{"numero_id": "bm-bmtnaac-1924-06-01", "volume": "bmtnaac_1924-06_01", "ocr_sha256": "d8cd66ead5c69b524c2da440972b7dc9c0e390f3c7fdece91d229a9e6a15083f", "source_tei": "https://github.com/Princeton-CDH/bluemountain-transcriptions/blob/main/periodicals/bmtnaac/issues/1924/06_01/bmtnaac_1924-06_01.tei.xml", "source_mets": "https://github.com/pulibrary/BlueMountain/blob/main/metadata/periodicals/bmtnaac/issues/1924/06_01/bmtnaac_1924-06_01.mets.xml", "url_numero": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192406-01", "articles": [{"article_id": "bm-bmtnaac-1924-06-01-c002", "article_bluemountain": "bmtnaac_1924-06_01#c002", "volume": "bmtnaac_1924-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "201", "page_fin": "207", "image_debut": 3, "image_fin": 13, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192406-01.2.2", "titre_corps": "LES TRAVAUX GRAPHIQUES DE JOZEF PEETERS", "titre_sommaire": "LES TRAVAUX GRAPHIQUES DE JOZEF PEETERS", "signature_source": "Maurice CASTEELS", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 3, "page_imprimee": "201", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192406-01.1.3", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1474, "texte": "LES TRAVAUX GRAPHIQUES DE\nJOZEF PEETERS\n\nEn parlant d'art graphique, je cite souvent deux artistes, deux\nreprésentants en Belgique d'un art constructiviste. Et si je les cite\nsouvent ensemble, c'est qu'ils sont actuellement les seuls chez nous\nqui innovent et qui aient produit dans la décoration graphique des\nœuvres solides, déjà connues et recherchées. Je les apparente aussi,\nparce que ne procédant pas d'une même inspiration, ils emploient\nnéanmoins les mêmes matériaux et partent des mêmes principes. Il\ns'agit de Karel Maes et de Jozef Peeters.\nJe me réserve de parler un jour des réussites et des procédés du\npremier. Je viens d'étudier longuement l'œuvre du second. J'en tire\ncette conclusion que sous peu, plus tôt qu'on ne pense, nous pour-\nrons disputer aux artistes étrangers qui, jusqu'ici, dans ce domaine,\nnous donnaient des leçons, la première place. Il y aura encore des\ndifficultés à vaincre, l'esprit de routine de certains industriels. Mais\ndes difficultés du même genre ont déjà été vaincues. Or, ici, il suffit\nd'éditeurs intelligents.\nPeeters est peintre. Je sais, ce n'est pas sa peinture qui nous\noccupe en ce moment. Il ne serait pas inutile cependant d'en toucher\nquelques mots. Comme tous les peintres qui passèrent par l'Académie\ndes Beaux-Arts, il sait camper sur une toile une anatomie classique.\nIl n'est peut-être pas sans intérêt de savoir qu'aux temps déjà lointains\noù il vénérait encore ses professeurs, ceux-ci le tenaient pour le plus"}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "202", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192406-01.1.4", "debut_caractere": 25, "fin_caractere_exclue": 1882, "texte": "entraîné à ce genre d'exercices. Il était\nclassé le tout premier,\ndisent ses compatriotes les Anversois.\nMais un vilain caractère de gamin\nprécoce et raisonneur, et de mau-\nvaises fréquentations évidem-\nment firent de toutes ces bonnes\ndispositions autant d'espoirs déçus.\nOn lui attribua, à partir de ce mo-\nment, tous les dérèglements esthéti-\nques : impressionnisme, expressionnisme, futurisme, orphisme,\ncubisme, constructivisme. Et il en est arrivé au point que lorsqu'il\ns'avise de peindre ce qu'il fait par tempérament il ne fait plus\nque de la peinture, c'est-à-dire mettre des couleurs, à l'aide d'un\npinceau, sur une surface plane. Pas tout à fait d'une façon arbitraire,\ncar il y a là des moyens qui ne semblent pas être à la portée de tout\nle monde et l'image qu'il nous présente ainsi, placée à côté d'une\nœuvre sage, annule celle-ci à son bénéfice. Mes amis appellent cela de\nla plastique pure. Je sens ce qu'ils veulent dire, je sens encore mieux\nce qu'ils ne pensent pas toujours eux-mêmes, à savoir : qu'il y a\nactuellement en art des valeurs émotives, mais que\nl'on n'avait jamais comprises sans mise en scène, une sincérité atté-\nnuée jadis par d'infinies précautions oratoires, en faisant appel au\nbric-à-brac d'accessoires d'un intérêt purement sentimental, et con-\nventionnels au surplus.\nCommence-t-on à entrevoir pourquoi j'insiste d'abord sur les\nqualités du peintre? Autre chose encore retient mon attention. Ce\npeintre abstrait est aussi architecte d'intérieur. N'entendez pas qu'il\norne, adapte, arrange à l'artiste. Il crée. Il fait le meuble et tout\nce qui trouve place dans un logis, étudie les matériaux et leurs possi-\nbilités.\nIl est nécessaire de connaître ces différents aspects du même\ncréateur pour juger plus sûrement de ses travaux graphiques. Ils\nnous montreront l'unité de ses tendances et de son inspiration, et la"}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "203", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192406-01.1.5", "debut_caractere": 52, "fin_caractere_exclue": 1919, "texte": "concordance de ses diverses conceptions\navec les idées qui doivent libérer l'art con-\ntemporain de toute morbidesse. Si nous\nsommes tout d'abord sensibles à l'harmo-\nnie et 1 originalité de ses compositions\nqualités de peintre nous sommes aussi\nfrappés par la justesse mathématique,\nl'équilibre et la solidité de la ligne\nqualités de constructeur. Reste l'élégance,\nou, pour mieux dire, la sobriété visant au\nmaximum d'effet utile. Voyez ici quelques reproductions et dites\ns'il y atteint.\nTous les dessinateurs, tous les lithographes, illlustrateurs,\ndécorateurs, même les peintres de calicots, les entrepreneurs de publi-\ncité murale et les fabricants d'enseignes lumineuses vous apprendront\nque la principale difficulté technique de leur métier gît dans le dessin\nde la lettre. Et c'est vrai. Pourtant la lettre peut rester lisible tout\nen variant à l'infini, toutes interprétations sont possibles voyez\nl'histoire de l'imprimerie. D'où vient alors la difficulté? Du préjugé.\nEn Occident, la lettre fut rarement considérée comme élément\ndécoratif, parce qu'on n'y attachait aucun symbole. A partir de la\nrenaissance, il eût semblé aussi ridicule de se servir des signes de\nl'écriture, cursive ou imprimée, pour essayer une composition origi-\nnale, que de se servir de formes purement géométriques, ces éléments\nn'étant pas assez choisis. Des combinaisons de ce genre avaient néan-\nmoins cours chez d'autres peuples. Vous connaissez les effets déco-\nratifs qu'ont tiré des signes de leur écriture les Japonais, les Persans,\nles Arabes. Il ne s'agit pas de trouver chez eux des modèles. Nos\nbuts ne sont pas identiques, notre sensibilité diffère et nous ne\nvoyons pas comme eux. Mais on se rend compte que d'heureux\nrésultats sont possibles.\nJe sais que nos caractères latins ne s'y prêtent pas ou, plus\nexactement, ne s'y prêtaient pas aussi aisément. Exemple : une"}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "204", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192406-01.1.6", "debut_caractere": 18, "fin_caractere_exclue": 2056, "texte": "vaporeuse affiche de Chéret est en partie muti-\nlée par les lettres massives qu'y plaquait le\nlithographe. Obtenir un dessin plaisant à\nl aide de cette lettre n'est donc pas facile, mais\npourquoi! D'autant plus que nous sommes des\nesprits raisonneurs et curieux, nous voulons\ntoujours saisir immédiatement la signification\nde l'objet que l'on nous soumet. Le moyen,\nalors, de décorer une page, une affiche, un car-\nton, avec des signes que nous lisons, depuis\ndes siècles, de gauche à droite et de haut en bas,\net dont la forme semble avoir été fixée immuablement, à quelques\nvariantes près, par les fondeurs de caractères? Or, voici deux couver-\ntures de programmes composées uniquement avec du texte dessiné\npar Peeters, voici des affiches dont la lettre est le seul ornement. On\nconservera ce programme, on s'arrêtera devant l'affiche. C'est ce\nqu'il fallait. On pourra s'étonner d'abord, on finira par convenir que\ntoute la surface est remplie avec un sens décoratif que l'on ne\nretrouve pas toujours dans les œuvres à prétentions. Remarquez aussi\nque la lettre ne distrait pas du thème qu'elle commente tout en\nrestant d'une lisibilité parfaite. Je trouve cela très fort.\nFantaisie? Aux artistes modernistes du Nord, Flamands et\nHollandais, on reproche assez souvent une rigidité dogmatique des\nformes. Ce reproche dénote évidemment une incompréhension\nfoncière des principes de l'art moderne. Je me réjouis donc de pouvoir\nprésenter des travaux s'inspirant de ces principes et dans lesquels la\nformule n'élimine pas la fantaisie. Car, qu'on le sache, moderne,\nPeeters l'est dans les moindres choses. D'après lui, non seulement la\nmaison, le mobilier, les arts plastiques, le décor de la vie doivent être\nrenouvelés, mais tout. Une simple carte de visite, un cachet, une\nmarque peuvent retenir son attention. Il traite ces objets avec le\nmême sérieux qu'y mettent d'autres à nous présenter une allégorie.\nUn monogramme fait d'une seule ligne et de deux taches est pour\nlui une œuvre d'art au même titre qu'une composition plus vaste."}, {"page_pdf": 11, "page_imprimee": "205", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192406-01.1.11", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1032, "texte": "LA CITÉ Juu î1 1 92 4.\nIl y aura encore des sourires. On s'y\nfait. La majorité du public n'admet pas\nencore qu'un ex-libris puisse être autre\nchose qu'un pastiche de Rops ou d'Au-\nbrey Beardsley. En avons-nous vu des\ncornues, des piles de livres, des crânes\ncouronnés de roses, des masques, de minuscules Victoires de Samo-\nthrace, des sphynx, tout cela caressé par une jolie fille dévêtue. On\nessaya de rajeunir le genre en y ajoutant des casques et autres attributs\nguerriers. Il doit être moins facile de dire sans façon : ce livre appar-\ntient à un tel. C'est ce que Peeters fait. Est-ce beau? Voilà où tout\nle monde n'est peut-être plus d'accord. L'homme moderne sait ce que\nparler veut dire et ne s'embarrasse plus de périphrases. Sur d'autres\nn'agit que le banal alambiqué. Peeters cherche l'antidote du symbole.\nLoué soit-il!\nUn amateur à qui je montrais quelques-uns de ces travaux y\ndécouvrit de la stylisation. Va pour stylisation. Y tenez-vous? Après\ntout, Monsieur l'amateur est bien libre d'exprimer son avis. Qui sait"}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "206", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192406-01.1.12", "debut_caractere": 42, "fin_caractere_exclue": 1993, "texte": "s'il n'eut pas découvert jadis que l'elzévir est la\nstylisation du gothique?\nEnfin, je considère Jozef Peeters comme le pre-\nmier artiste, depuis Georges Auriol, qui ait tenté\ndu moins en Belgique de donner à la présen-\ntation typographique un cachet d'art nouveau et\ndont les travaux dénotent un esprit de suite et une unité de con-\nception remarquables, de la personnalité donc.\nTous ceux qu'intéresse le livre connaissent ces lettres, vignettes,\nculs-de-lampe, ornements typographiques dessinés par Georges\nAuriol. Ils furent en pleine vogue dans l'édition française entre 1900\net 1910. On peut dire que ce fut la dernière tentative intéressante\nd'avant-guerre. L'élégance florale créée par Auriol eût pu suffire\npendant longtemps encore, si notre époque n'eût été transitoire et si\nl'évolution des idées s'était fixée. Mais cette discipline et cette unité,\nvers quoi tend de plus en plus notre civilisation, répudient le motif\nsentimental, même dans le texte imprimé dont la présentation\ndevient un problème de construction suggestive, l'art de com-\nposer une page dans laquelle l'ornement n'écrase pas le texte,\nd'une lecture peu fatigante, typographiquement solide et sobre.\nLa lettre devient plus massive et plus noire, le dessin en\nest plus rectiligne et l'idée énoncée, le titre, la signature\nse détachent ainsi en vigueur, quoique sans trop de relief.\nOr, la lettre de Peeters lui sert à tout, à souligner et à orner. Ses des-\nsins ne sont faits que d'éléments graphiques. On ne peut en mécon-\nnaître la valeur esthétique et il faut convenir que l'originalité et\nl'utilité vont de pair en concourant à la clarté et à l'unité de la com-\nposition. Ça se tient, c'est solide.\nAfin de pouvoir renouveler sans cesse des éléments autres que\nceux, bientôt démodés, puisés dans la casse de l'imprimeur, il fut\naussi un des premiers à employer une matière, le lino, dont l'usage,\ndepuis peu, se généralise parmi les artistes d'avant-garde. Les carac-"}, {"page_pdf": 13, "page_imprimee": "207", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192406-01.1.13", "debut_caractere": 17, "fin_caractere_exclue": 1529, "texte": "tères et dessins d'illustrations gravés sur linoléum n'ont pas, il est\nvrai, la netteté du bois et ne permettent ni le fignolage, ni de grandes\nmasses. Car la matière est tendre et réclame une technique spéciale,\ncar les noirs annuleraient le texte s'ils s'imposaient trop brutalement,\nsans souci des valeurs proportionnelles. Pour s'en servir avec art,\nil faut un sens de la mesure et une dextérité qui ne s'acquièrent pas\ndès le premier essai. Outre qu'il ait déjà donné de grandes planches\ndécoratives d'un bel effet, ce procédé convient on ne peut mieux\npour les tirages restreints et les périodiques. Par la malléabilité du\nlino et la possibilité d'une exécution rapide, la présentation typogra-\nphique peut être changée sans grands frais lors de chaque parution.\nPeeters, qui est encore jeune il a trente ans et a déjà\npratiqué différents métiers d'art avec succès, nous étonnera encore.\nNous pouvons le compter parmi les meilleurs novateurs de la géné-\nration qui réalise ses rêves de jeunesse. Peintre, graveur, dessinateur,\narchitecte d'intérieur, décorateur, écrivain, son activité s'exerce sous\nde multiples formes et il apporte dans la propagande intense pour\nl'art moderne, non seulement une collaboration active, mais un large\nesprit de solidarité confraternelle. Seules, les périodes de grande lutte\nconnaissent ces efforts en commun et il est parfois émotionnant de\npenser que nous vivons une telle époque. Je viens de présenter un\nartiste qui y contribue de toutes ses forces.\n\nMaurice CASTEELS."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1924-06-01-c004", "article_bluemountain": "bmtnaac_1924-06_01#c004", "volume": "bmtnaac_1924-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "202", "page_fin": "202", "image_debut": 4, "image_fin": 4, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192406-01.2.2.2", "titre_corps": "J. PEETERS. – EX LIBRIS.", "titre_sommaire": "J. 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L'exposition est\nfort bien présentée dans le cadre correct des Galeries Giroux, qui sont\ntrès bien éclairées et spacieuses à souhait.\nLa section des objets mobiliers divers, affiches, dessins, etc.,\ncomprend des stands remarquables. Le mobilier de salle à manger de\nM. Gaspard en noir est de fort bon goût; le boudoir dans le\ngenre japonais de M. Sneyersa cette simplicité et cette élégance\nqui caractérisent cet architecte et ce décorateur subtil et fin. Il con-\nvient de lui rendre particulièrement hommage, car Sneyers fut un\nprécurseur terriblement attaqué dans sa jeunesse et très peu soutenu.\nIl n'a jamais abandonné son magnifique effort et c'est un peu grâce à\nlui que l'école moderne peut, à l'heure actuelle, triompher.\nM. Baugniet expose aussi une salle à manger sobre et élégante,\nrépondant aux données du problème actuel : confort et bon marché.\nIl est impossible de citer tout le monde : force nous est de noter seule-\nment en passant les tapis, papiers peints, coussins, batiks, dentelles,\nobjets brodés, neufs et soignés et dus souvent à la collaboration d'ar-\ntistes réputés. La section des grès, céramiques, mosaïques, ciselures,\nbijoux a le même intérêt. Artistes et artisans cherchent et trouvent. La\nSociété belge des Urbanistes et Architectes modernistes est repré-\nsentée par ses membres les plus actifs: M. Victor Bourgeois\nmontre ses belles réalisations de la rue du cubisme et de la cite de Ber-"}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "209", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192406-01.1.15", "debut_caractere": 23, "fin_caractere_exclue": 1057, "texte": "chem. Il est parvenu, grâce à une parfaite sobriété, à la grandeur et cela\nen construisant d'une façon très économique.\nM. J. Eggericx expose les plans de « Floréal » et du\n« Logis », les coquettes cités-jardins de Boitsfort, exécutées avec la\ncollaboration de l'urbaniste M. Van der Swae 1 m c n. Il nous\nmontre en outre de très harmonieux projets d'habitations ouvrières\nconçus en des matériaux nouveaux dont, en collaboration avec\nl'lngénieur Rap h. Verwilghen, il pousuit l'étude.\nM. J. F. H o e b e n est le plus hardi des novateurs. Il est simple\net précis. La maison de M. P. Rubbersau Dieweg à Uccle présente\nde sérieuses qualités; les plans de MM. A. Pompe, L. DeK o -\nninck, J. Deßidder, L. Sneyers sont des recherches vers\nplus de beauté et de vérité.\nM. V anHuffel, l'architecte de la Basilique de Koekelberg,\nnous fait connaître un nouvel aspect de son riche talent. Les photogra-\nphies de mobiliers et d'intérieurs, davantage encore le coloris somp-\ntueux des tapis qu'il expose, retiennent vivement l'attention.\n\nCh. C."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1924-06-01-c017", "article_bluemountain": "bmtnaac_1924-06_01#c017", "volume": "bmtnaac_1924-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "210", "page_fin": "211", "image_debut": 16, "image_fin": 17, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192406-01.2.4", "titre_corps": "ARCHITECTURE", "titre_sommaire": "ARCHITECTURE", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 16, "page_imprimee": "210", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192406-01.1.16", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 3608, "texte": "ARCHITECTURE\n\nA PROPOS DES NOUVEAUX BATIMENTS\n... DE L'UNIVERSITÉ DE BRUXELLES ...\n\nDédié à MM. les Ministres des Beaux-Arts, des Travaux Publics et des Finances\nAi propos des nouveaux bâtiments de 1 Uni-\nversité, dans un rapport paru en septembre\n1923, j'ai relevé, à l'actif de diverses admi-\nnistrations, une suite impressionnante « d er-\nreurs » qu'il aurait été possible d éviter, et\ndont les conséquences sont 1 enlaidissement\nde la ville et le gaspillage des ressources\npubliques.\nJ'ai cité, parmi elles, le regrettable bâti-\nment soi-disant provisoire, destiné à la Foire\nCommerciale, qui déshonore une partie du\nbeau parc du Cinquantenaire.\nCe parc, d'un tracé si judicieux, si bien\ncompris ,subit en ce moment un nouvel as-\nsaut dont il sortira, si personne ne s y oppose,\ndéfinitivement mutilé... Le jardin du Cinquan-\ntenaire était à l'origine un parc fermé dont les\nbâtiments du Musée formaient le fond. C est\nce qui motive et justifie leur forme en demi-\ncercle; c'est pour la même raison que le sol\ns'élève vers le centre de l'hémicycle. Compo-\nsition logique et de belle allure.\nLe percement de l'avenue de Tervueren\ndevait malheureusement, mais inévitable-\nment, changer l'aspect du parc, traversé par\nune grande voie à circulation intense. Tout\nle caractère de la conception se trouvait a\nreviser. Lors de la création de 1 avenue, il\neût fallu étudier le problème avec le soin\nqu'il méritait. Evidemment, il n en fut rien.\nHâtivement, on fit l'arrangement qui sub-\nsiste à peu près intact depuis l'exposition de\n1897; solution peu heureuse, mais dont la\nconservation se justifiait par la détresse finan-\ncière du gouvernement.\nTout à coup ,les services compétents esti-\nment que le moment est venu de modifier la\nsituation existante et ils entreprennent les\ntravaux dont nous pouvons déjà mesurer les\nappréciables résultats.\nUne route nouvelle, entièrement achevée\naujourd'hui, descend de 1 arche nord de 1 ar-\ncade et rejoint l'ancienne avenue au bas du\nterre-plein.\nPour le promeneur arrivant de la rue de la\nLoi, cette route semble faire un dos d'âne\nElle cache toute la base de l'arcade.\nElle se dirige droit sur la pile soutenant\ndeux arches du monument, puis elle oblique\npour passer sous l'arcade, par un, mouvement\nd'une telle gaucherie,qu on ne peut rien ima-\nginer de plus pitoyable! Les auteurs du pro-\njet eux-mêmes ont dû s'en apercevoir, car ils\nont entrepris d'y porter remède et un second\nprojet est en voie d'exécution.\nNe tenant aucun compte des travaux à\npeine achevés, le tracé nouveau comporte\ndeux avenues parallèles, allant en ligne droite\ndes deux arches latérales de 1 arcade à 1 en-\ntrée du parc.\nSur le parcours de ces routes, se trouvent\nles superbes marroniers, les plus beaux arbres\nde la ville peut-être. Peu importe, les mar-\nroniers gênent, on les abat.\nSans la réprobation générale, tous auraient\ndisparu. On aurait aussi sans doute démoli\nles deux colonnes en grès de Quenast situées\nsur la même ligne, comme on a détruit le\nbassin situé au croisement de la route cen-\ntrale et d'une allée parallèle aux façades du\nMusée, bassini remplacé par un misérable\npetit rond-point qui n'est même plus dans\nl'axe de cette dernière allée.\nComment qualifier un tel vandalisme?\nComment qualifier le personnage qui,\naprès avoir prouvé son incapacité par une\nerreur grossière, ose porter la main sur 1 œu-\nvre réussie d'un maître et sur 1 œuvre inéga-\nlable de la nature?\nComment admettre sans indignation la ré-\npétition de ce scandale qui consiste à faire,\nà grands frais, un travail si mal conçu, qu'il\nfaut le démolir, le refaire ou le transformer\naussitôt terminé?"}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "211", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192406-01.1.17", "debut_caractere": 14, "fin_caractere_exclue": 3705, "texte": "L'expérience de l'escalier et de la rue si-\ntués derrière la statue du général Belliard,\nqu'il a fallu transformer aussitôt achevés,\nparce qu'ils avaient été faits en dépit du bon\nsens, n'a servi à rien. La mutilation du parc\ndu Cinquantenaire, la démolition de la route\nnouvelle à laquelle on a travaillé des mois,\nen sont la preuve.\nEt l'on se demande à quoi sert la Com-\nmission des Monuments et des Sites; l'on se\ndemande qu'est-ce qui pourrait bien servir de\nleçon aux auteurs de tels errements.\nEt aussi, qu est-ce qu'il faut pour émou-\nvoir les pouvoirs publics et les amener à pren-\ndre des sanctions afin d'empêcher la perpé-\ntuelle répétition des mêmes destructions, des\nmêmes erreurs, des mêmes gaspillages.\nMars 1924.\n(« L'Emulation », avril 1924.)\n\nPaul BONDUELLE.\n\nLA PROFESSION D'ARCHITECTE. MM. Wau-\nwermans, Buyl et Fischer ont déposé sur le bureau\nde la Chambre une proposition de loi relative au\ndiplôme et à l'exercice de la profession d'archi-\ntecte. Voici les principales dispositions de la pro-\nposition :\nNul ne peut porter le titre d'architecte, ni en\nexercer la profession, s il ne possède un diplôme\nétablissant qu'il a justifié des connaissances néces-\nsaires.\nQuiconque se sera publiquement attribué le titre\nd'architecte sans y avoir droit, sera puni d'une\namende de 200 à 1,000 francs. En cas de récidive,\nil sera en outre passible d'une peine d'emprison-\nnament de 8 jours à 3 mois.\nLes diplômes sont délivrés aux candidats por-\nteurs d'un certificat d'études moyennes qui auront\nsubi un examen qui comprendra deux épreuves,\nl'une préliminaire et d'admission en loge, l'autre\norale et écrite.\nUn arrêté royal déterminera les programmes de\nces épreuves.\nUn arrêté royal fixera la composition du jury.\nTout porteur de diplôme sera tenu de se faire\ninscrire au greffe provincial et, aussi, à l'accom-\nplissement d'un stage de 3 ans chez un architecte\ndiplômé.\nLes candidats pouvant produire un diplôme dé-\nlivré par une université de l'Etat, une académie de\ndessin, une école professionnelle ou technique\nagréée pour l'enseignement de l'art de l'architec-\nture seront dispensés d'examen.\nA titre transitoire, sont dispensés de l'examen et\ndfc stage, les personnes de nationalité belge qui,\nexerçant la profession au ler1er juillet 1924, justifie-\nront de leurs aptitudes par des travaux conçus ou\ndirigés par eux. ,\nLE CONGRES DES ARCHITECTES. Le\nXiIe Congrès de la Fédération Nationale des Archi-\ntectes belges s est tenu à Tournai, le dimanche\n29 juin.\nLes travaux du Congrès ont été très intéressants.\nLa vieille question de diplôme d'architecte a fait\nl'objet d'un substantiel rapport de M. Maukels, de\nBruxelles. L'orateur a commenté le projet de loi\nrelatijf à cette question.\nLes expropriations ont également fait l'objet\nd'un savant rapport rédigé par M. Snyers, de\nLiège.\nLe Congrès a entendu de curieux commentaire#\nconcernant les impositions fiscales et profession-\nnelles.\nAu ministère des Finances, on conseillerait aux\narchitectes de constituer un Conseil de discipline,\nce qui pourrait faciliter l'application des carnets à\nsouches imposés par la loi fiscale.\nQuant à la construction d'habitations à bon mar-\nché, M. Puissant, de Bruxell.es,, a fait voter par le\nCongrès des vœux tendant à voir le gouvernement\ncontinuer les efforts nécessaires pour que l'étude\narchitecturale, si importante à tous points de vue,\nde l'habitation à bon marché, se poursuive et que\nla construction des logements reprenne toute son\nactivité.\nM. Clerckx, d#* Charleroi, a étudié la question\nde 3 mitoyennetés des constructions détruites par\nfaits de guerre.\nEt finalement, M. Van Kuyck, d'Anvers, a parlé\nlonguement des cours professionnels pour ouvriers\ndu bâtiment."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1924-06-01-c018", "article_bluemountain": "bmtnaac_1924-06_01#c018", "volume": "bmtnaac_1924-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "210", "page_fin": "211", "image_debut": 16, "image_fin": 17, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192406-01.2.4.1", "titre_corps": "A PROPOS DES NOUVEAUX BATIMENTS ... DE L'UNIVERSITÉ DE BRUXELLES ...", "titre_sommaire": "A PROPOS DES NOUVEAUX BATIMENTS ... 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En cas de récidive,\nil sera en outre passible d'une peine d'emprison-\nnament de 8 jours à 3 mois.\nLes diplômes sont délivrés aux candidats por-\nteurs d'un certificat d'études moyennes qui auront\nsubi un examen qui comprendra deux épreuves,\nl'une préliminaire et d'admission en loge, l'autre\norale et écrite.\nUn arrêté royal déterminera les programmes de\nces épreuves.\nUn arrêté royal fixera la composition du jury.\nTout porteur de diplôme sera tenu de se faire\ninscrire au greffe provincial et, aussi, à l'accom-\nplissement d'un stage de 3 ans chez un architecte\ndiplômé.\nLes candidats pouvant produire un diplôme dé-\nlivré par une université de l'Etat, une académie de\ndessin, une école professionnelle ou technique\nagréée pour l'enseignement de l'art de l'architec-\nture seront dispensés d'examen.\nA titre transitoire, sont dispensés de l'examen et\ndfc stage, les personnes de nationalité belge qui,\nexerçant la profession au ler1er juillet 1924, justifie-\nront de leurs aptitudes par des travaux conçus ou\ndirigés par eux. ,\nLE CONGRES DES ARCHITECTES. Le\nXiIe Congrès de la Fédération Nationale des Archi-\ntectes belges s est tenu à Tournai, le dimanche\n29 juin.\nLes travaux du Congrès ont été très intéressants.\nLa vieille question de diplôme d'architecte a fait\nl'objet d'un substantiel rapport de M. Maukels, de\nBruxelles. L'orateur a commenté le projet de loi\nrelatijf à cette question.\nLes expropriations ont également fait l'objet\nd'un savant rapport rédigé par M. Snyers, de\nLiège.\nLe Congrès a entendu de curieux commentaire#\nconcernant les impositions fiscales et profession-\nnelles.\nAu ministère des Finances, on conseillerait aux\narchitectes de constituer un Conseil de discipline,\nce qui pourrait faciliter l'application des carnets à\nsouches imposés par la loi fiscale.\nQuant à la construction d'habitations à bon mar-\nché, M. Puissant, de Bruxell.es,, a fait voter par le\nCongrès des vœux tendant à voir le gouvernement\ncontinuer les efforts nécessaires pour que l'étude\narchitecturale, si importante à tous points de vue,\nde l'habitation à bon marché, se poursuive et que\nla construction des logements reprenne toute son\nactivité.\nM. Clerckx, d#* Charleroi, a étudié la question\nde 3 mitoyennetés des constructions détruites par\nfaits de guerre.\nEt finalement, M. Van Kuyck, d'Anvers, a parlé\nlonguement des cours professionnels pour ouvriers\ndu bâtiment."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1924-06-01-c020", "article_bluemountain": "bmtnaac_1924-06_01#c020", "volume": "bmtnaac_1924-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "212", "page_fin": "213", "image_debut": 18, "image_fin": 23, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192406-01.2.5", "titre_corps": "OPTION D'ACHAT", "titre_sommaire": "OPTION D'ACHAT", "signature_source": "YVES", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 18, "page_imprimee": "212", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192406-01.1.18", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 2980, "texte": "JURISPRUDENCE\nCAUSERIE JUDICIAIRE\nOPTION D'ACHAT\n\nSi cette histoire vous ennuie, n'allez pas\nplus loin. Elle ne vous apprendrait rien que\nvous ne sachiez déjà.\nSi elle vous intéresse, au contraire, ne fût-\nce qu'un peu, nous allons la recommencer.\nNous vivons en pleine crise, chacun sait ça.\nEt cette crise a cent façoçns de nous persécu-\nter. Heureux les mortels bénis des dieux qui\nont pignon sur rue! Ils peuvent dormir tran-\nquilles, sans rêver de loyers ni de logements.\nMais les autres, ceux qui doivent trouver un\nabri, pour eux-mêmes et pour leur famille,\navec quelle amertume ils voient approcher\nl'échéance, et quelles appréhensions doit leur\ninspirer l'avenir!\nOn leur avait fait de si belles promesses, à\nl'aube de la délivrance. Les difficultés seront\npassagères. L'Allemand payera. La vie chère\nn'aura qu'un temps.\nEt les loyers, vous verrez, redeviendront\nraisonnables.\nLes années ont passé. On a fait une loi,\ndeux lois, trois lois. On parle d'en faire une\nnouvelle. Parce que les matériaux sont hors\nde prix, parce que personne n'ose plus cons-\ntruire, parce que l'appétit des bailleurs, pro-\npriétaires ou principaux locataires ne fait que\ncroître et embellir.\nNous sommes, on peut le dire, mal logés de\ntoutes les manières. S'il lui reste quelque\npudeur, un locataire n'ose plus parler de ré-\nparations à son propriétaire. A quoi bon lui\nen parler d'ailleurs? Ce serait peine perdue.\nTout est à la hausse, les salaires, les con-\ntributions, la livre et le dollar. Il n'y a que\nnotre franc, ô ironie! qui s'obstine à descen-\ndre. Et cette chute fait monter des immeubles\nà des hauteurs inaccessibles pour les malheu-\nreux qui n'ont pas trafiqué pendant les jours\nmaudits.\nEt malgré tout, plusieurs se montrent mé-\ncontents. Les amateurs ont beau se disputer\nà coups d'enchères : l'ambition des vendeurs\ndépasse leurs convoitises. Excelsior! Toujours\nplus haut : telle est la devise de quiconque\njette un immeuble sur le marché. Les ache-\nteurs parfois se découragent, abandonnent la\nlutte et, au lieu d'être adjugés, des tas d'im-\nmeubles sont retirés.\nC'est l'éternelle balançoire. L'un offre tant.\nL'autre demande bien davantage. On discute.\nOn marchande. Si l'offre reste en deçà de la\ndemande, il n'y a rien de fait. Chacun re-\ntourne sur ses positions.\nEncore faut-il que le marchandage soit pos-\nsible, que les parties aient les mains libres et\npuissent dicter leurs conditions.\nElles ne le peuvent pas toujours.\nDes baux ,avant la guerre, contenaient pro-\nmesse de vente moyennant un prix déterminé.\nCe n'était pas encore une vente ferme. Le\nlocataire n'était tenu à rien. Il avait la fa-\nculté d'acquérir, sans plus. Il en usait, s'il le\nvoulait bien. Mais il agissait à sa guise et\npouvait laisser mourir son bail sans se porter\nacheteur.\nLe bailleur, en revanche, était lié par sa\npromesse. Il devait attendre le bon plaisir de\nl'autre et n'aurait pu songer, sans forfaiture*\nà vendre la maison à un étranger.\nAvant la guerre, en période paisible, des"}, {"page_pdf": 23, "page_imprimee": "213", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192406-01.1.23", "debut_caractere": 15, "fin_caractere_exclue": 3993, "texte": "engagements de ce genre n'offraient qu'un\nmédiocre inconvénient.\nMais après le cataclysme, qui dure encore,\nque de drames ils ont suscités! Une maisno,\nqui vaut de l'or, Monsieur, devoir la lâcher\npour une croûte de pain. Est-ce juste, cela?\nLa loi et les juges peuvent-ils approuver des\nextorsions pareilles, qui crient évidemment\nvengeance au Ciel!\nVoilà bientôt cinq ans qu'on chante cette\nantienne dans les prétoires, ici et ailleurs,\navec des succès divers.\nLa jurisprudence, légèrement hésitante au\ndébut, paraît maintenant fixée. On semble\nd'accord sur la portée de l'article 1674, le\nseul qui vienne au secours du propriétaire\ndépouillé.\nQue raconte ce providentiel article?\n« Si le vendeur a été lésé de plus de sept\ndouzièmes dans le prix d'un immeuble, il a\nle droit de demander la rescision de la vente,\nquand même il aurait renoncé expressément\ndans le contrat à la faculté de demander cette\nrescision et qu'il aurait déclaré donner la\nplus-value ».\nSi vous vendez à moitié prix votre maison,\ntout est pour le mieux, et la maison restera\nvendue. Que vous l'abandonniez,au contraire,\npour moins des cinq douzièmes de sa valeur,\nvous pouvez protester après coup, réclamer\net faire casser le contrat.\nC'est au moment de la vente qu'il faut\névaluer l'immeuble.\nQuand il y a option d'achat, la vente n'est\nconclue que le jour où l'opinion est levée, et\nc'est ce jour-là que l'immeuble doit être es-\ntimé.\nOn a deux ans pour attaquer la vente ma-\nlencontreuse, et pour être reçu et écouté, le\nvendeur doit articuler des « assex vraisem-\nblables et assez graves pour faire présumer\nla lésion ».\nTous ces points-là sont admis à l'heure pré-\nsente. Si l'on ergote encore, c'est sur des\nquestions de fait et de détail.\nIl y a vingt ans, pour s'agrandir, un com-\nmerçant loue une maison contiguë à la sienne.\nEtat des lieux est dressé. Il est convenu qu'il\npourrait démolir, transformer, aménager la\nmaison à sa convenance. Car le bail lui assure\nle, droit d'acheter, pour 150,000 franc 9\nquand il en manifestera l'envie.\nCette envie lui vint tout récemment. « J'a-\nchète, fit-il savoir au propriétaire. Allons chez\nle notaire. Vos 150,000 francs sont prêts ».\n« 1 50,000 francs! gémit le pauvre homme.\nEtes-vous sérieux? J'ai fait évaluer l'autre\njour mon immeuble. C'est près de 400,000 fr.\nqu il vaut au jour d'aujourd hui ».\nOn plaida, vous pensez bien.\nLe locataire parla avec dédain de l'exper-\ntise du propriétaire. Mais le tribunal fit re-\nmarquer qu'en vingt ans le franc s'est telle-\nment déprécié qu on aurait mauvaise grâce à\nrien préciser sans véirfication préalable.\nPour le cas où une expertise serait ordon-\nnée, le locataire signalait l'importance des\ntravaux qu'il avait lui-même, et à ses frais,\nexécutés dans la maison. Allait-on faire état\nde ces améliorations et de la plus-value con-\nsécutive pour surévaluer l'immeuble litigieux?\nEn toute justice, c'est l'ancienne maison qu'il\nfallait considérer. On pouvait la supposer in-\ntacte et inchangée et dire ce qu'elle aurait\nvalu, telle quelle, au jour où le locataire avait\nmanifesté son intention d'acquérir.\nLe tribunal accueillit ces objections et ces\nréserves. Le jugement nomme des experts et\nleur demande d'estimer l'immeuble, en s'en\ntenant au juste prix dans l'opinion commune,\nabstraction « faite des convenances purement\nindividuelles des intéressés, mais en tenant\ncompte de la valeur actuelle du terrain, de la\nplus-value des constructions par l'augmenta-\ntion du prix de la main-d'œuvre et des maté-\nriaux, et en tenant compte aussi de tous les\navantages de sa situation, notamment au cen-\ntre même du foyer d'attractions que la de-\nmanderesse (la société locataire) aurait con-\ntribué à créer ou à développer en cette partie\nde l'agglomération, sans cependant avoir\négard à la plus-value que la demanderesse\naurait assurée au dit immeuble en le transfor-\nmant ou en l'incorporant à ses établisse-\nments... »\nLe jugement donne trois mois aux experts\npour donner leur avis.\n(«Le Soir »).\n\nYVES."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1924-06-01-c021", "article_bluemountain": "bmtnaac_1924-06_01#c021", "volume": "bmtnaac_1924-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 19, "image_fin": 19, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192406-01.2.5.1", "titre_corps": "CARTE DE VISITE.", "titre_sommaire": "CARTE DE VISITE.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 19, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192406-01.1.19", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 108, "texte": "PLANCHE V.\nENTÊTE DE PAPIER A LETTRE.\nAFFICHE.\nTRAVAUX GRAPHIQUES DE JOZEF PEETERS.\nCACHET.\nCARTE DE VISITE."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1924-06-01-c022", "article_bluemountain": "bmtnaac_1924-06_01#c022", "volume": "bmtnaac_1924-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 20, "image_fin": 20, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192406-01.2.5.2", "titre_corps": "AFFICHE POUR LE CONGRÈS DE L'ART MODERNE, TENU A ANVERS EN 1922", "titre_sommaire": "AFFICHE POUR LE CONGRÈS DE L'ART MODERNE, TENU A ANVERS EN 1922", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 20, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192406-01.1.20", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 153, "texte": "PLANCHE VI.\nPORTEFEUILLE DE LA REVUE.\nHET OVERZICHT.\nTRAVAUX GRAPHIQUES DE JOZEF PEETERS.\nAFFICHE POUR LE CONGRÈS DE L'ART\nMODERNE, TENU A ANVERS EN 1922"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1924-06-01-c023", "article_bluemountain": "bmtnaac_1924-06_01#c023", "volume": "bmtnaac_1924-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 21, "image_fin": 21, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192406-01.2.5.3", "titre_corps": "AFFICHE.", "titre_sommaire": "AFFICHE.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 21, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192406-01.1.21", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 34, "texte": "PLANCHE VII\nJOZEF PRETERS\nAFFICHE."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1924-06-01-c024", "article_bluemountain": "bmtnaac_1924-06_01#c024", "volume": "bmtnaac_1924-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 22, "image_fin": 22, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192406-01.2.5.4", "titre_corps": "JOZEF PEETERS. 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Cette omission est répa-\nrée par le cahier des charges types XXVIII,\nqui stipule page 14 :\n«Le mastic sera composé de 82 p.c. de\npetit blanc parfaitement pulvérisé et de\n18 p.c. d'huile de lin non cuite : Celle-ci\nsera claire et pure, d'une densité comprise\nentre 0.931 et 0.933 à 15° C.\n» Le mastic sera complètement exempt\nde siccatif ».\nQuant au cahier des charges général rela-\ntif aux entreprises de fournitures, il est muet\nà ce sujet.\nLa plupart des cahiers spéciaux des char-\nges s'en tiennent aux indications générales\ndu cahier des charges type XXIII, mais d'au-\ntres, par le fait que le cahier général des\ncharges parle d'addition de céruse, insèrent\nun article 66 modificatif portant :\n€ Le blanc de zinc remplacera la céruse\ndans la composition du mastic ».\nL'expérience montrant qu'un bon mastic\nde vitrerie peut comprendre uniquement du\npetit blanc en poudre et de l'huile de lin,\nil y aurait lieu, tout d'abord, de s'en tenir\npour tous nos cahiers des charges à ces deux\néléments.\nDe plus, il est inutile d'exiger de l'huile\nde lin cuite. On augmente, de ce fait, sans\nbénéfice pratique, le coût du mastic.\nD'autre part, une étude tant pratique que\nthéorique, faite par le service technique des\nVoies et Travaux, a montré que la teneur\nimposée de 1 8 p.c. en huile de lin peut être\navantageusement diminuée. En effet, les\nmastics préparés avec ce dosage sont géné-\nralement trop mous, et durcissent lentement\nà cause de leur forte teneur en huile de lin.\nDifférents essais ont été faits au sujet du\nmastic travaillé à la main et composé de craie\net d'huile de lin bouillie. Ci-après les résul-\ntats :\nI ° Mastic à 1 8 p.c. d'huile. Densité: 1.91 5.\nTrop mou, n'est pas recommandable.\n2° Mastic à 1 7 p.c. d'huile. Densité: 1.935.\nRecommandable pour les approvisionne-\nments. Peut être conservé pendant un an.\n3° Mastic à 16 p.c. d'huile. Densité: 1.970.\nRecommandable pour mise en œuvre dans\nles deux mois.\n4° Mastic à 1 5 p.c. d'huile. Densité: 2.005.\nII n'est pas recommandable et d'un travail\ndifficile.\nIndépendamment de la littérature techni-\nque sur la matière, différents fabricants de\nmastic ont été consultés. Il résulte des ren-\nseignements reçus que le mastic fourni cou-\nramment dans le commerce est fabriqué mé-"}, {"page_pdf": 25, "page_imprimee": "215", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192406-01.1.25", "debut_caractere": 13, "fin_caractere_exclue": 3619, "texte": "caniquement avec de la craie et de l'huile\nde lin crue, ce qui contribue à diminuer nota-\nblement le prix de revient sans pour cela\ndiminuer en rien la qualité d'un bon mastic\nde vitrier. Quant à la composition en huile\nde lin et craie employée par ces fabricants,\nelle se rapproche sensiblement de celle spé-\ncifiée au 2° et au 3° ci-dessus, suivant que le\nmastic doit être approvisionné ou mis en\nœuvre immédiatement; la teneur en huile de\nlin pourrait même être réduite d'un demi\npour cent dans chaque cas, si le mastic était\nfabriqué mécaniquement.\nA la suite de cette intéressante étude, les\nstipulations de l'article 66 du cahier général\nces charges et du cahier des charges type\nXXIII, relatives à la composition du mastic,\nsont remplacées par les conditions suivantes\nqu'il y aura lieu, à l'avenir, d'insérer dans\nles cahiers des charges spéciaux :\nLe mastic sera composé de craie pulvérisée\net d'huile de lin non cuite. Celle-ci claire et\npure, d'une densité comprise entre 0.931 et\n0.933 à 15° C.\nLe mastic sera complètement exempt de\nsicatif. Son dosage sera établi comme suit :\n10 Mastic travaillé à la main.\n1 6 p.c. d'huile de lin crue et 84 p,c. de\ncraie pulvérisée pour le mastic à mettre en\nœuvre dans les deux mois; I 7 p.c. d'huile\nde lin crue et 83 p.c, de craie pulvérisée pour\nle mastic d approvisionnement ou à mettre\nen œuvre dans un délai supérieur à deux\nmois;\n2° Mastic préparé mécaniquement.\nLes teneurs indiquées ci-dessus pourront\nêtre réduites d'un demi pour cent en huile\nde lin crue.\nCes compositions seront travaillées jusqu'à\nparfait mélange, de manière à former une\npâte parfaitement liée et s'étirant en nappe\nmince.\nLe mastic à mettre en œuvre sera générale-\nment préparé à pied d'œuvre, de façon à per-\nmettre la vérification des produits à employer.\nDans le cas de fournitures importantes, le\nmastic pourra être préparé mécaniquement à\nl'usine, après vérification préalable des ma-\ntières premières et sous la surveillance d'un\ndélégué de l'administration.\nLes cahiers des charges spéciaux stipuleront\nsi cette préparation mécanique sera admise.\nToutefois, le mastic pourra comprendre de\nl'huile de lin cuite, dans des cas exceptionnels\nà fixer par le fonctionnaire dirigeant et sui-\nvant les proportions à prescrire par lui. Les\ncahiers des charges spéciaux devront, le cas\néchéant, être complétés par une clause addi-\ntionnelle.\n(D'après la « Chronique des Travaux\nPublics », 22 juin 1924.)\n\nALLEMAGNE. CIMENT RESISTANT AUX\nACIDES. Le mortier de chaux et le ciment\nPortland sont attaqués par les acides. L'industrie\nemploie en quantité des ciments résistant aux\nacides et peut ainsi remplacer des revêtements en\nplomb et des produits réfractaires, comme par\nexemple pour les aires en briques, les murs, les\ntours de lavage, les cuves, etc. Tous les ciments\nrésistant aux acides, en usage jusqu'à présent,\ntrouvent leur emploi non seulement comme revête-\nment des aires et des murs, mais aussi comme\nliant entre des p;erres artificielles réfractaires aux\nacides, des carreaux de revêtement, du verre, ceux-\nci sont enrobés de ciment. Le mélange se fait tou-\njours avec du verre sofcuble; après dessication, ces\nciments doivent être fixés; à cet effet, on les en\nduit à plusieurs reprises de 1 acide auquel ils seront\nplus tard le plus exposés. Tandis que de nombreux\nmélanges sont sensibles à d autres acides, les ci-\nments anti-acides de la cimenterie Certus »,\nHambourg, résistent à tous les acides. Les alcal:s,\nau contraire, attaquent tous les ciments anti-acides.\n(« Sauerefeste Zemente ». Berlin, Technisch.es Ge-\nmeindeblatt, 5 novembre 1923. N° 15, p. 135.)"}, {"page_pdf": 26, "page_imprimee": "216", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192406-01.1.26", "debut_caractere": 13, "fin_caractere_exclue": 2836, "texte": "CARACTERISTIQUES DES BRIQUES AMERI-\nCAINES. En collaboration avec le Bureau of\nStandards, l'American Society for Testing Mate-\nrials a établi les normes suivantes relativement aux\nbriques d'argile. Ces normes se rapportent à la\nrésistance à la compression, à la résistance, à la\nflexion et à l'absorption.\nLes briques d'argile sont réparties en quatre ca-\ntégories, savoir : les clinkers ou briques vitrifiées,\nles briques de cuisson dures, à côté desquelles se\nplacent les silico-calcaires durs, les briques de ma-\nçonnerie et les briques tendres.\n1° Briques vitrifiées. Absorption : moyenne\nde cinq essais, I pour 100 ou moins; résistance à\nla compression (éprouvettes placées de champ) :\nmoyenne de cinq essais, 5.000 livres par pouce\ncarré, soit 350 kgs. par centimètre carré; résis-\ntance minimum pour chaque éprouvette, 4.000\nlivres par p2, soit 280 kgs. par cm2, résistance à\nla flexion : moyenne de cinq essais, 1.200 livres\npar p2, soit 84 kgs par cm2; résistance minimum\npour chaque éprouvette, 8.000 livres par p2, soit\n56 kgs par cm2.\n2° Briques de cuisson dure et briques silico-cal-\ncaires y assimilées. Absorption : moyenne de\ncinq essais, de 5 à 12 0/0; absorption maximum\npour chaque éprouvette, 15 0/0; résistance à la\ncompression ; moyenne de cinq essais, 3.500 livres\npar pouce carré, soit 245 kgs cm2; résistance mini-\nmum pour chaque éprouvette, 2.500 livres par\npouce carré, soit 175 kgs cm2; résistance à la\nflexion : moyenne de cinq essais, 600 livres par\npouce carré, soit 42 kgs cm2; résistance minimum\npour chaque éprouvette, 400 livres par pouce\ncarré,, soit 28 kgs cm2.\n3° Briques de maçonnerie. Absorption :\nmoyenne de cinq essais, de 12 à 20 0/0; absorp-\ntion maximum pour chaque éprouvette, 24 0/0;\nrésistance à la compression moyenne de 5 essais,\n2.000 livres par pouce carré, soit 140 kgs cm 2;\nrésistance minimum pour chaque éprouvette, 1.500\nlivres par pouce carré, soit 105 kgs cm 2; résistance\nà la flexion : moyenne de cinq échantillons, 450\nlivres par pouce carré, soit 3,1,5 kgs cm 2; résis-\npar pouce carré, soit 2 1 kgs par cm 2.\n4° Briques tendres. Absorption : moyenne de\ncinq essais, 20 0/0 et au-dessus; absorption illimi-\ntée pour chaque éprouvette prise isolément; résis-\ntance à la compression : moyenne de cinq essais,\n1.000 livres par pouce carré, soit 70 kgs cm 2,\nrésistance minimum pour chaque éprouvette,\n800 1 ivres par pouce carré, soit 56 kgs cm 2; résis-\ntance à la flexion : moyenne de cinq essais, 300 li-\nvres par pouce carré, soit 21 kgs cm2; résistance\nminimum pour chaque éprouvette, 200 livres par\npouce carré, soit 14 kgs cm2.\nPour classer une brique dans l'une de ces clas-\nses, on prend la valeur la plus faible de ces trois\nsortes d'essais. ,\n(« Revue des matériaux de construction »,\nfévrier 1923.)\nLE PRÉSENT NUMÉRO RENFERME HUIT PLANCHES HORS-TEXTE"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1924-06-01-c026", "article_bluemountain": "bmtnaac_1924-06_01#c026", "volume": "bmtnaac_1924-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "214", "page_fin": "215", "image_debut": 24, "image_fin": 25, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192406-01.2.6.1", "titre_corps": "LE MASTIC DE VITRERIE", "titre_sommaire": "LE MASTIC DE VITRERIE", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 24, "page_imprimee": "214", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192406-01.1.24", "debut_caractere": 13, "fin_caractere_exclue": 2974, "texte": "LE MASTIC DE VITRERIE\nLe cahier général des charges, article 66,\nstipule « que le mastic de vitrerie sera com-\n» posé de craie et d'huile de lin bouillie,\n» avec addition de 1/3 de céruse pour 2/3\n» de craie et que le mélange sera parfaite-\n» ment homogène ».\nD'autre part, le cahier des charges type\nXXIII pour les entreprises de travaux des\nchemins de fer de l'Etat, stipule que ce mas-\ntic sera préparé à pied d'œuvre et composé\nexclusivement de craie et d'huile de lin cuite,\nle tout travaillé à la main jusqu'à parfait mé-\nlange, de manière à former une pâte parfai-\ntement liée s'étirant en nappe mince.\nIl supprime donc l'addition de céruse,mais\nne précise pas non plus le dosage de la craie\net de l'huile de lin. Cette omission est répa-\nrée par le cahier des charges types XXVIII,\nqui stipule page 14 :\n«Le mastic sera composé de 82 p.c. de\npetit blanc parfaitement pulvérisé et de\n18 p.c. d'huile de lin non cuite : Celle-ci\nsera claire et pure, d'une densité comprise\nentre 0.931 et 0.933 à 15° C.\n» Le mastic sera complètement exempt\nde siccatif ».\nQuant au cahier des charges général rela-\ntif aux entreprises de fournitures, il est muet\nà ce sujet.\nLa plupart des cahiers spéciaux des char-\nges s'en tiennent aux indications générales\ndu cahier des charges type XXIII, mais d'au-\ntres, par le fait que le cahier général des\ncharges parle d'addition de céruse, insèrent\nun article 66 modificatif portant :\n€ Le blanc de zinc remplacera la céruse\ndans la composition du mastic ».\nL'expérience montrant qu'un bon mastic\nde vitrerie peut comprendre uniquement du\npetit blanc en poudre et de l'huile de lin,\nil y aurait lieu, tout d'abord, de s'en tenir\npour tous nos cahiers des charges à ces deux\néléments.\nDe plus, il est inutile d'exiger de l'huile\nde lin cuite. On augmente, de ce fait, sans\nbénéfice pratique, le coût du mastic.\nD'autre part, une étude tant pratique que\nthéorique, faite par le service technique des\nVoies et Travaux, a montré que la teneur\nimposée de 1 8 p.c. en huile de lin peut être\navantageusement diminuée. En effet, les\nmastics préparés avec ce dosage sont géné-\nralement trop mous, et durcissent lentement\nà cause de leur forte teneur en huile de lin.\nDifférents essais ont été faits au sujet du\nmastic travaillé à la main et composé de craie\net d'huile de lin bouillie. Ci-après les résul-\ntats :\nI ° Mastic à 1 8 p.c. d'huile. Densité: 1.91 5.\nTrop mou, n'est pas recommandable.\n2° Mastic à 1 7 p.c. d'huile. Densité: 1.935.\nRecommandable pour les approvisionne-\nments. Peut être conservé pendant un an.\n3° Mastic à 16 p.c. d'huile. Densité: 1.970.\nRecommandable pour mise en œuvre dans\nles deux mois.\n4° Mastic à 1 5 p.c. d'huile. Densité: 2.005.\nII n'est pas recommandable et d'un travail\ndifficile.\nIndépendamment de la littérature techni-\nque sur la matière, différents fabricants de\nmastic ont été consultés. Il résulte des ren-\nseignements reçus que le mastic fourni cou-\nramment dans le commerce est fabriqué mé-"}, {"page_pdf": 25, "page_imprimee": "215", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192406-01.1.25", "debut_caractere": 13, "fin_caractere_exclue": 2445, "texte": "caniquement avec de la craie et de l'huile\nde lin crue, ce qui contribue à diminuer nota-\nblement le prix de revient sans pour cela\ndiminuer en rien la qualité d'un bon mastic\nde vitrier. Quant à la composition en huile\nde lin et craie employée par ces fabricants,\nelle se rapproche sensiblement de celle spé-\ncifiée au 2° et au 3° ci-dessus, suivant que le\nmastic doit être approvisionné ou mis en\nœuvre immédiatement; la teneur en huile de\nlin pourrait même être réduite d'un demi\npour cent dans chaque cas, si le mastic était\nfabriqué mécaniquement.\nA la suite de cette intéressante étude, les\nstipulations de l'article 66 du cahier général\nces charges et du cahier des charges type\nXXIII, relatives à la composition du mastic,\nsont remplacées par les conditions suivantes\nqu'il y aura lieu, à l'avenir, d'insérer dans\nles cahiers des charges spéciaux :\nLe mastic sera composé de craie pulvérisée\net d'huile de lin non cuite. Celle-ci claire et\npure, d'une densité comprise entre 0.931 et\n0.933 à 15° C.\nLe mastic sera complètement exempt de\nsicatif. Son dosage sera établi comme suit :\n10 Mastic travaillé à la main.\n1 6 p.c. d'huile de lin crue et 84 p,c. de\ncraie pulvérisée pour le mastic à mettre en\nœuvre dans les deux mois; I 7 p.c. d'huile\nde lin crue et 83 p.c, de craie pulvérisée pour\nle mastic d approvisionnement ou à mettre\nen œuvre dans un délai supérieur à deux\nmois;\n2° Mastic préparé mécaniquement.\nLes teneurs indiquées ci-dessus pourront\nêtre réduites d'un demi pour cent en huile\nde lin crue.\nCes compositions seront travaillées jusqu'à\nparfait mélange, de manière à former une\npâte parfaitement liée et s'étirant en nappe\nmince.\nLe mastic à mettre en œuvre sera générale-\nment préparé à pied d'œuvre, de façon à per-\nmettre la vérification des produits à employer.\nDans le cas de fournitures importantes, le\nmastic pourra être préparé mécaniquement à\nl'usine, après vérification préalable des ma-\ntières premières et sous la surveillance d'un\ndélégué de l'administration.\nLes cahiers des charges spéciaux stipuleront\nsi cette préparation mécanique sera admise.\nToutefois, le mastic pourra comprendre de\nl'huile de lin cuite, dans des cas exceptionnels\nà fixer par le fonctionnaire dirigeant et sui-\nvant les proportions à prescrire par lui. Les\ncahiers des charges spéciaux devront, le cas\néchéant, être complétés par une clause addi-\ntionnelle.\n(D'après la « Chronique des Travaux\nPublics », 22 juin 1924.)"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1924-06-01-c027", "article_bluemountain": "bmtnaac_1924-06_01#c027", "volume": "bmtnaac_1924-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "215", "page_fin": "216", "image_debut": 25, "image_fin": 26, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192406-01.2.6.2", "titre_corps": "ALLEMAGNE. CIMENT RESISTANT AUX", "titre_sommaire": "ALLEMAGNE. 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Giirlitt sur la « Conservation du cceur d'anciennes villes ». Une bro-\nchure de 24 pages. (Prix en librairie : 2 francs.) gratuit\nc) L'Abbaye de la Cambre, par G. des Marez. 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Beau\nvoluaae de 516 pages, sur papier couché, illustré de 250 dichés fr. 15.\nPont s'abonner à « La Cité » ou obtenir des livres, il suffit\nde verser, dans n'importe quel bureau des postes, au crédit du\ncompte chèques postaux n* 166.21 Revue « La Cité », la somme\ndue et d'inscrire sur le bulletin de versement le titre du livre et les\nnom et adresse du souscripteur."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1924-06-01-c030", "article_bluemountain": "bmtnaac_1924-06_01#c030", "volume": "bmtnaac_1924-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 2", "page_fin": "couv. 2", "image_debut": 2, "image_fin": 2, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192406-01.2.9", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 2, "page_imprimee": "couv. 2", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192406-01.1.2", "debut_caractere": 1262, "fin_caractere_exclue": 1521, "texte": "r\no\no\no\no\n>\no\no\n3\nî-\nL\n\\\ns\nNI I FI CI/ ASPIRATEUR\nI L I I OIX ELECTRIQUE\nZe meïtteur du Monde\n.H..M1LL5._.,92 ;AV' Louise SRUXELLES\nAGENT GÉNÉRAL POUR LA BELGIQUE\nDemandez le\nCatalogue n'B\nou un appareil\nà l'essai\nsans frais\nVous serez émerveillé\nTél : 272,61"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1924-06-01-c031", "article_bluemountain": "bmtnaac_1924-06_01#c031", "volume": "bmtnaac_1924-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 3", "page_fin": "couv. 3", "image_debut": 27, "image_fin": 27, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192406-01.2.10", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 27, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192406-01.1.27", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1380, "texte": "ÉTABLISSEMENTS\n- I f * *\nChapel & Pluntz\nSOCIÉTÉ ANONYME 0 0 Flrai ixcluslviniMt Btlft iipils n foiiitten tn IM4\nBUREAUX . MAGASINS et ATBLIBRS •\n7, Rue Rene Dubreucq a* t ***•«> 138, Chaussée de Wavre\nIXELLES^BROXELLES\nTéléphone: 47,40\nDirecteur-Administrateur î MARTIAL CHAPBL\nSpécialité d'articles pour bâtiments :\n* ————————Lmmmmmmm»' '■\nColonnes.(plu* de 200. modèles), Pilastres, Colonettes ornée»» Tuyaux de descente» Gargouille*,\nChâssis dégoûta, de Citernes, Slerfputs. Glissières de cheminée, Pljqueat d'ancrage, Marche*\net Grilles à jour. Cloches de calorifère, Barreaux, Pot* de cuiaine, Taques ornée», etc.\nPoulie*, Volant*» Engrenage* et toutea Piècea Mécanique*. Toutes pièce* dê Poileriê\nd'Ornejncnlation• Petite Mécanique* etc., en grande série.\nATELIER DE NICKELAGE\nMODELES ET PRIX SPECIAUX POUR ADJUDICATIONS PUBLIQUES EN :\nMargelles (Trou* d'homme), Avaloir*, Regard* degout*, Tuyaux, Pçteaux indicateur*, Caß*\ndélabre*, etc. ALBUMS OU PLANCHES SEPAREES SUR DEMANDE\nDépôt de Poutrelles en Acier\nFers et Aciers pour Constructions\nRONDS, FILS, FEUILLARDS, etc. Coudés et façonnés sur demande suivant\nd'exécution pour BETON ARME, Ingénieur spécialiste à la disposition des ei\n•t architectes pour devis, dessina, élaboration de plans, calculs ,de résistance» etc.\nBoulons • Perçage • Charpentes -Gitages complets-Poutres rivées, etc.\nm m il\n111 111 m 111 111 tll\nI"}]}], "pages_ocr_originales": [{"page_pdf": 1, "page_imprimee": "couv. 1", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192406-01.1.1", "texte": "Rouno wi noecKe"}, {"page_pdf": 2, "page_imprimee": "couv. 2", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192406-01.1.2", "texte": "Revue /*\\ E N S U E L L E BELGE\nLA CITÉ\nURBANISEE ARCHITECTURE ■ ART rUBLIC\nRECONSTRUCTION\nDES REGIONS DÉVASTÉES\n1 ■' 1 as—a———^\nRédacteurs : MM. Fern. BODSON, architecte (Bruxeïke); J. DE LIGNE, architecte\n(Bruxelles) ; J. EGGERICX, architecte (Bruxelles) ; Huib. HOSTE, archi-\ntecte (Bruges) ; Raymond MOENAERT, architecte (Bruxelles) ; L. van der\nSWAELMEN, architecte-paysagiste (Bruxelles); J. M. van HARDÊVELD\n(Amsterdam); M. Raph. VERWILGHEN, Ingénieur Urbaniste (Bruxelles),\nSecrétaire de la Rédaction.\nLa* Rédacteur* et Collaborateur* *o«t seul* re*ponaafcia* de leur* trticlw, H Mtt natki MmfN\n(km |la Cité de tout ourrage dont deux exemplaire* aérait eroveyé* àla Rsvue.\nPour la rédaction, l'administration et les demandes d'abonnement, s'adresser au Siègp\nde la Revue : 10, Place Loix, Saint-Gillee^Bruxelles.\nPour la vente au numéro s'adresser exclusivement aux librairies. Dépôt prinisipal : Li-\nbrairie Lamertm, 58-62, Coudenberg. Bruxelles.\nABONNEMENT : Belgique 10 fr. ; Etranger, 15 fr. Le numéro,, Un franc.\nLes abonnements peuvent se prendre en versant la somme de 10 francs au crédit du\nCompte chèques-postaux n° 16621 (Revue : La Cité). Moyennant un sup-\nplément de 3 francs les numéros sont envoyés mensuellement sous enveloppe\ncartonnée.\n\nr\no\no\no\no\n>\no\no\n3\nî-\nL\n\\\ns\nNI I FI CI/ ASPIRATEUR\nI L I I OIX ELECTRIQUE\nZe meïtteur du Monde\n.H..M1LL5._.,92 ;AV' Louise SRUXELLES\nAGENT GÉNÉRAL POUR LA BELGIQUE\nDemandez le\nCatalogue n'B\nou un appareil\nà l'essai\nsans frais\nVous serez émerveillé\nTél : 272,61"}, {"page_pdf": 3, "page_imprimee": "201", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192406-01.1.3", "texte": "LES TRAVAUX GRAPHIQUES DE\nJOZEF PEETERS\n\nEn parlant d'art graphique, je cite souvent deux artistes, deux\nreprésentants en Belgique d'un art constructiviste. Et si je les cite\nsouvent ensemble, c'est qu'ils sont actuellement les seuls chez nous\nqui innovent et qui aient produit dans la décoration graphique des\nœuvres solides, déjà connues et recherchées. Je les apparente aussi,\nparce que ne procédant pas d'une même inspiration, ils emploient\nnéanmoins les mêmes matériaux et partent des mêmes principes. Il\ns'agit de Karel Maes et de Jozef Peeters.\nJe me réserve de parler un jour des réussites et des procédés du\npremier. Je viens d'étudier longuement l'œuvre du second. J'en tire\ncette conclusion que sous peu, plus tôt qu'on ne pense, nous pour-\nrons disputer aux artistes étrangers qui, jusqu'ici, dans ce domaine,\nnous donnaient des leçons, la première place. Il y aura encore des\ndifficultés à vaincre, l'esprit de routine de certains industriels. Mais\ndes difficultés du même genre ont déjà été vaincues. Or, ici, il suffit\nd'éditeurs intelligents.\nPeeters est peintre. Je sais, ce n'est pas sa peinture qui nous\noccupe en ce moment. Il ne serait pas inutile cependant d'en toucher\nquelques mots. Comme tous les peintres qui passèrent par l'Académie\ndes Beaux-Arts, il sait camper sur une toile une anatomie classique.\nIl n'est peut-être pas sans intérêt de savoir qu'aux temps déjà lointains\noù il vénérait encore ses professeurs, ceux-ci le tenaient pour le plus\n\nLA CITE Jî.'.ï 1 92 4."}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "202", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192406-01.1.4", "texte": "LA CITÉ. Jui'i\" 19 2 4.\n\nentraîné à ce genre d'exercices. Il était\nclassé le tout premier,\ndisent ses compatriotes les Anversois.\nMais un vilain caractère de gamin\nprécoce et raisonneur, et de mau-\nvaises fréquentations évidem-\nment firent de toutes ces bonnes\ndispositions autant d'espoirs déçus.\nOn lui attribua, à partir de ce mo-\nment, tous les dérèglements esthéti-\nques : impressionnisme, expressionnisme, futurisme, orphisme,\ncubisme, constructivisme. Et il en est arrivé au point que lorsqu'il\ns'avise de peindre ce qu'il fait par tempérament il ne fait plus\nque de la peinture, c'est-à-dire mettre des couleurs, à l'aide d'un\npinceau, sur une surface plane. Pas tout à fait d'une façon arbitraire,\ncar il y a là des moyens qui ne semblent pas être à la portée de tout\nle monde et l'image qu'il nous présente ainsi, placée à côté d'une\nœuvre sage, annule celle-ci à son bénéfice. Mes amis appellent cela de\nla plastique pure. Je sens ce qu'ils veulent dire, je sens encore mieux\nce qu'ils ne pensent pas toujours eux-mêmes, à savoir : qu'il y a\nactuellement en art des valeurs émotives, mais que\nl'on n'avait jamais comprises sans mise en scène, une sincérité atté-\nnuée jadis par d'infinies précautions oratoires, en faisant appel au\nbric-à-brac d'accessoires d'un intérêt purement sentimental, et con-\nventionnels au surplus.\nCommence-t-on à entrevoir pourquoi j'insiste d'abord sur les\nqualités du peintre? Autre chose encore retient mon attention. Ce\npeintre abstrait est aussi architecte d'intérieur. N'entendez pas qu'il\norne, adapte, arrange à l'artiste. Il crée. Il fait le meuble et tout\nce qui trouve place dans un logis, étudie les matériaux et leurs possi-\nbilités.\nIl est nécessaire de connaître ces différents aspects du même\ncréateur pour juger plus sûrement de ses travaux graphiques. Ils\nnous montreront l'unité de ses tendances et de son inspiration, et la\n\nJ. PEETERS. - EX LIBRIS."}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "203", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192406-01.1.5", "texte": "LA CITÉ J \"i', \" 1 9 2 4.\n\nJ. PEETERS • EX-LIBRIS.\n\nconcordance de ses diverses conceptions\navec les idées qui doivent libérer l'art con-\ntemporain de toute morbidesse. Si nous\nsommes tout d'abord sensibles à l'harmo-\nnie et 1 originalité de ses compositions\nqualités de peintre nous sommes aussi\nfrappés par la justesse mathématique,\nl'équilibre et la solidité de la ligne\nqualités de constructeur. Reste l'élégance,\nou, pour mieux dire, la sobriété visant au\nmaximum d'effet utile. Voyez ici quelques reproductions et dites\ns'il y atteint.\nTous les dessinateurs, tous les lithographes, illlustrateurs,\ndécorateurs, même les peintres de calicots, les entrepreneurs de publi-\ncité murale et les fabricants d'enseignes lumineuses vous apprendront\nque la principale difficulté technique de leur métier gît dans le dessin\nde la lettre. Et c'est vrai. Pourtant la lettre peut rester lisible tout\nen variant à l'infini, toutes interprétations sont possibles voyez\nl'histoire de l'imprimerie. D'où vient alors la difficulté? Du préjugé.\nEn Occident, la lettre fut rarement considérée comme élément\ndécoratif, parce qu'on n'y attachait aucun symbole. A partir de la\nrenaissance, il eût semblé aussi ridicule de se servir des signes de\nl'écriture, cursive ou imprimée, pour essayer une composition origi-\nnale, que de se servir de formes purement géométriques, ces éléments\nn'étant pas assez choisis. Des combinaisons de ce genre avaient néan-\nmoins cours chez d'autres peuples. Vous connaissez les effets déco-\nratifs qu'ont tiré des signes de leur écriture les Japonais, les Persans,\nles Arabes. Il ne s'agit pas de trouver chez eux des modèles. Nos\nbuts ne sont pas identiques, notre sensibilité diffère et nous ne\nvoyons pas comme eux. Mais on se rend compte que d'heureux\nrésultats sont possibles.\nJe sais que nos caractères latins ne s'y prêtent pas ou, plus\nexactement, ne s'y prêtaient pas aussi aisément. Exemple : une\n\nJ. PEETERS.\nPOTEAU INDICATEUR\nPOUR UNE EXPOSITION\nDU CERCLE «MODERNE\nKUNST » D'ANVBRS."}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "204", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192406-01.1.6", "texte": "LA CITÉ. l9 2 4.\n\nvaporeuse affiche de Chéret est en partie muti-\nlée par les lettres massives qu'y plaquait le\nlithographe. Obtenir un dessin plaisant à\nl aide de cette lettre n'est donc pas facile, mais\npourquoi! D'autant plus que nous sommes des\nesprits raisonneurs et curieux, nous voulons\ntoujours saisir immédiatement la signification\nde l'objet que l'on nous soumet. Le moyen,\nalors, de décorer une page, une affiche, un car-\nton, avec des signes que nous lisons, depuis\ndes siècles, de gauche à droite et de haut en bas,\net dont la forme semble avoir été fixée immuablement, à quelques\nvariantes près, par les fondeurs de caractères? Or, voici deux couver-\ntures de programmes composées uniquement avec du texte dessiné\npar Peeters, voici des affiches dont la lettre est le seul ornement. On\nconservera ce programme, on s'arrêtera devant l'affiche. C'est ce\nqu'il fallait. On pourra s'étonner d'abord, on finira par convenir que\ntoute la surface est remplie avec un sens décoratif que l'on ne\nretrouve pas toujours dans les œuvres à prétentions. Remarquez aussi\nque la lettre ne distrait pas du thème qu'elle commente tout en\nrestant d'une lisibilité parfaite. Je trouve cela très fort.\nFantaisie? Aux artistes modernistes du Nord, Flamands et\nHollandais, on reproche assez souvent une rigidité dogmatique des\nformes. Ce reproche dénote évidemment une incompréhension\nfoncière des principes de l'art moderne. Je me réjouis donc de pouvoir\nprésenter des travaux s'inspirant de ces principes et dans lesquels la\nformule n'élimine pas la fantaisie. Car, qu'on le sache, moderne,\nPeeters l'est dans les moindres choses. D'après lui, non seulement la\nmaison, le mobilier, les arts plastiques, le décor de la vie doivent être\nrenouvelés, mais tout. Une simple carte de visite, un cachet, une\nmarque peuvent retenir son attention. Il traite ces objets avec le\nmême sérieux qu'y mettent d'autres à nous présenter une allégorie.\nUn monogramme fait d'une seule ligne et de deux taches est pour\nlui une œuvre d'art au même titre qu'une composition plus vaste.\n\nJ. PEETERS. - EX-LIBRIS."}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192406-01.1.7", "texte": "PLANCHE I.\nJOZEF PEETERS.\nPEINTURE."}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192406-01.1.8", "texte": "PLANCHE II\nJOZEF PEETERS.\nAFFICHE."}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192406-01.1.9", "texte": "PLANCHE III.\nJOZEF PEETERS.\nCOUVERTURE DE PROGRAMME POUR UN RÉCITAL DE POÈMES."}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192406-01.1.10", "texte": "PLANCHE IV.\nJOZEF PEETERS.\nCOUVERTURE DE PROGRAMME."}, {"page_pdf": 11, "page_imprimee": "205", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192406-01.1.11", "texte": "LA CITÉ Juu î1 1 92 4.\nIl y aura encore des sourires. On s'y\nfait. La majorité du public n'admet pas\nencore qu'un ex-libris puisse être autre\nchose qu'un pastiche de Rops ou d'Au-\nbrey Beardsley. En avons-nous vu des\ncornues, des piles de livres, des crânes\ncouronnés de roses, des masques, de minuscules Victoires de Samo-\nthrace, des sphynx, tout cela caressé par une jolie fille dévêtue. On\nessaya de rajeunir le genre en y ajoutant des casques et autres attributs\nguerriers. Il doit être moins facile de dire sans façon : ce livre appar-\ntient à un tel. C'est ce que Peeters fait. Est-ce beau? Voilà où tout\nle monde n'est peut-être plus d'accord. L'homme moderne sait ce que\nparler veut dire et ne s'embarrasse plus de périphrases. Sur d'autres\nn'agit que le banal alambiqué. Peeters cherche l'antidote du symbole.\nLoué soit-il!\nUn amateur à qui je montrais quelques-uns de ces travaux y\ndécouvrit de la stylisation. Va pour stylisation. Y tenez-vous? Après\ntout, Monsieur l'amateur est bien libre d'exprimer son avis. Qui sait\n\nJ. PEÉTERS. - EX=LIBRIS."}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "206", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192406-01.1.12", "texte": "LA CITÉ. J 19 24.\n\nJ. PEETERS.\nMONOGRAM.\n\ns'il n'eut pas découvert jadis que l'elzévir est la\nstylisation du gothique?\nEnfin, je considère Jozef Peeters comme le pre-\nmier artiste, depuis Georges Auriol, qui ait tenté\ndu moins en Belgique de donner à la présen-\ntation typographique un cachet d'art nouveau et\ndont les travaux dénotent un esprit de suite et une unité de con-\nception remarquables, de la personnalité donc.\nTous ceux qu'intéresse le livre connaissent ces lettres, vignettes,\nculs-de-lampe, ornements typographiques dessinés par Georges\nAuriol. Ils furent en pleine vogue dans l'édition française entre 1900\net 1910. On peut dire que ce fut la dernière tentative intéressante\nd'avant-guerre. L'élégance florale créée par Auriol eût pu suffire\npendant longtemps encore, si notre époque n'eût été transitoire et si\nl'évolution des idées s'était fixée. Mais cette discipline et cette unité,\nvers quoi tend de plus en plus notre civilisation, répudient le motif\nsentimental, même dans le texte imprimé dont la présentation\ndevient un problème de construction suggestive, l'art de com-\nposer une page dans laquelle l'ornement n'écrase pas le texte,\nd'une lecture peu fatigante, typographiquement solide et sobre.\nLa lettre devient plus massive et plus noire, le dessin en\nest plus rectiligne et l'idée énoncée, le titre, la signature\nse détachent ainsi en vigueur, quoique sans trop de relief.\nOr, la lettre de Peeters lui sert à tout, à souligner et à orner. Ses des-\nsins ne sont faits que d'éléments graphiques. On ne peut en mécon-\nnaître la valeur esthétique et il faut convenir que l'originalité et\nl'utilité vont de pair en concourant à la clarté et à l'unité de la com-\nposition. Ça se tient, c'est solide.\nAfin de pouvoir renouveler sans cesse des éléments autres que\nceux, bientôt démodés, puisés dans la casse de l'imprimeur, il fut\naussi un des premiers à employer une matière, le lino, dont l'usage,\ndepuis peu, se généralise parmi les artistes d'avant-garde. Les carac-"}, {"page_pdf": 13, "page_imprimee": "207", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192406-01.1.13", "texte": "LA CITÉ 1 92 4.\n\ntères et dessins d'illustrations gravés sur linoléum n'ont pas, il est\nvrai, la netteté du bois et ne permettent ni le fignolage, ni de grandes\nmasses. Car la matière est tendre et réclame une technique spéciale,\ncar les noirs annuleraient le texte s'ils s'imposaient trop brutalement,\nsans souci des valeurs proportionnelles. Pour s'en servir avec art,\nil faut un sens de la mesure et une dextérité qui ne s'acquièrent pas\ndès le premier essai. Outre qu'il ait déjà donné de grandes planches\ndécoratives d'un bel effet, ce procédé convient on ne peut mieux\npour les tirages restreints et les périodiques. Par la malléabilité du\nlino et la possibilité d'une exécution rapide, la présentation typogra-\nphique peut être changée sans grands frais lors de chaque parution.\nPeeters, qui est encore jeune il a trente ans et a déjà\npratiqué différents métiers d'art avec succès, nous étonnera encore.\nNous pouvons le compter parmi les meilleurs novateurs de la géné-\nration qui réalise ses rêves de jeunesse. Peintre, graveur, dessinateur,\narchitecte d'intérieur, décorateur, écrivain, son activité s'exerce sous\nde multiples formes et il apporte dans la propagande intense pour\nl'art moderne, non seulement une collaboration active, mais un large\nesprit de solidarité confraternelle. Seules, les périodes de grande lutte\nconnaissent ces efforts en commun et il est parfois émotionnant de\npenser que nous vivons une telle époque. Je viens de présenter un\nartiste qui y contribue de toutes ses forces.\n\nMaurice CASTEELS.\n\nJ. PEETERS. - CUL DE LAMPE."}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "208", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192406-01.1.14", "texte": "LA CITÉ. 19 2 4.\n\nGALERIES GEORGES GIROUX.\nExposition Provinciale des Arts Décoratifs\net Industriels. <juillet 1924>\n\nCette exposition est vraiment réussie, et l'on peut seulement\nregretter d'en voir si rarement de semblables, nettement orientées vers\nles recherches modernistes et n'excluant pas les objets usuels et indus-\ntriels. Nous devons d'abord féliciter les organisateurs, parmi lesquels\nM. Marius Renard, député permanent du Brabant, et\nM. Léopold Rosy, directeur du « Thyrse ». L'exposition est\nfort bien présentée dans le cadre correct des Galeries Giroux, qui sont\ntrès bien éclairées et spacieuses à souhait.\nLa section des objets mobiliers divers, affiches, dessins, etc.,\ncomprend des stands remarquables. Le mobilier de salle à manger de\nM. Gaspard en noir est de fort bon goût; le boudoir dans le\ngenre japonais de M. Sneyersa cette simplicité et cette élégance\nqui caractérisent cet architecte et ce décorateur subtil et fin. Il con-\nvient de lui rendre particulièrement hommage, car Sneyers fut un\nprécurseur terriblement attaqué dans sa jeunesse et très peu soutenu.\nIl n'a jamais abandonné son magnifique effort et c'est un peu grâce à\nlui que l'école moderne peut, à l'heure actuelle, triompher.\nM. Baugniet expose aussi une salle à manger sobre et élégante,\nrépondant aux données du problème actuel : confort et bon marché.\nIl est impossible de citer tout le monde : force nous est de noter seule-\nment en passant les tapis, papiers peints, coussins, batiks, dentelles,\nobjets brodés, neufs et soignés et dus souvent à la collaboration d'ar-\ntistes réputés. La section des grès, céramiques, mosaïques, ciselures,\nbijoux a le même intérêt. Artistes et artisans cherchent et trouvent. La\nSociété belge des Urbanistes et Architectes modernistes est repré-\nsentée par ses membres les plus actifs: M. Victor Bourgeois\nmontre ses belles réalisations de la rue du cubisme et de la cite de Ber-"}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "209", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192406-01.1.15", "texte": "LA CITÉ. Jvnn 1 92 4,\n\nchem. Il est parvenu, grâce à une parfaite sobriété, à la grandeur et cela\nen construisant d'une façon très économique.\nM. J. Eggericx expose les plans de « Floréal » et du\n« Logis », les coquettes cités-jardins de Boitsfort, exécutées avec la\ncollaboration de l'urbaniste M. Van der Swae 1 m c n. Il nous\nmontre en outre de très harmonieux projets d'habitations ouvrières\nconçus en des matériaux nouveaux dont, en collaboration avec\nl'lngénieur Rap h. Verwilghen, il pousuit l'étude.\nM. J. F. H o e b e n est le plus hardi des novateurs. Il est simple\net précis. La maison de M. P. Rubbersau Dieweg à Uccle présente\nde sérieuses qualités; les plans de MM. A. Pompe, L. DeK o -\nninck, J. Deßidder, L. Sneyers sont des recherches vers\nplus de beauté et de vérité.\nM. V anHuffel, l'architecte de la Basilique de Koekelberg,\nnous fait connaître un nouvel aspect de son riche talent. Les photogra-\nphies de mobiliers et d'intérieurs, davantage encore le coloris somp-\ntueux des tapis qu'il expose, retiennent vivement l'attention.\n\nCh. C."}, {"page_pdf": 16, "page_imprimee": "210", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192406-01.1.16", "texte": "ARCHITECTURE\n\nA PROPOS DES NOUVEAUX BATIMENTS\n... DE L'UNIVERSITÉ DE BRUXELLES ...\n\nDédié à MM. les Ministres des Beaux-Arts, des Travaux Publics et des Finances\nAi propos des nouveaux bâtiments de 1 Uni-\nversité, dans un rapport paru en septembre\n1923, j'ai relevé, à l'actif de diverses admi-\nnistrations, une suite impressionnante « d er-\nreurs » qu'il aurait été possible d éviter, et\ndont les conséquences sont 1 enlaidissement\nde la ville et le gaspillage des ressources\npubliques.\nJ'ai cité, parmi elles, le regrettable bâti-\nment soi-disant provisoire, destiné à la Foire\nCommerciale, qui déshonore une partie du\nbeau parc du Cinquantenaire.\nCe parc, d'un tracé si judicieux, si bien\ncompris ,subit en ce moment un nouvel as-\nsaut dont il sortira, si personne ne s y oppose,\ndéfinitivement mutilé... Le jardin du Cinquan-\ntenaire était à l'origine un parc fermé dont les\nbâtiments du Musée formaient le fond. C est\nce qui motive et justifie leur forme en demi-\ncercle; c'est pour la même raison que le sol\ns'élève vers le centre de l'hémicycle. Compo-\nsition logique et de belle allure.\nLe percement de l'avenue de Tervueren\ndevait malheureusement, mais inévitable-\nment, changer l'aspect du parc, traversé par\nune grande voie à circulation intense. Tout\nle caractère de la conception se trouvait a\nreviser. Lors de la création de 1 avenue, il\neût fallu étudier le problème avec le soin\nqu'il méritait. Evidemment, il n en fut rien.\nHâtivement, on fit l'arrangement qui sub-\nsiste à peu près intact depuis l'exposition de\n1897; solution peu heureuse, mais dont la\nconservation se justifiait par la détresse finan-\ncière du gouvernement.\nTout à coup ,les services compétents esti-\nment que le moment est venu de modifier la\nsituation existante et ils entreprennent les\ntravaux dont nous pouvons déjà mesurer les\nappréciables résultats.\nUne route nouvelle, entièrement achevée\naujourd'hui, descend de 1 arche nord de 1 ar-\ncade et rejoint l'ancienne avenue au bas du\nterre-plein.\nPour le promeneur arrivant de la rue de la\nLoi, cette route semble faire un dos d'âne\nElle cache toute la base de l'arcade.\nElle se dirige droit sur la pile soutenant\ndeux arches du monument, puis elle oblique\npour passer sous l'arcade, par un, mouvement\nd'une telle gaucherie,qu on ne peut rien ima-\nginer de plus pitoyable! Les auteurs du pro-\njet eux-mêmes ont dû s'en apercevoir, car ils\nont entrepris d'y porter remède et un second\nprojet est en voie d'exécution.\nNe tenant aucun compte des travaux à\npeine achevés, le tracé nouveau comporte\ndeux avenues parallèles, allant en ligne droite\ndes deux arches latérales de 1 arcade à 1 en-\ntrée du parc.\nSur le parcours de ces routes, se trouvent\nles superbes marroniers, les plus beaux arbres\nde la ville peut-être. Peu importe, les mar-\nroniers gênent, on les abat.\nSans la réprobation générale, tous auraient\ndisparu. On aurait aussi sans doute démoli\nles deux colonnes en grès de Quenast situées\nsur la même ligne, comme on a détruit le\nbassin situé au croisement de la route cen-\ntrale et d'une allée parallèle aux façades du\nMusée, bassini remplacé par un misérable\npetit rond-point qui n'est même plus dans\nl'axe de cette dernière allée.\nComment qualifier un tel vandalisme?\nComment qualifier le personnage qui,\naprès avoir prouvé son incapacité par une\nerreur grossière, ose porter la main sur 1 œu-\nvre réussie d'un maître et sur 1 œuvre inéga-\nlable de la nature?\nComment admettre sans indignation la ré-\npétition de ce scandale qui consiste à faire,\nà grands frais, un travail si mal conçu, qu'il\nfaut le démolir, le refaire ou le transformer\naussitôt terminé?"}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "211", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192406-01.1.17", "texte": "ARCHITECTURE\n\nL'expérience de l'escalier et de la rue si-\ntués derrière la statue du général Belliard,\nqu'il a fallu transformer aussitôt achevés,\nparce qu'ils avaient été faits en dépit du bon\nsens, n'a servi à rien. La mutilation du parc\ndu Cinquantenaire, la démolition de la route\nnouvelle à laquelle on a travaillé des mois,\nen sont la preuve.\nEt l'on se demande à quoi sert la Com-\nmission des Monuments et des Sites; l'on se\ndemande qu'est-ce qui pourrait bien servir de\nleçon aux auteurs de tels errements.\nEt aussi, qu est-ce qu'il faut pour émou-\nvoir les pouvoirs publics et les amener à pren-\ndre des sanctions afin d'empêcher la perpé-\ntuelle répétition des mêmes destructions, des\nmêmes erreurs, des mêmes gaspillages.\nMars 1924.\n(« L'Emulation », avril 1924.)\n\nPaul BONDUELLE.\n\nLA PROFESSION D'ARCHITECTE. MM. Wau-\nwermans, Buyl et Fischer ont déposé sur le bureau\nde la Chambre une proposition de loi relative au\ndiplôme et à l'exercice de la profession d'archi-\ntecte. Voici les principales dispositions de la pro-\nposition :\nNul ne peut porter le titre d'architecte, ni en\nexercer la profession, s il ne possède un diplôme\nétablissant qu'il a justifié des connaissances néces-\nsaires.\nQuiconque se sera publiquement attribué le titre\nd'architecte sans y avoir droit, sera puni d'une\namende de 200 à 1,000 francs. En cas de récidive,\nil sera en outre passible d'une peine d'emprison-\nnament de 8 jours à 3 mois.\nLes diplômes sont délivrés aux candidats por-\nteurs d'un certificat d'études moyennes qui auront\nsubi un examen qui comprendra deux épreuves,\nl'une préliminaire et d'admission en loge, l'autre\norale et écrite.\nUn arrêté royal déterminera les programmes de\nces épreuves.\nUn arrêté royal fixera la composition du jury.\nTout porteur de diplôme sera tenu de se faire\ninscrire au greffe provincial et, aussi, à l'accom-\nplissement d'un stage de 3 ans chez un architecte\ndiplômé.\nLes candidats pouvant produire un diplôme dé-\nlivré par une université de l'Etat, une académie de\ndessin, une école professionnelle ou technique\nagréée pour l'enseignement de l'art de l'architec-\nture seront dispensés d'examen.\nA titre transitoire, sont dispensés de l'examen et\ndfc stage, les personnes de nationalité belge qui,\nexerçant la profession au ler1er juillet 1924, justifie-\nront de leurs aptitudes par des travaux conçus ou\ndirigés par eux. ,\nLE CONGRES DES ARCHITECTES. Le\nXiIe Congrès de la Fédération Nationale des Archi-\ntectes belges s est tenu à Tournai, le dimanche\n29 juin.\nLes travaux du Congrès ont été très intéressants.\nLa vieille question de diplôme d'architecte a fait\nl'objet d'un substantiel rapport de M. Maukels, de\nBruxelles. L'orateur a commenté le projet de loi\nrelatijf à cette question.\nLes expropriations ont également fait l'objet\nd'un savant rapport rédigé par M. Snyers, de\nLiège.\nLe Congrès a entendu de curieux commentaire#\nconcernant les impositions fiscales et profession-\nnelles.\nAu ministère des Finances, on conseillerait aux\narchitectes de constituer un Conseil de discipline,\nce qui pourrait faciliter l'application des carnets à\nsouches imposés par la loi fiscale.\nQuant à la construction d'habitations à bon mar-\nché, M. Puissant, de Bruxell.es,, a fait voter par le\nCongrès des vœux tendant à voir le gouvernement\ncontinuer les efforts nécessaires pour que l'étude\narchitecturale, si importante à tous points de vue,\nde l'habitation à bon marché, se poursuive et que\nla construction des logements reprenne toute son\nactivité.\nM. Clerckx, d#* Charleroi, a étudié la question\nde 3 mitoyennetés des constructions détruites par\nfaits de guerre.\nEt finalement, M. Van Kuyck, d'Anvers, a parlé\nlonguement des cours professionnels pour ouvriers\ndu bâtiment."}, {"page_pdf": 18, "page_imprimee": "212", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192406-01.1.18", "texte": "JURISPRUDENCE\nCAUSERIE JUDICIAIRE\nOPTION D'ACHAT\n\nSi cette histoire vous ennuie, n'allez pas\nplus loin. Elle ne vous apprendrait rien que\nvous ne sachiez déjà.\nSi elle vous intéresse, au contraire, ne fût-\nce qu'un peu, nous allons la recommencer.\nNous vivons en pleine crise, chacun sait ça.\nEt cette crise a cent façoçns de nous persécu-\nter. Heureux les mortels bénis des dieux qui\nont pignon sur rue! Ils peuvent dormir tran-\nquilles, sans rêver de loyers ni de logements.\nMais les autres, ceux qui doivent trouver un\nabri, pour eux-mêmes et pour leur famille,\navec quelle amertume ils voient approcher\nl'échéance, et quelles appréhensions doit leur\ninspirer l'avenir!\nOn leur avait fait de si belles promesses, à\nl'aube de la délivrance. Les difficultés seront\npassagères. L'Allemand payera. La vie chère\nn'aura qu'un temps.\nEt les loyers, vous verrez, redeviendront\nraisonnables.\nLes années ont passé. On a fait une loi,\ndeux lois, trois lois. On parle d'en faire une\nnouvelle. Parce que les matériaux sont hors\nde prix, parce que personne n'ose plus cons-\ntruire, parce que l'appétit des bailleurs, pro-\npriétaires ou principaux locataires ne fait que\ncroître et embellir.\nNous sommes, on peut le dire, mal logés de\ntoutes les manières. S'il lui reste quelque\npudeur, un locataire n'ose plus parler de ré-\nparations à son propriétaire. A quoi bon lui\nen parler d'ailleurs? Ce serait peine perdue.\nTout est à la hausse, les salaires, les con-\ntributions, la livre et le dollar. Il n'y a que\nnotre franc, ô ironie! qui s'obstine à descen-\ndre. Et cette chute fait monter des immeubles\nà des hauteurs inaccessibles pour les malheu-\nreux qui n'ont pas trafiqué pendant les jours\nmaudits.\nEt malgré tout, plusieurs se montrent mé-\ncontents. Les amateurs ont beau se disputer\nà coups d'enchères : l'ambition des vendeurs\ndépasse leurs convoitises. Excelsior! Toujours\nplus haut : telle est la devise de quiconque\njette un immeuble sur le marché. Les ache-\nteurs parfois se découragent, abandonnent la\nlutte et, au lieu d'être adjugés, des tas d'im-\nmeubles sont retirés.\nC'est l'éternelle balançoire. L'un offre tant.\nL'autre demande bien davantage. On discute.\nOn marchande. Si l'offre reste en deçà de la\ndemande, il n'y a rien de fait. Chacun re-\ntourne sur ses positions.\nEncore faut-il que le marchandage soit pos-\nsible, que les parties aient les mains libres et\npuissent dicter leurs conditions.\nElles ne le peuvent pas toujours.\nDes baux ,avant la guerre, contenaient pro-\nmesse de vente moyennant un prix déterminé.\nCe n'était pas encore une vente ferme. Le\nlocataire n'était tenu à rien. Il avait la fa-\nculté d'acquérir, sans plus. Il en usait, s'il le\nvoulait bien. Mais il agissait à sa guise et\npouvait laisser mourir son bail sans se porter\nacheteur.\nLe bailleur, en revanche, était lié par sa\npromesse. Il devait attendre le bon plaisir de\nl'autre et n'aurait pu songer, sans forfaiture*\nà vendre la maison à un étranger.\nAvant la guerre, en période paisible, des"}, {"page_pdf": 19, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192406-01.1.19", "texte": "PLANCHE V.\nENTÊTE DE PAPIER A LETTRE.\nAFFICHE.\nTRAVAUX GRAPHIQUES DE JOZEF PEETERS.\nCACHET.\nCARTE DE VISITE."}, {"page_pdf": 20, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192406-01.1.20", "texte": "PLANCHE VI.\nPORTEFEUILLE DE LA REVUE.\nHET OVERZICHT.\nTRAVAUX GRAPHIQUES DE JOZEF PEETERS.\nAFFICHE POUR LE CONGRÈS DE L'ART\nMODERNE, TENU A ANVERS EN 1922"}, {"page_pdf": 21, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192406-01.1.21", "texte": "PLANCHE VII\nJOZEF PRETERS\nAFFICHE."}, {"page_pdf": 22, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192406-01.1.22", "texte": "PLANCHE VIII.\nJOZEF PEETERS.\nAFFICHES."}, {"page_pdf": 23, "page_imprimee": "213", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192406-01.1.23", "texte": "JURISPRUDENCE\n\nengagements de ce genre n'offraient qu'un\nmédiocre inconvénient.\nMais après le cataclysme, qui dure encore,\nque de drames ils ont suscités! Une maisno,\nqui vaut de l'or, Monsieur, devoir la lâcher\npour une croûte de pain. Est-ce juste, cela?\nLa loi et les juges peuvent-ils approuver des\nextorsions pareilles, qui crient évidemment\nvengeance au Ciel!\nVoilà bientôt cinq ans qu'on chante cette\nantienne dans les prétoires, ici et ailleurs,\navec des succès divers.\nLa jurisprudence, légèrement hésitante au\ndébut, paraît maintenant fixée. On semble\nd'accord sur la portée de l'article 1674, le\nseul qui vienne au secours du propriétaire\ndépouillé.\nQue raconte ce providentiel article?\n« Si le vendeur a été lésé de plus de sept\ndouzièmes dans le prix d'un immeuble, il a\nle droit de demander la rescision de la vente,\nquand même il aurait renoncé expressément\ndans le contrat à la faculté de demander cette\nrescision et qu'il aurait déclaré donner la\nplus-value ».\nSi vous vendez à moitié prix votre maison,\ntout est pour le mieux, et la maison restera\nvendue. Que vous l'abandonniez,au contraire,\npour moins des cinq douzièmes de sa valeur,\nvous pouvez protester après coup, réclamer\net faire casser le contrat.\nC'est au moment de la vente qu'il faut\névaluer l'immeuble.\nQuand il y a option d'achat, la vente n'est\nconclue que le jour où l'opinion est levée, et\nc'est ce jour-là que l'immeuble doit être es-\ntimé.\nOn a deux ans pour attaquer la vente ma-\nlencontreuse, et pour être reçu et écouté, le\nvendeur doit articuler des « assex vraisem-\nblables et assez graves pour faire présumer\nla lésion ».\nTous ces points-là sont admis à l'heure pré-\nsente. Si l'on ergote encore, c'est sur des\nquestions de fait et de détail.\nIl y a vingt ans, pour s'agrandir, un com-\nmerçant loue une maison contiguë à la sienne.\nEtat des lieux est dressé. Il est convenu qu'il\npourrait démolir, transformer, aménager la\nmaison à sa convenance. Car le bail lui assure\nle, droit d'acheter, pour 150,000 franc 9\nquand il en manifestera l'envie.\nCette envie lui vint tout récemment. « J'a-\nchète, fit-il savoir au propriétaire. Allons chez\nle notaire. Vos 150,000 francs sont prêts ».\n« 1 50,000 francs! gémit le pauvre homme.\nEtes-vous sérieux? J'ai fait évaluer l'autre\njour mon immeuble. C'est près de 400,000 fr.\nqu il vaut au jour d'aujourd hui ».\nOn plaida, vous pensez bien.\nLe locataire parla avec dédain de l'exper-\ntise du propriétaire. Mais le tribunal fit re-\nmarquer qu'en vingt ans le franc s'est telle-\nment déprécié qu on aurait mauvaise grâce à\nrien préciser sans véirfication préalable.\nPour le cas où une expertise serait ordon-\nnée, le locataire signalait l'importance des\ntravaux qu'il avait lui-même, et à ses frais,\nexécutés dans la maison. Allait-on faire état\nde ces améliorations et de la plus-value con-\nsécutive pour surévaluer l'immeuble litigieux?\nEn toute justice, c'est l'ancienne maison qu'il\nfallait considérer. On pouvait la supposer in-\ntacte et inchangée et dire ce qu'elle aurait\nvalu, telle quelle, au jour où le locataire avait\nmanifesté son intention d'acquérir.\nLe tribunal accueillit ces objections et ces\nréserves. Le jugement nomme des experts et\nleur demande d'estimer l'immeuble, en s'en\ntenant au juste prix dans l'opinion commune,\nabstraction « faite des convenances purement\nindividuelles des intéressés, mais en tenant\ncompte de la valeur actuelle du terrain, de la\nplus-value des constructions par l'augmenta-\ntion du prix de la main-d'œuvre et des maté-\nriaux, et en tenant compte aussi de tous les\navantages de sa situation, notamment au cen-\ntre même du foyer d'attractions que la de-\nmanderesse (la société locataire) aurait con-\ntribué à créer ou à développer en cette partie\nde l'agglomération, sans cependant avoir\négard à la plus-value que la demanderesse\naurait assurée au dit immeuble en le transfor-\nmant ou en l'incorporant à ses établisse-\nments... »\nLe jugement donne trois mois aux experts\npour donner leur avis.\n(«Le Soir »).\n\nYVES."}, {"page_pdf": 24, "page_imprimee": "214", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192406-01.1.24", "texte": "TECHNOLOGIE\n\nLE MASTIC DE VITRERIE\nLe cahier général des charges, article 66,\nstipule « que le mastic de vitrerie sera com-\n» posé de craie et d'huile de lin bouillie,\n» avec addition de 1/3 de céruse pour 2/3\n» de craie et que le mélange sera parfaite-\n» ment homogène ».\nD'autre part, le cahier des charges type\nXXIII pour les entreprises de travaux des\nchemins de fer de l'Etat, stipule que ce mas-\ntic sera préparé à pied d'œuvre et composé\nexclusivement de craie et d'huile de lin cuite,\nle tout travaillé à la main jusqu'à parfait mé-\nlange, de manière à former une pâte parfai-\ntement liée s'étirant en nappe mince.\nIl supprime donc l'addition de céruse,mais\nne précise pas non plus le dosage de la craie\net de l'huile de lin. Cette omission est répa-\nrée par le cahier des charges types XXVIII,\nqui stipule page 14 :\n«Le mastic sera composé de 82 p.c. de\npetit blanc parfaitement pulvérisé et de\n18 p.c. d'huile de lin non cuite : Celle-ci\nsera claire et pure, d'une densité comprise\nentre 0.931 et 0.933 à 15° C.\n» Le mastic sera complètement exempt\nde siccatif ».\nQuant au cahier des charges général rela-\ntif aux entreprises de fournitures, il est muet\nà ce sujet.\nLa plupart des cahiers spéciaux des char-\nges s'en tiennent aux indications générales\ndu cahier des charges type XXIII, mais d'au-\ntres, par le fait que le cahier général des\ncharges parle d'addition de céruse, insèrent\nun article 66 modificatif portant :\n€ Le blanc de zinc remplacera la céruse\ndans la composition du mastic ».\nL'expérience montrant qu'un bon mastic\nde vitrerie peut comprendre uniquement du\npetit blanc en poudre et de l'huile de lin,\nil y aurait lieu, tout d'abord, de s'en tenir\npour tous nos cahiers des charges à ces deux\néléments.\nDe plus, il est inutile d'exiger de l'huile\nde lin cuite. On augmente, de ce fait, sans\nbénéfice pratique, le coût du mastic.\nD'autre part, une étude tant pratique que\nthéorique, faite par le service technique des\nVoies et Travaux, a montré que la teneur\nimposée de 1 8 p.c. en huile de lin peut être\navantageusement diminuée. En effet, les\nmastics préparés avec ce dosage sont géné-\nralement trop mous, et durcissent lentement\nà cause de leur forte teneur en huile de lin.\nDifférents essais ont été faits au sujet du\nmastic travaillé à la main et composé de craie\net d'huile de lin bouillie. Ci-après les résul-\ntats :\nI ° Mastic à 1 8 p.c. d'huile. Densité: 1.91 5.\nTrop mou, n'est pas recommandable.\n2° Mastic à 1 7 p.c. d'huile. Densité: 1.935.\nRecommandable pour les approvisionne-\nments. Peut être conservé pendant un an.\n3° Mastic à 16 p.c. d'huile. Densité: 1.970.\nRecommandable pour mise en œuvre dans\nles deux mois.\n4° Mastic à 1 5 p.c. d'huile. Densité: 2.005.\nII n'est pas recommandable et d'un travail\ndifficile.\nIndépendamment de la littérature techni-\nque sur la matière, différents fabricants de\nmastic ont été consultés. Il résulte des ren-\nseignements reçus que le mastic fourni cou-\nramment dans le commerce est fabriqué mé-"}, {"page_pdf": 25, "page_imprimee": "215", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192406-01.1.25", "texte": "TECHNOLOGIE\n\ncaniquement avec de la craie et de l'huile\nde lin crue, ce qui contribue à diminuer nota-\nblement le prix de revient sans pour cela\ndiminuer en rien la qualité d'un bon mastic\nde vitrier. Quant à la composition en huile\nde lin et craie employée par ces fabricants,\nelle se rapproche sensiblement de celle spé-\ncifiée au 2° et au 3° ci-dessus, suivant que le\nmastic doit être approvisionné ou mis en\nœuvre immédiatement; la teneur en huile de\nlin pourrait même être réduite d'un demi\npour cent dans chaque cas, si le mastic était\nfabriqué mécaniquement.\nA la suite de cette intéressante étude, les\nstipulations de l'article 66 du cahier général\nces charges et du cahier des charges type\nXXIII, relatives à la composition du mastic,\nsont remplacées par les conditions suivantes\nqu'il y aura lieu, à l'avenir, d'insérer dans\nles cahiers des charges spéciaux :\nLe mastic sera composé de craie pulvérisée\net d'huile de lin non cuite. Celle-ci claire et\npure, d'une densité comprise entre 0.931 et\n0.933 à 15° C.\nLe mastic sera complètement exempt de\nsicatif. Son dosage sera établi comme suit :\n10 Mastic travaillé à la main.\n1 6 p.c. d'huile de lin crue et 84 p,c. de\ncraie pulvérisée pour le mastic à mettre en\nœuvre dans les deux mois; I 7 p.c. d'huile\nde lin crue et 83 p.c, de craie pulvérisée pour\nle mastic d approvisionnement ou à mettre\nen œuvre dans un délai supérieur à deux\nmois;\n2° Mastic préparé mécaniquement.\nLes teneurs indiquées ci-dessus pourront\nêtre réduites d'un demi pour cent en huile\nde lin crue.\nCes compositions seront travaillées jusqu'à\nparfait mélange, de manière à former une\npâte parfaitement liée et s'étirant en nappe\nmince.\nLe mastic à mettre en œuvre sera générale-\nment préparé à pied d'œuvre, de façon à per-\nmettre la vérification des produits à employer.\nDans le cas de fournitures importantes, le\nmastic pourra être préparé mécaniquement à\nl'usine, après vérification préalable des ma-\ntières premières et sous la surveillance d'un\ndélégué de l'administration.\nLes cahiers des charges spéciaux stipuleront\nsi cette préparation mécanique sera admise.\nToutefois, le mastic pourra comprendre de\nl'huile de lin cuite, dans des cas exceptionnels\nà fixer par le fonctionnaire dirigeant et sui-\nvant les proportions à prescrire par lui. Les\ncahiers des charges spéciaux devront, le cas\néchéant, être complétés par une clause addi-\ntionnelle.\n(D'après la « Chronique des Travaux\nPublics », 22 juin 1924.)\n\nALLEMAGNE. CIMENT RESISTANT AUX\nACIDES. Le mortier de chaux et le ciment\nPortland sont attaqués par les acides. L'industrie\nemploie en quantité des ciments résistant aux\nacides et peut ainsi remplacer des revêtements en\nplomb et des produits réfractaires, comme par\nexemple pour les aires en briques, les murs, les\ntours de lavage, les cuves, etc. Tous les ciments\nrésistant aux acides, en usage jusqu'à présent,\ntrouvent leur emploi non seulement comme revête-\nment des aires et des murs, mais aussi comme\nliant entre des p;erres artificielles réfractaires aux\nacides, des carreaux de revêtement, du verre, ceux-\nci sont enrobés de ciment. Le mélange se fait tou-\njours avec du verre sofcuble; après dessication, ces\nciments doivent être fixés; à cet effet, on les en\nduit à plusieurs reprises de 1 acide auquel ils seront\nplus tard le plus exposés. Tandis que de nombreux\nmélanges sont sensibles à d autres acides, les ci-\nments anti-acides de la cimenterie Certus »,\nHambourg, résistent à tous les acides. Les alcal:s,\nau contraire, attaquent tous les ciments anti-acides.\n(« Sauerefeste Zemente ». Berlin, Technisch.es Ge-\nmeindeblatt, 5 novembre 1923. N° 15, p. 135.)"}, {"page_pdf": 26, "page_imprimee": "216", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192406-01.1.26", "texte": "TECHNOLOGIE\n\nCARACTERISTIQUES DES BRIQUES AMERI-\nCAINES. En collaboration avec le Bureau of\nStandards, l'American Society for Testing Mate-\nrials a établi les normes suivantes relativement aux\nbriques d'argile. Ces normes se rapportent à la\nrésistance à la compression, à la résistance, à la\nflexion et à l'absorption.\nLes briques d'argile sont réparties en quatre ca-\ntégories, savoir : les clinkers ou briques vitrifiées,\nles briques de cuisson dures, à côté desquelles se\nplacent les silico-calcaires durs, les briques de ma-\nçonnerie et les briques tendres.\n1° Briques vitrifiées. Absorption : moyenne\nde cinq essais, I pour 100 ou moins; résistance à\nla compression (éprouvettes placées de champ) :\nmoyenne de cinq essais, 5.000 livres par pouce\ncarré, soit 350 kgs. par centimètre carré; résis-\ntance minimum pour chaque éprouvette, 4.000\nlivres par p2, soit 280 kgs. par cm2, résistance à\nla flexion : moyenne de cinq essais, 1.200 livres\npar p2, soit 84 kgs par cm2; résistance minimum\npour chaque éprouvette, 8.000 livres par p2, soit\n56 kgs par cm2.\n2° Briques de cuisson dure et briques silico-cal-\ncaires y assimilées. Absorption : moyenne de\ncinq essais, de 5 à 12 0/0; absorption maximum\npour chaque éprouvette, 15 0/0; résistance à la\ncompression ; moyenne de cinq essais, 3.500 livres\npar pouce carré, soit 245 kgs cm2; résistance mini-\nmum pour chaque éprouvette, 2.500 livres par\npouce carré, soit 175 kgs cm2; résistance à la\nflexion : moyenne de cinq essais, 600 livres par\npouce carré, soit 42 kgs cm2; résistance minimum\npour chaque éprouvette, 400 livres par pouce\ncarré,, soit 28 kgs cm2.\n3° Briques de maçonnerie. Absorption :\nmoyenne de cinq essais, de 12 à 20 0/0; absorp-\ntion maximum pour chaque éprouvette, 24 0/0;\nrésistance à la compression moyenne de 5 essais,\n2.000 livres par pouce carré, soit 140 kgs cm 2;\nrésistance minimum pour chaque éprouvette, 1.500\nlivres par pouce carré, soit 105 kgs cm 2; résistance\nà la flexion : moyenne de cinq échantillons, 450\nlivres par pouce carré, soit 3,1,5 kgs cm 2; résis-\npar pouce carré, soit 2 1 kgs par cm 2.\n4° Briques tendres. Absorption : moyenne de\ncinq essais, 20 0/0 et au-dessus; absorption illimi-\ntée pour chaque éprouvette prise isolément; résis-\ntance à la compression : moyenne de cinq essais,\n1.000 livres par pouce carré, soit 70 kgs cm 2,\nrésistance minimum pour chaque éprouvette,\n800 1 ivres par pouce carré, soit 56 kgs cm 2; résis-\ntance à la flexion : moyenne de cinq essais, 300 li-\nvres par pouce carré, soit 21 kgs cm2; résistance\nminimum pour chaque éprouvette, 200 livres par\npouce carré, soit 14 kgs cm2.\nPour classer une brique dans l'une de ces clas-\nses, on prend la valeur la plus faible de ces trois\nsortes d'essais. ,\n(« Revue des matériaux de construction »,\nfévrier 1923.)\nLE PRÉSENT NUMÉRO RENFERME HUIT PLANCHES HORS-TEXTE"}, {"page_pdf": 27, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192406-01.1.27", "texte": "ÉTABLISSEMENTS\n- I f * *\nChapel & Pluntz\nSOCIÉTÉ ANONYME 0 0 Flrai ixcluslviniMt Btlft iipils n foiiitten tn IM4\nBUREAUX . MAGASINS et ATBLIBRS •\n7, Rue Rene Dubreucq a* t ***•«> 138, Chaussée de Wavre\nIXELLES^BROXELLES\nTéléphone: 47,40\nDirecteur-Administrateur î MARTIAL CHAPBL\nSpécialité d'articles pour bâtiments :\n* ————————Lmmmmmmm»' '■\nColonnes.(plu* de 200. modèles), Pilastres, Colonettes ornée»» Tuyaux de descente» Gargouille*,\nChâssis dégoûta, de Citernes, Slerfputs. Glissières de cheminée, Pljqueat d'ancrage, Marche*\net Grilles à jour. Cloches de calorifère, Barreaux, Pot* de cuiaine, Taques ornée», etc.\nPoulie*, Volant*» Engrenage* et toutea Piècea Mécanique*. Toutes pièce* dê Poileriê\nd'Ornejncnlation• Petite Mécanique* etc., en grande série.\nATELIER DE NICKELAGE\nMODELES ET PRIX SPECIAUX POUR ADJUDICATIONS PUBLIQUES EN :\nMargelles (Trou* d'homme), Avaloir*, Regard* degout*, Tuyaux, Pçteaux indicateur*, Caß*\ndélabre*, etc. ALBUMS OU PLANCHES SEPAREES SUR DEMANDE\nDépôt de Poutrelles en Acier\nFers et Aciers pour Constructions\nRONDS, FILS, FEUILLARDS, etc. Coudés et façonnés sur demande suivant\nd'exécution pour BETON ARME, Ingénieur spécialiste à la disposition des ei\n•t architectes pour devis, dessina, élaboration de plans, calculs ,de résistance» etc.\nBoulons • Perçage • Charpentes -Gitages complets-Poutres rivées, etc.\nm m il\n111 111 m 111 111 tll\nI"}, {"page_pdf": 28, "page_imprimee": "couv. 4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192406-01.1.28", "texte": "PRIX DE L'ABONNEMENT A L'ANNEE EN COURS (IVe VOLUME)\nDE «LA CITE » . , 10.00 15,00\nTout nouvel abonné peut obtenir, à titre de prime :\na) Les2e et3e années de « La Cité », au prix réduit de ... . 5.00 7.50\n(Le prix en librairie est de 10 francs Belgique, 15 francs étranger).\nb) Le Cœur de la Ville de Bruxelles, par Charles Buis, avec traduction d'une confé-\nrence de C. Giirlitt sur la « Conservation du cceur d'anciennes villes ». Une bro-\nchure de 24 pages. (Prix en librairie : 2 francs.) gratuit\nc) L'Abbaye de la Cambre, par G. des Marez. (Prix en librairie : fr. 1.50), . gratuit\n\nEdition» \" TEKHNÉ „\nLA ClTE.Première année. (Rare.) . . a fr. 20.\nL'Art ei le Sadété, par H.-P, Brim, «wfeètaate à Amthdui. Tiré* à part de la Rem\n« Art «l edhnique » (aeptemtm I9l34âvrier 1914). Un «olune hwwi—Mt iaa-\npharfé et iKuatré de 98 dkèè fa. 20.\nPaul Hankar (1059-1901), pair Ckubm ©ansardy et Rajm. THubamt, Uaa faradtara\nitîkafcrée . » ( fr. 3,\nMatériaux desubstitution dans la eomtruc tion de, par j Sbrasa. Une\nbrochure illustrée , fr. 2.\nL'habitation coloniale Sa comtruetiw an Congo Belge, par Une brochure\nde 20 page» «boodanaaent illustrée . . . fr. 3.\nConstantin Meunier.L'historique de ton monument par R. Thiry et G. H«at-\ndrickx. Une brochure illustrée fr. I.\nL'Art des Jardin» et le nouveau jardin pittoresque, par Louis van der Swaebam, ambitect*-\npaysagiste fr. I.\nLA REVUE « TEKHNE » CoUcctw» coaiplète de la 2™ année (1912-1913). Beau\nvoluaae de 516 pages, sur papier couché, illustré de 250 dichés fr. 15.\nPont s'abonner à « La Cité » ou obtenir des livres, il suffit\nde verser, dans n'importe quel bureau des postes, au crédit du\ncompte chèques postaux n* 166.21 Revue « La Cité », la somme\ndue et d'inscrire sur le bulletin de versement le titre du livre et les\nnom et adresse du souscripteur.\n\n■no. IL Ruatra-nonm, r«« K*y«nv«M, m-m, IMH» T«. : 174.M."}]}