{"numero_id": "bm-bmtnaac-1925-09-01", "volume": "bmtnaac_1925-09_01", "ocr_sha256": "7c4540bcead08621ee12ffde50c8512ffa9882d12b4fe1993c9bf9fc3e148fdf", "source_tei": "https://github.com/Princeton-CDH/bluemountain-transcriptions/blob/main/periodicals/bmtnaac/issues/1925/09_01/bmtnaac_1925-09_01.tei.xml", "source_mets": "https://github.com/pulibrary/BlueMountain/blob/main/metadata/periodicals/bmtnaac/issues/1925/09_01/bmtnaac_1925-09_01.mets.xml", "url_numero": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192509-01", "articles": [{"article_id": "bm-bmtnaac-1925-09-01-c002", "article_bluemountain": "bmtnaac_1925-09_01#c002", "volume": "bmtnaac_1925-09_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "145", "page_fin": "145", "image_debut": 3, "image_fin": 3, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192509-01.2.2", "titre_corps": "Introduction à notre Deuxième Numéro spécial consacré à l'Exposition Internationale des Arts Décoratifs et Industriels Modernes à Paris.", "titre_sommaire": "Introduction à notre Deuxième Numéro spécial consacré à l'Exposition Internationale des Arts Décoratifs et Industriels Modernes à Paris.", "signature_source": "« LA CITE »", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 3, "page_imprimee": "145", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192509-01.1.3", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1732, "texte": "Introduction à notre Deuxième Numéro\nspécial consacré à l'Exposition\nInternationale des Arts Décoratifs\net Industriels Modernes à Paris.\n« LA CITE ».\nLe <( recensement des forces modernistes » que nous avons publié dans le précédent\nnuméro de a LA CITE », constituait la préface du « procès de la participation belge »\nque nous allons engager.\nAujourd'hui, notre collaborateur, M. Edward Léonard, uien* apporter une nouvelle\npièce au dossier : un commentaire des appréciations émises dans le catalogue officiel de la\nparticipation belge à VExposition, concernant notre illustre compatriote, HENRY VAN\nDE VELDE. Nous sommes heureux de pouvoir contribuer en insérant cette protes-\ntation à réparer les oublis et les injustices que Von semble s'être complu à commettre\nà Y égard du grand maître de Y art moderne.\nNous poursuivrons notre réquisitoire dans un prochain numéro.\nEn attendant, nous publions, les comptes rendus, abondamment illustrés, que notre\ncollaboraeur M. Charles Conrardy a consacrés aux compartiments et à divers aspects\nde Y Exposition.\nNous n avons pas besoin de rappeler ici le zèle avec lequel M. Conrardy s'applique\nà défendre, dam les journaux et reçues belges, Y art moderne et ses adeptes. Nos lecteurs\nsavent qu'il souscrit entièrement à notre programme.\nCependant, nous croyons devoir faire en ce qui concerne ses articles sur Y Expo-\nsition Internationale des Arts Décoratifs modernes des réserves au sujet de certaines\nappréciations, trop enthousiastes, à notre avis. 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Bornons-nous à ceci :\nLes organisateurs auraient dû tenter l'impossible pour que ce précur-\nseur et grand maître des tendances artistiques modernes ait pu pré -\nsenter dignement son œuvre.\nC'est à juste titre que dans le catalogue officiel de la Section\nBelge (*), deux préfaciers ont estimé devoir citer le nom et s'arrêter à\nl'œuvre de celui qui fut l'âme du mouvement moderne.\nL'lntroduction à l'Architecture, par Arthur de Rudder, est,\ncomme les autres préfaces, assez condensée; on y sent le désir de dire\nbeaucoup en un espace restreint. Il en résulte un manque de clarté\ndans les idées; bien plus, cette introduction fait naître dans l'esprit du\nlecteur des conceptions inexactes.\nCe serait de peu d'importance dans un article éphémère, mais\nest inadmissible lorsqu'il s'agit du catalogue d'une manifestation\nd'art aussi mondiale que celle de l'Exposition de Paris. Ce l'est davan-\ntage, si l'effort et l'œuvre d'une des cinq ou six personnalités les\nplus marquantes de l'art moderne en Europe, de Henry Van de Velde,\nest en jeu.\n\n(*) Exposition des Arts Décoratifs et Industriels modernes de Paris 1925. Cata-\nlogue officiel de la Section Belge. Artihur de Rudder, L'Architecture, p. 45, et Sander-\nPierron, Le Mobilier, p. 73."}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "147", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192509-01.1.5", "debut_caractere": 29, "fin_caractere_exclue": 2337, "texte": "Ce que Sander Pierron avance, dans son introduction au « Mo-\nbilier », au sujet de l'œuvre de Van de Velde, peut être considéré\ncomme à peu près exact, bien qu'il ne fasse pas ressortir suffisamment\nla personnalité du maître, à côté et au-dessus de celle de Horta. Mais\nce que de Rudder écrit n'éveillera chez les profanes qu'une idée plutôt\nmédiocre de l'activité de Van de Velde.\nVoici ce qu'il dit : « Parmi les contemporains de M. Victor\n» Horta, et ceux qui participèrent dès la première heure au mouve-\n» ment moderne, nous ne pouvons passer sous silence M. Henry Van\n» de Velde. Qui songerait à nier son rôle de novateur? Mais, trahi\n» par les circonstances, il n'avait pu réaliser les conceptions de son\n» esprit et malgré lui, peut-être, il fut rejeté, non sans violence, dans\n» la théorie. Ses livres ont plus fait pour sa renommée que ses œuvres\n» architecturales. Sa maison du Dieweg ne donna pas la mesure de\n» son talent; il ne put complètement imposer les plans qu'il avait\n» imaginés pour le théâtre des Champs-Elysées, et quand il devint\n» le maître de sa forme, un long séjour en Allemagne l'avait écarté\n» de nos traditions. Henry Van de Velde proclamait la nécessité\n» d'adapter les moyens au but, et prônait un art utilitaire où le créa-\n» teur aurait toujours en vue l'usage auquel il était destiné. Un de\n» ses panégyristes, M. Jacques Mesnil, a pu dire qu'il n'était pas\n» constructeur par tempérament, « qu'il n'était au fond qu'un des-\n» sinateur », et il ajoutait : « pour lui la ligne n'est pas seulement\n» un moyen de communiquer les images, c'est primordialement, et\n» à l'origine, un geste exprimant notre être intérieur ». Nous avions\n» raison de dire que M. Henry Van de Velde était avant tout un\n» théoricien, de grand talent d'ailleurs ».\nIl serait difficile de caractériser de façon plus imprécise l'œuvre\nd'un artiste et d'émettre plus de contradictions. Il saute aux yeux\nqu'Arthur de Rudder n'est pas au courant, sinon il n'aurait pu, après\navoir affirmé son rôle de pionnier, imputer aux événements le fait\nque selon lui le maître a été arrêté dans son développement\nintégrai, prisonnier de la théorie. En plus, relevons ce bout de phrase,\nqui veut en dire long : « et quand il devint maître de sa forme, un\nlong séjour en Allemagne l'avait écarté de nos traditions »."}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "148", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192509-01.1.6", "debut_caractere": 29, "fin_caractere_exclue": 1970, "texte": "Et c'est peut-être bien ici le centre de gravité de tout son juge-\nment.\nVenant d'un panégyriste de l'architecture moderne, ce reproche\n« d'être à l'écart et en dehors de notre tradition » est pour le moins\nahurissant.\nL'architecture la plus up to prouve la nécessité absolue\nd'abandonner la forme traditionnelle, afin de satisfaire aux exigences\nde la vie moderne et des sentiments modernes.\nDe plus, quelle est cette soi-disant « tradition à nous »? Est-ce\ncelle du Pavillon Belge de l'exposition de Venise, par Léon Sneyers,\nque reproduit l'article visé, ou celle de la Maison du Peuple de Bru-\nxelles, par Horta, dont il y est parlé avec éloges?\nOn dirait qu'il n'a été fait appel à la tradition que pour\nassommer l'œuvre visée.\nAlors que le préfacier décoche des louanges à un des jeunes les\nplus vivants et les plus radicaux, l'architecte Huib Hoste, parce que\nson église de Zonnebeke rappelle « le style Vénitien » et le « XVIe\nsiècle italien », on reste consterné de ce qu'il est fait grief à Van de\nVelde de ses créations « en dehors de notre tradition », et ce, après\nqu'il fut devenu en Allemagne « le maître de la forme ».\nComment expliquer cette maîtrise de la forme, si Van de Velde\ns'était réellement enlisé dans la théorie et ne serait qu'un théoricien\nde grande envergure?\nO contradiction! Car une forme est une chose sensible, une\nchose qui possède des contours et des masses, une chose qui a bien\ndes rapports avec les théories, mais qui ne peut pas être vivifiée par\nelles, sans que la puissance vitale, la puissance créatrice soit présente\ndans le coeur et dans l'âme de l'artiste.\nPour prouver que Van de Velde est bien théoricien avant tout,\nl'auteur s'appuie sur trois appréciations de Jacques Mesnil qui, soi-\ndisant, font ressortir le caractère non architectural de l'oeuvre du\nmaître.\nSéparer quelques phrases de leur contexte et les assembler pour\nétayer une opinion préconçue, c'est là un système au moyen duquel"}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "149", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192509-01.1.7", "debut_caractere": 29, "fin_caractere_exclue": 1703, "texte": "on peut prouver bien des choses, mais qui n'est pas précisément\nhonnête.\nAussi vais-je citer intégralement le texte visé.\nJacques Mesnil écrit (*) :\n« Il ne s'en faut pas de beaucoup que Van de Velde, dans son\nenthousiasme pour les travaux de l'ingénieur et les produits du\nmécanisme moderne, n'en vienne à dire comme MM. Perret que l'ar-\nchitecture est la construction. Mais Van de Velde n'est pas du tout\nconstructeur par tempérament :il croit à la construction\ncomme on croit au salut de son âme. Au fond,\nc'est un dessinateur, on le voit dans toute son œuvre, on le sent à la\nfaçon lyrique dont il parle de la ligne dans l'étude qu'il y consacre :\npour lui la ligne n'est pas seulement un moyen de communiquer les\nimages qui se forment en nous, c'est primordialement et à l'origine un\ngeste exprimant notre être intérieur ».\nEt plus loin :\n«Mais cette tendance romantique et indi-\nvidualiste est heureusement tempérée en lui\npar la tendance tout opposée, utilitaire et\nsociale, qu'il défend, surtout en architecture,\navec un exclusivisme qui l'amènerait à la\nfroideur, à la raideur et à la nudité préconisées\naujourd'hui par certains comme des vertus,\nsi ces défauts n'étaient pas si contraires à son\ntempérament. Dans la pratique, ces tendances\nse contre-balancent plus ou moins et c'est\ndans les moments où elles s'équilibrent le\nplus exactement que Van de Velde arrive aux\nréalisations les plus parfaites».\nEvidemment, Van de Velde est théoricien; il serait absurde de\nle nier, mais il est un théoricien de génie. Sans être devenu l'esclave\n\n(*) Jacques Mesnil, Henry Van de Velde et le Théâtre des Champs-Elysées. Bru-\nxelles et Paris. Van Oest et Cie, pp. 24 et 25."}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "150", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192509-01.1.8", "debut_caractere": 29, "fin_caractere_exclue": 2204, "texte": "de sa théorie, il l'a édifiée, tout comme les plus grands artistes du passé\net cette théorie a été le fil conducteur de son œuvre.\nIl ne peut donc pas être question d'une théorie morte. Un théo-\nricien aurait pu écrire les livres qui ont rendu célèbre Van de Velde,\nmais il n'aurait pas pu créer son œuvre vivante. Fier et serein, le\nmaître peut contempler les travaux dus à son inlassable activité.\nCitons, pour mémoire, les somptueuses et aristocratiques demeu-\nres, construites surtout en Allemagne : l'aménagement intérieur du\nFolkwang-Museum, à Hagen; l'aménagement du Nietzsche-Archief,\nà Weimar; le monument Abbé, à lena; la construction, l'ameuble-\nment et la direction de ce merveilleux Institut d'Art de Weimar, dont\nle fonctionnement jouit d'une réputation mondiale.\nSi l'on appelait Van de Velde un théoricien, l'on pourrait tout\naussi bien reléguer dans la même catégorie les William Morris, Her-\nmann Muthesius, et d'autres éminents artistes. La manière dont cette\népithète a été décernée équivaut à un brevet d'infériorité, bien qu'on\ny ait ajouté le palliatif « de grand talent d'ailleurs ».\nUn théoricien qui sait mettre sur pied une œuvre aussi formi-\ndable et d'un retentissement universel, est un très grand artiste.\nLes renseignements donnés par de Rudder, dans son introduc-\ntion, susciteront nécessairement, chez le lecteur non initié, une idée\nqui ne correspond pas à la réalité. Contrairement à ses affirmations,\nque Van de Velde serait resté, par la force des événements, prisonnier\nde ses théories, nous affirmons qu'aucun de nos architectes n'a choisi\naussi résolument, aussi énergiquement que lui, sa voie en toute indé-\npendance et en pleine conscience de sa mission.\nEt ce n'est qu'après s'être rendu compte de l'impossibilité de\ntrouver dans son pays un champ d'action et l'espace nécessaires à sa\ndébordante énergie créatrice, que Van de Velde s'expatria et alla en\nAllemagne.\nDe Rudder mentionne d'abord la maison du Dieweg, à Uccle,\nensuite le Théâtre des Champs-Elysées, à Paris, et enfin il parle du\nséjour de Van de Velde en Allemagne; ceci fait croire que ce'Hernier\ns'est expatrié après les déboires subis au sujet des plans du théâtre"}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": "151", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192509-01.1.9", "debut_caractere": 30, "fin_caractere_exclue": 1990, "texte": "en question, En réalité, Van de Velde séjournait depuis près de quinze\nans en Allemagne, lorsqu'il fut chargé de construire l'édifice aux\nChamps-Elysées.\nLes avanies qui s abattirent sur cette entreprise ne sont nulle-\nment imputables au maître; candis que le fait de lui avoir retiré sa\nmission, alors qu'il était en plein travail, est un acte qu'on peut qua-\nlifier d'ignominie.\nDans sa brochure consacrée à ce sujet, Jacques Mesnil stigmatise\nla cabale ourdie contre Van de Velde; inutile donc de s'y étendre.\nMais affirmons cependant que présenter les faits de manière à faite\nsupposer Van de Velde responsable de ce que l'exécution ne lui\nest pas restée confiée, cela n'est pas conforme à la réalité.\nPeu de temps après avoir été traité aussi indignement, en 1914,\nune nouvelle occasion se présenta pour Van de Velde de prouver\nson talent et sa maîtrise : il fut chargé de construire un théâtre pour\n1 exposition du Werkbund, à Cologne.\nNous supposons que le lecteur connaît cet édifice, de dimension\nréduite, mais d'un intérêt considérable (*).\nIl a suscité, comme toute œuvre d'art vraiment moderne, Fana-\nthème et l'enthousiasme.\nAujourd'hui, dix années plus tard, il est curieux de pouvoir\nconscacer que cecce conscruccion occuperaic une place d'honneur parmi\nles 4 ou 5 édifices les plus modernes de l'Exposition de Paris.\nEst-ce un théoricien qui auraic pareille créacion à son actif?\nD'ailleurs, qualifier Van de Velde de chéoricien, ou dire qu il\nn'est qu'un dessinateur, lorsque l'on connaît sa brillante presta-\ntion architecturale du Werkbundtheater, cela équivaut pour ainsi\ndire à une injustice consciente.\nCe n'est pas l'emprise de la théorie, mais c'est la fatalité qui a\nentravé l'œuvre du maître dans son plein épanouissement. Son Théâ-\ntre des Champs-Elysées a été mutilé; le Théâtre de Cologne a dû être\n\n(*) « La Cité » a reproduit !e plan et trois vues de cet édifice dans le n\" 10 de\nla troisième année (février 1923). (N. d, 1. R.)."}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "152", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192509-01.1.10", "debut_caractere": 33, "fin_caractere_exclue": 1451, "texte": "démoli, les fonds nécessaires à son maintien ayant fait défaut. Quant\nau musée de Erfurt, pour lequel tous les plans étaient terminés en\n1914, il ne put plus être édifié. Effroyable fatalité que celle qui per-\nsécuta, entrava et anéantit l'œuvre de toute une existence de labeur.\nEt à présent?\nDepuis 1919, Van de Velde s'est fixé en Hollande. A côté\nd'autres travaux, il a pu dresser les plans d'un grand domaine et\nd'un vaste musée.\nPour celui qui a eu la joie de prendre connaissance de ces tra-\nvaux, la conviction s'est imposée une fois de plus que Van de Velde\nn'est nullement victime de la théorie. Non, tout au contraire, les\nthéories se sont développées pour devenir des réalités joyeuses, somp-\ntueuses et multiples.\nEt pourvu que la fatalité fasse trêve, nous pourrons admirer\ndans quelques années une œuvre qui sera glorifiée en Hollande, à\ncôté de la Bourse de Berlage, comme une étape marquante dans\nl'architecture moderne.\nUn regret subsistera cependant, celui que le grand artiste n'aura\npas pu créer pareille œuvre dans son propre pays.\nOn écrit et on imprime bien des erreurs et il n'est pas toujours\nagréable de s'élever contre ces affirmations erronées. Mais des fois,\ncela n'est pas seulement désirable, mais devient une obligation, un\ndevoir. Il en a été ainsi pour l'introduction d'Arthur de Rudder:\nvoilà pourquoi j'en ai relevé les inexactitudes concernant Henry Van\nde Velde.\n\nEdward LEONARD."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1925-09-01-c005", "article_bluemountain": "bmtnaac_1925-09_01#c005", "volume": "bmtnaac_1925-09_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "153", "page_fin": "156", "image_debut": 11, "image_fin": 22, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192509-01.2.4", "titre_corps": "L'ARCHITECTURE", "titre_sommaire": "L'ARCHITECTURE", "signature_source": "Charles CONRARDY", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 11, "page_imprimee": "153", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192509-01.1.11", "debut_caractere": 29, "fin_caractere_exclue": 1727, "texte": "Promenades dans l'Exposition des Arts\nDécoratifs et Industriels Modernes de\nParis - 1925\nL'ARCHITECTURE\n\nLes bruits les plus divers et les plus contradictoires circulèrent\nsien avant l'ouverture de l'exposition, avant même que sa réalisation\nfut commencée. Les uns en prédisaient la faillite, les autres le\ntriomphe.\nL'idée de montrer les travaux des divers pays concernant les\narts décoratifs et industriels modernes date de 1919. A vrai dire, les\nAllemands avaient organisé à Cologne en 1914 une foire importante\net il s'agissait aujourd'hui, pour la France surtout de se montrer\ndégagée du style « munichois ».\nQu'on le veuille ou non, l'influence viennoise et allemande était,\navant la guerre de 1914-1918, des plus importantes sur les mouve-\nments architectural, mobilier et décoratif. Il est encore très important\na l'heure actuelle, ce mouvement moderne d'outre-Rhin, mais il y a\nquelque chose de changé.\nJe le disais dans une étude récente « La France a signé le pacte\nmoderniste».ll est évident que les peuples séparés par un nationalisme\ninévitable après un aussi important conflit devaient vivre sur leurs\npropres fonds et subir beaucoup moins les influences étrangères. C'est\nce qui est arrivé et ce que nous allons constater à l'exposition.\nLes Français n'ont pas hésité de dépenser sans compter pour\nprésenter des ensembles, des bâtiments parfaits. Ils ont voulu s'affir-\nmer modernistes. Ils ont en partie réussi.\nNous ne parlerons pas des entreprises purement commerciales,\nmais nous tâcherons d'esquisser les mérites et les défauts des œuvres.\nBeaucoup de pavillons ont été confiés à des artistes qui se révè-\nlent décorateurs, mais qui ne sont pas architectes. Ainsi les boutiques"}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "154", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192509-01.1.12", "debut_caractere": 29, "fin_caractere_exclue": 2194, "texte": "de Dufrène sur le pont Alexandre 111 constituent, le son surtout, un\njoli décor, quoique la crête formée par les toits des boutiques produise\nun effet un peu chinois. Mais il n'y a point ici d'arcnitecture. De\nmême. « Primavera » est un pavillon séduisant d'aspect, mais où\nl'architecture est complètement oubliée. Seul, parmi les pavillons des\ngrands magasins de Paris. « Pomone », de Boileau, a des qualités\narchitectoniques.\nLes portes principales sont en générai réussies, malgré les exagé-\nrations de Brandt qui ne nous a pas habitué à des ferronneries si peu\nesthétiques. Ne citons que pour mémoire la porte d'Orsay qui aurait\npu être intéressante.\nLes tours de Ch. Plumet sont appréciables et cette idée de\nmanger « au-dessus du bétail ahuri des humains » n'est pas mauvaise.\nMais ces tours sont vides. Le rez-de-chaussée ne sert à rien et l'on se\ndemande pourquoi elles ont été créées. Sans doute, si nous prenons\nl'ascenseur, nous arrivons à un confortable restaurant. Mais à quoi\nsert la partie inférieure, soit les 3/4 de la tour? Il fallait la bâtir sim-\nplement sur des piliers ou sur une charpente. On aurait compris plus\nclairement l'intention.\nLe pavillon lyonnais de M. Tony Garnier échappe à ce défaut.\nC'est nettement une construction pour exposition, sans fioritures ni\nornements clinquants. C'est d'une rare sobriété, c'est de l'architecture.\nNous voudrions en dire autant d'autres pavillons qui présentent\nparfois au point de vue technique, au sujet des matières employées,\nde curieux essais, mais dont l'exécution reste fort éloignée du domaine\nartistique qui nous occupe. La technique seule ne suffit pas.\nC'est par la richesse que la section française cherche surtout à\nbriller. La beauté se trouve à l'intérieur! Mais elle est si souvent\naccompagnée par l'or et par l'argent qu'elle apparaît trop parée.\nNous ne dirons pas que la mariée est trop belle, mais elle a trop de\nbijoux. Et pourtant quel effort dans cette présentation universelle\ndes produits d'art du monde? C'est tout de même grâce à la France\nque l'art moderne est aujourd'hui à l'honneur après avoir été à la\npeine et honni, détesté pendant des années par ceux-là mêmes qui,"}, {"page_pdf": 21, "page_imprimee": "155", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192509-01.1.21", "debut_caractere": 24, "fin_caractere_exclue": 2166, "texte": "aujourd hui, crient merveille. Nous aurions mauvaise grâce à i ou-\nblier.\nPour nous montrer les richesses artistiques de ses colonies et\nde ses protectorats, la France n'a pas mesuré ni l'espace, ni la dépense.\nAu point de vue architecture, nous n'avons rien à apprendre. La\ntraditionnelle maison-bazar marocaine, le souk sénégalais, la pagode\nindo-chinoise renferment des merveilles qui n'ont avec l'art moderne\nque des rapports d'inspiration. Plusieurs artistes d'aujourd'hui ont\nété chercher dans le primitivisme oriental ou africain des moyens de\nrenouveau. Modèles de choix, certes, guides précieux, mais depuis\nlongtemps dépassés et souvent dans des sens différents du sens\nprimitif.\nDe même dans les pavillons régionaux, il n'y a pas grand'chose\nà apprendre de neuf. Laissons-nous, si nous le voulons, attendrir\npar le charme de la « Maison Lorraine » ou du « Clos Provençal »,\naîlons-y boire ou y manger, mais n'y cherchons pas des leçons\nartistiques.\nLe village moderne est plus constructif. A part deux ou trois\nmaisons ratées, l'ensemble est pittoresque. L'église, fort recherchée,\na de l'allure, de même les boutiques. Les magasins sont en général\nfort bien traités par les modernistes français. Dans Paris même,\nd'ailleurs, on commence à dénicher deci, de là, des magasins aux\nvitrines bien étudiées et qui sont d'une facture nettement moderne.\nElles se distinguent par une grande sobriété de détails, l'usage des\nplans plats et uniques.\nOn ne peut nier la réelle grandeur de l'escalier monumental de\nLetrosne au Grand Palais. Il est parvenu à masquer l'ancien monu-\nment de Girault, à créer un intérieur plein de majesté. L'escalier en\nlui-même est génial. Grâce à un rehaussement progressif, la perspec-\ntive en est remarquable. Il emploie des colonnes sans chapiteau et des\npilastres sobres pour soutenir ses travaux dont la portée paraît for-\nmidable. La décoration est moins réussie, l'abus de l'or fatigue. Néan-\nmoins, l'aménagement général est parfait. Tout le Grand Palais,\nd'ailleurs, est présenté avec goût et, chose étrange, ici, où Ton n'était\nen droit que d'exiger un décor, c'est de la saine et bonne architecture."}, {"page_pdf": 22, "page_imprimee": "156", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192509-01.1.22", "debut_caractere": 24, "fin_caractere_exclue": 2087, "texte": "Le palais des stands est fort simple, de bonnes proportions,\nmais on lui a donné une sorte de vernis Renaissance d'un effet déplo-\nrable.\nLe pavillon du tourisme de M. Robert Mallet-Stevens est une\ndes meilleures choses de l'exposition. Cet architecte est assez connu\npour que nous n'insistions pas ici sur sa manière calme, sa façon\nclaire de s'exprimer et l'originalité de ses conceptions. Son horloge\nsera justement appréciée et aussi l'intérieur des bureaux touristiques\noù règne la gaieté et la lumière. Voilà un bâtisseur digne de ce nom\nqui tire enfin l'architecture des ornières et qui s'affirme plein de\nvigueur et de santé, délivré des attaches du passé.\nLa Cour des métiers de Charles Plumet est une bonne concep-\ntion archit :;. :rale, mais l'intérêt est dispersé par suite d'une abon-\n%\ndance trop grande de motifs et de décorations.\nLe théâtre de A. et G. Perret reste aussi une des plus belles œuvres\nde l'exposition. Elle s'apparente par l'esprit aux réalisations de Tony\nGarnier. Mais la scène triple a déjà été réalisée par Henry Van de\nVelde au théâtre de Cologne, en 1914. Les frères Perret ont une\nfaculté d'assimilation prodigieuse. Après le théâtre des Champs-Ely-\nsées, le théâtre de l'exposition! Ce qui est inadmissible, c'est qu'ils\ns'attribuent la paternité de la scène tripartite qui est, en effet, une\ntrouvaille, mais elle est de Van de Velde. Ce dernier, pour se défendre,\nvient de publier une brochure du plus haut intérêt. Espérons que la\ngrande presse prendra la défense de notre compatriote.\nIl est impossible de décrire en détails et de noter chaque bâti-\nment et chaque stand. Dans les dédales de la Section française, on\nrencontre maints ensembles originaux et du meilleur goût avec aussi,\nil faut le dire de pures horreurs. Très bien, le hall d'attente d'un\nministère des Beaux-Arts avec des lignes sobres, des niches pour\nstatues et des pilastres logiques. Mauvais, la salle d'honneur du\nGrand Palais où MM. Suè et Jaulme semblent vouloir mettre en\nhonneur une sorte de rocaille déplaisante.\n(A suivre.)\n\nCharles CONRARDY."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1925-09-01-c006", "article_bluemountain": "bmtnaac_1925-09_01#c006", "volume": "bmtnaac_1925-09_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 13, "image_fin": 13, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192509-01.2.4.1", "titre_corps": "supplément à la Revue « La Cité»", "titre_sommaire": "supplément à la Revue « La Cité»", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 13, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192509-01.1.13", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 180, "texte": "PLANCHE I\nVUE D'ENSEMBLE DE L'ESPLANADE DES INVALIDES. HALLS ET TOURS. ARCHITECTE : PLUMET.\nCliché Ja Revue « Het Bouwkundig Weekblad », Amsterdam.\nsupplément à la Revue « La Cité»"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1925-09-01-c007", "article_bluemountain": "bmtnaac_1925-09_01#c007", "volume": "bmtnaac_1925-09_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 14, "image_fin": 14, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192509-01.2.4.2", "titre_corps": "UN Cliché de la Revue « Het Bouwkundig Weekblad », Amsterdam.", "titre_sommaire": "UN Cliché de la Revue « Het Bouwkundig Weekblad », Amsterdam.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 14, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192509-01.1.14", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 153, "texte": "PLANCHE II\nUN COIN DE L'ESPLANADE DES INVALIDES. 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FRANÇOIS CARNOT. DEPUTE,\nCHARGE DE L'ETUDE DU PROGRAMME\nLe 12 juillet 1914, la Chambre des Députés, A L'UNANIMITE ET\nSANS DISCUSSION, votait le projet de résolution ci-après :\n« La Chambre invite le Gouvernement à nommer sans délai une Com-\nmission interministérielle, chargée d'établir les voies et moyens pour la réali-\nsation d'une Exposition Internationale des Arts décoratifs modernes qui aurait\nlieu, à Paris, en 1916, sous la direction du Ministère du Commerce ».\nLe rôle de notre Commission est donc bien précisé : le principe même\nde l'Exposition est défini par le Parlement : Arts décoratifs modernes. La\nCommission du Commerce qui, à l'unanimité, a approuvé le remarquable\nrapport de notre collègue, M. Roblin, a ainsi tranché la question du programme\nesthétique en même temps que celle de la classification à adopter, et celle de\nla date à choisir.\nFaisant siennes les conclusions de son rapporteur et celles du Comité\nd'Etudes constitué par la réunion des Sociétés d'Arts décoratifs, «c l'Exposition\n\n(*) Nous avons annoncé, dans l'éditorial paru en tête de notre précédent numéro,\nla publication de ces documents officiels et du Programme constituant la spécification\nde LA PROMESSE faite solennellement aux « modernistes » du monde entier, par\nles organisateurs de l'Exposition Internationale des Arts Décoratifs modernes à Paris.\nN. d. I. R.)"}, {"page_pdf": 24, "page_imprimee": "158", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192509-01.1.24", "debut_caractere": 25, "fin_caractere_exclue": 2515, "texte": "sera, dit la Commission du Commerce, spécialisée à tous les Arts décorai fo\nappliqués à Y architecture, au mobilier et à la parure; elle sera réservée à des\noeuvres d'une inspiration nouvelle à l'exclusion de toute copie ou pastiche du\npassé ».\nLa Commission ne peut donc, sur ces deux points, que prendre acte du\nvote parlementaire, et établir, ainsi quelle en est chargée, les voies et\nmoyens pour la réalisation de ce programme de principe, qui, !u:, nous\néchappe.\nI] est indispensable de ne pas oublier un seul instant que l'Exposition\ndes Arts Décoratifs modernes n'est en rien comparable à une Exposition\nUniverselle : ce n'est pas une Exposition de gros bataillons de firmes com-\nmerciales et industrielles. Elle n'a pas pour but de montrer toute la production\nnationale, au contraire, sa raison d'être, c'est de sélectionner cette production,\nd'en éliminer tout ce qui, par sa qualité d'art en même temps que par son\nexécution, n'est pas digne d éloge; c'est d'y éveiller les énergies créatrices,\net de ne présenter enfin à l'examen et à l'approbation de la clientèle et du\npublic que les œuvres sincères et originales en excluant sans feiblesse tout\nmodèle trop facilement pillé dans l'œuvre de nos devanciers.\nC'EST UNE EXPOSITION DE CREATION ET DE SELECTION, ET\nQUELLE QUE SOIT LA VALEUR COMMERCIALE OU LA PUISSANCE\nINDUSTRIELLE D'UNE MAISON, CETTE MAISON N'A PAS SA PLACE\nDANS CETTE EXPOSITION SI LES ŒUVRES QU'ELLE PRESENTE\nN'AJOUTENT AUCUNE CONTRIBUTION PERSONNELLE AU PATRI-\nMOINE CONSTITUE DEJA PAR L'EFFORT ARTISTIQUE DE NOTRE\nPAYS.\nEn réalité, ce n'est donc pas l'exposant qui est admis, mais c'est l'œuvre.\nC'est le principe qui a régi, avec un succès éclatant, l'organisation du Pavillon\ndes Arts décoratifs modernes à Turin, celle des Expositions de Munich de 1 908\net 1912, celle des sections d' Art décoratif de toutes les Expositions faites avec\nla participation officielle de I*Allemagne.\nC'est la règle fondamentale sans laquelle il n'y a plus ni programme\npossible, ni résultats à espérer.\nEn France (1 ), où cette règle n'a encore jamais été appliquée, i! faudra\ns'attendre à rencontrer une assez vive opposition dès le début. Les exposants\n(industriels) sont habitués à être admis sans discussion, et sur le simple\nénoncé des récompenses obtenues automatiquement par leur maison dans les\nExpositions antérieures. Ils considèrent cette admission comme un droit\nacquis, quelque peu intéressants que puissent être les objets qu'ils exposent ou\n\n(1) ET EN BELGIQUE!"}, {"page_pdf": 25, "page_imprimee": "159", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192509-01.1.25", "debut_caractere": 24, "fin_caractere_exclue": 2600, "texte": "fa présentation qu'ils en font. Il serait inadmissible de suivre ces errements\ndans une eExposition de sélection artistique.\nI. Mode de présentation.\n1° Pour les ensembles décoratifs (d'intérieurs), entièrement installés et\nmeublés, il sera nécessaire de provoquer la constitution d*« ateliers »\ncomposés chacun d'un architecte, chargé de coordonner tous les efforts, un\npeintre, un sculpteur et plusieurs artisans d'art et industriels, capables de se\ncomprendre, de se compléter et de collaborer à la conception et à la réali-\nsation de ces ensembles.\n2° En ce qui concerne les pavillons, halls (ou stands) de groupe ou de\nclasse, nous estimons qu'il serait nécessaire de faire appel à tous ceux de nos\narchitectes dont l'effort s'est orienté d'une façon incontestable vers la création\nd'œuvres originales et personnelles, rejetant délibérément toute copie et tout\npastiche. Il serait, en effet, absurde de faire créer le cadre architectural\ndestiné à des objets exclusivement modernes, et qui doit en être comme\nl'atmosphère, par des hommes qui, quel que soit leur talent, auraient limité\nleur œuvre et la répétition doctrinale des formules du passé.\nChacun des pavillons, halls (ou stands) devrait donc être confié à l'un\nde ces architectes modernistes, qui devrait être chargé de la décoration inté-\nrieure complète aussi bien que de la construction.\nLa division et la diversité de ces pavillons (ou stands) sont la seule\nmanière de donner l'impression vraie de la diversté de l'architecture et de\nl'art décoratif modernes, qui comportent autant de Styles différents que de\ntempéraments. Il n'existe pas d'architecture officielle moderne et tout 1 effort\nque le Gouvernement a demandé, depuis quarante ans, à ses architectes\nattitrés (1 ) n'a porté malheureusement la plupart du temps que sur des\nréminiscences ou même des copies; l'effort de création a donc été accompli\nuniquement pour la clientèle particulière, en se conformant aux besoins et\naux ressources très variables de cette clientèle. Ce serait donc œuvre téméraire\net souverainement injuste de confier à un seul achitecte le soin de synthétiser\ndans l'œuvre unique d'un grand et coûteux palais (pour la Belgique, lire :\nUN COUTEUX PAVILLON! (N. d. 1. R.) toute la variété et toutes les ten-\ndances de F architecture moderne. Ne recommençons pas la ruineuse erreur\ndu Grand Palais, si nous pouvons l'éviter.\nNe perdons pas de vue, enfin, que l'Art de la Rue (URBANISME), l'Art\ndes Jardins, l'Art du Théâtre doivent trouver dans cette Exposition un vaste\nchamp ouvert à leurs efforts*\n\n( 1 ) COMME EN BELGIQUE !"}, {"page_pdf": 26, "page_imprimee": "160", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192509-01.1.26", "debut_caractere": 25, "fin_caractere_exclue": 2426, "texte": "II. Organisation administrative et contrôle esthétique.\nQui sera chargé de ce rôle multiple et important? (Sélectionner les\nœuvres d'après le critère : MODERNE. Susciter la constitution des ATELIERS,\nc'est-à-dire assurer le rapprochement des créateurs de modèles et des indus-\ntriels capables de les exécuter.)\nCe ne peut pas être le Commissariat général représentant l'Etat : sans\naucun doute, il ne s'en chargerait pas. Il faudra donc, à côté du Commissaire\ngénéral nommé par le Ministre du Commerce et du Commissaire général\nadjoint nommé par les Beaux-Arts, un organisme, qu'il s'appelle Comité\nexécutif, Commission esthétique, Commission d'admission, Comité d'organi-\nsation, peu importe, qui assume ces fonctons et cette responsabilité avec des\npouvoirs absolus et un droit de veto sans appel.\nUn tel Comité, pour présenter les garanties d'impartialité complète et\nrassurer les intéressés, devrait être composé par tiers :\n1° D'artistes, architectes ou décorateurs créateurs de modèles;\n2° D'industriels, fabricants, éditeurs, entrepreneurs, ingénieurs ou artisans\n(exécutants) ;\n3° D'écrivains, fonctionnaires ou autres personnalités s'étant occupées des\nquestions d'art décoratif moderne.\nNous insistons sur la nécessité absolue de ne nommer dans la Commission\nexecutive que des personnes (artistes, industriels ou autres) qui donnent une\nadhésion et un appui sincères et résolus à l'effort de création moderne. Il ne\nserait pas possible ni acceptable pour les artistes modernes que l'on confiât\nl'admission et l'organisation même de leurs œuvres à des hommes de parti-pris\nhostiles ou incompétents. T out le sort de l'Exposition est là, et avec lui celui de\nl'art moderne français. Ils dépendent de ce choix. Suivant l'esprit dans lequel\nce choix serait fait, ou bien l'effort créateur de nos artistes pourra lutter victo-\nrieusement contre les concurrences menaçantes, ou bien il s'éteindra et alors\non aura fait à l'industrie d'art de notre pays un mal irréparable.\nNous devons insister également sur l'étendue des pouvoirs qui devront\nêtre donnés à cette Commission et sur l'inflexibilité du règlement qui, avant\ntoute chose, devra poser les principes fondamentaux de cette Exposition :\n1° Originalité et NOUVEAUTE REELLES des modèles de toute sorte\nexcluant toute copie ou pastiche du passé ;\n2° Exécution complète et soignée des objets présentés;\n3° Bonne qualité des matières employées;"}, {"page_pdf": 27, "page_imprimee": "161", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192509-01.1.27", "debut_caractere": 24, "fin_caractere_exclue": 2443, "texte": "4° Indications sincères du nom de l'artiste créateur du modèle et du nom\ndu producteur.\nL'application de ces principes ne devra comporter aucune faiblesse.\nIl appartiendra à la Commission executive, aussitôt nommée, de recher-\ncher les moyens utiles de propagande à employer pour créer dans tous les\nmilieux industriels un courant d'opinion favorable à la création des modèles\nnouveaux aussi bien pour les produits à bon marché que pour Y industrie de\nluxe.\nCertes, cette mission complexe est difficile à remplir, mais elle n'arrêter?\npas les bonnes volontés et elle n'excède pas les forces de ceux qui ont vraiment\nfoi dans la puissance inventive de notre race en perpétuelle évolution.\nCeux-là ne se bornent pas à voir dans le glorieux passé artistique de la\nFrance des modèles à copier sans effort et une mine à exploiter commer-\ncialement : ils y voient surtout l'exemple à suivre d'une généreuse énergie\ncréatrice, DONT L'ARRET SERAIT UNE HUMILIATION ET UN AFFAI-\nBLISSEMENT NATIONAL.\nEXTRAITS D'UNE LETTRE DU\nMINISTRE DE L'INDUSTRIE ET DU COMMERCE à M. LE PRESIDENT\ndatée de Paris, le 15 mai 1922\nL'Exposition montrera le tableau complet de la production actuelle de\nCELLES de nos industries métropolitaines et coloniales qui offrent des qualités\nd'art et un caractère nettement moderne.\nC'est dire que toute copie ou contrefaçon de style ancien en sera bannie,\nc'est dire aussi que toutes les industries y figureront, les œuvres les plus\nsimples et les plus usuelles étant susceptibles de présenter autant de beauté\nque les objets les plus précieux.\nTous les industriels, tous les artistes, tous les artisans, quelle que soit la\nmatière qu'ils travaillent, bois, pierre, métal, céramique, verre, papier,\ntissus, etc., quelle que soit la forme sous laquelle ils l'emploient, quelle que\nsoit la destination à laquelle ils l'appliquent, peuvent et doivent se montrer\nmodernes, ainsi que le furent, en leur temps, leurs illustres devanciers des\nsiècles passés en donnant à chaque objet une forme logique, harmonieuse,\nexactement adaptée aux conditions de la vie actuelle et traduite par une\nexécution parfaite.\nAfin de permettre aux artistes, aux artisans et aux industriels d'unir leurs\nefforts, un organe de liaison a été créé auprès du Commissariat général : le\nsuccès n'est possible, en effet, que par une étroite collaboration entre les\nartistes créateurs de modèles nouveaux (susceptibles d'être reproduits par"}, {"page_pdf": 28, "page_imprimee": "162", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192509-01.1.28", "debut_caractere": 25, "fin_caractere_exclue": 1748, "texte": "unité, en nombre limité ou en série), les artisans, héritiers des saines tradi-\ntions (1 ), et les industriels pourvus de moyens puissants d'exécution.\nIl importe que chacun envisage, sans plus tarder, sa collaboration à cette\nœuvre dont dépendent le développement de nos exportations et notre pros-\npérité économique, autant que la réputation d'invention et de goût de notre\npays.\nLe Ministre du Commerce et de l'lndustrie.\nPar autorisation :\nLe Commissaire général,\nFernand DAVID,\nSénateur.\nEXTRAITS DE LA NOTE EXPLICATIVE SUR\nLES DEMANDES D'ADMISSION PROVISOIRE\nPour répondre à son programme, l'Exposition devra présenter en\nraccourci toute la vie moderne et prouver au public, par des réalisations com-\nplètes, qu'à cette vie moderne correspond un art décoratif et industriel\nmoderne et que cet art existe.\nEXTRAITS DE LA BROCHURE ACCOMPAGNANT\nLES PLANS DE SITUATION DE L'EXPOSITION.\nCARACTERE MODERNE DES OBJETS EXPOSES\nMODE DE PRESENTATION\nLe caractère des objets exposés doit correspondre au programme même\nd'une Exposition d'arts décoratifs et industriels modernes.\nPour que les productions prennent toute leur valeur décorative, il est\nindispensable qu'elles soient présentées en fonction de la vie, c'est-à-dire\ncomme elles le sont dans la réalité, suivant leur destination, leur emploi, en un\nt\nensemble créant le décor de notre existence quotidienne.\nL'art décoratif moderne doit être présenté, sous toutes ses formes,\ncomme une réalité vivante, entièrement appropriée à des besoins actuels, tant\nesthétques que matériels, et non pas comme la réunion fortuite d un grand\nnombre d'objets de vitrine, disparates et sans destination.\n\n(1) Traditions de métier» d'exécution matérielle, NON de «c style\nhistorique »."}, {"page_pdf": 29, "page_imprimee": "163", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192509-01.1.29", "debut_caractere": 24, "fin_caractere_exclue": 2181, "texte": "L'invention a trop souvent fait place à la copie, ce qui est aussi contraire\nà la mission de l'art, qui est de créer, qu'à la mission de l'industrie, qui est\nde s'adapter, pour en bénéficier, aux progrès scientifiques et techniques.\nLe public s'est laissé prendre à cette erreur, confondant l'admiration des\nobjets anciens, QUI EST LOUABLE, avec l'envie de les copier, QUI EST\nREGRETTABLE, parce que les œuvres anciennees correspondent à des idées,\nà des besoins, à des techniques qui ne sont plus les nôtres.\nAujourd'hui, le public réagit : il se rend compte, plus ou moins nette-\nment, qu'à l'époque des chemins de fer, des automobiles, des avions, de\nl'électricité, doivent correspondre d'autres meubles que ceux des siècles passés,\nsi beaux soient-ils.\nC est aux producteurs, artistes, artisans, industriels, qu'il appartient de\nréaliser ces aspirations.\nLa véritable façon d'être moderne, c'est de déterminer la forme qui\nrépondra le mieux à la destination de l'objet, en tenant compte de la matière\nà laquelle il faut demander tout ce qu'elle peut donner, mais rien d'autre.\nFaut-il enfin signaler une erreur trop répandue qui consiste à croire que\nl'artiste peut trouver une forme indépendamment de toute préoccupation\ntechnique, forme que l'industriel rendra ensuite exécutable? Il importe, au\ncontraire, que, dès le début de son travail, l'artiste connaisse toutes les possi-\nbilités et toutes les impossibilités d'exécution en face desquelles il se trouvera.\nC'est ce qui lui permettra, à défaut de connaissances techniques précédemment\nacquises, une collaboration continue avec l'industriel.\nEXTRAITS DU REGLEMENT\nTITRE II\nCONDITIONS GENERALES D'ADMISSION\nART. 4.\nSont admises à l'Exposition, les œuvres d'une inspiration nouvelle et\nd une originalité réelle exécutées et présentées par les artistes, artisans,\nindustriels créateurs de modèles et éditeurs et rentrant dans les arts déco-\nratifs et industriels modernes.\nEn sont rigoureusement exclues, les copies, imitations et contrefaçons\ndes styles anciens.\nNe peuvent également être exposés :\n1 ° Les tableaux, statues ou œuvres qui ne participeraient pas étroitement\nà un ensemble décoratif;"}, {"page_pdf": 30, "page_imprimee": "164", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192509-01.1.30", "debut_caractere": 28, "fin_caractere_exclue": 1257, "texte": "2° Les procédés techniques ou de fabrication, à moins qu'ils ne soient\ndestinés à figurer dans le groupe de l'enseignement;\n3° Les ébauches. Seuls sont admis les objets finis pouvant être exécutés\npar unités, en nombre limité ou en série, soit qu'ils forment un tout complet\net immédiatement utilisable, soit que ces objets constituent les parties princi-\npales d'un tout et soient alors présentés dans un état tel que le caractère\nartistique en soit incontestable.\nLes objets doivent être accompagnés de mentions indiquant les noms des\nartistes créateurs des modèles et ceux des éditeurs ou fabricants.\nTITRE IV.\nSECTIONS ETRANGERES\nART. 12.\nL'admission des œuvres dans les sections étrangères est prononcée par le\nCommissaire général français, sur la demande et sous la responsabilité du\nDélégué du pays auquel appartient l'exposant.\nLe Commissaire général français a le droit de s'opposer à l'installation\nd'oeuvres QUI NE SERAIENT PAS RECONNUES CONFORMES AU PRO-\nGRAMME DE L'EXPOSITION.\nL'ARTICLE I STIPULE QUE LES ŒUVRES PRESENTEES PAR LES\nETRANGERS DEVRONT, F,î J ES AUSSI, ETRE CONFORMES AU PRO-\nGRAMME DE L'EXPOSITION, C'EST-A-DIRE AVOIR UN CARACTERE\nNETTEMENT MODERNE.\nLE PRESENT NUMERO CONTIENT HUIT PLANCHES\nHORS-TEXTE"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1925-09-01-c015", "article_bluemountain": "bmtnaac_1925-09_01#c015", "volume": "bmtnaac_1925-09_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 3", "page_fin": "couv. 3", "image_debut": 31, "image_fin": 31, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192509-01.2.6", "titre_corps": "PRIX DE L'ABONNEMENT A L'ANNEE EN COURS (V« VOLUME)", "titre_sommaire": "PRIX DE L'ABONNEMENT A L'ANNEE EN COURS (V« VOLUME)", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 31, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192509-01.1.31", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 720, "texte": "PRIX DE L'ABONNEMENT A L'ANNEE EN COURS (V« VOLUME)\nDE « LA CITE » 20.00 23.00\nTout nouvel abonné peut obtenir, à titre de prime :\na) Le* 3* et 4* camées de nLa Cité », au prix réduit de ... , 5.00 7.50\n(Le prix en librairie est de 10 francs Belgique, 15 francs étranger).\nb) Le Cœur de la Ville de Bruxelles,par Charles Buis, avec traduction d'une confé-\nrence de C. Giïrlitt sur la « Conservation du cœur d'anciennes villes ». Une bro-\nchure de 24 pages. (Prix en librairie : 2 francs.) • gratuit\nc) L'Abbaye de la Cambre,par G. des Marez. (Prix en librairie : fr. 1.50). , gratuit\nd) Paul Hankar(lBs9-1901), par Ch. Coorurdy, et Raym. Thibaut Une bro-\nchure illustrée. Prix en librairie : 3 francs. . » . * , • grabat"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1925-09-01-c016", "article_bluemountain": "bmtnaac_1925-09_01#c016", "volume": "bmtnaac_1925-09_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 3", "page_fin": "couv. 3", "image_debut": 31, "image_fin": 31, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192509-01.2.7", "titre_corps": "Editions \" TEKHNÉ „", "titre_sommaire": "Editions \" TEKHNÉ „", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 31, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192509-01.1.31", "debut_caractere": 722, "fin_caractere_exclue": 2015, "texte": "Editions \" TEKHNÉ „\nLA CITE. Première année. (Rare,) • , a •• « « far. 20.\nDeuxième aimée. (Rare.) • »•••••»■» »«•»&» 10»\nL'Art et la Société, par H.~P. Berlage, architecte à Amsterdam. Tiret à part de la Revue\n« Art et Technique » (septembre 1913-février 1914). Un volume luxueusement im-\nprimé et illustré de 98 clichés t », fr. 20»—\nMatériaux de substitution dans la construction de maisons, par J Seroen, architecte. Une\nbrochure illustrée fr. 2.-\nL'habitation coloniale Sa construction au Congo Beige, par Gast. Boghemans. Une brochure\nde 20 pages abondamment illustrée t . . 9 f f , , f ( , , , fir. 3.\nConstantin Meunier. L'historique de son monument au travail, par R. Thiry et G. Heo-\ndrickx. Une brochure ifluatrée fr. h\nL9Art des Jardins et le nouveau jardin pittoresque, par Louis van der Swaelmeo, areàitecie-\npaysagiste • • •••••• fr. I.\nLA REVUE « TEKHNE » Coûectk» complète de la 2- année (1912-1913). Beau\nvolume de 516 pages, sur papier couché, illustré de 250 cliché* . • « « fr. 15*—\nPour s'abonner à « La Cité » ou obtenir des livres» il suffit\nde verser, dans n'importe quel bureau des postes» au crédit du\ncompte chèques postaux n* 166.21 Revue « La Cité », la somme\ndue et d'inscrire sur le bulletin de versement le titre du livre et les\nnom et adresse du souscripteur."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1925-09-01-c017", "article_bluemountain": "bmtnaac_1925-09_01#c017", "volume": "bmtnaac_1925-09_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 4", "page_fin": "couv. 4", "image_debut": 32, "image_fin": 32, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192509-01.2.8", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 32, "page_imprimee": "couv. 4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192509-01.1.32", "debut_caractere": 63, "fin_caractere_exclue": 866, "texte": "Nos prochains Numéros\nseront également consacrés à\nI'EXPOSITION INTERNATIONALE\ndes Arts Décoratifs Modernes à\nHIIIIIKIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIHIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIHIIIIIIHIIIIIIII—IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII II MIUIIHI mi\nPARIS\nUn numéro spécial, à gros tirage,\ntrès richement illustré et qui sera\ndistribué dans toute la Belgique\nsera consacré à la\nParticipation Belge\nHtHUrUUlUUUtfllliUMtlt IttttMlliili Hi lUiUiitlUlttUttittmttlHl HtBHtBHHIttHI UttHHHI HUttltllflîHHlHHttlUHllH nillHllHttlifllPriiffiWiffltfiff\nWMlr ï» lIH riiliWfNiMi nfrii & f? fr» FÇT» V «Pr 9&v BK'fvTWWt WîrEt t»î Irt tiTrl Éiw^W»Br?-ÏKrfWlfcrtFfï»W»B<l\nNous acceptons des ANNONCES\nBmßltmfflmittHHMmggHaßHlH pour ce numéro ffIimiHIIIIIffiUBIBBMUIIIIIUnBBI"}]}], "pages_ocr_originales": [{"page_pdf": 1, "page_imprimee": "couv. 1", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192509-01.1.1", "texte": "feotaitroui MoeeKt"}, {"page_pdf": 2, "page_imprimee": "couv. 2", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192509-01.1.2", "texte": "RcV U t AÊNbUELLË BELGE\nLA CITÉ\nURBANIS/AE ■ ARCHITECTURE » ART PUBLIC\nRECONSTRUCTION\nDES REGIONS DÉVASTÉES\ngrrrf ■ . ■ ■ ■ ■ ■■ ■ - 1 ■■ =3\nREDACTEURS:\nMM. Fern. BODSON, architecte (Bruxelles) ; J. DE LIGNE, architecte\n(Bruxelles) ; J. EGGERICX, architecte (Bruxelles) ; Huib. HOSTE, architecte\n(Bruges) ; Raymond MOENAERT, architecte (Bruxelles) ; L. van der\nSWAELMEN, architecte-paysagiste (Bruxelles); J. M. van HARDEVELD\n(Amsterdam) ; M. Raph. VÊRWILGHEN, Ingénieur Urbaniste (Bruxelles),\nSecrétaire de la Rédaction.\nCOLLABORATEURS\nARCHITECTES :\nRichard ACKE (Courtrai) ; H. P. BERLAGE (La Haye) ; H. J. BIRNSTINGL\nA. R. E. B. A. (Londres) ; Gaston BOGHEMANS (Menin) ; J. BORLEE\n(Jodoigne) ; Victor BOURGEOIS (Bruxelles) ; Ch. CONRARDY (Bruxelles) ;\nJulien de RIDDER (Bruxelles) ; Marcel GUILLEMINAULT (Paris) ; Léon\nGRAS (Anvers) ; J. E. HOEBEN (Bruxelles) ; V. HUSZAR (Hollande) ;\nLE CORBUSIER SAUGNIER (Paris); Edw. LEONARD (Anvers); J. J.\nP. OUD (Rotterdam, Hollande) ; Jozef PEETERS (Anvers) ; Gust. SCHLEI-\nCHER (Allemagne) ; F. SEROEN (Bruxelles) ; Raym. THIBAUT (Bru-\nxelles) ; Carlos THIRION (Verviers) ; Henri VAN DE VELDE (La Haye,\nHollande) ; Théo van DOESBURG (Paris) ; P. VORIN (Paris) ; E. A. VAN\nTONDEREN ( architecte ).\nCRITIQUES D'ART :\nMaurice CASTEELS (Bruxelles) ; André de RIDDER (Anvers) ; Elie FAURE\n(Paris) ; FIERENS-GEVAERT (Bruxelles) ; Julien LEONARD (Paris) ; Paul\nLEON (Paris) ; Jacques MESNIL (Paris) ; Léon ROSENTHAL, Paris), etc.\nTECHNICIENS :\nCharles de GRONCKEL (Bruxelles) ; A. KNAPEN (Bruxelles) ; L. J. SERIN\n(Bruxelles), etc., etc.\nLes Rédacteurs et Collaborateurs sont seuls\nresponsables de leurs articles. Il sera rendu\ncompte dans « La Cité » de tout ouvrage dont\ndeux exemplaires seront envoyés à la Revue\nPour la rédaction, l'administration et les demandes d'abonnement, s'adresser\nau Siège de la Revue : 10, Place Saint-Gilles-Bruxelles-\nPour la vente au numéro s'adresser exclusivement aux librairies. Dépôt\nprincipal : Librairie LAMERTIN, 58-62 Coudenberg, Bruxelles.\nABONNEMENT : Belgique,2o francs; E 25\nLes abonnements peuvent se prendre en versant la somme de 20 francs au\ncrédit du Compte chèques\"postaux n° 166.21 (Revue : « La Cité »). Moyennant\nun supplément de 3 francs les numéros\nenveloppe cartonnée"}, {"page_pdf": 3, "page_imprimee": "145", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192509-01.1.3", "texte": "Introduction à notre Deuxième Numéro\nspécial consacré à l'Exposition\nInternationale des Arts Décoratifs\net Industriels Modernes à Paris.\n« LA CITE ».\nLe <( recensement des forces modernistes » que nous avons publié dans le précédent\nnuméro de a LA CITE », constituait la préface du « procès de la participation belge »\nque nous allons engager.\nAujourd'hui, notre collaborateur, M. Edward Léonard, uien* apporter une nouvelle\npièce au dossier : un commentaire des appréciations émises dans le catalogue officiel de la\nparticipation belge à VExposition, concernant notre illustre compatriote, HENRY VAN\nDE VELDE. Nous sommes heureux de pouvoir contribuer en insérant cette protes-\ntation à réparer les oublis et les injustices que Von semble s'être complu à commettre\nà Y égard du grand maître de Y art moderne.\nNous poursuivrons notre réquisitoire dans un prochain numéro.\nEn attendant, nous publions, les comptes rendus, abondamment illustrés, que notre\ncollaboraeur M. Charles Conrardy a consacrés aux compartiments et à divers aspects\nde Y Exposition.\nNous n avons pas besoin de rappeler ici le zèle avec lequel M. Conrardy s'applique\nà défendre, dam les journaux et reçues belges, Y art moderne et ses adeptes. Nos lecteurs\nsavent qu'il souscrit entièrement à notre programme.\nCependant, nous croyons devoir faire en ce qui concerne ses articles sur Y Expo-\nsition Internationale des Arts Décoratifs modernes des réserves au sujet de certaines\nappréciations, trop enthousiastes, à notre avis. Mais ayant très nettement défini\nnotre point de Vue dans Y éditorial publié en tête de notre précédent numéro, nous avons\ncru préférable de laisser notre collaborateur libre d'exprimer, sous son entière responsabilité#\nsa façon de voir.\n\nLA CITÉ.\nSEP T.-O CT. 1925"}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "146", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192509-01.1.4", "texte": "LA CITE.\nVOL. 5\nN U M. 8.\n\nHENRY VAN DE VELDE\nA L'EXPOSITION DE PARIS\nA PROPOS D'UN EXPOSÉ ERRONÉ\nDU CATALOGUE OFFICIEL\n\nHenry Van de Velde, le maître anversois, architecte et décora-\nteur, n'est pas représenté à l'Exposition des Arts Décoratifs et Indus-\ntriels Modernes, à Paris.\nIl y aurait beaucoup à dire à ce sujet. Bornons-nous à ceci :\nLes organisateurs auraient dû tenter l'impossible pour que ce précur-\nseur et grand maître des tendances artistiques modernes ait pu pré -\nsenter dignement son œuvre.\nC'est à juste titre que dans le catalogue officiel de la Section\nBelge (*), deux préfaciers ont estimé devoir citer le nom et s'arrêter à\nl'œuvre de celui qui fut l'âme du mouvement moderne.\nL'lntroduction à l'Architecture, par Arthur de Rudder, est,\ncomme les autres préfaces, assez condensée; on y sent le désir de dire\nbeaucoup en un espace restreint. Il en résulte un manque de clarté\ndans les idées; bien plus, cette introduction fait naître dans l'esprit du\nlecteur des conceptions inexactes.\nCe serait de peu d'importance dans un article éphémère, mais\nest inadmissible lorsqu'il s'agit du catalogue d'une manifestation\nd'art aussi mondiale que celle de l'Exposition de Paris. Ce l'est davan-\ntage, si l'effort et l'œuvre d'une des cinq ou six personnalités les\nplus marquantes de l'art moderne en Europe, de Henry Van de Velde,\nest en jeu.\n\n(*) Exposition des Arts Décoratifs et Industriels modernes de Paris 1925. Cata-\nlogue officiel de la Section Belge. Artihur de Rudder, L'Architecture, p. 45, et Sander-\nPierron, Le Mobilier, p. 73."}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "147", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192509-01.1.5", "texte": "LA CITÉ.\nV O L. 5\nN U M. 8.\n\nCe que Sander Pierron avance, dans son introduction au « Mo-\nbilier », au sujet de l'œuvre de Van de Velde, peut être considéré\ncomme à peu près exact, bien qu'il ne fasse pas ressortir suffisamment\nla personnalité du maître, à côté et au-dessus de celle de Horta. Mais\nce que de Rudder écrit n'éveillera chez les profanes qu'une idée plutôt\nmédiocre de l'activité de Van de Velde.\nVoici ce qu'il dit : « Parmi les contemporains de M. Victor\n» Horta, et ceux qui participèrent dès la première heure au mouve-\n» ment moderne, nous ne pouvons passer sous silence M. Henry Van\n» de Velde. Qui songerait à nier son rôle de novateur? Mais, trahi\n» par les circonstances, il n'avait pu réaliser les conceptions de son\n» esprit et malgré lui, peut-être, il fut rejeté, non sans violence, dans\n» la théorie. Ses livres ont plus fait pour sa renommée que ses œuvres\n» architecturales. Sa maison du Dieweg ne donna pas la mesure de\n» son talent; il ne put complètement imposer les plans qu'il avait\n» imaginés pour le théâtre des Champs-Elysées, et quand il devint\n» le maître de sa forme, un long séjour en Allemagne l'avait écarté\n» de nos traditions. Henry Van de Velde proclamait la nécessité\n» d'adapter les moyens au but, et prônait un art utilitaire où le créa-\n» teur aurait toujours en vue l'usage auquel il était destiné. Un de\n» ses panégyristes, M. Jacques Mesnil, a pu dire qu'il n'était pas\n» constructeur par tempérament, « qu'il n'était au fond qu'un des-\n» sinateur », et il ajoutait : « pour lui la ligne n'est pas seulement\n» un moyen de communiquer les images, c'est primordialement, et\n» à l'origine, un geste exprimant notre être intérieur ». Nous avions\n» raison de dire que M. Henry Van de Velde était avant tout un\n» théoricien, de grand talent d'ailleurs ».\nIl serait difficile de caractériser de façon plus imprécise l'œuvre\nd'un artiste et d'émettre plus de contradictions. Il saute aux yeux\nqu'Arthur de Rudder n'est pas au courant, sinon il n'aurait pu, après\navoir affirmé son rôle de pionnier, imputer aux événements le fait\nque selon lui le maître a été arrêté dans son développement\nintégrai, prisonnier de la théorie. En plus, relevons ce bout de phrase,\nqui veut en dire long : « et quand il devint maître de sa forme, un\nlong séjour en Allemagne l'avait écarté de nos traditions »."}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "148", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192509-01.1.6", "texte": "LA CITE.\nV O L. 5\nN U M. 8.\n\nEt c'est peut-être bien ici le centre de gravité de tout son juge-\nment.\nVenant d'un panégyriste de l'architecture moderne, ce reproche\n« d'être à l'écart et en dehors de notre tradition » est pour le moins\nahurissant.\nL'architecture la plus up to prouve la nécessité absolue\nd'abandonner la forme traditionnelle, afin de satisfaire aux exigences\nde la vie moderne et des sentiments modernes.\nDe plus, quelle est cette soi-disant « tradition à nous »? Est-ce\ncelle du Pavillon Belge de l'exposition de Venise, par Léon Sneyers,\nque reproduit l'article visé, ou celle de la Maison du Peuple de Bru-\nxelles, par Horta, dont il y est parlé avec éloges?\nOn dirait qu'il n'a été fait appel à la tradition que pour\nassommer l'œuvre visée.\nAlors que le préfacier décoche des louanges à un des jeunes les\nplus vivants et les plus radicaux, l'architecte Huib Hoste, parce que\nson église de Zonnebeke rappelle « le style Vénitien » et le « XVIe\nsiècle italien », on reste consterné de ce qu'il est fait grief à Van de\nVelde de ses créations « en dehors de notre tradition », et ce, après\nqu'il fut devenu en Allemagne « le maître de la forme ».\nComment expliquer cette maîtrise de la forme, si Van de Velde\ns'était réellement enlisé dans la théorie et ne serait qu'un théoricien\nde grande envergure?\nO contradiction! Car une forme est une chose sensible, une\nchose qui possède des contours et des masses, une chose qui a bien\ndes rapports avec les théories, mais qui ne peut pas être vivifiée par\nelles, sans que la puissance vitale, la puissance créatrice soit présente\ndans le coeur et dans l'âme de l'artiste.\nPour prouver que Van de Velde est bien théoricien avant tout,\nl'auteur s'appuie sur trois appréciations de Jacques Mesnil qui, soi-\ndisant, font ressortir le caractère non architectural de l'oeuvre du\nmaître.\nSéparer quelques phrases de leur contexte et les assembler pour\nétayer une opinion préconçue, c'est là un système au moyen duquel"}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "149", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192509-01.1.7", "texte": "LA CITÉ.\nv o L. 5\nN u M. 8.\n\non peut prouver bien des choses, mais qui n'est pas précisément\nhonnête.\nAussi vais-je citer intégralement le texte visé.\nJacques Mesnil écrit (*) :\n« Il ne s'en faut pas de beaucoup que Van de Velde, dans son\nenthousiasme pour les travaux de l'ingénieur et les produits du\nmécanisme moderne, n'en vienne à dire comme MM. Perret que l'ar-\nchitecture est la construction. Mais Van de Velde n'est pas du tout\nconstructeur par tempérament :il croit à la construction\ncomme on croit au salut de son âme. Au fond,\nc'est un dessinateur, on le voit dans toute son œuvre, on le sent à la\nfaçon lyrique dont il parle de la ligne dans l'étude qu'il y consacre :\npour lui la ligne n'est pas seulement un moyen de communiquer les\nimages qui se forment en nous, c'est primordialement et à l'origine un\ngeste exprimant notre être intérieur ».\nEt plus loin :\n«Mais cette tendance romantique et indi-\nvidualiste est heureusement tempérée en lui\npar la tendance tout opposée, utilitaire et\nsociale, qu'il défend, surtout en architecture,\navec un exclusivisme qui l'amènerait à la\nfroideur, à la raideur et à la nudité préconisées\naujourd'hui par certains comme des vertus,\nsi ces défauts n'étaient pas si contraires à son\ntempérament. Dans la pratique, ces tendances\nse contre-balancent plus ou moins et c'est\ndans les moments où elles s'équilibrent le\nplus exactement que Van de Velde arrive aux\nréalisations les plus parfaites».\nEvidemment, Van de Velde est théoricien; il serait absurde de\nle nier, mais il est un théoricien de génie. Sans être devenu l'esclave\n\n(*) Jacques Mesnil, Henry Van de Velde et le Théâtre des Champs-Elysées. Bru-\nxelles et Paris. Van Oest et Cie, pp. 24 et 25."}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "150", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192509-01.1.8", "texte": "LA CITE.\nV O L. 5\nN u M. 8.\n\nde sa théorie, il l'a édifiée, tout comme les plus grands artistes du passé\net cette théorie a été le fil conducteur de son œuvre.\nIl ne peut donc pas être question d'une théorie morte. Un théo-\nricien aurait pu écrire les livres qui ont rendu célèbre Van de Velde,\nmais il n'aurait pas pu créer son œuvre vivante. Fier et serein, le\nmaître peut contempler les travaux dus à son inlassable activité.\nCitons, pour mémoire, les somptueuses et aristocratiques demeu-\nres, construites surtout en Allemagne : l'aménagement intérieur du\nFolkwang-Museum, à Hagen; l'aménagement du Nietzsche-Archief,\nà Weimar; le monument Abbé, à lena; la construction, l'ameuble-\nment et la direction de ce merveilleux Institut d'Art de Weimar, dont\nle fonctionnement jouit d'une réputation mondiale.\nSi l'on appelait Van de Velde un théoricien, l'on pourrait tout\naussi bien reléguer dans la même catégorie les William Morris, Her-\nmann Muthesius, et d'autres éminents artistes. La manière dont cette\népithète a été décernée équivaut à un brevet d'infériorité, bien qu'on\ny ait ajouté le palliatif « de grand talent d'ailleurs ».\nUn théoricien qui sait mettre sur pied une œuvre aussi formi-\ndable et d'un retentissement universel, est un très grand artiste.\nLes renseignements donnés par de Rudder, dans son introduc-\ntion, susciteront nécessairement, chez le lecteur non initié, une idée\nqui ne correspond pas à la réalité. Contrairement à ses affirmations,\nque Van de Velde serait resté, par la force des événements, prisonnier\nde ses théories, nous affirmons qu'aucun de nos architectes n'a choisi\naussi résolument, aussi énergiquement que lui, sa voie en toute indé-\npendance et en pleine conscience de sa mission.\nEt ce n'est qu'après s'être rendu compte de l'impossibilité de\ntrouver dans son pays un champ d'action et l'espace nécessaires à sa\ndébordante énergie créatrice, que Van de Velde s'expatria et alla en\nAllemagne.\nDe Rudder mentionne d'abord la maison du Dieweg, à Uccle,\nensuite le Théâtre des Champs-Elysées, à Paris, et enfin il parle du\nséjour de Van de Velde en Allemagne; ceci fait croire que ce'Hernier\ns'est expatrié après les déboires subis au sujet des plans du théâtre"}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": "151", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192509-01.1.9", "texte": "L A C i T E.\nVOL 5\nN U M. 8.\n\nen question, En réalité, Van de Velde séjournait depuis près de quinze\nans en Allemagne, lorsqu'il fut chargé de construire l'édifice aux\nChamps-Elysées.\nLes avanies qui s abattirent sur cette entreprise ne sont nulle-\nment imputables au maître; candis que le fait de lui avoir retiré sa\nmission, alors qu'il était en plein travail, est un acte qu'on peut qua-\nlifier d'ignominie.\nDans sa brochure consacrée à ce sujet, Jacques Mesnil stigmatise\nla cabale ourdie contre Van de Velde; inutile donc de s'y étendre.\nMais affirmons cependant que présenter les faits de manière à faite\nsupposer Van de Velde responsable de ce que l'exécution ne lui\nest pas restée confiée, cela n'est pas conforme à la réalité.\nPeu de temps après avoir été traité aussi indignement, en 1914,\nune nouvelle occasion se présenta pour Van de Velde de prouver\nson talent et sa maîtrise : il fut chargé de construire un théâtre pour\n1 exposition du Werkbund, à Cologne.\nNous supposons que le lecteur connaît cet édifice, de dimension\nréduite, mais d'un intérêt considérable (*).\nIl a suscité, comme toute œuvre d'art vraiment moderne, Fana-\nthème et l'enthousiasme.\nAujourd'hui, dix années plus tard, il est curieux de pouvoir\nconscacer que cecce conscruccion occuperaic une place d'honneur parmi\nles 4 ou 5 édifices les plus modernes de l'Exposition de Paris.\nEst-ce un théoricien qui auraic pareille créacion à son actif?\nD'ailleurs, qualifier Van de Velde de chéoricien, ou dire qu il\nn'est qu'un dessinateur, lorsque l'on connaît sa brillante presta-\ntion architecturale du Werkbundtheater, cela équivaut pour ainsi\ndire à une injustice consciente.\nCe n'est pas l'emprise de la théorie, mais c'est la fatalité qui a\nentravé l'œuvre du maître dans son plein épanouissement. Son Théâ-\ntre des Champs-Elysées a été mutilé; le Théâtre de Cologne a dû être\n\n(*) « La Cité » a reproduit !e plan et trois vues de cet édifice dans le n\" 10 de\nla troisième année (février 1923). (N. d, 1. R.)."}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "152", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192509-01.1.10", "texte": "L A C I T E.\nV O L. 5\nN U M. 8,\n\ndémoli, les fonds nécessaires à son maintien ayant fait défaut. Quant\nau musée de Erfurt, pour lequel tous les plans étaient terminés en\n1914, il ne put plus être édifié. Effroyable fatalité que celle qui per-\nsécuta, entrava et anéantit l'œuvre de toute une existence de labeur.\nEt à présent?\nDepuis 1919, Van de Velde s'est fixé en Hollande. A côté\nd'autres travaux, il a pu dresser les plans d'un grand domaine et\nd'un vaste musée.\nPour celui qui a eu la joie de prendre connaissance de ces tra-\nvaux, la conviction s'est imposée une fois de plus que Van de Velde\nn'est nullement victime de la théorie. Non, tout au contraire, les\nthéories se sont développées pour devenir des réalités joyeuses, somp-\ntueuses et multiples.\nEt pourvu que la fatalité fasse trêve, nous pourrons admirer\ndans quelques années une œuvre qui sera glorifiée en Hollande, à\ncôté de la Bourse de Berlage, comme une étape marquante dans\nl'architecture moderne.\nUn regret subsistera cependant, celui que le grand artiste n'aura\npas pu créer pareille œuvre dans son propre pays.\nOn écrit et on imprime bien des erreurs et il n'est pas toujours\nagréable de s'élever contre ces affirmations erronées. Mais des fois,\ncela n'est pas seulement désirable, mais devient une obligation, un\ndevoir. Il en a été ainsi pour l'introduction d'Arthur de Rudder:\nvoilà pourquoi j'en ai relevé les inexactitudes concernant Henry Van\nde Velde.\n\nEdward LEONARD."}, {"page_pdf": 11, "page_imprimee": "153", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192509-01.1.11", "texte": "LA CITÉ.\nV O L. 5\nN U M. 8.\n\nPromenades dans l'Exposition des Arts\nDécoratifs et Industriels Modernes de\nParis - 1925\nL'ARCHITECTURE\n\nLes bruits les plus divers et les plus contradictoires circulèrent\nsien avant l'ouverture de l'exposition, avant même que sa réalisation\nfut commencée. Les uns en prédisaient la faillite, les autres le\ntriomphe.\nL'idée de montrer les travaux des divers pays concernant les\narts décoratifs et industriels modernes date de 1919. A vrai dire, les\nAllemands avaient organisé à Cologne en 1914 une foire importante\net il s'agissait aujourd'hui, pour la France surtout de se montrer\ndégagée du style « munichois ».\nQu'on le veuille ou non, l'influence viennoise et allemande était,\navant la guerre de 1914-1918, des plus importantes sur les mouve-\nments architectural, mobilier et décoratif. Il est encore très important\na l'heure actuelle, ce mouvement moderne d'outre-Rhin, mais il y a\nquelque chose de changé.\nJe le disais dans une étude récente « La France a signé le pacte\nmoderniste».ll est évident que les peuples séparés par un nationalisme\ninévitable après un aussi important conflit devaient vivre sur leurs\npropres fonds et subir beaucoup moins les influences étrangères. C'est\nce qui est arrivé et ce que nous allons constater à l'exposition.\nLes Français n'ont pas hésité de dépenser sans compter pour\nprésenter des ensembles, des bâtiments parfaits. Ils ont voulu s'affir-\nmer modernistes. Ils ont en partie réussi.\nNous ne parlerons pas des entreprises purement commerciales,\nmais nous tâcherons d'esquisser les mérites et les défauts des œuvres.\nBeaucoup de pavillons ont été confiés à des artistes qui se révè-\nlent décorateurs, mais qui ne sont pas architectes. Ainsi les boutiques"}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "154", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192509-01.1.12", "texte": "LA CITÉ.\nV O L. 5\nN U M. 8.\n\nde Dufrène sur le pont Alexandre 111 constituent, le son surtout, un\njoli décor, quoique la crête formée par les toits des boutiques produise\nun effet un peu chinois. Mais il n'y a point ici d'arcnitecture. De\nmême. « Primavera » est un pavillon séduisant d'aspect, mais où\nl'architecture est complètement oubliée. Seul, parmi les pavillons des\ngrands magasins de Paris. « Pomone », de Boileau, a des qualités\narchitectoniques.\nLes portes principales sont en générai réussies, malgré les exagé-\nrations de Brandt qui ne nous a pas habitué à des ferronneries si peu\nesthétiques. Ne citons que pour mémoire la porte d'Orsay qui aurait\npu être intéressante.\nLes tours de Ch. Plumet sont appréciables et cette idée de\nmanger « au-dessus du bétail ahuri des humains » n'est pas mauvaise.\nMais ces tours sont vides. Le rez-de-chaussée ne sert à rien et l'on se\ndemande pourquoi elles ont été créées. Sans doute, si nous prenons\nl'ascenseur, nous arrivons à un confortable restaurant. Mais à quoi\nsert la partie inférieure, soit les 3/4 de la tour? Il fallait la bâtir sim-\nplement sur des piliers ou sur une charpente. On aurait compris plus\nclairement l'intention.\nLe pavillon lyonnais de M. Tony Garnier échappe à ce défaut.\nC'est nettement une construction pour exposition, sans fioritures ni\nornements clinquants. C'est d'une rare sobriété, c'est de l'architecture.\nNous voudrions en dire autant d'autres pavillons qui présentent\nparfois au point de vue technique, au sujet des matières employées,\nde curieux essais, mais dont l'exécution reste fort éloignée du domaine\nartistique qui nous occupe. La technique seule ne suffit pas.\nC'est par la richesse que la section française cherche surtout à\nbriller. La beauté se trouve à l'intérieur! Mais elle est si souvent\naccompagnée par l'or et par l'argent qu'elle apparaît trop parée.\nNous ne dirons pas que la mariée est trop belle, mais elle a trop de\nbijoux. Et pourtant quel effort dans cette présentation universelle\ndes produits d'art du monde? C'est tout de même grâce à la France\nque l'art moderne est aujourd'hui à l'honneur après avoir été à la\npeine et honni, détesté pendant des années par ceux-là mêmes qui,"}, {"page_pdf": 13, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192509-01.1.13", "texte": "PLANCHE I\nVUE D'ENSEMBLE DE L'ESPLANADE DES INVALIDES. HALLS ET TOURS. ARCHITECTE : PLUMET.\nCliché Ja Revue « Het Bouwkundig Weekblad », Amsterdam.\nsupplément à la Revue « La Cité»"}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192509-01.1.14", "texte": "PLANCHE II\nUN COIN DE L'ESPLANADE DES INVALIDES. DANS L'ANGLE, LA FONTAINE EN VERRE DE LALIQUE\nCliché de la Revue « Het Bouwkundig Weekblad », Amsterdam."}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192509-01.1.15", "texte": "PLANCHE III\nUNE TOUR RESTAURANT. ARCHITECTE :PLUMET.\nPhoto Manuel frères."}, {"page_pdf": 16, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192509-01.1.16", "texte": "PLANCHE IV\nUNE TOUR RESTAURANT − ARCHITECTE : PLUMET.\nPhoto Manuel frères\nPRIMAVERA (MAGASINS DU PRINTEMPS)\nARCHITECTES : SAUVAGE ET WYBO.\nDECORATEUR : A. LEVARD.\nClichés de la Revue « L'Architecture »."}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192509-01.1.17", "texte": "PLANCHE V\nG RAND PALAIS. ARCHITECTE :CHARLES LETROSNES.\nPhoto Manuel frères"}, {"page_pdf": 18, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192509-01.1.18", "texte": "PLANCHE VI\nPORTE D'HONNEUR (Dessin).\nARCHITECTES :\nVENTRE ET FAIVRE.\nFERRONIER :\nED. BRANDT.\nPhoto Manuel frères."}, {"page_pdf": 19, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192509-01.1.19", "texte": "PLANCHE VII\nPAVILLON DE LA T. C. R. P.\nARCHITECTE : ROB. MALLET-STEVENS.\nRENSEIGNEMENTS ET TOURISME.\nClichés de la Revue « L'Architecture »."}, {"page_pdf": 20, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192509-01.1.20", "texte": "PLANCHE VIII\nPAVILLON DE LYON ET SAINT-ETIENNE.\nARCHIT. : TONY GARINIER.\nVUE D'ENSEMBLE DE L'EXPOSITION."}, {"page_pdf": 21, "page_imprimee": "155", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192509-01.1.21", "texte": "LA CITÉ.\nVOL. 5\nNUM. 8\n\naujourd hui, crient merveille. Nous aurions mauvaise grâce à i ou-\nblier.\nPour nous montrer les richesses artistiques de ses colonies et\nde ses protectorats, la France n'a pas mesuré ni l'espace, ni la dépense.\nAu point de vue architecture, nous n'avons rien à apprendre. La\ntraditionnelle maison-bazar marocaine, le souk sénégalais, la pagode\nindo-chinoise renferment des merveilles qui n'ont avec l'art moderne\nque des rapports d'inspiration. Plusieurs artistes d'aujourd'hui ont\nété chercher dans le primitivisme oriental ou africain des moyens de\nrenouveau. Modèles de choix, certes, guides précieux, mais depuis\nlongtemps dépassés et souvent dans des sens différents du sens\nprimitif.\nDe même dans les pavillons régionaux, il n'y a pas grand'chose\nà apprendre de neuf. Laissons-nous, si nous le voulons, attendrir\npar le charme de la « Maison Lorraine » ou du « Clos Provençal »,\naîlons-y boire ou y manger, mais n'y cherchons pas des leçons\nartistiques.\nLe village moderne est plus constructif. A part deux ou trois\nmaisons ratées, l'ensemble est pittoresque. L'église, fort recherchée,\na de l'allure, de même les boutiques. Les magasins sont en général\nfort bien traités par les modernistes français. Dans Paris même,\nd'ailleurs, on commence à dénicher deci, de là, des magasins aux\nvitrines bien étudiées et qui sont d'une facture nettement moderne.\nElles se distinguent par une grande sobriété de détails, l'usage des\nplans plats et uniques.\nOn ne peut nier la réelle grandeur de l'escalier monumental de\nLetrosne au Grand Palais. Il est parvenu à masquer l'ancien monu-\nment de Girault, à créer un intérieur plein de majesté. L'escalier en\nlui-même est génial. Grâce à un rehaussement progressif, la perspec-\ntive en est remarquable. Il emploie des colonnes sans chapiteau et des\npilastres sobres pour soutenir ses travaux dont la portée paraît for-\nmidable. La décoration est moins réussie, l'abus de l'or fatigue. Néan-\nmoins, l'aménagement général est parfait. Tout le Grand Palais,\nd'ailleurs, est présenté avec goût et, chose étrange, ici, où Ton n'était\nen droit que d'exiger un décor, c'est de la saine et bonne architecture."}, {"page_pdf": 22, "page_imprimee": "156", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192509-01.1.22", "texte": "LACITE.\nVOL. 5\nNU M. 8\n\nLe palais des stands est fort simple, de bonnes proportions,\nmais on lui a donné une sorte de vernis Renaissance d'un effet déplo-\nrable.\nLe pavillon du tourisme de M. Robert Mallet-Stevens est une\ndes meilleures choses de l'exposition. Cet architecte est assez connu\npour que nous n'insistions pas ici sur sa manière calme, sa façon\nclaire de s'exprimer et l'originalité de ses conceptions. Son horloge\nsera justement appréciée et aussi l'intérieur des bureaux touristiques\noù règne la gaieté et la lumière. Voilà un bâtisseur digne de ce nom\nqui tire enfin l'architecture des ornières et qui s'affirme plein de\nvigueur et de santé, délivré des attaches du passé.\nLa Cour des métiers de Charles Plumet est une bonne concep-\ntion archit :;. :rale, mais l'intérêt est dispersé par suite d'une abon-\n%\ndance trop grande de motifs et de décorations.\nLe théâtre de A. et G. Perret reste aussi une des plus belles œuvres\nde l'exposition. Elle s'apparente par l'esprit aux réalisations de Tony\nGarnier. Mais la scène triple a déjà été réalisée par Henry Van de\nVelde au théâtre de Cologne, en 1914. Les frères Perret ont une\nfaculté d'assimilation prodigieuse. Après le théâtre des Champs-Ely-\nsées, le théâtre de l'exposition! Ce qui est inadmissible, c'est qu'ils\ns'attribuent la paternité de la scène tripartite qui est, en effet, une\ntrouvaille, mais elle est de Van de Velde. Ce dernier, pour se défendre,\nvient de publier une brochure du plus haut intérêt. Espérons que la\ngrande presse prendra la défense de notre compatriote.\nIl est impossible de décrire en détails et de noter chaque bâti-\nment et chaque stand. Dans les dédales de la Section française, on\nrencontre maints ensembles originaux et du meilleur goût avec aussi,\nil faut le dire de pures horreurs. Très bien, le hall d'attente d'un\nministère des Beaux-Arts avec des lignes sobres, des niches pour\nstatues et des pilastres logiques. Mauvais, la salle d'honneur du\nGrand Palais où MM. Suè et Jaulme semblent vouloir mettre en\nhonneur une sorte de rocaille déplaisante.\n(A suivre.)\n\nCharles CONRARDY."}, {"page_pdf": 23, "page_imprimee": "157", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192509-01.1.23", "texte": "LA CITÉ.\nVOL. 5\nNU M. 8\n\nDOCUMENTS\n(*)\nREPUBLIQUE FRANÇAISE\nMINISTERE DU COMMERCE ET DE L'INDUSTRIE\nCOMMISSION PREPARATOIRE\nDE\nL'EXPOSITION INTERNATIONALE DES ARTS DECORATIFS\nMODERNES\nEXTRAITS DU\nRAPPORT\nDE M. FRANÇOIS CARNOT. DEPUTE,\nCHARGE DE L'ETUDE DU PROGRAMME\nLe 12 juillet 1914, la Chambre des Députés, A L'UNANIMITE ET\nSANS DISCUSSION, votait le projet de résolution ci-après :\n« La Chambre invite le Gouvernement à nommer sans délai une Com-\nmission interministérielle, chargée d'établir les voies et moyens pour la réali-\nsation d'une Exposition Internationale des Arts décoratifs modernes qui aurait\nlieu, à Paris, en 1916, sous la direction du Ministère du Commerce ».\nLe rôle de notre Commission est donc bien précisé : le principe même\nde l'Exposition est défini par le Parlement : Arts décoratifs modernes. La\nCommission du Commerce qui, à l'unanimité, a approuvé le remarquable\nrapport de notre collègue, M. Roblin, a ainsi tranché la question du programme\nesthétique en même temps que celle de la classification à adopter, et celle de\nla date à choisir.\nFaisant siennes les conclusions de son rapporteur et celles du Comité\nd'Etudes constitué par la réunion des Sociétés d'Arts décoratifs, «c l'Exposition\n\n(*) Nous avons annoncé, dans l'éditorial paru en tête de notre précédent numéro,\nla publication de ces documents officiels et du Programme constituant la spécification\nde LA PROMESSE faite solennellement aux « modernistes » du monde entier, par\nles organisateurs de l'Exposition Internationale des Arts Décoratifs modernes à Paris.\nN. d. I. R.)"}, {"page_pdf": 24, "page_imprimee": "158", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192509-01.1.24", "texte": "LA CITE.\nVOL. 5\nNU M. 8\n\nsera, dit la Commission du Commerce, spécialisée à tous les Arts décorai fo\nappliqués à Y architecture, au mobilier et à la parure; elle sera réservée à des\noeuvres d'une inspiration nouvelle à l'exclusion de toute copie ou pastiche du\npassé ».\nLa Commission ne peut donc, sur ces deux points, que prendre acte du\nvote parlementaire, et établir, ainsi quelle en est chargée, les voies et\nmoyens pour la réalisation de ce programme de principe, qui, !u:, nous\néchappe.\nI] est indispensable de ne pas oublier un seul instant que l'Exposition\ndes Arts Décoratifs modernes n'est en rien comparable à une Exposition\nUniverselle : ce n'est pas une Exposition de gros bataillons de firmes com-\nmerciales et industrielles. Elle n'a pas pour but de montrer toute la production\nnationale, au contraire, sa raison d'être, c'est de sélectionner cette production,\nd'en éliminer tout ce qui, par sa qualité d'art en même temps que par son\nexécution, n'est pas digne d éloge; c'est d'y éveiller les énergies créatrices,\net de ne présenter enfin à l'examen et à l'approbation de la clientèle et du\npublic que les œuvres sincères et originales en excluant sans feiblesse tout\nmodèle trop facilement pillé dans l'œuvre de nos devanciers.\nC'EST UNE EXPOSITION DE CREATION ET DE SELECTION, ET\nQUELLE QUE SOIT LA VALEUR COMMERCIALE OU LA PUISSANCE\nINDUSTRIELLE D'UNE MAISON, CETTE MAISON N'A PAS SA PLACE\nDANS CETTE EXPOSITION SI LES ŒUVRES QU'ELLE PRESENTE\nN'AJOUTENT AUCUNE CONTRIBUTION PERSONNELLE AU PATRI-\nMOINE CONSTITUE DEJA PAR L'EFFORT ARTISTIQUE DE NOTRE\nPAYS.\nEn réalité, ce n'est donc pas l'exposant qui est admis, mais c'est l'œuvre.\nC'est le principe qui a régi, avec un succès éclatant, l'organisation du Pavillon\ndes Arts décoratifs modernes à Turin, celle des Expositions de Munich de 1 908\net 1912, celle des sections d' Art décoratif de toutes les Expositions faites avec\nla participation officielle de I*Allemagne.\nC'est la règle fondamentale sans laquelle il n'y a plus ni programme\npossible, ni résultats à espérer.\nEn France (1 ), où cette règle n'a encore jamais été appliquée, i! faudra\ns'attendre à rencontrer une assez vive opposition dès le début. Les exposants\n(industriels) sont habitués à être admis sans discussion, et sur le simple\nénoncé des récompenses obtenues automatiquement par leur maison dans les\nExpositions antérieures. Ils considèrent cette admission comme un droit\nacquis, quelque peu intéressants que puissent être les objets qu'ils exposent ou\n\n(1) ET EN BELGIQUE!"}, {"page_pdf": 25, "page_imprimee": "159", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192509-01.1.25", "texte": "LA CITÉ.\nVOL. 5\nNUM. 8\n\nfa présentation qu'ils en font. Il serait inadmissible de suivre ces errements\ndans une eExposition de sélection artistique.\nI. Mode de présentation.\n1° Pour les ensembles décoratifs (d'intérieurs), entièrement installés et\nmeublés, il sera nécessaire de provoquer la constitution d*« ateliers »\ncomposés chacun d'un architecte, chargé de coordonner tous les efforts, un\npeintre, un sculpteur et plusieurs artisans d'art et industriels, capables de se\ncomprendre, de se compléter et de collaborer à la conception et à la réali-\nsation de ces ensembles.\n2° En ce qui concerne les pavillons, halls (ou stands) de groupe ou de\nclasse, nous estimons qu'il serait nécessaire de faire appel à tous ceux de nos\narchitectes dont l'effort s'est orienté d'une façon incontestable vers la création\nd'œuvres originales et personnelles, rejetant délibérément toute copie et tout\npastiche. Il serait, en effet, absurde de faire créer le cadre architectural\ndestiné à des objets exclusivement modernes, et qui doit en être comme\nl'atmosphère, par des hommes qui, quel que soit leur talent, auraient limité\nleur œuvre et la répétition doctrinale des formules du passé.\nChacun des pavillons, halls (ou stands) devrait donc être confié à l'un\nde ces architectes modernistes, qui devrait être chargé de la décoration inté-\nrieure complète aussi bien que de la construction.\nLa division et la diversité de ces pavillons (ou stands) sont la seule\nmanière de donner l'impression vraie de la diversté de l'architecture et de\nl'art décoratif modernes, qui comportent autant de Styles différents que de\ntempéraments. Il n'existe pas d'architecture officielle moderne et tout 1 effort\nque le Gouvernement a demandé, depuis quarante ans, à ses architectes\nattitrés (1 ) n'a porté malheureusement la plupart du temps que sur des\nréminiscences ou même des copies; l'effort de création a donc été accompli\nuniquement pour la clientèle particulière, en se conformant aux besoins et\naux ressources très variables de cette clientèle. Ce serait donc œuvre téméraire\net souverainement injuste de confier à un seul achitecte le soin de synthétiser\ndans l'œuvre unique d'un grand et coûteux palais (pour la Belgique, lire :\nUN COUTEUX PAVILLON! (N. d. 1. R.) toute la variété et toutes les ten-\ndances de F architecture moderne. Ne recommençons pas la ruineuse erreur\ndu Grand Palais, si nous pouvons l'éviter.\nNe perdons pas de vue, enfin, que l'Art de la Rue (URBANISME), l'Art\ndes Jardins, l'Art du Théâtre doivent trouver dans cette Exposition un vaste\nchamp ouvert à leurs efforts*\n\n( 1 ) COMME EN BELGIQUE !"}, {"page_pdf": 26, "page_imprimee": "160", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192509-01.1.26", "texte": "LA CITE.\nVOL. 5\nNU M. 8\n\nII. Organisation administrative et contrôle esthétique.\nQui sera chargé de ce rôle multiple et important? (Sélectionner les\nœuvres d'après le critère : MODERNE. Susciter la constitution des ATELIERS,\nc'est-à-dire assurer le rapprochement des créateurs de modèles et des indus-\ntriels capables de les exécuter.)\nCe ne peut pas être le Commissariat général représentant l'Etat : sans\naucun doute, il ne s'en chargerait pas. Il faudra donc, à côté du Commissaire\ngénéral nommé par le Ministre du Commerce et du Commissaire général\nadjoint nommé par les Beaux-Arts, un organisme, qu'il s'appelle Comité\nexécutif, Commission esthétique, Commission d'admission, Comité d'organi-\nsation, peu importe, qui assume ces fonctons et cette responsabilité avec des\npouvoirs absolus et un droit de veto sans appel.\nUn tel Comité, pour présenter les garanties d'impartialité complète et\nrassurer les intéressés, devrait être composé par tiers :\n1° D'artistes, architectes ou décorateurs créateurs de modèles;\n2° D'industriels, fabricants, éditeurs, entrepreneurs, ingénieurs ou artisans\n(exécutants) ;\n3° D'écrivains, fonctionnaires ou autres personnalités s'étant occupées des\nquestions d'art décoratif moderne.\nNous insistons sur la nécessité absolue de ne nommer dans la Commission\nexecutive que des personnes (artistes, industriels ou autres) qui donnent une\nadhésion et un appui sincères et résolus à l'effort de création moderne. Il ne\nserait pas possible ni acceptable pour les artistes modernes que l'on confiât\nl'admission et l'organisation même de leurs œuvres à des hommes de parti-pris\nhostiles ou incompétents. T out le sort de l'Exposition est là, et avec lui celui de\nl'art moderne français. Ils dépendent de ce choix. Suivant l'esprit dans lequel\nce choix serait fait, ou bien l'effort créateur de nos artistes pourra lutter victo-\nrieusement contre les concurrences menaçantes, ou bien il s'éteindra et alors\non aura fait à l'industrie d'art de notre pays un mal irréparable.\nNous devons insister également sur l'étendue des pouvoirs qui devront\nêtre donnés à cette Commission et sur l'inflexibilité du règlement qui, avant\ntoute chose, devra poser les principes fondamentaux de cette Exposition :\n1° Originalité et NOUVEAUTE REELLES des modèles de toute sorte\nexcluant toute copie ou pastiche du passé ;\n2° Exécution complète et soignée des objets présentés;\n3° Bonne qualité des matières employées;"}, {"page_pdf": 27, "page_imprimee": "161", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192509-01.1.27", "texte": "LA CITÉ.\nVOL. 5\nNUM. 8\n\n4° Indications sincères du nom de l'artiste créateur du modèle et du nom\ndu producteur.\nL'application de ces principes ne devra comporter aucune faiblesse.\nIl appartiendra à la Commission executive, aussitôt nommée, de recher-\ncher les moyens utiles de propagande à employer pour créer dans tous les\nmilieux industriels un courant d'opinion favorable à la création des modèles\nnouveaux aussi bien pour les produits à bon marché que pour Y industrie de\nluxe.\nCertes, cette mission complexe est difficile à remplir, mais elle n'arrêter?\npas les bonnes volontés et elle n'excède pas les forces de ceux qui ont vraiment\nfoi dans la puissance inventive de notre race en perpétuelle évolution.\nCeux-là ne se bornent pas à voir dans le glorieux passé artistique de la\nFrance des modèles à copier sans effort et une mine à exploiter commer-\ncialement : ils y voient surtout l'exemple à suivre d'une généreuse énergie\ncréatrice, DONT L'ARRET SERAIT UNE HUMILIATION ET UN AFFAI-\nBLISSEMENT NATIONAL.\nEXTRAITS D'UNE LETTRE DU\nMINISTRE DE L'INDUSTRIE ET DU COMMERCE à M. LE PRESIDENT\ndatée de Paris, le 15 mai 1922\nL'Exposition montrera le tableau complet de la production actuelle de\nCELLES de nos industries métropolitaines et coloniales qui offrent des qualités\nd'art et un caractère nettement moderne.\nC'est dire que toute copie ou contrefaçon de style ancien en sera bannie,\nc'est dire aussi que toutes les industries y figureront, les œuvres les plus\nsimples et les plus usuelles étant susceptibles de présenter autant de beauté\nque les objets les plus précieux.\nTous les industriels, tous les artistes, tous les artisans, quelle que soit la\nmatière qu'ils travaillent, bois, pierre, métal, céramique, verre, papier,\ntissus, etc., quelle que soit la forme sous laquelle ils l'emploient, quelle que\nsoit la destination à laquelle ils l'appliquent, peuvent et doivent se montrer\nmodernes, ainsi que le furent, en leur temps, leurs illustres devanciers des\nsiècles passés en donnant à chaque objet une forme logique, harmonieuse,\nexactement adaptée aux conditions de la vie actuelle et traduite par une\nexécution parfaite.\nAfin de permettre aux artistes, aux artisans et aux industriels d'unir leurs\nefforts, un organe de liaison a été créé auprès du Commissariat général : le\nsuccès n'est possible, en effet, que par une étroite collaboration entre les\nartistes créateurs de modèles nouveaux (susceptibles d'être reproduits par"}, {"page_pdf": 28, "page_imprimee": "162", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192509-01.1.28", "texte": "LA CITE.\nVOL. 5\nNU M. 8\n\nunité, en nombre limité ou en série), les artisans, héritiers des saines tradi-\ntions (1 ), et les industriels pourvus de moyens puissants d'exécution.\nIl importe que chacun envisage, sans plus tarder, sa collaboration à cette\nœuvre dont dépendent le développement de nos exportations et notre pros-\npérité économique, autant que la réputation d'invention et de goût de notre\npays.\nLe Ministre du Commerce et de l'lndustrie.\nPar autorisation :\nLe Commissaire général,\nFernand DAVID,\nSénateur.\nEXTRAITS DE LA NOTE EXPLICATIVE SUR\nLES DEMANDES D'ADMISSION PROVISOIRE\nPour répondre à son programme, l'Exposition devra présenter en\nraccourci toute la vie moderne et prouver au public, par des réalisations com-\nplètes, qu'à cette vie moderne correspond un art décoratif et industriel\nmoderne et que cet art existe.\nEXTRAITS DE LA BROCHURE ACCOMPAGNANT\nLES PLANS DE SITUATION DE L'EXPOSITION.\nCARACTERE MODERNE DES OBJETS EXPOSES\nMODE DE PRESENTATION\nLe caractère des objets exposés doit correspondre au programme même\nd'une Exposition d'arts décoratifs et industriels modernes.\nPour que les productions prennent toute leur valeur décorative, il est\nindispensable qu'elles soient présentées en fonction de la vie, c'est-à-dire\ncomme elles le sont dans la réalité, suivant leur destination, leur emploi, en un\nt\nensemble créant le décor de notre existence quotidienne.\nL'art décoratif moderne doit être présenté, sous toutes ses formes,\ncomme une réalité vivante, entièrement appropriée à des besoins actuels, tant\nesthétques que matériels, et non pas comme la réunion fortuite d un grand\nnombre d'objets de vitrine, disparates et sans destination.\n\n(1) Traditions de métier» d'exécution matérielle, NON de «c style\nhistorique »."}, {"page_pdf": 29, "page_imprimee": "163", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192509-01.1.29", "texte": "LA CITÉ.\nVOL. 5\nNUM. 8\n\nL'invention a trop souvent fait place à la copie, ce qui est aussi contraire\nà la mission de l'art, qui est de créer, qu'à la mission de l'industrie, qui est\nde s'adapter, pour en bénéficier, aux progrès scientifiques et techniques.\nLe public s'est laissé prendre à cette erreur, confondant l'admiration des\nobjets anciens, QUI EST LOUABLE, avec l'envie de les copier, QUI EST\nREGRETTABLE, parce que les œuvres anciennees correspondent à des idées,\nà des besoins, à des techniques qui ne sont plus les nôtres.\nAujourd'hui, le public réagit : il se rend compte, plus ou moins nette-\nment, qu'à l'époque des chemins de fer, des automobiles, des avions, de\nl'électricité, doivent correspondre d'autres meubles que ceux des siècles passés,\nsi beaux soient-ils.\nC est aux producteurs, artistes, artisans, industriels, qu'il appartient de\nréaliser ces aspirations.\nLa véritable façon d'être moderne, c'est de déterminer la forme qui\nrépondra le mieux à la destination de l'objet, en tenant compte de la matière\nà laquelle il faut demander tout ce qu'elle peut donner, mais rien d'autre.\nFaut-il enfin signaler une erreur trop répandue qui consiste à croire que\nl'artiste peut trouver une forme indépendamment de toute préoccupation\ntechnique, forme que l'industriel rendra ensuite exécutable? Il importe, au\ncontraire, que, dès le début de son travail, l'artiste connaisse toutes les possi-\nbilités et toutes les impossibilités d'exécution en face desquelles il se trouvera.\nC'est ce qui lui permettra, à défaut de connaissances techniques précédemment\nacquises, une collaboration continue avec l'industriel.\nEXTRAITS DU REGLEMENT\nTITRE II\nCONDITIONS GENERALES D'ADMISSION\nART. 4.\nSont admises à l'Exposition, les œuvres d'une inspiration nouvelle et\nd une originalité réelle exécutées et présentées par les artistes, artisans,\nindustriels créateurs de modèles et éditeurs et rentrant dans les arts déco-\nratifs et industriels modernes.\nEn sont rigoureusement exclues, les copies, imitations et contrefaçons\ndes styles anciens.\nNe peuvent également être exposés :\n1 ° Les tableaux, statues ou œuvres qui ne participeraient pas étroitement\nà un ensemble décoratif;"}, {"page_pdf": 30, "page_imprimee": "164", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192509-01.1.30", "texte": "LA CITE.\nV O L. 5\nN U M. 8\n\n2° Les procédés techniques ou de fabrication, à moins qu'ils ne soient\ndestinés à figurer dans le groupe de l'enseignement;\n3° Les ébauches. Seuls sont admis les objets finis pouvant être exécutés\npar unités, en nombre limité ou en série, soit qu'ils forment un tout complet\net immédiatement utilisable, soit que ces objets constituent les parties princi-\npales d'un tout et soient alors présentés dans un état tel que le caractère\nartistique en soit incontestable.\nLes objets doivent être accompagnés de mentions indiquant les noms des\nartistes créateurs des modèles et ceux des éditeurs ou fabricants.\nTITRE IV.\nSECTIONS ETRANGERES\nART. 12.\nL'admission des œuvres dans les sections étrangères est prononcée par le\nCommissaire général français, sur la demande et sous la responsabilité du\nDélégué du pays auquel appartient l'exposant.\nLe Commissaire général français a le droit de s'opposer à l'installation\nd'oeuvres QUI NE SERAIENT PAS RECONNUES CONFORMES AU PRO-\nGRAMME DE L'EXPOSITION.\nL'ARTICLE I STIPULE QUE LES ŒUVRES PRESENTEES PAR LES\nETRANGERS DEVRONT, F,î J ES AUSSI, ETRE CONFORMES AU PRO-\nGRAMME DE L'EXPOSITION, C'EST-A-DIRE AVOIR UN CARACTERE\nNETTEMENT MODERNE.\nLE PRESENT NUMERO CONTIENT HUIT PLANCHES\nHORS-TEXTE"}, {"page_pdf": 31, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192509-01.1.31", "texte": "PRIX DE L'ABONNEMENT A L'ANNEE EN COURS (V« VOLUME)\nDE « LA CITE » 20.00 23.00\nTout nouvel abonné peut obtenir, à titre de prime :\na) Le* 3* et 4* camées de nLa Cité », au prix réduit de ... , 5.00 7.50\n(Le prix en librairie est de 10 francs Belgique, 15 francs étranger).\nb) Le Cœur de la Ville de Bruxelles,par Charles Buis, avec traduction d'une confé-\nrence de C. Giïrlitt sur la « Conservation du cœur d'anciennes villes ». Une bro-\nchure de 24 pages. (Prix en librairie : 2 francs.) • gratuit\nc) L'Abbaye de la Cambre,par G. des Marez. (Prix en librairie : fr. 1.50). , gratuit\nd) Paul Hankar(lBs9-1901), par Ch. Coorurdy, et Raym. Thibaut Une bro-\nchure illustrée. Prix en librairie : 3 francs. . » . * , • grabat\n\nEditions \" TEKHNÉ „\nLA CITE. Première année. (Rare,) • , a •• « « far. 20.\nDeuxième aimée. (Rare.) • »•••••»■» »«•»&» 10»\nL'Art et la Société, par H.~P. Berlage, architecte à Amsterdam. Tiret à part de la Revue\n« Art et Technique » (septembre 1913-février 1914). Un volume luxueusement im-\nprimé et illustré de 98 clichés t », fr. 20»—\nMatériaux de substitution dans la construction de maisons, par J Seroen, architecte. Une\nbrochure illustrée fr. 2.-\nL'habitation coloniale Sa construction au Congo Beige, par Gast. Boghemans. Une brochure\nde 20 pages abondamment illustrée t . . 9 f f , , f ( , , , fir. 3.\nConstantin Meunier. L'historique de son monument au travail, par R. Thiry et G. Heo-\ndrickx. Une brochure ifluatrée fr. h\nL9Art des Jardins et le nouveau jardin pittoresque, par Louis van der Swaelmeo, areàitecie-\npaysagiste • • •••••• fr. I.\nLA REVUE « TEKHNE » Coûectk» complète de la 2- année (1912-1913). Beau\nvolume de 516 pages, sur papier couché, illustré de 250 cliché* . • « « fr. 15*—\nPour s'abonner à « La Cité » ou obtenir des livres» il suffit\nde verser, dans n'importe quel bureau des postes» au crédit du\ncompte chèques postaux n* 166.21 Revue « La Cité », la somme\ndue et d'inscrire sur le bulletin de versement le titre du livre et les\nnom et adresse du souscripteur."}, {"page_pdf": 32, "page_imprimee": "couv. 4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192509-01.1.32", "texte": "Hop. H. KUMPS-ROBYN, ru# KêjWld. Si-S». litUe*. TéL : 174,«5.\n\nNos prochains Numéros\nseront également consacrés à\nI'EXPOSITION INTERNATIONALE\ndes Arts Décoratifs Modernes à\nHIIIIIKIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIHIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIHIIIIIIHIIIIIIII—IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII II MIUIIHI mi\nPARIS\nUn numéro spécial, à gros tirage,\ntrès richement illustré et qui sera\ndistribué dans toute la Belgique\nsera consacré à la\nParticipation Belge\nHtHUrUUlUUUtfllliUMtlt IttttMlliili Hi lUiUiitlUlttUttittmttlHl HtBHtBHHIttHI UttHHHI HUttltllflîHHlHHttlUHllH nillHllHttlifllPriiffiWiffltfiff\nWMlr ï» lIH riiliWfNiMi nfrii & f? fr» FÇT» V «Pr 9&v BK'fvTWWt WîrEt t»î Irt tiTrl Éiw^W»Br?-ÏKrfWlfcrtFfï»W»B<l\nNous acceptons des ANNONCES\nBmßltmfflmittHHMmggHaßHlH pour ce numéro ffIimiHIIIIIffiUBIBBMUIIIIIUnBBI"}]}