{"numero_id": "bm-bmtnaac-1927-10-01", "volume": "bmtnaac_1927-10_01", "ocr_sha256": "f4fa318438efaef95083dcde036d0c88cebe34c6a93351deab21a7d79e13e51b", "source_tei": "https://github.com/Princeton-CDH/bluemountain-transcriptions/blob/main/periodicals/bmtnaac/issues/1927/10_01/bmtnaac_1927-10_01.tei.xml", "source_mets": "https://github.com/pulibrary/BlueMountain/blob/main/metadata/periodicals/bmtnaac/issues/1927/10_01/bmtnaac_1927-10_01.mets.xml", "url_numero": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01", "articles": [{"article_id": "bm-bmtnaac-1927-10-01-c002", "article_bluemountain": "bmtnaac_1927-10_01#c002", "volume": "bmtnaac_1927-10_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "181", "page_fin": "196", "image_debut": 3, "image_fin": 44, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.2.2", "titre_corps": "REVUE D'INFORMATION CONSACRÉE A L'ARCHITECTURE, L'URBANISME, L'ART PUBLIC ET A LA TECHNIQUE DU BATIMENT", "titre_sommaire": "REVUE D'INFORMATION CONSACRÉE A L'ARCHITECTURE, L'URBANISME, L'ART PUBLIC ET A LA TECHNIQUE DU BATIMENT", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 3, "page_imprimee": "181", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.3", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 110, "texte": "TEKHNE\nREVUE D'INFORMATION CONSACRÉE A\nL'ARCHITECTURE, L'URBANISME, L'ART PUBLIC\nET A LA TECHNIQUE DU BATIMENT"}, {"page_pdf": 3, "page_imprimee": "181", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.3", "debut_caractere": 223, "fin_caractere_exclue": 2517, "texte": "L'AUTRE CRISE DU LOGEMENT\nLA GRANDE QUESTION DES GARAGES\n\nCHAPITRE IV\nGARAGES AMERICAINS\n(Suite)\nNous avons indiqué dans notre article pré-\ncédent les ingénieux dispositifs trouvés par\nles Américains pour perdre le moins de\nplace possible dans un garage du type à ram-\npes et pour gagner ainsi des emplacements\nutilisables pour les voitures (ils s'appliquent\nsurtout, nous l'avons vu, à réduire la surface\nde ces rampes).\nL'idéal pour un garage à étages, serait évi-\ndemment pour qu'il n'y ait aucune place per-\ndue de... supprimer les rampes.\nLe Fort Shelby Garage, construit à Détroit\npar l'architecte Kahn, nous prouve que l'on\npeut arriver à ce résultat paradoxal! C'est\nbien simple, il n'y a pas à proprement parler\nde rampe, mais l'intérieur du garage tout\nentier, n'est en fait qu'une vaste rampe.\nCe garage a toujours l'aspect d'un\ngarage à rez-de-chaussée qui aurait un sens\nde circulation continue avec une entrée et\nune sortie, mais l'allée sur laquelle circulent\nles voitures pour trouver leur place est en\npente. Les voitures qui entrent s'élèvent\ndonc. Au bout d'un tour complet, au lieu de\nse trouver devant la sortie, elles ont gravi la\nhauteur d'une spire ou si l'on préfère d'un\nétage.\nLes voitures se garent de chaque côté de\nl'allée comme dans un garage ordinaire à\nrez-de-chaussée.\nLe bâtiment a 45 mètres de long. Le par-\ncours effectué par une voiture lorsqu'elle fait\nle tour complet du garage en se retrouvant\nainsi au-dessus de son point de départ est\nd'environ 1 10 mètres.\nDans les tournants, il n'y a pas de voiture\ngarée, la pente y est plus forte que dans les\nparties droites. Dans ce garage, la pente\nmoyenne est d'environ 3,5 cm. par mètre, ce\nqui donne comme hauteur moyenne d'une\nspire à l'autre, 3 m. 70 environ. Cette hau-\nteur qui peut sembler élevée est nécessaire\npour loger les poutres des planchers qui ont\ndes portées de 1 5 mètres.\nNous avons montré ici-même le garage de\nla rue de Berry à Paris où les voitures sont\négalement logées sur une rampe, mais paral-\n\n(1) Suite de l'article publié dans les numéros 8, 9\net 10 de « Tekhné ». Nous réitérons nos remerciements\n!i M. Bauclry de Saunier qui a bien voulu mettre à notre\ndisposition les clichés parus dans la Revue « Omnia »,\nlors d'une première publication des études de\nM. Fournier. N. d. 1. R."}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "182", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.4", "debut_caractere": 410, "fin_caractere_exclue": 2836, "texte": "[élément à leur direction de marche, tandis\nou ici elles sont garees perpendiculairement à\ncette direction. La pente de la rampe du ga~\nrage parisien est sensiblement la même que\ncelle du tort Shelby garage. Mais que d'es-\npace perdu en regard de la solution améri-\ncaine! En effet, la surface commerciale occu-\npée par une voiture dans un garage comme\nle Fort Shelby est d environ 15 à 17 mètres\ncarrés, ce qui est le rendement maximum.\nL'allée du Fort Shelby est constituée, à\nvrai dire, par trois allées parallèles : deux\nsont réservées à la rampe, la troisième est\nhorizontale (on y accède de la rampe par le\npalier d'extrémité du bâtiment), en effet, à\ncet endroit, les voitures (qui entrent de face\ndans le garage) ont déjà gravi un étage ou\nspire. On peut remarquer en passant, qu'iï\nserait aussi facile d'adjoindre sur la droite\nune quatrième allée qui ferait pendant à la\ntroisième et qui serait également horizontale.\nOn aurait ainsi une rampe centrale sur la-\nquelle seraient garées les voitures et deux\nallées-garages annexes, à chaque étage où se\ntrouvent les services généraux : lavage, ma-\ngasin, etc...\nLa photographie reproduite à la figure 1\nest prise dans un tournant : c'est à peine si\ni on s'aperçoit que le sol n est pas de niveau.\nOn peut se rendre compte de la très belle\nportée des planchers et de la facilité de ma-\nnœuvre donnée aux voitures. Il eût été im-\nprudent ici de mettre des colonnes intermé-\ndiaires entre les voitures, étant donné que\ncelles-ci doivent gagner très rapidement leur\nplace, sinon elles entravent toute la circula-\ntion du garage. C'est bien là d'ailleurs le gros\ninconvénient du système : toutes les voitures\nsont à la merci du moindre maladroit qui\nprovoque un embouteillage. Mais n'insistons\npas trop et soulignons en terminant cette\nbrève description du Fort Shelby Garage\nque la faible déclivité de la pente permet à\ntoutes les voitures, même les moins fortes,\nde manœuvrer aisément.\nIl existe plusieurs garage américains établis\nd'après le même principe de construction,\nnotamment le Rarnp Garage (nous en don-\nnons le plan à la figure IV), qui comporte\nune rampe pour la montée et une autre pour\nla descente, notamment aussi les divers gara-\nges de l'United Storage Floor. Il est vrai que\ndans ces derniers garages les architectes se\nsont appliqués à réduire les dimensions de la\nrampe sur laquelle cependant sont garées les\nvoitures. La rampe (fig. V), est constituée"}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "183", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.5", "debut_caractere": 350, "fin_caractere_exclue": 2278, "texte": "par quatre parties inclinées séparées entre\nelles par quatre paliers correspondant aux\nangles de cette rampe discont nue qui affecte\nla forme d'un carré. Les parties montantes\nde la rampe ont environ 42 mètres de long\nau lieu de 110 mètres au Fort Shelby Ga-\nrage et 20 mètres dans les garages Humy\nMotor Ramp: Il s'ensuit évidemment une\ncertaine déformation des châssis, et par con-\nséquent des carrosseries, pendant la circula-\ntion des voitures sur la rampe, d'autant plus\nqu'avec une si faible longueur, la pente peut\natteindre jusqu'à 8 à 9 0/0.\nCe n'est pas l'idéal pour les voitures garées\nen B (fig. V). Leur position est plutôt anor-\nmale! Elle apparaîtrait même quelque peu\nbarbare à la plupart des automobilistes fran-\nçais qui soignent avec application leur voi-\nture. Mais en Amérique on ne raisonne pas\nainsi. Une voiture ect vite faite, vite usée,\nvite remplacée. Tant pis donc si elle pâtit\nau garage!\nLa figure VI montre une autre disposition\nde garage des établissements de T United\nStorage Floor, mais le nombre des voitures\nlogées sur la rampe est encore plus petit que\ndans le garage représenté à la figure V.\nDe tous les exemples que nous venons de\nciter, c'est celui-là que nous préférons, car la\nrampe arrive ainsi à être presque indépen-\ndante. La circulation propre à chaque étage\n(qui a ses besoins particuliers : dans la jour-\nnée pour l'entretien des voitures ou la nuit\npour le lavage) ne risque pas d'être troublée\npar la circulation générale du garage.\nUn mot maintenant des façades de ces\ngarages d une famille bien particulière.\nLa figure II représente une des façades du\nFort Shelby garage. Rien ne révèle extérieu-\nrement l'existence de la rampe. Cependant,\nn'eût-il pas été plus intéressant, plus simple,\net qui sait d'une meilleure publicité, de sou-\nligner au contraire, en façade, la place de îa\nrampe par des fenêtres inclinées sur l'hori-\nzontale?\nNous donnons encore (fig. X) la façade"}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "185", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.7", "debut_caractere": 622, "fin_caractere_exclue": 1448, "texte": "principale du garage Pieree Arrow à Long\nIsland (Grifin et Wynkoop, architectes).\n> f\n*\nGARAGES ALLEMANDS\nL'effort allemand au point de vue garage\na été bien plus du domaine de la théorie\nque de celui de la pratique.\nCertes, on trouve outre-Rhin des solutions\nneuves, ingénieuses, mais elles sont généra-\nlement difficiles à appliquer à des terrains\ndont le prix très élevé implique l'utilisation\nintégrale de la moindre parcelle. Ceci tient\nà ce que la proportion des voitures circulant\nen Allemagne est infiniment moins élevée\nqu'en Amérique et même qu'en France.\nLes garages à ascenseurs.\nNous avons cherché à présenter ici des types\nde garages allemands n'occupant qu'un es-\npace relativement restreint pour la surface\ndes constructions, mais comportant un grand\nnombie d'étages.\nLa figure VIII représente un garage établi"}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "186", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.8", "debut_caractere": 277, "fin_caractere_exclue": 1480, "texte": "sur un plan octogonal. Le nombre des étages\nest de 9. Les voitures sont logées dans des\nboxes. L'accès aux étages est asuré par deux\nascenseurs.\nA notre avis, un seul ascenseur aurait suffi\nétant donné le petit nombre de voitures lo-\ngées (8 ou 9 par étage). Le diamètre du ga-\nra ge est de 12 mètres.\nIl y a évidemment de la place perdue dans\nles boxes (un tel garage ne peut comporter\ncme des boxes). La grande tour est évidem-\nment originale. Mais quel terrain se prêtera\nexactement à la construction d'une telle bâ-\ntisse? On ne peut la concevoir qu'isolée au\nmilieu de la cour d'une usine.\nLa figure IX représente de même un ga-\nrage très spécial, mais dont la façade a très\nbelle allure. Quatre ascenseurs desservent les\nétages. Les voitures y accèdent au rez-de-\nchaussée des deux côtés à la fois : soit de\nl'intérieur, soit directement de l'extérieur ce\nqui est assez pratique. On trouve 40 places\npar étage. La disposition adoptée permet\nune bonne distribution des places d'étage.\nBi en que le garage comporte 10 étages, le\nnombre des ascenseurs est, à notre avis, plu-\ntôt élevé.\nGarages avec rampes. Les\nAllemands ont fait eux aussi un gros effort\ndans l'étude des rampes. Ils ont cherché des"}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": "187", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.9", "debut_caractere": 409, "fin_caractere_exclue": 1954, "texte": "formules de garages en colimaçon avec des\nboxes situés entre deux rampes; mais il faut\nconvenir que, jusqu'à présent du moins,leurs\nconceptions tiennent plus du domaine de la\nfantaisie architecturale que de celui de ïa\nréalisation pratique.\nL'étude des rampes a été dominée chez\neux par le souci de les rendre absolument in-\ndépendantes de la circulation propre de cha-\nque étage. Le garage de Briidler Lukhardt,\nqu; reçoit à chaque étage 1 30 voitures, com-\nporte, à chaque extrémité d'un dégagement\ngénéral, deux rampes circulaires respective-\nment réservées pour la montée et la descente\ndes voitures. Celles-ci sont rangées de cha\nque côté d'allées perpendiculaires au grand\ndégagement.\nLa solution est très bonne. Evidemment un\nterrain rectangulaire n'est pas complètement\nrempli avec des rampes ainsi placées, mais\npour d'autres terrains de forme mieux ap-\npopriée l'avantage est indiscutable.\nLa même idée a dominé le plan de la fi-\ngure VII : dans un grand terrain carré on a\ncréé une ceinture de bâtiments dans laquelle\nsont logées les voitures. Au milieu de la\ncourbe très vaste, se trouve une rampe des-\nservant alternativement tous les étages : elle\nne craint pas l'incendie se trouvant en plein\nair et ne gêne nullement l'éclairage du ga-\nrage. Elle est absolument indépendante de la\ncirculation des étages. On pourrait critiquer\nla très grande cour : c'est pourtant ce que\nl'on ferait certainement chez nous, dans une\ngrande ville où le terrain n'est pas trop cher.\nIl vaut mieux pour Tentret;en des voitures\navoir un garage clair."}, {"page_pdf": 37, "page_imprimee": "189", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.37", "debut_caractere": 60, "fin_caractere_exclue": 2226, "texte": "Nos lecteurs sont maintenant renseignés\nsur tous les systèmes de garages modernes.\nQuel est le meilleur? Il est bien difficile de\nle dire. Tel type de garage conviendra mieux\nque tel autre selon le terrain, le voisinage, le\npa3's, la clientèle à laquelle il est dest'né.\nC'est le rôle de l'architecte de savoir le dé-\nterminer exactement.\nNous verrons dans un prochain article\ncomment on peut résoudre le problème de\nla création de grands garages dans le centre\nde Paris où ils font totalement défaut. Nous\ndirons également comment il faut concevoir\nle rendement immobilier d'un grand garage\nmoderne.\n(A su vre.)\n\nPierre FOURNIER,\nArchitecte diplômé par\nle gouvernement.\n\nERREURS ET ILLUSIONS\nEm. HENVAUX.\nNous ne croyons pas qu'il faille prendre\nfort au sérieux la causerie que fit dernière-\nment( à l'Un iversité populaire d'Uccle,\nM. Paul Bonduelle.\nSous un titre - « Les erreurs et les illu-\nsions des modernistes » qu'on eut pu\ntrouver quelque p~u agressif, voire méprisant,\nM. Bonduelle n'a guère exprimé que les très\nbanales objections faites par les esprits scep-\ntiques et timides devant l'orientation décisive\nde l'effort architectural contemporain.\nIl faut bien admettre que ni les regrets, ni\nles critiques de M. Bonduelle ne pèseront\nd'un poids fort lourd dans le mouvement\nqui entraîne aujourd'hui l'art et l'architec-\nture vivants.\nVous parlez de sens critique, Monsieur\nBonduelle! de bon sens, de tradition et de\nculture! Voyez comme ces termes peuvent\nêtre interprétés fort différemment selon\nqu'on les met au service de considérations\nen chambre close, ou à celui qui nous pas-\nsionne de la vie de notre siècle! Les sou-\nvenirs qui vous hantent sont donc faux au\npoint que vous ne pouvez pas imaginer les\naudaces des maîtres anciens guidant\nleurs contemporains (et non asservis par eux,\ncomme vous vous plaisez à le croire). Et\nc'est au nom de ces faux souvenirs que vous\nprétendez juger nos audaces, de très loir., et\navec ironie...\nVous voyez que nous ne saurions prendre\nvos discours au sérieux, et que l'ironie se\nretourne! A peine d'ailleurs, car nous avons\nd autres tâches que celle de ménager les scep-\ntiques, de tranauiliser les craintifs."}, {"page_pdf": 38, "page_imprimee": "190", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.38", "debut_caractere": 60, "fin_caractere_exclue": 3202, "texte": "PROGRAMME DES\nCONCOURS D'ARCHITECTURE\nEXPOSITION INTERNATIONALE DE LA GRANDE INDUSTRIE\nSCIENCES ET APPLICATIONS A LIÉGE (1930)\n\nNous nous empressons de publier le programme\ndes Concours d'Architecture que le Comité Exé-\ncutif de lExposition de Liège (19?'0) a bien voulu\nnous faire parvenir. Ce concours dénote une inten-\ntion heureuse, mais combien malencontreusement\nréalisée. Il apparaît comme certain que le pro-\ngicîmme n'a pas été soumis aux Associations d ar-\nchitectes. Pourrait-on, sinon, y lire que « les pro-\njets primés deviendront la propriété exclusive de\nla Société Coopérative de l'Exposition de Liège\nqui aura le droit de s'en servir soit partiellement,\nsoit totalement, pour l'élaboration du projet à\nexécuter. »!\nQue faut-il ipenser d'autre part de l insistancc\navec laquelle il est précisé que « le but des con-\ncours est d obtenir des façades décoratives » et que\nles concurrents n'auront pas à se préoccuper des\nhalls que ces façades cachent.\nIl est vrai qu'une architecture d'Exposition peut\nêtre simulée. Elle constitue dans ce cas une ma-\nquette en vraie grandeur, d'une vaste composition\narchitecturale.\nCombien regrettable dès lors, de mettre séparé-\nment au concours les trois éléments principaux de\ncette composition.\n. Espérons que malgré ces graves lacunes —-\nqu'il faudrait cependant bien essayer d'empêcher\no l'avenir il se trouvera des artistes suffisam-\nment généreux et enthousiastes pour participer à\nces joutes.\nDes concours sont ouverts par la Société\nCoopérative de l'Exposition de Liég?, peur\nl'élaboration de projets concernant les fa-\nçades décoratives des halls CILI\na) Palais de la Métallurgie.\nb) Palais des Mines.\nc) Palais de l'Electricité.\nà ériger sur les terrains de la Plaine des Ma-\nnœuvres.\nCes bâtiments seront provisoires et n'au-\nront que la durée de l'Exposition.\nPeuvent participer aux concours, toLis les\narchitectes belges. Les architectes concur-\nrents pourront prendre part aux trois con-\ncours ou à l'un d'eux seulement.\nDATES DE REMISE DES PROJETS\na) Palais de la Métallurgie : 31 janvier\n1928.\nb) Palais des Mines : 15 février 1928.\nc) Palais de l'Electricité : 28 février 1928.\nLes projets seront déposés au local de la\nSociété aux dates ci-dessus désignées 11 en\nsera donné récépissé.\nLes projets, avec les pièces qui doivent les\naccompagner, seront enfermés dans Lin em-\nballage cacheté qui ne pourra être ouvert que\npar le Jury. Ils porteront une devise ou une\nmarque non signée reproduite sur deux enve-\nlpopes cachetées contenant : la première, les\nnoms des six architectes proposés comme ju-\nges; la seconde, le nom de Tarchitecfe-auteur\ndu projet\nLes documents comporteront ;\na) Une vLie d'ensemble en plan à l'échelle\nde 5 mm. par mètre, avec projet de jardin\nattenant directement à l'édifice.\nb) Une vue en élévation avec retours des\nfaçades à l'échelle de 1 cm. par mètre.\nc) La façade principale du bâtiment vue\nle soir avec !es illuminations possibles,\nd) Un dessin perspectif de l'édifice pro-\nposé.\ne)Des détails à l'échelle de 5 cm. par mè-\ntre pour aider à l'intelligence des projets de-\nvront accompagner ceux-ci.\nLes dessins devront être tendus sur châssis."}, {"page_pdf": 39, "page_imprimee": "191", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.39", "debut_caractere": 58, "fin_caractere_exclue": 3603, "texte": "JURY\nLe Jury, chargé de juger les concours, sera\ncomposé de neuf membres comprenant :\nTrois membres du Comité Exécutif de\nl'Exposition, dont un président;\nL'architecte provincial;\nL'architecte de la Ville;\nUn des architectes généraux de l'Exposi-\ntion ;\nEt trois architectes élus par les concurrents\nde la manière suivante :\nChaque concurrent présentera une liste de\nsix architectes qu'il classera par ordre de pré-\nférence.\nSi les architectes élus refusaient de rem-\nplir les fonctions de jurés, ils seraient rem-\nplacés par ceux qui les suivent, dans l'ordre\ndes voix obtenues. En cas de parité de voix,\nle candidat le plus âgé sera préféré.\nSeront exclus des concours, les projets qui\nne réuniraient pas toutes les conditions im-\nposées.\nPRIMES\nPour chaque concours, le Jury pourra ac-\ncorder les primes suivantes : 5,000, 2,500,\n1,000 francs, soit trois primes.\nDans le cas où l'auteur des projets primés\nserait chargé de l'étude du projet d'exécu-\ntion ,1a prime lui allouée sera confondue avec\nles honoraires fixés suivant barème de la So-\nciété Centrale d'Architecture de Belgique,\n5\" édition 1925.\nSi, par décision du Jury, toutes les primes\ncidessus n'étaient pas accordées, ou même\ns'il était estimé qu'aucun projet ne mérite\nl'allocation d'une des dites primes, les con-\ncurrents ne de ce chef, exercer, à\nquelque titre que ce puisse être, de recours\ncontre la Société de l'Exposition de Liège.\nLe Comité a le droit de ne donner aucune\nsuite au concours si le Jury décide qu'aucun\nprojet ne mérite les primes mises à sa dis-\nposition, et dans ce cas, d'ouvrir un nouveau\nconcours ou de confier l'élaboration de nou-\nveaux projets à un ou des architectes de son\nchoix.\nLes projets primés deviendront la pro-\npriété exclusive de la Société Coopérative de\nl Exposition de Liège, qui aura le droit de\ns'en servir, soit partiellement, soit totale-\nment, pour l'élaboration du projet à exécu-\nter.\nLe droit de reproduction appartiendra à\nla Société de l'Exposition seule.\nAprès la clôture de l'Exposition, tous les\nprojets primés seront remis par la Société\nCoopérative de l'Exposition aux archives de\nla Ville de Liège.\nLes projets seront exposés après la déci-\nsion du Comité Exécutif de l'Exposition dans\nses locaux et pendant le délai que celui-ci in-\ndiquera.\nLes concurrents pourront obtenir des\nexemplaires du programme et des plans sché-\nmatiques y annexés au prix de 5 francs, au\nsiège de la Société Coopérative de l'Exposi-\ntion de Liège, Place Saint-Lambert, 4, ou\nchez les architectes généraux, 16, quai des\nEtats-Unis, à Liège, tous les jours non fériés\nde 9 à 12 heures.\nLe but des concours est d'obtenir des fa-\nçades décoratives, les concurrents n'auront\ndonc pas à se préoccuper des halls mêmes\ndestinés aux expositions.\nCes façades comporteront des entrées prin-\ncipales et accessoires, avant-corps, galeries,\nete.? qui seront adossés aux parois des halls\nauxquels ils pourront être attachés. La face\npostérieure des palais ne sera pas décorée.\nCes façades s'élèveront au minimum à 8\nmètres au-dessus du plancher des halls.\nUne tour de grande hauteur fera corps\navec les façades du Palais de la Métallurgie;\ncette tour pourra se trouver au centre ou de\npréférence à l'angle de gauche du bâtiment.\nLa plus grande latitude est laissée aux\nconcurrents quant aux mouvements et aux\nreliefs à donner à leurs façades, pour autant\nque l'ensemble de leur conception reste dans\nles limites des sommes prévues pour leur exé-\ncution, soit :\na) Pour le Palais de la Métallurgie,\n600,000 francs.\nb) Pour le Palais des Mines, 400,000 fr."}, {"page_pdf": 40, "page_imprimee": "192", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.40", "debut_caractere": 58, "fin_caractere_exclue": 3158, "texte": "c) Pour je Palais de l'Electricité, 500,000\nfrancs.\nDans ces sommes sont comprises toute la\ncharpente en bois ou en fer nécessaire à l'édi-\nfication des constructions et pour la fixation\ndu staff ainsi que la peinture au fixo-chrome\neu similaire de toutes les parties, en staff,\nvisibles.\nCes sommes seront à justifier par les con-\ncurrents dans un mémoire qu'ils joindront à\nleur envoi.\nLes projets qui seraient éventuellement\nréalisés devraient être extensibles et com-\npressibles, et les sommes y affectées seraient\nproportionnelles à la surface couverte; les\nsommes indiquées ci-dessus étant établies\nd'après les dimensions du plan général, an-\nnexés au présent programme.\nLa mise en œuvre des projets se fera par\nles soins de la Société Coopérative de l'Ex-\nposition, qui aura recours à l'architecte-auteur\ndes projets en ce qui concerne la partie dé-\ncorative, pour l'exécution de laquelle il de-\nvra fournir les détails nécessaires, grandeur\nd'exécution et tous renseignements utiles et\npropres à assurer une réalisation complète et\nparfaite des ouvrages.\nN. B. La participation aux primes n'est\npas obligatoire; MM. les architectes sont priés\nd'exprimer nettement leur décision en, remet-\ntant leurs projets. En renonçant aux primes,\nils conservent la propriété de leurs œuvres.\n\nLes Architectes Généraux,\nA. WARNOTTE. R. POISMANS.\n\nPRIX ANNUEL VAN DE VEN\nREGLEMENT DU CONCOURS\nL. C.\nUne importante firme belge organise un\nconcours annuel pour l'encouragement de\nl'Architecture moderne en Belgique, con-\ncours dont nous donnons ci-dessous le pro-\ngramme. Nous tenons à féliciter M. Van de\nVen pour son intelligente et généreuse ini-\ntiative.\n1 0 Un prix annuel de cinq mille francs est\ninstitué par la Firme E.-J. Van de Ven pour\nl'encouragement de l'architecture moderne\nen Belgique.\n2° Cette somme servira à récompenser\nl'œuvre moderne considérée comme la plus\nintéressante exécutée pendant l'année.\n3° Un jury sera chargé de juger les œu-\nvres présentées, d'attribuer le prix à l'auteur\nou aux auteurs de l'œuvre primée et de faire\nrapport sur sa mission.\n4° Le jury sera composé de cinq membres\nrépondant aux conditions suivantes : a) être\nBelge; b) être domicilié en Belgique; c)\nêtre architecte de profession; d) être affilié\nà une Société d architectes régulièrement\nconstituée; e) ne pas postuler le prix.\nCes cinq membres seront :\nUn délégué de la Société Centrale d'Archi-\ntecture de Belgique; un de la Société Belge\ndes Urbanistes et Architectes Modernistes;\nun de l'Association des Architectes et Des-\nsinateurs d'Art de Belgique; un de l'Asso.\nciation des Architectes de Liège; un de la\nSociété Royale d Architecture d'Anvers.\n5° Les membres du jury se réuniront Ie\npremier mardi du mois de février de chaque\nannée. Ils sélectionneront parmi les œuvres\nsoumises, ayant été terminées au cours de\nl'année précédente, celles méritant de rete-\nnir leur attention et se rendront ensemble\nsur place dans le mois en cours pour exa-\nminer leur réalisation.\n6° Les frais de déplacement et de séjour\ndes délégués ou tous autres frais ayant rap-\nport avec l'organisation de concours, seront"}, {"page_pdf": 41, "page_imprimee": "193", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.41", "debut_caractere": 58, "fin_caractere_exclue": 3477, "texte": "supportée par la Firme E.-J. Van de Ven.\n7° Chaque membre du jury disposera de\ncent points qu'il décernera en tout ou en\npartie à l'une ou à plusieurs des œuvres exa-\nminées proportionnellement à la valeur ar-\ntistique qu'il attribuera à chacune d'elles.\n8° L'œuvre ayant récolté le plus grand\nnombre de points sera primée.\n9° L'auteur d'une œuvre présentée au\nconcours doit : a) être Belge; b) être domi-\ncilié en Belgique; c) être architecte de pro-\nfession; d) être affilié à une Société d'ar-\nchitectes régulièrement constituée; e) il de-\nvra, en outre, par une déclaration écrite, af-\nfirmer être l'auteur unique de l'œuvre pré-\nsentée, ou s'il y a lieu faire connaître le\nnom de son ou ses collaborateurs.\n10° Toute participation au concours doit\nêtre annoncée par lettre recommandée adres-\nsée au Siège de la Firme E.-J. Van de Ven,\n19, rue Léopold, à Bruxelles, avant le\n31 janvier de chaque année. L'enveloppe\nportera la mention « Prix d'architecture Van\nde Ven ». Cette lettre indiquera l'endroit\nexact où l'œuvre aura été érigée.\nIl y sera joint :\n1 0 Une photographie 1 3 x 18 minimum.\n2° Une élévation et une coupe de la fa-\nçade à 5 p.c.\n3° Un plan du rez-de-chaussée et des éta-\nges montrant les locaux situés vers la façade\nà l'échelle de 2 p.c.\n1 1° L ouverture des lettres se fera par le\njury.\n1 2° Le jury n est tenu d'attribuer la som-\nme entière mise à sa disposition que pour\nautant que l'œuvre primée ait obtenu au mi-\nnimum la moitié du nombre total des points,\nsoit deux cent cinquante. Dans le cas con-\ntraire, le montant du prix sera réduit propor-\ntionnellement et la différence sera reportée\nsur l'année suivante.\n1 3° La prime ne sera versée à l'auteur\nprésumé de l'œuvre primée que quatre semai-\nnes après la proclamation du résultat. Les\noppositions éventuelles devront se faire par\nlettre recommandée dans ces quatre semai-\nnes, faute de quoi plus aucune réclamation\nne sera prise en considération.\n14° La proclamation du résultat se fera\npar la voie de la presse. Les membres du\njury en feront part endéans les 24 heures à\nleurs Sociétés respectives, qui elles-mêmes\nseront tenues d'en donner connaissance a\ntous leurs membres endéans la huitaine.\n15° Le premier prix sera alloué en février\n1928 et toutes les œuvres exécutées du ler1er\njanvier 1919 au 3 3 décembre 192 7 seront\nadmises au concours.\n\nLE CONCOURS INTERNATIONAL DE\nBIRMINGHAM, pour la création du centre\ncivique de cette ville, a donné les résultats\neuivants :\nPremier prix (1,000 livres) : Maximilien\nRomanoff, architecte-urbaniste, à Paris;\nSecond prix (200 livres) : L.-M. Austin,\nHeston.\nTroisième prix (100 livres) : Adams,\nThompson et Fry, Westminster.\nLes prix suivants de I 00 livres ont été at-\ntribués à E. Prentice Mawson, de Westmin-\nster; à G. Oulie-Hansen, d'Oslo (Norvège) ;\nà A. d'Angelo, de New-York City. Deux prix\nde 50 livres chacun à Ir. A. Boeken, d'Am-\nsterdam, et à L. Berthin et G. Doyon, de\nParis. Enfin, trois mentions ont été attri-\nbuées à trois architectes anglais.\nLe travail, extrêmement du\nvainqueur de ce concours a été publié dans\nla revue « The Architect's Journal » (août\n17/27). Nous reviendrons très prochaine-\nment sur cette brillante compétition et sur\nses résultats, à l'occasion notamment des\naménagements des abords du Palais de Jus-\ntice de Bruxelles. On verra que le parallèle\nn'est pas à l'avantage de cette dernière com-\npétition ainsi qu'il fallait du reste s'y\nattendre."}, {"page_pdf": 42, "page_imprimee": "194", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.42", "debut_caractere": 58, "fin_caractere_exclue": 1404, "texte": "CONCOURS D'ESQUISSE D'ARCHI-\nTECTURE 192 7. Ce concours, organisé\npar la Société Centrale d'Architecture de\nBelgique, vient d'être jugé. Il a donné les\nrésultats suivants.\nIl n'y a pas de premier prix.\nDeuxièmes prix ex-aequo à MM. Maere-\nmans) de Malines, Migholet, de Bruxelles.\nAccessit à M. Cornut, de Bruxelles.\nLe rapport du jury paraîtra dans «L'Emu-\nlation »; l'exposition publique de tous les\nprojets présentés aura lieu en janvier 1928.\nCONCOURS POUR L'EDIFICATION\nD'UN PALAIS DE LA S. D. N. La S C.\nA. B. a pris l'initiative d'organiser à Bru-\nxelles, en décembre prochain, « une exposi-\ntion des projets présentés par les architectes\nbelg-es », au concours sous titre.\nElle prie les architectes désireux de parti-\nciper à cette exposition de se faire connaître\nsans retard, au secrétariat: Hôtel Ravenstein,\n3, rue Ravenstein, à Bruxelles.\nDes renseignements complémeantaires leur\nseront fournis individuellement.\nLA FABRIQUE D'EGLISE SAINT-LAU-\nRENT A ANVERS ouvre le l 5 décembre\nl 92 7 entre les architectes belges un concours\npour le projet d'une EGLISE MONUMEN-\nTALE avec CRYPTE.\nLes concurrents peuvent se procurer les\nconditions et le programme à l'adresse de\nM. Paul Robyns, président ff. de la Fabrique\nd'Eglise Saint-Laurent, l 84, rue Van Schoon-\nbeke, Anvers, contre payement de la somme\nde 5 francs. Chèque postal 101.93."}, {"page_pdf": 43, "page_imprimee": "195", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.43", "debut_caractere": 58, "fin_caractere_exclue": 3455, "texte": "BIBLIOGRAPHIE\nLA MISE EN SCENE THEATRALE\nD'AUJOURD'HUI, par Camille POUPEYE,\nillustrations de P. FLOUQUET, aux Editions\n« L'Equerre », Bruxelles.\nCet ouvrage remarquable. dû à un\nspécialiste renommé bien au-delà de nos fron-\ntières, intéressera l'architecte moderniste à\nplus d'un titre; non seulement par la docu-\nmentation complète qu'il renferme, mais aussi\npar l'esprit qui l'anime : C. Poupeye situe\njudicieusement les audaces des dramaturges\net des metteurs en scène, les explique et les\nencourage.\nNous nous plaisons à citer les lignes sui-\nvantes que consacre à l'ouvrage de C. Pou-\npeye, dans la belle revue suisse «Das Werk»,\nV. Vincent :\n« Un livre belge d'un intérêt dépassant\nsingulièrement la carrure de la médiocrité la-\ntente de ces sotres d'ouvrages. Voici une\nétude très sérieuse et admirablement docu-\nmentée sur l'état du théâtre, et écrite dans\nune langue drue, stricte, serrée, d une conci-\nsion et d'un esprit presque mathématiques »,\netc., etc.\nIl faut aussi rendre hommage, comme le\nfait V. Vincent, aux travaux d'illustration\nexécutés par le peintre Flouquet. Et nous\nn'aurons garde d oublier la Société «L E-\nquerre » qui présenta ce livre avec le plus\ngrand soin, tout en maintenant un prix re-\nmarquablement bas. Un vrai tour de force\nd'éditeur...\nVERS UNE CONSCIENCE PLASTIQUE.\nAlbert Gleizes, le peintre bien connu, pré-\npare, pour paraître en novembre, un impor-\ntant volume : « Vers une conscience plasti-\nque », qui traitera la question de rapports\nentre « la tradition et le cubisme ».\nANGLETERRE. « THE ARCHI-\nTECTES JOURNAL », revue de l'architecture\nofficielle, s'intéresse judicieusement au mou-\nvement moderne international. Elle a publié\nune substantielle étude sur l'œuvre récente\nde R. Mallet-Stevens, à Passy (Paris) : la\nrue Mallet-Stevens, déjà bien connue chez\nnous.\nDans un numéro ultérieur, la même revue\npubliait un article d'un esprit très apprécia-\nteur de M. H. Tomlinson, sur la récente tra-\nduction du livre capital de Le Corbusier :\n« Vers une Architecture ». Des illustrations\nd'autos et d'avions exécutés en Angleterre\naccompagnaient le texte.\nEnfin, la même revue présentait, dans son\nnuméro du 1 9 octobre, une série de photo-\ngraphies de constructions récentes réalisées à\nGlasgow. Des travaux comme les Bureaux\nFraser et Borthwick, par l'architecte A.-D.\nHislop, des installations de magasins comme\ncelles des architectes J.-T. Thomson, Kep-\npie et Henderson, P.-J. Westwood et Em-\nberton, Hislop et Carruthers, montrent assez\nclairement que si 1 architecture anglaise con-\ntemporaine ne s'est pas encore libérée défi-\nnitivement, elle s'oriente nettement vers des\nsolutions plus rationnelles et des formes plus\ndépouillées, et qu'en tout cas les « styles »\nne sont guère en honneur auprès des jeunes\nconstructeurs, même le style « arts décora-\ntifs ».\nHOLLANDE. « BOUWKUNDIG\nWEEKBLAD EN ARCHITECTURA »\nconsacre son numéro 42 à 1 architecte mo-\nderniste Dudok, dont on apprécie, en Belgi-\nque, les importants et remarquables travaux,\nréalisés notamment à Hilversum. Les confrè-\nres hollandais van Anrooy, Dr Berlage,\nBlaauw, Wijdeveld, Cuypers, Gratana, Kra-\nmer, Luthmann, Mieras, Staal, Wils, Wouda\net d'autres ont tenu à rendre publiquement\nhommage au talent incontesté de W.-A. Du-\ndok.\n« La Technique des Travaux » (numéro\nde septembre) publie les intéressants articles\nsuivants, que nous signalons à l'attention de\nnos lecteurs :"}, {"page_pdf": 44, "page_imprimee": "196", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.44", "debut_caractere": 58, "fin_caractere_exclue": 3373, "texte": "« La nouvelle station d'épuration des eaux\nrésiduaires de Middelkerke », par R. Deb-\nbaut I. C C.\n9 *\n« Le nouveau laboratoire de béton armé\ninstallé à Gand », par G. Magnel.\n« Résistance à F écrasement et au flambe-\nment des piliers en béton fretté»,par L. Van-\nderperre, Dr. I. A. I. Br.\nCette même revue semble vouloir relever\nson point de vue esthétique, en publiant, en\ntête du numéro, une série d'illustrations de\nla Cité Seurat (Paris-Montsouris) des archi-\ntectes Lurçat et Perret.\n\nECHOS ET NOUVELLES\nMOBILIER MODERNE. L eminent or-\nganisateur J. De Praetere, qui fut appelé à\nl'inspection des Métiers d'Art de l'Enseigne-\nment technique du Hainaut, expose, dans\n« L'Habitation à Bon Marché » ( septem-\nbre 192 7), les directives essentielles qui\namèneront une réforme nécessaire dans le\nmobilier à bon marché. Le but : donner aux\ngens de condition modeste « le moyen de se\nmeubler confortablement et simplement ».\nTout en conservant le souci d'une quailté ir-\nréprochable (matière, travail et forme) t assu-\nrer un prix de revient très bas; et ceci n'est\npossible que grâce à une standardisation bien\ncomprise.\nSuivent d'utiles considérations sur les pro-\nportions humaines rapportées aux meubles,\nsur 1 exécution même de ces meubles et sur\nleur parachèvement.\nJ. De. Praetere fut chargé par la « Com-\nmission provinciale des loisirs ouvriers du\nHainaut » de réaliser une série d'ensembles\nmobiliers destinés aux homes ouvriers. Une\nvingtaine de ces ensembles sont actuellement\nexposés aux Musée de l lnstituit des Arts et\nMétiers de La Louvière.\nBRUXELLES. COMMEMORATION\nFIERENS-GEVAERT. La commémora-\ntion Fierens-Gevaert, homme de lettres et di-\nrecteur des Musées Royaux, par le poète\nbrans Ansel, directeur des Letres aux Sciences\net Arts, a eu lieu Salle Delgay, devant une\nassistance nombreuse et recueillie.\nCritique : Fierens était connu très loin hors\nnos frontières, essayiste, voire romancier et\ncritique littéraire; il a signé des œuvres qui\nméritent de retenir, elles aussi, l'attention\ndes gens cultivés : « La Tristesse Contem-\nporaine », « Psychologie de Ville », « Le\nTocsin », « Figures et Sites de Belgique »\nsont des livres divers et Bien révélateurs de\nses activités multiples. Mais Frans Ansel a\nsurtout mis et admirablement l'anima-\nteur et l'ami en belle et loyale lumière. Des\nrappels chaleureux l'en approuvèrent.\nM. Julien Genot lut ensuite des passages\ncaractéristiques d Hippolyte Fierens-Gevaert,\net Mme Godelieve-Mathys, violoniste de re-\nnom, avec Mlle Marie-Jane Callewaert, pia-\nniste compréhensive, exécutèrent, et à mer-\nveille de la musique bien moderne (Taus-\nman, Milhaud), de celle que Fierens-Gevaert\neût aimée.\n« Le Soir ».\nHOLLANDE. L'ARCHITECTE EMI-\nNENT J.-J.-P. OUD, après ses remarquables\nréalisations de Stuttgart, vient de terminer\nla construction de plusieurs habitations pour\nla commune du Hoek van Holland. Les do-\ncuments qui nous sont parvenus touchant\nces récents travaux nous permettront d'offrir\nprochainement à nos lecteurs d intéressantes\nprécisions sur les directives actuelles du\ngrand constructeur hollandais. A une préci-\nsion technique plus aiguë, Oud joint un «sens\ndes volumes» extrêmement raffiné; cet ar-\nchitecte atteint définitivement le niveau des\nplus remarquables réalisateurs européens :\nLe Gropius, van der Rohe, Taut,\netc., etc."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1927-10-01-c003", "article_bluemountain": "bmtnaac_1927-10_01#c003", "volume": "bmtnaac_1927-10_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "181", "page_fin": "189", "image_debut": 3, "image_fin": 37, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.2.2.1", "titre_corps": "LA GRANDE QUESTION DES GARAGES", "titre_sommaire": "LA GRANDE QUESTION DES GARAGES", "signature_source": "Pierre FOURNIER, Architecte diplômé par le gouvernement", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 3, "page_imprimee": "181", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.3", "debut_caractere": 223, "fin_caractere_exclue": 2517, "texte": "L'AUTRE CRISE DU LOGEMENT\nLA GRANDE QUESTION DES GARAGES\n\nCHAPITRE IV\nGARAGES AMERICAINS\n(Suite)\nNous avons indiqué dans notre article pré-\ncédent les ingénieux dispositifs trouvés par\nles Américains pour perdre le moins de\nplace possible dans un garage du type à ram-\npes et pour gagner ainsi des emplacements\nutilisables pour les voitures (ils s'appliquent\nsurtout, nous l'avons vu, à réduire la surface\nde ces rampes).\nL'idéal pour un garage à étages, serait évi-\ndemment pour qu'il n'y ait aucune place per-\ndue de... supprimer les rampes.\nLe Fort Shelby Garage, construit à Détroit\npar l'architecte Kahn, nous prouve que l'on\npeut arriver à ce résultat paradoxal! C'est\nbien simple, il n'y a pas à proprement parler\nde rampe, mais l'intérieur du garage tout\nentier, n'est en fait qu'une vaste rampe.\nCe garage a toujours l'aspect d'un\ngarage à rez-de-chaussée qui aurait un sens\nde circulation continue avec une entrée et\nune sortie, mais l'allée sur laquelle circulent\nles voitures pour trouver leur place est en\npente. Les voitures qui entrent s'élèvent\ndonc. Au bout d'un tour complet, au lieu de\nse trouver devant la sortie, elles ont gravi la\nhauteur d'une spire ou si l'on préfère d'un\nétage.\nLes voitures se garent de chaque côté de\nl'allée comme dans un garage ordinaire à\nrez-de-chaussée.\nLe bâtiment a 45 mètres de long. Le par-\ncours effectué par une voiture lorsqu'elle fait\nle tour complet du garage en se retrouvant\nainsi au-dessus de son point de départ est\nd'environ 1 10 mètres.\nDans les tournants, il n'y a pas de voiture\ngarée, la pente y est plus forte que dans les\nparties droites. Dans ce garage, la pente\nmoyenne est d'environ 3,5 cm. par mètre, ce\nqui donne comme hauteur moyenne d'une\nspire à l'autre, 3 m. 70 environ. Cette hau-\nteur qui peut sembler élevée est nécessaire\npour loger les poutres des planchers qui ont\ndes portées de 1 5 mètres.\nNous avons montré ici-même le garage de\nla rue de Berry à Paris où les voitures sont\négalement logées sur une rampe, mais paral-\n\n(1) Suite de l'article publié dans les numéros 8, 9\net 10 de « Tekhné ». Nous réitérons nos remerciements\n!i M. Bauclry de Saunier qui a bien voulu mettre à notre\ndisposition les clichés parus dans la Revue « Omnia »,\nlors d'une première publication des études de\nM. Fournier. N. d. 1. R."}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "182", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.4", "debut_caractere": 410, "fin_caractere_exclue": 2836, "texte": "[élément à leur direction de marche, tandis\nou ici elles sont garees perpendiculairement à\ncette direction. La pente de la rampe du ga~\nrage parisien est sensiblement la même que\ncelle du tort Shelby garage. Mais que d'es-\npace perdu en regard de la solution améri-\ncaine! En effet, la surface commerciale occu-\npée par une voiture dans un garage comme\nle Fort Shelby est d environ 15 à 17 mètres\ncarrés, ce qui est le rendement maximum.\nL'allée du Fort Shelby est constituée, à\nvrai dire, par trois allées parallèles : deux\nsont réservées à la rampe, la troisième est\nhorizontale (on y accède de la rampe par le\npalier d'extrémité du bâtiment), en effet, à\ncet endroit, les voitures (qui entrent de face\ndans le garage) ont déjà gravi un étage ou\nspire. On peut remarquer en passant, qu'iï\nserait aussi facile d'adjoindre sur la droite\nune quatrième allée qui ferait pendant à la\ntroisième et qui serait également horizontale.\nOn aurait ainsi une rampe centrale sur la-\nquelle seraient garées les voitures et deux\nallées-garages annexes, à chaque étage où se\ntrouvent les services généraux : lavage, ma-\ngasin, etc...\nLa photographie reproduite à la figure 1\nest prise dans un tournant : c'est à peine si\ni on s'aperçoit que le sol n est pas de niveau.\nOn peut se rendre compte de la très belle\nportée des planchers et de la facilité de ma-\nnœuvre donnée aux voitures. Il eût été im-\nprudent ici de mettre des colonnes intermé-\ndiaires entre les voitures, étant donné que\ncelles-ci doivent gagner très rapidement leur\nplace, sinon elles entravent toute la circula-\ntion du garage. C'est bien là d'ailleurs le gros\ninconvénient du système : toutes les voitures\nsont à la merci du moindre maladroit qui\nprovoque un embouteillage. Mais n'insistons\npas trop et soulignons en terminant cette\nbrève description du Fort Shelby Garage\nque la faible déclivité de la pente permet à\ntoutes les voitures, même les moins fortes,\nde manœuvrer aisément.\nIl existe plusieurs garage américains établis\nd'après le même principe de construction,\nnotamment le Rarnp Garage (nous en don-\nnons le plan à la figure IV), qui comporte\nune rampe pour la montée et une autre pour\nla descente, notamment aussi les divers gara-\nges de l'United Storage Floor. Il est vrai que\ndans ces derniers garages les architectes se\nsont appliqués à réduire les dimensions de la\nrampe sur laquelle cependant sont garées les\nvoitures. La rampe (fig. V), est constituée"}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "183", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.5", "debut_caractere": 350, "fin_caractere_exclue": 2278, "texte": "par quatre parties inclinées séparées entre\nelles par quatre paliers correspondant aux\nangles de cette rampe discont nue qui affecte\nla forme d'un carré. Les parties montantes\nde la rampe ont environ 42 mètres de long\nau lieu de 110 mètres au Fort Shelby Ga-\nrage et 20 mètres dans les garages Humy\nMotor Ramp: Il s'ensuit évidemment une\ncertaine déformation des châssis, et par con-\nséquent des carrosseries, pendant la circula-\ntion des voitures sur la rampe, d'autant plus\nqu'avec une si faible longueur, la pente peut\natteindre jusqu'à 8 à 9 0/0.\nCe n'est pas l'idéal pour les voitures garées\nen B (fig. V). Leur position est plutôt anor-\nmale! Elle apparaîtrait même quelque peu\nbarbare à la plupart des automobilistes fran-\nçais qui soignent avec application leur voi-\nture. Mais en Amérique on ne raisonne pas\nainsi. Une voiture ect vite faite, vite usée,\nvite remplacée. Tant pis donc si elle pâtit\nau garage!\nLa figure VI montre une autre disposition\nde garage des établissements de T United\nStorage Floor, mais le nombre des voitures\nlogées sur la rampe est encore plus petit que\ndans le garage représenté à la figure V.\nDe tous les exemples que nous venons de\nciter, c'est celui-là que nous préférons, car la\nrampe arrive ainsi à être presque indépen-\ndante. La circulation propre à chaque étage\n(qui a ses besoins particuliers : dans la jour-\nnée pour l'entretien des voitures ou la nuit\npour le lavage) ne risque pas d'être troublée\npar la circulation générale du garage.\nUn mot maintenant des façades de ces\ngarages d une famille bien particulière.\nLa figure II représente une des façades du\nFort Shelby garage. Rien ne révèle extérieu-\nrement l'existence de la rampe. Cependant,\nn'eût-il pas été plus intéressant, plus simple,\net qui sait d'une meilleure publicité, de sou-\nligner au contraire, en façade, la place de îa\nrampe par des fenêtres inclinées sur l'hori-\nzontale?\nNous donnons encore (fig. X) la façade"}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "185", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.7", "debut_caractere": 622, "fin_caractere_exclue": 1448, "texte": "principale du garage Pieree Arrow à Long\nIsland (Grifin et Wynkoop, architectes).\n> f\n*\nGARAGES ALLEMANDS\nL'effort allemand au point de vue garage\na été bien plus du domaine de la théorie\nque de celui de la pratique.\nCertes, on trouve outre-Rhin des solutions\nneuves, ingénieuses, mais elles sont généra-\nlement difficiles à appliquer à des terrains\ndont le prix très élevé implique l'utilisation\nintégrale de la moindre parcelle. Ceci tient\nà ce que la proportion des voitures circulant\nen Allemagne est infiniment moins élevée\nqu'en Amérique et même qu'en France.\nLes garages à ascenseurs.\nNous avons cherché à présenter ici des types\nde garages allemands n'occupant qu'un es-\npace relativement restreint pour la surface\ndes constructions, mais comportant un grand\nnombie d'étages.\nLa figure VIII représente un garage établi"}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "186", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.8", "debut_caractere": 277, "fin_caractere_exclue": 1480, "texte": "sur un plan octogonal. Le nombre des étages\nest de 9. Les voitures sont logées dans des\nboxes. L'accès aux étages est asuré par deux\nascenseurs.\nA notre avis, un seul ascenseur aurait suffi\nétant donné le petit nombre de voitures lo-\ngées (8 ou 9 par étage). Le diamètre du ga-\nra ge est de 12 mètres.\nIl y a évidemment de la place perdue dans\nles boxes (un tel garage ne peut comporter\ncme des boxes). La grande tour est évidem-\nment originale. Mais quel terrain se prêtera\nexactement à la construction d'une telle bâ-\ntisse? On ne peut la concevoir qu'isolée au\nmilieu de la cour d'une usine.\nLa figure IX représente de même un ga-\nrage très spécial, mais dont la façade a très\nbelle allure. Quatre ascenseurs desservent les\nétages. Les voitures y accèdent au rez-de-\nchaussée des deux côtés à la fois : soit de\nl'intérieur, soit directement de l'extérieur ce\nqui est assez pratique. On trouve 40 places\npar étage. La disposition adoptée permet\nune bonne distribution des places d'étage.\nBi en que le garage comporte 10 étages, le\nnombre des ascenseurs est, à notre avis, plu-\ntôt élevé.\nGarages avec rampes. Les\nAllemands ont fait eux aussi un gros effort\ndans l'étude des rampes. Ils ont cherché des"}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": "187", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.9", "debut_caractere": 409, "fin_caractere_exclue": 1954, "texte": "formules de garages en colimaçon avec des\nboxes situés entre deux rampes; mais il faut\nconvenir que, jusqu'à présent du moins,leurs\nconceptions tiennent plus du domaine de la\nfantaisie architecturale que de celui de ïa\nréalisation pratique.\nL'étude des rampes a été dominée chez\neux par le souci de les rendre absolument in-\ndépendantes de la circulation propre de cha-\nque étage. Le garage de Briidler Lukhardt,\nqu; reçoit à chaque étage 1 30 voitures, com-\nporte, à chaque extrémité d'un dégagement\ngénéral, deux rampes circulaires respective-\nment réservées pour la montée et la descente\ndes voitures. Celles-ci sont rangées de cha\nque côté d'allées perpendiculaires au grand\ndégagement.\nLa solution est très bonne. Evidemment un\nterrain rectangulaire n'est pas complètement\nrempli avec des rampes ainsi placées, mais\npour d'autres terrains de forme mieux ap-\npopriée l'avantage est indiscutable.\nLa même idée a dominé le plan de la fi-\ngure VII : dans un grand terrain carré on a\ncréé une ceinture de bâtiments dans laquelle\nsont logées les voitures. Au milieu de la\ncourbe très vaste, se trouve une rampe des-\nservant alternativement tous les étages : elle\nne craint pas l'incendie se trouvant en plein\nair et ne gêne nullement l'éclairage du ga-\nrage. Elle est absolument indépendante de la\ncirculation des étages. On pourrait critiquer\nla très grande cour : c'est pourtant ce que\nl'on ferait certainement chez nous, dans une\ngrande ville où le terrain n'est pas trop cher.\nIl vaut mieux pour Tentret;en des voitures\navoir un garage clair."}, {"page_pdf": 37, "page_imprimee": "189", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.37", "debut_caractere": 60, "fin_caractere_exclue": 730, "texte": "Nos lecteurs sont maintenant renseignés\nsur tous les systèmes de garages modernes.\nQuel est le meilleur? Il est bien difficile de\nle dire. Tel type de garage conviendra mieux\nque tel autre selon le terrain, le voisinage, le\npa3's, la clientèle à laquelle il est dest'né.\nC'est le rôle de l'architecte de savoir le dé-\nterminer exactement.\nNous verrons dans un prochain article\ncomment on peut résoudre le problème de\nla création de grands garages dans le centre\nde Paris où ils font totalement défaut. Nous\ndirons également comment il faut concevoir\nle rendement immobilier d'un grand garage\nmoderne.\n(A su vre.)\n\nPierre FOURNIER,\nArchitecte diplômé par\nle gouvernement."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1927-10-01-c004", "article_bluemountain": "bmtnaac_1927-10_01#c004", "volume": "bmtnaac_1927-10_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "182", "page_fin": "182", "image_debut": 4, "image_fin": 4, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.2.2.1.1", "titre_corps": "Fig. I. – Une vue intérieure du Fort Shelby Garage. – L'allée du garage est inclinée, très faiblement d'ailleurs (2 à 3 p.c.) et forme rampe. Les voitures sont rangées de chaque côté de cette allée. La grande portée des poutres (15 mètres sans point d'appui) permet de supprimer les colonnes. Les manœuvres des voitures sont ainsi rendues plus aisées.", "titre_sommaire": "Fig. I. – Une vue intérieure du Fort Shelby Garage. – L'allée du garage est inclinée, très faiblement d'ailleurs (2 à 3 p.c.) et forme rampe. Les voitures sont rangées de chaque côté de cette allée. La grande portée des poutres (15 mètres sans point d'appui) permet de supprimer les colonnes. Les manœuvres des voitures sont ainsi rendues plus aisées.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 4, "page_imprimee": "182", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.4", "debut_caractere": 57, "fin_caractere_exclue": 408, "texte": "Fig. I. - Une vue intérieure du Fort Shelby Garage. - L'allée du garage est\ninclinée, très faiblement d'ailleurs (2 à 3 p.c.) et forme rampe. Les voitures sont\nrangées de chaque côté de cette allée. La grande portée des poutres (15 mètres sans\npoint d'appui) permet de supprimer les colonnes. 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On aperçoit en pointillé la deuxième partie de la rampe qui conduit à l'étage supérieur (de B en C).", "titre_sommaire": "Fig. III. – Coupe du Fort Shelby Garage. – On se rend compte très aisément de la disposition de la rampe qui s'élève dans la longueur du bâtiment, de ia hauteur d'un demi-étage (de A en B). On aperçoit en pointillé la deuxième partie de la rampe qui conduit à l'étage supérieur (de B en C).", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 5, "page_imprimee": "183", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.5", "debut_caractere": 58, "fin_caractere_exclue": 348, "texte": "Fig. III. - Coupe du Fort Shelby Garage. - On se rend compte très aisément de la disposition\nde la rampe qui s'élève dans la longueur du bâtiment, de ia hauteur d'un demi-étage (de A en\nB). 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On constatera que les voitures garées en B sont dans une position tout à fait anormale.", "titre_sommaire": "Fig. V. – Vue schématique d'un garage système United Storage Floor, coupe partielle. – Ce garage, d'un système analogue au précédent (fig. IV), possède une rampe qui monte très rapidement au moyen de plans inclinés égaux B et C. Les voitures sont garées sur cette rampe en B et sur les paliers en A. La pente de la rampe est de 8 à 9 p.c. On constatera que les voitures garées en B sont dans une position tout à fait anormale.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 6, "page_imprimee": "184", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.6", "debut_caractere": 58, "fin_caractere_exclue": 486, "texte": "Fig. V. - Vue schématique d'un garage système United Storage Floor, coupe partielle. - Ce\ngarage, d'un système analogue au précédent (fig. IV), possède une rampe qui monte très rapide-\nment au moyen de plans inclinés égaux B et C. Les voitures sont garées sur cette rampe en B et sur\nles paliers en A. La pente de la rampe est de 8 à 9 p.c. On constatera que les voitures garées\nen B sont dans une position tout à fait anormale."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1927-10-01-c007", "article_bluemountain": "bmtnaac_1927-10_01#c007", "volume": "bmtnaac_1927-10_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "184", "page_fin": "184", "image_debut": 6, "image_fin": 6, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.2.2.1.4", "titre_corps": "Fig. VI. – Vue d'un autre type de Garage système United Storage Floor. – Ce garage est analogue au précédent La rampe cependant occupe moins de place. 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Mais, pour redescendre, elle devra gravir encore les trois quarts d'un étage Jusqu'au point de croisement B. Elle pourra alors emprunter la rampe descendante sans troubler la circulation d'aucune voiture.", "titre_sommaire": "Fig. IV. – Plan du Ramp Garage (Brickell, architecte). – Ce garage, analogue au Fort Shelby Garage, possède deux rampes au lieu d'une. Celle de droite sert à la montée des voitures, celle de gauche à la descente. On évite ainsi toutes chances d'accidents dus aux croisements. Une voiture, dont la place est en A, rejoindra facilement sa place en montant. Mais, pour redescendre, elle devra gravir encore les trois quarts d'un étage Jusqu'au point de croisement B. Elle pourra alors emprunter la rampe descendante sans troubler la circulation d'aucune voiture.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 7, "page_imprimee": "185", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.7", "debut_caractere": 57, "fin_caractere_exclue": 620, "texte": "Fig. IV. - Plan du Ramp Garage (Brickell, architecte). - Ce garage,\nanalogue au Fort Shelby Garage, possède deux rampes au lieu d'une. Celle\nde droite sert à la montée des voitures, celle de gauche à la descente. On\névite ainsi toutes chances d'accidents dus aux croisements. Une voiture, dont\nla place est en A, rejoindra facilement sa place en montant. Mais, pour redes-\ncendre, elle devra gravir encore les trois quarts d'un étage Jusqu'au point\nde croisement B. 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Deux ascenseurs assurent la montée et la descente.", "titre_sommaire": "Fig. VIII. – Garage allemand à deux ascenseurs (Wickop, architecte). – Cette tour octogonale comporte 9 étages (le nombre de boxes est de 9 à 10, selon les étages). Deux ascenseurs assurent la montée et la descente.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 8, "page_imprimee": "186", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.8", "debut_caractere": 60, "fin_caractere_exclue": 275, "texte": "Fig. VIII. - Garage allemand à deux ascenseurs (Wickop, architecte).\n- Cette tour octogonale comporte 9 étages (le nombre de boxes\nest de 9 à 10, selon les étages). 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Les voitures sont rangées de chaque côté d'une allée centrale affectant la forme d'un V.", "titre_sommaire": "Fig. IX. – Garage allemand à ascenseur (Zucker, architecte). – Les quatre tours de la façade sont les cages des quatre monte-voitures où I'on peut accéder directement de l'extérieur (au rezde chaussée) et qui desservent 8 étages contenant chacun 40 voitures. Les voitures sont rangées de chaque côté d'une allée centrale affectant la forme d'un V.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 9, "page_imprimee": "187", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.9", "debut_caractere": 58, "fin_caractere_exclue": 407, "texte": "Fig. IX. - Garage allemand à ascenseur (Zucker, architecte). - Les quatre tours de la façade\nsont les cages des quatre monte-voitures où I'on peut accéder directement de l'extérieur (au rez-\nde chaussée) et qui desservent 8 étages contenant chacun 40 voitures. 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HENVAUX", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 37, "page_imprimee": "189", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.37", "debut_caractere": 732, "fin_caractere_exclue": 2226, "texte": "ERREURS ET ILLUSIONS\nEm. HENVAUX.\nNous ne croyons pas qu'il faille prendre\nfort au sérieux la causerie que fit dernière-\nment( à l'Un iversité populaire d'Uccle,\nM. Paul Bonduelle.\nSous un titre - « Les erreurs et les illu-\nsions des modernistes » qu'on eut pu\ntrouver quelque p~u agressif, voire méprisant,\nM. Bonduelle n'a guère exprimé que les très\nbanales objections faites par les esprits scep-\ntiques et timides devant l'orientation décisive\nde l'effort architectural contemporain.\nIl faut bien admettre que ni les regrets, ni\nles critiques de M. Bonduelle ne pèseront\nd'un poids fort lourd dans le mouvement\nqui entraîne aujourd'hui l'art et l'architec-\nture vivants.\nVous parlez de sens critique, Monsieur\nBonduelle! de bon sens, de tradition et de\nculture! Voyez comme ces termes peuvent\nêtre interprétés fort différemment selon\nqu'on les met au service de considérations\nen chambre close, ou à celui qui nous pas-\nsionne de la vie de notre siècle! Les sou-\nvenirs qui vous hantent sont donc faux au\npoint que vous ne pouvez pas imaginer les\naudaces des maîtres anciens guidant\nleurs contemporains (et non asservis par eux,\ncomme vous vous plaisez à le croire). Et\nc'est au nom de ces faux souvenirs que vous\nprétendez juger nos audaces, de très loir., et\navec ironie...\nVous voyez que nous ne saurions prendre\nvos discours au sérieux, et que l'ironie se\nretourne! A peine d'ailleurs, car nous avons\nd autres tâches que celle de ménager les scep-\ntiques, de tranauiliser les craintifs."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1927-10-01-c013", "article_bluemountain": "bmtnaac_1927-10_01#c013", "volume": "bmtnaac_1927-10_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "190", "page_fin": "192", "image_debut": 38, "image_fin": 40, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.2.2.3", "titre_corps": "EXPOSITION INTERNATIONALE DE LA GRANDE INDUSTRIE SCIENCES ET APPLICATIONS A LIÉGE (1930)", "titre_sommaire": "EXPOSITION INTERNATIONALE DE LA GRANDE INDUSTRIE SCIENCES ET APPLICATIONS A LIÉGE (1930)", "signature_source": "Les Architectes Généraux, A. WARNOTTE. R. POISMANS", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 38, "page_imprimee": "190", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.38", "debut_caractere": 60, "fin_caractere_exclue": 3202, "texte": "PROGRAMME DES\nCONCOURS D'ARCHITECTURE\nEXPOSITION INTERNATIONALE DE LA GRANDE INDUSTRIE\nSCIENCES ET APPLICATIONS A LIÉGE (1930)\n\nNous nous empressons de publier le programme\ndes Concours d'Architecture que le Comité Exé-\ncutif de lExposition de Liège (19?'0) a bien voulu\nnous faire parvenir. Ce concours dénote une inten-\ntion heureuse, mais combien malencontreusement\nréalisée. Il apparaît comme certain que le pro-\ngicîmme n'a pas été soumis aux Associations d ar-\nchitectes. Pourrait-on, sinon, y lire que « les pro-\njets primés deviendront la propriété exclusive de\nla Société Coopérative de l'Exposition de Liège\nqui aura le droit de s'en servir soit partiellement,\nsoit totalement, pour l'élaboration du projet à\nexécuter. »!\nQue faut-il ipenser d'autre part de l insistancc\navec laquelle il est précisé que « le but des con-\ncours est d obtenir des façades décoratives » et que\nles concurrents n'auront pas à se préoccuper des\nhalls que ces façades cachent.\nIl est vrai qu'une architecture d'Exposition peut\nêtre simulée. Elle constitue dans ce cas une ma-\nquette en vraie grandeur, d'une vaste composition\narchitecturale.\nCombien regrettable dès lors, de mettre séparé-\nment au concours les trois éléments principaux de\ncette composition.\n. Espérons que malgré ces graves lacunes —-\nqu'il faudrait cependant bien essayer d'empêcher\no l'avenir il se trouvera des artistes suffisam-\nment généreux et enthousiastes pour participer à\nces joutes.\nDes concours sont ouverts par la Société\nCoopérative de l'Exposition de Liég?, peur\nl'élaboration de projets concernant les fa-\nçades décoratives des halls CILI\na) Palais de la Métallurgie.\nb) Palais des Mines.\nc) Palais de l'Electricité.\nà ériger sur les terrains de la Plaine des Ma-\nnœuvres.\nCes bâtiments seront provisoires et n'au-\nront que la durée de l'Exposition.\nPeuvent participer aux concours, toLis les\narchitectes belges. Les architectes concur-\nrents pourront prendre part aux trois con-\ncours ou à l'un d'eux seulement.\nDATES DE REMISE DES PROJETS\na) Palais de la Métallurgie : 31 janvier\n1928.\nb) Palais des Mines : 15 février 1928.\nc) Palais de l'Electricité : 28 février 1928.\nLes projets seront déposés au local de la\nSociété aux dates ci-dessus désignées 11 en\nsera donné récépissé.\nLes projets, avec les pièces qui doivent les\naccompagner, seront enfermés dans Lin em-\nballage cacheté qui ne pourra être ouvert que\npar le Jury. Ils porteront une devise ou une\nmarque non signée reproduite sur deux enve-\nlpopes cachetées contenant : la première, les\nnoms des six architectes proposés comme ju-\nges; la seconde, le nom de Tarchitecfe-auteur\ndu projet\nLes documents comporteront ;\na) Une vLie d'ensemble en plan à l'échelle\nde 5 mm. par mètre, avec projet de jardin\nattenant directement à l'édifice.\nb) Une vue en élévation avec retours des\nfaçades à l'échelle de 1 cm. par mètre.\nc) La façade principale du bâtiment vue\nle soir avec !es illuminations possibles,\nd) Un dessin perspectif de l'édifice pro-\nposé.\ne)Des détails à l'échelle de 5 cm. par mè-\ntre pour aider à l'intelligence des projets de-\nvront accompagner ceux-ci.\nLes dessins devront être tendus sur châssis."}, {"page_pdf": 39, "page_imprimee": "191", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.39", "debut_caractere": 58, "fin_caractere_exclue": 3603, "texte": "JURY\nLe Jury, chargé de juger les concours, sera\ncomposé de neuf membres comprenant :\nTrois membres du Comité Exécutif de\nl'Exposition, dont un président;\nL'architecte provincial;\nL'architecte de la Ville;\nUn des architectes généraux de l'Exposi-\ntion ;\nEt trois architectes élus par les concurrents\nde la manière suivante :\nChaque concurrent présentera une liste de\nsix architectes qu'il classera par ordre de pré-\nférence.\nSi les architectes élus refusaient de rem-\nplir les fonctions de jurés, ils seraient rem-\nplacés par ceux qui les suivent, dans l'ordre\ndes voix obtenues. En cas de parité de voix,\nle candidat le plus âgé sera préféré.\nSeront exclus des concours, les projets qui\nne réuniraient pas toutes les conditions im-\nposées.\nPRIMES\nPour chaque concours, le Jury pourra ac-\ncorder les primes suivantes : 5,000, 2,500,\n1,000 francs, soit trois primes.\nDans le cas où l'auteur des projets primés\nserait chargé de l'étude du projet d'exécu-\ntion ,1a prime lui allouée sera confondue avec\nles honoraires fixés suivant barème de la So-\nciété Centrale d'Architecture de Belgique,\n5\" édition 1925.\nSi, par décision du Jury, toutes les primes\ncidessus n'étaient pas accordées, ou même\ns'il était estimé qu'aucun projet ne mérite\nl'allocation d'une des dites primes, les con-\ncurrents ne de ce chef, exercer, à\nquelque titre que ce puisse être, de recours\ncontre la Société de l'Exposition de Liège.\nLe Comité a le droit de ne donner aucune\nsuite au concours si le Jury décide qu'aucun\nprojet ne mérite les primes mises à sa dis-\nposition, et dans ce cas, d'ouvrir un nouveau\nconcours ou de confier l'élaboration de nou-\nveaux projets à un ou des architectes de son\nchoix.\nLes projets primés deviendront la pro-\npriété exclusive de la Société Coopérative de\nl Exposition de Liège, qui aura le droit de\ns'en servir, soit partiellement, soit totale-\nment, pour l'élaboration du projet à exécu-\nter.\nLe droit de reproduction appartiendra à\nla Société de l'Exposition seule.\nAprès la clôture de l'Exposition, tous les\nprojets primés seront remis par la Société\nCoopérative de l'Exposition aux archives de\nla Ville de Liège.\nLes projets seront exposés après la déci-\nsion du Comité Exécutif de l'Exposition dans\nses locaux et pendant le délai que celui-ci in-\ndiquera.\nLes concurrents pourront obtenir des\nexemplaires du programme et des plans sché-\nmatiques y annexés au prix de 5 francs, au\nsiège de la Société Coopérative de l'Exposi-\ntion de Liège, Place Saint-Lambert, 4, ou\nchez les architectes généraux, 16, quai des\nEtats-Unis, à Liège, tous les jours non fériés\nde 9 à 12 heures.\nLe but des concours est d'obtenir des fa-\nçades décoratives, les concurrents n'auront\ndonc pas à se préoccuper des halls mêmes\ndestinés aux expositions.\nCes façades comporteront des entrées prin-\ncipales et accessoires, avant-corps, galeries,\nete.? qui seront adossés aux parois des halls\nauxquels ils pourront être attachés. La face\npostérieure des palais ne sera pas décorée.\nCes façades s'élèveront au minimum à 8\nmètres au-dessus du plancher des halls.\nUne tour de grande hauteur fera corps\navec les façades du Palais de la Métallurgie;\ncette tour pourra se trouver au centre ou de\npréférence à l'angle de gauche du bâtiment.\nLa plus grande latitude est laissée aux\nconcurrents quant aux mouvements et aux\nreliefs à donner à leurs façades, pour autant\nque l'ensemble de leur conception reste dans\nles limites des sommes prévues pour leur exé-\ncution, soit :\na) Pour le Palais de la Métallurgie,\n600,000 francs.\nb) Pour le Palais des Mines, 400,000 fr."}, {"page_pdf": 40, "page_imprimee": "192", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.40", "debut_caractere": 58, "fin_caractere_exclue": 1397, "texte": "c) Pour je Palais de l'Electricité, 500,000\nfrancs.\nDans ces sommes sont comprises toute la\ncharpente en bois ou en fer nécessaire à l'édi-\nfication des constructions et pour la fixation\ndu staff ainsi que la peinture au fixo-chrome\neu similaire de toutes les parties, en staff,\nvisibles.\nCes sommes seront à justifier par les con-\ncurrents dans un mémoire qu'ils joindront à\nleur envoi.\nLes projets qui seraient éventuellement\nréalisés devraient être extensibles et com-\npressibles, et les sommes y affectées seraient\nproportionnelles à la surface couverte; les\nsommes indiquées ci-dessus étant établies\nd'après les dimensions du plan général, an-\nnexés au présent programme.\nLa mise en œuvre des projets se fera par\nles soins de la Société Coopérative de l'Ex-\nposition, qui aura recours à l'architecte-auteur\ndes projets en ce qui concerne la partie dé-\ncorative, pour l'exécution de laquelle il de-\nvra fournir les détails nécessaires, grandeur\nd'exécution et tous renseignements utiles et\npropres à assurer une réalisation complète et\nparfaite des ouvrages.\nN. B. La participation aux primes n'est\npas obligatoire; MM. les architectes sont priés\nd'exprimer nettement leur décision en, remet-\ntant leurs projets. En renonçant aux primes,\nils conservent la propriété de leurs œuvres.\n\nLes Architectes Généraux,\nA. WARNOTTE. R. POISMANS."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1927-10-01-c014", "article_bluemountain": "bmtnaac_1927-10_01#c014", "volume": "bmtnaac_1927-10_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "192", "page_fin": "193", "image_debut": 40, "image_fin": 41, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.2.2.4", "titre_corps": "REGLEMENT DU CONCOURS", "titre_sommaire": "REGLEMENT DU CONCOURS", "signature_source": "L. C", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 40, "page_imprimee": "192", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.40", "debut_caractere": 1399, "fin_caractere_exclue": 3158, "texte": "PRIX ANNUEL VAN DE VEN\nREGLEMENT DU CONCOURS\nL. C.\nUne importante firme belge organise un\nconcours annuel pour l'encouragement de\nl'Architecture moderne en Belgique, con-\ncours dont nous donnons ci-dessous le pro-\ngramme. Nous tenons à féliciter M. Van de\nVen pour son intelligente et généreuse ini-\ntiative.\n1 0 Un prix annuel de cinq mille francs est\ninstitué par la Firme E.-J. Van de Ven pour\nl'encouragement de l'architecture moderne\nen Belgique.\n2° Cette somme servira à récompenser\nl'œuvre moderne considérée comme la plus\nintéressante exécutée pendant l'année.\n3° Un jury sera chargé de juger les œu-\nvres présentées, d'attribuer le prix à l'auteur\nou aux auteurs de l'œuvre primée et de faire\nrapport sur sa mission.\n4° Le jury sera composé de cinq membres\nrépondant aux conditions suivantes : a) être\nBelge; b) être domicilié en Belgique; c)\nêtre architecte de profession; d) être affilié\nà une Société d architectes régulièrement\nconstituée; e) ne pas postuler le prix.\nCes cinq membres seront :\nUn délégué de la Société Centrale d'Archi-\ntecture de Belgique; un de la Société Belge\ndes Urbanistes et Architectes Modernistes;\nun de l'Association des Architectes et Des-\nsinateurs d'Art de Belgique; un de l'Asso.\nciation des Architectes de Liège; un de la\nSociété Royale d Architecture d'Anvers.\n5° Les membres du jury se réuniront Ie\npremier mardi du mois de février de chaque\nannée. Ils sélectionneront parmi les œuvres\nsoumises, ayant été terminées au cours de\nl'année précédente, celles méritant de rete-\nnir leur attention et se rendront ensemble\nsur place dans le mois en cours pour exa-\nminer leur réalisation.\n6° Les frais de déplacement et de séjour\ndes délégués ou tous autres frais ayant rap-\nport avec l'organisation de concours, seront"}, {"page_pdf": 41, "page_imprimee": "193", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.41", "debut_caractere": 58, "fin_caractere_exclue": 2391, "texte": "supportée par la Firme E.-J. Van de Ven.\n7° Chaque membre du jury disposera de\ncent points qu'il décernera en tout ou en\npartie à l'une ou à plusieurs des œuvres exa-\nminées proportionnellement à la valeur ar-\ntistique qu'il attribuera à chacune d'elles.\n8° L'œuvre ayant récolté le plus grand\nnombre de points sera primée.\n9° L'auteur d'une œuvre présentée au\nconcours doit : a) être Belge; b) être domi-\ncilié en Belgique; c) être architecte de pro-\nfession; d) être affilié à une Société d'ar-\nchitectes régulièrement constituée; e) il de-\nvra, en outre, par une déclaration écrite, af-\nfirmer être l'auteur unique de l'œuvre pré-\nsentée, ou s'il y a lieu faire connaître le\nnom de son ou ses collaborateurs.\n10° Toute participation au concours doit\nêtre annoncée par lettre recommandée adres-\nsée au Siège de la Firme E.-J. Van de Ven,\n19, rue Léopold, à Bruxelles, avant le\n31 janvier de chaque année. L'enveloppe\nportera la mention « Prix d'architecture Van\nde Ven ». Cette lettre indiquera l'endroit\nexact où l'œuvre aura été érigée.\nIl y sera joint :\n1 0 Une photographie 1 3 x 18 minimum.\n2° Une élévation et une coupe de la fa-\nçade à 5 p.c.\n3° Un plan du rez-de-chaussée et des éta-\nges montrant les locaux situés vers la façade\nà l'échelle de 2 p.c.\n1 1° L ouverture des lettres se fera par le\njury.\n1 2° Le jury n est tenu d'attribuer la som-\nme entière mise à sa disposition que pour\nautant que l'œuvre primée ait obtenu au mi-\nnimum la moitié du nombre total des points,\nsoit deux cent cinquante. Dans le cas con-\ntraire, le montant du prix sera réduit propor-\ntionnellement et la différence sera reportée\nsur l'année suivante.\n1 3° La prime ne sera versée à l'auteur\nprésumé de l'œuvre primée que quatre semai-\nnes après la proclamation du résultat. Les\noppositions éventuelles devront se faire par\nlettre recommandée dans ces quatre semai-\nnes, faute de quoi plus aucune réclamation\nne sera prise en considération.\n14° La proclamation du résultat se fera\npar la voie de la presse. Les membres du\njury en feront part endéans les 24 heures à\nleurs Sociétés respectives, qui elles-mêmes\nseront tenues d'en donner connaissance a\ntous leurs membres endéans la huitaine.\n15° Le premier prix sera alloué en février\n1928 et toutes les œuvres exécutées du ler1er\njanvier 1919 au 3 3 décembre 192 7 seront\nadmises au concours."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1927-10-01-c015", "article_bluemountain": "bmtnaac_1927-10_01#c015", "volume": "bmtnaac_1927-10_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "193", "page_fin": "194", "image_debut": 41, "image_fin": 42, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.2.2.5", "titre_corps": "LE CONCOURS INTERNATIONAL DE", "titre_sommaire": "LE CONCOURS INTERNATIONAL DE", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 41, "page_imprimee": "193", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.41", "debut_caractere": 2393, "fin_caractere_exclue": 3477, "texte": "LE CONCOURS INTERNATIONAL DE\nBIRMINGHAM, pour la création du centre\ncivique de cette ville, a donné les résultats\neuivants :\nPremier prix (1,000 livres) : Maximilien\nRomanoff, architecte-urbaniste, à Paris;\nSecond prix (200 livres) : L.-M. Austin,\nHeston.\nTroisième prix (100 livres) : Adams,\nThompson et Fry, Westminster.\nLes prix suivants de I 00 livres ont été at-\ntribués à E. Prentice Mawson, de Westmin-\nster; à G. Oulie-Hansen, d'Oslo (Norvège) ;\nà A. d'Angelo, de New-York City. Deux prix\nde 50 livres chacun à Ir. A. Boeken, d'Am-\nsterdam, et à L. Berthin et G. Doyon, de\nParis. Enfin, trois mentions ont été attri-\nbuées à trois architectes anglais.\nLe travail, extrêmement du\nvainqueur de ce concours a été publié dans\nla revue « The Architect's Journal » (août\n17/27). Nous reviendrons très prochaine-\nment sur cette brillante compétition et sur\nses résultats, à l'occasion notamment des\naménagements des abords du Palais de Jus-\ntice de Bruxelles. On verra que le parallèle\nn'est pas à l'avantage de cette dernière com-\npétition ainsi qu'il fallait du reste s'y\nattendre."}, {"page_pdf": 42, "page_imprimee": "194", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.42", "debut_caractere": 58, "fin_caractere_exclue": 1404, "texte": "CONCOURS D'ESQUISSE D'ARCHI-\nTECTURE 192 7. Ce concours, organisé\npar la Société Centrale d'Architecture de\nBelgique, vient d'être jugé. Il a donné les\nrésultats suivants.\nIl n'y a pas de premier prix.\nDeuxièmes prix ex-aequo à MM. Maere-\nmans) de Malines, Migholet, de Bruxelles.\nAccessit à M. Cornut, de Bruxelles.\nLe rapport du jury paraîtra dans «L'Emu-\nlation »; l'exposition publique de tous les\nprojets présentés aura lieu en janvier 1928.\nCONCOURS POUR L'EDIFICATION\nD'UN PALAIS DE LA S. D. N. La S C.\nA. B. a pris l'initiative d'organiser à Bru-\nxelles, en décembre prochain, « une exposi-\ntion des projets présentés par les architectes\nbelg-es », au concours sous titre.\nElle prie les architectes désireux de parti-\nciper à cette exposition de se faire connaître\nsans retard, au secrétariat: Hôtel Ravenstein,\n3, rue Ravenstein, à Bruxelles.\nDes renseignements complémeantaires leur\nseront fournis individuellement.\nLA FABRIQUE D'EGLISE SAINT-LAU-\nRENT A ANVERS ouvre le l 5 décembre\nl 92 7 entre les architectes belges un concours\npour le projet d'une EGLISE MONUMEN-\nTALE avec CRYPTE.\nLes concurrents peuvent se procurer les\nconditions et le programme à l'adresse de\nM. Paul Robyns, président ff. de la Fabrique\nd'Eglise Saint-Laurent, l 84, rue Van Schoon-\nbeke, Anvers, contre payement de la somme\nde 5 francs. Chèque postal 101.93."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1927-10-01-c016", "article_bluemountain": "bmtnaac_1927-10_01#c016", "volume": "bmtnaac_1927-10_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "195", "page_fin": "196", "image_debut": 43, "image_fin": 44, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.2.2.6", "titre_corps": "BIBLIOGRAPHIE", "titre_sommaire": "BIBLIOGRAPHIE", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 43, "page_imprimee": "195", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.43", "debut_caractere": 58, "fin_caractere_exclue": 3455, "texte": "BIBLIOGRAPHIE\nLA MISE EN SCENE THEATRALE\nD'AUJOURD'HUI, par Camille POUPEYE,\nillustrations de P. FLOUQUET, aux Editions\n« L'Equerre », Bruxelles.\nCet ouvrage remarquable. dû à un\nspécialiste renommé bien au-delà de nos fron-\ntières, intéressera l'architecte moderniste à\nplus d'un titre; non seulement par la docu-\nmentation complète qu'il renferme, mais aussi\npar l'esprit qui l'anime : C. Poupeye situe\njudicieusement les audaces des dramaturges\net des metteurs en scène, les explique et les\nencourage.\nNous nous plaisons à citer les lignes sui-\nvantes que consacre à l'ouvrage de C. Pou-\npeye, dans la belle revue suisse «Das Werk»,\nV. Vincent :\n« Un livre belge d'un intérêt dépassant\nsingulièrement la carrure de la médiocrité la-\ntente de ces sotres d'ouvrages. Voici une\nétude très sérieuse et admirablement docu-\nmentée sur l'état du théâtre, et écrite dans\nune langue drue, stricte, serrée, d une conci-\nsion et d'un esprit presque mathématiques »,\netc., etc.\nIl faut aussi rendre hommage, comme le\nfait V. Vincent, aux travaux d'illustration\nexécutés par le peintre Flouquet. Et nous\nn'aurons garde d oublier la Société «L E-\nquerre » qui présenta ce livre avec le plus\ngrand soin, tout en maintenant un prix re-\nmarquablement bas. Un vrai tour de force\nd'éditeur...\nVERS UNE CONSCIENCE PLASTIQUE.\nAlbert Gleizes, le peintre bien connu, pré-\npare, pour paraître en novembre, un impor-\ntant volume : « Vers une conscience plasti-\nque », qui traitera la question de rapports\nentre « la tradition et le cubisme ».\nANGLETERRE. « THE ARCHI-\nTECTES JOURNAL », revue de l'architecture\nofficielle, s'intéresse judicieusement au mou-\nvement moderne international. Elle a publié\nune substantielle étude sur l'œuvre récente\nde R. Mallet-Stevens, à Passy (Paris) : la\nrue Mallet-Stevens, déjà bien connue chez\nnous.\nDans un numéro ultérieur, la même revue\npubliait un article d'un esprit très apprécia-\nteur de M. H. Tomlinson, sur la récente tra-\nduction du livre capital de Le Corbusier :\n« Vers une Architecture ». Des illustrations\nd'autos et d'avions exécutés en Angleterre\naccompagnaient le texte.\nEnfin, la même revue présentait, dans son\nnuméro du 1 9 octobre, une série de photo-\ngraphies de constructions récentes réalisées à\nGlasgow. Des travaux comme les Bureaux\nFraser et Borthwick, par l'architecte A.-D.\nHislop, des installations de magasins comme\ncelles des architectes J.-T. Thomson, Kep-\npie et Henderson, P.-J. Westwood et Em-\nberton, Hislop et Carruthers, montrent assez\nclairement que si 1 architecture anglaise con-\ntemporaine ne s'est pas encore libérée défi-\nnitivement, elle s'oriente nettement vers des\nsolutions plus rationnelles et des formes plus\ndépouillées, et qu'en tout cas les « styles »\nne sont guère en honneur auprès des jeunes\nconstructeurs, même le style « arts décora-\ntifs ».\nHOLLANDE. « BOUWKUNDIG\nWEEKBLAD EN ARCHITECTURA »\nconsacre son numéro 42 à 1 architecte mo-\nderniste Dudok, dont on apprécie, en Belgi-\nque, les importants et remarquables travaux,\nréalisés notamment à Hilversum. Les confrè-\nres hollandais van Anrooy, Dr Berlage,\nBlaauw, Wijdeveld, Cuypers, Gratana, Kra-\nmer, Luthmann, Mieras, Staal, Wils, Wouda\net d'autres ont tenu à rendre publiquement\nhommage au talent incontesté de W.-A. Du-\ndok.\n« La Technique des Travaux » (numéro\nde septembre) publie les intéressants articles\nsuivants, que nous signalons à l'attention de\nnos lecteurs :"}, {"page_pdf": 44, "page_imprimee": "196", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.44", "debut_caractere": 58, "fin_caractere_exclue": 547, "texte": "« La nouvelle station d'épuration des eaux\nrésiduaires de Middelkerke », par R. Deb-\nbaut I. C C.\n9 *\n« Le nouveau laboratoire de béton armé\ninstallé à Gand », par G. Magnel.\n« Résistance à F écrasement et au flambe-\nment des piliers en béton fretté»,par L. Van-\nderperre, Dr. I. A. I. Br.\nCette même revue semble vouloir relever\nson point de vue esthétique, en publiant, en\ntête du numéro, une série d'illustrations de\nla Cité Seurat (Paris-Montsouris) des archi-\ntectes Lurçat et Perret."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1927-10-01-c017", "article_bluemountain": "bmtnaac_1927-10_01#c017", "volume": "bmtnaac_1927-10_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "196", "page_fin": "196", "image_debut": 44, "image_fin": 44, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.2.2.7", "titre_corps": "ECHOS ET NOUVELLES", "titre_sommaire": "ECHOS ET NOUVELLES", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 44, "page_imprimee": "196", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.44", "debut_caractere": 549, "fin_caractere_exclue": 3373, "texte": "ECHOS ET NOUVELLES\nMOBILIER MODERNE. L eminent or-\nganisateur J. De Praetere, qui fut appelé à\nl'inspection des Métiers d'Art de l'Enseigne-\nment technique du Hainaut, expose, dans\n« L'Habitation à Bon Marché » ( septem-\nbre 192 7), les directives essentielles qui\namèneront une réforme nécessaire dans le\nmobilier à bon marché. Le but : donner aux\ngens de condition modeste « le moyen de se\nmeubler confortablement et simplement ».\nTout en conservant le souci d'une quailté ir-\nréprochable (matière, travail et forme) t assu-\nrer un prix de revient très bas; et ceci n'est\npossible que grâce à une standardisation bien\ncomprise.\nSuivent d'utiles considérations sur les pro-\nportions humaines rapportées aux meubles,\nsur 1 exécution même de ces meubles et sur\nleur parachèvement.\nJ. De. Praetere fut chargé par la « Com-\nmission provinciale des loisirs ouvriers du\nHainaut » de réaliser une série d'ensembles\nmobiliers destinés aux homes ouvriers. Une\nvingtaine de ces ensembles sont actuellement\nexposés aux Musée de l lnstituit des Arts et\nMétiers de La Louvière.\nBRUXELLES. COMMEMORATION\nFIERENS-GEVAERT. La commémora-\ntion Fierens-Gevaert, homme de lettres et di-\nrecteur des Musées Royaux, par le poète\nbrans Ansel, directeur des Letres aux Sciences\net Arts, a eu lieu Salle Delgay, devant une\nassistance nombreuse et recueillie.\nCritique : Fierens était connu très loin hors\nnos frontières, essayiste, voire romancier et\ncritique littéraire; il a signé des œuvres qui\nméritent de retenir, elles aussi, l'attention\ndes gens cultivés : « La Tristesse Contem-\nporaine », « Psychologie de Ville », « Le\nTocsin », « Figures et Sites de Belgique »\nsont des livres divers et Bien révélateurs de\nses activités multiples. Mais Frans Ansel a\nsurtout mis et admirablement l'anima-\nteur et l'ami en belle et loyale lumière. Des\nrappels chaleureux l'en approuvèrent.\nM. Julien Genot lut ensuite des passages\ncaractéristiques d Hippolyte Fierens-Gevaert,\net Mme Godelieve-Mathys, violoniste de re-\nnom, avec Mlle Marie-Jane Callewaert, pia-\nniste compréhensive, exécutèrent, et à mer-\nveille de la musique bien moderne (Taus-\nman, Milhaud), de celle que Fierens-Gevaert\neût aimée.\n« Le Soir ».\nHOLLANDE. L'ARCHITECTE EMI-\nNENT J.-J.-P. OUD, après ses remarquables\nréalisations de Stuttgart, vient de terminer\nla construction de plusieurs habitations pour\nla commune du Hoek van Holland. Les do-\ncuments qui nous sont parvenus touchant\nces récents travaux nous permettront d'offrir\nprochainement à nos lecteurs d intéressantes\nprécisions sur les directives actuelles du\ngrand constructeur hollandais. A une préci-\nsion technique plus aiguë, Oud joint un «sens\ndes volumes» extrêmement raffiné; cet ar-\nchitecte atteint définitivement le niveau des\nplus remarquables réalisateurs européens :\nLe Gropius, van der Rohe, Taut,\netc., etc."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1927-10-01-c018", "article_bluemountain": "bmtnaac_1927-10_01#c018", "volume": "bmtnaac_1927-10_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "101", "page_fin": "118", "image_debut": 11, "image_fin": 34, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.2.3", "titre_corps": "L'A RCHITECTURE HOLLANDAISE", "titre_sommaire": "L'A RCHITECTURE HOLLANDAISE", "signature_source": "Luc et Paul HAESAERTS", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 11, "page_imprimee": "101", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.11", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1104, "texte": "L'A RCHITECTURE\nHOLLANDAISE\n\n(i)\n\\\nVacances; Minerva ou Buick; ennui. La Hollande, croyez -\nmoi, la Hollande. Toutes facilités : proximité, belles routes en bri-\nques, centres rapprochés; et puis, l'inconnu, eh oui! la haute aven-\nture. Car vous ne connaissez pas la Hollande, j'en suis sûr. Peut-être\nmieux la Norvège, certainement la Suisse.\nAnvers-frontière ; du 90, du 100, je vous prie, avant qu'il ne\nsoit trop tard; sachez que là-bas, pour plusieurs jours, votre comp-\nteur kilométrique aura à se conformer au rythme des choses hollan-\ndaises. La douane est proche : vous entrez en Hollande; littéralement,\nvous « entrez ». Un employé minutieux que, trop nerveux\nencore (il faudra désapprendre ça), vous traitez intérieurement de\n« sale Hollandais » vous ouvre la porte. Quoi, nous qui croyions\naller au-devant d'une nation, nous tombons au beau milieu d'une\nfamille! Gêne. On nous reçoit et on sourit, mais nous sentons bien\nqu'on n'a aucun besoin, aucun désir de nous. On ne nous exploitera\n\n(I) Cette étude. parue d abord dans la revue « Sélection (n° de mars i 926), a\nété légèrement remaniée."}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "102", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.12", "debut_caractere": 29, "fin_caractere_exclue": 2374, "texte": "même pas. C'est froissant. Dans notre emportement, nous allions\ndire qu'on nous tolère. Tous les membres de cette famille s'enten-\ndent à merveille et, comme nous avons relu Fromentin en surveil-\nlant le graissage de notre machine, nous nous rappelons : « peuple\nsociable s'il en fût » (le voyageur du Sahara et du Sahel a possédé\nétonnamment le don de l'abstraction : deux ou trois petites phrases\netc'est l'essence d'un peuple, d'une ville, d'une œuvre entière... Les\nHollandais, La Haye, Rembrandt, par exemple).\nTout le monde se repose, toujours : il n'est que villas, maisons\nde campagne. Les fenêtres sont ouvertes : dans des fauteuils, des\ngens lisent; autour d'une table, ils prennent d'interminables déjeu-\nners. Mais une jeune fille débouche sur la terrasse, des gosses ont\nbougé sur la pelouse; ils sont en tablier, en robe d'intérieur. Et ce\nchien un peu difforme, couché près de ce parterre de tulipes.\nVolontiers d'une villa à l'autre, d'une ville à l'autre, on se déplace,\nse promenant, à pied, à vélo. On déambule, à travers les parcs splen-\ndides et calmes et leurs fleurs, à coups de pédale réguliers. Les amou-\nreux se tiennent par l'épaule et rien, dans l'allure de leurs véhicules,\nqui trahisse de la passion. Toute la Hollande un jardin, avec ses\npelouses, ses pavillons, ses allées et son étang, le Zuyderzee.\nTout le monde travaille, toujours : déjeunant, devisant, pro-\nmenant, les affaires se concluent. Des cargaisons fabuleuses, sur les\nmers indiennes, passent de l'un à l'autre devant une tasse de thé et\ndans la fumée lente d'un cigare. Dans les villes s'élèvent, brique à\nbrique, des Bourses, des Hôtels des Postes, des Bureaux des Chemins\nde Fer, des Halles formidablement. Le Hollandais a conquis\nson pays sur la mer; aujourd'hui, il le conquiert aussi sur le ciel.\nCe réaliste et paisible créateur, au fond, est un rentier. Non\nrongé de la fièvre du toujours plus, que sa fortune soit faite aux\nIndes ou ici, le voilà qui prend sa retraite sans plus tarder. L'endroit,\nla maison qu'il aime. Nimègue et ses jardins; une villa derrière les\narbres du boulevard ou hors la ville, où les routes macadamisées\nne seront bordées que de haies vives. Les parcs s'y étendent profonds\nsous le murmure de leurs pluies artificielles. La maison, on la veut\nà son goût, tout à fait, et confortable. On la fait construire, à son"}, {"page_pdf": 13, "page_imprimee": "103", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.13", "debut_caractere": 29, "fin_caractere_exclue": 2317, "texte": "usage, spécialement. Des meubles cossus, des œouvres d'art (on se fie,\npour leur choix, à l'avis des connaisseurs). Toilettes simples d'un\ngoût légèrement colonial de bonnes et belles étoffes. Ces mai-\nsons aussi, elles seront soignées, écoles, bibliothèques, églises. Et\ntout cela fait l'effet d'être plus riche qu'ailleurs. Aisance.\nLa Hollande parle peu; elle connaît beaucoup. Elle sait son\népoque et n'ignore pas grand'chose des peuples qui l'entourent. Les\ntrois grandes langues, elle les entend. Sur les tables, on trouve le\n« Studio », le « Cicerone », l'« Esprit Nouveau ». Voici une\nlibrairie, la première venue : Delteil, Morand, Maritain voisinent\navec les innombrables monographies allemandes sur les arts « sau-\nvages », avec les romans d'aventures et les magazines anglais .On y\nlit Karel van de Woestyne, Streuvels; on se passionne pour Tim-\nmermans-le-Drôle. La Hollande accueille tout cela avec sérieux et\nfinesse (mais oui!). Elle a une forte assiette et, très ouverte, reste très\npersonnelle. Le voulût-elle d'ailleurs,pourrait-elle changer le moindre\nde ses traits de caractère? Un Hollandais doit être incapable même\nde se camoufler : son approche lointaine déjà le révèle. Ce peuple,\nqu'on accuse d'égoïsme et de matérialisme, vit discrètement et inten-\nsément, dans son coin, sa vie propre et ne demande rien aux autres,\nsi ce n'est la paix qu'on lui laisse parce qu'il est accommodant\net effacé.\nQu'un tel peuple s'applique à résoudre le problème architec-\ntural, il arrive au style. Il est lui-même. Il est cohérent, il est con-\nscient et tout cela il l'est à un haut degré. Ses vertus sont construc-\ntives. La Hollande a pu se payer une architecture moderne : allez-y\nvoir que vous la trouviez bonne, que vous la trouviez mauvaise\n(comme ces architectes français et allemands que nous rencontrâmes,\nmais qui étaient accourus tout de même), elle existe, comme ont\nexiste le Roman, le Jésuite, l'Empire. Terre de renaissance; style\nhollandais. Il y a belle lurette qu'Amsterdam, ou La Haye, ou Rot-\nterdam, ou Utrecht, ou Arnhem, ou Leyden, ou Nimègue ne se pose\nplus la question; «vais-je bâtir en Renaissance Flamande (bibliothè-\nque de Louvain), en Néo-Florentin (Banques de la place de Meir à\nAnvers), ou simplement en Style Riche (Résidence-Palace) ? »; l'on"}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "104", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.14", "debut_caractere": 28, "fin_caractere_exclue": 2327, "texte": "bâtit en hollandais 1927. Depuis l'édifice géant jusqu'à la cabine\nd'électricité, tout en Hollande est hollandais. Les meubles qu'on fait\nfaire, modernes et c'est le style moderne exclusivement qui s'en-\nseigne dans les classes de décoration. Voici, dans les rues, des indica-\ntions, des réclames conçues par un Mallet-Stevens d'Outre-Moerdyk;\nle tramway qui passe est peint de bleu vif ; le kiosque à journaux, à\nusages intimes, dessine une silhouette imprévue et hollandaise. Et la\nchaise sur laquelle, à cette terrasse de café, je suis assis, est teinte en\ncouleurs franches. La masse a accepté c'est\nun fait important et indéniable. Terrain propice, sur quoi l'artiste\npeut s'appuyer, construire. On juge une civilisation à ses lieux\ncommuns : la moralité qu'on doit tirer d'une course automobile à\ntravers campagnes et rues de ville, c'est qu'en Hollande le lieu\ncommun architectural a haussé de niveau.\nA la base de beaucoup de grandeurs hollandaises, principes de\nl'ordre national, l'absence de vanité et le sens de la vie de famille.\nCes deux caractères m'expliquent son goût du luxe simple et ce\nluxe allié à la simplicité, son architecture. On répudie le toc, l'orne-\nment inutile, la méchante qualité. Et ces salons, ces salles à manger\ncossus (dont nous apprécions l'atmosphère intime parfaitement\nréalisée) attendent des parents, des amis de longue date; remarquez :\nvous aurez, vous, une tendance à écourter vos visites et à gagner la\nporte avec des excuses.\nMais son efflorescence architecturale, le Hollandais ne la doit\npas tout à fait à ses seules qualités raciques. Hâtons-nous d'ajouter :\nil n'eut pas la guerre. Fait historique d'une répercussion infinie :\ncomment les nations belligérantes auraient-elles pu sauvegarder la\nnormale évolution de leurs tendances architecturales? Les mains atta-\nchées aux crosses des fusils n'étaient plus que pour la destruction et la\nforce des cœurs pour la haine. Cependant, la Suède,le Danemark •••la\nHollande élèvent des maisons dans le soleil. Champs d'expériences\nincessantes; progrès : il n'y a pas de trou noir entre Berlage et les\nmodernes comme, chez nous, entre Horta et Hoste. La Hollande est\nfleurie de constructions nouvelles, sorties à leur heure d'un sol pré-\nparé; sur la terre ravagée de la Belgique du front et de la France du"}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "105", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.15", "debut_caractere": 30, "fin_caractere_exclue": 2334, "texte": "Nord a poussé, brusquement, la forêt des maisons hâtives. Evolution\nbrisée; œuvre de médiocres; absence de convictions et de forces.\nMais les plaies se cicatrisent et les forces normales de la vie effacenc\npeu à peu les traces des blessures... Pas mal de jours, déjà, sur les\njours de la guerre. Chez nous, comme aillleurs, la pauvre paix,\nmalgré tout, a fait son oeuvre. Au commencement, par ci, par là,\ndans les coins, on vit s'ériger quelques constructions personnelles et\nhardies; maintenant, s'appuyant sur ce récent et courageux passé,\nc'est l'offensive générale qui se déclanche ; nos architectes oh Bon\nLa Fontaine! ne désespèrent pas de la victoire du lièvre; ils\nproclament qu'on aura la tortue... Une phalange d'hommes décidés\nveut la prompte naissance d'un style neuf et nôtre. Mais que d'hos-\ntilité encore, en cercle autour d'eux. Ceux qui aboient aux trousses\nde ces novateurs qu'ils aillent voir en Hollande, en Suède ; ils seront,\npour le moins, décontenancés.\nLa longue patience est de l'essence du génie hollandais. Le sens\npratique est aussi sa marque. L'architecte sait qu'il lui faut\nd'abord de la bonne pierre, du bon fer, du bon bois bien\ntraités. Attention! Ici intervient , le manuel hollandais :\non a fait, là-bas, pour lui apprendre son métier, de grands, de très\ngrands efforts. Peu de villes qui ne possèdent leur école profession-\nnelle. Ces écoles existent depuis longtemps; elles ont accumulé un\ntrésor d'expériences. Leurs programmes d'études pour leur per-\nfection ont été établis de façon empirique et la méthode expéri-\nmentale seule a présidé à leurs successives retouches. Beaucoup\nd'heures au travail manuel, à la pratique; ce qu'il faut de théorie\nstrictement, pour aider à la compréhension de la matière qu'on mani-\npule. Le but ; former des mains intelligentes. Et l'enseignement de\nces métiers qu'on pourrait appeler « primaires », on l'a organisé avec\nsoin ; il est prévu de 3 à 5 années d'études pour le maçon, le peintre,\nle plafonneur. (Ne croit-on pas communément, chez nous, que ces\nmétiers n'exigent aucune science et peuvent être pratiqués, du jour\nau lendemain, par n'importe qui?) On saura les cent manières de\nplacer ses briques, de gâcher son mortier, de maçonner sa voûte, de\nrejointoyer ses murs. On mélangera ses couleurs, ses huiles, ses sicca-"}, {"page_pdf": 16, "page_imprimee": "106", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.16", "debut_caractere": 28, "fin_caractere_exclue": 2336, "texte": "tifs, on choisira ses ingrédients, de façon à obtenir, sur chaque\nmatière à enduire, une couche de peinture belle, solide, défiant le\ntemps. C'est ainsi que le matériau hollandais est devenu éton-\nnamment plastique : on en obtient le maximum d'expression. Les\npossibilités de l'architecte sont centuplées. Mais un danger à\ncraindre : l'excès. Nous le rencontrerons.\nCroyez-vous qu'aux Pays-Bas on s'esclaffe devant une réali-\nsation nouvelle et qu'on poursuive de quolibets saugrenus un artiste\nqui a dit « zut, j'envoie tout promener et je fais selon ma con-\nscience »! Un Hollandais, quand il y a lieu, s'abstient de juger et,\ninvoquant l'exception d'incompétence, renvoie l'affaire devant la\njuridiction ad hoc. C'est d'une belle discipline et c'est un bon point\npour le système d'éducation qui l'a, cette discipline, rendue univer-\nselle (et je maintiens cela vis-à-vis de ceux qui subodoreraient ici du\n« germanisme ». En fin de compte, un peu énervant, l'esprit soi-\ndisant « latin »). Les bons architectes seront donc encouragés, sou-\ntenus si pas compris de tous. Ils n'auront pas à promener\nHenry Van de Velde leurs cartons à travers toute l'Europe. Leur\nville leur offre l'hospitalité dans ses bureaux pour l'étude des cons-\ntructions publiques (qui existent dans toutes les communes) . Ils y\ntravailleront sous la direction du plus « calé », qui est souvent le\nplus hardi. La besogne se distribue; on discute les projets. L'architec-\nture devient œuvre collective, anonyme ça fait plaisir, bien plaisir;\néminemment significatif et l'on vous désignera telle construction\n(vous avez naïvement demandé le nom de l'auteur) par; « création\ndu Service des Constructions publiques ». (On songe à la Russie et\non s'amuse à constater que les extrêmes se touchent.)\nUn élève de Viollet-le-Duc, vers 90, va secouer les tapis aux\nfenêtres et ouvrir à l'air les portes de l'architecture. C'est Cuypers\net Cuypers c'est le retour aux métiers. On ne se passe pas de la\ncollaboration de l'ouvrier donc, ce dernier, il faut le rééduquer.\nL'architecture ce n'est pas l'art d'escamoter de misérables armatures;\ntout y sera franchise et les vertus des matières exaltées en vérité. Il\nretournait et c'était naturel vers les plus beaux exemples des\nprécédentes époques. Son maître lui avait révélé le gothique ; il s'en"}, {"page_pdf": 19, "page_imprimee": "107", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.19", "debut_caractere": 29, "fin_caractere_exclue": 2334, "texte": "inspirait. Bien comprendre le passé, belle étape : c'était redécouvrir\nl'architecture. Le Ryksmuseum d'Amsterdam, qui est son œuvre,\nparle de logique et d'harmonie. L'avenir pourra travailler dans sa\nligne, mais en laissant l'imitation car on entre dans une période\nde gestation, de recherche du nouveau. La vieille Bourse d'Am-\nsterdam, de Zocher, a des colonnades grecques trop élevées. Berlage\nla remplace (1903). C'est un artiste qui écrit sainement et applique\nses saines idées dans ses oeuvres. Sa Bourse est quelque chose de neuf\n(un « frisson nouveau »), de logique et de sensible, d'un peu âpre\naussi (on devine l'homme qui s'attend à la riposte) et de sérieux jus-\nque dans la fantaisie. Matériaux franchement nus sans feuille\nde vigne et bel équilibre. Effort énorme et qui aboutit (cette pre-\nmière application de principes architectoniques vraiment «modernes»\naurait pu réserver des surprises). Dans cette « ouverture », Berlage\ndonne la tenue, la vigueur, le ton de la partition qui s'annonce; suivra\nun déferlement de musique, aux thèmes les plus divers, mais où se\ndécouvriront toujours, parfois très lointains, ces premiers accords.\nLa Bourse d'Amsterdam apportait sa révélation. Son enseigne-\nment était généreux : « Dégagez-vous des anciens styles. Vous êtes\nlibre. Créez, créez librement ». De tels mots portent à la tête. Et\nun chacun de se lancer à la poursuite d'un style, d'un style\nindividuel (l'exaltation se joue de la contradiction dans les termes).\nMais l'architecture est une personne digne et se venge des caresses\nque lui fait subir un homme ivre. La matière, encore que très docile,\ntriomphe toujours : si ce n'est pas pour glorifier, c'est pour écraser.\nJ. Van der Mey construit son « Scheepvaarthuis ». La brique flambe,\nchante, hurle. Des grappes de pierre, où affleurent et replongent des\nsculptures, pendent aux fenêtres, s'accrochent aux corniches, assaillent\nles escaliers. Les masses sont harcelées, dominées, forcées. Et là-haut,\nune tour absurde qui est un acte comme mille autres possibles lorsque\nla discipline est vaincue. Si le Scheepvaarthuis est une belle Afri-\ncaine, lourde et déformée, couverte de pesants bijoux, l'American\nHôtel (Amsterdam) de Kromhout, est une foraine dont le corps dés-\naxé fait peine à voir. Lorsque Kromhout et Van der Mey ont une"}, {"page_pdf": 20, "page_imprimee": "108", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.20", "debut_caractere": 29, "fin_caractere_exclue": 2442, "texte": "minute de repentir, ils nous font mieux voir leurs dons véritables,\nqui sont d'imaginatifs et d'intarissables inventeurs de baroque.\nDe Basel, lui, a mieux compris le prodigieux effort de Ber-\nlage. Invention, expression, naturel, il les a recherchés avec conscience,\nattention et volonté. Ses «Bureaux pour l'exploitation des Bruyères»,\nà Arnhem, sont une œuvre simple, intelligente et délicate. Quand il\nmeurt, il vient d'achever le formidable « Kantoorgebouw » du\n« Nederlandsche Handel-Maatschappij ». Il s'était enrichi de toutes\nles jeunes recherches, libre à leur égard et hardi, pondéré aussi et\nsûr. Les Hollandais ont un faible pour l'art de De Basel : il a réalisé\nbeaucoup de leur idéal architectural.\nL'architecture hollandaise est chose vivante (i). Elle respire,\nse nourrit, se meut,* elle prend et donne la vie. Moralement, elle\nsemble capricieuse : quels sont ses idées, ses sentiments, au juste?\nAujourd'hui, elle renie ce qu'elle a aimé hier; demain, elle y retourne\navec passion. Vous ne pouvez pas prévoir l'acte qu'elle va poser\ntout à l'heure. Comme un homme jeune, elle échappe aux classifi-\ncations. Que ceci pourtant ne nous fasse pas renoncer tout à fait\nà tenter de déterminer quelques-uns des traits de son caractère.\nElle mange; mais quels sont ses mets préférés? L'Anglais et\nl'Allemand; très bien portante, elle se les assimile parfaitement et\nles transforme en sa propre substance. Communiant dans le même\ngoût du confortable, la Hollande et l'Angleterre se trouvent être un\npeu parentes dans l'édification et l'arrangement du « home ». Voyez\nles fraîches créations de Bartels, Brandès, Jansen, Van Laren, leurs\ntoits de chaume et leurs intérieurs aux briques apparentes. Il n'est\nque de laisser errer vos regards à droite ou à gauche de la route ;\nparmi les arbres, emmi les fleurs, un jeu aisé et reposant de masses\net de lignes légèrement pittoresques qui font naître le désir\nde rester. Le Hollandais aime à se prouver son activité et sa\n\nAvant d aller plus loin, avouons ici un scrupule. Nous craignons d'avoir omis,\ndans cette rapide esquisse, trop de noms qui, de droit, y auraient leur place. Oudi,, par\nexemple, dont 1 œuvre est important, et plusieurs autres. Mais force nous est de recon-\nnaître notre impuissance devant un tel flot de vie. Partout ( en Hollande, les construc-\ntions sortent de terre; il n est ville ni village... Et il a fallu choisir, donc sacrifier."}, {"page_pdf": 21, "page_imprimee": "109", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.21", "debut_caractere": 29, "fin_caractere_exclue": 2317, "texte": "force; l'Allemand étale sa force. C'est autre chose, quoique les deux\nattitudes ne soient pas sans se ressembler un peu. Celui qui construira\nun bâtiment de Commerce ou d'Administration mangera un Alle-\nmand. A Utrecht, Van Heukelom a mangé et bien digéré un Alle-\nmand. Première impression, devant sa colossale Administration Cen-\ntrale des Chemins de Fer : repos. Rien de belliqueux. De la force\nconsciente, mais humble. L'énorme entrée est intime et accueillante;\nelle est couronnée d'une cascade de verdure qui sort naturellement\ndes pierres. Le bâtiment cependant est immense. Des lignes gran-\ndioses, mais douces; des contreforts en escaliers, de la belle brique\nviolacée; rythme ample et soutenu (songeons à une cathédrale\ngothique) rythme qui se prolonge savamment jusque sur la place\net dans les rues avoisinantes. (Je ne puis m'empêcher d'évoquer les\ndeux bâtiments qui s'élèvent aux côtés de l'œuvre de Van Heukelom.\nIls abritent, eux aussi, des bureaux de l'Administration centrale des\nChemins de Fer témoins de la prospérité de cette organisation.\nL'un en néo-grec, l'autre en néo-renaissance. Leur majestueux voisin\nen fait deux éponges desséchées, oubliées par hasard sur la place. La\ncomparaison des trois constructions nous fait saisir sur le vif l'écra-\nsante supériorité d'une esthétique qui veut l'œuvre d'art ouverte à\nla vie et à l'âme de l'époque). Mertens rappelle parfois, par\nson goût des répétitions appuyées et pesantes, l'Allemand Behrens.\nMais, comme exemples, cette fois, de la vitalité sociale hollandaise et\nfort peu allemande, citons la nouvelle Poste, par Crouwel (auteur\négalement de l'élégant bureau des Postes de Doetinchem) et le bâti-\nment de la Foire, par De Bie Leuveling Tjeenk tous deux à\nUtrecht, la ville renaissante. Dois-je citer encore (car je dois me\nborner à citer) le grandiose projet de Boeyinga, l'Edifice Gouver-\nnemental, qui s'aide de toutes les somptuosités pour proclamer cette\nforce hollandaise?\nDes traits de caractère? Pour la commodité (ou la paresse)\ndisons; De Klerk et Dudok. Retenons bien De Klerk et Dudok, deux\nfaces de l'architecture hollandaise. Contradictoires? Peut-être (mais\nque ce soit la tendance A ou la tendance Y, la Hollande aime tou jours\nde montrer comment s'agencent, s'emboîtent les volumes les uns dans"}, {"page_pdf": 22, "page_imprimee": "110", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.22", "debut_caractere": 28, "fin_caractere_exclue": 2390, "texte": "les autres). Lequel des deux préférer? Que si l'on veut vous faire\nchoisir entre deux personnes également sympathiques, vous tâchez\nde détourner la conversation. Je me décide cependant pour Dudok\net je vous prie de n'y pas faire attention.\nDe Klerk disparaît à 37 ans (quoi de plus navrant qu'une mort\nprématurée? C'est en revenant de cet enterrement que De Basel\nmeurt dans le train qui le ramène chez lui. De beaux fruits d'un\nseul coup de vent arrachés). Faut-il définir? Risquons : « De Klerk\nle sensible ». Oui, le sensible, l'inventeur, le fureteur, le bijoutier.\nL'Architecture est si lourde pour lui, trop hautaine. Sur le ciel, il\nélève des tentes délicieuses, brodées, aux toits compliqués, chinois\net des pans de drap se soulèvent, révélant d'étranges doublures.\nIl a fallu manier la brique, la tuile, le bois. Les briques, perles gros-\nsières et fauves, ont cent nuances et il y a cent manières de les sertir.\nDebout et de côté : elles sont longues, tendues, rigides; debout et\nde face : elles se carrent et montrent, un peu suffisantes, leurs larges\npoitrines; sur le dos : elles se serrent, se tassent, se prêtent mutuelle-\nment un solide et sûr appui; sur le flanc : elles soutiennent avec\nforce, aisance et gaîté. Regardez le mur entier ; elles jouent. Elles\nbougent merveilleusement et leurs petits mouvements, si variés, si\ninattendus, font la cadence d'un poème. Mes regards vont de ce pan\nde mur-ci à ce pan de mur-là : j'éprouve, à saisir les successifs mou-\nvements des briques, cette impression de haute poésie qui m'emplit\nlorsque, de dessus la tribune, je contemple ces phalanges de gym-\nnastes qui, changeant brusquement d'attitude, semblent changer\nd'existence. Les tuiles aussi s'adonnent à la rythmique ; elles se\nplacent en rangs bien réguliers, s'inclinent et tout à coup se mettent\nà danser en rond autour d'une tourelle. Le crayon finement taillé\nde De Klerk court sur le papier (ses dessins sont célèbres en\net l'lnventeur invente. Les formes naissent, comme des fleurs dans\nun jardin enchanté ; portes, fenêtres, toits. Une façade le long du\nchemin de fer ; qu'elle participe à la vitesse du train, qu'elle s'étire,\ns'élance, cligne des yeux. La bâtisse est haute : qu'elle se dresse, se\ncarre, s'arc-boute très ostensiblement. La maison fait le coin d'une\nplace paisible ; qu'elle baisse les paupières, se repose, dorme. Joie!"}, {"page_pdf": 23, "page_imprimee": "111", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.23", "debut_caractere": 28, "fin_caractere_exclue": 2473, "texte": "la maison vit. Mais l'Architecture, être froid, de bougonner. Sa\nfaçon impassible de voir flamber l'enthousiasme de De Klerk est\npresque insupportable. Et son discours : « De Klerk, vous êtes à\ncôté de la question. Vous avez imparfaitement compris ma vie. Je\nne suis pas d'imitation. Vous m'avez revêtue d'un costume à pail-\nlettes, comme un homme-serpent... »î\nDe Klerk disparaît 337 ans. Les jeunes architectes pleurent. Sa\njoie de vivre, sa générosité, sa fécondité. Cette féerique fontaine qui,\ntout d'un coup, cesse de jaillir. Créateur prodigieusement, oui, c'est\nvrai, c'est vrai, malgré le discours de l'architecture. Que de fruits il\na déposé dans la corbeille de l'artl Mais il reste qu'il faut élaguer\nl'œuvre de De Klerk. Inadmissible sa conception de l'architecture,\nson attitude subconsciente et inspirée. Toute sa valeur : ses recherches\npassionnées de technique et son constant renouvellement; ses admi-\nrables solutions de détail. Que n'a-t-il vécu! De Klerk déjà commen-\nçait à s'apercevoir de ses déficiences, de ses erreurs; il allait se défier\nde ses dons de fantaisiste; il allait marcher à pas de géant dans le\nbon chemin... Défendons-nous d'élever sur sa tombe une colonne\nbrisée. A côté de morceaux confus et absurdes (des corniches se tor-\ndent, des murs ondulent, des poutres s'esquivent; beau et moins\nbeau s'entassent pêle-mêle, comme dans un débarras), n'a-t-il pas\nlaissé des coins charmants où toutes les imperfections, s'il en reste,\nsont culbutées sous l'élan d'un talent irrésistible?\nDangereuse succession que celle de De Klerk! (1). Amsterdam\nne raisonne pas sa sympathie et donne en plein sur l'écueil « roman-\ntique ». Voyez les immenses quartiers neufs qui s'érigent aux con-\nfins de la ville (les plus imposants ensembles « modernes » que je\nconnaisse) : les maisons « marchent » le long des rues, «s'arrêtent»\naux coins, « tournent » autour des places. Parfois, pour vaincre les\n\n(!) Si nous avions visé à être complets, nous aurions cité , à mi-chemin entre\nDe Klerk et ses « vulgarisateurs », l'architecte Piet Kramer. Ami de De Klerk et vive-\nment impressionné par lui, ayant travaillé à ses côtés, il réalisa, dans l'esprit de son\ncompagnon, des travaux très significatifs. Mais d une sensibilité moins frémissante, moins\nfine, moins « poétique » , il ne s'embarrasse pas de scrupules dans l'application des prin-\ncipes de De Klerk à ses vastes constructions. Parfois, il tombe dans la boursouflure."}, {"page_pdf": 24, "page_imprimee": "112", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.24", "debut_caractere": 28, "fin_caractere_exclue": 2274, "texte": "montées, elles ondulent comme des vagues : flux qui conquiert une\nplage. Et De Klerk, qu'on veut faire revivre, est bien mort cette fois:\non l'a anéanti sous ses propres défauts. Messieurs, empoignez\nles rênes! Vos coursiers, par ces chemins, vous mènent droit au préci-\npice : au fond, il y a l'Allemagne du « Rheingold » de Bruno\nSchmitz, du « Festpielhaus » (Salzburg) de Hans Poelzig, de la\n« Tour Einstein » (Potsdam) de Erich Mendelsohn; au fond, il y\na l'oubli de l'Architecture; au fond, il y a le chaos. Mais Amster-\ndam-la-Hollandaise se ressaisit : elle tend l'oreille aux suggestions\nde Gratama, de De Basel, de Dudok, simplicité et immobilité, rythme\nintérieur.\nCertains, cependant, plus pondérés, entendent la vraie parole\nde De Klerk. Toute la grâce de son génie revit dans ces trois écoles\nd'Utrecht : l'école « Da Costa », la nouvelle école communale\n(toutes deux de Maas et Zonneveld), et une autre, des Lacroix, je\npense. La première : brique brun-doux; la seconde : brique jaune-\ngrisâtre; la troisième : brique rouge-carmin. Des rehauts de vermil-\nlon aux châssis, aux clôtures. Comme ici joue, aisee, la fantaisie\nlà-bas si lourde aux lourds bâtiments d'Amsterdam. Ecoles de Hol-\nlande, petits palais pour enfants, villas pour familles nombreuses.\nGarçons et filles mêlés. Ils cultivent des légumes et des fleurs, ils\néchangent des choux et des roses. Les tout petits au « zandkuil »,\noù ils jouent avec le sable de la mer. De vastes salles de culture phy-\nsique, soignées autant que celle de 1' « Ambassade » aux Arts Déco-\nratifs. Dans les corridors et les classes, de la lumière et des couleurs\nvives (chaque local a son atmosphère propre et les enfants désignent\nvolontiers leur classe par sa couleur dominante). Les matériaux sont\napparents, d'un emploi logique. (Murs d'ennui et de dégoût de\nnos écoles belges. Que ne met-on pas en œuvre pour salir nos premiers\ncontacts avec la vie? Sombres temps du papier mâché et des boules\nde puanteur. Ces bons gosses hollandais, au bras de leur professeur\nou de leur institutrice, épanouis et câlins, ont peu l'air d'agiter des\nproblèmes de balistique et de méditer de petits attentats anarchistes).\nHé oui, les écoles de Hollande m'ont conquis et charmé... Note sen-\ntimentale."}, {"page_pdf": 25, "page_imprimee": "113", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.25", "debut_caractere": 28, "fin_caractere_exclue": 2350, "texte": "A Wageningen, une réalisation dont on parle : le « Labora-\ntoire » de De Leeuw. On n'est pas tranquille : de la fantaisie; trop?\n(Il y a là notamment une toiture d'un capricieux...) Et de se laisser\naller à des réflexions d'ordre général : « fantaisie, pas de fantaisie;\nornements, pas d'ornements »; au fond, qu'importe? La main,\ndont tout cela est l'instrument, la main qui guide, voilà. La transfi-\nguration. C'est effrayant ce que la croûte est près du chef-d'œuvre\nle gouffre qui les sépare est effrayant. Demandez au sauteur\nqui fait i m. 80 de faire 1 m. 85. Pour le public, la performance\nest la même; mais, quand on sait... Entre la Monnaie et le Parthé-\nnon, il n'y a sans doute que 5 centimètres de différence. La seule\nexcuse de certains chefs-d'œuvre est une âme indéfinissable, par quoi\nrien devient tout. L'artiste ; celui qui a trouvé la pierre philosophale\net transmue le plomb en or. L'autre procède à rebours. On a vu\nle Laboratoire de De Leeuw, on a vu l'Eglise Protestante de\nKool (Utrecht), on a vu les réalisations de Van der Mey, on a vu,\non a vu... et on a chaud, et on n'a pas encore dîné et, tout à coup,\non se demande si l'on n'a pas à faire à un style qui, dans quelques\nannées, nous deviendra aussi odieux que notre « style esthétique ».\nAu fait, il faut savoir choisir, toujours. La Caserne des Pompiers de\nVan Averbeke, à Anvers, et le Werkbund de Van de Velde, à\nCologne, resteront de belles choses, malgré le style esthétique.\nMais voici que, en repassant en imagination la série des œuvres\nqui vont de De Klerk à Vorkink et Wormser, à Lacroix et De\nLeeuw, un caractère commun me frappé. N'ont-elles pas entre elles\ncomme un air de famille? Une façon d'être qui les distingue de tous\nles autres? Quelque chose de très « hollandais ». Voyons... Mais\noui, bateaux et moulins!La mer, le vent la Hollande. Ces toits\nde chaume ont des ondulations de toits de moulins; ces murs arron-\ndis font des poupes et des proues; ces tourelles de briques sont des\ncorps de moulins en pierre; ces fenêtres sont prises aux navires ou,\nquadrillées, à la carcasse des ailes brunes... De ci, de là, en pleine\nterre, comme des coques de bois et des maisonnettes de chalands\nCette inspiration « marine », qui confère à tout un côté de l'archi-\ntecture hollandaise, un aspect très régional, lui imprime trop sou-"}, {"page_pdf": 26, "page_imprimee": "114", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.26", "debut_caractere": 28, "fin_caractere_exclue": 2367, "texte": "vent un caractère irrationnel et romantique. Source de pittoresque\ntrès extérieur ;danger (i).\nEnfin Dudok, Dudok dont j'ai voulu parler en dernier lieu.\nPourquoi? Parce qu'il est un havre, parce qu'il nous offre une fleur;\nparce qu'il donne confiance et qu'on croit que c'est le bon chemin\nle chemin du salut celui où il veut engager l'architecture.\nDudok dirige les « Publieke Werken » d'Hilversum (douce cité\nhollandaise, à quelque vingt kilomètres d'Amsterdam). C'est là\nqu'on le trouve, parmi ses plans. Il vous propose de vous conduire\nà travers la ville sa ville. Il vous précède de quelques pas, discrè-\ntement, comme quelqu'un qui marcherait derrière. De temps en temps\nun geste sobre qui recrée ce qu'il montre en s'excusant. Cette cité\nsortie toute vive de lui! Son visage, ses cheveux, sa cravate, son cos-\ntume rayonnent un doux beige-gris, le beige-gris de ses constructions,\nde la palissade de son école, des murs de son abattoir... Plaisir de\nse laisser conquérir par lui et par ce qui est de lui; détente et ne plus\navoir à se dire en ce passionnant voyage à travers la Hollande\n« ceci est curieux, cela est amusant; voilà qui est bon, mais marque\nune tendance dangereuse, mieux vaux ceci, qui attire moins mais\nouvre une voie féconde... » Oui, Dudok est un havre, Dudok nous\noffre une fleur.\nLes bâtiments se succèdent avec prodigalité ; les bains-douches\net leur cheminée centrale qui règle la cadence des volumes; l'école\nsilencieuse, aux murs hauts comme des fronts sous lesquels vivent,\npetits, les yeux-fenêtres; la bibliothèque, aux lignes moins tendues,\noù brille un sain et franc sourire d'accueil. Encore des écoles, et puis\nune cité-jardin, merveille d'urbanisme,y aux perspective imprévues\net changeantes, si ingénue dans ses aspects qu'on se refuse à y voir\nle résultat des calculs les plus subtils. Le bâtiment de la force élec-\ntrique; un abattoir d'une pureté absolue. Je ne sais quoi, parmi\n\n(I ) Staal, l'architecte du Pavillon National Hollandais à l'Exposition èes Arts\nDécoratifs de Paris, appartient à cette tendance. 11 est « romantique ». Sa réalisation :\nune certaine Hollande, mais pas toute la Hollande. Du De Klerk moins « architectural\nencore que <îu véritable De Klerk (mais beaucoup d*e trouvailles techniques, un souple\nemploi \"des matériaux une illustration de la belle œuvre hollandaise)."}, {"page_pdf": 31, "page_imprimee": "115", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.31", "debut_caractere": 29, "fin_caractere_exclue": 2306, "texte": "tout ceci, évoque des corps harmonieux hanches souples, cuisses\nfines, épaules larges des corps merveilleusement vivants et ryth-\nmés. De la brique car même Dudok ne trahit pas la brique,\nmatériau national qui se meut et joue; de la brique volup-\ntueusement triée et un rejointoyage soigné à l'extrême, pour que\nchaque bâtiment ait son grain et son teint (plus violacé, plus brun,\nplus ocre, plus gris). Chaque construction se distingue et se révèle\npar la seule nature de son épiderme.\nVoici son école primaire, pure presque sévère aux masses\ndoucement gravitantes. La porte d'entrée couleurs vives et style\nsimple, mais un peu lourd, comme tout l'ameublement, et que Dudok\nva s'appliquer à dématérialiser dans ses constructions ultérieures\ns'ouvre sur un vaste hall, où monte l'escalier et où donnent les\ncorridors. La main caresse la solide et rugueuse matière des murs;\nhors le bois, qui est peint, tous les matériaux sont apparents : partout\nrègne une sereine et gaie franchise. Les yeux approuvent les propor-\ntions, la lumière, la disposition; l'intelligence est satisfaite de toute\ncette clarté. Repos et joie. Le jeu du carrelage conduit inconsciem-\nment les pas et montre les directions à prendre : escalier, classe, salles\nde dessin ou de gymnastique. Redevenons enfant et recommençons à\napprendre nos leçons dans ces classes calmes et accueillantes où le\nsoleil est toujours invité; dans la salle des conférences, une image\nmerveilleuse va apparaître sur le large écran et une voix va s'élever\nchaudement parmi ces murs capitonnés. Que l'étude et le recueille-\nment doivent être aisés parmi ce jeu exact de dimensions et de cou-\nleurs! Le naturel s'est trouvé au bout de l'extrême préméditation :\nDudok a réalisé une œuvre vivante.\nLa pensée de Dudok, pensée d'architecte, doit être extraordinai-\nrement aiguë; son imagination, essentiellement constructive, capable\nde la plus haute tension. L'ennemie, pour lui, c'est la «façade» : il\nne suffit pas de vouloir harmonieuse cette unique surface, mais\nla construction entière doit vivre par le jeu complexe de toutes ses\nfaces à la fois. A quelque moment qu'on s'arrête dans sa prome-\nnade autour de l'édifice, il faut que le rythme soit; il faut même\nqu'en s'évanouissant la masse qui disparaît engendre la masse qui"}, {"page_pdf": 32, "page_imprimee": "116", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.32", "debut_caractere": 28, "fin_caractere_exclue": 2336, "texte": "compense, lorsque, sans s'arrêter, on poursuit sa marche ou qu'en\navion on survole le bâtiment. Architecture d'espace, non de surface;\nsœur de la sculpture, non de la décoration. Qu'on s'imagine alors\nla difficulté de concilier toutes les nécessités d'une bonne architec-\nture : lumière, commodité, hygiène, disposition, points de vue con-\nnexes, tous à envisager séparément et à la fois à souligner et à\nramener à l'unité et à l'équilibre d'ensemble. Dudok, après avoir\npensé profondément tous ces problèmes, les résout avec une éton-\nnante maîtrise. La solution est nette, claire, précise. Miracle; chant\net musique, poème. Car sa jonglerie compliquée il l'a réussie dans un\ngeste élégant et facile; le spectateur, charmé, ne soupçonne rien des\ndifficultés que cache le tour. Que si je pénètre alors à l'intérieur\ndu bâtiment, je suis poussé naturellement de cette pièce-ci vers celle-\nlà; je gravis l'escalier, je parcours l'étage, je jette un coup d'œil au\ngrenier : rien qui rompe l'enchantement de ma promenade et je n'ai\nremarqué ni le bond des plafonds, ni les reculs subits des murs, ni\nl'extraordinaire disposition des fenêtres tant, ici, tout est néces-\nsité et harmonie. Quel effort, sous le crâne de Dudok, pour penser\nainsi l'intérieur d'une bâtisse et, par un retour acrobatique, de nou-\nveau l'extérieur ou plutôt les deux simultanément sous une\npoussée d'imagination créatrice! Et ce résultat ne le satisfait point\nencore. Il faut qu'il pense la situation de cette bâtisse par rapport\naux autres bâtisses ; il pense une rue, un quartier, une ville. Et tout\ncela, depuis le détail décoratif jusqu'à l'ensemble urbaniste, est\nconçu avec tant de force et de sensibilité, tant de simplicité et de\nfraîcheur, que pas un seul instant ne nous abandonne la sensation\nde vie intense et généreuse. Ces grands corps souples sont muscles\net chair jamais squelettes. Entre l'épure et sa réalisation a jailli\nl'étincelle divine d'où est né le mouvement. Arrivé à ce degré,\nce n'est plus la technique architectonique seule qui donne de la\nvaleur à la construction (comme c'est le cas pour la plupart de nos\nmodernes), mais la technique reprend son vrai rôle et redevient\nmoyen d'expression, la chose à exprimer, l'idée architecturale, pas-\nsant à l'avant-plan. L'architecture a retrouvé son sens profond et"}, {"page_pdf": 33, "page_imprimee": "117", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.33", "debut_caractere": 28, "fin_caractere_exclue": 2290, "texte": "au sein de la mathématique exactitude des rapports de dimension\nl'humain a reconquis sa place.\nDudok est un architecte-artiste, et que cet adjectif, ici, ne\nvous mette point en défiance : en effet, Dudok est toujours archi-\ntecte. Ce ne sont pas des dons de décorateur, de créateur de pitto-\nresque ou de formes extravagante qui le caractérisent mais bien\nde constructeur. Il agit par angles droits, par verticales, par hori-\nzontales, par cubes. Il choisit un point culminant vers lequel, orga-\nniquement, tendent les volumes; les masses se prêtent un mutuel\nappui et les inférieures accèdent au sommet par les supérieures. Sa\nlimite idéale, c'est la pyramide. Mais artiste quand, en présence de\nmille solutions logiques possibles, il va droit à celles d'entre elles\nqui contiennent la plus haute vertu d'expression. Artiste par sa\nsensibilité presque musicale, son sens exquis du rythme, son senti-\nment des matières par la flamme intérieure qui pénètre et vivifie\nle côté abstrait de la création architecturale. Il a tout de l'artiste :\nle plaisir intime et muet devant une belle chose, l'enthousiasme et\nla générosité (avec quelle émotion il parlait de la mort prématurée\nde son confrère De Klerk), l'humilité devant l'œuvre à faire et en\nmême temps la confiance, la certitude qui s'appuient sur la conscience\nd'un bouillonnement intérieur. Cette façon cavalière aussi de traiter\nles problèmes techniques, dont il avoue l'importance mais qui, malgré\ntout, l'ennuient cette liberté qu'il garde vis-à-vis d'eux et qui\nfait lever les objections des scientifiques et obscurs assembleurs de\nplans et de volumes, négateurs de poésie et incroyants. Une tendance\nvers toujours plus de pureté, de beauté nue, accessible aux seules\nâmes d'élite; une marche du plus ornementé vers le moins ornementé;\nun enrichissement par l'intérieur. Il est directement en lutte contre\ncette conception « romantique » dont nous avons parlé, en lutte\ncontre le régional, le sentimental, le surchargé. Abandonner l'orne-\nment, sans engendrer la monotonie, c'est chose longue et pénible; il\nvous confie ; « Chaque motif que je laisse tomber est un cheveu\ngris de plus ». Il est arrivé à s'exprimer entièrement et uniquement\npar des moyens architecturaux il est arrivé à l'ascétisme de la"}, {"page_pdf": 34, "page_imprimee": "118", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.34", "debut_caractere": 28, "fin_caractere_exclue": 2154, "texte": "forme, pour la plus profonde joie des raffinés. Point ne me surpren-\ndrait qu'il aimât Bach.\nSes anciennes œuvres, Dudok les oublie. Il vous fait passer\ndevant elles d'un pas rapide et votre admiration l'étonné. Il n'a pas\nun sourire pour son installation de bains, ses ecoles, sa bibliothèque.\nDe temps en temps, il s'arrête : quelque chose l'a froissé qu à 1 avenir\nil faudra éviter, supprimer. Il semble moins indifférent devant son\nabattoir —sa dernière œuvre - d'une pureté presque impeccable.\nCependant, il vous parle bientôt de sa nouvelle école dont les murs,\nlà-bas, commencent à s'élever sur la plaine... Mais enfin, qu'est tout\nceci en comparaison de son grand projet, de son rêve, de son Hôtel\nde Ville? Ce sera là l'œuvre parfaite. Il vous en décrit les grandes\nlignes, la magnificence. Sous son front s'élève déjà, complet, vivant,\nbâti, riche (il veut du marbre, des matières précieuses) l'Hôtel de\nVille d'Hilversum, la base et le sommet de sa pyramide. Mais il\nfaudra trois, quatre ans... et des capitaux.\nEt on rentre en Belgique, et on remise sa machine, et on ouvre\nle numéro de « La Nervie » : la Jeune Architecture Belge. Il y a du\nbon, du très bon, évidemment... Mais où est l'Arbre (un tronc, des\nbranches, des bourgeons gluants) ? Car, ici sans doute, il y a de\njeunes pousses, des plants nombreux, mais là-bas, un arbre géant.-\nArchitecture Hollandaise, il ne faut pas t'extraire de dossiers poussié-\nreux : tu existes en chair et en os, en mortier et en briques et lors-\nque nous te critiquons, je crains bien qu'il faille rester dans un plan\ntrès différent de celui où nous nous plaçons lorsque nous parlons\nde nous-mêmes et de bien d'autres. Avec une simplicité et un\ncalme qui touchent on a enterré, en Hollande, l'Esprit Pompier;\ndans d'autres pays on en est encore, en hurlant, à le pousser dans\nson trou. Résultat : on oublie que le temps est sans cesse en marche,\nqu'il est futile d'avancer à reculons, les yeux fixés sur l'ennemi,\nlorsque celui-ci est mort et qu'il faut poursuivre son chemin avec\njoie, force et fraîcheur, le visage en avant. N'est-ce pas, Hollande?\n\nLuc et Paul HAESAERTS."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1927-10-01-c020", "article_bluemountain": "bmtnaac_1927-10_01#c020", "volume": "bmtnaac_1927-10_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 17, "image_fin": 17, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.2.3.2", "titre_corps": "Cliché extrait du “Nieuw-Nederlandsche Bouwkunst” du Prof. WATTJES édité par la Uitgevers-Maatschappy 'Kosmos” d'AMSTERDAM (Vol. II).", "titre_sommaire": "Cliché extrait du “Nieuw-Nederlandsche Bouwkunst” du Prof. WATTJES édité par la Uitgevers-Maatschappy 'Kosmos” d'AMSTERDAM (Vol. II).", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 17, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.17", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 235, "texte": "PLANCHE I. - Arch. 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BERLAGE", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 35, "page_imprimee": "119", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.35", "debut_caractere": 28, "fin_caractere_exclue": 1447, "texte": "PENSÉES\n\nLe Moyen âge et la Renaissance\nde grand art, parce qu'à ces époques\nentière, n'étant lui-même qu'une image sensible de la société.\nA de telles époques, l'art est la synthèse de tous les arts; c'est le\nrésultat d'un courant intellectuel\nd'une culture.\n♦ ♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦*♦\nIl y a une arrogance excessive\npenchant purement arbitraire et passager, ce que des prédécesseurs\nn'ont fait qu'en obéissant à un be\nseuls à révérer les chefs-d'œuvre du passé, ce sont ceux pour qui la\nlumière s'est faite et qui se sont criés à eux-mêmes «A bas les mains».\n♦ ♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦*♦\nLa question qui nous importe, c'est de savoir si une époque\nd'unité spirituelle, une époque de\nbien, si l'humanité doit abandonner cet espoir, comme le prétendent\nceux pour qui la culture clasique est un de ces sommets que nous ne\nsaurions plus atteindre.\n« Notre architecture languira,\noù l'on reviendra au bon sens le p\ntera ou imposera partout un même\nméthode de travail ». Ces paroles de Ruskin résument ce que Carlyle\navait dit avant lui et ce que Morris tenta de réaliser pratiquement.\n*♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦*♦* *\nCe que le public perçoit et admire, c'est uniquement l'originalité,\nle charme ou la beauté de l'œuvre.\ncomprendre cette force dont témoign\ngrande et qui est la conséquence d'\nLes œuvres d'un style sévère ne parlent guère à la masse. Il en\nest tout autrement de celles dont le\nd'autant plus que l'artiste s'y occupe du public."}, {"page_pdf": 36, "page_imprimee": "120", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.36", "debut_caractere": 28, "fin_caractere_exclue": 1310, "texte": "C'est pourtant la catégorie des oeuvres sévères et arides, dans\nlesquelles les fenêtres vont se répétant régulièrement, qui tend vers\nle sublime. Winckelman n'a-t-il p\nrend le beau sublime.\n« »♦»• ♦•♦♦♦♦♦♦♦«♦*♦♦♦ *\nL'art ne réside pas dans l'orneme\nsence d'ornementation n'est pas une\ncution plus ou moins riche.\n• « » « ,\nD'après l'opinion courante, la\ntiste de posséder, c'est le goût.\nMais le mot « goût » ne conce\nrieure de sensations, puisque ce mot s'emploie plus spécialement en\nrapport avec le « boire et te manger ».\n« Un malheur aujourd'hui dans les arts dit Violet le Duc\net particulièrement dans l'architecture, c'est de croire qu'on peut\npratiquer cet art sous l'inspiration de la pttre fantaisie, et qu'on\nélève un monument avec cette donnée très vague, qu'on peut appeler\nle goût, comme on compose une to ».\n♦ ♦\nLe caractère dominant qui doit se dégager de l'aspect extérieur\nd'un édifice moderne, c'est le groupemen\nla valeur de l'édifice dépendra avant\npation des temps nouveaux doit te\nun organisme.\nNe sentez-vous pas que la vra\narchitectural est en train de renaître,\net que l'on tâche de créer une œuvre d'art qui soit de nouveau une'\npartie stylisée de l'univers.\n(« L'Art et la Société ».)\nLE PRESENT NUMERO RENFERME\nHUIT PLANCHES HORS - TEXTE\n\nH.-P. BERLAGE."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1927-10-01-c027", "article_bluemountain": "bmtnaac_1927-10_01#c027", "volume": "bmtnaac_1927-10_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 3", "page_fin": "couv. 3", "image_debut": 45, "image_fin": 45, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.2.5", "titre_corps": "PRIX DE L'ABONNEMENT A LA SIXIEME ANNEE DE", "titre_sommaire": "PRIX DE L'ABONNEMENT A LA SIXIEME ANNEE DE", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 45, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.45", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 871, "texte": "PRIX DE L'ABONNEMENT A LA SIXIEME ANNEE DE\n« LA CITE » • 25.00 30.00\nTout nouvel abonné peut obtenir, à titre de prime :\na) La 5e année de «La Cité », au prix réduit de 10.00 12.50\nLes 3e et 4e années de «La Cité »au prix réduit de . . . 5.00 7.50\n(Le prix en librairie est de 10 francs Belgique, 15 francs étranger).\nb) Le Cœur de la Ville de Bruxelles,par Charles Buis, avec traduction\nd une conférence de C. Gûrlitt sur la' « Conservation du cœur d'an-\nciennes villes ». Une brochure de 24 pages. (Prix en librairie: 2 fr.) gratuit\nc) L'Abbaye de la Cambre, par G. des Marez. Prix en librairie: fr. 1.50) gratuit\nd) Paul Hankar(lBs9-1901), par Ch. Conrardy et Raym. Thibaut. Une\nbrochure illustrée. Prix en librairie : 3 francs .... gratuit\nTous les volumes de « La Cité » peuvent être fournis reliés en pleine toile, moyen-\nnant un supplément de fr. 12.50 par volume."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1927-10-01-c028", "article_bluemountain": "bmtnaac_1927-10_01#c028", "volume": "bmtnaac_1927-10_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 3", "page_fin": "couv. 3", "image_debut": 45, "image_fin": 45, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.2.6", "titre_corps": "Éditions \" Tekhnê,,", "titre_sommaire": "Éditions \" Tekhnê,,", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 45, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.45", "debut_caractere": 873, "fin_caractere_exclue": 2091, "texte": "Éditions \" Tekhnê,,\nLA CITE. Première année. (Rare) fr. 30.\nDeuxième année. (Rare) • 15.—\nUArt et la Société, par H.-P. Berlage, architecte à Amsterdam. Tirés à part de\nla Revue « Art et Technique » (septembre 1913-février 1914). Un volume\nluxueusement imprimé et illustré de 98 clichés ..... 20.—\nMatériaux de substitution dans la construction par J. Seroen, ar-\nchitecte. Une brochure illustrée ........ 2.\nL'habitation coloniale.Sa construction au Congo Belge, par Gast. Boghemans.\nUne brochure de 20 pages abondamment illustrée ..... 3.\nConstantin Meunier. L'historique de son monument au travail, par R. Thiry et\nG. Hendrickx. Une brochure illustrée ....... 2.\nL'Art des Jardins et le nouveau jardin pittoresque, par Louis van der Swael-\nmen, architecte-paysagiste ......... I.\nLA REVUE « TEKHNE ». Collection complète de la 2e année (1912-1913).\nBeau volume de 516 pages, sur papier couché, illustré de 250 clichés . 15.\nPour s'abonner à « La Cité » ou obtenir des livres, il suffit de verser, dans n'im-\nporte quel bureau des postes, au crédit du compte chèques postaux n° 166.21 Revue\n« La Cité », la somme due et d inscrire sur le bulletin de versement le titre du livre et les\nnom et adresse du souscripteur."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1927-10-01-c029", "article_bluemountain": "bmtnaac_1927-10_01#c029", "volume": "bmtnaac_1927-10_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "194", "page_fin": "194", "image_debut": 42, "image_fin": 42, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.2.7", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 42, "page_imprimee": "194", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.42", "debut_caractere": 1406, "fin_caractere_exclue": 1748, "texte": "CEnnMi[]LiE5\nSPHINX\nF0MDEE5 EN IS3M\nPRESENTENT\nLEKJI75 NCUUMU*\ninV?K?EHlJX [|?l5iïHLLI!il5i\nPEUi? PUREMENT EN Z NCII?-METWEEItJUlS\njniJNE-aiv?nNCE\n1IFK7T, Dl? PATINE , BF11N\nET MiTI?i5 COULEURS\nU 1.T I? tt - MBDfBHtS\nPUillOLUENDHELM51B0UXELLE5 TELEPHONE MIP.3E\nBUREAU DE 0E55in DE RECLAMES\nQAUQhlET EN VAM T0NQ5P«eN\nFHUE OAPIEMBEPiD 17-TEL 67"}]}], "pages_ocr_originales": [{"page_pdf": 1, "page_imprimee": "couv. 1", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.1", "texte": "NUMERO\nVOLUME VI\nOCT. - NOV.\n19 2 7\nLE Nf FS. 2H\nETRANGER 3"}, {"page_pdf": 2, "page_imprimee": "couv. 2", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.2", "texte": "KËVUt: AEN 3 U ELLE BELGE\nLA CITÉ\nURBANIS/AE ® ARCHITECTURE a ART PUBLIC\nRECONSTRUCTION\nDES REGIONS DÉVASTÉES\nORGANE DE LA SOCIETE BELGE DES URBANISTES\nET ARCHITECTES MODERNISTES (S. B. U. A. M.)\nREDACTEURS :\nMM. Fern. BODSON, architecte (Bruxelles) ; J. DE LIGNE, architecte\n(Bruxelles) ; J. EGGERICX, architecte (Bruxelles) ; Huib. HOSTE, architecte\n(Bruges) ; Raymond MOENAERT, architecte (Bruxelles) ; L. van der\nSWAELMEN, architecte-paysagiste (Bruxelles) ; J. M. van HARDEVELD\nAmsterdam) ; Secrétaire de la Rédaction : M. Raph. VERWILGHEN,\nIngénieur Urbaniste (Bruxelles) ; Secrétaire-adjoint : Emile HENVAUX\n(Bruxelles).\nCOLLABORATEURS\nARCHITECTES :\nRichard ACKE (Courtrai) ; H. P. BERLAGE (La Haye) ; H. J. BIRNSTINGL\nA. R. E. B. A. (Londres); Gaston BOGHEMANS (Menin); J. BORLEE\n(Jodoigne) ; Pierre BOURDEIX (Reims) ; Victor BOURGEOIS (Bruxelles) ;\nCh. CONRARDY (Bruxelles) ; Julien de RIDDER (Bruxelles) ; Marcel\nGUILLEMINAULT (Paris); Léon GRAS (Anvers) ; J. E. HOEBEN\n(Bruxelles); V. HUSZAR (Hollande); LE CORBUSIER SAUGNIER\n(Paris) ; Edw. LEONARD (Anvers) ; J. J. P. OUD (Rotterdam, Hollande) ;\nJozef PEETERS (Anvers) ; Gust. SCHLEIGHER (Allemagne) ; F. SEROEN\n(Bruxelles) ; Raym. THIBAUT (Bruxelles) ; Carlos THIRION (Verviers) ;\nHenri VAN DE VELDE (La Haye, Hollande); Théo van DOESBURG\n(Paris); P. VORIN (Paris); E. A. VAN TONDEREN (Bruxelles).\nCRITIQUES D'ART ;\nMaurice CASTEELS (Bruxelles) ; André de RIDDER (Anvers) ; Elie FAURE\n(Paris) ; FIEREN3-GEVAERT (Bruxelles) ; Julien LEONARD (Paris) ; Paul\nLEON (Paris); Jacques MESNIL (Paris); Léon ROSEN TH AL, Paris), etc.\nTECHNICIENS :\nCharles de GRONCKEL (Bruxelles) ; A. KNAPEN (Bruxelles) ; L. J. SERIN\n(Bruxelles), etc., etc.\nLes Rédacteurs et Collaborateurs sont seuls\nresponsables de leurs articles. Il sera rendu\ncompte dans « La Cité » de tout ouvrage dont\ndeux exemplaires seront envoyés à la Revue\nPour la rédaction, l'administration et les demandes d'abonnement, s'adresser\nau Siège de la Revue : 10, Place Loix, Saint-Gilles-Bruxelles-\nPour la vente au numéro s'adresser\nprincipal : Librairie LAMERTIN,SB-62\nABONNEMENT : Belgique,2s francs; E3O 50.\nLes abonnements peuvent se prendre en versant leur montant au crédit du\nCompte chèques postaux n° 166.21 (JRevue : « La Cité ».) Moyennant un sup-\nplément de 3 francs les numéros seront\nloppe cartonnée."}, {"page_pdf": 3, "page_imprimee": "181", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.3", "texte": "TEKHNE\nREVUE D'INFORMATION CONSACRÉE A\nL'ARCHITECTURE, L'URBANISME, L'ART PUBLIC\nET A LA TECHNIQUE DU BATIMENT\n\nIRE1RE ANNÉE (NOUVELLE SÉRIE)\nNUMÉRO 11. OCTOBRE-NOVEMBRE 1927\nSUPPLEMENT AU VOLUME VI. N° 11 DE « LA CITE ».\n\nL'AUTRE CRISE DU LOGEMENT\nLA GRANDE QUESTION DES GARAGES\n\nCHAPITRE IV\nGARAGES AMERICAINS\n(Suite)\nNous avons indiqué dans notre article pré-\ncédent les ingénieux dispositifs trouvés par\nles Américains pour perdre le moins de\nplace possible dans un garage du type à ram-\npes et pour gagner ainsi des emplacements\nutilisables pour les voitures (ils s'appliquent\nsurtout, nous l'avons vu, à réduire la surface\nde ces rampes).\nL'idéal pour un garage à étages, serait évi-\ndemment pour qu'il n'y ait aucune place per-\ndue de... supprimer les rampes.\nLe Fort Shelby Garage, construit à Détroit\npar l'architecte Kahn, nous prouve que l'on\npeut arriver à ce résultat paradoxal! C'est\nbien simple, il n'y a pas à proprement parler\nde rampe, mais l'intérieur du garage tout\nentier, n'est en fait qu'une vaste rampe.\nCe garage a toujours l'aspect d'un\ngarage à rez-de-chaussée qui aurait un sens\nde circulation continue avec une entrée et\nune sortie, mais l'allée sur laquelle circulent\nles voitures pour trouver leur place est en\npente. Les voitures qui entrent s'élèvent\ndonc. Au bout d'un tour complet, au lieu de\nse trouver devant la sortie, elles ont gravi la\nhauteur d'une spire ou si l'on préfère d'un\nétage.\nLes voitures se garent de chaque côté de\nl'allée comme dans un garage ordinaire à\nrez-de-chaussée.\nLe bâtiment a 45 mètres de long. Le par-\ncours effectué par une voiture lorsqu'elle fait\nle tour complet du garage en se retrouvant\nainsi au-dessus de son point de départ est\nd'environ 1 10 mètres.\nDans les tournants, il n'y a pas de voiture\ngarée, la pente y est plus forte que dans les\nparties droites. Dans ce garage, la pente\nmoyenne est d'environ 3,5 cm. par mètre, ce\nqui donne comme hauteur moyenne d'une\nspire à l'autre, 3 m. 70 environ. Cette hau-\nteur qui peut sembler élevée est nécessaire\npour loger les poutres des planchers qui ont\ndes portées de 1 5 mètres.\nNous avons montré ici-même le garage de\nla rue de Berry à Paris où les voitures sont\négalement logées sur une rampe, mais paral-\n\n(1) Suite de l'article publié dans les numéros 8, 9\net 10 de « Tekhné ». Nous réitérons nos remerciements\n!i M. Bauclry de Saunier qui a bien voulu mettre à notre\ndisposition les clichés parus dans la Revue « Omnia »,\nlors d'une première publication des études de\nM. Fournier. N. d. 1. R."}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "182", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.4", "texte": "THK H N E\nSUPPLEMENT AU VOLUME VI. N°ll DE « LA CITE ».\n\nFig. I. - Une vue intérieure du Fort Shelby Garage. - L'allée du garage est\ninclinée, très faiblement d'ailleurs (2 à 3 p.c.) et forme rampe. Les voitures sont\nrangées de chaque côté de cette allée. La grande portée des poutres (15 mètres sans\npoint d'appui) permet de supprimer les colonnes. Les manœuvres des voitures\nsont ainsi rendues plus aisées.\n\n[élément à leur direction de marche, tandis\nou ici elles sont garees perpendiculairement à\ncette direction. La pente de la rampe du ga~\nrage parisien est sensiblement la même que\ncelle du tort Shelby garage. Mais que d'es-\npace perdu en regard de la solution améri-\ncaine! En effet, la surface commerciale occu-\npée par une voiture dans un garage comme\nle Fort Shelby est d environ 15 à 17 mètres\ncarrés, ce qui est le rendement maximum.\nL'allée du Fort Shelby est constituée, à\nvrai dire, par trois allées parallèles : deux\nsont réservées à la rampe, la troisième est\nhorizontale (on y accède de la rampe par le\npalier d'extrémité du bâtiment), en effet, à\ncet endroit, les voitures (qui entrent de face\ndans le garage) ont déjà gravi un étage ou\nspire. On peut remarquer en passant, qu'iï\nserait aussi facile d'adjoindre sur la droite\nune quatrième allée qui ferait pendant à la\ntroisième et qui serait également horizontale.\nOn aurait ainsi une rampe centrale sur la-\nquelle seraient garées les voitures et deux\nallées-garages annexes, à chaque étage où se\ntrouvent les services généraux : lavage, ma-\ngasin, etc...\nLa photographie reproduite à la figure 1\nest prise dans un tournant : c'est à peine si\ni on s'aperçoit que le sol n est pas de niveau.\nOn peut se rendre compte de la très belle\nportée des planchers et de la facilité de ma-\nnœuvre donnée aux voitures. Il eût été im-\nprudent ici de mettre des colonnes intermé-\ndiaires entre les voitures, étant donné que\ncelles-ci doivent gagner très rapidement leur\nplace, sinon elles entravent toute la circula-\ntion du garage. C'est bien là d'ailleurs le gros\ninconvénient du système : toutes les voitures\nsont à la merci du moindre maladroit qui\nprovoque un embouteillage. Mais n'insistons\npas trop et soulignons en terminant cette\nbrève description du Fort Shelby Garage\nque la faible déclivité de la pente permet à\ntoutes les voitures, même les moins fortes,\nde manœuvrer aisément.\nIl existe plusieurs garage américains établis\nd'après le même principe de construction,\nnotamment le Rarnp Garage (nous en don-\nnons le plan à la figure IV), qui comporte\nune rampe pour la montée et une autre pour\nla descente, notamment aussi les divers gara-\nges de l'United Storage Floor. Il est vrai que\ndans ces derniers garages les architectes se\nsont appliqués à réduire les dimensions de la\nrampe sur laquelle cependant sont garées les\nvoitures. La rampe (fig. V), est constituée"}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "183", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.5", "texte": "TEK H N E\nSUPPLEMENT AU VOLUME VI. N° 11 DE « LA CITE ».\n\nFig. III. - Coupe du Fort Shelby Garage. - On se rend compte très aisément de la disposition\nde la rampe qui s'élève dans la longueur du bâtiment, de ia hauteur d'un demi-étage (de A en\nB). On aperçoit en pointillé la deuxième partie de la rampe qui conduit à l'étage supérieur (de\nB en C).\n\npar quatre parties inclinées séparées entre\nelles par quatre paliers correspondant aux\nangles de cette rampe discont nue qui affecte\nla forme d'un carré. Les parties montantes\nde la rampe ont environ 42 mètres de long\nau lieu de 110 mètres au Fort Shelby Ga-\nrage et 20 mètres dans les garages Humy\nMotor Ramp: Il s'ensuit évidemment une\ncertaine déformation des châssis, et par con-\nséquent des carrosseries, pendant la circula-\ntion des voitures sur la rampe, d'autant plus\nqu'avec une si faible longueur, la pente peut\natteindre jusqu'à 8 à 9 0/0.\nCe n'est pas l'idéal pour les voitures garées\nen B (fig. V). Leur position est plutôt anor-\nmale! Elle apparaîtrait même quelque peu\nbarbare à la plupart des automobilistes fran-\nçais qui soignent avec application leur voi-\nture. Mais en Amérique on ne raisonne pas\nainsi. Une voiture ect vite faite, vite usée,\nvite remplacée. Tant pis donc si elle pâtit\nau garage!\nLa figure VI montre une autre disposition\nde garage des établissements de T United\nStorage Floor, mais le nombre des voitures\nlogées sur la rampe est encore plus petit que\ndans le garage représenté à la figure V.\nDe tous les exemples que nous venons de\nciter, c'est celui-là que nous préférons, car la\nrampe arrive ainsi à être presque indépen-\ndante. La circulation propre à chaque étage\n(qui a ses besoins particuliers : dans la jour-\nnée pour l'entretien des voitures ou la nuit\npour le lavage) ne risque pas d'être troublée\npar la circulation générale du garage.\nUn mot maintenant des façades de ces\ngarages d une famille bien particulière.\nLa figure II représente une des façades du\nFort Shelby garage. Rien ne révèle extérieu-\nrement l'existence de la rampe. Cependant,\nn'eût-il pas été plus intéressant, plus simple,\net qui sait d'une meilleure publicité, de sou-\nligner au contraire, en façade, la place de îa\nrampe par des fenêtres inclinées sur l'hori-\nzontale?\nNous donnons encore (fig. X) la façade"}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "184", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.6", "texte": "TEK H N E\nSUPPLEMENT AU VOLUME VI. N\" 11 DE « LA CITE ».\n\nFig. V. - Vue schématique d'un garage système United Storage Floor, coupe partielle. - Ce\ngarage, d'un système analogue au précédent (fig. IV), possède une rampe qui monte très rapide-\nment au moyen de plans inclinés égaux B et C. Les voitures sont garées sur cette rampe en B et sur\nles paliers en A. La pente de la rampe est de 8 à 9 p.c. On constatera que les voitures garées\nen B sont dans une position tout à fait anormale.\n\nFig. VI. - Vue d'un autre type de Garage système United Storage Floor. - Ce garage est ana-\nlogue au précédent La rampe cependant occupe moins de place. Le nombre de voitures garées sur\ncette rampe est donc moindre."}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "185", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.7", "texte": "TEK H N H\nSUPPLEMENT AU VOLUME VL N° 11 DE « LA CITE ».\n\nFig. IV. - Plan du Ramp Garage (Brickell, architecte). - Ce garage,\nanalogue au Fort Shelby Garage, possède deux rampes au lieu d'une. Celle\nde droite sert à la montée des voitures, celle de gauche à la descente. On\névite ainsi toutes chances d'accidents dus aux croisements. Une voiture, dont\nla place est en A, rejoindra facilement sa place en montant. Mais, pour redes-\ncendre, elle devra gravir encore les trois quarts d'un étage Jusqu'au point\nde croisement B. Elle pourra alors emprunter la rampe descendante sans trou-\nbler la circulation d'aucune voiture.\n\nprincipale du garage Pieree Arrow à Long\nIsland (Grifin et Wynkoop, architectes).\n> f\n*\nGARAGES ALLEMANDS\nL'effort allemand au point de vue garage\na été bien plus du domaine de la théorie\nque de celui de la pratique.\nCertes, on trouve outre-Rhin des solutions\nneuves, ingénieuses, mais elles sont généra-\nlement difficiles à appliquer à des terrains\ndont le prix très élevé implique l'utilisation\nintégrale de la moindre parcelle. Ceci tient\nà ce que la proportion des voitures circulant\nen Allemagne est infiniment moins élevée\nqu'en Amérique et même qu'en France.\nLes garages à ascenseurs.\nNous avons cherché à présenter ici des types\nde garages allemands n'occupant qu'un es-\npace relativement restreint pour la surface\ndes constructions, mais comportant un grand\nnombie d'étages.\nLa figure VIII représente un garage établi"}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "186", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.8", "texte": "TEK H N E\nSUPPLEMENT AU VOLUME VI. N° 11' DE- « LA CITE ».\n\nFig. VIII. - Garage allemand à deux ascenseurs (Wickop, architecte).\n- Cette tour octogonale comporte 9 étages (le nombre de boxes\nest de 9 à 10, selon les étages). Deux ascenseurs assurent la montée\net la descente.\n\nsur un plan octogonal. Le nombre des étages\nest de 9. Les voitures sont logées dans des\nboxes. L'accès aux étages est asuré par deux\nascenseurs.\nA notre avis, un seul ascenseur aurait suffi\nétant donné le petit nombre de voitures lo-\ngées (8 ou 9 par étage). Le diamètre du ga-\nra ge est de 12 mètres.\nIl y a évidemment de la place perdue dans\nles boxes (un tel garage ne peut comporter\ncme des boxes). La grande tour est évidem-\nment originale. Mais quel terrain se prêtera\nexactement à la construction d'une telle bâ-\ntisse? On ne peut la concevoir qu'isolée au\nmilieu de la cour d'une usine.\nLa figure IX représente de même un ga-\nrage très spécial, mais dont la façade a très\nbelle allure. Quatre ascenseurs desservent les\nétages. Les voitures y accèdent au rez-de-\nchaussée des deux côtés à la fois : soit de\nl'intérieur, soit directement de l'extérieur ce\nqui est assez pratique. On trouve 40 places\npar étage. La disposition adoptée permet\nune bonne distribution des places d'étage.\nBi en que le garage comporte 10 étages, le\nnombre des ascenseurs est, à notre avis, plu-\ntôt élevé.\nGarages avec rampes. Les\nAllemands ont fait eux aussi un gros effort\ndans l'étude des rampes. Ils ont cherché des"}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": "187", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.9", "texte": "TEK H N E\nSUPPLEMENT AU VOLUME VI. N° ll DE « LA CITE ».\n\nFig. IX. - Garage allemand à ascenseur (Zucker, architecte). - Les quatre tours de la façade\nsont les cages des quatre monte-voitures où I'on peut accéder directement de l'extérieur (au rez-\nde chaussée) et qui desservent 8 étages contenant chacun 40 voitures. Les voitures sont rangées\nde chaque côté d'une allée centrale affectant la forme d'un V.\n\nformules de garages en colimaçon avec des\nboxes situés entre deux rampes; mais il faut\nconvenir que, jusqu'à présent du moins,leurs\nconceptions tiennent plus du domaine de la\nfantaisie architecturale que de celui de ïa\nréalisation pratique.\nL'étude des rampes a été dominée chez\neux par le souci de les rendre absolument in-\ndépendantes de la circulation propre de cha-\nque étage. Le garage de Briidler Lukhardt,\nqu; reçoit à chaque étage 1 30 voitures, com-\nporte, à chaque extrémité d'un dégagement\ngénéral, deux rampes circulaires respective-\nment réservées pour la montée et la descente\ndes voitures. Celles-ci sont rangées de cha\nque côté d'allées perpendiculaires au grand\ndégagement.\nLa solution est très bonne. Evidemment un\nterrain rectangulaire n'est pas complètement\nrempli avec des rampes ainsi placées, mais\npour d'autres terrains de forme mieux ap-\npopriée l'avantage est indiscutable.\nLa même idée a dominé le plan de la fi-\ngure VII : dans un grand terrain carré on a\ncréé une ceinture de bâtiments dans laquelle\nsont logées les voitures. Au milieu de la\ncourbe très vaste, se trouve une rampe des-\nservant alternativement tous les étages : elle\nne craint pas l'incendie se trouvant en plein\nair et ne gêne nullement l'éclairage du ga-\nrage. Elle est absolument indépendante de la\ncirculation des étages. On pourrait critiquer\nla très grande cour : c'est pourtant ce que\nl'on ferait certainement chez nous, dans une\ngrande ville où le terrain n'est pas trop cher.\nIl vaut mieux pour Tentret;en des voitures\navoir un garage clair."}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "188", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.10", "texte": "T E K H N E\nSUPPLEMENT AU VOLUME VI. N° 11 DE « LA CITE ».\n\nFig. x. - Façade principale du Garage Pierce Arrow à Long Island (Griffin et Wynkoop, architectes). - Ce garage est un bel exemple\nde publicité monutentale à l'usage des garagistes."}, {"page_pdf": 11, "page_imprimee": "101", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.11", "texte": "L'A RCHITECTURE\nHOLLANDAISE\n\n(i)\n\\\nVacances; Minerva ou Buick; ennui. La Hollande, croyez -\nmoi, la Hollande. Toutes facilités : proximité, belles routes en bri-\nques, centres rapprochés; et puis, l'inconnu, eh oui! la haute aven-\nture. Car vous ne connaissez pas la Hollande, j'en suis sûr. Peut-être\nmieux la Norvège, certainement la Suisse.\nAnvers-frontière ; du 90, du 100, je vous prie, avant qu'il ne\nsoit trop tard; sachez que là-bas, pour plusieurs jours, votre comp-\nteur kilométrique aura à se conformer au rythme des choses hollan-\ndaises. La douane est proche : vous entrez en Hollande; littéralement,\nvous « entrez ». Un employé minutieux que, trop nerveux\nencore (il faudra désapprendre ça), vous traitez intérieurement de\n« sale Hollandais » vous ouvre la porte. Quoi, nous qui croyions\naller au-devant d'une nation, nous tombons au beau milieu d'une\nfamille! Gêne. On nous reçoit et on sourit, mais nous sentons bien\nqu'on n'a aucun besoin, aucun désir de nous. On ne nous exploitera\n\n(I) Cette étude. parue d abord dans la revue « Sélection (n° de mars i 926), a\nété légèrement remaniée.\n\nLA CITE.\nO C T. • N O V. 19 2 7."}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "102", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.12", "texte": "LA CITE.\nVOL. 6.\nN U M. 11.\n\nmême pas. C'est froissant. Dans notre emportement, nous allions\ndire qu'on nous tolère. Tous les membres de cette famille s'enten-\ndent à merveille et, comme nous avons relu Fromentin en surveil-\nlant le graissage de notre machine, nous nous rappelons : « peuple\nsociable s'il en fût » (le voyageur du Sahara et du Sahel a possédé\nétonnamment le don de l'abstraction : deux ou trois petites phrases\netc'est l'essence d'un peuple, d'une ville, d'une œuvre entière... Les\nHollandais, La Haye, Rembrandt, par exemple).\nTout le monde se repose, toujours : il n'est que villas, maisons\nde campagne. Les fenêtres sont ouvertes : dans des fauteuils, des\ngens lisent; autour d'une table, ils prennent d'interminables déjeu-\nners. Mais une jeune fille débouche sur la terrasse, des gosses ont\nbougé sur la pelouse; ils sont en tablier, en robe d'intérieur. Et ce\nchien un peu difforme, couché près de ce parterre de tulipes.\nVolontiers d'une villa à l'autre, d'une ville à l'autre, on se déplace,\nse promenant, à pied, à vélo. On déambule, à travers les parcs splen-\ndides et calmes et leurs fleurs, à coups de pédale réguliers. Les amou-\nreux se tiennent par l'épaule et rien, dans l'allure de leurs véhicules,\nqui trahisse de la passion. Toute la Hollande un jardin, avec ses\npelouses, ses pavillons, ses allées et son étang, le Zuyderzee.\nTout le monde travaille, toujours : déjeunant, devisant, pro-\nmenant, les affaires se concluent. Des cargaisons fabuleuses, sur les\nmers indiennes, passent de l'un à l'autre devant une tasse de thé et\ndans la fumée lente d'un cigare. Dans les villes s'élèvent, brique à\nbrique, des Bourses, des Hôtels des Postes, des Bureaux des Chemins\nde Fer, des Halles formidablement. Le Hollandais a conquis\nson pays sur la mer; aujourd'hui, il le conquiert aussi sur le ciel.\nCe réaliste et paisible créateur, au fond, est un rentier. Non\nrongé de la fièvre du toujours plus, que sa fortune soit faite aux\nIndes ou ici, le voilà qui prend sa retraite sans plus tarder. L'endroit,\nla maison qu'il aime. Nimègue et ses jardins; une villa derrière les\narbres du boulevard ou hors la ville, où les routes macadamisées\nne seront bordées que de haies vives. Les parcs s'y étendent profonds\nsous le murmure de leurs pluies artificielles. La maison, on la veut\nà son goût, tout à fait, et confortable. On la fait construire, à son"}, {"page_pdf": 13, "page_imprimee": "103", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.13", "texte": "LA CITE.\nVOL. 6.\nN U M. 11.\n\nusage, spécialement. Des meubles cossus, des œouvres d'art (on se fie,\npour leur choix, à l'avis des connaisseurs). Toilettes simples d'un\ngoût légèrement colonial de bonnes et belles étoffes. Ces mai-\nsons aussi, elles seront soignées, écoles, bibliothèques, églises. Et\ntout cela fait l'effet d'être plus riche qu'ailleurs. Aisance.\nLa Hollande parle peu; elle connaît beaucoup. Elle sait son\népoque et n'ignore pas grand'chose des peuples qui l'entourent. Les\ntrois grandes langues, elle les entend. Sur les tables, on trouve le\n« Studio », le « Cicerone », l'« Esprit Nouveau ». Voici une\nlibrairie, la première venue : Delteil, Morand, Maritain voisinent\navec les innombrables monographies allemandes sur les arts « sau-\nvages », avec les romans d'aventures et les magazines anglais .On y\nlit Karel van de Woestyne, Streuvels; on se passionne pour Tim-\nmermans-le-Drôle. La Hollande accueille tout cela avec sérieux et\nfinesse (mais oui!). Elle a une forte assiette et, très ouverte, reste très\npersonnelle. Le voulût-elle d'ailleurs,pourrait-elle changer le moindre\nde ses traits de caractère? Un Hollandais doit être incapable même\nde se camoufler : son approche lointaine déjà le révèle. Ce peuple,\nqu'on accuse d'égoïsme et de matérialisme, vit discrètement et inten-\nsément, dans son coin, sa vie propre et ne demande rien aux autres,\nsi ce n'est la paix qu'on lui laisse parce qu'il est accommodant\net effacé.\nQu'un tel peuple s'applique à résoudre le problème architec-\ntural, il arrive au style. Il est lui-même. Il est cohérent, il est con-\nscient et tout cela il l'est à un haut degré. Ses vertus sont construc-\ntives. La Hollande a pu se payer une architecture moderne : allez-y\nvoir que vous la trouviez bonne, que vous la trouviez mauvaise\n(comme ces architectes français et allemands que nous rencontrâmes,\nmais qui étaient accourus tout de même), elle existe, comme ont\nexiste le Roman, le Jésuite, l'Empire. Terre de renaissance; style\nhollandais. Il y a belle lurette qu'Amsterdam, ou La Haye, ou Rot-\nterdam, ou Utrecht, ou Arnhem, ou Leyden, ou Nimègue ne se pose\nplus la question; «vais-je bâtir en Renaissance Flamande (bibliothè-\nque de Louvain), en Néo-Florentin (Banques de la place de Meir à\nAnvers), ou simplement en Style Riche (Résidence-Palace) ? »; l'on"}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "104", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.14", "texte": "LA CITE.\nVOL. 6,\nNU M. 11.\n\nbâtit en hollandais 1927. Depuis l'édifice géant jusqu'à la cabine\nd'électricité, tout en Hollande est hollandais. Les meubles qu'on fait\nfaire, modernes et c'est le style moderne exclusivement qui s'en-\nseigne dans les classes de décoration. Voici, dans les rues, des indica-\ntions, des réclames conçues par un Mallet-Stevens d'Outre-Moerdyk;\nle tramway qui passe est peint de bleu vif ; le kiosque à journaux, à\nusages intimes, dessine une silhouette imprévue et hollandaise. Et la\nchaise sur laquelle, à cette terrasse de café, je suis assis, est teinte en\ncouleurs franches. La masse a accepté c'est\nun fait important et indéniable. Terrain propice, sur quoi l'artiste\npeut s'appuyer, construire. On juge une civilisation à ses lieux\ncommuns : la moralité qu'on doit tirer d'une course automobile à\ntravers campagnes et rues de ville, c'est qu'en Hollande le lieu\ncommun architectural a haussé de niveau.\nA la base de beaucoup de grandeurs hollandaises, principes de\nl'ordre national, l'absence de vanité et le sens de la vie de famille.\nCes deux caractères m'expliquent son goût du luxe simple et ce\nluxe allié à la simplicité, son architecture. On répudie le toc, l'orne-\nment inutile, la méchante qualité. Et ces salons, ces salles à manger\ncossus (dont nous apprécions l'atmosphère intime parfaitement\nréalisée) attendent des parents, des amis de longue date; remarquez :\nvous aurez, vous, une tendance à écourter vos visites et à gagner la\nporte avec des excuses.\nMais son efflorescence architecturale, le Hollandais ne la doit\npas tout à fait à ses seules qualités raciques. Hâtons-nous d'ajouter :\nil n'eut pas la guerre. Fait historique d'une répercussion infinie :\ncomment les nations belligérantes auraient-elles pu sauvegarder la\nnormale évolution de leurs tendances architecturales? Les mains atta-\nchées aux crosses des fusils n'étaient plus que pour la destruction et la\nforce des cœurs pour la haine. Cependant, la Suède,le Danemark •••la\nHollande élèvent des maisons dans le soleil. Champs d'expériences\nincessantes; progrès : il n'y a pas de trou noir entre Berlage et les\nmodernes comme, chez nous, entre Horta et Hoste. La Hollande est\nfleurie de constructions nouvelles, sorties à leur heure d'un sol pré-\nparé; sur la terre ravagée de la Belgique du front et de la France du"}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "105", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.15", "texte": "L A CITE.\nVOL. 6.\nN U M. 11.\n\nNord a poussé, brusquement, la forêt des maisons hâtives. Evolution\nbrisée; œuvre de médiocres; absence de convictions et de forces.\nMais les plaies se cicatrisent et les forces normales de la vie effacenc\npeu à peu les traces des blessures... Pas mal de jours, déjà, sur les\njours de la guerre. Chez nous, comme aillleurs, la pauvre paix,\nmalgré tout, a fait son oeuvre. Au commencement, par ci, par là,\ndans les coins, on vit s'ériger quelques constructions personnelles et\nhardies; maintenant, s'appuyant sur ce récent et courageux passé,\nc'est l'offensive générale qui se déclanche ; nos architectes oh Bon\nLa Fontaine! ne désespèrent pas de la victoire du lièvre; ils\nproclament qu'on aura la tortue... Une phalange d'hommes décidés\nveut la prompte naissance d'un style neuf et nôtre. Mais que d'hos-\ntilité encore, en cercle autour d'eux. Ceux qui aboient aux trousses\nde ces novateurs qu'ils aillent voir en Hollande, en Suède ; ils seront,\npour le moins, décontenancés.\nLa longue patience est de l'essence du génie hollandais. Le sens\npratique est aussi sa marque. L'architecte sait qu'il lui faut\nd'abord de la bonne pierre, du bon fer, du bon bois bien\ntraités. Attention! Ici intervient , le manuel hollandais :\non a fait, là-bas, pour lui apprendre son métier, de grands, de très\ngrands efforts. Peu de villes qui ne possèdent leur école profession-\nnelle. Ces écoles existent depuis longtemps; elles ont accumulé un\ntrésor d'expériences. Leurs programmes d'études pour leur per-\nfection ont été établis de façon empirique et la méthode expéri-\nmentale seule a présidé à leurs successives retouches. Beaucoup\nd'heures au travail manuel, à la pratique; ce qu'il faut de théorie\nstrictement, pour aider à la compréhension de la matière qu'on mani-\npule. Le but ; former des mains intelligentes. Et l'enseignement de\nces métiers qu'on pourrait appeler « primaires », on l'a organisé avec\nsoin ; il est prévu de 3 à 5 années d'études pour le maçon, le peintre,\nle plafonneur. (Ne croit-on pas communément, chez nous, que ces\nmétiers n'exigent aucune science et peuvent être pratiqués, du jour\nau lendemain, par n'importe qui?) On saura les cent manières de\nplacer ses briques, de gâcher son mortier, de maçonner sa voûte, de\nrejointoyer ses murs. On mélangera ses couleurs, ses huiles, ses sicca-"}, {"page_pdf": 16, "page_imprimee": "106", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.16", "texte": "LA CITE.\nVOL. 6.\nNU M. 11.\n\ntifs, on choisira ses ingrédients, de façon à obtenir, sur chaque\nmatière à enduire, une couche de peinture belle, solide, défiant le\ntemps. C'est ainsi que le matériau hollandais est devenu éton-\nnamment plastique : on en obtient le maximum d'expression. Les\npossibilités de l'architecte sont centuplées. Mais un danger à\ncraindre : l'excès. Nous le rencontrerons.\nCroyez-vous qu'aux Pays-Bas on s'esclaffe devant une réali-\nsation nouvelle et qu'on poursuive de quolibets saugrenus un artiste\nqui a dit « zut, j'envoie tout promener et je fais selon ma con-\nscience »! Un Hollandais, quand il y a lieu, s'abstient de juger et,\ninvoquant l'exception d'incompétence, renvoie l'affaire devant la\njuridiction ad hoc. C'est d'une belle discipline et c'est un bon point\npour le système d'éducation qui l'a, cette discipline, rendue univer-\nselle (et je maintiens cela vis-à-vis de ceux qui subodoreraient ici du\n« germanisme ». En fin de compte, un peu énervant, l'esprit soi-\ndisant « latin »). Les bons architectes seront donc encouragés, sou-\ntenus si pas compris de tous. Ils n'auront pas à promener\nHenry Van de Velde leurs cartons à travers toute l'Europe. Leur\nville leur offre l'hospitalité dans ses bureaux pour l'étude des cons-\ntructions publiques (qui existent dans toutes les communes) . Ils y\ntravailleront sous la direction du plus « calé », qui est souvent le\nplus hardi. La besogne se distribue; on discute les projets. L'architec-\nture devient œuvre collective, anonyme ça fait plaisir, bien plaisir;\néminemment significatif et l'on vous désignera telle construction\n(vous avez naïvement demandé le nom de l'auteur) par; « création\ndu Service des Constructions publiques ». (On songe à la Russie et\non s'amuse à constater que les extrêmes se touchent.)\nUn élève de Viollet-le-Duc, vers 90, va secouer les tapis aux\nfenêtres et ouvrir à l'air les portes de l'architecture. C'est Cuypers\net Cuypers c'est le retour aux métiers. On ne se passe pas de la\ncollaboration de l'ouvrier donc, ce dernier, il faut le rééduquer.\nL'architecture ce n'est pas l'art d'escamoter de misérables armatures;\ntout y sera franchise et les vertus des matières exaltées en vérité. Il\nretournait et c'était naturel vers les plus beaux exemples des\nprécédentes époques. Son maître lui avait révélé le gothique ; il s'en"}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.17", "texte": "PLANCHE I. - Arch. K. P. C. de BAZEL. Bureaux de la “Ned. Handel-Maatschappy”\nà AMSTERDAM (Hollande).\nCliché extrait du “Nieuw-Nederlandsche Bouwkunst” du Prof. WATTJES édité par la Uitgevers-Maatschappy 'Kosmos”\nd'AMSTERDAM (Vol. II)."}, {"page_pdf": 18, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.18", "texte": "PLANCHE IV. - Arch. J. CROUWEL. Bureau des télégraphes et téléphones\nà ARNHEM (Hollande).\nCliché extrait du “Nieuw-Nederlandsche Bouwkunst” du Prof. WATTJES édité par la Uitgevers-Maatschappy “Kosmos“\nd'AMSTERDAM (Vol. II)."}, {"page_pdf": 19, "page_imprimee": "107", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.19", "texte": "LA CITE.\nVOL. 6.\nN U M. 11.\n\ninspirait. Bien comprendre le passé, belle étape : c'était redécouvrir\nl'architecture. Le Ryksmuseum d'Amsterdam, qui est son œuvre,\nparle de logique et d'harmonie. L'avenir pourra travailler dans sa\nligne, mais en laissant l'imitation car on entre dans une période\nde gestation, de recherche du nouveau. La vieille Bourse d'Am-\nsterdam, de Zocher, a des colonnades grecques trop élevées. Berlage\nla remplace (1903). C'est un artiste qui écrit sainement et applique\nses saines idées dans ses oeuvres. Sa Bourse est quelque chose de neuf\n(un « frisson nouveau »), de logique et de sensible, d'un peu âpre\naussi (on devine l'homme qui s'attend à la riposte) et de sérieux jus-\nque dans la fantaisie. Matériaux franchement nus sans feuille\nde vigne et bel équilibre. Effort énorme et qui aboutit (cette pre-\nmière application de principes architectoniques vraiment «modernes»\naurait pu réserver des surprises). Dans cette « ouverture », Berlage\ndonne la tenue, la vigueur, le ton de la partition qui s'annonce; suivra\nun déferlement de musique, aux thèmes les plus divers, mais où se\ndécouvriront toujours, parfois très lointains, ces premiers accords.\nLa Bourse d'Amsterdam apportait sa révélation. Son enseigne-\nment était généreux : « Dégagez-vous des anciens styles. Vous êtes\nlibre. Créez, créez librement ». De tels mots portent à la tête. Et\nun chacun de se lancer à la poursuite d'un style, d'un style\nindividuel (l'exaltation se joue de la contradiction dans les termes).\nMais l'architecture est une personne digne et se venge des caresses\nque lui fait subir un homme ivre. La matière, encore que très docile,\ntriomphe toujours : si ce n'est pas pour glorifier, c'est pour écraser.\nJ. Van der Mey construit son « Scheepvaarthuis ». La brique flambe,\nchante, hurle. Des grappes de pierre, où affleurent et replongent des\nsculptures, pendent aux fenêtres, s'accrochent aux corniches, assaillent\nles escaliers. Les masses sont harcelées, dominées, forcées. Et là-haut,\nune tour absurde qui est un acte comme mille autres possibles lorsque\nla discipline est vaincue. Si le Scheepvaarthuis est une belle Afri-\ncaine, lourde et déformée, couverte de pesants bijoux, l'American\nHôtel (Amsterdam) de Kromhout, est une foraine dont le corps dés-\naxé fait peine à voir. Lorsque Kromhout et Van der Mey ont une"}, {"page_pdf": 20, "page_imprimee": "108", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.20", "texte": "LA CITE.\nVOL, 6.\nN U M. 11.\n\nminute de repentir, ils nous font mieux voir leurs dons véritables,\nqui sont d'imaginatifs et d'intarissables inventeurs de baroque.\nDe Basel, lui, a mieux compris le prodigieux effort de Ber-\nlage. Invention, expression, naturel, il les a recherchés avec conscience,\nattention et volonté. Ses «Bureaux pour l'exploitation des Bruyères»,\nà Arnhem, sont une œuvre simple, intelligente et délicate. Quand il\nmeurt, il vient d'achever le formidable « Kantoorgebouw » du\n« Nederlandsche Handel-Maatschappij ». Il s'était enrichi de toutes\nles jeunes recherches, libre à leur égard et hardi, pondéré aussi et\nsûr. Les Hollandais ont un faible pour l'art de De Basel : il a réalisé\nbeaucoup de leur idéal architectural.\nL'architecture hollandaise est chose vivante (i). Elle respire,\nse nourrit, se meut,* elle prend et donne la vie. Moralement, elle\nsemble capricieuse : quels sont ses idées, ses sentiments, au juste?\nAujourd'hui, elle renie ce qu'elle a aimé hier; demain, elle y retourne\navec passion. Vous ne pouvez pas prévoir l'acte qu'elle va poser\ntout à l'heure. Comme un homme jeune, elle échappe aux classifi-\ncations. Que ceci pourtant ne nous fasse pas renoncer tout à fait\nà tenter de déterminer quelques-uns des traits de son caractère.\nElle mange; mais quels sont ses mets préférés? L'Anglais et\nl'Allemand; très bien portante, elle se les assimile parfaitement et\nles transforme en sa propre substance. Communiant dans le même\ngoût du confortable, la Hollande et l'Angleterre se trouvent être un\npeu parentes dans l'édification et l'arrangement du « home ». Voyez\nles fraîches créations de Bartels, Brandès, Jansen, Van Laren, leurs\ntoits de chaume et leurs intérieurs aux briques apparentes. Il n'est\nque de laisser errer vos regards à droite ou à gauche de la route ;\nparmi les arbres, emmi les fleurs, un jeu aisé et reposant de masses\net de lignes légèrement pittoresques qui font naître le désir\nde rester. Le Hollandais aime à se prouver son activité et sa\n\nAvant d aller plus loin, avouons ici un scrupule. Nous craignons d'avoir omis,\ndans cette rapide esquisse, trop de noms qui, de droit, y auraient leur place. Oudi,, par\nexemple, dont 1 œuvre est important, et plusieurs autres. Mais force nous est de recon-\nnaître notre impuissance devant un tel flot de vie. Partout ( en Hollande, les construc-\ntions sortent de terre; il n est ville ni village... Et il a fallu choisir, donc sacrifier."}, {"page_pdf": 21, "page_imprimee": "109", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.21", "texte": "LA CITE.\nVOL. 6.\nN U M. 11.\n\nforce; l'Allemand étale sa force. C'est autre chose, quoique les deux\nattitudes ne soient pas sans se ressembler un peu. Celui qui construira\nun bâtiment de Commerce ou d'Administration mangera un Alle-\nmand. A Utrecht, Van Heukelom a mangé et bien digéré un Alle-\nmand. Première impression, devant sa colossale Administration Cen-\ntrale des Chemins de Fer : repos. Rien de belliqueux. De la force\nconsciente, mais humble. L'énorme entrée est intime et accueillante;\nelle est couronnée d'une cascade de verdure qui sort naturellement\ndes pierres. Le bâtiment cependant est immense. Des lignes gran-\ndioses, mais douces; des contreforts en escaliers, de la belle brique\nviolacée; rythme ample et soutenu (songeons à une cathédrale\ngothique) rythme qui se prolonge savamment jusque sur la place\net dans les rues avoisinantes. (Je ne puis m'empêcher d'évoquer les\ndeux bâtiments qui s'élèvent aux côtés de l'œuvre de Van Heukelom.\nIls abritent, eux aussi, des bureaux de l'Administration centrale des\nChemins de Fer témoins de la prospérité de cette organisation.\nL'un en néo-grec, l'autre en néo-renaissance. Leur majestueux voisin\nen fait deux éponges desséchées, oubliées par hasard sur la place. La\ncomparaison des trois constructions nous fait saisir sur le vif l'écra-\nsante supériorité d'une esthétique qui veut l'œuvre d'art ouverte à\nla vie et à l'âme de l'époque). Mertens rappelle parfois, par\nson goût des répétitions appuyées et pesantes, l'Allemand Behrens.\nMais, comme exemples, cette fois, de la vitalité sociale hollandaise et\nfort peu allemande, citons la nouvelle Poste, par Crouwel (auteur\négalement de l'élégant bureau des Postes de Doetinchem) et le bâti-\nment de la Foire, par De Bie Leuveling Tjeenk tous deux à\nUtrecht, la ville renaissante. Dois-je citer encore (car je dois me\nborner à citer) le grandiose projet de Boeyinga, l'Edifice Gouver-\nnemental, qui s'aide de toutes les somptuosités pour proclamer cette\nforce hollandaise?\nDes traits de caractère? Pour la commodité (ou la paresse)\ndisons; De Klerk et Dudok. Retenons bien De Klerk et Dudok, deux\nfaces de l'architecture hollandaise. Contradictoires? Peut-être (mais\nque ce soit la tendance A ou la tendance Y, la Hollande aime tou jours\nde montrer comment s'agencent, s'emboîtent les volumes les uns dans"}, {"page_pdf": 22, "page_imprimee": "110", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.22", "texte": "LA CITE.\nVOL. 6.\nNU M. 11.\n\nles autres). Lequel des deux préférer? Que si l'on veut vous faire\nchoisir entre deux personnes également sympathiques, vous tâchez\nde détourner la conversation. Je me décide cependant pour Dudok\net je vous prie de n'y pas faire attention.\nDe Klerk disparaît à 37 ans (quoi de plus navrant qu'une mort\nprématurée? C'est en revenant de cet enterrement que De Basel\nmeurt dans le train qui le ramène chez lui. De beaux fruits d'un\nseul coup de vent arrachés). Faut-il définir? Risquons : « De Klerk\nle sensible ». Oui, le sensible, l'inventeur, le fureteur, le bijoutier.\nL'Architecture est si lourde pour lui, trop hautaine. Sur le ciel, il\nélève des tentes délicieuses, brodées, aux toits compliqués, chinois\net des pans de drap se soulèvent, révélant d'étranges doublures.\nIl a fallu manier la brique, la tuile, le bois. Les briques, perles gros-\nsières et fauves, ont cent nuances et il y a cent manières de les sertir.\nDebout et de côté : elles sont longues, tendues, rigides; debout et\nde face : elles se carrent et montrent, un peu suffisantes, leurs larges\npoitrines; sur le dos : elles se serrent, se tassent, se prêtent mutuelle-\nment un solide et sûr appui; sur le flanc : elles soutiennent avec\nforce, aisance et gaîté. Regardez le mur entier ; elles jouent. Elles\nbougent merveilleusement et leurs petits mouvements, si variés, si\ninattendus, font la cadence d'un poème. Mes regards vont de ce pan\nde mur-ci à ce pan de mur-là : j'éprouve, à saisir les successifs mou-\nvements des briques, cette impression de haute poésie qui m'emplit\nlorsque, de dessus la tribune, je contemple ces phalanges de gym-\nnastes qui, changeant brusquement d'attitude, semblent changer\nd'existence. Les tuiles aussi s'adonnent à la rythmique ; elles se\nplacent en rangs bien réguliers, s'inclinent et tout à coup se mettent\nà danser en rond autour d'une tourelle. Le crayon finement taillé\nde De Klerk court sur le papier (ses dessins sont célèbres en\net l'lnventeur invente. Les formes naissent, comme des fleurs dans\nun jardin enchanté ; portes, fenêtres, toits. Une façade le long du\nchemin de fer ; qu'elle participe à la vitesse du train, qu'elle s'étire,\ns'élance, cligne des yeux. La bâtisse est haute : qu'elle se dresse, se\ncarre, s'arc-boute très ostensiblement. La maison fait le coin d'une\nplace paisible ; qu'elle baisse les paupières, se repose, dorme. Joie!"}, {"page_pdf": 23, "page_imprimee": "111", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.23", "texte": "LA CITE.\nVOL, 6.\nNU M. 11.\n\nla maison vit. Mais l'Architecture, être froid, de bougonner. Sa\nfaçon impassible de voir flamber l'enthousiasme de De Klerk est\npresque insupportable. Et son discours : « De Klerk, vous êtes à\ncôté de la question. Vous avez imparfaitement compris ma vie. Je\nne suis pas d'imitation. Vous m'avez revêtue d'un costume à pail-\nlettes, comme un homme-serpent... »î\nDe Klerk disparaît 337 ans. Les jeunes architectes pleurent. Sa\njoie de vivre, sa générosité, sa fécondité. Cette féerique fontaine qui,\ntout d'un coup, cesse de jaillir. Créateur prodigieusement, oui, c'est\nvrai, c'est vrai, malgré le discours de l'architecture. Que de fruits il\na déposé dans la corbeille de l'artl Mais il reste qu'il faut élaguer\nl'œuvre de De Klerk. Inadmissible sa conception de l'architecture,\nson attitude subconsciente et inspirée. Toute sa valeur : ses recherches\npassionnées de technique et son constant renouvellement; ses admi-\nrables solutions de détail. Que n'a-t-il vécu! De Klerk déjà commen-\nçait à s'apercevoir de ses déficiences, de ses erreurs; il allait se défier\nde ses dons de fantaisiste; il allait marcher à pas de géant dans le\nbon chemin... Défendons-nous d'élever sur sa tombe une colonne\nbrisée. A côté de morceaux confus et absurdes (des corniches se tor-\ndent, des murs ondulent, des poutres s'esquivent; beau et moins\nbeau s'entassent pêle-mêle, comme dans un débarras), n'a-t-il pas\nlaissé des coins charmants où toutes les imperfections, s'il en reste,\nsont culbutées sous l'élan d'un talent irrésistible?\nDangereuse succession que celle de De Klerk! (1). Amsterdam\nne raisonne pas sa sympathie et donne en plein sur l'écueil « roman-\ntique ». Voyez les immenses quartiers neufs qui s'érigent aux con-\nfins de la ville (les plus imposants ensembles « modernes » que je\nconnaisse) : les maisons « marchent » le long des rues, «s'arrêtent»\naux coins, « tournent » autour des places. Parfois, pour vaincre les\n\n(!) Si nous avions visé à être complets, nous aurions cité , à mi-chemin entre\nDe Klerk et ses « vulgarisateurs », l'architecte Piet Kramer. Ami de De Klerk et vive-\nment impressionné par lui, ayant travaillé à ses côtés, il réalisa, dans l'esprit de son\ncompagnon, des travaux très significatifs. Mais d une sensibilité moins frémissante, moins\nfine, moins « poétique » , il ne s'embarrasse pas de scrupules dans l'application des prin-\ncipes de De Klerk à ses vastes constructions. Parfois, il tombe dans la boursouflure."}, {"page_pdf": 24, "page_imprimee": "112", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.24", "texte": "LA CITE,\nVOL. 6.\nNU M. 11.\n\nmontées, elles ondulent comme des vagues : flux qui conquiert une\nplage. Et De Klerk, qu'on veut faire revivre, est bien mort cette fois:\non l'a anéanti sous ses propres défauts. Messieurs, empoignez\nles rênes! Vos coursiers, par ces chemins, vous mènent droit au préci-\npice : au fond, il y a l'Allemagne du « Rheingold » de Bruno\nSchmitz, du « Festpielhaus » (Salzburg) de Hans Poelzig, de la\n« Tour Einstein » (Potsdam) de Erich Mendelsohn; au fond, il y\na l'oubli de l'Architecture; au fond, il y a le chaos. Mais Amster-\ndam-la-Hollandaise se ressaisit : elle tend l'oreille aux suggestions\nde Gratama, de De Basel, de Dudok, simplicité et immobilité, rythme\nintérieur.\nCertains, cependant, plus pondérés, entendent la vraie parole\nde De Klerk. Toute la grâce de son génie revit dans ces trois écoles\nd'Utrecht : l'école « Da Costa », la nouvelle école communale\n(toutes deux de Maas et Zonneveld), et une autre, des Lacroix, je\npense. La première : brique brun-doux; la seconde : brique jaune-\ngrisâtre; la troisième : brique rouge-carmin. Des rehauts de vermil-\nlon aux châssis, aux clôtures. Comme ici joue, aisee, la fantaisie\nlà-bas si lourde aux lourds bâtiments d'Amsterdam. Ecoles de Hol-\nlande, petits palais pour enfants, villas pour familles nombreuses.\nGarçons et filles mêlés. Ils cultivent des légumes et des fleurs, ils\néchangent des choux et des roses. Les tout petits au « zandkuil »,\noù ils jouent avec le sable de la mer. De vastes salles de culture phy-\nsique, soignées autant que celle de 1' « Ambassade » aux Arts Déco-\nratifs. Dans les corridors et les classes, de la lumière et des couleurs\nvives (chaque local a son atmosphère propre et les enfants désignent\nvolontiers leur classe par sa couleur dominante). Les matériaux sont\napparents, d'un emploi logique. (Murs d'ennui et de dégoût de\nnos écoles belges. Que ne met-on pas en œuvre pour salir nos premiers\ncontacts avec la vie? Sombres temps du papier mâché et des boules\nde puanteur. Ces bons gosses hollandais, au bras de leur professeur\nou de leur institutrice, épanouis et câlins, ont peu l'air d'agiter des\nproblèmes de balistique et de méditer de petits attentats anarchistes).\nHé oui, les écoles de Hollande m'ont conquis et charmé... Note sen-\ntimentale."}, {"page_pdf": 25, "page_imprimee": "113", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.25", "texte": "LA CITE.\nVOL. 6.\nNU M. 11.\n\nA Wageningen, une réalisation dont on parle : le « Labora-\ntoire » de De Leeuw. On n'est pas tranquille : de la fantaisie; trop?\n(Il y a là notamment une toiture d'un capricieux...) Et de se laisser\naller à des réflexions d'ordre général : « fantaisie, pas de fantaisie;\nornements, pas d'ornements »; au fond, qu'importe? La main,\ndont tout cela est l'instrument, la main qui guide, voilà. La transfi-\nguration. C'est effrayant ce que la croûte est près du chef-d'œuvre\nle gouffre qui les sépare est effrayant. Demandez au sauteur\nqui fait i m. 80 de faire 1 m. 85. Pour le public, la performance\nest la même; mais, quand on sait... Entre la Monnaie et le Parthé-\nnon, il n'y a sans doute que 5 centimètres de différence. La seule\nexcuse de certains chefs-d'œuvre est une âme indéfinissable, par quoi\nrien devient tout. L'artiste ; celui qui a trouvé la pierre philosophale\net transmue le plomb en or. L'autre procède à rebours. On a vu\nle Laboratoire de De Leeuw, on a vu l'Eglise Protestante de\nKool (Utrecht), on a vu les réalisations de Van der Mey, on a vu,\non a vu... et on a chaud, et on n'a pas encore dîné et, tout à coup,\non se demande si l'on n'a pas à faire à un style qui, dans quelques\nannées, nous deviendra aussi odieux que notre « style esthétique ».\nAu fait, il faut savoir choisir, toujours. La Caserne des Pompiers de\nVan Averbeke, à Anvers, et le Werkbund de Van de Velde, à\nCologne, resteront de belles choses, malgré le style esthétique.\nMais voici que, en repassant en imagination la série des œuvres\nqui vont de De Klerk à Vorkink et Wormser, à Lacroix et De\nLeeuw, un caractère commun me frappé. N'ont-elles pas entre elles\ncomme un air de famille? Une façon d'être qui les distingue de tous\nles autres? Quelque chose de très « hollandais ». Voyons... Mais\noui, bateaux et moulins!La mer, le vent la Hollande. Ces toits\nde chaume ont des ondulations de toits de moulins; ces murs arron-\ndis font des poupes et des proues; ces tourelles de briques sont des\ncorps de moulins en pierre; ces fenêtres sont prises aux navires ou,\nquadrillées, à la carcasse des ailes brunes... De ci, de là, en pleine\nterre, comme des coques de bois et des maisonnettes de chalands\nCette inspiration « marine », qui confère à tout un côté de l'archi-\ntecture hollandaise, un aspect très régional, lui imprime trop sou-"}, {"page_pdf": 26, "page_imprimee": "114", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.26", "texte": "LA CITE,\nVOL. 6.\nNU M. 11.\n\nvent un caractère irrationnel et romantique. Source de pittoresque\ntrès extérieur ;danger (i).\nEnfin Dudok, Dudok dont j'ai voulu parler en dernier lieu.\nPourquoi? Parce qu'il est un havre, parce qu'il nous offre une fleur;\nparce qu'il donne confiance et qu'on croit que c'est le bon chemin\nle chemin du salut celui où il veut engager l'architecture.\nDudok dirige les « Publieke Werken » d'Hilversum (douce cité\nhollandaise, à quelque vingt kilomètres d'Amsterdam). C'est là\nqu'on le trouve, parmi ses plans. Il vous propose de vous conduire\nà travers la ville sa ville. Il vous précède de quelques pas, discrè-\ntement, comme quelqu'un qui marcherait derrière. De temps en temps\nun geste sobre qui recrée ce qu'il montre en s'excusant. Cette cité\nsortie toute vive de lui! Son visage, ses cheveux, sa cravate, son cos-\ntume rayonnent un doux beige-gris, le beige-gris de ses constructions,\nde la palissade de son école, des murs de son abattoir... Plaisir de\nse laisser conquérir par lui et par ce qui est de lui; détente et ne plus\navoir à se dire en ce passionnant voyage à travers la Hollande\n« ceci est curieux, cela est amusant; voilà qui est bon, mais marque\nune tendance dangereuse, mieux vaux ceci, qui attire moins mais\nouvre une voie féconde... » Oui, Dudok est un havre, Dudok nous\noffre une fleur.\nLes bâtiments se succèdent avec prodigalité ; les bains-douches\net leur cheminée centrale qui règle la cadence des volumes; l'école\nsilencieuse, aux murs hauts comme des fronts sous lesquels vivent,\npetits, les yeux-fenêtres; la bibliothèque, aux lignes moins tendues,\noù brille un sain et franc sourire d'accueil. Encore des écoles, et puis\nune cité-jardin, merveille d'urbanisme,y aux perspective imprévues\net changeantes, si ingénue dans ses aspects qu'on se refuse à y voir\nle résultat des calculs les plus subtils. Le bâtiment de la force élec-\ntrique; un abattoir d'une pureté absolue. Je ne sais quoi, parmi\n\n(I ) Staal, l'architecte du Pavillon National Hollandais à l'Exposition èes Arts\nDécoratifs de Paris, appartient à cette tendance. 11 est « romantique ». Sa réalisation :\nune certaine Hollande, mais pas toute la Hollande. Du De Klerk moins « architectural\nencore que <îu véritable De Klerk (mais beaucoup d*e trouvailles techniques, un souple\nemploi \"des matériaux une illustration de la belle œuvre hollandaise)."}, {"page_pdf": 27, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.27", "texte": "PLANCHE V. - Arch. J. CROUWEL. Bureau de Poste à DOETINCHEN (Hollande)\nCliché extrait du “Nieuw-Nederlandsche Bouwkunst” du Prof. WATTJES édité par la Uitgevers-Maatschappy “Kosmos”\nd'AMSTERDAM (Vol. II."}, {"page_pdf": 28, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.28", "texte": "PLANCHE VI. - Arch. J. F. STAAL. Pavillon hollandais à l'Exposition de PARIS 1925.\nCliché extrait du “Nleuw-Nederlandsche Bouwkunst” du Prof. WATTJES, édité par la Uitgevers-Maatschappy “Kosmos”\nd'AMSTERDAM (Vol. II)."}, {"page_pdf": 29, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.29", "texte": "PLANCHE VII.- Architecte W. M. DUDOK. Ecole à HILVERSUM (Hollande).\nCliché extrai du “Nieuw-Nederlandsche Bouwkunst” du Prof. WATTJES édité par la Uitgevers-Maatschappy “Kosmos”\nd'AMSTERDAM (Vol. II)."}, {"page_pdf": 30, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.30", "texte": "PLANCHE VIII. - Architecte W. M. DUDOK. Ecole à HILVERSUM (Hollande).\nCliché extrait du “Nleuw-Nederlandsche Bouwkunst” du Prof. WATTJES édité par la Uitgevers-Maatschappy “Kosmos”\nd'AMSTERDAM (Vol. II)."}, {"page_pdf": 31, "page_imprimee": "115", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.31", "texte": "LA CITE.\nVOL. 6.\nN U M. 11.\n\ntout ceci, évoque des corps harmonieux hanches souples, cuisses\nfines, épaules larges des corps merveilleusement vivants et ryth-\nmés. De la brique car même Dudok ne trahit pas la brique,\nmatériau national qui se meut et joue; de la brique volup-\ntueusement triée et un rejointoyage soigné à l'extrême, pour que\nchaque bâtiment ait son grain et son teint (plus violacé, plus brun,\nplus ocre, plus gris). Chaque construction se distingue et se révèle\npar la seule nature de son épiderme.\nVoici son école primaire, pure presque sévère aux masses\ndoucement gravitantes. La porte d'entrée couleurs vives et style\nsimple, mais un peu lourd, comme tout l'ameublement, et que Dudok\nva s'appliquer à dématérialiser dans ses constructions ultérieures\ns'ouvre sur un vaste hall, où monte l'escalier et où donnent les\ncorridors. La main caresse la solide et rugueuse matière des murs;\nhors le bois, qui est peint, tous les matériaux sont apparents : partout\nrègne une sereine et gaie franchise. Les yeux approuvent les propor-\ntions, la lumière, la disposition; l'intelligence est satisfaite de toute\ncette clarté. Repos et joie. Le jeu du carrelage conduit inconsciem-\nment les pas et montre les directions à prendre : escalier, classe, salles\nde dessin ou de gymnastique. Redevenons enfant et recommençons à\napprendre nos leçons dans ces classes calmes et accueillantes où le\nsoleil est toujours invité; dans la salle des conférences, une image\nmerveilleuse va apparaître sur le large écran et une voix va s'élever\nchaudement parmi ces murs capitonnés. Que l'étude et le recueille-\nment doivent être aisés parmi ce jeu exact de dimensions et de cou-\nleurs! Le naturel s'est trouvé au bout de l'extrême préméditation :\nDudok a réalisé une œuvre vivante.\nLa pensée de Dudok, pensée d'architecte, doit être extraordinai-\nrement aiguë; son imagination, essentiellement constructive, capable\nde la plus haute tension. L'ennemie, pour lui, c'est la «façade» : il\nne suffit pas de vouloir harmonieuse cette unique surface, mais\nla construction entière doit vivre par le jeu complexe de toutes ses\nfaces à la fois. A quelque moment qu'on s'arrête dans sa prome-\nnade autour de l'édifice, il faut que le rythme soit; il faut même\nqu'en s'évanouissant la masse qui disparaît engendre la masse qui"}, {"page_pdf": 32, "page_imprimee": "116", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.32", "texte": "LA CITE,\nVOL. 6.\nnu M. 11.\n\ncompense, lorsque, sans s'arrêter, on poursuit sa marche ou qu'en\navion on survole le bâtiment. Architecture d'espace, non de surface;\nsœur de la sculpture, non de la décoration. Qu'on s'imagine alors\nla difficulté de concilier toutes les nécessités d'une bonne architec-\nture : lumière, commodité, hygiène, disposition, points de vue con-\nnexes, tous à envisager séparément et à la fois à souligner et à\nramener à l'unité et à l'équilibre d'ensemble. Dudok, après avoir\npensé profondément tous ces problèmes, les résout avec une éton-\nnante maîtrise. La solution est nette, claire, précise. Miracle; chant\net musique, poème. Car sa jonglerie compliquée il l'a réussie dans un\ngeste élégant et facile; le spectateur, charmé, ne soupçonne rien des\ndifficultés que cache le tour. Que si je pénètre alors à l'intérieur\ndu bâtiment, je suis poussé naturellement de cette pièce-ci vers celle-\nlà; je gravis l'escalier, je parcours l'étage, je jette un coup d'œil au\ngrenier : rien qui rompe l'enchantement de ma promenade et je n'ai\nremarqué ni le bond des plafonds, ni les reculs subits des murs, ni\nl'extraordinaire disposition des fenêtres tant, ici, tout est néces-\nsité et harmonie. Quel effort, sous le crâne de Dudok, pour penser\nainsi l'intérieur d'une bâtisse et, par un retour acrobatique, de nou-\nveau l'extérieur ou plutôt les deux simultanément sous une\npoussée d'imagination créatrice! Et ce résultat ne le satisfait point\nencore. Il faut qu'il pense la situation de cette bâtisse par rapport\naux autres bâtisses ; il pense une rue, un quartier, une ville. Et tout\ncela, depuis le détail décoratif jusqu'à l'ensemble urbaniste, est\nconçu avec tant de force et de sensibilité, tant de simplicité et de\nfraîcheur, que pas un seul instant ne nous abandonne la sensation\nde vie intense et généreuse. Ces grands corps souples sont muscles\net chair jamais squelettes. Entre l'épure et sa réalisation a jailli\nl'étincelle divine d'où est né le mouvement. Arrivé à ce degré,\nce n'est plus la technique architectonique seule qui donne de la\nvaleur à la construction (comme c'est le cas pour la plupart de nos\nmodernes), mais la technique reprend son vrai rôle et redevient\nmoyen d'expression, la chose à exprimer, l'idée architecturale, pas-\nsant à l'avant-plan. L'architecture a retrouvé son sens profond et"}, {"page_pdf": 33, "page_imprimee": "117", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.33", "texte": "LA CITE.\nVOL. 6.\nNU M. 11.\n\nau sein de la mathématique exactitude des rapports de dimension\nl'humain a reconquis sa place.\nDudok est un architecte-artiste, et que cet adjectif, ici, ne\nvous mette point en défiance : en effet, Dudok est toujours archi-\ntecte. Ce ne sont pas des dons de décorateur, de créateur de pitto-\nresque ou de formes extravagante qui le caractérisent mais bien\nde constructeur. Il agit par angles droits, par verticales, par hori-\nzontales, par cubes. Il choisit un point culminant vers lequel, orga-\nniquement, tendent les volumes; les masses se prêtent un mutuel\nappui et les inférieures accèdent au sommet par les supérieures. Sa\nlimite idéale, c'est la pyramide. Mais artiste quand, en présence de\nmille solutions logiques possibles, il va droit à celles d'entre elles\nqui contiennent la plus haute vertu d'expression. Artiste par sa\nsensibilité presque musicale, son sens exquis du rythme, son senti-\nment des matières par la flamme intérieure qui pénètre et vivifie\nle côté abstrait de la création architecturale. Il a tout de l'artiste :\nle plaisir intime et muet devant une belle chose, l'enthousiasme et\nla générosité (avec quelle émotion il parlait de la mort prématurée\nde son confrère De Klerk), l'humilité devant l'œuvre à faire et en\nmême temps la confiance, la certitude qui s'appuient sur la conscience\nd'un bouillonnement intérieur. Cette façon cavalière aussi de traiter\nles problèmes techniques, dont il avoue l'importance mais qui, malgré\ntout, l'ennuient cette liberté qu'il garde vis-à-vis d'eux et qui\nfait lever les objections des scientifiques et obscurs assembleurs de\nplans et de volumes, négateurs de poésie et incroyants. Une tendance\nvers toujours plus de pureté, de beauté nue, accessible aux seules\nâmes d'élite; une marche du plus ornementé vers le moins ornementé;\nun enrichissement par l'intérieur. Il est directement en lutte contre\ncette conception « romantique » dont nous avons parlé, en lutte\ncontre le régional, le sentimental, le surchargé. Abandonner l'orne-\nment, sans engendrer la monotonie, c'est chose longue et pénible; il\nvous confie ; « Chaque motif que je laisse tomber est un cheveu\ngris de plus ». Il est arrivé à s'exprimer entièrement et uniquement\npar des moyens architecturaux il est arrivé à l'ascétisme de la"}, {"page_pdf": 34, "page_imprimee": "118", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.34", "texte": "LA CITE,\nVOL. 6.\nN U M 11.\n\nforme, pour la plus profonde joie des raffinés. Point ne me surpren-\ndrait qu'il aimât Bach.\nSes anciennes œuvres, Dudok les oublie. Il vous fait passer\ndevant elles d'un pas rapide et votre admiration l'étonné. Il n'a pas\nun sourire pour son installation de bains, ses ecoles, sa bibliothèque.\nDe temps en temps, il s'arrête : quelque chose l'a froissé qu à 1 avenir\nil faudra éviter, supprimer. Il semble moins indifférent devant son\nabattoir —sa dernière œuvre - d'une pureté presque impeccable.\nCependant, il vous parle bientôt de sa nouvelle école dont les murs,\nlà-bas, commencent à s'élever sur la plaine... Mais enfin, qu'est tout\nceci en comparaison de son grand projet, de son rêve, de son Hôtel\nde Ville? Ce sera là l'œuvre parfaite. Il vous en décrit les grandes\nlignes, la magnificence. Sous son front s'élève déjà, complet, vivant,\nbâti, riche (il veut du marbre, des matières précieuses) l'Hôtel de\nVille d'Hilversum, la base et le sommet de sa pyramide. Mais il\nfaudra trois, quatre ans... et des capitaux.\nEt on rentre en Belgique, et on remise sa machine, et on ouvre\nle numéro de « La Nervie » : la Jeune Architecture Belge. Il y a du\nbon, du très bon, évidemment... Mais où est l'Arbre (un tronc, des\nbranches, des bourgeons gluants) ? Car, ici sans doute, il y a de\njeunes pousses, des plants nombreux, mais là-bas, un arbre géant.-\nArchitecture Hollandaise, il ne faut pas t'extraire de dossiers poussié-\nreux : tu existes en chair et en os, en mortier et en briques et lors-\nque nous te critiquons, je crains bien qu'il faille rester dans un plan\ntrès différent de celui où nous nous plaçons lorsque nous parlons\nde nous-mêmes et de bien d'autres. Avec une simplicité et un\ncalme qui touchent on a enterré, en Hollande, l'Esprit Pompier;\ndans d'autres pays on en est encore, en hurlant, à le pousser dans\nson trou. Résultat : on oublie que le temps est sans cesse en marche,\nqu'il est futile d'avancer à reculons, les yeux fixés sur l'ennemi,\nlorsque celui-ci est mort et qu'il faut poursuivre son chemin avec\njoie, force et fraîcheur, le visage en avant. N'est-ce pas, Hollande?\n\nLuc et Paul HAESAERTS."}, {"page_pdf": 35, "page_imprimee": "119", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.35", "texte": "LA CITE.\nVOL, 6.\nNU M. 11.\n\nPENSÉES\n\nLe Moyen âge et la Renaissance\nde grand art, parce qu'à ces époques\nentière, n'étant lui-même qu'une image sensible de la société.\nA de telles époques, l'art est la synthèse de tous les arts; c'est le\nrésultat d'un courant intellectuel\nd'une culture.\n♦ ♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦*♦\nIl y a une arrogance excessive\npenchant purement arbitraire et passager, ce que des prédécesseurs\nn'ont fait qu'en obéissant à un be\nseuls à révérer les chefs-d'œuvre du passé, ce sont ceux pour qui la\nlumière s'est faite et qui se sont criés à eux-mêmes «A bas les mains».\n♦ ♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦*♦\nLa question qui nous importe, c'est de savoir si une époque\nd'unité spirituelle, une époque de\nbien, si l'humanité doit abandonner cet espoir, comme le prétendent\nceux pour qui la culture clasique est un de ces sommets que nous ne\nsaurions plus atteindre.\n« Notre architecture languira,\noù l'on reviendra au bon sens le p\ntera ou imposera partout un même\nméthode de travail ». Ces paroles de Ruskin résument ce que Carlyle\navait dit avant lui et ce que Morris tenta de réaliser pratiquement.\n*♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦*♦* *\nCe que le public perçoit et admire, c'est uniquement l'originalité,\nle charme ou la beauté de l'œuvre.\ncomprendre cette force dont témoign\ngrande et qui est la conséquence d'\nLes œuvres d'un style sévère ne parlent guère à la masse. Il en\nest tout autrement de celles dont le\nd'autant plus que l'artiste s'y occupe du public."}, {"page_pdf": 36, "page_imprimee": "120", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.36", "texte": "LA CITE,\nVOL. 6.\nNU M. 11.\n\nC'est pourtant la catégorie des oeuvres sévères et arides, dans\nlesquelles les fenêtres vont se répétant régulièrement, qui tend vers\nle sublime. Winckelman n'a-t-il p\nrend le beau sublime.\n« »♦»• ♦•♦♦♦♦♦♦♦«♦*♦♦♦ *\nL'art ne réside pas dans l'orneme\nsence d'ornementation n'est pas une\ncution plus ou moins riche.\n• « » « ,\nD'après l'opinion courante, la\ntiste de posséder, c'est le goût.\nMais le mot « goût » ne conce\nrieure de sensations, puisque ce mot s'emploie plus spécialement en\nrapport avec le « boire et te manger ».\n« Un malheur aujourd'hui dans les arts dit Violet le Duc\net particulièrement dans l'architecture, c'est de croire qu'on peut\npratiquer cet art sous l'inspiration de la pttre fantaisie, et qu'on\nélève un monument avec cette donnée très vague, qu'on peut appeler\nle goût, comme on compose une to ».\n♦ ♦\nLe caractère dominant qui doit se dégager de l'aspect extérieur\nd'un édifice moderne, c'est le groupemen\nla valeur de l'édifice dépendra avant\npation des temps nouveaux doit te\nun organisme.\nNe sentez-vous pas que la vra\narchitectural est en train de renaître,\net que l'on tâche de créer une œuvre d'art qui soit de nouveau une'\npartie stylisée de l'univers.\n(« L'Art et la Société ».)\nLE PRESENT NUMERO RENFERME\nHUIT PLANCHES HORS - TEXTE\n\nH.-P. BERLAGE."}, {"page_pdf": 37, "page_imprimee": "189", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.37", "texte": "TEK H N E\nSUPPLEMENT AU VOLUME VI. - N» 11 DE « LA CITE ».\n\nNos lecteurs sont maintenant renseignés\nsur tous les systèmes de garages modernes.\nQuel est le meilleur? Il est bien difficile de\nle dire. Tel type de garage conviendra mieux\nque tel autre selon le terrain, le voisinage, le\npa3's, la clientèle à laquelle il est dest'né.\nC'est le rôle de l'architecte de savoir le dé-\nterminer exactement.\nNous verrons dans un prochain article\ncomment on peut résoudre le problème de\nla création de grands garages dans le centre\nde Paris où ils font totalement défaut. Nous\ndirons également comment il faut concevoir\nle rendement immobilier d'un grand garage\nmoderne.\n(A su vre.)\n\nPierre FOURNIER,\nArchitecte diplômé par\nle gouvernement.\n\nERREURS ET ILLUSIONS\nEm. HENVAUX.\nNous ne croyons pas qu'il faille prendre\nfort au sérieux la causerie que fit dernière-\nment( à l'Un iversité populaire d'Uccle,\nM. Paul Bonduelle.\nSous un titre - « Les erreurs et les illu-\nsions des modernistes » qu'on eut pu\ntrouver quelque p~u agressif, voire méprisant,\nM. Bonduelle n'a guère exprimé que les très\nbanales objections faites par les esprits scep-\ntiques et timides devant l'orientation décisive\nde l'effort architectural contemporain.\nIl faut bien admettre que ni les regrets, ni\nles critiques de M. Bonduelle ne pèseront\nd'un poids fort lourd dans le mouvement\nqui entraîne aujourd'hui l'art et l'architec-\nture vivants.\nVous parlez de sens critique, Monsieur\nBonduelle! de bon sens, de tradition et de\nculture! Voyez comme ces termes peuvent\nêtre interprétés fort différemment selon\nqu'on les met au service de considérations\nen chambre close, ou à celui qui nous pas-\nsionne de la vie de notre siècle! Les sou-\nvenirs qui vous hantent sont donc faux au\npoint que vous ne pouvez pas imaginer les\naudaces des maîtres anciens guidant\nleurs contemporains (et non asservis par eux,\ncomme vous vous plaisez à le croire). Et\nc'est au nom de ces faux souvenirs que vous\nprétendez juger nos audaces, de très loir., et\navec ironie...\nVous voyez que nous ne saurions prendre\nvos discours au sérieux, et que l'ironie se\nretourne! A peine d'ailleurs, car nous avons\nd autres tâches que celle de ménager les scep-\ntiques, de tranauiliser les craintifs."}, {"page_pdf": 38, "page_imprimee": "190", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.38", "texte": "TEK H N E\nSUPPLEMENT AU VOLUME VI. - N° 11 DE « LA CITE ».\n\nPROGRAMME DES\nCONCOURS D'ARCHITECTURE\nEXPOSITION INTERNATIONALE DE LA GRANDE INDUSTRIE\nSCIENCES ET APPLICATIONS A LIÉGE (1930)\n\nNous nous empressons de publier le programme\ndes Concours d'Architecture que le Comité Exé-\ncutif de lExposition de Liège (19?'0) a bien voulu\nnous faire parvenir. Ce concours dénote une inten-\ntion heureuse, mais combien malencontreusement\nréalisée. Il apparaît comme certain que le pro-\ngicîmme n'a pas été soumis aux Associations d ar-\nchitectes. Pourrait-on, sinon, y lire que « les pro-\njets primés deviendront la propriété exclusive de\nla Société Coopérative de l'Exposition de Liège\nqui aura le droit de s'en servir soit partiellement,\nsoit totalement, pour l'élaboration du projet à\nexécuter. »!\nQue faut-il ipenser d'autre part de l insistancc\navec laquelle il est précisé que « le but des con-\ncours est d obtenir des façades décoratives » et que\nles concurrents n'auront pas à se préoccuper des\nhalls que ces façades cachent.\nIl est vrai qu'une architecture d'Exposition peut\nêtre simulée. Elle constitue dans ce cas une ma-\nquette en vraie grandeur, d'une vaste composition\narchitecturale.\nCombien regrettable dès lors, de mettre séparé-\nment au concours les trois éléments principaux de\ncette composition.\n. Espérons que malgré ces graves lacunes —-\nqu'il faudrait cependant bien essayer d'empêcher\no l'avenir il se trouvera des artistes suffisam-\nment généreux et enthousiastes pour participer à\nces joutes.\nDes concours sont ouverts par la Société\nCoopérative de l'Exposition de Liég?, peur\nl'élaboration de projets concernant les fa-\nçades décoratives des halls CILI\na) Palais de la Métallurgie.\nb) Palais des Mines.\nc) Palais de l'Electricité.\nà ériger sur les terrains de la Plaine des Ma-\nnœuvres.\nCes bâtiments seront provisoires et n'au-\nront que la durée de l'Exposition.\nPeuvent participer aux concours, toLis les\narchitectes belges. Les architectes concur-\nrents pourront prendre part aux trois con-\ncours ou à l'un d'eux seulement.\nDATES DE REMISE DES PROJETS\na) Palais de la Métallurgie : 31 janvier\n1928.\nb) Palais des Mines : 15 février 1928.\nc) Palais de l'Electricité : 28 février 1928.\nLes projets seront déposés au local de la\nSociété aux dates ci-dessus désignées 11 en\nsera donné récépissé.\nLes projets, avec les pièces qui doivent les\naccompagner, seront enfermés dans Lin em-\nballage cacheté qui ne pourra être ouvert que\npar le Jury. Ils porteront une devise ou une\nmarque non signée reproduite sur deux enve-\nlpopes cachetées contenant : la première, les\nnoms des six architectes proposés comme ju-\nges; la seconde, le nom de Tarchitecfe-auteur\ndu projet\nLes documents comporteront ;\na) Une vLie d'ensemble en plan à l'échelle\nde 5 mm. par mètre, avec projet de jardin\nattenant directement à l'édifice.\nb) Une vue en élévation avec retours des\nfaçades à l'échelle de 1 cm. par mètre.\nc) La façade principale du bâtiment vue\nle soir avec !es illuminations possibles,\nd) Un dessin perspectif de l'édifice pro-\nposé.\ne)Des détails à l'échelle de 5 cm. par mè-\ntre pour aider à l'intelligence des projets de-\nvront accompagner ceux-ci.\nLes dessins devront être tendus sur châssis."}, {"page_pdf": 39, "page_imprimee": "191", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.39", "texte": "TEK H N E\nSUPPLEMENT AU VOLUME VI. N° 11 DE « LA CITE ».\n\nJURY\nLe Jury, chargé de juger les concours, sera\ncomposé de neuf membres comprenant :\nTrois membres du Comité Exécutif de\nl'Exposition, dont un président;\nL'architecte provincial;\nL'architecte de la Ville;\nUn des architectes généraux de l'Exposi-\ntion ;\nEt trois architectes élus par les concurrents\nde la manière suivante :\nChaque concurrent présentera une liste de\nsix architectes qu'il classera par ordre de pré-\nférence.\nSi les architectes élus refusaient de rem-\nplir les fonctions de jurés, ils seraient rem-\nplacés par ceux qui les suivent, dans l'ordre\ndes voix obtenues. En cas de parité de voix,\nle candidat le plus âgé sera préféré.\nSeront exclus des concours, les projets qui\nne réuniraient pas toutes les conditions im-\nposées.\nPRIMES\nPour chaque concours, le Jury pourra ac-\ncorder les primes suivantes : 5,000, 2,500,\n1,000 francs, soit trois primes.\nDans le cas où l'auteur des projets primés\nserait chargé de l'étude du projet d'exécu-\ntion ,1a prime lui allouée sera confondue avec\nles honoraires fixés suivant barème de la So-\nciété Centrale d'Architecture de Belgique,\n5\" édition 1925.\nSi, par décision du Jury, toutes les primes\ncidessus n'étaient pas accordées, ou même\ns'il était estimé qu'aucun projet ne mérite\nl'allocation d'une des dites primes, les con-\ncurrents ne de ce chef, exercer, à\nquelque titre que ce puisse être, de recours\ncontre la Société de l'Exposition de Liège.\nLe Comité a le droit de ne donner aucune\nsuite au concours si le Jury décide qu'aucun\nprojet ne mérite les primes mises à sa dis-\nposition, et dans ce cas, d'ouvrir un nouveau\nconcours ou de confier l'élaboration de nou-\nveaux projets à un ou des architectes de son\nchoix.\nLes projets primés deviendront la pro-\npriété exclusive de la Société Coopérative de\nl Exposition de Liège, qui aura le droit de\ns'en servir, soit partiellement, soit totale-\nment, pour l'élaboration du projet à exécu-\nter.\nLe droit de reproduction appartiendra à\nla Société de l'Exposition seule.\nAprès la clôture de l'Exposition, tous les\nprojets primés seront remis par la Société\nCoopérative de l'Exposition aux archives de\nla Ville de Liège.\nLes projets seront exposés après la déci-\nsion du Comité Exécutif de l'Exposition dans\nses locaux et pendant le délai que celui-ci in-\ndiquera.\nLes concurrents pourront obtenir des\nexemplaires du programme et des plans sché-\nmatiques y annexés au prix de 5 francs, au\nsiège de la Société Coopérative de l'Exposi-\ntion de Liège, Place Saint-Lambert, 4, ou\nchez les architectes généraux, 16, quai des\nEtats-Unis, à Liège, tous les jours non fériés\nde 9 à 12 heures.\nLe but des concours est d'obtenir des fa-\nçades décoratives, les concurrents n'auront\ndonc pas à se préoccuper des halls mêmes\ndestinés aux expositions.\nCes façades comporteront des entrées prin-\ncipales et accessoires, avant-corps, galeries,\nete.? qui seront adossés aux parois des halls\nauxquels ils pourront être attachés. La face\npostérieure des palais ne sera pas décorée.\nCes façades s'élèveront au minimum à 8\nmètres au-dessus du plancher des halls.\nUne tour de grande hauteur fera corps\navec les façades du Palais de la Métallurgie;\ncette tour pourra se trouver au centre ou de\npréférence à l'angle de gauche du bâtiment.\nLa plus grande latitude est laissée aux\nconcurrents quant aux mouvements et aux\nreliefs à donner à leurs façades, pour autant\nque l'ensemble de leur conception reste dans\nles limites des sommes prévues pour leur exé-\ncution, soit :\na) Pour le Palais de la Métallurgie,\n600,000 francs.\nb) Pour le Palais des Mines, 400,000 fr."}, {"page_pdf": 40, "page_imprimee": "192", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.40", "texte": "TEK H N E\nSUPPLEMENT AU VOLUME VI. N° 11 DE « LA CITE ».\n\nc) Pour je Palais de l'Electricité, 500,000\nfrancs.\nDans ces sommes sont comprises toute la\ncharpente en bois ou en fer nécessaire à l'édi-\nfication des constructions et pour la fixation\ndu staff ainsi que la peinture au fixo-chrome\neu similaire de toutes les parties, en staff,\nvisibles.\nCes sommes seront à justifier par les con-\ncurrents dans un mémoire qu'ils joindront à\nleur envoi.\nLes projets qui seraient éventuellement\nréalisés devraient être extensibles et com-\npressibles, et les sommes y affectées seraient\nproportionnelles à la surface couverte; les\nsommes indiquées ci-dessus étant établies\nd'après les dimensions du plan général, an-\nnexés au présent programme.\nLa mise en œuvre des projets se fera par\nles soins de la Société Coopérative de l'Ex-\nposition, qui aura recours à l'architecte-auteur\ndes projets en ce qui concerne la partie dé-\ncorative, pour l'exécution de laquelle il de-\nvra fournir les détails nécessaires, grandeur\nd'exécution et tous renseignements utiles et\npropres à assurer une réalisation complète et\nparfaite des ouvrages.\nN. B. La participation aux primes n'est\npas obligatoire; MM. les architectes sont priés\nd'exprimer nettement leur décision en, remet-\ntant leurs projets. En renonçant aux primes,\nils conservent la propriété de leurs œuvres.\n\nLes Architectes Généraux,\nA. WARNOTTE. R. POISMANS.\n\nPRIX ANNUEL VAN DE VEN\nREGLEMENT DU CONCOURS\nL. C.\nUne importante firme belge organise un\nconcours annuel pour l'encouragement de\nl'Architecture moderne en Belgique, con-\ncours dont nous donnons ci-dessous le pro-\ngramme. Nous tenons à féliciter M. Van de\nVen pour son intelligente et généreuse ini-\ntiative.\n1 0 Un prix annuel de cinq mille francs est\ninstitué par la Firme E.-J. Van de Ven pour\nl'encouragement de l'architecture moderne\nen Belgique.\n2° Cette somme servira à récompenser\nl'œuvre moderne considérée comme la plus\nintéressante exécutée pendant l'année.\n3° Un jury sera chargé de juger les œu-\nvres présentées, d'attribuer le prix à l'auteur\nou aux auteurs de l'œuvre primée et de faire\nrapport sur sa mission.\n4° Le jury sera composé de cinq membres\nrépondant aux conditions suivantes : a) être\nBelge; b) être domicilié en Belgique; c)\nêtre architecte de profession; d) être affilié\nà une Société d architectes régulièrement\nconstituée; e) ne pas postuler le prix.\nCes cinq membres seront :\nUn délégué de la Société Centrale d'Archi-\ntecture de Belgique; un de la Société Belge\ndes Urbanistes et Architectes Modernistes;\nun de l'Association des Architectes et Des-\nsinateurs d'Art de Belgique; un de l'Asso.\nciation des Architectes de Liège; un de la\nSociété Royale d Architecture d'Anvers.\n5° Les membres du jury se réuniront Ie\npremier mardi du mois de février de chaque\nannée. Ils sélectionneront parmi les œuvres\nsoumises, ayant été terminées au cours de\nl'année précédente, celles méritant de rete-\nnir leur attention et se rendront ensemble\nsur place dans le mois en cours pour exa-\nminer leur réalisation.\n6° Les frais de déplacement et de séjour\ndes délégués ou tous autres frais ayant rap-\nport avec l'organisation de concours, seront"}, {"page_pdf": 41, "page_imprimee": "193", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.41", "texte": "TEK H N E\nSUPPLEMENT AU VOLUME VI. N° 11 DE « LA CITE ».\n\nsupportée par la Firme E.-J. Van de Ven.\n7° Chaque membre du jury disposera de\ncent points qu'il décernera en tout ou en\npartie à l'une ou à plusieurs des œuvres exa-\nminées proportionnellement à la valeur ar-\ntistique qu'il attribuera à chacune d'elles.\n8° L'œuvre ayant récolté le plus grand\nnombre de points sera primée.\n9° L'auteur d'une œuvre présentée au\nconcours doit : a) être Belge; b) être domi-\ncilié en Belgique; c) être architecte de pro-\nfession; d) être affilié à une Société d'ar-\nchitectes régulièrement constituée; e) il de-\nvra, en outre, par une déclaration écrite, af-\nfirmer être l'auteur unique de l'œuvre pré-\nsentée, ou s'il y a lieu faire connaître le\nnom de son ou ses collaborateurs.\n10° Toute participation au concours doit\nêtre annoncée par lettre recommandée adres-\nsée au Siège de la Firme E.-J. Van de Ven,\n19, rue Léopold, à Bruxelles, avant le\n31 janvier de chaque année. L'enveloppe\nportera la mention « Prix d'architecture Van\nde Ven ». Cette lettre indiquera l'endroit\nexact où l'œuvre aura été érigée.\nIl y sera joint :\n1 0 Une photographie 1 3 x 18 minimum.\n2° Une élévation et une coupe de la fa-\nçade à 5 p.c.\n3° Un plan du rez-de-chaussée et des éta-\nges montrant les locaux situés vers la façade\nà l'échelle de 2 p.c.\n1 1° L ouverture des lettres se fera par le\njury.\n1 2° Le jury n est tenu d'attribuer la som-\nme entière mise à sa disposition que pour\nautant que l'œuvre primée ait obtenu au mi-\nnimum la moitié du nombre total des points,\nsoit deux cent cinquante. Dans le cas con-\ntraire, le montant du prix sera réduit propor-\ntionnellement et la différence sera reportée\nsur l'année suivante.\n1 3° La prime ne sera versée à l'auteur\nprésumé de l'œuvre primée que quatre semai-\nnes après la proclamation du résultat. Les\noppositions éventuelles devront se faire par\nlettre recommandée dans ces quatre semai-\nnes, faute de quoi plus aucune réclamation\nne sera prise en considération.\n14° La proclamation du résultat se fera\npar la voie de la presse. Les membres du\njury en feront part endéans les 24 heures à\nleurs Sociétés respectives, qui elles-mêmes\nseront tenues d'en donner connaissance a\ntous leurs membres endéans la huitaine.\n15° Le premier prix sera alloué en février\n1928 et toutes les œuvres exécutées du ler1er\njanvier 1919 au 3 3 décembre 192 7 seront\nadmises au concours.\n\nLE CONCOURS INTERNATIONAL DE\nBIRMINGHAM, pour la création du centre\ncivique de cette ville, a donné les résultats\neuivants :\nPremier prix (1,000 livres) : Maximilien\nRomanoff, architecte-urbaniste, à Paris;\nSecond prix (200 livres) : L.-M. Austin,\nHeston.\nTroisième prix (100 livres) : Adams,\nThompson et Fry, Westminster.\nLes prix suivants de I 00 livres ont été at-\ntribués à E. Prentice Mawson, de Westmin-\nster; à G. Oulie-Hansen, d'Oslo (Norvège) ;\nà A. d'Angelo, de New-York City. Deux prix\nde 50 livres chacun à Ir. A. Boeken, d'Am-\nsterdam, et à L. Berthin et G. Doyon, de\nParis. Enfin, trois mentions ont été attri-\nbuées à trois architectes anglais.\nLe travail, extrêmement du\nvainqueur de ce concours a été publié dans\nla revue « The Architect's Journal » (août\n17/27). Nous reviendrons très prochaine-\nment sur cette brillante compétition et sur\nses résultats, à l'occasion notamment des\naménagements des abords du Palais de Jus-\ntice de Bruxelles. On verra que le parallèle\nn'est pas à l'avantage de cette dernière com-\npétition ainsi qu'il fallait du reste s'y\nattendre."}, {"page_pdf": 42, "page_imprimee": "194", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.42", "texte": "TEK H N E\nSUPPLEMENT AU VOLUME VI. N° Il DE « LA CITE ».\n\nCONCOURS D'ESQUISSE D'ARCHI-\nTECTURE 192 7. Ce concours, organisé\npar la Société Centrale d'Architecture de\nBelgique, vient d'être jugé. Il a donné les\nrésultats suivants.\nIl n'y a pas de premier prix.\nDeuxièmes prix ex-aequo à MM. Maere-\nmans) de Malines, Migholet, de Bruxelles.\nAccessit à M. Cornut, de Bruxelles.\nLe rapport du jury paraîtra dans «L'Emu-\nlation »; l'exposition publique de tous les\nprojets présentés aura lieu en janvier 1928.\nCONCOURS POUR L'EDIFICATION\nD'UN PALAIS DE LA S. D. N. La S C.\nA. B. a pris l'initiative d'organiser à Bru-\nxelles, en décembre prochain, « une exposi-\ntion des projets présentés par les architectes\nbelg-es », au concours sous titre.\nElle prie les architectes désireux de parti-\nciper à cette exposition de se faire connaître\nsans retard, au secrétariat: Hôtel Ravenstein,\n3, rue Ravenstein, à Bruxelles.\nDes renseignements complémeantaires leur\nseront fournis individuellement.\nLA FABRIQUE D'EGLISE SAINT-LAU-\nRENT A ANVERS ouvre le l 5 décembre\nl 92 7 entre les architectes belges un concours\npour le projet d'une EGLISE MONUMEN-\nTALE avec CRYPTE.\nLes concurrents peuvent se procurer les\nconditions et le programme à l'adresse de\nM. Paul Robyns, président ff. de la Fabrique\nd'Eglise Saint-Laurent, l 84, rue Van Schoon-\nbeke, Anvers, contre payement de la somme\nde 5 francs. Chèque postal 101.93.\n\nCEnnMi[]LiE5\nSPHINX\nF0MDEE5 EN IS3M\nPRESENTENT\nLEKJI75 NCUUMU*\ninV?K?EHlJX [|?l5iïHLLI!il5i\nPEUi? PUREMENT EN Z NCII?-METWEEItJUlS\njniJNE-aiv?nNCE\n1IFK7T, Dl? PATINE , BF11N\nET MiTI?i5 COULEURS\nU 1.T I? tt - MBDfBHtS\nPUillOLUENDHELM51B0UXELLE5 TELEPHONE MIP.3E\nBUREAU DE 0E55in DE RECLAMES\nQAUQhlET EN VAM T0NQ5P«eN\nFHUE OAPIEMBEPiD 17-TEL 67"}, {"page_pdf": 43, "page_imprimee": "195", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.43", "texte": "TEK H N E\nSUPPLEMENT AU VOLUME VI. N° 11 DE « LA CITE ».\n\nBIBLIOGRAPHIE\nLA MISE EN SCENE THEATRALE\nD'AUJOURD'HUI, par Camille POUPEYE,\nillustrations de P. FLOUQUET, aux Editions\n« L'Equerre », Bruxelles.\nCet ouvrage remarquable. dû à un\nspécialiste renommé bien au-delà de nos fron-\ntières, intéressera l'architecte moderniste à\nplus d'un titre; non seulement par la docu-\nmentation complète qu'il renferme, mais aussi\npar l'esprit qui l'anime : C. Poupeye situe\njudicieusement les audaces des dramaturges\net des metteurs en scène, les explique et les\nencourage.\nNous nous plaisons à citer les lignes sui-\nvantes que consacre à l'ouvrage de C. Pou-\npeye, dans la belle revue suisse «Das Werk»,\nV. Vincent :\n« Un livre belge d'un intérêt dépassant\nsingulièrement la carrure de la médiocrité la-\ntente de ces sotres d'ouvrages. Voici une\nétude très sérieuse et admirablement docu-\nmentée sur l'état du théâtre, et écrite dans\nune langue drue, stricte, serrée, d une conci-\nsion et d'un esprit presque mathématiques »,\netc., etc.\nIl faut aussi rendre hommage, comme le\nfait V. Vincent, aux travaux d'illustration\nexécutés par le peintre Flouquet. Et nous\nn'aurons garde d oublier la Société «L E-\nquerre » qui présenta ce livre avec le plus\ngrand soin, tout en maintenant un prix re-\nmarquablement bas. Un vrai tour de force\nd'éditeur...\nVERS UNE CONSCIENCE PLASTIQUE.\nAlbert Gleizes, le peintre bien connu, pré-\npare, pour paraître en novembre, un impor-\ntant volume : « Vers une conscience plasti-\nque », qui traitera la question de rapports\nentre « la tradition et le cubisme ».\nANGLETERRE. « THE ARCHI-\nTECTES JOURNAL », revue de l'architecture\nofficielle, s'intéresse judicieusement au mou-\nvement moderne international. Elle a publié\nune substantielle étude sur l'œuvre récente\nde R. Mallet-Stevens, à Passy (Paris) : la\nrue Mallet-Stevens, déjà bien connue chez\nnous.\nDans un numéro ultérieur, la même revue\npubliait un article d'un esprit très apprécia-\nteur de M. H. Tomlinson, sur la récente tra-\nduction du livre capital de Le Corbusier :\n« Vers une Architecture ». Des illustrations\nd'autos et d'avions exécutés en Angleterre\naccompagnaient le texte.\nEnfin, la même revue présentait, dans son\nnuméro du 1 9 octobre, une série de photo-\ngraphies de constructions récentes réalisées à\nGlasgow. Des travaux comme les Bureaux\nFraser et Borthwick, par l'architecte A.-D.\nHislop, des installations de magasins comme\ncelles des architectes J.-T. Thomson, Kep-\npie et Henderson, P.-J. Westwood et Em-\nberton, Hislop et Carruthers, montrent assez\nclairement que si 1 architecture anglaise con-\ntemporaine ne s'est pas encore libérée défi-\nnitivement, elle s'oriente nettement vers des\nsolutions plus rationnelles et des formes plus\ndépouillées, et qu'en tout cas les « styles »\nne sont guère en honneur auprès des jeunes\nconstructeurs, même le style « arts décora-\ntifs ».\nHOLLANDE. « BOUWKUNDIG\nWEEKBLAD EN ARCHITECTURA »\nconsacre son numéro 42 à 1 architecte mo-\nderniste Dudok, dont on apprécie, en Belgi-\nque, les importants et remarquables travaux,\nréalisés notamment à Hilversum. Les confrè-\nres hollandais van Anrooy, Dr Berlage,\nBlaauw, Wijdeveld, Cuypers, Gratana, Kra-\nmer, Luthmann, Mieras, Staal, Wils, Wouda\net d'autres ont tenu à rendre publiquement\nhommage au talent incontesté de W.-A. Du-\ndok.\n« La Technique des Travaux » (numéro\nde septembre) publie les intéressants articles\nsuivants, que nous signalons à l'attention de\nnos lecteurs :"}, {"page_pdf": 44, "page_imprimee": "196", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.44", "texte": "TEK H N H\nSUPPLEMENT AU VOLUME VI. N° 11 DE « LA CITE ».\n\n« La nouvelle station d'épuration des eaux\nrésiduaires de Middelkerke », par R. Deb-\nbaut I. C C.\n9 *\n« Le nouveau laboratoire de béton armé\ninstallé à Gand », par G. Magnel.\n« Résistance à F écrasement et au flambe-\nment des piliers en béton fretté»,par L. Van-\nderperre, Dr. I. A. I. Br.\nCette même revue semble vouloir relever\nson point de vue esthétique, en publiant, en\ntête du numéro, une série d'illustrations de\nla Cité Seurat (Paris-Montsouris) des archi-\ntectes Lurçat et Perret.\n\nECHOS ET NOUVELLES\nMOBILIER MODERNE. L eminent or-\nganisateur J. De Praetere, qui fut appelé à\nl'inspection des Métiers d'Art de l'Enseigne-\nment technique du Hainaut, expose, dans\n« L'Habitation à Bon Marché » ( septem-\nbre 192 7), les directives essentielles qui\namèneront une réforme nécessaire dans le\nmobilier à bon marché. Le but : donner aux\ngens de condition modeste « le moyen de se\nmeubler confortablement et simplement ».\nTout en conservant le souci d'une quailté ir-\nréprochable (matière, travail et forme) t assu-\nrer un prix de revient très bas; et ceci n'est\npossible que grâce à une standardisation bien\ncomprise.\nSuivent d'utiles considérations sur les pro-\nportions humaines rapportées aux meubles,\nsur 1 exécution même de ces meubles et sur\nleur parachèvement.\nJ. De. Praetere fut chargé par la « Com-\nmission provinciale des loisirs ouvriers du\nHainaut » de réaliser une série d'ensembles\nmobiliers destinés aux homes ouvriers. Une\nvingtaine de ces ensembles sont actuellement\nexposés aux Musée de l lnstituit des Arts et\nMétiers de La Louvière.\nBRUXELLES. COMMEMORATION\nFIERENS-GEVAERT. La commémora-\ntion Fierens-Gevaert, homme de lettres et di-\nrecteur des Musées Royaux, par le poète\nbrans Ansel, directeur des Letres aux Sciences\net Arts, a eu lieu Salle Delgay, devant une\nassistance nombreuse et recueillie.\nCritique : Fierens était connu très loin hors\nnos frontières, essayiste, voire romancier et\ncritique littéraire; il a signé des œuvres qui\nméritent de retenir, elles aussi, l'attention\ndes gens cultivés : « La Tristesse Contem-\nporaine », « Psychologie de Ville », « Le\nTocsin », « Figures et Sites de Belgique »\nsont des livres divers et Bien révélateurs de\nses activités multiples. Mais Frans Ansel a\nsurtout mis et admirablement l'anima-\nteur et l'ami en belle et loyale lumière. Des\nrappels chaleureux l'en approuvèrent.\nM. Julien Genot lut ensuite des passages\ncaractéristiques d Hippolyte Fierens-Gevaert,\net Mme Godelieve-Mathys, violoniste de re-\nnom, avec Mlle Marie-Jane Callewaert, pia-\nniste compréhensive, exécutèrent, et à mer-\nveille de la musique bien moderne (Taus-\nman, Milhaud), de celle que Fierens-Gevaert\neût aimée.\n« Le Soir ».\nHOLLANDE. L'ARCHITECTE EMI-\nNENT J.-J.-P. OUD, après ses remarquables\nréalisations de Stuttgart, vient de terminer\nla construction de plusieurs habitations pour\nla commune du Hoek van Holland. Les do-\ncuments qui nous sont parvenus touchant\nces récents travaux nous permettront d'offrir\nprochainement à nos lecteurs d intéressantes\nprécisions sur les directives actuelles du\ngrand constructeur hollandais. A une préci-\nsion technique plus aiguë, Oud joint un «sens\ndes volumes» extrêmement raffiné; cet ar-\nchitecte atteint définitivement le niveau des\nplus remarquables réalisateurs européens :\nLe Gropius, van der Rohe, Taut,\netc., etc."}, {"page_pdf": 45, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.45", "texte": "PRIX DE L'ABONNEMENT A LA SIXIEME ANNEE DE\n« LA CITE » • 25.00 30.00\nTout nouvel abonné peut obtenir, à titre de prime :\na) La 5e année de «La Cité », au prix réduit de 10.00 12.50\nLes 3e et 4e années de «La Cité »au prix réduit de . . . 5.00 7.50\n(Le prix en librairie est de 10 francs Belgique, 15 francs étranger).\nb) Le Cœur de la Ville de Bruxelles,par Charles Buis, avec traduction\nd une conférence de C. Gûrlitt sur la' « Conservation du cœur d'an-\nciennes villes ». Une brochure de 24 pages. (Prix en librairie: 2 fr.) gratuit\nc) L'Abbaye de la Cambre, par G. des Marez. Prix en librairie: fr. 1.50) gratuit\nd) Paul Hankar(lBs9-1901), par Ch. Conrardy et Raym. Thibaut. Une\nbrochure illustrée. Prix en librairie : 3 francs .... gratuit\nTous les volumes de « La Cité » peuvent être fournis reliés en pleine toile, moyen-\nnant un supplément de fr. 12.50 par volume.\n\nÉditions \" Tekhnê,,\nLA CITE. Première année. (Rare) fr. 30.\nDeuxième année. (Rare) • 15.—\nUArt et la Société, par H.-P. Berlage, architecte à Amsterdam. Tirés à part de\nla Revue « Art et Technique » (septembre 1913-février 1914). Un volume\nluxueusement imprimé et illustré de 98 clichés ..... 20.—\nMatériaux de substitution dans la construction par J. Seroen, ar-\nchitecte. Une brochure illustrée ........ 2.\nL'habitation coloniale.Sa construction au Congo Belge, par Gast. Boghemans.\nUne brochure de 20 pages abondamment illustrée ..... 3.\nConstantin Meunier. L'historique de son monument au travail, par R. Thiry et\nG. Hendrickx. Une brochure illustrée ....... 2.\nL'Art des Jardins et le nouveau jardin pittoresque, par Louis van der Swael-\nmen, architecte-paysagiste ......... I.\nLA REVUE « TEKHNE ». Collection complète de la 2e année (1912-1913).\nBeau volume de 516 pages, sur papier couché, illustré de 250 clichés . 15.\nPour s'abonner à « La Cité » ou obtenir des livres, il suffit de verser, dans n'im-\nporte quel bureau des postes, au crédit du compte chèques postaux n° 166.21 Revue\n« La Cité », la somme due et d inscrire sur le bulletin de versement le titre du livre et les\nnom et adresse du souscripteur."}, {"page_pdf": 46, "page_imprimee": "couv. 4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192710-01.1.46", "texte": "POUR LA SONNE DE FRS 35\nNOS ABONNES REÇOIVENT i\nLES ABONNEMENTS PRENNENT COURS APARTI» DU NUMERO 1\n12 NUMÉROS DE LA REVUE \"LA CITÉ\"\nSOIT UN VOLUME D'ENVIRON\n144 PARES DE TEXTE, ET\n66 PLANCHES DE 6RAND FORMAT\n12 NUMÉROS DE LA REVUE \"TEKHNÉ\"\nCONSACRÉE A L'INFORMATION\nET A LA TECHNIQUE DU RATIHENT\nSOIT UN VOLUME DE 246 PA6ES\nARONDAMMENT ILLUSTRE\nUNI RISTOURNE DE 25 FRANCS\nSUR NOS ÉDITIONS (DEMANDES LA LISTE)\nCOMPTE\nCHÈQUES\nPOSTAUX\nN* 16621\nImp. H. KUMPS-ROBYN, 81-B*. ru* Kermvtlû. Ixtllea. • Tél. : 874,81."}]}