a pas\nde construction qui y soit effectuée sans son appli-\ncation.\nNous espérons que les résultats remarquables\nque nous venons de signaler et donnés par l'emploi\nde ce matériau si bon marché inciteront les cons-\ntructeurs français à en faire l'essai.\n11 serait désirable que, parallèlement aux usages\npratiques, soit faite l'étude du processus chimique\ndu durcissement de ce béton.\nLes résultats que l'on obtiendrait par ces études\nconduiraient vraisemblablement à en améliorer la\npréparatios et aussi à découvrir de nouvelles appli-\ncations de ce « béton chinois 3> si économique.\n(D'après un article de lan Svagr dans € Le\nConstructeur de Ciment Armé, nov. 1922.)\nLA PROTECTION DU FER CONTRE LA\nROUILLE AU MOYEN DU CADMIUM. On sait\navec quelle facilité se rouillent la plupart des fers\net aciers. Chaque année, des centaines de mille\ntonnes de métal retournent à l'état d'oxyde, et de\ngrandes richesses sont ainsi anéanties. La lutte\ncontre la rouille doit donc préoccuper tous ceux\nqui ont le souci de combattre le gaspillage des res-\nsources de l'humanité. Cette lutte est pratiquée en\ngénéral au moyen de peintures, ou par la galvani-\nsation qui consiste à recouvrir le fer d'une couche\nde zinc. Un nouveau procédé fait actuellement son\napparition sur le marché industriel anglais : c'est\nle revêtement au cadmium. Il consiste à pratiquer\nsur le métal, par voie électrolytique, le dépôt d'une\ncouche de cadmium épaisse de 1 à 2 millièmes de\nmillimètre. Le métal ainsi recouvert est ensuite\nrecuit pendant quelques heures pour assurer la for-\nmation d'un alliage entre le cadmium et le fer\nsous-jacent. On obtient par ce moyen un revête-\nment inoxydable, beaucoup plus durable et efficace\nque les revêtements connus jusqu'alors.\n(« Le Nature 3>, 22 septembre 1823.)\nCONCOURS POUR LA RECONSTRUCTION\nDE L'EGLISE DE BRIELEN. Le jury chargé de\njuger ce concours dont le programme a paru\ndans notre numéro trois a terminé le 22 no-\nvembre ses opérations.\nLe projet présenté par M. Luc Viérin, architecte\nà Bruges, en collaboration avec M. Liebaert, entre-\npreneur, a été classé premier (prime 4,000 francs).\nLe projet présenté par M. Richard Acke, architecte\nà Courtrai, a été classé second (prime 3,500 ifr.).\nAucun projet n'a été classé troisième. Conformé-\nment au programme c'est entre les deux projets\nsusmentionnés que l'administration devra choisir\ncelui qui sera exécuté.\nOnt été classés ensuite :\n4e avec prime de 1,250 francs : projet présenté\npar M. Leurs, Constant, ingénieur à Anvers.\n5e avec prime de 1,250 francs : projet présenté\npar MM. Vandekerkhove, A., entrepreneur à Ingel-\nmunster, et Verbruggen, P., architecte à Ypres.\n6e avec prime de 500 francs : projet présenté\npar MM. Vandekerkhove, A., entrepreneur à Ingel-\nmunster, et Dollé, A., architecte à Bruges.\n7e avec prime de 500 francs : projet présenté\npar MM. Petryns, entrepreneur à Uccle, et Ver-\nlant et De Pape, architectes à Bruxelles.\n8e avec prime de 500 francs : projet présenté\npar MM. Vandenkerkhove, J., entrepreneur à\nYpres, et Carpentier, architecte à Poperinghe.\n9® avec prime de 500 francs : projet présenté\npar M. Tondeur, E.f architecte à Bruxelles.\nLe jury a décidé d'exposer à Bruges, dans la\npremière quinzaine de décembre, tous les projets\nprésentés. Les projets non primés resteront ano-\nnymes.\nNous espérons pouvoir reproduire dans < La\nCité > la plupart des projets primés et rendre\ncompte d'une façon détaillée de ce concours qui a\nsuscité parmi les architectes un réel intérêt puisque\nvingt-trois projets ont été soumis au jury.\nLE PRÉSENT NUMÉRO RENFERME 8 PLANCHES HORS TEXTE."}, {"page_pdf": 31, "page_imprimee": "[93]", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192311-01.1.31", "texte": "I \"\"\" I\nI\n: :\n• :\nJe soussigné, souscris un abon- IMPRIMÉ\nnement à la quatrième année de\nLa Cité, au prix de 10 fr. 10 et\ndésire recevoir à titre de prime :\n* Les Ire,1re, 2e et 3e années de «La Cité»\nà 5 francs Tannée (prix en librai-\nrie 10 francs).\n* Le Cœur de la ViiUe de «3ruxeHe*f\npar Ch. Buis. Gratuit (prix en\n* L-AB£Y.ede ÎTASIW. par G. A» Adminj stration\nMarez. Gratuit (prix en librairie\nDE LA REVUE LA CITÉ\nAdresse\n* Barrer celle des primes que l'on ne\ndérire recevoir. 10, Place Loix\nN. B. Afin d'éviter des frais de recou-\nvrement les souscripteurs sont priés de DDf TVUT T HTC\nverser dans n'importe quel bureau des postes, IjKLi\nau crédit du compte chèques n* 16621»\nRevue La Cité, le montant de la somme due.\nDécoupez cette carte et mettez-la à la poste.\n\nDemandez le\no\n0\no\n3\no\no\nU\ni\nUÂ\nX.\nS\n\\\nK ASPIRATEUR\nELECTRIQUE.\nLe rneit/eur du Monde\nLH. MILLS - , 92, Av, Louise __ BRUXELLES\nAGENT GÉNÉRAL POUR LA BELGIQUE\nTél : 272,61\nCataloguen'B\nou un appareil\nà l'essai\nsans frais\nVous serez émerveillé"}, {"page_pdf": 32, "page_imprimee": "[94]", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192311-01.1.32", "texte": "Imp. H. KUMPS-ROBYN, rue Keyenveld, 81-86, Ixelles. Tél. : 174,86.\n\nÉTABLISSEMENTS\nChapel\nPluntz\nSOCIÉTÉ AHONYME § f Firme exclustvem«nt Bdf* depuis sa fondation en 1864\nBUREAUX. 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