{"numero_id": "bm-bmtnaac-1926-07-01", "volume": "bmtnaac_1926-07_01", "ocr_sha256": "151a75ca55dc427e625d056e7cbc5d6e438a928a6fa465265feea5f8fbc3d9b1", "source_tei": "https://github.com/Princeton-CDH/bluemountain-transcriptions/blob/main/periodicals/bmtnaac/issues/1926/07_01/bmtnaac_1926-07_01.tei.xml", "source_mets": "https://github.com/pulibrary/BlueMountain/blob/main/metadata/periodicals/bmtnaac/issues/1926/07_01/bmtnaac_1926-07_01.mets.xml", "url_numero": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01", "articles": [{"article_id": "bm-bmtnaac-1926-07-01-c002", "article_bluemountain": "bmtnaac_1926-07_01#c002", "volume": "bmtnaac_1926-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "1", "page_fin": "8", "image_debut": 3, "image_fin": 38, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.2.2", "titre_corps": "REVUE D'INFORMATION CONSACRÉE A L'ARCHITECTURE, L'URBANISME, L'ART PUBLIC ET A LA TECHNIQUE DU BATIMENT", "titre_sommaire": "REVUE D'INFORMATION CONSACRÉE A L'ARCHITECTURE, L'URBANISME, L'ART PUBLIC ET A LA TECHNIQUE DU BATIMENT", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 3, "page_imprimee": "1", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.1.3", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 110, "texte": "TEKHNE\nREVUE D'INFORMATION CONSACRÉE A\nL'ARCHITECTURE, L'URBANISME, L'ART PUBLIC\nET A LA TECHNIQUE DU BATIMENT"}, {"page_pdf": 3, "page_imprimee": "1", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.1.3", "debut_caractere": 200, "fin_caractere_exclue": 2512, "texte": "NOTRE SUPPLEMENT\nSA RAISON D'ETRE. SON PROGRAMME.\nLA DIRECTION.\nA plusieurs reprises des lecteurs de « La\nCité » nous ont exprimé le désir de voir ac-\ncorder une place importante aux questions\ntechniques, intéressant l'industrie du bâti-\nment. Mais la disposition typographique de\ncette Revue ne permet pas d'intercaler dans\nle texte des clichés souvent indispensables\nà la compréhension d'une étude d'ordre\ntechnique. C'est pour parer à cette difficulté,\ntout en donnant pleine satisfaction à nos\nlecteurs, que nous avons décidé d'annexer à\nla Revue « La Cité » un supplément. Celui-\nci ne sera pas seulement consacré à la Tech-\nnique du Bâtiment; il fournira en outre à\nnos lecteurs une documentation abondante\nsur toutes les questions actuelles, ayant des\nrapports avec l'architecture, l'urbanisme,\nl'art public.\nNous dépouillerons revues et journaux et\nsignalerons tes nouvelles intéressantes, les\narticles de marque. Nous ferons dans les pé-\nriodiques belges et étrangers des coupures\nimportantes et reproduirons souvent in ex-\ntenso, en citant sources et auteurs les\nétudes particulièrement intéressantes. Nous\npublierons les programmes et les résultats\ndes concours publics d'architecture et d'art\nindustriel. Nous annoncerons les congrès, les\nconférences ,les expositions.\nPourquoi avons-nous donné à ce supplé-\nment le titre de « Tekhné »?\nD aucuns se rappelleront encore l'in-\nfluence qu'exerça sur l'évolution de l'archi-\ntecture moderne en Belgique la vivante re-\nvue qui parut sous le nom de Tekhné\nde 1911 à 1913. Ils se souviendront que\n« Art et Technique » qui lui succéda et pa-\nrut jusqu'au moment de la guerre, avait fait\nsurvivre le nom de Tekhné, dans le titre de\nson supplément.\n« La Cité » est née du désir de continuer\naprès-guerre la lutte entamée par ces deux\nrevues contre les poncifs et les pastiches, et\nd affirmer I*a tradition vivante de l'art mo-\nderniste.\nD'ailleurs, les fondateurs de « La Cité »\nétaient pour la plupart, d'anciens rédacteurs\nou collaborateurs de « Tekhné » et d' '« Art\net Technique ».\nC est pour témoigner une fois de plus de\ncette filiation que nous avons tenu à donner\nau supplément qui dorénavant sera annexé à\nla Revue « La Cité » le titre de « Tekhné ».\nNous nous efforcerons d'en faire pour nos\nlecteurs une source de documentation abon-\ndante et utile."}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "2", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.1.4", "debut_caractere": 60, "fin_caractere_exclue": 3334, "texte": "POUR QU'ON\nN'ENLAIDISSE PAS BRUXELLES\nPLACE ROYALE, PLACE DU TRONE,\nPLACE POELAERT, PLACE SAINTE-CROIX\nLa Société Belge des Urbanistes et Archi-\ntectes Modernistes, émue de toute une série\nd'attentats que l'on médite de commettre à\nla beauté et au caractère des paysages urbains\nde l'agglomération bruxelloise, fait appel à\n1 opinion publique, aux esprits raisonnables\net aux gens de goût pour qu'ils s'insurgent\navec énergie contre les conceptions malheu-\nreuses qui conduisent les auteurs de certains\nprojets ou les inspirateurs de diverses solu-\ntions proposées à des problèmes encore en\nsuspens :\nI\nLa S. B. U. A. M. met en garde contre\ntoute nouvelle atteinte à l'intégrité de 1 en-\nsemble merveilleux et particulièrement\n«grande ville» que constitue la Place Royale,\nles abords du Parc et la place du Trône :\nDEMOLITION OU ELARGISSEMENT ET\nMODIFICATION A L'ARCADE DE LA\nRUE DE NAMUR.\nAucun architecte, aucun artiste digne de\nces qualifications, n'oserait proposer ni l'élar-\ngissement, ni la disparition de cette arcade.\nTout élargissement, sous quelque aspect\nqu'on le conçoive, modifiera le rythme ré-\ngnant tout autour de la place Royale, de\ntelle manière que l'harmonie en sera com-\npromise à tout jamais.\nLa démolition, que ce soit d'une ou de\ntoutes les arcades, aura des effets analogues\net tout aussi désastreux, non seulement au\npoint de vue du rattachement indispensable\ndes blocs de construction entre eux, mais\nencore par suite de ce qu'elle mettra tout à\nfait à découvert les dénivellations des diffé-\nrents accès ou issues et les inflexions disgra-\ncieuses de certains cT entre eux, alors que les\narcades ainsi que les décrochements ou les\nsaillies sur les alignements témoignent, chez\nF auteur, d'une véritable inspiration de génie\nà l'effet de masquer ou de réduire par illu-\nsion d'optique ces désavantages.\nUne solution immédiate au problème de\nla circulation est à portée de main et le sim-\nple bon sens commande de l'adopter à l'ins-\ntant même : l'imposition du sens unique à la\nmontée de la rue de Namur.\nT out conducteur de véhicule déclarera\nqu'étant donné la circulation giratoire d'ores\net déjà imposée place Royale, ce n est\nqu'un jeu, et de toute aisance, que de pren-\ndre l'arcade à la montée pourvu que l'on soit\nbien assuré qu'aucun véhicule ne peut s'y\nprésenter en sens inverse. En effet, pour\ns'engager de la place Royale dans la rue de\nNamur, on attaque l'arcade perpendiculai-\nrement, ce qui n'offre aucune espèce de dif-\nficulté, ni de danger, fût-ce aux véhicules les\nplus larges et même quelque peu lancés pour\ngravir la côte de la Tue de Namur.\nL'inflexion vers la droite, l'arcade fran-\nchie, est à la portée du conducteur le plus\nmaladroit si, bien entendu, répétons-le, au-\ncun véhicule ne peut se présenter devant lui\nà la descente. C'est à la descente, le coude\nà prendre avant l'arcade ,laquelle se pré-\nsente de biais, puis la brusque inflexion con-\ntraire à droite, obligatoire pour contourner\nla place Royale, qui offrent du danger.\nIl n'y a aucune objection pertinente à op-\nposer au détournement du trafic à la descente\npar la place des Palais.\nLa S. B. U. A. M. signale qu'un groupe\nde ses membres à élaboré, il y a plusieurs\nannées déjà, le projet d'une artère de grande\ncapacité circulatoire qui relierait la rue de"}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.1.5", "debut_caractere": 59, "fin_caractere_exclue": 3516, "texte": "Namur, à la hauteur de la Banque d'Outre-\nmer, au bas de la ville par une courbe, assai-\nnissant du même coup le quartier de la rue\ndes Petits Carmes, de la rue des 4 Fils Ay-\nmon et de la rue Bodenbroeck, pour rejoin-\ndre la rue de l'Hôpital élargie. Pareille artère\nrésoudrait définitivement le problème de\ncommunication directe de la Porte de Namur\nvers la Bourse.\nLa S. B. U. A. M. demande l'institution\nd'un concours d'idées pour la mise au point\ndu projet de cette artère et l'aménagement\nde ses abords, ainsi que pour l'étude d'une\nautre communication possible, destinée à re-\nlier pratiquement la Porte de Namur à la\nPlace de la Monnaie et à la Place de Brou-\nckère.\nPLACE DU TRONE ET\nSTATUE EQUESTRE DE LEOPOLD II\nLa S. B. U. A. M. demande le respect de\n1 intégrité de la place du Trône telle que l'a\ncréée le maître architecte Balat. Quand par\naccident, on détient un chef-d'œuvre, il est\ncriminel d'y apporter des altérations ou des\nmodifications de quelque nature qu'elles\nsoient.\nDe n'importe quelle façon qu'on l'imagine,\nil serait hideux de placer en cet endroit la\nstatue équestre de Léopold 11, nonobstant les\nplus extrêmes réserves à formuler quant à la\nvaleur artistique du monument en lui-même\net du caractère hors d'époque de ce mode-\nlage.\nII\nPLACE POELAERT\nOn voudrait démolir une arca de rue de\nNamur, mais Ton veut en inventer une rue\ndes 4 Bras!\nSans entrer ici dans l'exposé détaillé, ni\ndans la discussion approfondie de toutes les\nraisons qui condamnent ce projet, retenons\nseulement :\na) Qu'il est inconsidéré de vouloir embou-\nteiller la circulation de l'avenue Louise dans\ndans une arcade de 8 mètres d'ouverture\nsous laquelle devraient se croiser deux lignes\nde tramways et deux courants de véhicules\ndivers, qu il serait absurde, autrement, d'as-\ntreindre à un double crochet pour contourner\nl'arcade-obstacle !\nb) Qu'il est hors du temps d'aller exhu-\nmer des vieux papiers de feu Poelaert un\nprojet qui ne pourrait jamais être qu'un\ncontresens ajouté à tous ceux dont four-\nmille le Palais de Justice.\nc) Quant à la servitude d'unité architec-\nturale sur le pourtour de la place Poelaert\net les retours dans les rues y aboutissant,\nlouable dans son principe, il est intolérable\nqu'en plein XXe siècle, on puisse songer en-\ncore à la concevoir en un mauvais style\nLouis XIV de pacotille. N est-on pas encore\ninstruit par le fiasco retentissant de ces soi-\ndisant harmonisations du genre de celle, si\nabsurde, que l'on a amorcée entre le Parvis\nde la Collégiale et Sainte-Gudule.\nLa S. B. U. A. M. demande que lon\nmette un terme à ces aberrations du sens es-\nthétique et de simple sens commun, et que\nl'on institue un concours entre architectes\npour la servitude d'architecture unitaire\nplace Poelaert et ses abords, tous « styles »\nexclus.\nIII\nPLACE SAINTE-CROIX, A IXELLES\nOn peut se demander comment il est pos-\nsible qu'une administration qui\nsans doute s'arme, à l'égard des spécula-\nteurs, de garanties jugées suffisantes, au\npoint de vue financier, prétende n'imposer,\npour seule sûreté dans l'ordre esthétique,\nqu'un habillage en vieux neuf d'édifices à\ndestination moderne cependant : maisons de\ncommerce et appartements, un camouflage\nridicule sous le masque d'un soi-disant style\nRenaissance flamande, combien approxima-\ntif et oiseux du reste.\nComment la même administration ne\nprend-elle aucune assurance, d'autre part,\nque les groupes financiers concurrents s'assu-\nreront au moins le concours d'un architecte"}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.1.6", "debut_caractere": 60, "fin_caractere_exclue": 3270, "texte": "de toute première valeur que puissent agréer\nses confrères de la corporation.\nLa S. B. U. A. M. demande qu'au lieu\nd'imposer du style Renaissance ou tout au-\ntre style périmé, tout « style » soit au con-\ntraire rigoureusement exclu et que l'on insère\nen outre dans le cahier des charges une\nclause disant que l'avant-projet du groupe\ndont les offres seraient acceuillies au point\nde vue financier sera soumis à une commis-\nsion d'architectes modernistes éminents, la-\nquelle aura droit de rejeter sans appel les\nsolutions architecturales qui ne seraient pas\nde haute valeur et le pouvoir dans ce cas\nd'imposer au dit groupe financier le choix\nd'un autre architecte à la suite d'un concours\npublic pour la solution architecturale.\nIl tombe sous le sens que dans un cas de\nl'espèce l'adjudication-concours devrait être\nconçue à deux degrés : un premier concours-\nadjudication pour la sélection des offres\nmarchandes et techniques, un second con-\ncours pour la solution esthétique, dans I<e ca-\ndre de la combinaison adoptée.\nIl faut amèrement regretter aussi que l'ad-\nministration ne songe pas un instant dans\nson projet à réserver ou à prévoir la solu-\ntion convenable de communications à grande\ncapacité circulatoire entre la Place Sainte-\nCroix et la Porte de Namur, notamment,\nainsi que vers Etterbeek et Boendael.\nLa succession de ces diverses initiatives\nmalheureuses, conduites selon des méthodes\nirrénmédiablement vicieuses au point de vue\nde leur résultat esthétique, induit à d'assez\nsombres réflexions quant à la courbe du baro-\nmètre de la culture esthétique nationale en\nl'an de grâce 1926, deuxième quart du\nXXe siècle.\n\nUN PRECURSEUR DE L'ART DECORATIF MODERNE\nUNE INTERVIEW DE M. J. DE PRAETERE\n\nDepuis longtemps nous caressons l'espoir\nde pouvoir faire connaître à nos lecteurs\nïœuvre accomplie à l'étranger par notre\ncompatriote 112. de Praetere. En attendant que\nnous puissions réaliser ce projet nous croyons\nintéressant de publier ici une interview parue\nil y a quelques semaines dûns « Le Soir ».\nNos lecteurs y verront avec plaisir que lfon\nsemble enfin vouloir utiliser chez nous le\nremarquable talent d'organisation de ce pré-\ncurseur\\\nNous avons rencontré M. De Praetere, de\nretour de Berne, où, avec MM. Paul Lam-\nbotte et Fierens-Gevaert, il collabora à l'or-\nganisation de l'Exposition belge, qui obtint\nun si vif succès.\nM. De Praetere est un maître en matière\nd'art décoratif.Les circonstances ont fait que\nla Suisse, où il s*établit pendant de nom-\nbreuses années, tira un plus grand profit que\nnous de son talent et de sa science. Mais au-\njourd'hui il revient en Belgique, et il consa-\ncrera désormais à son pays une activité dont\nl'étranger avait reconnu la valeur.\nNous demandons à M. De Praetere de nous\nrappeler brièvement les différentes phases de\ncette activité.\n« Il y a vingt ans, nous dit-il, que je fus\nnommé par les autorités communales direc-\nteur de 1 Ecole et du Musée des Arts décora-\ntifs de Zurich. On me demandait de réformer\n1 enseignement de cet établissement et de le\nmettre à 1 usage des besoins nouveaux de lin-\ndustre et des métiers. Nous étions en 1 905 ;\nle fameux « Werkbund » allemand n existait\npas encore.\n» Je reçus un jour la visite de M. Muthe-"}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "5", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.1.7", "debut_caractere": 59, "fin_caractere_exclue": 3972, "texte": "sius, qui était inspecteur des Arts décoratifs\nà Berlin. Il me confia qu'il était l'objet de\ntrès vives attaques de la part des corporations\npatronales et ouvrières, qui voyaient un\ndanger dans son projet de simplification de\nl'architecture et de la composition ornemen-\ntale.\n» Je lui suggérai de faire un autre front\ncontre les corporations patronales des mé-\ntiers en associant à son œuvre tous ceux qui\nétaient gens de combat et pénétrés des prin-\ncipes modernes.\n» Bientôt adhérèrent à ces principes les\narchitectes Peter Behrenst Bruno Paul, Jes-\nsen, Scharfvogel. On nomma un secrétaire de\nce groupe, et en 1907 se réunissaient à Mu-\nnich cinq cents artistes, architectes, décora-\nteurs, peintres, parmi lesquels les personna-\nlités les plus en vue.\n» Le « Werkbund » fut créé, son pro-\ngramme était : réorganisation totale de l'ar-\nchitecture et des industries d'art pour une\nesthétique moderne et par le principe de la\nqualité en matière de technique et l'emploi\ndes matériaux.\n» Aujourd'hui, cette puissante organisa-\ntion groupe plus de dix mille membres: indus-\ntriels, commerçants, artistes, artisans, sa-\nvants, etc. Les résultats? Supériorité et\nextension industrielle, production recherchée,\nchiffre d'affaires d'exportation inespéré, ins-\ntallation de nombreuses industries nouvelles,\nfacteur économique d'énorme valeur.\n» L'Autriche organisa sans tarder son\n« Werkbund » à la direction duquel on vit\njosef Hoffman et Vetter. La Hollande suivit\navec Berlage et Penaat, la Suisse avec Biih-\nler, Alther et Kienzle .\n» Des groupements analogues se fondèrent\nen Suède et au Danemark.\n» L'œuvre du « Werkbund » s'accomplit\nlentement car on devait tout refaire.\n*\n» En Suisse, à Zurich d'abord, à Baie en-\nsuite, j'ai organisé complètement renseigne-\nment professionnel et industriel. J'avais en\nvue les apprentis et les ouvriers d'âge moyen;\nen nombre restreint, les jeunes gens qui de-\nvaient devenir les créateurs en matière de\npièces de mobilier, d'orfèvrerie, d'art graphi-\nque, ferronnerie, industrie textile, etc.\n» Les écoles que j ai fondées sont placées\ndans le centre de contrôle des patrons et des\ncorporations ouvrières. Chaque métier a une\ncommission de surveillance, plus le profes-\nseur de 1 institut. La commission est renou-\nvelée par moitié chaque année.\n» Chaque métier a pour son développe-\nment trois années d études comme point\nde départ, un programme détaillé admis par\nle corps de métier, avec obligation de renou-\nveler ce programme tous les ans, afin de se\ntenir en contact avec les progrès de la tech-\nnique et de l'art.\n» Ces écoles fonctionnent à la satisfaction\ngénérale ».\nNous demandons à M. De Praetere de nous\ndonner son avis sur la situation de l'art déco-\nratif en Belgique :\n« Avons-nous profité des enseignements\nde l'étranger? Ne lui sommes-nous pas infé-\nrieurs en cette matière? »\n« Je vous répondrai franchement. La\nBelgique manque totalement d'organisation\nen ce qui concerne son enseignement tech-\nnique, surtout au point de vue pédagogique.\nOn devrait créer plusieurs types d'écoles uti-\nles à nos industries, avec la collaboration des\npatrons et des syndicats. Il est de toute né-\ncessité que nous ayons des programmes\nd'études solidement élaborés, selon les de-\nsiderata techniques, et choisis pour l'exécu-\ntion des modèles d'une institution centrale,\nqui se créerait à Bruxelles, pour former des\nartisans d'art et des professeurs. Il fau-\ndrait que 1 accord s établisse sur un pro-\ngramme unique, qui aurait l'adhésion de tous\nles groupements patronaux et syndicataires.\nOn créerait ainsi le «Werkbund» belge. C'est\nune nécessité. Nous ne réaliserons autrement\naucun progrès ».\n« Quelle sera demandons-nous à M. De\nPraetere, l'œuvre que vous comptez entre-\nprendre en Belgique? »\n« La province de Hainaut a mis à ma\ndisposition des locaux dans sa nouvelle école\nindustrielle, à La Louvière, pour y créer des\ntypes de meubles exclusivement exécutés par"}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "6", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.1.8", "debut_caractere": 60, "fin_caractere_exclue": 3089, "texte": "la machine. Nous créerons, comme consé-\nquence directe de cette innovation, une expo-\nsition ambulante, destinée à faire connaître\ndans toute la région et dans tout le pays les\nproduits ainsi obtenus. Ce sera un enseigne-\nment esthétique et technique à la fois, et\nl'industrie et les ouvriers en retireront un\nbénéfice immédiat.\n» D'aures innovateurs suivront dans le do-\nMaine des arts graphiques et l'industrie tex-\ntile.\n» Nos métiers d'art doivent retrouver leur\ngloire des temps passés. La Belgique peut\nreprendre cette place en formant sans tarder\nune élite d'artistes créateurs et d'ouvriers\nspécialises. Ce serait le commencement d'une\nrenaissance et l'apport de nouveaux facteurs\néconomiques ».\n\nA. D.\n\nRECONSTRUCTION\nVoici deux « échos » parus récemment\ndans la presse française, et qu'il nous paraît\nintéressant de publier ici.\nIl ne faudrait certes pas en conclure :\n« Voilà ce qu'on fait en France —, et voici\nce qu'on fait en Allemagne. »\nEt pourtant, les réalisations importent...\nCOMMENT LA VILLE DE HAMBOURG\nRESOLUT LA CRISE DU LOGEMENT\nAu lendemain de la guerre, le port libre\nde Hambourg connut, comme toutes les vil-\nles, une crise terribe du logement.\nCette crise est aujourd'hui conjurée.\nIl est intéressant de connaître les moyens\nemployés par les Hambourgeois pour tra-\nverser les moments difficiles.\nDès qu'il fut reconnu que les locaux d'ha-\nbitation ne correspondaient plus aux besoins\nde la population, il fut créé un Office du lo-\ngement, muni de pleins pouvoirs pour parer\nau plus pressé.\nToute convention directe entre individus\nfut interdite. ,\nIl fallut pour louer s'adresser à l'Office du\nLogement.\nPar ailleurs, le recensement des locaux\nd'habitation fut rapidement établi.\nA chaque ménage, à chaque particulier ne\nfut accordé qu'un nombre déterminé de piè-\nces.\nOccupiez-vous un local contenant plus de\npièces que celles auxquelles vous donnait\ndroit votre situation de famille?\nVous étiez prié de céder les pièces en ex-\ncédent à un « sans-logis ».\nSi vous n'acceptiez pas de bon gré ce\nlocataire, l'Office du Logement vous l'impo-\nsait.\nLa force de ce système fut l'équité abso-\nlue qui présida à son emploi. Nulle considé-\nration mondaine, nulle intervention ne fit\nfléchir la rigueur avec laquelle fut employée\nune méthode qui n'était évidemment pas\nsans entraîner quelques inconvénients.\nIl fallut notamment changer la destination\nde quelques pièces et bon nombre de salles\nde bains furent transformées en cuisines.\nPar ailleurs, les locataires en quête de do-\nmicile ne purent pas s'entendre directement\navec les propriétaires.\nIls se faisaient inscrire à l'Office du Loge-\nment qui en établissait une liste.\nAu fur et à mesure des disponibilités, les\nlocataires étaient envoyés dans un logement\ndéterminé, qu'ils ne pouvaient pas refuser.\nCes procédés draconiens furent facile-\nment admis par le public. Le sens de la dis-\ncipline aidant, chacun se soumit à ce régime.\nCependant, on construisait.\nUn certain nombre d'immeubles vastes\ncasernes à appartements nombreux ont\nété construits."}, {"page_pdf": 33, "page_imprimee": "7", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.1.33", "debut_caractere": 60, "fin_caractere_exclue": 3370, "texte": "L'Office du Logement a conservé ses pré-\nrogatives.\nMais son activité s'est ralentie.\nDans un avenir assez proche, on prévoit\nsa disparition.\nLa crise étant passée, la liberté peut être\nrendue.\n(« Le Quotidien », 26-7-1926.)\nît n'est pas indifférent pour nous, archi-\ntectes ou urbanistes, de noter ce « sens de\nla discipline » qui est à la base du succès\nde l'entreprise hambourgeoise et qui s'ap-\nparente fort bien au progrès esthétique et\ntechnique que nous recherchons avidement.\nOpposons-lui, par exemple, insouciance ou\n< conservateurisme » individualisme\naussi qui font la faillite des écoles recons-\ntruites en France.\nNous aurons d'ailleurs l'occasion de re-\nvenir sur un tel contraste, en mettant en re-\ngard soit même au seul point de vue\n« urbain » les expositions récentes de\nParis (1925) et de Dusseldorf (1926).\nLES ECOLES DES REGIONS LIBEREES\nSONT RECONSTRUITES AVEC LEN-\nTEUR ET SANS SOUCI D'HYGIENE\nNI DE CONFORT.\nDimanche on inaugurait, dans l'Oise dé-\nvastée, dix écoles reconstruites.\nLa guerre s'étant terminée le 1 1 novem-\nbre 1918, il a donc fallu attendre huit gai-\nnées pour voir s'élever, avec une compli-\ncité des maçons, des architectes et des dé-\ntenteurs de « dommages », les temples de\n! enseignement primaire.\nEvidemment, il a fallu moins de temps\npour « relever » les salons du bistro.\nEnfin, ces dix écoles neuves, c'est, comme\ndit l'autre, un commencement.\nNous ajouterons que c'est une sorte d'au-\ngure, ou quelque chose comme un symbole.\nCertes, il y a encore, dans l'Oise et ail-\nleurs, des écoles baraquements en pla-\ncage et carton; mais la sagesse populaire dit:\n« Tout vient à point à qui sait attendre. »\nOr, pour la patience, les maîtres de la Ré-\npublique savent donner l'exemple.\nPuisqu'on a réfléchi huit ans avant de les\ntirer des ruines, vous penserez avec moi que\nces écoles nouveau-nées doivent être des\nécoles modernes, dans le genre de celle\nqu'on a pu voir, l'été dernier, aux Arts Dé-\ncoratifs.\nN'en croyez rien.\nLes fermes rebâties t'ont été avec des\naméliorations importantes.\nTel qui possédait une chaumière de terre\nbattue a fait construire, avec le prix de son\ntaudis émietté, une fort belle demeure pas-\ntorale où le bois verni, le marbre et les ver-\nrières tiennent une place toute bourgeoise.\nCe n'est pas moi qui me plaindrai de ce\nprogrès villageois, encore que les méchants\ndisent, par là-bas, que l'Etat a ruiné la com-\nmunauté en payant cent mille francs ce qui\nen valait cinq mille.\nMais, n'est-ce pas, s'il fallait écouter les\nmécontents!...\nEn tout cas je dois vous apprendre que les\nécoles nouvelles ressemblent tout à fait à de\nvieilles écoles. Elles n'ont de neuf que leurs\npierres, leurs toits et leurs volets.\nJ'ai donc fait, derrière M. le préfet et\nM. l'inspecteur d'Académie, la tournée\nd'inauguration.\nA Connectaucourt nous avons trouvé une\nécole qui aurait pu porter en chiffres, sur son\npignon, 1885 au lieu de 1926.\nA Thiescourt il y a une cour grande\ncomme un terrain de football. C'est toujours\ncela. D'ailleurs, l'aspect extérieur de l'école\nest aimable et il y a une belle vue du der-\nnier étage.\nMais c'est tout ce qu'on peut y vanter.\nL'intérieur est garni de ce mobilier sco-\nlaire qui date de Jules Ferry. On ne nous fit\npoint voir les installations sanitaires et\npour cause.\nA Dives, à Lagny, rien ne requit particu-"}, {"page_pdf": 34, "page_imprimee": "8", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.1.34", "debut_caractere": 64, "fin_caractere_exclue": 2106, "texte": "lièrement mes regards avides de trouver\nquelque nouveauté imitée des Suisses, des\nAnglais ou des Allemands, par exemple\n1 eau courante, la pergola fleurie, la salle\nde douches et les water-closets perfec-\ntionnés.\nJe n'ose parler des meubles... Nous en\navons vraisemblablement encore tout un\nstock à écouler avant que nos enfants aient\ndroit à des sièges confortables et à des ta-\nbles qui ne tes rendront pas bossus.\nCependant à Candor nous eûmes une sur-\nprise.\nLe maître de céans montra fièrement des\nlavabos installés, sur ses indications, et sur-\nmontés de robinets qui ne sont point au ré-\ngime sec. Une chasse d'eau jouait dans les\n« commodités ».\nLa classe unique était décorée par des édu-\ncateurs de goût : les fleurs n'y étaient point\nen papier, les reproductions d'œuvres d'art\nsur les murs étaient choisies parmi celles qui\npeuvent apporter à des âmes neuves et (rus-\ntiques la révélation du beau...\nUne salle des fêtes permet aux gens du\nvillage, éloignés de la ville de trois lieues,\nde se réunir pour des séances récréatives et\nmême pour « voir le cinéma ».\nNaturellement l'instituteur un mutilé\nde guerre s'occupe de tout, embrasse\ntout, fait répéter les « artistes » et tourne la\nmanivelle aux films.\n(« Le Quotidien », 29 juillet 1926.)\n\nAVIS IMPORTANT\nADMINISTRATION DE « LA CITE ».\nEN VUE D'EVITER DES RETARDS ET DES FRAIS\nINUTILES, NOUS SERIONS RECONNAISSANTS A NOS\nABONNES DE VERSER A NOTRE COMPTE CHEQUE-\nPOSTAL N° 166.21 REVUE « LA CITE », LE MONTANT\nDE LEUR ABONNEMENT POUR LE 6e VOLUME DE\n« LA CITE », SOIT VINGT-CINQ FRANCS. ILS SONT\nPRIES D'INDIQUER SUR LE BULLETIN DE VERSEMENT\nLEUR NOM ET ADRESSE COMPLETE.\nLES ABONNES ETRANGERS SONT PRIES DE NOUS\nFAIRE PARVENIR LA SOMME DE 30 FRANCS.\nLA 6e ANNEE DE « LA CITE » COMPRENDRA,\nCOMME LES PRECEDENTES, 12 NUMEROS ABONDAM-\nMENT ILLUSTRES.\nIL EST OFFERT, A TOUT NOUVEL ABONNE, A\nTITRE DE PRIME, AU PRIX REDUIT DE DIX FRANCS,\nUN EXEMPLAIRE DU VOLUME V DE « LA CITE ». CE\nVOLUME, LUXUEUSEMENT IMPRIME, COMPREND\nPLUS DE 250 PAGES DE TEXTE ET 80 PLANCHES DE\nGRAND FORMAT."}, {"page_pdf": 35, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.1.35", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 3323, "texte": "CONCOURS\nSOCIETE DES NATIONS\nLe concours pour le choix d'un projet en\nvue de la construction d'un Palais de la So-\nciété des Nations, à Genève, s'est ouvert le\n25 juillet 1926.\nLe Jury international, composé de neuf ar-\nchitectes réputés, qui est chargé de l'étude\net du classement des projets, adresse aux ar-\nchitectes l'appel suivant :\n« Un appel des plus larges est adressé aux\narchitectes afin que cet édifice soit non seu-\nlement conçu avec le souci de grouper d'une\nmanière pratique et moderne tous les orga-\nnismes essentiels qui seront indispensables\nau fonctionnement de la Société des Nations,\nmais encore pour que cette conception tra-\nduise la haute destination d'un monument\nqui, par la pureté de son style, l'harmonie de\nses lignes, est appelé à symboliser la gloire\npacifique du XXe siècle.\n» Le terrain sur lequel ce bâtiment doit\nêtre édifié est magnifiquement situé; il com-\nporte, vers la route de Lausanne, une partie\nculminante d'où il s'étend et s'avance en\npente douce par des pelouses et des allées\nombragées jusqu'au bord même du lac. A\ncet endroit, le terrain se développe en une\nlongueur de rives de plus de 400 mètres par\nun chemin faisant partie de la propriété,\nchemin, qui peut être élaTgi et qui constitue\nune admirable promenade en bordure, d'où\nla vue s'étend jusqu'au Mont-Blanc sur un\nmerveilleux panorama.\n» C'est dans ces conditions de grandeur et\nde beauté qu'il s'agit d'établir le projet du\nPalais, siège de la Société des Nations.\n» Une somme de 165,000 francs suisses\nest mise à la disposition du Jury, pour être\nrépartie entre les meilleurs projets présentés.\nPremier prix, 30,000 fr. ; 2e prix : 25,000\nfrancs et 23,000 francs; 3e prix : 20,000\nfrancs; 4e et 5e prix : 15,000 francs; 6e et\n7e prix : 5,000.\n25,000 francs seront distribués en men-\ntions.\n» Le montant total des frais de construc-\ntion ne devra pas dépasser le chiffre maxi-\nmum de 1 3,000,000 de francs suisses.\n» Afin de ne pas favoriser les concurrents\ndes pays rapprochés de Genève, les pro-\ngrammes seront expédiés de manière qu'ils\narrivent dans tous les pays à peu près à la\nmême date quelques jours avant le 25 juil-\nlet 1 926.\n» Un exemplaire du programme sera ex-\npédié directement à toute personne qui fera\nla demande, accompagnée de l'envoi de\n20 francs suisses (coût du programme et des\ndocuments annexes), au Secrétariat Généra!\nde la Société des Nations, à Genève ».\nD'autre part le Gouvernement belge dis-\npose de quelques exemplaires du program-\nme; Te Ministère des Sciences et des Arts en\nassurera la distribution gratuite aux archi-\ntectes qui prendraient part au concours.\nRappelons que le Jury est composé de sir\nJoseph Burnet (Anglais), MM.Berlage (Hol-\nlandais), Victor Horta (Belge), Charles Le-\nmaresquier (Français), Karl Moser (Suisse),\nMuggia (Italien), J. Tengchlem (Suédois),\nM. Steinhof remplace M. Hoffman (Autri-\nche), et M. Gata remplace M. Urdapelleta\n(Espagne).\nM. Victor Horta en a été élu président.\nGAND. La Chambre Syndicale des\nArts industriels de Gand ouvre une série de\nconcours consacrés aux Arts décoratifs et\nindustriels. Ces concours sont réservés aux\narts : du livre, de la verrerie, de la peinture,\nde la sculpture, de l'orfèvrerie, du métal, de\nlébénisterie, des tissus.\nDemander les conditions au secrétariat\nla Chambre Syndicale, Gouvernemer'\nvincial, à Gand."}, {"page_pdf": 36, "page_imprimee": "8", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.1.36", "debut_caractere": 63, "fin_caractere_exclue": 2221, "texte": "CONGRÈS\nTROISIEME CONGRES INTERNATIO-\nNAL DES GEOMETRES\nLa Fédération internationale des géomè-\ntres, présidée par notre confrère Roupcinsky,\nà peine organisée, témoigne de sa vitalité. Du\n15 au 18 octobre prochain, se tiendra, à\nParis, sous le patronage de l'lnstitut interna-\ntional de coopération intellectuelle (Société\ndes Nations), le 3e Congrès international de\nGéomètres.\nLe comité d organisation, sous la prési-\ndence de M. Peltier, Président de l'Union\ndes Géomètres-Experts français et dont le\nSecrétaire général est le colonel Butault, a\nobtenu le concours du Ministère des Affaires\nEtrangères français.\nPlusieurs gouvernements et notamment le\ngouvernement belge seront officiellement re-\nprésentés à ces assises professionnelles. Le\nprogramme des qui seront traitées,\nembrasse toute la technique foncière et pro-\nfessionnelle.\nLes questions suivantes seront examinées\npar quatre commissions qui en feront rap-\nport :\n1° Unification des conventions techniques\nde la profession;\n2° Perfectionnement des méthodes et ins-\ntruments de la mensuration;\n3° Le géomètre et la propriété immobi-\nlière ;\n4° Les tendances dans l'organisation lé-\ngale et l enseignement de la profession.\nIl y aura en outre une exposition intéres-\nsante de plans et d'instruments.\nL'adhésion est fixée à 60 francs; cette\nsouscription donne droit à la carte d adhé-\nrent qui permet de suivre tous les débats,\nvisiter 1 exposition de plans, etc.; elle assure\négalement les publications du Congrès.\nDes visites en autocar, réceptions et ban-\nquet sont organisés à l'occasion du Congrès;\nsont admises à ces manifestations\nil sera perçu une redevance\nVaries français par personne.\nUn programme détaillé provisoire des ré-\nunions et des diverses manifestations proje-\ntées, programme qui a été complété pour la\ndélégation belge en vue de l'organisation du\nvoyage à prix forfaitaire, peut être obtenu\nen s'adressant au président du Comité de la\nParticipation belge, M. Albert Cranshoff,\nrue Gachard, 56, à Bruxelles.\nCe Comité insiste auprès de tous les con-\nfrères afin qu'ils adressent, dûment rempli,\nI*eur bulletin d'adhésion au Congrès avec le\ndroit d'inscription de 60 francs."}, {"page_pdf": 37, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.1.37", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1909, "texte": "EXPOSITIONS\nL'EXPOSITION UNIVERSELLE ET IN-\nTERNATIONALE DE BRUXELLES.\nL'INSTALLATION DE LA COMMISSION\nDES BEAUX-ARTS\nDans une réunion, qui s'est tenue à Y hôtel\nde ville le 1 1 juin dernier, M. Max, bourg-\nmestre de Bruxelles, a procédé à l'installa-\ntion de la Commission des Beaux-Arts de\nl'Exposition universelle et internationale de\nBruxelles.\nCette Commission sera placée sous la pré-\nsidence de M. Paul Lambotte, directeur au\nMinistère des Sciences et des Arts, et aura\npour secrétaire M. Fonck, secrétaire du Co-\nmité exécutif.\nL'assemblée, qui était très nombreuse et\nà laquelle assistait M. Masion, directeur gé-\nnéral de l'Exposition universelle et interna-\ntionale de Bruxelles, a pris les résolutions\nsuivantes :\nLa Commission sera divisée en quatre sec-\ntions :\nI. i— Architecture. Vice-président: M. Jo-\nseph Van Neck.\nMembres : Georges Baltus, Paul Bon-\nduelle, Albert Ciamberlani, Jean-Baptiste\nDewin, Paul Dubois, Victor Horta, Paul Jas-\npar, Henry Lacoste, François Malfait, An-\ntoine Pompe, Adolphe Puissant, Oscar Van-\nde VooTde, J. Vierin.\n11. Arts décoratifs. Vice-président :\nMM. Philippe Wolfears; présidents de grou-\npes : a) le mobilier, Jos. Decoene; b) la pa-\nrure, Raymond Vaxelaire; c) les arts du\nthéâtre, de la rue et des jardins, Jules Buys-\nsens; d) l'enseignement des métiers à carac-\ntère d'art, Marius Renard; membres, Mlle H.\nBosché, MM. Jules Berchmans, Pol Berger,\nDom-Sébastien. Braun, Albert Callewaert,\nAdolphe Crespin, Jean de Ligne, Jules De\nPraetere, Emile Fabry, G. Hobe, C. Mon-\ntald, Charles Samuel, Jos. Smolderen, Louis\nTitz, Henry Vande Velde, Albert Van Huf-\nfel, G. Verbanck, François Alexandre, Ro-\nbert Altenloh, Emile Bernheim, Gustave\nBlondel, Bracquenie, Maurice Fraipont, Eu-\ngène Paulus, Georges Peters-Lacroix, G. Ro-\nsel, Herman Teirlinck, Jacques Vander-\nborght.\n111. Exposition du centenaire de l'art\nbelge 1830-1930. Vice-président : MM. Fie-"}, {"page_pdf": 38, "page_imprimee": "8", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.1.38", "debut_caractere": 61, "fin_caractere_exclue": 2234, "texte": "rer ' rvaert; membres, Charles Bernard,\nG. ( roi y, Cornette, Arthur De Rudder, Ro-\ndoij: De Saegher, Léon Frédéric, Olympe\nGilbert. Ryelandt, Lucien Solvay, G.-M. Ste-\nvens, Maurice Sulzberger, Van Zype, Jac-\nques V erreyt. X\nIV. — Salon international des beaux-arts.\nVice-président, MM. Is. Opsomer; membres,\nAlfred Bastien, Anto Carte, Frans Huygelen,\nLucien Jottrand, Jean Laudy, Paul Mathieu,\nAuguste Oleffe, Pierre Paulus, A. Rassen-\nfosse, Louis Reckelbus, Victor Rousseau,\nbaron René Steens, Gustave Van de Woes-\ntyne.\nA la première section seront soumis les\nprojets de construction présentés par des\nparticuliers, tels notamment les pavillons,\nrestaurants, édifices divers que des tiers ou\ndes groupements solliciteront de pouvoir\nconstruire pour des expositions spéciales ou\ndes exploitations.\nLa Section donnera son avis sur le carac-\ntère architectural de ces projets, leur grou-\npement et les emplacements à leur réserver.\nLa seconde section sera consultée sur les\nquestions d'art décoratif et d'art appliqué\nautres que les questions d'architecture pro-\nprement dites.\nElle s'occupera de l'organisation du com-\npartiment des arts décoratifs modernes et\nd une exposition spéciale de tout ce qui se\nrattache à l'habitation.\nLa troisième section organisera en 1930\nl'Exposition rétrospective de l'Art belge où\nseront réunis les chefs-d \"œuvre des artistes\nayant illustré le pays depuis la proclamation\nde son indépendance.\nUne part sera faite aux arts décoratifs\n\"îans le cadre de cette exposition.\nLa quatrième section s'occupera de l'or-\nso':'sation pour 1935 d'un Salon interna-\nren :j 1 des beaux-arts, sous le patronage et\nconcours du gouvernement.\n<\nmens de seconde épreuve pour l'octroi du\ngrade légal de géomètre-arpenteur, auront\nlieu à Bruxelles, à l'Ecole Industrielle, dans\nla seconde quinzaine de septembre.\nA cette épreuve pourront participer, outre\nles candidats géomètres qui ont réussi la pre-\nmière épreuve en avril dernier, les jeunes gens\nporteurs du diplôme d'études moyennes du\ndegré supérieur (section scientifique).\nPour tous renseignements, s'adresser au\nSecrétariat de la Commission d'Examen des\nGéomètres, 22, rue du Chêne, à Bruxelles."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1926-07-01-c003", "article_bluemountain": "bmtnaac_1926-07_01#c003", "volume": "bmtnaac_1926-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "1", "page_fin": "1", "image_debut": 3, "image_fin": 3, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.2.2.1", "titre_corps": "SA RAISON D'ETRE. SON PROGRAMME.", "titre_sommaire": "SA RAISON D'ETRE. SON PROGRAMME.", "signature_source": "LA DIRECTION", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 3, "page_imprimee": "1", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.1.3", "debut_caractere": 200, "fin_caractere_exclue": 2512, "texte": "NOTRE SUPPLEMENT\nSA RAISON D'ETRE. SON PROGRAMME.\nLA DIRECTION.\nA plusieurs reprises des lecteurs de « La\nCité » nous ont exprimé le désir de voir ac-\ncorder une place importante aux questions\ntechniques, intéressant l'industrie du bâti-\nment. Mais la disposition typographique de\ncette Revue ne permet pas d'intercaler dans\nle texte des clichés souvent indispensables\nà la compréhension d'une étude d'ordre\ntechnique. C'est pour parer à cette difficulté,\ntout en donnant pleine satisfaction à nos\nlecteurs, que nous avons décidé d'annexer à\nla Revue « La Cité » un supplément. Celui-\nci ne sera pas seulement consacré à la Tech-\nnique du Bâtiment; il fournira en outre à\nnos lecteurs une documentation abondante\nsur toutes les questions actuelles, ayant des\nrapports avec l'architecture, l'urbanisme,\nl'art public.\nNous dépouillerons revues et journaux et\nsignalerons tes nouvelles intéressantes, les\narticles de marque. Nous ferons dans les pé-\nriodiques belges et étrangers des coupures\nimportantes et reproduirons souvent in ex-\ntenso, en citant sources et auteurs les\nétudes particulièrement intéressantes. Nous\npublierons les programmes et les résultats\ndes concours publics d'architecture et d'art\nindustriel. Nous annoncerons les congrès, les\nconférences ,les expositions.\nPourquoi avons-nous donné à ce supplé-\nment le titre de « Tekhné »?\nD aucuns se rappelleront encore l'in-\nfluence qu'exerça sur l'évolution de l'archi-\ntecture moderne en Belgique la vivante re-\nvue qui parut sous le nom de Tekhné\nde 1911 à 1913. Ils se souviendront que\n« Art et Technique » qui lui succéda et pa-\nrut jusqu'au moment de la guerre, avait fait\nsurvivre le nom de Tekhné, dans le titre de\nson supplément.\n« La Cité » est née du désir de continuer\naprès-guerre la lutte entamée par ces deux\nrevues contre les poncifs et les pastiches, et\nd affirmer I*a tradition vivante de l'art mo-\nderniste.\nD'ailleurs, les fondateurs de « La Cité »\nétaient pour la plupart, d'anciens rédacteurs\nou collaborateurs de « Tekhné » et d' '« Art\net Technique ».\nC est pour témoigner une fois de plus de\ncette filiation que nous avons tenu à donner\nau supplément qui dorénavant sera annexé à\nla Revue « La Cité » le titre de « Tekhné ».\nNous nous efforcerons d'en faire pour nos\nlecteurs une source de documentation abon-\ndante et utile."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1926-07-01-c004", "article_bluemountain": "bmtnaac_1926-07_01#c004", "volume": "bmtnaac_1926-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "2", "page_fin": "4", "image_debut": 4, "image_fin": 6, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.2.2.2", "titre_corps": "PLACE ROYALE, PLACE DU TRONE, PLACE POELAERT, PLACE SAINTE-CROIX", "titre_sommaire": "PLACE ROYALE, PLACE DU TRONE, PLACE POELAERT, PLACE SAINTE-CROIX", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 4, "page_imprimee": "2", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.1.4", "debut_caractere": 60, "fin_caractere_exclue": 3334, "texte": "POUR QU'ON\nN'ENLAIDISSE PAS BRUXELLES\nPLACE ROYALE, PLACE DU TRONE,\nPLACE POELAERT, PLACE SAINTE-CROIX\nLa Société Belge des Urbanistes et Archi-\ntectes Modernistes, émue de toute une série\nd'attentats que l'on médite de commettre à\nla beauté et au caractère des paysages urbains\nde l'agglomération bruxelloise, fait appel à\n1 opinion publique, aux esprits raisonnables\net aux gens de goût pour qu'ils s'insurgent\navec énergie contre les conceptions malheu-\nreuses qui conduisent les auteurs de certains\nprojets ou les inspirateurs de diverses solu-\ntions proposées à des problèmes encore en\nsuspens :\nI\nLa S. B. U. A. M. met en garde contre\ntoute nouvelle atteinte à l'intégrité de 1 en-\nsemble merveilleux et particulièrement\n«grande ville» que constitue la Place Royale,\nles abords du Parc et la place du Trône :\nDEMOLITION OU ELARGISSEMENT ET\nMODIFICATION A L'ARCADE DE LA\nRUE DE NAMUR.\nAucun architecte, aucun artiste digne de\nces qualifications, n'oserait proposer ni l'élar-\ngissement, ni la disparition de cette arcade.\nTout élargissement, sous quelque aspect\nqu'on le conçoive, modifiera le rythme ré-\ngnant tout autour de la place Royale, de\ntelle manière que l'harmonie en sera com-\npromise à tout jamais.\nLa démolition, que ce soit d'une ou de\ntoutes les arcades, aura des effets analogues\net tout aussi désastreux, non seulement au\npoint de vue du rattachement indispensable\ndes blocs de construction entre eux, mais\nencore par suite de ce qu'elle mettra tout à\nfait à découvert les dénivellations des diffé-\nrents accès ou issues et les inflexions disgra-\ncieuses de certains cT entre eux, alors que les\narcades ainsi que les décrochements ou les\nsaillies sur les alignements témoignent, chez\nF auteur, d'une véritable inspiration de génie\nà l'effet de masquer ou de réduire par illu-\nsion d'optique ces désavantages.\nUne solution immédiate au problème de\nla circulation est à portée de main et le sim-\nple bon sens commande de l'adopter à l'ins-\ntant même : l'imposition du sens unique à la\nmontée de la rue de Namur.\nT out conducteur de véhicule déclarera\nqu'étant donné la circulation giratoire d'ores\net déjà imposée place Royale, ce n est\nqu'un jeu, et de toute aisance, que de pren-\ndre l'arcade à la montée pourvu que l'on soit\nbien assuré qu'aucun véhicule ne peut s'y\nprésenter en sens inverse. En effet, pour\ns'engager de la place Royale dans la rue de\nNamur, on attaque l'arcade perpendiculai-\nrement, ce qui n'offre aucune espèce de dif-\nficulté, ni de danger, fût-ce aux véhicules les\nplus larges et même quelque peu lancés pour\ngravir la côte de la Tue de Namur.\nL'inflexion vers la droite, l'arcade fran-\nchie, est à la portée du conducteur le plus\nmaladroit si, bien entendu, répétons-le, au-\ncun véhicule ne peut se présenter devant lui\nà la descente. C'est à la descente, le coude\nà prendre avant l'arcade ,laquelle se pré-\nsente de biais, puis la brusque inflexion con-\ntraire à droite, obligatoire pour contourner\nla place Royale, qui offrent du danger.\nIl n'y a aucune objection pertinente à op-\nposer au détournement du trafic à la descente\npar la place des Palais.\nLa S. B. U. A. M. signale qu'un groupe\nde ses membres à élaboré, il y a plusieurs\nannées déjà, le projet d'une artère de grande\ncapacité circulatoire qui relierait la rue de"}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.1.5", "debut_caractere": 59, "fin_caractere_exclue": 3516, "texte": "Namur, à la hauteur de la Banque d'Outre-\nmer, au bas de la ville par une courbe, assai-\nnissant du même coup le quartier de la rue\ndes Petits Carmes, de la rue des 4 Fils Ay-\nmon et de la rue Bodenbroeck, pour rejoin-\ndre la rue de l'Hôpital élargie. Pareille artère\nrésoudrait définitivement le problème de\ncommunication directe de la Porte de Namur\nvers la Bourse.\nLa S. B. U. A. M. demande l'institution\nd'un concours d'idées pour la mise au point\ndu projet de cette artère et l'aménagement\nde ses abords, ainsi que pour l'étude d'une\nautre communication possible, destinée à re-\nlier pratiquement la Porte de Namur à la\nPlace de la Monnaie et à la Place de Brou-\nckère.\nPLACE DU TRONE ET\nSTATUE EQUESTRE DE LEOPOLD II\nLa S. B. U. A. M. demande le respect de\n1 intégrité de la place du Trône telle que l'a\ncréée le maître architecte Balat. Quand par\naccident, on détient un chef-d'œuvre, il est\ncriminel d'y apporter des altérations ou des\nmodifications de quelque nature qu'elles\nsoient.\nDe n'importe quelle façon qu'on l'imagine,\nil serait hideux de placer en cet endroit la\nstatue équestre de Léopold 11, nonobstant les\nplus extrêmes réserves à formuler quant à la\nvaleur artistique du monument en lui-même\net du caractère hors d'époque de ce mode-\nlage.\nII\nPLACE POELAERT\nOn voudrait démolir une arca de rue de\nNamur, mais Ton veut en inventer une rue\ndes 4 Bras!\nSans entrer ici dans l'exposé détaillé, ni\ndans la discussion approfondie de toutes les\nraisons qui condamnent ce projet, retenons\nseulement :\na) Qu'il est inconsidéré de vouloir embou-\nteiller la circulation de l'avenue Louise dans\ndans une arcade de 8 mètres d'ouverture\nsous laquelle devraient se croiser deux lignes\nde tramways et deux courants de véhicules\ndivers, qu il serait absurde, autrement, d'as-\ntreindre à un double crochet pour contourner\nl'arcade-obstacle !\nb) Qu'il est hors du temps d'aller exhu-\nmer des vieux papiers de feu Poelaert un\nprojet qui ne pourrait jamais être qu'un\ncontresens ajouté à tous ceux dont four-\nmille le Palais de Justice.\nc) Quant à la servitude d'unité architec-\nturale sur le pourtour de la place Poelaert\net les retours dans les rues y aboutissant,\nlouable dans son principe, il est intolérable\nqu'en plein XXe siècle, on puisse songer en-\ncore à la concevoir en un mauvais style\nLouis XIV de pacotille. N est-on pas encore\ninstruit par le fiasco retentissant de ces soi-\ndisant harmonisations du genre de celle, si\nabsurde, que l'on a amorcée entre le Parvis\nde la Collégiale et Sainte-Gudule.\nLa S. B. U. A. M. demande que lon\nmette un terme à ces aberrations du sens es-\nthétique et de simple sens commun, et que\nl'on institue un concours entre architectes\npour la servitude d'architecture unitaire\nplace Poelaert et ses abords, tous « styles »\nexclus.\nIII\nPLACE SAINTE-CROIX, A IXELLES\nOn peut se demander comment il est pos-\nsible qu'une administration qui\nsans doute s'arme, à l'égard des spécula-\nteurs, de garanties jugées suffisantes, au\npoint de vue financier, prétende n'imposer,\npour seule sûreté dans l'ordre esthétique,\nqu'un habillage en vieux neuf d'édifices à\ndestination moderne cependant : maisons de\ncommerce et appartements, un camouflage\nridicule sous le masque d'un soi-disant style\nRenaissance flamande, combien approxima-\ntif et oiseux du reste.\nComment la même administration ne\nprend-elle aucune assurance, d'autre part,\nque les groupes financiers concurrents s'assu-\nreront au moins le concours d'un architecte"}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.1.6", "debut_caractere": 60, "fin_caractere_exclue": 1692, "texte": "de toute première valeur que puissent agréer\nses confrères de la corporation.\nLa S. B. U. A. M. demande qu'au lieu\nd'imposer du style Renaissance ou tout au-\ntre style périmé, tout « style » soit au con-\ntraire rigoureusement exclu et que l'on insère\nen outre dans le cahier des charges une\nclause disant que l'avant-projet du groupe\ndont les offres seraient acceuillies au point\nde vue financier sera soumis à une commis-\nsion d'architectes modernistes éminents, la-\nquelle aura droit de rejeter sans appel les\nsolutions architecturales qui ne seraient pas\nde haute valeur et le pouvoir dans ce cas\nd'imposer au dit groupe financier le choix\nd'un autre architecte à la suite d'un concours\npublic pour la solution architecturale.\nIl tombe sous le sens que dans un cas de\nl'espèce l'adjudication-concours devrait être\nconçue à deux degrés : un premier concours-\nadjudication pour la sélection des offres\nmarchandes et techniques, un second con-\ncours pour la solution esthétique, dans I<e ca-\ndre de la combinaison adoptée.\nIl faut amèrement regretter aussi que l'ad-\nministration ne songe pas un instant dans\nson projet à réserver ou à prévoir la solu-\ntion convenable de communications à grande\ncapacité circulatoire entre la Place Sainte-\nCroix et la Porte de Namur, notamment,\nainsi que vers Etterbeek et Boendael.\nLa succession de ces diverses initiatives\nmalheureuses, conduites selon des méthodes\nirrénmédiablement vicieuses au point de vue\nde leur résultat esthétique, induit à d'assez\nsombres réflexions quant à la courbe du baro-\nmètre de la culture esthétique nationale en\nl'an de grâce 1926, deuxième quart du\nXXe siècle."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1926-07-01-c005", "article_bluemountain": "bmtnaac_1926-07_01#c005", "volume": "bmtnaac_1926-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "4", "page_fin": "6", "image_debut": 6, "image_fin": 8, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.2.2.3", "titre_corps": "UNE INTERVIEW DE M. J. DE PRAETERE", "titre_sommaire": "UNE INTERVIEW DE M. J. DE PRAETERE", "signature_source": "A. D", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 6, "page_imprimee": "4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.1.6", "debut_caractere": 1694, "fin_caractere_exclue": 3270, "texte": "UN PRECURSEUR DE L'ART DECORATIF MODERNE\nUNE INTERVIEW DE M. J. DE PRAETERE\n\nDepuis longtemps nous caressons l'espoir\nde pouvoir faire connaître à nos lecteurs\nïœuvre accomplie à l'étranger par notre\ncompatriote 112. de Praetere. En attendant que\nnous puissions réaliser ce projet nous croyons\nintéressant de publier ici une interview parue\nil y a quelques semaines dûns « Le Soir ».\nNos lecteurs y verront avec plaisir que lfon\nsemble enfin vouloir utiliser chez nous le\nremarquable talent d'organisation de ce pré-\ncurseur\\\nNous avons rencontré M. De Praetere, de\nretour de Berne, où, avec MM. Paul Lam-\nbotte et Fierens-Gevaert, il collabora à l'or-\nganisation de l'Exposition belge, qui obtint\nun si vif succès.\nM. De Praetere est un maître en matière\nd'art décoratif.Les circonstances ont fait que\nla Suisse, où il s*établit pendant de nom-\nbreuses années, tira un plus grand profit que\nnous de son talent et de sa science. Mais au-\njourd'hui il revient en Belgique, et il consa-\ncrera désormais à son pays une activité dont\nl'étranger avait reconnu la valeur.\nNous demandons à M. De Praetere de nous\nrappeler brièvement les différentes phases de\ncette activité.\n« Il y a vingt ans, nous dit-il, que je fus\nnommé par les autorités communales direc-\nteur de 1 Ecole et du Musée des Arts décora-\ntifs de Zurich. On me demandait de réformer\n1 enseignement de cet établissement et de le\nmettre à 1 usage des besoins nouveaux de lin-\ndustre et des métiers. Nous étions en 1 905 ;\nle fameux « Werkbund » allemand n existait\npas encore.\n» Je reçus un jour la visite de M. Muthe-"}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "5", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.1.7", "debut_caractere": 59, "fin_caractere_exclue": 3972, "texte": "sius, qui était inspecteur des Arts décoratifs\nà Berlin. Il me confia qu'il était l'objet de\ntrès vives attaques de la part des corporations\npatronales et ouvrières, qui voyaient un\ndanger dans son projet de simplification de\nl'architecture et de la composition ornemen-\ntale.\n» Je lui suggérai de faire un autre front\ncontre les corporations patronales des mé-\ntiers en associant à son œuvre tous ceux qui\nétaient gens de combat et pénétrés des prin-\ncipes modernes.\n» Bientôt adhérèrent à ces principes les\narchitectes Peter Behrenst Bruno Paul, Jes-\nsen, Scharfvogel. On nomma un secrétaire de\nce groupe, et en 1907 se réunissaient à Mu-\nnich cinq cents artistes, architectes, décora-\nteurs, peintres, parmi lesquels les personna-\nlités les plus en vue.\n» Le « Werkbund » fut créé, son pro-\ngramme était : réorganisation totale de l'ar-\nchitecture et des industries d'art pour une\nesthétique moderne et par le principe de la\nqualité en matière de technique et l'emploi\ndes matériaux.\n» Aujourd'hui, cette puissante organisa-\ntion groupe plus de dix mille membres: indus-\ntriels, commerçants, artistes, artisans, sa-\nvants, etc. Les résultats? Supériorité et\nextension industrielle, production recherchée,\nchiffre d'affaires d'exportation inespéré, ins-\ntallation de nombreuses industries nouvelles,\nfacteur économique d'énorme valeur.\n» L'Autriche organisa sans tarder son\n« Werkbund » à la direction duquel on vit\njosef Hoffman et Vetter. La Hollande suivit\navec Berlage et Penaat, la Suisse avec Biih-\nler, Alther et Kienzle .\n» Des groupements analogues se fondèrent\nen Suède et au Danemark.\n» L'œuvre du « Werkbund » s'accomplit\nlentement car on devait tout refaire.\n*\n» En Suisse, à Zurich d'abord, à Baie en-\nsuite, j'ai organisé complètement renseigne-\nment professionnel et industriel. J'avais en\nvue les apprentis et les ouvriers d'âge moyen;\nen nombre restreint, les jeunes gens qui de-\nvaient devenir les créateurs en matière de\npièces de mobilier, d'orfèvrerie, d'art graphi-\nque, ferronnerie, industrie textile, etc.\n» Les écoles que j ai fondées sont placées\ndans le centre de contrôle des patrons et des\ncorporations ouvrières. Chaque métier a une\ncommission de surveillance, plus le profes-\nseur de 1 institut. La commission est renou-\nvelée par moitié chaque année.\n» Chaque métier a pour son développe-\nment trois années d études comme point\nde départ, un programme détaillé admis par\nle corps de métier, avec obligation de renou-\nveler ce programme tous les ans, afin de se\ntenir en contact avec les progrès de la tech-\nnique et de l'art.\n» Ces écoles fonctionnent à la satisfaction\ngénérale ».\nNous demandons à M. De Praetere de nous\ndonner son avis sur la situation de l'art déco-\nratif en Belgique :\n« Avons-nous profité des enseignements\nde l'étranger? Ne lui sommes-nous pas infé-\nrieurs en cette matière? »\n« Je vous répondrai franchement. La\nBelgique manque totalement d'organisation\nen ce qui concerne son enseignement tech-\nnique, surtout au point de vue pédagogique.\nOn devrait créer plusieurs types d'écoles uti-\nles à nos industries, avec la collaboration des\npatrons et des syndicats. Il est de toute né-\ncessité que nous ayons des programmes\nd'études solidement élaborés, selon les de-\nsiderata techniques, et choisis pour l'exécu-\ntion des modèles d'une institution centrale,\nqui se créerait à Bruxelles, pour former des\nartisans d'art et des professeurs. Il fau-\ndrait que 1 accord s établisse sur un pro-\ngramme unique, qui aurait l'adhésion de tous\nles groupements patronaux et syndicataires.\nOn créerait ainsi le «Werkbund» belge. C'est\nune nécessité. Nous ne réaliserons autrement\naucun progrès ».\n« Quelle sera demandons-nous à M. De\nPraetere, l'œuvre que vous comptez entre-\nprendre en Belgique? »\n« La province de Hainaut a mis à ma\ndisposition des locaux dans sa nouvelle école\nindustrielle, à La Louvière, pour y créer des\ntypes de meubles exclusivement exécutés par"}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "6", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.1.8", "debut_caractere": 60, "fin_caractere_exclue": 770, "texte": "la machine. Nous créerons, comme consé-\nquence directe de cette innovation, une expo-\nsition ambulante, destinée à faire connaître\ndans toute la région et dans tout le pays les\nproduits ainsi obtenus. Ce sera un enseigne-\nment esthétique et technique à la fois, et\nl'industrie et les ouvriers en retireront un\nbénéfice immédiat.\n» D'aures innovateurs suivront dans le do-\nMaine des arts graphiques et l'industrie tex-\ntile.\n» Nos métiers d'art doivent retrouver leur\ngloire des temps passés. La Belgique peut\nreprendre cette place en formant sans tarder\nune élite d'artistes créateurs et d'ouvriers\nspécialises. Ce serait le commencement d'une\nrenaissance et l'apport de nouveaux facteurs\néconomiques ».\n\nA. D."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1926-07-01-c006", "article_bluemountain": "bmtnaac_1926-07_01#c006", "volume": "bmtnaac_1926-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "6", "page_fin": "8", "image_debut": 8, "image_fin": 34, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.2.2.4", "titre_corps": "RECONSTRUCTION", "titre_sommaire": "RECONSTRUCTION", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 8, "page_imprimee": "6", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.1.8", "debut_caractere": 772, "fin_caractere_exclue": 3089, "texte": "RECONSTRUCTION\nVoici deux « échos » parus récemment\ndans la presse française, et qu'il nous paraît\nintéressant de publier ici.\nIl ne faudrait certes pas en conclure :\n« Voilà ce qu'on fait en France —, et voici\nce qu'on fait en Allemagne. »\nEt pourtant, les réalisations importent...\nCOMMENT LA VILLE DE HAMBOURG\nRESOLUT LA CRISE DU LOGEMENT\nAu lendemain de la guerre, le port libre\nde Hambourg connut, comme toutes les vil-\nles, une crise terribe du logement.\nCette crise est aujourd'hui conjurée.\nIl est intéressant de connaître les moyens\nemployés par les Hambourgeois pour tra-\nverser les moments difficiles.\nDès qu'il fut reconnu que les locaux d'ha-\nbitation ne correspondaient plus aux besoins\nde la population, il fut créé un Office du lo-\ngement, muni de pleins pouvoirs pour parer\nau plus pressé.\nToute convention directe entre individus\nfut interdite. ,\nIl fallut pour louer s'adresser à l'Office du\nLogement.\nPar ailleurs, le recensement des locaux\nd'habitation fut rapidement établi.\nA chaque ménage, à chaque particulier ne\nfut accordé qu'un nombre déterminé de piè-\nces.\nOccupiez-vous un local contenant plus de\npièces que celles auxquelles vous donnait\ndroit votre situation de famille?\nVous étiez prié de céder les pièces en ex-\ncédent à un « sans-logis ».\nSi vous n'acceptiez pas de bon gré ce\nlocataire, l'Office du Logement vous l'impo-\nsait.\nLa force de ce système fut l'équité abso-\nlue qui présida à son emploi. Nulle considé-\nration mondaine, nulle intervention ne fit\nfléchir la rigueur avec laquelle fut employée\nune méthode qui n'était évidemment pas\nsans entraîner quelques inconvénients.\nIl fallut notamment changer la destination\nde quelques pièces et bon nombre de salles\nde bains furent transformées en cuisines.\nPar ailleurs, les locataires en quête de do-\nmicile ne purent pas s'entendre directement\navec les propriétaires.\nIls se faisaient inscrire à l'Office du Loge-\nment qui en établissait une liste.\nAu fur et à mesure des disponibilités, les\nlocataires étaient envoyés dans un logement\ndéterminé, qu'ils ne pouvaient pas refuser.\nCes procédés draconiens furent facile-\nment admis par le public. Le sens de la dis-\ncipline aidant, chacun se soumit à ce régime.\nCependant, on construisait.\nUn certain nombre d'immeubles vastes\ncasernes à appartements nombreux ont\nété construits."}, {"page_pdf": 33, "page_imprimee": "7", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.1.33", "debut_caractere": 60, "fin_caractere_exclue": 3370, "texte": "L'Office du Logement a conservé ses pré-\nrogatives.\nMais son activité s'est ralentie.\nDans un avenir assez proche, on prévoit\nsa disparition.\nLa crise étant passée, la liberté peut être\nrendue.\n(« Le Quotidien », 26-7-1926.)\nît n'est pas indifférent pour nous, archi-\ntectes ou urbanistes, de noter ce « sens de\nla discipline » qui est à la base du succès\nde l'entreprise hambourgeoise et qui s'ap-\nparente fort bien au progrès esthétique et\ntechnique que nous recherchons avidement.\nOpposons-lui, par exemple, insouciance ou\n< conservateurisme » individualisme\naussi qui font la faillite des écoles recons-\ntruites en France.\nNous aurons d'ailleurs l'occasion de re-\nvenir sur un tel contraste, en mettant en re-\ngard soit même au seul point de vue\n« urbain » les expositions récentes de\nParis (1925) et de Dusseldorf (1926).\nLES ECOLES DES REGIONS LIBEREES\nSONT RECONSTRUITES AVEC LEN-\nTEUR ET SANS SOUCI D'HYGIENE\nNI DE CONFORT.\nDimanche on inaugurait, dans l'Oise dé-\nvastée, dix écoles reconstruites.\nLa guerre s'étant terminée le 1 1 novem-\nbre 1918, il a donc fallu attendre huit gai-\nnées pour voir s'élever, avec une compli-\ncité des maçons, des architectes et des dé-\ntenteurs de « dommages », les temples de\n! enseignement primaire.\nEvidemment, il a fallu moins de temps\npour « relever » les salons du bistro.\nEnfin, ces dix écoles neuves, c'est, comme\ndit l'autre, un commencement.\nNous ajouterons que c'est une sorte d'au-\ngure, ou quelque chose comme un symbole.\nCertes, il y a encore, dans l'Oise et ail-\nleurs, des écoles baraquements en pla-\ncage et carton; mais la sagesse populaire dit:\n« Tout vient à point à qui sait attendre. »\nOr, pour la patience, les maîtres de la Ré-\npublique savent donner l'exemple.\nPuisqu'on a réfléchi huit ans avant de les\ntirer des ruines, vous penserez avec moi que\nces écoles nouveau-nées doivent être des\nécoles modernes, dans le genre de celle\nqu'on a pu voir, l'été dernier, aux Arts Dé-\ncoratifs.\nN'en croyez rien.\nLes fermes rebâties t'ont été avec des\naméliorations importantes.\nTel qui possédait une chaumière de terre\nbattue a fait construire, avec le prix de son\ntaudis émietté, une fort belle demeure pas-\ntorale où le bois verni, le marbre et les ver-\nrières tiennent une place toute bourgeoise.\nCe n'est pas moi qui me plaindrai de ce\nprogrès villageois, encore que les méchants\ndisent, par là-bas, que l'Etat a ruiné la com-\nmunauté en payant cent mille francs ce qui\nen valait cinq mille.\nMais, n'est-ce pas, s'il fallait écouter les\nmécontents!...\nEn tout cas je dois vous apprendre que les\nécoles nouvelles ressemblent tout à fait à de\nvieilles écoles. Elles n'ont de neuf que leurs\npierres, leurs toits et leurs volets.\nJ'ai donc fait, derrière M. le préfet et\nM. l'inspecteur d'Académie, la tournée\nd'inauguration.\nA Connectaucourt nous avons trouvé une\nécole qui aurait pu porter en chiffres, sur son\npignon, 1885 au lieu de 1926.\nA Thiescourt il y a une cour grande\ncomme un terrain de football. C'est toujours\ncela. D'ailleurs, l'aspect extérieur de l'école\nest aimable et il y a une belle vue du der-\nnier étage.\nMais c'est tout ce qu'on peut y vanter.\nL'intérieur est garni de ce mobilier sco-\nlaire qui date de Jules Ferry. On ne nous fit\npoint voir les installations sanitaires et\npour cause.\nA Dives, à Lagny, rien ne requit particu-"}, {"page_pdf": 34, "page_imprimee": "8", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.1.34", "debut_caractere": 64, "fin_caractere_exclue": 1319, "texte": "lièrement mes regards avides de trouver\nquelque nouveauté imitée des Suisses, des\nAnglais ou des Allemands, par exemple\n1 eau courante, la pergola fleurie, la salle\nde douches et les water-closets perfec-\ntionnés.\nJe n'ose parler des meubles... Nous en\navons vraisemblablement encore tout un\nstock à écouler avant que nos enfants aient\ndroit à des sièges confortables et à des ta-\nbles qui ne tes rendront pas bossus.\nCependant à Candor nous eûmes une sur-\nprise.\nLe maître de céans montra fièrement des\nlavabos installés, sur ses indications, et sur-\nmontés de robinets qui ne sont point au ré-\ngime sec. Une chasse d'eau jouait dans les\n« commodités ».\nLa classe unique était décorée par des édu-\ncateurs de goût : les fleurs n'y étaient point\nen papier, les reproductions d'œuvres d'art\nsur les murs étaient choisies parmi celles qui\npeuvent apporter à des âmes neuves et (rus-\ntiques la révélation du beau...\nUne salle des fêtes permet aux gens du\nvillage, éloignés de la ville de trois lieues,\nde se réunir pour des séances récréatives et\nmême pour « voir le cinéma ».\nNaturellement l'instituteur un mutilé\nde guerre s'occupe de tout, embrasse\ntout, fait répéter les « artistes » et tourne la\nmanivelle aux films.\n(« Le Quotidien », 29 juillet 1926.)"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1926-07-01-c007", "article_bluemountain": "bmtnaac_1926-07_01#c007", "volume": "bmtnaac_1926-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "8", "page_fin": "8", "image_debut": 34, "image_fin": 34, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.2.2.5", "titre_corps": "AVIS IMPORTANT", "titre_sommaire": "AVIS IMPORTANT", "signature_source": "ADMINISTRATION DE « LA CITE »", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 34, "page_imprimee": "8", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.1.34", "debut_caractere": 1321, "fin_caractere_exclue": 2106, "texte": "AVIS IMPORTANT\nADMINISTRATION DE « LA CITE ».\nEN VUE D'EVITER DES RETARDS ET DES FRAIS\nINUTILES, NOUS SERIONS RECONNAISSANTS A NOS\nABONNES DE VERSER A NOTRE COMPTE CHEQUE-\nPOSTAL N° 166.21 REVUE « LA CITE », LE MONTANT\nDE LEUR ABONNEMENT POUR LE 6e VOLUME DE\n« LA CITE », SOIT VINGT-CINQ FRANCS. ILS SONT\nPRIES D'INDIQUER SUR LE BULLETIN DE VERSEMENT\nLEUR NOM ET ADRESSE COMPLETE.\nLES ABONNES ETRANGERS SONT PRIES DE NOUS\nFAIRE PARVENIR LA SOMME DE 30 FRANCS.\nLA 6e ANNEE DE « LA CITE » COMPRENDRA,\nCOMME LES PRECEDENTES, 12 NUMEROS ABONDAM-\nMENT ILLUSTRES.\nIL EST OFFERT, A TOUT NOUVEL ABONNE, A\nTITRE DE PRIME, AU PRIX REDUIT DE DIX FRANCS,\nUN EXEMPLAIRE DU VOLUME V DE « LA CITE ». CE\nVOLUME, LUXUEUSEMENT IMPRIME, COMPREND\nPLUS DE 250 PAGES DE TEXTE ET 80 PLANCHES DE\nGRAND FORMAT."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1926-07-01-c008", "article_bluemountain": "bmtnaac_1926-07_01#c008", "volume": "bmtnaac_1926-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 35, "image_fin": 35, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.2.2.6", "titre_corps": "CONCOURS", "titre_sommaire": "CONCOURS", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 35, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.1.35", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 3323, "texte": "CONCOURS\nSOCIETE DES NATIONS\nLe concours pour le choix d'un projet en\nvue de la construction d'un Palais de la So-\nciété des Nations, à Genève, s'est ouvert le\n25 juillet 1926.\nLe Jury international, composé de neuf ar-\nchitectes réputés, qui est chargé de l'étude\net du classement des projets, adresse aux ar-\nchitectes l'appel suivant :\n« Un appel des plus larges est adressé aux\narchitectes afin que cet édifice soit non seu-\nlement conçu avec le souci de grouper d'une\nmanière pratique et moderne tous les orga-\nnismes essentiels qui seront indispensables\nau fonctionnement de la Société des Nations,\nmais encore pour que cette conception tra-\nduise la haute destination d'un monument\nqui, par la pureté de son style, l'harmonie de\nses lignes, est appelé à symboliser la gloire\npacifique du XXe siècle.\n» Le terrain sur lequel ce bâtiment doit\nêtre édifié est magnifiquement situé; il com-\nporte, vers la route de Lausanne, une partie\nculminante d'où il s'étend et s'avance en\npente douce par des pelouses et des allées\nombragées jusqu'au bord même du lac. A\ncet endroit, le terrain se développe en une\nlongueur de rives de plus de 400 mètres par\nun chemin faisant partie de la propriété,\nchemin, qui peut être élaTgi et qui constitue\nune admirable promenade en bordure, d'où\nla vue s'étend jusqu'au Mont-Blanc sur un\nmerveilleux panorama.\n» C'est dans ces conditions de grandeur et\nde beauté qu'il s'agit d'établir le projet du\nPalais, siège de la Société des Nations.\n» Une somme de 165,000 francs suisses\nest mise à la disposition du Jury, pour être\nrépartie entre les meilleurs projets présentés.\nPremier prix, 30,000 fr. ; 2e prix : 25,000\nfrancs et 23,000 francs; 3e prix : 20,000\nfrancs; 4e et 5e prix : 15,000 francs; 6e et\n7e prix : 5,000.\n25,000 francs seront distribués en men-\ntions.\n» Le montant total des frais de construc-\ntion ne devra pas dépasser le chiffre maxi-\nmum de 1 3,000,000 de francs suisses.\n» Afin de ne pas favoriser les concurrents\ndes pays rapprochés de Genève, les pro-\ngrammes seront expédiés de manière qu'ils\narrivent dans tous les pays à peu près à la\nmême date quelques jours avant le 25 juil-\nlet 1 926.\n» Un exemplaire du programme sera ex-\npédié directement à toute personne qui fera\nla demande, accompagnée de l'envoi de\n20 francs suisses (coût du programme et des\ndocuments annexes), au Secrétariat Généra!\nde la Société des Nations, à Genève ».\nD'autre part le Gouvernement belge dis-\npose de quelques exemplaires du program-\nme; Te Ministère des Sciences et des Arts en\nassurera la distribution gratuite aux archi-\ntectes qui prendraient part au concours.\nRappelons que le Jury est composé de sir\nJoseph Burnet (Anglais), MM.Berlage (Hol-\nlandais), Victor Horta (Belge), Charles Le-\nmaresquier (Français), Karl Moser (Suisse),\nMuggia (Italien), J. Tengchlem (Suédois),\nM. Steinhof remplace M. Hoffman (Autri-\nche), et M. Gata remplace M. Urdapelleta\n(Espagne).\nM. Victor Horta en a été élu président.\nGAND. La Chambre Syndicale des\nArts industriels de Gand ouvre une série de\nconcours consacrés aux Arts décoratifs et\nindustriels. Ces concours sont réservés aux\narts : du livre, de la verrerie, de la peinture,\nde la sculpture, de l'orfèvrerie, du métal, de\nlébénisterie, des tissus.\nDemander les conditions au secrétariat\nla Chambre Syndicale, Gouvernemer'\nvincial, à Gand."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1926-07-01-c009", "article_bluemountain": "bmtnaac_1926-07_01#c009", "volume": "bmtnaac_1926-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "8", "page_fin": "8", "image_debut": 36, "image_fin": 36, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.2.2.7", "titre_corps": "CONGRÈS", "titre_sommaire": "CONGRÈS", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 36, "page_imprimee": "8", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.1.36", "debut_caractere": 63, "fin_caractere_exclue": 2221, "texte": "CONGRÈS\nTROISIEME CONGRES INTERNATIO-\nNAL DES GEOMETRES\nLa Fédération internationale des géomè-\ntres, présidée par notre confrère Roupcinsky,\nà peine organisée, témoigne de sa vitalité. Du\n15 au 18 octobre prochain, se tiendra, à\nParis, sous le patronage de l'lnstitut interna-\ntional de coopération intellectuelle (Société\ndes Nations), le 3e Congrès international de\nGéomètres.\nLe comité d organisation, sous la prési-\ndence de M. Peltier, Président de l'Union\ndes Géomètres-Experts français et dont le\nSecrétaire général est le colonel Butault, a\nobtenu le concours du Ministère des Affaires\nEtrangères français.\nPlusieurs gouvernements et notamment le\ngouvernement belge seront officiellement re-\nprésentés à ces assises professionnelles. Le\nprogramme des qui seront traitées,\nembrasse toute la technique foncière et pro-\nfessionnelle.\nLes questions suivantes seront examinées\npar quatre commissions qui en feront rap-\nport :\n1° Unification des conventions techniques\nde la profession;\n2° Perfectionnement des méthodes et ins-\ntruments de la mensuration;\n3° Le géomètre et la propriété immobi-\nlière ;\n4° Les tendances dans l'organisation lé-\ngale et l enseignement de la profession.\nIl y aura en outre une exposition intéres-\nsante de plans et d'instruments.\nL'adhésion est fixée à 60 francs; cette\nsouscription donne droit à la carte d adhé-\nrent qui permet de suivre tous les débats,\nvisiter 1 exposition de plans, etc.; elle assure\négalement les publications du Congrès.\nDes visites en autocar, réceptions et ban-\nquet sont organisés à l'occasion du Congrès;\nsont admises à ces manifestations\nil sera perçu une redevance\nVaries français par personne.\nUn programme détaillé provisoire des ré-\nunions et des diverses manifestations proje-\ntées, programme qui a été complété pour la\ndélégation belge en vue de l'organisation du\nvoyage à prix forfaitaire, peut être obtenu\nen s'adressant au président du Comité de la\nParticipation belge, M. Albert Cranshoff,\nrue Gachard, 56, à Bruxelles.\nCe Comité insiste auprès de tous les con-\nfrères afin qu'ils adressent, dûment rempli,\nI*eur bulletin d'adhésion au Congrès avec le\ndroit d'inscription de 60 francs."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1926-07-01-c010", "article_bluemountain": "bmtnaac_1926-07_01#c010", "volume": "bmtnaac_1926-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "8", "image_debut": 37, "image_fin": 38, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.2.2.8", "titre_corps": "EXPOSITIONS", "titre_sommaire": "EXPOSITIONS", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 37, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.1.37", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1909, "texte": "EXPOSITIONS\nL'EXPOSITION UNIVERSELLE ET IN-\nTERNATIONALE DE BRUXELLES.\nL'INSTALLATION DE LA COMMISSION\nDES BEAUX-ARTS\nDans une réunion, qui s'est tenue à Y hôtel\nde ville le 1 1 juin dernier, M. Max, bourg-\nmestre de Bruxelles, a procédé à l'installa-\ntion de la Commission des Beaux-Arts de\nl'Exposition universelle et internationale de\nBruxelles.\nCette Commission sera placée sous la pré-\nsidence de M. Paul Lambotte, directeur au\nMinistère des Sciences et des Arts, et aura\npour secrétaire M. Fonck, secrétaire du Co-\nmité exécutif.\nL'assemblée, qui était très nombreuse et\nà laquelle assistait M. Masion, directeur gé-\nnéral de l'Exposition universelle et interna-\ntionale de Bruxelles, a pris les résolutions\nsuivantes :\nLa Commission sera divisée en quatre sec-\ntions :\nI. i— Architecture. Vice-président: M. Jo-\nseph Van Neck.\nMembres : Georges Baltus, Paul Bon-\nduelle, Albert Ciamberlani, Jean-Baptiste\nDewin, Paul Dubois, Victor Horta, Paul Jas-\npar, Henry Lacoste, François Malfait, An-\ntoine Pompe, Adolphe Puissant, Oscar Van-\nde VooTde, J. Vierin.\n11. Arts décoratifs. Vice-président :\nMM. Philippe Wolfears; présidents de grou-\npes : a) le mobilier, Jos. Decoene; b) la pa-\nrure, Raymond Vaxelaire; c) les arts du\nthéâtre, de la rue et des jardins, Jules Buys-\nsens; d) l'enseignement des métiers à carac-\ntère d'art, Marius Renard; membres, Mlle H.\nBosché, MM. Jules Berchmans, Pol Berger,\nDom-Sébastien. Braun, Albert Callewaert,\nAdolphe Crespin, Jean de Ligne, Jules De\nPraetere, Emile Fabry, G. Hobe, C. Mon-\ntald, Charles Samuel, Jos. Smolderen, Louis\nTitz, Henry Vande Velde, Albert Van Huf-\nfel, G. Verbanck, François Alexandre, Ro-\nbert Altenloh, Emile Bernheim, Gustave\nBlondel, Bracquenie, Maurice Fraipont, Eu-\ngène Paulus, Georges Peters-Lacroix, G. Ro-\nsel, Herman Teirlinck, Jacques Vander-\nborght.\n111. Exposition du centenaire de l'art\nbelge 1830-1930. Vice-président : MM. Fie-"}, {"page_pdf": 38, "page_imprimee": "8", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.1.38", "debut_caractere": 61, "fin_caractere_exclue": 2234, "texte": "rer ' rvaert; membres, Charles Bernard,\nG. ( roi y, Cornette, Arthur De Rudder, Ro-\ndoij: De Saegher, Léon Frédéric, Olympe\nGilbert. Ryelandt, Lucien Solvay, G.-M. Ste-\nvens, Maurice Sulzberger, Van Zype, Jac-\nques V erreyt. X\nIV. — Salon international des beaux-arts.\nVice-président, MM. Is. Opsomer; membres,\nAlfred Bastien, Anto Carte, Frans Huygelen,\nLucien Jottrand, Jean Laudy, Paul Mathieu,\nAuguste Oleffe, Pierre Paulus, A. Rassen-\nfosse, Louis Reckelbus, Victor Rousseau,\nbaron René Steens, Gustave Van de Woes-\ntyne.\nA la première section seront soumis les\nprojets de construction présentés par des\nparticuliers, tels notamment les pavillons,\nrestaurants, édifices divers que des tiers ou\ndes groupements solliciteront de pouvoir\nconstruire pour des expositions spéciales ou\ndes exploitations.\nLa Section donnera son avis sur le carac-\ntère architectural de ces projets, leur grou-\npement et les emplacements à leur réserver.\nLa seconde section sera consultée sur les\nquestions d'art décoratif et d'art appliqué\nautres que les questions d'architecture pro-\nprement dites.\nElle s'occupera de l'organisation du com-\npartiment des arts décoratifs modernes et\nd une exposition spéciale de tout ce qui se\nrattache à l'habitation.\nLa troisième section organisera en 1930\nl'Exposition rétrospective de l'Art belge où\nseront réunis les chefs-d \"œuvre des artistes\nayant illustré le pays depuis la proclamation\nde son indépendance.\nUne part sera faite aux arts décoratifs\n\"îans le cadre de cette exposition.\nLa quatrième section s'occupera de l'or-\nso':'sation pour 1935 d'un Salon interna-\nren :j 1 des beaux-arts, sous le patronage et\nconcours du gouvernement.\n<\nmens de seconde épreuve pour l'octroi du\ngrade légal de géomètre-arpenteur, auront\nlieu à Bruxelles, à l'Ecole Industrielle, dans\nla seconde quinzaine de septembre.\nA cette épreuve pourront participer, outre\nles candidats géomètres qui ont réussi la pre-\nmière épreuve en avril dernier, les jeunes gens\nporteurs du diplôme d'études moyennes du\ndegré supérieur (section scientifique).\nPour tous renseignements, s'adresser au\nSecrétariat de la Commission d'Examen des\nGéomètres, 22, rue du Chêne, à Bruxelles."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1926-07-01-c011", "article_bluemountain": "bmtnaac_1926-07_01#c011", "volume": "bmtnaac_1926-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 12, "image_fin": 12, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.2.3", "titre_corps": "La Maison DE KEYN Frères est:", "titre_sommaire": "La Maison DE KEYN Frères est:", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 12, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.1.12", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 655, "texte": "Parce-que...\nLa Maison DE KEYN Frères est:\nLa plus ancienne firme Belge (fondée en 1840);\nElle a la plus grande vente du pays (6 maisons de\nvente, 2 usines) ;\nElle fournit au plus bas prix (suppression de\nl'intermédiaire, vente directe du fabricant aux\n« ♦ i\nconsommateurs) ;\nElle ne livre que des produits purs (certificats d'ana-\nlyse délivré sur demande avec toute commande).\nLa firme ne fournissant pas aux particuliers,\ns'adresser à un entrepreneur de peinture pour\nobtenir ses produits.\nGi voira peintre ne les emploie pas nous tenons à votre disposition des\nadresses de Patrons peintres sérieus dont les travaux vous donneront\nentière satisfaction."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1926-07-01-c012", "article_bluemountain": "bmtnaac_1926-07_01#c012", "volume": "bmtnaac_1926-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "1", "page_fin": "1", "image_debut": 13, "image_fin": 13, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.2.4", "titre_corps": "DANS LES REGIONS DEVASTEES", "titre_sommaire": "DANS LES REGIONS DEVASTEES", "signature_source": "L. C", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 13, "page_imprimee": "1", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.1.13", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1005, "texte": "DANS LES REGIONS DEVASTEES\nL. C.\nSi dans son ensemble, l'œuvre de la Reconstitution des Régions\nDévastées a été une faillite, au point de vue architectural, il ne fau-\ndrait pas en conclure que cette fo\nsans profit pour notre art, ni surtou\ntari nantes in gurgite vasto des manifestations intéressantes.\nNous avons bien l'intention de donner un jour une synthèse\nde cette période qui fut une des plu\ntecturale contemporaine. Les quelques\nnous fournissent un recul suffisant\ndégager des enseignements.\nEn attendant, et à titre de pré\ntons quelques photographies et les\nD'aucuns seront surpris de l'i\nde modestes « restaurations ». Ils perdent de vue que la « Maison\nde la rue Conscience, à Roulers »,\nture « cubiste » qui fut édifiée en\nnaissance, d'âpres discussions.\nCe que l'on qualifiait alors de » est\nfort à la mode depuis que cette arc « »\nl'Exposition des Arts Décoratifs de\nMais il est bon de rappeler q\nqu'est né, chez nous, de par l'audace brugeois,\nce qui s'affirme de plus en plus comm\nguerre."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1926-07-01-c014", "article_bluemountain": "bmtnaac_1926-07_01#c014", "volume": "bmtnaac_1926-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "2", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 14, "image_fin": 18, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.2.5", "titre_corps": "RESTAURATION D'IMMEUBLES ENDOMMAGES", "titre_sommaire": "RESTAURATION D'IMMEUBLES ENDOMMAGES", "signature_source": "Huib HOSTE", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 14, "page_imprimee": "2", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.1.14", "debut_caractere": 32, "fin_caractere_exclue": 2014, "texte": "RESTAURATION D'IMMEUBLES\nENDOMMAGES\n\nL'architecte travaillant dans les régions dévastées s'est trouvé\nsouvent devant des constructions gravement endommagées, mais qui,\ncependant, étaient en trop bon état pour être démolies. Malheureu-\nsement, la plupart de ces constructions n'étaient guère intéressantes;\nau contraire, elles portaient presque toujours le caractère de laideur\nqui stigmatise les constructions du siècle passé. L'architecte se voyait\ndonc placé devant deux solutions également impérieuses : l'une con-\nsistant à consolider, à restaurer de vilains bâtiments, l'autre devant\naboutir à un résultat d'ordre esthétique.\nLes illustrations ci-jointes montrent quelques solutions que\nj'ai cru devoir adopter; comme elles n'ont nulle prétention à être des\nmodèles, je serais enchanté si mes confrères voulaient les passer au\ncrible de la critique.\nJ'ai été guidé surtout par le désir de conserver absolument tout\nce qui pouvait rester en place; ainsi lorsqu'une toiture était suffisam-\nment solide, tout en manquant de proportions, je me suis abstenu\nde la démolir pour la remplacer par une nouvelle toiture qui aurait\npu être complètement en harmonie avec le nouvel aspect de l'im-\nmeuble.\nMAISON SITUÉE RUE CONSCIENCE, A ROULERS\nCette façade présentait la collection complète des ornements qui\nfaisaient l'orgueil de nos pères et qui, de nos jours, font notre déses-\npoir. Il y avait une plinthe en pierre de taille moulurée; les fenêtres\nétaient encadrées de moulures en saillie, et surmontées d'un fronton,\nle tout en ciment; des modillons décorés étaient sensés supporter la\ncorniche à denticules. Il y avait, en outre, le balcon soutenu par des\nconsoles à feuilles d'acanthe et surmonté de vases en fonte garnis de\nplantes en zinc. Le grenier, qui sert de dépôt de marchandises, en\ncommunication directe avec le magasin situé à côté, était largement\néclairé au moyen d'une lucarne à fronton et ailerons et d'oeils de\nbœuf en zinc, décorés dans le goût album V. M., etc."}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.1.15", "debut_caractere": 27, "fin_caractere_exclue": 1996, "texte": "La pierre de taille, l'enduit de la façade, la menuiserie du rez-de-.\nchaussée et la toiture ayant été copieusement mitraillés, il s'agissait\nde remettre en état cette façade, construite d'ailleurs en excellents\nmatériaux, tout en conservant le grenier-magasin et la toiture qui le\ncouvrait.\nLes bandeaux moulurés de pierre, engagés profondément dans\nles murs, nous ont amené tout naturellement à choisir pour cette\nfaçade un parti horizontaltrès prononcé. Il nous a suffi de faire\nenlever les moulures pour avoir des bandeaux « remis en état » et qui\nétaient en même temps à l'échelle de cette façade, longue de 14 m.\nDes retraits augmentant la capacité éclairante des baies ont\nremplacé les saillies aux fenêtres.\nComme le large couloir donnant accès au balcon allait devenir\nune chambrette, le balcon est tout naturellement devenu une de ces\nfenêtres saillantes, que nous appelons à tort « loggia ».\nLa façade a été entièrement décapée et recouverte ensuite d'un\nenduit simili; cet enduit permet d'imiter plus ou moins bien diverses\npierres blanches. Nous croyons inutile de dire que nous n'avons rien\nimité du tout; et nous nous sommes, au contraire, efforcés de lui\ndonner son caractère d'enduit.\nLes châssis des fenêtres à l'étage sont anciens.\nMAISONS SITUÉES RUE VERTE, A WERVICQ\nLorsque nous fûmes appelés à dresser les plans de restauration\nde cette maison, le propriétaire avait déjà fait poser quelques nou-\nveaux châssis de fenêtres, afin de rendre certaines chambres habi-\ntables. Notre rôle s'est donc borné surtout à diviser deux maisons en\ntrois maisons, à enlever les ornements de la façade, à faire une nou-\nvelle porte d'entrée, surmontée d'une fenêtre saillante.\nSuite aux modifications intérieures, la façade de la petite mai-\nson a dû être restaurée. En dehors de l'ancienne statue de Saint-Roch\nque nous avons maintenue en place, les saillies des seuils, linteaux et\ncorniches constituent les seuls mouvements dans la surface unie du\n« simili »."}, {"page_pdf": 16, "page_imprimee": "4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.1.16", "debut_caractere": 31, "fin_caractere_exclue": 1576, "texte": "COUVENT A GHELUWE\nLa photographie de l'état ancien reproduite ci-contre nous dis-\npense de toute description. Cette partie du couvent, devant servir\nd'orphelinat, venait d'être construite avant la guerre; toutes les toi-\ntures ainsi que la maçonnerie du pignon, avaient disparu, de même\nque les gitages, boiseries, etc. La maçohnerie était gravement crevas-\nsée à plusieurs endroits, ce qui nous a obligés à démolir certaines par-\nties. La photographie de l'état nouveau permet de bien distinguer la\nmaçonnerie ancienne et nouvelle.\nLa construction qui nous occupe a changé de destination : d'or-\nphelinat, elle est devenue bâtiment d'école, elle contient notamment\nles classes du 4e degré. A l'avant-corps, au rez-de-chaussée, se trou-\nvent les chambres pour institutrices; à l'étage, une classe pour den-\ntellières; celle-ci est éclairée latéralement et par en haut.\nComme l'espace compris dans la toiture, terminée par le large\npignon, était parfaitement inutile, nous avons préféré ne pas le\nreconstruire et en faire le remploi en construisant des planchers en\nbéton armé. L'escalier qui conduit à l'étage, y compris la rampe,\nsont également en béton armé.\nLes anciennes façades étaient conçues en simili style brugeois;\nl'œuvre restaurée ne garde plus trace de ce caractère, bien que plu-\nsieurs trumeaux anciens aient été conservés. Ceux-ci nous ont imposé\nun parti vertical beaucoup plus fortement accentué qu'il ne l'était à\nl'ancienne façade.\nLe travail a été très bien exécuté par l'entrepreneur L. Ver-\nhaeghe, de Lophem.\n\nHuib HOSTE."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1926-07-01-c015", "article_bluemountain": "bmtnaac_1926-07_01#c015", "volume": "bmtnaac_1926-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 17, "image_fin": 17, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.2.5.1", "titre_corps": "ARCHITECTE : HUIB. HOSTE", "titre_sommaire": "ARCHITECTE : HUIB. HOSTE", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 17, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.1.17", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 180, "texte": "DANS LES RÉGIONS DÉVASTÉES\nRESTAURATION D'IMMEUBLES ENDOMMAGÉS\nPLANCHE I\nImmeuble endommagé\nImmeuble restauré (1919)\nMAISON SITUÉE RUE CONSCIENCE A ROULERS\nARCHITECTE : HUIB. HOSTE"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1926-07-01-c016", "article_bluemountain": "bmtnaac_1926-07_01#c016", "volume": "bmtnaac_1926-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 18, "image_fin": 18, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.2.5.2", "titre_corps": "REVUE : LA CITÉ", "titre_sommaire": "REVUE : LA CITÉ", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 18, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.1.18", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 155, "texte": "DANS LES RÉGIONS DÉVASTEES\nRESTAURATION D'IMMEUBLES ENDOMMAGÉS\nPLANCHE II\nMAISON SITUÉE RUE VERTE A WERVICO (1919)\nARCHITECTE : HUIB. HOSTE\nREVUE : LA CITÉ"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1926-07-01-c017", "article_bluemountain": "bmtnaac_1926-07_01#c017", "volume": "bmtnaac_1926-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "5", "page_fin": "16", "image_debut": 19, "image_fin": 32, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.2.6", "titre_corps": "INDUSTRIALISME & URBANISME", "titre_sommaire": "INDUSTRIALISME & URBANISME", "signature_source": "Pierre BOURDEIX, architecte à Reims", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 19, "page_imprimee": "5", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.1.19", "debut_caractere": 32, "fin_caractere_exclue": 2303, "texte": "INDUSTRIALISME & URBANISME\n\n€ H n'y a pratiquement aucune limite à la\n«omme de richesses susceptibles d'être produites\nsi 1 on se décide résolument à mettre en oeuvre les\nméthodes de production scientifique. Dès lors se\nbattre avec des richesses acquises revient à une\nstérile dépense d'efforts. Ce qui importe c'est la\nmise au jour de richesses nouvelles qui donnera\nl'apaisement général en donnant à chacun la part\nde bien-être à laquelle il a droit. Quand on l'aura\npartout compris on aura assuré, avec le bonheur\ngénéral de l'individu, l'équilibre et l'harmonie géné-\nral e des collectivités. »\nCharles MOUREU.\nL'importance politique et économique des villes a de tous temps appelé\nl'attention et la sollicitude des pouvoirs publics sur la nécessité de veiller à\nleur organisation et sur l'utilité de les embellir.\nCharles-Quint prétendait toutefois, nous dit-on, que le pouvoir\nmonarchique ne pouvait s'accommoder du développement des villes.\nIl est (incontestable cependant qu'il a coïncidé avec les grandes époques\nde l'esprit humain et il suffit de nommer les villes illustres : Athènes,\nRome, Florence, pour en être convaincu.\nEn France ce fut PARIS qui servit d'exemple aux autres villes et\ndepuis le XVIIe siècle nous assistons au développement constant devenu\nconsidérable, de la capitale.\nSous Louis XV on y comptait déjà plus de mille rues qu'il fallait désigner\nsous des noms lesquels furent inscrits aux extrémités de chacune. Tous les\nseigneurs et gens riches eurent résidence à Paris ou dans quelque autre\ngrande ville où ils dépensèrent, dit Q,u esn a y, « les revenus des fonds\ndu Royaume ».\nPuis les institutions administratives et judiciaires créées depuis 1 789\nfavorisèrent la formation d'un grand nombre de centres d'attraction. Au\nlieu des 32 circonscriptions territoriales il y eut 86 départements et les\n12 ressorts du Parlement se divisèrent entre ceux de 25 Cours d'Appel.\nJusqu'à l'année 1800 aucune ville du monde n'avait atteint le chiffre\nde 1 million d'habitants et l'on ne comptait en Europe que 21 villes ayant\nplus de 100,000 habitants. La population globale de ces villes était alors de\n4,700,000 habitants, soit le 1/35 de celle du continent.\nA notre époque surtout le développement urbain est dû à la concentra-\ntion industrielle."}, {"page_pdf": 20, "page_imprimee": "6", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.1.20", "debut_caractere": 34, "fin_caractere_exclue": 2494, "texte": "Pour s'en convaincre il importe d'examiner révolution de l'industrie à\ntravers les âges, car elle est de toute histoire humaine comme nous l'ont déjà\nenseigné les noms adoptés pour l'histoire des civilisations préhistoriques :\nâge de pierre, âge du bronze, âge du fer.\nD'après quelques données récentes nous pourrons parcourir les étapes de\ncette évolution.\nAinsi dès l'époque archéologique il existait déjà des embryons de cités\nindustrielles. Il est usuel, en effet, de trouver sur l'emplacement même des\ndépôts de silex des vestiges importants d'ateliers de taille d'armes et outils.\nCeux-ci étaient ensuite distribués dans un rayon étendu.\nDe même on conçoit que l'exploitation des mines de cuivre, d'étain, et\nensuite de fer et le traitement de ces métaux aux âges du bronze et du fer\naient donné naissance à des groupements de population.\nMais si comme de nos jours les premiers hommes eurent des préoccupa-\ntions économiques et même industrielle, c est 1 économie naturelle agraire\nmême qui a prédominé.\nIl en fut de même dans l'antiquité. Ce sont, en effet, les produits naturels\nqui furent à la base du commerce d'importation et d'exportation le plus\nanciennement connu, celui des Grecs et des Phéniciens. Les poteries, elles\naussi, donnèrent lieu alors à une vaste exportation, mais ces vases étaient\nsans doute destinés à recevoir les produits naturels tels que le vin et l'huile «\nLes grandes fortunes du temps provinrent surtout des conquêtes pour\nne point dire des rapines plutôt que du commerce.\nL'Antique Troie n'était peut-être qu'un repaire de pirates postés à\nl'entrée du détroit de l'Hellespont.\nA ces lointaines époques l'industrie n'eut donc qu'un faible développe-\nment. Car nous entendons par l'industrie l'appropriation que l'homme fit à\nson profit des forces animales ou des forces naturelles. Et il se confirme que\ncette conquête est relativement récente même sur la vie animale.\nUne récente et belle étude du commandant Lefebvre-Des-\nnouettes (1) place l'origine de la période industrielle à la fin du\nXe siècle. Hors les ports, qui affirment que les transports par voie maritime\nétaient les seuls pratiques, et c'est ce qui explique l'importance du bassin\nméditerranéen aux premiers siècles de l'histoire de la civilisation, rien ne\nmarque l'adaptation satisfaisante de l'animal à la traction; et par suite véhi-\ncules et voies terrestres sont peu employés.\n\n(1) La force animale à travers les âges. 1924. Berger Levrault, éditeur."}, {"page_pdf": 21, "page_imprimee": "7", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.1.21", "debut_caractere": 32, "fin_caractere_exclue": 2499, "texte": "Jusqu'au Xe siècle, par suite de l'imperfection. des systèmes d'attelage\ndes animaux domestiques, on ne put tirer qu'un très faible parti de la force\nde l'animal, en particulier du cheval. Sur un même véhicule on n'en sut\natteler plus de deux de front et aucun en flèche.\nC est à cette époque seulement, au Xe siècle, que l'on apprit à ferrer les\npieds des chevaux et des bœufs. Cette dernière circonstance montre à elle\nseule la médiocrité de l'emploi que l'on avait fait de l'animal pour l'utiliser\nau transport.\nC'est ce que démontre par ailleurs le Code de Théodore publié en 438\nà ByzarijCe et qui contient le règlement des postes et des Messageries\nimpériales. Ce règlement fixe et limite les poids des chargements des\nvéhicules et attelages. Ce poids variait de 66 kilos pour les voitures légères à\n492 kilos pour les voitures de trait les plus lourdement chargées.\nD'après les expériences directes de l'auteur, ces limites de chargement\ncorrespondent bien exactement aux charges que peuvent transporter de nos\njours des chevaux attelés à l'antique et ces charges sont infimes à côté de la\nnormale actuelle.\nCet état de choses s'est maintenu pendant de longs siècles. Et les routes\nromaines, si solidement construites cependant, n'eurent jamais à satisfaire\nqu'un trafic relativement léger.\nNous voyons quelles conséquences peuvent être tirées de ces observa-\ntions au point de vue social. Comme il était pratiquement impossible d'appro-\nvisionner en produits les établissements industriels de toute sorte et de toute\nimportance, voire même les moulins qui eussent pu être actionnés par la force\nhydraulique, tout le travail industriel, y compris la mouture du blé devait être\nfait à bras d'hommes.\nLes transports pondéreux ne pouvaient être faits plus économiquement\net avec plus de facilité que par les hommes.\nC'est ce qui explique le développement immense de l'esclavage jusqu'à\nl'invention des moyens plus parfaits susceptibles de capter la force des ani-\nmaux domestiques.\nPlus un peuple était civilisé et avait des besoins organisés, plus il avait\nd'esclaves et plus le sort de ceux-ci était rigoureux.\nC'est donc à l'invention moderne du système d'attelage et du ferrage à\nclous qu'est due la conquête véritable de la force motrice animale. C'est à\ncette époque que paraissent les premiers établissements industriels : moulins\nà eau, forges, scieries, usine. Ajoutons que cet événement porte avec lui le\nfait le plus marquant de l'émancipation humaine."}, {"page_pdf": 22, "page_imprimee": "8", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.1.22", "debut_caractere": 28, "fin_caractere_exclue": 2258, "texte": "C'est du moins ce qu'affirme le commandant Lefebvre des\nNouettes déclarant que le Xe siècle fut le début d'une époque où le mouve-\nment social prit en Europe une force considérable.\nL'extinction de l'esclavage, jusqu'alors attribuée trop exclusivement à des\nfacteurs moraux, correspond bien à l'apparition de moyens mécaniques ou\nanimaux soulageant la condition humaine.\nComme de nos jours, les villes à cette époque sont des lieux de marchés\nou d'échange, fréquentés par des marchands, souvent des aventuriers, qui\nvont de ville en ville offrir leur marchandise. Les routes étant peu sûres ils\nse groupent en g i 1 d e s ou h a n s e s, achetant et vendant en commun, par-\ntageant entre eux les bénéfices. C'est l'aurore du capitalisme et de cette épo-\nque date la lettre de foire et la lettre de change, premiers instruments de\ncrédit.\nC'est au XIIIe siècle seulement qu'apparaît l'industrie dans les villes des\nPays-Bas et de l'ltalie. Elle est surtout consacrée à la draperie, mais son déve-\nloppement est vite entravé par une réglementation étroite émanée du pouvoir\nmunicipal dont les artisans parvinrent alors à s'emparer.\nLes découvertes maritimes donnent alors un nouvel* essor à ce mou-\nvement et de grands centres nouveaux naissent : Lisbonne et\nAnvers. De même la formation des grands Etats et le développement\nde l'esprit d'individualisme montrent que la Renaissance marque jusque dans\nl'esprit commercial une réelle expansion.\nAu XVIIe siècle le commerce maritime fait de grands progrès en\nAngleterre, aux Pays- Bas et en Espa g n e, la Compa-\ngnie Hollandaise des Indes et les Compagnies de commerce créées par\nC o 1 b e r t.\nL'action de ce grand ministre fut incomparable dans le domaine que\nnous étudions.\nAu point de vue matériel, la ruine était partout, la misère régnait chez\nJes paysans du fait de la famine, de la peste, de la guerre, car les soldats\nvivaient sur le pays; le clergé et la noblesse n'étaient pas mieux lotis, le roi\nlui-même avait à peine de quoi garnir ses tables.\nC'était partout le désordre.\nPour y remédier, il fallait réorganiser les services publics, assurer le\nrelèvement du commerce et de l'industrie, procurer du travail.\nC olbe r t, qui était un homme nouveau, y employa une méthode"}, {"page_pdf": 23, "page_imprimee": "9", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.1.23", "debut_caractere": 30, "fin_caractere_exclue": 2677, "texte": "minutieuse et consciencieuse. Il avait toujours devant les yeux la carte écono-\nmique du monde, c' est-à-dire de l'Espagne, du Portugal, de la Hollande et\nde l'Angleterre, pays colonisateurs. Estimant que la richesse de ces pays\nprovient de leurs colonies et des produits qu'ils en tirent, il aura comme souci\nprincipal de créer à la France un vaste empire colonial et de l'exploiter.\nIl émet plusieurs principes qui ne sont peut-être plus exacts aujourd'hui,\nmais qui furent unanimement adoptés.\nUne même quantité d'or roule en Europe, le pays le plus riche est celui\nqui en possède le plus : d'où nécessité de gagner de l'or et de le garder\nprécieusement.\nLes peuples sont égaux en nombre en Europe et ont une consommation\négale à leur production : le chiffre d'affaires d'un pays ne peut être aug-\nmenté que par des découvertes nouvelles, ce qui semble impossible. 20,000\nvaisseaux suffisent pour faire le commerce mondial : il faut donc en prendre\nle plus possible aux ennemis ou en couler pour augmenter le nombre des siens.\nEnfin la France est l'un des pays les plus riches du monde, il faut l'ex-\nploiter, et C olb e r t émet cette idée neuve que le roi ne doit pas être\nseulement un guerrier, mais encore un commerçant et un marchand.\nLa tâche de Colbert était lourde. Les finances étaient mises au\npillage, les domaines inexploités, les impôts mal répartis. Colbert\ncherche à y remédier au moyen des chambres ardentes de justice et d'autres\nprocédés pas toujours recommandables. Enfin il réorganise la comptabilité et\npour la première fois la France a un budget. Enfin il fait tout ce qu'il peut\npour réformer la perception des impôts, puis il confisque les finances muni-\ncipales qui marchaient aussi mal et incorpore les budgets municipaux dans le\nbudget général.\nLa France étant un pays agricole, il s'occupe d'améliorer le sort des\npaysans et de mettre le sol en valeur. La misère reste cependant grande, et\nColbert demeure impopulaire parce qu'il ne parvient pas à assurer la\nlibre circulation des grains, ce qui du reste était extrêmement difficile.\nIl voulut réglementer l'industrie, la soumettre à l'autorité royale, afin que\nla France put se passer de l'étranger; il créa des manufactures royales qui\nfirent une concurrence effoyable aux petits métiers.\nLa partie la plus belle de son administration est celle qui concerne le\ncommerce : routes, canaux, suppression des péages, essai d'unification des\npoids et mesures; et partout les colonies : il dessine l'empire colonial qui est\nà réaliser pour que la France reste indépendante; il fonde des compagnies de\ncommerce qui se sont résorbées bien après lui ou se sont transformées."}, {"page_pdf": 24, "page_imprimee": "10", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.1.24", "debut_caractere": 28, "fin_caractere_exclue": 2348, "texte": "De plus en France la création du réseau routier contribue à la transfor-\nmation économique du pays. A ce moment le mot Commerce désigne\naussi bien l'industrie que le commerce proprement dit et les théories régnantes\ndes physiocrates proclament que toute richesse vient de la terre.\nJusqu'au XIXe siècle se groupaient autour du patron, sorte d'ouvrier su-\npérieur, en des ateliers urbains et cruraux, quelques ouvriers et apprentis\ndûment protégés ou assujettis les uns et les autres à la législation des corpo-\nrations.\nA côté de ces établissements, dont beaucoup ne dépassaient pas le cercle\nde la famille ,1a grande industrie commençait à naître. C'est là ce qu'on\nappelle « l'ère des fabriques ».\nIl y en avait de deux sortes, les fabriques royales gérées directement par\nl'Etat et des établissements particuliers auxquels l'Etat, par lettres patentes,\navait concédé un monopole.\nA cette époque L'industrie lyonnaise de la soierie, qui conserve encore\nce nom de « fabrique » dans le langage populaire local, comprenait\n65,000 ouvriers. Le Creusot était une usine modèle et les forges de Basse-\nAlsace comptaient quelques centaines d'ouvriers.\nDéjà la concentration s'imposait dans certaines industries, celles du drap\nnotamment, à cause de la complexité et du nombre des opérations successives.\nOn conçoit l'intérêt qu'il y a alors à grouper les fabrications sous le même\ntoit pour en surveiller les phases et supprimer les transports. Il en résulte\naussi des facilités pour la surveillance et la coordination des opérations.\nDès la fin du XVIIIe siècle cette concentration est achevée à Sedan,\nReims, Rouen, Elbœuf, Louviers, etc.\nVers cette époque également l'industrie de l'impression sur toile a elle\naussi une grande importance et la société Oberk a m p 112, au capital de\n9 millions, voit ses bénéfices atteindre en 1792, 1,581,000 livres.\nCependant l'industrie mécanique ne commence à fonctionner qu'en 1 797.\nLe machinisme s'introduit ensuite, d'abord dans le moulinage de lia soie puis\ndans l'industrie du coton.\nPour la fonte c'est la substitution du coke au bois qui a opéré cette\ntransformation et a déterminé la création de grandes usines, telles le Creusot.\nC'est au début du XIXe siècle seulement que l'industrie se concentre\ndans les villes et qu'apparaît le patron industriel. C'est vers cette époque"}, {"page_pdf": 25, "page_imprimee": "11", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.1.25", "debut_caractere": 28, "fin_caractere_exclue": 2283, "texte": "également que le mot « industrialisme », semble-t-il dû à saint Simon, entre\ndans le vocabulaire.\n11 faut passer à la chute du premier Empire pour constater un rétablis-\nsement de la situation industrielle fort amoindrie par les événements de la\nRévolution et par la conscription continue de tous les hommes valides\nqu'avaient exigé les guerres impériales.\nAussi en 18)4 la machine à vapeur restait à peu près inconnue en\nFrance et en 1816 on en comptait 1,500.\nEn 1825 le premier métier mécanique était introduit chez nous en même\ntemps que d'autres très grands progrès techniques se manifestent dans la\nmétallurgie.\nEnsuite la machine à vapeur appela le groupement de la main-d'œuvre\ndans son voisinage immédiat. On ne connaissait, en effet, d'autre mode de\ntransmission que celle par poulies et courroies dont le champ d'action était\nlimité.\nCeci conduit à constater que le prix de revient de l'unité de force dimi-\nnuait à mesure que s'accroissait la puissance des machines génératrices. D'où\nla tendance nouvelle à les construire de plus en plus puissantes ainsi que la\nnécessité de concentrer le mécanisme de fabrication et la main-d' oeuvre en\ndes ateliers de plus en plus importants. Puis les industries annexes se grou-\npèrent ensuite auprès de l'usine principale.\nC'est cet essor industriel, cette concentration des moyens de production\ndue en grande partie à l'apparition de la machine, qui engendra à son tour\nle développement urbain.\nDe ce fait, en effet, la population des villes françaises passa de 15 0/0\ndu total à 25 0/0 en 1845.\nPuis cette même machine à vapeur fut alors adaptée aux transports. Ce\nfut la cause d'accroissement de la population urbaine la plus remarquable\nqu'il s'agit des transports en chemin de fer ou de la navigation maritime.\nC'est au point qu'on a pu dire que le subit rayonnement de moyens de\ntransports faciles mit, dans l'ordre économique, la circulation des richesses\nau-dessus de la production même de ces richesses. Parallèlement le réseau des\nroutes secondaires fut développé.\nJusqu'alors, en effet, les voies de terre, que ce furent les voies romaines\nou bien les routes royales, n'avaient guère servi que d'instrument de haute\npolice et 3e domination politique. L'accès en était souvent difficile et même"}, {"page_pdf": 26, "page_imprimee": "12", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.1.26", "debut_caractere": 28, "fin_caractere_exclue": 2251, "texte": "impossible le réseau routier étant inexistant ou en fort mauvais état, et cela\nentrava jusqu'alors les échanges de grande importance. Là où ce fut possible\nces échanges durent emprunter la voie maritime ou la voie fluviale.\nL'avènement des chemins de fer fut l'origine de l'immense développe-\nment des échanges économiques sur le continent.\nComme instrument politique et d'échange de la pensée le télégraphe a\nsupplanté tout autre mode. C'est comme si la terre avait été soudainement\ndotée d'un système nerveux. Malgré leur importance à cet égard les autres\nmodes de transport sont considérés avant tout comme instrument d'échange\néconomique.\nLa première ligne de chemin de fer construite en France fut celle de\nLyon à Sain t-Etiepnne terminée en 1832. Ensuite vint celle de\nParis à Saint-Germain inaugurée en 1 837.\nA partir de 1842, date des premières conventions avec les compagnies,\nune énorme activité fut donnée à la construction et l'équipement des voies\nferrées.\nPlus tard le mouvement ne fit que s'accentuer car le déracinement des\nruraux nécessité par les travaux de construction des lignes de chemin de fer,\ns accrut des besoins mêmes de l'industrie employée à ces constructions et\ndes facilités de transport déjà survenues.\nL'impulsion fut donc soudaine puisque impérieuse. Mais il est certain que\ntout n'alla pas sans heurts, car l'industrie, peu organisée à ses débuts, n'avait\npas résolu les multiples problèmes qui apparurent bientôt dans toute leur\nampleur : crédits, débouchés, stabilité.\nElle dut pénétrer ces problèmes nouveaux, trouver du crédit, des débou-\nchés, assurer la régularité de son activité et paTer aux crises de chômage.\nLes problèmes de l'organisation du travail qui se traduisent actuellement\npar une recherche constante de l'amélioration du sort de l'ouvrier ne pou-\nvaient pas encore être entrevus.\nCela d'autant plus que les doctrines économiques alors régnantes étaient\nopposées à toute intervention de l'Etat : chacun était libre, le patron comme\nl'ouvrier, mais en fait le travailleur isolé, privé du droit de coalition et même\nd'association n'avait qu'une position bien inférieure à celle de l'employeur. Ce\nqui a fait dire de lui qu'il était « à la fois souverain et misérable »."}, {"page_pdf": 29, "page_imprimee": "13", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.1.29", "debut_caractere": 28, "fin_caractere_exclue": 2490, "texte": "Par le libre jeu de la concurrence les salaires décroissaient sans cesse.\n* A partir de !8I 4, dit M. Pinot, la baisse des salaires est un phéno-\nmène constant et progressif pendant toute la Restauration et la Monarchie\nde Juillet... On admet que de 1822 à 1830 les salaires ont baissé en\nmoyenne de 22 0/0 et de 1830 à 1848 de moitié pour certaines industries,\nsurtout les industries textiles. Cette baisse des salaires coïncidait encore avec\nune hausse des denrées de première nécessité, en moyenne de 60 0/0 de\n1822 à 1830. »\nEn de telles conjonctures l'industriel pour réduire son prix de revient,\naccroissait la durée de la journée de travail indéfiniment en sorte qu'en\n1840 elle atteignait à Lyon 15 à 16 heures. L'exploitation du travail des\nfemmes et des enfants fut extrême.\nA Lille, en 1828, sur 224,300 ouvriers, 163,000 étaient inscrits au\nbureau de bienfaisance. Aussi peut-on dire que le paupérisme caractérise l'his-\ntoire du travail industriel en cette première moitié du XIXe siècle. C'est au\npoint qu en 1840 on constate que 140,000 enfants furent abandonnés. Telles\nsont les premières manifestations de la vie industrielle, c'est-à-dire urbaine.\nCette situation ne manqua pats alors d'attirer l'attention de quelques\ncerveaux généreux et chimériques qui se consacrèrent à étudier la situation\net à y chercher des remèdes. c\nDans ce nombre nous voyons des économistes et des littérateurs tels\nSaint-Simon, Fourier, Considérant, Pierre Leroux et Louis Blanc. Leurs pro-\npositions étaient certes utopiques. Néanmoins la situation se montrât telle\nque leurs plans, envisageant la refonte de la société sur de nouvelles formules\npassionnèrent alors l'opinion publique.\nL'industrie, localisée le plus généralement dans les villes y apportait\ndonc des problèmes constants. Et l'application de la traction mécanique aux\ntransports vint poser le problème dans toute son ampleur.\nLe rapide accroissement de population urbaine correspondant au dévelop-\npement industriel ne s est donc pas opéré sans quelque confusion, et en même\ntemps à l encontre des théories économiques admises.\nIl n'a pas fallu moins que l'élan irrésistible du développement humain\nmoderne pour briser le cercle où Malthus avait prétendu enfermer l'humanité\nen niant la possibilité d'un accroissement proportionnel des moyens de\nsubsister. Cette théorie est en elle-même assez insoutenable, bien que clas-\nsique pendant près d'un siècle, car l'homme peut produire sensiblement plus"}, {"page_pdf": 30, "page_imprimee": "14", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.1.30", "debut_caractere": 28, "fin_caractere_exclue": 2703, "texte": "qu'il ne consomme. La création même du capital qui n'est autre que Taccu-\nmulation des plus-values du travail en est la démonstration.\nUne nation industrielle ne se contente pas d'ailleurs des vivres que son\npropre sol peut produire. Elle exige ceux que les profits de son travail lui\npermettent de tirer du vaste monde grâce à la facilité des transports modernes.\nAinsi les profits commerciaux de l'Angleterre lui permettent, grâce à sa\npuissante marine de commerce, de faire appel aux produits exotiques pour\nassurer sa consommation intérieure. Cette situation considérée comme défa-\nvorable et même précaire en cas de crise industrielle n'empêche pas l'Angle-\nterre de rester un des pays du monde les plus prospère.\nQuant à la France il peut de même sembler indifférent que nous ache-\ntions du blé aux Etats-Unis pour compléter notre production. Cela est même\nconforme au principe de la différenciation des productions, d'après les apti-\ntudes propres à chaque pays. Il nous serait donc loisible d'échanger ce blé\ncontre des soiries ouvrées qui laissent à notre production un plus large profit.\nMais la tradition française continue de s'inspirer des physiocrates et des\nprincipes de l économie rurale. Aussi nombre de bons esprits jugent que pour\nnous la solution doit être d'équilibre : L'agriculture et l'industrie doivent donc\nrester complémentaires l'une de l'autre comme deux piliers séculaires soutenant\nle portique de notre production.\nIl est donc souhaitable que notre production agricole soit non seulement\nsuffisante, mais plutôt en excédent, de manière à permettre l'exportation chez\nles nations industrielles qui nous environnent et d'améliorer les conditions de /\nla vie en France même par la double action résultant sur les produits et sur\nla monnaie. Ainsi équilibré le pays aurait moins à redouter des crises éco-\nnomiques industrielles plus ou moins périodiques restées jusqu'à présent inévi-\ntables. Si l'on remarque de plus qu'en temps de guerre la France n'est pas\nmaîtresse de ses transports maritimes, c'est donc pour elle une nécessité vitale\nde satisfaire à ses besoins en vivres.\nCette raison de sécurité pousse notre sagesse à s'incliner sans hésitation\ndevant ce principe raisonnable d'équilibre.\nPour atteindre ce résultat il suffirait que l'hygiène publique fut telle que\nl'accroissement de population des villes restât compensé par les différences\nbénéficiaires entre leur natalité et leur mortalité. Ainsi les villes n'auraient\npas à faire un si large appel à la population rurale.\nIl est certain que dans l'état actuel de la science ce résultat pourrait être\natteint.\nEn France la progression de la population eut lieu jusque vers 1870 sans"}, {"page_pdf": 31, "page_imprimee": "15", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.1.31", "debut_caractere": 34, "fin_caractere_exclue": 2353, "texte": "qu'on put constater une décroissance marquée des villes et des campagnes.\nC est seulement à partir de cette époque malgré les progrès marqués de l'hy-\ngiène publique due à l'application des découvertes de Pasteur, que le phéno-\nmène s'est opéré numériquement en faveur des villes et au détriment des\ncampagnes.\nCependant la marge de réduction de la mortalité est de plus en plus\nréduite à partir d un certain âge. A cet égard la limite semble se tenir actuel-\nlement àun coefficient annuel de 12 à 13 0/00. Constatons toutefois que\nnous sommes dans cette voie à 1 aurore des progrès permis par l'application\ndes progrès continus dus aux découvertes scientifiques.\nLa production industrielle ou même agricole d'un pays, tendant à un\naccroissement continu peut arriver à dépasser les besoins de ce propre pays.\nL excédent doit donc être écoulé dans les pays voisins.\nDe là une menace pour les industries similaires concurrencées en ce pays.\nIl est légitime que celui-ci de même que les colonies du pays exportateur pro-\ntègent leur production. Dans ce but on a tout d'abord recours à des droits\nde douane protecteurs qui, jusqu'à un point donné, opposent une barrière\nefficace.\nAu delà il n'y a plus d'autre moyen que le canon pour forcer les fron-\ntières afin de vendre ou de s'approprier les produits auxquels l'industrie a\ndonné une valeur accrue.\nAinsi tout pays qui accroît sa natalité ou simplement sa production au\ndelà de ses propres débouchés est entraîné: dans la bataille. Il en est de même\nde tout pays qui veut protéger sa production.\nC est cet état de production libre régenté finalement par la force qui est\ndénoncé par les écoles socialistes et révolutionnaires sous le nom de « capi-\ntalisme ».\nce régime de liberté, dit-on, le triomphe des forts sur les faibles est\nAssuré. C est pourquoi d aucuns prétendent vouloir substituer à cet état un\nrégime contrôlé en vue de l'adaptation de la production aux besoins.\nLa solution de cette équation suppose l'unité économique du monde vers\nlequel, dit-on, tend naturellement l'industrialisme avec spécialisation de cha-\nque pays dans la production la plus adéquate, mais il en résulte l'accapare-\nment : Angleterre accapare le caoutchouc, le Brésil accapare le café, les\nEtats-Unis le coton et chacun pratique la restriction et la hausse au détriment\ndu voisin."}, {"page_pdf": 32, "page_imprimee": "16", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.1.32", "debut_caractere": 28, "fin_caractere_exclue": 1174, "texte": "Il existe une msytique plus ou moins consciente de l'industrialisme.\nQu'est-ce, en effet, que la colonisation? C'est la conquête de nouveaux mar-\nchés et de nouvelles sources de production. 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Giirlitt sur la <c Conservation du cœur d'anciennes villes ». Une bro-\nchure de 24 pages. (Prix en librairie : 2 francs.) , f gratuit\nc) L'Abbaye de la Cambre,par G. des Marez. (Prix en librairie : fr. 1.50). , gratuit\nd) Paul Hankar (1859-1901), par Ch. Conrardy, et Raym. Thibaut. Une bro-\nchure illustrée. 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Première année. (Rare.) . . fr. 20.\nDeuxifee année. (Rare.) t ( al|ll fc, 10.—\nL'Art et la Société, par H.-P. Berl&ge, architecte à Aaasterdaa. Tiré* à part de la Revue\n« Art et Technique » (septoabre 1913-férrier 1914), Un volune luxueuaaueot im-\nprime et illustré de 98 dichés , , , , fr. 20.\nMatériaux desubstitution dans la construction de maisons, par Seroen, architecte. Une\nbrochure illustrée , fr. 2.\nL'habitation coloniale Sa construction au Congo Belge, par Gast. Bogheman». Une brochure\nde 20 pages abondassent illustrée . .. , fr. 3.\nConstantin Meunier. L'historique de son monument traçai/, par R. Thiry et G. Hen-\ndrickz. Une brochure illustrée fr. I.\nUArt des Jardins et le nouveau jardin pittoresque, par Louis van der Sw&elsen, architerf*-\npaysagiste fr»\nLA REVUE « TEKHNE » Collection eonpfoe de la 2m* année (1912-1913).\nvolume de 516 pages, sur papier couché, illustré de 250 abehés ,/ï\nPour s'abonner à « La Cité » ou obtenir des livres,\nde verser, dans n'importe quel bureau des postes,\ncompte chèques postaux n* 166.21 Revue « La\ndue et d'inscrire sur le bulletin de versement le\nnom adresse du souscripteur."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1926-07-01-c022", "article_bluemountain": "bmtnaac_1926-07_01#c022", "volume": "bmtnaac_1926-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 9, "image_fin": 9, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.2.9", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 9, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.1.9", "debut_caractere": 3, "fin_caractere_exclue": 341, "texte": "Grande Vitrerie, Miroiterie et\nVerres spéciaux de la Couronne\nH.Pieret=Pirotte\nAvenue de la Couronne, 378, Bruxelles\nTéléphone 370,24\nEntreprise de tous travaux de vitrages.\nGlaces claires et argentées pour tout usage\nArgenture, biseautage et réargenture.\nVerres à vitres,toutes dimensions et épaisseur\nMême maison à Ottignies Tél. 79\n308"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1926-07-01-c023", "article_bluemountain": "bmtnaac_1926-07_01#c023", "volume": "bmtnaac_1926-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 9, "image_fin": 9, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.2.10", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 9, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.1.9", "debut_caractere": 343, "fin_caractere_exclue": 624, "texte": "BUREAU TECHNIQUE POUR\nI'INDU STRIE et le BATIMENT\nT. I. 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LIMPENS < C,e\nIngénieurs Civils\n71, rue Ban, BRUXELLES « Téléphone 236.15\n24, Longue rue du Vanneau, ANVERS » Téléphone 117.89\nCHAUFFAGE CENTRAL par l'eau chaude à basse pression et\nà circulation accélérée, par la vapeur à haute et basse\npression, par la vapeur détendue, par la vapeur\nd'échappement, par pulsion d'eau chaude\nVentilateurs et Humidificateurs d'air\nBains-Douches pour Charbonnages\nInstallations Industrielles\n345"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1926-07-01-c030", "article_bluemountain": "bmtnaac_1926-07_01#c030", "volume": "bmtnaac_1926-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 10, "image_fin": 10, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.2.17", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 10, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.1.10", "debut_caractere": 456, "fin_caractere_exclue": 637, "texte": "Carreaux Céramiques\n(unis masse pleine)\nPAVEMENTS\nREVETEMENTS\nCHEMINEES\nmiiiiiiiiiiin\nN. V. Tegelfabriek \" Schiedam „\nSCHIEDAM (HOLLANDE)\nBUREAU DE VENTE :\n4, rue Léopold, Liège\n346"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1926-07-01-c031", "article_bluemountain": "bmtnaac_1926-07_01#c031", "volume": "bmtnaac_1926-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 10, "image_fin": 10, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.2.18", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 10, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.1.10", "debut_caractere": 639, "fin_caractere_exclue": 1285, "texte": "La Cdes Pieux Franki vient de terminer\n/\nr./YVVÎf\nm\ny\n3Q n-G n\n\\sr.\n000\nLIQQ\n110\n00\nDO\nT\njps^mirnii\nm*.\n-•i.;\n«CTÏI//!\n?\n%\nwm\nW!gZ.\nm\nSSCîAVWv\n.-À'\nUjfflllllUliUHi\n#\nÏSlt»\n«S\nles Fondations de la\nSynagogue d'Anvers\n470 Pieux Franki de 8 mètres dans un\nterrain très aquifère compensé de sable\nlimoneux.\nArchitecte : J. De Lange, à Anvers\nEntreprise : Van Riel et Van den Berg, à\nAnvers.\nDemandez la brochure explicative illustrée\nn\" 32 du procédé Franki qui constitue, en (même\ntemps, un véritable traité des fondations en\nmauvais sol, à\nRIE:\nuxt\nFRANKI\nUn ôfiécictliste fiour vos fondations\nLiège. « RU*5 Grétry, 196. & Paris. = Rue de Clichy, 54"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1926-07-01-c032", "article_bluemountain": "bmtnaac_1926-07_01#c032", "volume": "bmtnaac_1926-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 11, "image_fin": 11, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.2.19", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 11, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.1.11", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 669, "texte": "PEINTURE\nLES TRAVAUX DE PEINTURE que vous avez à\nfaire exécuter n« seront faits à bas prix et en\nvous donnant toutes les garanties de solidité et\nds durée que si votre peintre emploie les pro-\nduits de la maison «——« ———— ———\nDE KEYN FRÈRES\n27, Rue aux Choux, 27, BRUXELLES\nTéléphones : 238,12- 163,64.\nANVERS GAND\nCanal des Vieux Lions, 37-39, Avenue de la Cour, 1\nTél. : 7477 Tél- :\nLIÈGE CHARLEROÎ-MÀRCINELLE NAMUR\nRue des Guillemins, 59 Rue de Limboig, 37 3, Rue Delvaux, 3\nTél. : 7047 Tél. : 3808 Tél. : U2O\nUSINES :\n14, Impasse du Vernis, ANnERLECHT 13, Avenue de l'lndépendance, KOEKELBERG\nTél. : 458.82 Tél. ; 635.46\nTournez ce feuillet pour en avoir la preuve."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1926-07-01-c033", "article_bluemountain": "bmtnaac_1926-07_01#c033", "volume": "bmtnaac_1926-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "8", "page_fin": "8", "image_debut": 36, "image_fin": 36, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.2.20", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 36, "page_imprimee": "8", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.1.36", "debut_caractere": 2223, "fin_caractere_exclue": 2832, "texte": "TAPIS D'ART\nDE SAEDELEER £ C\nAgrémentez vos intérieurs modernes\nd'un\nTapis De Saedeleer\nVous aurez le choix entre un Tytgat»\nun Van Huiffel, un van de Woestyne,\nun de Saedeleer, un Chagall, un Jes-\npers, un Van den Berghe, un\nun Sluyters, un Zadkine, un Haesaerts,\nun Puvrez, un Leplae, un Alix, un\nMasereel, un Dudok, un Favory, un\nBoulez, un Laboureur, un Foujita, un\nP.-G. Van Hecke, un Spilliaert, un\nPeeters un Vaminck, etc.\nVous posséderez un objet d'art numé-\nroté et signé, édité à exemplaires\nlimités.\nLES PRIX : CEUX\nDES TAPIS COURANTS\nLE STUDIO \" DE SAEDELEER „\nà Etichove-lez = Audenarde, Belgique"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1926-07-01-c034", "article_bluemountain": "bmtnaac_1926-07_01#c034", "volume": "bmtnaac_1926-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 37, "image_fin": 37, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.2.21", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 37, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.1.37", "debut_caractere": 1961, "fin_caractere_exclue": 2302, "texte": "mu iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiimiiiifc\nA LA BECHE D'OR 1\ns\nI\n:\nî •\nIl'\ns:\n29, RUE DE LA LYS, COURTKAI\n—a\nQUINCAILLERIE\n- SERRURERIE\nBRONZES ET CUIVRERIES DE BATIMENTS\nIMMENSE CHOIX\nG\nn\nn\nry\na\n□\n'TiiiiMiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiimiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiaiiiiiiiiiiiii\nA\ni\nIMMENSE CHOIX"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1926-07-01-c035", "article_bluemountain": "bmtnaac_1926-07_01#c035", "volume": "bmtnaac_1926-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "8", "page_fin": "8", "image_debut": 38, "image_fin": 38, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.2.22", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 38, "page_imprimee": "8", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.1.38", "debut_caractere": 2236, "fin_caractere_exclue": 2546, "texte": "2-IADAMÊr\nHUIyPIAU-VAH WTBErRGH&\nCourtrAi\ni Quai de l&DifàLie-\nMAnafacbure de t&pic/\nde >smyrne\nlepointnoue\nWM\nTapiVc/enee/\"- Gobel în<y\nQouc/c/inor AbAt-joarc/\nTouc/'çSenrec/\" de dce/e/me/\"\nc/nr dem.An.de\n#\n>1\n:•••:•\n«\ntZMÏ\nm\n/ # »\nTéléphoné\nv m 74-2 >\nm\nm\nm\n&\ni\n•X*\nM\nil\nm\n%\nM»É\ni\n&\nmm\nm\n&¥*\n<-:<■\ni»?\n&\ni\ns*"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1926-07-01-c036", "article_bluemountain": "bmtnaac_1926-07_01#c036", "volume": "bmtnaac_1926-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 4", "page_fin": "couv. 4", "image_debut": 40, "image_fin": 40, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.2.23", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 40, "page_imprimee": "couv. 4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.1.40", "debut_caractere": 62, "fin_caractere_exclue": 392, "texte": "Établissements F. BIVORT, M. CORNET ô C°\n11, rue Fossé aux Loups I ** BRUXELLËS\nBUREAU D'ÉTUDES TECHNIQUES\nIngénieurs Conseils\n*\nAppareils de levage et de manutention Ponts roulants Ascenseurs\nMontes-charges Mono-rails Élévateurs Câbles transporteurs aériens\nCRICS ET VÉRINS\nCONSTRUCTIONS MÉTALLIQUES PONTS - CHARPENTES - pyi.ONES"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1926-07-01-c037", "article_bluemountain": "bmtnaac_1926-07_01#c037", "volume": "bmtnaac_1926-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 4", "page_fin": "couv. 4", "image_debut": 40, "image_fin": 40, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.2.24", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 40, "page_imprimee": "couv. 4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.1.40", "debut_caractere": 394, "fin_caractere_exclue": 640, "texte": "Toileries et briqueteries do \" PROGRÈS „\nSociété ao«Bjffle à Hennuyères (Belg )\nMMBBHiIIN\nPLANCH E RS t ransportables\nen briques creuses armées\nCHEMINÉES DE FUMÉE ET DE VENTILATION\nA CONDUITS SIMPLES ET MULTIPLES (&*)\nBETON - Poutres - Çharpèntes"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1926-07-01-c038", "article_bluemountain": "bmtnaac_1926-07_01#c038", "volume": "bmtnaac_1926-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 4", "page_fin": "couv. 4", "image_debut": 40, "image_fin": 40, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.2.25", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 40, "page_imprimee": "couv. 4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.1.40", "debut_caractere": 642, "fin_caractere_exclue": 790, "texte": ",?HOTOGRAPH IE\n'4 ARCHITECTURE\n1 ;®=UVRES D'ART\nJ ;l| ITII\n<*quet sont o\niames s 9 fiSailii\n* k.\n'0 frl\nuell»\nancs«^\nf\nSUPPLEA5A}- h<T A'CCLE\nJ )366"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1926-07-01-c039", "article_bluemountain": "bmtnaac_1926-07_01#c039", "volume": "bmtnaac_1926-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 4", "page_fin": "couv. 4", "image_debut": 40, "image_fin": 40, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.2.26", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 40, "page_imprimee": "couv. 4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.1.40", "debut_caractere": 792, "fin_caractere_exclue": 1120, "texte": "HENAUX FRERES\nROULERS\n_ QUAI DU CANAL, Téléphone 318.\n; DALLES « PORPHYRITE »de 300 X 300\nsur toutes épaisseurs.\nDalles « Porphyrite » qualité Etat, répondant\naux exigences des cahiers des charges de £\nl'Etat. [\nDalles « Porphyrite », qualité Trottoir. F\nDalles rouges pour Tennis,\nî PIERRE BLANCHE D'EUVILLE MOULUE\nPOUR SIMILI."}]}], "pages_ocr_originales": [{"page_pdf": 1, "page_imprimee": "couv. 1", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.1.1", "texte": "e. A.*k«Ton DERCTI"}, {"page_pdf": 2, "page_imprimee": "couv. 2", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.1.2", "texte": "Rtvut MENSUELLE BELGE\nLA CITÉ\nURBANISME a ARCHITECTURE ■ ART PUBLIC\nRECONSTRUCTION\nDES REGIONS DÉVASTÉES\nREDACTEURS :\nMM. Fern. BODSGN, architecte (Bruxelles) ; J. DE LIGNE, architecte\n(Bruxelles) ; J. EGGERICX, architecte (Bruxelles) ; Huib. HOSTE, architecte\n(Bruges) ; Raymond MOENAERT, architecte (Bruxelles) ; L van der\nSWAELMEN, architecte-paysagiste (Bruxelles) ; J. M. van HARDEVELD\n(Amsterdam) ; M. Raph. VERWILGHEN, Ingénieur Urbaniste (Bruxelles),\nSecrétaire de la Rédaction.\nCOLLABORATEURS\nARCHITECTES :\nRichard ACKE (Courteai) ; H. P. BERLAGE (La Haye) ; H. J. BIRNSTINGL\nA. R. E. B. A. (Londres); Gaston BOGHEMANS (Menin); J. BORLEE\n(Jodoigne) ; Victor BOURGEOIS (Bruxelles) ; Ch. CONRARDY (Bruxelles) ;\nJulien de RIDDER (Bruxelles); Marcel GUILLEMINAULT (Paris); Léon\nGRAS (Anvers) ; J. E. HOEBEN (Bruxelles) ; V. HUSZAR (Hollande) ;\nLE CORBUSIER SAUGNIER (Paris); Edw. LEONARD (Anvers); J. J.\nP. OUD (Rotterdam, Hollande) ; Jozef PEETERS (Anvers) ; Gust. SCHLEI-\nCHER (Allemagne); F. SEROEN (Bruxelles); Raym. THIBAUT (Bru-\nxelles) ; Carlos THIRION (Verviers) ; Henri VAN DE VELDE (La Haye,\nHollande) ; Théo van DOESBURG (Paris) ; P. VORIN (Paris) ; E. A. VAN\nTONDEREN ( architecte).\nCRITIQUES D ART :\nMaurice CASTEELS (Bruxelles) ; André de RIDDER (Anvers) ; Elie FAURE\n(Paris) ; FIERENS-GEVAERT (Bruxelles) ; Julien LEONARD (Paris) ; Pau\nLEON (Paris); Jacques MESNIL (Paris); Léon ROSENTHAL Paris), etc.\nTECHNICIENS :\nCharles de GRONCKEL (Bruxelles) ; A. KNAPEN (Bruxelles) ; L. J. SERIN\n(Bruxelles), etc., etc.\nLes Rédacteurs et Collaborateurs sont seuls\nresponsables de leurs articles. Il sera rendu\ncompte dans « La Cité » de tout ouvrage dont\ndeux exemplaires seront envoyés à la Revue\nPour la rédaction, l'administration et le\nau Siège de la Revue : 10, Place Saint-GUles-Bruxettes*\nPour la vente au numéro s'adresser exclusivement aux librairies. Dépôt\nprincipal : Librairie LAMERTIN,SB-62\nABONNEMENT: Belgique,2s francs; E3O 50.\nLes abonnements peuvent se prendre en versant leur montant au crédit du\nCompte chèques postaux n° 166.21 (Revue : « La Cité ».) Moyennant un sup-\nplément de 3 francs tes numéros seront envoyés mensuellement sous enve-\nloppe cartonnée."}, {"page_pdf": 3, "page_imprimee": "1", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.1.3", "texte": "TEKHNE\nREVUE D'INFORMATION CONSACRÉE A\nL'ARCHITECTURE, L'URBANISME, L'ART PUBLIC\nET A LA TECHNIQUE DU BATIMENT\n\nIRE1RE ANNÉE (NOUVELLE SERIE) NUMERO 1\nSUPPLEMENT AU VOLUME VL NUMERO I DE « LA CITE »\n\nNOTRE SUPPLEMENT\nSA RAISON D'ETRE. SON PROGRAMME.\nLA DIRECTION.\nA plusieurs reprises des lecteurs de « La\nCité » nous ont exprimé le désir de voir ac-\ncorder une place importante aux questions\ntechniques, intéressant l'industrie du bâti-\nment. Mais la disposition typographique de\ncette Revue ne permet pas d'intercaler dans\nle texte des clichés souvent indispensables\nà la compréhension d'une étude d'ordre\ntechnique. C'est pour parer à cette difficulté,\ntout en donnant pleine satisfaction à nos\nlecteurs, que nous avons décidé d'annexer à\nla Revue « La Cité » un supplément. Celui-\nci ne sera pas seulement consacré à la Tech-\nnique du Bâtiment; il fournira en outre à\nnos lecteurs une documentation abondante\nsur toutes les questions actuelles, ayant des\nrapports avec l'architecture, l'urbanisme,\nl'art public.\nNous dépouillerons revues et journaux et\nsignalerons tes nouvelles intéressantes, les\narticles de marque. Nous ferons dans les pé-\nriodiques belges et étrangers des coupures\nimportantes et reproduirons souvent in ex-\ntenso, en citant sources et auteurs les\nétudes particulièrement intéressantes. Nous\npublierons les programmes et les résultats\ndes concours publics d'architecture et d'art\nindustriel. Nous annoncerons les congrès, les\nconférences ,les expositions.\nPourquoi avons-nous donné à ce supplé-\nment le titre de « Tekhné »?\nD aucuns se rappelleront encore l'in-\nfluence qu'exerça sur l'évolution de l'archi-\ntecture moderne en Belgique la vivante re-\nvue qui parut sous le nom de Tekhné\nde 1911 à 1913. Ils se souviendront que\n« Art et Technique » qui lui succéda et pa-\nrut jusqu'au moment de la guerre, avait fait\nsurvivre le nom de Tekhné, dans le titre de\nson supplément.\n« La Cité » est née du désir de continuer\naprès-guerre la lutte entamée par ces deux\nrevues contre les poncifs et les pastiches, et\nd affirmer I*a tradition vivante de l'art mo-\nderniste.\nD'ailleurs, les fondateurs de « La Cité »\nétaient pour la plupart, d'anciens rédacteurs\nou collaborateurs de « Tekhné » et d' '« Art\net Technique ».\nC est pour témoigner une fois de plus de\ncette filiation que nous avons tenu à donner\nau supplément qui dorénavant sera annexé à\nla Revue « La Cité » le titre de « Tekhné ».\nNous nous efforcerons d'en faire pour nos\nlecteurs une source de documentation abon-\ndante et utile."}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "2", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.1.4", "texte": "TEK H N E\nSUPPLEMENT AU VOLUME VI. NUMERO I DE « LA CITE »\n\nPOUR QU'ON\nN'ENLAIDISSE PAS BRUXELLES\nPLACE ROYALE, PLACE DU TRONE,\nPLACE POELAERT, PLACE SAINTE-CROIX\nLa Société Belge des Urbanistes et Archi-\ntectes Modernistes, émue de toute une série\nd'attentats que l'on médite de commettre à\nla beauté et au caractère des paysages urbains\nde l'agglomération bruxelloise, fait appel à\n1 opinion publique, aux esprits raisonnables\net aux gens de goût pour qu'ils s'insurgent\navec énergie contre les conceptions malheu-\nreuses qui conduisent les auteurs de certains\nprojets ou les inspirateurs de diverses solu-\ntions proposées à des problèmes encore en\nsuspens :\nI\nLa S. B. U. A. M. met en garde contre\ntoute nouvelle atteinte à l'intégrité de 1 en-\nsemble merveilleux et particulièrement\n«grande ville» que constitue la Place Royale,\nles abords du Parc et la place du Trône :\nDEMOLITION OU ELARGISSEMENT ET\nMODIFICATION A L'ARCADE DE LA\nRUE DE NAMUR.\nAucun architecte, aucun artiste digne de\nces qualifications, n'oserait proposer ni l'élar-\ngissement, ni la disparition de cette arcade.\nTout élargissement, sous quelque aspect\nqu'on le conçoive, modifiera le rythme ré-\ngnant tout autour de la place Royale, de\ntelle manière que l'harmonie en sera com-\npromise à tout jamais.\nLa démolition, que ce soit d'une ou de\ntoutes les arcades, aura des effets analogues\net tout aussi désastreux, non seulement au\npoint de vue du rattachement indispensable\ndes blocs de construction entre eux, mais\nencore par suite de ce qu'elle mettra tout à\nfait à découvert les dénivellations des diffé-\nrents accès ou issues et les inflexions disgra-\ncieuses de certains cT entre eux, alors que les\narcades ainsi que les décrochements ou les\nsaillies sur les alignements témoignent, chez\nF auteur, d'une véritable inspiration de génie\nà l'effet de masquer ou de réduire par illu-\nsion d'optique ces désavantages.\nUne solution immédiate au problème de\nla circulation est à portée de main et le sim-\nple bon sens commande de l'adopter à l'ins-\ntant même : l'imposition du sens unique à la\nmontée de la rue de Namur.\nT out conducteur de véhicule déclarera\nqu'étant donné la circulation giratoire d'ores\net déjà imposée place Royale, ce n est\nqu'un jeu, et de toute aisance, que de pren-\ndre l'arcade à la montée pourvu que l'on soit\nbien assuré qu'aucun véhicule ne peut s'y\nprésenter en sens inverse. En effet, pour\ns'engager de la place Royale dans la rue de\nNamur, on attaque l'arcade perpendiculai-\nrement, ce qui n'offre aucune espèce de dif-\nficulté, ni de danger, fût-ce aux véhicules les\nplus larges et même quelque peu lancés pour\ngravir la côte de la Tue de Namur.\nL'inflexion vers la droite, l'arcade fran-\nchie, est à la portée du conducteur le plus\nmaladroit si, bien entendu, répétons-le, au-\ncun véhicule ne peut se présenter devant lui\nà la descente. C'est à la descente, le coude\nà prendre avant l'arcade ,laquelle se pré-\nsente de biais, puis la brusque inflexion con-\ntraire à droite, obligatoire pour contourner\nla place Royale, qui offrent du danger.\nIl n'y a aucune objection pertinente à op-\nposer au détournement du trafic à la descente\npar la place des Palais.\nLa S. B. U. A. M. signale qu'un groupe\nde ses membres à élaboré, il y a plusieurs\nannées déjà, le projet d'une artère de grande\ncapacité circulatoire qui relierait la rue de"}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.1.5", "texte": "TEK H N E\nSUPPLEMENT AU VOLUME VL NUMERO I DE « LA CITE »\n\nNamur, à la hauteur de la Banque d'Outre-\nmer, au bas de la ville par une courbe, assai-\nnissant du même coup le quartier de la rue\ndes Petits Carmes, de la rue des 4 Fils Ay-\nmon et de la rue Bodenbroeck, pour rejoin-\ndre la rue de l'Hôpital élargie. Pareille artère\nrésoudrait définitivement le problème de\ncommunication directe de la Porte de Namur\nvers la Bourse.\nLa S. B. U. A. M. demande l'institution\nd'un concours d'idées pour la mise au point\ndu projet de cette artère et l'aménagement\nde ses abords, ainsi que pour l'étude d'une\nautre communication possible, destinée à re-\nlier pratiquement la Porte de Namur à la\nPlace de la Monnaie et à la Place de Brou-\nckère.\nPLACE DU TRONE ET\nSTATUE EQUESTRE DE LEOPOLD II\nLa S. B. U. A. M. demande le respect de\n1 intégrité de la place du Trône telle que l'a\ncréée le maître architecte Balat. Quand par\naccident, on détient un chef-d'œuvre, il est\ncriminel d'y apporter des altérations ou des\nmodifications de quelque nature qu'elles\nsoient.\nDe n'importe quelle façon qu'on l'imagine,\nil serait hideux de placer en cet endroit la\nstatue équestre de Léopold 11, nonobstant les\nplus extrêmes réserves à formuler quant à la\nvaleur artistique du monument en lui-même\net du caractère hors d'époque de ce mode-\nlage.\nII\nPLACE POELAERT\nOn voudrait démolir une arca de rue de\nNamur, mais Ton veut en inventer une rue\ndes 4 Bras!\nSans entrer ici dans l'exposé détaillé, ni\ndans la discussion approfondie de toutes les\nraisons qui condamnent ce projet, retenons\nseulement :\na) Qu'il est inconsidéré de vouloir embou-\nteiller la circulation de l'avenue Louise dans\ndans une arcade de 8 mètres d'ouverture\nsous laquelle devraient se croiser deux lignes\nde tramways et deux courants de véhicules\ndivers, qu il serait absurde, autrement, d'as-\ntreindre à un double crochet pour contourner\nl'arcade-obstacle !\nb) Qu'il est hors du temps d'aller exhu-\nmer des vieux papiers de feu Poelaert un\nprojet qui ne pourrait jamais être qu'un\ncontresens ajouté à tous ceux dont four-\nmille le Palais de Justice.\nc) Quant à la servitude d'unité architec-\nturale sur le pourtour de la place Poelaert\net les retours dans les rues y aboutissant,\nlouable dans son principe, il est intolérable\nqu'en plein XXe siècle, on puisse songer en-\ncore à la concevoir en un mauvais style\nLouis XIV de pacotille. N est-on pas encore\ninstruit par le fiasco retentissant de ces soi-\ndisant harmonisations du genre de celle, si\nabsurde, que l'on a amorcée entre le Parvis\nde la Collégiale et Sainte-Gudule.\nLa S. B. U. A. M. demande que lon\nmette un terme à ces aberrations du sens es-\nthétique et de simple sens commun, et que\nl'on institue un concours entre architectes\npour la servitude d'architecture unitaire\nplace Poelaert et ses abords, tous « styles »\nexclus.\nIII\nPLACE SAINTE-CROIX, A IXELLES\nOn peut se demander comment il est pos-\nsible qu'une administration qui\nsans doute s'arme, à l'égard des spécula-\nteurs, de garanties jugées suffisantes, au\npoint de vue financier, prétende n'imposer,\npour seule sûreté dans l'ordre esthétique,\nqu'un habillage en vieux neuf d'édifices à\ndestination moderne cependant : maisons de\ncommerce et appartements, un camouflage\nridicule sous le masque d'un soi-disant style\nRenaissance flamande, combien approxima-\ntif et oiseux du reste.\nComment la même administration ne\nprend-elle aucune assurance, d'autre part,\nque les groupes financiers concurrents s'assu-\nreront au moins le concours d'un architecte"}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.1.6", "texte": "TEK H N E\nSUPPLEMENT AU VOLUME VI. NUMERO I DE « LA CITE »\n\nde toute première valeur que puissent agréer\nses confrères de la corporation.\nLa S. B. U. A. M. demande qu'au lieu\nd'imposer du style Renaissance ou tout au-\ntre style périmé, tout « style » soit au con-\ntraire rigoureusement exclu et que l'on insère\nen outre dans le cahier des charges une\nclause disant que l'avant-projet du groupe\ndont les offres seraient acceuillies au point\nde vue financier sera soumis à une commis-\nsion d'architectes modernistes éminents, la-\nquelle aura droit de rejeter sans appel les\nsolutions architecturales qui ne seraient pas\nde haute valeur et le pouvoir dans ce cas\nd'imposer au dit groupe financier le choix\nd'un autre architecte à la suite d'un concours\npublic pour la solution architecturale.\nIl tombe sous le sens que dans un cas de\nl'espèce l'adjudication-concours devrait être\nconçue à deux degrés : un premier concours-\nadjudication pour la sélection des offres\nmarchandes et techniques, un second con-\ncours pour la solution esthétique, dans I<e ca-\ndre de la combinaison adoptée.\nIl faut amèrement regretter aussi que l'ad-\nministration ne songe pas un instant dans\nson projet à réserver ou à prévoir la solu-\ntion convenable de communications à grande\ncapacité circulatoire entre la Place Sainte-\nCroix et la Porte de Namur, notamment,\nainsi que vers Etterbeek et Boendael.\nLa succession de ces diverses initiatives\nmalheureuses, conduites selon des méthodes\nirrénmédiablement vicieuses au point de vue\nde leur résultat esthétique, induit à d'assez\nsombres réflexions quant à la courbe du baro-\nmètre de la culture esthétique nationale en\nl'an de grâce 1926, deuxième quart du\nXXe siècle.\n\nUN PRECURSEUR DE L'ART DECORATIF MODERNE\nUNE INTERVIEW DE M. J. DE PRAETERE\n\nDepuis longtemps nous caressons l'espoir\nde pouvoir faire connaître à nos lecteurs\nïœuvre accomplie à l'étranger par notre\ncompatriote 112. de Praetere. En attendant que\nnous puissions réaliser ce projet nous croyons\nintéressant de publier ici une interview parue\nil y a quelques semaines dûns « Le Soir ».\nNos lecteurs y verront avec plaisir que lfon\nsemble enfin vouloir utiliser chez nous le\nremarquable talent d'organisation de ce pré-\ncurseur\\\nNous avons rencontré M. De Praetere, de\nretour de Berne, où, avec MM. Paul Lam-\nbotte et Fierens-Gevaert, il collabora à l'or-\nganisation de l'Exposition belge, qui obtint\nun si vif succès.\nM. De Praetere est un maître en matière\nd'art décoratif.Les circonstances ont fait que\nla Suisse, où il s*établit pendant de nom-\nbreuses années, tira un plus grand profit que\nnous de son talent et de sa science. Mais au-\njourd'hui il revient en Belgique, et il consa-\ncrera désormais à son pays une activité dont\nl'étranger avait reconnu la valeur.\nNous demandons à M. De Praetere de nous\nrappeler brièvement les différentes phases de\ncette activité.\n« Il y a vingt ans, nous dit-il, que je fus\nnommé par les autorités communales direc-\nteur de 1 Ecole et du Musée des Arts décora-\ntifs de Zurich. On me demandait de réformer\n1 enseignement de cet établissement et de le\nmettre à 1 usage des besoins nouveaux de lin-\ndustre et des métiers. Nous étions en 1 905 ;\nle fameux « Werkbund » allemand n existait\npas encore.\n» Je reçus un jour la visite de M. Muthe-"}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "5", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.1.7", "texte": "TEK H N E\nSUPPLEMENT AU VOLUME VL NUMERO I DE « LA CITE »\n\nsius, qui était inspecteur des Arts décoratifs\nà Berlin. Il me confia qu'il était l'objet de\ntrès vives attaques de la part des corporations\npatronales et ouvrières, qui voyaient un\ndanger dans son projet de simplification de\nl'architecture et de la composition ornemen-\ntale.\n» Je lui suggérai de faire un autre front\ncontre les corporations patronales des mé-\ntiers en associant à son œuvre tous ceux qui\nétaient gens de combat et pénétrés des prin-\ncipes modernes.\n» Bientôt adhérèrent à ces principes les\narchitectes Peter Behrenst Bruno Paul, Jes-\nsen, Scharfvogel. On nomma un secrétaire de\nce groupe, et en 1907 se réunissaient à Mu-\nnich cinq cents artistes, architectes, décora-\nteurs, peintres, parmi lesquels les personna-\nlités les plus en vue.\n» Le « Werkbund » fut créé, son pro-\ngramme était : réorganisation totale de l'ar-\nchitecture et des industries d'art pour une\nesthétique moderne et par le principe de la\nqualité en matière de technique et l'emploi\ndes matériaux.\n» Aujourd'hui, cette puissante organisa-\ntion groupe plus de dix mille membres: indus-\ntriels, commerçants, artistes, artisans, sa-\nvants, etc. Les résultats? Supériorité et\nextension industrielle, production recherchée,\nchiffre d'affaires d'exportation inespéré, ins-\ntallation de nombreuses industries nouvelles,\nfacteur économique d'énorme valeur.\n» L'Autriche organisa sans tarder son\n« Werkbund » à la direction duquel on vit\njosef Hoffman et Vetter. La Hollande suivit\navec Berlage et Penaat, la Suisse avec Biih-\nler, Alther et Kienzle .\n» Des groupements analogues se fondèrent\nen Suède et au Danemark.\n» L'œuvre du « Werkbund » s'accomplit\nlentement car on devait tout refaire.\n*\n» En Suisse, à Zurich d'abord, à Baie en-\nsuite, j'ai organisé complètement renseigne-\nment professionnel et industriel. J'avais en\nvue les apprentis et les ouvriers d'âge moyen;\nen nombre restreint, les jeunes gens qui de-\nvaient devenir les créateurs en matière de\npièces de mobilier, d'orfèvrerie, d'art graphi-\nque, ferronnerie, industrie textile, etc.\n» Les écoles que j ai fondées sont placées\ndans le centre de contrôle des patrons et des\ncorporations ouvrières. Chaque métier a une\ncommission de surveillance, plus le profes-\nseur de 1 institut. La commission est renou-\nvelée par moitié chaque année.\n» Chaque métier a pour son développe-\nment trois années d études comme point\nde départ, un programme détaillé admis par\nle corps de métier, avec obligation de renou-\nveler ce programme tous les ans, afin de se\ntenir en contact avec les progrès de la tech-\nnique et de l'art.\n» Ces écoles fonctionnent à la satisfaction\ngénérale ».\nNous demandons à M. De Praetere de nous\ndonner son avis sur la situation de l'art déco-\nratif en Belgique :\n« Avons-nous profité des enseignements\nde l'étranger? Ne lui sommes-nous pas infé-\nrieurs en cette matière? »\n« Je vous répondrai franchement. La\nBelgique manque totalement d'organisation\nen ce qui concerne son enseignement tech-\nnique, surtout au point de vue pédagogique.\nOn devrait créer plusieurs types d'écoles uti-\nles à nos industries, avec la collaboration des\npatrons et des syndicats. Il est de toute né-\ncessité que nous ayons des programmes\nd'études solidement élaborés, selon les de-\nsiderata techniques, et choisis pour l'exécu-\ntion des modèles d'une institution centrale,\nqui se créerait à Bruxelles, pour former des\nartisans d'art et des professeurs. Il fau-\ndrait que 1 accord s établisse sur un pro-\ngramme unique, qui aurait l'adhésion de tous\nles groupements patronaux et syndicataires.\nOn créerait ainsi le «Werkbund» belge. C'est\nune nécessité. Nous ne réaliserons autrement\naucun progrès ».\n« Quelle sera demandons-nous à M. De\nPraetere, l'œuvre que vous comptez entre-\nprendre en Belgique? »\n« La province de Hainaut a mis à ma\ndisposition des locaux dans sa nouvelle école\nindustrielle, à La Louvière, pour y créer des\ntypes de meubles exclusivement exécutés par"}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "6", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.1.8", "texte": "TEK H N E\nSUPPLEMENT AU VOLUME VI. NUMERO I DE « LA CITE »\n\nla machine. Nous créerons, comme consé-\nquence directe de cette innovation, une expo-\nsition ambulante, destinée à faire connaître\ndans toute la région et dans tout le pays les\nproduits ainsi obtenus. Ce sera un enseigne-\nment esthétique et technique à la fois, et\nl'industrie et les ouvriers en retireront un\nbénéfice immédiat.\n» D'aures innovateurs suivront dans le do-\nMaine des arts graphiques et l'industrie tex-\ntile.\n» Nos métiers d'art doivent retrouver leur\ngloire des temps passés. La Belgique peut\nreprendre cette place en formant sans tarder\nune élite d'artistes créateurs et d'ouvriers\nspécialises. Ce serait le commencement d'une\nrenaissance et l'apport de nouveaux facteurs\néconomiques ».\n\nA. D.\n\nRECONSTRUCTION\nVoici deux « échos » parus récemment\ndans la presse française, et qu'il nous paraît\nintéressant de publier ici.\nIl ne faudrait certes pas en conclure :\n« Voilà ce qu'on fait en France —, et voici\nce qu'on fait en Allemagne. »\nEt pourtant, les réalisations importent...\nCOMMENT LA VILLE DE HAMBOURG\nRESOLUT LA CRISE DU LOGEMENT\nAu lendemain de la guerre, le port libre\nde Hambourg connut, comme toutes les vil-\nles, une crise terribe du logement.\nCette crise est aujourd'hui conjurée.\nIl est intéressant de connaître les moyens\nemployés par les Hambourgeois pour tra-\nverser les moments difficiles.\nDès qu'il fut reconnu que les locaux d'ha-\nbitation ne correspondaient plus aux besoins\nde la population, il fut créé un Office du lo-\ngement, muni de pleins pouvoirs pour parer\nau plus pressé.\nToute convention directe entre individus\nfut interdite. ,\nIl fallut pour louer s'adresser à l'Office du\nLogement.\nPar ailleurs, le recensement des locaux\nd'habitation fut rapidement établi.\nA chaque ménage, à chaque particulier ne\nfut accordé qu'un nombre déterminé de piè-\nces.\nOccupiez-vous un local contenant plus de\npièces que celles auxquelles vous donnait\ndroit votre situation de famille?\nVous étiez prié de céder les pièces en ex-\ncédent à un « sans-logis ».\nSi vous n'acceptiez pas de bon gré ce\nlocataire, l'Office du Logement vous l'impo-\nsait.\nLa force de ce système fut l'équité abso-\nlue qui présida à son emploi. Nulle considé-\nration mondaine, nulle intervention ne fit\nfléchir la rigueur avec laquelle fut employée\nune méthode qui n'était évidemment pas\nsans entraîner quelques inconvénients.\nIl fallut notamment changer la destination\nde quelques pièces et bon nombre de salles\nde bains furent transformées en cuisines.\nPar ailleurs, les locataires en quête de do-\nmicile ne purent pas s'entendre directement\navec les propriétaires.\nIls se faisaient inscrire à l'Office du Loge-\nment qui en établissait une liste.\nAu fur et à mesure des disponibilités, les\nlocataires étaient envoyés dans un logement\ndéterminé, qu'ils ne pouvaient pas refuser.\nCes procédés draconiens furent facile-\nment admis par le public. Le sens de la dis-\ncipline aidant, chacun se soumit à ce régime.\nCependant, on construisait.\nUn certain nombre d'immeubles vastes\ncasernes à appartements nombreux ont\nété construits."}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.1.9", "texte": "7\n\nGrande Vitrerie, Miroiterie et\nVerres spéciaux de la Couronne\nH.Pieret=Pirotte\nAvenue de la Couronne, 378, Bruxelles\nTéléphone 370,24\nEntreprise de tous travaux de vitrages.\nGlaces claires et argentées pour tout usage\nArgenture, biseautage et réargenture.\nVerres à vitres,toutes dimensions et épaisseur\nMême maison à Ottignies Tél. 79\n308\n\nBUREAU TECHNIQUE POUR\nI'INDU STRIE et le BATIMENT\nT. I. 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LIMPENS < C,e\nIngénieurs Civils\n71, rue Ban, BRUXELLES « Téléphone 236.15\n24, Longue rue du Vanneau, ANVERS » Téléphone 117.89\nCHAUFFAGE CENTRAL par l'eau chaude à basse pression et\nà circulation accélérée, par la vapeur à haute et basse\npression, par la vapeur détendue, par la vapeur\nd'échappement, par pulsion d'eau chaude\nVentilateurs et Humidificateurs d'air\nBains-Douches pour Charbonnages\nInstallations Industrielles\n345\n\nCarreaux Céramiques\n(unis masse pleine)\nPAVEMENTS\nREVETEMENTS\nCHEMINEES\nmiiiiiiiiiiin\nN. V. Tegelfabriek \" Schiedam „\nSCHIEDAM (HOLLANDE)\nBUREAU DE VENTE :\n4, rue Léopold, Liège\n346\n\nLa Cdes Pieux Franki vient de terminer\n/\nr./YVVÎf\nm\ny\n3Q n-G n\n\\sr.\n000\nLIQQ\n110\n00\nDO\nT\njps^mirnii\nm*.\n-•i.;\n«CTÏI//!\n?\n%\nwm\nW!gZ.\nm\nSSCîAVWv\n.-À'\nUjfflllllUliUHi\n#\nÏSlt»\n«S\nles Fondations de la\nSynagogue d'Anvers\n470 Pieux Franki de 8 mètres dans un\nterrain très aquifère compensé de sable\nlimoneux.\nArchitecte : J. De Lange, à Anvers\nEntreprise : Van Riel et Van den Berg, à\nAnvers.\nDemandez la brochure explicative illustrée\nn\" 32 du procédé Franki qui constitue, en (même\ntemps, un véritable traité des fondations en\nmauvais sol, à\nRIE:\nuxt\nFRANKI\nUn ôfiécictliste fiour vos fondations\nLiège. « RU*5 Grétry, 196. & Paris. = Rue de Clichy, 54"}, {"page_pdf": 11, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.1.11", "texte": "PEINTURE\nLES TRAVAUX DE PEINTURE que vous avez à\nfaire exécuter n« seront faits à bas prix et en\nvous donnant toutes les garanties de solidité et\nds durée que si votre peintre emploie les pro-\nduits de la maison «——« ———— ———\nDE KEYN FRÈRES\n27, Rue aux Choux, 27, BRUXELLES\nTéléphones : 238,12- 163,64.\nANVERS GAND\nCanal des Vieux Lions, 37-39, Avenue de la Cour, 1\nTél. : 7477 Tél- :\nLIÈGE CHARLEROÎ-MÀRCINELLE NAMUR\nRue des Guillemins, 59 Rue de Limboig, 37 3, Rue Delvaux, 3\nTél. : 7047 Tél. : 3808 Tél. : U2O\nUSINES :\n14, Impasse du Vernis, ANnERLECHT 13, Avenue de l'lndépendance, KOEKELBERG\nTél. : 458.82 Tél. ; 635.46\nTournez ce feuillet pour en avoir la preuve."}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.1.12", "texte": "Parce-que...\nLa Maison DE KEYN Frères est:\nLa plus ancienne firme Belge (fondée en 1840);\nElle a la plus grande vente du pays (6 maisons de\nvente, 2 usines) ;\nElle fournit au plus bas prix (suppression de\nl'intermédiaire, vente directe du fabricant aux\n« ♦ i\nconsommateurs) ;\nElle ne livre que des produits purs (certificats d'ana-\nlyse délivré sur demande avec toute commande).\nLa firme ne fournissant pas aux particuliers,\ns'adresser à un entrepreneur de peinture pour\nobtenir ses produits.\nGi voira peintre ne les emploie pas nous tenons à votre disposition des\nadresses de Patrons peintres sérieus dont les travaux vous donneront\nentière satisfaction."}, {"page_pdf": 13, "page_imprimee": "1", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.1.13", "texte": "DANS LES REGIONS DEVASTEES\nL. C.\nSi dans son ensemble, l'œuvre de la Reconstitution des Régions\nDévastées a été une faillite, au point de vue architectural, il ne fau-\ndrait pas en conclure que cette fo\nsans profit pour notre art, ni surtou\ntari nantes in gurgite vasto des manifestations intéressantes.\nNous avons bien l'intention de donner un jour une synthèse\nde cette période qui fut une des plu\ntecturale contemporaine. Les quelques\nnous fournissent un recul suffisant\ndégager des enseignements.\nEn attendant, et à titre de pré\ntons quelques photographies et les\nD'aucuns seront surpris de l'i\nde modestes « restaurations ». Ils perdent de vue que la « Maison\nde la rue Conscience, à Roulers »,\nture « cubiste » qui fut édifiée en\nnaissance, d'âpres discussions.\nCe que l'on qualifiait alors de » est\nfort à la mode depuis que cette arc « »\nl'Exposition des Arts Décoratifs de\nMais il est bon de rappeler q\nqu'est né, chez nous, de par l'audace brugeois,\nce qui s'affirme de plus en plus comm\nguerre.\n\nLA CITE. JUILLET 1926"}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "2", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.1.14", "texte": "L A C I T E,\nVOL, 6,\nN U M, 1,\n\nRESTAURATION D'IMMEUBLES\nENDOMMAGES\n\nL'architecte travaillant dans les régions dévastées s'est trouvé\nsouvent devant des constructions gravement endommagées, mais qui,\ncependant, étaient en trop bon état pour être démolies. Malheureu-\nsement, la plupart de ces constructions n'étaient guère intéressantes;\nau contraire, elles portaient presque toujours le caractère de laideur\nqui stigmatise les constructions du siècle passé. L'architecte se voyait\ndonc placé devant deux solutions également impérieuses : l'une con-\nsistant à consolider, à restaurer de vilains bâtiments, l'autre devant\naboutir à un résultat d'ordre esthétique.\nLes illustrations ci-jointes montrent quelques solutions que\nj'ai cru devoir adopter; comme elles n'ont nulle prétention à être des\nmodèles, je serais enchanté si mes confrères voulaient les passer au\ncrible de la critique.\nJ'ai été guidé surtout par le désir de conserver absolument tout\nce qui pouvait rester en place; ainsi lorsqu'une toiture était suffisam-\nment solide, tout en manquant de proportions, je me suis abstenu\nde la démolir pour la remplacer par une nouvelle toiture qui aurait\npu être complètement en harmonie avec le nouvel aspect de l'im-\nmeuble.\nMAISON SITUÉE RUE CONSCIENCE, A ROULERS\nCette façade présentait la collection complète des ornements qui\nfaisaient l'orgueil de nos pères et qui, de nos jours, font notre déses-\npoir. Il y avait une plinthe en pierre de taille moulurée; les fenêtres\nétaient encadrées de moulures en saillie, et surmontées d'un fronton,\nle tout en ciment; des modillons décorés étaient sensés supporter la\ncorniche à denticules. Il y avait, en outre, le balcon soutenu par des\nconsoles à feuilles d'acanthe et surmonté de vases en fonte garnis de\nplantes en zinc. Le grenier, qui sert de dépôt de marchandises, en\ncommunication directe avec le magasin situé à côté, était largement\néclairé au moyen d'une lucarne à fronton et ailerons et d'oeils de\nbœuf en zinc, décorés dans le goût album V. M., etc."}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.1.15", "texte": "LA CITÉ,\nVOL. 6.\nN U M 1.\n\nLa pierre de taille, l'enduit de la façade, la menuiserie du rez-de-.\nchaussée et la toiture ayant été copieusement mitraillés, il s'agissait\nde remettre en état cette façade, construite d'ailleurs en excellents\nmatériaux, tout en conservant le grenier-magasin et la toiture qui le\ncouvrait.\nLes bandeaux moulurés de pierre, engagés profondément dans\nles murs, nous ont amené tout naturellement à choisir pour cette\nfaçade un parti horizontaltrès prononcé. Il nous a suffi de faire\nenlever les moulures pour avoir des bandeaux « remis en état » et qui\nétaient en même temps à l'échelle de cette façade, longue de 14 m.\nDes retraits augmentant la capacité éclairante des baies ont\nremplacé les saillies aux fenêtres.\nComme le large couloir donnant accès au balcon allait devenir\nune chambrette, le balcon est tout naturellement devenu une de ces\nfenêtres saillantes, que nous appelons à tort « loggia ».\nLa façade a été entièrement décapée et recouverte ensuite d'un\nenduit simili; cet enduit permet d'imiter plus ou moins bien diverses\npierres blanches. Nous croyons inutile de dire que nous n'avons rien\nimité du tout; et nous nous sommes, au contraire, efforcés de lui\ndonner son caractère d'enduit.\nLes châssis des fenêtres à l'étage sont anciens.\nMAISONS SITUÉES RUE VERTE, A WERVICQ\nLorsque nous fûmes appelés à dresser les plans de restauration\nde cette maison, le propriétaire avait déjà fait poser quelques nou-\nveaux châssis de fenêtres, afin de rendre certaines chambres habi-\ntables. Notre rôle s'est donc borné surtout à diviser deux maisons en\ntrois maisons, à enlever les ornements de la façade, à faire une nou-\nvelle porte d'entrée, surmontée d'une fenêtre saillante.\nSuite aux modifications intérieures, la façade de la petite mai-\nson a dû être restaurée. En dehors de l'ancienne statue de Saint-Roch\nque nous avons maintenue en place, les saillies des seuils, linteaux et\ncorniches constituent les seuls mouvements dans la surface unie du\n« simili »."}, {"page_pdf": 16, "page_imprimee": "4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.1.16", "texte": "L A C I T É.\nVOL. 6,\nN U M. 1\n\nCOUVENT A GHELUWE\nLa photographie de l'état ancien reproduite ci-contre nous dis-\npense de toute description. Cette partie du couvent, devant servir\nd'orphelinat, venait d'être construite avant la guerre; toutes les toi-\ntures ainsi que la maçonnerie du pignon, avaient disparu, de même\nque les gitages, boiseries, etc. La maçohnerie était gravement crevas-\nsée à plusieurs endroits, ce qui nous a obligés à démolir certaines par-\nties. La photographie de l'état nouveau permet de bien distinguer la\nmaçonnerie ancienne et nouvelle.\nLa construction qui nous occupe a changé de destination : d'or-\nphelinat, elle est devenue bâtiment d'école, elle contient notamment\nles classes du 4e degré. A l'avant-corps, au rez-de-chaussée, se trou-\nvent les chambres pour institutrices; à l'étage, une classe pour den-\ntellières; celle-ci est éclairée latéralement et par en haut.\nComme l'espace compris dans la toiture, terminée par le large\npignon, était parfaitement inutile, nous avons préféré ne pas le\nreconstruire et en faire le remploi en construisant des planchers en\nbéton armé. L'escalier qui conduit à l'étage, y compris la rampe,\nsont également en béton armé.\nLes anciennes façades étaient conçues en simili style brugeois;\nl'œuvre restaurée ne garde plus trace de ce caractère, bien que plu-\nsieurs trumeaux anciens aient été conservés. Ceux-ci nous ont imposé\nun parti vertical beaucoup plus fortement accentué qu'il ne l'était à\nl'ancienne façade.\nLe travail a été très bien exécuté par l'entrepreneur L. Ver-\nhaeghe, de Lophem.\n\nHuib HOSTE."}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.1.17", "texte": "DANS LES RÉGIONS DÉVASTÉES\nRESTAURATION D'IMMEUBLES ENDOMMAGÉS\nPLANCHE I\nImmeuble endommagé\nImmeuble restauré (1919)\nMAISON SITUÉE RUE CONSCIENCE A ROULERS\nARCHITECTE : HUIB. HOSTE"}, {"page_pdf": 18, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.1.18", "texte": "DANS LES RÉGIONS DÉVASTEES\nRESTAURATION D'IMMEUBLES ENDOMMAGÉS\nPLANCHE II\nMAISON SITUÉE RUE VERTE A WERVICO (1919)\nARCHITECTE : HUIB. HOSTE\nREVUE : LA CITÉ"}, {"page_pdf": 19, "page_imprimee": "5", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.1.19", "texte": "L A C I T É.\nVOL, 6,\nN U M. 1.\n\nINDUSTRIALISME & URBANISME\n\n€ H n'y a pratiquement aucune limite à la\n«omme de richesses susceptibles d'être produites\nsi 1 on se décide résolument à mettre en oeuvre les\nméthodes de production scientifique. Dès lors se\nbattre avec des richesses acquises revient à une\nstérile dépense d'efforts. Ce qui importe c'est la\nmise au jour de richesses nouvelles qui donnera\nl'apaisement général en donnant à chacun la part\nde bien-être à laquelle il a droit. Quand on l'aura\npartout compris on aura assuré, avec le bonheur\ngénéral de l'individu, l'équilibre et l'harmonie géné-\nral e des collectivités. »\nCharles MOUREU.\nL'importance politique et économique des villes a de tous temps appelé\nl'attention et la sollicitude des pouvoirs publics sur la nécessité de veiller à\nleur organisation et sur l'utilité de les embellir.\nCharles-Quint prétendait toutefois, nous dit-on, que le pouvoir\nmonarchique ne pouvait s'accommoder du développement des villes.\nIl est (incontestable cependant qu'il a coïncidé avec les grandes époques\nde l'esprit humain et il suffit de nommer les villes illustres : Athènes,\nRome, Florence, pour en être convaincu.\nEn France ce fut PARIS qui servit d'exemple aux autres villes et\ndepuis le XVIIe siècle nous assistons au développement constant devenu\nconsidérable, de la capitale.\nSous Louis XV on y comptait déjà plus de mille rues qu'il fallait désigner\nsous des noms lesquels furent inscrits aux extrémités de chacune. Tous les\nseigneurs et gens riches eurent résidence à Paris ou dans quelque autre\ngrande ville où ils dépensèrent, dit Q,u esn a y, « les revenus des fonds\ndu Royaume ».\nPuis les institutions administratives et judiciaires créées depuis 1 789\nfavorisèrent la formation d'un grand nombre de centres d'attraction. Au\nlieu des 32 circonscriptions territoriales il y eut 86 départements et les\n12 ressorts du Parlement se divisèrent entre ceux de 25 Cours d'Appel.\nJusqu'à l'année 1800 aucune ville du monde n'avait atteint le chiffre\nde 1 million d'habitants et l'on ne comptait en Europe que 21 villes ayant\nplus de 100,000 habitants. La population globale de ces villes était alors de\n4,700,000 habitants, soit le 1/35 de celle du continent.\nA notre époque surtout le développement urbain est dû à la concentra-\ntion industrielle."}, {"page_pdf": 20, "page_imprimee": "6", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.1.20", "texte": "L A C I T E.\nV O L. 6.\nN U M. 1.\n\nPour s'en convaincre il importe d'examiner révolution de l'industrie à\ntravers les âges, car elle est de toute histoire humaine comme nous l'ont déjà\nenseigné les noms adoptés pour l'histoire des civilisations préhistoriques :\nâge de pierre, âge du bronze, âge du fer.\nD'après quelques données récentes nous pourrons parcourir les étapes de\ncette évolution.\nAinsi dès l'époque archéologique il existait déjà des embryons de cités\nindustrielles. Il est usuel, en effet, de trouver sur l'emplacement même des\ndépôts de silex des vestiges importants d'ateliers de taille d'armes et outils.\nCeux-ci étaient ensuite distribués dans un rayon étendu.\nDe même on conçoit que l'exploitation des mines de cuivre, d'étain, et\nensuite de fer et le traitement de ces métaux aux âges du bronze et du fer\naient donné naissance à des groupements de population.\nMais si comme de nos jours les premiers hommes eurent des préoccupa-\ntions économiques et même industrielle, c est 1 économie naturelle agraire\nmême qui a prédominé.\nIl en fut de même dans l'antiquité. Ce sont, en effet, les produits naturels\nqui furent à la base du commerce d'importation et d'exportation le plus\nanciennement connu, celui des Grecs et des Phéniciens. Les poteries, elles\naussi, donnèrent lieu alors à une vaste exportation, mais ces vases étaient\nsans doute destinés à recevoir les produits naturels tels que le vin et l'huile «\nLes grandes fortunes du temps provinrent surtout des conquêtes pour\nne point dire des rapines plutôt que du commerce.\nL'Antique Troie n'était peut-être qu'un repaire de pirates postés à\nl'entrée du détroit de l'Hellespont.\nA ces lointaines époques l'industrie n'eut donc qu'un faible développe-\nment. Car nous entendons par l'industrie l'appropriation que l'homme fit à\nson profit des forces animales ou des forces naturelles. Et il se confirme que\ncette conquête est relativement récente même sur la vie animale.\nUne récente et belle étude du commandant Lefebvre-Des-\nnouettes (1) place l'origine de la période industrielle à la fin du\nXe siècle. Hors les ports, qui affirment que les transports par voie maritime\nétaient les seuls pratiques, et c'est ce qui explique l'importance du bassin\nméditerranéen aux premiers siècles de l'histoire de la civilisation, rien ne\nmarque l'adaptation satisfaisante de l'animal à la traction; et par suite véhi-\ncules et voies terrestres sont peu employés.\n\n(1) La force animale à travers les âges. 1924. Berger Levrault, éditeur."}, {"page_pdf": 21, "page_imprimee": "7", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.1.21", "texte": "L A C I T É.\nVOL, 6,\nN U M. 1.\n\nJusqu'au Xe siècle, par suite de l'imperfection. des systèmes d'attelage\ndes animaux domestiques, on ne put tirer qu'un très faible parti de la force\nde l'animal, en particulier du cheval. Sur un même véhicule on n'en sut\natteler plus de deux de front et aucun en flèche.\nC est à cette époque seulement, au Xe siècle, que l'on apprit à ferrer les\npieds des chevaux et des bœufs. Cette dernière circonstance montre à elle\nseule la médiocrité de l'emploi que l'on avait fait de l'animal pour l'utiliser\nau transport.\nC'est ce que démontre par ailleurs le Code de Théodore publié en 438\nà ByzarijCe et qui contient le règlement des postes et des Messageries\nimpériales. Ce règlement fixe et limite les poids des chargements des\nvéhicules et attelages. Ce poids variait de 66 kilos pour les voitures légères à\n492 kilos pour les voitures de trait les plus lourdement chargées.\nD'après les expériences directes de l'auteur, ces limites de chargement\ncorrespondent bien exactement aux charges que peuvent transporter de nos\njours des chevaux attelés à l'antique et ces charges sont infimes à côté de la\nnormale actuelle.\nCet état de choses s'est maintenu pendant de longs siècles. Et les routes\nromaines, si solidement construites cependant, n'eurent jamais à satisfaire\nqu'un trafic relativement léger.\nNous voyons quelles conséquences peuvent être tirées de ces observa-\ntions au point de vue social. Comme il était pratiquement impossible d'appro-\nvisionner en produits les établissements industriels de toute sorte et de toute\nimportance, voire même les moulins qui eussent pu être actionnés par la force\nhydraulique, tout le travail industriel, y compris la mouture du blé devait être\nfait à bras d'hommes.\nLes transports pondéreux ne pouvaient être faits plus économiquement\net avec plus de facilité que par les hommes.\nC'est ce qui explique le développement immense de l'esclavage jusqu'à\nl'invention des moyens plus parfaits susceptibles de capter la force des ani-\nmaux domestiques.\nPlus un peuple était civilisé et avait des besoins organisés, plus il avait\nd'esclaves et plus le sort de ceux-ci était rigoureux.\nC'est donc à l'invention moderne du système d'attelage et du ferrage à\nclous qu'est due la conquête véritable de la force motrice animale. C'est à\ncette époque que paraissent les premiers établissements industriels : moulins\nà eau, forges, scieries, usine. Ajoutons que cet événement porte avec lui le\nfait le plus marquant de l'émancipation humaine."}, {"page_pdf": 22, "page_imprimee": "8", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.1.22", "texte": "LA CITE.\nVOL, 6.\nN U M. 1.\n\nC'est du moins ce qu'affirme le commandant Lefebvre des\nNouettes déclarant que le Xe siècle fut le début d'une époque où le mouve-\nment social prit en Europe une force considérable.\nL'extinction de l'esclavage, jusqu'alors attribuée trop exclusivement à des\nfacteurs moraux, correspond bien à l'apparition de moyens mécaniques ou\nanimaux soulageant la condition humaine.\nComme de nos jours, les villes à cette époque sont des lieux de marchés\nou d'échange, fréquentés par des marchands, souvent des aventuriers, qui\nvont de ville en ville offrir leur marchandise. Les routes étant peu sûres ils\nse groupent en g i 1 d e s ou h a n s e s, achetant et vendant en commun, par-\ntageant entre eux les bénéfices. C'est l'aurore du capitalisme et de cette épo-\nque date la lettre de foire et la lettre de change, premiers instruments de\ncrédit.\nC'est au XIIIe siècle seulement qu'apparaît l'industrie dans les villes des\nPays-Bas et de l'ltalie. Elle est surtout consacrée à la draperie, mais son déve-\nloppement est vite entravé par une réglementation étroite émanée du pouvoir\nmunicipal dont les artisans parvinrent alors à s'emparer.\nLes découvertes maritimes donnent alors un nouvel* essor à ce mou-\nvement et de grands centres nouveaux naissent : Lisbonne et\nAnvers. De même la formation des grands Etats et le développement\nde l'esprit d'individualisme montrent que la Renaissance marque jusque dans\nl'esprit commercial une réelle expansion.\nAu XVIIe siècle le commerce maritime fait de grands progrès en\nAngleterre, aux Pays- Bas et en Espa g n e, la Compa-\ngnie Hollandaise des Indes et les Compagnies de commerce créées par\nC o 1 b e r t.\nL'action de ce grand ministre fut incomparable dans le domaine que\nnous étudions.\nAu point de vue matériel, la ruine était partout, la misère régnait chez\nJes paysans du fait de la famine, de la peste, de la guerre, car les soldats\nvivaient sur le pays; le clergé et la noblesse n'étaient pas mieux lotis, le roi\nlui-même avait à peine de quoi garnir ses tables.\nC'était partout le désordre.\nPour y remédier, il fallait réorganiser les services publics, assurer le\nrelèvement du commerce et de l'industrie, procurer du travail.\nC olbe r t, qui était un homme nouveau, y employa une méthode"}, {"page_pdf": 23, "page_imprimee": "9", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.1.23", "texte": "LA CITÉ.\nV O L. 6.\nN U M. 1.\n\nminutieuse et consciencieuse. Il avait toujours devant les yeux la carte écono-\nmique du monde, c' est-à-dire de l'Espagne, du Portugal, de la Hollande et\nde l'Angleterre, pays colonisateurs. Estimant que la richesse de ces pays\nprovient de leurs colonies et des produits qu'ils en tirent, il aura comme souci\nprincipal de créer à la France un vaste empire colonial et de l'exploiter.\nIl émet plusieurs principes qui ne sont peut-être plus exacts aujourd'hui,\nmais qui furent unanimement adoptés.\nUne même quantité d'or roule en Europe, le pays le plus riche est celui\nqui en possède le plus : d'où nécessité de gagner de l'or et de le garder\nprécieusement.\nLes peuples sont égaux en nombre en Europe et ont une consommation\négale à leur production : le chiffre d'affaires d'un pays ne peut être aug-\nmenté que par des découvertes nouvelles, ce qui semble impossible. 20,000\nvaisseaux suffisent pour faire le commerce mondial : il faut donc en prendre\nle plus possible aux ennemis ou en couler pour augmenter le nombre des siens.\nEnfin la France est l'un des pays les plus riches du monde, il faut l'ex-\nploiter, et C olb e r t émet cette idée neuve que le roi ne doit pas être\nseulement un guerrier, mais encore un commerçant et un marchand.\nLa tâche de Colbert était lourde. Les finances étaient mises au\npillage, les domaines inexploités, les impôts mal répartis. Colbert\ncherche à y remédier au moyen des chambres ardentes de justice et d'autres\nprocédés pas toujours recommandables. Enfin il réorganise la comptabilité et\npour la première fois la France a un budget. Enfin il fait tout ce qu'il peut\npour réformer la perception des impôts, puis il confisque les finances muni-\ncipales qui marchaient aussi mal et incorpore les budgets municipaux dans le\nbudget général.\nLa France étant un pays agricole, il s'occupe d'améliorer le sort des\npaysans et de mettre le sol en valeur. La misère reste cependant grande, et\nColbert demeure impopulaire parce qu'il ne parvient pas à assurer la\nlibre circulation des grains, ce qui du reste était extrêmement difficile.\nIl voulut réglementer l'industrie, la soumettre à l'autorité royale, afin que\nla France put se passer de l'étranger; il créa des manufactures royales qui\nfirent une concurrence effoyable aux petits métiers.\nLa partie la plus belle de son administration est celle qui concerne le\ncommerce : routes, canaux, suppression des péages, essai d'unification des\npoids et mesures; et partout les colonies : il dessine l'empire colonial qui est\nà réaliser pour que la France reste indépendante; il fonde des compagnies de\ncommerce qui se sont résorbées bien après lui ou se sont transformées."}, {"page_pdf": 24, "page_imprimee": "10", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.1.24", "texte": "LA CITÉ.\nVOL. 6.\nN U M. 1.\n\nDe plus en France la création du réseau routier contribue à la transfor-\nmation économique du pays. A ce moment le mot Commerce désigne\naussi bien l'industrie que le commerce proprement dit et les théories régnantes\ndes physiocrates proclament que toute richesse vient de la terre.\nJusqu'au XIXe siècle se groupaient autour du patron, sorte d'ouvrier su-\npérieur, en des ateliers urbains et cruraux, quelques ouvriers et apprentis\ndûment protégés ou assujettis les uns et les autres à la législation des corpo-\nrations.\nA côté de ces établissements, dont beaucoup ne dépassaient pas le cercle\nde la famille ,1a grande industrie commençait à naître. C'est là ce qu'on\nappelle « l'ère des fabriques ».\nIl y en avait de deux sortes, les fabriques royales gérées directement par\nl'Etat et des établissements particuliers auxquels l'Etat, par lettres patentes,\navait concédé un monopole.\nA cette époque L'industrie lyonnaise de la soierie, qui conserve encore\nce nom de « fabrique » dans le langage populaire local, comprenait\n65,000 ouvriers. Le Creusot était une usine modèle et les forges de Basse-\nAlsace comptaient quelques centaines d'ouvriers.\nDéjà la concentration s'imposait dans certaines industries, celles du drap\nnotamment, à cause de la complexité et du nombre des opérations successives.\nOn conçoit l'intérêt qu'il y a alors à grouper les fabrications sous le même\ntoit pour en surveiller les phases et supprimer les transports. Il en résulte\naussi des facilités pour la surveillance et la coordination des opérations.\nDès la fin du XVIIIe siècle cette concentration est achevée à Sedan,\nReims, Rouen, Elbœuf, Louviers, etc.\nVers cette époque également l'industrie de l'impression sur toile a elle\naussi une grande importance et la société Oberk a m p 112, au capital de\n9 millions, voit ses bénéfices atteindre en 1792, 1,581,000 livres.\nCependant l'industrie mécanique ne commence à fonctionner qu'en 1 797.\nLe machinisme s'introduit ensuite, d'abord dans le moulinage de lia soie puis\ndans l'industrie du coton.\nPour la fonte c'est la substitution du coke au bois qui a opéré cette\ntransformation et a déterminé la création de grandes usines, telles le Creusot.\nC'est au début du XIXe siècle seulement que l'industrie se concentre\ndans les villes et qu'apparaît le patron industriel. C'est vers cette époque"}, {"page_pdf": 25, "page_imprimee": "11", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.1.25", "texte": "LA CITÉ,\nVOL. 6.\nN U M. 1.\n\négalement que le mot « industrialisme », semble-t-il dû à saint Simon, entre\ndans le vocabulaire.\n11 faut passer à la chute du premier Empire pour constater un rétablis-\nsement de la situation industrielle fort amoindrie par les événements de la\nRévolution et par la conscription continue de tous les hommes valides\nqu'avaient exigé les guerres impériales.\nAussi en 18)4 la machine à vapeur restait à peu près inconnue en\nFrance et en 1816 on en comptait 1,500.\nEn 1825 le premier métier mécanique était introduit chez nous en même\ntemps que d'autres très grands progrès techniques se manifestent dans la\nmétallurgie.\nEnsuite la machine à vapeur appela le groupement de la main-d'œuvre\ndans son voisinage immédiat. On ne connaissait, en effet, d'autre mode de\ntransmission que celle par poulies et courroies dont le champ d'action était\nlimité.\nCeci conduit à constater que le prix de revient de l'unité de force dimi-\nnuait à mesure que s'accroissait la puissance des machines génératrices. D'où\nla tendance nouvelle à les construire de plus en plus puissantes ainsi que la\nnécessité de concentrer le mécanisme de fabrication et la main-d' oeuvre en\ndes ateliers de plus en plus importants. Puis les industries annexes se grou-\npèrent ensuite auprès de l'usine principale.\nC'est cet essor industriel, cette concentration des moyens de production\ndue en grande partie à l'apparition de la machine, qui engendra à son tour\nle développement urbain.\nDe ce fait, en effet, la population des villes françaises passa de 15 0/0\ndu total à 25 0/0 en 1845.\nPuis cette même machine à vapeur fut alors adaptée aux transports. Ce\nfut la cause d'accroissement de la population urbaine la plus remarquable\nqu'il s'agit des transports en chemin de fer ou de la navigation maritime.\nC'est au point qu'on a pu dire que le subit rayonnement de moyens de\ntransports faciles mit, dans l'ordre économique, la circulation des richesses\nau-dessus de la production même de ces richesses. Parallèlement le réseau des\nroutes secondaires fut développé.\nJusqu'alors, en effet, les voies de terre, que ce furent les voies romaines\nou bien les routes royales, n'avaient guère servi que d'instrument de haute\npolice et 3e domination politique. L'accès en était souvent difficile et même"}, {"page_pdf": 26, "page_imprimee": "12", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.1.26", "texte": "LA CITE.\nVOL. 6.\nN U M. 1.\n\nimpossible le réseau routier étant inexistant ou en fort mauvais état, et cela\nentrava jusqu'alors les échanges de grande importance. Là où ce fut possible\nces échanges durent emprunter la voie maritime ou la voie fluviale.\nL'avènement des chemins de fer fut l'origine de l'immense développe-\nment des échanges économiques sur le continent.\nComme instrument politique et d'échange de la pensée le télégraphe a\nsupplanté tout autre mode. C'est comme si la terre avait été soudainement\ndotée d'un système nerveux. Malgré leur importance à cet égard les autres\nmodes de transport sont considérés avant tout comme instrument d'échange\néconomique.\nLa première ligne de chemin de fer construite en France fut celle de\nLyon à Sain t-Etiepnne terminée en 1832. Ensuite vint celle de\nParis à Saint-Germain inaugurée en 1 837.\nA partir de 1842, date des premières conventions avec les compagnies,\nune énorme activité fut donnée à la construction et l'équipement des voies\nferrées.\nPlus tard le mouvement ne fit que s'accentuer car le déracinement des\nruraux nécessité par les travaux de construction des lignes de chemin de fer,\ns accrut des besoins mêmes de l'industrie employée à ces constructions et\ndes facilités de transport déjà survenues.\nL'impulsion fut donc soudaine puisque impérieuse. Mais il est certain que\ntout n'alla pas sans heurts, car l'industrie, peu organisée à ses débuts, n'avait\npas résolu les multiples problèmes qui apparurent bientôt dans toute leur\nampleur : crédits, débouchés, stabilité.\nElle dut pénétrer ces problèmes nouveaux, trouver du crédit, des débou-\nchés, assurer la régularité de son activité et paTer aux crises de chômage.\nLes problèmes de l'organisation du travail qui se traduisent actuellement\npar une recherche constante de l'amélioration du sort de l'ouvrier ne pou-\nvaient pas encore être entrevus.\nCela d'autant plus que les doctrines économiques alors régnantes étaient\nopposées à toute intervention de l'Etat : chacun était libre, le patron comme\nl'ouvrier, mais en fait le travailleur isolé, privé du droit de coalition et même\nd'association n'avait qu'une position bien inférieure à celle de l'employeur. Ce\nqui a fait dire de lui qu'il était « à la fois souverain et misérable »."}, {"page_pdf": 27, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.1.27", "texte": "DANS LES RÉGIONS DÉVASTÉES\nRESTAURATION D'IMMEUBLES ENDOMMAGÉS\nPLANCHE III\nCHEMINÉE D'UNE DES MAISONS DE LA PLANCHE II\nARCHITECTE: HUIB. HOSTE\nCouvent à Gheluwe\nETAT D'AVANT GUERRE\n(VOIR A LA PLANCHE IV L'ÉTAT ACTUEL APRÈS RESTAURATION)\nREVUE : LA CITE"}, {"page_pdf": 28, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.1.28", "texte": "DANS LES RÉGIONS DÉVASTÉES\nRESTAURATION D'IMMEUBLES ENDOMMAGÉS\nPLANCHE IV\nCOUVENT A GHELUWE (1919)\nARCHITECTE HUIB. HOSTE\n(VOIR A LA PLANCHE III L'ÉTAT D'AVANT GUERRE)"}, {"page_pdf": 29, "page_imprimee": "13", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.1.29", "texte": "LA CITÉ,\nVOL, 6.\nN U M. 1.\n\nPar le libre jeu de la concurrence les salaires décroissaient sans cesse.\n* A partir de !8I 4, dit M. Pinot, la baisse des salaires est un phéno-\nmène constant et progressif pendant toute la Restauration et la Monarchie\nde Juillet... On admet que de 1822 à 1830 les salaires ont baissé en\nmoyenne de 22 0/0 et de 1830 à 1848 de moitié pour certaines industries,\nsurtout les industries textiles. Cette baisse des salaires coïncidait encore avec\nune hausse des denrées de première nécessité, en moyenne de 60 0/0 de\n1822 à 1830. »\nEn de telles conjonctures l'industriel pour réduire son prix de revient,\naccroissait la durée de la journée de travail indéfiniment en sorte qu'en\n1840 elle atteignait à Lyon 15 à 16 heures. L'exploitation du travail des\nfemmes et des enfants fut extrême.\nA Lille, en 1828, sur 224,300 ouvriers, 163,000 étaient inscrits au\nbureau de bienfaisance. Aussi peut-on dire que le paupérisme caractérise l'his-\ntoire du travail industriel en cette première moitié du XIXe siècle. C'est au\npoint qu en 1840 on constate que 140,000 enfants furent abandonnés. Telles\nsont les premières manifestations de la vie industrielle, c'est-à-dire urbaine.\nCette situation ne manqua pats alors d'attirer l'attention de quelques\ncerveaux généreux et chimériques qui se consacrèrent à étudier la situation\net à y chercher des remèdes. c\nDans ce nombre nous voyons des économistes et des littérateurs tels\nSaint-Simon, Fourier, Considérant, Pierre Leroux et Louis Blanc. Leurs pro-\npositions étaient certes utopiques. Néanmoins la situation se montrât telle\nque leurs plans, envisageant la refonte de la société sur de nouvelles formules\npassionnèrent alors l'opinion publique.\nL'industrie, localisée le plus généralement dans les villes y apportait\ndonc des problèmes constants. Et l'application de la traction mécanique aux\ntransports vint poser le problème dans toute son ampleur.\nLe rapide accroissement de population urbaine correspondant au dévelop-\npement industriel ne s est donc pas opéré sans quelque confusion, et en même\ntemps à l encontre des théories économiques admises.\nIl n'a pas fallu moins que l'élan irrésistible du développement humain\nmoderne pour briser le cercle où Malthus avait prétendu enfermer l'humanité\nen niant la possibilité d'un accroissement proportionnel des moyens de\nsubsister. Cette théorie est en elle-même assez insoutenable, bien que clas-\nsique pendant près d'un siècle, car l'homme peut produire sensiblement plus"}, {"page_pdf": 30, "page_imprimee": "14", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.1.30", "texte": "LA CITÉ.\nVOL. 6.\nN U M. 1.\n\nqu'il ne consomme. La création même du capital qui n'est autre que Taccu-\nmulation des plus-values du travail en est la démonstration.\nUne nation industrielle ne se contente pas d'ailleurs des vivres que son\npropre sol peut produire. Elle exige ceux que les profits de son travail lui\npermettent de tirer du vaste monde grâce à la facilité des transports modernes.\nAinsi les profits commerciaux de l'Angleterre lui permettent, grâce à sa\npuissante marine de commerce, de faire appel aux produits exotiques pour\nassurer sa consommation intérieure. Cette situation considérée comme défa-\nvorable et même précaire en cas de crise industrielle n'empêche pas l'Angle-\nterre de rester un des pays du monde les plus prospère.\nQuant à la France il peut de même sembler indifférent que nous ache-\ntions du blé aux Etats-Unis pour compléter notre production. Cela est même\nconforme au principe de la différenciation des productions, d'après les apti-\ntudes propres à chaque pays. Il nous serait donc loisible d'échanger ce blé\ncontre des soiries ouvrées qui laissent à notre production un plus large profit.\nMais la tradition française continue de s'inspirer des physiocrates et des\nprincipes de l économie rurale. Aussi nombre de bons esprits jugent que pour\nnous la solution doit être d'équilibre : L'agriculture et l'industrie doivent donc\nrester complémentaires l'une de l'autre comme deux piliers séculaires soutenant\nle portique de notre production.\nIl est donc souhaitable que notre production agricole soit non seulement\nsuffisante, mais plutôt en excédent, de manière à permettre l'exportation chez\nles nations industrielles qui nous environnent et d'améliorer les conditions de /\nla vie en France même par la double action résultant sur les produits et sur\nla monnaie. Ainsi équilibré le pays aurait moins à redouter des crises éco-\nnomiques industrielles plus ou moins périodiques restées jusqu'à présent inévi-\ntables. Si l'on remarque de plus qu'en temps de guerre la France n'est pas\nmaîtresse de ses transports maritimes, c'est donc pour elle une nécessité vitale\nde satisfaire à ses besoins en vivres.\nCette raison de sécurité pousse notre sagesse à s'incliner sans hésitation\ndevant ce principe raisonnable d'équilibre.\nPour atteindre ce résultat il suffirait que l'hygiène publique fut telle que\nl'accroissement de population des villes restât compensé par les différences\nbénéficiaires entre leur natalité et leur mortalité. Ainsi les villes n'auraient\npas à faire un si large appel à la population rurale.\nIl est certain que dans l'état actuel de la science ce résultat pourrait être\natteint.\nEn France la progression de la population eut lieu jusque vers 1870 sans"}, {"page_pdf": 31, "page_imprimee": "15", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.1.31", "texte": "L A C I T É.\nV O L. 6.\nN U M. 1.\n\nqu'on put constater une décroissance marquée des villes et des campagnes.\nC est seulement à partir de cette époque malgré les progrès marqués de l'hy-\ngiène publique due à l'application des découvertes de Pasteur, que le phéno-\nmène s'est opéré numériquement en faveur des villes et au détriment des\ncampagnes.\nCependant la marge de réduction de la mortalité est de plus en plus\nréduite à partir d un certain âge. A cet égard la limite semble se tenir actuel-\nlement àun coefficient annuel de 12 à 13 0/00. Constatons toutefois que\nnous sommes dans cette voie à 1 aurore des progrès permis par l'application\ndes progrès continus dus aux découvertes scientifiques.\nLa production industrielle ou même agricole d'un pays, tendant à un\naccroissement continu peut arriver à dépasser les besoins de ce propre pays.\nL excédent doit donc être écoulé dans les pays voisins.\nDe là une menace pour les industries similaires concurrencées en ce pays.\nIl est légitime que celui-ci de même que les colonies du pays exportateur pro-\ntègent leur production. Dans ce but on a tout d'abord recours à des droits\nde douane protecteurs qui, jusqu'à un point donné, opposent une barrière\nefficace.\nAu delà il n'y a plus d'autre moyen que le canon pour forcer les fron-\ntières afin de vendre ou de s'approprier les produits auxquels l'industrie a\ndonné une valeur accrue.\nAinsi tout pays qui accroît sa natalité ou simplement sa production au\ndelà de ses propres débouchés est entraîné: dans la bataille. Il en est de même\nde tout pays qui veut protéger sa production.\nC est cet état de production libre régenté finalement par la force qui est\ndénoncé par les écoles socialistes et révolutionnaires sous le nom de « capi-\ntalisme ».\nce régime de liberté, dit-on, le triomphe des forts sur les faibles est\nAssuré. C est pourquoi d aucuns prétendent vouloir substituer à cet état un\nrégime contrôlé en vue de l'adaptation de la production aux besoins.\nLa solution de cette équation suppose l'unité économique du monde vers\nlequel, dit-on, tend naturellement l'industrialisme avec spécialisation de cha-\nque pays dans la production la plus adéquate, mais il en résulte l'accapare-\nment : Angleterre accapare le caoutchouc, le Brésil accapare le café, les\nEtats-Unis le coton et chacun pratique la restriction et la hausse au détriment\ndu voisin."}, {"page_pdf": 32, "page_imprimee": "16", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.1.32", "texte": "LA CITÉ,\nVOL, 6.\nN U M. 1.\n\nIl existe une msytique plus ou moins consciente de l'industrialisme.\nQu'est-ce, en effet, que la colonisation? C'est la conquête de nouveaux mar-\nchés et de nouvelles sources de production. Des individus, des peuples même\npensent donc qu'il y a un devoir social, en même temps qu'un intérêt, à\nétendre aux habitants de toute la planète les bienfaits de ce que nous appelons\nla civilisation.\nDes soldats, des prêtres, des isolés se sont dévoués à cette propagande et\nnous savons que certains philosophes appartenant aux peuples assujettis sont\nloin de penser que les colonisateurs ne leur ont apporté que des bienfaits.\nIl est puéril de se demander si les relations de peuple à peuple devien-\ndront plus normales lorsque l'industrie de chacun d'eux se suffira à elle-même,\npuisque c'est là une tendance à la suppression de ces relations et évidemment\nde tout frottement.\nPeut-on dire que dans ce sens une évolution se produit puisque précisé-\nment la principale cause du chômage en Grande-Bretagne c'est l'énorme aug-\nmentation de la production?\n:<a suivre. )\nLE PRESENT NUMERO RENFERME 4 PLANCHES HORS TEXTE.\n\nPierre BOURDEIX,\narchitecte à Reims."}, {"page_pdf": 33, "page_imprimee": "7", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.1.33", "texte": "TEK H N E\nSUPPLEMENT AU VOLUME VI. NUMERO I DE « LA CITE »\n\nL'Office du Logement a conservé ses pré-\nrogatives.\nMais son activité s'est ralentie.\nDans un avenir assez proche, on prévoit\nsa disparition.\nLa crise étant passée, la liberté peut être\nrendue.\n(« Le Quotidien », 26-7-1926.)\nît n'est pas indifférent pour nous, archi-\ntectes ou urbanistes, de noter ce « sens de\nla discipline » qui est à la base du succès\nde l'entreprise hambourgeoise et qui s'ap-\nparente fort bien au progrès esthétique et\ntechnique que nous recherchons avidement.\nOpposons-lui, par exemple, insouciance ou\n< conservateurisme » individualisme\naussi qui font la faillite des écoles recons-\ntruites en France.\nNous aurons d'ailleurs l'occasion de re-\nvenir sur un tel contraste, en mettant en re-\ngard soit même au seul point de vue\n« urbain » les expositions récentes de\nParis (1925) et de Dusseldorf (1926).\nLES ECOLES DES REGIONS LIBEREES\nSONT RECONSTRUITES AVEC LEN-\nTEUR ET SANS SOUCI D'HYGIENE\nNI DE CONFORT.\nDimanche on inaugurait, dans l'Oise dé-\nvastée, dix écoles reconstruites.\nLa guerre s'étant terminée le 1 1 novem-\nbre 1918, il a donc fallu attendre huit gai-\nnées pour voir s'élever, avec une compli-\ncité des maçons, des architectes et des dé-\ntenteurs de « dommages », les temples de\n! enseignement primaire.\nEvidemment, il a fallu moins de temps\npour « relever » les salons du bistro.\nEnfin, ces dix écoles neuves, c'est, comme\ndit l'autre, un commencement.\nNous ajouterons que c'est une sorte d'au-\ngure, ou quelque chose comme un symbole.\nCertes, il y a encore, dans l'Oise et ail-\nleurs, des écoles baraquements en pla-\ncage et carton; mais la sagesse populaire dit:\n« Tout vient à point à qui sait attendre. »\nOr, pour la patience, les maîtres de la Ré-\npublique savent donner l'exemple.\nPuisqu'on a réfléchi huit ans avant de les\ntirer des ruines, vous penserez avec moi que\nces écoles nouveau-nées doivent être des\nécoles modernes, dans le genre de celle\nqu'on a pu voir, l'été dernier, aux Arts Dé-\ncoratifs.\nN'en croyez rien.\nLes fermes rebâties t'ont été avec des\naméliorations importantes.\nTel qui possédait une chaumière de terre\nbattue a fait construire, avec le prix de son\ntaudis émietté, une fort belle demeure pas-\ntorale où le bois verni, le marbre et les ver-\nrières tiennent une place toute bourgeoise.\nCe n'est pas moi qui me plaindrai de ce\nprogrès villageois, encore que les méchants\ndisent, par là-bas, que l'Etat a ruiné la com-\nmunauté en payant cent mille francs ce qui\nen valait cinq mille.\nMais, n'est-ce pas, s'il fallait écouter les\nmécontents!...\nEn tout cas je dois vous apprendre que les\nécoles nouvelles ressemblent tout à fait à de\nvieilles écoles. Elles n'ont de neuf que leurs\npierres, leurs toits et leurs volets.\nJ'ai donc fait, derrière M. le préfet et\nM. l'inspecteur d'Académie, la tournée\nd'inauguration.\nA Connectaucourt nous avons trouvé une\nécole qui aurait pu porter en chiffres, sur son\npignon, 1885 au lieu de 1926.\nA Thiescourt il y a une cour grande\ncomme un terrain de football. C'est toujours\ncela. D'ailleurs, l'aspect extérieur de l'école\nest aimable et il y a une belle vue du der-\nnier étage.\nMais c'est tout ce qu'on peut y vanter.\nL'intérieur est garni de ce mobilier sco-\nlaire qui date de Jules Ferry. On ne nous fit\npoint voir les installations sanitaires et\npour cause.\nA Dives, à Lagny, rien ne requit particu-"}, {"page_pdf": 34, "page_imprimee": "8", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.1.34", "texte": "TEK H N E\nSUPPLF?.'■ RNT AU VOLUME VI. NUMERO I DE « LA CITE »\n\nlièrement mes regards avides de trouver\nquelque nouveauté imitée des Suisses, des\nAnglais ou des Allemands, par exemple\n1 eau courante, la pergola fleurie, la salle\nde douches et les water-closets perfec-\ntionnés.\nJe n'ose parler des meubles... Nous en\navons vraisemblablement encore tout un\nstock à écouler avant que nos enfants aient\ndroit à des sièges confortables et à des ta-\nbles qui ne tes rendront pas bossus.\nCependant à Candor nous eûmes une sur-\nprise.\nLe maître de céans montra fièrement des\nlavabos installés, sur ses indications, et sur-\nmontés de robinets qui ne sont point au ré-\ngime sec. Une chasse d'eau jouait dans les\n« commodités ».\nLa classe unique était décorée par des édu-\ncateurs de goût : les fleurs n'y étaient point\nen papier, les reproductions d'œuvres d'art\nsur les murs étaient choisies parmi celles qui\npeuvent apporter à des âmes neuves et (rus-\ntiques la révélation du beau...\nUne salle des fêtes permet aux gens du\nvillage, éloignés de la ville de trois lieues,\nde se réunir pour des séances récréatives et\nmême pour « voir le cinéma ».\nNaturellement l'instituteur un mutilé\nde guerre s'occupe de tout, embrasse\ntout, fait répéter les « artistes » et tourne la\nmanivelle aux films.\n(« Le Quotidien », 29 juillet 1926.)\n\nAVIS IMPORTANT\nADMINISTRATION DE « LA CITE ».\nEN VUE D'EVITER DES RETARDS ET DES FRAIS\nINUTILES, NOUS SERIONS RECONNAISSANTS A NOS\nABONNES DE VERSER A NOTRE COMPTE CHEQUE-\nPOSTAL N° 166.21 REVUE « LA CITE », LE MONTANT\nDE LEUR ABONNEMENT POUR LE 6e VOLUME DE\n« LA CITE », SOIT VINGT-CINQ FRANCS. ILS SONT\nPRIES D'INDIQUER SUR LE BULLETIN DE VERSEMENT\nLEUR NOM ET ADRESSE COMPLETE.\nLES ABONNES ETRANGERS SONT PRIES DE NOUS\nFAIRE PARVENIR LA SOMME DE 30 FRANCS.\nLA 6e ANNEE DE « LA CITE » COMPRENDRA,\nCOMME LES PRECEDENTES, 12 NUMEROS ABONDAM-\nMENT ILLUSTRES.\nIL EST OFFERT, A TOUT NOUVEL ABONNE, A\nTITRE DE PRIME, AU PRIX REDUIT DE DIX FRANCS,\nUN EXEMPLAIRE DU VOLUME V DE « LA CITE ». CE\nVOLUME, LUXUEUSEMENT IMPRIME, COMPREND\nPLUS DE 250 PAGES DE TEXTE ET 80 PLANCHES DE\nGRAND FORMAT."}, {"page_pdf": 35, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.1.35", "texte": "CONCOURS\nSOCIETE DES NATIONS\nLe concours pour le choix d'un projet en\nvue de la construction d'un Palais de la So-\nciété des Nations, à Genève, s'est ouvert le\n25 juillet 1926.\nLe Jury international, composé de neuf ar-\nchitectes réputés, qui est chargé de l'étude\net du classement des projets, adresse aux ar-\nchitectes l'appel suivant :\n« Un appel des plus larges est adressé aux\narchitectes afin que cet édifice soit non seu-\nlement conçu avec le souci de grouper d'une\nmanière pratique et moderne tous les orga-\nnismes essentiels qui seront indispensables\nau fonctionnement de la Société des Nations,\nmais encore pour que cette conception tra-\nduise la haute destination d'un monument\nqui, par la pureté de son style, l'harmonie de\nses lignes, est appelé à symboliser la gloire\npacifique du XXe siècle.\n» Le terrain sur lequel ce bâtiment doit\nêtre édifié est magnifiquement situé; il com-\nporte, vers la route de Lausanne, une partie\nculminante d'où il s'étend et s'avance en\npente douce par des pelouses et des allées\nombragées jusqu'au bord même du lac. A\ncet endroit, le terrain se développe en une\nlongueur de rives de plus de 400 mètres par\nun chemin faisant partie de la propriété,\nchemin, qui peut être élaTgi et qui constitue\nune admirable promenade en bordure, d'où\nla vue s'étend jusqu'au Mont-Blanc sur un\nmerveilleux panorama.\n» C'est dans ces conditions de grandeur et\nde beauté qu'il s'agit d'établir le projet du\nPalais, siège de la Société des Nations.\n» Une somme de 165,000 francs suisses\nest mise à la disposition du Jury, pour être\nrépartie entre les meilleurs projets présentés.\nPremier prix, 30,000 fr. ; 2e prix : 25,000\nfrancs et 23,000 francs; 3e prix : 20,000\nfrancs; 4e et 5e prix : 15,000 francs; 6e et\n7e prix : 5,000.\n25,000 francs seront distribués en men-\ntions.\n» Le montant total des frais de construc-\ntion ne devra pas dépasser le chiffre maxi-\nmum de 1 3,000,000 de francs suisses.\n» Afin de ne pas favoriser les concurrents\ndes pays rapprochés de Genève, les pro-\ngrammes seront expédiés de manière qu'ils\narrivent dans tous les pays à peu près à la\nmême date quelques jours avant le 25 juil-\nlet 1 926.\n» Un exemplaire du programme sera ex-\npédié directement à toute personne qui fera\nla demande, accompagnée de l'envoi de\n20 francs suisses (coût du programme et des\ndocuments annexes), au Secrétariat Généra!\nde la Société des Nations, à Genève ».\nD'autre part le Gouvernement belge dis-\npose de quelques exemplaires du program-\nme; Te Ministère des Sciences et des Arts en\nassurera la distribution gratuite aux archi-\ntectes qui prendraient part au concours.\nRappelons que le Jury est composé de sir\nJoseph Burnet (Anglais), MM.Berlage (Hol-\nlandais), Victor Horta (Belge), Charles Le-\nmaresquier (Français), Karl Moser (Suisse),\nMuggia (Italien), J. Tengchlem (Suédois),\nM. Steinhof remplace M. Hoffman (Autri-\nche), et M. Gata remplace M. Urdapelleta\n(Espagne).\nM. Victor Horta en a été élu président.\nGAND. La Chambre Syndicale des\nArts industriels de Gand ouvre une série de\nconcours consacrés aux Arts décoratifs et\nindustriels. Ces concours sont réservés aux\narts : du livre, de la verrerie, de la peinture,\nde la sculpture, de l'orfèvrerie, du métal, de\nlébénisterie, des tissus.\nDemander les conditions au secrétariat\nla Chambre Syndicale, Gouvernemer'\nvincial, à Gand.\n\nSUPPLEMENT AU VOLUME VI. NUMERO I DE «\nTEK H N E"}, {"page_pdf": 36, "page_imprimee": "8", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.1.36", "texte": "TEK H N E\nSUPPLFf V HNT AU VOLUME VI. NUMERO I DE « LA CITE »\n\nCONGRÈS\nTROISIEME CONGRES INTERNATIO-\nNAL DES GEOMETRES\nLa Fédération internationale des géomè-\ntres, présidée par notre confrère Roupcinsky,\nà peine organisée, témoigne de sa vitalité. Du\n15 au 18 octobre prochain, se tiendra, à\nParis, sous le patronage de l'lnstitut interna-\ntional de coopération intellectuelle (Société\ndes Nations), le 3e Congrès international de\nGéomètres.\nLe comité d organisation, sous la prési-\ndence de M. Peltier, Président de l'Union\ndes Géomètres-Experts français et dont le\nSecrétaire général est le colonel Butault, a\nobtenu le concours du Ministère des Affaires\nEtrangères français.\nPlusieurs gouvernements et notamment le\ngouvernement belge seront officiellement re-\nprésentés à ces assises professionnelles. Le\nprogramme des qui seront traitées,\nembrasse toute la technique foncière et pro-\nfessionnelle.\nLes questions suivantes seront examinées\npar quatre commissions qui en feront rap-\nport :\n1° Unification des conventions techniques\nde la profession;\n2° Perfectionnement des méthodes et ins-\ntruments de la mensuration;\n3° Le géomètre et la propriété immobi-\nlière ;\n4° Les tendances dans l'organisation lé-\ngale et l enseignement de la profession.\nIl y aura en outre une exposition intéres-\nsante de plans et d'instruments.\nL'adhésion est fixée à 60 francs; cette\nsouscription donne droit à la carte d adhé-\nrent qui permet de suivre tous les débats,\nvisiter 1 exposition de plans, etc.; elle assure\négalement les publications du Congrès.\nDes visites en autocar, réceptions et ban-\nquet sont organisés à l'occasion du Congrès;\nsont admises à ces manifestations\nil sera perçu une redevance\nVaries français par personne.\nUn programme détaillé provisoire des ré-\nunions et des diverses manifestations proje-\ntées, programme qui a été complété pour la\ndélégation belge en vue de l'organisation du\nvoyage à prix forfaitaire, peut être obtenu\nen s'adressant au président du Comité de la\nParticipation belge, M. Albert Cranshoff,\nrue Gachard, 56, à Bruxelles.\nCe Comité insiste auprès de tous les con-\nfrères afin qu'ils adressent, dûment rempli,\nI*eur bulletin d'adhésion au Congrès avec le\ndroit d'inscription de 60 francs.\n\nTAPIS D'ART\nDE SAEDELEER £ C\nAgrémentez vos intérieurs modernes\nd'un\nTapis De Saedeleer\nVous aurez le choix entre un Tytgat»\nun Van Huiffel, un van de Woestyne,\nun de Saedeleer, un Chagall, un Jes-\npers, un Van den Berghe, un\nun Sluyters, un Zadkine, un Haesaerts,\nun Puvrez, un Leplae, un Alix, un\nMasereel, un Dudok, un Favory, un\nBoulez, un Laboureur, un Foujita, un\nP.-G. Van Hecke, un Spilliaert, un\nPeeters un Vaminck, etc.\nVous posséderez un objet d'art numé-\nroté et signé, édité à exemplaires\nlimités.\nLES PRIX : CEUX\nDES TAPIS COURANTS\nLE STUDIO \" DE SAEDELEER „\nà Etichove-lez = Audenarde, Belgique"}, {"page_pdf": 37, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.1.37", "texte": "EXPOSITIONS\nL'EXPOSITION UNIVERSELLE ET IN-\nTERNATIONALE DE BRUXELLES.\nL'INSTALLATION DE LA COMMISSION\nDES BEAUX-ARTS\nDans une réunion, qui s'est tenue à Y hôtel\nde ville le 1 1 juin dernier, M. Max, bourg-\nmestre de Bruxelles, a procédé à l'installa-\ntion de la Commission des Beaux-Arts de\nl'Exposition universelle et internationale de\nBruxelles.\nCette Commission sera placée sous la pré-\nsidence de M. Paul Lambotte, directeur au\nMinistère des Sciences et des Arts, et aura\npour secrétaire M. Fonck, secrétaire du Co-\nmité exécutif.\nL'assemblée, qui était très nombreuse et\nà laquelle assistait M. Masion, directeur gé-\nnéral de l'Exposition universelle et interna-\ntionale de Bruxelles, a pris les résolutions\nsuivantes :\nLa Commission sera divisée en quatre sec-\ntions :\nI. i— Architecture. Vice-président: M. Jo-\nseph Van Neck.\nMembres : Georges Baltus, Paul Bon-\nduelle, Albert Ciamberlani, Jean-Baptiste\nDewin, Paul Dubois, Victor Horta, Paul Jas-\npar, Henry Lacoste, François Malfait, An-\ntoine Pompe, Adolphe Puissant, Oscar Van-\nde VooTde, J. Vierin.\n11. Arts décoratifs. Vice-président :\nMM. Philippe Wolfears; présidents de grou-\npes : a) le mobilier, Jos. Decoene; b) la pa-\nrure, Raymond Vaxelaire; c) les arts du\nthéâtre, de la rue et des jardins, Jules Buys-\nsens; d) l'enseignement des métiers à carac-\ntère d'art, Marius Renard; membres, Mlle H.\nBosché, MM. Jules Berchmans, Pol Berger,\nDom-Sébastien. Braun, Albert Callewaert,\nAdolphe Crespin, Jean de Ligne, Jules De\nPraetere, Emile Fabry, G. Hobe, C. Mon-\ntald, Charles Samuel, Jos. Smolderen, Louis\nTitz, Henry Vande Velde, Albert Van Huf-\nfel, G. Verbanck, François Alexandre, Ro-\nbert Altenloh, Emile Bernheim, Gustave\nBlondel, Bracquenie, Maurice Fraipont, Eu-\ngène Paulus, Georges Peters-Lacroix, G. Ro-\nsel, Herman Teirlinck, Jacques Vander-\nborght.\n111. Exposition du centenaire de l'art\nbelge 1830-1930. Vice-président : MM. Fie-\n\nSUPPLEMENT AU VOLUME VI. NUMERO I DE «\nTEK H N E\n\nmu iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiimiiiifc\nA LA BECHE D'OR 1\ns\nI\n:\nî •\nIl'\ns:\n29, RUE DE LA LYS, COURTKAI\n—a\nQUINCAILLERIE\n- SERRURERIE\nBRONZES ET CUIVRERIES DE BATIMENTS\nIMMENSE CHOIX\nG\nn\nn\nry\na\n□\n'TiiiiMiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiimiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiaiiiiiiiiiiiii\nA\ni\nIMMENSE CHOIX"}, {"page_pdf": 38, "page_imprimee": "8", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.1.38", "texte": "TEK H N E\nSUPPLFf r\\ - AU VOLUME VL NUMERO I DE « LÀ CITE »\n\nrer ' rvaert; membres, Charles Bernard,\nG. ( roi y, Cornette, Arthur De Rudder, Ro-\ndoij: De Saegher, Léon Frédéric, Olympe\nGilbert. Ryelandt, Lucien Solvay, G.-M. Ste-\nvens, Maurice Sulzberger, Van Zype, Jac-\nques V erreyt. X\nIV. — Salon international des beaux-arts.\nVice-président, MM. Is. Opsomer; membres,\nAlfred Bastien, Anto Carte, Frans Huygelen,\nLucien Jottrand, Jean Laudy, Paul Mathieu,\nAuguste Oleffe, Pierre Paulus, A. Rassen-\nfosse, Louis Reckelbus, Victor Rousseau,\nbaron René Steens, Gustave Van de Woes-\ntyne.\nA la première section seront soumis les\nprojets de construction présentés par des\nparticuliers, tels notamment les pavillons,\nrestaurants, édifices divers que des tiers ou\ndes groupements solliciteront de pouvoir\nconstruire pour des expositions spéciales ou\ndes exploitations.\nLa Section donnera son avis sur le carac-\ntère architectural de ces projets, leur grou-\npement et les emplacements à leur réserver.\nLa seconde section sera consultée sur les\nquestions d'art décoratif et d'art appliqué\nautres que les questions d'architecture pro-\nprement dites.\nElle s'occupera de l'organisation du com-\npartiment des arts décoratifs modernes et\nd une exposition spéciale de tout ce qui se\nrattache à l'habitation.\nLa troisième section organisera en 1930\nl'Exposition rétrospective de l'Art belge où\nseront réunis les chefs-d \"œuvre des artistes\nayant illustré le pays depuis la proclamation\nde son indépendance.\nUne part sera faite aux arts décoratifs\n\"îans le cadre de cette exposition.\nLa quatrième section s'occupera de l'or-\nso':'sation pour 1935 d'un Salon interna-\nren :j 1 des beaux-arts, sous le patronage et\nconcours du gouvernement.\n<\nmens de seconde épreuve pour l'octroi du\ngrade légal de géomètre-arpenteur, auront\nlieu à Bruxelles, à l'Ecole Industrielle, dans\nla seconde quinzaine de septembre.\nA cette épreuve pourront participer, outre\nles candidats géomètres qui ont réussi la pre-\nmière épreuve en avril dernier, les jeunes gens\nporteurs du diplôme d'études moyennes du\ndegré supérieur (section scientifique).\nPour tous renseignements, s'adresser au\nSecrétariat de la Commission d'Examen des\nGéomètres, 22, rue du Chêne, à Bruxelles.\n\n2-IADAMÊr\nHUIyPIAU-VAH WTBErRGH&\nCourtrAi\ni Quai de l&DifàLie-\nMAnafacbure de t&pic/\nde >smyrne\nlepointnoue\nWM\nTapiVc/enee/\"- Gobel în<y\nQouc/c/inor AbAt-joarc/\nTouc/'çSenrec/\" de dce/e/me/\"\nc/nr dem.An.de\n#\n>1\n:•••:•\n«\ntZMÏ\nm\n/ # »\nTéléphoné\nv m 74-2 >\nm\nm\nm\n&\ni\n•X*\nM\nil\nm\n%\nM»É\ni\n&\nmm\nm\n&¥*\n<-:<■\ni»?\n&\ni\ns*"}, {"page_pdf": 39, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.1.39", "texte": "PRIX DE L'ABONNEMENT A LA SIXEME ANNEE DE Beiriqu.\nFrancs btlret\n«LA CITE » 25.00 30.00\nTout nouvel abonné peut obtenir, à titre de prime :\na) La5e année de « La Cité », au prix réduit de ..... 10.00 12.50\nLes 3e et 4* années de «La Cité », au prix réduit de ... 5.00 7.50\n(Le prix en librairie est de 10 francs Belgique, 15 francs étranger),\nb) Le Cœur de la Ville de Bruxelles,par Charles Buis, avec traduction d'une confé-\nrence de C. Giirlitt sur la <c Conservation du cœur d'anciennes villes ». Une bro-\nchure de 24 pages. (Prix en librairie : 2 francs.) , f gratuit\nc) L'Abbaye de la Cambre,par G. des Marez. (Prix en librairie : fr. 1.50). , gratuit\nd) Paul Hankar (1859-1901), par Ch. Conrardy, et Raym. Thibaut. Une bro-\nchure illustrée. Prix en libravie : 3 francs. gratuit\n\nEditions \" TEKHNÊ „\nLA CITE. Première année. (Rare.) . . fr. 20.\nDeuxifee année. (Rare.) t ( al|ll fc, 10.—\nL'Art et la Société, par H.-P. Berl&ge, architecte à Aaasterdaa. Tiré* à part de la Revue\n« Art et Technique » (septoabre 1913-férrier 1914), Un volune luxueuaaueot im-\nprime et illustré de 98 dichés , , , , fr. 20.\nMatériaux desubstitution dans la construction de maisons, par Seroen, architecte. Une\nbrochure illustrée , fr. 2.\nL'habitation coloniale Sa construction au Congo Belge, par Gast. Bogheman». Une brochure\nde 20 pages abondassent illustrée . .. , fr. 3.\nConstantin Meunier. L'historique de son monument traçai/, par R. Thiry et G. Hen-\ndrickz. Une brochure illustrée fr. I.\nUArt des Jardins et le nouveau jardin pittoresque, par Louis van der Sw&elsen, architerf*-\npaysagiste fr»\nLA REVUE « TEKHNE » Collection eonpfoe de la 2m* année (1912-1913).\nvolume de 516 pages, sur papier couché, illustré de 250 abehés ,/ï\nPour s'abonner à « La Cité » ou obtenir des livres,\nde verser, dans n'importe quel bureau des postes,\ncompte chèques postaux n* 166.21 Revue « La\ndue et d'inscrire sur le bulletin de versement le\nnom adresse du souscripteur."}, {"page_pdf": 40, "page_imprimee": "couv. 4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192607-01.1.40", "texte": "81-8§4 rue Kejreareid, lililw. Tétépfcoo* : Wi.M.\nV—'-'V ■ I\n\nÉtablissements F. BIVORT, M. CORNET ô C°\n11, rue Fossé aux Loups I ** BRUXELLËS\nBUREAU D'ÉTUDES TECHNIQUES\nIngénieurs Conseils\n*\nAppareils de levage et de manutention Ponts roulants Ascenseurs\nMontes-charges Mono-rails Élévateurs Câbles transporteurs aériens\nCRICS ET VÉRINS\nCONSTRUCTIONS MÉTALLIQUES PONTS - CHARPENTES - pyi.ONES\n\nToileries et briqueteries do \" PROGRÈS „\nSociété ao«Bjffle à Hennuyères (Belg )\nMMBBHiIIN\nPLANCH E RS t ransportables\nen briques creuses armées\nCHEMINÉES DE FUMÉE ET DE VENTILATION\nA CONDUITS SIMPLES ET MULTIPLES (&*)\nBETON - Poutres - Çharpèntes\n\n,?HOTOGRAPH IE\n'4 ARCHITECTURE\n1 ;®=UVRES D'ART\nJ ;l| ITII\n<*quet sont o\niames s 9 fiSailii\n* k.\n'0 frl\nuell»\nancs«^\nf\nSUPPLEA5A}- h<T A'CCLE\nJ )366\n\nHENAUX FRERES\nROULERS\n_ QUAI DU CANAL, Téléphone 318.\n; DALLES « PORPHYRITE »de 300 X 300\nsur toutes épaisseurs.\nDalles « Porphyrite » qualité Etat, répondant\naux exigences des cahiers des charges de £\nl'Etat. [\nDalles « Porphyrite », qualité Trottoir. F\nDalles rouges pour Tennis,\nî PIERRE BLANCHE D'EUVILLE MOULUE\nPOUR SIMILI."}]}