{"numero_id": "bm-bmtnaac-1925-01-01", "volume": "bmtnaac_1925-01_01", "ocr_sha256": "5bc5308a5ed03d28bdd704e0db63eb557cc421232f3f1f28ee602659ba0015fb", "source_tei": "https://github.com/Princeton-CDH/bluemountain-transcriptions/blob/main/periodicals/bmtnaac/issues/1925/01_01/bmtnaac_1925-01_01.tei.xml", "source_mets": "https://github.com/pulibrary/BlueMountain/blob/main/metadata/periodicals/bmtnaac/issues/1925/01_01/bmtnaac_1925-01_01.mets.xml", "url_numero": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192501-01", "articles": [{"article_id": "bm-bmtnaac-1925-01-01-c002", "article_bluemountain": "bmtnaac_1925-01_01#c002", "volume": "bmtnaac_1925-01_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "49", "page_fin": "53", "image_debut": 3, "image_fin": 10, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192501-01.2.2", "titre_corps": "CÖPENICK PETITE CITE PRES DE BERLIN", "titre_sommaire": "CÖPENICK PETITE CITE PRES DE BERLIN", "signature_source": "F. B", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 3, "page_imprimee": "49", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192501-01.1.3", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1126, "texte": "CÖPENICK\nPETITE CITE PRES DE BERLIN\n\nQuatre ans déjà me séparent d'un voyage à Côpenick. Quatre\nans d'après-guerre pendant lesquels on s'ingénia partout à trouver\nsolution au problème des habitations à bon marché.\nProblème aux multiples aspects et d'autant plus difficile à\nétudier que l'expérience des peuples voisins ne peut toujours venir\nen aide : les mœurs, les habitudes, comme aussi les ressources finan-\ncières - et la façon de se les procurer, - la législation, différent trop,\nnon seulement d'un peuple à l'autre, mais même de province à pro-\nvince!\nMais il n'empêche.\nQuiconque ne pourra rien entreprendre, risquera même de faire\nun retour en arrière si, dans ce domaine, il n'a pas étudié les quelques\ntypes de réalisations au nombre desquelles on doit placer la Cité-\nJardin de Letchworth, la Cité Coopérative de Mutenz près de Bâle,\nles quartiers de Rotterdam et d'Amsterdam et, en Allemagne\nla Cité de Hellerau près de Dresde, la fondation Krupp et enfin la\nCité de Côpenick.\nCertes, rien de tout cela n'est entièrement parfait, mais à bien des\npoints de vue, ce sont des types excellents et qui font réfléchir."}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "50", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192501-01.1.4", "debut_caractere": 29, "fin_caractere_exclue": 1876, "texte": "Côpenick est peu connu. Situé au-delà de Berlin, dans sa\ngrande banlieue, il reçoit peu de visiteurs belges.\nJe puise dans mes notes de voyage les quelques aperçus que me\nsuggéra l'œuvre de l'architecte O. Salvisberg,\nCelui-ci n'est pas un moderniste au sens cubiste du terme. Il est\naussi éloigné de l'architecture homéopathique et de la plastique sim-\npliste, que des recherches traditionalistes. A analyser son œuvre, je le\nvois plus soucieux de la modeler d'après les enseignements de la\nHochschule de Munich que de la faire participer à la sarabande artis-\ntique de l'école de Magdebourg!\nVoyons son œuvre.\nLE TRACE.\nLa cité de Côpenick est en bordure du chemin de fer. Près d'elle\naussi est une usine à gaz. Quelques bouquets de pins, quelques chênes\npoussaient heureusement sur ce terrain plat, sans charme intrinsèque.\nLa station du chemin de fer de la Basse-Silésie est à proximité.\nLe plan publié ne montre que l'amorce de la Cité; elle doit\ncompter 400 habitations 120 seulement sont construites. La\nDahlwitzerstrasse, qui conduit à la gare, débute par un espace libre,\ndévolu à des arbres, existants ou qui furent plantés, afin de rendre\naccueillant ce que la voie ferrée eut toujours de rébarbatif. Cette\ngrand'rue très courte et dont les trottoirs courent le long de bandes\ngazonnées, aboutit à une place où sont groupés quelques bâtiments\nà usage collectif. C'est d'ici que rayonnent des artères secondaires.\nL'usine à gaz est masquée par une rue nord-sud dont le tracé est en\nventre de poisson. Ceci est du plus heureux effet. Dans le triangle,\nquelques maisons se groupent pour former, entre elles, la « Cour aux\nTilleuls ».\nJ'ai noté la propreté des sentiers qui s'insinuent entre les\njardins et les petits dégorgeoirs pour le croisement,aux carrefours. J'ai\nsurtout admiré le « sens de la rue » que Salvisberg a su réaliser par-"}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "52", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192501-01.1.6", "debut_caractere": 32, "fin_caractere_exclue": 1916, "texte": "tout. Tout est aggloméré et cependant tout est imprégné de grand\nair!\nLes photos reproduites de la Dahlwitzerstrasse, notamment,\nmontrent les murs de clôture qui donnent des façades, allant se\nprolongeant et se reliant les unes aux autres, s'enchaînant et don-\nnant à l'ensemble « l'aspect urbain ». Ces murs ne sont que les façades\ndes appentis, sortes de petites remises, qu'en d'autres endroits de la\nCité on a construit derrière les maisons, en annexe.\nC'est, au point de vue décor, une heureuse disposition. L'orien-\ntation de ces abris dont on fait des remises à bois et aussi des\npoulaillers, des clapiers, n'est cependant pas toujours judicieux, et\nne peut faire admettre le système... pas plus que le nôtre d'ailleurs (i ).\nLES HABITATIONS.\nIl n'y a rigoureusement que trois types d'habitations et tous\nidentiques entre eux. La disposition, le groupement, les quelques bou-\nquets de pins entrent en jeu pour donner à l'ensemble un aspect\nvivant, sans monotonie. Les tapis gazonnés qui s'étendent devant les\nhabitations, propres et drus, donnent leur note reposante dans\nl'ensemble, qui chante. Nous voilà loin de certaines cités tarabis-\ncotées, où l'on a cru ajouter à l'ensemble en bosselant les façades, en\ns'aidant de ressauts, d'avancées et de jardins où, véritables dépotoirs,\nse coudoient les boîtes à conserve sous la protection de poteaux en\nciment! Ces tapis verts ne valent-ils pas mieux que nos « généra-\nriums » souffreteux!\nLe plan des maisons répond à la théorie du poêle central, chère\naux peuples des régions froides. Tout est groupé autour de lui! Le\nconduit des fumées va au faîte du toit et, traversant un grenier, est\n\n(1) La mode qui sévit chez nous d'adosser les annexes est malfaisante et antiscienti-\nfique. Personne ne réfléchit ni ne réagit, semble-t-il ! Si une annexe est au Sud, celle qui\ny est adossée est au Nord... et qu'en disent les poules?"}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "53", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192501-01.1.10", "debut_caractere": 31, "fin_caractere_exclue": 1414, "texte": "bien isolé. Je n'ai pas vu à Côpenick les mitrons en fer blanc, que nos\narchitectes, protagonistes des toits plats, connaissent dans leurs\nconstructions. Ici tout est normal, car l'architecte a réfléchi et ne s'est\npas insurgé contre une loi naturelle. Les murs sont crépis, ils sont\nrugueux extérieurement, tout autant, j'imagine, pour protéger la\nbrique qui n'est pas, dans la région, de tout premier choix, que pour\naugmenter le pouvoir anti-déperditif des murailles.\nREALISATION.\nLe terrain fut acquis de l'administration du Fisc par la com-\nmune au prix de un mark par mètre carré. On créa une Société\nd'intérêt public pour réaliser la colonie. Elle eut les subsides de l'Etat\net de la commune.\nCelle-ci entretient les rues et les pelouses.\nLes maisons sont vendues aux mutilés moyennant 20 p.c. comp-\ntant, soit pour une petite maison 3 à 4,500 mark et le restant\nest payé par le remboursement d'une hypothèque consentie à longue\néchéance et à des conditions libérales. Les autres habitants payent un\ntiers comptant et se libèrent du restant dû par remboursements\nannuels.\nLes maisons les plus petites ont 61 mètres carrés de surface habi-\ntable et ont été vendues 15,000 marks plus grandes, elles ont\n80 mètres carrés, mais coûtaient 21 à 23,000 marks. Tandis que les\nhabitations du type 3 avaient 113 mètres carrés de surface utilisable\net furent vendues 34,000 marks.\n\nF. B."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1925-01-01-c004", "article_bluemountain": "bmtnaac_1925-01_01#c004", "volume": "bmtnaac_1925-01_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "51", "page_fin": "51", "image_debut": 5, "image_fin": 5, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192501-01.2.2.2", "titre_corps": "CLICHE DE LA REVUE L'HABITATION A BON MARCHÉ", "titre_sommaire": "CLICHE DE LA REVUE L'HABITATION A BON MARCHÉ", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 5, "page_imprimee": "51", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192501-01.1.5", "debut_caractere": 32, "fin_caractere_exclue": 134, "texte": "PLAN D'ENSEMBLE DE LA CITÉ-JARDIN DE COPENICK PRÈS BERLIN\nCLICHE DE LA REVUE\nL'HABITATION A BON MARCHÉ"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1925-01-01-c005", "article_bluemountain": "bmtnaac_1925-01_01#c005", "volume": "bmtnaac_1925-01_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 7, "image_fin": 7, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192501-01.2.2.3", "titre_corps": "LA CLICHE DE LA REVUE « WASMUTH'S MONATSHEFTE ».", "titre_sommaire": "LA CLICHE DE LA REVUE « WASMUTH'S MONATSHEFTE ».", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 7, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192501-01.1.7", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 166, "texte": "LA CITE JARDIN DE\nCOPENICK PRÈS BERLIN\nPLANCHE I\nENTREE DE LA CITE\nSUPPLEMENT A\nLA REVUE « LA CITE »\nVe ANNEE. 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Dernièrement encore, la\nrevue « L'Architecte » publiait des plans et des façades de villas\nréalisés par M. Tony Garnier. Il faut admirer chez lui un esprit bien\nmoderne qui s'efforce à créer de l'intérieur à l'extérieur et qui retrouve\nla simplicité et la véritable destination de l'architecture. Chez lui, pas\nde préoccupation de style et de décoration en surcharge. Les matériaux\nsont apparents et l'espace est convenablement découpé. Il emploie\nvolontiers les colonnes, mais celles qui n'ont que le fût, sans chapi-\nteaux ni bases. On peut dire que c'est un classique, car il a retrouvé la\nsimplicité et la grâce de l'enfance. Chez lui, point d'imitation acadé-\nmique, il rejette les « canons » et les proportions chères aux neo-\nRenaissants. L'orientation, la situation sont les premiers guides de\nses plans. Mais son plus grand mérite, si l'on excepte son talent de\ncréateur en architecture domestique, c'est sa conception « urbaniste »\nde la ville. L'urbanisme vient d'être appliqué à nos cités-jardins dans\nces dernières années. L'Allemagne et l'Angleterre nous avaient précédé\nseulement de quelques lustres et la Hollande avait su également se\nmontrer de première force dans cet art nouveau. Le tracé des plans des\nvilles doit, logiquement, être la primordiale étude architecturale, mais\nelle demande une connaissance profonde des formes et des idées, une\npsychologie avertie, de longues préparations et recherches tant sur la\nnature du sol, le climat, etc., que sur les moyens de transports, les\nforces, l'électricité. L'urbaniste sera l'alpha et l'oméga de l'architecture.\n\n(*) Nous comptons consacrer prochainement à l'œuvre du grand architecte lyonnais\nun numéro spécial illustré. N. d. 1. R."}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "55", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192501-01.1.12", "debut_caractere": 33, "fin_caractere_exclue": 1924, "texte": "La question du trafic dans les rues est une des premières. Tony Garnier\nY a résolue en décongestionnant le centre de la ville. Il ne doit pas y\navoir de maisons d'habitations au centre de la cité : chaque quartier\ndu noyau central contiendra des bâtiments affectés à une même desti-\nnation, les magasins seront réunis dans tel quartier, les banques dans\ntel autre. La circulation sera facilitée par de larges avenues en ligne\ndroite.\nLa question de la chaussée à plusieurs étages trouve également\nson application dans une telle cité. Tramways, bus, camions pour\nmarchandises prendraient une voie souterraine, les véhicules légers\ngardant la disposition de la voie en plein air.\nEn architecture domestique, les solutions de Tony Garnier sont\nheureuses et simples. Il est inspiré par l'architecture des villas\nromaines dont il tend à reproduire, en ce qu'elles ont de compatibles\navec les exigences actuelles, les dispositions amples et confortables.\nLes vasques, les jardins, les fontaines occupent dans les réalisations\narchitecturales de Tony Garnier une place importante. Il veut que\nla vie, la vie familiale soit plus libre et que le grand air la vivifie.\nAu sortir des usines et des bureaux, le peuple trouvera dans la ban-\nlieue l'habitation saine et tranquille où il pourra refaire ses nerfs et\nson sang pour de nouveaux efforts. Le sport est un peu négligé. Il\nest dans la vie moderne d'une importance primordiale, aussi l'archi-\ntecte doit se préoccuper d'aménager stades, pistes, plaines de jeux.\nDans tous les cas, l'effort de Tony Garnier mérite d'être sou-\nligné et son exemple devrait être imité par les jeunes. Sans commande,\nl'architecte a étudié toutes les possibilités de constructions diverses\ndans une ville sortie vivante de son cerveau. Rapidement, d'ailleurs,\nil a pu mettre à profit ses projets et bénéficier le tout premier d'études\ndésintéressées.\n\nCharles CONRARDY."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1925-01-01-c009", "article_bluemountain": "bmtnaac_1925-01_01#c009", "volume": "bmtnaac_1925-01_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "56", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 13, "image_fin": 19, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192501-01.2.4", "titre_corps": "LA ROUTE MODERNE ET SA REALISATION", "titre_sommaire": "LA ROUTE MODERNE ET SA REALISATION", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 13, "page_imprimee": "56", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192501-01.1.13", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 3173, "texte": "TECHNOLOGIE\nLA ROUTE MODERNE\nET SA REALISATION\n\nOu en est exactement la technique de la route? La question présente un\ntrès grand intérêt pour les urbanistes et plus particulièrement pour ceux d'entre\neux qui sont appelés à aménager de vastes quartiers d'habitations. C'est, en\neffet, un principe actuellement admis par tous les 'techniciens d'avant-garde,\nqu'il faut réduire autant que passible l'importance et le coût de construction des\nrues d'habitation au point que certaines d'entre elles ne seront plus que les\nsentiers d'un vaste jardin.\nMais cette façon de faire a pour conséquence que toute la circulation d'un\nquartier se trouve drainée vers quelques grandes artères à la construction des-\nquelles l'on peut dès lors consacrer une partie des ressources économisées ail-\nleurs. Aussi ne devra-t-on rien négliger pour en faire, an point de vue profil et\nrevêtement, des artères modernes parfaitement adaptées au trafic actuel et\nfutur.\nQuel est le type de revêtement à adopter pour ces rues de grande circu-\nlation? La question est, comme on le sait, fort controversée. Il nous a sembtë\ncependant que l'exposé synthétique reproduit ci-dessous, et qui parut, il y a\nquelques semaines dans la « Chronique des Travaux Publics » est appelé à\njeter quelque lumière sur la question.\nR. G.\nI. Le voyageur qui parcourt aujour-\nd hui les routes de Belgique est frappé, s'il\nles compare avec celles des autres pays, de\ndeux faits bien différents : le premier, c'est\n1 ordonnance logique de notre réseau routier\net 1 excellence du plan qui a présidé à sa\ncréation; le second, c'est la médiocrité, l'état\nlamentable des chaussées.\nLa circulation moderne, pressée, exi-\ngeante, ne s'accommode plus au système\nancien de construction des routes. Celles-ci\nne peuvent résister aux efforts destructifs\ndes véhicules automobiles et surtout aux ac-\ntions tangentielles qui s'exercent au point de\ncontact de la roue et du sol.\nIl faut ajouter à ces efforts les éléments\npertubateurs provenant des aspérités de la\nchaussée, auquel cas, les actions tangentielles\nprennent des valeurs considérables; elles se\ncombinent avec les chocs, les oscillations, les\nbonds de la voiture, les effets de friction et\nde patinage des bandages. Tous ces efforts,\ns*exerçant sur les points faibles d'une chaus-\nsée, Tébranlent, la disloquent, dispersent les\néléments les plus fins d'abord, puis les au-\ntres, et provoquent ainsi les « nids de pou-\nles », les ornières, qui, en s'étendant, com-\npromettent l'existence de la chaussée. C'est\nle processus général de destruction d'un ma-\ncadam ordinaire. Cette destruction est ac-\ncompagnée d'un soulèvement considérable\ncîe poussières.\nOn entreprit la première lutte contre la\npoussière, au moyen d'enduits de surface,\ndont le goudronnage fut la manifestation la\nplus répandue. Métis les innombrables incon-\nvénients du goudron ont obligé les recher-\nches à s'orienter d'un autre côté.\nL'usage s'est répandu très rapidement en\nAmérique, d'arroser les routes avec des hui-\nles de pétrole bitumineuses ou huiles asphal-\ntiques pour constituer des pellicules superfi-\n'cielles antipoussiéreuses. Ces huiles sont le\npremier résidu de la distillation des huiles"}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "57", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192501-01.1.14", "debut_caractere": 13, "fin_caractere_exclue": 4115, "texte": "minérales brutes. L'emploi de ces huiles a\ndonné des résultats nettement supérieurs à\nceux des goudronnages et on a reconnu que\nla proportion d'asphalte était en rapport di-\nrect avec la stabilité de l'enduit sur la chaus-\nsée. Le pourcentage de bitume contenu dans\nF huile variait primitivement entre 45 et\n50 p. c. ; il a été augmenté ensuite jusqu'à\n75 à 85 p. c. -\nLa distillation des huiles asphaltiques bru-\ntes poussées plus avant, donne comme résidu\nun brai de pétrole à 1 00 p. c. de substances\nsolubles dans le sulfure de carbone, et sui-\nvant que la distillation est arrêtée à un stade\nplus ou moins avancé, on obtient un produit\nplus ou moins riche en huile, donc plus ou\nmoins ductile.\nLes brais de pétrole destinés au bitumi-\nnage superficiel sont donc des bitumes purs,\ntotalement insolubles dans L'eau, et formant\nde ce fait, des couches de scellement imper-\nméables. Ils sont très ductiles, non cassants\net le peu d'huile qu'ils renferment encore\nleur donne une plasticité remarquable et un\npouvoir adhésif de premier ordre. Sous les\nchocs et les efforts verticaux de compression,\nils s'allongent, mais ne se fissurent pas. Ces\nbrais sont solides, mais sans dureté à la tem-\npérature ordinaire. Grâce à leur haute teneur\nen brai, ils ont une grande stabilité et une\nvie bien plus longue que le goudron ordi-\nnaire. Toutes choses égales, leur durée est\nsensiblement deux ou trois fois plus grande\nque celle du goudron. Contrairement à ce\n/dernier, ils sont inattaquables par les agents\n' atmosphériques et sont complètement insolu-\nbles dans l'eau de pluie, et par le fait non\nentraînés dans les rivières. Le goudron con-\ntient des substances acides, toxiques et solu-\nbles dans l'eau (phénols et acridines), ce qui\nconstitue un danger considérable pour la vé-\ngétation et les récoltes le longs des routes, et\n/les eaux de ruissellement provenant de leur\npolluent les lacs et les rivières, et\n'sont toxiques pour les poissons. Tous ces in-\nconvénients n'existent pas avec les bitumes.\nEnfin, en ce qui concerne leur application\nëur la route, ils redeviennent solides par sim-\npie refroidissement aussitôt après leur appli-\ncation à chaud et la circulation sur la route\nn'est nullement interrompue, tandis que la\ndessication du goudron demande au moins\ndeux jours, pendant lesquels tout trafic est\nsuspendu.\nEnfin, les plus fortes chaleurs comme les\nplus grands froids sont sans action sur les\nbitumes, tandis que les automobilistes ont pu\napprécier les désagréments du goudron en\nété, en jetant un simple coup d'œil sur la\ncarrosserie et le châssis de leur voiture.\nL'Angleterre fait un très large emploi de\nces brais de pétrole pour le revêtement su-\nperficiel. La Hollande et la Suisse ont suivi\ndans cette voie, avec les résultats les plus\nsatisfaisants. La France a fait de nombreux\nessais heureux au cours de cette année. Il est\nà espérer que la Belgique fera, à son tour,\nappel à ces produits pour la protection de ses\nnombreuses routes macadamisées.\n11. Jusqu'à présent, il n'a été question\nque de revêtement superficiel. En vérité,\ncelui-ci ne constitue qu'une protection, et\nnon une construction. Nous allons étudier\ncette dernière et passer en revue les divers\n? procédés en usage. Nous n'envisagerons pas\nla fondation, mais seulement la couche su-\npérieure, constituant le revêtement au vrai\nsens du mot, c'est-à-dire, la couche soumise\n) aux efforts destructeurs engendrés par la cir-\nculation des véhicules.\nTrois types principaux de revêtement ont\nété mis en œuvre : le type ciment, le type\nà liant goudronneux et le type à liant bitumi-\nneux ou asphaltique.\nRoutes en ciment (bétota). Ce type de\nrevêtement a été employé aux Etats-Unis sur\nune grande échelle. Des sommes considéra-\nbles ont été dépensées pour ce genre de\nconstruction. L'expérience peut donc être\nconsidérée comme concluante. Le résultat de\nces nombreuses années de pratique est\nl'abandon presque total des routes en ci-\nment. Ces routes, quelque bien construites et\nquelque fortement renforcées par armatures\nmétalliques qu'elles puissent être, ne peuvent\nrésister au trafic moderne. Elles doivent obli-"}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "58", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192501-01.1.15", "debut_caractere": 13, "fin_caractere_exclue": 4068, "texte": "gatoirement devenir poussiéreuses et nécessi-\nter continuellement des réparations. Il existe\nun grand nombre de cas où les autorités ont\ntout d'abord construit les routes en ciment,\nmais les ont, par la suite, recouvertes d'une\ncouche d'asphalte. Le ciment, parce qu'il est\nrigide, sans aucune élasticité, se craque et\ns'abîme très rapidement tant sous 1 action\ndu trafic qu'en raison de sa dilatation ou de\nsa contraction causée par les changements\nde température. L'introduction de joints de\ndilatation n'a pas donne les résultats atten-\ndus,car le ciment adhérant au sol ne peut pas\nse dilater librement, ce qui provoque de lon-\ngues fentes qui s'élargissent sous l'influence\ndes infilrations d'eau et de la gelée. Aucun\njoint de dilatation ne pourra jamais donner\nà une route en ciment, la propriété, vitale\npour la route, d'élasticité et de plasticité, et\nJpar suite, d'absorption de puissance vive due\nà un choc. Aussi, ces routes étaient-elles en-\ntièrement détruites au bout de cinq ans et\nremplacées par des routes en asphalte. D'ail-\nleurs, outre leur prix relativement élevé, le\ncoût de leur entretien était si considérable\nque, d'après les statistiques américaines, il\nsurpasse le coût d'entretien des routes ordi-\nnaires en macadam.\nL'expérience des routes en béton de ci-\nment est donc concluante, et ce type de\ntroute définitivement jugé. Il ne fait d'ailleurs\naucun doute pour les techniciens de la route\n(ingénieurs et constructeurs) que ce procédé\nne répond pas aux desiderata.\nRevêtement à liant goudronneux. Le\nprincipe est d'incorporer aux matériaux cons-\ntituant la chaussée du goudron ou du brai\npour les agglomérer entre eux et en faire un\nbloc résistant à la désagrégation.\nCette incorporation se réalise de deux fa-\nçons, soit par enrobage préalable des maté-\nriaux, en mélangeant ceux-ci avec le liant\navant de les répandre sur la route, soit en\nrépandant d'abord les matériaux sur lesquels\non coule ensuite le liant qui pénètre dans les\ninterstices. Ce sont des procédés analogues à\nceux employés dans la confection des revê-\ntements asphaltiques.\nMais les inconvénients du goudron sub-\nsistent en entier dans ce procédé. On en ar-\nrive ainsi à la dislocation de la chaussée. De\nplus, tous les goudrons sont loin de conve-\nnir; il faut procéder à un choix minutieux\nparmi les usines productrices, et ce choix est\ntrès délicat. Souvent même les goudrons doi-\nvent subir des traitements préalables qui en\naugmentent sensiblement le prix. La vie\nd une telle route est de courte durée, et les\nfrais d'entretien élevés, à tel point qu'en An-\ngleterre, nombre de constructeurs ne don-\nnent pas de garantie pour le travail en tar-\nmacadam.\nRevêtement à liant bitumineux ou asphaî-\ntique. Il y a lieu, tout d'abord, d'observer\nque ce revêtement moderne n'a rien de\ncommun avec les revêtements en asphalte\ncomprimé appliqués dans les rues de nos\ngrandes villes (Bruxelles, Liège). Ils sont\nconstitués, en principe, par un mélange de\nsable et de bitume formant un véritable\nmortier bitumineux (sheet-asphalt) ou liant\nd'asphalte, ou « ciment asphaltique »; si,\ncomme on le fait fréquemment, on incorpore\ndes petites pierrailles et des gravillons, on a\nle « béton asphaltique ».\nCes revêtements se font pair la méthode\nde mélange, au moyen de machines appro-\npriées.\nLe type « sheet-asphalt » donne une sur-\nface lisse, très peu sensible à l'usure et très\nrésistante. Il convient pour les routes à très\nforte circulation; son épaisseur est générale-\nment de 5 centimètres.\nLe type « béton asphaltique » est diffé-\nrent du précédent, par l'introduction d'élé-\nments plus gros (petites pierres) dans des\nproportions variables. Il est plus résistant et\nmoins glissant, et convient aussi pour les rou-\ntes à très forte circulation; son épaisseur est\naussi généralement de 5 centimètres. Il s'ac-\ncommode mieux que le sheet-asphalt des\nimperfections dans la mise en forme de la\nchaussée sous-jacente, et supporte en outre\n|in bombement un peu plus accentué.\nPour les très lourds trafics, on emploie\n\"'aussi le type « double couche ». La couche"}, {"page_pdf": 16, "page_imprimee": "59", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192501-01.1.16", "debut_caractere": 13, "fin_caractere_exclue": 4038, "texte": "supérieure ou cTusure est du type « sheet »\net la couche inférieure ou. « binder » est un\nmélange « béton » plus ou moins maigre,\nou même en « macadam asphaltique » que\nnous décrirons plus loin.\nEnfin, le type « stone filled », constitué\npar un béton très maigre (jusque 75 p. c.\nde pierres), recouvert par une couche de ci-\nment asphaltique (seal-coat), protégeant le\nrevêtement sous-jacent.Ce revetement,moins\nonéreux que les précédents, convient très\nbien à une circulation rapide et légère, et\npeut s'établir sur toutes les chaussées sans\nmise en forme très soignée. L entretien qu il\nnécessite est limité à un simple renouvelle-\nment du € seal-coat ».\nTous ces revêtements précédents sont\nd'une imperméabilité complète; ils sont inso-\nnores, exempts de poussières et de boue. Ils\njoignent à une certaine souplesse, une\nénorme résistance à l'écrasement et à l'usure.\nLa circulation automobile est sans effet sur\neux, de même que les intempéries. L'ensem-\nble s'use lentement et très régulièrement; ni\nbalayage ni arrosage ne sont nécessaires. On\nreproche parfois au type <£ sheet » d etre\nglissant par l'humidité; le type « béton »\nremédie à cet inconvénient. Il est, du reste,\nadopté de préférence.\nRevêtement par pénétration. Ce sont\ndes rechargements ordinaires dans lesqeuls\non remplace l'agrégation terreuse par du ci-\nment asphaltique répandu à chaud, la com-\npression se faisant au rouleau à vapeur. Il\nse fait sur une épaisseur de 6 à 1 0 cm., et\nconstitue ainsi un véritable « macadam as-\nphaltique ». Sa grande facilité d'exécution et\nson prix modéré le mettent à la portée des\npetits entrepreneurs et des budgets modes-\ntes. Sa résistance et ses grandes facilités de\nréparation le rendent éminemment apte a\nune utilisation urbaine. Sa protection con-\nsiste en une simple couche très mince de bi-\ntume mou (spramex), qui constitue la cou-\nche d'usure.\nComme pour les revêtements par mé-\nlange, et moyennant des conditions très\navantageuses, l'entrepreneur peut assurer\nl'entretien du revêtement pendant deux, trois\nou cinq ans, ce qui suffit a justifier 1 excel-\nlence du procédé et la confiance qu on peut\ny accorder.\nOn remarquera que ces procédés permet-\ntent l'emploi de matériaux que l'on trouve\ndans le pays (pierres, sables, scories), et que\nle seul produit importé est le « mexphalte »,\nou bitume pur du Mexique, qui entre dans\nla composition pour 8 à 1 0 p. c. seulement.\nLes Etats-Unis et l'Angleterre ont fait une\n.application considérable du procédé bitumi-\n\"neux. C'est incontestablement celui qui a\nfdonné les meilleurs résultats. L'élasticité de\nla route en a fait ce que les Anglais appel-\naient une « route vivante », qui se répare elle-\n-même, par le laminage et 1 étirage dus au\ntrafic.\nLa durée de ces chaussées est considéra-\nble. La circulation les comprime, en réduit\nl'épaisseur et, par conséquent, en augmente\nla densité et la résistance, mais ne leur enlève\naucune particule de leurs elements. Néan-\nmoins, on ne peut dire qu'une chaussée as-\nphaltée soit de conservation indéfinie, car\ndes détériorations surviennent, mais dues à\ndes causes tout autres. Ainsi, un tassement\ndans la fondation amène une déformation\nde ce revêtement élastique qui suit celle de la\nfondation, d'où production d'une flâche, et\npar suite des chocs répétés de la circulation,\nune destruction partielle peut se produire.\nUne mauvaise liaison avec les bordures, par\nexemple, peut permettre 1 infiltration des\neaux qui viennent réduire la résistance de la\nfondation et provoquer un accident analogue\nau précédent. Enfin, dans l'exécution du re-\nvêtement, il peut être difficile d'obtenir une\nhomogénéité rigoureuse, et ainsi certains\npoints peuvent être accidentellement consti-\ntués par un mélange moins parfait, „ dont la\ndésagrégation ultérieure est possible. Il est\ndonc indispensable d'effectuer le revêtement\nprimitif avec le plus grand soin, pour obtenir\nun mélange très homogène et ensuite correc-\ntement appliqué.\nCes (revêtements sont utilisés depuis très\nlongtemps en Amérique, et il est intéressant"}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "60", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192501-01.1.17", "debut_caractere": 14, "fin_caractere_exclue": 3426, "texte": "de citer quelques exemples permettant de se\nrendre compte de leur durée :\nA Washington, à Colombo et dans d'au-\ntres villes des Etats-Unis, des revêtements\nasphaltiques exécutés depuis plus de qua-\nrante ans ne nécessitent encore actuellement\nque des entretiens extrêmement faibles. Dans\nla ville de Pawtucket (R. I.), un revêtement\nasphaltique a été exécuté en 1901 sur une\npente de 10 p. c. Jusqu'à présent, aucune\npréparation n'a été nécessaire. Aucune trace\nd'usure ne se montre, et on estime que sa\ndurée sera d'où moins 40 ans. Plus près de\nnous, en France, des revêtements asphalti-\nques construits en 1911 et 1913 (avenue\nHoche et Porte Dauphine, à Paris) sont en-\ncore dans un état parfait.\nLe 3 revêtements de ce genie ne nécessi\ntent pas d'entretien. Cependant, leur durée\npeut être considérablement prolongée, si on\nrenouvelle de temps en temps la couche su-\nperficielle de liant asphaltique, qui a une\ntendance à descendre à l'intérieur du revête-\nment, mais non à disparaître par décolle-\nment ou par altération sous l'action des\nagents atmosphériques.\nLes réparations occasionnelles s'exécutent\nde la même façon que le revêtement primi-\ntif, elles sont aussi solides que le revêtement\nneuf, et ne présentent aucune difficulté\nd'exécution.\nLes revêtements asphaltiques sont les\nmeilleurs existant actuellement, et il est sou-\nhaitable de voir notre pays bientôt doté d'un\nréseau routier de ce genre.\nPour compléter l'exposé qui précède don-\nnons quelques chiffres statistiques concer-\nnant ïimportance relative en Amérique des\ndivers types de revêtement. Ces renseigne-\nments sont également extraits de la « Chro-\nnique des Travaux Publics » où ils parurent\nquelques semaines après I'étude qui précède:\nLes statistiques fournies par « The Cons-\ntructor » de janvier 1924, l'organe officiel\nde ! € Associated General Contractors of\nAmerica » établissent que pour l'année 1922\nenviron 79,000,000 de yards carrés de pa-\nvements de routes ont été construits en bé-\nton de ciment et que la surface correspon-\ndante pour 1923 est d'environ 81,000,000\nde yards, soit une augmentation de 2.S p. c.\nsur 1922.\nDes rapports publiés par l'U. S. A. « As-\nphalt Association », il résulte que les pave-\nments en asphalte ont été pratiqués en 1922\nsur 84,000,000 de yards et en 192 3 sur\n102,000,000 de yards, soit une augmenta-\ntion de 23.3 p. c. sur 1922.\nDes statistiques publiées récemment après\nun sérieux contrôle des constructions de pa-\nvements de routes dans cinq Etats : Was-\nhington, Oregon, Californie, Arizona et Ne-\nvada, ir résulte qu'en 1923, 21,6 p. c. ont\nété effectués en béton de ciment Portland\nartificiel et 73.4 p. c. en asphalte.\nD après le récent recensement des pave-\nments de routes, il est établi que dans 290\ncités américaines de 1 0.000 habitants et plus,\nil y avait, au ler1er janvier 1923, 469,463\nyards carrés de pavements de routes de ty-\npes meilleurs que le macadam lié à l'eau et\nque dans cette superficie 53.9 p. c. étaient\ndes types asphaltiques et 5 1/2 p. c. étaient\ndes types du béton de ciment Portland.\nDans 65 cités de 100.000 habitants et\nplus, les types asphaltiques comprennent\n50,9 p. c. d'asphalte et 3,5 p. c. de Ciment\nPortland artificiel.\nDans les 1 2 plus grands Etats américains,\ny compris New-York, Chicago, Détroit, Los\nAngeles, Philadelphie et Boston, 58.2 p. c.\ndes routes ont été traitées au moyen d'as-\nphalte et 2,5 p. c. en béton de ciment Port-\nland."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1925-01-01-c010", "article_bluemountain": "bmtnaac_1925-01_01#c010", "volume": "bmtnaac_1925-01_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 18, "image_fin": 18, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192501-01.2.4.1", "titre_corps": "UN CLICHE DE LA REVUE « WASMUTH'S MONATSHEFTE ».", "titre_sommaire": "UN CLICHE DE LA REVUE « WASMUTH'S MONATSHEFTE ».", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 18, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192501-01.1.18", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 187, "texte": "LA CITÉ JARDIN DE\nCOPENICK PRÈS BERLIN\nPLANCHE V\nUN ASPECT DE LA « WOLFSGARTENSTRASSE »\nSUPPLEMENT A\nLA REVUE « LA CITE »\nVe ANNEE. 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A locca-\n•ion du 50e anniversaire de la fondation de son or-\ngane, « L'Emulation revue d'art architecturale,\nia Société centrale d'architecture de Belgique orga-\nnise un cycle de conférences éducatives, auxquelles\nelle invite toutes les personnes s'intéressant aux\nquestions d'architecture.\nCes conférences seront données dans ses locaux\nàe l'Hôtel Ravenstein.\nLa première a eu lieu le mardi 3 février, à\n8 h. 30. M. l'architecte Paul Boniduelle y développa\nle sujet : * Y a-t-il une architecture moderne) »\nLes dates des conférences suivantes seront an-\nnoncées ultérieurement. M. Lacoste parlera de < La\nVoûte chez les Grecs >, et M. J. De Ligne <2 Des\ncourants favorables à la formation des villes >.\nParmi les autres conférenciers, sont inscrits les\nnoms de MM. Caluwaers, Rooseboom, Baude, -qui\ntraiteront des sujets divers du plus haut intérêt.\nDes invitations personnelles seront envoyées pour\nchacune de ces conférences* à toute personne qui\nen fera la demande au secrétariat de la société,\n3, rue Ravenstein, à Bruxelles.\nH. P. BERLAGE. L'Université de Delft, qui\ncentralise l'enseignement technique universitaire en\nHollande, vient de rendre un hommage éclatant\naux mérites du grand architecte moderniste\nH. P. Berlage, en lui décernant le titre de docteur\nhonoris causa, avec tous les droits qui sont atta-\nchés à ce titre en vertu des lois et des coutumes.\nLa proclamation de ce titre a donné lieu à une\nimposante manifestation dont les revues d'archi-\ntecture hollandaises rendent longuement compte et\nau cours de laquelle un remarquable discours a été\nprononcé par le professeur van der Steur. Celui-ci\ny retrace la carrière du grand maître de l'architec-\nture hollandaise et insiste sur ses mérites en tant\nqu'architecte et en tant qu'écrivain II précise que\nc'est à cause de son action novatrice que l'Univer-\nsité a voulu le compter au nombre de ses docteurs.\n\nECHOS\nL'UNIVERSITE DES ARTS ET METIERS, La\nCommission cargée de I*élaboration des plans de\nl'Université des Arts et Métiers, qu'il s'agit actuel-\nlement d'ériger, mon plus à remplacement du Luna-\nPark, mai* à l'ancien abattoir, s'est réunie mer-\ncredi dernier dans le cabinet de M. l'échevin Jacq-\nmain.\nLes plans de M. l'ingénieur François et de\nM. l'architecte Dumont ont été approuvés; ils vont\ni donc enfin être soumis au conseil communal.\nLes bâtiments comprendront trois étages avec de\nvastes ateliers au rez-de-caussée, masqués par des\nmagasins destinés à donner de la vie à ce coin de\nla ville actuellemen tdésert et noir, dès que le soir\nf est venu.\nNous avons donc l'espoir de voir mettre prochai-\nnement la main à l'œuvre et le moment approche\noù l'école centrale, groupant notamment tous les\n' métiers du bâtiment et des travaux publics, sera\nréalisée. C'est le vœu de tous les milieux campé-"}, {"page_pdf": 21, "page_imprimee": "62", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192501-01.1.21", "debut_caractere": 7, "fin_caractere_exclue": 4296, "texte": "tents. Le programme de cette école avait été éla-\nboré pendant la guerre.\n(Chronique des Travaux Publics », 16 novem-\nbre 1924.)\nL'EXPOSITION DE 1930. Il est aujourd'hui\ndécidé qu'une Exposition universelle et interna-\ntionale sera organisée pour célébrer le centenaire\nde l'indépendance de la Belgique. Cette Exposition\nsera établie à Bruxelles, et les sections maritimes\net coloniales, à Anvers.\nLa capitale et la métropole commerciale vont\nchacune constituer une Société pour assurer 1 éta-\nblissement et la gestion de leur part de cette Ex-\nposition jumelée. Le Gouvernement a donné son\npatronage à cette double entreprise, la participa-\ntion gouvernementale devant être assurée par un\ncommissaire générai unique. Le haut patronage\nde LL. MM. le Roi et la Reine vient également\nd'être accordé, et la Présidence d'Honneur sera as-\nsumée par S. A. R. le Duc de Bra'bant. Le Gou-\nverneur de la Société Générale, M. Jadot, exercera\nles fonctions de président du Conseil d administra-\ntion de la Société de l'Exposition de Bruxelles dont\nle président du Comité exécutif sera M. le bourg-\nmestre Max.\nLe capital des deux Sociétés organisatrices est\nactuellement en formation. La haute banque et le\ncommerce de la capitale ont répondu avec une telle\nampleur à l'appel du Comité organisateur, que le\nchiffre de <lix millions primitivement prévu pour le\ncapital-actions de l'entreprise bruxelloise a été at-\nteint et dépassé en quelques jours. On portera ce\ncapital à un chiffre plus important, afin de ne de-\nvoir refuser aucun des nombreux concours qui\ns'offrent, dans le but d'assurer le plus d'éclat pos-\nsible à cette grande manifestation. Les nations\ndont toute la sympathie nous est ac-\nquise, viendront en 1930 contempler 1 œuvre que\nla Belgique a réalisée en un siècle. Nous pensons\nbien que le jugement de nos visiteurs nous sera\nfavorable.\nLundi, a été constitué définitivement le Comité\nexécutif de l'Exposition internationale d> Anvers.\nLe titre officiel de l'exposition d'Anvers a été ar-\nrêté comme suit : Exposition Internationale Co-\nloniale, Maritime et de Transports avec Section de\nl'Art rétrospectif flamand >.\nLe Comité exécutif se compose comme suit :\nMM. Martougin, président de la Chambre d'lndus-\ntrie; Crauwels, président de l'Association des Clas-\nses moyennes et d'Anvers en Avant; Van Opstal,\nadministrateur de la Compagnie belge Maritime du\nCongo; Albert Kreglingen, négociant; Anatole de\nCocq de Ramayen, député permanent; Alex De\nGroote, président de la Fédération Mar ti.rne; le sé-\nnateur Lehon, échevin des Travaux; Smal, direc-\nteur du chantier Cockerilil, et Cools, échevin des\nFinances. Le gouverneur de la province, baron\nHolvoet, et le bourgmestre seront priés d'accep-\nter la présidence d'honneur.\nIl sera demandé un subside d'au moins un mil-\nlion de francs à la ville d'Anvers en même temps\nque ides subsides de la Province et des communes\nde l'agglomération anversoise.\nLe bureau du Comité ainsi que le secrétariat gé-\nnéral seront établis à la Salle des Milices, à l'hôtel\nde ville d'Anvers. (« Chronique des Travaux Pu-\nblics ».)\nL'ADMISSION DES BOIS D'EUPEN MALMEDY.\nL'emploi des bois d'épicéa provenant des dis-\ntricts d'Eupen-iMalmédy est autorisé dans les cons-\ntructions de la Société Nationale des Habitations à\nbon marché, à condition que ces bois soient de\ncroissance lente et qu'ils soient employés à l'inté-\nrieur des constructions.\nD'autre part, l'Administration des Chemins de\nfer a décidé d'insérer, dans les cahiers spéciaux des\ncharges régissant les travaux de charpente et de\nmenuiserie à exécuter pour son compte, des spé-\ncificat ons au sujet de l'emploi des sapins épicéas\nd'Eupen-Malm édy.\nAux Ponts et Chaussées, des instructions ont été\ndélivrées à tous les chefs de service pour qa ils\nmettent dans les rédactions des cahiers des charges\net à titre d'essai, les bois d'épicéa provenant des\ndistricts d'Eupen-Malmédy, sur le même pied que\nles bois du Nord, excepté toutefois en ce qui con-\ncerne les poteaux des lignes électriques pour 'es-\n■ iuels le bois d'épicéa est exclu.\nLe ministère de la Défense Nationale (Bâtiments\net Constructions militaires) autorise l'emploi du\nsapin blanc épicéa des districts d'Eupen-Malmédy\ndans les travaux de chanpenterie et de grosse me-\nnuiserie au même titre que les essences similaires."}, {"page_pdf": 22, "page_imprimee": "63", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192501-01.1.22", "debut_caractere": 7, "fin_caractere_exclue": 4449, "texte": "LA PLACE DES MARTYRS avec son architec-\nture un peu froiide, mais de belle harmonie, est un\ndes coins de Bruxelles les plus dignes de l'intérêt\nde la municipalité.\nCette place est, au reste, très visitée des étran-\ngers qui n y viennent pas seulement pour les sou-\nvenirs historiques qu'on trouve, mais pour y admi-\nrer un ensemble décoratif en vérité remarquable.\nLa valeur de cette architecture était reconnue\njadis par les autorités puisque des règles rigou-\nreuses défendent aux propriétaires des immeubles\nde changer quoi que ce soit à l'ornementation des\nfaçades et d'exhausser les bâtiments.\nIl ne restait donc aux propriétaires acharnés,\nsemible-t-il, à la destruction de l'harmonie de la\nplace, que la possibilité de badigeonner les murs.\nVs n'y ont pas manqué et la place des Martyrs est\nune carte d'échantillon de tous les gris; il y a là\ndes maisons en ardoise, en nougat, en mastic, en\ngruyère et en chester. De grandes lettres d ensei-\ngnes achèvent le désordre de ces couleurs. Il est\nvrai que l'administration communale avait donné\nle pire exemple en autorisant l'installation d'un\nénorme poste de dispersion du téléphone. Et la\nCommission des Monuments et des Sites n'a-t -elle\nr7onc rien à voir dans l'aventure?\nLA STANDARDISATION DES BRIQUES DE\nPAVEMENT AUX ETATS-UNIS. Le « Bulletin\ndu Comité Central Industriel » publie la note qui\nsuit et qu'on lira avec intérêt :\n« Nous avons signalé déjà qu'aux Etats-Unis, les\nétudes de standardisation sont poursuivies non seu-\nlement par T « American Engineering Standard*\nCommittee >, organisme analogue à F « Associa-\ntion belge de standardisation », mais également par\nle Département du Commerce qui a constitué dans\nce but un service spécial, sous le titre de € Division\nof simplified Practice >.\nCe service s'occupe de la question, non pas à\nun point de vue plus ou moins scientifique, comme\nl'A. E. S. 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A locca-\n•ion du 50e anniversaire de la fondation de son or-\ngane, « L'Emulation revue d'art architecturale,\nia Société centrale d'architecture de Belgique orga-\nnise un cycle de conférences éducatives, auxquelles\nelle invite toutes les personnes s'intéressant aux\nquestions d'architecture.\nCes conférences seront données dans ses locaux\nàe l'Hôtel Ravenstein.\nLa première a eu lieu le mardi 3 février, à\n8 h. 30. M. l'architecte Paul Boniduelle y développa\nle sujet : * Y a-t-il une architecture moderne) »\nLes dates des conférences suivantes seront an-\nnoncées ultérieurement. M. Lacoste parlera de < La\nVoûte chez les Grecs >, et M. J. De Ligne <2 Des\ncourants favorables à la formation des villes >.\nParmi les autres conférenciers, sont inscrits les\nnoms de MM. Caluwaers, Rooseboom, Baude, -qui\ntraiteront des sujets divers du plus haut intérêt.\nDes invitations personnelles seront envoyées pour\nchacune de ces conférences* à toute personne qui\nen fera la demande au secrétariat de la société,\n3, rue Ravenstein, à Bruxelles.\nH. P. BERLAGE. L'Université de Delft, qui\ncentralise l'enseignement technique universitaire en\nHollande, vient de rendre un hommage éclatant\naux mérites du grand architecte moderniste\nH. P. Berlage, en lui décernant le titre de docteur\nhonoris causa, avec tous les droits qui sont atta-\nchés à ce titre en vertu des lois et des coutumes.\nLa proclamation de ce titre a donné lieu à une\nimposante manifestation dont les revues d'archi-\ntecture hollandaises rendent longuement compte et\nau cours de laquelle un remarquable discours a été\nprononcé par le professeur van der Steur. Celui-ci\ny retrace la carrière du grand maître de l'architec-\nture hollandaise et insiste sur ses mérites en tant\nqu'architecte et en tant qu'écrivain II précise que\nc'est à cause de son action novatrice que l'Univer-\nsité a voulu le compter au nombre de ses docteurs."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1925-01-01-c015", "article_bluemountain": "bmtnaac_1925-01_01#c015", "volume": "bmtnaac_1925-01_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "61", "page_fin": "63", "image_debut": 20, "image_fin": 22, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192501-01.2.5.3", "titre_corps": "ECHOS", "titre_sommaire": "ECHOS", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 20, "page_imprimee": "61", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192501-01.1.20", "debut_caractere": 3102, "fin_caractere_exclue": 4006, "texte": "ECHOS\nL'UNIVERSITE DES ARTS ET METIERS, La\nCommission cargée de I*élaboration des plans de\nl'Université des Arts et Métiers, qu'il s'agit actuel-\nlement d'ériger, mon plus à remplacement du Luna-\nPark, mai* à l'ancien abattoir, s'est réunie mer-\ncredi dernier dans le cabinet de M. l'échevin Jacq-\nmain.\nLes plans de M. l'ingénieur François et de\nM. l'architecte Dumont ont été approuvés; ils vont\ni donc enfin être soumis au conseil communal.\nLes bâtiments comprendront trois étages avec de\nvastes ateliers au rez-de-caussée, masqués par des\nmagasins destinés à donner de la vie à ce coin de\nla ville actuellemen tdésert et noir, dès que le soir\nf est venu.\nNous avons donc l'espoir de voir mettre prochai-\nnement la main à l'œuvre et le moment approche\noù l'école centrale, groupant notamment tous les\n' métiers du bâtiment et des travaux publics, sera\nréalisée. 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MM. le Roi et la Reine vient également\nd'être accordé, et la Présidence d'Honneur sera as-\nsumée par S. A. R. le Duc de Bra'bant. Le Gou-\nverneur de la Société Générale, M. Jadot, exercera\nles fonctions de président du Conseil d administra-\ntion de la Société de l'Exposition de Bruxelles dont\nle président du Comité exécutif sera M. le bourg-\nmestre Max.\nLe capital des deux Sociétés organisatrices est\nactuellement en formation. La haute banque et le\ncommerce de la capitale ont répondu avec une telle\nampleur à l'appel du Comité organisateur, que le\nchiffre de <lix millions primitivement prévu pour le\ncapital-actions de l'entreprise bruxelloise a été at-\nteint et dépassé en quelques jours. On portera ce\ncapital à un chiffre plus important, afin de ne de-\nvoir refuser aucun des nombreux concours qui\ns'offrent, dans le but d'assurer le plus d'éclat pos-\nsible à cette grande manifestation. Les nations\ndont toute la sympathie nous est ac-\nquise, viendront en 1930 contempler 1 œuvre que\nla Belgique a réalisée en un siècle. Nous pensons\nbien que le jugement de nos visiteurs nous sera\nfavorable.\nLundi, a été constitué définitivement le Comité\nexécutif de l'Exposition internationale d> Anvers.\nLe titre officiel de l'exposition d'Anvers a été ar-\nrêté comme suit : Exposition Internationale Co-\nloniale, Maritime et de Transports avec Section de\nl'Art rétrospectif flamand >.\nLe Comité exécutif se compose comme suit :\nMM. Martougin, président de la Chambre d'lndus-\ntrie; Crauwels, président de l'Association des Clas-\nses moyennes et d'Anvers en Avant; Van Opstal,\nadministrateur de la Compagnie belge Maritime du\nCongo; Albert Kreglingen, négociant; Anatole de\nCocq de Ramayen, député permanent; Alex De\nGroote, président de la Fédération Mar ti.rne; le sé-\nnateur Lehon, échevin des Travaux; Smal, direc-\nteur du chantier Cockerilil, et Cools, échevin des\nFinances. Le gouverneur de la province, baron\nHolvoet, et le bourgmestre seront priés d'accep-\nter la présidence d'honneur.\nIl sera demandé un subside d'au moins un mil-\nlion de francs à la ville d'Anvers en même temps\nque ides subsides de la Province et des communes\nde l'agglomération anversoise.\nLe bureau du Comité ainsi que le secrétariat gé-\nnéral seront établis à la Salle des Milices, à l'hôtel\nde ville d'Anvers. (« Chronique des Travaux Pu-\nblics ».)\nL'ADMISSION DES BOIS D'EUPEN MALMEDY.\nL'emploi des bois d'épicéa provenant des dis-\ntricts d'Eupen-iMalmédy est autorisé dans les cons-\ntructions de la Société Nationale des Habitations à\nbon marché, à condition que ces bois soient de\ncroissance lente et qu'ils soient employés à l'inté-\nrieur des constructions.\nD'autre part, l'Administration des Chemins de\nfer a décidé d'insérer, dans les cahiers spéciaux des\ncharges régissant les travaux de charpente et de\nmenuiserie à exécuter pour son compte, des spé-\ncificat ons au sujet de l'emploi des sapins épicéas\nd'Eupen-Malm édy.\nAux Ponts et Chaussées, des instructions ont été\ndélivrées à tous les chefs de service pour qa ils\nmettent dans les rédactions des cahiers des charges\net à titre d'essai, les bois d'épicéa provenant des\ndistricts d'Eupen-Malmédy, sur le même pied que\nles bois du Nord, excepté toutefois en ce qui con-\ncerne les poteaux des lignes électriques pour 'es-\n■ iuels le bois d'épicéa est exclu.\nLe ministère de la Défense Nationale (Bâtiments\net Constructions militaires) autorise l'emploi du\nsapin blanc épicéa des districts d'Eupen-Malmédy\ndans les travaux de chanpenterie et de grosse me-\nnuiserie au même titre que les essences similaires."}, {"page_pdf": 22, "page_imprimee": "63", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192501-01.1.22", "debut_caractere": 7, "fin_caractere_exclue": 4449, "texte": "LA PLACE DES MARTYRS avec son architec-\nture un peu froiide, mais de belle harmonie, est un\ndes coins de Bruxelles les plus dignes de l'intérêt\nde la municipalité.\nCette place est, au reste, très visitée des étran-\ngers qui n y viennent pas seulement pour les sou-\nvenirs historiques qu'on trouve, mais pour y admi-\nrer un ensemble décoratif en vérité remarquable.\nLa valeur de cette architecture était reconnue\njadis par les autorités puisque des règles rigou-\nreuses défendent aux propriétaires des immeubles\nde changer quoi que ce soit à l'ornementation des\nfaçades et d'exhausser les bâtiments.\nIl ne restait donc aux propriétaires acharnés,\nsemible-t-il, à la destruction de l'harmonie de la\nplace, que la possibilité de badigeonner les murs.\nVs n'y ont pas manqué et la place des Martyrs est\nune carte d'échantillon de tous les gris; il y a là\ndes maisons en ardoise, en nougat, en mastic, en\ngruyère et en chester. 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Un vol. in-B°, Paris, librairie Ey-\nrolies, 1924.\nLa Société française des Urbanistes vient de\nréunir en un volume les communications qui ont\nété faites au Congrès international d'urbanisme et\nd'hygiène municipale de Strasbourg en 1923.\nLe volume est divisé en quatre parties : législa-\ntion, plans des villes, hygiène urbaine, habitation,\nont été présentés : aucun n'est indifférent. Certains\nNous ne pouvons énumérer ici tous les travaux qui\nont été présentés : aucun n'est indifférent. Certains\nont une portée d'ordre général, comme ceux de\nM. Verrier sur la loi du 14 mars 1919, de\nM. Joyant sur le remembrement, de M. de Cler-\nmont sur la protection des sites et monuments, de\nM. Bérard sur la défense contre le bruit, de M. Lo-\nrin sur les lotissements,, de M. Agache sur la ma-\nnière d'établir un plan de ville, de M. Auburtin sur\nl'esthétique et l'urbanisme, de M. l'abbé Lemire sur\nles jardins ouvriers, de M. Redont sur les planta-\ntions, de M. Le Corbusier sur le centre des grandes\nvilles, etc. D'autres au contraire sont des exemples\nprécis qui viennent illustrer la théorie : C'est ainsi\nque nous assistons aux travaux exécutés à Lyon\n(MM. Dervaux et Massaux), dans le Var\n(M. Prost), à Aix-les-Thermes (M. Dervaux), Lille\n{M. Bourdeix), au Maroc (M. de la Cesinière), en\nAfrique noire (M. Gaston Joseph), à Bruxelles\n(M. Attout), à la cité universitaire de Paris\n(M. Bechmann), à Gothembourg (M. Blidberg).\nDes médecins et ingénieurs ont indiqué des pro-\ncédés pratiques pour améliorer l'hygiène des villes,\nl'adductionl des eaux, l'enlèvement des ordures mé-\nnagères, les transports en commun; des des archi-\ntectes, des économistes, des maires, des avocats,\ndes entrepreneurs ont énuméré les solutions possi-\nBles de la crise du logement. M. Adolphe Dervaux\nregrette dans son rapport général que les auteurs\nde ces travaux aient écrit surtout des exposés his-\ntoriques : € L'avenir les tente à peine et c'est dom-\nmage pour le progrès de la science urbaniste. >\nNous croyons qu eces auteurs eurent raison : il\nfaut avoir des bases solides pour édifier cet avenir.\nAvant d'établir des projets pour le futur, il est bon\nde savoir quelles sont les ressources présentes.\nL'urbanisme est une science jeune : elle doit com-\nmencer par observer avant de tirer des lois. Toute\ndoctrine qui n'est pas fondée sur les faits est inutile\net dangereuse. Aussi les auteurs ed ce livre l'ont-ils\njustement intitulé « Où en est l'urbanisme > La\nréponse n'est pas douteuse; il suffit de lire cet ou-\nvrage divers, riche en renseignements et en idées\npour s'apercevoir que l'urbanisme progresse.\n(D'après € L'Architecture >, avril 1924.)\nMICHEL CHARIL DE VILLANFRAY : RE-\nCONSTITUTION DE LA PROPRIETE URBAINE\nAPRES L'INCENDIE DE RENNES EN 1 720, Ren-\nnes, imprimerie de la presse de Bretagne, 1923,\nin-B°.\nL'ouvrage de M. de Villanfray est une thèse de\ndoctorat en droit. Il contient des renseignements\nfort précieux sur la manière dont Rennes fut rebâti\naprès l'incendie de 1 720, sur les mesures prises par\nle pouvoir royal et par l'intendant pour donner à la\nville plus de beauté et de commodité, sur le type\ndes maisons, adopté par l'ingénieur Robelin, puis\npar l'architecte Gabriel, sur les adjudications au\nrabais, sur les conflits amenés par la répartition\nnouvelle des propriétés. On se croirait parfois dans\nles régions dévastées. On eut aimé que M. de Vil-\nlanfray eût donné quelques détails complémentaires\nsur la propriété des immeubles par étages qui était\ndès lors en usage à Rennes; il serait intéressant de\nsavoir à quel moment cette abitude apparut et si\nl'incendie eut pour résultat de la développer. Cette\nthèse intéressera tous les curieux de l'architecture\nfrançaise.\n(« L'Architecture >, 10 avril 1924.)\nLE PRESENT NUMÉRO RENFERME SIX PLANCHES HORS TEXTE"}]}], "pages_ocr_originales": [{"page_pdf": 1, "page_imprimee": "couv. 1", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192501-01.1.1", "texte": "ROUrtC VÀI HOETC\"\""}, {"page_pdf": 2, "page_imprimee": "[48]", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192501-01.1.2", "texte": "RtV II t /AEnSuELLL belge\nLA CITÉ\nURBANISME ® ARCHITECTURE « ART PUBLIC\nRECONSTRUCTION\nDES REGIONS DÉVASTÉES\nREDACTEURS :\nMM. Fern. BODSON, architecte (Bruxelles) ; J. DE LIGNE, architecte\n(Bruxelles) ; J. EGGERICX, architecte (Bruxelles) ; Huib. HOSTE, architecte\n(Bruges) ; Raymond MOENAERT, architecte (Bruxelles) ; L. van der\nSWAELMEN, architecte-paysagiste (Bruxelles) ; J. M. van HARDEVELD\n(Amsterdam) ; M. Raph. VERWILGHEN, Ingénieur Urbaniste (Bruxelles),\nSecrétaire de la Rédaction.\nCOLLABORATEURS\nARCHITECTES : '\nRichard ACKE (Courtrai) ; H. P. BERLAGE (La Haye) ; H. J. BIRNSTINGL\nA. R. E. B. A. (Londres) ; Gaston BOGHEMANS (Menin) ; J. BORLEE\n(Jodoigne) ; Victor BOURGEOIS (Bruxelles) ; Ch. CONRARDY (Bruxelles) ;\nJulien de RIDDER (Bruxelles); Marcel GUILLEMINAULT (Paris); Léon\nGRAS (Anvers) ; J. E. HOEBEN (Bruxelles) ; V. HUSZAR (Hollande) ;\nLE CORBUSIER SAUGNIER (Paris); Edw. LEONARD (Anvers); J. J.\nP. OUD (Rotterdam, Hollande); Jozef PEETERS (Anvers); Gust. SCHLEI-\nCHER (Allemagne); F. SEROEN (Bruxelles); Raym. THIBAUT (Bru-\nxelles) ; Carlos THIRION (Verviers) ; Henri VAN DE VELDE (La Haye,\nHollande); Théo van DOESBURG (Paris); P. VORIN (Paris); E. A. VAN\nTONDEREN (architecte).\nCRITIQUES D'ART :\nMaurice CASTEELS (Bruxelles) ; André de RIDDER (Anvers) ; Elie FAURE\n(Paris) ; FIERENS-GEVAERT (Bruxelles) ; Julien LEONARD (Paris) ; Paul\nLEON (Paris); Jacques MESNIL (Paris); Léon ROSENTHAL, Paris), etc.\nTECHNICIENS :\nCharles de GRONCKEL (Bruxelles) ; A. KNAPEN (Bruxelles) ; L. J. SERIN\n(Bruxelles), etc., etc.\nLes Rédacteurs et Collaborateurs sont seuls\nresponsables de leurs articles. Il sera rendu\ncompte dans « La Cité » de tout ouvrage dont\ndeux exemplaires seront envoyés à la Revue\nPour la rédaction, l'administration et le\nau Siège de la Revue : 10, Place\nPour la vente au numéro s'adresser exclusivement aux librairies. Dépôt\nprincipal : Librairie LAMERTIN, 58-62 Coudenberg, Bruxelles.\nABONNEMENT: Belgique, 20 francs; Etranger 25 francs. Le numéro, 2 francs\nLes abonnements peuvent se prendre en versant la somme de 20 francs au\ncrédit du Compte chèques-postaux n° 166.21 « »).\nun supplément de 3 francs les numéros\nenveloppe"}, {"page_pdf": 3, "page_imprimee": "49", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192501-01.1.3", "texte": "CÖPENICK\nPETITE CITE PRES DE BERLIN\n\nQuatre ans déjà me séparent d'un voyage à Côpenick. Quatre\nans d'après-guerre pendant lesquels on s'ingénia partout à trouver\nsolution au problème des habitations à bon marché.\nProblème aux multiples aspects et d'autant plus difficile à\nétudier que l'expérience des peuples voisins ne peut toujours venir\nen aide : les mœurs, les habitudes, comme aussi les ressources finan-\ncières - et la façon de se les procurer, - la législation, différent trop,\nnon seulement d'un peuple à l'autre, mais même de province à pro-\nvince!\nMais il n'empêche.\nQuiconque ne pourra rien entreprendre, risquera même de faire\nun retour en arrière si, dans ce domaine, il n'a pas étudié les quelques\ntypes de réalisations au nombre desquelles on doit placer la Cité-\nJardin de Letchworth, la Cité Coopérative de Mutenz près de Bâle,\nles quartiers de Rotterdam et d'Amsterdam et, en Allemagne\nla Cité de Hellerau près de Dresde, la fondation Krupp et enfin la\nCité de Côpenick.\nCertes, rien de tout cela n'est entièrement parfait, mais à bien des\npoints de vue, ce sont des types excellents et qui font réfléchir.\n\nLA CITE. JANV.-FEVR. 1925."}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "50", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192501-01.1.4", "texte": "LA CITE. VOL. : 5. NUM. : 3\n\nCôpenick est peu connu. Situé au-delà de Berlin, dans sa\ngrande banlieue, il reçoit peu de visiteurs belges.\nJe puise dans mes notes de voyage les quelques aperçus que me\nsuggéra l'œuvre de l'architecte O. Salvisberg,\nCelui-ci n'est pas un moderniste au sens cubiste du terme. Il est\naussi éloigné de l'architecture homéopathique et de la plastique sim-\npliste, que des recherches traditionalistes. A analyser son œuvre, je le\nvois plus soucieux de la modeler d'après les enseignements de la\nHochschule de Munich que de la faire participer à la sarabande artis-\ntique de l'école de Magdebourg!\nVoyons son œuvre.\nLE TRACE.\nLa cité de Côpenick est en bordure du chemin de fer. Près d'elle\naussi est une usine à gaz. Quelques bouquets de pins, quelques chênes\npoussaient heureusement sur ce terrain plat, sans charme intrinsèque.\nLa station du chemin de fer de la Basse-Silésie est à proximité.\nLe plan publié ne montre que l'amorce de la Cité; elle doit\ncompter 400 habitations 120 seulement sont construites. La\nDahlwitzerstrasse, qui conduit à la gare, débute par un espace libre,\ndévolu à des arbres, existants ou qui furent plantés, afin de rendre\naccueillant ce que la voie ferrée eut toujours de rébarbatif. Cette\ngrand'rue très courte et dont les trottoirs courent le long de bandes\ngazonnées, aboutit à une place où sont groupés quelques bâtiments\nà usage collectif. C'est d'ici que rayonnent des artères secondaires.\nL'usine à gaz est masquée par une rue nord-sud dont le tracé est en\nventre de poisson. Ceci est du plus heureux effet. Dans le triangle,\nquelques maisons se groupent pour former, entre elles, la « Cour aux\nTilleuls ».\nJ'ai noté la propreté des sentiers qui s'insinuent entre les\njardins et les petits dégorgeoirs pour le croisement,aux carrefours. J'ai\nsurtout admiré le « sens de la rue » que Salvisberg a su réaliser par-"}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "51", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192501-01.1.5", "texte": "L A CITE. VOL. : 5. N U M. : 3\n\nPLAN D'ENSEMBLE DE LA CITÉ-JARDIN DE COPENICK PRÈS BERLIN\nCLICHE DE LA REVUE\nL'HABITATION A BON MARCHÉ"}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "52", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192501-01.1.6", "texte": "L A CITE. VOL. : 5. N U M. : 3\n\ntout. Tout est aggloméré et cependant tout est imprégné de grand\nair!\nLes photos reproduites de la Dahlwitzerstrasse, notamment,\nmontrent les murs de clôture qui donnent des façades, allant se\nprolongeant et se reliant les unes aux autres, s'enchaînant et don-\nnant à l'ensemble « l'aspect urbain ». Ces murs ne sont que les façades\ndes appentis, sortes de petites remises, qu'en d'autres endroits de la\nCité on a construit derrière les maisons, en annexe.\nC'est, au point de vue décor, une heureuse disposition. L'orien-\ntation de ces abris dont on fait des remises à bois et aussi des\npoulaillers, des clapiers, n'est cependant pas toujours judicieux, et\nne peut faire admettre le système... pas plus que le nôtre d'ailleurs (i ).\nLES HABITATIONS.\nIl n'y a rigoureusement que trois types d'habitations et tous\nidentiques entre eux. La disposition, le groupement, les quelques bou-\nquets de pins entrent en jeu pour donner à l'ensemble un aspect\nvivant, sans monotonie. Les tapis gazonnés qui s'étendent devant les\nhabitations, propres et drus, donnent leur note reposante dans\nl'ensemble, qui chante. Nous voilà loin de certaines cités tarabis-\ncotées, où l'on a cru ajouter à l'ensemble en bosselant les façades, en\ns'aidant de ressauts, d'avancées et de jardins où, véritables dépotoirs,\nse coudoient les boîtes à conserve sous la protection de poteaux en\nciment! Ces tapis verts ne valent-ils pas mieux que nos « généra-\nriums » souffreteux!\nLe plan des maisons répond à la théorie du poêle central, chère\naux peuples des régions froides. Tout est groupé autour de lui! Le\nconduit des fumées va au faîte du toit et, traversant un grenier, est\n\n(1) La mode qui sévit chez nous d'adosser les annexes est malfaisante et antiscienti-\nfique. Personne ne réfléchit ni ne réagit, semble-t-il ! Si une annexe est au Sud, celle qui\ny est adossée est au Nord... et qu'en disent les poules?"}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192501-01.1.7", "texte": "LA CITE JARDIN DE\nCOPENICK PRÈS BERLIN\nPLANCHE I\nENTREE DE LA CITE\nSUPPLEMENT A\nLA REVUE « LA CITE »\nVe ANNEE. NUMERO 3.\nCLICHE DE LA REVUE\n« WASMUTH'S MONATSHEFTE »."}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192501-01.1.8", "texte": "LA CITÉ JARDIN DE\nCOPENICK PRÈS BERLIN\nPLANCHE II\nLA « DAHLWITZERSTRASSE »\nSUPPLEMENT A\nLA REVUE « LA CITE »\nVe ANNEE. NUMERO 3.\nCLICHE DE LA REVUE\n« WASMUTH'S MONATSHEFTE »."}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192501-01.1.9", "texte": "LA CITÉ JARDIN DE\nCOPENICK PRÈS BERLIN\nPLANCHE III\nLA « DAHLWITZERSTRASSE» ET SES TAPIS DE GAZON\nSUPPLEMENT A\nLA REVUE « LA CITE »\nVe ANNEE. NUMERO 3.\nCLICHE DE LA REVUE\n« WASMUTH'S MONATSHEFTE »."}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "53", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192501-01.1.10", "texte": "LA CITE.\nVOL. : 5.\nN U M. : 3\n\nbien isolé. Je n'ai pas vu à Côpenick les mitrons en fer blanc, que nos\narchitectes, protagonistes des toits plats, connaissent dans leurs\nconstructions. Ici tout est normal, car l'architecte a réfléchi et ne s'est\npas insurgé contre une loi naturelle. Les murs sont crépis, ils sont\nrugueux extérieurement, tout autant, j'imagine, pour protéger la\nbrique qui n'est pas, dans la région, de tout premier choix, que pour\naugmenter le pouvoir anti-déperditif des murailles.\nREALISATION.\nLe terrain fut acquis de l'administration du Fisc par la com-\nmune au prix de un mark par mètre carré. On créa une Société\nd'intérêt public pour réaliser la colonie. Elle eut les subsides de l'Etat\net de la commune.\nCelle-ci entretient les rues et les pelouses.\nLes maisons sont vendues aux mutilés moyennant 20 p.c. comp-\ntant, soit pour une petite maison 3 à 4,500 mark et le restant\nest payé par le remboursement d'une hypothèque consentie à longue\néchéance et à des conditions libérales. Les autres habitants payent un\ntiers comptant et se libèrent du restant dû par remboursements\nannuels.\nLes maisons les plus petites ont 61 mètres carrés de surface habi-\ntable et ont été vendues 15,000 marks plus grandes, elles ont\n80 mètres carrés, mais coûtaient 21 à 23,000 marks. Tandis que les\nhabitations du type 3 avaient 113 mètres carrés de surface utilisable\net furent vendues 34,000 marks.\n\nF. B."}, {"page_pdf": 11, "page_imprimee": "54", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192501-01.1.11", "texte": "LA CITE.\nV 0 L. : 5.\nN U M. : 3\n\nTONY GARNIER\n\n<®>\nLes vastes desseins du célèbre architecte lyonnais et qu'il a\nmagistralement exposés dans sa « Cité industrielle », ne sont pas\nencore entièrement réalisés, mais chaque jour nous voyons se maté-\nrialiser des fragments de cette ville idéale. Dernièrement encore, la\nrevue « L'Architecte » publiait des plans et des façades de villas\nréalisés par M. Tony Garnier. Il faut admirer chez lui un esprit bien\nmoderne qui s'efforce à créer de l'intérieur à l'extérieur et qui retrouve\nla simplicité et la véritable destination de l'architecture. Chez lui, pas\nde préoccupation de style et de décoration en surcharge. Les matériaux\nsont apparents et l'espace est convenablement découpé. Il emploie\nvolontiers les colonnes, mais celles qui n'ont que le fût, sans chapi-\nteaux ni bases. On peut dire que c'est un classique, car il a retrouvé la\nsimplicité et la grâce de l'enfance. Chez lui, point d'imitation acadé-\nmique, il rejette les « canons » et les proportions chères aux neo-\nRenaissants. L'orientation, la situation sont les premiers guides de\nses plans. Mais son plus grand mérite, si l'on excepte son talent de\ncréateur en architecture domestique, c'est sa conception « urbaniste »\nde la ville. L'urbanisme vient d'être appliqué à nos cités-jardins dans\nces dernières années. L'Allemagne et l'Angleterre nous avaient précédé\nseulement de quelques lustres et la Hollande avait su également se\nmontrer de première force dans cet art nouveau. Le tracé des plans des\nvilles doit, logiquement, être la primordiale étude architecturale, mais\nelle demande une connaissance profonde des formes et des idées, une\npsychologie avertie, de longues préparations et recherches tant sur la\nnature du sol, le climat, etc., que sur les moyens de transports, les\nforces, l'électricité. L'urbaniste sera l'alpha et l'oméga de l'architecture.\n\n(*) Nous comptons consacrer prochainement à l'œuvre du grand architecte lyonnais\nun numéro spécial illustré. N. d. 1. R."}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "55", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192501-01.1.12", "texte": "LA CITE.\nV O L. : 5.\nN U M. : 3\n\nLa question du trafic dans les rues est une des premières. Tony Garnier\nY a résolue en décongestionnant le centre de la ville. Il ne doit pas y\navoir de maisons d'habitations au centre de la cité : chaque quartier\ndu noyau central contiendra des bâtiments affectés à une même desti-\nnation, les magasins seront réunis dans tel quartier, les banques dans\ntel autre. La circulation sera facilitée par de larges avenues en ligne\ndroite.\nLa question de la chaussée à plusieurs étages trouve également\nson application dans une telle cité. Tramways, bus, camions pour\nmarchandises prendraient une voie souterraine, les véhicules légers\ngardant la disposition de la voie en plein air.\nEn architecture domestique, les solutions de Tony Garnier sont\nheureuses et simples. Il est inspiré par l'architecture des villas\nromaines dont il tend à reproduire, en ce qu'elles ont de compatibles\navec les exigences actuelles, les dispositions amples et confortables.\nLes vasques, les jardins, les fontaines occupent dans les réalisations\narchitecturales de Tony Garnier une place importante. Il veut que\nla vie, la vie familiale soit plus libre et que le grand air la vivifie.\nAu sortir des usines et des bureaux, le peuple trouvera dans la ban-\nlieue l'habitation saine et tranquille où il pourra refaire ses nerfs et\nson sang pour de nouveaux efforts. Le sport est un peu négligé. Il\nest dans la vie moderne d'une importance primordiale, aussi l'archi-\ntecte doit se préoccuper d'aménager stades, pistes, plaines de jeux.\nDans tous les cas, l'effort de Tony Garnier mérite d'être sou-\nligné et son exemple devrait être imité par les jeunes. Sans commande,\nl'architecte a étudié toutes les possibilités de constructions diverses\ndans une ville sortie vivante de son cerveau. Rapidement, d'ailleurs,\nil a pu mettre à profit ses projets et bénéficier le tout premier d'études\ndésintéressées.\n\nCharles CONRARDY."}, {"page_pdf": 13, "page_imprimee": "56", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192501-01.1.13", "texte": "TECHNOLOGIE\nLA ROUTE MODERNE\nET SA REALISATION\n\nOu en est exactement la technique de la route? La question présente un\ntrès grand intérêt pour les urbanistes et plus particulièrement pour ceux d'entre\neux qui sont appelés à aménager de vastes quartiers d'habitations. C'est, en\neffet, un principe actuellement admis par tous les 'techniciens d'avant-garde,\nqu'il faut réduire autant que passible l'importance et le coût de construction des\nrues d'habitation au point que certaines d'entre elles ne seront plus que les\nsentiers d'un vaste jardin.\nMais cette façon de faire a pour conséquence que toute la circulation d'un\nquartier se trouve drainée vers quelques grandes artères à la construction des-\nquelles l'on peut dès lors consacrer une partie des ressources économisées ail-\nleurs. Aussi ne devra-t-on rien négliger pour en faire, an point de vue profil et\nrevêtement, des artères modernes parfaitement adaptées au trafic actuel et\nfutur.\nQuel est le type de revêtement à adopter pour ces rues de grande circu-\nlation? La question est, comme on le sait, fort controversée. Il nous a sembtë\ncependant que l'exposé synthétique reproduit ci-dessous, et qui parut, il y a\nquelques semaines dans la « Chronique des Travaux Publics » est appelé à\njeter quelque lumière sur la question.\nR. G.\nI. Le voyageur qui parcourt aujour-\nd hui les routes de Belgique est frappé, s'il\nles compare avec celles des autres pays, de\ndeux faits bien différents : le premier, c'est\n1 ordonnance logique de notre réseau routier\net 1 excellence du plan qui a présidé à sa\ncréation; le second, c'est la médiocrité, l'état\nlamentable des chaussées.\nLa circulation moderne, pressée, exi-\ngeante, ne s'accommode plus au système\nancien de construction des routes. Celles-ci\nne peuvent résister aux efforts destructifs\ndes véhicules automobiles et surtout aux ac-\ntions tangentielles qui s'exercent au point de\ncontact de la roue et du sol.\nIl faut ajouter à ces efforts les éléments\npertubateurs provenant des aspérités de la\nchaussée, auquel cas, les actions tangentielles\nprennent des valeurs considérables; elles se\ncombinent avec les chocs, les oscillations, les\nbonds de la voiture, les effets de friction et\nde patinage des bandages. Tous ces efforts,\ns*exerçant sur les points faibles d'une chaus-\nsée, Tébranlent, la disloquent, dispersent les\néléments les plus fins d'abord, puis les au-\ntres, et provoquent ainsi les « nids de pou-\nles », les ornières, qui, en s'étendant, com-\npromettent l'existence de la chaussée. C'est\nle processus général de destruction d'un ma-\ncadam ordinaire. Cette destruction est ac-\ncompagnée d'un soulèvement considérable\ncîe poussières.\nOn entreprit la première lutte contre la\npoussière, au moyen d'enduits de surface,\ndont le goudronnage fut la manifestation la\nplus répandue. Métis les innombrables incon-\nvénients du goudron ont obligé les recher-\nches à s'orienter d'un autre côté.\nL'usage s'est répandu très rapidement en\nAmérique, d'arroser les routes avec des hui-\nles de pétrole bitumineuses ou huiles asphal-\ntiques pour constituer des pellicules superfi-\n'cielles antipoussiéreuses. Ces huiles sont le\npremier résidu de la distillation des huiles"}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "57", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192501-01.1.14", "texte": "TECHNOLOGIE\n\nminérales brutes. L'emploi de ces huiles a\ndonné des résultats nettement supérieurs à\nceux des goudronnages et on a reconnu que\nla proportion d'asphalte était en rapport di-\nrect avec la stabilité de l'enduit sur la chaus-\nsée. Le pourcentage de bitume contenu dans\nF huile variait primitivement entre 45 et\n50 p. c. ; il a été augmenté ensuite jusqu'à\n75 à 85 p. c. -\nLa distillation des huiles asphaltiques bru-\ntes poussées plus avant, donne comme résidu\nun brai de pétrole à 1 00 p. c. de substances\nsolubles dans le sulfure de carbone, et sui-\nvant que la distillation est arrêtée à un stade\nplus ou moins avancé, on obtient un produit\nplus ou moins riche en huile, donc plus ou\nmoins ductile.\nLes brais de pétrole destinés au bitumi-\nnage superficiel sont donc des bitumes purs,\ntotalement insolubles dans L'eau, et formant\nde ce fait, des couches de scellement imper-\nméables. Ils sont très ductiles, non cassants\net le peu d'huile qu'ils renferment encore\nleur donne une plasticité remarquable et un\npouvoir adhésif de premier ordre. Sous les\nchocs et les efforts verticaux de compression,\nils s'allongent, mais ne se fissurent pas. Ces\nbrais sont solides, mais sans dureté à la tem-\npérature ordinaire. Grâce à leur haute teneur\nen brai, ils ont une grande stabilité et une\nvie bien plus longue que le goudron ordi-\nnaire. Toutes choses égales, leur durée est\nsensiblement deux ou trois fois plus grande\nque celle du goudron. Contrairement à ce\n/dernier, ils sont inattaquables par les agents\n' atmosphériques et sont complètement insolu-\nbles dans l'eau de pluie, et par le fait non\nentraînés dans les rivières. Le goudron con-\ntient des substances acides, toxiques et solu-\nbles dans l'eau (phénols et acridines), ce qui\nconstitue un danger considérable pour la vé-\ngétation et les récoltes le longs des routes, et\n/les eaux de ruissellement provenant de leur\npolluent les lacs et les rivières, et\n'sont toxiques pour les poissons. Tous ces in-\nconvénients n'existent pas avec les bitumes.\nEnfin, en ce qui concerne leur application\nëur la route, ils redeviennent solides par sim-\npie refroidissement aussitôt après leur appli-\ncation à chaud et la circulation sur la route\nn'est nullement interrompue, tandis que la\ndessication du goudron demande au moins\ndeux jours, pendant lesquels tout trafic est\nsuspendu.\nEnfin, les plus fortes chaleurs comme les\nplus grands froids sont sans action sur les\nbitumes, tandis que les automobilistes ont pu\napprécier les désagréments du goudron en\nété, en jetant un simple coup d'œil sur la\ncarrosserie et le châssis de leur voiture.\nL'Angleterre fait un très large emploi de\nces brais de pétrole pour le revêtement su-\nperficiel. La Hollande et la Suisse ont suivi\ndans cette voie, avec les résultats les plus\nsatisfaisants. La France a fait de nombreux\nessais heureux au cours de cette année. Il est\nà espérer que la Belgique fera, à son tour,\nappel à ces produits pour la protection de ses\nnombreuses routes macadamisées.\n11. Jusqu'à présent, il n'a été question\nque de revêtement superficiel. En vérité,\ncelui-ci ne constitue qu'une protection, et\nnon une construction. Nous allons étudier\ncette dernière et passer en revue les divers\n? procédés en usage. Nous n'envisagerons pas\nla fondation, mais seulement la couche su-\npérieure, constituant le revêtement au vrai\nsens du mot, c'est-à-dire, la couche soumise\n) aux efforts destructeurs engendrés par la cir-\nculation des véhicules.\nTrois types principaux de revêtement ont\nété mis en œuvre : le type ciment, le type\nà liant goudronneux et le type à liant bitumi-\nneux ou asphaltique.\nRoutes en ciment (bétota). Ce type de\nrevêtement a été employé aux Etats-Unis sur\nune grande échelle. Des sommes considéra-\nbles ont été dépensées pour ce genre de\nconstruction. L'expérience peut donc être\nconsidérée comme concluante. Le résultat de\nces nombreuses années de pratique est\nl'abandon presque total des routes en ci-\nment. Ces routes, quelque bien construites et\nquelque fortement renforcées par armatures\nmétalliques qu'elles puissent être, ne peuvent\nrésister au trafic moderne. Elles doivent obli-"}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "58", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192501-01.1.15", "texte": "TECHNOLOGIE\n\ngatoirement devenir poussiéreuses et nécessi-\nter continuellement des réparations. Il existe\nun grand nombre de cas où les autorités ont\ntout d'abord construit les routes en ciment,\nmais les ont, par la suite, recouvertes d'une\ncouche d'asphalte. Le ciment, parce qu'il est\nrigide, sans aucune élasticité, se craque et\ns'abîme très rapidement tant sous 1 action\ndu trafic qu'en raison de sa dilatation ou de\nsa contraction causée par les changements\nde température. L'introduction de joints de\ndilatation n'a pas donne les résultats atten-\ndus,car le ciment adhérant au sol ne peut pas\nse dilater librement, ce qui provoque de lon-\ngues fentes qui s'élargissent sous l'influence\ndes infilrations d'eau et de la gelée. Aucun\njoint de dilatation ne pourra jamais donner\nà une route en ciment, la propriété, vitale\npour la route, d'élasticité et de plasticité, et\nJpar suite, d'absorption de puissance vive due\nà un choc. Aussi, ces routes étaient-elles en-\ntièrement détruites au bout de cinq ans et\nremplacées par des routes en asphalte. D'ail-\nleurs, outre leur prix relativement élevé, le\ncoût de leur entretien était si considérable\nque, d'après les statistiques américaines, il\nsurpasse le coût d'entretien des routes ordi-\nnaires en macadam.\nL'expérience des routes en béton de ci-\nment est donc concluante, et ce type de\ntroute définitivement jugé. Il ne fait d'ailleurs\naucun doute pour les techniciens de la route\n(ingénieurs et constructeurs) que ce procédé\nne répond pas aux desiderata.\nRevêtement à liant goudronneux. Le\nprincipe est d'incorporer aux matériaux cons-\ntituant la chaussée du goudron ou du brai\npour les agglomérer entre eux et en faire un\nbloc résistant à la désagrégation.\nCette incorporation se réalise de deux fa-\nçons, soit par enrobage préalable des maté-\nriaux, en mélangeant ceux-ci avec le liant\navant de les répandre sur la route, soit en\nrépandant d'abord les matériaux sur lesquels\non coule ensuite le liant qui pénètre dans les\ninterstices. Ce sont des procédés analogues à\nceux employés dans la confection des revê-\ntements asphaltiques.\nMais les inconvénients du goudron sub-\nsistent en entier dans ce procédé. On en ar-\nrive ainsi à la dislocation de la chaussée. De\nplus, tous les goudrons sont loin de conve-\nnir; il faut procéder à un choix minutieux\nparmi les usines productrices, et ce choix est\ntrès délicat. Souvent même les goudrons doi-\nvent subir des traitements préalables qui en\naugmentent sensiblement le prix. La vie\nd une telle route est de courte durée, et les\nfrais d'entretien élevés, à tel point qu'en An-\ngleterre, nombre de constructeurs ne don-\nnent pas de garantie pour le travail en tar-\nmacadam.\nRevêtement à liant bitumineux ou asphaî-\ntique. Il y a lieu, tout d'abord, d'observer\nque ce revêtement moderne n'a rien de\ncommun avec les revêtements en asphalte\ncomprimé appliqués dans les rues de nos\ngrandes villes (Bruxelles, Liège). Ils sont\nconstitués, en principe, par un mélange de\nsable et de bitume formant un véritable\nmortier bitumineux (sheet-asphalt) ou liant\nd'asphalte, ou « ciment asphaltique »; si,\ncomme on le fait fréquemment, on incorpore\ndes petites pierrailles et des gravillons, on a\nle « béton asphaltique ».\nCes revêtements se font pair la méthode\nde mélange, au moyen de machines appro-\npriées.\nLe type « sheet-asphalt » donne une sur-\nface lisse, très peu sensible à l'usure et très\nrésistante. Il convient pour les routes à très\nforte circulation; son épaisseur est générale-\nment de 5 centimètres.\nLe type « béton asphaltique » est diffé-\nrent du précédent, par l'introduction d'élé-\nments plus gros (petites pierres) dans des\nproportions variables. Il est plus résistant et\nmoins glissant, et convient aussi pour les rou-\ntes à très forte circulation; son épaisseur est\naussi généralement de 5 centimètres. Il s'ac-\ncommode mieux que le sheet-asphalt des\nimperfections dans la mise en forme de la\nchaussée sous-jacente, et supporte en outre\n|in bombement un peu plus accentué.\nPour les très lourds trafics, on emploie\n\"'aussi le type « double couche ». La couche"}, {"page_pdf": 16, "page_imprimee": "59", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192501-01.1.16", "texte": "TECHNOLOGIE\n\nsupérieure ou cTusure est du type « sheet »\net la couche inférieure ou. « binder » est un\nmélange « béton » plus ou moins maigre,\nou même en « macadam asphaltique » que\nnous décrirons plus loin.\nEnfin, le type « stone filled », constitué\npar un béton très maigre (jusque 75 p. c.\nde pierres), recouvert par une couche de ci-\nment asphaltique (seal-coat), protégeant le\nrevêtement sous-jacent.Ce revetement,moins\nonéreux que les précédents, convient très\nbien à une circulation rapide et légère, et\npeut s'établir sur toutes les chaussées sans\nmise en forme très soignée. L entretien qu il\nnécessite est limité à un simple renouvelle-\nment du € seal-coat ».\nTous ces revêtements précédents sont\nd'une imperméabilité complète; ils sont inso-\nnores, exempts de poussières et de boue. Ils\njoignent à une certaine souplesse, une\nénorme résistance à l'écrasement et à l'usure.\nLa circulation automobile est sans effet sur\neux, de même que les intempéries. L'ensem-\nble s'use lentement et très régulièrement; ni\nbalayage ni arrosage ne sont nécessaires. On\nreproche parfois au type <£ sheet » d etre\nglissant par l'humidité; le type « béton »\nremédie à cet inconvénient. Il est, du reste,\nadopté de préférence.\nRevêtement par pénétration. Ce sont\ndes rechargements ordinaires dans lesqeuls\non remplace l'agrégation terreuse par du ci-\nment asphaltique répandu à chaud, la com-\npression se faisant au rouleau à vapeur. Il\nse fait sur une épaisseur de 6 à 1 0 cm., et\nconstitue ainsi un véritable « macadam as-\nphaltique ». Sa grande facilité d'exécution et\nson prix modéré le mettent à la portée des\npetits entrepreneurs et des budgets modes-\ntes. Sa résistance et ses grandes facilités de\nréparation le rendent éminemment apte a\nune utilisation urbaine. Sa protection con-\nsiste en une simple couche très mince de bi-\ntume mou (spramex), qui constitue la cou-\nche d'usure.\nComme pour les revêtements par mé-\nlange, et moyennant des conditions très\navantageuses, l'entrepreneur peut assurer\nl'entretien du revêtement pendant deux, trois\nou cinq ans, ce qui suffit a justifier 1 excel-\nlence du procédé et la confiance qu on peut\ny accorder.\nOn remarquera que ces procédés permet-\ntent l'emploi de matériaux que l'on trouve\ndans le pays (pierres, sables, scories), et que\nle seul produit importé est le « mexphalte »,\nou bitume pur du Mexique, qui entre dans\nla composition pour 8 à 1 0 p. c. seulement.\nLes Etats-Unis et l'Angleterre ont fait une\n.application considérable du procédé bitumi-\n\"neux. C'est incontestablement celui qui a\nfdonné les meilleurs résultats. L'élasticité de\nla route en a fait ce que les Anglais appel-\naient une « route vivante », qui se répare elle-\n-même, par le laminage et 1 étirage dus au\ntrafic.\nLa durée de ces chaussées est considéra-\nble. La circulation les comprime, en réduit\nl'épaisseur et, par conséquent, en augmente\nla densité et la résistance, mais ne leur enlève\naucune particule de leurs elements. Néan-\nmoins, on ne peut dire qu'une chaussée as-\nphaltée soit de conservation indéfinie, car\ndes détériorations surviennent, mais dues à\ndes causes tout autres. Ainsi, un tassement\ndans la fondation amène une déformation\nde ce revêtement élastique qui suit celle de la\nfondation, d'où production d'une flâche, et\npar suite des chocs répétés de la circulation,\nune destruction partielle peut se produire.\nUne mauvaise liaison avec les bordures, par\nexemple, peut permettre 1 infiltration des\neaux qui viennent réduire la résistance de la\nfondation et provoquer un accident analogue\nau précédent. Enfin, dans l'exécution du re-\nvêtement, il peut être difficile d'obtenir une\nhomogénéité rigoureuse, et ainsi certains\npoints peuvent être accidentellement consti-\ntués par un mélange moins parfait, „ dont la\ndésagrégation ultérieure est possible. Il est\ndonc indispensable d'effectuer le revêtement\nprimitif avec le plus grand soin, pour obtenir\nun mélange très homogène et ensuite correc-\ntement appliqué.\nCes (revêtements sont utilisés depuis très\nlongtemps en Amérique, et il est intéressant"}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "60", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192501-01.1.17", "texte": "TECHNO LOGIE\n\nde citer quelques exemples permettant de se\nrendre compte de leur durée :\nA Washington, à Colombo et dans d'au-\ntres villes des Etats-Unis, des revêtements\nasphaltiques exécutés depuis plus de qua-\nrante ans ne nécessitent encore actuellement\nque des entretiens extrêmement faibles. Dans\nla ville de Pawtucket (R. I.), un revêtement\nasphaltique a été exécuté en 1901 sur une\npente de 10 p. c. Jusqu'à présent, aucune\npréparation n'a été nécessaire. Aucune trace\nd'usure ne se montre, et on estime que sa\ndurée sera d'où moins 40 ans. Plus près de\nnous, en France, des revêtements asphalti-\nques construits en 1911 et 1913 (avenue\nHoche et Porte Dauphine, à Paris) sont en-\ncore dans un état parfait.\nLe 3 revêtements de ce genie ne nécessi\ntent pas d'entretien. Cependant, leur durée\npeut être considérablement prolongée, si on\nrenouvelle de temps en temps la couche su-\nperficielle de liant asphaltique, qui a une\ntendance à descendre à l'intérieur du revête-\nment, mais non à disparaître par décolle-\nment ou par altération sous l'action des\nagents atmosphériques.\nLes réparations occasionnelles s'exécutent\nde la même façon que le revêtement primi-\ntif, elles sont aussi solides que le revêtement\nneuf, et ne présentent aucune difficulté\nd'exécution.\nLes revêtements asphaltiques sont les\nmeilleurs existant actuellement, et il est sou-\nhaitable de voir notre pays bientôt doté d'un\nréseau routier de ce genre.\nPour compléter l'exposé qui précède don-\nnons quelques chiffres statistiques concer-\nnant ïimportance relative en Amérique des\ndivers types de revêtement. Ces renseigne-\nments sont également extraits de la « Chro-\nnique des Travaux Publics » où ils parurent\nquelques semaines après I'étude qui précède:\nLes statistiques fournies par « The Cons-\ntructor » de janvier 1924, l'organe officiel\nde ! € Associated General Contractors of\nAmerica » établissent que pour l'année 1922\nenviron 79,000,000 de yards carrés de pa-\nvements de routes ont été construits en bé-\nton de ciment et que la surface correspon-\ndante pour 1923 est d'environ 81,000,000\nde yards, soit une augmentation de 2.S p. c.\nsur 1922.\nDes rapports publiés par l'U. S. A. « As-\nphalt Association », il résulte que les pave-\nments en asphalte ont été pratiqués en 1922\nsur 84,000,000 de yards et en 192 3 sur\n102,000,000 de yards, soit une augmenta-\ntion de 23.3 p. c. sur 1922.\nDes statistiques publiées récemment après\nun sérieux contrôle des constructions de pa-\nvements de routes dans cinq Etats : Was-\nhington, Oregon, Californie, Arizona et Ne-\nvada, ir résulte qu'en 1923, 21,6 p. c. ont\nété effectués en béton de ciment Portland\nartificiel et 73.4 p. c. en asphalte.\nD après le récent recensement des pave-\nments de routes, il est établi que dans 290\ncités américaines de 1 0.000 habitants et plus,\nil y avait, au ler1er janvier 1923, 469,463\nyards carrés de pavements de routes de ty-\npes meilleurs que le macadam lié à l'eau et\nque dans cette superficie 53.9 p. c. étaient\ndes types asphaltiques et 5 1/2 p. c. étaient\ndes types du béton de ciment Portland.\nDans 65 cités de 100.000 habitants et\nplus, les types asphaltiques comprennent\n50,9 p. c. d'asphalte et 3,5 p. c. de Ciment\nPortland artificiel.\nDans les 1 2 plus grands Etats américains,\ny compris New-York, Chicago, Détroit, Los\nAngeles, Philadelphie et Boston, 58.2 p. c.\ndes routes ont été traitées au moyen d'as-\nphalte et 2,5 p. c. en béton de ciment Port-\nland."}, {"page_pdf": 18, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192501-01.1.18", "texte": "LA CITÉ JARDIN DE\nCOPENICK PRÈS BERLIN\nPLANCHE V\nUN ASPECT DE LA « WOLFSGARTENSTRASSE »\nSUPPLEMENT A\nLA REVUE « LA CITE »\nVe ANNEE. NUMERO 3.\nCLICHE DE LA REVUE\n« WASMUTH'S MONATSHEFTE »."}, {"page_pdf": 19, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192501-01.1.19", "texte": "LA CITÉ JARDIN DE\nCOPENICK PRÈS BERLIN\nPLANCHE VI\nPLAN DES MAISONS TYPE II ET III\nSUPPLEMENT A\nLA REVUE « LA CITE »\nVe ANNEE. NUMERO 3.\nCLICHE DE LA REVUE\n« WASMUTH'S MONATSHEFTE »."}, {"page_pdf": 20, "page_imprimee": "61", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192501-01.1.20", "texte": "ECHOS\n\nCONCOURS\nSOCIETE DES NATIONS.— CONCOURS POUR\nLE CHOIX D'UN PROJET EN VUE DE LA CONS-\nTRUCTION A GENEVE D'UNE SALLE DE CON-\nFERENCES DE LA SOCIETE DES NATIONS.\nLa Société des Nations ouvrira prochainement un\nconcours pour le choix d'un projet en vue de la\nconstruction d'une salle de coniférences à Genève.\nLe concours sera ouvert aux architectes ressortis-\nsants des Etats membres de la Société des Nations.\nUn jury international, composé d'architectes ré-\nputés, sera chargé de l'étude et du classement des\nprojets représentés.\nUne somme de 1 00,000 francs suisses sera mise\nà la disposition du jury, pour être répartie entre\nles meilleurs projets présentés.\nLe programme du concours sera prêt au mois de\nfévrier 1925 et sera expédié de Genève de manière\nà ce qu'il pravienne aux gouvernements et aux\nconcurrents à une date à peu près identique; les\nexemplaires destinés aux pays éloignés seront donc\nexpédiés en premier lieu.\nMoyennant l'envoi préalable de la somme de\n20 francs suisses, un exemplaire du programme\nsera en outre envoyé directement de Genève, après\nque les exemplaires destinés aux gouvernements\nauront été expédiés, à toute personne qui en fera la\ndemande.\n\nARCHITECTURE\nLA SOCIETE D'ARCHITECTURE. A locca-\n•ion du 50e anniversaire de la fondation de son or-\ngane, « L'Emulation revue d'art architecturale,\nia Société centrale d'architecture de Belgique orga-\nnise un cycle de conférences éducatives, auxquelles\nelle invite toutes les personnes s'intéressant aux\nquestions d'architecture.\nCes conférences seront données dans ses locaux\nàe l'Hôtel Ravenstein.\nLa première a eu lieu le mardi 3 février, à\n8 h. 30. M. l'architecte Paul Boniduelle y développa\nle sujet : * Y a-t-il une architecture moderne) »\nLes dates des conférences suivantes seront an-\nnoncées ultérieurement. M. Lacoste parlera de < La\nVoûte chez les Grecs >, et M. J. De Ligne <2 Des\ncourants favorables à la formation des villes >.\nParmi les autres conférenciers, sont inscrits les\nnoms de MM. Caluwaers, Rooseboom, Baude, -qui\ntraiteront des sujets divers du plus haut intérêt.\nDes invitations personnelles seront envoyées pour\nchacune de ces conférences* à toute personne qui\nen fera la demande au secrétariat de la société,\n3, rue Ravenstein, à Bruxelles.\nH. P. BERLAGE. L'Université de Delft, qui\ncentralise l'enseignement technique universitaire en\nHollande, vient de rendre un hommage éclatant\naux mérites du grand architecte moderniste\nH. P. Berlage, en lui décernant le titre de docteur\nhonoris causa, avec tous les droits qui sont atta-\nchés à ce titre en vertu des lois et des coutumes.\nLa proclamation de ce titre a donné lieu à une\nimposante manifestation dont les revues d'archi-\ntecture hollandaises rendent longuement compte et\nau cours de laquelle un remarquable discours a été\nprononcé par le professeur van der Steur. Celui-ci\ny retrace la carrière du grand maître de l'architec-\nture hollandaise et insiste sur ses mérites en tant\nqu'architecte et en tant qu'écrivain II précise que\nc'est à cause de son action novatrice que l'Univer-\nsité a voulu le compter au nombre de ses docteurs.\n\nECHOS\nL'UNIVERSITE DES ARTS ET METIERS, La\nCommission cargée de I*élaboration des plans de\nl'Université des Arts et Métiers, qu'il s'agit actuel-\nlement d'ériger, mon plus à remplacement du Luna-\nPark, mai* à l'ancien abattoir, s'est réunie mer-\ncredi dernier dans le cabinet de M. l'échevin Jacq-\nmain.\nLes plans de M. l'ingénieur François et de\nM. l'architecte Dumont ont été approuvés; ils vont\ni donc enfin être soumis au conseil communal.\nLes bâtiments comprendront trois étages avec de\nvastes ateliers au rez-de-caussée, masqués par des\nmagasins destinés à donner de la vie à ce coin de\nla ville actuellemen tdésert et noir, dès que le soir\nf est venu.\nNous avons donc l'espoir de voir mettre prochai-\nnement la main à l'œuvre et le moment approche\noù l'école centrale, groupant notamment tous les\n' métiers du bâtiment et des travaux publics, sera\nréalisée. C'est le vœu de tous les milieux campé-"}, {"page_pdf": 21, "page_imprimee": "62", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192501-01.1.21", "texte": "ECHOS\n\ntents. Le programme de cette école avait été éla-\nboré pendant la guerre.\n(Chronique des Travaux Publics », 16 novem-\nbre 1924.)\nL'EXPOSITION DE 1930. Il est aujourd'hui\ndécidé qu'une Exposition universelle et interna-\ntionale sera organisée pour célébrer le centenaire\nde l'indépendance de la Belgique. Cette Exposition\nsera établie à Bruxelles, et les sections maritimes\net coloniales, à Anvers.\nLa capitale et la métropole commerciale vont\nchacune constituer une Société pour assurer 1 éta-\nblissement et la gestion de leur part de cette Ex-\nposition jumelée. Le Gouvernement a donné son\npatronage à cette double entreprise, la participa-\ntion gouvernementale devant être assurée par un\ncommissaire générai unique. Le haut patronage\nde LL. MM. le Roi et la Reine vient également\nd'être accordé, et la Présidence d'Honneur sera as-\nsumée par S. A. R. le Duc de Bra'bant. Le Gou-\nverneur de la Société Générale, M. Jadot, exercera\nles fonctions de président du Conseil d administra-\ntion de la Société de l'Exposition de Bruxelles dont\nle président du Comité exécutif sera M. le bourg-\nmestre Max.\nLe capital des deux Sociétés organisatrices est\nactuellement en formation. La haute banque et le\ncommerce de la capitale ont répondu avec une telle\nampleur à l'appel du Comité organisateur, que le\nchiffre de <lix millions primitivement prévu pour le\ncapital-actions de l'entreprise bruxelloise a été at-\nteint et dépassé en quelques jours. On portera ce\ncapital à un chiffre plus important, afin de ne de-\nvoir refuser aucun des nombreux concours qui\ns'offrent, dans le but d'assurer le plus d'éclat pos-\nsible à cette grande manifestation. Les nations\ndont toute la sympathie nous est ac-\nquise, viendront en 1930 contempler 1 œuvre que\nla Belgique a réalisée en un siècle. Nous pensons\nbien que le jugement de nos visiteurs nous sera\nfavorable.\nLundi, a été constitué définitivement le Comité\nexécutif de l'Exposition internationale d> Anvers.\nLe titre officiel de l'exposition d'Anvers a été ar-\nrêté comme suit : Exposition Internationale Co-\nloniale, Maritime et de Transports avec Section de\nl'Art rétrospectif flamand >.\nLe Comité exécutif se compose comme suit :\nMM. Martougin, président de la Chambre d'lndus-\ntrie; Crauwels, président de l'Association des Clas-\nses moyennes et d'Anvers en Avant; Van Opstal,\nadministrateur de la Compagnie belge Maritime du\nCongo; Albert Kreglingen, négociant; Anatole de\nCocq de Ramayen, député permanent; Alex De\nGroote, président de la Fédération Mar ti.rne; le sé-\nnateur Lehon, échevin des Travaux; Smal, direc-\nteur du chantier Cockerilil, et Cools, échevin des\nFinances. Le gouverneur de la province, baron\nHolvoet, et le bourgmestre seront priés d'accep-\nter la présidence d'honneur.\nIl sera demandé un subside d'au moins un mil-\nlion de francs à la ville d'Anvers en même temps\nque ides subsides de la Province et des communes\nde l'agglomération anversoise.\nLe bureau du Comité ainsi que le secrétariat gé-\nnéral seront établis à la Salle des Milices, à l'hôtel\nde ville d'Anvers. (« Chronique des Travaux Pu-\nblics ».)\nL'ADMISSION DES BOIS D'EUPEN MALMEDY.\nL'emploi des bois d'épicéa provenant des dis-\ntricts d'Eupen-iMalmédy est autorisé dans les cons-\ntructions de la Société Nationale des Habitations à\nbon marché, à condition que ces bois soient de\ncroissance lente et qu'ils soient employés à l'inté-\nrieur des constructions.\nD'autre part, l'Administration des Chemins de\nfer a décidé d'insérer, dans les cahiers spéciaux des\ncharges régissant les travaux de charpente et de\nmenuiserie à exécuter pour son compte, des spé-\ncificat ons au sujet de l'emploi des sapins épicéas\nd'Eupen-Malm édy.\nAux Ponts et Chaussées, des instructions ont été\ndélivrées à tous les chefs de service pour qa ils\nmettent dans les rédactions des cahiers des charges\net à titre d'essai, les bois d'épicéa provenant des\ndistricts d'Eupen-Malmédy, sur le même pied que\nles bois du Nord, excepté toutefois en ce qui con-\ncerne les poteaux des lignes électriques pour 'es-\n■ iuels le bois d'épicéa est exclu.\nLe ministère de la Défense Nationale (Bâtiments\net Constructions militaires) autorise l'emploi du\nsapin blanc épicéa des districts d'Eupen-Malmédy\ndans les travaux de chanpenterie et de grosse me-\nnuiserie au même titre que les essences similaires."}, {"page_pdf": 22, "page_imprimee": "63", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192501-01.1.22", "texte": "ECHOS\n\nLA PLACE DES MARTYRS avec son architec-\nture un peu froiide, mais de belle harmonie, est un\ndes coins de Bruxelles les plus dignes de l'intérêt\nde la municipalité.\nCette place est, au reste, très visitée des étran-\ngers qui n y viennent pas seulement pour les sou-\nvenirs historiques qu'on trouve, mais pour y admi-\nrer un ensemble décoratif en vérité remarquable.\nLa valeur de cette architecture était reconnue\njadis par les autorités puisque des règles rigou-\nreuses défendent aux propriétaires des immeubles\nde changer quoi que ce soit à l'ornementation des\nfaçades et d'exhausser les bâtiments.\nIl ne restait donc aux propriétaires acharnés,\nsemible-t-il, à la destruction de l'harmonie de la\nplace, que la possibilité de badigeonner les murs.\nVs n'y ont pas manqué et la place des Martyrs est\nune carte d'échantillon de tous les gris; il y a là\ndes maisons en ardoise, en nougat, en mastic, en\ngruyère et en chester. De grandes lettres d ensei-\ngnes achèvent le désordre de ces couleurs. Il est\nvrai que l'administration communale avait donné\nle pire exemple en autorisant l'installation d'un\nénorme poste de dispersion du téléphone. Et la\nCommission des Monuments et des Sites n'a-t -elle\nr7onc rien à voir dans l'aventure?\nLA STANDARDISATION DES BRIQUES DE\nPAVEMENT AUX ETATS-UNIS. Le « Bulletin\ndu Comité Central Industriel » publie la note qui\nsuit et qu'on lira avec intérêt :\n« Nous avons signalé déjà qu'aux Etats-Unis, les\nétudes de standardisation sont poursuivies non seu-\nlement par T « American Engineering Standard*\nCommittee >, organisme analogue à F « Associa-\ntion belge de standardisation », mais également par\nle Département du Commerce qui a constitué dans\nce but un service spécial, sous le titre de € Division\nof simplified Practice >.\nCe service s'occupe de la question, non pas à\nun point de vue plus ou moins scientifique, comme\nl'A. E. S. C., mais en cherchant, sur le terrain pu-\nrement pratique, à diminuer le inombre de types\ndifférents des objets couramment employés soit\ndans l'industrie, soit même dans l'économie domes-\ntique. Dans ce but, des conférences ont lieu entre\nreprésentants des associations de producteurs et de\nconsommateurs, afin de se mettre d'accord à\nl'amiable sur les dimensions à éliminer.\nUn exemple très intéressant de cette façon de\nprocéder est fourni par l'unification qui vient d'être\nréalisée en matière de carreaux de pavement et qui\na été acceptée par les groupements industriels, les\nassociations d'ingénieurs et les différents départe-\nment ministériels intéressés. Il résulte de la bro-\nchure publiée à ce sujet par le Département du\nCommerce qu'une enquête préliminaire avait révélé\nl'existence de 66 types différents de briques. Au\ncours d'une première séance, à laquelle assistaient\n35 représentants des fabricants et des constructeurs\nde carreaux, un premier lot de 46 types fut éliminé,\npour ainsi dire sans discussion.\nUne sous-commission chargée d'examiner l'utilité\ndes autres types reconnut qu'il fallait conserver\ntrois épaisseurs différentes, savoir : 3 pouces,\n3 1/2 pouces et 4 pouces, qui doivent pouvoir être\nemployée suivant l'importance du trafic et les exi-\ngences des services publics en cause. Ce premier\npas étant fait l'assemblée parvint à se mettre d'ac-\ncord sur la suppression d'un deuxième groupe de\n9 types, et, finalement, il en resta seulement î 1 ♦\n.\nsur le chiiffre total de 66 soumis aux délibérations.\nPour faciliter la fabrication, il fut décidé d'ac-\ncorder une tolérance d'un huitième de pouce en\nlargeur et en épaisseur, et d'un demi-pouce en lon-\ngueur.\nLors d'une réunion ultérieure, tenue le 2 7 mars\n1922, une statistique des fournitures de carreaux,\nsoumise par l'Association Nationale des Fabricants\nde Carreaux, montra qu'il était possible de suppri-\nmer encore 4 dimensions, ce qui ramenait à 7 le\nnombre de types considérés comme standards.\nExactement une année après, le 27 mars 1923,\nles intéressés se réunirent à nouveau, et constatè-\nrent que 80 p. c. de la production de l'année 1923\navaient été fournis dans le cadre des 7 dimensions\nretenues à la Conférence précédente, et qup les éli-\nminations auxquelles il avait été procédé avaient\ndonc reçu la consécration de l'expérience.\nOn reconnut cependant qu'un certain type n'en-\ntrait dans le total des fournitures qu'à concurrence\nde 4.1 p. c. et on décida de le supprimer également,\nde façon que le nombre final des dimensions con-\nservées se trouve aujourd'hui réduit à 6."}, {"page_pdf": 23, "page_imprimee": "64", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192501-01.1.23", "texte": "BIBLIOGRAPHIE\nL. H.\nOn sera certainement frappé par la simplicité ©t\nle caractère pratique de cette façon de procéder,\nqui semble avoir fourni des résultats remarquables\npar leur caractère radical et par la rapidité avec\nlaquelle les producteurs ont réussi à s'y adapter. >\nSOCIETE FRANÇAISE DES URBANISTES : OU\nEN EST L'URBANISME EN FRANCE ET A\nL'ETRANGER. Un vol. in-B°, Paris, librairie Ey-\nrolies, 1924.\nLa Société française des Urbanistes vient de\nréunir en un volume les communications qui ont\nété faites au Congrès international d'urbanisme et\nd'hygiène municipale de Strasbourg en 1923.\nLe volume est divisé en quatre parties : législa-\ntion, plans des villes, hygiène urbaine, habitation,\nont été présentés : aucun n'est indifférent. Certains\nNous ne pouvons énumérer ici tous les travaux qui\nont été présentés : aucun n'est indifférent. Certains\nont une portée d'ordre général, comme ceux de\nM. Verrier sur la loi du 14 mars 1919, de\nM. Joyant sur le remembrement, de M. de Cler-\nmont sur la protection des sites et monuments, de\nM. Bérard sur la défense contre le bruit, de M. Lo-\nrin sur les lotissements,, de M. Agache sur la ma-\nnière d'établir un plan de ville, de M. Auburtin sur\nl'esthétique et l'urbanisme, de M. l'abbé Lemire sur\nles jardins ouvriers, de M. Redont sur les planta-\ntions, de M. Le Corbusier sur le centre des grandes\nvilles, etc. D'autres au contraire sont des exemples\nprécis qui viennent illustrer la théorie : C'est ainsi\nque nous assistons aux travaux exécutés à Lyon\n(MM. Dervaux et Massaux), dans le Var\n(M. Prost), à Aix-les-Thermes (M. Dervaux), Lille\n{M. Bourdeix), au Maroc (M. de la Cesinière), en\nAfrique noire (M. Gaston Joseph), à Bruxelles\n(M. Attout), à la cité universitaire de Paris\n(M. Bechmann), à Gothembourg (M. Blidberg).\nDes médecins et ingénieurs ont indiqué des pro-\ncédés pratiques pour améliorer l'hygiène des villes,\nl'adductionl des eaux, l'enlèvement des ordures mé-\nnagères, les transports en commun; des des archi-\ntectes, des économistes, des maires, des avocats,\ndes entrepreneurs ont énuméré les solutions possi-\nBles de la crise du logement. M. Adolphe Dervaux\nregrette dans son rapport général que les auteurs\nde ces travaux aient écrit surtout des exposés his-\ntoriques : € L'avenir les tente à peine et c'est dom-\nmage pour le progrès de la science urbaniste. >\nNous croyons qu eces auteurs eurent raison : il\nfaut avoir des bases solides pour édifier cet avenir.\nAvant d'établir des projets pour le futur, il est bon\nde savoir quelles sont les ressources présentes.\nL'urbanisme est une science jeune : elle doit com-\nmencer par observer avant de tirer des lois. Toute\ndoctrine qui n'est pas fondée sur les faits est inutile\net dangereuse. Aussi les auteurs ed ce livre l'ont-ils\njustement intitulé « Où en est l'urbanisme > La\nréponse n'est pas douteuse; il suffit de lire cet ou-\nvrage divers, riche en renseignements et en idées\npour s'apercevoir que l'urbanisme progresse.\n(D'après € L'Architecture >, avril 1924.)\nMICHEL CHARIL DE VILLANFRAY : RE-\nCONSTITUTION DE LA PROPRIETE URBAINE\nAPRES L'INCENDIE DE RENNES EN 1 720, Ren-\nnes, imprimerie de la presse de Bretagne, 1923,\nin-B°.\nL'ouvrage de M. de Villanfray est une thèse de\ndoctorat en droit. Il contient des renseignements\nfort précieux sur la manière dont Rennes fut rebâti\naprès l'incendie de 1 720, sur les mesures prises par\nle pouvoir royal et par l'intendant pour donner à la\nville plus de beauté et de commodité, sur le type\ndes maisons, adopté par l'ingénieur Robelin, puis\npar l'architecte Gabriel, sur les adjudications au\nrabais, sur les conflits amenés par la répartition\nnouvelle des propriétés. On se croirait parfois dans\nles régions dévastées. On eut aimé que M. de Vil-\nlanfray eût donné quelques détails complémentaires\nsur la propriété des immeubles par étages qui était\ndès lors en usage à Rennes; il serait intéressant de\nsavoir à quel moment cette abitude apparut et si\nl'incendie eut pour résultat de la développer. Cette\nthèse intéressera tous les curieux de l'architecture\nfrançaise.\n(« L'Architecture >, 10 avril 1924.)\nLE PRESENT NUMÉRO RENFERME SIX PLANCHES HORS TEXTE"}, {"page_pdf": 24, "page_imprimee": "[65]", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192501-01.1.24", "texte": "AVIS\nLa cinquième année de\nLA CITE\nprend cours en octobre 1924 et comprendra\nDOUZE numéros, abondamment illustrés\nElle publiera des études de :\nLe Corbusier-Saugnier : Les yeux qui ne voient pas.\nF. Set oen : L'œuvre de l'architecte J.-J .-P. Oud (Rotterdam) <\nEdw. Léonard : L'œuvre de l'architecte gantois Gust. De Smet.\nPaul Léon, Directeur des Beaux-Arts (France) : L'Exposition Internationale\ndes Arts Décoratifs et Industriels modernes.\nCh. Contatdy : L'œuvre de Joseph Olbrich.\nElle consacrera des monographies aux\nFloréal, à Boitsfort (architecte : J.-J. Eggericx; urbaniste : L. van\nder Swaelmen) ; aux Cités-Jardins des Rs, Ypres, Me-\nnin, Nieuport) ;à la Cité-Jardin de C \\ppenich - lez - Berlin; à La Maison\nJaponaise Moderne, etc., etc."}, {"page_pdf": 25, "page_imprimee": "[66]", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192501-01.1.25", "texte": "DO POt»C\\ H\nH.KUMK.RCWN\n<<•*.«• OUt HOIAMBA»»»"}]}