{"numero_id": "bm-bmtnaac-1925-06-01", "volume": "bmtnaac_1925-06_01", "ocr_sha256": "33b7661b1d0253e52d4d958ea7dbaec1433c82fd8fa7ff00d3b987b9e254189f", "source_tei": "https://github.com/Princeton-CDH/bluemountain-transcriptions/blob/main/periodicals/bmtnaac/issues/1925/06_01/bmtnaac_1925-06_01.tei.xml", "source_mets": "https://github.com/pulibrary/BlueMountain/blob/main/metadata/periodicals/bmtnaac/issues/1925/06_01/bmtnaac_1925-06_01.mets.xml", "url_numero": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192506-01", "articles": [{"article_id": "bm-bmtnaac-1925-06-01-c002", "article_bluemountain": "bmtnaac_1925-06_01#c002", "volume": "bmtnaac_1925-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "97", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 3, "image_fin": 6, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192506-01.2.2", "titre_corps": "L'EXPOSITION DU CINQUANTENAIRE DE “ L'EMULATION „ AU CERCLE ARTISTIQUE", "titre_sommaire": "L'EXPOSITION DU CINQUANTENAIRE DE “ L'EMULATION „ AU CERCLE ARTISTIQUE", "signature_source": "Charles CONRARDY", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 3, "page_imprimee": "97", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192506-01.1.3", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1462, "texte": "L'EXPOSITION\nDU CINQUANTENAIRE\nDE “ L'EMULATION „\nAU CERCLE ARTISTIQUE\n\nCette exposition, organisée au Cercle Artistique par la Société\ncentrale d'architecture de Belgique pour commémorer le cinquantième\nanniversaire de la publication de «L'Emulation»,revue d'architecture,\nn'était pas sans intérêt. Dire que l'on goûte un plaisir sans mélange\nserait travestir notre pensée, mais enfin nous pouvions avoir pire.\nLes tendances modernistes y étaient représentées; nous ne pou-\nvions espérer un renouveau total, un changement complet des cadres\nde la vieille société. Pour ne pas effaroucher le public, on a décidé de\nn'y montrer que des photos, des dessins, des pastels, des maquettes,\nles épures graphiques étant systématiquement écartées. Or, où est\nvraiment l'art architectural? Dans un plan ou un dessin fort beau\nsur le papier? Certes, il est intéressant de juger des réalisations, mais\nla technique a aussi son importance. Mais ne soyons pas difficiles.\nAcceptons cette conception, prenons l'exposition comme elle est. Il\ny a quelques grands projets. Le Mont des Arts, de M. Caluwaers,\nl'Université, de M. Alexis Dumont, ne nous apprennent rien de neuf.\nPas plus d'ailleurs que les anachronismes de MM. Rosenboom et Cie.\nL'Hôpital Saint-Pierre, de M. Jean-Baptiste Dewin, est plus sym-\npathique, les toits, pourtant, en forme d'éteignoir, abîment une con-\nception réussie. Les reproductions de maisons privées exécutées par\nle même architecte sont parfaites."}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "98", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192506-01.1.4", "debut_caractere": 24, "fin_caractere_exclue": 2152, "texte": "M. Jean de Ligne, Fauteur du Cinéma de la Monnaie, expose\nde belles photos de ses réalisations, maisons particulières remarqua-\nbles, dont la sobriété, la simplicité et l'élégance font tout le charme.\nUn intérieur : salon de musique, est sans doute l'œuvre la plus\nparfaite de l'exposition, elle atteint la grandeur classique. Comme lui,\nM. Alfred Nyst innove hardiment. Ses ferronnières surtout retiennent\nl'attention et si certains enroulements du fer en spirales allongées sont\ncritiquables, par contre, des lignes droites judicieusement disposées\nséduisent. La jeunesse de M. L.-H. de Koninck, son goût sévère et\noriginal éclate dans ce salon. La gare d'aviation, présentée avec\nesprit, a des qualités de robustesse et de vigueur. M. Jules Ghobert\nnous paraît un des bons ouvriers de notre art. On pourrait discerner\nchez lui certaines influences allemandes, mais son inspiration très\nlibre lui permet des créations diverses qui, toutes, pourtant, portent\nla marque de son talent.\nM. Jean Hendrickx a réalisé des maisons qui plaisent aussi par\nune belle simplicité et l'emploi de matériaux ordinaires. Il est moins\nheureux, dans ses monuments funéraires où il n'a pas l'originalité\nvoulue. La plupart, d'ailleurs, des auteurs de monuments funéraires\ntombent dans les redites ou le mauvais goût. Un tombeau de\nM. G. Hebbelynck, un autre de M. Lacoste, échappent seuls à la\nlaideur.\nDe M. René Bragard, il faut noter les cottages un peu fantai-\nsistes quant à la disposition des portes et fenêtres, mais qui ont le\ncalme des œuvres complètes. M. Raymond Moenaert se distingue\naussi au premier rang des chercheurs. Il convient de le féliciter de\nses réussites. Nous n'avons plus à vanter le talent de M. A. Pompe,\ndisons qu'il reste jeune, épris de nouveautés et que pour notre joie,\nil va en tête de F avant-garde.\nIl nous est impossible de parler de tous les exposants. Nous ne\npouvons pourtant oublier des précurseurs comme M. Paul Jaspar,\ndes jeunes comme MM. James Allard, Léon Mercenier, Julien De\nRidder, A.-C. Duesberg, G. Hebbelynck avec un bon monument\nfunéraire, Jacobs Henri, Victor Rubbers, etc.\n\nCharles CONRARDY."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1925-06-01-c004", "article_bluemountain": "bmtnaac_1925-06_01#c004", "volume": "bmtnaac_1925-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 5, "image_fin": 5, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192506-01.2.2.2", "titre_corps": "Clichés de la Revue l'Emulation", "titre_sommaire": "Clichés de la Revue l'Emulation", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 5, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192506-01.1.5", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 481, "texte": "PLANCHE I\nL'EXPOSITION DU CINQUANTENAIRE DE L'ÉMULATION\nAU CERCLE ARTISTIQUE A BRUXELLES <16=26 avril>\nHôtel 113-115, Avenue Molière à Forest-lez-Bruxelles\nFaçade principale. ─ J. B. DE WIN, architecte\nDégagement d'accès à la galerie de tableaux de\nM. Ph. Wolfers, 4, Square Marie-Louise à Bruxelles\nJean HENDRICKX, Architecte\nSupplément à la Revue LA CITÉ, Ve Année, N° 6\nHabitation, 20, Avenue Houzeau, à Uccle\nFaçades. ~ René BRAGARD, architecte.\nClichés de la Revue l'Emulation"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1925-06-01-c005", "article_bluemountain": "bmtnaac_1925-06_01#c005", "volume": "bmtnaac_1925-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 6, "image_fin": 6, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192506-01.2.2.3", "titre_corps": "Clichés de la Revue l'Emulation", "titre_sommaire": "Clichés de la Revue l'Emulation", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 6, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192506-01.1.6", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 365, "texte": "PLANCHE II\nL'EXPOSITION DU CINQUANTENAIRE DE\nL'ÉMULATION AU CERCLE ARTISTIQUE\nA BRUXELLES <16=26 avril>\nHabitation. 25, avenue Jean Sermon à Ganshoren. Façade à rue. A. POMPE, architecte\nGroupé d'habitations. Cité-jardin de Kersbeek à Forest-lez-Bruxelles. Henri VAN MONTFORT, architecte\nSupplément à la Revue LA CITÉ. Ve Année. N° 6\nClichés de la Revue l'Emulation"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1925-06-01-c006", "article_bluemountain": "bmtnaac_1925-06_01#c006", "volume": "bmtnaac_1925-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "99", "page_fin": "99", "image_debut": 7, "image_fin": 7, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192506-01.2.3", "titre_corps": "URBANISME & STANDARDISATION", "titre_sommaire": "URBANISME & STANDARDISATION", "signature_source": "R. 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Un de nos amis,\nlecteur de vieux parchemins et de livres an-\nciens, nous adresse les lignes qui suivent et\nqu'il a cueillies dans « Le Conseiller d'Etat,\nou Recueil des plus générales considérations\nservant au maniement des affaires publiques»\n(par Ph. de Béthune), à la Sphère (Elzé-\nvier), Paris, 1645, pp. 245-6.\n... En plusieurs villes de Flandres et des\nPays-Bas l'ordre est tel, que eeluy qui veut\nbastir prend, non seuleme\nceux qui sont députés pour cela par le Magis-\ntrat, mais aussi le projet\nfice, laquelle doit responrde sur la rue : La\nbeauté de laquelle consiste plus en certaine\nproportion qu'en aucun\ntoffe ou d'ouvrage de\nsouvent prise sur la fac\nvoisine de peu de despense, à laquelle l'on se\nréglera pour la hauteur et façon des portes,\ncroisées, corniches, estag\nextérieures. De façon que, par succession de\ntemps, toutes les maisons d'une rue se rebas-\ntissent selon ce projet,\nbles, et .par cette ressembla\nse rendent fort agréables\nDe cette police il\navantage, qui est, que les ouvriers, par l'esta-\nblissenient de cet ordre,\nforme qu'ils doivent faire\njambages et autres par\npondre sur la rue; ils les\nde longuemain . de façon\nqui veulent bastir ont in\nmaisons, qui ne sont po\nbrique, trouvant ce peu\nnécessaire, toute taillée.\nretrencher le luxe et\ndes villes en tenant la\nse réglé selon ses moyens\net que le dehors se rapport\nproches si en icelles\nproportion ou perspective\nd'ailleurs les places publiques\nrues larges, droictes, et longues; en façon\ntoutefois que ny le grand\nfroid puisse incommoder\ncela principalement consi\nville... »"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1925-06-01-c007", "article_bluemountain": "bmtnaac_1925-06_01#c007", "volume": "bmtnaac_1925-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "100", "page_fin": "105", "image_debut": 8, "image_fin": 13, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192506-01.2.4", "titre_corps": "TECHNOLOGIE", "titre_sommaire": "TECHNOLOGIE", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 8, "page_imprimee": "100", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192506-01.1.8", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 3261, "texte": "TECHNOLOGIE\n\nLes conduits unitaires de fumée\nNos lecteurs se souviendront que nous\navons publié dans le n° 8 de la 4e Année de\nnotre Revue une documentation fort impor-\ntante concernant les conduits de fumée uni-\ntaires dont l'emploi semble si avantageux au\npoint de vue de l'économie de la construc-\ntion, de l'augmentation de la surface habita-\nble et de la solidité des murs.\nEtant donnée l'importance de cette ques-\ntion fort controversée, « La Renaissance des\nCités », groupement d'étude français, a ou-\nvert à son sujet une importante enquête.\nElle s'est adressée à des correspondants\nqualifiés, dans les pays étrangers et les villes\nde France, où les conduits unitaires sont en\nusage; ce furent : en Angleterre, M. Ray-\nmond Unwin, architecte en chef (Housing) ;\nen Suisse, M. Robert Poney, doyen de l'école\ndes Arts et Métiers de Genève; en France,\nM. Chalumeau, ingénieur en chef de la ville\nde Lyon.\nD'autre part, elle a reçu les catalogues dé-\nmonstratifs de deux fabricants : Adolph Pop-\nken, en Suisse, et la Société anonyme des\nCollecteurs de fumées et aspirateurs «Aéros»,\nen France.\nLes conduits de fumée unitaires ont fait\nl'objet d'un rapport de M. du Bois d'Auber-\nville, architecte en chef de la préfecture de\npolice et d'une discussion au Conseil général\nde la Seine. Le Conseil renvoya à la Com-\nmission des habitations ouvrières et du plan\nd'extension une proposition de poursuivre\nles essais, actuellement en cours, sur les ins-\ntallations de ces conduits dans les cuisines.\nLes avis sont contradcitoires : se basent-\nils sur des expériences toujours rigoureuses?\nL'étanchéité des conduits réglementaires\nn'est pas démontrée et le conduit unitaire\naugmente-t-il réellement les risques que court\nl'habitation des locaux chauffés suivant les\nprescriptions de la préfecture de police? Le\nraccord délicat, entre les foyers et le conduit\nunitaire, a-t-il reçu une solution convenable?\n« La Renaissance des Cités » a été amenée\nà formuler les conclusions suivantes :\nDevant les responsabilités que le Code\ncivil fait peser sur les constructeurs, nul ne\nsaurait donner, le conseil d'hygiène moins\nque tout autre, une autorisation d'utiliser sans\nréserve les conduits unitaires; pourtant, il ne\nfaut pas, par crainte de responsabilités, sous\nle poids d'une routine qui paralyse les initia-\ntives, repousser un procédé de construction\ndiscuté, mais dont l'emploi peut diminuer le\ncoût actuellement prohibitif de la construc-\ntion.\nDe notre enquête, il ne ressort pas claire-\nment : 1° que les conduits unitaires aient\ndesservi totalement de 6 locaux d'habitation\nou seulement des bureaux; 2° que des expé-\nriences aient été poursuivies pendant un\ntemps suffisant; 3° qu'on ait rendu publics\nles résultats acquis depuis plus de dix ans,\nen Suisse notamment, et qui semblent favora-\nbles à l'emploi des conduits unitaires.\nEn conséquence :\nNous estimons que les constructeurs inté-\nressés à la question, sociétés d'habitations à\nbon marché et autres, doivent obtenir que des\nexpériences sérieuses, d'une durée d'au moins\ntrois ans, rigoureusement conduites par des\ntechniciens et des hygiénistes, soient entrepri-\nses; que des enquêtes scientifiques et impar-\ntiales soient ouvertes en Suisse, à Lyon, à\nGrenoble, dans les immeubles où les conduits"}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": "101", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192506-01.1.9", "debut_caractere": 13, "fin_caractere_exclue": 3903, "texte": "unitaires sont en service, pour en constater\nle fonctionnement.\nLe temps et les crédits consacrés à ces ex-\npériences et enquêtes ne seront pas perdus;\non peut espérer que les résultats obtenus per-\nmettront de perfectionner l'utilisation et la\nconstruction des conduits de fumée dont les\néléments n'ont guère subi de modifications\ndepuis leur mise en usage.\nAfin de compléter notre documentation au\nsujet de la question des conduites de fumée,\nnous reproduirons également ici le rapport de\nla commission d!études générales de la Cham-\nbre syndicale des entrepreneurs de fumisterie,\nchauffage et ventilation de la ville de Paris-\nCommission d'études de la Chambre syndicale\ndes Entrepreneurs de Fumisterie, Chauffage\net Ventilation de la Ville de Paris et des dé-\npartements de la Seine et Seine-et-Oise a exa-\nminé, dans sa séance du 24 mars 1924, l'ex-\ntrait du procès-verbal de la réunion du Co-\nmité directeur de l'Union technique du Bâti-\nment et des Travaux publics du 23 février\n1924, concernant la question de la substitu-\ntion des conduites de fumée individuels des-\nservant les foyers d'un immeuble par un\nconduit unique devant desservir tous les\nfoyers.\n» La Commission est d'avis qu'il y a lieu\nde protester de la façon la plus formelle con-\ntre l'adoption du conduit unitaire dans les\nhabitations.\n» Que ce conduit soit d'un système ancien\nou récent, la Commission pense que c'est le\nprincipe même qui est à rejeter comme consi-\ndérablement dangereux pour la santé publi-\nque.\n» Elle est d'avis de demander la commu-\nnication du rapport de la Commission offi-\ncielle ayant examiné les conduits en essais à\nGrenoble et à Lyon; elle ne doute pas que les\nconclusions de ce rapport n'aient été défavo-\nrables à l'adoption du conduit unique.\n» Il existe encore, dans un bon nombre\nd'immeubles parisiens, des conduits unitaires\ndesservant des cuisines et des cheminées d'ap-\npartements dont les usagers sont contraints\nà ne pas se servir des appareils branchés dans\nle conduit unique sans risquer l'intoxication\nou l'asphyxie.\n» 11 serait facile, à notre avis, à une Com-\nmission officielle de constater que, dans ces\nimmeubles, certains conduits unitaires ont\nété, vu l'urgence, remplacés par des groupes\nde conduits individuels et que, d'autre part,\nles appareils branchés dans les conduits uni-\nques encore existants sont complètement con-\ndamnés et impropres à tout service.\n» Nous connaissons le cas d'un immeuble\nparisien à petits loyers, dont les logements\nsont composés de deux pièces et d'une cui-\nsine, où les locataires ont demandé, d'un\ncommun accord, tant ils s'enfumaient les uns\nles autres, à ce que les travaux de substitu-\ntion de conduit unitaire en conduits indivi-\nduels soient commencés par les cuisines.\n» Au sujet des nouveaux modèles de con-\nduits proposés, la Commission croit que\nl'adoption de ces systèmes ne ferait pas une\néconomie considérable dans l'ensemble de la\nconstruction et qu'il serait intéressant de chif-\nfrer la dépense dans le présent et, surtout,\ndans l'avenir, alors que ces modèles brevetés\nseraient imposés.\n» Nous estimons que les éléments de ces\nnouveaux conduits ne résisteront pas à un feu\nde cheminée, même léger : qu'ils seront à\nl'usage très rapidement fissurés, impossibles\nà visiter et qu'alors les dangers pourront de-\nvenir extrêmement graves pour les occupants\ndes divers locaux deservis.\n» Les gaines destinées à la ventilation se-\nront rapidement obstruées, surtout dans les\nparties hautes, leur petite section n'en per-\nmettant pas le nettoyage.\n» Dans les deux tiers environ de la hauteur\ncT un conduit de fumée desservant une chemi-\nnée d'appartement, il y a dépression inté-\nrieure; dans l'autre tiers, à la partie haute,\nsurpression intérieure.\n» En d'autres termes, c'est l'air extérieur\nqui rentrera dans le conduit à la partie basse,\net, dans la partie haute, il peut se produire des\ninfiltrations vers l'extérieur."}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "102", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192506-01.1.10", "debut_caractere": 13, "fin_caractere_exclue": 2982, "texte": "» Que l'usage ou un incendie ait fissuré le\nconduit unitaire central et que les gaines de\nventilation soient obstruées dans les parties\nhautes par les poussières ce qui sera géné-\nralement le cas ou 1 hiver par des paquets\nde neige, deux phénomènes dangereux peu-\nvent se produire :\n» Par des fissures de la partie haute, les\nfumées et les gaz nocifs se répandront dans\nles gaines de ventilation extérieure, ils des-\ncendront par ces gaines dans les locaux, cau-\nsant des troubles et parfois la mort chez les\noccupants.\n» Par les fissures de la partie basse, péné-\ntreront dans le conduit central tous les pro-\nduits de la ventilation, les imbrûlés des ap-\npareils à gaz; des explosions importantes\nsont à craindre.\n» Dans ces installations à conduit unitaire,\nil arrivera fréquemment qu'un locataire d un\nlocal desservi débranchera son appareil pour\ny installer une évacuation d'un appareil à\nfeu lent ou d'un radiateur à gaz : les dangers\nd asphyxie se doubleront alors de celui de\nl'explosion causée par le mélange de gaz de\ncomposition et de densité différentes.\n» La Commission est d'avis qu'il y a lieu\ni— conformément aux règlements actuels\nde conserver un conduit de fumée individuel\npar pièce, même dans les immeubles à chauf-\nfage central.\n» Nous connaissons des locaux insalubres\net inhabitables, tant ils étaient humides, de-\nvenus sains après qu'ils furent munis de con-\nduits assurant ainsi une ventilation efficace.\n» Pour conclure, la Commission pense :\n» 1° Qu'il y a lieu de rejeter complète-\nment le principe du conduit unitaire, même\ndans les cuisines;\n» 2° Que les expériences sur les nouveaux\nmodèles proposés devraient durer plusieurs\nannées;\n» 3° Que la ventilation par les gaines ex-\ntérieures de ces appareils sera inopérante;\n» 4° Que la disposition même de ces gai-\nnes augmente les dangers d'incendie, d'as-\nphyxie et d'explosion;\n» 5° Que les modèles proposés ne résiste-\nront pas à un feu de cheminée;\n» 6° Qu'il sera impossible de déterminer\nl'endroit exact d'un conduit fissuré;\n» 7° Que l'on ne pourra désigner le loca-\ntaire qui aura mis le feu au conduit et déter-\nminer la responsabilité des dégâts;\n» 8° Qu'en cas de feu de cheminée, le\nconduit unitaire fissuré sera rendu indisponi-\nble pour la totalité des appareils qui y seront\nbranchés;\n, » 9° Que la réparation sera longue, mal-\naisée et coûteuse;\n» 10° Que l'économie résultant de l'adop-\ntion du conduit unitaire n'est pas prouvée et\nqu elle serait insignifiante dans l'ensemble\nde la construction.\n» La Commission estime que toutes les\npièces habitables doivent être munies de\nconduit individuel propre à assurer le chauf-\nfage éventuel et la ventilation. »\nLe président de la Commission d'études\ngénérales, Ch. CANTONI.\nLe rapport de la Commission d'études\ngénérales sur le conduit de fumée unitaire a\nété approuvé à l'unanimité par le Conseil\nd'administration de la Chambre syndicale\ndes Entrepreneurs de Fumisterie, Chauffage\net Ventilation, en sa séance du 7 mai 1924."}, {"page_pdf": 11, "page_imprimee": "103", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192506-01.1.11", "debut_caractere": 13, "fin_caractere_exclue": 2850, "texte": "LES SÉRIES DE PRIX ET LEUR\nAPPLICATION EN FRANCE.\n\nLes séries de Prix qui jouent un si grand rôle dans le Bâtiment en France, sont\npresque inconnues en Belgique. Le « Moniteur de la Peinture » a publié à ce sujet\n(janvier 1923) l intéressant article ci*après, qui expose sommairement et clairement le\nfonctionnement de ces institutions.\nDans l'entreprise du bâtiment, en France,\nl'établissement des comptes se fait à l'aide\nde tarifs dénommés « Séries de Prix ». Ces\nséries diverses, suivant leur origine, se com-\nposent d'un certain nombre de parties grou-\npant chacune des spécialités du bâtiment.\nTerrasse. Maçonnerie. Carrelage.\nPavage. Granit. Asphalte.\nCiments. Egouts. Vidange. Ci-\nment armé.\nCharpente en bois.\nFerronnerie et Serrurerie. Quincaillerie.\nSonneries. - Electricité.\nCouverture. Plomberie.\nMenuiserie et Parquetage. Treillages et\nRustique.\nMarbrerie. Stuc.\nFumisterie. Chaudronnerie. Chauf-\nfage.\nPeinture. Travaux de ravalement.\nVitrerie. Miroiterie. Vitraux. Ten-\nture. Dorure et Sculpture d'orement.\nAmeublement. Ebénisterie. Tapis-\nserie.\nL'origine des séries est lointaine. D'abord\nétablies par des particuliers : par Bonot en\n1782; par Morizot et Toussaint, de 1806 à\n1830; par Rondelet en 1840.\nNous voyons ensuite à Paris, concernant\nla peinture :\nTarif Leclaire en 1841; Série Morel en\n1855 et 1856; Série Cosse et Marchai,\n1872-1874.\nNous avons aussi :\nSérie de la Préfecture de la Seine (Ville\nde Paris, 1859 à 1882);\nSérie de la Chambre Syndicale de Pein-\nture, î 865 à 1869, puis en 1907;\nSérie des Ministères : Instruction Publique;\nCultes et Beaux-Arts; Travaux Publics, etc.\nSérie des Compagnies de chemins de fer.\nSérie de la Société Centrale des Archi-\ntectes, de 1 883 à nos jours.\nSérie de la Chambre des Propriétaires,\n1906.\nLa série la plus importante, sans contredit,\nest celle de la Société Centrale des Architec-\ntes, en usage à Paris depuis 40 ans pour les\ntravaux particuliers. La série actuelle du\nMinistère des Régions Libérées n'en est\nqu'une transcription fidèle.\nL'énumération ci-dessus est pour Paris.\nNous avons également de multiples séries\ndans toutes les grandes villes de province,\nséries du département, de la ville ou d'un\ngroupement syndical.\nA l'aide de la série, intervient le métreur,\nqui fait, pour le compte de l'entrepreneur, le\nrelevé des travaux exécutés et en établit le\nmémoire. Ce mémoire, remis à l'architecte,\nest vérifié par lui ou son représentant qui\nen examine le bien-fondé.\nVoici, d'après O. Masselin, l'importance\net le rôle de chacun d'eux :\n« Le métré exige un soin tout particulier,\n» une méthode parfaite et une sûreté\n» absolue pour le mode de mesurage,\n» reté absolue pour le mode de mesurage,\n» les classifications d'ouvrages, l'application\n» des plus-values et évaluations prévues ou\n» non prévues à la Série.\n» Toute erreur ou omission peut coûter"}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "104", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192506-01.1.12", "debut_caractere": 13, "fin_caractere_exclue": 4057, "texte": "» cher à l'entrepreneur. Si le métreur ne\n» doit rien omettre dans ses mémoires, il\n» doit, par contre, éviter les exagérations\n» de prix, de mesures, de mode de mesurage\n» et de plus-value.\n» Le métreur parfait est un collaborateur\n» actif que les entrepreneurs gardent pré-\n» cieusement à leur disposition ou à leur\n» service. On rencontre le bon métreur aussi\n» bien chez les commis-entrepreneurs que\n» chez les métreurs de profession.\n» Le bon métreur\n» treur sérieux, honnête, consciencieux, actif\n» et exact mérite d'être considéré à\n» l'égal d'un des rouages les plus nécessaires\n» à l'industrie de l'entrepreneur. Le bon\n» métreur occupe un rang social élevé dans\n» le monde de l'entreprise. Il jouit d'une\n» grande considération s'il est probe et la-\n» borieux; son rôle est celui du moissonneur:\n» il est chargé de récolter, au profit de l'en-\n» trepreneur, le fruit du labeur des ouvriers\n» et le fruit de l'expérience, du savoir, de\n» l'intelligence et des efforts du patron. On\n» peut dire que, toujours, le métreur doit\n» être attentif, car chaque coup de plume,\n» bien ou mal donné, peut coûter gros ou\n» profiter légitimement à l'entrepreneur. Le\n» métreur peut asseoir par des demandes jus-\n» tes, ou anéantir par des demandes incon-\n» sidérées, la réputation de l'entrepreneur...\n» Avant tout, ce que l'on demande au\n» métreur, c'est la clarté et la méthode sans\n» lesquelles un mémoire serait forcément in-\n» complet. Il ne faut jamais oublier que,\n» pour disposer favorablement le vérifica-\n» teur, il faut lui faciliter sa tâche, éviter les\n» tâtonnements et les pertes de temps, sans\n» diminuer d'un centime la part de l'entre-\n» preneur. Il faut, répétons-le, éviter les er-\n» reurs de mesures et les exagérations incon-\n» sidérées. A notre grand étonnement, nous\n» avons entendu soutenir la thèse contraire\n» par des hommes considérés comme des\n» maîtres, en professant qu'un mémoire doit\n» être fait en vue de descendre beaucoup\n» pour satisfaire le vérificateur. Ce raison-\n» nement est le comble de l'absurdité et de\n» la malhonnêteté et il faut le repousser\n» énergiquement. L'entrepreneur ne peut\n» pas, ne doit pas spéculer sur la paresse,\n» 1 incapacité possible fait isolé ,nous en\n» sommes convaincus d'un vérificateur\n» peu scrupuleux. Nous inclinons à penser\n» que, le plus souvent, un mémoire confus\n» et embrouillé ne fait qu'irriter le vérifica-\n» teur, en ce sens qu'il lui fait perdre un\n» temps précieux et fort long pour remettre\n» de l'ordre dans le mémoire. Et, sans cette\n» irritation justifiée, peut-être aurait-il sapé\n» moins durement l'entrepreneur sur les\n» points laissés à son appréciation comme\n» sortant des prescriptions de la Série sou-\n» missionnée.\n» Les difficuléts qui surgissent au moment\n» de la vérification et du règlement des mé-\n» moires ont pour cause le manque de mé-\n» thode dans la manière de compter les tra-\n» vaux et les interprétations différentes des\n» articles contenus dans les séries en cours.\n» En général, chaque métreur établit son\n» mémoire d'une manière qui lui est parti-\n» culière; il en résulte une, confusion dans\n» l'esprit des vérificateurs qui peuvent com-\n» mettre des ereurs regrettables, tout en\n» étant d'une bonne foi indiscutable.\n» Cette sorte d'anarchie dans le métré\n» provoque des discussions interminables et,\n» souvent, amène des procès ruineux pour\n» chacun des intéressés. Ces inconvénients\n» disparaissent si le métreur procède avec\n» méthode et clarté, s'il précise bien les dé-\n» tails de chaque ouvrage et s'il appuie ses\n» évaluations sur des sous-détails sérieux et\n» honnêtement établis.\n» En principe, la vérification des mé-\n» moires ne doit être, en quelque sorte,\n» qu'un contrôle des mesures et une recti-\n» fication des erreurs matérielles pouvant\n» toujours se produire dans le métré d'un\n» travail exécuté.\n» Le vérificateur opère pour le compte de\n» l'architecte et sous son contrôle immédiat.\n» Outre que le vérificateur doit connaître\n» parfaitement l'art de bâtir quant à la com-\n» position des détails d'un ouvrage, à la"}, {"page_pdf": 13, "page_imprimee": "105", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192506-01.1.13", "debut_caractere": 13, "fin_caractere_exclue": 3560, "texte": "» qualité des matériaux, à leur mise en œu-\n» vre, etc. ; il doit aussi connaître sur le\n» bout du doigt : 10 les prescriptions des\n» séries de prix, cahiers des charges, con-\n» vendons, marchés; 2° les ordres d'exécu-\n» tion donnés par l'architecte; 3e les diffi-\n» cultés d'exécution; 4° le cours des métaux;\n» 5e les prix marchands des objets, ouvrages\n» ou matériaux non prévus dans les séries;\n» 6° les droits d'octroi, tarifs de transports,\n» etc.\n» Le rôle du vérificateur étant celui d'un\n» consciencieusement on ne peut suppo-\n» ser qu'il opère différemment est pres-\n» que celui d'un expert. Comme ce dernier,\n» il doit se faire rendre compte des détails\n» du travail, sujétions diverses, etc., pour,\n» ensuite, attribuer à l'entrepreneur la\n» somme qui lui est due par le tarif ou la\ny> somme à laquelle il a réellement droit, si\n» le travail est imprévu à ce tarif.\n*\n» Le vérificateur doit toujours procéder\n» contradictoirement avec l'entrepreneur\n» ou ses représentants; il doit même exiger\n» la présence du contremaître ayant dirigé\n» le travail. S'il opère seul, il ne peut four-\n» nir qu'un travail médiocre, incomplet et\n» inacceptable le plus souvent.\n» Le rôle du vérificateur étant celui d'un\n» quasi-arbitre exige de l'activité, une grande\n» exactitude, du soin, de la méthode, du\n» calme, une grande équité et beaucoup de\n» patience.\n» Si tous les vérificateurs mettaient en\n» pratique ces qualités, il n'est pas douteux\n» que les réclamations sur règlement seraient\n» moins nombreuses, que les rapports de cer-\n» tains vérificateurs avec les métreurs ou en-\n» trepreneurs seraient moins tendus; que\n» certains procès n'auraient jamais été faits\n» et qu'enfin, plusieurs entrepreneurs, accu-\n» lés à la faillite, n'auraient pas subi cette\n» extrémité funeste.\n» En somme,le vérificateur est l'auxiliaire\n» prétieux de l'architecte; sa situation peut\n» être considérable et considérée; il jouit de\n» I estime de tous s'il est honnête, impar-\n» tial et actif dans ses opérations.\n» Il faut le constater avec joie, le plus\n» grand nombre des vérificateurs en renom\n» possèdent ces multiples et nécessaires qua-\n» lités ».\nDeux manières existent d'établir les mé-\nmoires : la premièrèe et la plus souvent em-\nployée consiste à mettre les prix en regard\nde chaque article; c'est ce qu'on appelle le\nmémoire en argent.\nLa seconde consiste à mettre en regard de\nchaque article une indication appelée timbre,\nrésumant, en peu de mots, le genre de tra-\nvail exécuté par rapport aux classifications\nprescrites par la Série; cette dernière manière\nde procéder, dite mémoire en timbres, est\nnécessaire pour réunir dans un seul article,\nporté au résumé, tous les ouvrages de même\nnature contenus dans le mémoire.\nLes prix d'application des séries varient\ndonc suivant les régions du fait de la varia-\nbilité du taux des salaires et en raison des\nchangements apportés aux cours des maté-\nriaux, lesquels, marchandises et main-d'œu-\nvre, forment les bases ayant servi à l'établis-\nsement des prix.\nMalheureusement, une autre cause vient\ns'ajouter à ces deux causes toutes naturelles,\nla méthode employée dans le mode de me-\nsurer.\nCette méthode, fruit de l'expérience, de-\nvrait être la même partout et ne varier jamais.\nCe n'est pas ce qui se passe en réalité, car\nchaque tarif a sa manière, laquelle varie par-\nfois encore et nous le regrettons.\n#\nMétreur spécial en peinture,\nPrésident de la Chambre Syn-\ndicale des Métreurs-vérifica-\nteurs spécialistes du Départe-\nment de la Seine\nDélégué au Çonseil économique\ndu Bâtiment.\n\nG. HURY."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1925-06-01-c008", "article_bluemountain": "bmtnaac_1925-06_01#c008", "volume": "bmtnaac_1925-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "100", "page_fin": "102", "image_debut": 8, "image_fin": 10, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192506-01.2.4.1", "titre_corps": "Les conduits unitaires de fumée", "titre_sommaire": "Les conduits unitaires de fumée", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 8, "page_imprimee": "100", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192506-01.1.8", "debut_caractere": 13, "fin_caractere_exclue": 3261, "texte": "Les conduits unitaires de fumée\nNos lecteurs se souviendront que nous\navons publié dans le n° 8 de la 4e Année de\nnotre Revue une documentation fort impor-\ntante concernant les conduits de fumée uni-\ntaires dont l'emploi semble si avantageux au\npoint de vue de l'économie de la construc-\ntion, de l'augmentation de la surface habita-\nble et de la solidité des murs.\nEtant donnée l'importance de cette ques-\ntion fort controversée, « La Renaissance des\nCités », groupement d'étude français, a ou-\nvert à son sujet une importante enquête.\nElle s'est adressée à des correspondants\nqualifiés, dans les pays étrangers et les villes\nde France, où les conduits unitaires sont en\nusage; ce furent : en Angleterre, M. Ray-\nmond Unwin, architecte en chef (Housing) ;\nen Suisse, M. Robert Poney, doyen de l'école\ndes Arts et Métiers de Genève; en France,\nM. Chalumeau, ingénieur en chef de la ville\nde Lyon.\nD'autre part, elle a reçu les catalogues dé-\nmonstratifs de deux fabricants : Adolph Pop-\nken, en Suisse, et la Société anonyme des\nCollecteurs de fumées et aspirateurs «Aéros»,\nen France.\nLes conduits de fumée unitaires ont fait\nl'objet d'un rapport de M. du Bois d'Auber-\nville, architecte en chef de la préfecture de\npolice et d'une discussion au Conseil général\nde la Seine. Le Conseil renvoya à la Com-\nmission des habitations ouvrières et du plan\nd'extension une proposition de poursuivre\nles essais, actuellement en cours, sur les ins-\ntallations de ces conduits dans les cuisines.\nLes avis sont contradcitoires : se basent-\nils sur des expériences toujours rigoureuses?\nL'étanchéité des conduits réglementaires\nn'est pas démontrée et le conduit unitaire\naugmente-t-il réellement les risques que court\nl'habitation des locaux chauffés suivant les\nprescriptions de la préfecture de police? Le\nraccord délicat, entre les foyers et le conduit\nunitaire, a-t-il reçu une solution convenable?\n« La Renaissance des Cités » a été amenée\nà formuler les conclusions suivantes :\nDevant les responsabilités que le Code\ncivil fait peser sur les constructeurs, nul ne\nsaurait donner, le conseil d'hygiène moins\nque tout autre, une autorisation d'utiliser sans\nréserve les conduits unitaires; pourtant, il ne\nfaut pas, par crainte de responsabilités, sous\nle poids d'une routine qui paralyse les initia-\ntives, repousser un procédé de construction\ndiscuté, mais dont l'emploi peut diminuer le\ncoût actuellement prohibitif de la construc-\ntion.\nDe notre enquête, il ne ressort pas claire-\nment : 1° que les conduits unitaires aient\ndesservi totalement de 6 locaux d'habitation\nou seulement des bureaux; 2° que des expé-\nriences aient été poursuivies pendant un\ntemps suffisant; 3° qu'on ait rendu publics\nles résultats acquis depuis plus de dix ans,\nen Suisse notamment, et qui semblent favora-\nbles à l'emploi des conduits unitaires.\nEn conséquence :\nNous estimons que les constructeurs inté-\nressés à la question, sociétés d'habitations à\nbon marché et autres, doivent obtenir que des\nexpériences sérieuses, d'une durée d'au moins\ntrois ans, rigoureusement conduites par des\ntechniciens et des hygiénistes, soient entrepri-\nses; que des enquêtes scientifiques et impar-\ntiales soient ouvertes en Suisse, à Lyon, à\nGrenoble, dans les immeubles où les conduits"}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": "101", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192506-01.1.9", "debut_caractere": 13, "fin_caractere_exclue": 3903, "texte": "unitaires sont en service, pour en constater\nle fonctionnement.\nLe temps et les crédits consacrés à ces ex-\npériences et enquêtes ne seront pas perdus;\non peut espérer que les résultats obtenus per-\nmettront de perfectionner l'utilisation et la\nconstruction des conduits de fumée dont les\néléments n'ont guère subi de modifications\ndepuis leur mise en usage.\nAfin de compléter notre documentation au\nsujet de la question des conduites de fumée,\nnous reproduirons également ici le rapport de\nla commission d!études générales de la Cham-\nbre syndicale des entrepreneurs de fumisterie,\nchauffage et ventilation de la ville de Paris-\nCommission d'études de la Chambre syndicale\ndes Entrepreneurs de Fumisterie, Chauffage\net Ventilation de la Ville de Paris et des dé-\npartements de la Seine et Seine-et-Oise a exa-\nminé, dans sa séance du 24 mars 1924, l'ex-\ntrait du procès-verbal de la réunion du Co-\nmité directeur de l'Union technique du Bâti-\nment et des Travaux publics du 23 février\n1924, concernant la question de la substitu-\ntion des conduites de fumée individuels des-\nservant les foyers d'un immeuble par un\nconduit unique devant desservir tous les\nfoyers.\n» La Commission est d'avis qu'il y a lieu\nde protester de la façon la plus formelle con-\ntre l'adoption du conduit unitaire dans les\nhabitations.\n» Que ce conduit soit d'un système ancien\nou récent, la Commission pense que c'est le\nprincipe même qui est à rejeter comme consi-\ndérablement dangereux pour la santé publi-\nque.\n» Elle est d'avis de demander la commu-\nnication du rapport de la Commission offi-\ncielle ayant examiné les conduits en essais à\nGrenoble et à Lyon; elle ne doute pas que les\nconclusions de ce rapport n'aient été défavo-\nrables à l'adoption du conduit unique.\n» Il existe encore, dans un bon nombre\nd'immeubles parisiens, des conduits unitaires\ndesservant des cuisines et des cheminées d'ap-\npartements dont les usagers sont contraints\nà ne pas se servir des appareils branchés dans\nle conduit unique sans risquer l'intoxication\nou l'asphyxie.\n» 11 serait facile, à notre avis, à une Com-\nmission officielle de constater que, dans ces\nimmeubles, certains conduits unitaires ont\nété, vu l'urgence, remplacés par des groupes\nde conduits individuels et que, d'autre part,\nles appareils branchés dans les conduits uni-\nques encore existants sont complètement con-\ndamnés et impropres à tout service.\n» Nous connaissons le cas d'un immeuble\nparisien à petits loyers, dont les logements\nsont composés de deux pièces et d'une cui-\nsine, où les locataires ont demandé, d'un\ncommun accord, tant ils s'enfumaient les uns\nles autres, à ce que les travaux de substitu-\ntion de conduit unitaire en conduits indivi-\nduels soient commencés par les cuisines.\n» Au sujet des nouveaux modèles de con-\nduits proposés, la Commission croit que\nl'adoption de ces systèmes ne ferait pas une\néconomie considérable dans l'ensemble de la\nconstruction et qu'il serait intéressant de chif-\nfrer la dépense dans le présent et, surtout,\ndans l'avenir, alors que ces modèles brevetés\nseraient imposés.\n» Nous estimons que les éléments de ces\nnouveaux conduits ne résisteront pas à un feu\nde cheminée, même léger : qu'ils seront à\nl'usage très rapidement fissurés, impossibles\nà visiter et qu'alors les dangers pourront de-\nvenir extrêmement graves pour les occupants\ndes divers locaux deservis.\n» Les gaines destinées à la ventilation se-\nront rapidement obstruées, surtout dans les\nparties hautes, leur petite section n'en per-\nmettant pas le nettoyage.\n» Dans les deux tiers environ de la hauteur\ncT un conduit de fumée desservant une chemi-\nnée d'appartement, il y a dépression inté-\nrieure; dans l'autre tiers, à la partie haute,\nsurpression intérieure.\n» En d'autres termes, c'est l'air extérieur\nqui rentrera dans le conduit à la partie basse,\net, dans la partie haute, il peut se produire des\ninfiltrations vers l'extérieur."}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "102", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192506-01.1.10", "debut_caractere": 13, "fin_caractere_exclue": 2982, "texte": "» Que l'usage ou un incendie ait fissuré le\nconduit unitaire central et que les gaines de\nventilation soient obstruées dans les parties\nhautes par les poussières ce qui sera géné-\nralement le cas ou 1 hiver par des paquets\nde neige, deux phénomènes dangereux peu-\nvent se produire :\n» Par des fissures de la partie haute, les\nfumées et les gaz nocifs se répandront dans\nles gaines de ventilation extérieure, ils des-\ncendront par ces gaines dans les locaux, cau-\nsant des troubles et parfois la mort chez les\noccupants.\n» Par les fissures de la partie basse, péné-\ntreront dans le conduit central tous les pro-\nduits de la ventilation, les imbrûlés des ap-\npareils à gaz; des explosions importantes\nsont à craindre.\n» Dans ces installations à conduit unitaire,\nil arrivera fréquemment qu'un locataire d un\nlocal desservi débranchera son appareil pour\ny installer une évacuation d'un appareil à\nfeu lent ou d'un radiateur à gaz : les dangers\nd asphyxie se doubleront alors de celui de\nl'explosion causée par le mélange de gaz de\ncomposition et de densité différentes.\n» La Commission est d'avis qu'il y a lieu\ni— conformément aux règlements actuels\nde conserver un conduit de fumée individuel\npar pièce, même dans les immeubles à chauf-\nfage central.\n» Nous connaissons des locaux insalubres\net inhabitables, tant ils étaient humides, de-\nvenus sains après qu'ils furent munis de con-\nduits assurant ainsi une ventilation efficace.\n» Pour conclure, la Commission pense :\n» 1° Qu'il y a lieu de rejeter complète-\nment le principe du conduit unitaire, même\ndans les cuisines;\n» 2° Que les expériences sur les nouveaux\nmodèles proposés devraient durer plusieurs\nannées;\n» 3° Que la ventilation par les gaines ex-\ntérieures de ces appareils sera inopérante;\n» 4° Que la disposition même de ces gai-\nnes augmente les dangers d'incendie, d'as-\nphyxie et d'explosion;\n» 5° Que les modèles proposés ne résiste-\nront pas à un feu de cheminée;\n» 6° Qu'il sera impossible de déterminer\nl'endroit exact d'un conduit fissuré;\n» 7° Que l'on ne pourra désigner le loca-\ntaire qui aura mis le feu au conduit et déter-\nminer la responsabilité des dégâts;\n» 8° Qu'en cas de feu de cheminée, le\nconduit unitaire fissuré sera rendu indisponi-\nble pour la totalité des appareils qui y seront\nbranchés;\n, » 9° Que la réparation sera longue, mal-\naisée et coûteuse;\n» 10° Que l'économie résultant de l'adop-\ntion du conduit unitaire n'est pas prouvée et\nqu elle serait insignifiante dans l'ensemble\nde la construction.\n» La Commission estime que toutes les\npièces habitables doivent être munies de\nconduit individuel propre à assurer le chauf-\nfage éventuel et la ventilation. »\nLe président de la Commission d'études\ngénérales, Ch. CANTONI.\nLe rapport de la Commission d'études\ngénérales sur le conduit de fumée unitaire a\nété approuvé à l'unanimité par le Conseil\nd'administration de la Chambre syndicale\ndes Entrepreneurs de Fumisterie, Chauffage\net Ventilation, en sa séance du 7 mai 1924."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1925-06-01-c009", "article_bluemountain": "bmtnaac_1925-06_01#c009", "volume": "bmtnaac_1925-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "103", "page_fin": "105", "image_debut": 11, "image_fin": 13, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192506-01.2.4.2", "titre_corps": "LES SÉRIES DE PRIX ET LEUR APPLICATION EN FRANCE.", "titre_sommaire": "LES SÉRIES DE PRIX ET LEUR APPLICATION EN FRANCE.", "signature_source": "G. 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Asphalte.\nCiments. Egouts. Vidange. Ci-\nment armé.\nCharpente en bois.\nFerronnerie et Serrurerie. Quincaillerie.\nSonneries. - Electricité.\nCouverture. Plomberie.\nMenuiserie et Parquetage. Treillages et\nRustique.\nMarbrerie. Stuc.\nFumisterie. Chaudronnerie. Chauf-\nfage.\nPeinture. Travaux de ravalement.\nVitrerie. Miroiterie. Vitraux. Ten-\nture. Dorure et Sculpture d'orement.\nAmeublement. Ebénisterie. Tapis-\nserie.\nL'origine des séries est lointaine. D'abord\nétablies par des particuliers : par Bonot en\n1782; par Morizot et Toussaint, de 1806 à\n1830; par Rondelet en 1840.\nNous voyons ensuite à Paris, concernant\nla peinture :\nTarif Leclaire en 1841; Série Morel en\n1855 et 1856; Série Cosse et Marchai,\n1872-1874.\nNous avons aussi :\nSérie de la Préfecture de la Seine (Ville\nde Paris, 1859 à 1882);\nSérie de la Chambre Syndicale de Pein-\nture, î 865 à 1869, puis en 1907;\nSérie des Ministères : Instruction Publique;\nCultes et Beaux-Arts; Travaux Publics, etc.\nSérie des Compagnies de chemins de fer.\nSérie de la Société Centrale des Archi-\ntectes, de 1 883 à nos jours.\nSérie de la Chambre des Propriétaires,\n1906.\nLa série la plus importante, sans contredit,\nest celle de la Société Centrale des Architec-\ntes, en usage à Paris depuis 40 ans pour les\ntravaux particuliers. 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Masselin, l'importance\net le rôle de chacun d'eux :\n« Le métré exige un soin tout particulier,\n» une méthode parfaite et une sûreté\n» absolue pour le mode de mesurage,\n» reté absolue pour le mode de mesurage,\n» les classifications d'ouvrages, l'application\n» des plus-values et évaluations prévues ou\n» non prévues à la Série.\n» Toute erreur ou omission peut coûter"}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "104", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192506-01.1.12", "debut_caractere": 13, "fin_caractere_exclue": 4057, "texte": "» cher à l'entrepreneur. Si le métreur ne\n» doit rien omettre dans ses mémoires, il\n» doit, par contre, éviter les exagérations\n» de prix, de mesures, de mode de mesurage\n» et de plus-value.\n» Le métreur parfait est un collaborateur\n» actif que les entrepreneurs gardent pré-\n» cieusement à leur disposition ou à leur\n» service. On rencontre le bon métreur aussi\n» bien chez les commis-entrepreneurs que\n» chez les métreurs de profession.\n» Le bon métreur\n» treur sérieux, honnête, consciencieux, actif\n» et exact mérite d'être considéré à\n» l'égal d'un des rouages les plus nécessaires\n» à l'industrie de l'entrepreneur. Le bon\n» métreur occupe un rang social élevé dans\n» le monde de l'entreprise. Il jouit d'une\n» grande considération s'il est probe et la-\n» borieux; son rôle est celui du moissonneur:\n» il est chargé de récolter, au profit de l'en-\n» trepreneur, le fruit du labeur des ouvriers\n» et le fruit de l'expérience, du savoir, de\n» l'intelligence et des efforts du patron. On\n» peut dire que, toujours, le métreur doit\n» être attentif, car chaque coup de plume,\n» bien ou mal donné, peut coûter gros ou\n» profiter légitimement à l'entrepreneur. Le\n» métreur peut asseoir par des demandes jus-\n» tes, ou anéantir par des demandes incon-\n» sidérées, la réputation de l'entrepreneur...\n» Avant tout, ce que l'on demande au\n» métreur, c'est la clarté et la méthode sans\n» lesquelles un mémoire serait forcément in-\n» complet. Il ne faut jamais oublier que,\n» pour disposer favorablement le vérifica-\n» teur, il faut lui faciliter sa tâche, éviter les\n» tâtonnements et les pertes de temps, sans\n» diminuer d'un centime la part de l'entre-\n» preneur. Il faut, répétons-le, éviter les er-\n» reurs de mesures et les exagérations incon-\n» sidérées. A notre grand étonnement, nous\n» avons entendu soutenir la thèse contraire\n» par des hommes considérés comme des\n» maîtres, en professant qu'un mémoire doit\n» être fait en vue de descendre beaucoup\n» pour satisfaire le vérificateur. Ce raison-\n» nement est le comble de l'absurdité et de\n» la malhonnêteté et il faut le repousser\n» énergiquement. L'entrepreneur ne peut\n» pas, ne doit pas spéculer sur la paresse,\n» 1 incapacité possible fait isolé ,nous en\n» sommes convaincus d'un vérificateur\n» peu scrupuleux. Nous inclinons à penser\n» que, le plus souvent, un mémoire confus\n» et embrouillé ne fait qu'irriter le vérifica-\n» teur, en ce sens qu'il lui fait perdre un\n» temps précieux et fort long pour remettre\n» de l'ordre dans le mémoire. Et, sans cette\n» irritation justifiée, peut-être aurait-il sapé\n» moins durement l'entrepreneur sur les\n» points laissés à son appréciation comme\n» sortant des prescriptions de la Série sou-\n» missionnée.\n» Les difficuléts qui surgissent au moment\n» de la vérification et du règlement des mé-\n» moires ont pour cause le manque de mé-\n» thode dans la manière de compter les tra-\n» vaux et les interprétations différentes des\n» articles contenus dans les séries en cours.\n» En général, chaque métreur établit son\n» mémoire d'une manière qui lui est parti-\n» culière; il en résulte une, confusion dans\n» l'esprit des vérificateurs qui peuvent com-\n» mettre des ereurs regrettables, tout en\n» étant d'une bonne foi indiscutable.\n» Cette sorte d'anarchie dans le métré\n» provoque des discussions interminables et,\n» souvent, amène des procès ruineux pour\n» chacun des intéressés. Ces inconvénients\n» disparaissent si le métreur procède avec\n» méthode et clarté, s'il précise bien les dé-\n» tails de chaque ouvrage et s'il appuie ses\n» évaluations sur des sous-détails sérieux et\n» honnêtement établis.\n» En principe, la vérification des mé-\n» moires ne doit être, en quelque sorte,\n» qu'un contrôle des mesures et une recti-\n» fication des erreurs matérielles pouvant\n» toujours se produire dans le métré d'un\n» travail exécuté.\n» Le vérificateur opère pour le compte de\n» l'architecte et sous son contrôle immédiat.\n» Outre que le vérificateur doit connaître\n» parfaitement l'art de bâtir quant à la com-\n» position des détails d'un ouvrage, à la"}, {"page_pdf": 13, "page_imprimee": "105", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192506-01.1.13", "debut_caractere": 13, "fin_caractere_exclue": 3560, "texte": "» qualité des matériaux, à leur mise en œu-\n» vre, etc. ; il doit aussi connaître sur le\n» bout du doigt : 10 les prescriptions des\n» séries de prix, cahiers des charges, con-\n» vendons, marchés; 2° les ordres d'exécu-\n» tion donnés par l'architecte; 3e les diffi-\n» cultés d'exécution; 4° le cours des métaux;\n» 5e les prix marchands des objets, ouvrages\n» ou matériaux non prévus dans les séries;\n» 6° les droits d'octroi, tarifs de transports,\n» etc.\n» Le rôle du vérificateur étant celui d'un\n» consciencieusement on ne peut suppo-\n» ser qu'il opère différemment est pres-\n» que celui d'un expert. Comme ce dernier,\n» il doit se faire rendre compte des détails\n» du travail, sujétions diverses, etc., pour,\n» ensuite, attribuer à l'entrepreneur la\n» somme qui lui est due par le tarif ou la\ny> somme à laquelle il a réellement droit, si\n» le travail est imprévu à ce tarif.\n*\n» Le vérificateur doit toujours procéder\n» contradictoirement avec l'entrepreneur\n» ou ses représentants; il doit même exiger\n» la présence du contremaître ayant dirigé\n» le travail. S'il opère seul, il ne peut four-\n» nir qu'un travail médiocre, incomplet et\n» inacceptable le plus souvent.\n» Le rôle du vérificateur étant celui d'un\n» quasi-arbitre exige de l'activité, une grande\n» exactitude, du soin, de la méthode, du\n» calme, une grande équité et beaucoup de\n» patience.\n» Si tous les vérificateurs mettaient en\n» pratique ces qualités, il n'est pas douteux\n» que les réclamations sur règlement seraient\n» moins nombreuses, que les rapports de cer-\n» tains vérificateurs avec les métreurs ou en-\n» trepreneurs seraient moins tendus; que\n» certains procès n'auraient jamais été faits\n» et qu'enfin, plusieurs entrepreneurs, accu-\n» lés à la faillite, n'auraient pas subi cette\n» extrémité funeste.\n» En somme,le vérificateur est l'auxiliaire\n» prétieux de l'architecte; sa situation peut\n» être considérable et considérée; il jouit de\n» I estime de tous s'il est honnête, impar-\n» tial et actif dans ses opérations.\n» Il faut le constater avec joie, le plus\n» grand nombre des vérificateurs en renom\n» possèdent ces multiples et nécessaires qua-\n» lités ».\nDeux manières existent d'établir les mé-\nmoires : la premièrèe et la plus souvent em-\nployée consiste à mettre les prix en regard\nde chaque article; c'est ce qu'on appelle le\nmémoire en argent.\nLa seconde consiste à mettre en regard de\nchaque article une indication appelée timbre,\nrésumant, en peu de mots, le genre de tra-\nvail exécuté par rapport aux classifications\nprescrites par la Série; cette dernière manière\nde procéder, dite mémoire en timbres, est\nnécessaire pour réunir dans un seul article,\nporté au résumé, tous les ouvrages de même\nnature contenus dans le mémoire.\nLes prix d'application des séries varient\ndonc suivant les régions du fait de la varia-\nbilité du taux des salaires et en raison des\nchangements apportés aux cours des maté-\nriaux, lesquels, marchandises et main-d'œu-\nvre, forment les bases ayant servi à l'établis-\nsement des prix.\nMalheureusement, une autre cause vient\ns'ajouter à ces deux causes toutes naturelles,\nla méthode employée dans le mode de me-\nsurer.\nCette méthode, fruit de l'expérience, de-\nvrait être la même partout et ne varier jamais.\nCe n'est pas ce qui se passe en réalité, car\nchaque tarif a sa manière, laquelle varie par-\nfois encore et nous le regrettons.\n#\nMétreur spécial en peinture,\nPrésident de la Chambre Syn-\ndicale des Métreurs-vérifica-\nteurs spécialistes du Départe-\nment de la Seine\nDélégué au Çonseil économique\ndu Bâtiment.\n\nG. HURY."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1925-06-01-c010", "article_bluemountain": "bmtnaac_1925-06_01#c010", "volume": "bmtnaac_1925-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "106", "page_fin": "107", "image_debut": 14, "image_fin": 15, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192506-01.2.5", "titre_corps": "L'OPTION", "titre_sommaire": "L'OPTION", "signature_source": "YVES", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 14, "page_imprimee": "106", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192506-01.1.14", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 3365, "texte": "JURISPRUDENCE\nL'OPTION\n\nVous allez me dire que j'en parle bien sou-\nvent. Mais on en parle plus souvent encore\nà l'audience, et c'est mon excuse. Ces contro-\nverses sont dans 1 air. Elles sont nées après\nla guerre. Tous les calculs étaient déjoués,\net la déchéance de notre pauvre franc jetait\ndans la désolation les uns et les autres.\nLes propriétaires fonciers n'en revenaient\npas. Ce bouleversement inattendu les rendait\nmuets de surprise.\nMais ils n'en pensaient pas moins.\nEh quoi! se disaient-ils, il ne sera donc\nplus vrai que les immeubles sont le plus sûr\ndes placements? On ne peut pas nous taxer\nd'imprudence et moins encore de témérité!\nNous nous sommes tenus loin de toute spécu-\nlation. Nous ignorons le chemin de la Bourse.\nObéissant à une tradition vénérable, nous\navons mis nos économies « dans les pierres »,\net voilà que beaucoup d'entre nous s'en trou-\nvent mal.\nNon seulement il nous est interdit de dicter\ndes lois à nos locataires; mais les pouvoirs\npublics s'entendent pour nous dépouiller sans\npudeur. Plusieurs de nous ont été expropriés\navant la guerre. Puis on nous a laissés en paix\npendant toute l'occupation.Cependant,il nous\nfallait attendre. Nous ne pouvions ni vendre\nnotre immeuble ,ni emprunter dessus. Et au-\njourd'hui que la paix est faite, on prétend\nnous payér en monnaie de singe, au prix d'au-\ntrefois, c'est-à-dire trois ou quatre fois moins\nque notre maison ne vaut en réalité.\nCar le renchérissement de toutes choses a\nfait monter le prix de la bâtisse. Les maté-\nriaux coûtent les yeux de la tête et la main-\nd'œuvre a des exigences à l'avenant. Nos\nvieilles maisons ont donc triplé de valeur. Si\non nous les prend, qu'on nous les paye ce\nqu'elles valent; sinon nous serons frustrés.\nLes juges ont écouté ces doléances avec la\nplus sympathique perplexité. Tantôt, ils ont\ndonné raison aux propriétaires. Tantôt, ils\nse sont rangés au côté de l'expropriant. Fina-\nlement, c'est ce dernier à qui la Cour de Cas-\nsation a donné gain de cause, au grand dam\ndes pitoyables expropriés.\nAussi, voyez l'incertitude qui règne par-\ntout. Il y a peu d'années encore, personne\nn'osait bâtir. Les logements étaient rares.\nL'offre était moindre que la demande. C'était\nplaisir alors de mettre en vente sa maison.\nLes amateurs se la disputaient à coups d'en-\nchères.\nQue les temps sont changés! On s'est re-\nmis à construire. Quanr une maison est mise\nen adjudication, on dirait que les gens se sont\ndonné le mot pour la déprécier. Les bulletins\nde la Chambre des notaires démontrent q Von\nretire presque autant de maisons qu'on en\nvend. L'acheteur se fait tellement ladre que\nle vendeur préfère garder son ours que de le\nlâcher au prix qu'on veut lui donner.\nCes vicissitudes de la valeur immobilière\nont suscité maint procès, en dehors des pro-\nblèmes d'expropriation. Bailleur et locataire\nse sont querellés souvent, quand le bail con-\ntenait une option d'achat et que le locataire\nentendait en profiter.\nLa question devenait épineuse quand le bail\nétait ancien. On avait évalué la maison au\nprix d'avant-guerre. On voulait l'acquérir\nmaintenant pour ce prix-là. C'était de l'ex-\ntorsion légale, alors, puisque le prix était\nfixé en francs-or et qu'on n'offrait que le\nmême chiffre de francs-papier.\nOn a plaidé là-dessus, en long et en large.\nLes juges n'ont pas cru pouvoir faire une\ndistinction entre le franc ancien et le franc"}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "107", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192506-01.1.15", "debut_caractere": 15, "fin_caractere_exclue": 3546, "texte": "actuel. Puisque la loi est muette, il faut bien\nadmettre que l'un vaut l'autre.\nEt l'on a dû se borner à appliquer le droit\ncommun.\nLe Code Napoléon permet la rescision\nd'une vente d'immeuble quand le vendeur a\nvendu trop bon marché.\nMais il met des conditions précises et ne\ndonne pas des armes au vendeur dans tous\nles cas.\nIl faut d'abord que la lésion dépasse les\nsept douzièmes de la valeur de l'immeuble,\nestimé au jour de la vente.\nIl faut, en second lieu, que la réclamation\ndu vendeur se produise dans les deux ans.\nIl faut enfin que les faits articulés par lui\nsoient assez vraisemblables et assez graves\npour faire présumer la lésion.\nAlors seulement des experts sont nommés\npour dire ce que valait vraiment l'immeuble\nau jour de la vente. Après quoi, les juges\nn'ont plus qu'à comparer les chiffres et dé-\ncider.\nVous pensez bien que la chicane a eu beau\njeu sur ce terrain-là. On peut dire que la ju-\nrisprudence est désormais fixée. Et néanmoins\non rencontre encore, çà et là, dans les re-\ncueils, des arrêts qui témoignent de l'ardeur\ndes appétits en cause.\nChose curieuse, un arrêt publié l'autre jour\nparle d'un bail postérieur à l'armistice. L'op-\ntion critiquée est de 1919, alors que la livre\net le dollar n'avaient pas encore escaladé les\ncîmes. Et ici, comme dans la plupart des af-\nfaires de ce genre, on avait ergoté sur le mo-\nment où il fallait évacuer la maison.\n« Art. 1675. Pour savoir s'il y a lésion\nde plus des sept douzièmes, il faut estimer\nl'immeuble suivant son état et sa valeur au\nmoment de la vente ».\nChaque plaideur, comme de juste, cher-\nchait à tirer la couverture à lui.\nAu moment de la vente! Qu'est-ce à dire?\nLa vente, disait l'un, était chose faite de-\npuis le jour où le bail fut signé, puisqu'on\nétait d'accord sur la chose et sur le prix.\nJamais de la vie, disait l'autre. Lors de la\nconclusion du bail, s'il y avait engagement\nd'une part, il n'y avait, de l'autre, qu'une\npure faculté. Le concours de volontés, qui\nseul crée une convention, ne s'est produit\nque le jour de la livrée de l'option.\nCette dernière thèse est celle qui a pré-\nvalu en justice. Il faut donc voir ce que vaut\nl'immeuble au moment où le locataire mani-\nfeste l'intention de l'acquérir.\nDans l'espèce récemment jugée, on avait\naventuré une troisième hypothèse. Comme on\navait dû plaider et que le tribunal avait dé-\ncidé que la levée d'option était valide, c'est\nau jour du jugement que la vente aurait été\nenfin conclue et que les experts auraient dû\nfaires leurs évaluations.\nMais la Cour a écarté ce système trop in-\ngénieux :\n« Attendu que le concours de volontés qui\nconstitue le consentement des parties, relati-\nvement à la chose et au prix, existe par les\ndéclarations échangées et ne découle nulle-\nment de la décision de justice qui, en cas de\ncontestation, en a constaté l'existence... »\nC'est donc au jour de la levée d'option que\ndevront se placer les experts pour apprécier\nla valeur vraie de l'immeuble. Le locataire\nacheteur avait soutenu à l'audience que son\nbail était un élément de moins-value. Le pro-\npriétaire protestait là-contre avec la plus sin-\ncère conviction. Sans doute, une maison oc-\ncupée vaut moins, par le temps qui court,\nque si elle était libre et disponible. Mais com-\nment prétendre qu'il y ait dépréciation quand\nc'est l'acheteur lui-même qui occupe la mai-\nson?\nMais l'argument n'a pas séduit les juges.\nLa Cour, comme le tribunal ,a considéré les\nchoses objectivement et décidé que les ex-\nperts avaient à tenir compte de l'existence\ndu bail.\n(« Le Soir »).\n\nYVES."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1925-06-01-c011", "article_bluemountain": "bmtnaac_1925-06_01#c011", "volume": "bmtnaac_1925-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "108", "page_fin": "113", "image_debut": 16, "image_fin": 21, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192506-01.2.6", "titre_corps": "LE PROBLÈME DU COMBUSTIBLE", "titre_sommaire": "LE PROBLÈME DU COMBUSTIBLE", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 16, "page_imprimee": "108", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192506-01.1.16", "debut_caractere": 14, "fin_caractere_exclue": 3428, "texte": "Principes à observer pour les\ninstallations de chauffage central\nLE PROBLÈME DU COMBUSTIBLE\nLe Ministre du Commerce de France a pu-\nblié dernièrement une brochure dont quelques\npagesy consacrées aux installations de chauf-\nfage, sont susceptibles d'intéresser les archi-\ntectes. La Société Centrale d'Architecture de\nFrance les avait signalées à ses membres par\nla voie de son organe « L'Architecture ».\nC'est à ce confrère que nous empruntons les\nlignes qui suivent.\nDans tous les foyers, sauf les cas d'impos-\nsibilité absolue, il conviendrait que les com-\nbustibles aient une teneur en matières vola-\ntiles inférieure à 1 8 p. c.\nIl est évdent qu'une telle règle ne saurait\navoir une rigueur absolue. Il est, en effet,\ncertaines houilles qui, tout en ayant plus de\n18 p.c. de matières volatiles, n'ont aucun\npouvoir agglutinant et donneraient, par con-\nséquent, des cokes pulvérulents non agglo-\nmérés et sans utilisation possible.\nMais, d'autre part, la carbonisation de la\nhouille donne comme produit le « coke »\ndont les disponibilités augmenteront parallè-\nlement au développement de la carbonisa-\ntion; suivant la qualité des houilles distillées\net le mode de distillation, on obtiendra des\ncokes de différentes qualités; soit le vérita-\nble « coke métallurgique », dur, lourd, des-\ntiné à être employé dans les hauts fourneaux;\nsoit un coke plus léger, ayant une dureté\nmoins grande et dont le type sera le coke\nprovenant des usines à gaz. Ce dernier consti-\ntue un excellent combustible maigre, propre à\nremplacer la houille, dans la plupart des em-\nplois domestiques et industriels.\nEn résumé, les nécessités de l'économie\nnationale demandent la suppression de l'em-\nploi à l'état cru des houilles grasses contenant\n1 8 p.c. ou plus de matières volatiles, et leur\nremplacement par d'autres combustibles que\nl'on cherchera à utiliser ie plus rationnelle-\nment possible. Ces combustibles de rempla-\ncement sont : les houilles maigres, le coke,\nles qualités inférieures de charbon (agglo-\nmérés ou non) et les combustibles secondai-\nres employés seuls ou en mélange (tourbe,\ntannée, sciure de bois, etc.).\nL'emploi des combustibles suar grille\ndans les foyers divers\nLa consommation de houille dans les in-\ndustries diverses atteint un chiffre approxi-\nmatif d'environ 20 millions de tonnes, soit\n30 p.c. du tonnage total consommé en\nFrance.\nCe chapitre de la conosmmation mérite\nune attention spéciale pour les deux raisons\nsuivantes :\nI 0 Une grande quantité de combustible est\nbrûlé dans les chaufferies des petites usines,\noù les rendements sont en général assez mé-\ndiocres, et où de très grandes économies\npourraient par conséquent être faites.\nCette étude sortirait du cadre du présent\nrapport; elle a d'ailleurs déjà été faite avec\ntoue l'autorité et la compétence que l'on pou-\nvait souhaiter, par la Commission interminis-\ntérielle des économies de combustibles;\n2° La plus grande partie du combustible\nutilisée dans ces industries de l'Est en vue\nde la production des vapeurs. On y emploie\ngénéralement les tout-venants 1/2 gras ou\n3/4 gras, type des charbons Cardiff.\nII importe donc d'examiner si l'applica-\ntion de la règle qui défend de brûler du char-\nbon à plus de 1 8 p.c. de matières volatiles ne\npeut être une cause de gêne pour les usagers,\net de voir si les appareils existants peuvent\nfonctionner aussi bien avec des combustibles\nmaigres, qu'avec ceux qu'on a employés jus-\nqu'alors."}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "109", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192506-01.1.17", "debut_caractere": 13, "fin_caractere_exclue": 4129, "texte": "Avant tout, il est intéressant de remarquer\nque les matières volatiles sont généralement\nfort mal utilisées dans la plupart des grilles.\nEn effet, lorsqu'on opère un chargement de\ncharbon gras, il est brusquement soumis à\nune forte élévation de température et com-\nmence à distiller; les matières volatiles se dé-\ngagent brutalement en entraînant une quan-\ntité appréciable de particules de combustibles\nsolides.\nIl est impossible de faire arriver l'air en\nquantité suffisante pour réaliser la combus-\ntion complète de tous les hydrocarbures dé-\ngagés, et surtout d'assurer le mélange intime\ndes gaz combustibles et du carburant. On a\ndonc une perte importante de combustibles\nnon utilisés évacués par la cheminée, sous\nforme de fumées noires et épaisses, dégagées\naprès chaque période de chargement. La rè-\ngle de brûler des combustibles à basse teneur\nen matières volatiles, qui avait été formulée\nau nom de l'intérêt national, est donc égale-\nment en accord avec les intérêts particuliers.\nOn a vu, plus haut, que les houilles mai-\ngres avaient des pouvoirs calorifiques sensi-\nblement égaux à ceux des houilles grasses.\nUne remarque s'impose au sujet du coke,\ndont le pouvoir calorifique est généralement\ninférieur à 7,000 calories. Cependant il ne\nfaudrait pas croire, comme on pourrait être\ntenté de le faire à première vue, qu'il en ré-\nsulte sur une grille une diminution sensible de\nla puissance de vaporisation. En effet, par\nsuite de sa teneur très basse en matières vola-\ntiles, les pertes dans la fumée par la chaleur\nlente des gaz sont extrêmement réduites.\nD'autre part, le pouvoir rayonnant du coke,\njoint à ses qualités de tenue au feu, contri-\nbue à en améliorer le rendement.\nEn fait, il a été constaté que les quantités\nde charbon et de coke consommées pour un\nmême travail sont égales en poids avec un\ncoke dont le pouvoir calorifique varie entre\n6,800 et 7,000 calories, et un charbon à\n7,400 calories (rapport de M. Colmet-\nDaage, chef du service des eaux et de l'as-\nsainissement de la ville de Paris).\nIl est bon de noter que la densité du coke\nétant d'environ moitié de celle de la houille,\nle volume de coke à manipuler est, pour des\npoids égaux, double de celui de la houille.\nPour éviter aux chauffeurs une manutention\nsupplémentaire, on aura donc soin de mu-\nnir les chauffeurs de pelles très larges, à\nbords légèrement relevés.\nOn a souvent reproché au coke de conte-\nnir des quantités importantes de soufre, qui\ncorrodent les chaudières et les mettent rapi-\ndement hors d'usage.\nD une façon générale, on peut dire que la\nteneur en soufre est sensiblement la même\nque celle de la houille dont il provient. La\ndistillation enlève, en effet, une partie très\nappréciable du charbon. Le soufre qui est\nparti est naturellement celui qui se trouvait\nsous la forme la plus volatile, la plus immé-\ndiatement active; celle qui reste, au con-\ntraire, plus stable et il est par conséquent lo-\ngique de conclure que le coke est moins dan-\ngereux que la houille dans les foyers indus-\ntriels.\nGrilles ordinaires à chargement à main\nLes grilles à chargement à main, soufflées\nou non, constituent encore le grand nombre\ndes dispositifs utilisés dans les chaufferies ac-\ntuelles; elle speuvent parfaitement employer\nles charbons maigres ou le coke sous réserve\ndes quelques observations ci-après :\nAlors que, pour les houilles grasses, la\nsomme des intervalles vides des grilles doit\nêtre au 1/4 et au 1/5 pour les houilles mai-\ngres, elle doit par contre être de 1/2 pour\nl'anthracite, le coke et les lignites.\nL'intervalle des barreaux de grilles dépend\nmoins de la qualité que du classement du\ncombustible employé : il sera de 3 à 4 mm.\npour les charbons fins et les tout-venants, de\n10 à 15 mm. pour les gros morceaux. Pour\nle coke, il sera de 6 à 8 mm. pour le pous-\nsier et de 8 à 10 mm. pour le grésillon; de\n1 0à 1 2 mm. pour le n° oetlen°l, de 15\nà 1 8 mm. pour le gros coke.\nL'épaisseur de la couche de combustible\nest un facteur important; elle doit être d'au-\ntant plus forte que le combustible est en plus\ngros morceaux. Avec un tout-venant moyen,\non prendra une épaisseur de 12 à 15 cm.;"}, {"page_pdf": 18, "page_imprimee": "110", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192506-01.1.18", "debut_caractere": 13, "fin_caractere_exclue": 4183, "texte": "cette épaisseur sera plus grande encore avec\nle coke; on la prendra approximativement de\n8 cm. pour le poussier, 1 2 cm. pour le gré-\nsillon, 15 à 20 pour le n° 0 et le n° 1 et\n25 cm., pour le gros coke.\nIl est évidemment, pour chaque grille, une\nallure de combustion donnée, fonction du ti-\nrage et du combustible utilisé. Cette allure,\nque l'on définit par le poids de combustible\nbrûlé par heure et par mètre carré de surface\nde grille, est un peu plus faible avec la houille\nmaigre qu'avec la houille grasse. A titre\nd'exemple, sur une grille à main non soufflée,\non peut considérer comme moyenne une al-\nlure de combustion de 55 kilogrammes par\nmètre carré de grille et par heure, avec une\nhouille de 1 0 à 15 p.c. de matières volatiles.\nL'allure serait sensiblement la même avec le\ncoke.\nLe tirage doit être plus fort avec les com-\nbustibles maigres qui, par suite de leur faible\nteneur en matières volatiles, s'allument plus\ndifficilement. Il est, du reste, avantageux\nd'employer les procédés du tirage mécanique\nqui donne une plus grande souplesse de mar-\nche; grâce à eux on pourra, avec un combus-\ntible donné, forcer l'allure de combustion\npresque jusqu'à la doubler.\nOn pourra également, avec certaines dis-\npositions spéciales des grilles, employer\navantageusement les combustibles menus, les\nfines maigres ou quart-grasses, les fines d'an-\nthracite, les grésillons ou poussier de coke,\nEnfin, il est un dernier point à noter : l'es-\npace réservé dans le foyer au-dessus de la\ncouche de combustibles doit être d'autant\nplus grand qu'il y a plus de matièrèes vola-\ntiles et, par conséquent, plus de flammes. Si\nla paroi du récepteur est trop rapprochée,\nles gaz s'éteignent et sont évacués sans avoir\nété complètement brûlés. Dans tous les foyers\noù l'on emploie des houilles grasses, on\npourra donc, sans aucune difficulté, employer\nles houilles maigres; quelquefois même en re-\ntirant de ce chef un avantage appréciable.\nC'est, par exemple, le cas des chaudières\nà foyer intérieur où l'espace libre entre la\npartie supérieure de la couche combustible et\nle ciel du foyer est relativement restreint.\nCependant,et surtout avec les eaux incrustan-\ntes, il faut éviter d'employer le coke lorsque\nla hauteur libre entre le dessus de la grille et\nle ciel du foyer ou la partie inférieure du\nbouilleur est inférieure à 60 mm. On pour-\nrait, en effet, risquer des coups de feu dûs au\nrayonnement trop intense du coke. Dans cer-\ntains cas, on peut d'ailleurs, par un léger\nabaissement des sommiers de barreaux de\ngrilles, obvier à cette difficulté.\nII est enfin une pratique à recommander\navec tous les foyers, c'est celle qui consiste à\nmettre de l'eau dans les cendriers, ce qui a\npour but de refroidir, par le dégagement de\nvapeur produit, la partie inférieure des bar-\nreaux de grilles et d'atténuer le rayonnement\ntrop intense dans le cas du coke; on éteint\négalement ainsi les particules de combustible\nenflammées qui passent à travers la grille et\nqui brûlent en rayonnant de la chaleur dans\nle cendrier. (\nEn résumé, sur toutes les grilles à charge-\nment à main, la substitution des houilles mai-\ngres ou du coke aux charbons riches en ma-\ntières volatiles, ne présente pas de difficultés\nminimes. Par contre, le travail du chauffeur\nsera réduit, puisque les houilles ne s'agglomé-\nrant pas, il n'y a plus de piquages à faire,\nmais simplement un réglage de la partie su-\npérieure de la couche de combustible.\nChauffage central\nLe chauffage central a été un perfection-\nnement considérable dans le chauffage do-\nmestique. On a cependant prétendu que, s'il\nétait plus agréable, il n'apportait pas une plus\ngrande économie de combustible par suite de\nla difficulté du réglage de la température des\ndivers locaux. Il est exact que souvent on ne\nmodère pas le chauffage et que, pour dimi-\nnuer la température, on se contente d'ouvrir\nles fenêtres par intermittence, ce qui est un\ngaspillage de calories. Ceci prouve simple-\nment que le chauffage central n'est pas en-\ncore au point, qu'il faut rechercher et déve-\nlopper l'emploi des dispositifs de réglage en\nmême temps qu'il faut documenter et ins*\ntruire le public.\nàù Les premières installations de chauffage"}, {"page_pdf": 19, "page_imprimee": "111", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192506-01.1.19", "debut_caractere": 13, "fin_caractere_exclue": 4058, "texte": "central consistaient en calorifères à air chaud,\ngénéralement constitués par des foyers à\ngrilles ordinaires. Sur ces grilles, on brûlera\ndes combustibles maigres, ainsi qu'il a été\nindiqué pour les emplois industriels.\nD'aurtes appareils assez anciens sont cons-\ntitués par des dalles superposées et ont été\nétablis spécialement pour l'utilisation des\ncombustibles de qualité inférieure. On y brû-\nlera soit des fines maigres ou demi-grasses,\nsoit des poussiers de coke qui donneront un\nchauffage régulier et économique.\nA 1 heure actuelle, toutes les installations\nde chauffage central fonctionnent à l'eau\nchaude ou à la vapeur. Dans les chaudières\nqui alimentent ces installations, il était, avant\nla guerre, d'un usage courant en France d em-\nployer exclusivement l'anthracite.\nPar contre, en Allemagne et en Suisse où\nle chauffage central était beaucoup plus déve-\nloppé, on employait exclusivement le coke.\nMais, depuis la guerre, le marché charbon-\nnier a subi des fluctuations considérables et\non ne pourrait être plus explicite qu'en don-\nnant, à titre d'exemple, les prix de vente au\ndétail des combustibles dans la région pari-\nsienne.\nIl est inutile d'insister sur la hausse des\nanthracites anglais, hausse due en grande\npartie aux dénivellations du change. D'autre\npart, les achats de charbons étrangers con-\ntribuent à augmenter le déficit de notre ba-\nlance commerciale et l'intérêt national de-\nmande de les réduire au minimum.\nQuant aux charbons anthraciteux, ils pro-\nduisent par suite de leur teneur en matières\nvolatiles, des suies qui encrassent les canaux\net les conduits de fumée, généralement assez\nétroits dans les chaudières de chauffage.\nLe véritable combustible de chauffage cen-\ntral est donc le coke, tant au point de vue\néconomique qu'à celui de l'intérêt général.\nDans les chaudières de chauffage central\ncomme dans les autres foyers, il est indispen-\nsable que le coke soit bien classé et que la\ncatégorie utilisée corresponde aux dimensions\nde la chaudière et surtout à celles des bar-\nreaux de grille. On ne devra utiliser le grésil-\nlon que si les barreaux ont un écartement\nmaximum de 1 0 mm. ; le n° 0 et le n° 1 con-\nviendront pour un espacement de barreaux\nde 1 0 à 12 mm. Dans les chaudières où les\nconduits d'alimentation en combustibles sont\nde faible section et où la grille est d'un mo-\ndèle spécial, on pourra, même si les chaudiè-\nres sont d'une forte dimension, employer\navec avantage le grésillon. Mais, d'une ma-\nnière générale, on utilisera plutôt le n° 0 et\nle n° 1 : le premier, pour les chaudières peti-\ntes ou moyennes; le deuxième, pour les\ngrandes.\nA titre d'exemple de comparaison entre\nles charbons anthraciteux (généralement qua-\nlifiés d'anthracites français ou belges), on\ntrouvera ci-après les résultats d'essais effec-\ntués autrefois dans un hôpital militaire.\nLes combustibles employés successivement\nétaient :\n10 Une houille anthraciteuse à 9 p.c. de\ncendres, ayant un pouvoir calorique de\n7,830 calories;\n2° Un coke ordinaire de 14,5 p.c. de cen-\ndres, ayant un pouvoir calorique absolu de\n6,730 calories.\nDans des conditions absolument identi-\nques : même température extérieure, même\ntempérature intérieure, les consommations\nconstatés ont été de 1,743 kilogrammes d'an-\nthracite, contre 1,440 kilogrammes de coke,\nsoit une économie de 1 7,4 p.c. en faveur du\ncoke.\nL'explication de ces différences est très\nsimple : elle est due à la différence des per-\ntes par la chaleur latente; en effet, avec le\ncharbon anthraciteux, la teneur des fumées\nen CO2 était de 8,5 p.c. alors qu'elle était\nd'environ 16 p.c. avec le coke. Ceci est la\nconséquence des teneurs en matières volatiles\ndes deux combustibles : environ 10 p.c. pour\nle charbon, contre une teneur inférieure à\n1 p.c. pour le coke. On trouve là encore une\nconfirmation du fait que les matières vola-\ntiles sont pratiquement mal utilisées au cours\nde la combustion. Il est exact d'ajouter que\nle nombre de chargements dut être plus\ngrand avec le coke qu'avec le charbon an-\nthraciteux, mais cet inconvénient pouvait être"}, {"page_pdf": 20, "page_imprimee": "112", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192506-01.1.20", "debut_caractere": 13, "fin_caractere_exclue": 4005, "texte": "en l'occurrence facilement supprimé en re-\nhaussant le magasin de combustible, de ma-\nniéré à lui donner une plus grande capacité.\nDans la pratique, l'emploi du coke rencon-\ntre cependant certaines difficultés, dues au\nfait que les installations existantes datant gé-\nnéralement d'avant-guerre, ont été construi-\ntes à une époque où le prix des meilleurs an-\nthracites n'était pas très élevé. On pouvait\ndonc les employer, parce qu'ils permettaient\nde choisir les chaudières petites et par consé-\nquent peu coûteuses, mais dans lesquelles il\nest difficile aujourd'hui de consommer un\nautre combustible.\nEn fait, on peut diviser les installations en\ntrois catégories :\n1° Celle dans lesquelles la chaudière avait\nété largement calculée, où l'on peut généra-\nlement brûler le coke sans aucun change-\nment, ou tout au plus avec des modifications\nde détail, par exemple un changement de\ngrille;\n2° Celles dont la capacité est trop faible et\nexige, malgré une marche très poussée de la\nchaudière, les meilleurs combustibles sous le\nplus faible volume, c'est-à-dire les anthra-\ncites ;\nL'intérêt du consommateur lui commande,\ndans ce cas, d'étudier une augmentation de\nla puissance de sa chaudière; il semble que\nla meilleure solution à envisager soit d'y ad-\njoindre une nouvelle chaudière, pour que 1\npuissance des deux appareils atteigne celle\nqui est nécessaire pendant les périodes les\nplus froides; pendant les périodes douces, au\ncontraire, on pourra n'employer qu'une seule\ndes deux chaudières. De toute façon, elles ne\nmarcheront qu'à allure modérée, c'est-à-dire\ndans les meilleures conditions de rendement;\nil est, en effet, utile de rappeler que le rende-\nment d'une bonne chaudière de chauffage\ncentral, qui est de 70 à 80 p.c. à allure nor-\nmale, tombe à 50 p.c. et même moins lors-\nqu'on force l'allure. Il est ainsi facile de cons-\ntater combien la dépense nécessitée par l'ins-\ntallation de la deuxième chaudière peut être\nrapidement amortie par l'emploi d'un com-\nbustible plus économique et par l'augmenta-\ntion du rendement;\n-3° Enfin, dans quelques chaudières de\ntrop petites dimensions, il est pratiquement\nimpossible de brûler du coke, le foyer n'ayant\npas de capacité nécessaire pour contenir à la\nfois une quantité suffisante de combustible en\nignition.\nOn trouvera ci-après les indications géné-\nrales pour la surveillance d une chaudière de\nchauffage central.\n1° Pour la sécurité, surveiller d'une façon\nconstante les niveaux d'eau et les soupapes\nde sûreté, dont les organes doivent être en-\ntretenus d'une façon irréprochable;\n2° Pour la marche régulière, alimenter de\ncombustible et faire des décrassages à inter-\nvalles réguliers, en entretenant des feux\nclairs ;\n3° Pour l'économie # surveiller le bon\nfonctionnement des régulateurs automatiques,\nleur réglage pour la pression de marche et\nleur parfait entretien. Passer la brosse d'acier\ndans les tubes à fumée dès qu'ils paraissent\ns'encrasser;\n4° Pour la conservation des grilles, entre-\ntenir constamment une couche d'eau dans le\ncendrier; ne le laisser jamais à sec.\nLa cuisine. Dans les fourneaux de cui-\nsine, on a souvent recommandé l'emploi des\ncombustibles, donnant une flamme assez lon-\ngue,par conséquent relativement riche en ma-\ntières volatiles.\nLes matières volatiles, en effet, facilitent\nl'allumage. Elles permettent, lorsqu'un foyer\na été maintenu au ralenti, d'augmenter très\nrapidement l'allure de la combustion par\ncharge de combustible et une ouverture du\nréglage de l'air; c'est là une qualité pré-\ncieuse pour les « coups de feu » à donner au\nmoment des repas.\nSans avoir toute la souplesse désirable, les\ncharbons maigres ou le coke permettent de\nrépondre de la plupart des emplois avec, au\nsurplus, une appréciable économie.\nDans les cas exceptionnels où on ne pour-\nrait obtenir la souplesse nécesaire, la cuisine\nau gaz est alors tout indiquée, et les applica-\ntions multiples et nouvelles qui sont faites\ntous les jours en apportent la preuve.\nTous les fourneaux de cuisine peuvent uti-"}, {"page_pdf": 21, "page_imprimee": "113", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192506-01.1.21", "debut_caractere": 14, "fin_caractere_exclue": 3709, "texte": "liser le coke si les foyers ont la profondeur\nsuffisante, environ 20 centimètres, par suite\ndu rayonnement du coke, le four chauffe\nmieux qu'avec le charbon.\nEnfin, le coke est d'un usage infiniment\nplus propre que n'importe quelle houille.\nDans les cuisines importantes des hôtels,\ndes hôpitaux, des casernes, le coke est d'un\nusage courant. En 1911 et 1912, des essais\neurent lieu à Paris par deux commissions\nnommées par le ministre de la guerre, d'abord\nà la caserne de Latour-Maubourg, puis à la\ncaserne de Clignancourt. Les essais de pré-\nparation d'aliments furent faits avec les cui-\nsinières régimentaires types « Cubain » et\n« Vaillant », de 300 rations, et les essais de\nchauffage des chambrées avec des poêles de\ndifférents modèles : cylindriques, ordinaires,\nà cloche et type « Godin ». Voici les conclu-\nsions exactes de la commission :\n« Le coke de gaz s'est montré nettement\nsupérieur à la houille, à laquelle il peut se\nsubstituer sans aucune difficulté.\n» Il est homogène et sans poussier.\n» Il donne une chaleur radiante plus éle-\nvée.\n» Il est d'un usage plus commode et plus\npropre.\n» Il n'encrasse pas les appareils.\n» A poids égal et à prix égal, il semble\ndevoir apporter une économie très notable\ndans les dépenses de chauffage des corps de\ntroupes.\n» La commission signale l'emploi qui a été\nfait du grésillon de coke de gaz, toujours\nmoins cher que le coke classé et qui a donné\nde bons résultats ».\nD'autres essais furent faits dans divers\ncorps de troupes; c'est à la suite des résultats\nobtenus, tous concordants, que la direction\nde l'intendance modifia l'article 56 du règle-\nment sur le chauffage des \"corps de troupes,\nqui devint le suivant :\n« Emploi du coke pour les fourneaux de\ncuisine. Le coke est un combustible qui ne\ndonne pas de flamme et exige généralement\npour F allumage un temps plus long que la\nhouille ».\nD'après les expériences faites par la mai-\nson François Vaillant, le tableau suivant\nmontre les résultats obtenus avec des four-\nneaux de campagne :\nNuméros Consommation Tempo pour l'ébullition Contenance\ndos des\nfourneaux de houille de coke avechouille avec coke marnilea\nà soupe\nkg. kg ! litres\n3 26 17 1 h. 20 2h. 20 50\n4 29 25 1 h. 40 2h. 35 75\n5 I 32 27 Ih. 50 2h. 45 100\n« Des expériences faites avec divers appa-\nreils de cuisine plus perfectionnés que les\nfourneaux de campagne ont montré que,\ndans nombre de places, en raison de la dimi-\nnution actuelle du prix du coke par rapport\nà celui de la houille, remploi du coke peut\nprésenter de sérieux avantages.\n» Le coke est homogène, sans poussière,\nd'un usage commode, et propre. S'il est un\npeu long à allumer, s'il ne donne pas de\nflamme, il développe néanmoins une cha-\nleur très intense.\n» Il nécessite un foyer assez grand et assez\nprofond; mais la plupart des fourneaux de\ncuisine en usage dans les corps remplissent\nces conditions et peuvent, par conséquent,\nbrûler indifféremment de la houille ou du\ncoke ».\nConclusions\nOn a vu par la présente étude, forcément\nsuperficielle, que, à quelques rares excep-\ntions près, les combustibles maigres ou le coke\npouvaient être utilisés dans tous les appareils\nde consommation.\nSans préjuger des dispositions qui pour-\nraient être prises pour développer l'emploi\ndes combustibles maigres, il appartient aux\ngrandes administrations publiques et en gé-\nnéral à tous les services dépendant d'un or-\nganisme d'Etat, de donner l'exemple et de\nse conformer d'une manière absolue aux\ntrois règles suivantes :\n1° Ne brûler aucune houille renfermant\n1 8 p.c. et plus de matières volatiles et sus-\nceptibles d'être économiquement distillée;\n2° Eviter l'emploi des anthracites de pro-\nvenance étrangère;\n3° Remplacer, selon les cas, les combusti-"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1925-06-01-c012", "article_bluemountain": "bmtnaac_1925-06_01#c012", "volume": "bmtnaac_1925-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "114", "page_fin": "114", "image_debut": 22, "image_fin": 22, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192506-01.2.7", "titre_corps": "CONGRES", "titre_sommaire": "CONGRES", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 22, "page_imprimee": "114", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192506-01.1.22", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 742, "texte": "CONGRES\nBles précédents par les charbons maigres ou\nle coke.\nAu point de vue du chauffage central, dans\nles grandes administrations où ce mode de\nchauffage existe, il faudra prévoir l'emploi\ndu coke et modifier éventuellement les ca-\nhiers des charges en conséquence.\nLorsque les installations existantes n'ont\npas les dimensions suffisantes pour permettre\n1 emploi du coke, il y a lieu d'en envisager\nla modification, ainsi qu'il a été dit plus\nhaut. 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IIIe CONGRÈS INTERNATIONAL DES VILLES organisé par l'Union Internationale des Villes et Communes (Bruxelles, 3bis, Rue de la Régence) et l'Union des Villes et Communes de France (Paris, 29, rue de Sévigné) (du 26 septembre au 14 octobre).", "titre_sommaire": "PARIS 1925. 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RAPPORTS ET COMMUNICATIONS\n1. L'Union Internationale des Villes et Com-\nmunes.\nRapport sur l'activité de l'Union Interna-\ntionale : documentation et publication;\nRelations avec les Institutions et Organisa-\ntions Internationale : (Société des Nations;\nBureau International du Travail; Croix Rou-\nge Internationale; Association pour la lutte\ncontre le chômage, la tuberculose, le péril\nvénérien).\n2. Les Unions des Villes, Communes et Pou-\nvoirs locaux.\nRapports par chaque Union nationale sur\nson activité.\n3. Le Régime Municipal.\nRapport sur les résultats de l'enquête au\nsujet des relations entre les communes ou\npouvoirs locaux autonomes et le pouvoir cen-\ntral dans les différents pays.\nB. ETUDES ET DISCUSSIONS\n4. La politique foncière des communes et\nson influence sur le problème du loge-\nment.\n5. Les grandes agglomérations.\nQuelles sont les solutions adoptées ou pro-\nposées dans les divers pays pour résoudre les\ndifficulté qui résultent dans les grandes agglo-"}, {"page_pdf": 25, "page_imprimee": "115", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192506-01.1.25", "debut_caractere": 9, "fin_caractere_exclue": 2991, "texte": "mérations urbaines du fait de leur division en\npluseurs unités administratves autonomes?\nRECEPTIONS\nRécepton à l'Hôtel de Ville de Paris; à\nl'Exposition des Arts décoratifs et Industriels\nModernes; à la Mairie de Suresnes; à l'Hôtel\nde Ville de Lyon; à l'Hôtel de Ville de Gre-\nnoble; à l'Exposition de la Houille blanche\net du Tourisme de Grenoble, etc...\nVISITES ET EXCURSIONS\nL'organisation des visites et excursions pré-\nvoira notamment :\nEnseignement : Ecoles modèles, Cité Univer-\nsitaire de Paris.\nHygiène : Piscines, eaux, égouts, épuration.\nHabitation : Blocs et cités-jardins (Paris, Dé-\npartement de la Seine et Lyon).\nServices d'incendie, éclairage et force : gaz\net électricité (Gennevillers et Grenoble).\nŒuvres sociales : (Paris, Lyon, etc.).\nCommunications et transports : ateliers cen-\ntraux des Transports en Commun de la Ré-\ngion Parisienne.\nUrbanisation : Aménagement des terrains des\nfortifications de Paris.\nArt, Histoire et divers : Buttes Chaumont,\nMosque, Petit Palais, Versailles, Sceaux,\nExposition des Arts Décoratifs, Exposition\nde la Houille Blanche et du Tourisme\n(Grenoble), etc.\nLe programme définitif de ces visites et\nexcursions sera distribué prochainement. Les\nparticipants auront à s'inscrire à l'avance,\ntant pour les excursions gratuites . que\npayantes.\nPOUR LE COMITE EXECUTIF\nDE L'UNION INTERNATIONALE :\nLe Présiaent,\nF.-M. WIBAUT,\nSénateur. Echevin de la ville d'Amsterdam.\nLe Secrétaire^Général-Directeur,\nE. VINCK,\nSénateur. Conseiller Communal d'lxelles.\nSOIREES ET BANQUETS\nDes soirées théâtrales seront offertes aux\ncongressistes. Un banquet officiel et divers\ndîners seront organisés en l'honneur des dé-\nlégués.\nVOYAGES ET HOTELS\nPar convention avec l'Agence Cook, les\nparticipants au Congrès sont assurés de trou-\nver, dans les Agences Cook de leur ville ou\npays, la possibilité d'obtenir leurs billets\npour trains, bateaux ou avions avec réduc-\ntions éventuelles, en même temps ils pour-\nront retenir leur chambre dans l'hôtel de leur\nchoix, suivant liste et conditions qui leur se-\nront communiquées par Cook.\nINSCRIPTIONS AU CONGRES\nLes participants sont priés de notifier leur\nadhésion au Congrès directement à l'Union\nInternationale des Villes, à Bruxelles, rue de\nla Régence, 3bis, en mentionnant s'ils sont\naccompagnés d'une ou de deux personnes,\nLes adhésions venant de la France même\ndoivent être notifiées à l'Union des Villes et\nCommunes de France, 29, rue de Sévigné,\nParis.\nCOTISATION\nLa cotisation pour l'inscription au Congrès\nest de 50 francs, donnant droit aux Actes.\nLes adhérents au Congrès peuvent se faire\naccompagner de une ou deux personnes ne\npayant que demi-cotisation, soit 25 francs par\npersonne accompagnant, et qui bénéficieront\ndes avantages du Congrès, sauf les Actes.\nPOUR LE COMITE GENERAL\nDE L'UNION DES VILLES ET COMMUNES\nDE FRANCE :\nLe Président,\nLouis DAUSSET,\nSénateur. Ane. Conseiller Municip. de Paris.\nLe Secrétaire Géhéral,\nHenri SELLIER,\nConseiller Général de la Seine.\nMaire de Suresnes."}, {"page_pdf": 26, "page_imprimee": "116", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192506-01.1.26", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 3853, "texte": ", HUY. RECoino i KUCTION DU THEATRE.\nLa ville de Huy met au concours l'avant-projet\nde reconstruction du théâtre. Les architectes qui\ndésirent participer à ce concours, auquel 6,000 fr.\nde primes sont attribués, peuvent obtenir les con-\nditions et programme moyennant 1 envoi d une\nsomme de 2 fr. 50 en timbres-poste à l'administra-\ntion communale.\nCOMLNES. HOTEL DE VILLE ET PRESBY-\nTERE. L'Office des Régions Dévastées a ou-\nvert un concours d'architecture pour l'élaboration\ndu projet de reconstruction de l'Hôtel de ville ainsi\nque du presbytère de la ville de Comines.\nLe programme, cahier des charges et plan d im-\nplantation se trouvent en vente au Musée Com-\nmercial, 15, rue des Augustins, à Bruxelles, et la\npublicité en a été faite dans iLa Chronique des\nTravaux Publics >.\nLa date ultime pour le dépôt des projets avait\nété fixée tout d'abord au 12 août courant. A la\ndemande de plusieurs architectes l'O. R. D. a dé-\ncidé de reporter la date de remise des projets défi-\nnitivement au 17 septembre prochain. ,\nDIXMUDE. LA TOUR DE LA MORT. Le\nmonument dédié par la province de la Flandre oc-\ncidentale aux morts glorieux de la grande guerre\nsera édifié très prochainement.\nAinsi que nous l'avons renseigné, les projets de\nce monument ont fait l'objet d'un concours en\nf 1923. Les autorités compétentes ont retenu le pro-\njet intitulé : « La Tour de la Mort ».\n* L'Etat et la Province ayant décidé d'accorder\nrespectivement des subsides de 75,000 francs et\nde 200,000 francs, l'adjudication de ce travail sera\nannoncée très prochainement.\nLa « Tour de la Mort » sera édifiée près du\ngrand pont de Dixmude.\nLes auteurs de ce monument très caractéristique\nsont les architectes MM. Schaesens, de Fumes;\nVerbruggen, d'Ypres, et Lievens, de Thielt.\nEXPOSITION ET CONCOURS ORGANISES\nPAR LA PROVINCE DE BRABANT, du 26 sep-\ntembre au 6 octobre 1925, à la Galerie Giroux,\nboulevard du Régent, 43, à Bruxelles. La Pro-\nvince du Brabant organise une Exposition d'Arts\ndécoratifs et industriels, avec concours.\nLes travaux à présenter devront êrte originaux.\nLes personnes qui désirent participer à l'exposi-\ntion devront remplir, avant le 21 juillet 1925, une\nfiche afin de déterminer la nature de la participa-\ntion. Cette fiche leur sera transmise, ainsi que 3e\nrèglement de l'exposition, sur demande à adresser\nà M. le Président de la Commission organisatrice\nde l'exposition, rue du Chêne, 22, à Bruxelles, où\nces documents peuvent être également retirés par\nles intéressés.\nUne somme de 6,000 francs est mise à la dis-\nposition du jury pour l'attribution des primes aux\nparticipants au concours organisé parmi les expo-\nsants.\nLa Députation permanente a arrêté, d'autre\npart, comme suit, le programme du concours spé-\ncial prévu à l'article 19 du règlement de l'Exposi-\ntion.\n1° Couverture illustrée pour une édition popu-\nlaire du livre de Decoster : « La Légende d'Uylen-\nspiegel », format Charpentier, dessin à exécuter à\nla plume ou sur bois.\n2° Projet de maison particulière.\nCoût maximum : 90,000 francs, y compris tous\ntravaux d'achèvement et notamment chauffage\ncentral; à construire à front de rue, sur un terrain\nde 6 m. de largeur.\nLa maison comprendra :\nSous-sols : caves à charbon, provisions, vins et\nbuanderie.\nRez-de-chaussée : petit hall, cuisine, salle à man-\nger, bureau studio.\nEtages : 3 chambres à coucher, salle de bain,\nmansardes et grenier.\nUn principe doit prévaloir dans l'élaboration du\nprojet : autant que possible, des armoires doivent\nêtre prévues dans les murs et cloisons.\nLes projets doivent parvenir à M. Renard, Pré-\nsident de la Commission organisatrice, au Gouver-\nnement provincial, rue du Chêne, 22, au plus tard\nle 20 août 1925.\nLes projets présentés figureront à l'exposition.\nUne somme de 2,000 francs est prévue pour l'al-\nlocation de primes.\nLE PRÉSENT NUMÉRO RENFERME HUIT PLANCHES HORS TEXTE"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1925-06-01-c014", "article_bluemountain": "bmtnaac_1925-06_01#c014", "volume": "bmtnaac_1925-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 23, "image_fin": 23, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192506-01.2.8.1", "titre_corps": "Clichés de la Revue l'Emulation.", "titre_sommaire": "Clichés de la Revue l'Emulation.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 23, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192506-01.1.23", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 450, "texte": "PLANCHE III\nL'EXPOSITION DU CINQUANTENAIRE DE\nL'ÉMULATION AU CERCLE ARTISTIQUE\nA BRUXELLES <16-26 avril>\nHabitation à logements multiples. — Coin rues J. Jacquet\net A. Court à Koekelberg. Détail de la façade, entrée des\ncours et appartements. Fernand BRUNFAUT, architecte.\nSupplément à la Revue LA CITÉ, Ve Année N° 6\nHôtel Particulier, 115, Boulevard Saint-Michel à Etterbeek.\nL'entrée. Julien de RIDDER, architecte.\nClichés de la Revue l'Emulation."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1925-06-01-c015", "article_bluemountain": "bmtnaac_1925-06_01#c015", "volume": "bmtnaac_1925-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 24, "image_fin": 24, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192506-01.2.8.2", "titre_corps": "Clichés de la Revue l'Emulation", "titre_sommaire": "Clichés de la Revue l'Emulation", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 24, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192506-01.1.24", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 263, "texte": "PLANCHE IV\nHabitation, 81, rue Washington à Ixelles. Détail de la Façade. Alfred NyST. architecte\nPropriété de M. C. L., 26, Av. Maurice à Bruxelles Vue du Hall. James ALLARD, architecte.\nSupplément à la Revue LA CITÉ Ve Année N° 6\nClichés de la Revue l'Emulation"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1925-06-01-c016", "article_bluemountain": "bmtnaac_1925-06_01#c016", "volume": "bmtnaac_1925-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 3", "page_fin": "couv. 3", "image_debut": 27, "image_fin": 27, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192506-01.2.9", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 27, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192506-01.1.27", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 441, "texte": "Les Spécialités qui ont fait la réputation dé notre\nMaison, fondée en 1870, sont fabriquées dans nos\n*\nusines et chantiers qui couvrent une superficie\nde plus de 25.000 m 2\nPlaques \" Fibro-Plâtre „ (J&uéee)\nBéton de Cendrée \" Scorite „ («£££)\nBéton Calorifuge \" Vulcanit\n99 (déposée)\nLattes fendues en Sapin du Nord\nBrouettes 6 Echelles\nA. ù L. CANTILLANA\nRue de France, 29 BRUXELLES\nTtléph»nes : 223.75-223.76\nTtllgnan : CantilUaa Itiitllii"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1925-06-01-c017", "article_bluemountain": "bmtnaac_1925-06_01#c017", "volume": "bmtnaac_1925-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 4", "page_fin": "couv. 4", "image_debut": 28, "image_fin": 28, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192506-01.2.10", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 28, "page_imprimee": "couv. 4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192506-01.1.28", "debut_caractere": 67, "fin_caractere_exclue": 539, "texte": "Nos prochains Numéros\nseront consacrés à\nI'EXPOSITION INTERNATIONALE\ndes Arts Décoratifs Modernes à\nPARIS\nl\nUn numéro spécial, à gros tirage,\ntrès richement illustré et qui sera\ndistribué dans toute la Belgique\nsera consacré à la\nParticipation Belge\nHimmiKmw(inirimtmuniHtmtiitiffîîiinimHiiitmii»Hin)ininiiitHnfflmtHß«wgH>«fliiwMwimi»miiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiHffmmtHmii»mmiiiiiiumiinnninmniiiuiinn\nNous acceptons des ANNONCES\nHtuuiiimiinitiiiiiiniiinmwtiiNiii pour ce numéro"}]}], "pages_ocr_originales": [{"page_pdf": 1, "page_imprimee": "couv. 1", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192506-01.1.1", "texte": "fcOUWIPWt HOECKc"}, {"page_pdf": 2, "page_imprimee": "couv. 2", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192506-01.1.2", "texte": "RKVUt MENSUELLE BELGE\nLA CITÉ\nURBANISME a ARCHITECTURE ■ ART PUBLIC\nRECONSTRUCTION\nDES RÉGIONS DÉVASTÉES\ngptsass: ■ ■ ' \" 1 ■ ' isss—^\nREDACTEURS :\nMM. Fern. BODSON, architecte (Bruxelles) ; J. DE LIGNE, architecte\n(Bruxelles) ; J. EGGERICX, architecte (Bruxelles) ; Huib. HOSTE, architecte\n(Bruges) ; Raymond MOENÂERT, architecte (Bruxelles) ; L. van der\nSWAELMEN, architecte-paysagiste (Bruxelles) ; J. M. vanHARDEVELD\n(Amsterdam) ; M. Raph. VERWILGHEN, Ingénieur Urbaniste (Bruxelles),\nSecrétaire de la Rédaction.\nCOLLABORATEURS\nARCHITECTES :\nRichard ACKE (Courtrai) ; H. P. BERLAGE (La Haye) ; H. J. BIRNSTINGL\nA. R. E. B. A. (Londres); Gaston BOGHEMANS (Menin); J. BORLEE\n(Jodoigne) ; Victor BOURGEOIS (Bruxelles) ; Ch. CONRARDY (Bruxelles) ;\nJulien de RIDDER (Bruxelles) ; Marcel GUILLEMINAULT (Paris) ; Léon\nGRAS ( Anvers) ; J. E. HOEBEN (Bruxelles) ; V. HUSZAR (Hollande) ;\nLE CORBUSIER SAUGNIER (Paris); Edw. LEONARD (Anvers); J. J.\nP. OUD (Rotterdam, Hollande) ; Jozef PEETERS (Anvers) ; Gust. SCHLEI-\n- (Allemagne) ; F. SEROEN (Bruxelles) ; Raym. THIBAUT (Bru-\nxelles) ; Carlos THIRION (Verviers) ; Henri VAN DE VELDE (La Haye.\nHollande) ; Théo van DOESBURG (Paris) ; P. VORIN (Paris) ; E. A. VAN\nTONDEREN (architecte).\nCRITIQUES D'ART :\nMaurice CASTEELS (Bruxelles) ; André de RIDDER (Anvers) ; Elie FAURE\n(Paris) ; FIERENS-GEVAERT (Bruxelles) ; Julien LEONARD (Paris) ; Paul\nLEON (Paris); Jacques MESNIL (Paris); Léon ROSENTHAL, Paris), etc.\nTECHNICIENS :\nCharles de GRONCKEL* (Bruxelles) ; A. KNAPEN (Bruxelles) ; L. J. SERIN\n(Bruxelles), etc., etc.\nLes Rédacteurs et Collaborateurs sont seuls\nresponsables de leurs articles. Il sera rendu\ncompte dans « La Cité » de tout ouvrage dont\ndeux exemplaires seront envoyés à la Revue\nPour la rédaction, l'administration et le\nau Siège de la Revue : 10, Place Loix, Saint-Gilles-Bruxelles-\nPour la vente au numéro s'adresser exclusivement aux librairies. Dépôt\nprincipal : Librairie LAMERTIN,SB-62\nABONNEMENT: Belgique, 20 francs; Etranger 25 francs. Le numéro, 2 francs\nLes abonnements peuvent se prendre e2O\ncrédit du Compte chèques-postaux n° 166.21 (Revue : « La Cité »). Moyennant\nun suppîément de 3 francs les numéros seront envoyés mensuellement sous\nenveloppe cartonnée"}, {"page_pdf": 3, "page_imprimee": "97", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192506-01.1.3", "texte": "L'EXPOSITION\nDU CINQUANTENAIRE\nDE “ L'EMULATION „\nAU CERCLE ARTISTIQUE\n\nCette exposition, organisée au Cercle Artistique par la Société\ncentrale d'architecture de Belgique pour commémorer le cinquantième\nanniversaire de la publication de «L'Emulation»,revue d'architecture,\nn'était pas sans intérêt. Dire que l'on goûte un plaisir sans mélange\nserait travestir notre pensée, mais enfin nous pouvions avoir pire.\nLes tendances modernistes y étaient représentées; nous ne pou-\nvions espérer un renouveau total, un changement complet des cadres\nde la vieille société. Pour ne pas effaroucher le public, on a décidé de\nn'y montrer que des photos, des dessins, des pastels, des maquettes,\nles épures graphiques étant systématiquement écartées. Or, où est\nvraiment l'art architectural? Dans un plan ou un dessin fort beau\nsur le papier? Certes, il est intéressant de juger des réalisations, mais\nla technique a aussi son importance. Mais ne soyons pas difficiles.\nAcceptons cette conception, prenons l'exposition comme elle est. Il\ny a quelques grands projets. Le Mont des Arts, de M. Caluwaers,\nl'Université, de M. Alexis Dumont, ne nous apprennent rien de neuf.\nPas plus d'ailleurs que les anachronismes de MM. Rosenboom et Cie.\nL'Hôpital Saint-Pierre, de M. Jean-Baptiste Dewin, est plus sym-\npathique, les toits, pourtant, en forme d'éteignoir, abîment une con-\nception réussie. Les reproductions de maisons privées exécutées par\nle même architecte sont parfaites.\n\nLA CITÉ.\nJUIN-JUILLET 1925."}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "98", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192506-01.1.4", "texte": "LA CITE\nVO L. : V N° 6\n\nM. Jean de Ligne, Fauteur du Cinéma de la Monnaie, expose\nde belles photos de ses réalisations, maisons particulières remarqua-\nbles, dont la sobriété, la simplicité et l'élégance font tout le charme.\nUn intérieur : salon de musique, est sans doute l'œuvre la plus\nparfaite de l'exposition, elle atteint la grandeur classique. Comme lui,\nM. Alfred Nyst innove hardiment. Ses ferronnières surtout retiennent\nl'attention et si certains enroulements du fer en spirales allongées sont\ncritiquables, par contre, des lignes droites judicieusement disposées\nséduisent. La jeunesse de M. L.-H. de Koninck, son goût sévère et\noriginal éclate dans ce salon. La gare d'aviation, présentée avec\nesprit, a des qualités de robustesse et de vigueur. M. Jules Ghobert\nnous paraît un des bons ouvriers de notre art. On pourrait discerner\nchez lui certaines influences allemandes, mais son inspiration très\nlibre lui permet des créations diverses qui, toutes, pourtant, portent\nla marque de son talent.\nM. Jean Hendrickx a réalisé des maisons qui plaisent aussi par\nune belle simplicité et l'emploi de matériaux ordinaires. Il est moins\nheureux, dans ses monuments funéraires où il n'a pas l'originalité\nvoulue. La plupart, d'ailleurs, des auteurs de monuments funéraires\ntombent dans les redites ou le mauvais goût. Un tombeau de\nM. G. Hebbelynck, un autre de M. Lacoste, échappent seuls à la\nlaideur.\nDe M. René Bragard, il faut noter les cottages un peu fantai-\nsistes quant à la disposition des portes et fenêtres, mais qui ont le\ncalme des œuvres complètes. M. Raymond Moenaert se distingue\naussi au premier rang des chercheurs. Il convient de le féliciter de\nses réussites. Nous n'avons plus à vanter le talent de M. A. Pompe,\ndisons qu'il reste jeune, épris de nouveautés et que pour notre joie,\nil va en tête de F avant-garde.\nIl nous est impossible de parler de tous les exposants. Nous ne\npouvons pourtant oublier des précurseurs comme M. Paul Jaspar,\ndes jeunes comme MM. James Allard, Léon Mercenier, Julien De\nRidder, A.-C. Duesberg, G. Hebbelynck avec un bon monument\nfunéraire, Jacobs Henri, Victor Rubbers, etc.\n\nCharles CONRARDY."}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192506-01.1.5", "texte": "PLANCHE I\nL'EXPOSITION DU CINQUANTENAIRE DE L'ÉMULATION\nAU CERCLE ARTISTIQUE A BRUXELLES <16=26 avril>\nHôtel 113-115, Avenue Molière à Forest-lez-Bruxelles\nFaçade principale. ─ J. B. DE WIN, architecte\nDégagement d'accès à la galerie de tableaux de\nM. Ph. Wolfers, 4, Square Marie-Louise à Bruxelles\nJean HENDRICKX, Architecte\nSupplément à la Revue LA CITÉ, Ve Année, N° 6\nHabitation, 20, Avenue Houzeau, à Uccle\nFaçades. ~ René BRAGARD, architecte.\nClichés de la Revue l'Emulation"}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192506-01.1.6", "texte": "PLANCHE II\nL'EXPOSITION DU CINQUANTENAIRE DE\nL'ÉMULATION AU CERCLE ARTISTIQUE\nA BRUXELLES <16=26 avril>\nHabitation. 25, avenue Jean Sermon à Ganshoren. Façade à rue. A. POMPE, architecte\nGroupé d'habitations. Cité-jardin de Kersbeek à Forest-lez-Bruxelles. Henri VAN MONTFORT, architecte\nSupplément à la Revue LA CITÉ. Ve Année. N° 6\nClichés de la Revue l'Emulation"}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "99", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192506-01.1.7", "texte": "URBANISME\nURBANISME & STANDARDISATION\nR. G.\nUrbanisme et Standardisation sont des\nmots qui sonnent désagréablement aux oreil-\nles de maints archéologues qui craignent que\nces vocables nouveaux n'amènent en archi-\ntecture et en art ce qu'ils dénomment une\ndésespérante monotonie.\nQu'ils se consolent en apprenant qu'il y a\nplusieurs siècles, on s'efforçait déjà d'ordon-\nner le paysage urbain et de le régulariser pour\nne pas dire « standardiser ». Un de nos amis,\nlecteur de vieux parchemins et de livres an-\nciens, nous adresse les lignes qui suivent et\nqu'il a cueillies dans « Le Conseiller d'Etat,\nou Recueil des plus générales considérations\nservant au maniement des affaires publiques»\n(par Ph. de Béthune), à la Sphère (Elzé-\nvier), Paris, 1645, pp. 245-6.\n... En plusieurs villes de Flandres et des\nPays-Bas l'ordre est tel, que eeluy qui veut\nbastir prend, non seuleme\nceux qui sont députés pour cela par le Magis-\ntrat, mais aussi le projet\nfice, laquelle doit responrde sur la rue : La\nbeauté de laquelle consiste plus en certaine\nproportion qu'en aucun\ntoffe ou d'ouvrage de\nsouvent prise sur la fac\nvoisine de peu de despense, à laquelle l'on se\nréglera pour la hauteur et façon des portes,\ncroisées, corniches, estag\nextérieures. De façon que, par succession de\ntemps, toutes les maisons d'une rue se rebas-\ntissent selon ce projet,\nbles, et .par cette ressembla\nse rendent fort agréables\nDe cette police il\navantage, qui est, que les ouvriers, par l'esta-\nblissenient de cet ordre,\nforme qu'ils doivent faire\njambages et autres par\npondre sur la rue; ils les\nde longuemain . de façon\nqui veulent bastir ont in\nmaisons, qui ne sont po\nbrique, trouvant ce peu\nnécessaire, toute taillée.\nretrencher le luxe et\ndes villes en tenant la\nse réglé selon ses moyens\net que le dehors se rapport\nproches si en icelles\nproportion ou perspective\nd'ailleurs les places publiques\nrues larges, droictes, et longues; en façon\ntoutefois que ny le grand\nfroid puisse incommoder\ncela principalement consi\nville... »"}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "100", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192506-01.1.8", "texte": "TECHNOLOGIE\n\nLes conduits unitaires de fumée\nNos lecteurs se souviendront que nous\navons publié dans le n° 8 de la 4e Année de\nnotre Revue une documentation fort impor-\ntante concernant les conduits de fumée uni-\ntaires dont l'emploi semble si avantageux au\npoint de vue de l'économie de la construc-\ntion, de l'augmentation de la surface habita-\nble et de la solidité des murs.\nEtant donnée l'importance de cette ques-\ntion fort controversée, « La Renaissance des\nCités », groupement d'étude français, a ou-\nvert à son sujet une importante enquête.\nElle s'est adressée à des correspondants\nqualifiés, dans les pays étrangers et les villes\nde France, où les conduits unitaires sont en\nusage; ce furent : en Angleterre, M. Ray-\nmond Unwin, architecte en chef (Housing) ;\nen Suisse, M. Robert Poney, doyen de l'école\ndes Arts et Métiers de Genève; en France,\nM. Chalumeau, ingénieur en chef de la ville\nde Lyon.\nD'autre part, elle a reçu les catalogues dé-\nmonstratifs de deux fabricants : Adolph Pop-\nken, en Suisse, et la Société anonyme des\nCollecteurs de fumées et aspirateurs «Aéros»,\nen France.\nLes conduits de fumée unitaires ont fait\nl'objet d'un rapport de M. du Bois d'Auber-\nville, architecte en chef de la préfecture de\npolice et d'une discussion au Conseil général\nde la Seine. Le Conseil renvoya à la Com-\nmission des habitations ouvrières et du plan\nd'extension une proposition de poursuivre\nles essais, actuellement en cours, sur les ins-\ntallations de ces conduits dans les cuisines.\nLes avis sont contradcitoires : se basent-\nils sur des expériences toujours rigoureuses?\nL'étanchéité des conduits réglementaires\nn'est pas démontrée et le conduit unitaire\naugmente-t-il réellement les risques que court\nl'habitation des locaux chauffés suivant les\nprescriptions de la préfecture de police? Le\nraccord délicat, entre les foyers et le conduit\nunitaire, a-t-il reçu une solution convenable?\n« La Renaissance des Cités » a été amenée\nà formuler les conclusions suivantes :\nDevant les responsabilités que le Code\ncivil fait peser sur les constructeurs, nul ne\nsaurait donner, le conseil d'hygiène moins\nque tout autre, une autorisation d'utiliser sans\nréserve les conduits unitaires; pourtant, il ne\nfaut pas, par crainte de responsabilités, sous\nle poids d'une routine qui paralyse les initia-\ntives, repousser un procédé de construction\ndiscuté, mais dont l'emploi peut diminuer le\ncoût actuellement prohibitif de la construc-\ntion.\nDe notre enquête, il ne ressort pas claire-\nment : 1° que les conduits unitaires aient\ndesservi totalement de 6 locaux d'habitation\nou seulement des bureaux; 2° que des expé-\nriences aient été poursuivies pendant un\ntemps suffisant; 3° qu'on ait rendu publics\nles résultats acquis depuis plus de dix ans,\nen Suisse notamment, et qui semblent favora-\nbles à l'emploi des conduits unitaires.\nEn conséquence :\nNous estimons que les constructeurs inté-\nressés à la question, sociétés d'habitations à\nbon marché et autres, doivent obtenir que des\nexpériences sérieuses, d'une durée d'au moins\ntrois ans, rigoureusement conduites par des\ntechniciens et des hygiénistes, soient entrepri-\nses; que des enquêtes scientifiques et impar-\ntiales soient ouvertes en Suisse, à Lyon, à\nGrenoble, dans les immeubles où les conduits"}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": "101", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192506-01.1.9", "texte": "TECHNOLOGIE\n\nunitaires sont en service, pour en constater\nle fonctionnement.\nLe temps et les crédits consacrés à ces ex-\npériences et enquêtes ne seront pas perdus;\non peut espérer que les résultats obtenus per-\nmettront de perfectionner l'utilisation et la\nconstruction des conduits de fumée dont les\néléments n'ont guère subi de modifications\ndepuis leur mise en usage.\nAfin de compléter notre documentation au\nsujet de la question des conduites de fumée,\nnous reproduirons également ici le rapport de\nla commission d!études générales de la Cham-\nbre syndicale des entrepreneurs de fumisterie,\nchauffage et ventilation de la ville de Paris-\nCommission d'études de la Chambre syndicale\ndes Entrepreneurs de Fumisterie, Chauffage\net Ventilation de la Ville de Paris et des dé-\npartements de la Seine et Seine-et-Oise a exa-\nminé, dans sa séance du 24 mars 1924, l'ex-\ntrait du procès-verbal de la réunion du Co-\nmité directeur de l'Union technique du Bâti-\nment et des Travaux publics du 23 février\n1924, concernant la question de la substitu-\ntion des conduites de fumée individuels des-\nservant les foyers d'un immeuble par un\nconduit unique devant desservir tous les\nfoyers.\n» La Commission est d'avis qu'il y a lieu\nde protester de la façon la plus formelle con-\ntre l'adoption du conduit unitaire dans les\nhabitations.\n» Que ce conduit soit d'un système ancien\nou récent, la Commission pense que c'est le\nprincipe même qui est à rejeter comme consi-\ndérablement dangereux pour la santé publi-\nque.\n» Elle est d'avis de demander la commu-\nnication du rapport de la Commission offi-\ncielle ayant examiné les conduits en essais à\nGrenoble et à Lyon; elle ne doute pas que les\nconclusions de ce rapport n'aient été défavo-\nrables à l'adoption du conduit unique.\n» Il existe encore, dans un bon nombre\nd'immeubles parisiens, des conduits unitaires\ndesservant des cuisines et des cheminées d'ap-\npartements dont les usagers sont contraints\nà ne pas se servir des appareils branchés dans\nle conduit unique sans risquer l'intoxication\nou l'asphyxie.\n» 11 serait facile, à notre avis, à une Com-\nmission officielle de constater que, dans ces\nimmeubles, certains conduits unitaires ont\nété, vu l'urgence, remplacés par des groupes\nde conduits individuels et que, d'autre part,\nles appareils branchés dans les conduits uni-\nques encore existants sont complètement con-\ndamnés et impropres à tout service.\n» Nous connaissons le cas d'un immeuble\nparisien à petits loyers, dont les logements\nsont composés de deux pièces et d'une cui-\nsine, où les locataires ont demandé, d'un\ncommun accord, tant ils s'enfumaient les uns\nles autres, à ce que les travaux de substitu-\ntion de conduit unitaire en conduits indivi-\nduels soient commencés par les cuisines.\n» Au sujet des nouveaux modèles de con-\nduits proposés, la Commission croit que\nl'adoption de ces systèmes ne ferait pas une\néconomie considérable dans l'ensemble de la\nconstruction et qu'il serait intéressant de chif-\nfrer la dépense dans le présent et, surtout,\ndans l'avenir, alors que ces modèles brevetés\nseraient imposés.\n» Nous estimons que les éléments de ces\nnouveaux conduits ne résisteront pas à un feu\nde cheminée, même léger : qu'ils seront à\nl'usage très rapidement fissurés, impossibles\nà visiter et qu'alors les dangers pourront de-\nvenir extrêmement graves pour les occupants\ndes divers locaux deservis.\n» Les gaines destinées à la ventilation se-\nront rapidement obstruées, surtout dans les\nparties hautes, leur petite section n'en per-\nmettant pas le nettoyage.\n» Dans les deux tiers environ de la hauteur\ncT un conduit de fumée desservant une chemi-\nnée d'appartement, il y a dépression inté-\nrieure; dans l'autre tiers, à la partie haute,\nsurpression intérieure.\n» En d'autres termes, c'est l'air extérieur\nqui rentrera dans le conduit à la partie basse,\net, dans la partie haute, il peut se produire des\ninfiltrations vers l'extérieur."}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "102", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192506-01.1.10", "texte": "TECHNOLOGIE\n\n» Que l'usage ou un incendie ait fissuré le\nconduit unitaire central et que les gaines de\nventilation soient obstruées dans les parties\nhautes par les poussières ce qui sera géné-\nralement le cas ou 1 hiver par des paquets\nde neige, deux phénomènes dangereux peu-\nvent se produire :\n» Par des fissures de la partie haute, les\nfumées et les gaz nocifs se répandront dans\nles gaines de ventilation extérieure, ils des-\ncendront par ces gaines dans les locaux, cau-\nsant des troubles et parfois la mort chez les\noccupants.\n» Par les fissures de la partie basse, péné-\ntreront dans le conduit central tous les pro-\nduits de la ventilation, les imbrûlés des ap-\npareils à gaz; des explosions importantes\nsont à craindre.\n» Dans ces installations à conduit unitaire,\nil arrivera fréquemment qu'un locataire d un\nlocal desservi débranchera son appareil pour\ny installer une évacuation d'un appareil à\nfeu lent ou d'un radiateur à gaz : les dangers\nd asphyxie se doubleront alors de celui de\nl'explosion causée par le mélange de gaz de\ncomposition et de densité différentes.\n» La Commission est d'avis qu'il y a lieu\ni— conformément aux règlements actuels\nde conserver un conduit de fumée individuel\npar pièce, même dans les immeubles à chauf-\nfage central.\n» Nous connaissons des locaux insalubres\net inhabitables, tant ils étaient humides, de-\nvenus sains après qu'ils furent munis de con-\nduits assurant ainsi une ventilation efficace.\n» Pour conclure, la Commission pense :\n» 1° Qu'il y a lieu de rejeter complète-\nment le principe du conduit unitaire, même\ndans les cuisines;\n» 2° Que les expériences sur les nouveaux\nmodèles proposés devraient durer plusieurs\nannées;\n» 3° Que la ventilation par les gaines ex-\ntérieures de ces appareils sera inopérante;\n» 4° Que la disposition même de ces gai-\nnes augmente les dangers d'incendie, d'as-\nphyxie et d'explosion;\n» 5° Que les modèles proposés ne résiste-\nront pas à un feu de cheminée;\n» 6° Qu'il sera impossible de déterminer\nl'endroit exact d'un conduit fissuré;\n» 7° Que l'on ne pourra désigner le loca-\ntaire qui aura mis le feu au conduit et déter-\nminer la responsabilité des dégâts;\n» 8° Qu'en cas de feu de cheminée, le\nconduit unitaire fissuré sera rendu indisponi-\nble pour la totalité des appareils qui y seront\nbranchés;\n, » 9° Que la réparation sera longue, mal-\naisée et coûteuse;\n» 10° Que l'économie résultant de l'adop-\ntion du conduit unitaire n'est pas prouvée et\nqu elle serait insignifiante dans l'ensemble\nde la construction.\n» La Commission estime que toutes les\npièces habitables doivent être munies de\nconduit individuel propre à assurer le chauf-\nfage éventuel et la ventilation. »\nLe président de la Commission d'études\ngénérales, Ch. CANTONI.\nLe rapport de la Commission d'études\ngénérales sur le conduit de fumée unitaire a\nété approuvé à l'unanimité par le Conseil\nd'administration de la Chambre syndicale\ndes Entrepreneurs de Fumisterie, Chauffage\net Ventilation, en sa séance du 7 mai 1924."}, {"page_pdf": 11, "page_imprimee": "103", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192506-01.1.11", "texte": "TECHNOLOGIE\n\nLES SÉRIES DE PRIX ET LEUR\nAPPLICATION EN FRANCE.\n\nLes séries de Prix qui jouent un si grand rôle dans le Bâtiment en France, sont\npresque inconnues en Belgique. Le « Moniteur de la Peinture » a publié à ce sujet\n(janvier 1923) l intéressant article ci*après, qui expose sommairement et clairement le\nfonctionnement de ces institutions.\nDans l'entreprise du bâtiment, en France,\nl'établissement des comptes se fait à l'aide\nde tarifs dénommés « Séries de Prix ». Ces\nséries diverses, suivant leur origine, se com-\nposent d'un certain nombre de parties grou-\npant chacune des spécialités du bâtiment.\nTerrasse. Maçonnerie. Carrelage.\nPavage. Granit. Asphalte.\nCiments. Egouts. Vidange. Ci-\nment armé.\nCharpente en bois.\nFerronnerie et Serrurerie. Quincaillerie.\nSonneries. - Electricité.\nCouverture. Plomberie.\nMenuiserie et Parquetage. Treillages et\nRustique.\nMarbrerie. Stuc.\nFumisterie. Chaudronnerie. Chauf-\nfage.\nPeinture. Travaux de ravalement.\nVitrerie. Miroiterie. Vitraux. Ten-\nture. Dorure et Sculpture d'orement.\nAmeublement. Ebénisterie. Tapis-\nserie.\nL'origine des séries est lointaine. D'abord\nétablies par des particuliers : par Bonot en\n1782; par Morizot et Toussaint, de 1806 à\n1830; par Rondelet en 1840.\nNous voyons ensuite à Paris, concernant\nla peinture :\nTarif Leclaire en 1841; Série Morel en\n1855 et 1856; Série Cosse et Marchai,\n1872-1874.\nNous avons aussi :\nSérie de la Préfecture de la Seine (Ville\nde Paris, 1859 à 1882);\nSérie de la Chambre Syndicale de Pein-\nture, î 865 à 1869, puis en 1907;\nSérie des Ministères : Instruction Publique;\nCultes et Beaux-Arts; Travaux Publics, etc.\nSérie des Compagnies de chemins de fer.\nSérie de la Société Centrale des Archi-\ntectes, de 1 883 à nos jours.\nSérie de la Chambre des Propriétaires,\n1906.\nLa série la plus importante, sans contredit,\nest celle de la Société Centrale des Architec-\ntes, en usage à Paris depuis 40 ans pour les\ntravaux particuliers. La série actuelle du\nMinistère des Régions Libérées n'en est\nqu'une transcription fidèle.\nL'énumération ci-dessus est pour Paris.\nNous avons également de multiples séries\ndans toutes les grandes villes de province,\nséries du département, de la ville ou d'un\ngroupement syndical.\nA l'aide de la série, intervient le métreur,\nqui fait, pour le compte de l'entrepreneur, le\nrelevé des travaux exécutés et en établit le\nmémoire. Ce mémoire, remis à l'architecte,\nest vérifié par lui ou son représentant qui\nen examine le bien-fondé.\nVoici, d'après O. Masselin, l'importance\net le rôle de chacun d'eux :\n« Le métré exige un soin tout particulier,\n» une méthode parfaite et une sûreté\n» absolue pour le mode de mesurage,\n» reté absolue pour le mode de mesurage,\n» les classifications d'ouvrages, l'application\n» des plus-values et évaluations prévues ou\n» non prévues à la Série.\n» Toute erreur ou omission peut coûter"}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "104", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192506-01.1.12", "texte": "TECHNOLOGIE\n\n» cher à l'entrepreneur. Si le métreur ne\n» doit rien omettre dans ses mémoires, il\n» doit, par contre, éviter les exagérations\n» de prix, de mesures, de mode de mesurage\n» et de plus-value.\n» Le métreur parfait est un collaborateur\n» actif que les entrepreneurs gardent pré-\n» cieusement à leur disposition ou à leur\n» service. On rencontre le bon métreur aussi\n» bien chez les commis-entrepreneurs que\n» chez les métreurs de profession.\n» Le bon métreur\n» treur sérieux, honnête, consciencieux, actif\n» et exact mérite d'être considéré à\n» l'égal d'un des rouages les plus nécessaires\n» à l'industrie de l'entrepreneur. Le bon\n» métreur occupe un rang social élevé dans\n» le monde de l'entreprise. Il jouit d'une\n» grande considération s'il est probe et la-\n» borieux; son rôle est celui du moissonneur:\n» il est chargé de récolter, au profit de l'en-\n» trepreneur, le fruit du labeur des ouvriers\n» et le fruit de l'expérience, du savoir, de\n» l'intelligence et des efforts du patron. On\n» peut dire que, toujours, le métreur doit\n» être attentif, car chaque coup de plume,\n» bien ou mal donné, peut coûter gros ou\n» profiter légitimement à l'entrepreneur. Le\n» métreur peut asseoir par des demandes jus-\n» tes, ou anéantir par des demandes incon-\n» sidérées, la réputation de l'entrepreneur...\n» Avant tout, ce que l'on demande au\n» métreur, c'est la clarté et la méthode sans\n» lesquelles un mémoire serait forcément in-\n» complet. Il ne faut jamais oublier que,\n» pour disposer favorablement le vérifica-\n» teur, il faut lui faciliter sa tâche, éviter les\n» tâtonnements et les pertes de temps, sans\n» diminuer d'un centime la part de l'entre-\n» preneur. Il faut, répétons-le, éviter les er-\n» reurs de mesures et les exagérations incon-\n» sidérées. A notre grand étonnement, nous\n» avons entendu soutenir la thèse contraire\n» par des hommes considérés comme des\n» maîtres, en professant qu'un mémoire doit\n» être fait en vue de descendre beaucoup\n» pour satisfaire le vérificateur. Ce raison-\n» nement est le comble de l'absurdité et de\n» la malhonnêteté et il faut le repousser\n» énergiquement. L'entrepreneur ne peut\n» pas, ne doit pas spéculer sur la paresse,\n» 1 incapacité possible fait isolé ,nous en\n» sommes convaincus d'un vérificateur\n» peu scrupuleux. Nous inclinons à penser\n» que, le plus souvent, un mémoire confus\n» et embrouillé ne fait qu'irriter le vérifica-\n» teur, en ce sens qu'il lui fait perdre un\n» temps précieux et fort long pour remettre\n» de l'ordre dans le mémoire. Et, sans cette\n» irritation justifiée, peut-être aurait-il sapé\n» moins durement l'entrepreneur sur les\n» points laissés à son appréciation comme\n» sortant des prescriptions de la Série sou-\n» missionnée.\n» Les difficuléts qui surgissent au moment\n» de la vérification et du règlement des mé-\n» moires ont pour cause le manque de mé-\n» thode dans la manière de compter les tra-\n» vaux et les interprétations différentes des\n» articles contenus dans les séries en cours.\n» En général, chaque métreur établit son\n» mémoire d'une manière qui lui est parti-\n» culière; il en résulte une, confusion dans\n» l'esprit des vérificateurs qui peuvent com-\n» mettre des ereurs regrettables, tout en\n» étant d'une bonne foi indiscutable.\n» Cette sorte d'anarchie dans le métré\n» provoque des discussions interminables et,\n» souvent, amène des procès ruineux pour\n» chacun des intéressés. Ces inconvénients\n» disparaissent si le métreur procède avec\n» méthode et clarté, s'il précise bien les dé-\n» tails de chaque ouvrage et s'il appuie ses\n» évaluations sur des sous-détails sérieux et\n» honnêtement établis.\n» En principe, la vérification des mé-\n» moires ne doit être, en quelque sorte,\n» qu'un contrôle des mesures et une recti-\n» fication des erreurs matérielles pouvant\n» toujours se produire dans le métré d'un\n» travail exécuté.\n» Le vérificateur opère pour le compte de\n» l'architecte et sous son contrôle immédiat.\n» Outre que le vérificateur doit connaître\n» parfaitement l'art de bâtir quant à la com-\n» position des détails d'un ouvrage, à la"}, {"page_pdf": 13, "page_imprimee": "105", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192506-01.1.13", "texte": "TECHNOLOGIE\n\n» qualité des matériaux, à leur mise en œu-\n» vre, etc. ; il doit aussi connaître sur le\n» bout du doigt : 10 les prescriptions des\n» séries de prix, cahiers des charges, con-\n» vendons, marchés; 2° les ordres d'exécu-\n» tion donnés par l'architecte; 3e les diffi-\n» cultés d'exécution; 4° le cours des métaux;\n» 5e les prix marchands des objets, ouvrages\n» ou matériaux non prévus dans les séries;\n» 6° les droits d'octroi, tarifs de transports,\n» etc.\n» Le rôle du vérificateur étant celui d'un\n» consciencieusement on ne peut suppo-\n» ser qu'il opère différemment est pres-\n» que celui d'un expert. Comme ce dernier,\n» il doit se faire rendre compte des détails\n» du travail, sujétions diverses, etc., pour,\n» ensuite, attribuer à l'entrepreneur la\n» somme qui lui est due par le tarif ou la\ny> somme à laquelle il a réellement droit, si\n» le travail est imprévu à ce tarif.\n*\n» Le vérificateur doit toujours procéder\n» contradictoirement avec l'entrepreneur\n» ou ses représentants; il doit même exiger\n» la présence du contremaître ayant dirigé\n» le travail. S'il opère seul, il ne peut four-\n» nir qu'un travail médiocre, incomplet et\n» inacceptable le plus souvent.\n» Le rôle du vérificateur étant celui d'un\n» quasi-arbitre exige de l'activité, une grande\n» exactitude, du soin, de la méthode, du\n» calme, une grande équité et beaucoup de\n» patience.\n» Si tous les vérificateurs mettaient en\n» pratique ces qualités, il n'est pas douteux\n» que les réclamations sur règlement seraient\n» moins nombreuses, que les rapports de cer-\n» tains vérificateurs avec les métreurs ou en-\n» trepreneurs seraient moins tendus; que\n» certains procès n'auraient jamais été faits\n» et qu'enfin, plusieurs entrepreneurs, accu-\n» lés à la faillite, n'auraient pas subi cette\n» extrémité funeste.\n» En somme,le vérificateur est l'auxiliaire\n» prétieux de l'architecte; sa situation peut\n» être considérable et considérée; il jouit de\n» I estime de tous s'il est honnête, impar-\n» tial et actif dans ses opérations.\n» Il faut le constater avec joie, le plus\n» grand nombre des vérificateurs en renom\n» possèdent ces multiples et nécessaires qua-\n» lités ».\nDeux manières existent d'établir les mé-\nmoires : la premièrèe et la plus souvent em-\nployée consiste à mettre les prix en regard\nde chaque article; c'est ce qu'on appelle le\nmémoire en argent.\nLa seconde consiste à mettre en regard de\nchaque article une indication appelée timbre,\nrésumant, en peu de mots, le genre de tra-\nvail exécuté par rapport aux classifications\nprescrites par la Série; cette dernière manière\nde procéder, dite mémoire en timbres, est\nnécessaire pour réunir dans un seul article,\nporté au résumé, tous les ouvrages de même\nnature contenus dans le mémoire.\nLes prix d'application des séries varient\ndonc suivant les régions du fait de la varia-\nbilité du taux des salaires et en raison des\nchangements apportés aux cours des maté-\nriaux, lesquels, marchandises et main-d'œu-\nvre, forment les bases ayant servi à l'établis-\nsement des prix.\nMalheureusement, une autre cause vient\ns'ajouter à ces deux causes toutes naturelles,\nla méthode employée dans le mode de me-\nsurer.\nCette méthode, fruit de l'expérience, de-\nvrait être la même partout et ne varier jamais.\nCe n'est pas ce qui se passe en réalité, car\nchaque tarif a sa manière, laquelle varie par-\nfois encore et nous le regrettons.\n#\nMétreur spécial en peinture,\nPrésident de la Chambre Syn-\ndicale des Métreurs-vérifica-\nteurs spécialistes du Départe-\nment de la Seine\nDélégué au Çonseil économique\ndu Bâtiment.\n\nG. HURY."}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "106", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192506-01.1.14", "texte": "JURISPRUDENCE\nL'OPTION\n\nVous allez me dire que j'en parle bien sou-\nvent. Mais on en parle plus souvent encore\nà l'audience, et c'est mon excuse. Ces contro-\nverses sont dans 1 air. Elles sont nées après\nla guerre. Tous les calculs étaient déjoués,\net la déchéance de notre pauvre franc jetait\ndans la désolation les uns et les autres.\nLes propriétaires fonciers n'en revenaient\npas. Ce bouleversement inattendu les rendait\nmuets de surprise.\nMais ils n'en pensaient pas moins.\nEh quoi! se disaient-ils, il ne sera donc\nplus vrai que les immeubles sont le plus sûr\ndes placements? On ne peut pas nous taxer\nd'imprudence et moins encore de témérité!\nNous nous sommes tenus loin de toute spécu-\nlation. Nous ignorons le chemin de la Bourse.\nObéissant à une tradition vénérable, nous\navons mis nos économies « dans les pierres »,\net voilà que beaucoup d'entre nous s'en trou-\nvent mal.\nNon seulement il nous est interdit de dicter\ndes lois à nos locataires; mais les pouvoirs\npublics s'entendent pour nous dépouiller sans\npudeur. Plusieurs de nous ont été expropriés\navant la guerre. Puis on nous a laissés en paix\npendant toute l'occupation.Cependant,il nous\nfallait attendre. Nous ne pouvions ni vendre\nnotre immeuble ,ni emprunter dessus. Et au-\njourd'hui que la paix est faite, on prétend\nnous payér en monnaie de singe, au prix d'au-\ntrefois, c'est-à-dire trois ou quatre fois moins\nque notre maison ne vaut en réalité.\nCar le renchérissement de toutes choses a\nfait monter le prix de la bâtisse. Les maté-\nriaux coûtent les yeux de la tête et la main-\nd'œuvre a des exigences à l'avenant. Nos\nvieilles maisons ont donc triplé de valeur. Si\non nous les prend, qu'on nous les paye ce\nqu'elles valent; sinon nous serons frustrés.\nLes juges ont écouté ces doléances avec la\nplus sympathique perplexité. Tantôt, ils ont\ndonné raison aux propriétaires. Tantôt, ils\nse sont rangés au côté de l'expropriant. Fina-\nlement, c'est ce dernier à qui la Cour de Cas-\nsation a donné gain de cause, au grand dam\ndes pitoyables expropriés.\nAussi, voyez l'incertitude qui règne par-\ntout. Il y a peu d'années encore, personne\nn'osait bâtir. Les logements étaient rares.\nL'offre était moindre que la demande. C'était\nplaisir alors de mettre en vente sa maison.\nLes amateurs se la disputaient à coups d'en-\nchères.\nQue les temps sont changés! On s'est re-\nmis à construire. Quanr une maison est mise\nen adjudication, on dirait que les gens se sont\ndonné le mot pour la déprécier. Les bulletins\nde la Chambre des notaires démontrent q Von\nretire presque autant de maisons qu'on en\nvend. L'acheteur se fait tellement ladre que\nle vendeur préfère garder son ours que de le\nlâcher au prix qu'on veut lui donner.\nCes vicissitudes de la valeur immobilière\nont suscité maint procès, en dehors des pro-\nblèmes d'expropriation. Bailleur et locataire\nse sont querellés souvent, quand le bail con-\ntenait une option d'achat et que le locataire\nentendait en profiter.\nLa question devenait épineuse quand le bail\nétait ancien. On avait évalué la maison au\nprix d'avant-guerre. On voulait l'acquérir\nmaintenant pour ce prix-là. C'était de l'ex-\ntorsion légale, alors, puisque le prix était\nfixé en francs-or et qu'on n'offrait que le\nmême chiffre de francs-papier.\nOn a plaidé là-dessus, en long et en large.\nLes juges n'ont pas cru pouvoir faire une\ndistinction entre le franc ancien et le franc"}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "107", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192506-01.1.15", "texte": "JURISPRUDENCE\n\nactuel. Puisque la loi est muette, il faut bien\nadmettre que l'un vaut l'autre.\nEt l'on a dû se borner à appliquer le droit\ncommun.\nLe Code Napoléon permet la rescision\nd'une vente d'immeuble quand le vendeur a\nvendu trop bon marché.\nMais il met des conditions précises et ne\ndonne pas des armes au vendeur dans tous\nles cas.\nIl faut d'abord que la lésion dépasse les\nsept douzièmes de la valeur de l'immeuble,\nestimé au jour de la vente.\nIl faut, en second lieu, que la réclamation\ndu vendeur se produise dans les deux ans.\nIl faut enfin que les faits articulés par lui\nsoient assez vraisemblables et assez graves\npour faire présumer la lésion.\nAlors seulement des experts sont nommés\npour dire ce que valait vraiment l'immeuble\nau jour de la vente. Après quoi, les juges\nn'ont plus qu'à comparer les chiffres et dé-\ncider.\nVous pensez bien que la chicane a eu beau\njeu sur ce terrain-là. On peut dire que la ju-\nrisprudence est désormais fixée. Et néanmoins\non rencontre encore, çà et là, dans les re-\ncueils, des arrêts qui témoignent de l'ardeur\ndes appétits en cause.\nChose curieuse, un arrêt publié l'autre jour\nparle d'un bail postérieur à l'armistice. L'op-\ntion critiquée est de 1919, alors que la livre\net le dollar n'avaient pas encore escaladé les\ncîmes. Et ici, comme dans la plupart des af-\nfaires de ce genre, on avait ergoté sur le mo-\nment où il fallait évacuer la maison.\n« Art. 1675. Pour savoir s'il y a lésion\nde plus des sept douzièmes, il faut estimer\nl'immeuble suivant son état et sa valeur au\nmoment de la vente ».\nChaque plaideur, comme de juste, cher-\nchait à tirer la couverture à lui.\nAu moment de la vente! Qu'est-ce à dire?\nLa vente, disait l'un, était chose faite de-\npuis le jour où le bail fut signé, puisqu'on\nétait d'accord sur la chose et sur le prix.\nJamais de la vie, disait l'autre. Lors de la\nconclusion du bail, s'il y avait engagement\nd'une part, il n'y avait, de l'autre, qu'une\npure faculté. Le concours de volontés, qui\nseul crée une convention, ne s'est produit\nque le jour de la livrée de l'option.\nCette dernière thèse est celle qui a pré-\nvalu en justice. Il faut donc voir ce que vaut\nl'immeuble au moment où le locataire mani-\nfeste l'intention de l'acquérir.\nDans l'espèce récemment jugée, on avait\naventuré une troisième hypothèse. Comme on\navait dû plaider et que le tribunal avait dé-\ncidé que la levée d'option était valide, c'est\nau jour du jugement que la vente aurait été\nenfin conclue et que les experts auraient dû\nfaires leurs évaluations.\nMais la Cour a écarté ce système trop in-\ngénieux :\n« Attendu que le concours de volontés qui\nconstitue le consentement des parties, relati-\nvement à la chose et au prix, existe par les\ndéclarations échangées et ne découle nulle-\nment de la décision de justice qui, en cas de\ncontestation, en a constaté l'existence... »\nC'est donc au jour de la levée d'option que\ndevront se placer les experts pour apprécier\nla valeur vraie de l'immeuble. Le locataire\nacheteur avait soutenu à l'audience que son\nbail était un élément de moins-value. Le pro-\npriétaire protestait là-contre avec la plus sin-\ncère conviction. Sans doute, une maison oc-\ncupée vaut moins, par le temps qui court,\nque si elle était libre et disponible. Mais com-\nment prétendre qu'il y ait dépréciation quand\nc'est l'acheteur lui-même qui occupe la mai-\nson?\nMais l'argument n'a pas séduit les juges.\nLa Cour, comme le tribunal ,a considéré les\nchoses objectivement et décidé que les ex-\nperts avaient à tenir compte de l'existence\ndu bail.\n(« Le Soir »).\n\nYVES."}, {"page_pdf": 16, "page_imprimee": "108", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192506-01.1.16", "texte": "TECHNO LOGIE\n\nPrincipes à observer pour les\ninstallations de chauffage central\nLE PROBLÈME DU COMBUSTIBLE\nLe Ministre du Commerce de France a pu-\nblié dernièrement une brochure dont quelques\npagesy consacrées aux installations de chauf-\nfage, sont susceptibles d'intéresser les archi-\ntectes. La Société Centrale d'Architecture de\nFrance les avait signalées à ses membres par\nla voie de son organe « L'Architecture ».\nC'est à ce confrère que nous empruntons les\nlignes qui suivent.\nDans tous les foyers, sauf les cas d'impos-\nsibilité absolue, il conviendrait que les com-\nbustibles aient une teneur en matières vola-\ntiles inférieure à 1 8 p. c.\nIl est évdent qu'une telle règle ne saurait\navoir une rigueur absolue. Il est, en effet,\ncertaines houilles qui, tout en ayant plus de\n18 p.c. de matières volatiles, n'ont aucun\npouvoir agglutinant et donneraient, par con-\nséquent, des cokes pulvérulents non agglo-\nmérés et sans utilisation possible.\nMais, d'autre part, la carbonisation de la\nhouille donne comme produit le « coke »\ndont les disponibilités augmenteront parallè-\nlement au développement de la carbonisa-\ntion; suivant la qualité des houilles distillées\net le mode de distillation, on obtiendra des\ncokes de différentes qualités; soit le vérita-\nble « coke métallurgique », dur, lourd, des-\ntiné à être employé dans les hauts fourneaux;\nsoit un coke plus léger, ayant une dureté\nmoins grande et dont le type sera le coke\nprovenant des usines à gaz. Ce dernier consti-\ntue un excellent combustible maigre, propre à\nremplacer la houille, dans la plupart des em-\nplois domestiques et industriels.\nEn résumé, les nécessités de l'économie\nnationale demandent la suppression de l'em-\nploi à l'état cru des houilles grasses contenant\n1 8 p.c. ou plus de matières volatiles, et leur\nremplacement par d'autres combustibles que\nl'on cherchera à utiliser ie plus rationnelle-\nment possible. Ces combustibles de rempla-\ncement sont : les houilles maigres, le coke,\nles qualités inférieures de charbon (agglo-\nmérés ou non) et les combustibles secondai-\nres employés seuls ou en mélange (tourbe,\ntannée, sciure de bois, etc.).\nL'emploi des combustibles suar grille\ndans les foyers divers\nLa consommation de houille dans les in-\ndustries diverses atteint un chiffre approxi-\nmatif d'environ 20 millions de tonnes, soit\n30 p.c. du tonnage total consommé en\nFrance.\nCe chapitre de la conosmmation mérite\nune attention spéciale pour les deux raisons\nsuivantes :\nI 0 Une grande quantité de combustible est\nbrûlé dans les chaufferies des petites usines,\noù les rendements sont en général assez mé-\ndiocres, et où de très grandes économies\npourraient par conséquent être faites.\nCette étude sortirait du cadre du présent\nrapport; elle a d'ailleurs déjà été faite avec\ntoue l'autorité et la compétence que l'on pou-\nvait souhaiter, par la Commission interminis-\ntérielle des économies de combustibles;\n2° La plus grande partie du combustible\nutilisée dans ces industries de l'Est en vue\nde la production des vapeurs. On y emploie\ngénéralement les tout-venants 1/2 gras ou\n3/4 gras, type des charbons Cardiff.\nII importe donc d'examiner si l'applica-\ntion de la règle qui défend de brûler du char-\nbon à plus de 1 8 p.c. de matières volatiles ne\npeut être une cause de gêne pour les usagers,\net de voir si les appareils existants peuvent\nfonctionner aussi bien avec des combustibles\nmaigres, qu'avec ceux qu'on a employés jus-\nqu'alors."}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "109", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192506-01.1.17", "texte": "TECHNOLOGIE\n\nAvant tout, il est intéressant de remarquer\nque les matières volatiles sont généralement\nfort mal utilisées dans la plupart des grilles.\nEn effet, lorsqu'on opère un chargement de\ncharbon gras, il est brusquement soumis à\nune forte élévation de température et com-\nmence à distiller; les matières volatiles se dé-\ngagent brutalement en entraînant une quan-\ntité appréciable de particules de combustibles\nsolides.\nIl est impossible de faire arriver l'air en\nquantité suffisante pour réaliser la combus-\ntion complète de tous les hydrocarbures dé-\ngagés, et surtout d'assurer le mélange intime\ndes gaz combustibles et du carburant. On a\ndonc une perte importante de combustibles\nnon utilisés évacués par la cheminée, sous\nforme de fumées noires et épaisses, dégagées\naprès chaque période de chargement. La rè-\ngle de brûler des combustibles à basse teneur\nen matières volatiles, qui avait été formulée\nau nom de l'intérêt national, est donc égale-\nment en accord avec les intérêts particuliers.\nOn a vu, plus haut, que les houilles mai-\ngres avaient des pouvoirs calorifiques sensi-\nblement égaux à ceux des houilles grasses.\nUne remarque s'impose au sujet du coke,\ndont le pouvoir calorifique est généralement\ninférieur à 7,000 calories. Cependant il ne\nfaudrait pas croire, comme on pourrait être\ntenté de le faire à première vue, qu'il en ré-\nsulte sur une grille une diminution sensible de\nla puissance de vaporisation. En effet, par\nsuite de sa teneur très basse en matières vola-\ntiles, les pertes dans la fumée par la chaleur\nlente des gaz sont extrêmement réduites.\nD'autre part, le pouvoir rayonnant du coke,\njoint à ses qualités de tenue au feu, contri-\nbue à en améliorer le rendement.\nEn fait, il a été constaté que les quantités\nde charbon et de coke consommées pour un\nmême travail sont égales en poids avec un\ncoke dont le pouvoir calorifique varie entre\n6,800 et 7,000 calories, et un charbon à\n7,400 calories (rapport de M. Colmet-\nDaage, chef du service des eaux et de l'as-\nsainissement de la ville de Paris).\nIl est bon de noter que la densité du coke\nétant d'environ moitié de celle de la houille,\nle volume de coke à manipuler est, pour des\npoids égaux, double de celui de la houille.\nPour éviter aux chauffeurs une manutention\nsupplémentaire, on aura donc soin de mu-\nnir les chauffeurs de pelles très larges, à\nbords légèrement relevés.\nOn a souvent reproché au coke de conte-\nnir des quantités importantes de soufre, qui\ncorrodent les chaudières et les mettent rapi-\ndement hors d'usage.\nD une façon générale, on peut dire que la\nteneur en soufre est sensiblement la même\nque celle de la houille dont il provient. La\ndistillation enlève, en effet, une partie très\nappréciable du charbon. Le soufre qui est\nparti est naturellement celui qui se trouvait\nsous la forme la plus volatile, la plus immé-\ndiatement active; celle qui reste, au con-\ntraire, plus stable et il est par conséquent lo-\ngique de conclure que le coke est moins dan-\ngereux que la houille dans les foyers indus-\ntriels.\nGrilles ordinaires à chargement à main\nLes grilles à chargement à main, soufflées\nou non, constituent encore le grand nombre\ndes dispositifs utilisés dans les chaufferies ac-\ntuelles; elle speuvent parfaitement employer\nles charbons maigres ou le coke sous réserve\ndes quelques observations ci-après :\nAlors que, pour les houilles grasses, la\nsomme des intervalles vides des grilles doit\nêtre au 1/4 et au 1/5 pour les houilles mai-\ngres, elle doit par contre être de 1/2 pour\nl'anthracite, le coke et les lignites.\nL'intervalle des barreaux de grilles dépend\nmoins de la qualité que du classement du\ncombustible employé : il sera de 3 à 4 mm.\npour les charbons fins et les tout-venants, de\n10 à 15 mm. pour les gros morceaux. Pour\nle coke, il sera de 6 à 8 mm. pour le pous-\nsier et de 8 à 10 mm. pour le grésillon; de\n1 0à 1 2 mm. pour le n° oetlen°l, de 15\nà 1 8 mm. pour le gros coke.\nL'épaisseur de la couche de combustible\nest un facteur important; elle doit être d'au-\ntant plus forte que le combustible est en plus\ngros morceaux. Avec un tout-venant moyen,\non prendra une épaisseur de 12 à 15 cm.;"}, {"page_pdf": 18, "page_imprimee": "110", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192506-01.1.18", "texte": "TECHNOLOGIE\n\ncette épaisseur sera plus grande encore avec\nle coke; on la prendra approximativement de\n8 cm. pour le poussier, 1 2 cm. pour le gré-\nsillon, 15 à 20 pour le n° 0 et le n° 1 et\n25 cm., pour le gros coke.\nIl est évidemment, pour chaque grille, une\nallure de combustion donnée, fonction du ti-\nrage et du combustible utilisé. Cette allure,\nque l'on définit par le poids de combustible\nbrûlé par heure et par mètre carré de surface\nde grille, est un peu plus faible avec la houille\nmaigre qu'avec la houille grasse. A titre\nd'exemple, sur une grille à main non soufflée,\non peut considérer comme moyenne une al-\nlure de combustion de 55 kilogrammes par\nmètre carré de grille et par heure, avec une\nhouille de 1 0 à 15 p.c. de matières volatiles.\nL'allure serait sensiblement la même avec le\ncoke.\nLe tirage doit être plus fort avec les com-\nbustibles maigres qui, par suite de leur faible\nteneur en matières volatiles, s'allument plus\ndifficilement. Il est, du reste, avantageux\nd'employer les procédés du tirage mécanique\nqui donne une plus grande souplesse de mar-\nche; grâce à eux on pourra, avec un combus-\ntible donné, forcer l'allure de combustion\npresque jusqu'à la doubler.\nOn pourra également, avec certaines dis-\npositions spéciales des grilles, employer\navantageusement les combustibles menus, les\nfines maigres ou quart-grasses, les fines d'an-\nthracite, les grésillons ou poussier de coke,\nEnfin, il est un dernier point à noter : l'es-\npace réservé dans le foyer au-dessus de la\ncouche de combustibles doit être d'autant\nplus grand qu'il y a plus de matièrèes vola-\ntiles et, par conséquent, plus de flammes. Si\nla paroi du récepteur est trop rapprochée,\nles gaz s'éteignent et sont évacués sans avoir\nété complètement brûlés. Dans tous les foyers\noù l'on emploie des houilles grasses, on\npourra donc, sans aucune difficulté, employer\nles houilles maigres; quelquefois même en re-\ntirant de ce chef un avantage appréciable.\nC'est, par exemple, le cas des chaudières\nà foyer intérieur où l'espace libre entre la\npartie supérieure de la couche combustible et\nle ciel du foyer est relativement restreint.\nCependant,et surtout avec les eaux incrustan-\ntes, il faut éviter d'employer le coke lorsque\nla hauteur libre entre le dessus de la grille et\nle ciel du foyer ou la partie inférieure du\nbouilleur est inférieure à 60 mm. On pour-\nrait, en effet, risquer des coups de feu dûs au\nrayonnement trop intense du coke. Dans cer-\ntains cas, on peut d'ailleurs, par un léger\nabaissement des sommiers de barreaux de\ngrilles, obvier à cette difficulté.\nII est enfin une pratique à recommander\navec tous les foyers, c'est celle qui consiste à\nmettre de l'eau dans les cendriers, ce qui a\npour but de refroidir, par le dégagement de\nvapeur produit, la partie inférieure des bar-\nreaux de grilles et d'atténuer le rayonnement\ntrop intense dans le cas du coke; on éteint\négalement ainsi les particules de combustible\nenflammées qui passent à travers la grille et\nqui brûlent en rayonnant de la chaleur dans\nle cendrier. (\nEn résumé, sur toutes les grilles à charge-\nment à main, la substitution des houilles mai-\ngres ou du coke aux charbons riches en ma-\ntières volatiles, ne présente pas de difficultés\nminimes. Par contre, le travail du chauffeur\nsera réduit, puisque les houilles ne s'agglomé-\nrant pas, il n'y a plus de piquages à faire,\nmais simplement un réglage de la partie su-\npérieure de la couche de combustible.\nChauffage central\nLe chauffage central a été un perfection-\nnement considérable dans le chauffage do-\nmestique. On a cependant prétendu que, s'il\nétait plus agréable, il n'apportait pas une plus\ngrande économie de combustible par suite de\nla difficulté du réglage de la température des\ndivers locaux. Il est exact que souvent on ne\nmodère pas le chauffage et que, pour dimi-\nnuer la température, on se contente d'ouvrir\nles fenêtres par intermittence, ce qui est un\ngaspillage de calories. Ceci prouve simple-\nment que le chauffage central n'est pas en-\ncore au point, qu'il faut rechercher et déve-\nlopper l'emploi des dispositifs de réglage en\nmême temps qu'il faut documenter et ins*\ntruire le public.\nàù Les premières installations de chauffage"}, {"page_pdf": 19, "page_imprimee": "111", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192506-01.1.19", "texte": "TECHNOLOGIE\n\ncentral consistaient en calorifères à air chaud,\ngénéralement constitués par des foyers à\ngrilles ordinaires. Sur ces grilles, on brûlera\ndes combustibles maigres, ainsi qu'il a été\nindiqué pour les emplois industriels.\nD'aurtes appareils assez anciens sont cons-\ntitués par des dalles superposées et ont été\nétablis spécialement pour l'utilisation des\ncombustibles de qualité inférieure. On y brû-\nlera soit des fines maigres ou demi-grasses,\nsoit des poussiers de coke qui donneront un\nchauffage régulier et économique.\nA 1 heure actuelle, toutes les installations\nde chauffage central fonctionnent à l'eau\nchaude ou à la vapeur. Dans les chaudières\nqui alimentent ces installations, il était, avant\nla guerre, d'un usage courant en France d em-\nployer exclusivement l'anthracite.\nPar contre, en Allemagne et en Suisse où\nle chauffage central était beaucoup plus déve-\nloppé, on employait exclusivement le coke.\nMais, depuis la guerre, le marché charbon-\nnier a subi des fluctuations considérables et\non ne pourrait être plus explicite qu'en don-\nnant, à titre d'exemple, les prix de vente au\ndétail des combustibles dans la région pari-\nsienne.\nIl est inutile d'insister sur la hausse des\nanthracites anglais, hausse due en grande\npartie aux dénivellations du change. D'autre\npart, les achats de charbons étrangers con-\ntribuent à augmenter le déficit de notre ba-\nlance commerciale et l'intérêt national de-\nmande de les réduire au minimum.\nQuant aux charbons anthraciteux, ils pro-\nduisent par suite de leur teneur en matières\nvolatiles, des suies qui encrassent les canaux\net les conduits de fumée, généralement assez\nétroits dans les chaudières de chauffage.\nLe véritable combustible de chauffage cen-\ntral est donc le coke, tant au point de vue\néconomique qu'à celui de l'intérêt général.\nDans les chaudières de chauffage central\ncomme dans les autres foyers, il est indispen-\nsable que le coke soit bien classé et que la\ncatégorie utilisée corresponde aux dimensions\nde la chaudière et surtout à celles des bar-\nreaux de grille. On ne devra utiliser le grésil-\nlon que si les barreaux ont un écartement\nmaximum de 1 0 mm. ; le n° 0 et le n° 1 con-\nviendront pour un espacement de barreaux\nde 1 0 à 12 mm. Dans les chaudières où les\nconduits d'alimentation en combustibles sont\nde faible section et où la grille est d'un mo-\ndèle spécial, on pourra, même si les chaudiè-\nres sont d'une forte dimension, employer\navec avantage le grésillon. Mais, d'une ma-\nnière générale, on utilisera plutôt le n° 0 et\nle n° 1 : le premier, pour les chaudières peti-\ntes ou moyennes; le deuxième, pour les\ngrandes.\nA titre d'exemple de comparaison entre\nles charbons anthraciteux (généralement qua-\nlifiés d'anthracites français ou belges), on\ntrouvera ci-après les résultats d'essais effec-\ntués autrefois dans un hôpital militaire.\nLes combustibles employés successivement\nétaient :\n10 Une houille anthraciteuse à 9 p.c. de\ncendres, ayant un pouvoir calorique de\n7,830 calories;\n2° Un coke ordinaire de 14,5 p.c. de cen-\ndres, ayant un pouvoir calorique absolu de\n6,730 calories.\nDans des conditions absolument identi-\nques : même température extérieure, même\ntempérature intérieure, les consommations\nconstatés ont été de 1,743 kilogrammes d'an-\nthracite, contre 1,440 kilogrammes de coke,\nsoit une économie de 1 7,4 p.c. en faveur du\ncoke.\nL'explication de ces différences est très\nsimple : elle est due à la différence des per-\ntes par la chaleur latente; en effet, avec le\ncharbon anthraciteux, la teneur des fumées\nen CO2 était de 8,5 p.c. alors qu'elle était\nd'environ 16 p.c. avec le coke. Ceci est la\nconséquence des teneurs en matières volatiles\ndes deux combustibles : environ 10 p.c. pour\nle charbon, contre une teneur inférieure à\n1 p.c. pour le coke. On trouve là encore une\nconfirmation du fait que les matières vola-\ntiles sont pratiquement mal utilisées au cours\nde la combustion. Il est exact d'ajouter que\nle nombre de chargements dut être plus\ngrand avec le coke qu'avec le charbon an-\nthraciteux, mais cet inconvénient pouvait être"}, {"page_pdf": 20, "page_imprimee": "112", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192506-01.1.20", "texte": "TECHNOLOGIE\n\nen l'occurrence facilement supprimé en re-\nhaussant le magasin de combustible, de ma-\nniéré à lui donner une plus grande capacité.\nDans la pratique, l'emploi du coke rencon-\ntre cependant certaines difficultés, dues au\nfait que les installations existantes datant gé-\nnéralement d'avant-guerre, ont été construi-\ntes à une époque où le prix des meilleurs an-\nthracites n'était pas très élevé. On pouvait\ndonc les employer, parce qu'ils permettaient\nde choisir les chaudières petites et par consé-\nquent peu coûteuses, mais dans lesquelles il\nest difficile aujourd'hui de consommer un\nautre combustible.\nEn fait, on peut diviser les installations en\ntrois catégories :\n1° Celle dans lesquelles la chaudière avait\nété largement calculée, où l'on peut généra-\nlement brûler le coke sans aucun change-\nment, ou tout au plus avec des modifications\nde détail, par exemple un changement de\ngrille;\n2° Celles dont la capacité est trop faible et\nexige, malgré une marche très poussée de la\nchaudière, les meilleurs combustibles sous le\nplus faible volume, c'est-à-dire les anthra-\ncites ;\nL'intérêt du consommateur lui commande,\ndans ce cas, d'étudier une augmentation de\nla puissance de sa chaudière; il semble que\nla meilleure solution à envisager soit d'y ad-\njoindre une nouvelle chaudière, pour que 1\npuissance des deux appareils atteigne celle\nqui est nécessaire pendant les périodes les\nplus froides; pendant les périodes douces, au\ncontraire, on pourra n'employer qu'une seule\ndes deux chaudières. De toute façon, elles ne\nmarcheront qu'à allure modérée, c'est-à-dire\ndans les meilleures conditions de rendement;\nil est, en effet, utile de rappeler que le rende-\nment d'une bonne chaudière de chauffage\ncentral, qui est de 70 à 80 p.c. à allure nor-\nmale, tombe à 50 p.c. et même moins lors-\nqu'on force l'allure. Il est ainsi facile de cons-\ntater combien la dépense nécessitée par l'ins-\ntallation de la deuxième chaudière peut être\nrapidement amortie par l'emploi d'un com-\nbustible plus économique et par l'augmenta-\ntion du rendement;\n-3° Enfin, dans quelques chaudières de\ntrop petites dimensions, il est pratiquement\nimpossible de brûler du coke, le foyer n'ayant\npas de capacité nécessaire pour contenir à la\nfois une quantité suffisante de combustible en\nignition.\nOn trouvera ci-après les indications géné-\nrales pour la surveillance d une chaudière de\nchauffage central.\n1° Pour la sécurité, surveiller d'une façon\nconstante les niveaux d'eau et les soupapes\nde sûreté, dont les organes doivent être en-\ntretenus d'une façon irréprochable;\n2° Pour la marche régulière, alimenter de\ncombustible et faire des décrassages à inter-\nvalles réguliers, en entretenant des feux\nclairs ;\n3° Pour l'économie # surveiller le bon\nfonctionnement des régulateurs automatiques,\nleur réglage pour la pression de marche et\nleur parfait entretien. Passer la brosse d'acier\ndans les tubes à fumée dès qu'ils paraissent\ns'encrasser;\n4° Pour la conservation des grilles, entre-\ntenir constamment une couche d'eau dans le\ncendrier; ne le laisser jamais à sec.\nLa cuisine. Dans les fourneaux de cui-\nsine, on a souvent recommandé l'emploi des\ncombustibles, donnant une flamme assez lon-\ngue,par conséquent relativement riche en ma-\ntières volatiles.\nLes matières volatiles, en effet, facilitent\nl'allumage. Elles permettent, lorsqu'un foyer\na été maintenu au ralenti, d'augmenter très\nrapidement l'allure de la combustion par\ncharge de combustible et une ouverture du\nréglage de l'air; c'est là une qualité pré-\ncieuse pour les « coups de feu » à donner au\nmoment des repas.\nSans avoir toute la souplesse désirable, les\ncharbons maigres ou le coke permettent de\nrépondre de la plupart des emplois avec, au\nsurplus, une appréciable économie.\nDans les cas exceptionnels où on ne pour-\nrait obtenir la souplesse nécesaire, la cuisine\nau gaz est alors tout indiquée, et les applica-\ntions multiples et nouvelles qui sont faites\ntous les jours en apportent la preuve.\nTous les fourneaux de cuisine peuvent uti-"}, {"page_pdf": 21, "page_imprimee": "113", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192506-01.1.21", "texte": "TE CHNOLOGIE\n\nliser le coke si les foyers ont la profondeur\nsuffisante, environ 20 centimètres, par suite\ndu rayonnement du coke, le four chauffe\nmieux qu'avec le charbon.\nEnfin, le coke est d'un usage infiniment\nplus propre que n'importe quelle houille.\nDans les cuisines importantes des hôtels,\ndes hôpitaux, des casernes, le coke est d'un\nusage courant. En 1911 et 1912, des essais\neurent lieu à Paris par deux commissions\nnommées par le ministre de la guerre, d'abord\nà la caserne de Latour-Maubourg, puis à la\ncaserne de Clignancourt. Les essais de pré-\nparation d'aliments furent faits avec les cui-\nsinières régimentaires types « Cubain » et\n« Vaillant », de 300 rations, et les essais de\nchauffage des chambrées avec des poêles de\ndifférents modèles : cylindriques, ordinaires,\nà cloche et type « Godin ». Voici les conclu-\nsions exactes de la commission :\n« Le coke de gaz s'est montré nettement\nsupérieur à la houille, à laquelle il peut se\nsubstituer sans aucune difficulté.\n» Il est homogène et sans poussier.\n» Il donne une chaleur radiante plus éle-\nvée.\n» Il est d'un usage plus commode et plus\npropre.\n» Il n'encrasse pas les appareils.\n» A poids égal et à prix égal, il semble\ndevoir apporter une économie très notable\ndans les dépenses de chauffage des corps de\ntroupes.\n» La commission signale l'emploi qui a été\nfait du grésillon de coke de gaz, toujours\nmoins cher que le coke classé et qui a donné\nde bons résultats ».\nD'autres essais furent faits dans divers\ncorps de troupes; c'est à la suite des résultats\nobtenus, tous concordants, que la direction\nde l'intendance modifia l'article 56 du règle-\nment sur le chauffage des \"corps de troupes,\nqui devint le suivant :\n« Emploi du coke pour les fourneaux de\ncuisine. Le coke est un combustible qui ne\ndonne pas de flamme et exige généralement\npour F allumage un temps plus long que la\nhouille ».\nD'après les expériences faites par la mai-\nson François Vaillant, le tableau suivant\nmontre les résultats obtenus avec des four-\nneaux de campagne :\nNuméros Consommation Tempo pour l'ébullition Contenance\ndos des\nfourneaux de houille de coke avechouille avec coke marnilea\nà soupe\nkg. kg ! litres\n3 26 17 1 h. 20 2h. 20 50\n4 29 25 1 h. 40 2h. 35 75\n5 I 32 27 Ih. 50 2h. 45 100\n« Des expériences faites avec divers appa-\nreils de cuisine plus perfectionnés que les\nfourneaux de campagne ont montré que,\ndans nombre de places, en raison de la dimi-\nnution actuelle du prix du coke par rapport\nà celui de la houille, remploi du coke peut\nprésenter de sérieux avantages.\n» Le coke est homogène, sans poussière,\nd'un usage commode, et propre. S'il est un\npeu long à allumer, s'il ne donne pas de\nflamme, il développe néanmoins une cha-\nleur très intense.\n» Il nécessite un foyer assez grand et assez\nprofond; mais la plupart des fourneaux de\ncuisine en usage dans les corps remplissent\nces conditions et peuvent, par conséquent,\nbrûler indifféremment de la houille ou du\ncoke ».\nConclusions\nOn a vu par la présente étude, forcément\nsuperficielle, que, à quelques rares excep-\ntions près, les combustibles maigres ou le coke\npouvaient être utilisés dans tous les appareils\nde consommation.\nSans préjuger des dispositions qui pour-\nraient être prises pour développer l'emploi\ndes combustibles maigres, il appartient aux\ngrandes administrations publiques et en gé-\nnéral à tous les services dépendant d'un or-\nganisme d'Etat, de donner l'exemple et de\nse conformer d'une manière absolue aux\ntrois règles suivantes :\n1° Ne brûler aucune houille renfermant\n1 8 p.c. et plus de matières volatiles et sus-\nceptibles d'être économiquement distillée;\n2° Eviter l'emploi des anthracites de pro-\nvenance étrangère;\n3° Remplacer, selon les cas, les combusti-"}, {"page_pdf": 22, "page_imprimee": "114", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192506-01.1.22", "texte": "CONGRES\nBles précédents par les charbons maigres ou\nle coke.\nAu point de vue du chauffage central, dans\nles grandes administrations où ce mode de\nchauffage existe, il faudra prévoir l'emploi\ndu coke et modifier éventuellement les ca-\nhiers des charges en conséquence.\nLorsque les installations existantes n'ont\npas les dimensions suffisantes pour permettre\n1 emploi du coke, il y a lieu d'en envisager\nla modification, ainsi qu'il a été dit plus\nhaut. Ces modifications représentent des dé-\npenses supplémentaires que les administra-\ntions publiques ne devront pas hésiter à en-\ngager sur leur budget, étant donné la certi-\ntude que les modifications apportées permet-\ntront de réaliser des économies qui amorti-\nront rapidement ces dépenses.\n\nPARIS 1925.\nIIIe CONGRÈS INTERNATIONAL DES VILLES\norganisé par l'Union Internationale des Villes et Communes\n(Bruxelles, 3bis, Rue de la Régence) et l'Union des Villes et\nCommunes de France (Paris, 29, rue de Sévigné)\n(du 26 septembre au 14 octobre).\n\nLe premier grand Congrès International\ndes Villes tenu à Gand en 1913 avait décidé\nqu'un second Congrès se tiendrait à Paris\nen 19 1 6.\nAprès la guerre, les relations furent repri-\nses, mais ce n'est qu'en 1924 qu'un second\nCongrès put se tenir à Amsterdam, destiné\nspécialement à renouer les liens et à se pro-\nnoncer sur le développement des services de\nl'Union et sur l'organisation d'une grande\nsession en 1925.\nLa Ville de Paris ayant officiellement pro-\nposé que ce Congrès se tienne en cette ville,\nen même temps qu'y sera ouverte l'Exposi-\ntion Internationale des Arts décoratifs et in-\ndustriels modernes, une réunion du Conseil\ngénéral tenue à Baie les 15 et 16 décembre\n1924, décida, d'accord avec l'Union des Vil-\nles et Communes de France, d'accepter cette\ninvitation et arrêta l'ordre du jour suivant :\nSEANCES\nA. RAPPORTS ET COMMUNICATIONS\n1. L'Union Internationale des Villes et Com-\nmunes.\nRapport sur l'activité de l'Union Interna-\ntionale : documentation et publication;\nRelations avec les Institutions et Organisa-\ntions Internationale : (Société des Nations;\nBureau International du Travail; Croix Rou-\nge Internationale; Association pour la lutte\ncontre le chômage, la tuberculose, le péril\nvénérien).\n2. Les Unions des Villes, Communes et Pou-\nvoirs locaux.\nRapports par chaque Union nationale sur\nson activité.\n3. Le Régime Municipal.\nRapport sur les résultats de l'enquête au\nsujet des relations entre les communes ou\npouvoirs locaux autonomes et le pouvoir cen-\ntral dans les différents pays.\nB. ETUDES ET DISCUSSIONS\n4. La politique foncière des communes et\nson influence sur le problème du loge-\nment.\n5. Les grandes agglomérations.\nQuelles sont les solutions adoptées ou pro-\nposées dans les divers pays pour résoudre les\ndifficulté qui résultent dans les grandes agglo-"}, {"page_pdf": 23, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192506-01.1.23", "texte": "PLANCHE III\nL'EXPOSITION DU CINQUANTENAIRE DE\nL'ÉMULATION AU CERCLE ARTISTIQUE\nA BRUXELLES <16-26 avril>\nHabitation à logements multiples. — Coin rues J. Jacquet\net A. Court à Koekelberg. Détail de la façade, entrée des\ncours et appartements. Fernand BRUNFAUT, architecte.\nSupplément à la Revue LA CITÉ, Ve Année N° 6\nHôtel Particulier, 115, Boulevard Saint-Michel à Etterbeek.\nL'entrée. Julien de RIDDER, architecte.\nClichés de la Revue l'Emulation."}, {"page_pdf": 24, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192506-01.1.24", "texte": "PLANCHE IV\nHabitation, 81, rue Washington à Ixelles. Détail de la Façade. Alfred NyST. architecte\nPropriété de M. C. L., 26, Av. Maurice à Bruxelles Vue du Hall. James ALLARD, architecte.\nSupplément à la Revue LA CITÉ Ve Année N° 6\nClichés de la Revue l'Emulation"}, {"page_pdf": 25, "page_imprimee": "115", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192506-01.1.25", "texte": "CONGRES\n\nmérations urbaines du fait de leur division en\npluseurs unités administratves autonomes?\nRECEPTIONS\nRécepton à l'Hôtel de Ville de Paris; à\nl'Exposition des Arts décoratifs et Industriels\nModernes; à la Mairie de Suresnes; à l'Hôtel\nde Ville de Lyon; à l'Hôtel de Ville de Gre-\nnoble; à l'Exposition de la Houille blanche\net du Tourisme de Grenoble, etc...\nVISITES ET EXCURSIONS\nL'organisation des visites et excursions pré-\nvoira notamment :\nEnseignement : Ecoles modèles, Cité Univer-\nsitaire de Paris.\nHygiène : Piscines, eaux, égouts, épuration.\nHabitation : Blocs et cités-jardins (Paris, Dé-\npartement de la Seine et Lyon).\nServices d'incendie, éclairage et force : gaz\net électricité (Gennevillers et Grenoble).\nŒuvres sociales : (Paris, Lyon, etc.).\nCommunications et transports : ateliers cen-\ntraux des Transports en Commun de la Ré-\ngion Parisienne.\nUrbanisation : Aménagement des terrains des\nfortifications de Paris.\nArt, Histoire et divers : Buttes Chaumont,\nMosque, Petit Palais, Versailles, Sceaux,\nExposition des Arts Décoratifs, Exposition\nde la Houille Blanche et du Tourisme\n(Grenoble), etc.\nLe programme définitif de ces visites et\nexcursions sera distribué prochainement. Les\nparticipants auront à s'inscrire à l'avance,\ntant pour les excursions gratuites . que\npayantes.\nPOUR LE COMITE EXECUTIF\nDE L'UNION INTERNATIONALE :\nLe Présiaent,\nF.-M. WIBAUT,\nSénateur. Echevin de la ville d'Amsterdam.\nLe Secrétaire^Général-Directeur,\nE. VINCK,\nSénateur. Conseiller Communal d'lxelles.\nSOIREES ET BANQUETS\nDes soirées théâtrales seront offertes aux\ncongressistes. Un banquet officiel et divers\ndîners seront organisés en l'honneur des dé-\nlégués.\nVOYAGES ET HOTELS\nPar convention avec l'Agence Cook, les\nparticipants au Congrès sont assurés de trou-\nver, dans les Agences Cook de leur ville ou\npays, la possibilité d'obtenir leurs billets\npour trains, bateaux ou avions avec réduc-\ntions éventuelles, en même temps ils pour-\nront retenir leur chambre dans l'hôtel de leur\nchoix, suivant liste et conditions qui leur se-\nront communiquées par Cook.\nINSCRIPTIONS AU CONGRES\nLes participants sont priés de notifier leur\nadhésion au Congrès directement à l'Union\nInternationale des Villes, à Bruxelles, rue de\nla Régence, 3bis, en mentionnant s'ils sont\naccompagnés d'une ou de deux personnes,\nLes adhésions venant de la France même\ndoivent être notifiées à l'Union des Villes et\nCommunes de France, 29, rue de Sévigné,\nParis.\nCOTISATION\nLa cotisation pour l'inscription au Congrès\nest de 50 francs, donnant droit aux Actes.\nLes adhérents au Congrès peuvent se faire\naccompagner de une ou deux personnes ne\npayant que demi-cotisation, soit 25 francs par\npersonne accompagnant, et qui bénéficieront\ndes avantages du Congrès, sauf les Actes.\nPOUR LE COMITE GENERAL\nDE L'UNION DES VILLES ET COMMUNES\nDE FRANCE :\nLe Président,\nLouis DAUSSET,\nSénateur. Ane. Conseiller Municip. de Paris.\nLe Secrétaire Géhéral,\nHenri SELLIER,\nConseiller Général de la Seine.\nMaire de Suresnes."}, {"page_pdf": 26, "page_imprimee": "116", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192506-01.1.26", "texte": "C ONCOURS\n\n, HUY. RECoino i KUCTION DU THEATRE.\nLa ville de Huy met au concours l'avant-projet\nde reconstruction du théâtre. Les architectes qui\ndésirent participer à ce concours, auquel 6,000 fr.\nde primes sont attribués, peuvent obtenir les con-\nditions et programme moyennant 1 envoi d une\nsomme de 2 fr. 50 en timbres-poste à l'administra-\ntion communale.\nCOMLNES. HOTEL DE VILLE ET PRESBY-\nTERE. L'Office des Régions Dévastées a ou-\nvert un concours d'architecture pour l'élaboration\ndu projet de reconstruction de l'Hôtel de ville ainsi\nque du presbytère de la ville de Comines.\nLe programme, cahier des charges et plan d im-\nplantation se trouvent en vente au Musée Com-\nmercial, 15, rue des Augustins, à Bruxelles, et la\npublicité en a été faite dans iLa Chronique des\nTravaux Publics >.\nLa date ultime pour le dépôt des projets avait\nété fixée tout d'abord au 12 août courant. A la\ndemande de plusieurs architectes l'O. R. D. a dé-\ncidé de reporter la date de remise des projets défi-\nnitivement au 17 septembre prochain. ,\nDIXMUDE. LA TOUR DE LA MORT. Le\nmonument dédié par la province de la Flandre oc-\ncidentale aux morts glorieux de la grande guerre\nsera édifié très prochainement.\nAinsi que nous l'avons renseigné, les projets de\nce monument ont fait l'objet d'un concours en\nf 1923. Les autorités compétentes ont retenu le pro-\njet intitulé : « La Tour de la Mort ».\n* L'Etat et la Province ayant décidé d'accorder\nrespectivement des subsides de 75,000 francs et\nde 200,000 francs, l'adjudication de ce travail sera\nannoncée très prochainement.\nLa « Tour de la Mort » sera édifiée près du\ngrand pont de Dixmude.\nLes auteurs de ce monument très caractéristique\nsont les architectes MM. Schaesens, de Fumes;\nVerbruggen, d'Ypres, et Lievens, de Thielt.\nEXPOSITION ET CONCOURS ORGANISES\nPAR LA PROVINCE DE BRABANT, du 26 sep-\ntembre au 6 octobre 1925, à la Galerie Giroux,\nboulevard du Régent, 43, à Bruxelles. La Pro-\nvince du Brabant organise une Exposition d'Arts\ndécoratifs et industriels, avec concours.\nLes travaux à présenter devront êrte originaux.\nLes personnes qui désirent participer à l'exposi-\ntion devront remplir, avant le 21 juillet 1925, une\nfiche afin de déterminer la nature de la participa-\ntion. Cette fiche leur sera transmise, ainsi que 3e\nrèglement de l'exposition, sur demande à adresser\nà M. le Président de la Commission organisatrice\nde l'exposition, rue du Chêne, 22, à Bruxelles, où\nces documents peuvent être également retirés par\nles intéressés.\nUne somme de 6,000 francs est mise à la dis-\nposition du jury pour l'attribution des primes aux\nparticipants au concours organisé parmi les expo-\nsants.\nLa Députation permanente a arrêté, d'autre\npart, comme suit, le programme du concours spé-\ncial prévu à l'article 19 du règlement de l'Exposi-\ntion.\n1° Couverture illustrée pour une édition popu-\nlaire du livre de Decoster : « La Légende d'Uylen-\nspiegel », format Charpentier, dessin à exécuter à\nla plume ou sur bois.\n2° Projet de maison particulière.\nCoût maximum : 90,000 francs, y compris tous\ntravaux d'achèvement et notamment chauffage\ncentral; à construire à front de rue, sur un terrain\nde 6 m. de largeur.\nLa maison comprendra :\nSous-sols : caves à charbon, provisions, vins et\nbuanderie.\nRez-de-chaussée : petit hall, cuisine, salle à man-\nger, bureau studio.\nEtages : 3 chambres à coucher, salle de bain,\nmansardes et grenier.\nUn principe doit prévaloir dans l'élaboration du\nprojet : autant que possible, des armoires doivent\nêtre prévues dans les murs et cloisons.\nLes projets doivent parvenir à M. Renard, Pré-\nsident de la Commission organisatrice, au Gouver-\nnement provincial, rue du Chêne, 22, au plus tard\nle 20 août 1925.\nLes projets présentés figureront à l'exposition.\nUne somme de 2,000 francs est prévue pour l'al-\nlocation de primes.\nLE PRÉSENT NUMÉRO RENFERME HUIT PLANCHES HORS TEXTE"}, {"page_pdf": 27, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192506-01.1.27", "texte": "Les Spécialités qui ont fait la réputation dé notre\nMaison, fondée en 1870, sont fabriquées dans nos\n*\nusines et chantiers qui couvrent une superficie\nde plus de 25.000 m 2\nPlaques \" Fibro-Plâtre „ (J&uéee)\nBéton de Cendrée \" Scorite „ («£££)\nBéton Calorifuge \" Vulcanit\n99 (déposée)\nLattes fendues en Sapin du Nord\nBrouettes 6 Echelles\nA. ù L. CANTILLANA\nRue de France, 29 BRUXELLES\nTtléph»nes : 223.75-223.76\nTtllgnan : CantilUaa Itiitllii"}, {"page_pdf": 28, "page_imprimee": "couv. 4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192506-01.1.28", "texte": "Imp. H. KUMPS-ROBYW, ru« Kêjwwélû. 81-S5. IxtlteA. Tél. : 171,11.\n\nNos prochains Numéros\nseront consacrés à\nI'EXPOSITION INTERNATIONALE\ndes Arts Décoratifs Modernes à\nPARIS\nl\nUn numéro spécial, à gros tirage,\ntrès richement illustré et qui sera\ndistribué dans toute la Belgique\nsera consacré à la\nParticipation Belge\nHimmiKmw(inirimtmuniHtmtiitiffîîiinimHiiitmii»Hin)ininiiitHnfflmtHß«wgH>«fliiwMwimi»miiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiHffmmtHmii»mmiiiiiiumiinnninmniiiuiinn\nNous acceptons des ANNONCES\nHtuuiiimiinitiiiiiiniiinmwtiiNiii pour ce numéro"}]}