{"numero_id": "bm-bmtnaac-1927-04-01", "volume": "bmtnaac_1927-04_01", "ocr_sha256": "98268e642bf378d9ca3dc2e6183e744f14da2d28f86fcb512cf7fc70bd3cab79", "source_tei": "https://github.com/Princeton-CDH/bluemountain-transcriptions/blob/main/periodicals/bmtnaac/issues/1927/04_01/bmtnaac_1927-04_01.tei.xml", "source_mets": "https://github.com/pulibrary/BlueMountain/blob/main/metadata/periodicals/bmtnaac/issues/1927/04_01/bmtnaac_1927-04_01.mets.xml", "url_numero": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01", "articles": [{"article_id": "bm-bmtnaac-1927-04-01-c002", "article_bluemountain": "bmtnaac_1927-04_01#c002", "volume": "bmtnaac_1927-04_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "113", "page_fin": "136", "image_debut": 3, "image_fin": 45, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.2.2", "titre_corps": "REVUE D'INFORMATION CONSACRÉE A L'ARCHITECTURE, L'URBANISME, L'ART PUBLIC ET A LA TECHNIQUE DU BATIMENT", "titre_sommaire": "REVUE D'INFORMATION CONSACRÉE A L'ARCHITECTURE, L'URBANISME, L'ART PUBLIC ET A LA TECHNIQUE DU BATIMENT", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 3, "page_imprimee": "113", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.1.3", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 110, "texte": "TEKHNE\nREVUE D'INFORMATION CONSACRÉE A\nL'ARCHITECTURE, L'URBANISME, L'ART PUBLIC\nET A LA TECHNIQUE DU BATIMENT"}, {"page_pdf": 3, "page_imprimee": "113", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.1.3", "debut_caractere": 221, "fin_caractere_exclue": 2715, "texte": "L'AUTRE CRISE DU LOGEMENT\nLA GRANDE QUESTION DES GARAGES\n\nLes garages publics deviennent tous les jours\nplus nombreux d/ans les grandes villes. Leur cons-\ntruction constitue le plus récent des problèmes\nnouveaux que l'architecte moderne doit résoudre.\nNous avons la bonne fortune de pouvoir publier\nune série de cinq articles qu'un spécialiste émi-\nnent, M. Pierre Fournier, a consacrés aux aspects\ndivers de cette importante question. Ces études\nparues précédemment dans la Revue « Omnia »\nde Pa ris, suscitèrent un très vif intérêt dans les\nmilieux sportifs et dans le monde du bâtiment.\nNous tenons à remercier ici M. Fournier pour sa\nprécieuse collaboration ainsi que M. Baudry de\nSaunier qui a bien voulu mettre à notre disposition\nles clichés qui illustrent nos pages. N. d. 1. R.\nCOMMENT SONT ACTUELLEMENT\nLOGEES NOS VOITURES?\nLa situation de nos automobiles, au point\nde vue du logement, est absolument la même\nque celle de nos propres personnes. La crise\ndu logement existe pour elles aussi. Mais, si\nnous trouvons difficilement pour nous-mê-\nmes un abri, du moins, quand nous l'avons\ntrouvé, correspond-il, par suite de l'expé-\nrience des siècles, à nos besoins..\nIl n en est point de même pou : I*automo-\nbile. Nouvelle née dans la vie moderne, on\n1 a considérée longtemps comme un superflu,\net si tout hangar n était pas bon pour la\nloger, du moins le problème ne méritait-il\npas, il y a quinze ou vingt ans, un examen\napprofondi.\nAujourd'hui que l'automobile est devenue\nun indispensable instrument de travail, l'ac-\ncroissement continuel de sa production rend\ntrès difficile la possibilité de loger les voi-\ntures. C est précisément dans les quartiers\noù le ter ain est le plus cher, que le besoin\nde les loger est le plus grand! D'où l'impé-\nrieuse nécessité de rechercher des solutions\npratiques et économiques à cette crise du lo-\ngement : c est le but des études que nous\ncommençons aujourd'hui.\nLE GACHIS. L'automobile est un ins-\nt ument de précision, duquel il faut par con-\nséquent prendre soin. Ce n'est point là l'im-\npression que l'on ressent, il faut l'avouer,\nquand on parcourt la majeure partie des\ngarages parisiens !...\nLes voitures y sont tellement entassées\nqu'i/l faut souvent au client faire sortir, ou\nmême sortir lui-même, trois voitures avant\nd'atteindre la sienne, ce qui ne lui fait pas\np écisément gagner du temps! Quant aux\nvoitures garées en box, bien souvent elles\nn'y peuvent loger si elles rentrent tard au\ngarage, au milieu de la nuit par exemple :"}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "114", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.1.4", "debut_caractere": 698, "fin_caractere_exclue": 2405, "texte": "en effet il serait déraisonnable de vouloir\nprocéder au déménagement de ce « puzzle »\nqu'est un garage parisien à minuit et ce pour\nrentrer une seule voiture à sa vraie place!\nC'est ainsi que le propriétaire d'une voituie\nde 200,000 francs ne doit pas s'étonner de\nla voir passer la nuit dehors. Le fait est\ncoursait.\nEn présence de ces besoins impérieux on\nconstruit garages sur garages. La Préfecture\nde Police est encombrée de demandes. Mais\nce qu on sollicite d elle ce ne sont, le plus\nsouvent, que des modifications d'un état de\nchoses existant. C est dire que I*incohérence\ncontinue à régner dans la plupart des ga-\nrages.\nVoici généralement comme on procède :\nDans un hall quelconque, un ancien marché\npar exemple, on installe tant bien que mal\nune rampe, qui permet aux voitures de mon-\nter à un premier étage. Les affaires marchent\nbien : on installe deux autres étages sur des\npoteaux, qui n'étaient pas disposés pour les\nporter; et il s'ensuit une bâtisse déploriaible\noù l'exploitation est très difficile.\nC'est contre cette situation que nous nous\nélevons, car des affaires ainsi établies sont,\nil faut s'en bien persuader, appelées à péri-\ncliter dans un avenir prochain.\nLE PROGRES. Heureusement certains\ngarages parisiens ont été, au contraire, con-\nçus et construits avec un esprit de méthode\nqui leur fait honneur. Leur exemple est à\nsuivre. Aussi ces études porteront-elles sur-\ntout sur les principes de l'installation d'un\ngarage, c'est-à-dire sur l'analyse de son plan\nqui nous paraît être trop souvent le sujet\nd'erreurs profondes. Nous chercherons à\nmontrer le plus grand nombre des bons ga~\nrages construits en France et à l'étranger et\nà les examiner impartialement, en technicien"}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "116", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.1.6", "debut_caractere": 56, "fin_caractere_exclue": 1892, "texte": "soucieux de voir les édifices s'adapter très\nexactement aux besoins pour lesquels ils ont\nété créés.\nCARACTERISTIQUES DE MANŒUVRE\nD'UNE VOITURE\nAvant d'étudier un garage, il faut con-\nnaître certaines données essentielles :\n1° L'encombrement d'une voiture. Car, à\nce point de vue même, il y a loin d'une\n5 CV à une 40 CV. L'encombrement com-\nprend tout ce qui peut excéder la carrosse-\nrie : ailes, po te-bagages ,phares, etc.\n2° La largeur du virage minimum qu'elle\npeut effectuer (voir fig. I). Il est en effet\nnécessaire qu'une voiture circule dans son\ngarage sans qu'on lui fasse subir de manœu-\nvre en marche arrière. Sinon on l'abîme et,\nde plus, elle obstrue la circulation.\n3° La largeur de l'allée (fig. 1, figurine 2)\ndans laquelle doit passer la voiture. Cette\nlargeur doit être suffisante pour que la voi-\nture puisse partir de sa place ou y revenir\nsans fausse manoeuvre. Les voitures étant\nrangées côte à côte de chaque côté de cette\nallée, il faut que la voiture aille, par exem-\nple, de 3 en 4 sans toucher les voitures voi-\nsines ni celles qui lui font face l'espace\nréservé entre voitures devra être toujours,\nc est rexpérience, qui l'a fixée, d environ\n30 centimètres.\nCes données sont réunies dans le tableau\npublié ci-contre.\nLes conclusions à tirer de l'examen de\nce tableau sont que les voitures moyennes\ntournent dans 1 3 mètres, et que les voitures\nde luxe vont jusqu'à 1 8 mètres. La largeur\ndes allées devra varier entre 4 m. 50 et\n8 mètres. Cette largeur sera donc au mini-\nmum de 4 mètres pour les voitures moyen-\nnes.\nRENDEMENT EN PLACES DE VOITURES\nUne autre question domine l'étude des\ngarages : c'est le rendement en places de\nvoitures.\nSoit un terrain (fig. 2, figurine 1 ) de\n40 X 15 m. = 600 m 2. 40 voitures sont de\nchaque côté d'une allée de 5 à 6 mètres et\noccupent une place de 2 m. X 4 m. 50 en-"}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "118", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.1.8", "debut_caractere": 57, "fin_caractere_exclue": 3562, "texte": "viron. C est le plan type d'un garage à :ez-\nde-chaussée.\nIl n'est pas possible d'obtenir un rende-\nment supérieur, si ce n'est au détriment de\nla bonne exploitation. La surface commer-\nciale occupée par une voiture est donc de\nS 3 = 15 m 2. C'est an minimum-\n-40\nSi le garage est confortable, il comprend\n(fig. 2, figurine 2) : 1 bureau (qui prend\nla place de 2 voitures) ; 1 magasin (qui\nprend la place de 2 voitures également) ;\n1 vestiaire (place de 1 voiture) ; 1 plate-\nforme de lavage (place de 3 voitures).\nDans ce cas la surface commerciale occu-\npée par une voiture est de :\n600 2 -\ns 4 = 18 m 2 75\nElle augmentera encore si le garage est un\ngarage à étages et si on installe un monte-\ncharge (fig. 2, figurine 3) au rez-de-chaus-\nsée.\n600 2\nS 5 27 = 22 m\nAux étages\n0 600 2\ns = 18 m2lB\nIl ressort de cet exposé que la surface oc-\ncupée par une voiture croît avec le confor-\ntable et qu'en aucun cas, sauf pour des voi-\ntures de 3 mèt: es à 3 m. 50 de long seule-\nment, elle ne doit être inférieure à 1 5 m 2.\nOr, 1 a plupart des propriétaires des gara-\nges parisiens sont heureux de déclarer que\nla contenance de leur établissement est telle\nqu'il renferme une voiture par 11 ou 1 2 ml2.\nCertains descendent à 1 0 m 2.\nLe client doit comprendre ce que cela veut\ndire et ne jamais confier sa voiture à un tel\ngarage de crainte de la voir abîmer, tout au\nmoins, par crainte de ne pouvoir ni entrer\nni sortir commodément.\nAvant de porter un jugement sur un ga-\nrage à établir, il faudra tenir compte du ter-\nrain. S'il est étroit et que la travée descende\nau-dessous de 1 3 mètres, il y aura lieu de\nplacer les voitures en diagonale (fig. 2, fi-\ngurine 4). Solution à éviter : le rendement\nest mauvais : 20 voitures, sans aucun ser-\nvice, occupent 390 m 2 au minimum, soit :\n390\ns = = 19 m 2 50\nLa voiture se dégage là facilement, mais\nil y a un espace triangulaire inoccupé der-\nrière elle.\nOn rattrape en partie ce désavantage dans\nle dispositif que montre la figure 2, figu-\nrine 5. Les voitures du milieu se trouvent\nplacées en bâtons rompus les unes par rap-\nport aux autres; les 'triangles perdus sur les\ndeux côtés se trouvent supprimés de ce fait.\nMalheureusement, il m'est pas toujours très\ncommode de poser les poteaux de cons-\ntruction du garage dans ces conditions.\nDES DIFFERENTS TYPES DE GARAGE\nEn général les terrains et leurs prix con-\nditionnent rétablissement d'un garage. Le\ngarage idéal serait évidemment à rez- de-\nchaussée comme le magnifique garage Saint-\nDidier, mais ce type de garage tend à de-\nvenir F exception dans Paris, puisque le ter-\nrain augmente de prix de jour en jour, pa-\nrallèlement au nombre des voitures. On a\ncherché tout naturellement à gagner en hau-\nteur la superficie qu'il était coûteux d'acqué-\nrir en surface.\nLe garage français ne se trouve presque\njamais sur un terrain isolé, mais il est en\ngénéral enclos de murs sur trois côtés. C'est\névidemment regrettable et pour les risques\nd'incendie et pour l'éclairage. C'est le résul-\ntat du développement des villes françaises\nqui ne nous donnent que des terrains pro-\nfonds avec petites façades et par conséquent\ndes garages bien souvent construits en hall\nou même avec une cour couverte centrale\néclairant tous les étages.\nMalgré les reproches que nous adressions\ntout à l'heure à nombre de garages, nous\nsommes heureux de rendre hommage au très\ngros effort fait par certains depuis plus de\nvingt ans.\nL'accès aux étages se fait en général de\ndeux manières : soit par monte-voitures, soit\npa- rampe."}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "120", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.1.10", "debut_caractere": 230, "fin_caractere_exclue": 2538, "texte": "Jusqu'à ces dernières années, le premier\nprocédé a été fort en honneur pour les ga-\nrages particulier, parce que le monte-voi-\ntures occupe en effet peu de place.\nA l'heure actuelle, où l'on tend à faire de\ngrands garages, la rampe détrône le monte-\nvoitures.\nGARAGES AVEC MONTE-VOITURES\nLes monte-voitures ont en général un en-\ncombrement de 6 m. 50 X 3 m. 10, y com-\npris guidage et clôture.\nV oici les principaux de ces garages à\nParis :\nLe garage de Ponthieu, construit en\n1906 sur les plans de l'architecte Perret. Ce\ngarage ocmporte 2 étages. La largeur du\nterrain, 18 mètres, n'impliquait d'ailleurs\npas d'autre plan.\nLes voitures du rez-de-chaussée, se trou-\nvant dans des boxes où il faut au moins\n6 mètres, sont disposées en biais. La place\nperdue est compensée par la facilité de cir-\nculation des voitures du rez-de-chaussée et\nl'utilisation d'armoires à vêtements et à ac-\ncessoires dans le fond des boxes.\nLes voitures montant aux étages viennent\nse placer, moteur arrêté, sur la plaque tour-\nnante, que le chauffeur manoeuvre lui-même\nde façon à mettre sa voiture face au monte-\nvoitures. Elle est poussée à bras sur la plate-\nforme et montée à l'allure de 30 centimètres\nà la seconde à son étage.\nLà, les voitures se trouvent placées côte\nà côte, sur deux balcons qui se font face et\nsur le bord desquels prend appui un pont\nroulant. La largeur de ces balcons est suffi-\nsante pour permettre le passage d'un hom-\nme devant les voitures; il est protégé par\ndes barrières mobiles.\nA son arrivée à l'étage, la voiture est\npoussée sur le pont roulant, qui se met alors\nen marche et vient se placer juste en face\nde 1 a place réservée à la voiture. A nouveau\nla voiture est poussée à bras jusqu'à sa\nplace.\nOn arrive ainsi à une utilisation maximum\ndu terrain.\nLe garage est très clair, le jour tombant du\nzénith entre les deux balcons qui reçoivent\nles voitures.\nLe garage Messine possède : plaque\ntournante, monte-voitures et pont roulant;\nmais il n'a qu'un premier étage.\nLa manœuvre est identique, mais le pont\nroulant peut contenir 2 voitures, car les bal-\ncons sont très la'ges et permettent l'établis-\nsement sur chacun d'eux de deux rangées de\nvoitures.\nAussi, lorsqu'on désire sortir la voiture la\nplus éloignée met-on la plus rapprochée sur\nle pont roulant et déplace-t-on le point de la"}, {"page_pdf": 11, "page_imprimee": "121", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.1.11", "debut_caractere": 57, "fin_caractere_exclue": 3836, "texte": "largeur d'une voiture. On prend la voiture\nintéressée et on la mène directement au\nmonte-voitures. On remet ensuite la pre-\nmière voiture à sa place.\nLe garage Guyot a deux étages et\nun monte-voitures dans le milieu du garage.\nLa voiture vient se mettre à sa place par ses\npropres moyens. Le monte-voiture commu-\nnique aux étages par des passerelles fixes\navec des balcons assez larges (8 à 10 mè-\ntres) sur lesquels les voitures peuvent rou-\nler et se mettre en place. Le mouvement\ntransversal nécessaire pour aller du monte-\nvoitures aux galeries se fait sur des passerel-\nles. La voiture est en effet dans le monte-\nvoitures placée sur un chariot qui, lorsque la\nvoiture est arrivée à l'étage, se déplace\ntransversalement sur des rails comme un\npont transbordeur. Une fois sur les balcons,\nla voiture se remet en marche et gagne sa\nplace.\nLe dernier type du garage avec monte-\nvoitures est le garage Siva, rue de Rome\n(fig. 4) élevé de trois étages sur un terrain\nprofond de 48 mètres et large de 1 6 mètres,\nles façades sur deux rues étant sur les petits\ncôtés. Les voitures sont exactement rangées\ncomme dans la figure 2, figurine 3. Un\nmonte-voitures est placé dans le foind avec\naccès direct sur la rue la moins importante;\nun autre se trouve près de l'entrée dans un\nredan qui lui permet de trouver son loge-\nment. Ainsi en cas de panne de l'un des\nmonte-voitures, l'autre permet d'assurer la\nmanœuvre.\nA côté se trouvent les vestiaires et lava-\nbos des clients.\nCette profondeur de 48 mètres sans éclai-\nrage est un maximum qu'on ne pour*ait dé-\npasser sans nuire au bon éclairage du ga-\nrage.\nGARAGES AVEC RAMPES\nLes rampes ont l'avantage de supprimer\ntous les inconvénients de panne inhérents\naux transbordeurs et ascenseurs. Nous étu-\ndierons dans un autre article le prix de re-\nvient d'un garage dans les deux cas (ascen-\nseurs et rampes). Il y a là sujet à con-\ntroverse.\nLe premier garage avec rampes a été\nconstruit, tout au début du siècle, pa* la\ncompagnie des Autoplaces. Il a cinq étages\net peut abriter plus de 1,000 voitures : c'est\ndonc une réalisation considérable. Nous don-\nnons le plan schématique (fig. 3) de ce\nbeau garage. Une avant-cour précède le ga-\n: âge même. On y procède au contrôle d'en-\ntrée et de sortie des voitures, au remplissage\ndes réservoirs à essence par 1 5 postes.\nLe terrain étant étroit et profond, le prin-\ncipe adopté est le suivant : deux corps de\nbâtiment, larges chacun de deux travées,\npouvant donc recevoir 4 files de voitures,\nsont séparés par une rampe droite et desser-\nvant sans palier dans son parcours chaque\nétage aux paliers B C D E. La hauteur\nd'étage variant entre 3 mètres et 3 m. 50,\nles longueurs de rampe de A en B, de B en\nC, etc., sont égales (30 mètres).\nLa rampe monte à 10 0/0, elle permet le\npassage de 2 voitures, soit 4 mètres; bordée\nde deux petits trottoirs, elle fait demi-tour\nau quatrième étage pou: atteindre le cin-\nquième.\nCette d sposition, seule compatible avec\nun grand garage, nécessite un terrain de\n60 mètres sur 100 mètres environ.\nL'éclairage se fait su: les grands côtés e'c\nsur la rampe, ce qui ne laisse pas d être in-\ncomplet pour les étages inférieurs dans les\nparties situées au-dessous du palier E.\nCette solution est d'une simplicité qui la\nrend bien séduisante. Les voitu es tenant\nleur droite rentrent dans les étages par le\npalier de droite ,gagnent leur place et en\nrepatent en faisant un grand tour dans\nl'étage pour ressortir par le palier de gau-\nche. Ainsi sont évités, par la réalisation du\nsens unique, tous croisements qui peuvent\net e dangereux sur la rampe.\nCette compagnie a construit en 1914 un\ngarage de 500 voitures rue Frémicourt\n(fig. V). Les bâtiments sont isolés des voi-\nsins et, de ce fait, très clairs. La rampe\nmonte à 8 0/0. Malheu eusement la lar-"}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "122", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.1.12", "debut_caractere": 56, "fin_caractere_exclue": 3930, "texte": "geur des travées n'est que de 11 m. 80. Elle\nconvenait aux anciennes voitures, mais a né-\ncessité de placer les nouvelles voitures, plus\nlongues, en diagonale.\nIl y a lieu de remarquer l'escalier de se-\ncours extérieur en cas d'incendie, la disposi-\ntion des postes de distribution d'essence, le\ngrand réservoir d'eau qui permet de dépen-\nser 500 litres d'eau par jour pour le lavage\nde chaque voiture.\nLe même système est réalisé au garage\nBobillot (fig. 8), mais à l'extérieur. C'est\nune intelligente adaptation à peu de frais\nd'anciens entrepôts.\nLe premier grand garage public avec\nrampe construit depuis la guerre est le ga-\nrage de la rue Forest (fig. 6). Construit en\ntrois étages, une rampe droite monte au pre-\nmier étage puis bifurque pour gagner les deux\nautres étages. Les étages sont très élevés, ce\nqui augmente le jour venant d'une cour cen-\nt aie de 7 à 1 0 mètres, abritée par une toi-\nture vitrée. Ce garage montre d'une façon\ntrès intéressante l'utilisation d'un grand ter-\nrain (environ 70 X 60 m.) sans possibilité\nde pendre des éclairages sur rue.\nUn autre garage est en construction ac-\ntuellement, qui aura 5 étages de hauteur sur\nun terrain de 14 X6O m. environ. Le sys-\ntème adopté est une série de 5 rampes droi-\ntes superposées qui deviennent ainsi un vé-\nritable escalier. C'est le premier exemple\nd'un garage réalisé à Paris, à la manière\nd une habitation ordinaire, avec la volonté\ntrès nette d'une distribution et par consé-\nquent d'un rendement arrêté à l'avance et\nlonguement mûri.\nNous ne pouvons manquer de signaler\nle ga âge Berri précédemment décrit. Il n'a\npas eu d'imitateur. Les voitures sont placées\nsur une rampe circulaire montant à raison\nde 2 0/0 (fig. 9).\nLes garages qui pratiquent la vente des\nvoitures ont nécessairement des magasins et\nbureaux importants.\nDans tous les garages un escalier est ré-\nservé aux clients, qui leur permet d'aller\nche cher leur voiture rapidement.\nLes garages sont chauffés en grande par-\ntie. Ils comportent lavabos, toilettes, vestiai-\nres pour les clients.\nNous étudierons ultérieurement les dispo-\nsitifs de détail : lavage, distribution d'es-\nsence, etc.\nREGLEMENTS DE POLICE. ASSURANCE\nLes précautions à prendre contre l'incen-\ndie, dictées par les règlements de la Préfec-\nture de Police et les contrats d'assurance\nconstituent une des conditions impérieuses\nqui commandent le plan d'un garage.\nD'autre part ,les règlements de police\nproprement dits concernant les garages sont\nrelativement faciles à suivre.\nUne simple déclaration suffit pour les ga-\nrages de 5 à 20 voitures, tandis qu'une en-\nquête préalable est nécessaire s'il s'agit d'un\nnomibre supérieur. Nous relevons en parti-\nculier : l'obligation d'isoler le garage des lo-\ncaux d'habitation par des murs et planchers\nincombustibles, la défense d'établir une fa-\nçade avec baies à moins de 4 mètres d'un\nvoisin, la c éation de fosses de décantation\ndestinées à empêcher les essences d'aller à\nrégoait, la ventilation obligatoire, qui n'est\npas toujours bien observée et ce au dé-\ntriment même des propriétaires, etc.\nLes réservoirs souterrains d'essence sont\nsoumis à des prescriptions qui sont le résul-\ntat de l'expérience des maisons qui les fabri-\nquent. Notamment le réservoir devra être\nen tôle, enfoui à 0 m. 50 au moins au-des-\nsous du sol et dans une fosse maçonnée étan-\nche. Un espace de 0 m. 50 réservé tout au-\ntour d'un réservoir, en permettra Ja visite.\nOn a même autorisé la distribution d'es-\nsence aux étages par des conduites sous pres-\nsion d'azote (mais ce mode de distribution\nest encore peu répandu). C'est un point\nexcessivement intéressant, car la distribu-\ntion d'essence, qui se fait en général au rez-\nde-chaussée, si elle facilite le contrôle, crée\nun encombrement préjudiciable à la circula-\ntion des voitures.\nLes taux d'assurance, vu l'absence bien\nconstatée de cas d'incendie total dans les ga-"}, {"page_pdf": 13, "page_imprimee": "123", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.1.13", "debut_caractere": 56, "fin_caractere_exclue": 3006, "texte": "rages, a été considérablement diminué. Alors\nqu'il y a deux ans il était encore de 3 francs\npour mille, il est à l'heure actuelle de 1 fr. 50\npour mille de la valeur des bâtiments et voi-\ntures gavées. Il y aura lieu d'éviter le voisi-\nnage d'ateliers de bois, qui, pourraient\nd'abord provoquer un refus de la Préfecture\nde Police et augmenter considérablement le\ntaux des primes d'assurance pour le recours\ndes tiers. Il est le 1/4 du taux d'assurance le\nplus élevé des voisins immédiats. Dans le cas\nd'un ébéniste par exemple, il serait de 5 fr\npour mille.\nFort de ces données essentielles avec les-\nquelles nos lecteurs sont déjà familiarisés\nnous continuerons nos études dans de pro-\nchains articles sur les garages américains à\nétages; nous verrons tout le profit que nous\npouvons tirer de leur étude bien raisonnée.\n\nPierre FOURNIER,\nArchitecte diplômé par le Gouvernement.\n\nUNE EXPOSITION DU LIVRE RUSSE\nMODERNE s est ouverte le 28 mai au Palais\nMondial (Cinquantenaire, hall sud), orga-\nnisée sous les auspices du Cercle des Rela-\ntions Intellectuelles belgo - russes. M. L.\nBoïarski a présenté les collections par une\ncauserie sur « L'évolution du livre dans la\nnouvelle Russie ».\n***\nL'EXPOSITION DE L'ARCHITECTURE\nBRITANNIQUE MODERNE se tient à Lon-\ndres du 27 avril au 3 juin. Le R. I. B- A. en\nest l'organisateur.\nUN CONGRES D'HYGIENE ANGLO-\nBELGE aura lieu à Gand du ler1er au 6 juin\n192 7. Une exposition de tout ce qui con-\ncerne l'hygiène sera organisée conjointe-\nment avec le Congrès..\nBUDAPEST. L'EXPOSITION D'ART\nBELGE, organisée sous l'éminente direction\nde l'architecte Henry van de Velde, obtient\nactuellement un vif succès. Elle occupe\ntreize salles du palais des Beaux-Arts de la\ncapitale hongroise.\nRetenons, entre beaucoup d'autres, parmi\nles participants importants de cette manifes-\ntation les quelques noms : Permeke, Laer-\nMans, Saverys, Van de Woestyne, Georges\nMinne, Servaes, Tytgat, Latinis, etc. Et\nn oublions pas nos modernistes : Schirren,\nC. de Troyer, Servranckx, Flouquet, De\nSmet, D. Baksteen, J. Cautré, Van Straeten,\nM.-L. Heuvaux-Bourdon, Bauginet, P. Hae-\nsaerts.\n***\nLa Société Belge des Urbanistes et Ar-\nchitectes Modernistes expose une série de\nphotographies d'oeuvres de ses membres.\n***\nCONCOURS - EXPOSITION DE MAI-\nSONS INDIVIDUELLES EN 1927. Le\ncomité de patronage des Habitations à Bon\nMarché et de la Prévoyance sociale du Dé-\npartement de la Seine ouvre un Concours de\nprojets de maisons à bon marché pour le lo-\ngement d'une seule famille.\nLe prix de la construction proprement dite\nne devra pas dépasser 38,000 francs s'il\ns'agit d'une maison de trois pièces plus la\ncuisine, et 45,000 francs s'il s'agit d'une mai-\nson de quatre pièces plus la cuisine.\nLe concours est ouvert à tous les architec-\ntes français, étant entendu que chacun ne\npourra présenter plus de trois maisons. Tou-\ntefois, chaque concurrent pourra présenter un\ngroupement de maisons.\n(« Art et Décoration », mars 1927)."}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "124", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.1.14", "debut_caractere": 57, "fin_caractere_exclue": 3400, "texte": "EXPOSITION ANNUELLE DE\nLA SOCIÉTÉ CENTRALE D'ARCHITECTURE\nDE BELGIQUE\n\nCette exposition qui s'est tenue au Cercle\nArtistique de Bruxelles, du 14 au 22 avril\ndernier, nous a donc donné l'occasion de\nquelque jugement sur la récente activité des\nmembres de la dite société.\nExposer des travaux d'Architecture est\névidemment chose assez malaisée, et déli-\ncate à mettre au point. Quel but précis faut-\nil atteindre? Et quels moyens utiliser?\nIl semble bien que la S. C. A. B. s'en soit\ntenue au public moyen, dont elle aurait re-\ncherché les suffrages. C'est pourquoi il n'est\nprésenté aux visiteurs aucun plan, aucun dé-\ntail technique. On offre uniquement de vues\nd'ouvrages réalisés, autant que possible en-\ntièrement achevés. Ainsi la photographie\nsera le plus général des modes de p ésenta-\ntions.\nToutefois le dessin en couleurs a sa part\nd'attrait et d'efficacité. Particulièrement,\nnous avoms plaisir à citer celui de L. H. de\nKonihck (dont on connaît assez l'habileté\net le goût comme dessinateur), illustrant\nl'habitation actuellement en voie de cons-\ntruction, à Uccle, pour le peintre L.\nL. François exposait aussi d'intéressants\ndessins de ses derniers travaux, dont il con-\nvient de louer les fo mes plus décidées et\nplus pures. Deux dessins, entr'autres, accom-\npagnés chacun d'une photographie de l'état\ndes travaux, nous montrent les bonnes réa-\nlisations que seront d'ici peu une habitation\nà R xensa t, une seconde, de meilleure com-\nposition encore, dans la banlieue bruxel-\nloise. Un projet, du même architecte, pour\nune construction plus compliquée, offre de\nregrettables rappels de jeux de briques à la\nfaçon hollandaise. L'ensemble cependant est\nd'une certaine audace.\nIl nous plaît aussi de mentionner deux\nphotographies d'une vaste construction d'A.\nVan Huffel, travail en voie d'achèvement,\net qui sera sans aucun doute d'un indiscu-\ntable intérêt.\nJ. De Ridder présente de bonnes photos\nd'une chapelle, noin sans souci de pureté, de\nmodernisation. Par contre une beaucoup\nmoins bonne habitation.\nD E. Simon,nous avons vu d'excellents do-\ncuments sur une transformation importante\neffectuée à Boitsfort. Une composition p obe\nsemble avoir guidé l'architecte dans cet heu-\nreux travail.\nUne vaste construction dont on ne\nnous détaille pas l'usage est due à l'ar-\nchitecte Duisberg. Et l'ensemble témoigne\nde beaucoup de sobriété, d'une calme o -\ndonnance.\nEnfin, G. Brunfaut présente 2 projets de\nconcours : l'un pour le Palais de Justice\nd'Hasselt, l'autre pour le Théâtre Verhae-\nren. Tous deux ont le mérite d'une simpli-\ncité de bon aloi.\nPuis viennent des travaux assez indiffé-\nrents qui ont quelque peine à soulever l'in-\ntérêt. Ainsi l'église de Bléharies, de H. La-\ncoste. Celle-ci meilleure assurément, que la\nfausse-romantique place Communale. Des\nconstructions de G. Hendrickx, importantes\nmais sans caractère.\nFaut-il citer aussi les innombrables et quel-\nconques aquarelles de A. Bernard, en mal\nd' « atticisme » ? Et la « reconstitution syn-\nthétique, etc. » de Roosenboom? Et le re-\ngrettable projet faux-style pour le Palais de\nJust'ce de Hasselt, par A. Dumont et E.\nChaineux? Il y a aussi les pauvres « villas\nnormandes » de L. David. 11 ne faut pas être\narchitecte S. C. A. B. pour bâtir\ndes villas normandes ça se trouve\npartout! Dans le domaine public également,\nl'hôtel du confrère Minnigh! Quant à"}, {"page_pdf": 34, "page_imprimee": "125", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.1.34", "debut_caractere": 57, "fin_caractere_exclue": 3255, "texte": "l'architecte Vermeersch car la res-\nponsabilité ne va pas toute au jury qui l'a\nclassé! —■ les Hasseltois et nous tous, lui\ndevrons le petit décor à lucarnes « vieux\nflamand » qui va s'ériger, par ses soins,\ndans la tranquille cité limbourgeoise, à deux\npas de la très belle et très pure Maison Es-\npagnole, œuvre moderne du XVIe siècle!\nMais le visiteur a pu voir que les travaux\nexposés au Cercle Artistique étaient décidé-\nment bien variés par la qualité.\n\nH. E.\n\nEXPOSITIONS\nL'année 1927 est marquée de façon ie-\njnarquable par une série d'expositions du\nplus haut intérêt.\nA MONZA (Italie) l'Exposition Interna-\ntionale d'Arts Décoratifs et Industriels s'ou-\nv ira en mai pour une période de six mois\nenviron. Du 6 mars au 1 5 août, la Direc-\ntion des Musées d'Arts Décoratifs de LEIP-\nZIG organise en cette ville une Exposition\nde l'Art Décoratif Européen.\nA ZURICH une intéressante manifesta-\ntion est due à l'initiative de la Direction des\nMusées d'Arts Décoratifs : l'Exposition de\n« la Forme pure » («Form ohne Ornament»\nAusstellung) qui eut lieu du 13 février au\n27 mars. Les divisions suivantes se réparti-\nrent l'ensemble des présentations : 1° Ce qui\nconcerne le H orne; 2° le Bureau, son équi-\npement; 3° Le voyage et le Spoirt; 4° et en-\nfin l'Architecture, plans, maquettes et pro-\njets.\nBien qu'ignorant la qualité des objets et\ndes œuvres exposés, nous louons hautement\nune telle initiative, qui ne peut être qu'un\nvivace encouragement aux choses, grandes\net petites, qui participent intimement à l'es-\nsentiel de notre vie quotidienne.\nAlors que chez nous, on se préoccupe\n(avec quelle emphase journalistique!...) du\n« décor » de notre vie, nous voyons des\n« officiels » éclairés accorder la plus minu-\ntieuse attention aux détails de cette vie\nmême, détails qui constituent le Home, le\nbureau et aussi les délassements néces-\nsaires : sports et voyages. Nous verrons bien,\nen fin de compte, que ces détails conçus\navec soin et précision peuvent d'eux-mêmes\n- (et sans qu'il leur faille ajouter les pe-\ntites mesquineries d'habitudes sentimentales)\n• composer le « décor ».\nEnfin à cette liste de manifestations fé-\ncondes, il nous faut joindre l'Exposition du\nWerkbund, à STUTTGART, laquelle a pour\nbut, ainsi que nous l'annoncions dernière-\nment (voir « La Cité », n° 6) : le perfec-\ntionnement technique et utilitaire du loge-\nment du travailleur. «Die Wohnung» est le\ntitre que portera l'Exposition de Stuttgart.\nElle s'ouvrira de juillet à septembre pro-\nchain.\nNous extrayons ci-après, de la brochure\npubliée par l'Administration de « Die Woh-\nnung », quelques passages qui indiqueront\nsuffisamment les directives, exceptionnelle-\nment intéressantes, que se propose l'Exposi-\ntion prochaine de Stuttgart :\n*— Nous vivons une époque d'orientation\nnouvelle. Il en est de la « science de cons-\ntruire » comme des autres domaines de no-\ntre activité : nous nous croyons décidément\ntrop obligés à cultiver le Passé et nous\nnégligeoins ainsi d'assurer à ce qui est neuf\nles possibilités d'exister et de se développer.\nEn matière de construction, et plus parti-\nculièrement de construction d'habitation, les\ndispositions que nous donnerons au problème\n« Plan » sont essentielles."}, {"page_pdf": 35, "page_imprimee": "126", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.1.35", "debut_caractere": 56, "fin_caractere_exclue": 3352, "texte": "Avant toute autre question, il faut résou-\ndre celle du logement, établir soigneusement\nle type de l'habitation réduite, car c'est là le\nplus limité des « moyens » existants.\nPar la simplification et la disposition ra-\ntionnelle des Intérieurs et de leurs détails,\npar la restriction de tout inutile, l'organisa-\ntion domestique sera de beaucoup facilitée.\nSi l'organisation nouvelle de l'habitat im-\nporte, la transformation radicale des moyens\ntechniques de construire joue un rôle égal\nautant parce que nécessitant de nouvelles\nméthodes que par l'emploi de nouveaux ma-\ntériaux.\nL'industrialisation de la construction a\npour base une rigoureuse standardisation des\néléments divers, la normalisation de ces élé-\nments-types.\nLe Werkbund, en organisant l'Exposition\n« Die Wohnung » n'a d'autre but que de\ns'efforcer à rechercher systématiquement les\nbases de la nouvelle habitation et ce par\nl'examen attentif des problèmes s'y ratta-\nchant, tels que l'organisation des espaces, la\nconstruction en soi, la technique et l'hygiène.\nUne cité de 60 logements sera donc réa-\nlisée ,sous la direction de l'architecte Mies\nVan der Rohe, et grâce au concours des ar-\nchitectes suivants :\n1. Dr Frank, Vienne.\n2. J. J. P. Oud, architecte de la ville de\nRotterdam\n3. Mart. Stam, Rotterdam.\n4. Le Corbusier, Genève.\n5. Prof. D 1 Peter Behrens,Be lin-Vienne.\n6. Dr Richard Docker, Stuttgart.\n7. Walter Gropius, Directeur du Bau-\nhaus de Dessau.\n8. Ludov. Hilberseimer, Berlin.\n9. Mies Van der Rohe, Berlin.\n10. Prof. Hans Poelzig, Be\" lin.\n11. Prof. Rading, Breslau.\n12. Prof. Scharoun, Breslau.\n13. Prof. Adolf G. Schneck, Stuttgart.\n14. B uno Taut, Berlin.\n]5. Max Taut, Berlin.\nAinsi donc ce groupement d'habitations\nne sera pas autre chose qu'une cité d'expé-\nrience où l'on s'efforcera d'établir les prin-\ncipes rationnels de la construction moderne\nen série. La directive essentielle de sembla-\nble manifestation réside en ceci : se rendre\ncompte pratiquement de nouvelles fonctions\ndans le logement, issues de remploi de ma-\ntériaux anciens et nouveaux. Aussi la Cité\nainsi réalisée ne prétendra pas offrir en elle-\nmême, la méthode de la construction ration-\nnelle de série, mais bien un exemple de tra-\nvail préparatoire à l'établissement de cette\nméthode.\nLa tâche de l'Exposition «Die Whonung»\nsera de montrer qu'une industrialisation de\nla construction de l'habitation ne doit pas\nêtre envisagée comme une violence faite aux.\nindividualités.\nVoici le plan d'organisation de l'Exposi-\ntion :\n1 ° La construction de la maison.\na) Cité de Weiszenhof.\nb) Terrain d'expérience de la Cité.\n2° L'équipement de la maison (exposition\ndans les halls).\na) Le fonctionnement intérieur général.\nb) Ameublement.\nc) Fonctionnement de la cuisine, etc.\nd) Installation sanitaire.\n3° Exposition internationale d'architecture\nmoderne (Plans et maquettes).\na) Urbanisme.\nb) Habitations.\nc) Constructions industrielles et bureaux.\nd) Statistiques.\n***\nNous avons appris récemment que notre\nexcellent confrère, l'architecte V- Bourgeois,\nvenait d'être désigné pour présenter à\nStuttgart un type d'habitation, conformé-\nment au programme de l'Exposition « Die\nWhonung ».\nC'est donc avec plaisir que nous ajoutons\nson nom à la liste des éminentes personna-\nlités qui participent à la grande manifesta-\ntion du Werkbund."}, {"page_pdf": 37, "page_imprimee": "128", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.1.37", "debut_caractere": 57, "fin_caractere_exclue": 3287, "texte": "LE PROBLÈME DE LA RÉGLEMENTATION\nCIRCULATOIRE CHEZ NOUS ET AILLEURS\n\nL'accroissement considérable du trafic de\nnos grandes villes a établi, une fois pour tou-\ntes, — et en dehors des strictes prescrip-\ntions urbanistiques, hygiéniques, etc. —\nl exiguité, en général et la non-appropriation\nde nos rues, artères et carrefours. Le chiffre\neffrayant des accidents causés par le roulage\na contraint les autorités responsables à pren-\ndre des mesures assurant un minimum de\nsécurité. Enfin il demeure reconnu que la\ncirculation est actuellement moins aisée et\nplus dangereuse, pour les piétons comme\npour les conducteurs de véhicules, à Bru-\nxelles qu'à Londres, Berlin et même Paris.\nAu nombre des mesures prises par nos\nadministrations communales, Bruxelles en\npremier chef, nous avons eu l'application plus\ngénéralisée du sens uinique; récemment,\nl'utilisation de signaux électriques et de dé-\nmarcations dans le pavage, aux carrefours\nencombrés. C'est encore dans un but de pro-\ntection et d'éducation que fut créée, derniè-\nrement, la « semaine de la circulation ». En-\nfin, des mesures particulières viennent de ré-\nglementer le stationnement dans le centre de\nnotre capitale.\nCertes, il faut voir dans ces tentatives un\névident souci d'une oTgan'sation de plus en\nplus indispensable. Mais peut - on admettre\nque soit conjuré par là le péril grandissant\nqui menace les usagers de la voirie urbaine ?\nIl est plus sage, assurément, d'envisager que\nces mesures fragmentaires seront rendues de\nplus en plus inefficaces par le développe-\nment continu du trafic rapide. 11 importera,\nsous peu, qu'une réglementation complète\net stricte soit mise au point, ayant pour but\nd'assurer la meilleure utilisation des rues, ar-\ntères et carrefours, leur parfaite appropria-\ntion à un trafic normal en même temps\nqu'une sécurité absolue pour tous ceux, pié-\ntons et véhicules, qui utilisent, ces rues, ar-\ntères et carrefours. Il y aurait intérêt, en ou-\ntre, à étendre cette réglementation à la po-\nlice de la route en général, avec laquelle\nelle se lie intimement, et qu'elle pourra ainsi\navantageusement compléter.\nAvant d'émettre des suggestions sur une\nfructueuse marche à suivre, il nous paraît in-\ntéressant de donner quelques précisions sur\nl'effort accompli, en la matière, à l'étran-\nger et particulièrement dans les grandes mu-\nnicipalités américaines, où le problème se\npose avec la plus extrême rigueur. Nous\nverrons qu'il est souvent résolu de façon\nclairvoyante et par des spécialistes autorisés.\nL'Etat de New-York fut, un des premiers,\natteint par le -fabuleux développement du\ntrafic. Il s'est appliqué avec énergie à régle-\nmenter la circulation énorme que rendaient\ndéfectueuse,principalement à New-York mê-\nme, la non-appropriation des rues, le man-\nque d'éucation urbaine des habitants et des\nconducteurs, l'absence de strictes mesures de\npolice du roulage.\nLa « National Automobile Chamber of\nCommerce » a publié les heureux résultats\nqu'ont amené, au cours de l'année 1925,1 es\nefforts des autorités new-yorkaises. Le chif-\nfre, notamment, des accidents causés par le-\nroulage a été réduit de 1 0 p.c. Quant aux\nmoyens mêmes de réglementation, ils ont été\nrésumés en ces termes :\n1. Elaboration et vote d'une loi stricte"}, {"page_pdf": 38, "page_imprimee": "129", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.1.38", "debut_caractere": 57, "fin_caractere_exclue": 1301, "texte": "sur la circulation, comprenant le retrait du\npermis aux chauffeurs imprudents.\n2. Renforcement efficace éventuel de\ncette même loi.\n3. Etroite collaboration des autorités mu-\nnicipales et provinciales.\n4. Police énergique assurant Y ordre sur\ntoutes les routes de l'Etat.\n5. Méthodes perfectionnées appliquées à\nla construction des routes et au contrôle du\ntrafic urbain.\n6. Aide efficace apportée par la publica-\ntion, dans la presse, des listes nombreuses\nde retraits de permis.\nRemarquons que, pour générales qu'elles\nsoient, ces mesures ont été conçues et appli-\nquées sans différenciation du trafic urbain\net routier.\nîfC\nA Washington, le problème s'est révélé\naussi intense. L'année 1924 enregistra : 94\nmorts, 38 blessés dangereusement et 2,800\ncontusionnés ou blessés légèrement; tous\naccidents dus au roulage. 11, fut aussi établi\nque, sur 9,000 accidents, 5,800 s'étaient\nproduits à des carrefours, 3,200 au long des\nartères.\nParallèlement à l'effort de New-York, une\nloi fut votée dénommée « Traffic Act », qui\naugmentait considérablement le taux des pé-\nnalités, et autorisait la police du roulage à\nsignifier, séance tenante, l'emprisonnement\naux chauffeurs se livrant à des excès de vi-\ntesse, conduisant sous l'empire de la bois-"}, {"page_pdf": 39, "page_imprimee": "130", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.1.39", "debut_caractere": 253, "fin_caractere_exclue": 2296, "texte": "son, utilisant des moyens divers (tels que le\nnuage de fumée) pour échapper aux pour-\nsuites, etc. La loi nomme, en outre, un «\nrecteur du Trafic » appuyé par la police et\nle « Tribunal du Trafic ».\nLa même loi autorise une vitesse maxima\nde 22 milles à l'heure sur voie urbaine. Elle\nréglemente de façon précise les moyennes à\nprendre dans tous les cas d'intersection, de\ncarrefours, de courbes dans le tracé des rues.\nAux carrefours, la supériorité est donnée\naux piétons, tandis que les véhicules en béné-\nficient au long des artères.\nLes signaux à faire par les automobilistes\nsont du même coup établis. Les phares et\nles freins des véhicules automobiles, avant\nd'être mis en usage, sont soumis à un con-\ntrôle préalable.\nLes heures de stationnement dans les ar-\ntères congestionnées sont strictement régle-\nmentées.\nLes chauffeurs, en outre, sont tenus de\nfaire examiner leurs capacités mentales et\nphysiques. Il est requis que tous ceux qui dé-\nsirent être autorisés à conduire, fassent preu-\nve de leur parfaite connaissance du code des\nsignes de trafic urbain et routier.\nEnfin rétablissement d'un système de si-\ngnaux lumineux, fonctionnant par marche\nsynchronisée, doit rendre efficace le contrôle\nde la circulation. Une standardisation des\nappareils envisagés est nécessaire tant pour\nla facilité des policiers que pour celle des\npiétons, automobilistes et conducteurs de\nvéhicules.\nIl nous restera à signaler qu'à Washing-\nton comme à New-York, la publication par\nla presse de faits divers, jugements et arti-\ncles touchant le trafic et ses dangers a sin-\nguièrement influencé et éduqué le public.\nLa situation provoquée par l'accroisse-\nment fabuleux du trafic à Los Angeles (les\nstatistiques ont établi le record de 1 auto par\n2.5 habitants) a exigé un rapide et vigou-\nreux travail de réglementation. Un code\nnouveau fut établi en janvier 1924, compor-\ntant des clauses particulièrement intéres-\nsantes : création de « zones de sécurité »\n(safety zones), interdites aux véhicules et\nfacilitant l'accès de tramways aux stationne-"}, {"page_pdf": 40, "page_imprimee": "131", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.1.40", "debut_caractere": 57, "fin_caractere_exclue": 810, "texte": "ments; zones de ralentissement aux abords\ndes écoles et des terrains de jeux. Un sys-\ntème de signaux avertisseurs enjoint les au-\ntomobilistes à la prudence. La réglementa-\ntion du parcours et du stationnement dans\nles quartiers d'affaires est strictement établie.\nToutes les artères du « district central du\n%\ntrafic » sont à sens unique, et l'accès en est\ninterdit, pendant plusieurs heures, à certains\nvéhicules encombrants. La standardisation\ndes apparels de contrôle et des couleurs a\nété appliquée rigoureusement. Enfin, il fut\ncréé une « caisse du trafic urbain », ali-\nmentée par les pénalités, amendes, etc., et\ndestinée à subvenir aux frais d'entretien des\nappareils de trafic existants ou à l'installa-\ntion de nouveaux signaux.\n(A suivre. )"}, {"page_pdf": 40, "page_imprimee": "131", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.1.40", "debut_caractere": 1237, "fin_caractere_exclue": 1249, "texte": "Em. HENVAUX."}, {"page_pdf": 41, "page_imprimee": "132", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.1.41", "debut_caractere": 57, "fin_caractere_exclue": 3162, "texte": "CONCOURS TRIENNAL D'ARCHITECTURE\nOUVERT PAR LA SOCIÉTÉ ROYALE\nDES ARCHITECTES D'ANVERS\nEn séance du 12 janvier 192 7, la Société\nRoyale des Architectes d'Anvers décida d'ou-\nvrir, avec l'appui de l'administration commu-\nnale, de l'administration provinciale et de la\nSociété royale pour l'encouragement des\nBeaux-Arts, un Concours d'architecture sur\nle programme suivant :\nOn demande un projet de\nMAISON COMMUNE\nà ériger dans une cité-jardin groupant envi-\nron 2,000 habitants.\nLa « maison » comprendra :\n1. Une grande salle de fêtes avec scène\n(environ 160 mètres carrés) pouvant con-\nvenir pour réunions, expositions, réceptions,\nreprésentations, etc. ;\n2. Une salle de jeux pour adultes (envi-\nron 120 mètres carrés);\n3. Une salle de jeux et de lecture pour\nenfants (environ 60 mètres carrés) : narra-\ntions, marionnettes, etc. ;\n4. Une salle de lecture pour adultes (en-\nviron 80 mètres carrés) : conférences, pro-\njections, etc.;\n5. Un petit vestibule d'entrée;\n6. L'habitation du surveillant et de sa fa-\nmille : cuisine, chambre de famille, chambre\nà coucher, chambre de bain;\n7. Services : débarras, vestiaires, lavato-\nrys, etc. ; dispensaire, escaliers de service.\nLes bains et le service du chauffage cen-\ntral seront placés dans les sous-sols.\nLa surface bâtie du projet sera d'environ\n600 mètres carrés.\nLe bâtiment sera entouré de jardins et\ndominé par une tour de 25 mètres de hau-\nteur environ avec carillon et cadran.\nLes concurrents fourniront :\na) Le plan du rez-de-chaussée.\nb) La vue d'une façade.\nc) Une coupe.\nle tout à l'échelle de omo2 p. m. (1/50).\nd) Le détail d'un fragment de la tour.\nà l'échelle de Om 05 p. m. <l/20).\nou bien une vue perspective de l'ensemble\ndu bâtiment.\ne) Le plan général de situation (indiquant\nl'orientation) à l'échelle de omoos p. m.\n(1/200).\nDISPOSITIONS GENERALES\nA l'exception des membres de la Société\nRoyale des Architectes d'Anvers et de ceux\nqui ont déjà remporté un premier prix dans\nun précédent concours de la Société Royale,\npourront participer au concours tous les\nBelges qui, au ler1er janvier 1927, n'ont pas\natteint l'âge de 30 ans; ce qui devra être\nprouvé officiellement par la feuille-annexe.\nLe jury sera composé de 7 architectes qui,\ntous, auront droit de vote et seront nommés\ncomme suit :\n1. Le président de la Société Royale des\nArchitectes d Anvers président du jury.\n2. D eux membres de la dite Société à\nélire par celle-ci.\n3. Un architecte, membre de la Société\nRoyale d'encouragement des Beaux - Arts\nAnvers et à défaut de celui-ci, un membre\nde la Société Royale des Architectes d'An-\nvers.\n4. Un architecte, domicilié hors Anvers,\nà inviter par la Société Royale des Architec-\ntes d'Anvers.\n5. Deux architectes belges que les con-\ncurrents indiqueront par écrit à la remise de\nleur projet, sous enveloppe spéciale portant\nla devise des dessins et l'inscription « Mem-\nbres du Jury ».\nLe plus grand nombre de voix fixe le\nchoix de ces membres. En cas de suffrage à\nnomb e égal, le sort décidera.\nLes concurrents ne peuvenit pas proposer\nleur professeur. Si celui-ci est nommé par\nd autres, il est prié de ne pas accepter."}, {"page_pdf": 42, "page_imprimee": "133", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.1.42", "debut_caractere": 57, "fin_caractere_exclue": 3550, "texte": "Un membre de la Société rempli a l'office\nde rapporteur du jury; il ne prendra pas part\nau jugement et n'aura pas d oit de vote.\nA chaque membre du jury il sera, aussitôt\naprès sa nomination, envoyé un programme\ndu concours.\nLe jury vote de vive voix. Aucun memb e\nn'a la faculté de s'abstenir au vote.\nLe vote aura lieu par appel nominal et par\nordre alphabétique. Chaque prix sera voté\nséparément.\nToute décision du jury sera prise à la ma-\njorité des voix.\nLes projets doivent être délivrés à\nl'adresse du Président de la Société Royale\ndes Architectes d'Anvers, Académie Royale\ndes Beaux-Arts, à Anvers (concierge : rue\nMutsaert), au plus tard le samedi 30 juillet\n1927, avant cinq heures de l'après-midi.\nLes dessins seront sans signatu e, mais\nporteront une devise ou une marque. Cha-\nque projet sera accompagné d'une enve-\nloppe spéciale pour la désignation de deux\nmembres du jury, comme il a été stipulé\nplus haut, et d'une deuxième lettre cachetée,\nétant la feuille-annexe, convenablement\nremplie des nom, domicile, âge et lieu de\nnaissance du concurrent, ainsi que le nom\nde son professeur, s'il y a lieu. Cette feuille\nsera signée par M. le Bourgmestre du lieu\nde résidence du concurrent et par celui-ci.\nAucun projet ne peut être présenté en co)\nlabo ration.\nSur l'enveloppe cachetée de la feuille-an-\nnexe sera répétée la devise des dessins.\nLes enveloppes portant comme devise\ncelle des projets classés premiers, seront ou-\nvertes après que le jury se sera prononcé et\nle résultat avec le nom des auteurs sera pu-\nblié aussitôt par les journaux d'Anvers. Les\nautres lettres seront rendues fermées, lors de\nla reprise des projets.\nLes concurrents, qui se feront connaître\navant la décision du Jury, et ceux qui n'au-\nraient pas satisfait aux conditions du présent\nprogramme, ne seront admis ni au concours\nni à l'exposition.\nLe jury dressera un rapport sur les meil-\nleurs projets. Ce rapport pourra être exa-\nminé par les concurrents à l'exposition pu-\nblique des projets, qui aura lieu après le ju-\ngement.\nLes projets jugés les meilleurs seront dési-\ngnés par le nom et le lieu de naissance de\nl'auteur; les autres concurrents pourront\négalement, s ils le désirent, placer leur nom\nsur leur œuvre.\nA l'exposition les projets sont placés par\ntirage au sort.\nLes prix suivants sont mis à la disposition\ndu Jury :\nPREMIER PRIX :\nUne prime de 2,000 francs, une médaille\nen argent offerte par la Société Royale d en-\ncouragement des Beaux-Arts, et un diplôme.\nDEUXIEME PRIX :\nUne prime de 1,400 francs, une médaille\nen argent de la Société Royale des Architec-\ntes d'Anvers, et un diplôme.\nTROISIEME PRIX :\nUne prime de 800 francs, une médaille de\nbronze et un diplôme.\nLe Jury a le droit de changer la distribu-\ntion des primes.\nLa Société Royale des Architectes d An-\nvers se réserve le droit de photographier les\nprojets primés et de Jes publier.\nLes concurrents enverront et reprendront\nles projets à leurs frais. A la remise des po-\njets il sera délivré,par numéro d'ordre,un cer-\ntificat de réception portant la devise du pro-\njet envoyé.\nAprès l'exposition les projets seront\néchangés contre le certificat.\nLes projets qui ne seront pas repris, en-\ndéans les cinq jours, après la fermeture de\nl'exposition, deviendront la propriété de la\nSociété Royale des Architectes d'Anvers.\nLa Société n'est pas responsable des dé-\ngâts qui pourraient être occasionnés aux\ndessins.\nAnvers, le 31 mars 1927.\nPOUR LA DIRECTION :\n'Le Secrétaire, Le Président,\nHenri VAN DIJK. Frank BLOCKX."}, {"page_pdf": 43, "page_imprimee": "134", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.1.43", "debut_caractere": 56, "fin_caractere_exclue": 3529, "texte": "CONCOURS\nLE PALAIS DE LA SOCIETE DES NA-\nTIONS. Le jury international des archi-\ntectes pour la construction du Palais de la\nSociété des Nations, a terminé ses travaux\naprès avoir tenu 69 séances, sous la prési-\ndence de M. Victor Horta.\nSuivant le rapport, le jury, tout en recon-\nnaissant la richesse extraordinaire des idées\nmanifestées par les 377 concurrents, a dé-\ncidé à l'unanimité que le concours n'a pas\ndonné les résultats permettant de recom-\nmander l'exécution d'un des projets.\nLe jury a donc décidé de répartir le prix\net de donner 3,800 francs à chacune des\nneuf premières mentions, et à chacune des\nneuf deuxièmes mentions 2,500 francs.\nLes premiers ont été attribués à quatre\nFrançais, deux Italiens, deux Allemands et\nun Suédois.\nLes architectes Jean Hendrickx et De-\nLigne, de Bruxelles, obtiennent une deuxième\nmention.\nLe résultat arrêté par le jury sera soumis\nà l'assemblée générale de septembre, seule\ncompétente pour décider des mesures à\nprendre. Il sera tenu vraisemblablement un\ndeuxième concours entre les lauréats.\nPour compléter ces renseignements, four-\nnis par la presse quotidienne, nous donnons\nci-dessous la liste complète des lauréats.\nNous ne manquerons pas d'ailleurs de nous\nétendre plus longuement sur les résultats de\ncet important concours, nous contentant\npour le moment d'adresser nos vives félici-\ntations à MM. Hendirckx et De Ligne qui ont\nsi victorieusement défendu les couleurs na-\ntionales.\nVoici donc les noms des autres lauréats :\nPremière catégorie (neuf prix de 12,000\nfrancs) :\nL'association Broggi, Vaccaro et Frazi,\nRome; Einar Erikson, Stockholm; Camille\nLefèvre, Paris; Le Corbusier et Jeaneret,\nParis; l'association Eric zu Putlitz, Klophaus\net Schock, Hambourg; Georges Labro, Pa-\nris; Fahrenkamp et Dencke, Dusseldorf;\nNenot et Flegenheimer, Paris-Genève; Giu-\nseppe Vago, Rome.\nSeconde catégorie (neuf prix de 3,800\nfrancs) :\nH. Th. Wydeveld, Amsterdam; Boni et\nBorri, Rome; Patouillard Demoriane, Paris;\nBonatz et Scholler, Stuttgart; Pierre et Louis\nGuidetti, Paris; Boileau et Le Bourgeois,\nParis; Fisher et Speidel, Essen; W. Olsson,\nStockholm; Evert Van Linge, Groningen.\nTroisième catégorie (neuf prix de 2,5 0Q\nfrancs) :\nMeyer et Wittwer, Bazel ; Laverrière et\nThévenaz, Lausanne; Lambert, Legendre\net Camoletti, Paris-Genève; Piacentini, Ra-\npisardi et Mazzoni, Rome; J. M. Luthmann\net H- Wouda, s Gravenhage; J. E. P. Heyi-\ndrickx et Jean De Ligne, Bruxelles; G. Birch-\nLundgreen, Stockholm; H. Ahlberg, Stock-\nholm; A. Rosen, Kopenhagen.\n***\nCONCOURS POUR UNE COUVER-\nTURE DE REVUE D'ART. Un concours\nest ouvert entre les artistes de toutes natio-\nnalités pour le dessin d'une couverture des-\ntinée à la revue « La Renaissance de l'Art\nfrançais et des Industries de Luxe ».\nAucun style décoratif n'est imposé aux\nconcurrents qui auront toute latitude pour le\ngenre d'ornementation et la disposition du\ntexte typographique. Toutefois, le dessin de-\nvra être exécuté au net à l'encre de Chine et\nsur bristol, plus grand d'un quart que les di-\nmensions de la revue. Tout concurrent peut\nenvoyer un ou plusieurs projets.\nLe concours est anonyme et chaque projet\nportera la devise ou l'emblème choisi par\nl'auteur. La devise ou l'emblème sera répété\nsur une enveloppe cachetée qui contiendra\nles nom, prénom, adresse du concurrent.\nLes projets présentés à plat (non roulés ni\nencadrés) devront être déposés, contre reçu,\naux bureaux de « La Renaissance », 1 0 ou\n11, rue Royale, avant le 1 5 juin 1 927."}, {"page_pdf": 44, "page_imprimee": "135", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.1.44", "debut_caractere": 56, "fin_caractere_exclue": 1118, "texte": "Le concours sera jugé, dans le délai d'un\nmois, par un jury composé de hautes person-\nnalités artistiques.\nUne prime unique de 2,000 francs sera\ndécernée au projet classé en tête par le jury.\nLes projets seront exposés, avant le juge-\nment, dans les bureaux de la Renaissance.\n(« Art et Décoration », mars 1927).\nLE CONCOURS POUR LES NOU-\nVEAUX BATIMENTS DE L'UNIVERSITE\nDE LEEDS, terminé au début de cette an-\nnée, a pour lauréat la firme d'architecture\nbien connue MM. Lanchester, Lucas et\nLodge.\n\nECHOS ET\nNOUVELLES\nCHARLEROI VEUT AVOIR SON « SA-\nLON ANNUEL DES BEAUX-ARTS »;\nc est, en 1927, la VIIe tentative qui est faite\ndans ce sens.\nNous n'aurions assurément pas à parler de\ncette très vague réunion d'amateurs satis-\nfaits, dans des locaux plus vaguement amé-\nnagés encore, s'il n'était parlé, dans les ob-\njectifs du Comité, d architecture.\nCelle-ci est actuellement représentée, si\n1 on peut dire, par quelques dessins en cou-\nleurs qui visent au « joli » et aussi (est-ce\nun bon point dans une telle assemblée?) au\nstyle « Arts Décoratifs de Paris »."}, {"page_pdf": 45, "page_imprimee": "136", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.1.45", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1437, "texte": "Pour inotre agrément, citons ces lignes\nd une critique « avancée » de la presse caro-\nlorégienne :\n« L architecture d'aujourd'hui ne recher-\nche pas moins un certain cachet d'élégance\net de fantaisie que le pratique et la présen-\ntation. On conviendra ici de l'influence sa-\nlutaire et inattendue du cubisme, un monstre\nqui ô ironies et contrastes des choses!\ndonna le jour à cette progéniture sobre, sin-\ncère, proportionnée, normale, harmonieuse\nqui rappelle, si l'on veut, la Grèce, mais\nde loin les Arts industriels et décoratifs\nmodernes.\nEN L'HONNEUR de M. FRANCIS JOUR-\nDAIN. Du « Soir » :\n« Mercredi soir, dans un restaurant de\nBruxelles, quelques artistes ont fêté M- Fran-\ncis Jourdain, réminent décorateur français.\nSuccessivement M. Van der Swaelmen, au\nnom de la Société des Urbanistes; M. Geor-\nges Henderickx, au nom de la Société Cen-\ntrale d'Architecture, et M. Pierre Bourgeois,\nau nom du groupe de la Lanterne Sourde,\ncongratulèrent leur invité et dirent les méri-\ntes de ses audacieuses tentatives architectu-\nrales. M. Francis Jourdain répondit de la\nmanière la plus chaleureuse et la soirée se\nprolongea au milieu de conversations fort\nanimées. »\nL'ARCHITECTE MIES VAN DER ROHE\na, cette année, ajouté à son œuvre la réalisa-\ntion d'une curieuse et puissante conception :\nle mémorial de Cari Liebrecht et de Rosa\nLuxembourg, monument érigé par les soins\ndu Parti Communiste allemand, au cimetière\nde Friedrichsfelde."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1927-04-01-c003", "article_bluemountain": "bmtnaac_1927-04_01#c003", "volume": "bmtnaac_1927-04_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "113", "page_fin": "123", "image_debut": 3, "image_fin": 13, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.2.2.1", "titre_corps": "LA GRANDE QUESTION DES GARAGES", "titre_sommaire": "LA GRANDE QUESTION DES GARAGES", "signature_source": "Pierre FOURNIER, Architecte diplômé par le Gouvernement", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 3, "page_imprimee": "113", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.1.3", "debut_caractere": 221, "fin_caractere_exclue": 2715, "texte": "L'AUTRE CRISE DU LOGEMENT\nLA GRANDE QUESTION DES GARAGES\n\nLes garages publics deviennent tous les jours\nplus nombreux d/ans les grandes villes. Leur cons-\ntruction constitue le plus récent des problèmes\nnouveaux que l'architecte moderne doit résoudre.\nNous avons la bonne fortune de pouvoir publier\nune série de cinq articles qu'un spécialiste émi-\nnent, M. Pierre Fournier, a consacrés aux aspects\ndivers de cette importante question. Ces études\nparues précédemment dans la Revue « Omnia »\nde Pa ris, suscitèrent un très vif intérêt dans les\nmilieux sportifs et dans le monde du bâtiment.\nNous tenons à remercier ici M. Fournier pour sa\nprécieuse collaboration ainsi que M. Baudry de\nSaunier qui a bien voulu mettre à notre disposition\nles clichés qui illustrent nos pages. N. d. 1. R.\nCOMMENT SONT ACTUELLEMENT\nLOGEES NOS VOITURES?\nLa situation de nos automobiles, au point\nde vue du logement, est absolument la même\nque celle de nos propres personnes. La crise\ndu logement existe pour elles aussi. Mais, si\nnous trouvons difficilement pour nous-mê-\nmes un abri, du moins, quand nous l'avons\ntrouvé, correspond-il, par suite de l'expé-\nrience des siècles, à nos besoins..\nIl n en est point de même pou : I*automo-\nbile. Nouvelle née dans la vie moderne, on\n1 a considérée longtemps comme un superflu,\net si tout hangar n était pas bon pour la\nloger, du moins le problème ne méritait-il\npas, il y a quinze ou vingt ans, un examen\napprofondi.\nAujourd'hui que l'automobile est devenue\nun indispensable instrument de travail, l'ac-\ncroissement continuel de sa production rend\ntrès difficile la possibilité de loger les voi-\ntures. C est précisément dans les quartiers\noù le ter ain est le plus cher, que le besoin\nde les loger est le plus grand! D'où l'impé-\nrieuse nécessité de rechercher des solutions\npratiques et économiques à cette crise du lo-\ngement : c est le but des études que nous\ncommençons aujourd'hui.\nLE GACHIS. L'automobile est un ins-\nt ument de précision, duquel il faut par con-\nséquent prendre soin. Ce n'est point là l'im-\npression que l'on ressent, il faut l'avouer,\nquand on parcourt la majeure partie des\ngarages parisiens !...\nLes voitures y sont tellement entassées\nqu'i/l faut souvent au client faire sortir, ou\nmême sortir lui-même, trois voitures avant\nd'atteindre la sienne, ce qui ne lui fait pas\np écisément gagner du temps! Quant aux\nvoitures garées en box, bien souvent elles\nn'y peuvent loger si elles rentrent tard au\ngarage, au milieu de la nuit par exemple :"}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "114", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.1.4", "debut_caractere": 698, "fin_caractere_exclue": 2405, "texte": "en effet il serait déraisonnable de vouloir\nprocéder au déménagement de ce « puzzle »\nqu'est un garage parisien à minuit et ce pour\nrentrer une seule voiture à sa vraie place!\nC'est ainsi que le propriétaire d'une voituie\nde 200,000 francs ne doit pas s'étonner de\nla voir passer la nuit dehors. Le fait est\ncoursait.\nEn présence de ces besoins impérieux on\nconstruit garages sur garages. La Préfecture\nde Police est encombrée de demandes. Mais\nce qu on sollicite d elle ce ne sont, le plus\nsouvent, que des modifications d'un état de\nchoses existant. C est dire que I*incohérence\ncontinue à régner dans la plupart des ga-\nrages.\nVoici généralement comme on procède :\nDans un hall quelconque, un ancien marché\npar exemple, on installe tant bien que mal\nune rampe, qui permet aux voitures de mon-\nter à un premier étage. Les affaires marchent\nbien : on installe deux autres étages sur des\npoteaux, qui n'étaient pas disposés pour les\nporter; et il s'ensuit une bâtisse déploriaible\noù l'exploitation est très difficile.\nC'est contre cette situation que nous nous\nélevons, car des affaires ainsi établies sont,\nil faut s'en bien persuader, appelées à péri-\ncliter dans un avenir prochain.\nLE PROGRES. Heureusement certains\ngarages parisiens ont été, au contraire, con-\nçus et construits avec un esprit de méthode\nqui leur fait honneur. Leur exemple est à\nsuivre. Aussi ces études porteront-elles sur-\ntout sur les principes de l'installation d'un\ngarage, c'est-à-dire sur l'analyse de son plan\nqui nous paraît être trop souvent le sujet\nd'erreurs profondes. Nous chercherons à\nmontrer le plus grand nombre des bons ga~\nrages construits en France et à l'étranger et\nà les examiner impartialement, en technicien"}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "116", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.1.6", "debut_caractere": 56, "fin_caractere_exclue": 1892, "texte": "soucieux de voir les édifices s'adapter très\nexactement aux besoins pour lesquels ils ont\nété créés.\nCARACTERISTIQUES DE MANŒUVRE\nD'UNE VOITURE\nAvant d'étudier un garage, il faut con-\nnaître certaines données essentielles :\n1° L'encombrement d'une voiture. Car, à\nce point de vue même, il y a loin d'une\n5 CV à une 40 CV. L'encombrement com-\nprend tout ce qui peut excéder la carrosse-\nrie : ailes, po te-bagages ,phares, etc.\n2° La largeur du virage minimum qu'elle\npeut effectuer (voir fig. I). Il est en effet\nnécessaire qu'une voiture circule dans son\ngarage sans qu'on lui fasse subir de manœu-\nvre en marche arrière. Sinon on l'abîme et,\nde plus, elle obstrue la circulation.\n3° La largeur de l'allée (fig. 1, figurine 2)\ndans laquelle doit passer la voiture. Cette\nlargeur doit être suffisante pour que la voi-\nture puisse partir de sa place ou y revenir\nsans fausse manoeuvre. Les voitures étant\nrangées côte à côte de chaque côté de cette\nallée, il faut que la voiture aille, par exem-\nple, de 3 en 4 sans toucher les voitures voi-\nsines ni celles qui lui font face l'espace\nréservé entre voitures devra être toujours,\nc est rexpérience, qui l'a fixée, d environ\n30 centimètres.\nCes données sont réunies dans le tableau\npublié ci-contre.\nLes conclusions à tirer de l'examen de\nce tableau sont que les voitures moyennes\ntournent dans 1 3 mètres, et que les voitures\nde luxe vont jusqu'à 1 8 mètres. La largeur\ndes allées devra varier entre 4 m. 50 et\n8 mètres. Cette largeur sera donc au mini-\nmum de 4 mètres pour les voitures moyen-\nnes.\nRENDEMENT EN PLACES DE VOITURES\nUne autre question domine l'étude des\ngarages : c'est le rendement en places de\nvoitures.\nSoit un terrain (fig. 2, figurine 1 ) de\n40 X 15 m. = 600 m 2. 40 voitures sont de\nchaque côté d'une allée de 5 à 6 mètres et\noccupent une place de 2 m. X 4 m. 50 en-"}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "118", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.1.8", "debut_caractere": 57, "fin_caractere_exclue": 3562, "texte": "viron. C est le plan type d'un garage à :ez-\nde-chaussée.\nIl n'est pas possible d'obtenir un rende-\nment supérieur, si ce n'est au détriment de\nla bonne exploitation. La surface commer-\nciale occupée par une voiture est donc de\nS 3 = 15 m 2. C'est an minimum-\n-40\nSi le garage est confortable, il comprend\n(fig. 2, figurine 2) : 1 bureau (qui prend\nla place de 2 voitures) ; 1 magasin (qui\nprend la place de 2 voitures également) ;\n1 vestiaire (place de 1 voiture) ; 1 plate-\nforme de lavage (place de 3 voitures).\nDans ce cas la surface commerciale occu-\npée par une voiture est de :\n600 2 -\ns 4 = 18 m 2 75\nElle augmentera encore si le garage est un\ngarage à étages et si on installe un monte-\ncharge (fig. 2, figurine 3) au rez-de-chaus-\nsée.\n600 2\nS 5 27 = 22 m\nAux étages\n0 600 2\ns = 18 m2lB\nIl ressort de cet exposé que la surface oc-\ncupée par une voiture croît avec le confor-\ntable et qu'en aucun cas, sauf pour des voi-\ntures de 3 mèt: es à 3 m. 50 de long seule-\nment, elle ne doit être inférieure à 1 5 m 2.\nOr, 1 a plupart des propriétaires des gara-\nges parisiens sont heureux de déclarer que\nla contenance de leur établissement est telle\nqu'il renferme une voiture par 11 ou 1 2 ml2.\nCertains descendent à 1 0 m 2.\nLe client doit comprendre ce que cela veut\ndire et ne jamais confier sa voiture à un tel\ngarage de crainte de la voir abîmer, tout au\nmoins, par crainte de ne pouvoir ni entrer\nni sortir commodément.\nAvant de porter un jugement sur un ga-\nrage à établir, il faudra tenir compte du ter-\nrain. S'il est étroit et que la travée descende\nau-dessous de 1 3 mètres, il y aura lieu de\nplacer les voitures en diagonale (fig. 2, fi-\ngurine 4). Solution à éviter : le rendement\nest mauvais : 20 voitures, sans aucun ser-\nvice, occupent 390 m 2 au minimum, soit :\n390\ns = = 19 m 2 50\nLa voiture se dégage là facilement, mais\nil y a un espace triangulaire inoccupé der-\nrière elle.\nOn rattrape en partie ce désavantage dans\nle dispositif que montre la figure 2, figu-\nrine 5. Les voitures du milieu se trouvent\nplacées en bâtons rompus les unes par rap-\nport aux autres; les 'triangles perdus sur les\ndeux côtés se trouvent supprimés de ce fait.\nMalheureusement, il m'est pas toujours très\ncommode de poser les poteaux de cons-\ntruction du garage dans ces conditions.\nDES DIFFERENTS TYPES DE GARAGE\nEn général les terrains et leurs prix con-\nditionnent rétablissement d'un garage. Le\ngarage idéal serait évidemment à rez- de-\nchaussée comme le magnifique garage Saint-\nDidier, mais ce type de garage tend à de-\nvenir F exception dans Paris, puisque le ter-\nrain augmente de prix de jour en jour, pa-\nrallèlement au nombre des voitures. On a\ncherché tout naturellement à gagner en hau-\nteur la superficie qu'il était coûteux d'acqué-\nrir en surface.\nLe garage français ne se trouve presque\njamais sur un terrain isolé, mais il est en\ngénéral enclos de murs sur trois côtés. C'est\névidemment regrettable et pour les risques\nd'incendie et pour l'éclairage. C'est le résul-\ntat du développement des villes françaises\nqui ne nous donnent que des terrains pro-\nfonds avec petites façades et par conséquent\ndes garages bien souvent construits en hall\nou même avec une cour couverte centrale\néclairant tous les étages.\nMalgré les reproches que nous adressions\ntout à l'heure à nombre de garages, nous\nsommes heureux de rendre hommage au très\ngros effort fait par certains depuis plus de\nvingt ans.\nL'accès aux étages se fait en général de\ndeux manières : soit par monte-voitures, soit\npa- rampe."}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "120", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.1.10", "debut_caractere": 230, "fin_caractere_exclue": 2538, "texte": "Jusqu'à ces dernières années, le premier\nprocédé a été fort en honneur pour les ga-\nrages particulier, parce que le monte-voi-\ntures occupe en effet peu de place.\nA l'heure actuelle, où l'on tend à faire de\ngrands garages, la rampe détrône le monte-\nvoitures.\nGARAGES AVEC MONTE-VOITURES\nLes monte-voitures ont en général un en-\ncombrement de 6 m. 50 X 3 m. 10, y com-\npris guidage et clôture.\nV oici les principaux de ces garages à\nParis :\nLe garage de Ponthieu, construit en\n1906 sur les plans de l'architecte Perret. Ce\ngarage ocmporte 2 étages. La largeur du\nterrain, 18 mètres, n'impliquait d'ailleurs\npas d'autre plan.\nLes voitures du rez-de-chaussée, se trou-\nvant dans des boxes où il faut au moins\n6 mètres, sont disposées en biais. La place\nperdue est compensée par la facilité de cir-\nculation des voitures du rez-de-chaussée et\nl'utilisation d'armoires à vêtements et à ac-\ncessoires dans le fond des boxes.\nLes voitures montant aux étages viennent\nse placer, moteur arrêté, sur la plaque tour-\nnante, que le chauffeur manoeuvre lui-même\nde façon à mettre sa voiture face au monte-\nvoitures. Elle est poussée à bras sur la plate-\nforme et montée à l'allure de 30 centimètres\nà la seconde à son étage.\nLà, les voitures se trouvent placées côte\nà côte, sur deux balcons qui se font face et\nsur le bord desquels prend appui un pont\nroulant. La largeur de ces balcons est suffi-\nsante pour permettre le passage d'un hom-\nme devant les voitures; il est protégé par\ndes barrières mobiles.\nA son arrivée à l'étage, la voiture est\npoussée sur le pont roulant, qui se met alors\nen marche et vient se placer juste en face\nde 1 a place réservée à la voiture. A nouveau\nla voiture est poussée à bras jusqu'à sa\nplace.\nOn arrive ainsi à une utilisation maximum\ndu terrain.\nLe garage est très clair, le jour tombant du\nzénith entre les deux balcons qui reçoivent\nles voitures.\nLe garage Messine possède : plaque\ntournante, monte-voitures et pont roulant;\nmais il n'a qu'un premier étage.\nLa manœuvre est identique, mais le pont\nroulant peut contenir 2 voitures, car les bal-\ncons sont très la'ges et permettent l'établis-\nsement sur chacun d'eux de deux rangées de\nvoitures.\nAussi, lorsqu'on désire sortir la voiture la\nplus éloignée met-on la plus rapprochée sur\nle pont roulant et déplace-t-on le point de la"}, {"page_pdf": 11, "page_imprimee": "121", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.1.11", "debut_caractere": 57, "fin_caractere_exclue": 3836, "texte": "largeur d'une voiture. On prend la voiture\nintéressée et on la mène directement au\nmonte-voitures. On remet ensuite la pre-\nmière voiture à sa place.\nLe garage Guyot a deux étages et\nun monte-voitures dans le milieu du garage.\nLa voiture vient se mettre à sa place par ses\npropres moyens. Le monte-voiture commu-\nnique aux étages par des passerelles fixes\navec des balcons assez larges (8 à 10 mè-\ntres) sur lesquels les voitures peuvent rou-\nler et se mettre en place. Le mouvement\ntransversal nécessaire pour aller du monte-\nvoitures aux galeries se fait sur des passerel-\nles. La voiture est en effet dans le monte-\nvoitures placée sur un chariot qui, lorsque la\nvoiture est arrivée à l'étage, se déplace\ntransversalement sur des rails comme un\npont transbordeur. Une fois sur les balcons,\nla voiture se remet en marche et gagne sa\nplace.\nLe dernier type du garage avec monte-\nvoitures est le garage Siva, rue de Rome\n(fig. 4) élevé de trois étages sur un terrain\nprofond de 48 mètres et large de 1 6 mètres,\nles façades sur deux rues étant sur les petits\ncôtés. Les voitures sont exactement rangées\ncomme dans la figure 2, figurine 3. Un\nmonte-voitures est placé dans le foind avec\naccès direct sur la rue la moins importante;\nun autre se trouve près de l'entrée dans un\nredan qui lui permet de trouver son loge-\nment. Ainsi en cas de panne de l'un des\nmonte-voitures, l'autre permet d'assurer la\nmanœuvre.\nA côté se trouvent les vestiaires et lava-\nbos des clients.\nCette profondeur de 48 mètres sans éclai-\nrage est un maximum qu'on ne pour*ait dé-\npasser sans nuire au bon éclairage du ga-\nrage.\nGARAGES AVEC RAMPES\nLes rampes ont l'avantage de supprimer\ntous les inconvénients de panne inhérents\naux transbordeurs et ascenseurs. Nous étu-\ndierons dans un autre article le prix de re-\nvient d'un garage dans les deux cas (ascen-\nseurs et rampes). Il y a là sujet à con-\ntroverse.\nLe premier garage avec rampes a été\nconstruit, tout au début du siècle, pa* la\ncompagnie des Autoplaces. Il a cinq étages\net peut abriter plus de 1,000 voitures : c'est\ndonc une réalisation considérable. Nous don-\nnons le plan schématique (fig. 3) de ce\nbeau garage. Une avant-cour précède le ga-\n: âge même. On y procède au contrôle d'en-\ntrée et de sortie des voitures, au remplissage\ndes réservoirs à essence par 1 5 postes.\nLe terrain étant étroit et profond, le prin-\ncipe adopté est le suivant : deux corps de\nbâtiment, larges chacun de deux travées,\npouvant donc recevoir 4 files de voitures,\nsont séparés par une rampe droite et desser-\nvant sans palier dans son parcours chaque\nétage aux paliers B C D E. La hauteur\nd'étage variant entre 3 mètres et 3 m. 50,\nles longueurs de rampe de A en B, de B en\nC, etc., sont égales (30 mètres).\nLa rampe monte à 10 0/0, elle permet le\npassage de 2 voitures, soit 4 mètres; bordée\nde deux petits trottoirs, elle fait demi-tour\nau quatrième étage pou: atteindre le cin-\nquième.\nCette d sposition, seule compatible avec\nun grand garage, nécessite un terrain de\n60 mètres sur 100 mètres environ.\nL'éclairage se fait su: les grands côtés e'c\nsur la rampe, ce qui ne laisse pas d être in-\ncomplet pour les étages inférieurs dans les\nparties situées au-dessous du palier E.\nCette solution est d'une simplicité qui la\nrend bien séduisante. Les voitu es tenant\nleur droite rentrent dans les étages par le\npalier de droite ,gagnent leur place et en\nrepatent en faisant un grand tour dans\nl'étage pour ressortir par le palier de gau-\nche. Ainsi sont évités, par la réalisation du\nsens unique, tous croisements qui peuvent\net e dangereux sur la rampe.\nCette compagnie a construit en 1914 un\ngarage de 500 voitures rue Frémicourt\n(fig. V). Les bâtiments sont isolés des voi-\nsins et, de ce fait, très clairs. La rampe\nmonte à 8 0/0. Malheu eusement la lar-"}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "122", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.1.12", "debut_caractere": 56, "fin_caractere_exclue": 3930, "texte": "geur des travées n'est que de 11 m. 80. Elle\nconvenait aux anciennes voitures, mais a né-\ncessité de placer les nouvelles voitures, plus\nlongues, en diagonale.\nIl y a lieu de remarquer l'escalier de se-\ncours extérieur en cas d'incendie, la disposi-\ntion des postes de distribution d'essence, le\ngrand réservoir d'eau qui permet de dépen-\nser 500 litres d'eau par jour pour le lavage\nde chaque voiture.\nLe même système est réalisé au garage\nBobillot (fig. 8), mais à l'extérieur. C'est\nune intelligente adaptation à peu de frais\nd'anciens entrepôts.\nLe premier grand garage public avec\nrampe construit depuis la guerre est le ga-\nrage de la rue Forest (fig. 6). Construit en\ntrois étages, une rampe droite monte au pre-\nmier étage puis bifurque pour gagner les deux\nautres étages. Les étages sont très élevés, ce\nqui augmente le jour venant d'une cour cen-\nt aie de 7 à 1 0 mètres, abritée par une toi-\nture vitrée. Ce garage montre d'une façon\ntrès intéressante l'utilisation d'un grand ter-\nrain (environ 70 X 60 m.) sans possibilité\nde pendre des éclairages sur rue.\nUn autre garage est en construction ac-\ntuellement, qui aura 5 étages de hauteur sur\nun terrain de 14 X6O m. environ. Le sys-\ntème adopté est une série de 5 rampes droi-\ntes superposées qui deviennent ainsi un vé-\nritable escalier. C'est le premier exemple\nd'un garage réalisé à Paris, à la manière\nd une habitation ordinaire, avec la volonté\ntrès nette d'une distribution et par consé-\nquent d'un rendement arrêté à l'avance et\nlonguement mûri.\nNous ne pouvons manquer de signaler\nle ga âge Berri précédemment décrit. Il n'a\npas eu d'imitateur. Les voitures sont placées\nsur une rampe circulaire montant à raison\nde 2 0/0 (fig. 9).\nLes garages qui pratiquent la vente des\nvoitures ont nécessairement des magasins et\nbureaux importants.\nDans tous les garages un escalier est ré-\nservé aux clients, qui leur permet d'aller\nche cher leur voiture rapidement.\nLes garages sont chauffés en grande par-\ntie. Ils comportent lavabos, toilettes, vestiai-\nres pour les clients.\nNous étudierons ultérieurement les dispo-\nsitifs de détail : lavage, distribution d'es-\nsence, etc.\nREGLEMENTS DE POLICE. ASSURANCE\nLes précautions à prendre contre l'incen-\ndie, dictées par les règlements de la Préfec-\nture de Police et les contrats d'assurance\nconstituent une des conditions impérieuses\nqui commandent le plan d'un garage.\nD'autre part ,les règlements de police\nproprement dits concernant les garages sont\nrelativement faciles à suivre.\nUne simple déclaration suffit pour les ga-\nrages de 5 à 20 voitures, tandis qu'une en-\nquête préalable est nécessaire s'il s'agit d'un\nnomibre supérieur. Nous relevons en parti-\nculier : l'obligation d'isoler le garage des lo-\ncaux d'habitation par des murs et planchers\nincombustibles, la défense d'établir une fa-\nçade avec baies à moins de 4 mètres d'un\nvoisin, la c éation de fosses de décantation\ndestinées à empêcher les essences d'aller à\nrégoait, la ventilation obligatoire, qui n'est\npas toujours bien observée et ce au dé-\ntriment même des propriétaires, etc.\nLes réservoirs souterrains d'essence sont\nsoumis à des prescriptions qui sont le résul-\ntat de l'expérience des maisons qui les fabri-\nquent. Notamment le réservoir devra être\nen tôle, enfoui à 0 m. 50 au moins au-des-\nsous du sol et dans une fosse maçonnée étan-\nche. Un espace de 0 m. 50 réservé tout au-\ntour d'un réservoir, en permettra Ja visite.\nOn a même autorisé la distribution d'es-\nsence aux étages par des conduites sous pres-\nsion d'azote (mais ce mode de distribution\nest encore peu répandu). C'est un point\nexcessivement intéressant, car la distribu-\ntion d'essence, qui se fait en général au rez-\nde-chaussée, si elle facilite le contrôle, crée\nun encombrement préjudiciable à la circula-\ntion des voitures.\nLes taux d'assurance, vu l'absence bien\nconstatée de cas d'incendie total dans les ga-"}, {"page_pdf": 13, "page_imprimee": "123", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.1.13", "debut_caractere": 56, "fin_caractere_exclue": 935, "texte": "rages, a été considérablement diminué. Alors\nqu'il y a deux ans il était encore de 3 francs\npour mille, il est à l'heure actuelle de 1 fr. 50\npour mille de la valeur des bâtiments et voi-\ntures gavées. Il y aura lieu d'éviter le voisi-\nnage d'ateliers de bois, qui, pourraient\nd'abord provoquer un refus de la Préfecture\nde Police et augmenter considérablement le\ntaux des primes d'assurance pour le recours\ndes tiers. Il est le 1/4 du taux d'assurance le\nplus élevé des voisins immédiats. Dans le cas\nd'un ébéniste par exemple, il serait de 5 fr\npour mille.\nFort de ces données essentielles avec les-\nquelles nos lecteurs sont déjà familiarisés\nnous continuerons nos études dans de pro-\nchains articles sur les garages américains à\nétages; nous verrons tout le profit que nous\npouvons tirer de leur étude bien raisonnée.\n\nPierre FOURNIER,\nArchitecte diplômé par le Gouvernement."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1927-04-01-c004", "article_bluemountain": "bmtnaac_1927-04_01#c004", "volume": "bmtnaac_1927-04_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "114", "page_fin": "114", "image_debut": 4, "image_fin": 4, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.2.2.1.1", "titre_corps": "Fig. I. SCHEMAS INDIQUANT LES CARACTERISTIQUES DE MANŒUVRE D'UNE AUTOMOBILE DANS UN GARAGE. II est indispensable que la voiture puisse tourner ou changer de place dans son garage sans avoir à manœuvrer en marche arrière. 1. Elle doit donc pouvoir 60 rendre directement de la position 1 à la position 2, V est la largeur du virage minimum qu'elle peut effectuer, les roues ayant été braquées à fond pour effectuer la manœuvre. = 2. La voiture étant rangée à sa place en 3 doit pouvoir occuper directement la position 4 pour se rendre au lavage ou pour sortir. La largeur D de l'allée doit donc être suffisante pour permettre cette manœuvre.", "titre_sommaire": "Fig. I. SCHEMAS INDIQUANT LES CARACTERISTIQUES DE MANŒUVRE D'UNE AUTOMOBILE DANS UN GARAGE. II est indispensable que la voiture puisse tourner ou changer de place dans son garage sans avoir à manœuvrer en marche arrière. 1. Elle doit donc pouvoir 60 rendre directement de la position 1 à la position 2, V est la largeur du virage minimum qu'elle peut effectuer, les roues ayant été braquées à fond pour effectuer la manœuvre. = 2. La voiture étant rangée à sa place en 3 doit pouvoir occuper directement la position 4 pour se rendre au lavage ou pour sortir. La largeur D de l'allée doit donc être suffisante pour permettre cette manœuvre.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 4, "page_imprimee": "114", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.1.4", "debut_caractere": 57, "fin_caractere_exclue": 696, "texte": "Fig. I. SCHEMAS INDIQUANT LES CARACTERISTIQUES DE MANŒUVRE D'UNE AUTOMOBILE\nDANS UN GARAGE. II est indispensable que la voiture puisse tourner ou changer de place\ndans son garage sans avoir à manœuvrer en marche arrière. 1. Elle doit donc pouvoir 60\nrendre directement de la position 1 à la position 2, V est la largeur du virage minimum qu'elle\npeut effectuer, les roues ayant été braquées à fond pour effectuer la manœuvre. = 2. La voiture\nétant rangée à sa place en 3 doit pouvoir occuper directement la position 4 pour se rendre au\nlavage ou pour sortir. 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Dans ce garage à rez-de-chaussée de 40 mètres de long également, II n'y a place que pour 32 voitures par suite des emplacements réservés au bureau, magasin, vestiaire et lavage. Ce garage bien qu'ayant un moins bon rendement en places est évidemment mieux agencé que le garage indiqué en 1. = 3. Garage à étages. Le rendement est encore diminué par l'adjonction d'un monte-voitures (27 voitures au rez-de-chaussée et 33 aux étages). Mais le prix du terrain s'amortit sur plusieurs étages. = 4 et 5. Exemples d'utilisation de terrains étroits. Les travées sont inférieures à 13 mètres. Les voitures doivent être placées en diagonale.", "titre_sommaire": "Fig. II. ― QUELQUES EXEMPLES INDIQUANT COMMENT ON PEUT CONCEVOIR LE RENDEMENT EN PLACES DE VOITURES D'UN GARAGE. = 1. Garage à rez-de-chaussée de 40 mètres de long. II y a 20 places dans la rangée A et 20 places dans la rangée B. L'allée C D, est large de 5 à 6 mètres. Le rendement en places est maximum. = 2. 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A chaque étage, il y a place pour 80 voitures rangées suivant la disposition indiquée à la fig. II, figurine 1.", "titre_sommaire": "Fig. IV. GARAGE AVEC MONTE-VOITURES. ― Paris compte de nombreux garages avec monte-voitures. Cette photographie a été prise au garage Siva, rue de Rome. Le monte-voitures dessert 3 étages. A chaque étage, il y a place pour 80 voitures rangées suivant la disposition indiquée à la fig. II, figurine 1.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 9, "page_imprimee": "119", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.1.9", "debut_caractere": 269, "fin_caractere_exclue": 569, "texte": "Fig. IV. GARAGE AVEC MONTE-VOITURES. ― Paris compte\nde nombreux garages avec monte-voitures. Cette photographie\na été prise au garage Siva, rue de Rome. Le monte-voitures\ndessert 3 étages. 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La rampe placée à l'extérieur dessert deux étages."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1927-04-01-c012", "article_bluemountain": "bmtnaac_1927-04_01#c012", "volume": "bmtnaac_1927-04_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "120", "page_fin": "120", "image_debut": 10, "image_fin": 10, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.2.2.1.9", "titre_corps": "Fig. VI. AU TRE EXEMPLE DE GARAGE A RAMPES. ― Garage de la rue Forest (3 étages). Une rampe droite monte au premier étage puis bifurque pour gagner les deux autres étages.", "titre_sommaire": "Fig. VI. AU TRE EXEMPLE DE GARAGE A RAMPES. ― Garage de la rue Forest (3 étages). 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M. L.\nBoïarski a présenté les collections par une\ncauserie sur « L'évolution du livre dans la\nnouvelle Russie ».\n***\nL'EXPOSITION DE L'ARCHITECTURE\nBRITANNIQUE MODERNE se tient à Lon-\ndres du 27 avril au 3 juin. Le R. I. B- A. en\nest l'organisateur.\nUN CONGRES D'HYGIENE ANGLO-\nBELGE aura lieu à Gand du ler1er au 6 juin\n192 7. Une exposition de tout ce qui con-\ncerne l'hygiène sera organisée conjointe-\nment avec le Congrès..\nBUDAPEST. L'EXPOSITION D'ART\nBELGE, organisée sous l'éminente direction\nde l'architecte Henry van de Velde, obtient\nactuellement un vif succès. Elle occupe\ntreize salles du palais des Beaux-Arts de la\ncapitale hongroise.\nRetenons, entre beaucoup d'autres, parmi\nles participants importants de cette manifes-\ntation les quelques noms : Permeke, Laer-\nMans, Saverys, Van de Woestyne, Georges\nMinne, Servaes, Tytgat, Latinis, etc. Et\nn oublions pas nos modernistes : Schirren,\nC. de Troyer, Servranckx, Flouquet, De\nSmet, D. Baksteen, J. Cautré, Van Straeten,\nM.-L. Heuvaux-Bourdon, Bauginet, P. Hae-\nsaerts.\n***\nLa Société Belge des Urbanistes et Ar-\nchitectes Modernistes expose une série de\nphotographies d'oeuvres de ses membres.\n***\nCONCOURS - EXPOSITION DE MAI-\nSONS INDIVIDUELLES EN 1927. Le\ncomité de patronage des Habitations à Bon\nMarché et de la Prévoyance sociale du Dé-\npartement de la Seine ouvre un Concours de\nprojets de maisons à bon marché pour le lo-\ngement d'une seule famille.\nLe prix de la construction proprement dite\nne devra pas dépasser 38,000 francs s'il\ns'agit d'une maison de trois pièces plus la\ncuisine, et 45,000 francs s'il s'agit d'une mai-\nson de quatre pièces plus la cuisine.\nLe concours est ouvert à tous les architec-\ntes français, étant entendu que chacun ne\npourra présenter plus de trois maisons. Tou-\ntefois, chaque concurrent pourra présenter un\ngroupement de maisons.\n(« Art et Décoration », mars 1927)."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1927-04-01-c014", "article_bluemountain": "bmtnaac_1927-04_01#c014", "volume": "bmtnaac_1927-04_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "124", "page_fin": "125", "image_debut": 14, "image_fin": 34, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.2.2.3", "titre_corps": "EXPOSITION ANNUELLE DE LA SOCIÉTÉ CENTRALE D'ARCHITECTURE DE BELGIQUE", "titre_sommaire": "EXPOSITION ANNUELLE DE LA SOCIÉTÉ CENTRALE D'ARCHITECTURE DE BELGIQUE", "signature_source": "H. E", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 14, "page_imprimee": "124", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.1.14", "debut_caractere": 57, "fin_caractere_exclue": 3400, "texte": "EXPOSITION ANNUELLE DE\nLA SOCIÉTÉ CENTRALE D'ARCHITECTURE\nDE BELGIQUE\n\nCette exposition qui s'est tenue au Cercle\nArtistique de Bruxelles, du 14 au 22 avril\ndernier, nous a donc donné l'occasion de\nquelque jugement sur la récente activité des\nmembres de la dite société.\nExposer des travaux d'Architecture est\névidemment chose assez malaisée, et déli-\ncate à mettre au point. Quel but précis faut-\nil atteindre? Et quels moyens utiliser?\nIl semble bien que la S. C. A. B. s'en soit\ntenue au public moyen, dont elle aurait re-\ncherché les suffrages. C'est pourquoi il n'est\nprésenté aux visiteurs aucun plan, aucun dé-\ntail technique. On offre uniquement de vues\nd'ouvrages réalisés, autant que possible en-\ntièrement achevés. Ainsi la photographie\nsera le plus général des modes de p ésenta-\ntions.\nToutefois le dessin en couleurs a sa part\nd'attrait et d'efficacité. Particulièrement,\nnous avoms plaisir à citer celui de L. H. de\nKonihck (dont on connaît assez l'habileté\net le goût comme dessinateur), illustrant\nl'habitation actuellement en voie de cons-\ntruction, à Uccle, pour le peintre L.\nL. François exposait aussi d'intéressants\ndessins de ses derniers travaux, dont il con-\nvient de louer les fo mes plus décidées et\nplus pures. Deux dessins, entr'autres, accom-\npagnés chacun d'une photographie de l'état\ndes travaux, nous montrent les bonnes réa-\nlisations que seront d'ici peu une habitation\nà R xensa t, une seconde, de meilleure com-\nposition encore, dans la banlieue bruxel-\nloise. Un projet, du même architecte, pour\nune construction plus compliquée, offre de\nregrettables rappels de jeux de briques à la\nfaçon hollandaise. L'ensemble cependant est\nd'une certaine audace.\nIl nous plaît aussi de mentionner deux\nphotographies d'une vaste construction d'A.\nVan Huffel, travail en voie d'achèvement,\net qui sera sans aucun doute d'un indiscu-\ntable intérêt.\nJ. De Ridder présente de bonnes photos\nd'une chapelle, noin sans souci de pureté, de\nmodernisation. Par contre une beaucoup\nmoins bonne habitation.\nD E. Simon,nous avons vu d'excellents do-\ncuments sur une transformation importante\neffectuée à Boitsfort. Une composition p obe\nsemble avoir guidé l'architecte dans cet heu-\nreux travail.\nUne vaste construction dont on ne\nnous détaille pas l'usage est due à l'ar-\nchitecte Duisberg. Et l'ensemble témoigne\nde beaucoup de sobriété, d'une calme o -\ndonnance.\nEnfin, G. Brunfaut présente 2 projets de\nconcours : l'un pour le Palais de Justice\nd'Hasselt, l'autre pour le Théâtre Verhae-\nren. Tous deux ont le mérite d'une simpli-\ncité de bon aloi.\nPuis viennent des travaux assez indiffé-\nrents qui ont quelque peine à soulever l'in-\ntérêt. Ainsi l'église de Bléharies, de H. La-\ncoste. Celle-ci meilleure assurément, que la\nfausse-romantique place Communale. Des\nconstructions de G. Hendrickx, importantes\nmais sans caractère.\nFaut-il citer aussi les innombrables et quel-\nconques aquarelles de A. Bernard, en mal\nd' « atticisme » ? Et la « reconstitution syn-\nthétique, etc. » de Roosenboom? Et le re-\ngrettable projet faux-style pour le Palais de\nJust'ce de Hasselt, par A. Dumont et E.\nChaineux? Il y a aussi les pauvres « villas\nnormandes » de L. David. 11 ne faut pas être\narchitecte S. C. A. B. pour bâtir\ndes villas normandes ça se trouve\npartout! Dans le domaine public également,\nl'hôtel du confrère Minnigh! Quant à"}, {"page_pdf": 34, "page_imprimee": "125", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.1.34", "debut_caractere": 57, "fin_caractere_exclue": 522, "texte": "l'architecte Vermeersch car la res-\nponsabilité ne va pas toute au jury qui l'a\nclassé! —■ les Hasseltois et nous tous, lui\ndevrons le petit décor à lucarnes « vieux\nflamand » qui va s'ériger, par ses soins,\ndans la tranquille cité limbourgeoise, à deux\npas de la très belle et très pure Maison Es-\npagnole, œuvre moderne du XVIe siècle!\nMais le visiteur a pu voir que les travaux\nexposés au Cercle Artistique étaient décidé-\nment bien variés par la qualité.\n\nH. E."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1927-04-01-c015", "article_bluemountain": "bmtnaac_1927-04_01#c015", "volume": "bmtnaac_1927-04_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "125", "page_fin": "126", "image_debut": 34, "image_fin": 35, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.2.2.4", "titre_corps": "EXPOSITIONS", "titre_sommaire": "EXPOSITIONS", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 34, "page_imprimee": "125", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.1.34", "debut_caractere": 524, "fin_caractere_exclue": 3255, "texte": "EXPOSITIONS\nL'année 1927 est marquée de façon ie-\njnarquable par une série d'expositions du\nplus haut intérêt.\nA MONZA (Italie) l'Exposition Interna-\ntionale d'Arts Décoratifs et Industriels s'ou-\nv ira en mai pour une période de six mois\nenviron. Du 6 mars au 1 5 août, la Direc-\ntion des Musées d'Arts Décoratifs de LEIP-\nZIG organise en cette ville une Exposition\nde l'Art Décoratif Européen.\nA ZURICH une intéressante manifesta-\ntion est due à l'initiative de la Direction des\nMusées d'Arts Décoratifs : l'Exposition de\n« la Forme pure » («Form ohne Ornament»\nAusstellung) qui eut lieu du 13 février au\n27 mars. Les divisions suivantes se réparti-\nrent l'ensemble des présentations : 1° Ce qui\nconcerne le H orne; 2° le Bureau, son équi-\npement; 3° Le voyage et le Spoirt; 4° et en-\nfin l'Architecture, plans, maquettes et pro-\njets.\nBien qu'ignorant la qualité des objets et\ndes œuvres exposés, nous louons hautement\nune telle initiative, qui ne peut être qu'un\nvivace encouragement aux choses, grandes\net petites, qui participent intimement à l'es-\nsentiel de notre vie quotidienne.\nAlors que chez nous, on se préoccupe\n(avec quelle emphase journalistique!...) du\n« décor » de notre vie, nous voyons des\n« officiels » éclairés accorder la plus minu-\ntieuse attention aux détails de cette vie\nmême, détails qui constituent le Home, le\nbureau et aussi les délassements néces-\nsaires : sports et voyages. Nous verrons bien,\nen fin de compte, que ces détails conçus\navec soin et précision peuvent d'eux-mêmes\n- (et sans qu'il leur faille ajouter les pe-\ntites mesquineries d'habitudes sentimentales)\n• composer le « décor ».\nEnfin à cette liste de manifestations fé-\ncondes, il nous faut joindre l'Exposition du\nWerkbund, à STUTTGART, laquelle a pour\nbut, ainsi que nous l'annoncions dernière-\nment (voir « La Cité », n° 6) : le perfec-\ntionnement technique et utilitaire du loge-\nment du travailleur. «Die Wohnung» est le\ntitre que portera l'Exposition de Stuttgart.\nElle s'ouvrira de juillet à septembre pro-\nchain.\nNous extrayons ci-après, de la brochure\npubliée par l'Administration de « Die Woh-\nnung », quelques passages qui indiqueront\nsuffisamment les directives, exceptionnelle-\nment intéressantes, que se propose l'Exposi-\ntion prochaine de Stuttgart :\n*— Nous vivons une époque d'orientation\nnouvelle. Il en est de la « science de cons-\ntruire » comme des autres domaines de no-\ntre activité : nous nous croyons décidément\ntrop obligés à cultiver le Passé et nous\nnégligeoins ainsi d'assurer à ce qui est neuf\nles possibilités d'exister et de se développer.\nEn matière de construction, et plus parti-\nculièrement de construction d'habitation, les\ndispositions que nous donnerons au problème\n« Plan » sont essentielles."}, {"page_pdf": 35, "page_imprimee": "126", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.1.35", "debut_caractere": 56, "fin_caractere_exclue": 3352, "texte": "Avant toute autre question, il faut résou-\ndre celle du logement, établir soigneusement\nle type de l'habitation réduite, car c'est là le\nplus limité des « moyens » existants.\nPar la simplification et la disposition ra-\ntionnelle des Intérieurs et de leurs détails,\npar la restriction de tout inutile, l'organisa-\ntion domestique sera de beaucoup facilitée.\nSi l'organisation nouvelle de l'habitat im-\nporte, la transformation radicale des moyens\ntechniques de construire joue un rôle égal\nautant parce que nécessitant de nouvelles\nméthodes que par l'emploi de nouveaux ma-\ntériaux.\nL'industrialisation de la construction a\npour base une rigoureuse standardisation des\néléments divers, la normalisation de ces élé-\nments-types.\nLe Werkbund, en organisant l'Exposition\n« Die Wohnung » n'a d'autre but que de\ns'efforcer à rechercher systématiquement les\nbases de la nouvelle habitation et ce par\nl'examen attentif des problèmes s'y ratta-\nchant, tels que l'organisation des espaces, la\nconstruction en soi, la technique et l'hygiène.\nUne cité de 60 logements sera donc réa-\nlisée ,sous la direction de l'architecte Mies\nVan der Rohe, et grâce au concours des ar-\nchitectes suivants :\n1. Dr Frank, Vienne.\n2. J. J. P. Oud, architecte de la ville de\nRotterdam\n3. Mart. Stam, Rotterdam.\n4. Le Corbusier, Genève.\n5. Prof. D 1 Peter Behrens,Be lin-Vienne.\n6. Dr Richard Docker, Stuttgart.\n7. Walter Gropius, Directeur du Bau-\nhaus de Dessau.\n8. Ludov. Hilberseimer, Berlin.\n9. Mies Van der Rohe, Berlin.\n10. Prof. Hans Poelzig, Be\" lin.\n11. Prof. Rading, Breslau.\n12. Prof. Scharoun, Breslau.\n13. Prof. Adolf G. Schneck, Stuttgart.\n14. B uno Taut, Berlin.\n]5. Max Taut, Berlin.\nAinsi donc ce groupement d'habitations\nne sera pas autre chose qu'une cité d'expé-\nrience où l'on s'efforcera d'établir les prin-\ncipes rationnels de la construction moderne\nen série. La directive essentielle de sembla-\nble manifestation réside en ceci : se rendre\ncompte pratiquement de nouvelles fonctions\ndans le logement, issues de remploi de ma-\ntériaux anciens et nouveaux. Aussi la Cité\nainsi réalisée ne prétendra pas offrir en elle-\nmême, la méthode de la construction ration-\nnelle de série, mais bien un exemple de tra-\nvail préparatoire à l'établissement de cette\nméthode.\nLa tâche de l'Exposition «Die Whonung»\nsera de montrer qu'une industrialisation de\nla construction de l'habitation ne doit pas\nêtre envisagée comme une violence faite aux.\nindividualités.\nVoici le plan d'organisation de l'Exposi-\ntion :\n1 ° La construction de la maison.\na) Cité de Weiszenhof.\nb) Terrain d'expérience de la Cité.\n2° L'équipement de la maison (exposition\ndans les halls).\na) Le fonctionnement intérieur général.\nb) Ameublement.\nc) Fonctionnement de la cuisine, etc.\nd) Installation sanitaire.\n3° Exposition internationale d'architecture\nmoderne (Plans et maquettes).\na) Urbanisme.\nb) Habitations.\nc) Constructions industrielles et bureaux.\nd) Statistiques.\n***\nNous avons appris récemment que notre\nexcellent confrère, l'architecte V- Bourgeois,\nvenait d'être désigné pour présenter à\nStuttgart un type d'habitation, conformé-\nment au programme de l'Exposition « Die\nWhonung ».\nC'est donc avec plaisir que nous ajoutons\nson nom à la liste des éminentes personna-\nlités qui participent à la grande manifesta-\ntion du Werkbund."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1927-04-01-c016", "article_bluemountain": "bmtnaac_1927-04_01#c016", "volume": "bmtnaac_1927-04_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "128", "page_fin": "131", "image_debut": 37, "image_fin": 40, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.2.2.5", "titre_corps": "LE PROBLÈME DE LA RÉGLEMENTATION CIRCULATOIRE CHEZ NOUS ET AILLEURS", "titre_sommaire": "LE PROBLÈME DE LA RÉGLEMENTATION CIRCULATOIRE CHEZ NOUS ET AILLEURS", "signature_source": "Em. HENVAUX", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 37, "page_imprimee": "128", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.1.37", "debut_caractere": 57, "fin_caractere_exclue": 3287, "texte": "LE PROBLÈME DE LA RÉGLEMENTATION\nCIRCULATOIRE CHEZ NOUS ET AILLEURS\n\nL'accroissement considérable du trafic de\nnos grandes villes a établi, une fois pour tou-\ntes, — et en dehors des strictes prescrip-\ntions urbanistiques, hygiéniques, etc. —\nl exiguité, en général et la non-appropriation\nde nos rues, artères et carrefours. Le chiffre\neffrayant des accidents causés par le roulage\na contraint les autorités responsables à pren-\ndre des mesures assurant un minimum de\nsécurité. Enfin il demeure reconnu que la\ncirculation est actuellement moins aisée et\nplus dangereuse, pour les piétons comme\npour les conducteurs de véhicules, à Bru-\nxelles qu'à Londres, Berlin et même Paris.\nAu nombre des mesures prises par nos\nadministrations communales, Bruxelles en\npremier chef, nous avons eu l'application plus\ngénéralisée du sens uinique; récemment,\nl'utilisation de signaux électriques et de dé-\nmarcations dans le pavage, aux carrefours\nencombrés. C'est encore dans un but de pro-\ntection et d'éducation que fut créée, derniè-\nrement, la « semaine de la circulation ». En-\nfin, des mesures particulières viennent de ré-\nglementer le stationnement dans le centre de\nnotre capitale.\nCertes, il faut voir dans ces tentatives un\névident souci d'une oTgan'sation de plus en\nplus indispensable. Mais peut - on admettre\nque soit conjuré par là le péril grandissant\nqui menace les usagers de la voirie urbaine ?\nIl est plus sage, assurément, d'envisager que\nces mesures fragmentaires seront rendues de\nplus en plus inefficaces par le développe-\nment continu du trafic rapide. 11 importera,\nsous peu, qu'une réglementation complète\net stricte soit mise au point, ayant pour but\nd'assurer la meilleure utilisation des rues, ar-\ntères et carrefours, leur parfaite appropria-\ntion à un trafic normal en même temps\nqu'une sécurité absolue pour tous ceux, pié-\ntons et véhicules, qui utilisent, ces rues, ar-\ntères et carrefours. Il y aurait intérêt, en ou-\ntre, à étendre cette réglementation à la po-\nlice de la route en général, avec laquelle\nelle se lie intimement, et qu'elle pourra ainsi\navantageusement compléter.\nAvant d'émettre des suggestions sur une\nfructueuse marche à suivre, il nous paraît in-\ntéressant de donner quelques précisions sur\nl'effort accompli, en la matière, à l'étran-\nger et particulièrement dans les grandes mu-\nnicipalités américaines, où le problème se\npose avec la plus extrême rigueur. Nous\nverrons qu'il est souvent résolu de façon\nclairvoyante et par des spécialistes autorisés.\nL'Etat de New-York fut, un des premiers,\natteint par le -fabuleux développement du\ntrafic. Il s'est appliqué avec énergie à régle-\nmenter la circulation énorme que rendaient\ndéfectueuse,principalement à New-York mê-\nme, la non-appropriation des rues, le man-\nque d'éucation urbaine des habitants et des\nconducteurs, l'absence de strictes mesures de\npolice du roulage.\nLa « National Automobile Chamber of\nCommerce » a publié les heureux résultats\nqu'ont amené, au cours de l'année 1925,1 es\nefforts des autorités new-yorkaises. Le chif-\nfre, notamment, des accidents causés par le-\nroulage a été réduit de 1 0 p.c. Quant aux\nmoyens mêmes de réglementation, ils ont été\nrésumés en ces termes :\n1. Elaboration et vote d'une loi stricte"}, {"page_pdf": 38, "page_imprimee": "129", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.1.38", "debut_caractere": 57, "fin_caractere_exclue": 1301, "texte": "sur la circulation, comprenant le retrait du\npermis aux chauffeurs imprudents.\n2. Renforcement efficace éventuel de\ncette même loi.\n3. Etroite collaboration des autorités mu-\nnicipales et provinciales.\n4. Police énergique assurant Y ordre sur\ntoutes les routes de l'Etat.\n5. Méthodes perfectionnées appliquées à\nla construction des routes et au contrôle du\ntrafic urbain.\n6. Aide efficace apportée par la publica-\ntion, dans la presse, des listes nombreuses\nde retraits de permis.\nRemarquons que, pour générales qu'elles\nsoient, ces mesures ont été conçues et appli-\nquées sans différenciation du trafic urbain\net routier.\nîfC\nA Washington, le problème s'est révélé\naussi intense. L'année 1924 enregistra : 94\nmorts, 38 blessés dangereusement et 2,800\ncontusionnés ou blessés légèrement; tous\naccidents dus au roulage. 11, fut aussi établi\nque, sur 9,000 accidents, 5,800 s'étaient\nproduits à des carrefours, 3,200 au long des\nartères.\nParallèlement à l'effort de New-York, une\nloi fut votée dénommée « Traffic Act », qui\naugmentait considérablement le taux des pé-\nnalités, et autorisait la police du roulage à\nsignifier, séance tenante, l'emprisonnement\naux chauffeurs se livrant à des excès de vi-\ntesse, conduisant sous l'empire de la bois-"}, {"page_pdf": 39, "page_imprimee": "130", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.1.39", "debut_caractere": 253, "fin_caractere_exclue": 2296, "texte": "son, utilisant des moyens divers (tels que le\nnuage de fumée) pour échapper aux pour-\nsuites, etc. La loi nomme, en outre, un «\nrecteur du Trafic » appuyé par la police et\nle « Tribunal du Trafic ».\nLa même loi autorise une vitesse maxima\nde 22 milles à l'heure sur voie urbaine. Elle\nréglemente de façon précise les moyennes à\nprendre dans tous les cas d'intersection, de\ncarrefours, de courbes dans le tracé des rues.\nAux carrefours, la supériorité est donnée\naux piétons, tandis que les véhicules en béné-\nficient au long des artères.\nLes signaux à faire par les automobilistes\nsont du même coup établis. Les phares et\nles freins des véhicules automobiles, avant\nd'être mis en usage, sont soumis à un con-\ntrôle préalable.\nLes heures de stationnement dans les ar-\ntères congestionnées sont strictement régle-\nmentées.\nLes chauffeurs, en outre, sont tenus de\nfaire examiner leurs capacités mentales et\nphysiques. Il est requis que tous ceux qui dé-\nsirent être autorisés à conduire, fassent preu-\nve de leur parfaite connaissance du code des\nsignes de trafic urbain et routier.\nEnfin rétablissement d'un système de si-\ngnaux lumineux, fonctionnant par marche\nsynchronisée, doit rendre efficace le contrôle\nde la circulation. Une standardisation des\nappareils envisagés est nécessaire tant pour\nla facilité des policiers que pour celle des\npiétons, automobilistes et conducteurs de\nvéhicules.\nIl nous restera à signaler qu'à Washing-\nton comme à New-York, la publication par\nla presse de faits divers, jugements et arti-\ncles touchant le trafic et ses dangers a sin-\nguièrement influencé et éduqué le public.\nLa situation provoquée par l'accroisse-\nment fabuleux du trafic à Los Angeles (les\nstatistiques ont établi le record de 1 auto par\n2.5 habitants) a exigé un rapide et vigou-\nreux travail de réglementation. Un code\nnouveau fut établi en janvier 1924, compor-\ntant des clauses particulièrement intéres-\nsantes : création de « zones de sécurité »\n(safety zones), interdites aux véhicules et\nfacilitant l'accès de tramways aux stationne-"}, {"page_pdf": 40, "page_imprimee": "131", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.1.40", "debut_caractere": 57, "fin_caractere_exclue": 810, "texte": "ments; zones de ralentissement aux abords\ndes écoles et des terrains de jeux. Un sys-\ntème de signaux avertisseurs enjoint les au-\ntomobilistes à la prudence. La réglementa-\ntion du parcours et du stationnement dans\nles quartiers d'affaires est strictement établie.\nToutes les artères du « district central du\n%\ntrafic » sont à sens unique, et l'accès en est\ninterdit, pendant plusieurs heures, à certains\nvéhicules encombrants. La standardisation\ndes apparels de contrôle et des couleurs a\nété appliquée rigoureusement. Enfin, il fut\ncréé une « caisse du trafic urbain », ali-\nmentée par les pénalités, amendes, etc., et\ndestinée à subvenir aux frais d'entretien des\nappareils de trafic existants ou à l'installa-\ntion de nouveaux signaux.\n(A suivre. )"}, {"page_pdf": 40, "page_imprimee": "131", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.1.40", "debut_caractere": 1237, "fin_caractere_exclue": 1249, "texte": "Em. HENVAUX."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1927-04-01-c017", "article_bluemountain": "bmtnaac_1927-04_01#c017", "volume": "bmtnaac_1927-04_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "129", "page_fin": "129", "image_debut": 38, "image_fin": 38, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.2.2.5.1", "titre_corps": "Exemples de démarcations dans l'asphalte Démarcations à un croisement normal a) halte b) ralentir c) stationnement", "titre_sommaire": "Exemples de démarcations dans l'asphalte Démarcations à un croisement normal a) halte b) ralentir c) stationnement", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 38, "page_imprimee": "129", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.1.38", "debut_caractere": 1303, "fin_caractere_exclue": 1543, "texte": "Exemples courants de rectification du tracé des carre\nfours, en vue d'y admettre la circulation automobile\nnormale (E. U. A.)\nExemples de démarcations dans l'asphalte\nDémarcations à un croisement normal\na) halte b) ralentir c) stationnement"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1927-04-01-c018", "article_bluemountain": "bmtnaac_1927-04_01#c018", "volume": "bmtnaac_1927-04_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "130", "page_fin": "130", "image_debut": 39, "image_fin": 39, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.2.2.5.2", "titre_corps": "Exemples de démarcations dans l'asphalte 1. Démarcations indiquant le passage des piétons à un carrefour 2. a) démarcation à l'axe d'un croissement irrégulier b) démarcation à l'axe d'une courbe", "titre_sommaire": "Exemples de démarcations dans l'asphalte 1. Démarcations indiquant le passage des piétons à un carrefour 2. a) démarcation à l'axe d'un croissement irrégulier b) démarcation à l'axe d'une courbe", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 39, "page_imprimee": "130", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.1.39", "debut_caractere": 57, "fin_caractere_exclue": 251, "texte": "Exemples de démarcations dans l'asphalte\n1. 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Une grande salle de fêtes avec scène\n(environ 160 mètres carrés) pouvant con-\nvenir pour réunions, expositions, réceptions,\nreprésentations, etc. ;\n2. Une salle de jeux pour adultes (envi-\nron 120 mètres carrés);\n3. Une salle de jeux et de lecture pour\nenfants (environ 60 mètres carrés) : narra-\ntions, marionnettes, etc. ;\n4. Une salle de lecture pour adultes (en-\nviron 80 mètres carrés) : conférences, pro-\njections, etc.;\n5. Un petit vestibule d'entrée;\n6. L'habitation du surveillant et de sa fa-\nmille : cuisine, chambre de famille, chambre\nà coucher, chambre de bain;\n7. Services : débarras, vestiaires, lavato-\nrys, etc. ; dispensaire, escaliers de service.\nLes bains et le service du chauffage cen-\ntral seront placés dans les sous-sols.\nLa surface bâtie du projet sera d'environ\n600 mètres carrés.\nLe bâtiment sera entouré de jardins et\ndominé par une tour de 25 mètres de hau-\nteur environ avec carillon et cadran.\nLes concurrents fourniront :\na) Le plan du rez-de-chaussée.\nb) La vue d'une façade.\nc) Une coupe.\nle tout à l'échelle de omo2 p. m. (1/50).\nd) Le détail d'un fragment de la tour.\nà l'échelle de Om 05 p. m. <l/20).\nou bien une vue perspective de l'ensemble\ndu bâtiment.\ne) Le plan général de situation (indiquant\nl'orientation) à l'échelle de omoos p. m.\n(1/200).\nDISPOSITIONS GENERALES\nA l'exception des membres de la Société\nRoyale des Architectes d'Anvers et de ceux\nqui ont déjà remporté un premier prix dans\nun précédent concours de la Société Royale,\npourront participer au concours tous les\nBelges qui, au ler1er janvier 1927, n'ont pas\natteint l'âge de 30 ans; ce qui devra être\nprouvé officiellement par la feuille-annexe.\nLe jury sera composé de 7 architectes qui,\ntous, auront droit de vote et seront nommés\ncomme suit :\n1. Le président de la Société Royale des\nArchitectes d Anvers président du jury.\n2. D eux membres de la dite Société à\nélire par celle-ci.\n3. Un architecte, membre de la Société\nRoyale d'encouragement des Beaux - Arts\nAnvers et à défaut de celui-ci, un membre\nde la Société Royale des Architectes d'An-\nvers.\n4. Un architecte, domicilié hors Anvers,\nà inviter par la Société Royale des Architec-\ntes d'Anvers.\n5. Deux architectes belges que les con-\ncurrents indiqueront par écrit à la remise de\nleur projet, sous enveloppe spéciale portant\nla devise des dessins et l'inscription « Mem-\nbres du Jury ».\nLe plus grand nombre de voix fixe le\nchoix de ces membres. En cas de suffrage à\nnomb e égal, le sort décidera.\nLes concurrents ne peuvenit pas proposer\nleur professeur. Si celui-ci est nommé par\nd autres, il est prié de ne pas accepter."}, {"page_pdf": 42, "page_imprimee": "133", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.1.42", "debut_caractere": 57, "fin_caractere_exclue": 3550, "texte": "Un membre de la Société rempli a l'office\nde rapporteur du jury; il ne prendra pas part\nau jugement et n'aura pas d oit de vote.\nA chaque membre du jury il sera, aussitôt\naprès sa nomination, envoyé un programme\ndu concours.\nLe jury vote de vive voix. Aucun memb e\nn'a la faculté de s'abstenir au vote.\nLe vote aura lieu par appel nominal et par\nordre alphabétique. Chaque prix sera voté\nséparément.\nToute décision du jury sera prise à la ma-\njorité des voix.\nLes projets doivent être délivrés à\nl'adresse du Président de la Société Royale\ndes Architectes d'Anvers, Académie Royale\ndes Beaux-Arts, à Anvers (concierge : rue\nMutsaert), au plus tard le samedi 30 juillet\n1927, avant cinq heures de l'après-midi.\nLes dessins seront sans signatu e, mais\nporteront une devise ou une marque. Cha-\nque projet sera accompagné d'une enve-\nloppe spéciale pour la désignation de deux\nmembres du jury, comme il a été stipulé\nplus haut, et d'une deuxième lettre cachetée,\nétant la feuille-annexe, convenablement\nremplie des nom, domicile, âge et lieu de\nnaissance du concurrent, ainsi que le nom\nde son professeur, s'il y a lieu. Cette feuille\nsera signée par M. le Bourgmestre du lieu\nde résidence du concurrent et par celui-ci.\nAucun projet ne peut être présenté en co)\nlabo ration.\nSur l'enveloppe cachetée de la feuille-an-\nnexe sera répétée la devise des dessins.\nLes enveloppes portant comme devise\ncelle des projets classés premiers, seront ou-\nvertes après que le jury se sera prononcé et\nle résultat avec le nom des auteurs sera pu-\nblié aussitôt par les journaux d'Anvers. Les\nautres lettres seront rendues fermées, lors de\nla reprise des projets.\nLes concurrents, qui se feront connaître\navant la décision du Jury, et ceux qui n'au-\nraient pas satisfait aux conditions du présent\nprogramme, ne seront admis ni au concours\nni à l'exposition.\nLe jury dressera un rapport sur les meil-\nleurs projets. Ce rapport pourra être exa-\nminé par les concurrents à l'exposition pu-\nblique des projets, qui aura lieu après le ju-\ngement.\nLes projets jugés les meilleurs seront dési-\ngnés par le nom et le lieu de naissance de\nl'auteur; les autres concurrents pourront\négalement, s ils le désirent, placer leur nom\nsur leur œuvre.\nA l'exposition les projets sont placés par\ntirage au sort.\nLes prix suivants sont mis à la disposition\ndu Jury :\nPREMIER PRIX :\nUne prime de 2,000 francs, une médaille\nen argent offerte par la Société Royale d en-\ncouragement des Beaux-Arts, et un diplôme.\nDEUXIEME PRIX :\nUne prime de 1,400 francs, une médaille\nen argent de la Société Royale des Architec-\ntes d'Anvers, et un diplôme.\nTROISIEME PRIX :\nUne prime de 800 francs, une médaille de\nbronze et un diplôme.\nLe Jury a le droit de changer la distribu-\ntion des primes.\nLa Société Royale des Architectes d An-\nvers se réserve le droit de photographier les\nprojets primés et de Jes publier.\nLes concurrents enverront et reprendront\nles projets à leurs frais. A la remise des po-\njets il sera délivré,par numéro d'ordre,un cer-\ntificat de réception portant la devise du pro-\njet envoyé.\nAprès l'exposition les projets seront\néchangés contre le certificat.\nLes projets qui ne seront pas repris, en-\ndéans les cinq jours, après la fermeture de\nl'exposition, deviendront la propriété de la\nSociété Royale des Architectes d'Anvers.\nLa Société n'est pas responsable des dé-\ngâts qui pourraient être occasionnés aux\ndessins.\nAnvers, le 31 mars 1927.\nPOUR LA DIRECTION :\n'Le Secrétaire, Le Président,\nHenri VAN DIJK. Frank BLOCKX."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1927-04-01-c021", "article_bluemountain": "bmtnaac_1927-04_01#c021", "volume": "bmtnaac_1927-04_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "134", "page_fin": "135", "image_debut": 43, "image_fin": 44, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.2.2.7", "titre_corps": "CONCOURS", "titre_sommaire": "CONCOURS", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 43, "page_imprimee": "134", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.1.43", "debut_caractere": 56, "fin_caractere_exclue": 3529, "texte": "CONCOURS\nLE PALAIS DE LA SOCIETE DES NA-\nTIONS. Le jury international des archi-\ntectes pour la construction du Palais de la\nSociété des Nations, a terminé ses travaux\naprès avoir tenu 69 séances, sous la prési-\ndence de M. Victor Horta.\nSuivant le rapport, le jury, tout en recon-\nnaissant la richesse extraordinaire des idées\nmanifestées par les 377 concurrents, a dé-\ncidé à l'unanimité que le concours n'a pas\ndonné les résultats permettant de recom-\nmander l'exécution d'un des projets.\nLe jury a donc décidé de répartir le prix\net de donner 3,800 francs à chacune des\nneuf premières mentions, et à chacune des\nneuf deuxièmes mentions 2,500 francs.\nLes premiers ont été attribués à quatre\nFrançais, deux Italiens, deux Allemands et\nun Suédois.\nLes architectes Jean Hendrickx et De-\nLigne, de Bruxelles, obtiennent une deuxième\nmention.\nLe résultat arrêté par le jury sera soumis\nà l'assemblée générale de septembre, seule\ncompétente pour décider des mesures à\nprendre. Il sera tenu vraisemblablement un\ndeuxième concours entre les lauréats.\nPour compléter ces renseignements, four-\nnis par la presse quotidienne, nous donnons\nci-dessous la liste complète des lauréats.\nNous ne manquerons pas d'ailleurs de nous\nétendre plus longuement sur les résultats de\ncet important concours, nous contentant\npour le moment d'adresser nos vives félici-\ntations à MM. Hendirckx et De Ligne qui ont\nsi victorieusement défendu les couleurs na-\ntionales.\nVoici donc les noms des autres lauréats :\nPremière catégorie (neuf prix de 12,000\nfrancs) :\nL'association Broggi, Vaccaro et Frazi,\nRome; Einar Erikson, Stockholm; Camille\nLefèvre, Paris; Le Corbusier et Jeaneret,\nParis; l'association Eric zu Putlitz, Klophaus\net Schock, Hambourg; Georges Labro, Pa-\nris; Fahrenkamp et Dencke, Dusseldorf;\nNenot et Flegenheimer, Paris-Genève; Giu-\nseppe Vago, Rome.\nSeconde catégorie (neuf prix de 3,800\nfrancs) :\nH. Th. Wydeveld, Amsterdam; Boni et\nBorri, Rome; Patouillard Demoriane, Paris;\nBonatz et Scholler, Stuttgart; Pierre et Louis\nGuidetti, Paris; Boileau et Le Bourgeois,\nParis; Fisher et Speidel, Essen; W. Olsson,\nStockholm; Evert Van Linge, Groningen.\nTroisième catégorie (neuf prix de 2,5 0Q\nfrancs) :\nMeyer et Wittwer, Bazel ; Laverrière et\nThévenaz, Lausanne; Lambert, Legendre\net Camoletti, Paris-Genève; Piacentini, Ra-\npisardi et Mazzoni, Rome; J. M. Luthmann\net H- Wouda, s Gravenhage; J. E. P. Heyi-\ndrickx et Jean De Ligne, Bruxelles; G. Birch-\nLundgreen, Stockholm; H. Ahlberg, Stock-\nholm; A. Rosen, Kopenhagen.\n***\nCONCOURS POUR UNE COUVER-\nTURE DE REVUE D'ART. Un concours\nest ouvert entre les artistes de toutes natio-\nnalités pour le dessin d'une couverture des-\ntinée à la revue « La Renaissance de l'Art\nfrançais et des Industries de Luxe ».\nAucun style décoratif n'est imposé aux\nconcurrents qui auront toute latitude pour le\ngenre d'ornementation et la disposition du\ntexte typographique. Toutefois, le dessin de-\nvra être exécuté au net à l'encre de Chine et\nsur bristol, plus grand d'un quart que les di-\nmensions de la revue. Tout concurrent peut\nenvoyer un ou plusieurs projets.\nLe concours est anonyme et chaque projet\nportera la devise ou l'emblème choisi par\nl'auteur. La devise ou l'emblème sera répété\nsur une enveloppe cachetée qui contiendra\nles nom, prénom, adresse du concurrent.\nLes projets présentés à plat (non roulés ni\nencadrés) devront être déposés, contre reçu,\naux bureaux de « La Renaissance », 1 0 ou\n11, rue Royale, avant le 1 5 juin 1 927."}, {"page_pdf": 44, "page_imprimee": "135", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.1.44", "debut_caractere": 56, "fin_caractere_exclue": 554, "texte": "Le concours sera jugé, dans le délai d'un\nmois, par un jury composé de hautes person-\nnalités artistiques.\nUne prime unique de 2,000 francs sera\ndécernée au projet classé en tête par le jury.\nLes projets seront exposés, avant le juge-\nment, dans les bureaux de la Renaissance.\n(« Art et Décoration », mars 1927).\nLE CONCOURS POUR LES NOU-\nVEAUX BATIMENTS DE L'UNIVERSITE\nDE LEEDS, terminé au début de cette an-\nnée, a pour lauréat la firme d'architecture\nbien connue MM. Lanchester, Lucas et\nLodge."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1927-04-01-c022", "article_bluemountain": "bmtnaac_1927-04_01#c022", "volume": "bmtnaac_1927-04_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "135", "page_fin": "136", "image_debut": 44, "image_fin": 45, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.2.2.8", "titre_corps": "ECHOS ET NOUVELLES", "titre_sommaire": "ECHOS ET NOUVELLES", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 44, "page_imprimee": "135", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.1.44", "debut_caractere": 556, "fin_caractere_exclue": 1118, "texte": "ECHOS ET\nNOUVELLES\nCHARLEROI VEUT AVOIR SON « SA-\nLON ANNUEL DES BEAUX-ARTS »;\nc est, en 1927, la VIIe tentative qui est faite\ndans ce sens.\nNous n'aurions assurément pas à parler de\ncette très vague réunion d'amateurs satis-\nfaits, dans des locaux plus vaguement amé-\nnagés encore, s'il n'était parlé, dans les ob-\njectifs du Comité, d architecture.\nCelle-ci est actuellement représentée, si\n1 on peut dire, par quelques dessins en cou-\nleurs qui visent au « joli » et aussi (est-ce\nun bon point dans une telle assemblée?) au\nstyle « Arts Décoratifs de Paris »."}, {"page_pdf": 45, "page_imprimee": "136", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.1.45", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1437, "texte": "Pour inotre agrément, citons ces lignes\nd une critique « avancée » de la presse caro-\nlorégienne :\n« L architecture d'aujourd'hui ne recher-\nche pas moins un certain cachet d'élégance\net de fantaisie que le pratique et la présen-\ntation. On conviendra ici de l'influence sa-\nlutaire et inattendue du cubisme, un monstre\nqui ô ironies et contrastes des choses!\ndonna le jour à cette progéniture sobre, sin-\ncère, proportionnée, normale, harmonieuse\nqui rappelle, si l'on veut, la Grèce, mais\nde loin les Arts industriels et décoratifs\nmodernes.\nEN L'HONNEUR de M. FRANCIS JOUR-\nDAIN. Du « Soir » :\n« Mercredi soir, dans un restaurant de\nBruxelles, quelques artistes ont fêté M- Fran-\ncis Jourdain, réminent décorateur français.\nSuccessivement M. Van der Swaelmen, au\nnom de la Société des Urbanistes; M. Geor-\nges Henderickx, au nom de la Société Cen-\ntrale d'Architecture, et M. Pierre Bourgeois,\nau nom du groupe de la Lanterne Sourde,\ncongratulèrent leur invité et dirent les méri-\ntes de ses audacieuses tentatives architectu-\nrales. M. Francis Jourdain répondit de la\nmanière la plus chaleureuse et la soirée se\nprolongea au milieu de conversations fort\nanimées. »\nL'ARCHITECTE MIES VAN DER ROHE\na, cette année, ajouté à son œuvre la réalisa-\ntion d'une curieuse et puissante conception :\nle mémorial de Cari Liebrecht et de Rosa\nLuxembourg, monument érigé par les soins\ndu Parti Communiste allemand, au cimetière\nde Friedrichsfelde."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1927-04-01-c023", "article_bluemountain": "bmtnaac_1927-04_01#c023", "volume": "bmtnaac_1927-04_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "77", "page_fin": "84", "image_debut": 15, "image_fin": 33, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.2.3", "titre_corps": "LES MEUBLES DE KAREL MAES", "titre_sommaire": "LES MEUBLES DE KAREL MAES", "signature_source": "Maurice CASTEELS", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 15, "page_imprimee": "77", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.1.15", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1530, "texte": "LES MEUBLES\nDE KAREL MAES\n\nJe me trouvais dans un milieu que l'on est convenu d'appeler\nmoderne, pratiquement moderne, puisque Ton n'y coudoie que des\nspéculateurs, des comptables, des gens pour lesquels l'argent, le\nrisque, la torture du chiffre, l'exactitude au centime sont les princi-\npales raisons de vie, des gens qui ne sauraient être émus que par\nle raisonnable et de qui l'enthousiasme ne s'éveillerait qu'à la vue\nd'audaces dont la réussite représente une démonstration magistrale\nde la puissance du calcul et de la force du raisonnement. Des gens\npratiques enfin, convaincus que la sentimentalité et le rêve sont des\ntares. Mais la plupart d'entre eux sont des gens de bonne compagnie\nne tenant pas à se singulariser par des opinions non officielles. Dans\nles milieux bien pensants où cette espèce de respectabilité est devenue\nun article du règlement d'ordre intérieur, le bon ton est en effet un\nton neutre. Cela veut dire que dans d'autres domaines que celui où\nils s'agitent ils se défendent de voir avec leurs yeux, d'entendre avec\nleurs oreilles, de sentir avec leur âme. Ce sont ceux que l'école,\nl'éducation et le milieu ont définitivement moulés au détriment de\nquelques facultés naturelles qui rendent un esprit vierge apte à juger\nde certaines perfections et d'en jouir. Ils sont à ce point « spécia-\nlisés », qu'en toute autre branche d'activité que la leur ils deviennent\ntimides et comiques et comme ils ne doutent pas que la supériorité\nde leur état leur confère du même coup l'infaillibilité du jugement"}, {"page_pdf": 16, "page_imprimee": "78", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.1.16", "debut_caractere": 28, "fin_caractere_exclue": 2080, "texte": "en toutes choses leurs affirmations sont au moins ahurissantes. Ils\naccepteront sans discussion tout ce qui est vieux, usé et classé. Le\nreste est folie, mode ou tendance immorale. N'est-il pas curieux, par\nexemple, que la plupart des gens vivant de la vie moderne soient\nantimodernes lorsqu'il s'agit d'art? Il y a cent ans on disait déjà à\npropos des peintres et poètes romantiques : « C'est curieux comme\nles républicains sont réactionnaires en poésie, au théâtre, au salon. »\nJ'examinais, avec un intérêt visible probablement, quel-\nques photographies que venait de m'envoyer mon ami Karel Maes.\nIl y avait là des peintures, des meubles, des ensembles. Un indiscret\nse pencha par dessus mon épaule et, me retournant, je vis son air\neffaré.\nQu'est-ce que c'est que çà? Des meubles cubistes!\nCeci est une garde-robe.\nMais c'est un coffre-fort! Ce n'est pas beau. Avouez que\ncela manque d'élégance. Il n'y a même pas de pieds. Çà repose sur le\nsol comme un comptoir, c est lourd comme un tombeau. Pas même\nune moulure, pas une ligne amusante. Représentez-vous ce bloc\ndans une chambre à coucher! Non, çà ne garnit pas, non, ce n'est\npas beau,\nQue dire? Se taire. Car ils étaient plusieurs et je sais que\nj'aurais été battu et tenu pour un fol. Et je continuai à feuilleter et\nl'autre à regarder avec épouvante.\nJe me rappelai pourtant que Karel Maes, l'auteur de ces objets,\nétait d'une sensibilité qu'il ne fallait pas sous-estimer. Tout au plus\ncertains de ses confrères et moi-même parfois ont-ils pu le\ntrouver dogmatique, ce qui suppose tout de même de la foi. Or la\nfoi est à base de passion. Et puis, je connais de lui maintes pein-\ntures dites abstraites, dont l'exécution soignée révèle néanmoins par\nsa couleur un sensuel qui connaît les réactions que peuvent provo-\nquer en nous telles juxtapositions de tons, telle construction linéaire,\ntel équilibre. Je m'étais souvent expliqué Maes en cherchant en lui\n1 artiste pour lequel l'abstrait n'est pas un jeu de formules hermé-\ntiques qui en imposera au vulgaire, mais le chemin le plus court"}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "79", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.1.17", "debut_caractere": 28, "fin_caractere_exclue": 2310, "texte": "pour jouir du concret, de sorte que sa couleur et tous îes éléments\nqui aboutissent à ses réalisations sont destinés à épurer, en nous\nles communiquant, ses propres émotions, tout comme le font les\narchitectures musicales d'un Bach, d'une construction si rigoureuse\npourtant. Tout au plus pourrait-on discuter la valeur de ces émo-\ntions. Quant à moi, et pour le moment, leur intensité me suffit.\nL exécution paraît savante sans doute, voire laborieuse, par le souci\nd'achèvement méticuleux, mais par sa signification première un tei\nart peut avoir la même valeur (ceci n'étant pas une comparaison)\nque celui de Van Gogh pour qui l'univers était un enfer de couleurs,\nque celui de Delacroix pour qui la peinture était une religion et\nque celui, enfin mais si! du classicisme intégral de David, de\nl'école du beau idéal, pour qui l'art était avant tout une organisation\nraisonnée de formes. J'insiste pour dire que je ne compare pas. II\ns'agit plutôt d'attirer l'attention sur la similitude d'états de\nconscience et de quelques éléments qui, conjugués, font que des\nœuvres situées sur des plans différents et issues d'époques et d'esprits\ndissemblables, acquièrent une valeur esthétique indiscutable, ce\nquelque chose qui fait qu'une émotion surgit. Je précise : la valeur\nesthétique de l'objet ne repose pas sur le désir de faire beau\npuisque cet immuable « beau » varie tous les vingt ou trente ans\nmais sur le désir de faire juste, c'est-à-dire de s'exprimer sans détour\net de s'adapter sans regret.\nPour quiconque s'occupe du mouvement d'art moderne, Maes\nn'est pas un inconnu. Outre son œuvre de peintre on lui doit encore\ndes initiatives intéressantes dans le domaine de l'enseignement du\ndessin et cette expérience de l'école communale de Saventhem qui\néveilla plus que de la curiosité et fut mieux qu'un succès. Il aurait\ndonc pu n'être que peintre et briller. Mais non, il ne se contente pas\nd'une seule activité, si pleine de risques soit-elle. Il ne tente pas seu-\nlement de créer quelques aspects nouveaux, il est moderne, il envi-\nsage toute la vie actuelle comme une ère nouvelle au cours de laquelle\ntous les rythmes et toutes les mesures seront transformés et il entre-\nprend d'étudier tous les aspects des problèmes posés et propose des\nsolutions qu'il faut retenir."}, {"page_pdf": 18, "page_imprimee": "80", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.1.18", "debut_caractere": 27, "fin_caractere_exclue": 2251, "texte": "Le voilà ensemblier. Ce mot n'a déjà plus de sens précis. C'est\nune de ces professions nouvelles accessible à tout dessinateur, à\nn'importe quel tapissier ambitieux. Il suffit de savoir manier le té\net d'avoir du goût, n'est-ce pas? Jadis il fallait au moins connaître\nles styles, ce qui n'est plus indispensable, au contraire, puisqu'il ne\ns'agit que d'invention, d'originalité, d'être amusant, intéressant, de\nplaire. Quant à la technique, à l'exécution proprement dite, c'est\nl'affaire de l'ouvrier, de l'ébéniste qui font ce qu'ils peuvent d'un\ncroquis. Et on s'aperçoit alors d'une profusion de fauteuils et de\ndivans parce qu'on a été incapable de construire une chaise, on\ndécouvre des ensembles d'une grâce tellement charmante, d'un tel\nraffinement, presque pervers même, que l'on passe pour un puriste\nbrouillon en voulant y découvrir à tout prix des faiblesses d'exécu-\ntion, des défauts d'assemblage, la médiocrité sinon le gaspillage de\nmatériaux parfois précieux et souvent hétéroclites. On masque, on\nrafistole, on arrange, on décore. On ne saurait se faire une idée de\nl'ingéniosité que déploient certains pour couvrir richement des\npauvretés.\nIci ni ornements, ni trucs. Pas de minces surfaces ripolinisées\nsimulant une simplicité souvent fragile, aucun effet dû à l'emploi\nd'une quincaillerie empruntée à la carrosserie ou la charronnerie.\nRien que de la construction en plein bois, le plaqué poli ne servant\nque de protecteur mieux indiqué contre la poussière, l'air et le temps\nque n'importe quel enduit. Ainsi me sembla-t-il du moins.\nIl faut voir ça, me dis-je. Et un jour je me trouvai devant\nl'œuvre et l'auteur, non avec l'intention de renforcer d'anciennes\nsympathies, mais avec le désir de toucher les découvertes que je\ndevinais, de les éprouver et au besoin de les réduire à leur valeur en\nles attribuant sait-on jamais!— àde précédents inventeurs.\nEn de pareils moments ma manière ne varie guère. Je com-\nmence par jouir de la matière qui s'offre à moi. Je carresse les arêtes,\nje fais jouer les serrures, glisser les tiroirs. Sans avoir l'air de rien\nje m'installe sur les sièges, je les déplace, je m'attable. On ne saurait\ncroire comme l'action de déplacer une chaise a de l'influence sur mon"}, {"page_pdf": 30, "page_imprimee": "81", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.1.30", "debut_caractere": 26, "fin_caractere_exclue": 2074, "texte": "jugement ultérieur. En un mot, j'essaie de me sentir chez moi. Si\nje n'y réussis, la bienséance me commande de parler de la pluie et du\nbeau temps. Je préfère être poli. Mais ce premier contact m ayant\nsatisfait, je m'intéresse à l'ouvrage tout en faisant sortir l'autre de sa\ncoquille. On dira que ce sont des façons de maquignon, mais je\nveux estimer exactement en dépistant les qualités et surtout les\ndéfauts. Et si ma méthode manque d'élégance je la tiens néanmoins\npour bonne. Du reste pour éviter toute considération inutile, je me\ncontenterai de reproduire mon entretien avec Karel Maes. Allons-y\nde notre procès-verbal.\nLes qualités m'apparaissant telles que je les avais devinées,\nrestait à savoir s'il ne s'agissait pas d'une simple réussite. Je com-\nmençai par une question banale :\nQuelle était votre intention en faisant ce mobilier?\nConstruire des meubles durables, pratiques, d'un aspect\nreposant et d'un prix abordable. Je crois avoir réussi, au point de\nvue économique du moins. Malgré son apparence que d'aucuns\ndiraient luxueuse, à cause des matériaux employés, mon mobilier ne\ncoûte que le quart d'un riche mobilier de style.\nPour renforcer votre démonstration vous avez donc prémé-\ndité de n'employer que des matériaux de premier choix.\nOui et non. La qualité m'a préoccupé en premier lieu. C'est\npourquoi j'attire votre attention sur le fait que tous ces meubles ont\nété fabriqués par une grande firme qui a une réputation à sauve-\ngarder, les Ateliers Victor De Cunsel, que je dirige (O h !\nOh! Cela ne manque pas d'audace de part et\nd'autre. Serait-ce enfin la collaboration\nintime entre l'art et l'industrie?) Si j'ai bonne\nmémoire vous avez vous-même révélé que la plupart de nos amis\ns'adresssent de préférence aux petits patrons et entreprennent de\nfaire leur éducation moderniste. Je ne voudrais pas affirmer qu'ils\nont tort, mais n'est-il pas plus logique que le moderniste, s'il l'est\nvraiment, conçoive un modèle en tenant tout d'abord compte de la\nmain-d'œuvre et de l'outillage le plus perfectionné? Style moderne"}, {"page_pdf": 31, "page_imprimee": "82", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.1.31", "debut_caractere": 28, "fin_caractere_exclue": 2105, "texte": "signifie procédés modernes, division du travail et machinisme. J'ai\ndonc tenté une expérience et elle est concluante. Les ateliers orga-\nnisés pour la grosse production, les machines actuellement en usage\nsont capables d'exécuter ce que vous voyez. Mais vous n'êtes pas\nvenu pour parler affaires et je n'insiste pas.\nParce que vous me prenez pour un profane. C'est d'ailleurs\navant tout le côté esthétique qui m'intéresse. Pouvez-vous justifier\ncertaines formes que voici?\nMes meubles ont été exécutés de l'intérieur vers\n1' extérieur. Je sais que ceci est devenu un cliché pour moti-\nver certaines fantaisies cubiques. Ce n'est pas le cas ici. L'armoire\nde la chambre à coucher vous en convaincra. J'ai d'abord envisagé\nla fonction, le but, la destination du meuble et aussi les nécessités\ntechniques des matières, de la main-d'œuvre, des machines qui\ndevaient permettre la réalisation.\nEvidemment, il est certain que la machine n'exécute pas\ntout ce qu'on veut...\nVous pouvez exiger de la machine son plus haut rendement,\nmais il est absurde et dangereux de lui imposer des acrobaties. Ce\nfaisant vous retombez dans l'erreur des styles passés et vous com-\npromettez la qualité. J'ai étudié donc ce qu'une machine, un ouvrier\npeuvent fournir de travail, ce qu'un matériau peut offrir de résis-\ntance et de durée avant de tracer une seule ligne sur le papier. Les\ndifférentes forces employées ont certainement influencé l'aspect de\nmes meubles. Tâcher d'obtenir un autre résultat eut été un manque\nde sincérité, une véritable fraude. Je n'ai pas voulu une façade\nesthétique, car j'estime qu'il est inutile de chercher à créer des détails\nfantaisistes d'ordre esthétique, s'il faut les exécuter aux dépens de je\nne sais combien de facteurs qui régissent la construction et la\nproduction. Le moderne réagit contre l'ornement sans raison; je ne\npuis donc admettre l'un sans exclure l'autre. Quand on verra mes\nmeubles on m'appellera cubiste; cela m'est égal. Que l'on sache\npourtant que pour moi la cubistification est aussi ornementale que\nn'importe quel autre style à ornements."}, {"page_pdf": 32, "page_imprimee": "83", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.1.32", "debut_caractere": 28, "fin_caractere_exclue": 2192, "texte": "Votre mobilier est donc le contraire d'une improvisation et\ncela se voit. Je vous en félicite. Vous m avez confié un jour que\nvous aviez étudié trente modèles de chaise avant d'exécuter celle-ci\net il est entendu que vous voulez éviter l'aspect décor. Permettez\nune petite remarque cependant. L'armoire de votre salle à manger\nrepose à même le parquet sur une base d'érable en retrait de quelques\ncentimètres. Il est inutile de m expliquer pourquoi. Vous avez voulu\nprotéger l'acajou poli contre les heurts. Mais vous avez reproduit la\nmême cassure de la ligne constructive dans les pieds de la table et des\nchaises, et là sans utilité apparente. Certains verront dans cet acci-\ndent une intention ornementale.\nIls auront tort. Vous ne me demandez pas pourquoi je n'ai\npas fait six chaises différentes parce que vous comprenez l'absurditc\nd'une telle question. Pourtant votre remarque ne vise à rien moins.\nPuisque le point de vue esthétique vous importe le plus vous ne\npouvez nier qu'un mobilier, même mauvais, contient des qualités\ns'il est conçu dans un esprit d'unité. Cette chaise, cette table, cette\narmoire ne peuvent être séparées. Isolées au milieu d'autres objets\nelles ne sont plus que des débris. Or cette unité est obtenue non\nseulement par la matière, la couleur, la mesure et les procédés d'as-\nsemblage, mais aussi par ces détails auxquels on attache une\nmoindre importance, mais qui ont une valeur psychologique. Dans\nune foule il vous est possible de déterminer îa nationalité d'un Fran-\nçais, d'un Allemand, d'un Espagnol...\nJ'ai compris.\nLaissez-moi approfondir. Voici des intérieurs exécutés par\nle même personnel, dans les mêmes ateliers que les meubles nouveaux\nque vous venez de voir. Il y a là des styles français et renaissance.\nCela séduit encore beaucoup de monde. C'est ce que la plupart des\nartisans, les antiquaires et nos clients américains appellent du beau\ntravail. Et celui-ci est particulièrement soigné. Vous remarquerez\nque l'on a donné de la valeur au plus mince détail. C'est d'une exé-\ncution laborieuse, coûteuse et difficile et la qualité des matières em-\nployées ainsi que de la main-d'œuvre est incontestablement supé-"}, {"page_pdf": 33, "page_imprimee": "84", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.1.33", "debut_caractere": 27, "fin_caractere_exclue": 1948, "texte": "rieure. D'où vient pourtant qu'ici il n'est plus permis de créer, mais\nde copier servilement et d'où vient que, malgré toute l'érudition et\nle talent du dessinateur, un ensemble de ce genre n'atteint pas\ntoujours l'unité formelle, c'est-à-dire la pureté du style? D'où vient\nqu'un intérieur, tel qu'on en reconstitue dans les musées, fait de\npièces découvertes au hasard, mais authentiques, donne mieux l'im-\npression de l'époque et se rapproche souvent plus de cet absolu\nque l'on appelle le beau? C'est que chaque époque eut sa psychologie\nqu'actuellement les érudits seuls parviennent encore à nous expli-\nquer approximativement et après quelles études et combien de\nrecherches! Chaque style défunt eut une âme qu'on ne ressuscite\npas. Un fantôme vivant, cela ne s'est jamais vu. Or, je suis vivant et\nje veux l'être et être entouré de choses vivantes. Je veux donc être\nde ce temps-ci. Pour en trouver le véritable aspect j'ai voulu sentir\ncomme l'homme contemporain, le maître de la machine, l'homme\npour qui la vie est une organisation de réalités et pour qui le temps\nl'est pas un rêve à vivre, mais une chaîne de possibilités réalisables.\nJe n'ajouterai rien à ces déclarations. J'ai cru qu'il valait mieux\nles reproduire qu'exprimer un jugement toujours imprégné de par-\ntialité et suspect d'exagération s'il s'agit d'un ami et d'un compa-\ngnon de lutte. S'il m'avait été imposé de dire mon propre sentiment,\nce que j'aurais ajouté à ces paroles n'eut été qu'un renchérissement\nlittéraire et ce que j'en aurais pu oublier eut été une lacune. Et de\nnouveau seul je repris les reproductions de l'œuvre de Karel Maes et\nj'admirai cette volonté triomphante d'un artiste encore jeune que\nles vérités n'épouvantent pas et dont les théories ne sont pas des\napriorismes affirmatifs, mais des solutions contrôlées appuyées par\ndes exemples vivants.\nLE PRESENT NUMERO RENFERME\nONZE PLANCHES HORS - TEXTE\n\nMaurice CASTEELS."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1927-04-01-c025", "article_bluemountain": "bmtnaac_1927-04_01#c025", "volume": "bmtnaac_1927-04_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 19, "image_fin": 19, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.2.3.2", "titre_corps": "KAREL MAES PEINTURE SUR VERRE MARTELÉ SUPPLÉMENT A LA REVUE \" LA CITÉ \" VOL. 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Ri - MB DE »Ht 5\nnUliiaLUENDREL Mil BRUXELLES TELEPHDME MID.3E\nBUREAU DE DE551H D5 PiEELAME'5\nBAUGhlET EN VAN TÛNQEPtEN\nFHUE O'APiENBEPIQ 17-.TEL il^Q"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1927-04-01-c038", "article_bluemountain": "bmtnaac_1927-04_01#c038", "volume": "bmtnaac_1927-04_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "136", "page_fin": "136", "image_debut": 45, "image_fin": 45, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.2.6", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 45, "page_imprimee": "136", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.1.45", "debut_caractere": 1485, "fin_caractere_exclue": 1744, "texte": "H A N G A R S\n379\nV\nN\ni\nim\nr?«\nM\nm\n%\nNi\nfrs&\nLx fierfedion. des chorfwznte-couuerturei, a\nadûfl alAzà toutes les industries. «®cnI ■\nLa Charpente Couverture \" OMEGA „ S. 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Pieret-Pirotte\nAvenue de la Couronne, 378, Bruxelles\nTéléphone 370,24\nEntreprise de tous travaux de vitrages.\nGlaces claires et argentées pour tout usage\nArgenture, biseautage et réargenture.\nVerres à vitres,toutes dimensions et épaisseur\nMême maison à Ottignies Tél. 79\n307"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1927-04-01-c043", "article_bluemountain": "bmtnaac_1927-04_01#c043", "volume": "bmtnaac_1927-04_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "137", "page_fin": "137", "image_debut": 46, "image_fin": 46, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.2.11", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 46, "page_imprimee": "137", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.1.46", "debut_caractere": 610, "fin_caractere_exclue": 801, "texte": "TRAVAIL MECANIQUE DU BOIS\nPORTES FENÊTRES ESCALIERS\nTRAVAUX EN SERIE\nLES MEMES LIÉGEOISES\nSOCIÉTÉ COOPÉRATIVE\nRUE GRANDE FOXHALLE\nTÉLÉPHONE : 6394. 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VERWILGHEN,\nIngénieur Urbaniste (Bruxelles) ; Secrétaire-adjoint : Emile HENVAUX\n(Bruxelles).\nCOLLABORATEURS\nARCHITECTES :\nRichard ACK.E (Courtrai) ; H. P. BERLAGE (U Haye) ; H. J. BIRNSTINGL\nA. R. E. B. A. (Londres); Gaston BOGHEMANS (Menin); J. RORI FF.\n(Jodoigne); Pierre BOURDEIX (Reims); Victor BOURGEOIS (Bruxelles);\nCh. CONRARDY (Bruxelles) ; Julien de RIDDER (Bruxelles) ; Marcel\nGUILLEMINAULT (Paris); Léon GRAS (Anvers); J. E. HOEBEN\n(Bruxelles); V. HUSZAR (Hollande); LE CORBUSIER SAUGNIER\n(Paris); Edw. LEONARD (Anvers); J. J. P. OUD (Rotterdam, Hollande);\nJozef PEETERS (Anvers) ; Gust. SCHLEIGHER (Allemagne) ; F. SEROEN\n(Bruxelles); Raym. THIBAUT (Bruxelles); Carlos THIRION (Verviers);\nHenri VAN DE VELDE (La Haye, Hollande) ; Théo van DOESBURG\n(Paris); P. VORIN (Paris); E. A. VAN TONDEREN (Bruxelles).\nCRITIQUES D'ART :\nMaurice CASTEELS (Bruxelles) ; André de RIDDER (Anvers) ; Elie FAURE\n(Paris) ; FIERENS-GEVAERT (Bruxelles) ; Julien LEONARD (Paris) ; Paul\nLEON (Paris) ; Jacques MESNIL (Paris) ; Léon ROSENTHAL Paris), etc.\nTECHNICIENS :\nCharles de GRONCKEL* (Bruxelles) ; A. KNAPEN (Bruxelles); L J. SERIN\n(Bruxelles), etc., etc.\nLes Rédacteurs et Collaborateurs sont seuls\nresponsables de leurs articles. Il sera rendu\ncompte dans « La Cité » de tout ouvrage dont\ndeux exemplaires seront envoyés à la Revue\nPour la rédaction, l'administration et les demandes d'abonnement, s'adresser\nau Siège de la Revue : 10, Pla\nPour la vente au numéro s'adresser exclusivement aux librairies. Dépôt\nprincipal : LibrairieLAMEßTlN, 58-62\nABONNEMENT: Belgique, 25 francs; Etranger, 30 francs.Le numéro, 2 fr. 50.\nLes abonnements peuvent se prendre en versant leur montant au crédit du\nCompte chèques postaux if 166.21 {Revu ».) sup-\nplément de 3 francs les numéros seront\nloppe cartonnée."}, {"page_pdf": 3, "page_imprimee": "113", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.1.3", "texte": "TEKHNE\nREVUE D'INFORMATION CONSACRÉE A\nL'ARCHITECTURE, L'URBANISME, L'ART PUBLIC\nET A LA TECHNIQUE DU BATIMENT\n\nIRE1RE ANNÉE (NOUVELLE SÉRIE)\nNUMÉRO 8. AVRIL ~ M A I 1 9 2 7\nSUPPLEMENT AU VOLUME VI. N° 8 DE « LA CITE ».\n\nL'AUTRE CRISE DU LOGEMENT\nLA GRANDE QUESTION DES GARAGES\n\nLes garages publics deviennent tous les jours\nplus nombreux d/ans les grandes villes. Leur cons-\ntruction constitue le plus récent des problèmes\nnouveaux que l'architecte moderne doit résoudre.\nNous avons la bonne fortune de pouvoir publier\nune série de cinq articles qu'un spécialiste émi-\nnent, M. Pierre Fournier, a consacrés aux aspects\ndivers de cette importante question. Ces études\nparues précédemment dans la Revue « Omnia »\nde Pa ris, suscitèrent un très vif intérêt dans les\nmilieux sportifs et dans le monde du bâtiment.\nNous tenons à remercier ici M. Fournier pour sa\nprécieuse collaboration ainsi que M. Baudry de\nSaunier qui a bien voulu mettre à notre disposition\nles clichés qui illustrent nos pages. N. d. 1. R.\nCOMMENT SONT ACTUELLEMENT\nLOGEES NOS VOITURES?\nLa situation de nos automobiles, au point\nde vue du logement, est absolument la même\nque celle de nos propres personnes. La crise\ndu logement existe pour elles aussi. Mais, si\nnous trouvons difficilement pour nous-mê-\nmes un abri, du moins, quand nous l'avons\ntrouvé, correspond-il, par suite de l'expé-\nrience des siècles, à nos besoins..\nIl n en est point de même pou : I*automo-\nbile. Nouvelle née dans la vie moderne, on\n1 a considérée longtemps comme un superflu,\net si tout hangar n était pas bon pour la\nloger, du moins le problème ne méritait-il\npas, il y a quinze ou vingt ans, un examen\napprofondi.\nAujourd'hui que l'automobile est devenue\nun indispensable instrument de travail, l'ac-\ncroissement continuel de sa production rend\ntrès difficile la possibilité de loger les voi-\ntures. C est précisément dans les quartiers\noù le ter ain est le plus cher, que le besoin\nde les loger est le plus grand! D'où l'impé-\nrieuse nécessité de rechercher des solutions\npratiques et économiques à cette crise du lo-\ngement : c est le but des études que nous\ncommençons aujourd'hui.\nLE GACHIS. L'automobile est un ins-\nt ument de précision, duquel il faut par con-\nséquent prendre soin. Ce n'est point là l'im-\npression que l'on ressent, il faut l'avouer,\nquand on parcourt la majeure partie des\ngarages parisiens !...\nLes voitures y sont tellement entassées\nqu'i/l faut souvent au client faire sortir, ou\nmême sortir lui-même, trois voitures avant\nd'atteindre la sienne, ce qui ne lui fait pas\np écisément gagner du temps! Quant aux\nvoitures garées en box, bien souvent elles\nn'y peuvent loger si elles rentrent tard au\ngarage, au milieu de la nuit par exemple :"}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "114", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.1.4", "texte": "TEK H N E\nSUPPLEMENT AU VOLUME VI. N° 8 DE « LA CITE ».\n\nFig. I. SCHEMAS INDIQUANT LES CARACTERISTIQUES DE MANŒUVRE D'UNE AUTOMOBILE\nDANS UN GARAGE. II est indispensable que la voiture puisse tourner ou changer de place\ndans son garage sans avoir à manœuvrer en marche arrière. 1. Elle doit donc pouvoir 60\nrendre directement de la position 1 à la position 2, V est la largeur du virage minimum qu'elle\npeut effectuer, les roues ayant été braquées à fond pour effectuer la manœuvre. = 2. La voiture\nétant rangée à sa place en 3 doit pouvoir occuper directement la position 4 pour se rendre au\nlavage ou pour sortir. La largeur D de l'allée doit donc être suffisante pour permettre cette\nmanœuvre.\n\nen effet il serait déraisonnable de vouloir\nprocéder au déménagement de ce « puzzle »\nqu'est un garage parisien à minuit et ce pour\nrentrer une seule voiture à sa vraie place!\nC'est ainsi que le propriétaire d'une voituie\nde 200,000 francs ne doit pas s'étonner de\nla voir passer la nuit dehors. Le fait est\ncoursait.\nEn présence de ces besoins impérieux on\nconstruit garages sur garages. La Préfecture\nde Police est encombrée de demandes. Mais\nce qu on sollicite d elle ce ne sont, le plus\nsouvent, que des modifications d'un état de\nchoses existant. C est dire que I*incohérence\ncontinue à régner dans la plupart des ga-\nrages.\nVoici généralement comme on procède :\nDans un hall quelconque, un ancien marché\npar exemple, on installe tant bien que mal\nune rampe, qui permet aux voitures de mon-\nter à un premier étage. Les affaires marchent\nbien : on installe deux autres étages sur des\npoteaux, qui n'étaient pas disposés pour les\nporter; et il s'ensuit une bâtisse déploriaible\noù l'exploitation est très difficile.\nC'est contre cette situation que nous nous\nélevons, car des affaires ainsi établies sont,\nil faut s'en bien persuader, appelées à péri-\ncliter dans un avenir prochain.\nLE PROGRES. Heureusement certains\ngarages parisiens ont été, au contraire, con-\nçus et construits avec un esprit de méthode\nqui leur fait honneur. Leur exemple est à\nsuivre. Aussi ces études porteront-elles sur-\ntout sur les principes de l'installation d'un\ngarage, c'est-à-dire sur l'analyse de son plan\nqui nous paraît être trop souvent le sujet\nd'erreurs profondes. Nous chercherons à\nmontrer le plus grand nombre des bons ga~\nrages construits en France et à l'étranger et\nà les examiner impartialement, en technicien"}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "115", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.1.5", "texte": "Fig. II. ― QUELQUES EXEMPLES INDIQUANT COMMENT ON PEUT CONCEVOIR LE RENDEMENT EN PLACES DE VOITURES D'UN GARAGE.\n= 1. Garage à rez-de-chaussée de 40 mètres de long. II y a 20 places dans la rangée A et 20 places dans la rangée B. L'allée C D, est large\nde 5 à 6 mètres. Le rendement en places est maximum. = 2. Dans ce garage à rez-de-chaussée de 40 mètres de long également, II n'y a place\nque pour 32 voitures par suite des emplacements réservés au bureau, magasin, vestiaire et lavage. Ce garage bien qu'ayant un moins bon\nrendement en places est évidemment mieux agencé que le garage indiqué en 1. = 3. Garage à étages. Le rendement est encore diminué par\nl'adjonction d'un monte-voitures (27 voitures au rez-de-chaussée et 33 aux étages). Mais le prix du terrain s'amortit sur plusieurs étages.\n= 4 et 5. Exemples d'utilisation de terrains étroits. Les travées sont inférieures à 13 mètres. Les voitures doivent être placées en diagonale."}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "116", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.1.6", "texte": "TEK H N E\nSUPPLEMENT AU VOLUME VL N° 8 DE « LA CITE ».\n\nsoucieux de voir les édifices s'adapter très\nexactement aux besoins pour lesquels ils ont\nété créés.\nCARACTERISTIQUES DE MANŒUVRE\nD'UNE VOITURE\nAvant d'étudier un garage, il faut con-\nnaître certaines données essentielles :\n1° L'encombrement d'une voiture. Car, à\nce point de vue même, il y a loin d'une\n5 CV à une 40 CV. L'encombrement com-\nprend tout ce qui peut excéder la carrosse-\nrie : ailes, po te-bagages ,phares, etc.\n2° La largeur du virage minimum qu'elle\npeut effectuer (voir fig. I). Il est en effet\nnécessaire qu'une voiture circule dans son\ngarage sans qu'on lui fasse subir de manœu-\nvre en marche arrière. Sinon on l'abîme et,\nde plus, elle obstrue la circulation.\n3° La largeur de l'allée (fig. 1, figurine 2)\ndans laquelle doit passer la voiture. Cette\nlargeur doit être suffisante pour que la voi-\nture puisse partir de sa place ou y revenir\nsans fausse manoeuvre. Les voitures étant\nrangées côte à côte de chaque côté de cette\nallée, il faut que la voiture aille, par exem-\nple, de 3 en 4 sans toucher les voitures voi-\nsines ni celles qui lui font face l'espace\nréservé entre voitures devra être toujours,\nc est rexpérience, qui l'a fixée, d environ\n30 centimètres.\nCes données sont réunies dans le tableau\npublié ci-contre.\nLes conclusions à tirer de l'examen de\nce tableau sont que les voitures moyennes\ntournent dans 1 3 mètres, et que les voitures\nde luxe vont jusqu'à 1 8 mètres. La largeur\ndes allées devra varier entre 4 m. 50 et\n8 mètres. Cette largeur sera donc au mini-\nmum de 4 mètres pour les voitures moyen-\nnes.\nRENDEMENT EN PLACES DE VOITURES\nUne autre question domine l'étude des\ngarages : c'est le rendement en places de\nvoitures.\nSoit un terrain (fig. 2, figurine 1 ) de\n40 X 15 m. = 600 m 2. 40 voitures sont de\nchaque côté d'une allée de 5 à 6 mètres et\noccupent une place de 2 m. X 4 m. 50 en-"}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "117", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.1.7", "texte": "Fig. III. PLAN SCHEMATIQUE DU GARAGE A RAMPES DE LA COMPAGNIE DES AUTOPLACES, AVENUE DE WAGRAM, A PARIS. = Ce\ngarage comporte 5 étages et peut abriter plus de 1,000 voitures. Les lettres en B C E F indiquent les paliers des rampes aux 1er, 2e, 3e,\n4e et 5e étages."}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "118", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.1.8", "texte": "TEK H N E\nSUPPLEMENT AU VOLUME VI. N° 8 DE « LA CITE ».\n\nviron. C est le plan type d'un garage à :ez-\nde-chaussée.\nIl n'est pas possible d'obtenir un rende-\nment supérieur, si ce n'est au détriment de\nla bonne exploitation. La surface commer-\nciale occupée par une voiture est donc de\nS 3 = 15 m 2. C'est an minimum-\n-40\nSi le garage est confortable, il comprend\n(fig. 2, figurine 2) : 1 bureau (qui prend\nla place de 2 voitures) ; 1 magasin (qui\nprend la place de 2 voitures également) ;\n1 vestiaire (place de 1 voiture) ; 1 plate-\nforme de lavage (place de 3 voitures).\nDans ce cas la surface commerciale occu-\npée par une voiture est de :\n600 2 -\ns 4 = 18 m 2 75\nElle augmentera encore si le garage est un\ngarage à étages et si on installe un monte-\ncharge (fig. 2, figurine 3) au rez-de-chaus-\nsée.\n600 2\nS 5 27 = 22 m\nAux étages\n0 600 2\ns = 18 m2lB\nIl ressort de cet exposé que la surface oc-\ncupée par une voiture croît avec le confor-\ntable et qu'en aucun cas, sauf pour des voi-\ntures de 3 mèt: es à 3 m. 50 de long seule-\nment, elle ne doit être inférieure à 1 5 m 2.\nOr, 1 a plupart des propriétaires des gara-\nges parisiens sont heureux de déclarer que\nla contenance de leur établissement est telle\nqu'il renferme une voiture par 11 ou 1 2 ml2.\nCertains descendent à 1 0 m 2.\nLe client doit comprendre ce que cela veut\ndire et ne jamais confier sa voiture à un tel\ngarage de crainte de la voir abîmer, tout au\nmoins, par crainte de ne pouvoir ni entrer\nni sortir commodément.\nAvant de porter un jugement sur un ga-\nrage à établir, il faudra tenir compte du ter-\nrain. S'il est étroit et que la travée descende\nau-dessous de 1 3 mètres, il y aura lieu de\nplacer les voitures en diagonale (fig. 2, fi-\ngurine 4). Solution à éviter : le rendement\nest mauvais : 20 voitures, sans aucun ser-\nvice, occupent 390 m 2 au minimum, soit :\n390\ns = = 19 m 2 50\nLa voiture se dégage là facilement, mais\nil y a un espace triangulaire inoccupé der-\nrière elle.\nOn rattrape en partie ce désavantage dans\nle dispositif que montre la figure 2, figu-\nrine 5. Les voitures du milieu se trouvent\nplacées en bâtons rompus les unes par rap-\nport aux autres; les 'triangles perdus sur les\ndeux côtés se trouvent supprimés de ce fait.\nMalheureusement, il m'est pas toujours très\ncommode de poser les poteaux de cons-\ntruction du garage dans ces conditions.\nDES DIFFERENTS TYPES DE GARAGE\nEn général les terrains et leurs prix con-\nditionnent rétablissement d'un garage. Le\ngarage idéal serait évidemment à rez- de-\nchaussée comme le magnifique garage Saint-\nDidier, mais ce type de garage tend à de-\nvenir F exception dans Paris, puisque le ter-\nrain augmente de prix de jour en jour, pa-\nrallèlement au nombre des voitures. On a\ncherché tout naturellement à gagner en hau-\nteur la superficie qu'il était coûteux d'acqué-\nrir en surface.\nLe garage français ne se trouve presque\njamais sur un terrain isolé, mais il est en\ngénéral enclos de murs sur trois côtés. C'est\névidemment regrettable et pour les risques\nd'incendie et pour l'éclairage. C'est le résul-\ntat du développement des villes françaises\nqui ne nous donnent que des terrains pro-\nfonds avec petites façades et par conséquent\ndes garages bien souvent construits en hall\nou même avec une cour couverte centrale\néclairant tous les étages.\nMalgré les reproches que nous adressions\ntout à l'heure à nombre de garages, nous\nsommes heureux de rendre hommage au très\ngros effort fait par certains depuis plus de\nvingt ans.\nL'accès aux étages se fait en général de\ndeux manières : soit par monte-voitures, soit\npa- rampe."}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": "119", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.1.9", "texte": "Fig. VIII. ― GARAGE A RAMPE EXTERIEURE. ― Photographie prise au\ngarage Bobillot. La rampe placée à l'extérieur dessert deux étages.\n\nFig. VII. GARAGE A RAMPES. ― Vue des rampes du garage\nde la Compagnie des Autoplaces, avenue de Wagram (vue prise\ndu quatrième étage).\n\nFig. IV. GARAGE AVEC MONTE-VOITURES. ― Paris compte\nde nombreux garages avec monte-voitures. Cette photographie\na été prise au garage Siva, rue de Rome. Le monte-voitures\ndessert 3 étages. A chaque étage, il y a place pour 80 voitures\nrangées suivant la disposition indiquée à la fig. II, figurine 1.\n\nFig. V. ― GARAGE A UNE RAMPE. ― Garage à un étage de la\nCompagnie des Autoplaces, rue de Frémicourt, On aperçoit, à\ngauche, la rampe montant à l'étage. Au premier plan, les postes\nde distribution d'essence."}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "120", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.1.10", "texte": "TEK H N E\nSUPPLEMENT AU VOLUME VI; N° 8 DE « LA CITE ».\n\nFig. VI. AU TRE EXEMPLE DE GARAGE A RAMPES. ―\nGarage de la rue Forest (3 étages). Une rampe droite monte\nau premier étage puis bifurque pour gagner les deux autres\nétages.\n\nJusqu'à ces dernières années, le premier\nprocédé a été fort en honneur pour les ga-\nrages particulier, parce que le monte-voi-\ntures occupe en effet peu de place.\nA l'heure actuelle, où l'on tend à faire de\ngrands garages, la rampe détrône le monte-\nvoitures.\nGARAGES AVEC MONTE-VOITURES\nLes monte-voitures ont en général un en-\ncombrement de 6 m. 50 X 3 m. 10, y com-\npris guidage et clôture.\nV oici les principaux de ces garages à\nParis :\nLe garage de Ponthieu, construit en\n1906 sur les plans de l'architecte Perret. Ce\ngarage ocmporte 2 étages. La largeur du\nterrain, 18 mètres, n'impliquait d'ailleurs\npas d'autre plan.\nLes voitures du rez-de-chaussée, se trou-\nvant dans des boxes où il faut au moins\n6 mètres, sont disposées en biais. La place\nperdue est compensée par la facilité de cir-\nculation des voitures du rez-de-chaussée et\nl'utilisation d'armoires à vêtements et à ac-\ncessoires dans le fond des boxes.\nLes voitures montant aux étages viennent\nse placer, moteur arrêté, sur la plaque tour-\nnante, que le chauffeur manoeuvre lui-même\nde façon à mettre sa voiture face au monte-\nvoitures. Elle est poussée à bras sur la plate-\nforme et montée à l'allure de 30 centimètres\nà la seconde à son étage.\nLà, les voitures se trouvent placées côte\nà côte, sur deux balcons qui se font face et\nsur le bord desquels prend appui un pont\nroulant. La largeur de ces balcons est suffi-\nsante pour permettre le passage d'un hom-\nme devant les voitures; il est protégé par\ndes barrières mobiles.\nA son arrivée à l'étage, la voiture est\npoussée sur le pont roulant, qui se met alors\nen marche et vient se placer juste en face\nde 1 a place réservée à la voiture. A nouveau\nla voiture est poussée à bras jusqu'à sa\nplace.\nOn arrive ainsi à une utilisation maximum\ndu terrain.\nLe garage est très clair, le jour tombant du\nzénith entre les deux balcons qui reçoivent\nles voitures.\nLe garage Messine possède : plaque\ntournante, monte-voitures et pont roulant;\nmais il n'a qu'un premier étage.\nLa manœuvre est identique, mais le pont\nroulant peut contenir 2 voitures, car les bal-\ncons sont très la'ges et permettent l'établis-\nsement sur chacun d'eux de deux rangées de\nvoitures.\nAussi, lorsqu'on désire sortir la voiture la\nplus éloignée met-on la plus rapprochée sur\nle pont roulant et déplace-t-on le point de la"}, {"page_pdf": 11, "page_imprimee": "121", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.1.11", "texte": "TEK H N E\nSUPPLEMENT AU VOLUME VI. N° 8 DE « LA CITE ».\n\nlargeur d'une voiture. On prend la voiture\nintéressée et on la mène directement au\nmonte-voitures. On remet ensuite la pre-\nmière voiture à sa place.\nLe garage Guyot a deux étages et\nun monte-voitures dans le milieu du garage.\nLa voiture vient se mettre à sa place par ses\npropres moyens. Le monte-voiture commu-\nnique aux étages par des passerelles fixes\navec des balcons assez larges (8 à 10 mè-\ntres) sur lesquels les voitures peuvent rou-\nler et se mettre en place. Le mouvement\ntransversal nécessaire pour aller du monte-\nvoitures aux galeries se fait sur des passerel-\nles. La voiture est en effet dans le monte-\nvoitures placée sur un chariot qui, lorsque la\nvoiture est arrivée à l'étage, se déplace\ntransversalement sur des rails comme un\npont transbordeur. Une fois sur les balcons,\nla voiture se remet en marche et gagne sa\nplace.\nLe dernier type du garage avec monte-\nvoitures est le garage Siva, rue de Rome\n(fig. 4) élevé de trois étages sur un terrain\nprofond de 48 mètres et large de 1 6 mètres,\nles façades sur deux rues étant sur les petits\ncôtés. Les voitures sont exactement rangées\ncomme dans la figure 2, figurine 3. Un\nmonte-voitures est placé dans le foind avec\naccès direct sur la rue la moins importante;\nun autre se trouve près de l'entrée dans un\nredan qui lui permet de trouver son loge-\nment. Ainsi en cas de panne de l'un des\nmonte-voitures, l'autre permet d'assurer la\nmanœuvre.\nA côté se trouvent les vestiaires et lava-\nbos des clients.\nCette profondeur de 48 mètres sans éclai-\nrage est un maximum qu'on ne pour*ait dé-\npasser sans nuire au bon éclairage du ga-\nrage.\nGARAGES AVEC RAMPES\nLes rampes ont l'avantage de supprimer\ntous les inconvénients de panne inhérents\naux transbordeurs et ascenseurs. Nous étu-\ndierons dans un autre article le prix de re-\nvient d'un garage dans les deux cas (ascen-\nseurs et rampes). Il y a là sujet à con-\ntroverse.\nLe premier garage avec rampes a été\nconstruit, tout au début du siècle, pa* la\ncompagnie des Autoplaces. Il a cinq étages\net peut abriter plus de 1,000 voitures : c'est\ndonc une réalisation considérable. Nous don-\nnons le plan schématique (fig. 3) de ce\nbeau garage. Une avant-cour précède le ga-\n: âge même. On y procède au contrôle d'en-\ntrée et de sortie des voitures, au remplissage\ndes réservoirs à essence par 1 5 postes.\nLe terrain étant étroit et profond, le prin-\ncipe adopté est le suivant : deux corps de\nbâtiment, larges chacun de deux travées,\npouvant donc recevoir 4 files de voitures,\nsont séparés par une rampe droite et desser-\nvant sans palier dans son parcours chaque\nétage aux paliers B C D E. La hauteur\nd'étage variant entre 3 mètres et 3 m. 50,\nles longueurs de rampe de A en B, de B en\nC, etc., sont égales (30 mètres).\nLa rampe monte à 10 0/0, elle permet le\npassage de 2 voitures, soit 4 mètres; bordée\nde deux petits trottoirs, elle fait demi-tour\nau quatrième étage pou: atteindre le cin-\nquième.\nCette d sposition, seule compatible avec\nun grand garage, nécessite un terrain de\n60 mètres sur 100 mètres environ.\nL'éclairage se fait su: les grands côtés e'c\nsur la rampe, ce qui ne laisse pas d être in-\ncomplet pour les étages inférieurs dans les\nparties situées au-dessous du palier E.\nCette solution est d'une simplicité qui la\nrend bien séduisante. Les voitu es tenant\nleur droite rentrent dans les étages par le\npalier de droite ,gagnent leur place et en\nrepatent en faisant un grand tour dans\nl'étage pour ressortir par le palier de gau-\nche. Ainsi sont évités, par la réalisation du\nsens unique, tous croisements qui peuvent\net e dangereux sur la rampe.\nCette compagnie a construit en 1914 un\ngarage de 500 voitures rue Frémicourt\n(fig. V). Les bâtiments sont isolés des voi-\nsins et, de ce fait, très clairs. La rampe\nmonte à 8 0/0. Malheu eusement la lar-"}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "122", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.1.12", "texte": "TEK H N E\nSUPPLEMENT AU VOLUME VL N° 8 DE « LA CITE ».\n\ngeur des travées n'est que de 11 m. 80. Elle\nconvenait aux anciennes voitures, mais a né-\ncessité de placer les nouvelles voitures, plus\nlongues, en diagonale.\nIl y a lieu de remarquer l'escalier de se-\ncours extérieur en cas d'incendie, la disposi-\ntion des postes de distribution d'essence, le\ngrand réservoir d'eau qui permet de dépen-\nser 500 litres d'eau par jour pour le lavage\nde chaque voiture.\nLe même système est réalisé au garage\nBobillot (fig. 8), mais à l'extérieur. C'est\nune intelligente adaptation à peu de frais\nd'anciens entrepôts.\nLe premier grand garage public avec\nrampe construit depuis la guerre est le ga-\nrage de la rue Forest (fig. 6). Construit en\ntrois étages, une rampe droite monte au pre-\nmier étage puis bifurque pour gagner les deux\nautres étages. Les étages sont très élevés, ce\nqui augmente le jour venant d'une cour cen-\nt aie de 7 à 1 0 mètres, abritée par une toi-\nture vitrée. Ce garage montre d'une façon\ntrès intéressante l'utilisation d'un grand ter-\nrain (environ 70 X 60 m.) sans possibilité\nde pendre des éclairages sur rue.\nUn autre garage est en construction ac-\ntuellement, qui aura 5 étages de hauteur sur\nun terrain de 14 X6O m. environ. Le sys-\ntème adopté est une série de 5 rampes droi-\ntes superposées qui deviennent ainsi un vé-\nritable escalier. C'est le premier exemple\nd'un garage réalisé à Paris, à la manière\nd une habitation ordinaire, avec la volonté\ntrès nette d'une distribution et par consé-\nquent d'un rendement arrêté à l'avance et\nlonguement mûri.\nNous ne pouvons manquer de signaler\nle ga âge Berri précédemment décrit. Il n'a\npas eu d'imitateur. Les voitures sont placées\nsur une rampe circulaire montant à raison\nde 2 0/0 (fig. 9).\nLes garages qui pratiquent la vente des\nvoitures ont nécessairement des magasins et\nbureaux importants.\nDans tous les garages un escalier est ré-\nservé aux clients, qui leur permet d'aller\nche cher leur voiture rapidement.\nLes garages sont chauffés en grande par-\ntie. Ils comportent lavabos, toilettes, vestiai-\nres pour les clients.\nNous étudierons ultérieurement les dispo-\nsitifs de détail : lavage, distribution d'es-\nsence, etc.\nREGLEMENTS DE POLICE. ASSURANCE\nLes précautions à prendre contre l'incen-\ndie, dictées par les règlements de la Préfec-\nture de Police et les contrats d'assurance\nconstituent une des conditions impérieuses\nqui commandent le plan d'un garage.\nD'autre part ,les règlements de police\nproprement dits concernant les garages sont\nrelativement faciles à suivre.\nUne simple déclaration suffit pour les ga-\nrages de 5 à 20 voitures, tandis qu'une en-\nquête préalable est nécessaire s'il s'agit d'un\nnomibre supérieur. Nous relevons en parti-\nculier : l'obligation d'isoler le garage des lo-\ncaux d'habitation par des murs et planchers\nincombustibles, la défense d'établir une fa-\nçade avec baies à moins de 4 mètres d'un\nvoisin, la c éation de fosses de décantation\ndestinées à empêcher les essences d'aller à\nrégoait, la ventilation obligatoire, qui n'est\npas toujours bien observée et ce au dé-\ntriment même des propriétaires, etc.\nLes réservoirs souterrains d'essence sont\nsoumis à des prescriptions qui sont le résul-\ntat de l'expérience des maisons qui les fabri-\nquent. Notamment le réservoir devra être\nen tôle, enfoui à 0 m. 50 au moins au-des-\nsous du sol et dans une fosse maçonnée étan-\nche. Un espace de 0 m. 50 réservé tout au-\ntour d'un réservoir, en permettra Ja visite.\nOn a même autorisé la distribution d'es-\nsence aux étages par des conduites sous pres-\nsion d'azote (mais ce mode de distribution\nest encore peu répandu). C'est un point\nexcessivement intéressant, car la distribu-\ntion d'essence, qui se fait en général au rez-\nde-chaussée, si elle facilite le contrôle, crée\nun encombrement préjudiciable à la circula-\ntion des voitures.\nLes taux d'assurance, vu l'absence bien\nconstatée de cas d'incendie total dans les ga-"}, {"page_pdf": 13, "page_imprimee": "123", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.1.13", "texte": "TEK H N E\nSUPPLEMENT AU VOLUME VL N° 8 DE « LA CITE ».\n\nrages, a été considérablement diminué. Alors\nqu'il y a deux ans il était encore de 3 francs\npour mille, il est à l'heure actuelle de 1 fr. 50\npour mille de la valeur des bâtiments et voi-\ntures gavées. Il y aura lieu d'éviter le voisi-\nnage d'ateliers de bois, qui, pourraient\nd'abord provoquer un refus de la Préfecture\nde Police et augmenter considérablement le\ntaux des primes d'assurance pour le recours\ndes tiers. Il est le 1/4 du taux d'assurance le\nplus élevé des voisins immédiats. Dans le cas\nd'un ébéniste par exemple, il serait de 5 fr\npour mille.\nFort de ces données essentielles avec les-\nquelles nos lecteurs sont déjà familiarisés\nnous continuerons nos études dans de pro-\nchains articles sur les garages américains à\nétages; nous verrons tout le profit que nous\npouvons tirer de leur étude bien raisonnée.\n\nPierre FOURNIER,\nArchitecte diplômé par le Gouvernement.\n\nUNE EXPOSITION DU LIVRE RUSSE\nMODERNE s est ouverte le 28 mai au Palais\nMondial (Cinquantenaire, hall sud), orga-\nnisée sous les auspices du Cercle des Rela-\ntions Intellectuelles belgo - russes. M. L.\nBoïarski a présenté les collections par une\ncauserie sur « L'évolution du livre dans la\nnouvelle Russie ».\n***\nL'EXPOSITION DE L'ARCHITECTURE\nBRITANNIQUE MODERNE se tient à Lon-\ndres du 27 avril au 3 juin. Le R. I. B- A. en\nest l'organisateur.\nUN CONGRES D'HYGIENE ANGLO-\nBELGE aura lieu à Gand du ler1er au 6 juin\n192 7. Une exposition de tout ce qui con-\ncerne l'hygiène sera organisée conjointe-\nment avec le Congrès..\nBUDAPEST. L'EXPOSITION D'ART\nBELGE, organisée sous l'éminente direction\nde l'architecte Henry van de Velde, obtient\nactuellement un vif succès. Elle occupe\ntreize salles du palais des Beaux-Arts de la\ncapitale hongroise.\nRetenons, entre beaucoup d'autres, parmi\nles participants importants de cette manifes-\ntation les quelques noms : Permeke, Laer-\nMans, Saverys, Van de Woestyne, Georges\nMinne, Servaes, Tytgat, Latinis, etc. Et\nn oublions pas nos modernistes : Schirren,\nC. de Troyer, Servranckx, Flouquet, De\nSmet, D. Baksteen, J. Cautré, Van Straeten,\nM.-L. Heuvaux-Bourdon, Bauginet, P. Hae-\nsaerts.\n***\nLa Société Belge des Urbanistes et Ar-\nchitectes Modernistes expose une série de\nphotographies d'oeuvres de ses membres.\n***\nCONCOURS - EXPOSITION DE MAI-\nSONS INDIVIDUELLES EN 1927. Le\ncomité de patronage des Habitations à Bon\nMarché et de la Prévoyance sociale du Dé-\npartement de la Seine ouvre un Concours de\nprojets de maisons à bon marché pour le lo-\ngement d'une seule famille.\nLe prix de la construction proprement dite\nne devra pas dépasser 38,000 francs s'il\ns'agit d'une maison de trois pièces plus la\ncuisine, et 45,000 francs s'il s'agit d'une mai-\nson de quatre pièces plus la cuisine.\nLe concours est ouvert à tous les architec-\ntes français, étant entendu que chacun ne\npourra présenter plus de trois maisons. Tou-\ntefois, chaque concurrent pourra présenter un\ngroupement de maisons.\n(« Art et Décoration », mars 1927)."}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "124", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.1.14", "texte": "TEK H N E\nSUPPLEMENT AU VOLUME VI. N° 8 DE « LA CITE ».\n\nEXPOSITION ANNUELLE DE\nLA SOCIÉTÉ CENTRALE D'ARCHITECTURE\nDE BELGIQUE\n\nCette exposition qui s'est tenue au Cercle\nArtistique de Bruxelles, du 14 au 22 avril\ndernier, nous a donc donné l'occasion de\nquelque jugement sur la récente activité des\nmembres de la dite société.\nExposer des travaux d'Architecture est\névidemment chose assez malaisée, et déli-\ncate à mettre au point. Quel but précis faut-\nil atteindre? Et quels moyens utiliser?\nIl semble bien que la S. C. A. B. s'en soit\ntenue au public moyen, dont elle aurait re-\ncherché les suffrages. C'est pourquoi il n'est\nprésenté aux visiteurs aucun plan, aucun dé-\ntail technique. On offre uniquement de vues\nd'ouvrages réalisés, autant que possible en-\ntièrement achevés. Ainsi la photographie\nsera le plus général des modes de p ésenta-\ntions.\nToutefois le dessin en couleurs a sa part\nd'attrait et d'efficacité. Particulièrement,\nnous avoms plaisir à citer celui de L. H. de\nKonihck (dont on connaît assez l'habileté\net le goût comme dessinateur), illustrant\nl'habitation actuellement en voie de cons-\ntruction, à Uccle, pour le peintre L.\nL. François exposait aussi d'intéressants\ndessins de ses derniers travaux, dont il con-\nvient de louer les fo mes plus décidées et\nplus pures. Deux dessins, entr'autres, accom-\npagnés chacun d'une photographie de l'état\ndes travaux, nous montrent les bonnes réa-\nlisations que seront d'ici peu une habitation\nà R xensa t, une seconde, de meilleure com-\nposition encore, dans la banlieue bruxel-\nloise. Un projet, du même architecte, pour\nune construction plus compliquée, offre de\nregrettables rappels de jeux de briques à la\nfaçon hollandaise. L'ensemble cependant est\nd'une certaine audace.\nIl nous plaît aussi de mentionner deux\nphotographies d'une vaste construction d'A.\nVan Huffel, travail en voie d'achèvement,\net qui sera sans aucun doute d'un indiscu-\ntable intérêt.\nJ. De Ridder présente de bonnes photos\nd'une chapelle, noin sans souci de pureté, de\nmodernisation. Par contre une beaucoup\nmoins bonne habitation.\nD E. Simon,nous avons vu d'excellents do-\ncuments sur une transformation importante\neffectuée à Boitsfort. Une composition p obe\nsemble avoir guidé l'architecte dans cet heu-\nreux travail.\nUne vaste construction dont on ne\nnous détaille pas l'usage est due à l'ar-\nchitecte Duisberg. Et l'ensemble témoigne\nde beaucoup de sobriété, d'une calme o -\ndonnance.\nEnfin, G. Brunfaut présente 2 projets de\nconcours : l'un pour le Palais de Justice\nd'Hasselt, l'autre pour le Théâtre Verhae-\nren. Tous deux ont le mérite d'une simpli-\ncité de bon aloi.\nPuis viennent des travaux assez indiffé-\nrents qui ont quelque peine à soulever l'in-\ntérêt. Ainsi l'église de Bléharies, de H. La-\ncoste. Celle-ci meilleure assurément, que la\nfausse-romantique place Communale. Des\nconstructions de G. Hendrickx, importantes\nmais sans caractère.\nFaut-il citer aussi les innombrables et quel-\nconques aquarelles de A. Bernard, en mal\nd' « atticisme » ? Et la « reconstitution syn-\nthétique, etc. » de Roosenboom? Et le re-\ngrettable projet faux-style pour le Palais de\nJust'ce de Hasselt, par A. Dumont et E.\nChaineux? Il y a aussi les pauvres « villas\nnormandes » de L. David. 11 ne faut pas être\narchitecte S. C. A. B. pour bâtir\ndes villas normandes ça se trouve\npartout! Dans le domaine public également,\nl'hôtel du confrère Minnigh! Quant à"}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "77", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.1.15", "texte": "LES MEUBLES\nDE KAREL MAES\n\nJe me trouvais dans un milieu que l'on est convenu d'appeler\nmoderne, pratiquement moderne, puisque Ton n'y coudoie que des\nspéculateurs, des comptables, des gens pour lesquels l'argent, le\nrisque, la torture du chiffre, l'exactitude au centime sont les princi-\npales raisons de vie, des gens qui ne sauraient être émus que par\nle raisonnable et de qui l'enthousiasme ne s'éveillerait qu'à la vue\nd'audaces dont la réussite représente une démonstration magistrale\nde la puissance du calcul et de la force du raisonnement. Des gens\npratiques enfin, convaincus que la sentimentalité et le rêve sont des\ntares. Mais la plupart d'entre eux sont des gens de bonne compagnie\nne tenant pas à se singulariser par des opinions non officielles. Dans\nles milieux bien pensants où cette espèce de respectabilité est devenue\nun article du règlement d'ordre intérieur, le bon ton est en effet un\nton neutre. Cela veut dire que dans d'autres domaines que celui où\nils s'agitent ils se défendent de voir avec leurs yeux, d'entendre avec\nleurs oreilles, de sentir avec leur âme. Ce sont ceux que l'école,\nl'éducation et le milieu ont définitivement moulés au détriment de\nquelques facultés naturelles qui rendent un esprit vierge apte à juger\nde certaines perfections et d'en jouir. Ils sont à ce point « spécia-\nlisés », qu'en toute autre branche d'activité que la leur ils deviennent\ntimides et comiques et comme ils ne doutent pas que la supériorité\nde leur état leur confère du même coup l'infaillibilité du jugement\n\nLA CITÉ.\nA V R. -MAI 1927."}, {"page_pdf": 16, "page_imprimee": "78", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.1.16", "texte": "LA CITE.\nVOL. VI.\nN U M. 8\n\nen toutes choses leurs affirmations sont au moins ahurissantes. Ils\naccepteront sans discussion tout ce qui est vieux, usé et classé. Le\nreste est folie, mode ou tendance immorale. N'est-il pas curieux, par\nexemple, que la plupart des gens vivant de la vie moderne soient\nantimodernes lorsqu'il s'agit d'art? Il y a cent ans on disait déjà à\npropos des peintres et poètes romantiques : « C'est curieux comme\nles républicains sont réactionnaires en poésie, au théâtre, au salon. »\nJ'examinais, avec un intérêt visible probablement, quel-\nques photographies que venait de m'envoyer mon ami Karel Maes.\nIl y avait là des peintures, des meubles, des ensembles. Un indiscret\nse pencha par dessus mon épaule et, me retournant, je vis son air\neffaré.\nQu'est-ce que c'est que çà? Des meubles cubistes!\nCeci est une garde-robe.\nMais c'est un coffre-fort! Ce n'est pas beau. Avouez que\ncela manque d'élégance. Il n'y a même pas de pieds. Çà repose sur le\nsol comme un comptoir, c est lourd comme un tombeau. Pas même\nune moulure, pas une ligne amusante. Représentez-vous ce bloc\ndans une chambre à coucher! Non, çà ne garnit pas, non, ce n'est\npas beau,\nQue dire? Se taire. Car ils étaient plusieurs et je sais que\nj'aurais été battu et tenu pour un fol. Et je continuai à feuilleter et\nl'autre à regarder avec épouvante.\nJe me rappelai pourtant que Karel Maes, l'auteur de ces objets,\nétait d'une sensibilité qu'il ne fallait pas sous-estimer. Tout au plus\ncertains de ses confrères et moi-même parfois ont-ils pu le\ntrouver dogmatique, ce qui suppose tout de même de la foi. Or la\nfoi est à base de passion. Et puis, je connais de lui maintes pein-\ntures dites abstraites, dont l'exécution soignée révèle néanmoins par\nsa couleur un sensuel qui connaît les réactions que peuvent provo-\nquer en nous telles juxtapositions de tons, telle construction linéaire,\ntel équilibre. Je m'étais souvent expliqué Maes en cherchant en lui\n1 artiste pour lequel l'abstrait n'est pas un jeu de formules hermé-\ntiques qui en imposera au vulgaire, mais le chemin le plus court"}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "79", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.1.17", "texte": "LA CITE.\nVOL. VI,\nN U M. 8\n\npour jouir du concret, de sorte que sa couleur et tous îes éléments\nqui aboutissent à ses réalisations sont destinés à épurer, en nous\nles communiquant, ses propres émotions, tout comme le font les\narchitectures musicales d'un Bach, d'une construction si rigoureuse\npourtant. Tout au plus pourrait-on discuter la valeur de ces émo-\ntions. Quant à moi, et pour le moment, leur intensité me suffit.\nL exécution paraît savante sans doute, voire laborieuse, par le souci\nd'achèvement méticuleux, mais par sa signification première un tei\nart peut avoir la même valeur (ceci n'étant pas une comparaison)\nque celui de Van Gogh pour qui l'univers était un enfer de couleurs,\nque celui de Delacroix pour qui la peinture était une religion et\nque celui, enfin mais si! du classicisme intégral de David, de\nl'école du beau idéal, pour qui l'art était avant tout une organisation\nraisonnée de formes. J'insiste pour dire que je ne compare pas. II\ns'agit plutôt d'attirer l'attention sur la similitude d'états de\nconscience et de quelques éléments qui, conjugués, font que des\nœuvres situées sur des plans différents et issues d'époques et d'esprits\ndissemblables, acquièrent une valeur esthétique indiscutable, ce\nquelque chose qui fait qu'une émotion surgit. Je précise : la valeur\nesthétique de l'objet ne repose pas sur le désir de faire beau\npuisque cet immuable « beau » varie tous les vingt ou trente ans\nmais sur le désir de faire juste, c'est-à-dire de s'exprimer sans détour\net de s'adapter sans regret.\nPour quiconque s'occupe du mouvement d'art moderne, Maes\nn'est pas un inconnu. Outre son œuvre de peintre on lui doit encore\ndes initiatives intéressantes dans le domaine de l'enseignement du\ndessin et cette expérience de l'école communale de Saventhem qui\néveilla plus que de la curiosité et fut mieux qu'un succès. Il aurait\ndonc pu n'être que peintre et briller. Mais non, il ne se contente pas\nd'une seule activité, si pleine de risques soit-elle. Il ne tente pas seu-\nlement de créer quelques aspects nouveaux, il est moderne, il envi-\nsage toute la vie actuelle comme une ère nouvelle au cours de laquelle\ntous les rythmes et toutes les mesures seront transformés et il entre-\nprend d'étudier tous les aspects des problèmes posés et propose des\nsolutions qu'il faut retenir."}, {"page_pdf": 18, "page_imprimee": "80", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.1.18", "texte": "LA C!T E.\nVOL. VI,\nNUM. 8\n\nLe voilà ensemblier. Ce mot n'a déjà plus de sens précis. C'est\nune de ces professions nouvelles accessible à tout dessinateur, à\nn'importe quel tapissier ambitieux. Il suffit de savoir manier le té\net d'avoir du goût, n'est-ce pas? Jadis il fallait au moins connaître\nles styles, ce qui n'est plus indispensable, au contraire, puisqu'il ne\ns'agit que d'invention, d'originalité, d'être amusant, intéressant, de\nplaire. Quant à la technique, à l'exécution proprement dite, c'est\nl'affaire de l'ouvrier, de l'ébéniste qui font ce qu'ils peuvent d'un\ncroquis. Et on s'aperçoit alors d'une profusion de fauteuils et de\ndivans parce qu'on a été incapable de construire une chaise, on\ndécouvre des ensembles d'une grâce tellement charmante, d'un tel\nraffinement, presque pervers même, que l'on passe pour un puriste\nbrouillon en voulant y découvrir à tout prix des faiblesses d'exécu-\ntion, des défauts d'assemblage, la médiocrité sinon le gaspillage de\nmatériaux parfois précieux et souvent hétéroclites. On masque, on\nrafistole, on arrange, on décore. On ne saurait se faire une idée de\nl'ingéniosité que déploient certains pour couvrir richement des\npauvretés.\nIci ni ornements, ni trucs. Pas de minces surfaces ripolinisées\nsimulant une simplicité souvent fragile, aucun effet dû à l'emploi\nd'une quincaillerie empruntée à la carrosserie ou la charronnerie.\nRien que de la construction en plein bois, le plaqué poli ne servant\nque de protecteur mieux indiqué contre la poussière, l'air et le temps\nque n'importe quel enduit. Ainsi me sembla-t-il du moins.\nIl faut voir ça, me dis-je. Et un jour je me trouvai devant\nl'œuvre et l'auteur, non avec l'intention de renforcer d'anciennes\nsympathies, mais avec le désir de toucher les découvertes que je\ndevinais, de les éprouver et au besoin de les réduire à leur valeur en\nles attribuant sait-on jamais!— àde précédents inventeurs.\nEn de pareils moments ma manière ne varie guère. Je com-\nmence par jouir de la matière qui s'offre à moi. Je carresse les arêtes,\nje fais jouer les serrures, glisser les tiroirs. Sans avoir l'air de rien\nje m'installe sur les sièges, je les déplace, je m'attable. On ne saurait\ncroire comme l'action de déplacer une chaise a de l'influence sur mon"}, {"page_pdf": 19, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.1.19", "texte": "KAREL MAES\nPEINTURE SUR VERRE MARTELÉ\nSUPPLÉMENT A LA REVUE \" LA CITÉ \" VOL. VI, NUM. 8\nPLANCHE I"}, {"page_pdf": 20, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.1.20", "texte": "KAREL MAES\nSALLE A MANGER\nACAJOU TEINTÉ ET POLI, ÉRABLE GRIS POLI\nCHAISES GARNIES DE VACHETTE BLEUE\nSUPPLÉMENT A LA REVUE \" LA CITÉ \" VOL. VI, NUM. 8\nPLANCHE II"}, {"page_pdf": 21, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.1.21", "texte": "KAREL MAES\nARMOIRE\nACAJOU TEINTÉ ET POLI, ÉRABLE GRIS POLI\nSUPPLÉMENT A LA REVUE \" LA CITÉ \" VOL. VI, NUM. 8\nPLANCHE III"}, {"page_pdf": 22, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.1.22", "texte": "KAREL MAES\nCHAMBRE A COUCHER\nARMOIRE (FERMÉE) BOIS LAQUÉ\nSUPPLÉMENT A LA REVUE \" LA CITÉ \" VOL. VI, NUM. 8\nPLANCHE IV"}, {"page_pdf": 23, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.1.23", "texte": "KAREL MAES\nCHAMBRE A COUCHER\nARMOIRE (OUVERTE)\nSUPPLÉMENT A LA REVUE \" LA CITÉ \" VOL. VI, NUM. 8\nPLANCHE V"}, {"page_pdf": 24, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.1.24", "texte": "KAREL MAES\nLIT\nBOIS LAQUÉ\nSUPPLÉMENT A LA REVUE \" LA CITÉ \" VOL. VI, NUM. 8\nPLANCHE VI"}, {"page_pdf": 25, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.1.25", "texte": "KAREL MAES\nPSYCHE, TABOURET\nBOIS LAQUÉ\nSUPPLÉMENT A LA REVUE \" LA CITÉ \" VOL. VI, NUM. 8\nPLANCHE VII"}, {"page_pdf": 26, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.1.26", "texte": "KAREL MAES\nMEUBLES DE CUISINE\nCHÊNE VERNI\nSUPPLÉMENT A LA REVUE \" LA CITÉ \" VOL. VI. NUM. 8\nPLANCHE VIII"}, {"page_pdf": 27, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.1.27", "texte": "ENSEMBLE DANS MAISON PARTICULIÈRE\nCes clichés sont présentés ici afin de comparer avec les planches précédentes\nles différences de styles, de construction et des procédés d'exécution.\n(Les ateliers Victor DE CUNSEL, Bruxelles)\nPLANCHE IX"}, {"page_pdf": 28, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.1.28", "texte": "ENSEMBLE DANS MAISON PARTICULIÈRE\nCes clichés sont présentés ici afin de comparer avec les planches précédentes\nles différences de styles, de construction et des procédés d'exécution.\n(Les ateliers Victor DE CUNSEL, Bruxelles)\nPLANCHE x"}, {"page_pdf": 29, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.1.29", "texte": "ENSEMBLE DANS MAISON PARTICULIÈRE\nCes clichés sont présentés ici afin de comparer avec les planches précédentes\nles différences de styles, de construction et des procédés d'exécution.\n(Les ateliers Victor DE CUNSEL, Bruxelles)\nPLANCHE XI"}, {"page_pdf": 30, "page_imprimee": "81", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.1.30", "texte": "LA CITE.\nVOL, VI,\nNUM, 8\n\njugement ultérieur. En un mot, j'essaie de me sentir chez moi. Si\nje n'y réussis, la bienséance me commande de parler de la pluie et du\nbeau temps. Je préfère être poli. Mais ce premier contact m ayant\nsatisfait, je m'intéresse à l'ouvrage tout en faisant sortir l'autre de sa\ncoquille. On dira que ce sont des façons de maquignon, mais je\nveux estimer exactement en dépistant les qualités et surtout les\ndéfauts. Et si ma méthode manque d'élégance je la tiens néanmoins\npour bonne. Du reste pour éviter toute considération inutile, je me\ncontenterai de reproduire mon entretien avec Karel Maes. Allons-y\nde notre procès-verbal.\nLes qualités m'apparaissant telles que je les avais devinées,\nrestait à savoir s'il ne s'agissait pas d'une simple réussite. Je com-\nmençai par une question banale :\nQuelle était votre intention en faisant ce mobilier?\nConstruire des meubles durables, pratiques, d'un aspect\nreposant et d'un prix abordable. Je crois avoir réussi, au point de\nvue économique du moins. Malgré son apparence que d'aucuns\ndiraient luxueuse, à cause des matériaux employés, mon mobilier ne\ncoûte que le quart d'un riche mobilier de style.\nPour renforcer votre démonstration vous avez donc prémé-\ndité de n'employer que des matériaux de premier choix.\nOui et non. La qualité m'a préoccupé en premier lieu. C'est\npourquoi j'attire votre attention sur le fait que tous ces meubles ont\nété fabriqués par une grande firme qui a une réputation à sauve-\ngarder, les Ateliers Victor De Cunsel, que je dirige (O h !\nOh! Cela ne manque pas d'audace de part et\nd'autre. Serait-ce enfin la collaboration\nintime entre l'art et l'industrie?) Si j'ai bonne\nmémoire vous avez vous-même révélé que la plupart de nos amis\ns'adresssent de préférence aux petits patrons et entreprennent de\nfaire leur éducation moderniste. Je ne voudrais pas affirmer qu'ils\nont tort, mais n'est-il pas plus logique que le moderniste, s'il l'est\nvraiment, conçoive un modèle en tenant tout d'abord compte de la\nmain-d'œuvre et de l'outillage le plus perfectionné? Style moderne"}, {"page_pdf": 31, "page_imprimee": "82", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.1.31", "texte": "LA CITE.\nVOL. VI.\nN U M. 8\n\nsignifie procédés modernes, division du travail et machinisme. J'ai\ndonc tenté une expérience et elle est concluante. Les ateliers orga-\nnisés pour la grosse production, les machines actuellement en usage\nsont capables d'exécuter ce que vous voyez. Mais vous n'êtes pas\nvenu pour parler affaires et je n'insiste pas.\nParce que vous me prenez pour un profane. C'est d'ailleurs\navant tout le côté esthétique qui m'intéresse. Pouvez-vous justifier\ncertaines formes que voici?\nMes meubles ont été exécutés de l'intérieur vers\n1' extérieur. Je sais que ceci est devenu un cliché pour moti-\nver certaines fantaisies cubiques. Ce n'est pas le cas ici. L'armoire\nde la chambre à coucher vous en convaincra. J'ai d'abord envisagé\nla fonction, le but, la destination du meuble et aussi les nécessités\ntechniques des matières, de la main-d'œuvre, des machines qui\ndevaient permettre la réalisation.\nEvidemment, il est certain que la machine n'exécute pas\ntout ce qu'on veut...\nVous pouvez exiger de la machine son plus haut rendement,\nmais il est absurde et dangereux de lui imposer des acrobaties. Ce\nfaisant vous retombez dans l'erreur des styles passés et vous com-\npromettez la qualité. J'ai étudié donc ce qu'une machine, un ouvrier\npeuvent fournir de travail, ce qu'un matériau peut offrir de résis-\ntance et de durée avant de tracer une seule ligne sur le papier. Les\ndifférentes forces employées ont certainement influencé l'aspect de\nmes meubles. Tâcher d'obtenir un autre résultat eut été un manque\nde sincérité, une véritable fraude. Je n'ai pas voulu une façade\nesthétique, car j'estime qu'il est inutile de chercher à créer des détails\nfantaisistes d'ordre esthétique, s'il faut les exécuter aux dépens de je\nne sais combien de facteurs qui régissent la construction et la\nproduction. Le moderne réagit contre l'ornement sans raison; je ne\npuis donc admettre l'un sans exclure l'autre. Quand on verra mes\nmeubles on m'appellera cubiste; cela m'est égal. Que l'on sache\npourtant que pour moi la cubistification est aussi ornementale que\nn'importe quel autre style à ornements."}, {"page_pdf": 32, "page_imprimee": "83", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.1.32", "texte": "LA CITE.\nVOL. VI.\nN U M. 8\n\nVotre mobilier est donc le contraire d'une improvisation et\ncela se voit. Je vous en félicite. Vous m avez confié un jour que\nvous aviez étudié trente modèles de chaise avant d'exécuter celle-ci\net il est entendu que vous voulez éviter l'aspect décor. Permettez\nune petite remarque cependant. L'armoire de votre salle à manger\nrepose à même le parquet sur une base d'érable en retrait de quelques\ncentimètres. Il est inutile de m expliquer pourquoi. Vous avez voulu\nprotéger l'acajou poli contre les heurts. Mais vous avez reproduit la\nmême cassure de la ligne constructive dans les pieds de la table et des\nchaises, et là sans utilité apparente. Certains verront dans cet acci-\ndent une intention ornementale.\nIls auront tort. Vous ne me demandez pas pourquoi je n'ai\npas fait six chaises différentes parce que vous comprenez l'absurditc\nd'une telle question. Pourtant votre remarque ne vise à rien moins.\nPuisque le point de vue esthétique vous importe le plus vous ne\npouvez nier qu'un mobilier, même mauvais, contient des qualités\ns'il est conçu dans un esprit d'unité. Cette chaise, cette table, cette\narmoire ne peuvent être séparées. Isolées au milieu d'autres objets\nelles ne sont plus que des débris. Or cette unité est obtenue non\nseulement par la matière, la couleur, la mesure et les procédés d'as-\nsemblage, mais aussi par ces détails auxquels on attache une\nmoindre importance, mais qui ont une valeur psychologique. Dans\nune foule il vous est possible de déterminer îa nationalité d'un Fran-\nçais, d'un Allemand, d'un Espagnol...\nJ'ai compris.\nLaissez-moi approfondir. Voici des intérieurs exécutés par\nle même personnel, dans les mêmes ateliers que les meubles nouveaux\nque vous venez de voir. Il y a là des styles français et renaissance.\nCela séduit encore beaucoup de monde. C'est ce que la plupart des\nartisans, les antiquaires et nos clients américains appellent du beau\ntravail. Et celui-ci est particulièrement soigné. Vous remarquerez\nque l'on a donné de la valeur au plus mince détail. C'est d'une exé-\ncution laborieuse, coûteuse et difficile et la qualité des matières em-\nployées ainsi que de la main-d'œuvre est incontestablement supé-"}, {"page_pdf": 33, "page_imprimee": "84", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.1.33", "texte": "LA CITE.\nVOL. VI.\nNU M. 8\n\nrieure. D'où vient pourtant qu'ici il n'est plus permis de créer, mais\nde copier servilement et d'où vient que, malgré toute l'érudition et\nle talent du dessinateur, un ensemble de ce genre n'atteint pas\ntoujours l'unité formelle, c'est-à-dire la pureté du style? D'où vient\nqu'un intérieur, tel qu'on en reconstitue dans les musées, fait de\npièces découvertes au hasard, mais authentiques, donne mieux l'im-\npression de l'époque et se rapproche souvent plus de cet absolu\nque l'on appelle le beau? C'est que chaque époque eut sa psychologie\nqu'actuellement les érudits seuls parviennent encore à nous expli-\nquer approximativement et après quelles études et combien de\nrecherches! Chaque style défunt eut une âme qu'on ne ressuscite\npas. Un fantôme vivant, cela ne s'est jamais vu. Or, je suis vivant et\nje veux l'être et être entouré de choses vivantes. Je veux donc être\nde ce temps-ci. Pour en trouver le véritable aspect j'ai voulu sentir\ncomme l'homme contemporain, le maître de la machine, l'homme\npour qui la vie est une organisation de réalités et pour qui le temps\nl'est pas un rêve à vivre, mais une chaîne de possibilités réalisables.\nJe n'ajouterai rien à ces déclarations. J'ai cru qu'il valait mieux\nles reproduire qu'exprimer un jugement toujours imprégné de par-\ntialité et suspect d'exagération s'il s'agit d'un ami et d'un compa-\ngnon de lutte. S'il m'avait été imposé de dire mon propre sentiment,\nce que j'aurais ajouté à ces paroles n'eut été qu'un renchérissement\nlittéraire et ce que j'en aurais pu oublier eut été une lacune. Et de\nnouveau seul je repris les reproductions de l'œuvre de Karel Maes et\nj'admirai cette volonté triomphante d'un artiste encore jeune que\nles vérités n'épouvantent pas et dont les théories ne sont pas des\napriorismes affirmatifs, mais des solutions contrôlées appuyées par\ndes exemples vivants.\nLE PRESENT NUMERO RENFERME\nONZE PLANCHES HORS - TEXTE\n\nMaurice CASTEELS."}, {"page_pdf": 34, "page_imprimee": "125", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.1.34", "texte": "TEK H N E\nSUPPLEMENT AU VOLUME Yl. N° 8 DE « LA CITE ».\n\nl'architecte Vermeersch car la res-\nponsabilité ne va pas toute au jury qui l'a\nclassé! —■ les Hasseltois et nous tous, lui\ndevrons le petit décor à lucarnes « vieux\nflamand » qui va s'ériger, par ses soins,\ndans la tranquille cité limbourgeoise, à deux\npas de la très belle et très pure Maison Es-\npagnole, œuvre moderne du XVIe siècle!\nMais le visiteur a pu voir que les travaux\nexposés au Cercle Artistique étaient décidé-\nment bien variés par la qualité.\n\nH. E.\n\nEXPOSITIONS\nL'année 1927 est marquée de façon ie-\njnarquable par une série d'expositions du\nplus haut intérêt.\nA MONZA (Italie) l'Exposition Interna-\ntionale d'Arts Décoratifs et Industriels s'ou-\nv ira en mai pour une période de six mois\nenviron. Du 6 mars au 1 5 août, la Direc-\ntion des Musées d'Arts Décoratifs de LEIP-\nZIG organise en cette ville une Exposition\nde l'Art Décoratif Européen.\nA ZURICH une intéressante manifesta-\ntion est due à l'initiative de la Direction des\nMusées d'Arts Décoratifs : l'Exposition de\n« la Forme pure » («Form ohne Ornament»\nAusstellung) qui eut lieu du 13 février au\n27 mars. Les divisions suivantes se réparti-\nrent l'ensemble des présentations : 1° Ce qui\nconcerne le H orne; 2° le Bureau, son équi-\npement; 3° Le voyage et le Spoirt; 4° et en-\nfin l'Architecture, plans, maquettes et pro-\njets.\nBien qu'ignorant la qualité des objets et\ndes œuvres exposés, nous louons hautement\nune telle initiative, qui ne peut être qu'un\nvivace encouragement aux choses, grandes\net petites, qui participent intimement à l'es-\nsentiel de notre vie quotidienne.\nAlors que chez nous, on se préoccupe\n(avec quelle emphase journalistique!...) du\n« décor » de notre vie, nous voyons des\n« officiels » éclairés accorder la plus minu-\ntieuse attention aux détails de cette vie\nmême, détails qui constituent le Home, le\nbureau et aussi les délassements néces-\nsaires : sports et voyages. Nous verrons bien,\nen fin de compte, que ces détails conçus\navec soin et précision peuvent d'eux-mêmes\n- (et sans qu'il leur faille ajouter les pe-\ntites mesquineries d'habitudes sentimentales)\n• composer le « décor ».\nEnfin à cette liste de manifestations fé-\ncondes, il nous faut joindre l'Exposition du\nWerkbund, à STUTTGART, laquelle a pour\nbut, ainsi que nous l'annoncions dernière-\nment (voir « La Cité », n° 6) : le perfec-\ntionnement technique et utilitaire du loge-\nment du travailleur. «Die Wohnung» est le\ntitre que portera l'Exposition de Stuttgart.\nElle s'ouvrira de juillet à septembre pro-\nchain.\nNous extrayons ci-après, de la brochure\npubliée par l'Administration de « Die Woh-\nnung », quelques passages qui indiqueront\nsuffisamment les directives, exceptionnelle-\nment intéressantes, que se propose l'Exposi-\ntion prochaine de Stuttgart :\n*— Nous vivons une époque d'orientation\nnouvelle. Il en est de la « science de cons-\ntruire » comme des autres domaines de no-\ntre activité : nous nous croyons décidément\ntrop obligés à cultiver le Passé et nous\nnégligeoins ainsi d'assurer à ce qui est neuf\nles possibilités d'exister et de se développer.\nEn matière de construction, et plus parti-\nculièrement de construction d'habitation, les\ndispositions que nous donnerons au problème\n« Plan » sont essentielles."}, {"page_pdf": 35, "page_imprimee": "126", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.1.35", "texte": "TEK H N E\nSUPPLEMENT AU VOLUME VL N° 8 DE « LA CITE ».\n\nAvant toute autre question, il faut résou-\ndre celle du logement, établir soigneusement\nle type de l'habitation réduite, car c'est là le\nplus limité des « moyens » existants.\nPar la simplification et la disposition ra-\ntionnelle des Intérieurs et de leurs détails,\npar la restriction de tout inutile, l'organisa-\ntion domestique sera de beaucoup facilitée.\nSi l'organisation nouvelle de l'habitat im-\nporte, la transformation radicale des moyens\ntechniques de construire joue un rôle égal\nautant parce que nécessitant de nouvelles\nméthodes que par l'emploi de nouveaux ma-\ntériaux.\nL'industrialisation de la construction a\npour base une rigoureuse standardisation des\néléments divers, la normalisation de ces élé-\nments-types.\nLe Werkbund, en organisant l'Exposition\n« Die Wohnung » n'a d'autre but que de\ns'efforcer à rechercher systématiquement les\nbases de la nouvelle habitation et ce par\nl'examen attentif des problèmes s'y ratta-\nchant, tels que l'organisation des espaces, la\nconstruction en soi, la technique et l'hygiène.\nUne cité de 60 logements sera donc réa-\nlisée ,sous la direction de l'architecte Mies\nVan der Rohe, et grâce au concours des ar-\nchitectes suivants :\n1. Dr Frank, Vienne.\n2. J. J. P. Oud, architecte de la ville de\nRotterdam\n3. Mart. Stam, Rotterdam.\n4. Le Corbusier, Genève.\n5. Prof. D 1 Peter Behrens,Be lin-Vienne.\n6. Dr Richard Docker, Stuttgart.\n7. Walter Gropius, Directeur du Bau-\nhaus de Dessau.\n8. Ludov. Hilberseimer, Berlin.\n9. Mies Van der Rohe, Berlin.\n10. Prof. Hans Poelzig, Be\" lin.\n11. Prof. Rading, Breslau.\n12. Prof. Scharoun, Breslau.\n13. Prof. Adolf G. Schneck, Stuttgart.\n14. B uno Taut, Berlin.\n]5. Max Taut, Berlin.\nAinsi donc ce groupement d'habitations\nne sera pas autre chose qu'une cité d'expé-\nrience où l'on s'efforcera d'établir les prin-\ncipes rationnels de la construction moderne\nen série. La directive essentielle de sembla-\nble manifestation réside en ceci : se rendre\ncompte pratiquement de nouvelles fonctions\ndans le logement, issues de remploi de ma-\ntériaux anciens et nouveaux. Aussi la Cité\nainsi réalisée ne prétendra pas offrir en elle-\nmême, la méthode de la construction ration-\nnelle de série, mais bien un exemple de tra-\nvail préparatoire à l'établissement de cette\nméthode.\nLa tâche de l'Exposition «Die Whonung»\nsera de montrer qu'une industrialisation de\nla construction de l'habitation ne doit pas\nêtre envisagée comme une violence faite aux.\nindividualités.\nVoici le plan d'organisation de l'Exposi-\ntion :\n1 ° La construction de la maison.\na) Cité de Weiszenhof.\nb) Terrain d'expérience de la Cité.\n2° L'équipement de la maison (exposition\ndans les halls).\na) Le fonctionnement intérieur général.\nb) Ameublement.\nc) Fonctionnement de la cuisine, etc.\nd) Installation sanitaire.\n3° Exposition internationale d'architecture\nmoderne (Plans et maquettes).\na) Urbanisme.\nb) Habitations.\nc) Constructions industrielles et bureaux.\nd) Statistiques.\n***\nNous avons appris récemment que notre\nexcellent confrère, l'architecte V- Bourgeois,\nvenait d'être désigné pour présenter à\nStuttgart un type d'habitation, conformé-\nment au programme de l'Exposition « Die\nWhonung ».\nC'est donc avec plaisir que nous ajoutons\nson nom à la liste des éminentes personna-\nlités qui participent à la grande manifesta-\ntion du Werkbund."}, {"page_pdf": 36, "page_imprimee": "127", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.1.36", "texte": "A\nA3,\nOIA\n'X>CIA77O// ÛOMAM/fACTW^\nACkJ DE L'£U&OP£ CCWrMMM£\nJE&U/ZE RU JOE T*TZQPftGnN DE.\nTPANfcDAPFN"}, {"page_pdf": 37, "page_imprimee": "128", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.1.37", "texte": "TEK H N E\nSUPPLEMENT AU VOLUME VI. N° 8 DE « LA CITE ».\n\nLE PROBLÈME DE LA RÉGLEMENTATION\nCIRCULATOIRE CHEZ NOUS ET AILLEURS\n\nL'accroissement considérable du trafic de\nnos grandes villes a établi, une fois pour tou-\ntes, — et en dehors des strictes prescrip-\ntions urbanistiques, hygiéniques, etc. —\nl exiguité, en général et la non-appropriation\nde nos rues, artères et carrefours. Le chiffre\neffrayant des accidents causés par le roulage\na contraint les autorités responsables à pren-\ndre des mesures assurant un minimum de\nsécurité. Enfin il demeure reconnu que la\ncirculation est actuellement moins aisée et\nplus dangereuse, pour les piétons comme\npour les conducteurs de véhicules, à Bru-\nxelles qu'à Londres, Berlin et même Paris.\nAu nombre des mesures prises par nos\nadministrations communales, Bruxelles en\npremier chef, nous avons eu l'application plus\ngénéralisée du sens uinique; récemment,\nl'utilisation de signaux électriques et de dé-\nmarcations dans le pavage, aux carrefours\nencombrés. C'est encore dans un but de pro-\ntection et d'éducation que fut créée, derniè-\nrement, la « semaine de la circulation ». En-\nfin, des mesures particulières viennent de ré-\nglementer le stationnement dans le centre de\nnotre capitale.\nCertes, il faut voir dans ces tentatives un\névident souci d'une oTgan'sation de plus en\nplus indispensable. Mais peut - on admettre\nque soit conjuré par là le péril grandissant\nqui menace les usagers de la voirie urbaine ?\nIl est plus sage, assurément, d'envisager que\nces mesures fragmentaires seront rendues de\nplus en plus inefficaces par le développe-\nment continu du trafic rapide. 11 importera,\nsous peu, qu'une réglementation complète\net stricte soit mise au point, ayant pour but\nd'assurer la meilleure utilisation des rues, ar-\ntères et carrefours, leur parfaite appropria-\ntion à un trafic normal en même temps\nqu'une sécurité absolue pour tous ceux, pié-\ntons et véhicules, qui utilisent, ces rues, ar-\ntères et carrefours. Il y aurait intérêt, en ou-\ntre, à étendre cette réglementation à la po-\nlice de la route en général, avec laquelle\nelle se lie intimement, et qu'elle pourra ainsi\navantageusement compléter.\nAvant d'émettre des suggestions sur une\nfructueuse marche à suivre, il nous paraît in-\ntéressant de donner quelques précisions sur\nl'effort accompli, en la matière, à l'étran-\nger et particulièrement dans les grandes mu-\nnicipalités américaines, où le problème se\npose avec la plus extrême rigueur. Nous\nverrons qu'il est souvent résolu de façon\nclairvoyante et par des spécialistes autorisés.\nL'Etat de New-York fut, un des premiers,\natteint par le -fabuleux développement du\ntrafic. Il s'est appliqué avec énergie à régle-\nmenter la circulation énorme que rendaient\ndéfectueuse,principalement à New-York mê-\nme, la non-appropriation des rues, le man-\nque d'éucation urbaine des habitants et des\nconducteurs, l'absence de strictes mesures de\npolice du roulage.\nLa « National Automobile Chamber of\nCommerce » a publié les heureux résultats\nqu'ont amené, au cours de l'année 1925,1 es\nefforts des autorités new-yorkaises. Le chif-\nfre, notamment, des accidents causés par le-\nroulage a été réduit de 1 0 p.c. Quant aux\nmoyens mêmes de réglementation, ils ont été\nrésumés en ces termes :\n1. Elaboration et vote d'une loi stricte"}, {"page_pdf": 38, "page_imprimee": "129", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.1.38", "texte": "TEK H N E\nSUPPLEMENT AU VOLUME VI. N° 8 DE « LA CITE ».\n\nsur la circulation, comprenant le retrait du\npermis aux chauffeurs imprudents.\n2. Renforcement efficace éventuel de\ncette même loi.\n3. Etroite collaboration des autorités mu-\nnicipales et provinciales.\n4. Police énergique assurant Y ordre sur\ntoutes les routes de l'Etat.\n5. Méthodes perfectionnées appliquées à\nla construction des routes et au contrôle du\ntrafic urbain.\n6. Aide efficace apportée par la publica-\ntion, dans la presse, des listes nombreuses\nde retraits de permis.\nRemarquons que, pour générales qu'elles\nsoient, ces mesures ont été conçues et appli-\nquées sans différenciation du trafic urbain\net routier.\nîfC\nA Washington, le problème s'est révélé\naussi intense. L'année 1924 enregistra : 94\nmorts, 38 blessés dangereusement et 2,800\ncontusionnés ou blessés légèrement; tous\naccidents dus au roulage. 11, fut aussi établi\nque, sur 9,000 accidents, 5,800 s'étaient\nproduits à des carrefours, 3,200 au long des\nartères.\nParallèlement à l'effort de New-York, une\nloi fut votée dénommée « Traffic Act », qui\naugmentait considérablement le taux des pé-\nnalités, et autorisait la police du roulage à\nsignifier, séance tenante, l'emprisonnement\naux chauffeurs se livrant à des excès de vi-\ntesse, conduisant sous l'empire de la bois-\n\nExemples courants de rectification du tracé des carre\nfours, en vue d'y admettre la circulation automobile\nnormale (E. U. A.)\nExemples de démarcations dans l'asphalte\nDémarcations à un croisement normal\na) halte b) ralentir c) stationnement"}, {"page_pdf": 39, "page_imprimee": "130", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.1.39", "texte": "TEK H N E\nSUPPLEMENT AU VOLUME VI. N° 8 DE « LA CITE ».\n\nExemples de démarcations dans l'asphalte\n1. Démarcations indiquant le passage\ndes piétons à un carrefour\n2. a) démarcation à l'axe d'un croissement irrégulier\nb) démarcation à l'axe d'une courbe\n\nson, utilisant des moyens divers (tels que le\nnuage de fumée) pour échapper aux pour-\nsuites, etc. La loi nomme, en outre, un «\nrecteur du Trafic » appuyé par la police et\nle « Tribunal du Trafic ».\nLa même loi autorise une vitesse maxima\nde 22 milles à l'heure sur voie urbaine. Elle\nréglemente de façon précise les moyennes à\nprendre dans tous les cas d'intersection, de\ncarrefours, de courbes dans le tracé des rues.\nAux carrefours, la supériorité est donnée\naux piétons, tandis que les véhicules en béné-\nficient au long des artères.\nLes signaux à faire par les automobilistes\nsont du même coup établis. Les phares et\nles freins des véhicules automobiles, avant\nd'être mis en usage, sont soumis à un con-\ntrôle préalable.\nLes heures de stationnement dans les ar-\ntères congestionnées sont strictement régle-\nmentées.\nLes chauffeurs, en outre, sont tenus de\nfaire examiner leurs capacités mentales et\nphysiques. Il est requis que tous ceux qui dé-\nsirent être autorisés à conduire, fassent preu-\nve de leur parfaite connaissance du code des\nsignes de trafic urbain et routier.\nEnfin rétablissement d'un système de si-\ngnaux lumineux, fonctionnant par marche\nsynchronisée, doit rendre efficace le contrôle\nde la circulation. Une standardisation des\nappareils envisagés est nécessaire tant pour\nla facilité des policiers que pour celle des\npiétons, automobilistes et conducteurs de\nvéhicules.\nIl nous restera à signaler qu'à Washing-\nton comme à New-York, la publication par\nla presse de faits divers, jugements et arti-\ncles touchant le trafic et ses dangers a sin-\nguièrement influencé et éduqué le public.\nLa situation provoquée par l'accroisse-\nment fabuleux du trafic à Los Angeles (les\nstatistiques ont établi le record de 1 auto par\n2.5 habitants) a exigé un rapide et vigou-\nreux travail de réglementation. Un code\nnouveau fut établi en janvier 1924, compor-\ntant des clauses particulièrement intéres-\nsantes : création de « zones de sécurité »\n(safety zones), interdites aux véhicules et\nfacilitant l'accès de tramways aux stationne-"}, {"page_pdf": 40, "page_imprimee": "131", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.1.40", "texte": "TEK H N E\nSUPPLEMENT AU VOLUME VI. N° 8 DE « LA CITE ».\n\nments; zones de ralentissement aux abords\ndes écoles et des terrains de jeux. Un sys-\ntème de signaux avertisseurs enjoint les au-\ntomobilistes à la prudence. La réglementa-\ntion du parcours et du stationnement dans\nles quartiers d'affaires est strictement établie.\nToutes les artères du « district central du\n%\ntrafic » sont à sens unique, et l'accès en est\ninterdit, pendant plusieurs heures, à certains\nvéhicules encombrants. La standardisation\ndes apparels de contrôle et des couleurs a\nété appliquée rigoureusement. Enfin, il fut\ncréé une « caisse du trafic urbain », ali-\nmentée par les pénalités, amendes, etc., et\ndestinée à subvenir aux frais d'entretien des\nappareils de trafic existants ou à l'installa-\ntion de nouveaux signaux.\n(A suivre. )\n\nPlaques standardisées avec signes, utilisées dans le trafic routier des E. U. d'Amérique\n1) tournant à droite\n2) courbe vers la droite\n3) double courbe vers la gauche\n4) tournant à gauche\n5) courbe vers la gauche\n6) double courbe vers la droite\n7) aboutissement perpendiculaire\n8) quatre bras\n9) aboutissement perpendiculaire à main gauche\n10) carrefour (cinq=bras)\n11) passage souterrain\n12) passage à niveau (RR=railroad)\n\nEm. HENVAUX."}, {"page_pdf": 41, "page_imprimee": "132", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.1.41", "texte": "TEK H N E\nSUPPLEMENT AU VOLUME VI. N° 8 DE « LA CITE ».\n\nCONCOURS TRIENNAL D'ARCHITECTURE\nOUVERT PAR LA SOCIÉTÉ ROYALE\nDES ARCHITECTES D'ANVERS\nEn séance du 12 janvier 192 7, la Société\nRoyale des Architectes d'Anvers décida d'ou-\nvrir, avec l'appui de l'administration commu-\nnale, de l'administration provinciale et de la\nSociété royale pour l'encouragement des\nBeaux-Arts, un Concours d'architecture sur\nle programme suivant :\nOn demande un projet de\nMAISON COMMUNE\nà ériger dans une cité-jardin groupant envi-\nron 2,000 habitants.\nLa « maison » comprendra :\n1. Une grande salle de fêtes avec scène\n(environ 160 mètres carrés) pouvant con-\nvenir pour réunions, expositions, réceptions,\nreprésentations, etc. ;\n2. Une salle de jeux pour adultes (envi-\nron 120 mètres carrés);\n3. Une salle de jeux et de lecture pour\nenfants (environ 60 mètres carrés) : narra-\ntions, marionnettes, etc. ;\n4. Une salle de lecture pour adultes (en-\nviron 80 mètres carrés) : conférences, pro-\njections, etc.;\n5. Un petit vestibule d'entrée;\n6. L'habitation du surveillant et de sa fa-\nmille : cuisine, chambre de famille, chambre\nà coucher, chambre de bain;\n7. Services : débarras, vestiaires, lavato-\nrys, etc. ; dispensaire, escaliers de service.\nLes bains et le service du chauffage cen-\ntral seront placés dans les sous-sols.\nLa surface bâtie du projet sera d'environ\n600 mètres carrés.\nLe bâtiment sera entouré de jardins et\ndominé par une tour de 25 mètres de hau-\nteur environ avec carillon et cadran.\nLes concurrents fourniront :\na) Le plan du rez-de-chaussée.\nb) La vue d'une façade.\nc) Une coupe.\nle tout à l'échelle de omo2 p. m. (1/50).\nd) Le détail d'un fragment de la tour.\nà l'échelle de Om 05 p. m. <l/20).\nou bien une vue perspective de l'ensemble\ndu bâtiment.\ne) Le plan général de situation (indiquant\nl'orientation) à l'échelle de omoos p. m.\n(1/200).\nDISPOSITIONS GENERALES\nA l'exception des membres de la Société\nRoyale des Architectes d'Anvers et de ceux\nqui ont déjà remporté un premier prix dans\nun précédent concours de la Société Royale,\npourront participer au concours tous les\nBelges qui, au ler1er janvier 1927, n'ont pas\natteint l'âge de 30 ans; ce qui devra être\nprouvé officiellement par la feuille-annexe.\nLe jury sera composé de 7 architectes qui,\ntous, auront droit de vote et seront nommés\ncomme suit :\n1. Le président de la Société Royale des\nArchitectes d Anvers président du jury.\n2. D eux membres de la dite Société à\nélire par celle-ci.\n3. Un architecte, membre de la Société\nRoyale d'encouragement des Beaux - Arts\nAnvers et à défaut de celui-ci, un membre\nde la Société Royale des Architectes d'An-\nvers.\n4. Un architecte, domicilié hors Anvers,\nà inviter par la Société Royale des Architec-\ntes d'Anvers.\n5. Deux architectes belges que les con-\ncurrents indiqueront par écrit à la remise de\nleur projet, sous enveloppe spéciale portant\nla devise des dessins et l'inscription « Mem-\nbres du Jury ».\nLe plus grand nombre de voix fixe le\nchoix de ces membres. En cas de suffrage à\nnomb e égal, le sort décidera.\nLes concurrents ne peuvenit pas proposer\nleur professeur. Si celui-ci est nommé par\nd autres, il est prié de ne pas accepter."}, {"page_pdf": 42, "page_imprimee": "133", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.1.42", "texte": "TEK H N E\nSUPPLEMENT AU VOLUME VI. N° 8 DE « LA CITE ».\n\nUn membre de la Société rempli a l'office\nde rapporteur du jury; il ne prendra pas part\nau jugement et n'aura pas d oit de vote.\nA chaque membre du jury il sera, aussitôt\naprès sa nomination, envoyé un programme\ndu concours.\nLe jury vote de vive voix. Aucun memb e\nn'a la faculté de s'abstenir au vote.\nLe vote aura lieu par appel nominal et par\nordre alphabétique. Chaque prix sera voté\nséparément.\nToute décision du jury sera prise à la ma-\njorité des voix.\nLes projets doivent être délivrés à\nl'adresse du Président de la Société Royale\ndes Architectes d'Anvers, Académie Royale\ndes Beaux-Arts, à Anvers (concierge : rue\nMutsaert), au plus tard le samedi 30 juillet\n1927, avant cinq heures de l'après-midi.\nLes dessins seront sans signatu e, mais\nporteront une devise ou une marque. Cha-\nque projet sera accompagné d'une enve-\nloppe spéciale pour la désignation de deux\nmembres du jury, comme il a été stipulé\nplus haut, et d'une deuxième lettre cachetée,\nétant la feuille-annexe, convenablement\nremplie des nom, domicile, âge et lieu de\nnaissance du concurrent, ainsi que le nom\nde son professeur, s'il y a lieu. Cette feuille\nsera signée par M. le Bourgmestre du lieu\nde résidence du concurrent et par celui-ci.\nAucun projet ne peut être présenté en co)\nlabo ration.\nSur l'enveloppe cachetée de la feuille-an-\nnexe sera répétée la devise des dessins.\nLes enveloppes portant comme devise\ncelle des projets classés premiers, seront ou-\nvertes après que le jury se sera prononcé et\nle résultat avec le nom des auteurs sera pu-\nblié aussitôt par les journaux d'Anvers. Les\nautres lettres seront rendues fermées, lors de\nla reprise des projets.\nLes concurrents, qui se feront connaître\navant la décision du Jury, et ceux qui n'au-\nraient pas satisfait aux conditions du présent\nprogramme, ne seront admis ni au concours\nni à l'exposition.\nLe jury dressera un rapport sur les meil-\nleurs projets. Ce rapport pourra être exa-\nminé par les concurrents à l'exposition pu-\nblique des projets, qui aura lieu après le ju-\ngement.\nLes projets jugés les meilleurs seront dési-\ngnés par le nom et le lieu de naissance de\nl'auteur; les autres concurrents pourront\négalement, s ils le désirent, placer leur nom\nsur leur œuvre.\nA l'exposition les projets sont placés par\ntirage au sort.\nLes prix suivants sont mis à la disposition\ndu Jury :\nPREMIER PRIX :\nUne prime de 2,000 francs, une médaille\nen argent offerte par la Société Royale d en-\ncouragement des Beaux-Arts, et un diplôme.\nDEUXIEME PRIX :\nUne prime de 1,400 francs, une médaille\nen argent de la Société Royale des Architec-\ntes d'Anvers, et un diplôme.\nTROISIEME PRIX :\nUne prime de 800 francs, une médaille de\nbronze et un diplôme.\nLe Jury a le droit de changer la distribu-\ntion des primes.\nLa Société Royale des Architectes d An-\nvers se réserve le droit de photographier les\nprojets primés et de Jes publier.\nLes concurrents enverront et reprendront\nles projets à leurs frais. A la remise des po-\njets il sera délivré,par numéro d'ordre,un cer-\ntificat de réception portant la devise du pro-\njet envoyé.\nAprès l'exposition les projets seront\néchangés contre le certificat.\nLes projets qui ne seront pas repris, en-\ndéans les cinq jours, après la fermeture de\nl'exposition, deviendront la propriété de la\nSociété Royale des Architectes d'Anvers.\nLa Société n'est pas responsable des dé-\ngâts qui pourraient être occasionnés aux\ndessins.\nAnvers, le 31 mars 1927.\nPOUR LA DIRECTION :\n'Le Secrétaire, Le Président,\nHenri VAN DIJK. Frank BLOCKX."}, {"page_pdf": 43, "page_imprimee": "134", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.1.43", "texte": "TEK H N E\nSUPPLEMENT AU VOLUME VL N° 8 DE « LA CITE ».\n\nCONCOURS\nLE PALAIS DE LA SOCIETE DES NA-\nTIONS. Le jury international des archi-\ntectes pour la construction du Palais de la\nSociété des Nations, a terminé ses travaux\naprès avoir tenu 69 séances, sous la prési-\ndence de M. Victor Horta.\nSuivant le rapport, le jury, tout en recon-\nnaissant la richesse extraordinaire des idées\nmanifestées par les 377 concurrents, a dé-\ncidé à l'unanimité que le concours n'a pas\ndonné les résultats permettant de recom-\nmander l'exécution d'un des projets.\nLe jury a donc décidé de répartir le prix\net de donner 3,800 francs à chacune des\nneuf premières mentions, et à chacune des\nneuf deuxièmes mentions 2,500 francs.\nLes premiers ont été attribués à quatre\nFrançais, deux Italiens, deux Allemands et\nun Suédois.\nLes architectes Jean Hendrickx et De-\nLigne, de Bruxelles, obtiennent une deuxième\nmention.\nLe résultat arrêté par le jury sera soumis\nà l'assemblée générale de septembre, seule\ncompétente pour décider des mesures à\nprendre. Il sera tenu vraisemblablement un\ndeuxième concours entre les lauréats.\nPour compléter ces renseignements, four-\nnis par la presse quotidienne, nous donnons\nci-dessous la liste complète des lauréats.\nNous ne manquerons pas d'ailleurs de nous\nétendre plus longuement sur les résultats de\ncet important concours, nous contentant\npour le moment d'adresser nos vives félici-\ntations à MM. Hendirckx et De Ligne qui ont\nsi victorieusement défendu les couleurs na-\ntionales.\nVoici donc les noms des autres lauréats :\nPremière catégorie (neuf prix de 12,000\nfrancs) :\nL'association Broggi, Vaccaro et Frazi,\nRome; Einar Erikson, Stockholm; Camille\nLefèvre, Paris; Le Corbusier et Jeaneret,\nParis; l'association Eric zu Putlitz, Klophaus\net Schock, Hambourg; Georges Labro, Pa-\nris; Fahrenkamp et Dencke, Dusseldorf;\nNenot et Flegenheimer, Paris-Genève; Giu-\nseppe Vago, Rome.\nSeconde catégorie (neuf prix de 3,800\nfrancs) :\nH. Th. Wydeveld, Amsterdam; Boni et\nBorri, Rome; Patouillard Demoriane, Paris;\nBonatz et Scholler, Stuttgart; Pierre et Louis\nGuidetti, Paris; Boileau et Le Bourgeois,\nParis; Fisher et Speidel, Essen; W. Olsson,\nStockholm; Evert Van Linge, Groningen.\nTroisième catégorie (neuf prix de 2,5 0Q\nfrancs) :\nMeyer et Wittwer, Bazel ; Laverrière et\nThévenaz, Lausanne; Lambert, Legendre\net Camoletti, Paris-Genève; Piacentini, Ra-\npisardi et Mazzoni, Rome; J. M. Luthmann\net H- Wouda, s Gravenhage; J. E. P. Heyi-\ndrickx et Jean De Ligne, Bruxelles; G. Birch-\nLundgreen, Stockholm; H. Ahlberg, Stock-\nholm; A. Rosen, Kopenhagen.\n***\nCONCOURS POUR UNE COUVER-\nTURE DE REVUE D'ART. Un concours\nest ouvert entre les artistes de toutes natio-\nnalités pour le dessin d'une couverture des-\ntinée à la revue « La Renaissance de l'Art\nfrançais et des Industries de Luxe ».\nAucun style décoratif n'est imposé aux\nconcurrents qui auront toute latitude pour le\ngenre d'ornementation et la disposition du\ntexte typographique. Toutefois, le dessin de-\nvra être exécuté au net à l'encre de Chine et\nsur bristol, plus grand d'un quart que les di-\nmensions de la revue. Tout concurrent peut\nenvoyer un ou plusieurs projets.\nLe concours est anonyme et chaque projet\nportera la devise ou l'emblème choisi par\nl'auteur. La devise ou l'emblème sera répété\nsur une enveloppe cachetée qui contiendra\nles nom, prénom, adresse du concurrent.\nLes projets présentés à plat (non roulés ni\nencadrés) devront être déposés, contre reçu,\naux bureaux de « La Renaissance », 1 0 ou\n11, rue Royale, avant le 1 5 juin 1 927."}, {"page_pdf": 44, "page_imprimee": "135", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.1.44", "texte": "TEK H N E\nSUPPLEMENT AU VOLUME YL N° 8 DE « LA CITE ».\n\nLe concours sera jugé, dans le délai d'un\nmois, par un jury composé de hautes person-\nnalités artistiques.\nUne prime unique de 2,000 francs sera\ndécernée au projet classé en tête par le jury.\nLes projets seront exposés, avant le juge-\nment, dans les bureaux de la Renaissance.\n(« Art et Décoration », mars 1927).\nLE CONCOURS POUR LES NOU-\nVEAUX BATIMENTS DE L'UNIVERSITE\nDE LEEDS, terminé au début de cette an-\nnée, a pour lauréat la firme d'architecture\nbien connue MM. Lanchester, Lucas et\nLodge.\n\nECHOS ET\nNOUVELLES\nCHARLEROI VEUT AVOIR SON « SA-\nLON ANNUEL DES BEAUX-ARTS »;\nc est, en 1927, la VIIe tentative qui est faite\ndans ce sens.\nNous n'aurions assurément pas à parler de\ncette très vague réunion d'amateurs satis-\nfaits, dans des locaux plus vaguement amé-\nnagés encore, s'il n'était parlé, dans les ob-\njectifs du Comité, d architecture.\nCelle-ci est actuellement représentée, si\n1 on peut dire, par quelques dessins en cou-\nleurs qui visent au « joli » et aussi (est-ce\nun bon point dans une telle assemblée?) au\nstyle « Arts Décoratifs de Paris ».\n\n[EnnMiuuES\naPMIN*\nFDMDEE5 EN I&3U\nPPf5ENTINT\nLEURS NDLILiMntJX\nItlBPftUi* [V?lïIHLII!it5i\nPEUi? PUREMENT EN: NCIR-MCTniliqiiC\nJdliNK-ClFnNEE\nllfPI, HP PATINE, CFUN\nEl (II1TRE5 EaLLEUfî5\nU i_T V? Ri - MB DE »Ht 5\nnUliiaLUENDREL Mil BRUXELLES TELEPHDME MID.3E\nBUREAU DE DE551H D5 PiEELAME'5\nBAUGhlET EN VAN TÛNQEPtEN\nFHUE O'APiENBEPIQ 17-.TEL il^Q"}, {"page_pdf": 45, "page_imprimee": "136", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.1.45", "texte": "Pour inotre agrément, citons ces lignes\nd une critique « avancée » de la presse caro-\nlorégienne :\n« L architecture d'aujourd'hui ne recher-\nche pas moins un certain cachet d'élégance\net de fantaisie que le pratique et la présen-\ntation. On conviendra ici de l'influence sa-\nlutaire et inattendue du cubisme, un monstre\nqui ô ironies et contrastes des choses!\ndonna le jour à cette progéniture sobre, sin-\ncère, proportionnée, normale, harmonieuse\nqui rappelle, si l'on veut, la Grèce, mais\nde loin les Arts industriels et décoratifs\nmodernes.\nEN L'HONNEUR de M. FRANCIS JOUR-\nDAIN. Du « Soir » :\n« Mercredi soir, dans un restaurant de\nBruxelles, quelques artistes ont fêté M- Fran-\ncis Jourdain, réminent décorateur français.\nSuccessivement M. Van der Swaelmen, au\nnom de la Société des Urbanistes; M. Geor-\nges Henderickx, au nom de la Société Cen-\ntrale d'Architecture, et M. Pierre Bourgeois,\nau nom du groupe de la Lanterne Sourde,\ncongratulèrent leur invité et dirent les méri-\ntes de ses audacieuses tentatives architectu-\nrales. M. Francis Jourdain répondit de la\nmanière la plus chaleureuse et la soirée se\nprolongea au milieu de conversations fort\nanimées. »\nL'ARCHITECTE MIES VAN DER ROHE\na, cette année, ajouté à son œuvre la réalisa-\ntion d'une curieuse et puissante conception :\nle mémorial de Cari Liebrecht et de Rosa\nLuxembourg, monument érigé par les soins\ndu Parti Communiste allemand, au cimetière\nde Friedrichsfelde.\n\nSUPPLEMENT AU VOLUME VL N° 8 DE « LA CITE ».\n\nH A N G A R S\n379\nV\nN\ni\nim\nr?«\nM\nm\n%\nNi\nfrs&\nLx fierfedion. des chorfwznte-couuerturei, a\nadûfl alAzà toutes les industries. «®cnI ■\nLa Charpente Couverture \" OMEGA „ S. A.\n6, Avenue de Koekelberg, 6, BERCHEM-BRUXFLLES\nTéléphone : 606.15 Télégrammes : 0MÉGAM0\n\nmm wM%,\nt %ic »'\n:' • \"S S\ny.. ••.:\n4\nm\n■\n«\nV\nJ>l\n:;■:•• s:-:::-:\nr-*\ny'¥ÏgS;\n♦s/\n»\" <•\nlit\nml\nm*\n'\nrnssm >mm m\n§p\n.SB!\n? rt.\n: mm w.a>\nm\nW m&Mt\ni - §\n*.* « '\nà Sis w *"}, {"page_pdf": 46, "page_imprimee": "137", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.1.46", "texte": "tOQO\nDf L £\nG\nLES-MIDI\n375\n\nToileries et briqueteries du \" PROGRÈS „\nsociété aieaj»e à Hennuyères (Belg )\nWIIHNHM\nPLANCHERS transportables\nen briques creuses armées\nCHEMINÉES DE FUMÉE ET DE VENTILATION\nA CONDUITS SIMPLES ET MULTIPLES (&?)\nBÉTON - Poutres - Charpentes\n\nGrande Vitrerie, Miroiterie et\nVerres spéciaux de la Couronne\nH. 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HERSTAL\nCOMPTE - CHÈQUES POSTAUX 446,99\n350"}, {"page_pdf": 47, "page_imprimee": "138", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192704-01.1.47", "texte": "POUR LA SDMME DE FRS 25\nNOS ABONNÉS RiIOIVENT :\n12 NUMÉROS DE LA RE VUE \"LA CITÉ\"\nSOIT UN VOLUME D'ENVIRON\n144 PAGES DE TEXTE, ET\n96 PLANCHES DE GRAND FORMAT\nLES ABONNEMENTS PRENNENT COURS A PARTIR DU NUMÉRO 1\n12 NUMÉROS DE LA REVUE \"TEKHHÉ\"\nCONSACRÉE A L'INFORMATION\nET A U TECHNIQUE DU BATIMENT\nSOIT UN VOLUME DE 240 PAGES\nABONDAMMENT ILLUSTRE\nUSi E RISTOURNE DE 25 FRANCS\nSUR NOS ÉDITIONS (DEMANDEZ LA LISTE!\nCOMPTE\nCHÈQUES\nPOSTAUX\nNo 16621\nImp. H. KUMPS-ftOBYN, fut Myniïild, 81-35, liMm."}]}