{"numero_id": "bm-bmtnaac-1923-12-01", "volume": "bmtnaac_1923-12_01", "ocr_sha256": "9ee1752c128a0d30a76ffc6fcfd0bb464125b2f387c32df488c603285f0c151c", "source_tei": "https://github.com/Princeton-CDH/bluemountain-transcriptions/blob/main/periodicals/bmtnaac/issues/1923/12_01/bmtnaac_1923-12_01.tei.xml", "source_mets": "https://github.com/pulibrary/BlueMountain/blob/main/metadata/periodicals/bmtnaac/issues/1923/12_01/bmtnaac_1923-12_01.mets.xml", "url_numero": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192312-01", "articles": [{"article_id": "bm-bmtnaac-1923-12-01-c002", "article_bluemountain": "bmtnaac_1923-12_01#c002", "volume": "bmtnaac_1923-12_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 2", "page_fin": "couv. 2", "image_debut": 2, "image_fin": 2, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192312-01.2.2", "titre_corps": "Editions \" TEKHNÉ „", "titre_sommaire": "Editions \" TEKHNÉ „", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 2, "page_imprimee": "couv. 2", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192312-01.1.2", "debut_caractere": 1275, "fin_caractere_exclue": 2822, "texte": "Editions \" TEKHNÉ „\nLA CITE. Fremère, deuxième et troisième années. Par volume fcr. 10.—\nL'Art et la Société, par H.-P. Berlage, architecte à Amsterdam. Tirés à part 4e la Revue\n« Art et Technique » (septembre 1913-février 1914) . Un volume hixueuaemeot rmr\nprimé et (Quatre de 98 clichés , , , fr, 20-—\nPaul Hankar (Î859-J90I), par Charles Cotirardy et Raym. Thibaut. Une brochure\nillustrée » . t fr* 3.—\nMatériaux de substitution dans la construction de maisons, par J Seroen, arcteeete. Une\nbrochure illustrée y ... # , fr. 2.—\nLa Conservation du cœur de la Ville de Bruxelles* par Qiarfes Buis, avec traduction d'une\nconférence de C. Gurèrët sur la € Comerrmon du coeur d'aociemM» ville». ». Uzse bro-\nchure de 24 pages , . ir* 2.—\nL'habitation coloniale Sa conatinflctkx* m Congo Beige, par Gast Boghemai». Une brochure\nde 20 pages illustrée « . . . . ». « , , . , , , ir. 3.—\nConstantin Meunier. L'historique de son monument au kaûaih par R. Thiry et G. He®-\ndrickx. Une brochure Wxmtoêe , « ♦ , . , « « fc 1.—\nVArt des Jardins et le nouveau >ardm pittoresque, par Lads VA» der Swaehmeti, airdhsfcecte~\np*y**gi£c » fr. 1.—\nLÀ REVUE « TEKHNE » Cokhdàm coraplète de ia 2m* anaée (1912-1913). Beau\nvolume de 516 pages» sur papier couche* Huatré de 250 clichés . . . . • fr, 15.—\nPour obtenir ces livres, il suffit de verser, dam n'importe, quel bureau des posles, au crédit\ndu compte chèques postaux n° 166.21 Revue « La Cité », la somme due et d'inscrire sur le bul-\nletin de versement le titre chi livre et les nom et adresse du souscripteur."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1923-12-01-c003", "article_bluemountain": "bmtnaac_1923-12_01#c003", "volume": "bmtnaac_1923-12_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "93", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 3, "image_fin": 30, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192312-01.2.3", "titre_corps": "L'Architecture et l'Art Décoratif modernes en Belgique", "titre_sommaire": "L'Architecture et l'Art Décoratif modernes en Belgique", "signature_source": "Fierens-Gevaert", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 3, "page_imprimee": "93", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192312-01.1.3", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 911, "texte": "L'Architecture et l'Art Décoratif\nmodernes en Belgique\n\no\npar FIERENS-GEVAERT\nConservateur du Musée Royal de Belgique\nQu'une des grandes revues f M\ntique d'art occupant une haute situation officielle, consacre une\nétude à l'architecture moderne en Belgique, c'est là un fait heureux\net vraiment trop rare pour que nous\nQuoi de plus inattendu que\nnos modernistes, que l'on se complaît encore chez nous à tenir sous\nle boisseau Qu'il s'était agi d'expositio\nou de comptes rendus dans des revues et journaux, jusqu'à présent\nnos voisins du Sud s'étaient adressés\nvétustés, « aux vieilles barbes » de\nsur notre art architectural; c'est eux\nauprès de nos architectes et de nos\nsitions Universelles et aux Salons d\nétait apparue au public français comme la plus routinière d'Europe,\n\n(1) Numéro spécial de la Revue : « L'Amour de l'Art », 4e année, avril 1923.\nLibrairie de France, 99, boulevard Raspail, Paris (VIe)."}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "94", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192312-01.1.4", "debut_caractere": 20, "fin_caractere_exclue": 1729, "texte": "comme V expression d'une école de\nélégance aucune l'Ecole des Beaux-Arts ou les disciples de Viollet\nLe Duc.\nEn leur révélant l'existence en Belgique d'une école dégagée de\nla servitude des styles et n'ayant d'autres attaches avec l'étranger que\nson désir de modernité et de logique, M. Fierens-Gevaert a apporté\nà la France artistique d'aujourd'hui, si intensément vivante et dégagée\nd'un passé glorieux mais écrasant,\nque le spectacle d'une servitude o\nqu'avec dépit en leurs élèves!\nEntre la France et la Belgique, la peinture et la sculpture, plus\nmobiles que l'architecture, ont, depuis un certain temps déjà, affirmé\nune communauté de tendances moder\nGevaert d'avoir étendu ces liens à l'\nle geste élégant de mettre en relief les ignorés, les jeunes. Cela doit-il\nétonner de la part de l'organisateur clairvoyant des expositions de\nTurin, Milan, Venise, de celui qui, récemment, lors de l'inauguration\nd'une exposition dont nous rendons compte ailleurs, fut acclamé\nunanimement par de nombreux littérateurs, peintres et sculpteurs\nd'avant-garde, comme leur plus e\nL'étude de M. Fierens-Gevaert fournit pour la première fois une\nrétrospective de l'architecture moderne dans notre pays. Nulle part\ndans nos organes professionnels l'on ne trouve tableau aussi complet\nde l'évolution de la pensée nouvelle\nmanifestations vivantes.\nC'est à ce titre que nous sommes\navec l'autorisation de l'auteur, un\nR. C.\nAvant de nous faire connaître\nmeilleurs travaux d'après-guerre, M.\ntraits l'effort de ces trente dernières\nde 1890 fut la terre de la rénovation\nPaul Hankar, Henri Van de Velde, Serrurier-Bovy, Oct. Van Ryssel-\nberghe, G. Hobé comme initiateurs\nLeur venue marque la fin virtuelle du pastiche. Un grand"}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "95", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192312-01.1.5", "debut_caractere": 20, "fin_caractere_exclue": 2294, "texte": "enthousiasme accueillit leur renaissance. De jeunes architectes parisiens\ncoururent étudier les maisons bruxelloises de V. Horta. Le regretté\nBing exposait une salle à manger de Van de Velde, en même temps\nqu'il révélait Constantin Meunier. Revenant un jour de Chantilly\nà Paris avec Edmond Rostand, celui-ci durant tout le trajet nous\nquestionna sur le « modernisme belge »! La curiosité, sinon la\nsympathie, éclatait dans les discussions. Pour beaucoup, ces novateurs\nbelges apportaient des espérances illimitées. Qui s'en souvient\nmême en Belgique! Horta et les artistes acquis à sa réforme s'impo-\nsèrent par deux fois dans des rencontres internationales (i). La\nBelgique officielle ne s'en aperçut point. Paul Hankar mourut avant\nl'heure. Van de Velde s'expatria, suscita en Allemagne le mouvement\nque l'on sait, et ne fut point rappelé en Belgique comme ses amis et\nlui-même le souhaitaient il y a dix ans. Octave Van Rysselberghe,\nfidèle à ses principes de simplicité et de force, ne vit venir que tardi-\nvement les commandes officielles.\nL'Etat est aujourd'hui le grand mécène. Peintres et même\nsculpteurs peuvent au besoin l'ignorer. Mais les architectes et les\ndécorateurs? Ils doivent compter avec des services ministériels où\nrégnent à perpétuité l'incompétence et l'horreur des responsabilités.\nSurcroît de malheur: il serait malséant chez nous que les Beaux-Arts\ns'occupassent de constructions, restaurations, enseignement de l'art\ndécoratif; divers ministères se partagent ces fiefs (Travaux Publics,\nIndustrie et Travail, Justice!) Et qui songe à restaurer l'unité de\ncommandement qu'assumait le surintendant des régimes abolis? Si\nencore les dirigeants témoignaient de quelque bonne volonté à l'égard\ndes maîtres originaux. Que de fois n'ai-je pas entendu des ministres et\ndes fonctionnaires les condamner sans qu'ils les connussent! Ah! si\nl'Etat, par extraordinaire, discernait les vrais artistes! Que\nsurgiraient en parfaite harmonie de forme et de beauté avec l'esprit\ndu temps, à la place des innombrables gares, hôtels communaux et\npostaux, hôpitaux, églises, etc., qui disent la morne tyrannie des\nstyles périmés. Car ils existent, les artistes très vivants, très\n\n(!) Turin. Première exposition internationale des art® modernes, 1902, et Milan 1906."}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "96", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192312-01.1.6", "debut_caractere": 20, "fin_caractere_exclue": 2196, "texte": "-/\nenthousiastes, en dépit d'une atmosphère mortelle. Ils rêvent, pro-\nduisent. édifient. Et les voici prêts à reprendre et à développer l'œuvre\ndes Horta, des Vande Velde, des Hankar, des Van Rysselberghe.\nL'ENSEIGNEMENT. SES DEFAUTS.\nMETHODES NOUVELLES.\nLE PROGRAMME DE VICTOR HORTA.\nComment se forment-ils? Un peu au hasard et nous pouvons\nnous appliquer le mot : « Il n'y a pas de maître; il n'y a que des\nélèves ». La routine est maîtresse de l'enseignement. Nos académies\nsont à la remorque de l'Ecole des Beaux-Arts, mais ce qui est bon\nen France nous est une perpétuelle menace. On soustrait l'élève à\nl'indispensable pratique. Où mène la copie passive des planches de\nVignole? Que vaut l'étude d'un chapiteau si l'on ne réfléchit aux\nraisons de sa beauté? Mêmes errements dans les puissantes écoles de\nSaint-Luc où les modèles classiques font place à une exclusive docu-\nmentation médiévale; et même absence de vie pratique. Un élève de\nSaint-Luc vint me consulter un jour sur les services d'un musée. Le\nconcours de fin d'année consistait en un projet de musée régional.\nLe style gothique était de rigueur. On me convia à l'exposition des\ndevoirs.C'étaient autant de cathédrales! Le jeune homme que j'avais\nrenseigné n'était même point classé. Il était resté gothique, mais avait\nosé concevoir sa construction en béton!\nL'architecte Jean Smolderen, d'Anvers, brillant lauréat de tous\nles concours, m'écrit avec éloquence (je résume sa consultation) :\n« L'enseignement est insignifiant ou dérisoire. Il se ressent du peu de\nprestige et de considération dont jouissent les architectes. La profes-\nsion est exercée par les fils de la toute petite bourgeoisie, et la suppres-\nsion du Prix de Rome aggrave la situation. L'architecture sera désor-\nmais réservée aux classes privilégiées; les fils de bonne famille exerce-\nront notre art comme la plupart des architectes anglais en créant des\noffices d'architecture dont ils assumeront, j'hésite presque à le dire,\nla partie commerciale en se faisant aider par des dessinateurs de\ncarrière plus ou moins doués ». Et M. Smolderen de s'insurger contre\nl'inertie du pouvoir et l'indifférence du public (que n'ajoute-t-il de la"}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": "97", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192312-01.1.9", "debut_caractere": 20, "fin_caractere_exclue": 2409, "texte": "critique?) « L'avenir de la jeune architecture belge est sombre, dit-il,\net la carrière peu engageante; il faudra par tous les moyens stimuler\net encourager ses jeunes adeptes ».\nLe conseil est salutaire. Approuvons-le, sans partager le pessi-\nmisme de notre correspondant. Victor Horta et de jeunes maîtres :\nHuibrecht Hoste, Albert Van Huffel, Ant, Pompe, n'y ont point\nversé. Ils payent de leur personne pour réagir et ont accepté d'enseigner\npour appliquer des méthodes nouvelles. Hoste et Van Huffel ont suivi\nà l'Université de Gand les cours de Cloquet, réalisateur indigent, mais\nthéoricien lucide. Après l'assimilation des rudiments à l'Académie de\nBruges où pendant des heures il dessinait des ornements que le\nprofesseur mesurait pour contrôler l'exactitude de la copie! Hoste\nsuivit en élève libre les cours de Cloquet; les lois que celui-ci tirait des\nchefs-d'œuvre médiévaux, Hoste les mit en pratique dans un sens\nmoderne. Absorbé par ses travaux d'architecture, il trouve néanmoins\nle temps de donner un cours de standardisation à l'Ecole des Hautes\nEtudes de Bruxelles et d'enseigner l'Histoire de l'art à l'Académie de\nBruges. Il n'a que trop raison de déplorer la pénurie des archéologues\nesthètes. La Hollande connaît le savant qui juge la production\nmoderne sans se plonger d'abord dans sa documentation historique.\nTrois professeurs d'architecture y ont instauré une méthode nouvelle\npour les cours supérieurs et Hoste voudrait qu'on les suivît; au lieu\nde dessiner d'abord les détails (fenêtres, portes, tables, etc.) et de les\njuxtaposer sans obtenir de cohésion réelle, ils font établir l'ensemble,\nla masse, en données simples, et passent ensuite à l'analyse. Ainsi le\nveut la logique de la construction. Albert Van Huffel à qui je\ndemandais si la réforme de l'enseignement architectural exigeait le\nbannissement des classiques (songerait-on jamais à supprimer l'étude\ndes écrivains du XVII* siècle?) me répondit qu'aux ordres grecs il\nfaut adjoindre l'étude des chapiteaux égyptiens, romans, gothiques\net que surtout l'intelligence de l'élève doit s'exercer devant le modèle.\nQu'on lui demande ou qu'on lui explique pourquoi le fragment qu'il\ncopie est beau. Hélas! les professeurs sont rares et l'enseignement est\ndifficile. Qu'un maître promène ses élèves par la ville, les interroge sur\nles qualités de telle façade, de telle ferronnerie, de tel encadrement de"}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "98", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192312-01.1.10", "debut_caractere": 20, "fin_caractere_exclue": 2381, "texte": "fenêtre. On peut tout attendre de la jeunesse enthousiaste. Ant.\nPompe, professeur à l'Académie de Molenbeek (Bruxelles), guidé par\nles besoins d'un milieu ouvrier et mesurant les facultés de ses élèves,\nexclut l'inutile copie des planches et l'étude des ordres. Il accepte dans\nsa classe des menuisiers, ébénistes, marbriers, tailleurs de pierres, fer-\nronniers. Ils n'ont jamais tenu un crayon. Qu'arriverait-il si pendant\ntrois années ils reproduisaient des modèles? En tête-à-tête avec le\npapier blanc et tenus « d'inventer » le plus simple des projets, ils ne\ntrouveraient rien. Pompe résolument adopte un enseignement pra-\ntique. Au menuisier il fait dessiner une table, une armoire, au ferron-\nnier, ce qui relève de son métier, etc. Le plus doué, avec la collabo-\nration de toute la classe, élabore un ensemble de petite maison bour-\ngeoise. Au bout de l'année, la collectivité scolaire a terminé, sous le\ncontrôle du maître, un projet de maison exécutable dans ses moindres\nparticularités. Et sous une forme nouvelle, Pompe ressuscite l'antique\napprentissage.\n« Victor Horta est un corrupteur de la jeunesse », me disait\nun jour un bourgmestre défunt. Homme d'action énergique, ce\n« corrupteur » a patiemment élaboré un vaste programme d'éduca-\ntion et si l'enseignement et par conséquent la jeunesse se libèrent un\njour de la routine pédagogique, c'est à lui qu'on devra ce bienfait.\nArtiste, son exemple ramena l'architecture à la construction, et\nspécialement à la « construction du dedans ». Professeur, il a consi-\ndéré le problème éducatif dans son ensemble. Pourquoi, à côté des\nhumanités classiques et scientifiques, n'aurions-nous pas les humanités\nesthétiques? Le jeune homme doué pour l'art fait presque toujours\nun collégien nonchalant. Qu'il cultive ses dons le plus vite possible\nsans que soit négligée sa culture générale. Cette vue si juste entraîne\nune conception nouvelle des écoles d'art auxquelles s'annexeraient des\nclasses d'enseignement secondaire. Le programme des cours artistiques\nprévoit troit divisions superposées : dessin, technique, beaux-arts.\nLe dessin est à la base de tout.Après l'avoir pratiqué pendant le^\ntrois premières années de première division (modèles en plâtre, étude\ndes animaux vivants, de la figure humaine, etc.), les élèves entrent\ndans les cours techniques (pour les peintres : peinture et décoration;"}, {"page_pdf": 11, "page_imprimee": "99", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192312-01.1.11", "debut_caractere": 20, "fin_caractere_exclue": 1985, "texte": "pour les sculpteurs : sculpture et décoration; pour les architectes :\ncours de stabilité, de construction, d'hygiène, etc.), avec possibilité\npour les uns et les autres de régler la fréquentation des cours de\nmanière à s'assimiler les éléments des trois grands arts. Sortant de\ncette division, les élèves, du moins, ont un gagne-pain. Les meilleurs,\nles élus, sont admis dans les cours supérieurs. Nous ne donnons ici\nque le squelette de ce programme. Vues théoriques, applications pra-\ntiques, indications de modèles, horaires, etc., tout y fut précisé. Auto-\nrités communales et académiques applaudirent d'enthousiasme et,\ncomme on dit, marquèrent leur accord. On était à la veille de la\nguerre. La tourmente prêta son appui inattendu aux mauvaises\nvolontés. Profeseurs et administrateurs passéistes enterrèrent la\nréforme. Elle ressurgira. La jeunesse la réclame. En attendant, Horta\ndirige un atelier d'architecture à l'Académie, où le rectorat lui\nincombe par voie de roulement. Il veut qu'en composant, l'élève\noublie les règles et s'inspire de la vie. « Malheur, si tu penses aux\nrègles en créant », disait Léonard. Horta surprit un jour un élève\nau travail et compulsant un monceau de livres. « Que faites-vous\nlà? » « Maître, je cherche des motifs ». « Mais, mon garçon,\nc'est du vol ». Et comme on le pense, cette franchise de langage n'est\npoint pour amoindrir l'ascendant du grand créateur sur son école.\nLA RECONSTRUCTION DES REGIONS DEVASTEES.\nLES BANQU\nCe renouveau architectural aurait pu doter la Belgique ressuscitée\nd'une parure magnifique et ajouter des chefs-d'œuvre aux richesses\nmonumentales du passé. Cet espoir\ntion —M, Fierens-Gevaert le confirme\nfaillite. L'énergie nationale n'est p\naspirations sera nul ou presque\nune prodigieuse ardeur.\nAutre faillite architecturale :\nentraîna des dépenses fabuleuses.\nSi on leur consacrait un article spécial (mais le sujet est peu\nattrayant), il faudrait l'intituler : les monstres. La règle ici est"}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "100", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192312-01.1.12", "debut_caractere": 20, "fin_caractere_exclue": 2195, "texte": "confirmée par une exception : la maison des sucriers (Bruxelles 1916-\n1918). D'un programme net un bâtiment pour l'administration\ncentrale d'une grande société industrielle l'architecte Léon Govaerts\na déduit un plan clair engendrant une superstructure sobrement\nrythmée. Sept travées se répètent pour unir les fenêtres du premier\net du second séparés par les panneaux sculptés (du statuaire Egide\nRombaux). L'appareillage de la pierre blanche, le soubassement, la\nligne des pirouettes substituée au chambranle traditionnel, donnent à\ncette façade monumentale et parfaitement moderne la noblesse récla-\nmée par le quartier Léopold, l'un des plus aristocratiques de la ville.\nEPIGONES DES GRANDS NOVATEURS\nLéon Govaerts appartient à la génération de Victor Horta.\nRendons justice à quelques hommes mûrs qui ont senti le prix de la\nsimplicité. Léon Sneyers à cet égard est à tirer hors pair. Depuis long-\ntemps, il a clairement discerné les voies futures. Son Pavillon Belge\ndes expositions biennales de Venise (inauguré en 1907) lui valut\net au commissaire qui l'avait choisi la désapprobation des autorités\nministérielles et des « gens de goût ». Il n'est pas un artiste aujour-\nd'hui qui n'y reconnaisse l'annonce des plus belles réalisations\nactuelles. Décorateur raffiné dans son atrium de marbre du même\npavillon, Sneyers est aussi l'auteur de quelques maisons bruxelloises.\nOn s'en moquait voici dix ou quinze ans. Combien aujourd'hui\nvivent de ses exemples? Mentionnons quelques autres individua-\nlités de cette génération intermédiaire. Léon Bochoms travailla chez\nHenri Van de Velde, produisit sa première œuvre originale en 1903\n(Hall Heusy, Verviers), se classa définitivement parmi les francs\nconstructeurs avec sa clinique de syphiligraphie (Bruxelles, 1912-\n1913) et sa maison Von Ermen (pierres blanches et briques), excep-\ntion reposante parmi les folies louvanistes. Grâce à lui, Louvain\npossédera une belle école et un harmonieux ensemble : musée, biblio-\nthèque, académie, en voie d'exécution. Il y a beaucoup de bien à\ndire de J.-B. Dewin. Technicien, il dessine toutes les parties de ses\nœuvres en grandeur d'exécution; artiste, il montre des perspectives"}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "101", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192312-01.1.15", "debut_caractere": 22, "fin_caractere_exclue": 2350, "texte": "à la Brangwyn et impose aux détails une forme personnelle; réalisa-\nteur pratique, il s'est spécialisé dans les constructions entre toutes\nmodernes : cliniques, infirmeries, hôpitaux. Il construisit des\ndemeures particulières et des logis ouvriers; avec un bâtiment de\nforce motrice, à Haren, il prouva que l'usine est susceptible de beauté;\nmais il a donné sa pleine mesure avec la clinique du docteur C.\n(Bruxelles), le home anti-tuberculeux près d'Ostende et la Maison\ndes Infirmières (Bruxelles). Chargé de la construction du nouvel\nhôpital universitaire, il renonce à la disposition en largeur, supprime\nles salles communes, déprimantes et immorales, applique le système\ncentralisateur tout en répartissant dans leurs quartiers propres les\nservices médicaux, chirurgicaux, hospitaliers, etc. L'hôpital devient le\nplus avenant des hôtels • Joseph Diongre a construit des maisons\nouvrières, une jolie ferme à Weerde (Brabant), maintes maisons\nparticulières et a doté le pays d'un très beau monument commémoratif\nde la guerre, celui de Londerzeel (Brabant), haute lanterne en pierres\nblanches et briques. A Bruxelles, citons encore Jules Brunfaut\n(pour ses maisons du square Jean Jacob et de la rue de la Loi),\nBlomme (façade rue de l'Ecuyer apparentée aux créations d'Otto\nWagner), Alexis Dumont (école à Jodoigne), les frères Hamesse\n(plusieurs cinémas, hôtels privés, etc.), Bonduelle, Pelseneer, Henri\nLacoste, déjà cité pour son église de Bléharies, auteur du monument\naux soldats belges morts en France (Père-Lachaise) et surtout d'une\nboutique à Tournai ( 1922). —La même génération compte en pro-\nvince : à Gand, Oscar Van de Voorde, l'architecte élégant et souple\nde l'exposition de 1913; à Anvers, Van Aspere et Van Averbeke\nla caserne des pompiers de ce dernier est d'un vrai précurseur; à Liège,\nComblain; à Verviers, Duesberg.\nLe rôle de presque tous ces artistes est d'autant plus honorable\nqu'ils ont, comme les premiers novateurs, beaucoup souffert de\nl'hostilité ambiante. Un air de famille rapproche leurs œuvres, qu'il\ns'agisse de la structure générale, des éléments de la façade, de la dispo-\nsition intérieure confortable et accueillante. Ils ont secoué un mauvais\nbagage scolastique et tué des excès fâcheux (le modernisme engendra\nles plus sottes caricatures à Liège, Anvers, Gand (comme à Bruxelles ) ;"}, {"page_pdf": 16, "page_imprimee": "102", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192312-01.1.16", "debut_caractere": 20, "fin_caractere_exclue": 2099, "texte": "ils ont préparé la venue d'une génération libérée dont l'œuvre\ncomptera parmi les expressions historiques de l'architecture belge.\nLA CONSTRUCTION A BON MARCHE.\nL'ESTHETIQUE NOUVELLE.\nLES ARCHITECTES H. HOSTE, ANT. POMPE,\nALB. VAN HUFFEL, R. ACKE.\nEvincée des villes martyres et repoussée par la haute banque, la\njeune architecture s'est tournée vers la construction à bon marché et\nles cités-jardins. Une technique nouvelle est née et le constructeur doit\nremiser « sa science académique et archéologique, ses collections de\nprofils et d'ornements, ses conceptions de façades » (R. Verwilghen).\nStandardisation, recherche de la beauté par les moyens les plus\nsimples (répétitions rythmiques, jeux des blocs en saillie, pleins et\nvides), obligation d'user des matériaux les plus économiques\n(coffrages, monolithes, etc.), telles sont les conditions nouvelles. On\na dit : le salut de l'architecture, c'est la dèche. Pénurie financière,\nnormalisation, nouveaux moyens techniques ramènent à la simpli-\ncité, au rythme, à l'unité. Réveil des lois classiques. Les jeunes ont\njuré la guerre à la « mortelle fantaisie », ils en restent les farouches\nadversaires, même quand une construction d'importance leur est\nconfiée événement, comme on le pense, rarissime. La multiplication\ndes ci tés-jardins est liée au progrès de l'urbanisme. Cette science a\ntrouvé en R. Verwilghen et Louis Van der Swaelmen d'érudits propa-\ngateurs. Une sociétés s'est fondée, l'Union des Villes véritable\nfoyer d'idées vivantes tandis que la Société nationale des habi-\ntations à bon marché, en faisant appel aux jeunes architectes-urba-\nnistes, favorise la réalisation des œuvres maîtresses.\nParlons d'abord du trio Hoste, Pompe, Van Huffel, déjà ren-\ncontré à la rubrique : enseignement.\nWest-Flamand, vivant dans la campagne de Bruges, profon-\ndément épris de sa langue natale, polyglotte remarquable, lettré,\nintelligence lucide, caractère inébranlable c'est Huibrecht Hoste.\nSon credo artistique : « tout est commandé aujourd'hui par la\ndémocratie et la machine; bornons-nous à l'essentiel et sachons en"}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "103", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192312-01.1.17", "debut_caractere": 20, "fin_caractere_exclue": 2377, "texte": "tirer l'effet artistique ». Déjà dans le monument d'Amersfoort élevé\nen 1917 avec la collaboration de deux sculpteurs et sur un empla-\ncement aménagé par Louis Van der Swaelmen, les masses amples\net sobres, d'une saisissante plénitude spatiale, disent à quel point,\ndès ses débuts, le réalisateur était en accord avec le théoricien. Revenu\nen Belgique, Hoste y a construit depuis l'armistice des cliniques\n(dans celle de Bruges, la proportion des fenêtres suffit à créer la\nbeauté) ; des églises qui n'admirera le clocher de Zonnebeke, net,\nhardi, lancé comme un cri de foi et digne de nos plus glorieux con-\nstructeurs de tours? —un couvent (Gheluwe), un magasin (Wer-\nvicq) où sa logique constructive a balayé avec une joie féroce toutes\nles recettes et tricheries du vieux décor; enfin des maisons, spéciale-\nment ouvrières, et des logis de cités-jardins (Selzaete, Kapelleveld,\nAvelghem). A Selzaete, il a d'abord employé la brique, notamment\npour une « maison de célibataires », premier essai de demeure collec-\ntive; puis il a appliqué le système du coffrage en béton de cendrées\nà cinquante maisons, tantôt jumelées, tantôt groupées en blocs de\nquatre ou six. Diversement disposés, les mêmes éléments s'y prêtent\nà une variété continuelle; le jeu des façades s'ordonne en saillies et\nretraits propices à des gains de surface et de hauteur; les parties hautes\nsont colorées et laissent pénétrer par endroits le soubassement lissé.\nEt que l'artiste (nous le retrouverons encore à l'art décoratif)\nconstruise une modeste maison villageoise ou l'hôtel du Noordzee,\nà Knocke-sur-Mer, les mêmes qualités de grand maître s'accusent :\nsobriété, franchise, unité.\nFils d'un fabricant bijoutier, Ant. Pompe reçut une éducation\nd'orfèvre et n'a jamais cessé de créer des modèles de bijoux. Tandis\nqu'il suivait les cours de l'Académie royale de Bruxelles, il se fit\nrecevoir comme graveur sur métaux dans les ateliers M... Parti pour\nl'étranger, à 17 ans, il fréquenta les deux écoles d'art industriel de\nMunich et revint à Bruxelles au bout de trois ans. Successivement\ndessinateur à la fabrique de tapis D..., aide-forgeron et ajusteur chez\nle ferronnier H..., traceur chez des constructeurs et fondeurs, il s'assi-\nmila la technique de tous les métiers d'art sans compter les industries\n(fontes, ponts et charpentes, etc.) Hobé l'accueillit dans ses ateliers"}, {"page_pdf": 18, "page_imprimee": "104", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192312-01.1.18", "debut_caractere": 20, "fin_caractere_exclue": 2363, "texte": "de 1894 à 1903. Après quoi, Ane. Pompe débuta comme architecte.\nSa vocation et sa personnalité se révélèrent brusquement. Il retourna\nen Allemagne (1912-1913), revint à Bruxelles et après quelques\nannées d'association avec l'architecte F. Bodson (maison Gheude,\nintérieur ouvrier, etc.), construisit l'lnstitut orthopédique du\nDr M. Van Neck, en briques grises et verres lux-fer, si original avec\nson balcon suspendu, ses trois travées dominées par des Windows\ntriangulaires, son vaste porche en retrait. Urbaniste et constructeur\nd'habitations ouvrières (villas à Kapelleveld, etc.), Pompe est un\nsimplificateur à la manière de H. Hoste.\nAlbert Van Huffel est élève d'Oscar Van de Voorde et devint\nlui-même professeur à l'Académie des Beaux-Arts de Gand. Dans\ncette ville,il a construit diverses maisons (rue d'Assaut, aven. Albert),\npuis, un beau jour, est sorti vainqueur du concours ouvert entre les\narchitectes belges pour l'érection de la Basilique Nationale du Sacré-\nCœur, à Koekelberg (près Bruxelles). L'emplacement sur la hauteur\nd'un plateau qui domine la ville réclamait une silhouette monumen-\ntale :on ne pouvait perdre de vue la destination religieuse de l'édifice et\nles circonstances qui en précisent la signification spéciale (libération\nde la patrie, hommage aux héros de la guerre) ; il fallait tenir compte\ndes ressources pécuniaires, de la nature des matériaux et du programme\nliturgique. Ainsi conditionnée, l'œuvre de Van Huffel consacre les\naspirations de l'architecture moderne dans le domaine le plus âpre-\nment disputé par les pasticheurs : l'architecture religieuse. Le Sacré-\nCœur de Koekelberg est une grande basilique à coupole aux formes\nrajeunies par l'emploi de nouveaux matériaux et trouvant sa beauté\npropre dans l'invention des grandes lignes et le rythme des propor-\ntions. Deux tours précèdent l'église. Un large promenoir flanqué\nde quatre terrasses arc-boute la coupole. De là, le pontife, entouré de\nson cortège et de bannières, bénira le pays aux quatre coins de\nl'horizon. L'extérieur est commandé par l'intérieur. La basilique\ndoit constituer le cadre le plus parfait pour le déploiement des\ngrandes cérémonies liturgiques. L'emploi du béton armé permet de\ndonner à la nef la largeur inusitée de dix-huit mètres; l'autel, placé\nau-dessus de la crypte, mis en valeur sous la grande coupole, pourra"}, {"page_pdf": 19, "page_imprimee": "105", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192312-01.1.19", "debut_caractere": 20, "fin_caractere_exclue": 2184, "texte": "être aperçu par des milliers de spectateurs tout en formant le centre\nd'une enceinte sacrée réservée aux prêtres. Galeries sur colonnettes\nautour du chœur, bas-côtés, déambulatoires, triforium pouvant\nrecevoir jusqu'à deux mille personnes, chapelles des provinces belges\naux extrémités du transept, autant de dispositions neuves. La basi-\nlique ne sera pas moins moderne par l'emploi des matériaux; à\nl'extérieur, briques, pierres blanches, granit clair; à l'intérieur,\nbriques jaunâtres, et ter ta cottaformant avec le béton armé un\ncomplex qui répondra aux exigences multiples de l'hygiène, de\nl'entretien et, par la possibilité des effets colorés, aux plus sévères\npostulats esthétiques. Quand cette Basilique sera debout et qu'on y\nverra, comme nous l'espérons, des œuvres de Minne, Servaes, Van\nde Woestyne, un règne nouveau aura commencé pour l'art reli-\ngieux. Rendons hommage au clergé qui a préparé un tel événement\net surtout au moine-artiste de Maredsous, don Sébastien Braun.\nRichard Acke, de Courtrai, s'est révélé en 1910, avec un local\npour société et imposé après guerre avec un cinéma la Lanterne\nd'Or entièrement en béton armé à l'exception de la façade qui\nest en vieilles briques de démolitions et en pierre de France. Les\npavements sont en granito; les murs à hauteur d'homme sont peints\nen vert, le reste en rouge, sauf les parties en béton que recouvre\nun ton pierre. Les appareils d'éclairage sont en bois peint, vert très\npâle et blanc rehaussé d'or, les petites lanternes en vert opale et\nplomb. L'œuvre respire je ne sais quel air de bon accueil où la\ncordialité flamande perce à travers la discipline des constructeurs\nmodernes. Cette impression n'est point diminuée au contraire\npar une visite au bar où les lambris bleus tranchent avec les\nparois brun-rouge. Ce cinéma courtraisien est, dans l'architecture\nbelge contemporaine, une manière de chef-d'œuvre.\nL'URBANISME. THEORICIENS ET REALISATEURS.\nAUTRES REPRESENTANTS DE LA JEUNE ECOLE.\nL'urbanisme a des adeptes brillants. Louis Van der Swaelmen\nfut chez nous le propagateur par excellence de la science nouvelle\n(le nom est peut-être plus nouveau que la chose). Il alu les travaux"}, {"page_pdf": 20, "page_imprimee": "106", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192312-01.1.20", "debut_caractere": 20, "fin_caractere_exclue": 2317, "texte": "anglais, allemands, hollandais et publié un ouvrage important :\nPréliminaires d'art civique.ll trace des plans de cités, de quartiers,\net renonce à la construction, quelles que soient sa compétence et son\nexpérience à cet égard. Sa cité des Trois-Tilleuls, à Boitsfort, compte\ndouze cents maisons; on lui doit le tracé des cités de Selzaete, Floréal,\nKapelleveld, où les architectures sont confiées à une élite : H. Hoste,\nA. Pompe, J.-F. Hoeben, J. Eggericx, P. Rubbers.— Non moins\nremarquable théoricien, R. Verwilghen (il est l'âme de la belle\nrevue « La Cité ») a la plus solide formation technique étant\ningénieur; A. Van Huffel, l'architecte de la Basilique, en a fait son\ncollaborateur. Victor Bourgeois est, lui aussi, un critique clair-\nvoyant et un réalisateur hardi. Rédacteur principal de l'hebdomadaire\n« Les 7 Arts », ses articles sur la normalisation, les constructions\nmonolithiques, les portes et fenêtres, etc., ont des allures de credo.\nSes oeuvres en sont l'illustration : maisons individuelles, jumelées\nou groupées par quatre ou six, belles uniquement par une intelligente\nrépartition de volumes et l'harmonie des forces antagonistes : les\npleins et les vides. J. Eggericx, dans ses ci tés-jardins de Water-\nmael et Com ines, pousse la sévérité jusqu'au puritanisme. Mais\nretirons ce dernier mot qui nous est peut-être inspiré par une indé-\nracinable nostalgie de la décoration défunte. Ecoutons parler\nR. Verwilghen d'un projet de cité-jardin (Schaerbeek) dû à Mes-\nsieurs Rubbers et Van den Drift. « C'est à la beauté technique de\nces grands navires... que me fait songer cette architecture où des\néléments standardisés se répètent en des combinaisons dont le rythme\ngéométrique est d'essence purement architectural. Ici, point de\nromantisme, plus même de littérature; rien que la solution technique\nd'un problème sous des formes qui contentent l'esprit ». Le jury\nn'aimait point sans doute la beauté des grands navires; le projet\nfut écarté.\nUn autre jury s'est montré plus avisé en classant premier le\nprojet du jeune architecte J.-F. Hoeben pour la cité du faubourg de\nMolenbeek-Saint-Jean, cité aussi considérable à elle seule que le\nBruxelles des vieux boulevards. Puisque la critique les ignore, nos\narchitectes sont souvent leurs propres commentateurs. Hoeben a donc"}, {"page_pdf": 21, "page_imprimee": "107", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192312-01.1.21", "debut_caractere": 20, "fin_caractere_exclue": 2383, "texte": "expliqué, lui aussi, comment « précurseurs, nés en plein impression-\nnisme, rassasiés de couleur, voulant un art de rapports en harmonie\navec les temps nouveaux, ils (les jeunes) proclament le droit d'expri-\nmer le rythme de leur époque; c'est dans ce but qu'ils dirigent leurs\nefforts vers la synthèse expressive des volumes et des lignes ». Je\ngoûte moins certaines parties messianiques du même discours. Mais\nje m'émerveille des plans créés par le jeune artiste pour les plateaux\nde Molenbeek, d'une si parfaite unité fonctionnelle et si habilement\nreliés toutefois à l'ensemble de l'agglomération bruxelloise. Ils\nprévoient différents quartiers suivant le caractère des habitants et la\ntopographie, évitent pour les îlots de grandes maisons l'inconvénient\ndes cours par le moyen d'ouvertures pratiquées aux angles, ménagent\nde vastes clairières en perspective, utilisent toutes les ressources pano-\nramiques, disposent les logements de telle sorte que tous reçoivent le\nsoleil au moins deux ou trois heures par jour, mettent à profit le\nboulevard de ceinture pour l'édification des monuments publics; et\nl'architecte, n'oubliant ni le stade des sports, ni les villas à tennis,\nni la plaine de repos, érige les tours chères à Le Corbusier, les\nplace aux bons endroits de telle sorte qu'elles dissimulent les petits\nlogis. Et nous comblant, il prodigue les arbres, la verdure, les fleurs.\nCet urbaniste, en outre, ne se laisse rebuter par aucune difficulté\ntechnique; il étudie le fonctionnement des fosses aseptiques ayec la\nmême conscience que les silhouettes de ses donjons. Auteur d'une\nautre cité (Moortebeek, aux confins d'Anderlecht), il collabore au\nKapelleveld, où ses maisons en béton, avec des murs jaunes et des\néléments de bois, standardisés et peints en rouge et bleu, sont de la\nplus simple et de la plus authentique beauté.\nIl serait périlleux de classer dans des catégories fixes les jeunes\nartistes qu'il nous reste à mentionner. Enoncer leurs noms, citer leurs\nprincipales œuvres offre du moins cet intérêt de marquer l'impor-\ntance numérique et la richesse productrice de l'école nouvelle.\nJ.-X. Ghobert a construit une école à Heerselt, une habitation à\nLouvain (note reposante et pure avec la maison de Louis\nBochoms dans l'abominable charivari des réédifications), modifié\nhabilement le chœur de l'église abbatiale de Tongerloo, élevé une"}, {"page_pdf": 22, "page_imprimee": "108", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192312-01.1.22", "debut_caractere": 20, "fin_caractere_exclue": 2301, "texte": "usine à Anderlecbt et conçu pour Ganshoren, près Bruxelles, une\ncoquette cité-jardin. Jean Hendrickx, dans ses projets d'Acropole\nchrétienne et d'entrée de ville, dans ses divers mausolées (le plus\nimportant est le monument Guynemer, à Poelcapelle, en collabo-\nration avec le sculpteur Marcel Wolfers), enfin, dans ses villas,\ntempère ses visions modernes par une élégance où se trahit l'éducation\nfrançaise. J. de Ligne est l'auteur du cinéma, très admiré, de h\nMonnaie et d'un projet de cité-jardin pour Saventhem, inspiré libre-\nment des modèles anglais. A M. Delalieu, on doit un home des\nInfirmières, en briques de Silésie, aux masses un peu âpres. Henri\nDe Rée, lauréat du prix Hankar en 1910, a montré de la grandeur\net le sens de l'architecture funéraire dans son monument du cimetière\nd'lxelles (crypte particulièrement saisissante) ; il a construit plusieurs\ncités (celle de Toemaat-Hoech en Campine, celle de Libramont) et\ndes blocs de maisons ouvrières (Saint-Gilles). F. Bodson, qui fut\nle collaborateur d'A. Pompe, compte à son actif personnel des\nconstructions particulières solidement campées.\nque la sous-station électrique des chemins de fer vicinaux, à Waterloo\net Rhode-Saint-Genèse, ainsi que le presbytère de Buecken et les\ntribunes de l'Union Saint-Gilloise, de M. Callewaert, soient tirés de\nleurs carton et exécutés sans retard; et que l'on utilise au premier\njour le talent de MM. Van der Drift et de Waegh, auteurs d'un\nprojet très remarqué pour le monument commémoratif d'lxelles.\nMM. Lucien François, Van Montfort, Delbrassinne, Gabriel Charles,\nHebbelynck, Obozinski, de Bondt, Philibert Descelles, Smekens, Van\nElslander, R. Moenaert (cité-jardin de Laeken, villas du Zoute)\nLangeraert (habitations à bon marché), Petit (buvette aux chevrons\nnoirs et rouges à la troisième Foire Commerciale de Bruxelles), de\nConinck (façade du Perroquet,rue Léopold, et deux maisons pour\nmutilés) , mériteraient mieux que cette revue au galop.\nAnvers groupe MM. Vrancken, Van Weynsberg, De Lange, Van\nSteenberghe (auteur de la cité Unit as), J. Smolderen (urbaniste con-\nsommé dans ses projets pour la transformation d'Anvers) et Egide\nVan der Paal (projet de Panthéon de la Défense Nationale, à Liège,\net reconstruction du Haut-Pont, à Lierre). —Un jeune architecte"}, {"page_pdf": 25, "page_imprimee": "109", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192312-01.1.25", "debut_caractere": 20, "fin_caractere_exclue": 2132, "texte": "wallon s'est révélé en 1919 avec un très beau projet d'aménagement\net de reconstruction du centre de Herve : Carlos Thirion. Quel sort\na-t-on réservé à son étude? Enfin, last but not least. Gand pos-\nsède un ingénieur-professeur qui débuta comme fonctionnaire,\nAuguste Desmet, à qui l'on doit deux de nos constructions les plus\noriginales et les plus nettement belges : la maison du peintre\nServaes et l'église de Luythaegen, près d'Anvers. Faite de briques,\nélevée à Laethem-Saint-Martin, le village des peintres mystiques, la\nmaison de Servaes porte en elle le silence et la paix; jamais cadre ne\nfut plus approprié à la vie d'un grand peintre religieux. Cette\ndemeure valut à Aug. Desmet la commande d'autres habitations\nd'artistes et de l'église de Luythaegen, laquelle décorée (hélas! pendant\nquelques mois seulement!) d'un Chemin de Croix de Servaes,\nannonça pour l'architecture et la beauté religieuses une ère nouvelle\nde simplicité et de grandeur dont la Basilique de Van Huffel ne peut\nmanquer de porter le rayonnement au loin.\nL'ART DECORATIF.\nLES DEBUTS DE LA RENOVATION. L'ENSEIGNEMENT.\nCe que nous avons dit des rapports du public et du pouvoir\navec l'architecture, de l'esprit d'initiative des architectes belges\nconstamment contrarié, nous pouvons le répéter pour l'art décoratif\ndont le sort est lié à celui de la « mère des arts ». Beaucoup d'argent\nest dépensé pour l'enseignement professionnel, mais les artistes qui\npourraient le régénérer son méconnus. Quand le fonctionnaire de qui\ndépend une nomination voit leurs œuvres, il jette les hauts cris. Van\nde Velde, de Praeter, le céramiste Finch, initiateurs infatigables, ont\ndû s'expatrier. L'activité du Musée des arts décoratifs, si vivante dans\nle champ de l'érudition, devrait par le moyen d'expositions fré-\nquentes collaborer étroitement au rajeunissement de nos grandes\nindustries traditionnelles tapisserie, hucherie, dinanderie, dentelle,\ncéramique. On y a songé, je pense. Qu'on se mette à l'oeuvre. Comme\nHorta, Hankar, Van de Velde, Léon Sneyers Hobé a été un\n« ensemblier » de la première heure. Certaines de ses oeuvres datent"}, {"page_pdf": 26, "page_imprimee": "110", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192312-01.1.26", "debut_caractere": 20, "fin_caractere_exclue": 2422, "texte": "de plus de vingt-cinq ans; on les dirait d'hier. S'est-on dit jamais\nqu'un tel homme rendrait de précieux services dans l'enseignement?\nNe passons pas sous silence la tâche de Serrurier-Bovy, inégale, mais\nféconde par l'association (unique en son temps) de l'industrie et de\nl'art. Il y eut en Belgique, vers 1890, un mouvement d'avant-garde,\ncontemporain de la rénovation architecturale et auquel participèrent\nnon seulement des architectes, mais encore des peintres : Théo Van\nRysselberghe (arts graphiques), Lemmen (cartons de tapis, papiers\nde garde, etc.), Lucien Rion, G. Combaz, un orfèvre comme Phi-\nlippe Wolfers. Ces artistes connurent de grands succès à l'étranger.\nPuis le découragement vint. Les plaintes aujourd'hui sont générales.\nAucun enseignement sérieux n'a été créé, si ce n'est pour les femmes.\nEncore faut-il dire que dans l'enseignement féminin (exceptons celui\nde Mademoiselle Bosché), on se contente souvent d'un système de\nstylisation par trop sommaire et aboutissant à des compositions\nmécaniques. Un autre mal est que l'on pousse dans la voie artistique\nles jeunes filles qui ont montré quelques dons dans la couture et la\nlingerie. D'édifiantes confidences nous furent faites par des profes-\nseurs, forcés de démissionner pour échapper au supplice du « dres-\nsage » d'élèves inaptes. On peut bien former des techniciens, non des\nartistes. N'est-ce point le vice fondamental de l'enseignementdes arts\ndécoratifs de confondre l'exécution et la création, cette dernière ne\npouvant qu'en de rares occasions émaner de l'artisan, de l'exécutant?\nC'est parce que l'on attend les chefs-d'œuvre des ouvriers verriers\nque l'art du vitrail est tombé si bas. D'autre part, nos artistes redou-\ntent le contact avec l'industrie, gardent leurs préjugés à l'égard de la\nproduction en série, s'isolent du grand public de qui dépend l'avenir.\nMais, ici encore, en contraste avec cette circonspection (qui s'éva-\nnouira bientôt), la Belgique offre l'exemple d'un des plus audacieux\nefforts qui soit d'industrialisation artistique. Les frères De Coene,\nde Courtrai, ont créé du néant des établissements immenses et\nemploient près d'un millier d'ouvriers de tout genre. Leurs installa-\ntions comprennent une exposition permanente d'intérieurs complets\net des ateliers où l'on travaille bois, marbre, glaces, métaux, tapis,\nétoffes, etc. Innombrables sont les maisons, villas, installations com-"}, {"page_pdf": 27, "page_imprimee": "111", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192312-01.1.27", "debut_caractere": 20, "fin_caractere_exclue": 2007, "texte": "plètcs ducs aux frères De Coene et malgré l'énergie de fer, les\ndons organisateurs et l'espèce de vertu altruiste que suppose une\ntelle réussite, nous n'en parlerions pas, si maints travaux de ces Cour-\ntraisiens de grande trempe n'y avaient droit pour leurs qualités d'art,\nspécialement les meubles, tapis et vitraux agencés et harmonisés dans\nle sens du confort, de la couleur, de l'intimité joyeuse propre à la\nFlandre.\nJoseph De Coene assume la direction artistique de l'association\net l'on se demande si la vraie école des arts décoratifs de Belgique\nn'est point sa belle « usine ». Nous ne nions pas les avantages\nqu'offrent les écoles de Saint-Luc; probité du métier, honnêteté dans\nl'emploi des matériaux, grandes lois de l'art médiéval constituent un\ncorps de doctrine inattaquable. L'architecte Cloquet, qui fut à\nl'Université de Gand le maître d'Alb. Van Huffel, H. Hoste, Aug.\nDesmet, était, si je ne me trompe, l'un des inspirateurs de cet ensei-\ngnement. Les architectes Ghobert et Bodson, le peintre affichiste\nGaspard, le sculpteur Puvrez, ont passé par les écoles de Saint-Luc.\nMais que pensent leurs anciens maîtres de ces « modernes »? Pour\ntout dire et les méthodes architecturales de Saint-Luc nous inspi-\nraient les mêmes réflexions si la théorie est saine et digne de toute\nconfiance, la pratique éloigne l'élève de la vie et de l'art. Regrettons-le\nsincèrement, par sympathie pour l'organisation et l'esprit de ces\nécoles. Qu'elles appellent à leur tête deux ou trois maîtres de la\njeune génération un Hoste, un Van Huffel, un Ghobert et\nelles seront les premières du pays.\nARCHITECTES ENSEMBLIERS\nET AUTRES ARTISTES DECORATEURS\nDes résultats très satisfaisants\navoir cité tes noms des architectes et artisans d'art qui, à des degrés\ndivers, ont contribué à cette œuvre, M. Fierens-Gevaert termine par\nces paroles de réconfortant espoir\nEt vienne surtout le jour où notre architecture et notre art\ndécoratif, soumis aux doctrines du nouveau classicisme, forceront"}, {"page_pdf": 28, "page_imprimee": "112", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192312-01.1.28", "debut_caractere": 20, "fin_caractere_exclue": 559, "texte": "leurs pires ennemis à reconnaître la justesse du mot enthousiaste d'un\nrédacteur des « 7 Arts » : « Le monde artistique moderne possède\nenfin, grâce à l'architecture, un style ». Pour ceux qui réclament\ndepuis trente ans l'unité de l'art et revendiquent le droit à la création\npour les architectes et les décorateurs comme pour les peintres et\nsculpteurs, ces paroles, prononcées par un Belge, pour les Belges,\ndevant des œuvres belges, raniment les espérances endormies et vibrent\ncomme le sursum matinal de la victoire.\n\nFierens-Gevaert."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1923-12-01-c005", "article_bluemountain": "bmtnaac_1923-12_01#c005", "volume": "bmtnaac_1923-12_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 7, "image_fin": 7, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192312-01.2.3.2", "titre_corps": "La <D'après la Revue L'Amour de l'Art, Avril 1923>", "titre_sommaire": "La <D'après la Revue L'Amour de l'Art, Avril 1923>", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 7, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192312-01.1.7", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 233, "texte": "L'Architecture et l'Art Décoratif\nModernes en Belgique\npar Fierens=Gevaert\nPLANCHE I.\nLa Maison des Sucriers <1916=1918>, Rue Montoyer, Bruxelles.\nArchitecte : Léon Goovaerts, Bruxelles\n<D'après la Revue L'Amour de l'Art, Avril 1923>"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1923-12-01-c006", "article_bluemountain": "bmtnaac_1923-12_01#c006", "volume": "bmtnaac_1923-12_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 8, "image_fin": 8, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; 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Nous sommes débarrassés des plagiats, des artistes du joli\net du simili. Toutes les copies ont été écartées. Il n'y a plus qu'un\ngroupe solide de novateurs décidés à prendre la place des timorés et\ndes aveugles par persuasion. En tête « l'Equerre » et\ngeois. Un plan d'ensemble de la Cité de Jumet, des études diverses\net des bâtiments réalisés, « Maisons à étages multiples », rue du\nCubisme, à Bruxelles. De Lucien un fort bon projet de\n60 logements pour célibataires, projet conçu dans le sens d'habi-\ntations à bon marché, sobre de lignes, faisant appel à la logique et\nmettant en œuvre des matériaux modernes; une « habitation indivi-\nduelle » a les mêmes qualités. M. J n'est plus un jeune au\nsens un peu péjoratif du mot. Il a fait ses preuves et garde le même\nenthousiasme pour la cause moderniste. Il expose ici ses plans pour\nla Cité des Trois-Tilleuls, à Watermael-Boitsfort, presque entière-\nment réalisée et qui est une réussite complète. On peut admirer et le\n« style » et l'économie apportés à l'élaboration de ses bâtiments.\nCe sont encore des qualités d'audace, de simplicité et de beauté\nqu'il faut remarquer dans les « Maisons au Kappelveld », de\nM. J.-F. Hoeben,un jeune doué, dont le métier est parfait.\nM. H. Hosteest réputé, et l'été dernier j'admirais encore son\n« Hôtel » en construction à Knocke et qui révèle une si belle com-\npréhension du béton et qui constitue en somme un jeu savant de"}, {"page_pdf": 32, "page_imprimee": "114", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192312-01.1.32", "debut_caractere": 58, "fin_caractere_exclue": 864, "texte": "béton et de briques. « Maison du Kappeleveld », « Maisons de la\nCité de Selzaete » sont toutes adéquates à la situation du terrain,\nelles répondent au but et sont claires et saines. Les dons de décorateur\nde M. De Ridderne nuisent pas à ses conceptions. Il sait aussi\néviter la surcharge et le plaqué et garder libre les plans indis-\npensables. M. P. Rubber s,qui vient de construire à Bruxelles (Die-\nweg), une originale maison, a quelques projets curieux où les inno-\nvations sont heureuses et sans outrance. Citons encore MM.\nKoninck et J. de Ligne,dont les « cartes de visite » sont dignes\nd'intérêt et les intérieurs de M. V. qui sont confortables et\nconçus dans un esprit réaliste et actuel.\nEn terminant, je dois faire l'éloge de M.\nqui est un «urbaniste » de premier ordre. On lui doit les plans de"}, {"page_pdf": 33, "page_imprimee": "115", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192312-01.1.33", "debut_caractere": 20, "fin_caractere_exclue": 451, "texte": "Kappeleveld, à Woluwe-Saint-Lambert, ceux de Boitsfort et de Sel-\nzaete.\nCette exposition aurait pu, certes, réunir encore d'autres\nartistes dont les tendances sont tout aussi modernes. Mais nous\ndevons nous réjouir de voir l'architecture jeune et neuve figurer,\nreprendre sa place dans une exhibition de peinture et de sculpture\norganisée par des partisans de l'avant-garde. L'architecture va\nreprendre la tête.\n\nCharles CONRARDY."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1923-12-01-c015", "article_bluemountain": "bmtnaac_1923-12_01#c015", "volume": "bmtnaac_1923-12_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "114", "page_fin": "114", "image_debut": 32, "image_fin": 32, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192312-01.2.4.1", "titre_corps": "Arch. STA JASINSKY", "titre_sommaire": "Arch. 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EXPOSITION. Une impor-\ntante exposition des œuvres du peintre sculpteur\nVictor Servranckx aura lieu à la Galerie Royale,\nrue Royale, 108, à Bruxelles, du 17 au 26 jan-\nvier 1924, de 10 à 5 heures.\nC'est à cause de l'intérêt que ces œuvres de plas-\ntique pure présentent pour l'architecture que nous\ncroyons devoir attirer tout spécialement l'attention\nde nos lecteurs sur cette exposition.\nVoici d'ailleurs au sujet de Sevranckx quelques\nnotes parues récemment dans le « Laatste Nieuws >:\n€ Cet artiste dont le maître italien moderne F. T.\nMarinetti témoigna : « un talent puissant et ori-\nginal > a fait sensation à l'étranger. Le peintre\nfrançais bien connu, Fernand Léger, l'appela le\nplus fort d'entre les peintres belges de la nouvelle\ngénération.\nEt à juste titre : Ce que nous avons vu de lui\naux différentes expositions, tant à Anvers et à\nBruges qu'à Bruxelles, sont des œuvres puissantes\nd'art pur.\nIl y a une différence foncière entre sa technique\net celle des cubistes et expressionnistes : chez lui\nn'existe pas le va-et-vient entre sujet, artiste, fait\nplastique et spectateur, vu qu'il ne se base que sur\nles valeurs et propriétés intrinsèques de la couleur\net de la forme.\nSon art est pur et immédiat : nullement symbo-\nlique; pas une explication de la vie; pas une con-\ncrétisation d'idées abstraites, mais des images, des\nfaits plastiques, organismes complets, dont chaque\ndétail est un organe indispensable pour la vie de\nl'œuvre; des œuvres d'art où tout est a sa place, où\nrien n'est de trop et où il ne manque rien.\nMême ceux qui n'admettent pas cette tendance,\nne pourront nier la profonde maîtrise technique de\ncet artiste. Il connaît, comme pas un, l'action si-\nmultanée de la couleur et de la forme. Dans toutes\nces œuvres se révèle : une recherche de valeurs\nesthétiques immuables, lesquels sont atteintes par\nla sélection inexorable des moyens plastiques. Ser-\nvranchx crée par esprit d'ordre. Ses œuvres sont\nune révélation calme et victorieuse de joie grave,\nla même joie que nous retrouvons en sa belle vi-\ngnette de « Kindergeluk > : sévère avec tendresse,\ntravail sain, vitatitê bouillonnant, ë&iià \\ë cOfitrôle\nd'un esprit mathématique. >\nANVERS. CONFERENCE DE J. J. P. OUD,\narchitecte communal de Rotterdam. L'éminent\narchitecte hollandais, dont nos lecteurs ont pu ap*\nprendre à connaître les théories par l'étude que\nnous avons publiée dans notre numéro 5, donnera\nle 18 janvier prochain, à 8 heures du soir, dans la\nsalle des fêtes de l'Athénée Royal, à Anvers, une\nconférence sur l'évolution de l'architecture mo-\nderne en Hollande. Elle sera illustrée de nombreux\nclichés.\nLa revue « Het Overzicht >, qui a pris l'initiative\nde cette manifestation, rappelle que l'architecture\nhollandaise a, depuis la guerre, attiré à elle l'atten-\ntion du monde entier, et ne cessera pas, étant\ndonné la croissance rapide des trois principales\nvilles hollandaises, à susciter de rétonnement. Ce-\npendant ce mouvement en est encore à son stade\noriginel; mais tout nous laisse prévoir qu'il gran-\ndira au point de fournir une prestation que î'hie-\ni\ntoire européenne notera comme étant un avène-\nment artistique semblable au Gothique. L'archi-\ntecte Oud est un des leaders de ce mouvement, une\ndes personnalités les plus intéressantes du monde\narchitectural actuel, en même temps que l'initia-\nteur d'une conception toute nouvelle du plus con-\ncret et du plus immédiatement utile des arts,\nGOSSEUES. CONCOURS POUR L'EREC-\nTION D'UN MONUMENT COMMEMORATIF DE\nLA GUERRE. Un concours est ouvert pour\nl'érection d'un monument à la glorification des sol-\ndats, déportés et civils qui ont sacrifié leur vie pour\nla Patrie.\nLe coût de ce monument, fondations comprises,\nest fixé à 50,000 francs.\nLes maquettes et les renseignements nécessaires\ndoivent parvenir à l'Administration communale\npour le 15 février 1924 au plus tard.\nUn exemplaire du règlement relatif au concours\nsera envoyé â toute personne qui en fera la de-\nmande par écrit.\nLE PRÉSENT NUMÉRO CONTIENT 8 PLANCHES HORS TEXTE."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1923-12-01-c018", "article_bluemountain": "bmtnaac_1923-12_01#c018", "volume": "bmtnaac_1923-12_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 3", "page_fin": "couv. 3", "image_debut": 35, "image_fin": 35, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192312-01.2.6", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 35, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192312-01.1.35", "debut_caractere": 570, "fin_caractere_exclue": 887, "texte": "W/FIX\n' » / ï'V. h\n¥\nO\nm\na\no\nr>\no\n(>\n(T\nlK\n!\n£\n•H*\n\"tH\n6\ne\ns\n%\n«\nNi\n3^\nM\nv»\nU 4'«\n>1\n\\\nSUR\nNi 11 Ci es/ ASPIRATEUR\nI Lii O IX ELECTRIQUE\nLemeiï/eur\njhi. MILLS _ ~92, Av, Louise _ SRUXELLES\nAGENT GÉNÉRAL POUR LA BELGIQUE\nTél : 272,61\nDemandez le\nCatalogue nc 8\nou un appareil\nà l'essai\nsans frais\nVous serez émerveillé"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1923-12-01-c019", "article_bluemountain": "bmtnaac_1923-12_01#c019", "volume": "bmtnaac_1923-12_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 4", "page_fin": "couv. 4", "image_debut": 36, "image_fin": 36, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192312-01.2.7", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 36, "page_imprimee": "couv. 4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192312-01.1.36", "debut_caractere": 67, "fin_caractere_exclue": 1464, "texte": "u\nfcrV\n1 V\nÉTABLISSEMENTS\napel\nPluntz\nSOCIÉTÉ ANONYME £ # Firme exclusivement Beige depuis sa fondation «a 1064\nBUREAUX . MAGASINS et ATELIERS :\n7, Rue René Dubreucqff* * 138, Chaussée de Wavre\nIXELLES-BRUXELLES\nTéléphone * 247*49\nDirecteur-Administrateur i MARTIAL CHAPKL\nSpécialité d'article» pour bâtiments :\nColonnes (plus de 200 modèles), Pilastres, Colonettes ornées, Tuyaux de descente* Gargouilles,\nChâssis cîégouts, de Ciiemes, S.icrfputs, Glissières de cheminée. Plaques d'ancrage, Marche*\net Grilles à jour, Cloches de calorifère, Barreaux, Pots de cuisine, Taques ornées, Mr.,\nPoulies, Volante» Engrenages et toutes Pièces Mécaniques. Toutes pièces de Poileris\nd'Ornementation. Petite Mécanique, etc., en grande série.\nATELIER DE NICKELAGE\nMODELES ET PRIX SPECIAUX POUR ADJUDICATIONS PUBLIQUES EN :\nMargelles (Trous d'homme), Avaloirs, Regards d'égouts, Tuyaux, Poteaux indicateurs, Cul*\ndélabres, etc. ALBUMS OU PLANCHES SEPAREES SUR DEMANDÉ\nDépôt de Poutrelles en Acier\nFers et Aciers pour Constructions\nRONDS, FILS, FEUILLARDS, etc. Coudés et façonnés sur demande suivant pian»\nd'exécution pour BETON ARME. Ingénieur spécialiste à la disposition des entrepreneur!\net architectes pour devis, dessins, élaboration de plans, calculs de résistance* etc.\nBoulons * Perçage » Charpentes - Gitages complets * Poutres rivées, etc.\nrrirti—-\"\"imr •'rwfTiffiniri'.'\nV* • t •\nJ\nvjrj\n'# «> • • «"}]}], "pages_ocr_originales": [{"page_pdf": 1, "page_imprimee": "couv. 1", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192312-01.1.1", "texte": "ROLATtD VAM MOHCKÊ"}, {"page_pdf": 2, "page_imprimee": "couv. 2", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192312-01.1.2", "texte": "K t V U t A E H 5 U £ L L. £ b fz L 0 t\nLA CUL\nURBANISME ■ ARCHITECTURE « ART PUBLIC\nRECONSTRUCTION\nDES REGIONS DÉVASTÉES\n■ 1 ~ ,,, 3\nRédacteurs : MM. Fera. BODSON, architecte (Bruxelles) ; J. DE LIGNE, architecte\n(Bruxelles) ; J. EGGERICX, architecte (Bruxelles) ; Huib. HOSTE, archi-\ntecte (Bruges) ; Raymond MOENAERT, architecte (Bruxelles) ; L. van der\nSwaelmen, architecte-paysagiste (Bruxelles) ; J. M. van HARDEVELD (Am-\nsterdam; M. Raph. VERWILGHEN, Ingénieur Urbaniste (Bruxelles), Secré-\ntaire de la Rédaction.\nLes Rédacteurs et Collaborateurs sont seuls respo de leurs articles. — Il sera rendu compte\ndans € la Cité de tout ouvrage dont deux exemplaires seront envoyés à la Revue.\nPour la rédaction, T administration et les demandes d abonnement, s'adresser au Siègr\nde la Revue : 1 0, Place Loix, Saint-Gilles-Bruxelles.\nPour la vente au numéro s'adresser exclusivement aux librairies. Dépôt principal : li-\nbrairie Lamertm, 58-62, Coudenberg. Bruxelles.\nABONNEMENT : Belgique 10 fr. ; Etranger, 1 5 fr. Le numéro,. Un franc.\nLes abonnements peuvent se prendre en versant la somme de 10 francs au crédit du\nCompte chèques-postaux n° 16621 (Revue : La Cité). Moyennant un sup-\nplément de 3 francs les numéros sont envoyés mensuellement sous enveloppe\ncartonnée.\n\nEditions \" TEKHNÉ „\nLA CITE. Fremère, deuxième et troisième années. Par volume fcr. 10.—\nL'Art et la Société, par H.-P. Berlage, architecte à Amsterdam. Tirés à part 4e la Revue\n« Art et Technique » (septembre 1913-février 1914) . Un volume hixueuaemeot rmr\nprimé et (Quatre de 98 clichés , , , fr, 20-—\nPaul Hankar (Î859-J90I), par Charles Cotirardy et Raym. Thibaut. Une brochure\nillustrée » . t fr* 3.—\nMatériaux de substitution dans la construction de maisons, par J Seroen, arcteeete. Une\nbrochure illustrée y ... # , fr. 2.—\nLa Conservation du cœur de la Ville de Bruxelles* par Qiarfes Buis, avec traduction d'une\nconférence de C. Gurèrët sur la € Comerrmon du coeur d'aociemM» ville». ». Uzse bro-\nchure de 24 pages , . ir* 2.—\nL'habitation coloniale Sa conatinflctkx* m Congo Beige, par Gast Boghemai». 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Beau\nvolume de 516 pages» sur papier couche* Huatré de 250 clichés . . . . • fr, 15.—\nPour obtenir ces livres, il suffit de verser, dam n'importe, quel bureau des posles, au crédit\ndu compte chèques postaux n° 166.21 Revue « La Cité », la somme due et d'inscrire sur le bul-\nletin de versement le titre chi livre et les nom et adresse du souscripteur."}, {"page_pdf": 3, "page_imprimee": "93", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192312-01.1.3", "texte": "L'Architecture et l'Art Décoratif\nmodernes en Belgique\n\no\npar FIERENS-GEVAERT\nConservateur du Musée Royal de Belgique\nQu'une des grandes revues f M\ntique d'art occupant une haute situation officielle, consacre une\nétude à l'architecture moderne en Belgique, c'est là un fait heureux\net vraiment trop rare pour que nous\nQuoi de plus inattendu que\nnos modernistes, que l'on se complaît encore chez nous à tenir sous\nle boisseau Qu'il s'était agi d'expositio\nou de comptes rendus dans des revues et journaux, jusqu'à présent\nnos voisins du Sud s'étaient adressés\nvétustés, « aux vieilles barbes » de\nsur notre art architectural; c'est eux\nauprès de nos architectes et de nos\nsitions Universelles et aux Salons d\nétait apparue au public français comme la plus routinière d'Europe,\n\n(1) Numéro spécial de la Revue : « L'Amour de l'Art », 4e année, avril 1923.\nLibrairie de France, 99, boulevard Raspail, Paris (VIe).\n\nLA CITÉ. DEC. 1923"}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "94", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192312-01.1.4", "texte": "LA CITÉ. DEC. 1923\n\ncomme V expression d'une école de\nélégance aucune l'Ecole des Beaux-Arts ou les disciples de Viollet\nLe Duc.\nEn leur révélant l'existence en Belgique d'une école dégagée de\nla servitude des styles et n'ayant d'autres attaches avec l'étranger que\nson désir de modernité et de logique, M. Fierens-Gevaert a apporté\nà la France artistique d'aujourd'hui, si intensément vivante et dégagée\nd'un passé glorieux mais écrasant,\nque le spectacle d'une servitude o\nqu'avec dépit en leurs élèves!\nEntre la France et la Belgique, la peinture et la sculpture, plus\nmobiles que l'architecture, ont, depuis un certain temps déjà, affirmé\nune communauté de tendances moder\nGevaert d'avoir étendu ces liens à l'\nle geste élégant de mettre en relief les ignorés, les jeunes. Cela doit-il\nétonner de la part de l'organisateur clairvoyant des expositions de\nTurin, Milan, Venise, de celui qui, récemment, lors de l'inauguration\nd'une exposition dont nous rendons compte ailleurs, fut acclamé\nunanimement par de nombreux littérateurs, peintres et sculpteurs\nd'avant-garde, comme leur plus e\nL'étude de M. Fierens-Gevaert fournit pour la première fois une\nrétrospective de l'architecture moderne dans notre pays. Nulle part\ndans nos organes professionnels l'on ne trouve tableau aussi complet\nde l'évolution de la pensée nouvelle\nmanifestations vivantes.\nC'est à ce titre que nous sommes\navec l'autorisation de l'auteur, un\nR. C.\nAvant de nous faire connaître\nmeilleurs travaux d'après-guerre, M.\ntraits l'effort de ces trente dernières\nde 1890 fut la terre de la rénovation\nPaul Hankar, Henri Van de Velde, Serrurier-Bovy, Oct. Van Ryssel-\nberghe, G. Hobé comme initiateurs\nLeur venue marque la fin virtuelle du pastiche. Un grand"}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "95", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192312-01.1.5", "texte": "LA CITÉ. DEC. 1923\n\nenthousiasme accueillit leur renaissance. De jeunes architectes parisiens\ncoururent étudier les maisons bruxelloises de V. Horta. Le regretté\nBing exposait une salle à manger de Van de Velde, en même temps\nqu'il révélait Constantin Meunier. Revenant un jour de Chantilly\nà Paris avec Edmond Rostand, celui-ci durant tout le trajet nous\nquestionna sur le « modernisme belge »! La curiosité, sinon la\nsympathie, éclatait dans les discussions. Pour beaucoup, ces novateurs\nbelges apportaient des espérances illimitées. Qui s'en souvient\nmême en Belgique! Horta et les artistes acquis à sa réforme s'impo-\nsèrent par deux fois dans des rencontres internationales (i). La\nBelgique officielle ne s'en aperçut point. Paul Hankar mourut avant\nl'heure. Van de Velde s'expatria, suscita en Allemagne le mouvement\nque l'on sait, et ne fut point rappelé en Belgique comme ses amis et\nlui-même le souhaitaient il y a dix ans. Octave Van Rysselberghe,\nfidèle à ses principes de simplicité et de force, ne vit venir que tardi-\nvement les commandes officielles.\nL'Etat est aujourd'hui le grand mécène. Peintres et même\nsculpteurs peuvent au besoin l'ignorer. Mais les architectes et les\ndécorateurs? Ils doivent compter avec des services ministériels où\nrégnent à perpétuité l'incompétence et l'horreur des responsabilités.\nSurcroît de malheur: il serait malséant chez nous que les Beaux-Arts\ns'occupassent de constructions, restaurations, enseignement de l'art\ndécoratif; divers ministères se partagent ces fiefs (Travaux Publics,\nIndustrie et Travail, Justice!) Et qui songe à restaurer l'unité de\ncommandement qu'assumait le surintendant des régimes abolis? Si\nencore les dirigeants témoignaient de quelque bonne volonté à l'égard\ndes maîtres originaux. Que de fois n'ai-je pas entendu des ministres et\ndes fonctionnaires les condamner sans qu'ils les connussent! Ah! si\nl'Etat, par extraordinaire, discernait les vrais artistes! Que\nsurgiraient en parfaite harmonie de forme et de beauté avec l'esprit\ndu temps, à la place des innombrables gares, hôtels communaux et\npostaux, hôpitaux, églises, etc., qui disent la morne tyrannie des\nstyles périmés. Car ils existent, les artistes très vivants, très\n\n(!) Turin. Première exposition internationale des art® modernes, 1902, et Milan 1906."}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "96", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192312-01.1.6", "texte": "LA CITÉ. DEC. 1923\n\n-/\nenthousiastes, en dépit d'une atmosphère mortelle. Ils rêvent, pro-\nduisent. édifient. Et les voici prêts à reprendre et à développer l'œuvre\ndes Horta, des Vande Velde, des Hankar, des Van Rysselberghe.\nL'ENSEIGNEMENT. SES DEFAUTS.\nMETHODES NOUVELLES.\nLE PROGRAMME DE VICTOR HORTA.\nComment se forment-ils? Un peu au hasard et nous pouvons\nnous appliquer le mot : « Il n'y a pas de maître; il n'y a que des\nélèves ». La routine est maîtresse de l'enseignement. Nos académies\nsont à la remorque de l'Ecole des Beaux-Arts, mais ce qui est bon\nen France nous est une perpétuelle menace. On soustrait l'élève à\nl'indispensable pratique. Où mène la copie passive des planches de\nVignole? Que vaut l'étude d'un chapiteau si l'on ne réfléchit aux\nraisons de sa beauté? Mêmes errements dans les puissantes écoles de\nSaint-Luc où les modèles classiques font place à une exclusive docu-\nmentation médiévale; et même absence de vie pratique. Un élève de\nSaint-Luc vint me consulter un jour sur les services d'un musée. Le\nconcours de fin d'année consistait en un projet de musée régional.\nLe style gothique était de rigueur. On me convia à l'exposition des\ndevoirs.C'étaient autant de cathédrales! Le jeune homme que j'avais\nrenseigné n'était même point classé. Il était resté gothique, mais avait\nosé concevoir sa construction en béton!\nL'architecte Jean Smolderen, d'Anvers, brillant lauréat de tous\nles concours, m'écrit avec éloquence (je résume sa consultation) :\n« L'enseignement est insignifiant ou dérisoire. Il se ressent du peu de\nprestige et de considération dont jouissent les architectes. La profes-\nsion est exercée par les fils de la toute petite bourgeoisie, et la suppres-\nsion du Prix de Rome aggrave la situation. L'architecture sera désor-\nmais réservée aux classes privilégiées; les fils de bonne famille exerce-\nront notre art comme la plupart des architectes anglais en créant des\noffices d'architecture dont ils assumeront, j'hésite presque à le dire,\nla partie commerciale en se faisant aider par des dessinateurs de\ncarrière plus ou moins doués ». Et M. Smolderen de s'insurger contre\nl'inertie du pouvoir et l'indifférence du public (que n'ajoute-t-il de la"}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192312-01.1.7", "texte": "L'Architecture et l'Art Décoratif\nModernes en Belgique\npar Fierens=Gevaert\nPLANCHE I.\nLa Maison des Sucriers <1916=1918>, Rue Montoyer, Bruxelles.\nArchitecte : Léon Goovaerts, Bruxelles\n<D'après la Revue L'Amour de l'Art, Avril 1923>"}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192312-01.1.8", "texte": "L'Architecture et l'Art Décoratif\nModernes en Belgique\npar Fierens=Gevaert\nPLANCHE II.\nBoutique à Tournai. <Sur l'emplacement de l'ancien Palais du Parlement.>\nArchitecte Henri Lacoste, Bruxelles\n(D'apies la Revue L'Amour de l'Art.)"}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": "97", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192312-01.1.9", "texte": "LA CITÉ. DEC. 1923\n\ncritique?) « L'avenir de la jeune architecture belge est sombre, dit-il,\net la carrière peu engageante; il faudra par tous les moyens stimuler\net encourager ses jeunes adeptes ».\nLe conseil est salutaire. Approuvons-le, sans partager le pessi-\nmisme de notre correspondant. Victor Horta et de jeunes maîtres :\nHuibrecht Hoste, Albert Van Huffel, Ant, Pompe, n'y ont point\nversé. Ils payent de leur personne pour réagir et ont accepté d'enseigner\npour appliquer des méthodes nouvelles. Hoste et Van Huffel ont suivi\nà l'Université de Gand les cours de Cloquet, réalisateur indigent, mais\nthéoricien lucide. Après l'assimilation des rudiments à l'Académie de\nBruges où pendant des heures il dessinait des ornements que le\nprofesseur mesurait pour contrôler l'exactitude de la copie! Hoste\nsuivit en élève libre les cours de Cloquet; les lois que celui-ci tirait des\nchefs-d'œuvre médiévaux, Hoste les mit en pratique dans un sens\nmoderne. Absorbé par ses travaux d'architecture, il trouve néanmoins\nle temps de donner un cours de standardisation à l'Ecole des Hautes\nEtudes de Bruxelles et d'enseigner l'Histoire de l'art à l'Académie de\nBruges. Il n'a que trop raison de déplorer la pénurie des archéologues\nesthètes. La Hollande connaît le savant qui juge la production\nmoderne sans se plonger d'abord dans sa documentation historique.\nTrois professeurs d'architecture y ont instauré une méthode nouvelle\npour les cours supérieurs et Hoste voudrait qu'on les suivît; au lieu\nde dessiner d'abord les détails (fenêtres, portes, tables, etc.) et de les\njuxtaposer sans obtenir de cohésion réelle, ils font établir l'ensemble,\nla masse, en données simples, et passent ensuite à l'analyse. Ainsi le\nveut la logique de la construction. Albert Van Huffel à qui je\ndemandais si la réforme de l'enseignement architectural exigeait le\nbannissement des classiques (songerait-on jamais à supprimer l'étude\ndes écrivains du XVII* siècle?) me répondit qu'aux ordres grecs il\nfaut adjoindre l'étude des chapiteaux égyptiens, romans, gothiques\net que surtout l'intelligence de l'élève doit s'exercer devant le modèle.\nQu'on lui demande ou qu'on lui explique pourquoi le fragment qu'il\ncopie est beau. Hélas! les professeurs sont rares et l'enseignement est\ndifficile. Qu'un maître promène ses élèves par la ville, les interroge sur\nles qualités de telle façade, de telle ferronnerie, de tel encadrement de"}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "98", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192312-01.1.10", "texte": "LA CITÉ. DEC. 1923\n\nfenêtre. On peut tout attendre de la jeunesse enthousiaste. Ant.\nPompe, professeur à l'Académie de Molenbeek (Bruxelles), guidé par\nles besoins d'un milieu ouvrier et mesurant les facultés de ses élèves,\nexclut l'inutile copie des planches et l'étude des ordres. Il accepte dans\nsa classe des menuisiers, ébénistes, marbriers, tailleurs de pierres, fer-\nronniers. Ils n'ont jamais tenu un crayon. Qu'arriverait-il si pendant\ntrois années ils reproduisaient des modèles? En tête-à-tête avec le\npapier blanc et tenus « d'inventer » le plus simple des projets, ils ne\ntrouveraient rien. Pompe résolument adopte un enseignement pra-\ntique. Au menuisier il fait dessiner une table, une armoire, au ferron-\nnier, ce qui relève de son métier, etc. Le plus doué, avec la collabo-\nration de toute la classe, élabore un ensemble de petite maison bour-\ngeoise. Au bout de l'année, la collectivité scolaire a terminé, sous le\ncontrôle du maître, un projet de maison exécutable dans ses moindres\nparticularités. Et sous une forme nouvelle, Pompe ressuscite l'antique\napprentissage.\n« Victor Horta est un corrupteur de la jeunesse », me disait\nun jour un bourgmestre défunt. Homme d'action énergique, ce\n« corrupteur » a patiemment élaboré un vaste programme d'éduca-\ntion et si l'enseignement et par conséquent la jeunesse se libèrent un\njour de la routine pédagogique, c'est à lui qu'on devra ce bienfait.\nArtiste, son exemple ramena l'architecture à la construction, et\nspécialement à la « construction du dedans ». Professeur, il a consi-\ndéré le problème éducatif dans son ensemble. Pourquoi, à côté des\nhumanités classiques et scientifiques, n'aurions-nous pas les humanités\nesthétiques? Le jeune homme doué pour l'art fait presque toujours\nun collégien nonchalant. Qu'il cultive ses dons le plus vite possible\nsans que soit négligée sa culture générale. Cette vue si juste entraîne\nune conception nouvelle des écoles d'art auxquelles s'annexeraient des\nclasses d'enseignement secondaire. Le programme des cours artistiques\nprévoit troit divisions superposées : dessin, technique, beaux-arts.\nLe dessin est à la base de tout.Après l'avoir pratiqué pendant le^\ntrois premières années de première division (modèles en plâtre, étude\ndes animaux vivants, de la figure humaine, etc.), les élèves entrent\ndans les cours techniques (pour les peintres : peinture et décoration;"}, {"page_pdf": 11, "page_imprimee": "99", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192312-01.1.11", "texte": "LA CITÉ. DEC. 1923\n\npour les sculpteurs : sculpture et décoration; pour les architectes :\ncours de stabilité, de construction, d'hygiène, etc.), avec possibilité\npour les uns et les autres de régler la fréquentation des cours de\nmanière à s'assimiler les éléments des trois grands arts. Sortant de\ncette division, les élèves, du moins, ont un gagne-pain. Les meilleurs,\nles élus, sont admis dans les cours supérieurs. Nous ne donnons ici\nque le squelette de ce programme. Vues théoriques, applications pra-\ntiques, indications de modèles, horaires, etc., tout y fut précisé. Auto-\nrités communales et académiques applaudirent d'enthousiasme et,\ncomme on dit, marquèrent leur accord. On était à la veille de la\nguerre. La tourmente prêta son appui inattendu aux mauvaises\nvolontés. Profeseurs et administrateurs passéistes enterrèrent la\nréforme. Elle ressurgira. La jeunesse la réclame. En attendant, Horta\ndirige un atelier d'architecture à l'Académie, où le rectorat lui\nincombe par voie de roulement. Il veut qu'en composant, l'élève\noublie les règles et s'inspire de la vie. « Malheur, si tu penses aux\nrègles en créant », disait Léonard. Horta surprit un jour un élève\nau travail et compulsant un monceau de livres. « Que faites-vous\nlà? » « Maître, je cherche des motifs ». « Mais, mon garçon,\nc'est du vol ». Et comme on le pense, cette franchise de langage n'est\npoint pour amoindrir l'ascendant du grand créateur sur son école.\nLA RECONSTRUCTION DES REGIONS DEVASTEES.\nLES BANQU\nCe renouveau architectural aurait pu doter la Belgique ressuscitée\nd'une parure magnifique et ajouter des chefs-d'œuvre aux richesses\nmonumentales du passé. Cet espoir\ntion —M, Fierens-Gevaert le confirme\nfaillite. L'énergie nationale n'est p\naspirations sera nul ou presque\nune prodigieuse ardeur.\nAutre faillite architecturale :\nentraîna des dépenses fabuleuses.\nSi on leur consacrait un article spécial (mais le sujet est peu\nattrayant), il faudrait l'intituler : les monstres. La règle ici est"}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "100", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192312-01.1.12", "texte": "LA CITÉ. DEC. 1923\n\nconfirmée par une exception : la maison des sucriers (Bruxelles 1916-\n1918). D'un programme net un bâtiment pour l'administration\ncentrale d'une grande société industrielle l'architecte Léon Govaerts\na déduit un plan clair engendrant une superstructure sobrement\nrythmée. Sept travées se répètent pour unir les fenêtres du premier\net du second séparés par les panneaux sculptés (du statuaire Egide\nRombaux). L'appareillage de la pierre blanche, le soubassement, la\nligne des pirouettes substituée au chambranle traditionnel, donnent à\ncette façade monumentale et parfaitement moderne la noblesse récla-\nmée par le quartier Léopold, l'un des plus aristocratiques de la ville.\nEPIGONES DES GRANDS NOVATEURS\nLéon Govaerts appartient à la génération de Victor Horta.\nRendons justice à quelques hommes mûrs qui ont senti le prix de la\nsimplicité. Léon Sneyers à cet égard est à tirer hors pair. Depuis long-\ntemps, il a clairement discerné les voies futures. Son Pavillon Belge\ndes expositions biennales de Venise (inauguré en 1907) lui valut\net au commissaire qui l'avait choisi la désapprobation des autorités\nministérielles et des « gens de goût ». Il n'est pas un artiste aujour-\nd'hui qui n'y reconnaisse l'annonce des plus belles réalisations\nactuelles. Décorateur raffiné dans son atrium de marbre du même\npavillon, Sneyers est aussi l'auteur de quelques maisons bruxelloises.\nOn s'en moquait voici dix ou quinze ans. Combien aujourd'hui\nvivent de ses exemples? Mentionnons quelques autres individua-\nlités de cette génération intermédiaire. Léon Bochoms travailla chez\nHenri Van de Velde, produisit sa première œuvre originale en 1903\n(Hall Heusy, Verviers), se classa définitivement parmi les francs\nconstructeurs avec sa clinique de syphiligraphie (Bruxelles, 1912-\n1913) et sa maison Von Ermen (pierres blanches et briques), excep-\ntion reposante parmi les folies louvanistes. Grâce à lui, Louvain\npossédera une belle école et un harmonieux ensemble : musée, biblio-\nthèque, académie, en voie d'exécution. Il y a beaucoup de bien à\ndire de J.-B. Dewin. Technicien, il dessine toutes les parties de ses\nœuvres en grandeur d'exécution; artiste, il montre des perspectives"}, {"page_pdf": 13, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192312-01.1.13", "texte": "L'Architecture et l'Art Décoratif\nModernes en Belgique\npar Fierens=Gevaert\nPLANCHE III.\nPavillon Belge aux Expositions Biennales des Beaux=Arts de Venise <1906=1907>\nArchitecte Léon Sneyers, Bruxelles\n(D'après L'Amour de l'Art.)"}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192312-01.1.14", "texte": "L'Architecture et l'Art Décoratif\nModernes en Belgique\npar Fierens=Gevaert\nPLANCHE IV.\nMaisons bourgeoises en béton armé maigre à ériger à Woluwe=St=Lambert.\nArchitecte : Huibrecht Hoste, Saint=Michel=Bruges\n(D'après la Revue L'Amour de l'Art.)"}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "101", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192312-01.1.15", "texte": "L A CJ TÉ. DEC. 1923\n\nà la Brangwyn et impose aux détails une forme personnelle; réalisa-\nteur pratique, il s'est spécialisé dans les constructions entre toutes\nmodernes : cliniques, infirmeries, hôpitaux. Il construisit des\ndemeures particulières et des logis ouvriers; avec un bâtiment de\nforce motrice, à Haren, il prouva que l'usine est susceptible de beauté;\nmais il a donné sa pleine mesure avec la clinique du docteur C.\n(Bruxelles), le home anti-tuberculeux près d'Ostende et la Maison\ndes Infirmières (Bruxelles). Chargé de la construction du nouvel\nhôpital universitaire, il renonce à la disposition en largeur, supprime\nles salles communes, déprimantes et immorales, applique le système\ncentralisateur tout en répartissant dans leurs quartiers propres les\nservices médicaux, chirurgicaux, hospitaliers, etc. L'hôpital devient le\nplus avenant des hôtels • Joseph Diongre a construit des maisons\nouvrières, une jolie ferme à Weerde (Brabant), maintes maisons\nparticulières et a doté le pays d'un très beau monument commémoratif\nde la guerre, celui de Londerzeel (Brabant), haute lanterne en pierres\nblanches et briques. A Bruxelles, citons encore Jules Brunfaut\n(pour ses maisons du square Jean Jacob et de la rue de la Loi),\nBlomme (façade rue de l'Ecuyer apparentée aux créations d'Otto\nWagner), Alexis Dumont (école à Jodoigne), les frères Hamesse\n(plusieurs cinémas, hôtels privés, etc.), Bonduelle, Pelseneer, Henri\nLacoste, déjà cité pour son église de Bléharies, auteur du monument\naux soldats belges morts en France (Père-Lachaise) et surtout d'une\nboutique à Tournai ( 1922). —La même génération compte en pro-\nvince : à Gand, Oscar Van de Voorde, l'architecte élégant et souple\nde l'exposition de 1913; à Anvers, Van Aspere et Van Averbeke\nla caserne des pompiers de ce dernier est d'un vrai précurseur; à Liège,\nComblain; à Verviers, Duesberg.\nLe rôle de presque tous ces artistes est d'autant plus honorable\nqu'ils ont, comme les premiers novateurs, beaucoup souffert de\nl'hostilité ambiante. Un air de famille rapproche leurs œuvres, qu'il\ns'agisse de la structure générale, des éléments de la façade, de la dispo-\nsition intérieure confortable et accueillante. Ils ont secoué un mauvais\nbagage scolastique et tué des excès fâcheux (le modernisme engendra\nles plus sottes caricatures à Liège, Anvers, Gand (comme à Bruxelles ) ;"}, {"page_pdf": 16, "page_imprimee": "102", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192312-01.1.16", "texte": "LA CITÉ. DEC. 1923\n\nils ont préparé la venue d'une génération libérée dont l'œuvre\ncomptera parmi les expressions historiques de l'architecture belge.\nLA CONSTRUCTION A BON MARCHE.\nL'ESTHETIQUE NOUVELLE.\nLES ARCHITECTES H. HOSTE, ANT. POMPE,\nALB. VAN HUFFEL, R. ACKE.\nEvincée des villes martyres et repoussée par la haute banque, la\njeune architecture s'est tournée vers la construction à bon marché et\nles cités-jardins. Une technique nouvelle est née et le constructeur doit\nremiser « sa science académique et archéologique, ses collections de\nprofils et d'ornements, ses conceptions de façades » (R. Verwilghen).\nStandardisation, recherche de la beauté par les moyens les plus\nsimples (répétitions rythmiques, jeux des blocs en saillie, pleins et\nvides), obligation d'user des matériaux les plus économiques\n(coffrages, monolithes, etc.), telles sont les conditions nouvelles. On\na dit : le salut de l'architecture, c'est la dèche. Pénurie financière,\nnormalisation, nouveaux moyens techniques ramènent à la simpli-\ncité, au rythme, à l'unité. Réveil des lois classiques. Les jeunes ont\njuré la guerre à la « mortelle fantaisie », ils en restent les farouches\nadversaires, même quand une construction d'importance leur est\nconfiée événement, comme on le pense, rarissime. La multiplication\ndes ci tés-jardins est liée au progrès de l'urbanisme. Cette science a\ntrouvé en R. Verwilghen et Louis Van der Swaelmen d'érudits propa-\ngateurs. Une sociétés s'est fondée, l'Union des Villes véritable\nfoyer d'idées vivantes tandis que la Société nationale des habi-\ntations à bon marché, en faisant appel aux jeunes architectes-urba-\nnistes, favorise la réalisation des œuvres maîtresses.\nParlons d'abord du trio Hoste, Pompe, Van Huffel, déjà ren-\ncontré à la rubrique : enseignement.\nWest-Flamand, vivant dans la campagne de Bruges, profon-\ndément épris de sa langue natale, polyglotte remarquable, lettré,\nintelligence lucide, caractère inébranlable c'est Huibrecht Hoste.\nSon credo artistique : « tout est commandé aujourd'hui par la\ndémocratie et la machine; bornons-nous à l'essentiel et sachons en"}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "103", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192312-01.1.17", "texte": "LÀ CITÉ. DEC. 1923\n\ntirer l'effet artistique ». Déjà dans le monument d'Amersfoort élevé\nen 1917 avec la collaboration de deux sculpteurs et sur un empla-\ncement aménagé par Louis Van der Swaelmen, les masses amples\net sobres, d'une saisissante plénitude spatiale, disent à quel point,\ndès ses débuts, le réalisateur était en accord avec le théoricien. Revenu\nen Belgique, Hoste y a construit depuis l'armistice des cliniques\n(dans celle de Bruges, la proportion des fenêtres suffit à créer la\nbeauté) ; des églises qui n'admirera le clocher de Zonnebeke, net,\nhardi, lancé comme un cri de foi et digne de nos plus glorieux con-\nstructeurs de tours? —un couvent (Gheluwe), un magasin (Wer-\nvicq) où sa logique constructive a balayé avec une joie féroce toutes\nles recettes et tricheries du vieux décor; enfin des maisons, spéciale-\nment ouvrières, et des logis de cités-jardins (Selzaete, Kapelleveld,\nAvelghem). A Selzaete, il a d'abord employé la brique, notamment\npour une « maison de célibataires », premier essai de demeure collec-\ntive; puis il a appliqué le système du coffrage en béton de cendrées\nà cinquante maisons, tantôt jumelées, tantôt groupées en blocs de\nquatre ou six. Diversement disposés, les mêmes éléments s'y prêtent\nà une variété continuelle; le jeu des façades s'ordonne en saillies et\nretraits propices à des gains de surface et de hauteur; les parties hautes\nsont colorées et laissent pénétrer par endroits le soubassement lissé.\nEt que l'artiste (nous le retrouverons encore à l'art décoratif)\nconstruise une modeste maison villageoise ou l'hôtel du Noordzee,\nà Knocke-sur-Mer, les mêmes qualités de grand maître s'accusent :\nsobriété, franchise, unité.\nFils d'un fabricant bijoutier, Ant. Pompe reçut une éducation\nd'orfèvre et n'a jamais cessé de créer des modèles de bijoux. Tandis\nqu'il suivait les cours de l'Académie royale de Bruxelles, il se fit\nrecevoir comme graveur sur métaux dans les ateliers M... Parti pour\nl'étranger, à 17 ans, il fréquenta les deux écoles d'art industriel de\nMunich et revint à Bruxelles au bout de trois ans. Successivement\ndessinateur à la fabrique de tapis D..., aide-forgeron et ajusteur chez\nle ferronnier H..., traceur chez des constructeurs et fondeurs, il s'assi-\nmila la technique de tous les métiers d'art sans compter les industries\n(fontes, ponts et charpentes, etc.) Hobé l'accueillit dans ses ateliers"}, {"page_pdf": 18, "page_imprimee": "104", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192312-01.1.18", "texte": "LA CITÉ. DEC. 1923\n\nde 1894 à 1903. Après quoi, Ane. Pompe débuta comme architecte.\nSa vocation et sa personnalité se révélèrent brusquement. Il retourna\nen Allemagne (1912-1913), revint à Bruxelles et après quelques\nannées d'association avec l'architecte F. Bodson (maison Gheude,\nintérieur ouvrier, etc.), construisit l'lnstitut orthopédique du\nDr M. Van Neck, en briques grises et verres lux-fer, si original avec\nson balcon suspendu, ses trois travées dominées par des Windows\ntriangulaires, son vaste porche en retrait. Urbaniste et constructeur\nd'habitations ouvrières (villas à Kapelleveld, etc.), Pompe est un\nsimplificateur à la manière de H. Hoste.\nAlbert Van Huffel est élève d'Oscar Van de Voorde et devint\nlui-même professeur à l'Académie des Beaux-Arts de Gand. Dans\ncette ville,il a construit diverses maisons (rue d'Assaut, aven. Albert),\npuis, un beau jour, est sorti vainqueur du concours ouvert entre les\narchitectes belges pour l'érection de la Basilique Nationale du Sacré-\nCœur, à Koekelberg (près Bruxelles). L'emplacement sur la hauteur\nd'un plateau qui domine la ville réclamait une silhouette monumen-\ntale :on ne pouvait perdre de vue la destination religieuse de l'édifice et\nles circonstances qui en précisent la signification spéciale (libération\nde la patrie, hommage aux héros de la guerre) ; il fallait tenir compte\ndes ressources pécuniaires, de la nature des matériaux et du programme\nliturgique. Ainsi conditionnée, l'œuvre de Van Huffel consacre les\naspirations de l'architecture moderne dans le domaine le plus âpre-\nment disputé par les pasticheurs : l'architecture religieuse. Le Sacré-\nCœur de Koekelberg est une grande basilique à coupole aux formes\nrajeunies par l'emploi de nouveaux matériaux et trouvant sa beauté\npropre dans l'invention des grandes lignes et le rythme des propor-\ntions. Deux tours précèdent l'église. Un large promenoir flanqué\nde quatre terrasses arc-boute la coupole. De là, le pontife, entouré de\nson cortège et de bannières, bénira le pays aux quatre coins de\nl'horizon. L'extérieur est commandé par l'intérieur. La basilique\ndoit constituer le cadre le plus parfait pour le déploiement des\ngrandes cérémonies liturgiques. L'emploi du béton armé permet de\ndonner à la nef la largeur inusitée de dix-huit mètres; l'autel, placé\nau-dessus de la crypte, mis en valeur sous la grande coupole, pourra"}, {"page_pdf": 19, "page_imprimee": "105", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192312-01.1.19", "texte": "LA CITÉ. DEC. 1923\n\nêtre aperçu par des milliers de spectateurs tout en formant le centre\nd'une enceinte sacrée réservée aux prêtres. Galeries sur colonnettes\nautour du chœur, bas-côtés, déambulatoires, triforium pouvant\nrecevoir jusqu'à deux mille personnes, chapelles des provinces belges\naux extrémités du transept, autant de dispositions neuves. La basi-\nlique ne sera pas moins moderne par l'emploi des matériaux; à\nl'extérieur, briques, pierres blanches, granit clair; à l'intérieur,\nbriques jaunâtres, et ter ta cottaformant avec le béton armé un\ncomplex qui répondra aux exigences multiples de l'hygiène, de\nl'entretien et, par la possibilité des effets colorés, aux plus sévères\npostulats esthétiques. Quand cette Basilique sera debout et qu'on y\nverra, comme nous l'espérons, des œuvres de Minne, Servaes, Van\nde Woestyne, un règne nouveau aura commencé pour l'art reli-\ngieux. Rendons hommage au clergé qui a préparé un tel événement\net surtout au moine-artiste de Maredsous, don Sébastien Braun.\nRichard Acke, de Courtrai, s'est révélé en 1910, avec un local\npour société et imposé après guerre avec un cinéma la Lanterne\nd'Or entièrement en béton armé à l'exception de la façade qui\nest en vieilles briques de démolitions et en pierre de France. Les\npavements sont en granito; les murs à hauteur d'homme sont peints\nen vert, le reste en rouge, sauf les parties en béton que recouvre\nun ton pierre. Les appareils d'éclairage sont en bois peint, vert très\npâle et blanc rehaussé d'or, les petites lanternes en vert opale et\nplomb. L'œuvre respire je ne sais quel air de bon accueil où la\ncordialité flamande perce à travers la discipline des constructeurs\nmodernes. Cette impression n'est point diminuée au contraire\npar une visite au bar où les lambris bleus tranchent avec les\nparois brun-rouge. Ce cinéma courtraisien est, dans l'architecture\nbelge contemporaine, une manière de chef-d'œuvre.\nL'URBANISME. THEORICIENS ET REALISATEURS.\nAUTRES REPRESENTANTS DE LA JEUNE ECOLE.\nL'urbanisme a des adeptes brillants. Louis Van der Swaelmen\nfut chez nous le propagateur par excellence de la science nouvelle\n(le nom est peut-être plus nouveau que la chose). Il alu les travaux"}, {"page_pdf": 20, "page_imprimee": "106", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192312-01.1.20", "texte": "LA CITÉ. DEC. 1923\n\nanglais, allemands, hollandais et publié un ouvrage important :\nPréliminaires d'art civique.ll trace des plans de cités, de quartiers,\net renonce à la construction, quelles que soient sa compétence et son\nexpérience à cet égard. Sa cité des Trois-Tilleuls, à Boitsfort, compte\ndouze cents maisons; on lui doit le tracé des cités de Selzaete, Floréal,\nKapelleveld, où les architectures sont confiées à une élite : H. Hoste,\nA. Pompe, J.-F. Hoeben, J. Eggericx, P. Rubbers.— Non moins\nremarquable théoricien, R. Verwilghen (il est l'âme de la belle\nrevue « La Cité ») a la plus solide formation technique étant\ningénieur; A. Van Huffel, l'architecte de la Basilique, en a fait son\ncollaborateur. Victor Bourgeois est, lui aussi, un critique clair-\nvoyant et un réalisateur hardi. Rédacteur principal de l'hebdomadaire\n« Les 7 Arts », ses articles sur la normalisation, les constructions\nmonolithiques, les portes et fenêtres, etc., ont des allures de credo.\nSes oeuvres en sont l'illustration : maisons individuelles, jumelées\nou groupées par quatre ou six, belles uniquement par une intelligente\nrépartition de volumes et l'harmonie des forces antagonistes : les\npleins et les vides. J. Eggericx, dans ses ci tés-jardins de Water-\nmael et Com ines, pousse la sévérité jusqu'au puritanisme. Mais\nretirons ce dernier mot qui nous est peut-être inspiré par une indé-\nracinable nostalgie de la décoration défunte. Ecoutons parler\nR. Verwilghen d'un projet de cité-jardin (Schaerbeek) dû à Mes-\nsieurs Rubbers et Van den Drift. « C'est à la beauté technique de\nces grands navires... que me fait songer cette architecture où des\néléments standardisés se répètent en des combinaisons dont le rythme\ngéométrique est d'essence purement architectural. Ici, point de\nromantisme, plus même de littérature; rien que la solution technique\nd'un problème sous des formes qui contentent l'esprit ». Le jury\nn'aimait point sans doute la beauté des grands navires; le projet\nfut écarté.\nUn autre jury s'est montré plus avisé en classant premier le\nprojet du jeune architecte J.-F. Hoeben pour la cité du faubourg de\nMolenbeek-Saint-Jean, cité aussi considérable à elle seule que le\nBruxelles des vieux boulevards. Puisque la critique les ignore, nos\narchitectes sont souvent leurs propres commentateurs. Hoeben a donc"}, {"page_pdf": 21, "page_imprimee": "107", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192312-01.1.21", "texte": "LA CITÉ. DEC. 1923\n\nexpliqué, lui aussi, comment « précurseurs, nés en plein impression-\nnisme, rassasiés de couleur, voulant un art de rapports en harmonie\navec les temps nouveaux, ils (les jeunes) proclament le droit d'expri-\nmer le rythme de leur époque; c'est dans ce but qu'ils dirigent leurs\nefforts vers la synthèse expressive des volumes et des lignes ». Je\ngoûte moins certaines parties messianiques du même discours. Mais\nje m'émerveille des plans créés par le jeune artiste pour les plateaux\nde Molenbeek, d'une si parfaite unité fonctionnelle et si habilement\nreliés toutefois à l'ensemble de l'agglomération bruxelloise. Ils\nprévoient différents quartiers suivant le caractère des habitants et la\ntopographie, évitent pour les îlots de grandes maisons l'inconvénient\ndes cours par le moyen d'ouvertures pratiquées aux angles, ménagent\nde vastes clairières en perspective, utilisent toutes les ressources pano-\nramiques, disposent les logements de telle sorte que tous reçoivent le\nsoleil au moins deux ou trois heures par jour, mettent à profit le\nboulevard de ceinture pour l'édification des monuments publics; et\nl'architecte, n'oubliant ni le stade des sports, ni les villas à tennis,\nni la plaine de repos, érige les tours chères à Le Corbusier, les\nplace aux bons endroits de telle sorte qu'elles dissimulent les petits\nlogis. Et nous comblant, il prodigue les arbres, la verdure, les fleurs.\nCet urbaniste, en outre, ne se laisse rebuter par aucune difficulté\ntechnique; il étudie le fonctionnement des fosses aseptiques ayec la\nmême conscience que les silhouettes de ses donjons. Auteur d'une\nautre cité (Moortebeek, aux confins d'Anderlecht), il collabore au\nKapelleveld, où ses maisons en béton, avec des murs jaunes et des\néléments de bois, standardisés et peints en rouge et bleu, sont de la\nplus simple et de la plus authentique beauté.\nIl serait périlleux de classer dans des catégories fixes les jeunes\nartistes qu'il nous reste à mentionner. Enoncer leurs noms, citer leurs\nprincipales œuvres offre du moins cet intérêt de marquer l'impor-\ntance numérique et la richesse productrice de l'école nouvelle.\nJ.-X. Ghobert a construit une école à Heerselt, une habitation à\nLouvain (note reposante et pure avec la maison de Louis\nBochoms dans l'abominable charivari des réédifications), modifié\nhabilement le chœur de l'église abbatiale de Tongerloo, élevé une"}, {"page_pdf": 22, "page_imprimee": "108", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192312-01.1.22", "texte": "LA CITÉ. DEC. 1923\n\nusine à Anderlecbt et conçu pour Ganshoren, près Bruxelles, une\ncoquette cité-jardin. Jean Hendrickx, dans ses projets d'Acropole\nchrétienne et d'entrée de ville, dans ses divers mausolées (le plus\nimportant est le monument Guynemer, à Poelcapelle, en collabo-\nration avec le sculpteur Marcel Wolfers), enfin, dans ses villas,\ntempère ses visions modernes par une élégance où se trahit l'éducation\nfrançaise. J. de Ligne est l'auteur du cinéma, très admiré, de h\nMonnaie et d'un projet de cité-jardin pour Saventhem, inspiré libre-\nment des modèles anglais. A M. Delalieu, on doit un home des\nInfirmières, en briques de Silésie, aux masses un peu âpres. Henri\nDe Rée, lauréat du prix Hankar en 1910, a montré de la grandeur\net le sens de l'architecture funéraire dans son monument du cimetière\nd'lxelles (crypte particulièrement saisissante) ; il a construit plusieurs\ncités (celle de Toemaat-Hoech en Campine, celle de Libramont) et\ndes blocs de maisons ouvrières (Saint-Gilles). F. Bodson, qui fut\nle collaborateur d'A. Pompe, compte à son actif personnel des\nconstructions particulières solidement campées.\nque la sous-station électrique des chemins de fer vicinaux, à Waterloo\net Rhode-Saint-Genèse, ainsi que le presbytère de Buecken et les\ntribunes de l'Union Saint-Gilloise, de M. Callewaert, soient tirés de\nleurs carton et exécutés sans retard; et que l'on utilise au premier\njour le talent de MM. Van der Drift et de Waegh, auteurs d'un\nprojet très remarqué pour le monument commémoratif d'lxelles.\nMM. Lucien François, Van Montfort, Delbrassinne, Gabriel Charles,\nHebbelynck, Obozinski, de Bondt, Philibert Descelles, Smekens, Van\nElslander, R. Moenaert (cité-jardin de Laeken, villas du Zoute)\nLangeraert (habitations à bon marché), Petit (buvette aux chevrons\nnoirs et rouges à la troisième Foire Commerciale de Bruxelles), de\nConinck (façade du Perroquet,rue Léopold, et deux maisons pour\nmutilés) , mériteraient mieux que cette revue au galop.\nAnvers groupe MM. Vrancken, Van Weynsberg, De Lange, Van\nSteenberghe (auteur de la cité Unit as), J. Smolderen (urbaniste con-\nsommé dans ses projets pour la transformation d'Anvers) et Egide\nVan der Paal (projet de Panthéon de la Défense Nationale, à Liège,\net reconstruction du Haut-Pont, à Lierre). —Un jeune architecte"}, {"page_pdf": 23, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192312-01.1.23", "texte": "L'Architecture et l'Art Décoratif\nModernes en Belgique\npar Fierens=Gevaert\nPLANCHE V.\nCité=jardin de Kapelleveld, Woluwe=St=Lambert <prés Bruxelles>.\nGroupe de quatre maisons à 4 ou 5 chambres. Façade vers la rue.\nArchitecte Antoine Pompe; Bruxelles.\n(D'après L'Amour de l'Art)."}, {"page_pdf": 24, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192312-01.1.24", "texte": "L'Exposition des Arts Belges d'esprit nouveau.\nPLANCHE VI.\nProjet d'Urbanisation pour un quartier de Jumet, par V. Bourgeois.\nLa Cité. IVe Année. N° 6."}, {"page_pdf": 25, "page_imprimee": "109", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192312-01.1.25", "texte": "LA CITÉ. DEC. 1923\n\nwallon s'est révélé en 1919 avec un très beau projet d'aménagement\net de reconstruction du centre de Herve : Carlos Thirion. Quel sort\na-t-on réservé à son étude? Enfin, last but not least. Gand pos-\nsède un ingénieur-professeur qui débuta comme fonctionnaire,\nAuguste Desmet, à qui l'on doit deux de nos constructions les plus\noriginales et les plus nettement belges : la maison du peintre\nServaes et l'église de Luythaegen, près d'Anvers. Faite de briques,\nélevée à Laethem-Saint-Martin, le village des peintres mystiques, la\nmaison de Servaes porte en elle le silence et la paix; jamais cadre ne\nfut plus approprié à la vie d'un grand peintre religieux. Cette\ndemeure valut à Aug. Desmet la commande d'autres habitations\nd'artistes et de l'église de Luythaegen, laquelle décorée (hélas! pendant\nquelques mois seulement!) d'un Chemin de Croix de Servaes,\nannonça pour l'architecture et la beauté religieuses une ère nouvelle\nde simplicité et de grandeur dont la Basilique de Van Huffel ne peut\nmanquer de porter le rayonnement au loin.\nL'ART DECORATIF.\nLES DEBUTS DE LA RENOVATION. L'ENSEIGNEMENT.\nCe que nous avons dit des rapports du public et du pouvoir\navec l'architecture, de l'esprit d'initiative des architectes belges\nconstamment contrarié, nous pouvons le répéter pour l'art décoratif\ndont le sort est lié à celui de la « mère des arts ». Beaucoup d'argent\nest dépensé pour l'enseignement professionnel, mais les artistes qui\npourraient le régénérer son méconnus. Quand le fonctionnaire de qui\ndépend une nomination voit leurs œuvres, il jette les hauts cris. Van\nde Velde, de Praeter, le céramiste Finch, initiateurs infatigables, ont\ndû s'expatrier. L'activité du Musée des arts décoratifs, si vivante dans\nle champ de l'érudition, devrait par le moyen d'expositions fré-\nquentes collaborer étroitement au rajeunissement de nos grandes\nindustries traditionnelles tapisserie, hucherie, dinanderie, dentelle,\ncéramique. On y a songé, je pense. Qu'on se mette à l'oeuvre. Comme\nHorta, Hankar, Van de Velde, Léon Sneyers Hobé a été un\n« ensemblier » de la première heure. Certaines de ses oeuvres datent"}, {"page_pdf": 26, "page_imprimee": "110", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192312-01.1.26", "texte": "LA CITÉ. DEC. 1923\n\nde plus de vingt-cinq ans; on les dirait d'hier. S'est-on dit jamais\nqu'un tel homme rendrait de précieux services dans l'enseignement?\nNe passons pas sous silence la tâche de Serrurier-Bovy, inégale, mais\nféconde par l'association (unique en son temps) de l'industrie et de\nl'art. Il y eut en Belgique, vers 1890, un mouvement d'avant-garde,\ncontemporain de la rénovation architecturale et auquel participèrent\nnon seulement des architectes, mais encore des peintres : Théo Van\nRysselberghe (arts graphiques), Lemmen (cartons de tapis, papiers\nde garde, etc.), Lucien Rion, G. Combaz, un orfèvre comme Phi-\nlippe Wolfers. Ces artistes connurent de grands succès à l'étranger.\nPuis le découragement vint. Les plaintes aujourd'hui sont générales.\nAucun enseignement sérieux n'a été créé, si ce n'est pour les femmes.\nEncore faut-il dire que dans l'enseignement féminin (exceptons celui\nde Mademoiselle Bosché), on se contente souvent d'un système de\nstylisation par trop sommaire et aboutissant à des compositions\nmécaniques. Un autre mal est que l'on pousse dans la voie artistique\nles jeunes filles qui ont montré quelques dons dans la couture et la\nlingerie. D'édifiantes confidences nous furent faites par des profes-\nseurs, forcés de démissionner pour échapper au supplice du « dres-\nsage » d'élèves inaptes. On peut bien former des techniciens, non des\nartistes. N'est-ce point le vice fondamental de l'enseignementdes arts\ndécoratifs de confondre l'exécution et la création, cette dernière ne\npouvant qu'en de rares occasions émaner de l'artisan, de l'exécutant?\nC'est parce que l'on attend les chefs-d'œuvre des ouvriers verriers\nque l'art du vitrail est tombé si bas. D'autre part, nos artistes redou-\ntent le contact avec l'industrie, gardent leurs préjugés à l'égard de la\nproduction en série, s'isolent du grand public de qui dépend l'avenir.\nMais, ici encore, en contraste avec cette circonspection (qui s'éva-\nnouira bientôt), la Belgique offre l'exemple d'un des plus audacieux\nefforts qui soit d'industrialisation artistique. Les frères De Coene,\nde Courtrai, ont créé du néant des établissements immenses et\nemploient près d'un millier d'ouvriers de tout genre. Leurs installa-\ntions comprennent une exposition permanente d'intérieurs complets\net des ateliers où l'on travaille bois, marbre, glaces, métaux, tapis,\nétoffes, etc. Innombrables sont les maisons, villas, installations com-"}, {"page_pdf": 27, "page_imprimee": "111", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192312-01.1.27", "texte": "LA CITÉ. DEC. 1923\n\nplètcs ducs aux frères De Coene et malgré l'énergie de fer, les\ndons organisateurs et l'espèce de vertu altruiste que suppose une\ntelle réussite, nous n'en parlerions pas, si maints travaux de ces Cour-\ntraisiens de grande trempe n'y avaient droit pour leurs qualités d'art,\nspécialement les meubles, tapis et vitraux agencés et harmonisés dans\nle sens du confort, de la couleur, de l'intimité joyeuse propre à la\nFlandre.\nJoseph De Coene assume la direction artistique de l'association\net l'on se demande si la vraie école des arts décoratifs de Belgique\nn'est point sa belle « usine ». Nous ne nions pas les avantages\nqu'offrent les écoles de Saint-Luc; probité du métier, honnêteté dans\nl'emploi des matériaux, grandes lois de l'art médiéval constituent un\ncorps de doctrine inattaquable. L'architecte Cloquet, qui fut à\nl'Université de Gand le maître d'Alb. Van Huffel, H. Hoste, Aug.\nDesmet, était, si je ne me trompe, l'un des inspirateurs de cet ensei-\ngnement. Les architectes Ghobert et Bodson, le peintre affichiste\nGaspard, le sculpteur Puvrez, ont passé par les écoles de Saint-Luc.\nMais que pensent leurs anciens maîtres de ces « modernes »? Pour\ntout dire et les méthodes architecturales de Saint-Luc nous inspi-\nraient les mêmes réflexions si la théorie est saine et digne de toute\nconfiance, la pratique éloigne l'élève de la vie et de l'art. Regrettons-le\nsincèrement, par sympathie pour l'organisation et l'esprit de ces\nécoles. Qu'elles appellent à leur tête deux ou trois maîtres de la\njeune génération un Hoste, un Van Huffel, un Ghobert et\nelles seront les premières du pays.\nARCHITECTES ENSEMBLIERS\nET AUTRES ARTISTES DECORATEURS\nDes résultats très satisfaisants\navoir cité tes noms des architectes et artisans d'art qui, à des degrés\ndivers, ont contribué à cette œuvre, M. Fierens-Gevaert termine par\nces paroles de réconfortant espoir\nEt vienne surtout le jour où notre architecture et notre art\ndécoratif, soumis aux doctrines du nouveau classicisme, forceront"}, {"page_pdf": 28, "page_imprimee": "112", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192312-01.1.28", "texte": "LA CITÉ. DEC. 1923\n\nleurs pires ennemis à reconnaître la justesse du mot enthousiaste d'un\nrédacteur des « 7 Arts » : « Le monde artistique moderne possède\nenfin, grâce à l'architecture, un style ». Pour ceux qui réclament\ndepuis trente ans l'unité de l'art et revendiquent le droit à la création\npour les architectes et les décorateurs comme pour les peintres et\nsculpteurs, ces paroles, prononcées par un Belge, pour les Belges,\ndevant des œuvres belges, raniment les espérances endormies et vibrent\ncomme le sursum matinal de la victoire.\n\nFierens-Gevaert.\n\nMaisons au Kapelleveld. Arch. J. F. HOEBEN\n<D'après la Revue « L'Amour de l'Art »>"}, {"page_pdf": 29, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192312-01.1.29", "texte": "L'Exposition des Arts Belges d'esprit nouveau.\nLa Cité. IVe Année. N° 6.\nPLANCHE VII.\nChapelle du Pensionnat des Sœurs à M... — Architecte De Ridder."}, {"page_pdf": 30, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192312-01.1.30", "texte": "L'Exposition des Arts Belges d'esprit nouveau.\nPLANCHE VIII.\nComposition d'une planche de peinture\npar Karel Maes.\nLe Stand de l'Equerre."}, {"page_pdf": 31, "page_imprimee": "113", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192312-01.1.31", "texte": "LA CITÉ. DEC. 1923\n\nA l'Exposition des arts belges\nd'esprit nouveau au Palais d'Egmont\nLA SECTION ARCHITECTURALE.\n\nEnfin voilà la première exposition architecturale franchement\nmoderne. Nous sommes débarrassés des plagiats, des artistes du joli\net du simili. Toutes les copies ont été écartées. Il n'y a plus qu'un\ngroupe solide de novateurs décidés à prendre la place des timorés et\ndes aveugles par persuasion. En tête « l'Equerre » et\ngeois. Un plan d'ensemble de la Cité de Jumet, des études diverses\net des bâtiments réalisés, « Maisons à étages multiples », rue du\nCubisme, à Bruxelles. De Lucien un fort bon projet de\n60 logements pour célibataires, projet conçu dans le sens d'habi-\ntations à bon marché, sobre de lignes, faisant appel à la logique et\nmettant en œuvre des matériaux modernes; une « habitation indivi-\nduelle » a les mêmes qualités. M. J n'est plus un jeune au\nsens un peu péjoratif du mot. Il a fait ses preuves et garde le même\nenthousiasme pour la cause moderniste. Il expose ici ses plans pour\nla Cité des Trois-Tilleuls, à Watermael-Boitsfort, presque entière-\nment réalisée et qui est une réussite complète. On peut admirer et le\n« style » et l'économie apportés à l'élaboration de ses bâtiments.\nCe sont encore des qualités d'audace, de simplicité et de beauté\nqu'il faut remarquer dans les « Maisons au Kappelveld », de\nM. J.-F. Hoeben,un jeune doué, dont le métier est parfait.\nM. H. Hosteest réputé, et l'été dernier j'admirais encore son\n« Hôtel » en construction à Knocke et qui révèle une si belle com-\npréhension du béton et qui constitue en somme un jeu savant de"}, {"page_pdf": 32, "page_imprimee": "114", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192312-01.1.32", "texte": "LA CITÉ. DEC. 192 3\n\nThermes <Projet>\nArch. STA JASINSKY\n\nbéton et de briques. « Maison du Kappeleveld », « Maisons de la\nCité de Selzaete » sont toutes adéquates à la situation du terrain,\nelles répondent au but et sont claires et saines. Les dons de décorateur\nde M. De Ridderne nuisent pas à ses conceptions. Il sait aussi\néviter la surcharge et le plaqué et garder libre les plans indis-\npensables. M. P. Rubber s,qui vient de construire à Bruxelles (Die-\nweg), une originale maison, a quelques projets curieux où les inno-\nvations sont heureuses et sans outrance. Citons encore MM.\nKoninck et J. de Ligne,dont les « cartes de visite » sont dignes\nd'intérêt et les intérieurs de M. V. qui sont confortables et\nconçus dans un esprit réaliste et actuel.\nEn terminant, je dois faire l'éloge de M.\nqui est un «urbaniste » de premier ordre. On lui doit les plans de"}, {"page_pdf": 33, "page_imprimee": "115", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192312-01.1.33", "texte": "LA CITÉ. DEC. 1923\n\nKappeleveld, à Woluwe-Saint-Lambert, ceux de Boitsfort et de Sel-\nzaete.\nCette exposition aurait pu, certes, réunir encore d'autres\nartistes dont les tendances sont tout aussi modernes. Mais nous\ndevons nous réjouir de voir l'architecture jeune et neuve figurer,\nreprendre sa place dans une exhibition de peinture et de sculpture\norganisée par des partisans de l'avant-garde. L'architecture va\nreprendre la tête.\n\nCharles CONRARDY.\n\nExposition des Arts Belges d'esprit nouveau.\n<Plan du Stand de l'Equerre.>"}, {"page_pdf": 34, "page_imprimee": "116", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192312-01.1.34", "texte": "ECHOS\nBRUXELLES. EXPOSITION. Une impor-\ntante exposition des œuvres du peintre sculpteur\nVictor Servranckx aura lieu à la Galerie Royale,\nrue Royale, 108, à Bruxelles, du 17 au 26 jan-\nvier 1924, de 10 à 5 heures.\nC'est à cause de l'intérêt que ces œuvres de plas-\ntique pure présentent pour l'architecture que nous\ncroyons devoir attirer tout spécialement l'attention\nde nos lecteurs sur cette exposition.\nVoici d'ailleurs au sujet de Sevranckx quelques\nnotes parues récemment dans le « Laatste Nieuws >:\n€ Cet artiste dont le maître italien moderne F. T.\nMarinetti témoigna : « un talent puissant et ori-\nginal > a fait sensation à l'étranger. Le peintre\nfrançais bien connu, Fernand Léger, l'appela le\nplus fort d'entre les peintres belges de la nouvelle\ngénération.\nEt à juste titre : Ce que nous avons vu de lui\naux différentes expositions, tant à Anvers et à\nBruges qu'à Bruxelles, sont des œuvres puissantes\nd'art pur.\nIl y a une différence foncière entre sa technique\net celle des cubistes et expressionnistes : chez lui\nn'existe pas le va-et-vient entre sujet, artiste, fait\nplastique et spectateur, vu qu'il ne se base que sur\nles valeurs et propriétés intrinsèques de la couleur\net de la forme.\nSon art est pur et immédiat : nullement symbo-\nlique; pas une explication de la vie; pas une con-\ncrétisation d'idées abstraites, mais des images, des\nfaits plastiques, organismes complets, dont chaque\ndétail est un organe indispensable pour la vie de\nl'œuvre; des œuvres d'art où tout est a sa place, où\nrien n'est de trop et où il ne manque rien.\nMême ceux qui n'admettent pas cette tendance,\nne pourront nier la profonde maîtrise technique de\ncet artiste. Il connaît, comme pas un, l'action si-\nmultanée de la couleur et de la forme. Dans toutes\nces œuvres se révèle : une recherche de valeurs\nesthétiques immuables, lesquels sont atteintes par\nla sélection inexorable des moyens plastiques. Ser-\nvranchx crée par esprit d'ordre. Ses œuvres sont\nune révélation calme et victorieuse de joie grave,\nla même joie que nous retrouvons en sa belle vi-\ngnette de « Kindergeluk > : sévère avec tendresse,\ntravail sain, vitatitê bouillonnant, ë&iià \\ë cOfitrôle\nd'un esprit mathématique. >\nANVERS. CONFERENCE DE J. J. P. OUD,\narchitecte communal de Rotterdam. L'éminent\narchitecte hollandais, dont nos lecteurs ont pu ap*\nprendre à connaître les théories par l'étude que\nnous avons publiée dans notre numéro 5, donnera\nle 18 janvier prochain, à 8 heures du soir, dans la\nsalle des fêtes de l'Athénée Royal, à Anvers, une\nconférence sur l'évolution de l'architecture mo-\nderne en Hollande. Elle sera illustrée de nombreux\nclichés.\nLa revue « Het Overzicht >, qui a pris l'initiative\nde cette manifestation, rappelle que l'architecture\nhollandaise a, depuis la guerre, attiré à elle l'atten-\ntion du monde entier, et ne cessera pas, étant\ndonné la croissance rapide des trois principales\nvilles hollandaises, à susciter de rétonnement. Ce-\npendant ce mouvement en est encore à son stade\noriginel; mais tout nous laisse prévoir qu'il gran-\ndira au point de fournir une prestation que î'hie-\ni\ntoire européenne notera comme étant un avène-\nment artistique semblable au Gothique. L'archi-\ntecte Oud est un des leaders de ce mouvement, une\ndes personnalités les plus intéressantes du monde\narchitectural actuel, en même temps que l'initia-\nteur d'une conception toute nouvelle du plus con-\ncret et du plus immédiatement utile des arts,\nGOSSEUES. CONCOURS POUR L'EREC-\nTION D'UN MONUMENT COMMEMORATIF DE\nLA GUERRE. Un concours est ouvert pour\nl'érection d'un monument à la glorification des sol-\ndats, déportés et civils qui ont sacrifié leur vie pour\nla Patrie.\nLe coût de ce monument, fondations comprises,\nest fixé à 50,000 francs.\nLes maquettes et les renseignements nécessaires\ndoivent parvenir à l'Administration communale\npour le 15 février 1924 au plus tard.\nUn exemplaire du règlement relatif au concours\nsera envoyé â toute personne qui en fera la de-\nmande par écrit.\nLE PRÉSENT NUMÉRO CONTIENT 8 PLANCHES HORS TEXTE."}, {"page_pdf": 35, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192312-01.1.35", "texte": "î\n■ !\n2\n; 5\nÎ\\ f :\nJe soussigné, souscris un «boit- IMPRIME\nj nement i la quatrième année de\nLa Cité,au prix de 10 fr. 10 et\ndésire recevoir à titre de prime :\n1 * Le# !\", 2* et 3* années de <La Cké>\nà 5 francs l'année (prix en Mbrai-\n•. rie 10 francs). L • j\n• | •Ls Ccsur 4a la Vffla de Bmdk\nI par CL Buis. Gratuit (prix an\n• c. i- Administration\n| Mares. Gratuit (prix aa Mb—lm\ni »!■■*» * »... de la Revue LA CITÉ\n| Airmmt .\nmné. J\"\" 10, Place Loix\nJ\n| N. S. Afin dTévfear ém hmm éa tassa»\nri-i BRUXELLES\ndbfcps» a* S\ni\nDécaupar catta caria at mattaz-ia à la poata.\n\nW/FIX\n' » / ï'V. h\n¥\nO\nm\na\no\nr>\no\n(>\n(T\nlK\n!\n£\n•H*\n\"tH\n6\ne\ns\n%\n«\nNi\n3^\nM\nv»\nU 4'«\n>1\n\\\nSUR\nNi 11 Ci es/ ASPIRATEUR\nI Lii O IX ELECTRIQUE\nLemeiï/eur\njhi. MILLS _ ~92, Av, Louise _ SRUXELLES\nAGENT GÉNÉRAL POUR LA BELGIQUE\nTél : 272,61\nDemandez le\nCatalogue nc 8\nou un appareil\nà l'essai\nsans frais\nVous serez émerveillé"}, {"page_pdf": 36, "page_imprimee": "couv. 4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192312-01.1.36", "texte": "Imp. H. KUMPS-ROBYN, rue Keyenveld, 81-85, Ixelles. Tél. : 174,85\n\nu\nfcrV\n1 V\nÉTABLISSEMENTS\napel\nPluntz\nSOCIÉTÉ ANONYME £ # Firme exclusivement Beige depuis sa fondation «a 1064\nBUREAUX . 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