{"numero_id": "bm-bmtnaac-1925-11-01", "volume": "bmtnaac_1925-11_01", "ocr_sha256": "ad5cef389e234ee4b11b97e70ebd8b469d1b4bb4143c7bc29775e4a490d1fb96", "source_tei": "https://github.com/Princeton-CDH/bluemountain-transcriptions/blob/main/periodicals/bmtnaac/issues/1925/11_01/bmtnaac_1925-11_01.tei.xml", "source_mets": "https://github.com/pulibrary/BlueMountain/blob/main/metadata/periodicals/bmtnaac/issues/1925/11_01/bmtnaac_1925-11_01.mets.xml", "url_numero": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192511-01", "articles": [{"article_id": "bm-bmtnaac-1925-11-01-c002", "article_bluemountain": "bmtnaac_1925-11_01#c002", "volume": "bmtnaac_1925-11_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "165", "page_fin": "170", "image_debut": 3, "image_fin": 11, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192511-01.2.2", "titre_corps": "L'ARCHITECTURE", "titre_sommaire": "L'ARCHITECTURE", "signature_source": "Charles CONRARDY", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 3, "page_imprimee": "165", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192511-01.1.3", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1331, "texte": "Promenades dans l'Exposition\ndes Arts Décoratifs et Industriels\nModernes de Paris 1925.\nL'ARCHITECTURE\n\n(suite)*\nMais voyons les sections étrangères. Il n'y a pas à s'attarder\ndevant certaines constructions. La Grèce est représentée par une\nmaison paysanne sans doute fraîche d'aspect, mais qui n'ajoute rien\nà la banale villa, ou l'escalier au dehors rappelle que le climat est\nclément. Des volets verts, un ensemble très décor.\nLa Turquie nous offre un douteux style byzantino-arabe, c'est\nla mosquée appliquée à l'architecture civile.\nRien de neuf non plus au pavillon monégasque.\nL'Espagne, malgré ses fontaines en céramiques de Séville, ses\ncolonnes, ses lions, etc., ne donne pas l'impression de faire des recher-\nches architecturales dignes de son brillant passé. C'est en général de\nla copie et de l'imitation sans originalité propre.\nLe chalet suisse est tout ce qu'il y a de plus banal. Il n'y a\nrien à en dire.\nLa Suède a un palais tout blanc où l'on constate de curieuses\nadaptations. Des chapiteaux ioniques sont traités à la moderne, c'est-\n\n* Afini die pouvoir augmenter le nombre des planches qui compléteront notre revue\nde l'Exposition Internationale des Arts Décoratifs, nous sommes forcés die scinder les\narticles de M. Ch. Conrardy et de consacrer une partie du présent numéro à d'autres\nobjets. (N. d. I. R.)."}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "166", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192511-01.1.4", "debut_caractere": 28, "fin_caractere_exclue": 2308, "texte": "à-dire sans souci des proportions classiques. Ici encore, pourtant, il\nfaut souligner un effort. Beaucoup de bonne volonté et c'est déjà\nbien. On sent que beaucoup de pays voudraient être à la page Ils\nse sentent dépassés par ceux qui sont à l'avant-garde, ils veulent\nmaintenant rattraper le temps perdu. Réjouissons-nous cependant,\nils viennent grossir les rangs des troupes modernistes.\nQui aurait pu dire il y a trente ans que Paris prendrait l'initiative\nd'une exposition des arts décoratifs modernes?\nLes Hollandais apportent à l'exposition leur haute science tech-\nnique et une simplicité du meilleur aloi. Seuls, ils ont employé le ma-\ntériau qu'ils emploient couramment, c'est-à-dire la brique. Leur bâti-\nment a quelque chose de définitif et de durable. On pourrait leur\nreprocher d'avoir exagéré l'emploi de la brique. Nous savons que\nchez eux ils font servir la brique même pour établir le pavement des\nchaussées. Ici, elle sert de margelle et forme le fond des bassins qui\nprécèdent, heureusement d'ailleurs, le pavillon. Dès l'abord, la toi-\nture apparaît trop lourde. Les constructeurs de Néerlande sont pour-\ntant, que je sache, de hardis partisans de la toiture plate. La terrasse\nest, chez eux, à l'honneur, pourquoi, dès lors, être représenté dans\ncette grande manifestation par une couverture hétéroclite.\nLa conception intérieure apparaît très heureuse. Une richesse\ny règne avec une sobriété du meilleur goût.\nL'ensemble, d'ailleurs, de la participation hollandaise apparaît\ndes plus originales. Peu de fautes de goût, partout l'ordre et la\nmesure. Rien ne peut choquer dans les conceptions. Les Latins mêmes,\ndont l'habitude de la fantaisie s'accommode plus facilement de for-\nmes plus contournées et plus ornées, ne trouveront pas trop sévères les\nmobiliers, les objets d'art ou usuels, les travaux graphiques ou typo-\ngraphiques où les Pays-Bas montrent la netteté de l'esprit qui domine\nchez les artistes de ce pays.\nLe pavillon tchéco-slovaque oppose le rouge de ses faïences de\nrevêtement à du gris de cendrée. L'auteur, M. Josef Gocar, de Pra-\ngue, est un moderniste de bon aloi. Il fait partie du groupe des nova-\nteurs spécialisés dans l'étude de la construction des habitations à bon\nmarché. Les Tchéco-Slovaques étudient des ensembles simples. Les"}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "167", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192511-01.1.8", "debut_caractere": 31, "fin_caractere_exclue": 2246, "texte": "maquettes exposées, les boiseries et les panneaux sculptés sont dignes\ndu plus haut intérêt. Il est réconfortant de songer que les Tchèques,\nmalgré les difficultés de l'heure, luttent avec passion pour créer un\nart actuel.\nAutour des pavillons, on a ménagé d'exquis jardins. Cet art\ndes jardins n'a pas fait beaucoup de progrès, mais il reste toujours\nsubtil et délicat. On marie avec beaucoup d'habileté les mosaïques,\nla sculpture et la verdure. Partout des oasis de paix, des fontaines\nmurmurantes, de petites cascades, des jets d'eau sveltes surgissent\nprès d'arceaux fleuris de quinconces tendres. Les pergolas sont aussi\nnombreuses et de matières diverses: bois, marbre, pierre; ornées, déco-\nrées, peintes. La Fontaine de Lalique devant la Cour des métiers est la\nplus originale. Une pyramide étroite laisse tomber de ses arêtes des\nfilets d'eau. C'est simple et cela repose des tritons cracheurs, des\nnymphes qui vomissent, des dauphins sculptés remettant l'eau par\ntoutes les ouvertures. Un bon point pour la douceur des jardins et des\nfontaines.\nLe Danemark a fait un réel efforts .Son pavillon en briques\nrouges et blanches où s'ouvrent de hautes baies en fer et verre a de\nl'allure. La décoration murale de Mogens Lorentzen, naïve à sou-\nhait, ajoute encore à la beauté de l'intérieur.\nLa république polonaise mérite des éloges. Elle a fait un réel\neffort. La lanterne en fer et en verre qui termine et domine son\npavillon est une trouvaille heureuse. Le toit bleu, les murs blancs\nsont invitateurs. Dès l'atrium, une statue de marbre sur un socle de\nmarbre accueille avec sympathie le visiteur. Puis, voici de curieux\nsalons, des bois blancs simples, une décoration reposante à la vue.\nOn pourrait presque appliquer à ses pavillons les éloges que l'on\ndécerne d'emblée à la participation hollandaise.\nNous ne pouvons pas passer en revue tous les bâtiments qui se\npressent dans l'enceinte de l'exposition. Nous notons les plus curieux,\nceux qui nous semblent dignes d'intérêt. Cependant, notons que\nmême parmi les petits bâtiments et également dans les œuvres man-\nquées, l'on peut découvrir des choses nouvelles, des parties réussies et\ncharmantes. Nous n'aurions, à cette « World-fair », découvert que"}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": "168", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192511-01.1.9", "debut_caractere": 28, "fin_caractere_exclue": 2195, "texte": "des fragments, que nous devrions déjà en être heureux. Il n'a pas été\nfacile de créer une atmosphère, un plan d'ensemble pour réunir tant\nde constructions diverses, certains « coins » sont bien, d'autres au-\nraient demandé plus d'étude.\nL'Angleterre a voulu à tout prix être moderne. Le résultat est\ndésastreux. De loin, le bâtiment a l'air d'une espèce de forteresse\nmoyennâgeuse, de près, d'un gâteau colorié. D'effarantes décorations\nornent la crème des murs, c'est un pudding pour Noël sans aucun\ndoute. Il comprend trois parties : salle de réception, galerie d'exposi-\ntion, hall central avec une exposition d'art ecclésiastique. Ce hall a\nd'importants vitraux d'une coloration superbe, mais qui ne doivent\nrien au présent.\nL'ltalie se devait de montrer sa puissance fasciste. Son palais,\nvéritable monument d'orgueil, est en style Renaissance. Rien n'est\nnégligé pour faire triompher la pompe romaine. Les colonnes corin-\nthiennes s'érigent, fières déjà, autour de la porte d'entrée. Puis l'on\na fait donner le marbre de Carrare. La froideur, malgré l'essai d'exu-\nbérance est la caractéristique de cette triste construction. On\nne nous fera pourtant pas croire qu'il n'existe pas d'archi-\ntectes en Italie? Pourtant le régime politique en vigueur nous vante\nchaque jour le réveil italien. Ce pavillon de décadence est bien la\nplus mauvaise chose de l'exposition. D'autres ont pu se tromper\ngrossièrement parfois, personne n'a osé présenter une copie, un pas-\ntiche complet comme étant une œuvre d'art moderne.\nL'ltalie qui a organisé à Turin, en 1902, cette magnifique\n« fair » de l'art moderne naissant, le pays qui a créé les expositions\nde Venise et de Monza se doit une revanche.\nLes Japonais sont restés également dans la tradition, mais leur\noriginalité étant foncièrement différente de nos conceptions occiden-\ntales, leur pavillon ne détonne pas ou plutôt il détonne moins. Il se\ncompose du bâtiment principal, d'un chalet réservé à la cérémonie\ndu thé et d'une dépendance. C'est, en somme, une habitation cou-\nrante de la bourgeoisie japonaise. Sur la large terrasse a été édifié, sur\nune plate-forme adjacente au Pavillon, un restaurant et une maison"}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "169", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192511-01.1.10", "debut_caractere": 31, "fin_caractere_exclue": 2146, "texte": "de thé. Le tout est réuni par un jardin limité par une palissade pleine\net une barrière formée par de fins bambous.\nLes arts et les coutumes de l'Extrême-Orient sont conservés\navec un soin jaloux.\nL'architecture japonaise est avant tout un art de charpentier.\nLes bois sont employés nus et l'ensemble de la construction a quelque\nchose de léger et cela tient au caractère essentiellemnt éphémère de\ni architecture japonaise. Les matériaux, les plantes, les lanternes ont\nété apportés du Japon et les ouvriers constructeurs ont été des Nip-\npons authentiques. L'ensemble a du charme. Bien entendu ce n'est\npas ici que nous prendrons des leçons techniques pour des dispositions\nou des emplois qui nous sont chers, mais on y peut prendre tout de\nmême de bonnes leçons de goût, d'ordre ou de mesure que l'on ne\ntrouve pas toujours en Occident.\nL'Autriche a confié l'exécution de son pavillon au maître Joseph\nHoffmann.\nLe goût a toujours été le signe distinctif de l'art viennois et\ndepuis Otto Wagner, ses élèves et ses disciples ont poussé le culte de\nl'élégance jusqu'aux dernières limites.\nL'auteur de la maison Stoclet a l'habitude de composer des plans\nà la manière anglaise, sans le souci des balancements et des équilibres\nsur le papier si cher à l'école des Beaux-Arts de Paris. Hoffmann\nne répugne pourtant pas à l'élégance, je le répète, il sait faire joli tout\nen restant dans les limites de la raison et de la logique. Pour lui, le\nmonde extérieur existe, il ne fait pas de la pure abstraction. C'est ce\nqui arrive à Constantin Melnikoff, architecte du pavillon de l'U. R.\nS. S. (Union des républiques socialistes soviétiques). Son œuvre, très\nintéressante en soi, fort technique, originale sans outrance, paraît\npauvre. Il manque là une certaine grâce, une mollesse même qui doit\ncaractériser l'architecture et la différencier de l'abstraction mathéma-\ntique. Que l'on me comprenne bien. La technique, l'art de l'ingénieur\npeut être la base de l'architecture, mais il ne faut pas arriver à la\nsécheresse. Un plan, un volume nus peuvent parler, mais les propor-\ntions doivent avoir une certaine sensualité."}, {"page_pdf": 11, "page_imprimee": "170", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192511-01.1.11", "debut_caractere": 34, "fin_caractere_exclue": 780, "texte": "Tout n'est pas à approuver dans la section autrichienne. Les\npetits motifs sculptés accompagnant les noms des célébrités natio-\nnales n'ajoutent rien aux parallèles en creux et reliefs qui composent\nles parois extérieures.\nAttention de ne pas confondre décoration et architecture. Le\nfer, le verre qui dominent à l'intérieur sont traités avec justesse et\nune compréhension certaine des matières.\nAu pavillon russe, le bois et le verre triomphent. C'est peut-\nêtre la seule construction «vraiment foire». Elle a aussi une jeunesse,\nun élan qui étonne et séduit. Mais, malgré tout, elle est rude et trop\nvoulue. Ne s'agissait-il que d'étonner? Non, les Russes ont vu clair,\nils sont étonnamment modernes, mais trop jeunes encore.\n\nCharles CONRARDY."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1925-11-01-c004", "article_bluemountain": "bmtnaac_1925-11_01#c004", "volume": "bmtnaac_1925-11_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 5, "image_fin": 5, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192511-01.2.2.2", "titre_corps": "Supplément à la Revue “LA CITE„ Vol. : V, Num : 9", "titre_sommaire": "Supplément à la Revue “LA CITE„ Vol. : V, Num : 9", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 5, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192511-01.1.5", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 159, "texte": "PLANCHE I.\nPavillon Tchécoslovaque\nArchitecte : Gocar\nCliché de la Revue : « Bouwkundig Weekblad Amsterdam ».\nSupplément à la Revue “LA CITE„ Vol. : V, Num : 9"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1925-11-01-c005", "article_bluemountain": "bmtnaac_1925-11_01#c005", "volume": "bmtnaac_1925-11_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 6, "image_fin": 6, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192511-01.2.2.3", "titre_corps": "Cliché de la Revue : « Bouwkundig Weekblad Amsterdam ».", "titre_sommaire": "Cliché de la Revue : « Bouwkundig Weekblad Amsterdam ».", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 6, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192511-01.1.6", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 170, "texte": "PLANCHE II.\nPavillon de l'Union des Républiques Soviétiques et Socialistes (U. 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Architecte à Reims", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 12, "page_imprimee": "171", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192511-01.1.12", "debut_caractere": 29, "fin_caractere_exclue": 1932, "texte": "URBANISME\n\nL'unique bien,c'est\nRUSKIN.\nL'importance politique des villes a de tout temps appelé l'atten-\ntion et la sollicitude des pouvoirs publics sur la nécessité de veiller\nà leur organisation et sur l'utilité de les embellir.\nEn France, ce fut PARIS qui servit d'exemple aux autres villes\net, depuis le XVIIe siècle, nous assistons au développement constant,\ndevenu considérable, de la Capitale. Sous Louis XV, on y comptait\ndéjà plus de mille rues qu'il fallut désigner sous des noms, lesquels\nfurent inscrits aux extrémités de chacune. Tous les seigneurs et gens\nriches eurent résidence à PARIS ou dans quelqu' autre grande ville\noù ils dépensèrent, dit QUESNOY, « les revenus des fonds\ndu Royaume ».\nPuis les institutions administratives et judiciaires créées depuis\n1789 favorisèrent la formation d'un grand nombre de centres d'at-\ntraction. Au lieu des 32 circonscriptions territoriales, il y eut\n86 départements et les 12 ressorts du Parlement se divisèrent entre\nceux de 25 Cours d'Appel.\nMais c'est surtout l'industrie qui, avec le XIXe siècle, accéléra\nle développement des agglomérations urbaines. Ses progrès rapides,\ndûs à l'invention de la machine à vapeur nécessitant l'accroissement\nde la main-d'œuvre, y causèrent l'afflux des ouvriers ruraux. L'in-\ntroduction de ces machines exigeant le groupement de cette main-\nd'œuvre à proximité des sources de force motrice, provoqua la créa-\ntion d'ateliers et d'usines de plus en plus importants.\nOn crut toutefois que l'énergie électrique, par suite de la facilité\nqu'elle offrait d'être utilisée en unités multiples de faible puissance,\nfavoriserait la création d'industries dans les campagnes, spécialement\nd'industries dites à domicile. Cela ne se produisit que dans une faible\nmesure et, malgré le développement de l'électricité, l'accroissement\ndes cités se poursuivit.\nDe toutes les causes d'accroissement de la population des cités,"}, {"page_pdf": 13, "page_imprimee": "172", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192511-01.1.13", "debut_caractere": 32, "fin_caractere_exclue": 2274, "texte": "la plus considérable est l'invention des chemins de fer, elle aussi\nconsécutive à l'invention de la machine à vapeur. La construction\nmême des lignes ferrées fournit à beaucoup d'ouvriers agricoles l'occa-\nsion de quitter les champs. Après quoi l'accès des cités fut tellement\nfacilité qu'on a pu dire très justement que l'acheminement des indi-\nvidus vers les grands centres de population se réalise en raison directe\ndes facilités de communication, c'est-à-dire des moyens de transports.\nIl faut ajouter que ceux-ci s'appliquant également au transport des\ndenrées, étendent l'aire des campagnes qui pourvoient à l'alimentation\ndes agglomérations dans un rapport direct avec l'importance même\nde ces agglomérations.\nEnfin, l'extension croissante des fonctions de l'Etat, la création\nde grandes administrations publiques ou privées peuplent les villes\nd'innombrables bureaux. Ajoutons encore l'influence du service\nmilitaire qui oblige au séjour dans les villes de nombre de jeunes gens,\nouvriers agricoles ou agriculteurs et l'on s'explique à la fois la dépo-\npulation des campagnes et la surpopulation des cités.\nEn fin de compte, que faut-il penser de ce mouvement de con-\ncentration de la population dans les villes, mouvement qui s'effectue\nsouvent au détriment des populations rurales dont on constate la\ndécroissance? Voici ce qu'en dit une publication officielle parue sous\nle patronage du gouvernement canadien.\n« La croissante rapide des populations urbaines n'est pas un\nmal si le développement urbain est convenablement dirigé et contrôlé,\net si les conditions urbaines sont rendues aussi saines que les condi-\ntions rurales. Ni la croissance des cités, ni la diminution de la popu-\nlation rurale ne sont pas fatalement une tendance malsaine. Si le\nmouvement de la campagne vers la ville est le résultat de désirs de\nchoses meilleures, de facilités d'éducation, de conditions sanitaires\net sociales perfectionnées, peut-on dire qu'un pareil mouvement soit\nun mal? Si chaque cité et ville étaient aussi saines que les districts\nruraux, ainsi qu'elles devraient l'être dans les conditions convenables\nde développement, pourquoi déplorer la tendance naturelle de la\npopulation à émigrer vers les industries les plus profitables, tant"}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "173", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192511-01.1.14", "debut_caractere": 31, "fin_caractere_exclue": 2302, "texte": "qu'elles restent les plus profitables? Nous pouvons déplorer la dépo-\npulation rurale, mais il sera inutile de la combattre tant que la fabri-\ncation rapportera un meilleur rendement à la main-d'œuvre et au\ncapital que l'agriculture, et tant qu'il y aura des chances urbaines\npour l'amélioration humaine supérieures à celles qu'offrent les dis-\ntricts ruraux. De fait, nous ne pouvons avoir de prospérité nationale\nà moins que l'activité humaine ne se lance vers les champs les plus\nprofitables de production, soit qu'elle produise la nourriture, qu'elle\nfabrique du drap ou construise des navires. Un individu qui n'a pu\nfaire payer une ferme dans le Nord de l'Ontario, administre aujour-\nd'hui une grande et prospère industrie de moteurs au Canada, et il\ny en a des centaines d'autres qui ont eu la même expérience. Indirec-\ntement, cet homme, en fabriquant des moteurs, à bon marché, est un\ngrand producteur agricole; s'il était resté sur la terre, il eût été\nvirtuellement un non-producteur, parce qu'il aurait dépensé son\nénergie dans une affaire sans profits ».\n/\nIl y a donc une dépendance étroite entre le mouvement de popu-\nlation des villes et des campagnes et il est bien certain que le sort des\npopulations rurales ainsi que les opportunités de son bien-être et de\nson développement sont également intéressants et rentrent au même\ntitre dans les préoccupations urbanistiques.\nLe mouvement de la population n'est pas d'ailleurs dirigé\nexclusivement vers le centre des villes et à cet égard il existe actuelle-\nment un mouvement très accusé des grands centres urbains vers les\ndistricts ruraux et semi-ruraux. Cette tendance est la conséquence\ndirecte de l'accroissement des charges, taxes et impôts dans les régions\nurbaines et surtout du développement des moyens de transport.\nL'observation montre en effet que le rayon des grandes villes\nest à peu près égal au parcours qu'on peut effectuer dans une durée\nd'une heure par le moyen de transport dont dispose la population\nà l'époque considérée.\nAussi l'auteur anglais bien connu WELLS démontre-t-il dans\n« Anticipations » qu'il suffirait qu'une distance de 60 km. fut par-\ncouru dans ce temps du bureau ou de l'atelier à la maison pour que\nl'Angleterre soit transformée en une vaste région urbaine. Car il n'y"}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "174", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192511-01.1.15", "debut_caractere": 28, "fin_caractere_exclue": 1779, "texte": "a pas plus de 120 kilomètres entre les grandes cités de son pays.\nC'est une observation exacte qui peut être contrôlée déjà dans cer-\ntains pays à population dense, en Belgique notamment.\nCette expansion ne peut donc que s'accentuer en provoquant\nle décongestionnement du centre des villes et la création à leur portée\nde groupements dits cités-jardins et, au-delà encore, de cités satellites.\nJusqu'à l'année 1800, aucune ville du monde, croyons-nous,\nn'avait atteint le chiffre de 1 million d'habitants et l'on ne comptait\nen Europe que 21 villes ayant plus de 100,000 habitants. La popu-\nlation globale de ces villes était alors de 4,700,000 habitants, soit\nle 35e de celle du continent. Un siècle après, nous arrivions à cette\nnouvelle proportion de 148 villes de plus de 100,000 habitants\npour une population globale de plus de 40 millions d'habitants, soit\nle dixième de la population totale du continent.\nAjoutons quelques chiffres pour mesurer l'ampleur de ce mou-\nvement de concentration dans les capitales du monde, les « villes-\nétoile », a-t-on dit.\nDe 1800 à 1900 :\nLa population de Londres qui était de 950,000 est passée à\n4,738,000;\nCelle de New-York de 60,000 à 4,113,000.\nCelle de Paris de 648,000 à 2,763,000.\nCelle de Berlin de 172,000 à 2,000,000.\nCelle de Chicago de 3,000 à 2,000,000.\nCelle de Vienne de 231,000 à 1,771,000.\nCelle de Pétrograd de 220,000 à 1,939,000.\nCelle de Buenos-Ayres de 40,000 à 1,129,000.\nCelle de Rio de Janeiro de 115,000 à 1,157,000.\nCes chiffres sont limités à la population comprise dans les\nlimites administratives de la Cité proprement dite et sans tenir\ncompte de la région urbaine qui lui est intimement liée et dont elle\nest le centre.\nEn tenant compte de l'ensemble, nous comptons aujourd'hui,"}, {"page_pdf": 16, "page_imprimee": "175", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192511-01.1.16", "debut_caractere": 28, "fin_caractere_exclue": 2252, "texte": "pour LONDRES, 7 millions d'habitants; pour BERLIN, 3 mil-\nlions et pour PARIS un peu plus de 4 millions d'habitants.\nEt le phénomène urbain est si intense qu'il se manifeste aussi\nbien dans les pays à population décroissante ou stationnaire, comme\nla France, que dans les autres.\nLes conséquences de cette concentration sont multiples et elles\nont attiré l'attention des hygiénistes autant que celle des sociologues\ndont certains concluent à une cause affirmée de dégénérescence.\nDéjà ROUSSEAU écrivait : « Les villes sont le gouffre de\nl'espèce humaine. Au bout de quelques générations, les races péris-\nsent ou dégénèrent, il faut les renouveler et c'est toujours la campagne\nqui fournit ce renouvellement ».\nDepuis ROUSSEAU, nombreux ont été les efforts tentés pour\nassainir les villes et améliorer la situation au point de vue hygiénique.\nPourrionstnous dire qu'au point de vue moral et social on ait eu un\négal souci d'organisation et d'assainissement? La grande aggloméra-\ntion moderne est une agglomération « malade », dit quelque part le\ncomte d'HAUSSONVILLE. Les masses d'êtres qui habitent, dépos-\nsédées d'une attache qui les fixe en un point du sol, dépossédées d'un\nfoyer matériel et surtout d'un foyer moral, deviennent de véritables\nnomades qui passent de chambre en chambre et de maison en maison.\nUne certaine anarchie sociale découle inévitablement de la marée\ntoujours montante et du flux toujours renouvelé de ces déracinés.\nEn fin de compte, dans ces masses, à la faveur des changements, et\ngrâce aux mille replis et recoins de la grande cité, renaissent des for-\nmes du banditisme et du brigandage qui ressemblent à celles, soit des\npays à la vie policée, soit de nos pays à nous aux périodes de l'histoire\noù régnait l'anarchie; des bandes s'organisaient à LONDRES et à\nPARIS ou à NEW-YORK comme opéraient les bandes du Moyen\nâge dans les campagnes de GUYENNE ou de BOURGOGNE ».\nC'est ainsi que s'exprime l'auteur anglais, Jacob RUS, qui, dans ses\nétudes sur le mouvement de la population à NEW-YORK, a cons-\ntaté que les hommes composant des bandes d'apaches étaient des\nhommes sans foyer stable et même sans famille. Disons aussi que la\ntendance même de l'industrie moderne, dont la forme anonyme et"}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "176", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192511-01.1.17", "debut_caractere": 34, "fin_caractere_exclue": 2158, "texte": "par actions tend à prévaloir, tient éloignée l'un de l'autre le patron\net l'ouvrier des grands établissements industriels des villes. Il devrait\nêtre suppléé au relâchement de ce lien par des institutions civiques\nqui y remédient.\nIl est évident que le surpeuplement des cités peut entraîner de\ngraves inconvénients tant au point de vue sanitaire qu'au point de\nvue moral et social.\nOn est resté longtemps ignorant et, par suite, impuissant devant\nles situations critiques où la population des villes était décimée par\nles maladies et les épidémies. Mais la rénovation de nos connaissances\nen hygiène due aux théories pasteuriennes a fourni à la science, sur-\ntout au point de vue préventif, les moyens de lutte sur des données\nexactes contre les maux latents des cités très peuplées.\nIl en résulte que, dans le cours de ces dernières années, la morta-\nlité urbaine s'est abaissée sensiblement. Et grâce à l'application, cepen-\ndant indolente, en France notamment, des règles de salubrité ainsi\nqu'aux travaux d'assainissement, on a obtenu des résultats probants\nd'efficacité. Voici d'ailleurs quelques chiffres : en 1902, on a pu\nobserver que la mortalité dans les villes françaises était de 19 p. m.,\nalors qu'elle était dans les campagnes, normalement plus salubres,\nde 19,7 p. m. On a observé, en outre, que depuis un siècle, la mortalité\ngénérale de la France s'était sensiblement abaissée puisqu'elle était de\n26,9 p. m. On devrait arriver, d'après M. IMBEAUX, à 12,5 p. m.\nEn ANGLETERRE, au DANEMARK et aux ETATS-UNIS, on\natteint déjà 14 p. m.\nEn complétant ces constatations par une estimation financière,\non obtient un résultat déjà imposant.\nAinsi on estime la valeur sociale d'un homme adulte au prix\nde 60 à 80,000 francs. Prenant la valeur moyenne de 20,000 francs\nseulement, on voit qu'un gain de 1 p.c. dans le coefficient de morta-\nlité générale pour la France équivaut à une valeur de 740 millions.\nQuels que soient les résultats déjà obtenus, très encourageants bien\nqu'ils soient encore loin d'être définitifs, tout indique qu'il y a lieu\nde fonder tous les espoirs sur l'aménagement des villes. M. Benoît"}, {"page_pdf": 18, "page_imprimee": "177", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192511-01.1.18", "debut_caractere": 28, "fin_caractere_exclue": 2147, "texte": "LEVY a montré que la mortalité dans les cités-jardins était bien\ninférieure à celle des cités avoisinantes.\nDans des cas aigus, si l'on peut dire ainsi, on a obtenu des résul-\ntats tout aussi remarquables. Ainsi à BUENOS-AYRES, deux\ngrandes épidémies de fièvre jaune ravagèrent la ville de 1866 à 1871.\nAu cours de la dernière, sur 170,000 habitants, 60,000 périrent.\nCette situation conduisit à l'organisation d'un service rationnel et\ncomplet pour les eaux et les égouts. Il en est résulté que BUENOS-\nAYRES, justifiant son nom, est devenue depuis une des villes les\nplus salubres de l'univers et où la mortalité a été abaissée successive-\nment à 16.1 p. m. en 1912 et à 13,5 p. m. en 1922. A ANGOU-\nLEME ,NANCY, REIMS, RENNES et TROYES où la mortalité\ntyphique était représentativement de 1.83, 1.06, 1.24 et 0.71 p.c.,\nelle a été abaissée aux environs de o. 1 o p.c.\nQue dire de ce qui reste à faire par suite de l'entassement des\nhabitants sur un espace restreint dans les locaux insuffisants et insa-\nlubres? C'est là le grand agent de désorganisation des cités, aussi bien\nau point de vue sanitaire qu'au point de vue social.. C'est le principal\nélément de mortalité par la tuberculose.\nLes moyens de lutte contre les fléaux épidémiques sont connus\net efficaces en même temps qu'ils ne présentent pas de difficultés insur-\nmontables. Ce n'est en général qu'un problème d'argent et une ques-\ntion de méthode et de volonté. D'ailleurs, nombre de pays étrangers\nse sont attaqués résolument au fléau de la tuberculose qui est le pire\nde tous, car il ne connaît pas de trêve. Pourrait-on dire qu'un effort\nconsciencieux et énergique ait été fait, en France, contre ce péril\ncependant reconnu?\nLe mal est dû au surpeuplement ainsi que le prouvent les\nobservations démographiques. En superposant les cartes de densité\ndes villes aux cartes correspondantes de mortalité dans ces villes,\non trouve un rapport exact entre ces deux choses.\nIl faut donc décongestionner les centres urbains et c'est un\nindice de progrès sanitaire de pouvoir constater dans une grande\nville le dépeuplement du centre au profit de la banlieue."}, {"page_pdf": 19, "page_imprimee": "178", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192511-01.1.19", "debut_caractere": 28, "fin_caractere_exclue": 1082, "texte": "Cette tendance s'était déjà marquée en France au moment où\nse déclencha la guerre et l'on aurait pu en attendre une amélioration\ncertaine de l'état sanitaire des grosses agglomérations.\nMais les faits de guerre, la destruction de nombreuses villes et de\nvillages chassant de leur pays des populations entières, la nécessité\npour les villes de recevoir une grande partie de ces sinistrés, puis\nencore la concentration des industries de guerre, cela coïncidant avec\nle coût prohibitif de la construction, cet ensemble de circonstances\noccasionna le surpeuplement des villes de l'intérieur dans les plus\ndéfavorables conditions. Et la situation est devenue telle qu'on a\npu dire qu'elle présentait le caractère et l'importance d'un « cas\nclinique ». Il n'est donc que très opportun d'y porter un rapide\nsecours. Mais suivant la méthode qui sera adoptée pour résoudre ce\ncas, le résultat sera salutaire ou mauvais. Il importe donc de discer-\nner le choix d'une méthode qui engagera irrémédiablement l'avenir.\n(A suivre.)\n\nPierre BOURDEIX.\nArchitecte à Reims."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1925-11-01-c008", "article_bluemountain": "bmtnaac_1925-11_01#c008", "volume": "bmtnaac_1925-11_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "179", "page_fin": "180", "image_debut": 20, "image_fin": 21, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192511-01.2.4", "titre_corps": "ESSAIS DE COMPRESSION DE MURS EN BLOCS CREUX", "titre_sommaire": "ESSAIS DE COMPRESSION DE MURS EN BLOCS CREUX", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 20, "page_imprimee": "179", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192511-01.1.20", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 3344, "texte": "TECHNOLOGIE\nESSAIS DE COMPRESSION\nDE MURS EN BLOCS CREUX\n(1)\nL'Office américain des Nonnes avait déjià publié\nles résultats des essais qu'il avait conduits sur des\nblocs creux. Comme la résistance de ces blocs,\nlorsqu'ils sont mis en œuvre, est importante,, cet\nétablissement prooéjdla ensuite à des essais sur des\nmurs en blocs creux analogiues, et ili édita un nou-\nveau bulletin concernant ces derniers essais et du-\nquel nous extrayons les injformations qui vont\nsuivre.\nCes essais, qui portèrent sur 32 murs de cha-\ncun 4 pieds (1 m. 20) de long, 12 pieds (3 m. 60)\nde hauteur et 6,i 8 ou 12 pouces (0 m. 15,\n0 m. 20 et 0 m. 30) d'épaisseur, furent exécutés\nen collaboration avec la Commission spéciale aux\nblocs creux de la Société américaine pour l'Essai\ndes Matériaux. Dans l'exposé des résultats et con-\nclusions, il faut tenir compte du fait que les blocs\ncreux employés avaient une résistance supérieure\nà celle de la moyenne des blocs creux généralement\nemployés dans le bâtiment. Les murs, construits\npar un maçon habile, furent d'une excellente exé-\ncution; les blocs furent hourdés au moyen d'un\nmortier de 1 pied cube de ciment Portland 1/4 de\npied cube <le chaux éteinte et 3 pieds cubes de\nsable séché au four.\nAprès avoir été placés dans la machine d'essai\nun mois après leur construction (sauf de rares ex-\nceptions), les murs furent nivelés au plâtre de\nParis, qu'on laissa durcir pendant douze heures ou\nplus. Les fléchissements horizontaux furent mesu-\nrés à mi-hauteur. Les blocs avaient été répartis en\ndeux lots, A et B.\nBien que la résistance individuelle des blocs du\nlot A fut environ deux fois plus grande que celle\ndes blocs du lot B, les résistances dies murs cons-\ntruits en blocs du premier lot ne furent que légère-\nment supérieures à celles des murs du second lot.\nLa résistance maximum des murs du lot A égala\n3 7 p. c. de la résistance des blocs individuels; celle\ndes murs du deuxième lot égala 55 p. c. de la résis-\ntance des blocs B.\nEn se basant sur la théorie des colonnesi, on\npourrait s'attendre à ce qu'un mur épais put sup-\nporter une compression plus grande qu'un mur\nmince, à égalité de hauteur. Or, ces essais ont dé-\nmontré qu'il n'en est rien et que le phénomène dit\n« action de colonne » ne peut pas être définitive-\nment établi de cette manière.\n11 n'existe, en apparence, aucune relation entre\nla résistance maximum d'un mur et la compression\nexercée au moment de l'apparition de la première\nfissure.\nLes murs dans lesquels les cavités des bloss\nétaient disposées verticalement avaient, en moyen-\nne, une résistance double de celle des murs en blocs\nà cavités horizontalement disposées. Dans les deux\ncas, les valeurs des efforts à la rupture étaient re-\nmarquablement constantes, étant par ailleurs appa-\nremment indépendantes du format des blocs. En ap-\nparence encore, l'avantage qui résulte de la pose\ndes blocs avec leurs cavités verticales est plus\ngrand pour les murs comprimés excentriquement\nque pour les murs chargés dans l'axe.\nOn ne peut tirer aucune conclusion définitive\n*\nrelativement aux joints, rompus ou non rompus.\nDans un seul cas, un mur à joints rompus accusa\nune plus grande résistance que deux autres murs\nidentiques, mais à joints non rompus.\nPour les muTs chargés dans l'axe, la rupture se\n\n(I ) D'après le « Bulletin Technologique\nn° 238, du Bureau of Standards."}, {"page_pdf": 21, "page_imprimee": "180", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192511-01.1.21", "debut_caractere": 13, "fin_caractere_exclue": 3747, "texte": "produisit quelquefois par l'écrasement du sommet\n(le plâtre étant moins résistant que le mortier des\njoints) et quelquefois par une fissuration verticale\nsuivant les joints. On ne trouva aucune différence\ndans la résistance pour ces deux genres de rup-\nture.\nPour les murs chargés de 0 m. 05 hors du centre\n(excentriquement) sur la moitié de leur largeur,\nla résistance fut à peu près la moitié de celle des\nmurs analogues et chargés dans l'axe. Il semble que\nce rapport soit indépendant de l'épaisseur du mur.Le\nfléchissement maximum pour les murs excentrique-\nment chargés fut, en moyenne, de 4/100 de pouce,\nc'est-à-(dire très faible, valeur qui fut dtpassée par\nsix murs chargés dans l'axe. La rupture, dans le\ncas des murs chargés excentriquement, était locale.\nLe module d'élasticité des murs variait entre de\nlarges limites, et il semble qu'il n'y ait aucune rela-\ntion entre le module du mur et celui des blocs in-\ndividuels composant ce dernier.\nPar suite de grandes variations dans les modules\nd'élasticité des blocs et dans la déformation des\njoints, il paraît probable que la rupture d'un mur\nen blocs creux est due à une inégale répartition\nc?es efforts. Par conséquent, tous les moyens capa-\nbles d'assurer une répartition plus uniforme des ef-\nforts sont propres à assurer l'accroissement de la\nrésistance. Parmi ces moyensî, citons : le choix de\nblocs ayant les mêmes propriétés physiques et la\npose de ces blocs avec des joints d'une épaisseur\nuniforme. (R. M. C.)\nHECKLY. AGGLOMERE DE MACHEFER ET\nDE TERRE. La « Réforme du Bâtiment » a si-\ngnalé, il y a quelque temps, l'exploitation indius-\ntrielle en Allemagne d'un aggloméré nouveau,, qui\nvient s'ajouter à la liste déjà nombreuse des pisés.\nSuivant le procédé Hecht, on mélange aussi in-\ntimement que possible du mâchefer ou des cen-\ndrées de coke ou tout autre produit poreux avec\ndes aiguilles de pin et de la terre grasse; après pé-\ntrissage, îe mélange est mis dans des moules, éner-\ngiquement comprimé à la main, puis mis à sécher à\nl'air. Le format habituel de ces blocs est 15/20/30\nou 2 0/2 0/:> 0 probablement de manière à hâter\nle travail de maçonnerie et le séchage des murs\nterminés. 2 ouvriers et un aide peuvent mouler en\nune journée de huit heures 200 à 225 blocs qui\néquivalent à 1,200 ou 1,400 briques du format\ncourant.\nCes pierres artificielles, une fois sèches, devien-\nnent assez dures pour que l'on puisse les maçonner\ncomme des briques ordinaires avec un mortier éga-\nlement économique constitué par une matière sem-\nblable à celle qui constitue la masse proprement\ndite.\nD'après des essais à la compression effectués au\nlaboratoire de Gross Lichterfilde, en Allemagne, la\nrésistance moyenne de ces blocs à la compression\nest de 14 kg. par cm. c. pour des blocs de quatre\nsemaines, des blocs plus âgés sont plus résistants.\nCette résistance est certainement inférieure à celle\nde la brique, mais comme , dans la plupart des cas,\nl'épaisseur des murs est choisie pour obtenir une\nprotection suffisante cointre le froid plutôt que pour\nrésister à la compression due au poids, la résis-\ntance des blocs Hecht n'est pas compromise dans\nla plupart des cas. C'est ainsi que pour les murs\nextérieurs portants on emploie une épaisseur de 30\nà 40 cm. quand les maisons ne comportent qu'un\nrez-de-chaussée et la toiture, si l'on veut ajouter\nun étage, l'épaisseur doit être portée à 40 ou\n50 cm. au rez-de-chaussée. Les murs de séparation\nr.on portants peuvent avoir 0.1 5 seulement.\nLes murs construits à l'aide de ces blocs sont\ninsonores, secs et mauvais conducteurs de la cha-\nleur, on peut très facilement les tailler et y enfon-\nce! des clous ou les pattes nécessaires pour la pose\ndes menuiseries.\n(« La Réforme du Bâtiment 2>, 23 août 1925.)"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1925-11-01-c009", "article_bluemountain": "bmtnaac_1925-11_01#c009", "volume": "bmtnaac_1925-11_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "181", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 22, "image_fin": 27, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192511-01.2.5", "titre_corps": "CONCOURS POUR UN EN-TETE DE LETTRE", "titre_sommaire": "CONCOURS POUR UN EN-TETE DE LETTRE", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 22, "page_imprimee": "181", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192511-01.1.22", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 3674, "texte": "CONCOURS\nSociété Belge des Urbanistes et Architectes Modernistes.\nCONCOURS POUR UN EN-TETE DE LETTRE\n\nArt. 1. Objet du concours. La S. B. U. A.\nM. ouvre entre tous les artistes modernistes belges\nun concours pour l'obtention d'un projet d'en-tête\nde papier à lettre et d'enveloppe à l'usage de la\nSociété.\nArt. 2. Conditions auxquelles les projets de-\nvront satisfaire pour être admis à participer au\nconcours :\nA) TECHNIQUE: L'ensemble plastique en un\nseul ton sera établi : soit\na) exclusivement au moyen de caractères et\nd'éléments typographiques de même famille et d'un\nusage courant dans l'industrie. Une notice annexée\nau projet spécifiera, sous peine d'exclusion dfu\nconcours, la dénomination technique du caractère\net des différents corps employés et des specimen\ndu caractère en différents corps seront joints;\nb) Pour être exécuté par n'importe quel autre\nprocédé graphique : lithographie, linos cliché d'im-\npression, etc., avec ou sans intervention de carac-\ntères typographiques pour les mentions sujettes à\nrenouvellement,, lesquelles sont affectées d'une as-\ntérisque en D ci-après»\nB) FORMAT : Papier : format commercial\n(21.5 X 27.5). Enveloppe : format 1/4 commer-\ncial (environ 12.5 X 1 5.5).\nLatitude est laissée d'établir les projets sur un\nformat qui soit un multiple des formats indiqués\ndans le cas seulement où serait envisagé rétablis-\nsement d'un cliché par réduction.\nC) MATIERE: Les projets seront dessiné sur pa-\npier et enveloppe de qualité courante.\nD) TEXTE: Société Belge des Urbanistes et Ar-\nchitectes Modernistes. Présidents d'honneur Vic-\ntor Horta, * Octave Van Rysselberghe,, * Henry\nVan de Velde.\nSecrétariat général * 41, rue Godecharle, Bru-\nxelles.\nArt. 3. ENVOI : Les envois seront anonymes.Les\ndessins doivent porter au dos une marque ou devise\nreproduite sur une enveloppe fermée contenant le\nnom et l'adresse du concurrent et qui sera jointe à\nl'envoi. Les envois seront adressés au Secrétariat\ngénéral de la Société et devront parvenir à desti-\nnation le 31 janvier 1926 au plus tard.\nArt. 4. PRIMES. Deux primes de cent\nfrancs sont mises à la disposition du jury pour ré-\ncompenser les projets qui auront recueilli les suf-\nfrages de la majorité de ses membres.\nArt. 5. JURY.— Le jury est composé de trois\nmembres, à savoir : MM. Van der Swaelmen, pré-\nsident de la S. B. U. A. M.; Verwilghen, vice-pré-\nsident de la S. B. U. A. M; Pompe, membre de la\nS. B. U. A. M.\n11 rendra son jugement au plus tard à huit jours\nde date de la remise des projets.\nLes primes seront liquidées aux intéressés au\nplus tard à huit jours de date du prononcé du ju-\ngement.\nArt. 6. EXECUTION.— Par le seul fait de l'oc-\ntroi de la prime, la Société se verra substituée aux\ndroits des auteurs de projets primés pour ce qui\nconcerne la reproduction de ces projets, exclusive-\nment à l'usage spécifié à l'article premier. La S. B.\nU. A. M. se réserve le droit de décider elle-nieme\nlequel des deux projets primés elle adoptera pour\nexécution»\nArt. 7. RESULTAT du concours et sort des\nprojets primés.— Le résultat sera communique aux\nconcurrents au cours de l'assemblée de la Société\nqui se tiendra le mardi 9 février, à 8 heures du\nsoir, dans la salle de réunion de la Taverne Britan-\nnique, 32, rue de Louvain,, à Bruxelles.\nLes projets y seront exposés à cette occasion et,\nà l'exclusion des projets primés, ils pourront y être\nretirés à l'issue de la réunion par les intéressés ou\nleurs délégués.\nLes projets non retirés seront conservés au se-\ncrétariat où ils seront remis, à leur demande, aux\nintéressés.\nAdopté en séance du comité du 17 novembre\n1925.\nPour la S. B. U. A. M. :\nLe Secrétaire, Le Président,\nJ. F. HOEBEN. L. VAN DER SWAELMEN."}, {"page_pdf": 23, "page_imprimee": "182", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192511-01.1.23", "debut_caractere": 10, "fin_caractere_exclue": 3935, "texte": "CONCOURS INTERNATIONAL CONCERNANT\nLE LOGEMENT DES CLASSES MOYENNES ET\nINTELLECTUELLES. M. l'ingénieur Willard\nReed Messenger, de New-York, a chargé la Fédé-\nration Internationale du Bâtiment et des Travaux\npublics, d'instituer, de concert avec la Fédération\nNationale française de cette industrie, un concours\ninternational en vue de favoriser et faciliter la\nconstruction des immeubles destinés au logement\ndes classes moyennes et intellectuelles.\nM. Messenger a doté ce concours d'un premier\nprix de 500 dollars, Tun deuxième prix de 300\ndollars et d'un troisième prix de 200 dollars.\nLes fonds sont déposés à la Banque Irving-Co-\nlumbia Trust C°, Fifth avenue, New-Yorg, qui\npaiera aux lauréats le montant des prix sur pré-\nsentation d'un mandat signé par le président du\njury.\nISMu'\nREGLEMENT : I. Les concurrents déposeront\nun mémoire dactylographié en langue française ou\nen langue anglaise, d'une importance de 4,000 à\n5,000 mots; il devra être accompagné de croquis\nschématiques concernant le chapitre 3 ci-dessous.\nLe mémoire sera divisé en quatre chapitres :\n1° Mesures administratives ou législatives préco-\nnisées pour faciliter la construction des immeubles\ndestinés au logement des classes moyennes et intel-\nlectuelles ;\n2° Exposé des moyens financiers (prêts, coût\ndes immeubles, rendement). Si le mémoire prévoit\nla vente par appartements* indication de l'impor-\ntance et de la durée des amortissements, les moda-\nlités de gérance d'un immeuble ou «l'un groupe\nd'immeubles.\n3° Procédés et moyens nouveaux de construc-\ntion permettant de réduire le coût die celle-ci. Cro-\nquis.\n4® Conclusions.\n11. Les mémoires, accompagnés des croquis,\ndevront parvenir au délégué général de la Fédé-\nration Internationale du Bâtiment et des Travaux\npublics, 17, avenue Carnot, Paris, avant le 15 jan-\nviei 1926, et ce sous pli recommandé.\n111. Les résultats du concours seront publiés\navant la fin février 192 , * ,\nIV. Le jury sera composé comme suit !\nDeux membres américains et un architecte fran-\nçais désigné par M. Messenger;\nTrois membres désignés par la Fédération Inter-\nnationale;\nTrois membres désignés par la Fédération Na-\ntionale française;\nTrois membres désignés de commun accord par\nla Fédération Internationale et par la Fédération\nNationale française, et coisis dans les groupements\nplus particulièrement intéressés à la construction\ndes immeubles faisant l'objet du concours.\nLe jury désignera son président.\nV. La Fédération Internationale et la Fédé-\nration Nationale française se réservent le droit de\npublier « in extenso » en brochure ou dans les\njournaux techniques de leur industrie, les mémoi-\nres primés et, éventuellement, un résumé de tous\nles autres.\nVI. Remarque importante. Le mémoire\net les croquis devront être signés d'une légende\nou d'un pseudonyme, accompagnés d'une enve-\nloppe dûment cachetée portant* comme unique sus-\ncription, sans aucun autre signe extérieur, la lé-\ngende ou le pseudonyme. Cette enveloppe contien-\ndra un bulletin relatant les nom, profession et\nadresse du concurrent; elle -ne sera ouverte que\nlorsque les résultats du concours seront acquis.\nANVERS. CONCOURS « KRING VOOR\nBOUWKUNDE ». Le concours du « Kring voor\nBouwkunde » avait pour but le projet d'une série\nde maisons ouvrières.\nMM. l'architecte A. Franckeni, Professeur;\nJ. Huygh et l'Architecte E. Van Steenbergen, en\nfonction de jurés, couronnaient avec classement les\nprojets suivants :\n1° « Motto Heim », appartenant à l'architecte\nWalter Vanden Broeck, donnant une solution toute\nnouvelle à ce sujet.\n2° « Motto Lust », appartenant à l'architecte\nFlorent Laforce.\n3° « Motto Vulkaan », appartenant à l'architecte\nJean Noë.\n4° « Motto Rechthoek », appartenant à l'archi-\ntecte George Delogne.\n5° « Motto Bliksem », appartenant à l'architecte\nJ. Schillilemans.\nLe jury était heureux de pouvoir constater que\npresque tous les projets, et surtout les couronnés,\navaient été conçus dans un sens moderne."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1925-11-01-c010", "article_bluemountain": "bmtnaac_1925-11_01#c010", "volume": "bmtnaac_1925-11_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 4", "page_fin": "couv. 4", "image_debut": 24, "image_fin": 24, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192511-01.2.5.1", "titre_corps": "Supplément à la Revue “LA CITÉ„ Vol. :V, Num, ; 9", "titre_sommaire": "Supplément à la Revue “LA CITÉ„ Vol. :V, Num, ; 9", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 24, "page_imprimee": "couv. 4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192511-01.1.24", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 150, "texte": "PLANCHE V.\nPavillon Autrichien.\nArchitecte : Joseph Hoffmann.\nCliché de la Revue « L'Architecture ».\nSupplément à la Revue “LA CITÉ„ Vol. :V, Num, ; 9"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1925-11-01-c011", "article_bluemountain": "bmtnaac_1925-11_01#c011", "volume": "bmtnaac_1925-11_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 25, "image_fin": 25, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192511-01.2.5.2", "titre_corps": "Cliché de la Revue « L'Architecture »,", "titre_sommaire": "Cliché de la Revue « L'Architecture »,", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 25, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192511-01.1.25", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 97, "texte": "PLANCHE VI.\nPavillon Hollandais.\nArchitecte : J. 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Pierre Calmettes, Conserva-\nteur-adjoint au Musée de la Guerre, et M. Maré-\nchal ar, Anciens élève de l'Ecole des Chartes.\nLibrairie de la Construction Moderne, Paris. Un\nbeau volume in-8 raison de 350 pages, illu. 150\ngrav. Broché, 40 francs.\nC'est un peu l'histoire entière de l'humanité\nque, sous l'angle spécial que comportait leur sujet,\nont dû parcourir les auteurs de cet ouvrage. La\nvertu hygiénique de l'immersion dans l'eau a cer-\ntainement été connue et appréciée dès les débuts\nde notre humanité, comme elle l'est encore des\npeuples les moins civilisés, et dans l'antiquité grec-\nque et latine le bain est arrivé à tenir la .plus large\nplace non seulement dans l'hygiène privée, mais\ndans la vie publique et religieuse. Puis c'est la nuit\ndu Moyen Age et les siècles qui suivirent et ne sont\npas encore bien loin de nous, considérèrent le bain\ncomme une médication ou un luxe assez suspect.\nSi, au XVIIe siècle, Théophraste Renaudot, esprit\nnovateur, et fondateur même du premier journal\nfrançais, pouvait écrire que le bain « hors de\nl'usage de la médecine ou une pressante nécessité,\nest non seulement superflu, mais très dommageable\naux hommes », il ne serait pas besoin de remonter\nbien loin dans nos souvenir à tous pour trouver\ntelle petite ville de province, où posséder une bai-\ngnoire, et s'en servir, était considéré comme un\nluxe extravagant.\nOn voit ainsi combien l'évolution des idées en\nla matière est intéressante à suivre et combien l'ar-\ntiste et plus spécialement l'architecte sauront gré\naux auteurs de cet ouvrage d'avoir su réunir une\nriche documentation sur le Bain à travers les âges:\nbains grecs que chante déjà l'Odyssée et qui plus\ntard donnaient même lieu à un tel excès qu'Aristo-\nphane les fustigeait; bains romains pour lesquels\ndes thermes somptueux s'élevaient dans les moin-\ndres cités. Il suffit d'évoquer les thermes de Cara-\ncalla d'après Viollet-le-Duc et Blouet, ceux de Dio-\nclétien d'après Paulin» pour imaginer la grandeur\net la somptuosité de monuments qui comptent\nparmi les plus remarquables de l'antiquité, et ceux\nde Lutèce restent un des plus rares vestiges de la\nconstruction gallo-romaine.\nA côté de ces splendeurs, les modestes baquets\ndu Moyen Age que nous reproduit l'ouvrage font\ntriste figure et le progrès n'est pas considérable jus-\nqu'à la baignoire-sabot qu'a popularisé le meurtre\nde Marat; cependant nos auteurs relatent les débuts\nmodernes de la vogue des stations thermales avec\nVichy, Bourbon et Forges notamment.\nPuis avec le XIXe siècle»> ce sont les bains à do-\nmicile dont les porteurs ont été popularisés par la\nlithographie et puis voici les (premiers chauffe-\nbains avec les premiers efforts de l'Etat pour créer\ndes bains gratuits ou à prix réduit à l'exemple de\nl'Angleterre* tandis que Barèges, Bagnères, Eaux-\nBonnes, Bourbonne, etc., deviennent des stations à\nla mode.\nEnfin l'époque contemporaine où l'on admet que\nle bain n'est plus un luxe, mais un besoin, avec les\ngrandes piscines publiques et les installations do-\nmestiques commodes et élégantes qui s'appliquent\nà l'appartement le plus modeste aussi bien qu*à\nl'hôtel le plus somptueux.\nDans un champ aussi vaste, étendu encore aux\nbains à l'étranger, nos auteurs ont glané les ren-\nseignements les plus utiles et la documentation la\nplus intéressante; par surcroît, ils ont su faire de\nleur oeuvre un ouvrage agréable à lire, c'est dire la\nsuccès qui leur est dû et qui est assuré.\nCOURS DE CONNAISSANCE DES MATE-\nRIAUX. — Tome II. — LES MATERIAUX PIER-\nREUX, par H. Rabozée, professeur, directeur du\ntaire. — Prix de vente en librairie : 40 francs* chez\nRamlot, rue Grétry, 25, à Bruxelles.\nLaboratoire d'essai des matériaux de l'Ecole mifi-\nVoici ce que dit M. Camerman de ce remarqua-\nble travail :\nCet ouvrage comporte le texte des leçons don-\nnées par M. le professeur Rabozée, dans son ensei-\ngnement de l'école d'application de l'artillerie et\ndu génie de Belgique.\nL'auteur y décrit successivement les pierres na-\nturelles, particulièrement les pierres à bâtir, les\ndalles, les marbres, Ise pavés, les ardoises.\nDans la deuxième section de l'ouvrage, il traite\nde tous les matériaux de liaison, c'est-à-dire ceux\nqui servent à la confection des mortiers et des bé-\ntons, à savoir : les sables,', les diverses sortes de\nciment, ciment Portland artificiel, naturel, ciment"}, {"page_pdf": 29, "page_imprimee": "184", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192511-01.1.29", "debut_caractere": 7, "fin_caractere_exclue": 3961, "texte": "de laitier, ciment à durcissemet rapide, ciment fon-\ndu, puis les chaux, les pouzzolalnes (trass), etc.\nDans la troisième section, les produits étant con-\nnus, l'auteur passe à leur étude à l'état die mélange\nou mortier, puis à l'étude des bétons.\nUne quatrième section est consacrée aux briques\net aux autres produits céramiques, tels que tuiles,\ncarreaux de pavement, tuyaux de drainage.\nChacun des matériaux, chacun des mélanges est\n•défini par sa composition, ses conditions de fabri-\ncation, ses propriétés, ses qualités requises, les dé-\nfauts à éviter, les modes d'essai.\nL'auteur s'est judicieusement inspiré d'un nom-\nbre très considérable d'études éparses dans les\nrevues des trente dernières années, et qu'il est très\ndifficile de réunir; il y a ajouté le fruit de ses\nobservations et de ses nombreuses expériences per-\nsonnelles; les articles relatifs aux propriétés des\nmatériaux et à leurs essais sont d'une utilité excep-\ntionnelle.\nPour écrire un tel livre, M. Rabozée était parti-\nculièrement en situation par ses connaissances ap-\nprofondies de géologie et de chimie; il fait auto-\nrité dans le domaine de la stabilité et de l'expéri-\nmentation ; les années brillamment passées dans\nrenseignement supérieur lui assurent toutes les\nqualités d'ordre et de méthode, bref tous les élé-\nments réunis pour réussir un livre d*un puissant\nintérêt et d'une haute utilité.\nAussi est-on tenté d'écrire la phrase classique di-\nsant que ce livre a sa place marquée dans la bi-\nbliothèque de tout ingénieur ou constructeur, mais\nil sera encore mieux sur la table de travail de\nchacun,\nCOMMISSION ROYALE DES MONUMENTS ET\nDES SITES. Par arrêté royal du 16 juin 1925,\nsont nommés membres effectifs de la Commission\nroyale des Monuments et des Sites (Section des\nMonuments), savoir :\nM. Victor Rousseau, artiste statuaire, membre\nde l'Académie royale de Belgique, en remplace-\nment du baron Vinçotte, décédé;\nM. Paul Saintenoy, architecte, à Bruxelles, en\nremplacement de M. Helleputte, décédé;\nM. E.-J. Soi! de Morialmé, archéologue à Tour-\nnai, en remplacement de M. de Ceulenee„r décédé;\nM. Em. Van Averbeke, architecte en chef du\nService des bâtiment communaux, à Anvers, en\nremplacement de M. H. Blomme, décédé.\nM. le comte Ad. de Limburg-Stirum en rempla-\ncement du baron Orban de Xivry, décédé.\nBRUXELLES. LE CERCLE ARTISTIQUE ET\nLITTERAIRE organise au cours des mois de dé-\ncembre,, janvier et février prochains), sous les aus-\npices et avec le concours de la Société Centrale\nd'Architecture de Belgique, une série de conféren-\nces dont voici le programme :\nJeudi 24 décembre 1935, M. Paul Bonduelle, ar-\nchitecte, € L'Architecture à l'Exposition de Paris\nde 1925 ».\nJeudi 7 janvier 1926, M. Henri Lacoste, archi-\ntecte, professeur à l'lnstitut d'Art et d'Archéologie\nde Bruxelles : « Le Fer forgé 2>. (Projections lu-\nmineuses.)\nJeudi 11 février 1926, M. Paul Guadet, archi-\ntecte en chef du Gouvernement français,, profes-\nseur à l'Ecole des Beaux-Arts de Paris : « L'Es-\nthétique du béton armé». (Projections lumineuses.)\nCes conférences auront lieu à 5 heures. Les de-\nmandes d'invitation peuvent être adressées au Se-\ncrétariat de la Société Centrale d'Architecture,\n3, rue Ravenstein, à Bruxelles.\nBRUXELLES. MAISON DU PEUPLE (Satie\nBlanche), rue Joseph Stevens, à Bruxelles. La\nSection d'Art du Parti Ouvrier Belge organise cet\nhiver un cycle die 5 conférences, avec projections\nlumineuses, consacrées aux leçons de l'Exposition\nInternationale des Arts Décoratifs de Paris 1925 :\nLe lundi 7 décembre, à 20 h. 30, l'architecte\nV. Bourgeois parlera du « Beau par l'Utile > (le\nstyle nouveau sera simple et économique ou ne\nsera pas).\nLe lundi 4 janvier* à 20 h. 30*, l'urbaniste van\nder Swaelmen parlera des « Villes Ephémères >.\n(Considérations sur le style des Expositions.)\nMM. Fierens-Gevaert et Henri van de Velde, ainsi\nqu'un architecte français compléteront ce cycle de\nconférences.\nLE PRESENT NUMERO CONTIENT HUIT PLANCHES HORS-TEXTE"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1925-11-01-c015", "article_bluemountain": "bmtnaac_1925-11_01#c015", "volume": "bmtnaac_1925-11_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 3", "page_fin": "couv. 3", "image_debut": 30, "image_fin": 30, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192511-01.2.7", "titre_corps": "PRIX DE L'ABONNEMENT A L'ANNEE EN COURS (V« VOLUME) «g*»*", "titre_sommaire": "PRIX DE L'ABONNEMENT A L'ANNEE EN COURS (V« VOLUME) «g*»*", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 30, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192511-01.1.30", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 728, "texte": "PRIX DE L'ABONNEMENT A L'ANNEE EN COURS (V« VOLUME) «g*»*\nDE « LA CITE » 20.00 23.00\nTout nouvel abonné peut obtenir, à titre de prime :\na) La 3* et 4* année» de *La Cité 9, eu prix réduit de ... . 5.00 7.50\n(Le prix en librairie est de 10 franc* Belgique. 15 francs étranger).\nb) Le Cœur de la Ville de Bruxelles,par Cbarlss Buis, avec traduction d'une confé-\nrence de C. Giirlitt >ur la « Conservation du cœur d'anciennes villes ». Un* bro-\nchure de 24 pages. (Prix en librairie : 2 francs.) fratoét\nc) L'Abbaye de la Cambre, par G. des Marez. (Prix en librairie : fr, 1.50). . gratuit\nd) Paul Hankar(lBs9-1901), par Ch. Coraraîdy, et Raym. Thibaut. Une ha»? '\nchure illustrée. Prix en librairie : 3 francs. , a » » • • gritai"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1925-11-01-c016", "article_bluemountain": "bmtnaac_1925-11_01#c016", "volume": "bmtnaac_1925-11_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 3", "page_fin": "couv. 3", "image_debut": 30, "image_fin": 30, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192511-01.2.8", "titre_corps": "Editions \" TEKHNÉ „", "titre_sommaire": "Editions \" TEKHNÉ „", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 30, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192511-01.1.30", "debut_caractere": 730, "fin_caractere_exclue": 2006, "texte": "Editions \" TEKHNÉ „\nLA ClTE.Première année. (Rare.) . » . , fr, 20,—\nDeuxième aimée. (Rare.) 10.—\nL'Art et la Société, par H.-P. Beriage, architecte à Amsterdam. Tirés à part de la Revue\n« Art et Technique » (septembre 1913-février 1914). Un volune hixueuteiacofc a§-\nprimé et illustré de 98 clichés • . • • V . • « » • frs 20t—\nMatériaux de substitution dans la construction de maisons, par J Seroen, architecte. Une\nbrochure illustrée ........ • fr- 2»—\nL'habitation coloniale Sa construction au Congo Belge, par Gast. Boghemans. Une brochure\nde 20 pages abondaxn«e&t illustrée • . , , Ér. 3.\nConstantin Meunier. L'historique de son monument au traoail, par R. Thiry et G. Heur\ndrickx. Une brochure illustrée # fr. ï.—\nL'Art des Jardins et le nouveau jardin pittoresque, par Louis van der Swaebieo, architecte-\npaysagiste - . . , , fr. I.—\nLA REVUE « TEKHNE » Collection complète de la 2™ année (1912-1913). Beau\nvolume de 516 pages, sur papier couché, illustré de 250 clichés fr. 15.\nPour s'abonner à « La Cité » ou obtenir des livres, il suffit\nde verser, dans n'importe quel bureau des postes, au crédit du\ncompte chèques postaux n* 166.21 Revue « La Cité », la somme\ndue et d'inscrire sur le bulletin de versement le titre du livre et les\nnom et adresse du souscripteur."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1925-11-01-c017", "article_bluemountain": "bmtnaac_1925-11_01#c017", "volume": "bmtnaac_1925-11_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 4", "page_fin": "couv. 4", "image_debut": 31, "image_fin": 31, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192511-01.2.9", "titre_corps": "PLUSIEURS ABONNES ONT CRU DEVOIR,", "titre_sommaire": "PLUSIEURS ABONNES ONT CRU DEVOIR,", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 31, "page_imprimee": "couv. 4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192511-01.1.31", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 294, "texte": "PLUSIEURS ABONNES ONT CRU DEVOIR,\nAVEC LA NOUVELLE ANNEE, NOUS FAIRE\nPARVENIR LE MONTANT D'UN NOUVEL\nABONNEMENT. 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VERWILGHEN, Ingénieur Urbaniste (Bruxelles),\nSecrétaire de la Rédaction.\nCOLLABORATEURS\nARCHITECTES :\nRichard ACKE (Courtrai) ; H. P. BERLAGE (La Haye) ; H. J. BIRNSTINGL\nA. R. E. B. A. (Londres) ; Gaston BOGHEMANS (Menin) ; J. BORLEE\n(Jodoigne) ; Victor BOURGEOIS (Bruxelles) ; Ch. CONRARDY (Bruxelles) ;\nJulien de RIDDER (Bruxelles) ; Marcel GUILLEMINAULT (Paris) ; Léon\nGRAS (Anvers) ; J. E. HOEBEN (Bruxelles) ; V. HUSZAR (Hollande) ;\nLE CORBUSIER SAUGNIER (Paris); Edw. LEONARD (Anvers); J. J.\nP. OUD (Rotterdam, Hollande) ; Jozef PEETERS (Anvers) ; Gust. SCHLEI-\nCHER (Allemagne) ; F. SEROEN (Bruxelles) ; Raym. THIBAUT (Bru-\nxelles) ; Carlos THIRION (Verviers) ; Henri VAN DE VELDE (La Haye,\nHollande) ; Théo van DOESBURG (Paris) ; P. VORIN (Paris) ; E. A. VAN\nTONDEREN ( architecte ).\nCRITIQUES D'ART ;\nMaurice CASTEELS (Bruxelles) ; André de RIDDER (Anvers) ; Elie FAURE\n(Paris) ; FIERENS-GEVAERT (Bruxelles) ; Julien LEONARD (Paris) ; Paul\nLEON (Paris); Jacques MESNIL (Paris); Léon ROSENTHAL, Paris), etc.\nTECHNICIENS :\nCharles de GRONCKEL*(Bruxelles) ; A. KNAPEN (Bruxelles); L. J. SERIN\n(Bruxelles), etc., etc.\nLes Rédacteurs et Collaborateurs sont seuls\nresponsables de leurs articles. Il sera rendu\ncompte dans « La Cité » de tout ouvrage dont\ndeux exemplaires seront envoyés à la Revue\nPour la rédaction, l'administration et le\nau Siège de la Revue : 10, Place Loix, SainUGiUes-BruxelleS'\nPour la vente au numéro s'adresser\nprincipal : Librairie LAMERTIN, 58-62 Coudenberg, Bruxelles.\nABONNEMENT: Belgique,2o francs; E 25\nLes abonnements peuvent se prendre e\ncrédit du Compte chèques'postaux n° 166.21 {Revue : « La Cité >). Moyennant\nun supplément de 3 francs les numéros seront envoyés mensuellement sous\nenveloppe cartonnée"}, {"page_pdf": 3, "page_imprimee": "165", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192511-01.1.3", "texte": "Promenades dans l'Exposition\ndes Arts Décoratifs et Industriels\nModernes de Paris 1925.\nL'ARCHITECTURE\n\n(suite)*\nMais voyons les sections étrangères. Il n'y a pas à s'attarder\ndevant certaines constructions. La Grèce est représentée par une\nmaison paysanne sans doute fraîche d'aspect, mais qui n'ajoute rien\nà la banale villa, ou l'escalier au dehors rappelle que le climat est\nclément. Des volets verts, un ensemble très décor.\nLa Turquie nous offre un douteux style byzantino-arabe, c'est\nla mosquée appliquée à l'architecture civile.\nRien de neuf non plus au pavillon monégasque.\nL'Espagne, malgré ses fontaines en céramiques de Séville, ses\ncolonnes, ses lions, etc., ne donne pas l'impression de faire des recher-\nches architecturales dignes de son brillant passé. C'est en général de\nla copie et de l'imitation sans originalité propre.\nLe chalet suisse est tout ce qu'il y a de plus banal. Il n'y a\nrien à en dire.\nLa Suède a un palais tout blanc où l'on constate de curieuses\nadaptations. Des chapiteaux ioniques sont traités à la moderne, c'est-\n\n* Afini die pouvoir augmenter le nombre des planches qui compléteront notre revue\nde l'Exposition Internationale des Arts Décoratifs, nous sommes forcés die scinder les\narticles de M. Ch. Conrardy et de consacrer une partie du présent numéro à d'autres\nobjets. (N. d. I. R.).\n\nLA CITE.\nN O V .-D E C. 1925"}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "166", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192511-01.1.4", "texte": "LA CITE.\nVOL, 5.\nN U M. 9.\n\nà-dire sans souci des proportions classiques. Ici encore, pourtant, il\nfaut souligner un effort. Beaucoup de bonne volonté et c'est déjà\nbien. On sent que beaucoup de pays voudraient être à la page Ils\nse sentent dépassés par ceux qui sont à l'avant-garde, ils veulent\nmaintenant rattraper le temps perdu. Réjouissons-nous cependant,\nils viennent grossir les rangs des troupes modernistes.\nQui aurait pu dire il y a trente ans que Paris prendrait l'initiative\nd'une exposition des arts décoratifs modernes?\nLes Hollandais apportent à l'exposition leur haute science tech-\nnique et une simplicité du meilleur aloi. Seuls, ils ont employé le ma-\ntériau qu'ils emploient couramment, c'est-à-dire la brique. Leur bâti-\nment a quelque chose de définitif et de durable. On pourrait leur\nreprocher d'avoir exagéré l'emploi de la brique. Nous savons que\nchez eux ils font servir la brique même pour établir le pavement des\nchaussées. Ici, elle sert de margelle et forme le fond des bassins qui\nprécèdent, heureusement d'ailleurs, le pavillon. Dès l'abord, la toi-\nture apparaît trop lourde. Les constructeurs de Néerlande sont pour-\ntant, que je sache, de hardis partisans de la toiture plate. La terrasse\nest, chez eux, à l'honneur, pourquoi, dès lors, être représenté dans\ncette grande manifestation par une couverture hétéroclite.\nLa conception intérieure apparaît très heureuse. Une richesse\ny règne avec une sobriété du meilleur goût.\nL'ensemble, d'ailleurs, de la participation hollandaise apparaît\ndes plus originales. Peu de fautes de goût, partout l'ordre et la\nmesure. Rien ne peut choquer dans les conceptions. Les Latins mêmes,\ndont l'habitude de la fantaisie s'accommode plus facilement de for-\nmes plus contournées et plus ornées, ne trouveront pas trop sévères les\nmobiliers, les objets d'art ou usuels, les travaux graphiques ou typo-\ngraphiques où les Pays-Bas montrent la netteté de l'esprit qui domine\nchez les artistes de ce pays.\nLe pavillon tchéco-slovaque oppose le rouge de ses faïences de\nrevêtement à du gris de cendrée. L'auteur, M. Josef Gocar, de Pra-\ngue, est un moderniste de bon aloi. Il fait partie du groupe des nova-\nteurs spécialisés dans l'étude de la construction des habitations à bon\nmarché. Les Tchéco-Slovaques étudient des ensembles simples. Les"}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192511-01.1.5", "texte": "PLANCHE I.\nPavillon Tchécoslovaque\nArchitecte : Gocar\nCliché de la Revue : « Bouwkundig Weekblad Amsterdam ».\nSupplément à la Revue “LA CITE„ Vol. : V, Num : 9"}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192511-01.1.6", "texte": "PLANCHE II.\nPavillon de l'Union des Républiques Soviétiques et Socialistes (U. R. S. S.)\nArchitecte : M. Melnikov.\nCliché de la Revue : « Bouwkundig Weekblad Amsterdam »."}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192511-01.1.7", "texte": "PLANCHE III.\nPavillon Danois.\nArchitecte : M. Kay Fisker.\nCliché de la Revue « L'Architecture ».\nSupplément à la Revue “LA CITE„ Vol. : V, Num : 9"}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "167", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192511-01.1.8", "texte": "L A C I T E.\nVOL 5,\nN U M. 9.\n\nmaquettes exposées, les boiseries et les panneaux sculptés sont dignes\ndu plus haut intérêt. Il est réconfortant de songer que les Tchèques,\nmalgré les difficultés de l'heure, luttent avec passion pour créer un\nart actuel.\nAutour des pavillons, on a ménagé d'exquis jardins. Cet art\ndes jardins n'a pas fait beaucoup de progrès, mais il reste toujours\nsubtil et délicat. On marie avec beaucoup d'habileté les mosaïques,\nla sculpture et la verdure. Partout des oasis de paix, des fontaines\nmurmurantes, de petites cascades, des jets d'eau sveltes surgissent\nprès d'arceaux fleuris de quinconces tendres. Les pergolas sont aussi\nnombreuses et de matières diverses: bois, marbre, pierre; ornées, déco-\nrées, peintes. La Fontaine de Lalique devant la Cour des métiers est la\nplus originale. Une pyramide étroite laisse tomber de ses arêtes des\nfilets d'eau. C'est simple et cela repose des tritons cracheurs, des\nnymphes qui vomissent, des dauphins sculptés remettant l'eau par\ntoutes les ouvertures. Un bon point pour la douceur des jardins et des\nfontaines.\nLe Danemark a fait un réel efforts .Son pavillon en briques\nrouges et blanches où s'ouvrent de hautes baies en fer et verre a de\nl'allure. La décoration murale de Mogens Lorentzen, naïve à sou-\nhait, ajoute encore à la beauté de l'intérieur.\nLa république polonaise mérite des éloges. Elle a fait un réel\neffort. La lanterne en fer et en verre qui termine et domine son\npavillon est une trouvaille heureuse. Le toit bleu, les murs blancs\nsont invitateurs. Dès l'atrium, une statue de marbre sur un socle de\nmarbre accueille avec sympathie le visiteur. Puis, voici de curieux\nsalons, des bois blancs simples, une décoration reposante à la vue.\nOn pourrait presque appliquer à ses pavillons les éloges que l'on\ndécerne d'emblée à la participation hollandaise.\nNous ne pouvons pas passer en revue tous les bâtiments qui se\npressent dans l'enceinte de l'exposition. Nous notons les plus curieux,\nceux qui nous semblent dignes d'intérêt. Cependant, notons que\nmême parmi les petits bâtiments et également dans les œuvres man-\nquées, l'on peut découvrir des choses nouvelles, des parties réussies et\ncharmantes. Nous n'aurions, à cette « World-fair », découvert que"}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": "168", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192511-01.1.9", "texte": "LA CITE,\nVOL. 5.\nN U M. 9.\n\ndes fragments, que nous devrions déjà en être heureux. Il n'a pas été\nfacile de créer une atmosphère, un plan d'ensemble pour réunir tant\nde constructions diverses, certains « coins » sont bien, d'autres au-\nraient demandé plus d'étude.\nL'Angleterre a voulu à tout prix être moderne. Le résultat est\ndésastreux. De loin, le bâtiment a l'air d'une espèce de forteresse\nmoyennâgeuse, de près, d'un gâteau colorié. D'effarantes décorations\nornent la crème des murs, c'est un pudding pour Noël sans aucun\ndoute. Il comprend trois parties : salle de réception, galerie d'exposi-\ntion, hall central avec une exposition d'art ecclésiastique. Ce hall a\nd'importants vitraux d'une coloration superbe, mais qui ne doivent\nrien au présent.\nL'ltalie se devait de montrer sa puissance fasciste. Son palais,\nvéritable monument d'orgueil, est en style Renaissance. Rien n'est\nnégligé pour faire triompher la pompe romaine. Les colonnes corin-\nthiennes s'érigent, fières déjà, autour de la porte d'entrée. Puis l'on\na fait donner le marbre de Carrare. La froideur, malgré l'essai d'exu-\nbérance est la caractéristique de cette triste construction. On\nne nous fera pourtant pas croire qu'il n'existe pas d'archi-\ntectes en Italie? Pourtant le régime politique en vigueur nous vante\nchaque jour le réveil italien. Ce pavillon de décadence est bien la\nplus mauvaise chose de l'exposition. D'autres ont pu se tromper\ngrossièrement parfois, personne n'a osé présenter une copie, un pas-\ntiche complet comme étant une œuvre d'art moderne.\nL'ltalie qui a organisé à Turin, en 1902, cette magnifique\n« fair » de l'art moderne naissant, le pays qui a créé les expositions\nde Venise et de Monza se doit une revanche.\nLes Japonais sont restés également dans la tradition, mais leur\noriginalité étant foncièrement différente de nos conceptions occiden-\ntales, leur pavillon ne détonne pas ou plutôt il détonne moins. Il se\ncompose du bâtiment principal, d'un chalet réservé à la cérémonie\ndu thé et d'une dépendance. C'est, en somme, une habitation cou-\nrante de la bourgeoisie japonaise. Sur la large terrasse a été édifié, sur\nune plate-forme adjacente au Pavillon, un restaurant et une maison"}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "169", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192511-01.1.10", "texte": "L A C I TE.\nVOL. 5,\nN U M. 9.\n\nde thé. Le tout est réuni par un jardin limité par une palissade pleine\net une barrière formée par de fins bambous.\nLes arts et les coutumes de l'Extrême-Orient sont conservés\navec un soin jaloux.\nL'architecture japonaise est avant tout un art de charpentier.\nLes bois sont employés nus et l'ensemble de la construction a quelque\nchose de léger et cela tient au caractère essentiellemnt éphémère de\ni architecture japonaise. Les matériaux, les plantes, les lanternes ont\nété apportés du Japon et les ouvriers constructeurs ont été des Nip-\npons authentiques. L'ensemble a du charme. Bien entendu ce n'est\npas ici que nous prendrons des leçons techniques pour des dispositions\nou des emplois qui nous sont chers, mais on y peut prendre tout de\nmême de bonnes leçons de goût, d'ordre ou de mesure que l'on ne\ntrouve pas toujours en Occident.\nL'Autriche a confié l'exécution de son pavillon au maître Joseph\nHoffmann.\nLe goût a toujours été le signe distinctif de l'art viennois et\ndepuis Otto Wagner, ses élèves et ses disciples ont poussé le culte de\nl'élégance jusqu'aux dernières limites.\nL'auteur de la maison Stoclet a l'habitude de composer des plans\nà la manière anglaise, sans le souci des balancements et des équilibres\nsur le papier si cher à l'école des Beaux-Arts de Paris. Hoffmann\nne répugne pourtant pas à l'élégance, je le répète, il sait faire joli tout\nen restant dans les limites de la raison et de la logique. Pour lui, le\nmonde extérieur existe, il ne fait pas de la pure abstraction. C'est ce\nqui arrive à Constantin Melnikoff, architecte du pavillon de l'U. R.\nS. S. (Union des républiques socialistes soviétiques). Son œuvre, très\nintéressante en soi, fort technique, originale sans outrance, paraît\npauvre. Il manque là une certaine grâce, une mollesse même qui doit\ncaractériser l'architecture et la différencier de l'abstraction mathéma-\ntique. Que l'on me comprenne bien. La technique, l'art de l'ingénieur\npeut être la base de l'architecture, mais il ne faut pas arriver à la\nsécheresse. Un plan, un volume nus peuvent parler, mais les propor-\ntions doivent avoir une certaine sensualité."}, {"page_pdf": 11, "page_imprimee": "170", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192511-01.1.11", "texte": "L A C I T E.\nV O L. 5.\nN U M. 9.\n\nTout n'est pas à approuver dans la section autrichienne. Les\npetits motifs sculptés accompagnant les noms des célébrités natio-\nnales n'ajoutent rien aux parallèles en creux et reliefs qui composent\nles parois extérieures.\nAttention de ne pas confondre décoration et architecture. Le\nfer, le verre qui dominent à l'intérieur sont traités avec justesse et\nune compréhension certaine des matières.\nAu pavillon russe, le bois et le verre triomphent. C'est peut-\nêtre la seule construction «vraiment foire». Elle a aussi une jeunesse,\nun élan qui étonne et séduit. Mais, malgré tout, elle est rude et trop\nvoulue. Ne s'agissait-il que d'étonner? Non, les Russes ont vu clair,\nils sont étonnamment modernes, mais trop jeunes encore.\n\nCharles CONRARDY."}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "171", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192511-01.1.12", "texte": "LA CITE.\nV 0 L. 5.\nN U M. 9\n\nURBANISME\n\nL'unique bien,c'est\nRUSKIN.\nL'importance politique des villes a de tout temps appelé l'atten-\ntion et la sollicitude des pouvoirs publics sur la nécessité de veiller\nà leur organisation et sur l'utilité de les embellir.\nEn France, ce fut PARIS qui servit d'exemple aux autres villes\net, depuis le XVIIe siècle, nous assistons au développement constant,\ndevenu considérable, de la Capitale. Sous Louis XV, on y comptait\ndéjà plus de mille rues qu'il fallut désigner sous des noms, lesquels\nfurent inscrits aux extrémités de chacune. Tous les seigneurs et gens\nriches eurent résidence à PARIS ou dans quelqu' autre grande ville\noù ils dépensèrent, dit QUESNOY, « les revenus des fonds\ndu Royaume ».\nPuis les institutions administratives et judiciaires créées depuis\n1789 favorisèrent la formation d'un grand nombre de centres d'at-\ntraction. Au lieu des 32 circonscriptions territoriales, il y eut\n86 départements et les 12 ressorts du Parlement se divisèrent entre\nceux de 25 Cours d'Appel.\nMais c'est surtout l'industrie qui, avec le XIXe siècle, accéléra\nle développement des agglomérations urbaines. Ses progrès rapides,\ndûs à l'invention de la machine à vapeur nécessitant l'accroissement\nde la main-d'œuvre, y causèrent l'afflux des ouvriers ruraux. L'in-\ntroduction de ces machines exigeant le groupement de cette main-\nd'œuvre à proximité des sources de force motrice, provoqua la créa-\ntion d'ateliers et d'usines de plus en plus importants.\nOn crut toutefois que l'énergie électrique, par suite de la facilité\nqu'elle offrait d'être utilisée en unités multiples de faible puissance,\nfavoriserait la création d'industries dans les campagnes, spécialement\nd'industries dites à domicile. Cela ne se produisit que dans une faible\nmesure et, malgré le développement de l'électricité, l'accroissement\ndes cités se poursuivit.\nDe toutes les causes d'accroissement de la population des cités,"}, {"page_pdf": 13, "page_imprimee": "172", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192511-01.1.13", "texte": "L A C I T E.\nVOL, 5,\nN U M. 9.\n\nla plus considérable est l'invention des chemins de fer, elle aussi\nconsécutive à l'invention de la machine à vapeur. La construction\nmême des lignes ferrées fournit à beaucoup d'ouvriers agricoles l'occa-\nsion de quitter les champs. Après quoi l'accès des cités fut tellement\nfacilité qu'on a pu dire très justement que l'acheminement des indi-\nvidus vers les grands centres de population se réalise en raison directe\ndes facilités de communication, c'est-à-dire des moyens de transports.\nIl faut ajouter que ceux-ci s'appliquant également au transport des\ndenrées, étendent l'aire des campagnes qui pourvoient à l'alimentation\ndes agglomérations dans un rapport direct avec l'importance même\nde ces agglomérations.\nEnfin, l'extension croissante des fonctions de l'Etat, la création\nde grandes administrations publiques ou privées peuplent les villes\nd'innombrables bureaux. Ajoutons encore l'influence du service\nmilitaire qui oblige au séjour dans les villes de nombre de jeunes gens,\nouvriers agricoles ou agriculteurs et l'on s'explique à la fois la dépo-\npulation des campagnes et la surpopulation des cités.\nEn fin de compte, que faut-il penser de ce mouvement de con-\ncentration de la population dans les villes, mouvement qui s'effectue\nsouvent au détriment des populations rurales dont on constate la\ndécroissance? Voici ce qu'en dit une publication officielle parue sous\nle patronage du gouvernement canadien.\n« La croissante rapide des populations urbaines n'est pas un\nmal si le développement urbain est convenablement dirigé et contrôlé,\net si les conditions urbaines sont rendues aussi saines que les condi-\ntions rurales. Ni la croissance des cités, ni la diminution de la popu-\nlation rurale ne sont pas fatalement une tendance malsaine. Si le\nmouvement de la campagne vers la ville est le résultat de désirs de\nchoses meilleures, de facilités d'éducation, de conditions sanitaires\net sociales perfectionnées, peut-on dire qu'un pareil mouvement soit\nun mal? Si chaque cité et ville étaient aussi saines que les districts\nruraux, ainsi qu'elles devraient l'être dans les conditions convenables\nde développement, pourquoi déplorer la tendance naturelle de la\npopulation à émigrer vers les industries les plus profitables, tant"}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "173", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192511-01.1.14", "texte": "L A C I T E.\nVOL. 5,\nN U M. 9\n\nqu'elles restent les plus profitables? Nous pouvons déplorer la dépo-\npulation rurale, mais il sera inutile de la combattre tant que la fabri-\ncation rapportera un meilleur rendement à la main-d'œuvre et au\ncapital que l'agriculture, et tant qu'il y aura des chances urbaines\npour l'amélioration humaine supérieures à celles qu'offrent les dis-\ntricts ruraux. De fait, nous ne pouvons avoir de prospérité nationale\nà moins que l'activité humaine ne se lance vers les champs les plus\nprofitables de production, soit qu'elle produise la nourriture, qu'elle\nfabrique du drap ou construise des navires. Un individu qui n'a pu\nfaire payer une ferme dans le Nord de l'Ontario, administre aujour-\nd'hui une grande et prospère industrie de moteurs au Canada, et il\ny en a des centaines d'autres qui ont eu la même expérience. Indirec-\ntement, cet homme, en fabriquant des moteurs, à bon marché, est un\ngrand producteur agricole; s'il était resté sur la terre, il eût été\nvirtuellement un non-producteur, parce qu'il aurait dépensé son\nénergie dans une affaire sans profits ».\n/\nIl y a donc une dépendance étroite entre le mouvement de popu-\nlation des villes et des campagnes et il est bien certain que le sort des\npopulations rurales ainsi que les opportunités de son bien-être et de\nson développement sont également intéressants et rentrent au même\ntitre dans les préoccupations urbanistiques.\nLe mouvement de la population n'est pas d'ailleurs dirigé\nexclusivement vers le centre des villes et à cet égard il existe actuelle-\nment un mouvement très accusé des grands centres urbains vers les\ndistricts ruraux et semi-ruraux. Cette tendance est la conséquence\ndirecte de l'accroissement des charges, taxes et impôts dans les régions\nurbaines et surtout du développement des moyens de transport.\nL'observation montre en effet que le rayon des grandes villes\nest à peu près égal au parcours qu'on peut effectuer dans une durée\nd'une heure par le moyen de transport dont dispose la population\nà l'époque considérée.\nAussi l'auteur anglais bien connu WELLS démontre-t-il dans\n« Anticipations » qu'il suffirait qu'une distance de 60 km. fut par-\ncouru dans ce temps du bureau ou de l'atelier à la maison pour que\nl'Angleterre soit transformée en une vaste région urbaine. Car il n'y"}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "174", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192511-01.1.15", "texte": "LA CITE,\nVOL, 5,\nN U M, 9.\n\na pas plus de 120 kilomètres entre les grandes cités de son pays.\nC'est une observation exacte qui peut être contrôlée déjà dans cer-\ntains pays à population dense, en Belgique notamment.\nCette expansion ne peut donc que s'accentuer en provoquant\nle décongestionnement du centre des villes et la création à leur portée\nde groupements dits cités-jardins et, au-delà encore, de cités satellites.\nJusqu'à l'année 1800, aucune ville du monde, croyons-nous,\nn'avait atteint le chiffre de 1 million d'habitants et l'on ne comptait\nen Europe que 21 villes ayant plus de 100,000 habitants. La popu-\nlation globale de ces villes était alors de 4,700,000 habitants, soit\nle 35e de celle du continent. Un siècle après, nous arrivions à cette\nnouvelle proportion de 148 villes de plus de 100,000 habitants\npour une population globale de plus de 40 millions d'habitants, soit\nle dixième de la population totale du continent.\nAjoutons quelques chiffres pour mesurer l'ampleur de ce mou-\nvement de concentration dans les capitales du monde, les « villes-\nétoile », a-t-on dit.\nDe 1800 à 1900 :\nLa population de Londres qui était de 950,000 est passée à\n4,738,000;\nCelle de New-York de 60,000 à 4,113,000.\nCelle de Paris de 648,000 à 2,763,000.\nCelle de Berlin de 172,000 à 2,000,000.\nCelle de Chicago de 3,000 à 2,000,000.\nCelle de Vienne de 231,000 à 1,771,000.\nCelle de Pétrograd de 220,000 à 1,939,000.\nCelle de Buenos-Ayres de 40,000 à 1,129,000.\nCelle de Rio de Janeiro de 115,000 à 1,157,000.\nCes chiffres sont limités à la population comprise dans les\nlimites administratives de la Cité proprement dite et sans tenir\ncompte de la région urbaine qui lui est intimement liée et dont elle\nest le centre.\nEn tenant compte de l'ensemble, nous comptons aujourd'hui,"}, {"page_pdf": 16, "page_imprimee": "175", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192511-01.1.16", "texte": "L'A CITE,\nVOL 5,\nN U M. 9.\n\npour LONDRES, 7 millions d'habitants; pour BERLIN, 3 mil-\nlions et pour PARIS un peu plus de 4 millions d'habitants.\nEt le phénomène urbain est si intense qu'il se manifeste aussi\nbien dans les pays à population décroissante ou stationnaire, comme\nla France, que dans les autres.\nLes conséquences de cette concentration sont multiples et elles\nont attiré l'attention des hygiénistes autant que celle des sociologues\ndont certains concluent à une cause affirmée de dégénérescence.\nDéjà ROUSSEAU écrivait : « Les villes sont le gouffre de\nl'espèce humaine. Au bout de quelques générations, les races péris-\nsent ou dégénèrent, il faut les renouveler et c'est toujours la campagne\nqui fournit ce renouvellement ».\nDepuis ROUSSEAU, nombreux ont été les efforts tentés pour\nassainir les villes et améliorer la situation au point de vue hygiénique.\nPourrionstnous dire qu'au point de vue moral et social on ait eu un\négal souci d'organisation et d'assainissement? La grande aggloméra-\ntion moderne est une agglomération « malade », dit quelque part le\ncomte d'HAUSSONVILLE. Les masses d'êtres qui habitent, dépos-\nsédées d'une attache qui les fixe en un point du sol, dépossédées d'un\nfoyer matériel et surtout d'un foyer moral, deviennent de véritables\nnomades qui passent de chambre en chambre et de maison en maison.\nUne certaine anarchie sociale découle inévitablement de la marée\ntoujours montante et du flux toujours renouvelé de ces déracinés.\nEn fin de compte, dans ces masses, à la faveur des changements, et\ngrâce aux mille replis et recoins de la grande cité, renaissent des for-\nmes du banditisme et du brigandage qui ressemblent à celles, soit des\npays à la vie policée, soit de nos pays à nous aux périodes de l'histoire\noù régnait l'anarchie; des bandes s'organisaient à LONDRES et à\nPARIS ou à NEW-YORK comme opéraient les bandes du Moyen\nâge dans les campagnes de GUYENNE ou de BOURGOGNE ».\nC'est ainsi que s'exprime l'auteur anglais, Jacob RUS, qui, dans ses\nétudes sur le mouvement de la population à NEW-YORK, a cons-\ntaté que les hommes composant des bandes d'apaches étaient des\nhommes sans foyer stable et même sans famille. Disons aussi que la\ntendance même de l'industrie moderne, dont la forme anonyme et"}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "176", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192511-01.1.17", "texte": "L A C I T E.\nV O L. 5.\nN U M. 9.\n\npar actions tend à prévaloir, tient éloignée l'un de l'autre le patron\net l'ouvrier des grands établissements industriels des villes. Il devrait\nêtre suppléé au relâchement de ce lien par des institutions civiques\nqui y remédient.\nIl est évident que le surpeuplement des cités peut entraîner de\ngraves inconvénients tant au point de vue sanitaire qu'au point de\nvue moral et social.\nOn est resté longtemps ignorant et, par suite, impuissant devant\nles situations critiques où la population des villes était décimée par\nles maladies et les épidémies. Mais la rénovation de nos connaissances\nen hygiène due aux théories pasteuriennes a fourni à la science, sur-\ntout au point de vue préventif, les moyens de lutte sur des données\nexactes contre les maux latents des cités très peuplées.\nIl en résulte que, dans le cours de ces dernières années, la morta-\nlité urbaine s'est abaissée sensiblement. Et grâce à l'application, cepen-\ndant indolente, en France notamment, des règles de salubrité ainsi\nqu'aux travaux d'assainissement, on a obtenu des résultats probants\nd'efficacité. Voici d'ailleurs quelques chiffres : en 1902, on a pu\nobserver que la mortalité dans les villes françaises était de 19 p. m.,\nalors qu'elle était dans les campagnes, normalement plus salubres,\nde 19,7 p. m. On a observé, en outre, que depuis un siècle, la mortalité\ngénérale de la France s'était sensiblement abaissée puisqu'elle était de\n26,9 p. m. On devrait arriver, d'après M. IMBEAUX, à 12,5 p. m.\nEn ANGLETERRE, au DANEMARK et aux ETATS-UNIS, on\natteint déjà 14 p. m.\nEn complétant ces constatations par une estimation financière,\non obtient un résultat déjà imposant.\nAinsi on estime la valeur sociale d'un homme adulte au prix\nde 60 à 80,000 francs. Prenant la valeur moyenne de 20,000 francs\nseulement, on voit qu'un gain de 1 p.c. dans le coefficient de morta-\nlité générale pour la France équivaut à une valeur de 740 millions.\nQuels que soient les résultats déjà obtenus, très encourageants bien\nqu'ils soient encore loin d'être définitifs, tout indique qu'il y a lieu\nde fonder tous les espoirs sur l'aménagement des villes. M. Benoît"}, {"page_pdf": 18, "page_imprimee": "177", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192511-01.1.18", "texte": "LA CITE.\nVOL. 5.\nN U M. 9.\n\nLEVY a montré que la mortalité dans les cités-jardins était bien\ninférieure à celle des cités avoisinantes.\nDans des cas aigus, si l'on peut dire ainsi, on a obtenu des résul-\ntats tout aussi remarquables. Ainsi à BUENOS-AYRES, deux\ngrandes épidémies de fièvre jaune ravagèrent la ville de 1866 à 1871.\nAu cours de la dernière, sur 170,000 habitants, 60,000 périrent.\nCette situation conduisit à l'organisation d'un service rationnel et\ncomplet pour les eaux et les égouts. Il en est résulté que BUENOS-\nAYRES, justifiant son nom, est devenue depuis une des villes les\nplus salubres de l'univers et où la mortalité a été abaissée successive-\nment à 16.1 p. m. en 1912 et à 13,5 p. m. en 1922. A ANGOU-\nLEME ,NANCY, REIMS, RENNES et TROYES où la mortalité\ntyphique était représentativement de 1.83, 1.06, 1.24 et 0.71 p.c.,\nelle a été abaissée aux environs de o. 1 o p.c.\nQue dire de ce qui reste à faire par suite de l'entassement des\nhabitants sur un espace restreint dans les locaux insuffisants et insa-\nlubres? C'est là le grand agent de désorganisation des cités, aussi bien\nau point de vue sanitaire qu'au point de vue social.. C'est le principal\nélément de mortalité par la tuberculose.\nLes moyens de lutte contre les fléaux épidémiques sont connus\net efficaces en même temps qu'ils ne présentent pas de difficultés insur-\nmontables. Ce n'est en général qu'un problème d'argent et une ques-\ntion de méthode et de volonté. D'ailleurs, nombre de pays étrangers\nse sont attaqués résolument au fléau de la tuberculose qui est le pire\nde tous, car il ne connaît pas de trêve. Pourrait-on dire qu'un effort\nconsciencieux et énergique ait été fait, en France, contre ce péril\ncependant reconnu?\nLe mal est dû au surpeuplement ainsi que le prouvent les\nobservations démographiques. En superposant les cartes de densité\ndes villes aux cartes correspondantes de mortalité dans ces villes,\non trouve un rapport exact entre ces deux choses.\nIl faut donc décongestionner les centres urbains et c'est un\nindice de progrès sanitaire de pouvoir constater dans une grande\nville le dépeuplement du centre au profit de la banlieue."}, {"page_pdf": 19, "page_imprimee": "178", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192511-01.1.19", "texte": "LA CITE.\nVOL. 5,\nN U M. 9.\n\nCette tendance s'était déjà marquée en France au moment où\nse déclencha la guerre et l'on aurait pu en attendre une amélioration\ncertaine de l'état sanitaire des grosses agglomérations.\nMais les faits de guerre, la destruction de nombreuses villes et de\nvillages chassant de leur pays des populations entières, la nécessité\npour les villes de recevoir une grande partie de ces sinistrés, puis\nencore la concentration des industries de guerre, cela coïncidant avec\nle coût prohibitif de la construction, cet ensemble de circonstances\noccasionna le surpeuplement des villes de l'intérieur dans les plus\ndéfavorables conditions. Et la situation est devenue telle qu'on a\npu dire qu'elle présentait le caractère et l'importance d'un « cas\nclinique ». Il n'est donc que très opportun d'y porter un rapide\nsecours. Mais suivant la méthode qui sera adoptée pour résoudre ce\ncas, le résultat sera salutaire ou mauvais. Il importe donc de discer-\nner le choix d'une méthode qui engagera irrémédiablement l'avenir.\n(A suivre.)\n\nPierre BOURDEIX.\nArchitecte à Reims."}, {"page_pdf": 20, "page_imprimee": "179", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192511-01.1.20", "texte": "TECHNOLOGIE\nESSAIS DE COMPRESSION\nDE MURS EN BLOCS CREUX\n(1)\nL'Office américain des Nonnes avait déjià publié\nles résultats des essais qu'il avait conduits sur des\nblocs creux. Comme la résistance de ces blocs,\nlorsqu'ils sont mis en œuvre, est importante,, cet\nétablissement prooéjdla ensuite à des essais sur des\nmurs en blocs creux analogiues, et ili édita un nou-\nveau bulletin concernant ces derniers essais et du-\nquel nous extrayons les injformations qui vont\nsuivre.\nCes essais, qui portèrent sur 32 murs de cha-\ncun 4 pieds (1 m. 20) de long, 12 pieds (3 m. 60)\nde hauteur et 6,i 8 ou 12 pouces (0 m. 15,\n0 m. 20 et 0 m. 30) d'épaisseur, furent exécutés\nen collaboration avec la Commission spéciale aux\nblocs creux de la Société américaine pour l'Essai\ndes Matériaux. Dans l'exposé des résultats et con-\nclusions, il faut tenir compte du fait que les blocs\ncreux employés avaient une résistance supérieure\nà celle de la moyenne des blocs creux généralement\nemployés dans le bâtiment. Les murs, construits\npar un maçon habile, furent d'une excellente exé-\ncution; les blocs furent hourdés au moyen d'un\nmortier de 1 pied cube de ciment Portland 1/4 de\npied cube <le chaux éteinte et 3 pieds cubes de\nsable séché au four.\nAprès avoir été placés dans la machine d'essai\nun mois après leur construction (sauf de rares ex-\nceptions), les murs furent nivelés au plâtre de\nParis, qu'on laissa durcir pendant douze heures ou\nplus. Les fléchissements horizontaux furent mesu-\nrés à mi-hauteur. Les blocs avaient été répartis en\ndeux lots, A et B.\nBien que la résistance individuelle des blocs du\nlot A fut environ deux fois plus grande que celle\ndes blocs du lot B, les résistances dies murs cons-\ntruits en blocs du premier lot ne furent que légère-\nment supérieures à celles des murs du second lot.\nLa résistance maximum des murs du lot A égala\n3 7 p. c. de la résistance des blocs individuels; celle\ndes murs du deuxième lot égala 55 p. c. de la résis-\ntance des blocs B.\nEn se basant sur la théorie des colonnesi, on\npourrait s'attendre à ce qu'un mur épais put sup-\nporter une compression plus grande qu'un mur\nmince, à égalité de hauteur. Or, ces essais ont dé-\nmontré qu'il n'en est rien et que le phénomène dit\n« action de colonne » ne peut pas être définitive-\nment établi de cette manière.\n11 n'existe, en apparence, aucune relation entre\nla résistance maximum d'un mur et la compression\nexercée au moment de l'apparition de la première\nfissure.\nLes murs dans lesquels les cavités des bloss\nétaient disposées verticalement avaient, en moyen-\nne, une résistance double de celle des murs en blocs\nà cavités horizontalement disposées. Dans les deux\ncas, les valeurs des efforts à la rupture étaient re-\nmarquablement constantes, étant par ailleurs appa-\nremment indépendantes du format des blocs. En ap-\nparence encore, l'avantage qui résulte de la pose\ndes blocs avec leurs cavités verticales est plus\ngrand pour les murs comprimés excentriquement\nque pour les murs chargés dans l'axe.\nOn ne peut tirer aucune conclusion définitive\n*\nrelativement aux joints, rompus ou non rompus.\nDans un seul cas, un mur à joints rompus accusa\nune plus grande résistance que deux autres murs\nidentiques, mais à joints non rompus.\nPour les muTs chargés dans l'axe, la rupture se\n\n(I ) D'après le « Bulletin Technologique\nn° 238, du Bureau of Standards."}, {"page_pdf": 21, "page_imprimee": "180", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192511-01.1.21", "texte": "TECHNOLOGIE\n\nproduisit quelquefois par l'écrasement du sommet\n(le plâtre étant moins résistant que le mortier des\njoints) et quelquefois par une fissuration verticale\nsuivant les joints. On ne trouva aucune différence\ndans la résistance pour ces deux genres de rup-\nture.\nPour les murs chargés de 0 m. 05 hors du centre\n(excentriquement) sur la moitié de leur largeur,\nla résistance fut à peu près la moitié de celle des\nmurs analogues et chargés dans l'axe. Il semble que\nce rapport soit indépendant de l'épaisseur du mur.Le\nfléchissement maximum pour les murs excentrique-\nment chargés fut, en moyenne, de 4/100 de pouce,\nc'est-à-(dire très faible, valeur qui fut dtpassée par\nsix murs chargés dans l'axe. La rupture, dans le\ncas des murs chargés excentriquement, était locale.\nLe module d'élasticité des murs variait entre de\nlarges limites, et il semble qu'il n'y ait aucune rela-\ntion entre le module du mur et celui des blocs in-\ndividuels composant ce dernier.\nPar suite de grandes variations dans les modules\nd'élasticité des blocs et dans la déformation des\njoints, il paraît probable que la rupture d'un mur\nen blocs creux est due à une inégale répartition\nc?es efforts. Par conséquent, tous les moyens capa-\nbles d'assurer une répartition plus uniforme des ef-\nforts sont propres à assurer l'accroissement de la\nrésistance. Parmi ces moyensî, citons : le choix de\nblocs ayant les mêmes propriétés physiques et la\npose de ces blocs avec des joints d'une épaisseur\nuniforme. (R. M. C.)\nHECKLY. AGGLOMERE DE MACHEFER ET\nDE TERRE. La « Réforme du Bâtiment » a si-\ngnalé, il y a quelque temps, l'exploitation indius-\ntrielle en Allemagne d'un aggloméré nouveau,, qui\nvient s'ajouter à la liste déjà nombreuse des pisés.\nSuivant le procédé Hecht, on mélange aussi in-\ntimement que possible du mâchefer ou des cen-\ndrées de coke ou tout autre produit poreux avec\ndes aiguilles de pin et de la terre grasse; après pé-\ntrissage, îe mélange est mis dans des moules, éner-\ngiquement comprimé à la main, puis mis à sécher à\nl'air. Le format habituel de ces blocs est 15/20/30\nou 2 0/2 0/:> 0 probablement de manière à hâter\nle travail de maçonnerie et le séchage des murs\nterminés. 2 ouvriers et un aide peuvent mouler en\nune journée de huit heures 200 à 225 blocs qui\néquivalent à 1,200 ou 1,400 briques du format\ncourant.\nCes pierres artificielles, une fois sèches, devien-\nnent assez dures pour que l'on puisse les maçonner\ncomme des briques ordinaires avec un mortier éga-\nlement économique constitué par une matière sem-\nblable à celle qui constitue la masse proprement\ndite.\nD'après des essais à la compression effectués au\nlaboratoire de Gross Lichterfilde, en Allemagne, la\nrésistance moyenne de ces blocs à la compression\nest de 14 kg. par cm. c. pour des blocs de quatre\nsemaines, des blocs plus âgés sont plus résistants.\nCette résistance est certainement inférieure à celle\nde la brique, mais comme , dans la plupart des cas,\nl'épaisseur des murs est choisie pour obtenir une\nprotection suffisante cointre le froid plutôt que pour\nrésister à la compression due au poids, la résis-\ntance des blocs Hecht n'est pas compromise dans\nla plupart des cas. C'est ainsi que pour les murs\nextérieurs portants on emploie une épaisseur de 30\nà 40 cm. quand les maisons ne comportent qu'un\nrez-de-chaussée et la toiture, si l'on veut ajouter\nun étage, l'épaisseur doit être portée à 40 ou\n50 cm. au rez-de-chaussée. Les murs de séparation\nr.on portants peuvent avoir 0.1 5 seulement.\nLes murs construits à l'aide de ces blocs sont\ninsonores, secs et mauvais conducteurs de la cha-\nleur, on peut très facilement les tailler et y enfon-\nce! des clous ou les pattes nécessaires pour la pose\ndes menuiseries.\n(« La Réforme du Bâtiment 2>, 23 août 1925.)"}, {"page_pdf": 22, "page_imprimee": "181", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192511-01.1.22", "texte": "CONCOURS\nSociété Belge des Urbanistes et Architectes Modernistes.\nCONCOURS POUR UN EN-TETE DE LETTRE\n\nArt. 1. Objet du concours. La S. B. U. A.\nM. ouvre entre tous les artistes modernistes belges\nun concours pour l'obtention d'un projet d'en-tête\nde papier à lettre et d'enveloppe à l'usage de la\nSociété.\nArt. 2. Conditions auxquelles les projets de-\nvront satisfaire pour être admis à participer au\nconcours :\nA) TECHNIQUE: L'ensemble plastique en un\nseul ton sera établi : soit\na) exclusivement au moyen de caractères et\nd'éléments typographiques de même famille et d'un\nusage courant dans l'industrie. Une notice annexée\nau projet spécifiera, sous peine d'exclusion dfu\nconcours, la dénomination technique du caractère\net des différents corps employés et des specimen\ndu caractère en différents corps seront joints;\nb) Pour être exécuté par n'importe quel autre\nprocédé graphique : lithographie, linos cliché d'im-\npression, etc., avec ou sans intervention de carac-\ntères typographiques pour les mentions sujettes à\nrenouvellement,, lesquelles sont affectées d'une as-\ntérisque en D ci-après»\nB) FORMAT : Papier : format commercial\n(21.5 X 27.5). Enveloppe : format 1/4 commer-\ncial (environ 12.5 X 1 5.5).\nLatitude est laissée d'établir les projets sur un\nformat qui soit un multiple des formats indiqués\ndans le cas seulement où serait envisagé rétablis-\nsement d'un cliché par réduction.\nC) MATIERE: Les projets seront dessiné sur pa-\npier et enveloppe de qualité courante.\nD) TEXTE: Société Belge des Urbanistes et Ar-\nchitectes Modernistes. Présidents d'honneur Vic-\ntor Horta, * Octave Van Rysselberghe,, * Henry\nVan de Velde.\nSecrétariat général * 41, rue Godecharle, Bru-\nxelles.\nArt. 3. ENVOI : Les envois seront anonymes.Les\ndessins doivent porter au dos une marque ou devise\nreproduite sur une enveloppe fermée contenant le\nnom et l'adresse du concurrent et qui sera jointe à\nl'envoi. Les envois seront adressés au Secrétariat\ngénéral de la Société et devront parvenir à desti-\nnation le 31 janvier 1926 au plus tard.\nArt. 4. PRIMES. Deux primes de cent\nfrancs sont mises à la disposition du jury pour ré-\ncompenser les projets qui auront recueilli les suf-\nfrages de la majorité de ses membres.\nArt. 5. JURY.— Le jury est composé de trois\nmembres, à savoir : MM. Van der Swaelmen, pré-\nsident de la S. B. U. A. M.; Verwilghen, vice-pré-\nsident de la S. B. U. A. M; Pompe, membre de la\nS. B. U. A. M.\n11 rendra son jugement au plus tard à huit jours\nde date de la remise des projets.\nLes primes seront liquidées aux intéressés au\nplus tard à huit jours de date du prononcé du ju-\ngement.\nArt. 6. EXECUTION.— Par le seul fait de l'oc-\ntroi de la prime, la Société se verra substituée aux\ndroits des auteurs de projets primés pour ce qui\nconcerne la reproduction de ces projets, exclusive-\nment à l'usage spécifié à l'article premier. La S. B.\nU. A. M. se réserve le droit de décider elle-nieme\nlequel des deux projets primés elle adoptera pour\nexécution»\nArt. 7. RESULTAT du concours et sort des\nprojets primés.— Le résultat sera communique aux\nconcurrents au cours de l'assemblée de la Société\nqui se tiendra le mardi 9 février, à 8 heures du\nsoir, dans la salle de réunion de la Taverne Britan-\nnique, 32, rue de Louvain,, à Bruxelles.\nLes projets y seront exposés à cette occasion et,\nà l'exclusion des projets primés, ils pourront y être\nretirés à l'issue de la réunion par les intéressés ou\nleurs délégués.\nLes projets non retirés seront conservés au se-\ncrétariat où ils seront remis, à leur demande, aux\nintéressés.\nAdopté en séance du comité du 17 novembre\n1925.\nPour la S. B. U. A. M. :\nLe Secrétaire, Le Président,\nJ. F. HOEBEN. L. VAN DER SWAELMEN."}, {"page_pdf": 23, "page_imprimee": "182", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192511-01.1.23", "texte": "CONCOURS\n\nCONCOURS INTERNATIONAL CONCERNANT\nLE LOGEMENT DES CLASSES MOYENNES ET\nINTELLECTUELLES. M. l'ingénieur Willard\nReed Messenger, de New-York, a chargé la Fédé-\nration Internationale du Bâtiment et des Travaux\npublics, d'instituer, de concert avec la Fédération\nNationale française de cette industrie, un concours\ninternational en vue de favoriser et faciliter la\nconstruction des immeubles destinés au logement\ndes classes moyennes et intellectuelles.\nM. Messenger a doté ce concours d'un premier\nprix de 500 dollars, Tun deuxième prix de 300\ndollars et d'un troisième prix de 200 dollars.\nLes fonds sont déposés à la Banque Irving-Co-\nlumbia Trust C°, Fifth avenue, New-Yorg, qui\npaiera aux lauréats le montant des prix sur pré-\nsentation d'un mandat signé par le président du\njury.\nISMu'\nREGLEMENT : I. Les concurrents déposeront\nun mémoire dactylographié en langue française ou\nen langue anglaise, d'une importance de 4,000 à\n5,000 mots; il devra être accompagné de croquis\nschématiques concernant le chapitre 3 ci-dessous.\nLe mémoire sera divisé en quatre chapitres :\n1° Mesures administratives ou législatives préco-\nnisées pour faciliter la construction des immeubles\ndestinés au logement des classes moyennes et intel-\nlectuelles ;\n2° Exposé des moyens financiers (prêts, coût\ndes immeubles, rendement). Si le mémoire prévoit\nla vente par appartements* indication de l'impor-\ntance et de la durée des amortissements, les moda-\nlités de gérance d'un immeuble ou «l'un groupe\nd'immeubles.\n3° Procédés et moyens nouveaux de construc-\ntion permettant de réduire le coût die celle-ci. Cro-\nquis.\n4® Conclusions.\n11. Les mémoires, accompagnés des croquis,\ndevront parvenir au délégué général de la Fédé-\nration Internationale du Bâtiment et des Travaux\npublics, 17, avenue Carnot, Paris, avant le 15 jan-\nviei 1926, et ce sous pli recommandé.\n111. Les résultats du concours seront publiés\navant la fin février 192 , * ,\nIV. Le jury sera composé comme suit !\nDeux membres américains et un architecte fran-\nçais désigné par M. Messenger;\nTrois membres désignés par la Fédération Inter-\nnationale;\nTrois membres désignés par la Fédération Na-\ntionale française;\nTrois membres désignés de commun accord par\nla Fédération Internationale et par la Fédération\nNationale française, et coisis dans les groupements\nplus particulièrement intéressés à la construction\ndes immeubles faisant l'objet du concours.\nLe jury désignera son président.\nV. La Fédération Internationale et la Fédé-\nration Nationale française se réservent le droit de\npublier « in extenso » en brochure ou dans les\njournaux techniques de leur industrie, les mémoi-\nres primés et, éventuellement, un résumé de tous\nles autres.\nVI. Remarque importante. Le mémoire\net les croquis devront être signés d'une légende\nou d'un pseudonyme, accompagnés d'une enve-\nloppe dûment cachetée portant* comme unique sus-\ncription, sans aucun autre signe extérieur, la lé-\ngende ou le pseudonyme. Cette enveloppe contien-\ndra un bulletin relatant les nom, profession et\nadresse du concurrent; elle -ne sera ouverte que\nlorsque les résultats du concours seront acquis.\nANVERS. CONCOURS « KRING VOOR\nBOUWKUNDE ». Le concours du « Kring voor\nBouwkunde » avait pour but le projet d'une série\nde maisons ouvrières.\nMM. l'architecte A. Franckeni, Professeur;\nJ. Huygh et l'Architecte E. Van Steenbergen, en\nfonction de jurés, couronnaient avec classement les\nprojets suivants :\n1° « Motto Heim », appartenant à l'architecte\nWalter Vanden Broeck, donnant une solution toute\nnouvelle à ce sujet.\n2° « Motto Lust », appartenant à l'architecte\nFlorent Laforce.\n3° « Motto Vulkaan », appartenant à l'architecte\nJean Noë.\n4° « Motto Rechthoek », appartenant à l'archi-\ntecte George Delogne.\n5° « Motto Bliksem », appartenant à l'architecte\nJ. Schillilemans.\nLe jury était heureux de pouvoir constater que\npresque tous les projets, et surtout les couronnés,\navaient été conçus dans un sens moderne."}, {"page_pdf": 24, "page_imprimee": "couv. 4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192511-01.1.24", "texte": "PLANCHE V.\nPavillon Autrichien.\nArchitecte : Joseph Hoffmann.\nCliché de la Revue « L'Architecture ».\nSupplément à la Revue “LA CITÉ„ Vol. :V, Num, ; 9"}, {"page_pdf": 25, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192511-01.1.25", "texte": "PLANCHE VI.\nPavillon Hollandais.\nArchitecte : J. F. Staal.\nCliché de la Revue « L'Architecture »,"}, {"page_pdf": 26, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192511-01.1.26", "texte": "PLANCHE VII.\nPavillon Hollandais (Intérieur). Architecte : J. F. Staal.\nSupplément à la Revue “LA CITÉ„ Vol. : V, Num, : 9"}, {"page_pdf": 27, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192511-01.1.27", "texte": "PLANCHE VIII.\nSection Hollandaise (Esplanade des Invalides)\nArchitecte : M. Th. Wydeveld.\nCliché de la Revue : « Het Bouwkundig Weekblad Amsterdam »."}, {"page_pdf": 28, "page_imprimee": "183", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192511-01.1.28", "texte": "BIBLIOGRAPHIE\nLES BAINS A TRAVERS LES AGES, par Paul\nNégrier, Ingénieur des Arts et Manufactures, avec\nla collaboration de M. Pierre Calmettes, Conserva-\nteur-adjoint au Musée de la Guerre, et M. Maré-\nchal ar, Anciens élève de l'Ecole des Chartes.\nLibrairie de la Construction Moderne, Paris. Un\nbeau volume in-8 raison de 350 pages, illu. 150\ngrav. Broché, 40 francs.\nC'est un peu l'histoire entière de l'humanité\nque, sous l'angle spécial que comportait leur sujet,\nont dû parcourir les auteurs de cet ouvrage. La\nvertu hygiénique de l'immersion dans l'eau a cer-\ntainement été connue et appréciée dès les débuts\nde notre humanité, comme elle l'est encore des\npeuples les moins civilisés, et dans l'antiquité grec-\nque et latine le bain est arrivé à tenir la .plus large\nplace non seulement dans l'hygiène privée, mais\ndans la vie publique et religieuse. Puis c'est la nuit\ndu Moyen Age et les siècles qui suivirent et ne sont\npas encore bien loin de nous, considérèrent le bain\ncomme une médication ou un luxe assez suspect.\nSi, au XVIIe siècle, Théophraste Renaudot, esprit\nnovateur, et fondateur même du premier journal\nfrançais, pouvait écrire que le bain « hors de\nl'usage de la médecine ou une pressante nécessité,\nest non seulement superflu, mais très dommageable\naux hommes », il ne serait pas besoin de remonter\nbien loin dans nos souvenir à tous pour trouver\ntelle petite ville de province, où posséder une bai-\ngnoire, et s'en servir, était considéré comme un\nluxe extravagant.\nOn voit ainsi combien l'évolution des idées en\nla matière est intéressante à suivre et combien l'ar-\ntiste et plus spécialement l'architecte sauront gré\naux auteurs de cet ouvrage d'avoir su réunir une\nriche documentation sur le Bain à travers les âges:\nbains grecs que chante déjà l'Odyssée et qui plus\ntard donnaient même lieu à un tel excès qu'Aristo-\nphane les fustigeait; bains romains pour lesquels\ndes thermes somptueux s'élevaient dans les moin-\ndres cités. Il suffit d'évoquer les thermes de Cara-\ncalla d'après Viollet-le-Duc et Blouet, ceux de Dio-\nclétien d'après Paulin» pour imaginer la grandeur\net la somptuosité de monuments qui comptent\nparmi les plus remarquables de l'antiquité, et ceux\nde Lutèce restent un des plus rares vestiges de la\nconstruction gallo-romaine.\nA côté de ces splendeurs, les modestes baquets\ndu Moyen Age que nous reproduit l'ouvrage font\ntriste figure et le progrès n'est pas considérable jus-\nqu'à la baignoire-sabot qu'a popularisé le meurtre\nde Marat; cependant nos auteurs relatent les débuts\nmodernes de la vogue des stations thermales avec\nVichy, Bourbon et Forges notamment.\nPuis avec le XIXe siècle»> ce sont les bains à do-\nmicile dont les porteurs ont été popularisés par la\nlithographie et puis voici les (premiers chauffe-\nbains avec les premiers efforts de l'Etat pour créer\ndes bains gratuits ou à prix réduit à l'exemple de\nl'Angleterre* tandis que Barèges, Bagnères, Eaux-\nBonnes, Bourbonne, etc., deviennent des stations à\nla mode.\nEnfin l'époque contemporaine où l'on admet que\nle bain n'est plus un luxe, mais un besoin, avec les\ngrandes piscines publiques et les installations do-\nmestiques commodes et élégantes qui s'appliquent\nà l'appartement le plus modeste aussi bien qu*à\nl'hôtel le plus somptueux.\nDans un champ aussi vaste, étendu encore aux\nbains à l'étranger, nos auteurs ont glané les ren-\nseignements les plus utiles et la documentation la\nplus intéressante; par surcroît, ils ont su faire de\nleur oeuvre un ouvrage agréable à lire, c'est dire la\nsuccès qui leur est dû et qui est assuré.\nCOURS DE CONNAISSANCE DES MATE-\nRIAUX. — Tome II. — LES MATERIAUX PIER-\nREUX, par H. Rabozée, professeur, directeur du\ntaire. — Prix de vente en librairie : 40 francs* chez\nRamlot, rue Grétry, 25, à Bruxelles.\nLaboratoire d'essai des matériaux de l'Ecole mifi-\nVoici ce que dit M. Camerman de ce remarqua-\nble travail :\nCet ouvrage comporte le texte des leçons don-\nnées par M. le professeur Rabozée, dans son ensei-\ngnement de l'école d'application de l'artillerie et\ndu génie de Belgique.\nL'auteur y décrit successivement les pierres na-\nturelles, particulièrement les pierres à bâtir, les\ndalles, les marbres, Ise pavés, les ardoises.\nDans la deuxième section de l'ouvrage, il traite\nde tous les matériaux de liaison, c'est-à-dire ceux\nqui servent à la confection des mortiers et des bé-\ntons, à savoir : les sables,', les diverses sortes de\nciment, ciment Portland artificiel, naturel, ciment"}, {"page_pdf": 29, "page_imprimee": "184", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192511-01.1.29", "texte": "ECHOS\n\nde laitier, ciment à durcissemet rapide, ciment fon-\ndu, puis les chaux, les pouzzolalnes (trass), etc.\nDans la troisième section, les produits étant con-\nnus, l'auteur passe à leur étude à l'état die mélange\nou mortier, puis à l'étude des bétons.\nUne quatrième section est consacrée aux briques\net aux autres produits céramiques, tels que tuiles,\ncarreaux de pavement, tuyaux de drainage.\nChacun des matériaux, chacun des mélanges est\n•défini par sa composition, ses conditions de fabri-\ncation, ses propriétés, ses qualités requises, les dé-\nfauts à éviter, les modes d'essai.\nL'auteur s'est judicieusement inspiré d'un nom-\nbre très considérable d'études éparses dans les\nrevues des trente dernières années, et qu'il est très\ndifficile de réunir; il y a ajouté le fruit de ses\nobservations et de ses nombreuses expériences per-\nsonnelles; les articles relatifs aux propriétés des\nmatériaux et à leurs essais sont d'une utilité excep-\ntionnelle.\nPour écrire un tel livre, M. Rabozée était parti-\nculièrement en situation par ses connaissances ap-\nprofondies de géologie et de chimie; il fait auto-\nrité dans le domaine de la stabilité et de l'expéri-\nmentation ; les années brillamment passées dans\nrenseignement supérieur lui assurent toutes les\nqualités d'ordre et de méthode, bref tous les élé-\nments réunis pour réussir un livre d*un puissant\nintérêt et d'une haute utilité.\nAussi est-on tenté d'écrire la phrase classique di-\nsant que ce livre a sa place marquée dans la bi-\nbliothèque de tout ingénieur ou constructeur, mais\nil sera encore mieux sur la table de travail de\nchacun,\nCOMMISSION ROYALE DES MONUMENTS ET\nDES SITES. Par arrêté royal du 16 juin 1925,\nsont nommés membres effectifs de la Commission\nroyale des Monuments et des Sites (Section des\nMonuments), savoir :\nM. Victor Rousseau, artiste statuaire, membre\nde l'Académie royale de Belgique, en remplace-\nment du baron Vinçotte, décédé;\nM. Paul Saintenoy, architecte, à Bruxelles, en\nremplacement de M. Helleputte, décédé;\nM. E.-J. Soi! de Morialmé, archéologue à Tour-\nnai, en remplacement de M. de Ceulenee„r décédé;\nM. Em. Van Averbeke, architecte en chef du\nService des bâtiment communaux, à Anvers, en\nremplacement de M. H. Blomme, décédé.\nM. le comte Ad. de Limburg-Stirum en rempla-\ncement du baron Orban de Xivry, décédé.\nBRUXELLES. LE CERCLE ARTISTIQUE ET\nLITTERAIRE organise au cours des mois de dé-\ncembre,, janvier et février prochains), sous les aus-\npices et avec le concours de la Société Centrale\nd'Architecture de Belgique, une série de conféren-\nces dont voici le programme :\nJeudi 24 décembre 1935, M. Paul Bonduelle, ar-\nchitecte, € L'Architecture à l'Exposition de Paris\nde 1925 ».\nJeudi 7 janvier 1926, M. Henri Lacoste, archi-\ntecte, professeur à l'lnstitut d'Art et d'Archéologie\nde Bruxelles : « Le Fer forgé 2>. (Projections lu-\nmineuses.)\nJeudi 11 février 1926, M. Paul Guadet, archi-\ntecte en chef du Gouvernement français,, profes-\nseur à l'Ecole des Beaux-Arts de Paris : « L'Es-\nthétique du béton armé». (Projections lumineuses.)\nCes conférences auront lieu à 5 heures. Les de-\nmandes d'invitation peuvent être adressées au Se-\ncrétariat de la Société Centrale d'Architecture,\n3, rue Ravenstein, à Bruxelles.\nBRUXELLES. MAISON DU PEUPLE (Satie\nBlanche), rue Joseph Stevens, à Bruxelles. La\nSection d'Art du Parti Ouvrier Belge organise cet\nhiver un cycle die 5 conférences, avec projections\nlumineuses, consacrées aux leçons de l'Exposition\nInternationale des Arts Décoratifs de Paris 1925 :\nLe lundi 7 décembre, à 20 h. 30, l'architecte\nV. Bourgeois parlera du « Beau par l'Utile > (le\nstyle nouveau sera simple et économique ou ne\nsera pas).\nLe lundi 4 janvier* à 20 h. 30*, l'urbaniste van\nder Swaelmen parlera des « Villes Ephémères >.\n(Considérations sur le style des Expositions.)\nMM. Fierens-Gevaert et Henri van de Velde, ainsi\nqu'un architecte français compléteront ce cycle de\nconférences.\nLE PRESENT NUMERO CONTIENT HUIT PLANCHES HORS-TEXTE"}, {"page_pdf": 30, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192511-01.1.30", "texte": "PRIX DE L'ABONNEMENT A L'ANNEE EN COURS (V« VOLUME) «g*»*\nDE « LA CITE » 20.00 23.00\nTout nouvel abonné peut obtenir, à titre de prime :\na) La 3* et 4* année» de *La Cité 9, eu prix réduit de ... . 5.00 7.50\n(Le prix en librairie est de 10 franc* Belgique. 15 francs étranger).\nb) Le Cœur de la Ville de Bruxelles,par Cbarlss Buis, avec traduction d'une confé-\nrence de C. Giirlitt >ur la « Conservation du cœur d'anciennes villes ». Un* bro-\nchure de 24 pages. (Prix en librairie : 2 francs.) fratoét\nc) L'Abbaye de la Cambre, par G. des Marez. (Prix en librairie : fr, 1.50). . gratuit\nd) Paul Hankar(lBs9-1901), par Ch. Coraraîdy, et Raym. Thibaut. Une ha»? '\nchure illustrée. Prix en librairie : 3 francs. , a » » • • gritai\n\nEditions \" TEKHNÉ „\nLA ClTE.Première année. (Rare.) . » . , fr, 20,—\nDeuxième aimée. (Rare.) 10.—\nL'Art et la Société, par H.-P. Beriage, architecte à Amsterdam. Tirés à part de la Revue\n« Art et Technique » (septembre 1913-février 1914). Un volune hixueuteiacofc a§-\nprimé et illustré de 98 clichés • . • • V . • « » • frs 20t—\nMatériaux de substitution dans la construction de maisons, par J Seroen, architecte. Une\nbrochure illustrée ........ • fr- 2»—\nL'habitation coloniale Sa construction au Congo Belge, par Gast. Boghemans. Une brochure\nde 20 pages abondaxn«e&t illustrée • . , , Ér. 3.\nConstantin Meunier. L'historique de son monument au traoail, par R. Thiry et G. Heur\ndrickx. Une brochure illustrée # fr. ï.—\nL'Art des Jardins et le nouveau jardin pittoresque, par Louis van der Swaebieo, architecte-\npaysagiste - . . , , fr. I.—\nLA REVUE « TEKHNE » Collection complète de la 2™ année (1912-1913). Beau\nvolume de 516 pages, sur papier couché, illustré de 250 clichés fr. 15.\nPour s'abonner à « La Cité » ou obtenir des livres, il suffit\nde verser, dans n'importe quel bureau des postes, au crédit du\ncompte chèques postaux n* 166.21 Revue « La Cité », la somme\ndue et d'inscrire sur le bulletin de versement le titre du livre et les\nnom et adresse du souscripteur."}, {"page_pdf": 31, "page_imprimee": "couv. 4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192511-01.1.31", "texte": "PLUSIEURS ABONNES ONT CRU DEVOIR,\nAVEC LA NOUVELLE ANNEE, NOUS FAIRE\nPARVENIR LE MONTANT D'UN NOUVEL\nABONNEMENT. NOUS RAPPELONS QUE\na . v\nTOUS LES VOLUMES DE « LA CITE » COM-\nPRENNENT DOUZE NUMEROS ET QUE,\nPAR SUITE, NOS ABONNES ONT ENCORE\nDROIT AUX NUMEROS 10, n ET 12 DU\nDU VOLUME V EN COURS.\n\nImprimée H. KUMPS-ROBYN, 81-85, rue Keyenveld, Téléphone : 174.85"}]}