{"numero_id": "bm-bmtnaac-1927-01-01", "volume": "bmtnaac_1927-01_01", "ocr_sha256": "3b5153e60b26a1349a4a28c33ba4501315a5fa09aad3624ca42dd9655b845027", "source_tei": "https://github.com/Princeton-CDH/bluemountain-transcriptions/blob/main/periodicals/bmtnaac/issues/1927/01_01/bmtnaac_1927-01_01.tei.xml", "source_mets": "https://github.com/pulibrary/BlueMountain/blob/main/metadata/periodicals/bmtnaac/issues/1927/01_01/bmtnaac_1927-01_01.mets.xml", "url_numero": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192701-01", "articles": [{"article_id": "bm-bmtnaac-1927-01-01-c002", "article_bluemountain": "bmtnaac_1927-01_01#c002", "volume": "bmtnaac_1927-01_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "61", "page_fin": "68", "image_debut": 3, "image_fin": 10, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192701-01.2.2", "titre_corps": "REVUE D'INFORMATION CONSACRÉE A L'ARCHITECTURE, L'URBANISME, L'ART PUBLIC ET A LA TECHNIQUE DU BATIMENT", "titre_sommaire": "REVUE D'INFORMATION CONSACRÉE A L'ARCHITECTURE, L'URBANISME, L'ART PUBLIC ET A LA TECHNIQUE DU BATIMENT", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 3, "page_imprimee": "61", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192701-01.1.3", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 110, "texte": "TEKHNE\nREVUE D'INFORMATION CONSACRÉE A\nL'ARCHITECTURE, L'URBANISME, L'ART PUBLIC\nET A LA TECHNIQUE DU BATIMENT"}, {"page_pdf": 3, "page_imprimee": "61", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192701-01.1.3", "debut_caractere": 213, "fin_caractere_exclue": 2407, "texte": "UNE ENQUÊTE SUR “ LA CONSTRUCTION\nET LA VIE MODERNE„ PARIS\nIL NE FAUT PLUS BATIR\nDE VIEILLES MAISONS\n\nUn grand journal français «Le Quotidien»,\nému des difficiles conditions de logement\ndans l'agglomération parisienne, comme de\nl'insuffisance et de la maladresse des efforts\naccomplis par les autorités, a chargé un de\nses collaborateurs, M. François Valdi, de\nmener une enquête sur «\nvie moderne ».\nLes articles, dans le\nsemblé ses observations\nles plus radicales, sont reproduits ci-après\ngrâce à la courtoisie d « ».\nAvec ses mâts, ses élévateurs, ses moufles\net le réseau serré de ses étais, ses hommes\nd'équipage courant au long des passerelles\nou chevauchant, tels des gabiers, des pou-\ntrelles légères comme des vergues, ce chan-\ntier évoquait tout naturellement l'image d'un\ngrand voilier venu décharger à quai les tré-\nsors des mers du Sud.\nDu moins, en avais-je ainsi décidé. Peut-\nêtre, par une réaction instinctive contre la\nplatitude du décor environnant. Peut - être\naussi, parce que, en cette fin d'année\n1 926, la huitième de la guerre des loyers,\nil n'est pas, à Paris, de plus beau spec-\ntacle, et qui vous incite davantage au lyris-\nme, qu'un chantier de construction.\nCelui-ci se dressait dans une étroite et\ntriste rue du quartier des Archives, bordée\nde croulantes masures. A sa droite et à sa\ngauche, d'identiques taudis la serraient de\nprès. Et, derrière ceux-là, il y en avait d'au-\ntres qui alignaient tant bien que mal leurs\ncarcasses vêtues de noir, chargées d'ans, sa-\nturées de crasse.\nM ais dans ce paysage désolé où une civi-\nlisation incohérente et débordée par son\npropre effort, enferme les derniers captifs\nde la cité, la maison nouvelle, bien qu'à\npeine ébauchée, apportait une promesse de\njoie, le réconfort d'une prochaine délivrance\npour quelques réclusionnaires de l'habitation.\nElle allait prendre corps, peu à peu. Un\njour, elle ôterait enfin ses habits de travail;\net, derrière ses briques neuves et ses fraîches\nboiseries, des foyers ressusciteraient, dans la\ndouceur de la lumière et du soleil retrou-\nvés. ..\nUn homme dirigeait cette merveilleuse\néclosion.\nJuché sur le plancher d'une brouette ren-\nversée, il n'offrait, en vérité, rien d extraor-"}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "62", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192701-01.1.4", "debut_caractere": 60, "fin_caractere_exclue": 3940, "texte": "dinaire ni d'imposant dans son aspect. Il\nétait coiffé d'un chapeau mou, déformé et\nmeurtri par les gravats. Une blouse qui avait\ndû être blanche, mais que la fréquentation\ndes salles de dessin avait mouchetée de ta-\nches multicolores, l enveloppait sans grâce.\nEnfin son regard, attaché aux feuillets d'un\ncalepin d'écolier, décelait plutôt l'ennui des\ncalculs insipides que l'éclat des pensers créa-\nteurs.\nEt puis après? Les cités d'aujourd'hui\ncomptent plus d'aspirants locataires que de\nphilosophes. L'architecte est leur Démiurge,\nun Démiurge infiniment plus côté que celui\nde Platon.\nJ'en avais fait la réflexion, à voix haute.\nL'homme aux calculs haussa les épaules.\nNéanmoins, il daigna fermer son calepin et\nabandonner son piédestal. Puis :\nC'est là une opinion qui, bien que flat-\nteuse, pouvait se soutenir autrefois. L'a rchi-\ntecte a été longtemps l'homme omniscient\npar excellence. Et Balzac voyait l'expression\nd'une civilisation dans son architecture. Sans\ndoute, s'il revenait dans ce monde, serait-il\ncontraint de modifier son jugement. Rien\nn'est plus éloigné de la civilisation du XXe\nsiècle que les architectes qui sont censés la\nservir. J'imagine aisément la stupeur de nos\ndescendants, devant la pauvreté d'imagina-\ntion de mes confrères, réduits si l'on met\nà part une petite troupe de révoltés à\nbâtir des « palaces » en style Louis XVI et\ndes « buildings » Renaissance, comme si ces\nmots, déjà, ne juraient pas d'être accolés.\n« A un autre point de vue, par contre,\nl'illustre baron Haussmann trouverait, au\ncours d'une résurrection imprévue, de légi-\ntimes sujets de fierté. Passant sur le boule-\nvard qui porte son nom, il pourrait consta-\nter, tout d'abord, que l'art de tracer des\nrues et de bâtir des maisons avait été porté\npar lui à une perfection qui ne saurait être\ndépassée, puisque ses successeurs se conten-\ntent de le copier.\n« Il reconnaîtrait, sans peine à de menus\ndétails près, ses chantiers et leurs matériaux,\nses entrepreneurs et leurs méthodes, ses ar-\nchitectes et leurs plans. Il pourrait entrer,\nles yeux fermés, dans le plus récent des im-\nmeubles « à usage d'habitation ».\n« Les usages, lui semblerait-il, n'ont guère\nchangé depuis soixante ans.\n« Comment soupçonnerait-il la lumière\nélectrique, alors qu'en plein jour, pour des-\ncendre à la cave, il lui faudrait, comme en\nson temps, se brûler les doigts à quelque\nchandelle?\n« Lui parlerez-vous de monte-charges, de\nmoteurs électriques, après qu'il aura croisé,\ndans les escaliers, la vieille dame du cin-\nquième s'essoufflant à porter jusqu'à la pou-\nbelle commune de la couir sa boîte à ordures?\n« Le chauffage central? A d'autres. M. le\nbaron Haussmann avait boinne opinion de\nses compatriotes; jamais il ne les imaginerait\nassez baroques pour conserver, en pareil\ncas, ces cheminées rarement décoratives, en-\ncombrantes et coûteuses toujours.\n« Lui mettrez-vous sous le nez ce numéro\nV\nde journal où il est annoncé que deux avia-\nteurs anglais, pilotant des avion nettes, se\nproposent d'aller de Londres au Golfe Per-\nsîque? Il s'esclaffera. Voyons, si l'aviation\nétait une chose sérieuse, est-ce que législa-\nteurs, architectes, propriétaires, tous ceux\nqui, par devoir ou par intérêt, s'occupent\nd'urbanisme, n'auraient pas déjà tiré, en ce\nqui concerne l'aménagement d'une maison\nmoderne, les enseignements qu'une telle\nconstatation comporte? S'obstineraient-ils à\ncoiffer cette maison d'un toit lourd et dis-\ngracieux exigeant des charpentes compli-\nquées. grand dévorateur de place et d'ar-\ngent, hérissé, oa*- surcroît, d'objets saugre-\nnus. dont la présence suffit à massacrer les\nplus belles perspectives?\nUne cigarette?\nAvec plaisir... Je continue.\n« Nous sommes, en matière d'habitation,\nà ce point illogiques et bornés, aue, ne sa-\nchant pas prévoir ce qui, demain, sera né-\ncessaire à* la vie du foyer comme à la vie\ncollective, nous demeurons également inca-"}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "63", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192701-01.1.5", "debut_caractere": 57, "fin_caractere_exclue": 2612, "texte": "pables de nous affranchir de servitudes qui,\nd'ores et déjà, s'avèrent inutiles.\n« Pas de terrasse pour avions. Mais en\ndépit de ce qu enseigne à nos ménagères\nune expérience déjà vieille, un architecte\ns estimerait déshonoré s*il ne prévoyait pas,\ndans ses plans, un réduit sous les combles\npour une boniche problématique.\n« Vous disiez tout à l'heure, que l'archi-\ntecte est un Démiurge. Et cela vous a valu\nun long et ennuyeux discours. Je crois\nl'avoir ramené, votre Démiurge, à de bien\nmédiocres proportions. Peut-être fus-je trop\nsévère pour lui. J en éprouve quelque re-\nmords. Il n'est pas le seul coupable. Ses col-\nlaborateurs naturels le législateur qui\ntrace les limites de son action, le capitaliste\nqui fournit les moyens d'exécution, l'entre-\npreneur qui exécute, et le citoyen, oui, mê-\nme le simple citoyen, qui se contente de\nsubir tous concourent à maintenir cette\ngageure d une architecture anachronique,\nd'une science du bâtiment immuable et péri-\nmée, dans une société qui se transforme\nchaque jour.\n« Et retenez bien ceci : Rien de sérieux\nne sera faTt pour résoudre la crise du loge-\nment avec ses conséquences logiques que\nM. Le Corbusier appelles les « laissés pour\ncompte » de l'urbanisme natalité défec-\ntueuse, taudis meurtriers, scandale des lotis-\nsements, désordres physiques et moraux de\n4*\ntoutes sortes, qui risquent d emporter la\ngrande ville tant que 1 architecte et le\nmaçon ne changeront pas leurs méthodes.\n« En attendant... »\nLe crépuscule était venu. L un après 1 au-\ntre, les travailleurs du chantier s'en allèrent.\nDans la nuit tombante, la maison en cons-\ntruction, avec ses frêles échafaudages sem-\nblait une chose dérisoire, une mécanique\nd'enfant qu'écrasaient de leurs masses com-\npactes les grands taudis d'alentour. Silen-\ncieuse, elle paraissait morte, tuée par ces fi-\ngures du passé.\nLes mêmes pensées devaient hanter T es-\nprit de l'architecte, car, sans souci de tran-\nsition, il reprit à voix basse, comme se par-\nlant à lui-même :\n... Où nous en sommes? Simplement\nà ceci : de temps en temps, quand le per-\nmettent les cupidités individuelles, les pré-\njugés des amateurs trop zélés du passé, la\nrésistance des « intérêts respectables », la\nchinoiserie de règlements surannés, nous dé-\nmolissons un vieux taudis. Après quoi...\nIl fit une pause. D'un geste circulaire il\nparut dénombrer les vieilles bâtisses de la\n(Vue; enfin le bras tendu s'immobilisa dans la\ndirection du chantier :\n« ... Après quoi, sur le même emplace-\nment, nous bâtissons une vieille maisciit. »\n(A suivre.)\n\nFrançois VALDI."}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "64", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192701-01.1.6", "debut_caractere": 59, "fin_caractere_exclue": 3539, "texte": "ARCHITECTURE\nLA CITE-JARDIN « UNITAS » A\nDEURNE, de l'architecte Van Steenbergen.\nUn article documenté et illustré a paru, sous\nla signature de notre collaborateur Edw.\nLéonard, dans la revue « L habitation à bon\nmarché ». Unitas-Tuinwijk, société coopéra-\ntive de locataires, a confié l'élaboration des\ntravaux plan d ensemble et architecture\nà Ed. Van Steenbergen, à qui nous de-\nvons déjà d'intéressantes réalisations d' « ar-\nchitecture vivante » : plusieurs projets pour\nle sanatorium de Brasschaet, et de nombreu-\nses habitations particulières dont nous cite-\nrons hors pair, celle de Berôhem-Anvers, et\ncelle, surtout, de Hove, la plus récente en\ndate\n« La Cité » publiera prochainement une\nétude complète sur la Cité-Jardin «Unitas».\nTRAVAUX RECENTS A PARIS\na) La Nouvelle Maison des Journalistes\nvient de s ouvrir, rue du Louvre, dotée d'un\ngrand confort et des perfectionnements dé-\nsirés.\nMentionnons sa vaste terrasse d où 1 on\nembrasse Paris, sa grande salle de restaurant\nà quatre rangées de tables, et éclairée par\nneuf fenêtres. Une salle plus restreinte y est\nadjointe destinée à recevoir les femmes et\nles couples « qui veulent partager le menu\ndes célibataires masculins ».\n« La bibliothèque sous la coupole est d un\nheureux effet. Le vestiaire ,1e salon, la salle\nde travail, des cabines téléphoniques sont\ndes plus accueillantes», et ont acquis 1 appro-\nbation de leurs nouveaux usagers.\nb) Le restaurant et la librairie des étu-\ndiants parisiens.\nDans un cadre historique, quai de la Tour-\nnelle, dans l'ancien hôtel de Nesmond, les\ntravaux se poursuivent activement et seront\nterminés pour la fin de l'année.\nVers le nouvel an, les étudiants pourront\nmanger chez eux, dans des conditions ex-\nceptionnelles de confort et de bon marché.\nI] y aura deux services le matin et deux\nle soir, ce qui représentera douze cents re-\npas pour la journée.\nLa cuisine sera une des mieux agencées\nde Paris. Avant d'en arrêter les plans, Mon-\nsieur Gattino a visité plus de deux cents éta-\nblissements de la capitale, parmi les mieux\ninstallés.\nTous les étudiants, Français ou étrangers,\nauront accès dans le nouveau restaurant qui,\nen dehors de la grande salle aura six petites\nsalles formant loggias, dont une réservée\naux étudiantes et une aux professeurs. Ceux-'\nci et celles-là pourront d'ailleurs, s ils le\npréfèrent, prendre leurs repas dans la salle\ncommune.\nOutre leur restaurant, les étudiants vont\navoir leur librairie.\nSituée en plein quartier des Ecoles, au\ncoin du boulevard Saint-Michel et de la rue\nPierre-Sarrazin, cette bibliothèque ouvrira le\nler1er novembre pour la rentrée des Facultés.\n« Au Commerce des Idées », telle sera\nl'enseigne de la nouvelle firme, enseigne\nsymbolique et signée de Carlègle.\nLa librairie , comme toute autre maison du\nmême genre, vendra à tout le monde, mais\nune combinaison ingénieuse permettra aux\nétudiants de profiter de prix spéciaux.\nCependant l'innovation la plus pratique\nsera le cabinet de lecture.\nOn sait que les livres techniques ont aug-\nmenté depuis trois mois de plus de 40 p.c. et\nque leurs prix les interdisent aux bourses\nmême moyennes.\nPour remédier à ce grave inconvénient, le\ncabinet de lecture possédera les ouvrages\ntechniques usuels en plusieurs exemplaires,\nchacun d'eux pouvant être conservé, pour\nun abonnement modique, pendant plusieurs\nmois, c'est-à-dire pendant toute la période\noù ils doivent être consultés.\n« Au Commerce des Idées » publiera éga-\nlement les thèses au véritable prix de revient."}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "65", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192701-01.1.7", "debut_caractere": 56, "fin_caractere_exclue": 3744, "texte": "ce qui n'est pas un mince avantage pour les\nintéressés.\nLe sous-sol sera consacré au cabinet de\nlecture, qui sera le coin familier de la maison.\nMais tout cela coûte très cher et le pre-\nmier million est déjà englouti.\n***\nL'ARCHITECTE FRANTZ JOURDAIN\na fait au congrès de la Société Centrale des\nArchitectes Français (Paris 25 août 1926)\nune très brillante causerie sur la « Confédé-\nration des Travailleurs intellectuels » fondée\nen 1920, et groupant en une vaste associa-\ntion d'aide morale et de défense des inté-\nrêts matériel, tous les travailleurs de la pen-\nsée. La difficulté était d'éviter, dit M. Jour-\ndain, de confondre les idées personnelles, es-\nthétiques, avec les besoins professionnels.\nLa société groupe actuellement 195,000\nmembres, son but direct est l'amélioration\nde la situation pécuniaire et matérielle des\nintellectuels « par des moyens légaux, éner-\ngiques, consciencieux, mais nullement vio-\nlents ».\nLe conférencier a brièvement parlé de\nl'organisation générale de la C. T. 1., des ad-\nhérents étrangers. Il a rappelé que le pro-\nchain congrès de la C. T. I. internationale se\n;tiendra en Belgique en 1927.\nLa revue « L'Architecture », qui consacre\nun second numéro au Congrès du 25 août\ndernier, publie, outre la conférence de\nF. Jourdain, une causerie intéressante de l'ar-\nchitecte G. Veissière sur « Les Concours Pu-\nblics. Sa discipline et les sancticinis ».\nLa discipline et le groupement d'abord,\nseront la force des architectes qui se propo-\nsent d'aborder un concours.\nLes concours d'idées, à deux degrés, sont\nla meilleure formule à atteindre.\nExamen de la question du devis à déter-\nminer en concours.\nLa suggestion suivante : « Quand un pro-\ngramme est publié, la commission mixte des\nconcours publics se réunit d'urgence, elle\nTexamine et elle avertit immédiatement le\nmonde de l'architecture par circulaires, par\njournaux, de sa décision relativement au\nconcours en question, en l'autorisant ou\nnon ».\n* **\nLES ARCADES DES CHAMPS-ELY-\nSEES. «Les Galeries à Bruxelles,celles de\nVictor-Emmanuel à Milan, celles du Palais\nRoyal à Paris, les arcades de la rue de Rivoli,\nle tour de la place à Salamanque ont été ou\nsont encore des lieux de rendez-vous élé-\ngants pour les touristes des deux mondes. On\nvient d'ajouter à cette collection de passa--\nges couverts, fils mondains des cloîtres reli-\ngieux, les Arcades des Champs-Elysées, à\nParis, qui relient l'Avenue à la rue de Pon-\nthieu, sur l'emplacement de l'hôtel fameux\ndu bourgeois Dufayel.\nC'est une assez belle chose. Les pilliers de\nmarbre rouge sont majestueux. Les verrières\nsont sobres, belles et lumineuses. Les maga-\nsins élégants et modernes à souhait. Deux\nfontaines de cristal, élancées et brillantes\njoueront devant des parterres fleuris. »\nLES CASERNES DESAFFECTEES EN\nFRANCE. Pay la suppression de régi-\nments, la réduction de la durée du. service\nmilitaire, et l'occupation des territoires rhé-\nnans, de nombreux locaux d'habitation mili-\ntaires restaient sans emploi, tandis que la\npopulation urbaine était contrainte aux pires\nconditions de logement.\nAinsi qu'il en a été rendu compte au\nCongrès des Villes et au Congrès des maires,\ntenus à Paris, l'autorité militaire faisait la\nsourde oreille aux demandes pressantes des\nmunicipalités pour la cession des locaux et\nterrains disponibles.\nLes nouvelles mesures d'économie prises\npar le gouvernement viennent de mettre un\nterme à cette situation en désaffectant un\ncertain nombre de casernes inoccupées.\nDeux solutions s'offrent, semble-t-il, pour\nl'utilisation de ces locaux : soit affecter à\nusage de bureaux (de l'Etat ou des services\nmunicipaux) les dites casernes, et par ce fait\nrendre libres un grand nombre d'habitations"}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "66", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192701-01.1.8", "debut_caractere": 57, "fin_caractere_exclue": 3674, "texte": "privées, jusqu'ici vouées aux services admi-\nnistratifs, sait, au contraire, utiliser les ca-\nsernes, après aménagements, en* logements\nouvriers. Cette dernière solution paraît être\nla plus compliquée et la plus onéreuse, puis-\nqu elle entraînerait la réfection totale des lo-\ncaux, souvent rendus inhabitables par l'aban-\ndon où ils furent laissés, et dépourvus de tou-\ntes les commodités nécessaires aux ménages.\nDe l'avis de compétences il serait donc\npréférable et plus rapide d'utiliser les caser-\nnes comme bureaux administratifs, ce qui\nrendrait à leur usage normal un grand nom-\nbre de maisons actuellement occupées par\nces services.\nVIEUX-BRUXELLES. Le comité\nd études du Vieux-Bruxelles s'est réuni der-\nnièrement à l'hôtel de ville, sous la prési-\ndence de M. A. Max, son président.\nIl a d'abord entendu un rapport très com-\nplet de son secrétaire, M. Max Fauconnier,\nsur les travaux accomplis au cours de l'exer-\ncice écoulé.\nM. Victor Tahon, vice-président, a ensuite\nattiré l'attention de ses collègues sur la vieille\npetite chapelle de la Madeleine, qui est me-\nnacée de disparition, si l'on donne suite au\nprojet existant de prolonger la rue Duques-\nnoy en ligne droit vers le nouveau quartier\nde la Putterie. Si l'intérêt archéologique de\ncette chapelle n'est pas extraordinaire, celui\nde sa tourelle, par contre, est absolument re-\nmarquable à cause de son architecture élé-\ngante et de sa silhouette bien connue des\nBruxellois au milieu de leur paysage urbain.\nAussi est-il souhaitable que cette tourelle, au\nmoins, soit sauvegardée, conservée et même\nrestaurée.\ny y y\nL'INAUGURATION DE LA PETITE\nFOIRE DES ART SDECORATIFS a eu lieu\nau cours de ce mois, à Paris. Organisée par\nles grands magasins du Printemps, la « Petite\nFoire » réunit les dernières et multiples pro-\nductions de 1' « Atelier Primavera » en\nmeubles, céramiques, verreries, tissus, tapis,\netc., etc.\nLes discours inauguraux n'ont pas manqué\nd'utiliser les « grands » mots et les phrases\nsonores « le grand effort fait par l'Expo-\nsition des Arts Décoratifs et Industriels mo-\nidernes » le grand public qui s'est profon-\ndément intéressé à cette manifestation »...\n« petite foire mais qui est en réalité une\ngrande démonstration de l'art décoratif mo-\nderne... véritable renouveau de l'art\nfrançais »... etc., etc.\nQue reste-t-il de l'exposition ,après ce\nmassacre ?\nAU SERVICE ARTISTIQUE DU BON\nMARCHE. De « Savoir et Beauté » :\n« Nous sommes heureux d'apprendre que\nnotre collaborateur et ami M. Léon Sneyers\nvient d'être attaché aux établissements du\nBon Marché à Bruxelles, en qualité de di-\nrecteur des créations modernes. L'excellent\nartiste assurera en somme la belle mission\nqui est dévolue, à Paris, aux maîtres Dufrè--\nne, Foliot, etc., dans la direction des servi-\nces d'arts décoratifs de la Maîtrise, de Po-\nmone, de Primavera, etc., aux grands maga-\nsins des Galeries Lafayette, du Bon Marché,\ndu Louvre, etc. Il faut féliciter MM. Vaxe-\nlaire de l'heureuse initiative qu'ils viennent\nde prendre.\n« Il y a décidément quelque chose de\nchangé en Belgique, au point de vue des\narts décoratifs. Nous ne pouvons que nous\nen féliciter. »\nDISTINCTIONS HONORIFIQUES.— Le\n« Moniteur » du 9 décembre publie les no-\nminations et promotions dans les ordres na- -\ntionaux faites à l'intervention du Ministère\ndes Sciences et des Arts « en reconnaissance\ndes services rendus aux arts ».\nNous y relevons les noms de quelques\narchitectes. Ce sont : M. Armand De Saul-\nnier, architecte à Bruxelles, qui a été nommé\nchevalier de l'Ordre de la Couronne et\nM. Edmond Peel, architecte à Lotivain,\nnommé chevalier de l'Ordre de Léopold 11."}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": "67", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192701-01.1.9", "debut_caractere": 56, "fin_caractere_exclue": 3379, "texte": "URBANISME\nTOWN PLANNING AUX INDES\nVoici un bref résumé de l'activité urba-\nnistique aux Indes, d'après un article fort in-\ntéressant paru dans « Garden - Cities and\nTown-Planning » (août - septembre 1926).\nL'origine des Associations pour l'amélio-\nration des centres urbains aux Indes (Town-\nîmprovement Trusts) est dû * aux mesures\nprises pour enrayer les ravages de la peste\nqui sévit durement des années 1902 à 1908,\net dont on ne tarda pas à attribuer la cause\nessentielle aux conditions désastreuses et au\nmanque d'hygiène des grands centres.\nUne conférence, tenue à Lucknow par\nd'éminents spécialistes en même temps que\npar des délégués gouvernementaux fit appel\naux dirigeants du pays entier pour les me-\nsures de décongestion des plus denses agglo-\nmérations, pour l'amélioration des systèmes\nd'évacuation des eaux usées, pour l'aména-\ngement d'espaces libres et pour la création\nde moyens de communications plus aisés.\nLes Associations, d'accord avec les gran-\ndes municipalités, pourvues bientôt de res-\nsources généreuses, se mirent à l'œuvre.Leur\nactivité fit sentir ses bienfaits aussitôt, par la\nréalisation des projets d'amélioration ur-\nbaine à Lucknow et Allahabad.\nCependant, on ne tarda pas à envisager\nl'envergure énorme des travaux nécessaires\net qui dépassèrent vite les prévisions et les\nressources.\nUn décret fut conclu autorisant pour les\nAssociations intéressées, l'acquisition de ter-\nrains, rapide et avantageuse.\nCe décret fut appliqué à Lucknow et à\nCaunpore en 1919, et à Allahabad en\n1920. Une aide financière fut allouée par le\ngouvernement.\nDes changements d'autorité dus à la po-\nlitique, firent longtemps opposition au bon\nachèvement des travaux entrepris, puis sub-\nstituèrent bientôt aux techniciens avertis, des\njuristes comme membres « honoraires » et\n« qui n avaient guère de temps à donner à\ndes travaux d'utilité publique d une telle en-\nvergure ».\nCependant l'œuvre accomplie à Allaha-\nbad, par exemple, est tout à fait importante\net mérite tous les éloges.\nLe « Civic Survey Report », émanant de\nl'Association directrice, met au point de\nfaçon précise et attrayante les résultats de\nleur activité urbanistique.\nDans l'ouest les résultats acquis sont aussi\nconvaincants, puisqu'ils ont amené une sen-\nsible diminution de la mortalité et amélioré\nl'esprit civique de la masse.\nLe récent « Report on the Civic Survey\némanant de la municipalité de Vizagapatam\naccuse encore la clairvoyance et les très mo-\ndernes soucis des autorités hindoues. Cette\nville, explique-t-on, primitivement une bour-\ngade, de forme triangulaire, bornée à l'est\npar la Baie de Bengale, et à l'ouest par un\nlac s'efforce de devenir !e port le plus\nimportant de la côte entre Calcutta au nord\net Madras au sud. Par là, Vinzagapatam se-\nrait la porte d'entrée du trafic vers les pro-\nvinces centrales de la péninsule. Elle pro-\njette donc d'aménager à l'ouest se ser-\nvant du lac existant un port vaste et\nmuni de toutes les installations requises.\nLa ville devra se développer de manière à\nentourer entièrement le lac et le port.\nL Association pour le développement de\nla ville de Rangoon fut créée en 1920 et\ns'est déjà placée à la tête du mouvement ur-\nbanistique aux Indes.\nEdifiée vers 1850 par l'autorité militaire\net sous la direction clairvoyante du lieute-\nnant Fraser, Rangoon a l'immense avantage"}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "68", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192701-01.1.10", "debut_caractere": 57, "fin_caractere_exclue": 1765, "texte": "d'un excellent point de départ le nœud\nde son développement actuel.\n' Le second avantage considérable de cette\nmunicipalité est de posséder un vaste do-\nmaine urbain, ressource financière unique\npour son expansion projetée. L'ensemble du\nterritoire municipal est divisé en zones de\ndéveloppement; celles-ci subdivisées en quar-\ntiers (seulement) traités séparément les uns\ndes autres, mais unis par le plan général. Les\ndépenses faites pour la réalisation de ce plan\ngénéral pour l'année 1924-1925 s'élèvent à\nplus de 1 50,000 livres et se répartissent sur\n79 quar.iers en voie d'aménagement.\nLA VOIE TRIOMPHALE. Nous déta-\nchons d'un quotidien français la note sui-\nvante J concernant un projet du fameux\nHaussmann.\n« L Illustration » vient de publier un plan\ndu Paris « haussmannisé », avec voies créées\npar Haussmann, voies continuées par la\nlII' République, et voies qui restent en pro-\njet.\n» M ais elle a oublié cette fameuse voie\ntriomphale, dont le boulevard Henri IV est\nun tronçon inachevé, et qui devait irelier, en\nligne directe, la Bastille au Panthéon.\n» La preuve de ce grand projet et sa trace\nse retrouvent dans la disposition curieuse-\nment oblique du pont Sully.\n» Cette direction est inexplicable et illo-\ngique si Ton ignore ou si l'on oublie que\nHaussmann a insisté pour qu'il en soit ainsi.\n» Verrons-nous jamais l'achèvement de\ncette grande avenue. Verrons-nous, par la\nmême occasion, la Halle-aux-Vins du quai\nSaint-Bernard transformée (il en fut ques-\ntion du temps de M. Fallières) en cité uni-\nversitaire?\nC'est le secret du futur plus grand-Paris\nque la crise actuelle de l'habitation ne per-\nmet point d'entrevoir autrement qu'à tra-\nvers la brume imprécise et azurée des rêves."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1927-01-01-c003", "article_bluemountain": "bmtnaac_1927-01_01#c003", "volume": "bmtnaac_1927-01_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "61", "page_fin": "63", "image_debut": 3, "image_fin": 5, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192701-01.2.2.1", "titre_corps": "UNE IL NE FAUT PLUS BATIR DE VIEILLES MAISONS", "titre_sommaire": "UNE IL NE FAUT PLUS BATIR DE VIEILLES MAISONS", "signature_source": "François VALDI", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 3, "page_imprimee": "61", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192701-01.1.3", "debut_caractere": 213, "fin_caractere_exclue": 2407, "texte": "UNE ENQUÊTE SUR “ LA CONSTRUCTION\nET LA VIE MODERNE„ PARIS\nIL NE FAUT PLUS BATIR\nDE VIEILLES MAISONS\n\nUn grand journal français «Le Quotidien»,\nému des difficiles conditions de logement\ndans l'agglomération parisienne, comme de\nl'insuffisance et de la maladresse des efforts\naccomplis par les autorités, a chargé un de\nses collaborateurs, M. François Valdi, de\nmener une enquête sur «\nvie moderne ».\nLes articles, dans le\nsemblé ses observations\nles plus radicales, sont reproduits ci-après\ngrâce à la courtoisie d « ».\nAvec ses mâts, ses élévateurs, ses moufles\net le réseau serré de ses étais, ses hommes\nd'équipage courant au long des passerelles\nou chevauchant, tels des gabiers, des pou-\ntrelles légères comme des vergues, ce chan-\ntier évoquait tout naturellement l'image d'un\ngrand voilier venu décharger à quai les tré-\nsors des mers du Sud.\nDu moins, en avais-je ainsi décidé. Peut-\nêtre, par une réaction instinctive contre la\nplatitude du décor environnant. Peut - être\naussi, parce que, en cette fin d'année\n1 926, la huitième de la guerre des loyers,\nil n'est pas, à Paris, de plus beau spec-\ntacle, et qui vous incite davantage au lyris-\nme, qu'un chantier de construction.\nCelui-ci se dressait dans une étroite et\ntriste rue du quartier des Archives, bordée\nde croulantes masures. A sa droite et à sa\ngauche, d'identiques taudis la serraient de\nprès. Et, derrière ceux-là, il y en avait d'au-\ntres qui alignaient tant bien que mal leurs\ncarcasses vêtues de noir, chargées d'ans, sa-\nturées de crasse.\nM ais dans ce paysage désolé où une civi-\nlisation incohérente et débordée par son\npropre effort, enferme les derniers captifs\nde la cité, la maison nouvelle, bien qu'à\npeine ébauchée, apportait une promesse de\njoie, le réconfort d'une prochaine délivrance\npour quelques réclusionnaires de l'habitation.\nElle allait prendre corps, peu à peu. Un\njour, elle ôterait enfin ses habits de travail;\net, derrière ses briques neuves et ses fraîches\nboiseries, des foyers ressusciteraient, dans la\ndouceur de la lumière et du soleil retrou-\nvés. ..\nUn homme dirigeait cette merveilleuse\néclosion.\nJuché sur le plancher d'une brouette ren-\nversée, il n'offrait, en vérité, rien d extraor-"}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "62", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192701-01.1.4", "debut_caractere": 60, "fin_caractere_exclue": 3940, "texte": "dinaire ni d'imposant dans son aspect. Il\nétait coiffé d'un chapeau mou, déformé et\nmeurtri par les gravats. Une blouse qui avait\ndû être blanche, mais que la fréquentation\ndes salles de dessin avait mouchetée de ta-\nches multicolores, l enveloppait sans grâce.\nEnfin son regard, attaché aux feuillets d'un\ncalepin d'écolier, décelait plutôt l'ennui des\ncalculs insipides que l'éclat des pensers créa-\nteurs.\nEt puis après? Les cités d'aujourd'hui\ncomptent plus d'aspirants locataires que de\nphilosophes. L'architecte est leur Démiurge,\nun Démiurge infiniment plus côté que celui\nde Platon.\nJ'en avais fait la réflexion, à voix haute.\nL'homme aux calculs haussa les épaules.\nNéanmoins, il daigna fermer son calepin et\nabandonner son piédestal. Puis :\nC'est là une opinion qui, bien que flat-\nteuse, pouvait se soutenir autrefois. L'a rchi-\ntecte a été longtemps l'homme omniscient\npar excellence. Et Balzac voyait l'expression\nd'une civilisation dans son architecture. Sans\ndoute, s'il revenait dans ce monde, serait-il\ncontraint de modifier son jugement. Rien\nn'est plus éloigné de la civilisation du XXe\nsiècle que les architectes qui sont censés la\nservir. J'imagine aisément la stupeur de nos\ndescendants, devant la pauvreté d'imagina-\ntion de mes confrères, réduits si l'on met\nà part une petite troupe de révoltés à\nbâtir des « palaces » en style Louis XVI et\ndes « buildings » Renaissance, comme si ces\nmots, déjà, ne juraient pas d'être accolés.\n« A un autre point de vue, par contre,\nl'illustre baron Haussmann trouverait, au\ncours d'une résurrection imprévue, de légi-\ntimes sujets de fierté. Passant sur le boule-\nvard qui porte son nom, il pourrait consta-\nter, tout d'abord, que l'art de tracer des\nrues et de bâtir des maisons avait été porté\npar lui à une perfection qui ne saurait être\ndépassée, puisque ses successeurs se conten-\ntent de le copier.\n« Il reconnaîtrait, sans peine à de menus\ndétails près, ses chantiers et leurs matériaux,\nses entrepreneurs et leurs méthodes, ses ar-\nchitectes et leurs plans. Il pourrait entrer,\nles yeux fermés, dans le plus récent des im-\nmeubles « à usage d'habitation ».\n« Les usages, lui semblerait-il, n'ont guère\nchangé depuis soixante ans.\n« Comment soupçonnerait-il la lumière\nélectrique, alors qu'en plein jour, pour des-\ncendre à la cave, il lui faudrait, comme en\nson temps, se brûler les doigts à quelque\nchandelle?\n« Lui parlerez-vous de monte-charges, de\nmoteurs électriques, après qu'il aura croisé,\ndans les escaliers, la vieille dame du cin-\nquième s'essoufflant à porter jusqu'à la pou-\nbelle commune de la couir sa boîte à ordures?\n« Le chauffage central? A d'autres. M. le\nbaron Haussmann avait boinne opinion de\nses compatriotes; jamais il ne les imaginerait\nassez baroques pour conserver, en pareil\ncas, ces cheminées rarement décoratives, en-\ncombrantes et coûteuses toujours.\n« Lui mettrez-vous sous le nez ce numéro\nV\nde journal où il est annoncé que deux avia-\nteurs anglais, pilotant des avion nettes, se\nproposent d'aller de Londres au Golfe Per-\nsîque? Il s'esclaffera. Voyons, si l'aviation\nétait une chose sérieuse, est-ce que législa-\nteurs, architectes, propriétaires, tous ceux\nqui, par devoir ou par intérêt, s'occupent\nd'urbanisme, n'auraient pas déjà tiré, en ce\nqui concerne l'aménagement d'une maison\nmoderne, les enseignements qu'une telle\nconstatation comporte? S'obstineraient-ils à\ncoiffer cette maison d'un toit lourd et dis-\ngracieux exigeant des charpentes compli-\nquées. grand dévorateur de place et d'ar-\ngent, hérissé, oa*- surcroît, d'objets saugre-\nnus. dont la présence suffit à massacrer les\nplus belles perspectives?\nUne cigarette?\nAvec plaisir... Je continue.\n« Nous sommes, en matière d'habitation,\nà ce point illogiques et bornés, aue, ne sa-\nchant pas prévoir ce qui, demain, sera né-\ncessaire à* la vie du foyer comme à la vie\ncollective, nous demeurons également inca-"}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "63", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192701-01.1.5", "debut_caractere": 57, "fin_caractere_exclue": 2612, "texte": "pables de nous affranchir de servitudes qui,\nd'ores et déjà, s'avèrent inutiles.\n« Pas de terrasse pour avions. Mais en\ndépit de ce qu enseigne à nos ménagères\nune expérience déjà vieille, un architecte\ns estimerait déshonoré s*il ne prévoyait pas,\ndans ses plans, un réduit sous les combles\npour une boniche problématique.\n« Vous disiez tout à l'heure, que l'archi-\ntecte est un Démiurge. Et cela vous a valu\nun long et ennuyeux discours. Je crois\nl'avoir ramené, votre Démiurge, à de bien\nmédiocres proportions. Peut-être fus-je trop\nsévère pour lui. J en éprouve quelque re-\nmords. Il n'est pas le seul coupable. Ses col-\nlaborateurs naturels le législateur qui\ntrace les limites de son action, le capitaliste\nqui fournit les moyens d'exécution, l'entre-\npreneur qui exécute, et le citoyen, oui, mê-\nme le simple citoyen, qui se contente de\nsubir tous concourent à maintenir cette\ngageure d une architecture anachronique,\nd'une science du bâtiment immuable et péri-\nmée, dans une société qui se transforme\nchaque jour.\n« Et retenez bien ceci : Rien de sérieux\nne sera faTt pour résoudre la crise du loge-\nment avec ses conséquences logiques que\nM. Le Corbusier appelles les « laissés pour\ncompte » de l'urbanisme natalité défec-\ntueuse, taudis meurtriers, scandale des lotis-\nsements, désordres physiques et moraux de\n4*\ntoutes sortes, qui risquent d emporter la\ngrande ville tant que 1 architecte et le\nmaçon ne changeront pas leurs méthodes.\n« En attendant... »\nLe crépuscule était venu. L un après 1 au-\ntre, les travailleurs du chantier s'en allèrent.\nDans la nuit tombante, la maison en cons-\ntruction, avec ses frêles échafaudages sem-\nblait une chose dérisoire, une mécanique\nd'enfant qu'écrasaient de leurs masses com-\npactes les grands taudis d'alentour. Silen-\ncieuse, elle paraissait morte, tuée par ces fi-\ngures du passé.\nLes mêmes pensées devaient hanter T es-\nprit de l'architecte, car, sans souci de tran-\nsition, il reprit à voix basse, comme se par-\nlant à lui-même :\n... Où nous en sommes? Simplement\nà ceci : de temps en temps, quand le per-\nmettent les cupidités individuelles, les pré-\njugés des amateurs trop zélés du passé, la\nrésistance des « intérêts respectables », la\nchinoiserie de règlements surannés, nous dé-\nmolissons un vieux taudis. Après quoi...\nIl fit une pause. D'un geste circulaire il\nparut dénombrer les vieilles bâtisses de la\n(Vue; enfin le bras tendu s'immobilisa dans la\ndirection du chantier :\n« ... Après quoi, sur le même emplace-\nment, nous bâtissons une vieille maisciit. »\n(A suivre.)\n\nFrançois VALDI."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1927-01-01-c004", "article_bluemountain": "bmtnaac_1927-01_01#c004", "volume": "bmtnaac_1927-01_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "64", "page_fin": "66", "image_debut": 6, "image_fin": 8, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192701-01.2.2.2", "titre_corps": "ARCHITECTURE", "titre_sommaire": "ARCHITECTURE", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 6, "page_imprimee": "64", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192701-01.1.6", "debut_caractere": 59, "fin_caractere_exclue": 3539, "texte": "ARCHITECTURE\nLA CITE-JARDIN « UNITAS » A\nDEURNE, de l'architecte Van Steenbergen.\nUn article documenté et illustré a paru, sous\nla signature de notre collaborateur Edw.\nLéonard, dans la revue « L habitation à bon\nmarché ». Unitas-Tuinwijk, société coopéra-\ntive de locataires, a confié l'élaboration des\ntravaux plan d ensemble et architecture\nà Ed. Van Steenbergen, à qui nous de-\nvons déjà d'intéressantes réalisations d' « ar-\nchitecture vivante » : plusieurs projets pour\nle sanatorium de Brasschaet, et de nombreu-\nses habitations particulières dont nous cite-\nrons hors pair, celle de Berôhem-Anvers, et\ncelle, surtout, de Hove, la plus récente en\ndate\n« La Cité » publiera prochainement une\nétude complète sur la Cité-Jardin «Unitas».\nTRAVAUX RECENTS A PARIS\na) La Nouvelle Maison des Journalistes\nvient de s ouvrir, rue du Louvre, dotée d'un\ngrand confort et des perfectionnements dé-\nsirés.\nMentionnons sa vaste terrasse d où 1 on\nembrasse Paris, sa grande salle de restaurant\nà quatre rangées de tables, et éclairée par\nneuf fenêtres. Une salle plus restreinte y est\nadjointe destinée à recevoir les femmes et\nles couples « qui veulent partager le menu\ndes célibataires masculins ».\n« La bibliothèque sous la coupole est d un\nheureux effet. Le vestiaire ,1e salon, la salle\nde travail, des cabines téléphoniques sont\ndes plus accueillantes», et ont acquis 1 appro-\nbation de leurs nouveaux usagers.\nb) Le restaurant et la librairie des étu-\ndiants parisiens.\nDans un cadre historique, quai de la Tour-\nnelle, dans l'ancien hôtel de Nesmond, les\ntravaux se poursuivent activement et seront\nterminés pour la fin de l'année.\nVers le nouvel an, les étudiants pourront\nmanger chez eux, dans des conditions ex-\nceptionnelles de confort et de bon marché.\nI] y aura deux services le matin et deux\nle soir, ce qui représentera douze cents re-\npas pour la journée.\nLa cuisine sera une des mieux agencées\nde Paris. Avant d'en arrêter les plans, Mon-\nsieur Gattino a visité plus de deux cents éta-\nblissements de la capitale, parmi les mieux\ninstallés.\nTous les étudiants, Français ou étrangers,\nauront accès dans le nouveau restaurant qui,\nen dehors de la grande salle aura six petites\nsalles formant loggias, dont une réservée\naux étudiantes et une aux professeurs. Ceux-'\nci et celles-là pourront d'ailleurs, s ils le\npréfèrent, prendre leurs repas dans la salle\ncommune.\nOutre leur restaurant, les étudiants vont\navoir leur librairie.\nSituée en plein quartier des Ecoles, au\ncoin du boulevard Saint-Michel et de la rue\nPierre-Sarrazin, cette bibliothèque ouvrira le\nler1er novembre pour la rentrée des Facultés.\n« Au Commerce des Idées », telle sera\nl'enseigne de la nouvelle firme, enseigne\nsymbolique et signée de Carlègle.\nLa librairie , comme toute autre maison du\nmême genre, vendra à tout le monde, mais\nune combinaison ingénieuse permettra aux\nétudiants de profiter de prix spéciaux.\nCependant l'innovation la plus pratique\nsera le cabinet de lecture.\nOn sait que les livres techniques ont aug-\nmenté depuis trois mois de plus de 40 p.c. et\nque leurs prix les interdisent aux bourses\nmême moyennes.\nPour remédier à ce grave inconvénient, le\ncabinet de lecture possédera les ouvrages\ntechniques usuels en plusieurs exemplaires,\nchacun d'eux pouvant être conservé, pour\nun abonnement modique, pendant plusieurs\nmois, c'est-à-dire pendant toute la période\noù ils doivent être consultés.\n« Au Commerce des Idées » publiera éga-\nlement les thèses au véritable prix de revient."}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "65", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192701-01.1.7", "debut_caractere": 56, "fin_caractere_exclue": 3744, "texte": "ce qui n'est pas un mince avantage pour les\nintéressés.\nLe sous-sol sera consacré au cabinet de\nlecture, qui sera le coin familier de la maison.\nMais tout cela coûte très cher et le pre-\nmier million est déjà englouti.\n***\nL'ARCHITECTE FRANTZ JOURDAIN\na fait au congrès de la Société Centrale des\nArchitectes Français (Paris 25 août 1926)\nune très brillante causerie sur la « Confédé-\nration des Travailleurs intellectuels » fondée\nen 1920, et groupant en une vaste associa-\ntion d'aide morale et de défense des inté-\nrêts matériel, tous les travailleurs de la pen-\nsée. La difficulté était d'éviter, dit M. Jour-\ndain, de confondre les idées personnelles, es-\nthétiques, avec les besoins professionnels.\nLa société groupe actuellement 195,000\nmembres, son but direct est l'amélioration\nde la situation pécuniaire et matérielle des\nintellectuels « par des moyens légaux, éner-\ngiques, consciencieux, mais nullement vio-\nlents ».\nLe conférencier a brièvement parlé de\nl'organisation générale de la C. T. 1., des ad-\nhérents étrangers. Il a rappelé que le pro-\nchain congrès de la C. T. I. internationale se\n;tiendra en Belgique en 1927.\nLa revue « L'Architecture », qui consacre\nun second numéro au Congrès du 25 août\ndernier, publie, outre la conférence de\nF. Jourdain, une causerie intéressante de l'ar-\nchitecte G. Veissière sur « Les Concours Pu-\nblics. Sa discipline et les sancticinis ».\nLa discipline et le groupement d'abord,\nseront la force des architectes qui se propo-\nsent d'aborder un concours.\nLes concours d'idées, à deux degrés, sont\nla meilleure formule à atteindre.\nExamen de la question du devis à déter-\nminer en concours.\nLa suggestion suivante : « Quand un pro-\ngramme est publié, la commission mixte des\nconcours publics se réunit d'urgence, elle\nTexamine et elle avertit immédiatement le\nmonde de l'architecture par circulaires, par\njournaux, de sa décision relativement au\nconcours en question, en l'autorisant ou\nnon ».\n* **\nLES ARCADES DES CHAMPS-ELY-\nSEES. «Les Galeries à Bruxelles,celles de\nVictor-Emmanuel à Milan, celles du Palais\nRoyal à Paris, les arcades de la rue de Rivoli,\nle tour de la place à Salamanque ont été ou\nsont encore des lieux de rendez-vous élé-\ngants pour les touristes des deux mondes. On\nvient d'ajouter à cette collection de passa--\nges couverts, fils mondains des cloîtres reli-\ngieux, les Arcades des Champs-Elysées, à\nParis, qui relient l'Avenue à la rue de Pon-\nthieu, sur l'emplacement de l'hôtel fameux\ndu bourgeois Dufayel.\nC'est une assez belle chose. Les pilliers de\nmarbre rouge sont majestueux. Les verrières\nsont sobres, belles et lumineuses. Les maga-\nsins élégants et modernes à souhait. Deux\nfontaines de cristal, élancées et brillantes\njoueront devant des parterres fleuris. »\nLES CASERNES DESAFFECTEES EN\nFRANCE. Pay la suppression de régi-\nments, la réduction de la durée du. service\nmilitaire, et l'occupation des territoires rhé-\nnans, de nombreux locaux d'habitation mili-\ntaires restaient sans emploi, tandis que la\npopulation urbaine était contrainte aux pires\nconditions de logement.\nAinsi qu'il en a été rendu compte au\nCongrès des Villes et au Congrès des maires,\ntenus à Paris, l'autorité militaire faisait la\nsourde oreille aux demandes pressantes des\nmunicipalités pour la cession des locaux et\nterrains disponibles.\nLes nouvelles mesures d'économie prises\npar le gouvernement viennent de mettre un\nterme à cette situation en désaffectant un\ncertain nombre de casernes inoccupées.\nDeux solutions s'offrent, semble-t-il, pour\nl'utilisation de ces locaux : soit affecter à\nusage de bureaux (de l'Etat ou des services\nmunicipaux) les dites casernes, et par ce fait\nrendre libres un grand nombre d'habitations"}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "66", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192701-01.1.8", "debut_caractere": 57, "fin_caractere_exclue": 3674, "texte": "privées, jusqu'ici vouées aux services admi-\nnistratifs, sait, au contraire, utiliser les ca-\nsernes, après aménagements, en* logements\nouvriers. Cette dernière solution paraît être\nla plus compliquée et la plus onéreuse, puis-\nqu elle entraînerait la réfection totale des lo-\ncaux, souvent rendus inhabitables par l'aban-\ndon où ils furent laissés, et dépourvus de tou-\ntes les commodités nécessaires aux ménages.\nDe l'avis de compétences il serait donc\npréférable et plus rapide d'utiliser les caser-\nnes comme bureaux administratifs, ce qui\nrendrait à leur usage normal un grand nom-\nbre de maisons actuellement occupées par\nces services.\nVIEUX-BRUXELLES. Le comité\nd études du Vieux-Bruxelles s'est réuni der-\nnièrement à l'hôtel de ville, sous la prési-\ndence de M. A. Max, son président.\nIl a d'abord entendu un rapport très com-\nplet de son secrétaire, M. Max Fauconnier,\nsur les travaux accomplis au cours de l'exer-\ncice écoulé.\nM. Victor Tahon, vice-président, a ensuite\nattiré l'attention de ses collègues sur la vieille\npetite chapelle de la Madeleine, qui est me-\nnacée de disparition, si l'on donne suite au\nprojet existant de prolonger la rue Duques-\nnoy en ligne droit vers le nouveau quartier\nde la Putterie. Si l'intérêt archéologique de\ncette chapelle n'est pas extraordinaire, celui\nde sa tourelle, par contre, est absolument re-\nmarquable à cause de son architecture élé-\ngante et de sa silhouette bien connue des\nBruxellois au milieu de leur paysage urbain.\nAussi est-il souhaitable que cette tourelle, au\nmoins, soit sauvegardée, conservée et même\nrestaurée.\ny y y\nL'INAUGURATION DE LA PETITE\nFOIRE DES ART SDECORATIFS a eu lieu\nau cours de ce mois, à Paris. Organisée par\nles grands magasins du Printemps, la « Petite\nFoire » réunit les dernières et multiples pro-\nductions de 1' « Atelier Primavera » en\nmeubles, céramiques, verreries, tissus, tapis,\netc., etc.\nLes discours inauguraux n'ont pas manqué\nd'utiliser les « grands » mots et les phrases\nsonores « le grand effort fait par l'Expo-\nsition des Arts Décoratifs et Industriels mo-\nidernes » le grand public qui s'est profon-\ndément intéressé à cette manifestation »...\n« petite foire mais qui est en réalité une\ngrande démonstration de l'art décoratif mo-\nderne... véritable renouveau de l'art\nfrançais »... etc., etc.\nQue reste-t-il de l'exposition ,après ce\nmassacre ?\nAU SERVICE ARTISTIQUE DU BON\nMARCHE. De « Savoir et Beauté » :\n« Nous sommes heureux d'apprendre que\nnotre collaborateur et ami M. Léon Sneyers\nvient d'être attaché aux établissements du\nBon Marché à Bruxelles, en qualité de di-\nrecteur des créations modernes. L'excellent\nartiste assurera en somme la belle mission\nqui est dévolue, à Paris, aux maîtres Dufrè--\nne, Foliot, etc., dans la direction des servi-\nces d'arts décoratifs de la Maîtrise, de Po-\nmone, de Primavera, etc., aux grands maga-\nsins des Galeries Lafayette, du Bon Marché,\ndu Louvre, etc. Il faut féliciter MM. Vaxe-\nlaire de l'heureuse initiative qu'ils viennent\nde prendre.\n« Il y a décidément quelque chose de\nchangé en Belgique, au point de vue des\narts décoratifs. Nous ne pouvons que nous\nen féliciter. »\nDISTINCTIONS HONORIFIQUES.— Le\n« Moniteur » du 9 décembre publie les no-\nminations et promotions dans les ordres na- -\ntionaux faites à l'intervention du Ministère\ndes Sciences et des Arts « en reconnaissance\ndes services rendus aux arts ».\nNous y relevons les noms de quelques\narchitectes. Ce sont : M. Armand De Saul-\nnier, architecte à Bruxelles, qui a été nommé\nchevalier de l'Ordre de la Couronne et\nM. Edmond Peel, architecte à Lotivain,\nnommé chevalier de l'Ordre de Léopold 11."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1927-01-01-c005", "article_bluemountain": "bmtnaac_1927-01_01#c005", "volume": "bmtnaac_1927-01_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "67", "page_fin": "68", "image_debut": 9, "image_fin": 10, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192701-01.2.2.3", "titre_corps": "URBANISME TOWN PLANNING AUX INDES", "titre_sommaire": "URBANISME TOWN PLANNING AUX INDES", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 9, "page_imprimee": "67", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192701-01.1.9", "debut_caractere": 56, "fin_caractere_exclue": 3379, "texte": "URBANISME\nTOWN PLANNING AUX INDES\nVoici un bref résumé de l'activité urba-\nnistique aux Indes, d'après un article fort in-\ntéressant paru dans « Garden - Cities and\nTown-Planning » (août - septembre 1926).\nL'origine des Associations pour l'amélio-\nration des centres urbains aux Indes (Town-\nîmprovement Trusts) est dû * aux mesures\nprises pour enrayer les ravages de la peste\nqui sévit durement des années 1902 à 1908,\net dont on ne tarda pas à attribuer la cause\nessentielle aux conditions désastreuses et au\nmanque d'hygiène des grands centres.\nUne conférence, tenue à Lucknow par\nd'éminents spécialistes en même temps que\npar des délégués gouvernementaux fit appel\naux dirigeants du pays entier pour les me-\nsures de décongestion des plus denses agglo-\nmérations, pour l'amélioration des systèmes\nd'évacuation des eaux usées, pour l'aména-\ngement d'espaces libres et pour la création\nde moyens de communications plus aisés.\nLes Associations, d'accord avec les gran-\ndes municipalités, pourvues bientôt de res-\nsources généreuses, se mirent à l'œuvre.Leur\nactivité fit sentir ses bienfaits aussitôt, par la\nréalisation des projets d'amélioration ur-\nbaine à Lucknow et Allahabad.\nCependant, on ne tarda pas à envisager\nl'envergure énorme des travaux nécessaires\net qui dépassèrent vite les prévisions et les\nressources.\nUn décret fut conclu autorisant pour les\nAssociations intéressées, l'acquisition de ter-\nrains, rapide et avantageuse.\nCe décret fut appliqué à Lucknow et à\nCaunpore en 1919, et à Allahabad en\n1920. Une aide financière fut allouée par le\ngouvernement.\nDes changements d'autorité dus à la po-\nlitique, firent longtemps opposition au bon\nachèvement des travaux entrepris, puis sub-\nstituèrent bientôt aux techniciens avertis, des\njuristes comme membres « honoraires » et\n« qui n avaient guère de temps à donner à\ndes travaux d'utilité publique d une telle en-\nvergure ».\nCependant l'œuvre accomplie à Allaha-\nbad, par exemple, est tout à fait importante\net mérite tous les éloges.\nLe « Civic Survey Report », émanant de\nl'Association directrice, met au point de\nfaçon précise et attrayante les résultats de\nleur activité urbanistique.\nDans l'ouest les résultats acquis sont aussi\nconvaincants, puisqu'ils ont amené une sen-\nsible diminution de la mortalité et amélioré\nl'esprit civique de la masse.\nLe récent « Report on the Civic Survey\némanant de la municipalité de Vizagapatam\naccuse encore la clairvoyance et les très mo-\ndernes soucis des autorités hindoues. Cette\nville, explique-t-on, primitivement une bour-\ngade, de forme triangulaire, bornée à l'est\npar la Baie de Bengale, et à l'ouest par un\nlac s'efforce de devenir !e port le plus\nimportant de la côte entre Calcutta au nord\net Madras au sud. Par là, Vinzagapatam se-\nrait la porte d'entrée du trafic vers les pro-\nvinces centrales de la péninsule. Elle pro-\njette donc d'aménager à l'ouest se ser-\nvant du lac existant un port vaste et\nmuni de toutes les installations requises.\nLa ville devra se développer de manière à\nentourer entièrement le lac et le port.\nL Association pour le développement de\nla ville de Rangoon fut créée en 1920 et\ns'est déjà placée à la tête du mouvement ur-\nbanistique aux Indes.\nEdifiée vers 1850 par l'autorité militaire\net sous la direction clairvoyante du lieute-\nnant Fraser, Rangoon a l'immense avantage"}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "68", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192701-01.1.10", "debut_caractere": 57, "fin_caractere_exclue": 1765, "texte": "d'un excellent point de départ le nœud\nde son développement actuel.\n' Le second avantage considérable de cette\nmunicipalité est de posséder un vaste do-\nmaine urbain, ressource financière unique\npour son expansion projetée. L'ensemble du\nterritoire municipal est divisé en zones de\ndéveloppement; celles-ci subdivisées en quar-\ntiers (seulement) traités séparément les uns\ndes autres, mais unis par le plan général. Les\ndépenses faites pour la réalisation de ce plan\ngénéral pour l'année 1924-1925 s'élèvent à\nplus de 1 50,000 livres et se répartissent sur\n79 quar.iers en voie d'aménagement.\nLA VOIE TRIOMPHALE. Nous déta-\nchons d'un quotidien français la note sui-\nvante J concernant un projet du fameux\nHaussmann.\n« L Illustration » vient de publier un plan\ndu Paris « haussmannisé », avec voies créées\npar Haussmann, voies continuées par la\nlII' République, et voies qui restent en pro-\njet.\n» M ais elle a oublié cette fameuse voie\ntriomphale, dont le boulevard Henri IV est\nun tronçon inachevé, et qui devait irelier, en\nligne directe, la Bastille au Panthéon.\n» La preuve de ce grand projet et sa trace\nse retrouvent dans la disposition curieuse-\nment oblique du pont Sully.\n» Cette direction est inexplicable et illo-\ngique si Ton ignore ou si l'on oublie que\nHaussmann a insisté pour qu'il en soit ainsi.\n» Verrons-nous jamais l'achèvement de\ncette grande avenue. Verrons-nous, par la\nmême occasion, la Halle-aux-Vins du quai\nSaint-Bernard transformée (il en fut ques-\ntion du temps de M. Fallières) en cité uni-\nversitaire?\nC'est le secret du futur plus grand-Paris\nque la crise actuelle de l'habitation ne per-\nmet point d'entrevoir autrement qu'à tra-\nvers la brume imprécise et azurée des rêves."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1927-01-01-c007", "article_bluemountain": "bmtnaac_1927-01_01#c007", "volume": "bmtnaac_1927-01_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "49", "page_fin": "50", "image_debut": 11, "image_fin": 12, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192701-01.2.3", "titre_corps": "UN NOUVEAU GROUPE SCOLAIRE A HAARLEM", "titre_sommaire": "UN NOUVEAU GROUPE SCOLAIRE A HAARLEM", "signature_source": "R. 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De Bordes vient d'achever la réalisation\nà Haarlem d'un nouveau groupe scolaire, comprenant une école com-\nmunale double pour garçons et filles et un vaste local de gymnastique.\nCet ensemble manifeste, par son plan clairement composé,\ncomme par une belle ordonnance des façades, une production inté-\nressante de l'architecture hollandaise officielle.\nNous donnons ci-après quelques précisions concernant le tra-\nvail de l'architecte De Bordes, d'après l'exposé qu'il en a fait lui-\nmême dans la revue « Bouwkundig Weekblad » (31 juillet 1926).\nLe plan général du groupe découle naturellement de la forme\nparticulière du terrain : un triangle approximatif, dont les deux\ncôtés sont occupés par les deux écoles, et la base par la salle de\ngymnastique. Cette disposition ménage une cour spacieuse intérieure,\nréservée, ainsi que la cour extérieure, plus vaste encore, aux jeux et\nrécréations des écoliers. Ces cours sont d'ailleurs garnies de plantes et\nfleuries; une fontaine d'eau potable en complète l'équipement.\nL'entrée principale des écoles est encadrée de deux masses de\nmaçonnerie renfermant les escaliers respectifs des deux écoles. Outre\nles locaux restreints indispensables (installations sanitaires, ves-"}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "50", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192701-01.1.12", "debut_caractere": 27, "fin_caractere_exclue": 1537, "texte": "tiaires, etc.)» chaque école comprend 7 salles de classe dont 2 sont\nplacées au-dessus de l'entrée principale.\nUn soin particulier fut apporté aux peintures intérieures avec\nle souci de rendre agréable et de bon goût les grands et les petits\niocaux, tout en accusant leurs formes constructives.\nC'est ainsi que les murs des classes sont d'un ton bleu-vert,\nbordé de noir, contrastant avec la teinte jaune d'un lambris : des\ncarreaux céramiques d'un brun doré complètent ce lambris au droit\ndes radiateurs. Les salles réservées à la direction sont entièrement\nlambrissées de plaques en « celatex », peintes en tons rouges et or\net retenues par des cadres en bois peints en gris de fer et en noir; les\npanneaux des portes d'un vert chaud encadré de noir se détachent\nde ce fond.\nPour les boiseries des corridors, l'architecte a choisi un ton\nchaud brun-orange; ces corridors, tout comme les porches d'entrée\net les dégagements, sont pourvus d'une plinthe en granit gris, qui\ngarnit également la balustrade et les parois latérales de la cage d'esca-\nlier. La rampe, qui reproduit le mouvement des marches, est cou-\nverte de blocs en marbre poli. Les marches en béton sont pourvues\nd'un revêtement monolithe noir. Ainsi la cage d'escalier est tout\nentière d'une tonalité grise et nacre qu'égayent cependant la lumière\nmulticolore qu'y déversent des vitraux chatoyants.\nSignalons pour finir que l'installation générale du groupe est\ncomplétée par une chaufferie au gaz, placée sous le local de gym-\nnastique.\n\nR. C."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1927-01-01-c009", "article_bluemountain": "bmtnaac_1927-01_01#c009", "volume": "bmtnaac_1927-01_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "51", "page_fin": "51", "image_debut": 13, "image_fin": 13, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192701-01.2.4", "titre_corps": "LA NOUVELLE GALERIE DU CENTAURE", "titre_sommaire": "LA NOUVELLE GALERIE DU CENTAURE", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 13, "page_imprimee": "51", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192701-01.1.13", "debut_caractere": 27, "fin_caractere_exclue": 1357, "texte": "LA NOUVELLE GALERIE DU CENTAURE\n(PLANCHE V)\nCette nouvelle galerie s'est ouverte récemment au 62, de l'ave-\nnue Louise, à Bruxelles.\nSon inauguration était bien attendue, ce qui fit aller les avis et\nles critiques, au premier jour de visite.\nL'œuvre de l'architecte A. Blomme manifeste, en tous cas, un\nbeau souci de mise au point. La grande salle d'exposition du rez-\nde-chaussée est, dans des dimensions vastes, d'une atmosphère\nagréable, sobre, ainsi que le requiert l'utilisation du local. Cette salle\noffre pourtant deux éléments, desquels l'architecte n'a pu s'abstenir\nd'exhiber son goût de l'ornemental : la grande verrière qui forme\nun plafond, assez lourdement « art décoratif » et l'énorme gorge\ndouble qui unit, au sommet des quatre murs, la verticalité de ceux-ci\nau plan horizontal du plafond. Cette gorge, moulurée et propor-\ntionnée à la façon d'un Hoffmann 1905, sert-elle à préciser la hau-\nteur des murs exposants? ou encore à abriter les appareils d'éclairage\npar réflexion? Nous ne sommes pas sûrs du rôle qui lui est accordé,\net cela nous pèse et nous tracasse beaucoup.\nUn Hoffmann 1905 aurait aimé, sans doute, le jeu d'escalier\nqui décore et conduit sans décision aux salles de l'étage. C'est\nimprévu et amusant, certes : et peut-être est-ce utile à une salle\nd'exposition mondaine, assidûment fréquentée."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1927-01-01-c010", "article_bluemountain": "bmtnaac_1927-01_01#c010", "volume": "bmtnaac_1927-01_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "51", "page_fin": "51", "image_debut": 13, "image_fin": 13, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192701-01.2.5", "titre_corps": "LES FORMES DANS LA NATURE", "titre_sommaire": "LES FORMES DANS LA NATURE", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 13, "page_imprimee": "51", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192701-01.1.13", "debut_caractere": 1359, "fin_caractere_exclue": 1765, "texte": "LES FORMES DANS LA NATURE\n(PLANCHE VI)\nLes formes dans la nature ont certes influencé, à plus d'une\népoque, celles de l'architecture.\nQue dire des curieuses comparaisons qu'offrent les photogra-\nphies ci-contre, extraites de la revue « Uhu » (juin). M. Breuer,\nqui présente ces intéressants documents, se demande si l'échelle\narchitectonique ne puise pas, au-delà de l'homme, ses formes et ses\nproportions."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1927-01-01-c011", "article_bluemountain": "bmtnaac_1927-01_01#c011", "volume": "bmtnaac_1927-01_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "52", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 14, "image_fin": 22, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192701-01.2.6", "titre_corps": "LUXE ET MILLIONS", "titre_sommaire": "LUXE ET MILLIONS", "signature_source": "E. H", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 14, "page_imprimee": "52", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192701-01.1.14", "debut_caractere": 27, "fin_caractere_exclue": 1411, "texte": "LUXE ET MILLIONS\nE. H.\n\nIl y aurait matière à un article abondant sur l'efflorescence du\n« style Banquier ». Cela serait peut-être assez décevant, il est vrai.\nIl faudrait en tout cas tenir compte du facteur Publicité, puis-\nqu'il s'agit d'encourager la foule en lui montrant beaucoup de somp-\ntosité inutile. C'est encore un peu l'histoire du miroir et de\nl'alouette...\nAd. Loos écrit : « Une banque doit vous dire : dépose ton\nargent, il sera bien gardé ».\nIl semble que la formule en vogue pour cet encouragement se\nrésume à : une façade riche, beaucoup de fenêtres, des pilastres, des\ndorures et une salle des pas-perdus à colonnades.\nNous avons vu, pourtant, à l'étranger bon nombre\nd'établissements financiers. Leur architecture était humblement,\nstrictement soumise à l'organisation rigoureuse de l'intérieur. Et il\nnous a semblé qu'il y avait, dans cette organisation vivante, tra-\nduite par les matériaux, un appel à la confiance, une garantie de\nsécurité bien plus efficace que toutes les dorures et les colonnades\ndu monde. C'était à Amsterdam et à Francfort.\nTout dernièrement, un journaliste français nous apprend ceci:\nLa Banque de France, dit-il, promet que, désormais, « ses\nimmobilisations et installations ne donneront lieu à aucune\ncritique ».\nIl ajoute : C'est avouer implicitement que nous n'avions pas\ntort de signaler tant de somptueux et inutiles ameublements."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1927-01-01-c012", "article_bluemountain": "bmtnaac_1927-01_01#c012", "volume": "bmtnaac_1927-01_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 15, "image_fin": 15, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192701-01.2.6.1", "titre_corps": "Cliché de la Revue « Bouwkundig Weekblad »", "titre_sommaire": "Cliché de la Revue « Bouwkundig Weekblad »", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 15, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192701-01.1.15", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 164, "texte": "PLANCHE I\nEcoles jumelées à Haarlem <Hollande>\nIr. 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E", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 23, "page_imprimee": "53", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192701-01.1.23", "debut_caractere": 27, "fin_caractere_exclue": 1793, "texte": "URBANISME\nLA DECENTRALISATION\nET LE ZONING : BERLIN\n\nDeux études complètes et illustrées de documents suggestifs\nont paru l'une, au cours de l'année dernière, l'autre, récemment\ndans la revue « Der Neubau », sous la signature autorisée du\nDr. R. Heiligenthal. Ces études furent publiées à nouveau, pour\nl'essentiel, dans « Garden-Cities and Town-planning » (1925-26).\nLes notes ci-après donneront le résumé des idées et des obser-\nvations de l'urbaniste berlinois.\nDécentralisation. L'industrie manifeste dès le\nXVIIIe siècle une tendance à s'éloigner du centre de la capitale;\ntendance qui se développe au siècle suivant dans de plus grandes\nproportions. Cet éloignement est dû principalement au progrès de\nl'industrie mécanique qui dispense, en effet, d'aller chercher, au\ncentre habité, la main-d'œuvre spécialisée.\nJusqu'au milieu du siècle dernier, les petits centres industriels\ngroupant autour d'eux les travailleurs gardent chacun une sorte\nd'identité industrielle et économique particulière, que vient bientôt\nrompre le formidable développement du travail mécanique et de\nsérie. Les travailleurs quittent la proximité des industries et voya-\ngent quotidiennement du centre qu'ils habitent (la capitale ou les\nvilles et villages environnants) au lieu de leur tâche.\nAinsi se manifeste la décentralisation, qui est la distribution\nde la population de la ville sur une superficie habitable beaucoup\nplus vaste, avec l'intention d'organiser cette répartition de manière\nà tirer parti, le mieux possible, de la surface occupée ou à occuper\net d'éviter ainsi la congestion, soit des quartiers industriels, soit des\nzones d'habitations.\nIl convient d'ajouter que la décentralisation de Berlin s'est vue\narrêtée momentanément par suite du développement concentrique"}, {"page_pdf": 24, "page_imprimee": "54", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192701-01.1.24", "debut_caractere": 27, "fin_caractere_exclue": 1973, "texte": "donné à la capitale àu siècle dernier. En effet, la conception courante\nde l'accroissement par « ring » successifs amena la création de voies\nterrées, canaux, rues et artères concentriques, qui sont à présent\nl'obstacle le plus considérable au développement radial de la\ncité.\n/\nA l'heure actuelle, deux événements importants vont avoir\n' • » * t\nune répercussion énorme sur l'urbanisation du grand Berlin : la\nconstruction d'un canal maritime et l'électrification des chemins de\nfer suburbains. L'une et l'autre aideront à la décentralisation nor-\nmaie de la capitale, la première en localisant le développement\nindustriel, la seconde en permettant, par la rapidité du transport,\ni'éloignement de centres résidentiels.\nZoni n g . Au XVIIIe siècle, Berlin se compose de rues bor-\ndées d'une seule rangée d'habitations de deux étages. Au cours du\nsiècle suivant, on vit s'édifier les énormes blocs d'appartements,\nsouvent sur plusieurs rangées de profondeur, éclairés par des cours\nminuscules, et flanqués de corps latéraux.\nEn 1853, fut édictée la première réglementation de la bâtisse;\nelle avait en vue surtout de limiter la hauteur des immeubles et de\ndonner un minimum aux cours intérieures. La réglementation sui-\nvante, de 1887, visant l'amélioration des mêmes parties ne fut\nappliquée qu'incomplètement.\nCe n'est qu'en 1894 que fut passée la première mesure efficace\nen matière de z o n i n g . Elle avait pour objet d'interdire la cons-\ntruction industrielle dans le quartier de la « Hansa », de limiter la\nhauteur des immeubles et la proportion de construction des lotisse-\nments.\nEn 1897, une tentative sérieuse fut faite pour apporter une\nréglementation intelligente dans la zone comprise entre l'ancienne\nenceinte de la ville et le chemin de fer de ceinture. Cette tentative\néchoua par l'attitude du pouvoir exécutif. La zone en question chan-\ngea d'ailleurs rapidement vers la seconde moitié du XIX* siècle et se\ncouvrit d'immeubles."}, {"page_pdf": 25, "page_imprimee": "55", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192701-01.1.25", "debut_caractere": 31, "fin_caractere_exclue": 2049, "texte": "Il y eut encore une tentative pour limiter la hauteur des immeu-\nbles et la proportion de construction des lotissements. (3/10) dans\nla banlieue située au-delà du chemin de fer de ceinture.\nIl résulta de ces échecs une congestion telle qu'on pouvait dire\nqu'en l'année 1913, 90 p.c. des habitants de Berlin vivaient dans\ndes blocs d'appartements de 4 ou 5 étages, disposés en plusieurs ran-\ngées de profondeur sur des courettes obscures et malsaines. Cepen-\ndant les rues étaient larges et bien tracées, et l'on n'y pouvait pas\nvoir les fenêtres étroites, les appartements sombres et les minuscules\ncours intérieures.\nEn outre, les dangers de cette congestion furent accrus du fait\nque les constructions industrielles purent s'étendre parmi les habita-\nlions.\nMais à partir de l'année 1907 se dessine de plus en plus nette-\nment un mouvement de réforme organisatrice. Le public comprit\nl'infériorité de ses conditions de vie urbaine. Des tentatives privées\nse firent jour; parmi celles-ci les propositions de la Société des Archi-\ntectes berlinois ayant en vue principalement que les immeubles d'ha-\nbitations soient construits à front de rue, et éclairés directement et\nnon par des cours.\nEn 1912, fut fondé le «Zweckverband» composé des\nautorités communales de Berlin et des environs, dans le but d'amé-\nliorer les conditions de logement. Cette association se rendit compte\nde la nécessité d'une répartition adéquate des divers quartiers du\ngrand Berlin; mais le nombre et la variété des réglementations en\nvigueur dans les diverses communes fut un sérieux obstacle.\nJusqu'en 1919, le « Zweckverband »ne put guère réaliser ses\ndesseins. Mais la conclusion de la guerre amena une chute de valeur\ndes terrains. Il fallut admettre que les possibilités de déve-\nloppement de la capitale étaient limitées, par conséquent que la\nspéculation sur les terrains n'avait plus guère de raison d'être.\nL'activité urbanistique du « Zweckverband » commença dès ce\nmoment. Les années 1919 et 1920 virent l'établissement de la régle-"}, {"page_pdf": 26, "page_imprimee": "56", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192701-01.1.26", "debut_caractere": 31, "fin_caractere_exclue": 1160, "texte": "mentation de 1910, soit : la limitation à 3 étages des immeubles\nsitués à front de rues traficantes; à deux étages, les immeubles des\nquartiers résidentiels.\nVint ensuite l'ordonnance du «Grand Berlin» (1920)\nréglementant la bâtisse de façon uniforme pour toute l'aggloméra-\ntion, en même temps qu'établissant les charges financières adéquates.\nAu point de vue administratif, le transfert des fonctions réglemen-\ntant la construction eut lieu; le Premier Bourgmestre assume désor-\nmais ces fonctions. Peu à peu, les lois du zoning furent appliquées\naux quartiers anciens de la ville.\nEnfin, le lerIer décembre 1925, fut passée l'ordonnance sur la\nréglementation uniforme de l'agglomération ordonnance accom-\npagnée du plan de situation des constructions à venir, et dont le\nprincipal objectif est d'empêcher la spéculation sur les terrains. Le\nplan comporte aussi l'arrangement radial des espaces libres futurs\net la prévision de quartiers bien définis pour le développement\nindustriel.\nCette dernière ordonnance marque une belle étape, après\nquinze années d'efforts.\nLE PRESENT NUMERO RENFERME\nHUIT PLANCHES HORS - TEXTE.\n\nH. E."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1927-01-01-c022", "article_bluemountain": "bmtnaac_1927-01_01#c022", "volume": "bmtnaac_1927-01_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "70", "page_fin": "74", "image_debut": 28, "image_fin": 32, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192701-01.2.8", "titre_corps": "NOTES SUR LA QUESTION DE L'ENCEINTE FORTIFIÉE DE PARIS", "titre_sommaire": "NOTES SUR LA QUESTION DE L'ENCEINTE FORTIFIÉE DE PARIS", "signature_source": "H. E", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 28, "page_imprimee": "70", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192701-01.1.28", "debut_caractere": 58, "fin_caractere_exclue": 3655, "texte": "NOTES SUR LA QUESTION DE\nL'ENCEINTE FORTIFIÉE DE PARIS\n\nLe problème de l'aménagement de\nl'enceinte fortifiée de Paris abordé\nde longue date par les urbanistes les\nplus éminents, depuis Aug. Rey, Hé-\nnard, Risler jusqu'à * Le Corbusier,\nsemblait avoir reçu des grands spécialistes\nune solution rationnelle, unanime d'ailleurs,\net parfaitement réalisable. Cependant « les\ncirconstances et les hommes » paraissent\ns'être chargés d'y apporter maints tempéra-\nments, comme on va le voir.\nVoici quelques détails concernant l'histo-\nrique de cette enceinte.\nEn 1814, Paris est ville ouverte. C'est\n1 époque de sa capitulation aux mains des\ncoalisés.\nEn 1840, le gouvernement de Louis-Phi-\nlippe, sur une motion de Thiers, décrète :\n« la construction, en meulières et pierres de\ntaille, d'une enceinte de 39 kilomètres, pro-\ntégée par un large fossé, divisée en 94 bas-\ntions, et soutenue extérieurement par une li-\ngne de forts détachés à une distance de\n1,500 à 2,000 mètres ». (G. Chaumière).\nLes travaux commencèrent en septembre\n1 840, et furent (rapidement achevés. La dé-\npense s'éleva à 140 millions.\nPeu après, les communes, comprises entre\n1 enceinte fortifiée et 1 ancien mur des fer-\nmiers généraux (1752), furent annexées au\nterritoire de Paris.\nCette double ceinture protégea Paris pen-\ndant quatre mois (1870-1871), mais fut\nfut bientôt reconnue impuissante à mettre la\ncapitale à l'abri du bombardement.\nC est ainsi que fut décidé l'élargissement\nde l'enceinte des forts ,portée à 130 kilo-\nmètres de pourtour. Ceci rendait évidem-\nment l'enceinte de 1 840 parfaitement inutile.\nCependant que des « ingénieurs... pré-\nvoyants édifiaient cette nouvelle ligne de\nforts, des inventeurs, plus prévoyants encore,\ntrouvaient le moyen de réduire tout l'appa-\nreil à 1 inefficacité en augmentant la portée\ndes canons et le calibre des obus. »\n« On n attendit point, d'ailleurs, la cruelle\nexpérience de 1914, pour envisager la solu-\ntion qui s imposait : démolir une enceinte\ndésormais inutile, et récupérer, au profit du.\nbien commun, le terrain qu elle occupait. »\n(G. Chaumière.)\nAinsi donc, 1 histoire de l'aménagement\nde 1 enceinte de Paris débuta bien avant la\nguerre.\nVoici ce que disait, en 1909, M. Jules:\nSiegfried, en proposant à la Chambre le\nremplacement des fortifications par une cein-\ntrue de parcs. « La France et la ville de Pans\nse doivent à elles-mêmes de rattraper immé-\ndiatement 1 avance perdue. Le déclassement\ndes fortifications leur en offre la possibilité.\nBien coupables seraient ceux qui laisseraient\npasser cette occasion unique. »\nL année suivante, une affiche électorale,\némanant de la section d'hygyiène urbaine et\nsociale, présidée par M. Risler, disait :\n« De F air, des parcs, des sports! Sauvons\nnos espaces libres, sauvons nos fortifications!\nParce que vous ne pouvez vivre dans les pri-\nsons de pierre parce qu'il faut à tous de la\nlumière, de 1 espace et des terrains de sport;\nparce que depuis un demi-siècle Paris s'ac-\ncroît formidablement et que les jardins dis-\nparaissent. C'est pourquoi, il faut exiger de\n1 Etat l'abandon gratuit du terrain des forti-\nfications au peuple de Paris pour l'aménage-\nment des parcs, des jardins et des terrains\nde jeux. »\nEnfin, la décision fut prise : les fortifica-\ntions seraient rasées, le terrain disponible\naménagé. (Les deux conventions du 1 6 dé-\ncembre 1912, puis la loi du 1 9 avril 1919).\n. Le premier coup de pioche à l'enceinte\nfortifiée de Paris fut donné le 28 avril 1919.\nDes 94 bastions édifiés en 1 840, 5 1 sont\"\nactuellement dérasés. L'année 1925-1926\ndoit voir la démolition de 1 6 autres bastions."}, {"page_pdf": 29, "page_imprimee": "71", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192701-01.1.29", "debut_caractere": 57, "fin_caractere_exclue": 3725, "texte": "iandis que 1 5 autres sont à charge des ré-\nseaux auxquels ils ont été cédés. Deux bas-\ntions doivent être conservés à titre de monu-\nments historiques.\nLes travaux de démolition prendront fin\nvraisemblablement au cours de l'année 1928.\nLes moellons de démolition sont revendus\nsoit à des services publics (Office des habita-\ntions à bon marché, Régie immobilière de la\nVille de Paris), soit à des particuliers. Les\nrecettes provenant de la revente : 3 millions\nenviron. La totalité des terrains, réservés jus-\nqu'ici, à l'autorité militaire, est de 51 Ha.\nCeci donne lieu à des difficultés juridiques\nqui mettent aux prises la ville de Paris et 1 au-\ntorité militaire lente à se décider.\nA cette première déception s'ajoute celle\ndes fameux « Immeubles à loyers modérés »\n(Régie immobilière de la ville de Paris). Le\nprojet initial comportait belle entaille\ndans le grand projet d'urbanisation! la\nconstruction de 204 immeubles sur rempla-\ncement de 8 bastions. 72 immeubles sont en\nvoie d'achèvement.\nOn connaît la triste histoire de ces im-\nmeubles, dont le prix de revient dépassa, par\nles frais sans cesse croissants de la construc-\ntion, déplus de 120 0/0 les prévisions. D'où\nloyers « immodérés » ! D autant que les\nimmeubles furent vite reconnus « trop exigus,\net ne se prêtant pas aux besoins des famil-\nles nombreuses pour lesquelles ils ont été\nconstruits ».\nLe terrain resté disponible est de 60 hec-\ntares environ. La ville de Paris, à bout de\n(le déficit des « Immeubles à\nloyers modérés » s élève jusqu à présent à\n1 0 millions) compte vendre ces terrains.\nQue devient dans tout cela le grand pro-\njet d'aménagement de l'enceinte fortifiée ?\nOn se l'est demandé, les spécialistes se\nsont inquiétés. Et 1 on a vu construire encore,\nsur l'emplacement de 3 bastions, la « Cité\nUniversitaire » ; ailleurs, ont trouvé refuge,\nun peu au hasard :\nTrois écoles de plein air.\nUn « Parc des Fêtes et Exposition de la\nVille ». . :\nDeux grands terrains de sports.\nDix-sept terrains de jeux scolaires.\nLe stade Petitjean.\nEnfin on va créer, sur 5 hectares de forti-\nfications, des promenades « sommaires et\nprovisoires » (sic).\nParis est sans ressources, dit-on. Mais Pa-\nris possède d'éminents techniciens, qui assis-\ntent aujourd'hui au démembrement d une\ngrande richesse de la municipalité.\n***\nNous sommes heureux de reproduire, en\nmanière de conclusion, un passage de la let-\ntre qu'écrivit au journal « Le Quotidien », à\nla fin de l'an dernier, M. Voisin, à la géné-\nrosité duquel MM. Janneret et Le Corbusier\ndisons l'Urbanisme en général doivent\nun des plus grandioses projets d urbanisation\n« Le plan Voisin de Pa ris ».\n< J'ai la plus grande admiration pour\nM. Janneret. Si sa façon de présenter des\nidées nouvelles peut paraître incisive, tout\ncela n'en est pas moins rationnel, et parfaite-\nment étudié.\n» Soyez complètement rassuré. Les hom-\nmes de 1925 sont si bêtes, si méchants, si ri-\ndiculement attachés à un sentimentalisme\nidiot, que le plan Janneret ne sera probable-\nment jamais appliqué, ni même jamais envi-\nsagé.\n» Dans 200 ou 300 ans, quand ce plan,\nmoderne pour nos yeux, aura déjà subi un\nretard appréciable, un conseil municipal\n« conservateur » ne manquera pas de le sor-\ntir à nouveau.\n» Haussmann .n'a pu trancher à travers\nParis qu'en s'appuyant sur les derniers bien-\nfaits du « tyrannisme ».\n» Aujourd'hui, je crois que nous pouvons\nabandonner l'espoir des prévisions larges\npour tout ce qui touche à la vie des hommes.\n» Les fortifications de Paris ne sont pas\nencore complètement démolies, et déjà la\nVille de Paris, elle-même, vient de faire\nconstruire des immeubles sans prévoir, sur\nl'emplacement dont nous disposions, un bou-"}, {"page_pdf": 30, "page_imprimee": "72", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192701-01.1.30", "debut_caractere": 56, "fin_caractere_exclue": 3727, "texte": "levard d'une largeur inaccoutumée qui n'au-\nrait pas manqué de décongestionner le cen-\ntre de Paris.\n» Pourtant, il est plus facile d'ateindre la\npoTte de Clichy en empruntant un boulevard\nd accès facile faisant le tour de la ville, que\nde subir la place de la Concorde et la place\nClichy, où l'on ne peut circuler qu'entre mi-\nnuit et 5 heures du matin. »\ny\nTRACE GENERAL DES LOTISSE-\nMENTS. Nous résumons aussi succincte-\nment que possible les considérations intéres-\nsantes qui ont parues dans « La Construc-\ntion Moderne » du 30 octobre 1926 (Paris),\nLe but principal d'une opération de lotis-\nsement, c'est, faisant œuvre pratique d'urba-\nnisation, créer un quartier de ville, soigneu-\nsement adapté à l'ensemble de la ville, ainsi\nqu'aux quartiers immédiatement voisins, et\nparfaitement distribués dans ses commodi-\ntés intérieures.\nQuant aux rues, où chaque lot doit avoir\naccès, elles seront pourvues de viabilité et\ndes canalisations nécessaires. De plus, ces\nrues seront disposées :\n10 Pour la meilleure adaptation du quar-\ntier nouveau au reste de la commune; no-\ntamment, entre les rues obligatoirement con-\nformes au plan d'aménagement communal,\ndes liaisons directes seront prévues dans les\ndirections où doit se porter la population\nfuture (lieux de travail, transports, centres\nciviques, commerciaux, etc.) et avec le voisi-\nnage immédiat.\n2° Pour la plus commode distribution in-\ntérieure du lotissement sous le rapport de la\ndisposition des lots, de la constitttion de cen-\ntres commerciaux secondares, d'espaces li-\nbres si possible et d'ensembles pittoresques.\nCommunications: outre îes ar'ères\nprévues au plan d'aménagement local, d au-\ntres grandes voies de liaison seront à ména-\nger. En outre, place sera faite :\n1° Aux voies destinées à faciliter l'accès\naux lieux de travail et aux transports en\ncommun qui y conduisent.\n2° Aux voies secondaires, partant en di-\nrection des centres civiques et commerciaux\nde la localité.\nIl y a le plus grand intérêt à relier conve-\nnablement le réseau viaire du lotissement\nnouveau au réseau d'alentour, et même à\nménager des possibilités de raccordement ul-\ntérieur en cas de lotissement des terrains ad-\njacents non encore urbanisés.\nLa dimension des ilôts découpés entre les.\nvoies restera compatible avec un morcelle-\nment convenable du terrain, en se basant sur\ndes longueurs de façade d'au moins 10, 8\net 6 mètres.\nL'orientation des rues a grande impor-\ntance; l'Est-Ouest doit être proscrite. La di-\nrection des vents violents, dans certaines ré-\ngions, doit être soigneusement considérée.\nLa différenciation nette de voies de trafic\net à caractère résidentiel doit être strictement\nobservée dans les largeurs à donner à ces\nvoies. Leur rendement utilitaire et leur as-\npect ne peuvent qu'y gagner.\nCette différenciation est intimement liée à\nla répartition des quartiers de lotissement :\nquartiers résidentiels, centres\netc., etc.\nEnfin les espaces libres bien répartis doi-\nvent agrémenter de verdure l'ensemble du\nlotissement. On se servira aussi des arbres\nd'alignement, et l'on aménagera des carre-\nfours spacieux et verdoyants.\nL'URBANISME ET LE PROBLEME\nFONCIER EN BELGIQUE. Une étude\ngénérale et précise de la question due à notre\ncollaborateur R. Verwilghen a été présen-\ntée par lui au Congrès International de l'Ha-\nbitation et de l'Aménagement des Villes, à\nVienne (1926). « Le Mouvement Commu-\nnal » en donne le texte dans son numéro du\n31 août 1926.\nL'auteur examine d'abord l'état du pro-\nblème foncier en Belgique.\n1. Les restrictions, dans le domaine de\nl'urbanisme, apportées au libre exercice du\ndroîi de propriété, n'ont en vue que :\na) La réalisation de plans d'alignement et\n\nH. E."}, {"page_pdf": 31, "page_imprimee": "73", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192701-01.1.31", "debut_caractere": 57, "fin_caractere_exclue": 3767, "texte": "projets de voirie dressés par les communes;\nb) Le respect de la sécurité, de l'hygiène\net, dans une mesure restreinte, de 1 esthé-\ntique.\n.L'expropriation n'est possible, selon la\nloi, que pour cause d'utilité publique, et cette\nautorisation ne peut être accordée qu'à\nl'Etat, aux communes et certains établisse-\nments publics.\n3. Les terrains sont généralement cédés en\npropriété absolue. Exceptionnellement on a\nvu appliquer d'autres formes de tenure, pré-\nconisées par les urbanistes.\n4. Il n'existe pas de loi concernant le re-\nmembrement obligatoire de terrains apparte-\nnant à des particuliers. Les communes inté-\nressées n'ont guère usé jusqu'à présent, des\nmoyens mis à leur disposition par l'urba-\nnisme.\nDe même, dans la reconstruction des ré-\ngions dévastées, un excellent arrêté-loi, par-\nfaitement établi, resta lettre morte.\nQuant à la création de colonies d'habita-\ntions, l'institution de la Société Nationale des\nhabitations et logements à bon marché est\nune action heureuse bien que de résul-\ntats trop peu étendus.\n***\nVient ensuite l'examen des projets de ré-\nforme, deuxième partie de l'étude.\nAyant nettement établi qu'«aucune ville ou\ncommune belge n'a jusqu'à présent instauré\nune politique foncière méthodique ayant pour\nbut Tamélioration des conditions de loge-\nment » et que les seules intéressantes mani-\nfestations d'urbanisme ont été faites « en de-\nhors et fréquemment malgré les pouvoirs\ncommunaux intéressés » l'urbaniste examine\nensuite le « projet de loi sur les plans d'amé-\nnagement et d'extension des villes et com-\nmunes », projet dressé par la Fédération des\ningénieurs communaux de Belgique. Ce pro-\njet, inspiré surtout des lois française, an-\nglaise et hollandaise, renferme en outre des\narticles originaux sur la servitude temporaire\nde non bâtir sur tous les terrains compris\ndans la zone d'extension; l'autorisation don-\nnée aux propriétaires de mettre fin à la servi-\ntude grevant leurs biens en assumant eux-\nmêmes des travaux de voirie à y exécuter; la\nbase de l'évaluation des indemnités; l'auto-\nrisation donnée aux communes d'exproprier\ndes zones de terrain étendues avant l'amé-\nnagement imminent et avant l'établissement\nmême du plan de voirie; le remembrement\ndes parcelles de terrains à bâtir; enfin la base\nlégale donnée aux zones différentielles de\nbâtisse, prévoyant l'indication de ces zones\nsur le plan.\nL'urbaniste Verwilghen termine cette étude\nen affirmant le grand profit que tireraient\nles communes belges de telle législation. Et\nil souhaite que l'actuel congrès de Vienne,\nayant mis « en relief l'importance de la po-\nlitique foncière et les progrès réalisés\ngrâce à elle dans bien des pays » incite en-\nfin « la législature belge à adopter le projet\nde loi résumé ci-dessus. Puissent les commu-\nnes, dit-il aussi, en faire un généreux emploi».\nLA PROTECTION DES SITES. « Le\nMouvement Communal », (n° du 31 août\n1926), publie un article succinct dû à notre\ncollaborateur Van der Swaelmen.\nL'urbaniste envisage les nombreux com-\npléments qu'il est indispensable d'apporter à\nnotre maigre législation en matière de pro-\ntection des sites. Si I on veut voir celle-ci\ns'exercer efficacement, elle s'appliquera aux\ntrois échelles de grandeur : 1° les parcs na-\ntionaux ou réserves naturelles d'étendue con-\nsidérable; 2° les sites, paysages et stations\nscientifiques de nature diverse et d'étendue\nplus restreinte; 3° enfin les arbres remar-\nquables (auxquels s'attaquent aujourd'hui\npour en tirer profit, des administrations trop\nlibres).\nV oici textuellement le résumé qui termine\nl'intéressante étude de M. Van der Swael-\nmen : „\n« La Protection Effective de la nature doit\ns'étendre successivement à :\n0 La constitution de réserves nationales;"}, {"page_pdf": 32, "page_imprimee": "74", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192701-01.1.32", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1710, "texte": "2° La sauvegarde des sites pittoresques,\nstations scientifiques et arbres remarquables.\nLa loi relative à la conservation des monu-\nments historiques et des sites complétée par\nune disposition relative aux réserves natio-\nnales pourvoirait à ces deux premiers points.\n3° L'établssement du Plan Régional d Ur-\nbanisation (Régional Planning on Distric-\nting).\nLa loi sur l'Urbanisation pourvoirait à ce\ntroisième point.\n4°La Protection des monuments.\nLa loi relative à la conservation des mo-\nnuments et des sites pourvoirait à ce qua-\ntrième point.\n5° L'institution de servitudes d'Esthétique\nfrappant les quartiers physionomiques, an-\nciens ou nouveaux.\nLa loi sur l'Urbanisation pourvoirait à ce\ncinquième point.\nDans l'application, la vertu de ces lois sera\nsingulièrement exaltée si les pouvoirs intéres-\nsés adoptent ou ratifient, selon le cas, les\n/règlements-types élaborés par la Commission\ndes Règlements de l'Union des Villes et\nCommunes belges, et publiés par l'Union, à\nsavoir : Règlement-type sur les bâtisses. Le\nlotissement des terrains à bâtir. Les zones de\nrecul et les règlements sur les bâtisses. Rè-\nglement différentiel type sur les Cités-Jardins\net les Quartiers-Jardins. Règlement différen-\ntiel type sur le « zoning ».\n***\nBRUXELLES. . UNE NOUVELLE\nAVENUE. «La commune de Woluwe-St-\nPierre sera bientôt dotée d une nouvelle et\ntrès belle avenue; celle-ci sera amorcée à\n1 avenue Orban Van Volxem, traversera\nune partie de la forêt de Soignes et aura\nson terminus à la chaussée de à\nenviron deux cents mètres de 1 endroit dit\n« Les Quatre Bras ». Cette avenue aura\ntrente-deux mètres de largeur. Des cons-\ntructions pourront y être édifiées, sous ré-\nserve de ménager une zone de recul. »"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1927-01-01-c023", "article_bluemountain": "bmtnaac_1927-01_01#c023", "volume": "bmtnaac_1927-01_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "75", "page_fin": "76", "image_debut": 33, "image_fin": 34, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192701-01.2.9", "titre_corps": "EXPOSITIONS CONFERENCES CONGRES", "titre_sommaire": "EXPOSITIONS CONFERENCES CONGRES", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 33, "page_imprimee": "75", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192701-01.1.33", "debut_caractere": 57, "fin_caractere_exclue": 3533, "texte": "EXPOSITIONS\nCONFERENCES\nCONGRES\nBRUXELLES. « LE GROUPE LIBRE »\n(dont nous avons plaisir à louer 1 effort sin-\ncère pour ranimer le théâtre d aujourd hui)\nnous avait promis, pour le mercredi 3 no-\nvembre dernier, des commentaires de M. Y.\nObozinski sur « quelques exemples visuels du\nmodernisme ».\nNous regrettons bien un peu, nous pro-\nfessionnels, que l'on ait si peu parlé de « la\nlogique, la rigueur ,l'absence de sentimen-\ntalité et d'individualisme qui doivent pré-\nsider à la construction et à la standardisa-\ntion de nos édifices, de nos meubles, de nos\nvéhicules actuels, la perfection de ceux-ci\nétant plus liée à la technique de l'ingénieur\nqu'à l'imagination de 1 artiste ».\nCes promesses étaient excellentes et con-\ntinuaient :\n« Ensuite, il (le conférencier) nous dira\ncomment l'esprit de fantaisie reprend ses\ndroits, par reflexe, avec d'autant plus d'exu-\nbérance, dans les arts qui demeurent sous-\ntraits aux nécessités d'ordre pratique et au\nmachinisme de nos temps ».\nCette deuxième partie fut illustrée à plai-\nsir. Mais nous n'ayons, nous, rien à en dire.\nNous aurions souhaité plus de précision,\ncle persuasion dans la causerie de M. Obo-\nzinski. Car il est très possible d'être persua-\nsif et précis, même en s adressant à une as-\nemblée élégante.\nMais le conférencier était-il lui-même con-\nvaincu? Il semblait « accepter » un état de\nchose : l'actuel machinisme.\nD'où notre impatience. Pressés par la réa-\nlité du temps, nous «n'acceptons» pas. Nous\nvoulons « guider », utiliser le machinisme à\nl'organisation de notre vie moderne.\nPour le reste, vive 1 esprit de fantaisie!\nE. H.\n***\nLES HABITATIONS A BON MARCHE.\nLa Ve session du Congrès national des\nHabitations à bon marché et des Institutions\nde prévoyance, qui devait se tenir à Bruxel-\nle dimanche 14 novembre dernier, est\nremise à une date ultérieure, par suite de\ncirconstances de force majeure.\nEn attendant la prochaine réunion du\ncongrès, le Bureau permanent, résumant cer-\ntaines conclusions des rapports déjà présen-\ntés, a transmis au gouvernement un vœu\npour voir maintenir le régime des primes ac-\ntuellement en vigueur pour encourager la\nconstruction d habitations à bon marché.\n***\nSOCIETE CENTRALE D'ARCHITEC-\nTURE. Nous avons, dans notre précé-\ndent numéro, donné le programme complet\ndes conférences organisées à l'intention des\nélèves et dessinateurs architectes.\nNous rappelons le titre de celles qui auront\nlieu, au cours de 192 7, hôtel Ravenstein,\nrue Ravenstein 3, à Bruxelles, à 8 h. 30 du\nsoir aux jours suivants :\nLes 20 et 27 janvier : A. Puissant : «Les\nhabitations à bon marché et leur groupe-\nment» ; les 3 et 1 0 février : A. Puissant :\n« Le Béton armé »; les 17 et 24 février :\nJ. De Ligne : « Formation et développe-\nment des villes » (aperçus d'urbanisme) ;\nles 3 et 1 0 mars : L. Mercenier : « De l'hy-\ngiène du bâtiment » ; les 17 et 31 mars :\nL. Mercenier : « L'éclairage électrique »;\nles 7 et 1 4 avril : P. Bonduelle : « La com-\nposition architecturale ».\nCHEZ LES GEOMETRES. La Cham-\nbre syndicale des Géomètres-experts, affi-\nliée à la Chambre de commerce de Bruxelles,\nvient de composer son bureau comme suit *\nMM. Joseph Mertens, président; Léon Du-\npuits et le colonel Eckstein, vice-présidents;\nPaul Slenter, secrétaire général; Léon De\nRaeck secrétaire-trésorier; Hubert De Kock,\ny\nsyndic.\n***\nA LA COMMISSION DES MONU-\nMENTS ET DES SITES. Sont nommés\nmembres correspondants de la Commission\nroyale des monuments et des sites (section\nde monuments) :"}, {"page_pdf": 34, "page_imprimee": "76", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192701-01.1.34", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 1617, "texte": "Pour la province de Brabant : M. Egide\nRombaux, statuaire à Bruxelles, en remplace-\nment de M. V. Rousseau, nommé membre\neffectif.\nPour la province de Liège : M. Olympe\nGilbart, échevin de la ville de Liège, en rem-\nplacement de M. G. Francotte, décédé.\nPour la province de la Flandre Occiden-\ntale : M. Tulpinck, C., archéologue à Bruges,\nen remplacement de M. le chanoine Duclos,\ndécédé; M. l'abbé Valckenaere, curé à\nBeerst.\nPour la province de la Flandre Orientale :\nM. Fred de Smet, critique d'art à Gand, en\nremplacement de M. Blomme, décédé.\nPour la province de Limbourg : M. Al-\nfred Hansay, conservateur des archives de\nl'Etat, à Hasselt, en remplacement de\nM. Huybrights, décédé.\nPour la province de Hainaut : .M. Fran-\nçois André, avocat à Mons, en remplacement\nde M. Soil de Morialmé, nommé membre\neffectif.\nECOLE NORMALE PROVINCIALE A\nLOUVAIN. En suite d'une décision prise\npar le Conseil provincial, la province de\nBrabant va mettre au concours la présenta-\ntion d'un projet d'Ecole normale provin-\nciale à ériger à Louvain. La Députation per-\nmanente prendra sous peu les délibérations\nnécessaires.\n« Savoir et Beauté », sept. 1926.)\ny\nBRUGES. EXPOSITION DE PHO-\nTOS. La Chambre Syndicale des Entre-\npreneurs de 1 Arrondissement judiciaire de\nBruges organise aux Halles, Grand' à\nBruges, avec le concours de l'Association\ndes Architectes, une Exposition de photos\nde travaux exécutés depuis la guerre.\nCette exposition reste ouverte jusqu'au\n2 janvier 1927.\nEnviron 1,200 vues seront exposées de\ntravaux exécutés depuis l'armistice par des\nentrepreneurs de Bruges, Roulers, Ostende\net Ypres."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1927-01-01-c024", "article_bluemountain": "bmtnaac_1927-01_01#c024", "volume": "bmtnaac_1927-01_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "76", "page_fin": "76", "image_debut": 34, "image_fin": 34, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192701-01.2.10", "titre_corps": "CONCOURS", "titre_sommaire": "CONCOURS", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 34, "page_imprimee": "76", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192701-01.1.34", "debut_caractere": 1619, "fin_caractere_exclue": 2659, "texte": "CONCOURS\nVILLE DE LUXEMBOURG. Con-\ncours international entre architectes pour\nl'utilisation appropriée d'un emplacement\ndésigné dans cette ville.\nLes projets devront être parvenus à l'ad-\nministration communale avant le 101 mars\n1927.\nSont prévus : 3 prix : de 1 5,000 fr., de\n7,500 fr. et de 5,000 fr.\nLe programme doit être demandé à l'ad-\nministration communale de la ville de Lu-\nxembourg.\nLA DEUXIEME EXPOSITION INTER-\nNATIONALE D'ART GRAPHIQUE MO-\nDERNE se tiendra à Florence, durant les\nmois d'avril et de mai de l'année 1927. La\nville de Florence voudrait par là perpétuer\nune tradition ancienne, interrompue par la\nguerre. L'organisation d'une telle exposition\nexigerait, paraît-il, que les participations ne\nsoient ni individuelles ,ni groupées par éc ol es,\nmais par nations.\n***\nHYDROFUGE « CASTOR ». Nous\napprenons que la Commission de la Première\nExposition du Bâtiment, à Lwow (Pologne),\na décerné la Médaille d'Or aux Usines Fober\net Palm, de Bruxelles, pour leur excellent\nproduit contre l'humidité, l'hydrofuge «Cas-\ntor»."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1927-01-01-c025", "article_bluemountain": "bmtnaac_1927-01_01#c025", "volume": "bmtnaac_1927-01_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 3", "page_fin": "couv. 3", "image_debut": 35, "image_fin": 35, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192701-01.2.11", "titre_corps": "PRIX DE L'ABONNEMENT A LA SIXEME ANNEE DE", "titre_sommaire": "PRIX DE L'ABONNEMENT A LA SIXEME ANNEE DE", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 35, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192701-01.1.35", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 903, "texte": "PRIX DE L'ABONNEMENT A LA SIXEME ANNEE DE\nFrancs MlfM\n«LA CITE » 25.00 30.00\nTout nouvel abonné peut obtenir, à titre de prime :\na) La 5e année de «La Cité », au prix rédmt de . 10.00 12.50\nLes 3* et 4* années de aLa Ciii *, au prix réduit de ... 5.00 7.50\n(Le prix en librairie est de 10 francs Belgique, 15 francs étranger),\nb) Le Cœur de la Ville de Bruxelles, par Charles Buis, avec traduction d'une confé-\nrence de C. Giirlitt sur la « Conservation du cœur d'anciennes villes ». Une bro-\nchure de 24 pages. (Prix ea librairie : 2 francs.) . gratuit\nc) L Abbaye de la Cambre, par G. des Marez. (Prix e* librairie : fr. 1.50). . gratuit\nd) Paul Hankar (1859-1901), par Ch. Comrardy, et Raym. Thibaut. Une bro-\nchure Illustrée. Prix en librairie : 3 francs. . , . . . gratuit\nTous les volumes de « La Cité » peuvent être fournis reliés en pleine toile, moyennant un\nsupplément de fr. 12.50 par volume."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1927-01-01-c026", "article_bluemountain": "bmtnaac_1927-01_01#c026", "volume": "bmtnaac_1927-01_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 3", "page_fin": "couv. 3", "image_debut": 35, "image_fin": 35, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192701-01.2.12", "titre_corps": "Editions \" TEKHNÉ „", "titre_sommaire": "Editions \" TEKHNÉ „", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 35, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192701-01.1.35", "debut_caractere": 905, "fin_caractere_exclue": 2186, "texte": "Editions \" TEKHNÉ „\nLA CITE. Première année. (Rare.) fr. 30.\nDeu*à»e une, (Rare.) . , , fr. 15.\n(\nU Art et la Société, par H.-P. Berlage. architecte à Amsterdam. Tiré* à part de la Renie\n« Art et Technique » (septembre 1913-février 1914). Un volume luxueusement im-\nprimé et illustré de 98 clichés „ , , fr. 20.—:\nMatériaux de substitution dam la construction de maisons, par j Seroen, architecte. Une\nbrochure illustrée ....... ........ , , fr. 2.\n: * ' . i..\nL habitation coloniale Sa construction au Congo Belge, par Gast. Boghemans. Une brochure\nde 20 pages abondamment illustrée . . . , fr. 3.\nConstantin Meunier. L'historique de son monument au traûcdL par R. Thiry et G. Hea-\ndrickx. Une brochure illustrée , ...... fr, I.\nL'Art des Jardins et le nouveau jardin pittoresque, par Louis van der Swaelnaen, architecte-\npaysagiste , , fr. I.—\nLA REVUE « TEKHNE » Collection complète de la 2œ® aimée (1912-1913). Beau\nvolume de 516 pages, sur papier couché,'illustré de 250 olschés fr. 15.\nPour s'abonner à « La Cité » on obtenir des livres, il suffit\nde verser, dans n'importe quel bureau des postes, au crédit du\ncompte chèques postaux n* 166.21 Revue « La Cité », la somme\ndue et d'inscrire sur le bulletin de versement le titre du livre et les\nnom et adresse du souscripteur."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1927-01-01-c027", "article_bluemountain": "bmtnaac_1927-01_01#c027", "volume": "bmtnaac_1927-01_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "74", "page_fin": "74", "image_debut": 32, "image_fin": 32, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192701-01.2.13", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 32, "page_imprimee": "74", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192701-01.1.32", "debut_caractere": 1712, "fin_caractere_exclue": 1738, "texte": "r:\nD •\nïènpirnel\nm:\nASC\nji"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1927-01-01-c028", "article_bluemountain": "bmtnaac_1927-01_01#c028", "volume": "bmtnaac_1927-01_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "74", "page_fin": "74", "image_debut": 32, "image_fin": 32, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192701-01.2.14", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 32, "page_imprimee": "74", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192701-01.1.32", "debut_caractere": 1740, "fin_caractere_exclue": 2090, "texte": "Ascenseur Jaspar\nMonte-Charges\nMonte-Plats\nTire-Sacs\nElectriques Mécaniques\nHydrauliques\nNous livrons très rapidement\net\nAscenseurs luxueux\nordinaires\nMonte • Charges indus-\ntriels Monte-Plats\nMonte-Dossiers\n4.\n«\ntSsî\n&\n2, Rue Jonfosse\nTélégr. i éléph.\nJaspsr-Lièco 18 Liég®\nDemandez gratuitement Con-\nseils. 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BIVORT, M. CORNET ô CJ\n[ 11, rue Fossé aux Loups •* «* BRUXELLES\n:\n| BUREAU D'ÉTUDES TECHNIQUES\n: Ingénieurs Conseils\nAppareils de levage et de manutention Ponts roulants Ascenseurs\nMontes-charges Mono-rails. Élévateurs Câbles transporteurs aériens\n: CRICS ET VÉRINS\n*\n| CONSTRUCTIONS MÉTALLIQUES PONTS CHARPENTES - PyLONES\n»\nilllllllllllllllllllllllllllllilllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllltlUlllllllllllllllllllllllllllllHlllHlllllllllllUlimillllUlllllllUllHlllUlllll"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1927-01-01-c032", "article_bluemountain": "bmtnaac_1927-01_01#c032", "volume": "bmtnaac_1927-01_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 4", "page_fin": "couv. 4", "image_debut": 36, "image_fin": 36, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192701-01.2.18", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 36, "page_imprimee": "couv. 4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192701-01.1.36", "debut_caractere": 596, "fin_caractere_exclue": 854, "texte": "Toileries et briqueteries du \" PROGRÈS „\nSocété anrajae à Hennuyères (Belg-)\n«••itaiiMii\n■««SaaHuamiQii\nPLANCHERS transportables\nen briques creuses armées\nCHEMINÉES DE FUMÉE ET DE VENTILATION\nÀ CONDUITS SIMPLES ET MULTIPLES (gSS)\nBÉTON - Poutres - Charpentes"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1927-01-01-c033", "article_bluemountain": "bmtnaac_1927-01_01#c033", "volume": "bmtnaac_1927-01_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 4", "page_fin": "couv. 4", "image_debut": 36, "image_fin": 36, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192701-01.2.19", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 36, "page_imprimee": "couv. 4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192701-01.1.36", "debut_caractere": 856, "fin_caractere_exclue": 1195, "texte": "Grande Vitrerie, Miroiterie et\nVerres spéciaux de la Couronne\nH. Fieret=Pirotte\nAvenue de ki Couronne, 378, Bruxelles\nTéléphone 370,24\nEntreprise de tous travaux de vitrages.\nGlaces claires et argentées pour tout usage\nArgenture, biseautage et réargenture.\nVerres à vitres,toutes dimensions et épaisseur\nMême maison à Ottignies Tél. 79\n30»"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1927-01-01-c034", "article_bluemountain": "bmtnaac_1927-01_01#c034", "volume": "bmtnaac_1927-01_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 4", "page_fin": "couv. 4", "image_debut": 36, "image_fin": 36, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192701-01.2.20", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 36, "page_imprimee": "couv. 4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192701-01.1.36", "debut_caractere": 1197, "fin_caractere_exclue": 1382, "texte": "TRAVAIL MECANIQUE DU BOIS\nPORTES FENÊTRES ESCALIERS\nTRAVAUX EN SERIE\nUS MEMES UCSEIISES\nSOCIÉTÉ COOPÉRATIVE\nRUE GRANDE FOXHALLE\nTÉLÉPHONE : 6394. 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VERWILGHEN, ingénieur Urbaniste (Bruxelles),\nSecrétaire de la Rédaction,\nCOLLABORATEURS\nARCHITECTES :\nRichard ACKE (Courtrai) ; H, P. BERLAGE (La Haye) ; H. J. BIRNSTINGL\nA. R. E. B. A. (Londres); Gaston BOGHEMANS (Menin) ; J. BORLEE\n(Jodoigne) ; Victor BOURGEOIS (Bruxelles) ; Ch. CONRARDY (Bruxelles) ;\nJulien de RIDDER (Bruxelles) ; Marcel GUILLEM1NAULT (Paris) ; Léon\nGRAS (Anvers) ; J. E. HOEBEN (Bruxelles) ; V. HUSZAR (Hollande) ;\nLE CORBUSIER SAUGNIER (Paris); Edw. LEONARD (Anvers); J. J.\nP. OUD (Rotterdam, Hollande) ; Jozef PEETERS (Anvers) ; Gust. SCHLEI-\nCHER (Allemagne); F. SEROEN (Bruxelles); Raym. THIBAUT (Bru-\nxelles) ; Carlos THIRION (Verviers) ; Henri VAN DE VELDE (La Haye.\nHollande); Théo van DOESBURG (Paris); P. VOR1N (Paris); E. A. VAN\nTONDEREN (Bruxelles).\nCRITIQUES D'ART :\nMaurice CASTEELS (Bruxelles) ; André de RIDDER (Anvers) ; Elie FAURE\n(Paris) ; FIERENS-GEVAERT (Bruxelles) ; Julien LEONARD (Paris) ; Paul\nLEON (Paris); Jacques MESNIL (Paris); Léon ROSENTHAL, Paris), etc.\nTECHNICIENS :\nCharles de GRONCKEL (Bruxelles) ; A. KNAPEN (Bruxelles) ; L. J. SERIN\n(Bruxelles), etc., etc.\nLes Rédacteurs et Collaborateurs sont seuls\nresponsables de leurs articles. — Il sera rendu\ncompte dans « La Cité » de tout ouvrage dont\ndeux exemplaires seront envoyés à la Revue\nPour la rédaction, l'administration et les demandes d'abonnement, s'adresser\nau Siège de la Revue : 10, Place\nPour la vente ait numéro s'adresser exclusivement aux librairies. Dépôt\nprincipal : Librairie LAMERTIN,58-62\nABONNEMENT: Belgique, 25 francs; Etr30 2 50.\nLes abonnements peuvent se prendre\nCompte chèques postaux n° 166.21 (Revue : « La Cité >.) Moyennant un sup-\nplément de 3 francs les numéros seront envoyés mensuellement sous enve-\nloppe cartonnée."}, {"page_pdf": 3, "page_imprimee": "61", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192701-01.1.3", "texte": "TEKHNE\nREVUE D'INFORMATION CONSACRÉE A\nL'ARCHITECTURE, L'URBANISME, L'ART PUBLIC\nET A LA TECHNIQUE DU BATIMENT\n\nIRE1RE ANNÉE (NOUVELLE SERIE)\nNUMERO 5. JANVIER. 1927'\nSUPPLEMENT AU VOLUME VL N° 5 DE « LA CITE ».\n\nUNE ENQUÊTE SUR “ LA CONSTRUCTION\nET LA VIE MODERNE„ PARIS\nIL NE FAUT PLUS BATIR\nDE VIEILLES MAISONS\n\nUn grand journal français «Le Quotidien»,\nému des difficiles conditions de logement\ndans l'agglomération parisienne, comme de\nl'insuffisance et de la maladresse des efforts\naccomplis par les autorités, a chargé un de\nses collaborateurs, M. François Valdi, de\nmener une enquête sur «\nvie moderne ».\nLes articles, dans le\nsemblé ses observations\nles plus radicales, sont reproduits ci-après\ngrâce à la courtoisie d « ».\nAvec ses mâts, ses élévateurs, ses moufles\net le réseau serré de ses étais, ses hommes\nd'équipage courant au long des passerelles\nou chevauchant, tels des gabiers, des pou-\ntrelles légères comme des vergues, ce chan-\ntier évoquait tout naturellement l'image d'un\ngrand voilier venu décharger à quai les tré-\nsors des mers du Sud.\nDu moins, en avais-je ainsi décidé. Peut-\nêtre, par une réaction instinctive contre la\nplatitude du décor environnant. Peut - être\naussi, parce que, en cette fin d'année\n1 926, la huitième de la guerre des loyers,\nil n'est pas, à Paris, de plus beau spec-\ntacle, et qui vous incite davantage au lyris-\nme, qu'un chantier de construction.\nCelui-ci se dressait dans une étroite et\ntriste rue du quartier des Archives, bordée\nde croulantes masures. A sa droite et à sa\ngauche, d'identiques taudis la serraient de\nprès. Et, derrière ceux-là, il y en avait d'au-\ntres qui alignaient tant bien que mal leurs\ncarcasses vêtues de noir, chargées d'ans, sa-\nturées de crasse.\nM ais dans ce paysage désolé où une civi-\nlisation incohérente et débordée par son\npropre effort, enferme les derniers captifs\nde la cité, la maison nouvelle, bien qu'à\npeine ébauchée, apportait une promesse de\njoie, le réconfort d'une prochaine délivrance\npour quelques réclusionnaires de l'habitation.\nElle allait prendre corps, peu à peu. Un\njour, elle ôterait enfin ses habits de travail;\net, derrière ses briques neuves et ses fraîches\nboiseries, des foyers ressusciteraient, dans la\ndouceur de la lumière et du soleil retrou-\nvés. ..\nUn homme dirigeait cette merveilleuse\néclosion.\nJuché sur le plancher d'une brouette ren-\nversée, il n'offrait, en vérité, rien d extraor-"}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "62", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192701-01.1.4", "texte": "T E K H. N E\nSUPPLEMENT AU VOLUME VI. N° 5 DE « LA CITE ».\n\ndinaire ni d'imposant dans son aspect. Il\nétait coiffé d'un chapeau mou, déformé et\nmeurtri par les gravats. Une blouse qui avait\ndû être blanche, mais que la fréquentation\ndes salles de dessin avait mouchetée de ta-\nches multicolores, l enveloppait sans grâce.\nEnfin son regard, attaché aux feuillets d'un\ncalepin d'écolier, décelait plutôt l'ennui des\ncalculs insipides que l'éclat des pensers créa-\nteurs.\nEt puis après? Les cités d'aujourd'hui\ncomptent plus d'aspirants locataires que de\nphilosophes. L'architecte est leur Démiurge,\nun Démiurge infiniment plus côté que celui\nde Platon.\nJ'en avais fait la réflexion, à voix haute.\nL'homme aux calculs haussa les épaules.\nNéanmoins, il daigna fermer son calepin et\nabandonner son piédestal. Puis :\nC'est là une opinion qui, bien que flat-\nteuse, pouvait se soutenir autrefois. L'a rchi-\ntecte a été longtemps l'homme omniscient\npar excellence. Et Balzac voyait l'expression\nd'une civilisation dans son architecture. Sans\ndoute, s'il revenait dans ce monde, serait-il\ncontraint de modifier son jugement. Rien\nn'est plus éloigné de la civilisation du XXe\nsiècle que les architectes qui sont censés la\nservir. J'imagine aisément la stupeur de nos\ndescendants, devant la pauvreté d'imagina-\ntion de mes confrères, réduits si l'on met\nà part une petite troupe de révoltés à\nbâtir des « palaces » en style Louis XVI et\ndes « buildings » Renaissance, comme si ces\nmots, déjà, ne juraient pas d'être accolés.\n« A un autre point de vue, par contre,\nl'illustre baron Haussmann trouverait, au\ncours d'une résurrection imprévue, de légi-\ntimes sujets de fierté. Passant sur le boule-\nvard qui porte son nom, il pourrait consta-\nter, tout d'abord, que l'art de tracer des\nrues et de bâtir des maisons avait été porté\npar lui à une perfection qui ne saurait être\ndépassée, puisque ses successeurs se conten-\ntent de le copier.\n« Il reconnaîtrait, sans peine à de menus\ndétails près, ses chantiers et leurs matériaux,\nses entrepreneurs et leurs méthodes, ses ar-\nchitectes et leurs plans. Il pourrait entrer,\nles yeux fermés, dans le plus récent des im-\nmeubles « à usage d'habitation ».\n« Les usages, lui semblerait-il, n'ont guère\nchangé depuis soixante ans.\n« Comment soupçonnerait-il la lumière\nélectrique, alors qu'en plein jour, pour des-\ncendre à la cave, il lui faudrait, comme en\nson temps, se brûler les doigts à quelque\nchandelle?\n« Lui parlerez-vous de monte-charges, de\nmoteurs électriques, après qu'il aura croisé,\ndans les escaliers, la vieille dame du cin-\nquième s'essoufflant à porter jusqu'à la pou-\nbelle commune de la couir sa boîte à ordures?\n« Le chauffage central? A d'autres. M. le\nbaron Haussmann avait boinne opinion de\nses compatriotes; jamais il ne les imaginerait\nassez baroques pour conserver, en pareil\ncas, ces cheminées rarement décoratives, en-\ncombrantes et coûteuses toujours.\n« Lui mettrez-vous sous le nez ce numéro\nV\nde journal où il est annoncé que deux avia-\nteurs anglais, pilotant des avion nettes, se\nproposent d'aller de Londres au Golfe Per-\nsîque? Il s'esclaffera. Voyons, si l'aviation\nétait une chose sérieuse, est-ce que législa-\nteurs, architectes, propriétaires, tous ceux\nqui, par devoir ou par intérêt, s'occupent\nd'urbanisme, n'auraient pas déjà tiré, en ce\nqui concerne l'aménagement d'une maison\nmoderne, les enseignements qu'une telle\nconstatation comporte? S'obstineraient-ils à\ncoiffer cette maison d'un toit lourd et dis-\ngracieux exigeant des charpentes compli-\nquées. grand dévorateur de place et d'ar-\ngent, hérissé, oa*- surcroît, d'objets saugre-\nnus. dont la présence suffit à massacrer les\nplus belles perspectives?\nUne cigarette?\nAvec plaisir... Je continue.\n« Nous sommes, en matière d'habitation,\nà ce point illogiques et bornés, aue, ne sa-\nchant pas prévoir ce qui, demain, sera né-\ncessaire à* la vie du foyer comme à la vie\ncollective, nous demeurons également inca-"}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "63", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192701-01.1.5", "texte": "TEK H N E\nSUPPLEMENT AU VOLUME VI. N° 5 DE « LA CITE ».\n\npables de nous affranchir de servitudes qui,\nd'ores et déjà, s'avèrent inutiles.\n« Pas de terrasse pour avions. Mais en\ndépit de ce qu enseigne à nos ménagères\nune expérience déjà vieille, un architecte\ns estimerait déshonoré s*il ne prévoyait pas,\ndans ses plans, un réduit sous les combles\npour une boniche problématique.\n« Vous disiez tout à l'heure, que l'archi-\ntecte est un Démiurge. Et cela vous a valu\nun long et ennuyeux discours. Je crois\nl'avoir ramené, votre Démiurge, à de bien\nmédiocres proportions. Peut-être fus-je trop\nsévère pour lui. J en éprouve quelque re-\nmords. Il n'est pas le seul coupable. Ses col-\nlaborateurs naturels le législateur qui\ntrace les limites de son action, le capitaliste\nqui fournit les moyens d'exécution, l'entre-\npreneur qui exécute, et le citoyen, oui, mê-\nme le simple citoyen, qui se contente de\nsubir tous concourent à maintenir cette\ngageure d une architecture anachronique,\nd'une science du bâtiment immuable et péri-\nmée, dans une société qui se transforme\nchaque jour.\n« Et retenez bien ceci : Rien de sérieux\nne sera faTt pour résoudre la crise du loge-\nment avec ses conséquences logiques que\nM. Le Corbusier appelles les « laissés pour\ncompte » de l'urbanisme natalité défec-\ntueuse, taudis meurtriers, scandale des lotis-\nsements, désordres physiques et moraux de\n4*\ntoutes sortes, qui risquent d emporter la\ngrande ville tant que 1 architecte et le\nmaçon ne changeront pas leurs méthodes.\n« En attendant... »\nLe crépuscule était venu. L un après 1 au-\ntre, les travailleurs du chantier s'en allèrent.\nDans la nuit tombante, la maison en cons-\ntruction, avec ses frêles échafaudages sem-\nblait une chose dérisoire, une mécanique\nd'enfant qu'écrasaient de leurs masses com-\npactes les grands taudis d'alentour. Silen-\ncieuse, elle paraissait morte, tuée par ces fi-\ngures du passé.\nLes mêmes pensées devaient hanter T es-\nprit de l'architecte, car, sans souci de tran-\nsition, il reprit à voix basse, comme se par-\nlant à lui-même :\n... Où nous en sommes? Simplement\nà ceci : de temps en temps, quand le per-\nmettent les cupidités individuelles, les pré-\njugés des amateurs trop zélés du passé, la\nrésistance des « intérêts respectables », la\nchinoiserie de règlements surannés, nous dé-\nmolissons un vieux taudis. Après quoi...\nIl fit une pause. D'un geste circulaire il\nparut dénombrer les vieilles bâtisses de la\n(Vue; enfin le bras tendu s'immobilisa dans la\ndirection du chantier :\n« ... Après quoi, sur le même emplace-\nment, nous bâtissons une vieille maisciit. »\n(A suivre.)\n\nFrançois VALDI."}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "64", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192701-01.1.6", "texte": "TEK H N E\nSUPPLEMENT AU VOLUME VI. N° 5 DE << ItA CITE ».\n\nARCHITECTURE\nLA CITE-JARDIN « UNITAS » A\nDEURNE, de l'architecte Van Steenbergen.\nUn article documenté et illustré a paru, sous\nla signature de notre collaborateur Edw.\nLéonard, dans la revue « L habitation à bon\nmarché ». Unitas-Tuinwijk, société coopéra-\ntive de locataires, a confié l'élaboration des\ntravaux plan d ensemble et architecture\nà Ed. Van Steenbergen, à qui nous de-\nvons déjà d'intéressantes réalisations d' « ar-\nchitecture vivante » : plusieurs projets pour\nle sanatorium de Brasschaet, et de nombreu-\nses habitations particulières dont nous cite-\nrons hors pair, celle de Berôhem-Anvers, et\ncelle, surtout, de Hove, la plus récente en\ndate\n« La Cité » publiera prochainement une\nétude complète sur la Cité-Jardin «Unitas».\nTRAVAUX RECENTS A PARIS\na) La Nouvelle Maison des Journalistes\nvient de s ouvrir, rue du Louvre, dotée d'un\ngrand confort et des perfectionnements dé-\nsirés.\nMentionnons sa vaste terrasse d où 1 on\nembrasse Paris, sa grande salle de restaurant\nà quatre rangées de tables, et éclairée par\nneuf fenêtres. Une salle plus restreinte y est\nadjointe destinée à recevoir les femmes et\nles couples « qui veulent partager le menu\ndes célibataires masculins ».\n« La bibliothèque sous la coupole est d un\nheureux effet. Le vestiaire ,1e salon, la salle\nde travail, des cabines téléphoniques sont\ndes plus accueillantes», et ont acquis 1 appro-\nbation de leurs nouveaux usagers.\nb) Le restaurant et la librairie des étu-\ndiants parisiens.\nDans un cadre historique, quai de la Tour-\nnelle, dans l'ancien hôtel de Nesmond, les\ntravaux se poursuivent activement et seront\nterminés pour la fin de l'année.\nVers le nouvel an, les étudiants pourront\nmanger chez eux, dans des conditions ex-\nceptionnelles de confort et de bon marché.\nI] y aura deux services le matin et deux\nle soir, ce qui représentera douze cents re-\npas pour la journée.\nLa cuisine sera une des mieux agencées\nde Paris. Avant d'en arrêter les plans, Mon-\nsieur Gattino a visité plus de deux cents éta-\nblissements de la capitale, parmi les mieux\ninstallés.\nTous les étudiants, Français ou étrangers,\nauront accès dans le nouveau restaurant qui,\nen dehors de la grande salle aura six petites\nsalles formant loggias, dont une réservée\naux étudiantes et une aux professeurs. Ceux-'\nci et celles-là pourront d'ailleurs, s ils le\npréfèrent, prendre leurs repas dans la salle\ncommune.\nOutre leur restaurant, les étudiants vont\navoir leur librairie.\nSituée en plein quartier des Ecoles, au\ncoin du boulevard Saint-Michel et de la rue\nPierre-Sarrazin, cette bibliothèque ouvrira le\nler1er novembre pour la rentrée des Facultés.\n« Au Commerce des Idées », telle sera\nl'enseigne de la nouvelle firme, enseigne\nsymbolique et signée de Carlègle.\nLa librairie , comme toute autre maison du\nmême genre, vendra à tout le monde, mais\nune combinaison ingénieuse permettra aux\nétudiants de profiter de prix spéciaux.\nCependant l'innovation la plus pratique\nsera le cabinet de lecture.\nOn sait que les livres techniques ont aug-\nmenté depuis trois mois de plus de 40 p.c. et\nque leurs prix les interdisent aux bourses\nmême moyennes.\nPour remédier à ce grave inconvénient, le\ncabinet de lecture possédera les ouvrages\ntechniques usuels en plusieurs exemplaires,\nchacun d'eux pouvant être conservé, pour\nun abonnement modique, pendant plusieurs\nmois, c'est-à-dire pendant toute la période\noù ils doivent être consultés.\n« Au Commerce des Idées » publiera éga-\nlement les thèses au véritable prix de revient."}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "65", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192701-01.1.7", "texte": "TEK H N E\nSUPPLEMENT AU VOLUME VL N° 5 DE « LA CITE ».\n\nce qui n'est pas un mince avantage pour les\nintéressés.\nLe sous-sol sera consacré au cabinet de\nlecture, qui sera le coin familier de la maison.\nMais tout cela coûte très cher et le pre-\nmier million est déjà englouti.\n***\nL'ARCHITECTE FRANTZ JOURDAIN\na fait au congrès de la Société Centrale des\nArchitectes Français (Paris 25 août 1926)\nune très brillante causerie sur la « Confédé-\nration des Travailleurs intellectuels » fondée\nen 1920, et groupant en une vaste associa-\ntion d'aide morale et de défense des inté-\nrêts matériel, tous les travailleurs de la pen-\nsée. La difficulté était d'éviter, dit M. Jour-\ndain, de confondre les idées personnelles, es-\nthétiques, avec les besoins professionnels.\nLa société groupe actuellement 195,000\nmembres, son but direct est l'amélioration\nde la situation pécuniaire et matérielle des\nintellectuels « par des moyens légaux, éner-\ngiques, consciencieux, mais nullement vio-\nlents ».\nLe conférencier a brièvement parlé de\nl'organisation générale de la C. T. 1., des ad-\nhérents étrangers. Il a rappelé que le pro-\nchain congrès de la C. T. I. internationale se\n;tiendra en Belgique en 1927.\nLa revue « L'Architecture », qui consacre\nun second numéro au Congrès du 25 août\ndernier, publie, outre la conférence de\nF. Jourdain, une causerie intéressante de l'ar-\nchitecte G. Veissière sur « Les Concours Pu-\nblics. Sa discipline et les sancticinis ».\nLa discipline et le groupement d'abord,\nseront la force des architectes qui se propo-\nsent d'aborder un concours.\nLes concours d'idées, à deux degrés, sont\nla meilleure formule à atteindre.\nExamen de la question du devis à déter-\nminer en concours.\nLa suggestion suivante : « Quand un pro-\ngramme est publié, la commission mixte des\nconcours publics se réunit d'urgence, elle\nTexamine et elle avertit immédiatement le\nmonde de l'architecture par circulaires, par\njournaux, de sa décision relativement au\nconcours en question, en l'autorisant ou\nnon ».\n* **\nLES ARCADES DES CHAMPS-ELY-\nSEES. «Les Galeries à Bruxelles,celles de\nVictor-Emmanuel à Milan, celles du Palais\nRoyal à Paris, les arcades de la rue de Rivoli,\nle tour de la place à Salamanque ont été ou\nsont encore des lieux de rendez-vous élé-\ngants pour les touristes des deux mondes. On\nvient d'ajouter à cette collection de passa--\nges couverts, fils mondains des cloîtres reli-\ngieux, les Arcades des Champs-Elysées, à\nParis, qui relient l'Avenue à la rue de Pon-\nthieu, sur l'emplacement de l'hôtel fameux\ndu bourgeois Dufayel.\nC'est une assez belle chose. Les pilliers de\nmarbre rouge sont majestueux. Les verrières\nsont sobres, belles et lumineuses. Les maga-\nsins élégants et modernes à souhait. Deux\nfontaines de cristal, élancées et brillantes\njoueront devant des parterres fleuris. »\nLES CASERNES DESAFFECTEES EN\nFRANCE. Pay la suppression de régi-\nments, la réduction de la durée du. service\nmilitaire, et l'occupation des territoires rhé-\nnans, de nombreux locaux d'habitation mili-\ntaires restaient sans emploi, tandis que la\npopulation urbaine était contrainte aux pires\nconditions de logement.\nAinsi qu'il en a été rendu compte au\nCongrès des Villes et au Congrès des maires,\ntenus à Paris, l'autorité militaire faisait la\nsourde oreille aux demandes pressantes des\nmunicipalités pour la cession des locaux et\nterrains disponibles.\nLes nouvelles mesures d'économie prises\npar le gouvernement viennent de mettre un\nterme à cette situation en désaffectant un\ncertain nombre de casernes inoccupées.\nDeux solutions s'offrent, semble-t-il, pour\nl'utilisation de ces locaux : soit affecter à\nusage de bureaux (de l'Etat ou des services\nmunicipaux) les dites casernes, et par ce fait\nrendre libres un grand nombre d'habitations"}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "66", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192701-01.1.8", "texte": "TEK H N E\nSUPPLEMENT AU VOLUME Vi. N° 5 DE « LA CITE ».\n\nprivées, jusqu'ici vouées aux services admi-\nnistratifs, sait, au contraire, utiliser les ca-\nsernes, après aménagements, en* logements\nouvriers. Cette dernière solution paraît être\nla plus compliquée et la plus onéreuse, puis-\nqu elle entraînerait la réfection totale des lo-\ncaux, souvent rendus inhabitables par l'aban-\ndon où ils furent laissés, et dépourvus de tou-\ntes les commodités nécessaires aux ménages.\nDe l'avis de compétences il serait donc\npréférable et plus rapide d'utiliser les caser-\nnes comme bureaux administratifs, ce qui\nrendrait à leur usage normal un grand nom-\nbre de maisons actuellement occupées par\nces services.\nVIEUX-BRUXELLES. Le comité\nd études du Vieux-Bruxelles s'est réuni der-\nnièrement à l'hôtel de ville, sous la prési-\ndence de M. A. Max, son président.\nIl a d'abord entendu un rapport très com-\nplet de son secrétaire, M. Max Fauconnier,\nsur les travaux accomplis au cours de l'exer-\ncice écoulé.\nM. Victor Tahon, vice-président, a ensuite\nattiré l'attention de ses collègues sur la vieille\npetite chapelle de la Madeleine, qui est me-\nnacée de disparition, si l'on donne suite au\nprojet existant de prolonger la rue Duques-\nnoy en ligne droit vers le nouveau quartier\nde la Putterie. Si l'intérêt archéologique de\ncette chapelle n'est pas extraordinaire, celui\nde sa tourelle, par contre, est absolument re-\nmarquable à cause de son architecture élé-\ngante et de sa silhouette bien connue des\nBruxellois au milieu de leur paysage urbain.\nAussi est-il souhaitable que cette tourelle, au\nmoins, soit sauvegardée, conservée et même\nrestaurée.\ny y y\nL'INAUGURATION DE LA PETITE\nFOIRE DES ART SDECORATIFS a eu lieu\nau cours de ce mois, à Paris. Organisée par\nles grands magasins du Printemps, la « Petite\nFoire » réunit les dernières et multiples pro-\nductions de 1' « Atelier Primavera » en\nmeubles, céramiques, verreries, tissus, tapis,\netc., etc.\nLes discours inauguraux n'ont pas manqué\nd'utiliser les « grands » mots et les phrases\nsonores « le grand effort fait par l'Expo-\nsition des Arts Décoratifs et Industriels mo-\nidernes » le grand public qui s'est profon-\ndément intéressé à cette manifestation »...\n« petite foire mais qui est en réalité une\ngrande démonstration de l'art décoratif mo-\nderne... véritable renouveau de l'art\nfrançais »... etc., etc.\nQue reste-t-il de l'exposition ,après ce\nmassacre ?\nAU SERVICE ARTISTIQUE DU BON\nMARCHE. De « Savoir et Beauté » :\n« Nous sommes heureux d'apprendre que\nnotre collaborateur et ami M. Léon Sneyers\nvient d'être attaché aux établissements du\nBon Marché à Bruxelles, en qualité de di-\nrecteur des créations modernes. L'excellent\nartiste assurera en somme la belle mission\nqui est dévolue, à Paris, aux maîtres Dufrè--\nne, Foliot, etc., dans la direction des servi-\nces d'arts décoratifs de la Maîtrise, de Po-\nmone, de Primavera, etc., aux grands maga-\nsins des Galeries Lafayette, du Bon Marché,\ndu Louvre, etc. Il faut féliciter MM. Vaxe-\nlaire de l'heureuse initiative qu'ils viennent\nde prendre.\n« Il y a décidément quelque chose de\nchangé en Belgique, au point de vue des\narts décoratifs. Nous ne pouvons que nous\nen féliciter. »\nDISTINCTIONS HONORIFIQUES.— Le\n« Moniteur » du 9 décembre publie les no-\nminations et promotions dans les ordres na- -\ntionaux faites à l'intervention du Ministère\ndes Sciences et des Arts « en reconnaissance\ndes services rendus aux arts ».\nNous y relevons les noms de quelques\narchitectes. Ce sont : M. Armand De Saul-\nnier, architecte à Bruxelles, qui a été nommé\nchevalier de l'Ordre de la Couronne et\nM. Edmond Peel, architecte à Lotivain,\nnommé chevalier de l'Ordre de Léopold 11."}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": "67", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192701-01.1.9", "texte": "TEK H N E\nSUPPLEMENT AU VOLUME VL N° 5 DE « LA CITE ».\n\nURBANISME\nTOWN PLANNING AUX INDES\nVoici un bref résumé de l'activité urba-\nnistique aux Indes, d'après un article fort in-\ntéressant paru dans « Garden - Cities and\nTown-Planning » (août - septembre 1926).\nL'origine des Associations pour l'amélio-\nration des centres urbains aux Indes (Town-\nîmprovement Trusts) est dû * aux mesures\nprises pour enrayer les ravages de la peste\nqui sévit durement des années 1902 à 1908,\net dont on ne tarda pas à attribuer la cause\nessentielle aux conditions désastreuses et au\nmanque d'hygiène des grands centres.\nUne conférence, tenue à Lucknow par\nd'éminents spécialistes en même temps que\npar des délégués gouvernementaux fit appel\naux dirigeants du pays entier pour les me-\nsures de décongestion des plus denses agglo-\nmérations, pour l'amélioration des systèmes\nd'évacuation des eaux usées, pour l'aména-\ngement d'espaces libres et pour la création\nde moyens de communications plus aisés.\nLes Associations, d'accord avec les gran-\ndes municipalités, pourvues bientôt de res-\nsources généreuses, se mirent à l'œuvre.Leur\nactivité fit sentir ses bienfaits aussitôt, par la\nréalisation des projets d'amélioration ur-\nbaine à Lucknow et Allahabad.\nCependant, on ne tarda pas à envisager\nl'envergure énorme des travaux nécessaires\net qui dépassèrent vite les prévisions et les\nressources.\nUn décret fut conclu autorisant pour les\nAssociations intéressées, l'acquisition de ter-\nrains, rapide et avantageuse.\nCe décret fut appliqué à Lucknow et à\nCaunpore en 1919, et à Allahabad en\n1920. Une aide financière fut allouée par le\ngouvernement.\nDes changements d'autorité dus à la po-\nlitique, firent longtemps opposition au bon\nachèvement des travaux entrepris, puis sub-\nstituèrent bientôt aux techniciens avertis, des\njuristes comme membres « honoraires » et\n« qui n avaient guère de temps à donner à\ndes travaux d'utilité publique d une telle en-\nvergure ».\nCependant l'œuvre accomplie à Allaha-\nbad, par exemple, est tout à fait importante\net mérite tous les éloges.\nLe « Civic Survey Report », émanant de\nl'Association directrice, met au point de\nfaçon précise et attrayante les résultats de\nleur activité urbanistique.\nDans l'ouest les résultats acquis sont aussi\nconvaincants, puisqu'ils ont amené une sen-\nsible diminution de la mortalité et amélioré\nl'esprit civique de la masse.\nLe récent « Report on the Civic Survey\némanant de la municipalité de Vizagapatam\naccuse encore la clairvoyance et les très mo-\ndernes soucis des autorités hindoues. Cette\nville, explique-t-on, primitivement une bour-\ngade, de forme triangulaire, bornée à l'est\npar la Baie de Bengale, et à l'ouest par un\nlac s'efforce de devenir !e port le plus\nimportant de la côte entre Calcutta au nord\net Madras au sud. Par là, Vinzagapatam se-\nrait la porte d'entrée du trafic vers les pro-\nvinces centrales de la péninsule. Elle pro-\njette donc d'aménager à l'ouest se ser-\nvant du lac existant un port vaste et\nmuni de toutes les installations requises.\nLa ville devra se développer de manière à\nentourer entièrement le lac et le port.\nL Association pour le développement de\nla ville de Rangoon fut créée en 1920 et\ns'est déjà placée à la tête du mouvement ur-\nbanistique aux Indes.\nEdifiée vers 1850 par l'autorité militaire\net sous la direction clairvoyante du lieute-\nnant Fraser, Rangoon a l'immense avantage"}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "68", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192701-01.1.10", "texte": "TEK H N E\nSUPPLEMENT AU VOLUME VI. N° 5 DE « LA CITE ».\n\nd'un excellent point de départ le nœud\nde son développement actuel.\n' Le second avantage considérable de cette\nmunicipalité est de posséder un vaste do-\nmaine urbain, ressource financière unique\npour son expansion projetée. L'ensemble du\nterritoire municipal est divisé en zones de\ndéveloppement; celles-ci subdivisées en quar-\ntiers (seulement) traités séparément les uns\ndes autres, mais unis par le plan général. Les\ndépenses faites pour la réalisation de ce plan\ngénéral pour l'année 1924-1925 s'élèvent à\nplus de 1 50,000 livres et se répartissent sur\n79 quar.iers en voie d'aménagement.\nLA VOIE TRIOMPHALE. Nous déta-\nchons d'un quotidien français la note sui-\nvante J concernant un projet du fameux\nHaussmann.\n« L Illustration » vient de publier un plan\ndu Paris « haussmannisé », avec voies créées\npar Haussmann, voies continuées par la\nlII' République, et voies qui restent en pro-\njet.\n» M ais elle a oublié cette fameuse voie\ntriomphale, dont le boulevard Henri IV est\nun tronçon inachevé, et qui devait irelier, en\nligne directe, la Bastille au Panthéon.\n» La preuve de ce grand projet et sa trace\nse retrouvent dans la disposition curieuse-\nment oblique du pont Sully.\n» Cette direction est inexplicable et illo-\ngique si Ton ignore ou si l'on oublie que\nHaussmann a insisté pour qu'il en soit ainsi.\n» Verrons-nous jamais l'achèvement de\ncette grande avenue. Verrons-nous, par la\nmême occasion, la Halle-aux-Vins du quai\nSaint-Bernard transformée (il en fut ques-\ntion du temps de M. Fallières) en cité uni-\nversitaire?\nC'est le secret du futur plus grand-Paris\nque la crise actuelle de l'habitation ne per-\nmet point d'entrevoir autrement qu'à tra-\nvers la brume imprécise et azurée des rêves."}, {"page_pdf": 11, "page_imprimee": "49", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192701-01.1.11", "texte": "UN NOUVEAU GROUPE\nSCOLAIRE A HAARLEM\n\n(PLANCHES I A IV)\nL'architecte Ir. P. F. De Bordes vient d'achever la réalisation\nà Haarlem d'un nouveau groupe scolaire, comprenant une école com-\nmunale double pour garçons et filles et un vaste local de gymnastique.\nCet ensemble manifeste, par son plan clairement composé,\ncomme par une belle ordonnance des façades, une production inté-\nressante de l'architecture hollandaise officielle.\nNous donnons ci-après quelques précisions concernant le tra-\nvail de l'architecte De Bordes, d'après l'exposé qu'il en a fait lui-\nmême dans la revue « Bouwkundig Weekblad » (31 juillet 1926).\nLe plan général du groupe découle naturellement de la forme\nparticulière du terrain : un triangle approximatif, dont les deux\ncôtés sont occupés par les deux écoles, et la base par la salle de\ngymnastique. Cette disposition ménage une cour spacieuse intérieure,\nréservée, ainsi que la cour extérieure, plus vaste encore, aux jeux et\nrécréations des écoliers. Ces cours sont d'ailleurs garnies de plantes et\nfleuries; une fontaine d'eau potable en complète l'équipement.\nL'entrée principale des écoles est encadrée de deux masses de\nmaçonnerie renfermant les escaliers respectifs des deux écoles. Outre\nles locaux restreints indispensables (installations sanitaires, ves-\n\nLA CITÉ.\nJANVIER 1927"}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "50", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192701-01.1.12", "texte": "LA CITE.\nVOL. 6.\nN U M. 5\n\ntiaires, etc.)» chaque école comprend 7 salles de classe dont 2 sont\nplacées au-dessus de l'entrée principale.\nUn soin particulier fut apporté aux peintures intérieures avec\nle souci de rendre agréable et de bon goût les grands et les petits\niocaux, tout en accusant leurs formes constructives.\nC'est ainsi que les murs des classes sont d'un ton bleu-vert,\nbordé de noir, contrastant avec la teinte jaune d'un lambris : des\ncarreaux céramiques d'un brun doré complètent ce lambris au droit\ndes radiateurs. Les salles réservées à la direction sont entièrement\nlambrissées de plaques en « celatex », peintes en tons rouges et or\net retenues par des cadres en bois peints en gris de fer et en noir; les\npanneaux des portes d'un vert chaud encadré de noir se détachent\nde ce fond.\nPour les boiseries des corridors, l'architecte a choisi un ton\nchaud brun-orange; ces corridors, tout comme les porches d'entrée\net les dégagements, sont pourvus d'une plinthe en granit gris, qui\ngarnit également la balustrade et les parois latérales de la cage d'esca-\nlier. La rampe, qui reproduit le mouvement des marches, est cou-\nverte de blocs en marbre poli. Les marches en béton sont pourvues\nd'un revêtement monolithe noir. Ainsi la cage d'escalier est tout\nentière d'une tonalité grise et nacre qu'égayent cependant la lumière\nmulticolore qu'y déversent des vitraux chatoyants.\nSignalons pour finir que l'installation générale du groupe est\ncomplétée par une chaufferie au gaz, placée sous le local de gym-\nnastique.\n\nR. C."}, {"page_pdf": 13, "page_imprimee": "51", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192701-01.1.13", "texte": "LÀ CITE.\nVOL. 6.\nN U M. 5\n\nLA NOUVELLE GALERIE DU CENTAURE\n(PLANCHE V)\nCette nouvelle galerie s'est ouverte récemment au 62, de l'ave-\nnue Louise, à Bruxelles.\nSon inauguration était bien attendue, ce qui fit aller les avis et\nles critiques, au premier jour de visite.\nL'œuvre de l'architecte A. Blomme manifeste, en tous cas, un\nbeau souci de mise au point. La grande salle d'exposition du rez-\nde-chaussée est, dans des dimensions vastes, d'une atmosphère\nagréable, sobre, ainsi que le requiert l'utilisation du local. Cette salle\noffre pourtant deux éléments, desquels l'architecte n'a pu s'abstenir\nd'exhiber son goût de l'ornemental : la grande verrière qui forme\nun plafond, assez lourdement « art décoratif » et l'énorme gorge\ndouble qui unit, au sommet des quatre murs, la verticalité de ceux-ci\nau plan horizontal du plafond. Cette gorge, moulurée et propor-\ntionnée à la façon d'un Hoffmann 1905, sert-elle à préciser la hau-\nteur des murs exposants? ou encore à abriter les appareils d'éclairage\npar réflexion? Nous ne sommes pas sûrs du rôle qui lui est accordé,\net cela nous pèse et nous tracasse beaucoup.\nUn Hoffmann 1905 aurait aimé, sans doute, le jeu d'escalier\nqui décore et conduit sans décision aux salles de l'étage. C'est\nimprévu et amusant, certes : et peut-être est-ce utile à une salle\nd'exposition mondaine, assidûment fréquentée.\n\nLES FORMES DANS LA NATURE\n(PLANCHE VI)\nLes formes dans la nature ont certes influencé, à plus d'une\népoque, celles de l'architecture.\nQue dire des curieuses comparaisons qu'offrent les photogra-\nphies ci-contre, extraites de la revue « Uhu » (juin). M. Breuer,\nqui présente ces intéressants documents, se demande si l'échelle\narchitectonique ne puise pas, au-delà de l'homme, ses formes et ses\nproportions."}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "52", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192701-01.1.14", "texte": "LA CITE.\nVOL, 6.\nN U M. 5\n\nLUXE ET MILLIONS\nE. H.\n\nIl y aurait matière à un article abondant sur l'efflorescence du\n« style Banquier ». Cela serait peut-être assez décevant, il est vrai.\nIl faudrait en tout cas tenir compte du facteur Publicité, puis-\nqu'il s'agit d'encourager la foule en lui montrant beaucoup de somp-\ntosité inutile. C'est encore un peu l'histoire du miroir et de\nl'alouette...\nAd. Loos écrit : « Une banque doit vous dire : dépose ton\nargent, il sera bien gardé ».\nIl semble que la formule en vogue pour cet encouragement se\nrésume à : une façade riche, beaucoup de fenêtres, des pilastres, des\ndorures et une salle des pas-perdus à colonnades.\nNous avons vu, pourtant, à l'étranger bon nombre\nd'établissements financiers. Leur architecture était humblement,\nstrictement soumise à l'organisation rigoureuse de l'intérieur. Et il\nnous a semblé qu'il y avait, dans cette organisation vivante, tra-\nduite par les matériaux, un appel à la confiance, une garantie de\nsécurité bien plus efficace que toutes les dorures et les colonnades\ndu monde. C'était à Amsterdam et à Francfort.\nTout dernièrement, un journaliste français nous apprend ceci:\nLa Banque de France, dit-il, promet que, désormais, « ses\nimmobilisations et installations ne donneront lieu à aucune\ncritique ».\nIl ajoute : C'est avouer implicitement que nous n'avions pas\ntort de signaler tant de somptueux et inutiles ameublements."}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192701-01.1.15", "texte": "PLANCHE I\nEcoles jumelées à Haarlem <Hollande>\nIr. P. F. De Bordes, Architecte B. N. A.\nSupplément à la Revue « La Cité »\nCliché de la Revue « Bouwkundig Weekblad »"}, {"page_pdf": 16, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192701-01.1.16", "texte": "PLANCHE II\nEcoles Jumelées à Haarlem <Hollande>\nIr. P. F. De Bordes, Architecte B. N. A.\nSupplément à la Revue « La Cité »\nCliché de la Revue « Rouwkundig Weekblad »"}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192701-01.1.17", "texte": "PLANCHE III\nEcoles jumelées à Haarlem <Hollande>\nIr. P. F. De Bordes, Architecte B. N. A."}, {"page_pdf": 18, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192701-01.1.18", "texte": "PLANCHE IV\nEcoles Jumelées à Haarlem <Hollande>\nIr. P. F. De Bordes, Architecte B. N. A."}, {"page_pdf": 19, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192701-01.1.19", "texte": "PLANCHE V\nLa salle donnant sur la rue de la Grosse Tour\nLa grande salle sur l'avenue Louise (côté gauche)\nLe Hall\nLa grande salle sur l'avenue Louise (côté droit)\nLA NOUVELLE GALERIE DU CENTAURE\n62, Avenue Louise, Bruxelles\nArchitecte : A. Blomme, Bruxelles"}, {"page_pdf": 20, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192701-01.1.20", "texte": "PLANCHE VI\nPrèle (5 X grandeur nature)\nIvraie (4 X grandeur nature)\nClichés de la Revue « Bouwkundig Weekblad »\nTombeau des Mamelouks au Caire\nMosquée-Minarei à Delhi"}, {"page_pdf": 21, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192701-01.1.21", "texte": "PLANCHE VII\nLA DÉCENTRALISATION ET LE ZONING : BERLIN\nLE PLUS GRAND BERLIN : SYSTÈME DE DÉCENTRALISATION\nNiederungen désignent les terrains bas; Hochflächen les terrains élevés;\nWohnsiedlungen les colonies d'habitations, Industriesiedlungen les centres industriels.\nCliché de la Revue « Garden Cities & Town Planning » d'après « Der Neubau » Avril 1925"}, {"page_pdf": 22, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192701-01.1.22", "texte": "PLANCHE VIII.\nLA DÉCENTRALISATION ET LE ZONING : BERLIN\nLE PLUS GRAND BERLIN : ZONING\nCliché de la Revue « La Cité », d'après « Der Neubau »."}, {"page_pdf": 23, "page_imprimee": "53", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192701-01.1.23", "texte": "LA CITE.\nVOL. 6.\nN U M. 5\n\nURBANISME\nLA DECENTRALISATION\nET LE ZONING : BERLIN\n\nDeux études complètes et illustrées de documents suggestifs\nont paru l'une, au cours de l'année dernière, l'autre, récemment\ndans la revue « Der Neubau », sous la signature autorisée du\nDr. R. Heiligenthal. Ces études furent publiées à nouveau, pour\nl'essentiel, dans « Garden-Cities and Town-planning » (1925-26).\nLes notes ci-après donneront le résumé des idées et des obser-\nvations de l'urbaniste berlinois.\nDécentralisation. L'industrie manifeste dès le\nXVIIIe siècle une tendance à s'éloigner du centre de la capitale;\ntendance qui se développe au siècle suivant dans de plus grandes\nproportions. Cet éloignement est dû principalement au progrès de\nl'industrie mécanique qui dispense, en effet, d'aller chercher, au\ncentre habité, la main-d'œuvre spécialisée.\nJusqu'au milieu du siècle dernier, les petits centres industriels\ngroupant autour d'eux les travailleurs gardent chacun une sorte\nd'identité industrielle et économique particulière, que vient bientôt\nrompre le formidable développement du travail mécanique et de\nsérie. Les travailleurs quittent la proximité des industries et voya-\ngent quotidiennement du centre qu'ils habitent (la capitale ou les\nvilles et villages environnants) au lieu de leur tâche.\nAinsi se manifeste la décentralisation, qui est la distribution\nde la population de la ville sur une superficie habitable beaucoup\nplus vaste, avec l'intention d'organiser cette répartition de manière\nà tirer parti, le mieux possible, de la surface occupée ou à occuper\net d'éviter ainsi la congestion, soit des quartiers industriels, soit des\nzones d'habitations.\nIl convient d'ajouter que la décentralisation de Berlin s'est vue\narrêtée momentanément par suite du développement concentrique"}, {"page_pdf": 24, "page_imprimee": "54", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192701-01.1.24", "texte": "LA CITE.\nVOL. 6.\nN U M. 5\n\ndonné à la capitale àu siècle dernier. En effet, la conception courante\nde l'accroissement par « ring » successifs amena la création de voies\nterrées, canaux, rues et artères concentriques, qui sont à présent\nl'obstacle le plus considérable au développement radial de la\ncité.\n/\nA l'heure actuelle, deux événements importants vont avoir\n' • » * t\nune répercussion énorme sur l'urbanisation du grand Berlin : la\nconstruction d'un canal maritime et l'électrification des chemins de\nfer suburbains. L'une et l'autre aideront à la décentralisation nor-\nmaie de la capitale, la première en localisant le développement\nindustriel, la seconde en permettant, par la rapidité du transport,\ni'éloignement de centres résidentiels.\nZoni n g . Au XVIIIe siècle, Berlin se compose de rues bor-\ndées d'une seule rangée d'habitations de deux étages. Au cours du\nsiècle suivant, on vit s'édifier les énormes blocs d'appartements,\nsouvent sur plusieurs rangées de profondeur, éclairés par des cours\nminuscules, et flanqués de corps latéraux.\nEn 1853, fut édictée la première réglementation de la bâtisse;\nelle avait en vue surtout de limiter la hauteur des immeubles et de\ndonner un minimum aux cours intérieures. La réglementation sui-\nvante, de 1887, visant l'amélioration des mêmes parties ne fut\nappliquée qu'incomplètement.\nCe n'est qu'en 1894 que fut passée la première mesure efficace\nen matière de z o n i n g . Elle avait pour objet d'interdire la cons-\ntruction industrielle dans le quartier de la « Hansa », de limiter la\nhauteur des immeubles et la proportion de construction des lotisse-\nments.\nEn 1897, une tentative sérieuse fut faite pour apporter une\nréglementation intelligente dans la zone comprise entre l'ancienne\nenceinte de la ville et le chemin de fer de ceinture. Cette tentative\néchoua par l'attitude du pouvoir exécutif. La zone en question chan-\ngea d'ailleurs rapidement vers la seconde moitié du XIX* siècle et se\ncouvrit d'immeubles."}, {"page_pdf": 25, "page_imprimee": "55", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192701-01.1.25", "texte": "L A Cl T E.\nVOL. 6.\nN U M . 5\n\nIl y eut encore une tentative pour limiter la hauteur des immeu-\nbles et la proportion de construction des lotissements. (3/10) dans\nla banlieue située au-delà du chemin de fer de ceinture.\nIl résulta de ces échecs une congestion telle qu'on pouvait dire\nqu'en l'année 1913, 90 p.c. des habitants de Berlin vivaient dans\ndes blocs d'appartements de 4 ou 5 étages, disposés en plusieurs ran-\ngées de profondeur sur des courettes obscures et malsaines. Cepen-\ndant les rues étaient larges et bien tracées, et l'on n'y pouvait pas\nvoir les fenêtres étroites, les appartements sombres et les minuscules\ncours intérieures.\nEn outre, les dangers de cette congestion furent accrus du fait\nque les constructions industrielles purent s'étendre parmi les habita-\nlions.\nMais à partir de l'année 1907 se dessine de plus en plus nette-\nment un mouvement de réforme organisatrice. Le public comprit\nl'infériorité de ses conditions de vie urbaine. Des tentatives privées\nse firent jour; parmi celles-ci les propositions de la Société des Archi-\ntectes berlinois ayant en vue principalement que les immeubles d'ha-\nbitations soient construits à front de rue, et éclairés directement et\nnon par des cours.\nEn 1912, fut fondé le «Zweckverband» composé des\nautorités communales de Berlin et des environs, dans le but d'amé-\nliorer les conditions de logement. Cette association se rendit compte\nde la nécessité d'une répartition adéquate des divers quartiers du\ngrand Berlin; mais le nombre et la variété des réglementations en\nvigueur dans les diverses communes fut un sérieux obstacle.\nJusqu'en 1919, le « Zweckverband »ne put guère réaliser ses\ndesseins. Mais la conclusion de la guerre amena une chute de valeur\ndes terrains. Il fallut admettre que les possibilités de déve-\nloppement de la capitale étaient limitées, par conséquent que la\nspéculation sur les terrains n'avait plus guère de raison d'être.\nL'activité urbanistique du « Zweckverband » commença dès ce\nmoment. Les années 1919 et 1920 virent l'établissement de la régle-"}, {"page_pdf": 26, "page_imprimee": "56", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192701-01.1.26", "texte": "L A C I T E.\nV 0 L 6 .\nNU M 5\n\nmentation de 1910, soit : la limitation à 3 étages des immeubles\nsitués à front de rues traficantes; à deux étages, les immeubles des\nquartiers résidentiels.\nVint ensuite l'ordonnance du «Grand Berlin» (1920)\nréglementant la bâtisse de façon uniforme pour toute l'aggloméra-\ntion, en même temps qu'établissant les charges financières adéquates.\nAu point de vue administratif, le transfert des fonctions réglemen-\ntant la construction eut lieu; le Premier Bourgmestre assume désor-\nmais ces fonctions. Peu à peu, les lois du zoning furent appliquées\naux quartiers anciens de la ville.\nEnfin, le lerIer décembre 1925, fut passée l'ordonnance sur la\nréglementation uniforme de l'agglomération ordonnance accom-\npagnée du plan de situation des constructions à venir, et dont le\nprincipal objectif est d'empêcher la spéculation sur les terrains. Le\nplan comporte aussi l'arrangement radial des espaces libres futurs\net la prévision de quartiers bien définis pour le développement\nindustriel.\nCette dernière ordonnance marque une belle étape, après\nquinze années d'efforts.\nLE PRESENT NUMERO RENFERME\nHUIT PLANCHES HORS - TEXTE.\n\nH. E."}, {"page_pdf": 28, "page_imprimee": "70", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192701-01.1.28", "texte": "TEK H N E\nSUPPLEMENT AU VOT UME VI. N° 5 DE « LA CITE ».\n\nNOTES SUR LA QUESTION DE\nL'ENCEINTE FORTIFIÉE DE PARIS\n\nLe problème de l'aménagement de\nl'enceinte fortifiée de Paris abordé\nde longue date par les urbanistes les\nplus éminents, depuis Aug. Rey, Hé-\nnard, Risler jusqu'à * Le Corbusier,\nsemblait avoir reçu des grands spécialistes\nune solution rationnelle, unanime d'ailleurs,\net parfaitement réalisable. Cependant « les\ncirconstances et les hommes » paraissent\ns'être chargés d'y apporter maints tempéra-\nments, comme on va le voir.\nVoici quelques détails concernant l'histo-\nrique de cette enceinte.\nEn 1814, Paris est ville ouverte. C'est\n1 époque de sa capitulation aux mains des\ncoalisés.\nEn 1840, le gouvernement de Louis-Phi-\nlippe, sur une motion de Thiers, décrète :\n« la construction, en meulières et pierres de\ntaille, d'une enceinte de 39 kilomètres, pro-\ntégée par un large fossé, divisée en 94 bas-\ntions, et soutenue extérieurement par une li-\ngne de forts détachés à une distance de\n1,500 à 2,000 mètres ». (G. Chaumière).\nLes travaux commencèrent en septembre\n1 840, et furent (rapidement achevés. La dé-\npense s'éleva à 140 millions.\nPeu après, les communes, comprises entre\n1 enceinte fortifiée et 1 ancien mur des fer-\nmiers généraux (1752), furent annexées au\nterritoire de Paris.\nCette double ceinture protégea Paris pen-\ndant quatre mois (1870-1871), mais fut\nfut bientôt reconnue impuissante à mettre la\ncapitale à l'abri du bombardement.\nC est ainsi que fut décidé l'élargissement\nde l'enceinte des forts ,portée à 130 kilo-\nmètres de pourtour. Ceci rendait évidem-\nment l'enceinte de 1 840 parfaitement inutile.\nCependant que des « ingénieurs... pré-\nvoyants édifiaient cette nouvelle ligne de\nforts, des inventeurs, plus prévoyants encore,\ntrouvaient le moyen de réduire tout l'appa-\nreil à 1 inefficacité en augmentant la portée\ndes canons et le calibre des obus. »\n« On n attendit point, d'ailleurs, la cruelle\nexpérience de 1914, pour envisager la solu-\ntion qui s imposait : démolir une enceinte\ndésormais inutile, et récupérer, au profit du.\nbien commun, le terrain qu elle occupait. »\n(G. Chaumière.)\nAinsi donc, 1 histoire de l'aménagement\nde 1 enceinte de Paris débuta bien avant la\nguerre.\nVoici ce que disait, en 1909, M. Jules:\nSiegfried, en proposant à la Chambre le\nremplacement des fortifications par une cein-\ntrue de parcs. « La France et la ville de Pans\nse doivent à elles-mêmes de rattraper immé-\ndiatement 1 avance perdue. Le déclassement\ndes fortifications leur en offre la possibilité.\nBien coupables seraient ceux qui laisseraient\npasser cette occasion unique. »\nL année suivante, une affiche électorale,\némanant de la section d'hygyiène urbaine et\nsociale, présidée par M. Risler, disait :\n« De F air, des parcs, des sports! Sauvons\nnos espaces libres, sauvons nos fortifications!\nParce que vous ne pouvez vivre dans les pri-\nsons de pierre parce qu'il faut à tous de la\nlumière, de 1 espace et des terrains de sport;\nparce que depuis un demi-siècle Paris s'ac-\ncroît formidablement et que les jardins dis-\nparaissent. C'est pourquoi, il faut exiger de\n1 Etat l'abandon gratuit du terrain des forti-\nfications au peuple de Paris pour l'aménage-\nment des parcs, des jardins et des terrains\nde jeux. »\nEnfin, la décision fut prise : les fortifica-\ntions seraient rasées, le terrain disponible\naménagé. (Les deux conventions du 1 6 dé-\ncembre 1912, puis la loi du 1 9 avril 1919).\n. Le premier coup de pioche à l'enceinte\nfortifiée de Paris fut donné le 28 avril 1919.\nDes 94 bastions édifiés en 1 840, 5 1 sont\"\nactuellement dérasés. L'année 1925-1926\ndoit voir la démolition de 1 6 autres bastions."}, {"page_pdf": 29, "page_imprimee": "71", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192701-01.1.29", "texte": "TEK H N E\nSUPPLEMENT AU VOLUME VI. N° 5 DE « LA CITE ».\n\niandis que 1 5 autres sont à charge des ré-\nseaux auxquels ils ont été cédés. Deux bas-\ntions doivent être conservés à titre de monu-\nments historiques.\nLes travaux de démolition prendront fin\nvraisemblablement au cours de l'année 1928.\nLes moellons de démolition sont revendus\nsoit à des services publics (Office des habita-\ntions à bon marché, Régie immobilière de la\nVille de Paris), soit à des particuliers. Les\nrecettes provenant de la revente : 3 millions\nenviron. La totalité des terrains, réservés jus-\nqu'ici, à l'autorité militaire, est de 51 Ha.\nCeci donne lieu à des difficultés juridiques\nqui mettent aux prises la ville de Paris et 1 au-\ntorité militaire lente à se décider.\nA cette première déception s'ajoute celle\ndes fameux « Immeubles à loyers modérés »\n(Régie immobilière de la ville de Paris). Le\nprojet initial comportait belle entaille\ndans le grand projet d'urbanisation! la\nconstruction de 204 immeubles sur rempla-\ncement de 8 bastions. 72 immeubles sont en\nvoie d'achèvement.\nOn connaît la triste histoire de ces im-\nmeubles, dont le prix de revient dépassa, par\nles frais sans cesse croissants de la construc-\ntion, déplus de 120 0/0 les prévisions. D'où\nloyers « immodérés » ! D autant que les\nimmeubles furent vite reconnus « trop exigus,\net ne se prêtant pas aux besoins des famil-\nles nombreuses pour lesquelles ils ont été\nconstruits ».\nLe terrain resté disponible est de 60 hec-\ntares environ. La ville de Paris, à bout de\n(le déficit des « Immeubles à\nloyers modérés » s élève jusqu à présent à\n1 0 millions) compte vendre ces terrains.\nQue devient dans tout cela le grand pro-\njet d'aménagement de l'enceinte fortifiée ?\nOn se l'est demandé, les spécialistes se\nsont inquiétés. Et 1 on a vu construire encore,\nsur l'emplacement de 3 bastions, la « Cité\nUniversitaire » ; ailleurs, ont trouvé refuge,\nun peu au hasard :\nTrois écoles de plein air.\nUn « Parc des Fêtes et Exposition de la\nVille ». . :\nDeux grands terrains de sports.\nDix-sept terrains de jeux scolaires.\nLe stade Petitjean.\nEnfin on va créer, sur 5 hectares de forti-\nfications, des promenades « sommaires et\nprovisoires » (sic).\nParis est sans ressources, dit-on. Mais Pa-\nris possède d'éminents techniciens, qui assis-\ntent aujourd'hui au démembrement d une\ngrande richesse de la municipalité.\n***\nNous sommes heureux de reproduire, en\nmanière de conclusion, un passage de la let-\ntre qu'écrivit au journal « Le Quotidien », à\nla fin de l'an dernier, M. Voisin, à la géné-\nrosité duquel MM. Janneret et Le Corbusier\ndisons l'Urbanisme en général doivent\nun des plus grandioses projets d urbanisation\n« Le plan Voisin de Pa ris ».\n< J'ai la plus grande admiration pour\nM. Janneret. Si sa façon de présenter des\nidées nouvelles peut paraître incisive, tout\ncela n'en est pas moins rationnel, et parfaite-\nment étudié.\n» Soyez complètement rassuré. Les hom-\nmes de 1925 sont si bêtes, si méchants, si ri-\ndiculement attachés à un sentimentalisme\nidiot, que le plan Janneret ne sera probable-\nment jamais appliqué, ni même jamais envi-\nsagé.\n» Dans 200 ou 300 ans, quand ce plan,\nmoderne pour nos yeux, aura déjà subi un\nretard appréciable, un conseil municipal\n« conservateur » ne manquera pas de le sor-\ntir à nouveau.\n» Haussmann .n'a pu trancher à travers\nParis qu'en s'appuyant sur les derniers bien-\nfaits du « tyrannisme ».\n» Aujourd'hui, je crois que nous pouvons\nabandonner l'espoir des prévisions larges\npour tout ce qui touche à la vie des hommes.\n» Les fortifications de Paris ne sont pas\nencore complètement démolies, et déjà la\nVille de Paris, elle-même, vient de faire\nconstruire des immeubles sans prévoir, sur\nl'emplacement dont nous disposions, un bou-"}, {"page_pdf": 30, "page_imprimee": "72", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192701-01.1.30", "texte": "TEK H N E\nSUPPLEMENT AU VOLUME VL N° 5 DE « LA CITE ».\n\nlevard d'une largeur inaccoutumée qui n'au-\nrait pas manqué de décongestionner le cen-\ntre de Paris.\n» Pourtant, il est plus facile d'ateindre la\npoTte de Clichy en empruntant un boulevard\nd accès facile faisant le tour de la ville, que\nde subir la place de la Concorde et la place\nClichy, où l'on ne peut circuler qu'entre mi-\nnuit et 5 heures du matin. »\ny\nTRACE GENERAL DES LOTISSE-\nMENTS. Nous résumons aussi succincte-\nment que possible les considérations intéres-\nsantes qui ont parues dans « La Construc-\ntion Moderne » du 30 octobre 1926 (Paris),\nLe but principal d'une opération de lotis-\nsement, c'est, faisant œuvre pratique d'urba-\nnisation, créer un quartier de ville, soigneu-\nsement adapté à l'ensemble de la ville, ainsi\nqu'aux quartiers immédiatement voisins, et\nparfaitement distribués dans ses commodi-\ntés intérieures.\nQuant aux rues, où chaque lot doit avoir\naccès, elles seront pourvues de viabilité et\ndes canalisations nécessaires. De plus, ces\nrues seront disposées :\n10 Pour la meilleure adaptation du quar-\ntier nouveau au reste de la commune; no-\ntamment, entre les rues obligatoirement con-\nformes au plan d'aménagement communal,\ndes liaisons directes seront prévues dans les\ndirections où doit se porter la population\nfuture (lieux de travail, transports, centres\nciviques, commerciaux, etc.) et avec le voisi-\nnage immédiat.\n2° Pour la plus commode distribution in-\ntérieure du lotissement sous le rapport de la\ndisposition des lots, de la constitttion de cen-\ntres commerciaux secondares, d'espaces li-\nbres si possible et d'ensembles pittoresques.\nCommunications: outre îes ar'ères\nprévues au plan d'aménagement local, d au-\ntres grandes voies de liaison seront à ména-\nger. En outre, place sera faite :\n1° Aux voies destinées à faciliter l'accès\naux lieux de travail et aux transports en\ncommun qui y conduisent.\n2° Aux voies secondaires, partant en di-\nrection des centres civiques et commerciaux\nde la localité.\nIl y a le plus grand intérêt à relier conve-\nnablement le réseau viaire du lotissement\nnouveau au réseau d'alentour, et même à\nménager des possibilités de raccordement ul-\ntérieur en cas de lotissement des terrains ad-\njacents non encore urbanisés.\nLa dimension des ilôts découpés entre les.\nvoies restera compatible avec un morcelle-\nment convenable du terrain, en se basant sur\ndes longueurs de façade d'au moins 10, 8\net 6 mètres.\nL'orientation des rues a grande impor-\ntance; l'Est-Ouest doit être proscrite. La di-\nrection des vents violents, dans certaines ré-\ngions, doit être soigneusement considérée.\nLa différenciation nette de voies de trafic\net à caractère résidentiel doit être strictement\nobservée dans les largeurs à donner à ces\nvoies. Leur rendement utilitaire et leur as-\npect ne peuvent qu'y gagner.\nCette différenciation est intimement liée à\nla répartition des quartiers de lotissement :\nquartiers résidentiels, centres\netc., etc.\nEnfin les espaces libres bien répartis doi-\nvent agrémenter de verdure l'ensemble du\nlotissement. On se servira aussi des arbres\nd'alignement, et l'on aménagera des carre-\nfours spacieux et verdoyants.\nL'URBANISME ET LE PROBLEME\nFONCIER EN BELGIQUE. Une étude\ngénérale et précise de la question due à notre\ncollaborateur R. Verwilghen a été présen-\ntée par lui au Congrès International de l'Ha-\nbitation et de l'Aménagement des Villes, à\nVienne (1926). « Le Mouvement Commu-\nnal » en donne le texte dans son numéro du\n31 août 1926.\nL'auteur examine d'abord l'état du pro-\nblème foncier en Belgique.\n1. Les restrictions, dans le domaine de\nl'urbanisme, apportées au libre exercice du\ndroîi de propriété, n'ont en vue que :\na) La réalisation de plans d'alignement et\n\nH. E."}, {"page_pdf": 31, "page_imprimee": "73", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192701-01.1.31", "texte": "TEK H N E\nSUPPLEMENT AU VOLUME VI. N° 5 DE « LA CITE ».\n\nprojets de voirie dressés par les communes;\nb) Le respect de la sécurité, de l'hygiène\net, dans une mesure restreinte, de 1 esthé-\ntique.\n.L'expropriation n'est possible, selon la\nloi, que pour cause d'utilité publique, et cette\nautorisation ne peut être accordée qu'à\nl'Etat, aux communes et certains établisse-\nments publics.\n3. Les terrains sont généralement cédés en\npropriété absolue. Exceptionnellement on a\nvu appliquer d'autres formes de tenure, pré-\nconisées par les urbanistes.\n4. Il n'existe pas de loi concernant le re-\nmembrement obligatoire de terrains apparte-\nnant à des particuliers. Les communes inté-\nressées n'ont guère usé jusqu'à présent, des\nmoyens mis à leur disposition par l'urba-\nnisme.\nDe même, dans la reconstruction des ré-\ngions dévastées, un excellent arrêté-loi, par-\nfaitement établi, resta lettre morte.\nQuant à la création de colonies d'habita-\ntions, l'institution de la Société Nationale des\nhabitations et logements à bon marché est\nune action heureuse bien que de résul-\ntats trop peu étendus.\n***\nVient ensuite l'examen des projets de ré-\nforme, deuxième partie de l'étude.\nAyant nettement établi qu'«aucune ville ou\ncommune belge n'a jusqu'à présent instauré\nune politique foncière méthodique ayant pour\nbut Tamélioration des conditions de loge-\nment » et que les seules intéressantes mani-\nfestations d'urbanisme ont été faites « en de-\nhors et fréquemment malgré les pouvoirs\ncommunaux intéressés » l'urbaniste examine\nensuite le « projet de loi sur les plans d'amé-\nnagement et d'extension des villes et com-\nmunes », projet dressé par la Fédération des\ningénieurs communaux de Belgique. Ce pro-\njet, inspiré surtout des lois française, an-\nglaise et hollandaise, renferme en outre des\narticles originaux sur la servitude temporaire\nde non bâtir sur tous les terrains compris\ndans la zone d'extension; l'autorisation don-\nnée aux propriétaires de mettre fin à la servi-\ntude grevant leurs biens en assumant eux-\nmêmes des travaux de voirie à y exécuter; la\nbase de l'évaluation des indemnités; l'auto-\nrisation donnée aux communes d'exproprier\ndes zones de terrain étendues avant l'amé-\nnagement imminent et avant l'établissement\nmême du plan de voirie; le remembrement\ndes parcelles de terrains à bâtir; enfin la base\nlégale donnée aux zones différentielles de\nbâtisse, prévoyant l'indication de ces zones\nsur le plan.\nL'urbaniste Verwilghen termine cette étude\nen affirmant le grand profit que tireraient\nles communes belges de telle législation. Et\nil souhaite que l'actuel congrès de Vienne,\nayant mis « en relief l'importance de la po-\nlitique foncière et les progrès réalisés\ngrâce à elle dans bien des pays » incite en-\nfin « la législature belge à adopter le projet\nde loi résumé ci-dessus. Puissent les commu-\nnes, dit-il aussi, en faire un généreux emploi».\nLA PROTECTION DES SITES. « Le\nMouvement Communal », (n° du 31 août\n1926), publie un article succinct dû à notre\ncollaborateur Van der Swaelmen.\nL'urbaniste envisage les nombreux com-\npléments qu'il est indispensable d'apporter à\nnotre maigre législation en matière de pro-\ntection des sites. Si I on veut voir celle-ci\ns'exercer efficacement, elle s'appliquera aux\ntrois échelles de grandeur : 1° les parcs na-\ntionaux ou réserves naturelles d'étendue con-\nsidérable; 2° les sites, paysages et stations\nscientifiques de nature diverse et d'étendue\nplus restreinte; 3° enfin les arbres remar-\nquables (auxquels s'attaquent aujourd'hui\npour en tirer profit, des administrations trop\nlibres).\nV oici textuellement le résumé qui termine\nl'intéressante étude de M. Van der Swael-\nmen : „\n« La Protection Effective de la nature doit\ns'étendre successivement à :\n0 La constitution de réserves nationales;"}, {"page_pdf": 32, "page_imprimee": "74", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192701-01.1.32", "texte": "2° La sauvegarde des sites pittoresques,\nstations scientifiques et arbres remarquables.\nLa loi relative à la conservation des monu-\nments historiques et des sites complétée par\nune disposition relative aux réserves natio-\nnales pourvoirait à ces deux premiers points.\n3° L'établssement du Plan Régional d Ur-\nbanisation (Régional Planning on Distric-\nting).\nLa loi sur l'Urbanisation pourvoirait à ce\ntroisième point.\n4°La Protection des monuments.\nLa loi relative à la conservation des mo-\nnuments et des sites pourvoirait à ce qua-\ntrième point.\n5° L'institution de servitudes d'Esthétique\nfrappant les quartiers physionomiques, an-\nciens ou nouveaux.\nLa loi sur l'Urbanisation pourvoirait à ce\ncinquième point.\nDans l'application, la vertu de ces lois sera\nsingulièrement exaltée si les pouvoirs intéres-\nsés adoptent ou ratifient, selon le cas, les\n/règlements-types élaborés par la Commission\ndes Règlements de l'Union des Villes et\nCommunes belges, et publiés par l'Union, à\nsavoir : Règlement-type sur les bâtisses. Le\nlotissement des terrains à bâtir. Les zones de\nrecul et les règlements sur les bâtisses. Rè-\nglement différentiel type sur les Cités-Jardins\net les Quartiers-Jardins. Règlement différen-\ntiel type sur le « zoning ».\n***\nBRUXELLES. . UNE NOUVELLE\nAVENUE. «La commune de Woluwe-St-\nPierre sera bientôt dotée d une nouvelle et\ntrès belle avenue; celle-ci sera amorcée à\n1 avenue Orban Van Volxem, traversera\nune partie de la forêt de Soignes et aura\nson terminus à la chaussée de à\nenviron deux cents mètres de 1 endroit dit\n« Les Quatre Bras ». Cette avenue aura\ntrente-deux mètres de largeur. Des cons-\ntructions pourront y être édifiées, sous ré-\nserve de ménager une zone de recul. »\n\nr:\nD •\nïènpirnel\nm:\nASC\nji\n\nAscenseur Jaspar\nMonte-Charges\nMonte-Plats\nTire-Sacs\nElectriques Mécaniques\nHydrauliques\nNous livrons très rapidement\net\nAscenseurs luxueux\nordinaires\nMonte • Charges indus-\ntriels Monte-Plats\nMonte-Dossiers\n4.\n«\ntSsî\n&\n2, Rue Jonfosse\nTélégr. i éléph.\nJaspsr-Lièco 18 Liég®\nDemandez gratuitement Con-\nseils. Visites de nos Agents\nDevis et Références\n\n/*\n»\n(s>out le raatenei pour charniers\nM\nm\nv\n/îtyo.M"}, {"page_pdf": 33, "page_imprimee": "75", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192701-01.1.33", "texte": "TEK H N E\nSUPPLEMENT AU VOLUME VI. N° 5 DE « LA CITE ».\n\nEXPOSITIONS\nCONFERENCES\nCONGRES\nBRUXELLES. « LE GROUPE LIBRE »\n(dont nous avons plaisir à louer 1 effort sin-\ncère pour ranimer le théâtre d aujourd hui)\nnous avait promis, pour le mercredi 3 no-\nvembre dernier, des commentaires de M. Y.\nObozinski sur « quelques exemples visuels du\nmodernisme ».\nNous regrettons bien un peu, nous pro-\nfessionnels, que l'on ait si peu parlé de « la\nlogique, la rigueur ,l'absence de sentimen-\ntalité et d'individualisme qui doivent pré-\nsider à la construction et à la standardisa-\ntion de nos édifices, de nos meubles, de nos\nvéhicules actuels, la perfection de ceux-ci\nétant plus liée à la technique de l'ingénieur\nqu'à l'imagination de 1 artiste ».\nCes promesses étaient excellentes et con-\ntinuaient :\n« Ensuite, il (le conférencier) nous dira\ncomment l'esprit de fantaisie reprend ses\ndroits, par reflexe, avec d'autant plus d'exu-\nbérance, dans les arts qui demeurent sous-\ntraits aux nécessités d'ordre pratique et au\nmachinisme de nos temps ».\nCette deuxième partie fut illustrée à plai-\nsir. Mais nous n'ayons, nous, rien à en dire.\nNous aurions souhaité plus de précision,\ncle persuasion dans la causerie de M. Obo-\nzinski. Car il est très possible d'être persua-\nsif et précis, même en s adressant à une as-\nemblée élégante.\nMais le conférencier était-il lui-même con-\nvaincu? Il semblait « accepter » un état de\nchose : l'actuel machinisme.\nD'où notre impatience. Pressés par la réa-\nlité du temps, nous «n'acceptons» pas. Nous\nvoulons « guider », utiliser le machinisme à\nl'organisation de notre vie moderne.\nPour le reste, vive 1 esprit de fantaisie!\nE. H.\n***\nLES HABITATIONS A BON MARCHE.\nLa Ve session du Congrès national des\nHabitations à bon marché et des Institutions\nde prévoyance, qui devait se tenir à Bruxel-\nle dimanche 14 novembre dernier, est\nremise à une date ultérieure, par suite de\ncirconstances de force majeure.\nEn attendant la prochaine réunion du\ncongrès, le Bureau permanent, résumant cer-\ntaines conclusions des rapports déjà présen-\ntés, a transmis au gouvernement un vœu\npour voir maintenir le régime des primes ac-\ntuellement en vigueur pour encourager la\nconstruction d habitations à bon marché.\n***\nSOCIETE CENTRALE D'ARCHITEC-\nTURE. Nous avons, dans notre précé-\ndent numéro, donné le programme complet\ndes conférences organisées à l'intention des\nélèves et dessinateurs architectes.\nNous rappelons le titre de celles qui auront\nlieu, au cours de 192 7, hôtel Ravenstein,\nrue Ravenstein 3, à Bruxelles, à 8 h. 30 du\nsoir aux jours suivants :\nLes 20 et 27 janvier : A. Puissant : «Les\nhabitations à bon marché et leur groupe-\nment» ; les 3 et 1 0 février : A. Puissant :\n« Le Béton armé »; les 17 et 24 février :\nJ. De Ligne : « Formation et développe-\nment des villes » (aperçus d'urbanisme) ;\nles 3 et 1 0 mars : L. Mercenier : « De l'hy-\ngiène du bâtiment » ; les 17 et 31 mars :\nL. Mercenier : « L'éclairage électrique »;\nles 7 et 1 4 avril : P. Bonduelle : « La com-\nposition architecturale ».\nCHEZ LES GEOMETRES. La Cham-\nbre syndicale des Géomètres-experts, affi-\nliée à la Chambre de commerce de Bruxelles,\nvient de composer son bureau comme suit *\nMM. Joseph Mertens, président; Léon Du-\npuits et le colonel Eckstein, vice-présidents;\nPaul Slenter, secrétaire général; Léon De\nRaeck secrétaire-trésorier; Hubert De Kock,\ny\nsyndic.\n***\nA LA COMMISSION DES MONU-\nMENTS ET DES SITES. Sont nommés\nmembres correspondants de la Commission\nroyale des monuments et des sites (section\nde monuments) :"}, {"page_pdf": 34, "page_imprimee": "76", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192701-01.1.34", "texte": "TEK H N E\n\nPour la province de Brabant : M. Egide\nRombaux, statuaire à Bruxelles, en remplace-\nment de M. V. Rousseau, nommé membre\neffectif.\nPour la province de Liège : M. Olympe\nGilbart, échevin de la ville de Liège, en rem-\nplacement de M. G. Francotte, décédé.\nPour la province de la Flandre Occiden-\ntale : M. Tulpinck, C., archéologue à Bruges,\nen remplacement de M. le chanoine Duclos,\ndécédé; M. l'abbé Valckenaere, curé à\nBeerst.\nPour la province de la Flandre Orientale :\nM. Fred de Smet, critique d'art à Gand, en\nremplacement de M. Blomme, décédé.\nPour la province de Limbourg : M. Al-\nfred Hansay, conservateur des archives de\nl'Etat, à Hasselt, en remplacement de\nM. Huybrights, décédé.\nPour la province de Hainaut : .M. Fran-\nçois André, avocat à Mons, en remplacement\nde M. Soil de Morialmé, nommé membre\neffectif.\nECOLE NORMALE PROVINCIALE A\nLOUVAIN. En suite d'une décision prise\npar le Conseil provincial, la province de\nBrabant va mettre au concours la présenta-\ntion d'un projet d'Ecole normale provin-\nciale à ériger à Louvain. La Députation per-\nmanente prendra sous peu les délibérations\nnécessaires.\n« Savoir et Beauté », sept. 1926.)\ny\nBRUGES. EXPOSITION DE PHO-\nTOS. La Chambre Syndicale des Entre-\npreneurs de 1 Arrondissement judiciaire de\nBruges organise aux Halles, Grand' à\nBruges, avec le concours de l'Association\ndes Architectes, une Exposition de photos\nde travaux exécutés depuis la guerre.\nCette exposition reste ouverte jusqu'au\n2 janvier 1927.\nEnviron 1,200 vues seront exposées de\ntravaux exécutés depuis l'armistice par des\nentrepreneurs de Bruges, Roulers, Ostende\net Ypres.\n\nCONCOURS\nVILLE DE LUXEMBOURG. Con-\ncours international entre architectes pour\nl'utilisation appropriée d'un emplacement\ndésigné dans cette ville.\nLes projets devront être parvenus à l'ad-\nministration communale avant le 101 mars\n1927.\nSont prévus : 3 prix : de 1 5,000 fr., de\n7,500 fr. et de 5,000 fr.\nLe programme doit être demandé à l'ad-\nministration communale de la ville de Lu-\nxembourg.\nLA DEUXIEME EXPOSITION INTER-\nNATIONALE D'ART GRAPHIQUE MO-\nDERNE se tiendra à Florence, durant les\nmois d'avril et de mai de l'année 1927. La\nville de Florence voudrait par là perpétuer\nune tradition ancienne, interrompue par la\nguerre. L'organisation d'une telle exposition\nexigerait, paraît-il, que les participations ne\nsoient ni individuelles ,ni groupées par éc ol es,\nmais par nations.\n***\nHYDROFUGE « CASTOR ». Nous\napprenons que la Commission de la Première\nExposition du Bâtiment, à Lwow (Pologne),\na décerné la Médaille d'Or aux Usines Fober\net Palm, de Bruxelles, pour leur excellent\nproduit contre l'humidité, l'hydrofuge «Cas-\ntor».\n\nLa Fabrique de Portes\n113, Rue de l'lntendant\nBRUXELLES\nfabrique des Portes Stan-\ndarisées et Moulures\ndepuis plus de\n20 ans\nD\nH\nPrix très avantageux\nPortes disponibles\nen fortes quantités\nFourniture à la commande\nVisitez nos Magasins\n113, Rue de l'lntendant, 113\nil Piix sur demande\n307\nTéléphone : 693.43\nTélégr.: Meubelvries"}, {"page_pdf": 35, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192701-01.1.35", "texte": "PRIX DE L'ABONNEMENT A LA SIXEME ANNEE DE\nFrancs MlfM\n«LA CITE » 25.00 30.00\nTout nouvel abonné peut obtenir, à titre de prime :\na) La 5e année de «La Cité », au prix rédmt de . 10.00 12.50\nLes 3* et 4* années de aLa Ciii *, au prix réduit de ... 5.00 7.50\n(Le prix en librairie est de 10 francs Belgique, 15 francs étranger),\nb) Le Cœur de la Ville de Bruxelles, par Charles Buis, avec traduction d'une confé-\nrence de C. Giirlitt sur la « Conservation du cœur d'anciennes villes ». Une bro-\nchure de 24 pages. (Prix ea librairie : 2 francs.) . gratuit\nc) L Abbaye de la Cambre, par G. des Marez. (Prix e* librairie : fr. 1.50). . gratuit\nd) Paul Hankar (1859-1901), par Ch. Comrardy, et Raym. Thibaut. Une bro-\nchure Illustrée. Prix en librairie : 3 francs. . , . . . gratuit\nTous les volumes de « La Cité » peuvent être fournis reliés en pleine toile, moyennant un\nsupplément de fr. 12.50 par volume.\n\nEditions \" TEKHNÉ „\nLA CITE. Première année. (Rare.) fr. 30.\nDeu*à»e une, (Rare.) . , , fr. 15.\n(\nU Art et la Société, par H.-P. Berlage. architecte à Amsterdam. Tiré* à part de la Renie\n« Art et Technique » (septembre 1913-février 1914). Un volume luxueusement im-\nprimé et illustré de 98 clichés „ , , fr. 20.—:\nMatériaux de substitution dam la construction de maisons, par j Seroen, architecte. Une\nbrochure illustrée ....... ........ , , fr. 2.\n: * ' . i..\nL habitation coloniale Sa construction au Congo Belge, par Gast. Boghemans. Une brochure\nde 20 pages abondamment illustrée . . . , fr. 3.\nConstantin Meunier. L'historique de son monument au traûcdL par R. Thiry et G. Hea-\ndrickx. Une brochure illustrée , ...... fr, I.\nL'Art des Jardins et le nouveau jardin pittoresque, par Louis van der Swaelnaen, architecte-\npaysagiste , , fr. I.—\nLA REVUE « TEKHNE » Collection complète de la 2œ® aimée (1912-1913). Beau\nvolume de 516 pages, sur papier couché,'illustré de 250 olschés fr. 15.\nPour s'abonner à « La Cité » on obtenir des livres, il suffit\nde verser, dans n'importe quel bureau des postes, au crédit du\ncompte chèques postaux n* 166.21 Revue « La Cité », la somme\ndue et d'inscrire sur le bulletin de versement le titre du livre et les\nnom et adresse du souscripteur."}, {"page_pdf": 36, "page_imprimee": "couv. 4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192701-01.1.36", "texte": "Haprteterto H. KUMPS-R9BYN. 81-85. rue Kejrea¥«M. laHM. T«<|>»h : MT4.M.\n\nwwwnwiwwmwnwwwwwwwmiii\n| Établissements F. BIVORT, M. CORNET ô CJ\n[ 11, rue Fossé aux Loups •* «* BRUXELLES\n:\n| BUREAU D'ÉTUDES TECHNIQUES\n: Ingénieurs Conseils\nAppareils de levage et de manutention Ponts roulants Ascenseurs\nMontes-charges Mono-rails. 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