{"numero_id": "bm-bmtnaac-1927-03-01", "volume": "bmtnaac_1927-03_01", "ocr_sha256": "86b80917c3391b3f185cfcc3fda9ec35d05c518a16268df62da870ef430a72f0", "source_tei": "https://github.com/Princeton-CDH/bluemountain-transcriptions/blob/main/periodicals/bmtnaac/issues/1927/03_01/bmtnaac_1927-03_01.tei.xml", "source_mets": "https://github.com/pulibrary/BlueMountain/blob/main/metadata/periodicals/bmtnaac/issues/1927/03_01/bmtnaac_1927-03_01.mets.xml", "url_numero": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01", "articles": [{"article_id": "bm-bmtnaac-1927-03-01-c002", "article_bluemountain": "bmtnaac_1927-03_01#c002", "volume": "bmtnaac_1927-03_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "93", "page_fin": "104", "image_debut": 3, "image_fin": 32, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.2.2", "titre_corps": "REVUE D'INFORMATION CONSACRÉE A L'ARCHITECTURE, L'URBANISME, L'ART PUBLIC ET A LA TECHNIQUE DU BATIMENT", "titre_sommaire": "REVUE D'INFORMATION CONSACRÉE A L'ARCHITECTURE, L'URBANISME, L'ART PUBLIC ET A LA TECHNIQUE DU BATIMENT", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 3, "page_imprimee": "93", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.1.3", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 110, "texte": "TEKHNE\nREVUE D'INFORMATION CONSACRÉE A\nL'ARCHITECTURE, L'URBANISME, L'ART PUBLIC\nET A LA TECHNIQUE DU BATIMENT"}, {"page_pdf": 3, "page_imprimee": "93", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.1.3", "debut_caractere": 209, "fin_caractere_exclue": 2525, "texte": "UNE ENQUÊTE DU “ QUOTIDIEN „\nLA CONSTRUCTION ET LA VIE MODERNE\nL'EXEMPLE DE LA HOLLANDE\n\nL'exemple de la Hollande mérite d'être\nétudié de pirès. Sauf erreur, c'est le premier\npays d'Europe qui soit parvenu à introduire\ndans l'a r t du bâtiment les méthodes de\nstandardisation et de travail en série qui ont\nfait la fortune de l'industrie moderne.\nA Rotterdam, on fabrique aujourd'hui,\ndes maisons comme, à Billancourt ou à Gre-\nnelle on fabrique des autos.\nLa réciproque n'est pas vraie. Mais le bon\nsens finira par triompher, la nécessité aidant.\nEt il faudra bien qu'on se décide quelque\njour à fabriquer des maisons à Grenelle et\nà Billancourt comme on fabrique des autos\nà Rotterdam.\nLa Hollande, nous l'avons dit, se heurtait\nen 1920 aux mêmes difficultés que nous :\nla main-d'œuvre était raire. Le prix de re-\nvient des matériaux avait augmenté de 200\npour cent depuis 1914.\nLe problème du logement se posait à\nRotterdam et à Amsterdam avec la même\nacuité qu à Paris. Mais les pouvoirs publics\nhollandais ne s'éternisèrent pas en palabres\nsolennelles et stériles.\nIls firent établir par leurs meilleurs archi-\ntectes des plans généraux d'extension ur-\nbaine. Une série de règlements datant de\n1901 avaient constitué, jusqu'alors, le Code\nde l'urbanisme. On les ajusta aux nécessités\nde 1 heure. Les municipalités (reçurent des\npouvoirs très étendus en m«atière d'expro-\npriation et de contrôle. Une organisation fi-\nnancière basée sur les prêts à longue échéan-\nce garantis ou même consentis par l'Etat\nrendit possible la réalisation de travaux de\ngrande envergure.\nJusqu'ici, rien de bien original. Le Ser-\nvice de l'extension à Paris possède un plan.\nPeut-être même en possède-t-il plusieurs. Il\npossède, en tout cas, un personnel capable\nd'en dresser autant qu'on voudra.\nNous connaissons aussi une Régie immo-\nbilière de la Ville de Paris.\nMais les plans d'extension dorment dans\nles cartons du quai de la Râpée. Et la Régie\nimmobilière a brlilamment manqué son but.\nEn Hollande, dès 1924, le prix de la\nconstruction était ramené à un niveau supé-\n\n(*) Au moment où nous terminons l'Enquête\nsur la Construction et la Vie Moderne. nous te-\nnons à remercier notre grand ' confrère parisien\n« Le Quotidren » pour l'autorisation qu'il nous a\ndonnée ;de reproduire les articles de son rédac-\nteur. (N. d. 1. R.)"}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "94", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.1.4", "debut_caractere": 59, "fin_caractere_exclue": 3840, "texte": "rieur seulement de 50 pour cent à celui de\n1914*\nPar quel moyen? Un spécialiste va nous le\ndire :\n« Ce remarquable résultat fut dû surtout\nà l'emploi de méthodes n'exigeant ni l'usage\nde briques ou d'autres matériaux analogues\nqui étaient autrefois la base et 1 essence\nmême de la construction, ni l'emploi de\nmain-d'œuvre qualifiée et spécialisée. C est\nle béton qui a permis de réaliser une aussi\nsensible économie, et bon nombre de cons-\ntructions qui ont maintenant fait leurs preu-\nves sont basées sur son emploi » ( 1 ).\nA Amsterdam, pour la création d'une\ncité-jardin de 900 maisons; à Rotterdam,\npour l'édification des quartiers Spangen et\nTusschendijken et des quartiers Sud, une di-\nzaine de procédés ont été expérimentés. A\npeu de choses près ils peuvent se classer en\n:\n1 ° Béton coulé dans des coffrages standar-\ndisés ;\n2° Eléments de construction (muirs, plan-\nchers, cloisons, escaliers, cadres de portes et\nde fenêtres, etc.) également standardisés et\nmis en place mécaniquement.\nPoint n'est besoin d'entrer dans des dé-\ntails techniques fastidieux pouar faire com-\nprendre les avantages de ces deux procédés.\nDans l'un comme dans l'autre cas, la cons-\ntruction se fait en série. Le travail manuel\nest réduit au strict minimum.\nIci (système ICossel), la machine inter-\nvient pour la mise en place des coffrages.\nLa bétonnière, le wagon-tombereau, l'éléva-\nteur, tiennent le premier rôle. Là (système\nHunkemoller), les éléments standardisés\ndes futurs immeubles sont fabriqués n im-\nporte où, très loin, si c'est nécessaire, de\nl'emplacement qui leur est destiné. Le mo-\nment venu, des trucks les amèneront sur\nplace. Des grues permettront -d'enchâsser\nsuir leurs semelles de fondation, des élé-\nments de murs pesant plus de 3 tonnes. Et\nc'est également la machine, à peine surveil-\nlée, qui les assemblera grâce à un ingénieux\ndispositif de cadres d'aciers.\nOn ne bâtit plus une maison. On bâtit un\nquartier. * * *\nPour des observateurs de bonne foi, la\npreuve est faite qu'on peut bâtir en série\nsans dommage pour le confort, la solidité et\nmême l'esthétique. Les architectes hollan-\ndais oint fait une œuvre utile en même temps\nqu'une œuvre belle. Ils ont jeté les bases\nd'une architecture nouvelle.\n«On a tenu compte non seulement du nom-\nbre des habitants dont il fallait envisager le\nlogement, mais aussi des conditions de vie\nactuelles, des courants économiques, des né-\ncessités de la circulation, du paysage primi-\ntif qui parfois, comme à Rotterdam, a été\nrespecté dans une certaine mesure. Enfin on\na fait en sorte de créer une ville harmonieuse\nen donnant au même architecte la direction\ndes travaux dans toute une rue ou même\ndans tout un quartier.\n» Rotterdam est devenue une ville puis-\nsante et saine où la vie moderne peut se dé-\nvelopper librement sur un plan élargi où la\npopulation n'est plus étouffée en des logis\nmalsains et des espaces insuffisants » (2).\nL exemple de la Hollande commence à\nêtre suivi. En Allemagne où des villes com-\nme Francfort cherchent dans l'emploi du bé-\nton et la construction en série un remède à\nla congestion qui les menace; en Angleterre\noù des essais suivant le procédé dit « Co-\nirolite » avec un coffrage standardisé en élé-\nments permettant toutes les combinaisons\narchitecturales ont permis de réaliser uine\néconomie de 20 0/0 sur une construction\néquivalente en briques.\nEn France, à l'exception des cités Miche-\nlin, et de celles de la compagnie du chemin\nde fer du Nord tentatives intéressantes,\nmais limitées la standardisation à grande\néchelle est encore inconnue et si l'emploi du\nciment armé tend à se généraliser il est loin\nde tenir, dans le domaine de l'habitation, le\nrôle qui lui revient.\n\n(1 ) « Le Constructeur de ciment armé », juil-\nlet 1926.\n(2) Jean Badovici : 1' « Architecture vivante »."}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "95", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.1.5", "debut_caractere": 57, "fin_caractere_exclue": 3865, "texte": "Nous ne manquons ni d'outillage ni de\ntechniciens du béton. Les Perret, les Sau-\nvage, les Tony Garnier et les Le Corbusier\nont fait leurs preuves. Alors?\nAlors, il faudrait tout d'abord persuader\nnos architectes, nos entrepreneurs, nos con-\nseils municipaux et le public lui-même, que\nle béton airmé n'est pas un « matériau pau-\nvre » uniquement bon à fournir des ossatu-\nres d'immeubles, des abris pour marchandi-\nses ou des passerelles pour usines. Que la\nnetteté des lignes, la sobriété des formes,\nl'harmonie des proportions, toutes choses\nauxquelles le béton armé se prête admira-\nblement valent aussi bien pour une maison\nque pour une limousine de luxe. Et que le\nprofil d'un bel arbre sur une façade même\nnue vaut bien toutes les contrefaçons macaro-\nniques de nos démarqueurs d anciens styles.\nA ce prix nous pouvons faire aussi bien\nque la Hollande, et substituer à l'initiative\nprivée, sparadique ou impuissante, une en-\ntreprise collective capable de réaliser de\nvastes et harmonieux projets.\nMais il faudrait se hâter.\nL'initiative privée a fait, depuis cinq ans,\ndes efforts désespérés et touchants. A Bois-\nColiombes, aux Lilas, à Montreuil, à Cachant\ndes maisonnettes d'opéra-comique attestent\nl'amour de la nature et le culte du foyer de\nleurs occupants mais aussi, hélas! la modes-\ntie de leurs ressources. Les villas : « Mon\nrêve » se sont multipliées.\nLa banlieue parisienne est peuplée de rê-\nves. Combien se seront évanouis lorsque\nparmi les pelouses fleuries des jardins inté-\nrieurs de Spanden les arbres qu'on a plan-\ntés cette année pousseront leurs branches le\nlong des terrasses.\n\nFrançois VALDI.\n\nL'ARCHITECTE ANDRE LURCAT si-\ntuait dernièrement, dans un court article\n(«7 Arts » n° 5), les conditions peu favo-\nrables dans lesquelles œuvrent les réalisa-\nteurs modernes français, « isolés, inconnus,\nméconnus ».\nNous devons à V. Bourgeois de nous\navoir révélé quelques-unes des récentes\nconstructions de Luirçat. « Le Document »\n(n° 49) a présenté en quelques bonnes pho-\ntographies plusieurs travaux de l'architecte\nfrançais : la maison du peintre Jean Lur-\nçat et des hôtels particuliers. Une science de\nla composition pure, épurée, jointe à une re-\nmarquable précision technique font de ces\nexemples d'une architecture raffinée, élé-\ngante et qu'on n'hésite pas à apparenter à\nla grande tradition classique. Il serait oiseux\nde décrire de telles œuvres. Elles parlent\nd'elles-mêmes, mais un langage discret et\nquasi aristocratique. Elles ont la soumission\ndes belles machines nées de la grande foi de\nl'Utilité.\nL'architecte V. Bourgeois a joint à cette\nprésentation un « panorama de l'architec-\nture moderne en France ». Notons quelques\njudicieuses (remarques à propos de la len-\nteur de « 1 éveil moderniste français ». L ar-\nchitecture officielle française étant en sa mé-\ndiocrité de qualité supérieure à celle des au-\ntres pays, ses productions en furent plus\nsupportables. D'où un moins vif besoin de\nrenouveau. Puis il faut admettre que les pre-\nmiers essais d'architecture nouvelle en Fran-\nce furent malencontreux. Bien que « le\nmoderne » français avait du moins la\nqualité de l'unité de matériau. La pierre\nblanche, et sa servante la patine, enfant de\nfumées, pluie et vent, cela fait tout de mê-\nme pour une grande partie des quartiers\nnouveaux de Paris, une certaine âme urba-\nnistique, tandis que les rues contemporaines\nde Bruxelles paraissent de véritables cartes\nhétéroclites d'échantillons de matériaux ».\nEt cette dernière remarque « alors qu en\nHollande, notamment, l'esprit décoratif sub-\nsiste souvent dans l'effort moderne créant\nun nouveau « modem style » en tuiles et\nbriques ,avec André Lurçat et ses confrères\nla fotrme précise et intense, entièrement dé-\npouillée d'ornement, s'offre à nos regards\nanxieux de nouveauté, d'exactitude et de\npureté. »"}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "96", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.1.6", "debut_caractere": 57, "fin_caractere_exclue": 1447, "texte": "LA CITE-JARDIN DE SURESNES.\nLE GROUPE SCOLAIRE.\n\n(SUITE DE L'ETUDE PUBLIE E DANS LE N« IV, PAGE 48)\nContinuant son étude documentaire et criti-\nque sur l'important travail confié à l'architecte\nMaistrasse, M. Goissaud achève de détailler\n(dans le n° du 3 octobre 1926 de « La\nConstruction Moderne ») les bâtiments\nconstruits : une école maternelle et une\nécole de filles et de garçons, groupe scolaire\noccupant une surface de 9,200 m'.\n1. L'ECOLE. MATERNELLE couvre\n950 m~ de construction et 1,950 m 2 de\nsurface libre. Les bâtiments s'étendent sur\nla place d'entrée de la Cité et en retour\nd'équerre de deux avenues principales. Au\ncentre des bâtiments ainsi disposés une vaste\ncousr arborée avec « sable » pour les tout\npetits.\nLes bâtiments sont doubles, un à simple\nrez-de-chaussée couvert par une terrasse,\nl'autre à étage, couvert par une toiture en\ntuiles mécaniques.\nLes intérieurs sont aménagés par l'emploi\nde matériaux choisis pour assurer le maxi-\nmum de propreté avec une grande facilité\nd'entretien,par conséquent le maximum d'hy-\ngiène avec le minimum de frais pour des ré-\nparations qui seront toujours peu impor-\ntantes.\nA T étage, les appartements de la direc-\ntrice et de son adjointe.\nAu rez-de-chaussée, vestibule d'entrée,\nloge du concierge (cuis1 ne, water, 2 cham-\nbres), large dégagement conduisant à la\ngarderie, pairloir-bureau, water et salle pour\nles adjointes."}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "97", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.1.7", "debut_caractere": 57, "fin_caractere_exclue": 3755, "texte": "Le vestibule d'entrée donne accès, d au-\ntre part, au grand réfectoire, à un second\ngrand dégagement desservant celui-ci, la\ngrande cuisine, les locaux annexes, débarras\net préau. Dans celui-ci salle des waters et\nlavabos, salle médicale et deux classes en-\nfantines.\nSur la garderie s'ouvrent la salle de repos\net la salle de propreté (cabinet de l'infir-\nmière) et grande allée de la cour.\nMatériaux. Les sols du vestibule d'entrée,\ndégagements, cuisines, waters, etc., sont exé-\ncutés en carreaux cérames.\nLes sols des chambres parquetés en chêne.\nCeux des préaux, des classes, garderie, en\nterrazo avec arrondis formant plinthe.\nPlafonds et parements (partie haute) sont\nen peinture vernissée. Parements (partie\nbasse) revêtus de carreaux céramiques.\nLe grand réfectoire, qui sert actuellement\nde salle d attente, est meublé de longs bancs\nà T échelle des petits.\nLe préau a 20 mètres de long sur 9 mè-\ntres de large. A une extrémité s'étend une\nrangée de 7 lavabos (le savon est distribué\npar deux dispositifs spéciaux aux extrémités\nde la rangée « râpes Léoni » ). Armoires pri-\nvées contenant les objets de toilette de cha-\ncun.\nLa salle de propreté possède deux grands\nlavabos dont les auges peuvent servir pour\nles bains des enfants. Elle est munie d'un\nappareil de chauffage avec robinet mélan-\ngeur permettant d'amener l'eau à la tempé-\nrature voulue.\nAu sous-sol du pavillon central, la chauf-\nferie, charbon et caves. Les autres bâtiments\nsont élevés directement sur terre-plein avec\nisolement.\n2. L'ECOLE DE FILLES ET DE GAR-\nÇONS couvre un emplacement de 6,300 m '\ndont 2,300 m 2 de surface bâtie et 4,000 mJ\nde surface libre.\n« L'école de filles et l'école de garçons\nsont d'égale importance et occupent des bâ-\ntiments symétriques » : un long bâtiment\nprincipal en bordure de l'avenue axiale avec\nen arrière une aile encadrant une cour divi-\nsée par un mur limitant chaque école.\nLes bâtiments à étages (le bâtiment en\nbordure de l'avenue et ses ailes) auront dix\nclasses pour chaque école, dont 8 sont ac-\ntuellement construites.\nLe programme de 1 école est le suivant :\nloge et cuisine du concierge au centre du bâ-\ntiment en façade. Les waters encadrés de\nchaque côté par une chambre. Vestibule d'en-\ntrée donnant accès au grand préau et parloir.\nEscaliers et grand dégagement desservant\ntrois classes (ailes) ; un water et un lavabo.\nA 1 étage, même distribution, sauf pour\nune partie du bâtiment contenant bureau du\ndirecteur, bibliothèque et fournitures scolai-\nres, 2 classes et salle de dessin avec annexe.\nAu fond de la cour, un bâtiment sera af-\nfecté aux cours manuels, service médical et\nrepas des élèves. Douches en sous-sol. Distri-\nbution symétrique pour les deux écoles.\nAjoutons quelques détails sur l'équipe-\nment des divers locaux.\nLa salle médicale : appareils nouveaux\npour toiser et peser les élèves.\nLes ateliers de travaux manuels : forge,\nmachine à percer, cisaille poinçonneuse,\n24 étaux et 1 0 enclumes, 20 établis, etc.\nSystème d'aération par la partie haute du\nlocal et d'un seul côté.\nLes sous-sols : batterie de 3 chaudières\n« Idéal Astra » pour le chauffage à l'eau\nchaude et les douches.\nLes douches, salle de déshabillage, salle\nde 3 douches (38 places).\nCONCLUSION. Ce groupe terminé pour-\nra contenir près d'un millier d'enfants. L'en-\nsemble a coûté environ 3,500,000 francs.\nLa qualité des matériaux et leur mise en œu-\nvre est remarquable.\nIl est incontestable, en tous cas, que les\nréalisations de la Cité-Jardin de Suresnes\nconstituent bien plus par leur souci d'un\nprogramme parfaitement adapté aux besoins\nmodernes que par leur solution esthétique\nune étape sérieuse dans l'acheminement offi-\nciel vers une architecture moderne en\nFrance."}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "98", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.1.8", "debut_caractere": 57, "fin_caractere_exclue": 1775, "texte": "HABITATIONS A BON MARCHÉ\nDE LA VILLE DE PARIS\n\nUn groupe important d'immeubles vient\nd'être terminé, boulevard de l'Hôpital à Pa-\nris. Commandés par la ville de Paris aux ar-\nchitectes Charlet et Perrin, ces immeubles\nsont conçus suivant les dispositions généra-\nles ci-après :\nLE TERRAIN mis à la disposition des ar-\nchitectes, a la forme d'un trapèze, dont la\nbase serait formée par le boulevard même.\nLa superficie totale : 7,669 m \\ La surface\nbâtie étant de 3,632 m 2, celle des jardins et\ncours est de 4,037 m', soit 53 0/0 de la\nsurface totale.\nLES FAÇADES ont un développement\ntotal de 3 1 0 m. réparti comme suit : façade\ndu boulevard, 93 m. 68; façade sur la rue\nCampo-Formio 110 m. 27; façade sur la rue\nPinel 103 m. 96, en mitoyenneté (partie\nsupérieure du trapèze) : 51 m. 2 7.\nL'examen du plan écrit A. Goissaud\ndans l'étude consacrée à ces habitations,\nparue à « La Construction Moderne »\n(12 septembre 1926) permettra de se\nrendre compte de l'heureuse disposition\nadoptée par les auteurs qui ont pu obtenir\nle maximum d effet et d'utilisation d un ter-\nrain quelque peu irrégulier en se conformant\nà un programme qui leur imposait aussi de\nvastes séparation permettant une large aéra-\ntion à un groupe aussi populeux. »\n« Dans la composition du plan les archi-\ntec es se sont bien efforcés de faire pénétrer\naussi largement que possible le soleil dans\ntoutes les parties du bâtiment. Toutes les\ncours ccimmuniquent entre elles et la circula-\ntion de l'air est activée par celte grande ar-\ntère axiale de 17 m. 96 de largeur ouverte\nsur le boulevard de l'Hôpital, par l'entrée\nprincipale.\nD'autre part, les cinq cours transversales\nqui ont 10 m. 25 de largeur, sont ouvertes\nau mi di sur la rue Pinel. »"}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": "99", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.1.9", "debut_caractere": 234, "fin_caractere_exclue": 1314, "texte": "Tous les logements reçoivent les rayons\ndu soleil et bénéficient d'une ventilation\nconstante, grâce à la disposition de leurs piè-\nces aux faces opposées du bâtiment.\nCeux-ci sont desservis par 25 escaliers.\nLes rez-de-chaussée bordant les rues et le\nboulevard sont affectés à 38 boutiques.\nSignalons aussi la « garderie d'enfants »\ncomposée d'un vestibule d'entrée, 2 grandes\nsalles, lavabos, baignoires, et waLers pouir les\npetits, un dortoir et un bureau pour la di-\nrectrice.\nLES LOGEMENTS sont au nombre de\n408, répartis comme suit :\n1 2 logements de 4 pièces, 209 logements\nde 3 pièces, 135 logements de 2 pièces, 52\nlogements de 1 pièce, avec cuisine, entrée\ne; water.\nChaque pièce habitable a une surface va-\nriant de 1 0 à 14,80 nv (au lieu des 9 nv\nexigés par les règlements).\nLa hauteur des rez-de-chaussée est de\n3 m. 26; du premier étage, 2 m. 80; des éta-\nges suivants, 2 m. 70; du 6e étage, 2 m. 35.\nLe mode de construction est à peu près\nidentique à celui employé à la Cité-Jardin de\nSuresnes. (Voir «La Cité» n° IV. page 48.)\nCaves en meulières, plancher haut des"}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "100", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.1.10", "debut_caractere": 57, "fin_caractere_exclue": 3308, "texte": "caves, rez-de-chaussée et ler1er étage en béton\narmé, piles de façade en pierre et ciment\narmé, autres parties des façades en briques,\nescaliers en ciment armé (murs à carreaux\nde faïence).\nLE PRIX DE REVIENT DE LA CONS-\nTRUCTION est évalué à 1 7 millions de\nfrancs environ y compris les travaux de con-\nsolidation en carrière, les puits en béton\n(20 m. de profondeur en moyenne).\nM. A. Goissaud termine son in éressante\nétude par une critique favorable de la com-\nposition architecturale des immeubles.\nPour nous, nous n'apprécions guère cette\npartie des travaux des architectes qui rap-\npelle fort pour la forme, les réalisations de la\nCité-Jardin de Suresnes et d'une manière\ngénérale le « style » banlieue parisienne.\nSans parler des heureuses dispositions et\ndes solutions intéressantes au point de vue\ntechnique, nous ne trouvons aucun plaisir\ndans ces façades encadrées d'éléments hété-\nroclites, de jeux de briques souvent mes-\nquins, qui achèvent de gâter le très minime\njsouci précisément de composition ar-\nchitecturale.\nA comparer, par exemple, avec les derniè-\nres (réalisations de Bruno Taut à Berlin, les\ntravaux publics accomplis en Hollande, en\ngénéral, et même chez nous avec certaines\noeuvres identiques, de nos meilleurs archi-\ntectes, auteurs d'immeubles importants\n(Francken, Hoste, Eggericx, Bourgeois, et\nd'autres).\nComposition pour composition, les réali-\nsation des H. B. M. du boulevard de l'Hô-\npital accusent une formelle faillite des restes\nde l'ornement en architecture.\n\nLE « BAUHAUS » DE DESSAU. La\nnouvelle réalisation de 1* architecte Walteor\nGropius est assurément capitale dans son\nœuvre.\nDes formes éminemment architecturales,\nrendues doublement vivantes par une tech-\nnique audacieuse et avertie.\nLa revue « Bouwkundig Weekblad en Ar-\nchitectura » publie de surprenantes photo-\ngraphies de ce travail considérable, qui fait\nle plus grand honneur à l'architecte et à la\nville de Dessau, désireuse de posséder, à\nl'instar de Weimar, son école d'architecture.\n« La Cité » (reviendra prochainement, et\nplus en détail, sur cette production superbe\ncie la jeune architecture allemande.\nIl y aurait encore matière à considérations\namèies sans doute pour nous sur la\nmanière dont on envisage l'effort constructif\nen Allemagne, et les maigres budgets qu'on\naccorde à cet effort chez nous. Mais nous\nn'approfondirons pas. Nous savons à quelles\nproductions vont ces maigres budgets.\nLE ZONING INDUSTRIEL est plus que\njamais à l'ordre du jour. « Le Mouvement\nCommunal » (31 décembre 1926) s'en oc-\ncupe encore au double point de vue de la\nprospérité et de la salubrité des centres ur-\nbains.\nLa revue rapporte brièvement la réunion\nspéciale qui s'est tenue récemment, et à la-\nquelle a pris part l'Union des Villes et Com-\nmunes belges.\nL'assemblée a décidé l'élaboration d'un\nrèglement-type du zoining industriel « dans\nlequel chaque commune intéressée pourra\npuiser les éléments à introduire dans ses rè-\nglements ».\nAu préalable, il sera procédé à un exa-\nmen des méthodes en vigueur à l'étranger.\nUne conférence a eu lieu le 1 2 janvier, à cet\neffet, au siège de l'Union des Villes,, rue de\nla Régence, 3bis, Bruxelles. Nos collabora-\nteurs MM. Van dar Swaelmen et Verwilghen\ny ont fait un exposé général de la question."}, {"page_pdf": 11, "page_imprimee": "101", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.1.11", "debut_caractere": 56, "fin_caractere_exclue": 3799, "texte": "A PROPOS DE LA JONCTION\n\nL'abandon du travail n'est, paraît-il, pas\ndéfinitivement acquis. Un certain nombre de\npersonnalités compétentes, ou presque, ou\nmême pas du tout vont avoir à donner\navis sur la question.\nBi en que cet avis, à proprement parler, ne\nnous intéresse pas, nous croyons pouvoir ex-\ntraire quelques passages d'un rapport publié\npar la presse quotidienne, et dont l'auteur,\nM. Max Hallet, donna lecture à la Section\nCentrale chargée de l'examen du projet\nd abandon de la dite jonction.\nD après le rapporteur, l'achèvement du\ntravail nécessiterait ainsi qu'on sait\n500 millions et 1 0 années de travail.\nOr, la jonction n'est pas une nécessité,\npuisqu'il existe une liaison entre les voies fer-\nrées du Nord et du Sud du pays.\nLe rapporteur examine ensuite le problème\ndes gares actuelles « à rebroussement ». Les\ninconvénients que ces gares présentaient sont\naujourd'hui, au point de vue de l'utilisation\nintensive, fortement atténués et même sup-\nprimés par les aménagements rationnels in-\nventés par les Anglais.\nCeux-ci ont résolu ces problèmes avant\nnous, parce qu'ils ont été obligés de faire\nface à des trafics importants dans des gares\nterminus de faibles dimensions. Dans la gare\nde Liverpool-street, à Londres, on fait partir\nun train suburbain 6 minutes après son arri-\nvée, de sorte que pendant les heures de grand\ntrafic, une voie suffit à un train toutes les\ntrois minutes et à 20 trains par heure. Si l'on\naffecte à ces trains 1 0 voies avec 5 trottoirs\npendant deux heures, on obtient un trafic de\n400 trains, soit plus que le trafic actuel de\nla gare du Nord en 24 heures. Les gares an-\nglaises ont une utilisation bien plus considé-\nrable que les gares allemandes qui sont tou-\ntes démesurées. Liverpool-street, avec ses\n18 voies, suffit àun trafic plus important\nque celui de Leipzig. On a fait observer que\ncette gare serait une gare suburbaine. Mais\nla banlieue de Londres s'étend au moins à\n50 minutes de chemin de fer de la capitale.\nA Bruxelles-Nord, on peut installer 18 et\nmême 20 voies, dans des conditions d indé-\npendance bien meilleures que les 16 voies\nactueHes, en remaniant l'aménagement sur\nplace et au* niveau actuel, sans faire de nou-\nvelles acquisitions et en utilisant les terrains\nde l'Etat à front des rues du Progrès et de\nBrabant.\nLa Jonction existe\nM. Max Hallet constate ensuite que la\nJonction existe par la ceinture cuest, dont\n! Administration a prévu l'amélioration et la\nmise à quatre voies. De plus, la ligne Schaer-\nbeek- Ha! donnera une seconde jonction non\nseulement entre le Nord et le Sud, mais aussi\nentre le Luxembourg (gare du Quartier Léo-\npold) et le Sud, par Watermael-Hal. C'est\npar ces deux ceintures que la liaison sera le\nmieux réalisée; elle permettra l'organisation\nde tous les trains vers les grandes villes du\npays et le passage des grands internationaux\nà travers la Belgique.\nL'exécution des travaux\nM. Max Hallet souligne les dangers que\nla création du tunnel pourrait entraîner :\nLes tunnels doivent être exécutés à flanc\nde coteau dans des terrains où domine la for-\nmation yprésienne. Les nombreux sondages\neffectués sur le tracé l'ont été par tubages. Ils\nne peuvent évidemment donner d indications\nau point de vue hydrologique. C'est, en\neffet, lorsque la fouille est ouverte que l'on\npeut se rendre un compte exact de la mobi-\nlité des sables mis à nu. Aussi, est-il impru-\ndent de se baser sur les résultats de simples\nsondages pour affirmer, comme le fait la\nnote de 1 909, « qu'en aucun point de la zone\noccupée par le tracé, il ne se rencontre de\nterrains boulants ».\nLa présence de sables boulants s'est au\ncontraire révélée au cours de l'exécution des\ntravaux de la gare centrale et à l'emplace-\nment de la caserne Elisabeth. Malgré les pré-"}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "102", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.1.12", "debut_caractere": 57, "fin_caractere_exclue": 4034, "texte": "cautions prises lors de 1 assèchement de la\nplate-forme de la gare centrale par rabatte-\nment de la nappe aquifère, les bâtiments de\nl'Université libre situés à 75 mètres sont lé-\nzardés. A l'emplacement de l'ancienne ca-\nserne Elisabeth, avant même que les fouilles\nfussent arrivées à profondeur, 1 enlèvement\ndes sables boulants a occasionné des fissures\ndans un bâtiment voisin des travaux.\nLes églises Sainte-'Gudule, de la Chapelle\net la Banque Nationale se trouvent dans des\nconditions plus défavorables que l'Univer-\nsité, au point de vue, soit de la proximité du\ntunnel, soit de la dénivellation, soit encore\nde leur masse. Est-ce à dire qu on doit crain-\ndre pour leur conservation? Il serait tout\naussi téméraire de l'affirmer que de prétendre\nqu'elles sortiront indemnes de l'exécution des\ntravaux, malgré toutes les ressources de la\ntechnique moderne dans l'art de construire.\nEt le rapporteur rappelle les incidents qui\nse sont produits lors du creusement du tunnel\nde l'avenue de Tervueren et où une centaine\nd'immeubles ont été atteints.\nLa convention avec la ville, de Bruxelles\nLe rapport analyse ensuite le projet de\nconvention à passer avec la Ville de Bru-\nxelles :\nLa Ville de Bruxelles s'engage à exécuter,\npour compte de l'Etat, l'aménagement du\nquartier de la Puterie et du quartier Sainte-\nElisabeh et prend, pour son compe, l'établis-\nsement d'une voie publique reliant la. gare\ndu Midi à l'église de la Chapelle. Dans ce\nbut l'Etat remet à l'Administration commu-\n»\nnale tous les terrains lui appartenant sur le\ntracé de la Jonction. Les terrains incorporés\naux voies publiques sont cédés gratuitement.\nLa Cité apporte de son côté les terrains d'as-\nsiettes des rues désaffectées et toutes les par-\ncelles acquises par elle pour compte de\nl'Etat.\nLes voies publiques devront être exécu-\ntées dans le délai de deux ans : délai porté\nà trois ans pour la voie publique reliant le\nMidi à la ville haute.\nLes terrains non incorporés dans les voies\npubliques seront réalisés au profit de l'Etat\npar les services communaux, les prix en étant\nfixés par une Commission mixte.\nEnfin, en vue de sauvegarder le panorama\ncertaines servitudes sont établies sur une par-\ntie des terrains du quartier de la Putterie.\nL'Etat garantit la Ville de Bruxelles con-\nre les réclamations éventuelles des proprié-\ntaires des immeubles acquis ou expropriés.\nCertains membres des sections et de la\nSection centrale ont regretté que l'on accor-\ndât une indemnité à la Ville de Bruxelles;\nc'est là un précédent dangereux. Cependant,\nles conventions intervenues avec la Ville de\nBruxelles obligeaient l'Etat à faire la Jonc-\ntion et à établir une gare centrale. De plus,\nle centre de la ville a été démoli depuis de\nnombreuses années et laissé à l'abandon; la\nVille a été dans l'impossibilité de construire\nmême sur les terrains lui appartenant et a\nsubi de ce chef des pertes considérables\n(droits de bâtisse, impôts et taxes diverses,\nfournitures d'eau, de gaz et d'électricité).\nIl est donc juste de l'indemniser.\nCette indemnité consiste d'ailleurs dans\nl'abandon de certaines parcelles pour réta-\nblissement de voies publiques : l'Etat n'aura\ndonc rien à débourser.\nLa convention avec la Ville de Bruxelles\nest d'ailleurs indispensable pour assurer la\nmise en valeur des terrains à vendre, surtout\ndans les quartiers Elisabeth et de la gare\ncentrale. Si l'on devait revendre des terrains\nqui actuellement n'ont aucun accès direct à la\nvoirie, ils ne pourraient convenir qu'aux pro-\npriétaires voisins et ne rapporteraient que peu\nde chose, tandis que la création de cette voi-\nrie les mettra en valeur par le fait qu'ils seront\nà front de rue.\nOn a acheté, en tout, pour la Jonction, en-\ntre le boulevard du Jardin Botanique et le\nMidi : 12 hectares, 63 ares, 51 centiares.\nDans l'hypothèse de l'abandon de la Jonc-\ntion, il y a à revendre, entre les mêmes limi-\ntes : 1 2 ha, 08 a, 89 ca.\nEn conclusion, M. Max Hallet invita la\nChambre a décréter l'abandon de la Jonc-\ntion."}, {"page_pdf": 32, "page_imprimee": "104", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.1.32", "debut_caractere": 56, "fin_caractere_exclue": 2726, "texte": "Attendrons-nous longtemps encore?\nEt lorsque la décision sera prise et sup-\nposons même au mieux il restera à tirer\nparti tout simplement des nouvelles possibili-\ntés urbanistiques.\nVerrons-nous enfin s'unir, pour ce but, les\nesprits perspicaces, prévoyants, soucieux\nd'ordre et les hommes de bonne volonté?\nC'est le souhait que la Société Belge des\nUrbanistes et Architectes Modernistes a cru\nopportun d'énoncer, sans perdre de vue\nqu'il importait d'élargir encore le cadre de\nla question. Après avoir entendu et discuté\nl'exposé d'un de ses membres, l'architecte\nHoeben, elle a transmis aux Pouvoirs le vœu\nque soit mis au concours le plan d'aména-\ngement et d'extension de la capitale, at-\ntendu :\n1° Que la réglementation actuelle de la\ncirculation au centre de la ville n'est qu'une\nsolution transitoire, retardant des expropria-\ntions de jour en jour plus onéreuses.\n2° Que le projet de la ville pour l'utilisa-\ntion des terrains de la Jonction ne tient au-\ncun compte des besoins circulatoires actuels\net futurs, ni de liaison des faubourgs au cen-\ntre de la ville;\n3° Que ce projet, suite d'erreurs grossiè-\nres d'esthétique urbaine, méconnaît l'art de\nl'urbanisme.\nDe plus, la S. B. U. A. M. émet le vœu\nde voir l'opinion publique s'insurger contre\nl'incurie dispendieuse des « Pouvoirs » en\nmatière de tracé des villes.\nNos lecteurs trouveront dans le présent\nnuméro de « La Cité » une étude de l'archi-\ntecte Hoeben résumant les données princi-\npales de son important irapport.\n\nX.\n\nLA RECONSTRUCTION DE LOUVAIN.\nM. Gaston Brunfaut publie un article sur\nla reconstruction de Louvain, dans « Le Do-\ncument » (sept-oct. 1926).\nAyant défini l'essentiel du mouvement de\nrégénération architecturale, issue des Berlage\net des Van de Velde, il acuse l'importance\ndes conceptions urbanistiques, axe des cons-\ntructions comme des reconstructions.\nPuis il s'indigne encore sur ce qui fut réa-\nlisé à Louvain, où l'occasion s'offrait, uni-\nque, « d'élaborer un ensemble et d'atteindre,\npar une rare création collective, à Tarchitec-\nture. Or, à Louvain, « on a manqué à tou\ntes les raisons de logique, de vie, et de\nbeauté, on a méconnu le vibrant aujour-\nd'hui; on a, par peur de l'inconnu, par pes-\nsimisme et retour à la tradition des styles,\nrejoint dans T écœurement et la banalité le\ncaractère petit bourgeois des faubourgs ».\nEt tout cela est fait à grand renfort d'ar-\ngent, rare aujourd'hui, mais jamais introu-\nvable quand il s'agit d'inutilités, de tape-à-\n-l'œil, et de sentimentalisme. Ainsi, à Lou-\nvain, la reconstruction « avoue ce digne len-\ndemain de guerre : dégénérescence et luxe,\ncommerce et vol, Spéculation, jouissance et\noubli largement étalé »."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1927-03-01-c003", "article_bluemountain": "bmtnaac_1927-03_01#c003", "volume": "bmtnaac_1927-03_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "93", "page_fin": "95", "image_debut": 3, "image_fin": 5, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.2.2.1", "titre_corps": "UNE L'EXEMPLE DE LA HOLLANDE", "titre_sommaire": "UNE L'EXEMPLE DE LA HOLLANDE", "signature_source": "François VALDI", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 3, "page_imprimee": "93", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.1.3", "debut_caractere": 209, "fin_caractere_exclue": 2525, "texte": "UNE ENQUÊTE DU “ QUOTIDIEN „\nLA CONSTRUCTION ET LA VIE MODERNE\nL'EXEMPLE DE LA HOLLANDE\n\nL'exemple de la Hollande mérite d'être\nétudié de pirès. Sauf erreur, c'est le premier\npays d'Europe qui soit parvenu à introduire\ndans l'a r t du bâtiment les méthodes de\nstandardisation et de travail en série qui ont\nfait la fortune de l'industrie moderne.\nA Rotterdam, on fabrique aujourd'hui,\ndes maisons comme, à Billancourt ou à Gre-\nnelle on fabrique des autos.\nLa réciproque n'est pas vraie. Mais le bon\nsens finira par triompher, la nécessité aidant.\nEt il faudra bien qu'on se décide quelque\njour à fabriquer des maisons à Grenelle et\nà Billancourt comme on fabrique des autos\nà Rotterdam.\nLa Hollande, nous l'avons dit, se heurtait\nen 1920 aux mêmes difficultés que nous :\nla main-d'œuvre était raire. Le prix de re-\nvient des matériaux avait augmenté de 200\npour cent depuis 1914.\nLe problème du logement se posait à\nRotterdam et à Amsterdam avec la même\nacuité qu à Paris. Mais les pouvoirs publics\nhollandais ne s'éternisèrent pas en palabres\nsolennelles et stériles.\nIls firent établir par leurs meilleurs archi-\ntectes des plans généraux d'extension ur-\nbaine. Une série de règlements datant de\n1901 avaient constitué, jusqu'alors, le Code\nde l'urbanisme. On les ajusta aux nécessités\nde 1 heure. Les municipalités (reçurent des\npouvoirs très étendus en m«atière d'expro-\npriation et de contrôle. Une organisation fi-\nnancière basée sur les prêts à longue échéan-\nce garantis ou même consentis par l'Etat\nrendit possible la réalisation de travaux de\ngrande envergure.\nJusqu'ici, rien de bien original. Le Ser-\nvice de l'extension à Paris possède un plan.\nPeut-être même en possède-t-il plusieurs. Il\npossède, en tout cas, un personnel capable\nd'en dresser autant qu'on voudra.\nNous connaissons aussi une Régie immo-\nbilière de la Ville de Paris.\nMais les plans d'extension dorment dans\nles cartons du quai de la Râpée. Et la Régie\nimmobilière a brlilamment manqué son but.\nEn Hollande, dès 1924, le prix de la\nconstruction était ramené à un niveau supé-\n\n(*) Au moment où nous terminons l'Enquête\nsur la Construction et la Vie Moderne. nous te-\nnons à remercier notre grand ' confrère parisien\n« Le Quotidren » pour l'autorisation qu'il nous a\ndonnée ;de reproduire les articles de son rédac-\nteur. (N. d. 1. R.)"}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "94", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.1.4", "debut_caractere": 59, "fin_caractere_exclue": 3840, "texte": "rieur seulement de 50 pour cent à celui de\n1914*\nPar quel moyen? Un spécialiste va nous le\ndire :\n« Ce remarquable résultat fut dû surtout\nà l'emploi de méthodes n'exigeant ni l'usage\nde briques ou d'autres matériaux analogues\nqui étaient autrefois la base et 1 essence\nmême de la construction, ni l'emploi de\nmain-d'œuvre qualifiée et spécialisée. C est\nle béton qui a permis de réaliser une aussi\nsensible économie, et bon nombre de cons-\ntructions qui ont maintenant fait leurs preu-\nves sont basées sur son emploi » ( 1 ).\nA Amsterdam, pour la création d'une\ncité-jardin de 900 maisons; à Rotterdam,\npour l'édification des quartiers Spangen et\nTusschendijken et des quartiers Sud, une di-\nzaine de procédés ont été expérimentés. A\npeu de choses près ils peuvent se classer en\n:\n1 ° Béton coulé dans des coffrages standar-\ndisés ;\n2° Eléments de construction (muirs, plan-\nchers, cloisons, escaliers, cadres de portes et\nde fenêtres, etc.) également standardisés et\nmis en place mécaniquement.\nPoint n'est besoin d'entrer dans des dé-\ntails techniques fastidieux pouar faire com-\nprendre les avantages de ces deux procédés.\nDans l'un comme dans l'autre cas, la cons-\ntruction se fait en série. Le travail manuel\nest réduit au strict minimum.\nIci (système ICossel), la machine inter-\nvient pour la mise en place des coffrages.\nLa bétonnière, le wagon-tombereau, l'éléva-\nteur, tiennent le premier rôle. Là (système\nHunkemoller), les éléments standardisés\ndes futurs immeubles sont fabriqués n im-\nporte où, très loin, si c'est nécessaire, de\nl'emplacement qui leur est destiné. Le mo-\nment venu, des trucks les amèneront sur\nplace. Des grues permettront -d'enchâsser\nsuir leurs semelles de fondation, des élé-\nments de murs pesant plus de 3 tonnes. Et\nc'est également la machine, à peine surveil-\nlée, qui les assemblera grâce à un ingénieux\ndispositif de cadres d'aciers.\nOn ne bâtit plus une maison. On bâtit un\nquartier. * * *\nPour des observateurs de bonne foi, la\npreuve est faite qu'on peut bâtir en série\nsans dommage pour le confort, la solidité et\nmême l'esthétique. Les architectes hollan-\ndais oint fait une œuvre utile en même temps\nqu'une œuvre belle. Ils ont jeté les bases\nd'une architecture nouvelle.\n«On a tenu compte non seulement du nom-\nbre des habitants dont il fallait envisager le\nlogement, mais aussi des conditions de vie\nactuelles, des courants économiques, des né-\ncessités de la circulation, du paysage primi-\ntif qui parfois, comme à Rotterdam, a été\nrespecté dans une certaine mesure. Enfin on\na fait en sorte de créer une ville harmonieuse\nen donnant au même architecte la direction\ndes travaux dans toute une rue ou même\ndans tout un quartier.\n» Rotterdam est devenue une ville puis-\nsante et saine où la vie moderne peut se dé-\nvelopper librement sur un plan élargi où la\npopulation n'est plus étouffée en des logis\nmalsains et des espaces insuffisants » (2).\nL exemple de la Hollande commence à\nêtre suivi. En Allemagne où des villes com-\nme Francfort cherchent dans l'emploi du bé-\nton et la construction en série un remède à\nla congestion qui les menace; en Angleterre\noù des essais suivant le procédé dit « Co-\nirolite » avec un coffrage standardisé en élé-\nments permettant toutes les combinaisons\narchitecturales ont permis de réaliser uine\néconomie de 20 0/0 sur une construction\néquivalente en briques.\nEn France, à l'exception des cités Miche-\nlin, et de celles de la compagnie du chemin\nde fer du Nord tentatives intéressantes,\nmais limitées la standardisation à grande\néchelle est encore inconnue et si l'emploi du\nciment armé tend à se généraliser il est loin\nde tenir, dans le domaine de l'habitation, le\nrôle qui lui revient.\n\n(1 ) « Le Constructeur de ciment armé », juil-\nlet 1926.\n(2) Jean Badovici : 1' « Architecture vivante »."}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "95", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.1.5", "debut_caractere": 57, "fin_caractere_exclue": 1681, "texte": "Nous ne manquons ni d'outillage ni de\ntechniciens du béton. Les Perret, les Sau-\nvage, les Tony Garnier et les Le Corbusier\nont fait leurs preuves. Alors?\nAlors, il faudrait tout d'abord persuader\nnos architectes, nos entrepreneurs, nos con-\nseils municipaux et le public lui-même, que\nle béton airmé n'est pas un « matériau pau-\nvre » uniquement bon à fournir des ossatu-\nres d'immeubles, des abris pour marchandi-\nses ou des passerelles pour usines. Que la\nnetteté des lignes, la sobriété des formes,\nl'harmonie des proportions, toutes choses\nauxquelles le béton armé se prête admira-\nblement valent aussi bien pour une maison\nque pour une limousine de luxe. Et que le\nprofil d'un bel arbre sur une façade même\nnue vaut bien toutes les contrefaçons macaro-\nniques de nos démarqueurs d anciens styles.\nA ce prix nous pouvons faire aussi bien\nque la Hollande, et substituer à l'initiative\nprivée, sparadique ou impuissante, une en-\ntreprise collective capable de réaliser de\nvastes et harmonieux projets.\nMais il faudrait se hâter.\nL'initiative privée a fait, depuis cinq ans,\ndes efforts désespérés et touchants. A Bois-\nColiombes, aux Lilas, à Montreuil, à Cachant\ndes maisonnettes d'opéra-comique attestent\nl'amour de la nature et le culte du foyer de\nleurs occupants mais aussi, hélas! la modes-\ntie de leurs ressources. Les villas : « Mon\nrêve » se sont multipliées.\nLa banlieue parisienne est peuplée de rê-\nves. Combien se seront évanouis lorsque\nparmi les pelouses fleuries des jardins inté-\nrieurs de Spanden les arbres qu'on a plan-\ntés cette année pousseront leurs branches le\nlong des terrasses.\n\nFrançois VALDI."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1927-03-01-c004", "article_bluemountain": "bmtnaac_1927-03_01#c004", "volume": "bmtnaac_1927-03_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "95", "page_fin": "95", "image_debut": 5, "image_fin": 5, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.2.2.2", "titre_corps": "L'ARCHITECTE ANDRE LURCAT", "titre_sommaire": "L'ARCHITECTE ANDRE LURCAT", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 5, "page_imprimee": "95", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.1.5", "debut_caractere": 1683, "fin_caractere_exclue": 3865, "texte": "L'ARCHITECTE ANDRE LURCAT si-\ntuait dernièrement, dans un court article\n(«7 Arts » n° 5), les conditions peu favo-\nrables dans lesquelles œuvrent les réalisa-\nteurs modernes français, « isolés, inconnus,\nméconnus ».\nNous devons à V. Bourgeois de nous\navoir révélé quelques-unes des récentes\nconstructions de Luirçat. « Le Document »\n(n° 49) a présenté en quelques bonnes pho-\ntographies plusieurs travaux de l'architecte\nfrançais : la maison du peintre Jean Lur-\nçat et des hôtels particuliers. Une science de\nla composition pure, épurée, jointe à une re-\nmarquable précision technique font de ces\nexemples d'une architecture raffinée, élé-\ngante et qu'on n'hésite pas à apparenter à\nla grande tradition classique. Il serait oiseux\nde décrire de telles œuvres. Elles parlent\nd'elles-mêmes, mais un langage discret et\nquasi aristocratique. Elles ont la soumission\ndes belles machines nées de la grande foi de\nl'Utilité.\nL'architecte V. Bourgeois a joint à cette\nprésentation un « panorama de l'architec-\nture moderne en France ». Notons quelques\njudicieuses (remarques à propos de la len-\nteur de « 1 éveil moderniste français ». L ar-\nchitecture officielle française étant en sa mé-\ndiocrité de qualité supérieure à celle des au-\ntres pays, ses productions en furent plus\nsupportables. D'où un moins vif besoin de\nrenouveau. Puis il faut admettre que les pre-\nmiers essais d'architecture nouvelle en Fran-\nce furent malencontreux. Bien que « le\nmoderne » français avait du moins la\nqualité de l'unité de matériau. La pierre\nblanche, et sa servante la patine, enfant de\nfumées, pluie et vent, cela fait tout de mê-\nme pour une grande partie des quartiers\nnouveaux de Paris, une certaine âme urba-\nnistique, tandis que les rues contemporaines\nde Bruxelles paraissent de véritables cartes\nhétéroclites d'échantillons de matériaux ».\nEt cette dernière remarque « alors qu en\nHollande, notamment, l'esprit décoratif sub-\nsiste souvent dans l'effort moderne créant\nun nouveau « modem style » en tuiles et\nbriques ,avec André Lurçat et ses confrères\nla fotrme précise et intense, entièrement dé-\npouillée d'ornement, s'offre à nos regards\nanxieux de nouveauté, d'exactitude et de\npureté. »"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1927-03-01-c005", "article_bluemountain": "bmtnaac_1927-03_01#c005", "volume": "bmtnaac_1927-03_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "96", "page_fin": "97", "image_debut": 6, "image_fin": 7, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.2.2.3", "titre_corps": "LA CITE-JARDIN DE SURESNES. LE GROUPE SCOLAIRE.", "titre_sommaire": "LA CITE-JARDIN DE SURESNES. LE GROUPE SCOLAIRE.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 6, "page_imprimee": "96", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.1.6", "debut_caractere": 57, "fin_caractere_exclue": 1447, "texte": "LA CITE-JARDIN DE SURESNES.\nLE GROUPE SCOLAIRE.\n\n(SUITE DE L'ETUDE PUBLIE E DANS LE N« IV, PAGE 48)\nContinuant son étude documentaire et criti-\nque sur l'important travail confié à l'architecte\nMaistrasse, M. Goissaud achève de détailler\n(dans le n° du 3 octobre 1926 de « La\nConstruction Moderne ») les bâtiments\nconstruits : une école maternelle et une\nécole de filles et de garçons, groupe scolaire\noccupant une surface de 9,200 m'.\n1. L'ECOLE. MATERNELLE couvre\n950 m~ de construction et 1,950 m 2 de\nsurface libre. Les bâtiments s'étendent sur\nla place d'entrée de la Cité et en retour\nd'équerre de deux avenues principales. Au\ncentre des bâtiments ainsi disposés une vaste\ncousr arborée avec « sable » pour les tout\npetits.\nLes bâtiments sont doubles, un à simple\nrez-de-chaussée couvert par une terrasse,\nl'autre à étage, couvert par une toiture en\ntuiles mécaniques.\nLes intérieurs sont aménagés par l'emploi\nde matériaux choisis pour assurer le maxi-\nmum de propreté avec une grande facilité\nd'entretien,par conséquent le maximum d'hy-\ngiène avec le minimum de frais pour des ré-\nparations qui seront toujours peu impor-\ntantes.\nA T étage, les appartements de la direc-\ntrice et de son adjointe.\nAu rez-de-chaussée, vestibule d'entrée,\nloge du concierge (cuis1 ne, water, 2 cham-\nbres), large dégagement conduisant à la\ngarderie, pairloir-bureau, water et salle pour\nles adjointes."}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "97", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.1.7", "debut_caractere": 57, "fin_caractere_exclue": 3755, "texte": "Le vestibule d'entrée donne accès, d au-\ntre part, au grand réfectoire, à un second\ngrand dégagement desservant celui-ci, la\ngrande cuisine, les locaux annexes, débarras\net préau. Dans celui-ci salle des waters et\nlavabos, salle médicale et deux classes en-\nfantines.\nSur la garderie s'ouvrent la salle de repos\net la salle de propreté (cabinet de l'infir-\nmière) et grande allée de la cour.\nMatériaux. Les sols du vestibule d'entrée,\ndégagements, cuisines, waters, etc., sont exé-\ncutés en carreaux cérames.\nLes sols des chambres parquetés en chêne.\nCeux des préaux, des classes, garderie, en\nterrazo avec arrondis formant plinthe.\nPlafonds et parements (partie haute) sont\nen peinture vernissée. Parements (partie\nbasse) revêtus de carreaux céramiques.\nLe grand réfectoire, qui sert actuellement\nde salle d attente, est meublé de longs bancs\nà T échelle des petits.\nLe préau a 20 mètres de long sur 9 mè-\ntres de large. A une extrémité s'étend une\nrangée de 7 lavabos (le savon est distribué\npar deux dispositifs spéciaux aux extrémités\nde la rangée « râpes Léoni » ). Armoires pri-\nvées contenant les objets de toilette de cha-\ncun.\nLa salle de propreté possède deux grands\nlavabos dont les auges peuvent servir pour\nles bains des enfants. Elle est munie d'un\nappareil de chauffage avec robinet mélan-\ngeur permettant d'amener l'eau à la tempé-\nrature voulue.\nAu sous-sol du pavillon central, la chauf-\nferie, charbon et caves. Les autres bâtiments\nsont élevés directement sur terre-plein avec\nisolement.\n2. L'ECOLE DE FILLES ET DE GAR-\nÇONS couvre un emplacement de 6,300 m '\ndont 2,300 m 2 de surface bâtie et 4,000 mJ\nde surface libre.\n« L'école de filles et l'école de garçons\nsont d'égale importance et occupent des bâ-\ntiments symétriques » : un long bâtiment\nprincipal en bordure de l'avenue axiale avec\nen arrière une aile encadrant une cour divi-\nsée par un mur limitant chaque école.\nLes bâtiments à étages (le bâtiment en\nbordure de l'avenue et ses ailes) auront dix\nclasses pour chaque école, dont 8 sont ac-\ntuellement construites.\nLe programme de 1 école est le suivant :\nloge et cuisine du concierge au centre du bâ-\ntiment en façade. Les waters encadrés de\nchaque côté par une chambre. Vestibule d'en-\ntrée donnant accès au grand préau et parloir.\nEscaliers et grand dégagement desservant\ntrois classes (ailes) ; un water et un lavabo.\nA 1 étage, même distribution, sauf pour\nune partie du bâtiment contenant bureau du\ndirecteur, bibliothèque et fournitures scolai-\nres, 2 classes et salle de dessin avec annexe.\nAu fond de la cour, un bâtiment sera af-\nfecté aux cours manuels, service médical et\nrepas des élèves. Douches en sous-sol. Distri-\nbution symétrique pour les deux écoles.\nAjoutons quelques détails sur l'équipe-\nment des divers locaux.\nLa salle médicale : appareils nouveaux\npour toiser et peser les élèves.\nLes ateliers de travaux manuels : forge,\nmachine à percer, cisaille poinçonneuse,\n24 étaux et 1 0 enclumes, 20 établis, etc.\nSystème d'aération par la partie haute du\nlocal et d'un seul côté.\nLes sous-sols : batterie de 3 chaudières\n« Idéal Astra » pour le chauffage à l'eau\nchaude et les douches.\nLes douches, salle de déshabillage, salle\nde 3 douches (38 places).\nCONCLUSION. Ce groupe terminé pour-\nra contenir près d'un millier d'enfants. L'en-\nsemble a coûté environ 3,500,000 francs.\nLa qualité des matériaux et leur mise en œu-\nvre est remarquable.\nIl est incontestable, en tous cas, que les\nréalisations de la Cité-Jardin de Suresnes\nconstituent bien plus par leur souci d'un\nprogramme parfaitement adapté aux besoins\nmodernes que par leur solution esthétique\nune étape sérieuse dans l'acheminement offi-\nciel vers une architecture moderne en\nFrance."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1927-03-01-c006", "article_bluemountain": "bmtnaac_1927-03_01#c006", "volume": "bmtnaac_1927-03_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "96", "page_fin": "96", "image_debut": 6, "image_fin": 6, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.2.2.3.1", "titre_corps": "Groupe scolaire de la Cité=Jardin de Suresnes Ecole Maternelle : M. MAISTRASSE, Architecte Aile de l'école des filles bordant la cour de l'école maternelle D'après une planche de la « Construction Moderne ».", "titre_sommaire": "Groupe scolaire de la Cité=Jardin de Suresnes Ecole Maternelle : M. MAISTRASSE, Architecte Aile de l'école des filles bordant la cour de l'école maternelle D'après une planche de la « Construction Moderne ».", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 6, "page_imprimee": "96", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.1.6", "debut_caractere": 1449, "fin_caractere_exclue": 1656, "texte": "Groupe scolaire de la Cité=Jardin de Suresnes\nEcole Maternelle : M. MAISTRASSE, Architecte\nAile de l'école des filles bordant la cour de l'école maternelle\nD'après une planche de la « Construction Moderne »."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1927-03-01-c007", "article_bluemountain": "bmtnaac_1927-03_01#c007", "volume": "bmtnaac_1927-03_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "98", "page_fin": "100", "image_debut": 8, "image_fin": 10, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.2.2.4", "titre_corps": "HABITATIONS A BON MARCHÉ DE LA VILLE DE PARIS", "titre_sommaire": "HABITATIONS A BON MARCHÉ DE LA VILLE DE PARIS", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 8, "page_imprimee": "98", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.1.8", "debut_caractere": 57, "fin_caractere_exclue": 1775, "texte": "HABITATIONS A BON MARCHÉ\nDE LA VILLE DE PARIS\n\nUn groupe important d'immeubles vient\nd'être terminé, boulevard de l'Hôpital à Pa-\nris. Commandés par la ville de Paris aux ar-\nchitectes Charlet et Perrin, ces immeubles\nsont conçus suivant les dispositions généra-\nles ci-après :\nLE TERRAIN mis à la disposition des ar-\nchitectes, a la forme d'un trapèze, dont la\nbase serait formée par le boulevard même.\nLa superficie totale : 7,669 m \\ La surface\nbâtie étant de 3,632 m 2, celle des jardins et\ncours est de 4,037 m', soit 53 0/0 de la\nsurface totale.\nLES FAÇADES ont un développement\ntotal de 3 1 0 m. réparti comme suit : façade\ndu boulevard, 93 m. 68; façade sur la rue\nCampo-Formio 110 m. 27; façade sur la rue\nPinel 103 m. 96, en mitoyenneté (partie\nsupérieure du trapèze) : 51 m. 2 7.\nL'examen du plan écrit A. Goissaud\ndans l'étude consacrée à ces habitations,\nparue à « La Construction Moderne »\n(12 septembre 1926) permettra de se\nrendre compte de l'heureuse disposition\nadoptée par les auteurs qui ont pu obtenir\nle maximum d effet et d'utilisation d un ter-\nrain quelque peu irrégulier en se conformant\nà un programme qui leur imposait aussi de\nvastes séparation permettant une large aéra-\ntion à un groupe aussi populeux. »\n« Dans la composition du plan les archi-\ntec es se sont bien efforcés de faire pénétrer\naussi largement que possible le soleil dans\ntoutes les parties du bâtiment. Toutes les\ncours ccimmuniquent entre elles et la circula-\ntion de l'air est activée par celte grande ar-\ntère axiale de 17 m. 96 de largeur ouverte\nsur le boulevard de l'Hôpital, par l'entrée\nprincipale.\nD'autre part, les cinq cours transversales\nqui ont 10 m. 25 de largeur, sont ouvertes\nau mi di sur la rue Pinel. »"}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": "99", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.1.9", "debut_caractere": 234, "fin_caractere_exclue": 1314, "texte": "Tous les logements reçoivent les rayons\ndu soleil et bénéficient d'une ventilation\nconstante, grâce à la disposition de leurs piè-\nces aux faces opposées du bâtiment.\nCeux-ci sont desservis par 25 escaliers.\nLes rez-de-chaussée bordant les rues et le\nboulevard sont affectés à 38 boutiques.\nSignalons aussi la « garderie d'enfants »\ncomposée d'un vestibule d'entrée, 2 grandes\nsalles, lavabos, baignoires, et waLers pouir les\npetits, un dortoir et un bureau pour la di-\nrectrice.\nLES LOGEMENTS sont au nombre de\n408, répartis comme suit :\n1 2 logements de 4 pièces, 209 logements\nde 3 pièces, 135 logements de 2 pièces, 52\nlogements de 1 pièce, avec cuisine, entrée\ne; water.\nChaque pièce habitable a une surface va-\nriant de 1 0 à 14,80 nv (au lieu des 9 nv\nexigés par les règlements).\nLa hauteur des rez-de-chaussée est de\n3 m. 26; du premier étage, 2 m. 80; des éta-\nges suivants, 2 m. 70; du 6e étage, 2 m. 35.\nLe mode de construction est à peu près\nidentique à celui employé à la Cité-Jardin de\nSuresnes. (Voir «La Cité» n° IV. page 48.)\nCaves en meulières, plancher haut des"}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "100", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.1.10", "debut_caractere": 57, "fin_caractere_exclue": 1558, "texte": "caves, rez-de-chaussée et ler1er étage en béton\narmé, piles de façade en pierre et ciment\narmé, autres parties des façades en briques,\nescaliers en ciment armé (murs à carreaux\nde faïence).\nLE PRIX DE REVIENT DE LA CONS-\nTRUCTION est évalué à 1 7 millions de\nfrancs environ y compris les travaux de con-\nsolidation en carrière, les puits en béton\n(20 m. de profondeur en moyenne).\nM. A. Goissaud termine son in éressante\nétude par une critique favorable de la com-\nposition architecturale des immeubles.\nPour nous, nous n'apprécions guère cette\npartie des travaux des architectes qui rap-\npelle fort pour la forme, les réalisations de la\nCité-Jardin de Suresnes et d'une manière\ngénérale le « style » banlieue parisienne.\nSans parler des heureuses dispositions et\ndes solutions intéressantes au point de vue\ntechnique, nous ne trouvons aucun plaisir\ndans ces façades encadrées d'éléments hété-\nroclites, de jeux de briques souvent mes-\nquins, qui achèvent de gâter le très minime\njsouci précisément de composition ar-\nchitecturale.\nA comparer, par exemple, avec les derniè-\nres (réalisations de Bruno Taut à Berlin, les\ntravaux publics accomplis en Hollande, en\ngénéral, et même chez nous avec certaines\noeuvres identiques, de nos meilleurs archi-\ntectes, auteurs d'immeubles importants\n(Francken, Hoste, Eggericx, Bourgeois, et\nd'autres).\nComposition pour composition, les réali-\nsation des H. B. M. du boulevard de l'Hô-\npital accusent une formelle faillite des restes\nde l'ornement en architecture."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1927-03-01-c008", "article_bluemountain": "bmtnaac_1927-03_01#c008", "volume": "bmtnaac_1927-03_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "98", "page_fin": "98", "image_debut": 8, "image_fin": 8, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.2.2.4.1", "titre_corps": "D'après la « Construction Moderne », 12 septembre 1926", "titre_sommaire": "D'après la « Construction Moderne », 12 septembre 1926", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 8, "page_imprimee": "98", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.1.8", "debut_caractere": 1777, "fin_caractere_exclue": 1891, "texte": "Groupe H. B. M., à Paris.\nMM. Charlet et Perrin, Architecte\nD'après la « Construction Moderne », 12 septembre 1926"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1927-03-01-c009", "article_bluemountain": "bmtnaac_1927-03_01#c009", "volume": "bmtnaac_1927-03_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "99", "page_fin": "99", "image_debut": 9, "image_fin": 9, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.2.2.4.2", "titre_corps": "Plan schématique de l'ensemble du groupe, d'après un plan paru dans la « Construction Moderne », 12 septembre 1927", "titre_sommaire": "Plan schématique de l'ensemble du groupe, d'après un plan paru dans la « Construction Moderne », 12 septembre 1927", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 9, "page_imprimee": "99", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.1.9", "debut_caractere": 57, "fin_caractere_exclue": 232, "texte": "Groupe H. B. M., à Paris. MM. Charlet et Perrin, Architectes\nPlan schématique de l'ensemble du groupe, d'après un plan\nparu dans la « Construction Moderne », 12 septembre 1927"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1927-03-01-c010", "article_bluemountain": "bmtnaac_1927-03_01#c010", "volume": "bmtnaac_1927-03_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "100", "page_fin": "100", "image_debut": 10, "image_fin": 10, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.2.2.5", "titre_corps": "LE « BAUHAUS » DE DESSAU. La", "titre_sommaire": "LE « BAUHAUS » DE DESSAU. 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La\nnouvelle réalisation de 1* architecte Walteor\nGropius est assurément capitale dans son\nœuvre.\nDes formes éminemment architecturales,\nrendues doublement vivantes par une tech-\nnique audacieuse et avertie.\nLa revue « Bouwkundig Weekblad en Ar-\nchitectura » publie de surprenantes photo-\ngraphies de ce travail considérable, qui fait\nle plus grand honneur à l'architecte et à la\nville de Dessau, désireuse de posséder, à\nl'instar de Weimar, son école d'architecture.\n« La Cité » (reviendra prochainement, et\nplus en détail, sur cette production superbe\ncie la jeune architecture allemande.\nIl y aurait encore matière à considérations\namèies sans doute pour nous sur la\nmanière dont on envisage l'effort constructif\nen Allemagne, et les maigres budgets qu'on\naccorde à cet effort chez nous. Mais nous\nn'approfondirons pas. Nous savons à quelles\nproductions vont ces maigres budgets.\nLE ZONING INDUSTRIEL est plus que\njamais à l'ordre du jour. « Le Mouvement\nCommunal » (31 décembre 1926) s'en oc-\ncupe encore au double point de vue de la\nprospérité et de la salubrité des centres ur-\nbains.\nLa revue rapporte brièvement la réunion\nspéciale qui s'est tenue récemment, et à la-\nquelle a pris part l'Union des Villes et Com-\nmunes belges.\nL'assemblée a décidé l'élaboration d'un\nrèglement-type du zoining industriel « dans\nlequel chaque commune intéressée pourra\npuiser les éléments à introduire dans ses rè-\nglements ».\nAu préalable, il sera procédé à un exa-\nmen des méthodes en vigueur à l'étranger.\nUne conférence a eu lieu le 1 2 janvier, à cet\neffet, au siège de l'Union des Villes,, rue de\nla Régence, 3bis, Bruxelles. Nos collabora-\nteurs MM. Van dar Swaelmen et Verwilghen\ny ont fait un exposé général de la question."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1927-03-01-c011", "article_bluemountain": "bmtnaac_1927-03_01#c011", "volume": "bmtnaac_1927-03_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "101", "page_fin": "104", "image_debut": 11, "image_fin": 32, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.2.2.6", "titre_corps": "A PROPOS DE LA JONCTION", "titre_sommaire": "A PROPOS DE LA JONCTION", "signature_source": "X", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 11, "page_imprimee": "101", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.1.11", "debut_caractere": 56, "fin_caractere_exclue": 3799, "texte": "A PROPOS DE LA JONCTION\n\nL'abandon du travail n'est, paraît-il, pas\ndéfinitivement acquis. Un certain nombre de\npersonnalités compétentes, ou presque, ou\nmême pas du tout vont avoir à donner\navis sur la question.\nBi en que cet avis, à proprement parler, ne\nnous intéresse pas, nous croyons pouvoir ex-\ntraire quelques passages d'un rapport publié\npar la presse quotidienne, et dont l'auteur,\nM. Max Hallet, donna lecture à la Section\nCentrale chargée de l'examen du projet\nd abandon de la dite jonction.\nD après le rapporteur, l'achèvement du\ntravail nécessiterait ainsi qu'on sait\n500 millions et 1 0 années de travail.\nOr, la jonction n'est pas une nécessité,\npuisqu'il existe une liaison entre les voies fer-\nrées du Nord et du Sud du pays.\nLe rapporteur examine ensuite le problème\ndes gares actuelles « à rebroussement ». Les\ninconvénients que ces gares présentaient sont\naujourd'hui, au point de vue de l'utilisation\nintensive, fortement atténués et même sup-\nprimés par les aménagements rationnels in-\nventés par les Anglais.\nCeux-ci ont résolu ces problèmes avant\nnous, parce qu'ils ont été obligés de faire\nface à des trafics importants dans des gares\nterminus de faibles dimensions. Dans la gare\nde Liverpool-street, à Londres, on fait partir\nun train suburbain 6 minutes après son arri-\nvée, de sorte que pendant les heures de grand\ntrafic, une voie suffit à un train toutes les\ntrois minutes et à 20 trains par heure. Si l'on\naffecte à ces trains 1 0 voies avec 5 trottoirs\npendant deux heures, on obtient un trafic de\n400 trains, soit plus que le trafic actuel de\nla gare du Nord en 24 heures. Les gares an-\nglaises ont une utilisation bien plus considé-\nrable que les gares allemandes qui sont tou-\ntes démesurées. Liverpool-street, avec ses\n18 voies, suffit àun trafic plus important\nque celui de Leipzig. On a fait observer que\ncette gare serait une gare suburbaine. Mais\nla banlieue de Londres s'étend au moins à\n50 minutes de chemin de fer de la capitale.\nA Bruxelles-Nord, on peut installer 18 et\nmême 20 voies, dans des conditions d indé-\npendance bien meilleures que les 16 voies\nactueHes, en remaniant l'aménagement sur\nplace et au* niveau actuel, sans faire de nou-\nvelles acquisitions et en utilisant les terrains\nde l'Etat à front des rues du Progrès et de\nBrabant.\nLa Jonction existe\nM. Max Hallet constate ensuite que la\nJonction existe par la ceinture cuest, dont\n! Administration a prévu l'amélioration et la\nmise à quatre voies. De plus, la ligne Schaer-\nbeek- Ha! donnera une seconde jonction non\nseulement entre le Nord et le Sud, mais aussi\nentre le Luxembourg (gare du Quartier Léo-\npold) et le Sud, par Watermael-Hal. C'est\npar ces deux ceintures que la liaison sera le\nmieux réalisée; elle permettra l'organisation\nde tous les trains vers les grandes villes du\npays et le passage des grands internationaux\nà travers la Belgique.\nL'exécution des travaux\nM. Max Hallet souligne les dangers que\nla création du tunnel pourrait entraîner :\nLes tunnels doivent être exécutés à flanc\nde coteau dans des terrains où domine la for-\nmation yprésienne. Les nombreux sondages\neffectués sur le tracé l'ont été par tubages. Ils\nne peuvent évidemment donner d indications\nau point de vue hydrologique. C'est, en\neffet, lorsque la fouille est ouverte que l'on\npeut se rendre un compte exact de la mobi-\nlité des sables mis à nu. Aussi, est-il impru-\ndent de se baser sur les résultats de simples\nsondages pour affirmer, comme le fait la\nnote de 1 909, « qu'en aucun point de la zone\noccupée par le tracé, il ne se rencontre de\nterrains boulants ».\nLa présence de sables boulants s'est au\ncontraire révélée au cours de l'exécution des\ntravaux de la gare centrale et à l'emplace-\nment de la caserne Elisabeth. Malgré les pré-"}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "102", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.1.12", "debut_caractere": 57, "fin_caractere_exclue": 4034, "texte": "cautions prises lors de 1 assèchement de la\nplate-forme de la gare centrale par rabatte-\nment de la nappe aquifère, les bâtiments de\nl'Université libre situés à 75 mètres sont lé-\nzardés. A l'emplacement de l'ancienne ca-\nserne Elisabeth, avant même que les fouilles\nfussent arrivées à profondeur, 1 enlèvement\ndes sables boulants a occasionné des fissures\ndans un bâtiment voisin des travaux.\nLes églises Sainte-'Gudule, de la Chapelle\net la Banque Nationale se trouvent dans des\nconditions plus défavorables que l'Univer-\nsité, au point de vue, soit de la proximité du\ntunnel, soit de la dénivellation, soit encore\nde leur masse. Est-ce à dire qu on doit crain-\ndre pour leur conservation? Il serait tout\naussi téméraire de l'affirmer que de prétendre\nqu'elles sortiront indemnes de l'exécution des\ntravaux, malgré toutes les ressources de la\ntechnique moderne dans l'art de construire.\nEt le rapporteur rappelle les incidents qui\nse sont produits lors du creusement du tunnel\nde l'avenue de Tervueren et où une centaine\nd'immeubles ont été atteints.\nLa convention avec la ville, de Bruxelles\nLe rapport analyse ensuite le projet de\nconvention à passer avec la Ville de Bru-\nxelles :\nLa Ville de Bruxelles s'engage à exécuter,\npour compte de l'Etat, l'aménagement du\nquartier de la Puterie et du quartier Sainte-\nElisabeh et prend, pour son compe, l'établis-\nsement d'une voie publique reliant la. gare\ndu Midi à l'église de la Chapelle. Dans ce\nbut l'Etat remet à l'Administration commu-\n»\nnale tous les terrains lui appartenant sur le\ntracé de la Jonction. Les terrains incorporés\naux voies publiques sont cédés gratuitement.\nLa Cité apporte de son côté les terrains d'as-\nsiettes des rues désaffectées et toutes les par-\ncelles acquises par elle pour compte de\nl'Etat.\nLes voies publiques devront être exécu-\ntées dans le délai de deux ans : délai porté\nà trois ans pour la voie publique reliant le\nMidi à la ville haute.\nLes terrains non incorporés dans les voies\npubliques seront réalisés au profit de l'Etat\npar les services communaux, les prix en étant\nfixés par une Commission mixte.\nEnfin, en vue de sauvegarder le panorama\ncertaines servitudes sont établies sur une par-\ntie des terrains du quartier de la Putterie.\nL'Etat garantit la Ville de Bruxelles con-\nre les réclamations éventuelles des proprié-\ntaires des immeubles acquis ou expropriés.\nCertains membres des sections et de la\nSection centrale ont regretté que l'on accor-\ndât une indemnité à la Ville de Bruxelles;\nc'est là un précédent dangereux. Cependant,\nles conventions intervenues avec la Ville de\nBruxelles obligeaient l'Etat à faire la Jonc-\ntion et à établir une gare centrale. De plus,\nle centre de la ville a été démoli depuis de\nnombreuses années et laissé à l'abandon; la\nVille a été dans l'impossibilité de construire\nmême sur les terrains lui appartenant et a\nsubi de ce chef des pertes considérables\n(droits de bâtisse, impôts et taxes diverses,\nfournitures d'eau, de gaz et d'électricité).\nIl est donc juste de l'indemniser.\nCette indemnité consiste d'ailleurs dans\nl'abandon de certaines parcelles pour réta-\nblissement de voies publiques : l'Etat n'aura\ndonc rien à débourser.\nLa convention avec la Ville de Bruxelles\nest d'ailleurs indispensable pour assurer la\nmise en valeur des terrains à vendre, surtout\ndans les quartiers Elisabeth et de la gare\ncentrale. Si l'on devait revendre des terrains\nqui actuellement n'ont aucun accès direct à la\nvoirie, ils ne pourraient convenir qu'aux pro-\npriétaires voisins et ne rapporteraient que peu\nde chose, tandis que la création de cette voi-\nrie les mettra en valeur par le fait qu'ils seront\nà front de rue.\nOn a acheté, en tout, pour la Jonction, en-\ntre le boulevard du Jardin Botanique et le\nMidi : 12 hectares, 63 ares, 51 centiares.\nDans l'hypothèse de l'abandon de la Jonc-\ntion, il y a à revendre, entre les mêmes limi-\ntes : 1 2 ha, 08 a, 89 ca.\nEn conclusion, M. Max Hallet invita la\nChambre a décréter l'abandon de la Jonc-\ntion."}, {"page_pdf": 32, "page_imprimee": "104", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.1.32", "debut_caractere": 56, "fin_caractere_exclue": 1548, "texte": "Attendrons-nous longtemps encore?\nEt lorsque la décision sera prise et sup-\nposons même au mieux il restera à tirer\nparti tout simplement des nouvelles possibili-\ntés urbanistiques.\nVerrons-nous enfin s'unir, pour ce but, les\nesprits perspicaces, prévoyants, soucieux\nd'ordre et les hommes de bonne volonté?\nC'est le souhait que la Société Belge des\nUrbanistes et Architectes Modernistes a cru\nopportun d'énoncer, sans perdre de vue\nqu'il importait d'élargir encore le cadre de\nla question. Après avoir entendu et discuté\nl'exposé d'un de ses membres, l'architecte\nHoeben, elle a transmis aux Pouvoirs le vœu\nque soit mis au concours le plan d'aména-\ngement et d'extension de la capitale, at-\ntendu :\n1° Que la réglementation actuelle de la\ncirculation au centre de la ville n'est qu'une\nsolution transitoire, retardant des expropria-\ntions de jour en jour plus onéreuses.\n2° Que le projet de la ville pour l'utilisa-\ntion des terrains de la Jonction ne tient au-\ncun compte des besoins circulatoires actuels\net futurs, ni de liaison des faubourgs au cen-\ntre de la ville;\n3° Que ce projet, suite d'erreurs grossiè-\nres d'esthétique urbaine, méconnaît l'art de\nl'urbanisme.\nDe plus, la S. B. U. A. M. émet le vœu\nde voir l'opinion publique s'insurger contre\nl'incurie dispendieuse des « Pouvoirs » en\nmatière de tracé des villes.\nNos lecteurs trouveront dans le présent\nnuméro de « La Cité » une étude de l'archi-\ntecte Hoeben résumant les données princi-\npales de son important irapport.\n\nX."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1927-03-01-c012", "article_bluemountain": "bmtnaac_1927-03_01#c012", "volume": "bmtnaac_1927-03_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "104", "page_fin": "104", "image_debut": 32, "image_fin": 32, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.2.2.7", "titre_corps": "LA RECONSTRUCTION DE LOUVAIN.", "titre_sommaire": "LA RECONSTRUCTION DE LOUVAIN.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 32, "page_imprimee": "104", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.1.32", "debut_caractere": 1550, "fin_caractere_exclue": 2726, "texte": "LA RECONSTRUCTION DE LOUVAIN.\nM. Gaston Brunfaut publie un article sur\nla reconstruction de Louvain, dans « Le Do-\ncument » (sept-oct. 1926).\nAyant défini l'essentiel du mouvement de\nrégénération architecturale, issue des Berlage\net des Van de Velde, il acuse l'importance\ndes conceptions urbanistiques, axe des cons-\ntructions comme des reconstructions.\nPuis il s'indigne encore sur ce qui fut réa-\nlisé à Louvain, où l'occasion s'offrait, uni-\nque, « d'élaborer un ensemble et d'atteindre,\npar une rare création collective, à Tarchitec-\nture. Or, à Louvain, « on a manqué à tou\ntes les raisons de logique, de vie, et de\nbeauté, on a méconnu le vibrant aujour-\nd'hui; on a, par peur de l'inconnu, par pes-\nsimisme et retour à la tradition des styles,\nrejoint dans T écœurement et la banalité le\ncaractère petit bourgeois des faubourgs ».\nEt tout cela est fait à grand renfort d'ar-\ngent, rare aujourd'hui, mais jamais introu-\nvable quand il s'agit d'inutilités, de tape-à-\n-l'œil, et de sentimentalisme. Ainsi, à Lou-\nvain, la reconstruction « avoue ce digne len-\ndemain de guerre : dégénérescence et luxe,\ncommerce et vol, Spéculation, jouissance et\noubli largement étalé »."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1927-03-01-c013", "article_bluemountain": "bmtnaac_1927-03_01#c013", "volume": "bmtnaac_1927-03_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "65", "page_fin": "69", "image_debut": 13, "image_fin": 21, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.2.3", "titre_corps": "LES ET L'UTILISATION DES TERRAINS DE LA JONCTION NORD-MIDI", "titre_sommaire": "LES ET L'UTILISATION DES TERRAINS DE LA JONCTION NORD-MIDI", "signature_source": "J.-F. HOEBEN", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 13, "page_imprimee": "65", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.1.13", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1197, "texte": "LES TRANSFORMATIONS DE\nLA VILLE DE BRUXELLES\nET L'UTILISATION DES TERRAINS\nDE LA JONCTION NORD-MIDI\n\n(PLANCHES IV ET V)\nL'actuelle session du Parlement décidera de l'abandon de la\nJonction Nord-Midi et vraisemblablement consacrera une partie de\nson activité à l'examen de la convention à intervenir entre le Gou-\nvernement et la Ville de Bruxelles, concernant divers travaux d'uti-\nlité publique à exécuter sur les terrains expropriés.\nCes conventions auraient des conséquences néfastes, si les\nPouvoirs se bornaient à imposer à la Ville l'assainissement et l'em-\nbellissement de la capitale. Le projet présenté au public, il y a quel-\nques années, était de cette nature.\nSi on l'exécutait, Bruxelles ne serait pas plus préparé qu'il y a\nun siècle à l'augmentation de plus en plus considérable du nombre\nd'habitants, ni, par conséquent, à l'accroissement du trafic.\nA aucune époque de l'histoire du développement des villes, on\nn'a laissé subsister et multiplier aussi dangereusement les obstacles à\nla circulation et au développement de l'agglomération et fait preuve\nd'une telle incompréhension des manifestations économiques qui en\nrésultent. Nous nous trouvons ainsi, aujourd'hui, en face d'un"}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "66", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.1.14", "debut_caractere": 36, "fin_caractere_exclue": 2092, "texte": "important réseau de rues qui ne répondent plus à la fonction que\nl'on attend d'elles; d'artères créées sans autre but que de permettre\nle lotissement et la valorisation du sol ; de vieilles ruelles, de groupes\nd'habitations entassées au hasard, sans plan d'ensemble.\nLes facteurs ordre et hygiène sont absents.\nLes statistiques démontrent pourtant l'importance du déve-\nloppement industriel de l'agglomération bruxelloise.\nEn 1910, sur une population de 650,000 habitants, la main-\nd'œuvre utilisée se chiffrait à 150,000 contre 72,000 en 1896, soit\nune augmentation de 11 o p.c. pour un accroissement de population\nde 20 p.c. seulement.\nMême constatation au sujet des tramways : 100 voyages par\nan et par habitant en 1900, contre 341 en 1925.\nLes chiffres d'accroissement de la population ne sont pas moins\néloquents : 425,000 en 1880, 800,000 en 1925.\nAu centre de la ville, la densité circulatoire générale suit un\nmouvement ascensionnel; les mesures prises par les autorités en vue\nde régler la circulation ne seront jamais que des moyens de transition\nà efficacité limitée.\nLe noyau central de l'agglomération atteindra sous peu un\ndegré de congestionnement tel, que la Ville ne pourra faire face aux\ndépenses énormes que l'adaptation du réseau artériel, aux besoins du\ntrafic, exigera.\nIl est donc évident que le problème complexe et vaste qui se\npose, devra être résolu en prévision de l'avenir par l'étude complète\net simultanée de toutes les questions qui, tôt ou interviendront:\ncirculation générale, tramways ,métros, zonings, hygiène, etc., etc.\nDans le plan régulateur qu'on établira ainsi, devront s'incor-\nporer jusqu'aux moindres tracés d'alignements et de lotissements;\nau lieu de s'arrêter aux confins d'une commune, ce plan sera conçu\npour l'agglomération entière, et tiendra compte de l'attraction\nqu'opère celle-ci sur les communes suburbaines et sur les villes satel-\nlites : Vilvorde, Tervueren, Hal.\nCes considérations d'ordre général sont donc très loin de l'idée\nde faire serpenter au travers de la ville un « joli » boulevard qui"}, {"page_pdf": 19, "page_imprimee": "67", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.1.19", "debut_caractere": 36, "fin_caractere_exclue": 1917, "texte": "n'aurait d'autre but que l'exploitation des terrains expropriés pour\nla jonction.\nAussi faut-il que l'opinion publique s'insurge contre la création\nde monstres urbanistiques et d'erreurs aussi grossières que celles que\nnous allons relever en examinant le projet au point de vue de la\ncirculation et de l'esthétique urbaine.\nQuel que soit le point des faubourgs de l'Est d'où vous abordez\nla ville pour vous rendre au quartier des affaires et du commerce,\nvous rencontrez un enchevêtrement de rues tortueuses quasi imprati-\ncables à la circulation.\nL'aménagement des quartiers de la Puterie, des places de la\nJustice et de la Chapelle donnait pourtant l'occasion de prévoir et\nde réserver la possibilité de créer des voies à grande capacité circula-\ntoire vers les porte de Louvain, porte de Namur et porte Louise.\nD'autre part, la dépense que la Ville s'impose pour les expro-\npriations nouvelles en vue de la création d'un boulevard Gare du\nMidi-Chapelle, est superflue au point de vue circulatoire, et pourrait\nêtre reportée avantageusement à d'autres fins; par exemple, le décon-\ngestionnement de la Place Rogier par la création d'une large artère\ns'embranchant symétriquement au boulevard du Nord et se dirigeant\nvers les quartiers du Marais et de la Puterie.\nLes solutions données au raccord de la porte de Schaerbeek à la\nrue de la Loi ne sont pas moins désastreuses; le boulevard de Schaer-\nbeek déverserait sa circulation d'une part, par une voie perçant la\ncité industrielle et aboutissant d'une manière des plus défectueuses à\nla Place de Brouckère, en empruntant la rue du Fossé-aux-Loups,\ndont l'élargissement onéreux risque de ne pouvoir jamais être exécuté;\nd'autre part, il aboutirait au goulot, déjà impraticable aujourd'hui,\nde la rue de l'Ecuyer, artère plus défectueuse encore que le Fossé-\naux-Loups.\nLe raccord de la rue de la Loi au Marché-aux-Poulets présen-"}, {"page_pdf": 20, "page_imprimee": "68", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.1.20", "debut_caractere": 36, "fin_caractere_exclue": 2143, "texte": "ferait la même solution vicieuse; l'accroissement de la circulation\ndu Treurenberg vers le centre de la ville aboutirait tôt ou tard à\nl'expropriation d'une partie de la paroi Nord de la Grand'Place. La\ndémolition de cet écran serait un acte de vandalisme et d'aveugle\nignorance, étant donné la nécessité de cette paroi et l'importance du\nMarché-aux-Poulets comme transition entre la ville future et la\nGrand'Place.\nSi les solutions circulatoires proposées par nos édiles sont mal-\nheureuses, les solutions esthétiques qu'ils ont conçues le sont encore\ndavantage; le projet tout entier serait déjà condamnable de ce seul\npoint de vue. Les tracés proposés méconnaissent l'art de l'urbanisme.\nOr ,c'est précisément cette science du tracé des villes qui fait la beauté\ndes rares artères bien conçues que possède la capitale : les boulevards\nextérieurs, ceux du centre, le quartier Léopold, la place et la rue\nRoyale, etc.\nLa beauté de ces artères, pourtant de styles et de rythmes dif-\nférents, est issue d'un même principe fondamental d'ordre et d'har-\nmonie, équivalant, dans le domaine musical, à la « phrase harmo-\nnique », suite d'accords dont la cadence et le rythme déterminent\nle style.\nC'est ici qu'interviendraient efficacement les servitudes archi-\ntecturales et le Zoning des hauteurs, pour doter la ville d'ensembles\nd'architecture équivalents, en beauté, à ceux de Paris (rue de Rivoli),\nNancy (les célèbres places), et Bruxelles (quartiers du Parc).\nLe Zoning des hauteurs contribuera non seulement à l'esthé-\ntique des quartiers, mais à l'ensemble panoramique de la ville, dont\nil réserverait les points de vue et les mettrait en valeur par des avant-\nplans architecturaux plus intéressants que des dômes à la manière\nSociété Générale ou des attiques genre école de la rue des Ursulines.\nAprès ces considérations d'esthétique générale, analysons un\ndétail dont l'administration se félicite certainement d'avoir trouvé la\nsolution : le dégagement de l'église de la Chapelle, qui, suivant le\nprojet, se trouverait placée au milieu d'un espace libre comparable,\nen dimensions, à la place Poelaert."}, {"page_pdf": 21, "page_imprimee": "69", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.1.21", "debut_caractere": 32, "fin_caractere_exclue": 1750, "texte": "Lorsqu'on dégage ainsi un monument sous prétexte d'adapter\nses abords aux besoins nouveaux de la Cité, on crée généralement\nun anachronysme entre ce monument et la physionomie des rues\nnouvelles; l'on oublie que c'est le volume de l'édifice et son caractère\narchitectonique qui doivent déterminer l'importance de l'espace qui\nl'entoure, de même que sa destination détermine l'importance des\nvoies d'accès à cet espace.\nMais dans le cas qui nous occupe, il y a lieu de resserrer l'édifice\ndans un cadre plus adéquat à ses proportions et de réparer la brèche\nhideuse formée par la place de la Chapelle.\nCet exemple prouve clairement que sur la complexité du pro-\nblème urbanistique, des subtilités esthétiques se greffent; elles ne\npeuvent être résolues que par un technicien urbaniste. Si l'on veut\nmettre un terme aux aberrations qui lèsent la logique et l'esthétique,\nil est indispensable qu'un plan d'ur\ncapitale soit mis au concours.\nC'est d'ailleurs ce qu'ont fait, en pareil cas, toutes les grandes\ncapitales du monde : Paris, Zurich, Berlin, Barcelone, et plus de\ncinquante autres; Bruxelles même, en 1818, mit au concours la\ncréation de somptueux boulevards sur l'emplacement des vieux\nremparts désaffectés, boulevards dont la ville ne peut que s'enor-\ngueillir.\nToutes les belles œuvres urbanistiques de notre cité sont des\ncréations d'artistes éminents ; les boulevards du centre dus à l'archi-\ntecte-urbaniste SUYS, le Parc, à ZINNER, et ses abords à\nGUIMARD.\nN'hésitons donc pas à faire appel aux compétences en instituant\nun concours public, qui donnerait une solution rationnelle et défini-\ntive, en même temps, à l'utilisation des terrains de la Jonction et à\nl'aménagement de la capitale.\n\nJ.-F. HOEBEN."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1927-03-01-c015", "article_bluemountain": "bmtnaac_1927-03_01#c015", "volume": "bmtnaac_1927-03_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 15, "image_fin": 15, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.2.3.2", "titre_corps": "Le Supplément de la Revue la Cité. Vol. : VI. Num. 7.", "titre_sommaire": "Le Supplément de la Revue la Cité. Vol. : VI. 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Num. 7."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1927-03-01-c019", "article_bluemountain": "bmtnaac_1927-03_01#c019", "volume": "bmtnaac_1927-03_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "70", "page_fin": "75", "image_debut": 22, "image_fin": 29, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.2.4", "titre_corps": "LE STADE — PLAGE — SPORTS NAUTIQUES", "titre_sommaire": "LE STADE — PLAGE — SPORTS NAUTIQUES", "signature_source": "Raph. VERWILGHEN, Ing. C. C", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 22, "page_imprimee": "70", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.1.22", "debut_caractere": 36, "fin_caractere_exclue": 1831, "texte": "LE CENTRE RECREATIF DE LA\nVILLE DE DUISBOURG (ALLEMAGNE)\nSTADE — PLAGE — SPORTS NAUTIQUES\n\n(PLANCHES I, 11, III)\nTrop longtemps l'industrie nous est apparue comme une enne-\nmie de l'esthétique et de l'hygiène. Ruskin et ses contemporains\nromantiques voyaient dans l'industrialisme le grand destructeur des\nbeautés de la nature, dans l'usine, l'antre où l'humanité s'étiole et\ns'épuise.\nMais l'homme, après avoir été victime de la machine, en devient\nlentement le maître. Il domine les forces qu'il a déchaînées. Ce qui fut\nun mal est en voie de devenir une source de progrès social.\nSi réellement on le voulait, rien ne s'opposerait à ce que nos\nrégions industrielles, malgré l'tisine, soient à tous les points de vue\nsupérieures aux habitats agricoles du Moyen âge et aux groupements\nde main-d'œuvre familiale des villes de la Renaissance. Les « Cités-\njardins » anglaises nous laissent entrevoir le degré de perfection\nauquel les villes industrielles de l'avenir pourraient atteindre.\nCette révolution artistique et sociale sera partout consommée\nle jour où la grande industrie et la finance dont elle dépend seront\nconvaincues que le rendement économique est conditionné par une\npopulation ouvrière saine et heureuse.\nDuisbourg, une des trois grandes villes de la région industrielle\nde la Ruhr, offre un exemple magnifique d'activité industrielle unie\nà une culture physique intense.\nC'est l'industrie elle-même qui a rendu possible la création, aux\nabords de cette ville, d'un centre récréatif comprenant un stade, des\nplages, des installations pour sports nautiques. Des dragages exécutés\npar la firme Krupp dans un but utilitaire ont fait naître d'immenses\nlacs dont on a tiré parti pour le bien-être public. L'industrie a\naccompli, là encore, une de ces tâches cyclopéennes dont elle est"}, {"page_pdf": 23, "page_imprimee": "71", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.1.23", "debut_caractere": 32, "fin_caractere_exclue": 2269, "texte": "aujourd'hui coutumière et qui suscitent autant d'admiration que les\ntravaux d'Hercule, aux mérites desquels elles joignent celui de n'être\npoint légendaires!\nNé de l'industrie et conçu pour le bien-être physique d'une\npopulation industrielle, le centre récréatif de Duisbourg a un autre\nmérite encore : les problèmes urbanistiques et architecturaux que son\naménagement posait ont été résolus avec une impeccable virtuosité.\nLe sens de l'échelle et des proportions, la noblesse des accessoires\narchitectoniques, l'absence de toute fioriture, font du stade et de ses\nabords un spécimen remarquable d\nEn les contemplant, on songe invinciblement à un Versailles\ndont le mobile spirituel n'est plus le faste d'un grand roi, mais\nl'effort collectif en vue du bien-être et du développement eugénique\nd'une population industrielle.\nL'œuvre tout entière reflète l'esprit qui l'anime. La sévérité et\nle calme de cette vaste conception nous font entrevoir la beauté à\nlaquelle pourraient atteindre les ensembles réalisés à l'aide des formi-\ndables moyens de la technique moderne.\nMais en attendant ces grandes orchestrations de l'urbanisme de\ndemain, contentons-nous de souligner l'entreprise intelligente de\nla ville de Duisbourg et de son bourgmestre, le Dr. Jarres. Elle est\nd'un intérêt tel que nous n'avons pas cru superflu d'en donner une\ndescription détaillée; nous l'extrayons d'une brochure éditée par la\nmunicipalité, qui a bien voulu nous prêter les clichés qui l'accom-\npagnent.\nLa firme Krupp possédait à proximité des forêts de la ville de Duisbourg\nun domaine d'environ cent hectares; par suite des travaux de dragage exé-\ncutés dans le but de retirer du sol le sable et le gravier nécessaires aux entre-\nprises de cette firme, trois lacs qui occupent une superficie totale de\n50 hectares ont été créés en cet endroit, au cours de ces dernières décades.\nQuoique ces lacs, dénommés « Margaretensee, Bertasee et Barbarasee »\nn'étaient pourvus à la surface d aucun affluent ni effluent, ils renfermaient\nune eau propre et limpide, convenant particulièrement bien aux bains et à la\nnatation.\nIlis ont, en effet, été creusés dans un sol sablonneux traversé par un\ncourant d'eau souterrain qui dévale en permanence des hauteurs de la forêt"}, {"page_pdf": 24, "page_imprimee": "72", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.1.24", "debut_caractere": 35, "fin_caractere_exclue": 3590, "texte": "communale de Duisbourg et se dirige vers le Nord-Ouest pour se déverser\ndans le Rhin, dont le niveau, même en temps de crues, est moins élevé.\nDéjà avant la guerre, la firme Krupp et la ville de Duisbourg caressaient\nle projet d aménager ces espaces en vue de les rendre appropriés au délasse-\nment des habitants, et plus particulièrement de la jeunesse de Duisbourg. Ce\nprojet put être réalisé peu après La guerre : la firme Krupp fit don en 1919\ndes trois lacs et de vastes étendues riveraines à la ville, qui chjargea soni\ndirecteur du Service des Constructions, l'architecte- en chef Preziger, d éla-\nborer de vastes projets en vue de l'érection des Etablissements de Culture\nphysique; ceux-ci sont aujourd'hui partiellement réalisés.\nLe Stade, qui fut au temps de l'apogée de la culture grecque, le principal\nchamp d'entraînement de la mais tomba durant de longs siècles\ndans 1 oubli, ressuscita à la fin du siècle dernier, avec la renaissance des jeux\nolympiques. Alors qu'il en existait déjà dans différents pays, ce ne fut qu'en\n1914 que I on construisit en Allemagne, à Berlin, un Stade destiné à abriter\nles jeux olympiques qui devaient y avoir lieu en 1916. Après guerre, on a\ndiscuté la question de savoir si les temps difficiles autorisaient la construction\nde Stades ou bien s'il ne serait pas préférable de créer, à leur place, de petites\nplaines de jeu, moins coûteuses, et réparties en aussi grand nombre que\npossible dans les différents quartiers des villes. A Duisbourg les circonstances\nlocales étaient telles que la construction d'un Stade y était pleinement justifiée;\nil n'y a en Allemagne aucune autre ville qui possède autant de plaines de jeux\njudicieusement réparties. Dans ce centre sportif du Foobtall, la nécessité d une\nplaine impeccable pouvant recevoir plusieurs dizaines de mille spectateurs\nse faisait sentir. Grâce à la donation par la firme Krupp des espaces néces-\nsaires et grâce à la configuration particulièrement favorable du soi, une arène\nput être construite pour une somme relativement peu élevée.\nComme emplacement du Stade, on choisit la rive Nord du «Margaretesee»\ndans le but de le compléter par une installation de sport nautique. Pour le\nplan d'ensemble, on s'inspira du seul Stade existant à cette époque en Alle-\nmagne, celui de Berlin. Mais alors que celui-ci comprend, outre les pelouses\net la piste en cendrée, un vélodrome et un bassin de natation qui se trouvent à\n1 intérieur du Stade (ce qui présente quelques avantages, mais également de\ngraves inconvénients), on se contenta, à Duisbourg, à 1 instar de ce qui existe\nà Stockholm, d'aménager une pelouse, une piste en cendrée et des tremplins.\nOn ne pouvait songer en ces temps de compression des dépenses publiques à\nconstruire des édifices grandioses, comme à Stockholm; mais on créa, à peu\nde frais, une arène irréprochable et un vaste emplacement pour les spectateurs.\nA Berlin, on avait pu tirer profit d'un valonnement existant. A Duisbourg, un\ncreux fut créé artificiellement de façon fort simple en adoptant pourri empla-\ncement de l'arène un niveau en contrebas de deux mètres et en déversant\ntout autour de l'arène les terres draguées de manière à créer une digue de\n6 m. de hauteur, destinée aux spectateurs. Ces travaux commencèrent en\n1920 et en 1922 le Stade put être utilisé pour la première fois.\nLe sous-sol, se composant exclusivement de sable et de gravier, le\ndrainage efficace du terrain était assuré; c'est ainsi que la pelouse, aussi bien\nque la piste en cendrée, se distinguent d'installations similaires en ce que, meme"}, {"page_pdf": 25, "page_imprimee": "73", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.1.25", "debut_caractere": 32, "fin_caractere_exclue": 3167, "texte": "après plusieurs jours de pluies abondantes, elles sont praticables. La couche\nd humus qui recouvrait le sol fut soigneusement enlevée avant l'exécution\ndes travaux de dragage, mise en tas et répandue ensuite sur la plaine de jeux.\nLa piste qui, de 1 avis de la plupart des professionnels, est une deis\nmeilleures, se compose uniquement d un mélange de cet humus et de cendrées\nindustrielles.\nLe plan annexé indique l'emplacement, la disposition et la dimension de\ni arène. L'axe longitudinal a une direction Nord-Sud afin que les spectateurs\nde la tribune d'honneur, aménagée du côté Ouest, aient, Vaprès-midi, le soleil\nderrière eux. La plaine de football a la dimension réglementaire de 110 X\n70 mètres.\nLa piste circulaire a une longueur de 464 m. et 6 m. 5 de largeur, ce qui\nest suffisant pour 5 coureurs sur pistes délimitées. Les tournants se composent\nde demi-cercles de 43 m. de rayon. A l'intérieur se trouvent : du côté Est, la\npiste de 1 00 m. ; du côté Ouest, deux pistes pour sauteurs. Des emplacements\npour sauteurs se rencontrent également sur les pelouses en demi-cercle.\nLe Stade peut contenir aisément 40,000 spectateurs. Ce chiffre peut être\nconsidérablement dépassé en cas de grande affluence. Afin d'assurer de\npartout une bonne vue, les rangs sont disposés sur un talus raide; cette pente\naugmente vers le haut. Les places debout sont réparties sur 32 gradins, soit\nun gradin par rangée de spectateurs; les marches des escaliers d'accès sont à\nun niveau plus bas que celui des gradins correspondants : de la sorte, ces\nescaliers ne sont pas envahis par les spectateurs.\nUn grand portique d'accès, à l'Est, conduit à de spacieux locaux de\ntoilette et à une plaine d'exercice.\nLe « Margaretesee » qui voisine au Nord avec le Stade, est aménagé\npour les sports du bain et de la natation.\nAfin de créer une installation irréprochable à tous les points de vue, le\nlac a été vidé par pompage et maintenu à sec durant toute la durée des\ntravaux. Le radier fut approfondi uniformément au niveau de + 27 m. au-\ndessus du repère général; les produits de dragage furent lavés et triés; le\nsable pur, exempt de poussier et de pierres, fut répandu sur la rive du\n«Margeretensee» de manière à constituer un estran parfait. Ainsi furent formés\nsur la rive Nord-Est un estran sablonneux de 1 00 m., et au Sud et à l'Ouest\ndes estrans de 300 m. chacun, de sorte que la plage ainsi créée a une\nlongueur totale de 1,000 mètres.\nL'estran de la rive Nord a une largeur de 150 mètres, dont 45 mètres\nde pelouse, 65 mètres de sable et 40 mètres d'étendue d'eau peu profonde\nà l'usage des non-nageurs.\nLes deux autres estrans ont une zone sèche de 25 mètres de largeur et\nune zone de 20 mètres sous eau.\nEn résumé, l'estran à sec réservé aux bains d'air et de lumière a une\nsuperficie de 59,000 mètres carrés, l'estran sous eau réservé aux non-nageurs\na 28,000 mètres carrés. La superficie totale du « Margeretensee » est de\n70,000 mètres carrés et sa contenance est de 150,000 mètres cubes.\nComme nous l'avons signalé plus haut, un afflux constant d'eau prove-\nnant du lac voisin «Bertasee », dont le niveau est plus élevé de 40 centi-"}, {"page_pdf": 26, "page_imprimee": "74", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.1.26", "debut_caractere": 35, "fin_caractere_exclue": 3103, "texte": "mètres, est assurée au « Margaretensee » au travers du sous-sol sablonneux.\nAfin de maintenir le « Margaretensee » à un niveau constant et d'obtenir\nune eau encore plus pure et plus claire, on a aménagé dans l'angle Nord-\nOuest du lac un écoulement au moyen d'un canal se déversant dans le Rhin.\nLa vidange peut se faire facultativement de la surface des eaux au moyen\nd'un trop-plein ou à la partie la plus basse du lac. Grâce au trop-plein, le\nniveau de l'eau est maintenu à une hauteur invariable de + 30.1 m. au-dessus\ndu Repère Général. L'acqueduc de 60 cm. de diamètre évacue journellement\nde 10,000 à 15,000 mètres cubes d'eau; l'eau du lac est donc entièrement\nrenouvelée en 1 2 jours.\nLe « Margeretensee » est entouré d'une clôture de toile métallique.\nL'estran de la rive Nord-Est, le mieux ensoleillé, sert de bain commun et est\naccessible à tous moyennant paiement d'une minime taxe d'entrée. Deux bâti-\nments avec cabines pour le déshabillage, de 60X1 5 m. chacun, 1 un réservé aux\nhommes, l'autre aux femmes, se dressent sur les pelouses. Ces bâtiments\ncomprennent, outre les cabines, des armoires métalliques pour les vêtements\net un vestiaire. Ces installations permettent à plusieurs milliers de personnes\nde jouir des avantages de la plage.\nSur l'espace qui sépare les deux bâtiments om prévoit l'édification d'un\ntroisième local qui comprendra une habitation pour le Directeur des Bains\net des salles où les baigneurs pourront prendre des rafraîchissements.\nLes deux autres plages seront mises à la disposition des Sociétés de\nNatation de Duisbourg et des cercles de gymnastique et de sport.\nSur la rive Nord du « Margaretensee » a été aménagée, en connexion\navec le Stade voisin, une installation pour les professionnels de la nage. Ce\nstade comprend une piste pour nageurs, une tourelle à tremplins, l'arène des\njoueurs de water-polo et trois bassins d'entraînement.\nLa piste pour nageurs a 100 m. de longueur sur 25 m. de largeur et\nune profondeur d'eau uniforme de 2 m. 50. Ole est limitée du côté des\nspectateurs et sur les deux côtés courts par des murs en béton, du côté du\n« Margaretensee » par une digue en béton de 2 m. de largeur. Le but se\ntrouve à droite des spectateurs, du côté Ouest; à partir de 3 h. 1/2 de l'après-\nmidi, ceux-ci ont le soleil dans le dos. C'est le long du but que se trouve le\ntrop-plein dont il a été question plus haut. Celui-ci s'étend sur toute la largeur\nde la piste, soit sur 25 mètres, de manière à ce qu'on ne puisse en aucun\npoint ressentir un courant d'eau. D'ailleurs le trop-plein pourrait être fermé\nau moment des fêtes sportives.\nLa piste pour nageurs est divisée, au moyen de neuf cordes en liège, en\nhuit pistes de 3 mètres de largeur chacune. Les cordes en liège se composent\nde câbles en fil de fer étamé de 5 mm. sur lesquels on a enfilé très près les\nuns des autres, des bouchons de 4 cm. de diamètre. Etant donné que les\ntremplins, le water-polo et les bassins d'entraînement se trouvent en dehors\ndu bassin de natation proprement dit, les cordes en liège peuvent rester en\nplace durant l'été."}, {"page_pdf": 29, "page_imprimee": "75", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.1.29", "debut_caractere": 36, "fin_caractere_exclue": 2887, "texte": "Le start a lieu d'une plateforme de 25 m.de long et de 1.50 m. de largeur,\ntransversale à la direction du bassin. Elle est construite en acier, comme un\npont roulant, et se meut sur des voies de roulement disposées sur les côtés\nlongitudinaux du bassin. En général, la plateforme se trouve contre le mur\nterminal Ouest, distant de 100 mètres plus la largeur de la plateforme, soit\n101 m. 50 du but situé à l'Ouest. Mais si Von désire se servir du bassin pour\ndes courses de 50 mètres, distance qui, ces derniers temps, a été jugée préfé-\nrable même pour des courses de 1 00 mètres et plus, la plateforme est avancée\nde 50 m. en quelques minutes de temps, au moyen d une commande méca-\nnique.\nOn réalise de la sorte deux pistes de 50 mètres chacune. La plateforme\npeut être placée à toute autre distance du but, soit par exemple à 1 00, 5 5 ou\n5 yards ou à 28 m., afin de délimiter une arène pour le water-polo. La\nplateforme est pourvue d'une paroi verticale en bois qui descend de 1 mètre\nsous l'eau, de manière à ce que le départ puisse être exécuté comme d un\nmur massif. Les neuf cordes en liège passent au travers de cette paroi dans\ndes guides spéciaux; on peut de la sorte déplacer la plateforme de départ à\nvolonté, sans devoir enlever les filins en liège.\nL'installation des tremplins se trouve en dehors de l'arène nautique du\ncôté du but, visible en tous temps par les spectateurs. Elle est pourvue de\ndeux tremplins à 1 m. et deux à 3 m., deux plateformes à 5 m., d une à\n7 m. 50 et d'une à 1 0 m. de hauteur. La tour est construite en béton armé.\nLa profondeur d'eau, à sa base, est de 5 mètres.\nLe bassin d'entraînement pour water-polo a 30 m. X 20 m. et 2 m. 50\nde profondeur et est limité de toute part par des digues en béton.\ni Les trois jbassins d'entraînement ont 20 m. de longueur, Bm. de\nlargeur et une profondeur allant de 0.6 à 1 m. 20. Ils sont également entourés\nde digues en béton.\nIci F emplacement des spectateurs comporte dix-huit cents places assises\net 2,500 places debout.\nDe vastes locaux de toilette se trouvent des deux côtés de l'arène\nnautique. . . ,\nAlors que le « Margaretensee » est réservé exclusivement aux bains et\nà la natation, les lacs « Berta » et « BarbaTa » serviront aux spolrts de\nl'aviron, de la pagaie et de la voile.\nUn abri pour canots est construit sur la rive Sud-Ouest du « Bertasee »,\nd'autres abriteront ultérieurement les périssoires et les barques à voiles. On\nprojette également la création d'une pièce d'eau de 2,000 m. sur 100 m.\npour régates. ,\nC'est le service municipal des constructions de Duisbourg, en collabo-\nration avec le service technique, qui a dressé les plans et assuré I exécution\nde F ensemble des installations. Nommons parmi les auteurs les architectes\net ingénieurs Preziger et Dr Dieter et leurs collaborateurs Prof. Geissler et\nHalke.\n\nRaph. VERWILGHEN, Ing. C. C."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1927-03-01-c020", "article_bluemountain": "bmtnaac_1927-03_01#c020", "volume": "bmtnaac_1927-03_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 27, "image_fin": 27, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.2.4.1", "titre_corps": "LA Supplément à la Revue LA CITÉ, Volume VI Numéro 7,", "titre_sommaire": "LA Supplément à la Revue LA CITÉ, Volume VI Numéro 7,", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 27, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.1.27", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 443, "texte": "PLANCHE V.\nLA JONCTION NORD = MIDI\nQuartier de la Putterie\nSituation actuelle\nSituation projetée\nEtat des choses existant depuis 15 années\nCliché LA CITÉ\nProjet proposé par la Ville de Bruxelles\net accepté par l'État pour le cas d'aban-\ndon de la jonction Nord=Midi\n(Reproduction d'une affiche placardée par les soins de l'Admini-\nstration communale de Bruxelles sur les murs de la capitale).\nSupplément à la Revue LA CITÉ, Volume VI Numéro 7,"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1927-03-01-c021", "article_bluemountain": "bmtnaac_1927-03_01#c021", "volume": "bmtnaac_1927-03_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 28, "image_fin": 28, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.2.4.2", "titre_corps": "LE Supplément à la Revue LA CITÉ. 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C. A. B. et d'un\ndélégué de la Société « Oméga », décerna à l'unanimité la prime de\n1,000 francs à M. P. De Meyer, architecte à Gand.\nLes cinq accessits, de 200 francs chacun, furent distribués dans\nl'ordre, à MM. G. De Smedt, d'Auderghem; E. Henvaux, d'Uccle;\nA. De Laet, d'lxelles; J. De Praetere et L. Pringels, de Bruxelles.\nL'objet de ce concours était « la réalisation d'une série de cinq\npetits dessins publicitaires mettant en valeur les avantages de la\ncharpente « Oméga ». Nous croyons ne pas nous tromper en remar-\nquant que ni l'un ni l'autre des deux premiers classés n'a présenté la\nsérie des cinq dessins requis. Au moins, ne furent-ils pas publiés.\n.\nToutefois, reconnaissons un intérêt au travail de M. De Meyer,\net surtout aux deux « blanc-et-noir » de M. G. De Smedt, qui\ntémoignent en tout cas d'une attractive fantaisie plastique sinon\npublicitaire.\nLE PRESENT NUMERO RENFERME\nSIX PLANCHES HORS - TEXTE."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1927-03-01-c023", "article_bluemountain": "bmtnaac_1927-03_01#c023", "volume": "bmtnaac_1927-03_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "105", "page_fin": "105", "image_debut": 33, "image_fin": 33, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.2.6", "titre_corps": "DE CONSTANTIN MEUNIER", "titre_sommaire": "DE CONSTANTIN MEUNIER", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 33, "page_imprimee": "105", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.1.33", "debut_caractere": 57, "fin_caractere_exclue": 3594, "texte": "MONUMENT AU TRAVAIL\nDE CONSTANTIN MEUNIER\nLa Société, Centrale d'Architecture de\nBelgique Société Royale a pris l'ini-\ntiative de réaliser pour le centenaire de l'ln-\ndépendance Nationale le « Monument au\nTravail » de Constantin Meunier.\nLes cinq figures et les quatre hauts-reliefs\nqui doivent composer le monument se trou-\nvent actuellement épars, les uns au Musée\nancien de Bruxelles, les autres dans l'atelier\nde l aurtiste défunt, où ils attendent toujours\nla lumière du soleil.\n« Le Monument au Travail doit être en\ncontact immédiat avec la foule, » il lui faut\nle plein air de la rue et non l'atmosphère\nlourde d'un musée, écrivait déjà Octave\nMaus en 1905. Vingt années ont passé et\nmalgré de louables efforts, la question n'a\npas fait un pas depuis.\nHélas! la situation financière actuelle de\nnotre pays ne permet pas d'augurer que le\nGouvernement puisse envisager avant long-\ntemps encore la réalisation de ce monument\nqui fut l'idée maîtresse de la vie du génial\nsculpteur.\nSeule une initiative ptrivée est donc capa-\nble par un effort collectif de maté-\nrialiser ce chef-d\" œuvre dans les circonstan-\nces critiques que nous traversons.\nC'est dans cette pensée et dans un but\ndésintéressé que la Société Centrale d'Archi-\ntecture de Belgique s'est attelée à cette réa-\nlisation, persuadée que l'édification du\n« Monument au Travail » dans notre capi-\ntale répondra aux plus chers espoirs du\ngrand artiste disparu et qu'il symbolisera\naux yeux des générations futures la géné-\nreuse part prise par le travail de notre peu-\nple laborieux l'effort de l'esprit et l'effort\ndes bras pour contribuer à faire la gran-\ndeur de la Belgique pendant le siècle révolu.\nIl évoquera, en outre, la vitalité artistique\nd'une époque de luttes vers un Art nouveau,\nqui ne fut pas sans grandeur :\nLa mission que le Comité s'est imposée\ncomporte :\n1° L'organisation d'un concours entre ar-\ntistes belges pour la conception architectu-\nrale du monument.\nL'ensemble architectural qui doit assem-\nbler les divers éléments de sculpture re-\nliefs et figures pour en faire un tout ho-\nmogène n'a jamais été définitivement établi.\nMeunier a étudié plusieurs projets mais il est\nmort sans s'être fixé à aucun d'eux.\n2° L'exécution du projet qu'aura désigné\nle jury.\n3° La récolte des fonds nécessaires à\ncette exécution par tous les moyens oppor-\ntuns tels que souscription publique en Bel-\ngique et à 1 étranger, organisation éventuelle\nd une tombola, d auditions musicales, vente\nd œuvres d'art offertes par leurs auteurs,\ncréation d'un timbre, frappe d'une mé-\ndaille, etc.\nLe comité est persuadé de répondre\nau vœu exprimé par la Chambre des Repré-\nsentants dans sa séance du 3 février 1923,\nainsi qu'en de multiples circonstances par\ntous les milieux intellectuels du pays.\nSon projet a d'ailleurs rencomtré par-\ntout d'enthousiastes encouragements :\nS. M. le Roi a daigné lui accorder son\nHaut Patronage et a bien voulu féliciter la\nSociété de son initiative.\nLes plus hautes personnalités ont marqué\nleur sympathie au projet.\nLe Comité, qui est présidé par l'architecte\nJoseph Caluwaert,, a pour Secrétaire Géné-\nral: Georges Hendrickx, architecte, 109, rue\nEmile Banning, à Bruxelles tél. 340,87; Se-\ncrétaire pour la presse : René Lyr, Homme\nde lettres, 18, avenue de la Sapinière à\nLicole, tél. 465.96.\nAdresser les souscriptions à M. F. Ney-\nrinck, architecte, administrateur-trésorier,\nrue Capouillet, 32, à Bruxelles, tél. 1 1 8,99,\nou faire un virement au compte chèques-\npostaux n° 186.577. « Monument au Tra-\nvail de Constantin Meunier »."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1927-03-01-c024", "article_bluemountain": "bmtnaac_1927-03_01#c024", "volume": "bmtnaac_1927-03_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "106", "page_fin": "106", "image_debut": 34, "image_fin": 34, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.2.7", "titre_corps": "CONCOURS PROVINCIAL D'ARCHITECTURE", "titre_sommaire": "CONCOURS PROVINCIAL D'ARCHITECTURE", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 34, "page_imprimee": "106", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.1.34", "debut_caractere": 57, "fin_caractere_exclue": 2775, "texte": "CONCOURS PROVINCIAL D'ARCHITECTURE\nLa province de Brabant a institué un con-\ncours annuel dans le but d'encouarger l'art\ndécoratif. 11 est successivement consacré à la\npeinture, à la sculpture, à l'architecture et\naux arts appliqués.\nLe concours sera, cette année, affecté à\nl'architecture. Il lui est attribué un prix de\n4,000 francs.\nPour ère admis au concours, les intéressés\ndoivent réunir les conditions suivantes, dont\nils auront à justifier :\n1 ° Etre Belges et être domiciliés dans le\nBrabant depuis trois ans au moins;\n2° N'avoir pas dépassé l'âge de quarante\nans àla date du ler1er septembre 192 7.\nLes œuvres devront être envoyées, avant\nle ler1er septembre 1927, au Gouvernement\nprovincial, rue du Chêne, 22, à Bruxelles\n(Bureau n\" 14).\nChaque œuvre restera la propriété de son\nauteur.\nLe lauréat ne pourra plus participer aux\nconcours suivants.\nProgramme :\nUNE MAISON DE RAPPORT à construire\nsur un terrain ayant une largeur à front de\nrue de douze mètres et une profondeur de\ntrente mètres.\nLe rez-de-chaussée devra être consacré à\nune destination commerciale (deux bouti-\nques) avec logement des commerçants; celui-\nci pourra se trouver à l'entresol.\nLes étages (trois étages) devront être\ncombinés pour des appartements à loyers\nmodérés, donc sans luxe, mais offrant tou-\ntef ois des recherches au point de vue du\nconfort et du goût.\nLa façade sera conçue avec souci de l'art\narchitectural.\nL'auteur devra tenir compte pour les hau-\nteurs d'étages, surface de cours, épaisseur\ndes murs et en général pour toutes les condi-\ntions d'hygiène et de sécurité, des stipula-\ntions du règlement sur les bâtisses de la Ville\nde Bruxelles.\nL'auteur a lia liberté du choix des maté-\nriaux à mettre en œuvre; il donnera, toute-\nfois, la préférence aux matières exigeant\ndans la suite le minimum de frais d'entretien.\nIl sera présenté au Jury :\nDes plans à chaque niveau à l'échelle de\n2 centimètres par mètre;\nDeux coupes à la même échelle;\nUn ensemble de la façade à rue même\néchelle ;\nUn fragment de la façade principale à\nl'échelle de 5 centimètres par mètre;\nUne courte note explicative (5 pages ma-\nximum) .\nLes dessins devront être montés sur châs-\nsis ou colliés sur carton.\nLes dessins et notes ne porteront aucune\nindication renseignant le nom de l'auteur;\ndans l'angle inférieur droit, dans un rectangle\nde 0m.05 X 0m.02, l auteur inscrira un nom-\nbre composé de huit chiffres.\nCe nombre de huit chiffres sera reproduit\nsur une enveloppe fermée, contenant le nom\nde l'auteur, son adresse, son âge, etc., ainsi\nqu'une déclaration ainsi conçue :\n« Je déclare que le projet n° est\nmon œuvre personnelle et qu'elle a été con-\nçue par moi spécialement en vue du concours\norganisé par la Province de Brabant »."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1927-03-01-c025", "article_bluemountain": "bmtnaac_1927-03_01#c025", "volume": "bmtnaac_1927-03_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "107", "page_fin": "107", "image_debut": 35, "image_fin": 35, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.2.8", "titre_corps": "CONCOURS", "titre_sommaire": "CONCOURS", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 35, "page_imprimee": "107", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.1.35", "debut_caractere": 57, "fin_caractere_exclue": 3516, "texte": "CONCOURS\nVERVIERS. CONSTRUCTION D'UN\nMARCHE COUVERT. Le Conseil com-\nmunal de Verviers vient d'examiner les mo-\ndes de réalisation du projet de construction\nd'un marché couvert.\nIl a voté, à cet effet, un premier crédit de\n10,000 francs. Un concours entre architec-\ntes belges sera organisé pour l'élaboration\ndes plans.\nSOCIETE CENTRALE D'ARCHITEC-\n-IURE DE BELGIQUE. Résultats des\nconcours organisés en 1926 :\nConcours de relevé : Ire1re prime à\nM. Freyens, 500 fr. ; 2e prime à M. Del-\ncourt, 400 fr. ; 3e ptrime à MM. Sneiders et\nTh omisse, 300 fr.\nConcours de la Société Granitière du\nNord. Chapelle funéraiire : Ire1re prime à\nM. De Laet, 250 fr. ; Ire1re prime àM. Feyfer,\n250 fr. ; 26 prime à M, Serkyn; 2e pirime à\nM. Willi aime, 150 fr.\nMonument funéraire : Ire1re prime àM. De\nLaet, 150 fr. ; Ire1re ptrime à M. Declerc,\nIre1re prime àM. Stubbe, 150 fr. ; Ire1re prime à\nM. François, 150 fr.\nCONCOURS D'AFFICHES. La Socié-\nté Anonyme Bouchomneries Réunies informe\nMM. les artistes-dessinateurs qu'elle a établi\nle classement suivant parmi les participants\nà son concours d'affiches :\nler1er prix (1,000 francs). M. Veranne-\nman, 44, rue des Patriotes, Bruxelles.\n2e prix (750 francs). M. Corneel\nBeindeer, Capellen-lez-Anvers.\n3e prix (500 francs). M. Depraetere,\nrue du Lycée, 29, Saint-Gilles-Bruxelles.\n4e prix (250 francs). M. Maurice\nMahy, 44, rue du Taciturne, Bruxelles.\nLa Société remercie MM. les airtistes-des-\nsinateurs de leur participation.\nElle tient les projets non primés à leur dis-\nposition, et considérera les maquettes non\nréclamées au ler1er avril comme étant sa pro-\npriété.\nNous publioins ces renseignements à sim-\npie titre d information devant faire toutes\nnos réserves concernant l'organisation de ce\nconcours qui a été annoncé beaucoup trop\ntradivement pour que nous ayons pu le si-\ngnaler à nos lecteurs.\nUN CONCOURS D'ENSEIGNEMENT\nURBAIN venait d être ouvert à Miami, peu\nde temps avant la dévastation de la ville\npar le cyclone.\nCe concours, comprenant deux sections,\navait pour but d'équiper parfaitement l'ar-\ntère principale de la ville, Biscagni boule-\nvard, parallèle à la côte et couvrant une lon-\ngueur de 4 milles.\nLa première section traitait les objets sui-\nvants : Signaux standardisés et tourelles\nd'observation pour le contrôle du trafic. Ap-\npareils standardisés pour l'éclairage urbain.\nIndications de rues, devant faire partie des\nappareils d'éclairage, et bénéficier, le soir,\nde la lumière.\nLa deuxième section avait pour but la pré-\nsentation de projets de stations réservoirs\nd'essence, comprenant, outre le programme\nprécis d'offrir par les moyens les plus per-\nfectionnés l'essence aux véhicules, et ce sans\nembarras ni encombrement pour la circula-\ntion automobile ou pédestre, un bureau et\ndeux toilettes, un magasin d'accessoires au-\ntomobiles. Un étage réservé au logement\ndes employés était facultatif.\nCONCOURS INTERNATIONAL « SAL-\nTERIO ». Les manufactures de soie\n« Salterio », de Come (Italie), organisent un\nconcours entre les artistes du monde entier,\ndoté de 1 00,000 lires de prix, pour des des-\nsins à trois ou quatre couleurs destinés à être\nreproduits sur tissus de soie utilisés pour la\nconfection de cravates.\nCe concours sera clos le 15 mai 1927.\nLe jury, qui comprendra des personna-\nlités étrangères, sera présidé par le sénateur\nCorrado Ricci, ancien directeur dès Beaux-\nArts.\nPour les détails du concours, s'adresser à\nM. Guido Cassi, secrétaire, Viale Piave, 13,\nà Milan."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1927-03-01-c026", "article_bluemountain": "bmtnaac_1927-03_01#c026", "volume": "bmtnaac_1927-03_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "108", "page_fin": "109", "image_debut": 36, "image_fin": 37, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.2.9", "titre_corps": "CONCOURS POUR L'AMÉNAGEMENT DES ABORDS DU PALAIS DE JUSTICE DE BRUXELLES", "titre_sommaire": "CONCOURS POUR L'AMÉNAGEMENT DES ABORDS DU PALAIS DE JUSTICE DE BRUXELLES", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 36, "page_imprimee": "108", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.1.36", "debut_caractere": 57, "fin_caractere_exclue": 3454, "texte": "CONCOURS POUR L'AMÉNAGEMENT DES\nABORDS DU PALAIS DE JUSTICE DE BRUXELLES\nLe Concours d'idées « pour l'aménage-\nment urbain et l'institution d'une servitude\narchitectonique des constructions aux abords\ndu Palais de Justice de Bruxelles » est ouvert\ndepuis le 1 5 mars courant.\nIl est international et, vu le budget des\nTravaux Publics, institué « pour l'honneur »,\nc'est-à-dire que nos urbanistes, aptes à manier\nun aussi important problème, auront à se ju-\nger suffisamment récompensés par le seul\nclassement de leurs travaux.\nIl faut pourtant bien le dire au risque\nde passer pour désobligeants envers l'admi-\nnistration qui eut la louable initiative de ce\nconcours il est fâcheux qu'on n'ait pu\ntrouver même de quoi indemniser modeste-\nment les travaux des lauréats. Ceci en prin-\ncipe d'abord. Et puis, ce « concours pour\nl'honneur » nous apparaît encore être le si-\ngne de cette mentalité bien de chez nous\nqui juge l'œuvre de « l'artiste » (archi-\ntecte et urbaniste compris) comme acces-\nsoire, de très indirecte utilité, partant désin-\ntéressée.\nLe bâtisseur, qui édifie pour un particulier\nla prétentieuse villa rêvée, touche de beaux\nhonoraires. L'architecte ou l'urbaniste qui\n« ordonne » tels ensembles urbains dont\njouira esthétiquement et utilitairement\nla communauté, doit se considérer ample-\nment récompensé par « l'honneur ».\n« La communauté, dit-on, c'est -à - dire\npersonne ». A quoi l'artiste lésé pourrait\nrépondre : « L'honneur? A quel cours est\ncette monnaie? »\nTout cela est dommage, puisque tous, nous\nen pâtissons.\nVoici donc quelques détails extraits du pro-\ngramme même du concours :\nSur la proposition de la Commission du\nPalais de Justice, le Ministre des Travaux\nPublics, d'accord avec la « Société Centrale\nd'Architecture de Belgique » et la « Société\nBelge des Urbanistes et Architectes Moder-\nnistes », décide d'organiser un concours\nd'idées entre les architectes et urbanistes bel-\nges et étrangers pour Y aménagement urbain\net l'institution d'une servitude aTchitectonique\ndes constructions aux abords du Palais de\nJustice de Bruxelles.\nLes documents fournis aux concurrents\ncomprennent :\na) Un plan général de situation, des\nabords du Palais de Justice.\nb) Un plan à l'échelle de 2 millimètres\npar mètres, de la rue des Quatre-Bras et de\nla place Poelaert.\nc) Des vues photographiques du Palais de\nJustice.\nLes concurrents auront à fournir :\nUn plan à l'échelle de 5 millimètres par\nmètre, figurant tous les alignements à conser-\nver, à modifier ou à créer de part et d'autre\nde toutes les artères et espaces libres, avec\nindication des niveaux, conservés ou à modi-\nfier, s'il y a lieu.\nL'élévation à l'échelle de 1/2 centimètre\npar mètre de toutes les constructions à édifier\nle long des alignements proposés pour au-\ntant qu'ils fassent partie de la servitude consi-\ndérée.\nL'élévation d'une portion d'au moins cin-\nquante mètres de front des mêmes aligne-\nments.\nUne vue perspective.\nUn tableau des profils en travers.\nUn mémoire descriptif.\nLa plus entière liberté est laissée aux con-\ncurrents dans la conception de leur projet.\nUne attention toute particulière sera por-\ntée à résoudre le problème de la circulation\ndans les artères considérées. Toutefois, il est\nrequis de concevoir une servitude d'architec-\nture unitaire pour les parties que les concur-\nrents croiront devoir déterminer comme for-\nmant un ensemble civique avec le Pallais de\nJustice."}, {"page_pdf": 37, "page_imprimee": "109", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.1.37", "debut_caractere": 57, "fin_caractere_exclue": 1184, "texte": "Le concours s'ouvrira le 15 mars 1927 et\nsera clôturé le 15 juin 1927.\nLe Jury du Concours est composé de dix\nmembres et. de la manière suivante :\nM. l'lngénieur en chef-Directeur du ser-\nvice des Ponts et Chaussées de la province\nde Brabànt;\nM. l'lngénieur en chef-Directeur du ser-\nvice spécial des Bâtiments civils de la capi-\ntale et des environs;\nTrois architectes, membres de la Commis-\nsion du Palais de Justice;\nUn architecte, représentant la Ville de\nBruxelles;\nDeux architectes représentant la Société\nCentrale d'Architecture de Belgique;\nUn architecte et un urbaniste, représentant\nla Société Belge des Urbanistes et Architec-\ntes modernistes.\nLe jury désignera lui-même et en son sein\nson président et un secrétaire-rapporteur.\nLe jugement du Concours sera rendu tous\nmembres présents et dans le mois qui suivra\nle dépôt des projets, soit au plus tard le\n31 juillet 1927.\nTous les projets présentés au Concours,\nainsi que le rapport du Jury, seront exposés\npubliquement dans un local qui sera ultérieu-\nrement désigné et pendant un mois plein, qui\nprendra cours dans le mois suivant la date du\nprononcé du jugement."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1927-03-01-c027", "article_bluemountain": "bmtnaac_1927-03_01#c027", "volume": "bmtnaac_1927-03_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "109", "page_fin": "109", "image_debut": 37, "image_fin": 37, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.2.10", "titre_corps": "EXPOSITIONS", "titre_sommaire": "EXPOSITIONS", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 37, "page_imprimee": "109", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.1.37", "debut_caractere": 1186, "fin_caractere_exclue": 3262, "texte": "EXPOSITIONS\nZURICH. UNE EXPOSITION DE LA\n« FORME SANS ORNEMENT » sera ou-\nverte au Musée d'Art industriel à Zurich du\n13 février au 27 mars. On y exposera ex-\nclusivement « des objets qui, dépourvus de\ntout complément ornemental se contentent\ndes formes purement expressives ».\nLe programme comporte quatre sections.\nI. Pour F habitation : des chambres complè-\ntes, des meubles, des appareils d'éclairage,\nde chauffage, ustensiles de cuisine et de ta-\nBle, des accessoires de toilette, etc. 11. Pour\nles professions : Des meubles et des acces-\nsoires pour la vie professionnelle et d'affai-\nres. L'organisation du bureau commercial.\n111. Pour le voyage et les sports : Des cof-\nfres, valises, articles de sport, etc. IV. Ar-\nchitecture : Edifices utilitaires sans orne-\nment. Monuments funéraires.\nEN VUE DE L'EXPOSITION DE LIEGE.\nA la suite des démarches de M. Digneffe,\nancien bourgmestre de Liège, le Départe-\nment des Chemins de Fer vient de décider\nle subside de trois millions affecté à la cons-\ntruction du Pont à Coronmeuse. L'adjudica-\ntion de cet ouvrage d'art se fera prochaine-\nment.\nD'autre part, les négociations continuent\nentre Bruxelles, Anvers et Liège au sujet de\nla délimitation des programmes respectifs\ndes expositions de 1930 et 1935.\nQuant aux travaux de la Meuse, il y a lieu\nd'escompter l'exécution de ceux qui sont in-\ndispensables pour protéger les terrains de\nl'exposition contre les crues intempestives du\nfleuve.\n(Extrait de «Savoir et Beauté»).\nL'EXPOSITION D'ART BELGE A BU-\nDAPEST. C'est le 8 mai que s'ouvrira à\nBudapest l'exposition d'art belge.\nCette exposition comprendra une rétros-\npective, à laquelle les musées de Bruxelles et\nd'Anvers, quelques grands collectionneurs,\ntels que MM. Van Gelder, Deynden, etc.,\ncoopéreront.\nLa partie moderne comprendra des œu-\nvres des artistes morts et vivants.\nLe plan général sera celui de Berne.\nUne section des livres belges sera ajoutée\nau Salon d'Art, qui comprendra aussi des\nestampes et des envois de la Bibliothèque\nroyale.\nLa section des arts décoratifs est confiée\nà M. Henry Van de Velde."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1927-03-01-c028", "article_bluemountain": "bmtnaac_1927-03_01#c028", "volume": "bmtnaac_1927-03_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "110", "page_fin": "112", "image_debut": 38, "image_fin": 40, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.2.11", "titre_corps": "ECHOS ET NOUVELLES", "titre_sommaire": "ECHOS ET NOUVELLES", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 38, "page_imprimee": "110", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.1.38", "debut_caractere": 56, "fin_caractere_exclue": 3513, "texte": "ECHOS ET NOUVELLES\nLA SOCIETE BELGE DES URBANISTES\nET ARCHITECTES MODERNISTES a cons-\ntitué comme suit son Conseil pour 1927 :\nPrésident : Louis VAN DER SWAELMEN, ar-\nchitecte-paysagiste-urbaniste ; Vice-Président :\nA. POMPE, architecte; Secrétaires: J.-F. HOE-\nBEN et V. BOURGEOIS, architectes; Trésorier :\nP. RuBBERS, architecte; Mémbres : R. VER-\nWILGHEN, ingénieur - urbaniste, M. GASPARD,\narchitecte d'intérieurs, O. JESPERS, statuaire,\net PIERRE FLOUQUET, artiste-peintre.\nSOCIETE CENTRALE D'ARCHITEC-\nTURE DE BELGIQUE. La S. C. A. B.\na comme suit, son Comité-Direc-\nteur pour l'année 1927 :\nPrésident : JULES GHOBERT ; Vice-Prési-\ndent : ALBERT ROOSENBOOM; Secrétaire :\nGEORGES HENDRICKX; Secrétaire - adjoint :\nLUCIEN FRANÇOIS; Trésorier : FRANS NEI-\nRYNCK; Trésorier-adjoint : HENRI VAN HALL;\nBibliothécaire : PAUL LEBON; Conseillers :\nJEAN - BAPTISTE DEWIN, EUGÈNE NEUTENS,\nLÉON DAVID, PIERRE DEVOS, RENÉ BRAGARD;\nConseillers-suppléants : ALBERT CALLEWAERT,\nERNEST NISOLI; Conseillers en surnombre :\nPAUL BONDUELLE (directeur de L'Emula-\ntion), GUSTAVE MAUKELS (président du Co-\nmité de Défense juridique), JOSEPH CALU-\nWAERS (président du Tracé des Villes),\nEDOUARD PELSENEER (président du Comité\ndes Matériaux).\nNOS ARCHITECTES. La Fédération\ndes sociétés d'architectes de Belgique vient\nde constituer comme suit son bureau pour\nles années 1927-28 et 29 : Président : P.\nCLERBAUX, de Tournai; Vice - Président :\nG. DE RLDDER, d'Anversç Secrétaire : L. DA-\nVID, de Bruxelles; Secrétaire-Trésorier : J.\nPURNELLE, de Bruxelles.\nLA CHAMBRE SYNDICALE DES AR-\nCHITECTES DE BELGIQUE qui fêtera l'an\nprochain son cinquantième anniversaiare,vient\nde constituer comme suit son bureau pour\nl'année 1927 : président d'honneur, MM. F.\nSymons ; président, Louis Ca/rdon; vice-pré-\nsident, Joseph Votquenne; secrétaire, Louis\nLeemans; trésorier, Arthur Meuleman.\nINSTITUT SUPERIEUR DES ARTS\nDECORATIFS. Le corps professoral de\nl'lnstitut Supérieur des Arts Décoratifs de\nl'Etat, placé sous l'a direction de Téminent\narchitecte HENRY VAN DE VELDE, est com-\nposé comme suit : Architecture : Huiß HoSTE,\nBruges; Urbanisme et architecture des jar-\ndins : VAN DER SWAELMEN, Bruxelles; Sculp-\nture décorative et monumentale : OsCAR JES-\nPERS, Anvers.\nDessin technique (meuble, ferronnerie, etc.)»\nANTOINE POMPE, Bruxelles; Esthétique de la\nconstruction (métal, béton et machines) et\ndes formes : VICTOR BOURGEOIS, Bruxelles;\nOrnementation : A. VAN HUFFEL, Bruxelles;\nArts du métal : Luc RLON, Bruxelles; Arts\ntextiles : Mlle ELISABETH DE SAEDELEER, Eti-\nchove; Typographie : Jos. BusCHMANN, An-\nvers; Ornementation du livre et de publicité :\nJORIS MLNNE, Anvers; Reliure: J. HENDRICKX,\nDorure aux petits fers (reliure) : Mlle R. VAN\nREGEMOORTEL, Anvers.\nCHEZ LES GEOMETRES-EXPERTS.\nLe programme développé au cours des fêtes\ndu cinquantième anniversaire de l'Union des\nGéomètres-Experts de Bruxelles, en avril\n1926, vient de recevoir une première appli-\ncation dans le domaine pratique.\nEn effet, rassemblée générale de l'Union\nvient d'adopter les statuts de la « Confé-\nrence des jeunes géomètres-experts », insti-\ntution qui aura pour buts, à l'instar de ce qui\nse fait à la «Conférence du Jeune Barreau»,\nde développer les connaissances profession-\nnelles et de maintenir les traditions. La\nséance d'inauguration a eu lieu avec solen-\nnité le 2 7 janvier au local, rue Ravenstein,\nen présence d'une foule de géomètres et de\npersonnalités du Barreau et du Notariat."}, {"page_pdf": 39, "page_imprimee": "111", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.1.39", "debut_caractere": 57, "fin_caractere_exclue": 2482, "texte": "CONFERENCES ORGANISEES PAR LA\nSOCIETE CENTRALE D'ARCHITECTU-\nRE DE BELGIQUE. Rappelons que les\ndernières causeries du cycle organisé à 1 in-\ntention des jeunes architectes, dessinateurs-\narchitectes, élèves des écoles d'architecture,\nauront lieu aux dates suivantes :\nLe 17 mars : L éclairage électrique : No-\ntions générales. Le 31 mars, idem. : Appli-\ncation (cette conférence aura lieu,, excep-\ntionnellement dans la salle de démonstra-\ntion du Bureau d'étude Philips, 39, rue\nd'Anderlecht). Le 7 avril: L'éclairage élec-\ntrique des espaces découverts, musées, etc.\nLes 14 et 21 avril : P. Bonduelle : La com-\nposition architecturale.\nLe 28 avril, M. Jean De Ligne donnera la\nconférence sur la « Formation et le dévelop-\npement des villes » qui n a pu être donnée à\nla date annoncée précédemment.\n. M. l'lngénieur Picquet donnera deux con-\nférences sur « Le sous-sol bruxellois » les\n26 avril et 1 2 mai.\nEn dehors de la séance de démonstration\nqui aura lieu au Bureau d'Etudes Philips les\ncauseries auront lieu au local de la Société\nCentrale, à 9 heures, hôtel Raveinstein, rue\nRavenstein. 3, Bruxelles. Entrée libre.\nDIPLOME DE GEOMETRE DES MINES.\nUn arrêté royal en date du 29 décem-\nbre 1926 modifie les conditions à remplir\npour l'obtention de ce diplôme. L'arrêté\nroyal du 2 7 août 1925 a été pris parce qu'il\na été jugé nécessaire d'exiger des garanties\nspéciales de capacité des agents appelés à\neffectuer des opérations topographiques dans\nles travaux souterrains des mines, mais il\nstipLilait que pour pouvoir briguer cet em-\nploi, il fallait au préalable posséder le di-\nplôme de géomètre-arpenteuir. C'est cette\ndernière prescription que l'arrêté royal du\n29 décembe 1926 modifie en stipulant que\nles candidats non porteurs du diplôme de\ngéomète-arpenteur pourront être admis à\nl'examen de géomètre des mines. Mais un\nstage de dix-huit mois minimum, dans une\nou plusieurs mines, est exigé.\nL'examen nouveau style porte sur les ma-\ntières du programme des géomètres-arpen\nteurs et, en plus, la cosmographie, des no-\ntions de géologie et d'exploitation des mi-\nnes, des éléments de la topographie appli-\ncable aux travaux souterrains et les coupes\nminières. Les arpenteurs ne sont examinés\nque sur ces dernières branches spéciales aux\nmines.\nPar mesure transitoire, peut être asser-\nmenté en qualité de géomètre des mines,\ntout Belge, âgé de 21 ans accomplis, exer-\nçant la dite profession, à la condition qu'il"}, {"page_pdf": 40, "page_imprimee": "112", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.1.40", "debut_caractere": 56, "fin_caractere_exclue": 423, "texte": "justifie, pair attestations, de plus de trois an-\nnées de services en cette qualité, à la date\nler1er janvier 192 7, dans une ou plusieurs\nmines. ;•\nChacune des attestations ainsi fournies sera\nsignée par la direction de la mine et por-\ntera la mention précise de la durée des ser-\nvices.\nLes nouvelles dispositions entrent en vi-\ngueur à partir de la présente année."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1927-03-01-c029", "article_bluemountain": "bmtnaac_1927-03_01#c029", "volume": "bmtnaac_1927-03_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "112", "page_fin": "112", "image_debut": 40, "image_fin": 40, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.2.12", "titre_corps": "BIBLIOGRAPHIE", "titre_sommaire": "BIBLIOGRAPHIE", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 40, "page_imprimee": "112", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.1.40", "debut_caractere": 425, "fin_caractere_exclue": 2110, "texte": "BIBLIOGRAPHIE\nLES FONDATIONS EN TERRAINS\nCOMPRESSIBLES. La question des fon-\ndations est une des plus délicates en matière\nde constructions, à cause des charges sou-\nvent élevées des bâtiments et de la nature\nvariée des couches du sous-sol. Celles-ci of-\nfrent fréquemment des surprises et des dif-\nficultés qui ne peuvent être vaincues que par\nla science de l'ingénieur alliée à l'habileté\nde l'entrepTeneur. Seuls, des spécialistes,\nayant une expérience approfondie en la ma-\ntière, peuvent étudier des solutions et exé-\ncuter des travaux susceptibles de donner\nune sécurité absolue.\nNous avons précisément sous les yeux, la\nnouvelle brochure éditée par la Société des\nPieux Franki, magnifique album de 1 1 0 pa-\nges, illustré de plus de 150 figures; il con-\ntient notamment la description de travaux\nde fondations d'immeubles de rapport, égli-\nses, de ponts, de bâtiments industriels, de\ngazomètres, fours à coke, murs de quai etc.\nCet album offre un vif intérêt pour tous\nceux qui s'occupent de travaux et nous con-\nseillons à nos lecteurs d'en réclamer un\nexemplaire, qui leur sera envoyé sans frais,\nni engagement, par la Société des Pieux\nFranki, 196, rue Grétry, à Liège.\nM. WETZEL : « LES METHODES MO-\nDERNES D'ECLAIRAGE (Encyclopédie\nindustrielle et commerciale) ; in-4°. Eyrolles,\néditeur, Paris, 1926.\nExamen et conseils sur les conditions d'un\nbon éclairage, les moyens d'éviter Téblouisse-\nment, de diffuser la lumière, sur les réflec-\nteurs et lampes à employer, sur la puissance\ndes foyers à obtenir suivant les cas. Projet\nd'éclairage. Eclairage des usines, des ateliers,\ndes magasins, des vitrines, des bureaux, des\nhabitations particulières et des voies publi-\nques."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1927-03-01-c030", "article_bluemountain": "bmtnaac_1927-03_01#c030", "volume": "bmtnaac_1927-03_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "103", "page_fin": "103", "image_debut": 31, "image_fin": 31, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.2.13", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 31, "page_imprimee": "103", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.1.31", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 42, "texte": "2QLO\nA*\nOLA\nP 22>UFLEnu JJE T*R.OPACAN DE."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1927-03-01-c031", "article_bluemountain": "bmtnaac_1927-03_01#c031", "volume": "bmtnaac_1927-03_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "111", "page_fin": "111", "image_debut": 39, "image_fin": 39, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.2.14", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 39, "page_imprimee": "111", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.1.39", "debut_caractere": 2484, "fin_caractere_exclue": 2713, "texte": "HANGARS\nN\n%\nSM'#\n&\n«\nm\nv.<:\nm\nM\nNi\nJB»\nLcl perfection, des chorpenfe-couwerturei\nodafitaUe à toutes bu industries, «-©esl\nLt» Charpente Couverture \"OMEGA,, S.A.\n6, Avénue de Koekelberg, 6,\nTéléphone : 606.15 Télégrammes : OMÉGAMO"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1927-03-01-c033", "article_bluemountain": "bmtnaac_1927-03_01#c033", "volume": "bmtnaac_1927-03_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 3", "page_fin": "couv. 3", "image_debut": 41, "image_fin": 41, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.2.16", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 41, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.1.41", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 382, "texte": "! ■■■■■■■■■■■■■■■■■■■■■■■■■■■■■■!\nGrande Vitrerie, Miroiterie et\nVerres spéciaux de la Couronne\nH.Pieret=Pirotte\nAvenue de la Couronne, 378, Bruxelles\nTéléphone 370,24\nm Entreprise de tous travaux de vitrages.\n| Glaces claires et argentées pour tout usage\nArgenture, biseautage et réargenture.\nS Verres à vitres,toutes dimensions et épaisseur\nS Même maison à Ottignies Tél. 79\n367\n3"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1927-03-01-c034", "article_bluemountain": "bmtnaac_1927-03_01#c034", "volume": "bmtnaac_1927-03_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 3", "page_fin": "couv. 3", "image_debut": 41, "image_fin": 41, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.2.17", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 41, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.1.41", "debut_caractere": 384, "fin_caractere_exclue": 742, "texte": "jjjimiiiiiiiiiiiiiiimiimiiiiiiiiiHmiiiiiiiiiiiiimiiitiiiiiiiimiiiu|\n1 TRAVAIL MECANIQUE DU BOIS 1\n| PORTES FENÊTRES ESCALIERS F\nI TRAVAUX EN SERIE I\nI us iisns urasts i\nS =\nSOCIÉTÉ COOPÉRATIVE\n| RUE GRANDE FOXHALLE 1\n1 TÉLÉPHONE : 6394. HERSTAL |\nCOMPTE - CHÈQUES POSTAUX 446,99 I\n= 350\n■ïIIIIIIIIIIIIIIIIIUUIIIIIIIIIIIMIIIIIIIIIIIHIIIIIHIIIIIIIIIIIIWIIIHIIE"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1927-03-01-c035", "article_bluemountain": "bmtnaac_1927-03_01#c035", "volume": "bmtnaac_1927-03_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 3", "page_fin": "couv. 3", "image_debut": 41, "image_fin": 41, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.2.18", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 41, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.1.41", "debut_caractere": 744, "fin_caractere_exclue": 1000, "texte": "Toileries et briqueteries do \" PROGRÈS „\nSociété anonyme à Hennuyères (Belg )\n■•■■■■■ MB**\n■MBanraaaa\nPLANCHERS transportables\nen briques creuses armées\nCHEMINÉES DE FUMÉE ET DE VENTILATION\nA CONDUITS SIMPLES ET MULTIPLES ®S3J)\nBÉTON - Poutres - Charpentes"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1927-03-01-c036", "article_bluemountain": "bmtnaac_1927-03_01#c036", "volume": "bmtnaac_1927-03_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 3", "page_fin": "couv. 3", "image_debut": 41, "image_fin": 41, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.2.19", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 41, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.1.41", "debut_caractere": 1002, "fin_caractere_exclue": 1003, "texte": "i"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1927-03-01-c037", "article_bluemountain": "bmtnaac_1927-03_01#c037", "volume": "bmtnaac_1927-03_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 4", "page_fin": "couv. 4", "image_debut": 42, "image_fin": 42, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.2.20", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 42, "page_imprimee": "couv. 4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.1.42", "debut_caractere": 79, "fin_caractere_exclue": 440, "texte": "Nous publierons dans nos prochains numéros :\nLA GRANDE QUESTION DES GARAGES (série de cinq\narticles techniques abondamment illustrés).\nLA REGLEMENTATION DU TRAFIC\nLES MEUBLES DE KAREL MAES (12 planches hors-texte).\nL'ŒUVRE DE TONY GARNIER (planches hors-texte).\nL'ARCHITECTURE HOLLANDAISE (12 planches hors-texte).\nVERS UNE ARCHITECTURE (8 planches hors-texte)."}]}], "pages_ocr_originales": [{"page_pdf": 1, "page_imprimee": "couv. 1", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.1.1", "texte": "NUMERO 7\nvoiunt a\nMARS 1927\nlENSFS.2P\nETRANGER 3"}, {"page_pdf": 2, "page_imprimee": "couv. 2", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.1.2", "texte": "REVUE /MENSUELLE BELGE\nLA CITÉ\nURBANISME ® ARCHITECTURE ■ ART PUBLIC\nRECONSTRUCTION\nDES REGIONS DÉVASTÉES\nORGANE DE LA SOCIETE BELGE DES URBANISTES\nET ARCHITECTES MODERNISTES (S. B. U. A. M.)\nREDACTEURS :\nMM. Fern. BODSON, architecte (Bruxelles) ; J. DE LIGNE, architecte\n(Bruxelles) ; J. EGGERICX, architecte (Bruxelles) ; Huib. HOSTE, architecte\n(Bruges) ; Raymond MOENAERT, architecte (Bruxelles) ; L. van der\nSWAELMEN, architecte-paysagiste (Bruxelles) ; J. M. van HARDEVELD\nAmsterdam) ; Secrétaire de la Rédaction : M. Raph. VERWILGHEN,\nIngénieur Urbaniste (Bruxelles) ; Secrétaire-adjoint : Emile HENVAUX\n(Bruxelles).\nCOLLABORATEURS\nARCHITECTES :\nRichard ACKE (Courtrai) ; H. R BERLAGE (La Haye) ; R J. BIRNSTINGL\nA. R. E. B. A. (Londres); Gaston BOGHEMANS (Menin); J. BORLEE\n(Jodoigne); Pierre BOURDEIX (Reims); Victor BOURGEOIS (Bruxelles);\nCh. CONRARDY (Bruxelles) ; Julien de RIDDER (Bruxelles) ; Marcel\nGUILLEMINAULT (Paris); Léon GRAS (Anvers); J. E. HOEBEN\n(Bruxelles); V. HUSZAR (Hollande); LE CORBUSIER SAUGNIER\n(Paris) ; Edw. LEONARD (Anvers) ; J. J. P. OUD (Rotterdam, Hollande) ;\nJozef PEETERS (Anvers) ; Gust. SCHLEIGHER (Allemagne) ; F. SEROEN\n(Bruxelles); Raym. THIBAUT (Bruxelles); Carlos THIRION (Verviers);\nHenri VAN DE VELDE (La Haye, Hollande); Théo van DOESBURG\n(Paris); P. VORIN (Paris); E. A. VAN TONDEREN (Bruxelles).\nCRITIQUES D'ART ;\nMaurice CASTEELS (Bruxelles) ; André de RIDDER (Anvers) ; Elie FAURE\n(Paris) ; FIERENS-GEVAERT (Bruxelles) ; Julien LEONARD (Paris) ; Paul\nLEON (Paris); Jacques MESNIL (Paris); Léon ROSENTHAL, Paris), etc.\nTECHNICIENS :\nCharles de GRONCKEL* (Bruxelles) ; A. KNAPEN (Bruxelles) ; L. J. SERIN\n(Bruxelles), etc., etc.\nLes Rédacteurs et Collaborateurs sont seuls\nresponsables de leurs articles. Il sera rendu\ncompte dans « La Cité » de tout ouvrage dont\ndeux exemplaires seront envoyés à la Revue\nPour la rédaction, l'administration et le\nau Siège de la Revue : 10, Place Loix, Saint-Gilles-Bruxelles-\nPour la vente au numéro s'adresser exclusivement aux librairies. Dépôt\nprincipal : Librairie LAMERTIN, 58-62 Coudenberg, Bruxelles.\nABONNEMENT: Belgique, 25 francs; E3O 2 50.\nLes abonnements peuvent se prendre\nCompte chèques postauxrt> 166.21 {Revue ».)\nplément de 3 francs les numéros seront envoyés mensuellement sous enve-\nloppe cartonnée."}, {"page_pdf": 3, "page_imprimee": "93", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.1.3", "texte": "TEKHNE\nREVUE D'INFORMATION CONSACRÉE A\nL'ARCHITECTURE, L'URBANISME, L'ART PUBLIC\nET A LA TECHNIQUE DU BATIMENT\n\nIRE1RE ANNÉE (NOUVELLE SÉRIE)\nNUMÉRO 7. MARS 1927\nSUPPLEMENT AU VOLUME VI. N° 7 DE « LA CITE ».\n\nUNE ENQUÊTE DU “ QUOTIDIEN „\nLA CONSTRUCTION ET LA VIE MODERNE\nL'EXEMPLE DE LA HOLLANDE\n\nL'exemple de la Hollande mérite d'être\nétudié de pirès. Sauf erreur, c'est le premier\npays d'Europe qui soit parvenu à introduire\ndans l'a r t du bâtiment les méthodes de\nstandardisation et de travail en série qui ont\nfait la fortune de l'industrie moderne.\nA Rotterdam, on fabrique aujourd'hui,\ndes maisons comme, à Billancourt ou à Gre-\nnelle on fabrique des autos.\nLa réciproque n'est pas vraie. Mais le bon\nsens finira par triompher, la nécessité aidant.\nEt il faudra bien qu'on se décide quelque\njour à fabriquer des maisons à Grenelle et\nà Billancourt comme on fabrique des autos\nà Rotterdam.\nLa Hollande, nous l'avons dit, se heurtait\nen 1920 aux mêmes difficultés que nous :\nla main-d'œuvre était raire. Le prix de re-\nvient des matériaux avait augmenté de 200\npour cent depuis 1914.\nLe problème du logement se posait à\nRotterdam et à Amsterdam avec la même\nacuité qu à Paris. Mais les pouvoirs publics\nhollandais ne s'éternisèrent pas en palabres\nsolennelles et stériles.\nIls firent établir par leurs meilleurs archi-\ntectes des plans généraux d'extension ur-\nbaine. Une série de règlements datant de\n1901 avaient constitué, jusqu'alors, le Code\nde l'urbanisme. On les ajusta aux nécessités\nde 1 heure. Les municipalités (reçurent des\npouvoirs très étendus en m«atière d'expro-\npriation et de contrôle. Une organisation fi-\nnancière basée sur les prêts à longue échéan-\nce garantis ou même consentis par l'Etat\nrendit possible la réalisation de travaux de\ngrande envergure.\nJusqu'ici, rien de bien original. Le Ser-\nvice de l'extension à Paris possède un plan.\nPeut-être même en possède-t-il plusieurs. Il\npossède, en tout cas, un personnel capable\nd'en dresser autant qu'on voudra.\nNous connaissons aussi une Régie immo-\nbilière de la Ville de Paris.\nMais les plans d'extension dorment dans\nles cartons du quai de la Râpée. Et la Régie\nimmobilière a brlilamment manqué son but.\nEn Hollande, dès 1924, le prix de la\nconstruction était ramené à un niveau supé-\n\n(*) Au moment où nous terminons l'Enquête\nsur la Construction et la Vie Moderne. nous te-\nnons à remercier notre grand ' confrère parisien\n« Le Quotidren » pour l'autorisation qu'il nous a\ndonnée ;de reproduire les articles de son rédac-\nteur. (N. d. 1. R.)"}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "94", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.1.4", "texte": "TEK H N E\nSUPPLEMENT AU VOLUME VI. N° 7 DE « LA CITE ».\nI\n\nrieur seulement de 50 pour cent à celui de\n1914*\nPar quel moyen? Un spécialiste va nous le\ndire :\n« Ce remarquable résultat fut dû surtout\nà l'emploi de méthodes n'exigeant ni l'usage\nde briques ou d'autres matériaux analogues\nqui étaient autrefois la base et 1 essence\nmême de la construction, ni l'emploi de\nmain-d'œuvre qualifiée et spécialisée. C est\nle béton qui a permis de réaliser une aussi\nsensible économie, et bon nombre de cons-\ntructions qui ont maintenant fait leurs preu-\nves sont basées sur son emploi » ( 1 ).\nA Amsterdam, pour la création d'une\ncité-jardin de 900 maisons; à Rotterdam,\npour l'édification des quartiers Spangen et\nTusschendijken et des quartiers Sud, une di-\nzaine de procédés ont été expérimentés. A\npeu de choses près ils peuvent se classer en\n:\n1 ° Béton coulé dans des coffrages standar-\ndisés ;\n2° Eléments de construction (muirs, plan-\nchers, cloisons, escaliers, cadres de portes et\nde fenêtres, etc.) également standardisés et\nmis en place mécaniquement.\nPoint n'est besoin d'entrer dans des dé-\ntails techniques fastidieux pouar faire com-\nprendre les avantages de ces deux procédés.\nDans l'un comme dans l'autre cas, la cons-\ntruction se fait en série. Le travail manuel\nest réduit au strict minimum.\nIci (système ICossel), la machine inter-\nvient pour la mise en place des coffrages.\nLa bétonnière, le wagon-tombereau, l'éléva-\nteur, tiennent le premier rôle. Là (système\nHunkemoller), les éléments standardisés\ndes futurs immeubles sont fabriqués n im-\nporte où, très loin, si c'est nécessaire, de\nl'emplacement qui leur est destiné. Le mo-\nment venu, des trucks les amèneront sur\nplace. Des grues permettront -d'enchâsser\nsuir leurs semelles de fondation, des élé-\nments de murs pesant plus de 3 tonnes. Et\nc'est également la machine, à peine surveil-\nlée, qui les assemblera grâce à un ingénieux\ndispositif de cadres d'aciers.\nOn ne bâtit plus une maison. On bâtit un\nquartier. * * *\nPour des observateurs de bonne foi, la\npreuve est faite qu'on peut bâtir en série\nsans dommage pour le confort, la solidité et\nmême l'esthétique. Les architectes hollan-\ndais oint fait une œuvre utile en même temps\nqu'une œuvre belle. Ils ont jeté les bases\nd'une architecture nouvelle.\n«On a tenu compte non seulement du nom-\nbre des habitants dont il fallait envisager le\nlogement, mais aussi des conditions de vie\nactuelles, des courants économiques, des né-\ncessités de la circulation, du paysage primi-\ntif qui parfois, comme à Rotterdam, a été\nrespecté dans une certaine mesure. Enfin on\na fait en sorte de créer une ville harmonieuse\nen donnant au même architecte la direction\ndes travaux dans toute une rue ou même\ndans tout un quartier.\n» Rotterdam est devenue une ville puis-\nsante et saine où la vie moderne peut se dé-\nvelopper librement sur un plan élargi où la\npopulation n'est plus étouffée en des logis\nmalsains et des espaces insuffisants » (2).\nL exemple de la Hollande commence à\nêtre suivi. En Allemagne où des villes com-\nme Francfort cherchent dans l'emploi du bé-\nton et la construction en série un remède à\nla congestion qui les menace; en Angleterre\noù des essais suivant le procédé dit « Co-\nirolite » avec un coffrage standardisé en élé-\nments permettant toutes les combinaisons\narchitecturales ont permis de réaliser uine\néconomie de 20 0/0 sur une construction\néquivalente en briques.\nEn France, à l'exception des cités Miche-\nlin, et de celles de la compagnie du chemin\nde fer du Nord tentatives intéressantes,\nmais limitées la standardisation à grande\néchelle est encore inconnue et si l'emploi du\nciment armé tend à se généraliser il est loin\nde tenir, dans le domaine de l'habitation, le\nrôle qui lui revient.\n\n(1 ) « Le Constructeur de ciment armé », juil-\nlet 1926.\n(2) Jean Badovici : 1' « Architecture vivante »."}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "95", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.1.5", "texte": "TEK H N E\nSUPPLEMENT AU VOLUME VI. N° 7 DE « LA CITE ».\n\nNous ne manquons ni d'outillage ni de\ntechniciens du béton. Les Perret, les Sau-\nvage, les Tony Garnier et les Le Corbusier\nont fait leurs preuves. Alors?\nAlors, il faudrait tout d'abord persuader\nnos architectes, nos entrepreneurs, nos con-\nseils municipaux et le public lui-même, que\nle béton airmé n'est pas un « matériau pau-\nvre » uniquement bon à fournir des ossatu-\nres d'immeubles, des abris pour marchandi-\nses ou des passerelles pour usines. Que la\nnetteté des lignes, la sobriété des formes,\nl'harmonie des proportions, toutes choses\nauxquelles le béton armé se prête admira-\nblement valent aussi bien pour une maison\nque pour une limousine de luxe. Et que le\nprofil d'un bel arbre sur une façade même\nnue vaut bien toutes les contrefaçons macaro-\nniques de nos démarqueurs d anciens styles.\nA ce prix nous pouvons faire aussi bien\nque la Hollande, et substituer à l'initiative\nprivée, sparadique ou impuissante, une en-\ntreprise collective capable de réaliser de\nvastes et harmonieux projets.\nMais il faudrait se hâter.\nL'initiative privée a fait, depuis cinq ans,\ndes efforts désespérés et touchants. A Bois-\nColiombes, aux Lilas, à Montreuil, à Cachant\ndes maisonnettes d'opéra-comique attestent\nl'amour de la nature et le culte du foyer de\nleurs occupants mais aussi, hélas! la modes-\ntie de leurs ressources. Les villas : « Mon\nrêve » se sont multipliées.\nLa banlieue parisienne est peuplée de rê-\nves. Combien se seront évanouis lorsque\nparmi les pelouses fleuries des jardins inté-\nrieurs de Spanden les arbres qu'on a plan-\ntés cette année pousseront leurs branches le\nlong des terrasses.\n\nFrançois VALDI.\n\nL'ARCHITECTE ANDRE LURCAT si-\ntuait dernièrement, dans un court article\n(«7 Arts » n° 5), les conditions peu favo-\nrables dans lesquelles œuvrent les réalisa-\nteurs modernes français, « isolés, inconnus,\nméconnus ».\nNous devons à V. Bourgeois de nous\navoir révélé quelques-unes des récentes\nconstructions de Luirçat. « Le Document »\n(n° 49) a présenté en quelques bonnes pho-\ntographies plusieurs travaux de l'architecte\nfrançais : la maison du peintre Jean Lur-\nçat et des hôtels particuliers. Une science de\nla composition pure, épurée, jointe à une re-\nmarquable précision technique font de ces\nexemples d'une architecture raffinée, élé-\ngante et qu'on n'hésite pas à apparenter à\nla grande tradition classique. Il serait oiseux\nde décrire de telles œuvres. Elles parlent\nd'elles-mêmes, mais un langage discret et\nquasi aristocratique. Elles ont la soumission\ndes belles machines nées de la grande foi de\nl'Utilité.\nL'architecte V. Bourgeois a joint à cette\nprésentation un « panorama de l'architec-\nture moderne en France ». Notons quelques\njudicieuses (remarques à propos de la len-\nteur de « 1 éveil moderniste français ». L ar-\nchitecture officielle française étant en sa mé-\ndiocrité de qualité supérieure à celle des au-\ntres pays, ses productions en furent plus\nsupportables. D'où un moins vif besoin de\nrenouveau. Puis il faut admettre que les pre-\nmiers essais d'architecture nouvelle en Fran-\nce furent malencontreux. Bien que « le\nmoderne » français avait du moins la\nqualité de l'unité de matériau. La pierre\nblanche, et sa servante la patine, enfant de\nfumées, pluie et vent, cela fait tout de mê-\nme pour une grande partie des quartiers\nnouveaux de Paris, une certaine âme urba-\nnistique, tandis que les rues contemporaines\nde Bruxelles paraissent de véritables cartes\nhétéroclites d'échantillons de matériaux ».\nEt cette dernière remarque « alors qu en\nHollande, notamment, l'esprit décoratif sub-\nsiste souvent dans l'effort moderne créant\nun nouveau « modem style » en tuiles et\nbriques ,avec André Lurçat et ses confrères\nla fotrme précise et intense, entièrement dé-\npouillée d'ornement, s'offre à nos regards\nanxieux de nouveauté, d'exactitude et de\npureté. »"}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "96", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.1.6", "texte": "TEK H N E\nSUPPLEMENT AU VOLUME VI. N° 7 DE « LA CITE ».\n\nLA CITE-JARDIN DE SURESNES.\nLE GROUPE SCOLAIRE.\n\n(SUITE DE L'ETUDE PUBLIE E DANS LE N« IV, PAGE 48)\nContinuant son étude documentaire et criti-\nque sur l'important travail confié à l'architecte\nMaistrasse, M. Goissaud achève de détailler\n(dans le n° du 3 octobre 1926 de « La\nConstruction Moderne ») les bâtiments\nconstruits : une école maternelle et une\nécole de filles et de garçons, groupe scolaire\noccupant une surface de 9,200 m'.\n1. L'ECOLE. MATERNELLE couvre\n950 m~ de construction et 1,950 m 2 de\nsurface libre. Les bâtiments s'étendent sur\nla place d'entrée de la Cité et en retour\nd'équerre de deux avenues principales. Au\ncentre des bâtiments ainsi disposés une vaste\ncousr arborée avec « sable » pour les tout\npetits.\nLes bâtiments sont doubles, un à simple\nrez-de-chaussée couvert par une terrasse,\nl'autre à étage, couvert par une toiture en\ntuiles mécaniques.\nLes intérieurs sont aménagés par l'emploi\nde matériaux choisis pour assurer le maxi-\nmum de propreté avec une grande facilité\nd'entretien,par conséquent le maximum d'hy-\ngiène avec le minimum de frais pour des ré-\nparations qui seront toujours peu impor-\ntantes.\nA T étage, les appartements de la direc-\ntrice et de son adjointe.\nAu rez-de-chaussée, vestibule d'entrée,\nloge du concierge (cuis1 ne, water, 2 cham-\nbres), large dégagement conduisant à la\ngarderie, pairloir-bureau, water et salle pour\nles adjointes.\n\nGroupe scolaire de la Cité=Jardin de Suresnes\nEcole Maternelle : M. MAISTRASSE, Architecte\nAile de l'école des filles bordant la cour de l'école maternelle\nD'après une planche de la « Construction Moderne »."}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "97", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.1.7", "texte": "TEK H N E\nSUPPLEMENT AU VOLUME VI. N° 7 DE « LA CITE ».\n\nLe vestibule d'entrée donne accès, d au-\ntre part, au grand réfectoire, à un second\ngrand dégagement desservant celui-ci, la\ngrande cuisine, les locaux annexes, débarras\net préau. Dans celui-ci salle des waters et\nlavabos, salle médicale et deux classes en-\nfantines.\nSur la garderie s'ouvrent la salle de repos\net la salle de propreté (cabinet de l'infir-\nmière) et grande allée de la cour.\nMatériaux. Les sols du vestibule d'entrée,\ndégagements, cuisines, waters, etc., sont exé-\ncutés en carreaux cérames.\nLes sols des chambres parquetés en chêne.\nCeux des préaux, des classes, garderie, en\nterrazo avec arrondis formant plinthe.\nPlafonds et parements (partie haute) sont\nen peinture vernissée. Parements (partie\nbasse) revêtus de carreaux céramiques.\nLe grand réfectoire, qui sert actuellement\nde salle d attente, est meublé de longs bancs\nà T échelle des petits.\nLe préau a 20 mètres de long sur 9 mè-\ntres de large. A une extrémité s'étend une\nrangée de 7 lavabos (le savon est distribué\npar deux dispositifs spéciaux aux extrémités\nde la rangée « râpes Léoni » ). Armoires pri-\nvées contenant les objets de toilette de cha-\ncun.\nLa salle de propreté possède deux grands\nlavabos dont les auges peuvent servir pour\nles bains des enfants. Elle est munie d'un\nappareil de chauffage avec robinet mélan-\ngeur permettant d'amener l'eau à la tempé-\nrature voulue.\nAu sous-sol du pavillon central, la chauf-\nferie, charbon et caves. Les autres bâtiments\nsont élevés directement sur terre-plein avec\nisolement.\n2. L'ECOLE DE FILLES ET DE GAR-\nÇONS couvre un emplacement de 6,300 m '\ndont 2,300 m 2 de surface bâtie et 4,000 mJ\nde surface libre.\n« L'école de filles et l'école de garçons\nsont d'égale importance et occupent des bâ-\ntiments symétriques » : un long bâtiment\nprincipal en bordure de l'avenue axiale avec\nen arrière une aile encadrant une cour divi-\nsée par un mur limitant chaque école.\nLes bâtiments à étages (le bâtiment en\nbordure de l'avenue et ses ailes) auront dix\nclasses pour chaque école, dont 8 sont ac-\ntuellement construites.\nLe programme de 1 école est le suivant :\nloge et cuisine du concierge au centre du bâ-\ntiment en façade. Les waters encadrés de\nchaque côté par une chambre. Vestibule d'en-\ntrée donnant accès au grand préau et parloir.\nEscaliers et grand dégagement desservant\ntrois classes (ailes) ; un water et un lavabo.\nA 1 étage, même distribution, sauf pour\nune partie du bâtiment contenant bureau du\ndirecteur, bibliothèque et fournitures scolai-\nres, 2 classes et salle de dessin avec annexe.\nAu fond de la cour, un bâtiment sera af-\nfecté aux cours manuels, service médical et\nrepas des élèves. Douches en sous-sol. Distri-\nbution symétrique pour les deux écoles.\nAjoutons quelques détails sur l'équipe-\nment des divers locaux.\nLa salle médicale : appareils nouveaux\npour toiser et peser les élèves.\nLes ateliers de travaux manuels : forge,\nmachine à percer, cisaille poinçonneuse,\n24 étaux et 1 0 enclumes, 20 établis, etc.\nSystème d'aération par la partie haute du\nlocal et d'un seul côté.\nLes sous-sols : batterie de 3 chaudières\n« Idéal Astra » pour le chauffage à l'eau\nchaude et les douches.\nLes douches, salle de déshabillage, salle\nde 3 douches (38 places).\nCONCLUSION. Ce groupe terminé pour-\nra contenir près d'un millier d'enfants. L'en-\nsemble a coûté environ 3,500,000 francs.\nLa qualité des matériaux et leur mise en œu-\nvre est remarquable.\nIl est incontestable, en tous cas, que les\nréalisations de la Cité-Jardin de Suresnes\nconstituent bien plus par leur souci d'un\nprogramme parfaitement adapté aux besoins\nmodernes que par leur solution esthétique\nune étape sérieuse dans l'acheminement offi-\nciel vers une architecture moderne en\nFrance."}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "98", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.1.8", "texte": "TEK H N E\nSUPPLEMENT AU VOLUME VI. N° 7 DE « LA CITE ».\n\nHABITATIONS A BON MARCHÉ\nDE LA VILLE DE PARIS\n\nUn groupe important d'immeubles vient\nd'être terminé, boulevard de l'Hôpital à Pa-\nris. Commandés par la ville de Paris aux ar-\nchitectes Charlet et Perrin, ces immeubles\nsont conçus suivant les dispositions généra-\nles ci-après :\nLE TERRAIN mis à la disposition des ar-\nchitectes, a la forme d'un trapèze, dont la\nbase serait formée par le boulevard même.\nLa superficie totale : 7,669 m \\ La surface\nbâtie étant de 3,632 m 2, celle des jardins et\ncours est de 4,037 m', soit 53 0/0 de la\nsurface totale.\nLES FAÇADES ont un développement\ntotal de 3 1 0 m. réparti comme suit : façade\ndu boulevard, 93 m. 68; façade sur la rue\nCampo-Formio 110 m. 27; façade sur la rue\nPinel 103 m. 96, en mitoyenneté (partie\nsupérieure du trapèze) : 51 m. 2 7.\nL'examen du plan écrit A. Goissaud\ndans l'étude consacrée à ces habitations,\nparue à « La Construction Moderne »\n(12 septembre 1926) permettra de se\nrendre compte de l'heureuse disposition\nadoptée par les auteurs qui ont pu obtenir\nle maximum d effet et d'utilisation d un ter-\nrain quelque peu irrégulier en se conformant\nà un programme qui leur imposait aussi de\nvastes séparation permettant une large aéra-\ntion à un groupe aussi populeux. »\n« Dans la composition du plan les archi-\ntec es se sont bien efforcés de faire pénétrer\naussi largement que possible le soleil dans\ntoutes les parties du bâtiment. Toutes les\ncours ccimmuniquent entre elles et la circula-\ntion de l'air est activée par celte grande ar-\ntère axiale de 17 m. 96 de largeur ouverte\nsur le boulevard de l'Hôpital, par l'entrée\nprincipale.\nD'autre part, les cinq cours transversales\nqui ont 10 m. 25 de largeur, sont ouvertes\nau mi di sur la rue Pinel. »\n\nGroupe H. B. M., à Paris.\nMM. Charlet et Perrin, Architecte\nD'après la « Construction Moderne », 12 septembre 1926"}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": "99", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.1.9", "texte": "TEK H N E\nSUPPLEMENT AU VOLUME VI. N° 7 DE « LA CITE ».\n\nGroupe H. B. M., à Paris. MM. Charlet et Perrin, Architectes\nPlan schématique de l'ensemble du groupe, d'après un plan\nparu dans la « Construction Moderne », 12 septembre 1927\n\nTous les logements reçoivent les rayons\ndu soleil et bénéficient d'une ventilation\nconstante, grâce à la disposition de leurs piè-\nces aux faces opposées du bâtiment.\nCeux-ci sont desservis par 25 escaliers.\nLes rez-de-chaussée bordant les rues et le\nboulevard sont affectés à 38 boutiques.\nSignalons aussi la « garderie d'enfants »\ncomposée d'un vestibule d'entrée, 2 grandes\nsalles, lavabos, baignoires, et waLers pouir les\npetits, un dortoir et un bureau pour la di-\nrectrice.\nLES LOGEMENTS sont au nombre de\n408, répartis comme suit :\n1 2 logements de 4 pièces, 209 logements\nde 3 pièces, 135 logements de 2 pièces, 52\nlogements de 1 pièce, avec cuisine, entrée\ne; water.\nChaque pièce habitable a une surface va-\nriant de 1 0 à 14,80 nv (au lieu des 9 nv\nexigés par les règlements).\nLa hauteur des rez-de-chaussée est de\n3 m. 26; du premier étage, 2 m. 80; des éta-\nges suivants, 2 m. 70; du 6e étage, 2 m. 35.\nLe mode de construction est à peu près\nidentique à celui employé à la Cité-Jardin de\nSuresnes. (Voir «La Cité» n° IV. page 48.)\nCaves en meulières, plancher haut des"}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "100", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.1.10", "texte": "TEK H N E\nSUPPLEMENT AU VOLUME VI. N° 7 DE « LA CITE ».\n\ncaves, rez-de-chaussée et ler1er étage en béton\narmé, piles de façade en pierre et ciment\narmé, autres parties des façades en briques,\nescaliers en ciment armé (murs à carreaux\nde faïence).\nLE PRIX DE REVIENT DE LA CONS-\nTRUCTION est évalué à 1 7 millions de\nfrancs environ y compris les travaux de con-\nsolidation en carrière, les puits en béton\n(20 m. de profondeur en moyenne).\nM. A. Goissaud termine son in éressante\nétude par une critique favorable de la com-\nposition architecturale des immeubles.\nPour nous, nous n'apprécions guère cette\npartie des travaux des architectes qui rap-\npelle fort pour la forme, les réalisations de la\nCité-Jardin de Suresnes et d'une manière\ngénérale le « style » banlieue parisienne.\nSans parler des heureuses dispositions et\ndes solutions intéressantes au point de vue\ntechnique, nous ne trouvons aucun plaisir\ndans ces façades encadrées d'éléments hété-\nroclites, de jeux de briques souvent mes-\nquins, qui achèvent de gâter le très minime\njsouci précisément de composition ar-\nchitecturale.\nA comparer, par exemple, avec les derniè-\nres (réalisations de Bruno Taut à Berlin, les\ntravaux publics accomplis en Hollande, en\ngénéral, et même chez nous avec certaines\noeuvres identiques, de nos meilleurs archi-\ntectes, auteurs d'immeubles importants\n(Francken, Hoste, Eggericx, Bourgeois, et\nd'autres).\nComposition pour composition, les réali-\nsation des H. B. M. du boulevard de l'Hô-\npital accusent une formelle faillite des restes\nde l'ornement en architecture.\n\nLE « BAUHAUS » DE DESSAU. La\nnouvelle réalisation de 1* architecte Walteor\nGropius est assurément capitale dans son\nœuvre.\nDes formes éminemment architecturales,\nrendues doublement vivantes par une tech-\nnique audacieuse et avertie.\nLa revue « Bouwkundig Weekblad en Ar-\nchitectura » publie de surprenantes photo-\ngraphies de ce travail considérable, qui fait\nle plus grand honneur à l'architecte et à la\nville de Dessau, désireuse de posséder, à\nl'instar de Weimar, son école d'architecture.\n« La Cité » (reviendra prochainement, et\nplus en détail, sur cette production superbe\ncie la jeune architecture allemande.\nIl y aurait encore matière à considérations\namèies sans doute pour nous sur la\nmanière dont on envisage l'effort constructif\nen Allemagne, et les maigres budgets qu'on\naccorde à cet effort chez nous. Mais nous\nn'approfondirons pas. Nous savons à quelles\nproductions vont ces maigres budgets.\nLE ZONING INDUSTRIEL est plus que\njamais à l'ordre du jour. « Le Mouvement\nCommunal » (31 décembre 1926) s'en oc-\ncupe encore au double point de vue de la\nprospérité et de la salubrité des centres ur-\nbains.\nLa revue rapporte brièvement la réunion\nspéciale qui s'est tenue récemment, et à la-\nquelle a pris part l'Union des Villes et Com-\nmunes belges.\nL'assemblée a décidé l'élaboration d'un\nrèglement-type du zoining industriel « dans\nlequel chaque commune intéressée pourra\npuiser les éléments à introduire dans ses rè-\nglements ».\nAu préalable, il sera procédé à un exa-\nmen des méthodes en vigueur à l'étranger.\nUne conférence a eu lieu le 1 2 janvier, à cet\neffet, au siège de l'Union des Villes,, rue de\nla Régence, 3bis, Bruxelles. Nos collabora-\nteurs MM. Van dar Swaelmen et Verwilghen\ny ont fait un exposé général de la question."}, {"page_pdf": 11, "page_imprimee": "101", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.1.11", "texte": "TEK H N E\nSUPPLEMENT AU VOLUME VL N° 7 DE « LA CITE ».\n\nA PROPOS DE LA JONCTION\n\nL'abandon du travail n'est, paraît-il, pas\ndéfinitivement acquis. Un certain nombre de\npersonnalités compétentes, ou presque, ou\nmême pas du tout vont avoir à donner\navis sur la question.\nBi en que cet avis, à proprement parler, ne\nnous intéresse pas, nous croyons pouvoir ex-\ntraire quelques passages d'un rapport publié\npar la presse quotidienne, et dont l'auteur,\nM. Max Hallet, donna lecture à la Section\nCentrale chargée de l'examen du projet\nd abandon de la dite jonction.\nD après le rapporteur, l'achèvement du\ntravail nécessiterait ainsi qu'on sait\n500 millions et 1 0 années de travail.\nOr, la jonction n'est pas une nécessité,\npuisqu'il existe une liaison entre les voies fer-\nrées du Nord et du Sud du pays.\nLe rapporteur examine ensuite le problème\ndes gares actuelles « à rebroussement ». Les\ninconvénients que ces gares présentaient sont\naujourd'hui, au point de vue de l'utilisation\nintensive, fortement atténués et même sup-\nprimés par les aménagements rationnels in-\nventés par les Anglais.\nCeux-ci ont résolu ces problèmes avant\nnous, parce qu'ils ont été obligés de faire\nface à des trafics importants dans des gares\nterminus de faibles dimensions. Dans la gare\nde Liverpool-street, à Londres, on fait partir\nun train suburbain 6 minutes après son arri-\nvée, de sorte que pendant les heures de grand\ntrafic, une voie suffit à un train toutes les\ntrois minutes et à 20 trains par heure. Si l'on\naffecte à ces trains 1 0 voies avec 5 trottoirs\npendant deux heures, on obtient un trafic de\n400 trains, soit plus que le trafic actuel de\nla gare du Nord en 24 heures. Les gares an-\nglaises ont une utilisation bien plus considé-\nrable que les gares allemandes qui sont tou-\ntes démesurées. Liverpool-street, avec ses\n18 voies, suffit àun trafic plus important\nque celui de Leipzig. On a fait observer que\ncette gare serait une gare suburbaine. Mais\nla banlieue de Londres s'étend au moins à\n50 minutes de chemin de fer de la capitale.\nA Bruxelles-Nord, on peut installer 18 et\nmême 20 voies, dans des conditions d indé-\npendance bien meilleures que les 16 voies\nactueHes, en remaniant l'aménagement sur\nplace et au* niveau actuel, sans faire de nou-\nvelles acquisitions et en utilisant les terrains\nde l'Etat à front des rues du Progrès et de\nBrabant.\nLa Jonction existe\nM. Max Hallet constate ensuite que la\nJonction existe par la ceinture cuest, dont\n! Administration a prévu l'amélioration et la\nmise à quatre voies. De plus, la ligne Schaer-\nbeek- Ha! donnera une seconde jonction non\nseulement entre le Nord et le Sud, mais aussi\nentre le Luxembourg (gare du Quartier Léo-\npold) et le Sud, par Watermael-Hal. C'est\npar ces deux ceintures que la liaison sera le\nmieux réalisée; elle permettra l'organisation\nde tous les trains vers les grandes villes du\npays et le passage des grands internationaux\nà travers la Belgique.\nL'exécution des travaux\nM. Max Hallet souligne les dangers que\nla création du tunnel pourrait entraîner :\nLes tunnels doivent être exécutés à flanc\nde coteau dans des terrains où domine la for-\nmation yprésienne. Les nombreux sondages\neffectués sur le tracé l'ont été par tubages. Ils\nne peuvent évidemment donner d indications\nau point de vue hydrologique. C'est, en\neffet, lorsque la fouille est ouverte que l'on\npeut se rendre un compte exact de la mobi-\nlité des sables mis à nu. Aussi, est-il impru-\ndent de se baser sur les résultats de simples\nsondages pour affirmer, comme le fait la\nnote de 1 909, « qu'en aucun point de la zone\noccupée par le tracé, il ne se rencontre de\nterrains boulants ».\nLa présence de sables boulants s'est au\ncontraire révélée au cours de l'exécution des\ntravaux de la gare centrale et à l'emplace-\nment de la caserne Elisabeth. Malgré les pré-"}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "102", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.1.12", "texte": "TEK H N E\nSUPPLEMENT AU VOLUME VI. N° 7 DE « LA CITE ».\n\ncautions prises lors de 1 assèchement de la\nplate-forme de la gare centrale par rabatte-\nment de la nappe aquifère, les bâtiments de\nl'Université libre situés à 75 mètres sont lé-\nzardés. A l'emplacement de l'ancienne ca-\nserne Elisabeth, avant même que les fouilles\nfussent arrivées à profondeur, 1 enlèvement\ndes sables boulants a occasionné des fissures\ndans un bâtiment voisin des travaux.\nLes églises Sainte-'Gudule, de la Chapelle\net la Banque Nationale se trouvent dans des\nconditions plus défavorables que l'Univer-\nsité, au point de vue, soit de la proximité du\ntunnel, soit de la dénivellation, soit encore\nde leur masse. Est-ce à dire qu on doit crain-\ndre pour leur conservation? Il serait tout\naussi téméraire de l'affirmer que de prétendre\nqu'elles sortiront indemnes de l'exécution des\ntravaux, malgré toutes les ressources de la\ntechnique moderne dans l'art de construire.\nEt le rapporteur rappelle les incidents qui\nse sont produits lors du creusement du tunnel\nde l'avenue de Tervueren et où une centaine\nd'immeubles ont été atteints.\nLa convention avec la ville, de Bruxelles\nLe rapport analyse ensuite le projet de\nconvention à passer avec la Ville de Bru-\nxelles :\nLa Ville de Bruxelles s'engage à exécuter,\npour compte de l'Etat, l'aménagement du\nquartier de la Puterie et du quartier Sainte-\nElisabeh et prend, pour son compe, l'établis-\nsement d'une voie publique reliant la. gare\ndu Midi à l'église de la Chapelle. Dans ce\nbut l'Etat remet à l'Administration commu-\n»\nnale tous les terrains lui appartenant sur le\ntracé de la Jonction. Les terrains incorporés\naux voies publiques sont cédés gratuitement.\nLa Cité apporte de son côté les terrains d'as-\nsiettes des rues désaffectées et toutes les par-\ncelles acquises par elle pour compte de\nl'Etat.\nLes voies publiques devront être exécu-\ntées dans le délai de deux ans : délai porté\nà trois ans pour la voie publique reliant le\nMidi à la ville haute.\nLes terrains non incorporés dans les voies\npubliques seront réalisés au profit de l'Etat\npar les services communaux, les prix en étant\nfixés par une Commission mixte.\nEnfin, en vue de sauvegarder le panorama\ncertaines servitudes sont établies sur une par-\ntie des terrains du quartier de la Putterie.\nL'Etat garantit la Ville de Bruxelles con-\nre les réclamations éventuelles des proprié-\ntaires des immeubles acquis ou expropriés.\nCertains membres des sections et de la\nSection centrale ont regretté que l'on accor-\ndât une indemnité à la Ville de Bruxelles;\nc'est là un précédent dangereux. Cependant,\nles conventions intervenues avec la Ville de\nBruxelles obligeaient l'Etat à faire la Jonc-\ntion et à établir une gare centrale. De plus,\nle centre de la ville a été démoli depuis de\nnombreuses années et laissé à l'abandon; la\nVille a été dans l'impossibilité de construire\nmême sur les terrains lui appartenant et a\nsubi de ce chef des pertes considérables\n(droits de bâtisse, impôts et taxes diverses,\nfournitures d'eau, de gaz et d'électricité).\nIl est donc juste de l'indemniser.\nCette indemnité consiste d'ailleurs dans\nl'abandon de certaines parcelles pour réta-\nblissement de voies publiques : l'Etat n'aura\ndonc rien à débourser.\nLa convention avec la Ville de Bruxelles\nest d'ailleurs indispensable pour assurer la\nmise en valeur des terrains à vendre, surtout\ndans les quartiers Elisabeth et de la gare\ncentrale. Si l'on devait revendre des terrains\nqui actuellement n'ont aucun accès direct à la\nvoirie, ils ne pourraient convenir qu'aux pro-\npriétaires voisins et ne rapporteraient que peu\nde chose, tandis que la création de cette voi-\nrie les mettra en valeur par le fait qu'ils seront\nà front de rue.\nOn a acheté, en tout, pour la Jonction, en-\ntre le boulevard du Jardin Botanique et le\nMidi : 12 hectares, 63 ares, 51 centiares.\nDans l'hypothèse de l'abandon de la Jonc-\ntion, il y a à revendre, entre les mêmes limi-\ntes : 1 2 ha, 08 a, 89 ca.\nEn conclusion, M. Max Hallet invita la\nChambre a décréter l'abandon de la Jonc-\ntion."}, {"page_pdf": 13, "page_imprimee": "65", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.1.13", "texte": "LES TRANSFORMATIONS DE\nLA VILLE DE BRUXELLES\nET L'UTILISATION DES TERRAINS\nDE LA JONCTION NORD-MIDI\n\n(PLANCHES IV ET V)\nL'actuelle session du Parlement décidera de l'abandon de la\nJonction Nord-Midi et vraisemblablement consacrera une partie de\nson activité à l'examen de la convention à intervenir entre le Gou-\nvernement et la Ville de Bruxelles, concernant divers travaux d'uti-\nlité publique à exécuter sur les terrains expropriés.\nCes conventions auraient des conséquences néfastes, si les\nPouvoirs se bornaient à imposer à la Ville l'assainissement et l'em-\nbellissement de la capitale. Le projet présenté au public, il y a quel-\nques années, était de cette nature.\nSi on l'exécutait, Bruxelles ne serait pas plus préparé qu'il y a\nun siècle à l'augmentation de plus en plus considérable du nombre\nd'habitants, ni, par conséquent, à l'accroissement du trafic.\nA aucune époque de l'histoire du développement des villes, on\nn'a laissé subsister et multiplier aussi dangereusement les obstacles à\nla circulation et au développement de l'agglomération et fait preuve\nd'une telle incompréhension des manifestations économiques qui en\nrésultent. Nous nous trouvons ainsi, aujourd'hui, en face d'un\n\nLA CITÉ. MARS 1927."}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "66", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.1.14", "texte": "LA CITÉ.\nV O L. : V l.\nN U M. : 7.\n\nimportant réseau de rues qui ne répondent plus à la fonction que\nl'on attend d'elles; d'artères créées sans autre but que de permettre\nle lotissement et la valorisation du sol ; de vieilles ruelles, de groupes\nd'habitations entassées au hasard, sans plan d'ensemble.\nLes facteurs ordre et hygiène sont absents.\nLes statistiques démontrent pourtant l'importance du déve-\nloppement industriel de l'agglomération bruxelloise.\nEn 1910, sur une population de 650,000 habitants, la main-\nd'œuvre utilisée se chiffrait à 150,000 contre 72,000 en 1896, soit\nune augmentation de 11 o p.c. pour un accroissement de population\nde 20 p.c. seulement.\nMême constatation au sujet des tramways : 100 voyages par\nan et par habitant en 1900, contre 341 en 1925.\nLes chiffres d'accroissement de la population ne sont pas moins\néloquents : 425,000 en 1880, 800,000 en 1925.\nAu centre de la ville, la densité circulatoire générale suit un\nmouvement ascensionnel; les mesures prises par les autorités en vue\nde régler la circulation ne seront jamais que des moyens de transition\nà efficacité limitée.\nLe noyau central de l'agglomération atteindra sous peu un\ndegré de congestionnement tel, que la Ville ne pourra faire face aux\ndépenses énormes que l'adaptation du réseau artériel, aux besoins du\ntrafic, exigera.\nIl est donc évident que le problème complexe et vaste qui se\npose, devra être résolu en prévision de l'avenir par l'étude complète\net simultanée de toutes les questions qui, tôt ou interviendront:\ncirculation générale, tramways ,métros, zonings, hygiène, etc., etc.\nDans le plan régulateur qu'on établira ainsi, devront s'incor-\nporer jusqu'aux moindres tracés d'alignements et de lotissements;\nau lieu de s'arrêter aux confins d'une commune, ce plan sera conçu\npour l'agglomération entière, et tiendra compte de l'attraction\nqu'opère celle-ci sur les communes suburbaines et sur les villes satel-\nlites : Vilvorde, Tervueren, Hal.\nCes considérations d'ordre général sont donc très loin de l'idée\nde faire serpenter au travers de la ville un « joli » boulevard qui"}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.1.15", "texte": "LE STADE ET, LES ÉTABLISSEMENTS SPORTIFS DE LA VILLE DE DUISBURG (ALLEMAGNE).\nPLANCHE I\nLe Stade, côté Ouest.\nBassin de natation. Piste de 100 mètres.\n(A l'arrière plan, plage et cabines pour baigneurs.)\nLe Stade, côté Est.\nBassin de Natation\nPiste de 100 mètres. (Vue du plateau de départ mobile).\nSupplément de la Revue la Cité. Vol. : VI. Num. 7."}, {"page_pdf": 16, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.1.16", "texte": "LE CENTRE RÉCRÉATIF DE LA VILLE DE DUISBURG (ALLEMAGNE).\nPLANCHE II\nDans l'onde fraîche.\nAu bord du lac Berta\nAu bord du lac Berta"}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.1.17", "texte": "PLANCHE III\nLE CENTRE RÉCRÉATIF DE LA VILLE DE DUISBOURG <ALLEMAGNE>\nSTADE. - PLAGE. - SPORTS NAUTIQUES.\nSupplément à la Revue LA CITÉ. Volume VI. Numéro 7."}, {"page_pdf": 18, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.1.18", "texte": "PLANCHE IV.\nLA JONCTION NORD - MIDI À BRUXELLES\nPROJET DE VOIES DE COMMUNICATION A ÉTABLIR EN UTILISANT LES TERRAINS DE LA JONCTION\nPROJET DE VOIES DE COMMUNICATION A ETABLIR EN UTILISANT LES TERRAINS DE LA JONCTION\nProjet de l'Administration communale.\nD'après un cliché du Journal LE SOIR\nSupplément à la Revue LA CITÉ. Volume VI. Num. 7."}, {"page_pdf": 19, "page_imprimee": "67", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.1.19", "texte": "LA CITÉ.\nV O L. : V I.\nN U M. : 7.\n\nn'aurait d'autre but que l'exploitation des terrains expropriés pour\nla jonction.\nAussi faut-il que l'opinion publique s'insurge contre la création\nde monstres urbanistiques et d'erreurs aussi grossières que celles que\nnous allons relever en examinant le projet au point de vue de la\ncirculation et de l'esthétique urbaine.\nQuel que soit le point des faubourgs de l'Est d'où vous abordez\nla ville pour vous rendre au quartier des affaires et du commerce,\nvous rencontrez un enchevêtrement de rues tortueuses quasi imprati-\ncables à la circulation.\nL'aménagement des quartiers de la Puterie, des places de la\nJustice et de la Chapelle donnait pourtant l'occasion de prévoir et\nde réserver la possibilité de créer des voies à grande capacité circula-\ntoire vers les porte de Louvain, porte de Namur et porte Louise.\nD'autre part, la dépense que la Ville s'impose pour les expro-\npriations nouvelles en vue de la création d'un boulevard Gare du\nMidi-Chapelle, est superflue au point de vue circulatoire, et pourrait\nêtre reportée avantageusement à d'autres fins; par exemple, le décon-\ngestionnement de la Place Rogier par la création d'une large artère\ns'embranchant symétriquement au boulevard du Nord et se dirigeant\nvers les quartiers du Marais et de la Puterie.\nLes solutions données au raccord de la porte de Schaerbeek à la\nrue de la Loi ne sont pas moins désastreuses; le boulevard de Schaer-\nbeek déverserait sa circulation d'une part, par une voie perçant la\ncité industrielle et aboutissant d'une manière des plus défectueuses à\nla Place de Brouckère, en empruntant la rue du Fossé-aux-Loups,\ndont l'élargissement onéreux risque de ne pouvoir jamais être exécuté;\nd'autre part, il aboutirait au goulot, déjà impraticable aujourd'hui,\nde la rue de l'Ecuyer, artère plus défectueuse encore que le Fossé-\naux-Loups.\nLe raccord de la rue de la Loi au Marché-aux-Poulets présen-"}, {"page_pdf": 20, "page_imprimee": "68", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.1.20", "texte": "LA CITÉ.\nV O L. : V I.\nN U M. : 7.\n\nferait la même solution vicieuse; l'accroissement de la circulation\ndu Treurenberg vers le centre de la ville aboutirait tôt ou tard à\nl'expropriation d'une partie de la paroi Nord de la Grand'Place. La\ndémolition de cet écran serait un acte de vandalisme et d'aveugle\nignorance, étant donné la nécessité de cette paroi et l'importance du\nMarché-aux-Poulets comme transition entre la ville future et la\nGrand'Place.\nSi les solutions circulatoires proposées par nos édiles sont mal-\nheureuses, les solutions esthétiques qu'ils ont conçues le sont encore\ndavantage; le projet tout entier serait déjà condamnable de ce seul\npoint de vue. Les tracés proposés méconnaissent l'art de l'urbanisme.\nOr ,c'est précisément cette science du tracé des villes qui fait la beauté\ndes rares artères bien conçues que possède la capitale : les boulevards\nextérieurs, ceux du centre, le quartier Léopold, la place et la rue\nRoyale, etc.\nLa beauté de ces artères, pourtant de styles et de rythmes dif-\nférents, est issue d'un même principe fondamental d'ordre et d'har-\nmonie, équivalant, dans le domaine musical, à la « phrase harmo-\nnique », suite d'accords dont la cadence et le rythme déterminent\nle style.\nC'est ici qu'interviendraient efficacement les servitudes archi-\ntecturales et le Zoning des hauteurs, pour doter la ville d'ensembles\nd'architecture équivalents, en beauté, à ceux de Paris (rue de Rivoli),\nNancy (les célèbres places), et Bruxelles (quartiers du Parc).\nLe Zoning des hauteurs contribuera non seulement à l'esthé-\ntique des quartiers, mais à l'ensemble panoramique de la ville, dont\nil réserverait les points de vue et les mettrait en valeur par des avant-\nplans architecturaux plus intéressants que des dômes à la manière\nSociété Générale ou des attiques genre école de la rue des Ursulines.\nAprès ces considérations d'esthétique générale, analysons un\ndétail dont l'administration se félicite certainement d'avoir trouvé la\nsolution : le dégagement de l'église de la Chapelle, qui, suivant le\nprojet, se trouverait placée au milieu d'un espace libre comparable,\nen dimensions, à la place Poelaert."}, {"page_pdf": 21, "page_imprimee": "69", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.1.21", "texte": "LA CITÉ.\nV O L. ; V I.\nNUM.;7.\n\nLorsqu'on dégage ainsi un monument sous prétexte d'adapter\nses abords aux besoins nouveaux de la Cité, on crée généralement\nun anachronysme entre ce monument et la physionomie des rues\nnouvelles; l'on oublie que c'est le volume de l'édifice et son caractère\narchitectonique qui doivent déterminer l'importance de l'espace qui\nl'entoure, de même que sa destination détermine l'importance des\nvoies d'accès à cet espace.\nMais dans le cas qui nous occupe, il y a lieu de resserrer l'édifice\ndans un cadre plus adéquat à ses proportions et de réparer la brèche\nhideuse formée par la place de la Chapelle.\nCet exemple prouve clairement que sur la complexité du pro-\nblème urbanistique, des subtilités esthétiques se greffent; elles ne\npeuvent être résolues que par un technicien urbaniste. Si l'on veut\nmettre un terme aux aberrations qui lèsent la logique et l'esthétique,\nil est indispensable qu'un plan d'ur\ncapitale soit mis au concours.\nC'est d'ailleurs ce qu'ont fait, en pareil cas, toutes les grandes\ncapitales du monde : Paris, Zurich, Berlin, Barcelone, et plus de\ncinquante autres; Bruxelles même, en 1818, mit au concours la\ncréation de somptueux boulevards sur l'emplacement des vieux\nremparts désaffectés, boulevards dont la ville ne peut que s'enor-\ngueillir.\nToutes les belles œuvres urbanistiques de notre cité sont des\ncréations d'artistes éminents ; les boulevards du centre dus à l'archi-\ntecte-urbaniste SUYS, le Parc, à ZINNER, et ses abords à\nGUIMARD.\nN'hésitons donc pas à faire appel aux compétences en instituant\nun concours public, qui donnerait une solution rationnelle et défini-\ntive, en même temps, à l'utilisation des terrains de la Jonction et à\nl'aménagement de la capitale.\n\nJ.-F. HOEBEN."}, {"page_pdf": 22, "page_imprimee": "70", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.1.22", "texte": "LA CITÉ.\nV O L. : V I.\nN U M. : 7.\n\nLE CENTRE RECREATIF DE LA\nVILLE DE DUISBOURG (ALLEMAGNE)\nSTADE — PLAGE — SPORTS NAUTIQUES\n\n(PLANCHES I, 11, III)\nTrop longtemps l'industrie nous est apparue comme une enne-\nmie de l'esthétique et de l'hygiène. Ruskin et ses contemporains\nromantiques voyaient dans l'industrialisme le grand destructeur des\nbeautés de la nature, dans l'usine, l'antre où l'humanité s'étiole et\ns'épuise.\nMais l'homme, après avoir été victime de la machine, en devient\nlentement le maître. Il domine les forces qu'il a déchaînées. Ce qui fut\nun mal est en voie de devenir une source de progrès social.\nSi réellement on le voulait, rien ne s'opposerait à ce que nos\nrégions industrielles, malgré l'tisine, soient à tous les points de vue\nsupérieures aux habitats agricoles du Moyen âge et aux groupements\nde main-d'œuvre familiale des villes de la Renaissance. Les « Cités-\njardins » anglaises nous laissent entrevoir le degré de perfection\nauquel les villes industrielles de l'avenir pourraient atteindre.\nCette révolution artistique et sociale sera partout consommée\nle jour où la grande industrie et la finance dont elle dépend seront\nconvaincues que le rendement économique est conditionné par une\npopulation ouvrière saine et heureuse.\nDuisbourg, une des trois grandes villes de la région industrielle\nde la Ruhr, offre un exemple magnifique d'activité industrielle unie\nà une culture physique intense.\nC'est l'industrie elle-même qui a rendu possible la création, aux\nabords de cette ville, d'un centre récréatif comprenant un stade, des\nplages, des installations pour sports nautiques. Des dragages exécutés\npar la firme Krupp dans un but utilitaire ont fait naître d'immenses\nlacs dont on a tiré parti pour le bien-être public. L'industrie a\naccompli, là encore, une de ces tâches cyclopéennes dont elle est"}, {"page_pdf": 23, "page_imprimee": "71", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.1.23", "texte": "LA CITE.\nV O L. : V I.\nNUM.;7.\n\naujourd'hui coutumière et qui suscitent autant d'admiration que les\ntravaux d'Hercule, aux mérites desquels elles joignent celui de n'être\npoint légendaires!\nNé de l'industrie et conçu pour le bien-être physique d'une\npopulation industrielle, le centre récréatif de Duisbourg a un autre\nmérite encore : les problèmes urbanistiques et architecturaux que son\naménagement posait ont été résolus avec une impeccable virtuosité.\nLe sens de l'échelle et des proportions, la noblesse des accessoires\narchitectoniques, l'absence de toute fioriture, font du stade et de ses\nabords un spécimen remarquable d\nEn les contemplant, on songe invinciblement à un Versailles\ndont le mobile spirituel n'est plus le faste d'un grand roi, mais\nl'effort collectif en vue du bien-être et du développement eugénique\nd'une population industrielle.\nL'œuvre tout entière reflète l'esprit qui l'anime. La sévérité et\nle calme de cette vaste conception nous font entrevoir la beauté à\nlaquelle pourraient atteindre les ensembles réalisés à l'aide des formi-\ndables moyens de la technique moderne.\nMais en attendant ces grandes orchestrations de l'urbanisme de\ndemain, contentons-nous de souligner l'entreprise intelligente de\nla ville de Duisbourg et de son bourgmestre, le Dr. Jarres. Elle est\nd'un intérêt tel que nous n'avons pas cru superflu d'en donner une\ndescription détaillée; nous l'extrayons d'une brochure éditée par la\nmunicipalité, qui a bien voulu nous prêter les clichés qui l'accom-\npagnent.\nLa firme Krupp possédait à proximité des forêts de la ville de Duisbourg\nun domaine d'environ cent hectares; par suite des travaux de dragage exé-\ncutés dans le but de retirer du sol le sable et le gravier nécessaires aux entre-\nprises de cette firme, trois lacs qui occupent une superficie totale de\n50 hectares ont été créés en cet endroit, au cours de ces dernières décades.\nQuoique ces lacs, dénommés « Margaretensee, Bertasee et Barbarasee »\nn'étaient pourvus à la surface d aucun affluent ni effluent, ils renfermaient\nune eau propre et limpide, convenant particulièrement bien aux bains et à la\nnatation.\nIlis ont, en effet, été creusés dans un sol sablonneux traversé par un\ncourant d'eau souterrain qui dévale en permanence des hauteurs de la forêt"}, {"page_pdf": 24, "page_imprimee": "72", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.1.24", "texte": "LA CITE.\nV 0 L. : V I.\nN U M.: 7.\n\ncommunale de Duisbourg et se dirige vers le Nord-Ouest pour se déverser\ndans le Rhin, dont le niveau, même en temps de crues, est moins élevé.\nDéjà avant la guerre, la firme Krupp et la ville de Duisbourg caressaient\nle projet d aménager ces espaces en vue de les rendre appropriés au délasse-\nment des habitants, et plus particulièrement de la jeunesse de Duisbourg. Ce\nprojet put être réalisé peu après La guerre : la firme Krupp fit don en 1919\ndes trois lacs et de vastes étendues riveraines à la ville, qui chjargea soni\ndirecteur du Service des Constructions, l'architecte- en chef Preziger, d éla-\nborer de vastes projets en vue de l'érection des Etablissements de Culture\nphysique; ceux-ci sont aujourd'hui partiellement réalisés.\nLe Stade, qui fut au temps de l'apogée de la culture grecque, le principal\nchamp d'entraînement de la mais tomba durant de longs siècles\ndans 1 oubli, ressuscita à la fin du siècle dernier, avec la renaissance des jeux\nolympiques. Alors qu'il en existait déjà dans différents pays, ce ne fut qu'en\n1914 que I on construisit en Allemagne, à Berlin, un Stade destiné à abriter\nles jeux olympiques qui devaient y avoir lieu en 1916. Après guerre, on a\ndiscuté la question de savoir si les temps difficiles autorisaient la construction\nde Stades ou bien s'il ne serait pas préférable de créer, à leur place, de petites\nplaines de jeu, moins coûteuses, et réparties en aussi grand nombre que\npossible dans les différents quartiers des villes. A Duisbourg les circonstances\nlocales étaient telles que la construction d'un Stade y était pleinement justifiée;\nil n'y a en Allemagne aucune autre ville qui possède autant de plaines de jeux\njudicieusement réparties. Dans ce centre sportif du Foobtall, la nécessité d une\nplaine impeccable pouvant recevoir plusieurs dizaines de mille spectateurs\nse faisait sentir. Grâce à la donation par la firme Krupp des espaces néces-\nsaires et grâce à la configuration particulièrement favorable du soi, une arène\nput être construite pour une somme relativement peu élevée.\nComme emplacement du Stade, on choisit la rive Nord du «Margaretesee»\ndans le but de le compléter par une installation de sport nautique. Pour le\nplan d'ensemble, on s'inspira du seul Stade existant à cette époque en Alle-\nmagne, celui de Berlin. Mais alors que celui-ci comprend, outre les pelouses\net la piste en cendrée, un vélodrome et un bassin de natation qui se trouvent à\n1 intérieur du Stade (ce qui présente quelques avantages, mais également de\ngraves inconvénients), on se contenta, à Duisbourg, à 1 instar de ce qui existe\nà Stockholm, d'aménager une pelouse, une piste en cendrée et des tremplins.\nOn ne pouvait songer en ces temps de compression des dépenses publiques à\nconstruire des édifices grandioses, comme à Stockholm; mais on créa, à peu\nde frais, une arène irréprochable et un vaste emplacement pour les spectateurs.\nA Berlin, on avait pu tirer profit d'un valonnement existant. A Duisbourg, un\ncreux fut créé artificiellement de façon fort simple en adoptant pourri empla-\ncement de l'arène un niveau en contrebas de deux mètres et en déversant\ntout autour de l'arène les terres draguées de manière à créer une digue de\n6 m. de hauteur, destinée aux spectateurs. Ces travaux commencèrent en\n1920 et en 1922 le Stade put être utilisé pour la première fois.\nLe sous-sol, se composant exclusivement de sable et de gravier, le\ndrainage efficace du terrain était assuré; c'est ainsi que la pelouse, aussi bien\nque la piste en cendrée, se distinguent d'installations similaires en ce que, meme"}, {"page_pdf": 25, "page_imprimee": "73", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.1.25", "texte": "LA CITE.\nV O L. : V I.\nNUM.;7.\n\naprès plusieurs jours de pluies abondantes, elles sont praticables. La couche\nd humus qui recouvrait le sol fut soigneusement enlevée avant l'exécution\ndes travaux de dragage, mise en tas et répandue ensuite sur la plaine de jeux.\nLa piste qui, de 1 avis de la plupart des professionnels, est une deis\nmeilleures, se compose uniquement d un mélange de cet humus et de cendrées\nindustrielles.\nLe plan annexé indique l'emplacement, la disposition et la dimension de\ni arène. L'axe longitudinal a une direction Nord-Sud afin que les spectateurs\nde la tribune d'honneur, aménagée du côté Ouest, aient, Vaprès-midi, le soleil\nderrière eux. La plaine de football a la dimension réglementaire de 110 X\n70 mètres.\nLa piste circulaire a une longueur de 464 m. et 6 m. 5 de largeur, ce qui\nest suffisant pour 5 coureurs sur pistes délimitées. Les tournants se composent\nde demi-cercles de 43 m. de rayon. A l'intérieur se trouvent : du côté Est, la\npiste de 1 00 m. ; du côté Ouest, deux pistes pour sauteurs. Des emplacements\npour sauteurs se rencontrent également sur les pelouses en demi-cercle.\nLe Stade peut contenir aisément 40,000 spectateurs. Ce chiffre peut être\nconsidérablement dépassé en cas de grande affluence. Afin d'assurer de\npartout une bonne vue, les rangs sont disposés sur un talus raide; cette pente\naugmente vers le haut. Les places debout sont réparties sur 32 gradins, soit\nun gradin par rangée de spectateurs; les marches des escaliers d'accès sont à\nun niveau plus bas que celui des gradins correspondants : de la sorte, ces\nescaliers ne sont pas envahis par les spectateurs.\nUn grand portique d'accès, à l'Est, conduit à de spacieux locaux de\ntoilette et à une plaine d'exercice.\nLe « Margaretesee » qui voisine au Nord avec le Stade, est aménagé\npour les sports du bain et de la natation.\nAfin de créer une installation irréprochable à tous les points de vue, le\nlac a été vidé par pompage et maintenu à sec durant toute la durée des\ntravaux. Le radier fut approfondi uniformément au niveau de + 27 m. au-\ndessus du repère général; les produits de dragage furent lavés et triés; le\nsable pur, exempt de poussier et de pierres, fut répandu sur la rive du\n«Margeretensee» de manière à constituer un estran parfait. Ainsi furent formés\nsur la rive Nord-Est un estran sablonneux de 1 00 m., et au Sud et à l'Ouest\ndes estrans de 300 m. chacun, de sorte que la plage ainsi créée a une\nlongueur totale de 1,000 mètres.\nL'estran de la rive Nord a une largeur de 150 mètres, dont 45 mètres\nde pelouse, 65 mètres de sable et 40 mètres d'étendue d'eau peu profonde\nà l'usage des non-nageurs.\nLes deux autres estrans ont une zone sèche de 25 mètres de largeur et\nune zone de 20 mètres sous eau.\nEn résumé, l'estran à sec réservé aux bains d'air et de lumière a une\nsuperficie de 59,000 mètres carrés, l'estran sous eau réservé aux non-nageurs\na 28,000 mètres carrés. La superficie totale du « Margeretensee » est de\n70,000 mètres carrés et sa contenance est de 150,000 mètres cubes.\nComme nous l'avons signalé plus haut, un afflux constant d'eau prove-\nnant du lac voisin «Bertasee », dont le niveau est plus élevé de 40 centi-"}, {"page_pdf": 26, "page_imprimee": "74", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.1.26", "texte": "LA CITE.\nV O L. : V I.\nN U M.: 7.\n\nmètres, est assurée au « Margaretensee » au travers du sous-sol sablonneux.\nAfin de maintenir le « Margaretensee » à un niveau constant et d'obtenir\nune eau encore plus pure et plus claire, on a aménagé dans l'angle Nord-\nOuest du lac un écoulement au moyen d'un canal se déversant dans le Rhin.\nLa vidange peut se faire facultativement de la surface des eaux au moyen\nd'un trop-plein ou à la partie la plus basse du lac. Grâce au trop-plein, le\nniveau de l'eau est maintenu à une hauteur invariable de + 30.1 m. au-dessus\ndu Repère Général. L'acqueduc de 60 cm. de diamètre évacue journellement\nde 10,000 à 15,000 mètres cubes d'eau; l'eau du lac est donc entièrement\nrenouvelée en 1 2 jours.\nLe « Margeretensee » est entouré d'une clôture de toile métallique.\nL'estran de la rive Nord-Est, le mieux ensoleillé, sert de bain commun et est\naccessible à tous moyennant paiement d'une minime taxe d'entrée. Deux bâti-\nments avec cabines pour le déshabillage, de 60X1 5 m. chacun, 1 un réservé aux\nhommes, l'autre aux femmes, se dressent sur les pelouses. Ces bâtiments\ncomprennent, outre les cabines, des armoires métalliques pour les vêtements\net un vestiaire. Ces installations permettent à plusieurs milliers de personnes\nde jouir des avantages de la plage.\nSur l'espace qui sépare les deux bâtiments om prévoit l'édification d'un\ntroisième local qui comprendra une habitation pour le Directeur des Bains\net des salles où les baigneurs pourront prendre des rafraîchissements.\nLes deux autres plages seront mises à la disposition des Sociétés de\nNatation de Duisbourg et des cercles de gymnastique et de sport.\nSur la rive Nord du « Margaretensee » a été aménagée, en connexion\navec le Stade voisin, une installation pour les professionnels de la nage. Ce\nstade comprend une piste pour nageurs, une tourelle à tremplins, l'arène des\njoueurs de water-polo et trois bassins d'entraînement.\nLa piste pour nageurs a 100 m. de longueur sur 25 m. de largeur et\nune profondeur d'eau uniforme de 2 m. 50. Ole est limitée du côté des\nspectateurs et sur les deux côtés courts par des murs en béton, du côté du\n« Margaretensee » par une digue en béton de 2 m. de largeur. Le but se\ntrouve à droite des spectateurs, du côté Ouest; à partir de 3 h. 1/2 de l'après-\nmidi, ceux-ci ont le soleil dans le dos. C'est le long du but que se trouve le\ntrop-plein dont il a été question plus haut. Celui-ci s'étend sur toute la largeur\nde la piste, soit sur 25 mètres, de manière à ce qu'on ne puisse en aucun\npoint ressentir un courant d'eau. D'ailleurs le trop-plein pourrait être fermé\nau moment des fêtes sportives.\nLa piste pour nageurs est divisée, au moyen de neuf cordes en liège, en\nhuit pistes de 3 mètres de largeur chacune. Les cordes en liège se composent\nde câbles en fil de fer étamé de 5 mm. sur lesquels on a enfilé très près les\nuns des autres, des bouchons de 4 cm. de diamètre. Etant donné que les\ntremplins, le water-polo et les bassins d'entraînement se trouvent en dehors\ndu bassin de natation proprement dit, les cordes en liège peuvent rester en\nplace durant l'été."}, {"page_pdf": 27, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.1.27", "texte": "PLANCHE V.\nLA JONCTION NORD = MIDI\nQuartier de la Putterie\nSituation actuelle\nSituation projetée\nEtat des choses existant depuis 15 années\nCliché LA CITÉ\nProjet proposé par la Ville de Bruxelles\net accepté par l'État pour le cas d'aban-\ndon de la jonction Nord=Midi\n(Reproduction d'une affiche placardée par les soins de l'Admini-\nstration communale de Bruxelles sur les murs de la capitale).\nSupplément à la Revue LA CITÉ, Volume VI Numéro 7,"}, {"page_pdf": 28, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.1.28", "texte": "PLANCHE VI\nLE CONCOURS PUBLICITAIRE “ OMÉGA „\nPrime de 1.000 francs, P. DE MEYER, de Gand\nPremier accessit de 200 francs, G. DE SMEDT, d'Auderghem.\nSupplément à la Revue LA CITÉ. Volume VI. Numéro 7"}, {"page_pdf": 29, "page_imprimee": "75", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.1.29", "texte": "LA CITE.\nV O L. : V I.\nN U M. ; 7.\n\nLe start a lieu d'une plateforme de 25 m.de long et de 1.50 m. de largeur,\ntransversale à la direction du bassin. Elle est construite en acier, comme un\npont roulant, et se meut sur des voies de roulement disposées sur les côtés\nlongitudinaux du bassin. En général, la plateforme se trouve contre le mur\nterminal Ouest, distant de 100 mètres plus la largeur de la plateforme, soit\n101 m. 50 du but situé à l'Ouest. Mais si Von désire se servir du bassin pour\ndes courses de 50 mètres, distance qui, ces derniers temps, a été jugée préfé-\nrable même pour des courses de 1 00 mètres et plus, la plateforme est avancée\nde 50 m. en quelques minutes de temps, au moyen d une commande méca-\nnique.\nOn réalise de la sorte deux pistes de 50 mètres chacune. La plateforme\npeut être placée à toute autre distance du but, soit par exemple à 1 00, 5 5 ou\n5 yards ou à 28 m., afin de délimiter une arène pour le water-polo. La\nplateforme est pourvue d'une paroi verticale en bois qui descend de 1 mètre\nsous l'eau, de manière à ce que le départ puisse être exécuté comme d un\nmur massif. Les neuf cordes en liège passent au travers de cette paroi dans\ndes guides spéciaux; on peut de la sorte déplacer la plateforme de départ à\nvolonté, sans devoir enlever les filins en liège.\nL'installation des tremplins se trouve en dehors de l'arène nautique du\ncôté du but, visible en tous temps par les spectateurs. Elle est pourvue de\ndeux tremplins à 1 m. et deux à 3 m., deux plateformes à 5 m., d une à\n7 m. 50 et d'une à 1 0 m. de hauteur. La tour est construite en béton armé.\nLa profondeur d'eau, à sa base, est de 5 mètres.\nLe bassin d'entraînement pour water-polo a 30 m. X 20 m. et 2 m. 50\nde profondeur et est limité de toute part par des digues en béton.\ni Les trois jbassins d'entraînement ont 20 m. de longueur, Bm. de\nlargeur et une profondeur allant de 0.6 à 1 m. 20. Ils sont également entourés\nde digues en béton.\nIci F emplacement des spectateurs comporte dix-huit cents places assises\net 2,500 places debout.\nDe vastes locaux de toilette se trouvent des deux côtés de l'arène\nnautique. . . ,\nAlors que le « Margaretensee » est réservé exclusivement aux bains et\nà la natation, les lacs « Berta » et « BarbaTa » serviront aux spolrts de\nl'aviron, de la pagaie et de la voile.\nUn abri pour canots est construit sur la rive Sud-Ouest du « Bertasee »,\nd'autres abriteront ultérieurement les périssoires et les barques à voiles. On\nprojette également la création d'une pièce d'eau de 2,000 m. sur 100 m.\npour régates. ,\nC'est le service municipal des constructions de Duisbourg, en collabo-\nration avec le service technique, qui a dressé les plans et assuré I exécution\nde F ensemble des installations. Nommons parmi les auteurs les architectes\net ingénieurs Preziger et Dr Dieter et leurs collaborateurs Prof. Geissler et\nHalke.\n\nRaph. VERWILGHEN, Ing. C. C."}, {"page_pdf": 30, "page_imprimee": "76", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.1.30", "texte": "LA CITE.\nV 0 L. : V I.\nN U M. : 7\n\nLE CONCOURS PUBLICITAIRE “ OMÉGA „\n(PLANCHE VI)\nLe concours publicitaire « Oméga », organisé sous les auspices\nde la Société Centrale d'Architecture de Belgique, fut clôturé en\nseptembre dernier.\nLe jury, composé de trois délégués de la S. C. A. B. et d'un\ndélégué de la Société « Oméga », décerna à l'unanimité la prime de\n1,000 francs à M. P. De Meyer, architecte à Gand.\nLes cinq accessits, de 200 francs chacun, furent distribués dans\nl'ordre, à MM. G. De Smedt, d'Auderghem; E. Henvaux, d'Uccle;\nA. De Laet, d'lxelles; J. De Praetere et L. Pringels, de Bruxelles.\nL'objet de ce concours était « la réalisation d'une série de cinq\npetits dessins publicitaires mettant en valeur les avantages de la\ncharpente « Oméga ». Nous croyons ne pas nous tromper en remar-\nquant que ni l'un ni l'autre des deux premiers classés n'a présenté la\nsérie des cinq dessins requis. Au moins, ne furent-ils pas publiés.\n.\nToutefois, reconnaissons un intérêt au travail de M. De Meyer,\net surtout aux deux « blanc-et-noir » de M. G. De Smedt, qui\ntémoignent en tout cas d'une attractive fantaisie plastique sinon\npublicitaire.\nLE PRESENT NUMERO RENFERME\nSIX PLANCHES HORS - TEXTE."}, {"page_pdf": 31, "page_imprimee": "103", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.1.31", "texte": "2QLO\nA*\nOLA\nP 22>UFLEnu JJE T*R.OPACAN DE."}, {"page_pdf": 32, "page_imprimee": "104", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.1.32", "texte": "TEK H N E\nSUPPLEMENT AU VOLUME VL N° 7 DE « LA CITE ».\n\nAttendrons-nous longtemps encore?\nEt lorsque la décision sera prise et sup-\nposons même au mieux il restera à tirer\nparti tout simplement des nouvelles possibili-\ntés urbanistiques.\nVerrons-nous enfin s'unir, pour ce but, les\nesprits perspicaces, prévoyants, soucieux\nd'ordre et les hommes de bonne volonté?\nC'est le souhait que la Société Belge des\nUrbanistes et Architectes Modernistes a cru\nopportun d'énoncer, sans perdre de vue\nqu'il importait d'élargir encore le cadre de\nla question. Après avoir entendu et discuté\nl'exposé d'un de ses membres, l'architecte\nHoeben, elle a transmis aux Pouvoirs le vœu\nque soit mis au concours le plan d'aména-\ngement et d'extension de la capitale, at-\ntendu :\n1° Que la réglementation actuelle de la\ncirculation au centre de la ville n'est qu'une\nsolution transitoire, retardant des expropria-\ntions de jour en jour plus onéreuses.\n2° Que le projet de la ville pour l'utilisa-\ntion des terrains de la Jonction ne tient au-\ncun compte des besoins circulatoires actuels\net futurs, ni de liaison des faubourgs au cen-\ntre de la ville;\n3° Que ce projet, suite d'erreurs grossiè-\nres d'esthétique urbaine, méconnaît l'art de\nl'urbanisme.\nDe plus, la S. B. U. A. M. émet le vœu\nde voir l'opinion publique s'insurger contre\nl'incurie dispendieuse des « Pouvoirs » en\nmatière de tracé des villes.\nNos lecteurs trouveront dans le présent\nnuméro de « La Cité » une étude de l'archi-\ntecte Hoeben résumant les données princi-\npales de son important irapport.\n\nX.\n\nLA RECONSTRUCTION DE LOUVAIN.\nM. Gaston Brunfaut publie un article sur\nla reconstruction de Louvain, dans « Le Do-\ncument » (sept-oct. 1926).\nAyant défini l'essentiel du mouvement de\nrégénération architecturale, issue des Berlage\net des Van de Velde, il acuse l'importance\ndes conceptions urbanistiques, axe des cons-\ntructions comme des reconstructions.\nPuis il s'indigne encore sur ce qui fut réa-\nlisé à Louvain, où l'occasion s'offrait, uni-\nque, « d'élaborer un ensemble et d'atteindre,\npar une rare création collective, à Tarchitec-\nture. Or, à Louvain, « on a manqué à tou\ntes les raisons de logique, de vie, et de\nbeauté, on a méconnu le vibrant aujour-\nd'hui; on a, par peur de l'inconnu, par pes-\nsimisme et retour à la tradition des styles,\nrejoint dans T écœurement et la banalité le\ncaractère petit bourgeois des faubourgs ».\nEt tout cela est fait à grand renfort d'ar-\ngent, rare aujourd'hui, mais jamais introu-\nvable quand il s'agit d'inutilités, de tape-à-\n-l'œil, et de sentimentalisme. Ainsi, à Lou-\nvain, la reconstruction « avoue ce digne len-\ndemain de guerre : dégénérescence et luxe,\ncommerce et vol, Spéculation, jouissance et\noubli largement étalé »."}, {"page_pdf": 33, "page_imprimee": "105", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.1.33", "texte": "TEK H N H\nSUPPLEMENT AU VOLUME VI. N° 7 DE « LA CITE ».\n\nMONUMENT AU TRAVAIL\nDE CONSTANTIN MEUNIER\nLa Société, Centrale d'Architecture de\nBelgique Société Royale a pris l'ini-\ntiative de réaliser pour le centenaire de l'ln-\ndépendance Nationale le « Monument au\nTravail » de Constantin Meunier.\nLes cinq figures et les quatre hauts-reliefs\nqui doivent composer le monument se trou-\nvent actuellement épars, les uns au Musée\nancien de Bruxelles, les autres dans l'atelier\nde l aurtiste défunt, où ils attendent toujours\nla lumière du soleil.\n« Le Monument au Travail doit être en\ncontact immédiat avec la foule, » il lui faut\nle plein air de la rue et non l'atmosphère\nlourde d'un musée, écrivait déjà Octave\nMaus en 1905. Vingt années ont passé et\nmalgré de louables efforts, la question n'a\npas fait un pas depuis.\nHélas! la situation financière actuelle de\nnotre pays ne permet pas d'augurer que le\nGouvernement puisse envisager avant long-\ntemps encore la réalisation de ce monument\nqui fut l'idée maîtresse de la vie du génial\nsculpteur.\nSeule une initiative ptrivée est donc capa-\nble par un effort collectif de maté-\nrialiser ce chef-d\" œuvre dans les circonstan-\nces critiques que nous traversons.\nC'est dans cette pensée et dans un but\ndésintéressé que la Société Centrale d'Archi-\ntecture de Belgique s'est attelée à cette réa-\nlisation, persuadée que l'édification du\n« Monument au Travail » dans notre capi-\ntale répondra aux plus chers espoirs du\ngrand artiste disparu et qu'il symbolisera\naux yeux des générations futures la géné-\nreuse part prise par le travail de notre peu-\nple laborieux l'effort de l'esprit et l'effort\ndes bras pour contribuer à faire la gran-\ndeur de la Belgique pendant le siècle révolu.\nIl évoquera, en outre, la vitalité artistique\nd'une époque de luttes vers un Art nouveau,\nqui ne fut pas sans grandeur :\nLa mission que le Comité s'est imposée\ncomporte :\n1° L'organisation d'un concours entre ar-\ntistes belges pour la conception architectu-\nrale du monument.\nL'ensemble architectural qui doit assem-\nbler les divers éléments de sculpture re-\nliefs et figures pour en faire un tout ho-\nmogène n'a jamais été définitivement établi.\nMeunier a étudié plusieurs projets mais il est\nmort sans s'être fixé à aucun d'eux.\n2° L'exécution du projet qu'aura désigné\nle jury.\n3° La récolte des fonds nécessaires à\ncette exécution par tous les moyens oppor-\ntuns tels que souscription publique en Bel-\ngique et à 1 étranger, organisation éventuelle\nd une tombola, d auditions musicales, vente\nd œuvres d'art offertes par leurs auteurs,\ncréation d'un timbre, frappe d'une mé-\ndaille, etc.\nLe comité est persuadé de répondre\nau vœu exprimé par la Chambre des Repré-\nsentants dans sa séance du 3 février 1923,\nainsi qu'en de multiples circonstances par\ntous les milieux intellectuels du pays.\nSon projet a d'ailleurs rencomtré par-\ntout d'enthousiastes encouragements :\nS. M. le Roi a daigné lui accorder son\nHaut Patronage et a bien voulu féliciter la\nSociété de son initiative.\nLes plus hautes personnalités ont marqué\nleur sympathie au projet.\nLe Comité, qui est présidé par l'architecte\nJoseph Caluwaert,, a pour Secrétaire Géné-\nral: Georges Hendrickx, architecte, 109, rue\nEmile Banning, à Bruxelles tél. 340,87; Se-\ncrétaire pour la presse : René Lyr, Homme\nde lettres, 18, avenue de la Sapinière à\nLicole, tél. 465.96.\nAdresser les souscriptions à M. F. Ney-\nrinck, architecte, administrateur-trésorier,\nrue Capouillet, 32, à Bruxelles, tél. 1 1 8,99,\nou faire un virement au compte chèques-\npostaux n° 186.577. « Monument au Tra-\nvail de Constantin Meunier »."}, {"page_pdf": 34, "page_imprimee": "106", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.1.34", "texte": "TEK H N E\nSUPPLEMENT AU VOLUME VI. N° 7 DE « LA CITE ».\n\nCONCOURS PROVINCIAL D'ARCHITECTURE\nLa province de Brabant a institué un con-\ncours annuel dans le but d'encouarger l'art\ndécoratif. 11 est successivement consacré à la\npeinture, à la sculpture, à l'architecture et\naux arts appliqués.\nLe concours sera, cette année, affecté à\nl'architecture. Il lui est attribué un prix de\n4,000 francs.\nPour ère admis au concours, les intéressés\ndoivent réunir les conditions suivantes, dont\nils auront à justifier :\n1 ° Etre Belges et être domiciliés dans le\nBrabant depuis trois ans au moins;\n2° N'avoir pas dépassé l'âge de quarante\nans àla date du ler1er septembre 192 7.\nLes œuvres devront être envoyées, avant\nle ler1er septembre 1927, au Gouvernement\nprovincial, rue du Chêne, 22, à Bruxelles\n(Bureau n\" 14).\nChaque œuvre restera la propriété de son\nauteur.\nLe lauréat ne pourra plus participer aux\nconcours suivants.\nProgramme :\nUNE MAISON DE RAPPORT à construire\nsur un terrain ayant une largeur à front de\nrue de douze mètres et une profondeur de\ntrente mètres.\nLe rez-de-chaussée devra être consacré à\nune destination commerciale (deux bouti-\nques) avec logement des commerçants; celui-\nci pourra se trouver à l'entresol.\nLes étages (trois étages) devront être\ncombinés pour des appartements à loyers\nmodérés, donc sans luxe, mais offrant tou-\ntef ois des recherches au point de vue du\nconfort et du goût.\nLa façade sera conçue avec souci de l'art\narchitectural.\nL'auteur devra tenir compte pour les hau-\nteurs d'étages, surface de cours, épaisseur\ndes murs et en général pour toutes les condi-\ntions d'hygiène et de sécurité, des stipula-\ntions du règlement sur les bâtisses de la Ville\nde Bruxelles.\nL'auteur a lia liberté du choix des maté-\nriaux à mettre en œuvre; il donnera, toute-\nfois, la préférence aux matières exigeant\ndans la suite le minimum de frais d'entretien.\nIl sera présenté au Jury :\nDes plans à chaque niveau à l'échelle de\n2 centimètres par mètre;\nDeux coupes à la même échelle;\nUn ensemble de la façade à rue même\néchelle ;\nUn fragment de la façade principale à\nl'échelle de 5 centimètres par mètre;\nUne courte note explicative (5 pages ma-\nximum) .\nLes dessins devront être montés sur châs-\nsis ou colliés sur carton.\nLes dessins et notes ne porteront aucune\nindication renseignant le nom de l'auteur;\ndans l'angle inférieur droit, dans un rectangle\nde 0m.05 X 0m.02, l auteur inscrira un nom-\nbre composé de huit chiffres.\nCe nombre de huit chiffres sera reproduit\nsur une enveloppe fermée, contenant le nom\nde l'auteur, son adresse, son âge, etc., ainsi\nqu'une déclaration ainsi conçue :\n« Je déclare que le projet n° est\nmon œuvre personnelle et qu'elle a été con-\nçue par moi spécialement en vue du concours\norganisé par la Province de Brabant »."}, {"page_pdf": 35, "page_imprimee": "107", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.1.35", "texte": "TEK H N E\nSUPPLEMENT AU VOLUME VL NO4 7 DE « LA CITE ».\n\nCONCOURS\nVERVIERS. CONSTRUCTION D'UN\nMARCHE COUVERT. Le Conseil com-\nmunal de Verviers vient d'examiner les mo-\ndes de réalisation du projet de construction\nd'un marché couvert.\nIl a voté, à cet effet, un premier crédit de\n10,000 francs. Un concours entre architec-\ntes belges sera organisé pour l'élaboration\ndes plans.\nSOCIETE CENTRALE D'ARCHITEC-\n-IURE DE BELGIQUE. Résultats des\nconcours organisés en 1926 :\nConcours de relevé : Ire1re prime à\nM. Freyens, 500 fr. ; 2e prime à M. Del-\ncourt, 400 fr. ; 3e ptrime à MM. Sneiders et\nTh omisse, 300 fr.\nConcours de la Société Granitière du\nNord. Chapelle funéraiire : Ire1re prime à\nM. De Laet, 250 fr. ; Ire1re prime àM. Feyfer,\n250 fr. ; 26 prime à M, Serkyn; 2e pirime à\nM. Willi aime, 150 fr.\nMonument funéraire : Ire1re prime àM. De\nLaet, 150 fr. ; Ire1re ptrime à M. Declerc,\nIre1re prime àM. Stubbe, 150 fr. ; Ire1re prime à\nM. François, 150 fr.\nCONCOURS D'AFFICHES. La Socié-\nté Anonyme Bouchomneries Réunies informe\nMM. les artistes-dessinateurs qu'elle a établi\nle classement suivant parmi les participants\nà son concours d'affiches :\nler1er prix (1,000 francs). M. Veranne-\nman, 44, rue des Patriotes, Bruxelles.\n2e prix (750 francs). M. Corneel\nBeindeer, Capellen-lez-Anvers.\n3e prix (500 francs). M. Depraetere,\nrue du Lycée, 29, Saint-Gilles-Bruxelles.\n4e prix (250 francs). M. Maurice\nMahy, 44, rue du Taciturne, Bruxelles.\nLa Société remercie MM. les airtistes-des-\nsinateurs de leur participation.\nElle tient les projets non primés à leur dis-\nposition, et considérera les maquettes non\nréclamées au ler1er avril comme étant sa pro-\npriété.\nNous publioins ces renseignements à sim-\npie titre d information devant faire toutes\nnos réserves concernant l'organisation de ce\nconcours qui a été annoncé beaucoup trop\ntradivement pour que nous ayons pu le si-\ngnaler à nos lecteurs.\nUN CONCOURS D'ENSEIGNEMENT\nURBAIN venait d être ouvert à Miami, peu\nde temps avant la dévastation de la ville\npar le cyclone.\nCe concours, comprenant deux sections,\navait pour but d'équiper parfaitement l'ar-\ntère principale de la ville, Biscagni boule-\nvard, parallèle à la côte et couvrant une lon-\ngueur de 4 milles.\nLa première section traitait les objets sui-\nvants : Signaux standardisés et tourelles\nd'observation pour le contrôle du trafic. Ap-\npareils standardisés pour l'éclairage urbain.\nIndications de rues, devant faire partie des\nappareils d'éclairage, et bénéficier, le soir,\nde la lumière.\nLa deuxième section avait pour but la pré-\nsentation de projets de stations réservoirs\nd'essence, comprenant, outre le programme\nprécis d'offrir par les moyens les plus per-\nfectionnés l'essence aux véhicules, et ce sans\nembarras ni encombrement pour la circula-\ntion automobile ou pédestre, un bureau et\ndeux toilettes, un magasin d'accessoires au-\ntomobiles. Un étage réservé au logement\ndes employés était facultatif.\nCONCOURS INTERNATIONAL « SAL-\nTERIO ». Les manufactures de soie\n« Salterio », de Come (Italie), organisent un\nconcours entre les artistes du monde entier,\ndoté de 1 00,000 lires de prix, pour des des-\nsins à trois ou quatre couleurs destinés à être\nreproduits sur tissus de soie utilisés pour la\nconfection de cravates.\nCe concours sera clos le 15 mai 1927.\nLe jury, qui comprendra des personna-\nlités étrangères, sera présidé par le sénateur\nCorrado Ricci, ancien directeur dès Beaux-\nArts.\nPour les détails du concours, s'adresser à\nM. Guido Cassi, secrétaire, Viale Piave, 13,\nà Milan."}, {"page_pdf": 36, "page_imprimee": "108", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.1.36", "texte": "TEK H N E\nSUPPLEMENT AU VOLUME VI. N° 7 DE « LA CITE ».\n\nCONCOURS POUR L'AMÉNAGEMENT DES\nABORDS DU PALAIS DE JUSTICE DE BRUXELLES\nLe Concours d'idées « pour l'aménage-\nment urbain et l'institution d'une servitude\narchitectonique des constructions aux abords\ndu Palais de Justice de Bruxelles » est ouvert\ndepuis le 1 5 mars courant.\nIl est international et, vu le budget des\nTravaux Publics, institué « pour l'honneur »,\nc'est-à-dire que nos urbanistes, aptes à manier\nun aussi important problème, auront à se ju-\nger suffisamment récompensés par le seul\nclassement de leurs travaux.\nIl faut pourtant bien le dire au risque\nde passer pour désobligeants envers l'admi-\nnistration qui eut la louable initiative de ce\nconcours il est fâcheux qu'on n'ait pu\ntrouver même de quoi indemniser modeste-\nment les travaux des lauréats. Ceci en prin-\ncipe d'abord. Et puis, ce « concours pour\nl'honneur » nous apparaît encore être le si-\ngne de cette mentalité bien de chez nous\nqui juge l'œuvre de « l'artiste » (archi-\ntecte et urbaniste compris) comme acces-\nsoire, de très indirecte utilité, partant désin-\ntéressée.\nLe bâtisseur, qui édifie pour un particulier\nla prétentieuse villa rêvée, touche de beaux\nhonoraires. L'architecte ou l'urbaniste qui\n« ordonne » tels ensembles urbains dont\njouira esthétiquement et utilitairement\nla communauté, doit se considérer ample-\nment récompensé par « l'honneur ».\n« La communauté, dit-on, c'est -à - dire\npersonne ». A quoi l'artiste lésé pourrait\nrépondre : « L'honneur? A quel cours est\ncette monnaie? »\nTout cela est dommage, puisque tous, nous\nen pâtissons.\nVoici donc quelques détails extraits du pro-\ngramme même du concours :\nSur la proposition de la Commission du\nPalais de Justice, le Ministre des Travaux\nPublics, d'accord avec la « Société Centrale\nd'Architecture de Belgique » et la « Société\nBelge des Urbanistes et Architectes Moder-\nnistes », décide d'organiser un concours\nd'idées entre les architectes et urbanistes bel-\nges et étrangers pour Y aménagement urbain\net l'institution d'une servitude aTchitectonique\ndes constructions aux abords du Palais de\nJustice de Bruxelles.\nLes documents fournis aux concurrents\ncomprennent :\na) Un plan général de situation, des\nabords du Palais de Justice.\nb) Un plan à l'échelle de 2 millimètres\npar mètres, de la rue des Quatre-Bras et de\nla place Poelaert.\nc) Des vues photographiques du Palais de\nJustice.\nLes concurrents auront à fournir :\nUn plan à l'échelle de 5 millimètres par\nmètre, figurant tous les alignements à conser-\nver, à modifier ou à créer de part et d'autre\nde toutes les artères et espaces libres, avec\nindication des niveaux, conservés ou à modi-\nfier, s'il y a lieu.\nL'élévation à l'échelle de 1/2 centimètre\npar mètre de toutes les constructions à édifier\nle long des alignements proposés pour au-\ntant qu'ils fassent partie de la servitude consi-\ndérée.\nL'élévation d'une portion d'au moins cin-\nquante mètres de front des mêmes aligne-\nments.\nUne vue perspective.\nUn tableau des profils en travers.\nUn mémoire descriptif.\nLa plus entière liberté est laissée aux con-\ncurrents dans la conception de leur projet.\nUne attention toute particulière sera por-\ntée à résoudre le problème de la circulation\ndans les artères considérées. Toutefois, il est\nrequis de concevoir une servitude d'architec-\nture unitaire pour les parties que les concur-\nrents croiront devoir déterminer comme for-\nmant un ensemble civique avec le Pallais de\nJustice."}, {"page_pdf": 37, "page_imprimee": "109", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.1.37", "texte": "TEK H N E\nSUPPLEMENT AU VOLUME YI. N° 7 DE « LA CITE ».\n\nLe concours s'ouvrira le 15 mars 1927 et\nsera clôturé le 15 juin 1927.\nLe Jury du Concours est composé de dix\nmembres et. de la manière suivante :\nM. l'lngénieur en chef-Directeur du ser-\nvice des Ponts et Chaussées de la province\nde Brabànt;\nM. l'lngénieur en chef-Directeur du ser-\nvice spécial des Bâtiments civils de la capi-\ntale et des environs;\nTrois architectes, membres de la Commis-\nsion du Palais de Justice;\nUn architecte, représentant la Ville de\nBruxelles;\nDeux architectes représentant la Société\nCentrale d'Architecture de Belgique;\nUn architecte et un urbaniste, représentant\nla Société Belge des Urbanistes et Architec-\ntes modernistes.\nLe jury désignera lui-même et en son sein\nson président et un secrétaire-rapporteur.\nLe jugement du Concours sera rendu tous\nmembres présents et dans le mois qui suivra\nle dépôt des projets, soit au plus tard le\n31 juillet 1927.\nTous les projets présentés au Concours,\nainsi que le rapport du Jury, seront exposés\npubliquement dans un local qui sera ultérieu-\nrement désigné et pendant un mois plein, qui\nprendra cours dans le mois suivant la date du\nprononcé du jugement.\n\nEXPOSITIONS\nZURICH. UNE EXPOSITION DE LA\n« FORME SANS ORNEMENT » sera ou-\nverte au Musée d'Art industriel à Zurich du\n13 février au 27 mars. On y exposera ex-\nclusivement « des objets qui, dépourvus de\ntout complément ornemental se contentent\ndes formes purement expressives ».\nLe programme comporte quatre sections.\nI. Pour F habitation : des chambres complè-\ntes, des meubles, des appareils d'éclairage,\nde chauffage, ustensiles de cuisine et de ta-\nBle, des accessoires de toilette, etc. 11. Pour\nles professions : Des meubles et des acces-\nsoires pour la vie professionnelle et d'affai-\nres. L'organisation du bureau commercial.\n111. Pour le voyage et les sports : Des cof-\nfres, valises, articles de sport, etc. IV. Ar-\nchitecture : Edifices utilitaires sans orne-\nment. Monuments funéraires.\nEN VUE DE L'EXPOSITION DE LIEGE.\nA la suite des démarches de M. Digneffe,\nancien bourgmestre de Liège, le Départe-\nment des Chemins de Fer vient de décider\nle subside de trois millions affecté à la cons-\ntruction du Pont à Coronmeuse. L'adjudica-\ntion de cet ouvrage d'art se fera prochaine-\nment.\nD'autre part, les négociations continuent\nentre Bruxelles, Anvers et Liège au sujet de\nla délimitation des programmes respectifs\ndes expositions de 1930 et 1935.\nQuant aux travaux de la Meuse, il y a lieu\nd'escompter l'exécution de ceux qui sont in-\ndispensables pour protéger les terrains de\nl'exposition contre les crues intempestives du\nfleuve.\n(Extrait de «Savoir et Beauté»).\nL'EXPOSITION D'ART BELGE A BU-\nDAPEST. C'est le 8 mai que s'ouvrira à\nBudapest l'exposition d'art belge.\nCette exposition comprendra une rétros-\npective, à laquelle les musées de Bruxelles et\nd'Anvers, quelques grands collectionneurs,\ntels que MM. Van Gelder, Deynden, etc.,\ncoopéreront.\nLa partie moderne comprendra des œu-\nvres des artistes morts et vivants.\nLe plan général sera celui de Berne.\nUne section des livres belges sera ajoutée\nau Salon d'Art, qui comprendra aussi des\nestampes et des envois de la Bibliothèque\nroyale.\nLa section des arts décoratifs est confiée\nà M. Henry Van de Velde."}, {"page_pdf": 38, "page_imprimee": "110", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.1.38", "texte": "TEK H N E\nSUPPLEMENT AU VOLUME VL N° 7 DE « LA CITE ».\n\nECHOS ET NOUVELLES\nLA SOCIETE BELGE DES URBANISTES\nET ARCHITECTES MODERNISTES a cons-\ntitué comme suit son Conseil pour 1927 :\nPrésident : Louis VAN DER SWAELMEN, ar-\nchitecte-paysagiste-urbaniste ; Vice-Président :\nA. POMPE, architecte; Secrétaires: J.-F. HOE-\nBEN et V. BOURGEOIS, architectes; Trésorier :\nP. RuBBERS, architecte; Mémbres : R. VER-\nWILGHEN, ingénieur - urbaniste, M. GASPARD,\narchitecte d'intérieurs, O. JESPERS, statuaire,\net PIERRE FLOUQUET, artiste-peintre.\nSOCIETE CENTRALE D'ARCHITEC-\nTURE DE BELGIQUE. La S. C. A. B.\na comme suit, son Comité-Direc-\nteur pour l'année 1927 :\nPrésident : JULES GHOBERT ; Vice-Prési-\ndent : ALBERT ROOSENBOOM; Secrétaire :\nGEORGES HENDRICKX; Secrétaire - adjoint :\nLUCIEN FRANÇOIS; Trésorier : FRANS NEI-\nRYNCK; Trésorier-adjoint : HENRI VAN HALL;\nBibliothécaire : PAUL LEBON; Conseillers :\nJEAN - BAPTISTE DEWIN, EUGÈNE NEUTENS,\nLÉON DAVID, PIERRE DEVOS, RENÉ BRAGARD;\nConseillers-suppléants : ALBERT CALLEWAERT,\nERNEST NISOLI; Conseillers en surnombre :\nPAUL BONDUELLE (directeur de L'Emula-\ntion), GUSTAVE MAUKELS (président du Co-\nmité de Défense juridique), JOSEPH CALU-\nWAERS (président du Tracé des Villes),\nEDOUARD PELSENEER (président du Comité\ndes Matériaux).\nNOS ARCHITECTES. La Fédération\ndes sociétés d'architectes de Belgique vient\nde constituer comme suit son bureau pour\nles années 1927-28 et 29 : Président : P.\nCLERBAUX, de Tournai; Vice - Président :\nG. DE RLDDER, d'Anversç Secrétaire : L. DA-\nVID, de Bruxelles; Secrétaire-Trésorier : J.\nPURNELLE, de Bruxelles.\nLA CHAMBRE SYNDICALE DES AR-\nCHITECTES DE BELGIQUE qui fêtera l'an\nprochain son cinquantième anniversaiare,vient\nde constituer comme suit son bureau pour\nl'année 1927 : président d'honneur, MM. F.\nSymons ; président, Louis Ca/rdon; vice-pré-\nsident, Joseph Votquenne; secrétaire, Louis\nLeemans; trésorier, Arthur Meuleman.\nINSTITUT SUPERIEUR DES ARTS\nDECORATIFS. Le corps professoral de\nl'lnstitut Supérieur des Arts Décoratifs de\nl'Etat, placé sous l'a direction de Téminent\narchitecte HENRY VAN DE VELDE, est com-\nposé comme suit : Architecture : Huiß HoSTE,\nBruges; Urbanisme et architecture des jar-\ndins : VAN DER SWAELMEN, Bruxelles; Sculp-\nture décorative et monumentale : OsCAR JES-\nPERS, Anvers.\nDessin technique (meuble, ferronnerie, etc.)»\nANTOINE POMPE, Bruxelles; Esthétique de la\nconstruction (métal, béton et machines) et\ndes formes : VICTOR BOURGEOIS, Bruxelles;\nOrnementation : A. VAN HUFFEL, Bruxelles;\nArts du métal : Luc RLON, Bruxelles; Arts\ntextiles : Mlle ELISABETH DE SAEDELEER, Eti-\nchove; Typographie : Jos. BusCHMANN, An-\nvers; Ornementation du livre et de publicité :\nJORIS MLNNE, Anvers; Reliure: J. HENDRICKX,\nDorure aux petits fers (reliure) : Mlle R. VAN\nREGEMOORTEL, Anvers.\nCHEZ LES GEOMETRES-EXPERTS.\nLe programme développé au cours des fêtes\ndu cinquantième anniversaire de l'Union des\nGéomètres-Experts de Bruxelles, en avril\n1926, vient de recevoir une première appli-\ncation dans le domaine pratique.\nEn effet, rassemblée générale de l'Union\nvient d'adopter les statuts de la « Confé-\nrence des jeunes géomètres-experts », insti-\ntution qui aura pour buts, à l'instar de ce qui\nse fait à la «Conférence du Jeune Barreau»,\nde développer les connaissances profession-\nnelles et de maintenir les traditions. La\nséance d'inauguration a eu lieu avec solen-\nnité le 2 7 janvier au local, rue Ravenstein,\nen présence d'une foule de géomètres et de\npersonnalités du Barreau et du Notariat."}, {"page_pdf": 39, "page_imprimee": "111", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.1.39", "texte": "TEK H N E\nSUPPLEMENT AU VOLUME VI. N° 7 DE « LA CITE ».\n\nCONFERENCES ORGANISEES PAR LA\nSOCIETE CENTRALE D'ARCHITECTU-\nRE DE BELGIQUE. Rappelons que les\ndernières causeries du cycle organisé à 1 in-\ntention des jeunes architectes, dessinateurs-\narchitectes, élèves des écoles d'architecture,\nauront lieu aux dates suivantes :\nLe 17 mars : L éclairage électrique : No-\ntions générales. Le 31 mars, idem. : Appli-\ncation (cette conférence aura lieu,, excep-\ntionnellement dans la salle de démonstra-\ntion du Bureau d'étude Philips, 39, rue\nd'Anderlecht). Le 7 avril: L'éclairage élec-\ntrique des espaces découverts, musées, etc.\nLes 14 et 21 avril : P. Bonduelle : La com-\nposition architecturale.\nLe 28 avril, M. Jean De Ligne donnera la\nconférence sur la « Formation et le dévelop-\npement des villes » qui n a pu être donnée à\nla date annoncée précédemment.\n. M. l'lngénieur Picquet donnera deux con-\nférences sur « Le sous-sol bruxellois » les\n26 avril et 1 2 mai.\nEn dehors de la séance de démonstration\nqui aura lieu au Bureau d'Etudes Philips les\ncauseries auront lieu au local de la Société\nCentrale, à 9 heures, hôtel Raveinstein, rue\nRavenstein. 3, Bruxelles. Entrée libre.\nDIPLOME DE GEOMETRE DES MINES.\nUn arrêté royal en date du 29 décem-\nbre 1926 modifie les conditions à remplir\npour l'obtention de ce diplôme. L'arrêté\nroyal du 2 7 août 1925 a été pris parce qu'il\na été jugé nécessaire d'exiger des garanties\nspéciales de capacité des agents appelés à\neffectuer des opérations topographiques dans\nles travaux souterrains des mines, mais il\nstipLilait que pour pouvoir briguer cet em-\nploi, il fallait au préalable posséder le di-\nplôme de géomètre-arpenteuir. C'est cette\ndernière prescription que l'arrêté royal du\n29 décembe 1926 modifie en stipulant que\nles candidats non porteurs du diplôme de\ngéomète-arpenteur pourront être admis à\nl'examen de géomètre des mines. Mais un\nstage de dix-huit mois minimum, dans une\nou plusieurs mines, est exigé.\nL'examen nouveau style porte sur les ma-\ntières du programme des géomètres-arpen\nteurs et, en plus, la cosmographie, des no-\ntions de géologie et d'exploitation des mi-\nnes, des éléments de la topographie appli-\ncable aux travaux souterrains et les coupes\nminières. Les arpenteurs ne sont examinés\nque sur ces dernières branches spéciales aux\nmines.\nPar mesure transitoire, peut être asser-\nmenté en qualité de géomètre des mines,\ntout Belge, âgé de 21 ans accomplis, exer-\nçant la dite profession, à la condition qu'il\n\nHANGARS\nN\n%\nSM'#\n&\n«\nm\nv.<:\nm\nM\nNi\nJB»\nLcl perfection, des chorpenfe-couwerturei\nodafitaUe à toutes bu industries, «-©esl\nLt» Charpente Couverture \"OMEGA,, S.A.\n6, Avénue de Koekelberg, 6,\nTéléphone : 606.15 Télégrammes : OMÉGAMO"}, {"page_pdf": 40, "page_imprimee": "112", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.1.40", "texte": "TEK H N E\nSUPPLEMENT AU VOLUME VL N° 7 DE « LA CITE ».\n\njustifie, pair attestations, de plus de trois an-\nnées de services en cette qualité, à la date\nler1er janvier 192 7, dans une ou plusieurs\nmines. ;•\nChacune des attestations ainsi fournies sera\nsignée par la direction de la mine et por-\ntera la mention précise de la durée des ser-\nvices.\nLes nouvelles dispositions entrent en vi-\ngueur à partir de la présente année.\n\nBIBLIOGRAPHIE\nLES FONDATIONS EN TERRAINS\nCOMPRESSIBLES. La question des fon-\ndations est une des plus délicates en matière\nde constructions, à cause des charges sou-\nvent élevées des bâtiments et de la nature\nvariée des couches du sous-sol. Celles-ci of-\nfrent fréquemment des surprises et des dif-\nficultés qui ne peuvent être vaincues que par\nla science de l'ingénieur alliée à l'habileté\nde l'entrepTeneur. Seuls, des spécialistes,\nayant une expérience approfondie en la ma-\ntière, peuvent étudier des solutions et exé-\ncuter des travaux susceptibles de donner\nune sécurité absolue.\nNous avons précisément sous les yeux, la\nnouvelle brochure éditée par la Société des\nPieux Franki, magnifique album de 1 1 0 pa-\nges, illustré de plus de 150 figures; il con-\ntient notamment la description de travaux\nde fondations d'immeubles de rapport, égli-\nses, de ponts, de bâtiments industriels, de\ngazomètres, fours à coke, murs de quai etc.\nCet album offre un vif intérêt pour tous\nceux qui s'occupent de travaux et nous con-\nseillons à nos lecteurs d'en réclamer un\nexemplaire, qui leur sera envoyé sans frais,\nni engagement, par la Société des Pieux\nFranki, 196, rue Grétry, à Liège.\nM. WETZEL : « LES METHODES MO-\nDERNES D'ECLAIRAGE (Encyclopédie\nindustrielle et commerciale) ; in-4°. Eyrolles,\néditeur, Paris, 1926.\nExamen et conseils sur les conditions d'un\nbon éclairage, les moyens d'éviter Téblouisse-\nment, de diffuser la lumière, sur les réflec-\nteurs et lampes à employer, sur la puissance\ndes foyers à obtenir suivant les cas. Projet\nd'éclairage. Eclairage des usines, des ateliers,\ndes magasins, des vitrines, des bureaux, des\nhabitations particulières et des voies publi-\nques."}, {"page_pdf": 41, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192703-01.1.41", "texte": "! ■■■■■■■■■■■■■■■■■■■■■■■■■■■■■■!\nGrande Vitrerie, Miroiterie et\nVerres spéciaux de la Couronne\nH.Pieret=Pirotte\nAvenue de la Couronne, 378, Bruxelles\nTéléphone 370,24\nm Entreprise de tous travaux de vitrages.\n| Glaces claires et argentées pour tout usage\nArgenture, biseautage et réargenture.\nS Verres à vitres,toutes dimensions et épaisseur\nS Même maison à Ottignies Tél. 79\n367\n3\n\njjjimiiiiiiiiiiiiiiimiimiiiiiiiiiHmiiiiiiiiiiiiimiiitiiiiiiiimiiiu|\n1 TRAVAIL MECANIQUE DU BOIS 1\n| PORTES FENÊTRES ESCALIERS F\nI TRAVAUX EN SERIE I\nI us iisns urasts i\nS =\nSOCIÉTÉ COOPÉRATIVE\n| RUE GRANDE FOXHALLE 1\n1 TÉLÉPHONE : 6394. 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