{"numero_id": "bm-bmtnaac-1926-11-01", "volume": "bmtnaac_1926-11_01", "ocr_sha256": "be70c70d64911c5e707737792b1d9dd566b0c287fb4cf52c8a5a17337fb2bd3a", "source_tei": "https://github.com/Princeton-CDH/bluemountain-transcriptions/blob/main/periodicals/bmtnaac/issues/1926/11_01/bmtnaac_1926-11_01.tei.xml", "source_mets": "https://github.com/pulibrary/BlueMountain/blob/main/metadata/periodicals/bmtnaac/issues/1926/11_01/bmtnaac_1926-11_01.mets.xml", "url_numero": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01", "articles": [{"article_id": "bm-bmtnaac-1926-11-01-c002", "article_bluemountain": "bmtnaac_1926-11_01#c002", "volume": "bmtnaac_1926-11_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "41", "page_fin": "50", "image_debut": 3, "image_fin": 12, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.2.2", "titre_corps": "REVUE D'INFORMATION CONSACRÉE A L'ARCHITECTURE, L'URBANISME, L'ART PUBLIC ET A LA TECHNIQUE DU BATIMENT", "titre_sommaire": "REVUE D'INFORMATION CONSACRÉE A L'ARCHITECTURE, L'URBANISME, L'ART PUBLIC ET A LA TECHNIQUE DU BATIMENT", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 3, "page_imprimee": "41", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.1.3", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 110, "texte": "TEKHNE\nREVUE D'INFORMATION CONSACRÉE A\nL'ARCHITECTURE, L'URBANISME, L'ART PUBLIC\nET A LA TECHNIQUE DU BATIMENT"}, {"page_pdf": 3, "page_imprimee": "41", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.1.3", "debut_caractere": 198, "fin_caractere_exclue": 2423, "texte": "LE NOUVEL IMMEUBLE DU BUREAU\nINTERNATIONAL DU TRAVAIL A GENÈVE\n\nEn 1922, s'ouvrait le concours pour l'érec-\ntion, à Genève, du nouvel immeuble du Bu-\nreau International du Travail. Un jury inter-\nnational désignait l'architecte suisse G. Epi-\nteaux comme vainqueur du tournoi, et lui\nconfiait le soin de diriger l'exécution du nou-\nveau bâtiment.\nEn deux ans et demi environ l'œuvre était\nachevée, offerte aux jugements et aux cri-\ntiques.\nVoici quelques données qui aideront à me-\nsurer l'importance du problème posé. 11\ns'agit d'un vaste immeuble de bureaux de-\nvant servir et abriter une administration dont\nl'organisme s'élève à 350 personnes environ\net dont les locaux se répartissent générale-\nment en : bibliothèque (165,000 volumes,\navec possibilité d'augmentation journalière\nde 30 volumes); salles de réserve de maté-\nriel et d'équipement des bureaux, ainsi que\ndes nombreuses publications du B. I. T. sor-\ntant d'impression; hall d'assemblées, diver-\nses chambres de comités; une salle de lec-\nture attenante à la bibliothèque. Il était aussi\nrequis que le bâtiment fut compris avec pos-\nsibiliés d'agrandissements futurs, et s'accor-\ndant parfaitement avec le site environnant\n(les bords du lac de Genève). Enfin, la dé-\npense totale ne pouvait dépasser éclairage\net chauffage compris 3 millions de francs\nsuisses.\n« The Architect's Journal » (août 1926)\npublie, accompagnant un article de M. Ken-\nnedy,des photos d'ensemble et de détail ainsi\nqu'une réduction des plans de la réalisation,\ndue à G. Epiteaux. La description de l'im-\nmeuble a été faite à maintes reprises par les\njournaux. A distance, le bâtiment offre une\nmasse rectangulaire assez simple et uniforme\net qui ne gagne certes pas à être appro-\nchée. M. Kennedy, qui en a visité l'intérieur,\najoute : « C'est bien satisfaisant, si Ton veut,\nmais cela ne conquiert pas. Et pourtant, con-\ntinue-t-il, le nombre des bâtiments adminis-\ntratifs vraiment modernes n'est pas énorme\net il y avait ici belle occasion de montrer en\nquelle mesure l'architecte d'aujourd'hui peut\naider l'administrateur ». Et de fait, si l'on\nmet à part quelques détails d'innovation pra-\ntique (l'ascenseur continu, d'amples placards\nservant de vestiaire à chaque bureau privé."}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "43", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.1.5", "debut_caractere": 57, "fin_caractere_exclue": 2967, "texte": "le dispositif des doubles fenêtres à ouverture\nsimultanée, etc.), l'ensemble de l'ouvrage\nest, à vrai dire, bien inoffensif. Pour n'être\npas injuste M. Kennedy fait remarquer qu'en\nsomme une clause essentielle, et qui n était\npas inscrite au programme, était en soi la\nprincipale difficulté à vaincre : il fallait plaire\nà plus de cinquante nations!\nIl est donc vraisemblable que l'architecte,\naprès avoir strictement réalisé l'utilitaire, ait\nvoulu flatter le sentiment. 11 s'est donc mis\nà « décorer » afin que les bureaux proposés\nprissent un air lointain de palace car il\nest admis que le palace a droit d'entrée in-\nternationale. Le budget était pourtant assez\nlimité. Et il eut sans doute mieux valu que\nla dépense affectée aux monumentales et par\ntrop classiques rosaces, corniches, candéla-\nbres, bas-reliefs divers, et surtout à cette\ninexplicable masse surélevée qui prétend\nmettre un « accent », purement décoratif\nd'ailleurs, sur la masse de l'édifice qu\ncette dépense eut servi, par exemple, à réa-\nliser plus d'innovations véritables dans le\nconfort et 1 aide précieuse que pouvait ap-\nporter l'architecture à l'administration qu'elle\na pour tâche de servir. Peut-être eut-on évité,\nainsi, bien des illogismes et des fades rémi-\nniscences.\nAjoutons, pour conclure, que les maté-\nriaux du gros œuvre sont : le béton armé\npour l'ossature générale; le granit pour les\nsous-sols et rez-de-chausée; la pierre pour\nles murs extérieurs du premier étage, les au-\ntres murs étant fatis de pierre artificielle.\n\nCONCOURS POUR LE PALAIS DE LA\nSOCIÉTÉ DES NATIONS A GENÈVE\n\nL intérêt que l'on porte dans les milieux\nprofessionnels belges à cet important con-\ncours, s'est manifesté par la publicité qui lui\na été donnée dans les revues d'architecture,\npar l'étude que les principales associations\nprofessionnelles en ont fait, plus particuliè-\nrement par le voyage à Genève organisé\npar la Société Centrale d'architecture de Bel-\ngique et auquel un grand nombre de con-\nfrères ont pris part.\nOn peut espérer dès lors que la Belgique\nsera représentée dans cette joûte internatio-\nnale par une équipe nombreuse. Nous ne\npouvons qu'applaudir au généreux labeur\nde ses participants et former des vœux pour\nleur succès.\nCependant sans vouloir refroidir leur\nenthousiasme il nous sera permis de nous\nfaire l'écho d'âpres qritiques qui ont été\nadressées de divers côtés contre l'organisa-\ntion de ce concours.\nElles firent tout d'abrod l'objet d'une let-\ntre ouverte adressée il y a plusieurs semai-\nnes déjà par l'architecte allemand Bruno\nTant au jury du concours. Etant donné l'in-\ntérêt de cette lettre et la haute personnalité\nde son autour nous avons estimé inté-\nressant de donner une traduction du texte\nnéerlandais publié par le « Bouwkundig\nWeekblad » d'Amsterdam.\nDès l'ouverture du concours les sociétés d'ar-\nchitecture hollandaises avaient, elles aussi,\ninsisté sur les frais considérables que la par-"}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "44", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.1.6", "debut_caractere": 57, "fin_caractere_exclue": 3581, "texte": "ticipation au concours occasionnerait aux\nconcurrent»; elles avaient adressé une péti-\ntion au gouvernement néerlandais en vue\nd'obtenir un subside qui aurait permis de\ndéfrayer quelques architectes choisis par\nleurs pairs. Cette pétition n'eut point de\nsuite.\nC'est encore dans le « Bouwkundig\nWeekblad » (n° du 23 octobre) que fut pu-\nblié une protestation fort justifiée contre le\ndélai trop limité du concours.\n« Le jury y est-il dit s'est-il bien\n» rendu compte de ce que l'on exige des\n» participants tant comme travail de con-\n» ception que comme travail de dessin et\n» de aïeuls? On en douterait vraiment?\n» Ou bien aurait-on voulu ne faire appel\n» qu'aux hommes de routine, aux grandes\n» « firmes » d'architecture à production\n» « rapide »? Pourquoi cette précipitation?\n» Il ne s'agit pas d'un édifice utilitaire dont\n» il faut hâter le rendement financier, mais\n» d'un monument consacré à la glorifica-\n» tion d'une idée. »\nL'auteur de la protestation rappelle que\nle dél ai pour le concours du Palais de la\nPaix édifice d'importance considérable-\nment moindre, fut de huit mois et que\npour d'autres concours publics tel celui\nde l'hôtel de ville de Rotterdam il fut de\ndix mois.\nA la suite de cette protestation et des ad-\nhésions qu'elle rencontra le Bond Nee-\nderlandschie A \\t c h i t e c t e n ( B.\nN. A. ) et la Société Architectura\net A m i c i t i a (A. et A.) adressèrent au\njury du concours pour le Palais de la So-\nciété des Nations une pétition concernant\nune prolongation du délai accordé aux con-\ncurrents. En voici le texte :\n« Les bureaux de la « Maatschappij tôt\n» Bevordiging der Bouwkunst », du B.N.A.\n» et de A. et A. après avoir pris connais-\n» sance du programme du concours pour la\n» construction du Palais de la Société des\n» Nations, prennent la liberté d'attirer l'at-\n» tention du jury sur ce qui suit :\n» Il va de soi que le délai alloué en vue\n» de la remise des projets constitue une des\n» prescriptions les plus importantes du pro-\n» gramme. Sans aucun doute le jury n'a dé-\n» cidé de fixer ce délai à six mois, qu'après\n» avoir mûrement réfléchi et il a basé cette\n» décision sur l'appréciation qu'il s'était\n» formée, pour autant que la chose lui fut\n» possible sans qu'il n'élabore le projet, sur\n» l'importance du travail demandé.\n» Or, il appert aujourd'hui lors d'une\n» étude plus complète du problème et lors-\n» qu on détaille les questions secondaires,\n» qui après la conception de l'ensemble\n» exigent une étude architectonique et\n» technique, minutieuse, que le délai con-\n» senti est trop limité. Des concurrents qui\n» craignent qu'ils ne pourront terminer en\n» temps voulu leurs projets, ont fait enten-\n» dre des protestations. Etant donné qu'il\n» s'agit ici d'un édifice qui, comme le jury\n» l'exprime fort justement, « par la pureté\n» de son style, l'harmonie de ses lignes, est\n» appelé à symboliser la gloire pacifique du\n» XXe siècle », il serait hautement déplo-\n» rable que le délai du concours puisse être\n» cause que ses résultats ne répondent point\n» à votre attente.\n» Pour ces raisons les soussignés estiment\n» devoir insister vivement afin que le délai\n» accordé aux concurrents soit prolongé de\n» quatre mois et qu'en conséquence la date\n» de la remise des projets soit fixée au\n» 25 mai 1927. »\nDes associations d'architectes de France,\nBelgique, Allemagne et Suisse ont fait savoir\nau B. N. A. qu'elles adhéraient à cette pé-\ntition. Nous attendons avec impatience la\ndécision du jury que nous ne manquerons\npas de faire connaître à nos lecteurs.\n\nV. R."}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "46", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.1.8", "debut_caractere": 57, "fin_caractere_exclue": 3896, "texte": "LETTRE OUVERTE AU JURY DU CONCOURS POUR\nLE PALAIS DE LA SOCIÉTÉ DES NATIONS A GENÈVE\n\nL'ampleur du sujet, la beauté du site, le\ndésir, exprimé de ne recevoir que des pro-\njets rationnels, enfin, et non le moins, l'éclat\ndu nom, engagent les architectes d'entrer\ndans cette arène glorieuse. Le programme\napprofondi et soigné, qui constitue de la part\ndu jury un travail remarquable, est particu-\nlièrement attrayant.\nTo us ces faits m'incitent à méditer le pro-\ngramme du concours, mais ils m'obligent\négalement à exprimer publiquement mon\nopinion, car l'étude de ce programme m'a\nconduit à une conclusion négative, celle de\nne pas prendre part à la joute. On dirait qu'il\nexiste une contradiction irréconciliable entre\nl'objet du concours et son organisation,\nentre le but et le moyen contradiction\ntelle que si on suivait cete méthode jusqu'au\nbout, une contradiction analogue dans la\nconstruction même du palais pourrait en, être\nla conséquence. Il s'agit de faire choix d'un\narchitecte parmi tous les architectes des\n58 Etats du globe. Le programme exige de\nchacun de ces innombrables architectes un\nplan d'ensemble à l'échelle de 1 à 200, et\ndes plans de détails; une description minu-\ntieuse des fondations, du chauffage, etc., un\nmétré comprenant vingt pages. Le travail\ndemandé correspond à celui exigé pour un\nprojet définitif. Par conséquent, d'après les\nbarèmes des honoraires en vigueur en Suisse,\nil devrait être rémunéré au taux de 1.2 p.c.,\nce qui,pour un édifice évalué à treize millions\nde francs, serait 156,000 francs, alors que le\nmontant total des primes ne s'élève qu'à\n1 65,000 francs. L'heureux gagnant du pre-\nmier prix touchera donc, à moins d'un ac-\ncord entre lui et la Société des Nations, et\nquoique son projet recommandé pour exécu-\ntion devra être remanié conformément aux\ndesiderata de cette Société, comme indem-\nnisation unique définitive, 50,000 francs, soit\nmoins du tiers de la somme allouée par le\nbarème des honoraires suisses. Comme au\nsurplus les projets primés deviennent la pro-\npriété des organisateurs du Concours et que\nd'autre part le concept « propriété » n'a pas\nété explicitement défini, il n'existe aucune\ngarantie au sujet de la protection du droit\nd'auteur.\nFont partie des obligations imposées aux\nconcurrents : la production d'un certificat\n« valable » de capacité, en tant qu'architecte\nexécutant. Qu'arrivera-t-il, si un projet gé-\nnial remporte le premier prix, et qu'à l'ou-\nverture des enveloppes, il appert que son au-\nteur ne peLit faire état d'une situation indé-\npendante ni même d'aucune clientèle.La pro--\ntestation d'un seul membre du jury forcerait\ntous les autres à s'en tenir au programme et\npar le fait même à refuser tout prix, même\nde 2,500 francs, car la preuve de « capa-\ncité » est une des conditions sine qua non du\nconcours.\nAu surplus, il est contraire au souci pé-\nremptoire de respecter strictement l'anony-\nmat, tant pour le nom que pour la natio-\nnalité, de faire du contenu des envelop-\npes d'identifications un des éléments du pro-\njet soumis. J'estime cependant, que ces ob-\njections-là pourront être surmontées grâce à\nl'intégrité et au tact tant du jury que de la\nSociété des Nations.\nIl n'en subsistera pas moins ce qui suit :\nOn peut admettre que les 58 Etats enverront\nau moins mille projets. Pour se conformer\naux prescriptions rigoureuses du programme,\net dans l'espoir d'obtenir la commande, cha-\nqtie compétiteur fera de son mieux; tout en\nne tenant même pas compte de son propre\ntravail, il dépensera de 5 à 10,000 francs.\nCela revient à dire qtie pour arriver à choisir\nun seul architecte, il aura été dépensé tout à\nfait inutilement, une somme improdiictive de\n5 à 1 0 millions de francs et sans que le tra-\nvail propre des architectes ait été rémunéré;\nen tenant compte de ce travail, on en arrive\nà une somme représentant plusieurs fois le"}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": "47", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.1.9", "debut_caractere": 57, "fin_caractere_exclue": 3549, "texte": "coût de la construction elle-même, somme\nqui sera jetée à l'eau.\nCet ensemble de circonstances favorise les\narchitectes arrivés et disposant de capitaux;\nc'est une grande injustice contre l'ldée, en\n1 occurrence, la meilleure Idée de 58 Etats,\ncar malheureusement, les porteurs d'ldées ne\nsont jamais cousus d'or.\nAinsi donc, Messieurs du Jury, vous avez\nrenoncé au travail des architectes doués qui\nne font pas encore partie du monde des\nprofiteurs, « Welt des Profits ». Mais\nvoyons ce qui vous attend vous-mêmes, lors\nde l'arrivée des mille projets. Pour un pre-\nmier examen, vous pendrez à la cimaise au\nmoins le plan de situation, les plans du rez-\nde-chaussée, et une perspective de chacun\ndes projets; cela fera six mètres par projet,\nau total six kilomètres de cimaise. Alors\nmême, qu'au premier tour vous ne consacriez\nque cinq minutes par projet, et tout en tra-\nvaillant activement huit heures par jour,\navant d'avoir terminé le deuxième et troi-\nsième triage, la répartition des prix, l'examen\nde la question de l'exécution du projet, la\nrédaction du rapport, il vous faudra disposer\nau moins de quatre semaines de travail.\nMême si en l'occurrence l'argent ne jouait\naucune rôle, la puissance du capital n'en for-\nmerait pas moins une partie intrinsèque du\nprogramme, volume luxueux, coûteux, dont\nla présentation fait songer à une architecture\navec des colonnes grecques, des frises, des\nguirlandes et des sculptures, tout comme le\nstyle international qui est l'opposé et renne-\nmi de cet effort grave, disséminé peut-être,\nmais qui se retrouve chez tous les peuples,\npour « la pureté du style et l'harmonie\ndes lignes », ainsi que vous l'avez si bien dit\ndans votre introduction.\nJe crois être d'accord avec de nombreux\ncollègues en cloutant que de cette manière on\npuisse créer un édifice, appelé à symboliser\nla gloire pacifique du 20e siècle. Ce sont vos\nbelles paroles qui, tout en éveillant des es-\npoirs provoquent des réponses tacites ou\nnon, semblables à la mienne; ce sont elles\nqui rendront sensibles à un grand nombre la\ndifférence entre la gloire pacifique du 20e\nsiècle et l'écart entre leurs moyens pécuniai-\nres et ceux nécessaires à la réalisation de\nleurs aspirations.\nLes soucis financiers imposés aux partici-\npants ne pourraient-ils être entièrement écar-\ntés? Pourquoi ne pas fournir un programme\ngratuit, pourquoi ne pas exiger de simples\nesquisses du plan terrier à 1 pour 500;\nun seul croquis architectural en quelques\ntraits? Vous redoutez, en ce cas, et avec\nraison., d'êbre submergés par des milliers\nde projets? D'autre part, tout concours de\nce genre devient impossible lorsque la con-\nception de la majorité du jury est inconnue.\nPourquoi ne pas choisir de quelque autre ma-\nnière un certain nombre d'architectes aux-\nquels on ne demanderait pas autre chose que\nce qui vient d'être dit? Dans ce cas il n'y\naurait pas lieu de distribuer des prix; on ne\ndécernerait que des mentions d'honneur et\nla commande serait la récompense du lau-\nréat. En somme il ne s*agit pas de découvrir\nle plus « beau » projet, mais bien le meilleur\narchitecte. « Pureté de style, harmonie des\nlignes, gloire pacifique du 20e siècle »\nsont des mots, qui impliquent des obliga-\ntions, dont une m'a amené à écrire cette let-\ntre. L'affaire est en route et ne peut plus être\narrêtée. Puissent mes paroles contribuer\nnéanmoins à ce que de cet instrument par-\ntiellement désaccordé, les notes pures seules\nretentissent.\n(Traduction libre pour «La Cité» par C. S.)\n\nBruno TAUT."}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "48", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.1.10", "debut_caractere": 63, "fin_caractere_exclue": 3703, "texte": "LA CITÉ-JARDIN DE SURESNES (SEINE)\n\nUne étude, assez complète et pourvue de\nnombreuses illustrations, due à M. A. Gois-\nsand, a paru dans « La Construction Mo-\nderne » (29 août ! 926).\nAperçu général. La cité doit couvrir une\nsurface de 35 hectares, dont la forme géné-\nrale est un vaste carré complété par un trian-\ngle équilatéral à deux côtés légèrement in-\ncurvés.\nL'emplacement de la Cité-jardin sur\nun vaste plateau (sauf une déclivité vers la\ngauche), protégé des vents et fort bien en-\ncadré a été choisi admirablement. Les\nmoyens de communications existants, reliant\nle pays environnant à Paris, sont nombreux.\nL'Office des Habitations à Bon Marché\ndu Département de la Seine a confié la réa-\nlisation de la cité-jardin à l'architecte Mais-\ntrasse.\nLe terrain, acquis à des conditions assez\nonéreuses, est relativement restreint.\nAussi l'architecte dut-il envisager la cons-\ntruction, pour une partie, de maisons col-\nlectives à étages.\nLe plan d'ensemble est axé sur les deux\nvoies principales qui conduisent à la capitale.\nLe second, le boulevard de Versailles, est\nappelé à devenir une voie de grand trafic.\nA la terminaison de cette artère prolongée\nse trouve une place carrée, entrée de la cité\net point de départ de la voie axiale, condui-\nsant à une place demi-circulaire d'où partent\nles diverses artères de circulation (dont deux\nvoies divergentes et un boulevard périphéri-\nque) .\nLe « centre social et commercial » de la\ncité, est une place de vaste dimension, au cen-\ntre même de la compositon. Ouverte sur des\nperspectives heureuses, cette place sera bor-\ndée de maisons collectives avec boutiques,\net d'immeubles publics.\nLe tracé des voies est autant que possible\nrectiligne, pour le meilleur lotissement. Ses\nvoies elles-mêmes, toutes pourvues de pers-\npectives diverses, et sans monotonie, inter-\nrompues par des places ou des carrefours.\nLes îlots jouissent tous, et chacun diverse-\nment, de situation avantageuse ou de points\nde vue agréable.\nA l'heure actuelle, deux parties (un grou-\npe d'habitations à l'entrée de la cité et un\ngroupe scolaire à pont d'avenue) sont ache-\nvées.\nLes maisons d'habitation. L'architecte\nMaistrasse a préféré à la construction de mai-\nsons isolées, celle de groupements de 2 à 3\npetites maisons, « ce qui permet, dit-il, de\nménager des points de vue, des espaces li-\nbres, enfin de réaliser une composition géné-\nrale d'ensemble ».\nUne raison péremptoire est l'économie\nsérieuse que le groupement par 2 et 3 mai-\nsons apporte à la construction, au chauffage,\nainsi qu'à la répartition des charges de voi-\nries et d'édilité.\nLe groupe réalisé actuellement comporte\n9 bâtiments collectifs (sur caves), dont 3\nd'angles.\nCes bâtiments, orientés Nord-Sud, sont\nséparés par de grands espaces ombragés,\npour les jeux et les enfants. Les trois\nments d'angles comprennent dans leur en-\nsemble 72 logements, tandis que les six bâ-\ntiments intermédiares, semblables, en com-\nprennent 120 et couvrent une superficie de\n1,656 mètres carrés.\nLes maisons individuelles, au nombre de\n1 3, sont groupées par 2 et 3.\nLa superficie moyenne de chaque lot est\nd'environ 300 mètres avec 50 mètres de\nsurface construite. Ces maisons, situées en\nretrait de 5 mètres sur l'alignement des\nvoies, sont élevées sur caves. Elles compren-\nnent au rez-de-chaussée : un porche, une\nentrée avec escalier montant à l'étage et\ndescendant aux caves, une salle à manger,\nune cuisine, une chambre à coucher et un\nwater-closet; à l'étage, 3 chambres et un\ndébarras. Les façades orientées Est et Ouest.\nAu centre de l'îlot est le bâtiment à usage\nde lavoir avec service de bains. L'installation\nde ce bâtiment comprend :"}, {"page_pdf": 11, "page_imprimee": "49", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.1.11", "debut_caractere": 310, "fin_caractere_exclue": 1229, "texte": "1. Deux chaudières à vapeur semi-tubu-\nlaires avec groupe alimentaire et injecteuï\nde secours.\n2. Deux réservoirs de 1,500 litres, en tôle\ngalvanisée (pour l'eau chaude du lavoir et\nde3bDeux bouteilles closes de 300 litres en\ntôle galvanisée avec fond démontable (pour\nl'eau chaude des lavabos).\n4. Un réservoir de 2,000 litres en tôle\ngalvanisée, réchauffé par serpentin à vapeur\n(pour recueillir la lessive usagée des cuviers).\n5. Un cuvier avec appareil d'aspersion à\ncontinu\n6. Deux essoreuses centrifuges mues élec-\ntriquement.\n7 Deux séchoirs à vapeur comprenant\nchacun 7 tiroirs verticaux avec barres\nd'ébardage.\n8- Un matériel de lavoir avec bac des-\nsaugcage de !,0„0 litres et des batteries\nPour les laveuses avec 6 tables d essoreuses\nen tôle galvanisée, 15 treteaux roulants,\n' appareil distributeur a jetons pour la les-\n£*ve et eau c au e-\nLe service des bains comprend 6 cabines\n®t 22 cabines de douches."}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "50", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.1.12", "debut_caractere": 218, "fin_caractere_exclue": 1408, "texte": "Voici enfin quelques détails sur le mode\nde construction des divers bâtiments :\nCAVE 3 en meulière hourdée au mortier\nde chaux hydraulique; cloisons en briques.\nDescentes de caves, extérieures. Couloirs, au\ng df murs de façade, où sont placées\ntoutes les canalisations facilement accessi-\nbles .\nPlancher haut en béton armé.\nMURS de façade en briques soubasse-\nment en meulière, enduits de ciment. Lin-\nteaux et balcons en béton, armé enduit en\nciment spécial.\nMURS de refend en briques. Cloisons en\ncarreaux de plâtre.\nPLANCHERS des étages en béton arme\navec hou/dis creux en poteries. Parquets et\ncarrelages. Menuiserie généralement en chê-\nne. Murs intérieurs peints à l'huile.\nEscaliers en ciment armé, à volée droite,\ndont les murs sont revêtus de carreaux de\nRrès. Les rampes en fer, avec dispositif spé-\ncial pour ]es enfants.\nHAUTEUR du rez-de-chaussée : 3 m. ; du\npremier étage : 2 m. 80, des autres étages:\nm*\nCHARPENTE de sapin. Couverture : tui-\nles mécaniques à emboîtement. Tuyaux de\ndescente des eaux pluviales et canalisations\nd eaux usées : fonte. Eviers en, pierre dure\navec siphon démontable.\nL électricité et le gaz complètent l'instal-\nlation parfaite de ces logements."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1926-11-01-c003", "article_bluemountain": "bmtnaac_1926-11_01#c003", "volume": "bmtnaac_1926-11_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "41", "page_fin": "43", "image_debut": 3, "image_fin": 5, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.2.2.1", "titre_corps": "LE NOUVEL IMMEUBLE DU BUREAU INTERNATIONAL DU TRAVAIL A GENÈVE", "titre_sommaire": "LE NOUVEL IMMEUBLE DU BUREAU INTERNATIONAL DU TRAVAIL A GENÈVE", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 3, "page_imprimee": "41", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.1.3", "debut_caractere": 198, "fin_caractere_exclue": 2423, "texte": "LE NOUVEL IMMEUBLE DU BUREAU\nINTERNATIONAL DU TRAVAIL A GENÈVE\n\nEn 1922, s'ouvrait le concours pour l'érec-\ntion, à Genève, du nouvel immeuble du Bu-\nreau International du Travail. Un jury inter-\nnational désignait l'architecte suisse G. Epi-\nteaux comme vainqueur du tournoi, et lui\nconfiait le soin de diriger l'exécution du nou-\nveau bâtiment.\nEn deux ans et demi environ l'œuvre était\nachevée, offerte aux jugements et aux cri-\ntiques.\nVoici quelques données qui aideront à me-\nsurer l'importance du problème posé. 11\ns'agit d'un vaste immeuble de bureaux de-\nvant servir et abriter une administration dont\nl'organisme s'élève à 350 personnes environ\net dont les locaux se répartissent générale-\nment en : bibliothèque (165,000 volumes,\navec possibilité d'augmentation journalière\nde 30 volumes); salles de réserve de maté-\nriel et d'équipement des bureaux, ainsi que\ndes nombreuses publications du B. I. T. sor-\ntant d'impression; hall d'assemblées, diver-\nses chambres de comités; une salle de lec-\nture attenante à la bibliothèque. Il était aussi\nrequis que le bâtiment fut compris avec pos-\nsibiliés d'agrandissements futurs, et s'accor-\ndant parfaitement avec le site environnant\n(les bords du lac de Genève). Enfin, la dé-\npense totale ne pouvait dépasser éclairage\net chauffage compris 3 millions de francs\nsuisses.\n« The Architect's Journal » (août 1926)\npublie, accompagnant un article de M. Ken-\nnedy,des photos d'ensemble et de détail ainsi\nqu'une réduction des plans de la réalisation,\ndue à G. Epiteaux. La description de l'im-\nmeuble a été faite à maintes reprises par les\njournaux. A distance, le bâtiment offre une\nmasse rectangulaire assez simple et uniforme\net qui ne gagne certes pas à être appro-\nchée. M. Kennedy, qui en a visité l'intérieur,\najoute : « C'est bien satisfaisant, si Ton veut,\nmais cela ne conquiert pas. Et pourtant, con-\ntinue-t-il, le nombre des bâtiments adminis-\ntratifs vraiment modernes n'est pas énorme\net il y avait ici belle occasion de montrer en\nquelle mesure l'architecte d'aujourd'hui peut\naider l'administrateur ». Et de fait, si l'on\nmet à part quelques détails d'innovation pra-\ntique (l'ascenseur continu, d'amples placards\nservant de vestiaire à chaque bureau privé."}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "43", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.1.5", "debut_caractere": 57, "fin_caractere_exclue": 1571, "texte": "le dispositif des doubles fenêtres à ouverture\nsimultanée, etc.), l'ensemble de l'ouvrage\nest, à vrai dire, bien inoffensif. Pour n'être\npas injuste M. Kennedy fait remarquer qu'en\nsomme une clause essentielle, et qui n était\npas inscrite au programme, était en soi la\nprincipale difficulté à vaincre : il fallait plaire\nà plus de cinquante nations!\nIl est donc vraisemblable que l'architecte,\naprès avoir strictement réalisé l'utilitaire, ait\nvoulu flatter le sentiment. 11 s'est donc mis\nà « décorer » afin que les bureaux proposés\nprissent un air lointain de palace car il\nest admis que le palace a droit d'entrée in-\nternationale. Le budget était pourtant assez\nlimité. Et il eut sans doute mieux valu que\nla dépense affectée aux monumentales et par\ntrop classiques rosaces, corniches, candéla-\nbres, bas-reliefs divers, et surtout à cette\ninexplicable masse surélevée qui prétend\nmettre un « accent », purement décoratif\nd'ailleurs, sur la masse de l'édifice qu\ncette dépense eut servi, par exemple, à réa-\nliser plus d'innovations véritables dans le\nconfort et 1 aide précieuse que pouvait ap-\nporter l'architecture à l'administration qu'elle\na pour tâche de servir. Peut-être eut-on évité,\nainsi, bien des illogismes et des fades rémi-\nniscences.\nAjoutons, pour conclure, que les maté-\nriaux du gros œuvre sont : le béton armé\npour l'ossature générale; le granit pour les\nsous-sols et rez-de-chausée; la pierre pour\nles murs extérieurs du premier étage, les au-\ntres murs étant fatis de pierre artificielle."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1926-11-01-c004", "article_bluemountain": "bmtnaac_1926-11_01#c004", "volume": "bmtnaac_1926-11_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "42", "page_fin": "42", "image_debut": 4, "image_fin": 4, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.2.2.1.1", "titre_corps": "Cliché du « Bouwkundig Weekblad »", "titre_sommaire": "Cliché du « Bouwkundig Weekblad »", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 4, "page_imprimee": "42", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.1.4", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 149, "texte": "BUREAU INTEIRNATIONAL DU TRAVAIL A GENÈVE\nSUPPLEMENT AU VOLUME VI. N° 4 DE « LA CITE ».\nArchitecte : George EPITAUX\nCliché du « Bouwkundig Weekblad »"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1926-11-01-c005", "article_bluemountain": "bmtnaac_1926-11_01#c005", "volume": "bmtnaac_1926-11_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "43", "page_fin": "45", "image_debut": 5, "image_fin": 7, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.2.2.2", "titre_corps": "CONCOURS POUR LE PALAIS DE LA SOCIÉTÉ DES NATIONS A GENÈVE", "titre_sommaire": "CONCOURS POUR LE PALAIS DE LA SOCIÉTÉ DES NATIONS A GENÈVE", "signature_source": "V. R", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 5, "page_imprimee": "43", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.1.5", "debut_caractere": 1573, "fin_caractere_exclue": 2967, "texte": "CONCOURS POUR LE PALAIS DE LA\nSOCIÉTÉ DES NATIONS A GENÈVE\n\nL intérêt que l'on porte dans les milieux\nprofessionnels belges à cet important con-\ncours, s'est manifesté par la publicité qui lui\na été donnée dans les revues d'architecture,\npar l'étude que les principales associations\nprofessionnelles en ont fait, plus particuliè-\nrement par le voyage à Genève organisé\npar la Société Centrale d'architecture de Bel-\ngique et auquel un grand nombre de con-\nfrères ont pris part.\nOn peut espérer dès lors que la Belgique\nsera représentée dans cette joûte internatio-\nnale par une équipe nombreuse. Nous ne\npouvons qu'applaudir au généreux labeur\nde ses participants et former des vœux pour\nleur succès.\nCependant sans vouloir refroidir leur\nenthousiasme il nous sera permis de nous\nfaire l'écho d'âpres qritiques qui ont été\nadressées de divers côtés contre l'organisa-\ntion de ce concours.\nElles firent tout d'abrod l'objet d'une let-\ntre ouverte adressée il y a plusieurs semai-\nnes déjà par l'architecte allemand Bruno\nTant au jury du concours. Etant donné l'in-\ntérêt de cette lettre et la haute personnalité\nde son autour nous avons estimé inté-\nressant de donner une traduction du texte\nnéerlandais publié par le « Bouwkundig\nWeekblad » d'Amsterdam.\nDès l'ouverture du concours les sociétés d'ar-\nchitecture hollandaises avaient, elles aussi,\ninsisté sur les frais considérables que la par-"}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "44", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.1.6", "debut_caractere": 57, "fin_caractere_exclue": 3581, "texte": "ticipation au concours occasionnerait aux\nconcurrent»; elles avaient adressé une péti-\ntion au gouvernement néerlandais en vue\nd'obtenir un subside qui aurait permis de\ndéfrayer quelques architectes choisis par\nleurs pairs. Cette pétition n'eut point de\nsuite.\nC'est encore dans le « Bouwkundig\nWeekblad » (n° du 23 octobre) que fut pu-\nblié une protestation fort justifiée contre le\ndélai trop limité du concours.\n« Le jury y est-il dit s'est-il bien\n» rendu compte de ce que l'on exige des\n» participants tant comme travail de con-\n» ception que comme travail de dessin et\n» de aïeuls? On en douterait vraiment?\n» Ou bien aurait-on voulu ne faire appel\n» qu'aux hommes de routine, aux grandes\n» « firmes » d'architecture à production\n» « rapide »? Pourquoi cette précipitation?\n» Il ne s'agit pas d'un édifice utilitaire dont\n» il faut hâter le rendement financier, mais\n» d'un monument consacré à la glorifica-\n» tion d'une idée. »\nL'auteur de la protestation rappelle que\nle dél ai pour le concours du Palais de la\nPaix édifice d'importance considérable-\nment moindre, fut de huit mois et que\npour d'autres concours publics tel celui\nde l'hôtel de ville de Rotterdam il fut de\ndix mois.\nA la suite de cette protestation et des ad-\nhésions qu'elle rencontra le Bond Nee-\nderlandschie A \\t c h i t e c t e n ( B.\nN. A. ) et la Société Architectura\net A m i c i t i a (A. et A.) adressèrent au\njury du concours pour le Palais de la So-\nciété des Nations une pétition concernant\nune prolongation du délai accordé aux con-\ncurrents. En voici le texte :\n« Les bureaux de la « Maatschappij tôt\n» Bevordiging der Bouwkunst », du B.N.A.\n» et de A. et A. après avoir pris connais-\n» sance du programme du concours pour la\n» construction du Palais de la Société des\n» Nations, prennent la liberté d'attirer l'at-\n» tention du jury sur ce qui suit :\n» Il va de soi que le délai alloué en vue\n» de la remise des projets constitue une des\n» prescriptions les plus importantes du pro-\n» gramme. Sans aucun doute le jury n'a dé-\n» cidé de fixer ce délai à six mois, qu'après\n» avoir mûrement réfléchi et il a basé cette\n» décision sur l'appréciation qu'il s'était\n» formée, pour autant que la chose lui fut\n» possible sans qu'il n'élabore le projet, sur\n» l'importance du travail demandé.\n» Or, il appert aujourd'hui lors d'une\n» étude plus complète du problème et lors-\n» qu on détaille les questions secondaires,\n» qui après la conception de l'ensemble\n» exigent une étude architectonique et\n» technique, minutieuse, que le délai con-\n» senti est trop limité. Des concurrents qui\n» craignent qu'ils ne pourront terminer en\n» temps voulu leurs projets, ont fait enten-\n» dre des protestations. Etant donné qu'il\n» s'agit ici d'un édifice qui, comme le jury\n» l'exprime fort justement, « par la pureté\n» de son style, l'harmonie de ses lignes, est\n» appelé à symboliser la gloire pacifique du\n» XXe siècle », il serait hautement déplo-\n» rable que le délai du concours puisse être\n» cause que ses résultats ne répondent point\n» à votre attente.\n» Pour ces raisons les soussignés estiment\n» devoir insister vivement afin que le délai\n» accordé aux concurrents soit prolongé de\n» quatre mois et qu'en conséquence la date\n» de la remise des projets soit fixée au\n» 25 mai 1927. »\nDes associations d'architectes de France,\nBelgique, Allemagne et Suisse ont fait savoir\nau B. N. A. qu'elles adhéraient à cette pé-\ntition. Nous attendons avec impatience la\ndécision du jury que nous ne manquerons\npas de faire connaître à nos lecteurs.\n\nV. R."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1926-11-01-c006", "article_bluemountain": "bmtnaac_1926-11_01#c006", "volume": "bmtnaac_1926-11_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "45", "page_fin": "45", "image_debut": 7, "image_fin": 7, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.2.2.2.1", "titre_corps": "Nous publions ce plan dans le but de faciliter à ceux de nos lecteurs qui ne sont pas familiarisés avec la topographie de Bruxelles, la compréhension de l'article que M. Victor Bourgeois consacre dans « La Cité » à la « Vieille Boucherie ».", "titre_sommaire": "Nous publions ce plan dans le but de faciliter à ceux de nos lecteurs qui ne sont pas familiarisés avec la topographie de Bruxelles, la compréhension de l'article que M. Victor Bourgeois consacre dans « La Cité » à la « Vieille Boucherie ».", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 7, "page_imprimee": "45", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.1.7", "debut_caractere": 57, "fin_caractere_exclue": 568, "texte": "PLAN DU CENTRE DE LA VILLE DE BRUXELLES\nD'après une carte au 5000e, topogravée en 1892 par l'Institut cartographique militaire.\nNous avons ajouté sur ce plan, en gros pointillé la partie de la rue des Lombards qui n'y figurait\npas encore. (Dans le coin en bas à droite).\nNous publions ce plan dans le but de faciliter à ceux de nos lecteurs qui ne sont pas familiarisés\navec la topographie de Bruxelles, la compréhension de l'article que M. Victor Bourgeois consacre dans\n« La Cité » à la « Vieille Boucherie »."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1926-11-01-c007", "article_bluemountain": "bmtnaac_1926-11_01#c007", "volume": "bmtnaac_1926-11_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "46", "page_fin": "47", "image_debut": 8, "image_fin": 9, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.2.2.3", "titre_corps": "LETTRE OUVERTE AU JURY DU CONCOURS POUR LE PALAIS DE LA SOCIÉTÉ DES NATIONS A GENÈVE", "titre_sommaire": "LETTRE OUVERTE AU JURY DU CONCOURS POUR LE PALAIS DE LA SOCIÉTÉ DES NATIONS A GENÈVE", "signature_source": "Bruno TAUT", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 8, "page_imprimee": "46", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.1.8", "debut_caractere": 57, "fin_caractere_exclue": 3896, "texte": "LETTRE OUVERTE AU JURY DU CONCOURS POUR\nLE PALAIS DE LA SOCIÉTÉ DES NATIONS A GENÈVE\n\nL'ampleur du sujet, la beauté du site, le\ndésir, exprimé de ne recevoir que des pro-\njets rationnels, enfin, et non le moins, l'éclat\ndu nom, engagent les architectes d'entrer\ndans cette arène glorieuse. Le programme\napprofondi et soigné, qui constitue de la part\ndu jury un travail remarquable, est particu-\nlièrement attrayant.\nTo us ces faits m'incitent à méditer le pro-\ngramme du concours, mais ils m'obligent\négalement à exprimer publiquement mon\nopinion, car l'étude de ce programme m'a\nconduit à une conclusion négative, celle de\nne pas prendre part à la joute. On dirait qu'il\nexiste une contradiction irréconciliable entre\nl'objet du concours et son organisation,\nentre le but et le moyen contradiction\ntelle que si on suivait cete méthode jusqu'au\nbout, une contradiction analogue dans la\nconstruction même du palais pourrait en, être\nla conséquence. Il s'agit de faire choix d'un\narchitecte parmi tous les architectes des\n58 Etats du globe. Le programme exige de\nchacun de ces innombrables architectes un\nplan d'ensemble à l'échelle de 1 à 200, et\ndes plans de détails; une description minu-\ntieuse des fondations, du chauffage, etc., un\nmétré comprenant vingt pages. Le travail\ndemandé correspond à celui exigé pour un\nprojet définitif. Par conséquent, d'après les\nbarèmes des honoraires en vigueur en Suisse,\nil devrait être rémunéré au taux de 1.2 p.c.,\nce qui,pour un édifice évalué à treize millions\nde francs, serait 156,000 francs, alors que le\nmontant total des primes ne s'élève qu'à\n1 65,000 francs. L'heureux gagnant du pre-\nmier prix touchera donc, à moins d'un ac-\ncord entre lui et la Société des Nations, et\nquoique son projet recommandé pour exécu-\ntion devra être remanié conformément aux\ndesiderata de cette Société, comme indem-\nnisation unique définitive, 50,000 francs, soit\nmoins du tiers de la somme allouée par le\nbarème des honoraires suisses. Comme au\nsurplus les projets primés deviennent la pro-\npriété des organisateurs du Concours et que\nd'autre part le concept « propriété » n'a pas\nété explicitement défini, il n'existe aucune\ngarantie au sujet de la protection du droit\nd'auteur.\nFont partie des obligations imposées aux\nconcurrents : la production d'un certificat\n« valable » de capacité, en tant qu'architecte\nexécutant. Qu'arrivera-t-il, si un projet gé-\nnial remporte le premier prix, et qu'à l'ou-\nverture des enveloppes, il appert que son au-\nteur ne peLit faire état d'une situation indé-\npendante ni même d'aucune clientèle.La pro--\ntestation d'un seul membre du jury forcerait\ntous les autres à s'en tenir au programme et\npar le fait même à refuser tout prix, même\nde 2,500 francs, car la preuve de « capa-\ncité » est une des conditions sine qua non du\nconcours.\nAu surplus, il est contraire au souci pé-\nremptoire de respecter strictement l'anony-\nmat, tant pour le nom que pour la natio-\nnalité, de faire du contenu des envelop-\npes d'identifications un des éléments du pro-\njet soumis. J'estime cependant, que ces ob-\njections-là pourront être surmontées grâce à\nl'intégrité et au tact tant du jury que de la\nSociété des Nations.\nIl n'en subsistera pas moins ce qui suit :\nOn peut admettre que les 58 Etats enverront\nau moins mille projets. Pour se conformer\naux prescriptions rigoureuses du programme,\net dans l'espoir d'obtenir la commande, cha-\nqtie compétiteur fera de son mieux; tout en\nne tenant même pas compte de son propre\ntravail, il dépensera de 5 à 10,000 francs.\nCela revient à dire qtie pour arriver à choisir\nun seul architecte, il aura été dépensé tout à\nfait inutilement, une somme improdiictive de\n5 à 1 0 millions de francs et sans que le tra-\nvail propre des architectes ait été rémunéré;\nen tenant compte de ce travail, on en arrive\nà une somme représentant plusieurs fois le"}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": "47", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.1.9", "debut_caractere": 57, "fin_caractere_exclue": 3549, "texte": "coût de la construction elle-même, somme\nqui sera jetée à l'eau.\nCet ensemble de circonstances favorise les\narchitectes arrivés et disposant de capitaux;\nc'est une grande injustice contre l'ldée, en\n1 occurrence, la meilleure Idée de 58 Etats,\ncar malheureusement, les porteurs d'ldées ne\nsont jamais cousus d'or.\nAinsi donc, Messieurs du Jury, vous avez\nrenoncé au travail des architectes doués qui\nne font pas encore partie du monde des\nprofiteurs, « Welt des Profits ». Mais\nvoyons ce qui vous attend vous-mêmes, lors\nde l'arrivée des mille projets. Pour un pre-\nmier examen, vous pendrez à la cimaise au\nmoins le plan de situation, les plans du rez-\nde-chaussée, et une perspective de chacun\ndes projets; cela fera six mètres par projet,\nau total six kilomètres de cimaise. Alors\nmême, qu'au premier tour vous ne consacriez\nque cinq minutes par projet, et tout en tra-\nvaillant activement huit heures par jour,\navant d'avoir terminé le deuxième et troi-\nsième triage, la répartition des prix, l'examen\nde la question de l'exécution du projet, la\nrédaction du rapport, il vous faudra disposer\nau moins de quatre semaines de travail.\nMême si en l'occurrence l'argent ne jouait\naucune rôle, la puissance du capital n'en for-\nmerait pas moins une partie intrinsèque du\nprogramme, volume luxueux, coûteux, dont\nla présentation fait songer à une architecture\navec des colonnes grecques, des frises, des\nguirlandes et des sculptures, tout comme le\nstyle international qui est l'opposé et renne-\nmi de cet effort grave, disséminé peut-être,\nmais qui se retrouve chez tous les peuples,\npour « la pureté du style et l'harmonie\ndes lignes », ainsi que vous l'avez si bien dit\ndans votre introduction.\nJe crois être d'accord avec de nombreux\ncollègues en cloutant que de cette manière on\npuisse créer un édifice, appelé à symboliser\nla gloire pacifique du 20e siècle. Ce sont vos\nbelles paroles qui, tout en éveillant des es-\npoirs provoquent des réponses tacites ou\nnon, semblables à la mienne; ce sont elles\nqui rendront sensibles à un grand nombre la\ndifférence entre la gloire pacifique du 20e\nsiècle et l'écart entre leurs moyens pécuniai-\nres et ceux nécessaires à la réalisation de\nleurs aspirations.\nLes soucis financiers imposés aux partici-\npants ne pourraient-ils être entièrement écar-\ntés? Pourquoi ne pas fournir un programme\ngratuit, pourquoi ne pas exiger de simples\nesquisses du plan terrier à 1 pour 500;\nun seul croquis architectural en quelques\ntraits? Vous redoutez, en ce cas, et avec\nraison., d'êbre submergés par des milliers\nde projets? D'autre part, tout concours de\nce genre devient impossible lorsque la con-\nception de la majorité du jury est inconnue.\nPourquoi ne pas choisir de quelque autre ma-\nnière un certain nombre d'architectes aux-\nquels on ne demanderait pas autre chose que\nce qui vient d'être dit? Dans ce cas il n'y\naurait pas lieu de distribuer des prix; on ne\ndécernerait que des mentions d'honneur et\nla commande serait la récompense du lau-\nréat. En somme il ne s*agit pas de découvrir\nle plus « beau » projet, mais bien le meilleur\narchitecte. « Pureté de style, harmonie des\nlignes, gloire pacifique du 20e siècle »\nsont des mots, qui impliquent des obliga-\ntions, dont une m'a amené à écrire cette let-\ntre. L'affaire est en route et ne peut plus être\narrêtée. Puissent mes paroles contribuer\nnéanmoins à ce que de cet instrument par-\ntiellement désaccordé, les notes pures seules\nretentissent.\n(Traduction libre pour «La Cité» par C. S.)\n\nBruno TAUT."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1926-11-01-c008", "article_bluemountain": "bmtnaac_1926-11_01#c008", "volume": "bmtnaac_1926-11_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "48", "page_fin": "50", "image_debut": 10, "image_fin": 12, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.2.2.4", "titre_corps": "LA CITÉ-JARDIN DE SURESNES (SEINE)", "titre_sommaire": "LA CITÉ-JARDIN DE SURESNES (SEINE)", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 10, "page_imprimee": "48", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.1.10", "debut_caractere": 63, "fin_caractere_exclue": 3703, "texte": "LA CITÉ-JARDIN DE SURESNES (SEINE)\n\nUne étude, assez complète et pourvue de\nnombreuses illustrations, due à M. A. Gois-\nsand, a paru dans « La Construction Mo-\nderne » (29 août ! 926).\nAperçu général. La cité doit couvrir une\nsurface de 35 hectares, dont la forme géné-\nrale est un vaste carré complété par un trian-\ngle équilatéral à deux côtés légèrement in-\ncurvés.\nL'emplacement de la Cité-jardin sur\nun vaste plateau (sauf une déclivité vers la\ngauche), protégé des vents et fort bien en-\ncadré a été choisi admirablement. Les\nmoyens de communications existants, reliant\nle pays environnant à Paris, sont nombreux.\nL'Office des Habitations à Bon Marché\ndu Département de la Seine a confié la réa-\nlisation de la cité-jardin à l'architecte Mais-\ntrasse.\nLe terrain, acquis à des conditions assez\nonéreuses, est relativement restreint.\nAussi l'architecte dut-il envisager la cons-\ntruction, pour une partie, de maisons col-\nlectives à étages.\nLe plan d'ensemble est axé sur les deux\nvoies principales qui conduisent à la capitale.\nLe second, le boulevard de Versailles, est\nappelé à devenir une voie de grand trafic.\nA la terminaison de cette artère prolongée\nse trouve une place carrée, entrée de la cité\net point de départ de la voie axiale, condui-\nsant à une place demi-circulaire d'où partent\nles diverses artères de circulation (dont deux\nvoies divergentes et un boulevard périphéri-\nque) .\nLe « centre social et commercial » de la\ncité, est une place de vaste dimension, au cen-\ntre même de la compositon. Ouverte sur des\nperspectives heureuses, cette place sera bor-\ndée de maisons collectives avec boutiques,\net d'immeubles publics.\nLe tracé des voies est autant que possible\nrectiligne, pour le meilleur lotissement. Ses\nvoies elles-mêmes, toutes pourvues de pers-\npectives diverses, et sans monotonie, inter-\nrompues par des places ou des carrefours.\nLes îlots jouissent tous, et chacun diverse-\nment, de situation avantageuse ou de points\nde vue agréable.\nA l'heure actuelle, deux parties (un grou-\npe d'habitations à l'entrée de la cité et un\ngroupe scolaire à pont d'avenue) sont ache-\nvées.\nLes maisons d'habitation. L'architecte\nMaistrasse a préféré à la construction de mai-\nsons isolées, celle de groupements de 2 à 3\npetites maisons, « ce qui permet, dit-il, de\nménager des points de vue, des espaces li-\nbres, enfin de réaliser une composition géné-\nrale d'ensemble ».\nUne raison péremptoire est l'économie\nsérieuse que le groupement par 2 et 3 mai-\nsons apporte à la construction, au chauffage,\nainsi qu'à la répartition des charges de voi-\nries et d'édilité.\nLe groupe réalisé actuellement comporte\n9 bâtiments collectifs (sur caves), dont 3\nd'angles.\nCes bâtiments, orientés Nord-Sud, sont\nséparés par de grands espaces ombragés,\npour les jeux et les enfants. Les trois\nments d'angles comprennent dans leur en-\nsemble 72 logements, tandis que les six bâ-\ntiments intermédiares, semblables, en com-\nprennent 120 et couvrent une superficie de\n1,656 mètres carrés.\nLes maisons individuelles, au nombre de\n1 3, sont groupées par 2 et 3.\nLa superficie moyenne de chaque lot est\nd'environ 300 mètres avec 50 mètres de\nsurface construite. Ces maisons, situées en\nretrait de 5 mètres sur l'alignement des\nvoies, sont élevées sur caves. Elles compren-\nnent au rez-de-chaussée : un porche, une\nentrée avec escalier montant à l'étage et\ndescendant aux caves, une salle à manger,\nune cuisine, une chambre à coucher et un\nwater-closet; à l'étage, 3 chambres et un\ndébarras. Les façades orientées Est et Ouest.\nAu centre de l'îlot est le bâtiment à usage\nde lavoir avec service de bains. L'installation\nde ce bâtiment comprend :"}, {"page_pdf": 11, "page_imprimee": "49", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.1.11", "debut_caractere": 310, "fin_caractere_exclue": 1229, "texte": "1. Deux chaudières à vapeur semi-tubu-\nlaires avec groupe alimentaire et injecteuï\nde secours.\n2. Deux réservoirs de 1,500 litres, en tôle\ngalvanisée (pour l'eau chaude du lavoir et\nde3bDeux bouteilles closes de 300 litres en\ntôle galvanisée avec fond démontable (pour\nl'eau chaude des lavabos).\n4. Un réservoir de 2,000 litres en tôle\ngalvanisée, réchauffé par serpentin à vapeur\n(pour recueillir la lessive usagée des cuviers).\n5. Un cuvier avec appareil d'aspersion à\ncontinu\n6. Deux essoreuses centrifuges mues élec-\ntriquement.\n7 Deux séchoirs à vapeur comprenant\nchacun 7 tiroirs verticaux avec barres\nd'ébardage.\n8- Un matériel de lavoir avec bac des-\nsaugcage de !,0„0 litres et des batteries\nPour les laveuses avec 6 tables d essoreuses\nen tôle galvanisée, 15 treteaux roulants,\n' appareil distributeur a jetons pour la les-\n£*ve et eau c au e-\nLe service des bains comprend 6 cabines\n®t 22 cabines de douches."}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "50", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.1.12", "debut_caractere": 218, "fin_caractere_exclue": 1408, "texte": "Voici enfin quelques détails sur le mode\nde construction des divers bâtiments :\nCAVE 3 en meulière hourdée au mortier\nde chaux hydraulique; cloisons en briques.\nDescentes de caves, extérieures. Couloirs, au\ng df murs de façade, où sont placées\ntoutes les canalisations facilement accessi-\nbles .\nPlancher haut en béton armé.\nMURS de façade en briques soubasse-\nment en meulière, enduits de ciment. Lin-\nteaux et balcons en béton, armé enduit en\nciment spécial.\nMURS de refend en briques. Cloisons en\ncarreaux de plâtre.\nPLANCHERS des étages en béton arme\navec hou/dis creux en poteries. Parquets et\ncarrelages. Menuiserie généralement en chê-\nne. Murs intérieurs peints à l'huile.\nEscaliers en ciment armé, à volée droite,\ndont les murs sont revêtus de carreaux de\nRrès. Les rampes en fer, avec dispositif spé-\ncial pour ]es enfants.\nHAUTEUR du rez-de-chaussée : 3 m. ; du\npremier étage : 2 m. 80, des autres étages:\nm*\nCHARPENTE de sapin. Couverture : tui-\nles mécaniques à emboîtement. Tuyaux de\ndescente des eaux pluviales et canalisations\nd eaux usées : fonte. Eviers en, pierre dure\navec siphon démontable.\nL électricité et le gaz complètent l'instal-\nlation parfaite de ces logements."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1926-11-01-c009", "article_bluemountain": "bmtnaac_1926-11_01#c009", "volume": "bmtnaac_1926-11_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "49", "page_fin": "49", "image_debut": 11, "image_fin": 11, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.2.2.4.1", "titre_corps": "LA CITE-JARDIN DE SURESNES M. Maistrasse, Architecte Groupe I réalisé : Plan du rez-de-chaussée Le plan général de La Cité-Jardin a été publié dans le n° 8, p. 143, du vol. IV de « La Cité ». (Réduction d'un cliché par udans «La Construction Moderne»)", "titre_sommaire": "LA CITE-JARDIN DE SURESNES M. Maistrasse, Architecte Groupe I réalisé : Plan du rez-de-chaussée Le plan général de La Cité-Jardin a été publié dans le n° 8, p. 143, du vol. IV de « La Cité ». (Réduction d'un cliché par udans «La Construction Moderne»)", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 11, "page_imprimee": "49", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.1.11", "debut_caractere": 57, "fin_caractere_exclue": 308, "texte": "LA CITE-JARDIN DE SURESNES\nM. Maistrasse, Architecte\nGroupe I réalisé : Plan du rez-de-chaussée\nLe plan général de La Cité-Jardin a été publié dans le\nn° 8, p. 143, du vol. IV de « La Cité ».\n(Réduction d'un cliché par udans «La Construction Moderne»)"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1926-11-01-c010", "article_bluemountain": "bmtnaac_1926-11_01#c010", "volume": "bmtnaac_1926-11_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "50", "page_fin": "50", "image_debut": 12, "image_fin": 12, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.2.2.4.2", "titre_corps": "(Réduction d'un cliché paru dans «La Construction Moderne»)", "titre_sommaire": "(Réduction d'un cliché paru dans «La Construction Moderne»)", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 12, "page_imprimee": "50", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.1.12", "debut_caractere": 57, "fin_caractere_exclue": 216, "texte": "rez-de-chaussée\nétages\nCITE-JARDIN DE SURESNES\nM. Maistrasse, Architecte.\nSix bâtiments semblables.\n(Réduction d'un cliché paru dans «La Construction Moderne»)"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1926-11-01-c011", "article_bluemountain": "bmtnaac_1926-11_01#c011", "volume": "bmtnaac_1926-11_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "41", "page_fin": "42", "image_debut": 13, "image_fin": 14, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.2.3", "titre_corps": "L'ARCHITECTURE MODERNE ET UTILITAIRE", "titre_sommaire": "L'ARCHITECTURE MODERNE ET UTILITAIRE", "signature_source": "E. H", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 13, "page_imprimee": "41", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.1.13", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1187, "texte": "L'ARCHITECTURE MODERNE\nET UTILITAIRE\n\n(PLANCHES I A VIII)\nUn livre, qui classe et qui unifie. Et une documentation pré-\ncieuse de l'effort universel vers une architecture.\nEn préface, le Dr A. Behne situe ce que nous appellerions\nvolontiers son « angle de prospection ». Une analyse, légitime et\nfort logique, le fait remonter dans l'abstrait d'une humanité primi-\ntive, à la recherche des données primordiales du problème :\nconstruire. D'où il déduit succinctement l'équilibre vers quoi\ns'orientent les tentatives actuelles les plus fécondes.\nPuis vient le classement des noms et des idées, une manière\nd'organisation des forces acquises, où il est aisé d'apercevoir la joie\net l'enthousiasme du critique, avide des manifestations audacieuses\net vivantes de la très vieille architecture et qui marque avec une\nsorte d'orgueil les efforts et les succès nouveaux!\nLes noms qui s'alignent d'abord et leurs œuvres imposent\nl'admiration des premières et décisives libérations : Berlage, Messel,\nO. Wagner, la Bourse d'Amsterdam, les bâtiments Wertheim à Ber-\nlin, ceux de la Stadtbahn à Vienne.\n\n(*) Der Moderne Ztoeckbau,von Adolf Behne, mit 100 Abbildungen. Drei\nMasken Verlag. A. G. Wien."}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "42", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.1.14", "debut_caractere": 28, "fin_caractere_exclue": 1739, "texte": "Frank Lloyd Wright, son œuvre surprenante et son influence\nen Europe. Puis cette conclusion qui termine le premier chapitre :\n« Les formes académiques et les styles sont définitivement rejetés,\nla notion de « Façade » est abandonnée peu à peu. Cependant « la\nMaison » offre les mêmes données à résoudre ».\nLe chapitre II s'intitule marquant la caractéristique d'un\nstade nouveau «La Maison» disparaît; on envisage l'espace\npour lui donner forme ».\nIci, trouvent place les révélations qu'ont apporté les plus gran-\ndioses travaux des ingénieurs. Et la liste des architectes novateurs\ns'ouvre avec les noms et les œuvres de P. Behrens, W. Gropius, Henry\nVan de Velde, dont est signalée, une fois encore, l'influence considé-\nrable qu'il exerça sur le renouvellement, la « guérison » pour mieux\ndire, de l'architecture européenne.\nNous nous bornerons à citer après le nom et l'œuvre de E. Men-\ndelsohnn, qui achèvent le second chapitre, les noms bien connus des\narchitectes suivants qu'A. Behne place dans le chapitre 111 : « On\nn'envisage plus de formes dans l'espace, mais plutôt la réalité utilitaire\nà quoi l'on donne forme » : Haring et Scharoun, Tatlin, Ad. Loos,\nLe Corbusier et ses confrères français, dont les maîtres furent Perret\net T. Garnier, V. Marchi, Bruno Taut, Mies von der Rohne, Men-\ndelsohnn, Van 't Hoff, Oud, Rietveld, etc.\nCe chapitre 111, qui termine la partie critique de l'ouvrage d'A.\nBehne, est assurément une très vivante révélation des efforts consi-\ndérables accomplis par les plus courageux réalisateurs. C'est vers la\nplus grande pureté formelle assurant la plus parfaite précision utili-\ntaire que s'orientent les tentatives radicales et sincères des architectes\nmodernes.\n\nE. H."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1926-11-01-c013", "article_bluemountain": "bmtnaac_1926-11_01#c013", "volume": "bmtnaac_1926-11_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "43", "page_fin": "46", "image_debut": 15, "image_fin": 26, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.2.4", "titre_corps": "LA RECONSTRUCTION DE LA \"VIEILLE BOUCHERIE„", "titre_sommaire": "LA RECONSTRUCTION DE LA \"VIEILLE BOUCHERIE„", "signature_source": "Victor BOURGEOIS", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 15, "page_imprimee": "43", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.1.15", "debut_caractere": 28, "fin_caractere_exclue": 1785, "texte": "LA RECONSTRUCTION DE\nLA \"VIEILLE BOUCHERIE„\n\nEst-il possible d'étudier le problème de la « Vieille Boucherie »\nautrement qu'en fonction du quartier dont elle était un des éléments\nessentiels? Examinons donc d'abord le côté urbanistique de la\nquestion.\nA l'origine de Bruxelles, la rue du Marché-aux-Herbes était\nune importante voie de communication unissant les portes de Flandre\net de Schaerbeek; jusqu'en 1380, date de la construction de l'Hôtel\nde Ville, elle fit fonction de Grand' Place en son centre, lequel resta\nun marché jusqu'en 1850.\nQuant à la « Vieille Boucherie », elle fut édifiée en 1566,\ndétruite par le bombardement de 1695 ct reconstruite dans le style\ndu XVIIe siècle par l'architecte De Bruyn. C'est également à ce\nmoment que fut décrété l'alignement du côté Nord du Marché-aux-\nHerbes. Malgré les avertissements donnés par les techniciens, notam-\nment par les confrères Dhuique et Van Montfort, en 1913, des soins\nsuffisants ne furent pas apportés à la conservation de l'édifice et la\n« Vieille Boucherie » s'écroula en 1917. Le nombre élevé de pro-\npriétaires (ils étaient, paraît-il, 180) rendait très difficile la restau-\nration.\nPremière Considération\nFaut-il conserver le caractère du Marché-aux-Herbes et, par\nconséquent, l'alignement actuel?\nLe rôle essentiel du Marché-aux-Herbes a toujours été de consti-\ntuer une voie de circulation et, s'il s'est combiné avec celui du marché,\nc'est que dans le passé, les exigences de la circulation étaient moins\nconstantes et radicales qu'aujourd'hui. Mais ne constatons-nous déjà\nen 1380 que la Grand' Place se met à l'abri, c'est-à-dire face à l'Hôtel\nde Ville? Il n'est plus opportun maintenant d'étudier comment une\nmesure semblable : chasser la circulation, pourrait être prise. Chi-"}, {"page_pdf": 16, "page_imprimee": "44", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.1.16", "debut_caractere": 28, "fin_caractere_exclue": 2273, "texte": "mère, en effet, que d'envisager en 1926 la création d'une nouvelle\nartère de grande communication, parallèle et proche, comme le Bou-\nle vard Adolphe Max permet à la rue Neuve de rester une voie\nétroite et de devenir une rue commerciale idéale d'où on pourrait,\nà certaines heures, bannir les véhicules. Aujourd'hui, une solution\nparaît inéluctable : la circulation impose la rectification de l'aligne-\nment du Marché-aux-Herbes en tenant compte notamment de\nl'éventuelle réalisation de la gare centrale et des relations entre le\nbas et le haut de la ville. Sans vouloir prendre parti dans cette\ndernière question si controversée et si complexe, retenons cependant\ndes solutions proposées, ce qui peut influencer la vie du Marché-\naux-Herbes. La plupart paraissent d'accord pour lier la Bourse à\nla Porte de Namur sans le concours de la Place Royale. La création\ndu Palais des Beaux-Arts empêchant de relier la Place des Palais au\nMarché-aux-Herbes par une artère qui traverserait les espaces rendus\nlibres par les travaux de démolition préparatoires à la jonction\nNord-Midi, le confrère Verwilghen, notamment, a proposé les\ntransformations suivantes : grâce à des modifications des rues des\nPetits Carmes, Bodenbroeck et de Ruysbroeck, réunir convenable-\nment la Porte de Namur à la Place de la Justice, d'où on gagnerait,\nd'une part, la rue du Lombard par la rue de l'Hôpital élargie et,\nd'autre part, le Marché-aux-Herbes, par les rues de l'Empereur et\nde la Madeleine également élargies.\nUn autre projet, au contraire, tendrait à diminuer à certains\négards l'imporance du Marché-aux-Herbes, mais pas suffisamment\nà mon avis pour justifier le statu-quo : il s'agit d'une rue joignant\nla Place de la Monnaie (intersection des rues des Fripiers et de\nl'Ecuyer) au Marché-aux-Herbes un peu à l'ouest des Galeries\nSaint-Hubert. Notons que ce travail permettrait également l'assai-\nnissement du quartier de la rue des Bouchers et que ce projet néces-\nsite d'ailleurs l'élargissement du Marché - aux - Herbes entre son\nextrémité Est et son point de jonction avec la nouvelle rue.\nMais le seul trafic de la Bourse vers l'église Sainte-Gudule,\nqui continuera à se faire par le Marché-aux-Herbes, ne commande-\nt-il pas l'élargissement de cette artère?"}, {"page_pdf": 25, "page_imprimee": "45", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.1.25", "debut_caractere": 30, "fin_caractere_exclue": 2037, "texte": "Demandons-nous maintenant de quelle façon il faudra opérer\npour agir avec maximum de rendement.\nLe Marché-aux-Herbes formant sensiblement un segment de\ncercle dont le centre est situé aux alentours de la rue de l'Ecuyer et\ndont le point le plus rapproché de la Grand-Place se trouve à la rue\nChair et Pain, nous pensons qu'afin de conserver toute son épaisseur\nà la paroi Nord de la Grand' Place, l'élargissement du Marché-aux-\nHerbes s'impose du côté Nord. Dans le but de substituer au segment\nde cercle une courbe atténuée, les rectifications d'alignement aux deux\nextrémités se feraient du côté Sud au lieu du côté Nord.\nAu surplus, il me semble qu'on exagère la valeur esthétique du\ntracé du Marché-aux-Herbes et de ses patois. Certains admettent\ncette opinion, mais ils nous opposent qu'un tel ensemble vaut quand\nmême mieux que les prétentieux bâtiments appelés à les remplacer\nau long d'un nouveau Marché-aux-Herbes devenu désespérément\nrectiligne. Hélas! pouvons-nous considérer comme un argument\nurbanistique le succès trop fréquent des médiocres, l'épanouissement\nde l'incapacité professionnelle. Pensez-vous que tous les architectes\nmettraient des maisons à l'échelle de ruelles tortueuses au lieu de\ntravailler selon la grandeur et la mission d'une rue du XXe siècle?\nDEUXIÈME CONSIDÉRATION\nAutrement important est la conservation du caractère de la\nGrand' Place et des rues qui y aboutissent. Sous ce rapport de la\ndisparition de la « Vieille Boucherie », résulte un triple inconvénient:\n1.) La placette où se trouvait la « Vieille Boucherie » diminue\nl'épaisseur de la paroi de la « Grand' Place » du côté de la « Maison\ndu Roi ».\n2.) La façade postérieure de la « Maison du Roi » est décou-\nverte, alors qu'elle n'a pas été édifiée pour être vue avec du recul.\n3.) La nécessaire opposition entre la « Grand' Place » et les\npetites rues qui la desservent est supprimée.\nCe qui m'amène à conclure qu'il y a lieu de reconstruire un\nédifice sur l'emplacement de la « Vieille Boucherie » en tenant"}, {"page_pdf": 26, "page_imprimee": "46", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.1.26", "debut_caractere": 29, "fin_caractere_exclue": 1495, "texte": "compte du nouvel alignement du Marché-aux-Herbes et de l'assai-\nnissement indispensable du quartier. Pour ces raisons, je préconise\nun édifice dont la façade principale, concentrant l'intérêt architec-\ntural sur magasins de base, s'appuierait sur le Marché-aux-Herbes,\ntandis que les façades latérales, traitées sobrement, dirigeraient le\nregard vers la Grand' Place. Il conviendrait également de fixer un\nminimum de hauteur déterminée par la nécessité de ne pas voir la\nfaçade postérieure de la « Maison du Roi » d'un endroit quelconque\ndu Marché-aux-Herbes « rectifié ».\nTROISIÈME CONSIDÉRATION\nEnfin, dans quel style faudra-t-il construire ce nouveau bâti-\nment? Je cède volontiers la parole au confrère Bonduelle, dont l'opi-\nnion à ce sujet est moins « compromise » que la mienne passionné-\nment dévouée à la nouveauté architecturale.\n« Nous avons défendu avec toute notre\nénergie le vieil édifice, nous avons été dou-\nloureuse usem e n t émus de sa disparition et\nnous ne pouvons nous empêcher de manifester\nnotre indignation de voir ceux qui pouvaient\nempêcher cette ruine se poser en protecteurs\nde l'intégrité de notre patrimoine d'art.\nLe monument est mort et bien mort, res-\npect à son souvenir. Que l'on ne nous inflige\npas, en plus du regret d'avoir vu disparaître\nune belle œuvre, le regret de voir paraître\nune « Vieille Boucherie » qui sera un faux\net rien qu'un faux.\nEn art comme dans tous les domaines,\nun faux est méprisable ».\n\nVictor BOURGEOIS."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1926-11-01-c014", "article_bluemountain": "bmtnaac_1926-11_01#c014", "volume": "bmtnaac_1926-11_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 17, "image_fin": 17, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.2.4.1", "titre_corps": "Supplément à la Revue « La Cité », Vol. VI, num. 4.", "titre_sommaire": "Supplément à la Revue « La Cité », Vol. VI, num. 4.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 17, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.1.17", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 240, "texte": "L'ARCHITECTURE MODERNE ET UTILITAIRE\nAMERIQUE\nPLANCHE I\nAlbert KAHN. — Usine de la \" Seamless Steal Tubes, Détroit\n(D'après: Adolf Behne, Der Moderne Zweckbau. 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Question brûlante, à Tordre du\njour, depuis que les artistes modernistes ré-\nvolutionnent l'art de bâtir, tandis que d'au-\ntres refusent d'admettre l'existence d'une\narchitecture moderne.\n«L Association des Architectes allemands»\na prié le professeur Hermann Schnitz, atta-\nché aux Musées d'y répondre.\nSans nous arrêter aux dissertations et dé-\nmonstrations très documentées sans doute,\n■mais un peu trop longues pour trouver place\nici, voici quelle fut la portée de cette ré-\nponse.\nArchitecture et littérature sont deux con-\ncepts entièrement distincts : l'architecture\ncrée son œuvre dans des espaces effectifs,\navec des corps saisissables, tandis que la lit-\n, tératur© transcrit des idées et des représenta-\ntions pureiïient mentales.\nCependant toutes deux, l'architecture aussi\nbien que la littérature, possèdent une série de\nrelations naturelles. 11 en est ainsi en tout pre-\nmier lieu, dans le domaine de la religion. Le\ntemple grec et la cathédrale gothique, ne\nsont pas uniquement les porteurs de concep-\ntions plastiques dans l'espace, ils incarnent\nencore l'esprit religieux.\nMais le cerneau de la question qui nous\npréoccupe, ne réside pas dans ces relations\nd'ordre naturel. Ce que nous désirons, c'est\nd'élucider les essais si nombreux, qui ont tou-\njours à nouveau été tentés, dans l'espoir de\nVendre l'architecture pour ainsi dire tributaire\nMe la littéature.\nVers la fin du 1 8e siècle, à l'époque de la\ndu classicisme et de l'ère roman-\ntique, nous remarquons l'influence de la lit-\ntérature sur 1 architecture; elle se manifeste\npar le réveil de l'intérêt pour le style gothi-\nque, que l'on est tout près de placer au-des-\nsus de l'art antique.\nDatns son hymne sur le dôme de Stras-\nbourg, écrit en 1 773, Gœthe a été le premier\nà exprimer, au moyen de la forme poétique,\n1 effet produit par une construction architec-\nturale, tandis que le célèbre esthéticien Win-\nckelmann exalta la valeur éthique de la\ncalme grandeur et de la noble simplicité de\nl'art antique.\nL'architecture qui régna après la Révolu-\ntion française un peu partout en Europe, fut\nsaturée d'idées social o-morales; ainsi on as-\nsocia la coupole à des préoccupations de l'il-\nlimité, qui certainement ont été étrangères à\nl'architecte.\nEn France, ce développement d'ordre pa-\nthétique va plusi loin encore : encouragé par\nNapoléon, le bâtisseur passe au style égyp-\ntien; pour finir c'est le romantisme qui pré-\nvaut.\nAprès 1870, la Néo-Renaissance éclot : le\nsentiment archaïque refleurit, surtout parmi\nles artisans des métiers d'art.\nLa nouvelle architecture emprunte à\nT Orient la notion des maisons à revêtements\nblancs, aux toits plats, aux rares fenêtres! En\nce faisant, elle est influencée par des sources\nlittéraires.\nEn Russie, les monuments commémoratifs\net les constructions administratives, sont ins-\npirés par l'idéal de la solidarité sociale.\nFritz von Unruh, en Allemagne, devient\nle promoteur des Colonies d'habitations pour\nartistes.\nEt la simplicité absolue et voulue, qui con-"}, {"page_pdf": 28, "page_imprimee": "48", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.1.28", "debut_caractere": 30, "fin_caractere_exclue": 637, "texte": "siste à écarter systématiquement des immeu-\nbles toute décoration intérieure est égale-\nment d'origine littéraire. Pour finir, si le re-\nproche fait parfois à la nouvelle architecture,\nde dépasser ses propres frontières, en pous-\nsant jusqu'à l'exagération ses tendances mo-\ndernistes, est fondé, l'influence littéraire en\nest responsable.\nLe maintien strict des limites nettement\ndéfinies qui doivent séparer à jamais la lit-\ntérature de Tarchitecture, s'impose; grâce à\nelles la forme prendra vie dans le sens archi-\ntectonique le plus sincère et répondra à un\ndes buts essentiels de l'art moderne.\n\nS. C."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1926-11-01-c023", "article_bluemountain": "bmtnaac_1926-11_01#c023", "volume": "bmtnaac_1926-11_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "48", "page_fin": "48", "image_debut": 28, "image_fin": 28, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.2.6", "titre_corps": "ÉPIDÉMIE", "titre_sommaire": "ÉPIDÉMIE", "signature_source": "H. E", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 28, "page_imprimee": "48", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.1.28", "debut_caractere": 639, "fin_caractere_exclue": 2987, "texte": "ÉPIDÉMIE\nH. E.\nAinsi donc, la statue équestre de Léo-\npold II se dresse quand même place du\nTrône. Mieux encore! Il semble qu'on rêve\nde faire de cette infortunée place du Trône,\net de ses abords immédiats, une manière\nd'exposition à ciel ouvert et permanente de\nstatues. On dit déjà que l'effigie de Paul Jan-\nson est désignée pour, la première, tenir\ncompagnie à celle du roi défunt.\nAprès cela, on verra.\nIl sera sans doute rigoureusement\nconsidéré si l'on réservera à Léopold II\nd'être « à cheval », à Paul Janson, d'être\nà pied et si, un peu plus tard, la byciclette,\nla moto, l'auto et l'avion, ne viendront Pas\nagrémenter de leur variété, le mode de pré-\nsentation des multiples effigies.\nIl est décidément manifeste que la ville\nde Bruxelles est bien en quête d'un record\nà battre. Il y a six mois environ, une masse\nimprévue s'élevait pour commémorer à\nendroit minutieusement choisi les héros\nde l'air.\nNous serions même tentés de croire que le\nrecord à battre est double : primo, un mo-\nnument tous les six mois; secundo, à rem-\nplacement le moins discutable, le plus en\nvue. Si c'est possible même, il serait infini-\nment ingénieux de planter monument ou\nstatue au beau milieu d'une rue ou artère à\ntrafic important. C'était projeté, d'ailleurs,\net à grande échelle pour l'arc de\ntriomphe Poelaert. Malheureusement...\nIl est donc probable que la ville de Bru-\nxelles désireuse d'assurer l'avenir «c mo-\nnumental » de ses places et carrefours\ncompte agrandir ses services d'architecture,\ny adjoindre même une section spéciale de\nsculpture-architecture, directement soumise\nà un Comité de « Monumentation », chargé\nlui-même de rechercher dans les livres d'his-\ntoire, d'enseignement primaire les photos\nou dessin d'effigies à célébrer en pierre, à\ncheval, à pied, ou autrement.\nQuand au budget, il sera en partie ali-\nmenté par l'Office du Tourisme, sous forme\nde droits de visite. Mais les grosses ressour-\nces proviendront surtout des habitants des\nmaisons à bon marché.\nEnfin, la Ville compte bien spéculer sur\nles appareils de commodités publiques, et\nd'aménagement urbain, les plus élémentai-\nres, les plus rares, au meilleur prix.\nOn nous assure même que c'est dans un\ntel but qu'elle met des statues, parfois, à cer-\ntains endroits où il serait préférable d'y\ntrouver autre chose.\nLE PRESENT NUMERO RENFERME\nHUIT PLANCHES HORS-TEXTE"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1926-11-01-c024", "article_bluemountain": "bmtnaac_1926-11_01#c024", "volume": "bmtnaac_1926-11_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "51", "page_fin": "53", "image_debut": 29, "image_fin": 31, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.2.7", "titre_corps": "COLORANTS MINÉRAUX POUR LES MORTIERS", "titre_sommaire": "COLORANTS MINÉRAUX POUR LES MORTIERS", "signature_source": "A. H", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 29, "page_imprimee": "51", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.1.29", "debut_caractere": 57, "fin_caractere_exclue": 3358, "texte": "TECHNOLOGIE\nCOLORANTS MINÉRAUX POUR LES MORTIERS\nA. H.\nLa « Revue des Matériaux de Construc-\ntion » fournit, concernant cette très intéres-\nsante question, quelques données précises\nparues dans « Cernent Mill and Quary ».\nLes colorants employés en mélange avec\ndes mortiers de chaux, de plâtre et de ciment\nsont très différents dans leurs origines et\nleurs caractères.\nNous allons résumer les caractéristiques\nprincipales de ces produits, à l'usage des chi-\nmistes et des fabricants.\nUn pigment pour colorer un mortier de\nciment, par exemple, doit répondre (en de-\nhors de toutes autres considérations de prix,\nd'approvisionnements, etc.), à deux exigen-\nces : 10 le colorant doit être d'une intensité\ntelle qu'une quantité relativement faible suf-\nfise pour réaliser l'effet désiré, sans influen-\ncer notablement les qualités de résistance du\nproduit réalisé avec ce mortier; 2° il doit\nêtre exempt de matières pouvant réagir, mê-\nme à la longue, avec la chaux ou un autre\nconstituant normal du ciment ou du mortier\nemployé.\nLa première exigence fait éliminer quel-\nques colorants admirables, mais l'effet, dans\nces conditions, serait trop faible.\nLa seconde exclue la plupart des beaux\ncolorants artificiels dont se sert le peintre.\nAvec ces restrictions, il reste peu de ma-\ntières utilisables.\nCependant dans ces derniers temps, la\ncomposition des ciments a varié avec rapi-\ndité et bien des conceptions anciennes ont\nété. trouvées fausses ou exagérées. Il est évi-\ndent qu'un ciment ne renfermant que 40\np.c. de chaux, comme on en fabrique ac-\ntuellement, n'a pas la même action sur un\ncolorant déterminé, qu'un des ciments fabri-\nqués exclusivement autrefois, avec 70 p.c.\nde chaux.\nDans cet ordre d'idées, un supplément\nd'enquête s'impose et des pigments, condam-\nnés autrefois, pourront être repris sans don-\nner lieu à des mécomptes.\nLa classification suivante tient compte\ndes restrictions posées précédemment :\nA. Colorants rouges. Couleur due tou-\njours à la présence d'oxyde de fer sous for-\nme ferrique. On l'obtient en employant les\nmatières suivantes, finement broyées :\nA~l. Oxydes de fer naturels (minerais);\nA-2. Carbonate de fer grillé;\nA-3. Schistes pour scories naturels;\nA-4. Pyrite grillée.\nB. Colorants jaunes et bruns. Couleur\ndue habituellement à la présence d'oxyde\nde fer hydraté sous forme ferrique; occa-\nsionnellement d'autres constituants renfor-\ncent la couleur.\nOn la réalise en utilisant une poudre fine\nde :\nB-l. Oxydes de fer naturels, avec ou sans\nlavage, séchage et grillage préalables;\nB-2. Scories et schistes naturels.\nC. Colorants verts. Couleur due à la\nprésence de silicate ferreux principalement.\nC-l. Minerais renfermant du silicate fer-\nreux;\nC-2. Scories ou schistes naturels.\nLes couleurs noires et blanches ne sont\npas considérées; on ne les réalise générale-\nment pas avec des pigments.\nLa « Revue du Béton armé » a founi,\nau sujet de cette même question les rensei-\ngnements suivants :\nLes couleurs minérales sont les seules à\nrecommander.\nPour le bleu, clair ou foncé, employer le\nbleu de Prusse ou le bleu d'outremer; pour\nles bruns, la terre d'ombre ou l'oxyde brun\nde fer; pour la couleur chamois l'ocre jaune\nou l'oxyde de fer; pour le gris, de petites\nquantités de noir de manganèse ou de noir de\nfumée de Francfort; pour le vert, l'outremer"}, {"page_pdf": 30, "page_imprimee": "52", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.1.30", "debut_caractere": 56, "fin_caractere_exclue": 3837, "texte": "bleu verdâtre ou l'oxyde vert de chrome (un\nmélange d'oxyde jaune et d'outremer bleu\ndonnera aussi un vert satisfaisant) ; pour le\nrose, de petites quantités d'oxyde irouge de\nfer;pour les nuances rouges, telles que brique\nou terre cuite, l'oxyde rouge de fer; pouir les\neffets d'ardoise, depuis les plus clairs jus-\nqu'au bleu sombre, le noir de manganèse ou\nle noir de fumée de Francfort.\nCe n'est guère que par expérience que\nl'on peut déterminer les proportions à em-\nployer. Il convient d exécuter un certain nom-\nbre <de panneaux avec les mêmes matériaux;\nles proportions de «ciment, eaux et agrégat\nétant constantes, et les proportions de colo-\nrant pouvant varier.\nLes échantillons doivent être conservés\ndans une atmosphère humide pendant cinq\njours. Eviter de. les exposer à la lumière di-\nrecte du soleil avant qu'ils ne soient bien dur-\ncis. Se rappeler que les panneaux ont une\nnuance plus sombre quand ils sont humides\nque quand ils sont secs.\nEn aucun cas, la proportion de matière\ncolorante ne doit dépasser 1 0 p.c. du poids\nde ciment employé. L'addition de plus for-\ntes proportions est de nature à diminuer les\nrésistances du mél'ange.\nLorsque du blanc clair est désiré, le mieux\nest de faire un mortier avec une partie de\nciment blanc pour trois parties de sable\nblanc.\nMinistre; celui-ci l'a aussitôt communiqué aux\nDépartements ministériels intéressés en les\npriant de donner leur avis avant le 1 er juillet.\nNous devons marquer toute notre recon-\nnaissance à M. le Premier Ministre Jaspar\npour l'intérêt qu'il a témoigné de la sorte à\nune très importante question. Il s'agit, en ef-\nfet, d'une œuvre considérable; le nom de\nM. Jaspar s'attachera à son aboutissement\ncomme celui de M. Theunis s'attache à l'ini-\ntiative de la réforme.\nNous avons l'espoir de voir bientôt le nou-\nveau cahier général des charges mis en usage\ndans les entreprises de travaux publics des\ndivers Départements ministériels.\nEt nous formulons le vœu que ce cahier\ndes charges-type soit adopté par toutes les\nAdministrations publiques : Provinces, Com-\nmunes, Institutions d'utilité publique. Il est,\nen effet, d'un puissant intérêt de voir unifier\nles cahiers généraux des charges, un seul\ncahier-type parfaitement ordonné et complet\nremplaçant désormais toute la diversité inu-\ntile des documents de l'espèce.\nCette première réforme est donc sur le\npoint d'aboutir.\n(« Chronique des Travaux Publics », 4 juil-\nlet 1926.)\nDEUX REFORMES IMPORTANTES CON-\nCERNANT LES TRAVAUX PUBLICS\nNos lecteurs et les entrepreneurs de travaux\npublics, affiliés à la Fédération nationale, sa-\nvent que la revision des cahiers généraux des\ncharges se poursuit activement.\nLa Commission, instituée par M. Theunis,\nalors Premier Ministre, au sein du « Comité\nSupérieur de Contrôle » à l'effet d'étudier\ncette révision, a consacré de nombreuses séan-\nces à ce travail méthodique. La revision de la\npremière partie des cahiers généraux des\ncharges, partie administrative qui définit et\nprécise les bases du contrat d'entreprise, est\nachevée. Le projet sorti des délibérations de\nla Commission a été adressé à M. le Premier\nPROVINCE DE HAINAUT. LES\nCARRIERES ET LEUR PRODUCTION.\nLa en ce qui concerne les carrières\nexploitées dans le Hainaut, vient de paraître\npour l'exercice 1 924.\nNous en extrayons les renseignements sui-\nvants :\nIl y a, dans cette province, 1 30 communes\nqui ont des sièges d' exploitation de carrières,\nà savoir 34 carrières souterraines et 234 à\nciel ouvert.\nLe nombre total d'ouvriers occupés dans\nles carrières hennuyères s'élevait en 1 924 à\n9,844 contre 14,230 en î 923.La valeur to-\ntale de la production des carrières a atteint\n148,510,100 francs contre 143,510.100 fr.\nen 1923.\nCette production est la plus importante de-\npuis 1912.\nDonnons le principaux produits extraits et"}, {"page_pdf": 31, "page_imprimee": "53", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.1.31", "debut_caractere": 57, "fin_caractere_exclue": 3691, "texte": "leur valeur dans le chiffre ci-dessus de la pro-\nduction de 1924 : pierres de taille bleue,\n58,842.300 francs; pavés en porphyre,\n13,142.200 francs; moellons, pierrailles et\nballast, 35,246.100 fr. ; chaux, 20,928.700\nfrancs; craie blanche, 7,013.100 francs; sa-\nble pour construction, etc., 3,419.200 francs;\nterre plastique, 6,742.100 francs.\nLe marbre figure seulement pour 984,400\nfrancs dans le total.\nEn somme, l'industrie des carrières du Hai-\nnaut a vu sa production augmenter en 1 924\npour une valeur de 4,675.700 francs, quoi-\nque le nombre des ouvriers ait diminué de\n4,386 unités.\n(« Chronique des Travaux Publics »,\n24 mars 1926.)\nLE PLUS HAUT BARRAGE DE FRAN-\nCE a été inauguré en juin dernier. C'est ce-\nliui de l'usine électrique cTEguson.\nCe barrage a une hauteur totale de 61 m.\net un développement de 255 mètres. Il a en-\ntraîné l'emploi de 210,000 mètres cubes de\nbéton cyclopéen, et comporte tous les dis-\npositifs les plus modernes utilisés dans l'éta-\nblissement des grands barrages américains.\nLes eaux de la Creuse qui n'est pas\nl'une des moindres rivières de France\nont été entièrement captées à cet endroit.\nOn peut juger par là de la force hydraulique\nmise en œuvre.\n11 comporte, outre les appareils de réglage\net de vidage, deux déversoirs, susceptibles\nd'évacuer 2,000 mètres cubes ,alors que le\ndébit de la plus forte crue de la Creuse n'at-\nteint que 900 mètres cubes environ. Il est\nmuni de deux prises d'eau, immenses tours\nen béton armé, de 24 mètres de hauteur,\npermettant de prélever plus de 20 mètres\nau-dessous du plan d'eau normal, le débit\nnécessaire au fonctionnement des turbines.\nLa retenue d'eau mesure environ 1 8 kilo-\nmètres de longueur, un kilomètre de large et\ncontient 54 millions de mètres cubes d'eau\napportée par la Creuse. C'est cette eau qui,\ncanalisée, actionnera les turbines de l'usine\néfectrique.\nCelle-ci, installée au pied même du bar-\nrage, est composée de cinq groupes turbo-al-\nternateurs de 10,000 kilowatts de puissance;\nun poste, situé sur le plateau de la rive droi-\nte, élève cette tension, en vue de son trans-\nport par les grandes lignes de jonction Paris-\nEguzon.\nL'énergie produite par l'usine d'Eguzon\nsera, en année moyenne, de 120 millions de\nkilowatts-heure, dont la plus grande partie\nest destinée à assurer l'électrification totale\ndu réseau du P.-O. entre Paris et Château-\nroux.\nLes travaux de construction du barrage\nproprement dit ont été achevés le 20 mars\ndernier. Le remplissage de la « retenue » a\ncommencé aussitôt après, et a été terminé\nsans incident le 25 avril.\nLa première machine a été mise sur le ré-\nseau et couplée avec les usines de la région\nparisienne le 25 mai dernier. C'est à cette\ndate que, pour la première fois, la capitale\na été reliée électriquement à une source\nd'énergie hydraulique.\nLE PLOMB REMPLACE PAR LE FER\ndans la construction. L'article de M. A.\nGoissand dans «La Construction Moderne»,\n(22 août 1926) ,envisage I*économie consi-\ndérable qu'il convient de faire en abandon-\nnant la routinière pratique de la tuyauterie\nen plomb pour la tuyauterie en fer, au moins\npour autant que ce soit possible.\nCet usage s'est généralisé en Allemagne\net en Alsace-Lorraine.\nOutre la raison de santé publique (oxyda-\ntion du fer comparée à celle du plomb), et\nde sécurité (les tuyaux de fer résistent mieux\nà la pression, au choc et à la chaleur) ; la\nraison essentielle est l'énorme économie à\nréaliser, le poids du plomb dans le transport;\nsa valeur commerciale croissante ; les diffi-\ncultés de placement, de manipulation et de\nréparation.\nL'auteur conclut par la répercussion que\nl'abandon du plomb amènerait sur les\nchanges."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1926-11-01-c025", "article_bluemountain": "bmtnaac_1926-11_01#c025", "volume": "bmtnaac_1926-11_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "54", "page_fin": "55", "image_debut": 32, "image_fin": 33, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.2.8", "titre_corps": "UN VOYAGE AUX CARRIÈRES DES PHARAONS", "titre_sommaire": "UN VOYAGE AUX CARRIÈRES DES PHARAONS", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 32, "page_imprimee": "54", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.1.32", "debut_caractere": 57, "fin_caractere_exclue": 3934, "texte": "UN VOYAGE AUX CARRIÈRES DES PHARAONS\nC est surtout dans le pays de Rohannou\nque se trouvaient les carrières de granit des\nPharaons.\nSur quelques centaines de mètres seule-\nment s échelonnent les extractions antiques\nde pierre sombre, granit noir et schiste gré-\nseux dont les anciennes dynasties égyptien-\nnes ont fait si grand usage pour leurs statues\ndivines. On trouve encore en place, dans\n1 enceinte du temple de Mout à Karnak, ré-\ncemment déblayé, des centaines de statues\nen diorite noire, grandeur humaine, de Sekh-\nmet, la Déesse à tête de lionne. Les granits\nrouges qui ont servi à la construction des\ntemples géants et à la production des colos-\nses de Thèbes et de Karnak, venaient plus\nspécialement des carrières de Syène; mais\non trouve aussi au Rohannou un beau gra-\nnit vert sombre. Sur le sol étroit, obstruant\npresque le passage, se voient encore les res-\ntes des murs bas délimitant les abris des ou-\nvriers dont les chambres sont restées tracées\nsur le sol. Partout les hautes falaises de brè-\nche verte et noire sont entamées. Des parois\nconsidérables de la montagne paraissent\navoir été basculées des sommets et s être en-\ntassées dans leur chute.\nLa roche schisteuse qui porte dans les hié-\nroglyphes le nom de Bekken, fort recherchée\npar les rois, notamment pour façonner les\ncouvercles de leurs sarcophages, se trouve\nnon sous la forme d une masse homogène et\ncompacte dont l'extraction eût nécessité des\ntranchées, mais sous celle de blocs variables,\nprésentant de longues failles verticales et for-\nmant en quelque sorte des piliers naturels\nirréguliers fissurés en long et en large. On\ncomprend qu'un effort relativement faible ait\nsuffi à les séparer de leur paroi : afin d'évi-\nter les éboulements, le travail était entrepris\nvers le haut de la falaise et les blocs préci-\npités le long de ses pentes presque à pic.\nRares étaient ceux qui arrivaient intacts au\nbas de cette descente vertigineuse.\nSous Amenemhait 111, un fonctionnaire\nplus habile eut l'idée d'opérer la descente\nsur un plan incliné, ce qui permit de sauver\nde la destruction de nombreux blocs.\nUne fois ces blocs descendus par ces pro-\ncédés élémentaires, ils étaient dégrossis et\nréduits à la grandeur approximative de la\nstatue à laquelle on les destinait. Il fallait les\nfaçonner, les alléger autant que possible\npour leur faire franchir la distance considé-\nrable qui les séparait du fleuve. Par terre, à\ncertaines places, des fragments de cuves, des\nsarcophages inachevés ou brisés montrent\nqu'on devait compter avec un large déchet\nde production. Certains blocs cependant ont\nété taillés directement dans le roc. Il s'en\ntrouve qui portent encore la marque du pro-\ncédé par lequel ils ont été séparés de la pa-\nroi rocheuse : des incisions profondes au ci-\nseau formant une sorte de pointillé en ligne\ndroite au fond desquelles étaient insérées,\npar force, des chevilles en bois très sec qu'on\narrosait ensuite pour en provoquer le gon-\nflement.\nUne fois terminée F extraction, il fallait as-\nsurer encore le transport de ces mastodontes\njusqu'au Nil, à travers 1 00 km. de désert et\nsans le secours des rouleaux de bois. Le dé-\npouillement des inscriptions montre que l'on\nn'employait à cet usage ni chars ni appareils\nde levage. Le bois de palmier est spongieux\net flexible; il est impropre au transport des\nmatières lourdes.\nOn se contentait donc de traîner sur le\nsol mou du désert, par l'effort naturel des\nbras fournis en nombre suffisant, ces formi-\ndables monolithes ,qui s'y enfonçaient litté-\nralement.\nAu mont Claudianus, situé plus au nord,\ndans le même désert oriental, mais exploité\npar les Romains, les blocs n'étaient pas pré-\ncipités du haut de la falaise dans le fond de\nla vallée, ni descendus par des plans inclinés.\nOn y employait un procédé original et que\ndes travaux inachevés ont permis de saisir\nsur le vif.\nUne véritable route solidement empierrée"}, {"page_pdf": 33, "page_imprimee": "55", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.1.33", "debut_caractere": 57, "fin_caractere_exclue": 1299, "texte": "et de plusieurs mètres de large, serpentait au\nflanc de la montagne, reliant le val propre-\nment dit à la carrière située sur la hauteur.\nTous les 8 ou 1 0 mètres se trouvent encore\nintacts de chaque côté de la route, en alter-\nnance, des sortes de pylônes ou chlampi-\ngnons, des embossoirs en larges pierres sèches\nd'un mètre de haut. Ce curieux appareillage,\nunique en son genre, servait de toute évi-\ndence, en l'absence de rocher permettant une\nprise sur la montagne, à amarrer les lourdes\npierres pour les retenir dans leur descente\nvers la vallée. Au fur et à mesure de la pro-\ngression, les amarres passaient de l'embossoir\nsupérieur à celui qui le suivait immédiate-\nment. En effet, l'on trouve au bord de cette\nroute, et à une grande hauteur sur la vallée,\nune colonne colossale monolithe d'une qua-\nrantaine de mètres de long. Elle gît entière-\nment terminée, mais brisée en p'usieurs seg-\nments. Cet accident s'est produit sans doute\nen cours de transport. Des sortes de bourre-\nlets de pierre avaient été réservés sur le haut\nde la colonne pour servir de retenue aux\namarres et devaient être rognés une fois cette\ndernière arrivée à destination.\n(Résumé d'un article de A. Kam-\nmerer paru dans la « Revue de\nFrance », n° 7, 1924.)"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1926-11-01-c026", "article_bluemountain": "bmtnaac_1926-11_01#c026", "volume": "bmtnaac_1926-11_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "55", "page_fin": "55", "image_debut": 33, "image_fin": 33, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.2.9", "titre_corps": "LES COLLES ET LEUR EMPLOI.", "titre_sommaire": "LES COLLES ET LEUR EMPLOI.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 33, "page_imprimee": "55", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.1.33", "debut_caractere": 1301, "fin_caractere_exclue": 3417, "texte": "LES COLLES ET LEUR EMPLOI.\nTravaux faits au Comité anglais des Recher-\nches. Notre confrère, « Le Moniteur de la\nPeinture » nous apprend que certains labora-\ntoires britanniques créés pendant la guerre\nont été conservés : c'est ainsi que l'on con-\ntinue à travailler la question du collage à\nSouth Kensington, où furent élaborées les\ncolles pour construction d'avions militaires.\nOn a mis au point là un procédé pour l'ex-\ntraction irapide de la gélatine des os, de\nmême qu'une méthode (employée en grand)\npour fabriquer une colle de poisson inodore\navec les vessies natatoires de poissons di-\nvers. Les frais de ces recherches sont suppor-\ntés moitié par les fonds publics, moitié par\ndes subventions volontaires des industriels.\nL'organisation collabore aussi avec les ar-\nsenaux de la marine et c'est sur la demande\ndes services techniques d'un arsenal qu'on a\nmis au point une méthode pour l'essai des\nadhésifs donnant des résultats bien compa-\nrables entre eux.\nAu point de vue pratique, on peut rete-\nnir plsuieurs enseignements importants des\nétudes faites au laboratoire de South Ken-\nsington.\n1° plus est mince la couche d'adhésif en-\ntre deux pièces collées, et plus solide est le\ncollage;\n2° pour le collage du bois, les colles géla-\ntinées donnent de biens meilleurs résultats\nque toutes les autres;\n3° on peut détecter les défauts du c ollage\ndes assemblages en bois par un examen aux\nrayons X;\n4° dans les colles au silicate de soude, les\nproduits bien neutres donnent les meilleurs\n(résultats; en forçant la dose de silice ou celle\nd'alcali, on a moins d'adhérence.\nLA PANNE. SOURCES D'EAU PO-\nTABLE. La fameuse dune renommée\n« H oogen Blekker » située entre La Panne\net Coxyde vient d'être sondée par l'ingénieur\nagricole Pourbaix. Il a ainsi découvert qu au\npied de cette dune gisent plusieurs sources,\nlesquelles pourraient produire journellement\nenviron 1,600 hectolitres d'eau potable.\nCette importante découverte a été prise\nen considération et fera l'objet d'études sé-\nrieuses, car il s'agit en l'espèce de fournir de\nl'eau potable à la région de La Panne.\n(« Chronique des Travaux Publics ».)"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1926-11-01-c027", "article_bluemountain": "bmtnaac_1926-11_01#c027", "volume": "bmtnaac_1926-11_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "56", "page_fin": "60", "image_debut": 34, "image_fin": 38, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.2.10", "titre_corps": "URBANISME", "titre_sommaire": "URBANISME", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 34, "page_imprimee": "56", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.1.34", "debut_caractere": 57, "fin_caractere_exclue": 3650, "texte": "URBANISME\n\nLE PROBLÈME DE LA CIRCULATION MESURES RECENTES\nLa question de préciser avec efficacité la\nréglementation circulatoire se pose chaque\njour avec plus d'acuité, à Bruxelles, comme\nailleurs.\nL'inégalité croissante, qui sépare les don-\nnées de ce vaste problème, est telle: le « sys-\ntème artériel » de la capitale ne s est pas\nsensiblement développé, tandis que les usa-\ngers de la voirie urbaine sont devenus beau-\ncoup plus nombreux; les véhicules sont en\nquantité considérable, leur vitesse augmente\nsans cesse.\nL'imperfection existe même lorsqu'il s'agit\nd'artères suffisantes et de carrefours spa-\ncieux. Nos moyens de régulariser le traiic\nsont encore élémentaires, et se réduisent sou-\nvent au seul agent de police placé à 1 axe\n■jd u,ne intersection et contrôlant du bras la\ntnarche des véhicules et celle des piétons.\nAu nombre des mesures récentes nous\navons vu avec plaisir l'emploi plus généralisé\ndes démarcations dans le pavage aux car-\nrefours congestionnés.\nVoici encore, détachés de quotidiens bru-\nxellois, quelques efforts accomplis et à divers\npoints de l'agglomération, par les autorités\nResponsables .\nAu bois de la Cambre, à Bruxelles, à l'en-\ndroit tragiquement baptisé : « l'Arbre de la\nMort », il vient d'être fait, en présence de\nmembres du collège et des comités du Ton-\nring et de l'Automobile Club, d'intéressantes\ndémonstrations à propos d'un nouveau mode\nde signalisation, lequel annoncerait aux con-\nducteurs, par voie lumineuse, les défectuosi-\ntés et les périls de la route.\nUn appareil enregistre au moindre mou-\nvement sur le sol, les trépidations qu'il reçoit,\net une minuterie fonctionnerait automatique-\nment, à une distance qui sera déterminée au\nchoc, allumant un phare puissant éclairant\nl'espace alentour.\nLe phare est hissé dans un poteau sembla-\nbl e à ceux qu'on rencontre sur la voie ferrée,\nmais avec cette supériorité que les signaux\nsont d'une visibilité absolue.\nEt c'est le véhicule lui-même qui allume le\nsignal, lequel s'éteint ensuite automatique-\nment.\nLe bourgmestre de Bruxelles vient de dé-\ncréter que dans les rues à unique une ré-\nglementation spéciale sera appliquée en ce\nqui concerne le stationnement devant les\nmaisons.\nC'est ainsi qu'à partir de ce jour, rue des\nFripiers, et rue de Namur, le stationnement\nse fera alternativement à droite et à gauche,\ndu côté des numéros pairs les jours « pairs »,\net du côté des numéros impairs les jours\n« impairs ».\nLa circulation dans les rues du centre de\nla ville devient chaque jour, à raison de leur\né roitesse, plus difficile. Déjà la circulation\nen sens unique h été décrétée pour certaines\nde ces rues; mais il en est d'autres, nombreu-\nses, comprises notamment entre le boulevard\nAnspach et le passage, où la circulation, du\nmatin au soir, est devenue littéralement im-\npossible.\nLe comble, c'est que, à raison de la circu-\nlation autorisée dans les deux sens, des voi-\ntures s'arrêtent, l'une à droite, l'autre à gau-\nche, obstruant complètement le passage.\nIl est évident que la police devrait appli-\nquer plus strictement en attendant que la\ncirculation en sens unique soit décrétée\nles règlements en vigueur.\nEn effet, dès le 19 mai 1919, dans son\ninstruction générale, depuis lors constam-\nment rappelée aux agents de police et qui\nest devenue pour eux une sorte de vade-\nmecum en matière de circulation des véhi-\ncules, M. Max disait :\n« L'agent tient la main à ce que les sta-\ntionnements se fassent de manière à gêner le\nmoins possible la circulation. A cet effet, il\nfait stationner les véhicules contre la bordure\ndu trottoir; dans les rues étroites, il veille à"}, {"page_pdf": 35, "page_imprimee": "57", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.1.35", "debut_caractere": 57, "fin_caractere_exclue": 4021, "texte": "ce que les véhicules ne stationnent pas simul-\ntanément des deux côtés de la chaussée en\nne laissant entre eux qu'un passage insuffi-\nsant; en, ce cas, il fait avancer ou reculer l'un\ndes véhicules pour donner plus d'aisance à\nla circulation. »\nLe bourgmestre a fait insérer une disposi-\ntion en ce sens dans le règlement général de\npolice approuvé par le conseil communal le\n2 mars 1925 et dont l'article 52 est ainsi\nconçu :\n« Aucun véhicule, autre que la motocy-\nclette ou le vélocipède, ne peut être laissé en\nstationnement vis-à-vis d'un autre véhicule\ndéjà arrêté dans les rues dont la largeur ne\n(permet pas le passage à quatre véhicules de\nfront, non plus que sur les points de la voie\npublique où il existe des obstacles. »\nSouhaitons que cette mesure soit plus stric-\ntement appliquée.\nA propos de la circulation, signalons un\nessai intéressant qui vient d'être tenté à\nParis : sur la place du Théâtre-Français, dans\nle prolongement de la rue de Rouen, on a\ninstallé une première borne de virage. Elle se\nprésente aux regards sous la forme d'une\ncoupole de fonte de 60 cm. de diamètre,cou-\nronnée, tout autour, d'une série de dix len-\ntilles rouges en verre épais, éclairée, pendant\nla nuit, d'un feu fixe.\nCes bornes, déjà employées aux Etats-\nUnis ont pour but d'indiquer aux voitures le\npoint où elles doivent prendre le virage.\nComme on les place aux endroits dépourvus\nde refuge, leur utilité est aussi grande pour\nles chauffeurs que pour les piétons.\nSignalons, d'autre part, que la commune\nde Saint-Josse-ten-Noode vient de doter di-\nvers emplacements de disques lumineux, vi-\nsibles à la lumière du jour, s*allumant et\ns'éteignant automatiquement de deux en\ndeux secondes et fournissant une indication\ntrès précise aux conducteurs de véhicules au-\ntant qu'aux piétons.\nSaint-Josse a fait placer aussi, en certains\nendroits, des plaques indicatrices en travers\nde la voie charretière. Cette commune est\nd'ailleurs une de celles où la circulation, de-\npuis longtemps, est le mieux organisée.\nREGLEMENTATION DES QUARTIERS\nINDUSTRIELS. L'Union des Villes et\nCommunes belges ayant achevé la mise au\npoint de la réglementation des bâtisses, des\nzones de recul, des quartiers et cités-jardins,\net poursuivant son bel effort d'organisation\nurbanistique, vient d'aborder la question\nimportante des quartiers industriels. Ques-\ntion rendue toute actuelle par les démarches\nde la commune d'Anderlecht, désireuse de\nformuler, grâce à l'appui de spécialistes com-\npétents, une réglementation bien comprise\naccusant « la subdivision des territoires\ncommunaux en zones d'habitation et en zo-\nnes industrielles ».\nIl convient de citer en exemple, ici, le beau\nsouci de prévoyance et d'organisation qui\nanime l'édilité anderlechtoise, pour le profit\nde la commune même, dont le développe-\nment croissant exige les plus strictes métho-\ndes de répartition tant économiques qu'hy-\ngiéniques et esthétiques.\nC'est ce qui amena le Collège anderlech-\ntois à réaliser un travail préalable de projet\nd'appropriation en zone industrielle de ré-\nserves communales, ainsi que d'un classement\nrigoureux des diverses industries.\nL'Union des Villes et Communes belges\naura donc, pour les travaux de réglementa-\ntion industrielle qu'elle se propose d'élabo-\nrer, une base concrète, extrêmement intéres-\nsante, puisqu'il s'agit d'une importante com-\nmune où le problème s'offre dans toute son\nampleur.\nLa revue « Le Mouvement Communal »,\nexaminant, dans un article complet, les pos-\nsibilités de réalisation que présente la légis-\nlation actuelle concernant les établissements\nindustriels, considère ensuite les rapports\nefficaces qui permettront, en la matière aux\nautorités provinciale et communale d'établir\nun ordre de marche par l'élaboration des\nrèglements.\nUn examen, rédigé par M. Verwilghen,\ndes prescriptions accomplies, à ce sujet, dans\nles pays étrangers, doit convaincre de la né-\ncessité d'une telle réglementation tant pour\nla vie économique de la commune que pour"}, {"page_pdf": 36, "page_imprimee": "58", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.1.36", "debut_caractere": 57, "fin_caractere_exclue": 3431, "texte": "son caractère esthétique et pour sa salubrité.\nVient en conclusion le procès-verbal de\nla réunion du 26 juillet 1 926.\nDans le même numéro du « Mouvement\nCommunal » (15 septembre 1926), l'inté-\nressante étude de M. C. Lallemand, ancien\npréfet de la Seine Inférieure, sur la « Mé-\nthode pour tirer le meilleur parti des œuvres\nd'assistance et d'hygiène sociale », dont,\nvoici le schéma : Le But de la Méthode; Le\nCadre d'Action : le Département; Les\nmoyens d'action pour constituer l'Armement\nSocial; L'organisation de la Seine-Inférieure;\nLe logement populaire. La formation ména-\ngère de la femme; La protection contre les\nfléaux (hygiène sociale proprement dite) ;\nLa natalité; Les collaborateurs, etc., etc.\n\nBIBLIOGRAPHIE\nLE CENTAURE. Le premier numéro\ndu « Centaure », chronique artistique éditée\npar la Galerie d'Art du même nom, vient de\nparaître. L'article liminaire expose le pro-\ngramme de la nouvelle revue qui se consa-\ncrera à la défense et à l'illustration de la\npeinture contemporaine.\nLe numéro est dédié en grande partie aux\nmembres du nouveau « Groupe des 9 » dont\nil donne le portrait ainsi qu'une définition\nsuccincte de leur art. Ce fascicule reproduit\négalement d'émouvants souvenirs de Théo-\ndore Duret et se termine par une foule de\nrenseignements et d'anecdotes sur les faits\nles plus saillants de l'actualité artistique. Il\nest illustré par de nombreuses reproductions\nd'oeuvres d'artistes contemporains.\nPRAESENS. UNE NOUVELLE RE-\nVUE D'AVANT-GARDE vient d'être pu-\nb!ié à Varsovie.\nLe n° 1, présenté avec le plus grand sain,\nest pourvu d'un texte abondant et d'illus-\ntrations précieuses, inédites pour beaucoup,\ntouchant l'effort des modernistes polonais en\narchitecture, peinture et sculpture. *\nLes questions d'architecture sont traitées\npar S. Syrkus, qui assume la direction de la\nrevue avec le peintre Stazewski.\nDes travaux intéressants dus à S. Syrkus\nsont publiés dans le numéro inaugural de\n« Praesens ». Nous citerons surtout sa col-\nlaboration aux énormes travaux de magasins\net d'usines actuellement en cours, et dont on\nnous offre d'intéressants documents.\nMentionnons encore des travaux inédits\ndes architectes E. Seydenbaytel, H. Oder-\nfeld, J. Szanacja, B. Lachert, S. Malinowski,\nEnfin des œuvres connues et appréciées\ndes architectes Perrer Elkouken, J. J. P. Oud,\nVan Doesburg, G. Rietveld, Mies Van der\nRohe, M. Stam, complètent l'abondante do-\ncumentation architecturale.\nNous avons plaisir à marquer ici notre\nsympathie pour l'effort considérable qui nous\nest révélé par la revue naissante.\nBien volontiers, et sincèrement, nous sou-\nhaitons à « Praesens » groupe et revue\nd'acquérir bonne place parmi les chercheurs\nqui s'orientent, et les réalisateurs qui s'im-\nposent.\n\nCONCOURS\n\nBRABANT. CONCOURS POUR UNE\nAFFICHE ILLUSTREE (annonçant l'Expo-\nsition Provinciale des Arts Décoratifs et In-\ndustriels 1926). Nous apprenons que\n« la députation permanente a adopté les con-\nclusions du jury du cqncours pour l'exécu-\ntion d'une affiche illustrée en vue de l'expo-\nsition des Arts Décoratifs et Industriels de\n1926. Aucun des projets présentés ne sera\nexécuté, toutefois des primes ont été accor-\ndées à MM. Clerbois, Creten, Desmet et\nMlle Thuring ».\nAjoutons qu'il ne nuirait sans doute en\nrien qu'il soit fait part de plus de précisions\nsur les « conclusions du jury », et qu'un\nprocès-verbal normalement rédigé n'enlève-"}, {"page_pdf": 37, "page_imprimee": "59", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.1.37", "debut_caractere": 59, "fin_caractere_exclue": 3410, "texte": "rait rien à la dignité du concours, même ad-\nministratif.\nDe même une exposition générale des pro-\njets présentés, si elle peut apprendre ou\nplaire au public, n'enlèvera sans doute rien\ndu poids des décisions du jury.\nIl est dommage que chez nous les admi-\nnistrations se croient dispensées d'une cor-\nrection rigoureuse en matière de concours\npublics.\nElles pourraient, avec infiniment plus de\nfruit, donner l'exemple d'une organisation\nloyalement prescrite.\nC est ce concours, sans grande portée heu-\nreusement, qui nous donne l'occasion de pré-\nciser notre manière de voir. Nous croyons\nd'ailleurs qu elle n'est pas seulement nôtre.\nLONDRES. Le concours pour les bu-\nreaux et magasins de la « Scottish Légal Life\nA ssurances » s'est ouvert. C'est à Londres\nmême que seront édifiés les nouveaux bâti-\nments qui comprendront :\nAux étages, les bureaux et magasins de la\nSociété : ler1er étage : administration et dépar-\ntement de « vie » (Life department) ; se-\ncond étage s département d'hygiene. Au rez-\nde-chaussée, section spéciale du département\nde « vie », avec salle d'attente et grand ves-\ntibule, comprenant quatre lignes d'ascen-\nseurs, et escaliers de secours. Les sous-sols\nseront utilisés au dépôt des nombreuses ar-\nchives de la société. Il est prévu aussi que le\nrez-de-chaussée sera en partie affecté à des\nmagasins, probablement d'accessoires auto-\nmobiles.\nLe concours ouvert aux architectes de\nGrande-Bretagne et d'lrlande, sera clôturé\nle 30 octobre 1926.\nLa revue « The Architects Journal »\ndonne le détail, dans son numéro du 8 sep-\ntembre 1926, des divers locaux requis, ainsi\nque des modes de présentation des projets.\nANGLETERRE. CONCOURS DU\n« DAILY MAIL ». Un nouveau concours,\ndestiné à résoudre le problème de l'habita-\ntion moyenne et de la petite maison, vient\nde s'ouvrir, organisé par le « Daily Mail », à\nLondres.\nL objectif visé par cette compétition est\ndouble : beauté, confort, d'une part, écono-\nmie d'autre part.\nDouble aussi le sujet du concours. Deux\ntypes d habitations sont proposés aux con-\ncurrents : le premier, maison de 1 500 livres,\nde superficie moyenne, orientée est-ouest, si-\ntuée sur route et comprenant salle à manger,\nparloir, cuisine, 4 chambres à coucher, salle\nde bain, 2 w-c., annexes et garage. Le se-\ncond type, de 850 livres, superficie res-\ntreinte, comprend : parloir, salle commune,\npetite laverie annexes, garage, 3 chambres à\ncoucher, salle de bain et 2 w-c.\nL'exposition des projets soumis se tiendra\nà Londres, en mars 1927.\n\nE. H.\n\nCONGRES ET\nEXPOSITIONS\nUN CONGRES DES ARTS DECORA-\nTIFS. La province de Brabant organise,\nle 12 décembre, au Musée Royal du Cin-\nquantenaire, un congrès de l'enseignement\ndes Arts décoratifs et industriels, pendant\n1 exposition provinciale qui restera ouverte\ndu 4 au 26 décembre.\nLe programme comporte : le rapport de\nM. Renard £ur l'art et la technique dans l'en-\nseignement des arts décoratifs; la culture du\ngoût, rapport de Mlle Bosché; les collections\ndidactiques, (rapport de M. Hauwaert; l'uni-\nfication de l'enseignement, rapport de\nM. J osé Dierickx; le perfectionnement de\nl enseignement des arts du dessin en vue du\ndéveloppement des arts décoratifs et indus-\ntriels, rapport de M. Rau; les dangers\nde l'amateurisme dans l'enseignement des\narts décoratifs et industriels, rapport de\nMlle Bosché.\nLes personnes qui désirent participer au"}, {"page_pdf": 38, "page_imprimee": "60", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.1.38", "debut_caractere": 57, "fin_caractere_exclue": 2944, "texte": "fondie de tous les problèmes de l'urbanisme\nmoderne.\ncongrès sont priées d envoyer leur adhésion\nà la commission organisatrice, au Gouverne-\nment provincial, rue du Chêne, 22, avant le\n1 5 novembre.\nLA SOCIETE CENTRALE D'ARCHI-\nTECTURE DE BELGIQUE, 3, rue Raven-\nstein, Bruxelles, organise pour l'hiver 1926-\n192 7 une série de causeries, destinées aux\njeunes architectes, dessinateurs-architectes,\nélèves des écoles d architecture. H. Derée :\n« Le rôle de l'architecte », le 12 novembre;\nH. Lacoste : « L'architecture funéraire (an-\ntique, Moyen âge, Moderne), les 18, 25 no-\nvembre et 2 décembre; P. Devos : « Rap-\nport de voisinage et murs mitoyens », les 9\net 1 6 décembre; A. Pompe : « Le bois et\nson emploi raisonné », les 23 et 30 décem-\nbre; A. Puissant : « Les habitations à bon\nmarché et leur groupement », les 20 et\n27 janvier 192 7. « Le béton armé », les\n3 et 1 0 février 1927; J. De Ligne : « For-\nmation et développement des villes » (Aper-\nçus d'urbanisme », les 17 et 24 février; L.\nMercenier : « De l'hygiène du bâtiment »,\nles 3 et 10 mars; « L'éclairage électrique »,\nles 17 et 3 1 mars; P. Bonduelle : « La com-\nposition architecturale », les 7 et 14 avril.\nCes causeries auront lieu au local de la so-\nciété, les jeudis à 8 h. 30, hôtel Ravenstein,\nrue Ravenstein., 3.\nLes personnes désireuses de suivre régu-\nlièrement ces causeries sont invitées à se faire\ninscrire au secrétariat de la Société.\nA L'EXPOSITION INTERNATIONALE\nDE L'ASSOCIATION POUR L'AVANCE-\nMEN f DES SCIENCES, tenue à Lyon, du 24\nau 31 juillet 1926, furent remarqués :\n1. Les présentation du Groupe des Œu-\nvres Sociales (présidé par M. Risler), illus-\ntrant l'effort fait en matière d'hygiène so-\nciale, d'économie publique, de lutte contre la\ntuberculose, la syphilis et le taudis, pour la\nprotection de l'enfance, l'édification d'habi-\ntations à bon marché, etc.\n2. Le Palais de la Femme, oeuvre récente\nde l'Armée du Salut . Immeuble de 5 éta-\nges; 750 chambres pour les femmes nécessi-\nteuses; un large couloir de 2 mètres sépare\nles deux rangées de chambres. Celles-ci pour-\nvues d'un mobilier complet. Au rez-de-chaus-\nsée, salle à manger pour 700 couverts. Enfin,\ndes salles de récréation, bibliothèque, salle\nde gymnastique, de réunion, etc.\n3. Les travaux de l'Œuvre sociale de la\nBlanchisserie et Teinturerie de Thaon.\n500 maisons ont été édifiées par cette so-\nciété pour son personnel. Des cités-jardins\npourvues de bains-douches, lavoirs publics,\netc., etc.\n4. Cité d'habitations collectives, par le\ngrand architecte lyonnais Tony Garnier. Ce\n« quartier des Etats-Unis » est remarquable\npar la disposition de l'ensemble comme par\nles divers aspects des quartiers.\n5. Projet-type d'habitatioms collectives\nde M. Kharachjnick, ingénieuir-architecte de\nla ville de Saint-Etienne, travail conçu dans\nun esprit large et moderne, dénotant de la\npart de son auteur une connaissance appro^"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1926-11-01-c028", "article_bluemountain": "bmtnaac_1926-11_01#c028", "volume": "bmtnaac_1926-11_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "56", "page_fin": "58", "image_debut": 34, "image_fin": 36, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.2.10.1", "titre_corps": "LE PROBLÈME DE LA CIRCULATION MESURES RECENTES", "titre_sommaire": "LE PROBLÈME DE LA CIRCULATION MESURES RECENTES", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 34, "page_imprimee": "56", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.1.34", "debut_caractere": 68, "fin_caractere_exclue": 3650, "texte": "LE PROBLÈME DE LA CIRCULATION MESURES RECENTES\nLa question de préciser avec efficacité la\nréglementation circulatoire se pose chaque\njour avec plus d'acuité, à Bruxelles, comme\nailleurs.\nL'inégalité croissante, qui sépare les don-\nnées de ce vaste problème, est telle: le « sys-\ntème artériel » de la capitale ne s est pas\nsensiblement développé, tandis que les usa-\ngers de la voirie urbaine sont devenus beau-\ncoup plus nombreux; les véhicules sont en\nquantité considérable, leur vitesse augmente\nsans cesse.\nL'imperfection existe même lorsqu'il s'agit\nd'artères suffisantes et de carrefours spa-\ncieux. Nos moyens de régulariser le traiic\nsont encore élémentaires, et se réduisent sou-\nvent au seul agent de police placé à 1 axe\n■jd u,ne intersection et contrôlant du bras la\ntnarche des véhicules et celle des piétons.\nAu nombre des mesures récentes nous\navons vu avec plaisir l'emploi plus généralisé\ndes démarcations dans le pavage aux car-\nrefours congestionnés.\nVoici encore, détachés de quotidiens bru-\nxellois, quelques efforts accomplis et à divers\npoints de l'agglomération, par les autorités\nResponsables .\nAu bois de la Cambre, à Bruxelles, à l'en-\ndroit tragiquement baptisé : « l'Arbre de la\nMort », il vient d'être fait, en présence de\nmembres du collège et des comités du Ton-\nring et de l'Automobile Club, d'intéressantes\ndémonstrations à propos d'un nouveau mode\nde signalisation, lequel annoncerait aux con-\nducteurs, par voie lumineuse, les défectuosi-\ntés et les périls de la route.\nUn appareil enregistre au moindre mou-\nvement sur le sol, les trépidations qu'il reçoit,\net une minuterie fonctionnerait automatique-\nment, à une distance qui sera déterminée au\nchoc, allumant un phare puissant éclairant\nl'espace alentour.\nLe phare est hissé dans un poteau sembla-\nbl e à ceux qu'on rencontre sur la voie ferrée,\nmais avec cette supériorité que les signaux\nsont d'une visibilité absolue.\nEt c'est le véhicule lui-même qui allume le\nsignal, lequel s'éteint ensuite automatique-\nment.\nLe bourgmestre de Bruxelles vient de dé-\ncréter que dans les rues à unique une ré-\nglementation spéciale sera appliquée en ce\nqui concerne le stationnement devant les\nmaisons.\nC'est ainsi qu'à partir de ce jour, rue des\nFripiers, et rue de Namur, le stationnement\nse fera alternativement à droite et à gauche,\ndu côté des numéros pairs les jours « pairs »,\net du côté des numéros impairs les jours\n« impairs ».\nLa circulation dans les rues du centre de\nla ville devient chaque jour, à raison de leur\né roitesse, plus difficile. Déjà la circulation\nen sens unique h été décrétée pour certaines\nde ces rues; mais il en est d'autres, nombreu-\nses, comprises notamment entre le boulevard\nAnspach et le passage, où la circulation, du\nmatin au soir, est devenue littéralement im-\npossible.\nLe comble, c'est que, à raison de la circu-\nlation autorisée dans les deux sens, des voi-\ntures s'arrêtent, l'une à droite, l'autre à gau-\nche, obstruant complètement le passage.\nIl est évident que la police devrait appli-\nquer plus strictement en attendant que la\ncirculation en sens unique soit décrétée\nles règlements en vigueur.\nEn effet, dès le 19 mai 1919, dans son\ninstruction générale, depuis lors constam-\nment rappelée aux agents de police et qui\nest devenue pour eux une sorte de vade-\nmecum en matière de circulation des véhi-\ncules, M. Max disait :\n« L'agent tient la main à ce que les sta-\ntionnements se fassent de manière à gêner le\nmoins possible la circulation. 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Le premier numéro\ndu « Centaure », chronique artistique éditée\npar la Galerie d'Art du même nom, vient de\nparaître. L'article liminaire expose le pro-\ngramme de la nouvelle revue qui se consa-\ncrera à la défense et à l'illustration de la\npeinture contemporaine.\nLe numéro est dédié en grande partie aux\nmembres du nouveau « Groupe des 9 » dont\nil donne le portrait ainsi qu'une définition\nsuccincte de leur art. Ce fascicule reproduit\négalement d'émouvants souvenirs de Théo-\ndore Duret et se termine par une foule de\nrenseignements et d'anecdotes sur les faits\nles plus saillants de l'actualité artistique. Il\nest illustré par de nombreuses reproductions\nd'oeuvres d'artistes contemporains.\nPRAESENS. UNE NOUVELLE RE-\nVUE D'AVANT-GARDE vient d'être pu-\nb!ié à Varsovie.\nLe n° 1, présenté avec le plus grand sain,\nest pourvu d'un texte abondant et d'illus-\ntrations précieuses, inédites pour beaucoup,\ntouchant l'effort des modernistes polonais en\narchitecture, peinture et sculpture. *\nLes questions d'architecture sont traitées\npar S. Syrkus, qui assume la direction de la\nrevue avec le peintre Stazewski.\nDes travaux intéressants dus à S. Syrkus\nsont publiés dans le numéro inaugural de\n« Praesens ». Nous citerons surtout sa col-\nlaboration aux énormes travaux de magasins\net d'usines actuellement en cours, et dont on\nnous offre d'intéressants documents.\nMentionnons encore des travaux inédits\ndes architectes E. Seydenbaytel, H. Oder-\nfeld, J. Szanacja, B. Lachert, S. Malinowski,\nEnfin des œuvres connues et appréciées\ndes architectes Perrer Elkouken, J. J. P. Oud,\nVan Doesburg, G. Rietveld, Mies Van der\nRohe, M. Stam, complètent l'abondante do-\ncumentation architecturale.\nNous avons plaisir à marquer ici notre\nsympathie pour l'effort considérable qui nous\nest révélé par la revue naissante.\nBien volontiers, et sincèrement, nous sou-\nhaitons à « Praesens » groupe et revue\nd'acquérir bonne place parmi les chercheurs\nqui s'orientent, et les réalisateurs qui s'im-\nposent."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1926-11-01-c030", "article_bluemountain": "bmtnaac_1926-11_01#c030", "volume": "bmtnaac_1926-11_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "58", "page_fin": "59", "image_debut": 36, "image_fin": 37, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.2.10.3", "titre_corps": "CONCOURS", "titre_sommaire": "CONCOURS", "signature_source": "E. H", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 36, "page_imprimee": "58", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.1.36", "debut_caractere": 2781, "fin_caractere_exclue": 3431, "texte": "CONCOURS\n\nBRABANT. CONCOURS POUR UNE\nAFFICHE ILLUSTREE (annonçant l'Expo-\nsition Provinciale des Arts Décoratifs et In-\ndustriels 1926). Nous apprenons que\n« la députation permanente a adopté les con-\nclusions du jury du cqncours pour l'exécu-\ntion d'une affiche illustrée en vue de l'expo-\nsition des Arts Décoratifs et Industriels de\n1926. Aucun des projets présentés ne sera\nexécuté, toutefois des primes ont été accor-\ndées à MM. Clerbois, Creten, Desmet et\nMlle Thuring ».\nAjoutons qu'il ne nuirait sans doute en\nrien qu'il soit fait part de plus de précisions\nsur les « conclusions du jury », et qu'un\nprocès-verbal normalement rédigé n'enlève-"}, {"page_pdf": 37, "page_imprimee": "59", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.1.37", "debut_caractere": 59, "fin_caractere_exclue": 2560, "texte": "rait rien à la dignité du concours, même ad-\nministratif.\nDe même une exposition générale des pro-\njets présentés, si elle peut apprendre ou\nplaire au public, n'enlèvera sans doute rien\ndu poids des décisions du jury.\nIl est dommage que chez nous les admi-\nnistrations se croient dispensées d'une cor-\nrection rigoureuse en matière de concours\npublics.\nElles pourraient, avec infiniment plus de\nfruit, donner l'exemple d'une organisation\nloyalement prescrite.\nC est ce concours, sans grande portée heu-\nreusement, qui nous donne l'occasion de pré-\nciser notre manière de voir. Nous croyons\nd'ailleurs qu elle n'est pas seulement nôtre.\nLONDRES. Le concours pour les bu-\nreaux et magasins de la « Scottish Légal Life\nA ssurances » s'est ouvert. C'est à Londres\nmême que seront édifiés les nouveaux bâti-\nments qui comprendront :\nAux étages, les bureaux et magasins de la\nSociété : ler1er étage : administration et dépar-\ntement de « vie » (Life department) ; se-\ncond étage s département d'hygiene. Au rez-\nde-chaussée, section spéciale du département\nde « vie », avec salle d'attente et grand ves-\ntibule, comprenant quatre lignes d'ascen-\nseurs, et escaliers de secours. Les sous-sols\nseront utilisés au dépôt des nombreuses ar-\nchives de la société. Il est prévu aussi que le\nrez-de-chaussée sera en partie affecté à des\nmagasins, probablement d'accessoires auto-\nmobiles.\nLe concours ouvert aux architectes de\nGrande-Bretagne et d'lrlande, sera clôturé\nle 30 octobre 1926.\nLa revue « The Architects Journal »\ndonne le détail, dans son numéro du 8 sep-\ntembre 1926, des divers locaux requis, ainsi\nque des modes de présentation des projets.\nANGLETERRE. CONCOURS DU\n« DAILY MAIL ». Un nouveau concours,\ndestiné à résoudre le problème de l'habita-\ntion moyenne et de la petite maison, vient\nde s'ouvrir, organisé par le « Daily Mail », à\nLondres.\nL objectif visé par cette compétition est\ndouble : beauté, confort, d'une part, écono-\nmie d'autre part.\nDouble aussi le sujet du concours. Deux\ntypes d habitations sont proposés aux con-\ncurrents : le premier, maison de 1 500 livres,\nde superficie moyenne, orientée est-ouest, si-\ntuée sur route et comprenant salle à manger,\nparloir, cuisine, 4 chambres à coucher, salle\nde bain, 2 w-c., annexes et garage. Le se-\ncond type, de 850 livres, superficie res-\ntreinte, comprend : parloir, salle commune,\npetite laverie annexes, garage, 3 chambres à\ncoucher, salle de bain et 2 w-c.\nL'exposition des projets soumis se tiendra\nà Londres, en mars 1927.\n\nE. H."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1926-11-01-c031", "article_bluemountain": "bmtnaac_1926-11_01#c031", "volume": "bmtnaac_1926-11_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "59", "page_fin": "60", "image_debut": 37, "image_fin": 38, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.2.10.4", "titre_corps": "CONGRES ET EXPOSITIONS", "titre_sommaire": "CONGRES ET EXPOSITIONS", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 37, "page_imprimee": "59", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.1.37", "debut_caractere": 2562, "fin_caractere_exclue": 3410, "texte": "CONGRES ET\nEXPOSITIONS\nUN CONGRES DES ARTS DECORA-\nTIFS. La province de Brabant organise,\nle 12 décembre, au Musée Royal du Cin-\nquantenaire, un congrès de l'enseignement\ndes Arts décoratifs et industriels, pendant\n1 exposition provinciale qui restera ouverte\ndu 4 au 26 décembre.\nLe programme comporte : le rapport de\nM. Renard £ur l'art et la technique dans l'en-\nseignement des arts décoratifs; la culture du\ngoût, rapport de Mlle Bosché; les collections\ndidactiques, (rapport de M. Hauwaert; l'uni-\nfication de l'enseignement, rapport de\nM. J osé Dierickx; le perfectionnement de\nl enseignement des arts du dessin en vue du\ndéveloppement des arts décoratifs et indus-\ntriels, rapport de M. Rau; les dangers\nde l'amateurisme dans l'enseignement des\narts décoratifs et industriels, rapport de\nMlle Bosché.\nLes personnes qui désirent participer au"}, {"page_pdf": 38, "page_imprimee": "60", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.1.38", "debut_caractere": 57, "fin_caractere_exclue": 2944, "texte": "fondie de tous les problèmes de l'urbanisme\nmoderne.\ncongrès sont priées d envoyer leur adhésion\nà la commission organisatrice, au Gouverne-\nment provincial, rue du Chêne, 22, avant le\n1 5 novembre.\nLA SOCIETE CENTRALE D'ARCHI-\nTECTURE DE BELGIQUE, 3, rue Raven-\nstein, Bruxelles, organise pour l'hiver 1926-\n192 7 une série de causeries, destinées aux\njeunes architectes, dessinateurs-architectes,\nélèves des écoles d architecture. H. Derée :\n« Le rôle de l'architecte », le 12 novembre;\nH. Lacoste : « L'architecture funéraire (an-\ntique, Moyen âge, Moderne), les 18, 25 no-\nvembre et 2 décembre; P. Devos : « Rap-\nport de voisinage et murs mitoyens », les 9\net 1 6 décembre; A. Pompe : « Le bois et\nson emploi raisonné », les 23 et 30 décem-\nbre; A. Puissant : « Les habitations à bon\nmarché et leur groupement », les 20 et\n27 janvier 192 7. « Le béton armé », les\n3 et 1 0 février 1927; J. De Ligne : « For-\nmation et développement des villes » (Aper-\nçus d'urbanisme », les 17 et 24 février; L.\nMercenier : « De l'hygiène du bâtiment »,\nles 3 et 10 mars; « L'éclairage électrique »,\nles 17 et 3 1 mars; P. Bonduelle : « La com-\nposition architecturale », les 7 et 14 avril.\nCes causeries auront lieu au local de la so-\nciété, les jeudis à 8 h. 30, hôtel Ravenstein,\nrue Ravenstein., 3.\nLes personnes désireuses de suivre régu-\nlièrement ces causeries sont invitées à se faire\ninscrire au secrétariat de la Société.\nA L'EXPOSITION INTERNATIONALE\nDE L'ASSOCIATION POUR L'AVANCE-\nMEN f DES SCIENCES, tenue à Lyon, du 24\nau 31 juillet 1926, furent remarqués :\n1. Les présentation du Groupe des Œu-\nvres Sociales (présidé par M. Risler), illus-\ntrant l'effort fait en matière d'hygiène so-\nciale, d'économie publique, de lutte contre la\ntuberculose, la syphilis et le taudis, pour la\nprotection de l'enfance, l'édification d'habi-\ntations à bon marché, etc.\n2. Le Palais de la Femme, oeuvre récente\nde l'Armée du Salut . Immeuble de 5 éta-\nges; 750 chambres pour les femmes nécessi-\nteuses; un large couloir de 2 mètres sépare\nles deux rangées de chambres. Celles-ci pour-\nvues d'un mobilier complet. Au rez-de-chaus-\nsée, salle à manger pour 700 couverts. Enfin,\ndes salles de récréation, bibliothèque, salle\nde gymnastique, de réunion, etc.\n3. Les travaux de l'Œuvre sociale de la\nBlanchisserie et Teinturerie de Thaon.\n500 maisons ont été édifiées par cette so-\nciété pour son personnel. Des cités-jardins\npourvues de bains-douches, lavoirs publics,\netc., etc.\n4. Cité d'habitations collectives, par le\ngrand architecte lyonnais Tony Garnier. Ce\n« quartier des Etats-Unis » est remarquable\npar la disposition de l'ensemble comme par\nles divers aspects des quartiers.\n5. Projet-type d'habitatioms collectives\nde M. Kharachjnick, ingénieuir-architecte de\nla ville de Saint-Etienne, travail conçu dans\nun esprit large et moderne, dénotant de la\npart de son auteur une connaissance appro^"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1926-11-01-c032", "article_bluemountain": "bmtnaac_1926-11_01#c032", "volume": "bmtnaac_1926-11_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 3", "page_fin": "couv. 3", "image_debut": 39, "image_fin": 39, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.2.11", "titre_corps": "PRIX DE L'ABONNEMENT A LA SIXEME ANNEE DE Btmmr", "titre_sommaire": "PRIX DE L'ABONNEMENT A LA SIXEME ANNEE DE Btmmr", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 39, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.1.39", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 910, "texte": "PRIX DE L'ABONNEMENT A LA SIXEME ANNEE DE Btmmr\nFrancs billes\n«LA CITE ». 25.00 30.00\nTout nouvel abonné peut obtenir, à titre de prime :\na) La 5e année de «La Cité », au prix réduit de ..... 10.00 12.50\nLes 3e et 4e années de «La Cité », au prix réduit de ... 5.00 7.50\n(Le prix en librairie est de 10 francs Belgique, 15 francs étranger),\nb) Le Cœur de la Ville de Bruxelles, par Charles Buis, avec traduction d'une confé-\nrence de C. Giirlitt sur la « Conservation du cœur d'anciennes villes ». Une bro-\nchure de 24 pages. (Prix en librairie : 2 francs.) ..... gratuit\nc) L'Abbaye de la Cambre, par G. des Marez. (Prix en librairie : fr. 1.50). . gratuit\nd) Paul Hankar (1859-1901), par Ch. Conraidy, et Raym. Thibaut Une bro-\nchure illustrée. Prix en librairie : 3 francs. gratuit\nTous les volumes de « La Cité » peuvent être fournis reliés en pleine toile, moyennant un\nsupplément de fr. 12.50 par volume."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1926-11-01-c033", "article_bluemountain": "bmtnaac_1926-11_01#c033", "volume": "bmtnaac_1926-11_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 3", "page_fin": "couv. 3", "image_debut": 39, "image_fin": 39, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.2.12", "titre_corps": "Editions \" TEKHNÉ „", "titre_sommaire": "Editions \" TEKHNÉ „", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 39, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.1.39", "debut_caractere": 912, "fin_caractere_exclue": 2159, "texte": "Editions \" TEKHNÉ „\nLA CITE. Première année. (R are, .) fr. 30.\nDeuxième année. (Rare.) , , fr. 15.\nL'Art et la Société, par H.-P. Berlage, architecte à Amsterdam. Tixés à part de la Revue\n(( Art et Technique » (septembre 1913-février 1914). Un volume luxueusement im-\nprimé et illustré de 98 clichés , . , , fr. 20.\nMatériaux de substitution dans la construction de maisons, paix J Seroen, architecte. Une\nbrochure illustrée , . fr. 2.\nL'habitation coloniale Sa construction au Congo Belge, par Gast. Boghemans. Une brochure\nde 20 pages abondamment illustrée . t f fr. 3.\nConstantin Meunier. L'historique de son monument au traoail, par R. Thiry et G. Heo-\ndrickx. Une brochure iUurtrée B s fr. I.\nLyArt des Jardins et le nouveau jardin pittoresque, par Louis van der Swaelmen, ardhitectc-\npaysagiste , t fr. 1—\nLA REVUE « TEKHNE » Collection complète de la 2m* année (1912-1913). Beau\nvolume de 516 pages, sur papier couché, âlustré de 250 clichés fr. 15.\nPour s'abonner à « La Cité » ou obtenir des livres, il suffit\nde verser, dans n'importe quel bureau des postes, au crédit du\ncompte chèques postaux n° 166.21 Revue « La Cité », la somme\ndue et d'inscrire sur le bulletin de versement le titre du livre et les\nnom et adresse du souscripteur."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1926-11-01-c034", "article_bluemountain": "bmtnaac_1926-11_01#c034", "volume": "bmtnaac_1926-11_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 4", "page_fin": "couv. 4", "image_debut": 40, "image_fin": 40, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.2.13", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 40, "page_imprimee": "couv. 4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.1.40", "debut_caractere": 57, "fin_caractere_exclue": 382, "texte": "Établissements F. BIVORT, M. CORNET 6 C°\n11, rue Fossé aux Loups •* BRUXELLES\nBUREAU D'ÉTUDES TECHNIQUES\nIngénieurs Conseils\nAppareils de levage et de manutention Ponts roulants Ascenseurs\n/\nMontes-charges Mono-rails Elévateurs Câbles transporteurs aériens\nCRICS ET VÉRINS\nCONSTRUCTIONS MÉTALLIQUES PONTS CHARPENTES - PyLONES"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1926-11-01-c035", "article_bluemountain": "bmtnaac_1926-11_01#c035", "volume": "bmtnaac_1926-11_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 4", "page_fin": "couv. 4", "image_debut": 40, "image_fin": 40, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.2.14", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 40, "page_imprimee": "couv. 4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.1.40", "debut_caractere": 384, "fin_caractere_exclue": 642, "texte": "Toileries et briqueteries do \" PROGRÈS „\nSociété anonyme à Hennuyères (Belg)\na«a«aa»aaaßa\naaaaaaaaaaav\nPLANCHE RS transportables\nen briques creuses armées\nCHEMINÉES DE FUMÉE ET DE VENTILATION\nA CONDUITS SIMPLES ET MULTIPLES ®SSJ)\nBÉTON - Poutres - Charpentes"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1926-11-01-c036", "article_bluemountain": "bmtnaac_1926-11_01#c036", "volume": "bmtnaac_1926-11_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 4", "page_fin": "couv. 4", "image_debut": 40, "image_fin": 40, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.2.15", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 40, "page_imprimee": "couv. 4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.1.40", "debut_caractere": 644, "fin_caractere_exclue": 770, "texte": "mm ■■»«■■■■» «■■■■«■■■ ■■■■«■■■« ■■BMMBB\nPHOTOGRAPMIE\nD'ARCHITECTURE\n& D'OEUVRES D'ART\nSO RUE ROUGE.UCCLE\nBRUXELLES .TEL 40366"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1926-11-01-c037", "article_bluemountain": "bmtnaac_1926-11_01#c037", "volume": "bmtnaac_1926-11_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 4", "page_fin": "couv. 4", "image_debut": 40, "image_fin": 40, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.2.16", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 40, "page_imprimee": "couv. 4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.1.40", "debut_caractere": 772, "fin_caractere_exclue": 1134, "texte": "SJIIIIIIMIIMMIIIIIIIIIIMIMIIIIIIIIIIIIIMIIMIIIMIIIIMIIIIIIIG\n| TRAVAIL MECANIQUE DU BOIS 1\n| PORTES FENÊTRES ESCALIERS 1\n1 TRAVAUX EN SERIE I\nI liS MENUISERIES UtGEOISES {\n| SOCIÉTÉ COOPÉRATIVE Ï\n| RUE GRANDE FOXHALLE §\n| TÉLÉPHONE : 6394. 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VERWILGHEN, Ingénieur Urbaniste (Bruxelles),\nSecrétaire de la Rédaction.\nCOLLABORATEURS\nARCHITECTES :\nRichard ACKE (Courtrai) ;H. P. BERLAGE (La Haye) ;H. J. BIRNSTINGL\nA. R. E. B. A. (Londres); Gaston BOGHEMANS (Menin); J. BORLEE\n(Jodoigne) ; Victor BOURGEOIS (Bruxelles) ; Ch. CONRARDY (Bruxelles) ;\nJulien de RIDDER (Bruxelles) ; Marcel GUILLEMINAULT (Paris) ; Léon\nGRAS (Anvers) ; J. E. HOEBEN (Bruxelles) ; V. HUSZAR (Hollande) ;\nLE CORBUSIER SAUGNIER (Paris); Edw. LEONARD (Anvers); J. J.\nP. OUD (Rotterdam, Hollande) ; Jozef PEETERS (Anvers) ; Gust. SCHLEI-\nCHER (Allemagne) ; F. SEROEN (Bruxelles) ; Raym. THIBAUT (Bru-\nxelles) ; Carlos THIRION (Verviers) ; Henri VAN DE VELDE (La Haye,\nHollande) ; Théo van DOESBURG (Paris) ; P. VORIN (Paris) ; E. A. VAN\nTONDEREN (Bruxelles).\nCRITIQUES D'ART ;\nMaurice CASTEELS (Bruxelles) ; André de RIDDER (Anvers) ; Elie FAURE\n(Paris) ; FIERENS-GEVAERT (Bruxelles) ; Julien LEONARD (Paris) ; Paul\nLEON (Paris); Jacques M ESN IL (Paris); Léon ROSENTHAL, Paris), etc.\nTECHNICIENS :\nCharles de GRONCKEL (Bruxelles) ; A. KNAPEN (Bruxelles); L. J. SERIN\n(Bruxelles), etc., etc.\nLes Rédacteurs et Collaborateurs sont seuls\nresponsables de leurs articles. Il sera rendu\ncompte dans « La Cité » de tout ouvrage dont\ndeux exemplaires seront envoyés à la Revue\nPour la rédaction, l'administration et le\nau Siège de la Revue : 10, Place Saint-Gilles-Bruxelles-\nPeur la vente au numéro s'adresser exclusivement aux librairies. Dépôt\nprincipal : Librairie LAMERTIN,SB-62\nABONNEMENT: Belgique,2s francs; E3O 50.\nLes abonnements peuvent se prendre en versant leur montant au crédit du\nCompte chèques postauxrf 166.21 {Revue « ».)\nplément de 3 francs les numéros seront\nloppe cartonnée."}, {"page_pdf": 3, "page_imprimee": "41", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.1.3", "texte": "TEKHNE\nREVUE D'INFORMATION CONSACRÉE A\nL'ARCHITECTURE, L'URBANISME, L'ART PUBLIC\nET A LA TECHNIQUE DU BATIMENT\n\nIRE1RE ANNÉE (NOUVELLE SERIE) NUMERO 4\nSUPPLEMENT AU VOLUME VI. N° 4 DE « LA CITE ».\n\nLE NOUVEL IMMEUBLE DU BUREAU\nINTERNATIONAL DU TRAVAIL A GENÈVE\n\nEn 1922, s'ouvrait le concours pour l'érec-\ntion, à Genève, du nouvel immeuble du Bu-\nreau International du Travail. Un jury inter-\nnational désignait l'architecte suisse G. Epi-\nteaux comme vainqueur du tournoi, et lui\nconfiait le soin de diriger l'exécution du nou-\nveau bâtiment.\nEn deux ans et demi environ l'œuvre était\nachevée, offerte aux jugements et aux cri-\ntiques.\nVoici quelques données qui aideront à me-\nsurer l'importance du problème posé. 11\ns'agit d'un vaste immeuble de bureaux de-\nvant servir et abriter une administration dont\nl'organisme s'élève à 350 personnes environ\net dont les locaux se répartissent générale-\nment en : bibliothèque (165,000 volumes,\navec possibilité d'augmentation journalière\nde 30 volumes); salles de réserve de maté-\nriel et d'équipement des bureaux, ainsi que\ndes nombreuses publications du B. I. T. sor-\ntant d'impression; hall d'assemblées, diver-\nses chambres de comités; une salle de lec-\nture attenante à la bibliothèque. Il était aussi\nrequis que le bâtiment fut compris avec pos-\nsibiliés d'agrandissements futurs, et s'accor-\ndant parfaitement avec le site environnant\n(les bords du lac de Genève). Enfin, la dé-\npense totale ne pouvait dépasser éclairage\net chauffage compris 3 millions de francs\nsuisses.\n« The Architect's Journal » (août 1926)\npublie, accompagnant un article de M. Ken-\nnedy,des photos d'ensemble et de détail ainsi\nqu'une réduction des plans de la réalisation,\ndue à G. Epiteaux. La description de l'im-\nmeuble a été faite à maintes reprises par les\njournaux. A distance, le bâtiment offre une\nmasse rectangulaire assez simple et uniforme\net qui ne gagne certes pas à être appro-\nchée. M. Kennedy, qui en a visité l'intérieur,\najoute : « C'est bien satisfaisant, si Ton veut,\nmais cela ne conquiert pas. Et pourtant, con-\ntinue-t-il, le nombre des bâtiments adminis-\ntratifs vraiment modernes n'est pas énorme\net il y avait ici belle occasion de montrer en\nquelle mesure l'architecte d'aujourd'hui peut\naider l'administrateur ». Et de fait, si l'on\nmet à part quelques détails d'innovation pra-\ntique (l'ascenseur continu, d'amples placards\nservant de vestiaire à chaque bureau privé."}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "42", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.1.4", "texte": "BUREAU INTEIRNATIONAL DU TRAVAIL A GENÈVE\nSUPPLEMENT AU VOLUME VI. N° 4 DE « LA CITE ».\nArchitecte : George EPITAUX\nCliché du « Bouwkundig Weekblad »"}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "43", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.1.5", "texte": "TEK H N E\nSUPPLEMENT AU VOLUME VI. N° 4 DE « LA CITE ».\n\nle dispositif des doubles fenêtres à ouverture\nsimultanée, etc.), l'ensemble de l'ouvrage\nest, à vrai dire, bien inoffensif. Pour n'être\npas injuste M. Kennedy fait remarquer qu'en\nsomme une clause essentielle, et qui n était\npas inscrite au programme, était en soi la\nprincipale difficulté à vaincre : il fallait plaire\nà plus de cinquante nations!\nIl est donc vraisemblable que l'architecte,\naprès avoir strictement réalisé l'utilitaire, ait\nvoulu flatter le sentiment. 11 s'est donc mis\nà « décorer » afin que les bureaux proposés\nprissent un air lointain de palace car il\nest admis que le palace a droit d'entrée in-\nternationale. Le budget était pourtant assez\nlimité. Et il eut sans doute mieux valu que\nla dépense affectée aux monumentales et par\ntrop classiques rosaces, corniches, candéla-\nbres, bas-reliefs divers, et surtout à cette\ninexplicable masse surélevée qui prétend\nmettre un « accent », purement décoratif\nd'ailleurs, sur la masse de l'édifice qu\ncette dépense eut servi, par exemple, à réa-\nliser plus d'innovations véritables dans le\nconfort et 1 aide précieuse que pouvait ap-\nporter l'architecture à l'administration qu'elle\na pour tâche de servir. Peut-être eut-on évité,\nainsi, bien des illogismes et des fades rémi-\nniscences.\nAjoutons, pour conclure, que les maté-\nriaux du gros œuvre sont : le béton armé\npour l'ossature générale; le granit pour les\nsous-sols et rez-de-chausée; la pierre pour\nles murs extérieurs du premier étage, les au-\ntres murs étant fatis de pierre artificielle.\n\nCONCOURS POUR LE PALAIS DE LA\nSOCIÉTÉ DES NATIONS A GENÈVE\n\nL intérêt que l'on porte dans les milieux\nprofessionnels belges à cet important con-\ncours, s'est manifesté par la publicité qui lui\na été donnée dans les revues d'architecture,\npar l'étude que les principales associations\nprofessionnelles en ont fait, plus particuliè-\nrement par le voyage à Genève organisé\npar la Société Centrale d'architecture de Bel-\ngique et auquel un grand nombre de con-\nfrères ont pris part.\nOn peut espérer dès lors que la Belgique\nsera représentée dans cette joûte internatio-\nnale par une équipe nombreuse. Nous ne\npouvons qu'applaudir au généreux labeur\nde ses participants et former des vœux pour\nleur succès.\nCependant sans vouloir refroidir leur\nenthousiasme il nous sera permis de nous\nfaire l'écho d'âpres qritiques qui ont été\nadressées de divers côtés contre l'organisa-\ntion de ce concours.\nElles firent tout d'abrod l'objet d'une let-\ntre ouverte adressée il y a plusieurs semai-\nnes déjà par l'architecte allemand Bruno\nTant au jury du concours. Etant donné l'in-\ntérêt de cette lettre et la haute personnalité\nde son autour nous avons estimé inté-\nressant de donner une traduction du texte\nnéerlandais publié par le « Bouwkundig\nWeekblad » d'Amsterdam.\nDès l'ouverture du concours les sociétés d'ar-\nchitecture hollandaises avaient, elles aussi,\ninsisté sur les frais considérables que la par-"}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "44", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.1.6", "texte": "TEK H N E\nSUPPLEMENT AU VOLUME VI. N° 4 DE « LA CITE ».\n\nticipation au concours occasionnerait aux\nconcurrent»; elles avaient adressé une péti-\ntion au gouvernement néerlandais en vue\nd'obtenir un subside qui aurait permis de\ndéfrayer quelques architectes choisis par\nleurs pairs. Cette pétition n'eut point de\nsuite.\nC'est encore dans le « Bouwkundig\nWeekblad » (n° du 23 octobre) que fut pu-\nblié une protestation fort justifiée contre le\ndélai trop limité du concours.\n« Le jury y est-il dit s'est-il bien\n» rendu compte de ce que l'on exige des\n» participants tant comme travail de con-\n» ception que comme travail de dessin et\n» de aïeuls? On en douterait vraiment?\n» Ou bien aurait-on voulu ne faire appel\n» qu'aux hommes de routine, aux grandes\n» « firmes » d'architecture à production\n» « rapide »? Pourquoi cette précipitation?\n» Il ne s'agit pas d'un édifice utilitaire dont\n» il faut hâter le rendement financier, mais\n» d'un monument consacré à la glorifica-\n» tion d'une idée. »\nL'auteur de la protestation rappelle que\nle dél ai pour le concours du Palais de la\nPaix édifice d'importance considérable-\nment moindre, fut de huit mois et que\npour d'autres concours publics tel celui\nde l'hôtel de ville de Rotterdam il fut de\ndix mois.\nA la suite de cette protestation et des ad-\nhésions qu'elle rencontra le Bond Nee-\nderlandschie A \\t c h i t e c t e n ( B.\nN. A. ) et la Société Architectura\net A m i c i t i a (A. et A.) adressèrent au\njury du concours pour le Palais de la So-\nciété des Nations une pétition concernant\nune prolongation du délai accordé aux con-\ncurrents. En voici le texte :\n« Les bureaux de la « Maatschappij tôt\n» Bevordiging der Bouwkunst », du B.N.A.\n» et de A. et A. après avoir pris connais-\n» sance du programme du concours pour la\n» construction du Palais de la Société des\n» Nations, prennent la liberté d'attirer l'at-\n» tention du jury sur ce qui suit :\n» Il va de soi que le délai alloué en vue\n» de la remise des projets constitue une des\n» prescriptions les plus importantes du pro-\n» gramme. Sans aucun doute le jury n'a dé-\n» cidé de fixer ce délai à six mois, qu'après\n» avoir mûrement réfléchi et il a basé cette\n» décision sur l'appréciation qu'il s'était\n» formée, pour autant que la chose lui fut\n» possible sans qu'il n'élabore le projet, sur\n» l'importance du travail demandé.\n» Or, il appert aujourd'hui lors d'une\n» étude plus complète du problème et lors-\n» qu on détaille les questions secondaires,\n» qui après la conception de l'ensemble\n» exigent une étude architectonique et\n» technique, minutieuse, que le délai con-\n» senti est trop limité. Des concurrents qui\n» craignent qu'ils ne pourront terminer en\n» temps voulu leurs projets, ont fait enten-\n» dre des protestations. Etant donné qu'il\n» s'agit ici d'un édifice qui, comme le jury\n» l'exprime fort justement, « par la pureté\n» de son style, l'harmonie de ses lignes, est\n» appelé à symboliser la gloire pacifique du\n» XXe siècle », il serait hautement déplo-\n» rable que le délai du concours puisse être\n» cause que ses résultats ne répondent point\n» à votre attente.\n» Pour ces raisons les soussignés estiment\n» devoir insister vivement afin que le délai\n» accordé aux concurrents soit prolongé de\n» quatre mois et qu'en conséquence la date\n» de la remise des projets soit fixée au\n» 25 mai 1927. »\nDes associations d'architectes de France,\nBelgique, Allemagne et Suisse ont fait savoir\nau B. N. A. qu'elles adhéraient à cette pé-\ntition. Nous attendons avec impatience la\ndécision du jury que nous ne manquerons\npas de faire connaître à nos lecteurs.\n\nV. R."}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "45", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.1.7", "texte": "TEK H N E\nSUPPLEMENT AU VOLUME VI. N° 4 DE « LA CITE ».\n\nPLAN DU CENTRE DE LA VILLE DE BRUXELLES\nD'après une carte au 5000e, topogravée en 1892 par l'Institut cartographique militaire.\nNous avons ajouté sur ce plan, en gros pointillé la partie de la rue des Lombards qui n'y figurait\npas encore. (Dans le coin en bas à droite).\nNous publions ce plan dans le but de faciliter à ceux de nos lecteurs qui ne sont pas familiarisés\navec la topographie de Bruxelles, la compréhension de l'article que M. Victor Bourgeois consacre dans\n« La Cité » à la « Vieille Boucherie »."}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "46", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.1.8", "texte": "TEK H N E\nSUPPLEMENT AU VOLUME VI; N° 4 DE « LA CITE ».\n\nLETTRE OUVERTE AU JURY DU CONCOURS POUR\nLE PALAIS DE LA SOCIÉTÉ DES NATIONS A GENÈVE\n\nL'ampleur du sujet, la beauté du site, le\ndésir, exprimé de ne recevoir que des pro-\njets rationnels, enfin, et non le moins, l'éclat\ndu nom, engagent les architectes d'entrer\ndans cette arène glorieuse. Le programme\napprofondi et soigné, qui constitue de la part\ndu jury un travail remarquable, est particu-\nlièrement attrayant.\nTo us ces faits m'incitent à méditer le pro-\ngramme du concours, mais ils m'obligent\négalement à exprimer publiquement mon\nopinion, car l'étude de ce programme m'a\nconduit à une conclusion négative, celle de\nne pas prendre part à la joute. On dirait qu'il\nexiste une contradiction irréconciliable entre\nl'objet du concours et son organisation,\nentre le but et le moyen contradiction\ntelle que si on suivait cete méthode jusqu'au\nbout, une contradiction analogue dans la\nconstruction même du palais pourrait en, être\nla conséquence. Il s'agit de faire choix d'un\narchitecte parmi tous les architectes des\n58 Etats du globe. Le programme exige de\nchacun de ces innombrables architectes un\nplan d'ensemble à l'échelle de 1 à 200, et\ndes plans de détails; une description minu-\ntieuse des fondations, du chauffage, etc., un\nmétré comprenant vingt pages. Le travail\ndemandé correspond à celui exigé pour un\nprojet définitif. Par conséquent, d'après les\nbarèmes des honoraires en vigueur en Suisse,\nil devrait être rémunéré au taux de 1.2 p.c.,\nce qui,pour un édifice évalué à treize millions\nde francs, serait 156,000 francs, alors que le\nmontant total des primes ne s'élève qu'à\n1 65,000 francs. L'heureux gagnant du pre-\nmier prix touchera donc, à moins d'un ac-\ncord entre lui et la Société des Nations, et\nquoique son projet recommandé pour exécu-\ntion devra être remanié conformément aux\ndesiderata de cette Société, comme indem-\nnisation unique définitive, 50,000 francs, soit\nmoins du tiers de la somme allouée par le\nbarème des honoraires suisses. Comme au\nsurplus les projets primés deviennent la pro-\npriété des organisateurs du Concours et que\nd'autre part le concept « propriété » n'a pas\nété explicitement défini, il n'existe aucune\ngarantie au sujet de la protection du droit\nd'auteur.\nFont partie des obligations imposées aux\nconcurrents : la production d'un certificat\n« valable » de capacité, en tant qu'architecte\nexécutant. Qu'arrivera-t-il, si un projet gé-\nnial remporte le premier prix, et qu'à l'ou-\nverture des enveloppes, il appert que son au-\nteur ne peLit faire état d'une situation indé-\npendante ni même d'aucune clientèle.La pro--\ntestation d'un seul membre du jury forcerait\ntous les autres à s'en tenir au programme et\npar le fait même à refuser tout prix, même\nde 2,500 francs, car la preuve de « capa-\ncité » est une des conditions sine qua non du\nconcours.\nAu surplus, il est contraire au souci pé-\nremptoire de respecter strictement l'anony-\nmat, tant pour le nom que pour la natio-\nnalité, de faire du contenu des envelop-\npes d'identifications un des éléments du pro-\njet soumis. J'estime cependant, que ces ob-\njections-là pourront être surmontées grâce à\nl'intégrité et au tact tant du jury que de la\nSociété des Nations.\nIl n'en subsistera pas moins ce qui suit :\nOn peut admettre que les 58 Etats enverront\nau moins mille projets. Pour se conformer\naux prescriptions rigoureuses du programme,\net dans l'espoir d'obtenir la commande, cha-\nqtie compétiteur fera de son mieux; tout en\nne tenant même pas compte de son propre\ntravail, il dépensera de 5 à 10,000 francs.\nCela revient à dire qtie pour arriver à choisir\nun seul architecte, il aura été dépensé tout à\nfait inutilement, une somme improdiictive de\n5 à 1 0 millions de francs et sans que le tra-\nvail propre des architectes ait été rémunéré;\nen tenant compte de ce travail, on en arrive\nà une somme représentant plusieurs fois le"}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": "47", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.1.9", "texte": "TEK H N E\nSUPPLEMENT AU VOLUME VI. N° 4 DE « LA CITE ».\n\ncoût de la construction elle-même, somme\nqui sera jetée à l'eau.\nCet ensemble de circonstances favorise les\narchitectes arrivés et disposant de capitaux;\nc'est une grande injustice contre l'ldée, en\n1 occurrence, la meilleure Idée de 58 Etats,\ncar malheureusement, les porteurs d'ldées ne\nsont jamais cousus d'or.\nAinsi donc, Messieurs du Jury, vous avez\nrenoncé au travail des architectes doués qui\nne font pas encore partie du monde des\nprofiteurs, « Welt des Profits ». Mais\nvoyons ce qui vous attend vous-mêmes, lors\nde l'arrivée des mille projets. Pour un pre-\nmier examen, vous pendrez à la cimaise au\nmoins le plan de situation, les plans du rez-\nde-chaussée, et une perspective de chacun\ndes projets; cela fera six mètres par projet,\nau total six kilomètres de cimaise. Alors\nmême, qu'au premier tour vous ne consacriez\nque cinq minutes par projet, et tout en tra-\nvaillant activement huit heures par jour,\navant d'avoir terminé le deuxième et troi-\nsième triage, la répartition des prix, l'examen\nde la question de l'exécution du projet, la\nrédaction du rapport, il vous faudra disposer\nau moins de quatre semaines de travail.\nMême si en l'occurrence l'argent ne jouait\naucune rôle, la puissance du capital n'en for-\nmerait pas moins une partie intrinsèque du\nprogramme, volume luxueux, coûteux, dont\nla présentation fait songer à une architecture\navec des colonnes grecques, des frises, des\nguirlandes et des sculptures, tout comme le\nstyle international qui est l'opposé et renne-\nmi de cet effort grave, disséminé peut-être,\nmais qui se retrouve chez tous les peuples,\npour « la pureté du style et l'harmonie\ndes lignes », ainsi que vous l'avez si bien dit\ndans votre introduction.\nJe crois être d'accord avec de nombreux\ncollègues en cloutant que de cette manière on\npuisse créer un édifice, appelé à symboliser\nla gloire pacifique du 20e siècle. Ce sont vos\nbelles paroles qui, tout en éveillant des es-\npoirs provoquent des réponses tacites ou\nnon, semblables à la mienne; ce sont elles\nqui rendront sensibles à un grand nombre la\ndifférence entre la gloire pacifique du 20e\nsiècle et l'écart entre leurs moyens pécuniai-\nres et ceux nécessaires à la réalisation de\nleurs aspirations.\nLes soucis financiers imposés aux partici-\npants ne pourraient-ils être entièrement écar-\ntés? Pourquoi ne pas fournir un programme\ngratuit, pourquoi ne pas exiger de simples\nesquisses du plan terrier à 1 pour 500;\nun seul croquis architectural en quelques\ntraits? Vous redoutez, en ce cas, et avec\nraison., d'êbre submergés par des milliers\nde projets? D'autre part, tout concours de\nce genre devient impossible lorsque la con-\nception de la majorité du jury est inconnue.\nPourquoi ne pas choisir de quelque autre ma-\nnière un certain nombre d'architectes aux-\nquels on ne demanderait pas autre chose que\nce qui vient d'être dit? Dans ce cas il n'y\naurait pas lieu de distribuer des prix; on ne\ndécernerait que des mentions d'honneur et\nla commande serait la récompense du lau-\nréat. En somme il ne s*agit pas de découvrir\nle plus « beau » projet, mais bien le meilleur\narchitecte. « Pureté de style, harmonie des\nlignes, gloire pacifique du 20e siècle »\nsont des mots, qui impliquent des obliga-\ntions, dont une m'a amené à écrire cette let-\ntre. L'affaire est en route et ne peut plus être\narrêtée. Puissent mes paroles contribuer\nnéanmoins à ce que de cet instrument par-\ntiellement désaccordé, les notes pures seules\nretentissent.\n(Traduction libre pour «La Cité» par C. S.)\n\nBruno TAUT."}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "48", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.1.10", "texte": "TEK H N E\nSUPPLEMENT AU VOLUME VI. N° 4 DE « LA CITE ».\n-V- I\n\nLA CITÉ-JARDIN DE SURESNES (SEINE)\n\nUne étude, assez complète et pourvue de\nnombreuses illustrations, due à M. A. Gois-\nsand, a paru dans « La Construction Mo-\nderne » (29 août ! 926).\nAperçu général. La cité doit couvrir une\nsurface de 35 hectares, dont la forme géné-\nrale est un vaste carré complété par un trian-\ngle équilatéral à deux côtés légèrement in-\ncurvés.\nL'emplacement de la Cité-jardin sur\nun vaste plateau (sauf une déclivité vers la\ngauche), protégé des vents et fort bien en-\ncadré a été choisi admirablement. Les\nmoyens de communications existants, reliant\nle pays environnant à Paris, sont nombreux.\nL'Office des Habitations à Bon Marché\ndu Département de la Seine a confié la réa-\nlisation de la cité-jardin à l'architecte Mais-\ntrasse.\nLe terrain, acquis à des conditions assez\nonéreuses, est relativement restreint.\nAussi l'architecte dut-il envisager la cons-\ntruction, pour une partie, de maisons col-\nlectives à étages.\nLe plan d'ensemble est axé sur les deux\nvoies principales qui conduisent à la capitale.\nLe second, le boulevard de Versailles, est\nappelé à devenir une voie de grand trafic.\nA la terminaison de cette artère prolongée\nse trouve une place carrée, entrée de la cité\net point de départ de la voie axiale, condui-\nsant à une place demi-circulaire d'où partent\nles diverses artères de circulation (dont deux\nvoies divergentes et un boulevard périphéri-\nque) .\nLe « centre social et commercial » de la\ncité, est une place de vaste dimension, au cen-\ntre même de la compositon. Ouverte sur des\nperspectives heureuses, cette place sera bor-\ndée de maisons collectives avec boutiques,\net d'immeubles publics.\nLe tracé des voies est autant que possible\nrectiligne, pour le meilleur lotissement. Ses\nvoies elles-mêmes, toutes pourvues de pers-\npectives diverses, et sans monotonie, inter-\nrompues par des places ou des carrefours.\nLes îlots jouissent tous, et chacun diverse-\nment, de situation avantageuse ou de points\nde vue agréable.\nA l'heure actuelle, deux parties (un grou-\npe d'habitations à l'entrée de la cité et un\ngroupe scolaire à pont d'avenue) sont ache-\nvées.\nLes maisons d'habitation. L'architecte\nMaistrasse a préféré à la construction de mai-\nsons isolées, celle de groupements de 2 à 3\npetites maisons, « ce qui permet, dit-il, de\nménager des points de vue, des espaces li-\nbres, enfin de réaliser une composition géné-\nrale d'ensemble ».\nUne raison péremptoire est l'économie\nsérieuse que le groupement par 2 et 3 mai-\nsons apporte à la construction, au chauffage,\nainsi qu'à la répartition des charges de voi-\nries et d'édilité.\nLe groupe réalisé actuellement comporte\n9 bâtiments collectifs (sur caves), dont 3\nd'angles.\nCes bâtiments, orientés Nord-Sud, sont\nséparés par de grands espaces ombragés,\npour les jeux et les enfants. Les trois\nments d'angles comprennent dans leur en-\nsemble 72 logements, tandis que les six bâ-\ntiments intermédiares, semblables, en com-\nprennent 120 et couvrent une superficie de\n1,656 mètres carrés.\nLes maisons individuelles, au nombre de\n1 3, sont groupées par 2 et 3.\nLa superficie moyenne de chaque lot est\nd'environ 300 mètres avec 50 mètres de\nsurface construite. Ces maisons, situées en\nretrait de 5 mètres sur l'alignement des\nvoies, sont élevées sur caves. Elles compren-\nnent au rez-de-chaussée : un porche, une\nentrée avec escalier montant à l'étage et\ndescendant aux caves, une salle à manger,\nune cuisine, une chambre à coucher et un\nwater-closet; à l'étage, 3 chambres et un\ndébarras. Les façades orientées Est et Ouest.\nAu centre de l'îlot est le bâtiment à usage\nde lavoir avec service de bains. L'installation\nde ce bâtiment comprend :"}, {"page_pdf": 11, "page_imprimee": "49", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.1.11", "texte": "TEK H N E\nSUPPLEMENT AU VOLUME VI. N° 4 DE « LA CITE ».\n\nLA CITE-JARDIN DE SURESNES\nM. Maistrasse, Architecte\nGroupe I réalisé : Plan du rez-de-chaussée\nLe plan général de La Cité-Jardin a été publié dans le\nn° 8, p. 143, du vol. IV de « La Cité ».\n(Réduction d'un cliché par udans «La Construction Moderne»)\n\n1. Deux chaudières à vapeur semi-tubu-\nlaires avec groupe alimentaire et injecteuï\nde secours.\n2. Deux réservoirs de 1,500 litres, en tôle\ngalvanisée (pour l'eau chaude du lavoir et\nde3bDeux bouteilles closes de 300 litres en\ntôle galvanisée avec fond démontable (pour\nl'eau chaude des lavabos).\n4. Un réservoir de 2,000 litres en tôle\ngalvanisée, réchauffé par serpentin à vapeur\n(pour recueillir la lessive usagée des cuviers).\n5. Un cuvier avec appareil d'aspersion à\ncontinu\n6. Deux essoreuses centrifuges mues élec-\ntriquement.\n7 Deux séchoirs à vapeur comprenant\nchacun 7 tiroirs verticaux avec barres\nd'ébardage.\n8- Un matériel de lavoir avec bac des-\nsaugcage de !,0„0 litres et des batteries\nPour les laveuses avec 6 tables d essoreuses\nen tôle galvanisée, 15 treteaux roulants,\n' appareil distributeur a jetons pour la les-\n£*ve et eau c au e-\nLe service des bains comprend 6 cabines\n®t 22 cabines de douches."}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "50", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.1.12", "texte": "TEK H N E\nSUPPLEMENT AU VOLUME VI. N° 4 DE « LA CITE ».\n\nrez-de-chaussée\nétages\nCITE-JARDIN DE SURESNES\nM. Maistrasse, Architecte.\nSix bâtiments semblables.\n(Réduction d'un cliché paru dans «La Construction Moderne»)\n\nVoici enfin quelques détails sur le mode\nde construction des divers bâtiments :\nCAVE 3 en meulière hourdée au mortier\nde chaux hydraulique; cloisons en briques.\nDescentes de caves, extérieures. Couloirs, au\ng df murs de façade, où sont placées\ntoutes les canalisations facilement accessi-\nbles .\nPlancher haut en béton armé.\nMURS de façade en briques soubasse-\nment en meulière, enduits de ciment. Lin-\nteaux et balcons en béton, armé enduit en\nciment spécial.\nMURS de refend en briques. Cloisons en\ncarreaux de plâtre.\nPLANCHERS des étages en béton arme\navec hou/dis creux en poteries. Parquets et\ncarrelages. Menuiserie généralement en chê-\nne. Murs intérieurs peints à l'huile.\nEscaliers en ciment armé, à volée droite,\ndont les murs sont revêtus de carreaux de\nRrès. Les rampes en fer, avec dispositif spé-\ncial pour ]es enfants.\nHAUTEUR du rez-de-chaussée : 3 m. ; du\npremier étage : 2 m. 80, des autres étages:\nm*\nCHARPENTE de sapin. Couverture : tui-\nles mécaniques à emboîtement. Tuyaux de\ndescente des eaux pluviales et canalisations\nd eaux usées : fonte. Eviers en, pierre dure\navec siphon démontable.\nL électricité et le gaz complètent l'instal-\nlation parfaite de ces logements."}, {"page_pdf": 13, "page_imprimee": "41", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.1.13", "texte": "L'ARCHITECTURE MODERNE\nET UTILITAIRE\n\n(PLANCHES I A VIII)\nUn livre, qui classe et qui unifie. Et une documentation pré-\ncieuse de l'effort universel vers une architecture.\nEn préface, le Dr A. Behne situe ce que nous appellerions\nvolontiers son « angle de prospection ». Une analyse, légitime et\nfort logique, le fait remonter dans l'abstrait d'une humanité primi-\ntive, à la recherche des données primordiales du problème :\nconstruire. D'où il déduit succinctement l'équilibre vers quoi\ns'orientent les tentatives actuelles les plus fécondes.\nPuis vient le classement des noms et des idées, une manière\nd'organisation des forces acquises, où il est aisé d'apercevoir la joie\net l'enthousiasme du critique, avide des manifestations audacieuses\net vivantes de la très vieille architecture et qui marque avec une\nsorte d'orgueil les efforts et les succès nouveaux!\nLes noms qui s'alignent d'abord et leurs œuvres imposent\nl'admiration des premières et décisives libérations : Berlage, Messel,\nO. Wagner, la Bourse d'Amsterdam, les bâtiments Wertheim à Ber-\nlin, ceux de la Stadtbahn à Vienne.\n\n(*) Der Moderne Ztoeckbau,von Adolf Behne, mit 100 Abbildungen. Drei\nMasken Verlag. A. G. Wien.\n\nLA CITÉ. NOV. - DEC. 1926."}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "42", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.1.14", "texte": "LA CITE. VOL. 6. N U M. 4.\n\nFrank Lloyd Wright, son œuvre surprenante et son influence\nen Europe. Puis cette conclusion qui termine le premier chapitre :\n« Les formes académiques et les styles sont définitivement rejetés,\nla notion de « Façade » est abandonnée peu à peu. Cependant « la\nMaison » offre les mêmes données à résoudre ».\nLe chapitre II s'intitule marquant la caractéristique d'un\nstade nouveau «La Maison» disparaît; on envisage l'espace\npour lui donner forme ».\nIci, trouvent place les révélations qu'ont apporté les plus gran-\ndioses travaux des ingénieurs. Et la liste des architectes novateurs\ns'ouvre avec les noms et les œuvres de P. Behrens, W. Gropius, Henry\nVan de Velde, dont est signalée, une fois encore, l'influence considé-\nrable qu'il exerça sur le renouvellement, la « guérison » pour mieux\ndire, de l'architecture européenne.\nNous nous bornerons à citer après le nom et l'œuvre de E. Men-\ndelsohnn, qui achèvent le second chapitre, les noms bien connus des\narchitectes suivants qu'A. Behne place dans le chapitre 111 : « On\nn'envisage plus de formes dans l'espace, mais plutôt la réalité utilitaire\nà quoi l'on donne forme » : Haring et Scharoun, Tatlin, Ad. Loos,\nLe Corbusier et ses confrères français, dont les maîtres furent Perret\net T. Garnier, V. Marchi, Bruno Taut, Mies von der Rohne, Men-\ndelsohnn, Van 't Hoff, Oud, Rietveld, etc.\nCe chapitre 111, qui termine la partie critique de l'ouvrage d'A.\nBehne, est assurément une très vivante révélation des efforts consi-\ndérables accomplis par les plus courageux réalisateurs. C'est vers la\nplus grande pureté formelle assurant la plus parfaite précision utili-\ntaire que s'orientent les tentatives radicales et sincères des architectes\nmodernes.\n\nE. H."}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "43", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.1.15", "texte": "LA CIT Ë, VOL, 6, NU M, 4.\n\nLA RECONSTRUCTION DE\nLA \"VIEILLE BOUCHERIE„\n\nEst-il possible d'étudier le problème de la « Vieille Boucherie »\nautrement qu'en fonction du quartier dont elle était un des éléments\nessentiels? Examinons donc d'abord le côté urbanistique de la\nquestion.\nA l'origine de Bruxelles, la rue du Marché-aux-Herbes était\nune importante voie de communication unissant les portes de Flandre\net de Schaerbeek; jusqu'en 1380, date de la construction de l'Hôtel\nde Ville, elle fit fonction de Grand' Place en son centre, lequel resta\nun marché jusqu'en 1850.\nQuant à la « Vieille Boucherie », elle fut édifiée en 1566,\ndétruite par le bombardement de 1695 ct reconstruite dans le style\ndu XVIIe siècle par l'architecte De Bruyn. C'est également à ce\nmoment que fut décrété l'alignement du côté Nord du Marché-aux-\nHerbes. Malgré les avertissements donnés par les techniciens, notam-\nment par les confrères Dhuique et Van Montfort, en 1913, des soins\nsuffisants ne furent pas apportés à la conservation de l'édifice et la\n« Vieille Boucherie » s'écroula en 1917. Le nombre élevé de pro-\npriétaires (ils étaient, paraît-il, 180) rendait très difficile la restau-\nration.\nPremière Considération\nFaut-il conserver le caractère du Marché-aux-Herbes et, par\nconséquent, l'alignement actuel?\nLe rôle essentiel du Marché-aux-Herbes a toujours été de consti-\ntuer une voie de circulation et, s'il s'est combiné avec celui du marché,\nc'est que dans le passé, les exigences de la circulation étaient moins\nconstantes et radicales qu'aujourd'hui. Mais ne constatons-nous déjà\nen 1380 que la Grand' Place se met à l'abri, c'est-à-dire face à l'Hôtel\nde Ville? Il n'est plus opportun maintenant d'étudier comment une\nmesure semblable : chasser la circulation, pourrait être prise. Chi-"}, {"page_pdf": 16, "page_imprimee": "44", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.1.16", "texte": "LA CITE, VOL. 6, N U M. 4.\n\nmère, en effet, que d'envisager en 1926 la création d'une nouvelle\nartère de grande communication, parallèle et proche, comme le Bou-\nle vard Adolphe Max permet à la rue Neuve de rester une voie\nétroite et de devenir une rue commerciale idéale d'où on pourrait,\nà certaines heures, bannir les véhicules. Aujourd'hui, une solution\nparaît inéluctable : la circulation impose la rectification de l'aligne-\nment du Marché-aux-Herbes en tenant compte notamment de\nl'éventuelle réalisation de la gare centrale et des relations entre le\nbas et le haut de la ville. Sans vouloir prendre parti dans cette\ndernière question si controversée et si complexe, retenons cependant\ndes solutions proposées, ce qui peut influencer la vie du Marché-\naux-Herbes. La plupart paraissent d'accord pour lier la Bourse à\nla Porte de Namur sans le concours de la Place Royale. La création\ndu Palais des Beaux-Arts empêchant de relier la Place des Palais au\nMarché-aux-Herbes par une artère qui traverserait les espaces rendus\nlibres par les travaux de démolition préparatoires à la jonction\nNord-Midi, le confrère Verwilghen, notamment, a proposé les\ntransformations suivantes : grâce à des modifications des rues des\nPetits Carmes, Bodenbroeck et de Ruysbroeck, réunir convenable-\nment la Porte de Namur à la Place de la Justice, d'où on gagnerait,\nd'une part, la rue du Lombard par la rue de l'Hôpital élargie et,\nd'autre part, le Marché-aux-Herbes, par les rues de l'Empereur et\nde la Madeleine également élargies.\nUn autre projet, au contraire, tendrait à diminuer à certains\négards l'imporance du Marché-aux-Herbes, mais pas suffisamment\nà mon avis pour justifier le statu-quo : il s'agit d'une rue joignant\nla Place de la Monnaie (intersection des rues des Fripiers et de\nl'Ecuyer) au Marché-aux-Herbes un peu à l'ouest des Galeries\nSaint-Hubert. Notons que ce travail permettrait également l'assai-\nnissement du quartier de la rue des Bouchers et que ce projet néces-\nsite d'ailleurs l'élargissement du Marché - aux - Herbes entre son\nextrémité Est et son point de jonction avec la nouvelle rue.\nMais le seul trafic de la Bourse vers l'église Sainte-Gudule,\nqui continuera à se faire par le Marché-aux-Herbes, ne commande-\nt-il pas l'élargissement de cette artère?"}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.1.17", "texte": "L'ARCHITECTURE MODERNE ET UTILITAIRE\nAMERIQUE\nPLANCHE I\nAlbert KAHN. — Usine de la \" Seamless Steal Tubes, Détroit\n(D'après: Adolf Behne, Der Moderne Zweckbau. Drei Masken Verlag. Vienne.)\nSupplément à la Revue « La Cité », Vol. VI, num. 4."}, {"page_pdf": 18, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.1.18", "texte": "L'ARCHITECTURE MODERNE ET UTILITAIRE\nBELGIQUE\nPLANCHE II\nHenry VAN DE VELDE, Hagen i. W. 1910. Halle des Machines Vorster\nHenry VAN DE VELDE. — W. H. Millier & C°, Rotterdam 1924\nBureau de passage Affiche : Van der Leck\n(D'après: Adolf Behne, Der Moderne Zweckbau. Drei Masken Verlag. Vienne.)\nSupplément à la Revue « La Cité », Vol. VI, num. 4."}, {"page_pdf": 19, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.1.19", "texte": "L'ARCHITECTURE MODERNE ET UTILITAIRE\nALLEMAGNE\nPLANCHE III\nPeter BEHRENS, Berlin 1910/11\nCorridor de la Fabrique de petits moteurs de la A. E. G.\n(D'après: Adolf Behne, Der Moderne Zweckbau. Drei Masken Verlag. Vienne.)\nSupplément à la Revue « La Cité », Vol. VI, num. 4."}, {"page_pdf": 20, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.1.20", "texte": "L'ARCHITECTURE MODERNE ET UTILITAIRE\nALLEMAGNE\nPLANCHE IV\nWalter GROPIUS et Adolf MEYER, Alfed a. d. Leine, Fagus=werk 1913\nHalle des Machines\n(D'après: Adolf Behne, Der Moderne Zweckbau. Drei Masken Verlag. Vienne.)\nSupplément à la Revue « La Cité », Vol. VI, num. 4."}, {"page_pdf": 21, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.1.21", "texte": "L'ARCHITECTURE MODERNE ET UTILITAIRE\nALLEMAGNE\nPLANCHE V\nL. MIËS VAN DER ROHE, Berlin 1923. Maison pour Bureaux : Béton, fer, verre\n(D'après: Adolf Behne, Der Moderne Zweckbau. Drei Masken Verlag. Vienne.)\nSupplément à la Revue « La Cité », Vol. VI, num. 4."}, {"page_pdf": 22, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.1.22", "texte": "L'ARCHITECTURE MODERNE ET UTILITAIRE\nALLEMAGNE\nPLANCHE VI\nHans POLZIG 1911/12, Lubau près Posen. Fabrique de Produits chimiques\n(D'après: Adolf Behne, Der Moderne Zweckbau. Drei Masken Verlag. Vienne.)\nSupplément à la Revue « La Cité », Vol. VI, num. 4."}, {"page_pdf": 23, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.1.23", "texte": "L'ARCHITECTURE MODERNE ET UTILITAIRE\nALLEMAGNE\nPLANCHE VII\nBruno TAUT, Leipzig 1913. — Pavillon d'Exposition\n(D'après: Adolf Behne, Der Moderne Zweckbau. Drei Masken Vienne.)\nSupplément à la Revue « La Cité », Vol. VI, num. 4."}, {"page_pdf": 24, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.1.24", "texte": "L'ARCHITECTURE MODERNE ET UTILITAIRE\nLE DANEMARK\nPLANCHE VIII\nKarl LONBERG=HOLM “ Chicago=Tribune 1923\nProjet de Concours, façade latérale, façade et plan du rez=de=chaussée\n(D'après: Adolf Behne, Der Moderne Zweckbau. Drei Masken Verlag. Vienne.)\nSupplément à la Revue « La Cité », Vol. VI, num. 4."}, {"page_pdf": 25, "page_imprimee": "45", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.1.25", "texte": "L A CIT E. V 0 L 6. NU M. 4.\n\nDemandons-nous maintenant de quelle façon il faudra opérer\npour agir avec maximum de rendement.\nLe Marché-aux-Herbes formant sensiblement un segment de\ncercle dont le centre est situé aux alentours de la rue de l'Ecuyer et\ndont le point le plus rapproché de la Grand-Place se trouve à la rue\nChair et Pain, nous pensons qu'afin de conserver toute son épaisseur\nà la paroi Nord de la Grand' Place, l'élargissement du Marché-aux-\nHerbes s'impose du côté Nord. Dans le but de substituer au segment\nde cercle une courbe atténuée, les rectifications d'alignement aux deux\nextrémités se feraient du côté Sud au lieu du côté Nord.\nAu surplus, il me semble qu'on exagère la valeur esthétique du\ntracé du Marché-aux-Herbes et de ses patois. Certains admettent\ncette opinion, mais ils nous opposent qu'un tel ensemble vaut quand\nmême mieux que les prétentieux bâtiments appelés à les remplacer\nau long d'un nouveau Marché-aux-Herbes devenu désespérément\nrectiligne. Hélas! pouvons-nous considérer comme un argument\nurbanistique le succès trop fréquent des médiocres, l'épanouissement\nde l'incapacité professionnelle. Pensez-vous que tous les architectes\nmettraient des maisons à l'échelle de ruelles tortueuses au lieu de\ntravailler selon la grandeur et la mission d'une rue du XXe siècle?\nDEUXIÈME CONSIDÉRATION\nAutrement important est la conservation du caractère de la\nGrand' Place et des rues qui y aboutissent. Sous ce rapport de la\ndisparition de la « Vieille Boucherie », résulte un triple inconvénient:\n1.) La placette où se trouvait la « Vieille Boucherie » diminue\nl'épaisseur de la paroi de la « Grand' Place » du côté de la « Maison\ndu Roi ».\n2.) La façade postérieure de la « Maison du Roi » est décou-\nverte, alors qu'elle n'a pas été édifiée pour être vue avec du recul.\n3.) La nécessaire opposition entre la « Grand' Place » et les\npetites rues qui la desservent est supprimée.\nCe qui m'amène à conclure qu'il y a lieu de reconstruire un\nédifice sur l'emplacement de la « Vieille Boucherie » en tenant"}, {"page_pdf": 26, "page_imprimee": "46", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.1.26", "texte": "L A CIT E. VOL, 6, N U M. 4\n\ncompte du nouvel alignement du Marché-aux-Herbes et de l'assai-\nnissement indispensable du quartier. Pour ces raisons, je préconise\nun édifice dont la façade principale, concentrant l'intérêt architec-\ntural sur magasins de base, s'appuierait sur le Marché-aux-Herbes,\ntandis que les façades latérales, traitées sobrement, dirigeraient le\nregard vers la Grand' Place. Il conviendrait également de fixer un\nminimum de hauteur déterminée par la nécessité de ne pas voir la\nfaçade postérieure de la « Maison du Roi » d'un endroit quelconque\ndu Marché-aux-Herbes « rectifié ».\nTROISIÈME CONSIDÉRATION\nEnfin, dans quel style faudra-t-il construire ce nouveau bâti-\nment? Je cède volontiers la parole au confrère Bonduelle, dont l'opi-\nnion à ce sujet est moins « compromise » que la mienne passionné-\nment dévouée à la nouveauté architecturale.\n« Nous avons défendu avec toute notre\nénergie le vieil édifice, nous avons été dou-\nloureuse usem e n t émus de sa disparition et\nnous ne pouvons nous empêcher de manifester\nnotre indignation de voir ceux qui pouvaient\nempêcher cette ruine se poser en protecteurs\nde l'intégrité de notre patrimoine d'art.\nLe monument est mort et bien mort, res-\npect à son souvenir. Que l'on ne nous inflige\npas, en plus du regret d'avoir vu disparaître\nune belle œuvre, le regret de voir paraître\nune « Vieille Boucherie » qui sera un faux\net rien qu'un faux.\nEn art comme dans tous les domaines,\nun faux est méprisable ».\n\nVictor BOURGEOIS."}, {"page_pdf": 27, "page_imprimee": "47", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.1.27", "texte": "LA CITE. V 0 L. 6. N U M 4\n\nARCHITECTURE ET LITTERATURE\n\nQuelle est 1 action de la littérature sur I*ar-\nchitecture? Question brûlante, à Tordre du\njour, depuis que les artistes modernistes ré-\nvolutionnent l'art de bâtir, tandis que d'au-\ntres refusent d'admettre l'existence d'une\narchitecture moderne.\n«L Association des Architectes allemands»\na prié le professeur Hermann Schnitz, atta-\nché aux Musées d'y répondre.\nSans nous arrêter aux dissertations et dé-\nmonstrations très documentées sans doute,\n■mais un peu trop longues pour trouver place\nici, voici quelle fut la portée de cette ré-\nponse.\nArchitecture et littérature sont deux con-\ncepts entièrement distincts : l'architecture\ncrée son œuvre dans des espaces effectifs,\navec des corps saisissables, tandis que la lit-\n, tératur© transcrit des idées et des représenta-\ntions pureiïient mentales.\nCependant toutes deux, l'architecture aussi\nbien que la littérature, possèdent une série de\nrelations naturelles. 11 en est ainsi en tout pre-\nmier lieu, dans le domaine de la religion. Le\ntemple grec et la cathédrale gothique, ne\nsont pas uniquement les porteurs de concep-\ntions plastiques dans l'espace, ils incarnent\nencore l'esprit religieux.\nMais le cerneau de la question qui nous\npréoccupe, ne réside pas dans ces relations\nd'ordre naturel. Ce que nous désirons, c'est\nd'élucider les essais si nombreux, qui ont tou-\njours à nouveau été tentés, dans l'espoir de\nVendre l'architecture pour ainsi dire tributaire\nMe la littéature.\nVers la fin du 1 8e siècle, à l'époque de la\ndu classicisme et de l'ère roman-\ntique, nous remarquons l'influence de la lit-\ntérature sur 1 architecture; elle se manifeste\npar le réveil de l'intérêt pour le style gothi-\nque, que l'on est tout près de placer au-des-\nsus de l'art antique.\nDatns son hymne sur le dôme de Stras-\nbourg, écrit en 1 773, Gœthe a été le premier\nà exprimer, au moyen de la forme poétique,\n1 effet produit par une construction architec-\nturale, tandis que le célèbre esthéticien Win-\nckelmann exalta la valeur éthique de la\ncalme grandeur et de la noble simplicité de\nl'art antique.\nL'architecture qui régna après la Révolu-\ntion française un peu partout en Europe, fut\nsaturée d'idées social o-morales; ainsi on as-\nsocia la coupole à des préoccupations de l'il-\nlimité, qui certainement ont été étrangères à\nl'architecte.\nEn France, ce développement d'ordre pa-\nthétique va plusi loin encore : encouragé par\nNapoléon, le bâtisseur passe au style égyp-\ntien; pour finir c'est le romantisme qui pré-\nvaut.\nAprès 1870, la Néo-Renaissance éclot : le\nsentiment archaïque refleurit, surtout parmi\nles artisans des métiers d'art.\nLa nouvelle architecture emprunte à\nT Orient la notion des maisons à revêtements\nblancs, aux toits plats, aux rares fenêtres! En\nce faisant, elle est influencée par des sources\nlittéraires.\nEn Russie, les monuments commémoratifs\net les constructions administratives, sont ins-\npirés par l'idéal de la solidarité sociale.\nFritz von Unruh, en Allemagne, devient\nle promoteur des Colonies d'habitations pour\nartistes.\nEt la simplicité absolue et voulue, qui con-"}, {"page_pdf": 28, "page_imprimee": "48", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.1.28", "texte": "LA CITE. V 0 L. 6. N U M. 4.\n\nsiste à écarter systématiquement des immeu-\nbles toute décoration intérieure est égale-\nment d'origine littéraire. Pour finir, si le re-\nproche fait parfois à la nouvelle architecture,\nde dépasser ses propres frontières, en pous-\nsant jusqu'à l'exagération ses tendances mo-\ndernistes, est fondé, l'influence littéraire en\nest responsable.\nLe maintien strict des limites nettement\ndéfinies qui doivent séparer à jamais la lit-\ntérature de Tarchitecture, s'impose; grâce à\nelles la forme prendra vie dans le sens archi-\ntectonique le plus sincère et répondra à un\ndes buts essentiels de l'art moderne.\n\nS. C.\n\nÉPIDÉMIE\nH. E.\nAinsi donc, la statue équestre de Léo-\npold II se dresse quand même place du\nTrône. Mieux encore! Il semble qu'on rêve\nde faire de cette infortunée place du Trône,\net de ses abords immédiats, une manière\nd'exposition à ciel ouvert et permanente de\nstatues. On dit déjà que l'effigie de Paul Jan-\nson est désignée pour, la première, tenir\ncompagnie à celle du roi défunt.\nAprès cela, on verra.\nIl sera sans doute rigoureusement\nconsidéré si l'on réservera à Léopold II\nd'être « à cheval », à Paul Janson, d'être\nà pied et si, un peu plus tard, la byciclette,\nla moto, l'auto et l'avion, ne viendront Pas\nagrémenter de leur variété, le mode de pré-\nsentation des multiples effigies.\nIl est décidément manifeste que la ville\nde Bruxelles est bien en quête d'un record\nà battre. Il y a six mois environ, une masse\nimprévue s'élevait pour commémorer à\nendroit minutieusement choisi les héros\nde l'air.\nNous serions même tentés de croire que le\nrecord à battre est double : primo, un mo-\nnument tous les six mois; secundo, à rem-\nplacement le moins discutable, le plus en\nvue. Si c'est possible même, il serait infini-\nment ingénieux de planter monument ou\nstatue au beau milieu d'une rue ou artère à\ntrafic important. C'était projeté, d'ailleurs,\net à grande échelle pour l'arc de\ntriomphe Poelaert. Malheureusement...\nIl est donc probable que la ville de Bru-\nxelles désireuse d'assurer l'avenir «c mo-\nnumental » de ses places et carrefours\ncompte agrandir ses services d'architecture,\ny adjoindre même une section spéciale de\nsculpture-architecture, directement soumise\nà un Comité de « Monumentation », chargé\nlui-même de rechercher dans les livres d'his-\ntoire, d'enseignement primaire les photos\nou dessin d'effigies à célébrer en pierre, à\ncheval, à pied, ou autrement.\nQuand au budget, il sera en partie ali-\nmenté par l'Office du Tourisme, sous forme\nde droits de visite. Mais les grosses ressour-\nces proviendront surtout des habitants des\nmaisons à bon marché.\nEnfin, la Ville compte bien spéculer sur\nles appareils de commodités publiques, et\nd'aménagement urbain, les plus élémentai-\nres, les plus rares, au meilleur prix.\nOn nous assure même que c'est dans un\ntel but qu'elle met des statues, parfois, à cer-\ntains endroits où il serait préférable d'y\ntrouver autre chose.\nLE PRESENT NUMERO RENFERME\nHUIT PLANCHES HORS-TEXTE"}, {"page_pdf": 29, "page_imprimee": "51", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.1.29", "texte": "TEK H N E\nSUPPLEMENT AU VOLUME VI. N° 4 DE « LA CITE ».\n\nTECHNOLOGIE\nCOLORANTS MINÉRAUX POUR LES MORTIERS\nA. H.\nLa « Revue des Matériaux de Construc-\ntion » fournit, concernant cette très intéres-\nsante question, quelques données précises\nparues dans « Cernent Mill and Quary ».\nLes colorants employés en mélange avec\ndes mortiers de chaux, de plâtre et de ciment\nsont très différents dans leurs origines et\nleurs caractères.\nNous allons résumer les caractéristiques\nprincipales de ces produits, à l'usage des chi-\nmistes et des fabricants.\nUn pigment pour colorer un mortier de\nciment, par exemple, doit répondre (en de-\nhors de toutes autres considérations de prix,\nd'approvisionnements, etc.), à deux exigen-\nces : 10 le colorant doit être d'une intensité\ntelle qu'une quantité relativement faible suf-\nfise pour réaliser l'effet désiré, sans influen-\ncer notablement les qualités de résistance du\nproduit réalisé avec ce mortier; 2° il doit\nêtre exempt de matières pouvant réagir, mê-\nme à la longue, avec la chaux ou un autre\nconstituant normal du ciment ou du mortier\nemployé.\nLa première exigence fait éliminer quel-\nques colorants admirables, mais l'effet, dans\nces conditions, serait trop faible.\nLa seconde exclue la plupart des beaux\ncolorants artificiels dont se sert le peintre.\nAvec ces restrictions, il reste peu de ma-\ntières utilisables.\nCependant dans ces derniers temps, la\ncomposition des ciments a varié avec rapi-\ndité et bien des conceptions anciennes ont\nété. trouvées fausses ou exagérées. Il est évi-\ndent qu'un ciment ne renfermant que 40\np.c. de chaux, comme on en fabrique ac-\ntuellement, n'a pas la même action sur un\ncolorant déterminé, qu'un des ciments fabri-\nqués exclusivement autrefois, avec 70 p.c.\nde chaux.\nDans cet ordre d'idées, un supplément\nd'enquête s'impose et des pigments, condam-\nnés autrefois, pourront être repris sans don-\nner lieu à des mécomptes.\nLa classification suivante tient compte\ndes restrictions posées précédemment :\nA. Colorants rouges. Couleur due tou-\njours à la présence d'oxyde de fer sous for-\nme ferrique. On l'obtient en employant les\nmatières suivantes, finement broyées :\nA~l. Oxydes de fer naturels (minerais);\nA-2. Carbonate de fer grillé;\nA-3. Schistes pour scories naturels;\nA-4. Pyrite grillée.\nB. Colorants jaunes et bruns. Couleur\ndue habituellement à la présence d'oxyde\nde fer hydraté sous forme ferrique; occa-\nsionnellement d'autres constituants renfor-\ncent la couleur.\nOn la réalise en utilisant une poudre fine\nde :\nB-l. Oxydes de fer naturels, avec ou sans\nlavage, séchage et grillage préalables;\nB-2. Scories et schistes naturels.\nC. Colorants verts. Couleur due à la\nprésence de silicate ferreux principalement.\nC-l. Minerais renfermant du silicate fer-\nreux;\nC-2. Scories ou schistes naturels.\nLes couleurs noires et blanches ne sont\npas considérées; on ne les réalise générale-\nment pas avec des pigments.\nLa « Revue du Béton armé » a founi,\nau sujet de cette même question les rensei-\ngnements suivants :\nLes couleurs minérales sont les seules à\nrecommander.\nPour le bleu, clair ou foncé, employer le\nbleu de Prusse ou le bleu d'outremer; pour\nles bruns, la terre d'ombre ou l'oxyde brun\nde fer; pour la couleur chamois l'ocre jaune\nou l'oxyde de fer; pour le gris, de petites\nquantités de noir de manganèse ou de noir de\nfumée de Francfort; pour le vert, l'outremer"}, {"page_pdf": 30, "page_imprimee": "52", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.1.30", "texte": "TEK H N E\nSUPPLEMENT AU VOLUME VL N° 4 DE « LA CITE ».\n\nbleu verdâtre ou l'oxyde vert de chrome (un\nmélange d'oxyde jaune et d'outremer bleu\ndonnera aussi un vert satisfaisant) ; pour le\nrose, de petites quantités d'oxyde irouge de\nfer;pour les nuances rouges, telles que brique\nou terre cuite, l'oxyde rouge de fer; pouir les\neffets d'ardoise, depuis les plus clairs jus-\nqu'au bleu sombre, le noir de manganèse ou\nle noir de fumée de Francfort.\nCe n'est guère que par expérience que\nl'on peut déterminer les proportions à em-\nployer. Il convient d exécuter un certain nom-\nbre <de panneaux avec les mêmes matériaux;\nles proportions de «ciment, eaux et agrégat\nétant constantes, et les proportions de colo-\nrant pouvant varier.\nLes échantillons doivent être conservés\ndans une atmosphère humide pendant cinq\njours. Eviter de. les exposer à la lumière di-\nrecte du soleil avant qu'ils ne soient bien dur-\ncis. Se rappeler que les panneaux ont une\nnuance plus sombre quand ils sont humides\nque quand ils sont secs.\nEn aucun cas, la proportion de matière\ncolorante ne doit dépasser 1 0 p.c. du poids\nde ciment employé. L'addition de plus for-\ntes proportions est de nature à diminuer les\nrésistances du mél'ange.\nLorsque du blanc clair est désiré, le mieux\nest de faire un mortier avec une partie de\nciment blanc pour trois parties de sable\nblanc.\nMinistre; celui-ci l'a aussitôt communiqué aux\nDépartements ministériels intéressés en les\npriant de donner leur avis avant le 1 er juillet.\nNous devons marquer toute notre recon-\nnaissance à M. le Premier Ministre Jaspar\npour l'intérêt qu'il a témoigné de la sorte à\nune très importante question. Il s'agit, en ef-\nfet, d'une œuvre considérable; le nom de\nM. Jaspar s'attachera à son aboutissement\ncomme celui de M. Theunis s'attache à l'ini-\ntiative de la réforme.\nNous avons l'espoir de voir bientôt le nou-\nveau cahier général des charges mis en usage\ndans les entreprises de travaux publics des\ndivers Départements ministériels.\nEt nous formulons le vœu que ce cahier\ndes charges-type soit adopté par toutes les\nAdministrations publiques : Provinces, Com-\nmunes, Institutions d'utilité publique. Il est,\nen effet, d'un puissant intérêt de voir unifier\nles cahiers généraux des charges, un seul\ncahier-type parfaitement ordonné et complet\nremplaçant désormais toute la diversité inu-\ntile des documents de l'espèce.\nCette première réforme est donc sur le\npoint d'aboutir.\n(« Chronique des Travaux Publics », 4 juil-\nlet 1926.)\nDEUX REFORMES IMPORTANTES CON-\nCERNANT LES TRAVAUX PUBLICS\nNos lecteurs et les entrepreneurs de travaux\npublics, affiliés à la Fédération nationale, sa-\nvent que la revision des cahiers généraux des\ncharges se poursuit activement.\nLa Commission, instituée par M. Theunis,\nalors Premier Ministre, au sein du « Comité\nSupérieur de Contrôle » à l'effet d'étudier\ncette révision, a consacré de nombreuses séan-\nces à ce travail méthodique. La revision de la\npremière partie des cahiers généraux des\ncharges, partie administrative qui définit et\nprécise les bases du contrat d'entreprise, est\nachevée. Le projet sorti des délibérations de\nla Commission a été adressé à M. le Premier\nPROVINCE DE HAINAUT. LES\nCARRIERES ET LEUR PRODUCTION.\nLa en ce qui concerne les carrières\nexploitées dans le Hainaut, vient de paraître\npour l'exercice 1 924.\nNous en extrayons les renseignements sui-\nvants :\nIl y a, dans cette province, 1 30 communes\nqui ont des sièges d' exploitation de carrières,\nà savoir 34 carrières souterraines et 234 à\nciel ouvert.\nLe nombre total d'ouvriers occupés dans\nles carrières hennuyères s'élevait en 1 924 à\n9,844 contre 14,230 en î 923.La valeur to-\ntale de la production des carrières a atteint\n148,510,100 francs contre 143,510.100 fr.\nen 1923.\nCette production est la plus importante de-\npuis 1912.\nDonnons le principaux produits extraits et"}, {"page_pdf": 31, "page_imprimee": "53", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.1.31", "texte": "TEK H N E\nSUPPLEMENT AU VOLUME VI. N° 4 DE « LA CITE ».\n\nleur valeur dans le chiffre ci-dessus de la pro-\nduction de 1924 : pierres de taille bleue,\n58,842.300 francs; pavés en porphyre,\n13,142.200 francs; moellons, pierrailles et\nballast, 35,246.100 fr. ; chaux, 20,928.700\nfrancs; craie blanche, 7,013.100 francs; sa-\nble pour construction, etc., 3,419.200 francs;\nterre plastique, 6,742.100 francs.\nLe marbre figure seulement pour 984,400\nfrancs dans le total.\nEn somme, l'industrie des carrières du Hai-\nnaut a vu sa production augmenter en 1 924\npour une valeur de 4,675.700 francs, quoi-\nque le nombre des ouvriers ait diminué de\n4,386 unités.\n(« Chronique des Travaux Publics »,\n24 mars 1926.)\nLE PLUS HAUT BARRAGE DE FRAN-\nCE a été inauguré en juin dernier. C'est ce-\nliui de l'usine électrique cTEguson.\nCe barrage a une hauteur totale de 61 m.\net un développement de 255 mètres. Il a en-\ntraîné l'emploi de 210,000 mètres cubes de\nbéton cyclopéen, et comporte tous les dis-\npositifs les plus modernes utilisés dans l'éta-\nblissement des grands barrages américains.\nLes eaux de la Creuse qui n'est pas\nl'une des moindres rivières de France\nont été entièrement captées à cet endroit.\nOn peut juger par là de la force hydraulique\nmise en œuvre.\n11 comporte, outre les appareils de réglage\net de vidage, deux déversoirs, susceptibles\nd'évacuer 2,000 mètres cubes ,alors que le\ndébit de la plus forte crue de la Creuse n'at-\nteint que 900 mètres cubes environ. Il est\nmuni de deux prises d'eau, immenses tours\nen béton armé, de 24 mètres de hauteur,\npermettant de prélever plus de 20 mètres\nau-dessous du plan d'eau normal, le débit\nnécessaire au fonctionnement des turbines.\nLa retenue d'eau mesure environ 1 8 kilo-\nmètres de longueur, un kilomètre de large et\ncontient 54 millions de mètres cubes d'eau\napportée par la Creuse. C'est cette eau qui,\ncanalisée, actionnera les turbines de l'usine\néfectrique.\nCelle-ci, installée au pied même du bar-\nrage, est composée de cinq groupes turbo-al-\nternateurs de 10,000 kilowatts de puissance;\nun poste, situé sur le plateau de la rive droi-\nte, élève cette tension, en vue de son trans-\nport par les grandes lignes de jonction Paris-\nEguzon.\nL'énergie produite par l'usine d'Eguzon\nsera, en année moyenne, de 120 millions de\nkilowatts-heure, dont la plus grande partie\nest destinée à assurer l'électrification totale\ndu réseau du P.-O. entre Paris et Château-\nroux.\nLes travaux de construction du barrage\nproprement dit ont été achevés le 20 mars\ndernier. Le remplissage de la « retenue » a\ncommencé aussitôt après, et a été terminé\nsans incident le 25 avril.\nLa première machine a été mise sur le ré-\nseau et couplée avec les usines de la région\nparisienne le 25 mai dernier. C'est à cette\ndate que, pour la première fois, la capitale\na été reliée électriquement à une source\nd'énergie hydraulique.\nLE PLOMB REMPLACE PAR LE FER\ndans la construction. L'article de M. A.\nGoissand dans «La Construction Moderne»,\n(22 août 1926) ,envisage I*économie consi-\ndérable qu'il convient de faire en abandon-\nnant la routinière pratique de la tuyauterie\nen plomb pour la tuyauterie en fer, au moins\npour autant que ce soit possible.\nCet usage s'est généralisé en Allemagne\net en Alsace-Lorraine.\nOutre la raison de santé publique (oxyda-\ntion du fer comparée à celle du plomb), et\nde sécurité (les tuyaux de fer résistent mieux\nà la pression, au choc et à la chaleur) ; la\nraison essentielle est l'énorme économie à\nréaliser, le poids du plomb dans le transport;\nsa valeur commerciale croissante ; les diffi-\ncultés de placement, de manipulation et de\nréparation.\nL'auteur conclut par la répercussion que\nl'abandon du plomb amènerait sur les\nchanges."}, {"page_pdf": 32, "page_imprimee": "54", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.1.32", "texte": "TEK H N E\nSUPPLEMENT AU VOLUME VI. N° 4 DE « LA CITE ».\n\nUN VOYAGE AUX CARRIÈRES DES PHARAONS\nC est surtout dans le pays de Rohannou\nque se trouvaient les carrières de granit des\nPharaons.\nSur quelques centaines de mètres seule-\nment s échelonnent les extractions antiques\nde pierre sombre, granit noir et schiste gré-\nseux dont les anciennes dynasties égyptien-\nnes ont fait si grand usage pour leurs statues\ndivines. On trouve encore en place, dans\n1 enceinte du temple de Mout à Karnak, ré-\ncemment déblayé, des centaines de statues\nen diorite noire, grandeur humaine, de Sekh-\nmet, la Déesse à tête de lionne. Les granits\nrouges qui ont servi à la construction des\ntemples géants et à la production des colos-\nses de Thèbes et de Karnak, venaient plus\nspécialement des carrières de Syène; mais\non trouve aussi au Rohannou un beau gra-\nnit vert sombre. Sur le sol étroit, obstruant\npresque le passage, se voient encore les res-\ntes des murs bas délimitant les abris des ou-\nvriers dont les chambres sont restées tracées\nsur le sol. Partout les hautes falaises de brè-\nche verte et noire sont entamées. Des parois\nconsidérables de la montagne paraissent\navoir été basculées des sommets et s être en-\ntassées dans leur chute.\nLa roche schisteuse qui porte dans les hié-\nroglyphes le nom de Bekken, fort recherchée\npar les rois, notamment pour façonner les\ncouvercles de leurs sarcophages, se trouve\nnon sous la forme d une masse homogène et\ncompacte dont l'extraction eût nécessité des\ntranchées, mais sous celle de blocs variables,\nprésentant de longues failles verticales et for-\nmant en quelque sorte des piliers naturels\nirréguliers fissurés en long et en large. On\ncomprend qu'un effort relativement faible ait\nsuffi à les séparer de leur paroi : afin d'évi-\nter les éboulements, le travail était entrepris\nvers le haut de la falaise et les blocs préci-\npités le long de ses pentes presque à pic.\nRares étaient ceux qui arrivaient intacts au\nbas de cette descente vertigineuse.\nSous Amenemhait 111, un fonctionnaire\nplus habile eut l'idée d'opérer la descente\nsur un plan incliné, ce qui permit de sauver\nde la destruction de nombreux blocs.\nUne fois ces blocs descendus par ces pro-\ncédés élémentaires, ils étaient dégrossis et\nréduits à la grandeur approximative de la\nstatue à laquelle on les destinait. Il fallait les\nfaçonner, les alléger autant que possible\npour leur faire franchir la distance considé-\nrable qui les séparait du fleuve. Par terre, à\ncertaines places, des fragments de cuves, des\nsarcophages inachevés ou brisés montrent\nqu'on devait compter avec un large déchet\nde production. Certains blocs cependant ont\nété taillés directement dans le roc. Il s'en\ntrouve qui portent encore la marque du pro-\ncédé par lequel ils ont été séparés de la pa-\nroi rocheuse : des incisions profondes au ci-\nseau formant une sorte de pointillé en ligne\ndroite au fond desquelles étaient insérées,\npar force, des chevilles en bois très sec qu'on\narrosait ensuite pour en provoquer le gon-\nflement.\nUne fois terminée F extraction, il fallait as-\nsurer encore le transport de ces mastodontes\njusqu'au Nil, à travers 1 00 km. de désert et\nsans le secours des rouleaux de bois. Le dé-\npouillement des inscriptions montre que l'on\nn'employait à cet usage ni chars ni appareils\nde levage. Le bois de palmier est spongieux\net flexible; il est impropre au transport des\nmatières lourdes.\nOn se contentait donc de traîner sur le\nsol mou du désert, par l'effort naturel des\nbras fournis en nombre suffisant, ces formi-\ndables monolithes ,qui s'y enfonçaient litté-\nralement.\nAu mont Claudianus, situé plus au nord,\ndans le même désert oriental, mais exploité\npar les Romains, les blocs n'étaient pas pré-\ncipités du haut de la falaise dans le fond de\nla vallée, ni descendus par des plans inclinés.\nOn y employait un procédé original et que\ndes travaux inachevés ont permis de saisir\nsur le vif.\nUne véritable route solidement empierrée"}, {"page_pdf": 33, "page_imprimee": "55", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.1.33", "texte": "TEK H N E\nSUPPLEMENT AU VOLUME VI. N° 4 DE « LA CITE ».\n\net de plusieurs mètres de large, serpentait au\nflanc de la montagne, reliant le val propre-\nment dit à la carrière située sur la hauteur.\nTous les 8 ou 1 0 mètres se trouvent encore\nintacts de chaque côté de la route, en alter-\nnance, des sortes de pylônes ou chlampi-\ngnons, des embossoirs en larges pierres sèches\nd'un mètre de haut. Ce curieux appareillage,\nunique en son genre, servait de toute évi-\ndence, en l'absence de rocher permettant une\nprise sur la montagne, à amarrer les lourdes\npierres pour les retenir dans leur descente\nvers la vallée. Au fur et à mesure de la pro-\ngression, les amarres passaient de l'embossoir\nsupérieur à celui qui le suivait immédiate-\nment. En effet, l'on trouve au bord de cette\nroute, et à une grande hauteur sur la vallée,\nune colonne colossale monolithe d'une qua-\nrantaine de mètres de long. Elle gît entière-\nment terminée, mais brisée en p'usieurs seg-\nments. Cet accident s'est produit sans doute\nen cours de transport. Des sortes de bourre-\nlets de pierre avaient été réservés sur le haut\nde la colonne pour servir de retenue aux\namarres et devaient être rognés une fois cette\ndernière arrivée à destination.\n(Résumé d'un article de A. Kam-\nmerer paru dans la « Revue de\nFrance », n° 7, 1924.)\n\nLES COLLES ET LEUR EMPLOI.\nTravaux faits au Comité anglais des Recher-\nches. Notre confrère, « Le Moniteur de la\nPeinture » nous apprend que certains labora-\ntoires britanniques créés pendant la guerre\nont été conservés : c'est ainsi que l'on con-\ntinue à travailler la question du collage à\nSouth Kensington, où furent élaborées les\ncolles pour construction d'avions militaires.\nOn a mis au point là un procédé pour l'ex-\ntraction irapide de la gélatine des os, de\nmême qu'une méthode (employée en grand)\npour fabriquer une colle de poisson inodore\navec les vessies natatoires de poissons di-\nvers. Les frais de ces recherches sont suppor-\ntés moitié par les fonds publics, moitié par\ndes subventions volontaires des industriels.\nL'organisation collabore aussi avec les ar-\nsenaux de la marine et c'est sur la demande\ndes services techniques d'un arsenal qu'on a\nmis au point une méthode pour l'essai des\nadhésifs donnant des résultats bien compa-\nrables entre eux.\nAu point de vue pratique, on peut rete-\nnir plsuieurs enseignements importants des\nétudes faites au laboratoire de South Ken-\nsington.\n1° plus est mince la couche d'adhésif en-\ntre deux pièces collées, et plus solide est le\ncollage;\n2° pour le collage du bois, les colles géla-\ntinées donnent de biens meilleurs résultats\nque toutes les autres;\n3° on peut détecter les défauts du c ollage\ndes assemblages en bois par un examen aux\nrayons X;\n4° dans les colles au silicate de soude, les\nproduits bien neutres donnent les meilleurs\n(résultats; en forçant la dose de silice ou celle\nd'alcali, on a moins d'adhérence.\nLA PANNE. SOURCES D'EAU PO-\nTABLE. La fameuse dune renommée\n« H oogen Blekker » située entre La Panne\net Coxyde vient d'être sondée par l'ingénieur\nagricole Pourbaix. Il a ainsi découvert qu au\npied de cette dune gisent plusieurs sources,\nlesquelles pourraient produire journellement\nenviron 1,600 hectolitres d'eau potable.\nCette importante découverte a été prise\nen considération et fera l'objet d'études sé-\nrieuses, car il s'agit en l'espèce de fournir de\nl'eau potable à la région de La Panne.\n(« Chronique des Travaux Publics ».)"}, {"page_pdf": 34, "page_imprimee": "56", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.1.34", "texte": "TEK H N E\nSUPPLEMENT AU VOLUME VI. N° 4 DE « LA CITE ».\n\nURBANISME\n\nLE PROBLÈME DE LA CIRCULATION MESURES RECENTES\nLa question de préciser avec efficacité la\nréglementation circulatoire se pose chaque\njour avec plus d'acuité, à Bruxelles, comme\nailleurs.\nL'inégalité croissante, qui sépare les don-\nnées de ce vaste problème, est telle: le « sys-\ntème artériel » de la capitale ne s est pas\nsensiblement développé, tandis que les usa-\ngers de la voirie urbaine sont devenus beau-\ncoup plus nombreux; les véhicules sont en\nquantité considérable, leur vitesse augmente\nsans cesse.\nL'imperfection existe même lorsqu'il s'agit\nd'artères suffisantes et de carrefours spa-\ncieux. Nos moyens de régulariser le traiic\nsont encore élémentaires, et se réduisent sou-\nvent au seul agent de police placé à 1 axe\n■jd u,ne intersection et contrôlant du bras la\ntnarche des véhicules et celle des piétons.\nAu nombre des mesures récentes nous\navons vu avec plaisir l'emploi plus généralisé\ndes démarcations dans le pavage aux car-\nrefours congestionnés.\nVoici encore, détachés de quotidiens bru-\nxellois, quelques efforts accomplis et à divers\npoints de l'agglomération, par les autorités\nResponsables .\nAu bois de la Cambre, à Bruxelles, à l'en-\ndroit tragiquement baptisé : « l'Arbre de la\nMort », il vient d'être fait, en présence de\nmembres du collège et des comités du Ton-\nring et de l'Automobile Club, d'intéressantes\ndémonstrations à propos d'un nouveau mode\nde signalisation, lequel annoncerait aux con-\nducteurs, par voie lumineuse, les défectuosi-\ntés et les périls de la route.\nUn appareil enregistre au moindre mou-\nvement sur le sol, les trépidations qu'il reçoit,\net une minuterie fonctionnerait automatique-\nment, à une distance qui sera déterminée au\nchoc, allumant un phare puissant éclairant\nl'espace alentour.\nLe phare est hissé dans un poteau sembla-\nbl e à ceux qu'on rencontre sur la voie ferrée,\nmais avec cette supériorité que les signaux\nsont d'une visibilité absolue.\nEt c'est le véhicule lui-même qui allume le\nsignal, lequel s'éteint ensuite automatique-\nment.\nLe bourgmestre de Bruxelles vient de dé-\ncréter que dans les rues à unique une ré-\nglementation spéciale sera appliquée en ce\nqui concerne le stationnement devant les\nmaisons.\nC'est ainsi qu'à partir de ce jour, rue des\nFripiers, et rue de Namur, le stationnement\nse fera alternativement à droite et à gauche,\ndu côté des numéros pairs les jours « pairs »,\net du côté des numéros impairs les jours\n« impairs ».\nLa circulation dans les rues du centre de\nla ville devient chaque jour, à raison de leur\né roitesse, plus difficile. Déjà la circulation\nen sens unique h été décrétée pour certaines\nde ces rues; mais il en est d'autres, nombreu-\nses, comprises notamment entre le boulevard\nAnspach et le passage, où la circulation, du\nmatin au soir, est devenue littéralement im-\npossible.\nLe comble, c'est que, à raison de la circu-\nlation autorisée dans les deux sens, des voi-\ntures s'arrêtent, l'une à droite, l'autre à gau-\nche, obstruant complètement le passage.\nIl est évident que la police devrait appli-\nquer plus strictement en attendant que la\ncirculation en sens unique soit décrétée\nles règlements en vigueur.\nEn effet, dès le 19 mai 1919, dans son\ninstruction générale, depuis lors constam-\nment rappelée aux agents de police et qui\nest devenue pour eux une sorte de vade-\nmecum en matière de circulation des véhi-\ncules, M. Max disait :\n« L'agent tient la main à ce que les sta-\ntionnements se fassent de manière à gêner le\nmoins possible la circulation. A cet effet, il\nfait stationner les véhicules contre la bordure\ndu trottoir; dans les rues étroites, il veille à"}, {"page_pdf": 35, "page_imprimee": "57", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.1.35", "texte": "TEK H N E\nSUPPLEMENT AU VOLUME VI. N° 4 DE « LA CITE ».\n\nce que les véhicules ne stationnent pas simul-\ntanément des deux côtés de la chaussée en\nne laissant entre eux qu'un passage insuffi-\nsant; en, ce cas, il fait avancer ou reculer l'un\ndes véhicules pour donner plus d'aisance à\nla circulation. »\nLe bourgmestre a fait insérer une disposi-\ntion en ce sens dans le règlement général de\npolice approuvé par le conseil communal le\n2 mars 1925 et dont l'article 52 est ainsi\nconçu :\n« Aucun véhicule, autre que la motocy-\nclette ou le vélocipède, ne peut être laissé en\nstationnement vis-à-vis d'un autre véhicule\ndéjà arrêté dans les rues dont la largeur ne\n(permet pas le passage à quatre véhicules de\nfront, non plus que sur les points de la voie\npublique où il existe des obstacles. »\nSouhaitons que cette mesure soit plus stric-\ntement appliquée.\nA propos de la circulation, signalons un\nessai intéressant qui vient d'être tenté à\nParis : sur la place du Théâtre-Français, dans\nle prolongement de la rue de Rouen, on a\ninstallé une première borne de virage. Elle se\nprésente aux regards sous la forme d'une\ncoupole de fonte de 60 cm. de diamètre,cou-\nronnée, tout autour, d'une série de dix len-\ntilles rouges en verre épais, éclairée, pendant\nla nuit, d'un feu fixe.\nCes bornes, déjà employées aux Etats-\nUnis ont pour but d'indiquer aux voitures le\npoint où elles doivent prendre le virage.\nComme on les place aux endroits dépourvus\nde refuge, leur utilité est aussi grande pour\nles chauffeurs que pour les piétons.\nSignalons, d'autre part, que la commune\nde Saint-Josse-ten-Noode vient de doter di-\nvers emplacements de disques lumineux, vi-\nsibles à la lumière du jour, s*allumant et\ns'éteignant automatiquement de deux en\ndeux secondes et fournissant une indication\ntrès précise aux conducteurs de véhicules au-\ntant qu'aux piétons.\nSaint-Josse a fait placer aussi, en certains\nendroits, des plaques indicatrices en travers\nde la voie charretière. Cette commune est\nd'ailleurs une de celles où la circulation, de-\npuis longtemps, est le mieux organisée.\nREGLEMENTATION DES QUARTIERS\nINDUSTRIELS. L'Union des Villes et\nCommunes belges ayant achevé la mise au\npoint de la réglementation des bâtisses, des\nzones de recul, des quartiers et cités-jardins,\net poursuivant son bel effort d'organisation\nurbanistique, vient d'aborder la question\nimportante des quartiers industriels. Ques-\ntion rendue toute actuelle par les démarches\nde la commune d'Anderlecht, désireuse de\nformuler, grâce à l'appui de spécialistes com-\npétents, une réglementation bien comprise\naccusant « la subdivision des territoires\ncommunaux en zones d'habitation et en zo-\nnes industrielles ».\nIl convient de citer en exemple, ici, le beau\nsouci de prévoyance et d'organisation qui\nanime l'édilité anderlechtoise, pour le profit\nde la commune même, dont le développe-\nment croissant exige les plus strictes métho-\ndes de répartition tant économiques qu'hy-\ngiéniques et esthétiques.\nC'est ce qui amena le Collège anderlech-\ntois à réaliser un travail préalable de projet\nd'appropriation en zone industrielle de ré-\nserves communales, ainsi que d'un classement\nrigoureux des diverses industries.\nL'Union des Villes et Communes belges\naura donc, pour les travaux de réglementa-\ntion industrielle qu'elle se propose d'élabo-\nrer, une base concrète, extrêmement intéres-\nsante, puisqu'il s'agit d'une importante com-\nmune où le problème s'offre dans toute son\nampleur.\nLa revue « Le Mouvement Communal »,\nexaminant, dans un article complet, les pos-\nsibilités de réalisation que présente la légis-\nlation actuelle concernant les établissements\nindustriels, considère ensuite les rapports\nefficaces qui permettront, en la matière aux\nautorités provinciale et communale d'établir\nun ordre de marche par l'élaboration des\nrèglements.\nUn examen, rédigé par M. Verwilghen,\ndes prescriptions accomplies, à ce sujet, dans\nles pays étrangers, doit convaincre de la né-\ncessité d'une telle réglementation tant pour\nla vie économique de la commune que pour"}, {"page_pdf": 36, "page_imprimee": "58", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.1.36", "texte": "TEK H N E\nSUPPLEMENT AU VOLUME VI. N° 4 DE « LA CITE ».\n\nson caractère esthétique et pour sa salubrité.\nVient en conclusion le procès-verbal de\nla réunion du 26 juillet 1 926.\nDans le même numéro du « Mouvement\nCommunal » (15 septembre 1926), l'inté-\nressante étude de M. C. Lallemand, ancien\npréfet de la Seine Inférieure, sur la « Mé-\nthode pour tirer le meilleur parti des œuvres\nd'assistance et d'hygiène sociale », dont,\nvoici le schéma : Le But de la Méthode; Le\nCadre d'Action : le Département; Les\nmoyens d'action pour constituer l'Armement\nSocial; L'organisation de la Seine-Inférieure;\nLe logement populaire. La formation ména-\ngère de la femme; La protection contre les\nfléaux (hygiène sociale proprement dite) ;\nLa natalité; Les collaborateurs, etc., etc.\n\nBIBLIOGRAPHIE\nLE CENTAURE. Le premier numéro\ndu « Centaure », chronique artistique éditée\npar la Galerie d'Art du même nom, vient de\nparaître. L'article liminaire expose le pro-\ngramme de la nouvelle revue qui se consa-\ncrera à la défense et à l'illustration de la\npeinture contemporaine.\nLe numéro est dédié en grande partie aux\nmembres du nouveau « Groupe des 9 » dont\nil donne le portrait ainsi qu'une définition\nsuccincte de leur art. Ce fascicule reproduit\négalement d'émouvants souvenirs de Théo-\ndore Duret et se termine par une foule de\nrenseignements et d'anecdotes sur les faits\nles plus saillants de l'actualité artistique. Il\nest illustré par de nombreuses reproductions\nd'oeuvres d'artistes contemporains.\nPRAESENS. UNE NOUVELLE RE-\nVUE D'AVANT-GARDE vient d'être pu-\nb!ié à Varsovie.\nLe n° 1, présenté avec le plus grand sain,\nest pourvu d'un texte abondant et d'illus-\ntrations précieuses, inédites pour beaucoup,\ntouchant l'effort des modernistes polonais en\narchitecture, peinture et sculpture. *\nLes questions d'architecture sont traitées\npar S. Syrkus, qui assume la direction de la\nrevue avec le peintre Stazewski.\nDes travaux intéressants dus à S. Syrkus\nsont publiés dans le numéro inaugural de\n« Praesens ». Nous citerons surtout sa col-\nlaboration aux énormes travaux de magasins\net d'usines actuellement en cours, et dont on\nnous offre d'intéressants documents.\nMentionnons encore des travaux inédits\ndes architectes E. Seydenbaytel, H. Oder-\nfeld, J. Szanacja, B. Lachert, S. Malinowski,\nEnfin des œuvres connues et appréciées\ndes architectes Perrer Elkouken, J. J. P. Oud,\nVan Doesburg, G. Rietveld, Mies Van der\nRohe, M. Stam, complètent l'abondante do-\ncumentation architecturale.\nNous avons plaisir à marquer ici notre\nsympathie pour l'effort considérable qui nous\nest révélé par la revue naissante.\nBien volontiers, et sincèrement, nous sou-\nhaitons à « Praesens » groupe et revue\nd'acquérir bonne place parmi les chercheurs\nqui s'orientent, et les réalisateurs qui s'im-\nposent.\n\nCONCOURS\n\nBRABANT. CONCOURS POUR UNE\nAFFICHE ILLUSTREE (annonçant l'Expo-\nsition Provinciale des Arts Décoratifs et In-\ndustriels 1926). Nous apprenons que\n« la députation permanente a adopté les con-\nclusions du jury du cqncours pour l'exécu-\ntion d'une affiche illustrée en vue de l'expo-\nsition des Arts Décoratifs et Industriels de\n1926. Aucun des projets présentés ne sera\nexécuté, toutefois des primes ont été accor-\ndées à MM. Clerbois, Creten, Desmet et\nMlle Thuring ».\nAjoutons qu'il ne nuirait sans doute en\nrien qu'il soit fait part de plus de précisions\nsur les « conclusions du jury », et qu'un\nprocès-verbal normalement rédigé n'enlève-"}, {"page_pdf": 37, "page_imprimee": "59", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.1.37", "texte": "TEK H N E\nSUPPLEMENT AU VOLUME Vil - N° 4 DE « LA CITE ».\n\nrait rien à la dignité du concours, même ad-\nministratif.\nDe même une exposition générale des pro-\njets présentés, si elle peut apprendre ou\nplaire au public, n'enlèvera sans doute rien\ndu poids des décisions du jury.\nIl est dommage que chez nous les admi-\nnistrations se croient dispensées d'une cor-\nrection rigoureuse en matière de concours\npublics.\nElles pourraient, avec infiniment plus de\nfruit, donner l'exemple d'une organisation\nloyalement prescrite.\nC est ce concours, sans grande portée heu-\nreusement, qui nous donne l'occasion de pré-\nciser notre manière de voir. Nous croyons\nd'ailleurs qu elle n'est pas seulement nôtre.\nLONDRES. Le concours pour les bu-\nreaux et magasins de la « Scottish Légal Life\nA ssurances » s'est ouvert. C'est à Londres\nmême que seront édifiés les nouveaux bâti-\nments qui comprendront :\nAux étages, les bureaux et magasins de la\nSociété : ler1er étage : administration et dépar-\ntement de « vie » (Life department) ; se-\ncond étage s département d'hygiene. Au rez-\nde-chaussée, section spéciale du département\nde « vie », avec salle d'attente et grand ves-\ntibule, comprenant quatre lignes d'ascen-\nseurs, et escaliers de secours. Les sous-sols\nseront utilisés au dépôt des nombreuses ar-\nchives de la société. Il est prévu aussi que le\nrez-de-chaussée sera en partie affecté à des\nmagasins, probablement d'accessoires auto-\nmobiles.\nLe concours ouvert aux architectes de\nGrande-Bretagne et d'lrlande, sera clôturé\nle 30 octobre 1926.\nLa revue « The Architects Journal »\ndonne le détail, dans son numéro du 8 sep-\ntembre 1926, des divers locaux requis, ainsi\nque des modes de présentation des projets.\nANGLETERRE. CONCOURS DU\n« DAILY MAIL ». Un nouveau concours,\ndestiné à résoudre le problème de l'habita-\ntion moyenne et de la petite maison, vient\nde s'ouvrir, organisé par le « Daily Mail », à\nLondres.\nL objectif visé par cette compétition est\ndouble : beauté, confort, d'une part, écono-\nmie d'autre part.\nDouble aussi le sujet du concours. Deux\ntypes d habitations sont proposés aux con-\ncurrents : le premier, maison de 1 500 livres,\nde superficie moyenne, orientée est-ouest, si-\ntuée sur route et comprenant salle à manger,\nparloir, cuisine, 4 chambres à coucher, salle\nde bain, 2 w-c., annexes et garage. Le se-\ncond type, de 850 livres, superficie res-\ntreinte, comprend : parloir, salle commune,\npetite laverie annexes, garage, 3 chambres à\ncoucher, salle de bain et 2 w-c.\nL'exposition des projets soumis se tiendra\nà Londres, en mars 1927.\n\nE. H.\n\nCONGRES ET\nEXPOSITIONS\nUN CONGRES DES ARTS DECORA-\nTIFS. La province de Brabant organise,\nle 12 décembre, au Musée Royal du Cin-\nquantenaire, un congrès de l'enseignement\ndes Arts décoratifs et industriels, pendant\n1 exposition provinciale qui restera ouverte\ndu 4 au 26 décembre.\nLe programme comporte : le rapport de\nM. Renard £ur l'art et la technique dans l'en-\nseignement des arts décoratifs; la culture du\ngoût, rapport de Mlle Bosché; les collections\ndidactiques, (rapport de M. Hauwaert; l'uni-\nfication de l'enseignement, rapport de\nM. J osé Dierickx; le perfectionnement de\nl enseignement des arts du dessin en vue du\ndéveloppement des arts décoratifs et indus-\ntriels, rapport de M. Rau; les dangers\nde l'amateurisme dans l'enseignement des\narts décoratifs et industriels, rapport de\nMlle Bosché.\nLes personnes qui désirent participer au"}, {"page_pdf": 38, "page_imprimee": "60", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.1.38", "texte": "TEK H N E\nSUPPLEMENT AU VOLUME VI. N° 4 DE « LA CITE ».\n\nfondie de tous les problèmes de l'urbanisme\nmoderne.\ncongrès sont priées d envoyer leur adhésion\nà la commission organisatrice, au Gouverne-\nment provincial, rue du Chêne, 22, avant le\n1 5 novembre.\nLA SOCIETE CENTRALE D'ARCHI-\nTECTURE DE BELGIQUE, 3, rue Raven-\nstein, Bruxelles, organise pour l'hiver 1926-\n192 7 une série de causeries, destinées aux\njeunes architectes, dessinateurs-architectes,\nélèves des écoles d architecture. H. Derée :\n« Le rôle de l'architecte », le 12 novembre;\nH. Lacoste : « L'architecture funéraire (an-\ntique, Moyen âge, Moderne), les 18, 25 no-\nvembre et 2 décembre; P. Devos : « Rap-\nport de voisinage et murs mitoyens », les 9\net 1 6 décembre; A. Pompe : « Le bois et\nson emploi raisonné », les 23 et 30 décem-\nbre; A. Puissant : « Les habitations à bon\nmarché et leur groupement », les 20 et\n27 janvier 192 7. « Le béton armé », les\n3 et 1 0 février 1927; J. De Ligne : « For-\nmation et développement des villes » (Aper-\nçus d'urbanisme », les 17 et 24 février; L.\nMercenier : « De l'hygiène du bâtiment »,\nles 3 et 10 mars; « L'éclairage électrique »,\nles 17 et 3 1 mars; P. Bonduelle : « La com-\nposition architecturale », les 7 et 14 avril.\nCes causeries auront lieu au local de la so-\nciété, les jeudis à 8 h. 30, hôtel Ravenstein,\nrue Ravenstein., 3.\nLes personnes désireuses de suivre régu-\nlièrement ces causeries sont invitées à se faire\ninscrire au secrétariat de la Société.\nA L'EXPOSITION INTERNATIONALE\nDE L'ASSOCIATION POUR L'AVANCE-\nMEN f DES SCIENCES, tenue à Lyon, du 24\nau 31 juillet 1926, furent remarqués :\n1. Les présentation du Groupe des Œu-\nvres Sociales (présidé par M. Risler), illus-\ntrant l'effort fait en matière d'hygiène so-\nciale, d'économie publique, de lutte contre la\ntuberculose, la syphilis et le taudis, pour la\nprotection de l'enfance, l'édification d'habi-\ntations à bon marché, etc.\n2. Le Palais de la Femme, oeuvre récente\nde l'Armée du Salut . Immeuble de 5 éta-\nges; 750 chambres pour les femmes nécessi-\nteuses; un large couloir de 2 mètres sépare\nles deux rangées de chambres. Celles-ci pour-\nvues d'un mobilier complet. Au rez-de-chaus-\nsée, salle à manger pour 700 couverts. Enfin,\ndes salles de récréation, bibliothèque, salle\nde gymnastique, de réunion, etc.\n3. Les travaux de l'Œuvre sociale de la\nBlanchisserie et Teinturerie de Thaon.\n500 maisons ont été édifiées par cette so-\nciété pour son personnel. Des cités-jardins\npourvues de bains-douches, lavoirs publics,\netc., etc.\n4. Cité d'habitations collectives, par le\ngrand architecte lyonnais Tony Garnier. Ce\n« quartier des Etats-Unis » est remarquable\npar la disposition de l'ensemble comme par\nles divers aspects des quartiers.\n5. Projet-type d'habitatioms collectives\nde M. Kharachjnick, ingénieuir-architecte de\nla ville de Saint-Etienne, travail conçu dans\nun esprit large et moderne, dénotant de la\npart de son auteur une connaissance appro^"}, {"page_pdf": 39, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.1.39", "texte": "PRIX DE L'ABONNEMENT A LA SIXEME ANNEE DE Btmmr\nFrancs billes\n«LA CITE ». 25.00 30.00\nTout nouvel abonné peut obtenir, à titre de prime :\na) La 5e année de «La Cité », au prix réduit de ..... 10.00 12.50\nLes 3e et 4e années de «La Cité », au prix réduit de ... 5.00 7.50\n(Le prix en librairie est de 10 francs Belgique, 15 francs étranger),\nb) Le Cœur de la Ville de Bruxelles, par Charles Buis, avec traduction d'une confé-\nrence de C. Giirlitt sur la « Conservation du cœur d'anciennes villes ». Une bro-\nchure de 24 pages. (Prix en librairie : 2 francs.) ..... gratuit\nc) L'Abbaye de la Cambre, par G. des Marez. (Prix en librairie : fr. 1.50). . gratuit\nd) Paul Hankar (1859-1901), par Ch. Conraidy, et Raym. Thibaut Une bro-\nchure illustrée. Prix en librairie : 3 francs. gratuit\nTous les volumes de « La Cité » peuvent être fournis reliés en pleine toile, moyennant un\nsupplément de fr. 12.50 par volume.\n\nEditions \" TEKHNÉ „\nLA CITE. Première année. (R are, .) fr. 30.\nDeuxième année. (Rare.) , , fr. 15.\nL'Art et la Société, par H.-P. Berlage, architecte à Amsterdam. Tixés à part de la Revue\n(( Art et Technique » (septembre 1913-février 1914). Un volume luxueusement im-\nprimé et illustré de 98 clichés , . , , fr. 20.\nMatériaux de substitution dans la construction de maisons, paix J Seroen, architecte. Une\nbrochure illustrée , . fr. 2.\nL'habitation coloniale Sa construction au Congo Belge, par Gast. Boghemans. Une brochure\nde 20 pages abondamment illustrée . t f fr. 3.\nConstantin Meunier. L'historique de son monument au traoail, par R. Thiry et G. Heo-\ndrickx. Une brochure iUurtrée B s fr. I.\nLyArt des Jardins et le nouveau jardin pittoresque, par Louis van der Swaelmen, ardhitectc-\npaysagiste , t fr. 1—\nLA REVUE « TEKHNE » Collection complète de la 2m* année (1912-1913). Beau\nvolume de 516 pages, sur papier couché, âlustré de 250 clichés fr. 15.\nPour s'abonner à « La Cité » ou obtenir des livres, il suffit\nde verser, dans n'importe quel bureau des postes, au crédit du\ncompte chèques postaux n° 166.21 Revue « La Cité », la somme\ndue et d'inscrire sur le bulletin de versement le titre du livre et les\nnom et adresse du souscripteur."}, {"page_pdf": 40, "page_imprimee": "couv. 4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192611-01.1.40", "texte": "tißprtmwl» H. KUHPS-RMTH. H-»t. ru» MM. TMéphaae : W4.M\n\nÉtablissements F. BIVORT, M. CORNET 6 C°\n11, rue Fossé aux Loups •* BRUXELLES\nBUREAU D'ÉTUDES TECHNIQUES\nIngénieurs Conseils\nAppareils de levage et de manutention Ponts roulants Ascenseurs\n/\nMontes-charges Mono-rails Elévateurs Câbles transporteurs aériens\nCRICS ET VÉRINS\nCONSTRUCTIONS MÉTALLIQUES PONTS CHARPENTES - PyLONES\n\nToileries et briqueteries do \" PROGRÈS „\nSociété anonyme à Hennuyères (Belg)\na«a«aa»aaaßa\naaaaaaaaaaav\nPLANCHE RS transportables\nen briques creuses armées\nCHEMINÉES DE FUMÉE ET DE VENTILATION\nA CONDUITS SIMPLES ET MULTIPLES ®SSJ)\nBÉTON - Poutres - Charpentes\n\nmm ■■»«■■■■» «■■■■«■■■ ■■■■«■■■« ■■BMMBB\nPHOTOGRAPMIE\nD'ARCHITECTURE\n& D'OEUVRES D'ART\nSO RUE ROUGE.UCCLE\nBRUXELLES .TEL 40366\n\nSJIIIIIIMIIMMIIIIIIIIIIMIMIIIIIIIIIIIIIMIIMIIIMIIIIMIIIIIIIG\n| TRAVAIL MECANIQUE DU BOIS 1\n| PORTES FENÊTRES ESCALIERS 1\n1 TRAVAUX EN SERIE I\nI liS MENUISERIES UtGEOISES {\n| SOCIÉTÉ COOPÉRATIVE Ï\n| RUE GRANDE FOXHALLE §\n| TÉLÉPHONE : 6394. 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