{"numero_id": "bm-bmtnaac-1928-07-01", "volume": "bmtnaac_1928-07_01", "ocr_sha256": "479105ea903bd66bd7086c14b235fd386a9f53af782d446b4643d7af843349bd", "source_tei": "https://github.com/Princeton-CDH/bluemountain-transcriptions/blob/main/periodicals/bmtnaac/issues/1928/07_01/bmtnaac_1928-07_01.tei.xml", "source_mets": "https://github.com/pulibrary/BlueMountain/blob/main/metadata/periodicals/bmtnaac/issues/1928/07_01/bmtnaac_1928-07_01.mets.xml", "url_numero": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192807-01", "articles": [{"article_id": "bm-bmtnaac-1928-07-01-c002", "article_bluemountain": "bmtnaac_1928-07_01#c002", "volume": "bmtnaac_1928-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "1", "page_fin": "3", "image_debut": 3, "image_fin": 5, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192807-01.2.2", "titre_corps": "RATIONALISATION", "titre_sommaire": "RATIONALISATION", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 3, "page_imprimee": "1", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192807-01.1.3", "debut_caractere": 104, "fin_caractere_exclue": 2499, "texte": "RATIONALISATION\nL'effort de rationalisation qui se manifeste\ndans les principales œuvres d'architecture\nvivante a trouvé son origine dans les métho-\ndes morales et matérielles du travail in-\ndustriel.\nUn vaste mouvement de rationalisation\ns'étend aujourd'hui sur les activités les plus\nvariées. Nous n'avons pas à répéter l'intérêt\nqu offre à ce sujet, pour l'architecte, l'Expo-\nsition actuelle de Stuttgart. Nous nous préoc-\ncupons ici de documenter l'architecte sur\nd autres efforts de rationalisation qui ne\nmanqueront pas d avoir de fortes répercus-\nsions sur son esprit, comme sur ses méthodes\nde travail.\nPeut-être connaît-on les études méthodi-\nques auxquelles se livre l'lnstitut Internatio-\nnal d'Organisation Scientifique du Travail, à\nGenève études qui ont abouti à envisager\nque « le perfectionnement systématique de\nla production pourra seul hausser le stan-\ndard de la vie. C'est, à proprement parler,\ncette méthode que Ton appelle « rationalisa-\ntion », par quoi l'on peut entendre aussi « les\nméthodes de technique et d'organisation des-\ntinées à assurer le minimum de perte de l'ef-\nfort ou du matériel ».\nL éminent médecin et sociologue français,\nD Toulouse, a publié, au cours de ses en-\ntretiens sur « la Biocratie » les considéra-\ntions suivantes :\n« Le rendement de l'organisation actuelle\nde la production est bien loin d atteindre le\nmaximum admissible.\nAinsi dans 1 ensemble des industries amé-\nricaines on a employé, en 1923, une force\ninférieure de 13 0/0 à celle de 1914. un\nnombre d'ouvriers inférieur de 25 0/0, et un\nétat-major administratif inférieur à 17 0/0,\npour une même unité de production.\nDes statistiques des Etats-Unis plus ré-\ncentes montrent encore que, avec le déve-\nloppement de la rationalisation, la produc-\ntion a augmenté de 25 0/0, bien que le\nnombre d'ouvriers employés ait diminué de\n6,7 0/0. Il y a donc un accroissement de\nproduction de 34 0/0 par homme, qui a été\nobtenu par 1 emploi de nouvelles améliora-\ntions dans le travail.\nMêmes résultats en Allemagne. Dans cer-\ntaines industries mécaniques (fabrication de\nfourneaux à gaz), l'emploi du « travail à la\nchaîne », par la production des pièces en sé-\nries, a donné un rendement 4 fois 1/2 plus\n.grand qu'en 1914.\nEn 1922, la production journalière était\nde 800 becs de gaz avec 58 ouvriers tra-\nvaillant huit heures; en 1927, elle est de\n2,1 00 pièces, auxquelles ne sont plus occupés"}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "2", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192807-01.1.4", "debut_caractere": 57, "fin_caractere_exclue": 3945, "texte": "que 32 ouvriers et un contrôleur travaillant\nneuf heures.\nUn autre exemple de rationalisation est\nfourni par les usines Deutz, où la fabrication\nd'un moteur de 600 CV demandait six mois\nau début de 1925; elle n'exigeait plus que\nquatre mois à la fin de 1926. Un petit mo-\nteur, au début de 1925, ne pouvait pas être\nterminé avant trois mois; au début de 1926,\nil était possible de l'achever en trois semai,\nnés et même en douze jours, puis en dix. »\nLe même auteur ajoute ces suggestions,\ndont ne peuvent se désintéresser architectes\net techniciens :\n« Voici les principaux moyens suscepti-\nbles de diminuer le gaspillage de l'effort\nhumain dans l'industrie :\n1° Sélection et affectation convenables de:\nemployés.\n2° Familiarisation stiff santé de l'employé\navec l'entreprise et avec son propre service.\n3° Ambiance satisfaisante à l'atelier.\n4° Organisation de la sécurité.\n5° Etude critique et approfondie des cau-\nses de rupture de contrat.\n6° Contrôle rationnel de l'hygiène de l'en-\ntreprise par le patron.\n7° Contact étroit entre employé et patron.\nMais toute l'organisation repose, en dé-\nfinitive, SLir l'effort humain. Et c'est là\nd'abord un problème biologique. Or, des re-\ncherches nombreuses montrent combien le\nrendement s'élève ou s abaisse selon que l'on\nplace le même travailleur dans des conditions\nd'hygiène plus ou moins favorables.\nLe docteur Donald A. Laird, directeur du\nLaboratoire de Psychologie de l'Université\nde Colgate (Etats-Unis), étudia la vitesse\nd'une dactylographe dans ses rapports avec\nle bruit ambiant.\nDans une chambre s'iencieuse, la dactylo-\ngraphe tape, pendant une durée prolongée,\nchaque lettre un peu plus vite que la pré-\ncédente; dans un local bruyant la vitesse aug-\nmente seulement pendant une demi-heure,\npour diminuer ensuite. En outre, la dépense\nphysiologique du sujet, exprimée en calories\nest de 1,6 lorsqu'il y a du bruit, et de 1,4\ndans une chambre relativement silencieuse.\nLes meilleurs professionnels sont les plus af-\nfectés par les bruits extérieurs.\nOn voit que tous ces problèmes sont soli-\ndaires et ne comportent que des solutions de\nmême ordre, basées sur l'étude objective des\nfaits, et d'abord sur la capacité d'effort de\nl'homme,\nToute la question peut tenir dans ceci :\naugmenter la valeur efficace de l'effort avec\nle moins d'usure physiologique. La chose est\npossible; et elle se fera puisque tous les\nEtats capitalistes, fascistes et soviétiques\nsont orientés dans ces directions. »\n11 y a pourtant des travaux considérables\nà faire, en matière de rationalisation à\ncommencer par la généralisation du système\nmétrique ainsi que le proposait M. J.\nCabrerets, car « il est inutile de songer à\nétablir un modèle européen d'écrou, de\npointe, de poutrelle, tant que l'Angleterre ne\nconsentira pas à adopter le système mé-\ntrique.\nOr, rétablissement de tels modèles élé-\nmentaires universels constiue l'A. B. C. de\nla « normalisation » industrielle.\nDu même, nous extrayons les passages sui-\nvants :\nRationalisation : ce mot, extrait du voca-\nbulaire pratique de l'Allemagne, s'impose à\nnous par la force des choses. Il faut l'accep-\nter comme un mot d'ordre, le mot de Y or-\ndre social futur.\nLa production accrue sans cesse aboutit à\nfabriquer n'importe quoi. Mais on atteint\nvite, dans certaines branches, ce que les éco-\nnomistes ont appelé le « point de satura-\ntion ». 11 n'y a plus assez d'acheteurs. Un tas\nd'objets restent pour compte au fabricant.\nIl s'agit alors de réviser le programme clu\ntravail productif. Par un retour sur cette pro-\nduction intensive et fonctionnant au pet't\nbonheur, l'homme est conduit à se deman-\nder s il est bien nécessaire de produire tant\nd objets, en des modèles aussi variés.\nLa réponse saute aux yeux.\nA quoi bon fabriquer 175 types de roues\nde charrettes quand il suffirait de 4; et 2,044\nmodèles de chaînes quand il suffirait de 820;\net 600 espèces de chronomètres lorsque 80"}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192807-01.1.5", "debut_caractere": 57, "fin_caractere_exclue": 1191, "texte": "suffiraient à contenter tous les goûts, et\n1,092 machines agricoles diverses lorsque\n37 types suffiraient à tous les travaux des\nchamps ?\nAutant de modèles, autant d'usines spé-\nciales. Autant de pièces détachées dans cha-\ncun de ces modèles, autant de machines-ou-\ntils nécessaires. A chaque usine, une direc-\ntion et un bureau d'études, et des frais gé-\nnéraux établis d'avance. A chaque machine-\noutil, un ouvrier. Que de personnel, que de\nmatériel, que de capitaux travaillant inutile-\nment!\nLa centralisation des frais généraux, la\nspécialisation des usines, le groupement mé-\nthodique de l'outillage et son utilisation in-\ntensive, la réduction du nombre des modè-\nles, la fabrication en série de machines-outils,\nelles-mêmes « standardisées » dans chacune\nde leurs pièces, la réduction des stocks im-\nmobilisés (chez Ford la matière première\nbrute ne met que quarante-huit heures à de-\nvenir l'automobile en marche), et, finale-\nment, l'élimination à peu près complète du\ngaspillage, telle est la suite des « idées »\nqu'il s'agit de monter en un engrenage con-\nciet, fonctionnant réellement sous forme\nd'une économie nationale."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1928-07-01-c004", "article_bluemountain": "bmtnaac_1928-07_01#c004", "volume": "bmtnaac_1928-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "3", "page_fin": "6", "image_debut": 5, "image_fin": 8, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192807-01.2.3", "titre_corps": "ARCHITECTURE", "titre_sommaire": "ARCHITECTURE", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 5, "page_imprimee": "3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192807-01.1.5", "debut_caractere": 1193, "fin_caractere_exclue": 3483, "texte": "ARCHITECTURE\nLE SIMILI-PIERRE. Un de nos abon-\nnés, de Louvain, nous fait part d'un arrêté\nque vient de prendre l'administration com\nmunale de cette ville concernant l'emploi du\nsimili-pierre. Voici cet arrêté :\n« Le Conseil décide :\nArt. 1. L'emploi du simili-pierre est\ntotalement interdit pour les façades des mai-\nsons se trouvant le long des rues et places\nformant le périmètre ci-dessous et, dans les\nrues et places existantes, ou à créer dans\nl'avenir à l'intérieur de ce périmètre : Place\ndes Martyrs; avenue des Alliés; rue Léopold;\nplace du Peuple; Marché aux Grains; rue de\nTirlemont; rue de Bériot; rue de Namur;\nMont Saint Antoine; rue de Paris; rue de\nBruxelles; rue Lei; rue Craenendonck; Mar-\nché au Poisson; rue Charles de Lorraine; rue\nVital De Coster; Avenue des Alliés.\nArt. 2. Toutefois, à l'intérieur et sur le\ndit périmètre, le simili-pierre sera exclusive-\nment autorisé comme revêtement de l'ossa-\nture de loggias ou de balcons, construits en\nbéton armé, étant bien entendu que le simili\nne jouera jamais qu'un rôle d'enduit propre\nment dit, à l'exclusion absolue de tout tracé\nde joints ou d'assises pouvant donner l'illu-\nsion d'un appareillage de pierres.\nArt. 3, - Cette tolérance d'emploi de\nsirnili-pierre ne pourra jamais s'étendre à au-\ncun autre élément architectural des façades.»\nAssurément, quant à nous, nous ne pou-\nvons que louer la défense d'imiter les appa\nleillages de pierres. C est une toute petite\nsauvegarde contre les ravages innombrables\ndes « trucages » de façades, d'ailleurs géné-\nralement admis.\nPareille mesure (dont les restrictions\nd'ailleurs, quant au périmètre et aux élé-\nments architecturaux, nous échappent) est-\nelle significative de l'épidémie dont nous\nparlons?\nMais pourquoi, au lieu de simili, faire fi\nde F enduit rationnel, rationnellement com -\npris F enduit qui ne joue aucune comédie\nmais tout bonnement son rôle de « pro-\ntège-mur » Des exemples? Des prédéces-\nseurs illustres en ont donné à la place\nRoyale, au quartier du Luxembourg, pour ne\nciter que cela à Bruxelles. Et des modernes\nont prouvé tout le parti qu'on pouvait tirer\nlogiquement et pratiquement des en-\nduits : voyez Le Corbusier, Lurçat, Tony\nGarnier. Voyez, chez les nôtres, Eggericx,\nde Koninck, et d'autres.\nIl est vrai que pour ceux-ci, comme pour"}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192807-01.1.6", "debut_caractere": 59, "fin_caractere_exclue": 3774, "texte": "les prédécesseurs en question, il ne s'agis-\nsait pas de faire de Varchéologie, ni du\n« style ». Leur but est plus modeste : cons-\ntruire avec de francs matériaux (neufs ou\nanciens) et exprimer plastiquement leur\ntechnique.\nIl y a là, comme on voit, moins d'ambi-\ntion que dans un ouvrage tel que, par exem-\nple et puisqu'il s'agit de Louvain la\nrestauration de la ville. Faux sentiments, et\nmême faux matériaux, servent ici à exalter\nle respect des héritages d'architecture.\ndont on prétend se montrer digne.\nEn un article récent, paru dans «Le Soir»,\nquelqu'un s'est complu à décrire en détail\nchacune des façades restaurées de la Grand'-\nPI ace de Louvain, « façades qui forment un\nensemble des plus pittoresque et des plus\nartistique » (sic!) On n*a qu'une faible\nidée, par cet article, de la virtuosité de ca-\nmouflage qui s'est dépensée dans cette «res-\ntauration » ! Mais architectes, archéologues et\nautres nous diront qu'ils ont voulu « faire\nrevivre le passé ». Le Passé)\nC est à croire, comme disait [ autre, qu'ils\ny étaient... et qu'ils y sont restés.\nDEVANTURES DE MAGASINS MO-\nDERNES. « The Architectes Journal »\n(Londres), a publié un important numéro\nspécial (15 juin 1927) où sont réunies plus\nde 145 photographies de devantures de ma-\ngasins modernes. La majorité de ces maga-\nsins sont anglais, et témoignent d'une adap-\ntation souvent timide aux nécessités et aux\nformes contemporaines; cependant il s'y dé-\ncèle un goût assez sûr dans la composition et\ndans les matériaux. ,\nNous avons plaisir à signaler que les ré-\ncents travaux de F architecte L. Stynen, à\nBruxelles, tiennent fort bonne place aux\ncôtés d'autres réalisations intéressantes. A\nmentionner tout spécialement la transforma-\ntion exécutée par la firme Vander Elst, place\nde Brouckére (Bruxelles).\nD'autres travaux d'aménagement de de-\nvanture commerciale sont d'un grand inté-\nrêt, entr* autres ceux dus aux architectes :\nJareslow Grunt (Tchéco-Slovaquie), C.\nSpencer Wilmott (Londres), H, Everts\n(Amsterdam), Francis Jourdain (Paris),\nStaal (Utrecht), P. Baumann (Copenha-\ngen), Michel Roux-Spitz (Lyon), etc.\nLE PALAIS DE JUSTICE DE GAND.\nDu « Soir » :\nBien que les sociétés d'architectes gantoises\net le groupe de l'Art monumental aient attiré\n1 attention du ministre compétent sur la né-\ncessité de reconstruire, d après un nouveau\nplan architectural et plus pratique, le Palais\nde Justice incendié, les études qui s'y rappor-\ntent ont été confiées à l'administration des\nPonts et Chaussées. Comme il fallait s'y at-\ntendre, ces plans dénotent une inexpérience\nflagrante, compromettant le résultat de la\nreconstruction. Un agent de 1 administration\nqui, par exception et pour la première fois\nsans doute, entreprend un travail d architec-\nture, ne peut pas résoudre un problème aussi\ndélicat. Gand, la ville monumentale par ex-\ncellence, méritait d'être mieux traitée.\nPuisqu'il en est temps encore, que l'on dé-\nsigne un architecte qui, dans l'intérêt public,\nexaminera les plans. Dans quelque temps, il\nsera trop tard pour réparer cette erreur.\nLA CHAMBRE SYNDICALE DES AR-\nCHITECTES DE BELGIQUE, qui fêtera\ncette année le cinquantième anniversaire de\nsa fondation, vient de constituer comme suit\nson bureau pour l'année 1 928 :\nPrésident, M. Louis Cardon; vice-prési\ndents, MM. J. Votquerine et Maerschalck;\nsecrétaire, M. Louis Leemans; secrétaire-ad\njoint, M. Paul Dutranoit; trésorier, M. Ar-\nthur Meuleman,\nLE Dr. H.-P. BERLAGE fera, au début\nde cette année, des conférences à l'Univer-\nsité de Michigan (E. U. A.) sur l'architec-\nture moderne. En outre, il donnera un cours\nde composition architecturale. Rappelons que\nle Dr. Berlage est âgé de 70 ans, et admirons\nsans réserve l'initiative qu'il vient de pren-\ndre."}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "5", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192807-01.1.7", "debut_caractere": 60, "fin_caractere_exclue": 2410, "texte": "LA MAISON BELGE DES ETUDIANTS\nA PARIS. « Vaste bâtiment conçu et\nréalisé selon les exigences les plus modernes\nde l'hygiène ». Ainsi l'apprécie-ton dans les\njournaux. Mais on nous montre ensuite une\nphoto de l'immeuble. Tourelles et lucarnes,\npignons dentelés, briques rouges et pierres\n(ou simili) blanches. Rien que cela sur la\nfaçade. Et l'on se demande comment il est\npossible d'allier tout cela avec « les exigen-\nces les plus modernes de l'hygiène ».\nAu reste, il s'en trouve de fort satisfaits et\nqui nous déclarent, nous Belges, bien repré-\nsentés à Paris. Il arrive ainsi que des « pom\npiers » se décernent la plus juste des cri-\ntiques. ..\nHOLLANDE. LE STADE OLYMPI-\nQUE D'AMSTERDAM est en voie d'activé\nconstruction, sous la direction de l'architecte\nJan Wils, auteur du projet. La revue « Bouw-\nbedrijf » donne, dans son numéro du 14 oc-\ntobre, d'intéressantes précisions techniques\nsur la construction du vélodrome, lequel est\nactuellement terminé. On trouvera dans l'ar-\nticle signalé, en même temps que des docu-\nments photographiques récents, des graphi-\nques détaillant le travail accompli.\nLA COMMISSION ROYALE DES MO\nNUMENTS ET DES SITES. Par arrêté\nroyal du 30 janvier 1928, sont nommés\nmembres correspondants de la Commission\nroyale des monuments et des sites (section\ndes monuments), savoir :\nPour la province d'Anvers : M .J. Smol-\naeren, architecte à Anvers, en remplacement\nde M. Van Averbeke, nommé membre ef-\nfectif.\nPour la province de Namur : M. Raucq,\nartiste (peintre à Dinant, en remplacement de\nM. Dardenne, décédé.\nALLEMAGNE. LA VILLE DE\nFRANCFORT - SUR - MAIN est assurément\nl'une des plus progressistes des grandes ci-\ntés allemandes. En architecture, les réalisa-\ntions incessantes témoignent des directives\nles plus averties. Un constructeur mo der-\nnistes Ernest Baiser D. B. A., vient de ter-\nminer d'importants immeubles d apparte-\nments, ainsi qu un garage et une grande ins-\ntallation de commerce de détail. Toutes ces\nœuvres révèlent une orientation vers la for-\nme pure, et un souci des ensembles architec-\nturaux qui font tant honneur à l'architecture\nhollandaise contemporaine. Deux directives\ndont les publics hollandais et allemand ap-\nprécient la nécessité et la valeur; tandis\nqu'en Belgique nous en sommes encore ré-\nduits à l'individualisme outrancier, et au soi-\ndisant « sentiment décoratif... »"}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "6", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192807-01.1.8", "debut_caractere": 57, "fin_caractere_exclue": 1858, "texte": "L'HOTEL DE VILLE DE HILVERSUM\nsera édifié prochainement. Ainsi en a décidé\nle Conseil de cette cité; et l'architecte W.-M.\nDudok va pouvoir aborder la grande œuvre\nde sa carrière, œuvre dont tous les architectes\nconnaissent déjà les projets magnifiques.\nA PROPOS DE SITES MENACES. A\nl'annonce des grands travaux projetés en\nArdennes, la plupart de nos quotidiens ont\ntenu à s'émouvoir. Par «souci de la beauté»,\ncontre « la soif de l'argent » a déclaré un\nnotoire ami des sites.\nMettons que ces termes sont un peu gon-\nflés... Néanmoins, nous avons un égal besoin\nde paysages et d'usines. Besoin double au-\nquel il est aisé de pourvoir, si l'on veut bien,\nchez nous, examiner autrement qu'avec né-\ngligence les possibilités de l'urbanisme et les\ntravaux méthodiques réalisés à l'étranger.\nIl est d ailleurs inutile de grossir outre me-\nsure ce « conflit entre l'ingénieur et l'ar\ntiste ».\nDe même est-il injuste de refuser à l'usine\ntout mérite esthétique. Alors qu'on se plaît\nà couvrir de « villas » (normandes et autres)\ncertains sites caractéristiques nos dunes,\npar exemple, ou encore la vallée de la\nMeuse, entre Namur et Hastière, surtout.\nRisque-t-on gros à déclarer qu'il eut\nmieux valu que ces paysages se fussent cou-\nverts d'usines, plutôt que d'être affligés de\ncette lèpre hétéroclite et barriolée : « l'archi-\ntecture balnéaire ».\nEst-il temps encore de sauvegarder de\ncela surtout quelques kilomètres de dunes, et\ntel coude de la Meuse, entre rochers es-\ncarpés? Qu'on nous accorde cela en com-\npensation des sites menacés (par les Alle-\nmands) et détruits définitivement, et de si\nbon cœur (par les nôtres) sites urbains\natrophiés, réduits au rôle de « décor pour\ntouriste », et sans autre espoir de vie que\npar un nouveau cataclysme... : Louvain,\nNieuport, Furnes, Dinant, etc., etc."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1928-07-01-c005", "article_bluemountain": "bmtnaac_1928-07_01#c005", "volume": "bmtnaac_1928-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "6", "page_fin": "6", "image_debut": 8, "image_fin": 8, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192807-01.2.4", "titre_corps": "ORGANISMES", "titre_sommaire": "ORGANISMES", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 8, "page_imprimee": "6", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192807-01.1.8", "debut_caractere": 1860, "fin_caractere_exclue": 2922, "texte": "ORGANISMES\nLES ERREURS DES ORGANISMES OF-\nFICIELS. A plus d'une reprise la direc-\ntion de la Galerie du « Centaure » a fait\npart, dans sa « chronique artistique », de\nl'incompétence singulière témoignée entr-\nautres par la Commission du Musée Moderne\ndans l'exercice de son activité. Des décisions\n- comme celle qui refusait l'offre d'un Mo-\ncîgliani des erreurs et des négligences, de\nla gravité de celles qu'on nous rapporte, ne\ntarderont pas à appauvrir définitivement le\npatrimoine qui revient à tous, et la richesse\ndont la communauté a le droit de jouir.\nC'est pourquoi nous ne pouvons rester in-\nsensibles en présence des méfaits qui n'ont\ndéjà que trop compromis la connaissance,\npar le public, des préoccupations actuelles\nde l'art. Nous nous joignons intimement à\nceux qui réclament de la part des officiels,\nresponsables de nos richesses morales, plus\nde perspicacité à comprendre la valeur des\np: •\nœuvres et le rôle des artistes.\nA défaut de cette perspicacité, qu'il soit\ndonné, alors, « les garanties nécessaires de\ncompétence et d'impartialité »."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1928-07-01-c006", "article_bluemountain": "bmtnaac_1928-07_01#c006", "volume": "bmtnaac_1928-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "7", "page_fin": "11", "image_debut": 9, "image_fin": 29, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192807-01.2.5", "titre_corps": "PROJET DE CHEMIN DE FER MÉTROPOLITAIN A BRUXELLES", "titre_sommaire": "PROJET DE CHEMIN DE FER MÉTROPOLITAIN A BRUXELLES", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 9, "page_imprimee": "7", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192807-01.1.9", "debut_caractere": 57, "fin_caractere_exclue": 3188, "texte": "PROJET DE CHEMIN DE FER\nMÉTROPOLITAIN A BRUXELLES\nLa Générale des Chemins de Fer Economi-\nques vient de présenter,en une brochure illus-\ntrée de plans,coupes et détails de travaux,l'es-\nsentiel du projet qu'elle a élaboré pour un\nchemin de fer métropolitain à Bruxelles, en\nassociation avec la Société Anonyme de\nTravaux Dyle et Bacalan.\nOn trouvera ci-après un aperçu bref et\nsuccinct de ce projet.\n1. CONSIDERATIONS GENERALES.\n« Le problème des transports en commun\ndans l'agglomération bruxelloise commence\nà présenter de très sérieuses difficultés que les\nmoyens actuels tramways ou autobus\nne sont pas à même de surmonter parfaite-\nment. » L'accroissement constant du nombre\ndes voyageurs exige la création de nouvelles\nlignes précisément au cœur de la ville, où\nFétroitesse des rues et la configuration topo-\ngraphique se prêtent mal à l'établissement et\nà l'exploitation des tramways et autobus.\nLe tableau ci-après indique Y augmentation\nconsidérable réalisée dans les déplacements\nurbains.\n1900 1925 Al!B|^a,,-\ntation\nPopulation. . . . 600,000 800,000 330/o\nKilomètres de lignes\nde tramways . 81 169\nKilomètres de lignes\nd'autobus . . 4.4 7\nMoyens de transport\nde snrface en Km. 83.4 176 355 o/o\nNombre de voyageurs j\nà transporter . . 60,000,000 273,000,000 355 o/o\nNombre de voyageurs\ntransportés p/Km.\netp/an .... 719,400 1,551,100 115 o/o\nNombre de voyageurs\ntransportés p/hab.\netp/an .... ÎOO 341 241 o/o\nUn double problème se pose : déconges-\ntionner le trafic du centre de la ville et des-\nservir, par des moyens rapides et peu en-\ncombrants, l'extension continue de la zone\nbâtie de l'agglomération.\nCe problème est résolu dans les gran-\ndes capitales étrangères par le métropo-\nlitain.\nOn peut objecter généralement que le\ntrafic de Bruxelles n est pas, toutes propor-\ntions gardées, celui de Paris, Londres ou\nNew-York.\nCependant a) des villes moins importan-\ntes que ces grandes capitales se sont dotées\nd'un chemin de fer métropolitain.\nb) Les vastes zones expropriées, au cœur\nde Bruxelles, permettent, avant leur réor-\nganisation prochaine, un libre tracé et une\nconstruction aisée du chemin de fer, dans sa\nligne la plus difficile.\nc) Le problème de la jonction actuelle\nment en suspens, pourrait être résolue, au\nmoins momentanément, par le chemin de fer\nmétropolitain. Le projet présenté prévoit\nd'ailleurs la possibilité d'une jonction de\nchemin de fer directe au moyen d'un tunnel\nà double voie, reliant les gares du Nord\net du Midi.\nd) Enfin la nécessité de créer un moyen\nde communication rapide et de grande ca-\npacité entre le centre de la ville et l'exposi-\ntion du Centenaire milite en faveur de la\ncréation du chemin de fer métropolitain.\nIL DETOURNEMENT DE LA SENNE.\nUn réseau métropolitain réduit au mini-\nmum reliera les gares du Nord et du Midi\nempruntant le voûtement de la Senne. Celle-\nci serait détournée par les quartiers ouest de\nla ville, ce qui permettra aux égouts collec\nteurs du centre de la ville actuellement in-\nsuffisants, d'évacuer normalement les eaux\nde ruissellement. Ce travail de détournement\navait été étudié par les services techniques\nprovinciaux, dès avant la guerre."}, {"page_pdf": 28, "page_imprimee": "10", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192807-01.1.28", "debut_caractere": 57, "fin_caractere_exclue": 1263, "texte": "111. CHEMIN DE FER METROPOLI-\nTAIN. Deux lignes à doubles voie sont\nprévues.\na) Ligne circulaire, 7,200 mètres, gare\ndu Midi, Bourse, gare du Nord, Porte de\nNamur, gare du Midi. Cette ligne est en\ntotalité souterraine.\nb) Ligne transversale est-ouest, 5,790 mè\ntrès : porte de Tervueren, Quartier Léopold,\nBourse, place de l'Yser. Un tronçon de cette\nligne (entre les rues de la Loi et Montoyer)\nresterait à ciel ouvert.\nEn outre des extensions sont prévues :\na) Porte de Hal-Uccle.\nb) Porte de Namur-Ixelles.\nc) place Rogier Schaerbeek.\nd) place de l'Yser-Koekelberg.\ne) place de la Constitution-Anderlecht.\n112) une ligne temporaire desservirait l'Ex-\nposition pendant toute sa durée.\nMATERIEL : la traction électrique par\ncourant continu à 1,500 volts sur deux ponts\nde 750.\nTYPE DES OUVRAGES. Pente maxi-\nmum : 50 mm. par m. Rayons de courbes\nminimum : 50 m.\nLes trains sont composés de 2, 3 voitures\net peuvent, en cas de besoin, être portés à\n4, 5 voitures.\nLa longueur des quais est de 50 m. avec\npossibilité d'augmenter à 70 m.\nEXECUTION. « En raison de la na-\nture du sol et de la nécessité d'une prompte\nexécution les souterrains seront, en principe,\nconstruits à ciel ouvert, procédé qui élimine"}, {"page_pdf": 29, "page_imprimee": "11", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192807-01.1.29", "debut_caractere": 57, "fin_caractere_exclue": 1422, "texte": "tout aléa, permet l'emploi d'engins moder-\nnes et entrave le moins longtemps la circu-\nlation sur la voie publique.\nDUREE D'EXECUTION. Le réseau\ninitial pourrait être mis en exploitation 5 ans\naprès l'octroi de la concession,\nPLAN FINANCIER. Le Pouvoir Con-\ncédant conserverait la maîtrise absolue du\nsous-sol et donnerait à une société spéciale\nune concession pour la construction et l'ex-\nploitation du chemin de fer métropolitain.\nLa société concessionnaire aura à sa charge\ntoute la superstructure, voies, usines et ate-\nliers, matériel roulant et d'exploitation.\nLe montant total des dépenses à prévoir\npour l'infrastructure du réseau initial est de\n110,000,000 de francs environ. Dépenses\nqui s'échelonneront sur 3 ans.\nCLAUSES ESSENTIELLES DE LA CON-\nCESSION. 1. Durée : 50 années.\n2. Tarifs initiaux : 50 cent, en IIe classe,\n75 cent, en Ire classe.\n3. Participation du Pouvoir Concédant au\nbénéfice, à raison de 50 0/0 du solde dis-\nponible après service du capital investi par\nle concessionnaire.\n4. Le concessionnaire construira, pour le\ncompte du Pouvoir Concédant, et suivant\nplans approuvés, l'infrastructure du réseau.\n5. Diversion gratuite au Pouvoir Concé-\ndant en fin de concession, de toutes les\ninstallations fixes, voies, lignes électriques»\nsous stations, etc., le matériel roulant, outils\net objets divers étant rachetés à leur valeur\nréelle."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1928-07-01-c010", "article_bluemountain": "bmtnaac_1928-07_01#c010", "volume": "bmtnaac_1928-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "1", "page_fin": "11", "image_debut": 11, "image_fin": 21, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192807-01.2.6", "titre_corps": "LE BAUHAUS DE DESSAU", "titre_sommaire": "LE BAUHAUS DE DESSAU", "signature_source": "E. H", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 11, "page_imprimee": "1", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192807-01.1.11", "debut_caractere": 66, "fin_caractere_exclue": 1251, "texte": "LE BAUHAUS DE DESSAU\n\nEn annonçant, dans notre numéro de mars 1927, l'achèvement de\ncette œuvre capitale, due à l'éminent architecte Walter Gropius,\nnous comptions pouvoir un jour donner à nos lecteurs quelques\nprécisions sur le nouveau \" Bauhaus et ainsi faire partager notre\nvive admiration pour l'un des leaders incontestés de 1 architecture\ncontemporaine.\nGrâce à l'obligeance de la revue \" Bouwkundig Weekblad &\nArchitectura d'Amsterdam, nous offrons aujourd'hui quelques\ndocuments suggestifs sur les nouveaux bâtiments de Dessau. Pouvions-\nnous mieux faire que de publier une œuvre aussi significative que celle-\nci, comme ouverture de Tannée 1928 pour \" la Cité \" ?\nCependant, avant d'aborder les détails relatifs aux travaux mêmes,\naux directives du constructeur, et à l'organisation interne de l'Ecole,\nil nous paraît indispensable de préciser quelque peu l'histoire car il\nen a une du Bauhaus. On jugera par là des qualités d'énergie dont\nht preuve W. Gropius, non seulement comme technicien ou comme\norganisateur, mais aussi comme homme dévoué à une grande cause :\ncelle de l'esprit et de la culture modernes.\nNous ne pouvons mieux faire que de citer ces lignes, parues dans"}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "2", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192807-01.1.12", "debut_caractere": 42, "fin_caractere_exclue": 1759, "texte": "\" 7 Arts \" en mars 1927, sous la signature du critique bien connu, le\nI)' A. Behne : \" Walter Gropius, le créateur et l'architecte du Bauhaus,\nétait dés avant la guerre un des meilleurs parmi les jeunes architectes\nallemands. Elève de Peter Behrens, ami de Osthaus, il appartenait au\ngroupe des dirigeants du \" Werkbund s'était occupé très tôt des\nquestions éducatives et avait, à la veille de la guerre, donné la pleine\nmesure de son grand talent et de sa grande ambition, par son projet de\nbureau et d'usine présenté à 1 Exposition du Werkbund à Cologne, et\nsurtout par sa magnifique construction de l'usine Fagus â Alfeld a/d\nLeine.\nImmédiatement après la guerre, on lui offrit la succession de Van de\nVelde comme directeur de l'Ecole des Arts et Métiers de Weimar. Il\nréussit à obtenir du gouvernement socialiste de Grand-Thuringie la\nfusion de l'Ecole des Arts et Métiers avec l'Académie des Beaux-Arts\nde Weimar et, en 1919, il entama sa tâche qui connut bien des revers,\nchose qui devait se comprendre et qui se comprend d'ailleurs. Bientôt\nla mesquinerie bourgeoise déchaîna sa lutte contre la Bauhaus, qui\ntroublait la sépulcrale torpeur de la petite ville. La révolution hardie\nde 1' enseignement artistique fut considérée comme une profanation\ndes traditions classiques, figées depuis pas mal de temps dans l'atonie,\net, lorsqu'en Thuringie les nationalistes arrivèrent au pouvoir, le\nBauhaus devait recevoir le coup de grâce.\n\" Ee Bauhaus, cette idée d'un simple ci vil, va-t-il donc être perdu ?\nEst-ce que la politique réaliste d'un gouvernement de réactionnaires\nambitieux ne va pas d'un coup de plume détruire le Bauhaus ? Non,\nune pareille idée, un tel homme et ses camarades, on ne les détruira pas."}, {"page_pdf": 13, "page_imprimee": "3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192807-01.1.13", "debut_caractere": 43, "fin_caractere_exclue": 1730, "texte": "Ils ne se considèrent pas comme des fonctionnaires corrects qui, le\npetit doigt sur la couture du pantalon, attendent patiemment leur révo-\ncation. Avant le coup de plume du gouvernement, ils déclarent leur\ntâche terminée en Thuringie, le Bauhaus dissous et ils tirent leur\nf ! \"\nreverence.\n\" A peine deux ans plus tard continue le D Behne le Bauhaus,\ncette cellule d'un nouvel ordre de vie, se dresse plus fort, plus sain,\nplus décidé que jamais et se remet au travail... dans un nouveau local\nscolaire bien à lui et que, sans exagération, l'on peut ranger parmi\nles plus importantes constructions érigées en Europe depuis la guerre\nparmi celles qui peuvent donner l'exemple et donner le ton. Une\nmagnifique réalisation de toutes les tendances architectoniques s épa-\nnouit aujourd'hui à Dessau et elle y fonctionne, audacieuse et extra-\nordinaire, d'une façon si évidemment et si simplement nécessaire, que\nson influence sera irrésistible.\nTelle est l'authentique histoire du Bauhaus de Dessau, significative et\nsurtout réconfortante, et dans laquelle il ne faut pas omettre le rôle joué\npar une cité accueillante, généreuse et avertie. Car c'est la ville de\nDessau qui, sous l'impulsion de son clairvoyant bourgmestre, chargea,\nen avril 1925, 1 architecte Gropius d organiser sur des bases nouvelles\ndictées par les exigences du temps, le haut enseignement artistique, en\nmême temps qu'elle mettait à la disposition du nouvel organisme une\npartie d'un ancien domaine ducal, à proximité d un agreable quartier\nrésidentiel actuellement en formation.\nGuidé par sa large expérience des problèmes de 1 enseignement artis-\ntique, Walter Gropius établit le programme des futurs bâtiments sur"}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192807-01.1.14", "debut_caractere": 85, "fin_caractere_exclue": 1283, "texte": "des bases nettement rationnelles,\nen conformité avec les nécessités\nactuelles ce qui fut sa première\naudace, suivie bientôt par toutes\nles innovations de la réalisation\nmême; les matériaux et les formes,\nune rapide description des plans\nsitue l'ordonnance générale des\nbâtiments ; ceux-ci, au nombre de\nquatre parfaitement distincts. A\ngauche de l'allée principale d'ar-\nrivée, le bâtiment des classes pro-\nfessionnelles ; à droite de cette\nmême allée, placée perpendiculai-\nrement au bâtiment des classes, la\nmasse étonnante fer et verre\ndes laboratoires et des ateliers\nspéciaux. Ces deux premiers bâti-\nments sont reliés entre eux par un\ncorps plus réduit, renfermant les\nbureaux de la Direction, et fran-\nchissant par quatre poteaux de\nbéton l'allée d'accès. Enfin le bâti-\nment postérieur, composé de vingt-\nhuit appartements indépendants,\noù les étudiants trouvent leur loge-\nment et leur atelier individuel. Ge\n\" bloc \" se prolonge, au rez-de-\nchaussée, en réfectoire, cantine et\ncuisines, économat et lo eaux admi-\nnistratifs, grande salle des fêtes et\nthéâtre. L'ensemble de ces derniers\nlocaux forme la partie basse de\nl'édifice. Ajoutons, pour être com-\nplet, que le corps professoral du"}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "5", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192807-01.1.15", "debut_caractere": 80, "fin_caractere_exclue": 1255, "texte": "Bauhaus est logé dans un groupe\nde sept habitations construites par\nGropius, dans le voisinage immé-\ndiat de l'Ecole, parmi une végéta-\ntion de beaux pins qui mettent en\npleine valeur les formes et les colo-\nrations des constructions. L'une\nde ces habitations est celle d u\nDirecteur de lEcole.\nNous ne pensons pas qu'il soit\nindispensable de louer par des mots\nalors que de simples photogra-\nphies traduisent mieux ces louanges\nl'ordonnance des formes, la com-\nposition des façades et la précision\ndes matériaux, qui sont les mani-\nfestes qualités du Bauhaus de\nD essau. Faut-il souligner l'har-\nmonie des colorations des grandes\nsurfaces blanches ou grises, trouées\nsavamment de verre, ou du rouge\nbrillant des portes ? L'attention la\nplus paresseuse est secouée par\nl'émerveillement devant la prodi-\ngieuse masse de verre des ateliers,\nqui est bien une leçon de pureté\net d'audace ! Et 1 atmosphère\nintérieure de l'Ecole a pénétré\nd'étonnement tous les visiteurs du\nBauhaus, et agit avec force sur\nceux qui fréquentent les classes,\nclaires et calmes, les laboratoires\nprécis et \" mécaniques ', les salles,\nles logements, les bureaux, le\nthéâtre, le gymnase.., Mais il nous"}, {"page_pdf": 16, "page_imprimee": "6", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192807-01.1.16", "debut_caractere": 39, "fin_caractere_exclue": 440, "texte": "VUE AERIENNE DES BATIMENTS, A L'AVANT-PLAN LE BLOC DES LABO-\nRATOIRES ET ATELIERS SPÉCIAUX ; PARALLÈLEMENT, MAIS EN RETRAIT\nLE CORPS DE BATIMENT RÉSERVÉ A LA DIRECTION, ABOUTISSANT, PAR\nDESSUS L'ALLÉE D'ACCÈS AU BATIMENT DES CLASSES EN ARRIÈRE-\nPLAN, LE BLOC DES APPARTEMENTS, INDIVIDUELS, RÉUNI PAR UNE\nPARTIE BASSE A L'ENSEMBLE DE L'ÉDIFICE, AU FOND DU PAYSAGE, LE\nQUARTIER RÉSIDENTIEL EN FORMATION."}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "7", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192807-01.1.17", "debut_caractere": 91, "fin_caractere_exclue": 411, "texte": "VUE PARTIELLE DE L'ECOLE. LA PRODIGIEUSE VERRIERE DU\nBLOC DES LABORATOIRES ET DES ATELIERS SPÉCIAUX. LE\nCORPS DE BATIMENT-SUSPENDU AU-DESSUS DE L'ALLÉE\nD'ACCÈS, ET RÉSERVÉ A LA DIRECTION - SE RACCORDE HEU-\nREUSEMENT A L'ENSEMBLE, ET SES LIGNES HORIZONTALES FONT\nCONTRASTE AVEC LA VERTICALITÉ BIEN ACCUSÉE DE LA\nVERRIÈRE."}, {"page_pdf": 18, "page_imprimee": "8", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192807-01.1.18", "debut_caractere": 40, "fin_caractere_exclue": 1327, "texte": "faut encore admirer l'activité et la\nméthode déployées dans la con-\nstruction du Bauhaus. Celle-ci,\ncommencée à la fin de septembre\n1925, a duré un an exactement (le\nler1er septembre de l'année 1926 les\nateliers étaient mis en service\ntandis que quinze jours plus tard\nl'utilisation entière des bâtiments\nprenaient cours). Le volume total\nde cette remarquable construction\ns'élève à 32.000 m 3 ; on en évalue\nle coût à 7 millions de francs belges\nenviron, soit approximativement\n220 francs au m 3.\nGropius trouva dans ses élèves\nune collaboration intelligente et\ndévouée. Ainsi après l'élaboration\ndes projets définitifs par l'archi-\ntecte, la section d'architecture de\nl'Ecole put s'occuper de la mise au\npoint des plans, tandis que les\nautres sections travaillaient aux\ndétails de l'aménagement intérieur\nà exécuter (peintures murales,\néclairage, ameublement et équippe-\nment, inscriptions, etc.).\nEt Gropius avait conscience de\nl'inestimable valeur pédagogique\nqu'offrait cet enseignement basé\nsur la pratique même.\nIl nous reste, avant de conclure, à\ndonner quelques brèves notes sur\nl'état actuel de 1 enseignement au\nBauhaus :\nLE \" BAUHAUS \" DE DESSAU ARCHITECTE WALTER GROPIUS\nUne vue intérieure particulièrement suggestive, du grand passage desservant les\nlocaux de la Direction."}, {"page_pdf": 20, "page_imprimee": "10", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192807-01.1.20", "debut_caractere": 40, "fin_caractere_exclue": 1335, "texte": "Le nombre des élèves admis aux\ncours de l'Ecole est d'environ 160.\nCes cours se repartissent sur une\nmoyenne hebdomadaire de 44 h.\nLes sections suivantes forment l'es-\nsentiel de l'activité du corps ensei-\ngnant au Bauhaus : architecture,\npeinture, peinture murale, sculpture,\nmise-en-scène théâtrale, imprimerie\net typographie, tissage, travail des\nmétaux, menuiserie et ameublement,\npublicité.\nRappelons enfin que les direc-\ntives de cette école unique ont pour\nbut de donner aux élèves, en même\ntemps qu'une connaissance appro-\nfondie de la technique, de solides\nbases d'esthétique, et le souci de\nla forme pure \" le difficile, mais\nlogique aboutissement des efforts\nconstructifs de notre époque.\nPar son étroit contact avec les né-\ncessités de la vie moderne et \" mé-\ncanique\" par sa volonté de servir,\ncomme par la valeur de ses diri-\ngeants, le Bauhaus appelle la plus\nvive admiration, et s'impose en\nexemple à tous les esprits soucieux\nde progrès. Et par l'œuvre puissante\net sobre de Gropius, les bâti-\nments mêmes du Bauhaus, a pris\ncorps une fois de plus un architec-\nture complète, et sans doute défi-\nnitive.\nLE \" BAUHAUS \" DE DESSAU ARCHITECTE WALTER GROPIUS\nVue postérieure, prise de l'intérieur même, de la masse impressionnante des labora-\ntoires et des ateliers spéciaux.\n\nE. H."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1928-07-01-c012", "article_bluemountain": "bmtnaac_1928-07_01#c012", "volume": "bmtnaac_1928-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "2", "page_fin": "2", "image_debut": 12, "image_fin": 12, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192807-01.2.6.2", "titre_corps": "VUE DU „BAUHAUS” ARCHITECTE W. GROPIUS", "titre_sommaire": "VUE DU „BAUHAUS” ARCHITECTE W. 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[n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192807-01.2.7", "titre_corps": "LES ŒUVRE DES INGÉNIEURS D'AMÉRIQUE", "titre_sommaire": "LES ŒUVRE DES INGÉNIEURS D'AMÉRIQUE", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 22, "page_imprimee": "12", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192807-01.1.22", "debut_caractere": 40, "fin_caractere_exclue": 578, "texte": "LES GRANDIOSES PAYSAGES URBAINS\n\nLe gigantesque pont métallique, suspendu\nà 45mètres au- de ssus de 1 Del aware-\nRiver, et qui relie Philadelph îe à Camden\n(E. U. A.) Longueur de l'ouvrage :\n585 mètres; largeur: 6 voies de trafic et\n2 trottoirs pour piétons. Capacité prévue:\nu n m ill ions de passants par jour! coût:\n8 millions de dollars.\n4) Le Corbusier, le premier, a révélé la\npuissante leçon qui se dégage des œuvres\npurement utilitaires, accomplies sans\nautres prétention que de servir par\n1 audace de l'ingénieur. Leçon de raison"}, {"page_pdf": 23, "page_imprimee": "13", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192807-01.1.23", "debut_caractere": 47, "fin_caractere_exclue": 565, "texte": "ŒUVRE DES INGÉNIEURS D'AMÉRIQUE\n\net conquête du sentiment moderne.\nCes œuvres-là méritent qu'on s'en im-\nprègne et qu'on y puise la i orce nécessaire\npour résoudre la grande tâche d aujour-\nd'hui : la maison, et la ville, qui corres-\npondent exactement raison et senti-\nment à l'audace, à la précision, à la\npureté des superbes travaux de 1 art\npublic.\nA droite une autre vision des pro-\ndiges de notre temps : New-York, entre-\npôts, docks, transatlantique, géométrie et\nmécanique... Sentiment ajouterait Le\nCorbusier."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1928-07-01-c025", "article_bluemountain": "bmtnaac_1928-07_01#c025", "volume": "bmtnaac_1928-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "14", "page_fin": "16", "image_debut": 24, "image_fin": 26, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192807-01.2.8", "titre_corps": "L'ARCHITECTURE EN BELGIQUE", "titre_sommaire": "L'ARCHITECTURE EN BELGIQUE", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 24, "page_imprimee": "14", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192807-01.1.24", "debut_caractere": 40, "fin_caractere_exclue": 1907, "texte": "L'ARCHITECTURE EN BELGIQUE\n\nSous ce titre, \" La Cité „ publiera régulièrement et dès cette année\nune manière de chronique documentaire, et illustrée autant que possible,\nde \" 1' activité constructive „ en notre pays.\nIl ne s'agira, à proprement parler, ni d'école, ni de tendance. Notre\nchoix portera exclusivement sur des œuvres sincères, neuves, résolu-\nment actue 11 es voire audacieuses sur des œuvres, enfin, qu'il\nest permis de qualifier d'architecturales, parce qu'elles empruntent leur\nforce vive, à la tradition non superficielle, et aux lois impérieuses de\n1 époque. Si certaines de ces œuvres ne peuvent précisément servir\nd'exemple définitif, il sera possible au moins d'en tirer quelque leçon\nd'esthétique ou de technique comme aussi quelque motif d'encoura-\ngement au progrès.\nNous sommes heureux d'ouvrir cette chronique par la publication d'une\nréalisation architectura le récente due à un jeune architecte bruxellois :\nla transformation d'un magasin, situé à Uccle. Pour modeste en dimen-\nsions que puisse être ce travail, il témoigne assurément des qualités\nfoncières qui font les œuvres de marque : la sobriété et la précision dans\nla composition, l'expression ordonnée des exigences utilitaires et techni-\nques, et le soin apporté à l'exécution, dans les matériaux et leur mise en\nœuvre. Voici quelques détails qu'a bien voulu nous donner l'architecte\nPol Boelens sur ses propres directives, dans l'accomplissement de ce\ntravail :\n\" Transformer un magasin à usage commercial selon des formes\npropres à l'esprit de notre époque devient une nécessité. Il est agréable\nde constater que ce besoin existe, et s'amplifie impérieusement.\n\" Le but à atteindre, dans la conception du magasin extérieur, est\nd'attirer l'attention du public, et de mettre en valeur les objets d'expo-\nsition. Car, de nos jours, un architecte ne peut plus être essentiellement"}, {"page_pdf": 26, "page_imprimee": "16", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192807-01.1.26", "debut_caractere": 46, "fin_caractere_exclue": 1457, "texte": "guidé par son sentiment, mais il doit, des progrès scientifiques et mécani-\nques, tirer des effets nouveaux. '\n\" C'est ainsi que, dans la façade du magasin d'Uccle, le jeu de volume\na été obtenu par la nécessité de protéger le store roulant. Ce volume,\nperdant sa nécessité aux extrémités de la mécanique du store, un\nélément ancien, la console, en venait disgracieusement couper l'harmonie,\nD ésireux, cependant, de terminer agréablement ce volume, provoqué\npar le store, j'en ai utilisé le prolongement comme élément en valeur\nmettant la porte d'entrée. '\n\" Le revêtement général de la façade est exécuté en marbre noir des\nenvirons de Dinant. La porte d'entrée, confectionnée au moyen d'un\ndouble panneau en \" multiplex \", assemblé et collé sur ossature en sapin\nrouge du Nord; assemblage embrevé, formant battée pour recevoir,\ndans chaque ouvrant, une glace allongée. Dans la partie supérieure de\nla vitrine, plomb et verre de type martelé ; celui-ci doit masquer la vue\ndes projecteurs de lumière, servant à l'éclarage intense des articles\nd'exposition. Enfin la grille rétractile permet, en cas de fermeture du\nmagasin, l'exposition de l'étalage.\n\" La transformation de ce magasin fut réalisée avec un grand souci\nd'économie, et cependant fait face à toutes les exigences d'une telle\nsituation. Elle peut paraître outrancière si l'on envisage seul le décor\nimmédiatement voisin, lequel est certes suranné."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1928-07-01-c026", "article_bluemountain": "bmtnaac_1928-07_01#c026", "volume": "bmtnaac_1928-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "15", "page_fin": "15", "image_debut": 25, "image_fin": 25, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192807-01.2.8.1", "titre_corps": "Transformation de Magasin, à Uccle-Bruxelles, architecte POL BOELENS. La sobre composition de cette façade, également soucieuse des exigences utilitaires et techniques, en font une réussite des plus heureuses, où l'emploi des matériaux et la précision de leur mise en œuvre joue un rôle important et nettement exprimé.", "titre_sommaire": "Transformation de Magasin, à Uccle-Bruxelles, architecte POL BOELENS. La sobre composition de cette façade, également soucieuse des exigences utilitaires et techniques, en font une réussite des plus heureuses, où l'emploi des matériaux et la précision de leur mise en œuvre joue un rôle important et nettement exprimé.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 25, "page_imprimee": "15", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192807-01.1.25", "debut_caractere": 45, "fin_caractere_exclue": 363, "texte": "Transformation de Magasin, à Uccle-Bruxelles, architecte POL BOELENS. La sobre\ncomposition de cette façade, également soucieuse des exigences utilitaires et techniques,\nen font une réussite des plus heureuses, où l'emploi des matériaux et la précision\nde leur mise en œuvre joue un rôle important et nettement exprimé."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1928-07-01-c027", "article_bluemountain": "bmtnaac_1928-07_01#c027", "volume": "bmtnaac_1928-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "11", "page_fin": "13", "image_debut": 29, "image_fin": 31, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192807-01.2.9", "titre_corps": "PRIX ANNUEL VAN DE VEN", "titre_sommaire": "PRIX ANNUEL VAN DE VEN", "signature_source": "E. VAN DE VEN", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 29, "page_imprimee": "11", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192807-01.1.29", "debut_caractere": 1424, "fin_caractere_exclue": 3281, "texte": "PRIX ANNUEL VAN DE VEN\n\nNous avons fait paraître dans le n° 11 du\nprécédent volume de « La Cité » le pro-\ngramme du concours pour Vencouragement de\nVArchitecture Moderne en Belgique, organisé\npar M. Van de Ven. Cette publication amène\nun de nos plus anciens collaborateurs à nous\ncommuniquer avec demande d'insertion, la\nlettre qui suit :\n. 1;- i \\\nA Monsieur J. Van de Ven.\nMonsieur,\nAprès avoir pris connaissance de cette let\ntie, vous comprendrez pourquoi je ne vous\nl'ai pas envoyée plus tôt : il est une heure\nadéquate à chaque chose ici-bas!\nEn l'occurrence, le principe que je défends\npouvait attendre quelques semaines avant de\nvous être exposé; il ne convenait pas que\nquiconque put y voir un plaidoyer « pro\ndomo ».\nMais venons-en au fait :\nLe concours Van de Ven porte la marque\nd'un heureux, d'un généreux et d'un adro t\ncommerçant. Votre geste, très commercial\nau fond, fleure le mécénat et fait plaisir à\nplus d un titre. On se devait de l'accueillir\net d y répondre,\nEbruiter votre effort commercial, n'est (ce\npas en même temps, pain bénit dans la lutte\npour la simplicité et la standardisation?\nLa porte « Woco » est une bonne porte.\nLa fleur de son bois est d une généreuse na-\nture, et au nombre des modèles-types, il s'en\ntrouve qui sont réellement harmonieux. Ce\nn'est pas un manchot qui idéa, manufactura,\net donna une physionomie à vos portes!\nPressé par le temps et je me suis dit\nque la chose en elle /même n'avait guère\nd'importance -- je n'ai pas indagué quant\nau point de savoir si le manufacturier améri-\ncain de ces portes, était nègre ou métis, ou\nplus simplement blanc, s'il était baptisé\ndans l'une quelconque des confessions reli-\ngieuses hors lesquelles il n'y a point de salut\n—'-qu'elles disent!\nQue m'importait comme aussi, si ce\nmanufacturier était pour la prohibition, sec,\nasec ou non sec ou s'il faisait partie d'un"}, {"page_pdf": 30, "page_imprimee": "12", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192807-01.1.30", "debut_caractere": 57, "fin_caractere_exclue": 3883, "texte": "trust. Allait-il régulièrement au club?\nPeut-lêtre, tout simplement, après avoir\nrôdé dans le Far-West, risqua-t il un jour\nses dollars dans une fabrique de portes.\nAncien Out-Law devenu business /man,\ns attendait-il, lui, à vous voir, à propos de\nportes, prendre position dans un conflit d'or-\ndre moral, décrétant l'obligation absolue, à\nvos yeux, d'être membre d'une société artis\ntico-professionnelle?\nPourquoi, contre le conseil du latin « être\ncordonnier au idelà de vos chaussures » ?\net à propos de portes, prendre position en\nune question étrangère à vos habituels sou-\ncis commerciaux!\nIl m'étonne.\nSachez qu'en ce qui me concerne, et lors-\nque, à diverses reprises, j ai employé vos\nproduits, je n'ai réclamé de vous ni acte de\nbaptême, ni livret de mariage, ou si vous\nétiez vacciné contre tel ou tel fléau qui sont\nun présent des dieux.\nEntré chez vous je vous ai vu venir à\ny ■»\nmoi, l'air souriant, et vous ne me demandâ-\ntes point préalablement, si j'était inscrit à la\nSociété Centrale ou si j'étais sous la bannière\n€ Urbano Moderniste »?\nAvez)-vous pensé que je pourrais être un\nsimple bourgeois, jaloux d'indépendance et à\nl'abri des coteries?\nVous ne me demandâtes rien; nous fîmes\ndes affaires. Vous avez vendu et j'ai payé.\nC'est un fait courant en commerce que\ncette manière de procéder.\nMais dès lors, peut-on se demander si vous\navez bien le droit moral de nous traiter,\nnous, les non catalogués, en pouilleux, en\ngaleux, bons tout au plus à se présenter chez\nvous en acheteurs.\nOu bien d aventure, prétendriez-vous « ab\novo » que, hors l'Eglise des sociétés d'archi-\ntectes, il ne peut y avoir de salut en art!\nMais vous êtes trop avisé commerçant\npour avoir rédigé seul le programme du\nconcours. Un pontife intéressé vous a con-\nseillé et comme tout Pontife, dans un sens\nrestrictif comme tout Pontife en vous\nabusant.\nEt ce Pontife est peut-être tout un Sacré\nCollège\nMais une minorité a toujours un rôle à\njouer et j'élève la voix.\nCroyez-moi, complétez votre geste et\nsouffrez qu'un inconnu puisse présenter aussi\nson œuvre au jury. En va-t-il autrement pour\nles jurys littéraires en France? Réfléchissez.\nVous avez, par le fait de la publication de\nvotre programme, prêté le flanc aux criti-\nques. Souffrez la mienne sans en être\ndésobligé. Admettez aussi que je réclame la\npublication de cette lettre ouverte sous la\nrubrique « Concourt » dans les revues daij-\nchitecture, entre autres, dans la « Cité » ;\nj y suis encore quelque peu rédacteur, j'y\nci ois représenter une minorité.\nJe vous salue, Monsieur, bien sincèrement.\nNosaoa j ( s)\nAla demande de M. Van de Ven nous publions\nla réponse qu'il a adressée à M. Bodson.\nA Monsieur F. Bodson, architecte.\nMonsieur,\nj'ai pris connaissance de votre lettre du\n29 écoulé avec amusement et intérêt. Je re-\ngrette néanmoins que vous ayez jugé utile de\nvouloir attribuer un but publicitaire au con-\ncours annuel que nous organisons. Seriez-\nvous par hasard surpris que des commerçants\npuissent être animés d'un idéal autre que ce-\nlui de « faire de l'argent » et rechercher par\nleurs actes d'atteindre d'autres buts que ceux\npurement commerciaux? Certes, j'aurais\npeutiêtre mieux fait, si j'avais voulu éviter\ncette appréciation, de léguer le prix en\nquestion par testament plutôt que de le créer\ndurant mon vivant, mais voilà! je n'ai pas\neu la patience d'attendre et j'ai mis mon\nidée à exécution.\nNaturellement lorsqu'il a fallu mettre l'af-\nfaire sur pied, je me suis adressé aux princi-\npales sociétés d'architecture et j'ai demandé\nleur participation. Je ne pouvais, n'est ce pas,\nm'adresser aux 2,150 architectes de ce pays\nindividuellement, car je crois que nous au-\nrions eu dans ce cas, plutôt difficile à nous\nmettre d accord. Chacune de ces sociétés a\naccepté ma proposition avec enthousiasme.\nUne réunion a eu lieu en mes bureaux et un"}, {"page_pdf": 31, "page_imprimee": "13", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192807-01.1.31", "debut_caractere": 57, "fin_caractere_exclue": 1704, "texte": "des membres a bien voulu se charger de la\nrédaction des statuts. Vous voudrez bien re-\nmarquer que je n'ai pas demandé que le\nconcours portât mon nom et que, j'ai même\nrefusé de faire partie du jury, ainsi qu i!\navait été proposé. Le concours en question\nest donc uniquement dans les mains d'archi-\ntectes représentant toutes les tendances et\ntout le pays. Il ne subira aucune influence,\nil ne sera pas l'œuvre d'un groupe, il n'y ré-\ngnera aucune prépondérance. Le jury se\nréunira chaque année et jugera en toute in-\ndépendance. Un seul but : dégager nette-\nment l'évolution de l'architecture moderne.\nPour quelles raisons a-t-il été décidé que\nles participants devraient être membres\nd'une société régulièrement constituée? Je\nl'ignore. Je ne l'ai pas encore demandé. La\nchose me paraissant naturelle, car je croyais\nque tout arch'tecte établi était membre de\nl'une ou l'autre société. Le commerçant n'est-\nil pas inscrit à la Chambre de Commerce,\nl'avocat au Barreau, l'Agent de change à la\nBourse, le député à la Chambre? Je croyais\nque la majorité et la minorité, les affiliés et\nles indépendants, étaient tous représentés par\ndes Groupements. Je dois avoir fait erreur :\nje le regrette d'autant plus que je ne désirais\nque faire plaisir à votre corporation tout\nentière.\nLorsque le jury se réunira le mardi 7 mars,\nje lui soumettrai toutes les observations et\ntoutes les suggestions que j'aurai reçues, les\nvôtres en particulier. Nous n'en sommes qu'à\nla première année : l'expériene doit nous\nguider. C'eût été trop heureux, n'est-ce pas,\nd'avoir pu, dès la première fois, donner sa-\ntisfaction à chacun.\nSincèrement à vous.\n\nE. VAN DE VEN."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1928-07-01-c028", "article_bluemountain": "bmtnaac_1928-07_01#c028", "volume": "bmtnaac_1928-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "13", "page_fin": "13", "image_debut": 31, "image_fin": 31, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192807-01.2.9.1", "titre_corps": "BUREAU DE DESSIM DE RECLAMES BAUBMIET EM VAN TONOEREM RUE D'AREMBERB 17-TEL: 140.07", "titre_sommaire": "BUREAU DE DESSIM DE RECLAMES BAUBMIET EM VAN TONOEREM RUE D'AREMBERB 17-TEL: 140.07", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 31, "page_imprimee": "13", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192807-01.1.31", "debut_caractere": 1706, "fin_caractere_exclue": 1789, "texte": "BUREAU DE DESSIM DE RECLAMES\nBAUBMIET EM VAN TONOEREM\nRUE D'AREMBERB 17-TEL: 140.07"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1928-07-01-c029", "article_bluemountain": "bmtnaac_1928-07_01#c029", "volume": "bmtnaac_1928-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "14", "page_fin": "14", "image_debut": 32, "image_fin": 32, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192807-01.2.10", "titre_corps": "CONCOURS", "titre_sommaire": "CONCOURS", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 32, "page_imprimee": "14", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192807-01.1.32", "debut_caractere": 58, "fin_caractere_exclue": 2755, "texte": "CONCOURS\nL'EXPOSITION DES PROJETS BELGES\nPOUR LE PALAIS DE GENEVE, organisée\nà Bruxelles aux Musées du Cinquantenaire,\npar la S. C. A. 8., s'est clôturée le 5 février\ndernier.\nDisons, pour être exacts, que plusieurs pro-\njets5 et non des moindres, étaient absents de\ncette exposition.\nEst-il possible de tirer quelque enseigne-\nment de l'ensemble des travaux qui furent\nsoumis aux jugements? Il y eut certes beau-\ncoup de labeur, et aussi quelque virtuosité à\néblouir par des présentations attrayantes...\nMais on aurait bien difficile à découvrir la\nmoindre ingéniosité de plan,—et, sans doute,\nà tout prendre, le projet de MM. Hendrickx\net De Ligne a son intérêt. Remarquons en-\ncore quel formalisme a dicté la plupart des\nplans et quelle impuissance à résoudre or-\nganiquement le problème de la grande salle\ndes assemblées, point essentiel, tout autant\nd'ailleurs que le problème circulatoire, interne\net externe, de l'ensemble de l'édifice.\nOn voit la marge qui sépare de tels tra-\nvaux des projets d'un Le Corbusier, d'un\nHannes Meyer, et de quelques autres...\nQuant aux formes extérieures, beaucoup de\nprojets manifestent une tentative vers plus\nde simplicité.\nMais ceci nous remémore le temps jadis,où\nl'on accusait les efforts des jeunes de « rap-\npels d'architecture allemande », parce que\nces efforts tendaient vers cette simplicité.\nAujourd'hui...\nAujourd'hui, ces jeunes tentent plus diffi-\ncile, et plus radical. Les suivra-t-on un jour?\nCONCOURS organisé par l'lntérieur Mo-\nderne Van Tonderen et Baugniet, 17, rue\nd Arenberg, Bruxelles, pour la création d'un\nmonogramme en une couleur.\nLe dessin devra être exécuté en tons plats\noe façon à pouvoir être reproduit facilement\nen zincogravure, au trait ou en caoutchouc.\nLa limite fixée pour la remise des projets\nest le 15 avril.\nLe jury statuera dans la seconde quinzaine\nd'avril.\nLes projets ne seront pas signés, mais re-\nvêtus d'un signe distinctif, qui sera repro-\nduit sur une enveloppe contenant le nom et\nl'adresse des concurrents.\nUne prime de 1 00 francs sera attribuée au\nmeilleur projet.\nAfin d'éviter toutes contestations nous\nprions les concurrents d'envoyer leurs pro-\njets par la poste ou par un intermédiaire\nanonyme, 17, rue d'Arenberg.\nJEUX OLYMPIQUES. AMSTERDAM\n1928. A l'occasion de la IXe célébration\ndes Jeux Olympiques, qui aura lieu à Am-\nsterdam en 1928, il sera organisé des con-\ncours d'architecture, de littérature, de musi-\nque, de peinture et de sculpture.\nLes artistes désirant y participer peuvent\nobtenir le programme des dits concours en\ns adressant à l'administration des Beaux-\nArts, 52, boulevard du Régent, à Bruxelles.\nLes frais d'envoi des projets à Amsterdam\nseront à la charge des intéressés."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1928-07-01-c030", "article_bluemountain": "bmtnaac_1928-07_01#c030", "volume": "bmtnaac_1928-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "14", "page_fin": "15", "image_debut": 32, "image_fin": 33, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192807-01.2.11", "titre_corps": "JURISPRUDENCE", "titre_sommaire": "JURISPRUDENCE", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 32, "page_imprimee": "14", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192807-01.1.32", "debut_caractere": 2757, "fin_caractere_exclue": 3529, "texte": "JURISPRUDENCE\nLA PROPRIETE ARTISTIQUE DES AR-\nCHITECTES. M. Délavai, architecte en\nchef des bâtiments civils en Indochine, avait\nfait, pour l'exposition coloniale de Marseille\nen 1922, une adaptation du célèbre temple\nd'Angkor, qui est la merveille de l'art kmer.\nTous les droits de propriété artistique avaient\nété réservés aux auteurs des monuments de\nl'exposition par un article du règlement ainsi\nque par des avis parus dans la presse locale.\nCes dispositions n'empêchèrent pas certains\njournaux illustrés de reproduire le temple\nd'Angkor sans demander l'autorisation de\nM. Délavai, ni même mentionner son nom.\nDes éditeur» de cartes postales en firent au-\ntant et une grande firme de cinéma utilisa\ndans les mêmes conditions le temple d'Ang\nkor comme décor d'un film."}, {"page_pdf": 33, "page_imprimee": "15", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192807-01.1.33", "debut_caractere": 57, "fin_caractere_exclue": 653, "texte": "La Cour de Paris a décidé que les jour-\nnaux illustrés n'avaient reproduit les édifices\nde l'exposition que dans un dessein de pro-\npagande patriotique et en vertu même du\nrèglement de et qu'ils échap-\npaient ainsi à toute critique. Mais tel n'est\npas le cas des éditeurs de cartes postales et\nde la firme de cinéma qui ont tiré de leurs\nreproductions un profit personnel.\nLa Cour a condamné les éditeurs de car-\ntes postales à 3,000 francs de dommages-in-\ntérêts et la maison de cinéma à 6,000 francs\nenvers l'auteur de la reproduction du temple\nd/Angkor.\n(« Art et Décoration », février 192 7.)"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1928-07-01-c031", "article_bluemountain": "bmtnaac_1928-07_01#c031", "volume": "bmtnaac_1928-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "15", "page_fin": "16", "image_debut": 33, "image_fin": 34, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192807-01.2.12", "titre_corps": "BIBLIOGRAPHIE", "titre_sommaire": "BIBLIOGRAPHIE", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 33, "page_imprimee": "15", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192807-01.1.33", "debut_caractere": 655, "fin_caractere_exclue": 3494, "texte": "BIBLIOGRAPHIE\nOPBOUWEN (Veldstraat, 3, St-Michel-\nlez-Bruges). La noLivelle revue, que di-\nrige notre distingué confrère, l'architecte\nHuib. Hoste, a publié en janvier dernier son\npremier numéro.\nSous une intéressante couverture, dessinée\npar le peintre V. Servranckx, une abondante\nmatière, variée et clairement présentée, et\nplus d'une douzaine d'illustrations se rap\nportant aux sujets traités.\nParmi ceux-ci, signalons surtout deux arti-\ncles l'un sur l'œuvre d'Eggericx, l'autre\nsur Mallet \\Stevens tous deux signés de\nH. Hoste. Du même, une étude sur l'harmo-\nnie entre l'ancienne et la nouvelle architec-\nture.\nV. Servranckx inaugure la rubrique « Plas\ntique » par une mise au point : « Notre\npoint de vue » ; C. Dekeukeleire étudie « la\nnature de l'émotion cinégraphique »; sui-\nvent d'autres études, très précises, sur la mu-\nsique, le théâtre, les lettres, études écrites par\ndes spécialistes sincères et déjà remarqués.\nNous nous plaisons à louer vivement ce\nnouvel effort de pénétration moderne qu'en-\ntreprend la revue naissante, et nous souhai-\ntons une carrière longue et profitable à\n« Opbouwen » !\nLE REZ-DE-CHAUSSEE, revue men-\nsuelle d'architecture, d'arts décoratifs et\nplastiques, organe officiel de l'Association\ndes Architectes de Liège.\n« La vie actuelle a ses impérieuses exi-\ngences », s'écrie la Rédaction de la nouvelle\nrevue, laquelle se propose de « réveiller les\nénergies somnolentes de la cité liégeoise ».\nLe moment semble propice, puisqu'une mani-\nfestation extraordinaire est annoncée : l'Exi-\nposition de 1930.\nNous attendrons donc; mais il nous sera\npermis de regretter que la dite manifestation\nait si mal commencé par ce « concours de fa-\nçades » qui peut signifier, hélas, que le som-\nmeil des énergies liégeoises est bien profond\nencore...\nINTERNATIONALE NEUE BAUKUNST\n*\npar l'architecte Ludwig Hilberseimer (Edi-\ntions Julius Hofmann, Stuttgart). Un choix\ndes plus heureux, et des plus significatifs,\nd'oeuvres architecturales modernes, réalisées\ndans le monde; choix complété par la repro-\nduction de quelques projets très caractéristi-\nques.\nCitons, parmi les 1 1 0 illustrations super-\nbement présentées, une œuvre de chacun de\nnos architectes modernistes belges : V. Bour-\ngeois, H. Hoste, J.-J. Eggericx et R. Ver-\nwilghen.\nUn tel livre constitue une précieuse docu-\nmentation, que nos constructeurs ont intérêt\nà posséder.\n« DAS FLACHE DACH », le numéro\nspécial de la revue « Das Neue Frankfurt »\ndont on connaît l'intérêt et la présentation\nremarquable contient les articles suivants:\nLa toiture-terrasse, par l'architecte com-\nmunal Ernst May;\nContribution au conflit de la toiture\nrasse et de la toiture à plans inclinés, ou pit-\ntoresque, par l'association « Der Ring » ;\nL'esthétique de la toiture plate, par Ad.\nBehne et P. Westheim;\nLa conquête de la toiture plate, par Le\nCorbusier ;"}, {"page_pdf": 34, "page_imprimee": "16", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192807-01.1.34", "debut_caractere": 57, "fin_caractere_exclue": 3410, "texte": "La toiture plate à l'Exposition du Werk-\nbund, par l'architecte Dr R. Docker;\nL'accès à la terrasse, par André Lurçat;\nLa toiture plate avant la guerre, par l'ar-\nchitecte E. Kaufmann;\nLa toiture plate au point de vue de l'hy-\ngiène, par le Prof. Dr M. Neisser;\nBéton et toitures plates, par Frank Lloyd\nWright;\nLa toiture plate en Hollande, par l'archi-\ntecte communal J. J. P. Oud;\nLa toiture à plans inclinés est uniquement\nun reste du pittoresque romantique, par le\nProf. J. Frank;\nLa toiture, par le professeur H. Tessenow.\nEtc., etc.\nCe numéro spécial est illustré d'un grand\nnombre de photographies et de détails tech-\nniques.\nMODERNE ARCHITEKTUR UND TRA-\nDITION, par Peter Meyer (Editions Dr. H.\nGirsberger, Zurich). Ce livre, abondamment\nillustré, s'adresse non seulement aux archi-\ntectes, mais encore à tous ceux qu'intéresse\nle vaste effort moderniste international pour\nla régénération constructive de notre temps.\nPeter Meyer explique et documente par un\nchoix judicieux d'illustrations d'œuvres an-\nciennes et contemporaines. Son livre est en\nquelque sorte une théorie des progrès de\nl'architecture de notre temps.\nFORMA (Mexico), tel est le titre de la\nrevue officielle des arts plastiques, publiée\nsous le patronage du Secrétariat mexicain\nd Education publique et de l'Université de\nMexico. Présentés avec soin, les premiers\nfascicules de cette nouvelle publication, of-\nfrent d'intéressants documents sur l'activité\nplastique à peu près ignorée chez nous\ndes artistes mexicains. Œuvres de peinture\net de sculpture exprimant des préoccupations\nbien modernes. Surtout témoignages d'un en-\nseignement artistique d'une haute valeur, et\nqui vise, en même temps qu'à donner un\nmétier sérieux aux élèves, à développer en\neux et sans souci d'académisme et de for-\nmule, leur libre originalité.\nMais pourquoi les travaux d'architecture\nfont-ils preuve d'un tel culte des styles clas-\nsiques américanisés? Pourquoi l'engouement\npour une ornementation encombrante? Chez\nnous l'architecture la première a aidé à la li-\nbération de l'artiste. Nous en avons quelque\nfierté.\nCONSTRUCTION ET ARCHITECTURE\nDE DEVANTURES DE MAGASIN. Ce\nnouvel ouvrage du professeur J.-G. Wattjes\ncontient le détail de cinquante travaux d'ar-\nchitecture de magasin exécutés en Hollande.\nCes travaux sont décrits minutieusement et\nillustrés par des dessins et des photographies.\nL'ARCHITECTURE CONTEMPORAINE\n(Ssowremennai Architektura C. A., Mos-\ncou), revue officielle de l'U. R. S. S. nous\nrenseigne sur beaucoup de choses touchant\n1 activité constructive des architectes russes.\nNous y voyons aussi comment il est possible\nde rendre captivant d'intérêt, non seulement\npar le choix des documents présentés, mais\npar l'attractive manière dont ils sont présen-\ntés, un organe principalement technique.\nDe nombreux confrères et nous-mêmes\navons reçu un petit fascicule spécimen de la\nrevue C. A., dont nous ne pouvons mécon-\nnaître l'intérêt ni les soins de mise en page.\nMalheureusement, c'est écrit presque exclusi-\nvement en russe, et cela coûte 10 roubles\npar an...\nDAS WERK (décembre 1927) publie\nd'excellentes reproductions d œuvres d'ar-\nchitecture religieuse, réalisée ces temps der-\nniers en Suisse.\nDAS NEUE FRANKFURT fidèle à sa\nprésentation remarquable, consacre son sep-\ntième numéro à « la toiture plate » et en\nexamine le rendement esthétique et techni-\nque."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1928-07-01-c032", "article_bluemountain": "bmtnaac_1928-07_01#c032", "volume": "bmtnaac_1928-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 3", "page_fin": "couv. 3", "image_debut": 35, "image_fin": 35, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192807-01.2.13", "titre_corps": "EDITIONS u TEKHNE „", "titre_sommaire": "EDITIONS u TEKHNE „", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 35, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192807-01.1.35", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1665, "texte": "EDITIONS u TEKHNE „\nLA CITE. Première année. (Rare) . . . . . fr. 40.\nDeuxième année. (Rare) ...... 30.\n3e, 4e, 5® et 6* années ....... 20.\nCes volumes peuvent être fournis reliés en pleine toile moyennant un supplément\nde 15 francs.\nLA REVUE << TEKHNE » (série d'avant-guerre), collection com-\nplète de la 2e année (1912-1913). Beau volume de 516 pages,\nsur papier couché, illustré de 250 clichés .... 40.\nL'Art et la Société, par H.-P. Berlage, architecte à Amsterdam. Tirés\nà part de la Revue « Art et Technique » (septembre 1913-février\n1914). Un volume luxueusement imprimé et illustré de 98 clichés 50.\nLe Cœur de la Ville de Bruxelles, par Charles Buis, avec traduction\nd'une conférence de C. Giirlitt sur la « Conservation du coeur\nd'anciennes villes ». Une brochure de 24 pages .... 4.\nL'Abbaye de la Cambre, par G. des Marez ..... 4.\nPaul Hankar (1859-1901), par Ch. Conrardy et Raym. Thibaut.\nUne brochure illustrée ........ 4.\nConstantin Meunier. L'historique de son monument au travail, par\nR. Thiry et G. Hendrickx. Une brochure illustrée . . . 4.\nL'Art des Jardins et le nouveau jardin pittoresque, par Louis van\nder Swaelmen, architecte-paysagiste ...... 2.\nL'habitation coloniale. Sa construction au Congo Belge, par Gast.\nBoghemans. Une brochure de 20 pages abondamment illustrée . 4.\nMatériaux de substitution dans la construction de maisons, par J. Se-\nroen, architecte. Une brochure illustrée . . . . . 4.\n✓\nL'architecture hollandaise, par Luc & Paul Haesaerts. Une brochure\nillustrée ........... 4.\nIl est accordé à tout nouvel abonné de « La Cité », à titre de prime, une réduction\nde 50 % sur tout achat de livres ne dépassant pas 50 francs."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1928-07-01-c033", "article_bluemountain": "bmtnaac_1928-07_01#c033", "volume": "bmtnaac_1928-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 3", "page_fin": "couv. 3", "image_debut": 35, "image_fin": 35, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192807-01.2.14", "titre_corps": "PRIX DE L'ABONNEMENT à l'année en cours de la Revue « LA CITE »", "titre_sommaire": "PRIX DE L'ABONNEMENT à l'année en cours de la Revue « LA CITE »", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 35, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192807-01.1.35", "debut_caractere": 1667, "fin_caractere_exclue": 2097, "texte": "PRIX DE L'ABONNEMENT à l'année en cours de la Revue « LA CITE »\net de son supplément « TEKHNE » : Belgique, 35 francs. Etranger, 50 francs.\nPour s'abonner à « La Cité » ou obtenir des livres, il suffit de verser, dans\nn'importe quel bureau des postes, au crédit du compte chèques postaux\nn° 166,21 Revue « La Cité », la sommedue et d'inscrire sur le bulletin de verse*\nment le titre du livre et les nom et adresse du souscripteur."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1928-07-01-c034", "article_bluemountain": "bmtnaac_1928-07_01#c034", "volume": "bmtnaac_1928-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "5", "page_fin": "5", "image_debut": 7, "image_fin": 7, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192807-01.2.15", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 7, "page_imprimee": "5", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192807-01.1.7", "debut_caractere": 2412, "fin_caractere_exclue": 2431, "texte": "mm\nPIERRt\nE> K> U X"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1928-07-01-c035", "article_bluemountain": "bmtnaac_1928-07_01#c035", "volume": "bmtnaac_1928-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "6", "page_fin": "6", "image_debut": 8, "image_fin": 8, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192807-01.2.16", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 8, "page_imprimee": "6", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192807-01.1.8", "debut_caractere": 2924, "fin_caractere_exclue": 3519, "texte": "Sous-Toitures en Ciment Armé\nECONOMIQUES ET TRES LEGERES\nformant plafond isolant pour ardoises, tuiles, zinc\net ardoises artificielles, fabriquées en béton spé-\ncial empêchant la formation des condensations. La\nsous-toiture est pourvue de latteaux d'attache en\nbéton pour la toiture et se place sur chevrons en\nbéton, en bois ou en fer distan s à 1 m. d'axe.\nVoliges en ciment aimé spécial clouable\npour ardoises naturelle et artificielle\nS adresser : F. PEETERS Société Anonjme\n7, AVENUE DES NATIONS, BRUXELLES\nTéléphone : 407,55\nMilliers de références.\nFabrique raccordée à la gare de Haren-N."}]}], "pages_ocr_originales": [{"page_pdf": 1, "page_imprimee": "couv. 1", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192807-01.1.1", "texte": "M° 1 - 19 2 8 - PRIX t 4 IRS"}, {"page_pdf": 2, "page_imprimee": "couv. 2", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192807-01.1.2", "texte": "LA CITE\nC TEKHNE\nREV.UE MENSUELLE BELGE\nD'ARCHITECTURE, D'URBA-\nNISME, ET D'ART PUBLIC\nORGANE DE LA S. B. U. A. M.\nSUPPLEMENT CONSACRÉ\nA L'INFORMATION & A\nLA TECHNIQUE DU BATIMENT\nSIÈGE DE LA REVUE S BRUXELLES, 10, PL. LOIX\nDIRECTEUR-ADMINISTRATEUR I R. VERWILGHEN, ING. C. C.\nSECRÉTAIRE PE LA RÉDACTION 8 EMILE HEN VAUX\nRÉDACTEURS ■ F. BODfONi architecte. Bruxelles. - J. DE LIGNE*\narchitecte. Bruxelles - J. J. EGGERICKX, architecte. Bruxelles -\nH. HOSTE. architecte. Bruaes - L. VAN DER SWAELMEN. architecte-\npaysagiste-urbaniste. Bruxelles - J. M. VAN HARDBVELD, Amsterdam\nles Rédacteurs et Collaborateurs sont seuls responsables de\nleurs articles. - Il sera rendu compte dans \"LA CITÉ** de tout\nouvrage dont deux exemplaires seront envoyés à la revue.\nABONNEMENTS s Belgique s 35 francs. Etranger :\n50 francs eu 10 feelgas. - Le numéro s 4 francs.\nCompte Chèques Postaux revue \"LA CITÉ\" No 166.21.\nPour la vente au numéro s'adresser exclusivement aux librairies.\nOépdt principal i Librairie LAMERTIN. Coudenberg, 58-62, Bruxelles."}, {"page_pdf": 3, "page_imprimee": "1", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192807-01.1.3", "texte": "INFORMATION & TECHNIQUE. SUPPL. MENS. DE \" LA CITÉ\"\nDEUXIÈME ANNÉE (NOUVELLE SÉRIE) - 1928. - NUMÉRO 1\n\nRATIONALISATION\nL'effort de rationalisation qui se manifeste\ndans les principales œuvres d'architecture\nvivante a trouvé son origine dans les métho-\ndes morales et matérielles du travail in-\ndustriel.\nUn vaste mouvement de rationalisation\ns'étend aujourd'hui sur les activités les plus\nvariées. Nous n'avons pas à répéter l'intérêt\nqu offre à ce sujet, pour l'architecte, l'Expo-\nsition actuelle de Stuttgart. Nous nous préoc-\ncupons ici de documenter l'architecte sur\nd autres efforts de rationalisation qui ne\nmanqueront pas d avoir de fortes répercus-\nsions sur son esprit, comme sur ses méthodes\nde travail.\nPeut-être connaît-on les études méthodi-\nques auxquelles se livre l'lnstitut Internatio-\nnal d'Organisation Scientifique du Travail, à\nGenève études qui ont abouti à envisager\nque « le perfectionnement systématique de\nla production pourra seul hausser le stan-\ndard de la vie. C'est, à proprement parler,\ncette méthode que Ton appelle « rationalisa-\ntion », par quoi l'on peut entendre aussi « les\nméthodes de technique et d'organisation des-\ntinées à assurer le minimum de perte de l'ef-\nfort ou du matériel ».\nL éminent médecin et sociologue français,\nD Toulouse, a publié, au cours de ses en-\ntretiens sur « la Biocratie » les considéra-\ntions suivantes :\n« Le rendement de l'organisation actuelle\nde la production est bien loin d atteindre le\nmaximum admissible.\nAinsi dans 1 ensemble des industries amé-\nricaines on a employé, en 1923, une force\ninférieure de 13 0/0 à celle de 1914. un\nnombre d'ouvriers inférieur de 25 0/0, et un\nétat-major administratif inférieur à 17 0/0,\npour une même unité de production.\nDes statistiques des Etats-Unis plus ré-\ncentes montrent encore que, avec le déve-\nloppement de la rationalisation, la produc-\ntion a augmenté de 25 0/0, bien que le\nnombre d'ouvriers employés ait diminué de\n6,7 0/0. Il y a donc un accroissement de\nproduction de 34 0/0 par homme, qui a été\nobtenu par 1 emploi de nouvelles améliora-\ntions dans le travail.\nMêmes résultats en Allemagne. Dans cer-\ntaines industries mécaniques (fabrication de\nfourneaux à gaz), l'emploi du « travail à la\nchaîne », par la production des pièces en sé-\nries, a donné un rendement 4 fois 1/2 plus\n.grand qu'en 1914.\nEn 1922, la production journalière était\nde 800 becs de gaz avec 58 ouvriers tra-\nvaillant huit heures; en 1927, elle est de\n2,1 00 pièces, auxquelles ne sont plus occupés"}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "2", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192807-01.1.4", "texte": "TEK H N E\nSUPPLEMENT AU VOLUME VIL N° i DE « LA CITE ».\n\nque 32 ouvriers et un contrôleur travaillant\nneuf heures.\nUn autre exemple de rationalisation est\nfourni par les usines Deutz, où la fabrication\nd'un moteur de 600 CV demandait six mois\nau début de 1925; elle n'exigeait plus que\nquatre mois à la fin de 1926. Un petit mo-\nteur, au début de 1925, ne pouvait pas être\nterminé avant trois mois; au début de 1926,\nil était possible de l'achever en trois semai,\nnés et même en douze jours, puis en dix. »\nLe même auteur ajoute ces suggestions,\ndont ne peuvent se désintéresser architectes\net techniciens :\n« Voici les principaux moyens suscepti-\nbles de diminuer le gaspillage de l'effort\nhumain dans l'industrie :\n1° Sélection et affectation convenables de:\nemployés.\n2° Familiarisation stiff santé de l'employé\navec l'entreprise et avec son propre service.\n3° Ambiance satisfaisante à l'atelier.\n4° Organisation de la sécurité.\n5° Etude critique et approfondie des cau-\nses de rupture de contrat.\n6° Contrôle rationnel de l'hygiène de l'en-\ntreprise par le patron.\n7° Contact étroit entre employé et patron.\nMais toute l'organisation repose, en dé-\nfinitive, SLir l'effort humain. Et c'est là\nd'abord un problème biologique. Or, des re-\ncherches nombreuses montrent combien le\nrendement s'élève ou s abaisse selon que l'on\nplace le même travailleur dans des conditions\nd'hygiène plus ou moins favorables.\nLe docteur Donald A. Laird, directeur du\nLaboratoire de Psychologie de l'Université\nde Colgate (Etats-Unis), étudia la vitesse\nd'une dactylographe dans ses rapports avec\nle bruit ambiant.\nDans une chambre s'iencieuse, la dactylo-\ngraphe tape, pendant une durée prolongée,\nchaque lettre un peu plus vite que la pré-\ncédente; dans un local bruyant la vitesse aug-\nmente seulement pendant une demi-heure,\npour diminuer ensuite. En outre, la dépense\nphysiologique du sujet, exprimée en calories\nest de 1,6 lorsqu'il y a du bruit, et de 1,4\ndans une chambre relativement silencieuse.\nLes meilleurs professionnels sont les plus af-\nfectés par les bruits extérieurs.\nOn voit que tous ces problèmes sont soli-\ndaires et ne comportent que des solutions de\nmême ordre, basées sur l'étude objective des\nfaits, et d'abord sur la capacité d'effort de\nl'homme,\nToute la question peut tenir dans ceci :\naugmenter la valeur efficace de l'effort avec\nle moins d'usure physiologique. La chose est\npossible; et elle se fera puisque tous les\nEtats capitalistes, fascistes et soviétiques\nsont orientés dans ces directions. »\n11 y a pourtant des travaux considérables\nà faire, en matière de rationalisation à\ncommencer par la généralisation du système\nmétrique ainsi que le proposait M. J.\nCabrerets, car « il est inutile de songer à\nétablir un modèle européen d'écrou, de\npointe, de poutrelle, tant que l'Angleterre ne\nconsentira pas à adopter le système mé-\ntrique.\nOr, rétablissement de tels modèles élé-\nmentaires universels constiue l'A. B. C. de\nla « normalisation » industrielle.\nDu même, nous extrayons les passages sui-\nvants :\nRationalisation : ce mot, extrait du voca-\nbulaire pratique de l'Allemagne, s'impose à\nnous par la force des choses. Il faut l'accep-\nter comme un mot d'ordre, le mot de Y or-\ndre social futur.\nLa production accrue sans cesse aboutit à\nfabriquer n'importe quoi. Mais on atteint\nvite, dans certaines branches, ce que les éco-\nnomistes ont appelé le « point de satura-\ntion ». 11 n'y a plus assez d'acheteurs. Un tas\nd'objets restent pour compte au fabricant.\nIl s'agit alors de réviser le programme clu\ntravail productif. Par un retour sur cette pro-\nduction intensive et fonctionnant au pet't\nbonheur, l'homme est conduit à se deman-\nder s il est bien nécessaire de produire tant\nd objets, en des modèles aussi variés.\nLa réponse saute aux yeux.\nA quoi bon fabriquer 175 types de roues\nde charrettes quand il suffirait de 4; et 2,044\nmodèles de chaînes quand il suffirait de 820;\net 600 espèces de chronomètres lorsque 80"}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192807-01.1.5", "texte": "TEK H N R\nSUPPLEMENT AU VOLUME VIL N° i DE « LA CITE ».\n\nsuffiraient à contenter tous les goûts, et\n1,092 machines agricoles diverses lorsque\n37 types suffiraient à tous les travaux des\nchamps ?\nAutant de modèles, autant d'usines spé-\nciales. Autant de pièces détachées dans cha-\ncun de ces modèles, autant de machines-ou-\ntils nécessaires. A chaque usine, une direc-\ntion et un bureau d'études, et des frais gé-\nnéraux établis d'avance. A chaque machine-\noutil, un ouvrier. Que de personnel, que de\nmatériel, que de capitaux travaillant inutile-\nment!\nLa centralisation des frais généraux, la\nspécialisation des usines, le groupement mé-\nthodique de l'outillage et son utilisation in-\ntensive, la réduction du nombre des modè-\nles, la fabrication en série de machines-outils,\nelles-mêmes « standardisées » dans chacune\nde leurs pièces, la réduction des stocks im-\nmobilisés (chez Ford la matière première\nbrute ne met que quarante-huit heures à de-\nvenir l'automobile en marche), et, finale-\nment, l'élimination à peu près complète du\ngaspillage, telle est la suite des « idées »\nqu'il s'agit de monter en un engrenage con-\nciet, fonctionnant réellement sous forme\nd'une économie nationale.\n\nARCHITECTURE\nLE SIMILI-PIERRE. Un de nos abon-\nnés, de Louvain, nous fait part d'un arrêté\nque vient de prendre l'administration com\nmunale de cette ville concernant l'emploi du\nsimili-pierre. Voici cet arrêté :\n« Le Conseil décide :\nArt. 1. L'emploi du simili-pierre est\ntotalement interdit pour les façades des mai-\nsons se trouvant le long des rues et places\nformant le périmètre ci-dessous et, dans les\nrues et places existantes, ou à créer dans\nl'avenir à l'intérieur de ce périmètre : Place\ndes Martyrs; avenue des Alliés; rue Léopold;\nplace du Peuple; Marché aux Grains; rue de\nTirlemont; rue de Bériot; rue de Namur;\nMont Saint Antoine; rue de Paris; rue de\nBruxelles; rue Lei; rue Craenendonck; Mar-\nché au Poisson; rue Charles de Lorraine; rue\nVital De Coster; Avenue des Alliés.\nArt. 2. Toutefois, à l'intérieur et sur le\ndit périmètre, le simili-pierre sera exclusive-\nment autorisé comme revêtement de l'ossa-\nture de loggias ou de balcons, construits en\nbéton armé, étant bien entendu que le simili\nne jouera jamais qu'un rôle d'enduit propre\nment dit, à l'exclusion absolue de tout tracé\nde joints ou d'assises pouvant donner l'illu-\nsion d'un appareillage de pierres.\nArt. 3, - Cette tolérance d'emploi de\nsirnili-pierre ne pourra jamais s'étendre à au-\ncun autre élément architectural des façades.»\nAssurément, quant à nous, nous ne pou-\nvons que louer la défense d'imiter les appa\nleillages de pierres. C est une toute petite\nsauvegarde contre les ravages innombrables\ndes « trucages » de façades, d'ailleurs géné-\nralement admis.\nPareille mesure (dont les restrictions\nd'ailleurs, quant au périmètre et aux élé-\nments architecturaux, nous échappent) est-\nelle significative de l'épidémie dont nous\nparlons?\nMais pourquoi, au lieu de simili, faire fi\nde F enduit rationnel, rationnellement com -\npris F enduit qui ne joue aucune comédie\nmais tout bonnement son rôle de « pro-\ntège-mur » Des exemples? Des prédéces-\nseurs illustres en ont donné à la place\nRoyale, au quartier du Luxembourg, pour ne\nciter que cela à Bruxelles. Et des modernes\nont prouvé tout le parti qu'on pouvait tirer\nlogiquement et pratiquement des en-\nduits : voyez Le Corbusier, Lurçat, Tony\nGarnier. Voyez, chez les nôtres, Eggericx,\nde Koninck, et d'autres.\nIl est vrai que pour ceux-ci, comme pour"}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192807-01.1.6", "texte": "TEK H N E\nSUPPLEMENT AU VOLUME VIL - N° i DE « LA CITE ».\n\nles prédécesseurs en question, il ne s'agis-\nsait pas de faire de Varchéologie, ni du\n« style ». Leur but est plus modeste : cons-\ntruire avec de francs matériaux (neufs ou\nanciens) et exprimer plastiquement leur\ntechnique.\nIl y a là, comme on voit, moins d'ambi-\ntion que dans un ouvrage tel que, par exem-\nple et puisqu'il s'agit de Louvain la\nrestauration de la ville. Faux sentiments, et\nmême faux matériaux, servent ici à exalter\nle respect des héritages d'architecture.\ndont on prétend se montrer digne.\nEn un article récent, paru dans «Le Soir»,\nquelqu'un s'est complu à décrire en détail\nchacune des façades restaurées de la Grand'-\nPI ace de Louvain, « façades qui forment un\nensemble des plus pittoresque et des plus\nartistique » (sic!) On n*a qu'une faible\nidée, par cet article, de la virtuosité de ca-\nmouflage qui s'est dépensée dans cette «res-\ntauration » ! Mais architectes, archéologues et\nautres nous diront qu'ils ont voulu « faire\nrevivre le passé ». Le Passé)\nC est à croire, comme disait [ autre, qu'ils\ny étaient... et qu'ils y sont restés.\nDEVANTURES DE MAGASINS MO-\nDERNES. « The Architectes Journal »\n(Londres), a publié un important numéro\nspécial (15 juin 1927) où sont réunies plus\nde 145 photographies de devantures de ma-\ngasins modernes. La majorité de ces maga-\nsins sont anglais, et témoignent d'une adap-\ntation souvent timide aux nécessités et aux\nformes contemporaines; cependant il s'y dé-\ncèle un goût assez sûr dans la composition et\ndans les matériaux. ,\nNous avons plaisir à signaler que les ré-\ncents travaux de F architecte L. Stynen, à\nBruxelles, tiennent fort bonne place aux\ncôtés d'autres réalisations intéressantes. A\nmentionner tout spécialement la transforma-\ntion exécutée par la firme Vander Elst, place\nde Brouckére (Bruxelles).\nD'autres travaux d'aménagement de de-\nvanture commerciale sont d'un grand inté-\nrêt, entr* autres ceux dus aux architectes :\nJareslow Grunt (Tchéco-Slovaquie), C.\nSpencer Wilmott (Londres), H, Everts\n(Amsterdam), Francis Jourdain (Paris),\nStaal (Utrecht), P. Baumann (Copenha-\ngen), Michel Roux-Spitz (Lyon), etc.\nLE PALAIS DE JUSTICE DE GAND.\nDu « Soir » :\nBien que les sociétés d'architectes gantoises\net le groupe de l'Art monumental aient attiré\n1 attention du ministre compétent sur la né-\ncessité de reconstruire, d après un nouveau\nplan architectural et plus pratique, le Palais\nde Justice incendié, les études qui s'y rappor-\ntent ont été confiées à l'administration des\nPonts et Chaussées. Comme il fallait s'y at-\ntendre, ces plans dénotent une inexpérience\nflagrante, compromettant le résultat de la\nreconstruction. Un agent de 1 administration\nqui, par exception et pour la première fois\nsans doute, entreprend un travail d architec-\nture, ne peut pas résoudre un problème aussi\ndélicat. Gand, la ville monumentale par ex-\ncellence, méritait d'être mieux traitée.\nPuisqu'il en est temps encore, que l'on dé-\nsigne un architecte qui, dans l'intérêt public,\nexaminera les plans. Dans quelque temps, il\nsera trop tard pour réparer cette erreur.\nLA CHAMBRE SYNDICALE DES AR-\nCHITECTES DE BELGIQUE, qui fêtera\ncette année le cinquantième anniversaire de\nsa fondation, vient de constituer comme suit\nson bureau pour l'année 1 928 :\nPrésident, M. Louis Cardon; vice-prési\ndents, MM. J. Votquerine et Maerschalck;\nsecrétaire, M. Louis Leemans; secrétaire-ad\njoint, M. Paul Dutranoit; trésorier, M. Ar-\nthur Meuleman,\nLE Dr. H.-P. BERLAGE fera, au début\nde cette année, des conférences à l'Univer-\nsité de Michigan (E. U. A.) sur l'architec-\nture moderne. En outre, il donnera un cours\nde composition architecturale. Rappelons que\nle Dr. Berlage est âgé de 70 ans, et admirons\nsans réserve l'initiative qu'il vient de pren-\ndre."}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "5", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192807-01.1.7", "texte": "TEK H N E\nSUPPLEMENT AU VOL UME VIL N° - i DE « LA CITE ».\n\nLA MAISON BELGE DES ETUDIANTS\nA PARIS. « Vaste bâtiment conçu et\nréalisé selon les exigences les plus modernes\nde l'hygiène ». Ainsi l'apprécie-ton dans les\njournaux. Mais on nous montre ensuite une\nphoto de l'immeuble. Tourelles et lucarnes,\npignons dentelés, briques rouges et pierres\n(ou simili) blanches. Rien que cela sur la\nfaçade. Et l'on se demande comment il est\npossible d'allier tout cela avec « les exigen-\nces les plus modernes de l'hygiène ».\nAu reste, il s'en trouve de fort satisfaits et\nqui nous déclarent, nous Belges, bien repré-\nsentés à Paris. Il arrive ainsi que des « pom\npiers » se décernent la plus juste des cri-\ntiques. ..\nHOLLANDE. LE STADE OLYMPI-\nQUE D'AMSTERDAM est en voie d'activé\nconstruction, sous la direction de l'architecte\nJan Wils, auteur du projet. La revue « Bouw-\nbedrijf » donne, dans son numéro du 14 oc-\ntobre, d'intéressantes précisions techniques\nsur la construction du vélodrome, lequel est\nactuellement terminé. On trouvera dans l'ar-\nticle signalé, en même temps que des docu-\nments photographiques récents, des graphi-\nques détaillant le travail accompli.\nLA COMMISSION ROYALE DES MO\nNUMENTS ET DES SITES. Par arrêté\nroyal du 30 janvier 1928, sont nommés\nmembres correspondants de la Commission\nroyale des monuments et des sites (section\ndes monuments), savoir :\nPour la province d'Anvers : M .J. Smol-\naeren, architecte à Anvers, en remplacement\nde M. Van Averbeke, nommé membre ef-\nfectif.\nPour la province de Namur : M. Raucq,\nartiste (peintre à Dinant, en remplacement de\nM. Dardenne, décédé.\nALLEMAGNE. LA VILLE DE\nFRANCFORT - SUR - MAIN est assurément\nl'une des plus progressistes des grandes ci-\ntés allemandes. En architecture, les réalisa-\ntions incessantes témoignent des directives\nles plus averties. Un constructeur mo der-\nnistes Ernest Baiser D. B. A., vient de ter-\nminer d'importants immeubles d apparte-\nments, ainsi qu un garage et une grande ins-\ntallation de commerce de détail. Toutes ces\nœuvres révèlent une orientation vers la for-\nme pure, et un souci des ensembles architec-\nturaux qui font tant honneur à l'architecture\nhollandaise contemporaine. Deux directives\ndont les publics hollandais et allemand ap-\nprécient la nécessité et la valeur; tandis\nqu'en Belgique nous en sommes encore ré-\nduits à l'individualisme outrancier, et au soi-\ndisant « sentiment décoratif... »\n\nmm\nPIERRt\nE> K> U X"}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "6", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192807-01.1.8", "texte": "TEK H N E\nSUPPLEMENT AU VOLUME VIL N° i DE « LA CITE ».\n\nL'HOTEL DE VILLE DE HILVERSUM\nsera édifié prochainement. Ainsi en a décidé\nle Conseil de cette cité; et l'architecte W.-M.\nDudok va pouvoir aborder la grande œuvre\nde sa carrière, œuvre dont tous les architectes\nconnaissent déjà les projets magnifiques.\nA PROPOS DE SITES MENACES. A\nl'annonce des grands travaux projetés en\nArdennes, la plupart de nos quotidiens ont\ntenu à s'émouvoir. Par «souci de la beauté»,\ncontre « la soif de l'argent » a déclaré un\nnotoire ami des sites.\nMettons que ces termes sont un peu gon-\nflés... Néanmoins, nous avons un égal besoin\nde paysages et d'usines. Besoin double au-\nquel il est aisé de pourvoir, si l'on veut bien,\nchez nous, examiner autrement qu'avec né-\ngligence les possibilités de l'urbanisme et les\ntravaux méthodiques réalisés à l'étranger.\nIl est d ailleurs inutile de grossir outre me-\nsure ce « conflit entre l'ingénieur et l'ar\ntiste ».\nDe même est-il injuste de refuser à l'usine\ntout mérite esthétique. Alors qu'on se plaît\nà couvrir de « villas » (normandes et autres)\ncertains sites caractéristiques nos dunes,\npar exemple, ou encore la vallée de la\nMeuse, entre Namur et Hastière, surtout.\nRisque-t-on gros à déclarer qu'il eut\nmieux valu que ces paysages se fussent cou-\nverts d'usines, plutôt que d'être affligés de\ncette lèpre hétéroclite et barriolée : « l'archi-\ntecture balnéaire ».\nEst-il temps encore de sauvegarder de\ncela surtout quelques kilomètres de dunes, et\ntel coude de la Meuse, entre rochers es-\ncarpés? Qu'on nous accorde cela en com-\npensation des sites menacés (par les Alle-\nmands) et détruits définitivement, et de si\nbon cœur (par les nôtres) sites urbains\natrophiés, réduits au rôle de « décor pour\ntouriste », et sans autre espoir de vie que\npar un nouveau cataclysme... : Louvain,\nNieuport, Furnes, Dinant, etc., etc.\n\nORGANISMES\nLES ERREURS DES ORGANISMES OF-\nFICIELS. A plus d'une reprise la direc-\ntion de la Galerie du « Centaure » a fait\npart, dans sa « chronique artistique », de\nl'incompétence singulière témoignée entr-\nautres par la Commission du Musée Moderne\ndans l'exercice de son activité. Des décisions\n- comme celle qui refusait l'offre d'un Mo-\ncîgliani des erreurs et des négligences, de\nla gravité de celles qu'on nous rapporte, ne\ntarderont pas à appauvrir définitivement le\npatrimoine qui revient à tous, et la richesse\ndont la communauté a le droit de jouir.\nC'est pourquoi nous ne pouvons rester in-\nsensibles en présence des méfaits qui n'ont\ndéjà que trop compromis la connaissance,\npar le public, des préoccupations actuelles\nde l'art. Nous nous joignons intimement à\nceux qui réclament de la part des officiels,\nresponsables de nos richesses morales, plus\nde perspicacité à comprendre la valeur des\np: •\nœuvres et le rôle des artistes.\nA défaut de cette perspicacité, qu'il soit\ndonné, alors, « les garanties nécessaires de\ncompétence et d'impartialité ».\n\nSous-Toitures en Ciment Armé\nECONOMIQUES ET TRES LEGERES\nformant plafond isolant pour ardoises, tuiles, zinc\net ardoises artificielles, fabriquées en béton spé-\ncial empêchant la formation des condensations. La\nsous-toiture est pourvue de latteaux d'attache en\nbéton pour la toiture et se place sur chevrons en\nbéton, en bois ou en fer distan s à 1 m. d'axe.\nVoliges en ciment aimé spécial clouable\npour ardoises naturelle et artificielle\nS adresser : F. PEETERS Société Anonjme\n7, AVENUE DES NATIONS, BRUXELLES\nTéléphone : 407,55\nMilliers de références.\nFabrique raccordée à la gare de Haren-N."}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": "7", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192807-01.1.9", "texte": "TEK H N E\nSUPPLEMENT AU VOLUME VIL N° i DE « LA CITE ».\n\nPROJET DE CHEMIN DE FER\nMÉTROPOLITAIN A BRUXELLES\nLa Générale des Chemins de Fer Economi-\nques vient de présenter,en une brochure illus-\ntrée de plans,coupes et détails de travaux,l'es-\nsentiel du projet qu'elle a élaboré pour un\nchemin de fer métropolitain à Bruxelles, en\nassociation avec la Société Anonyme de\nTravaux Dyle et Bacalan.\nOn trouvera ci-après un aperçu bref et\nsuccinct de ce projet.\n1. CONSIDERATIONS GENERALES.\n« Le problème des transports en commun\ndans l'agglomération bruxelloise commence\nà présenter de très sérieuses difficultés que les\nmoyens actuels tramways ou autobus\nne sont pas à même de surmonter parfaite-\nment. » L'accroissement constant du nombre\ndes voyageurs exige la création de nouvelles\nlignes précisément au cœur de la ville, où\nFétroitesse des rues et la configuration topo-\ngraphique se prêtent mal à l'établissement et\nà l'exploitation des tramways et autobus.\nLe tableau ci-après indique Y augmentation\nconsidérable réalisée dans les déplacements\nurbains.\n1900 1925 Al!B|^a,,-\ntation\nPopulation. . . . 600,000 800,000 330/o\nKilomètres de lignes\nde tramways . 81 169\nKilomètres de lignes\nd'autobus . . 4.4 7\nMoyens de transport\nde snrface en Km. 83.4 176 355 o/o\nNombre de voyageurs j\nà transporter . . 60,000,000 273,000,000 355 o/o\nNombre de voyageurs\ntransportés p/Km.\netp/an .... 719,400 1,551,100 115 o/o\nNombre de voyageurs\ntransportés p/hab.\netp/an .... ÎOO 341 241 o/o\nUn double problème se pose : déconges-\ntionner le trafic du centre de la ville et des-\nservir, par des moyens rapides et peu en-\ncombrants, l'extension continue de la zone\nbâtie de l'agglomération.\nCe problème est résolu dans les gran-\ndes capitales étrangères par le métropo-\nlitain.\nOn peut objecter généralement que le\ntrafic de Bruxelles n est pas, toutes propor-\ntions gardées, celui de Paris, Londres ou\nNew-York.\nCependant a) des villes moins importan-\ntes que ces grandes capitales se sont dotées\nd'un chemin de fer métropolitain.\nb) Les vastes zones expropriées, au cœur\nde Bruxelles, permettent, avant leur réor-\nganisation prochaine, un libre tracé et une\nconstruction aisée du chemin de fer, dans sa\nligne la plus difficile.\nc) Le problème de la jonction actuelle\nment en suspens, pourrait être résolue, au\nmoins momentanément, par le chemin de fer\nmétropolitain. Le projet présenté prévoit\nd'ailleurs la possibilité d'une jonction de\nchemin de fer directe au moyen d'un tunnel\nà double voie, reliant les gares du Nord\net du Midi.\nd) Enfin la nécessité de créer un moyen\nde communication rapide et de grande ca-\npacité entre le centre de la ville et l'exposi-\ntion du Centenaire milite en faveur de la\ncréation du chemin de fer métropolitain.\nIL DETOURNEMENT DE LA SENNE.\nUn réseau métropolitain réduit au mini-\nmum reliera les gares du Nord et du Midi\nempruntant le voûtement de la Senne. Celle-\nci serait détournée par les quartiers ouest de\nla ville, ce qui permettra aux égouts collec\nteurs du centre de la ville actuellement in-\nsuffisants, d'évacuer normalement les eaux\nde ruissellement. Ce travail de détournement\navait été étudié par les services techniques\nprovinciaux, dès avant la guerre."}, {"page_pdf": 11, "page_imprimee": "1", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192807-01.1.11", "texte": "ARCHITECTURE-URBANISME-ART PUBLIC\nANNÉE 1928 VOLUME VII NUMÉRO 1\n\nLE BAUHAUS DE DESSAU\n\nEn annonçant, dans notre numéro de mars 1927, l'achèvement de\ncette œuvre capitale, due à l'éminent architecte Walter Gropius,\nnous comptions pouvoir un jour donner à nos lecteurs quelques\nprécisions sur le nouveau \" Bauhaus et ainsi faire partager notre\nvive admiration pour l'un des leaders incontestés de 1 architecture\ncontemporaine.\nGrâce à l'obligeance de la revue \" Bouwkundig Weekblad &\nArchitectura d'Amsterdam, nous offrons aujourd'hui quelques\ndocuments suggestifs sur les nouveaux bâtiments de Dessau. Pouvions-\nnous mieux faire que de publier une œuvre aussi significative que celle-\nci, comme ouverture de Tannée 1928 pour \" la Cité \" ?\nCependant, avant d'aborder les détails relatifs aux travaux mêmes,\naux directives du constructeur, et à l'organisation interne de l'Ecole,\nil nous paraît indispensable de préciser quelque peu l'histoire car il\nen a une du Bauhaus. On jugera par là des qualités d'énergie dont\nht preuve W. Gropius, non seulement comme technicien ou comme\norganisateur, mais aussi comme homme dévoué à une grande cause :\ncelle de l'esprit et de la culture modernes.\nNous ne pouvons mieux faire que de citer ces lignes, parues dans"}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "2", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192807-01.1.12", "texte": "LA CITE» 1928 «\nVOLUME VII -\nN U M E ROI\n\n\" 7 Arts \" en mars 1927, sous la signature du critique bien connu, le\nI)' A. Behne : \" Walter Gropius, le créateur et l'architecte du Bauhaus,\nétait dés avant la guerre un des meilleurs parmi les jeunes architectes\nallemands. Elève de Peter Behrens, ami de Osthaus, il appartenait au\ngroupe des dirigeants du \" Werkbund s'était occupé très tôt des\nquestions éducatives et avait, à la veille de la guerre, donné la pleine\nmesure de son grand talent et de sa grande ambition, par son projet de\nbureau et d'usine présenté à 1 Exposition du Werkbund à Cologne, et\nsurtout par sa magnifique construction de l'usine Fagus â Alfeld a/d\nLeine.\nImmédiatement après la guerre, on lui offrit la succession de Van de\nVelde comme directeur de l'Ecole des Arts et Métiers de Weimar. Il\nréussit à obtenir du gouvernement socialiste de Grand-Thuringie la\nfusion de l'Ecole des Arts et Métiers avec l'Académie des Beaux-Arts\nde Weimar et, en 1919, il entama sa tâche qui connut bien des revers,\nchose qui devait se comprendre et qui se comprend d'ailleurs. Bientôt\nla mesquinerie bourgeoise déchaîna sa lutte contre la Bauhaus, qui\ntroublait la sépulcrale torpeur de la petite ville. La révolution hardie\nde 1' enseignement artistique fut considérée comme une profanation\ndes traditions classiques, figées depuis pas mal de temps dans l'atonie,\net, lorsqu'en Thuringie les nationalistes arrivèrent au pouvoir, le\nBauhaus devait recevoir le coup de grâce.\n\" Ee Bauhaus, cette idée d'un simple ci vil, va-t-il donc être perdu ?\nEst-ce que la politique réaliste d'un gouvernement de réactionnaires\nambitieux ne va pas d'un coup de plume détruire le Bauhaus ? Non,\nune pareille idée, un tel homme et ses camarades, on ne les détruira pas.\n\nDESSAU\nVUE DU „BAUHAUS”\nARCHITECTE W. GROPIUS"}, {"page_pdf": 13, "page_imprimee": "3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192807-01.1.13", "texte": "LA CITE- 1928 -\nVOLUME VII -\nN U M E RO 1\n\nIls ne se considèrent pas comme des fonctionnaires corrects qui, le\npetit doigt sur la couture du pantalon, attendent patiemment leur révo-\ncation. Avant le coup de plume du gouvernement, ils déclarent leur\ntâche terminée en Thuringie, le Bauhaus dissous et ils tirent leur\nf ! \"\nreverence.\n\" A peine deux ans plus tard continue le D Behne le Bauhaus,\ncette cellule d'un nouvel ordre de vie, se dresse plus fort, plus sain,\nplus décidé que jamais et se remet au travail... dans un nouveau local\nscolaire bien à lui et que, sans exagération, l'on peut ranger parmi\nles plus importantes constructions érigées en Europe depuis la guerre\nparmi celles qui peuvent donner l'exemple et donner le ton. Une\nmagnifique réalisation de toutes les tendances architectoniques s épa-\nnouit aujourd'hui à Dessau et elle y fonctionne, audacieuse et extra-\nordinaire, d'une façon si évidemment et si simplement nécessaire, que\nson influence sera irrésistible.\nTelle est l'authentique histoire du Bauhaus de Dessau, significative et\nsurtout réconfortante, et dans laquelle il ne faut pas omettre le rôle joué\npar une cité accueillante, généreuse et avertie. Car c'est la ville de\nDessau qui, sous l'impulsion de son clairvoyant bourgmestre, chargea,\nen avril 1925, 1 architecte Gropius d organiser sur des bases nouvelles\ndictées par les exigences du temps, le haut enseignement artistique, en\nmême temps qu'elle mettait à la disposition du nouvel organisme une\npartie d'un ancien domaine ducal, à proximité d un agreable quartier\nrésidentiel actuellement en formation.\nGuidé par sa large expérience des problèmes de 1 enseignement artis-\ntique, Walter Gropius établit le programme des futurs bâtiments sur\n\nDESSAU\nVUE DU „BAUHAUS”\nARCHITECTE W. GROPIUS"}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192807-01.1.14", "texte": "LA CITE « 1928 ■\nVOLUME VII ■\nNUMERO!\n\nLE “BAUHAUS”- PLAN GÉNÉRAL (REZ-DE-CHAUSSÉE)\n\ndes bases nettement rationnelles,\nen conformité avec les nécessités\nactuelles ce qui fut sa première\naudace, suivie bientôt par toutes\nles innovations de la réalisation\nmême; les matériaux et les formes,\nune rapide description des plans\nsitue l'ordonnance générale des\nbâtiments ; ceux-ci, au nombre de\nquatre parfaitement distincts. A\ngauche de l'allée principale d'ar-\nrivée, le bâtiment des classes pro-\nfessionnelles ; à droite de cette\nmême allée, placée perpendiculai-\nrement au bâtiment des classes, la\nmasse étonnante fer et verre\ndes laboratoires et des ateliers\nspéciaux. Ces deux premiers bâti-\nments sont reliés entre eux par un\ncorps plus réduit, renfermant les\nbureaux de la Direction, et fran-\nchissant par quatre poteaux de\nbéton l'allée d'accès. Enfin le bâti-\nment postérieur, composé de vingt-\nhuit appartements indépendants,\noù les étudiants trouvent leur loge-\nment et leur atelier individuel. Ge\n\" bloc \" se prolonge, au rez-de-\nchaussée, en réfectoire, cantine et\ncuisines, économat et lo eaux admi-\nnistratifs, grande salle des fêtes et\nthéâtre. L'ensemble de ces derniers\nlocaux forme la partie basse de\nl'édifice. Ajoutons, pour être com-\nplet, que le corps professoral du"}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "5", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192807-01.1.15", "texte": "LA CITE ■ 1928 ■\nVOLUME VII -\nNUMERO 1\n\nLE “BAUHAUS”― PLAN GÉNÉRAL (1er ÉTAGE)\n\nBauhaus est logé dans un groupe\nde sept habitations construites par\nGropius, dans le voisinage immé-\ndiat de l'Ecole, parmi une végéta-\ntion de beaux pins qui mettent en\npleine valeur les formes et les colo-\nrations des constructions. L'une\nde ces habitations est celle d u\nDirecteur de lEcole.\nNous ne pensons pas qu'il soit\nindispensable de louer par des mots\nalors que de simples photogra-\nphies traduisent mieux ces louanges\nl'ordonnance des formes, la com-\nposition des façades et la précision\ndes matériaux, qui sont les mani-\nfestes qualités du Bauhaus de\nD essau. Faut-il souligner l'har-\nmonie des colorations des grandes\nsurfaces blanches ou grises, trouées\nsavamment de verre, ou du rouge\nbrillant des portes ? L'attention la\nplus paresseuse est secouée par\nl'émerveillement devant la prodi-\ngieuse masse de verre des ateliers,\nqui est bien une leçon de pureté\net d'audace ! Et 1 atmosphère\nintérieure de l'Ecole a pénétré\nd'étonnement tous les visiteurs du\nBauhaus, et agit avec force sur\nceux qui fréquentent les classes,\nclaires et calmes, les laboratoires\nprécis et \" mécaniques ', les salles,\nles logements, les bureaux, le\nthéâtre, le gymnase.., Mais il nous"}, {"page_pdf": 16, "page_imprimee": "6", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192807-01.1.16", "texte": "LA CITE - 1928 -\nVOLUME VII ■\nNUMEROI\n\nVUE AERIENNE DES BATIMENTS, A L'AVANT-PLAN LE BLOC DES LABO-\nRATOIRES ET ATELIERS SPÉCIAUX ; PARALLÈLEMENT, MAIS EN RETRAIT\nLE CORPS DE BATIMENT RÉSERVÉ A LA DIRECTION, ABOUTISSANT, PAR\nDESSUS L'ALLÉE D'ACCÈS AU BATIMENT DES CLASSES EN ARRIÈRE-\nPLAN, LE BLOC DES APPARTEMENTS, INDIVIDUELS, RÉUNI PAR UNE\nPARTIE BASSE A L'ENSEMBLE DE L'ÉDIFICE, AU FOND DU PAYSAGE, LE\nQUARTIER RÉSIDENTIEL EN FORMATION.\n\nLE “BAUHAUS” DE DESSAU - ARCHITECTE WALTER GROPIUS"}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "7", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192807-01.1.17", "texte": "LA CITE ■ 1928 -\nVOLUME VII -\nNUMEROI\n\nLE “BAUHAUS„ DE DESSAU - ARCHITECTE WALTER GROPIUS\n\nVUE PARTIELLE DE L'ECOLE. LA PRODIGIEUSE VERRIERE DU\nBLOC DES LABORATOIRES ET DES ATELIERS SPÉCIAUX. LE\nCORPS DE BATIMENT-SUSPENDU AU-DESSUS DE L'ALLÉE\nD'ACCÈS, ET RÉSERVÉ A LA DIRECTION - SE RACCORDE HEU-\nREUSEMENT A L'ENSEMBLE, ET SES LIGNES HORIZONTALES FONT\nCONTRASTE AVEC LA VERTICALITÉ BIEN ACCUSÉE DE LA\nVERRIÈRE."}, {"page_pdf": 18, "page_imprimee": "8", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192807-01.1.18", "texte": "LA CITE ■ 1928 ■\nVOLUME VII ■\nNUMERO 1\n\nfaut encore admirer l'activité et la\nméthode déployées dans la con-\nstruction du Bauhaus. Celle-ci,\ncommencée à la fin de septembre\n1925, a duré un an exactement (le\nler1er septembre de l'année 1926 les\nateliers étaient mis en service\ntandis que quinze jours plus tard\nl'utilisation entière des bâtiments\nprenaient cours). Le volume total\nde cette remarquable construction\ns'élève à 32.000 m 3 ; on en évalue\nle coût à 7 millions de francs belges\nenviron, soit approximativement\n220 francs au m 3.\nGropius trouva dans ses élèves\nune collaboration intelligente et\ndévouée. Ainsi après l'élaboration\ndes projets définitifs par l'archi-\ntecte, la section d'architecture de\nl'Ecole put s'occuper de la mise au\npoint des plans, tandis que les\nautres sections travaillaient aux\ndétails de l'aménagement intérieur\nà exécuter (peintures murales,\néclairage, ameublement et équippe-\nment, inscriptions, etc.).\nEt Gropius avait conscience de\nl'inestimable valeur pédagogique\nqu'offrait cet enseignement basé\nsur la pratique même.\nIl nous reste, avant de conclure, à\ndonner quelques brèves notes sur\nl'état actuel de 1 enseignement au\nBauhaus :\nLE \" BAUHAUS \" DE DESSAU ARCHITECTE WALTER GROPIUS\nUne vue intérieure particulièrement suggestive, du grand passage desservant les\nlocaux de la Direction."}, {"page_pdf": 19, "page_imprimee": "9", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192807-01.1.19", "texte": "LA CITE- 1928 -\nVO LU M E VII ■\nN U M E RO 1"}, {"page_pdf": 20, "page_imprimee": "10", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192807-01.1.20", "texte": "LA CITE ■ 1928 ■\nVOLUME VII ■\nNUMERO 1\n\nLe nombre des élèves admis aux\ncours de l'Ecole est d'environ 160.\nCes cours se repartissent sur une\nmoyenne hebdomadaire de 44 h.\nLes sections suivantes forment l'es-\nsentiel de l'activité du corps ensei-\ngnant au Bauhaus : architecture,\npeinture, peinture murale, sculpture,\nmise-en-scène théâtrale, imprimerie\net typographie, tissage, travail des\nmétaux, menuiserie et ameublement,\npublicité.\nRappelons enfin que les direc-\ntives de cette école unique ont pour\nbut de donner aux élèves, en même\ntemps qu'une connaissance appro-\nfondie de la technique, de solides\nbases d'esthétique, et le souci de\nla forme pure \" le difficile, mais\nlogique aboutissement des efforts\nconstructifs de notre époque.\nPar son étroit contact avec les né-\ncessités de la vie moderne et \" mé-\ncanique\" par sa volonté de servir,\ncomme par la valeur de ses diri-\ngeants, le Bauhaus appelle la plus\nvive admiration, et s'impose en\nexemple à tous les esprits soucieux\nde progrès. Et par l'œuvre puissante\net sobre de Gropius, les bâti-\nments mêmes du Bauhaus, a pris\ncorps une fois de plus un architec-\nture complète, et sans doute défi-\nnitive.\nLE \" BAUHAUS \" DE DESSAU ARCHITECTE WALTER GROPIUS\nVue postérieure, prise de l'intérieur même, de la masse impressionnante des labora-\ntoires et des ateliers spéciaux.\n\nE. H."}, {"page_pdf": 21, "page_imprimee": "11", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192807-01.1.21", "texte": "LA CITE ■ 1928 ■\nVO LU M E VII .\nNUMERO 1"}, {"page_pdf": 22, "page_imprimee": "12", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192807-01.1.22", "texte": "LA CITE ■ 1928 ■\nVOLUME VII ■\nNUMERO 1\n\nLES GRANDIOSES PAYSAGES URBAINS\n\nLe gigantesque pont métallique, suspendu\nà 45mètres au- de ssus de 1 Del aware-\nRiver, et qui relie Philadelph îe à Camden\n(E. U. A.) Longueur de l'ouvrage :\n585 mètres; largeur: 6 voies de trafic et\n2 trottoirs pour piétons. Capacité prévue:\nu n m ill ions de passants par jour! coût:\n8 millions de dollars.\n4) Le Corbusier, le premier, a révélé la\npuissante leçon qui se dégage des œuvres\npurement utilitaires, accomplies sans\nautres prétention que de servir par\n1 audace de l'ingénieur. Leçon de raison"}, {"page_pdf": 23, "page_imprimee": "13", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192807-01.1.23", "texte": "LA CITE ■ 1928 «\nVO LU M E VII ■\nN U M E RO I\n\nŒUVRE DES INGÉNIEURS D'AMÉRIQUE\n\net conquête du sentiment moderne.\nCes œuvres-là méritent qu'on s'en im-\nprègne et qu'on y puise la i orce nécessaire\npour résoudre la grande tâche d aujour-\nd'hui : la maison, et la ville, qui corres-\npondent exactement raison et senti-\nment à l'audace, à la précision, à la\npureté des superbes travaux de 1 art\npublic.\nA droite une autre vision des pro-\ndiges de notre temps : New-York, entre-\npôts, docks, transatlantique, géométrie et\nmécanique... Sentiment ajouterait Le\nCorbusier."}, {"page_pdf": 24, "page_imprimee": "14", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192807-01.1.24", "texte": "LA CITE • 1928 -\nVOLUME VII ■\nNUMERO 1\n\nL'ARCHITECTURE EN BELGIQUE\n\nSous ce titre, \" La Cité „ publiera régulièrement et dès cette année\nune manière de chronique documentaire, et illustrée autant que possible,\nde \" 1' activité constructive „ en notre pays.\nIl ne s'agira, à proprement parler, ni d'école, ni de tendance. Notre\nchoix portera exclusivement sur des œuvres sincères, neuves, résolu-\nment actue 11 es voire audacieuses sur des œuvres, enfin, qu'il\nest permis de qualifier d'architecturales, parce qu'elles empruntent leur\nforce vive, à la tradition non superficielle, et aux lois impérieuses de\n1 époque. Si certaines de ces œuvres ne peuvent précisément servir\nd'exemple définitif, il sera possible au moins d'en tirer quelque leçon\nd'esthétique ou de technique comme aussi quelque motif d'encoura-\ngement au progrès.\nNous sommes heureux d'ouvrir cette chronique par la publication d'une\nréalisation architectura le récente due à un jeune architecte bruxellois :\nla transformation d'un magasin, situé à Uccle. Pour modeste en dimen-\nsions que puisse être ce travail, il témoigne assurément des qualités\nfoncières qui font les œuvres de marque : la sobriété et la précision dans\nla composition, l'expression ordonnée des exigences utilitaires et techni-\nques, et le soin apporté à l'exécution, dans les matériaux et leur mise en\nœuvre. Voici quelques détails qu'a bien voulu nous donner l'architecte\nPol Boelens sur ses propres directives, dans l'accomplissement de ce\ntravail :\n\" Transformer un magasin à usage commercial selon des formes\npropres à l'esprit de notre époque devient une nécessité. Il est agréable\nde constater que ce besoin existe, et s'amplifie impérieusement.\n\" Le but à atteindre, dans la conception du magasin extérieur, est\nd'attirer l'attention du public, et de mettre en valeur les objets d'expo-\nsition. Car, de nos jours, un architecte ne peut plus être essentiellement"}, {"page_pdf": 25, "page_imprimee": "15", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192807-01.1.25", "texte": "LA CITE « 1928 •\nV O L U M E VII ■\nNUMERO 1\n\nTransformation de Magasin, à Uccle-Bruxelles, architecte POL BOELENS. La sobre\ncomposition de cette façade, également soucieuse des exigences utilitaires et techniques,\nen font une réussite des plus heureuses, où l'emploi des matériaux et la précision\nde leur mise en œuvre joue un rôle important et nettement exprimé."}, {"page_pdf": 26, "page_imprimee": "16", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192807-01.1.26", "texte": "LA CITE ■ 1928 ■\nVO LU M EVI! ■\nN U M E RO 1\n\nguidé par son sentiment, mais il doit, des progrès scientifiques et mécani-\nques, tirer des effets nouveaux. '\n\" C'est ainsi que, dans la façade du magasin d'Uccle, le jeu de volume\na été obtenu par la nécessité de protéger le store roulant. Ce volume,\nperdant sa nécessité aux extrémités de la mécanique du store, un\nélément ancien, la console, en venait disgracieusement couper l'harmonie,\nD ésireux, cependant, de terminer agréablement ce volume, provoqué\npar le store, j'en ai utilisé le prolongement comme élément en valeur\nmettant la porte d'entrée. '\n\" Le revêtement général de la façade est exécuté en marbre noir des\nenvirons de Dinant. La porte d'entrée, confectionnée au moyen d'un\ndouble panneau en \" multiplex \", assemblé et collé sur ossature en sapin\nrouge du Nord; assemblage embrevé, formant battée pour recevoir,\ndans chaque ouvrant, une glace allongée. Dans la partie supérieure de\nla vitrine, plomb et verre de type martelé ; celui-ci doit masquer la vue\ndes projecteurs de lumière, servant à l'éclarage intense des articles\nd'exposition. Enfin la grille rétractile permet, en cas de fermeture du\nmagasin, l'exposition de l'étalage.\n\" La transformation de ce magasin fut réalisée avec un grand souci\nd'économie, et cependant fait face à toutes les exigences d'une telle\nsituation. Elle peut paraître outrancière si l'on envisage seul le décor\nimmédiatement voisin, lequel est certes suranné."}, {"page_pdf": 28, "page_imprimee": "10", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192807-01.1.28", "texte": "TEK H N E\nSUPPLEMENT AU VOLUME VIL N° i DE « LA CITE ».\n\n111. CHEMIN DE FER METROPOLI-\nTAIN. Deux lignes à doubles voie sont\nprévues.\na) Ligne circulaire, 7,200 mètres, gare\ndu Midi, Bourse, gare du Nord, Porte de\nNamur, gare du Midi. Cette ligne est en\ntotalité souterraine.\nb) Ligne transversale est-ouest, 5,790 mè\ntrès : porte de Tervueren, Quartier Léopold,\nBourse, place de l'Yser. Un tronçon de cette\nligne (entre les rues de la Loi et Montoyer)\nresterait à ciel ouvert.\nEn outre des extensions sont prévues :\na) Porte de Hal-Uccle.\nb) Porte de Namur-Ixelles.\nc) place Rogier Schaerbeek.\nd) place de l'Yser-Koekelberg.\ne) place de la Constitution-Anderlecht.\n112) une ligne temporaire desservirait l'Ex-\nposition pendant toute sa durée.\nMATERIEL : la traction électrique par\ncourant continu à 1,500 volts sur deux ponts\nde 750.\nTYPE DES OUVRAGES. Pente maxi-\nmum : 50 mm. par m. Rayons de courbes\nminimum : 50 m.\nLes trains sont composés de 2, 3 voitures\net peuvent, en cas de besoin, être portés à\n4, 5 voitures.\nLa longueur des quais est de 50 m. avec\npossibilité d'augmenter à 70 m.\nEXECUTION. « En raison de la na-\nture du sol et de la nécessité d'une prompte\nexécution les souterrains seront, en principe,\nconstruits à ciel ouvert, procédé qui élimine"}, {"page_pdf": 29, "page_imprimee": "11", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192807-01.1.29", "texte": "TEK H N E\nSUPPLEMENT AU VOLUME VIL N° i DE « LA CITE ».\n\ntout aléa, permet l'emploi d'engins moder-\nnes et entrave le moins longtemps la circu-\nlation sur la voie publique.\nDUREE D'EXECUTION. Le réseau\ninitial pourrait être mis en exploitation 5 ans\naprès l'octroi de la concession,\nPLAN FINANCIER. Le Pouvoir Con-\ncédant conserverait la maîtrise absolue du\nsous-sol et donnerait à une société spéciale\nune concession pour la construction et l'ex-\nploitation du chemin de fer métropolitain.\nLa société concessionnaire aura à sa charge\ntoute la superstructure, voies, usines et ate-\nliers, matériel roulant et d'exploitation.\nLe montant total des dépenses à prévoir\npour l'infrastructure du réseau initial est de\n110,000,000 de francs environ. Dépenses\nqui s'échelonneront sur 3 ans.\nCLAUSES ESSENTIELLES DE LA CON-\nCESSION. 1. Durée : 50 années.\n2. Tarifs initiaux : 50 cent, en IIe classe,\n75 cent, en Ire classe.\n3. Participation du Pouvoir Concédant au\nbénéfice, à raison de 50 0/0 du solde dis-\nponible après service du capital investi par\nle concessionnaire.\n4. Le concessionnaire construira, pour le\ncompte du Pouvoir Concédant, et suivant\nplans approuvés, l'infrastructure du réseau.\n5. Diversion gratuite au Pouvoir Concé-\ndant en fin de concession, de toutes les\ninstallations fixes, voies, lignes électriques»\nsous stations, etc., le matériel roulant, outils\net objets divers étant rachetés à leur valeur\nréelle.\n\nPRIX ANNUEL VAN DE VEN\n\nNous avons fait paraître dans le n° 11 du\nprécédent volume de « La Cité » le pro-\ngramme du concours pour Vencouragement de\nVArchitecture Moderne en Belgique, organisé\npar M. Van de Ven. Cette publication amène\nun de nos plus anciens collaborateurs à nous\ncommuniquer avec demande d'insertion, la\nlettre qui suit :\n. 1;- i \\\nA Monsieur J. Van de Ven.\nMonsieur,\nAprès avoir pris connaissance de cette let\ntie, vous comprendrez pourquoi je ne vous\nl'ai pas envoyée plus tôt : il est une heure\nadéquate à chaque chose ici-bas!\nEn l'occurrence, le principe que je défends\npouvait attendre quelques semaines avant de\nvous être exposé; il ne convenait pas que\nquiconque put y voir un plaidoyer « pro\ndomo ».\nMais venons-en au fait :\nLe concours Van de Ven porte la marque\nd'un heureux, d'un généreux et d'un adro t\ncommerçant. Votre geste, très commercial\nau fond, fleure le mécénat et fait plaisir à\nplus d un titre. On se devait de l'accueillir\net d y répondre,\nEbruiter votre effort commercial, n'est (ce\npas en même temps, pain bénit dans la lutte\npour la simplicité et la standardisation?\nLa porte « Woco » est une bonne porte.\nLa fleur de son bois est d une généreuse na-\nture, et au nombre des modèles-types, il s'en\ntrouve qui sont réellement harmonieux. Ce\nn'est pas un manchot qui idéa, manufactura,\net donna une physionomie à vos portes!\nPressé par le temps et je me suis dit\nque la chose en elle /même n'avait guère\nd'importance -- je n'ai pas indagué quant\nau point de savoir si le manufacturier améri-\ncain de ces portes, était nègre ou métis, ou\nplus simplement blanc, s'il était baptisé\ndans l'une quelconque des confessions reli-\ngieuses hors lesquelles il n'y a point de salut\n—'-qu'elles disent!\nQue m'importait comme aussi, si ce\nmanufacturier était pour la prohibition, sec,\nasec ou non sec ou s'il faisait partie d'un"}, {"page_pdf": 30, "page_imprimee": "12", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192807-01.1.30", "texte": "TEK H N E\nSUPPLEMENT AU VOLUME VIL N° i DE « LA CITE ».\n\ntrust. Allait-il régulièrement au club?\nPeut-lêtre, tout simplement, après avoir\nrôdé dans le Far-West, risqua-t il un jour\nses dollars dans une fabrique de portes.\nAncien Out-Law devenu business /man,\ns attendait-il, lui, à vous voir, à propos de\nportes, prendre position dans un conflit d'or-\ndre moral, décrétant l'obligation absolue, à\nvos yeux, d'être membre d'une société artis\ntico-professionnelle?\nPourquoi, contre le conseil du latin « être\ncordonnier au idelà de vos chaussures » ?\net à propos de portes, prendre position en\nune question étrangère à vos habituels sou-\ncis commerciaux!\nIl m'étonne.\nSachez qu'en ce qui me concerne, et lors-\nque, à diverses reprises, j ai employé vos\nproduits, je n'ai réclamé de vous ni acte de\nbaptême, ni livret de mariage, ou si vous\nétiez vacciné contre tel ou tel fléau qui sont\nun présent des dieux.\nEntré chez vous je vous ai vu venir à\ny ■»\nmoi, l'air souriant, et vous ne me demandâ-\ntes point préalablement, si j'était inscrit à la\nSociété Centrale ou si j'étais sous la bannière\n€ Urbano Moderniste »?\nAvez)-vous pensé que je pourrais être un\nsimple bourgeois, jaloux d'indépendance et à\nl'abri des coteries?\nVous ne me demandâtes rien; nous fîmes\ndes affaires. Vous avez vendu et j'ai payé.\nC'est un fait courant en commerce que\ncette manière de procéder.\nMais dès lors, peut-on se demander si vous\navez bien le droit moral de nous traiter,\nnous, les non catalogués, en pouilleux, en\ngaleux, bons tout au plus à se présenter chez\nvous en acheteurs.\nOu bien d aventure, prétendriez-vous « ab\novo » que, hors l'Eglise des sociétés d'archi-\ntectes, il ne peut y avoir de salut en art!\nMais vous êtes trop avisé commerçant\npour avoir rédigé seul le programme du\nconcours. Un pontife intéressé vous a con-\nseillé et comme tout Pontife, dans un sens\nrestrictif comme tout Pontife en vous\nabusant.\nEt ce Pontife est peut-être tout un Sacré\nCollège\nMais une minorité a toujours un rôle à\njouer et j'élève la voix.\nCroyez-moi, complétez votre geste et\nsouffrez qu'un inconnu puisse présenter aussi\nson œuvre au jury. En va-t-il autrement pour\nles jurys littéraires en France? Réfléchissez.\nVous avez, par le fait de la publication de\nvotre programme, prêté le flanc aux criti-\nques. Souffrez la mienne sans en être\ndésobligé. Admettez aussi que je réclame la\npublication de cette lettre ouverte sous la\nrubrique « Concourt » dans les revues daij-\nchitecture, entre autres, dans la « Cité » ;\nj y suis encore quelque peu rédacteur, j'y\nci ois représenter une minorité.\nJe vous salue, Monsieur, bien sincèrement.\nNosaoa j ( s)\nAla demande de M. Van de Ven nous publions\nla réponse qu'il a adressée à M. Bodson.\nA Monsieur F. Bodson, architecte.\nMonsieur,\nj'ai pris connaissance de votre lettre du\n29 écoulé avec amusement et intérêt. Je re-\ngrette néanmoins que vous ayez jugé utile de\nvouloir attribuer un but publicitaire au con-\ncours annuel que nous organisons. Seriez-\nvous par hasard surpris que des commerçants\npuissent être animés d'un idéal autre que ce-\nlui de « faire de l'argent » et rechercher par\nleurs actes d'atteindre d'autres buts que ceux\npurement commerciaux? Certes, j'aurais\npeutiêtre mieux fait, si j'avais voulu éviter\ncette appréciation, de léguer le prix en\nquestion par testament plutôt que de le créer\ndurant mon vivant, mais voilà! je n'ai pas\neu la patience d'attendre et j'ai mis mon\nidée à exécution.\nNaturellement lorsqu'il a fallu mettre l'af-\nfaire sur pied, je me suis adressé aux princi-\npales sociétés d'architecture et j'ai demandé\nleur participation. Je ne pouvais, n'est ce pas,\nm'adresser aux 2,150 architectes de ce pays\nindividuellement, car je crois que nous au-\nrions eu dans ce cas, plutôt difficile à nous\nmettre d accord. Chacune de ces sociétés a\naccepté ma proposition avec enthousiasme.\nUne réunion a eu lieu en mes bureaux et un"}, {"page_pdf": 31, "page_imprimee": "13", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192807-01.1.31", "texte": "TEK H N E\nSUPPLEMENT AU VOLUME VIL N° i DE « LA CITE ».\n\ndes membres a bien voulu se charger de la\nrédaction des statuts. Vous voudrez bien re-\nmarquer que je n'ai pas demandé que le\nconcours portât mon nom et que, j'ai même\nrefusé de faire partie du jury, ainsi qu i!\navait été proposé. Le concours en question\nest donc uniquement dans les mains d'archi-\ntectes représentant toutes les tendances et\ntout le pays. Il ne subira aucune influence,\nil ne sera pas l'œuvre d'un groupe, il n'y ré-\ngnera aucune prépondérance. Le jury se\nréunira chaque année et jugera en toute in-\ndépendance. Un seul but : dégager nette-\nment l'évolution de l'architecture moderne.\nPour quelles raisons a-t-il été décidé que\nles participants devraient être membres\nd'une société régulièrement constituée? Je\nl'ignore. Je ne l'ai pas encore demandé. La\nchose me paraissant naturelle, car je croyais\nque tout arch'tecte établi était membre de\nl'une ou l'autre société. Le commerçant n'est-\nil pas inscrit à la Chambre de Commerce,\nl'avocat au Barreau, l'Agent de change à la\nBourse, le député à la Chambre? Je croyais\nque la majorité et la minorité, les affiliés et\nles indépendants, étaient tous représentés par\ndes Groupements. Je dois avoir fait erreur :\nje le regrette d'autant plus que je ne désirais\nque faire plaisir à votre corporation tout\nentière.\nLorsque le jury se réunira le mardi 7 mars,\nje lui soumettrai toutes les observations et\ntoutes les suggestions que j'aurai reçues, les\nvôtres en particulier. Nous n'en sommes qu'à\nla première année : l'expériene doit nous\nguider. C'eût été trop heureux, n'est-ce pas,\nd'avoir pu, dès la première fois, donner sa-\ntisfaction à chacun.\nSincèrement à vous.\n\nE. VAN DE VEN.\n\nBUREAU DE DESSIM DE RECLAMES\nBAUBMIET EM VAN TONOEREM\nRUE D'AREMBERB 17-TEL: 140.07"}, {"page_pdf": 32, "page_imprimee": "14", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192807-01.1.32", "texte": "TEK H N E\nSUPPLEMENT AU VOLUME VII. N° i DE « LA CITE ».\n\nCONCOURS\nL'EXPOSITION DES PROJETS BELGES\nPOUR LE PALAIS DE GENEVE, organisée\nà Bruxelles aux Musées du Cinquantenaire,\npar la S. C. A. 8., s'est clôturée le 5 février\ndernier.\nDisons, pour être exacts, que plusieurs pro-\njets5 et non des moindres, étaient absents de\ncette exposition.\nEst-il possible de tirer quelque enseigne-\nment de l'ensemble des travaux qui furent\nsoumis aux jugements? Il y eut certes beau-\ncoup de labeur, et aussi quelque virtuosité à\néblouir par des présentations attrayantes...\nMais on aurait bien difficile à découvrir la\nmoindre ingéniosité de plan,—et, sans doute,\nà tout prendre, le projet de MM. Hendrickx\net De Ligne a son intérêt. Remarquons en-\ncore quel formalisme a dicté la plupart des\nplans et quelle impuissance à résoudre or-\nganiquement le problème de la grande salle\ndes assemblées, point essentiel, tout autant\nd'ailleurs que le problème circulatoire, interne\net externe, de l'ensemble de l'édifice.\nOn voit la marge qui sépare de tels tra-\nvaux des projets d'un Le Corbusier, d'un\nHannes Meyer, et de quelques autres...\nQuant aux formes extérieures, beaucoup de\nprojets manifestent une tentative vers plus\nde simplicité.\nMais ceci nous remémore le temps jadis,où\nl'on accusait les efforts des jeunes de « rap-\npels d'architecture allemande », parce que\nces efforts tendaient vers cette simplicité.\nAujourd'hui...\nAujourd'hui, ces jeunes tentent plus diffi-\ncile, et plus radical. Les suivra-t-on un jour?\nCONCOURS organisé par l'lntérieur Mo-\nderne Van Tonderen et Baugniet, 17, rue\nd Arenberg, Bruxelles, pour la création d'un\nmonogramme en une couleur.\nLe dessin devra être exécuté en tons plats\noe façon à pouvoir être reproduit facilement\nen zincogravure, au trait ou en caoutchouc.\nLa limite fixée pour la remise des projets\nest le 15 avril.\nLe jury statuera dans la seconde quinzaine\nd'avril.\nLes projets ne seront pas signés, mais re-\nvêtus d'un signe distinctif, qui sera repro-\nduit sur une enveloppe contenant le nom et\nl'adresse des concurrents.\nUne prime de 1 00 francs sera attribuée au\nmeilleur projet.\nAfin d'éviter toutes contestations nous\nprions les concurrents d'envoyer leurs pro-\njets par la poste ou par un intermédiaire\nanonyme, 17, rue d'Arenberg.\nJEUX OLYMPIQUES. AMSTERDAM\n1928. A l'occasion de la IXe célébration\ndes Jeux Olympiques, qui aura lieu à Am-\nsterdam en 1928, il sera organisé des con-\ncours d'architecture, de littérature, de musi-\nque, de peinture et de sculpture.\nLes artistes désirant y participer peuvent\nobtenir le programme des dits concours en\ns adressant à l'administration des Beaux-\nArts, 52, boulevard du Régent, à Bruxelles.\nLes frais d'envoi des projets à Amsterdam\nseront à la charge des intéressés.\n\nJURISPRUDENCE\nLA PROPRIETE ARTISTIQUE DES AR-\nCHITECTES. M. Délavai, architecte en\nchef des bâtiments civils en Indochine, avait\nfait, pour l'exposition coloniale de Marseille\nen 1922, une adaptation du célèbre temple\nd'Angkor, qui est la merveille de l'art kmer.\nTous les droits de propriété artistique avaient\nété réservés aux auteurs des monuments de\nl'exposition par un article du règlement ainsi\nque par des avis parus dans la presse locale.\nCes dispositions n'empêchèrent pas certains\njournaux illustrés de reproduire le temple\nd'Angkor sans demander l'autorisation de\nM. Délavai, ni même mentionner son nom.\nDes éditeur» de cartes postales en firent au-\ntant et une grande firme de cinéma utilisa\ndans les mêmes conditions le temple d'Ang\nkor comme décor d'un film."}, {"page_pdf": 33, "page_imprimee": "15", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192807-01.1.33", "texte": "TEK H N E\nSUPPLEMENT AU VOLUME VIL N° i DE « LA CITE ».\n\nLa Cour de Paris a décidé que les jour-\nnaux illustrés n'avaient reproduit les édifices\nde l'exposition que dans un dessein de pro-\npagande patriotique et en vertu même du\nrèglement de et qu'ils échap-\npaient ainsi à toute critique. Mais tel n'est\npas le cas des éditeurs de cartes postales et\nde la firme de cinéma qui ont tiré de leurs\nreproductions un profit personnel.\nLa Cour a condamné les éditeurs de car-\ntes postales à 3,000 francs de dommages-in-\ntérêts et la maison de cinéma à 6,000 francs\nenvers l'auteur de la reproduction du temple\nd/Angkor.\n(« Art et Décoration », février 192 7.)\n\nBIBLIOGRAPHIE\nOPBOUWEN (Veldstraat, 3, St-Michel-\nlez-Bruges). La noLivelle revue, que di-\nrige notre distingué confrère, l'architecte\nHuib. Hoste, a publié en janvier dernier son\npremier numéro.\nSous une intéressante couverture, dessinée\npar le peintre V. Servranckx, une abondante\nmatière, variée et clairement présentée, et\nplus d'une douzaine d'illustrations se rap\nportant aux sujets traités.\nParmi ceux-ci, signalons surtout deux arti-\ncles l'un sur l'œuvre d'Eggericx, l'autre\nsur Mallet \\Stevens tous deux signés de\nH. Hoste. Du même, une étude sur l'harmo-\nnie entre l'ancienne et la nouvelle architec-\nture.\nV. Servranckx inaugure la rubrique « Plas\ntique » par une mise au point : « Notre\npoint de vue » ; C. Dekeukeleire étudie « la\nnature de l'émotion cinégraphique »; sui-\nvent d'autres études, très précises, sur la mu-\nsique, le théâtre, les lettres, études écrites par\ndes spécialistes sincères et déjà remarqués.\nNous nous plaisons à louer vivement ce\nnouvel effort de pénétration moderne qu'en-\ntreprend la revue naissante, et nous souhai-\ntons une carrière longue et profitable à\n« Opbouwen » !\nLE REZ-DE-CHAUSSEE, revue men-\nsuelle d'architecture, d'arts décoratifs et\nplastiques, organe officiel de l'Association\ndes Architectes de Liège.\n« La vie actuelle a ses impérieuses exi-\ngences », s'écrie la Rédaction de la nouvelle\nrevue, laquelle se propose de « réveiller les\nénergies somnolentes de la cité liégeoise ».\nLe moment semble propice, puisqu'une mani-\nfestation extraordinaire est annoncée : l'Exi-\nposition de 1930.\nNous attendrons donc; mais il nous sera\npermis de regretter que la dite manifestation\nait si mal commencé par ce « concours de fa-\nçades » qui peut signifier, hélas, que le som-\nmeil des énergies liégeoises est bien profond\nencore...\nINTERNATIONALE NEUE BAUKUNST\n*\npar l'architecte Ludwig Hilberseimer (Edi-\ntions Julius Hofmann, Stuttgart). Un choix\ndes plus heureux, et des plus significatifs,\nd'oeuvres architecturales modernes, réalisées\ndans le monde; choix complété par la repro-\nduction de quelques projets très caractéristi-\nques.\nCitons, parmi les 1 1 0 illustrations super-\nbement présentées, une œuvre de chacun de\nnos architectes modernistes belges : V. Bour-\ngeois, H. Hoste, J.-J. Eggericx et R. Ver-\nwilghen.\nUn tel livre constitue une précieuse docu-\nmentation, que nos constructeurs ont intérêt\nà posséder.\n« DAS FLACHE DACH », le numéro\nspécial de la revue « Das Neue Frankfurt »\ndont on connaît l'intérêt et la présentation\nremarquable contient les articles suivants:\nLa toiture-terrasse, par l'architecte com-\nmunal Ernst May;\nContribution au conflit de la toiture\nrasse et de la toiture à plans inclinés, ou pit-\ntoresque, par l'association « Der Ring » ;\nL'esthétique de la toiture plate, par Ad.\nBehne et P. Westheim;\nLa conquête de la toiture plate, par Le\nCorbusier ;"}, {"page_pdf": 34, "page_imprimee": "16", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192807-01.1.34", "texte": "TEK H N E\nSUPPLEMENT AU VOLUME VIL N° i DE « LA CITE ».\n\nLa toiture plate à l'Exposition du Werk-\nbund, par l'architecte Dr R. Docker;\nL'accès à la terrasse, par André Lurçat;\nLa toiture plate avant la guerre, par l'ar-\nchitecte E. Kaufmann;\nLa toiture plate au point de vue de l'hy-\ngiène, par le Prof. Dr M. Neisser;\nBéton et toitures plates, par Frank Lloyd\nWright;\nLa toiture plate en Hollande, par l'archi-\ntecte communal J. J. P. Oud;\nLa toiture à plans inclinés est uniquement\nun reste du pittoresque romantique, par le\nProf. J. Frank;\nLa toiture, par le professeur H. Tessenow.\nEtc., etc.\nCe numéro spécial est illustré d'un grand\nnombre de photographies et de détails tech-\nniques.\nMODERNE ARCHITEKTUR UND TRA-\nDITION, par Peter Meyer (Editions Dr. H.\nGirsberger, Zurich). Ce livre, abondamment\nillustré, s'adresse non seulement aux archi-\ntectes, mais encore à tous ceux qu'intéresse\nle vaste effort moderniste international pour\nla régénération constructive de notre temps.\nPeter Meyer explique et documente par un\nchoix judicieux d'illustrations d'œuvres an-\nciennes et contemporaines. Son livre est en\nquelque sorte une théorie des progrès de\nl'architecture de notre temps.\nFORMA (Mexico), tel est le titre de la\nrevue officielle des arts plastiques, publiée\nsous le patronage du Secrétariat mexicain\nd Education publique et de l'Université de\nMexico. Présentés avec soin, les premiers\nfascicules de cette nouvelle publication, of-\nfrent d'intéressants documents sur l'activité\nplastique à peu près ignorée chez nous\ndes artistes mexicains. Œuvres de peinture\net de sculpture exprimant des préoccupations\nbien modernes. Surtout témoignages d'un en-\nseignement artistique d'une haute valeur, et\nqui vise, en même temps qu'à donner un\nmétier sérieux aux élèves, à développer en\neux et sans souci d'académisme et de for-\nmule, leur libre originalité.\nMais pourquoi les travaux d'architecture\nfont-ils preuve d'un tel culte des styles clas-\nsiques américanisés? Pourquoi l'engouement\npour une ornementation encombrante? Chez\nnous l'architecture la première a aidé à la li-\nbération de l'artiste. Nous en avons quelque\nfierté.\nCONSTRUCTION ET ARCHITECTURE\nDE DEVANTURES DE MAGASIN. Ce\nnouvel ouvrage du professeur J.-G. Wattjes\ncontient le détail de cinquante travaux d'ar-\nchitecture de magasin exécutés en Hollande.\nCes travaux sont décrits minutieusement et\nillustrés par des dessins et des photographies.\nL'ARCHITECTURE CONTEMPORAINE\n(Ssowremennai Architektura C. A., Mos-\ncou), revue officielle de l'U. R. S. S. nous\nrenseigne sur beaucoup de choses touchant\n1 activité constructive des architectes russes.\nNous y voyons aussi comment il est possible\nde rendre captivant d'intérêt, non seulement\npar le choix des documents présentés, mais\npar l'attractive manière dont ils sont présen-\ntés, un organe principalement technique.\nDe nombreux confrères et nous-mêmes\navons reçu un petit fascicule spécimen de la\nrevue C. A., dont nous ne pouvons mécon-\nnaître l'intérêt ni les soins de mise en page.\nMalheureusement, c'est écrit presque exclusi-\nvement en russe, et cela coûte 10 roubles\npar an...\nDAS WERK (décembre 1927) publie\nd'excellentes reproductions d œuvres d'ar-\nchitecture religieuse, réalisée ces temps der-\nniers en Suisse.\nDAS NEUE FRANKFURT fidèle à sa\nprésentation remarquable, consacre son sep-\ntième numéro à « la toiture plate » et en\nexamine le rendement esthétique et techni-\nque."}, {"page_pdf": 35, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192807-01.1.35", "texte": "EDITIONS u TEKHNE „\nLA CITE. Première année. (Rare) . . . . . fr. 40.\nDeuxième année. (Rare) ...... 30.\n3e, 4e, 5® et 6* années ....... 20.\nCes volumes peuvent être fournis reliés en pleine toile moyennant un supplément\nde 15 francs.\nLA REVUE << TEKHNE » (série d'avant-guerre), collection com-\nplète de la 2e année (1912-1913). Beau volume de 516 pages,\nsur papier couché, illustré de 250 clichés .... 40.\nL'Art et la Société, par H.-P. Berlage, architecte à Amsterdam. Tirés\nà part de la Revue « Art et Technique » (septembre 1913-février\n1914). Un volume luxueusement imprimé et illustré de 98 clichés 50.\nLe Cœur de la Ville de Bruxelles, par Charles Buis, avec traduction\nd'une conférence de C. Giirlitt sur la « Conservation du coeur\nd'anciennes villes ». Une brochure de 24 pages .... 4.\nL'Abbaye de la Cambre, par G. des Marez ..... 4.\nPaul Hankar (1859-1901), par Ch. Conrardy et Raym. Thibaut.\nUne brochure illustrée ........ 4.\nConstantin Meunier. L'historique de son monument au travail, par\nR. Thiry et G. Hendrickx. Une brochure illustrée . . . 4.\nL'Art des Jardins et le nouveau jardin pittoresque, par Louis van\nder Swaelmen, architecte-paysagiste ...... 2.\nL'habitation coloniale. Sa construction au Congo Belge, par Gast.\nBoghemans. Une brochure de 20 pages abondamment illustrée . 4.\nMatériaux de substitution dans la construction de maisons, par J. Se-\nroen, architecte. Une brochure illustrée . . . . . 4.\n✓\nL'architecture hollandaise, par Luc & Paul Haesaerts. Une brochure\nillustrée ........... 4.\nIl est accordé à tout nouvel abonné de « La Cité », à titre de prime, une réduction\nde 50 % sur tout achat de livres ne dépassant pas 50 francs.\n\nPRIX DE L'ABONNEMENT à l'année en cours de la Revue « LA CITE »\net de son supplément « TEKHNE » : Belgique, 35 francs. Etranger, 50 francs.\nPour s'abonner à « La Cité » ou obtenir des livres, il suffit de verser, dans\nn'importe quel bureau des postes, au crédit du compte chèques postaux\nn° 166,21 Revue « La Cité », la sommedue et d'inscrire sur le bulletin de verse*\nment le titre du livre et les nom et adresse du souscripteur."}, {"page_pdf": 36, "page_imprimee": "couv. 4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192807-01.1.36", "texte": "POUR LA SOMME DE PRS 31\nNOS ABONNÉS REÇOIVENT :\nLES ABONNEMENTS PRENNENT COURS A PARÏIR DU NUMÉRO 1\n12 NUMÉROS DE ut REVUE \"LA CITÉ\"\nSOIT UN VOLUME D'ENVIRON\n144 PAGES DE TEXTE, ET\n96 PLANCHES DE GRAND FORMAT\n12 NUMÉROS DE LA REVUE \"TEKHNFI\"\nCONSACRÉE A L'INFORMATION\nET A u» TECHNIQUE DU BATIMENT\nSOIT UN VOLUME DE 246 PAGES\nABONDAMMENT ILLUSTRE\nUNE RISTOURNE DE 25 FRANCS\nSUR NOS ÉDITIONS (DEMANDES U LISTE)\nCOMPTE\nC H È «I U ES\nPOSTAUX\nN° 16621"}]}