{"numero_id": "bm-bmtnaac-1926-01-01", "volume": "bmtnaac_1926-01_01", "ocr_sha256": "ae5c5540d27337a08ad7b89addd7aa311f049e9157a777283220b6dfc984f50e", "source_tei": "https://github.com/Princeton-CDH/bluemountain-transcriptions/blob/main/periodicals/bmtnaac/issues/1926/01_01/bmtnaac_1926-01_01.tei.xml", "source_mets": "https://github.com/pulibrary/BlueMountain/blob/main/metadata/periodicals/bmtnaac/issues/1926/01_01/bmtnaac_1926-01_01.mets.xml", "url_numero": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192601-01", "articles": [{"article_id": "bm-bmtnaac-1926-01-01-c002", "article_bluemountain": "bmtnaac_1926-01_01#c002", "volume": "bmtnaac_1926-01_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "185", "page_fin": "192", "image_debut": 3, "image_fin": 14, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192601-01.2.2", "titre_corps": "LE MOBILIER", "titre_sommaire": "LE MOBILIER", "signature_source": "Charles CONRARDY", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 3, "page_imprimee": "185", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192601-01.1.3", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1148, "texte": "Promenades dans l'Exposition\ndes Arts Décoratifs et Industriels\nModernes de Paris 1925.\nLE MOBILIER\n\n« Nous aurons des lits pleins d'odeurs légères\n» Des divans profonds comme des tombeaux\n» Et d'étranges fleurs sur des étagères\n» Ecloses pour nous sous des deux nouveaux ».\nAinsi, dans son livre célèbre « Les Fleurs du Mal », Charles\nBaudelaire donne son avis sur l'esthétique du mobilier. Et comme il\na raison : des lits pleins d'odeurs légères, des divans profonds comme\ndes tombeaux. C'est, avec toute l'exagération du romantisme, l'idéal\nde 1848. Il fallait des divans, des canapés, des sofas. On ignorait\ncela sous Louis XIV ! Les modes évoluent. Le mobilier suit la mode.\nSerait-il possible à une dame portant la crinoline de s'asseoir dans\nun fauteuil-club? Non. Je puis donc établir un axiome : « C'est la\ntoilette qui crée le mobilier ». La commode-lavabo disparaît, la\nhideuse table de nuit contenant les vases non destinés à recevoir des\nfleurs va mourir. Pourquoi? Parce que la salle de bains est créée.\nJe n'ai pas à vous énumérer tous nos progrès matériels. Aujour-\nd'hui, la mode est cependant moins tyrannique qu'aux temps passés."}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "186", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192601-01.1.4", "debut_caractere": 29, "fin_caractere_exclue": 2159, "texte": "Nos vêtements anglais sont pratiques et confortables. Il n'y a plus\nque certaines parties de la mode féminine qui exagèrent et dépassent\nles limites de la raison, mais, souvent, n'est-ce pas pour notre plaisir?\nPour le meuble comme pour la construction, il faut que la\nraison préside à la composition. Tout ce qui ne sera pas raisonnable\nne sera pas beau, s'éloignera de la vérité. C'est elle qui doit être la\ndirectrice des conceptions et ne pas laisser s'égarer la fantaisie. Il ne\ns'agit pas de rendre chaque chose sévère et ainsi de faire de chaque\npartie du mobilier des pièces ennuyeuses, mais il ne s'agit pas non plus\nd'accepter sous prétexte de fantaisie, d'ornements, des surcharges\nhétéroclites. Une discipline est aussi nécessaire en art que dans la vie.\nIl faut savoir se modérer, être tempérant, aussi bien dans les concep-\ntions artistiques que dans la vie courante.\nUn brave homme, à qui, dans l'intérêt de l'esthétique, on con-\nseillait de laisser pousser ses cheveux...\nJe n'ai pas le temps 1 répondit-il.\nIl y a aussi des gens qui n'ont pas le temps d'avoir du goût. Il\nfaut avoir le temps.\nLe goût sera la chose primordiale dans l'art du mobilier. Vous\naurez beau être un technicien d'élite, un incomparable « ensemblier »\ncapable de « créer », de faire neuf sans quitter les limites de la raison,\nsi vous n'avez pas de goût, que ferez-vous?\nLes Allemands, s'ils avaient du goût, seraient les premiers\nmeubliers du monde. Mais ils restent attachés au gothique. Leurs\ntentatives sont presque toujours extrêmement intéressantes, elles\nsollicitent au plus haut point l'attention et l'intérêt par leur ingé-\nniosité décorative, mais ils ne savent pas discipliner la fouge orne-\nmentale, ils ne savent pas affiner les silhouettes. Les modelés du bois\nmanquent, chez eux, de fermeté, la matière n'est presque jamais trai-\ntée logiquement. Les formes générales n'ont pas de grâce et le confort\ngénéral n'existe pas.\nL'exposition de l'art décoratif moderne prouve dans tous les\ncas qu'il était faux d'atribuer à l'Allemagne la renaissance décorative.\nCette inexacte affirmation a fait son temps. Les précurseurs furent"}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": "187", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192601-01.1.9", "debut_caractere": 29, "fin_caractere_exclue": 2326, "texte": "nos compatriotes, les artistes de l'école belge de 1890, inspirés par les\nexemples anglais. Morris, Crâne et les préraphaélites s'appliquèrent à\ndonner aux objets industriels une forme et un sens d'art. Le fameux\nlivre de Morris (1878) « Les arts décoratifs, leur relation avec la\nvie moderne » marque une date dans l'histoire de l'art nouveau.\nC'est à Henry Van de Velde que l'Allemagne doit son triomphe\nd'avant-guerre. C'est lui qui donna aux artistes et aux industriels\nles mots d'ordre.\nLe mobilier constitue le gros œuvre de la production industrielle.\nC'est toujours à lui qu'il faut revenir pour juger de l'influence artis-\ntique dans la vie domestique. Si l'on veut juger une nation, il faut\nd'abord regarder comment elle est logée et meublée, car c'est là l'es-\nsentiel. Je viens de signaler l'Allemagne. Ne suffit-il pas de regarder\nleur architecture lourde, leurs meubles massifs pour comprendre le\ncaractère et les mœurs des Teutons? Les Viennois, eux, sont déjà plus\nraffinés. Mais en France, au contraire, que de légèreté, que de grâce,\nque d'esprit. On peut mettre de l'esprit même dans le dessin d'un\nmobilier. Il faut du goût, il faut aussi de l'esprit. Des artistes de talent,\ndes peintres, des décorateurs n'ont pas dédaigné de faire des dessins\nde meubles. Les « ensembliers », comme on appelle aujourd'hui les\ncréateurs d'ensemble de meubles, sont très souvent des créateurs de\nvaleur. Il est tout aussi difficile d'être un bon artiste du meuble que\nd'être un bon architecte. Et vous savez pourtant que j'évoque devant\nvous une carrière qui demande à l'homme qui l'a choisie d'être en\nmême temps un artiste et un technicien.\nAu point de vue du mobilier, la ligne a une importance primor-\ndiale. Les lignes constamment infléchies que l'on retrouve dans le\nstyle Louis XV, notamment, ont eues un regain de faveur au moment\nde la floraison du style dit « esthétique »de 1890 à 1910. Il ne\nfaut pas oublier les formes essentielles qui s'imposent toujours.. Si\nl'on veut donner un contour élégant, il faut y apporter de la modé-\nration et ne pas forcer l'allure extérieure. La simplicité foncière de\nla charpente est indispensable. L'architecture intime du meuble, qu'il\ns'agisse de sièges ou de buffets, reste à peu près uniforme et doit\naccuser la structure immédiate et simple."}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "188", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192601-01.1.10", "debut_caractere": 29, "fin_caractere_exclue": 2241, "texte": "Sans doute, il y aura toujours dans le travail du meuble deux\ncourants. L'un s'efforçant de réaliser l'ameublement simple et discret\nd'allure, malgré la richesse que l'on peut donner à la matière, l'autre\nrecherchant des combinaisons et visant avant tout au luxe. Il y a de\nnos jours ce que l'on appelle des meubles en série. C'est peut-être\nl'avenir de l'art mobilier, à condition que les séries soient longuement\nétudiées et logiquement réalisées.\nL'appartement comme la maison doit refléter le caractère, les\ngoûts, la profession de l'individu.\nLe mobilier prend la place prépondérante parmi tout ce qui\ntouche à l'ornementation intérieure; les arts accessoires de l'ameu-\nblement se modifient selon sa conception propre et de manière à\ns'accorder avec lui.\nSi l'on veut se rendre compte de la marche générale des arts\nappliqués, il est nécessaire de suivre de près la production artistique\ndu meuble. Ceux qui se sont voués aujourd'hui à sa recherche, nous\ndonnent des œuvres nouvelles d'un goût plus sûr. Il était temps; car\ndepuis plusieurs années déjà> le pastiche règne sur le monde. La copie\net l'imitation étaient devenues courantes, elle ne choquaient plus\npersonne, tant les mœurs nouvelles s'étaient implantées partout. Il\nsemblait que l'artiste ne fut plus capable de créer. Ce fut l'époque de\nla décadence, une décadence dont on n'a pas d'exemple presque dans\nle passé. Toujours, chaque peuple, chaque époque a eu sa manière\ncaractéristique. Il n'est jamais venu à l'idée d'un Grec de copier les\nsculptures hindoues. Sans doute, il prenait des leçons chez ses voisins,\nmais il ne copiait pas.\nLe vent de la folie ne souffla vraiment qu'au XIXe siècle.\nJamais il ne serait venu à l'idée d'un bourgeois du temps de\nLouis XIV de se faire faire des meubles en style grec. C'est, comme\nLéon Daudet l'appelle, « le stupide » XIXe siècle qui a créé ces choses\nhétéroclites devant lesquelles nos petits-neveux resteront bouche bée,\ndes buffets « Renaissance flamande », de fausses bougies surmontées\nde lampes électriques, toute la série incroyable des «suspensions», etc.\nOn comprend qu'il vienne parfois à l'idée d'un homme de se travestir\nen Turc, par exemple, mais concevez-vous un homme qui se promè-"}, {"page_pdf": 11, "page_imprimee": "189", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192601-01.1.11", "debut_caractere": 29, "fin_caractere_exclue": 2298, "texte": "nerait en ville constamment habillé en Turc. N'aurez-vous pas de\ndoutes sur sa raison, Alors que pensez-vous d'un homme moderne\nqui use de la T. S. F., de l'auto, du téléphone, de l'aéro, de l'élec-\ntricité et qui vit dans un décor du moyen âge? Pourquoi ne se barde-\nt-il pas de fer? Pourquoi ne voyons-nous pas nos élégantes vivant\ndans des boudoirs Régence se coller des talons rouges? Il y a là un\nanachronisme qui, lorsqu'on y réfléchit, prête à sourire.\nDans un article récent de « La Dernière Heure », M. Maurice\nde Waleffe a attaqué l'art moderne. Que venez-vous, dit-il, me\nparler de style. Mais c'est lorsque l'époque est passée que l'on s'aper-\nçoit du style qu'elle avait. C'est aujourd'hui seulement que l'on\ndécouvre que la période Louis-Philippe avait un style. Sans doute,\nlorsque l'on vit dans les années même où se crée quelque chose,\nmanque-t-on souvent du recul nécessaire pour la juger, mais serait-il\njamais venu à l'idée d'un seigneur vivant sous Louis XV le bien-\naimé de commander un salon gothique? Mais, ajoute M. de Wa-\nleffe, voici la preuve de la vanité de vouloir créer un style. Les gens\ndu temps de Louis XIV, dit-il, vivaient très probablement dans\ndes meubles Louis XIII ou Henri 11. Ils avaient hérité ces meubles\nde leurs parents. Sans doute, si un Monsieur du temps de\nLouis XIV, héritait d'un buffet Louis XIII, il le gardait, mais\nallait-il, s'il avait besoin d'un meuble neuf, en commander un de\nstyle égyptien? D'ailleurs, en ce temps, les connaissances des styles\nanciens étaient restreintes. Il était difficile d'étudier le passé et plus\nencore de le copier, faute surtout de moyens de communications Les\nartistes, d'ailleurs, dédaignaient le pastiche. Ils créaient eux-mêmes.\nA la plus grande période influencée par le passé, à la Renaissance,\nlorsque l'on découvrit l'admirable trésor de l'Antiquité, les artistes\nne copièrent pas, ils recréèrent l'antiquité à l'image de leur époque.\nMais réojuissons-nous aujourd'hui, nous marchons vers la lumière.\nIl serait trop long de dresser une liste complète des rénovateurs\ndu meuble français. Ceux-ci sont d'ailleurs connus. Sue et Mare,\nJacob, Riesener, Martine, peut-être le plus raffiné, Dominique, Du- ,\nfrêne et surtout Ruhlmann, sont les chefs de file du mouvement\nmoderne."}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "190", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192601-01.1.12", "debut_caractere": 30, "fin_caractere_exclue": 2317, "texte": "Signalons la participation de l'école Boule à l'effort.\nL'exposition réalise un grand progrès. Elle a remis en rapport\nartistes et industriels. Elle a renoué la tradition du XVIIIe siècle.\nFabricants et créateurs de modèles se connaissent désormais.\nMais examinons les divers meubles et voyons quels sont les\nprincipes mêmes de leur essence.\nLes sièges sont les meubles dont les lignes restent à travers le\ntemps, les époques, les modes les plus immuables. Leur forme est\ndirectement attachée à la constitution même de l'homme. Ils sont\ntrès sensibles et il faut beaucoup de doigté pour bien composer un\nsiège. La chaise et le fauteuil sont les pierres de touche de l'ensem-\nblier. Celui qui composera bien ses sièges, composera bien son mobi-\nlier. Il est possible de changer la disposition d'un buffet, d'en modi-\nfier les proportions, de le situer en hauteur ou en largeur.\nLe siège doit rester conforme à notre nature. L'étrangeté aura\ndes bornes et le plus audacieux novateur ne pourra jamais mettre\nune chaise les pieds en l'air. La charpente générale des sièges est trou-\nvée depuis les temps les plus reculés. 'Sa destination est précise. Mais\nà travers les siècles, que de nuances, que d'inflexions; on pourrait\nfaire une étude historique des sièges, ef cela révélerait la psychologie\nde toutes les époques. Jetons un coup d'œil sur le passé.\nVoyez les sévères chaises gothiques, l'ampleur des fauteuils\nLouis XVI, la longueur des chaises longues de la Restauration.\nL'étude de ce mobilier historique nous conduit à connaître mieux\nles âges passés. Le Louis XVI nous révèle le besoin d'intimité, de\nconfort. Les fauteuils Louis XVI sont resserrés contre le corps. Ils\noffrent des appuis douillets, moulés sur nos poses normales. Les\ncanapés sont favorables aux conversations à deux, galantes» confi-\ndentielles, les bergères enveloppent notre fatigue. Aujourd'hui,\nd'ailleurs, nos artistes recherchent les formes du Louis XVI, Mais\nquelle diversité dans les sortes de sièges? Il y a les sièges destinés au\nrepos, ceux destinés au travail. Un siège d'antichambre et un siège\nde salon ne doivent pas être conçus sur le même plan, puisqu'on ne\ns'y assied pas tout à fait delà même manière et pour le même objet.\nLes modifications peuvent être nombreuses, car, outre les différences"}, {"page_pdf": 13, "page_imprimee": "191", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192601-01.1.13", "debut_caractere": 29, "fin_caractere_exclue": 2179, "texte": "de destination, il y a les différences d'emplacement. Un siège destiné\nà prendre place à côté de tel autre meuble, à faire corps avec lui ou à\ns'encastrer exactement dans tel espace, autant de problèmes.\nNe faut-il pas de l'ingéniosité pour faire entrer dans un espace\nextrêmement réduit, au bas de l'escalier par exemple, un siège avec\ntablette à écrire, un portemanteau, une boîte à brosse, bref, un amé-\nnagement d'antichambre. Les parties sont reliées les unes aux autres,\nle meuble est donc unique. Malgré cela, les détails des sièges peuvent\nvarier à l'infini. Les pieds et le dossier sont susceptibles de mille\nmodifications.\nL'étoffe dont on recouvre certains fauteuils doit être également\nharmonisée avec les bois.\nLe Louis XIII et le Louis XIV appelaient la tapisserie sévère à\nla place de la soie et du satin qui, eux, sont tout indiqués pour le\nLouis XV et le Louis XVI. Le bois naturel, les tons sombres et chauds\nconviennent au Louis XIII et au Louis XIV. Les styles des derniers\nLouis réclament le blanc, la dorure, le rose tendre ou le vert mil.\nJadis, on exigeait des meubles et des tentures austères : la tapis-\nserie ancienne, les cuirs de Cordoue. Le gothique et des débuts de la\nRenaissance jusqu'à l'époque Régence, on connut les meubles cou-\nverts de cuir, solennels et rigides.\nIl faut tenir compte aussi des propriétés des recouvrements. Le\ncuir est froid au toucher. En hiver, un « club » moderne recouvert\nde cuir n'est pas aussi confortable qu'un « club » recouvert de drap.\nEnfin, les cretonnes de tous genres et de toutes couleurs, les velours,\nles satins forment pour les meubles des adjuvant puissants et fort\ndivers, on y trouve tous les tons et toutes les couleurs.\nPour orner le meuble, on peut avoir recours à la marqueterie, à\nla sculpture et aux applications de métal, sans parler de la broderie\npour les sièges et les rideaux. La marqueterie joue le rôle le plus\nimportant et peut être employée de la plus heureuse façon, notam-\nment dans la composition de panneaux sobres. Les boiseries peuvent\nêtre aussi enrichies par la marqueterie qui peut faire courir le long\ndes murs une large frise bordant les lambris."}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "192", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192601-01.1.14", "debut_caractere": 29, "fin_caractere_exclue": 1056, "texte": "La sculpture rehausse les montants des meubles, les pieds, les\nconoles, les supports. Elle peut adoucir les contours architecturaux\nsans les déborder et sans les défigurer. Quant aux applications de\nmétal, il faut les employer avec discrétion, sinon le meuble semblera\ndisparaître sous la surcharge et l'ornement et il faut éviter cela à\ntout prix. Une femme ou un meuble trop paré ont les mêmes incon-\nvénients. Ce sont des choses difficiles à manier et ennuyeuses à voir.\nLe meuble ,les sièges, notamment, peuvent être recouverts d'étoffe,\nde cretonne, de cuir.\nCe sera l'honneur de l'exposition des arts décoratifs et indus-\ntriels modernes de 1925 d'avoir fait triompher dans un centre comme\nParis les principes de renouveau dont je viens de parler. Il serait\nfastidieux de dresser un catalogue de tous les exposants et de faire par\nle menu la description de tant d'ameublements divers. Disons que\ntous, en général, s'inspirent aux bonnes sources d'inspiration, c'est-\nà-dire à la logique et à la raison.\n\nCharles CONRARDY."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1926-01-01-c004", "article_bluemountain": "bmtnaac_1926-01_01#c004", "volume": "bmtnaac_1926-01_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 7, "image_fin": 7, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192601-01.2.2.2", "titre_corps": "Cliché de la Revue l' « Architecture », Paris.", "titre_sommaire": "Cliché de la Revue l' « Architecture », Paris.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 7, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192601-01.1.7", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 274, "texte": "EXPOSITION INTERNATIONALE DES\nARTS DECORATIFS ET INDUSTRIELS\nMODERNES A PARIS.\nPLANCHE I\nPAVILLON RUHLMANN\nBas-relief de Joseph Bernard. ― Fontaine : L'Equilibre, par Max Blondat, sculpteur,\net Vacherot et Riousse, architectes.\nCliché de la Revue l' « Architecture », Paris."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1926-01-01-c005", "article_bluemountain": "bmtnaac_1926-01_01#c005", "volume": "bmtnaac_1926-01_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 8, "image_fin": 8, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192601-01.2.2.3", "titre_corps": "PAVILLON DU COLLECTIONNEUR : LE GRAND SALON. 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Ruhlmann et Porteneuve.\nCollaborateurs : Gaudissart (Tapis et Tapisserie); Dunand (grand meuble en laque); Jallot et Rapin (meubles);\nStephany (Tissu des murs)."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1926-01-01-c006", "article_bluemountain": "bmtnaac_1926-01_01#c006", "volume": "bmtnaac_1926-01_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 6, "image_fin": 6, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192601-01.2.3", "titre_corps": "La Maison DE KEYN Frères est:", "titre_sommaire": "La Maison DE KEYN Frères est:", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 6, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192601-01.1.6", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 641, "texte": "Parce-que...\nLa Maison DE KEYN Frères est:\nLa plus ancienne firme Belge (fondée en 1840);\nLa plus grande vente du pays (5 maisons de\nvente, 2usines);\nFournissant aux plus bas prix (suppression de\nl'intermédiaire, vente directe du fabricant aux\nconsommateurs) ;\n/ '\nNe livrant que des produits purs (certificats d'ana-\nlyse délivré sur demande avec toute commande);\nLa firme ne fournissant pas aux particuliers,\ns'adresser à un entrepreneur de peinture pour\nobtenir ses produits.\nSi votre peintre ne les emploie pas nous tenons à votre disposition des\nadresses de Patrons peintres sérieux dont les travaux vous donneront\nentière satisfaction."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1926-01-01-c007", "article_bluemountain": "bmtnaac_1926-01_01#c007", "volume": "bmtnaac_1926-01_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "193", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 15, "image_fin": 26, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192601-01.2.4", "titre_corps": "URBANISME", "titre_sommaire": "URBANISME", "signature_source": "Pierre BOURDEIX, Architecte à Reims", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 15, "page_imprimee": "193", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192601-01.1.15", "debut_caractere": 29, "fin_caractere_exclue": 1753, "texte": "URBANISME\n\n(SUITE)\nLe vaste problème de la reconstruction des pays dévastés four-\nnissait l'occasion d'envisager tout ce qui est susceptible d'avantager\nles régions éprouvées. L'opportunité était, en effet, favorable à toutes\nles améliorations et la reconstruction devrait permettre de corriger\nles fautes du passé et de doter les villes renaissantes des progrès\naccomplis.\nCette observation a d'ailleurs été faite en France où elle a bâté le\nvote de la loi du 14 mars 1919 relative au plan de reconstruction\nd'embellissement, d'aménagement et d'extension des villes françaises.\nDe cette loi résulte l'obligation pour toutes les villes sinistrées en\nmême temps que pour toutes celles de l'intérieur comptant plus de\n10,000 habitants, de dresser ce plan dans un court délai qui vient\nd'être prolongé.\nEn sorte que la question offre ainsi un caractère indiscutable\nd'opportunité.\nCela est d'ailleurs une nécessité si l'on veut que les villes conti-\nnuent d'être l'agent le plus actif de civilisation et de progrès.\nEn effet, l'observation rend évident que la concentration de\npopulation est le facteur le plus favorable à tout perfectionnement\net à l'enrichissement. L'activité du travail ainsi que son rendement\nproviennent de l'énergie initiale et, d'accord avec l'adage américain,\nl'on peut dire que, si 1 o personnes travaillant ensemble font plus de\ntravail que 50 personnes isolées, il n'y a pas de limite au travail que\npeuvent accomplir 100,000 personnes travaillant ensemble.\nLa concentration de la population dans les villes apporte des\nconséquences multiples dans tous les besoins et dans toutes les fonc-\ntions de ces agglomérations ou centres économiques.\nElle est toujours manifestée par un développement qui est"}, {"page_pdf": 16, "page_imprimee": "194", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192601-01.1.16", "debut_caractere": 27, "fin_caractere_exclue": 2023, "texte": "d'ailleurs variable et qui dépend surtout des moyens de transports\nd'approvisionnement et d'expédition de l'agglomération envisagée.\nCette concentration de population, née des besoins de l'industrie\net du commerce, donne donc à la ville un développement qui corres-\npond avec les facilités qu'elle possède pour l'approvisionnement en\ngrande masse des produits qui l'intéressent. Mais ceci est encore\nlié à une question de position et d'aménagement favorables à la\nmanutention en même temps qu'au transport. (C'est de là que résulte\nla supériorité des ports maritimes).\nLe choix de la main-d'œuvre et son abondance constituent aussi\nun des avantages considérables que ne possèdent que les grandes\nagglomérations.\nIl en est de même des facilités de transaction qui résultent du\ngroupement des industries similaires, lequel favorise la visite des\nacheteurs et l'échange des produits.\nLes villes, enfin, en raison de leur concentration de population,\nconstituent des centres incomparables de consommation et d'appro-\nvisionnement dont bénéficient directement les banlieues immédiates\net dont peuvent profiter aussi, même sur un rayon assez étendu, les\ncampagnes avoisinantes dont la production se trouve stimulée par\nle facile écoulement des produits.\nC'est de l'ensemble de ces faits, qui démontrent les avantages\ndes groupements urbains, qu'est résulté l'accroissement considérable\ndes revenus et de la richesse publique. La statistique déjà ancienne\nde 1887 et le mouvement s'est amplifié et généralisé en France\nmontrait déjà l'influence directe de l'agglomération urbaine, celle\nde la région parisienne en particulier, sur les ressources du budget\nnational.\nEn 1887, le revenu global des impôts de toute espèce s'élevait\ndonc en France à 3,874 millions, sur lequel il faut retenir 1,331 mil-\nlions, soit 32.3 p.c. de l'ensemble imputé au Département de la Seine.\nL'essor national industriel et commercial est donc grandement\nfavorisé par le développement des villes, lesquelles influent directe-"}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "195", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192601-01.1.17", "debut_caractere": 28, "fin_caractere_exclue": 2107, "texte": "ment sur les campagnes et leur donnent des avantages correspon-\ndants.\nRemarquons ici que les migrations internes de la population\ndes campagnes vers les villes résultent en grande partie de la transfor-\nmation des procédés de culture. Celle-ci, hors l'époque plus ou moins\nactive des récoltes, car elles sont aussi facilitées par un outillage\nmoderne, exige un personnel plus restreint et nombreuse est\nl'affluence aux villes des manœuvres agricoles. Ceci a d'ailleurs son\nutilité, car cela apporte à la ville une main-d'œuvre utile préférable\nà l'émigration des travailleurs nationaux.\nLa citadinisation de ces populations est donc un problème la-\ntent, tant que se poursuit le phénomène. Il convient de l'envisager\net de le rendre possible par des moyens appropriés, par des améliora-\ntions hygiéniques, notamment la création de logements salubres.\nCitons ici à ce sujet l'exemple des cités industrielles d'Angle-\nterre et d'Allemagne, lesquelles sont chargées d'une population très\ndense et se maintiennent, grâce à des dipositions hygiéniques appro.\npriées, dans une situation prospère.\nDes améliorations d'hygiène peuvent, en effet, tout en réduisant\nla mortalité, permettre aux villes de s'accroître en grande partie sur\nelles-mêmes et y favoriser les naissances.\nParlerons-nous enfin du rôle de la citadinisation dans l'ordre\nsocial? Il est évident que l'apport constant de la classe ouvrière favo-\nrise son influence et son accès au pouvoir politique.\nIl appartient à l'élite bourgeoie de se faire l'éducatrice des nou-\nvelles classes sociales et de les amener avec elle et par elle à la vie\npublique. De cette façon, la ville se montre encore favorable à la\ncoopération des classes et au bien-être social. Ne contient-elle pas en\noutre tous les moyens d'éducation, foyers intellectuels et artistiques?\nInstitutions, écoles, bibliothèques, musées s'y trouvent de même cen-\ntralisés et deviennent une commune ressource d'instruction.\nAinsi les meilleurs chances d'enrichissement, de progrès et aussi\nde plaisir se trouvent être actuellement le privilège de l'organisation"}, {"page_pdf": 18, "page_imprimee": "196", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192601-01.1.18", "debut_caractere": 28, "fin_caractere_exclue": 2119, "texte": "urbaine et ceci explique les effets de leur attraction. En dehors de la\nquestion de natalité, on ne peut espérer retenir à la campagne une\npopulation plus nombreuse qu'en améliorant les conditions actuelles,\nen particulier ce que les Américains appellent les « aménités sociales »\ndésignant sous ce nom ce qui a la qualité d'être plaisant ou agréable\net c'est par le développement des réunions et jeux en commun que\nles gouvernements de l'Amérique du Nord ont entrepris de retenir\nla population dans les districts ruraux.\nMais les grandes agglomérations ne peuvent se créer à la fan-\ntaisie des volontés aveugles et des intérêts privés. Elles deviendraient\nle tombeau de la race si leur développement n'était pas réglé confort\nmément aux principes d'hygièae, de salubrité et de prévoyance.\nC'est à l'urbanisme qu'appartient le rôle de coordonner les\ndiverses nécessités physiologiques en même temps que les éléments\nnécessaires au bien-être et à la rénovation de la vie sociale.\nUne société d'entr'aide sociale : « LA RENAISSANCE DES\nCITES », créée depuis la guerre, s'est consacrée, en France, à ces idées.\nDans le concours d'idées sociales, organisé par elle parallèlement à ses\ntravaux techniques, elle indique le double but que doit contenir le\nproblème de la reconstruction des villes.\n« Le but en est déterminé par la nécessité même de l'heure. En\n» effet, les villes et les bourgs qu'il s'agit de réédifier là où s'est\n» étendue l'invasion, doivent non seulement marquer un progrès\n» dans l'ordre matériel, maïs exprimer notre notion moderne de la\n» vie associée, notion qui peut se résumer brièvement ainsi : Obtenir\n» par la structure même de la Cité l'ordre et la cohésion sociale qui\n» permettent à la collectivité d'exiger de l'individu le maximum\n» d'effort utile et à l'individu de recevoir du groupe les moyens de\n» se développer pleinement dans la liberté et le bien-être ».\nOr, ces idées qui commencent à peine à se dégager de la socio-\nlogie générale, ne sont pas familières aux personnes, administrateurs\nou techniciens, chargées de la mise en œuvre des données de l'urba-"}, {"page_pdf": 19, "page_imprimee": "197", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192601-01.1.19", "debut_caractere": 28, "fin_caractere_exclue": 2230, "texte": "nisme. Elles doivent leur être suggérées par ceux qui en ont fait un\nobjet d'étude. De cette rencontre de points de vue divers, mais\nnécessaires à relier, s'affirmera que la ville n'est pas seulement un\nensemble de maisons soumises aux règles de la composition architec-\nturale et de l'hygiène, mais qu'elle doit présenter un ordre dispositif\nqui est une affirmation d'un ordre social. Sa forme et la distribution\nde ses parties, outre qu'elles expriment les idées dominantes qui grou-\npent les hommes et qu'elles donnent corps à leurs inspirations, doi-\nvent être comme une incitation permanente à l'activité sociale, un\nmoyen d'attraction vers les idées communes qui conditionnent et uni-\nfient les vies particulières. Dans le même sens, l'urbaniste belge\nVERWILGHEN a dit : « L'urbanisme est une science appliquée\n» qui tend à faire le cadre matériel d'un ordre social nouveau ».\nCette initiative nouvelle ne peut manquer d'avoir une répercus-\nsion directe sur la vie sociale, car si, en biologie, la fonction crée l'or-\ngane, en sociologie, l'organe crée le besoin : les chemins de fer et les\nmoyens de transport modernes toujours insuffisants malgré leur\ndéveloppement extraordinaire en sont la meilleure preuve. De même\nle temple ou l'église favorise le développement religieux, d'école\ncelui de l'instruction et les aménagements sociaux les développements\nde la vie sociale; mais de même qu'à toute religion il faut un prêtre,\nà toute école un maître, il est nécessaire, pour édifier la Cité qui se\nprépare, des architectes ou ingénieurs économistes et sociaux ; ce sont,\nd'après un vocable nouveau, les urbanistes ou architectes et ingé-\nnieurs urbanistes.\nIl est permis d'affirmer qu'il existe une science de l'aménage-\nment des villes. Cette science doit être rangée sous l'égide de l'art\ncivique, mais il n'est pas inutile de s'y arrêter, cette expression très\ncaractéristique, traduction de l'expression anglaise « Civic art », étant\nencore peu usitée en France. L'art civique est la partie des\narts appliqués à tout ce qui concerne le citoyen. Un maître de l'urba-\nnisme moderne, M. Louis VAN DER SWAELMEN, dans son bel'\nouvrage « Préliminaires d'Art civique », en donne cette définition :"}, {"page_pdf": 20, "page_imprimee": "198", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192601-01.1.20", "debut_caractere": 27, "fin_caractere_exclue": 1910, "texte": "« L'art civique rassemble sous son égide tous les arts du dessin : archi-\ntecture, art des jardins, sculpture et peinture ornementale ainsi que\nleurs applications mineures et domestiques. Il s'aide de toute la tech-\nnique. Il s'appuie sur l'hygiène, l'art de l'ingénieur, sur la sociologie,\nle droit et les sciences administratives ».\nAu point de vue que nous considérons, l'art civique comprend\nl'art civique rural et l'art civique urbain, ou urbanisme. On a donné\nde celui-ci maintes définitions.\nC'est 1 étude des éléments et la mise en œuvre des facteurs favo-\nrables au développement des agglomérations humaines, pourrait-on\ndire.\n« C'est la socio-biologie des cités », dit l'architecte belge de\nRIDDER.\n« C'est l'art appliqué de la science d'observation qu'est l'an-\nthropogéographie ou la géographie humaine », dit M. SCRIVE-\nLOYER, le sociologue lillois.\n« C'est, dit l'urbaniste américain GEO FORD, la science et\nl'art d'appliquer la prévoyance pratique à l'élaboration et au con-\ntrôle de tout ce qui entre dans l'agglomération matérielle d'une\nagglomération humaine et de ce qui l'entoure ».\nSi le mot est nouveau, l'idée est de tous les temps et il suffit\npour s'en convaincre de citer quelques noms de bâtisseurs de villes :\nSEMIRAMIS, qui édifia les jardins suspendus de BABYLONE,\nALEXANDRE, qui fonda ALEXANDRIE; CLAUDE, qui\nfonda LYON; NERON lui-même qui, dit,on, incendia ROME afin\nde réaliser les plans depuis longtemps préparés; LOUIS XIV qui édi-\nfia VERSAILLES; NAPOLEON ler,Ier, à qui l'on doit la Place de\nl'Etoile et la rue de Rivoli; HAUSSMANN, WAISSE, les deux\npréfets du second Empire, qui marquèrent si fort leur empreinte, le\npremier à PARIS, le second à LYON.\nL'époque médiévale n'évoque pas de nom marquant; cepen-\ndant, c'est l'époque où nombre de villes ont été construites suivant\nles plans les plus harmonieux et pittoresques établis dans certaines"}, {"page_pdf": 21, "page_imprimee": "199", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192601-01.1.21", "debut_caractere": 28, "fin_caractere_exclue": 2185, "texte": "régions, par exemple dans la région des Flandre, avec un tel carac-\ntère d'unité et de méthode, qu'il faut admettre que la foule obéissait\nalors à des suggestions inconscientes reflétées dans toutes les parties\nde l'art.\nLes définitions que nous avons données et rapportées plus haut,\nmontrent par leur diversité et même leurs contradictions que l'idée\nd'urbanisme est trop complexe pour être concrétisée tout entière dans\nune formule brève tout à fait exacte et on se rend compte, en effet,\nde sa complexité lorsqu'on analyse ses divers objectifs.\nSi la ville, en effet, est comme une usine où tout doit être disposé\net ordonné en vue d'obtenir de l'ensemble des organes le meilleur\nrendement économique, où il n'y aura, par conséquent, ni point de\nrebroussement ni parcours inutile, où nul effort ne sera gaspillé, où\naucun ne sera inutilisé, il faut penser avant tout qu'elle est faite pour\nl'homme et, suivant la parole d'Aristote, « pour assurer sa sécurité\net son bonheur ». Elle devra donc réunir tous les facteurs du bien-\nêtre matériel et moral des citoyens en même temps que la totalité des\nmesures de prévoyance qu'impose la nécessité de lutter contre les\ninconvénients de l'encombrement et du surpeuplement.\nDisons aussi qu'il est indispensable de prévoir avec l'ensemble\ndu problème d'ordre matériel, tout ce qui intéresse l'instruction et\nl'éducation des habitants de la ville. L'éducation morale et civique\nsera un bienfait social surtout si elle s'étend à la classe populaire\nhabituellement déshéritée. Cette condition n'est pas seulement favo-\nrable, mais elle est nécessaire au développement de la cité dans le\ncalme et la paix.\nEnfin, l'idéal de la conception étant d'embrasser l'avenir jus-\nqu'à vouloir immortaliser la cité, toutes les ressources artistiques\ns'emploieront légitimement à l'accomplissement de cette destinée.\nCe programme, évidemment considérable, pourrait paraître\nambitieux. Mais combien, même somptueux, il offrirait d'avantages\nsur l'emploi malheureux des ressources consacrées actuellement, sous\nforme d'assistance, à l'entretien de la misère publique.\nOn peut, en effet, évaluer à plusieurs milliards, les dépenses"}, {"page_pdf": 22, "page_imprimee": "200", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192601-01.1.22", "debut_caractere": 29, "fin_caractere_exclue": 2168, "texte": "faites annuellement en France pour les services d'assistances, hôpi-\ntaux et asiles.\nCes dépenses pourraient être fortement réduites si chaque année\nune portion toujours croissante de ce budget était consacrée à la\ncréation de logis sains, salubres et agréables où les générations gran-\ndiraient et se reformeraient dans des conditions d'amélioration pour\nla race.\nM. Edouard HERRIOT voyait plus la chose que le mot quand\nil traçait ainsi son programme à l'occasion de l'exposition de LYON\nen 1914.\n« L'administration de la petite ville doit cesser d'être empirique\npour devenir une véritable science. Prévoir l'existence rationnelle\nd'une agglomération humaine, lui ménager des espaces libres et des\nréserves d'air, assurer son bon entretien, la défendre contre les fléaux\nde toutes sortes qui la menacent, pourvoir au transport des habitants,\nlui fournir des eaux saines, la débarrasser des produits usés, réformer\nl'habitation, choisir le meilleur mode d'éclairage, surveiller l'alimen-\ntation, vérifier des denrées essentielles comme le lait, dépister les falsi-\nfications et les fraudes, protéger la première enfance, moderniser\nl'école, généraliser la propriété, compléter l'enseignement national\npar des enseignements locaux, créer aux travailleurs une hygiène,\nétablir ou perfectionner les œuvres sociales, organiser la lutte contre\nles maladies infectieuses, transformer nos hôpitaux, nos asiles de\nnuit, nos crèches, rechercher ce que doit être l'œuvre vraie d'un bureau\nde bienfaisance, encourager la culture physique et les sports indispen-\nsables aux citadins, fleurir cette ville et de toute façon couronner,\npar l'intervention de l'art, cet effort vers la science ».\nLe plan ainsi tracé magistralement paraît énorme bien qu'aucun\nde ses points ne soit négligeable. L'on ne saurait le détailler mieux, ni\nd'une manière plus positive pour faire sentir la corrélation intime\nqu'il y a entre les problèmes vitaux d'une cité, la prévoyance, l'hy-\ngiène publique, l'hygiène sociale et l'esthétique.\nLes Anglais, qui s'intéressent beaucoup à la question, emploient\nun terme moins général. Ils l'appelent le « Town Planning ». Cette"}, {"page_pdf": 23, "page_imprimee": "201", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192601-01.1.23", "debut_caractere": 32, "fin_caractere_exclue": 2169, "texte": "définition expressive n'entrevoit que l'art de tracer des plans de villes.\nLes Américains s'étendent dans le « Landscape Architecture »\naux paysages urbains, ruraux ou naturels.\nEnfin, les Allemands se servent du terme « Stadtebaii » et cette\nscience est très développée chez eux.\nL'urbanisme modèle est fait de prévoyance et de concordance et\npour réaliser son but, il trouve son expression la plus complète dans\nun plan de coordination des divers organismes étudiés et prévus en\nfonction les uns des autres. Ce plan s'appelle en France « plan d'amé-\nnagement, d'embellissement et d'extension »; en Belgique et en Hol-\nlande, « plan régulateur ». Les Anglais et les Américains l'appellent\n« comprehensive plan ».\nMais l'établissement de ce plan exige des mesures préparatoires\ndont la prévision a été omise en France, avant de passer à l'exécution\ntrop précipitée des plans de villes prescrite par la loi du 14 mars 1919 :\nc'est l'étude des conditions et des manifestations d'existence et de déve-\nloppement de la cité dont il s'agit de déterminer l'avenir. Cette pre-\nmière phase est appelée par les Anglais « Développement Civic\nsurvey », qu'on peut traduire par : Examen de l'état de développe-\nment civique.\nLes Belges ont proposé de lui donner le nom de « Dossier de la\nville ». C'est l'analyse de ce dossier qui permettra de déterminer,\nd'après l'examen du passé et du présent de la cité, les germes de l'ave-\nnir, car la vie des villes est continue. Ce sont donc les lois de cette\ncontinuité et de ce développement qu'il s'agit de dégager pour cha-\ncune d'elles. C'est le problème de l'évolution des villes.\nIl n'était pas inutile de s'arrêter un instant à cette terminologie,\ncar les mots servent de véhicule aux idées.\nUn vif mouvement se manifeste à notre époque dans tous les\npays civilisés en faveur des villes. Ce mouvement se traduit notam-\nment par des règlements et des lois, dont l'objet est de subordonner\ndavantage le particulier au général. De là une opposition sérieuse\nqui, en France tout au moins, risque de mettre en échec les dispositions*\nlégales favorables obtenues à grand'peine. L'esprit de routine est plus"}, {"page_pdf": 24, "page_imprimee": "202", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192601-01.1.24", "debut_caractere": 28, "fin_caractere_exclue": 1128, "texte": "puissant encore que l'intérêt et il s'est manifesté dans mainte ville\ndes régions dévastées là où, précisément, la besogne très urgente se\ntrouvait facilitée par des destructions.\nL'obstination des habitants contre tout changement vient de\nce qu'on ne leur montre pas suffisamment les avantages d'une dis-\ntribution nouvelle et plus avantageuse de la propriété ou bien par-\nfois d'un attachement instinctif à ce qui fut leur bien à eux et aux\nleurs dans la suite des temps.\nL'éducation du public est donc à faire, celle aussi des adminis-\ntrateurs. L'une et l'autre sont aussi indispensables pour permettre\nl'aboutissement des projets qui, en fin de compte, relève de l'adhé-\nsion du public et de ses élus. Quant aux législateurs, il faut leur sug-\ngérer les mesures opportunes pour la réalisation de ses desseins. C'est\nune tâche capitale qui ne peut être assumée que par le dévouement\nactif et éclairé des hommes qui comprennent l'opportunité et la gra-\nvité de l'heure qui, disait-on déjà lors de l'armistice, ne sonnera pas\ndeux fois pour cette grande tâche.\n\nPierre BOURDEIX,\nArchitecte à Reims."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1926-01-01-c008", "article_bluemountain": "bmtnaac_1926-01_01#c008", "volume": "bmtnaac_1926-01_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 25, "image_fin": 25, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192601-01.2.4.1", "titre_corps": "UNE Cliché de la Revue l' « Architecture », Paris.", "titre_sommaire": "UNE Cliché de la Revue l' « Architecture », Paris.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 25, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192601-01.1.25", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 267, "texte": "EXPOSITION INTERNATIONALE DES\nARTS DECORATIFS ET INDUSTRIELS\nMODERNES A PARIS.\nPLANCHE III\nUNE AMBASSADE FRANÇAISE : CHAMBRE DE MADEMOISELLE,\npar R. Gabriel. Collaborateurs : Gaudissart (Tapis); J.-J. Martel (Sculpture).\nCliché de la Revue l' « Architecture », Paris."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1926-01-01-c009", "article_bluemountain": "bmtnaac_1926-01_01#c009", "volume": "bmtnaac_1926-01_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 26, "image_fin": 26, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192601-01.2.4.2", "titre_corps": "Cliché de la Revue « L'Architecture », Paris.", "titre_sommaire": "Cliché de la Revue « L'Architecture », Paris.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 26, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192601-01.1.26", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 280, "texte": "EXPOSITION INTERNATIONALE DES\nARTS DECORATIFS ET INDUSTRIELS\nMODERNES A PARIS.\nPLANCHE IV.\nHall d'attente pour un Ministère des Beaux-Arts,\nM. Roux-Spitz, architecte, Sculptures de Le Roux, Traverse et Wlerick\nM. Barbedienne, Editeur.\nCliché de la Revue « L'Architecture », Paris."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1926-01-01-c010", "article_bluemountain": "bmtnaac_1926-01_01#c010", "volume": "bmtnaac_1926-01_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "203", "page_fin": "206", "image_debut": 27, "image_fin": 28, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192601-01.2.5", "titre_corps": "Cours Supérieurs pour Techniciens", "titre_sommaire": "Cours Supérieurs pour Techniciens", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 27, "page_imprimee": "203", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192601-01.1.27", "debut_caractere": 31, "fin_caractere_exclue": 3582, "texte": "Ville de Bruxelles\nCours Supérieurs pour Techniciens\n(Section de Constructions civiles)\norganisés par l'Association des Anciens Elèves ides Ecoles industrielles\nd'il Grand Bruxelles\nCes cours, donnés par des professeurs de talent avec un dévouement désin-\ntéressé, permettent à la jeunesse studieuse d'étendre les connaissances acquises k l'école\nindustrielle.\nDe nouveaux professeur sont venus s'ajouter à ceux qui aident déjà depuis de\nnombreuses années l'Associatios dans la voie que celle-ci s'est tracée et plusieurs cours\nsont encore à l'étude, «fin de permettre dans un avenir prochain., la réalisation d'un\nensemble de cours qui permettront aux auditeurs d'acquérir les connaissances néces-\nsaires pour l'obtention d'un diplôme de technicien en constructions civiles, chimie,\nélectricité et mécanique.\nDe nombreuses conférences sur des sujets techniques spéciaux seront annoncées\nultérieurement.\nLes cours reprendront aux dates indiquées ci-dessous. Ils se donneront dans les\nlocaux de l'école industrielle, Palais du Midi, dans les salles indiquées spécialement pour\nchaque cour. La séance d'ouverture a eu lieu le jeudi 21 janvier 1926, à 19 heures.\nM. D. Francken, architecte provincial honoraire, professeur honoraire à l'école\nindustrielle d'Anderlecht;» a fait sur € La Senne, facteur puissant des transformations de\nla capitale >, une conférence agrémentée de projections lumineuses.\nCOURS DE MATHEMATIQUES SUPERIEURES\nProfesseur M. V. MAES, docteur en sciences physiques et mathématiques.\n1926. Calcul différentiel. Théorie des limites. Infiniment petits. Continuité.\nDérivées et différentiels. Théorie des fonctions continues. Formules de Taylor. Extrêmes.\nSéries. Nombreuses applications du calcul des dérivées aux questions d'ordre géomé-\ntrique, mécanique, physique, etc.\n1927. Calcul intégral. Applications des calculs intégral et différentiel à la\ngéométrie. Quadratures. Rectifications. Intégrales doubles. Cubatures. Intégrales triples.\nApplication des calculs différentiel et intégral à la mécanique. Centres de gravite.\nMoments d'inertie. Attraction des corps. Courbure des courbes et des surfaces. Torsion.\nCompléments à la théorie des séries. Coordonnées curvilignes. Aperçu de la théorie des\néquations différentielles.\nTous les lundis et samedis, à partir du 23 janvier 1926\\, de 18 h. 30 à 20 h. Salle 30.\nCOURS DEVELOPPE DU BATIMENT\nProfesseur M. Daniel FRANCKEN, Architecte provincial honoraire.\n1926. A) Fondations. Sondages. Terrassements, Etudes du terrain. Fonda-\ntions superficielles à sec, en terrain mouillé et sous eau; différents systèmes de fonda-\ntions superficielle, profondes en terrains aquifères, sur pilotis en bois, pieux métalliques\net en béton armé, fondations par compression du sol, en terrains affouillablesi, sables\nboulants, etc.\nB) Les pierres à bâtir du pays et d'importation. 1® Leurs origines géologiques\net leur composition quant à la détermination de leur résistance au climat. 2° Leur\ninfluence sur le caractère architectural des diverses régions et leur utilité de propager\nl'emploi des nombreuses variétés existant en Belgique et presque totalement ignorées\n(avec visites démonstratives).\nTous les mardis, à partir du 26 janvier 1926,. de 18 h. 30 à 19 h. 30. Salle 33.\nCOURS SUR LA RESTAURATION DES MONUMENTS\nProfesseur M. Daniel FRANCKEN, Architecte provincial honoraire. *\n1926. Aperçu sommaire sur l'évolution de l'architecture religieuse, civile et\nmilitaire en Belgique (avec visites démonstratives).\nTous les jeudis, à partir du 28 janvier 1926, de 18 h. 30 à 19 h. 30. Salle 33."}, {"page_pdf": 28, "page_imprimee": "206", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192601-01.1.28", "debut_caractere": 31, "fin_caractere_exclue": 3827, "texte": "COURS DE STABILITE DES CONSTRUCTIONS\nProfesseur M. VANDEPERRE, Ingénieur des Construtions civiles. A. I. Br.\n1926. A) Partie théorique. I. Système simple : a) Cas simiplle de sollici-\ntation; b) Cas de sollicitation composée.. 11. Système complexe : a) Distinction des\nsystèmes; b) Système complexe à nœuds articulés (ou supposés tels); c) Système com-\nplexe à noeuds solidaires ou à encastrements. 111. Résistance et poussée des terres :\n1° Fondations; 2° Radiers généraux; 3° Murs de soutènement; 4° Culée de voûtes contre-\nbutées. IV. Poussée des liquides : 1° Réservoirs; 2° Murs de quai. V. Maçonnerie:\n1° Ferme à trois rotules; 2° Application du calcul simplifié des voûtes en maçonnerie.\nB) Applications pratiques. Calcul type des chevrons, fers à vitres, des pannes,\ndes fermes, dfis poutres, des poteaux, des fondations et des maçonneries.\nTous les vendredis,, à partir du 29 janvier 1926, de 20 à 21 heures. Salle 33.\nCOURS DE CALCUL DES OUVRAGES EN BETON ARME\nProfesseur M. G. DUCHATEAU, Ingénieur des Constructions civiles A. I. Br.\nIngénieur des Chemins de fer de l'Etat.\n1926. —r Généralités. Hypothèses fondamentales, éléments constructifs. Piè-\nces tendues. Canalisations, réservoir cylindrique. Pièces comprimées. Colonne»\ncourtes et longues, flambage, béton fretté et fonte frettée. Pièces fléchies.\nDalles et poutres rectangulaires, hourdis nervés, formules rapides, méthodes exactes,\nrésistance aux efforts tranchants et rasants, calcul des flèches. Pièces comprimées\net fléchies. Voûtes et arcs. Portiques. Considérations générales sur le calcul des\nouvrages. Dispositions d'ensemble, recherche de l'économie* rédaction des métrés\net devis.\nTous les lundis, à partir du 25 janvier 1926, de 20 à 21 heures. Salle 33.\nCOURS DE CHAUFFAGE, SECHAGE ET VENTILATION\nProfesseur M. H. LENFANT;, Ingénieur architecte A. I. G.\nArchitecte des Chemins de fer de l'Etat.\nCombustibles et combustion. L'air. Eau et vapeur. Transmission de la chaleur.\nMouvement des gaz et ides fluides dans les cheminées et les conduites. Chauffage par\npoêle vapeur, eau chaude, air chaud, gaz et électricité. Choix d'un système de chauffage.\nVentilation. Installations industrielles.\nTous les vendredis, à partir du 29 janvier 1926, de 18 h. 30 à 19 h. 30. Salle 37.\nCOURS DE GENIE CIVIL\nIr#1r# partie. Professeur M. R. FERRYN, Ingéniecr des Construcions ctviles A. I. G.\nIngénieur des Chemins de fer rde l'Etat.\nOuvrages en maçonneries, ponceaux,, ponts, tunnels. Ouvrages en béton et en bois.\nOuvrages métalliques, ponts-routes, ponts-rails, etc. Arcs. Cantilevers et autres cons-\ntructions. Ponts mobiles. Notions sur l'établissement des routes, chemins de fer et\ncanaux. Fondations des ouvrages d'art.\nTous les à partir du 28 janvier 1926, de 20 à 21 heures. Salle 33.\n2m partie. Professeur M. CLAREMBAUX, Ingénieur des Chemins de fer de l'Etat.\nLe programme de ce cours et la date d'ouverture seront publiés ultérieurement.\nUn cycle de causeries consacrées à la géologie pratique, îles installations sanitaires,\nl'élctricité à l'usage du bâtiment, le droit en matière de travaux,, le droit immobilier*\nl'assainissement des villes, les cités jardins, les habitations à bon marché, l'habitation des\nclasses moyennes, complétera les cours. Les dates seront annoncées ultérieurement.\nAfin de permettre aux élèves de suivre tous les cours avec fruit), il sera créé un\nservice d'autographies pour chaque cours qui constituera une documentation complète\ndes matières enseignées.\nLes cours sont gratuits. Le droit d'inscription est fixé à 10 francs par élève et par\ncours; le cycle de huit cours 40 francs. Les membres de l'Association profiteront d'une\nréduction de 50 0/0.\nLes inscriptions sont reçues par le concierge de l'Ecole industrielle, Palais du Midi.\nLE PRESENT NUMERO RENFERME 4 PLANCHES HORS TEXTE"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1926-01-01-c011", "article_bluemountain": "bmtnaac_1926-01_01#c011", "volume": "bmtnaac_1926-01_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 3", "page_fin": "couv. 3", "image_debut": 29, "image_fin": 29, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192601-01.2.6", "titre_corps": "PRIX DE L'ABONNEMENT A L'ANNEE EN COURS (V* VOLUME) 8\"S:", "titre_sommaire": "PRIX DE L'ABONNEMENT A L'ANNEE EN COURS (V* VOLUME) 8\"S:", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 29, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192601-01.1.29", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 735, "texte": "PRIX DE L'ABONNEMENT A L'ANNEE EN COURS (V* VOLUME) 8\"S:\nDE « LA CITE » . . . . 20.00 25.00\nTout nouvel abonné peut obtenir, à titre de prime :\na) Les 3* et 4* années de « LaCilé », «u prix réduit de ... . 5.00 7.50\n(Le prix en librairie e»t de 10 franc» Belgique, 15 francs étranger),\n• « • « *\nb) Le Cœur de la Ville de Bruxelles, par Char le* Buis, avec traduction d'une confé-\nrence de C. Giirlitt MIT la « Conservation du cœur d'anciennes ville* ». Une bro-\nchure de 24 pages. (Prix en librairie : 2 francs.) gratuit\nc) L'Abbaye de la Cambre,.p/u G. des Marez. (Prix en librairie : fr. L5O), .., gratuit\nd) Paul Hankar(lBs9-1901), par Ch. Conrardy, et Ray*. Thibaut. Une bro-\nchure illustrée. Prix en librairie : 3 francs. gratuit"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1926-01-01-c012", "article_bluemountain": "bmtnaac_1926-01_01#c012", "volume": "bmtnaac_1926-01_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 3", "page_fin": "couv. 3", "image_debut": 29, "image_fin": 29, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192601-01.2.7", "titre_corps": "Editions \" TEKHNÉ „", "titre_sommaire": "Editions \" TEKHNÉ „", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 29, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192601-01.1.29", "debut_caractere": 737, "fin_caractere_exclue": 2131, "texte": "Editions \" TEKHNÉ „\nLA CITE. Première année. (Rare.) , , , , , . , , , . , . . fr. 20.-\nDeuxième ukée. (Rue.) , « ■ . * ■ fr. 10.—\nL'Art et la Société,par H.-P. Berlage, architecte à Amsterdam. Tiré» à part de la Revue\n« Ait et Technique » (septembre 1913-février 1914). Un volume luxueusement mr\nprimé et illustré de 98 clichés , . fr, 20.\nMatériaux de substitution dans la construction de maisons, par J Seroen, architecte. Uoe\nbrochure illustrée . .. . . * . . . . . . . . . ... . fr. 2.\nt f\nL'habitation coloniale Sa cooftruetkm au Congo Belge, par Gaet. Boghemam. Une brochure\n.de 20 pages abonda—ra* illustrée . , fr. 3.\nConstantin Meunier. L'historique de son monument travail, par R. Thiry et G. Hea-\ndrickx. Une brochure illustrée ....... ........ fr. I.—\nL'Art des Jardin» et le nouveau jardin pittoresque, par Louis van der Swaeieeaa, arAitecta-\npaysagisfce • , . • « . * • . . . t . ... . . • fr. I.\n** * • /- '\nLA REVUE « TEKHNE » Collection colite de U 2™ année (1912-1913) . Beau\nvolume de 516 pages, sur papier couché, iUmtré de 250 ohchéa . . -, ; r fr, 15.-\nPour s'abonner à « La Cité » ou obtenirdes livres, il suffit\n■*• ' 112\" . • 1' ' '• ~-K\nde verser, dan*, n'importe quel bureau, des postes, au crédit du\n' compte chèques postaux n* 166.21 Revue «La Cité ». la somme\ndue et d'inscrire sur le bulletin de versement le titre du livre et les\nnom et adresse du souscripteur."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1926-01-01-c013", "article_bluemountain": "bmtnaac_1926-01_01#c013", "volume": "bmtnaac_1926-01_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 5, "image_fin": 5, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192601-01.2.8", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 5, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192601-01.1.5", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 590, "texte": "PEINTUHE\nLES TRAVAUX DE PEINTURE que vous avez\nà faire exécuter ne seront fsits à bas prix et\nen vous donnant toutes les garanties de soli-\ndité et de durée que si votre peintre emploie\nies produits de la maison\nDE KEYN FRERES\n27, Rue aux Choux, 27, BRUXELLES\nTéléphones : 258,1 2 - 163,64\nANVERS GAND\nCan&E des Vieux Lions 37-39, Avenue de la Cour, 1\nTél : 7477\nLIÈGE NAMUR\nRue des Guillemins, 59, 3, rue Delvsux, 3\nTél.: 7047 Tél.: 1 220\nUSINES :\n14, Impasse du Vernis ANDERLECHT 13, Av.de [ Indépendance, KOEKELBERG\nTél.: 458'.82 Tél.: 635,46\nTournez ce feuillet pour en avoir la preuve."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1926-01-01-c014", "article_bluemountain": "bmtnaac_1926-01_01#c014", "volume": "bmtnaac_1926-01_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 4", "page_fin": "couv. 4", "image_debut": 30, "image_fin": 30, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192601-01.2.9", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 30, "page_imprimee": "couv. 4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192601-01.1.30", "debut_caractere": 79, "fin_caractere_exclue": 203, "texte": "PHOTOGRAPHIE\nD'ARCHITECTURE\n& D'OEUVRES D'ART\nSO RUE ROUCE.UCCLE\nBRUXILLLES.TÉL4O366\nmmwmmmmmmm mmmmmmmmm ■•■■■■■■■ M®»»»»*!"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1926-01-01-c015", "article_bluemountain": "bmtnaac_1926-01_01#c015", "volume": "bmtnaac_1926-01_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 4", "page_fin": "couv. 4", "image_debut": 30, "image_fin": 30, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192601-01.2.10", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 30, "page_imprimee": "couv. 4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192601-01.1.30", "debut_caractere": 205, "fin_caractere_exclue": 538, "texte": "Établissements F.BIVORT,M. CORNET6C°\n11, rue Poissé aux Loups «* BRUXELLES\nBUREAU D'ÉTUDES TECHNIQUES\nIngénieurs Conseils\n.- * 4\nAppareils de levage et de manutention Ponts roulants Ascenseurs —■\nMontes-charges Mono-rails —• Élévateurs Câbles transporteurs aériens\nCRICS ET VÉRINS\nCONSTRUCTIONS MÉTALLIQUES PONTS CHARPENTES - PyLONES"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1926-01-01-c016", "article_bluemountain": "bmtnaac_1926-01_01#c016", "volume": "bmtnaac_1926-01_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 4", "page_fin": "couv. 4", "image_debut": 30, "image_fin": 30, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192601-01.2.11", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 30, "page_imprimee": "couv. 4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192601-01.1.30", "debut_caractere": 540, "fin_caractere_exclue": 776, "texte": "Toileries et briqueteries do \" PROGRÈS „\nSatiété aïoijme à Hennuyères (Belg )\nPLANCHERS transportables\nen briques creuses armées\nCHEMINÉES DE FUMÉE ET DE VENTILATION\nA CONDUITS SIMPLES ET MULTIPLES (breveté)\nBETON - Poutres - Charpentes"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1926-01-01-c017", "article_bluemountain": "bmtnaac_1926-01_01#c017", "volume": "bmtnaac_1926-01_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 4", "page_fin": "couv. 4", "image_debut": 30, "image_fin": 30, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192601-01.2.12", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 30, "page_imprimee": "couv. 4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192601-01.1.30", "debut_caractere": 778, "fin_caractere_exclue": 1105, "texte": "HENAUX FRÈRES\nROULERS\nQUAI DU CANAL, Téléphone 316.\nDALLES « PORPHYRITE » de 300 X 300\ntur toutes épaisseurs.\nDalles « Porphyrite » qualité Etat, répondant\naux exigences des cahiers des charges de\nl'Etat.\nDalles « Porphyrite », qualité Trottoir.\n| Dalles rouges pour Tennis.\n| PIERRE BLANCHE D'EUVILLE MOULUE\n1 POUR SIMILI.\n98*"}]}], "pages_ocr_originales": [{"page_pdf": 1, "page_imprimee": "couv. 1", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192601-01.1.1", "texte": "M"}, {"page_pdf": 2, "page_imprimee": "couv. 2", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192601-01.1.2", "texte": "RtVUt AEH 5 U ELLE BEL Q E\nLA CITÉ\nURBANISME » ARCHITECTURE ■ ART PUBLIC\nRECONSTRUCTION\nDES RÉGIONS DÉVASTÉES\nREDACTEURS :\nMM. Fern. BODSON, architecte (Bruxelles); J. DE. LIGNE, architecte\n(Bruxelles); J. EGGERICX, architecte (Bruxelles); Huib. HOSTE, architecte\n(Bruges) ; Raymond MOENAERT, architecte (Bruxelles) ; L van der\nSWAELMEN, architecte-paysagiste (Bruxelles); J. M. van HARDEVELD\n(Amsterdam); M. Raph. VERWILGHEN, Ingénieur Urbaniste (Bruxelles),\nSecrétaire de la Rédaction.\nCOLLABORATEURS\n' ARCHITECTES :\nRichard ACKE (Courtrai) ; H. P. BERLAGE (La Haye) ; H. J. BIRNSTINGL\nA. R. E. B. A. (Londres); Gaston BOGHEMANS (Menin) ; J. BORLEE\n(jodoigne) ; Victor BOURGEOIS (Boruxelles) ; Ch. CONRARDY (Bruxelles) ;\nJulien de RIDDER (Bruxelles); Marcel GUILLEMINAULT (Paris); Léon\nGRAS (Anvers); J. E. HOEBEN (Bruxelles) ; V. HUSZAR (Hollande);\nLE CORBUSIER SAUGNIER (Paris); Edw. LEONARD (Anvers); J. J.\nP. OUD (Rotterdam, Hollande); Jozef PEETERS (Anvers); Gust. SCHLEI-\nCHER (Allemagne) ; F. SEROEN (Bruxelles) ; Raym. THIBAUT (Bru-\nxelles) ; Carlos THIRION (Verviers) ; Henri VAN DE VELDE (La Haye.\nHollande) ; Théo van DOESBURG (Paris) ; P. VORIN (Pwris) ; E. A. VAN\nTONDEREN (architecte). '\ni __\nCRITIQUES D'ART :\nMaurice CASTEELS (Bruxelles) ; André de RIDDER (Anvers) ; Elie FAURE\n(Paris) ; FIERENS-GEVAERT (Bruxelles) ; Julien LEONARD (Paris) ; Paul\nLEON (Paris) ; Jacques MESNIL (Paris) ; Léon ROSENTHAL, Paris), etc.\nTECHNICIENS :\nCharles de GRONCKEL (Bruxelles) ; A. KNAPEN (Bruxelles); L. J. SERIN\n(Bruxelles), etc., etc.\nLes Rédacteurs et Collaborateurs sont seuls\nresponsables de leurs articles. Il sera rendu\ncompte dans « La Cité » de tout ouvrage dont\ndeux exemplaires seront envoyés à la Revue\nPour la rédaction, l'administration et\nau Siège de la Revue : 10, Place Loix, Saint-Gilles-Bruxelles-\nPour la vente au numéro s'adresser exclusivement aux librairies. Dépôt\nprincipal : Librairie LAMERTIN, 58-62 Coudenberg, Bruxelles.\nABONNEMENT: Belgique, 20 francs; Etranger 25 francs. Le numéro, 2 francs\nLes abonnements peuvent se prendre en versant la somme de 20 francs au\ncrédit du Compte chèques'postaux n° 166.21 (Revue : « La Cité »). Moyennant\ntin supplément de 3 francs les numéros seront envoyés mensuellement sous"}, {"page_pdf": 3, "page_imprimee": "185", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192601-01.1.3", "texte": "Promenades dans l'Exposition\ndes Arts Décoratifs et Industriels\nModernes de Paris 1925.\nLE MOBILIER\n\n« Nous aurons des lits pleins d'odeurs légères\n» Des divans profonds comme des tombeaux\n» Et d'étranges fleurs sur des étagères\n» Ecloses pour nous sous des deux nouveaux ».\nAinsi, dans son livre célèbre « Les Fleurs du Mal », Charles\nBaudelaire donne son avis sur l'esthétique du mobilier. Et comme il\na raison : des lits pleins d'odeurs légères, des divans profonds comme\ndes tombeaux. C'est, avec toute l'exagération du romantisme, l'idéal\nde 1848. Il fallait des divans, des canapés, des sofas. On ignorait\ncela sous Louis XIV ! Les modes évoluent. Le mobilier suit la mode.\nSerait-il possible à une dame portant la crinoline de s'asseoir dans\nun fauteuil-club? Non. Je puis donc établir un axiome : « C'est la\ntoilette qui crée le mobilier ». La commode-lavabo disparaît, la\nhideuse table de nuit contenant les vases non destinés à recevoir des\nfleurs va mourir. Pourquoi? Parce que la salle de bains est créée.\nJe n'ai pas à vous énumérer tous nos progrès matériels. Aujour-\nd'hui, la mode est cependant moins tyrannique qu'aux temps passés.\n\nLA CITE. JANVIER 192 6."}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "186", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192601-01.1.4", "texte": "LA CITÉ.\nVOL. 5.\nN u M. 10.\n\nNos vêtements anglais sont pratiques et confortables. Il n'y a plus\nque certaines parties de la mode féminine qui exagèrent et dépassent\nles limites de la raison, mais, souvent, n'est-ce pas pour notre plaisir?\nPour le meuble comme pour la construction, il faut que la\nraison préside à la composition. Tout ce qui ne sera pas raisonnable\nne sera pas beau, s'éloignera de la vérité. C'est elle qui doit être la\ndirectrice des conceptions et ne pas laisser s'égarer la fantaisie. Il ne\ns'agit pas de rendre chaque chose sévère et ainsi de faire de chaque\npartie du mobilier des pièces ennuyeuses, mais il ne s'agit pas non plus\nd'accepter sous prétexte de fantaisie, d'ornements, des surcharges\nhétéroclites. Une discipline est aussi nécessaire en art que dans la vie.\nIl faut savoir se modérer, être tempérant, aussi bien dans les concep-\ntions artistiques que dans la vie courante.\nUn brave homme, à qui, dans l'intérêt de l'esthétique, on con-\nseillait de laisser pousser ses cheveux...\nJe n'ai pas le temps 1 répondit-il.\nIl y a aussi des gens qui n'ont pas le temps d'avoir du goût. Il\nfaut avoir le temps.\nLe goût sera la chose primordiale dans l'art du mobilier. Vous\naurez beau être un technicien d'élite, un incomparable « ensemblier »\ncapable de « créer », de faire neuf sans quitter les limites de la raison,\nsi vous n'avez pas de goût, que ferez-vous?\nLes Allemands, s'ils avaient du goût, seraient les premiers\nmeubliers du monde. Mais ils restent attachés au gothique. Leurs\ntentatives sont presque toujours extrêmement intéressantes, elles\nsollicitent au plus haut point l'attention et l'intérêt par leur ingé-\nniosité décorative, mais ils ne savent pas discipliner la fouge orne-\nmentale, ils ne savent pas affiner les silhouettes. Les modelés du bois\nmanquent, chez eux, de fermeté, la matière n'est presque jamais trai-\ntée logiquement. Les formes générales n'ont pas de grâce et le confort\ngénéral n'existe pas.\nL'exposition de l'art décoratif moderne prouve dans tous les\ncas qu'il était faux d'atribuer à l'Allemagne la renaissance décorative.\nCette inexacte affirmation a fait son temps. Les précurseurs furent"}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192601-01.1.5", "texte": "PEINTUHE\nLES TRAVAUX DE PEINTURE que vous avez\nà faire exécuter ne seront fsits à bas prix et\nen vous donnant toutes les garanties de soli-\ndité et de durée que si votre peintre emploie\nies produits de la maison\nDE KEYN FRERES\n27, Rue aux Choux, 27, BRUXELLES\nTéléphones : 258,1 2 - 163,64\nANVERS GAND\nCan&E des Vieux Lions 37-39, Avenue de la Cour, 1\nTél : 7477\nLIÈGE NAMUR\nRue des Guillemins, 59, 3, rue Delvsux, 3\nTél.: 7047 Tél.: 1 220\nUSINES :\n14, Impasse du Vernis ANDERLECHT 13, Av.de [ Indépendance, KOEKELBERG\nTél.: 458'.82 Tél.: 635,46\nTournez ce feuillet pour en avoir la preuve."}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192601-01.1.6", "texte": "Parce-que...\nLa Maison DE KEYN Frères est:\nLa plus ancienne firme Belge (fondée en 1840);\nLa plus grande vente du pays (5 maisons de\nvente, 2usines);\nFournissant aux plus bas prix (suppression de\nl'intermédiaire, vente directe du fabricant aux\nconsommateurs) ;\n/ '\nNe livrant que des produits purs (certificats d'ana-\nlyse délivré sur demande avec toute commande);\nLa firme ne fournissant pas aux particuliers,\ns'adresser à un entrepreneur de peinture pour\nobtenir ses produits.\nSi votre peintre ne les emploie pas nous tenons à votre disposition des\nadresses de Patrons peintres sérieux dont les travaux vous donneront\nentière satisfaction."}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192601-01.1.7", "texte": "EXPOSITION INTERNATIONALE DES\nARTS DECORATIFS ET INDUSTRIELS\nMODERNES A PARIS.\nPLANCHE I\nPAVILLON RUHLMANN\nBas-relief de Joseph Bernard. ― Fontaine : L'Equilibre, par Max Blondat, sculpteur,\net Vacherot et Riousse, architectes.\nCliché de la Revue l' « Architecture », Paris."}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192601-01.1.8", "texte": "EXPOSITION INTERNATIONALE DES\nARTS DECORATIFS ET INDUSTRIELS\nMODERNES A PARIS.\nPLANCHE II\nPAVILLON DU COLLECTIONNEUR : LE GRAND SALON. R. Ruhlmann et Porteneuve.\nCollaborateurs : Gaudissart (Tapis et Tapisserie); Dunand (grand meuble en laque); Jallot et Rapin (meubles);\nStephany (Tissu des murs)."}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": "187", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192601-01.1.9", "texte": "LA CITÉ.\nVOL. 5.\nN u M, 10.\n\nnos compatriotes, les artistes de l'école belge de 1890, inspirés par les\nexemples anglais. Morris, Crâne et les préraphaélites s'appliquèrent à\ndonner aux objets industriels une forme et un sens d'art. Le fameux\nlivre de Morris (1878) « Les arts décoratifs, leur relation avec la\nvie moderne » marque une date dans l'histoire de l'art nouveau.\nC'est à Henry Van de Velde que l'Allemagne doit son triomphe\nd'avant-guerre. C'est lui qui donna aux artistes et aux industriels\nles mots d'ordre.\nLe mobilier constitue le gros œuvre de la production industrielle.\nC'est toujours à lui qu'il faut revenir pour juger de l'influence artis-\ntique dans la vie domestique. Si l'on veut juger une nation, il faut\nd'abord regarder comment elle est logée et meublée, car c'est là l'es-\nsentiel. Je viens de signaler l'Allemagne. Ne suffit-il pas de regarder\nleur architecture lourde, leurs meubles massifs pour comprendre le\ncaractère et les mœurs des Teutons? Les Viennois, eux, sont déjà plus\nraffinés. Mais en France, au contraire, que de légèreté, que de grâce,\nque d'esprit. On peut mettre de l'esprit même dans le dessin d'un\nmobilier. Il faut du goût, il faut aussi de l'esprit. Des artistes de talent,\ndes peintres, des décorateurs n'ont pas dédaigné de faire des dessins\nde meubles. Les « ensembliers », comme on appelle aujourd'hui les\ncréateurs d'ensemble de meubles, sont très souvent des créateurs de\nvaleur. Il est tout aussi difficile d'être un bon artiste du meuble que\nd'être un bon architecte. Et vous savez pourtant que j'évoque devant\nvous une carrière qui demande à l'homme qui l'a choisie d'être en\nmême temps un artiste et un technicien.\nAu point de vue du mobilier, la ligne a une importance primor-\ndiale. Les lignes constamment infléchies que l'on retrouve dans le\nstyle Louis XV, notamment, ont eues un regain de faveur au moment\nde la floraison du style dit « esthétique »de 1890 à 1910. Il ne\nfaut pas oublier les formes essentielles qui s'imposent toujours.. Si\nl'on veut donner un contour élégant, il faut y apporter de la modé-\nration et ne pas forcer l'allure extérieure. La simplicité foncière de\nla charpente est indispensable. L'architecture intime du meuble, qu'il\ns'agisse de sièges ou de buffets, reste à peu près uniforme et doit\naccuser la structure immédiate et simple."}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "188", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192601-01.1.10", "texte": "LA CITÉ.\nVOL. 5.\nN u M. 10.\n\nSans doute, il y aura toujours dans le travail du meuble deux\ncourants. L'un s'efforçant de réaliser l'ameublement simple et discret\nd'allure, malgré la richesse que l'on peut donner à la matière, l'autre\nrecherchant des combinaisons et visant avant tout au luxe. Il y a de\nnos jours ce que l'on appelle des meubles en série. C'est peut-être\nl'avenir de l'art mobilier, à condition que les séries soient longuement\nétudiées et logiquement réalisées.\nL'appartement comme la maison doit refléter le caractère, les\ngoûts, la profession de l'individu.\nLe mobilier prend la place prépondérante parmi tout ce qui\ntouche à l'ornementation intérieure; les arts accessoires de l'ameu-\nblement se modifient selon sa conception propre et de manière à\ns'accorder avec lui.\nSi l'on veut se rendre compte de la marche générale des arts\nappliqués, il est nécessaire de suivre de près la production artistique\ndu meuble. Ceux qui se sont voués aujourd'hui à sa recherche, nous\ndonnent des œuvres nouvelles d'un goût plus sûr. Il était temps; car\ndepuis plusieurs années déjà> le pastiche règne sur le monde. La copie\net l'imitation étaient devenues courantes, elle ne choquaient plus\npersonne, tant les mœurs nouvelles s'étaient implantées partout. Il\nsemblait que l'artiste ne fut plus capable de créer. Ce fut l'époque de\nla décadence, une décadence dont on n'a pas d'exemple presque dans\nle passé. Toujours, chaque peuple, chaque époque a eu sa manière\ncaractéristique. Il n'est jamais venu à l'idée d'un Grec de copier les\nsculptures hindoues. Sans doute, il prenait des leçons chez ses voisins,\nmais il ne copiait pas.\nLe vent de la folie ne souffla vraiment qu'au XIXe siècle.\nJamais il ne serait venu à l'idée d'un bourgeois du temps de\nLouis XIV de se faire faire des meubles en style grec. C'est, comme\nLéon Daudet l'appelle, « le stupide » XIXe siècle qui a créé ces choses\nhétéroclites devant lesquelles nos petits-neveux resteront bouche bée,\ndes buffets « Renaissance flamande », de fausses bougies surmontées\nde lampes électriques, toute la série incroyable des «suspensions», etc.\nOn comprend qu'il vienne parfois à l'idée d'un homme de se travestir\nen Turc, par exemple, mais concevez-vous un homme qui se promè-"}, {"page_pdf": 11, "page_imprimee": "189", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192601-01.1.11", "texte": "LA CITÉ.\nVOL. 5.\nN U M. 10.\n\nnerait en ville constamment habillé en Turc. N'aurez-vous pas de\ndoutes sur sa raison, Alors que pensez-vous d'un homme moderne\nqui use de la T. S. F., de l'auto, du téléphone, de l'aéro, de l'élec-\ntricité et qui vit dans un décor du moyen âge? Pourquoi ne se barde-\nt-il pas de fer? Pourquoi ne voyons-nous pas nos élégantes vivant\ndans des boudoirs Régence se coller des talons rouges? Il y a là un\nanachronisme qui, lorsqu'on y réfléchit, prête à sourire.\nDans un article récent de « La Dernière Heure », M. Maurice\nde Waleffe a attaqué l'art moderne. Que venez-vous, dit-il, me\nparler de style. Mais c'est lorsque l'époque est passée que l'on s'aper-\nçoit du style qu'elle avait. C'est aujourd'hui seulement que l'on\ndécouvre que la période Louis-Philippe avait un style. Sans doute,\nlorsque l'on vit dans les années même où se crée quelque chose,\nmanque-t-on souvent du recul nécessaire pour la juger, mais serait-il\njamais venu à l'idée d'un seigneur vivant sous Louis XV le bien-\naimé de commander un salon gothique? Mais, ajoute M. de Wa-\nleffe, voici la preuve de la vanité de vouloir créer un style. Les gens\ndu temps de Louis XIV, dit-il, vivaient très probablement dans\ndes meubles Louis XIII ou Henri 11. Ils avaient hérité ces meubles\nde leurs parents. Sans doute, si un Monsieur du temps de\nLouis XIV, héritait d'un buffet Louis XIII, il le gardait, mais\nallait-il, s'il avait besoin d'un meuble neuf, en commander un de\nstyle égyptien? D'ailleurs, en ce temps, les connaissances des styles\nanciens étaient restreintes. Il était difficile d'étudier le passé et plus\nencore de le copier, faute surtout de moyens de communications Les\nartistes, d'ailleurs, dédaignaient le pastiche. Ils créaient eux-mêmes.\nA la plus grande période influencée par le passé, à la Renaissance,\nlorsque l'on découvrit l'admirable trésor de l'Antiquité, les artistes\nne copièrent pas, ils recréèrent l'antiquité à l'image de leur époque.\nMais réojuissons-nous aujourd'hui, nous marchons vers la lumière.\nIl serait trop long de dresser une liste complète des rénovateurs\ndu meuble français. Ceux-ci sont d'ailleurs connus. Sue et Mare,\nJacob, Riesener, Martine, peut-être le plus raffiné, Dominique, Du- ,\nfrêne et surtout Ruhlmann, sont les chefs de file du mouvement\nmoderne."}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "190", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192601-01.1.12", "texte": "LA CIT Ê.\nVOL. 5.\nN U M. 10.\n\nSignalons la participation de l'école Boule à l'effort.\nL'exposition réalise un grand progrès. Elle a remis en rapport\nartistes et industriels. Elle a renoué la tradition du XVIIIe siècle.\nFabricants et créateurs de modèles se connaissent désormais.\nMais examinons les divers meubles et voyons quels sont les\nprincipes mêmes de leur essence.\nLes sièges sont les meubles dont les lignes restent à travers le\ntemps, les époques, les modes les plus immuables. Leur forme est\ndirectement attachée à la constitution même de l'homme. Ils sont\ntrès sensibles et il faut beaucoup de doigté pour bien composer un\nsiège. La chaise et le fauteuil sont les pierres de touche de l'ensem-\nblier. Celui qui composera bien ses sièges, composera bien son mobi-\nlier. Il est possible de changer la disposition d'un buffet, d'en modi-\nfier les proportions, de le situer en hauteur ou en largeur.\nLe siège doit rester conforme à notre nature. L'étrangeté aura\ndes bornes et le plus audacieux novateur ne pourra jamais mettre\nune chaise les pieds en l'air. La charpente générale des sièges est trou-\nvée depuis les temps les plus reculés. 'Sa destination est précise. Mais\nà travers les siècles, que de nuances, que d'inflexions; on pourrait\nfaire une étude historique des sièges, ef cela révélerait la psychologie\nde toutes les époques. Jetons un coup d'œil sur le passé.\nVoyez les sévères chaises gothiques, l'ampleur des fauteuils\nLouis XVI, la longueur des chaises longues de la Restauration.\nL'étude de ce mobilier historique nous conduit à connaître mieux\nles âges passés. Le Louis XVI nous révèle le besoin d'intimité, de\nconfort. Les fauteuils Louis XVI sont resserrés contre le corps. Ils\noffrent des appuis douillets, moulés sur nos poses normales. Les\ncanapés sont favorables aux conversations à deux, galantes» confi-\ndentielles, les bergères enveloppent notre fatigue. Aujourd'hui,\nd'ailleurs, nos artistes recherchent les formes du Louis XVI, Mais\nquelle diversité dans les sortes de sièges? Il y a les sièges destinés au\nrepos, ceux destinés au travail. Un siège d'antichambre et un siège\nde salon ne doivent pas être conçus sur le même plan, puisqu'on ne\ns'y assied pas tout à fait delà même manière et pour le même objet.\nLes modifications peuvent être nombreuses, car, outre les différences"}, {"page_pdf": 13, "page_imprimee": "191", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192601-01.1.13", "texte": "LA CITÉ.\nVOL. 5.\nN U M. 10.\n\nde destination, il y a les différences d'emplacement. Un siège destiné\nà prendre place à côté de tel autre meuble, à faire corps avec lui ou à\ns'encastrer exactement dans tel espace, autant de problèmes.\nNe faut-il pas de l'ingéniosité pour faire entrer dans un espace\nextrêmement réduit, au bas de l'escalier par exemple, un siège avec\ntablette à écrire, un portemanteau, une boîte à brosse, bref, un amé-\nnagement d'antichambre. Les parties sont reliées les unes aux autres,\nle meuble est donc unique. Malgré cela, les détails des sièges peuvent\nvarier à l'infini. Les pieds et le dossier sont susceptibles de mille\nmodifications.\nL'étoffe dont on recouvre certains fauteuils doit être également\nharmonisée avec les bois.\nLe Louis XIII et le Louis XIV appelaient la tapisserie sévère à\nla place de la soie et du satin qui, eux, sont tout indiqués pour le\nLouis XV et le Louis XVI. Le bois naturel, les tons sombres et chauds\nconviennent au Louis XIII et au Louis XIV. Les styles des derniers\nLouis réclament le blanc, la dorure, le rose tendre ou le vert mil.\nJadis, on exigeait des meubles et des tentures austères : la tapis-\nserie ancienne, les cuirs de Cordoue. Le gothique et des débuts de la\nRenaissance jusqu'à l'époque Régence, on connut les meubles cou-\nverts de cuir, solennels et rigides.\nIl faut tenir compte aussi des propriétés des recouvrements. Le\ncuir est froid au toucher. En hiver, un « club » moderne recouvert\nde cuir n'est pas aussi confortable qu'un « club » recouvert de drap.\nEnfin, les cretonnes de tous genres et de toutes couleurs, les velours,\nles satins forment pour les meubles des adjuvant puissants et fort\ndivers, on y trouve tous les tons et toutes les couleurs.\nPour orner le meuble, on peut avoir recours à la marqueterie, à\nla sculpture et aux applications de métal, sans parler de la broderie\npour les sièges et les rideaux. La marqueterie joue le rôle le plus\nimportant et peut être employée de la plus heureuse façon, notam-\nment dans la composition de panneaux sobres. Les boiseries peuvent\nêtre aussi enrichies par la marqueterie qui peut faire courir le long\ndes murs une large frise bordant les lambris."}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "192", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192601-01.1.14", "texte": "LA CITÉ.\nVOL. 5.\nN u M. 10.\n\nLa sculpture rehausse les montants des meubles, les pieds, les\nconoles, les supports. Elle peut adoucir les contours architecturaux\nsans les déborder et sans les défigurer. Quant aux applications de\nmétal, il faut les employer avec discrétion, sinon le meuble semblera\ndisparaître sous la surcharge et l'ornement et il faut éviter cela à\ntout prix. Une femme ou un meuble trop paré ont les mêmes incon-\nvénients. Ce sont des choses difficiles à manier et ennuyeuses à voir.\nLe meuble ,les sièges, notamment, peuvent être recouverts d'étoffe,\nde cretonne, de cuir.\nCe sera l'honneur de l'exposition des arts décoratifs et indus-\ntriels modernes de 1925 d'avoir fait triompher dans un centre comme\nParis les principes de renouveau dont je viens de parler. Il serait\nfastidieux de dresser un catalogue de tous les exposants et de faire par\nle menu la description de tant d'ameublements divers. Disons que\ntous, en général, s'inspirent aux bonnes sources d'inspiration, c'est-\nà-dire à la logique et à la raison.\n\nCharles CONRARDY."}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "193", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192601-01.1.15", "texte": "LA CITE.\nVOL. 5.\nN U M. 10.\n\nURBANISME\n\n(SUITE)\nLe vaste problème de la reconstruction des pays dévastés four-\nnissait l'occasion d'envisager tout ce qui est susceptible d'avantager\nles régions éprouvées. L'opportunité était, en effet, favorable à toutes\nles améliorations et la reconstruction devrait permettre de corriger\nles fautes du passé et de doter les villes renaissantes des progrès\naccomplis.\nCette observation a d'ailleurs été faite en France où elle a bâté le\nvote de la loi du 14 mars 1919 relative au plan de reconstruction\nd'embellissement, d'aménagement et d'extension des villes françaises.\nDe cette loi résulte l'obligation pour toutes les villes sinistrées en\nmême temps que pour toutes celles de l'intérieur comptant plus de\n10,000 habitants, de dresser ce plan dans un court délai qui vient\nd'être prolongé.\nEn sorte que la question offre ainsi un caractère indiscutable\nd'opportunité.\nCela est d'ailleurs une nécessité si l'on veut que les villes conti-\nnuent d'être l'agent le plus actif de civilisation et de progrès.\nEn effet, l'observation rend évident que la concentration de\npopulation est le facteur le plus favorable à tout perfectionnement\net à l'enrichissement. L'activité du travail ainsi que son rendement\nproviennent de l'énergie initiale et, d'accord avec l'adage américain,\nl'on peut dire que, si 1 o personnes travaillant ensemble font plus de\ntravail que 50 personnes isolées, il n'y a pas de limite au travail que\npeuvent accomplir 100,000 personnes travaillant ensemble.\nLa concentration de la population dans les villes apporte des\nconséquences multiples dans tous les besoins et dans toutes les fonc-\ntions de ces agglomérations ou centres économiques.\nElle est toujours manifestée par un développement qui est"}, {"page_pdf": 16, "page_imprimee": "194", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192601-01.1.16", "texte": "LA CITÉ.\nVOL. 5.\nNUM. 10.\n\nd'ailleurs variable et qui dépend surtout des moyens de transports\nd'approvisionnement et d'expédition de l'agglomération envisagée.\nCette concentration de population, née des besoins de l'industrie\net du commerce, donne donc à la ville un développement qui corres-\npond avec les facilités qu'elle possède pour l'approvisionnement en\ngrande masse des produits qui l'intéressent. Mais ceci est encore\nlié à une question de position et d'aménagement favorables à la\nmanutention en même temps qu'au transport. (C'est de là que résulte\nla supériorité des ports maritimes).\nLe choix de la main-d'œuvre et son abondance constituent aussi\nun des avantages considérables que ne possèdent que les grandes\nagglomérations.\nIl en est de même des facilités de transaction qui résultent du\ngroupement des industries similaires, lequel favorise la visite des\nacheteurs et l'échange des produits.\nLes villes, enfin, en raison de leur concentration de population,\nconstituent des centres incomparables de consommation et d'appro-\nvisionnement dont bénéficient directement les banlieues immédiates\net dont peuvent profiter aussi, même sur un rayon assez étendu, les\ncampagnes avoisinantes dont la production se trouve stimulée par\nle facile écoulement des produits.\nC'est de l'ensemble de ces faits, qui démontrent les avantages\ndes groupements urbains, qu'est résulté l'accroissement considérable\ndes revenus et de la richesse publique. La statistique déjà ancienne\nde 1887 et le mouvement s'est amplifié et généralisé en France\nmontrait déjà l'influence directe de l'agglomération urbaine, celle\nde la région parisienne en particulier, sur les ressources du budget\nnational.\nEn 1887, le revenu global des impôts de toute espèce s'élevait\ndonc en France à 3,874 millions, sur lequel il faut retenir 1,331 mil-\nlions, soit 32.3 p.c. de l'ensemble imputé au Département de la Seine.\nL'essor national industriel et commercial est donc grandement\nfavorisé par le développement des villes, lesquelles influent directe-"}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "195", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192601-01.1.17", "texte": "LA CITÉ.\nVOL. 5.\nN U M, 10\n\nment sur les campagnes et leur donnent des avantages correspon-\ndants.\nRemarquons ici que les migrations internes de la population\ndes campagnes vers les villes résultent en grande partie de la transfor-\nmation des procédés de culture. Celle-ci, hors l'époque plus ou moins\nactive des récoltes, car elles sont aussi facilitées par un outillage\nmoderne, exige un personnel plus restreint et nombreuse est\nl'affluence aux villes des manœuvres agricoles. Ceci a d'ailleurs son\nutilité, car cela apporte à la ville une main-d'œuvre utile préférable\nà l'émigration des travailleurs nationaux.\nLa citadinisation de ces populations est donc un problème la-\ntent, tant que se poursuit le phénomène. Il convient de l'envisager\net de le rendre possible par des moyens appropriés, par des améliora-\ntions hygiéniques, notamment la création de logements salubres.\nCitons ici à ce sujet l'exemple des cités industrielles d'Angle-\nterre et d'Allemagne, lesquelles sont chargées d'une population très\ndense et se maintiennent, grâce à des dipositions hygiéniques appro.\npriées, dans une situation prospère.\nDes améliorations d'hygiène peuvent, en effet, tout en réduisant\nla mortalité, permettre aux villes de s'accroître en grande partie sur\nelles-mêmes et y favoriser les naissances.\nParlerons-nous enfin du rôle de la citadinisation dans l'ordre\nsocial? Il est évident que l'apport constant de la classe ouvrière favo-\nrise son influence et son accès au pouvoir politique.\nIl appartient à l'élite bourgeoie de se faire l'éducatrice des nou-\nvelles classes sociales et de les amener avec elle et par elle à la vie\npublique. De cette façon, la ville se montre encore favorable à la\ncoopération des classes et au bien-être social. Ne contient-elle pas en\noutre tous les moyens d'éducation, foyers intellectuels et artistiques?\nInstitutions, écoles, bibliothèques, musées s'y trouvent de même cen-\ntralisés et deviennent une commune ressource d'instruction.\nAinsi les meilleurs chances d'enrichissement, de progrès et aussi\nde plaisir se trouvent être actuellement le privilège de l'organisation"}, {"page_pdf": 18, "page_imprimee": "196", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192601-01.1.18", "texte": "LA CITÉ.\nVOL 5.\nN U M. 10.\n\nurbaine et ceci explique les effets de leur attraction. En dehors de la\nquestion de natalité, on ne peut espérer retenir à la campagne une\npopulation plus nombreuse qu'en améliorant les conditions actuelles,\nen particulier ce que les Américains appellent les « aménités sociales »\ndésignant sous ce nom ce qui a la qualité d'être plaisant ou agréable\net c'est par le développement des réunions et jeux en commun que\nles gouvernements de l'Amérique du Nord ont entrepris de retenir\nla population dans les districts ruraux.\nMais les grandes agglomérations ne peuvent se créer à la fan-\ntaisie des volontés aveugles et des intérêts privés. Elles deviendraient\nle tombeau de la race si leur développement n'était pas réglé confort\nmément aux principes d'hygièae, de salubrité et de prévoyance.\nC'est à l'urbanisme qu'appartient le rôle de coordonner les\ndiverses nécessités physiologiques en même temps que les éléments\nnécessaires au bien-être et à la rénovation de la vie sociale.\nUne société d'entr'aide sociale : « LA RENAISSANCE DES\nCITES », créée depuis la guerre, s'est consacrée, en France, à ces idées.\nDans le concours d'idées sociales, organisé par elle parallèlement à ses\ntravaux techniques, elle indique le double but que doit contenir le\nproblème de la reconstruction des villes.\n« Le but en est déterminé par la nécessité même de l'heure. En\n» effet, les villes et les bourgs qu'il s'agit de réédifier là où s'est\n» étendue l'invasion, doivent non seulement marquer un progrès\n» dans l'ordre matériel, maïs exprimer notre notion moderne de la\n» vie associée, notion qui peut se résumer brièvement ainsi : Obtenir\n» par la structure même de la Cité l'ordre et la cohésion sociale qui\n» permettent à la collectivité d'exiger de l'individu le maximum\n» d'effort utile et à l'individu de recevoir du groupe les moyens de\n» se développer pleinement dans la liberté et le bien-être ».\nOr, ces idées qui commencent à peine à se dégager de la socio-\nlogie générale, ne sont pas familières aux personnes, administrateurs\nou techniciens, chargées de la mise en œuvre des données de l'urba-"}, {"page_pdf": 19, "page_imprimee": "197", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192601-01.1.19", "texte": "LA CITÉ.\nVOL. 5.\nN U M, 10\n\nnisme. Elles doivent leur être suggérées par ceux qui en ont fait un\nobjet d'étude. De cette rencontre de points de vue divers, mais\nnécessaires à relier, s'affirmera que la ville n'est pas seulement un\nensemble de maisons soumises aux règles de la composition architec-\nturale et de l'hygiène, mais qu'elle doit présenter un ordre dispositif\nqui est une affirmation d'un ordre social. Sa forme et la distribution\nde ses parties, outre qu'elles expriment les idées dominantes qui grou-\npent les hommes et qu'elles donnent corps à leurs inspirations, doi-\nvent être comme une incitation permanente à l'activité sociale, un\nmoyen d'attraction vers les idées communes qui conditionnent et uni-\nfient les vies particulières. Dans le même sens, l'urbaniste belge\nVERWILGHEN a dit : « L'urbanisme est une science appliquée\n» qui tend à faire le cadre matériel d'un ordre social nouveau ».\nCette initiative nouvelle ne peut manquer d'avoir une répercus-\nsion directe sur la vie sociale, car si, en biologie, la fonction crée l'or-\ngane, en sociologie, l'organe crée le besoin : les chemins de fer et les\nmoyens de transport modernes toujours insuffisants malgré leur\ndéveloppement extraordinaire en sont la meilleure preuve. De même\nle temple ou l'église favorise le développement religieux, d'école\ncelui de l'instruction et les aménagements sociaux les développements\nde la vie sociale; mais de même qu'à toute religion il faut un prêtre,\nà toute école un maître, il est nécessaire, pour édifier la Cité qui se\nprépare, des architectes ou ingénieurs économistes et sociaux ; ce sont,\nd'après un vocable nouveau, les urbanistes ou architectes et ingé-\nnieurs urbanistes.\nIl est permis d'affirmer qu'il existe une science de l'aménage-\nment des villes. Cette science doit être rangée sous l'égide de l'art\ncivique, mais il n'est pas inutile de s'y arrêter, cette expression très\ncaractéristique, traduction de l'expression anglaise « Civic art », étant\nencore peu usitée en France. L'art civique est la partie des\narts appliqués à tout ce qui concerne le citoyen. Un maître de l'urba-\nnisme moderne, M. Louis VAN DER SWAELMEN, dans son bel'\nouvrage « Préliminaires d'Art civique », en donne cette définition :"}, {"page_pdf": 20, "page_imprimee": "198", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192601-01.1.20", "texte": "LA CITÉ.\nVOL 5.\nN U M. 10\n\n« L'art civique rassemble sous son égide tous les arts du dessin : archi-\ntecture, art des jardins, sculpture et peinture ornementale ainsi que\nleurs applications mineures et domestiques. Il s'aide de toute la tech-\nnique. Il s'appuie sur l'hygiène, l'art de l'ingénieur, sur la sociologie,\nle droit et les sciences administratives ».\nAu point de vue que nous considérons, l'art civique comprend\nl'art civique rural et l'art civique urbain, ou urbanisme. On a donné\nde celui-ci maintes définitions.\nC'est 1 étude des éléments et la mise en œuvre des facteurs favo-\nrables au développement des agglomérations humaines, pourrait-on\ndire.\n« C'est la socio-biologie des cités », dit l'architecte belge de\nRIDDER.\n« C'est l'art appliqué de la science d'observation qu'est l'an-\nthropogéographie ou la géographie humaine », dit M. SCRIVE-\nLOYER, le sociologue lillois.\n« C'est, dit l'urbaniste américain GEO FORD, la science et\nl'art d'appliquer la prévoyance pratique à l'élaboration et au con-\ntrôle de tout ce qui entre dans l'agglomération matérielle d'une\nagglomération humaine et de ce qui l'entoure ».\nSi le mot est nouveau, l'idée est de tous les temps et il suffit\npour s'en convaincre de citer quelques noms de bâtisseurs de villes :\nSEMIRAMIS, qui édifia les jardins suspendus de BABYLONE,\nALEXANDRE, qui fonda ALEXANDRIE; CLAUDE, qui\nfonda LYON; NERON lui-même qui, dit,on, incendia ROME afin\nde réaliser les plans depuis longtemps préparés; LOUIS XIV qui édi-\nfia VERSAILLES; NAPOLEON ler,Ier, à qui l'on doit la Place de\nl'Etoile et la rue de Rivoli; HAUSSMANN, WAISSE, les deux\npréfets du second Empire, qui marquèrent si fort leur empreinte, le\npremier à PARIS, le second à LYON.\nL'époque médiévale n'évoque pas de nom marquant; cepen-\ndant, c'est l'époque où nombre de villes ont été construites suivant\nles plans les plus harmonieux et pittoresques établis dans certaines"}, {"page_pdf": 21, "page_imprimee": "199", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192601-01.1.21", "texte": "LA CITÉ.\nVOL. 5.\nN U M. 10\n\nrégions, par exemple dans la région des Flandre, avec un tel carac-\ntère d'unité et de méthode, qu'il faut admettre que la foule obéissait\nalors à des suggestions inconscientes reflétées dans toutes les parties\nde l'art.\nLes définitions que nous avons données et rapportées plus haut,\nmontrent par leur diversité et même leurs contradictions que l'idée\nd'urbanisme est trop complexe pour être concrétisée tout entière dans\nune formule brève tout à fait exacte et on se rend compte, en effet,\nde sa complexité lorsqu'on analyse ses divers objectifs.\nSi la ville, en effet, est comme une usine où tout doit être disposé\net ordonné en vue d'obtenir de l'ensemble des organes le meilleur\nrendement économique, où il n'y aura, par conséquent, ni point de\nrebroussement ni parcours inutile, où nul effort ne sera gaspillé, où\naucun ne sera inutilisé, il faut penser avant tout qu'elle est faite pour\nl'homme et, suivant la parole d'Aristote, « pour assurer sa sécurité\net son bonheur ». Elle devra donc réunir tous les facteurs du bien-\nêtre matériel et moral des citoyens en même temps que la totalité des\nmesures de prévoyance qu'impose la nécessité de lutter contre les\ninconvénients de l'encombrement et du surpeuplement.\nDisons aussi qu'il est indispensable de prévoir avec l'ensemble\ndu problème d'ordre matériel, tout ce qui intéresse l'instruction et\nl'éducation des habitants de la ville. L'éducation morale et civique\nsera un bienfait social surtout si elle s'étend à la classe populaire\nhabituellement déshéritée. Cette condition n'est pas seulement favo-\nrable, mais elle est nécessaire au développement de la cité dans le\ncalme et la paix.\nEnfin, l'idéal de la conception étant d'embrasser l'avenir jus-\nqu'à vouloir immortaliser la cité, toutes les ressources artistiques\ns'emploieront légitimement à l'accomplissement de cette destinée.\nCe programme, évidemment considérable, pourrait paraître\nambitieux. Mais combien, même somptueux, il offrirait d'avantages\nsur l'emploi malheureux des ressources consacrées actuellement, sous\nforme d'assistance, à l'entretien de la misère publique.\nOn peut, en effet, évaluer à plusieurs milliards, les dépenses"}, {"page_pdf": 22, "page_imprimee": "200", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192601-01.1.22", "texte": "LA CITÉ.\nVOL. 5.\nN U M, 10.\n\nfaites annuellement en France pour les services d'assistances, hôpi-\ntaux et asiles.\nCes dépenses pourraient être fortement réduites si chaque année\nune portion toujours croissante de ce budget était consacrée à la\ncréation de logis sains, salubres et agréables où les générations gran-\ndiraient et se reformeraient dans des conditions d'amélioration pour\nla race.\nM. Edouard HERRIOT voyait plus la chose que le mot quand\nil traçait ainsi son programme à l'occasion de l'exposition de LYON\nen 1914.\n« L'administration de la petite ville doit cesser d'être empirique\npour devenir une véritable science. Prévoir l'existence rationnelle\nd'une agglomération humaine, lui ménager des espaces libres et des\nréserves d'air, assurer son bon entretien, la défendre contre les fléaux\nde toutes sortes qui la menacent, pourvoir au transport des habitants,\nlui fournir des eaux saines, la débarrasser des produits usés, réformer\nl'habitation, choisir le meilleur mode d'éclairage, surveiller l'alimen-\ntation, vérifier des denrées essentielles comme le lait, dépister les falsi-\nfications et les fraudes, protéger la première enfance, moderniser\nl'école, généraliser la propriété, compléter l'enseignement national\npar des enseignements locaux, créer aux travailleurs une hygiène,\nétablir ou perfectionner les œuvres sociales, organiser la lutte contre\nles maladies infectieuses, transformer nos hôpitaux, nos asiles de\nnuit, nos crèches, rechercher ce que doit être l'œuvre vraie d'un bureau\nde bienfaisance, encourager la culture physique et les sports indispen-\nsables aux citadins, fleurir cette ville et de toute façon couronner,\npar l'intervention de l'art, cet effort vers la science ».\nLe plan ainsi tracé magistralement paraît énorme bien qu'aucun\nde ses points ne soit négligeable. L'on ne saurait le détailler mieux, ni\nd'une manière plus positive pour faire sentir la corrélation intime\nqu'il y a entre les problèmes vitaux d'une cité, la prévoyance, l'hy-\ngiène publique, l'hygiène sociale et l'esthétique.\nLes Anglais, qui s'intéressent beaucoup à la question, emploient\nun terme moins général. Ils l'appelent le « Town Planning ». Cette"}, {"page_pdf": 23, "page_imprimee": "201", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192601-01.1.23", "texte": "LA CITÉ.\nVOL. 5.\nN U M. 10\n■ a\n\ndéfinition expressive n'entrevoit que l'art de tracer des plans de villes.\nLes Américains s'étendent dans le « Landscape Architecture »\naux paysages urbains, ruraux ou naturels.\nEnfin, les Allemands se servent du terme « Stadtebaii » et cette\nscience est très développée chez eux.\nL'urbanisme modèle est fait de prévoyance et de concordance et\npour réaliser son but, il trouve son expression la plus complète dans\nun plan de coordination des divers organismes étudiés et prévus en\nfonction les uns des autres. Ce plan s'appelle en France « plan d'amé-\nnagement, d'embellissement et d'extension »; en Belgique et en Hol-\nlande, « plan régulateur ». Les Anglais et les Américains l'appellent\n« comprehensive plan ».\nMais l'établissement de ce plan exige des mesures préparatoires\ndont la prévision a été omise en France, avant de passer à l'exécution\ntrop précipitée des plans de villes prescrite par la loi du 14 mars 1919 :\nc'est l'étude des conditions et des manifestations d'existence et de déve-\nloppement de la cité dont il s'agit de déterminer l'avenir. Cette pre-\nmière phase est appelée par les Anglais « Développement Civic\nsurvey », qu'on peut traduire par : Examen de l'état de développe-\nment civique.\nLes Belges ont proposé de lui donner le nom de « Dossier de la\nville ». C'est l'analyse de ce dossier qui permettra de déterminer,\nd'après l'examen du passé et du présent de la cité, les germes de l'ave-\nnir, car la vie des villes est continue. Ce sont donc les lois de cette\ncontinuité et de ce développement qu'il s'agit de dégager pour cha-\ncune d'elles. C'est le problème de l'évolution des villes.\nIl n'était pas inutile de s'arrêter un instant à cette terminologie,\ncar les mots servent de véhicule aux idées.\nUn vif mouvement se manifeste à notre époque dans tous les\npays civilisés en faveur des villes. Ce mouvement se traduit notam-\nment par des règlements et des lois, dont l'objet est de subordonner\ndavantage le particulier au général. De là une opposition sérieuse\nqui, en France tout au moins, risque de mettre en échec les dispositions*\nlégales favorables obtenues à grand'peine. L'esprit de routine est plus"}, {"page_pdf": 24, "page_imprimee": "202", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192601-01.1.24", "texte": "LA CITÉ.\nVOL. 5.\nN U M. 10\n\npuissant encore que l'intérêt et il s'est manifesté dans mainte ville\ndes régions dévastées là où, précisément, la besogne très urgente se\ntrouvait facilitée par des destructions.\nL'obstination des habitants contre tout changement vient de\nce qu'on ne leur montre pas suffisamment les avantages d'une dis-\ntribution nouvelle et plus avantageuse de la propriété ou bien par-\nfois d'un attachement instinctif à ce qui fut leur bien à eux et aux\nleurs dans la suite des temps.\nL'éducation du public est donc à faire, celle aussi des adminis-\ntrateurs. L'une et l'autre sont aussi indispensables pour permettre\nl'aboutissement des projets qui, en fin de compte, relève de l'adhé-\nsion du public et de ses élus. Quant aux législateurs, il faut leur sug-\ngérer les mesures opportunes pour la réalisation de ses desseins. C'est\nune tâche capitale qui ne peut être assumée que par le dévouement\nactif et éclairé des hommes qui comprennent l'opportunité et la gra-\nvité de l'heure qui, disait-on déjà lors de l'armistice, ne sonnera pas\ndeux fois pour cette grande tâche.\n\nPierre BOURDEIX,\nArchitecte à Reims."}, {"page_pdf": 25, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192601-01.1.25", "texte": "EXPOSITION INTERNATIONALE DES\nARTS DECORATIFS ET INDUSTRIELS\nMODERNES A PARIS.\nPLANCHE III\nUNE AMBASSADE FRANÇAISE : CHAMBRE DE MADEMOISELLE,\npar R. Gabriel. Collaborateurs : Gaudissart (Tapis); J.-J. Martel (Sculpture).\nCliché de la Revue l' « Architecture », Paris."}, {"page_pdf": 26, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192601-01.1.26", "texte": "EXPOSITION INTERNATIONALE DES\nARTS DECORATIFS ET INDUSTRIELS\nMODERNES A PARIS.\nPLANCHE IV.\nHall d'attente pour un Ministère des Beaux-Arts,\nM. Roux-Spitz, architecte, Sculptures de Le Roux, Traverse et Wlerick\nM. Barbedienne, Editeur.\nCliché de la Revue « L'Architecture », Paris."}, {"page_pdf": 27, "page_imprimee": "203", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192601-01.1.27", "texte": "L A CIT É. VO L. 5. NU M. 10.\n\nVille de Bruxelles\nCours Supérieurs pour Techniciens\n(Section de Constructions civiles)\norganisés par l'Association des Anciens Elèves ides Ecoles industrielles\nd'il Grand Bruxelles\nCes cours, donnés par des professeurs de talent avec un dévouement désin-\ntéressé, permettent à la jeunesse studieuse d'étendre les connaissances acquises k l'école\nindustrielle.\nDe nouveaux professeur sont venus s'ajouter à ceux qui aident déjà depuis de\nnombreuses années l'Associatios dans la voie que celle-ci s'est tracée et plusieurs cours\nsont encore à l'étude, «fin de permettre dans un avenir prochain., la réalisation d'un\nensemble de cours qui permettront aux auditeurs d'acquérir les connaissances néces-\nsaires pour l'obtention d'un diplôme de technicien en constructions civiles, chimie,\nélectricité et mécanique.\nDe nombreuses conférences sur des sujets techniques spéciaux seront annoncées\nultérieurement.\nLes cours reprendront aux dates indiquées ci-dessous. Ils se donneront dans les\nlocaux de l'école industrielle, Palais du Midi, dans les salles indiquées spécialement pour\nchaque cour. La séance d'ouverture a eu lieu le jeudi 21 janvier 1926, à 19 heures.\nM. D. Francken, architecte provincial honoraire, professeur honoraire à l'école\nindustrielle d'Anderlecht;» a fait sur € La Senne, facteur puissant des transformations de\nla capitale >, une conférence agrémentée de projections lumineuses.\nCOURS DE MATHEMATIQUES SUPERIEURES\nProfesseur M. V. MAES, docteur en sciences physiques et mathématiques.\n1926. Calcul différentiel. Théorie des limites. Infiniment petits. Continuité.\nDérivées et différentiels. Théorie des fonctions continues. Formules de Taylor. Extrêmes.\nSéries. Nombreuses applications du calcul des dérivées aux questions d'ordre géomé-\ntrique, mécanique, physique, etc.\n1927. Calcul intégral. Applications des calculs intégral et différentiel à la\ngéométrie. Quadratures. Rectifications. Intégrales doubles. Cubatures. Intégrales triples.\nApplication des calculs différentiel et intégral à la mécanique. Centres de gravite.\nMoments d'inertie. Attraction des corps. Courbure des courbes et des surfaces. Torsion.\nCompléments à la théorie des séries. Coordonnées curvilignes. Aperçu de la théorie des\néquations différentielles.\nTous les lundis et samedis, à partir du 23 janvier 1926\\, de 18 h. 30 à 20 h. Salle 30.\nCOURS DEVELOPPE DU BATIMENT\nProfesseur M. Daniel FRANCKEN, Architecte provincial honoraire.\n1926. A) Fondations. Sondages. Terrassements, Etudes du terrain. Fonda-\ntions superficielles à sec, en terrain mouillé et sous eau; différents systèmes de fonda-\ntions superficielle, profondes en terrains aquifères, sur pilotis en bois, pieux métalliques\net en béton armé, fondations par compression du sol, en terrains affouillablesi, sables\nboulants, etc.\nB) Les pierres à bâtir du pays et d'importation. 1® Leurs origines géologiques\net leur composition quant à la détermination de leur résistance au climat. 2° Leur\ninfluence sur le caractère architectural des diverses régions et leur utilité de propager\nl'emploi des nombreuses variétés existant en Belgique et presque totalement ignorées\n(avec visites démonstratives).\nTous les mardis, à partir du 26 janvier 1926,. de 18 h. 30 à 19 h. 30. Salle 33.\nCOURS SUR LA RESTAURATION DES MONUMENTS\nProfesseur M. Daniel FRANCKEN, Architecte provincial honoraire. *\n1926. Aperçu sommaire sur l'évolution de l'architecture religieuse, civile et\nmilitaire en Belgique (avec visites démonstratives).\nTous les jeudis, à partir du 28 janvier 1926, de 18 h. 30 à 19 h. 30. Salle 33."}, {"page_pdf": 28, "page_imprimee": "206", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192601-01.1.28", "texte": "LA-CITÉ.\nV O L. 5.\nN U M, 10.\n\nCOURS DE STABILITE DES CONSTRUCTIONS\nProfesseur M. VANDEPERRE, Ingénieur des Construtions civiles. A. I. Br.\n1926. A) Partie théorique. I. Système simple : a) Cas simiplle de sollici-\ntation; b) Cas de sollicitation composée.. 11. Système complexe : a) Distinction des\nsystèmes; b) Système complexe à nœuds articulés (ou supposés tels); c) Système com-\nplexe à noeuds solidaires ou à encastrements. 111. Résistance et poussée des terres :\n1° Fondations; 2° Radiers généraux; 3° Murs de soutènement; 4° Culée de voûtes contre-\nbutées. IV. Poussée des liquides : 1° Réservoirs; 2° Murs de quai. V. Maçonnerie:\n1° Ferme à trois rotules; 2° Application du calcul simplifié des voûtes en maçonnerie.\nB) Applications pratiques. Calcul type des chevrons, fers à vitres, des pannes,\ndes fermes, dfis poutres, des poteaux, des fondations et des maçonneries.\nTous les vendredis,, à partir du 29 janvier 1926, de 20 à 21 heures. Salle 33.\nCOURS DE CALCUL DES OUVRAGES EN BETON ARME\nProfesseur M. G. DUCHATEAU, Ingénieur des Constructions civiles A. I. Br.\nIngénieur des Chemins de fer de l'Etat.\n1926. —r Généralités. Hypothèses fondamentales, éléments constructifs. Piè-\nces tendues. Canalisations, réservoir cylindrique. Pièces comprimées. Colonne»\ncourtes et longues, flambage, béton fretté et fonte frettée. Pièces fléchies.\nDalles et poutres rectangulaires, hourdis nervés, formules rapides, méthodes exactes,\nrésistance aux efforts tranchants et rasants, calcul des flèches. Pièces comprimées\net fléchies. Voûtes et arcs. Portiques. Considérations générales sur le calcul des\nouvrages. Dispositions d'ensemble, recherche de l'économie* rédaction des métrés\net devis.\nTous les lundis, à partir du 25 janvier 1926, de 20 à 21 heures. Salle 33.\nCOURS DE CHAUFFAGE, SECHAGE ET VENTILATION\nProfesseur M. H. LENFANT;, Ingénieur architecte A. I. G.\nArchitecte des Chemins de fer de l'Etat.\nCombustibles et combustion. L'air. Eau et vapeur. Transmission de la chaleur.\nMouvement des gaz et ides fluides dans les cheminées et les conduites. Chauffage par\npoêle vapeur, eau chaude, air chaud, gaz et électricité. Choix d'un système de chauffage.\nVentilation. Installations industrielles.\nTous les vendredis, à partir du 29 janvier 1926, de 18 h. 30 à 19 h. 30. Salle 37.\nCOURS DE GENIE CIVIL\nIr#1r# partie. Professeur M. R. FERRYN, Ingéniecr des Construcions ctviles A. I. G.\nIngénieur des Chemins de fer rde l'Etat.\nOuvrages en maçonneries, ponceaux,, ponts, tunnels. Ouvrages en béton et en bois.\nOuvrages métalliques, ponts-routes, ponts-rails, etc. Arcs. Cantilevers et autres cons-\ntructions. Ponts mobiles. Notions sur l'établissement des routes, chemins de fer et\ncanaux. Fondations des ouvrages d'art.\nTous les à partir du 28 janvier 1926, de 20 à 21 heures. Salle 33.\n2m partie. Professeur M. CLAREMBAUX, Ingénieur des Chemins de fer de l'Etat.\nLe programme de ce cours et la date d'ouverture seront publiés ultérieurement.\nUn cycle de causeries consacrées à la géologie pratique, îles installations sanitaires,\nl'élctricité à l'usage du bâtiment, le droit en matière de travaux,, le droit immobilier*\nl'assainissement des villes, les cités jardins, les habitations à bon marché, l'habitation des\nclasses moyennes, complétera les cours. Les dates seront annoncées ultérieurement.\nAfin de permettre aux élèves de suivre tous les cours avec fruit), il sera créé un\nservice d'autographies pour chaque cours qui constituera une documentation complète\ndes matières enseignées.\nLes cours sont gratuits. Le droit d'inscription est fixé à 10 francs par élève et par\ncours; le cycle de huit cours 40 francs. Les membres de l'Association profiteront d'une\nréduction de 50 0/0.\nLes inscriptions sont reçues par le concierge de l'Ecole industrielle, Palais du Midi.\nLE PRESENT NUMERO RENFERME 4 PLANCHES HORS TEXTE"}, {"page_pdf": 29, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192601-01.1.29", "texte": "PRIX DE L'ABONNEMENT A L'ANNEE EN COURS (V* VOLUME) 8\"S:\nDE « LA CITE » . . . . 20.00 25.00\nTout nouvel abonné peut obtenir, à titre de prime :\na) Les 3* et 4* années de « LaCilé », «u prix réduit de ... . 5.00 7.50\n(Le prix en librairie e»t de 10 franc» Belgique, 15 francs étranger),\n• « • « *\nb) Le Cœur de la Ville de Bruxelles, par Char le* Buis, avec traduction d'une confé-\nrence de C. Giirlitt MIT la « Conservation du cœur d'anciennes ville* ». Une bro-\nchure de 24 pages. (Prix en librairie : 2 francs.) gratuit\nc) L'Abbaye de la Cambre,.p/u G. des Marez. (Prix en librairie : fr. L5O), .., gratuit\nd) Paul Hankar(lBs9-1901), par Ch. Conrardy, et Ray*. Thibaut. Une bro-\nchure illustrée. Prix en librairie : 3 francs. gratuit\n\nEditions \" TEKHNÉ „\nLA CITE. Première année. (Rare.) , , , , , . , , , . , . . fr. 20.-\nDeuxième ukée. (Rue.) , « ■ . * ■ fr. 10.—\nL'Art et la Société,par H.-P. Berlage, architecte à Amsterdam. Tiré» à part de la Revue\n« Ait et Technique » (septembre 1913-février 1914). Un volume luxueusement mr\nprimé et illustré de 98 clichés , . fr, 20.\nMatériaux de substitution dans la construction de maisons, par J Seroen, architecte. Uoe\nbrochure illustrée . .. . . * . . . . . . . . . ... . fr. 2.\nt f\nL'habitation coloniale Sa cooftruetkm au Congo Belge, par Gaet. Boghemam. Une brochure\n.de 20 pages abonda—ra* illustrée . , fr. 3.\nConstantin Meunier. L'historique de son monument travail, par R. Thiry et G. Hea-\ndrickx. Une brochure illustrée ....... ........ fr. I.—\nL'Art des Jardin» et le nouveau jardin pittoresque, par Louis van der Swaeieeaa, arAitecta-\npaysagisfce • , . • « . * • . . . t . ... . . • fr. I.\n** * • /- '\nLA REVUE « TEKHNE » Collection colite de U 2™ année (1912-1913) . Beau\nvolume de 516 pages, sur papier couché, iUmtré de 250 ohchéa . . -, ; r fr, 15.-\nPour s'abonner à « La Cité » ou obtenirdes livres, il suffit\n■*• ' 112\" . • 1' ' '• ~-K\nde verser, dan*, n'importe quel bureau, des postes, au crédit du\n' compte chèques postaux n* 166.21 Revue «La Cité ». la somme\ndue et d'inscrire sur le bulletin de versement le titre du livre et les\nnom et adresse du souscripteur."}, {"page_pdf": 30, "page_imprimee": "couv. 4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192601-01.1.30", "texte": "Imprimerie H. KUIIPS-ROSYN. 81-85, rut Keycnroîd, Ixell«s. 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CORNET6C°\n11, rue Poissé aux Loups «* BRUXELLES\nBUREAU D'ÉTUDES TECHNIQUES\nIngénieurs Conseils\n.- * 4\nAppareils de levage et de manutention Ponts roulants Ascenseurs —■\nMontes-charges Mono-rails —• Élévateurs Câbles transporteurs aériens\nCRICS ET VÉRINS\nCONSTRUCTIONS MÉTALLIQUES PONTS CHARPENTES - PyLONES\n\nToileries et briqueteries do \" PROGRÈS „\nSatiété aïoijme à Hennuyères (Belg )\nPLANCHERS transportables\nen briques creuses armées\nCHEMINÉES DE FUMÉE ET DE VENTILATION\nA CONDUITS SIMPLES ET MULTIPLES (breveté)\nBETON - Poutres - Charpentes\n\nHENAUX FRÈRES\nROULERS\nQUAI DU CANAL, Téléphone 316.\nDALLES « PORPHYRITE » de 300 X 300\ntur toutes épaisseurs.\nDalles « Porphyrite » qualité Etat, répondant\naux exigences des cahiers des charges de\nl'Etat.\nDalles « Porphyrite », qualité Trottoir.\n| Dalles rouges pour Tennis.\n| PIERRE BLANCHE D'EUVILLE MOULUE\n1 POUR SIMILI.\n98*"}]}