{"numero_id": "bm-bmtnaac-1925-03-01", "volume": "bmtnaac_1925-03_01", "ocr_sha256": "dc7a3b676df3b807308eec20cac9a566299d6611af0ba46a825ae5a12ac957a3", "source_tei": "https://github.com/Princeton-CDH/bluemountain-transcriptions/blob/main/periodicals/bmtnaac/issues/1925/03_01/bmtnaac_1925-03_01.tei.xml", "source_mets": "https://github.com/pulibrary/BlueMountain/blob/main/metadata/periodicals/bmtnaac/issues/1925/03_01/bmtnaac_1925-03_01.mets.xml", "url_numero": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192503-01", "articles": [{"article_id": "bm-bmtnaac-1925-03-01-c002", "article_bluemountain": "bmtnaac_1925-03_01#c002", "volume": "bmtnaac_1925-03_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "65", "page_fin": "68", "image_debut": 3, "image_fin": 6, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192503-01.2.2", "titre_corps": "OSCAR JESPERS", "titre_sommaire": "OSCAR JESPERS", "signature_source": "Pierre VANDERVOORT", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 3, "page_imprimee": "65", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192503-01.1.3", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1221, "texte": "OSCAR JESPERS\n\nVoici un sculpteur dont les qualités plastiques et statiques font\nun collaborateur précieux.\nParlant architecture, Oscar Jespers me dit un jour : « Une\narchitecture est belle lorsqu'elle est bien calculée ».\nCette boutade prouve qu'il ne saurait être question ici de style-\npoint-de-départ, ni de sculpture-ornement.\nVoici un sculpteur-constructeur!\nLes architectes sont devenus de bien mauvais clients des sculp-\nteurs, et pour cause! Ces derniers n'ont pas suivi l'évolution de\nl'architecture.\nCette évolution, ou plutôt cette révolution, J.-J.-P. Oud nous\nF explique en des phrases lumineuses : « Il semble que de nos jours\nseulement, sous la poussée des événements, et par suite d'une concep-\ntion esthétique élargie, une architecture qui parle par elle-même soit\npossible, une architecture à laquelle les autres arts ne seront pas\nappliqués et par conséquent subordonnés, mais avec laquelle ils coo-\npèrent organiquement. Dès l'origine, la beauté vit dans les fonctions\nconstructives de l'édifice; la tension harmonieuse des formes l'élève\nau-delà des nécessités matérielles dans le domaine de l'esthétique »\n(L'Architecture de Demain et ses Possibilités Architectoniques, « La\nCité », novembre 1923)."}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "66", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192503-01.1.4", "debut_caractere": 30, "fin_caractere_exclue": 2092, "texte": "La masse des sculpteurs réagit contre cette tendance.\nEn voyez-vous marchant de pair avec nous?\nEn voici un : Oscar Jespers.\nIl nous fût donné de voir un ensemble de Jespers en même temps\nque des œuvres de Rodin au salon de l'Art Contemporain à Anvers\nen 1924 : exposition fertile en enseignements précieux.\nD'autres sculpteurs intéressants, Archipenko par exemple,\nfurent parfois opposés à Rodin au détriment de celui-ci. Mais chez\nla plupart de ces artistes, la sensibilité s'exprime aux dépens de l'équi-\nlibre, tandis que d'autres n'arrivent qu'à nous donner de froides\nconstructions mécaniques ou cérébrales, quand abstraction ne les\nmène pas à un art indigent.\nAttentif aux multiples manifestations de l'évolution moderne,\nintellectuel, sportif, Jespers vit en communion étroite avec l'esprit de\nson temps. Mais son art n'est point cérébral, et malgré son souci\nconstant d'écarter toute cause émotive extra-plastique, je ne lui con-\nnais aucune œuvre pauvre ou inexpressive. Cependant, il n'a rien à\nvoir avec les expressionnistes.\nQuoiqu'il ne soit pas un individualiste, on ne le voit pas embri-\ngadé dans l'un ou l'autre « isme ». Il pourrait bien, en sculpture,\noccuper la place distincte que Jean Cocteau occupe en littérature.\nLe cinéma, la musique, la peinture, n'exercent aucune action\ndissolvante sur son art, et cependant, il ne cesse de s'y intéresser. Mais\nil est sculpteur :et il n'y a rien d'anecdotique dans son œuvre.\nPour la définir, on peut parler de synthèse, si l'on entend par là :\nla construction après la mise en pièces, la re-création après l'assimi-\nlation, la synthèse après l'analyse.\nJespers vit comme tout homme sain vit; et si ses sens toujours\nen éveil sont prêts à répondre à tous les appels de la vie, il sait que\ncela n'a rien à voir directement avec la sculpture. Celle-ci doit repous-\nser impitoyablement tout ce qui est anti-plastique. Le vivant, le\ntrompe-l'œil, le sentimental, le sensuel lui répugnent et mènent, du\nreste, à un succès trop facile, qui ne répond nullement aux visées de\nce grand joueur hypersensible."}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "67", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192503-01.1.5", "debut_caractere": 34, "fin_caractere_exclue": 1729, "texte": "Les volumes, la matière et l'équilibre, voilà ses atouts.\nMais c'est un joueur aussi conscient qu'enthousiaste. Il sait d'où\nil vient et il sait où il va.\nIl est précis et nettement délimité et il a horreur du mou, du\nvague et du flottant.\nExactes, achevées et lisses comme des pièces d ajusteur, ses sculp-\ntures ne sont pas mécaniques cependant.\nFils de sculpteur, possédant à fond le métier établi sur des études\nserrées, il se passe volontiers de l'aide du praticien.\nEt s'il sait pétrir la glaise et couler le plâtre, sa préférence ira\ntoujours à la taille directe de la pierre ou du bois.\nLorsqu'il entame un bloc, il sait ce qu'il en tirera, mais il ne\ndétruit ni le bloc ni la matière. La pierre reste pierre et le bois reste\nbois, et l'œuvre sera là, imprégnée de sensibilité.\nLorsque Jespers a fini (et il sait quand il a fini), chaque élément\nnécessaire, chaque volume indispensable à la construction, occupe une\nplace essentielle, dont on ne pourrait le déloger sans rompre l'équi-\nlibre.\nDe là cette immuabilité, cette espèce d'éternité qui caractérise\ncet art.\nAnvers semble indifférente à l'effort de Jespers, qui, du reste,\nne continue pas la tradition anversoise...\nEt de par Jordaens et de par Rubens surtout, Rodin est plus\nAnversois que Jespers, qui y est né et qui y vit (i).\nPeu de maisons sont faites pour recevoir les œuvres de Jespers,\nqui mettent en fuite tout ce qui s'y trouve généralement, et je ne le\nvois pas entrer en « bleu » dans certaines collections, sans provo-\nquer un malaise chez les anciens ».\nIl est de notre temps! Il est comme nous, il est comme vous,\n\n(D En 1924, à l'Exposition de l'Art Contemporain, Anvers acheta plusieurs Rodin\net pas de Jespers."}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "68", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192503-01.1.6", "debut_caractere": 31, "fin_caractere_exclue": 711, "texte": "constructeurs de villes nouvelles, urbanistes, architectes d'esprit\nnouveau!\nVoici votre sculpteur! Voici notre sculpteur!\nVoici un co-opérateur synchronisé!\nOscar Jespers aime nous voir construire rationnellement.\nIl est un passionné d'architecture et il est architectonique.\ni\nJ'eus le bonheur de pouvoir travailler en collaboration étroite\navec lui. Ce furent un plaisir rare, des heures précieuses, du travail\nfertile. -\n1 Sjf. J iw&Ù*\nDéjà Berlin et Amsterdam s'informent de lui. Allons-nous le\nfaisser partir, lui aussi?\nEt cependant, je vois des rapports à rythmer, des murs à sensi-\nbiliser, des surfaces à diviser!\nNieuport-Bains, le 14 février 1925.\n\nPierre VANDERVOORT."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1925-03-01-c004", "article_bluemountain": "bmtnaac_1925-03_01#c004", "volume": "bmtnaac_1925-03_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 8, "image_fin": 8, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192503-01.2.3", "titre_corps": "La Maison DE KEYN Frères est :", "titre_sommaire": "La Maison DE KEYN Frères est :", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 8, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192503-01.1.8", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 637, "texte": "Parce-que...\nLa Maison DE KEYN Frères est :\nLa plus ancienne firme Belge (fondée en 1840);\nLa plus grande vente du pays (5 maisons de\nvente, 2 usines) ;\nFournissant au plus bas prix (suppression de\nl'intermédiaire, vente directe du fabricant aux\nconsommateurs) ;\nNe livrant que des produits purs (certificats d'ana-\nlyse délivré surdemande avec toutecommande);\nLa firme ne fournissant pas aux particuliers,\ns'adresser à un entrepreneur de peinture pour\nobtenir ses produits.\nSI votre peintre ne les emploie pas nous tenons à votre disposition des\nadresses de Patrons peintres sérieux dont !es travaux vous donneront\nentière satisfaction."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1925-03-01-c005", "article_bluemountain": "bmtnaac_1925-03_01#c005", "volume": "bmtnaac_1925-03_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 9, "image_fin": 9, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192503-01.2.4", "titre_corps": "Supplément à la revue LA CITE. Ve année", "titre_sommaire": "Supplément à la revue LA CITE. Ve année", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 9, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192503-01.1.9", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 107, "texte": "OSCAR JESPERS\nSCULPTEUR ― ANVERS\nPLANCHE I\nPECHEUR\nPierre d'Euville\nSupplément à la revue LA CITE. 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KELLY", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 11, "page_imprimee": "69", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192503-01.1.11", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 3297, "texte": "TECHNOLOGIE\nTECHNIQUE DU GARAGE\n\nLe garage est un élément nouveau en ar-\nchitecture. Son développement toujours\ncroissant, et le caractère impérieux des né-\ncessités qui le conditionnent, rendent indis-\npensable une étude spéciale de son cas, une\n« Technique du Garage ».\nEtude du plan. - Le plan doit être fonc-\ntion des voitures à garer. Si le garage doit\nse spécialiser dans certain type de voitures,\nil faudra en tenir compte dans le sens de la\nplus grande économie d'espace, pour obte-\nnir un bon rendement. Si le garage ne doit\npas être spécialisé, on pourra prévoir la ré-\npartition par groupes de voitures de dimen-\nsions semblables. Voici quelques indications\nsur remplacement minimum nécessaire à\nquelques châssis-types :\nLargeur Longueur\nCitroën 5 HP. 1m.90 3m.50\nCitroën 10 HP. 1m.90 4m.50\nFord courante 2m. 4m.\nVoitures légères 2m. 4m. 50\nGrosses voitures 2m. 20 sm. 50\nà 6m. 50\nCadillac 2 m. 30 6m.\nGarage libre : Suivant la largeur du ter-\nrain dont on dispose, il faudra répartir les\nvoitures suivant les indications de nos fig.\n1 à 7, à savoir :\nLargeurs de 8à 11 mètres. Une rangée\nde voitures, plus ou moins inclinées suivant\nlargeur et châssis. Passage latéral, avec pla-\nque tournante au fond, permettant aux voi-\ntures de tourner face à la sortie, et de gagner\nleur stationnement en marche arrière, le tout\nsans intervention du personnel (fig. 1).\nLargeurs de 11 à 15 mètres* Deux ran-\ngées de voitures. Passage central, plaque\ntournante au fond (fig. 2).\nLargeurs de 15 à 16 mètres. Deux ran-\ngées de voitures, placées perpendiculaire-\nment à l'axe du garage. Les voitures peu-\nvent gagner leur place par simple marche\narrière, sans intervention d une plaque tour-\nnante (fig. 3). C'est à partir de cette lar-\ngeur que commencent les garages vraiment\npratiques et agréables pour l'usager. On peut\nconserver cette disposition pour des largeurs\nsensiblement plus importantes, augmentant\nainsi la commodité du garage et améliorant\nson aspect, mais au détriment du rendement.\n(Un garage de grand luxe de la rue Ten-\nbosch, à Bruxelles, offre 22 m. 50 de lar-\ngeur pour une double rangée de voitures).\nLargeurs plus grandes. Si des largeurs\nplus grandes sont possibles, il deviendra plus\nintéressant de juxtaposer deux dispositions\nvdes types ci-dessus, avec deux passages se\njoignant par le fond, et formant circuit (fig.\n4 et 5). Dans le cas de la fig. 5, on peut\nprévoir une rangée médiane de colonnes,\nservant à soulager la charpente de toiture, à\ndélimiter les emplacements, à supporter les\nappareils de chauffage et d'éclairage, etc.\nGarages sur plans carrés au irréguliers.\nOn peut faire d'excellents garages dans ce\ncas, en recourant à une plaque tournante\ncentrale (fig. 6 et 7).\nDans toutes ces hypothèses, on en arrive à\nla construction de bâtiments à portées im-\nportantes. En effet, sauf dans le cas de la\nfig. 5, assez rare d'ailleurs, les colonnes\ndoivent être rigoureusement bannies de tout\ngarage. Toute colonne diminue sensiblement\nle rendement de l'espace disponible; outre\nla place qu'elle occupe, elle usurpe un es-\npace considérable autour d'elle (manœuvres\npour l'éviter), enlève toute souplesse à la\ndistribution des emplacements, prend de là\nlumière, de l'air, est exposée aux chocs, aux\nsalissures, nécessite des fondations supplé-\nmentaires, etc., etc."}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "70", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192503-01.1.12", "debut_caractere": 13, "fin_caractere_exclue": 3909, "texte": "Il y aura lieu cependant d'étudier soigneu-\nsement ces constructions à grandes portées,\net d'en confier l'exécution à des maisons\nspécialisées (dangers d'effondrement, res-\nponsabilité en cas d'accidents, etc.).\nGarages à boxes» Les garages à boxes,\ndont la vogue s'accentue, sont conditionnés\nà peu près par les mêmes lois, sauf en ce qui\nconcerne les emplacements prévus pour cha-\nque voiture, qui doivent être augmentés\nsensiblement pour faire place aux cloisons et\nmontants de séparation, avec le jeu néces-\nsaire pour permettre l'ouverture des portiè-\nres et la sortie aisée du chauffeur. Le mini-\nmum tolérable varie entre 2 m. 25 de lar-\ngeur pour les petits châssis et 2 m. 75 pour\nles grosses voitures. Ici aussi, on peut prévoir\ndes boxes de largeurs différentes, pour pou-\nvoir satisfaire à tous les besoins sans trop de\nperte de La longueur varie entre\n5 m. (strict minimum) et 6 m. 50/7 m., sui-\nvant les mêmes conditions.\nLe surplus d'espace nécessité par les\nboxes, et leur prix d'établissement assez\nélevé, se rachètent par une location plus\navantageuse, ainsi que par une diminution\nde responsabilité pour le garagiste.\nC'est une erreur de combiner la structure\ndes boxes avec celle du garage proprement\ndit. Le box peut être très bas sans inconvé-\nnient. On peut le fermer au-dessus et même\nsur les côtés par un simple grillage métalli-\nque de force convenable, ce qui permet de\ndonner au box à la fois l'éclairage, la ven-\ntilation et le chauffage, sans installations\nspéciales. Les montants et cloisons peuvent\nainsi rester très légers et peu encombrants.\nLes meilleures portes sont les volets métal-\nliques, n'offrant aucun encombrement. Des\nboxes ainsi compris se logent à peu de frais\nsous une toiture générale, suffisamment\nhaute, claire et d'un aspect satisfaisant.\nGarage à étages. Sauf nécessité abso-\nlue, le garage à étages n'est guère à con-\nseiller. Un plancher capable de supporter\ndes voitures en état de marche, de quelque\nmatériau qu'il soit constitué, est forcément\ntrès coûteux. (La répartition des charges,\ndans le cas de voitures automobiles, est telle\nque le même mètre carré peut être appelé à\nsupporter quatre roues de voitures voisines,\nsoit 2,000 à 2,500 kgs, alors que le rectan-\ngle de 40 m 2 circonscrivant ces mêmes voi-\ntures ne porterait au maximum que 1 0 ton-\nnes, soit 250 kgs par mètre carré. On est\nainsi conduit à envisager un plancher dont la\npoutraison serait établie pour des charges de\nl'ordre de 300 kgs, et le hourdis pour des\ncharges de 2,000 kgs. conditions allant à\nl'encontre d'un bon résultat technique ou\néconomique. )\nAu surplus, un étage de garage est loin de\n«doubler le rendement de la surface qu'il oc-\ncupe. Il nécessite les frais d'établissement\nd'un ascenseur, les frais d'exploitation et\nd'entretien, de réparation, de celui-ci, ainsi\nqu'un personnel qualifié pour le manœuvrer.\nIl nuit au bon rendement du irez-de-chaussée\npar la circulation supplémentaire qu'il occa-\nsionne, par les colonnes qu'il faudra y plan-\nter à espaces plus ou moins rapprochés, par\nla privation d'air et de lumière (coût de la\nlumière artificielle en usage permanent).\nSi malgré tous ces désavantages la néces-\nsité d'un étage s'impose, il faudra recourir\nau béton armé plutôt qu'à tout autre mode\nde construction. En effet, c'est surtout\ndans ce cas de surfaces portantes à haute\nsurcharge que le béton armé se montre plus\néconomique que les autres solutions.\nNivellement. Si le terrain dont on dis-\npose présente une déclivité vers la rue, c'est\nune erreur de la supprimer. Une pente assez\nsensible vers la sortie est un avantage inap-\npréciable pour le chauffeur en cas de rétivité\ndu moteur au départ. Comme par un fait\nexprès, cette rétivité choisit toujours, pour\nse manifester, le moment où les accus de\ndémarrage sont déchargés. Le chauffeur\npourra, dans ce cas, grâce à la déclivité,\nuser de l'argument suprême du départ sur\nlancée."}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "72", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192503-01.1.14", "debut_caractere": 13, "fin_caractere_exclue": 3826, "texte": "Dans le cas d'un garage à pente de ce\ngenre, on peut associer la toiture à ce mou-\nvement, dans une certaine proportion, de\nfaçon à diriger les eaux de pluie vers la rue,\ntout en évitant des chéneaux profilés à pente\net à sections variables.\nEclairage. Il est important qu un ga-\nrage soit bien éclairé, et que la lumière in-\ntroduite soit judicieusement répartie. Pour\ncela, il est nécessaire d'avoir plus d'une\nsource d'éclairage. Un seul lanterneau vitré\nlongitudinal pratiqué dans la toiture, même\ns'il est très large, n'éclairera les objets que\nsous un seul angle, et beaucoup de recoins\nseront totalement privés de lumière. Il faut à\ntout prix libérer le garage de la superstition\ndu toit « à sheds » ou Raikem. Rien de plus\nfunèbre que le spectacle d'une rangée de\nvoitures vues à contre-jour sous un toit de\nce système. Toute lumière étant délibéré-\nment supprimjée sur trois des quatre points\ncardinaux, on arrive à ce résultat, d'ailleurs\ncoûteux, d'avoir des voitures éclairées vio-\nlemment d'un jour blafard sur un seul côté,\nalors que le reste est plongé dans une obs-\ncurité rendue plus opaque par le contre-jour.\nOn en est réduit à déplacer les voitures pour\ny travailler, ou à les éclairer artificiellement\nen plein jour. Ces toitures en zigzags sont\nd'ailleurs parfaitement inesthétiques, aussi\nbien à l'intérieur que vues du dehors.\nLa meilleure solution consiste en l'amé-\nnagement de deux vitrages continus, ou plus,\ntout le long des versants symétriques de la\ntoiture.\nLavage des voitures. C'est une erreur\ncommune de loger le poste de lavage sous\nla toiture principale. Un garage sera toujours\nassez humide au gré des usagers : la vapeur\nd'eau dégagée par les moteurs en marche,\npar les radiateurs surchauffés (à la rentrée\ndes voitures), l'humidité amenée du dehors\npar les portes constamment ouvertes, y pour-\nvoiront amplement. Il est donc recomman dé\nde placer le poste de lavage dans une cour\nextérieure, soit à ciel ouvert, soit sous un\nauvent fortement ventilé. On évitera ainsi un\nexcès d'humidité dans le garage, l'éclabous-\nsement des voitures et des murs, le ruisselle-\nment des eaux sales sur le pavement glissant.\nPoussières. La poussière est la grande\nennemie des carrosseries, autant que des mé-\ncanismes des voitures. Il est difficile d'éviter\nles poussières venant du dehors par les por-\ntes ouvertes; mais il est possible d éviter la\nprésence de sources permanentes de pous-\nsière à l'intérieur même du bâtiment. Pour\ncela, choisir avec soin le pavement à adop-\nter. Il en existe de tous genres, plus ou moins\nsolides et durables, plus ou moins résistants\nà l'action chimique des huiles, graisses, es-\nsences, etc. Mais il est indispensable d'exiger\ndes garanties en ce qui concerne la désagré-\ngation de leur surface en fines poussières,\nnotamment en poussières de ciment, mortel-\nles pour le vernis des carrosseries. Les pave-\nments monolithes et les dalles en agglomé-\nrés se valent à peu près tous sous ce rap-\nport. Seul le pavé de grès échappe à ce dé-\nfaut.\nLes mêmes inconvénients accompagnent\nl'emploi de toitures ou sous-toitures a base\nde ciment, fibro-ciment (plâtre, à un degré\nmoindre). Ici, la, poussière n'est pas due aux\nfrottements comme pour les pavements,\nmais aux vibrations que subissent ces toitu-\nres légères sous l'action des vents, des trépi-\ndations des voitures, de la dilatation des\ncharpentes, etc.\nCes fines poussières de ciment ont un\nmordant qui s'attaque lentement, mais\ninexorablement, à l'émail des carrosseries,\nau poli des nickelages.\nIncombustibilité. Les règlements com-\nmunaux, les polices d'assurances sont assez\nexplicites à ce sujet pour que nous négli-\ngions d'y demeurer longuement. On évitera\ndonc tous matériaux combustibles dans la\nconstruction des garages et dans leur aména-\ngement.\nChauffage et ventilation, Il n'est plus"}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "73", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192503-01.1.15", "debut_caractere": 14, "fin_caractere_exclue": 3441, "texte": "de garage moderne sans chauffage. Le chauf-\nfage à la vapeur doit être écarté, surtout à\ncause de l'humidité qu'il entretient par les\nfuites de vapeur inévitables à chaque joint-\nIl est également trop brutal et bruyant. On\nlui préférera le chauffage à circulation d eau,\nsouvent trop sec pour les appartements,\nparfait ici où l'atmosphère est toujours satu-\nrée de vapeur d'eau.\nL'emplacement des radiateurs est extrê-\nmement délicat à déterminer. Des tuyaute-\nries posées à ras du sol risquent d'endommja-\nger gravement les pneus.A hauteur moyenne,\nelles risquent de faire jouer les carrosseries\nau détriment de leurs joints. A plus grande\nhauteur, ces inconvénients disparaissent,\nmais au grand détriment du rendement.\nC'est pourtant la solution à préférer,\npouivu que Ton dispose d'une toiture bien\nétanche à l'air. La tuile ou les ardoises\nnaturelles autant qu'artificielles offrent\nde nombreux interstices de passage à l'air,\npar suite de leur placement non jointif. Une\nsous-toiture remédiera à ces inconvénients, à\ncondition que le matelas d'air entre cette\nsous-toiture et la couverture soit emprisonné,\nfaute de quoi cet air se renouvelant conti-\nnuellement par l'extérieur refroidira aussi\nparfaitement la sous-toiture qu'il aurait re-\nfroidi la couverture simple.\nIl faut pouvoir doser très exactement la*\nventilation en hiver, pour renouveler l'air,\nsans perdre trop de chaleur ou pour rafraî-\nchir l'atmosphère en été, par un brassage\nénergique et continu. La ventilation latérale,\npar des vasistas pratiqués dans les versants\nde la toiture, manque de souplesse et d'effi-\ncacité. Elle nécessite un grand nombre de\nmanœuvres répétées. Il est beaucoup plus\nefficace de provoquer un courant longitudi-\nnal, dans l'axe du bâtiment et le plus haut\npossible. Ce résultat est facile à obtenir au\nmoyen de larges fenêtres à ouvrants ou vo-\nlets réglables, aménagées dans les pignons,\nà chaque extrémité du bâtiment-\nAnnexes. Un garage comporte un cer-\ntain nombre de services annexes, tels qu'ate-\nliers de réparation, magasins à pneus, à ac-\ncessoires, dépôts d'huiles et d essences, bu-\nreaux, salles d'exposition, logements de con-\ncierge, locaux sanitaires, etc.\nSi l'on admet la nécessité d adopter un\nplan le plus régulier possible pour le garage\nproprement dit, on pourra réserver les par-\ntics irrégulières ou superflues du terrain au\nlogement de ces divers services.\nLes bureaux, salles d'exposition, concier-\ngerie, se grouperont naturellement vers la\nfaçade, où l'érection d'un bâtiment à étages\nest souvent imposée par les règlements ur-\nbains. Ces mêmes règlements régissent assez\nexplicitement la construction des dépôts\nd'essence et d'huile pour que nous n'ayons\npas à nous étendre sur ce point. Les maga-\nsins à pneus demandent des locaux sombres\net frais, et trouveront leur emplacement tout\ndésigné dans les sous-sols à front de rue. Il\nconviendra de les isoler soigneusement de la\nchaufferie du chauffage central, logée égale-\nment dans les sous-sols. L'atelier, par contre,\nainsi que les annexes indispensables : maga-\nsins à outillage et accessoires, demandent\nbeaucoup de clarté; il est en outre exigé de\nles éloigner le plus possible de la voie pu-\nblique et des constructions mitoyennes. Tou-\ntes ces raisons conduisent à les grouper au\nfond du bâtiment, si possible donnant sur\nla cour.\nEnfin la cour recevra, outre le poste de\nlavage, les installations sanitaires indispen-\nsables.\n\nB. B. KELLY."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1925-03-01-c009", "article_bluemountain": "bmtnaac_1925-03_01#c009", "volume": "bmtnaac_1925-03_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "74", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 16, "image_fin": 20, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192503-01.2.7", "titre_corps": "URBANISME", "titre_sommaire": "URBANISME", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 16, "page_imprimee": "74", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192503-01.1.16", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 3690, "texte": "URBANISME\n\nLA LEGISLATION DU ZONING\nEN AMERIQUE\nR. V.\nQu'est-ce au fait que le « zoning » dont il\nest si souvent question dans les revues et les\nlivres américains, qui s'occupent d'urba-\nnisme? C'est le nom que l'on donne en\nAmérique à des règlements de bâtisse qui\nle plus souvent ont force de loi et qui li-\nmitent dans chaque quartier ou partie du\nterritoire communal l'usage que l'on peut\nfaire du sol. Ces règlements déterminent la\nhauteur et le nombre des étages des édifices;\nla proportion de terrain qui peut être occu-\npée par les bâtiments, etc. Leur but est de\nrégler l'usage des propriétés privées de ma-\nnière à favoriser l'hygiène, la sécurité, le\nbien-être moral et physique de la commu-\nnauté : Herbert Hoover, qui fut durant la\nguerre le très habile ravitailleuir de la Bel-\ngique, et qui, actuellement a dans ses attri-\nbutions en tant que secrétaire d'Etat au mi-\nnistère du Commerce, tout ce qui a trait à\nl'urbanisme, est un de ceux qui ont le plus\ncontribué à l'extension du mouvement en\nfaveur du zoning, qu'il définissait dernière-\nment comme étant « une convention raison-\nnable entre voisins en ce qui concerne l'usage\ndu sol. »\nCes règlements de « zoning » diffèrent\ntrès avantageusement et très grandement de\nnos règlements de bâtisse en ce qu'ils éta-\nblissent un régime distinct pour chaque par-\ntie du territoire communal, autorisant au cen-\ntre de la ville, par exemple, de plus grandes\nhauteurs qu'à la périphérie, défendant la\nconstruction d'usines dans les quartiers de\nvillas ou d'habitations et empêchant la cons-\ntruction de maisons près des gares de mar-\nchandises ou les quais. Ils constituent donc\ndes «règlements différentiels»\ndu genre de ceux auxquels M. le Gouverneur\nBeco conseillait déjà, durant la guerre\nd'avoir recours en s'ingéniant à montrer que\nnotre législation en permet rédiction. Ils sont\nla traduction en ordonnances administratives\ndes desiderata formulés par les urbanistes et\n. concrétisés par eux dans leurs plans d'amé-\nnagements.\nEn Amérique où le chaos des grandes vil-\nles était devenu inimaginable, l'utilité de\ncette réglementation différentielle du « zo-\nning » fut patente. Aussi l'idée fit-elle rapi-\ndement son chemin. En janvier 1923 il n'y\navait que 129 villes et villages dotés de rè-\nglements de « zoning ». L'exemple fut donné\npar New-York qui adopta pareil règlement\nen 1916;Héjà d'ailleurs en 1909 Los Ange-\nles (Californie) avait réglementé l'utilisation\ndu sol et en 1904 la ville de Boston (Mass.)\navait réglementé la hauteur des édifices.\nAujourd'hui 24,000,000 de personnesr\nhabitant 261 communes, jouissent en Amé-\nrique des avantages de la législation du\n« zoning ».\nLe Département du Commerce à Was-\nhington (Division of Building and Housing)\nvient d'en publier la liste complète. Elle\nprouve que l'Etat de New-Jersey tient la\ntête avec 66 communes. L'Etat de New-\nYork compte 41 communes possédant des\nrèglements de « zoning ». Celui de Califor-\nnie, 33, etc.\nVilles, villages montrent dans l'Amérique\ntout entière, le plus grand intérêt à cette\nquestion du zoning. Un grand nombre de\ncommunes s'occupent activement de la solu-\ntion de cette question qu'elles étudient avec\nl'aide enthousiaste de commissions et comi-\ntés spéciaux. Même dans les Etats où la lé-\ngislature ne permet pas encore l'adoption de\nrèglements de « zoning » plusieurs villes\nétudient déjà la question afin que les règle-\nments soient prêts à entrer en vigueur dès\nque la loi le permettra.\nCes quelques données concernant l'exten-\nsion prise par la législation du € zoning »\nsous l'impulsion du Ministère du Commerce\net de son éminent Secrétaire d'Etat, mon-\ntrent à nouveau que l'urbanisme progresse\nen Amérique à pas de géants."}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "75", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192503-01.1.17", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 3722, "texte": "L'URBANISME AU MAROC\n\nDans une communication faite à T Acadé-\nmie royale de Belgique (*)» M. Jules Brun-\nfaut, membre de l'Académie, a attiré l'atten-\ntion sur l'œuvre intéressante accomplie au\nMaroc par les urbanistes français.\nL'illustre maréchal Lyautey, nous dit-\nil, a voulu préserver cette belle colonie\nafricaine d'altérations irréparables en lui\napportant les avantages de la civili-\nsation et en y adaptant avec tact,\nmesure et méthode les idées modernes en\nmatière d'urbanisme. Jadis, et notamment\nen Algérie, les villes anciennes étaient éven-\ntrées, les ruelles élargies, et des bâtisses, à\nétages multiples, écrasaient de leurs masses\nles modestes et si caractéristiques demeures\nindigènes; d'où un ensemble hétéroclite et\nd'esthétique nulle. Le Maréchal a eu la\nbonne fortune de trouver, pour réaliser ses\nidées, un architecte de premier ordre, spé-\ncialisé dans les études d'aménagement et de\ncréation de villes : M. Henri Prost, grand\nprix de Rome, vainqueur en première ligne\ndu concours international pour l'agrandisse-\nment de la ville d'Anvers.\n« Au début de sa délicate mission, cet ar-\ntiste distingué eut à lutter, à Casablanca,\navec des difficultés peu ordinaires, trouvant\nle terrain où devait s'exercer son talent en-\ncombré de constructions informes établies\npar les premiers immigrants en un désordre\ninénarrable. Il fallut négocier, exproprier,\ndéblayer, et enfin purent être établies les\ngrandes lignes d'ensemble d'un plan urbain\nadmirablement conçu, que les apports d'exé-\ncution vinrent mettre en-pleine valeur. »\nC'est cet énorme labeur et cette tâche de\ndix années que M. Brunfaut a pu étudier en\navril 1924 et dont il rend compte en quel-\nques pages fort agréables à lire.\nIl s'arrête d'abord à Casablanca : « lon-\nGeant les murs crénelés en pisé de la ville\narabe, une large avenue, venant du port\nagrandi, mène à la place de France, où, au\npied de la tour de l'horloge se concentre\nl'animation des deux cités. De là rayonnent\nles principales voies dont l'une conduit à la\nvaste place, centre civique qu'avoisinent les\nprincipaux monuments; d'autres au quartier\ncommerçant, à la région séduisante des villas\net, à la périphérie, au quartier industriel. Si\nle côté urbanistique du problème est réussi,\nil faut reconnaître, nous affirme M. Brun-\nfaut, qu'il a été heureusement complété par\nla valeur rare, spéciale et neuve des divers\nmonuments. »\nQuoique nous ne puissions avoir de 1 ad-\nmiration pour les « éléments décoratifs indi-\ngènes, chapiteaux arabes, encorbellement à\nstalactites ou à alvéoles » dont on a agré-\nmenté les constructions nouvelles nous ad-\nmettons volontiers, avec M. Brunfaut, que\ncelles-ci puissent compléter fort heureuse-\nment le site urbain étant donné que « leurs\ncompositions ont pris comme points de dé-\npart, des masses blanches, cubiques ou pa~\nrallélipédiques » que leurs architectes ont\ntroué de baies appropriées au climat.\nEt somme toute il est bien possible dans\n•ces conditions que l'architecture privée, hô-\ntels, banques, maisons de commerce, « con-\ntribue à faire de Casablanca une cité, jolie à\nsouhait, où l'on sent vivre et agir les « Hom-\nmes nouveaux » de Claude Farrère ».\n« A Rabat, nouveau programme d'urba-\nnisation avec des éléments constitutifs d'or-\ndre supérieur, et encore une fois, complète\nréussite. L'imposant Palais de la Résidence,\navec ses dépendances et ses jardins, forme\nle grand axe de la vaste composition et oc-\ncupe les pentes de la colline entre la Médina\nemmuraillée et le Chella : à proximité, les\nservices de l'état-major et de l'administra-\ntion, puis la caserne des spahis réalisent un\nensemble des plus séduisants dont une vue,\n\n' (*) Bulletin de la Classe des Beaux-Arts. Séance\ndu 9 octobre 1924."}, {"page_pdf": 18, "page_imprimee": "76", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192503-01.1.18", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 2672, "texte": "prise en avion, permet d'apprécier le grand\nstyle de l'aménagement général. »\nLe tracé des voies est ingénieusement\nconçu et s'adapte aux accidents du terrain.\n« A Meknès, la ville nouvelle est établie\nsur un plateau dominant l'antique cité, dont\nelle est séparée par un profond vallon : le\npetit palais du général, les locaux de Tétat-\nmajor, les camps, le quartier commerçant de\nla gare sont habilement groupés le long\nd avenues, au milieu d'espaces verdoyants\net de merveilleux jardins. Un site choisi est\ndévolu à l'hôtel Transatlantique, sorte de\nbungalow à terrasse d'où l'on jouit d'une\nvue féerique sur les mosquées, les minarets,\nles medersas, les murailles crénelées de la\nMédina, et, plus loin, sur l'immense enceinte\nentourant les palais, harems, écuries en ma-\njeure partie ruinées, l'aguedal et l'autruche-\nrie de ce « Versailles marocain », grandio-\nsement conçu par Moulay Ismaïl, qui, ébloui\npar la gloire et le faste de Louis XIV, rêva\nd'en devenir le gendre, mais ne put obtenir\nla main de la princesse de Conti »\n« A Fès, les principes modernes ont pu\ns'appliquer aisément dans la création de la\nville nouvelle établie, en dehors des trois\nenceintes, dans une plaine bien orientée où\ncroissent des palmiers nains; la gare mili-\ntaire constituant le noyau, les divers secteurs\naffectés au commerce, à l'habitation, à l'in-\ndustrie s'échelonnent logiquement avec,\ncomme heureux complément, un important\nquartier de villas dispersées dans un vaste\njardin d'oliviers. Au delà, les camps, avec\nleurs importantes dépendances, complètent\ncet excellent plan d'ensemble, où sont pré-\nvus les développements et les extensions fu-\nturs. »\nLa vieille cité de Fès qui compte 100,000\nhabitants, contraste étrangement avec la\nville moderne. Les rues n'y ont en général\nque 2 ou 3 mètres de largeur, et s'enchevê-\ntrent dans un dédale tortueux inextricable.\nMais elle abrite plus d'une merveille et\nparmi elles le palais du Pacha avec ses jar-\ndins enchanteurs. Aussi le soir, à l'heure du\nmuezzin, le spectacle de la ville vue d'une\nhauteur est-il magnifique et enchanteur.\n« C'est ce merveilleux Maroc, nous dit\nM. Brunfaut en conclusion, avec ses monu-\nments, son peuple, ses mœurs et son his-\ntoire, de valeur et de saveur que le\nmaréchal Liautey a voulu conserver à l'ad-\nmiration des siècles futurs et rendu intan-\ngible en décrétant un mode nouveau d'urba-\nnisation respectueux du passé, répondant\naux nécessités du présent et prévoyant les\nsolutions de l'avenir. Grâces lui soient ren-\ndues pour cette noble initiative et que son\ngrand œuvre serve de directive et soit un\nsujet de sérieuse étude pour les modernes\nbâtisseurs de villes. »\n\nL. LISEUR."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1925-03-01-c010", "article_bluemountain": "bmtnaac_1925-03_01#c010", "volume": "bmtnaac_1925-03_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "74", "page_fin": "74", "image_debut": 16, "image_fin": 16, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192503-01.2.7.1", "titre_corps": "LA LEGISLATION DU ZONING EN AMERIQUE", "titre_sommaire": "LA LEGISLATION DU ZONING EN AMERIQUE", "signature_source": "R. 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L'imposant Palais de la Résidence,\navec ses dépendances et ses jardins, forme\nle grand axe de la vaste composition et oc-\ncupe les pentes de la colline entre la Médina\nemmuraillée et le Chella : à proximité, les\nservices de l'état-major et de l'administra-\ntion, puis la caserne des spahis réalisent un\nensemble des plus séduisants dont une vue,\n\n' (*) Bulletin de la Classe des Beaux-Arts. 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Un site choisi est\ndévolu à l'hôtel Transatlantique, sorte de\nbungalow à terrasse d'où l'on jouit d'une\nvue féerique sur les mosquées, les minarets,\nles medersas, les murailles crénelées de la\nMédina, et, plus loin, sur l'immense enceinte\nentourant les palais, harems, écuries en ma-\njeure partie ruinées, l'aguedal et l'autruche-\nrie de ce « Versailles marocain », grandio-\nsement conçu par Moulay Ismaïl, qui, ébloui\npar la gloire et le faste de Louis XIV, rêva\nd'en devenir le gendre, mais ne put obtenir\nla main de la princesse de Conti »\n« A Fès, les principes modernes ont pu\ns'appliquer aisément dans la création de la\nville nouvelle établie, en dehors des trois\nenceintes, dans une plaine bien orientée où\ncroissent des palmiers nains; la gare mili-\ntaire constituant le noyau, les divers secteurs\naffectés au commerce, à l'habitation, à l'in-\ndustrie s'échelonnent logiquement avec,\ncomme heureux complément, un important\nquartier de villas dispersées dans un vaste\njardin d'oliviers. Au delà, les camps, avec\nleurs importantes dépendances, complètent\ncet excellent plan d'ensemble, où sont pré-\nvus les développements et les extensions fu-\nturs. »\nLa vieille cité de Fès qui compte 100,000\nhabitants, contraste étrangement avec la\nville moderne. Les rues n'y ont en général\nque 2 ou 3 mètres de largeur, et s'enchevê-\ntrent dans un dédale tortueux inextricable.\nMais elle abrite plus d'une merveille et\nparmi elles le palais du Pacha avec ses jar-\ndins enchanteurs. Aussi le soir, à l'heure du\nmuezzin, le spectacle de la ville vue d'une\nhauteur est-il magnifique et enchanteur.\n« C'est ce merveilleux Maroc, nous dit\nM. Brunfaut en conclusion, avec ses monu-\nments, son peuple, ses mœurs et son his-\ntoire, de valeur et de saveur que le\nmaréchal Liautey a voulu conserver à l'ad-\nmiration des siècles futurs et rendu intan-\ngible en décrétant un mode nouveau d'urba-\nnisation respectueux du passé, répondant\naux nécessités du présent et prévoyant les\nsolutions de l'avenir. Grâces lui soient ren-\ndues pour cette noble initiative et que son\ngrand œuvre serve de directive et soit un\nsujet de sérieuse étude pour les modernes\nbâtisseurs de villes. »\n\nL. LISEUR."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1925-03-01-c012", "article_bluemountain": "bmtnaac_1925-03_01#c012", "volume": "bmtnaac_1925-03_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 19, "image_fin": 19, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192503-01.2.7.2.1", "titre_corps": "LE Supplément à la revue LA CITE. Ve année", "titre_sommaire": "LE Supplément à la revue LA CITE. 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Les variétés\nsuivantes se trouvent dans cette région :\nMarbre blanc de Carrare, représente 85\np. c. de la totalité des marbres importés en\nAngleterre.\nLe Sicilien est d'un grain dur. Si on le\nchoisit d'une qualité convenable, il résiste\nbien sous tous les climats.\nMarbre veiné de Carrare, est plus blanc\ncomme fond que le Sicilien. Très demandé\nen Angleterre, il est surtout exporté aux\nEtats-Unis, où on le désigne sous le nom de\nveiné anglais.\nLes Marbres statuaires les meilleurs vien-\nnent de Seravizza, mais il y a des carrières\nproduisant des blocs de bonne qualité, de\ntaille petite ou moyenne, à Carrare et à\nMassa. Beaucoup d'autres carrières extraient\ndes marbres de second choix.\nParmi les marbres colorés italiens, les va-\nriétés les plus connues sont désignées sous\nles noms ci-après :\nColombe. Tonalité gris bleuté avec des\nveines sombres et claires.\nBardilla. Légèrement bleuté (gorge de\npigeon), fortement marqué de veines noires\nentrecroisées comme une broderie.\nPavonazzo. Propre aux travaux de sta-\ntuaire avec des reflets jaunes et de riches\nveines pourpres.\nPavonazetto. Assez semblable au Pa-\nvonazzo avec veines plus petites.\nPiastraccia et Calacata. Marbre sta-\ntusrire avec veines grisâtres brisées.\nBlanc P. Blanc bleuté et tacheté. Très\nemployé pour les églises.\nNoir et Or ou marbre Portor.— Noir avec\nveines jaune or et blanches.\nRhondona. Blanc, légèrement rosé\navec veines gris sombre et taches de pour-\npre.\nFleur de Pêcher. Marbre rouge de tons\nvariés avec quelques veines blanches. Son\naspect général fait penser aux fleurs de pê-\ncher, d'où son nom.\nBrèche violette. Fond blanc au jaune\navec de petites taches rougeâtres.\nAmi-Alto. Blanc, veiné vert et rouge.\nSienne. Provient des nombreuses va-\nriétés d'un jaune profond et riche, coupé de\nveines bleutées, rouges ou noires, extraites\nprès de la ville toscane de ce nom.\nLevanto. Mélange de couleurs rouge\nsombre et vert, trouvé près de la ville de Le-\nvanto sur la côte entre Gênes et Spezzia.\nVert de Gênes. Vert sombre avec lar-\nges taches blanc verdâtre, extrait près de\nGênes.\nVérone. Beaucoup de marbres pro-\nviennent de cette région, les couleurs domi-\nnantes sont le rouge de diverses teintes et le\njaune.\nVert de Prato. - Vert avec taches som-\nbres, employé spécialement pour les socles\nde statues et petits objets, étant donné que\nles blocs sont toujours petits. Les carrières\nsont près de Florence.\nIstriein. Beaucoup de marbres viennent\nd'lstrie. Couleur gris clair uni.\nMARBRES GRECS\nLes carrières grecques si célèbres dans\nl'antiquité avaient été à peu près abandon-\nnées. L'exploitation commerciale a été re-\nprise en 1897 par une Société anglaise. La\nplupart des marbres sont extraits du Penté-\nlique, chaîne de montagnes près d'Athènes."}, {"page_pdf": 22, "page_imprimee": "78", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192503-01.1.22", "debut_caractere": 13, "fin_caractere_exclue": 2907, "texte": "Le Marbre du Pentélique a plusieurs tein-\ntes allant du blanc pur au gris bleuté.\nLe Dionysios, exbrait de la même région,\nest un marbre blanc statuaire avec une légère\ntendance vers le jaune.\nMarbre de Paros, vient de l'île de même\nnom. 11 est très translucide et blanc neige.\nPoli, il prend une apparence cireuse.\nSkiros, de l'île de Skiros, offre plusieurs\nvariétés allant du blanc crème au rosé jau-\nnâtre et même rouge vif.\nCipollino. Vient de l'île d'Eubée. Blan-\nchâtre avec dessins en forme de rubans et\ntaches vertes. On peut en obtenir de larges\nblocs, il convient très bien pour les colonnes.\nTinos. De l'île de Tinos, très semblable\nau vert de Gênes.\nRouge antique. Des carrières de Mani,\nen Laconie. Beau rouge sombre avec quel-\nques veines blanches.\nVert antique. Des mêmes carrières,\nconvient particulièrement pour les colonnes.\nSa couleur va du vert serpent au vert som-\nbre velouté, avec taches blanches.\nMARBRES DE BELGIQUE\nLa Belgique renferme de nombreuses va-\nriétés de marbres dont les principales sont :\nSainte-Anne. Gris sombre avec dessins\nblancs formant fleurs.\nBleu belge. Fond noir avec nombreu-\nses veines blanches.\nGrand antique. Semblable au Bleu\nbelge, mais avec veines en forme de fleurs.\nGranit belge. Gris sombre dans lequel\nsont incrustés de petits fossiles blancs.\nMARBRES FRANÇAIS\nLes principaux marbres français sont indi-\nqués dans la liste ci-dessous :\nSarancolin. Fond moutonneux avec\nlarges taches jaune vert et veiné blanc.\nGrand antique des Pyrénées. Noir et\nblanc.\nCampan vert. Légères ombres de vert\navec taches de blanc.\nLanguedoc. Rouge profond avec traî-\nnées blanches et grises.\nLumachelle. Gris brun parsemé de\npetites coquilles.\nJaune brèche. Riche fond jaune avec\ntaches rouge et gris.\nJaune Saint-Baume. Jaune avec veines\nrougeâtres ou blanches.\nRouge jaspé. Fond rouge, mélange de\njaune et blanc.\nRouge antique. Semblable au Rosso\nantiquo italien.\nJaune Lamartine. Riche jaune avec fi-\nlets de veines rouges.\nJaune fleuri.—- Semblable au Jaune Saint-\nBaume, mais plus profond.\nVert d'Estours. Ressemble au Campan\nvert et est largement employé à sa place.\nVert des Alpes. Vert sombre avec vei-\nnes vert clair entrecroisées.\nHautville. Jaune crémeux uni.\nEchaillon. Gris clair.\nRouge acajou. Acajou avec taches\nroses.\nMélange de Campan. Semblable au\nCampan vert avec de larges bandes cho-\ncolat.\nGriotte de Sost. Fond rouge brun avec\nveines vertes et pou/rpre.\nEscalette. Fond jaune clair, très ten-\ndre, veines pourpre et vert.\nLunel* Brun opaque avec peu de\ntaches.\nRose vif. Fond rosé avec bandes on-\ndulantes blanches.\nMARBRES DE L'AFRIQUE DU NORD\nLes anciennes carrières Numides, situées\nprès d'Oran, produisent entre autres la\nBrèche sanguine, marbre rouge avec taches\nnoires.\nJaune antique. Jaune riche avec quel-\nques veines rouges. On trouve également ce\nmarbre près de Tunis.\nPavonazzo Numide. Rose, rouge,\njaune et gris mélangés."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1925-03-01-c015", "article_bluemountain": "bmtnaac_1925-03_01#c015", "volume": "bmtnaac_1925-03_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "79", "page_fin": "80", "image_debut": 23, "image_fin": 24, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192503-01.2.9", "titre_corps": "ECHOS", "titre_sommaire": "ECHOS", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 23, "page_imprimee": "79", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192503-01.1.23", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 3454, "texte": "ECHOS\nMARBRES ANGLAIS\nDu Devonshire vient l'Ashhurton, un\nmarbre gris sombre veiné rouge et blanc.\nBryscom. Extrait à Draycott (Somer-\nset), rougeâtre, très dur, susceptible de re-\ncevoir un poli très soigné et convient par-\nfaitement pour des plinthes, des colonnes,\ndes balustrades. Il conserve son poli en plein\nair d une façon particulièrement remarqua-\nble. Des colonnes en Bryscom dans la ca-\nthédrale de Wells et datant du treizième siè-\ncle ont dû seulement être polies à nouveau\nrécemment.\n(Extrait de « Spécification », Almanach\nannuel édité par «The Architectural Press»,\nLondres. Traduction de la Revue « La Cons-\ntruction Moderne ».)\nLE CHAMP D'EXPERIENCES DE LA ROUE\n( ANDERLEiCHT). On a porté trop peu d'inté-\nrêt en Belgique aux expériences qui ont été faites\nà la Roue d'après un programme que nous avons\nautrefois publié en détail. On se rappellera que\ntoute une série de maisons ont été construites dans\ncet hameau d'Anderlecht, suivant des procédés de\nconstruction des plus variés et que ces travaux ont\nété contrôlés avec une rigueur tout à fait scienti-\nfique par un des services de la Société Nationale\ndes Habitations à Bon Marché, Service à la tête du-\nquel se trouvait notre confrère, l'architecte J. J. Eg-\ngericx. Nous sommes heureux de voir cet effort\napprécié à sa pleine valeur par une personnalité\nfrançaise, M. Ambroise Rendu, conseiller général\net président du Comité de patronage des habita-\ntions à bon marché de la Seine. La « Journée In-\ndustrielle » résume comme suit le rapport qu'il a\nprésenté au sujet du champ d'expérience d'An-\nderlecht :\n« M. Ambroise Rendu signale tout d'abord la né-\ncessité d'avoir recours, en matière de construc-\ntion, à des méthodes nouvelles.\nDepuis 1 origine dtes cités, les méthodes em-\nployées sont restées les mêmes. La pierre et la bri-\nque ont été les matériaux employés dès que la\nmaçonnerie a été connue.\n» 11 faut changerl La main-d'œuvre est devenue\ntrop coûteuse. 11 faut la réduire. La pierre et la\nbrique sont devenues trop chères. Il faut trouver\nd'autres matériaux.\nLe concours d'Anderlecht a mis en présence\ndix-sept systèmes de construction. Toutes les mai-\nsons faisant partie du concours ont été immédia-\ntement vendues à des prix se rapprochant de\n24,000 francs belges. L'Office national n'a dû sa-\ncrifier qu'une somme de 20|,000 francs.\n> Les conclusions de M. Rendu sont les sui-\nvantes :\n« Des procédés employés pour les dix-sept mai-\nsons témoins, en dehors des conditions de durée,\ncelui qui a donné les meilleurs résultats comme\nrapidité, économie, solidité, étanchéité et porosité,\nc'est celui du coulage de béton maigre, formé avec\ndes cendres d'usine ou même du sable pris sur\nplace. Il permettrait d'édifier un village tout entier\nen quelques semaines, et il est certainement moins\ncoûteux que tous les autres systèmes expérimentés\npar l'Office national belge, dont l'exemple peut\nêtre suivi en France. Dans la banlieue parisienne,\nqui se transforme tous les jours, mais dont l'esthé-\ntique ne s'est pas améliorée, il y aurait bien des\nprogrès à faire.\n» Il appartient au comité de patronage des habi-\ntations à bon marché de la Seine, maintenant que\nl'expérience de construction est faite, dans les con-\nditions les plus satisfaisantes, de fournir à son in-\n*\ntéressante clientèle des plans de maisons à quatre\npièces, couvrant de 48 à 50 mètres et rentrant\ndans le barème des prix déterminés par la loi. Son\npatronage sera alors effectif et efficace. >"}, {"page_pdf": 24, "page_imprimee": "80", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192503-01.1.24", "debut_caractere": 7, "fin_caractere_exclue": 4040, "texte": "LE PRIX GODECHARLE pour l'architecture\nvient d'être décerné* à l'unanimité et avec félicita-\ntions du jury» à M. Antoine Cou rtens, fils du\nbaron Courtens, artiste peintre. Elève de M. Victor\nHorta, M. Antoine Courtens fit ses études à l'lnsti-\ntut supérieur des Beaux-Arts à Anvers, et il avait\nobtenu déjà le prix « Fondation Blomme >. Cette\nannées i(L a conquis le deuxième grand prix de\nRome et le prix Godecharle.\nEXPOSITION D'ARCHITECTURE AU CERCLE\nARTISTIQUE ET LITTERAIRE* A BRUXELLES.\nA l'occasion du cinquantième anniversaire de\nla fondation du journal € L Emulation >, une expo-\nsition d'art architectural, réservée aux membres de\nla Société centrale d'Architecture de Belgique, tant\neffectifs que correspondants, s'ouvrira au com-\nmencement du mois d'avril prochain au Cercle ar-\ntistique et littéraire à Bruxelles.\nLes œuvres présentées devront avoir un carac-\ntère architectural. 11 est souhaitable que la déco-\nration et l'art appliqué soient largement représen-\ntés. Les œuvres destinées à la cymaise devront être\nprésentées sous les formes suivantes : la photogra-\nphie, le rendu perspectif, et, éventuellement, le\nrendu géométral, à condition d'être d'un réel in-\ntérêt.\n1 rop souvent, les salons d'architecture ont re-\nbuté par le caractère abstrait des œuvres exposées.\nLes documents d'exécution imposent aux visiteurs\nune étude qui ne présente un intérêt et un agré-\nment que pour les initiés. Au surplus, le public ap-\nprécie davantage le talent des exposants qu'il a\nmoins de peine à le découvrir.\nNotre époque, hélas î ne laisse guère le temps\naux artistes de préparer des dessins d'exposition;\nc est pourquoi le Comité attire l'atention des mem-\nbres de la Société centrale d'architecture de Bel-\ngique sur les ressources qu'offrent les agrandisse-\nments photographiques. Une présentation artisti-\nque, une mise en page choisie, le ton du papier\nmême peuvent faire d'une photographie une œuvre\nméritoire. A coup sûr, elle a pour le public la\n*/ertu d'être présentée sans artifices et d'être jugée\nsans fatigue.\nLe Comité organisateur est composé de: MM. H.\n»Van Monfort, président, et J. De Ligne, R. Moe-\nnaert, A. Pompe, M. Spittael.\nANVERS. CONCOURS D'ARCHITECTURE\nOUVERT PAR LA SOCIETE ROYALE DES AR-\nCHITECTES D AINVERS, avec 1 appui des adminis-\ntrations provinciale et communale et de la Société\nRoyale pour l'encouragement des Beaux-Arts.\nOn demandait un projet de théâtre en plein air.\nLe jury vient de clôturer ses travaux cette après-\nmidi.\n(Les prix suivants ont été décernés :\nlerIer prix : 2,000 francs : M. Léon Steynen*.\nd'Anvers;\n2* prix ex-aequo :î, 100 francs :M. Ferdinand.\nDefever, d'Anvers;\n2e prix ex aequo : 1,100 francs :M. François\nMeirlé, d'Anvers.\nL exposition des projets a eu lieu dans les lo-\ncaux de 1 Académie, rue Vénus, du samedi 14 au\nmardi 17 mars indus.\nCIMENT RESISTANT AUX ACIDES. Le\nmortier de chaux et le ciment Portland sont atta-\nqués par les acides. L'industrie emploie en quan-\ntité des ciments résistant aux acides et peut ainsi\nremplacer des revêtements en plomb et des pro-\nduits réfractaires, comme par exemple pour les\naires en briques, les murs, les tours de les\ncuves, etc. Tous les ciments résistant aux acides,\nen usage jusqu à présent, trouvent leur emploi non\nseulement comme revêtement des aires et des murs,\nmais aussi comme liant entre des pierres artifi-\ncielles réfractaires aux acides, des carreaux de re-\nvêtement, du verre, ceuxci sont enrobés de ci/ment..\nLe mélange se fait toujours avec du verre soluble;\naprès dessication, ces ciments doivent être fixés; à\ncet effet, on les enduit à plusieurs reprises de\nî acide auquel ils seront plus tard le plus exposés.\nTandis que de nombreux mélanges sont sensibles à\nd autres acides, les ciments anti-acides de la ci-\nmenterie « Certus 2>, Hambourg, résistent à tous\nles acides. Les alcalis, au contraire, attaquent tous\nles ciments anti-acides.\n(« Saeurefeste Zemente 2>. Berlin. « Technisches\nGemeindeblatï, » 5 novembre 1923. N° 15, p. 135.)\nLE PRÉSENT NUMÉRO RENFERME QUATRE FLANCHES HORS TEXTE"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1925-03-01-c016", "article_bluemountain": "bmtnaac_1925-03_01#c016", "volume": "bmtnaac_1925-03_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 3", "page_fin": "couv. 3", "image_debut": 25, "image_fin": 25, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192503-01.2.10", "titre_corps": "PRIX DE L'ABONNEMENT A L'ANNEE EN COURS (V* VOLUME) Be££uc®", "titre_sommaire": "PRIX DE L'ABONNEMENT A L'ANNEE EN COURS (V* VOLUME) Be££uc®", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 25, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192503-01.1.25", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 741, "texte": "PRIX DE L'ABONNEMENT A L'ANNEE EN COURS (V* VOLUME) Be££uc®\nDE « LA CITE » 20.00 25.00\nTout nouvel abonné peut obtenir, à titre de prime :\na) Lee 3\" et 4* années de « La Cité », au prix réduit de . , , , 5.00 7,50\n(Le prix en librairie est de 10 francs Belgique, 15 francs étranger).\nb) Le Cœur de la Fille de Bruxelles,par Charles Buis, avec traduction d'une confé-\nrence de C. Giirlitt sur la « Conservation du cœur d'anciennes villes », Une bro-\nchure de 24 pages. (Prix en librairie : 2 francs.) . , . « . gratuit\nc) L'Abbaye de la Cambre, par G, des Marez. (Prix en librairie : fr. 1.50). , gratuit\nd) Paul Hankar (1859-1901), par Ch. Conrardy, et Raym. Thibaut. Une bro-\nchure illustrée. Prix en librairie : 3 francs. a • ... * gratuit"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1925-03-01-c017", "article_bluemountain": "bmtnaac_1925-03_01#c017", "volume": "bmtnaac_1925-03_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 3", "page_fin": "couv. 3", "image_debut": 25, "image_fin": 25, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192503-01.2.11", "titre_corps": "Editions \" TEKHNÉ „", "titre_sommaire": "Editions \" TEKHNÉ „", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 25, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192503-01.1.25", "debut_caractere": 743, "fin_caractere_exclue": 2010, "texte": "Editions \" TEKHNÉ „\nLA CITE. Première année. (Rare.) , . fr, 20,—\nDeuxième année. (Rare.) , « . . , , , , j , , , , , fr, 10.—\n■\nL'Art et la Société, par H.-P. Berlage, architecte à Amsterdam. Tiré* à part 4e la Revue\n« Art et Technique » (septembre 1913-février 1914). Un rrrlnir luxueusement »\nprimé et illustré de 98 clichés t fr, 20.\nMatériaux de substitution dan» la construction de maison*, par J Seroen, architecte. Une\nbrochure illustrée , , , , , fr. 2,—\nL'habitation coloniale Sa construction au Congo Belge, par Gast. Boghemans. Une brochure\nde 20 pages abondamment illustrée , , , ~,,,,, fer, 3,\nConstantin Meunier. L'historique de ion monument par R. Thiry et G. Hen-\ndrickx. Une brochure illustrée fr. 1,—\nL'Art des Jardins et le nouveau jardin pittoresque, par Louis van der Swaelmen, architecte-\npaysagiste fr, I,\nLA REVUE « TEKHNE » Collection complète de la 2™ année (1912-1913). Beau\nvolume de 516 pages, sur papier couché, illustré de 250 cëchés fr. 15.\nÀ\nPour s'abonner à « La Cité » ou obtenir des livres, il suffit\nde verser, dans n'importe quel bureau des postes, au crédit du\n. compte chèques postaux n® 166,21 Revue « La Cité », la somme\ndue et d'inscrire sur le bulletin de versement le titre du livre et les\nnom et adresse du souscripteur."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1925-03-01-c018", "article_bluemountain": "bmtnaac_1925-03_01#c018", "volume": "bmtnaac_1925-03_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 7, "image_fin": 7, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192503-01.2.12", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 7, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192503-01.1.7", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 597, "texte": "PEINTURE\nLES TRAVAUX DE PEINTURE que vous avez\nà faire exécuter ne seront faits à bas prix et\nen vous donnant toutes les garanties de soli-\ndité et de durée que si votre peintre emploie\nles produits de la msison\nDE KEYN FRERES\n27, Rue aux Choux, 27, BRUXELLES\nTéléphones: 258,12- 163,64\nANVERS , GAfM D\nCanal des Vieux Lions, 37-39, Avenue de la Cour, 1\nTéf. : 7477\nLIÈGE NAMUR\nRue des Guillemins, 59, 3, Rue Delvaux, 3\nTél. : 7Q47 Tél. : 1 220\nUSINES :\n14, Impasse du Vernis, ANDERLECHT 13, Av.* de l'lndépendance, KOEKELBERG\nTél.: 458.82 Tél.: 635,46\nTournez ce feuillet pour en avoir la preuve."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1925-03-01-c019", "article_bluemountain": "bmtnaac_1925-03_01#c019", "volume": "bmtnaac_1925-03_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 4", "page_fin": "couv. 4", "image_debut": 26, "image_fin": 26, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192503-01.2.13", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 26, "page_imprimee": "couv. 4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192503-01.1.26", "debut_caractere": 48, "fin_caractere_exclue": 362, "texte": "A LIRE dans les\nprécédents numéros :\nNuméro I\nL'Architecture en Tchéco-Slovaquie\npar Henri Van de Velde. <Huit planches hors texte).\nNuméro II consacré à l'Urbanisme\nLes Transports en fonction du plan\nRégional par R. Verwilghen.\n;\nNuméro 111\nCôpenick. Petite Cité près de Berlin\npar F. B. <Six planches hors texte)"}]}], "pages_ocr_originales": [{"page_pdf": 1, "page_imprimee": "couv. 1", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192503-01.1.1", "texte": "BOUMFVWI HOÉOttï"}, {"page_pdf": 2, "page_imprimee": "couv. 2", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192503-01.1.2", "texte": "RtVUt /MENSUELLE BELGE\nLA CITÉ\nURBANIS/AE H ARCHITECTURE ■ ART PUBLIC\nRECONSTRUCTION\nDES REGIONS DÉVASTÉES\nREDACTEURS:\nMM. Fern. BODSON, architecte (Bruxelles) ; J. DE LIGNE, architecte\n(Bruxelles) ; J. EGGERICX, architecte (Bruxelles) ; Huib. HOSTE, architecte\n(Bruges) ; Raymond MOENAERT, architecte (Bruxelles) ; L. van der\nSWAELMEN, architecte-paysagiste (Bruxelles) ; J. M. van HARDEVELD\n(Amsterdam); M. Raph. VERWILGHEN, Ingénieur Urbaniste (Bruxelles),\nSecrétaire de la Rédaction.\nCOLLABORATEURS\nARCHITECTES :\nRichard ACKE (Courtrai) ; H. P. BERLAGE (La Haye) ; H. J. BIRNSTINGL\nA. R. E. B. A. (Londres) ; Gaston BOGHEMANS (Menin) ; J. BORLEE\n(Jodoigne) ; Victor BOURGEOIS (Bruxelles) ; Ch. CONRARDY (Bruxelles) ;\nJulien de RIDDER ; (Bruxelles) ; Marcel GUILLEMINAULT (Paris); Léon\nGRAS (Anvers) ; j. E. HOEBEN (Bruxelles) ; V. HUSZAR (Hollande) ;\nLE CORBUSIER SAUGNIER (Paris); Edw. LEONARD (Anvers); J. J.\nP. OUD (Rotterdam, Hollande) ; Jozef PEETERS (Anvers) ; Gust. SCHLEI-\nCHER (Allemagne) ; F. SEROEN (Bruxelles) ; Raym. THIBAUT (Bru-\nxelles) ; Carlos THIRION (Verviers) ; Henri VAN DE VELDE (La Haye,\nHollande) ; Théo van DOESBURG (Paris) ; P, VORIN (Paris) ; E. A. VAN\nTONDEREN (architecte).\nCRITIQUES D'ART :\nMaurice CASTEELS (Bruxelles) ; André de RIDDER (Anvers) ; Elie FAURE\n(Paris) ; FIERENS-GEVAERT (Bruxelles) ; Julien LEONARD (Paris) ; Paul\nLEON (Paris) ; Jacques MESNIL (Paris) ; Léon ROSENTHAL, Paris), etc.\nTECHNICIENS :\nCharles de GRONCKEL (Bruxelles) ; A. KNAPEN (Bruxelles) ; L. J. SERIN\n(Bruxelles), etc., etc.\nLes Rédacteurs et Collaborateurs sont seuls\nresponsables de leurs articles. Il sera rendu\ncompte dans « La Cité » de tout ouvrage dont\ndeux exemplaires seront envoyés à la Revue\nPour la rédaction, l'administration et les demandes d'abonnement, s'adresser\nau Siège de la Revue : 10, Place Loix, SainUGilles-Bruxelles-\nPour la vente au numéro s'adresser\nprincipal : Librairie LAMERTÏN, 58-62 Coudenberg, Bruxelles.\nABONNEMENT: Belgique, 20 francs; Etranger 25 francs. Le numéro, 2 francs\nLes abonnements peuvent se prendre en versant la somme de 20 francs au\ncrédit du Compte chèques-postaux n° 166.21 «La »).\nun supptément de 3 francs les numéros\nenveloppe"}, {"page_pdf": 3, "page_imprimee": "65", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192503-01.1.3", "texte": "OSCAR JESPERS\n\nVoici un sculpteur dont les qualités plastiques et statiques font\nun collaborateur précieux.\nParlant architecture, Oscar Jespers me dit un jour : « Une\narchitecture est belle lorsqu'elle est bien calculée ».\nCette boutade prouve qu'il ne saurait être question ici de style-\npoint-de-départ, ni de sculpture-ornement.\nVoici un sculpteur-constructeur!\nLes architectes sont devenus de bien mauvais clients des sculp-\nteurs, et pour cause! Ces derniers n'ont pas suivi l'évolution de\nl'architecture.\nCette évolution, ou plutôt cette révolution, J.-J.-P. Oud nous\nF explique en des phrases lumineuses : « Il semble que de nos jours\nseulement, sous la poussée des événements, et par suite d'une concep-\ntion esthétique élargie, une architecture qui parle par elle-même soit\npossible, une architecture à laquelle les autres arts ne seront pas\nappliqués et par conséquent subordonnés, mais avec laquelle ils coo-\npèrent organiquement. Dès l'origine, la beauté vit dans les fonctions\nconstructives de l'édifice; la tension harmonieuse des formes l'élève\nau-delà des nécessités matérielles dans le domaine de l'esthétique »\n(L'Architecture de Demain et ses Possibilités Architectoniques, « La\nCité », novembre 1923).\n\nLA CITÉ. MARS 1925"}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "66", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192503-01.1.4", "texte": "LA CITÉ. VOL, : 5, NU M.: 4.\n\nLa masse des sculpteurs réagit contre cette tendance.\nEn voyez-vous marchant de pair avec nous?\nEn voici un : Oscar Jespers.\nIl nous fût donné de voir un ensemble de Jespers en même temps\nque des œuvres de Rodin au salon de l'Art Contemporain à Anvers\nen 1924 : exposition fertile en enseignements précieux.\nD'autres sculpteurs intéressants, Archipenko par exemple,\nfurent parfois opposés à Rodin au détriment de celui-ci. Mais chez\nla plupart de ces artistes, la sensibilité s'exprime aux dépens de l'équi-\nlibre, tandis que d'autres n'arrivent qu'à nous donner de froides\nconstructions mécaniques ou cérébrales, quand abstraction ne les\nmène pas à un art indigent.\nAttentif aux multiples manifestations de l'évolution moderne,\nintellectuel, sportif, Jespers vit en communion étroite avec l'esprit de\nson temps. Mais son art n'est point cérébral, et malgré son souci\nconstant d'écarter toute cause émotive extra-plastique, je ne lui con-\nnais aucune œuvre pauvre ou inexpressive. Cependant, il n'a rien à\nvoir avec les expressionnistes.\nQuoiqu'il ne soit pas un individualiste, on ne le voit pas embri-\ngadé dans l'un ou l'autre « isme ». Il pourrait bien, en sculpture,\noccuper la place distincte que Jean Cocteau occupe en littérature.\nLe cinéma, la musique, la peinture, n'exercent aucune action\ndissolvante sur son art, et cependant, il ne cesse de s'y intéresser. Mais\nil est sculpteur :et il n'y a rien d'anecdotique dans son œuvre.\nPour la définir, on peut parler de synthèse, si l'on entend par là :\nla construction après la mise en pièces, la re-création après l'assimi-\nlation, la synthèse après l'analyse.\nJespers vit comme tout homme sain vit; et si ses sens toujours\nen éveil sont prêts à répondre à tous les appels de la vie, il sait que\ncela n'a rien à voir directement avec la sculpture. Celle-ci doit repous-\nser impitoyablement tout ce qui est anti-plastique. Le vivant, le\ntrompe-l'œil, le sentimental, le sensuel lui répugnent et mènent, du\nreste, à un succès trop facile, qui ne répond nullement aux visées de\nce grand joueur hypersensible."}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "67", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192503-01.1.5", "texte": "LA CITE. V O L. : 5- N U M. : 4.\n\nLes volumes, la matière et l'équilibre, voilà ses atouts.\nMais c'est un joueur aussi conscient qu'enthousiaste. Il sait d'où\nil vient et il sait où il va.\nIl est précis et nettement délimité et il a horreur du mou, du\nvague et du flottant.\nExactes, achevées et lisses comme des pièces d ajusteur, ses sculp-\ntures ne sont pas mécaniques cependant.\nFils de sculpteur, possédant à fond le métier établi sur des études\nserrées, il se passe volontiers de l'aide du praticien.\nEt s'il sait pétrir la glaise et couler le plâtre, sa préférence ira\ntoujours à la taille directe de la pierre ou du bois.\nLorsqu'il entame un bloc, il sait ce qu'il en tirera, mais il ne\ndétruit ni le bloc ni la matière. La pierre reste pierre et le bois reste\nbois, et l'œuvre sera là, imprégnée de sensibilité.\nLorsque Jespers a fini (et il sait quand il a fini), chaque élément\nnécessaire, chaque volume indispensable à la construction, occupe une\nplace essentielle, dont on ne pourrait le déloger sans rompre l'équi-\nlibre.\nDe là cette immuabilité, cette espèce d'éternité qui caractérise\ncet art.\nAnvers semble indifférente à l'effort de Jespers, qui, du reste,\nne continue pas la tradition anversoise...\nEt de par Jordaens et de par Rubens surtout, Rodin est plus\nAnversois que Jespers, qui y est né et qui y vit (i).\nPeu de maisons sont faites pour recevoir les œuvres de Jespers,\nqui mettent en fuite tout ce qui s'y trouve généralement, et je ne le\nvois pas entrer en « bleu » dans certaines collections, sans provo-\nquer un malaise chez les anciens ».\nIl est de notre temps! Il est comme nous, il est comme vous,\n\n(D En 1924, à l'Exposition de l'Art Contemporain, Anvers acheta plusieurs Rodin\net pas de Jespers."}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "68", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192503-01.1.6", "texte": "L A CIT É. VOL. :5. NUM. : 4-\n\nconstructeurs de villes nouvelles, urbanistes, architectes d'esprit\nnouveau!\nVoici votre sculpteur! Voici notre sculpteur!\nVoici un co-opérateur synchronisé!\nOscar Jespers aime nous voir construire rationnellement.\nIl est un passionné d'architecture et il est architectonique.\ni\nJ'eus le bonheur de pouvoir travailler en collaboration étroite\navec lui. Ce furent un plaisir rare, des heures précieuses, du travail\nfertile. -\n1 Sjf. J iw&Ù*\nDéjà Berlin et Amsterdam s'informent de lui. Allons-nous le\nfaisser partir, lui aussi?\nEt cependant, je vois des rapports à rythmer, des murs à sensi-\nbiliser, des surfaces à diviser!\nNieuport-Bains, le 14 février 1925.\n\nPierre VANDERVOORT."}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192503-01.1.7", "texte": "PEINTURE\nLES TRAVAUX DE PEINTURE que vous avez\nà faire exécuter ne seront faits à bas prix et\nen vous donnant toutes les garanties de soli-\ndité et de durée que si votre peintre emploie\nles produits de la msison\nDE KEYN FRERES\n27, Rue aux Choux, 27, BRUXELLES\nTéléphones: 258,12- 163,64\nANVERS , GAfM D\nCanal des Vieux Lions, 37-39, Avenue de la Cour, 1\nTéf. : 7477\nLIÈGE NAMUR\nRue des Guillemins, 59, 3, Rue Delvaux, 3\nTél. : 7Q47 Tél. : 1 220\nUSINES :\n14, Impasse du Vernis, ANDERLECHT 13, Av.* de l'lndépendance, KOEKELBERG\nTél.: 458.82 Tél.: 635,46\nTournez ce feuillet pour en avoir la preuve."}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192503-01.1.8", "texte": "Parce-que...\nLa Maison DE KEYN Frères est :\nLa plus ancienne firme Belge (fondée en 1840);\nLa plus grande vente du pays (5 maisons de\nvente, 2 usines) ;\nFournissant au plus bas prix (suppression de\nl'intermédiaire, vente directe du fabricant aux\nconsommateurs) ;\nNe livrant que des produits purs (certificats d'ana-\nlyse délivré surdemande avec toutecommande);\nLa firme ne fournissant pas aux particuliers,\ns'adresser à un entrepreneur de peinture pour\nobtenir ses produits.\nSI votre peintre ne les emploie pas nous tenons à votre disposition des\nadresses de Patrons peintres sérieux dont !es travaux vous donneront\nentière satisfaction."}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192503-01.1.9", "texte": "OSCAR JESPERS\nSCULPTEUR ― ANVERS\nPLANCHE I\nPECHEUR\nPierre d'Euville\nSupplément à la revue LA CITE. Ve année"}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192503-01.1.10", "texte": "OSCAR JESPERS\nSCULPTEUR ― ANVERS\nPLANCHE II\nLE CERAMISTE\nface\nEuville. Taille directe\nSupplément à la revue LA CITE. Ve année\nMÈRE ET ENFANT\ndos\nPalissandre. Taille directe"}, {"page_pdf": 11, "page_imprimee": "69", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192503-01.1.11", "texte": "TECHNOLOGIE\nTECHNIQUE DU GARAGE\n\nLe garage est un élément nouveau en ar-\nchitecture. Son développement toujours\ncroissant, et le caractère impérieux des né-\ncessités qui le conditionnent, rendent indis-\npensable une étude spéciale de son cas, une\n« Technique du Garage ».\nEtude du plan. - Le plan doit être fonc-\ntion des voitures à garer. Si le garage doit\nse spécialiser dans certain type de voitures,\nil faudra en tenir compte dans le sens de la\nplus grande économie d'espace, pour obte-\nnir un bon rendement. Si le garage ne doit\npas être spécialisé, on pourra prévoir la ré-\npartition par groupes de voitures de dimen-\nsions semblables. Voici quelques indications\nsur remplacement minimum nécessaire à\nquelques châssis-types :\nLargeur Longueur\nCitroën 5 HP. 1m.90 3m.50\nCitroën 10 HP. 1m.90 4m.50\nFord courante 2m. 4m.\nVoitures légères 2m. 4m. 50\nGrosses voitures 2m. 20 sm. 50\nà 6m. 50\nCadillac 2 m. 30 6m.\nGarage libre : Suivant la largeur du ter-\nrain dont on dispose, il faudra répartir les\nvoitures suivant les indications de nos fig.\n1 à 7, à savoir :\nLargeurs de 8à 11 mètres. Une rangée\nde voitures, plus ou moins inclinées suivant\nlargeur et châssis. Passage latéral, avec pla-\nque tournante au fond, permettant aux voi-\ntures de tourner face à la sortie, et de gagner\nleur stationnement en marche arrière, le tout\nsans intervention du personnel (fig. 1).\nLargeurs de 11 à 15 mètres* Deux ran-\ngées de voitures. Passage central, plaque\ntournante au fond (fig. 2).\nLargeurs de 15 à 16 mètres. Deux ran-\ngées de voitures, placées perpendiculaire-\nment à l'axe du garage. Les voitures peu-\nvent gagner leur place par simple marche\narrière, sans intervention d une plaque tour-\nnante (fig. 3). C'est à partir de cette lar-\ngeur que commencent les garages vraiment\npratiques et agréables pour l'usager. On peut\nconserver cette disposition pour des largeurs\nsensiblement plus importantes, augmentant\nainsi la commodité du garage et améliorant\nson aspect, mais au détriment du rendement.\n(Un garage de grand luxe de la rue Ten-\nbosch, à Bruxelles, offre 22 m. 50 de lar-\ngeur pour une double rangée de voitures).\nLargeurs plus grandes. Si des largeurs\nplus grandes sont possibles, il deviendra plus\nintéressant de juxtaposer deux dispositions\nvdes types ci-dessus, avec deux passages se\njoignant par le fond, et formant circuit (fig.\n4 et 5). Dans le cas de la fig. 5, on peut\nprévoir une rangée médiane de colonnes,\nservant à soulager la charpente de toiture, à\ndélimiter les emplacements, à supporter les\nappareils de chauffage et d'éclairage, etc.\nGarages sur plans carrés au irréguliers.\nOn peut faire d'excellents garages dans ce\ncas, en recourant à une plaque tournante\ncentrale (fig. 6 et 7).\nDans toutes ces hypothèses, on en arrive à\nla construction de bâtiments à portées im-\nportantes. En effet, sauf dans le cas de la\nfig. 5, assez rare d'ailleurs, les colonnes\ndoivent être rigoureusement bannies de tout\ngarage. Toute colonne diminue sensiblement\nle rendement de l'espace disponible; outre\nla place qu'elle occupe, elle usurpe un es-\npace considérable autour d'elle (manœuvres\npour l'éviter), enlève toute souplesse à la\ndistribution des emplacements, prend de là\nlumière, de l'air, est exposée aux chocs, aux\nsalissures, nécessite des fondations supplé-\nmentaires, etc., etc."}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "70", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192503-01.1.12", "texte": "TECHNOLOGIE\n\nIl y aura lieu cependant d'étudier soigneu-\nsement ces constructions à grandes portées,\net d'en confier l'exécution à des maisons\nspécialisées (dangers d'effondrement, res-\nponsabilité en cas d'accidents, etc.).\nGarages à boxes» Les garages à boxes,\ndont la vogue s'accentue, sont conditionnés\nà peu près par les mêmes lois, sauf en ce qui\nconcerne les emplacements prévus pour cha-\nque voiture, qui doivent être augmentés\nsensiblement pour faire place aux cloisons et\nmontants de séparation, avec le jeu néces-\nsaire pour permettre l'ouverture des portiè-\nres et la sortie aisée du chauffeur. Le mini-\nmum tolérable varie entre 2 m. 25 de lar-\ngeur pour les petits châssis et 2 m. 75 pour\nles grosses voitures. Ici aussi, on peut prévoir\ndes boxes de largeurs différentes, pour pou-\nvoir satisfaire à tous les besoins sans trop de\nperte de La longueur varie entre\n5 m. (strict minimum) et 6 m. 50/7 m., sui-\nvant les mêmes conditions.\nLe surplus d'espace nécessité par les\nboxes, et leur prix d'établissement assez\nélevé, se rachètent par une location plus\navantageuse, ainsi que par une diminution\nde responsabilité pour le garagiste.\nC'est une erreur de combiner la structure\ndes boxes avec celle du garage proprement\ndit. Le box peut être très bas sans inconvé-\nnient. On peut le fermer au-dessus et même\nsur les côtés par un simple grillage métalli-\nque de force convenable, ce qui permet de\ndonner au box à la fois l'éclairage, la ven-\ntilation et le chauffage, sans installations\nspéciales. Les montants et cloisons peuvent\nainsi rester très légers et peu encombrants.\nLes meilleures portes sont les volets métal-\nliques, n'offrant aucun encombrement. Des\nboxes ainsi compris se logent à peu de frais\nsous une toiture générale, suffisamment\nhaute, claire et d'un aspect satisfaisant.\nGarage à étages. Sauf nécessité abso-\nlue, le garage à étages n'est guère à con-\nseiller. Un plancher capable de supporter\ndes voitures en état de marche, de quelque\nmatériau qu'il soit constitué, est forcément\ntrès coûteux. (La répartition des charges,\ndans le cas de voitures automobiles, est telle\nque le même mètre carré peut être appelé à\nsupporter quatre roues de voitures voisines,\nsoit 2,000 à 2,500 kgs, alors que le rectan-\ngle de 40 m 2 circonscrivant ces mêmes voi-\ntures ne porterait au maximum que 1 0 ton-\nnes, soit 250 kgs par mètre carré. On est\nainsi conduit à envisager un plancher dont la\npoutraison serait établie pour des charges de\nl'ordre de 300 kgs, et le hourdis pour des\ncharges de 2,000 kgs. conditions allant à\nl'encontre d'un bon résultat technique ou\néconomique. )\nAu surplus, un étage de garage est loin de\n«doubler le rendement de la surface qu'il oc-\ncupe. Il nécessite les frais d'établissement\nd'un ascenseur, les frais d'exploitation et\nd'entretien, de réparation, de celui-ci, ainsi\nqu'un personnel qualifié pour le manœuvrer.\nIl nuit au bon rendement du irez-de-chaussée\npar la circulation supplémentaire qu'il occa-\nsionne, par les colonnes qu'il faudra y plan-\nter à espaces plus ou moins rapprochés, par\nla privation d'air et de lumière (coût de la\nlumière artificielle en usage permanent).\nSi malgré tous ces désavantages la néces-\nsité d'un étage s'impose, il faudra recourir\nau béton armé plutôt qu'à tout autre mode\nde construction. En effet, c'est surtout\ndans ce cas de surfaces portantes à haute\nsurcharge que le béton armé se montre plus\néconomique que les autres solutions.\nNivellement. Si le terrain dont on dis-\npose présente une déclivité vers la rue, c'est\nune erreur de la supprimer. Une pente assez\nsensible vers la sortie est un avantage inap-\npréciable pour le chauffeur en cas de rétivité\ndu moteur au départ. Comme par un fait\nexprès, cette rétivité choisit toujours, pour\nse manifester, le moment où les accus de\ndémarrage sont déchargés. Le chauffeur\npourra, dans ce cas, grâce à la déclivité,\nuser de l'argument suprême du départ sur\nlancée."}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "72", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192503-01.1.14", "texte": "TECHNOLOGIE\n\nDans le cas d'un garage à pente de ce\ngenre, on peut associer la toiture à ce mou-\nvement, dans une certaine proportion, de\nfaçon à diriger les eaux de pluie vers la rue,\ntout en évitant des chéneaux profilés à pente\net à sections variables.\nEclairage. Il est important qu un ga-\nrage soit bien éclairé, et que la lumière in-\ntroduite soit judicieusement répartie. Pour\ncela, il est nécessaire d'avoir plus d'une\nsource d'éclairage. Un seul lanterneau vitré\nlongitudinal pratiqué dans la toiture, même\ns'il est très large, n'éclairera les objets que\nsous un seul angle, et beaucoup de recoins\nseront totalement privés de lumière. Il faut à\ntout prix libérer le garage de la superstition\ndu toit « à sheds » ou Raikem. Rien de plus\nfunèbre que le spectacle d'une rangée de\nvoitures vues à contre-jour sous un toit de\nce système. Toute lumière étant délibéré-\nment supprimjée sur trois des quatre points\ncardinaux, on arrive à ce résultat, d'ailleurs\ncoûteux, d'avoir des voitures éclairées vio-\nlemment d'un jour blafard sur un seul côté,\nalors que le reste est plongé dans une obs-\ncurité rendue plus opaque par le contre-jour.\nOn en est réduit à déplacer les voitures pour\ny travailler, ou à les éclairer artificiellement\nen plein jour. Ces toitures en zigzags sont\nd'ailleurs parfaitement inesthétiques, aussi\nbien à l'intérieur que vues du dehors.\nLa meilleure solution consiste en l'amé-\nnagement de deux vitrages continus, ou plus,\ntout le long des versants symétriques de la\ntoiture.\nLavage des voitures. C'est une erreur\ncommune de loger le poste de lavage sous\nla toiture principale. Un garage sera toujours\nassez humide au gré des usagers : la vapeur\nd'eau dégagée par les moteurs en marche,\npar les radiateurs surchauffés (à la rentrée\ndes voitures), l'humidité amenée du dehors\npar les portes constamment ouvertes, y pour-\nvoiront amplement. Il est donc recomman dé\nde placer le poste de lavage dans une cour\nextérieure, soit à ciel ouvert, soit sous un\nauvent fortement ventilé. On évitera ainsi un\nexcès d'humidité dans le garage, l'éclabous-\nsement des voitures et des murs, le ruisselle-\nment des eaux sales sur le pavement glissant.\nPoussières. La poussière est la grande\nennemie des carrosseries, autant que des mé-\ncanismes des voitures. Il est difficile d'éviter\nles poussières venant du dehors par les por-\ntes ouvertes; mais il est possible d éviter la\nprésence de sources permanentes de pous-\nsière à l'intérieur même du bâtiment. Pour\ncela, choisir avec soin le pavement à adop-\nter. Il en existe de tous genres, plus ou moins\nsolides et durables, plus ou moins résistants\nà l'action chimique des huiles, graisses, es-\nsences, etc. Mais il est indispensable d'exiger\ndes garanties en ce qui concerne la désagré-\ngation de leur surface en fines poussières,\nnotamment en poussières de ciment, mortel-\nles pour le vernis des carrosseries. Les pave-\nments monolithes et les dalles en agglomé-\nrés se valent à peu près tous sous ce rap-\nport. Seul le pavé de grès échappe à ce dé-\nfaut.\nLes mêmes inconvénients accompagnent\nl'emploi de toitures ou sous-toitures a base\nde ciment, fibro-ciment (plâtre, à un degré\nmoindre). Ici, la, poussière n'est pas due aux\nfrottements comme pour les pavements,\nmais aux vibrations que subissent ces toitu-\nres légères sous l'action des vents, des trépi-\ndations des voitures, de la dilatation des\ncharpentes, etc.\nCes fines poussières de ciment ont un\nmordant qui s'attaque lentement, mais\ninexorablement, à l'émail des carrosseries,\nau poli des nickelages.\nIncombustibilité. Les règlements com-\nmunaux, les polices d'assurances sont assez\nexplicites à ce sujet pour que nous négli-\ngions d'y demeurer longuement. On évitera\ndonc tous matériaux combustibles dans la\nconstruction des garages et dans leur aména-\ngement.\nChauffage et ventilation, Il n'est plus"}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "73", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192503-01.1.15", "texte": "TECHN OLOGIE\n\nde garage moderne sans chauffage. Le chauf-\nfage à la vapeur doit être écarté, surtout à\ncause de l'humidité qu'il entretient par les\nfuites de vapeur inévitables à chaque joint-\nIl est également trop brutal et bruyant. On\nlui préférera le chauffage à circulation d eau,\nsouvent trop sec pour les appartements,\nparfait ici où l'atmosphère est toujours satu-\nrée de vapeur d'eau.\nL'emplacement des radiateurs est extrê-\nmement délicat à déterminer. Des tuyaute-\nries posées à ras du sol risquent d'endommja-\nger gravement les pneus.A hauteur moyenne,\nelles risquent de faire jouer les carrosseries\nau détriment de leurs joints. A plus grande\nhauteur, ces inconvénients disparaissent,\nmais au grand détriment du rendement.\nC'est pourtant la solution à préférer,\npouivu que Ton dispose d'une toiture bien\nétanche à l'air. La tuile ou les ardoises\nnaturelles autant qu'artificielles offrent\nde nombreux interstices de passage à l'air,\npar suite de leur placement non jointif. Une\nsous-toiture remédiera à ces inconvénients, à\ncondition que le matelas d'air entre cette\nsous-toiture et la couverture soit emprisonné,\nfaute de quoi cet air se renouvelant conti-\nnuellement par l'extérieur refroidira aussi\nparfaitement la sous-toiture qu'il aurait re-\nfroidi la couverture simple.\nIl faut pouvoir doser très exactement la*\nventilation en hiver, pour renouveler l'air,\nsans perdre trop de chaleur ou pour rafraî-\nchir l'atmosphère en été, par un brassage\nénergique et continu. La ventilation latérale,\npar des vasistas pratiqués dans les versants\nde la toiture, manque de souplesse et d'effi-\ncacité. Elle nécessite un grand nombre de\nmanœuvres répétées. Il est beaucoup plus\nefficace de provoquer un courant longitudi-\nnal, dans l'axe du bâtiment et le plus haut\npossible. Ce résultat est facile à obtenir au\nmoyen de larges fenêtres à ouvrants ou vo-\nlets réglables, aménagées dans les pignons,\nà chaque extrémité du bâtiment-\nAnnexes. Un garage comporte un cer-\ntain nombre de services annexes, tels qu'ate-\nliers de réparation, magasins à pneus, à ac-\ncessoires, dépôts d'huiles et d essences, bu-\nreaux, salles d'exposition, logements de con-\ncierge, locaux sanitaires, etc.\nSi l'on admet la nécessité d adopter un\nplan le plus régulier possible pour le garage\nproprement dit, on pourra réserver les par-\ntics irrégulières ou superflues du terrain au\nlogement de ces divers services.\nLes bureaux, salles d'exposition, concier-\ngerie, se grouperont naturellement vers la\nfaçade, où l'érection d'un bâtiment à étages\nest souvent imposée par les règlements ur-\nbains. Ces mêmes règlements régissent assez\nexplicitement la construction des dépôts\nd'essence et d'huile pour que nous n'ayons\npas à nous étendre sur ce point. Les maga-\nsins à pneus demandent des locaux sombres\net frais, et trouveront leur emplacement tout\ndésigné dans les sous-sols à front de rue. Il\nconviendra de les isoler soigneusement de la\nchaufferie du chauffage central, logée égale-\nment dans les sous-sols. L'atelier, par contre,\nainsi que les annexes indispensables : maga-\nsins à outillage et accessoires, demandent\nbeaucoup de clarté; il est en outre exigé de\nles éloigner le plus possible de la voie pu-\nblique et des constructions mitoyennes. Tou-\ntes ces raisons conduisent à les grouper au\nfond du bâtiment, si possible donnant sur\nla cour.\nEnfin la cour recevra, outre le poste de\nlavage, les installations sanitaires indispen-\nsables.\n\nB. B. KELLY."}, {"page_pdf": 16, "page_imprimee": "74", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192503-01.1.16", "texte": "URBANISME\n\nLA LEGISLATION DU ZONING\nEN AMERIQUE\nR. V.\nQu'est-ce au fait que le « zoning » dont il\nest si souvent question dans les revues et les\nlivres américains, qui s'occupent d'urba-\nnisme? C'est le nom que l'on donne en\nAmérique à des règlements de bâtisse qui\nle plus souvent ont force de loi et qui li-\nmitent dans chaque quartier ou partie du\nterritoire communal l'usage que l'on peut\nfaire du sol. Ces règlements déterminent la\nhauteur et le nombre des étages des édifices;\nla proportion de terrain qui peut être occu-\npée par les bâtiments, etc. Leur but est de\nrégler l'usage des propriétés privées de ma-\nnière à favoriser l'hygiène, la sécurité, le\nbien-être moral et physique de la commu-\nnauté : Herbert Hoover, qui fut durant la\nguerre le très habile ravitailleuir de la Bel-\ngique, et qui, actuellement a dans ses attri-\nbutions en tant que secrétaire d'Etat au mi-\nnistère du Commerce, tout ce qui a trait à\nl'urbanisme, est un de ceux qui ont le plus\ncontribué à l'extension du mouvement en\nfaveur du zoning, qu'il définissait dernière-\nment comme étant « une convention raison-\nnable entre voisins en ce qui concerne l'usage\ndu sol. »\nCes règlements de « zoning » diffèrent\ntrès avantageusement et très grandement de\nnos règlements de bâtisse en ce qu'ils éta-\nblissent un régime distinct pour chaque par-\ntie du territoire communal, autorisant au cen-\ntre de la ville, par exemple, de plus grandes\nhauteurs qu'à la périphérie, défendant la\nconstruction d'usines dans les quartiers de\nvillas ou d'habitations et empêchant la cons-\ntruction de maisons près des gares de mar-\nchandises ou les quais. Ils constituent donc\ndes «règlements différentiels»\ndu genre de ceux auxquels M. le Gouverneur\nBeco conseillait déjà, durant la guerre\nd'avoir recours en s'ingéniant à montrer que\nnotre législation en permet rédiction. Ils sont\nla traduction en ordonnances administratives\ndes desiderata formulés par les urbanistes et\n. concrétisés par eux dans leurs plans d'amé-\nnagements.\nEn Amérique où le chaos des grandes vil-\nles était devenu inimaginable, l'utilité de\ncette réglementation différentielle du « zo-\nning » fut patente. Aussi l'idée fit-elle rapi-\ndement son chemin. En janvier 1923 il n'y\navait que 129 villes et villages dotés de rè-\nglements de « zoning ». L'exemple fut donné\npar New-York qui adopta pareil règlement\nen 1916;Héjà d'ailleurs en 1909 Los Ange-\nles (Californie) avait réglementé l'utilisation\ndu sol et en 1904 la ville de Boston (Mass.)\navait réglementé la hauteur des édifices.\nAujourd'hui 24,000,000 de personnesr\nhabitant 261 communes, jouissent en Amé-\nrique des avantages de la législation du\n« zoning ».\nLe Département du Commerce à Was-\nhington (Division of Building and Housing)\nvient d'en publier la liste complète. Elle\nprouve que l'Etat de New-Jersey tient la\ntête avec 66 communes. L'Etat de New-\nYork compte 41 communes possédant des\nrèglements de « zoning ». Celui de Califor-\nnie, 33, etc.\nVilles, villages montrent dans l'Amérique\ntout entière, le plus grand intérêt à cette\nquestion du zoning. Un grand nombre de\ncommunes s'occupent activement de la solu-\ntion de cette question qu'elles étudient avec\nl'aide enthousiaste de commissions et comi-\ntés spéciaux. Même dans les Etats où la lé-\ngislature ne permet pas encore l'adoption de\nrèglements de « zoning » plusieurs villes\nétudient déjà la question afin que les règle-\nments soient prêts à entrer en vigueur dès\nque la loi le permettra.\nCes quelques données concernant l'exten-\nsion prise par la législation du € zoning »\nsous l'impulsion du Ministère du Commerce\net de son éminent Secrétaire d'Etat, mon-\ntrent à nouveau que l'urbanisme progresse\nen Amérique à pas de géants."}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "75", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192503-01.1.17", "texte": "URBANISME\n\nL'URBANISME AU MAROC\n\nDans une communication faite à T Acadé-\nmie royale de Belgique (*)» M. Jules Brun-\nfaut, membre de l'Académie, a attiré l'atten-\ntion sur l'œuvre intéressante accomplie au\nMaroc par les urbanistes français.\nL'illustre maréchal Lyautey, nous dit-\nil, a voulu préserver cette belle colonie\nafricaine d'altérations irréparables en lui\napportant les avantages de la civili-\nsation et en y adaptant avec tact,\nmesure et méthode les idées modernes en\nmatière d'urbanisme. Jadis, et notamment\nen Algérie, les villes anciennes étaient éven-\ntrées, les ruelles élargies, et des bâtisses, à\nétages multiples, écrasaient de leurs masses\nles modestes et si caractéristiques demeures\nindigènes; d'où un ensemble hétéroclite et\nd'esthétique nulle. Le Maréchal a eu la\nbonne fortune de trouver, pour réaliser ses\nidées, un architecte de premier ordre, spé-\ncialisé dans les études d'aménagement et de\ncréation de villes : M. Henri Prost, grand\nprix de Rome, vainqueur en première ligne\ndu concours international pour l'agrandisse-\nment de la ville d'Anvers.\n« Au début de sa délicate mission, cet ar-\ntiste distingué eut à lutter, à Casablanca,\navec des difficultés peu ordinaires, trouvant\nle terrain où devait s'exercer son talent en-\ncombré de constructions informes établies\npar les premiers immigrants en un désordre\ninénarrable. Il fallut négocier, exproprier,\ndéblayer, et enfin purent être établies les\ngrandes lignes d'ensemble d'un plan urbain\nadmirablement conçu, que les apports d'exé-\ncution vinrent mettre en-pleine valeur. »\nC'est cet énorme labeur et cette tâche de\ndix années que M. Brunfaut a pu étudier en\navril 1924 et dont il rend compte en quel-\nques pages fort agréables à lire.\nIl s'arrête d'abord à Casablanca : « lon-\nGeant les murs crénelés en pisé de la ville\narabe, une large avenue, venant du port\nagrandi, mène à la place de France, où, au\npied de la tour de l'horloge se concentre\nl'animation des deux cités. De là rayonnent\nles principales voies dont l'une conduit à la\nvaste place, centre civique qu'avoisinent les\nprincipaux monuments; d'autres au quartier\ncommerçant, à la région séduisante des villas\net, à la périphérie, au quartier industriel. Si\nle côté urbanistique du problème est réussi,\nil faut reconnaître, nous affirme M. Brun-\nfaut, qu'il a été heureusement complété par\nla valeur rare, spéciale et neuve des divers\nmonuments. »\nQuoique nous ne puissions avoir de 1 ad-\nmiration pour les « éléments décoratifs indi-\ngènes, chapiteaux arabes, encorbellement à\nstalactites ou à alvéoles » dont on a agré-\nmenté les constructions nouvelles nous ad-\nmettons volontiers, avec M. Brunfaut, que\ncelles-ci puissent compléter fort heureuse-\nment le site urbain étant donné que « leurs\ncompositions ont pris comme points de dé-\npart, des masses blanches, cubiques ou pa~\nrallélipédiques » que leurs architectes ont\ntroué de baies appropriées au climat.\nEt somme toute il est bien possible dans\n•ces conditions que l'architecture privée, hô-\ntels, banques, maisons de commerce, « con-\ntribue à faire de Casablanca une cité, jolie à\nsouhait, où l'on sent vivre et agir les « Hom-\nmes nouveaux » de Claude Farrère ».\n« A Rabat, nouveau programme d'urba-\nnisation avec des éléments constitutifs d'or-\ndre supérieur, et encore une fois, complète\nréussite. L'imposant Palais de la Résidence,\navec ses dépendances et ses jardins, forme\nle grand axe de la vaste composition et oc-\ncupe les pentes de la colline entre la Médina\nemmuraillée et le Chella : à proximité, les\nservices de l'état-major et de l'administra-\ntion, puis la caserne des spahis réalisent un\nensemble des plus séduisants dont une vue,\n\n' (*) Bulletin de la Classe des Beaux-Arts. Séance\ndu 9 octobre 1924."}, {"page_pdf": 18, "page_imprimee": "76", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192503-01.1.18", "texte": "URBANISME\n\nprise en avion, permet d'apprécier le grand\nstyle de l'aménagement général. »\nLe tracé des voies est ingénieusement\nconçu et s'adapte aux accidents du terrain.\n« A Meknès, la ville nouvelle est établie\nsur un plateau dominant l'antique cité, dont\nelle est séparée par un profond vallon : le\npetit palais du général, les locaux de Tétat-\nmajor, les camps, le quartier commerçant de\nla gare sont habilement groupés le long\nd avenues, au milieu d'espaces verdoyants\net de merveilleux jardins. Un site choisi est\ndévolu à l'hôtel Transatlantique, sorte de\nbungalow à terrasse d'où l'on jouit d'une\nvue féerique sur les mosquées, les minarets,\nles medersas, les murailles crénelées de la\nMédina, et, plus loin, sur l'immense enceinte\nentourant les palais, harems, écuries en ma-\njeure partie ruinées, l'aguedal et l'autruche-\nrie de ce « Versailles marocain », grandio-\nsement conçu par Moulay Ismaïl, qui, ébloui\npar la gloire et le faste de Louis XIV, rêva\nd'en devenir le gendre, mais ne put obtenir\nla main de la princesse de Conti »\n« A Fès, les principes modernes ont pu\ns'appliquer aisément dans la création de la\nville nouvelle établie, en dehors des trois\nenceintes, dans une plaine bien orientée où\ncroissent des palmiers nains; la gare mili-\ntaire constituant le noyau, les divers secteurs\naffectés au commerce, à l'habitation, à l'in-\ndustrie s'échelonnent logiquement avec,\ncomme heureux complément, un important\nquartier de villas dispersées dans un vaste\njardin d'oliviers. Au delà, les camps, avec\nleurs importantes dépendances, complètent\ncet excellent plan d'ensemble, où sont pré-\nvus les développements et les extensions fu-\nturs. »\nLa vieille cité de Fès qui compte 100,000\nhabitants, contraste étrangement avec la\nville moderne. Les rues n'y ont en général\nque 2 ou 3 mètres de largeur, et s'enchevê-\ntrent dans un dédale tortueux inextricable.\nMais elle abrite plus d'une merveille et\nparmi elles le palais du Pacha avec ses jar-\ndins enchanteurs. Aussi le soir, à l'heure du\nmuezzin, le spectacle de la ville vue d'une\nhauteur est-il magnifique et enchanteur.\n« C'est ce merveilleux Maroc, nous dit\nM. Brunfaut en conclusion, avec ses monu-\nments, son peuple, ses mœurs et son his-\ntoire, de valeur et de saveur que le\nmaréchal Liautey a voulu conserver à l'ad-\nmiration des siècles futurs et rendu intan-\ngible en décrétant un mode nouveau d'urba-\nnisation respectueux du passé, répondant\naux nécessités du présent et prévoyant les\nsolutions de l'avenir. Grâces lui soient ren-\ndues pour cette noble initiative et que son\ngrand œuvre serve de directive et soit un\nsujet de sérieuse étude pour les modernes\nbâtisseurs de villes. »\n\nL. LISEUR."}, {"page_pdf": 19, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192503-01.1.19", "texte": "OSCAR JESPERS\nSCULPTEUR ― ANVERS\nPLANCHE III\n(dos)\nLE JOUET\nSavonnière Taille directe.\n(face)\nSupplément à la revue LA CITE. Ve année"}, {"page_pdf": 20, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192503-01.1.20", "texte": "OSCAR JESPERS\nSCULPTEUR ― ANVERS\nPLANCHE IV\nDANSE HAVAIIENNE\nPlâtre patiné (rouge)\nSupplément à la revue LA CITE. Ve année"}, {"page_pdf": 21, "page_imprimee": "77", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192503-01.1.21", "texte": "TECHNOLOGIE\nLES VARIETES DE MARBRES\nLes marbres blancs sont importés de\nGrèce ou d'ltalie, les marbres colorés vien-\nnent de Grèce, d'ltalie, de France, de Suisse\net de l'Afrique du Nord.\nMARBRES ITALIENS\nLes carrières de marbre de Carrare ont\nété exploitées par les Romains depuis le deu-\nxième siècle avant l'ère chrétienne, elles se\ntrouvent sur l'éperon des Apennins appelé\nAlpes Apouanes qui borde la côte de la Mé-\nditerranée entre Spezzia et Pise. Les variétés\nsuivantes se trouvent dans cette région :\nMarbre blanc de Carrare, représente 85\np. c. de la totalité des marbres importés en\nAngleterre.\nLe Sicilien est d'un grain dur. Si on le\nchoisit d'une qualité convenable, il résiste\nbien sous tous les climats.\nMarbre veiné de Carrare, est plus blanc\ncomme fond que le Sicilien. Très demandé\nen Angleterre, il est surtout exporté aux\nEtats-Unis, où on le désigne sous le nom de\nveiné anglais.\nLes Marbres statuaires les meilleurs vien-\nnent de Seravizza, mais il y a des carrières\nproduisant des blocs de bonne qualité, de\ntaille petite ou moyenne, à Carrare et à\nMassa. Beaucoup d'autres carrières extraient\ndes marbres de second choix.\nParmi les marbres colorés italiens, les va-\nriétés les plus connues sont désignées sous\nles noms ci-après :\nColombe. Tonalité gris bleuté avec des\nveines sombres et claires.\nBardilla. Légèrement bleuté (gorge de\npigeon), fortement marqué de veines noires\nentrecroisées comme une broderie.\nPavonazzo. Propre aux travaux de sta-\ntuaire avec des reflets jaunes et de riches\nveines pourpres.\nPavonazetto. Assez semblable au Pa-\nvonazzo avec veines plus petites.\nPiastraccia et Calacata. Marbre sta-\ntusrire avec veines grisâtres brisées.\nBlanc P. Blanc bleuté et tacheté. Très\nemployé pour les églises.\nNoir et Or ou marbre Portor.— Noir avec\nveines jaune or et blanches.\nRhondona. Blanc, légèrement rosé\navec veines gris sombre et taches de pour-\npre.\nFleur de Pêcher. Marbre rouge de tons\nvariés avec quelques veines blanches. Son\naspect général fait penser aux fleurs de pê-\ncher, d'où son nom.\nBrèche violette. Fond blanc au jaune\navec de petites taches rougeâtres.\nAmi-Alto. Blanc, veiné vert et rouge.\nSienne. Provient des nombreuses va-\nriétés d'un jaune profond et riche, coupé de\nveines bleutées, rouges ou noires, extraites\nprès de la ville toscane de ce nom.\nLevanto. Mélange de couleurs rouge\nsombre et vert, trouvé près de la ville de Le-\nvanto sur la côte entre Gênes et Spezzia.\nVert de Gênes. Vert sombre avec lar-\nges taches blanc verdâtre, extrait près de\nGênes.\nVérone. Beaucoup de marbres pro-\nviennent de cette région, les couleurs domi-\nnantes sont le rouge de diverses teintes et le\njaune.\nVert de Prato. - Vert avec taches som-\nbres, employé spécialement pour les socles\nde statues et petits objets, étant donné que\nles blocs sont toujours petits. Les carrières\nsont près de Florence.\nIstriein. Beaucoup de marbres viennent\nd'lstrie. Couleur gris clair uni.\nMARBRES GRECS\nLes carrières grecques si célèbres dans\nl'antiquité avaient été à peu près abandon-\nnées. L'exploitation commerciale a été re-\nprise en 1897 par une Société anglaise. La\nplupart des marbres sont extraits du Penté-\nlique, chaîne de montagnes près d'Athènes."}, {"page_pdf": 22, "page_imprimee": "78", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192503-01.1.22", "texte": "TECHNOLOGIE\n\nLe Marbre du Pentélique a plusieurs tein-\ntes allant du blanc pur au gris bleuté.\nLe Dionysios, exbrait de la même région,\nest un marbre blanc statuaire avec une légère\ntendance vers le jaune.\nMarbre de Paros, vient de l'île de même\nnom. 11 est très translucide et blanc neige.\nPoli, il prend une apparence cireuse.\nSkiros, de l'île de Skiros, offre plusieurs\nvariétés allant du blanc crème au rosé jau-\nnâtre et même rouge vif.\nCipollino. Vient de l'île d'Eubée. Blan-\nchâtre avec dessins en forme de rubans et\ntaches vertes. On peut en obtenir de larges\nblocs, il convient très bien pour les colonnes.\nTinos. De l'île de Tinos, très semblable\nau vert de Gênes.\nRouge antique. Des carrières de Mani,\nen Laconie. Beau rouge sombre avec quel-\nques veines blanches.\nVert antique. Des mêmes carrières,\nconvient particulièrement pour les colonnes.\nSa couleur va du vert serpent au vert som-\nbre velouté, avec taches blanches.\nMARBRES DE BELGIQUE\nLa Belgique renferme de nombreuses va-\nriétés de marbres dont les principales sont :\nSainte-Anne. Gris sombre avec dessins\nblancs formant fleurs.\nBleu belge. Fond noir avec nombreu-\nses veines blanches.\nGrand antique. Semblable au Bleu\nbelge, mais avec veines en forme de fleurs.\nGranit belge. Gris sombre dans lequel\nsont incrustés de petits fossiles blancs.\nMARBRES FRANÇAIS\nLes principaux marbres français sont indi-\nqués dans la liste ci-dessous :\nSarancolin. Fond moutonneux avec\nlarges taches jaune vert et veiné blanc.\nGrand antique des Pyrénées. Noir et\nblanc.\nCampan vert. Légères ombres de vert\navec taches de blanc.\nLanguedoc. Rouge profond avec traî-\nnées blanches et grises.\nLumachelle. Gris brun parsemé de\npetites coquilles.\nJaune brèche. Riche fond jaune avec\ntaches rouge et gris.\nJaune Saint-Baume. Jaune avec veines\nrougeâtres ou blanches.\nRouge jaspé. Fond rouge, mélange de\njaune et blanc.\nRouge antique. Semblable au Rosso\nantiquo italien.\nJaune Lamartine. Riche jaune avec fi-\nlets de veines rouges.\nJaune fleuri.—- Semblable au Jaune Saint-\nBaume, mais plus profond.\nVert d'Estours. Ressemble au Campan\nvert et est largement employé à sa place.\nVert des Alpes. Vert sombre avec vei-\nnes vert clair entrecroisées.\nHautville. Jaune crémeux uni.\nEchaillon. Gris clair.\nRouge acajou. Acajou avec taches\nroses.\nMélange de Campan. Semblable au\nCampan vert avec de larges bandes cho-\ncolat.\nGriotte de Sost. Fond rouge brun avec\nveines vertes et pou/rpre.\nEscalette. Fond jaune clair, très ten-\ndre, veines pourpre et vert.\nLunel* Brun opaque avec peu de\ntaches.\nRose vif. Fond rosé avec bandes on-\ndulantes blanches.\nMARBRES DE L'AFRIQUE DU NORD\nLes anciennes carrières Numides, situées\nprès d'Oran, produisent entre autres la\nBrèche sanguine, marbre rouge avec taches\nnoires.\nJaune antique. Jaune riche avec quel-\nques veines rouges. On trouve également ce\nmarbre près de Tunis.\nPavonazzo Numide. Rose, rouge,\njaune et gris mélangés."}, {"page_pdf": 23, "page_imprimee": "79", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192503-01.1.23", "texte": "ECHOS\nMARBRES ANGLAIS\nDu Devonshire vient l'Ashhurton, un\nmarbre gris sombre veiné rouge et blanc.\nBryscom. Extrait à Draycott (Somer-\nset), rougeâtre, très dur, susceptible de re-\ncevoir un poli très soigné et convient par-\nfaitement pour des plinthes, des colonnes,\ndes balustrades. Il conserve son poli en plein\nair d une façon particulièrement remarqua-\nble. Des colonnes en Bryscom dans la ca-\nthédrale de Wells et datant du treizième siè-\ncle ont dû seulement être polies à nouveau\nrécemment.\n(Extrait de « Spécification », Almanach\nannuel édité par «The Architectural Press»,\nLondres. Traduction de la Revue « La Cons-\ntruction Moderne ».)\nLE CHAMP D'EXPERIENCES DE LA ROUE\n( ANDERLEiCHT). On a porté trop peu d'inté-\nrêt en Belgique aux expériences qui ont été faites\nà la Roue d'après un programme que nous avons\nautrefois publié en détail. On se rappellera que\ntoute une série de maisons ont été construites dans\ncet hameau d'Anderlecht, suivant des procédés de\nconstruction des plus variés et que ces travaux ont\nété contrôlés avec une rigueur tout à fait scienti-\nfique par un des services de la Société Nationale\ndes Habitations à Bon Marché, Service à la tête du-\nquel se trouvait notre confrère, l'architecte J. J. Eg-\ngericx. Nous sommes heureux de voir cet effort\napprécié à sa pleine valeur par une personnalité\nfrançaise, M. Ambroise Rendu, conseiller général\net président du Comité de patronage des habita-\ntions à bon marché de la Seine. La « Journée In-\ndustrielle » résume comme suit le rapport qu'il a\nprésenté au sujet du champ d'expérience d'An-\nderlecht :\n« M. Ambroise Rendu signale tout d'abord la né-\ncessité d'avoir recours, en matière de construc-\ntion, à des méthodes nouvelles.\nDepuis 1 origine dtes cités, les méthodes em-\nployées sont restées les mêmes. La pierre et la bri-\nque ont été les matériaux employés dès que la\nmaçonnerie a été connue.\n» 11 faut changerl La main-d'œuvre est devenue\ntrop coûteuse. 11 faut la réduire. La pierre et la\nbrique sont devenues trop chères. Il faut trouver\nd'autres matériaux.\nLe concours d'Anderlecht a mis en présence\ndix-sept systèmes de construction. Toutes les mai-\nsons faisant partie du concours ont été immédia-\ntement vendues à des prix se rapprochant de\n24,000 francs belges. L'Office national n'a dû sa-\ncrifier qu'une somme de 20|,000 francs.\n> Les conclusions de M. Rendu sont les sui-\nvantes :\n« Des procédés employés pour les dix-sept mai-\nsons témoins, en dehors des conditions de durée,\ncelui qui a donné les meilleurs résultats comme\nrapidité, économie, solidité, étanchéité et porosité,\nc'est celui du coulage de béton maigre, formé avec\ndes cendres d'usine ou même du sable pris sur\nplace. Il permettrait d'édifier un village tout entier\nen quelques semaines, et il est certainement moins\ncoûteux que tous les autres systèmes expérimentés\npar l'Office national belge, dont l'exemple peut\nêtre suivi en France. Dans la banlieue parisienne,\nqui se transforme tous les jours, mais dont l'esthé-\ntique ne s'est pas améliorée, il y aurait bien des\nprogrès à faire.\n» Il appartient au comité de patronage des habi-\ntations à bon marché de la Seine, maintenant que\nl'expérience de construction est faite, dans les con-\nditions les plus satisfaisantes, de fournir à son in-\n*\ntéressante clientèle des plans de maisons à quatre\npièces, couvrant de 48 à 50 mètres et rentrant\ndans le barème des prix déterminés par la loi. Son\npatronage sera alors effectif et efficace. >\n\nECHOS"}, {"page_pdf": 24, "page_imprimee": "80", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192503-01.1.24", "texte": "ECHOS\n\nLE PRIX GODECHARLE pour l'architecture\nvient d'être décerné* à l'unanimité et avec félicita-\ntions du jury» à M. Antoine Cou rtens, fils du\nbaron Courtens, artiste peintre. Elève de M. Victor\nHorta, M. Antoine Courtens fit ses études à l'lnsti-\ntut supérieur des Beaux-Arts à Anvers, et il avait\nobtenu déjà le prix « Fondation Blomme >. Cette\nannées i(L a conquis le deuxième grand prix de\nRome et le prix Godecharle.\nEXPOSITION D'ARCHITECTURE AU CERCLE\nARTISTIQUE ET LITTERAIRE* A BRUXELLES.\nA l'occasion du cinquantième anniversaire de\nla fondation du journal € L Emulation >, une expo-\nsition d'art architectural, réservée aux membres de\nla Société centrale d'Architecture de Belgique, tant\neffectifs que correspondants, s'ouvrira au com-\nmencement du mois d'avril prochain au Cercle ar-\ntistique et littéraire à Bruxelles.\nLes œuvres présentées devront avoir un carac-\ntère architectural. 11 est souhaitable que la déco-\nration et l'art appliqué soient largement représen-\ntés. Les œuvres destinées à la cymaise devront être\nprésentées sous les formes suivantes : la photogra-\nphie, le rendu perspectif, et, éventuellement, le\nrendu géométral, à condition d'être d'un réel in-\ntérêt.\n1 rop souvent, les salons d'architecture ont re-\nbuté par le caractère abstrait des œuvres exposées.\nLes documents d'exécution imposent aux visiteurs\nune étude qui ne présente un intérêt et un agré-\nment que pour les initiés. Au surplus, le public ap-\nprécie davantage le talent des exposants qu'il a\nmoins de peine à le découvrir.\nNotre époque, hélas î ne laisse guère le temps\naux artistes de préparer des dessins d'exposition;\nc est pourquoi le Comité attire l'atention des mem-\nbres de la Société centrale d'architecture de Bel-\ngique sur les ressources qu'offrent les agrandisse-\nments photographiques. Une présentation artisti-\nque, une mise en page choisie, le ton du papier\nmême peuvent faire d'une photographie une œuvre\nméritoire. A coup sûr, elle a pour le public la\n*/ertu d'être présentée sans artifices et d'être jugée\nsans fatigue.\nLe Comité organisateur est composé de: MM. H.\n»Van Monfort, président, et J. De Ligne, R. Moe-\nnaert, A. Pompe, M. Spittael.\nANVERS. CONCOURS D'ARCHITECTURE\nOUVERT PAR LA SOCIETE ROYALE DES AR-\nCHITECTES D AINVERS, avec 1 appui des adminis-\ntrations provinciale et communale et de la Société\nRoyale pour l'encouragement des Beaux-Arts.\nOn demandait un projet de théâtre en plein air.\nLe jury vient de clôturer ses travaux cette après-\nmidi.\n(Les prix suivants ont été décernés :\nlerIer prix : 2,000 francs : M. Léon Steynen*.\nd'Anvers;\n2* prix ex-aequo :î, 100 francs :M. Ferdinand.\nDefever, d'Anvers;\n2e prix ex aequo : 1,100 francs :M. François\nMeirlé, d'Anvers.\nL exposition des projets a eu lieu dans les lo-\ncaux de 1 Académie, rue Vénus, du samedi 14 au\nmardi 17 mars indus.\nCIMENT RESISTANT AUX ACIDES. Le\nmortier de chaux et le ciment Portland sont atta-\nqués par les acides. L'industrie emploie en quan-\ntité des ciments résistant aux acides et peut ainsi\nremplacer des revêtements en plomb et des pro-\nduits réfractaires, comme par exemple pour les\naires en briques, les murs, les tours de les\ncuves, etc. Tous les ciments résistant aux acides,\nen usage jusqu à présent, trouvent leur emploi non\nseulement comme revêtement des aires et des murs,\nmais aussi comme liant entre des pierres artifi-\ncielles réfractaires aux acides, des carreaux de re-\nvêtement, du verre, ceuxci sont enrobés de ci/ment..\nLe mélange se fait toujours avec du verre soluble;\naprès dessication, ces ciments doivent être fixés; à\ncet effet, on les enduit à plusieurs reprises de\nî acide auquel ils seront plus tard le plus exposés.\nTandis que de nombreux mélanges sont sensibles à\nd autres acides, les ciments anti-acides de la ci-\nmenterie « Certus 2>, Hambourg, résistent à tous\nles acides. Les alcalis, au contraire, attaquent tous\nles ciments anti-acides.\n(« Saeurefeste Zemente 2>. Berlin. « Technisches\nGemeindeblatï, » 5 novembre 1923. N° 15, p. 135.)\nLE PRÉSENT NUMÉRO RENFERME QUATRE FLANCHES HORS TEXTE"}, {"page_pdf": 25, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192503-01.1.25", "texte": "PRIX DE L'ABONNEMENT A L'ANNEE EN COURS (V* VOLUME) Be££uc®\nDE « LA CITE » 20.00 25.00\nTout nouvel abonné peut obtenir, à titre de prime :\na) Lee 3\" et 4* années de « La Cité », au prix réduit de . , , , 5.00 7,50\n(Le prix en librairie est de 10 francs Belgique, 15 francs étranger).\nb) Le Cœur de la Fille de Bruxelles,par Charles Buis, avec traduction d'une confé-\nrence de C. Giirlitt sur la « Conservation du cœur d'anciennes villes », Une bro-\nchure de 24 pages. (Prix en librairie : 2 francs.) . , . « . gratuit\nc) L'Abbaye de la Cambre, par G, des Marez. (Prix en librairie : fr. 1.50). , gratuit\nd) Paul Hankar (1859-1901), par Ch. Conrardy, et Raym. Thibaut. Une bro-\nchure illustrée. Prix en librairie : 3 francs. a • ... * gratuit\n\nEditions \" TEKHNÉ „\nLA CITE. Première année. (Rare.) , . fr, 20,—\nDeuxième année. (Rare.) , « . . , , , , j , , , , , fr, 10.—\n■\nL'Art et la Société, par H.-P. Berlage, architecte à Amsterdam. Tiré* à part 4e la Revue\n« Art et Technique » (septembre 1913-février 1914). Un rrrlnir luxueusement »\nprimé et illustré de 98 clichés t fr, 20.\nMatériaux de substitution dan» la construction de maison*, par J Seroen, architecte. Une\nbrochure illustrée , , , , , fr. 2,—\nL'habitation coloniale Sa construction au Congo Belge, par Gast. Boghemans. Une brochure\nde 20 pages abondamment illustrée , , , ~,,,,, fer, 3,\nConstantin Meunier. L'historique de ion monument par R. Thiry et G. Hen-\ndrickx. Une brochure illustrée fr. 1,—\nL'Art des Jardins et le nouveau jardin pittoresque, par Louis van der Swaelmen, architecte-\npaysagiste fr, I,\nLA REVUE « TEKHNE » Collection complète de la 2™ année (1912-1913). Beau\nvolume de 516 pages, sur papier couché, illustré de 250 cëchés fr. 15.\nÀ\nPour s'abonner à « La Cité » ou obtenir des livres, il suffit\nde verser, dans n'importe quel bureau des postes, au crédit du\n. compte chèques postaux n® 166,21 Revue « La Cité », la somme\ndue et d'inscrire sur le bulletin de versement le titre du livre et les\nnom et adresse du souscripteur."}, {"page_pdf": 26, "page_imprimee": "couv. 4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192503-01.1.26", "texte": "Imp. H. KUMPS-ROBYN, Bruxelles. Tél. : 174,85.\n\nA LIRE dans les\nprécédents numéros :\nNuméro I\nL'Architecture en Tchéco-Slovaquie\npar Henri Van de Velde. <Huit planches hors texte).\nNuméro II consacré à l'Urbanisme\nLes Transports en fonction du plan\nRégional par R. Verwilghen.\n;\nNuméro 111\nCôpenick. Petite Cité près de Berlin\npar F. B. <Six planches hors texte)"}]}