{"numero_id": "bm-bmtnaac-1924-04-01", "volume": "bmtnaac_1924-04_01", "ocr_sha256": "17293686b47a96519549bb7e76004728e2905914d5ddbbb29b3968f4c8c42fd4", "source_tei": "https://github.com/Princeton-CDH/bluemountain-transcriptions/blob/main/periodicals/bmtnaac/issues/1924/04_01/bmtnaac_1924-04_01.tei.xml", "source_mets": "https://github.com/pulibrary/BlueMountain/blob/main/metadata/periodicals/bmtnaac/issues/1924/04_01/bmtnaac_1924-04_01.mets.xml", "url_numero": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192404-01", "articles": [{"article_id": "bm-bmtnaac-1924-04-01-c002", "article_bluemountain": "bmtnaac_1924-04_01#c002", "volume": "bmtnaac_1924-04_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "161", "page_fin": "166", "image_debut": 3, "image_fin": 12, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192404-01.2.2", "titre_corps": "RICHARD ACKE", "titre_sommaire": "RICHARD ACKE", "signature_source": "Huib HOSTE", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 3, "page_imprimee": "161", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192404-01.1.3", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1291, "texte": "RICHARD ACKE\n\nUn de ceux qu'on aime à appeler avec quelque dédain « un\njeune ». Est-ce parce qu'il a quelque chose à dire, qu'il a affirmé une\npersonnalité vigoureuse et que, grâce à une succession de réalisations,\nil est arrivé à la maturité artistique?\n***\nIl y a quelque vingt ans, se dessinait à Courtrai un mouvement\nbien intéressant. Captivés par la rénovation artistique dont ils\nvoyaient les résultats dans les revues anglaises, allemandes et vien-\nnoises, quelques artistes courtraisiens se reunirent et décidèrent de\nsuivre le courant. C'étaient — je cite au hasard de ma mémoire -—\nles De Coene (ébéniste) les Viérin (architecte et peintre), les Acke\n(architecte-ébéniste), les Laigniel (potier), etc. Ils organisèrent des\nsalonnets où Van de Woestyne, De Sadeleer, d'autres, accrochaient\nîeurs toiles. Styn Streuvels y flânait et le curé Hugo Verriest leur\nconsacrait de sympathiques articles dans « De Nieuwe Tijd ».\nOh! ils n'étaient guère révolutionnaires; en bons Flamands, ils\nfaisaient les choses bien posément, gravement, sachant où ils voulaient\naboutir. Ainsi leurs œuvres manquaient d'extravagance. Sensées, soli-\ndement construites, distinguées, elles offraient certains caractères\ncommuns au point que d'aucuns déjà osaient employer l'étiquette\n« Ecole de Courtrai »."}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "162", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192404-01.1.4", "debut_caractere": 22, "fin_caractere_exclue": 2190, "texte": "Fut-ce le hasard, ou bien y eut-il des causes réelles à la dispersion\nde ce jeune groupe? Nous n'en savons rien. Toujours est-il que cet\narbre, jeune et déjà vigoureux, n'a pas donné les fruits qu'il pro-\nmettait, la communion d'idées qui avait réalisé de belles prémices\nn'existe plus. L'architecture, en Flandre, se porte aussi mal que si les\nCourtraisiens n'avaient jamais songé à la rajeunir. Les potiers se sont\namourachés du bibelot et ne nous ont donné que des vases non étan-\nches. Les ateliers de mobilier fabriquent tous les « Louis » imaginables\nen même temps que le « moderne ». Seuls, les frères Acke sont restés\nfidèles au modernisme : l'ébéniste, qui a trouvé tant d'imitateurs, et\nqui continue à créer des meubles simples, élégants et solides, et\nl'architecte.\nAttardons-nous quelque peu auprès de ce dernier.\nEn présence de son œuvre, on reconnaît aussitôt un architecte,\nje veux dire quelqu'un qui sait analyser et solutionner un problème,\nqui possède le sens de volume et de la surface. Je n'entends point par là\nqu'une fée bienfaisante ait déposé dans son berceau toutes ces qualités.\nA comparer ses derniers travaux aux premiers, on se rend compte du\nchemin parcouru, de l'effort incessant; on remarque que l'artiste est\ndevenu maître de son tempérament : il le domine et en fait ce qu'il\nveut; il sait coucher une œuvre sur le papier : il sait qu'à un moment\ndonné elle est complète et n'y touche plus.\nAcke possède un sens profond des proportions. Quiconque a\nvu à Ypres ses maisonnettes en pisé de terre en sera convaincu.\nD'aucuns, sans doute, ne verront rien de particulier à ces modestes\nmaisons ce ne sont point là des œuvres architecturales, mais des\nproduits d'une assimilation parfaite; mais demandez à d'autres d'en\nfaire autant, et vous aurez la preuve de ce que j'avance.\nAcke a étudié notre architecture ancienne, et vraisemblablement\nl'a-t-il fait de la bonne manière; car il en a retenu l'esprit et non la\nlettre. Le passé lui a fait comprendre le sens architectural, alors que\ntant de confrères n'y ont puisé qu'un vocabulaire de formes dont ils\nse servent tant bien que mal et dans un esprit totalement étranger aux\narts anciens."}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": "163", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192404-01.1.9", "debut_caractere": 23, "fin_caractere_exclue": 2103, "texte": "Aussi, quand Acke se risque à faire du « Style régional », sa\nproduction se signale par son caractère sérieux. Il a « compris » le\nmodèle à fond.\nMais suivons-le dans ses œuvres modernes, de loin les plus\nimportantes.\nVoici d'abord Het Vlaamsch à Courtrai. Une œuvre de\njeunesse, on s en aperçoit à tous les détails. Quel enthousiasme à\nquitter les chemins battus, quel souci de simplicité et de sobriété. A\ncoup sûr, l'artiste connaissait l'œuvre de Berlage, et il ne s'en cache\npas; il en est fier; il s'en inspire pour les fenêtres de l'étage et le\npignon. Pourquoi, du reste, ne le ferait-il pas? Mieux vaut assurément\nprendre comme source d'inspiration, l'œuvre d'un auteur vivant\nplutôt que l'art de terroir d'une époque plus ou moins éloignée.\nLes fenêtres du rez-de-chaussée sont parfaites de forme et percées\nà bon escient; celles de l'étage épousent très bien l'horizontale qui\ntermine la façade. Mais la porte d'entrée, avec son simili imposte où\ndes écussons sculptés remplacent les fenêtres, est, en quelque sorte, un\nhors-d'œuvre; elle ne fait pas partie intégrante de la façade; elle\nconstitue un détail, un motif surajouté. Pour nos archéologues, ce\nsera peut-être une qualité, parce que les architectes de l'époque\nbaroque ont procédé de la même manière.\nSi les fenêtres de l'étage, prises isolément, peuvent nous satisfaire,\nelles nous paraissent un peu disparates, considérées dans l'ensemble.\nLa plastique de l'encorbellement de bow-window nous semble\nquelque peu douteuse; le grand imposte cintré nous met mal à l'aise,\net le beau pignon que vient-il faire dans cet ensemble construit\nimmédiatement au-dessus de ce grand vide ne laisse pas de nous\ninquiéter.\nN'avons-nous pas tous pratiqué les mêmes défauts? Quand,\npour la première, fois, nous nous sommes vu chargés d'un travail de\nquelque importance, nous étions impatients de montrer notre savoir,\nl'étendue et la richesse de notre « arsenal ». C'est excusable si, la\npremière démonstration faite, on se reprend, on se recueille. A voir\nHet Vlaamsch Huis, on pouvait prédire que Acke choisirait ce dernier"}, {"page_pdf": 11, "page_imprimee": "165", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192404-01.1.11", "debut_caractere": 22, "fin_caractere_exclue": 2081, "texte": "parti. En effet, malgré ses péchés de jeunesse, cette œuvre est sympa-\nthique : on la sent, on la voit sérieuse; elle constitue une promesse\nformelle.\nNotre architecte a tenu sa promesse. Voici une œuvre d'âge\nmûr :le cinéma De Gouden Lanteetn.\nQui donc a dit que la « dèche était le salut de l'architecture\nmoderne? » Le cinéma d'Acke corrobore cette boutade.\nUn terrain irrégulier,un maximum de places, un buffet spacieux,\nles termes d'un arrêté royal très sévère et un budget réduit, voilà le\nprogramme. Tout ce qu'il faut pour intéresser un architecte de la\ntrempe de Acke.\nEt voyez comme il a bien résolu le problème; sa salle est régu-\nlière, de toutes les places ont voit également bien l'écran, la galerie et\nles balcons sont franchements ouverts, on ne s'y sent pas en cage.\nLes proportions en hauteur sont très réussies.\nL'ossature en béton armé donne à cette salle un caractère précis,\nnet et vigoureux. La fenêtre qui surmonte la tribune s'est installée\nde façon parfaite entre la poutre et le plafond; celui-ci est formé de\nplaques de fibro-plâtre, non enduites, reliées entre elles au moyen\nde couvre-joints. Ce plafond est d'un rythme sûr. Figurez-vous pour\nun moment qu'il ait été rempli de sculptures I C'eut été un désastre.\nVoyez les murs et les piliers superbement nus; pas de faut chapiteaux,\npas d'arabesques en stuc, pas de panneaux en je ne sais quoi. Non,\ndes murs unis, des piliers et des poutres lisses.\nAcke a fait œuvre architecturale avec des éléments d'architecture\net il n'a pas senti le besoin d'aller à Rome emprunter des acantes, des\nvolutes et des entablements. Il a laissé le dictionnaire des rimes dans\nsa bibliothèque, et, en solutionnant le problème, il en a dégagé toute\nla poésie.\nLa façade est à l'avenant; la grande baie accueille le public;\nje l'aurais préférée couverte par un puissant linteau plutât que par\nun arc surbaissé qui manque de nervosité. Les fenêtres racontent\noù l'on trouvera les escaliers qui donnent accès aux galeries et vers\nun buffet coquettement meublé et d'une tenue soignée. Si cette façade"}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "166", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192404-01.1.12", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 726, "texte": "ne nous disait que cela, elle n'aurait pas de valeur architcturale; mais\navec ces données toutes positives, l'artiste, sans rien y surajouter,\na fait œuvre architecturale; en un mouvement harmonieux, les vides\nsuccèdent aux pleins et les pleins au vides; on n'en peut boucher ni\nouvrir aucun sans détruire la façade entière.\nL'enseigne, une lanterne dorée, apporte sa note de « volume »\net interrompt de façon amusante la quintuple fenêtre du buffet.\nLa pierre de couverture en saillie qui termine le mur de façade\ns'arrête pour laisser dégager l'enseigne conçue en très beaux caractères.\nEt c'est tout, car Acke n'a pas ajouté foi à ceux qui avancent que\nla toiture plate est bonne pour l'Orient.\nA-t-il eu tort?\n\nHuib HOSTE."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1924-04-01-c004", "article_bluemountain": "bmtnaac_1924-04_01#c004", "volume": "bmtnaac_1924-04_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 5, "image_fin": 5, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; 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Le Corbusier-Saugnier vient à son heure. Au\nmoment où les réactionnaires vont livrer au modernisme, qui, lente-\nment, gagne chaque jour des positions importantes, le suprême assaut,\nce manifeste encouragera les combattants, si, toutefois, ils ont besoin\nd'encouragements, car je crois que leur foi et leur bon droit sont\nsuffisants. Mais il est réconfortant de voir si nettement formulés nos\nbuts de guerre. Il était même utile de les formuler. Pour celui qui n'a\npas de parti-pris,les phrases de Le Corbusier seront autant de vérités.ll\nfaut crier et dire «c'est vrai» ou bien être indifférent ou inintelligent.\nNéanmoins, ce livre ne formule pas le desiderata d'une école, ni moins\nencore celui d'un clan ou d'une chapelle. Il remet seulement les\nchoses au point, ne s'embarrasse pas de flatter une secte, mais bien\nd'approuver et de prôner la raison oubliée. Le culte unique d'une\nfantaisie désordonnée, la volontaire ignorance des lois primordiales a,\ndepuis le dernier siècle surtout, faussé les travaux d'architecture. Sans\nfaire le procès du passé, il ne faut pas admettre tout en bloc et ne\npas voir le défaut des « sublimes erreurs ».\nLe Corbusier débute par trois vigoureux rappels à MM. les\narchitectes : le volume, la surface, le plan.\nIl énonce : « L'architecture n'a rien à voir avec les « styles ».\nLE VOLUME.\n« L'architecture est le jeu savant, correct et magnifique des\nvolumes assemblés sous la lumière ».\n\n(*) une Architecture. Editions G. Crès et Cie, rue de Hautefeuille, 21, Paris\nPrix : 20 francs."}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "168", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192404-01.1.14", "debut_caractere": 22, "fin_caractere_exclue": 1886, "texte": "« Et, en effet, l'architecture égyptienne, grecque ou romane est\nune architecture de prismes, cubes, cylindres, trièdres, sphères.\nExemples : Pyramides, Louksor, Parthénon, Colisée. Les silos\net les usines américaines marquent l'art nouveau retrempé aux sources\nprimitives ».\n« Les ingénieurs américains écrasent de leurs calculs l'architec-\nture agonisante ».\nLA SURFACE.\nLa surface, c'est ordinairement un mur troué de portes et de\nfenêtres. Ces trous ne doivent pas être destructeurs, mais accusateurs\nde forme. La surface doit rester dans le volume, et ne pas sortir des\nformes géométriques.\n« Modeler la surface de volumes compliqués et mis en sym-\n» phonie, c'est moduler et rester dans le volume, problème rare.\n» Exemple : Les Invalides de Mansart. La surface trouée par des\n» nécessités de destination doit emprunter les génératrices accusatrices\n» de ces formes simples. Ces accusatrices sont pratiquement le damier\n» ou grille usines américaines ».\nLE PLAN.\nC'est, dit-il, le générateur. Il est à la base. De lui doit s'élancer\ntoute la structure et toute l'harmonie; l'expression, le rythme, la\ncohérence viennent de lui. Sans plan, n'est-ce pas le règne épouvan-\ntable du désordre, de l'arbitraire, le triomphe de l'informe et de\nl'indigence. L'imagination et la discipline sont nécessaires au plan\nabstraction, le plan reste le moment décisif pour l'architecte. La\nsensation sortira du plan.\nLa période de création actuelle permettra de retrouver plus tard\nles anciennes bases de l'architecture. La clé est dans le plan.\nLa conception claire devra chercher la synthèse. L'industrie n'a\npu piétiner. Seule, l'architecture est restée en arrière. La guerre a\ndéveloppé les industries. L'avion vient de prendre sa place. Il ne\ns'agissait pas d'attendre, la mort guettait, il fallait trouver, réussir\nà tout prix. La leçon de l'avion nous sera profitable."}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "169", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192404-01.1.15", "debut_caractere": 22, "fin_caractere_exclue": 2142, "texte": "La définition de l'architecture s'impose.\n« L'architecture, c'est l'art par excellence qui atteint à l'état\nde grandeur platonicienne, ordre mathématique, spéculation, percep-\ntion de l'harmonie par les rapports proportionnés ».\nIl est évident que nous sentons le besoin d'une autre architecture.\nC'est la preuve de l'existence de l'architecture et c'est ainsi que Spinoza\nexpliquait l'existence de Dieu.\nLa qualité des traits fait le beau visage. Mais les yeux ne voient\npas. Pourtant, il était facile de pressentir les formes nouvelles en\nvoyant les formes nouvelles des créations industrielles : autos, avions,\nusines, ponts, etc. Le problème doit simplement être bien posé. Et\ntout tranquillement l'architecte le pose. « Qu'est-ce qu'une maison?»\n«Un abri contre le chaud, le froid, la pluie, les indiscrets, les voleurs».\nMais je devrais tout citer, car Le Corbusier avec logique étale les\nerreurs, les erreurs de la construction, de l'ameublement au règne de\nl'auto et de l'électricité.\n« Les chaises sont faites pour s'asseoir », « les fenêtres pour\néclairer ». Hélas, ces lapalissades doivent être répétées; on ferait bien\nde les inscrire sur le fronton des monuments de la patrie (puisqu'il y\na encore des frontons) et en lettres d'or (pour employer le cliché\ncourant). Nombre de gens a qui vous tiendrez des raisonnements\nsemblables, vous répondront : « Je n'aime pas le moderne » et\ncourront acheter des meubles « anciens » fabriqués par des antiquaires\net vendus à gros prix, alors que le meuble pratique, standardisé,\nserait bon marché et propre. Et après avoir montré la photo d'un\nFarman et celles de quelques « casinos » et autres architectures biscor-\nnues, Le Corbusier conclut : « L'homme intelligent, froid et calme\na acquis des ailes. On demande des hommes intelligents, froids et\ncalmes pour bâtir la maison, pour tracer la ville »,\nLa comparaison entre le chemin des ânes et le chemin des\nhommes est finement établie.\n« L'homme marche droit parce qu'il a un but; il sait où il va.\nIl a décidé d'aller quelque part et il y marche droit.\n» L'âne zigzague, muse un peu, cervelle brûlée, et, distrait,"}, {"page_pdf": 16, "page_imprimee": "170", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192404-01.1.16", "debut_caractere": 22, "fin_caractere_exclue": 2157, "texte": "zigzague pour éviter les gros cailloux, pour esquiver la pente, pour\nrechercher l'ombre; il s'en donne le moins possible.\n» L'homme régit son sentiment par la raison. L'âne ne pense\nà rien.\n» L'âne a tracé toutes les villes du Continent ».\nEt l'architecte de conclure : « La rue courbe est le chemin des\nânes, la rue droite, le chemin des hommes ».\nC'est alors le problème même de l'Urbanisme qui est expliqué,\nles tracés régulateurs, etc.\nPour les villes, l'architecte fait l'éloge de Tony Garnier qui a\nsi bien examiné, dans sa « Cité industrielle », toutes les faces du\nproblème et donnant son attention aux moindres détails comme aux\nvastes conceptions, soignant le monument public grandiose et\nl'humble maison du travailleur.\nQui l'emportera des projets étudiés? La ville sur pilotis? La\nville-tour? Chaque donnée est examinée avec méthode et si la.solu-\ntion ne s'impose pas, elle permet à l'architecte d'approuver et de\ndéfendre cette curieuse conception des villes-tours.\nIl tient aussi à l'ordre. Il le demande non seulement dans les\nidées et dans les papiers, mais encore sur soi et en soi. L'homme, c'est\nle règne de l'ordre. Les créations de l'humanité sont des créations\ndestinées à vaincre le désordre naturel. L'urbanisme repose sur l'ordre,\nest créé par un besoin d'ordre. C'est sa raison d'être.\nLe Corbusier s'explique encore lorsque les partisans des formes\nsurannées, ceux qui ne sortent pas des « styles », prétendent qu'il\nintoxique l'architecture et les architectes français. Une fois pour\ntoutes, il rejette les accusations « d'allemand » et de « nordique ».\nLa ligne droite n'est pas une invention germanique. L'archi-\ntecture n'a rien à voir avec la politique. Et d'ailleurs la ligne droite\ndomine dans tout le passé architectural français comme dans le nôtre.\nLe Louis XVI modernisé à la mode de Panam est-il donc devenu le\ncritère du patriotisme? Le ridicule doit vaincre de semblables critiques.\nHankar, Horta, Vandevelde sont Belges et Tony Garnier est Français.\nC'est toujours à eux qu'il faut revenir lorsque l'on cherche les précur-\nseurs du mouvement rationnel qui, à pas de géant, s'implante partout."}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "171", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192404-01.1.17", "debut_caractere": 22, "fin_caractere_exclue": 2388, "texte": "« Les temps sont venus » sera encore notre cri et il y a lieu d'espérer\nque ce cri n'éclatera ni dans un désert, ni dans une église rococo. La\nvérité marche.\nAbordant la question des « Maisons en série », Le Corbusier\nse rattache avec enthousiasme à la phalange des partisans de ce genre\nde construction. Mais il manque, dit-il, l'état d'esprit. L'état d'esprit\nde construire, d'habiter et de concevoir des maisons en série. L'indus-\ntrie et l'art ne sont pas encore outillés pour ce travail. Ils le seraient\nrapidement si l'état d'esprit de la série se développait. Il ne faut pas\navoir peur des matériaux artificiels, l'industrie saura les créer. Il cite\ncomme exemples de curieuses maisons construites par M. Auguste\nPerret, son maître, et qui sont, en effet, curieuses et pratiques.\nJe n'ai pas à vous apprendre les avantages des maisons en série. Il\nest curieux de constater que dans une époque comme la nôtre où les\neffets de la catastrophe de 1914 se font sentir, où l'on souffre du\nmanque d'habitations, du manque d'or, etc., quelques politiciens\nhardis n'aient pas osé poser nettement le problème architectural. Non,\nla reconstruction a sacrifié au régionalisme et, sous prétexte de tradi-\ntion, les pires erreurs ont été élevées au rang de principes. On n'a rien\nvoulu voir et un nationalisme étroit a guidé les pouvoirs. Les progrès\nsont toujours des hérésies et follement combattues par on ne sait\nquelles mentalités I Mais parlons pour ceux qui veulent voir. La\nmaison sera-t-elle autre chose qu'un outil, sera-t-elle moins confor-\ntable qu'un paquebot ou une auto? Et moins esthétique?\nLa forme suivra la raison. Le salut de l'architecture importe\naujourd'hui et l'époque, si elle veut se sauver, devra faire de l'archi-\ntecture. Il faut bâtir, sinon c'est la révolution. Et le débat s'élève\nétrangement. C'est la crise économique, il n'y a plus d'argent. Tant\nmieux pour l'architecture. Il n'y aura plus d'argent pour surcharger\nles façades de bizarres ornements. Les pâtissiers vont faire faillite. La\nnouvelle génération ne voudra plus de sucreries indigestes. MM. les\nconstructeurs, vous devez vous appliquer à satisfaire son goût. Ainsi\nencore, les circonstances imposeront l'architecture. Nous serons nous-\nmêmes malgré nous. C'est que cela devait être ainsi. Pas tout à fait;\nc'est tout simplement que les circonstances viennent de nous appuyer,"}, {"page_pdf": 18, "page_imprimee": "172", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192404-01.1.18", "debut_caractere": 21, "fin_caractere_exclue": 2287, "texte": "de seconder notre raison, de nous donner raison. En vain les séniles,\npartisans de la fantaisie la plus désordonnée, vont nous accabler en\nnous traitant de « protestants ». Notre œuvre, parce qu'elle se récla-\nmera de la ligne, de la plastique pure, sera-t-elle d'une rigide sévérité?\nLa logique va-t-elle engendrer l'ennui? Nous crions non et non.\nLes arguments misérables n'empêcheront pas une ligne non surchargée\nd'être aussi fantaisiste que possible si l'on tient à la fantaisie.\nL'architecture, dit-il, est une pure création de l'esprit. L'ingé-\nniosité a mis en œuvre les matériaux. Le résultat ne peut s'appeler\narchitecture. L'art doit toucher au cœur et, comme un poème, l'œuvre\nde pierre, de briques, de fer doit émouvoir. Comment émouvera-t-\n-elle? Par la façon dont vous chanterez. L'harmonie doit présider\navec la raison aux établissements de l'ensemble. Dois-je vous remercier\nsi ma maison est claire, confortable, facile? Bien entendu, merci, mais\nc'est votre premier devoir et vous devez me donner, en plus, si vous\nvoulez m'atteindre, des pensées. Votre équilibre, vos masses, vos\nlignes doivent m'arrêter, me retenir. Vous devez me parler et plus\nvotre langage sera clair, plus il sera beau. Et pour cela vous devez\nêtre un artiste et connaître les lois de la plastique, car vos volumes\nne seront pas seuls. En plus des volumes voisins, presque toujours,\nvous devez tenir compte de l'air, de la lumière, des conditions\nd'espace et des formes du paysage. L'artiste qui doit marcher là où\nl'ingénieur a marché doit connaître les moindres conditions picturales,\nsculpturales et autres. En somme, le maître total de l'œuvre réapparaît\ncomme au moyen âge, la vraie tradition est reprise.\nLa France a définitivement signé le pacte moderniste. Réjouis-\nsons-nous, elle saura dépasser ses rivales. Nous pouvons regarder\navec profit certains bâtiments américains et nous pouvons en tirer\ndes leçons, mais nous pouvons facilement les dépasser en beauté\nesthétique et en compréhension.\nEt Le Corbusier s'écrie :\n« Pourtant, il y a l'architecture : chose admirable, la plus belle.\n» Le produit des peuples heureux et ce qui produit des peuples\n» heureux. Les villes heureuses ont de l'architecture.\n» L'architecture est dans l'appareil téléphonique et dans le"}, {"page_pdf": 19, "page_imprimee": "173", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192404-01.1.19", "debut_caractere": 22, "fin_caractere_exclue": 1341, "texte": "» Parthénon. Comme elle pourrait être bien à l'aise dans nos mai-\n» sons. Nos maisons font des rues et les rues font des villes et les\n» villes, c'est un individu qui prend une âme, qui sent, qui souffre\n» et qui admire. Comme l'architecture pourrait être bien dans les\n» rues et dans toute la ville ».\nC'est un credo. L'optimisme doit régner et les hommes de bonne\nvolonté s'unir plus que jamais. La confiance doit régner et je crois\nque les jeunes générations suivront le mouvement moderniste avec\nenthousiasme. Le moment dans tous les cas est décisif, le salut de la\nsociété est dans les mains des architectes, puisque ceux-ci ont en mains\nle salut de l'architecture.\nDonc, le livre de M. Le Corbusier expose une théorie; aux\narchitectes de créer. Remontant aux origines et ne craignant ni les\ndéfinitions, ni l'installation de la nouveauté dans les dogmes les plus\nvieux et les plus respectés, il a fait table rase joyeusement.\nLes réflexions délicates qui lui inspirèrent : un Caproni, une\nlimousine, sont judicieuses et ses révélations sont humiliantes pour\nl'homme d'abord, puis pour l'architecte. Il a posé carrément le pro-\nblème architectural. C'est le problème de l'époque. L'équilibre des\nsociétés est une question de bâtiment. La maison doit être un outil\ncomme l'omnibus ou le paquebot.\n\nCharles CONRARDY."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1924-04-01-c011", "article_bluemountain": "bmtnaac_1924-04_01#c011", "volume": "bmtnaac_1924-04_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "173", "page_fin": "173", "image_debut": 19, "image_fin": 19, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192404-01.2.5", "titre_corps": "Nous sommes heureux de pouvoir annoncer à nos lecteurs que", "titre_sommaire": "Nous sommes heureux de pouvoir annoncer à nos lecteurs que", "signature_source": "« LA CITE »", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 19, "page_imprimee": "173", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192404-01.1.19", "debut_caractere": 1343, "fin_caractere_exclue": 1581, "texte": "« LA CITE ».\nNous sommes heureux de pouvoir annoncer à nos lecteurs que\nM. Le Corbusier-Saugniec a bien vo\nun prochain numéro de notre Revue quelques pages essentielles de\nson livre. 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On en parlait avec une\nconsidération mitigée, et tout le respect pu-\nblic allait aux biens fonciers, à la terre, qui\nnourrit les hommes, et aux bâtiments, qui\nleur donnent un abri. Là seulement était la\nsécurité des familles, la fortune durable et le\nsolide avenir. Tout le reste était fragile et\nfugace. « Mobilium vilis possesio. »\nD'où venaient cette tradition et cette su-\nperstition économique? La spéculation n'y\nétait pas étrangère. La foule se souvenait de\nF aventure de Law et la débâcle des assi-\ngnats. On se méfiait des gains faciles et des\nfictions sans lendemain. La grande industrie\nn'était pas encore née. Au milieu des bour-\nrasques politiques, la propriété immobilière\nmontrait seule de la résistance et la plus\nrassurante stabilité.\nQue les temps sont changés I La Bourse est\nenvahie. Les appétits s'impatientent. Le jeu\npréoccupe le grand nombre. Tout le monde\nveut décrocher la timbale, le plus vite pos-\nsible, sans faire œuvre de ses dix doigts. Le\nsuccès des uns se paye de la ruine des autres.\nLes papiers publics sont dépréciés. Le patri-\nmoine des orphelins tombe en quenouille.\nPlus que jamais, les biens meubles sont dans\nle discrédit.\nEt l'on voit grandir en faveur la richesse\nfoncière. Ceux qui ne savent que faire de\nleur argent, ou qui redoutent les caprices de\nla fortune, recherchent les placements im-\nmobiliers. L'avenir est à ceux qui posséde-\nront la terre. Ce sont eux aussi qui constitue-\nront la future noblesse, et, dès à présent, on\nles entoure d'égards respectueux. Leurs\ndroits sont sacrés. Leurs conventions, im-\nmuables. Ne entez pas d'y apporter quelque\ntempérament. Ce serait peine perdue. Tout\nce qui concerne un immeuble est de droit\ndivin et voué à la plus stricte interprétation.\nTant de rigueur peut sembler hérétique.\nIl est, avec le Ciel, des accommodements.\nLes juges sont des hommes, après tout, qui\nont le cœur bien placé. Ils ne ferment point\nl'oreille aux sollicitations de l'équité. Ils ap-\npliquent la loi, sans doute, mais avec indul-\ngence. Le Code lui-même leur recommande\nune souplesse de bon aloi :\n« Art. 1156. On doit dans les conven-\ntions rechercher quelle a été la commune in-\ntention des parties, plutôt que de s'arrêter\nau sens littéral des termes. »\nVoilà la vraie justice, la bonne, celle de\nSancho et de Salomon. Vous pouvez l'in-\nvoquer à l'audience consullaire. On vous\nécoutera, si vous avez le bon bout. Mais il\nserait vain d'en parler à l'audience civile, si\nvous cherchez querelle à un propriétaire.\nL'argument serait non moins futile, si c'était\nlui qui vous faisait un procès. En matière im-\nmobilière, il n'y a que les écrits qui comp-\ntent. Et ces écrits, dans la plus grande ma-\njorité des cas, sont éblouissants de clarté.\nNe vous avisez pas de chercher quelle fut la\ncommune intention des parties. Ce serait\nchercher midi à quatorze heures. Le sens lit-\ntéral des termes indique d'abondance cette\ncommune intention, qui se confond, en règle\ngénérale, avec l'intérêt du bailleur.\nIl arrive, une fois n'est pas coutume, que\ndes juges se laissent aller jusqu aux confins\nde la conciliation et, quand un proprio se\ndispute avec un locataire, leur disent dans\nun jugement : Embrassez-vous, Folleville.\nDans toute votre affaire, il n'y a pas de quoi\nfouetter un chat.\nMais il arrive aussi que le bailleur s entête"}, {"page_pdf": 21, "page_imprimee": "175", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192404-01.1.21", "debut_caractere": 15, "fin_caractere_exclue": 3840, "texte": "et que, déçu dans ses légitimes ambitions, il\nveuille avoir le dernier mot, et se pourvoie\nen cassation,. Alors, c'est la fin de tout. Il\nn'y a pas d'équité qui tienne. Le bail! Que\nraconte le bail? Gardons-nous de confondre\nautour avec alentour. Que venez-vous par-\nler de loi et surtout d'équité? Le bail, voilà\nla loi des parties, qu'il faut appliquer de\nbonne foi. Vous l'avez lu, ce bail, avant de\nle signer. Vous saviez donc ce que vous\ndeviez faire et ce dont vous deviez vous\nabstenir. Vous l'avez perdu de vue? Tant\npis pour vous, monsieur. C'est en vain, d'ail-\nleurs que vous invoqueriez la médiocrité de\nvotre faute. Il n'y a pas de péché véniel vis-\nà-vis d'un propriétaire. Et si vous lui man-\nquez de quelque manière, on vous le fera\nbien voir.\nCe que j'en dis, n'en doutez pas, c'est de\nl'histoire.\nIl n'y a pas si longtemps, un particulier\nloue un immeuble pour y installer ses affai-\nres. Bail est conclu,. L'article 6 du bail dé-\nbute ainsi :\n« Il est interdit au preneur de faire, dans\nl'immeuble loué, aucun changement, ni au-\ncune distribution nouvelle, ni aucune cons-\ntruction sans l'autorisation expresse ou écrite\ndu bailleur. »\nClause de style, assurément, et raisonna-\nble, somme toute. Si on laissait faire les lo-\ncataires, ils auraient tôt fait de démolir la\nmaison.\nOr, je l'ai dit, le locataire avait loué pour\ninstaller son industrie. Il s'installe donc à son\ngré, fait les travaux indispensables, après\nautorisation municipale, enlève une chemi-\nnée, qu'il relègue provisoirement au grenier.\nLe tout, sans en faire confidence préalable\nau bailleur.\nJuste ciel! quelle maladresse! Changer la\nmaison d'autrui, quel crime abominable!\nRien que la mort n'était capable d'expier un\nsi grand forfait.\nLa mort du bail, cela va sans dire.\nSentence capital fut demandée au tribu-\nnal, puis à la Cour d'appel. Celle-ci était\nd'humeur équitable et trouva que le bailleur\nexagérait. Le jeu nen valait pas la chan-\nCe que 1 on reprochait au locataire\nétait bien peu de chose, et le bail, tout bien\npesé, pouvait expliquer son erreur.\nIl y était question, en effet, de travaux de\nnature à compromettre la solidité de T im-\nmeuble. Ce sont ces travaux-là, comme de\njuste, qu'on avait interdits. Sur quoi l'arrêt\nconstate que les changements incriminés\nn'offrent aucun inconvénient;qu'ils n'avaient\nen vue que 1 exploitation normale de l'éta-\nblissement du locataire et l'exécution de\nprescriptions réglementaires; qu'on les a\nfaits dans de bonnes conditions; enfin que\nla cheminée déplacée ne présentait aucune\nutilité actuelle et pourrait être replacée avec\nune grande facilité.\nPour conclure, le bailleur avait perdu son\nprocès. Mais il ne se tint pas pour battu.\nDevant la Cour Suprême, il obtint gain de\ncause. La lettre du bail, le sens littéral des\ntermes, le droit strict, I*emporta définitive-\nment.\nD'après ce bail, l'autorisation expresse du\nbailleur était exigée pour tout travail quel-\nconque. Le texte ne fait aucune distinction.\nC'est à tort que la Cour d'appel sépare les\nchangements de nature à compromettre la\nsolidité de l'immeuble et ceux qui n'offri-\nraient aucun péril.\n« Attendu que l'interprétation restrictive\ndonnée à l'art. 6 du bail par l'arrêt est incon-\nciliable avec les termes précis et généraux\ndans lesquels les parties ont exprimé leur\nvolonté; qu'en introduisant une distinction\nentre les travaux pour lesquels l'art. 6 exige\nl'autorisation du bailleur et d'autres pour\nlesquels elle ne serait pas nécessaire, l'arrêt\ndénature le contrat et s'écarte de la com-\nmune intention des parties... »\nLocataires, mes frères, gardez-vous de dé-\nnaturer votre bail, si vous tenez à ne pas dé-\nménager trop vite. Lisez-le bien, d'abord.\nRelisez-le sans cesse. Et observez ses com-\nmandements avec la plus scrupuleuse piété.\nLa paix est à ce prix.\n(« Le Soir », 2 avril 1924.)\n\nYVES."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1924-04-01-c013", "article_bluemountain": "bmtnaac_1924-04_01#c013", "volume": "bmtnaac_1924-04_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "176", "page_fin": "180", "image_debut": 22, "image_fin": 30, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192404-01.2.7", "titre_corps": "Arrêtés Royaux réglant la profession de Géomètre=Arpenteur", "titre_sommaire": "Arrêtés Royaux réglant la profession de Géomètre=Arpenteur", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 22, "page_imprimee": "176", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192404-01.1.22", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 3776, "texte": "ENSEIGNEMENT\nArrêtés Royaux\nréglant la profession de Géomètre=Arpenteur\n\nLa profession de géomètre était réglementée jusqu'à ces derniers temps par I'arrêté\nroyal du 31 juillet 1825, qui avait fixé le programme de Vexamen à passer par le&\nfuturs géomètres. On avait fréquemment relevé Vinsuffisance de cette épreuve technique\nqui ne tenait pas compte des conditions dans lesquelles les géomètres doivent actuellement\npratiquer leur profession, ni des progrès réalisés dans la construction des appareils\ntopo graphiques et, par suite, des connaissances requises pour leur emploi.\nC'est pour obvier à cette situation que le Gouvernement a, par un arrêté royal du\nler1er décembre 1921, apporté de nombreuses modifications à l'arrêté royal du\n31 juillet 1925 concernant l'exercice de la profession de géomètre-arpenteur et que par\nun autre arrêté royal daté du 4 aVriH92)9 il a tracé un nouveau programme d'examen.\nPlusieurs de nos abonnés nous ont demandé de reproduire dans nos notes documen-\ntaires ces arrêtés que bien des intéressés ignorent encore. Signalons également, en\npassant, que le droit de patente a été supprimé par la loi concernant l'impôt sur le revenu.\nModifications aux dispositions concernant la profession de Géomètre~ Arpenteur\nRevu l'arrêté royal du 31 juillet 1825 por-\ntant que personne ne pourra exercer la profeuion d'arpen-\nteur sans avoir été, au préalable, examiné à cet effet par une\nCommission dont les membres sont désignés par le gouver-\nneur provincial;\nConsidérant qu'il y a lieu de modifier les dispositions\nconcernant l'exercice de cette profeuion, il est arrêté en\ndate du l*r décembre 1921 :\nArticle premier. Nul ne peut porter le titre de géo-\nmètre-arpenteur s'il n'a subi avec succès l'examen déterminé\npar le présent arrêté.\nArt. 2. Dans chaque province, une Commission est\nconstituée annuellement pour procéder aux épreuves préala-\nbles à lobtention du titre de géomètre-arpenteur. Elle se\ncompose de l'ingénieur en chef, directeur des Ponts et Chaus-\nsées dans la province, président, et de deux géomètres-\narpenteurs désignés par le gouverneur de la province.\nToutefois, l'un de ces deux membres peut être soit un\ningénieur diplômé par l'une des écoles spéciales de Bru-\nxelles, Gand, Liège, Louvain ou Mons, soit un professeur\nde mathématiques, dans un établissement d'enseignement\nmoyen, public ou privé.\nArt. 3. Pour être admis à 1 examen de géomètre-arper-\nteur, il faut avoir atteint l'âge de 16 ans.\nArt. 4. Les inscriptions en vue de Texamen sont reçues\nau chef-lieu de chaque province par le délégué du gouver-\nneur, un mois au moins avant l'ouverture de la session dont\nla date est annoncée par la voie du € Moniteur belge »•\nLa Commission peut, au besoin, organiser une second*\nsession dans le courant de la même année.\nArt. 5. Tout récipiendaire doit, lors de son inscription,\nremettre au délégué du gouverneur :\n1° Un extrait de son acte de naissance;\n2° Un certificat de bonne conduite délivré par l'autorité\ncommunale de sa résidence;\n3° Eventuellement, le certificat visé à l'article 8;\n46 La quittance justifiant le paiement du droit d'inscription\nprévu à l'article 11.\nArt. 6. L'examen de géomètre-arpenteur porte sur\nles matières suivantes :\n1° La langue française ou la langue flamande au choix\ndu récipiendaire ;\n2° L'arithmétique;\n3°L'aîgèbre élémentaire jusqu'à la résolution des équa-\ntions du second degré et y compris les applications de la\nthéorie des progressions et des logarithmes;\n4° La géométrie plane, y compris le tracé des courbes\ngéométriques usuelles, et la géométrie à trois dimensions;\n5° La trigonométrie rectiligne;\n6° Les éléments de la géométrie analytique à deux dimen-\nsions réduites à l'usage des coordonnées rectilignes;\n7° L'arpentage, le nivellement et les éléments de topo*\ngraphie ;"}, {"page_pdf": 23, "page_imprimee": "177", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192404-01.1.23", "debut_caractere": 14, "fin_caractere_exclue": 5004, "texte": "8° Les éléments du droit en matière de propriété immo-\nbilière;\n9° Les éléments des constructions du génie civil en ma-\ntière de drainages et d'irrigations;\n10° Le dessin.\nArt. 7. L'examen comprend :\na) Une première épreuve portant sur les matières men-\ntionnées aux nos 1 2, 3, 4, 5, 6 de l'article 6, et sur le\ndessin géométrique;\nb) Une seconde épreuve, de caractère technique, qui porte\nsur les matières visées aux n°3 7 à 9 du même article et sur\nle dessin topographique.\nArt. 8. Les récipiendaires régulièrement inscrits sont\nappelés à subir la première épreuve. En sont dispensés :\na) Les récipiendaires porteurs d'un certificat dûment homo-\nlogué d études moyennes, les déclarant admissibles aux exa-\nmens de candidat en sciences physiques et mathématiques;\nb) Ceux qui ont subi l'examen d'entrée pour le grade\nlégal d ingénieur aux écoles spéciales annexées aux univer-\nsités de Bruxelles, Gand, Liège, Louvain ou l'examen d'en-\ntrée à 1 école militaire (section des armes spéciales) ou à\nl'école des mines et faculté polytechnique du Hainaut;\nc) Ceux qui ont subi l'épreuve préparatoire prévue par\nl'article 12 de la loi du 10 avril 1890 ou une épreuve équi-\nvalente à déterminer par arrêté ministériel;\nà) Les porteurs du diplôme d'ingénieur agricole et\nforestier.\nLa commission d'examen apprécie la valeur des titres\nproduits pour justifier la dispense prévue par le présent\narticle.\nArt. 9. Sont admis à l'épreuve technique ceux qui ont\nobtenu la moitié de l'ensemble des points et le tiers au moins\ndes points attribués à chacune des matières de l'épreuve\nprécédente.\nPréalablement à l'épreuve technique le récipiendaire four-\nnit à la commission le certificat constatant qu'il a subi la\npremière épreuve.\nArt. 10. Le diplôme de géomètre-arpenteur est délivré\naux récipiendaires qui ont obtenu la moitié des points\nattribués à l'épreuve technique et le tiers des points au\nmoins dans chacune des branches de cette épreuve.\nArt. 11. Les récipiendaires paient un droit d'ins-\ncription de 60 francs pour chacune des deux épreuves.\nCe paiement est effectué chez un receveur de l'enre-\ngistrement et des domaines qui en délivre quittance aux\nintéressés.\nLes récipiendaires qui n'ont pas réussi l'examen (lre ou\n2e épreuve) et qui se représentent au plus tard après deux\nans de même que ceux qui ont été absents sans motifs\nlégitimes, ne paient plus que la moitié du droit d'inscrip-\ntion. Toutefois» cette réduction n'est consentie qu'une seule\nfois. Après un second échec à la même épreuve, si le\ncandidat se représente, il doit payer l'intégralité du droit.\nSeuls les récipiendaires qui ont justifié de motifs légi-\ntimes d absence, admis par la commission, sont exempts de\nce droit lors d'une inscription ultérieure.\nArt. 12. Le produit des inscriptions est versé dans le\nTrésor public.\nArt. 13. Il est alloué à titre de frais de vacation,\npar candidat examiné et pour chacune des épreuves, une\nindemnité de 20 francs au président et 18 francs à chacun\ndes membres assesseurs. Une rémunération de 3 francs par\ncandidat et par épreuve est accordée au secrétaire.\nCes indemnités seront liquidées par le Département des\nFinances au vu dun mémoire produit et certifié exact par\nle gouverneur de la province.\nArt. 14. Celui qui désire exercer la profession de\ngéomètre-arpenteur doit réunir les conditions ci-après :\n1° Posséder la qualité de Belge;\n2° Etre âgé de 21 ans accomplis;\n3° Etre porteur du diplôme prévu à l'article 10 ci-\ndessus, ou dun diplôme équivalent délivré sous le régime\ndes dispositions antérieures;\n4° Etre porteur d une attestation du géomètre chez qui\nil a fait son stage et certifiant que celui-ci a eu une durée\nd'au moins dix-huit mois.\nLa date du commencement du stage sera déterminée\npar la déclaration que fera au gouverneur de la province,\ndès l'entrée du stagiaire, le géomètre qui dirige le stage.\nLe gouverneur accusera réception de cette communication\nau géomètre; celui-ci annexera à l'attestation prévue au\nparagraphe précédent l'accusé de réception.\nLes documents susvisés doivent être présentés par l'inté-\nressé à l'officier du ministère public près le tribunal de pre-\nmière instance établi dans le chef-lieu de la province ou\ndans la ville la plus voisine afin qu'il puisse être asser-\nmenté par ce tribunal, ce qui lui donne la faculté d'exer-\ncer sa profession dans l'étendue du royaume.\nArt. 15. Les dispositions qui précèdent entreront en\nvigueur à partir de l'année 1922; toutefois, celles qui font\nl'objet des articles 2, 12 et 13 seront applicables en 1921,\nà 1 examen établi en vertu de l'arrêté royal du 31 juillet\n1825. Les frais d'inscription sont fixés à 60 francs.\nArt. 16. Les ministres des Sciences et des Arts, des\nTravaux Publics et des Finances sont chargés de l'exécu*\ntion du présent arrêté ; ils traceront notamment un pra*\ngramme détaillé des épreuves, détermineront la manière de\nprocéder à l'examen et arrêteront la formule du certificat\net du diplôme à délivrer aux récipiendaires.\nBruxelles, le ler décembre 192 1."}, {"page_pdf": 24, "page_imprimee": "178", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192404-01.1.24", "debut_caractere": 14, "fin_caractere_exclue": 4216, "texte": "Programme de l'Examen de Géomètre=Àrpenteur\nLes Ministres des Sciences et des Arts,\ndes Travaux publics et des Finances,\nVu l'arrêté royal du ler1er décembre 1921 modi-\nfiant les dispositions concernant l'exercice Hie la\nprofession de géomètre-arpenteur;\nConsidérant qu'il y a lieu de tracer le pro-\ngramme détaillé de l'examen prévu par l'arrêté\nroyal précité, de déterminer la manière de procé-\ncéder aux épreuves et d'arrêter la formule du cer-\ntificat et du diplôme à délivrer aux récipiendaires\nArrêtent :\nArticle ler.1er. Le programme de l'examen à subir\npour l'obtention du titre de géomètre-arpenteur est\ndéterminé de la façon suivante :\n1° Langue française ou flamande au choix du\nrécipiendaire, dictée et composition, narration,\ndescription ;\n2° Arithmétique. Numération décimale. Ex-\nposition des divers systèmes de numération. N'om-\nbres entiers. Les quatre opérations fondamentales\ndans le système décimal. Caractères de divisibilité\nrelatifs aux nombres 2, 3, 4, 5, 6, 8, 9 et 11. Des\nnombres premiers et des nombres premiers entre\neux. Théorie du plus grand commun diviseur. Dé-\ncomposition d'un nombre en ses facteurs premiers.\nThéorie du plus petit multiple commun de deux ou\nplusieurs nombres.\nFractions ordinaires. Réduction d'une frac-\ntion à sa plus simple expression. Réduction de plu-\nsieurs fractions au même dénominateur. Plus petit\ndénominateur connu. Opérations sur les fractions\nordinaires. Nombres décimaux; opérations. Réduc-\ntion d'une fraction ordinaire en fraction décimale.\nFractions décimales périodiques. Nombres com-\nplexes. Opérations.\nSystème des poids et mesures métriques.\nRacine carrée et racine cubique d'un nombre en-\ntier, d'une fraction ordinaire et d'un nombre déci-\nmal avec une approximation donnée.\nThéorie des rapports et des proportions. Solu-\ntion, par la réduction à l'unité, des questions dans\nlesquelles on considère des quantités qui varient\ndans le même rapport ou dans un rapport inverse.\nIntérêts simples et composés, escomptes, mélan-\nges et alliages, gains ou pertes, commissions, éva-\nlués à tant pour cent ou pour mille;\n3° Algèbre. Calcul algébrique. Les quatre\nopérations fondamentales appliquées aux monômes\net aux polynômes. Recherche du plus grand com-\nmun diviseur algébrique. Equations du lerIer degré.\nRésolution des équations numériques du ler1er degré,\nà une ou à plusieurs inconnues. Formules pour la\nrésolution d'un système d'équations du premier\ndegré à 2 et à 3 inconnues. Formation du carré et\ndu cube d'un binôme. Extraction de la racine car-\nrée des quantités algébriques. Calculs des radicaux\ndu second degré. Equation du second degré à une\ninconnue. Résolution. Propriétés des trinômes du\nsecond degré. Problèmes donnant lieu à des équa-\ntions du second degré à une inconnue. Résolution\ndes équations réductibles au second degré. Ques-\ntions de maximum que l'on peut résoudre par le\nsecond degré. Calcul des radicaux. Progressions\narithmétiques et géométriques. Théorie des loga-\nrithmes vulgaires. Usage des tables de logarithmes..\nApplications des logarithmes à l'intérêt composé et\naux annuités.\n4° Géométrie. A. Figures planes. Définitions.\nAxiomes. Cas d'égalité des triangles. Propriétés des\nperpendiculaires et des obliques. Théorie des paral-\nlèles. Somme des angles d'un triangle et d'un poly-\ngone quelconque. Propriété des parallélogrammes.\nPropriété du cercle et des figures qui résultent\nde sa combinaison avec la ligne droite. Mesure des\nangles.\nProblèmes. Evaluation des aires planes. Proprié-\ntés principales des triangles. Lignes proportionnel-\nles. Figures semblables.\nDes polygones réguliers; mesure de la circonfé-\nrence; aire du cercle. Rapport du diamètre à la cir-\nconférence. Tracé des courbes géométriques usuel-\nles. Problèmes.\nB. Figures dans l'espace. Des plans et des angles\nsolides. Des polyèdres. Volume des polyèdres. De\nla sphère. Des trois corps ronds. Cylindre, cône,\ntronc de cône, sphère. Mesure de leurs surfaces.\nMesure de leurs volumes.\n5° Trigonométrie rectiligne. Relation entre\nles lignes trigonométriques, arcs multiples qui cor-\nrespondent à une ligne trigonométrique donnée.\nFormules fondamentales, transformations. Usage\ndes tables trigonométriques. Appropriation des for-"}, {"page_pdf": 29, "page_imprimee": "179", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192404-01.1.29", "debut_caractere": 14, "fin_caractere_exclue": 3874, "texte": "mules au calcul logarithmique. Résolution des\ntriangles. Calculs numériques. Application des for-\nmules à la résolution de problèmes.\n6° Eléments de géométrie analytique à deux di-\nmensions réduite à l'usage des coordonnées recti-\nlignes. Distance de deux points. Problèmes.\n7° Arpentage et nivellement.\nArpentage. Chaînage : emploi de la chaîne\net du ruban. Alignements et perpendiculaires :\nemploi des équerres à pinnules, à miroir et à pris-\nmes. Mesure des angles : emploi du pantomètre,\ndu graphomètre.\nNivellement. Théorie et pratique du nivelle-\nment : emploi des niveaux à lunettes et des mires.\nNivellement simple par l'emploi des niveaux d'eau\nà perpendiculaire et à bulle.\nLevés généraux. A. Triangulation élémen-\ntaire comprenant la mesure des bases, leur réduc-\ntion à l'horizon et leur amplification, la mesure des\nangles horizontaux au théodolite, le nivellement\ntrigonométrique. La compensation des aagles d'un\ntriangle et la réduction au centre de station. Pro-\nblèmes concernant les rattachements à deux ou\ntrois points donnés d'une triangulation.\nB. Cheminement polygonal. Mesure des an-\ngles aux goniomètres à pinnules, à lunette et des\nazimuts à la boussole. Déclinaison magnétique\nC. Tachéométrie réduite à la connaissance du\ntachéomètre et de ses usages.\nD. Généralités. Notions sur la forme et les\ndimensions de la terre. Distinction entre la géodé-\nsie et la topographie. Méridiens et parallèles. Con-\nvergence des méridiens. Notions de physique néces-\nsaires à l'intelligence du fonctionnement des instru-\nments d'arpentage et de nivellement.\nContrôle et réglage des instruments employés\ndans les divers genres de levés. Tenue des carnets\net tracé des croquis visuels. Confection des plans,\nleur copie, leur amplification et leur réduction.\nEchelles diverses et leur rapport.\nTracé des courbes de niveau.\nReport d'un profil de nivellement. Calcul numé-\nrique et graphique des surfaces. Calcul des volumes\net des terrassements. Division des champs. Con-\nnaissances relatives à la lecture et à I*interprétation\nde documents cadastraux.\n8° Eléments du droit en matière de propriété\nimmobilière :\nA. Code civil. Acquisition ou aliénation de»\nbiens immobiliers et droits et devoirs existant entre\nles propriétaires de fonds voisins (droits de pro-\npriété : disposition, occupation, profession; droit»\nde jouissance, droit d'usufruit, d'usage, d'emphy-\ntéose, de superficie; servitudes naturelles, légales\net .conventionnelles; bornage, murs, haies, fossés\nmitoyens, plantations, alignements et toutes pres-\ncriptions légales relatives à l'intervention du géo-\nmètre-arpenteur) .\nB. Code de procédure. Arbitrage et expertise.\nC. Code rural. Clôture, distance des planta-\ntions; délimitation, abornement.\n9° Eléments des constructions du génie civil on\nmatière de drainage et d'irrigations.\n10° Le dessin.\na) Dessin géométrique. Dessin technique :\ncioquis coté à main libre et au crayon d'un objet,\nd'un meuble (plan, élévation, coupe) ;\nb) Dessin topographique. Composer et des-\nsiner aux instruments et à l'encre une carte topo-\ngraphique en faisant figurer des éléments tels que,\nterrains, routes, chemins de fer, canaux, rivières,\nvergers, bâtisses, etc.\nArt. 2. L'examen a lieu simultanément pour tous\nles récipiendaires d'une même province. Chaque\népreuve comprend une partie écrite et une partie\nOrale. Leur durée et leur importance sont détermi-\nnées comme suit :\nPremière épreuve\na) Partie écrite\nTemps Points\nLangue 1 h. 1/2 15\nMathématique» 4 heures\n1° Arithmétique ou algèbre 12.5\n2° Géométrie 15\n3° Trigonométrie 12.5\nDessin géométrique 2 » 15\nTotal 7 h. 1/2 70;ô\nb) Partie orale\nAlgèbre ou arithmétique (2) 15 minutes 12\nGéométrie et trigonométrie 20 15\nEléments de géométrie analytique 10 3\nTotal 45 minutes 30\nTotal général 100\n\n(1) A désigner par le sort.\n(2) Cedle des deux matières qui n'aura pas été désignée\npar le sort."}, {"page_pdf": 30, "page_imprimee": "180", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192404-01.1.30", "debut_caractere": 7, "fin_caractere_exclue": 3579, "texte": "Deuxième épreuve\na) Partis écrits\nArpentage et nivellement 2 k. 1/2 25\nDrainage et irrigations 5\n3 kenree\nDessin topographiqne t\nT»t«l 5 h. 1/2 45\ni) Parti* mit\nArpentage, nnreîiemot 20 miaule» 20\nManiement des iniÇruieentt et éventuelle- Temps laime\n«est opérations sur U terrain reppréctatioa\n4t )• comm* 25\nDroit 10 minutes 10\na,«é :•>■« if pf\nTettl 55\nTeteï général 100\nArt, 3. La partie écrite de ehecune des épreuves\nte fait en une journée; elle comprend deux séert-\ncet. Le pli cacheté renferment le quettionnaire\npartiel destiné a chaque téance eet ouvert en pré-\ntence des candidats réunie»\nA l'exception notamment des tables de logarith-\nmes les candidatt ne peuvent être porteurs d'eucun\nlivre ou note ayant rapport eux matières de\nl'épreuve. Tout communication entre eux est inter-\ndite pendant la durée de chaque séance.\nLes réponset «ont écrites et les travaux graphi-\nques exécutés sur des feuilles de papier remises\naux candidats et munies d'enveloppes dans les-\nquelles ceux-ci inscrivent leurs noms et prénoms\n(les prénoms sont écrits en toutes lettres) et le\nlieu de leur résidence; ils ferment eux-mêmes ces\nenveloppes.\nLes compositions ne peuvent porter aucune indi-\ncation susceptible de faire reconnaître leur auteur.\nElles sont recueillies au moment de la clôture de\nchaque séance.\nArt. 4. Le maniement des instruments et, éven-\ntuellement, les opérations d'arpentage et de nivel-\nlement effectués sur le terrain doivent donner au\njury la certitude que le récipiendaire a une con-\nnaissance suffisante de la partie technique de la\nprofession.\nIl est remis, s'il y a lieu, à chacun des candidats\nappelés aux opérations sur le terrain, un calepin\ndans lequel il inscrit les résultats des opérations\nqui lui sont imposées ; les calepins sont muni# d en-\nveloppes à l'égard desquelles les dispositions du\n3* alinéa de l'article 3 sont observées.\nArt. 5. Sont publiées en annexe Au pérsent\narrêté, 1* formule du certificat à délivrer eux réci-\npiendaires qui ont subi avec succès la première\népreuve et celle du diplôme destiné eux récipien-\ndaires qui ont eubi avec tuccès l'épreuve techniqut\net que ceux-ci devront, eux termes de l'article 14\nde l'arrêté royal du I*r décembre 1921» présenter\nà l'officier du ministère public près le tribunal de\npremière inetance établi au chef-lieu de leur pro-\nvince ou dan» le ville la plus voisine, pour être\nadmis à prêter terment.\nBruxelles, Je 4 décembre 192 I.\nCONCOURS PROVINCIAL D'ART DECORA-\nTIF 1924, - Le province de Brabant a iaetitué\nun concourt annuel dans le but d* encourager Fart\ndécoratif. 11 eet tucceetivement consacré I le.\npeinture, à la sculpture, à l'architecture et aux\narts appliqués.\nLe concourt «ere, cette en née, affecté eux € arts\nappliqués >.\nLe concours portera : 1* tur un projet d'affiche\npour l enseignement provincial agricole et horti-\ncole. *\nSecond point du concours. - Confection d'un a\nurne pour le Conseil provincial. Les concurrents\ndevront présenter une maquette, au moins en plâ-\ntre, et prévoir l'exécution en bronze léger.\nLe délai de remise des projets est fixé au f 5 mai\n1924.\nPROVINCE DE BRABANT. ADMINISTRA-\nTION PROVINCIALE. Un emploi d'architecte\nest à conférer dans le service technique dea Bâti-\nments de la province de Brabant.\nLes demandes de participation au concoure doi-\nvent être adressées à M. le Gouverneur du Brabant,\navant le 10 mai 1924.\nPour renseignements et programme des matiè-\nres du concours, «'adresser dans les bureaux dudit\nservice, place de la Vieille-Halle-aux-Blés, Î2, à\nBruxelles.\nLE PRÉSENT NUMÉRO RENFERME HUIT PLANCHES HORS TEXTE."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1924-04-01-c014", "article_bluemountain": "bmtnaac_1924-04_01#c014", "volume": "bmtnaac_1924-04_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 25, "image_fin": 25, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192404-01.2.7.1", "titre_corps": "Revue La Cité, IVe Année.", "titre_sommaire": "Revue La Cité, IVe Année.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 25, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192404-01.1.25", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 139, "texte": "RICHARD ACKE\nArchitecte à Courtrai.\nPlanche V\nCINÉMA « LA LANTERNE D'OR »\nà Courtrai (1921).\nPhoto Duquenne 1924.\nRevue La Cité, IVe Année."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1924-04-01-c015", "article_bluemountain": "bmtnaac_1924-04_01#c015", "volume": "bmtnaac_1924-04_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 26, "image_fin": 26, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; 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Giiriitt sur la « Conservation du cœur d'anciennes villes ». Une bre»r\ncbure de 24 pages. (Prix en librairie : 2 francs.) s s , gratuit\nc) L'Abbaye de la Cambre,par G, des Marez. (Prix en librairie : fr, 1.50) t » gratuit"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1924-04-01-c019", "article_bluemountain": "bmtnaac_1924-04_01#c019", "volume": "bmtnaac_1924-04_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 4", "page_fin": "couv. 4", "image_debut": 32, "image_fin": 32, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192404-01.2.9", "titre_corps": "Edition» \" TEKHNÉ „", "titre_sommaire": "Edition» \" TEKHNÉ „", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 32, "page_imprimee": "couv. 4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192404-01.1.32", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1327, "texte": "Edition» \" TEKHNÉ „\nLA ClTE.Première «usée* (Rare,) , s »«• »•«•••■» 20,—\nL'Art ef la Société* par H<-Pk Berla§e< tueMtes&e à Asutardua. Tiré» à part da la R«wt\n« Art Tedawjue » (eepteadbre 1913-fenier 1914). Un volume kmaummaat m-\nprkfté et sßurtré de 98 cfefcw • , 3 , , fc, 20t~\nP«ul Hamkar (1059*1901), par Guuiat Coorardjr et Rtp, Thibaut Um btehn\nïUuaÈre* • • • i ■ i • ■ a i : • ■ t • • fri 3«—\nMatériaux da substitutton dam la camintciion de moùerw, par J Seront, arrhfiiMr. Use\nfer®càwr® Itastrée i ir, 2c—\nVhabitation celamaU Sa coeatnrtâ» m Coago Bdfe, par Gut Bothnroaa». Une brocfcure\nde 20 pif» «twnkHßHiÉ slutirée , ( ( , , , , , , , , , , ft, 3^—\nCaMianim Maumtr. L'kiêtoriqma ia mn marna*ont par R. Tiirjr «• G, H»\néicks, Une brodn»* ilmlrée ~,,,,, ilt tti,, fc, L—-\n/\nL Art du Jardin* et Je aowwau jardkt fstlmaque, par Loum van der Swa&ae»* arcbstacto\npayaapale fr« 1.—\nLA REVUE « TEKHNE » CaêteUmcaapiita de la 2- amaée(1912,1913). Beau\nvofaaia de 516 pafaa, aarpapéar encfaé. ti bâfré de 250 dichéa « * . • . fr, 15,\nPour «'abonner à « La Cité » ou obtenir des livres» il «nffit\nde verser» dans n'importe quel bureau des postes» au crédit do\ncompte chèques postaux n\" 166.21 Revue « La Cité », la somme\ndue et d'inscrire sur le bulletin de versement le titre du livre et les\nnom et adresse du souscripteur."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1924-04-01-c020", "article_bluemountain": "bmtnaac_1924-04_01#c020", "volume": "bmtnaac_1924-04_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 2", "page_fin": "couv. 2", "image_debut": 2, "image_fin": 2, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192404-01.2.10", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 2, "page_imprimee": "couv. 2", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192404-01.1.2", "debut_caractere": 1256, "fin_caractere_exclue": 1497, "texte": "0\n0\no\no\no\nO\nO\nr\n*\ns\nX\nx^.\nWVAV\n\\\nN I LF I S K ELEOraOUE\nLe met/leur du Mon\nJHL MIIjLS._A 9V1 Louise _ BRUXELLES\nAGENT GÉNÉRAL POUR LA BELGIQUE\nDemandez le\nCatalogue n'B\nou un appareil\nà l'essai\nm\nsans frais\nVous serez émerveillé\nTél : 272,61"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1924-04-01-c021", "article_bluemountain": "bmtnaac_1924-04_01#c021", "volume": "bmtnaac_1924-04_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 3", "page_fin": "couv. 3", "image_debut": 31, "image_fin": 31, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192404-01.2.11", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 31, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192404-01.1.31", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1420, "texte": "ÉTABLISSEMENTS\nChapel\nPluntz\nSOCIÉTÉ ANONYME £ Plnni ixclusivcnint Btfgi dtpnls sa fondation an 1864\nSUREAUX. MAO ASINS tt ATELIERS :\n7, Rue Rene Dubreucq (** f d# vie*») 138, Chaussée de Wavre\nIXELLES-BRUXELLES\nTéléphone : 347.40\nDirecteur-Administrateur t MARTIAL CHAPEL\nSpécialité d'articles pour bâtiments :\nColonnes (plus de 200 modèles), Pilastres, Colonettes ornées, Tuyaux de descente» Gargouilles,\nChâssis dégoûts, de Citernes, S erfpuîs. Glissières de cheminée, Plaques d'ancrage, Marches\net Grilles à jour, Cloches de cal or if ère, Barreaux, Pots de cuisine, Taques ornées, etc*\nPoulies, Volants» Engreaages et toutes Pièces Mécaniques. Toutes pièces de Poêlcri«\nd'Ornementation• Petite Mécanique, e/c„ en grande série,\nATELIER DE NICKELAGE\nMODELES ET PRIX SPECIAUX POUR ADJUDICATIONS PUBLIQUES EN :\nMargelles (Trous d'homire), Avaloirs, Regards d'egouis, Tuyaux, Poteaux indicateurs, Can-\ndélabres, etc. ALBUMS OU PLANCHES SEPAREES SUR DEMANDE\nDépôt de Poutrelles en Acier\nFers et Aciers pour Constructions\nRONDS, FILS, FEUILLARDS, etc. Coudés et façonnés sur demande suivant plant\nd exécution pour BETON ARME. Ingénieur spécialiste à la disposition des entrepreneurs\net architectes pour devis, dessins, élaboration de plans, calculs de résistance* etc.\nBoulons - Perçage ■ Charpentes-Gitages complets-Poutres rivées, etc.\n•• v 1\n* • •\n• t • • »\n• • • • • * • •••\nFONjEHIE DE\nê • m m\nm •\n• •\n• • • • •\n« • «"}]}], "pages_ocr_originales": [{"page_pdf": 1, "page_imprimee": "couv. 1", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192404-01.1.1", "texte": "ROUTtD VOMI noecKf!"}, {"page_pdf": 2, "page_imprimee": "couv. 2", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192404-01.1.2", "texte": "KCVUt: HËN'bO&LLfc BELGE\nLA CITÉ\nURBANIS/AE « ARCHITECTURE ■ ART PUBLIC\nRECONSTRUCTION\nDES REGIONS DÉVASTÉES\nRédacteurs : MM. Fern. BODSON, architecte (Bruxelles) ; J. DE LIGNE, architecte'\n(Bruxelles) ; J. EGGERICX, architecte (Bruxelles); Huib. HOSTE, archi-\ntecte (Bruges); Raymond MOENAERT, architecte (Bruxelles); L. van der\nSWAELMEN, architecte-paysagiste (Bruxelles) ; J. M. van HARDEVELD\n(Amsterdam); M. Raph. VERWILGHEN, Ingénieur Urbaniste (Bruxelles),\nSecrétaire de la Rédaction.\nLes Rédacteurs et Collaborateur» sont seuls responsables de leurs articles. —■ 11 ter» rendu compte\ndans « la Cité de tout ouvrage dont deux exemplaires seront envoyés àle Revue.\nPour la rédaction, l'administration et les demandes d'abonnement, s'adresser au Siègr*\nde la Revue : ' I 0, Place Loix, Saint-Gilles-Bruxelles.\nPour la vente au numéro s'adresser exclusivement aux librairies. Dépôt principal : Li-\nbrairie Lamertin, 58-62, Coudenberg Bruxelles.\nABONNEMENT : Belgique 1 0 fr. ; Etranger, 1 5 fr. Le numéro, Un franc.\nLes abonnements peuvent se prendre en versant la somme de 1 0 francs au crédit du\nCompte chèques-postaux n° 16621 (Revue : La Cité). Moyennant un sup-\nplément de 3 francs les numéros sont envoyés mensuellement sous enveloppe\ncartonnée.\n\n0\n0\no\no\no\nO\nO\nr\n*\ns\nX\nx^.\nWVAV\n\\\nN I LF I S K ELEOraOUE\nLe met/leur du Mon\nJHL MIIjLS._A 9V1 Louise _ BRUXELLES\nAGENT GÉNÉRAL POUR LA BELGIQUE\nDemandez le\nCatalogue n'B\nou un appareil\nà l'essai\nm\nsans frais\nVous serez émerveillé\nTél : 272,61"}, {"page_pdf": 3, "page_imprimee": "161", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192404-01.1.3", "texte": "RICHARD ACKE\n\nUn de ceux qu'on aime à appeler avec quelque dédain « un\njeune ». Est-ce parce qu'il a quelque chose à dire, qu'il a affirmé une\npersonnalité vigoureuse et que, grâce à une succession de réalisations,\nil est arrivé à la maturité artistique?\n***\nIl y a quelque vingt ans, se dessinait à Courtrai un mouvement\nbien intéressant. Captivés par la rénovation artistique dont ils\nvoyaient les résultats dans les revues anglaises, allemandes et vien-\nnoises, quelques artistes courtraisiens se reunirent et décidèrent de\nsuivre le courant. C'étaient — je cite au hasard de ma mémoire -—\nles De Coene (ébéniste) les Viérin (architecte et peintre), les Acke\n(architecte-ébéniste), les Laigniel (potier), etc. Ils organisèrent des\nsalonnets où Van de Woestyne, De Sadeleer, d'autres, accrochaient\nîeurs toiles. Styn Streuvels y flânait et le curé Hugo Verriest leur\nconsacrait de sympathiques articles dans « De Nieuwe Tijd ».\nOh! ils n'étaient guère révolutionnaires; en bons Flamands, ils\nfaisaient les choses bien posément, gravement, sachant où ils voulaient\naboutir. Ainsi leurs œuvres manquaient d'extravagance. Sensées, soli-\ndement construites, distinguées, elles offraient certains caractères\ncommuns au point que d'aucuns déjà osaient employer l'étiquette\n« Ecole de Courtrai ».\n\nLA CITÉ.\nAVRIL 1924."}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "162", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192404-01.1.4", "texte": "LA CITÉ.\nAVRIL 1924.\n\nFut-ce le hasard, ou bien y eut-il des causes réelles à la dispersion\nde ce jeune groupe? Nous n'en savons rien. Toujours est-il que cet\narbre, jeune et déjà vigoureux, n'a pas donné les fruits qu'il pro-\nmettait, la communion d'idées qui avait réalisé de belles prémices\nn'existe plus. L'architecture, en Flandre, se porte aussi mal que si les\nCourtraisiens n'avaient jamais songé à la rajeunir. Les potiers se sont\namourachés du bibelot et ne nous ont donné que des vases non étan-\nches. Les ateliers de mobilier fabriquent tous les « Louis » imaginables\nen même temps que le « moderne ». Seuls, les frères Acke sont restés\nfidèles au modernisme : l'ébéniste, qui a trouvé tant d'imitateurs, et\nqui continue à créer des meubles simples, élégants et solides, et\nl'architecte.\nAttardons-nous quelque peu auprès de ce dernier.\nEn présence de son œuvre, on reconnaît aussitôt un architecte,\nje veux dire quelqu'un qui sait analyser et solutionner un problème,\nqui possède le sens de volume et de la surface. Je n'entends point par là\nqu'une fée bienfaisante ait déposé dans son berceau toutes ces qualités.\nA comparer ses derniers travaux aux premiers, on se rend compte du\nchemin parcouru, de l'effort incessant; on remarque que l'artiste est\ndevenu maître de son tempérament : il le domine et en fait ce qu'il\nveut; il sait coucher une œuvre sur le papier : il sait qu'à un moment\ndonné elle est complète et n'y touche plus.\nAcke possède un sens profond des proportions. Quiconque a\nvu à Ypres ses maisonnettes en pisé de terre en sera convaincu.\nD'aucuns, sans doute, ne verront rien de particulier à ces modestes\nmaisons ce ne sont point là des œuvres architecturales, mais des\nproduits d'une assimilation parfaite; mais demandez à d'autres d'en\nfaire autant, et vous aurez la preuve de ce que j'avance.\nAcke a étudié notre architecture ancienne, et vraisemblablement\nl'a-t-il fait de la bonne manière; car il en a retenu l'esprit et non la\nlettre. Le passé lui a fait comprendre le sens architectural, alors que\ntant de confrères n'y ont puisé qu'un vocabulaire de formes dont ils\nse servent tant bien que mal et dans un esprit totalement étranger aux\narts anciens."}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192404-01.1.5", "texte": "RICHARD ACKE\nArchitecte à Courtrai.\nHet « VLAAMSCH HUIS »\nà Courtrai (1911).\nPhoto Duquenne 1924.\nPlanche I\nMAISON BOURGEOISE,\nParc du Peuple, à Courtrai (1904).\nRevue La Cité, IVe Année."}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192404-01.1.6", "texte": "RICHARD ACKE\nArchitecte à Courtrai.\nPlanche II\nHet « VLAAMSCH HUIS »\nà Courtrai (1911)\nPhoto Duquenne 1924.\nRevue La Cité, IVe Année."}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192404-01.1.7", "texte": "RICHARD ACKE\nArchitecte à Courtrai.\nPlanche III\nTROIS MAISONS BOURGEOISES\nRue du Gouvernement, à Courtrai (1910).\nMAISON EN PISÉ DE TERRE\nà Ypres (1920).\nPhoto Duquenne 1924.\nRevue La Cité, IVe Année."}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192404-01.1.8", "texte": "RICHARD ACKE\nArchitecte à Courtrai.\nPlanche IV\nCINÉMA « LA LANTERNE D'OR »\nà Courtrai (1921).\nPhoto Duquenne 1924.\nRevue La Cité, IVe Année."}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": "163", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192404-01.1.9", "texte": "L À CITÉ.\nAVRIL 1924.\n\nAussi, quand Acke se risque à faire du « Style régional », sa\nproduction se signale par son caractère sérieux. Il a « compris » le\nmodèle à fond.\nMais suivons-le dans ses œuvres modernes, de loin les plus\nimportantes.\nVoici d'abord Het Vlaamsch à Courtrai. Une œuvre de\njeunesse, on s en aperçoit à tous les détails. Quel enthousiasme à\nquitter les chemins battus, quel souci de simplicité et de sobriété. A\ncoup sûr, l'artiste connaissait l'œuvre de Berlage, et il ne s'en cache\npas; il en est fier; il s'en inspire pour les fenêtres de l'étage et le\npignon. Pourquoi, du reste, ne le ferait-il pas? Mieux vaut assurément\nprendre comme source d'inspiration, l'œuvre d'un auteur vivant\nplutôt que l'art de terroir d'une époque plus ou moins éloignée.\nLes fenêtres du rez-de-chaussée sont parfaites de forme et percées\nà bon escient; celles de l'étage épousent très bien l'horizontale qui\ntermine la façade. Mais la porte d'entrée, avec son simili imposte où\ndes écussons sculptés remplacent les fenêtres, est, en quelque sorte, un\nhors-d'œuvre; elle ne fait pas partie intégrante de la façade; elle\nconstitue un détail, un motif surajouté. Pour nos archéologues, ce\nsera peut-être une qualité, parce que les architectes de l'époque\nbaroque ont procédé de la même manière.\nSi les fenêtres de l'étage, prises isolément, peuvent nous satisfaire,\nelles nous paraissent un peu disparates, considérées dans l'ensemble.\nLa plastique de l'encorbellement de bow-window nous semble\nquelque peu douteuse; le grand imposte cintré nous met mal à l'aise,\net le beau pignon que vient-il faire dans cet ensemble construit\nimmédiatement au-dessus de ce grand vide ne laisse pas de nous\ninquiéter.\nN'avons-nous pas tous pratiqué les mêmes défauts? Quand,\npour la première, fois, nous nous sommes vu chargés d'un travail de\nquelque importance, nous étions impatients de montrer notre savoir,\nl'étendue et la richesse de notre « arsenal ». C'est excusable si, la\npremière démonstration faite, on se reprend, on se recueille. A voir\nHet Vlaamsch Huis, on pouvait prédire que Acke choisirait ce dernier"}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "164", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192404-01.1.10", "texte": "LA CITÉ.\nAVRIL 1924.\n\nCINÉMA « LA LANTERNE D'OR » A COURTRAI.\nARCHITECTE : R. ACKE."}, {"page_pdf": 11, "page_imprimee": "165", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192404-01.1.11", "texte": "LA CITÉ.\nAVRIL 1924.\n\nparti. En effet, malgré ses péchés de jeunesse, cette œuvre est sympa-\nthique : on la sent, on la voit sérieuse; elle constitue une promesse\nformelle.\nNotre architecte a tenu sa promesse. Voici une œuvre d'âge\nmûr :le cinéma De Gouden Lanteetn.\nQui donc a dit que la « dèche était le salut de l'architecture\nmoderne? » Le cinéma d'Acke corrobore cette boutade.\nUn terrain irrégulier,un maximum de places, un buffet spacieux,\nles termes d'un arrêté royal très sévère et un budget réduit, voilà le\nprogramme. Tout ce qu'il faut pour intéresser un architecte de la\ntrempe de Acke.\nEt voyez comme il a bien résolu le problème; sa salle est régu-\nlière, de toutes les places ont voit également bien l'écran, la galerie et\nles balcons sont franchements ouverts, on ne s'y sent pas en cage.\nLes proportions en hauteur sont très réussies.\nL'ossature en béton armé donne à cette salle un caractère précis,\nnet et vigoureux. La fenêtre qui surmonte la tribune s'est installée\nde façon parfaite entre la poutre et le plafond; celui-ci est formé de\nplaques de fibro-plâtre, non enduites, reliées entre elles au moyen\nde couvre-joints. Ce plafond est d'un rythme sûr. Figurez-vous pour\nun moment qu'il ait été rempli de sculptures I C'eut été un désastre.\nVoyez les murs et les piliers superbement nus; pas de faut chapiteaux,\npas d'arabesques en stuc, pas de panneaux en je ne sais quoi. Non,\ndes murs unis, des piliers et des poutres lisses.\nAcke a fait œuvre architecturale avec des éléments d'architecture\net il n'a pas senti le besoin d'aller à Rome emprunter des acantes, des\nvolutes et des entablements. Il a laissé le dictionnaire des rimes dans\nsa bibliothèque, et, en solutionnant le problème, il en a dégagé toute\nla poésie.\nLa façade est à l'avenant; la grande baie accueille le public;\nje l'aurais préférée couverte par un puissant linteau plutât que par\nun arc surbaissé qui manque de nervosité. Les fenêtres racontent\noù l'on trouvera les escaliers qui donnent accès aux galeries et vers\nun buffet coquettement meublé et d'une tenue soignée. Si cette façade"}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "166", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192404-01.1.12", "texte": "ne nous disait que cela, elle n'aurait pas de valeur architcturale; mais\navec ces données toutes positives, l'artiste, sans rien y surajouter,\na fait œuvre architecturale; en un mouvement harmonieux, les vides\nsuccèdent aux pleins et les pleins au vides; on n'en peut boucher ni\nouvrir aucun sans détruire la façade entière.\nL'enseigne, une lanterne dorée, apporte sa note de « volume »\net interrompt de façon amusante la quintuple fenêtre du buffet.\nLa pierre de couverture en saillie qui termine le mur de façade\ns'arrête pour laisser dégager l'enseigne conçue en très beaux caractères.\nEt c'est tout, car Acke n'a pas ajouté foi à ceux qui avancent que\nla toiture plate est bonne pour l'Orient.\nA-t-il eu tort?\n\nHuib HOSTE.\n\nLE CORBUSIER-SAUGNIER.\nNous sommes dans une période de construction et de réadapta-\ntion à de nouvelles conditions sociales et économiques. Nous passons\nun cap et les horizons nouveaux ne\ntraditions que par une révision com\npar la détermination de nouvelles bases constructives établies sur la\nlogique.\nEn architecture, les bases ancienn\nvera les vérités de l'architecture que\nconstitué le support logique de to\nVingt années s'annoncent qui ser\nPériode de grands problèmes, période\npériode de grands bouleversements\nd'une nouvelle esthétique.\n(Vers une Architecture.)\n\nLA CITÉ.\nAVRIL 1924."}, {"page_pdf": 13, "page_imprimee": "167", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192404-01.1.13", "texte": "LA CITÉ.\nAVRIL 1924.\n\nVers une ARCHITECTURE\npar LE CORBUSIER-SAUGNIER\n\n(*)\nCOMMENTAIRES\nLe livre de M. Le Corbusier-Saugnier vient à son heure. Au\nmoment où les réactionnaires vont livrer au modernisme, qui, lente-\nment, gagne chaque jour des positions importantes, le suprême assaut,\nce manifeste encouragera les combattants, si, toutefois, ils ont besoin\nd'encouragements, car je crois que leur foi et leur bon droit sont\nsuffisants. Mais il est réconfortant de voir si nettement formulés nos\nbuts de guerre. Il était même utile de les formuler. Pour celui qui n'a\npas de parti-pris,les phrases de Le Corbusier seront autant de vérités.ll\nfaut crier et dire «c'est vrai» ou bien être indifférent ou inintelligent.\nNéanmoins, ce livre ne formule pas le desiderata d'une école, ni moins\nencore celui d'un clan ou d'une chapelle. Il remet seulement les\nchoses au point, ne s'embarrasse pas de flatter une secte, mais bien\nd'approuver et de prôner la raison oubliée. Le culte unique d'une\nfantaisie désordonnée, la volontaire ignorance des lois primordiales a,\ndepuis le dernier siècle surtout, faussé les travaux d'architecture. Sans\nfaire le procès du passé, il ne faut pas admettre tout en bloc et ne\npas voir le défaut des « sublimes erreurs ».\nLe Corbusier débute par trois vigoureux rappels à MM. les\narchitectes : le volume, la surface, le plan.\nIl énonce : « L'architecture n'a rien à voir avec les « styles ».\nLE VOLUME.\n« L'architecture est le jeu savant, correct et magnifique des\nvolumes assemblés sous la lumière ».\n\n(*) une Architecture. Editions G. Crès et Cie, rue de Hautefeuille, 21, Paris\nPrix : 20 francs."}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "168", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192404-01.1.14", "texte": "LA CITÉ.\nAVRIL 1924.\n\n« Et, en effet, l'architecture égyptienne, grecque ou romane est\nune architecture de prismes, cubes, cylindres, trièdres, sphères.\nExemples : Pyramides, Louksor, Parthénon, Colisée. Les silos\net les usines américaines marquent l'art nouveau retrempé aux sources\nprimitives ».\n« Les ingénieurs américains écrasent de leurs calculs l'architec-\nture agonisante ».\nLA SURFACE.\nLa surface, c'est ordinairement un mur troué de portes et de\nfenêtres. Ces trous ne doivent pas être destructeurs, mais accusateurs\nde forme. La surface doit rester dans le volume, et ne pas sortir des\nformes géométriques.\n« Modeler la surface de volumes compliqués et mis en sym-\n» phonie, c'est moduler et rester dans le volume, problème rare.\n» Exemple : Les Invalides de Mansart. La surface trouée par des\n» nécessités de destination doit emprunter les génératrices accusatrices\n» de ces formes simples. Ces accusatrices sont pratiquement le damier\n» ou grille usines américaines ».\nLE PLAN.\nC'est, dit-il, le générateur. Il est à la base. De lui doit s'élancer\ntoute la structure et toute l'harmonie; l'expression, le rythme, la\ncohérence viennent de lui. Sans plan, n'est-ce pas le règne épouvan-\ntable du désordre, de l'arbitraire, le triomphe de l'informe et de\nl'indigence. L'imagination et la discipline sont nécessaires au plan\nabstraction, le plan reste le moment décisif pour l'architecte. La\nsensation sortira du plan.\nLa période de création actuelle permettra de retrouver plus tard\nles anciennes bases de l'architecture. La clé est dans le plan.\nLa conception claire devra chercher la synthèse. L'industrie n'a\npu piétiner. Seule, l'architecture est restée en arrière. La guerre a\ndéveloppé les industries. L'avion vient de prendre sa place. Il ne\ns'agissait pas d'attendre, la mort guettait, il fallait trouver, réussir\nà tout prix. La leçon de l'avion nous sera profitable."}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "169", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192404-01.1.15", "texte": "LÀ CITÉ.\nAVRIL 1924.\n\nLa définition de l'architecture s'impose.\n« L'architecture, c'est l'art par excellence qui atteint à l'état\nde grandeur platonicienne, ordre mathématique, spéculation, percep-\ntion de l'harmonie par les rapports proportionnés ».\nIl est évident que nous sentons le besoin d'une autre architecture.\nC'est la preuve de l'existence de l'architecture et c'est ainsi que Spinoza\nexpliquait l'existence de Dieu.\nLa qualité des traits fait le beau visage. Mais les yeux ne voient\npas. Pourtant, il était facile de pressentir les formes nouvelles en\nvoyant les formes nouvelles des créations industrielles : autos, avions,\nusines, ponts, etc. Le problème doit simplement être bien posé. Et\ntout tranquillement l'architecte le pose. « Qu'est-ce qu'une maison?»\n«Un abri contre le chaud, le froid, la pluie, les indiscrets, les voleurs».\nMais je devrais tout citer, car Le Corbusier avec logique étale les\nerreurs, les erreurs de la construction, de l'ameublement au règne de\nl'auto et de l'électricité.\n« Les chaises sont faites pour s'asseoir », « les fenêtres pour\néclairer ». Hélas, ces lapalissades doivent être répétées; on ferait bien\nde les inscrire sur le fronton des monuments de la patrie (puisqu'il y\na encore des frontons) et en lettres d'or (pour employer le cliché\ncourant). Nombre de gens a qui vous tiendrez des raisonnements\nsemblables, vous répondront : « Je n'aime pas le moderne » et\ncourront acheter des meubles « anciens » fabriqués par des antiquaires\net vendus à gros prix, alors que le meuble pratique, standardisé,\nserait bon marché et propre. Et après avoir montré la photo d'un\nFarman et celles de quelques « casinos » et autres architectures biscor-\nnues, Le Corbusier conclut : « L'homme intelligent, froid et calme\na acquis des ailes. On demande des hommes intelligents, froids et\ncalmes pour bâtir la maison, pour tracer la ville »,\nLa comparaison entre le chemin des ânes et le chemin des\nhommes est finement établie.\n« L'homme marche droit parce qu'il a un but; il sait où il va.\nIl a décidé d'aller quelque part et il y marche droit.\n» L'âne zigzague, muse un peu, cervelle brûlée, et, distrait,"}, {"page_pdf": 16, "page_imprimee": "170", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192404-01.1.16", "texte": "LA CITÉ.\nAVRIL 1924.\n\nzigzague pour éviter les gros cailloux, pour esquiver la pente, pour\nrechercher l'ombre; il s'en donne le moins possible.\n» L'homme régit son sentiment par la raison. L'âne ne pense\nà rien.\n» L'âne a tracé toutes les villes du Continent ».\nEt l'architecte de conclure : « La rue courbe est le chemin des\nânes, la rue droite, le chemin des hommes ».\nC'est alors le problème même de l'Urbanisme qui est expliqué,\nles tracés régulateurs, etc.\nPour les villes, l'architecte fait l'éloge de Tony Garnier qui a\nsi bien examiné, dans sa « Cité industrielle », toutes les faces du\nproblème et donnant son attention aux moindres détails comme aux\nvastes conceptions, soignant le monument public grandiose et\nl'humble maison du travailleur.\nQui l'emportera des projets étudiés? La ville sur pilotis? La\nville-tour? Chaque donnée est examinée avec méthode et si la.solu-\ntion ne s'impose pas, elle permet à l'architecte d'approuver et de\ndéfendre cette curieuse conception des villes-tours.\nIl tient aussi à l'ordre. Il le demande non seulement dans les\nidées et dans les papiers, mais encore sur soi et en soi. L'homme, c'est\nle règne de l'ordre. Les créations de l'humanité sont des créations\ndestinées à vaincre le désordre naturel. L'urbanisme repose sur l'ordre,\nest créé par un besoin d'ordre. C'est sa raison d'être.\nLe Corbusier s'explique encore lorsque les partisans des formes\nsurannées, ceux qui ne sortent pas des « styles », prétendent qu'il\nintoxique l'architecture et les architectes français. Une fois pour\ntoutes, il rejette les accusations « d'allemand » et de « nordique ».\nLa ligne droite n'est pas une invention germanique. L'archi-\ntecture n'a rien à voir avec la politique. Et d'ailleurs la ligne droite\ndomine dans tout le passé architectural français comme dans le nôtre.\nLe Louis XVI modernisé à la mode de Panam est-il donc devenu le\ncritère du patriotisme? Le ridicule doit vaincre de semblables critiques.\nHankar, Horta, Vandevelde sont Belges et Tony Garnier est Français.\nC'est toujours à eux qu'il faut revenir lorsque l'on cherche les précur-\nseurs du mouvement rationnel qui, à pas de géant, s'implante partout."}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "171", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192404-01.1.17", "texte": "LA CITÉ.\nAVRIL 1924.\n\n« Les temps sont venus » sera encore notre cri et il y a lieu d'espérer\nque ce cri n'éclatera ni dans un désert, ni dans une église rococo. La\nvérité marche.\nAbordant la question des « Maisons en série », Le Corbusier\nse rattache avec enthousiasme à la phalange des partisans de ce genre\nde construction. Mais il manque, dit-il, l'état d'esprit. L'état d'esprit\nde construire, d'habiter et de concevoir des maisons en série. L'indus-\ntrie et l'art ne sont pas encore outillés pour ce travail. Ils le seraient\nrapidement si l'état d'esprit de la série se développait. Il ne faut pas\navoir peur des matériaux artificiels, l'industrie saura les créer. Il cite\ncomme exemples de curieuses maisons construites par M. Auguste\nPerret, son maître, et qui sont, en effet, curieuses et pratiques.\nJe n'ai pas à vous apprendre les avantages des maisons en série. Il\nest curieux de constater que dans une époque comme la nôtre où les\neffets de la catastrophe de 1914 se font sentir, où l'on souffre du\nmanque d'habitations, du manque d'or, etc., quelques politiciens\nhardis n'aient pas osé poser nettement le problème architectural. Non,\nla reconstruction a sacrifié au régionalisme et, sous prétexte de tradi-\ntion, les pires erreurs ont été élevées au rang de principes. On n'a rien\nvoulu voir et un nationalisme étroit a guidé les pouvoirs. Les progrès\nsont toujours des hérésies et follement combattues par on ne sait\nquelles mentalités I Mais parlons pour ceux qui veulent voir. La\nmaison sera-t-elle autre chose qu'un outil, sera-t-elle moins confor-\ntable qu'un paquebot ou une auto? Et moins esthétique?\nLa forme suivra la raison. Le salut de l'architecture importe\naujourd'hui et l'époque, si elle veut se sauver, devra faire de l'archi-\ntecture. Il faut bâtir, sinon c'est la révolution. Et le débat s'élève\nétrangement. C'est la crise économique, il n'y a plus d'argent. Tant\nmieux pour l'architecture. Il n'y aura plus d'argent pour surcharger\nles façades de bizarres ornements. Les pâtissiers vont faire faillite. La\nnouvelle génération ne voudra plus de sucreries indigestes. MM. les\nconstructeurs, vous devez vous appliquer à satisfaire son goût. Ainsi\nencore, les circonstances imposeront l'architecture. Nous serons nous-\nmêmes malgré nous. C'est que cela devait être ainsi. Pas tout à fait;\nc'est tout simplement que les circonstances viennent de nous appuyer,"}, {"page_pdf": 18, "page_imprimee": "172", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192404-01.1.18", "texte": "LA CITÉ.\nAVRIL 1924\n\nde seconder notre raison, de nous donner raison. En vain les séniles,\npartisans de la fantaisie la plus désordonnée, vont nous accabler en\nnous traitant de « protestants ». Notre œuvre, parce qu'elle se récla-\nmera de la ligne, de la plastique pure, sera-t-elle d'une rigide sévérité?\nLa logique va-t-elle engendrer l'ennui? Nous crions non et non.\nLes arguments misérables n'empêcheront pas une ligne non surchargée\nd'être aussi fantaisiste que possible si l'on tient à la fantaisie.\nL'architecture, dit-il, est une pure création de l'esprit. L'ingé-\nniosité a mis en œuvre les matériaux. Le résultat ne peut s'appeler\narchitecture. L'art doit toucher au cœur et, comme un poème, l'œuvre\nde pierre, de briques, de fer doit émouvoir. Comment émouvera-t-\n-elle? Par la façon dont vous chanterez. L'harmonie doit présider\navec la raison aux établissements de l'ensemble. Dois-je vous remercier\nsi ma maison est claire, confortable, facile? Bien entendu, merci, mais\nc'est votre premier devoir et vous devez me donner, en plus, si vous\nvoulez m'atteindre, des pensées. Votre équilibre, vos masses, vos\nlignes doivent m'arrêter, me retenir. Vous devez me parler et plus\nvotre langage sera clair, plus il sera beau. Et pour cela vous devez\nêtre un artiste et connaître les lois de la plastique, car vos volumes\nne seront pas seuls. En plus des volumes voisins, presque toujours,\nvous devez tenir compte de l'air, de la lumière, des conditions\nd'espace et des formes du paysage. L'artiste qui doit marcher là où\nl'ingénieur a marché doit connaître les moindres conditions picturales,\nsculpturales et autres. En somme, le maître total de l'œuvre réapparaît\ncomme au moyen âge, la vraie tradition est reprise.\nLa France a définitivement signé le pacte moderniste. Réjouis-\nsons-nous, elle saura dépasser ses rivales. Nous pouvons regarder\navec profit certains bâtiments américains et nous pouvons en tirer\ndes leçons, mais nous pouvons facilement les dépasser en beauté\nesthétique et en compréhension.\nEt Le Corbusier s'écrie :\n« Pourtant, il y a l'architecture : chose admirable, la plus belle.\n» Le produit des peuples heureux et ce qui produit des peuples\n» heureux. Les villes heureuses ont de l'architecture.\n» L'architecture est dans l'appareil téléphonique et dans le"}, {"page_pdf": 19, "page_imprimee": "173", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192404-01.1.19", "texte": "LA CITÉ.\nAVRIL 1924.\n\n» Parthénon. Comme elle pourrait être bien à l'aise dans nos mai-\n» sons. Nos maisons font des rues et les rues font des villes et les\n» villes, c'est un individu qui prend une âme, qui sent, qui souffre\n» et qui admire. Comme l'architecture pourrait être bien dans les\n» rues et dans toute la ville ».\nC'est un credo. L'optimisme doit régner et les hommes de bonne\nvolonté s'unir plus que jamais. La confiance doit régner et je crois\nque les jeunes générations suivront le mouvement moderniste avec\nenthousiasme. Le moment dans tous les cas est décisif, le salut de la\nsociété est dans les mains des architectes, puisque ceux-ci ont en mains\nle salut de l'architecture.\nDonc, le livre de M. Le Corbusier expose une théorie; aux\narchitectes de créer. Remontant aux origines et ne craignant ni les\ndéfinitions, ni l'installation de la nouveauté dans les dogmes les plus\nvieux et les plus respectés, il a fait table rase joyeusement.\nLes réflexions délicates qui lui inspirèrent : un Caproni, une\nlimousine, sont judicieuses et ses révélations sont humiliantes pour\nl'homme d'abord, puis pour l'architecte. Il a posé carrément le pro-\nblème architectural. C'est le problème de l'époque. L'équilibre des\nsociétés est une question de bâtiment. La maison doit être un outil\ncomme l'omnibus ou le paquebot.\n\nCharles CONRARDY.\n\n« LA CITE ».\nNous sommes heureux de pouvoir annoncer à nos lecteurs que\nM. Le Corbusier-Saugniec a bien vo\nun prochain numéro de notre Revue quelques pages essentielles de\nson livre. Cette publication sera accompagnée de nombreux clichés."}, {"page_pdf": 20, "page_imprimee": "174", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192404-01.1.20", "texte": "JURISPRUDENCE\nCauserie Judiciaire\nLES BRIQUES\n\nAu temps lointain où I on a fait le Code\ncivil, on avait coutume de dédaigner la pro-\npriété mobilière. On en parlait avec une\nconsidération mitigée, et tout le respect pu-\nblic allait aux biens fonciers, à la terre, qui\nnourrit les hommes, et aux bâtiments, qui\nleur donnent un abri. Là seulement était la\nsécurité des familles, la fortune durable et le\nsolide avenir. Tout le reste était fragile et\nfugace. « Mobilium vilis possesio. »\nD'où venaient cette tradition et cette su-\nperstition économique? La spéculation n'y\nétait pas étrangère. La foule se souvenait de\nF aventure de Law et la débâcle des assi-\ngnats. On se méfiait des gains faciles et des\nfictions sans lendemain. La grande industrie\nn'était pas encore née. Au milieu des bour-\nrasques politiques, la propriété immobilière\nmontrait seule de la résistance et la plus\nrassurante stabilité.\nQue les temps sont changés I La Bourse est\nenvahie. Les appétits s'impatientent. Le jeu\npréoccupe le grand nombre. Tout le monde\nveut décrocher la timbale, le plus vite pos-\nsible, sans faire œuvre de ses dix doigts. Le\nsuccès des uns se paye de la ruine des autres.\nLes papiers publics sont dépréciés. Le patri-\nmoine des orphelins tombe en quenouille.\nPlus que jamais, les biens meubles sont dans\nle discrédit.\nEt l'on voit grandir en faveur la richesse\nfoncière. Ceux qui ne savent que faire de\nleur argent, ou qui redoutent les caprices de\nla fortune, recherchent les placements im-\nmobiliers. L'avenir est à ceux qui posséde-\nront la terre. Ce sont eux aussi qui constitue-\nront la future noblesse, et, dès à présent, on\nles entoure d'égards respectueux. Leurs\ndroits sont sacrés. Leurs conventions, im-\nmuables. Ne entez pas d'y apporter quelque\ntempérament. Ce serait peine perdue. Tout\nce qui concerne un immeuble est de droit\ndivin et voué à la plus stricte interprétation.\nTant de rigueur peut sembler hérétique.\nIl est, avec le Ciel, des accommodements.\nLes juges sont des hommes, après tout, qui\nont le cœur bien placé. Ils ne ferment point\nl'oreille aux sollicitations de l'équité. Ils ap-\npliquent la loi, sans doute, mais avec indul-\ngence. Le Code lui-même leur recommande\nune souplesse de bon aloi :\n« Art. 1156. On doit dans les conven-\ntions rechercher quelle a été la commune in-\ntention des parties, plutôt que de s'arrêter\nau sens littéral des termes. »\nVoilà la vraie justice, la bonne, celle de\nSancho et de Salomon. Vous pouvez l'in-\nvoquer à l'audience consullaire. On vous\nécoutera, si vous avez le bon bout. Mais il\nserait vain d'en parler à l'audience civile, si\nvous cherchez querelle à un propriétaire.\nL'argument serait non moins futile, si c'était\nlui qui vous faisait un procès. En matière im-\nmobilière, il n'y a que les écrits qui comp-\ntent. Et ces écrits, dans la plus grande ma-\njorité des cas, sont éblouissants de clarté.\nNe vous avisez pas de chercher quelle fut la\ncommune intention des parties. Ce serait\nchercher midi à quatorze heures. Le sens lit-\ntéral des termes indique d'abondance cette\ncommune intention, qui se confond, en règle\ngénérale, avec l'intérêt du bailleur.\nIl arrive, une fois n'est pas coutume, que\ndes juges se laissent aller jusqu aux confins\nde la conciliation et, quand un proprio se\ndispute avec un locataire, leur disent dans\nun jugement : Embrassez-vous, Folleville.\nDans toute votre affaire, il n'y a pas de quoi\nfouetter un chat.\nMais il arrive aussi que le bailleur s entête"}, {"page_pdf": 21, "page_imprimee": "175", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192404-01.1.21", "texte": "JURISPRUDENCE\n\net que, déçu dans ses légitimes ambitions, il\nveuille avoir le dernier mot, et se pourvoie\nen cassation,. Alors, c'est la fin de tout. Il\nn'y a pas d'équité qui tienne. Le bail! Que\nraconte le bail? Gardons-nous de confondre\nautour avec alentour. Que venez-vous par-\nler de loi et surtout d'équité? Le bail, voilà\nla loi des parties, qu'il faut appliquer de\nbonne foi. Vous l'avez lu, ce bail, avant de\nle signer. Vous saviez donc ce que vous\ndeviez faire et ce dont vous deviez vous\nabstenir. Vous l'avez perdu de vue? Tant\npis pour vous, monsieur. C'est en vain, d'ail-\nleurs que vous invoqueriez la médiocrité de\nvotre faute. Il n'y a pas de péché véniel vis-\nà-vis d'un propriétaire. Et si vous lui man-\nquez de quelque manière, on vous le fera\nbien voir.\nCe que j'en dis, n'en doutez pas, c'est de\nl'histoire.\nIl n'y a pas si longtemps, un particulier\nloue un immeuble pour y installer ses affai-\nres. Bail est conclu,. L'article 6 du bail dé-\nbute ainsi :\n« Il est interdit au preneur de faire, dans\nl'immeuble loué, aucun changement, ni au-\ncune distribution nouvelle, ni aucune cons-\ntruction sans l'autorisation expresse ou écrite\ndu bailleur. »\nClause de style, assurément, et raisonna-\nble, somme toute. Si on laissait faire les lo-\ncataires, ils auraient tôt fait de démolir la\nmaison.\nOr, je l'ai dit, le locataire avait loué pour\ninstaller son industrie. Il s'installe donc à son\ngré, fait les travaux indispensables, après\nautorisation municipale, enlève une chemi-\nnée, qu'il relègue provisoirement au grenier.\nLe tout, sans en faire confidence préalable\nau bailleur.\nJuste ciel! quelle maladresse! Changer la\nmaison d'autrui, quel crime abominable!\nRien que la mort n'était capable d'expier un\nsi grand forfait.\nLa mort du bail, cela va sans dire.\nSentence capital fut demandée au tribu-\nnal, puis à la Cour d'appel. Celle-ci était\nd'humeur équitable et trouva que le bailleur\nexagérait. Le jeu nen valait pas la chan-\nCe que 1 on reprochait au locataire\nétait bien peu de chose, et le bail, tout bien\npesé, pouvait expliquer son erreur.\nIl y était question, en effet, de travaux de\nnature à compromettre la solidité de T im-\nmeuble. Ce sont ces travaux-là, comme de\njuste, qu'on avait interdits. Sur quoi l'arrêt\nconstate que les changements incriminés\nn'offrent aucun inconvénient;qu'ils n'avaient\nen vue que 1 exploitation normale de l'éta-\nblissement du locataire et l'exécution de\nprescriptions réglementaires; qu'on les a\nfaits dans de bonnes conditions; enfin que\nla cheminée déplacée ne présentait aucune\nutilité actuelle et pourrait être replacée avec\nune grande facilité.\nPour conclure, le bailleur avait perdu son\nprocès. Mais il ne se tint pas pour battu.\nDevant la Cour Suprême, il obtint gain de\ncause. La lettre du bail, le sens littéral des\ntermes, le droit strict, I*emporta définitive-\nment.\nD'après ce bail, l'autorisation expresse du\nbailleur était exigée pour tout travail quel-\nconque. Le texte ne fait aucune distinction.\nC'est à tort que la Cour d'appel sépare les\nchangements de nature à compromettre la\nsolidité de l'immeuble et ceux qui n'offri-\nraient aucun péril.\n« Attendu que l'interprétation restrictive\ndonnée à l'art. 6 du bail par l'arrêt est incon-\nciliable avec les termes précis et généraux\ndans lesquels les parties ont exprimé leur\nvolonté; qu'en introduisant une distinction\nentre les travaux pour lesquels l'art. 6 exige\nl'autorisation du bailleur et d'autres pour\nlesquels elle ne serait pas nécessaire, l'arrêt\ndénature le contrat et s'écarte de la com-\nmune intention des parties... »\nLocataires, mes frères, gardez-vous de dé-\nnaturer votre bail, si vous tenez à ne pas dé-\nménager trop vite. Lisez-le bien, d'abord.\nRelisez-le sans cesse. Et observez ses com-\nmandements avec la plus scrupuleuse piété.\nLa paix est à ce prix.\n(« Le Soir », 2 avril 1924.)\n\nYVES."}, {"page_pdf": 22, "page_imprimee": "176", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192404-01.1.22", "texte": "ENSEIGNEMENT\nArrêtés Royaux\nréglant la profession de Géomètre=Arpenteur\n\nLa profession de géomètre était réglementée jusqu'à ces derniers temps par I'arrêté\nroyal du 31 juillet 1825, qui avait fixé le programme de Vexamen à passer par le&\nfuturs géomètres. On avait fréquemment relevé Vinsuffisance de cette épreuve technique\nqui ne tenait pas compte des conditions dans lesquelles les géomètres doivent actuellement\npratiquer leur profession, ni des progrès réalisés dans la construction des appareils\ntopo graphiques et, par suite, des connaissances requises pour leur emploi.\nC'est pour obvier à cette situation que le Gouvernement a, par un arrêté royal du\nler1er décembre 1921, apporté de nombreuses modifications à l'arrêté royal du\n31 juillet 1925 concernant l'exercice de la profession de géomètre-arpenteur et que par\nun autre arrêté royal daté du 4 aVriH92)9 il a tracé un nouveau programme d'examen.\nPlusieurs de nos abonnés nous ont demandé de reproduire dans nos notes documen-\ntaires ces arrêtés que bien des intéressés ignorent encore. Signalons également, en\npassant, que le droit de patente a été supprimé par la loi concernant l'impôt sur le revenu.\nModifications aux dispositions concernant la profession de Géomètre~ Arpenteur\nRevu l'arrêté royal du 31 juillet 1825 por-\ntant que personne ne pourra exercer la profeuion d'arpen-\nteur sans avoir été, au préalable, examiné à cet effet par une\nCommission dont les membres sont désignés par le gouver-\nneur provincial;\nConsidérant qu'il y a lieu de modifier les dispositions\nconcernant l'exercice de cette profeuion, il est arrêté en\ndate du l*r décembre 1921 :\nArticle premier. Nul ne peut porter le titre de géo-\nmètre-arpenteur s'il n'a subi avec succès l'examen déterminé\npar le présent arrêté.\nArt. 2. Dans chaque province, une Commission est\nconstituée annuellement pour procéder aux épreuves préala-\nbles à lobtention du titre de géomètre-arpenteur. Elle se\ncompose de l'ingénieur en chef, directeur des Ponts et Chaus-\nsées dans la province, président, et de deux géomètres-\narpenteurs désignés par le gouverneur de la province.\nToutefois, l'un de ces deux membres peut être soit un\ningénieur diplômé par l'une des écoles spéciales de Bru-\nxelles, Gand, Liège, Louvain ou Mons, soit un professeur\nde mathématiques, dans un établissement d'enseignement\nmoyen, public ou privé.\nArt. 3. Pour être admis à 1 examen de géomètre-arper-\nteur, il faut avoir atteint l'âge de 16 ans.\nArt. 4. Les inscriptions en vue de Texamen sont reçues\nau chef-lieu de chaque province par le délégué du gouver-\nneur, un mois au moins avant l'ouverture de la session dont\nla date est annoncée par la voie du € Moniteur belge »•\nLa Commission peut, au besoin, organiser une second*\nsession dans le courant de la même année.\nArt. 5. Tout récipiendaire doit, lors de son inscription,\nremettre au délégué du gouverneur :\n1° Un extrait de son acte de naissance;\n2° Un certificat de bonne conduite délivré par l'autorité\ncommunale de sa résidence;\n3° Eventuellement, le certificat visé à l'article 8;\n46 La quittance justifiant le paiement du droit d'inscription\nprévu à l'article 11.\nArt. 6. L'examen de géomètre-arpenteur porte sur\nles matières suivantes :\n1° La langue française ou la langue flamande au choix\ndu récipiendaire ;\n2° L'arithmétique;\n3°L'aîgèbre élémentaire jusqu'à la résolution des équa-\ntions du second degré et y compris les applications de la\nthéorie des progressions et des logarithmes;\n4° La géométrie plane, y compris le tracé des courbes\ngéométriques usuelles, et la géométrie à trois dimensions;\n5° La trigonométrie rectiligne;\n6° Les éléments de la géométrie analytique à deux dimen-\nsions réduites à l'usage des coordonnées rectilignes;\n7° L'arpentage, le nivellement et les éléments de topo*\ngraphie ;"}, {"page_pdf": 23, "page_imprimee": "177", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192404-01.1.23", "texte": "ENSEIGNEMENT\n\n8° Les éléments du droit en matière de propriété immo-\nbilière;\n9° Les éléments des constructions du génie civil en ma-\ntière de drainages et d'irrigations;\n10° Le dessin.\nArt. 7. L'examen comprend :\na) Une première épreuve portant sur les matières men-\ntionnées aux nos 1 2, 3, 4, 5, 6 de l'article 6, et sur le\ndessin géométrique;\nb) Une seconde épreuve, de caractère technique, qui porte\nsur les matières visées aux n°3 7 à 9 du même article et sur\nle dessin topographique.\nArt. 8. Les récipiendaires régulièrement inscrits sont\nappelés à subir la première épreuve. En sont dispensés :\na) Les récipiendaires porteurs d'un certificat dûment homo-\nlogué d études moyennes, les déclarant admissibles aux exa-\nmens de candidat en sciences physiques et mathématiques;\nb) Ceux qui ont subi l'examen d'entrée pour le grade\nlégal d ingénieur aux écoles spéciales annexées aux univer-\nsités de Bruxelles, Gand, Liège, Louvain ou l'examen d'en-\ntrée à 1 école militaire (section des armes spéciales) ou à\nl'école des mines et faculté polytechnique du Hainaut;\nc) Ceux qui ont subi l'épreuve préparatoire prévue par\nl'article 12 de la loi du 10 avril 1890 ou une épreuve équi-\nvalente à déterminer par arrêté ministériel;\nà) Les porteurs du diplôme d'ingénieur agricole et\nforestier.\nLa commission d'examen apprécie la valeur des titres\nproduits pour justifier la dispense prévue par le présent\narticle.\nArt. 9. Sont admis à l'épreuve technique ceux qui ont\nobtenu la moitié de l'ensemble des points et le tiers au moins\ndes points attribués à chacune des matières de l'épreuve\nprécédente.\nPréalablement à l'épreuve technique le récipiendaire four-\nnit à la commission le certificat constatant qu'il a subi la\npremière épreuve.\nArt. 10. Le diplôme de géomètre-arpenteur est délivré\naux récipiendaires qui ont obtenu la moitié des points\nattribués à l'épreuve technique et le tiers des points au\nmoins dans chacune des branches de cette épreuve.\nArt. 11. Les récipiendaires paient un droit d'ins-\ncription de 60 francs pour chacune des deux épreuves.\nCe paiement est effectué chez un receveur de l'enre-\ngistrement et des domaines qui en délivre quittance aux\nintéressés.\nLes récipiendaires qui n'ont pas réussi l'examen (lre ou\n2e épreuve) et qui se représentent au plus tard après deux\nans de même que ceux qui ont été absents sans motifs\nlégitimes, ne paient plus que la moitié du droit d'inscrip-\ntion. Toutefois» cette réduction n'est consentie qu'une seule\nfois. Après un second échec à la même épreuve, si le\ncandidat se représente, il doit payer l'intégralité du droit.\nSeuls les récipiendaires qui ont justifié de motifs légi-\ntimes d absence, admis par la commission, sont exempts de\nce droit lors d'une inscription ultérieure.\nArt. 12. Le produit des inscriptions est versé dans le\nTrésor public.\nArt. 13. Il est alloué à titre de frais de vacation,\npar candidat examiné et pour chacune des épreuves, une\nindemnité de 20 francs au président et 18 francs à chacun\ndes membres assesseurs. Une rémunération de 3 francs par\ncandidat et par épreuve est accordée au secrétaire.\nCes indemnités seront liquidées par le Département des\nFinances au vu dun mémoire produit et certifié exact par\nle gouverneur de la province.\nArt. 14. Celui qui désire exercer la profession de\ngéomètre-arpenteur doit réunir les conditions ci-après :\n1° Posséder la qualité de Belge;\n2° Etre âgé de 21 ans accomplis;\n3° Etre porteur du diplôme prévu à l'article 10 ci-\ndessus, ou dun diplôme équivalent délivré sous le régime\ndes dispositions antérieures;\n4° Etre porteur d une attestation du géomètre chez qui\nil a fait son stage et certifiant que celui-ci a eu une durée\nd'au moins dix-huit mois.\nLa date du commencement du stage sera déterminée\npar la déclaration que fera au gouverneur de la province,\ndès l'entrée du stagiaire, le géomètre qui dirige le stage.\nLe gouverneur accusera réception de cette communication\nau géomètre; celui-ci annexera à l'attestation prévue au\nparagraphe précédent l'accusé de réception.\nLes documents susvisés doivent être présentés par l'inté-\nressé à l'officier du ministère public près le tribunal de pre-\nmière instance établi dans le chef-lieu de la province ou\ndans la ville la plus voisine afin qu'il puisse être asser-\nmenté par ce tribunal, ce qui lui donne la faculté d'exer-\ncer sa profession dans l'étendue du royaume.\nArt. 15. Les dispositions qui précèdent entreront en\nvigueur à partir de l'année 1922; toutefois, celles qui font\nl'objet des articles 2, 12 et 13 seront applicables en 1921,\nà 1 examen établi en vertu de l'arrêté royal du 31 juillet\n1825. Les frais d'inscription sont fixés à 60 francs.\nArt. 16. Les ministres des Sciences et des Arts, des\nTravaux Publics et des Finances sont chargés de l'exécu*\ntion du présent arrêté ; ils traceront notamment un pra*\ngramme détaillé des épreuves, détermineront la manière de\nprocéder à l'examen et arrêteront la formule du certificat\net du diplôme à délivrer aux récipiendaires.\nBruxelles, le ler décembre 192 1."}, {"page_pdf": 24, "page_imprimee": "178", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192404-01.1.24", "texte": "ENSEIGNEMENT\n\nProgramme de l'Examen de Géomètre=Àrpenteur\nLes Ministres des Sciences et des Arts,\ndes Travaux publics et des Finances,\nVu l'arrêté royal du ler1er décembre 1921 modi-\nfiant les dispositions concernant l'exercice Hie la\nprofession de géomètre-arpenteur;\nConsidérant qu'il y a lieu de tracer le pro-\ngramme détaillé de l'examen prévu par l'arrêté\nroyal précité, de déterminer la manière de procé-\ncéder aux épreuves et d'arrêter la formule du cer-\ntificat et du diplôme à délivrer aux récipiendaires\nArrêtent :\nArticle ler.1er. Le programme de l'examen à subir\npour l'obtention du titre de géomètre-arpenteur est\ndéterminé de la façon suivante :\n1° Langue française ou flamande au choix du\nrécipiendaire, dictée et composition, narration,\ndescription ;\n2° Arithmétique. Numération décimale. Ex-\nposition des divers systèmes de numération. N'om-\nbres entiers. Les quatre opérations fondamentales\ndans le système décimal. Caractères de divisibilité\nrelatifs aux nombres 2, 3, 4, 5, 6, 8, 9 et 11. Des\nnombres premiers et des nombres premiers entre\neux. Théorie du plus grand commun diviseur. Dé-\ncomposition d'un nombre en ses facteurs premiers.\nThéorie du plus petit multiple commun de deux ou\nplusieurs nombres.\nFractions ordinaires. Réduction d'une frac-\ntion à sa plus simple expression. Réduction de plu-\nsieurs fractions au même dénominateur. Plus petit\ndénominateur connu. Opérations sur les fractions\nordinaires. Nombres décimaux; opérations. Réduc-\ntion d'une fraction ordinaire en fraction décimale.\nFractions décimales périodiques. Nombres com-\nplexes. Opérations.\nSystème des poids et mesures métriques.\nRacine carrée et racine cubique d'un nombre en-\ntier, d'une fraction ordinaire et d'un nombre déci-\nmal avec une approximation donnée.\nThéorie des rapports et des proportions. Solu-\ntion, par la réduction à l'unité, des questions dans\nlesquelles on considère des quantités qui varient\ndans le même rapport ou dans un rapport inverse.\nIntérêts simples et composés, escomptes, mélan-\nges et alliages, gains ou pertes, commissions, éva-\nlués à tant pour cent ou pour mille;\n3° Algèbre. Calcul algébrique. Les quatre\nopérations fondamentales appliquées aux monômes\net aux polynômes. Recherche du plus grand com-\nmun diviseur algébrique. Equations du lerIer degré.\nRésolution des équations numériques du ler1er degré,\nà une ou à plusieurs inconnues. Formules pour la\nrésolution d'un système d'équations du premier\ndegré à 2 et à 3 inconnues. Formation du carré et\ndu cube d'un binôme. Extraction de la racine car-\nrée des quantités algébriques. Calculs des radicaux\ndu second degré. Equation du second degré à une\ninconnue. Résolution. Propriétés des trinômes du\nsecond degré. Problèmes donnant lieu à des équa-\ntions du second degré à une inconnue. Résolution\ndes équations réductibles au second degré. Ques-\ntions de maximum que l'on peut résoudre par le\nsecond degré. Calcul des radicaux. Progressions\narithmétiques et géométriques. Théorie des loga-\nrithmes vulgaires. Usage des tables de logarithmes..\nApplications des logarithmes à l'intérêt composé et\naux annuités.\n4° Géométrie. A. Figures planes. Définitions.\nAxiomes. Cas d'égalité des triangles. Propriétés des\nperpendiculaires et des obliques. Théorie des paral-\nlèles. Somme des angles d'un triangle et d'un poly-\ngone quelconque. Propriété des parallélogrammes.\nPropriété du cercle et des figures qui résultent\nde sa combinaison avec la ligne droite. Mesure des\nangles.\nProblèmes. Evaluation des aires planes. Proprié-\ntés principales des triangles. Lignes proportionnel-\nles. Figures semblables.\nDes polygones réguliers; mesure de la circonfé-\nrence; aire du cercle. Rapport du diamètre à la cir-\nconférence. Tracé des courbes géométriques usuel-\nles. Problèmes.\nB. Figures dans l'espace. Des plans et des angles\nsolides. Des polyèdres. Volume des polyèdres. De\nla sphère. Des trois corps ronds. Cylindre, cône,\ntronc de cône, sphère. Mesure de leurs surfaces.\nMesure de leurs volumes.\n5° Trigonométrie rectiligne. Relation entre\nles lignes trigonométriques, arcs multiples qui cor-\nrespondent à une ligne trigonométrique donnée.\nFormules fondamentales, transformations. Usage\ndes tables trigonométriques. Appropriation des for-"}, {"page_pdf": 25, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192404-01.1.25", "texte": "RICHARD ACKE\nArchitecte à Courtrai.\nPlanche V\nCINÉMA « LA LANTERNE D'OR »\nà Courtrai (1921).\nPhoto Duquenne 1924.\nRevue La Cité, IVe Année."}, {"page_pdf": 26, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192404-01.1.26", "texte": "RICHARD ACKE\nArchitecte à Courtrai.\nPlanche VI\nCINÉMA « LA LANTERNE D'OR »\nà Courtrai (1921).\nPhoto Duquenne 1924.\nRevue La Cité, IVe Année."}, {"page_pdf": 27, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192404-01.1.27", "texte": "RICHARD ACKE\nArchitecte à Courtrai.\nPlanche VII\nSUCCURSALE DE LA « BANK VOOR HANDEL EN NIJVERHEID »\nAVEC MAISON ATTENANTE, à Avelghem (1923).\nPhoto Duquenne 1924.\nRevue La Cité, IVe Année."}, {"page_pdf": 28, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192404-01.1.28", "texte": "RICHARD ACKE\nArchitecte à Courtrai.\nPlanche VIII\nSUCCURSALE DE LA « BANK VOOR HANDEL EN NIJVERHEID »\nAVEC MAISON ATTENANTE\nà Avelghem (1923).\nPhoto Duquenne 1924.\nRevue La Cité, IVe Année."}, {"page_pdf": 29, "page_imprimee": "179", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192404-01.1.29", "texte": "ENSEIGNEMENT\n\nmules au calcul logarithmique. Résolution des\ntriangles. Calculs numériques. Application des for-\nmules à la résolution de problèmes.\n6° Eléments de géométrie analytique à deux di-\nmensions réduite à l'usage des coordonnées recti-\nlignes. Distance de deux points. Problèmes.\n7° Arpentage et nivellement.\nArpentage. Chaînage : emploi de la chaîne\net du ruban. Alignements et perpendiculaires :\nemploi des équerres à pinnules, à miroir et à pris-\nmes. Mesure des angles : emploi du pantomètre,\ndu graphomètre.\nNivellement. Théorie et pratique du nivelle-\nment : emploi des niveaux à lunettes et des mires.\nNivellement simple par l'emploi des niveaux d'eau\nà perpendiculaire et à bulle.\nLevés généraux. A. Triangulation élémen-\ntaire comprenant la mesure des bases, leur réduc-\ntion à l'horizon et leur amplification, la mesure des\nangles horizontaux au théodolite, le nivellement\ntrigonométrique. La compensation des aagles d'un\ntriangle et la réduction au centre de station. Pro-\nblèmes concernant les rattachements à deux ou\ntrois points donnés d'une triangulation.\nB. Cheminement polygonal. Mesure des an-\ngles aux goniomètres à pinnules, à lunette et des\nazimuts à la boussole. Déclinaison magnétique\nC. Tachéométrie réduite à la connaissance du\ntachéomètre et de ses usages.\nD. Généralités. Notions sur la forme et les\ndimensions de la terre. Distinction entre la géodé-\nsie et la topographie. Méridiens et parallèles. Con-\nvergence des méridiens. Notions de physique néces-\nsaires à l'intelligence du fonctionnement des instru-\nments d'arpentage et de nivellement.\nContrôle et réglage des instruments employés\ndans les divers genres de levés. Tenue des carnets\net tracé des croquis visuels. Confection des plans,\nleur copie, leur amplification et leur réduction.\nEchelles diverses et leur rapport.\nTracé des courbes de niveau.\nReport d'un profil de nivellement. Calcul numé-\nrique et graphique des surfaces. Calcul des volumes\net des terrassements. Division des champs. Con-\nnaissances relatives à la lecture et à I*interprétation\nde documents cadastraux.\n8° Eléments du droit en matière de propriété\nimmobilière :\nA. Code civil. Acquisition ou aliénation de»\nbiens immobiliers et droits et devoirs existant entre\nles propriétaires de fonds voisins (droits de pro-\npriété : disposition, occupation, profession; droit»\nde jouissance, droit d'usufruit, d'usage, d'emphy-\ntéose, de superficie; servitudes naturelles, légales\net .conventionnelles; bornage, murs, haies, fossés\nmitoyens, plantations, alignements et toutes pres-\ncriptions légales relatives à l'intervention du géo-\nmètre-arpenteur) .\nB. Code de procédure. Arbitrage et expertise.\nC. Code rural. Clôture, distance des planta-\ntions; délimitation, abornement.\n9° Eléments des constructions du génie civil on\nmatière de drainage et d'irrigations.\n10° Le dessin.\na) Dessin géométrique. Dessin technique :\ncioquis coté à main libre et au crayon d'un objet,\nd'un meuble (plan, élévation, coupe) ;\nb) Dessin topographique. Composer et des-\nsiner aux instruments et à l'encre une carte topo-\ngraphique en faisant figurer des éléments tels que,\nterrains, routes, chemins de fer, canaux, rivières,\nvergers, bâtisses, etc.\nArt. 2. L'examen a lieu simultanément pour tous\nles récipiendaires d'une même province. Chaque\népreuve comprend une partie écrite et une partie\nOrale. Leur durée et leur importance sont détermi-\nnées comme suit :\nPremière épreuve\na) Partie écrite\nTemps Points\nLangue 1 h. 1/2 15\nMathématique» 4 heures\n1° Arithmétique ou algèbre 12.5\n2° Géométrie 15\n3° Trigonométrie 12.5\nDessin géométrique 2 » 15\nTotal 7 h. 1/2 70;ô\nb) Partie orale\nAlgèbre ou arithmétique (2) 15 minutes 12\nGéométrie et trigonométrie 20 15\nEléments de géométrie analytique 10 3\nTotal 45 minutes 30\nTotal général 100\n\n(1) A désigner par le sort.\n(2) Cedle des deux matières qui n'aura pas été désignée\npar le sort."}, {"page_pdf": 30, "page_imprimee": "180", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192404-01.1.30", "texte": "ECHOS\n\nDeuxième épreuve\na) Partis écrits\nArpentage et nivellement 2 k. 1/2 25\nDrainage et irrigations 5\n3 kenree\nDessin topographiqne t\nT»t«l 5 h. 1/2 45\ni) Parti* mit\nArpentage, nnreîiemot 20 miaule» 20\nManiement des iniÇruieentt et éventuelle- Temps laime\n«est opérations sur U terrain reppréctatioa\n4t )• comm* 25\nDroit 10 minutes 10\na,«é :•>■« if pf\nTettl 55\nTeteï général 100\nArt, 3. La partie écrite de ehecune des épreuves\nte fait en une journée; elle comprend deux séert-\ncet. Le pli cacheté renferment le quettionnaire\npartiel destiné a chaque téance eet ouvert en pré-\ntence des candidats réunie»\nA l'exception notamment des tables de logarith-\nmes les candidatt ne peuvent être porteurs d'eucun\nlivre ou note ayant rapport eux matières de\nl'épreuve. Tout communication entre eux est inter-\ndite pendant la durée de chaque séance.\nLes réponset «ont écrites et les travaux graphi-\nques exécutés sur des feuilles de papier remises\naux candidats et munies d'enveloppes dans les-\nquelles ceux-ci inscrivent leurs noms et prénoms\n(les prénoms sont écrits en toutes lettres) et le\nlieu de leur résidence; ils ferment eux-mêmes ces\nenveloppes.\nLes compositions ne peuvent porter aucune indi-\ncation susceptible de faire reconnaître leur auteur.\nElles sont recueillies au moment de la clôture de\nchaque séance.\nArt. 4. Le maniement des instruments et, éven-\ntuellement, les opérations d'arpentage et de nivel-\nlement effectués sur le terrain doivent donner au\njury la certitude que le récipiendaire a une con-\nnaissance suffisante de la partie technique de la\nprofession.\nIl est remis, s'il y a lieu, à chacun des candidats\nappelés aux opérations sur le terrain, un calepin\ndans lequel il inscrit les résultats des opérations\nqui lui sont imposées ; les calepins sont muni# d en-\nveloppes à l'égard desquelles les dispositions du\n3* alinéa de l'article 3 sont observées.\nArt. 5. Sont publiées en annexe Au pérsent\narrêté, 1* formule du certificat à délivrer eux réci-\npiendaires qui ont subi avec succès la première\népreuve et celle du diplôme destiné eux récipien-\ndaires qui ont eubi avec tuccès l'épreuve techniqut\net que ceux-ci devront, eux termes de l'article 14\nde l'arrêté royal du I*r décembre 1921» présenter\nà l'officier du ministère public près le tribunal de\npremière inetance établi au chef-lieu de leur pro-\nvince ou dan» le ville la plus voisine, pour être\nadmis à prêter terment.\nBruxelles, Je 4 décembre 192 I.\nCONCOURS PROVINCIAL D'ART DECORA-\nTIF 1924, - Le province de Brabant a iaetitué\nun concourt annuel dans le but d* encourager Fart\ndécoratif. 11 eet tucceetivement consacré I le.\npeinture, à la sculpture, à l'architecture et aux\narts appliqués.\nLe concourt «ere, cette en née, affecté eux € arts\nappliqués >.\nLe concours portera : 1* tur un projet d'affiche\npour l enseignement provincial agricole et horti-\ncole. *\nSecond point du concours. - Confection d'un a\nurne pour le Conseil provincial. Les concurrents\ndevront présenter une maquette, au moins en plâ-\ntre, et prévoir l'exécution en bronze léger.\nLe délai de remise des projets est fixé au f 5 mai\n1924.\nPROVINCE DE BRABANT. ADMINISTRA-\nTION PROVINCIALE. Un emploi d'architecte\nest à conférer dans le service technique dea Bâti-\nments de la province de Brabant.\nLes demandes de participation au concoure doi-\nvent être adressées à M. le Gouverneur du Brabant,\navant le 10 mai 1924.\nPour renseignements et programme des matiè-\nres du concours, «'adresser dans les bureaux dudit\nservice, place de la Vieille-Halle-aux-Blés, Î2, à\nBruxelles.\nLE PRÉSENT NUMÉRO RENFERME HUIT PLANCHES HORS TEXTE."}, {"page_pdf": 31, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192404-01.1.31", "texte": "ÉTABLISSEMENTS\nChapel\nPluntz\nSOCIÉTÉ ANONYME £ Plnni ixclusivcnint Btfgi dtpnls sa fondation an 1864\nSUREAUX. MAO ASINS tt ATELIERS :\n7, Rue Rene Dubreucq (** f d# vie*») 138, Chaussée de Wavre\nIXELLES-BRUXELLES\nTéléphone : 347.40\nDirecteur-Administrateur t MARTIAL CHAPEL\nSpécialité d'articles pour bâtiments :\nColonnes (plus de 200 modèles), Pilastres, Colonettes ornées, Tuyaux de descente» Gargouilles,\nChâssis dégoûts, de Citernes, S erfpuîs. Glissières de cheminée, Plaques d'ancrage, Marches\net Grilles à jour, Cloches de cal or if ère, Barreaux, Pots de cuisine, Taques ornées, etc*\nPoulies, Volants» Engreaages et toutes Pièces Mécaniques. 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Ingénieur spécialiste à la disposition des entrepreneurs\net architectes pour devis, dessins, élaboration de plans, calculs de résistance* etc.\nBoulons - Perçage ■ Charpentes-Gitages complets-Poutres rivées, etc.\n•• v 1\n* • •\n• t • • »\n• • • • • * • •••\nFONjEHIE DE\nê • m m\nm •\n• •\n• • • • •\n« • «"}, {"page_pdf": 32, "page_imprimee": "couv. 4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192404-01.1.32", "texte": "Edition» \" TEKHNÉ „\nLA ClTE.Première «usée* (Rare,) , s »«• »•«•••■» 20,—\nL'Art ef la Société* par H<-Pk Berla§e< tueMtes&e à Asutardua. Tiré» à part da la R«wt\n« Art Tedawjue » (eepteadbre 1913-fenier 1914). Un volume kmaummaat m-\nprkfté et sßurtré de 98 cfefcw • , 3 , , fc, 20t~\nP«ul Hamkar (1059*1901), par Guuiat Coorardjr et Rtp, Thibaut Um btehn\nïUuaÈre* • • • i ■ i • ■ a i : • ■ t • • fri 3«—\nMatériaux da substitutton dam la camintciion de moùerw, par J Seront, arrhfiiMr. Use\nfer®càwr® Itastrée i ir, 2c—\nVhabitation celamaU Sa coeatnrtâ» m Coago Bdfe, par Gut Bothnroaa». Une brocfcure\nde 20 pif» «twnkHßHiÉ slutirée , ( ( , , , , , , , , , , ft, 3^—\nCaMianim Maumtr. L'kiêtoriqma ia mn marna*ont par R. Tiirjr «• G, H»\néicks, Une brodn»* ilmlrée ~,,,,, ilt tti,, fc, L—-\n/\nL Art du Jardin* et Je aowwau jardkt fstlmaque, par Loum van der Swa&ae»* arcbstacto\npayaapale fr« 1.—\nLA REVUE « TEKHNE » CaêteUmcaapiita de la 2- amaée(1912,1913). Beau\nvofaaia de 516 pafaa, aarpapéar encfaé. ti bâfré de 250 dichéa « * . • . fr, 15,\nPour «'abonner à « La Cité » ou obtenir des livres» il «nffit\nde verser» dans n'importe quel bureau des postes» au crédit do\ncompte chèques postaux n\" 166.21 Revue « La Cité », la somme\ndue et d'inscrire sur le bulletin de versement le titre du livre et les\nnom et adresse du souscripteur.\n\nImp. H. KUMPC-ROBYN, ru* ItJMIIM, ai-as, iMlt» Tél. : 17M*.\n\nPRIX DE L'ABONNEMENT A L'ANNEE EN COURS (IV* VOLUME) ««nom\nDE «LA CITE» , . . . . . , , B , 10.00\"lBo\nTout nouvel abonné peut obtenir, à titre de prime :\na) Les 2* et 3* aimées de « La Cité », au prix réduit de , , , 5.00 7.50\n(Le prix en librairie est de 10 francs Belgique, 15 francs étranger)\nb) Le Cœur de la Ville de Bruxelles,par Charles Buis, avec traduction d'une confé-\nrence de C. Giiriitt sur la « Conservation du cœur d'anciennes villes ». Une bre»r\ncbure de 24 pages. (Prix en librairie : 2 francs.) s s , gratuit\nc) L'Abbaye de la Cambre,par G, des Marez. (Prix en librairie : fr, 1.50) t » gratuit"}]}