{"numero_id": "bm-bmtnaac-1924-05-01", "volume": "bmtnaac_1924-05_01", "ocr_sha256": "079b93a98f67848fa001110b28ca0118637195810b38a4b17cdbb8633b4a9f23", "source_tei": "https://github.com/Princeton-CDH/bluemountain-transcriptions/blob/main/periodicals/bmtnaac/issues/1924/05_01/bmtnaac_1924-05_01.tei.xml", "source_mets": "https://github.com/pulibrary/BlueMountain/blob/main/metadata/periodicals/bmtnaac/issues/1924/05_01/bmtnaac_1924-05_01.mets.xml", "url_numero": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192405-01", "articles": [{"article_id": "bm-bmtnaac-1924-05-01-c002", "article_bluemountain": "bmtnaac_1924-05_01#c002", "volume": "bmtnaac_1924-05_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "181", "page_fin": "187", "image_debut": 3, "image_fin": 9, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192405-01.2.2", "titre_corps": "LA SIGNIFICATION DE LA COULEUR EN ARCHITECTURE", "titre_sommaire": "LA SIGNIFICATION DE LA COULEUR EN ARCHITECTURE", "signature_source": "Théo VAN DOESBURG ; Théo van Doesburg", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 3, "page_imprimee": "181", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192405-01.1.3", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1498, "texte": "LA SIGNIFICATION DE LA\nCOULEUR EN ARCHITECTURE\n\npar Théo van Doesburg.\n\nPour l'architecture nouvelle, la couleur a une importance consi-\ndérable; elle est un des éléments essentiels de ses moyens d'expression.\nC'est grâce à la couleur que les rapports des volumes, recherchés par\nl'architecte, deviennent visibles; ainsi la couleur complète l'architec-\nture et en est un élément essentiel.\nJusqu'ici le rôle de la couleur était secondaire. Il ne pouvait en\nêtre autrement étant donné que la nécessité d'exprimer des volumes ne\ns'imposait pas lors de l'assemblage quelconque de « caisses » d'habi-\ntation. Ce n'est que lorsque la construction devient œuvre architec-\nturale, c'est-à-dire un ensemble de volumes, de plans, de couleurs,\nque cette dernière reprend l'importance qui lui revient. Nous devons\nreconnaître qu'à quelques exceptions près, aucun résultat satisfaisant\nn'a été obtenu. Il ne pouvait en être autrement, étant donné qu'un\nrésultat satisfaisant ne peut être obtenu que par une application\nlogique de la couleur tant au dehors qu'à l'intérieur de l'édifice. Bien\ndes malentendus et d'erreurs furent les conséquences du fait que\npeintres et architectes n'ont pas su respecter suffisamment leur champ\nd'action respectif. D'une part, les architectes mirent des entraves aux\npeintres, d'autre part, les architectes laissèrent trop de liberté aux\npeintres. Il s'en suivit, dans le premier cas, un compromis, et dans le\nsecond, une décoration picturale trop voyante et non organique (par"}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "182", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192405-01.1.4", "debut_caractere": 19, "fin_caractere_exclue": 2149, "texte": "exemple, Taut-Oskar Fischer, à Magdebourg). Dans les deux cas,\nîa couleur exerça sur l'architecture une action destructive.\nLe problème de la couleur en architecture est trop important\npour qu'on puisse le résoudre en un tour de main, et encore lorsque\nI édifice est achevé.\nLa plupart du temps il n'est pas tenu compte dans le métré des\nexigences picturales de l'édifice; quant à ce que les architectes eux-\nmêmes réalisent à cet égard, cela fait au problème plus de mal que de\nbien. Etendre du bleu ou du jaune sur châssis de fenêtres et portes ne\nse distingue pas essentiellement de ce que les peintres en bâtiment,\njadis, faisaient pour protéger les menuiseries contre l'humidité.\nII\nTeinture et couleur sont choses distinctes. La peinture est un\nmoyen, la couleur est un but. On peut couvrir un intérieur ou une\nfaçade de teinture bleue, jaune, verte, violette ou rouge, sans qu'il\nne puisse être question de couleur, quelque bigarré que soit l'ensemble.\nTout comme assembler des locaux d'habitation n'est pas faire de\nl'architecture, de même étendre les unes à côté des autres des teintes\ndiverses ne résoud pas le problème de la couleur.\nïci encore, c'est l'équilibre qui importe. Ce n'est pas avec des\nparoles, qui servent de ralliement, que nous allons progresser; seule\nla pratique peut nous être utile.\nCeci dit, imaginons un intérieur où toute couleur serait absente,\nneutre, c'est-à-dire gris, un espace limité par six plans neutres, gris.\nCet espace neutre n'agit pas, c'est-à-dire qu'il n'exprime pas ses\nrapports des proportions,et les exprimera d'autant moins, que par\nun libre accès de la lumière on supprimera le contraste des coins\nd'ombre. Cet espace inactif constitue un Si on place dans cet\nintérieur quelques meubles qui, par leur matière, sont également\nneutres et gris, on constate que le résultat est tout aussi nul, donc\npassif. (On me pardonnera cette contradictio in adjecto.) Dans cet\nintérieur, il est impossible de s'orienter, de déterminer la distance qui\nsépare les meubles du mur. Tout se confond. On ne peut déterminer\nni espace, ni objet dans leur rapport réciproque.\nL'intérieur est aveugle."}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "183", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192405-01.1.5", "debut_caractere": 268, "fin_caractere_exclue": 845, "texte": "C'est intentionnellement que je prends cet exemple négatif, afin\nd'éveiller chez le lecteur le désir de l'opposition et du contraste.\nTout homme recèle en lui le désir de voir exprimer de manière\nvisible, par des contrastes, les rapports de ce qui l'entoure. D'où le\ndroit reconnu à l'architecture : l'élément plastique. Le désir du\ncontraste entre l'espace et l'objet se manifeste aussitôt que naît le\nbesoin de parois et de meubles de différentes couleurs, qui ne se\nconfondent pas ; de la subdivision des parois au moyen de tableaux,\nde tentures vives ou de panneaux peints."}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "184", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192405-01.1.6", "debut_caractere": 21, "fin_caractere_exclue": 1474, "texte": "Tout le problème de la couleur en architecture consiste dans la\nmontée du gris absolu, du neutre aveugle, vers les contrastes forte-\nment visibles. C'est une montée de l'indéterminé inexprimable vers\nle déterminé violemment exprimé. (En chiffres, cela s'exprimerait :\n0-1-2-3-4-5, etc.)\nLe problème de la couleur en architecture se résume plus clai-\nrement encore par le schéma ci-contre :\nCe schéma figure quatre degrés de développement, partant du\nneutre absolu ou aveugle, pour arriver à l'expression la plus harmo-\nnieuse d'un intérieur avec objets. Entre ces degrés se trouvent les\n« intervalles » (2) et les « contrastes » (3).\nIl nous est loisible de nous figurer d'autres intérieurs, soit par\nexemple entre 2 et 3, un intérieur où l'on s'applique à obtenir un\nrésultat par des contrastes secondaires, comme le font les\nmodernes, dans les cinémas et les cafés. Mais ceci n'a rien de commun\navec l'emploi des couleurs, dans le but de rendre visible les rapports\néquilibrés des proportions.\nEn 4, que j'ai figuré par un cube, on a également obtenu,\npar l'emploi judicieux des couleurs, une sorte de neutralité, d'une\ntout autre nature que celle du 1, et ce par la juste ordonnance, la\nproportion et la valeur des couleurs contrastantes. Un intérieur bien\nréussi dans toutes ses parties donne une impression neutre, parce\nqu'il n'y domine aucune forme d'un individualisme capricieux, ni\naucune couleur qui capte notre regard. Aussi longtemps que des"}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "185", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192405-01.1.7", "debut_caractere": 22, "fin_caractere_exclue": 1853, "texte": "détails ou des objets spéciaux se font remarquer, soit par leurs\ncouleurs, soit par leurs formes, l'unité n'est pas réalisée. Si, au\ncontraire, l'unité est réalisée, l'espace et les détails forment une unité,\ntandis que chaque couleur conserve sa force propre.\nIII\nAprès cet exposé plus ou moins théorique concernant le principe\nde la couleur en architecture, voyons à présent de plus près le côté\npratique de notre sujet.\nMais avant tout il s'agit de distinguer nettement les trois\nprincipales tendances de l'architecture, étant donné que cela est d'une\ngrande importance pour l'application de la couleur.\n1. L'architecture décorative.\n2. L'architecture constructive, exclusivement utilitaire.\n3. L'architecture plastique.\nEn architecture décorative, la couleur est un moyen dont on se\nsert pour décorer les surfaces créées par l'architecture.\nLa couleur est ici exclusivement ornementale, sans former une\nunité avec l'architecture; elle reste donc un élément indépendant qui,\nau lieu de donner plus de force à l'édifice, ne fait que le camoufler et,\ndans les cas extrêmes, le détruit. (Période baroque.)\nCeci s'aplique à presque tout ce que notre époque produit sous\nle vocable d'art d'intérieur moderne. Il en est de la sorte, que l'on\nsuive le style Biedermeyer avec les motifs empruntés à la nature, les\nlignes vermicelle, ou les formes stylisées, en des divisions rectangu-\nlaires (Biedermeyer avec des carrés).\nDans l'architecture constructive, qui sert exclusivement les\nbesoins matériels, la couleur n'a pas d'autre rôle que d'accentuer\ndavantage encore, par une teinte absolument neutre gris, vert,\nbrun l'élément qui relie et unifie l'architecture, et de protéger le\nbois, le fer, etc., contre l'action de l'humidité. En conséquence, elle\nconduit à l'accentuation du caractère constructif, anatomique, de\nl'architecture."}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "186", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192405-01.1.8", "debut_caractere": 21, "fin_caractere_exclue": 917, "texte": "L'architecture utilitaire ne tient compte que du côté pratique de\nla vie; la mécanique fonctionnelle de la vie, de l'habitat, du travail,\netc. Mais il existe encore une autre nécessité que celle purement\npratique, à savoir une spirituelle.\nDu moment que l'architecte ou l'ingénieur veulent rendre visibles\nles rapports équilibrés des proportions, c'est-à-dire exprimer com-\nment un mur se comporte en relation avec l'espace, leurs intentions\nne sont plus exclusivement constructives, mais également plastiques.\nDès que l'on rend visible, que l'on accentue ces rapports, y compris\nceux des matériaux, l'esthétique entre en jeu. Exprimer consciemment\ndes rapports équilibrés est faire œuvre plastique.\nArrivée à ce stade» le stade de l'architecture plastique, la couleur\ndevient une matières d'expression,de valeur équivalente à tous les\nautres matériaux» tels que la pierre, le fer, le verre, etc."}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": "187", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192405-01.1.9", "debut_caractere": 19, "fin_caractere_exclue": 919, "texte": "Alors la couleur ne sert pas seulement à l'orientation, c'est-à-\n-dire pour rendre visible la distance, la position, la direction des\nvolumes et des objets, mais surtout afin de satisfaire le désir de\nrendre visibles les rapports mutuels entre les espaces et les objets, de\ndirection à la position, de mesure à la direction, etc. C'est dans\ni ordonnance de ces proportions que réside le rôle esthétique de\nl'architecture. Si alors on atteint à l'harmonie, on atteint également\nau style. Il n'est pas nécessaire d'entrer dans d'autres démonstrations;\nun équilibre ne peut être atteint que par un partage judicieux entre\nl'ingénieur, l'architecte et le peintre. Arrivée à ce stade, l'architecture\naura dépassé sa période purement constructive, durant laquelle elle\ns'est épurée. Aussi elle ne se contente plus de montrer son anatomie,\nelle est devenue un corps indivisible et animé.\n\nThéo VAN DOESBURG."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1924-05-01-c004", "article_bluemountain": "bmtnaac_1924-05_01#c004", "volume": "bmtnaac_1924-05_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "183", "page_fin": "183", "image_debut": 5, "image_fin": 5, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192405-01.2.2.2", "titre_corps": "INTÉRIEUR D'UN HALL DANS UN BATIMENT UNIVERSITAIRE. Architecte C. van EESTEREN a> La construction « neutre », sans couleurs.", "titre_sommaire": "INTÉRIEUR D'UN HALL DANS UN BATIMENT UNIVERSITAIRE. 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E. Beco» Gouverneur\ndu Brabant, qui présidait toutes nos réunions\navec un étonnant esprit d'initiative et une\nactivité inlassable.\nLa question parut intéressante mais l'ar-\nmistice survint deux mois après, et dès lors\ndes problèmes angoissants ont sollicité tous\nles efforts, et la solution de la plupart sem-\nble encore éloignée.\nje conserve cependant le ferme espoir\nqu'un jour ceux qui ont à cœur l'avenir de\nnotre cher pays voudront reprendre cette\nquestion des terrils et je me plais à penser\nqu'ils sauront la résoudre.\nLorsque l'on considère les masses énor-\nmes de ces dépôts encombrants, et les sur-\nfaces importantes des terrains qu'ils immo-\nbilisent dans la partie Sud-Est de la Belgique,\non est amené à porter sa pensée vers les ter-\nritoires que leur niveau inférieur rend inutili-\nsables dans de nombreuses parties du Nord-\nOuest du pays.\nEn imagination on voudrait voir ces mas-\nses transportées pour servir au comblement\ndes étangs et des marais stériles.\nOn rêve de rendre ainsi au pays, des\nétendues considérables.\nRêve! Chimère! Utopie- Pourquoi? Une\ntelle entreprise est-elle vraiment irréalisable?\nJe me permets d'en douter.\nSi les soucis actuels nous éloignent de\nl'étude de problèmes aussi ardus, dont la\nsolution ne s'impose pas immédiatement; si\nl'on recule devant les difficultés de réalisa-\ntion de l'heure présente» on doit cependant\nse rendre compte du temps très long que\ndemandera l'examen d'un tel problème. En\nraison même de cette longue période de pré-\nparation on pourrait consacrer à l'étude l'at-\ntente d'une époque meilleure, où les condi-\ntions du travail et des transports seront\naméliorées à tous les points de vue.\nPour les sceptiques et les indifférents (la\nmajorité malheureusement) il n'est peut-être\npas inutile de donner déjà quelques chiffres\nqui, je l'espère, retiendront leur attention.\nDes renseignements que j'avais recueillis"}, {"page_pdf": 11, "page_imprimee": "189", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192405-01.1.11", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 3792, "texte": "en 1918, afin de commencer une documen-\ntation, il résulte que, rien que pour la ville\nde Liège et les communes adjacentes (Se-\nraing compris) la surface des terrains occu-\npés par les terrils et les crassiers s'élève à\nplus de deux cent et quinze hectares.\nA cette époque» la masse de ces déchets\nétait de plus de trente-huit millions de mè-\ntres cubes!\nEt ces chiffres ne se rapportent qu'à une\npetite partie de l'ensemble de nos régions\nindustrielles.\nDepuis cette époque, la métallurgie a pu\nrallutner, en partie, les hauts-fourneaux, et\nles houillères surtout continuent à charger et\nà agrandir leurs terrils.\nLe mal ira s'empirant chaque jour.\nLes charbonnages importants, comme les\ngrandes usines créent naturellement des ag-\nglomérations populeuses.\nLes terrains que leurs dépôts immobilisent\nsont donc d'une valeur réelle, et représen-\ntent une perte absolue, aussi bien pour la\nbâtisse que pour les extensions des installa-\ntions industrielles et pour la culture.\nOn peut même voir à Liège et aux envi-\nrons des dépôts industriels recouvrir peu à\npeu des terrains bâtis où de nombreuses ha-\nbitations ont dû être sacrifiées.\nActuellement encore, à Montegnée, j'ai\nvu la démolition de maisons dont 1 emplace-\nment est envahi par un terril.\nDans d'autres parties, des corons entiers\nsont voués à la démolition par l'envahisse-\nment de crassiers monstrueux.\nTous les jours de nouveaux terrains sont\nacquis pour les besoins d avenir de ces dé-\npôts; c'est par hectares que ces emprises\ns'avancent.\nSi, rarement, quelques terrains incultes\nsont absorbés par ces envahissements, le plus\ngrand nombre sont trop souvent d excellents\nterrains de culture florissantes» ou des parties\ntrès propres à la bâtisses, qui, peu à peu.\nse recouvrent comme d'un linceuil de mort,\nde ces schistes houillers. On voit trop sou-\nvent ces noirs éboulii s'avancer implacable-\nment vers des groupes d habitations déjà\nsouillées de poussièier et qui semblent pleu-\nrer leur destruction prochaine.\nEt la quantité va grandissante des terrains\nperdus à jamais.\nJ'entends souvent dire que c'est là une\nnécessité industrielle, que le charbon est une\nrichesse nationale dont rien ne peut empê-\ncher 1 exploitation, etc...\nTous ces clichés connus n'excusent pas\nl'abus du mal et ne peuvent suffire pour\nécarter toute recherche d'amélioration.\nAu point de vue de 1 hygiène, que de cho-\nses on pourrait dire si l'on voulait les exami-\nner toutes. Ne parlons sommairement que de\ndeux choses principales.\nD'abord les poussières.\nQuelle que soit la nature du dépôt, les\nparties pulvérisées y sont en abondance. Les\nvents qui balayent en tous sens ces tas im-\nmenses» emportent ces poussières dans un\nrayon très étendu. Ce qui fait donner son\nnom au Pays Noir, c'est malheureusement\ncette poussière salissante et nuisible qui, sans\ntrêve, pénètre partout, même dans les lieux\nles mieux clos.\nQu'elle impreigne les bronches et les mu-\nqueuses des voies respiratoires, cela ne fait\naucun doute.\nOn ne peut le nier non plus, cette pous-\nsière fait le plus grand tort à la végétation\net la floraison est vraiment pénible dans les\nzones environnant les crassiers.\nAvant la guerre» je croyais aussi que\nl'abondance des poussières était due princi-\npalement aux fumées industrielles. La des-\ntruction systématique de nos usines par les\nAllemands a amené l'arrêt forcé pendant\nplusieurs années de la presque totalité des\nfumées. Or j'ai parfaitement constaté le\nmême envahissement des poussières à très\npeu de chose près.\nMalheureusement, il n'y a pas que la\npoussière de ces dépôts qui soit anti-hygiéni-\nque, il y a aussi les gaz qu'ils dégagent.\nLes scories que l'on verse presque tou-\njours incandescentes» ces laitiers en fusion\nprovenant des hauts fourneaux, dégagent\nd'énormes quantités de gaz nuisibles. L'insa-"}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "190", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192405-01.1.12", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 3752, "texte": "lubrité est à son comble dans les zones qui\navoisinent les terrils en feu. On connaît les\ndifficultés souvent insurmontables pour étein-\ndre ces interminables incendies.\nLorsque Ton passe sous le vent même à\nlongue distance des terrils en feu, on se de-\nmande comment la vie peut subsister dans\nles habitations baignées de ces gaz asphy-\nxiants.\nJe ne parlerai pas du caractère inesthéti-\nque de ces dépôts informes, je ne serais\ncompris que d une minorité d'ailleurs con-\nvaincue d'avance.\n11 serait surtout intéressant de parler du\ncôté économique de la question, qui presque\nseul, pourra retenir l'attention du grand\nnombre.\nJ'ai dit plus haut qu'en 1918, pour Liège\net les environs» la surface totale des terrains\noccupés était d'environ 2,150,000 mètres\ncarrés.\nSi 1 on considère les prix élevés de la plu-\npart de ces terrains, on est bien proche de\nla vérité en estimant leur valeur totale à plus\nde sept millions de francs.\nCe n'est pas l'éloquence de ce chiffre qui\narrêtera le mal, cela rentre dans les frais gé-\nnéraux d'exploitation, sans plus. Il n'est ce-\npendant pas inutile de le signaler. Mais ose-\nrait-on dire que ce n'est pas une perte pour\nla culture que la suppression de ces grands\nespaces souvent très fertiles? Combien de\nces terrains envahis chaque jour, qui depuis\ntrès longtemps étaient, chaque année, cou-\nverts de belles récoltes!\nD'autre part, n'avons-nous pas le plus\npressant besoin de décongestionner nos cités\nsi populeuses des régions industrielles? Peut-\non nier la nécessité des voiries larges, des\nespaces libres et verdoyants, des emplace-\nments salubres pour la bâtisse? Ce sont sur-\ntout les communes de nos bassins houillers\nqui sont les plus denses et qui ont le plus\ngrand besoin de terrains dont elles man-\nquent de plus en plus. Certaines de ces ag-\nglomérations étouffent véritablement sous\nl'entassement des usines et des crassiers.\nLes chiffres que j'ai cités après une en-\nquête faite dans une zone relativement res-\ntreinte me donnent la certitude que lors-\nqu'on établira le compte de tous les terrains\naffectés, dans toute la Belgique, aux dépôts\ndes déchets industriels, on sera frappé de\nleur importance en valeur et surtout en\nétendue.\nA côté de ces données il sera tout aussi\nintéressant de connaître par des statistiques\nsérieuses, la surface totale des terrains qui»\ndans d'autres parties du pays, sont inutilisa-\nbles et souvent malsains par suite de leur\nniveau trop bas. La plupart sont des étangs\nou des marécages. Je ne suis pas éloigné de\ncroire que les surfaces additionnées de tous\nces terrains donneront un chiffre qui fera\nréfléchir les plus indifférents.\nInutile d'insister sur les très grandes diffi-\ncultés que présente le problème. On peut\nmême admettre que dans l'état actuel des\nchoses, ces difficultés semblent insurmon-\ntables.\nMais je me refuse à croire que l'avenir ne\npourra voir le jour où se formera la réunion\nindispensable des compétences et des bonnes\nvolontés pour étudier le problème dans\ntoute son ampleur et pour suggérer les\nmoyens pratiques de réalisation.\nLe problème est double :\nSuppression des dépôts.\nComblement des terrains bas.\nLa première comprend elle-même de\nnombreuses divisions :\n1 0 Statistique complète des crassiers et ter-\nrils avec des indications telles que :\na) Nom des firmes industrielles.\nb) Noms des communes où les dépôts se\ntrouvent;\nc) Surface des terrains occupés;\nd) Surface des terrains de réserves;\ne) Valeur de ces terrains d'après les in-\ndications des receveurs de l'enregistrement;\n112) Volume en mètres cubes des dépôts;\ng) Nature des matières, leur composition\nchimique, autant que possible.\n2° Etat des raccordements aux voies fer-\nrées ,établis ou possibles, de ces dépôts.\n3° Recherche des moyens d'intensifier"}, {"page_pdf": 13, "page_imprimee": "191", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192405-01.1.13", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 3766, "texte": "l'utilisation industrielle de ces dépôts : bri-\nques de schiste» briques de laitier, laitier gra-\nnulé, balastes, utilisation des cendres aux bé-\ntons maigres, blocs à maçonnerie, plaques de\ncloisons, mortier» etc.\n4° Chercher des utilisations nouvelles des\nmatières constituant ces dépôts.\nEn résumé, rechercher tous les moyens\npratiques d utiliser sur place, ou dans la ré-\ngion, la plus grande partie possible de ces\nmatières.\nQuant aux terrils en général, quelques\nmauvaises langues ont insinué que si les ga-\nleries exploitées étaient bien remblayées de\nschistes, la quantité à déposer à la surface\nserait considérablement réduite.\nQuoi qu il en soit il n'est pas impossible\nde trouver certains modes d'utilisation de\nces schistes houillers. Actuellement, je ne\nvois que les briques mécaniques et les rem-\nblais. D'ailleurs ces remblais au bout de\nquelques années donnent un terrain fertile\npour de nombreuses essences.\nLorsque 1 on aura épuisé tous les moyens\nd utiliser sur place» une partie de ces déchets\nindustriels, il faudra bien que l'on aborde de\nfront la question des transports.\nC est encore là un problème complexe.\nRaccord aux voies, matériel disponible,\nmoyens rapides et économiques de charge-\nment, etc. Transport aux diverses destina-\nétudes de la distribution, des déchar-\ngements, des nivellements» etc.\nPréalablement à ce travail il sera indis-\npensable d'avoir le relevé très sérieux de\ntous les terrains à remblayer.\na) Leur situation exacte, plan cadastral si\npossible;\nb) Leurs surfaces, leurs valeurs;\nc) La hauteur moyenne des remblais né-\ncessaires ;\nd) La nature des matières désirées pour\nces remblais;\ne) La distance des voies de chemin de\nfer, les moyens d'accès, etc.\nLe côté financier de toutes ces questions\ndemandera un examen des plus attentif.\nMême après la mise en œuvre des moyens\nles plus économiques, la dépense sera très\nimportante.\nD autre part, il faudra tenir compte des\nbénéfices réalisés par :\n10 La libre disposition des terrains dé-\nblayés qui donnera des bénéfices considéra-\nbles; soit que ces terrains servent aux exten-\nsions industrielles, soit qu'ils soient revendus\naux communes ou aux particulier;\n2° La plus-value des terrains ancienne-\nment marécageux, lorsqu'ils seront rendus\nutilisable par le remblai;\n3° L'économie réalisée par l'industrie, si\nl'on arrive un jour à pouvoir supprimer les\ndépôts permanents, et à charger directement\nles déchets pour leur utilisation, au fur et à\nmesure de leur production;\n4° L'économie aussi à réaliser dans ce cas,\ndes coûteuses installations pour les charge-\nments des terrils et crassiers.\nDe tous ces problèmes et de bien d'autres\nqui s'y rattachent et qui surgiront pendant\nles études, il résultera d'abord, je l'espère\nsincèrement» un exposé des solutions possi-\nbl es au point de vue matériel, et ensuite, des\ndonnées comparatives des dépenses à faire\net des économies à réaliser.\nMême si le résultat donne un excédent des\ndépenses (ce qui reste à prouver) j'estime\nque le sacrifice est utile et qu'il doit être fait.\nUtile surtout pour l'assainissement de très\nnombreuses communes et pour l'améliora-\ntion de l'hygiène publique du pays. Utile\naussi pour beaucoup de sites qui retrouve-\nront leurs beautés naturelles.\nCes notes ne donnent qu'une ébauche en-\ncore informe du problème; j'espère que la\nquestion retiendra l'attention de quelques-\nuns et je fais le vœu de voir un jour un or-\nganisme puissant comme l'Union des Villes,\ns'attacher à l'étude de cette question, et\nréunir sous sa direction éclairée les bonnes\nvolontés et les compétences indispensables\npour examiner tous les points du problème\net envisager les solutions possibles.\nTHUILLIER,\nArchitecte honoraire de la ville de Liège.\nD'après « Le Mouvement Communal » 15-31 mars 1924"}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "192", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192405-01.1.14", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 4178, "texte": "BRUXELLES. LA JONCTION NORD-MIDI.\nVŒU DE LA CHAMBRE DE COMMERCE DE\nBRUXELES. Dans son rapport à l'assemblée gé-\nnérale annuelle, la Chambre de Commerce a for-\nmulé quelques considérations intéressantes relati-\nvement aux travaux publics :\nLa jonction Nord-Midi. Au début de l'année,\nnous avons appris que les Chambres allaient être\nappelées à prendre une décision au sujet de la\njonction Nord-Midi. Il était du devoir du Comité\nCentral de témoigner à ce moment, qu'il ne se dés-\nintéressait nullement d'une question aussi impor-\ntante à laquelle d'ailleurs il avait consacré tant\nd'études et de discussions.\nNotre Section des Travaux et Services Publics,\naprès un bref échange de vues, jugea que les cir-\nconstances actuelles, et notamment les conditions\nfinancières du pays, venaient renforcer les raisons\ndéjà développées et les vœux émis. Elle confirma\ndonc ses résolutions.\nLe Comité Central, à son tour, reprit l'examen\ndu problème. Une fois de plus, il se déclara parti-\nsan de la liaison directe des réseaux du Nord et du\nMidi. Il est indispensable de les mettre en relation,\npour éviter des dangers qui s'aggravent en même\ntemps que croît le trafic, pour dégager le pont-\nrails de Laeken, et pour améliorer les communica-\ntions. Toutefois, il a, fort sagement à notre avis,\nrefusé de se prononcer en faveur d'un tracé déter-\nminé.\nIl n'a pas cru devoir observer la même réserve\nen ce qui concerne la Gare Centrale, qu'il a jugée\nun travail inutile.\nA l'unanimité, l'asserriblée a adopté le vœu sui-\nvant :\n« Le Comité Central de la Chambre de Com-\nmerce de Bruxelles, réuni le 12 mars 1923, ayant\npris connaissance du vœu émis relativement à la\nJonction Nord-Midi et à la Gare Centrale par la\nSection des Travaux et Services publics;\n» Rappelant les vœux antérieurs de la Chambre\nde Commerce concernant une jonction ainsi que\nles lignes Bruxelles-Midi-Gand-Saint-Pierre et Muy-\nsen-Hal.\n» Vu l'état des finances du pays, qui impose\nl'économie dans tous les domaines, les dépenses\nsomptuaires devant être radicalement supprimées;\n> Vu la situation lamentable dans laquelle se\ntrouve un des plus beaux quartiers de la capitale\net la perte considérable de revenus subie par la\nville de Bruxelles;\n2> Adjure le Gouvernement de renoncer à la\nGare Centrale et insiste pour que les Chambres lé-\ngislatives prennent sans retard une décision au\nsujet d une jonction, la plus pratique et la moins\ncoûteuse, et ce dans l'intérêt du commerce bru-\nxellois. »\nPermettez-nous d'y ajouter le vœu de voir, à\ntrès bref délai, nos Chambres prendre une décision»\nLE VOUTE\",MENT DE LA SENNE.— « L'étude de\nla question du voûtement de la Senne a été l'un des\nplus importants objets sur lesquels a délibéré notre\nSection des Travaux Publics, En un rapport remar-\nquablement documenté, notre honorable collègue,\nM. V. Tahon, a développé les raisons qui com-\nmandent aux Administrations de poursuivre au tra-\nvers des faubourgs en aval du boulevard d'Anvers,\nle travail qui a transformé Bruxelles et en a fait\nune ville moderne. >\nCes phrases, extraites de notre rapport pour\n! année 190 auraient pu être reprises presque\ntextuellement ici\nLa question du voûtement de la Senne, si impor-\ntante, si intéressante pour l'hygiène de l'agglomé-\nration bruxelloise, est restée jusqu'à présent à\nl'état de projet. Plusieurs tracés ont été élaborés,\nappelant le jeu \"cfes préférences des diverses admi-\nnistrations en cause. Notre Section des Travaux et\nServices publics s'en est préoccupée à nouveau, et\nelle fut unanime à réclamer l'exécution de cet ou-\nvrage d'assainissement et d'embellissement de la\ncapitale. C'est dans ce sentiment qu'elle a adopté\n1 ordre du jour suivant :\n« La Section des Travaux et Services public» de\nla Chambre de Commerce de Bruxelles, réunie en\nséance le 13 novembre 1923, a émis le vœu sui-\nvant :\n3> Considérant qu'il importe de faire disparaître\nau plus tôt, au nom de l'hygiène publique, l'infect\ncloaque à ciel ouvert qui empeste l'atmosphère\nd'un populeux quartier de la capitale et déshonore\ncelle-ci;\n3> Considérant qu'il est absolument nécessaire de\ncréer, sans retard, une bonne voie d'accès, large,\naisée et directe vers nos installations maritime#,"}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "193", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192405-01.1.15", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 4575, "texte": "voie qui constituera le premier tronçon du grand\nboulevard destiné à relier convenablement les deux\ngrandes villes du pays;\n» Sollicite de 3 pouvoirs publics le prompt achè-\nvement du voûtemeni: de la Senne dans la partie\naval de Bruxelles et la création sur ce voûtement\nd un grand boulevard conduisant, d'une part, aux\ninstallations maritimes et à Anvers, d'autre part, à\nla gare de Schaerbeek. »\nLE TUNNEL DU CINQUANTENAIRE. On va\n1 entreprendre enfin, ce fameux tunnel du Cin-\nquantenaire qui, passant sous l'avenue de Tervue-\nren, doit relier entre elles directement la gare d'Et-\nterbeek-Cinquantenaire et la gare du Parc Josa-\nphat. L adjudication vient d'avoir lieu, le ministre\ndoit approuver encore le résultat de celle-ci, ce qui\nsera 1 affaire de quelques jours et I*entrepre-\nneur recevra ordre de commencer ses travaux dans\nle plus bref délai. H s'agit ici d'une entreprise re-\nprésentant une dépense de 16 millions de francs.\nL exécution de ce travail va permettre à I*Admi-\nnistration des Chemins de fer d'alléger notable-\nment le trafic qui s'effectue par la ligne de cein-\nture. Les trains de marchandises venant du Quar-\ntier-Léopold ne passeront plus désormais par la\nceinture. Tout ce trafic sera détournée par la voie\nde Watermael - Cinquantenaire - Schaerbeek. Les\nconséquences de cette mesure sont que, plus de la\nmoitié du trafic actuel du Quartier-Léopold par la\nligne de ceinture ne s'effectuera plus par cette\nvoie.\nA dater du 15 juillet, en effet, plus aucun wa-\ngon de grosses marchandises ne sera affecté à la\ngare du Quartier-Léopold et les arrivages de char-\nbons notamment se feront à Etterbeek-Cinquante-\nnaire ou à Schaerbeek-Josaphat. Ceci (permettra à\nl'administration de donner enifin à la gare du\nQuartier-Léopold toutes les extensions souhaitables\nen ce qui concerne le service des voyageurs qui\ndeviendra sa destination exclusive. On améliorera\ncette gare dans la mesure voulue; les quais seront\nélargis et l'on établira des abris pour les voyageurs\nqui réclamaient ces travaux depuis longtemps.\nPour les Bruxellois aussi la mesure prise est inté-\nressante, en ce sens que le passage à niveau de la\nrue Belliard s'en trouvera notablement dégagé.\nActuellement la circulation est, à tout instant,\nsuspendue par le passage des trains de marchan-\ndises et par les manœuvres des locomotives. Désor-\nmais donc, la circulation ne sera plus interrompue\npour le public que par le passage des trains de\nvoyageurs à des heures régulières, ce dont tout le\nmonde se réjouira.\nAjoutons que 1 Administration se propose de\ndonner une extension considérable à la gare du\nParc Josaphat pour pouvoir desservir, dans des\nconditions très faciles, tout ce quartier du nou-\nveau Schaerbeek, admirablement situé et où le\nmouvement de la bâtisse prendra un essor consi-\ndérable dès que le prix des matériaux deviendra\nplus raisonnable.\n(«Chronique des Travaux Publics», 16 juin 1924.)\nURBANISME. L'ARCHITECTE ET L'UR-\nBANISME. Le « Royal Institute of British Ar-\nchitects » a décidé de créer un diplôme spécial en\nurbanisme. Le Conseil a posé les principes géné-\nraux suivants : 1° Chaque ville possède un carac-\ntère individuel spécial qui devra trouver son expres-\nsion dans lie plan; 2° Les beautés naturelles, telles\nque collines, bois,arbres remarquables, ruisseaux et\nlacs ne doivent pas seulement être respectés, ils\ndoivent être mis en relief, il faut en tirer parti dass\nle plan comme de facteurs importants et détermi-\nnants; 3° Les lignes principales de transit doivent\navoir la direction exigée et toujours en tenant\ncompte de la topographie du lieu; 4° L'art du\ntracé, cet art de combiner avec jugement et avec\ngoût des éléments nombreux est tout aussi essentiel\ndans la réussite de l'aménagement d'un quartier ou\nd'un faubourg que dans le projet d'un grand bâti-\nment; un tracé qui n'est que géométrique est insuf-\nfisant; 5° De longues rues droites, quand on les\nadopte, devraient avoir un but défini; 6° Les point#\nde vue devraient en générai être bornés à ce que\nla vue peut embrasser aisément. Tous les panora-\nmas devraient autant que possible recevoir un\ncadre approprié; 7° Le groupement et l'arrange-\nment des principaux édifices et des espaces libres\ndevraient être étudiés en vue de constituer d'heu-\nreux ensembles architectoniques et aucun projet\nd'aménagement ne peut être regardé comme satis-\nfaisant s'il ne renferme assez d'espaces libres.\n(« The Architect and Town Planning ». London,\nJournal of the Royal Institute of British Architects,\n24 novembre 1923. N° 2, p. 57.)\n(D'après les Tablettes documentaires n° 392.)"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1924-05-01-c009", "article_bluemountain": "bmtnaac_1924-05_01#c009", "volume": "bmtnaac_1924-05_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "194", "page_fin": "195", "image_debut": 16, "image_fin": 17, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192405-01.2.4", "titre_corps": "TECHNOLOGIE", "titre_sommaire": "TECHNOLOGIE", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 16, "page_imprimee": "194", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192405-01.1.16", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 3455, "texte": "TECHNOLOGIE\n\nLes assemblages par pointes\ndans les charpentes en bois\n\nLes assemblages par pointes sont très ra-\nrement employés pour les charpentes en bois;\nmême pour les travaux provisoires on pré-\nfère avoir recours aux assemblages courants\nqui exigent cependant une main-d'œuvre\nexperte qui devient tous les jours plus rare\net plus chère. On ne confie les charpentes\nqu'à des charpentiers, les entreprises de bâti-\nments n'ont pas encore pris l'habitude d'ap-\npliquer à ces travaux les manœuvres spécia-\nlisées, elles n'y parviendront que grâce aux\nassemblages de charpente par pointes. Ces\nsujétions font souvent reculer devant l'em-\nploi du bois pour des charpentes et donnent\nun avantage apparent à d'autres matériaux.\nLes assemblages ordinaires exigent en gé-\nnéral l'emploi de pièces équarries dont l'ap-\nprovisionnement demande des délais et dont\nle prix est plus élevé que celui des éléments\nstandard comme les planches, bastaings et\nmadriers qui constituent les charpentes\nclouées. Le bois est cependant le matériau\nde construction idéal, même dans les circons-\ntances actuelles; il possède, à poids égal,\nune résistance supérieure à celle de l'acier;\net, à résistance égale, il coûte également\nbeaucoup moins et 1 économie résultant du\npoids propre s'ajoute à celle du prix de re-\nvient.\nL'emploi des charpentes clouées se répand\ncependant peu à peu; on construit souvent\ndes hangars et des baraques de chantier avec\ndes chevrons en planches clouées deux à\ndeux près du faîte pour remplacer les fermes\navec un entrait retroussé également en plan-\nches clouées. Pour les sheds d'usine, un cer-\ntain nombre de constructeurs recommandent\nles chevrons fermes espacés de 0.60 à 0.80\nconstitués par un triangle, sorte de poutre\nen treillis en planches, dont la hauteur per-\nmet de réaliser un matelas d'air entre la toi-\nture reposant sur la membrure supérieure et\nle plafond cloué sur la membrure inférieure;\nune membure supérieure de 120/34 et une\nmembrure de 100/27 nous ont donné satis-\nfaction pour des portées de 6 à 8 mètres\nentre les poutres principales.\nLa charpente clouée est indispensable pour\nréaliser un grand nombre de types de toiture,\nc'est la meilleure manière de réaliser les for-\nmes un peu compliquées, tours cintrées en\nélévation, coupoles ,lucarnes, gabarits de pla-\nfonds suspendus. Les assemblages cloués\nsont très souvent employés pour la construc-\ntion de cintres, aussi bien pour la construc-\ntion par vaux que pour certains cintres en\ntreillis ayant à résister à des moments flé-\nchissants importants. Certaines entreprises\nont même construit en planches et madriers\ncloués des mâts de grue et des bigues qui\nleur donnent toute satisfaction.\nPendant la guerre, ce procédé a permis de\nconstruire avec des échantillons courants des\npoutres en treillis clouées pour des ponts de\nportée assez grande, qu'il eût été impossible\nde réaliser avec les bois disponibles sur\nplace; les Anglais avaient établi à Soissons\nun tel pont dès le début de la guerre qui a\nduré plusieurs années.\nOn reproche aux assemblages par pointes\nleur démontage difficile, mais quiconque a\nentrepris le démontage d'une charpente as-\nsemblée sait ce qu'il reste de la plupart des\ntenons et des mortaises, sans compter les\ndifficultés que l'on doit surmonter pour dé-\ngager les assemblages. La vraie raison de ce\nîeproche est plutôt un certain mépris pour\nun travail trop facile de manœuvre par rap-\nport aux savantes épures des ouvriers char-\npentiers."}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "195", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192405-01.1.17", "debut_caractere": 13, "fin_caractere_exclue": 3710, "texte": "Les circonstances actuelles nous obligent\nà rechercher les méthodes qui permettent\nd'employer le moins possible le travail de la\nmain-d'œuvre trop difficile à trouver; il est\npréférable de remplacer la technique du\nchantier par une étude un peu plus poussée\nau bureau d'étude. Une épure facile à repro-\nduire avec des surfaces de clouage largement\nétudiées permettra à un manœuvre de réa-\nliser une charpente plus rigide que l'œuvre\ndu meilleur maître-charpentier. Les assem-\nblages par boulons présenteraient les mêmes\navantages de simplicité avec une mise en\nœuvre plus longue, mais on sait qu'avec les\nboulons le bois cède par compression long-\ntemps avant que le métal n'atteigne sa li-\nmite de résistance au cisaillement; l'assem-\nblage qui a subi plusieur sefforts prend du\njeu par suite de l'ovalisation des trous, les\npointes, au contraire, augmentent autant qu il\nest nécessaire la surface de bois qui pourrait\ns écraser; 1 adhérence des surfaces en con-\ntact, puissamment serrées par des coups de\nmarteau successifs, augmente encore la ré-\nsistance; l'assemblage n'a aucun jeu et il\njoint à sa solidité dans le sens où il doit nor-\nmalement travailler une grande rigidité dans\nles autres sens. Enfin, l'assemblage par\npointes n affaiblit pas les sections aux points\nd assemblages comme les trous de boulons\nou les trous de rivets dans la charpente mé-\ntallique, la section aux assemblages n'est pas\nréduite par rapport à la section courante, au-\ncun poids inutile n'augmente les efforts dans\nles différentes pièces\n(« Journal du Bâtiment et des Travaux\npublics »).\n\nPaul RAZOUS.\n\nL'EMPLOI DE L'ACIER DANS LA CONSTRUC-\nTION DES BATIMENTS. « L'lron Age >, du\n14 septembre, donne la description d'un nouveau\nmode de fabrication des aciers profilés, destiné à\nen étendre l'emploi dans la construction des bâti-\nments. Ce nouveau type d'acier présente des sec-\ntions profilées en I et en U pesant seulement le\ntiers des poutres obtenues à la manière ordinaire\npar le laminage à chavud.\nIl y avait une quinzaine d'années, on se servait\ndéjà de tôles minces découpées en bandes et aux-\nquelles l'on donnait la forme d'U, puis on réalisait\nles profils en I en rivant dos à dos deux poutres\nen U. Les tôles non profilées, mais découpées en\nlames étroites, remplaçaient aussi lies latis de bois.\nUn nouveau procédé consiste à opérer de la ma-\nnière suivante. Des barres de 0 m. 15 à 0 m. 20 de\nlargeur et 0 m. 09 d'épaisseur, pesant de 137 à\n340 kilogrammees, constituent la matière première.\nOn les lamine à chaud pour en faire des bandes de\n40 m. de longueur et 0 m. 53 de largeur, qui s en-\nroulent sur elles-mêmes. Quand les bobines ainsi\nformées sont refroidies, on les fait passer entre des\nrouleaux qui leur donnent à froid le profil en U.\nDeux de ces profilés associés dos à dos sont soudés\nélectriquemest et constituent les profils en 1. Les\nextrémités sont sciées et les barres sont revêtues\nd une couche de peinture par simple trempage.\nToutes les opérations, jusqu'à la mise en peinture,\nse font à 'l'aide d'une série de rouleaux montés sur\ndes tables. On obtient ainsi un prix de revient très\nintéressant. L'emploi de ce métal désigné en Ame*\nri que sous le nom de <1 Steel Lumber », a permis\nde réaliser de sérieuses économies dans la construc-\ntion, le béton n'étant plus employé qu'en couches\nminces, juste suffisantes pour protéger l'acier\ncontre l'oxydation et le contact du feu, et la main-\nd'œuvre étant très diminuée, car cette carcasse\nmétallique supprime tous les travaux provisoires\nqu'on était obligé de faire pour maintenir le béton\njusqu'à ce qu'il ait fait prise.\nL'emploi de ces profilés est déjà très répandu en\nAmérique.\n(D- après le C Génie Civil >, décembre 1922.)"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1924-05-01-c010", "article_bluemountain": "bmtnaac_1924-05_01#c010", "volume": "bmtnaac_1924-05_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "194", "page_fin": "195", "image_debut": 16, "image_fin": 17, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192405-01.2.4.1", "titre_corps": "Les assemblages par pointes dans les charpentes en bois", "titre_sommaire": "Les assemblages par pointes dans les charpentes en bois", "signature_source": "Paul RAZOUS", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 16, "page_imprimee": "194", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192405-01.1.16", "debut_caractere": 13, "fin_caractere_exclue": 3455, "texte": "Les assemblages par pointes\ndans les charpentes en bois\n\nLes assemblages par pointes sont très ra-\nrement employés pour les charpentes en bois;\nmême pour les travaux provisoires on pré-\nfère avoir recours aux assemblages courants\nqui exigent cependant une main-d'œuvre\nexperte qui devient tous les jours plus rare\net plus chère. On ne confie les charpentes\nqu'à des charpentiers, les entreprises de bâti-\nments n'ont pas encore pris l'habitude d'ap-\npliquer à ces travaux les manœuvres spécia-\nlisées, elles n'y parviendront que grâce aux\nassemblages de charpente par pointes. Ces\nsujétions font souvent reculer devant l'em-\nploi du bois pour des charpentes et donnent\nun avantage apparent à d'autres matériaux.\nLes assemblages ordinaires exigent en gé-\nnéral l'emploi de pièces équarries dont l'ap-\nprovisionnement demande des délais et dont\nle prix est plus élevé que celui des éléments\nstandard comme les planches, bastaings et\nmadriers qui constituent les charpentes\nclouées. Le bois est cependant le matériau\nde construction idéal, même dans les circons-\ntances actuelles; il possède, à poids égal,\nune résistance supérieure à celle de l'acier;\net, à résistance égale, il coûte également\nbeaucoup moins et 1 économie résultant du\npoids propre s'ajoute à celle du prix de re-\nvient.\nL'emploi des charpentes clouées se répand\ncependant peu à peu; on construit souvent\ndes hangars et des baraques de chantier avec\ndes chevrons en planches clouées deux à\ndeux près du faîte pour remplacer les fermes\navec un entrait retroussé également en plan-\nches clouées. Pour les sheds d'usine, un cer-\ntain nombre de constructeurs recommandent\nles chevrons fermes espacés de 0.60 à 0.80\nconstitués par un triangle, sorte de poutre\nen treillis en planches, dont la hauteur per-\nmet de réaliser un matelas d'air entre la toi-\nture reposant sur la membrure supérieure et\nle plafond cloué sur la membrure inférieure;\nune membure supérieure de 120/34 et une\nmembrure de 100/27 nous ont donné satis-\nfaction pour des portées de 6 à 8 mètres\nentre les poutres principales.\nLa charpente clouée est indispensable pour\nréaliser un grand nombre de types de toiture,\nc'est la meilleure manière de réaliser les for-\nmes un peu compliquées, tours cintrées en\nélévation, coupoles ,lucarnes, gabarits de pla-\nfonds suspendus. Les assemblages cloués\nsont très souvent employés pour la construc-\ntion de cintres, aussi bien pour la construc-\ntion par vaux que pour certains cintres en\ntreillis ayant à résister à des moments flé-\nchissants importants. Certaines entreprises\nont même construit en planches et madriers\ncloués des mâts de grue et des bigues qui\nleur donnent toute satisfaction.\nPendant la guerre, ce procédé a permis de\nconstruire avec des échantillons courants des\npoutres en treillis clouées pour des ponts de\nportée assez grande, qu'il eût été impossible\nde réaliser avec les bois disponibles sur\nplace; les Anglais avaient établi à Soissons\nun tel pont dès le début de la guerre qui a\nduré plusieurs années.\nOn reproche aux assemblages par pointes\nleur démontage difficile, mais quiconque a\nentrepris le démontage d'une charpente as-\nsemblée sait ce qu'il reste de la plupart des\ntenons et des mortaises, sans compter les\ndifficultés que l'on doit surmonter pour dé-\ngager les assemblages. La vraie raison de ce\nîeproche est plutôt un certain mépris pour\nun travail trop facile de manœuvre par rap-\nport aux savantes épures des ouvriers char-\npentiers."}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "195", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192405-01.1.17", "debut_caractere": 13, "fin_caractere_exclue": 1601, "texte": "Les circonstances actuelles nous obligent\nà rechercher les méthodes qui permettent\nd'employer le moins possible le travail de la\nmain-d'œuvre trop difficile à trouver; il est\npréférable de remplacer la technique du\nchantier par une étude un peu plus poussée\nau bureau d'étude. Une épure facile à repro-\nduire avec des surfaces de clouage largement\nétudiées permettra à un manœuvre de réa-\nliser une charpente plus rigide que l'œuvre\ndu meilleur maître-charpentier. Les assem-\nblages par boulons présenteraient les mêmes\navantages de simplicité avec une mise en\nœuvre plus longue, mais on sait qu'avec les\nboulons le bois cède par compression long-\ntemps avant que le métal n'atteigne sa li-\nmite de résistance au cisaillement; l'assem-\nblage qui a subi plusieur sefforts prend du\njeu par suite de l'ovalisation des trous, les\npointes, au contraire, augmentent autant qu il\nest nécessaire la surface de bois qui pourrait\ns écraser; 1 adhérence des surfaces en con-\ntact, puissamment serrées par des coups de\nmarteau successifs, augmente encore la ré-\nsistance; l'assemblage n'a aucun jeu et il\njoint à sa solidité dans le sens où il doit nor-\nmalement travailler une grande rigidité dans\nles autres sens. Enfin, l'assemblage par\npointes n affaiblit pas les sections aux points\nd assemblages comme les trous de boulons\nou les trous de rivets dans la charpente mé-\ntallique, la section aux assemblages n'est pas\nréduite par rapport à la section courante, au-\ncun poids inutile n'augmente les efforts dans\nles différentes pièces\n(« Journal du Bâtiment et des Travaux\npublics »).\n\nPaul RAZOUS."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1924-05-01-c011", "article_bluemountain": "bmtnaac_1924-05_01#c011", "volume": "bmtnaac_1924-05_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "195", "page_fin": "195", "image_debut": 17, "image_fin": 17, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192405-01.2.4.2", "titre_corps": "L'EMPLOI DE L'ACIER DANS LA", "titre_sommaire": "L'EMPLOI DE L'ACIER DANS LA", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 17, "page_imprimee": "195", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192405-01.1.17", "debut_caractere": 1603, "fin_caractere_exclue": 3710, "texte": "L'EMPLOI DE L'ACIER DANS LA CONSTRUC-\nTION DES BATIMENTS. « L'lron Age >, du\n14 septembre, donne la description d'un nouveau\nmode de fabrication des aciers profilés, destiné à\nen étendre l'emploi dans la construction des bâti-\nments. Ce nouveau type d'acier présente des sec-\ntions profilées en I et en U pesant seulement le\ntiers des poutres obtenues à la manière ordinaire\npar le laminage à chavud.\nIl y avait une quinzaine d'années, on se servait\ndéjà de tôles minces découpées en bandes et aux-\nquelles l'on donnait la forme d'U, puis on réalisait\nles profils en I en rivant dos à dos deux poutres\nen U. Les tôles non profilées, mais découpées en\nlames étroites, remplaçaient aussi lies latis de bois.\nUn nouveau procédé consiste à opérer de la ma-\nnière suivante. Des barres de 0 m. 15 à 0 m. 20 de\nlargeur et 0 m. 09 d'épaisseur, pesant de 137 à\n340 kilogrammees, constituent la matière première.\nOn les lamine à chaud pour en faire des bandes de\n40 m. de longueur et 0 m. 53 de largeur, qui s en-\nroulent sur elles-mêmes. Quand les bobines ainsi\nformées sont refroidies, on les fait passer entre des\nrouleaux qui leur donnent à froid le profil en U.\nDeux de ces profilés associés dos à dos sont soudés\nélectriquemest et constituent les profils en 1. Les\nextrémités sont sciées et les barres sont revêtues\nd une couche de peinture par simple trempage.\nToutes les opérations, jusqu'à la mise en peinture,\nse font à 'l'aide d'une série de rouleaux montés sur\ndes tables. On obtient ainsi un prix de revient très\nintéressant. L'emploi de ce métal désigné en Ame*\nri que sous le nom de <1 Steel Lumber », a permis\nde réaliser de sérieuses économies dans la construc-\ntion, le béton n'étant plus employé qu'en couches\nminces, juste suffisantes pour protéger l'acier\ncontre l'oxydation et le contact du feu, et la main-\nd'œuvre étant très diminuée, car cette carcasse\nmétallique supprime tous les travaux provisoires\nqu'on était obligé de faire pour maintenir le béton\njusqu'à ce qu'il ait fait prise.\nL'emploi de ces profilés est déjà très répandu en\nAmérique.\n(D- après le C Génie Civil >, décembre 1922.)"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1924-05-01-c012", "article_bluemountain": "bmtnaac_1924-05_01#c012", "volume": "bmtnaac_1924-05_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "196", "page_fin": "197", "image_debut": 18, "image_fin": 19, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192405-01.2.5", "titre_corps": "LE VADE=MECUM DU CONTRIBUABLE", "titre_sommaire": "LE VADE=MECUM DU CONTRIBUABLE", "signature_source": "BERNES", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 18, "page_imprimee": "196", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192405-01.1.18", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 3406, "texte": "JURISPRUDENCE\nLE VADE=MECUM DU CONTRIBUABLE\n\nTaxe professionnelle des personnes exerçant une profession libe'rale\nNous attirons tour particulièrement l'attention\ndispositions filcales qui s'appliquent à lLe Soir\na fort clairement résumées en un article\nL'article 5 de la loi du 28 février 1924,\ncomplète l'article 30 des lois coordonnées\ndes 29 octobre 1919 et 30 août 1920, et im-\npose aux personnes exerçant des professions\nlibérales, charges ou offices, la tenue d'une\ncomptabilité spéciale destinée à la détermi-\nnation exacte de leurs revenus profession-\nnels. Cet article est ainsi conçu :\n« Les personnes exerçant des professions\nlibérales, charges ou offices sont tenues, sous\npeine d'une amende de 500 francs pour toute\ninfraction, de délivrer un reçu daté et signé\nde leurs honoraires, commissions ou autres\nrémunérations quelconques.\n» Ce reçu est extrait d'un carnet à souches\ndont le modèle sera déterminé par le ministre\ndes Finances. Celui-ci ne pourra exiger l'ins-\ncription sur les souches et sur les volants du\ncarnet que du montant global des honoraires,\ncommissions ou rémunérations, ainsi que du\nnom de celui qui en était débiteur.\n» Toute personne qui effectue un payement\nde l'espèce, sans exiger le reçu, est respon-\nsable de l'amende ,solidairement avec l'inté-\nressé.\n» La délivrance d'un reçu n'est pas obliga-\ntoire pour les personnes soumises à une dis-\ncipline professionnelle si celles-ci tiennent un\njournal, indiquant, jour par jour, et par caté-\ngories, le montant de leurs recettes et de\nleurs dépenses professionnelles. Toute omis-\nsion à ce sujet entraîne l'application de\nl'amende prévue ci-dessus.\n» Le modèle du journal est déterminé par\nle ministre des Finances. Ce journal est coté\net paraphé par le contrôleur des contribu-\ntions du ressort ».\nEn principe, c'est donc le carnet à reçus\nqui doit être tenu par les redevables visés\ndans la disposition nouvelle.\nCependant, les avocats, les notaires, les\navoués, les huissiers et les médecins, qui sont\nsoumis à une discipline professionnelle, peu-\nvent remplacer ce carnet à souches par un\njournal, où ils indiquent, jour par jour, et par\ncatégories, le montant de leurs recettes et\nde leurs dépenses professionnelles.\nDans ce cas, les quittances non extraites\ndu carnet à souches doivent, pour dégager la\nresponsabilité des clients, mentionner le nu-\nméro d'ordre de leur inscription au journal,\ntenu en lieu et place du dit carnet.\nAvant de mettre le journal en usage, celui-\nci doit être coté et paraphé par le contrôleur\ndivisionnaire, qui a apposé, en première page,\nla mention suivante :\n« Le présent journal, qui sera utilisé par\nM... (nom, prénoms, profession et adresse),\na été coté et paraphé aujourd'hui (jour, mois\net année) par le contrôleur soussigné ».\nOn trouvera au bas de cet article, le mo-\ndèle du carnet à souches.\nLe journal est conforme au modèle sui-\nvant :\nFeuille de titre :\nRoyaume de Belgique\nMinistère des Finances\nAdministration des Contributions directes,\ndouanes et accises.\nAnnée 192\nJ ournal.\ntenu en exécution de l'article 30 des lois\ncoordonnées relatives aux impôts sur les re-\nvenus (art. 5 de la loi du 28 février 1924).\nLe présent journal, qui sera utilisé par\nM (nom, prénoms, profession et adresse),\na été coté et paraphé aujourd'hui (jour, mois\net année) par le contrôleur soussigné.\nCachet du contrôle, Signature :\nLes autres feuillets comportent les colonnes\nsuivantes :"}, {"page_pdf": 19, "page_imprimee": "197", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192405-01.1.19", "debut_caractere": 15, "fin_caractere_exclue": 3659, "texte": "A. Pour les avocats et les avoués.\nColonne 1. Date (mois et jour) ;\nColonne 2. Noms des clients ou réfé-\nrences permettant de les identifier;\nColonnes 3, 4, 5 et 6. Montant des som-\nmes touchées du chef : de consultations;\nd'affaires plaidées introduites ou transi-\ngées; d'arbitrages; d'abonnements;\nColonne 7. Montant des autres recettes\n(provisions, etc.) ;\nColonne 8. Total des colonnes 3 à 7 ;\nColonnes 9 et 10. Montant des : dé-\nboursés; des dépenses professionnelles de\ntoute nature.\nColonne 11. Observations.\nB. Pour les notaires.\nColonne 1. Dates (mois et jour) ;\nColonne 2. Noms des clients ou référen-\nces pour les identifier;\nColonnes 3 et 4. Montant des sommes\ntouchées du chef : d'actes tarifés; d'autres\nactes ;\nColonne 5. Montant des autres recettes\n(provisions, etc.);\nColonne 6. Total des colonnes 3 à 5;\nColonnes 7 et 8. Montant des déboursés,\ndépenses professionnelles de toute nature;\nColonne 9. Observations.\nC. Pour les huissiers.\nColonne 1. Dates (mois et jour);\nColonne 2. Noms des clients ou réfé-\nrences permettant de les identifier;\nColonnes 3, 4, 5, 6. Montant des sommes\ntouchées du chef d'actes tarifés; d'actes\nnon tarifés; contrats; ventes volontaires;\ndéclarations préalables aux ventes et au-\ntres actes.\nColonne 7. - Total des colonnes 3à 6;\nColonnes 8 et 9. Montant des déboursés;\ndépenses professionnelles de toute nature;\nColonne 10. Observations.\nD. Pour les médecins.\nColonne 1. Dates (mois et jour);\nColonne 2. Noms des clients ou réfé-\nrences permettant de les identifier;\nColonnes 3, 4, 5, 6 et 7. Montant des\nsommes touchées du chef de visites au do-\nmicile des clients; du chef de consulta-\ntion chez le médecin; du chef d opération;\npar notes périodiques; du chef de soins\ndonnés à des membres d'administrations\npubliques ou privées, de sociétés, etc.\nCol onne 8. Total des colonnes 3 à 7;\nColonnes 9 et 10. Montant des déboursés;\ndépenses professionnelles de toute nature;\nColonne 11. Observations.\nToutes les recettes effectuées à titre pro-\nfessionnel doivent donner lieu à inscription\nau carnet ou au journal sans distinguer si le\nmontant en a été versé en espèces ou en\nnature, ou bien si elles font l'objet d'un ver-\nsement ou d'un virement au compte-chèques\npostaux, au compte-courant ou au compte de\ndépôt dans un établissement financier. Dans\ncette dernière éventualité, le reçu peut res-\nter attaché à sa souche à la condition qu'il\nsoit dûment annulé.\niLa remise d'une provision ou d'un acompte\nentraîne, tout comme un règlement définitif,\nl'inscription dans le carnet de reçus ou dans\nle journal. Les enregistrements relatifs aux\nencaissements ultérieurs effectués pour une\nmême affaire rappellent les inscriptions pré-\ncédentes.\nSi, en cas de provision, celle-ci dépasse la\nsomme réellement due, une déduction à due\nconcurrence, justifiée par une note succincte,\nest opérée, au moment de la clôture du\ncompte, soit au carnet, soit au journal.\nLa non-délivrance d'un reçu extrait du\ncarnet, dans le cas où ce reçu est exigible,\nentraîne, tant pour le professionnel que pour\nle client, l'application d'une amende de\n500 francs.\nIl en est de même, pour le professionnel\nseulement, quant à l'omission d'inscription\nd'une recette dans le journal, lorsque celui-\nci remplace le carnet à souches.\nL'inspection du carnet à souches et du\njournal ainsi que les documents auxquels\nce dernier se réfère ne peut être effectuée\nque par un fonctionnaire ayant le grade de\ncontrôleur, et moyennant autorisation du\nministre des Finances. Cette autorisation\nn'est sollicitée que lorsque les intéressés re-\nfusent de laisser procéder à la vérification\namiable de leur carnet ou de leur journal.\n\nBERNES."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1924-05-01-c013", "article_bluemountain": "bmtnaac_1924-05_01#c013", "volume": "bmtnaac_1924-05_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "198", "page_fin": "198", "image_debut": 20, "image_fin": 20, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192405-01.2.6", "titre_corps": "Concours pour un projet de monument funéraire et pour un projet de chapelle funéraire", "titre_sommaire": "Concours pour un projet de monument funéraire et pour un projet de chapelle funéraire", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 20, "page_imprimee": "198", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192405-01.1.20", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 3413, "texte": "CONCOURS\nConcours pour un projet de monument funéraire\net pour un projet de chapelle funéraire\nProgramme et règlement\nArticle premier. Désirant réagir contre\nla banalité courante des monuments funérai-\nres, la Société Granitière du Nord, Gaudier-\nRembaux, à Aulnoye (Nord), ouvre,' sous\nles auspices de la Société Centrale d'Archi-\ntecture de Belgique, un concours pour un\nprojet de monument funéraire et pour un\nprojet de chapelle funéraire, destinés à être\nérigés dans un cimetière.\nCe concours est ouvert entre tous les archi-\ntectes belges.\nArt. 2. Toute initiative est laissée aux\nconcurrents quant à la forme de ces monu-\nments ,dont les dimensions maxima seront :\nPour le monument. Terrain : (façade)\n2,00 X 2,75 (côté). Monument : (façade)\n1.20 X 2.00 (coté).\nPour la chapelle. Terrain : (façade)\n2.00 X 3.00 (côté). Chapelle : (façade)\n1.60 X 2.10 (côté).\nHauteur : ad libitum.\nLa pierre employée sera du granit dur de\nLanhélin (Bretagne) dont un échantillon est\nvisible au local de la Société Centrale d'Ar-\nchitecture de Belgique, rue Ravenstein, 3, à\nBruxelles, tous les jours de 1 4 à 18 heures.\nIl est essentiel que les concurrents tiennent\ncompte ,dans l'élaboration de leurs projets,\nde la nature de la pierre.\nArt. 3. Le concours a une seule épreuve.\nChaque projet comprendra deux élévations\n(face et profil), plan et coupe, dressés à\n1 échelle de 5 centimètères par mètre, et sera\naccompagné d'un croquis perspectif et d'une\népure grandeur d'exécution, au choix du con-\ncurrent.\nArt. 4. Les dessins devront être dépo-\nsés au local de la Société Centrale d'Archi-\ntecture de Belgique, rue Ravenstein, 3, à\nBruxelles, ou être remis sous pli recommandé\nà la poste, au plus tard le 31 juillet 1924\navant 1 0 heures du matin.\nLes envois seront anonymes et seront ac-\ncompagnés :\na) D'une enveloppe cachetée renfermant\nle nom de l'auteur et portant la souscription:\n« Nom et adresse du concurrent ».\nb) D'une seconde enveloppe portant ex-\ntérieurement la mention : « Election d'un\ndélégué » et contenant le nom d'un archi-\ntecte que le concurrent désire voir figurer au\nsein du jury.\nCes deux enveloppes porteront le même\ninsigne que le projet.\nArt. 5. Le jury sera composé comme\nsuit :\na) M. Oscar Simon, architecte délégué de\nla Société Granitière du Nord.\nb) M. Georges Dufas, architecte délégué\nde la Société Centrale d'Architecture de Bel-\ngique.\nc) Un délégué des concurrents.\nArt. 6. La Société Granitière du Nord\ns'engage formellement à respecter les déci-\nsions du jury.\nArt. 7. La Société Granitière envisage\nla possibilité, si le concours répond à ses\nespérances, d'exposer l'exécution d'un des\nprojets à l'exposition des arts décoratifs de\nParis en 1 925.\nArt. 8. Une somme de mille six cent\ncinquante francs sera mise à la disposition\ndu jury pour récompenser les projets clas-\nsés.\nLa Société Granitière du Nord aura la pro-\npriété des dessins primés et aura la faculté\nde les faire exécuter autant de fois qu'elle le\ndésire, soit en Belgique, soit à l'étranger,\nmoyennant le paiement aux lauréats d'un\ndroit d'auteur de trois cents francs par re-\nproduction.\nLa Société organisatrice informera la S. C.\nA. B. de chaque cas de reproduction des pro-\njets primés. Pour garantie, le cas échéant, sa\ncomptabilité pourra être vue par un délégué\nnommé par la S. C. A. B.\nArt. 9. Le jugement sera rendu au plus\ntard six semaines après la remise des projets.\nCeux-ci seront exposés publiquement."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1924-05-01-c014", "article_bluemountain": "bmtnaac_1924-05_01#c014", "volume": "bmtnaac_1924-05_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "199", "page_fin": "200", "image_debut": 21, "image_fin": 22, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192405-01.2.7", "titre_corps": "Conférence internationale de l'aménagement des villes du 2 au 9 juillet 1924, à Amsterdam <Pays=Bas>, organisée par la Fédération Internationale des Cités=Jardins et de l'Aménagement des Villes", "titre_sommaire": "Conférence internationale de l'aménagement des villes du 2 au 9 juillet 1924, à Amsterdam <Pays=Bas>, organisée par la Fédération Internationale des Cités=Jardins et de l'Aménagement des Villes", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 21, "page_imprimee": "199", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192405-01.1.21", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 3099, "texte": "CONGRÈS\nConférence internationale de l'aménagement\ndes villes\ndu 2 au 9 juillet 1924, à Amsterdam <Pays=Bas>, organisée par la Fédération Internationale\ndes Cités=Jardins et de l'Aménagement des Villes\nLa Conférence est organisée par les soins\nde la Fédération et de l'lnstitut Néerlandais\nde l'Habitation et de l'Aménagement des\nVilles.\nLa Conférence organisée par la Fédération\naura lieu à Amsterdam (Pays-Bas) du 2 au\n9 juillet 1924, conformément à la décision\nprise lors de la Conférence de Gothembourg\n(août 1923).\nLes principales questions inscrites à l'or-\ndre du jour sont les suivantes :\na) L'Aménagement régional en relation\navec la vie des grandes Villes.\nb) Les Parcs et les systèmes de Parcs,\nLa Recréation.\nNous joignons à la présente un programme\nprovisoire. On verra par ce document que des\npersonnes connues pour leur grande compé-\ntence ont promis de présenter des rapports.\nLes problèmes se rattachant aux objets\nprécités seront traités par de véritables tech-\nniciens. Des personnes faisant partie d'Admi-\nnistrations d'état ou municipal dans un grand\nnombre de pays, ainsi que le Comité de la\nFédération, sont d'avis que des échanges de\nvues apporteront un grand intérêt à la Con-\nférence d'Amsterdam et rendront de pré-\ncieux services.\nLes Pays-aßs possèdent un grand nombre\nde villes intéressantes, en particulier Amster-\ndam, Rotterdam et La Haye. Des visites\nd'études de ces villes et de plusieurs autres\nseront organisées à l'occasion de la Confé-\nrence. Les Pays-Bas ont joué également un\nrôle très important en ce qui concerne la\nconstruction d'habitations après la guerre :\nl'aide de l'Etat a en effet été accordée pour\n142,000 maisons nouvelles depuis le com-\nmencement de 1918 (la population actuelle\ndu pays entier est de 7 millions d'habitants\nenviron). Des visites seront faites à quelques-\nuns des groupes d'habitations construits.\nRapports. Les rapports seront impri-\nmés et distribués plusieurs semaines avant la\nConférence afin que les délégués puissent en\nprendre connaissance avant les séances et se\npréparer à la discussion des questions trai-\ntées.\nDroits d'inscription. Les droits d'ins-\ncription seront : pour les délégués, une livre\nsterling par personne. Pour les dames accom-\npagnant les délégués, 10 shillings par per-\nsonne. Les membres de la Conférence rece-\nvront les rapports, ainsi qu'il a été dit ci-des-\nsus, et le compte rendu des délibérations. Ils\nauront également le droit d'entrer gratuite-\nment à l'exposition organisée en même temps\nque la Conférence.\nExposition. Une Exposition internatio-\nnale de plans, dessins et photographies se\nrapportant aux questions traitées à la Confé-\nrence sera organisée.\nPROGRAMME\nLes séances auront lieu dans la grande\nsalle de l'Université d'Amsterdam.\nMercredi 2 juillet :\nLe Secrétariat de la Conférence sera ouvert\ntoute la journée.\nL'après-midi :\nAssemblée générale annuelle de la Fédéra-\ntion Internationale des Cités-Jardins et de\nl'Aménagement des Villes.\nLe soir :\nRéception intime (des renseignements dé-\ntaillés au sujet de cette réunion et d'autres\nde même sorte seront donnés ultérieurement)."}, {"page_pdf": 22, "page_imprimee": "200", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192405-01.1.22", "debut_caractere": 9, "fin_caractere_exclue": 3012, "texte": "Jeudi et Vendredi 3 et 4 juillet :\nL'AMENAGEMENT REGIONAL EN RE-\nLATION AVEC LA VIE DES GRANDES\nVILLES.\nLes rapports suivants seront présentés et\ndiscutés :\n« La Ville moderne », par J. Grandpré-Mo-\nlière, Ingénieur Civil, Vice-Président du\nConseil Néerlandais de l'Aménagement\ndes Villes.\n« La nécesité d'un plan régional », par Ray-\nmond Unwin, Architecte en Chef pour\nl'Habitation au Ministère de l'Hygiène de\nGrande-Bretagne.\n€ L'étude préliminaire d'une région », par\nPatrick Abercrombie, Professeur d'Art ur-\nbain à l'Université de Liverpool.\n« Le plan régional » :\n(a) Les aspects généraux, par Léon Jaussely,\nArchitecte en Chef du Gouvernement\nfrançais, Profeseur à l'Ecole des Beaux-\nArts de Paris.\n(b) Les quartiers commerciaux, industriels\net d'habitation et leurs emplacements\nrespectifs, par Thomas Adams, Direc-\nteur du Service du Plan de New-York et\nde ses environs.\n(c) L'assainissement, par François Sentenac,\nIngénieur en Chef des Ponts et Chaus-\nsées, Chef du Service de TAssainisse-\nment de la Seine.\n(d) Les espaces libres, par le Dr F. Schu-\nmacher, Architecte chargé des Services\nde l'Aménagement et de l'Habitation\nde la ville de Hambourg.\n(e) Les transports, par R. Verwilghen, Di-\nrecteur du Service des Régions libérées\nau Ministère belge de l'lntérieur.\n« Le plan régional et le développement des\nvilles satellites », par C.-B. Purdom, Di-\nrecteur Financier de la Cité-Jardin de\nWelwyn.\n4C Les problèmes locaux en relation avec le\nplan régional », par le Dr Van Poelje, Chef\ndu Service municipal de l'Enseignement de\nLa Haye, ancien Secrétaire communal de\nla ville du Helder.\nRapports spéciaux relatifs aux plans régio-\nnaux d'aménagement :\n1. « New-York », par Flavel Shurtleff, Se-\ncrétaire chargé des Relations extérieures\npour le Plan de New-York et de ses envi-\nrons.\n2. « Le District de la Ruhr », par le Docteur\nSchmidt, Ingénieur Civil, Directeur du\nService du développement régional dans\nle District de la Ruhr.\n3. « Les plans régionaux pour la Hollande »,\npar P. Bakker Schut, Ingénieur Civil, Di-\nrecteur du Service municipal de l'aména-\ngement et de l'habitation de La Haye.\nLES PARCS ET LES SYSTEMES DE\nPARCS. LA RECREATION.\nDes raports seront présentés par :\nH. V. Hubbard, Professeur d'Architecture du\npaysage à l'Université d'Harvard (E. U.).\nJacques Gréber, Architecte, Professeur à\n1 Ecole des Hautes Etudes urbaines de\nParis.\nH. Cleyndert, Azn., de la Société néerlan-\ndaise pour la préservation des sites.\nSamedi 5 juillet :\nVisite d'Amsterdam.\nDimanche 6 juillet :\nVisite de la banlieue d'Amsterdam et de»\nVilles voisines. Visite probable d'Utrecht.\nDépart le soir pour La Haye (Scheve-\nningue).\nLundi 7 juillet :\nVisite de La Haye.\nMardi 8 juillet :\nVisite de Rotterdam. Une séance aura\nlieu dans cette Ville.\nMercredi 9 juillet :\nVisite de Rotterdam et de Delft.\nLe Secrétariat de la Conférence se tiendra\nà la disposition des Congressistes à Amster-\ndam depuis le 2 juillet. A partir du 6 juillet\n(soir), il se transportera à La Haye (Sche-\nveningue)."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1924-05-01-c015", "article_bluemountain": "bmtnaac_1924-05_01#c015", "volume": "bmtnaac_1924-05_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 4", "page_fin": "couv. 4", "image_debut": 24, "image_fin": 24, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192405-01.2.8", "titre_corps": "PRIX DE L'ABONNEMENT A L'ANNEE EN COURS (IVe VOLUME) *£s?\"", "titre_sommaire": "PRIX DE L'ABONNEMENT A L'ANNEE EN COURS (IVe VOLUME) *£s?\"", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 24, "page_imprimee": "couv. 4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192405-01.1.24", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 597, "texte": "PRIX DE L'ABONNEMENT A L'ANNEE EN COURS (IVe VOLUME) *£s?\"\nDE «LA CITE «. 10.00 15,00\nTout nouvel abonné peut obtenir, à titre de prime :\na) Les 2* et 3\" années do a. Lu Cité », au prix réduit de . . . * 5.00 7.50\n(Le prix en librairie est de 10 francs Belgique, 15 francs étranger).\nb) Le Cœur de la Ville de Bruxelles,par Charles Buis, avec traduction d'une confé-\nrence de C. Giirlitt sur la « Conservation du cœur <f anciennes villes ». Une bro-\nchure de 24 pages. (Prix en librairie : 2 francs.) . , gratuit\nc) L'Abbaye de la Cambre,par G. des Marez. (Prix en librairie : fr. 1.50). . gratuit"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1924-05-01-c016", "article_bluemountain": "bmtnaac_1924-05_01#c016", "volume": "bmtnaac_1924-05_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 4", "page_fin": "couv. 4", "image_debut": 24, "image_fin": 24, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192405-01.2.9", "titre_corps": "Editions \" TEKHNÊ „", "titre_sommaire": "Editions \" TEKHNÊ „", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 24, "page_imprimee": "couv. 4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192405-01.1.24", "debut_caractere": 599, "fin_caractere_exclue": 1911, "texte": "Editions \" TEKHNÊ „\nLA CITE. Première année. (Rare.) . . fr. 20.\nL'Art et la Société, par H.-P. Berkge, architecte à Amsterdam. Tiré» à part de la Revue\n« Art et Technique » (septembre 1913-février 1914). Un volume luxueusement im-\nprimé et illustré de 98 dicbés , , , , , , , , , , â , , , fr, 20.\nPaul Haakar (1859-1901), par Chaaies Coorardy et Raya. Thibaut. Une brochure\nillustrée fr, 3,—\nMatériaux de substitution dan» luconstruction de par J Seroen, architecte. Une\n' ? TT r,\nbrochure illustrée fr. 2.\nL'habitation coloniale Sa construction an Congo Beige, par Gast. Boghemans. Une brochure\nde 20 pages abondamment illustrée fr. 3.\nConstantin Meunier. L'historique de mm monument par R. Thiry et G. H«®-\ndrickx. Une brochure iUuSbrée fr. I.\nL*Art des Jardins et le nouveau jardin pittoresque, par Louis van der Swaelmen, archkecU-\npaysagiste ........... * • » fr« I.—\nLA REVUE « TEKHNE » GtJfadiea complète de la 2™* aimée (1912-1913). Beau\nvohime de 516 pages, sur papier couché, illustré de 250 clichés fr. 15.\nPour s'abonner à « La Cité » ou obtenir des livres, il suffit\nde verser, dans n'importe quel bureau des postes, au crédit du\n■ compte chèques postaux n* 166.21 Revue «La Cité », la somme\ndue et d'inscrire sur le bulletin de versement le titre du livre et les\n■\nnom et adresse du souscripteur."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1924-05-01-c017", "article_bluemountain": "bmtnaac_1924-05_01#c017", "volume": "bmtnaac_1924-05_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 2", "page_fin": "couv. 2", "image_debut": 2, "image_fin": 2, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192405-01.2.10", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 2, "page_imprimee": "couv. 2", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192405-01.1.2", "debut_caractere": 1252, "fin_caractere_exclue": 1449, "texte": "Demandez le\no\no\no\no\no\no\ni\nXI\nr\nJ*-*\n%\n\\\nWv\nLe meû/eur\n92, Av. 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MAOASINS et ATELIERS s\n7, Rue Rene Dubreucq (E* f «.vienne) 138, Chaussée de Wavre\nIXELLES-BRUXELLES\nTéléphone ' 247.40\nDirecteur-Administrateur S MARTIAL CHAPEL\nSpécialité d'articles pour bâtiments :\nColonnes (plus de 200 modèles). Pilastres, Colonette» ornées, Tuyaux de descente. Gargouilles,\nChâssis dégoûts, de Citernes, Sterfputs. Glissières de cheminée. Plaques d'ancrage, Marche*\net Grilles à jour, Cloches de calorifère, Barreaux, Pot» de cuisine, Taques ornées, etc\nPoulies, Volant». Engrenages et toutes Pièces Mécanique*. pièces\nd'Ornemenlaiion. Pelile Mécanique, etc., en grande série.\nATELIER DE NICKELAGE\nMODELES ET PRIX SPECIAUX POUR ADJUDICATIONS PUBLIQUES EN :\nMargelles (Trou» d'homme), Avaloir», Regards d'égouts, Tuyaux, Poteaux indicateurs, Cea»\ndélabres, etc. ALBUMS OU PLANCHES SEPAREES SUR DEMANDE\nDépôt de Poutrelles en Acier\nFers et Aciers pour Constructions\nRONDS) FILS, FEUILLARDS, etc* Coudés et façonnés sur demande suivant plane\n<1 exécution pour BETON ARME» Ingénieur spécialiste à la disposition des entrepreneurs\net architectes pour devis, dessins, élaboration de plans, calculs de résistance* etc.\nBoulons • Perçage - Charpentes - Gitages complets - Poutres rivéesf etc.\n• - -Y- '\nlis g\n«■ lit\nt\n• • • • / < •s »\n« • •\nCONjEfIIE DE\n• • • • •\n« • • • *\n• •"}]}], "pages_ocr_originales": [{"page_pdf": 1, "page_imprimee": "couv. 1", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192405-01.1.1", "texte": "ROUND VNI noecxe"}, {"page_pdf": 2, "page_imprimee": "couv. 2", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192405-01.1.2", "texte": "KCVUt MENSUELLE BELGE\nLA CITÉ\nURBANISME ■ ARCHITECTURE ■ ART PUBLIC\nRECONSTRUCTION\nDES REGIONS DÉVASTÉES\nll ' . Il\nRédacteurs : MM. Fern. BODSON, architecte (Bruxelles) ;J. DE LIGNE, architecte\n(Bruxelles) ; J. EGGERICX, architecte (Bruxelles) ; Huib. HOSTE, archi-\ntecte (Bruges); Raymond MOENAEJRT, architecte (Bruxelles); L. van der\nSWAELMEN, architecte-paysagiste (Bruxelles) ; J. M. van HARDEVELD\n(Amsterdam); M. Raph. VERWILGHEN, Ingénieur Urbaniste (Bruxelles),\nSecrétaire de la Rédaction.\nLes Rédacteur® et Collaborateurs sont seuls responsables de leurs articles. 11 sera rendu compte\ndan* €la Cité de tout ouvrage dont deux exemplaires seront envoyés àla Revue.\nPour la rédaction, l'administration et les demandes d'abonnement, s'adresser au Siègr\nde la Revue : 10, Place Loix, Saint-Gilles-Bruxelles.\nPour la vente au numéro s'adresser exclusivement aux librairies. Dépôt principal : Li-\nbrairie Lamertin, 58-62, Coudenberg. Bruxelles.\nABONNEMENT : Belgique 10 fr. ; Etranger, 15 fr. Le numéro, Un franc.\nLes abonnements peuvent se prendre en versant la somme de 10 francs au crédit du\nCompte chèques-postaux n° 16621 (Revue : La Cité). Moyennant un sup-\nplément de 3 francs les numéros sont envoyés mensuellement sous enveloppe\ncartonnée.\n\nDemandez le\no\no\no\no\no\no\ni\nXI\nr\nJ*-*\n%\n\\\nWv\nLe meû/eur\n92, Av. Louise ». BRUXELLES\nAGENT GÉNÉRAL POUR LA BELGIQUE\nTél : 272,61\nCatalogue n°B\nou un appareil\nà l'essai\nsans frais\nVous serez émerveillé"}, {"page_pdf": 3, "page_imprimee": "181", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192405-01.1.3", "texte": "LA SIGNIFICATION DE LA\nCOULEUR EN ARCHITECTURE\n\npar Théo van Doesburg.\n\nPour l'architecture nouvelle, la couleur a une importance consi-\ndérable; elle est un des éléments essentiels de ses moyens d'expression.\nC'est grâce à la couleur que les rapports des volumes, recherchés par\nl'architecte, deviennent visibles; ainsi la couleur complète l'architec-\nture et en est un élément essentiel.\nJusqu'ici le rôle de la couleur était secondaire. Il ne pouvait en\nêtre autrement étant donné que la nécessité d'exprimer des volumes ne\ns'imposait pas lors de l'assemblage quelconque de « caisses » d'habi-\ntation. Ce n'est que lorsque la construction devient œuvre architec-\nturale, c'est-à-dire un ensemble de volumes, de plans, de couleurs,\nque cette dernière reprend l'importance qui lui revient. Nous devons\nreconnaître qu'à quelques exceptions près, aucun résultat satisfaisant\nn'a été obtenu. Il ne pouvait en être autrement, étant donné qu'un\nrésultat satisfaisant ne peut être obtenu que par une application\nlogique de la couleur tant au dehors qu'à l'intérieur de l'édifice. Bien\ndes malentendus et d'erreurs furent les conséquences du fait que\npeintres et architectes n'ont pas su respecter suffisamment leur champ\nd'action respectif. D'une part, les architectes mirent des entraves aux\npeintres, d'autre part, les architectes laissèrent trop de liberté aux\npeintres. Il s'en suivit, dans le premier cas, un compromis, et dans le\nsecond, une décoration picturale trop voyante et non organique (par\n\nLA CITE. MAI 192 4."}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "182", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192405-01.1.4", "texte": "LA CITÉ. MAI 1924\n\nexemple, Taut-Oskar Fischer, à Magdebourg). Dans les deux cas,\nîa couleur exerça sur l'architecture une action destructive.\nLe problème de la couleur en architecture est trop important\npour qu'on puisse le résoudre en un tour de main, et encore lorsque\nI édifice est achevé.\nLa plupart du temps il n'est pas tenu compte dans le métré des\nexigences picturales de l'édifice; quant à ce que les architectes eux-\nmêmes réalisent à cet égard, cela fait au problème plus de mal que de\nbien. Etendre du bleu ou du jaune sur châssis de fenêtres et portes ne\nse distingue pas essentiellement de ce que les peintres en bâtiment,\njadis, faisaient pour protéger les menuiseries contre l'humidité.\nII\nTeinture et couleur sont choses distinctes. La peinture est un\nmoyen, la couleur est un but. On peut couvrir un intérieur ou une\nfaçade de teinture bleue, jaune, verte, violette ou rouge, sans qu'il\nne puisse être question de couleur, quelque bigarré que soit l'ensemble.\nTout comme assembler des locaux d'habitation n'est pas faire de\nl'architecture, de même étendre les unes à côté des autres des teintes\ndiverses ne résoud pas le problème de la couleur.\nïci encore, c'est l'équilibre qui importe. Ce n'est pas avec des\nparoles, qui servent de ralliement, que nous allons progresser; seule\nla pratique peut nous être utile.\nCeci dit, imaginons un intérieur où toute couleur serait absente,\nneutre, c'est-à-dire gris, un espace limité par six plans neutres, gris.\nCet espace neutre n'agit pas, c'est-à-dire qu'il n'exprime pas ses\nrapports des proportions,et les exprimera d'autant moins, que par\nun libre accès de la lumière on supprimera le contraste des coins\nd'ombre. Cet espace inactif constitue un Si on place dans cet\nintérieur quelques meubles qui, par leur matière, sont également\nneutres et gris, on constate que le résultat est tout aussi nul, donc\npassif. (On me pardonnera cette contradictio in adjecto.) Dans cet\nintérieur, il est impossible de s'orienter, de déterminer la distance qui\nsépare les meubles du mur. Tout se confond. On ne peut déterminer\nni espace, ni objet dans leur rapport réciproque.\nL'intérieur est aveugle."}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "183", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192405-01.1.5", "texte": "LA CITÉ. MAI 192 4.\n\nINTÉRIEUR D'UN HALL DANS UN BATIMENT UNIVERSITAIRE.\nArchitecte C. van EESTEREN\na> La construction « neutre », sans couleurs.\n\nLE MËME INTÉRIEUR REVÊTU DE COULEURS PAR LE PEINTRE.\nThêo van DOESBURG.\nb> complète <a> par une construction plastique.\n\nC'est intentionnellement que je prends cet exemple négatif, afin\nd'éveiller chez le lecteur le désir de l'opposition et du contraste.\nTout homme recèle en lui le désir de voir exprimer de manière\nvisible, par des contrastes, les rapports de ce qui l'entoure. D'où le\ndroit reconnu à l'architecture : l'élément plastique. Le désir du\ncontraste entre l'espace et l'objet se manifeste aussitôt que naît le\nbesoin de parois et de meubles de différentes couleurs, qui ne se\nconfondent pas ; de la subdivision des parois au moyen de tableaux,\nde tentures vives ou de panneaux peints."}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "184", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192405-01.1.6", "texte": "LA CITÉ. MAI 192 4.\n\nTout le problème de la couleur en architecture consiste dans la\nmontée du gris absolu, du neutre aveugle, vers les contrastes forte-\nment visibles. C'est une montée de l'indéterminé inexprimable vers\nle déterminé violemment exprimé. (En chiffres, cela s'exprimerait :\n0-1-2-3-4-5, etc.)\nLe problème de la couleur en architecture se résume plus clai-\nrement encore par le schéma ci-contre :\nCe schéma figure quatre degrés de développement, partant du\nneutre absolu ou aveugle, pour arriver à l'expression la plus harmo-\nnieuse d'un intérieur avec objets. Entre ces degrés se trouvent les\n« intervalles » (2) et les « contrastes » (3).\nIl nous est loisible de nous figurer d'autres intérieurs, soit par\nexemple entre 2 et 3, un intérieur où l'on s'applique à obtenir un\nrésultat par des contrastes secondaires, comme le font les\nmodernes, dans les cinémas et les cafés. Mais ceci n'a rien de commun\navec l'emploi des couleurs, dans le but de rendre visible les rapports\néquilibrés des proportions.\nEn 4, que j'ai figuré par un cube, on a également obtenu,\npar l'emploi judicieux des couleurs, une sorte de neutralité, d'une\ntout autre nature que celle du 1, et ce par la juste ordonnance, la\nproportion et la valeur des couleurs contrastantes. Un intérieur bien\nréussi dans toutes ses parties donne une impression neutre, parce\nqu'il n'y domine aucune forme d'un individualisme capricieux, ni\naucune couleur qui capte notre regard. Aussi longtemps que des"}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "185", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192405-01.1.7", "texte": "LA CITÉ. MAI 1 92 4.\n\ndétails ou des objets spéciaux se font remarquer, soit par leurs\ncouleurs, soit par leurs formes, l'unité n'est pas réalisée. Si, au\ncontraire, l'unité est réalisée, l'espace et les détails forment une unité,\ntandis que chaque couleur conserve sa force propre.\nIII\nAprès cet exposé plus ou moins théorique concernant le principe\nde la couleur en architecture, voyons à présent de plus près le côté\npratique de notre sujet.\nMais avant tout il s'agit de distinguer nettement les trois\nprincipales tendances de l'architecture, étant donné que cela est d'une\ngrande importance pour l'application de la couleur.\n1. L'architecture décorative.\n2. L'architecture constructive, exclusivement utilitaire.\n3. L'architecture plastique.\nEn architecture décorative, la couleur est un moyen dont on se\nsert pour décorer les surfaces créées par l'architecture.\nLa couleur est ici exclusivement ornementale, sans former une\nunité avec l'architecture; elle reste donc un élément indépendant qui,\nau lieu de donner plus de force à l'édifice, ne fait que le camoufler et,\ndans les cas extrêmes, le détruit. (Période baroque.)\nCeci s'aplique à presque tout ce que notre époque produit sous\nle vocable d'art d'intérieur moderne. Il en est de la sorte, que l'on\nsuive le style Biedermeyer avec les motifs empruntés à la nature, les\nlignes vermicelle, ou les formes stylisées, en des divisions rectangu-\nlaires (Biedermeyer avec des carrés).\nDans l'architecture constructive, qui sert exclusivement les\nbesoins matériels, la couleur n'a pas d'autre rôle que d'accentuer\ndavantage encore, par une teinte absolument neutre gris, vert,\nbrun l'élément qui relie et unifie l'architecture, et de protéger le\nbois, le fer, etc., contre l'action de l'humidité. En conséquence, elle\nconduit à l'accentuation du caractère constructif, anatomique, de\nl'architecture."}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "186", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192405-01.1.8", "texte": "LA CITÉ. MAI 192 4.\n\nL'architecture utilitaire ne tient compte que du côté pratique de\nla vie; la mécanique fonctionnelle de la vie, de l'habitat, du travail,\netc. Mais il existe encore une autre nécessité que celle purement\npratique, à savoir une spirituelle.\nDu moment que l'architecte ou l'ingénieur veulent rendre visibles\nles rapports équilibrés des proportions, c'est-à-dire exprimer com-\nment un mur se comporte en relation avec l'espace, leurs intentions\nne sont plus exclusivement constructives, mais également plastiques.\nDès que l'on rend visible, que l'on accentue ces rapports, y compris\nceux des matériaux, l'esthétique entre en jeu. Exprimer consciemment\ndes rapports équilibrés est faire œuvre plastique.\nArrivée à ce stade» le stade de l'architecture plastique, la couleur\ndevient une matières d'expression,de valeur équivalente à tous les\nautres matériaux» tels que la pierre, le fer, le verre, etc.\n\nEXTÉRIEUR D'UNE HABITATION\nArchitectes :\nThéo van DOESBURG et\nC. van EESTEREN.\na> Construction « neutre »\nsans couleurs.\nb> La même maison complé=\ntée par la composition pictu=\nrale en trois dimensions.\nPeintre :\nThéo van DOESBURG."}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": "187", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192405-01.1.9", "texte": "LA CITÉ. MAI 1924\n\nAlors la couleur ne sert pas seulement à l'orientation, c'est-à-\n-dire pour rendre visible la distance, la position, la direction des\nvolumes et des objets, mais surtout afin de satisfaire le désir de\nrendre visibles les rapports mutuels entre les espaces et les objets, de\ndirection à la position, de mesure à la direction, etc. C'est dans\ni ordonnance de ces proportions que réside le rôle esthétique de\nl'architecture. Si alors on atteint à l'harmonie, on atteint également\nau style. Il n'est pas nécessaire d'entrer dans d'autres démonstrations;\nun équilibre ne peut être atteint que par un partage judicieux entre\nl'ingénieur, l'architecte et le peintre. Arrivée à ce stade, l'architecture\naura dépassé sa période purement constructive, durant laquelle elle\ns'est épurée. Aussi elle ne se contente plus de montrer son anatomie,\nelle est devenue un corps indivisible et animé.\n\nThéo VAN DOESBURG."}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "188", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192405-01.1.10", "texte": "URBANISME\nNOS TERRILS\nSur les bords de la Sambre et de la Meuse\non peut remarquer les nombreuses et impor-\ntantes montagnes artificielles formées par les\ncrassiers de nos grands établissements indus-\ntriels et par les déchets des sièges d'extrac-\ntion de nos bassins houillers.\nLes voyageurs sensibles à la beauté des\nsites regrettent ces silhouettes informes qui\ntroublent l'harmonie esthétique de ces belles\ncontrées.\nLes hygiénistes s'inquiètent de la nuisance\nde ces amas de scories et de schistes qui li-\nvrent à tous les vents, leurs poussières et\nleurs gaz.\nCependant la plus grande partie des tou-\nristes et les habitants eux-mêmes, semblent\nrester indifférents devant cet état de choses.\nSi dans la période d'avant-guerre, l'atten-\ntion n'a pas été attirée sur cette question,\nles moments difficiles que nous traversons\nne nous laissent-ils vraiment pas le loisir d'y\narrêter un instant notre pensée?\nH y a quelque 20 ans je signalais à un de\nnos magistrats, la nuisance et le triste aspect\nde ces terrils; voici la réponse reçue : « Que\nvoulez-vous? c'est la caractéristique de nos\nrégions industrielles! »\nVers la fin de la guerre, pendant les étu-\ndes si sérieuses et si bien organisées par\nl'Union des Villes, j'avais écrit pour signaler\nce sujet d'études à M. E. Beco» Gouverneur\ndu Brabant, qui présidait toutes nos réunions\navec un étonnant esprit d'initiative et une\nactivité inlassable.\nLa question parut intéressante mais l'ar-\nmistice survint deux mois après, et dès lors\ndes problèmes angoissants ont sollicité tous\nles efforts, et la solution de la plupart sem-\nble encore éloignée.\nje conserve cependant le ferme espoir\nqu'un jour ceux qui ont à cœur l'avenir de\nnotre cher pays voudront reprendre cette\nquestion des terrils et je me plais à penser\nqu'ils sauront la résoudre.\nLorsque l'on considère les masses énor-\nmes de ces dépôts encombrants, et les sur-\nfaces importantes des terrains qu'ils immo-\nbilisent dans la partie Sud-Est de la Belgique,\non est amené à porter sa pensée vers les ter-\nritoires que leur niveau inférieur rend inutili-\nsables dans de nombreuses parties du Nord-\nOuest du pays.\nEn imagination on voudrait voir ces mas-\nses transportées pour servir au comblement\ndes étangs et des marais stériles.\nOn rêve de rendre ainsi au pays, des\nétendues considérables.\nRêve! Chimère! Utopie- Pourquoi? Une\ntelle entreprise est-elle vraiment irréalisable?\nJe me permets d'en douter.\nSi les soucis actuels nous éloignent de\nl'étude de problèmes aussi ardus, dont la\nsolution ne s'impose pas immédiatement; si\nl'on recule devant les difficultés de réalisa-\ntion de l'heure présente» on doit cependant\nse rendre compte du temps très long que\ndemandera l'examen d'un tel problème. En\nraison même de cette longue période de pré-\nparation on pourrait consacrer à l'étude l'at-\ntente d'une époque meilleure, où les condi-\ntions du travail et des transports seront\naméliorées à tous les points de vue.\nPour les sceptiques et les indifférents (la\nmajorité malheureusement) il n'est peut-être\npas inutile de donner déjà quelques chiffres\nqui, je l'espère, retiendront leur attention.\nDes renseignements que j'avais recueillis"}, {"page_pdf": 11, "page_imprimee": "189", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192405-01.1.11", "texte": "URBANISME\n\nen 1918, afin de commencer une documen-\ntation, il résulte que, rien que pour la ville\nde Liège et les communes adjacentes (Se-\nraing compris) la surface des terrains occu-\npés par les terrils et les crassiers s'élève à\nplus de deux cent et quinze hectares.\nA cette époque» la masse de ces déchets\nétait de plus de trente-huit millions de mè-\ntres cubes!\nEt ces chiffres ne se rapportent qu'à une\npetite partie de l'ensemble de nos régions\nindustrielles.\nDepuis cette époque, la métallurgie a pu\nrallutner, en partie, les hauts-fourneaux, et\nles houillères surtout continuent à charger et\nà agrandir leurs terrils.\nLe mal ira s'empirant chaque jour.\nLes charbonnages importants, comme les\ngrandes usines créent naturellement des ag-\nglomérations populeuses.\nLes terrains que leurs dépôts immobilisent\nsont donc d'une valeur réelle, et représen-\ntent une perte absolue, aussi bien pour la\nbâtisse que pour les extensions des installa-\ntions industrielles et pour la culture.\nOn peut même voir à Liège et aux envi-\nrons des dépôts industriels recouvrir peu à\npeu des terrains bâtis où de nombreuses ha-\nbitations ont dû être sacrifiées.\nActuellement encore, à Montegnée, j'ai\nvu la démolition de maisons dont 1 emplace-\nment est envahi par un terril.\nDans d'autres parties, des corons entiers\nsont voués à la démolition par l'envahisse-\nment de crassiers monstrueux.\nTous les jours de nouveaux terrains sont\nacquis pour les besoins d avenir de ces dé-\npôts; c'est par hectares que ces emprises\ns'avancent.\nSi, rarement, quelques terrains incultes\nsont absorbés par ces envahissements, le plus\ngrand nombre sont trop souvent d excellents\nterrains de culture florissantes» ou des parties\ntrès propres à la bâtisses, qui, peu à peu.\nse recouvrent comme d'un linceuil de mort,\nde ces schistes houillers. On voit trop sou-\nvent ces noirs éboulii s'avancer implacable-\nment vers des groupes d habitations déjà\nsouillées de poussièier et qui semblent pleu-\nrer leur destruction prochaine.\nEt la quantité va grandissante des terrains\nperdus à jamais.\nJ'entends souvent dire que c'est là une\nnécessité industrielle, que le charbon est une\nrichesse nationale dont rien ne peut empê-\ncher 1 exploitation, etc...\nTous ces clichés connus n'excusent pas\nl'abus du mal et ne peuvent suffire pour\nécarter toute recherche d'amélioration.\nAu point de vue de 1 hygiène, que de cho-\nses on pourrait dire si l'on voulait les exami-\nner toutes. Ne parlons sommairement que de\ndeux choses principales.\nD'abord les poussières.\nQuelle que soit la nature du dépôt, les\nparties pulvérisées y sont en abondance. Les\nvents qui balayent en tous sens ces tas im-\nmenses» emportent ces poussières dans un\nrayon très étendu. Ce qui fait donner son\nnom au Pays Noir, c'est malheureusement\ncette poussière salissante et nuisible qui, sans\ntrêve, pénètre partout, même dans les lieux\nles mieux clos.\nQu'elle impreigne les bronches et les mu-\nqueuses des voies respiratoires, cela ne fait\naucun doute.\nOn ne peut le nier non plus, cette pous-\nsière fait le plus grand tort à la végétation\net la floraison est vraiment pénible dans les\nzones environnant les crassiers.\nAvant la guerre» je croyais aussi que\nl'abondance des poussières était due princi-\npalement aux fumées industrielles. La des-\ntruction systématique de nos usines par les\nAllemands a amené l'arrêt forcé pendant\nplusieurs années de la presque totalité des\nfumées. Or j'ai parfaitement constaté le\nmême envahissement des poussières à très\npeu de chose près.\nMalheureusement, il n'y a pas que la\npoussière de ces dépôts qui soit anti-hygiéni-\nque, il y a aussi les gaz qu'ils dégagent.\nLes scories que l'on verse presque tou-\njours incandescentes» ces laitiers en fusion\nprovenant des hauts fourneaux, dégagent\nd'énormes quantités de gaz nuisibles. L'insa-"}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "190", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192405-01.1.12", "texte": "URBANISME\n\nlubrité est à son comble dans les zones qui\navoisinent les terrils en feu. On connaît les\ndifficultés souvent insurmontables pour étein-\ndre ces interminables incendies.\nLorsque Ton passe sous le vent même à\nlongue distance des terrils en feu, on se de-\nmande comment la vie peut subsister dans\nles habitations baignées de ces gaz asphy-\nxiants.\nJe ne parlerai pas du caractère inesthéti-\nque de ces dépôts informes, je ne serais\ncompris que d une minorité d'ailleurs con-\nvaincue d'avance.\n11 serait surtout intéressant de parler du\ncôté économique de la question, qui presque\nseul, pourra retenir l'attention du grand\nnombre.\nJ'ai dit plus haut qu'en 1918, pour Liège\net les environs» la surface totale des terrains\noccupés était d'environ 2,150,000 mètres\ncarrés.\nSi 1 on considère les prix élevés de la plu-\npart de ces terrains, on est bien proche de\nla vérité en estimant leur valeur totale à plus\nde sept millions de francs.\nCe n'est pas l'éloquence de ce chiffre qui\narrêtera le mal, cela rentre dans les frais gé-\nnéraux d'exploitation, sans plus. Il n'est ce-\npendant pas inutile de le signaler. Mais ose-\nrait-on dire que ce n'est pas une perte pour\nla culture que la suppression de ces grands\nespaces souvent très fertiles? Combien de\nces terrains envahis chaque jour, qui depuis\ntrès longtemps étaient, chaque année, cou-\nverts de belles récoltes!\nD'autre part, n'avons-nous pas le plus\npressant besoin de décongestionner nos cités\nsi populeuses des régions industrielles? Peut-\non nier la nécessité des voiries larges, des\nespaces libres et verdoyants, des emplace-\nments salubres pour la bâtisse? Ce sont sur-\ntout les communes de nos bassins houillers\nqui sont les plus denses et qui ont le plus\ngrand besoin de terrains dont elles man-\nquent de plus en plus. Certaines de ces ag-\nglomérations étouffent véritablement sous\nl'entassement des usines et des crassiers.\nLes chiffres que j'ai cités après une en-\nquête faite dans une zone relativement res-\ntreinte me donnent la certitude que lors-\nqu'on établira le compte de tous les terrains\naffectés, dans toute la Belgique, aux dépôts\ndes déchets industriels, on sera frappé de\nleur importance en valeur et surtout en\nétendue.\nA côté de ces données il sera tout aussi\nintéressant de connaître par des statistiques\nsérieuses, la surface totale des terrains qui»\ndans d'autres parties du pays, sont inutilisa-\nbles et souvent malsains par suite de leur\nniveau trop bas. La plupart sont des étangs\nou des marécages. Je ne suis pas éloigné de\ncroire que les surfaces additionnées de tous\nces terrains donneront un chiffre qui fera\nréfléchir les plus indifférents.\nInutile d'insister sur les très grandes diffi-\ncultés que présente le problème. On peut\nmême admettre que dans l'état actuel des\nchoses, ces difficultés semblent insurmon-\ntables.\nMais je me refuse à croire que l'avenir ne\npourra voir le jour où se formera la réunion\nindispensable des compétences et des bonnes\nvolontés pour étudier le problème dans\ntoute son ampleur et pour suggérer les\nmoyens pratiques de réalisation.\nLe problème est double :\nSuppression des dépôts.\nComblement des terrains bas.\nLa première comprend elle-même de\nnombreuses divisions :\n1 0 Statistique complète des crassiers et ter-\nrils avec des indications telles que :\na) Nom des firmes industrielles.\nb) Noms des communes où les dépôts se\ntrouvent;\nc) Surface des terrains occupés;\nd) Surface des terrains de réserves;\ne) Valeur de ces terrains d'après les in-\ndications des receveurs de l'enregistrement;\n112) Volume en mètres cubes des dépôts;\ng) Nature des matières, leur composition\nchimique, autant que possible.\n2° Etat des raccordements aux voies fer-\nrées ,établis ou possibles, de ces dépôts.\n3° Recherche des moyens d'intensifier"}, {"page_pdf": 13, "page_imprimee": "191", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192405-01.1.13", "texte": "URBANISME\n\nl'utilisation industrielle de ces dépôts : bri-\nques de schiste» briques de laitier, laitier gra-\nnulé, balastes, utilisation des cendres aux bé-\ntons maigres, blocs à maçonnerie, plaques de\ncloisons, mortier» etc.\n4° Chercher des utilisations nouvelles des\nmatières constituant ces dépôts.\nEn résumé, rechercher tous les moyens\npratiques d utiliser sur place, ou dans la ré-\ngion, la plus grande partie possible de ces\nmatières.\nQuant aux terrils en général, quelques\nmauvaises langues ont insinué que si les ga-\nleries exploitées étaient bien remblayées de\nschistes, la quantité à déposer à la surface\nserait considérablement réduite.\nQuoi qu il en soit il n'est pas impossible\nde trouver certains modes d'utilisation de\nces schistes houillers. Actuellement, je ne\nvois que les briques mécaniques et les rem-\nblais. D'ailleurs ces remblais au bout de\nquelques années donnent un terrain fertile\npour de nombreuses essences.\nLorsque 1 on aura épuisé tous les moyens\nd utiliser sur place» une partie de ces déchets\nindustriels, il faudra bien que l'on aborde de\nfront la question des transports.\nC est encore là un problème complexe.\nRaccord aux voies, matériel disponible,\nmoyens rapides et économiques de charge-\nment, etc. Transport aux diverses destina-\nétudes de la distribution, des déchar-\ngements, des nivellements» etc.\nPréalablement à ce travail il sera indis-\npensable d'avoir le relevé très sérieux de\ntous les terrains à remblayer.\na) Leur situation exacte, plan cadastral si\npossible;\nb) Leurs surfaces, leurs valeurs;\nc) La hauteur moyenne des remblais né-\ncessaires ;\nd) La nature des matières désirées pour\nces remblais;\ne) La distance des voies de chemin de\nfer, les moyens d'accès, etc.\nLe côté financier de toutes ces questions\ndemandera un examen des plus attentif.\nMême après la mise en œuvre des moyens\nles plus économiques, la dépense sera très\nimportante.\nD autre part, il faudra tenir compte des\nbénéfices réalisés par :\n10 La libre disposition des terrains dé-\nblayés qui donnera des bénéfices considéra-\nbles; soit que ces terrains servent aux exten-\nsions industrielles, soit qu'ils soient revendus\naux communes ou aux particulier;\n2° La plus-value des terrains ancienne-\nment marécageux, lorsqu'ils seront rendus\nutilisable par le remblai;\n3° L'économie réalisée par l'industrie, si\nl'on arrive un jour à pouvoir supprimer les\ndépôts permanents, et à charger directement\nles déchets pour leur utilisation, au fur et à\nmesure de leur production;\n4° L'économie aussi à réaliser dans ce cas,\ndes coûteuses installations pour les charge-\nments des terrils et crassiers.\nDe tous ces problèmes et de bien d'autres\nqui s'y rattachent et qui surgiront pendant\nles études, il résultera d'abord, je l'espère\nsincèrement» un exposé des solutions possi-\nbl es au point de vue matériel, et ensuite, des\ndonnées comparatives des dépenses à faire\net des économies à réaliser.\nMême si le résultat donne un excédent des\ndépenses (ce qui reste à prouver) j'estime\nque le sacrifice est utile et qu'il doit être fait.\nUtile surtout pour l'assainissement de très\nnombreuses communes et pour l'améliora-\ntion de l'hygiène publique du pays. Utile\naussi pour beaucoup de sites qui retrouve-\nront leurs beautés naturelles.\nCes notes ne donnent qu'une ébauche en-\ncore informe du problème; j'espère que la\nquestion retiendra l'attention de quelques-\nuns et je fais le vœu de voir un jour un or-\nganisme puissant comme l'Union des Villes,\ns'attacher à l'étude de cette question, et\nréunir sous sa direction éclairée les bonnes\nvolontés et les compétences indispensables\npour examiner tous les points du problème\net envisager les solutions possibles.\nTHUILLIER,\nArchitecte honoraire de la ville de Liège.\nD'après « Le Mouvement Communal » 15-31 mars 1924"}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "192", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192405-01.1.14", "texte": "URBANISME\n\nBRUXELLES. LA JONCTION NORD-MIDI.\nVŒU DE LA CHAMBRE DE COMMERCE DE\nBRUXELES. Dans son rapport à l'assemblée gé-\nnérale annuelle, la Chambre de Commerce a for-\nmulé quelques considérations intéressantes relati-\nvement aux travaux publics :\nLa jonction Nord-Midi. Au début de l'année,\nnous avons appris que les Chambres allaient être\nappelées à prendre une décision au sujet de la\njonction Nord-Midi. Il était du devoir du Comité\nCentral de témoigner à ce moment, qu'il ne se dés-\nintéressait nullement d'une question aussi impor-\ntante à laquelle d'ailleurs il avait consacré tant\nd'études et de discussions.\nNotre Section des Travaux et Services Publics,\naprès un bref échange de vues, jugea que les cir-\nconstances actuelles, et notamment les conditions\nfinancières du pays, venaient renforcer les raisons\ndéjà développées et les vœux émis. Elle confirma\ndonc ses résolutions.\nLe Comité Central, à son tour, reprit l'examen\ndu problème. Une fois de plus, il se déclara parti-\nsan de la liaison directe des réseaux du Nord et du\nMidi. Il est indispensable de les mettre en relation,\npour éviter des dangers qui s'aggravent en même\ntemps que croît le trafic, pour dégager le pont-\nrails de Laeken, et pour améliorer les communica-\ntions. Toutefois, il a, fort sagement à notre avis,\nrefusé de se prononcer en faveur d'un tracé déter-\nminé.\nIl n'a pas cru devoir observer la même réserve\nen ce qui concerne la Gare Centrale, qu'il a jugée\nun travail inutile.\nA l'unanimité, l'asserriblée a adopté le vœu sui-\nvant :\n« Le Comité Central de la Chambre de Com-\nmerce de Bruxelles, réuni le 12 mars 1923, ayant\npris connaissance du vœu émis relativement à la\nJonction Nord-Midi et à la Gare Centrale par la\nSection des Travaux et Services publics;\n» Rappelant les vœux antérieurs de la Chambre\nde Commerce concernant une jonction ainsi que\nles lignes Bruxelles-Midi-Gand-Saint-Pierre et Muy-\nsen-Hal.\n» Vu l'état des finances du pays, qui impose\nl'économie dans tous les domaines, les dépenses\nsomptuaires devant être radicalement supprimées;\n> Vu la situation lamentable dans laquelle se\ntrouve un des plus beaux quartiers de la capitale\net la perte considérable de revenus subie par la\nville de Bruxelles;\n2> Adjure le Gouvernement de renoncer à la\nGare Centrale et insiste pour que les Chambres lé-\ngislatives prennent sans retard une décision au\nsujet d une jonction, la plus pratique et la moins\ncoûteuse, et ce dans l'intérêt du commerce bru-\nxellois. »\nPermettez-nous d'y ajouter le vœu de voir, à\ntrès bref délai, nos Chambres prendre une décision»\nLE VOUTE\",MENT DE LA SENNE.— « L'étude de\nla question du voûtement de la Senne a été l'un des\nplus importants objets sur lesquels a délibéré notre\nSection des Travaux Publics, En un rapport remar-\nquablement documenté, notre honorable collègue,\nM. V. Tahon, a développé les raisons qui com-\nmandent aux Administrations de poursuivre au tra-\nvers des faubourgs en aval du boulevard d'Anvers,\nle travail qui a transformé Bruxelles et en a fait\nune ville moderne. >\nCes phrases, extraites de notre rapport pour\n! année 190 auraient pu être reprises presque\ntextuellement ici\nLa question du voûtement de la Senne, si impor-\ntante, si intéressante pour l'hygiène de l'agglomé-\nration bruxelloise, est restée jusqu'à présent à\nl'état de projet. Plusieurs tracés ont été élaborés,\nappelant le jeu \"cfes préférences des diverses admi-\nnistrations en cause. Notre Section des Travaux et\nServices publics s'en est préoccupée à nouveau, et\nelle fut unanime à réclamer l'exécution de cet ou-\nvrage d'assainissement et d'embellissement de la\ncapitale. C'est dans ce sentiment qu'elle a adopté\n1 ordre du jour suivant :\n« La Section des Travaux et Services public» de\nla Chambre de Commerce de Bruxelles, réunie en\nséance le 13 novembre 1923, a émis le vœu sui-\nvant :\n3> Considérant qu'il importe de faire disparaître\nau plus tôt, au nom de l'hygiène publique, l'infect\ncloaque à ciel ouvert qui empeste l'atmosphère\nd'un populeux quartier de la capitale et déshonore\ncelle-ci;\n3> Considérant qu'il est absolument nécessaire de\ncréer, sans retard, une bonne voie d'accès, large,\naisée et directe vers nos installations maritime#,"}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "193", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192405-01.1.15", "texte": "URBANISME\n\nvoie qui constituera le premier tronçon du grand\nboulevard destiné à relier convenablement les deux\ngrandes villes du pays;\n» Sollicite de 3 pouvoirs publics le prompt achè-\nvement du voûtemeni: de la Senne dans la partie\naval de Bruxelles et la création sur ce voûtement\nd un grand boulevard conduisant, d'une part, aux\ninstallations maritimes et à Anvers, d'autre part, à\nla gare de Schaerbeek. »\nLE TUNNEL DU CINQUANTENAIRE. On va\n1 entreprendre enfin, ce fameux tunnel du Cin-\nquantenaire qui, passant sous l'avenue de Tervue-\nren, doit relier entre elles directement la gare d'Et-\nterbeek-Cinquantenaire et la gare du Parc Josa-\nphat. L adjudication vient d'avoir lieu, le ministre\ndoit approuver encore le résultat de celle-ci, ce qui\nsera 1 affaire de quelques jours et I*entrepre-\nneur recevra ordre de commencer ses travaux dans\nle plus bref délai. H s'agit ici d'une entreprise re-\nprésentant une dépense de 16 millions de francs.\nL exécution de ce travail va permettre à I*Admi-\nnistration des Chemins de fer d'alléger notable-\nment le trafic qui s'effectue par la ligne de cein-\nture. Les trains de marchandises venant du Quar-\ntier-Léopold ne passeront plus désormais par la\nceinture. Tout ce trafic sera détournée par la voie\nde Watermael - Cinquantenaire - Schaerbeek. Les\nconséquences de cette mesure sont que, plus de la\nmoitié du trafic actuel du Quartier-Léopold par la\nligne de ceinture ne s'effectuera plus par cette\nvoie.\nA dater du 15 juillet, en effet, plus aucun wa-\ngon de grosses marchandises ne sera affecté à la\ngare du Quartier-Léopold et les arrivages de char-\nbons notamment se feront à Etterbeek-Cinquante-\nnaire ou à Schaerbeek-Josaphat. Ceci (permettra à\nl'administration de donner enifin à la gare du\nQuartier-Léopold toutes les extensions souhaitables\nen ce qui concerne le service des voyageurs qui\ndeviendra sa destination exclusive. On améliorera\ncette gare dans la mesure voulue; les quais seront\nélargis et l'on établira des abris pour les voyageurs\nqui réclamaient ces travaux depuis longtemps.\nPour les Bruxellois aussi la mesure prise est inté-\nressante, en ce sens que le passage à niveau de la\nrue Belliard s'en trouvera notablement dégagé.\nActuellement la circulation est, à tout instant,\nsuspendue par le passage des trains de marchan-\ndises et par les manœuvres des locomotives. Désor-\nmais donc, la circulation ne sera plus interrompue\npour le public que par le passage des trains de\nvoyageurs à des heures régulières, ce dont tout le\nmonde se réjouira.\nAjoutons que 1 Administration se propose de\ndonner une extension considérable à la gare du\nParc Josaphat pour pouvoir desservir, dans des\nconditions très faciles, tout ce quartier du nou-\nveau Schaerbeek, admirablement situé et où le\nmouvement de la bâtisse prendra un essor consi-\ndérable dès que le prix des matériaux deviendra\nplus raisonnable.\n(«Chronique des Travaux Publics», 16 juin 1924.)\nURBANISME. L'ARCHITECTE ET L'UR-\nBANISME. Le « Royal Institute of British Ar-\nchitects » a décidé de créer un diplôme spécial en\nurbanisme. Le Conseil a posé les principes géné-\nraux suivants : 1° Chaque ville possède un carac-\ntère individuel spécial qui devra trouver son expres-\nsion dans lie plan; 2° Les beautés naturelles, telles\nque collines, bois,arbres remarquables, ruisseaux et\nlacs ne doivent pas seulement être respectés, ils\ndoivent être mis en relief, il faut en tirer parti dass\nle plan comme de facteurs importants et détermi-\nnants; 3° Les lignes principales de transit doivent\navoir la direction exigée et toujours en tenant\ncompte de la topographie du lieu; 4° L'art du\ntracé, cet art de combiner avec jugement et avec\ngoût des éléments nombreux est tout aussi essentiel\ndans la réussite de l'aménagement d'un quartier ou\nd'un faubourg que dans le projet d'un grand bâti-\nment; un tracé qui n'est que géométrique est insuf-\nfisant; 5° De longues rues droites, quand on les\nadopte, devraient avoir un but défini; 6° Les point#\nde vue devraient en générai être bornés à ce que\nla vue peut embrasser aisément. Tous les panora-\nmas devraient autant que possible recevoir un\ncadre approprié; 7° Le groupement et l'arrange-\nment des principaux édifices et des espaces libres\ndevraient être étudiés en vue de constituer d'heu-\nreux ensembles architectoniques et aucun projet\nd'aménagement ne peut être regardé comme satis-\nfaisant s'il ne renferme assez d'espaces libres.\n(« The Architect and Town Planning ». London,\nJournal of the Royal Institute of British Architects,\n24 novembre 1923. N° 2, p. 57.)\n(D'après les Tablettes documentaires n° 392.)"}, {"page_pdf": 16, "page_imprimee": "194", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192405-01.1.16", "texte": "TECHNOLOGIE\n\nLes assemblages par pointes\ndans les charpentes en bois\n\nLes assemblages par pointes sont très ra-\nrement employés pour les charpentes en bois;\nmême pour les travaux provisoires on pré-\nfère avoir recours aux assemblages courants\nqui exigent cependant une main-d'œuvre\nexperte qui devient tous les jours plus rare\net plus chère. On ne confie les charpentes\nqu'à des charpentiers, les entreprises de bâti-\nments n'ont pas encore pris l'habitude d'ap-\npliquer à ces travaux les manœuvres spécia-\nlisées, elles n'y parviendront que grâce aux\nassemblages de charpente par pointes. Ces\nsujétions font souvent reculer devant l'em-\nploi du bois pour des charpentes et donnent\nun avantage apparent à d'autres matériaux.\nLes assemblages ordinaires exigent en gé-\nnéral l'emploi de pièces équarries dont l'ap-\nprovisionnement demande des délais et dont\nle prix est plus élevé que celui des éléments\nstandard comme les planches, bastaings et\nmadriers qui constituent les charpentes\nclouées. Le bois est cependant le matériau\nde construction idéal, même dans les circons-\ntances actuelles; il possède, à poids égal,\nune résistance supérieure à celle de l'acier;\net, à résistance égale, il coûte également\nbeaucoup moins et 1 économie résultant du\npoids propre s'ajoute à celle du prix de re-\nvient.\nL'emploi des charpentes clouées se répand\ncependant peu à peu; on construit souvent\ndes hangars et des baraques de chantier avec\ndes chevrons en planches clouées deux à\ndeux près du faîte pour remplacer les fermes\navec un entrait retroussé également en plan-\nches clouées. Pour les sheds d'usine, un cer-\ntain nombre de constructeurs recommandent\nles chevrons fermes espacés de 0.60 à 0.80\nconstitués par un triangle, sorte de poutre\nen treillis en planches, dont la hauteur per-\nmet de réaliser un matelas d'air entre la toi-\nture reposant sur la membrure supérieure et\nle plafond cloué sur la membrure inférieure;\nune membure supérieure de 120/34 et une\nmembrure de 100/27 nous ont donné satis-\nfaction pour des portées de 6 à 8 mètres\nentre les poutres principales.\nLa charpente clouée est indispensable pour\nréaliser un grand nombre de types de toiture,\nc'est la meilleure manière de réaliser les for-\nmes un peu compliquées, tours cintrées en\nélévation, coupoles ,lucarnes, gabarits de pla-\nfonds suspendus. Les assemblages cloués\nsont très souvent employés pour la construc-\ntion de cintres, aussi bien pour la construc-\ntion par vaux que pour certains cintres en\ntreillis ayant à résister à des moments flé-\nchissants importants. Certaines entreprises\nont même construit en planches et madriers\ncloués des mâts de grue et des bigues qui\nleur donnent toute satisfaction.\nPendant la guerre, ce procédé a permis de\nconstruire avec des échantillons courants des\npoutres en treillis clouées pour des ponts de\nportée assez grande, qu'il eût été impossible\nde réaliser avec les bois disponibles sur\nplace; les Anglais avaient établi à Soissons\nun tel pont dès le début de la guerre qui a\nduré plusieurs années.\nOn reproche aux assemblages par pointes\nleur démontage difficile, mais quiconque a\nentrepris le démontage d'une charpente as-\nsemblée sait ce qu'il reste de la plupart des\ntenons et des mortaises, sans compter les\ndifficultés que l'on doit surmonter pour dé-\ngager les assemblages. La vraie raison de ce\nîeproche est plutôt un certain mépris pour\nun travail trop facile de manœuvre par rap-\nport aux savantes épures des ouvriers char-\npentiers."}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "195", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192405-01.1.17", "texte": "TECHNOLOGIE\n\nLes circonstances actuelles nous obligent\nà rechercher les méthodes qui permettent\nd'employer le moins possible le travail de la\nmain-d'œuvre trop difficile à trouver; il est\npréférable de remplacer la technique du\nchantier par une étude un peu plus poussée\nau bureau d'étude. Une épure facile à repro-\nduire avec des surfaces de clouage largement\nétudiées permettra à un manœuvre de réa-\nliser une charpente plus rigide que l'œuvre\ndu meilleur maître-charpentier. Les assem-\nblages par boulons présenteraient les mêmes\navantages de simplicité avec une mise en\nœuvre plus longue, mais on sait qu'avec les\nboulons le bois cède par compression long-\ntemps avant que le métal n'atteigne sa li-\nmite de résistance au cisaillement; l'assem-\nblage qui a subi plusieur sefforts prend du\njeu par suite de l'ovalisation des trous, les\npointes, au contraire, augmentent autant qu il\nest nécessaire la surface de bois qui pourrait\ns écraser; 1 adhérence des surfaces en con-\ntact, puissamment serrées par des coups de\nmarteau successifs, augmente encore la ré-\nsistance; l'assemblage n'a aucun jeu et il\njoint à sa solidité dans le sens où il doit nor-\nmalement travailler une grande rigidité dans\nles autres sens. Enfin, l'assemblage par\npointes n affaiblit pas les sections aux points\nd assemblages comme les trous de boulons\nou les trous de rivets dans la charpente mé-\ntallique, la section aux assemblages n'est pas\nréduite par rapport à la section courante, au-\ncun poids inutile n'augmente les efforts dans\nles différentes pièces\n(« Journal du Bâtiment et des Travaux\npublics »).\n\nPaul RAZOUS.\n\nL'EMPLOI DE L'ACIER DANS LA CONSTRUC-\nTION DES BATIMENTS. « L'lron Age >, du\n14 septembre, donne la description d'un nouveau\nmode de fabrication des aciers profilés, destiné à\nen étendre l'emploi dans la construction des bâti-\nments. Ce nouveau type d'acier présente des sec-\ntions profilées en I et en U pesant seulement le\ntiers des poutres obtenues à la manière ordinaire\npar le laminage à chavud.\nIl y avait une quinzaine d'années, on se servait\ndéjà de tôles minces découpées en bandes et aux-\nquelles l'on donnait la forme d'U, puis on réalisait\nles profils en I en rivant dos à dos deux poutres\nen U. Les tôles non profilées, mais découpées en\nlames étroites, remplaçaient aussi lies latis de bois.\nUn nouveau procédé consiste à opérer de la ma-\nnière suivante. Des barres de 0 m. 15 à 0 m. 20 de\nlargeur et 0 m. 09 d'épaisseur, pesant de 137 à\n340 kilogrammees, constituent la matière première.\nOn les lamine à chaud pour en faire des bandes de\n40 m. de longueur et 0 m. 53 de largeur, qui s en-\nroulent sur elles-mêmes. Quand les bobines ainsi\nformées sont refroidies, on les fait passer entre des\nrouleaux qui leur donnent à froid le profil en U.\nDeux de ces profilés associés dos à dos sont soudés\nélectriquemest et constituent les profils en 1. Les\nextrémités sont sciées et les barres sont revêtues\nd une couche de peinture par simple trempage.\nToutes les opérations, jusqu'à la mise en peinture,\nse font à 'l'aide d'une série de rouleaux montés sur\ndes tables. On obtient ainsi un prix de revient très\nintéressant. L'emploi de ce métal désigné en Ame*\nri que sous le nom de <1 Steel Lumber », a permis\nde réaliser de sérieuses économies dans la construc-\ntion, le béton n'étant plus employé qu'en couches\nminces, juste suffisantes pour protéger l'acier\ncontre l'oxydation et le contact du feu, et la main-\nd'œuvre étant très diminuée, car cette carcasse\nmétallique supprime tous les travaux provisoires\nqu'on était obligé de faire pour maintenir le béton\njusqu'à ce qu'il ait fait prise.\nL'emploi de ces profilés est déjà très répandu en\nAmérique.\n(D- après le C Génie Civil >, décembre 1922.)"}, {"page_pdf": 18, "page_imprimee": "196", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192405-01.1.18", "texte": "JURISPRUDENCE\nLE VADE=MECUM DU CONTRIBUABLE\n\nTaxe professionnelle des personnes exerçant une profession libe'rale\nNous attirons tour particulièrement l'attention\ndispositions filcales qui s'appliquent à lLe Soir\na fort clairement résumées en un article\nL'article 5 de la loi du 28 février 1924,\ncomplète l'article 30 des lois coordonnées\ndes 29 octobre 1919 et 30 août 1920, et im-\npose aux personnes exerçant des professions\nlibérales, charges ou offices, la tenue d'une\ncomptabilité spéciale destinée à la détermi-\nnation exacte de leurs revenus profession-\nnels. Cet article est ainsi conçu :\n« Les personnes exerçant des professions\nlibérales, charges ou offices sont tenues, sous\npeine d'une amende de 500 francs pour toute\ninfraction, de délivrer un reçu daté et signé\nde leurs honoraires, commissions ou autres\nrémunérations quelconques.\n» Ce reçu est extrait d'un carnet à souches\ndont le modèle sera déterminé par le ministre\ndes Finances. Celui-ci ne pourra exiger l'ins-\ncription sur les souches et sur les volants du\ncarnet que du montant global des honoraires,\ncommissions ou rémunérations, ainsi que du\nnom de celui qui en était débiteur.\n» Toute personne qui effectue un payement\nde l'espèce, sans exiger le reçu, est respon-\nsable de l'amende ,solidairement avec l'inté-\nressé.\n» La délivrance d'un reçu n'est pas obliga-\ntoire pour les personnes soumises à une dis-\ncipline professionnelle si celles-ci tiennent un\njournal, indiquant, jour par jour, et par caté-\ngories, le montant de leurs recettes et de\nleurs dépenses professionnelles. Toute omis-\nsion à ce sujet entraîne l'application de\nl'amende prévue ci-dessus.\n» Le modèle du journal est déterminé par\nle ministre des Finances. Ce journal est coté\net paraphé par le contrôleur des contribu-\ntions du ressort ».\nEn principe, c'est donc le carnet à reçus\nqui doit être tenu par les redevables visés\ndans la disposition nouvelle.\nCependant, les avocats, les notaires, les\navoués, les huissiers et les médecins, qui sont\nsoumis à une discipline professionnelle, peu-\nvent remplacer ce carnet à souches par un\njournal, où ils indiquent, jour par jour, et par\ncatégories, le montant de leurs recettes et\nde leurs dépenses professionnelles.\nDans ce cas, les quittances non extraites\ndu carnet à souches doivent, pour dégager la\nresponsabilité des clients, mentionner le nu-\nméro d'ordre de leur inscription au journal,\ntenu en lieu et place du dit carnet.\nAvant de mettre le journal en usage, celui-\nci doit être coté et paraphé par le contrôleur\ndivisionnaire, qui a apposé, en première page,\nla mention suivante :\n« Le présent journal, qui sera utilisé par\nM... (nom, prénoms, profession et adresse),\na été coté et paraphé aujourd'hui (jour, mois\net année) par le contrôleur soussigné ».\nOn trouvera au bas de cet article, le mo-\ndèle du carnet à souches.\nLe journal est conforme au modèle sui-\nvant :\nFeuille de titre :\nRoyaume de Belgique\nMinistère des Finances\nAdministration des Contributions directes,\ndouanes et accises.\nAnnée 192\nJ ournal.\ntenu en exécution de l'article 30 des lois\ncoordonnées relatives aux impôts sur les re-\nvenus (art. 5 de la loi du 28 février 1924).\nLe présent journal, qui sera utilisé par\nM (nom, prénoms, profession et adresse),\na été coté et paraphé aujourd'hui (jour, mois\net année) par le contrôleur soussigné.\nCachet du contrôle, Signature :\nLes autres feuillets comportent les colonnes\nsuivantes :"}, {"page_pdf": 19, "page_imprimee": "197", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192405-01.1.19", "texte": "JURISPRUDENCE\n\nA. Pour les avocats et les avoués.\nColonne 1. Date (mois et jour) ;\nColonne 2. Noms des clients ou réfé-\nrences permettant de les identifier;\nColonnes 3, 4, 5 et 6. Montant des som-\nmes touchées du chef : de consultations;\nd'affaires plaidées introduites ou transi-\ngées; d'arbitrages; d'abonnements;\nColonne 7. Montant des autres recettes\n(provisions, etc.) ;\nColonne 8. Total des colonnes 3 à 7 ;\nColonnes 9 et 10. Montant des : dé-\nboursés; des dépenses professionnelles de\ntoute nature.\nColonne 11. Observations.\nB. Pour les notaires.\nColonne 1. Dates (mois et jour) ;\nColonne 2. Noms des clients ou référen-\nces pour les identifier;\nColonnes 3 et 4. Montant des sommes\ntouchées du chef : d'actes tarifés; d'autres\nactes ;\nColonne 5. Montant des autres recettes\n(provisions, etc.);\nColonne 6. Total des colonnes 3 à 5;\nColonnes 7 et 8. Montant des déboursés,\ndépenses professionnelles de toute nature;\nColonne 9. Observations.\nC. Pour les huissiers.\nColonne 1. Dates (mois et jour);\nColonne 2. Noms des clients ou réfé-\nrences permettant de les identifier;\nColonnes 3, 4, 5, 6. Montant des sommes\ntouchées du chef d'actes tarifés; d'actes\nnon tarifés; contrats; ventes volontaires;\ndéclarations préalables aux ventes et au-\ntres actes.\nColonne 7. - Total des colonnes 3à 6;\nColonnes 8 et 9. Montant des déboursés;\ndépenses professionnelles de toute nature;\nColonne 10. Observations.\nD. Pour les médecins.\nColonne 1. Dates (mois et jour);\nColonne 2. Noms des clients ou réfé-\nrences permettant de les identifier;\nColonnes 3, 4, 5, 6 et 7. Montant des\nsommes touchées du chef de visites au do-\nmicile des clients; du chef de consulta-\ntion chez le médecin; du chef d opération;\npar notes périodiques; du chef de soins\ndonnés à des membres d'administrations\npubliques ou privées, de sociétés, etc.\nCol onne 8. Total des colonnes 3 à 7;\nColonnes 9 et 10. Montant des déboursés;\ndépenses professionnelles de toute nature;\nColonne 11. Observations.\nToutes les recettes effectuées à titre pro-\nfessionnel doivent donner lieu à inscription\nau carnet ou au journal sans distinguer si le\nmontant en a été versé en espèces ou en\nnature, ou bien si elles font l'objet d'un ver-\nsement ou d'un virement au compte-chèques\npostaux, au compte-courant ou au compte de\ndépôt dans un établissement financier. Dans\ncette dernière éventualité, le reçu peut res-\nter attaché à sa souche à la condition qu'il\nsoit dûment annulé.\niLa remise d'une provision ou d'un acompte\nentraîne, tout comme un règlement définitif,\nl'inscription dans le carnet de reçus ou dans\nle journal. Les enregistrements relatifs aux\nencaissements ultérieurs effectués pour une\nmême affaire rappellent les inscriptions pré-\ncédentes.\nSi, en cas de provision, celle-ci dépasse la\nsomme réellement due, une déduction à due\nconcurrence, justifiée par une note succincte,\nest opérée, au moment de la clôture du\ncompte, soit au carnet, soit au journal.\nLa non-délivrance d'un reçu extrait du\ncarnet, dans le cas où ce reçu est exigible,\nentraîne, tant pour le professionnel que pour\nle client, l'application d'une amende de\n500 francs.\nIl en est de même, pour le professionnel\nseulement, quant à l'omission d'inscription\nd'une recette dans le journal, lorsque celui-\nci remplace le carnet à souches.\nL'inspection du carnet à souches et du\njournal ainsi que les documents auxquels\nce dernier se réfère ne peut être effectuée\nque par un fonctionnaire ayant le grade de\ncontrôleur, et moyennant autorisation du\nministre des Finances. Cette autorisation\nn'est sollicitée que lorsque les intéressés re-\nfusent de laisser procéder à la vérification\namiable de leur carnet ou de leur journal.\n\nBERNES."}, {"page_pdf": 20, "page_imprimee": "198", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192405-01.1.20", "texte": "CONCOURS\nConcours pour un projet de monument funéraire\net pour un projet de chapelle funéraire\nProgramme et règlement\nArticle premier. Désirant réagir contre\nla banalité courante des monuments funérai-\nres, la Société Granitière du Nord, Gaudier-\nRembaux, à Aulnoye (Nord), ouvre,' sous\nles auspices de la Société Centrale d'Archi-\ntecture de Belgique, un concours pour un\nprojet de monument funéraire et pour un\nprojet de chapelle funéraire, destinés à être\nérigés dans un cimetière.\nCe concours est ouvert entre tous les archi-\ntectes belges.\nArt. 2. Toute initiative est laissée aux\nconcurrents quant à la forme de ces monu-\nments ,dont les dimensions maxima seront :\nPour le monument. Terrain : (façade)\n2,00 X 2,75 (côté). Monument : (façade)\n1.20 X 2.00 (coté).\nPour la chapelle. Terrain : (façade)\n2.00 X 3.00 (côté). Chapelle : (façade)\n1.60 X 2.10 (côté).\nHauteur : ad libitum.\nLa pierre employée sera du granit dur de\nLanhélin (Bretagne) dont un échantillon est\nvisible au local de la Société Centrale d'Ar-\nchitecture de Belgique, rue Ravenstein, 3, à\nBruxelles, tous les jours de 1 4 à 18 heures.\nIl est essentiel que les concurrents tiennent\ncompte ,dans l'élaboration de leurs projets,\nde la nature de la pierre.\nArt. 3. Le concours a une seule épreuve.\nChaque projet comprendra deux élévations\n(face et profil), plan et coupe, dressés à\n1 échelle de 5 centimètères par mètre, et sera\naccompagné d'un croquis perspectif et d'une\népure grandeur d'exécution, au choix du con-\ncurrent.\nArt. 4. Les dessins devront être dépo-\nsés au local de la Société Centrale d'Archi-\ntecture de Belgique, rue Ravenstein, 3, à\nBruxelles, ou être remis sous pli recommandé\nà la poste, au plus tard le 31 juillet 1924\navant 1 0 heures du matin.\nLes envois seront anonymes et seront ac-\ncompagnés :\na) D'une enveloppe cachetée renfermant\nle nom de l'auteur et portant la souscription:\n« Nom et adresse du concurrent ».\nb) D'une seconde enveloppe portant ex-\ntérieurement la mention : « Election d'un\ndélégué » et contenant le nom d'un archi-\ntecte que le concurrent désire voir figurer au\nsein du jury.\nCes deux enveloppes porteront le même\ninsigne que le projet.\nArt. 5. Le jury sera composé comme\nsuit :\na) M. Oscar Simon, architecte délégué de\nla Société Granitière du Nord.\nb) M. Georges Dufas, architecte délégué\nde la Société Centrale d'Architecture de Bel-\ngique.\nc) Un délégué des concurrents.\nArt. 6. La Société Granitière du Nord\ns'engage formellement à respecter les déci-\nsions du jury.\nArt. 7. La Société Granitière envisage\nla possibilité, si le concours répond à ses\nespérances, d'exposer l'exécution d'un des\nprojets à l'exposition des arts décoratifs de\nParis en 1 925.\nArt. 8. Une somme de mille six cent\ncinquante francs sera mise à la disposition\ndu jury pour récompenser les projets clas-\nsés.\nLa Société Granitière du Nord aura la pro-\npriété des dessins primés et aura la faculté\nde les faire exécuter autant de fois qu'elle le\ndésire, soit en Belgique, soit à l'étranger,\nmoyennant le paiement aux lauréats d'un\ndroit d'auteur de trois cents francs par re-\nproduction.\nLa Société organisatrice informera la S. C.\nA. B. de chaque cas de reproduction des pro-\njets primés. Pour garantie, le cas échéant, sa\ncomptabilité pourra être vue par un délégué\nnommé par la S. C. A. B.\nArt. 9. Le jugement sera rendu au plus\ntard six semaines après la remise des projets.\nCeux-ci seront exposés publiquement."}, {"page_pdf": 21, "page_imprimee": "199", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192405-01.1.21", "texte": "CONGRÈS\nConférence internationale de l'aménagement\ndes villes\ndu 2 au 9 juillet 1924, à Amsterdam <Pays=Bas>, organisée par la Fédération Internationale\ndes Cités=Jardins et de l'Aménagement des Villes\nLa Conférence est organisée par les soins\nde la Fédération et de l'lnstitut Néerlandais\nde l'Habitation et de l'Aménagement des\nVilles.\nLa Conférence organisée par la Fédération\naura lieu à Amsterdam (Pays-Bas) du 2 au\n9 juillet 1924, conformément à la décision\nprise lors de la Conférence de Gothembourg\n(août 1923).\nLes principales questions inscrites à l'or-\ndre du jour sont les suivantes :\na) L'Aménagement régional en relation\navec la vie des grandes Villes.\nb) Les Parcs et les systèmes de Parcs,\nLa Recréation.\nNous joignons à la présente un programme\nprovisoire. On verra par ce document que des\npersonnes connues pour leur grande compé-\ntence ont promis de présenter des rapports.\nLes problèmes se rattachant aux objets\nprécités seront traités par de véritables tech-\nniciens. Des personnes faisant partie d'Admi-\nnistrations d'état ou municipal dans un grand\nnombre de pays, ainsi que le Comité de la\nFédération, sont d'avis que des échanges de\nvues apporteront un grand intérêt à la Con-\nférence d'Amsterdam et rendront de pré-\ncieux services.\nLes Pays-aßs possèdent un grand nombre\nde villes intéressantes, en particulier Amster-\ndam, Rotterdam et La Haye. Des visites\nd'études de ces villes et de plusieurs autres\nseront organisées à l'occasion de la Confé-\nrence. Les Pays-Bas ont joué également un\nrôle très important en ce qui concerne la\nconstruction d'habitations après la guerre :\nl'aide de l'Etat a en effet été accordée pour\n142,000 maisons nouvelles depuis le com-\nmencement de 1918 (la population actuelle\ndu pays entier est de 7 millions d'habitants\nenviron). Des visites seront faites à quelques-\nuns des groupes d'habitations construits.\nRapports. Les rapports seront impri-\nmés et distribués plusieurs semaines avant la\nConférence afin que les délégués puissent en\nprendre connaissance avant les séances et se\npréparer à la discussion des questions trai-\ntées.\nDroits d'inscription. Les droits d'ins-\ncription seront : pour les délégués, une livre\nsterling par personne. Pour les dames accom-\npagnant les délégués, 10 shillings par per-\nsonne. Les membres de la Conférence rece-\nvront les rapports, ainsi qu'il a été dit ci-des-\nsus, et le compte rendu des délibérations. Ils\nauront également le droit d'entrer gratuite-\nment à l'exposition organisée en même temps\nque la Conférence.\nExposition. Une Exposition internatio-\nnale de plans, dessins et photographies se\nrapportant aux questions traitées à la Confé-\nrence sera organisée.\nPROGRAMME\nLes séances auront lieu dans la grande\nsalle de l'Université d'Amsterdam.\nMercredi 2 juillet :\nLe Secrétariat de la Conférence sera ouvert\ntoute la journée.\nL'après-midi :\nAssemblée générale annuelle de la Fédéra-\ntion Internationale des Cités-Jardins et de\nl'Aménagement des Villes.\nLe soir :\nRéception intime (des renseignements dé-\ntaillés au sujet de cette réunion et d'autres\nde même sorte seront donnés ultérieurement)."}, {"page_pdf": 22, "page_imprimee": "200", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192405-01.1.22", "texte": "CONGRÈS\n\nJeudi et Vendredi 3 et 4 juillet :\nL'AMENAGEMENT REGIONAL EN RE-\nLATION AVEC LA VIE DES GRANDES\nVILLES.\nLes rapports suivants seront présentés et\ndiscutés :\n« La Ville moderne », par J. Grandpré-Mo-\nlière, Ingénieur Civil, Vice-Président du\nConseil Néerlandais de l'Aménagement\ndes Villes.\n« La nécesité d'un plan régional », par Ray-\nmond Unwin, Architecte en Chef pour\nl'Habitation au Ministère de l'Hygiène de\nGrande-Bretagne.\n€ L'étude préliminaire d'une région », par\nPatrick Abercrombie, Professeur d'Art ur-\nbain à l'Université de Liverpool.\n« Le plan régional » :\n(a) Les aspects généraux, par Léon Jaussely,\nArchitecte en Chef du Gouvernement\nfrançais, Profeseur à l'Ecole des Beaux-\nArts de Paris.\n(b) Les quartiers commerciaux, industriels\net d'habitation et leurs emplacements\nrespectifs, par Thomas Adams, Direc-\nteur du Service du Plan de New-York et\nde ses environs.\n(c) L'assainissement, par François Sentenac,\nIngénieur en Chef des Ponts et Chaus-\nsées, Chef du Service de TAssainisse-\nment de la Seine.\n(d) Les espaces libres, par le Dr F. Schu-\nmacher, Architecte chargé des Services\nde l'Aménagement et de l'Habitation\nde la ville de Hambourg.\n(e) Les transports, par R. Verwilghen, Di-\nrecteur du Service des Régions libérées\nau Ministère belge de l'lntérieur.\n« Le plan régional et le développement des\nvilles satellites », par C.-B. Purdom, Di-\nrecteur Financier de la Cité-Jardin de\nWelwyn.\n4C Les problèmes locaux en relation avec le\nplan régional », par le Dr Van Poelje, Chef\ndu Service municipal de l'Enseignement de\nLa Haye, ancien Secrétaire communal de\nla ville du Helder.\nRapports spéciaux relatifs aux plans régio-\nnaux d'aménagement :\n1. « New-York », par Flavel Shurtleff, Se-\ncrétaire chargé des Relations extérieures\npour le Plan de New-York et de ses envi-\nrons.\n2. « Le District de la Ruhr », par le Docteur\nSchmidt, Ingénieur Civil, Directeur du\nService du développement régional dans\nle District de la Ruhr.\n3. « Les plans régionaux pour la Hollande »,\npar P. Bakker Schut, Ingénieur Civil, Di-\nrecteur du Service municipal de l'aména-\ngement et de l'habitation de La Haye.\nLES PARCS ET LES SYSTEMES DE\nPARCS. LA RECREATION.\nDes raports seront présentés par :\nH. V. Hubbard, Professeur d'Architecture du\npaysage à l'Université d'Harvard (E. U.).\nJacques Gréber, Architecte, Professeur à\n1 Ecole des Hautes Etudes urbaines de\nParis.\nH. Cleyndert, Azn., de la Société néerlan-\ndaise pour la préservation des sites.\nSamedi 5 juillet :\nVisite d'Amsterdam.\nDimanche 6 juillet :\nVisite de la banlieue d'Amsterdam et de»\nVilles voisines. Visite probable d'Utrecht.\nDépart le soir pour La Haye (Scheve-\nningue).\nLundi 7 juillet :\nVisite de La Haye.\nMardi 8 juillet :\nVisite de Rotterdam. Une séance aura\nlieu dans cette Ville.\nMercredi 9 juillet :\nVisite de Rotterdam et de Delft.\nLe Secrétariat de la Conférence se tiendra\nà la disposition des Congressistes à Amster-\ndam depuis le 2 juillet. A partir du 6 juillet\n(soir), il se transportera à La Haye (Sche-\nveningue)."}, {"page_pdf": 23, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192405-01.1.23", "texte": "ÉTABLISSEMENTS\nChapel\nPluntz\nSOCIÉTÉ ANONYME * % Firme exclusivement Belge depuis se fondation en 1864\nBUREAUX . MAOASINS et ATELIERS s\n7, Rue Rene Dubreucq (E* f «.vienne) 138, Chaussée de Wavre\nIXELLES-BRUXELLES\nTéléphone ' 247.40\nDirecteur-Administrateur S MARTIAL CHAPEL\nSpécialité d'articles pour bâtiments :\nColonnes (plus de 200 modèles). Pilastres, Colonette» ornées, Tuyaux de descente. Gargouilles,\nChâssis dégoûts, de Citernes, Sterfputs. Glissières de cheminée. Plaques d'ancrage, Marche*\net Grilles à jour, Cloches de calorifère, Barreaux, Pot» de cuisine, Taques ornées, etc\nPoulies, Volant». Engrenages et toutes Pièces Mécanique*. pièces\nd'Ornemenlaiion. 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Lu Cité », au prix réduit de . . . * 5.00 7.50\n(Le prix en librairie est de 10 francs Belgique, 15 francs étranger).\nb) Le Cœur de la Ville de Bruxelles,par Charles Buis, avec traduction d'une confé-\nrence de C. Giirlitt sur la « Conservation du cœur <f anciennes villes ». Une bro-\nchure de 24 pages. (Prix en librairie : 2 francs.) . , gratuit\nc) L'Abbaye de la Cambre,par G. des Marez. (Prix en librairie : fr. 1.50). . gratuit\n\nEditions \" TEKHNÊ „\nLA CITE. Première année. (Rare.) . . fr. 20.\nL'Art et la Société, par H.-P. Berkge, architecte à Amsterdam. Tiré» à part de la Revue\n« Art et Technique » (septembre 1913-février 1914). Un volume luxueusement im-\nprimé et illustré de 98 dicbés , , , , , , , , , , â , , , fr, 20.\nPaul Haakar (1859-1901), par Chaaies Coorardy et Raya. Thibaut. Une brochure\nillustrée fr, 3,—\nMatériaux de substitution dan» luconstruction de par J Seroen, architecte. Une\n' ? TT r,\nbrochure illustrée fr. 2.\nL'habitation coloniale Sa construction an Congo Beige, par Gast. Boghemans. Une brochure\nde 20 pages abondamment illustrée fr. 3.\nConstantin Meunier. L'historique de mm monument par R. Thiry et G. H«®-\ndrickx. Une brochure iUuSbrée fr. I.\nL*Art des Jardins et le nouveau jardin pittoresque, par Louis van der Swaelmen, archkecU-\npaysagiste ........... * • » fr« I.—\nLA REVUE « TEKHNE » GtJfadiea complète de la 2™* aimée (1912-1913). Beau\nvohime de 516 pages, sur papier couché, illustré de 250 clichés fr. 15.\nPour s'abonner à « La Cité » ou obtenir des livres, il suffit\nde verser, dans n'importe quel bureau des postes, au crédit du\n■ compte chèques postaux n* 166.21 Revue «La Cité », la somme\ndue et d'inscrire sur le bulletin de versement le titre du livre et les\n■\nnom et adresse du souscripteur.\n\nhn. ML. KiHwn-Ronm, r«« ««JMHM, si-«, Ml» Tél. : 17M*"}]}