{"numero_id": "bm-bmtnaac-1925-04-01", "volume": "bmtnaac_1925-04_01", "ocr_sha256": "75ac9682498258568ca5f807a294a88717f7e864b37cc431c5cce2503d38067e", "source_tei": "https://github.com/Princeton-CDH/bluemountain-transcriptions/blob/main/periodicals/bmtnaac/issues/1925/04_01/bmtnaac_1925-04_01.tei.xml", "source_mets": "https://github.com/pulibrary/BlueMountain/blob/main/metadata/periodicals/bmtnaac/issues/1925/04_01/bmtnaac_1925-04_01.mets.xml", "url_numero": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192504-01", "articles": [{"article_id": "bm-bmtnaac-1925-04-01-c002", "article_bluemountain": "bmtnaac_1925-04_01#c002", "volume": "bmtnaac_1925-04_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "81", "page_fin": "91", "image_debut": 3, "image_fin": 19, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192504-01.2.2", "titre_corps": "A INGÉNIEUR-ARCHITECTE", "titre_sommaire": "A INGÉNIEUR-ARCHITECTE", "signature_source": "Edward LEONARD", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 3, "page_imprimee": "81", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192504-01.1.3", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1178, "texte": "A PROPOS DE QUELQUES ŒUVRES\nD'AUGUSTE DESMET\nINGÉNIEUR-ARCHITECTE\n\nPendant longtemps, ce fut opinion courante, chez nous, qu'un\nexpert dans l'art de la construction ne pouvait être rangé parmi les\nartistes, dès qu'il avait acquis le titre d'ingénieur-architecte. Car\nd'avoir fait les dures et sèches études d'ingénieur, paraissait inconci-\nliable avec le développement de qualités artistiques, bien que\nl'histoire de l'art fournisse les preuves de ce que tous les grands\nconstructeurs du passé aient été les ingénieurs de leur époque.\nEt quoique de nos jours, par suite de la division inévitable des\nétudes devenues toujours plus complexes, il y ait de moins en moins\nde probabilités de voir se former des artistes aussi universellement\ndoués, ce n'en est pas moins consolant de voir un aspirant-\narchitecte faire des études d'ingénieur.\nBien que la qualité d'ingénieur de l'architecte Auguste Desmet\nn'ait pas exercé une influence prépondérante sur celles de ses œuvres\ndont cette étude s'occupe, peut-être y a-t-il précisément intérêt de\nmettre ce titre en évidence afin de prouver, si cela était nécessaire\nencore, que les connaissances positives et froides de l'ingénieur ne"}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "82", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192504-01.1.4", "debut_caractere": 26, "fin_caractere_exclue": 1922, "texte": "peuvent jamais influencer défavorablement un tempérament\nd'artiste.\nEn examinant les œuvres dont nous rendons compte ici, le\nconnaisseur lui-même ne soupçonnera pas, à première vue,\nqu'Auguste Desmet est l'adepte d'un ensemble de théories bien\ndéfinies, qu'il met rigoureusement en pratique dans toutes ses créa-\ntions. Et cependant, d'après les déclarations de l'artiste lui-même, il\nen est bien ainsi.\nDéjà, durant ses années d'études, son attention fut tout parti-\nculièrement captivée par les systèmes de compositions qui furent\nadoptés à toutes les grandes époques de l'architecture, en vue de la\nréalisation de proportions équilibrées; il fit une étude spéciale des\nformes eurythmiques, lesquelles, selon l'expression de J. De Lange*,\ndoivent être considérées comme étant « la base immuable de l'Archi-\ntecture ». C'est ainsi que naquit, en 1910, l'écrit : « Des Tracés\neurythmiques » qui constitue un résumé d'une étude couronnée dans\nle concours inter-universitaire.\nElle fournit un aperçu général des méthodes diverses qui furent\nemployées à travers les siècles, afin d'atteindre par de justes propor-\ntions, l'ordre, l'unité et l'équilibre, et de mener ainsi l'architecture à\nla plus parfaite beauté.\nCet aperçu, complément indispensable de toute étude des styles,\nmet en évidence la cause des proportions pures des monuments clas-\nsiques, et fait ressortir tout aussi clairement la signification impor-\ntante de la triangulation dans la composition des édifices gothiques.\nIl se termine par une série d'exemples empruntés à l'architecture et\naux arts appliqués néerlandais. Les œuvres de Lauweriks, De Groot,\nDe Bazel, Berlage, fournissent des preuves à suffisance que l'appli-\ncation des principes séculaires a contribué à la création d'un grand\nnombre d'œuvres d'art moderne.\nEt l'auteur de dire : « Puissent ces quelques dessins et illustra-\n\n* « Bouwgids », 5e année, 1913, p. 142."}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "83", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192504-01.1.5", "debut_caractere": 27, "fin_caractere_exclue": 2176, "texte": "rions, et la conclusion que presque tout le cachet si distingué de Fart\nhollandais moderne est dû aux triangulations les plus largement\ncomprises, augmenter l'intérêt et l'attention qu'on pourrait accorder\nà celles-ci ». Ailleurs, cependant (p. 66), il a insisté sur le fait qu'il\nne s'agit en l'occurrence que d'un moyen : « Répétons ici que ces\ntracés ne peuvent jamais devenir un but, doivent toujours rester\nun moyen, un guide. Ces tracés ne sont rien, ne peuvent rien; il faut\navoir du goût pour choisir les points nécesaires. Ces tracés sont\ninertes : l'inspiration seule peut leur donner le souffle de la vie ».\nAinsi apparaît en dernière analyse que c'est l'artiste lui-même\nqui cherche et parcourt les chemins qui mènent au but qu'il poursuit.\nSi le grand architecte Berlage a recours à des systèmes géomé-\ntriques pour donner à ses compositions leur expression la plus par-\nfaite, il y a d'autres architectes aussi éminents qui se fient exclusive-\nment à leur propre sentiment des proportions et qui, cependant, ont\natteint des résultats également brillants.\nLe fait que les méthodes en question ont été d'un usage général\ndans l'antiquité et au Moyen-Age, a certes beaucoup contribué à\nl'unité des styles, que nous apprécions encore tant de nos jours.\nQu'elles deviendront à nouveau dans l'avenir le canevas de toute\ncomposition, cela n'a rien d'impossible, mais reste encore dans le\ndomaine de l'improbable. Il semble, en effet, que la condition primor-\ndiale, l'unité dans l'enseignement scientifique de l'architecture\nfasse défaut.\nAuguste Desmet employé donc en composant des figures euryth-\nmiques régulières. Cela apparaît d'une façon manifeste dans la Cha-\npelle de Luithagen-Berchem, construite pour le Couvent des Carmes;\nmais ni sa transformation d'un groupe de deux habitations ouvrières\nen une habitation avec atelier pour le peintre Saverys, ni la maison\ndu peintre Servaes ne décèlent l'application des procédés de compo-\nsition en question, si nous exceptons du moins l'atelier et la tour de\nla maison de Servaes. Le plan de la première de ces constructions\nest d'ailleurs entièrement subordonné aux fondations qui, vu leur"}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "84", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192504-01.1.6", "debut_caractere": 76, "fin_caractere_exclue": 1324, "texte": "bon état, furent utilisées. Aucune pièce de la petite maison de Save-\nrys est régulière, ce qui, grâce à un ameublement bien approprié, ne\nse remarque guère et ce qui,surtout, n'exclut pas des vues d'intérieur\nagréables.\nTout en ne sacrifiant ni aux styles ni aux formes d'un régio-\nnalisme défini, cette petite maison est cependant de l'architecture\ntraditionnelle, merveilleusement adaptée aux nécessités nouvelles,\nCela apparaît surtout dans les deux grandes fenêtres de l'atelier, du\npignon arrière, et dans l'escalier extérieur avec palier couvert, qui\ndonne un jeu de lignes bien vivant au pignon latéral, sobre et nu.\nCette œuvre n'est rien de plus qu'une tentative bien réussie de faire\nd'un monceau de ruines, avec un minimum de dépense, quelque\nchose qui se distingue par une fruste simplicité.\nMais combien rarement tâche ainsi envisagée mérite-t-elle\npareille appréciation?\nSi la maison de Saverys resta une petite habitation rurale\ndont l'origine se trahit, à ne pas s'y méprendre, de toute part, la mis-\nsion de construire pour le puissant peintre Servaes, à Laethem sur la\nLys, une maison avec atelier, fournit à l'architecte l'occasion d'expri-\nmer intégralement sa conception de l'architecture. A notre avis, il n'y\na point réussi."}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "85", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192504-01.1.7", "debut_caractere": 26, "fin_caractere_exclue": 2283, "texte": "Certes, la disposition en plan est claire. La répartition des locaux\nest heureuse : au centre, la maison d'habitation, comprenant la\nchambre de famille et la salie de musique; en face de la première, la\ncuisine. A gauche du couloir, un très vaste atelier, et au bout, à\ndroite, les chambres à coucher et l'escalier qui conduit à l'étage. Un\ncoup d'oeil par la porte de l'atelier, vers le corridor, montre la simpli-\ncité discrète des intérieurs, et en même temps met en relief les justes\nproportions des éléments constructifs. Cependant, l'ensemble trahit\nun certain manque d'unité, de cohésion pour ne pas dire de symétrie.\nL'aspect extérieur de cette grande maison de campagne exprime\ntrès clairement son agencement intérieur : les grandes fenêtres de la\nchambre de famille et de la salle de musique, à l'ouest; au sud, les\nfenêtres modestes des appartements privés. Vers l'est, la cour inté-\nrieure, et, au nord, les gigantesques lumières de l'atelier. Cette carac-\ntéristique finit par nuire à l'aspect général. L'architecte a sacrifié\nl'unité du tout aux détails des parties. Aucun motif dominant qui\nvienne les réunir. C'est là un défaut qui surprend chez un artiste\nprofessant les théories chères à Desmet. Dan son ensemble, « Het\nToren Huis » (La Maison de la Tour) reflète le même esprit que la\nmaison de Saverys. A côté de solutions heureuses et modernes, un\npenchant inconscient pour les vieilles choses. De ce fait, la construc-\ntion semble dater d'époques différentes, ce qui, d'ailleurs, lui con-\nfère l'avantage, contestable à vrai dire, de faire en quelque sorte\npartie intégrante du paysage, tout comme les arbres qui l'entourent.\nLe peintre avait exprimé le désir d'avoir près de son atelier une\ntour d'où l'on pouvait embrasser jusqu'à ses confins le merveilleux\npaysage de la Lys.\nIl est clair que cet élément architectural devint l'accord\ndominant de la composition. Aussi est-il la partie la plus\nferme et la plus intéressante de la construction. Cette tour est d'une\nconception bien constructive sans aucune recherche d'enjolivement\ndécoratif : les contreforts contribuent à profiler les volumes et\nforment tout naturellement les murs latéraux du toit à double ver-\nsant. Vu du nord-ouest, l'atelier avec la tour adjacente ne rappelle"}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "86", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192504-01.1.8", "debut_caractere": 65, "fin_caractere_exclue": 638, "texte": "pas mal quelque église de village modernisée, telles que d'excellents\narchitectes en construisent en Saxe et en Suisse. Ceci n'est nullement\nun blâme à l'adresse d'Auguste Desmet.\nQuoique cela ne paraisse pas à première vue, c'est bien le même\nsentiment qui se fait valoir dans cette partie du « Torenhuis » qui\nfut consciemment mis en œuvre et détaillé dans la Chapelle des\nCarmes à Luithagen, où il atteignit son plein épanouissement.\nCar cette fois l'architecte a pu réaliser librement une œuvre où\ntoutes ses facultés créatrices ont pu s'exprimer quoique en des limites"}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "88", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192504-01.1.10", "debut_caractere": 26, "fin_caractere_exclue": 2229, "texte": "bien modestes. Et ii nous est possible de vérifier dans quelle mesure\nles théories des figures eurythmiques ont été utilisées, et ont contribué\nà la pureté de proportion fort manifeste de ce petit temple divin.\nLa plupart des artistes, les connaisseurs en matière d'art, et les\npersonnes d'une sensibilité développée, ont subi l'emprise de ce jeu\nde proportions, simple et pur.\nLe canevas sur lequel la composition de la chapelle a été conçu\nest le cercle, la forme géométrique la plus parfaite, et le triangle équi-\nlatéral, triangle le plus stable et qui constitue par conséquent la forme\nla plus parfaite d'un édifice religieux.\nLes dessins que nous reproduisons indiquent à grands traits la\nméthode suivie. Il en résulte que le cercle qui détermine la largeur de\nla chapelle, tracé deux fois, l'un à la suite de l'autre, définit la pro-\nfondeur de la nef; répété une troisième fois, il détermine la profondeur\net la hauteur du chœur. Le cercle en question donne également le\ntracé de la voûte en berceau qui recouvre la chapelle. Le grand pan-\nneau décoratif d'Albert Servaes, représentant sainte Thérèse en extase,\ns'inscrivait dans un cercle un peu plus petit. Les fenêtres en plein\ncintre, dont la ligne du milieu est déterminée par l'intersection des\ndifférents cercles, contribuent à créer le sentiment d'unité qui émane\nde l'ensemble et le domine.\nLe même grand cercle a été employé dans la composition de la\nfaçade principale pour déterminer la hauteur du toit de tuiles, à pente\nraide, et, accessoirement, pour fixer les proportions du porche.\nLe jeu des lignes, extrêmement simple et qui procède entière-\nment d'une pure construction' géométrique, est des plus attrayant.\nLe porche bas, à large ouverture demi-circulaire, la grande surface\nplane du pignon aigu qui n'est animé que par quelques contreforts\net la croix de briques saillantes, compte parmi ce que l'on peut voir\nde plus attachant. Cette partie de l'édifice, où tout tend vers le haut,\nforme avec les pignons latéraux, longs et bas, un effet d'équilibre\nrarement obtenu. Il en est de même du clocheton de la façade arrière,\ndont la cloche manque encore toujours.\nÀ l'intérieur, contrairement à la coutume, l'autel se trouve (ou"}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "89", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192504-01.1.17", "debut_caractere": 28, "fin_caractere_exclue": 2264, "texte": "se trouvait, nous dirons plus bas pourquoi) pas tout à fait au milieu,\nmais un peu vers la droite. La chaire de vérité en briques se trouvait\na gauche dans le chœur. Le banc de communion est d'une composition\noriginale, pour laquelle la brique et le chêne ont été avantageusement\nemployés; pour la petite porte qui donne accès au chœur, on a eu\nrecours au fer et au chêne, ce qui crée dans l'ensemble du chœur un\nmotif étrange. Il est assez particulier que cette porte ait des formes\ntotalement distinctes de celles qui prédominent dans le restant du banc\nde communion, et on ne comprend pas pourquoi Desmet ne l'a pas\nconçue tout en chêne.\nOn doit considérer comme une trouvaille heureuse les ressauts\nangulaires qui ont fourni un emplacement très favorable aux douze\nstatues du superbe chemin de la croix spécialement dessiné au fusain\npar Albert Servaes pour la chapelle. On a fait autrefois beaucoup de\nbruit autour de cette œuvre de haute valeur, expression du sens artis-\ntique religieux moderne. Malgré l'opposition énergique du révérend\nPère Gérome, philosophe de renom, connaisseur des grands mystiques,\n\"»mi d'amateurs d'art et d'un grand nombre de figures connues dans\nle monde artistique, l'étroitesse d'esprit qui régente de nos jours la\nfiguration des sujets sacrés a eu le dessus. Le seul chemin de croix\nd'un sentiment véritablement et profondément religieux parmi tous\nceux des églises de l'agglomération anversoise a dû être écarté.\nAvec ce chef-d'œuvre, la chapelle a perdu une pièce de haute\nvaleur. Depuis, disparut également le panneau de Servaes auquel nous\njvons fait allusion tout à l'heure et qui, de par sa conception très\ndécorative, produisait une puissante impression monumentale.\nLorsque M. Fierens-Gevaert a dit, à propos de cette œuvre, qu'il\nnous faut retourner jusqu'aux grands décorateurs des églises italiennes\ndu XIVe et du XVe siècles, pour retrouver, exprimé au moyen de\nlignes et de couleurs, une égale sincérité dans le sentiment religieux,\nil a peut-être surestimé la beauté de la forme, mais non point l'inten-\nsité du sentiment.\nPeu de temps après l'enlèvement du chemin de croix de Servaes,\nla chapelle subissait une autre perte qui lui fut presque aussi sensible:\nle départ du père Jérôme."}, {"page_pdf": 18, "page_imprimee": "90", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192504-01.1.18", "debut_caractere": 24, "fin_caractere_exclue": 2229, "texte": "Avec lui disparut un protecteur compréhensif et éclairé, en\nmatière d'art, de la chapelle, capable d'assurer la réalisation de\ntoutes ses exigences, sous la forme artistique la plus adéquate.\nDepuis son départ, l'œuvre d'Auguste Desmet fut gravement muti-\nlée! Le portail, conçu comme un hall d'entrée ouvert, a été pourvu,\nlatéralement, de grandes fenêtres, et l'entrée cintrée au travers de\nlaquelle on découvrait la porte accueillante de l'église, a été clôturée\npar une stupide porte en chêne. L'illogisme de ces surajoutes est\nfrappant dès que l'on analyse la construction, qui est manifeste-\nment conçue aux fins de présenter de vastes ouvertures.\nA l'intérieur, c'est pis encore. On y a placé trois autels, une\nrangée de statues de saints et un chemin de croix, le tout dans le style\nle plus sucré de saint Sulpice. Et dans ce but on a sacrifié les ressauts\ntriangulaires dont nous avons parlé.\nI\nLa conception architecturale souffre indescriptiblement de\ntoutes ces mutilations. Que ces transformations puissent être exé-\ncutées sans que le créateur d'une pareille œuvre soit consulté est cho-\nquant au plus haut degré.\nAvec la chapelle de Luithagen, Auguste Desmet a prouvé une\nfois de plus que la simplicité et la beauté sont sœurs, qui peuvent\nfort bien marcher la main dans la main. Et de la sorte, il a fait de\nson œuvre un modèle qui peut servir d'exemple. Lorsque l'on songe\nque cette espèce de grange que l'on vient de construire au Groenen\nHoek, à Berchem, fera durant de très longues années office d'église\nparoissiale provisoire, alors l'œuvre de l'architecte Desmet croît\nconsidérablement en importance et sa signification, au milieu de cette\nbanlieue anversoise d'un développement si rapide, ne saurait être\nsurestimée. Certes, il y a encore bien des réminiscences traditionnelles\ndans les formes de cet édifice, mais tout est sorti si naturellement et\nsi aisément hors des matériaux utilisés, tout se tient si logiquement,\nque l'on peut à peine lui en faire un grief. Evidemment, il reste\nincontestablement une distance énorme à franchir pour réaliser une\narchitecture religieuse moderne, comme celle que Otto Wagner a\ncréée par son église « Am Steinhoff », à Vienne (toutes réserves"}, {"page_pdf": 19, "page_imprimee": "91", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192504-01.1.19", "debut_caractere": 28, "fin_caractere_exclue": 348, "texte": "faites quant à l'ornementation de cet édifice). Mais toutes propor-\ntions gardées, la chapelle de Luithagen marque un pas en avant dans\nl'évolution de notre architecture vers un avenir de saine logique.\nLa vue de la chapelle, reproduite ci-contre, est une gravure en\nbois de l'architecte Auguste Desmet.\n\nEdward LEONARD."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1925-04-01-c004", "article_bluemountain": "bmtnaac_1925-04_01#c004", "volume": "bmtnaac_1925-04_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "84", "page_fin": "84", "image_debut": 6, "image_fin": 6, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192504-01.2.2.2", "titre_corps": "Maison du Peintre Servaes", "titre_sommaire": "Maison du Peintre Servaes", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 6, "page_imprimee": "84", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192504-01.1.6", "debut_caractere": 26, "fin_caractere_exclue": 74, "texte": "Plan du « Torenhuis ».\nMaison du Peintre Servaes"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1925-04-01-c005", "article_bluemountain": "bmtnaac_1925-04_01#c005", "volume": "bmtnaac_1925-04_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "86", "page_fin": "86", "image_debut": 8, "image_fin": 8, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192504-01.2.2.3", "titre_corps": "Chapelle à Berchem Luithagen (Façade)", "titre_sommaire": "Chapelle à Berchem Luithagen (Façade)", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 8, "page_imprimee": "86", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192504-01.1.8", "debut_caractere": 26, "fin_caractere_exclue": 63, "texte": "Chapelle à Berchem Luithagen (Façade)"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1925-04-01-c006", "article_bluemountain": "bmtnaac_1925-04_01#c006", "volume": "bmtnaac_1925-04_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "87", "page_fin": "87", "image_debut": 9, "image_fin": 9, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192504-01.2.2.4", "titre_corps": "Chapelle â Berchem-Luithagen (Plan Terrier) (Échelle moitié de celle de la façade et de la coupe)", "titre_sommaire": "Chapelle â Berchem-Luithagen (Plan Terrier) (Échelle moitié de celle de la façade et de la coupe)", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 9, "page_imprimee": "87", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192504-01.1.9", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 135, "texte": "Chapetllt à Bèrchem-Luithagen (Çoupe)\nChapelle â Berchem-Luithagen (Plan Terrier)\n(Échelle moitié de celle de la façade et de la coupe)"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1925-04-01-c007", "article_bluemountain": "bmtnaac_1925-04_01#c007", "volume": "bmtnaac_1925-04_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 11, "image_fin": 11, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192504-01.2.2.5", "titre_corps": "SUPPLEMENT A LA REVUE LA CITÉ VOL. 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Mais rassurez-vous, ce sera\nla dernière fois. Nous voici à l'épilogue de\ncette homérique aventure.\nLa cour a prononcé.\nC'en est fait désormais des hésitations,\ndes complications, des inventions, des con-\ntestations et des controverses. Le mur mi-\ntoyen est redevenu inoffensif. Il a fini de sur-\nexciter l'imagination des géomètres, la litté\nrature des experts et la convoitise des pro-\nprios.\nA moins qu'on ne trouve autre chose...\nEn attendant, le roman est achevé. Ce\nn'est pas trop tôt. 11 a duré cinq ans. Le ciel\nen soit loué : il y a chose jugée.\nC'était, rappelez - vous, une querelle\nd'après-guerre. Au lendemain de l'armistice,\ntout semble ébranlé. Apirès une telle se-\ncousse I Le mark dégringole. La rente fléchit.\nLe franc tombe dans la neurasthénie. Et,\npeu à peu, la valeur immobilière grandît. Le\npaysan a su, durant la guerre, comment on\nécorche l'homme des villes. Les nouveaux\nriches ne savent où placer leur argent, si vite\net si honnêtement gagné. Les propriétaires,\ntant éprouvés par l'occupation, entrevoient\nl'âge d'or;\nMais, provisoirement, ce n'est encore\nqu'un mirage. On fabrique en haut lieu des\nlois sur les loyers, qui mettent les bailleurs à\nla portion congrue. D'autre part, la main-\nd'œuvre coûte les yeux de la tête, et les ma-\ntériaux sont hors de prix. On n'ose plus bâ-\ntir. Et ceux qui en courent le risque s'effor-\ncent de s'en tirer du mieux qu'ils peuvent,\nc'est-à-dire en payant le moins que faire se\npourra.\nC'est de là que sont nées les hostilités.\nDans les quartiers neufs, de nombreuses\nmaisons avaient été bâties à la veille de la\nguerre. Leurs pignons latéraux, élevés à che-\nval sua: la limite séparative, avaient l'épais-\nseur réglementaire et attendaient qu'un bâ-\ntisseur voisin vînt en prendre possession.\nPendant la guerre, on ne songeait pas à\nconstruire. Une fois l'occupation finie, quel-\nques-uns se sont décidés. Si la maison nou-\nvelle s'adossait à un immeuble préexistant, il\nfallait acquérir la mitoyenneté des pignons\nde clôtures. Sur le principe, tout le monde\nétait d'accord. Mais sur le prix?\nLà-dessus il y eut tout de suite un conflit\ntrès vif. Et pour cause. Jamais on n'avait\nassisté à bouleversement pareil. 11 n'y avait\nplus aucun rapport entre les prix d'avant-\nguerre et les prix actuels. A quel taux fallait-\nil faire les calculs?\nEt les intéressés mettaient leurs besicles\npour feuilleter le Code. Voyez, disaient les\nuns, ce que raconte le Code civil. Si quel-\nqu'un bâtit sur mon terrain, avec ses maté-\nriaux, j'ai le droit de garder pour moi sa bâ-\ntisse. Et que dois-je lui payer en revanche?\nTout juste le prix des matériaux dont il a usé\net de sa main-d'œuvre. Je n'ai pas à me pré-\noccuper de la plus-value. Elle est pour moi,\ngratis, s'il y en a quelqu'une. Ainsi parle clai-\nrement l'article 555.\nN'est -ce pas tout à fait mon cas? Vous\navez construit votre pignon à la fois sur mon\nterrain et sur le vôtre. La moitié divise re-\npose sur mon sol. J'acquiers cette moitié et\nje vous paie ce qu'elle vous a coûté, comme\nmatériaux et main-d'œuvre, le jour où vous\navez bâti. Si je vous payais davantage, vous\nvous enrichiriez injustement à mes dépens.\nQuel paradoxe! ripostait le premier bâtis-\nseur. C'est vous qui voulez vous enrichir à\nmon détriment. Si vous deviez bâtir votre pi-\ngnon aujourd'hui, il vous coûterait trois ou\nquatre fois ce que vous entendez me payer.\nLe franc est déprécié. Ma maison vaut trois\nou quatre fois ce qu'elle valait avant la"}, {"page_pdf": 21, "page_imprimee": "93", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192504-01.1.21", "debut_caractere": 15, "fin_caractere_exclue": 3777, "texte": "guerre. Mon pignon fait partie de ma mai-\nson, j'imagine. Vous me devez donc la va-\nleur de ce pignon, au prix du jour où vous\nen prenez possession.\nDevant cette belle chicane, les juges, un\nmoment interloqués, ouvrirent à leur tour le\nCode et relurent l'article 661 :\n« Tout propriétaire joignant un mur a la\nfaculté de le rendre mitoyen, en tout ou en\npartie, en remboursant au maître du mur la\nmoitié de sa valeur, ou moitié de la valeur\nde la portion qu'il veut rendre mitoyenne,\net la moitié de la valeur du sol sur lequel le\nmur est bâti. »\nIl n'est plus question ici de matériaux, ni\nde main-d'œuvre. C'est la valeur du pignon\nempris que le nouveau bâtisseur doit payer.\nLes juges condamnèrent donc à payer cette\nvaleur et, pour être plus clairs, ils ajoutèrent\nun mot au texte légal et parlèrent dans leurs\njugements de la valeur «: vénale » du mur.\nCette addition faillit tout gâter.\nSans doute, il n'était plus possible désor-\nmais de s'en tenir à la dépense faite, avant\nia guerre, par le maître du mur. Il fallait\nprendre en considération les choses d'à pré-\nsent. Mais une nouvelle difficulté avait surgi.\nQue fallait-il entendre par valeur vénale? Le\nprix que coûterait le mur, s'il fallait l'édifier\naujourd'hui, tel quel? Ou bien fallait-il esti-\nmer la maison entière, apprécier sa valeur\nvénale et totale, enfin évaluer proportion-\nnellement le mur à vendre mitoyen?\nL'énigme suscita maints conciliabules et\npalabres. Les spécialistes tinrent de grandes\nassises, où chaque opinion eut ses partisans\ndéterminés. Cependant, les juges se tenaient\nsur la défensive, continuaient à parler de\nvaleur vénale et se gardaient prudemment\nd'expliquer ce qu'ils entendaient par là.\nFinalement, le problème fut porté devant\nla Cour d'appel.\nDans un premier arrêt, il fut décidé que\nl'acquéreur devait la valeur vénale de la mi-\ntoyenneté, au moment où il en faisait l'ac-\nquisition. Et avant de dire si cette valeur\nvénale différait de la dépense nécessaire\npour construire un nouveau mur, la Cour\ndemanda l'avis d'un expert.\nCe fut l'expert Cattoir qui fut désigné.\nSon rapport, que j'ai sous les yeux, a con-\nvaincu la Cour.\nIl n'y a pas, dit l'expert, de solidarité\nentre toutes les parties d'un édifice. La va-\nleur vénale de celui-ci dépend de bien des\néléments : l'heureuse disposition des locaux,\nla convenance des matériaux employés et de\nla situation de l'immeuble, d'autres encore.\nIl s'ensuit qu'un bâtiment peut avoir une va-\nleur vénale plus grande ou moindre que son\nprix coûtant.\nLe pignon séparatif n'est pas influencé par\ncet aléa. Il est immuable. Déterminé pour\nl'épaisseur et les matériaux, par les règle-\nments, il est identique dans tous les cas et sa\nvaleur est absolue. Cette valeur correspond\nau prix des matériaux et de la main-d'œuvre,\ndéduction faite de la vétusté et en tenant\ncompte de la qualité intrinsèque du mur.\nCette façon de voir est consacrée par une\npratique vénérable. Des associations de pro-\nfessionnels arrêtent, périodiquement, les prix\nunitaires des matériaux usuellement em-\nployés dans la construction des murs et pi-\ngnons à rendre mitoyens. Ce barème est\nadopté par tous les adhérents.\nIl est admis d'ailleurs que l'édification\nd'un pignon constitue un travail plus simple\nque la construction d'une façade ou de murs\nintérieurs, pour lesquels il faut tenir compte\ndes plans, des portes, des fenêtres, des che-\nminées. Si le mètre cube de maçonnerie est\névalué 75 francs pour le pignon, on comp-\ntera 90 fr. le mètre cube pour le reste du\nbâtiment.\nSomme toute, la valeur intrinsèque et la\nvaleur vénale d'un pignon se confondent, et\nqui dit valeur vénale entend le prix coûtant\ndu mur, moins la vétusté.\nLa Cour s'est rangée à cet avis, fait de lo-\ngique et de bon sens.\nYVES.\n(«Le Soir », 2-3 janvier 1925.)"}, {"page_pdf": 22, "page_imprimee": "94", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192504-01.1.22", "debut_caractere": 15, "fin_caractere_exclue": 3620, "texte": "Les experts professionnels, lecteurs de « La\nCité », auront lu avec intérêt, je n'en doute guère,\nce que maître Yves vient de nous dire de la valeur\nvénale du mur mitoyen; mais ils auront compris\nque cet article fait pour un journal quotidien s'adres-\nsant à tous ne devait servir qu'à renseigner la foule\ndes profanes et qu'en conséquence l'on ne pouvait\nquitter le terrain des généralités.\nIl est évident que le cinquième avant-dernier ali-\nnéa de l'article qui nous occupe ne sera pas inter-\nprété par l'homme de métier de la même façon que\npar le non-initié.\nEn effet, l'épaisseur d'un mur mitoyen ne peut\nse déterminer légalement; elle dépend de trop de\nfacteurs différents, notamment de la nature du sol\nsur lequel il est construit, du relief de ce sol : deux\npropriétés contigues peuvent ne pas se trouver au\nmême niveau, etc., etc. Ce sont donc les proprié-\ntaires voisins qui ont à déterminer ou faire déter-\nminer par un professionnel compétent le genre et la\nnature du mur à construire; ceci peut naturellement\nêtre laissé à l'appréciation du premier bâtisseur, le\ncas échéant, qui devra toutefois se conformer aux\nrègles de l'art de bâtir ainsi qu'aux lois et règle-\nments divers s'il y a lieu\nIl faut aussi remarquer qu'un règlement commur\nnal ne peut établir de dérogation aux lois, et, lors-\nqu'il édicté, par exemple, que les murs et pignons\nmitoyens auront au minimum deux briques d'épais-\nseur, comme indiqué au règlement sur les bâtisses\nde la Ville de Bruxelles (l 1/2 brique à Ixelles),\ncela n'a de valeur que pour autant que cette ordon-\nnance n'est faite qu'en vertu des pouvoirs de police\net de sécurité publique dont les Bourgmestres sont\ninvestis. Ici le motif légal invoqué est le danger d'in-\ncendie.\nA remarquer également qu'on ne peut faire dé-\ncouler d'un règlement communal les prescriptions\nde la loi civile régissant la mitoyenneté et, en ce\nqui concerne l'épaisseur à donner au mur mitoyen\nou destiné à devenir mitoyen, la loi est muette et\npour cause! Tous les cas étant pour ainsi dire des\ncas d'espèces; c'est ce qu ont bien compris les légis-\nlateurs.\nQuant au barème des prix unitaires établi pério-\ndiquement par les Associations de Géomètres du\npays ou par les Associations d'Entrepreneurs de\ntravaux de maçonnerie, il n'a qu une valeur pure-\nment consultative, bien que généralement admis par\nles membres de ces Associations et par quelques\nautres professionnels.\nDans ce genre d évaluation, on peut affirmer, sans\ncraindre de se tromper, que chaque cas est un cas\nd'espèce.\nC est en vertu de cette donnée constante du pro-\nblème à résoudre que les géomètres-arpenteurs et les\nmétreurs français ont pour principe (consacré par\nleur jurisprudence) de faire les calculs d'évaluation\npar la méthode servant à établir la Série des Prix\nde la Ville de Paris, rédigée et publiée par l'Asso-\nciation des Architectes diplômés français.\nLes nombreux détails et sous-détails que cette\nSérie des Prix comporte permettent, en effet, aux\nprofessionnels d'établir le plus exactement qu'il soit\npossible la Valeur des divers ouvrages, entrant, sui-\nvant les diverses situations, dans l'édification d'un\nmur mitoyen ou de toute autre espèce de construc-\ntion.\nIl est à souhaiter qu'en Belgique, nous arrivions\nun jour à faire mettre en pratique des principes iden-\ntiques, car ils ont une base scientifique et, de plus,\nils sont F expression de l'équité.\nP. S. Les confrères que la chose intéresse\nspécialement pourront aussi consulter le Bulletin\nmensuel de l'Association des Entrepreneurs de Ma-\nçonneries et de Béton armé, numéro de mars 1925»\npages 10 à 15.\n\nAlfred de WAEGH"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1925-04-01-c015", "article_bluemountain": "bmtnaac_1925-04_01#c015", "volume": "bmtnaac_1925-04_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "95", "page_fin": "96", "image_debut": 23, "image_fin": 24, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192504-01.2.4", "titre_corps": "ECHOS", "titre_sommaire": "ECHOS", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 23, "page_imprimee": "95", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192504-01.1.23", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 4042, "texte": "ECHOS\nBRUXELLES. EXPOSITION DE LA MA-\nQUETTE DE LA BASILIQUE DU SACRE-CŒUR.\nNous apprenons que la maquette de l'a Basili-\nque Nationale du Sacré-Cœur, à élever sur le pla-\nteau de Koekelberg. et les plans de l'architecte\nAlbert Van Huffel, sont exposés à la Galerie Geor-\nges Giroux, boulevard du Régent, 43, à Bruxelles,\nà partir de dimanche prochain 3 1 mai, et seront\nvisibles les dimanches et jours de fête de 10 à 13\nfleures, les jours de semaine, de 10 à 17 heures.\nLe public sera ainsi admis à juger de l'impor-\ntance et de la beauté du monument dont les fon-\ndations sont à la veille d'être mises en adjudication.\nCette maquette fournir une réduction en plâtre,\nau quarantième de la grandeur naturelle de l'im-\nportant édifice. Exécutée par la firme Chambon,\nde Bruxelles, elle constitue par elle-même une vé-\nri table merveille étant l'image fidèle de l'extérieur\net de l'intérieur de l'édifice dont tous les détails,\njusqu'aux joints des briques, sont reproduits avec\nla plus scrupuleuse minutie.\nANVERS. LA CONSCIENCE-RESIDENCE.—\nAinsi s'appellera la maison de rapport, le gratte-\nciel qui sera édifié à Anvers, sur un terrain d'en-\nviron 2,500 mètres carrés, situé à l'angle de l'ave-\nnue Charlotte et de la rue Conscience.\nCet immeuble aura 15 étages et contiendra 220\nappartements.\nLes plans ont été élaborés par les architectes\nanversois, MM. Vanhoenacker, Van Beverden et\nJ. Smolderen.\nL'on espère pouvoir commencer les travaux de\nterrassement vers la fin de l'été.\nLa grande entrée de la Conscience-Residence\nse trouvera avenue Charlotte et donnera accès à\nun hall, d'où monteront quatre ascenseurs. Deux\nsalles de fêtes seront aménagées. Les sous-sols con-\ntiendront, indépendamment des locaux pour les in-\nstallations d'électricité et du chauffage central, un\nvaste garage situé à front de la rue Conscience.\n(« Chronique des Travaux Publics >.)\nLE PRIX DES TERRAINS A BRUXELLES.\nLe jugement rendu il y a quelques semaines dans\nle procès de la « Grande Boucherie » donne cer-\ntaines précisions sur la valeur des terrains dans le\ncentre de la ville.\nEn effet, le tribunal d'accord avec le ministère\npublic, M. le substitut Verhaegen, adoptant les\nconclusions des experts sur ce point, dit que la\nvaleur vénale du terrain exproprié est de 3,200\nfrancs par mètre carré, soit pour l'ensemble\n2,596,800 francs, et en admettant l'hypothèse du\nrespect des règlements communaux sur la hauteur\ndes bâtisses. Cette valeur est établie en se repor-\ntant à la date du jugement déclaratif de l'expro-\npriation, soit en juillet 1919.\nMais il reste à établir la valeur de convenance\nde la propriété et c'est pourquoi une nouvelle ex-\npertise a été décidée. Elle doit, notamment, déter-\nminer l'indemnité qui doit revenir au propriétaire\npour la perte du rendement qu'il pouvait légitime-\nment espérer, en juillet 1919, obtenir de sa pro-\npriété en raison d'un projet d'exploitation qu'il\ncomptait mettre en oeuvre.\nESSAIS DE MATERIAUX. COMMENT LA\nVILLE DE PARIS CONTROLE LES MATERIAUX\nEMPLOYES POUR LES TRAVAUX PUBLICS.\n»Note sur le laboratoire d'essais de matériaux de la\n: ville de Paris chargé de renseigner les ingénieurs\net les architectes sur les qualités des différents ma-\ntériaux. Il procède aux analyses chimiques et élec-\n. trolytiques, aux essais mécaniques et physiques et\naux examens micrographiques et possède un labo-\nratoire de photographie. L'outillage moderne com-\nprend des balances à charge constante, presse pour\nles essais de dureté avec cadran indiquant la pro-\nfondeur d'empreinte au 1/1000 de millimètre, ma-\nchine de 25 tonnes pour les essais de traction, fle-\nxion et compression, appareil d'essais de tuyaux\nen grès ou en béton, moutons pour essais au\nchoc, etc. Le nombre d'usines contrôlées était d'une\nsoixantaine l'an dernier et le nombre d'essais\nd'échantillons de ciment ou de chaux a atteint\n1,600. (Paris, « La Journée Industrielle », 23 jan-\nvier 1925.)\nCOUT DE LA CONSTRUCTION. METHO-\nDES RAPIDES DEVALUATION DU PRIX DES\nCONSTRUCTIONS ET SERIE DE PRIX AU ME-\nTRE SUPERFICIEL. Une étude théorique, des"}, {"page_pdf": 24, "page_imprimee": "96", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192504-01.1.24", "debut_caractere": 7, "fin_caractere_exclue": 3176, "texte": "calculs d'ordre pratique, ont permis d* se rendre\ncompte dans quelles conditions les prix au mètre\nsuperficiel varient avec la surface, la forme plus ou\nmoins allongée du bâtiment, les dimensions verti-\ncales, etc. et de condenser sous la forme simple\nd'abaques ou de tableaux de prix, les résultats de\nces recherches pour les différents types de cons-\ntruction. Ces prix de base fixés, des plus-values\npréalablement calculées permettent de tenir compte\naisément des différences existant entre le devis des-\ncriptif des bâtiments-types et celui des construc-\ntions à estimer. (Olet LOUARN. Un vol. 21X27\nde 120 pages. 3# édition, 35 pl. et abaques, Dunod,\néditeur, Paris, 1925.)\nL'INDUSTRIE DE LA PIERRE DANS LE NA-\nMUROIS. Il est parfais intéressant de montrer\ncombien îa plupart de nos régions constituent un\nélément généreux de production économique. Or-\ndinairement, on s'imagine que nos principaux ef-\nforts industriels se manifestent dans le Hainaut,\ndans la province de Liège,; dans le Brabant, dans\ncertaines grandes agglomérations comme celles\nd Anvers, Gand, Bruges, etc. La vérité, comme dit\n< Neptune >, c'est que, à des titres divers, la plu-\npart de nos provinces apportent des rendements\nconsidérables dans la production nationale, et des\nprovinces un peu oubliées comptent pour beau-\ncoup, parfois, dans les chiffres de nos richesses.\nIl y a quelques jours,, un confrère citait quel-\nques statistiques relatives à l'importance de l'in-\ndustrie de la pierre dans le Namurois. Et les chif-\nfres valent d'être cités, encore qu'ils soient consa-\ncrés à des industries tout à fait spéciales, celles\nde la pierre.\nSait-on que 1 industrie de la pierre s'exerce dans\n92 communes de la province de Namur, dont 45\ndans l'arrondissement de Namur et 47 dans l'arron-\ndissement de Dinant?\nLa valeur globale de la production s'est élevé#\nen 1923 à 69,745,200 francs, dont 42,988,400\nfrancs pour l'arrondissement de Namur et 27 mil-\nlions 466,800 francs pour celui de Dinant.\nDans l'arrondissement de Namur seul on a ex-\ntrait 4,500 mètres cubes de marbre; 3,110 mètres\ncubes de pierre de taille; 1,100,000 mètres cubes\nde grès; 36,680 mètres cubes de castine et cal-\ncaire pour verrieries; 56,780 mètres cubes de do-\nlomie; 6,(000 mètres cubes de kaolin et d'eurite,etc.\n'pans l'arrondissement de Dinant, notons : 780 mil-\nles ardoises; 2 300,000 pavés en grès; 8,740 mè-\ntes cubes de marbre; 2,790 mètres cubes de pierre\nde taille bleue; 2 77,970 mètres cubes de moellons,\nde pierraille et de ballast; 600 mètres cubes de\ncastine et de calcaire pour verreries; 3,800 mètres\ncubes d'eurite et de kaolin; 31,370 tonnes de terre\nplastique; 420 mètres cubes de silex pour faïence-\nries, 44,400 mètres cubes de dolomies, e.ct\nOn voit l'importance économique de ces chiffres\net le rôle que tiennent les industries namuroises de\nla pierre dans nos trafics industriels et commer-\nciaux. On peut être certain que si des exemples de\nce genre étaient donnés pour d'autres provinces\nen apparence peu industrielles ils feraient con-\nnaître des détails non moins intéressants.\n(« Revue des Pierres et Marbres Belges », déc»\nH 924.)\nLE PRÉSENT NUMÉRO RENFERME 6 PLANCHES HORS TEXTE"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1925-04-01-c016", "article_bluemountain": "bmtnaac_1925-04_01#c016", "volume": "bmtnaac_1925-04_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 3", "page_fin": "couv. 3", "image_debut": 25, "image_fin": 25, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192504-01.2.5", "titre_corps": "PRIX DE L'ABONNEMENT A L'ANNEE EN COURS (V VOLUME) BesSc2", "titre_sommaire": "PRIX DE L'ABONNEMENT A L'ANNEE EN COURS (V VOLUME) BesSc2", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 25, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192504-01.1.25", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 736, "texte": "PRIX DE L'ABONNEMENT A L'ANNEE EN COURS (V VOLUME) BesSc2\nDE « LA CITE » s « s 20.00 25.00\nTout nouvel abonné peut obtenir, à titre de prime :\na) Les 3' et 4# années de «La Cité », au prix réduit de ... , 5.00 7.50\n(Le prix en librairie est de 10 francs Belgique, 15 francs étranger),\nb) Le Cœur de la fille de Bruxelles,par Charles Buis, avec traduction d'une confé-\nrence de C. Giirlitt sur la « Conservation du cœur d'anciennes villes ». Une bro-\nchure de 24 pages. (Prix en librairie : 2 francs.) , . gratuit\nc) L'Abbaye de la Cambre, par G. des Marez. (Prix en librairie : fr. 1.50). . gratuit\nd) Paul Hankar (1859-1901), par Ch. Conrardy, et Raym. Thibaut. Une bro-\nchure illustrée. Prix en librairie : 3 francs. a e s s • gratuit"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1925-04-01-c017", "article_bluemountain": "bmtnaac_1925-04_01#c017", "volume": "bmtnaac_1925-04_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 3", "page_fin": "couv. 3", "image_debut": 25, "image_fin": 25, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192504-01.2.6", "titre_corps": "Editions \" TEKHNÉ „", "titre_sommaire": "Editions \" TEKHNÉ „", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 25, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192504-01.1.25", "debut_caractere": 738, "fin_caractere_exclue": 2072, "texte": "Editions \" TEKHNÉ „\nLA ClTE.Première année. (Rare.) . . f fr. 20.\nDeuxième année. (Rare.) • • • • * a s • • s a • • fr*\nL'Art et la Société, par H.-P. Beriage, architecte à Amsterdam. Tirés à part de la Revue\n« Art et Technique » (septembre 1913-février 1914). Un volume luxueusement im-\nprimé et illustré de 98 clichés . . . . . a . s , . . 8 , , , fr. 20.\nMatériaux de substitution dans la construction de maisons, par J Seroen, architecte. Une\nbrochure illustrée » . . , , fr. 2.\nL'habitation coloniale Sa construction au Congo Belge, par Gast. Boghemans. Une brochure\nde 20 pages abondamment illustrée ........ , t fr. 3.\nConstantin Meunier. L'historique de son monument au travail, par R. Thiry et G. Heur\ndrickx. Une brochure illustrée ............. t , fr. I.\nL'Art des Jardins et le nouveau jardin pittoresque, par Louis van der Swaelmen, architecte-\npaysagiste . 5 ...... t # fr. I.—\nLA REVUE « TEKHNE » Collection complète de la 2m® année (1912-1913). Beau\nvolume de 516 pages, sur papier couché, illustré de 250 clichés ..... fr. 15.\nPour s'abonner à « La Cité » ou obtenir des livres, il suffit\nde verser, dans n'importe quel bureau des postes, au crédit du\ncompte chèques postaux n° 166.21 Revue « La Cité », la somme\ndue et d'inscrire sur le bulletin de versement le titre du livre et les\nnom et adresse du souscripteur."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1925-04-01-c018", "article_bluemountain": "bmtnaac_1925-04_01#c018", "volume": "bmtnaac_1925-04_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 4", "page_fin": "couv. 4", "image_debut": 26, "image_fin": 26, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192504-01.2.7", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 26, "page_imprimee": "couv. 4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192504-01.1.26", "debut_caractere": 45, "fin_caractere_exclue": 474, "texte": "A LIRE dans les\nprécédents numéros :\nNuméro I\n)\nL'Architecture en Tchéco-Slovaquie\n. **•\npar Henri Van de Velde. <Huit planches hors texte).\nNuméro II consacré à l'Urbanisme\nLes Transports en fonction du plan\nRégional par R. Verwilghen\nNuméro 111\nCôpenick. Petite Cité prés de Berlin\npar F. B. <Six planches hors texte)\nNuméro IV\nOscar Jespers, Sculpteur à Anvers\npar Pierre van der Voort.\nLa Technique du Garage\npar B. B. Kelly."}]}], "pages_ocr_originales": [{"page_pdf": 1, "page_imprimee": "couv. 1", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192504-01.1.1", "texte": "woiwurvwt HOECKÊ"}, {"page_pdf": 2, "page_imprimee": "couv. 2", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192504-01.1.2", "texte": "Rtvut mensuelle belge\nLA CITÉ\nURBANISME sa ARCHITECTURE ■ ART PUBLIC\nRECONSTRUCTION\nDES RÉGIONS DÉVASTÉES\nREDACTEURS :\nMM. Fern. BODSON. architecte (Bruxelles) ; j. DE LIGNE, architecte\n(Bruxelles); j. EGGERICX, architecte (Bruxelles); Huib. HOSTE, architecte\n(Bruges) ; Raymond MOENAERT, architecte (Bruxelles) ; L. van der\nSWAELMEN, architecte-paysagiste (Bruxelles) ; J. M. van HARDEVELD\n(Amsterdam) ; M. Raph. VERWILGHEN, Ingénieur Urbaniste (Bruxelles),\nSec rétaire de la Rédaction.\nCOLLABORATEURS\nARCHITECTES :\nRichard ACKE (Courtrai) ; H. P. BERLAGE (La Haye) ; H. J. BIRNSTINGL\nA. R, E. B. A. (Londres); Gaston BOGHEMANS (Menin) ; J. BORLEE\n(Jodoigne) ; Victor BOURGEOIS (Bruxelles) ; Ch. CONRARDY (Bruxelles) ;\nJulien de RIDDER (Bruxelles) ; Marcel GUILLEMINAULT (Paris) ; Léon\nGRAS (Anvers) ; j. E. HOEBEN (Bruxelles) ; V. HUSZAR (Hollande) ;\nLE CORBUSIER SAUGNIER (Paris); Edw. LEONARD (Anvers); J. J.\nP. OUD (Rotterdam, Hollande) ; jozef PEETERS (Anvers) ; Gust. SCHLEI-\nCHER (Allemagne); F. SEROEN (Bruxelles); Raym. THIBAUT (Bru-\nxelles) ; Carlos THIRION (Verviers) ; Henri VAN DE VELDE (La Haye.\nHollande); Théo van DOESBURG (Paris); P. VORIN (Paris); E. A. VAN\nTONDEREN (architecte).\nCRITIQUES D'ART :\nMaurice CASTEELS (Bruxelles) ; André de RIDDER (Anvers) ; Elie FAURE\n(Paris) ; FIERENS-GEVAERT (Bruxelles) ; Julien LEONARD (Paris) ; Paul\nLEON (Paris); Jacques M ESN IL (Paris); Léon ROSENTHAL, Paris), etc.\nTECHNICIENS :\nCharles de GRONCKEL (Bruxelles); A. KNAPEN (Bruxelles); L. J. SERIN\n(Bruxelles), etc., etc.\nLes Rédacteurs et Collaborateurs sont seuls\nresponsables de leurs articles. Il sera rendu\ncompte dans «La Cité de tout ouvrage dont\ndeux exemplaires seront envoyés à la Revue\nPmir la rédaction, ï administration et le\nau Siège de la Revue : 10, Place Saint-Gilles-Bruxelles-\nPour la vente au numéro s'adresser exclusivement aux librairies. Dépôt\nprincipal : Librairie LAMERTIN,SB-62\nABONNEMENT : Belgique,2o francs; E\nLes abonnements peuvent se prendre en versant la somme de 20 francs au\ncrédit du Compte chèques'postaux n° 166.21 « >).\nun supplément de 3 francs les numéros\nenveloppe"}, {"page_pdf": 3, "page_imprimee": "81", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192504-01.1.3", "texte": "A PROPOS DE QUELQUES ŒUVRES\nD'AUGUSTE DESMET\nINGÉNIEUR-ARCHITECTE\n\nPendant longtemps, ce fut opinion courante, chez nous, qu'un\nexpert dans l'art de la construction ne pouvait être rangé parmi les\nartistes, dès qu'il avait acquis le titre d'ingénieur-architecte. Car\nd'avoir fait les dures et sèches études d'ingénieur, paraissait inconci-\nliable avec le développement de qualités artistiques, bien que\nl'histoire de l'art fournisse les preuves de ce que tous les grands\nconstructeurs du passé aient été les ingénieurs de leur époque.\nEt quoique de nos jours, par suite de la division inévitable des\nétudes devenues toujours plus complexes, il y ait de moins en moins\nde probabilités de voir se former des artistes aussi universellement\ndoués, ce n'en est pas moins consolant de voir un aspirant-\narchitecte faire des études d'ingénieur.\nBien que la qualité d'ingénieur de l'architecte Auguste Desmet\nn'ait pas exercé une influence prépondérante sur celles de ses œuvres\ndont cette étude s'occupe, peut-être y a-t-il précisément intérêt de\nmettre ce titre en évidence afin de prouver, si cela était nécessaire\nencore, que les connaissances positives et froides de l'ingénieur ne\n\nLA CITE. AVRIL-MAI 1925"}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "82", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192504-01.1.4", "texte": "LA CITÉ.\nVOL. 5\nN U M. 5\n\npeuvent jamais influencer défavorablement un tempérament\nd'artiste.\nEn examinant les œuvres dont nous rendons compte ici, le\nconnaisseur lui-même ne soupçonnera pas, à première vue,\nqu'Auguste Desmet est l'adepte d'un ensemble de théories bien\ndéfinies, qu'il met rigoureusement en pratique dans toutes ses créa-\ntions. Et cependant, d'après les déclarations de l'artiste lui-même, il\nen est bien ainsi.\nDéjà, durant ses années d'études, son attention fut tout parti-\nculièrement captivée par les systèmes de compositions qui furent\nadoptés à toutes les grandes époques de l'architecture, en vue de la\nréalisation de proportions équilibrées; il fit une étude spéciale des\nformes eurythmiques, lesquelles, selon l'expression de J. De Lange*,\ndoivent être considérées comme étant « la base immuable de l'Archi-\ntecture ». C'est ainsi que naquit, en 1910, l'écrit : « Des Tracés\neurythmiques » qui constitue un résumé d'une étude couronnée dans\nle concours inter-universitaire.\nElle fournit un aperçu général des méthodes diverses qui furent\nemployées à travers les siècles, afin d'atteindre par de justes propor-\ntions, l'ordre, l'unité et l'équilibre, et de mener ainsi l'architecture à\nla plus parfaite beauté.\nCet aperçu, complément indispensable de toute étude des styles,\nmet en évidence la cause des proportions pures des monuments clas-\nsiques, et fait ressortir tout aussi clairement la signification impor-\ntante de la triangulation dans la composition des édifices gothiques.\nIl se termine par une série d'exemples empruntés à l'architecture et\naux arts appliqués néerlandais. Les œuvres de Lauweriks, De Groot,\nDe Bazel, Berlage, fournissent des preuves à suffisance que l'appli-\ncation des principes séculaires a contribué à la création d'un grand\nnombre d'œuvres d'art moderne.\nEt l'auteur de dire : « Puissent ces quelques dessins et illustra-\n\n* « Bouwgids », 5e année, 1913, p. 142."}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "83", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192504-01.1.5", "texte": "L A CITE.\nVOL. 5\nN U M. 5\n\nrions, et la conclusion que presque tout le cachet si distingué de Fart\nhollandais moderne est dû aux triangulations les plus largement\ncomprises, augmenter l'intérêt et l'attention qu'on pourrait accorder\nà celles-ci ». Ailleurs, cependant (p. 66), il a insisté sur le fait qu'il\nne s'agit en l'occurrence que d'un moyen : « Répétons ici que ces\ntracés ne peuvent jamais devenir un but, doivent toujours rester\nun moyen, un guide. Ces tracés ne sont rien, ne peuvent rien; il faut\navoir du goût pour choisir les points nécesaires. Ces tracés sont\ninertes : l'inspiration seule peut leur donner le souffle de la vie ».\nAinsi apparaît en dernière analyse que c'est l'artiste lui-même\nqui cherche et parcourt les chemins qui mènent au but qu'il poursuit.\nSi le grand architecte Berlage a recours à des systèmes géomé-\ntriques pour donner à ses compositions leur expression la plus par-\nfaite, il y a d'autres architectes aussi éminents qui se fient exclusive-\nment à leur propre sentiment des proportions et qui, cependant, ont\natteint des résultats également brillants.\nLe fait que les méthodes en question ont été d'un usage général\ndans l'antiquité et au Moyen-Age, a certes beaucoup contribué à\nl'unité des styles, que nous apprécions encore tant de nos jours.\nQu'elles deviendront à nouveau dans l'avenir le canevas de toute\ncomposition, cela n'a rien d'impossible, mais reste encore dans le\ndomaine de l'improbable. Il semble, en effet, que la condition primor-\ndiale, l'unité dans l'enseignement scientifique de l'architecture\nfasse défaut.\nAuguste Desmet employé donc en composant des figures euryth-\nmiques régulières. Cela apparaît d'une façon manifeste dans la Cha-\npelle de Luithagen-Berchem, construite pour le Couvent des Carmes;\nmais ni sa transformation d'un groupe de deux habitations ouvrières\nen une habitation avec atelier pour le peintre Saverys, ni la maison\ndu peintre Servaes ne décèlent l'application des procédés de compo-\nsition en question, si nous exceptons du moins l'atelier et la tour de\nla maison de Servaes. Le plan de la première de ces constructions\nest d'ailleurs entièrement subordonné aux fondations qui, vu leur"}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "84", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192504-01.1.6", "texte": "LA CITE.\nVOL. 5\nN U M. 5\n\nPlan du « Torenhuis ».\nMaison du Peintre Servaes\n\nbon état, furent utilisées. Aucune pièce de la petite maison de Save-\nrys est régulière, ce qui, grâce à un ameublement bien approprié, ne\nse remarque guère et ce qui,surtout, n'exclut pas des vues d'intérieur\nagréables.\nTout en ne sacrifiant ni aux styles ni aux formes d'un régio-\nnalisme défini, cette petite maison est cependant de l'architecture\ntraditionnelle, merveilleusement adaptée aux nécessités nouvelles,\nCela apparaît surtout dans les deux grandes fenêtres de l'atelier, du\npignon arrière, et dans l'escalier extérieur avec palier couvert, qui\ndonne un jeu de lignes bien vivant au pignon latéral, sobre et nu.\nCette œuvre n'est rien de plus qu'une tentative bien réussie de faire\nd'un monceau de ruines, avec un minimum de dépense, quelque\nchose qui se distingue par une fruste simplicité.\nMais combien rarement tâche ainsi envisagée mérite-t-elle\npareille appréciation?\nSi la maison de Saverys resta une petite habitation rurale\ndont l'origine se trahit, à ne pas s'y méprendre, de toute part, la mis-\nsion de construire pour le puissant peintre Servaes, à Laethem sur la\nLys, une maison avec atelier, fournit à l'architecte l'occasion d'expri-\nmer intégralement sa conception de l'architecture. A notre avis, il n'y\na point réussi."}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "85", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192504-01.1.7", "texte": "LA CITE.\nVOL. 5\nN U M. 5\n\nCertes, la disposition en plan est claire. La répartition des locaux\nest heureuse : au centre, la maison d'habitation, comprenant la\nchambre de famille et la salie de musique; en face de la première, la\ncuisine. A gauche du couloir, un très vaste atelier, et au bout, à\ndroite, les chambres à coucher et l'escalier qui conduit à l'étage. Un\ncoup d'oeil par la porte de l'atelier, vers le corridor, montre la simpli-\ncité discrète des intérieurs, et en même temps met en relief les justes\nproportions des éléments constructifs. Cependant, l'ensemble trahit\nun certain manque d'unité, de cohésion pour ne pas dire de symétrie.\nL'aspect extérieur de cette grande maison de campagne exprime\ntrès clairement son agencement intérieur : les grandes fenêtres de la\nchambre de famille et de la salle de musique, à l'ouest; au sud, les\nfenêtres modestes des appartements privés. Vers l'est, la cour inté-\nrieure, et, au nord, les gigantesques lumières de l'atelier. Cette carac-\ntéristique finit par nuire à l'aspect général. L'architecte a sacrifié\nl'unité du tout aux détails des parties. Aucun motif dominant qui\nvienne les réunir. C'est là un défaut qui surprend chez un artiste\nprofessant les théories chères à Desmet. Dan son ensemble, « Het\nToren Huis » (La Maison de la Tour) reflète le même esprit que la\nmaison de Saverys. A côté de solutions heureuses et modernes, un\npenchant inconscient pour les vieilles choses. De ce fait, la construc-\ntion semble dater d'époques différentes, ce qui, d'ailleurs, lui con-\nfère l'avantage, contestable à vrai dire, de faire en quelque sorte\npartie intégrante du paysage, tout comme les arbres qui l'entourent.\nLe peintre avait exprimé le désir d'avoir près de son atelier une\ntour d'où l'on pouvait embrasser jusqu'à ses confins le merveilleux\npaysage de la Lys.\nIl est clair que cet élément architectural devint l'accord\ndominant de la composition. Aussi est-il la partie la plus\nferme et la plus intéressante de la construction. Cette tour est d'une\nconception bien constructive sans aucune recherche d'enjolivement\ndécoratif : les contreforts contribuent à profiler les volumes et\nforment tout naturellement les murs latéraux du toit à double ver-\nsant. Vu du nord-ouest, l'atelier avec la tour adjacente ne rappelle"}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "86", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192504-01.1.8", "texte": "LA CITÉ.\nVOL. 5\nN u M. 5\n\nChapelle à Berchem Luithagen (Façade)\n\npas mal quelque église de village modernisée, telles que d'excellents\narchitectes en construisent en Saxe et en Suisse. Ceci n'est nullement\nun blâme à l'adresse d'Auguste Desmet.\nQuoique cela ne paraisse pas à première vue, c'est bien le même\nsentiment qui se fait valoir dans cette partie du « Torenhuis » qui\nfut consciemment mis en œuvre et détaillé dans la Chapelle des\nCarmes à Luithagen, où il atteignit son plein épanouissement.\nCar cette fois l'architecte a pu réaliser librement une œuvre où\ntoutes ses facultés créatrices ont pu s'exprimer quoique en des limites"}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": "87", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192504-01.1.9", "texte": "Chapetllt à Bèrchem-Luithagen (Çoupe)\nChapelle â Berchem-Luithagen (Plan Terrier)\n(Échelle moitié de celle de la façade et de la coupe)"}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "88", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192504-01.1.10", "texte": "LA CITÉ.\nVOL. 5\nN U M. 5\n\nbien modestes. Et ii nous est possible de vérifier dans quelle mesure\nles théories des figures eurythmiques ont été utilisées, et ont contribué\nà la pureté de proportion fort manifeste de ce petit temple divin.\nLa plupart des artistes, les connaisseurs en matière d'art, et les\npersonnes d'une sensibilité développée, ont subi l'emprise de ce jeu\nde proportions, simple et pur.\nLe canevas sur lequel la composition de la chapelle a été conçu\nest le cercle, la forme géométrique la plus parfaite, et le triangle équi-\nlatéral, triangle le plus stable et qui constitue par conséquent la forme\nla plus parfaite d'un édifice religieux.\nLes dessins que nous reproduisons indiquent à grands traits la\nméthode suivie. Il en résulte que le cercle qui détermine la largeur de\nla chapelle, tracé deux fois, l'un à la suite de l'autre, définit la pro-\nfondeur de la nef; répété une troisième fois, il détermine la profondeur\net la hauteur du chœur. Le cercle en question donne également le\ntracé de la voûte en berceau qui recouvre la chapelle. Le grand pan-\nneau décoratif d'Albert Servaes, représentant sainte Thérèse en extase,\ns'inscrivait dans un cercle un peu plus petit. Les fenêtres en plein\ncintre, dont la ligne du milieu est déterminée par l'intersection des\ndifférents cercles, contribuent à créer le sentiment d'unité qui émane\nde l'ensemble et le domine.\nLe même grand cercle a été employé dans la composition de la\nfaçade principale pour déterminer la hauteur du toit de tuiles, à pente\nraide, et, accessoirement, pour fixer les proportions du porche.\nLe jeu des lignes, extrêmement simple et qui procède entière-\nment d'une pure construction' géométrique, est des plus attrayant.\nLe porche bas, à large ouverture demi-circulaire, la grande surface\nplane du pignon aigu qui n'est animé que par quelques contreforts\net la croix de briques saillantes, compte parmi ce que l'on peut voir\nde plus attachant. Cette partie de l'édifice, où tout tend vers le haut,\nforme avec les pignons latéraux, longs et bas, un effet d'équilibre\nrarement obtenu. Il en est de même du clocheton de la façade arrière,\ndont la cloche manque encore toujours.\nÀ l'intérieur, contrairement à la coutume, l'autel se trouve (ou"}, {"page_pdf": 11, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192504-01.1.11", "texte": "AUGUSTE DE SMET. ARCHITECTE A ANVERS\nCHAPELLE DES PÈRES CARMES\nA LUITHAGEN LEZ ANVERS\nPLANCHE I\nSUPPLEMENT A LA REVUE LA CITÉ VOL. V. NUM. 5"}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192504-01.1.12", "texte": "AUGUSTE DE SMET. ARCHITECTE A GAND\nHET TORENHUIS, MAISON DU PEINTRE SERVAES\nPLANCHE IV"}, {"page_pdf": 13, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192504-01.1.13", "texte": "AUGUSTE DE SMET. ARCHITECTE A GAND\nCHAPELLE DES PÈRES CARMES A LUITHAGEN\nPLANCHE V\nSUPPLÉMENT A LA REVUE : LA CITÉ, VOL. V, N° 4"}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192504-01.1.14", "texte": "AUGUSTE\nDE SMET\nARCHITECTE\nANVERS\nHET TOREN-\nHUIS • • •\nMAISON\nDU PEINTRE\nSERVAES\nHET TORENHUIS. VUE DE\nL'ATELIER SUR LE COULOIR\nVUE DU PIGNON ARRIERE ET FAÇADE\nLATÉRALE DE LA MAISON DE SAVERYS\nPLANCHE II"}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192504-01.1.15", "texte": "AUGUSTE DE SMET, ARCHITECTE A GAND\nHET TORENHUIS, MAISON DU PEINTRE SERVAES\na LAETHEM SAINT - MARTIN - LEZ-GAND\nPLANCHE III\nSUPPLÉMENT A LA REVUE : LA CITÉ, VOL. V, N° 4"}, {"page_pdf": 16, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192504-01.1.16", "texte": "AUGUSTE DE SMET , ARCHITECTE A GAND\nCHAPELLE DES PÈRES CARMES A LUITHAGEN\nPLANCHE VI"}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "89", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192504-01.1.17", "texte": "LA CITE.\nV O L. 5\nN U M. 5\n\nse trouvait, nous dirons plus bas pourquoi) pas tout à fait au milieu,\nmais un peu vers la droite. La chaire de vérité en briques se trouvait\na gauche dans le chœur. Le banc de communion est d'une composition\noriginale, pour laquelle la brique et le chêne ont été avantageusement\nemployés; pour la petite porte qui donne accès au chœur, on a eu\nrecours au fer et au chêne, ce qui crée dans l'ensemble du chœur un\nmotif étrange. Il est assez particulier que cette porte ait des formes\ntotalement distinctes de celles qui prédominent dans le restant du banc\nde communion, et on ne comprend pas pourquoi Desmet ne l'a pas\nconçue tout en chêne.\nOn doit considérer comme une trouvaille heureuse les ressauts\nangulaires qui ont fourni un emplacement très favorable aux douze\nstatues du superbe chemin de la croix spécialement dessiné au fusain\npar Albert Servaes pour la chapelle. On a fait autrefois beaucoup de\nbruit autour de cette œuvre de haute valeur, expression du sens artis-\ntique religieux moderne. Malgré l'opposition énergique du révérend\nPère Gérome, philosophe de renom, connaisseur des grands mystiques,\n\"»mi d'amateurs d'art et d'un grand nombre de figures connues dans\nle monde artistique, l'étroitesse d'esprit qui régente de nos jours la\nfiguration des sujets sacrés a eu le dessus. Le seul chemin de croix\nd'un sentiment véritablement et profondément religieux parmi tous\nceux des églises de l'agglomération anversoise a dû être écarté.\nAvec ce chef-d'œuvre, la chapelle a perdu une pièce de haute\nvaleur. Depuis, disparut également le panneau de Servaes auquel nous\njvons fait allusion tout à l'heure et qui, de par sa conception très\ndécorative, produisait une puissante impression monumentale.\nLorsque M. Fierens-Gevaert a dit, à propos de cette œuvre, qu'il\nnous faut retourner jusqu'aux grands décorateurs des églises italiennes\ndu XIVe et du XVe siècles, pour retrouver, exprimé au moyen de\nlignes et de couleurs, une égale sincérité dans le sentiment religieux,\nil a peut-être surestimé la beauté de la forme, mais non point l'inten-\nsité du sentiment.\nPeu de temps après l'enlèvement du chemin de croix de Servaes,\nla chapelle subissait une autre perte qui lui fut presque aussi sensible:\nle départ du père Jérôme."}, {"page_pdf": 18, "page_imprimee": "90", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192504-01.1.18", "texte": "LA CITE.\nVOL. 5\nNUM. 5\n\nAvec lui disparut un protecteur compréhensif et éclairé, en\nmatière d'art, de la chapelle, capable d'assurer la réalisation de\ntoutes ses exigences, sous la forme artistique la plus adéquate.\nDepuis son départ, l'œuvre d'Auguste Desmet fut gravement muti-\nlée! Le portail, conçu comme un hall d'entrée ouvert, a été pourvu,\nlatéralement, de grandes fenêtres, et l'entrée cintrée au travers de\nlaquelle on découvrait la porte accueillante de l'église, a été clôturée\npar une stupide porte en chêne. L'illogisme de ces surajoutes est\nfrappant dès que l'on analyse la construction, qui est manifeste-\nment conçue aux fins de présenter de vastes ouvertures.\nA l'intérieur, c'est pis encore. On y a placé trois autels, une\nrangée de statues de saints et un chemin de croix, le tout dans le style\nle plus sucré de saint Sulpice. Et dans ce but on a sacrifié les ressauts\ntriangulaires dont nous avons parlé.\nI\nLa conception architecturale souffre indescriptiblement de\ntoutes ces mutilations. Que ces transformations puissent être exé-\ncutées sans que le créateur d'une pareille œuvre soit consulté est cho-\nquant au plus haut degré.\nAvec la chapelle de Luithagen, Auguste Desmet a prouvé une\nfois de plus que la simplicité et la beauté sont sœurs, qui peuvent\nfort bien marcher la main dans la main. Et de la sorte, il a fait de\nson œuvre un modèle qui peut servir d'exemple. Lorsque l'on songe\nque cette espèce de grange que l'on vient de construire au Groenen\nHoek, à Berchem, fera durant de très longues années office d'église\nparoissiale provisoire, alors l'œuvre de l'architecte Desmet croît\nconsidérablement en importance et sa signification, au milieu de cette\nbanlieue anversoise d'un développement si rapide, ne saurait être\nsurestimée. Certes, il y a encore bien des réminiscences traditionnelles\ndans les formes de cet édifice, mais tout est sorti si naturellement et\nsi aisément hors des matériaux utilisés, tout se tient si logiquement,\nque l'on peut à peine lui en faire un grief. Evidemment, il reste\nincontestablement une distance énorme à franchir pour réaliser une\narchitecture religieuse moderne, comme celle que Otto Wagner a\ncréée par son église « Am Steinhoff », à Vienne (toutes réserves"}, {"page_pdf": 19, "page_imprimee": "91", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192504-01.1.19", "texte": "LA CITE.\nV O L. 5\nN U M. 5\n\nfaites quant à l'ornementation de cet édifice). Mais toutes propor-\ntions gardées, la chapelle de Luithagen marque un pas en avant dans\nl'évolution de notre architecture vers un avenir de saine logique.\nLa vue de la chapelle, reproduite ci-contre, est une gravure en\nbois de l'architecte Auguste Desmet.\n\nEdward LEONARD."}, {"page_pdf": 20, "page_imprimee": "92", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192504-01.1.20", "texte": "JURISPRUDENCE\nMITOYENNETE\n\nSi cette histoire vous ennuie, nous allons\nla recommencer. Mais rassurez-vous, ce sera\nla dernière fois. Nous voici à l'épilogue de\ncette homérique aventure.\nLa cour a prononcé.\nC'en est fait désormais des hésitations,\ndes complications, des inventions, des con-\ntestations et des controverses. Le mur mi-\ntoyen est redevenu inoffensif. Il a fini de sur-\nexciter l'imagination des géomètres, la litté\nrature des experts et la convoitise des pro-\nprios.\nA moins qu'on ne trouve autre chose...\nEn attendant, le roman est achevé. Ce\nn'est pas trop tôt. 11 a duré cinq ans. Le ciel\nen soit loué : il y a chose jugée.\nC'était, rappelez - vous, une querelle\nd'après-guerre. Au lendemain de l'armistice,\ntout semble ébranlé. Apirès une telle se-\ncousse I Le mark dégringole. La rente fléchit.\nLe franc tombe dans la neurasthénie. Et,\npeu à peu, la valeur immobilière grandît. Le\npaysan a su, durant la guerre, comment on\nécorche l'homme des villes. Les nouveaux\nriches ne savent où placer leur argent, si vite\net si honnêtement gagné. Les propriétaires,\ntant éprouvés par l'occupation, entrevoient\nl'âge d'or;\nMais, provisoirement, ce n'est encore\nqu'un mirage. On fabrique en haut lieu des\nlois sur les loyers, qui mettent les bailleurs à\nla portion congrue. D'autre part, la main-\nd'œuvre coûte les yeux de la tête, et les ma-\ntériaux sont hors de prix. On n'ose plus bâ-\ntir. Et ceux qui en courent le risque s'effor-\ncent de s'en tirer du mieux qu'ils peuvent,\nc'est-à-dire en payant le moins que faire se\npourra.\nC'est de là que sont nées les hostilités.\nDans les quartiers neufs, de nombreuses\nmaisons avaient été bâties à la veille de la\nguerre. Leurs pignons latéraux, élevés à che-\nval sua: la limite séparative, avaient l'épais-\nseur réglementaire et attendaient qu'un bâ-\ntisseur voisin vînt en prendre possession.\nPendant la guerre, on ne songeait pas à\nconstruire. Une fois l'occupation finie, quel-\nques-uns se sont décidés. Si la maison nou-\nvelle s'adossait à un immeuble préexistant, il\nfallait acquérir la mitoyenneté des pignons\nde clôtures. Sur le principe, tout le monde\nétait d'accord. Mais sur le prix?\nLà-dessus il y eut tout de suite un conflit\ntrès vif. Et pour cause. Jamais on n'avait\nassisté à bouleversement pareil. 11 n'y avait\nplus aucun rapport entre les prix d'avant-\nguerre et les prix actuels. A quel taux fallait-\nil faire les calculs?\nEt les intéressés mettaient leurs besicles\npour feuilleter le Code. Voyez, disaient les\nuns, ce que raconte le Code civil. Si quel-\nqu'un bâtit sur mon terrain, avec ses maté-\nriaux, j'ai le droit de garder pour moi sa bâ-\ntisse. Et que dois-je lui payer en revanche?\nTout juste le prix des matériaux dont il a usé\net de sa main-d'œuvre. Je n'ai pas à me pré-\noccuper de la plus-value. Elle est pour moi,\ngratis, s'il y en a quelqu'une. Ainsi parle clai-\nrement l'article 555.\nN'est -ce pas tout à fait mon cas? Vous\navez construit votre pignon à la fois sur mon\nterrain et sur le vôtre. La moitié divise re-\npose sur mon sol. J'acquiers cette moitié et\nje vous paie ce qu'elle vous a coûté, comme\nmatériaux et main-d'œuvre, le jour où vous\navez bâti. Si je vous payais davantage, vous\nvous enrichiriez injustement à mes dépens.\nQuel paradoxe! ripostait le premier bâtis-\nseur. C'est vous qui voulez vous enrichir à\nmon détriment. Si vous deviez bâtir votre pi-\ngnon aujourd'hui, il vous coûterait trois ou\nquatre fois ce que vous entendez me payer.\nLe franc est déprécié. Ma maison vaut trois\nou quatre fois ce qu'elle valait avant la"}, {"page_pdf": 21, "page_imprimee": "93", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192504-01.1.21", "texte": "JURISPRUDENCE\n\nguerre. Mon pignon fait partie de ma mai-\nson, j'imagine. Vous me devez donc la va-\nleur de ce pignon, au prix du jour où vous\nen prenez possession.\nDevant cette belle chicane, les juges, un\nmoment interloqués, ouvrirent à leur tour le\nCode et relurent l'article 661 :\n« Tout propriétaire joignant un mur a la\nfaculté de le rendre mitoyen, en tout ou en\npartie, en remboursant au maître du mur la\nmoitié de sa valeur, ou moitié de la valeur\nde la portion qu'il veut rendre mitoyenne,\net la moitié de la valeur du sol sur lequel le\nmur est bâti. »\nIl n'est plus question ici de matériaux, ni\nde main-d'œuvre. C'est la valeur du pignon\nempris que le nouveau bâtisseur doit payer.\nLes juges condamnèrent donc à payer cette\nvaleur et, pour être plus clairs, ils ajoutèrent\nun mot au texte légal et parlèrent dans leurs\njugements de la valeur «: vénale » du mur.\nCette addition faillit tout gâter.\nSans doute, il n'était plus possible désor-\nmais de s'en tenir à la dépense faite, avant\nia guerre, par le maître du mur. Il fallait\nprendre en considération les choses d'à pré-\nsent. Mais une nouvelle difficulté avait surgi.\nQue fallait-il entendre par valeur vénale? Le\nprix que coûterait le mur, s'il fallait l'édifier\naujourd'hui, tel quel? Ou bien fallait-il esti-\nmer la maison entière, apprécier sa valeur\nvénale et totale, enfin évaluer proportion-\nnellement le mur à vendre mitoyen?\nL'énigme suscita maints conciliabules et\npalabres. Les spécialistes tinrent de grandes\nassises, où chaque opinion eut ses partisans\ndéterminés. Cependant, les juges se tenaient\nsur la défensive, continuaient à parler de\nvaleur vénale et se gardaient prudemment\nd'expliquer ce qu'ils entendaient par là.\nFinalement, le problème fut porté devant\nla Cour d'appel.\nDans un premier arrêt, il fut décidé que\nl'acquéreur devait la valeur vénale de la mi-\ntoyenneté, au moment où il en faisait l'ac-\nquisition. Et avant de dire si cette valeur\nvénale différait de la dépense nécessaire\npour construire un nouveau mur, la Cour\ndemanda l'avis d'un expert.\nCe fut l'expert Cattoir qui fut désigné.\nSon rapport, que j'ai sous les yeux, a con-\nvaincu la Cour.\nIl n'y a pas, dit l'expert, de solidarité\nentre toutes les parties d'un édifice. La va-\nleur vénale de celui-ci dépend de bien des\néléments : l'heureuse disposition des locaux,\nla convenance des matériaux employés et de\nla situation de l'immeuble, d'autres encore.\nIl s'ensuit qu'un bâtiment peut avoir une va-\nleur vénale plus grande ou moindre que son\nprix coûtant.\nLe pignon séparatif n'est pas influencé par\ncet aléa. Il est immuable. Déterminé pour\nl'épaisseur et les matériaux, par les règle-\nments, il est identique dans tous les cas et sa\nvaleur est absolue. Cette valeur correspond\nau prix des matériaux et de la main-d'œuvre,\ndéduction faite de la vétusté et en tenant\ncompte de la qualité intrinsèque du mur.\nCette façon de voir est consacrée par une\npratique vénérable. Des associations de pro-\nfessionnels arrêtent, périodiquement, les prix\nunitaires des matériaux usuellement em-\nployés dans la construction des murs et pi-\ngnons à rendre mitoyens. Ce barème est\nadopté par tous les adhérents.\nIl est admis d'ailleurs que l'édification\nd'un pignon constitue un travail plus simple\nque la construction d'une façade ou de murs\nintérieurs, pour lesquels il faut tenir compte\ndes plans, des portes, des fenêtres, des che-\nminées. Si le mètre cube de maçonnerie est\névalué 75 francs pour le pignon, on comp-\ntera 90 fr. le mètre cube pour le reste du\nbâtiment.\nSomme toute, la valeur intrinsèque et la\nvaleur vénale d'un pignon se confondent, et\nqui dit valeur vénale entend le prix coûtant\ndu mur, moins la vétusté.\nLa Cour s'est rangée à cet avis, fait de lo-\ngique et de bon sens.\nYVES.\n(«Le Soir », 2-3 janvier 1925.)"}, {"page_pdf": 22, "page_imprimee": "94", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192504-01.1.22", "texte": "JURISPRUDENCE\n\nLes experts professionnels, lecteurs de « La\nCité », auront lu avec intérêt, je n'en doute guère,\nce que maître Yves vient de nous dire de la valeur\nvénale du mur mitoyen; mais ils auront compris\nque cet article fait pour un journal quotidien s'adres-\nsant à tous ne devait servir qu'à renseigner la foule\ndes profanes et qu'en conséquence l'on ne pouvait\nquitter le terrain des généralités.\nIl est évident que le cinquième avant-dernier ali-\nnéa de l'article qui nous occupe ne sera pas inter-\nprété par l'homme de métier de la même façon que\npar le non-initié.\nEn effet, l'épaisseur d'un mur mitoyen ne peut\nse déterminer légalement; elle dépend de trop de\nfacteurs différents, notamment de la nature du sol\nsur lequel il est construit, du relief de ce sol : deux\npropriétés contigues peuvent ne pas se trouver au\nmême niveau, etc., etc. Ce sont donc les proprié-\ntaires voisins qui ont à déterminer ou faire déter-\nminer par un professionnel compétent le genre et la\nnature du mur à construire; ceci peut naturellement\nêtre laissé à l'appréciation du premier bâtisseur, le\ncas échéant, qui devra toutefois se conformer aux\nrègles de l'art de bâtir ainsi qu'aux lois et règle-\nments divers s'il y a lieu\nIl faut aussi remarquer qu'un règlement commur\nnal ne peut établir de dérogation aux lois, et, lors-\nqu'il édicté, par exemple, que les murs et pignons\nmitoyens auront au minimum deux briques d'épais-\nseur, comme indiqué au règlement sur les bâtisses\nde la Ville de Bruxelles (l 1/2 brique à Ixelles),\ncela n'a de valeur que pour autant que cette ordon-\nnance n'est faite qu'en vertu des pouvoirs de police\net de sécurité publique dont les Bourgmestres sont\ninvestis. Ici le motif légal invoqué est le danger d'in-\ncendie.\nA remarquer également qu'on ne peut faire dé-\ncouler d'un règlement communal les prescriptions\nde la loi civile régissant la mitoyenneté et, en ce\nqui concerne l'épaisseur à donner au mur mitoyen\nou destiné à devenir mitoyen, la loi est muette et\npour cause! Tous les cas étant pour ainsi dire des\ncas d'espèces; c'est ce qu ont bien compris les légis-\nlateurs.\nQuant au barème des prix unitaires établi pério-\ndiquement par les Associations de Géomètres du\npays ou par les Associations d'Entrepreneurs de\ntravaux de maçonnerie, il n'a qu une valeur pure-\nment consultative, bien que généralement admis par\nles membres de ces Associations et par quelques\nautres professionnels.\nDans ce genre d évaluation, on peut affirmer, sans\ncraindre de se tromper, que chaque cas est un cas\nd'espèce.\nC est en vertu de cette donnée constante du pro-\nblème à résoudre que les géomètres-arpenteurs et les\nmétreurs français ont pour principe (consacré par\nleur jurisprudence) de faire les calculs d'évaluation\npar la méthode servant à établir la Série des Prix\nde la Ville de Paris, rédigée et publiée par l'Asso-\nciation des Architectes diplômés français.\nLes nombreux détails et sous-détails que cette\nSérie des Prix comporte permettent, en effet, aux\nprofessionnels d'établir le plus exactement qu'il soit\npossible la Valeur des divers ouvrages, entrant, sui-\nvant les diverses situations, dans l'édification d'un\nmur mitoyen ou de toute autre espèce de construc-\ntion.\nIl est à souhaiter qu'en Belgique, nous arrivions\nun jour à faire mettre en pratique des principes iden-\ntiques, car ils ont une base scientifique et, de plus,\nils sont F expression de l'équité.\nP. S. Les confrères que la chose intéresse\nspécialement pourront aussi consulter le Bulletin\nmensuel de l'Association des Entrepreneurs de Ma-\nçonneries et de Béton armé, numéro de mars 1925»\npages 10 à 15.\n\nAlfred de WAEGH"}, {"page_pdf": 23, "page_imprimee": "95", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192504-01.1.23", "texte": "ECHOS\nBRUXELLES. EXPOSITION DE LA MA-\nQUETTE DE LA BASILIQUE DU SACRE-CŒUR.\nNous apprenons que la maquette de l'a Basili-\nque Nationale du Sacré-Cœur, à élever sur le pla-\nteau de Koekelberg. et les plans de l'architecte\nAlbert Van Huffel, sont exposés à la Galerie Geor-\nges Giroux, boulevard du Régent, 43, à Bruxelles,\nà partir de dimanche prochain 3 1 mai, et seront\nvisibles les dimanches et jours de fête de 10 à 13\nfleures, les jours de semaine, de 10 à 17 heures.\nLe public sera ainsi admis à juger de l'impor-\ntance et de la beauté du monument dont les fon-\ndations sont à la veille d'être mises en adjudication.\nCette maquette fournir une réduction en plâtre,\nau quarantième de la grandeur naturelle de l'im-\nportant édifice. Exécutée par la firme Chambon,\nde Bruxelles, elle constitue par elle-même une vé-\nri table merveille étant l'image fidèle de l'extérieur\net de l'intérieur de l'édifice dont tous les détails,\njusqu'aux joints des briques, sont reproduits avec\nla plus scrupuleuse minutie.\nANVERS. LA CONSCIENCE-RESIDENCE.—\nAinsi s'appellera la maison de rapport, le gratte-\nciel qui sera édifié à Anvers, sur un terrain d'en-\nviron 2,500 mètres carrés, situé à l'angle de l'ave-\nnue Charlotte et de la rue Conscience.\nCet immeuble aura 15 étages et contiendra 220\nappartements.\nLes plans ont été élaborés par les architectes\nanversois, MM. Vanhoenacker, Van Beverden et\nJ. Smolderen.\nL'on espère pouvoir commencer les travaux de\nterrassement vers la fin de l'été.\nLa grande entrée de la Conscience-Residence\nse trouvera avenue Charlotte et donnera accès à\nun hall, d'où monteront quatre ascenseurs. Deux\nsalles de fêtes seront aménagées. Les sous-sols con-\ntiendront, indépendamment des locaux pour les in-\nstallations d'électricité et du chauffage central, un\nvaste garage situé à front de la rue Conscience.\n(« Chronique des Travaux Publics >.)\nLE PRIX DES TERRAINS A BRUXELLES.\nLe jugement rendu il y a quelques semaines dans\nle procès de la « Grande Boucherie » donne cer-\ntaines précisions sur la valeur des terrains dans le\ncentre de la ville.\nEn effet, le tribunal d'accord avec le ministère\npublic, M. le substitut Verhaegen, adoptant les\nconclusions des experts sur ce point, dit que la\nvaleur vénale du terrain exproprié est de 3,200\nfrancs par mètre carré, soit pour l'ensemble\n2,596,800 francs, et en admettant l'hypothèse du\nrespect des règlements communaux sur la hauteur\ndes bâtisses. Cette valeur est établie en se repor-\ntant à la date du jugement déclaratif de l'expro-\npriation, soit en juillet 1919.\nMais il reste à établir la valeur de convenance\nde la propriété et c'est pourquoi une nouvelle ex-\npertise a été décidée. Elle doit, notamment, déter-\nminer l'indemnité qui doit revenir au propriétaire\npour la perte du rendement qu'il pouvait légitime-\nment espérer, en juillet 1919, obtenir de sa pro-\npriété en raison d'un projet d'exploitation qu'il\ncomptait mettre en oeuvre.\nESSAIS DE MATERIAUX. COMMENT LA\nVILLE DE PARIS CONTROLE LES MATERIAUX\nEMPLOYES POUR LES TRAVAUX PUBLICS.\n»Note sur le laboratoire d'essais de matériaux de la\n: ville de Paris chargé de renseigner les ingénieurs\net les architectes sur les qualités des différents ma-\ntériaux. Il procède aux analyses chimiques et élec-\n. trolytiques, aux essais mécaniques et physiques et\naux examens micrographiques et possède un labo-\nratoire de photographie. L'outillage moderne com-\nprend des balances à charge constante, presse pour\nles essais de dureté avec cadran indiquant la pro-\nfondeur d'empreinte au 1/1000 de millimètre, ma-\nchine de 25 tonnes pour les essais de traction, fle-\nxion et compression, appareil d'essais de tuyaux\nen grès ou en béton, moutons pour essais au\nchoc, etc. Le nombre d'usines contrôlées était d'une\nsoixantaine l'an dernier et le nombre d'essais\nd'échantillons de ciment ou de chaux a atteint\n1,600. (Paris, « La Journée Industrielle », 23 jan-\nvier 1925.)\nCOUT DE LA CONSTRUCTION. METHO-\nDES RAPIDES DEVALUATION DU PRIX DES\nCONSTRUCTIONS ET SERIE DE PRIX AU ME-\nTRE SUPERFICIEL. Une étude théorique, des"}, {"page_pdf": 24, "page_imprimee": "96", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192504-01.1.24", "texte": "ECHOS\n\ncalculs d'ordre pratique, ont permis d* se rendre\ncompte dans quelles conditions les prix au mètre\nsuperficiel varient avec la surface, la forme plus ou\nmoins allongée du bâtiment, les dimensions verti-\ncales, etc. et de condenser sous la forme simple\nd'abaques ou de tableaux de prix, les résultats de\nces recherches pour les différents types de cons-\ntruction. Ces prix de base fixés, des plus-values\npréalablement calculées permettent de tenir compte\naisément des différences existant entre le devis des-\ncriptif des bâtiments-types et celui des construc-\ntions à estimer. (Olet LOUARN. Un vol. 21X27\nde 120 pages. 3# édition, 35 pl. et abaques, Dunod,\néditeur, Paris, 1925.)\nL'INDUSTRIE DE LA PIERRE DANS LE NA-\nMUROIS. Il est parfais intéressant de montrer\ncombien îa plupart de nos régions constituent un\nélément généreux de production économique. Or-\ndinairement, on s'imagine que nos principaux ef-\nforts industriels se manifestent dans le Hainaut,\ndans la province de Liège,; dans le Brabant, dans\ncertaines grandes agglomérations comme celles\nd Anvers, Gand, Bruges, etc. La vérité, comme dit\n< Neptune >, c'est que, à des titres divers, la plu-\npart de nos provinces apportent des rendements\nconsidérables dans la production nationale, et des\nprovinces un peu oubliées comptent pour beau-\ncoup, parfois, dans les chiffres de nos richesses.\nIl y a quelques jours,, un confrère citait quel-\nques statistiques relatives à l'importance de l'in-\ndustrie de la pierre dans le Namurois. Et les chif-\nfres valent d'être cités, encore qu'ils soient consa-\ncrés à des industries tout à fait spéciales, celles\nde la pierre.\nSait-on que 1 industrie de la pierre s'exerce dans\n92 communes de la province de Namur, dont 45\ndans l'arrondissement de Namur et 47 dans l'arron-\ndissement de Dinant?\nLa valeur globale de la production s'est élevé#\nen 1923 à 69,745,200 francs, dont 42,988,400\nfrancs pour l'arrondissement de Namur et 27 mil-\nlions 466,800 francs pour celui de Dinant.\nDans l'arrondissement de Namur seul on a ex-\ntrait 4,500 mètres cubes de marbre; 3,110 mètres\ncubes de pierre de taille; 1,100,000 mètres cubes\nde grès; 36,680 mètres cubes de castine et cal-\ncaire pour verrieries; 56,780 mètres cubes de do-\nlomie; 6,(000 mètres cubes de kaolin et d'eurite,etc.\n'pans l'arrondissement de Dinant, notons : 780 mil-\nles ardoises; 2 300,000 pavés en grès; 8,740 mè-\ntes cubes de marbre; 2,790 mètres cubes de pierre\nde taille bleue; 2 77,970 mètres cubes de moellons,\nde pierraille et de ballast; 600 mètres cubes de\ncastine et de calcaire pour verreries; 3,800 mètres\ncubes d'eurite et de kaolin; 31,370 tonnes de terre\nplastique; 420 mètres cubes de silex pour faïence-\nries, 44,400 mètres cubes de dolomies, e.ct\nOn voit l'importance économique de ces chiffres\net le rôle que tiennent les industries namuroises de\nla pierre dans nos trafics industriels et commer-\nciaux. On peut être certain que si des exemples de\nce genre étaient donnés pour d'autres provinces\nen apparence peu industrielles ils feraient con-\nnaître des détails non moins intéressants.\n(« Revue des Pierres et Marbres Belges », déc»\nH 924.)\nLE PRÉSENT NUMÉRO RENFERME 6 PLANCHES HORS TEXTE"}, {"page_pdf": 25, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192504-01.1.25", "texte": "PRIX DE L'ABONNEMENT A L'ANNEE EN COURS (V VOLUME) BesSc2\nDE « LA CITE » s « s 20.00 25.00\nTout nouvel abonné peut obtenir, à titre de prime :\na) Les 3' et 4# années de «La Cité », au prix réduit de ... , 5.00 7.50\n(Le prix en librairie est de 10 francs Belgique, 15 francs étranger),\nb) Le Cœur de la fille de Bruxelles,par Charles Buis, avec traduction d'une confé-\nrence de C. Giirlitt sur la « Conservation du cœur d'anciennes villes ». Une bro-\nchure de 24 pages. (Prix en librairie : 2 francs.) , . gratuit\nc) L'Abbaye de la Cambre, par G. des Marez. (Prix en librairie : fr. 1.50). . gratuit\nd) Paul Hankar (1859-1901), par Ch. Conrardy, et Raym. Thibaut. Une bro-\nchure illustrée. Prix en librairie : 3 francs. a e s s • gratuit\n\nEditions \" TEKHNÉ „\nLA ClTE.Première année. (Rare.) . . f fr. 20.\nDeuxième année. (Rare.) • • • • * a s • • s a • • fr*\nL'Art et la Société, par H.-P. Beriage, architecte à Amsterdam. Tirés à part de la Revue\n« Art et Technique » (septembre 1913-février 1914). Un volume luxueusement im-\nprimé et illustré de 98 clichés . . . . . a . s , . . 8 , , , fr. 20.\nMatériaux de substitution dans la construction de maisons, par J Seroen, architecte. Une\nbrochure illustrée » . . , , fr. 2.\nL'habitation coloniale Sa construction au Congo Belge, par Gast. Boghemans. Une brochure\nde 20 pages abondamment illustrée ........ , t fr. 3.\nConstantin Meunier. L'historique de son monument au travail, par R. Thiry et G. Heur\ndrickx. Une brochure illustrée ............. t , fr. I.\nL'Art des Jardins et le nouveau jardin pittoresque, par Louis van der Swaelmen, architecte-\npaysagiste . 5 ...... t # fr. I.—\nLA REVUE « TEKHNE » Collection complète de la 2m® année (1912-1913). Beau\nvolume de 516 pages, sur papier couché, illustré de 250 clichés ..... fr. 15.\nPour s'abonner à « La Cité » ou obtenir des livres, il suffit\nde verser, dans n'importe quel bureau des postes, au crédit du\ncompte chèques postaux n° 166.21 Revue « La Cité », la somme\ndue et d'inscrire sur le bulletin de versement le titre du livre et les\nnom et adresse du souscripteur."}, {"page_pdf": 26, "page_imprimee": "couv. 4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192504-01.1.26", "texte": "lm< n. KUMPS-ROBYIf, Brux«Ut* Tél. : 47 M».\n\nA LIRE dans les\nprécédents numéros :\nNuméro I\n)\nL'Architecture en Tchéco-Slovaquie\n. **•\npar Henri Van de Velde. <Huit planches hors texte).\nNuméro II consacré à l'Urbanisme\nLes Transports en fonction du plan\nRégional par R. Verwilghen\nNuméro 111\nCôpenick. Petite Cité prés de Berlin\npar F. B. <Six planches hors texte)\nNuméro IV\nOscar Jespers, Sculpteur à Anvers\npar Pierre van der Voort.\nLa Technique du Garage\npar B. B. Kelly."}]}