{"numero_id": "bm-bmtnaac-1926-08-01", "volume": "bmtnaac_1926-08_01", "ocr_sha256": "e63e7ddd1d52ab841d98d36d1e88ec82d134a1b0130d7c3e60b2139053f1840a", "source_tei": "https://github.com/Princeton-CDH/bluemountain-transcriptions/blob/main/periodicals/bmtnaac/issues/1926/08_01/bmtnaac_1926-08_01.tei.xml", "source_mets": "https://github.com/pulibrary/BlueMountain/blob/main/metadata/periodicals/bmtnaac/issues/1926/08_01/bmtnaac_1926-08_01.mets.xml", "url_numero": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192608-01", "articles": [{"article_id": "bm-bmtnaac-1926-08-01-c002", "article_bluemountain": "bmtnaac_1926-08_01#c002", "volume": "bmtnaac_1926-08_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "13", "page_fin": "18", "image_debut": 3, "image_fin": 8, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192608-01.2.2", "titre_corps": "REVUE D'INFORMATION CONSACRÉE A L'ARCHITECTURE, L'URBANISME, L'ART PUBLIC ET A LA TECHNIQUE DU BATIMENT", "titre_sommaire": "REVUE D'INFORMATION CONSACRÉE A L'ARCHITECTURE, L'URBANISME, L'ART PUBLIC ET A LA TECHNIQUE DU BATIMENT", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 3, "page_imprimee": "13", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192608-01.1.3", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 110, "texte": "TEKHNE\nREVUE D'INFORMATION CONSACRÉE A\nL'ARCHITECTURE, L'URBANISME, L'ART PUBLIC\nET A LA TECHNIQUE DU BATIMENT"}, {"page_pdf": 3, "page_imprimee": "13", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192608-01.1.3", "debut_caractere": 202, "fin_caractere_exclue": 2954, "texte": "PUBLICITÉ HEURTANT LE PAYSAGE\nOn sait la formidable emprise que s'e t\ndonnée, à travers tous paysages agres-\ntes ou urbains la Publicité américaine aux\nEtats-Unis. Voici pourtant que s'accuse une\nnouvelle faillite du « pittoresque » car\non finissait par trouver du « caractère » au\nvertigineux déploiement des lettres, d ensei-\ngnes, de réclames suspendues au travers des\nartères grouillantes, ou accrochées aux flancs\ndu commercial building, partout où il est\npossible d'en mettre.\nMais le pittoresque est bien autre quand\non le considère de loin et quand il faut y\nvivre quotidiennement. Aussi une réglemen-\ntation stricte est en voie de dicter ses exi-\ngences aux technciens de la publicité améri-\ncaine. Cette réglementation se base sur deux\nprincipes essentiels : d'abord, du point de\nvue purement publicitaire, il est admis que la\npublicité « offensive », celle qui s'impose\navec fracas, envers et contre tout, ne paie\npas, et même est préjudiciable aux articles,\nmarchandises ou firmes qu'elle prétend lan-\ncer. Ensuite, on reconnaît qu'il existe pour\nle public, tant pour la vue que pour l'ouïe et\nl'odorat, des manifestations qui troublent\nTordre, indésirables donc, qu il y a lieu de\nprohiber, au moins de réglementer.\nUn intéressant article de l'organe « City\nPlanning » (juillet 1926) décrit 1 évolution\nde cette réglementation et le but vers lequel\nelle s'oriente.\nPresque simultanément, un article sembla-\nble, quoique de portée beauçoup plus res-\ntreinte, vient d'être arrêté par la Préfecture\nde la Seine, ayant en vue la protection des\nsites parisiens.\nVoici le texte accompagnant l'arrêté pré-\nfectoral :\n« La préfecture de la Seine rappelle qu aux\ntermes d'un arrêté du 21 juin 1926, l'inter-\ndiction d'affichage édictée autour de l'Arc\nde Triomphe de l'Etoile a été étendue à\nl'avenue des Champs-Elysées et à l'avenue\ndu Bois de Boulogne en totalité ainsi qu'aux\navenues rayonnantes, sur une distance de\n300 mètres, et à toutes les intallations visi-\nbles de l'Arc de Triomphe dans un rayon de\n600 mètres.\nIl a été accordé aux installations de publi-\ncité antérieures à ces nouvelles dispositions\nun délai important pour se mettre en règle.\nMais toute installation nouvelle qui viendrait\nà être placées à l'avenir dans les limites ci-\ndessus indiquées, exposerait les intéressés à\ndes poursuites judiciaires et administratives\nimmédiates ».\nEt voici, pour conclure, quelques lignes\nhumoristiques empruntées à un article di-\nsons « romantique » de M. George-Mi-\nche1, paru ce mois-ci à Paris (« Paysages\nabîmés » ) :\n« Et ne parlons pas des panneaux-réclame.\nLes plus beaux sites, les plus belles routes\nsont barrées par des panneaux vantant les\nmérites d'un quinquina qui devient aussitôt\nodieux, ou d'une huile d'auto dont on ne se"}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "14", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192608-01.1.4", "debut_caractere": 61, "fin_caractere_exclue": 3540, "texte": "servira jamais, pour peu qu on ait 1 âme vin-\ndicative.\nCe qui ne veut pas dire que le nouvel\naspect de la route, avec ses fosses d'essence,\nses garages peints en rouge sur le fond de\nverdure, ses enseignes lumineuses même,\nsoit à dédaigner. »\nAu fait, puisqu'il s'agit bien de « Paysages\nabîmés », livrons aux plus sagaces médita-\ntions ces autres lignes du même auteur, de-\nvant qui, surtout, n ont point a trouver grâce\nles architectes!\n«Accusons pour une fois les véritables des-\ntructeurs de paysages : les architectes qui\nont construit, en séries, des hôtels conforta-\nbles, mais aussi peu faits pour le paysage\nd'alentour que les statues dont nous parlions\ndernièrement. Et comme un hôtel, c'est plus\n'grand, le fait est plus grave.\nHorreur des villas « mauresques » sur la\ncôte normande, des épouvantables hôtels\nRenaissance, le long des promenades des\nvilles de la Riviera. Joie franche des petits\nchalets basques en Biscaye et des maisons\nromaines et provençales à Beauvallon ou à\nla Garonnette.\nJe me rappelle avoir visité une exposition\nd'architecture. Je fus frappé par un projet\ncocasse. Le palace projeté n était composé\nque d'une centaine de pièces cubistes et qui\nsemblaient avoir été entassées les unes sur\nles autres au petit bonheur. Pourtant 1 inté-\nrieur était rigoureusement conventionnel et\npratique, si 1 apparence était d un jouet\nd'enfant, et extrêmement chaotique.\nJe demandai à l'architecte :\nC'est pour un paysage de montagne?\nNon.\nUne plage hollandaise?\nPour tout ce qu on voudra.\nComment? Vous allez placer cette\nchose en parallélipipèdes dans la tendre\ncourbe d'une plage provençale,par exemple?\nPourquoi pas. De même qu ayant eu\nla commande d'un pont sur le Rhin, j'ai orné\nles balustres de sphinx, comme j'aurais ébau-\nché de vieux burgs romantiques aux quatre\ncoins d'un viaduc destiné au Nil...\nJe n'ai pu démêler si cet architecte était\nun cabotin ou un imbécile. J'ai, ce jour-là,\ncompris le vieux cocher se disputant avec un\nde ses collègues, et qui, ayant épuisé toutes\nles injures de son répertoire, triompha de\nson ennemi de la rue en l'écrasant sous cette\népithète :\nArchitecte !... »\nEt pour achever de bien rire, cette des-\ncription de la banlieue parisienne « Paysage\nabîmé ! ».\n« Ah! l'art architectural est en rude pro-\ngrès depuis les Arts Décoratifs! A 10 kilo-\nmètres à la ronde autour de Paris, la crise\ndu logement nous vaut le retour à 1 habita-\ntion primitive. A 25 kilomètres, là où l'on\nutilise le « matériau » sérieux, les « villas »\nqui sortent de terre devraient à tout jamais\ndéshonorer la confrérie des architectes.\nJe traversais hier un parc récemment loti:\nnaturellement, les acquéreurs y ont fait ra-\nser tous les arbres. Et les maisons qui pous-\nsent nous les font bien regretter.\nDécrire ces nouveautés? A quoi bon: vous\nles connaissez. Cela tient du grec et du ro-\nman, c'est écrasé et trapu, maigre et bossu,\ntricolore par le choix des pierres. Les fenê-\ntres ressemblent à des arches de pont, le ci-\nment se tord au balcon pour imiter le bois\nqu'ils disent. C'est du style 1 926, ça coûte\nau minimum soixante billets, et c'est à faire\npleurer nos grands mères.\nHier, je regardais, la dernière achevée.\nImaginez une citrouille juchée sur une barre\nde savon, flanquée d une tourelle en clari-\nnette et ouverte sur un porche en forme de\nguérite.\nDe l'autre côté de la voie, l'architecte ad-\nmirait son chef-d'œuvre.\nMalheureux, c'et vous qui avez com-\nmis cela?\nMes clients ont voulu quelque chose\nd'original! »"}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "15", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192608-01.1.5", "debut_caractere": 61, "fin_caractere_exclue": 1894, "texte": "POUR AUGMENTER LE CONFORT\nDES APPARTEMENTS AMÉRICAINS\n\nUn article de l'ingénieur J.-B. Benga,\nparu dans la revue « Het Bouwbedrijf »\n(La Haye, mars 1926), et abondamment il-\nlustré.\nAspect extérieur des blocs départe-\nments. Quelques photos nous présentent des\nimmeubles d'importance variée, exécutés en\nbéton armé et « masqués » de lamenta-\nbles prétentions architecturales, allant du dé-\ncor de la villa italienne à de vagues souve-\nnirs « chalet suisse », etc.\n(On nous avait bien, déjà, mis en garde\nde distinguer l'architecte de l'ingénieur amé-\nricains. )\nLa cuisine. On n'y mange pas, en Améri-\nque. Et c'est avec ta salle de bain, le lieu où\nl'on dépense le plus d'ingéniosité et de pré-\ncision. Exemple : On a réduit en un seul\nmeuble, de la dimension d'un buffet, les dif-\nférents appareils nécessaires à la cuisson des\naliments (fourneau au gaz ou à l'électricité,\nréchaud) et au lavage de la vaisselle (évier\nsource d'eau chaude et froide, séchoirs, ca-\nsiers pour la vaisseMe, etc.).\nD'autres innovations ont amené à loger\ndans les murs, de préférence, les divers ac-\ncessoires de cuisine, armoires, cuisinière\n(founeau et rôtissoire), réserves de combus-\ntibl es. Dans certains appartements on éva-\ncue les ordures ménagères en les jetant dans\nTorifice basculant d'un conduit menant à un\nfoyer de combustion situé en cave.\nLe monte-plat mécanique, le ventilateur\nélectrique placé dans la fenêtre, sont choses\ncourantes.\nD'autres accommodements en usage dans\n1 appartement américain sont : la rotative\nélectrique, ukra-légère, pour laver, frotter,\ncirer, polir planchers, plafonds, murs et cloi-\nsons. La machine à laver électrique, silencieu-\nse, en aluminium et comprenant la calandre.\nPour l'évier de laverie ou de cuisine, « un\nnettoyeur d'assiette », fixé au robinet, mé-\nlangé eau chaude et savon, et lance son jet"}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "16", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192608-01.1.6", "debut_caractere": 261, "fin_caractere_exclue": 1887, "texte": "par un tuyau fkexible, maniable à volonté,\net dont l'orifice est garni d une brosse. «Plus\nde mains sales », dit-on.\nUn autre conseil d'ordre général, du tech-\nnicien d'Amérique : suspendez toujours vos\nradiateurs assez haut pour qu'il soit possi-\nble d'entretenir facilement plancher et plin-\nthe au-dessous.\nUne « salie à manger » de 1,50 X 1,50 m.\nn'est pas chose rare, ni impossible. Ses sièges\n2t la table sont mobiles et se replient aisé-\nment dans tes murs. (Nos carossiers d'auto-\nmobile réalisent de telles choses; — en vou-\ndrions-nous chez nous?).\nLa salle de Bain. -— comme la cuisine tou-\njours la coloration claire (le blanc pur est\ntrès souvent en honneur), doit pouvoir être\nnettoyée aux grandes eaux. Tout son ameu-\nblement sera exécuté en conséquence (sans\noublier l'armoire médicale, logée dans le\nmur, émaiHée intérieurement).\nDeux nouveautés pour la salle de bain :\n1°) la douche projetée horizontalement par\nune série de jets (au lieu de la « pomme\nd arrosoir » laissant tomber une pluie ver-\nticale qui éclabousse et coupe l'haleine) ;\n2°) toutes manœuvres de robinet de chauf-\nfage ou d'eau se fait de la baignoire.\nLa chambre à coucher est une pièce inu-\ntile, la moitié du temps. Certaines solutions\naméricaines font disparaître le Ht — plié\net basculant verticalement — dans un pla-\ncard disposé dans le mur à cet effet. D'au-\ntres, augmentent les proportions de ce pla-\ncard jusqu'à en faire un cabinet de toilette,\ncù le lit, monté sur roulettes, facilement ma-\nniable, est plié et dressé verticalement.\n(Note : Les clichés qui illustrent ces notes, sont\nextraits de la revue « Het Bouwbedrijf >.)"}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "17", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192608-01.1.7", "debut_caractere": 61, "fin_caractere_exclue": 3922, "texte": "ASSOCIATION DES MANUFACTURES DE GLACES\nDE L'EUROPE CONTINENTALE\nConcours organisé pour la Présentation\nd'un Projet de Page Publicitaire\nJBn publiant le rapport ci-après, il y a lieu de mettre en relief la part active prise, au concours\nde l'A. M. G. E. C., par de nombreux membres de la Société Belge des Urbanistes et Architectes Moder\nnistes. Ceux'ci ont, par plus de recherche, élevé le niveau moyen du concours et contribué à son succès.\nLa plupart des lauréats sornt membres de la S. B. U. A. M.\nJUGEMENT, RAPPORT DU JURY\nLe jury composé de MM. De Bay, Frerichs, Mi-\nchel artiste-peintre, Hebbelynck, Pompe, Darche,\narchitectes, Malvaux, photograveur, et Goossens,\nimprimeur, assisté de M. Dons, conseiller, s est\nréuni en séance préparatoire, le mardi 8 juin 1926,\nafin de prendre toutes les dispositions utiles pour\nfaciliter les opérations ultérieures.\nLe mercredi, 23 juin* à 2 h. 30, a eu lieu la\nréunion du jury composé de .\nQuatre délégués de 1 Association des Manufac-\ntures de Glaces de l'Europe Continentale : MM. De\nBay Ravel, Frerichs, remplaçant M. Schrader em-\npêché, et Michel.\nLes délégués désignés par chacune des trois as-\nsociations participant à l'organisation du concours:\nM. Guillaume Hebbelynck, représentant la So-\nCentrale d'Architecture de Belgique.\nM. Pompe, représentant la Société Belge des Ur-\nbanistes et Architectes Modernistes.\nM. André Darche, repréesntant l'Association des\nArchitectes et Dessinateurs cTArt de Belgique.\nM. E. Bouchez, membre du Cercle d Etudes Pu-\nblicitaires, représentant les concurrents ne faisant\npas partie des associations citées ci-desus.\nM. Malvaux, photograveur, et M. Goossens, im-\nprimeur, délégués techniques choisis par 1 Associa-\ntion Manufactures de Glaces de 1 Europe Con-\ntinentale.\nM. Pompe est désigné en qualité de président\ndu jury.\nCent et seize projets furent présentés.\nLe jury procède à une première élimination qui\na pour résultat d écarter soixante-huit projets, soit\nà cause d'insuffisance d'originalité, soit pour man-\nque d'expression, ou pour méconnaissance des\nexigences de la réduction et des procédés de repro-\nduction. Beaucoup de concurrents semblent ne pas\navoir tenu compte des conditions à remplir par\nune page publicitaire qui doit être avant tout lisi-\nble et suggestive.\nQuarante-huit projets restent en présence.\nUn secondl tour aboutit à l'élimination de vingt\net un projets.\nLes vingt-sept projets restants subissent un nou-\nvel examen approfondi d'où ressortent neuf projets\nplus pécialement marquants.\nCes neuf projets font l'objet d'un examen dé-\ntaillé, aux quatre points de vue suivants :\n1° Originalité, c'est-à-dire, idée. 2° Valeur pu-\nblicitaire ou clarté. 3° Valeur artistique ou com-\nposition et 4° Valeur technique au point de vue\nspécial de reproduction.\nAprès cet examen, six projets retiennent plus\nspécialement l'attention du jury. Ce sont les sui-\nvants :\n1. Insigne : Flèche dans un cercle. 2. Insigne :\nFer à cheval dans un carré. 3. Insigne : Trompette\net cerceau. 4. Insigne : Triangle accolé de deux li-\ngnes brisées. 5. Insigne : Point rouge. 6. Insigne :\nCarré moitié blanc et moitié noir.\nToutefois, certains de ces projets donnent lieu\nà différentes observations en raison, notamment\nde la constatation d'une certaine analogie avec des\ncréations déjà parues dans le domaine de la pu-\nblicité.\nProvisoirement et sous réserve de recherches sur\nce dernier point, le jury procède à un échange d-e\nvues sur la propos:tion suivante relative aux pri-\nmes à allouer aux projets susdits :\n1. Insigne : Flèche dans un cercle : prime :\n3 1000 fr. 2. Insigne : Fer à cheval d-ans un carré:\nprime : 2,000 fr. 3. Insigne: Trompette et cerceau:\nprime : 2,000 fr. 4. Insigne : Triangle accolé de\ndeux lignes brisées : prime : 1,000 fr. 5. Insigne:\nUn point rouge : prime : 1 ,000 fr. 6. Insigne :\nCarré moitié blanc et moitié noir: prime: 1,000 fr."}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "18", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192608-01.1.8", "debut_caractere": 63, "fin_caractere_exclue": 3938, "texte": "Le jury retient ensuite d'autrès projets : Soit\npour l'ensemble de la page :\na) Insigne : un V renversé.\nb) Insigne : ? ? ? ? ?\nc) Insigne : Deux C entrelacés.\nSoit pour le monogramme :\nd) Insigne : Croix gammée.\ne) Insigne : Une étoile.\n112) Insigne : Monogramme G. V. C.\ng) Insigne : ? ? ? ? ?\nauxquels il est proposé provisoirement d'attribuer\nrespectivement les primes suivantes : 750, 500,\n500, 500, 500, 250, 250 francs.\nLe ma rdi, 29 juin, à 1 I heures, a eu lieu une\nnouvelle réunion du jury composé des délégués\nsuivants :\nPour l'Association des Manufactures de Glaces\nde l'Europe Continentale : MM. Frerichs, Dons et\nMichel.\nPour la Société Centrale d'Architecture de Bel-\ngique : M. Hebbelynck.\nPour la Société Belge des Urbanistes et Archi-\ntectes Modernistes : M. Pompe.\nPour représenter les concurrents ne faisant pas\npartie des trois associations qui ont collaboré à\nl'organisation du concours : M. Bouchez.\nDélégués techniciens : M. Goossens, imprimeur;\nM. Malvaux, photograveur.\nAprès un nouvel examen et tenant compte de\nce que les recherche! faites, depuis la réunion pré-\ncédente ont fait découvrir certains caractères suffi-\nsamment marqués de ressemblance avec des annon-\nces déjà parues, le jury décide d'écarter le projet\nportant l'insigne : « Flèche dans un cercle ».\nIl arrête ensuite définitivement, comme suit, le\nclassement des projets restants et les primes à leur\na tribuer :\n1. Insigne : Trompette et cerceau : Auteur :\nM. De Goeye, 1 73, rue Américaine, Bruxelles.\nPrime : 2,500 francs.\n2. Insigne : Fer à cheval dans un carré. Au-\nteurs : MM. Delamare et Cerf, 108, chaussée de\nCharleroi, Bruxelles. Prime : 1,500 francs.\nInsigne : Triangle accolé de deux lignes bri-\nsées. Auteur : M. Armand* Cornut» architecte S. B.\nU. A. M., 9, rue Seutin, Bruxelles. Prime :\n1,000 f rancs.\n4. Ex -œquo. Insigne : Un point rouge# Auteur :\nM. J. F. Hoeben architecte-Urbaniste. S. B. U. A.\nM., 41, rue Godecharle, Bruxelles. Prime, 1,000 fr.\n4. Ex-aeq.uo. Insigne : Carré moitié blanc et moi-\ntié noir. Auteur : Service Artistique de l'Agence\nHavas 13, boulevard Adolphe Max, Bruxelles.\nPrime : 1,000 francs.\na) Insigne : Un V renversé. Auteur : M. O. Si-\nniaver, 235, boulevard des Martyrs, Gand. Prime:\n/50 francs.\nb) Insigne : Auteur : M. Henri Van den\nPoorten , artiste-peintre, 208, rue Marie-Chrjs-ine,\nBruxelles. Prime : 500 francs.\nc) Insigne : Deux C entrelacés. Auteur : M. Ch.\nColass'n, architecte, 36, avenue Brunard, Uccle.\nd) I nsigne : Croix gammée. Auteur : M. M.\nGaspard, architecte d intérieur S. B. U. A. M., ave-\nnue Beau-Séjour, 87, Uccle. Prime : 500 francs.\ne) Insigne : Une étoile. Auteur : M. Haagen,\nmembre de l'Association des Arts décoratifs, ave-\nnue Pasteur, 36, Luxembourg. Pr me : 500 francs.\n112) Insigne Monogramme G. V. C. Auteur: M. G.\nV. Carte, artiste-peintre, 50, rue Geleitsbeek Uc-\ncle. Prime : 250 francs.\ng) ?? ? ? Auteur : M. Roland Van Hoecke,\nRansbecke-Ohain, Brabant, Prime : 250 francs.\nLes membres du jury représentant les associa-\ntions ar'istiques se sont plu à reconnaître le souci\nlouable qui a présidé à l'élaboration du programme\npar l'Association des Manufactures de Glaces de\nl'Europe Continentale, la félicitent d'avoir délibé-\nrément recherché un résultat d une valeur artis-\ntique certaine et d<'avoir assuré le succès de\n1 épreuve par l'allocation de sommes importantes.\nLe jury fait des réserves formelles quant à 1 ori-\nt\nginal'té des projets primés dont il doit être fait\nusage par la suite. Dans La mesure du possible,\nune vérification sera faite afin d'éviter les contes-\ntations.\nLes projets présentés seront exposés dans un\nlocal à choisir par l'Association des Manufactures\nde Glaces de l'Europe Continentale.\nLe règlement des primes aura lieu après la clô-\nture de cette exposition.\nLe jury a désigné MM. Hebbelynck et Darche\ncomme rapporteurs doi jugement.\nBruxelles, le 29 juin 1926."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1926-08-01-c003", "article_bluemountain": "bmtnaac_1926-08_01#c003", "volume": "bmtnaac_1926-08_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "13", "page_fin": "14", "image_debut": 3, "image_fin": 4, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192608-01.2.2.1", "titre_corps": "PUBLICITÉ HEURTANT LE PAYSAGE", "titre_sommaire": "PUBLICITÉ HEURTANT LE PAYSAGE", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 3, "page_imprimee": "13", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192608-01.1.3", "debut_caractere": 202, "fin_caractere_exclue": 2954, "texte": "PUBLICITÉ HEURTANT LE PAYSAGE\nOn sait la formidable emprise que s'e t\ndonnée, à travers tous paysages agres-\ntes ou urbains la Publicité américaine aux\nEtats-Unis. 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Ensuite, on reconnaît qu'il existe pour\nle public, tant pour la vue que pour l'ouïe et\nl'odorat, des manifestations qui troublent\nTordre, indésirables donc, qu il y a lieu de\nprohiber, au moins de réglementer.\nUn intéressant article de l'organe « City\nPlanning » (juillet 1926) décrit 1 évolution\nde cette réglementation et le but vers lequel\nelle s'oriente.\nPresque simultanément, un article sembla-\nble, quoique de portée beauçoup plus res-\ntreinte, vient d'être arrêté par la Préfecture\nde la Seine, ayant en vue la protection des\nsites parisiens.\nVoici le texte accompagnant l'arrêté pré-\nfectoral :\n« La préfecture de la Seine rappelle qu aux\ntermes d'un arrêté du 21 juin 1926, l'inter-\ndiction d'affichage édictée autour de l'Arc\nde Triomphe de l'Etoile a été étendue à\nl'avenue des Champs-Elysées et à l'avenue\ndu Bois de Boulogne en totalité ainsi qu'aux\navenues rayonnantes, sur une distance de\n300 mètres, et à toutes les intallations visi-\nbles de l'Arc de Triomphe dans un rayon de\n600 mètres.\nIl a été accordé aux installations de publi-\ncité antérieures à ces nouvelles dispositions\nun délai important pour se mettre en règle.\nMais toute installation nouvelle qui viendrait\nà être placées à l'avenir dans les limites ci-\ndessus indiquées, exposerait les intéressés à\ndes poursuites judiciaires et administratives\nimmédiates ».\nEt voici, pour conclure, quelques lignes\nhumoristiques empruntées à un article di-\nsons « romantique » de M. George-Mi-\nche1, paru ce mois-ci à Paris (« Paysages\nabîmés » ) :\n« Et ne parlons pas des panneaux-réclame.\nLes plus beaux sites, les plus belles routes\nsont barrées par des panneaux vantant les\nmérites d'un quinquina qui devient aussitôt\nodieux, ou d'une huile d'auto dont on ne se"}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "14", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192608-01.1.4", "debut_caractere": 61, "fin_caractere_exclue": 3540, "texte": "servira jamais, pour peu qu on ait 1 âme vin-\ndicative.\nCe qui ne veut pas dire que le nouvel\naspect de la route, avec ses fosses d'essence,\nses garages peints en rouge sur le fond de\nverdure, ses enseignes lumineuses même,\nsoit à dédaigner. »\nAu fait, puisqu'il s'agit bien de « Paysages\nabîmés », livrons aux plus sagaces médita-\ntions ces autres lignes du même auteur, de-\nvant qui, surtout, n ont point a trouver grâce\nles architectes!\n«Accusons pour une fois les véritables des-\ntructeurs de paysages : les architectes qui\nont construit, en séries, des hôtels conforta-\nbles, mais aussi peu faits pour le paysage\nd'alentour que les statues dont nous parlions\ndernièrement. Et comme un hôtel, c'est plus\n'grand, le fait est plus grave.\nHorreur des villas « mauresques » sur la\ncôte normande, des épouvantables hôtels\nRenaissance, le long des promenades des\nvilles de la Riviera. Joie franche des petits\nchalets basques en Biscaye et des maisons\nromaines et provençales à Beauvallon ou à\nla Garonnette.\nJe me rappelle avoir visité une exposition\nd'architecture. Je fus frappé par un projet\ncocasse. Le palace projeté n était composé\nque d'une centaine de pièces cubistes et qui\nsemblaient avoir été entassées les unes sur\nles autres au petit bonheur. Pourtant 1 inté-\nrieur était rigoureusement conventionnel et\npratique, si 1 apparence était d un jouet\nd'enfant, et extrêmement chaotique.\nJe demandai à l'architecte :\nC'est pour un paysage de montagne?\nNon.\nUne plage hollandaise?\nPour tout ce qu on voudra.\nComment? Vous allez placer cette\nchose en parallélipipèdes dans la tendre\ncourbe d'une plage provençale,par exemple?\nPourquoi pas. De même qu ayant eu\nla commande d'un pont sur le Rhin, j'ai orné\nles balustres de sphinx, comme j'aurais ébau-\nché de vieux burgs romantiques aux quatre\ncoins d'un viaduc destiné au Nil...\nJe n'ai pu démêler si cet architecte était\nun cabotin ou un imbécile. J'ai, ce jour-là,\ncompris le vieux cocher se disputant avec un\nde ses collègues, et qui, ayant épuisé toutes\nles injures de son répertoire, triompha de\nson ennemi de la rue en l'écrasant sous cette\népithète :\nArchitecte !... »\nEt pour achever de bien rire, cette des-\ncription de la banlieue parisienne « Paysage\nabîmé ! ».\n« Ah! l'art architectural est en rude pro-\ngrès depuis les Arts Décoratifs! A 10 kilo-\nmètres à la ronde autour de Paris, la crise\ndu logement nous vaut le retour à 1 habita-\ntion primitive. A 25 kilomètres, là où l'on\nutilise le « matériau » sérieux, les « villas »\nqui sortent de terre devraient à tout jamais\ndéshonorer la confrérie des architectes.\nJe traversais hier un parc récemment loti:\nnaturellement, les acquéreurs y ont fait ra-\nser tous les arbres. Et les maisons qui pous-\nsent nous les font bien regretter.\nDécrire ces nouveautés? A quoi bon: vous\nles connaissez. Cela tient du grec et du ro-\nman, c'est écrasé et trapu, maigre et bossu,\ntricolore par le choix des pierres. Les fenê-\ntres ressemblent à des arches de pont, le ci-\nment se tord au balcon pour imiter le bois\nqu'ils disent. C'est du style 1 926, ça coûte\nau minimum soixante billets, et c'est à faire\npleurer nos grands mères.\nHier, je regardais, la dernière achevée.\nImaginez une citrouille juchée sur une barre\nde savon, flanquée d une tourelle en clari-\nnette et ouverte sur un porche en forme de\nguérite.\nDe l'autre côté de la voie, l'architecte ad-\nmirait son chef-d'œuvre.\nMalheureux, c'et vous qui avez com-\nmis cela?\nMes clients ont voulu quelque chose\nd'original! »"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1926-08-01-c004", "article_bluemountain": "bmtnaac_1926-08_01#c004", "volume": "bmtnaac_1926-08_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "15", "page_fin": "16", "image_debut": 5, "image_fin": 6, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192608-01.2.2.2", "titre_corps": "POUR AUGMENTER LE CONFORT DES APPARTEMENTS AMÉRICAINS", "titre_sommaire": "POUR AUGMENTER LE CONFORT DES APPARTEMENTS AMÉRICAINS", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 5, "page_imprimee": "15", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192608-01.1.5", "debut_caractere": 61, "fin_caractere_exclue": 1894, "texte": "POUR AUGMENTER LE CONFORT\nDES APPARTEMENTS AMÉRICAINS\n\nUn article de l'ingénieur J.-B. Benga,\nparu dans la revue « Het Bouwbedrijf »\n(La Haye, mars 1926), et abondamment il-\nlustré.\nAspect extérieur des blocs départe-\nments. Quelques photos nous présentent des\nimmeubles d'importance variée, exécutés en\nbéton armé et « masqués » de lamenta-\nbles prétentions architecturales, allant du dé-\ncor de la villa italienne à de vagues souve-\nnirs « chalet suisse », etc.\n(On nous avait bien, déjà, mis en garde\nde distinguer l'architecte de l'ingénieur amé-\nricains. )\nLa cuisine. On n'y mange pas, en Améri-\nque. Et c'est avec ta salle de bain, le lieu où\nl'on dépense le plus d'ingéniosité et de pré-\ncision. Exemple : On a réduit en un seul\nmeuble, de la dimension d'un buffet, les dif-\nférents appareils nécessaires à la cuisson des\naliments (fourneau au gaz ou à l'électricité,\nréchaud) et au lavage de la vaisselle (évier\nsource d'eau chaude et froide, séchoirs, ca-\nsiers pour la vaisseMe, etc.).\nD'autres innovations ont amené à loger\ndans les murs, de préférence, les divers ac-\ncessoires de cuisine, armoires, cuisinière\n(founeau et rôtissoire), réserves de combus-\ntibl es. Dans certains appartements on éva-\ncue les ordures ménagères en les jetant dans\nTorifice basculant d'un conduit menant à un\nfoyer de combustion situé en cave.\nLe monte-plat mécanique, le ventilateur\nélectrique placé dans la fenêtre, sont choses\ncourantes.\nD'autres accommodements en usage dans\n1 appartement américain sont : la rotative\nélectrique, ukra-légère, pour laver, frotter,\ncirer, polir planchers, plafonds, murs et cloi-\nsons. La machine à laver électrique, silencieu-\nse, en aluminium et comprenant la calandre.\nPour l'évier de laverie ou de cuisine, « un\nnettoyeur d'assiette », fixé au robinet, mé-\nlangé eau chaude et savon, et lance son jet"}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "16", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192608-01.1.6", "debut_caractere": 261, "fin_caractere_exclue": 1887, "texte": "par un tuyau fkexible, maniable à volonté,\net dont l'orifice est garni d une brosse. «Plus\nde mains sales », dit-on.\nUn autre conseil d'ordre général, du tech-\nnicien d'Amérique : suspendez toujours vos\nradiateurs assez haut pour qu'il soit possi-\nble d'entretenir facilement plancher et plin-\nthe au-dessous.\nUne « salie à manger » de 1,50 X 1,50 m.\nn'est pas chose rare, ni impossible. Ses sièges\n2t la table sont mobiles et se replient aisé-\nment dans tes murs. (Nos carossiers d'auto-\nmobile réalisent de telles choses; — en vou-\ndrions-nous chez nous?).\nLa salle de Bain. -— comme la cuisine tou-\njours la coloration claire (le blanc pur est\ntrès souvent en honneur), doit pouvoir être\nnettoyée aux grandes eaux. Tout son ameu-\nblement sera exécuté en conséquence (sans\noublier l'armoire médicale, logée dans le\nmur, émaiHée intérieurement).\nDeux nouveautés pour la salle de bain :\n1°) la douche projetée horizontalement par\nune série de jets (au lieu de la « pomme\nd arrosoir » laissant tomber une pluie ver-\nticale qui éclabousse et coupe l'haleine) ;\n2°) toutes manœuvres de robinet de chauf-\nfage ou d'eau se fait de la baignoire.\nLa chambre à coucher est une pièce inu-\ntile, la moitié du temps. Certaines solutions\naméricaines font disparaître le Ht — plié\net basculant verticalement — dans un pla-\ncard disposé dans le mur à cet effet. D'au-\ntres, augmentent les proportions de ce pla-\ncard jusqu'à en faire un cabinet de toilette,\ncù le lit, monté sur roulettes, facilement ma-\nniable, est plié et dressé verticalement.\n(Note : Les clichés qui illustrent ces notes, sont\nextraits de la revue « Het Bouwbedrijf >.)"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1926-08-01-c005", "article_bluemountain": "bmtnaac_1926-08_01#c005", "volume": "bmtnaac_1926-08_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "15", "page_fin": "15", "image_debut": 5, "image_fin": 5, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192608-01.2.2.2.1", "titre_corps": "Les déchets de ménage se jettent dans un conduit vertical et tombent directement dans le four d'incinération.", "titre_sommaire": "Les déchets de ménage se jettent dans un conduit vertical et tombent directement dans le four d'incinération.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 5, "page_imprimee": "15", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192608-01.1.5", "debut_caractere": 1896, "fin_caractere_exclue": 2009, "texte": "Les déchets de mé-\nnage se jettent dans\nun conduit vertical\net tombent directe-\nment dans le four\nd'incinération."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1926-08-01-c006", "article_bluemountain": "bmtnaac_1926-08_01#c006", "volume": "bmtnaac_1926-08_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "15", "page_fin": "15", "image_debut": 5, "image_fin": 5, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192608-01.2.2.2.2", "titre_corps": "Le radiateur suspendu au mur rend le nettoyage facile.", "titre_sommaire": "Le radiateur suspendu au mur rend le nettoyage facile.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 5, "page_imprimee": "15", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192608-01.1.5", "debut_caractere": 2011, "fin_caractere_exclue": 2067, "texte": "Le radiateur\nsuspendu au\nmur rend le\nnettoyage fa-\ncile."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1926-08-01-c007", "article_bluemountain": "bmtnaac_1926-08_01#c007", "volume": "bmtnaac_1926-08_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "16", "page_fin": "16", "image_debut": 6, "image_fin": 6, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192608-01.2.2.2.3", "titre_corps": "Le lit pourvu de roulettes trouve refuge dans un réduit servant en même temps de chambre de toilette et qui est, dans ce but, aménagé avec confort. 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M. G. E. C., par de nombreux membres de la Société Belge des Urbanistes et Architectes Moder\nnistes. Ceux'ci ont, par plus de recherche, élevé le niveau moyen du concours et contribué à son succès.\nLa plupart des lauréats sornt membres de la S. B. U. A. M.\nJUGEMENT, RAPPORT DU JURY\nLe jury composé de MM. De Bay, Frerichs, Mi-\nchel artiste-peintre, Hebbelynck, Pompe, Darche,\narchitectes, Malvaux, photograveur, et Goossens,\nimprimeur, assisté de M. Dons, conseiller, s est\nréuni en séance préparatoire, le mardi 8 juin 1926,\nafin de prendre toutes les dispositions utiles pour\nfaciliter les opérations ultérieures.\nLe mercredi, 23 juin* à 2 h. 30, a eu lieu la\nréunion du jury composé de .\nQuatre délégués de 1 Association des Manufac-\ntures de Glaces de l'Europe Continentale : MM. De\nBay Ravel, Frerichs, remplaçant M. Schrader em-\npêché, et Michel.\nLes délégués désignés par chacune des trois as-\nsociations participant à l'organisation du concours:\nM. Guillaume Hebbelynck, représentant la So-\nCentrale d'Architecture de Belgique.\nM. Pompe, représentant la Société Belge des Ur-\nbanistes et Architectes Modernistes.\nM. André Darche, repréesntant l'Association des\nArchitectes et Dessinateurs cTArt de Belgique.\nM. E. Bouchez, membre du Cercle d Etudes Pu-\nblicitaires, représentant les concurrents ne faisant\npas partie des associations citées ci-desus.\nM. Malvaux, photograveur, et M. Goossens, im-\nprimeur, délégués techniques choisis par 1 Associa-\ntion Manufactures de Glaces de 1 Europe Con-\ntinentale.\nM. Pompe est désigné en qualité de président\ndu jury.\nCent et seize projets furent présentés.\nLe jury procède à une première élimination qui\na pour résultat d écarter soixante-huit projets, soit\nà cause d'insuffisance d'originalité, soit pour man-\nque d'expression, ou pour méconnaissance des\nexigences de la réduction et des procédés de repro-\nduction. Beaucoup de concurrents semblent ne pas\navoir tenu compte des conditions à remplir par\nune page publicitaire qui doit être avant tout lisi-\nble et suggestive.\nQuarante-huit projets restent en présence.\nUn secondl tour aboutit à l'élimination de vingt\net un projets.\nLes vingt-sept projets restants subissent un nou-\nvel examen approfondi d'où ressortent neuf projets\nplus pécialement marquants.\nCes neuf projets font l'objet d'un examen dé-\ntaillé, aux quatre points de vue suivants :\n1° Originalité, c'est-à-dire, idée. 2° Valeur pu-\nblicitaire ou clarté. 3° Valeur artistique ou com-\nposition et 4° Valeur technique au point de vue\nspécial de reproduction.\nAprès cet examen, six projets retiennent plus\nspécialement l'attention du jury. Ce sont les sui-\nvants :\n1. Insigne : Flèche dans un cercle. 2. Insigne :\nFer à cheval dans un carré. 3. Insigne : Trompette\net cerceau. 4. Insigne : Triangle accolé de deux li-\ngnes brisées. 5. Insigne : Point rouge. 6. Insigne :\nCarré moitié blanc et moitié noir.\nToutefois, certains de ces projets donnent lieu\nà différentes observations en raison, notamment\nde la constatation d'une certaine analogie avec des\ncréations déjà parues dans le domaine de la pu-\nblicité.\nProvisoirement et sous réserve de recherches sur\nce dernier point, le jury procède à un échange d-e\nvues sur la propos:tion suivante relative aux pri-\nmes à allouer aux projets susdits :\n1. Insigne : Flèche dans un cercle : prime :\n3 1000 fr. 2. Insigne : Fer à cheval d-ans un carré:\nprime : 2,000 fr. 3. Insigne: Trompette et cerceau:\nprime : 2,000 fr. 4. Insigne : Triangle accolé de\ndeux lignes brisées : prime : 1,000 fr. 5. Insigne:\nUn point rouge : prime : 1 ,000 fr. 6. Insigne :\nCarré moitié blanc et moitié noir: prime: 1,000 fr."}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "18", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192608-01.1.8", "debut_caractere": 63, "fin_caractere_exclue": 3938, "texte": "Le jury retient ensuite d'autrès projets : Soit\npour l'ensemble de la page :\na) Insigne : un V renversé.\nb) Insigne : ? ? ? ? ?\nc) Insigne : Deux C entrelacés.\nSoit pour le monogramme :\nd) Insigne : Croix gammée.\ne) Insigne : Une étoile.\n112) Insigne : Monogramme G. V. C.\ng) Insigne : ? ? ? ? ?\nauxquels il est proposé provisoirement d'attribuer\nrespectivement les primes suivantes : 750, 500,\n500, 500, 500, 250, 250 francs.\nLe ma rdi, 29 juin, à 1 I heures, a eu lieu une\nnouvelle réunion du jury composé des délégués\nsuivants :\nPour l'Association des Manufactures de Glaces\nde l'Europe Continentale : MM. Frerichs, Dons et\nMichel.\nPour la Société Centrale d'Architecture de Bel-\ngique : M. Hebbelynck.\nPour la Société Belge des Urbanistes et Archi-\ntectes Modernistes : M. Pompe.\nPour représenter les concurrents ne faisant pas\npartie des trois associations qui ont collaboré à\nl'organisation du concours : M. Bouchez.\nDélégués techniciens : M. Goossens, imprimeur;\nM. Malvaux, photograveur.\nAprès un nouvel examen et tenant compte de\nce que les recherche! faites, depuis la réunion pré-\ncédente ont fait découvrir certains caractères suffi-\nsamment marqués de ressemblance avec des annon-\nces déjà parues, le jury décide d'écarter le projet\nportant l'insigne : « Flèche dans un cercle ».\nIl arrête ensuite définitivement, comme suit, le\nclassement des projets restants et les primes à leur\na tribuer :\n1. Insigne : Trompette et cerceau : Auteur :\nM. De Goeye, 1 73, rue Américaine, Bruxelles.\nPrime : 2,500 francs.\n2. Insigne : Fer à cheval dans un carré. Au-\nteurs : MM. Delamare et Cerf, 108, chaussée de\nCharleroi, Bruxelles. Prime : 1,500 francs.\nInsigne : Triangle accolé de deux lignes bri-\nsées. Auteur : M. Armand* Cornut» architecte S. B.\nU. A. M., 9, rue Seutin, Bruxelles. Prime :\n1,000 f rancs.\n4. Ex -œquo. Insigne : Un point rouge# Auteur :\nM. J. F. Hoeben architecte-Urbaniste. S. B. U. A.\nM., 41, rue Godecharle, Bruxelles. Prime, 1,000 fr.\n4. Ex-aeq.uo. Insigne : Carré moitié blanc et moi-\ntié noir. Auteur : Service Artistique de l'Agence\nHavas 13, boulevard Adolphe Max, Bruxelles.\nPrime : 1,000 francs.\na) Insigne : Un V renversé. Auteur : M. O. Si-\nniaver, 235, boulevard des Martyrs, Gand. Prime:\n/50 francs.\nb) Insigne : Auteur : M. Henri Van den\nPoorten , artiste-peintre, 208, rue Marie-Chrjs-ine,\nBruxelles. Prime : 500 francs.\nc) Insigne : Deux C entrelacés. Auteur : M. Ch.\nColass'n, architecte, 36, avenue Brunard, Uccle.\nd) I nsigne : Croix gammée. Auteur : M. M.\nGaspard, architecte d intérieur S. B. U. A. M., ave-\nnue Beau-Séjour, 87, Uccle. Prime : 500 francs.\ne) Insigne : Une étoile. Auteur : M. Haagen,\nmembre de l'Association des Arts décoratifs, ave-\nnue Pasteur, 36, Luxembourg. Pr me : 500 francs.\n112) Insigne Monogramme G. V. C. Auteur: M. G.\nV. Carte, artiste-peintre, 50, rue Geleitsbeek Uc-\ncle. Prime : 250 francs.\ng) ?? ? ? Auteur : M. Roland Van Hoecke,\nRansbecke-Ohain, Brabant, Prime : 250 francs.\nLes membres du jury représentant les associa-\ntions ar'istiques se sont plu à reconnaître le souci\nlouable qui a présidé à l'élaboration du programme\npar l'Association des Manufactures de Glaces de\nl'Europe Continentale, la félicitent d'avoir délibé-\nrément recherché un résultat d une valeur artis-\ntique certaine et d<'avoir assuré le succès de\n1 épreuve par l'allocation de sommes importantes.\nLe jury fait des réserves formelles quant à 1 ori-\nt\nginal'té des projets primés dont il doit être fait\nusage par la suite. Dans La mesure du possible,\nune vérification sera faite afin d'éviter les contes-\ntations.\nLes projets présentés seront exposés dans un\nlocal à choisir par l'Association des Manufactures\nde Glaces de l'Europe Continentale.\nLe règlement des primes aura lieu après la clô-\nture de cette exposition.\nLe jury a désigné MM. Hebbelynck et Darche\ncomme rapporteurs doi jugement.\nBruxelles, le 29 juin 1926."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1926-08-01-c009", "article_bluemountain": "bmtnaac_1926-08_01#c009", "volume": "bmtnaac_1926-08_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "19", "page_fin": "21", "image_debut": 9, "image_fin": 11, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192608-01.2.3", "titre_corps": "LE CONCOURS DE L'A. M. G. E. C.", "titre_sommaire": "LE CONCOURS DE L'A. M. G. E. C.", "signature_source": "H. E", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 9, "page_imprimee": "19", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192608-01.1.9", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1408, "texte": "LE CONCOURS DE L'A. M. G. E. C.\n\nL'Association des Manufactures de Glace de l'Europe Conti-\nnentale vient de clôturer le concours qu'elle avait organisé pour la\nprésentation d'une page publicitaire. Les projets primés sont ceux\nde MM. De Goeye, Delamare et Cerf, Cornut, J.-F. Hoeben, et du\nservice artistique de l'agence Ha vas. Des travaux dûs à MM. Siniaver,\nVan den Poorten, Colassin, Gaspard, Haagen, Carte et Van Hoecke\nont été indemnisés.\nL'exposition générale des projets présentés a eu lieu du 15 au\n31 juillet 1926, à la Maison du Livre, Bruxelles.\nNous voudrions, avant d'émettre quelques critiques, préciser\nles données du problème qu'il fallait résoudre.\nIl s'agissait donc d'une page publicitaire. Théoriquement, et\nsans négliger un facteur élémentaire : la revue qui insère la dite page\npublicitaire, et dont celle-ci dépend quant au format, au tirage, et\njusqu'à la clientèle théoriquement, le problème tout problème\npublicitaire se résume en ces deux données : dire la chose juste\nau profit de l'article envisagé, et le dire de la façon la plus précise\net la plus originale à la fois (l'utilitaire et la concurrence).\nDans le cas présenté par l'A. M. G. E. C., la revue qui insère\nla page publicitaire est artistique ou technique. (Il est possible, d'ail-\nleurs, de trouver une manière qui tire parti de cette dualité.) « La\nchose » à dire est fixée par des textes à choisir ceci est dommage"}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "20", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192608-01.1.10", "debut_caractere": 27, "fin_caractere_exclue": 2087, "texte": "pour l'initiative du technicien (car il faut bien ajouter qu'aucun de\nces textes ne révélait de précision ni d'originalité).\nBref, nous voyons que le concours porte exclusivement sur « la\nmanière » de dire. Il fallait donc s'attendre à ce que « la manière\noriginale » seule fut victorieuse. Et puis, qu'entendre ici par « origi-\nnalité »? et la meilleure ne serait-elle pas celle qui répondrait sur-\ntout aux strictes exigences utilitaires. Encore une fois, les textes à\nchoisir n'étaient guère conçus dans cet esprit.\nNotre surprise fut de constater que peu d'originalité régnait\nparmi les projets présentés et même primés.\nLe premier prix témoignait d'une technique « poussée », même\nà l'excès pour le sujet mais cette technique au service d'une pré-\nsentation plastique modeste. En somme, texte et « sujet » s'unis-\nsent, mais sans recherche de composition. Le texte, blanc sur noir\ntrès banale disposition typographique n'a donné lieu à aucune\ntrouvaille. De monogramme, point.\nLe second prix, visiblement inspiré par quelque revue tech-\nnique allemande, était mieux ordonné, et de technique appropriée.\nLe texte incomplet d'ailleurs (guère un mal au point de vue publi-\ncitaire). Cette dernière remarque s'applique aussi aux troisième et\nquatrième prix (service Havas), l'une, recherche plastique mani-\nfeste, mais assez maladroite du point de vue publicitaire.\nAbsence de « sujet » comme au quatrième prix ex-aequo (Hoeben).\nCelui-ci a donné au monogramme seul, agrandi, toute l'originalité\nde son travail. Ce monogramme est assurément le meilleur des rares\nvraiment intéressants.\nNous ne disons rien du quatrième prix remporté par le service\nartistique de l'agence Havas, sinon qu'il est bien incomplet et d'un\ngoût assez douteux.\nCitons encore chez M. Gaspard de bonnes qualités de mise en\npage (bien que plutôt typographiques) ; l'intéressant et simple mono-\ngramme de M. Siniaver (la composition est burlesque et banale).\nDans le travail de M. Haagen, absence de « sujet », blanc et noir\nsecs. Les monogrammes de M. Van Hoecke ne nous frappent guère."}, {"page_pdf": 11, "page_imprimee": "21", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192608-01.1.11", "debut_caractere": 27, "fin_caractere_exclue": 1717, "texte": "D'autre part, dans les projets non primés, nous trouvons une\ncertaine clarté d'ordonnance et une technique normale au projet 60.\nLe n° 94 a des qualités plastiques, mais de bien mauvaises lettres.\nLes nos 59 et 100 sont à distinguer; 86 : une composition équilibrée,\nmais une confusion regne dans le texte trop réduit. Le point de vue\npublicitaire du n° 88 est à distinguer.\nPour achever ces notes, nous regretterons que seuls les procédés\nde la photogravure aient été assignés aux concurrents pour l'exécu-\ntion de leurs projets et surtout que ces procédés aient amené presque\nexculsivement} l'usage de l'encre de Chine. Il y avait peut-être,\nmême au point de vue de la technique, une liberté à accorder aux\nparticipants qui eût pu conduire à d'ingénieuses trouvailles. Ainsi\nle jeu des éléments typographiques, l'emploi de la photographie\nillustrant le texte et entrant dans la composition générale (nous\navons encore en tête certaines réussites suggestives présentées par des\ntechniciens russes et viennois à l'Exposition de Paris).\nUn concours plus complet eût amené, à coup sûr, plus d'ingé-\nniosité et de caractère et l'Art Publicitaire et l'Association organisa-\ntrice en eussent tiré plus grand profit.\nNous arrêterons ici nos conclusions sur la bienveillance dont a\nfait preuve l'A. M. G. E. C. en invitant à un concours généreuse-\nment organisé, de même que sur l'effort déployé par les techniciens et\nles artistes. Nous souhaitons seulement, et vivement, que cet effort\nsoit développé au concours « Oméga » qu'a signalé « La Cité » dans\nun numéro antérieur.\nOn trouvera dans le supplément, annexé à ce numéro, le rap-\nport du Jury clôturant le concours de l'A. M. G. E. C.\n\nH. E."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1926-08-01-c011", "article_bluemountain": "bmtnaac_1926-08_01#c011", "volume": "bmtnaac_1926-08_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "22", "page_fin": "30", "image_debut": 12, "image_fin": 28, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192608-01.2.4", "titre_corps": "INDUSTRIALISME & URBANISME", "titre_sommaire": "INDUSTRIALISME & URBANISME", "signature_source": "Pierre BOURDEIX, architecte à Reims", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 12, "page_imprimee": "22", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192608-01.1.12", "debut_caractere": 29, "fin_caractere_exclue": 2396, "texte": "INDUSTRIALISME & URBANISME\n\n(SUITE)\nIl est à présumer que le progrès marqué par la diminution des causes de\nmortalité n'est qu'à son aurore. N'y a-t-il que des avantages dans cette pers-\npective et n'y a-t-il qu égoïsme dans le fait de la diminution volontaire des\nnaissances ?\nN'est-il pas permis d'y voir comme le repliement d'un peuple sur lui-\nmême lorsqu'il a atteint ce qu'on a appelé « la saturation industrielle », car\nde tout temps la loi de population n'est autre qu'une augmentation propor-\ntionnelle de celle-ci d'après les moyens de vivre.\nLa limitation volontaire des naissances ne serait un remède qu autant\nque la natalité d'un pays serait strictement commandée par sa production\nagricole.\nIl en est autrement, car le développement industriel, créant du travail,\naméliore la condition humaine et sa fertilité. Sans nier à cet égard 1 influence\ndes facteurs moraux, il est facile de constater que 1 accroissement de population\nest le plus sensible dans les régions industrielles.\nOn peut observer actuellement que la limitation des naissances s'accom-\nplit volontairement en divers pays de l'Europe occidentale. Ainsi l'Angleterre\nse heurtant dans son expansion au développement industriel de\nses dominions doit nourrir 1,500,000 chômeurs; elle en vient donc à ad-\nmettre la propagande née du néo-malthusianisme, le « bir t h contrai »\nqui s'exerce chez elle. Ce mouvement très vif a même l'appui de l'Eglise\nprotestante.\nEn Italie, la population pullule sur un espace trop réduit au sol trop\npauvre où le développement industriel est limité par le peu de richesse 'miné-\nralogique du sous-sol, Aussi sesdirigeants proclament-ils le droit de s'emparer\nde nouveaux territoires au besoin par la force.\nEn Allemagne la population continue de progresser. On sait que de\n1871 à 1911 pendant que la France n'augmentait que de 3,400,000 âmes sa\npopulation s'est accrue de 24 millions d'habitants. Cet accroissement ne s'ex-\nplique que par le développement industriel singulièrement facilité par les res-\nsources du sous-sol. La guerre déclanchée en 1914 a été souvent attribubée\nà la nécessité de trouver de houveaux débouchés à cette population et de\nconquérir des sources nouvelles de matières premières.\nAu Japon le développement de population se trouve accru par les acqui-\nsitions de la science qui ont porté l'hygiène à un haut degré d'efficacité. Il en"}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "21", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192608-01.1.15", "debut_caractere": 29, "fin_caractere_exclue": 2608, "texte": "résulte que l'accroissement annuel de population dépasse 700,000 âmes et la\ndensité de population sur sol arable est de ce fait supérieure à 600 habitants\nau kilomètre carré (elle n est que de 450 en Belgique, pays le plus peuplé\nd Europe). Cette situation pose des problèmes d'autant plus inquiétants que\nplusieurs pays se sont fermés à l'expansion japonaise. Seul le développement\nindustriel du pays peut permettre de satisfaire par l'importation du riz aux\nbesoins alimentaires de cette population, sinon elle se trouvera contrainte de\nconquérir ces territoires soit par la force, soit par la colonisation.\nOn constate encore qu'il existe dans le monde des points critiques où les\nconflits entre peuples ont une tendance particulière à se produire. 'Comme\non peut le prévoir on peut constater que ces points coïncident avec les zones\nde la terre les plus peuplées sauf l'lnde ou la Chine, où le principe des natio-\nnalités est peu marqué.\nEn Europe ce point critique est la vallée du Rhin. En Asie, c'est le Japon.\nComment ne pas inférer de là que les guerres sont dans la nature des\nchoses et finalement des problèmes de population.\nComment concilier ces forces complexes qui dominent le monde? Ne\nfaut-il pas croire que la paix et la guerre sont deux états extrêmes entre les-\nquels 1 humanité est contrainte de rechercher son équilibre?\nL'accroissement de la population peut se trouver compliqué du fait qu'il\na lieu par voie d'immigration étrangère.\nCe mouvement d après-guerre, tel qu'il se produit en France actuelle-\nment, est certainement la recherche spontanée d'un état d'équilibre de la\npopulation européenne, mais il est regrettable qu'avant d'augmenter le con-\ntingent urbain le flot migratoire qui s écoule dans notre pays ne fasse pas\nantichambre dans la zone rurale qui possède des vertus naturelles reconnues\npour attacher au sol les populations déracinées importées chez nous. On\nremédierait en même temps au problème le plus urgent que nous ayions à\nrésoudre, le dépeuplement rural.\nAu début du XXe siècle on crut un moment que l'énergie électrique, pai\nsuite de la facilité qu elle offrait d'être utilisée en unités multiples de faible\npuissance, favoriserait la création d'industries dans les campagnes, et spécia-\nlement d'industries à domicile.\nCela ne se produisit que dans une faible mesure et, malgré le dévelop-\npement de 1 électricité, I accroissement des villes se poursuivit. Le courant\nélectrique offre en effet d'exceptionnelles facilités pour être transporté à dis-\ntance et seules les grandes agglomérations offraient un marché suffisant pour"}, {"page_pdf": 16, "page_imprimee": "22", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192608-01.1.16", "debut_caractere": 28, "fin_caractere_exclue": 2362, "texte": "absorber de grandes puissances avec un minimum de Frais d'amenée et de\ndistribution.\nGrâce à la Fée Electricité une nouvelle ère industrielle née d'hier grandit\net se développe. Véritable Protée elle est partout, animant mystérieusement\nnotre outillage et nos moyens de transport, allégeant le labeur humain dans\ndes conditions jusqu'alors inconnues de docilité, de souplesse et de salubrité.\nAucun domaine, où elle ne se manifeste pour assurer l'échange\nà distance et la diffusion de nos pensées aussi bien que pour\ntendre un vaste réseau d'informations économiques rendant solidaires tous les\npeuples de notre planète. Aux gouvernements les plus évolués elle permet de\nrégner sur de vastes espaces et d'y apporter ce développement matériel sur\nlequel fleurit chaque jour un peu plus de civilisation.\nII y a encore bien d'autres facteurs du développement urbain. Notons\nl'extension croissante des fonctions de l'Etat, la création de grandes admi-\nnistrations publiques ou privées, peuplant les villes d'innombrables bureaux,\nce sont là encore les effets directs de l'industrialisme.\nOn signale l'influence du service militaire qui oblige au séjour dans les\nvilles nombre de jeunes gens, ouvriers agricoles ou agriculteurs. Tout ceci\nexplique à la fois la dépopulation des campagnes et le surpeuplement des\ncités.\nCe phénomène de concentration de la population qui s'accuse de plus en\nplus, et 1 étude de son développement organisé tend à s'ériger en, une doc-\ntrine, d'aucuns disent en une science nouvelle dénommée urbaniçme.\nDu mot latin « urbanus », qui est de la qui est propre à la ville,\n1 urbanisme est 1 ensemble des recherches destinées à établir et à assurer les\nbesoins de la ville.\nCette appellation a été employée pour la première fois il y a quelques\nannées par M. C 1 e r g e t dans un article de <a La Revue Romande ».\nElle a fait fortune et même elle a reçu une large application et cela bien\navant que 1 Académie ait pensé à la mentionner dans son dictionnaire. Car\nsi le mot est nouveau le problème des villes se confond à travers les siècles\navec celui de la civilisation.\nMais depuis l'aurore de l'ère mécanique, depuis surtout que les procédés\nmécaniques ont été appliqués aux transports, le mouvement a pris une ampleur\nextraordinaire.\nVoici, en effet, d'après les statistiques de population quel a été ce mou-"}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "23", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192608-01.1.17", "debut_caractere": 27, "fin_caractere_exclue": 2216, "texte": "vement, de 1800 à 1900 pour les grandes capitales du monde « les villes\nétoiles ».\nLondres comptait en 1800 une population de 950,000 habitants,\nen 1900 elle est passée à 4,738,000 habitants. Celle de New-York est\npassée de 60,000 à 4,133,000.\nParis de 678,000 à 2,763,000.\nB e r 1 i n de 1 72,000 à 2,000,000.\nChicago de 3,000 à 2,000,000.\nVienne.de 231,000 à 1,771,000.\nPetrograd de 220,000 à 1,939,000.\nBuenos -Ayres de 400,000 à 1,1 29,000.\nRio de Janeiro de 11 5,000 à 1,157,000 (1).\nEnvisagé sous le seul aspect technique le rôle de l'urbanisme n'est autre\nque la préparation du cadre continuement croissant dans lequel doit évoluer\nla société humaine en marche vers un idéal qui s'affirme avec ce mouvement\nmême.\nLes grandes cités seraient inconcevables dans le régime agricole pur.\nLeur existence meme démontré que 1 industrialisme, base de leur développe-\nment, en stimulant la production agricole, procure de nouveaux moyens de\nvivre.\nEn effet, parallèlement a 1 industrialisme la population s'est considéra-\nblement accrue en Europe et en Amérique.\nC est à partir de ce moment que les grandes villes ont atteint des chiffres\nde population se comptant par millions; elles sont devenues € millionnaires »,\na-t-on dit.\nLa richesse générale s'est accrue, elle aussi plus rapidement encore et\nbien que celle-ci ne soit faite que de produits on ne peut négliger l'indice que\n1 encaisse métallique de la Banque de France ait passé de 59 millions en\n1848, à 5 milliards environ de nos jours. Quant à la circulation des billets,\npassée dans le meme temps de 350 millions à plus de 45 milliards, elle a\ndes causes présentes trop contestables pour permettre de s'en féliciter. Pen-\ndant ce temps la population de la France n'a guère que doublé.\nComme autre moteur de l'industrialisme le crédit, les banques, le papier\nmonnaie, en un mot les formes modernes du capitalisme au développement\nsi prodigieux.\nC est là ce qui a été entrevu et symbolisé par Goethe dans son\nsecond Faust. Il nous montre l'Empereur déclarant que les caisses de l'Etat\n\n(1 ) Le recensement récemment établi par les postes chinoises donne comme popu-\nlation de Pékin 4 millions d'habitants, pour Shanghaï, 5,500,000."}, {"page_pdf": 18, "page_imprimee": "24", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192608-01.1.18", "debut_caractere": 31, "fin_caractere_exclue": 2305, "texte": "sont vides, que la richesse du pays a été tarie par les guerres, que les impôts\nsont accablants, que l'égoïeme règne en maître. Alors Méph i s t o sur-\nvient et propose une émission de papier-monnaie sur les trésors du royaume\ncachés en terre. Ainsi fut fait et désormais tous les fonctionnaires sont payés»\nl'abondance renaît et le trésor se remplit. C'est un miracle, crie l'Empereur,\nqui nomme Méphistophélès Ministre des Finances. Pendant ce\ntemps le fou du roi se hâte d'aller changer son papier contre un château.\nQuoi qu'il en soit, c'est un fait que la fortune mobilière et immobilière\ns'est accrue dans d'énormes proportions et c'est grâce au développement des\nvaleurs mobilières et à celui des sociétés commerciales, en particulier celles\nanonymes, que la concentration économique a pu se produire.\nSans doute elles ne furent qu'un instrument de cette transformation mais\ncombien nécessaire.\nLa part des villes dans ce mouvement est incomparable et il est facile de\nla faire ressortir en analysant la quotité des impôts que ces villes apportent\nà l'Etat.\nEn 1924, l'impôt sur le revenu et la taxe sur le chiffre d'affaires ont\ndonné les rendements suivants se rapportant aux cinq départements compre-\nnant une grande cité.\nSeine 1,112,431,000 50 0/0\nNord 212,410,000 9.2 0/0\nRhône 110,102,000 5 0/0\nBouche du Rhône 42,232,000 2 0/0\nGironde 33,912,000 1.5 0/0\nsoit 1,511,087,000 58 0/0\nsur un total de plus de 2,250,000,000 pour toute la France.\nComme on peut le constater la moitié environ de cette catégorie d'im-\npôts est payée par les habitants de la capitale et à eux seuls les cinq dépar-\ntements contenant nos villes principales en payent plus des deux tiers.\nOn remarque dans ce tableau la prépondérance énorme du départe-\nment de la Seine, mais cela ne tient pas seulement à son activité propre qui\nest considérable, mais encore à ce fait qu'il est le siège de nombreuses sociétés\nanonymes dont l'activité s'étend à toute la France.\nDe son côté le Nord paie à lui seul, 212,000,000 de francs, autant que\n50 départements, les moins chargés, qui cependant, comptent ensemble\n18,038,000 habitants, contre 1,787,000 et sont représentés par 457 députés\net sénateurs contre 32 pour le Nord.\nLe Nord paie pour ce seul impôt 1 1 8 francs par tête d'habitant, alors"}, {"page_pdf": 19, "page_imprimee": "25", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192608-01.1.19", "debut_caractere": 27, "fin_caractere_exclue": 2632, "texte": "que le département placé au premier rang, mais en sens inverse, paie 90 cen-\ntimes, et que la moyenne des département» ne paie pas 1 I francs.\nIl y a pour le Nord, on l'a remarqué justement, un député par 81,000\nhabitants et dans ces autres départements, 274 députés, soit un pour 6,050\nhabitants. De sorte que, 2 7 députés des 8 départements les moins chargés,\nvotant pour leurs départements 3,651,000 francs d'impôts, font la loi aux\n24 députés du Nord, à qui ils en font payer 21 2,000,000 de francs.\nEt, 9 sénateurs des 4 départements les moins chargés, payant 984,000\nfrancs, suffisent à faire la lo i aux 8 sénateurs du Nord, qui paient 21 2,000,000\nde francs.\nOn constate, d'autre part,pour ce même exercice, que les impôts sur béné-\nfices agricoles se rapportant à un revenu de 1 milliard 372 millions alors que\nla taxe sur bénéfices industriels atteint près de 20 milliards et celle sur les\nSalaires 10 milliards et 1/2 la plus grande partie se rapportant à l'industrie.\n11 est donc opportun de constater que l'urbanisme se développe malgré\nune énorme surcharge d'impôts sur l'industrie et ceci ne fait qu'affirmer sa\nvitalité.\nLe développement de la fortune immobilière n'a pas une moindre impor-\ntance pour favoriser 1 industrialisme. Ainsi au cours des travaux de relève-\nment des mines de houille du Nord dévastées par la guerre, on a constaté que\nle capital industriel utile représentait 8,000 francs par ouvrier alors qu'une\nsomme de 30,000 freines était nécessaire pour son logement et celui de sa\nfamille. Il est donc difficile de dire que l'industrie peut se désintéresser de\n1 urbanisme qui parmi ses préoccupations place au premier rang celle du loge-\nment des habitants.\nOn serait donc fondé à dire que la sollicitude de l'Etat pour les villes\nest loin d'être désintéressée.\nOn voit peu de limites à l'avenir de l'industrie comparativement à ce que\npermet d espérer 1 agriculture à moins que celle-ci ne s'industrialise.\nEst-il permis d attribuer cette prospérité au développement considérable\ndes voies de communication au XIXe siècle et à l'application des moyens\nmécaniques aux transports?\nOn doit simplement constater la concordance des deux phénomènes; les\ntransports, en effet, n ont pris une telle importance que pour satisfaire aux\nnécessités de 1 industrie et celle-ci n'est autre que l'appropriation continue que\n1 homme fait à son profit des forces et des ressources naturelles.\nPour cette fin l'invention et l'emploi de la machine à vapeur, puis ensuite\ndes divers moyens mécaniques ont décuplé sa puissance.\nIl faut voir là le point initial du progrès industriel moderne."}, {"page_pdf": 20, "page_imprimee": "26", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192608-01.1.20", "debut_caractere": 28, "fin_caractere_exclue": 2483, "texte": "Dans le domaine des transparts en particulier la locomotive est sa directe\net première application. En facilitant l'affluence des populations, des maté-\nriaux et des denrées dans les centres appropriés pour des fins, dans leur\nensemble, industrielle elle a transformé le régime préexistant. Les grandes\nvilles sont la conséquence de cette transformation.\nA l'heure actuelle on peut, grâce aux statistiques, observer qu'en France\nmême le développement de la population est d'ordre économique. Si l'on\nexamine, en effet, les résultats du dernier recensement de la population fran-\nçaise en 1924, cm y remarque que les excédents de naissance les plus élevés\nse trouvent dans les départements ci-après : Pas-de-Calais, 14,323;\nNord, 13,999; Moselle, 6,770, tous départements industriels. Viennent\nensuite le Finistère, 5,568; l'Aisne, 4,317; le Bas Rhin, 4,073; le Morbihan,\n4,033, ceux-ci départements agricoles, sauf le Bas-Rhin, où l'agriculture est\nprospère.\nD'une manière générale tous les départements industriels du Nord et de\nl'Est sont en progrès. De même les départements agricoles de l'Ouest. Dans\nces derniers départements, de même que dans nombre de départements\npauvres, on signale encore l'influence de l'éducation religieuse. C'est le cas de\nl'Aveyron, de la Haute-Loire et de l'Ardèche.\nOn est conduit à conclure que des moyens d'existence stables, une édu-\ncation morale adéquate sont les meilleurs éléments de la natalité.\nMais F industrialisme lui-même ne donne-t-il pas lieu à une grave objec-\ntion de principe.\nOn objecte, en effet, que par tempérament, par atavisme, par toutes ses\naspirations le peuple de France est un peuple d'agriculteurs et d'artisans.\nEn conséquence « en nous abandonnant à l'industrialisation, en jetant\nnos enfants au travail en série, en les livrant à la grosse industrie, nous en\nfaisons une masse flottante et démoralisée en proie à l'ennui, dépossédée de\ncette conscience professionnelle qui participe à notre goût de vivre et consti-\ntue l'un des meilleurs garants de la prospérité et de l'ordre français » (!)•\nTous les pays, aujourd'hui industriels, ont passé par l'âge de l'agriculture\net, presque seule jusqu'à l'apparition de la machine à vapeur et à ses appli-\ncations dans tous les domaines, celle-ci est restée l'unique forme d'activité,\nl'unique moteur du développement économique.\nEst-il vraiment admissible et même possible qu'à l'heure actuelle un\n\n(I ) P. Couturaud. La Revue le Nord et l'Est."}, {"page_pdf": 21, "page_imprimee": "27", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192608-01.1.21", "debut_caractere": 28, "fin_caractere_exclue": 2797, "texte": "grand peuple de 40 millions d'habitants situé au point de croisement des\ngrands courants de circulation qui animent l'univers, entouré de peuples\njaloux , puisse se replier sur lui-même et rester en dehors de l'évo-\nlution qui se produit en tous pays sous ces influences variées?\nObservons que l'agriculture reste suffisante chez nous pour subvenir aux\nbesoins alimentaires de l'ensemble de la population tant agricole qu'indus-\ntrielle. Ce fait est d'autant plus remarquable à constater qu'il coïncide avec\n1 augmentation de la population des villes et la diminuation de la population\nrurale. Or cet équilibre se maintient malgré le développement avéré du bien-\nêtre général, c'est donc que la population rurale produit aujourd'hui beau*\ncoup plus qu'hier et que le rendement agricole, grâce sans doute au dévelop-\npement du machinisme agricole s'est considérablement accru. C'est, en un\nmot, que la population rurale elle-même s'industrialise et la généralisation de\nl'électricité et du moteur à explosion permet d'entrevoir encore dans ce sens\nun large développement.\nEn réalité il n'est pas moins légitime d'admettre que l'unique moyen de\nvitaliser notre pays, de justifier sur son territoire la présence de millions de\ntravailleurs étrangers capital gratuit venu suppléer à nos pertes immenses\nen main-d'œuvre est de fournir un travail abondant permettant la création\ndes richesses. L'unique moyen de relever notre pays n'est-il pas de l'équiper\ngrandiosement pour la production et la nécessité même de ce relèvement\nautorise les meilleurs espoirs. Et quand nous parlons de richesse d'une nation,\nnous entendons qu'elle s'exprime moins en argent, simple représentation des\nvaleurs, qu'en moyens de produire, c'est-à-dire en population, chevaux-vapeur\net kilowatts qui en sont les meilleurs indices.\nEt puis est-il encore permis chez nous de philosopher sur la possibilité du\nretour à l'âge d'or, en un mot, sur la meilleure forme du progrès?\nSans parler pour remédier à nos charges financièes intérieures et exté-\nrieures de la nécessité d'une production accrue de l'industrie, n'est-elle pas\nune nécessité vitale pour notre défense?\nLa dernière guerre a montré que pour nous protéger de l'attaque\nennemie il ne suffit pas de s'abriter derrière de solides remparts dont l'inuti-\nlité fut si bien, démontrée qu ils font place aujourd'hui à des ceintures de ver-\ndure et d'habitations édifiées sur leur ancien emplacement. Elle a de plus\nprouvé que de plus en plus l'organisation industrielle est inséparable de l'or-\nganisation défensive.\nEn cas de nouveau conflit le fait, accru des progrès récents se renou-\nvellera. Et nous devons envisager que l'organisation industirelle représente\nla forme nouvelle de la fortification permanente du territoire. La sécurité du"}, {"page_pdf": 22, "page_imprimee": "28", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192608-01.1.22", "debut_caractere": 28, "fin_caractere_exclue": 2662, "texte": "pays est donc dans l'outillage national comme y est le principe de son enri-\nchissement. Les sacrifices envisagés à cet égard sont prévoyance et nécessité.\nNe peut-on, malgré ces circonstances, éviter que les êtres soient livrés\n•ans protection au Minotaure industriel et deviennent les masses amorphes et\nennuyées qu'on se plaît à dire et cela en les comparant aux masses rurales.\nNous pensons, nous, que les unes et les autres ont un égal besoin de perfec-\ntionnement individuel et qu'il peut être espéré davantage du mouvement\nd expansion urbaine pour apporter à la campagne une part des bienfaits\nsociaux des villes vers lesquelles les foules rurales se précipitent que sur le\nphénomène inverse qui n'a pas réussi à s'accomplir.\nAu demeurant, 1a réduction de la journée de travail à l'usine, un meilleur\nemploi, des loisirs, précisément dans les travaux de la campagne, rendue\naccessible par des moyens de transport de plus en plus rapides, permettent\ndéjà d'entrevoir une solution dès aujourd'hui fort admissible de la vie urbaine\nindustrielle mitigée par la résidence à la campagne.\nSans doute la plupart des grandes firmes industrielles se désintéressent\nmoins que parfois elles ne l'affectent du sort de leurs ouvriers et Ton cite en\nFrance et à l'étranger les œuvres sociales louables et même dignes d'admira-\ntion de maintes sociétés ou entreprises.\nMais est-ce bien là la formule finale des œuvres sociales industrielles\ndans les grandes villes surtout où l'ouvrier doit bénéficier de l'avantage\nqu'offrent ces villes, de trouver sur place un marché de son travail étendu et\nvarié, tout comme le patron bénéficie dans ces villes d'une certaine abon-\ndance de main-d'œuvre.\nLes meilleurs observateurs ont d'ailleurs remarqué combien F ouvrier est\njaloux de sa vie privée, combien il redoute les œuvres dont le patronat est le\ntrop direct dispensateur.\nC'est dire que dans ce domaine, l'intervention patronale est délicate et\npeut donner lieu facilement à une erreur de psychologie.\n11 importe donc à la paix sociale que les œuvres soient anonymes ou bien\nrestent aux mains des bénéficiaires tout au moins dans la plus large mesure.\nOn tend même à aller de plus en plus loin dans cette voie. Au patron\nincombe la réparation des accidents tout comme il a l'obligation d'entretenir\nses machines et de les réparer en cas d'avarie. Pour être quelque peu brutale\ncette conception toute matérialiste est inattaquable.\nContre la maladie et les autres atteintes que subit le travailleur il est dif-\nficile d établir une responsabilité aussi directè, me fut-re que par la difficulté de\nfaire la discrimination des divers responsables."}, {"page_pdf": 27, "page_imprimee": "29", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192608-01.1.27", "debut_caractere": 29, "fin_caractere_exclue": 2633, "texte": "Conséquemment, la maladie non professionnelle : l'invalidité, la vieil-\nlesse, le chômage et même la maternité deviennent des risques sociaux pour\nlesquels la responsabilité s e'iargit et incombe à toute la nation sous la forme\ndes assurances sociales encore discutées en France alors que les salariés de\nî impériale Allemagne en bénéficient depuis longtemps.\nAux Etats-Unis l'esprit ouvrier est autre. Les syndicats ont procédé à la\nmanière capitaliste, c est-à-dire qu ils ont créé des institutions bancaires gérées\nexclusivement par des membres de leurs organisations. A l'heure actuelle on\nen compte environ soixante, leur capital s'élève pour l'ensemble à 7 millions\nde dollars et le montant dm dépôts est de 75 millions de dollars. Les salariés\nretirent de ces institutions un intérêt plus élevé pour leurs dépôts, des ris-\ntournes de bénéfice, des facilités de prêts et escomptes. En outre, elles concè-\ndent des prêts importants aux coopératives de consommation et d'habitation.\nLes ouvriers américains, faisant table rase de toute théorie, ont considéré\nqu'ils devaient s'unir sur le terrain financier par les méthodes mêmes du\ncapital au lieu de prêter leurs propres capitaux à des banques qui, à l'occasion,\ncontribuaient à combattre les organisations ouvrières et les grèves.\nIls disposent ainsi d'une puissance économique adéquate à la société\ncapitaliste dans laquelle ils évoluent, tournant le dos ainsi aux idéologies révo-\nlufionnaires.\nMais en Europe, en France du moins, il faut au besoin se résigner à\nadmettre les choses telles qu elles sont. Rien n'empêche donc de considérer\nles administrations municipales des villes comme des mandataires de I*indus-\ntrie pour la protection sociale qui leur incombe.\nC est par ce truchement que cette mission peut s accomplir de la manière\nla plus souple et la plus efficace dans un cadre délimité par la loi pour réfré-\nner les abus.\nAinsi Tœuvre du logement populaire, qui est de toutes la plus impor-\ntante, doit être considérée comme un véritable capital engagé par la nation au\nprofit de 1 industrie et même ce capital est en général plus important à lui\nseul par tête d'ouvrier que le capital industriel proprement dit. Rien de mieux\nque d'en charger les offices municipaux d'habitation à bon marché.\nL'urbanisme moderne est donc un fait d'industrialisme.\nL'industrialisme, source de richesse, est en même temps générateur de\nvie et sans industrie une ville ne saurait pourvoir aux besoins de ses habitants.\nLa civilisation ne saurait fleurir que sur les progrès d'ordre matériel réa-\nlisés dans les diverses branches de l'activité humaine."}, {"page_pdf": 28, "page_imprimee": "30", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192608-01.1.28", "debut_caractere": 28, "fin_caractere_exclue": 1688, "texte": "Il importe donc de dégager les réactions mutuelles qu'exercent l'un sur\nl'autre l'industrialisme et l'urbanisme, ces deux phénomènes complémentaires.\nSi l'organisation, « la taylorisation », pour être plus précis, a été recon-\nnue efficace dans les applications industrielles, elle ne doit pas être moins\nnécessaire dans l'aménagement des cités.\nEn dehors de l'usine, en effet, les matières premières et les produits\nmanufacturés sont livrés aux services publics en vue des transports. D'autre\npart, la vie économique et sociale du personnel, par conséquent son rende-\nment, dépendent avant tout des facilités de la vie, de la commodité des\ntransports publics et du logement, de l'hygiène des cités et de ses multiples\ninstitutions sociales.\nLa ville devra donc être disposée et ordonnée en vue d'obtenir de l'en-\nsemble des organes de meilleur rendement économique.\nIl n'y aura, par conséquent, ni point de rebroussement, ni parcours inu-\ntile, nul effort ne sera gaspillé, aucun ne sera inutilisé.\nTout ceci ne nous fera pas oublier, qu'en dehors de sa fonction dans la\nproduction et la circulation des richesses, la ville est faite pour l'homme et\nsuivant la parole drÀristote « pour assurer sa sécurité et son bonheur ».\nElle devra donc réunir avec les facteurs propres à assurer son développe-\nment économique tout ce qui est nécessaire au bien-être matériel et moral des\ncitoyens et l'ensemble des mesures de prévoyance qu'impose la nécessité de\nlutter contre le système anarchique actuel de peuplement d'où naissent, avec\ntous leurs inconvénients, l'encombrement désordonné des grandes villes et\nleur surpeuplement.\n\nPierre BOURDEIX,\narchitecte à Reims."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1926-08-01-c012", "article_bluemountain": "bmtnaac_1926-08_01#c012", "volume": "bmtnaac_1926-08_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 13, "image_fin": 13, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192608-01.2.4.1", "titre_corps": "LE Supplément à la Revue «La Cité». 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Nous reproduisons ici celle qui parut\nle 18 mai 1926 parce qu'elle traite une ques-\ntion intéressant tous les artistes.\nLe printemps nous est revenu, comme tous\nles ans, avec les phénomènes traditionnels.\nLes lilas et le muguet ont fleuri. Les maraî-\nchers ont offert en vente des pommes de terre\nnouvelles, à quel prix, Seigneur! On ouvre\nles Salons de peinture et I on annonce les\ngrandes journées sportives, à l'intention de\nceux qui n'ont pas grand'chose à faire et\ntrouvent du plaisir à perdre de l'argent.\nRéunions mondaines, où la mode publie\nses décrets. Les couturiers éminents et les\nmodistes fameuses lancent leurs créations. La\nplus belle moitié du genre humain est dans\nl'attente. Et pour renseigner les filles d'Eve\nqui n'ont pas les moyens d'y aller voir, mainte\npraticienne d'ici prend le rain pour Paris.\nCuriosité, un peu, et pas mal de spécula-\ntion. Il s'agit d'arriver au poteau à temps, et\nde ne se laisser devancer par personne. On\nadmire les robes inédites et on les photogra-\nphie dans sa mémoire, avec I*arrière-pensée\nd'en tirer quelque profit.\nSans doute, les journaux spéciaux donnent\ndes dessins, des modèles, des reproductions\nintéressantes. Mais le spectacle, le régal, la\nleçon surtout, il faut aller les voir là-bas, sur\nle vif, ou sur le dos de belles créatures, qui\nvont et viennent, et font valoir comme il faut\nla splendeur des tissus et l'ingéniosité du\ncouturier.\nAprès quoi on peut, sinon copier, du\nmoins imiter les merveilles entrevues, en par-\nler aussi en connaissance de cause, et inspi-\nrer aux bonnes clientes ces convoitises pé-\nriodiques qui désolent bien des maris.\nCopie, imitation, contrefaçon, voilà de\nbien gros mots pour désigner une manie inr\nnocente. Universelle d'ailleurs et nécessaire.\nL'instruction, l'éducation, les bonnes maniè-\nres, tout n'est qu'imitation. L'enfant est un\npetit singe. Et 1 homme reste un grand en-\nfant. Voyez la foule immense des bimanes\nqui se font tailler des moustaches à la Char-\nlot. Et les femmes à cheveux courts! Il y en\na une sur dix que cette fantaisie d'un jour ne\nrend pas grotesque. Mais c'est la mode. Ne\nfaut-il pas faire comme les autres? Et puis,\nMonsieur, vive la liberté!\nDans un salon de coiffure, en effet, on est\nbien libre de s'enlaidir. Il est légitime, il est\nparfaitement légal plutôt, de se faire une tête\nà sa guise. Qui donc pourrait le trouver mau-\nvais? Cela ne fait de tort à personne, pas\nmême aux coiffeurs.\nEt cependant, cette liberté a des limites,\n« Le bien d'autrui tu ne prendras ». Une idée\nheureuse peut être également fructueuse. Il\nest naturel qu'on tienne à la garder pour soi.\nCeux qui, pouT tout mérite, ont de bons yeux\net copient servilement votre trouvaille, ceux-\nlà font de la maraude et celui qu'on dépouille\nainsi crie parfois comme si on l'écorchait.\nA vrai dire, il n'a pas tort de crier, puis-\nqu'on lui prend le pain dans la bouche. Mais\npour avoir vraiment raison il est indispensa-\nble de se mettre au préalatle d'accord avec\nla loi.\nLa loi protège l'œuvre d'art.\nCommençons par la loi du 22 mars 1886.\n« Art. premier. L'auteur d'une œuvre\nlittéraire ou artistique a le droit de la\nreproduire ou d'en autoriser la reproduction\nde quelque manière et sous quelque forme\nque ce soit ».\nMais une robe, un chapeau, un bijou?\n« Art. 21. L'œuvre d'art reproduite par\ndes procédés industriels ou appliqués à l'inr\ndustrie reste néanmoins soumise aux dispo-\nsitions de la présente loi ».\nIl y a donc un art industriel, reconnu par\nla loi et auquel sa protection est assurée. Mais\nil est soumis à un régime à part, en vertu de\ntextes déjà séculaires et qu'un arrêté royal\nde 1 884 a confirmés en les précisant :"}, {"page_pdf": 30, "page_imprimee": "32", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192608-01.1.30", "debut_caractere": 15, "fin_caractere_exclue": 3902, "texte": "« Article premier. Tout auteur d'un\ndessin ou d un modèle industriel <jui voudra,\nse réserver le droit d'en revendiquer l'usage\nexclusif, devra en opérer le dépôt aux archi-\nves du conseil des prud hommes dans le res-\nsort duquel est situé son établissement ».\nUn modèle déposé est désormais sacré.\nDéfense de le reproduire sans permission du\ndéposant. Une reproduction non autorisée est\nsynonyme de contrefaçon.\nEncore faut-il qu'il y ait œuvre d'art, in-\nvention, création en quelque mesure. Il serait\nfutile de déposer aux prud'hommes le dessin\ndu fil à couper le beurre. Et, sur ce problème\nde priorité et aussi d'invention esthétique, il\narrive qu'on se querelle à la barre et que les\njuges soient invités à donner leur avis.\nUn beau jour, un fabricant remarque dans\nune vitrine des bracelets qui ne viennent pas\nde chez lui et sont pourtant la reproduction\nservile de modèles qu'il a déposés.\nOn cherche. On trouve.\nOn met la main SUT les plâtres qui ont servi\nà la contrefaçon.\nProcès.\nToute de on parle de liberté et d'art.\nA entendre les défenseurs, l'art ne serait pas\nen cause, et dès lors la loi se désintéresserait\ndu conflit soulevé par le demandeur.\n« Attendu, dit le jugement, que les défen-\ndeurs, pour leur défense, contestent aux des-\nsins litigieux tout caractère artistique, toute\noriginalité et partant, tout droit à la protec-\ntion de la loi du 22 mars 1 886... »\nVoire, répond le plaignant avec une fierté\ntoute paternelle. Il a fait œuvre d'art. C'est\nde l'art si l'on veut, mais protégé\ntout de même, moyennant le dépôt légal.\nEcoutez ce qu'en pense le tribunal :\n« Attendu que, dans l'esprit du législateur\nde 1886, doit être considéré comme auteur\nd'une œuvre artistique quiconque, cherchant\nà charmer les yeux par une combinaison de\nlignes et de couleurs, a imaginé une forme\nou créé un dessin;\n» Attendu que la protection légale s'étend\naux œuvres les plus modestes, notamment\nà celles dont l'auteur s*est borné à poursuivre\nun but d'ornementation;\n» Que les tribunaux n'ont pas à s'ériger en\njurys d'art et à rechercher si l'œuvre contre-\nfaite émane d'une inspiration artistique éle-\nvée, s'adressant à l'esprit autant qu'aux\nyeux... »\nMais voyez, insistaient les autres/ même\npour les yeux il n'y a rien dans ces prétendus\nmodèles. Ou ce qui s'y trouve est vieux\ncomme le monde et a traîné partout. On ne\npeut pas contrefaire ce qui est dans le do-\nmaine public.\nLe tribunal n'a pas été convaincu :\n« Attendu que pour dénier tout caractère\nd'originalté aux dessins copiés, les défen-\ndeurs se bornent à prétendre que leurs li-\ngnes essentielles sont banales et que l'ensem-\nble de leur composition se trouve depuis\nlongtemps dans le commerce;\n» Attendu que ce soutènement méconnaît\ntotalement les données élémentaires de la\npsychologie et Y inaptitude foncière à la créa-\ntion qui caractérise l'esprit humain;\n» Attendu que les œuvres prétendûment\noriginales de l'homme se révèlent, en effet»\nà l'analyse comme de simples combinaisons\nnouvelles d'éléments préexistants et connus;\n» Attendu qu'on ne saurait, dès lors, re-\nfuser le caractère d* œuvre originale à un\ndessin artistique, sous prétexte qu'il se com-\npose fondamentalement de figures géométri-\nques préexistantes, groupées en un arrange-\nmen nouveua, pas plus qu'on ne saurait dé-\nnier l'originalité d'une œuvre littéraire, sous\nle fallacieux prétexte que l'auteur s'est borné\nà utiliser une faible partie des combinaisons\npossibles des vingt-six lettres de l'alphabet\npour extérioriser jusque dans ses moindres\nnuances l'infinie complexité de sa pensée... »\nDiable! Voilà des juges qui ont une piètre\nopinion de F esprit humain. Cela peut passer\npour de la modestie. Mais les artistes? Es-\nsayez donc de leur dire « genus irritabile»\nqu'ils sont foncièrement inaptes à créer\nquelque chose : ils n'en croiront pas un mot.\n(«Le Soir »).\nLE PRÉSENT NUMÉRO RENFERME SIX FLANCHES HORS TEXTE\n\nYVES."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1926-08-01-c019", "article_bluemountain": "bmtnaac_1926-08_01#c019", "volume": "bmtnaac_1926-08_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "33", "page_fin": "20", "image_debut": 31, "image_fin": 32, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192608-01.2.6", "titre_corps": "ARCHITECTURE", "titre_sommaire": "ARCHITECTURE", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 31, "page_imprimee": "33", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192608-01.1.31", "debut_caractere": 60, "fin_caractere_exclue": 3722, "texte": "ARCHITECTURE\nA PROPOS DU DIPLOME D'ARCHI-\nTECTE. Un article d Ad. Puissant dans\n« L'Emulation » (numéro de juillet 1926)\n« Qu'est-ce qu'un architecte? ». Commen-\ntaire de la définition donnée par le Diction-\nnaire de l'Académie Française. La profession\nd architecte est méconnue du public; il en est\nla première victime. En bref, une liberté trop\ngrande est généralement laissée au construc-\nteur et il serait sage que celui-ci dût au\nmoins faire preuve de connaissances élémen-\ntaires pour être autorisés à construire.\nLE « NOORDZEE HOTEL » DE L'AR-\nCHITECTE HUIB. HOSTE. Le nu-\nméro du 15 mai de la Revue « Klei »\n(Nimègue) consacre la majeure partie de ses\nillustrations au « Noordzee Hôtel », œuvre\nsi caractéristique de l'architecte Huib. Hoste.\nSignalons de bonnes photos de la salle de\nthéâtre, incorporée au plan général de l'hô-\ntel et qui manifeste une sobre puissance et\nl'expression d'une belle technique moderne.\nCombien le rédacteur de l'article a raison\nde conclure : « De cœur, nous souhaitons à\nla Belgique de plus nombreuses réalisations\nde cette architecture dont le Noordzee Hôtel\nest un spécimen ».\nL'ŒUVRE DE MM. A. G. et C. PER-\nRET. Des notes sur l'œuvre des archi-\ntectes Perret ont paru dans la revue « La\nConsruction Moderne » (Paris, août 1926).\nAprès une courte énumératiion de leurs tra-\nvaux (Maison de rapport à Paris, Eglise du\nRaincy, Garage, Docks de Casablanca, Ma-\ngasin Esders, Tour d'Orientation de Greno-\nble), une attention spéciale est accordée au\nThéâtre des Champs Elysées, ainsi qu'à un\ntype de maisons jumelées, pour contremaî-\ntre, aux usines de Grand-Quevilly (Rouen).\nNous avons notre opinion faite quant à la\npremière de ces œuvres. Son succès à Paris\na bien prouvé qu'elle était loin d'être par-\nfaite. Ajoutons seulement que l'étude men-\ntionnée plus haut présente d'intéressants do-\ncuments graphiques et des photos de détails\ndu théâtre.\nQuant à la « maison pour contremaître »,\nni les plans ni les façades n'apportent,\ncroyons-nous, des innovations à mentionner\nau double point de vue utilitaire et esthé-\ntique.\nOn a encore parlé, tout récemment, dans\nun quotidien français, de M. Aug. Perret,\nà propos des « matériaux en disgrâce à\nl'Ecole des Beaux-Arts » et notamment\nle béton armé. Ce n'est pas d'aujourd'hui\nque nous savons à quelle sainte horreur les\nofficiels de France et d'ailleurs ont\nvoué cet élément indiscutable pour la plu-\npart : le béton armé, et qui s'impose malgré\ntout, progressivement.\nY aura-t-il du mieux sensible quand\nM. Perret fera partie de l'Ecole?\nRESTITUTION. On en parle beaucoup\nà Bruxelles, ces temps-ci. Il paraît qu'il\nrègne à cet égard, beaucoup de convic-\ntions inébranlables et qui ne demanderaient\nqu'à s'exercer dans des réalisations à l'ordre\ndu jour comme, par exemple, la si fa-\nmeuse « Vieille Boucherie ».\nVoici ce qu'on lit dans un quotidien fran-\nçais :\n« On vient de restaurer le portique de la\nCour des Fontaines au Pa! ais de\nbleau. M. Jean Verrier, dans la revue\n« Beaux-Arts » annonce la nouvelle en ces\ntermes : « ... la Commission des monuments\nhistoriques avait décidé de faire supprimer\nles portes vitrées et les fenêtres qui fermaient,\ndepuis le règne de Louis-Philippe, les arca-\ndes du grand portique qui occupe le fond de\nla Cour des Fontaines et supporte la terrasse\nsur laquelle donne la galerie François ler.Ier. Ce\ntravail vient d'être terminé par M. Bray ré-\ntablissant ainsi une disposition ancienne dont\nil est d'ailleurs assez malaisé de déterminer\navec* exactitude l'époque à laquelle elle fut\nexécutée ».\nDans le cas présent, c'est admissible. Mais\nque dire de cette manie contemporaine qui\ntend à donner à tous édifices leur aspect pri-"}, {"page_pdf": 32, "page_imprimee": "20", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192608-01.1.32", "debut_caractere": 60, "fin_caractere_exclue": 3935, "texte": "mitif ? 11 y a des fonctionnaires logés à Fon-\ntainebleau. J'imagine qu'on va, sans tarder,\nsupprimer, pour eux, salle de bain, chauf-\nfage central et élecricité qui n'existaient\npoint au temps de Ducerceau! La logique\nl'exige Quand on a des principes, on les ap-\nplique jusqu'au bout.\nIl y a mieux à faire, et sans quitter Paris.\nLe Louvre n'est point tel qu'il fut au temps\nde Charles V. Qu'on démolisse le Louvre d à\nprésent, et, s'appuyant sur les fragments an-\nciens, qu'on rétablisse en son aspect robuste,\nle château de nos vieux rois.\nLa Cité non plus n est pas ce qu elle de-\nvait être .Notre-Dame ne se présente pas\nenchâssée dans les maisons gothiques d où\nelle s'élançait comme une perle au-dessus\nd'un diadème. Qu'on réunisse les documents\nils ne manquent pas et que les archi-\ntectes se mettent à la besogne. Qu'on dresse\nen neuf l'aspect du vieux. Qu'on ressuscite\nles vieilles formes et que, dans les maisons\nainsi rebâties, on oblige à demeurer les mem-\nbres de la commission tout entière des mo-\nnuments historiques, avec leur famille, il va\nsans dire!\nLe culte du passé qui nous anime touche\nau fétichisme. Il oblige à regarder toutes\nchoses en arrière. Il donne le regret d'être\nimpuissant à empêcher les arbres de croître,\nles fleuves de ronger leurs rives et les mon-\ntagnes de crouler. Il faut changer la phrase\ncélèbre. Il faut rester immobile dans les ci-\nmetières et ne pas s'élancer. Formule péri-\nmée; en avant, par-delà les tombes! Il faut,\npour être à la page, se montrer érudit et te-\nnace et proclamer les bienfaits de la patience\nqui restitue et reconstitue.\nLa patience, mot créé, a dit Byron, pour\nles bêtes de somme »!\nSCHAERBEEK. ECOLE SAINT-LUC.\nLa proclamation des résultats des con-\ncours de Tannée scolaire 1925-26, de l'lns-\ntitut Mares, de la rue des Palais, a eu lieu à\nla Salle Patria. Etaient présents à la cérémo-\nnie de nombreux dignitaires civils et ecclésias-\ntiques.\nM. Serneels, secrétare de 1 Association des\nAnciens Elèves, a fait constater que le chiffre\ndes inscriptions s'était élevé, pour l'année\nscolaire 1925-1926, à plus de 850, d où ré-\nsulte la nécessité de l'agrandissement des ins-\ntallations. Il a fait applaudir, par l'assistance,,\nle Frère directeur.\nM. Dupont, président du Cercle d'Etudes,\na défini le but et le rôle de cet organisme\ndont le programme consiste notamment en\ncauseries documentées et en conférences sui-\nvies de la mise en discussion des sujets et des\nmatières exposées.\nOn constate, dit la « Chronique des Tra-\nvaux Publics », dont nous reproduisons ici\ntextuellement les termes, que les cours du\nmatin et les cours du soir ont rivalisé d'ardeur\net d'émulation si l'on parcourt le palmarès\ndes nombreux prix et distinctions obtenus.-\nLes diverses sections d'arts manuels et déco-\nratifs figurent aussi en place d'honneur par\nles résultats constatés.\nMONUMENTS CLASSES. La Commis-\nsion royale des Monuments et des Sites a re-\nconnu aux édifices monumentaux du culte\nsuivants un mérite artistique, archéologique\nou historique justifiant leur classement dans\nla troisième classe :\nMullem et Lebbeke (Flandre Orientale)\net Oisquercq (Brabant), l'église; Merbes-le-\nChâteau (Hainaut), l'église, la tour et le por-\nche; Tamise (Flandre Orientale), l'église\nNotre-Dame, la tour datant de 1721; Au-\ndenhove (Flandre Orientale), l'église Ste-\nMarie, la tour et le chœur; Middelbourg\n(Fland re Orientale), l'église, la tour, le\nchœur et le transept; Rupelmonde (Flandre\nOrientale), l'église datant du XVIIIe siècle;\nMassemen (Flandre Orientale), l'église, la\ntour et le chœur; Biervelde Lembeke, Bas-\nsevelde, Nokere et Adeghem (Flandre Orien-\ntale), l'église et la tour; Elversele, Auwegem\net Basel (Flandre Orientale), l'église et la\nour datant du XVe siècle; Calcken (Flandre\nOrientale), l'église; Tihange (Liège), l'église\nci le presbytère; Strypen (Flandre Orientale),,\nla chapelle Saint-André."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1926-08-01-c020", "article_bluemountain": "bmtnaac_1926-08_01#c020", "volume": "bmtnaac_1926-08_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "21", "page_fin": "21", "image_debut": 33, "image_fin": 33, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192608-01.2.7", "titre_corps": "CONCOURS", "titre_sommaire": "CONCOURS", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 33, "page_imprimee": "21", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192608-01.1.33", "debut_caractere": 61, "fin_caractere_exclue": 3223, "texte": "CONCOURS\nPROVINCE DE BRABANT *\nCONCOURS PROVINCIAL D'ART DE-\nCORATIF. Le concours provincial d'art\ndécoratif institué par la Province de Bra-\nbant est réservé, en 1926, à la sculpture.\nIl lui est attribué un prix de 4,000 francs.\nPour être admis au concours, les intéressés\ndoivent réunir les conditions suivantes, dont\nils auront à justifier :\n!0 Etre Belges et être domiciliés dans le\nBrabant depuis trois ans au moins;\n2° N'avoir pas dépasé l'âge de 35 ans à\nla date du 1 novembre 1926.\nLes concurrents devront présenter une fi-\ngure demi-nature et représentant « L'Ap-\nprenti ». Cette figure , destinée à la décora-\ntion d'un parc, d'un square, d'une place ou\nd'un monument public du Brabant ,devra,\néventuellement, pouvoir être exécutée gran-\ndeur nature en céramique ou en ciment.\nLes concurrents devront joindre à leur\nprojet, une exécution de la tête, grandeur\nnature. Les œuvres seront envoyées avant le\n15 novembre 1926 au Gouvernement pro-\nvincial, rue du Chêne, 22, et remises au bu-\nreau n° 14.\nPALAIS DE LA SOCIETE DES NATIONS\nA GENEVE\nNous avons parlé longuement dans notre\nprécédent numéro de cet important concours.\nSignalons à nos confrères bruxellois qu'ils\npeuvent consulter, dans les pureaux du\nvice technique provincial des bâtiments,\n12, place de la Vieille Hjalle-aux-Blés, à\nBruxelles, tous les jours ouvrables, de 9 à\n1 1 heures et de 2 à 4 heures, les projets re-\nlatifs à la contruction d'un Palais pour la\nSociété des Nations, à Genève.\n11 n'est pas délivré d'exemplaire de ce\nprojet par la Province.\nLes amateurs peuvent se procurer ces do-\ncuments, au prix de 20 francs suisses, en\ns adressant au Secrétariat général, à Genève.\nGRAND-DUCHE DE LUXEMBOURG.\nUn concours international est ouvert jus-\nqu au 31 octobre.\nLe programme comporte :\n1 ° La construction de grandes maisons de\ncommerce et de rapport, avec encorbelle-\nments et arcades;\n2° La partie inférieure, du côté de 1 Hôtel\ndes Postes et Télégraphes, devra compren-\ndre un bâtiment pouvant loger des services\npublics.\nLe concours est doté de 3 prix de •\n15,000, 7,500 et 5,000 francs respective-\nment.\nLes plans choisis restent la propriété de\nla ville.\nLes concurrents sont tenus de fournir les\nplans à l'échelle de 1/100 et invités à les\nadresser à l'Administration communale de la\nville de Luxembourg.\nLE CONCOURS D'ARCHITECTURE\nouvert par la Fondation nationale française\npour le développement de la Cité Universi-\ntaire de Paris a pris fin en juillet dernier.\nQuatorze architectes français ont présenté\ndes projets pour l'édification des « services\ncommuns » de la Cité Universitaire,,\nthèque, restaurant, salles de réunion, locaux\nde sports, etc., où se réuniront les nombreux\nétudiants français et étrangers qui seront hé-\nbergés dans les diverses « fondations » déjà\nconstruites ou à construire.\nSur les quatorze projets, quatre ont été re-\ntenus. Ils sont dus à MM. Max Brisac, Geor-\nges Doyen, Robert Lebout, Antoine Mar\nchisio.\nQuoique ces projets aient été jugés fort\nintéressants et remplis de suggestions utiles,\nle jury n'a pas cru devoir établir entre eux\nun classement. Il a donc récompensé les qua-\ntre auteurs, ex-aequo, par des primes de\n5,000 francs."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1926-08-01-c021", "article_bluemountain": "bmtnaac_1926-08_01#c021", "volume": "bmtnaac_1926-08_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "22", "page_fin": "22", "image_debut": 34, "image_fin": 34, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192608-01.2.8", "titre_corps": "AVIS IMPORTANT", "titre_sommaire": "AVIS IMPORTANT", "signature_source": "ADMINISTRATION DE « LA CITE »", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 34, "page_imprimee": "22", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192608-01.1.34", "debut_caractere": 61, "fin_caractere_exclue": 844, "texte": "AVIS IMPORTANT\nADMINISTRATION DE « LA CITE ».\nEN VUE D'EVITER DES RETARDS ET DES FRAIS\nINUTILES, NOUS SERIONS RECONNAISSANTS A NOS\nABONNES DE VERSER A NOTRE COMPTE CHEQUE-\nPOSTAL N° 166.21 REVUE « LA CITE », LE MONTANT\nDE LEUR ABONNEMENT POUR LE 6e VOLUME DE\n« LA CITE », SOIT VINGT-CINQ FRANCS. ILS SONT\nPRIES D'INDIQUER SUR LE BULLETIN DE VERSEMENT\nLEUR NOM ET ADRESSE COMPLETE.\nLES ABONNES ETRANGERS SONT PRIES DE NOUS\nFAIRE PARVENIR LA SOMME DE 30 FRANCS.\nLA 6e ANNEE DE «LA CITE » COMPRENDRA,\nCOMME LES PRECEDENTES, 12 NUMEROS ABONDAM-\nMENT ILLUSTRES.\nIL EST OFFERT A TOUT NOUVEL ABONNE, A\nTITRE DE PRIME, AU PRIX REDUIT DE DIX FRANCS,\nUN EXEMPLAIRE DU VOLUME V DE « LA CITE ». CE\nVOLUME, LUXUEUSEMENT IMPRIME, COMPREND\nPLUS DE 250 PAGES DE TEXTE ET 80 PLANCHES DE\nGRAND FORMAT."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1926-08-01-c022", "article_bluemountain": "bmtnaac_1926-08_01#c022", "volume": "bmtnaac_1926-08_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "23", "page_fin": "24", "image_debut": 35, "image_fin": 36, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192608-01.2.9", "titre_corps": "CONGRÈS", "titre_sommaire": "CONGRÈS", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 35, "page_imprimee": "23", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192608-01.1.35", "debut_caractere": 61, "fin_caractere_exclue": 2409, "texte": "CONGRÈS\nCONGRES INTERNATIONAL DE L'HA-\nBITATION ET DE L'AMENAGEMENT\nDES VILLES. VIENNE, 14.19 SEP-\nTEMBRE 1926.\nLa Fédération Internationale pour l'amé-\nnagement urbain et rural et les cités-jardins\ntiendra cette année un Congrès à Vienne,\nconformément aux décisions prises aux Con-\ngrès d'Amsterdam (1924) et de New-York\n(1925), et en réponse uax invitations adres-\nsées par le Bourgmestre et le Conseil Munici-\npal de Vienne avec l'aide du Gouvernement\nAutrichien et des organisations\nnés s'occupant de l'habitation et de l'aména-\ngement des villes.\nLes principaux sujets faisant l'objet des\ndiscussions seront :\nA. Examen des conditions du mode de\ntenure du sol dans chaque pays; dans quelle\nmesure permettent-elles des résultats prati-\nques concernant l'aménagement des villes et\ndes régions.\nB. La distribution rationnelle des villes\net des immeubles par appartement.\nLa discussion sur le premier point concer-\nnera la propriété foncière, les baux et l'usage\nauquel doit être consacré le terrain dans les\nplans de villes et de régions, la façon de se\nprocurer le terrain (par convention privée\nou par obligation légale) quand il est né-\nsaire pour le plan, l'échange des sites, et tous\nles problèmes fonciers qu'il faut résoudre\npour faire exécuter réellement les plans éta-\nblis. Elle englobera aussi l'étude de l'amé-\nnagement urbain et régional dans ses rap-\nports avec les valeurs foncières actuelles ou\nfutures, étude qui est rendue particulière-\nment nécessaire par le développement ré-\ncent de l'aménagement régional1 et les plus\nvaste étendues qui sont maintenant considé.\n;rées.\nLa seconde permettra des comparaisons\nentre les deux types d'habitation, leur op-\nportunité suivant les diverses conditions,\nleurs coûts respectifs et leurs avantages ou\ninconvénients sociaux. Elle concerne aussi la\nplace des deux types d'habitation dans les\nplans urbains et régionaux et les rapports de\n1 habitation avec l'aménagement urbain et\nrégional.\nVienne offre en elle-même beaucoup d'in-\ntérêt au point de vue de l'aménagement ur-\nbain et de l'habitation. C'est le centre d'une\nrégion importante et elle a le statut, non seu-\nlement d'une ville, mais d'un Etat de la Ré-\npublique Autrichienne. La ville a un plan de\n« Zoning » depuis 1893 et un plan général\ndepuis 1894. Elle a une grande ceinture de\nforêts et de prairies couvrant en tout 4,400"}, {"page_pdf": 36, "page_imprimee": "24", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192608-01.1.36", "debut_caractere": 60, "fin_caractere_exclue": 785, "texte": "hectares. Un nouveau plan d'aménagement\nest en préparation pour la vaste étendue ur-\nbaine de la rive gauche du Danube.\nPendant la période difficile d'après-guer-\nre, le Conseil Municipal eut à construire plus\nde 3,500 maisons entre 1919 et 1923. Un\nprogramme de construction devant produire\n25,000 logements en 5 ans, fut mis en train\nà l'automne de 1923. En fait, la construc-\ntion est en avance sur le projet, car 6,700\nlogements furent construits en 1924 et\n8,800 en 1925. La plus grande partie du\nprogramme sera terminée à la fin de 1926.\nLa maison familiale pour les classes les plus\npauvres était inconnue avant la guerre, mais\nparmi les logements cités plus haut et cons-\ntruits depuis lors, 3,000 sont du type villa."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1926-08-01-c023", "article_bluemountain": "bmtnaac_1926-08_01#c023", "volume": "bmtnaac_1926-08_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "24", "page_fin": "24", "image_debut": 36, "image_fin": 36, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192608-01.2.10", "titre_corps": "EXPOSITIONS", "titre_sommaire": "EXPOSITIONS", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 36, "page_imprimee": "24", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192608-01.1.36", "debut_caractere": 787, "fin_caractere_exclue": 1851, "texte": "EXPOSITIONS\nEXPOSITION PERMANENTE\nD'ECHANTILLONS FRANÇAIS. Nous\napprenons la prochaine ouverture, à Bru-\nxelles, d'une Exposition permanente d'Echan-\ntillons français qui va s'installer 29-31, rue\ndu Lombard.\nLe but de cette exposition est double :\nmettre à la disposition des acheteurs belges\nun lot d'échantillons d'articles d'origine fran-\nçaiset qui leur permettra de se rendre compte\nsur place des qualités du produit recherché,\net, d'autre part, offrir aux exportateurs fran-\nçais un vaste champ d action pour Técoule-\nment de leurs marchandises.\nLes organisateurs de cette Exposition per-\nmanente se sont efforcés de transformer en\nrelations durables les liens éphémères qui se\ncréent à la Foire Commerciale entre ven-\ndeurs et acheteurs.\nL'entrée des locaux sera gratuite : ceux-ci\nseront ouverts de 9 à 6 heures. L'Exposition\nne prélèvera aucun bénéfice sur les affaires;\nses ressources proviendront exclusivement de\nla location des stands.\nOn nous annonce que ce prix de location\nsera minime.\nL'ouverture de l'Exposition aura lieu dans\nquelques semaines."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1926-08-01-c024", "article_bluemountain": "bmtnaac_1926-08_01#c024", "volume": "bmtnaac_1926-08_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "24", "page_fin": "24", "image_debut": 36, "image_fin": 36, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192608-01.2.11", "titre_corps": "BIBLIOGRAPHIE", "titre_sommaire": "BIBLIOGRAPHIE", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 36, "page_imprimee": "24", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192608-01.1.36", "debut_caractere": 1853, "fin_caractere_exclue": 2463, "texte": "BIBLIOGRAPHIE\nGONIEAU « TABLES DES RAYONS POUR LE\nTRACE DES COURBES », in-8° oblong. XV.\n95 pages, cartonné toile, 20 francs. Office de Pu-\nblicité, Bruxelles.\nEn établissant ces tables, l'auteur s'est fixé le\nbut de dessiner des courbes sans l'emploi d'instru-\nment. Elles permettent d'établir d'une façon pré-\ncise les lignes courbes les plus usuelles et offrent le\ngrand avantage de dispenser les techniciens du\ntracé des épures, d'où économie de temps. Ce vo-\nlume s'adresse non seulement aux ingénieurs et\naux architectes, mais surtout aux entrepreneur#,\nmaîtres maçons et à tous les ouvriers du bâtiment."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1926-08-01-c025", "article_bluemountain": "bmtnaac_1926-08_01#c025", "volume": "bmtnaac_1926-08_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 3", "page_fin": "couv. 3", "image_debut": 37, "image_fin": 37, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192608-01.2.12", "titre_corps": "PRIX DE L'ABONNEMENT A LA SIXEME ANNEE £)£ Belgique BMW", "titre_sommaire": "PRIX DE L'ABONNEMENT A LA SIXEME ANNEE £)£ Belgique BMW", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 37, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192608-01.1.37", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 782, "texte": "PRIX DE L'ABONNEMENT A LA SIXEME ANNEE £)£ Belgique BMW\nFrancs belge*\n«LA CITE » 25.00 30.00\nTout nouvel abonné peut obtenir, à titre de prime :\na) La 5* année de «La Cité », au prix réduit de ..... 10.00 12.50\nLes 3* et 4* années de m. La Cité », au prix réduit de ... 5.00 7.50\n(Le prix en librairie est de 10 francs Belgique, 15 francs étranger),\nb) Le Cœur de la Ville de Bruxelles,par Charles Buis, avec traduction d'une confé-\nrence de C. Giirlitt sur la « Conservation du cœur d'anciennes villes ». Une bro-\nchure de 24 pages. (Prix en librairie : 2 francs.) gratuit\nc) L'Abbaye de la Cambre.par G, des Maiez, (Prix en librairie : fr, 1.50)» gratuit\nd) Paul Hankar(lBs9-1901), par Ch. Conraidy, et Raym. Thibaut Une bro-\nchure illustrée. Prix en librairie : 3 francs. gratuit"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1926-08-01-c026", "article_bluemountain": "bmtnaac_1926-08_01#c026", "volume": "bmtnaac_1926-08_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 3", "page_fin": "couv. 3", "image_debut": 37, "image_fin": 37, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192608-01.2.13", "titre_corps": "Edition* \" TEKHNÉ „", "titre_sommaire": "Edition* \" TEKHNÉ „", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 37, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192608-01.1.37", "debut_caractere": 784, "fin_caractere_exclue": 2039, "texte": "Edition* \" TEKHNÉ „\nLA CITE, Première année. (Rare.) . . . . . fr. 20.\nDeoiki usée. (Rare.) fr, 10.—\nL'Art et la SeciéU, par H.-P, BerUge, architecte à Amsterdam. Tiré» à part de la Revue\n« Ait et Technique » (eeptandbve 1913-février 1914). Un volume luxueusement im-\nprimé et illustré de 98 clichés fr. 20.\nMatériaux de substitution dans laconstruction demaisons, par J Seroen, architecte. Une\nbrochure illustrée ........ , , fr. 2.\nL'habitation coloniale Sa construction au Congo Belge, par Gast Boghrmirn. Une brochure\nde 20 pages abondamaaeot iUwtrée fr. 3.\nComtanlin Meunier. L'historique de son monument au travail, par R. Thiry et G. H*\ndrickx. Une brochure ffluttrée . . . . a , a a a ■ a , , , , Ir, I.\nL'Art des Jardin»et le nouveau jardin pittoresque, par Louis van der Swaeimea. architecta-\npaysagiste . . » fr. I.\nLA REVUE « TEKHNE » Collecte» comète de U 2- aimée (1912-1913). Beau\nvolume de 516 page», aur papier couché, ilhnlif de 250 dichés fr. 15.\nPour s'abonner à « La Cité » on obtenir des livres, il suffit\nde verser, dans n'importe quel bureau des postes, au crédit du\ncompte chèques postaux n\" 166.21 Revue « La Cité », la somme\ndue et d'inscrire sur le bulletin de versement le titre du livre et les\nnom et adresse du souscripteur."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1926-08-01-c027", "article_bluemountain": "bmtnaac_1926-08_01#c027", "volume": "bmtnaac_1926-08_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "22", "page_fin": "22", "image_debut": 34, "image_fin": 34, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192608-01.2.14", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 34, "page_imprimee": "22", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192608-01.1.34", "debut_caractere": 846, "fin_caractere_exclue": 1318, "texte": "yillllllllllllllllllllllllllll!IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIHI!lllllllllllllllillllllllllllllllllllllll!IIHIIIiIII|l|||||||l|lilllllllllllllllllllllllllil,,lllil11^\nA LA BECHE D'OR 1\n29. RUE DE LA LYS, COURTkAI\nV.\n• <•\n- • : :\n&\nQUINCAILLERIE\nSERRURERIE\nBRONZES ET CUIVRERIES DE BATIAENTS\nIMMENSE CHOIX\nIMMENSE CHOIX\nQ\nD\nr-\\\nry\nrN\n□\nn\nJlllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllfllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1926-08-01-c028", "article_bluemountain": "bmtnaac_1926-08_01#c028", "volume": "bmtnaac_1926-08_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "23", "page_fin": "23", "image_debut": 35, "image_fin": 35, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192608-01.2.15", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 35, "page_imprimee": "23", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192608-01.1.35", "debut_caractere": 2411, "fin_caractere_exclue": 3026, "texte": "TAPIS D'ART\nDE SAEDELEER < C\nAgrémentez vos intérieurs modernes\nd'un\nTapis De Saedeleer\nVous aurez le choix entre un Tytgat,\nun Van Huffel, un van de Woestyne,\nun de Saedeleer, un Chagall, un Jes-\npers un Van den Berghe, un Lhote,\nun Sluyters, un Zadkine, un Haesaerts,\nun Puvrez, un Leplae, un Alix, un\nMasereel, un Dudok, un Favory, un\nBoulez, un Laboureur, un Foujita, un\nP.-G. Van Hecke un Spilliaert, un\nPeeters un Vaminck, etc.\nVous posséderez un objet d'art numé-\nroté et signé, édité à exemplaires\nlimités.\nLES PRIX : CEUX\nDES TAPIS COURANTS\nLE STUDIO \" DE SAEDELEER „\nà Ktichove - lez - Audenarde, Belgique"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1926-08-01-c029", "article_bluemountain": "bmtnaac_1926-08_01#c029", "volume": "bmtnaac_1926-08_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "24", "page_fin": "24", "image_debut": 36, "image_fin": 36, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192608-01.2.16", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 36, "page_imprimee": "24", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192608-01.1.36", "debut_caractere": 2465, "fin_caractere_exclue": 2776, "texte": ".MADAMEr\nHUIyPIAU-VAN WTBERGHÊr\nCourkraâ\ni Quai de laDi\nMArîufôicbure de t&pîo/\nde &myrm\nlepoiatnoué\nTâipiW*erieGA Gobelino/\"\nCouc/cflW «j. Abôit-joar\nde dee/c/inc/\"|l\ncrur demande\nM\n9?\ni\nm\n«as-\ni\nTéléphoné\n&\n>:*:\nr4a\nn\n«S\n>*•\n•>:-\n&\n:\n&\ni\n88\n:■»\n&\n«\nM\n%\n;-x\nM\nW:\nM\ni\ni\nx::\nSx»\nS\"\nyx-\ns\n<-x-\n-i\nWMmï.\n<■:•:\n*:*W"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1926-08-01-c030", "article_bluemountain": "bmtnaac_1926-08_01#c030", "volume": "bmtnaac_1926-08_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 4", "page_fin": "couv. 4", "image_debut": 38, "image_fin": 38, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192608-01.2.17", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 38, "page_imprimee": "couv. 4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192608-01.1.38", "debut_caractere": 79, "fin_caractere_exclue": 403, "texte": "Établissements F. BIVORT, M. CORNÉT 6C°\n11, rue Fossé aux Loups 4 •* BRUXELLES\nBUREAU D'ÉTUDES TECHNIQUES\nIngénieurs Conseils\nAppareils de levage et de manutention Ponts roulants Ascenseurs\nMontes-charges Mono-rails Élévateurs Câbles transporteurs aériens\nCRICS ET VÉRINS\nCONSTRUCTIONS MÉTALLIQUES PONTS CHARPENTES - PyLONES"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1926-08-01-c031", "article_bluemountain": "bmtnaac_1926-08_01#c031", "volume": "bmtnaac_1926-08_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 4", "page_fin": "couv. 4", "image_debut": 38, "image_fin": 38, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192608-01.2.18", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 38, "page_imprimee": "couv. 4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192608-01.1.38", "debut_caractere": 405, "fin_caractere_exclue": 498, "texte": "PHOTOGRAPHIE\nD'ARCHITECTURE\n& D'OEUVRES D'ART\n• •\nSO RUE ROUGE. 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CONRARDY (Bruxelles) ;\nJulien de RIDDER (Bruxelles) ; Marcel GUILLEMINAULT (Paris) ; Léon\nGRAS (Anvers) ; J. E. HOEBEN (Bruxelles) ; V. HUSZAR (Hollande) :\nLE CORBUSIER SAUGNIER (Paris); Edw. LEONARD (Anvers); J. J.\nP. OUD (Rotterdam, Hollande) ; Jozef PEETERS (Anvers) ; Gust. SCHLEI-\n- (Allemagne); F. SEROEN (Bruxelles); Raym. THIBAUT (Bru-\nxelles) ; Carlos THIRION (Verviers) ; Henri VAN DE VELDE (La Haye,\nHollande) ; Théo van DOESBURG (Paris) ; P. VORIN (Paris) ; E. A VAN\nTONDEREN (Bruxelles).\nCRITIQUES D'ART :\nMaurice CASTEELS (Bruxelles) ; André de RIDDER (Anvers) ; Elie FAURE\n(Paris) ; FIERENS-GEVAERT (Bruxelles) ; Julien LEONARD (Paris) ; Paul\nLEON (Paris); Jacques MESNIL (Paris); Léon ROSENTHAL, Paris), etc.\nTECHNICIENS :\nCharles de GRONCKEL (Bruxelles) ; A. KNAPEN (Bruxelles) ; L. J. SERIN\n(Bruxelles), etc., etc.\nLes Rédacteurs et Collaborateurs sont seuls\nresponsables de leurs articles. D sera rendu\ncompte dans «La Cité de tout ouvrage dont\ndeux exemplaires seront envoyés à la Revue\nPour la rédaction, l'administration et des demandes d'abonnement, s'adresser\nau Siège de la Revue : 10, Place Loix, Saint-Gilles-Bruxelles-\nPour la vente au numéro s'adresser exclusivement aux librairies. Dépôt\nprincipal : Librairie LAMERTIN, 58-62 Coudenberg, Bruxelles.\nABONNEMENT: Belgique,2s francs; E3O 50.\nLes abonnements peuvent se prendre en versant leur montant au crédit du\nCompte chèques postaux rf 166.21 (Revue : « La Cité >.) Moyennant un sup-\nplément de 3 francs les numéros seront\nloppe cartonnée."}, {"page_pdf": 3, "page_imprimee": "13", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192608-01.1.3", "texte": "TEKHNE\nREVUE D'INFORMATION CONSACRÉE A\nL'ARCHITECTURE, L'URBANISME, L'ART PUBLIC\nET A LA TECHNIQUE DU BATIMENT\n\nIRE1RE ANNÉE (NOUVELLE SERIE) NUMERO 2\nSUPPLEMENT AU VOLUME VI. NUMERO 2 DE « LA CITE »,\n\nPUBLICITÉ HEURTANT LE PAYSAGE\nOn sait la formidable emprise que s'e t\ndonnée, à travers tous paysages agres-\ntes ou urbains la Publicité américaine aux\nEtats-Unis. Voici pourtant que s'accuse une\nnouvelle faillite du « pittoresque » car\non finissait par trouver du « caractère » au\nvertigineux déploiement des lettres, d ensei-\ngnes, de réclames suspendues au travers des\nartères grouillantes, ou accrochées aux flancs\ndu commercial building, partout où il est\npossible d'en mettre.\nMais le pittoresque est bien autre quand\non le considère de loin et quand il faut y\nvivre quotidiennement. Aussi une réglemen-\ntation stricte est en voie de dicter ses exi-\ngences aux technciens de la publicité améri-\ncaine. Cette réglementation se base sur deux\nprincipes essentiels : d'abord, du point de\nvue purement publicitaire, il est admis que la\npublicité « offensive », celle qui s'impose\navec fracas, envers et contre tout, ne paie\npas, et même est préjudiciable aux articles,\nmarchandises ou firmes qu'elle prétend lan-\ncer. Ensuite, on reconnaît qu'il existe pour\nle public, tant pour la vue que pour l'ouïe et\nl'odorat, des manifestations qui troublent\nTordre, indésirables donc, qu il y a lieu de\nprohiber, au moins de réglementer.\nUn intéressant article de l'organe « City\nPlanning » (juillet 1926) décrit 1 évolution\nde cette réglementation et le but vers lequel\nelle s'oriente.\nPresque simultanément, un article sembla-\nble, quoique de portée beauçoup plus res-\ntreinte, vient d'être arrêté par la Préfecture\nde la Seine, ayant en vue la protection des\nsites parisiens.\nVoici le texte accompagnant l'arrêté pré-\nfectoral :\n« La préfecture de la Seine rappelle qu aux\ntermes d'un arrêté du 21 juin 1926, l'inter-\ndiction d'affichage édictée autour de l'Arc\nde Triomphe de l'Etoile a été étendue à\nl'avenue des Champs-Elysées et à l'avenue\ndu Bois de Boulogne en totalité ainsi qu'aux\navenues rayonnantes, sur une distance de\n300 mètres, et à toutes les intallations visi-\nbles de l'Arc de Triomphe dans un rayon de\n600 mètres.\nIl a été accordé aux installations de publi-\ncité antérieures à ces nouvelles dispositions\nun délai important pour se mettre en règle.\nMais toute installation nouvelle qui viendrait\nà être placées à l'avenir dans les limites ci-\ndessus indiquées, exposerait les intéressés à\ndes poursuites judiciaires et administratives\nimmédiates ».\nEt voici, pour conclure, quelques lignes\nhumoristiques empruntées à un article di-\nsons « romantique » de M. George-Mi-\nche1, paru ce mois-ci à Paris (« Paysages\nabîmés » ) :\n« Et ne parlons pas des panneaux-réclame.\nLes plus beaux sites, les plus belles routes\nsont barrées par des panneaux vantant les\nmérites d'un quinquina qui devient aussitôt\nodieux, ou d'une huile d'auto dont on ne se"}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "14", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192608-01.1.4", "texte": "TEK H N E\nSUPPLEMENT AU VOLUME VI. NUMERO 2 DE « LA CITE ».\n\nservira jamais, pour peu qu on ait 1 âme vin-\ndicative.\nCe qui ne veut pas dire que le nouvel\naspect de la route, avec ses fosses d'essence,\nses garages peints en rouge sur le fond de\nverdure, ses enseignes lumineuses même,\nsoit à dédaigner. »\nAu fait, puisqu'il s'agit bien de « Paysages\nabîmés », livrons aux plus sagaces médita-\ntions ces autres lignes du même auteur, de-\nvant qui, surtout, n ont point a trouver grâce\nles architectes!\n«Accusons pour une fois les véritables des-\ntructeurs de paysages : les architectes qui\nont construit, en séries, des hôtels conforta-\nbles, mais aussi peu faits pour le paysage\nd'alentour que les statues dont nous parlions\ndernièrement. Et comme un hôtel, c'est plus\n'grand, le fait est plus grave.\nHorreur des villas « mauresques » sur la\ncôte normande, des épouvantables hôtels\nRenaissance, le long des promenades des\nvilles de la Riviera. Joie franche des petits\nchalets basques en Biscaye et des maisons\nromaines et provençales à Beauvallon ou à\nla Garonnette.\nJe me rappelle avoir visité une exposition\nd'architecture. Je fus frappé par un projet\ncocasse. Le palace projeté n était composé\nque d'une centaine de pièces cubistes et qui\nsemblaient avoir été entassées les unes sur\nles autres au petit bonheur. Pourtant 1 inté-\nrieur était rigoureusement conventionnel et\npratique, si 1 apparence était d un jouet\nd'enfant, et extrêmement chaotique.\nJe demandai à l'architecte :\nC'est pour un paysage de montagne?\nNon.\nUne plage hollandaise?\nPour tout ce qu on voudra.\nComment? Vous allez placer cette\nchose en parallélipipèdes dans la tendre\ncourbe d'une plage provençale,par exemple?\nPourquoi pas. De même qu ayant eu\nla commande d'un pont sur le Rhin, j'ai orné\nles balustres de sphinx, comme j'aurais ébau-\nché de vieux burgs romantiques aux quatre\ncoins d'un viaduc destiné au Nil...\nJe n'ai pu démêler si cet architecte était\nun cabotin ou un imbécile. J'ai, ce jour-là,\ncompris le vieux cocher se disputant avec un\nde ses collègues, et qui, ayant épuisé toutes\nles injures de son répertoire, triompha de\nson ennemi de la rue en l'écrasant sous cette\népithète :\nArchitecte !... »\nEt pour achever de bien rire, cette des-\ncription de la banlieue parisienne « Paysage\nabîmé ! ».\n« Ah! l'art architectural est en rude pro-\ngrès depuis les Arts Décoratifs! A 10 kilo-\nmètres à la ronde autour de Paris, la crise\ndu logement nous vaut le retour à 1 habita-\ntion primitive. A 25 kilomètres, là où l'on\nutilise le « matériau » sérieux, les « villas »\nqui sortent de terre devraient à tout jamais\ndéshonorer la confrérie des architectes.\nJe traversais hier un parc récemment loti:\nnaturellement, les acquéreurs y ont fait ra-\nser tous les arbres. Et les maisons qui pous-\nsent nous les font bien regretter.\nDécrire ces nouveautés? A quoi bon: vous\nles connaissez. Cela tient du grec et du ro-\nman, c'est écrasé et trapu, maigre et bossu,\ntricolore par le choix des pierres. Les fenê-\ntres ressemblent à des arches de pont, le ci-\nment se tord au balcon pour imiter le bois\nqu'ils disent. C'est du style 1 926, ça coûte\nau minimum soixante billets, et c'est à faire\npleurer nos grands mères.\nHier, je regardais, la dernière achevée.\nImaginez une citrouille juchée sur une barre\nde savon, flanquée d une tourelle en clari-\nnette et ouverte sur un porche en forme de\nguérite.\nDe l'autre côté de la voie, l'architecte ad-\nmirait son chef-d'œuvre.\nMalheureux, c'et vous qui avez com-\nmis cela?\nMes clients ont voulu quelque chose\nd'original! »"}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "15", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192608-01.1.5", "texte": "TEK H N E\nSUPPLEMENT AU VOLUME VI. NUMERO 2 DE « LA CITE ».\n\nPOUR AUGMENTER LE CONFORT\nDES APPARTEMENTS AMÉRICAINS\n\nUn article de l'ingénieur J.-B. Benga,\nparu dans la revue « Het Bouwbedrijf »\n(La Haye, mars 1926), et abondamment il-\nlustré.\nAspect extérieur des blocs départe-\nments. Quelques photos nous présentent des\nimmeubles d'importance variée, exécutés en\nbéton armé et « masqués » de lamenta-\nbles prétentions architecturales, allant du dé-\ncor de la villa italienne à de vagues souve-\nnirs « chalet suisse », etc.\n(On nous avait bien, déjà, mis en garde\nde distinguer l'architecte de l'ingénieur amé-\nricains. )\nLa cuisine. On n'y mange pas, en Améri-\nque. Et c'est avec ta salle de bain, le lieu où\nl'on dépense le plus d'ingéniosité et de pré-\ncision. Exemple : On a réduit en un seul\nmeuble, de la dimension d'un buffet, les dif-\nférents appareils nécessaires à la cuisson des\naliments (fourneau au gaz ou à l'électricité,\nréchaud) et au lavage de la vaisselle (évier\nsource d'eau chaude et froide, séchoirs, ca-\nsiers pour la vaisseMe, etc.).\nD'autres innovations ont amené à loger\ndans les murs, de préférence, les divers ac-\ncessoires de cuisine, armoires, cuisinière\n(founeau et rôtissoire), réserves de combus-\ntibl es. Dans certains appartements on éva-\ncue les ordures ménagères en les jetant dans\nTorifice basculant d'un conduit menant à un\nfoyer de combustion situé en cave.\nLe monte-plat mécanique, le ventilateur\nélectrique placé dans la fenêtre, sont choses\ncourantes.\nD'autres accommodements en usage dans\n1 appartement américain sont : la rotative\nélectrique, ukra-légère, pour laver, frotter,\ncirer, polir planchers, plafonds, murs et cloi-\nsons. La machine à laver électrique, silencieu-\nse, en aluminium et comprenant la calandre.\nPour l'évier de laverie ou de cuisine, « un\nnettoyeur d'assiette », fixé au robinet, mé-\nlangé eau chaude et savon, et lance son jet\n\nLes déchets de mé-\nnage se jettent dans\nun conduit vertical\net tombent directe-\nment dans le four\nd'incinération.\n\nLe radiateur\nsuspendu au\nmur rend le\nnettoyage fa-\ncile."}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "16", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192608-01.1.6", "texte": "TEK H N E\nSUPPLEMENT AU VOLUME VI. NUMERO 2 DE « LA CITE ».\n\nLe lit pourvu de roulettes trouve refuge dans un\nréduit servant en même temps de chambre de toi-\nlette et qui est, dans ce but, aménagé avec confort.\nExcellente solution pour salon-chambre à coucher\n\npar un tuyau fkexible, maniable à volonté,\net dont l'orifice est garni d une brosse. «Plus\nde mains sales », dit-on.\nUn autre conseil d'ordre général, du tech-\nnicien d'Amérique : suspendez toujours vos\nradiateurs assez haut pour qu'il soit possi-\nble d'entretenir facilement plancher et plin-\nthe au-dessous.\nUne « salie à manger » de 1,50 X 1,50 m.\nn'est pas chose rare, ni impossible. Ses sièges\n2t la table sont mobiles et se replient aisé-\nment dans tes murs. (Nos carossiers d'auto-\nmobile réalisent de telles choses; — en vou-\ndrions-nous chez nous?).\nLa salle de Bain. -— comme la cuisine tou-\njours la coloration claire (le blanc pur est\ntrès souvent en honneur), doit pouvoir être\nnettoyée aux grandes eaux. Tout son ameu-\nblement sera exécuté en conséquence (sans\noublier l'armoire médicale, logée dans le\nmur, émaiHée intérieurement).\nDeux nouveautés pour la salle de bain :\n1°) la douche projetée horizontalement par\nune série de jets (au lieu de la « pomme\nd arrosoir » laissant tomber une pluie ver-\nticale qui éclabousse et coupe l'haleine) ;\n2°) toutes manœuvres de robinet de chauf-\nfage ou d'eau se fait de la baignoire.\nLa chambre à coucher est une pièce inu-\ntile, la moitié du temps. Certaines solutions\naméricaines font disparaître le Ht — plié\net basculant verticalement — dans un pla-\ncard disposé dans le mur à cet effet. D'au-\ntres, augmentent les proportions de ce pla-\ncard jusqu'à en faire un cabinet de toilette,\ncù le lit, monté sur roulettes, facilement ma-\nniable, est plié et dressé verticalement.\n(Note : Les clichés qui illustrent ces notes, sont\nextraits de la revue « Het Bouwbedrijf >.)"}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "17", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192608-01.1.7", "texte": "REK H N E\nSUPPLEMENT AU VOLUME VI. NUMERO 2 DE « LA CITE ».\n\nASSOCIATION DES MANUFACTURES DE GLACES\nDE L'EUROPE CONTINENTALE\nConcours organisé pour la Présentation\nd'un Projet de Page Publicitaire\nJBn publiant le rapport ci-après, il y a lieu de mettre en relief la part active prise, au concours\nde l'A. M. G. E. C., par de nombreux membres de la Société Belge des Urbanistes et Architectes Moder\nnistes. Ceux'ci ont, par plus de recherche, élevé le niveau moyen du concours et contribué à son succès.\nLa plupart des lauréats sornt membres de la S. B. U. A. M.\nJUGEMENT, RAPPORT DU JURY\nLe jury composé de MM. De Bay, Frerichs, Mi-\nchel artiste-peintre, Hebbelynck, Pompe, Darche,\narchitectes, Malvaux, photograveur, et Goossens,\nimprimeur, assisté de M. Dons, conseiller, s est\nréuni en séance préparatoire, le mardi 8 juin 1926,\nafin de prendre toutes les dispositions utiles pour\nfaciliter les opérations ultérieures.\nLe mercredi, 23 juin* à 2 h. 30, a eu lieu la\nréunion du jury composé de .\nQuatre délégués de 1 Association des Manufac-\ntures de Glaces de l'Europe Continentale : MM. De\nBay Ravel, Frerichs, remplaçant M. Schrader em-\npêché, et Michel.\nLes délégués désignés par chacune des trois as-\nsociations participant à l'organisation du concours:\nM. Guillaume Hebbelynck, représentant la So-\nCentrale d'Architecture de Belgique.\nM. Pompe, représentant la Société Belge des Ur-\nbanistes et Architectes Modernistes.\nM. André Darche, repréesntant l'Association des\nArchitectes et Dessinateurs cTArt de Belgique.\nM. E. Bouchez, membre du Cercle d Etudes Pu-\nblicitaires, représentant les concurrents ne faisant\npas partie des associations citées ci-desus.\nM. Malvaux, photograveur, et M. Goossens, im-\nprimeur, délégués techniques choisis par 1 Associa-\ntion Manufactures de Glaces de 1 Europe Con-\ntinentale.\nM. Pompe est désigné en qualité de président\ndu jury.\nCent et seize projets furent présentés.\nLe jury procède à une première élimination qui\na pour résultat d écarter soixante-huit projets, soit\nà cause d'insuffisance d'originalité, soit pour man-\nque d'expression, ou pour méconnaissance des\nexigences de la réduction et des procédés de repro-\nduction. Beaucoup de concurrents semblent ne pas\navoir tenu compte des conditions à remplir par\nune page publicitaire qui doit être avant tout lisi-\nble et suggestive.\nQuarante-huit projets restent en présence.\nUn secondl tour aboutit à l'élimination de vingt\net un projets.\nLes vingt-sept projets restants subissent un nou-\nvel examen approfondi d'où ressortent neuf projets\nplus pécialement marquants.\nCes neuf projets font l'objet d'un examen dé-\ntaillé, aux quatre points de vue suivants :\n1° Originalité, c'est-à-dire, idée. 2° Valeur pu-\nblicitaire ou clarté. 3° Valeur artistique ou com-\nposition et 4° Valeur technique au point de vue\nspécial de reproduction.\nAprès cet examen, six projets retiennent plus\nspécialement l'attention du jury. Ce sont les sui-\nvants :\n1. Insigne : Flèche dans un cercle. 2. Insigne :\nFer à cheval dans un carré. 3. Insigne : Trompette\net cerceau. 4. Insigne : Triangle accolé de deux li-\ngnes brisées. 5. Insigne : Point rouge. 6. Insigne :\nCarré moitié blanc et moitié noir.\nToutefois, certains de ces projets donnent lieu\nà différentes observations en raison, notamment\nde la constatation d'une certaine analogie avec des\ncréations déjà parues dans le domaine de la pu-\nblicité.\nProvisoirement et sous réserve de recherches sur\nce dernier point, le jury procède à un échange d-e\nvues sur la propos:tion suivante relative aux pri-\nmes à allouer aux projets susdits :\n1. Insigne : Flèche dans un cercle : prime :\n3 1000 fr. 2. Insigne : Fer à cheval d-ans un carré:\nprime : 2,000 fr. 3. Insigne: Trompette et cerceau:\nprime : 2,000 fr. 4. Insigne : Triangle accolé de\ndeux lignes brisées : prime : 1,000 fr. 5. Insigne:\nUn point rouge : prime : 1 ,000 fr. 6. Insigne :\nCarré moitié blanc et moitié noir: prime: 1,000 fr."}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "18", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192608-01.1.8", "texte": "TEK H N E\nSUPPLEMENT AU VOLUME VI. — NUMERO 2 DE « LA CITE ».\n\nLe jury retient ensuite d'autrès projets : Soit\npour l'ensemble de la page :\na) Insigne : un V renversé.\nb) Insigne : ? ? ? ? ?\nc) Insigne : Deux C entrelacés.\nSoit pour le monogramme :\nd) Insigne : Croix gammée.\ne) Insigne : Une étoile.\n112) Insigne : Monogramme G. V. C.\ng) Insigne : ? ? ? ? ?\nauxquels il est proposé provisoirement d'attribuer\nrespectivement les primes suivantes : 750, 500,\n500, 500, 500, 250, 250 francs.\nLe ma rdi, 29 juin, à 1 I heures, a eu lieu une\nnouvelle réunion du jury composé des délégués\nsuivants :\nPour l'Association des Manufactures de Glaces\nde l'Europe Continentale : MM. Frerichs, Dons et\nMichel.\nPour la Société Centrale d'Architecture de Bel-\ngique : M. Hebbelynck.\nPour la Société Belge des Urbanistes et Archi-\ntectes Modernistes : M. Pompe.\nPour représenter les concurrents ne faisant pas\npartie des trois associations qui ont collaboré à\nl'organisation du concours : M. Bouchez.\nDélégués techniciens : M. Goossens, imprimeur;\nM. Malvaux, photograveur.\nAprès un nouvel examen et tenant compte de\nce que les recherche! faites, depuis la réunion pré-\ncédente ont fait découvrir certains caractères suffi-\nsamment marqués de ressemblance avec des annon-\nces déjà parues, le jury décide d'écarter le projet\nportant l'insigne : « Flèche dans un cercle ».\nIl arrête ensuite définitivement, comme suit, le\nclassement des projets restants et les primes à leur\na tribuer :\n1. Insigne : Trompette et cerceau : Auteur :\nM. De Goeye, 1 73, rue Américaine, Bruxelles.\nPrime : 2,500 francs.\n2. Insigne : Fer à cheval dans un carré. Au-\nteurs : MM. Delamare et Cerf, 108, chaussée de\nCharleroi, Bruxelles. Prime : 1,500 francs.\nInsigne : Triangle accolé de deux lignes bri-\nsées. Auteur : M. Armand* Cornut» architecte S. B.\nU. A. M., 9, rue Seutin, Bruxelles. Prime :\n1,000 f rancs.\n4. Ex -œquo. Insigne : Un point rouge# Auteur :\nM. J. F. Hoeben architecte-Urbaniste. S. B. U. A.\nM., 41, rue Godecharle, Bruxelles. Prime, 1,000 fr.\n4. Ex-aeq.uo. Insigne : Carré moitié blanc et moi-\ntié noir. Auteur : Service Artistique de l'Agence\nHavas 13, boulevard Adolphe Max, Bruxelles.\nPrime : 1,000 francs.\na) Insigne : Un V renversé. Auteur : M. O. Si-\nniaver, 235, boulevard des Martyrs, Gand. Prime:\n/50 francs.\nb) Insigne : Auteur : M. Henri Van den\nPoorten , artiste-peintre, 208, rue Marie-Chrjs-ine,\nBruxelles. Prime : 500 francs.\nc) Insigne : Deux C entrelacés. Auteur : M. Ch.\nColass'n, architecte, 36, avenue Brunard, Uccle.\nd) I nsigne : Croix gammée. Auteur : M. M.\nGaspard, architecte d intérieur S. B. U. A. M., ave-\nnue Beau-Séjour, 87, Uccle. Prime : 500 francs.\ne) Insigne : Une étoile. Auteur : M. Haagen,\nmembre de l'Association des Arts décoratifs, ave-\nnue Pasteur, 36, Luxembourg. Pr me : 500 francs.\n112) Insigne Monogramme G. V. C. Auteur: M. G.\nV. Carte, artiste-peintre, 50, rue Geleitsbeek Uc-\ncle. Prime : 250 francs.\ng) ?? ? ? Auteur : M. Roland Van Hoecke,\nRansbecke-Ohain, Brabant, Prime : 250 francs.\nLes membres du jury représentant les associa-\ntions ar'istiques se sont plu à reconnaître le souci\nlouable qui a présidé à l'élaboration du programme\npar l'Association des Manufactures de Glaces de\nl'Europe Continentale, la félicitent d'avoir délibé-\nrément recherché un résultat d une valeur artis-\ntique certaine et d<'avoir assuré le succès de\n1 épreuve par l'allocation de sommes importantes.\nLe jury fait des réserves formelles quant à 1 ori-\nt\nginal'té des projets primés dont il doit être fait\nusage par la suite. Dans La mesure du possible,\nune vérification sera faite afin d'éviter les contes-\ntations.\nLes projets présentés seront exposés dans un\nlocal à choisir par l'Association des Manufactures\nde Glaces de l'Europe Continentale.\nLe règlement des primes aura lieu après la clô-\nture de cette exposition.\nLe jury a désigné MM. Hebbelynck et Darche\ncomme rapporteurs doi jugement.\nBruxelles, le 29 juin 1926."}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": "19", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192608-01.1.9", "texte": "LE CONCOURS DE L'A. M. G. E. C.\n\nL'Association des Manufactures de Glace de l'Europe Conti-\nnentale vient de clôturer le concours qu'elle avait organisé pour la\nprésentation d'une page publicitaire. Les projets primés sont ceux\nde MM. De Goeye, Delamare et Cerf, Cornut, J.-F. Hoeben, et du\nservice artistique de l'agence Ha vas. Des travaux dûs à MM. Siniaver,\nVan den Poorten, Colassin, Gaspard, Haagen, Carte et Van Hoecke\nont été indemnisés.\nL'exposition générale des projets présentés a eu lieu du 15 au\n31 juillet 1926, à la Maison du Livre, Bruxelles.\nNous voudrions, avant d'émettre quelques critiques, préciser\nles données du problème qu'il fallait résoudre.\nIl s'agissait donc d'une page publicitaire. Théoriquement, et\nsans négliger un facteur élémentaire : la revue qui insère la dite page\npublicitaire, et dont celle-ci dépend quant au format, au tirage, et\njusqu'à la clientèle théoriquement, le problème tout problème\npublicitaire se résume en ces deux données : dire la chose juste\nau profit de l'article envisagé, et le dire de la façon la plus précise\net la plus originale à la fois (l'utilitaire et la concurrence).\nDans le cas présenté par l'A. M. G. E. C., la revue qui insère\nla page publicitaire est artistique ou technique. (Il est possible, d'ail-\nleurs, de trouver une manière qui tire parti de cette dualité.) « La\nchose » à dire est fixée par des textes à choisir ceci est dommage\n\nLA CITE. AOUT-SEPTEMBRE 1926,"}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "20", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192608-01.1.10", "texte": "LA CITÉ.\nVOL. 6.\nNU M. 2,\n\npour l'initiative du technicien (car il faut bien ajouter qu'aucun de\nces textes ne révélait de précision ni d'originalité).\nBref, nous voyons que le concours porte exclusivement sur « la\nmanière » de dire. Il fallait donc s'attendre à ce que « la manière\noriginale » seule fut victorieuse. Et puis, qu'entendre ici par « origi-\nnalité »? et la meilleure ne serait-elle pas celle qui répondrait sur-\ntout aux strictes exigences utilitaires. Encore une fois, les textes à\nchoisir n'étaient guère conçus dans cet esprit.\nNotre surprise fut de constater que peu d'originalité régnait\nparmi les projets présentés et même primés.\nLe premier prix témoignait d'une technique « poussée », même\nà l'excès pour le sujet mais cette technique au service d'une pré-\nsentation plastique modeste. En somme, texte et « sujet » s'unis-\nsent, mais sans recherche de composition. Le texte, blanc sur noir\ntrès banale disposition typographique n'a donné lieu à aucune\ntrouvaille. De monogramme, point.\nLe second prix, visiblement inspiré par quelque revue tech-\nnique allemande, était mieux ordonné, et de technique appropriée.\nLe texte incomplet d'ailleurs (guère un mal au point de vue publi-\ncitaire). Cette dernière remarque s'applique aussi aux troisième et\nquatrième prix (service Havas), l'une, recherche plastique mani-\nfeste, mais assez maladroite du point de vue publicitaire.\nAbsence de « sujet » comme au quatrième prix ex-aequo (Hoeben).\nCelui-ci a donné au monogramme seul, agrandi, toute l'originalité\nde son travail. Ce monogramme est assurément le meilleur des rares\nvraiment intéressants.\nNous ne disons rien du quatrième prix remporté par le service\nartistique de l'agence Havas, sinon qu'il est bien incomplet et d'un\ngoût assez douteux.\nCitons encore chez M. Gaspard de bonnes qualités de mise en\npage (bien que plutôt typographiques) ; l'intéressant et simple mono-\ngramme de M. Siniaver (la composition est burlesque et banale).\nDans le travail de M. Haagen, absence de « sujet », blanc et noir\nsecs. Les monogrammes de M. Van Hoecke ne nous frappent guère."}, {"page_pdf": 11, "page_imprimee": "21", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192608-01.1.11", "texte": "LA CITÉ.\nVOL. 6.\nNU M. 2.\n\nD'autre part, dans les projets non primés, nous trouvons une\ncertaine clarté d'ordonnance et une technique normale au projet 60.\nLe n° 94 a des qualités plastiques, mais de bien mauvaises lettres.\nLes nos 59 et 100 sont à distinguer; 86 : une composition équilibrée,\nmais une confusion regne dans le texte trop réduit. Le point de vue\npublicitaire du n° 88 est à distinguer.\nPour achever ces notes, nous regretterons que seuls les procédés\nde la photogravure aient été assignés aux concurrents pour l'exécu-\ntion de leurs projets et surtout que ces procédés aient amené presque\nexculsivement} l'usage de l'encre de Chine. Il y avait peut-être,\nmême au point de vue de la technique, une liberté à accorder aux\nparticipants qui eût pu conduire à d'ingénieuses trouvailles. Ainsi\nle jeu des éléments typographiques, l'emploi de la photographie\nillustrant le texte et entrant dans la composition générale (nous\navons encore en tête certaines réussites suggestives présentées par des\ntechniciens russes et viennois à l'Exposition de Paris).\nUn concours plus complet eût amené, à coup sûr, plus d'ingé-\nniosité et de caractère et l'Art Publicitaire et l'Association organisa-\ntrice en eussent tiré plus grand profit.\nNous arrêterons ici nos conclusions sur la bienveillance dont a\nfait preuve l'A. M. G. E. C. en invitant à un concours généreuse-\nment organisé, de même que sur l'effort déployé par les techniciens et\nles artistes. Nous souhaitons seulement, et vivement, que cet effort\nsoit développé au concours « Oméga » qu'a signalé « La Cité » dans\nun numéro antérieur.\nOn trouvera dans le supplément, annexé à ce numéro, le rap-\nport du Jury clôturant le concours de l'A. M. G. E. C.\n\nH. E."}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "22", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192608-01.1.12", "texte": "L A CIT É.\nVOL, 6,\nNU M. 2.\n\nINDUSTRIALISME & URBANISME\n\n(SUITE)\nIl est à présumer que le progrès marqué par la diminution des causes de\nmortalité n'est qu'à son aurore. N'y a-t-il que des avantages dans cette pers-\npective et n'y a-t-il qu égoïsme dans le fait de la diminution volontaire des\nnaissances ?\nN'est-il pas permis d'y voir comme le repliement d'un peuple sur lui-\nmême lorsqu'il a atteint ce qu'on a appelé « la saturation industrielle », car\nde tout temps la loi de population n'est autre qu'une augmentation propor-\ntionnelle de celle-ci d'après les moyens de vivre.\nLa limitation volontaire des naissances ne serait un remède qu autant\nque la natalité d'un pays serait strictement commandée par sa production\nagricole.\nIl en est autrement, car le développement industriel, créant du travail,\naméliore la condition humaine et sa fertilité. Sans nier à cet égard 1 influence\ndes facteurs moraux, il est facile de constater que 1 accroissement de population\nest le plus sensible dans les régions industrielles.\nOn peut observer actuellement que la limitation des naissances s'accom-\nplit volontairement en divers pays de l'Europe occidentale. Ainsi l'Angleterre\nse heurtant dans son expansion au développement industriel de\nses dominions doit nourrir 1,500,000 chômeurs; elle en vient donc à ad-\nmettre la propagande née du néo-malthusianisme, le « bir t h contrai »\nqui s'exerce chez elle. Ce mouvement très vif a même l'appui de l'Eglise\nprotestante.\nEn Italie, la population pullule sur un espace trop réduit au sol trop\npauvre où le développement industriel est limité par le peu de richesse 'miné-\nralogique du sous-sol, Aussi sesdirigeants proclament-ils le droit de s'emparer\nde nouveaux territoires au besoin par la force.\nEn Allemagne la population continue de progresser. On sait que de\n1871 à 1911 pendant que la France n'augmentait que de 3,400,000 âmes sa\npopulation s'est accrue de 24 millions d'habitants. Cet accroissement ne s'ex-\nplique que par le développement industriel singulièrement facilité par les res-\nsources du sous-sol. La guerre déclanchée en 1914 a été souvent attribubée\nà la nécessité de trouver de houveaux débouchés à cette population et de\nconquérir des sources nouvelles de matières premières.\nAu Japon le développement de population se trouve accru par les acqui-\nsitions de la science qui ont porté l'hygiène à un haut degré d'efficacité. Il en"}, {"page_pdf": 13, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192608-01.1.13", "texte": "LE CONCOURS PUBLICITAIRE DE L'A. M. G. E. C.\nProjet classé premier.\nM. De Goeye\nPlanche I.\nProjet classé deuxième. MM. Delamare et Cerf\nSupplément à la Revue «La Cité». Vol. VI, num. 2."}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192608-01.1.14", "texte": "LE CONCOURS PUBLICITAIRE DE L'A. M. G. E. C.\nProjet classé troisième. M. Armand Cornut.\nPlanche II.\nProjet classé quatrième ex-æquo. M. J. F. Hoeben.\nSupplément à la Revue «La Cité». Vol. VI, num. 2."}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "21", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192608-01.1.15", "texte": "LA. CITÉ.\nVOL. 6.\nN U M. 2.\n\nrésulte que l'accroissement annuel de population dépasse 700,000 âmes et la\ndensité de population sur sol arable est de ce fait supérieure à 600 habitants\nau kilomètre carré (elle n est que de 450 en Belgique, pays le plus peuplé\nd Europe). Cette situation pose des problèmes d'autant plus inquiétants que\nplusieurs pays se sont fermés à l'expansion japonaise. Seul le développement\nindustriel du pays peut permettre de satisfaire par l'importation du riz aux\nbesoins alimentaires de cette population, sinon elle se trouvera contrainte de\nconquérir ces territoires soit par la force, soit par la colonisation.\nOn constate encore qu'il existe dans le monde des points critiques où les\nconflits entre peuples ont une tendance particulière à se produire. 'Comme\non peut le prévoir on peut constater que ces points coïncident avec les zones\nde la terre les plus peuplées sauf l'lnde ou la Chine, où le principe des natio-\nnalités est peu marqué.\nEn Europe ce point critique est la vallée du Rhin. En Asie, c'est le Japon.\nComment ne pas inférer de là que les guerres sont dans la nature des\nchoses et finalement des problèmes de population.\nComment concilier ces forces complexes qui dominent le monde? Ne\nfaut-il pas croire que la paix et la guerre sont deux états extrêmes entre les-\nquels 1 humanité est contrainte de rechercher son équilibre?\nL'accroissement de la population peut se trouver compliqué du fait qu'il\na lieu par voie d'immigration étrangère.\nCe mouvement d après-guerre, tel qu'il se produit en France actuelle-\nment, est certainement la recherche spontanée d'un état d'équilibre de la\npopulation européenne, mais il est regrettable qu'avant d'augmenter le con-\ntingent urbain le flot migratoire qui s écoule dans notre pays ne fasse pas\nantichambre dans la zone rurale qui possède des vertus naturelles reconnues\npour attacher au sol les populations déracinées importées chez nous. On\nremédierait en même temps au problème le plus urgent que nous ayions à\nrésoudre, le dépeuplement rural.\nAu début du XXe siècle on crut un moment que l'énergie électrique, pai\nsuite de la facilité qu elle offrait d'être utilisée en unités multiples de faible\npuissance, favoriserait la création d'industries dans les campagnes, et spécia-\nlement d'industries à domicile.\nCela ne se produisit que dans une faible mesure et, malgré le dévelop-\npement de 1 électricité, I accroissement des villes se poursuivit. Le courant\nélectrique offre en effet d'exceptionnelles facilités pour être transporté à dis-\ntance et seules les grandes agglomérations offraient un marché suffisant pour"}, {"page_pdf": 16, "page_imprimee": "22", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192608-01.1.16", "texte": "LA CITÉ.\nVOL. 6.\nN U M. 2.\n\nabsorber de grandes puissances avec un minimum de Frais d'amenée et de\ndistribution.\nGrâce à la Fée Electricité une nouvelle ère industrielle née d'hier grandit\net se développe. Véritable Protée elle est partout, animant mystérieusement\nnotre outillage et nos moyens de transport, allégeant le labeur humain dans\ndes conditions jusqu'alors inconnues de docilité, de souplesse et de salubrité.\nAucun domaine, où elle ne se manifeste pour assurer l'échange\nà distance et la diffusion de nos pensées aussi bien que pour\ntendre un vaste réseau d'informations économiques rendant solidaires tous les\npeuples de notre planète. Aux gouvernements les plus évolués elle permet de\nrégner sur de vastes espaces et d'y apporter ce développement matériel sur\nlequel fleurit chaque jour un peu plus de civilisation.\nII y a encore bien d'autres facteurs du développement urbain. Notons\nl'extension croissante des fonctions de l'Etat, la création de grandes admi-\nnistrations publiques ou privées, peuplant les villes d'innombrables bureaux,\nce sont là encore les effets directs de l'industrialisme.\nOn signale l'influence du service militaire qui oblige au séjour dans les\nvilles nombre de jeunes gens, ouvriers agricoles ou agriculteurs. Tout ceci\nexplique à la fois la dépopulation des campagnes et le surpeuplement des\ncités.\nCe phénomène de concentration de la population qui s'accuse de plus en\nplus, et 1 étude de son développement organisé tend à s'ériger en, une doc-\ntrine, d'aucuns disent en une science nouvelle dénommée urbaniçme.\nDu mot latin « urbanus », qui est de la qui est propre à la ville,\n1 urbanisme est 1 ensemble des recherches destinées à établir et à assurer les\nbesoins de la ville.\nCette appellation a été employée pour la première fois il y a quelques\nannées par M. C 1 e r g e t dans un article de <a La Revue Romande ».\nElle a fait fortune et même elle a reçu une large application et cela bien\navant que 1 Académie ait pensé à la mentionner dans son dictionnaire. Car\nsi le mot est nouveau le problème des villes se confond à travers les siècles\navec celui de la civilisation.\nMais depuis l'aurore de l'ère mécanique, depuis surtout que les procédés\nmécaniques ont été appliqués aux transports, le mouvement a pris une ampleur\nextraordinaire.\nVoici, en effet, d'après les statistiques de population quel a été ce mou-"}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "23", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192608-01.1.17", "texte": "LA CITÉ.\nVOL 6.\nN U M, 2.\n\nvement, de 1800 à 1900 pour les grandes capitales du monde « les villes\nétoiles ».\nLondres comptait en 1800 une population de 950,000 habitants,\nen 1900 elle est passée à 4,738,000 habitants. Celle de New-York est\npassée de 60,000 à 4,133,000.\nParis de 678,000 à 2,763,000.\nB e r 1 i n de 1 72,000 à 2,000,000.\nChicago de 3,000 à 2,000,000.\nVienne.de 231,000 à 1,771,000.\nPetrograd de 220,000 à 1,939,000.\nBuenos -Ayres de 400,000 à 1,1 29,000.\nRio de Janeiro de 11 5,000 à 1,157,000 (1).\nEnvisagé sous le seul aspect technique le rôle de l'urbanisme n'est autre\nque la préparation du cadre continuement croissant dans lequel doit évoluer\nla société humaine en marche vers un idéal qui s'affirme avec ce mouvement\nmême.\nLes grandes cités seraient inconcevables dans le régime agricole pur.\nLeur existence meme démontré que 1 industrialisme, base de leur développe-\nment, en stimulant la production agricole, procure de nouveaux moyens de\nvivre.\nEn effet, parallèlement a 1 industrialisme la population s'est considéra-\nblement accrue en Europe et en Amérique.\nC est à partir de ce moment que les grandes villes ont atteint des chiffres\nde population se comptant par millions; elles sont devenues € millionnaires »,\na-t-on dit.\nLa richesse générale s'est accrue, elle aussi plus rapidement encore et\nbien que celle-ci ne soit faite que de produits on ne peut négliger l'indice que\n1 encaisse métallique de la Banque de France ait passé de 59 millions en\n1848, à 5 milliards environ de nos jours. Quant à la circulation des billets,\npassée dans le meme temps de 350 millions à plus de 45 milliards, elle a\ndes causes présentes trop contestables pour permettre de s'en féliciter. Pen-\ndant ce temps la population de la France n'a guère que doublé.\nComme autre moteur de l'industrialisme le crédit, les banques, le papier\nmonnaie, en un mot les formes modernes du capitalisme au développement\nsi prodigieux.\nC est là ce qui a été entrevu et symbolisé par Goethe dans son\nsecond Faust. Il nous montre l'Empereur déclarant que les caisses de l'Etat\n\n(1 ) Le recensement récemment établi par les postes chinoises donne comme popu-\nlation de Pékin 4 millions d'habitants, pour Shanghaï, 5,500,000."}, {"page_pdf": 18, "page_imprimee": "24", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192608-01.1.18", "texte": "L A CIT É.\nVO L. 6.\nN U M. 2.\n\nsont vides, que la richesse du pays a été tarie par les guerres, que les impôts\nsont accablants, que l'égoïeme règne en maître. Alors Méph i s t o sur-\nvient et propose une émission de papier-monnaie sur les trésors du royaume\ncachés en terre. Ainsi fut fait et désormais tous les fonctionnaires sont payés»\nl'abondance renaît et le trésor se remplit. C'est un miracle, crie l'Empereur,\nqui nomme Méphistophélès Ministre des Finances. Pendant ce\ntemps le fou du roi se hâte d'aller changer son papier contre un château.\nQuoi qu'il en soit, c'est un fait que la fortune mobilière et immobilière\ns'est accrue dans d'énormes proportions et c'est grâce au développement des\nvaleurs mobilières et à celui des sociétés commerciales, en particulier celles\nanonymes, que la concentration économique a pu se produire.\nSans doute elles ne furent qu'un instrument de cette transformation mais\ncombien nécessaire.\nLa part des villes dans ce mouvement est incomparable et il est facile de\nla faire ressortir en analysant la quotité des impôts que ces villes apportent\nà l'Etat.\nEn 1924, l'impôt sur le revenu et la taxe sur le chiffre d'affaires ont\ndonné les rendements suivants se rapportant aux cinq départements compre-\nnant une grande cité.\nSeine 1,112,431,000 50 0/0\nNord 212,410,000 9.2 0/0\nRhône 110,102,000 5 0/0\nBouche du Rhône 42,232,000 2 0/0\nGironde 33,912,000 1.5 0/0\nsoit 1,511,087,000 58 0/0\nsur un total de plus de 2,250,000,000 pour toute la France.\nComme on peut le constater la moitié environ de cette catégorie d'im-\npôts est payée par les habitants de la capitale et à eux seuls les cinq dépar-\ntements contenant nos villes principales en payent plus des deux tiers.\nOn remarque dans ce tableau la prépondérance énorme du départe-\nment de la Seine, mais cela ne tient pas seulement à son activité propre qui\nest considérable, mais encore à ce fait qu'il est le siège de nombreuses sociétés\nanonymes dont l'activité s'étend à toute la France.\nDe son côté le Nord paie à lui seul, 212,000,000 de francs, autant que\n50 départements, les moins chargés, qui cependant, comptent ensemble\n18,038,000 habitants, contre 1,787,000 et sont représentés par 457 députés\net sénateurs contre 32 pour le Nord.\nLe Nord paie pour ce seul impôt 1 1 8 francs par tête d'habitant, alors"}, {"page_pdf": 19, "page_imprimee": "25", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192608-01.1.19", "texte": "LA CITÉ.\nVOL. 6.\nNU M. 2.\n\nque le département placé au premier rang, mais en sens inverse, paie 90 cen-\ntimes, et que la moyenne des département» ne paie pas 1 I francs.\nIl y a pour le Nord, on l'a remarqué justement, un député par 81,000\nhabitants et dans ces autres départements, 274 députés, soit un pour 6,050\nhabitants. De sorte que, 2 7 députés des 8 départements les moins chargés,\nvotant pour leurs départements 3,651,000 francs d'impôts, font la loi aux\n24 députés du Nord, à qui ils en font payer 21 2,000,000 de francs.\nEt, 9 sénateurs des 4 départements les moins chargés, payant 984,000\nfrancs, suffisent à faire la lo i aux 8 sénateurs du Nord, qui paient 21 2,000,000\nde francs.\nOn constate, d'autre part,pour ce même exercice, que les impôts sur béné-\nfices agricoles se rapportant à un revenu de 1 milliard 372 millions alors que\nla taxe sur bénéfices industriels atteint près de 20 milliards et celle sur les\nSalaires 10 milliards et 1/2 la plus grande partie se rapportant à l'industrie.\n11 est donc opportun de constater que l'urbanisme se développe malgré\nune énorme surcharge d'impôts sur l'industrie et ceci ne fait qu'affirmer sa\nvitalité.\nLe développement de la fortune immobilière n'a pas une moindre impor-\ntance pour favoriser 1 industrialisme. Ainsi au cours des travaux de relève-\nment des mines de houille du Nord dévastées par la guerre, on a constaté que\nle capital industriel utile représentait 8,000 francs par ouvrier alors qu'une\nsomme de 30,000 freines était nécessaire pour son logement et celui de sa\nfamille. Il est donc difficile de dire que l'industrie peut se désintéresser de\n1 urbanisme qui parmi ses préoccupations place au premier rang celle du loge-\nment des habitants.\nOn serait donc fondé à dire que la sollicitude de l'Etat pour les villes\nest loin d'être désintéressée.\nOn voit peu de limites à l'avenir de l'industrie comparativement à ce que\npermet d espérer 1 agriculture à moins que celle-ci ne s'industrialise.\nEst-il permis d attribuer cette prospérité au développement considérable\ndes voies de communication au XIXe siècle et à l'application des moyens\nmécaniques aux transports?\nOn doit simplement constater la concordance des deux phénomènes; les\ntransports, en effet, n ont pris une telle importance que pour satisfaire aux\nnécessités de 1 industrie et celle-ci n'est autre que l'appropriation continue que\n1 homme fait à son profit des forces et des ressources naturelles.\nPour cette fin l'invention et l'emploi de la machine à vapeur, puis ensuite\ndes divers moyens mécaniques ont décuplé sa puissance.\nIl faut voir là le point initial du progrès industriel moderne."}, {"page_pdf": 20, "page_imprimee": "26", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192608-01.1.20", "texte": "LA CITÉ.\nVOL. 6.\nN U M. 2,\n\nDans le domaine des transparts en particulier la locomotive est sa directe\net première application. En facilitant l'affluence des populations, des maté-\nriaux et des denrées dans les centres appropriés pour des fins, dans leur\nensemble, industrielle elle a transformé le régime préexistant. Les grandes\nvilles sont la conséquence de cette transformation.\nA l'heure actuelle on peut, grâce aux statistiques, observer qu'en France\nmême le développement de la population est d'ordre économique. Si l'on\nexamine, en effet, les résultats du dernier recensement de la population fran-\nçaise en 1924, cm y remarque que les excédents de naissance les plus élevés\nse trouvent dans les départements ci-après : Pas-de-Calais, 14,323;\nNord, 13,999; Moselle, 6,770, tous départements industriels. Viennent\nensuite le Finistère, 5,568; l'Aisne, 4,317; le Bas Rhin, 4,073; le Morbihan,\n4,033, ceux-ci départements agricoles, sauf le Bas-Rhin, où l'agriculture est\nprospère.\nD'une manière générale tous les départements industriels du Nord et de\nl'Est sont en progrès. De même les départements agricoles de l'Ouest. Dans\nces derniers départements, de même que dans nombre de départements\npauvres, on signale encore l'influence de l'éducation religieuse. C'est le cas de\nl'Aveyron, de la Haute-Loire et de l'Ardèche.\nOn est conduit à conclure que des moyens d'existence stables, une édu-\ncation morale adéquate sont les meilleurs éléments de la natalité.\nMais F industrialisme lui-même ne donne-t-il pas lieu à une grave objec-\ntion de principe.\nOn objecte, en effet, que par tempérament, par atavisme, par toutes ses\naspirations le peuple de France est un peuple d'agriculteurs et d'artisans.\nEn conséquence « en nous abandonnant à l'industrialisation, en jetant\nnos enfants au travail en série, en les livrant à la grosse industrie, nous en\nfaisons une masse flottante et démoralisée en proie à l'ennui, dépossédée de\ncette conscience professionnelle qui participe à notre goût de vivre et consti-\ntue l'un des meilleurs garants de la prospérité et de l'ordre français » (!)•\nTous les pays, aujourd'hui industriels, ont passé par l'âge de l'agriculture\net, presque seule jusqu'à l'apparition de la machine à vapeur et à ses appli-\ncations dans tous les domaines, celle-ci est restée l'unique forme d'activité,\nl'unique moteur du développement économique.\nEst-il vraiment admissible et même possible qu'à l'heure actuelle un\n\n(I ) P. Couturaud. La Revue le Nord et l'Est."}, {"page_pdf": 21, "page_imprimee": "27", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192608-01.1.21", "texte": "LA CITÉ.\nVOL. 6.\nN U M. 2.\n\ngrand peuple de 40 millions d'habitants situé au point de croisement des\ngrands courants de circulation qui animent l'univers, entouré de peuples\njaloux , puisse se replier sur lui-même et rester en dehors de l'évo-\nlution qui se produit en tous pays sous ces influences variées?\nObservons que l'agriculture reste suffisante chez nous pour subvenir aux\nbesoins alimentaires de l'ensemble de la population tant agricole qu'indus-\ntrielle. Ce fait est d'autant plus remarquable à constater qu'il coïncide avec\n1 augmentation de la population des villes et la diminuation de la population\nrurale. Or cet équilibre se maintient malgré le développement avéré du bien-\nêtre général, c'est donc que la population rurale produit aujourd'hui beau*\ncoup plus qu'hier et que le rendement agricole, grâce sans doute au dévelop-\npement du machinisme agricole s'est considérablement accru. C'est, en un\nmot, que la population rurale elle-même s'industrialise et la généralisation de\nl'électricité et du moteur à explosion permet d'entrevoir encore dans ce sens\nun large développement.\nEn réalité il n'est pas moins légitime d'admettre que l'unique moyen de\nvitaliser notre pays, de justifier sur son territoire la présence de millions de\ntravailleurs étrangers capital gratuit venu suppléer à nos pertes immenses\nen main-d'œuvre est de fournir un travail abondant permettant la création\ndes richesses. L'unique moyen de relever notre pays n'est-il pas de l'équiper\ngrandiosement pour la production et la nécessité même de ce relèvement\nautorise les meilleurs espoirs. Et quand nous parlons de richesse d'une nation,\nnous entendons qu'elle s'exprime moins en argent, simple représentation des\nvaleurs, qu'en moyens de produire, c'est-à-dire en population, chevaux-vapeur\net kilowatts qui en sont les meilleurs indices.\nEt puis est-il encore permis chez nous de philosopher sur la possibilité du\nretour à l'âge d'or, en un mot, sur la meilleure forme du progrès?\nSans parler pour remédier à nos charges financièes intérieures et exté-\nrieures de la nécessité d'une production accrue de l'industrie, n'est-elle pas\nune nécessité vitale pour notre défense?\nLa dernière guerre a montré que pour nous protéger de l'attaque\nennemie il ne suffit pas de s'abriter derrière de solides remparts dont l'inuti-\nlité fut si bien, démontrée qu ils font place aujourd'hui à des ceintures de ver-\ndure et d'habitations édifiées sur leur ancien emplacement. Elle a de plus\nprouvé que de plus en plus l'organisation industrielle est inséparable de l'or-\nganisation défensive.\nEn cas de nouveau conflit le fait, accru des progrès récents se renou-\nvellera. Et nous devons envisager que l'organisation industirelle représente\nla forme nouvelle de la fortification permanente du territoire. La sécurité du"}, {"page_pdf": 22, "page_imprimee": "28", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192608-01.1.22", "texte": "LA CITÉ.\nVOL. 6.\nN U M. 2,\n\npays est donc dans l'outillage national comme y est le principe de son enri-\nchissement. Les sacrifices envisagés à cet égard sont prévoyance et nécessité.\nNe peut-on, malgré ces circonstances, éviter que les êtres soient livrés\n•ans protection au Minotaure industriel et deviennent les masses amorphes et\nennuyées qu'on se plaît à dire et cela en les comparant aux masses rurales.\nNous pensons, nous, que les unes et les autres ont un égal besoin de perfec-\ntionnement individuel et qu'il peut être espéré davantage du mouvement\nd expansion urbaine pour apporter à la campagne une part des bienfaits\nsociaux des villes vers lesquelles les foules rurales se précipitent que sur le\nphénomène inverse qui n'a pas réussi à s'accomplir.\nAu demeurant, 1a réduction de la journée de travail à l'usine, un meilleur\nemploi, des loisirs, précisément dans les travaux de la campagne, rendue\naccessible par des moyens de transport de plus en plus rapides, permettent\ndéjà d'entrevoir une solution dès aujourd'hui fort admissible de la vie urbaine\nindustrielle mitigée par la résidence à la campagne.\nSans doute la plupart des grandes firmes industrielles se désintéressent\nmoins que parfois elles ne l'affectent du sort de leurs ouvriers et Ton cite en\nFrance et à l'étranger les œuvres sociales louables et même dignes d'admira-\ntion de maintes sociétés ou entreprises.\nMais est-ce bien là la formule finale des œuvres sociales industrielles\ndans les grandes villes surtout où l'ouvrier doit bénéficier de l'avantage\nqu'offrent ces villes, de trouver sur place un marché de son travail étendu et\nvarié, tout comme le patron bénéficie dans ces villes d'une certaine abon-\ndance de main-d'œuvre.\nLes meilleurs observateurs ont d'ailleurs remarqué combien F ouvrier est\njaloux de sa vie privée, combien il redoute les œuvres dont le patronat est le\ntrop direct dispensateur.\nC'est dire que dans ce domaine, l'intervention patronale est délicate et\npeut donner lieu facilement à une erreur de psychologie.\n11 importe donc à la paix sociale que les œuvres soient anonymes ou bien\nrestent aux mains des bénéficiaires tout au moins dans la plus large mesure.\nOn tend même à aller de plus en plus loin dans cette voie. Au patron\nincombe la réparation des accidents tout comme il a l'obligation d'entretenir\nses machines et de les réparer en cas d'avarie. Pour être quelque peu brutale\ncette conception toute matérialiste est inattaquable.\nContre la maladie et les autres atteintes que subit le travailleur il est dif-\nficile d établir une responsabilité aussi directè, me fut-re que par la difficulté de\nfaire la discrimination des divers responsables."}, {"page_pdf": 23, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192608-01.1.23", "texte": "LE CONCOURS PUBLICITAIRE DE L'A. M. G. E. c.\nClassé 4e ex-æquo. Serv. Artistique de l'Agence Havas.\nPlanche III.\nA. ─ Projet indemnisé.\nM. O. Siniaver.\nSupplément à la Revue «La Cité». Vol. VI, num. 2."}, {"page_pdf": 24, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192608-01.1.24", "texte": "LE CONCOURS PUBLICITAIRE DE L' A. M. G. E. C.\nB. ─ Projet indemnisé. M. Henri Van den Poorten.\nPlanche IV.\nC. ― Projet indemnisé.\nM. Ch. Colassin.\nSupplément à la Revue «La Cité». Vol. VI, num. 2."}, {"page_pdf": 25, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192608-01.1.25", "texte": "LE CONCOURS PUBLICITAIRE DE L'A. M. G. E. C.\nF. ― Projet indemnisé. M. Carte G. V.\nPlanche V.\nG. ― Projet indemnisé. M. Roland Van Hoecke.\nSupplément à la Revue «La Cité». Val. VI, num. 2."}, {"page_pdf": 26, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192608-01.1.26", "texte": "LE CONCOURS PUBLICITAIRE DE L'A. M. G. E. C.\nD. — Projet indemnisé.\nM. Gaspard.\nPlanche VI.\nE. — Projet indemnisé.\nM. Haagen.\nSupplément à la Revue «La Cité». Vol. VI, num. 2."}, {"page_pdf": 27, "page_imprimee": "29", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192608-01.1.27", "texte": "LAC I T E.\nVOL. 6.\nN U M. 2\n\nConséquemment, la maladie non professionnelle : l'invalidité, la vieil-\nlesse, le chômage et même la maternité deviennent des risques sociaux pour\nlesquels la responsabilité s e'iargit et incombe à toute la nation sous la forme\ndes assurances sociales encore discutées en France alors que les salariés de\nî impériale Allemagne en bénéficient depuis longtemps.\nAux Etats-Unis l'esprit ouvrier est autre. Les syndicats ont procédé à la\nmanière capitaliste, c est-à-dire qu ils ont créé des institutions bancaires gérées\nexclusivement par des membres de leurs organisations. A l'heure actuelle on\nen compte environ soixante, leur capital s'élève pour l'ensemble à 7 millions\nde dollars et le montant dm dépôts est de 75 millions de dollars. Les salariés\nretirent de ces institutions un intérêt plus élevé pour leurs dépôts, des ris-\ntournes de bénéfice, des facilités de prêts et escomptes. En outre, elles concè-\ndent des prêts importants aux coopératives de consommation et d'habitation.\nLes ouvriers américains, faisant table rase de toute théorie, ont considéré\nqu'ils devaient s'unir sur le terrain financier par les méthodes mêmes du\ncapital au lieu de prêter leurs propres capitaux à des banques qui, à l'occasion,\ncontribuaient à combattre les organisations ouvrières et les grèves.\nIls disposent ainsi d'une puissance économique adéquate à la société\ncapitaliste dans laquelle ils évoluent, tournant le dos ainsi aux idéologies révo-\nlufionnaires.\nMais en Europe, en France du moins, il faut au besoin se résigner à\nadmettre les choses telles qu elles sont. Rien n'empêche donc de considérer\nles administrations municipales des villes comme des mandataires de I*indus-\ntrie pour la protection sociale qui leur incombe.\nC est par ce truchement que cette mission peut s accomplir de la manière\nla plus souple et la plus efficace dans un cadre délimité par la loi pour réfré-\nner les abus.\nAinsi Tœuvre du logement populaire, qui est de toutes la plus impor-\ntante, doit être considérée comme un véritable capital engagé par la nation au\nprofit de 1 industrie et même ce capital est en général plus important à lui\nseul par tête d'ouvrier que le capital industriel proprement dit. Rien de mieux\nque d'en charger les offices municipaux d'habitation à bon marché.\nL'urbanisme moderne est donc un fait d'industrialisme.\nL'industrialisme, source de richesse, est en même temps générateur de\nvie et sans industrie une ville ne saurait pourvoir aux besoins de ses habitants.\nLa civilisation ne saurait fleurir que sur les progrès d'ordre matériel réa-\nlisés dans les diverses branches de l'activité humaine."}, {"page_pdf": 28, "page_imprimee": "30", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192608-01.1.28", "texte": "LA CITÉ.\nVOL. 6,\nN U M. 2,\n\nIl importe donc de dégager les réactions mutuelles qu'exercent l'un sur\nl'autre l'industrialisme et l'urbanisme, ces deux phénomènes complémentaires.\nSi l'organisation, « la taylorisation », pour être plus précis, a été recon-\nnue efficace dans les applications industrielles, elle ne doit pas être moins\nnécessaire dans l'aménagement des cités.\nEn dehors de l'usine, en effet, les matières premières et les produits\nmanufacturés sont livrés aux services publics en vue des transports. D'autre\npart, la vie économique et sociale du personnel, par conséquent son rende-\nment, dépendent avant tout des facilités de la vie, de la commodité des\ntransports publics et du logement, de l'hygiène des cités et de ses multiples\ninstitutions sociales.\nLa ville devra donc être disposée et ordonnée en vue d'obtenir de l'en-\nsemble des organes de meilleur rendement économique.\nIl n'y aura, par conséquent, ni point de rebroussement, ni parcours inu-\ntile, nul effort ne sera gaspillé, aucun ne sera inutilisé.\nTout ceci ne nous fera pas oublier, qu'en dehors de sa fonction dans la\nproduction et la circulation des richesses, la ville est faite pour l'homme et\nsuivant la parole drÀristote « pour assurer sa sécurité et son bonheur ».\nElle devra donc réunir avec les facteurs propres à assurer son développe-\nment économique tout ce qui est nécessaire au bien-être matériel et moral des\ncitoyens et l'ensemble des mesures de prévoyance qu'impose la nécessité de\nlutter contre le système anarchique actuel de peuplement d'où naissent, avec\ntous leurs inconvénients, l'encombrement désordonné des grandes villes et\nleur surpeuplement.\n\nPierre BOURDEIX,\narchitecte à Reims."}, {"page_pdf": 29, "page_imprimee": "31", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192608-01.1.29", "texte": "JURISPRUDENCE\nCONTREFAÇON\n\nNos lecteurs connaissent les causeries ju-\ndiciaires qu'Yves publie dans le journal « Le\nSoir ». Nous reproduisons ici celle qui parut\nle 18 mai 1926 parce qu'elle traite une ques-\ntion intéressant tous les artistes.\nLe printemps nous est revenu, comme tous\nles ans, avec les phénomènes traditionnels.\nLes lilas et le muguet ont fleuri. Les maraî-\nchers ont offert en vente des pommes de terre\nnouvelles, à quel prix, Seigneur! On ouvre\nles Salons de peinture et I on annonce les\ngrandes journées sportives, à l'intention de\nceux qui n'ont pas grand'chose à faire et\ntrouvent du plaisir à perdre de l'argent.\nRéunions mondaines, où la mode publie\nses décrets. Les couturiers éminents et les\nmodistes fameuses lancent leurs créations. La\nplus belle moitié du genre humain est dans\nl'attente. Et pour renseigner les filles d'Eve\nqui n'ont pas les moyens d'y aller voir, mainte\npraticienne d'ici prend le rain pour Paris.\nCuriosité, un peu, et pas mal de spécula-\ntion. Il s'agit d'arriver au poteau à temps, et\nde ne se laisser devancer par personne. On\nadmire les robes inédites et on les photogra-\nphie dans sa mémoire, avec I*arrière-pensée\nd'en tirer quelque profit.\nSans doute, les journaux spéciaux donnent\ndes dessins, des modèles, des reproductions\nintéressantes. Mais le spectacle, le régal, la\nleçon surtout, il faut aller les voir là-bas, sur\nle vif, ou sur le dos de belles créatures, qui\nvont et viennent, et font valoir comme il faut\nla splendeur des tissus et l'ingéniosité du\ncouturier.\nAprès quoi on peut, sinon copier, du\nmoins imiter les merveilles entrevues, en par-\nler aussi en connaissance de cause, et inspi-\nrer aux bonnes clientes ces convoitises pé-\nriodiques qui désolent bien des maris.\nCopie, imitation, contrefaçon, voilà de\nbien gros mots pour désigner une manie inr\nnocente. Universelle d'ailleurs et nécessaire.\nL'instruction, l'éducation, les bonnes maniè-\nres, tout n'est qu'imitation. L'enfant est un\npetit singe. Et 1 homme reste un grand en-\nfant. Voyez la foule immense des bimanes\nqui se font tailler des moustaches à la Char-\nlot. Et les femmes à cheveux courts! Il y en\na une sur dix que cette fantaisie d'un jour ne\nrend pas grotesque. Mais c'est la mode. Ne\nfaut-il pas faire comme les autres? Et puis,\nMonsieur, vive la liberté!\nDans un salon de coiffure, en effet, on est\nbien libre de s'enlaidir. Il est légitime, il est\nparfaitement légal plutôt, de se faire une tête\nà sa guise. Qui donc pourrait le trouver mau-\nvais? Cela ne fait de tort à personne, pas\nmême aux coiffeurs.\nEt cependant, cette liberté a des limites,\n« Le bien d'autrui tu ne prendras ». Une idée\nheureuse peut être également fructueuse. Il\nest naturel qu'on tienne à la garder pour soi.\nCeux qui, pouT tout mérite, ont de bons yeux\net copient servilement votre trouvaille, ceux-\nlà font de la maraude et celui qu'on dépouille\nainsi crie parfois comme si on l'écorchait.\nA vrai dire, il n'a pas tort de crier, puis-\nqu'on lui prend le pain dans la bouche. Mais\npour avoir vraiment raison il est indispensa-\nble de se mettre au préalatle d'accord avec\nla loi.\nLa loi protège l'œuvre d'art.\nCommençons par la loi du 22 mars 1886.\n« Art. premier. L'auteur d'une œuvre\nlittéraire ou artistique a le droit de la\nreproduire ou d'en autoriser la reproduction\nde quelque manière et sous quelque forme\nque ce soit ».\nMais une robe, un chapeau, un bijou?\n« Art. 21. L'œuvre d'art reproduite par\ndes procédés industriels ou appliqués à l'inr\ndustrie reste néanmoins soumise aux dispo-\nsitions de la présente loi ».\nIl y a donc un art industriel, reconnu par\nla loi et auquel sa protection est assurée. Mais\nil est soumis à un régime à part, en vertu de\ntextes déjà séculaires et qu'un arrêté royal\nde 1 884 a confirmés en les précisant :"}, {"page_pdf": 30, "page_imprimee": "32", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192608-01.1.30", "texte": "JURISPRUDENCE\n\n« Article premier. Tout auteur d'un\ndessin ou d un modèle industriel <jui voudra,\nse réserver le droit d'en revendiquer l'usage\nexclusif, devra en opérer le dépôt aux archi-\nves du conseil des prud hommes dans le res-\nsort duquel est situé son établissement ».\nUn modèle déposé est désormais sacré.\nDéfense de le reproduire sans permission du\ndéposant. Une reproduction non autorisée est\nsynonyme de contrefaçon.\nEncore faut-il qu'il y ait œuvre d'art, in-\nvention, création en quelque mesure. Il serait\nfutile de déposer aux prud'hommes le dessin\ndu fil à couper le beurre. Et, sur ce problème\nde priorité et aussi d'invention esthétique, il\narrive qu'on se querelle à la barre et que les\njuges soient invités à donner leur avis.\nUn beau jour, un fabricant remarque dans\nune vitrine des bracelets qui ne viennent pas\nde chez lui et sont pourtant la reproduction\nservile de modèles qu'il a déposés.\nOn cherche. On trouve.\nOn met la main SUT les plâtres qui ont servi\nà la contrefaçon.\nProcès.\nToute de on parle de liberté et d'art.\nA entendre les défenseurs, l'art ne serait pas\nen cause, et dès lors la loi se désintéresserait\ndu conflit soulevé par le demandeur.\n« Attendu, dit le jugement, que les défen-\ndeurs, pour leur défense, contestent aux des-\nsins litigieux tout caractère artistique, toute\noriginalité et partant, tout droit à la protec-\ntion de la loi du 22 mars 1 886... »\nVoire, répond le plaignant avec une fierté\ntoute paternelle. Il a fait œuvre d'art. C'est\nde l'art si l'on veut, mais protégé\ntout de même, moyennant le dépôt légal.\nEcoutez ce qu'en pense le tribunal :\n« Attendu que, dans l'esprit du législateur\nde 1886, doit être considéré comme auteur\nd'une œuvre artistique quiconque, cherchant\nà charmer les yeux par une combinaison de\nlignes et de couleurs, a imaginé une forme\nou créé un dessin;\n» Attendu que la protection légale s'étend\naux œuvres les plus modestes, notamment\nà celles dont l'auteur s*est borné à poursuivre\nun but d'ornementation;\n» Que les tribunaux n'ont pas à s'ériger en\njurys d'art et à rechercher si l'œuvre contre-\nfaite émane d'une inspiration artistique éle-\nvée, s'adressant à l'esprit autant qu'aux\nyeux... »\nMais voyez, insistaient les autres/ même\npour les yeux il n'y a rien dans ces prétendus\nmodèles. Ou ce qui s'y trouve est vieux\ncomme le monde et a traîné partout. On ne\npeut pas contrefaire ce qui est dans le do-\nmaine public.\nLe tribunal n'a pas été convaincu :\n« Attendu que pour dénier tout caractère\nd'originalté aux dessins copiés, les défen-\ndeurs se bornent à prétendre que leurs li-\ngnes essentielles sont banales et que l'ensem-\nble de leur composition se trouve depuis\nlongtemps dans le commerce;\n» Attendu que ce soutènement méconnaît\ntotalement les données élémentaires de la\npsychologie et Y inaptitude foncière à la créa-\ntion qui caractérise l'esprit humain;\n» Attendu que les œuvres prétendûment\noriginales de l'homme se révèlent, en effet»\nà l'analyse comme de simples combinaisons\nnouvelles d'éléments préexistants et connus;\n» Attendu qu'on ne saurait, dès lors, re-\nfuser le caractère d* œuvre originale à un\ndessin artistique, sous prétexte qu'il se com-\npose fondamentalement de figures géométri-\nques préexistantes, groupées en un arrange-\nmen nouveua, pas plus qu'on ne saurait dé-\nnier l'originalité d'une œuvre littéraire, sous\nle fallacieux prétexte que l'auteur s'est borné\nà utiliser une faible partie des combinaisons\npossibles des vingt-six lettres de l'alphabet\npour extérioriser jusque dans ses moindres\nnuances l'infinie complexité de sa pensée... »\nDiable! Voilà des juges qui ont une piètre\nopinion de F esprit humain. Cela peut passer\npour de la modestie. Mais les artistes? Es-\nsayez donc de leur dire « genus irritabile»\nqu'ils sont foncièrement inaptes à créer\nquelque chose : ils n'en croiront pas un mot.\n(«Le Soir »).\nLE PRÉSENT NUMÉRO RENFERME SIX FLANCHES HORS TEXTE\n\nYVES."}, {"page_pdf": 31, "page_imprimee": "33", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192608-01.1.31", "texte": "TEK H N E\nSUPPLEMENT AU VOLUME VL NUMERO 2 DE « LA CITE ».\n\nARCHITECTURE\nA PROPOS DU DIPLOME D'ARCHI-\nTECTE. Un article d Ad. Puissant dans\n« L'Emulation » (numéro de juillet 1926)\n« Qu'est-ce qu'un architecte? ». Commen-\ntaire de la définition donnée par le Diction-\nnaire de l'Académie Française. La profession\nd architecte est méconnue du public; il en est\nla première victime. En bref, une liberté trop\ngrande est généralement laissée au construc-\nteur et il serait sage que celui-ci dût au\nmoins faire preuve de connaissances élémen-\ntaires pour être autorisés à construire.\nLE « NOORDZEE HOTEL » DE L'AR-\nCHITECTE HUIB. HOSTE. Le nu-\nméro du 15 mai de la Revue « Klei »\n(Nimègue) consacre la majeure partie de ses\nillustrations au « Noordzee Hôtel », œuvre\nsi caractéristique de l'architecte Huib. Hoste.\nSignalons de bonnes photos de la salle de\nthéâtre, incorporée au plan général de l'hô-\ntel et qui manifeste une sobre puissance et\nl'expression d'une belle technique moderne.\nCombien le rédacteur de l'article a raison\nde conclure : « De cœur, nous souhaitons à\nla Belgique de plus nombreuses réalisations\nde cette architecture dont le Noordzee Hôtel\nest un spécimen ».\nL'ŒUVRE DE MM. A. G. et C. PER-\nRET. Des notes sur l'œuvre des archi-\ntectes Perret ont paru dans la revue « La\nConsruction Moderne » (Paris, août 1926).\nAprès une courte énumératiion de leurs tra-\nvaux (Maison de rapport à Paris, Eglise du\nRaincy, Garage, Docks de Casablanca, Ma-\ngasin Esders, Tour d'Orientation de Greno-\nble), une attention spéciale est accordée au\nThéâtre des Champs Elysées, ainsi qu'à un\ntype de maisons jumelées, pour contremaî-\ntre, aux usines de Grand-Quevilly (Rouen).\nNous avons notre opinion faite quant à la\npremière de ces œuvres. Son succès à Paris\na bien prouvé qu'elle était loin d'être par-\nfaite. Ajoutons seulement que l'étude men-\ntionnée plus haut présente d'intéressants do-\ncuments graphiques et des photos de détails\ndu théâtre.\nQuant à la « maison pour contremaître »,\nni les plans ni les façades n'apportent,\ncroyons-nous, des innovations à mentionner\nau double point de vue utilitaire et esthé-\ntique.\nOn a encore parlé, tout récemment, dans\nun quotidien français, de M. Aug. Perret,\nà propos des « matériaux en disgrâce à\nl'Ecole des Beaux-Arts » et notamment\nle béton armé. Ce n'est pas d'aujourd'hui\nque nous savons à quelle sainte horreur les\nofficiels de France et d'ailleurs ont\nvoué cet élément indiscutable pour la plu-\npart : le béton armé, et qui s'impose malgré\ntout, progressivement.\nY aura-t-il du mieux sensible quand\nM. Perret fera partie de l'Ecole?\nRESTITUTION. On en parle beaucoup\nà Bruxelles, ces temps-ci. Il paraît qu'il\nrègne à cet égard, beaucoup de convic-\ntions inébranlables et qui ne demanderaient\nqu'à s'exercer dans des réalisations à l'ordre\ndu jour comme, par exemple, la si fa-\nmeuse « Vieille Boucherie ».\nVoici ce qu'on lit dans un quotidien fran-\nçais :\n« On vient de restaurer le portique de la\nCour des Fontaines au Pa! ais de\nbleau. M. Jean Verrier, dans la revue\n« Beaux-Arts » annonce la nouvelle en ces\ntermes : « ... la Commission des monuments\nhistoriques avait décidé de faire supprimer\nles portes vitrées et les fenêtres qui fermaient,\ndepuis le règne de Louis-Philippe, les arca-\ndes du grand portique qui occupe le fond de\nla Cour des Fontaines et supporte la terrasse\nsur laquelle donne la galerie François ler.Ier. Ce\ntravail vient d'être terminé par M. Bray ré-\ntablissant ainsi une disposition ancienne dont\nil est d'ailleurs assez malaisé de déterminer\navec* exactitude l'époque à laquelle elle fut\nexécutée ».\nDans le cas présent, c'est admissible. Mais\nque dire de cette manie contemporaine qui\ntend à donner à tous édifices leur aspect pri-"}, {"page_pdf": 32, "page_imprimee": "20", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192608-01.1.32", "texte": "TEK H N E\nSUPPLEMENT AU VOLUME VL NUMERO 2 DE « LA CITE ».\n\nmitif ? 11 y a des fonctionnaires logés à Fon-\ntainebleau. J'imagine qu'on va, sans tarder,\nsupprimer, pour eux, salle de bain, chauf-\nfage central et élecricité qui n'existaient\npoint au temps de Ducerceau! La logique\nl'exige Quand on a des principes, on les ap-\nplique jusqu'au bout.\nIl y a mieux à faire, et sans quitter Paris.\nLe Louvre n'est point tel qu'il fut au temps\nde Charles V. Qu'on démolisse le Louvre d à\nprésent, et, s'appuyant sur les fragments an-\nciens, qu'on rétablisse en son aspect robuste,\nle château de nos vieux rois.\nLa Cité non plus n est pas ce qu elle de-\nvait être .Notre-Dame ne se présente pas\nenchâssée dans les maisons gothiques d où\nelle s'élançait comme une perle au-dessus\nd'un diadème. Qu'on réunisse les documents\nils ne manquent pas et que les archi-\ntectes se mettent à la besogne. Qu'on dresse\nen neuf l'aspect du vieux. Qu'on ressuscite\nles vieilles formes et que, dans les maisons\nainsi rebâties, on oblige à demeurer les mem-\nbres de la commission tout entière des mo-\nnuments historiques, avec leur famille, il va\nsans dire!\nLe culte du passé qui nous anime touche\nau fétichisme. Il oblige à regarder toutes\nchoses en arrière. Il donne le regret d'être\nimpuissant à empêcher les arbres de croître,\nles fleuves de ronger leurs rives et les mon-\ntagnes de crouler. Il faut changer la phrase\ncélèbre. Il faut rester immobile dans les ci-\nmetières et ne pas s'élancer. Formule péri-\nmée; en avant, par-delà les tombes! Il faut,\npour être à la page, se montrer érudit et te-\nnace et proclamer les bienfaits de la patience\nqui restitue et reconstitue.\nLa patience, mot créé, a dit Byron, pour\nles bêtes de somme »!\nSCHAERBEEK. ECOLE SAINT-LUC.\nLa proclamation des résultats des con-\ncours de Tannée scolaire 1925-26, de l'lns-\ntitut Mares, de la rue des Palais, a eu lieu à\nla Salle Patria. Etaient présents à la cérémo-\nnie de nombreux dignitaires civils et ecclésias-\ntiques.\nM. Serneels, secrétare de 1 Association des\nAnciens Elèves, a fait constater que le chiffre\ndes inscriptions s'était élevé, pour l'année\nscolaire 1925-1926, à plus de 850, d où ré-\nsulte la nécessité de l'agrandissement des ins-\ntallations. Il a fait applaudir, par l'assistance,,\nle Frère directeur.\nM. Dupont, président du Cercle d'Etudes,\na défini le but et le rôle de cet organisme\ndont le programme consiste notamment en\ncauseries documentées et en conférences sui-\nvies de la mise en discussion des sujets et des\nmatières exposées.\nOn constate, dit la « Chronique des Tra-\nvaux Publics », dont nous reproduisons ici\ntextuellement les termes, que les cours du\nmatin et les cours du soir ont rivalisé d'ardeur\net d'émulation si l'on parcourt le palmarès\ndes nombreux prix et distinctions obtenus.-\nLes diverses sections d'arts manuels et déco-\nratifs figurent aussi en place d'honneur par\nles résultats constatés.\nMONUMENTS CLASSES. La Commis-\nsion royale des Monuments et des Sites a re-\nconnu aux édifices monumentaux du culte\nsuivants un mérite artistique, archéologique\nou historique justifiant leur classement dans\nla troisième classe :\nMullem et Lebbeke (Flandre Orientale)\net Oisquercq (Brabant), l'église; Merbes-le-\nChâteau (Hainaut), l'église, la tour et le por-\nche; Tamise (Flandre Orientale), l'église\nNotre-Dame, la tour datant de 1721; Au-\ndenhove (Flandre Orientale), l'église Ste-\nMarie, la tour et le chœur; Middelbourg\n(Fland re Orientale), l'église, la tour, le\nchœur et le transept; Rupelmonde (Flandre\nOrientale), l'église datant du XVIIIe siècle;\nMassemen (Flandre Orientale), l'église, la\ntour et le chœur; Biervelde Lembeke, Bas-\nsevelde, Nokere et Adeghem (Flandre Orien-\ntale), l'église et la tour; Elversele, Auwegem\net Basel (Flandre Orientale), l'église et la\nour datant du XVe siècle; Calcken (Flandre\nOrientale), l'église; Tihange (Liège), l'église\nci le presbytère; Strypen (Flandre Orientale),,\nla chapelle Saint-André."}, {"page_pdf": 33, "page_imprimee": "21", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192608-01.1.33", "texte": "TEK H N E\nSUPPLEMENT AU VOLUME VI. NUMERO 2 DE « LA CITE ».\n\nCONCOURS\nPROVINCE DE BRABANT *\nCONCOURS PROVINCIAL D'ART DE-\nCORATIF. Le concours provincial d'art\ndécoratif institué par la Province de Bra-\nbant est réservé, en 1926, à la sculpture.\nIl lui est attribué un prix de 4,000 francs.\nPour être admis au concours, les intéressés\ndoivent réunir les conditions suivantes, dont\nils auront à justifier :\n!0 Etre Belges et être domiciliés dans le\nBrabant depuis trois ans au moins;\n2° N'avoir pas dépasé l'âge de 35 ans à\nla date du 1 novembre 1926.\nLes concurrents devront présenter une fi-\ngure demi-nature et représentant « L'Ap-\nprenti ». Cette figure , destinée à la décora-\ntion d'un parc, d'un square, d'une place ou\nd'un monument public du Brabant ,devra,\néventuellement, pouvoir être exécutée gran-\ndeur nature en céramique ou en ciment.\nLes concurrents devront joindre à leur\nprojet, une exécution de la tête, grandeur\nnature. Les œuvres seront envoyées avant le\n15 novembre 1926 au Gouvernement pro-\nvincial, rue du Chêne, 22, et remises au bu-\nreau n° 14.\nPALAIS DE LA SOCIETE DES NATIONS\nA GENEVE\nNous avons parlé longuement dans notre\nprécédent numéro de cet important concours.\nSignalons à nos confrères bruxellois qu'ils\npeuvent consulter, dans les pureaux du\nvice technique provincial des bâtiments,\n12, place de la Vieille Hjalle-aux-Blés, à\nBruxelles, tous les jours ouvrables, de 9 à\n1 1 heures et de 2 à 4 heures, les projets re-\nlatifs à la contruction d'un Palais pour la\nSociété des Nations, à Genève.\n11 n'est pas délivré d'exemplaire de ce\nprojet par la Province.\nLes amateurs peuvent se procurer ces do-\ncuments, au prix de 20 francs suisses, en\ns adressant au Secrétariat général, à Genève.\nGRAND-DUCHE DE LUXEMBOURG.\nUn concours international est ouvert jus-\nqu au 31 octobre.\nLe programme comporte :\n1 ° La construction de grandes maisons de\ncommerce et de rapport, avec encorbelle-\nments et arcades;\n2° La partie inférieure, du côté de 1 Hôtel\ndes Postes et Télégraphes, devra compren-\ndre un bâtiment pouvant loger des services\npublics.\nLe concours est doté de 3 prix de •\n15,000, 7,500 et 5,000 francs respective-\nment.\nLes plans choisis restent la propriété de\nla ville.\nLes concurrents sont tenus de fournir les\nplans à l'échelle de 1/100 et invités à les\nadresser à l'Administration communale de la\nville de Luxembourg.\nLE CONCOURS D'ARCHITECTURE\nouvert par la Fondation nationale française\npour le développement de la Cité Universi-\ntaire de Paris a pris fin en juillet dernier.\nQuatorze architectes français ont présenté\ndes projets pour l'édification des « services\ncommuns » de la Cité Universitaire,,\nthèque, restaurant, salles de réunion, locaux\nde sports, etc., où se réuniront les nombreux\nétudiants français et étrangers qui seront hé-\nbergés dans les diverses « fondations » déjà\nconstruites ou à construire.\nSur les quatorze projets, quatre ont été re-\ntenus. Ils sont dus à MM. Max Brisac, Geor-\nges Doyen, Robert Lebout, Antoine Mar\nchisio.\nQuoique ces projets aient été jugés fort\nintéressants et remplis de suggestions utiles,\nle jury n'a pas cru devoir établir entre eux\nun classement. Il a donc récompensé les qua-\ntre auteurs, ex-aequo, par des primes de\n5,000 francs."}, {"page_pdf": 34, "page_imprimee": "22", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192608-01.1.34", "texte": "TEK H N E\nSUPPLEMENT AU VOLUME VI. NUMERO 2 DE « LA CITE ».\n\nAVIS IMPORTANT\nADMINISTRATION DE « LA CITE ».\nEN VUE D'EVITER DES RETARDS ET DES FRAIS\nINUTILES, NOUS SERIONS RECONNAISSANTS A NOS\nABONNES DE VERSER A NOTRE COMPTE CHEQUE-\nPOSTAL N° 166.21 REVUE « LA CITE », LE MONTANT\nDE LEUR ABONNEMENT POUR LE 6e VOLUME DE\n« LA CITE », SOIT VINGT-CINQ FRANCS. ILS SONT\nPRIES D'INDIQUER SUR LE BULLETIN DE VERSEMENT\nLEUR NOM ET ADRESSE COMPLETE.\nLES ABONNES ETRANGERS SONT PRIES DE NOUS\nFAIRE PARVENIR LA SOMME DE 30 FRANCS.\nLA 6e ANNEE DE «LA CITE » COMPRENDRA,\nCOMME LES PRECEDENTES, 12 NUMEROS ABONDAM-\nMENT ILLUSTRES.\nIL EST OFFERT A TOUT NOUVEL ABONNE, A\nTITRE DE PRIME, AU PRIX REDUIT DE DIX FRANCS,\nUN EXEMPLAIRE DU VOLUME V DE « LA CITE ». CE\nVOLUME, LUXUEUSEMENT IMPRIME, COMPREND\nPLUS DE 250 PAGES DE TEXTE ET 80 PLANCHES DE\nGRAND FORMAT.\n\nyillllllllllllllllllllllllllll!IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIHI!lllllllllllllllillllllllllllllllllllllll!IIHIIIiIII|l|||||||l|lilllllllllllllllllllllllllil,,lllil11^\nA LA BECHE D'OR 1\n29. RUE DE LA LYS, COURTkAI\nV.\n• <•\n- • : :\n&\nQUINCAILLERIE\nSERRURERIE\nBRONZES ET CUIVRERIES DE BATIAENTS\nIMMENSE CHOIX\nIMMENSE CHOIX\nQ\nD\nr-\\\nry\nrN\n□\nn\nJlllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllfllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll"}, {"page_pdf": 35, "page_imprimee": "23", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192608-01.1.35", "texte": "TEK H N E\nSUPPLEMENT AU VOLUME VI. NUMERO 2 DE « LA CITE ».\n\nCONGRÈS\nCONGRES INTERNATIONAL DE L'HA-\nBITATION ET DE L'AMENAGEMENT\nDES VILLES. VIENNE, 14.19 SEP-\nTEMBRE 1926.\nLa Fédération Internationale pour l'amé-\nnagement urbain et rural et les cités-jardins\ntiendra cette année un Congrès à Vienne,\nconformément aux décisions prises aux Con-\ngrès d'Amsterdam (1924) et de New-York\n(1925), et en réponse uax invitations adres-\nsées par le Bourgmestre et le Conseil Munici-\npal de Vienne avec l'aide du Gouvernement\nAutrichien et des organisations\nnés s'occupant de l'habitation et de l'aména-\ngement des villes.\nLes principaux sujets faisant l'objet des\ndiscussions seront :\nA. Examen des conditions du mode de\ntenure du sol dans chaque pays; dans quelle\nmesure permettent-elles des résultats prati-\nques concernant l'aménagement des villes et\ndes régions.\nB. La distribution rationnelle des villes\net des immeubles par appartement.\nLa discussion sur le premier point concer-\nnera la propriété foncière, les baux et l'usage\nauquel doit être consacré le terrain dans les\nplans de villes et de régions, la façon de se\nprocurer le terrain (par convention privée\nou par obligation légale) quand il est né-\nsaire pour le plan, l'échange des sites, et tous\nles problèmes fonciers qu'il faut résoudre\npour faire exécuter réellement les plans éta-\nblis. Elle englobera aussi l'étude de l'amé-\nnagement urbain et régional dans ses rap-\nports avec les valeurs foncières actuelles ou\nfutures, étude qui est rendue particulière-\nment nécessaire par le développement ré-\ncent de l'aménagement régional1 et les plus\nvaste étendues qui sont maintenant considé.\n;rées.\nLa seconde permettra des comparaisons\nentre les deux types d'habitation, leur op-\nportunité suivant les diverses conditions,\nleurs coûts respectifs et leurs avantages ou\ninconvénients sociaux. Elle concerne aussi la\nplace des deux types d'habitation dans les\nplans urbains et régionaux et les rapports de\n1 habitation avec l'aménagement urbain et\nrégional.\nVienne offre en elle-même beaucoup d'in-\ntérêt au point de vue de l'aménagement ur-\nbain et de l'habitation. C'est le centre d'une\nrégion importante et elle a le statut, non seu-\nlement d'une ville, mais d'un Etat de la Ré-\npublique Autrichienne. La ville a un plan de\n« Zoning » depuis 1893 et un plan général\ndepuis 1894. Elle a une grande ceinture de\nforêts et de prairies couvrant en tout 4,400\n\nTAPIS D'ART\nDE SAEDELEER < C\nAgrémentez vos intérieurs modernes\nd'un\nTapis De Saedeleer\nVous aurez le choix entre un Tytgat,\nun Van Huffel, un van de Woestyne,\nun de Saedeleer, un Chagall, un Jes-\npers un Van den Berghe, un Lhote,\nun Sluyters, un Zadkine, un Haesaerts,\nun Puvrez, un Leplae, un Alix, un\nMasereel, un Dudok, un Favory, un\nBoulez, un Laboureur, un Foujita, un\nP.-G. Van Hecke un Spilliaert, un\nPeeters un Vaminck, etc.\nVous posséderez un objet d'art numé-\nroté et signé, édité à exemplaires\nlimités.\nLES PRIX : CEUX\nDES TAPIS COURANTS\nLE STUDIO \" DE SAEDELEER „\nà Ktichove - lez - Audenarde, Belgique"}, {"page_pdf": 36, "page_imprimee": "24", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192608-01.1.36", "texte": "TEK H N E\nSUPPLEMENT AU VOLUME VL NUMERO 2 DE « LA CITE ».\n\nhectares. Un nouveau plan d'aménagement\nest en préparation pour la vaste étendue ur-\nbaine de la rive gauche du Danube.\nPendant la période difficile d'après-guer-\nre, le Conseil Municipal eut à construire plus\nde 3,500 maisons entre 1919 et 1923. Un\nprogramme de construction devant produire\n25,000 logements en 5 ans, fut mis en train\nà l'automne de 1923. En fait, la construc-\ntion est en avance sur le projet, car 6,700\nlogements furent construits en 1924 et\n8,800 en 1925. La plus grande partie du\nprogramme sera terminée à la fin de 1926.\nLa maison familiale pour les classes les plus\npauvres était inconnue avant la guerre, mais\nparmi les logements cités plus haut et cons-\ntruits depuis lors, 3,000 sont du type villa.\n\nEXPOSITIONS\nEXPOSITION PERMANENTE\nD'ECHANTILLONS FRANÇAIS. Nous\napprenons la prochaine ouverture, à Bru-\nxelles, d'une Exposition permanente d'Echan-\ntillons français qui va s'installer 29-31, rue\ndu Lombard.\nLe but de cette exposition est double :\nmettre à la disposition des acheteurs belges\nun lot d'échantillons d'articles d'origine fran-\nçaiset qui leur permettra de se rendre compte\nsur place des qualités du produit recherché,\net, d'autre part, offrir aux exportateurs fran-\nçais un vaste champ d action pour Técoule-\nment de leurs marchandises.\nLes organisateurs de cette Exposition per-\nmanente se sont efforcés de transformer en\nrelations durables les liens éphémères qui se\ncréent à la Foire Commerciale entre ven-\ndeurs et acheteurs.\nL'entrée des locaux sera gratuite : ceux-ci\nseront ouverts de 9 à 6 heures. L'Exposition\nne prélèvera aucun bénéfice sur les affaires;\nses ressources proviendront exclusivement de\nla location des stands.\nOn nous annonce que ce prix de location\nsera minime.\nL'ouverture de l'Exposition aura lieu dans\nquelques semaines.\n\nBIBLIOGRAPHIE\nGONIEAU « TABLES DES RAYONS POUR LE\nTRACE DES COURBES », in-8° oblong. XV.\n95 pages, cartonné toile, 20 francs. Office de Pu-\nblicité, Bruxelles.\nEn établissant ces tables, l'auteur s'est fixé le\nbut de dessiner des courbes sans l'emploi d'instru-\nment. Elles permettent d'établir d'une façon pré-\ncise les lignes courbes les plus usuelles et offrent le\ngrand avantage de dispenser les techniciens du\ntracé des épures, d'où économie de temps. Ce vo-\nlume s'adresse non seulement aux ingénieurs et\naux architectes, mais surtout aux entrepreneur#,\nmaîtres maçons et à tous les ouvriers du bâtiment.\n\n.MADAMEr\nHUIyPIAU-VAN WTBERGHÊr\nCourkraâ\ni Quai de laDi\nMArîufôicbure de t&pîo/\nde &myrm\nlepoiatnoué\nTâipiW*erieGA Gobelino/\"\nCouc/cflW «j. Abôit-joar\nde dee/c/inc/\"|l\ncrur demande\nM\n9?\ni\nm\n«as-\ni\nTéléphoné\n&\n>:*:\nr4a\nn\n«S\n>*•\n•>:-\n&\n:\n&\ni\n88\n:■»\n&\n«\nM\n%\n;-x\nM\nW:\nM\ni\ni\nx::\nSx»\nS\"\nyx-\ns\n<-x-\n-i\nWMmï.\n<■:•:\n*:*W"}, {"page_pdf": 37, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192608-01.1.37", "texte": "PRIX DE L'ABONNEMENT A LA SIXEME ANNEE £)£ Belgique BMW\nFrancs belge*\n«LA CITE » 25.00 30.00\nTout nouvel abonné peut obtenir, à titre de prime :\na) La 5* année de «La Cité », au prix réduit de ..... 10.00 12.50\nLes 3* et 4* années de m. La Cité », au prix réduit de ... 5.00 7.50\n(Le prix en librairie est de 10 francs Belgique, 15 francs étranger),\nb) Le Cœur de la Ville de Bruxelles,par Charles Buis, avec traduction d'une confé-\nrence de C. Giirlitt sur la « Conservation du cœur d'anciennes villes ». Une bro-\nchure de 24 pages. (Prix en librairie : 2 francs.) gratuit\nc) L'Abbaye de la Cambre.par G, des Maiez, (Prix en librairie : fr, 1.50)» gratuit\nd) Paul Hankar(lBs9-1901), par Ch. Conraidy, et Raym. Thibaut Une bro-\nchure illustrée. Prix en librairie : 3 francs. gratuit\n\nEdition* \" TEKHNÉ „\nLA CITE, Première année. (Rare.) . . . . . fr. 20.\nDeoiki usée. (Rare.) fr, 10.—\nL'Art et la SeciéU, par H.-P, BerUge, architecte à Amsterdam. Tiré» à part de la Revue\n« Ait et Technique » (eeptandbve 1913-février 1914). Un volume luxueusement im-\nprimé et illustré de 98 clichés fr. 20.\nMatériaux de substitution dans laconstruction demaisons, par J Seroen, architecte. Une\nbrochure illustrée ........ , , fr. 2.\nL'habitation coloniale Sa construction au Congo Belge, par Gast Boghrmirn. Une brochure\nde 20 pages abondamaaeot iUwtrée fr. 3.\nComtanlin Meunier. L'historique de son monument au travail, par R. Thiry et G. H*\ndrickx. Une brochure ffluttrée . . . . a , a a a ■ a , , , , Ir, I.\nL'Art des Jardin»et le nouveau jardin pittoresque, par Louis van der Swaeimea. architecta-\npaysagiste . . » fr. I.\nLA REVUE « TEKHNE » Collecte» comète de U 2- aimée (1912-1913). Beau\nvolume de 516 page», aur papier couché, ilhnlif de 250 dichés fr. 15.\nPour s'abonner à « La Cité » on obtenir des livres, il suffit\nde verser, dans n'importe quel bureau des postes, au crédit du\ncompte chèques postaux n\" 166.21 Revue « La Cité », la somme\ndue et d'inscrire sur le bulletin de versement le titre du livre et les\nnom et adresse du souscripteur."}, {"page_pdf": 38, "page_imprimee": "couv. 4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192608-01.1.38", "texte": "Imprimerie H. KUMPS-ROBYN. 81-85. rue Keyenveld. Ixelles. Téléphone : 174.8*.\n\nÉtablissements F. BIVORT, M. CORNÉT 6C°\n11, rue Fossé aux Loups 4 •* BRUXELLES\nBUREAU D'ÉTUDES TECHNIQUES\nIngénieurs Conseils\nAppareils de levage et de manutention Ponts roulants Ascenseurs\nMontes-charges Mono-rails Élévateurs Câbles transporteurs aériens\nCRICS ET VÉRINS\nCONSTRUCTIONS MÉTALLIQUES PONTS CHARPENTES - PyLONES\n\nPHOTOGRAPHIE\nD'ARCHITECTURE\n& D'OEUVRES D'ART\n• •\nSO RUE ROUGE. UCCLE\nBRUXELLES.TÉL.4O366\n334\n\nTRAVAIL MECANIQUE DU BOIS\nPORTES FENÊTRES ESCALIERS\nTRAVAUX EN SERIE\n•I ••\nUS MENUISERIES UtIEOISES\nSOCIÉTÉ COOPÉRATIVE\nRUE GRANDE FOXHALLE\nTÉLÉPHONE : 6394. HERSTAL\nCOMPTE - CHÈQUES POSTAUX 446,99\n\nToileries et briqueteries du \" PROGRÈS „\nSociété auoajne à Hennuyères (Belg )\ninaimiaia\nPLANCHERS transportabies\nen briques creuses armées\nCHEMINÉES DE FUMÉE ET DE VENTILATION\nA CONDUITS SIMPLES ET MULTIPLES ©SSJ)\nBETON - Poutres - Charpentes"}]}