{"numero_id": "bm-bmtnaac-1928-12-01", "volume": "bmtnaac_1928-12_01", "ocr_sha256": "0d136fb28108f174969b572566833aa9a856a31d9d7bbbc23cc2933aa5be5180", "source_tei": "https://github.com/Princeton-CDH/bluemountain-transcriptions/blob/main/periodicals/bmtnaac/issues/1928/12_01/bmtnaac_1928-12_01.tei.xml", "source_mets": "https://github.com/pulibrary/BlueMountain/blob/main/metadata/periodicals/bmtnaac/issues/1928/12_01/bmtnaac_1928-12_01.mets.xml", "url_numero": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192812-01", "articles": [{"article_id": "bm-bmtnaac-1928-12-01-c002", "article_bluemountain": "bmtnaac_1928-12_01#c002", "volume": "bmtnaac_1928-12_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "81", "page_fin": "82", "image_debut": 3, "image_fin": 4, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192812-01.2.2", "titre_corps": "LA CONSTRUCTION RAPIDE", "titre_sommaire": "LA CONSTRUCTION RAPIDE", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 3, "page_imprimee": "81", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192812-01.1.3", "debut_caractere": 98, "fin_caractere_exclue": 2662, "texte": "LA CONSTRUCTION RAPIDE\nM. A. Bloc, ingénieur des Arts et Manu-\nfactures» a donné récemment, dans la revue\n« La Science et la Vie »? un aperçu assez\ndétaillé de la nouvelle méthode de construc-\ntion rapide imaginée par l'architecte H. Sau-\nvage pour l'édification de grands immeubles\nd ' appartements.\nVoici quelques extraits de l'article en\nquestion :\n« L'avion, le train, l'auto, le mobilier, in-\ndispensables à la vie moderne, se construi-\nsent aujourd'hui dans de vastes usines mé-\nthodiquement organisées. Seul le bâtiment a\nconservé presque entièrement ses empiriques\nméthodes de construction. »\nCes méthodes aboutissent à ceci : les frais\ngénéraux considérables, occasionnés par\n1 inorganisation de la construction forment,\npour finir, un total estimé à environ 40 p. c.\nde la valeur de l'immeuble envisagé.\nDans le but de remédier à semblable et\ncoûteuse routine, l'architecte Sauvage avait\nenvisagé le procédé des cellules à carcasse\nmétallique, montées complètement à l'usine,\npuis assemblées les unes aux autres sur place\net définitivement. C'est à l'aide de ce pro-\ncédé qu'il] exécuta en trois jours une habita-\ntion composée de 8 éléments (salon, des arts\nménagers, Paris, 1926).\nCependant, M. Sauvage se rendit compte\nque cette méthode était rendue inefficace\ndans la pratique, parce que les moyens de\ntransport actuels ainsi que les moyens de\nmontage laissaient encore trop à désirer\n(grues, derricks, camions rapides et volumi-\nneux). 11 établit donc pour ses propres tra-\nvaux un système de construction, non plus\nde cellules, mais d'éléments cellulaires :\npoutres, cloisons, planchers fragmentés, fa-\nciles à construire, à transporter et à assem-\nbler. D'après cette méthode fut construite\nune villa de 17 pièces (deux étages) en\n42 jours. Les murs extérieurs creux sojit\nconstitués intérieurement! par des panneaux\nde solomite, et extérieurement par des pla-\nques de fibres de canne à sucre comprimées\n(celotex).\nLe succès de cette entreprise a permis en-\nsuite l'édification d'un immeuble de 8 éta-\nges, en plein centre de Paris. Voici les détails\nque donne, sur cette construction, M. l'in-\ngénieur Bloc :\n« Les fermes verticales, poutres et tra-\nverses sont en béton de ciment armé. Le\nplancher est également fait de dalles juxta-\nposées en ciment armé. Après la pose des\ndalles formant le plancher du premier étage,\non assemble de nouvelles fermes verticales\nau-dessus des premières, on les relie par des\npoutres et traverses, et, de nouveau, les car-\nreaux de ciment interviennent pour couvrir le\npremier étage et servir de plancher au deu-"}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "82", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192812-01.1.4", "debut_caractere": 10, "fin_caractere_exclue": 2037, "texte": "xième. La construction se poursuit ainsi auto-\nmatiquement jusqu'au dernier étage qui se\nterminera par une terrasse, également faite\nde dalles de ciment recouvertes de callen-\ndrite, ou de toute au re matière analogue,\navec aux extrémités, des cheneaux en béton\nnaturellement préparés à l'avance.\nLes murs sont également constitués par\ndes panneaux en béton armé, avec revête-\nments en pierres. Ceux de l'intérieur sont\nposés en utilisant les planchers, ce qui évite\nles échafaudages. Les portes et les fenêtres\nprennent leur place aussitôt, de sorte qu'un\nétage se termine pendant la construction de\nl'étage supérieur.Les parqueteurs, carreleurs\nfumistes, électriciens, peintres ont ainsi un\nétage à leur disposition alors que l'immeube\ncommence seulement à s'élever.\nOn voit par là que le procédé, en somme\ntrès neuf et très hardi, permet de réaliser\nd importantes économies de main-d'œuvre\n(utilisée d'une manière beaucoup plus ra-\ntionnelle que partout ailleurs) et surtout de\ntemps. De plus la surveillance est très sim-\nplifiée, et les vo's presque impossibles, cha-\nque pièce étant immatriculée. Un tel chantier\nemploie très peu d'eau, puisque les pièces\narrivent toutes prêtes à être posées; enfin les\ngravois sont supprimés, alors que, dans la\nconstruction courante, on en prévoit géné-\nralement autant de mètres cubes qu'un im-\nmeuble de huit étages comporte de mètres\ncarrés de superficie.\nPeut-être est-on tenté de reprocher à ce\nprocédé la standardisation obligatoire de\ntous les éléments qui constituent une maison,\nnotamment des ouvertures de dimensions ri-\ngoureusement semblables, des pièces égales\nen superficie. En réalité, l'uniformité abso-\nlue ne s impose pas, et il est toujours pos-\nsible d'introduire des modifications à la con-\ndition d'adopter en tout et partout' un des\nmultiples d'une dimension prise pour unité.\nD'ailleurs l'esthétique architecturale n'en\nsouffre aucunement, et les conditions impo-\nsées à la sandardisation permettent dé com-\nmuniquer à i ensemble une simplicité très\nélégante. »"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1928-12-01-c004", "article_bluemountain": "bmtnaac_1928-12_01#c004", "volume": "bmtnaac_1928-12_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "82", "page_fin": "84", "image_debut": 4, "image_fin": 6, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192812-01.2.3", "titre_corps": "ECLAIRAGISME", "titre_sommaire": "ECLAIRAGISME", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 4, "page_imprimee": "82", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192812-01.1.4", "debut_caractere": 2039, "fin_caractere_exclue": 3730, "texte": "ECLAIRAGISME\nLA QUESTION DE L'ECLAIRAGE RA-\nTIONEL demande, dans tous les cas de\nquelque importance, la compétence d'un spé-\ncialiste. Voici, à ce propos, ce qu'écrit\nM, Cabrerets, dans un quotidien parisien :\nL'institution de « l'heure d'été » a pour\nobjet d'économiser l'électricité, le gaz, le pé-\ntrole, en nous permettant d'achever la jour-\nnée de travail avant le crépuscule.\nC'est fort bien. Mais il en découle une au-\ntre conséquence, le plus souvent inaperçue :\nle rendement de notre travail se trouve ac-\ncru, du seul fait que nous travaillons à la\ngrande lumière du jour, qu'aucune lampe ne\nsaurait concurrencer.\nLes rapports qui existent entre l'éclairage\net la fatigue des travailleurs sont si impor-\ntants qu il faut les porter à la connaissance\nde tous.\nDans certaine usine, 83 ouvriers sur 1 00,\nexaminés par un oculiste, durent être munis\nde lunettes. Aussitôt, sans aucun change-\nment, ni dans le temps, ni dans la méthode\nde travail, lia production de l'usine s'accrut\nde 28 p. c.\nLes ouvriers munis de lunettes voyaient\nmieux, et sans fatigue, les détails de leur\ntâche.\nCependant, « si Ton avait adopté dès le\ndébut un éclairage suffisant, nousi dit l'in-\ngénieur spécialiste Wetzel, le même accrois-\nsement de production aurait été acquis et la\ndistribution des lunettes évitée en même\ntemps, bien entendu, que la myopie acquise\npar les ouvriers. »\nDans ce cas particulier, y avait-il mauvaise\nvolonté de 1 industriel? Pas le moins du\nmonde. Ce pauvre homme prenait, lui aussi,\nde la myopie à sa table de travail, dans un\ncabinet fortement mais mal éclairé.\nCar la lumière intense ne constitue pas\nrorcément un bon éclairage.\nLe bon éclairage, c'est celui du grand jour"}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "83", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192812-01.1.5", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 3627, "texte": "dans la rase campagne, sous un ciel légère-\nment gris.\nLa lumière du soleil est alors bien diffusée,\nuniforme, sans ombres portées crues, comme\nsans éclats éblouissants.\nVoilà ce qu'il faut réaliser dans les en-\ndroits où nous travaillons. Le réaliser de jour\npar la bonne disposition des verrières,, de\nnuit par l'utilisation rationnelle des lampes.\nLa détermination de l'éclairage rationnel\nconstitue, aujourd'hui, pour chaque cas\ndonné, un problème qui exige l'intervention\nd'un spécialiste.\nOn ne saurait, en effet, s'en rapporter au\njugement de l'œil.\nQuel rapport établissez-vous entre un beau\nclair de fane d'épié et la lumière du soleil?\nSur cent personnes questionnées, 99 répon-\ndront : « Le soleil éclaire dix, trente, cin-\nquante fois plus que la lune. » Les plus au-\ndacieux diront cent fois. Ceux qui soupçon-\nneront une « colle », dans cette demande,\ndiront : mille fois. Mais le physicien leur ex-\npliquera que c'est trois cent mille fois!\nEt cependant, on peut lire son journal par\nun beau clair de lune.\nAufae exemple de la délicatesse de notre\nœiK Nous apercevons sans grande difficulté\nune bougie placée à 27 kilomètres. L'éner-\ngie lumineuse reçue par l'œil est alors si pe-\ntite qu'il faudrait l'accumuler pendant un\nmilliard d'années pour élever d'un seul de-\ngré la température d'un centimètre cube\nd'eau!\nTel est l'outil délicat que nous saccageons\ntous les jours, précisément parce qu'il est de\npremière qualité.\nComment le soigner?\nAinsi que je Fiai dit, la disposition de\nl'éclairage, dans un local donné, exige l'étude\nd'un spécialiste.\nLa hauteur de suspension des lampes, la\nréflexion des murs et des plafonds, la forme\ndes diffuseurs, autant de facteurs aui inter-\n/ 4\nviennent.\nCitons seulement, toujours d'après M. Wet-\nzel, quelques résultats acquis par une com-\npagnie américaine d'éclairage à Chicago.\nCette compagnie a réipondu à l'appel de\nmilliers d'usines désirant « rationaliser »\nl'éclairage de leurs ateliers.\nDans un atelier de polissage, l'ancien éclai-\nrage se mesurait par le chiffre 38. Après la\nréforme, il se mesurait par 120. Le coût de\ncette réforme ne dépassait pas 1 ,4 pour cent\ndu montant des salaires. Cependant, la pro-\nduction s'accrut de 8,5 pour cent.\nDans un atelier de montage de carbura-\nteurs, la réforme fit passer l'éclairage de\n20 « lux » (le lux est l'unité d'éclairement\npar mlètre carré) à 120 kix. Accroissement\nde production : 1 2 pour cent; coût de la ré-\nforme : 0,9 pour cent des salaires.\nPar contre, à 1' International Magazine\nCompany », de New-York, les ouvriers se\nplaignaient de maux de tête et d'une fatigue\ndes yeux, dus à l'éblouissement d'un éclai-\nrage mal agencé.\nLa réforme de l'éclairage réduisit d'un\nquart *la dépense d'électricié, tout en faisant\ndisparaître la fatigue du personnel. Et l'ac-\ncroissement de production fut de 10 pour\ncent.\nNous pourrions citer des centaines de tels\nexemples. Nous pourrions citer encore des\nsolutions qui,, une fois trouvées, paraissent\nélémentaires (tel l'éclairage de la chaussée\nd'un pont en lumière rasante, au lieu de son\néclairage par des réverbères éblouissants\npour les automobilistes).\nTous les problèmes particuliers résolus\njusqu'ici nous montrent que nous ne savons\npas encore utiliser lumière..\nLE CONGRES INTERNATIONAL DE\nL'ECLAIRAGE 1928\nAu cours du Congrès de l'Eclairage, qui a\nréuni récemment en Amérique des délégués\nde la plupart des pays du monde, différents\nrapports très intéressants furent présen-és.\nC'est ainsi que le Comité Américain a dé-\nfini comme suit les buts de l'éclairage des\nrues : on cherche tout naturellement à dimi-\nnuer les risques de la à augmen-"}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "84", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192812-01.1.6", "debut_caractere": 139, "fin_caractere_exclue": 3861, "texte": "ter la valeur foncière, et à ajouter à l'attrait\nde la rue.\nDifférentes applications furent discutées.\nUn délégué signala qu'il avait été possible\nd'attirer la circulation vers des rues commer-\nçantes en en intensifiant l'éclairage. Une di-\nminution proportionnelle des crimes commis\ndans les environs fut constatée.\nLe délégué anglais, M. Patterson, fit rap-\nport sur les spécifications-types adoptées en\nAngleterre pour l'éclairage des rues. Ces spé-\ncifications scientifiquement déterminées vi-\nsent les différents types d'éclairage, la hau-\nteur et la distance des poteaux etc.\nM. Taylor, délégué anglais, fit part à ras-\nsemblée des observations faites en étudiant\nla réflexion de la lumière aitificielle par les\ndifférents pavements de rues\nMM, J. A» Macintyre et H. Buckley, mem-\nbres du Laboratoire National de Physique en\nAngleterre, présentèrent une thèse sur la\n« Protection des tableaux et des pièces de\nMusée contre la dégradation des teintes ».\nLes rayons ultra-violets attaquent les\nteintes, et c'est contre eux qu'il faut agir.\nLa question est d'autant plus urgente que\nles fabricants de couleurs ne s'attachent pas\nà obtenir des produits qui résistent de nom-\nbreuses années. Beaucoup de chefs-d'œuvre\nces maîtres contemporains sont destinés à\npérir si l'on ne les soustrait pas à l'action dis-\nsolvante des rayons ultra-violets.\nLe problème est compliqué : il s'agit de\ntrouver une lumière débarrassée de ces «pa-\nrasites» et en même temps susceptible de\nprésenter les tableaux sous leur meilleur jour.\nLes conférenciers ont procédé à de nom-\nbreuses expériences au sujet de l'emploi de\nverres jaunes et verts filtrant les rayons qui\ntraversent le c'el.La tâche est ardue parce que\nle ciel est parfois bleu, parfois d'un rouge\njaunâtre au coucher du soleil, et que les com-\nbinaisons des couleurs du soleil et du verre\nsont parfois nocives.\nReprenant une recette à base de quinine\nqui protège les visiteurs des Hautes-Alpes,\nles délégués anglais étudient la possibilité\nd'utiliser le sulpha'e de quinine pour éliminer\nles rayons ultra-violets.\nM. P. J. Waldram,' ingénieur-éelairagiste\nqualifia de « crime contre la santé publique »\nla construction de quartiers d'à ffai res sur-\npeuplés, avec leurs gratte-ciels qui masquent\nle soleil.\nLe manque de place, continue-t-il, est\nfatal au travailleur des villes; les substituts de\nl'air et de la lumière que nous créons, quels\nque soient leurs mérites, ne remplacent pas\nl'air pur et la lumière du jour.\nLa cure solaire n'est-elle pas d'ailleurs un\nremède efficace contre de nombreuses mala-\ndies?\nSi les citadins sont en général moins robus-\ntes que les campagnards, ce n'est pas surtout\nà cause de leurs occupations sédentaires\nbeaucoup d'athlètes sont des travailleurs\nsédentaires mais leur infériorité provient\ndu manque d'air, de lumière, de soleil.\nD'après l'orateur, la solution réside dans\nla défense de bâtir des immeubles trop près\nles uns des autres. Ces mesures rencontrent\nl'opposition des hommes d'affaires obstinés\nutiliser tous les recoins possibles dans un\nrayon restreint. Tôt ou tard cependant,\nl'opinion publique aura raison de cet obsta-\ncle et réclamera des lois régularisant les\nconstructions.\nM. Waldram croit d'ailleurs que la con-\ncentration présente de sérieux désavantages\nen compliquant la circulation ;\nle téléphone rend d'ailleurs cette concentra-\ntion moins utile.\nM. Waldram demanda en conclusion\nl'adoption d'un code international résumant\nles règles uniformes à l'usage des architectes.\nLui-même suggéra :\n« Les installations ne permettant pas de\nvoir le ciel à hauteur de table ne convien-\nnent pas pour les travaux de bureau et que\nleur construction n'est pas souhaitable »♦\n(Communication- du « Bureau d'Etude\nPhilip ».)"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1928-12-01-c005", "article_bluemountain": "bmtnaac_1928-12_01#c005", "volume": "bmtnaac_1928-12_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "85", "page_fin": "85", "image_debut": 7, "image_fin": 7, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192812-01.2.4", "titre_corps": "LE PROBLÈME DES CIMETIÈRES MODERNES", "titre_sommaire": "LE PROBLÈME DES CIMETIÈRES MODERNES", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 7, "page_imprimee": "85", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192812-01.1.7", "debut_caractere": 200, "fin_caractere_exclue": 3637, "texte": "LE PROBLÈME DES CIMETIÈRES MODERNES\nL'architecte paysagiste M. L, Latrobe-\nBatemaii A. M. T. P. I.y étudiait ré-\ncemment, dans « Garden-Cities et Town-\nplanning » les réformes à apporter à l'agen-\ncement des cimetières modernes, et leur re-\nlation au plan d'ensemble de la Cité.\nLorsqu'on établit un plan général d'exten-\nsion prévoit-on toujours l'emplacement né-\ncessaire et convenable pour le futur cime-\ntière?\nAnciennement c'était autour de l'église\nque l'on groupait les tombes (les cimetières\nanglais primitifs « churchyards » restent un\nmodèle de cette mode). Ces premiers em-\nplacements étaient rapidement insuffisants.\nOn faisait choix alors d'autres terrains si-\ntués à une distance convenable des centres\nhabités. Mais aujourd'hui est-il possible de\ndéterminer, même avec un minimum de pré-\nl'extension d'une ville, d'une agglo-\nmération? Et nombreux sont les cimetières,\naménagés ïo;n d'un centre, qui se voient au-\njourd'hui complètement encerclés par le dé-\nveloppement d'une agglomération.\nM. D. Simons, qui fait autorité en cette\nmatière, écrivait : « nos grands cimetières\ndoivent être tenus en égale considération de\ntoutes organisations communes de notre\ntemps; ils seront aménagés pour satisfaire\nau mieux les nécessités religieuses, scientifi-\nques et économiques. Ils seront véritable-\nment des endroits de repos, et protégés de\ntoute intrusion, de tout voisinage inconve-\nnant ».\nLes cimetières de l'Amérique du Nord\npeuvent assurément servir d'exemples. Leur\nagencement, la beauté de leurs plantations\nleur donnent plus l'aspect de parcs que des\ncimetières que nous connaissons. L'auteur de\n1 article ajoute que les Américains sont par-\nvenus à cette maîtrise grâce aux nombreux\ntiavaux d'extension d'anciens cimetières\nqu ils eurent à faire; aussi d'ailleurs à leur\ndésir de créer chez le public le goût de telles\nordonnances.\nUn d es plus intéressants exemples de ci-\nmetières européens serait celui de Saffron\nHill (Leicester). L'ordonnance, géométri-\nque, se caractérise par des tracés crucifor-\nmes. Une série d'avenues et de sentiers bor-\ndés d'arbres et de haies vives mènent à une\ncomposition centrale, où sont disposés les\nmonuments principaux. Le cimetière de Ce-\ndar Hill (Floride) est remarquable par son\nadaptation aux reliefs du sol, et par les res-\nsources qu'en a tirées l'architecte. Ce cime-\ntière est basé sur la formule américaine du\n« parc ». Il est sis à flanc de coteau, et doit\noffrir place pour un nombre considérable\nd'années. Une des difficultés auxquelles se\nheurte l'architecte, dans le cas du « park-\ncemetei}' » est la judicieuse répartition des\nemplacements réservés aux tombes et de\nceux servant spécialement aux voies, allées\net plantations.\nIl apparaîtra à tous que la réforme capitale\nqui doit être abordée avant toute autre dans\nle problème du cimetière moderne est Tuni-\nformité (relative) des monuments funérai-\nres : réglementation de hauteur et d'emploi\ndes matériaux.\nM. Latrobe-Bateman suggère spécialement\nl'interdiction de matériaux artificiels, de gril\nlage, ferrures encerclant les tombes. Les\nvoûtes seront toujours souterraines, les mas-\nsifs de terre des tombes mêmes seront uni-\nformément abaissés jusqu'à environ 10 à\n1 5 cm. au-dessus du sol.\nPour conclure, l'auteur assure qu'il faut\nen arriver à considérer le cimetière comme\nun parc du souvenir (memoral-park) ,et non\ncomme « un lieu désordonné où se mêlent\ndes tombes, des catacombes et des pyra-\nmides »."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1928-12-01-c006", "article_bluemountain": "bmtnaac_1928-12_01#c006", "volume": "bmtnaac_1928-12_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "86", "page_fin": "87", "image_debut": 8, "image_fin": 9, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192812-01.2.5", "titre_corps": "EQUIPEMENT DE LA RUE", "titre_sommaire": "EQUIPEMENT DE LA RUE", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 8, "page_imprimee": "86", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192812-01.1.8", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 31, "texte": "EQUIPEMENT DE LA RUE"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1928-12-01-c007", "article_bluemountain": "bmtnaac_1928-12_01#c007", "volume": "bmtnaac_1928-12_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "86", "page_fin": "86", "image_debut": 8, "image_fin": 8, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192812-01.2.5.1", "titre_corps": "La municipalité d'une de nos villes industrielles a fait placer, dans plusieurs de ses rues et à quelques carrefours, des appareils de réglementation du trafic ― dont on peut voir ci-contre un exemple.", "titre_sommaire": "La municipalité d'une de nos villes industrielles a fait placer, dans plusieurs de ses rues et à quelques carrefours, des appareils de réglementation du trafic ― dont on peut voir ci-contre un exemple.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 8, "page_imprimee": "86", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192812-01.1.8", "debut_caractere": 33, "fin_caractere_exclue": 238, "texte": "La municipalité d'une de nos villes indus-\ntrielles a fait placer, dans plusieurs de ses rues\net à quelques carrefours, des appareils de régle-\nmentation du trafic ― dont on peut voir\nci-contre un exemple."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1928-12-01-c008", "article_bluemountain": "bmtnaac_1928-12_01#c008", "volume": "bmtnaac_1928-12_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "86", "page_fin": "86", "image_debut": 8, "image_fin": 8, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192812-01.2.5.2", "titre_corps": "Quand donc comprendra-t-on, chez nous, qu'il n'est plus de saison de « jouer avec les ornements » et qu'il faut s'exprimer clairement et simplement, même lorsqu'on s'adresse aux conducteurs de véhicules rapides.", "titre_sommaire": "Quand donc comprendra-t-on, chez nous, qu'il n'est plus de saison de « jouer avec les ornements » et qu'il faut s'exprimer clairement et simplement, même lorsqu'on s'adresse aux conducteurs de véhicules rapides.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 8, "page_imprimee": "86", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192812-01.1.8", "debut_caractere": 240, "fin_caractere_exclue": 453, "texte": "Quand donc comprendra-t-on, chez nous, qu'il\nn'est plus de saison de « jouer avec les orne-\nments » et qu'il faut s'exprimer clairement et\nsimplement, même lorsqu'on s'adresse aux\nconducteurs de véhicules rapides."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1928-12-01-c009", "article_bluemountain": "bmtnaac_1928-12_01#c009", "volume": "bmtnaac_1928-12_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "87", "page_fin": "87", "image_debut": 9, "image_fin": 9, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192812-01.2.5.3", "titre_corps": "Le cliché précédent et celui ci-contre — exécutés d'après la revue « Das Neue Frankfurt » — montrent qu'on peut fort bien ménager l'aspect de la rue et servir ses exigences les plus diverses: circulation, éclairage, confort et publicité.", "titre_sommaire": "Le cliché précédent et celui ci-contre — exécutés d'après la revue « Das Neue Frankfurt » — montrent qu'on peut fort bien ménager l'aspect de la rue et servir ses exigences les plus diverses: circulation, éclairage, confort et publicité.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 9, "page_imprimee": "87", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192812-01.1.9", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 250, "texte": "Le cliché précédent et celui ci-contre — exé-\ncutés d'après la revue « Das Neue Frankfurt »\n— montrent qu'on peut fort bien ménager\nl'aspect de la rue et servir ses exigences les plus\ndiverses: circulation, éclairage, confort et\npublicité."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1928-12-01-c010", "article_bluemountain": "bmtnaac_1928-12_01#c010", "volume": "bmtnaac_1928-12_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "87", "page_fin": "89", "image_debut": 9, "image_fin": 27, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192812-01.2.6", "titre_corps": "A PROPOS DE LA LOI LOUCHEUR", "titre_sommaire": "A PROPOS DE LA LOI LOUCHEUR", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 9, "page_imprimee": "87", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192812-01.1.9", "debut_caractere": 252, "fin_caractere_exclue": 1935, "texte": "A PROPOS DE LA LOI LOUCHEUR\nOn n'ignore pas que la loi Loueheur. ré-\ncemment votée par le Parlemen français, a\nété accueillie de façons fort diverses par les\narchitectes, urbanistes, sociologues et les\nnombreux professionnels du bâtiment.\nA l'étranger aussi, les commentaires pu-\nbliés à Toocasion de ces nouveaux décrets\nfurent variés et multiples.\nRappelons brièvement l'objet et le méca-\nnisme de la loi Loueheur.\nLe titre en est : « Loi établissant un\nprogramme de construction d'habita ions à\nbon marché et de logements en vue de re-\nmédier à la crise d'habitation ».\nProgramme : En cinq années, soit de\n1929 à 1933, la France construira 260rOOO\nlogements,, dont 200,000 habitations indi-\nviduelles et 60 000 logements à loyer moyen\n(c'est-à-dire ne dépassant pas 35 ,000 fr.).\nFinancement : sept milliards sont prévus\npour la construction des 200,000 habita-\ntions, tandis qu'on évalue à 4,8 milliards le\ntotal nécessaire pour la réalisation des loge-\nments à loyers moyens.\nLe financement de la vaste entreprise se\nfera grâce à des avances à 2 p. c. s élevant\nannuellement à 2 miliards 350 millions et à\ndes subventions annuelles de 150 millions\nde francs.\ninnovations de la loi Loueheur, compa-\nrée à notre politique d'habitations à bon\nmarché, d'après) le colonel L. Lemereier\n(article publié dans « Le Soir ») :\n1 0 La loi française s'applique aussi bien\naux logements (appartements) qu'aux mai-\nsons individuelles.\n2° La fixation rigoureuse d'une limite de\nrevenus pour les bénéficiaires des avantages\nofferts par la loi (5,000 francs imposables).\n3° La politique de location n'est plus en-\nvisagée qu'accessoirement pour des fa-\nmilles misérables, ou ne pouvant se fixer;"}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "88", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192812-01.1.10", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 3984, "texte": "-4° Annuité faible (réduction de la rému-\nnération du capital à 1,25 p. c. de la valeur\nde l'immeuble, plus gestion e: entretien) ;\n5° Enfin» la nouvelle catégorie d'habita-\ntions envisagée : les logements à loyer mo-\ndéré destinés à la classe moyenne.\nVoici la critique des chiffres, telle que la\npublia sommairement la revue « Das Neue\nFrankfurt » :\nChiffre aciuel des logements en France ;\ndix millions. Augmentation proportionnelle\n« per annum » du fait de la réalisation de\nla loi Loucheur : 0,52 p. c.\nHabitabilité moyenne d'un logement :\ndeux cents ans. Déchet annuel en logements,\nen France : 50,000 logements, soit une pro-\nportion de 0,50 p. c. Edification « per an-\nnum » par la loi Loucheur : 52;,000. Excé-\ndent réel : 2,000 logements.\nCes d onnées établissent les comparai-\nsons suivantes : La France va construire an-\nnuellement (depuis 1929) 52,000 loge-\nments, tandiist que l'Allemagne a construit\nannuellement jusqu'en 192 7 : 200,000 loge-\nments. Ou par 1 00,000 habitants, la\nFrance fournira 120 logements d'extcédent\nannuel, tandis que l'Angleterre, jusqu'ici a\natteint le chiffre de 290? la Hollande celui\nde 600.\nCes chiffres et ces dates sont assez signi-\nficatifs pour qu'ils se passent d'autre com-\nmentaire.\nLes critiques les plus vives sont sans doute\ncelles que publie la Commission juridique ei:\nadministrative de 1' « Union professionnelle\nfrançaise du bâtiment », dans les pages de\n« La Construction Moderne » :\n« La loi Ribot, vieille main enant de plus\nde vingt ans» avait posé d'admirables prin-\ncipes. En la remaniant quelque peu, ou plus\nsimplement en cherchant à l'appliquer d une\nmanière généreuse et intelligente, cette loi\nétîait suffisante pour conjurer en France la\ncrise du logement et pour faire de la France\nun des pays d'Europe les plus sains et les\nplus confortables, comme le sont aujour-\nd'hui l'Allemagne et l'Angleterre. Mais la loi\nRibot a été « torpillée ».\nLes signataires de cette manière de mani-\nfeste expliquent et démontrent l'incurie, la\nnégligence, l'imprécision,, l'arbitraire de l'ad-\nministration lorsqu'il s'est agi de l'applica-\ntion de la loi.\n« Les rapports annuels que le Conseil su-\npérieur des habitations à bon marché sou-\nmet au Président de la République et qui\nsont destinés à renseigner le public et le\nParlement sur l'application de la loi Ribot»\ndonnent une impression d'abandon, de re-\nnoncement, d'imprécision, de décourage-\nment et de tristesse même qui déconcertent le\nlecteur. »\nCes rapports sont très explicites pour ce\nqui concerne l'effort de construction des\npays étrangers Belgique, Alle-\nmagne, Tchéco-Slovaquie, U. R, S. 5.,)\nmais ils sont très imprécis sur la situation de\nla France.\nL' « Union professionnelle du bâtiment »\ncontinue ainsi : « Il est vraiment éton-\nnant qu'en face des statistiques inté-\nressantes, qui nous sont fournies par les\npays étrangers,, l'administration ne soit pas\ncapable, ou plus exactement, ne veuille pas\nfournir un tableau des résultats acquis. C'est\nque, probablemient ces tableaux ne seraient\npas à son avantage et; feraient ressortir l'in-\ncapacité des Offices ,des Sociétés de Crédit,\net des Sociétés d'Habitations à bon marché\nactuellement »\nEnfin une autre critique que formule vi-\ngoureusement l'Union professionnelle à ceux\nqui furent chargés de l'application de la loi\nest : « les quelques crédits alloués\npar la loi Ribot aux constructeurs ont donné\nlieu à un arbitraire administratif inouï! » Un\ncas singuièrement typique du zèle adminis-\ntratif est ensuite cité.\nPassant à l'examen de la loi Loucheur,\nl'Union professionnellle écrit : « Il est évi-\ndent que si la loi Loucheur doit être appli-\nquée avec les mêmes principes que la loi\nRibot et par les mêmes fonctionnaires, il\nvaudrait mieux la supprimer tout de suite\ncar c'est le seul moyen d'éviter le « scan-\ndale de la loi Loucheur » qui est imminent.»\nPlus loin l'Union professionnelle aborde\n*a critique point par point de la nouvelle loi.\net commence la présentation « d'un pro-"}, {"page_pdf": 27, "page_imprimee": "89", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192812-01.1.27", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 3908, "texte": "gramme de mesures pour permettre une ap-\nplication sérieuse de la loi Loucheur ».\nNous attendons la fin de la publication de\nce programme pour documenter nos lec-\nteurs.\nOn peut rester très sceptique vi&ià-vis de\nla réalisation « en soi » du programme Lou-\ncheur. Certes nous savons fort bien qu'il\ns'agit d une « loi révolutionnant la construc-\ntion en France » ; nous savons aussi que\nM. Loucheur s'est rendu en Hollande et\nqu'il y a visité des cités-jardins « gaies et\npro près » ;nous savons encore que de clairs\nespritis nourissent de beaux projets, géné-\nreux et novateurs, mais il y a contre tout\ncela? et avant tout la lenteur d'adaptation\ndu peuple français au courant du siècle, il y\na la routine, et il'administration, il y a\nles fausses directives (pensons aux consé-\nquences de l'Exposition de 1925) et par\ndessus tout) il y a l'absente du sentiment col-\nlectif, l'étroitesse des horizons individua-\nlistes.\nLa loi Loucheur aura en tout cas une sen-\nsible répercussion sur Paris et sur l'ensemble\nde la région parisienne, dont le développe-\nment fut jusqu'à ce jour pour le moins\n« chaotique »l\nIl est inutile de reprendre ailleurs (car\non en fit des études sur le «mal de Paris»!)\nque chez Le Corbusier l'examen du cas cli-\nnique de la capitale française. C'est avec ces\néléments qu'on posera le problème avec\nnetteté.\nAssurément les solutions peuvent différer.\net nous pensons au récent travail d'An-\ndré Lurçat dont les directives sont opposées\nà celles de Le Corbusier, en ce qui concerne\nla solution du cas parisien. Nous avons vu\naussi les solutions pronées par l'architecte\nVentre et pair d'auttres.\nIl nous semble incontestable néanmoins\nque l'idéal urbanistique, architectural et ad-\nministratif exposé par les nombreux travaux\nde Le Corbusier , relatifs au nouveau Paris,\natteint avant tout autre exposé jusqu'ici le\nmaximum de viabiliué. Mais ceci est trop\ngrosse question pour être abordée en quel-\nques lignes.\nA la suite d'une enquête faitet après le\nvote de la loi Loucheur, par un quotidien\nparisien, Le Corbusier, interrogé, exposait :\n« Le « Redressement Français » est un\ncentre d'études qui comprend une « com-\nmission d'urbanistme », antenne désinté-\nressée des pouvoirs publics, et qui a été\ncréée pour répondre à l'erreur des lotisse-\nsemenls. Cette commission se propose (en\nprovoquant des lois) de faire restituer à\nl Etaç une grosse part des bénéfices que les\nparticuliers ont faits sur des travaux d'utilité\npublique. Elle se propose aussi de provoquer\nun « remembrement » du sol en donnant,\npour cela, des armes légales au gouverne-\nment:. Notre sol est, en effet, si morcelé,\nqu'il interdit toute construction logique. Il\nfaut le regrouper, tracer de nouvelles rues.\n« En ce qui concerne le centre de Paris\nil y a deux thèses en présence. L'une pro-\npose de se livrer à un jeu de massacre. C'est\nla bonne. L'autre de ne pas toucher à Paris\net de construire d'autres villes à côté de la\ncapitale.\nQue pensez-vous de la poussée de Pa-\nris vers l'Ouest?\nQue c'est une pure légende. Le centre\nde Paris est fixe. « Paris c'est Lutèce »...\nLa poussée dont vous me parlez s'est pro-\nduite en 1918, quand les Américains sont\narrivés chez nous. La situation était précaire.\nLe « dollar » a pris les appartements libres\net a choisi tout naturellement ce qu'il y avait\nde mieux et de plus neuf. Cette fameuse\npoussée n'est donc pas un phénomène orga-\nnique* mais de circonstance.\n« De suite, après les mauvais jours de\n1918, le « reflux » vers le centre s'est ef-\nfectué et il s'effectue, malheureusement,\ntous les jours. C'est! ainsi qu'on laisse de\ngrandes compagnies, très riches, il est\nvrai, s'installer au centre de Paris, rache-\nter des immeubles, provoquant de la sorte\nune congestion intense et empêchant toute\nurbanisation. Cette menace de parasites qui\ns'installent dans Paris, absorbant ses orga-\nnes vitaux c'est ce que j'appelle « le cancer\nde Paris »."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1928-12-01-c011", "article_bluemountain": "bmtnaac_1928-12_01#c011", "volume": "bmtnaac_1928-12_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "85", "page_fin": "100", "image_debut": 11, "image_fin": 26, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192812-01.2.7", "titre_corps": "LES TRAVAUX DE JAN B. LAUWERS", "titre_sommaire": "LES TRAVAUX DE JAN B. LAUWERS", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 11, "page_imprimee": "85", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192812-01.1.11", "debut_caractere": 70, "fin_caractere_exclue": 1383, "texte": "L'ARCHITECTURE EN BELGIQUE\nLES TRAVAUX DE JAN B. LAUWERS\n\nC est le 31 décembre de l'an dernier qu'un arrêté royal, mettant fin aux\ndiscussions du jury, attribuait à Jan B. Lauwers un premier prix de\nquinze mille francs pour sa participation au Concours du Prix de Rome.\nCe succès força 1 attention de beaucoup sur le jeune constructeur. Oeux\nqui ne le connaissaient pas, ou fort peu, jusqu'alors, furent surpris de son\nœuvre déjà considérable, et surtout de l'esprit qui anime cette œuvre :\nprécision dans le problème utilitaire, ressources techniques, effort sans\ncesse accentué vers le dépouillement des formes, vers la simplicité plastique.\n(M ais de ceci on pourra juger, mieux que par des mots, par les reproduc-\ntions des travaux de Lauwers, publiées ci-après).\nEn matière de technique, le constructeur fait appel aussi bien aux\ninnovations, aux méthodes les plus récentes qu'aux matériaux consacrés\npar la tradition : tout dépend du problème posé et de sa résolution\néconomique et pratique. Quant à la mise en œuvre, Lauwers aime à\nrépéter qu'il doit à un père, véritable artisan, le goût et la joie du\ntravail précis achevé avec soin.\n\nPar suite d'erreur le fascicule précédent de La Cité \" a eu ses pages numérotées de 85 a 100. Nos lecteurs\nvoudront bien rectifier et lire ce même numérotage de 69 à 84,"}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "86", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192812-01.1.12", "debut_caractere": 40, "fin_caractere_exclue": 1711, "texte": "Au reste, un bref aperçu biographique peut aider dans l'appréciation de\nl œuvre du constructeur.\nNé à Malines en 1898, il lait ses premiers études à l'Athénée de cette\nville. 1914 l'y trouve fréquentant les cours du soir de l'Académie. Vint\nla guerre. Jusqu'en 1916, Lauwers travaille comme ouvrier, en Angleterre,\nsuccessivement aux champs, dans une scierie, dans une menuiserie, puis\nil est maçon. De 1916 à 1918, il est jeté dans la tourmente (il est télé-\nphoniste à l'artillerie). 1919. Lauwers suit les cours spéciaux pour mili-\ntaires à l'Académie de Malines; puis travaille au service des bâtiments\nmilitaires. 1920. Il est dans les Flandres comme délégué de f architecte\nA. Dumont ; puis adjoint technique au haut Commissariat Royal de\nPoperinghe. Il construit, en 1922, pour le Dr Brutsaert, une ferme à\nYprès, laquelle obtient le 2e prix au Concours pour „ le prix du roi\". De\nnouvelles réalisations : des maisons et des bâtiments ruraux à Kemmel et\nà Locre. Collaborateur de l'architecte A. Dumont, Lauwers surveille\nl'édification des églises de Kemmel et Locre, ainsi que la maison commu-\nnale de cette dernière commune. Puis en 1925 il dirige 1 achèvement de\nl'École Normale de Jodoigne. Ses propres travaux de cette année : deux\nmonuments funéraires au cimetière de Malines (1925) ; la transformation\nd'un magasin à Malines (1926) ; la transformation d une librairie (1927).\nFin 1927 paraissait l'arrêté royal du „ prix de Rome\". On notera que la\nplupart des travaux reproduits ci-après sont récents, et que parmi ceux-ci\nbeaucoup sont en cours d'exécution.\nEnfin Jan B. Lauwers vient d'être nommé professeur à l'Académie\ndes Beaux-Arts de sa ville natale."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1928-12-01-c013", "article_bluemountain": "bmtnaac_1928-12_01#c013", "volume": "bmtnaac_1928-12_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "87", "page_fin": "87", "image_debut": 13, "image_fin": 13, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192812-01.2.7.2", "titre_corps": "TRANSFORMATION D'UNE HABITATION A WAVRE N. D. 1927. FAÇADE EN TERRANOVA", "titre_sommaire": "TRANSFORMATION D'UNE HABITATION A WAVRE N. D. 1927. 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EXÉCUTION EN BRIQUES ARTIFICIELLE, CHASSIS COSYN, TOITURE EN ZINC A TASSEAUX.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 19, "page_imprimee": "93", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192812-01.1.19", "debut_caractere": 40, "fin_caractere_exclue": 155, "texte": "RUCTION A MALINES. FAÇADE PRINCIPALE. 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FAÇADE EN ENDUIT ET PEINTE EN NOIR ET VERT. BOISERIES ROUGE, JAUNE, VERT COLLABORAT. P. DE TROYER, PEINTRE.", "titre_sommaire": "TRANSFORMATION DE MAGASIN A MALINES. 1927. FAÇADE EN ENDUIT ET PEINTE EN NOIR ET VERT. BOISERIES ROUGE, JAUNE, VERT COLLABORAT. P. DE TROYER, PEINTRE.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 20, "page_imprimee": "94", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192812-01.1.20", "debut_caractere": 40, "fin_caractere_exclue": 190, "texte": "TRANSFORMATION DE MAGASIN A\nMALINES. 1927. FAÇADE EN ENDUIT ET\nPEINTE EN NOIR ET VERT. BOISERIES\nROUGE, JAUNE, VERT COLLABORAT.\nP. DE TROYER, PEINTRE."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1928-12-01-c025", "article_bluemountain": "bmtnaac_1928-12_01#c025", "volume": "bmtnaac_1928-12_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "94", "page_fin": "94", "image_debut": 20, "image_fin": 20, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192812-01.2.7.14", "titre_corps": "MAGASIN DE CONFECTIONS A MALINES. 1928. FAÇADE EN ENDUIT ET TERRANOVA BOISERIE: OR, ROUGE ET NOIR PLINTHE DE MARBRE NOIR.", "titre_sommaire": "MAGASIN DE CONFECTIONS A MALINES. 1928. 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FAÇADE EN\nENDUIT ET TERRANOVA\nBOISERIE: OR, ROUGE ET NOIR\nPLINTHE DE MARBRE NOIR."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1928-12-01-c026", "article_bluemountain": "bmtnaac_1928-12_01#c026", "volume": "bmtnaac_1928-12_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "95", "page_fin": "95", "image_debut": 21, "image_fin": 21, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192812-01.2.7.15", "titre_corps": "CABINET DE CONSULTATION DU DR G. MALINES (PROJET). ENDUIT TERRANOVA. PIERRE ARTIFICIELLE TERRASSE ASPHALTÉE.", "titre_sommaire": "CABINET DE CONSULTATION DU DR G. MALINES (PROJET). ENDUIT TERRANOVA. 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VERRE MARTELÉ.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 21, "page_imprimee": "95", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192812-01.1.21", "debut_caractere": 152, "fin_caractere_exclue": 331, "texte": "ENTREPOT AVEC GARAGE AU REZ-DE-CHAUSSÉE\n(BRUXELLES, A EXÉCUTER EN 1929). CONSTRUCTION EN\nBÉTON. FAÇADE EN BRIQUES „ BELVEDERE ” ET TER-\nRANOVA. CHASSIS MÉTALLIQUES. VERRE MARTELÉ."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1928-12-01-c028", "article_bluemountain": "bmtnaac_1928-12_01#c028", "volume": "bmtnaac_1928-12_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "96", "page_fin": "96", "image_debut": 22, "image_fin": 22, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192812-01.2.7.17", "titre_corps": "PLAN BUREAUX ET MAGASINS DE LA FABRIQUE DE MEUBLES „LA LIGNA” MALINES (A EXECUTER EN 1929) EN BRIQUES KLINKAERT. CHASSIS METALLIQUES. TOITURES ASPHALTEES.", "titre_sommaire": "PLAN BUREAUX ET MAGASINS DE LA FABRIQUE DE MEUBLES „LA LIGNA” MALINES (A EXECUTER EN 1929) EN BRIQUES KLINKAERT. CHASSIS METALLIQUES. 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(EN EXECUTION). BRIQUES KLINKAERT DE BOOM ET BETON, TERRASSE ASPHALTÉE.", "titre_sommaire": "ATELIERS GRAPHIQUES ET IMPRIMERIE „MONNE” A MALINES. (EN EXECUTION). BRIQUES KLINKAERT DE BOOM ET BETON, TERRASSE ASPHALTÉE.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 23, "page_imprimee": "97", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192812-01.1.23", "debut_caractere": 38, "fin_caractere_exclue": 164, "texte": "ATELIERS GRAPHIQUES ET IMPRIMERIE „MONNE” A MALINES. (EN EXECU-\nTION). 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Robert Vonder Mühl (Congrès de la Sarraz)", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 25, "page_imprimee": "99", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192812-01.1.25", "debut_caractere": 40, "fin_caractere_exclue": 496, "texte": "LOCOMOTIVE A TURBINE. CRÉÉE PAR LES USINES MAFFEI DE\nMUNICH. FORCE: 2.500 HP. VITESSE: 120 KM. A L'HEURE\nRAPPELS\nLes ingénieurs font de l'architecture,\ncar ils emploient le calcul issu des\nlois de la nature et leurs œuvres\nnous font sentir l'harmonie.\nLe Corbusier\n(Vers une Architecture)\nLa fonction détermine le caractère ;\nle caractère confère la beauté.\nL'esthétique n'est pas un pro-\ngramme, mais un résultat.\nRobert Vonder Mühl\n(Congrès de la Sarraz)"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1928-12-01-c033", "article_bluemountain": "bmtnaac_1928-12_01#c033", "volume": "bmtnaac_1928-12_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "100", "page_fin": "100", "image_debut": 26, "image_fin": 26, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192812-01.2.7.22", "titre_corps": "Les architectes? II semble qu'on leur ait permis ― bien à regret ― d'étaler par ci, par là, le plus haut, le plus loin possible, quelques fantaisies décoratives..... Eut-on raison de nous dire: ― “ écoutons les conseils des ingénieurs américains. Mais craignons les architectes américains.” ― Et pour preuve, examinez bien ces clichés.....", "titre_sommaire": "Les architectes? II semble qu'on leur ait permis ― bien à regret ― d'étaler par ci, par là, le plus haut, le plus loin possible, quelques fantaisies décoratives..... Eut-on raison de nous dire: ― “ écoutons les conseils des ingénieurs américains. Mais craignons les architectes américains.” ― Et pour preuve, examinez bien ces clichés.....", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 26, "page_imprimee": "100", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192812-01.1.26", "debut_caractere": 40, "fin_caractere_exclue": 379, "texte": "Les architectes? II semble qu'on leur ait\npermis ― bien à regret ― d'étaler par ci,\npar là, le plus haut, le plus loin possible,\nquelques fantaisies décoratives.....\nEut-on raison de nous dire: ― “ écoutons\nles conseils des ingénieurs américains.\nMais craignons les architectes américains.”\n― Et pour preuve, examinez bien ces\nclichés....."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1928-12-01-c034", "article_bluemountain": "bmtnaac_1928-12_01#c034", "volume": "bmtnaac_1928-12_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "100", "page_fin": "100", "image_debut": 26, "image_fin": 26, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192812-01.2.7.23", "titre_corps": "LEÇONS D'AMÉRIQUE La puissance des volumes, — sous laquelle se cache une science hardie sans cesse renouvelée — “ Simplement guidés par les nécessités d'un programme impératif, les ingénieurs d'aujourd'hui aboutissent aux génératrices accusatrices des volumes ”.", "titre_sommaire": "LEÇONS D'AMÉRIQUE La puissance des volumes, — sous laquelle se cache une science hardie sans cesse renouvelée — “ Simplement guidés par les nécessités d'un programme impératif, les ingénieurs d'aujourd'hui aboutissent aux génératrices accusatrices des volumes ”.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 26, "page_imprimee": "100", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192812-01.1.26", "debut_caractere": 381, "fin_caractere_exclue": 647, "texte": "LEÇONS D'AMÉRIQUE\nLa puissance des volumes, — sous\nlaquelle se cache une science hardie\nsans cesse renouvelée — “ Simple-\nment guidés par les nécessités d'un\nprogramme impératif, les ingénieurs\nd'aujourd'hui aboutissent aux géné-\nratrices accusatrices des volumes ”."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1928-12-01-c035", "article_bluemountain": "bmtnaac_1928-12_01#c035", "volume": "bmtnaac_1928-12_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "90", "page_fin": "91", "image_debut": 28, "image_fin": 29, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192812-01.2.8", "titre_corps": "EXPOSITIONS", "titre_sommaire": "EXPOSITIONS", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 28, "page_imprimee": "90", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192812-01.1.28", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 3340, "texte": "EXPOSITIONS\nSTUTTGART. EXPOSITION DE\n« LA CHAISE ». L' activité construictive\nen Allemagne aborde tous les problèmes et\ntient inlassablement le public au courant des\nrecherches architecturales ou techniques les\nplus diverses. A la fin d août dernier,\nune exposition de « la chaise » s'est\nouverte à Stuttgart, organisée par ie\ndépartement d'ameublement, de l'Ecole\ndes Arts et Métiers de l'Etat (direc-\ntion : prof. Ad. Schneck) et par le Comité\ndes industries du bâtiment du Wurtemberg\n(direction : prof. Keuerleber). On y a ex-\nposé les plus intéressantes réalisations ac-\ncomplies en Allemagne,, en Angleterre, en\nFrance, en Amérique.\nDes types très divers, mais étudiés et réa-\nlisés avec soin, étaient offerts aux juge-\nments chaises d'ameublement d habita-\ntion et de bureau, dont beaucoup pourront\nservir d'exemple au technicien, au fabricant,\nau commerçant et aussi au public des ache-\nteurs.\nAu sujet de cette manifestation, voici ce\nqu'écrit « 7 Arts » dans le nouveau quoti-\ndien bruxellois « L'Aurore » :\n« L'histoire de la chaise prouve combien\nrarement l'homme connaît l'art de s'asseoir,\ncet acte pourtant si naturel!\nQue d'erreurs au cours des siècles, que\nd'incommodités ridicules. Et déjà certains\n« cubistes » peuvent se reprocher cette faute\naussi bien que les fabricant® de sièges de\nstyle.\nDans une exposition savante et! claire qui\nvient d'avoir lieu à Stuttgart sous le patro-\nnage du Werkbund, l'architecte Prof.\nSchneck a réuni un magnifique ensemble de\nsièges dont la forme est basée d'une part\nsur le principe de l'emploi rationnel des ma-\ntériaux et d'autre part sur les trois attitudes\ncaractéristiques de l'homme qui travaille, qui\nmange, qui se repose. Deux importantes\nmaisons d'édition de Stuttgart, dont nous\navons déjà eu l'occasion de souligner le bel\neffort, viennent de publier deux livres con-\nsacrés à cette exposition de la chaise : la\nMaison Julius Hoffmann, un ouvrage du\nProf. Schneck (prix : 8 marks) ; la Maison\nDl Frittz Wedekind et Cie, un ouvrage de\nHeim et Bedo Rasch (prix : 3 marks 80).\nAbondamment illustrés, présentés soigneu-\nrement ces ouvrages doiven: se trouver dans\nla bibiothèque de tout homme moderne. »\nLEIPZIG. FOIRE AUTOMNALE DU\nBATIMENT. A l'occasion de cette re-\nmarquable manifestation une série de con-\nférences publiques eurent lieu à Leipzig; les\nplus architectes et spécialistes de\n1 Allemagne ont traité des sujets de grande\nactualité. Nous ne pouvons, faute de place,\ndonner beaucoup de détails sur cetie fruc-\ntueuse tentative de vulgarisation de l'art et\nde la technique constructive d'aujourd'hui;\nnous nous bornerons à citer les sujets traités:\n1. Architecte May (Francfort) : techni-\nque constructive des grands immeubles;\n2. Architecte Bruno Taut : la ligne nou-\nvelle dans la construction des grands im-\nmeubles ;\n3. Prof. O. Bartning (Weimar) : la tech-\nnique au service de l'habitation;\n4. Prof. Wagner-Speyer (Nurenberg) :\nlogements et cités de logements;\n5. Prof. Wetterlein (Hanovre) : l'orga-\nnisation de l'habitation, témoignage de notre\ncivilisation ;\n(j. Conférences techniques spéciales : ma-\ntériel de construction des routes et rues\n( prof. Garbotz) ; matériel de construction\ndes grands immeubles (ing. Rode) ; Y orga-\nnisation mécanique des chantiers; prépara-\ntion du béton pour la construction des\ngrands immeubles (ing. Dr Walsch)."}, {"page_pdf": 29, "page_imprimee": "91", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192812-01.1.29", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 3771, "texte": "LA PREMIERE EXPOSITION DU\n« WEEK-END » (ALLEMAGNE MERI-\nDIONALE) qui se tenait depuis le 29 sep-\ntembre dernier à Ludwigshafen, à l'Ebert-\npark, s'est clôturée en octobre. Les nom-\nbreuses et très variées présentations por-\ntaient sur tout ce qui se rapporte au Week-\nEnd. Il estl inutile de rappeler ici l'impor-\ntance de ce délassement périodique qui com-\npense l'agitation de la vie urbaine actuelle;\nles médecins et les hygiénistes ont assez écrit\nsur ce sujet. Mais il vaut que l'on souligne\nl'initiative de Ludwigshafen, qui nous mon-\ntre des techniciens désireux de se tenir en\nétroit contact avec les diverses manifesta-\ntions de la vie moderne, et soucieux d'y ap-\nporter leurs conceptions et leurs réalisations\njudicieuses. C'est: ainsi que les diverses pré-\nsentations de cette exposition portaient sur :\nl'habitation de week-end; les sports, les vê-\ntements, les véhicules et, en bref, tout ce qui\npeut contribuer au développement et à l'or-\nganisation de cette manière de vie.\nL'EXPOSITION DU WERKBUND\n« WOHNUNG UND WERKRAUM » aura\nlieu à Breslau en 1929. Les travaux prépa-\nratoires étant achevés,, la réalisation a com-\nmencé, et celle-ci est d'importance. Il s'agit,\nen effet, de la construction d'un nombre im-\npressionnant de logements e\" d'immeubles à\nappartements. L'équipement des uns et des\nautres sera des plus perfectionnés et les plus\nremarquables techniciens collaborent à cette\nvaste entreprise, laquelle n'aura pas pour but\nuniquement la démonstration, mais oui de-\nvra aussi, par la suite, servir.\nPour la section du grand hall d'exposi-\ntion, on a adapfé comme thème « la syn-\nthèse des éléments qui constituent la mai-\nson ».\nEn résumé l'exposition du Werdbund de\nBreslau ne laissera rien à désirer pour at-\nteindre, sinon pour dépasser, le niveau de\nl'exposition récente de Stuttgart. Nul doute\nque Breslau ne soit, pendant les mois d'ex-\nposition de l'an prochain, le rendez-vous de\ntous ceux architectes et techniciens\nqu'intéressent les vastes problèmes d'archi-\ntecture vivante.\nDORDRECHT. UNE EXPOSITION\nD'AMEUBLEMENT RATIONNEL s'est te-\nnue en septembre dernier et groupait d'in-\ntéressants travaux de mobilier et d'installa-\ntion intérieure, exécutés par la « Centrale\nCoopérative voor Woninginrichting G. A. »\nLes photographies de ces travaux furent\npubliées par la revue « Tijdschrift voor\nVolkshuisvesHng en Stedebouw » (numéro\nde novembre) et témoignent d'un remar-\nquable souci de simplicité et de technique\nsoignée.\nL'exposition comportait l'agencement in-\ntérieur complet de dieux logements de tra-\nvailleurs, agencement et mobilier créés par\nJ. C. Jansen Jr et G. M. Acronius, ce der-\nnier pour les appareils d'éclairage. L'exécu-\ntion du tout fut l'œuvre de la Coopérative.\nLe premier de ces logements comprend :\nsalle de famille, chambre à coucher des pa-\nrents, petite chambre à couoher, et studio\néventuellement transformable en troisième\nchambre à coucher. Le coût de l'ensemble\ns'élève à 998 florins.\nLa salle de famille se compose des meu-\nbles suivants : dressoir, table, 4 chaises,\n2 fauteuils, divan, table à jeu, siège de re-\npos, bibliothèque, lamJpadaire mobile, lam-\npes diverses pendule garniture de table du\ndivan, des fenêtres, coussins, tapis et car-\npettes, ensemble qui se monte à la som-\nme de 514 iflorins.\nLes meubles sont en chêne, les sièges étant\nrevêtus de tissus de coloration foncée. Les\nmurs sont revêtus de papier unis gris, les\nportes et la menuiserie étlant peinte jaune;\nles nattes et tapis sont tissés mécaniquement\net de -oloraHon beige et noir.\nLe second logement un peu plus réduit se\ncomnose d'une grande et d'une petite chanv\nbres à coucher et d'une salle de famille. Le\ncou* de celle-ci ne dépasse pas 354 florins.\ntandis aue l'ensemble du logement se monfe\na 637 florins."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1928-12-01-c036", "article_bluemountain": "bmtnaac_1928-12_01#c036", "volume": "bmtnaac_1928-12_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "92", "page_fin": "93", "image_debut": 30, "image_fin": 31, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192812-01.2.9", "titre_corps": "ECHOS & INFORMATIONS", "titre_sommaire": "ECHOS & INFORMATIONS", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 30, "page_imprimee": "92", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192812-01.1.30", "debut_caractere": 14, "fin_caractere_exclue": 3167, "texte": "ECHOS & INFORMATIONS\nLES TRANSFORMATIONS D'ANVERS\ncomportent l'élargissement de l'accès au\nMeir et celui du Marché aux Souliers. Ces\ndeux travaux importants sont en voie d'exé-\ncution actuellement. La reconstruction à l'ali\ngnement projeté des parties démolies com-\nprend l'édification, à l'entrée du Meir, d'un\nvaste immeuble de 1 2 étages, lequel sera en\noutre surmonté d'un tour de 10 étages, ce\nqui porte la hauteur totale du nouvel édifice\nà 60 mètres environ.\nUn second immeuble géant sera construit\nau coin de la Beddenstraat, afin de contre-\nbalancer le premier. Les construit ions que\nl'on édifiera entre les deux colosses devront,\npar leurs proportions, s'adapter au cadre\nnouveau. Ajoutons aussi que pour l'édifica-\ntion des deux grands immeubles précités il\nest prescrit de n'utiliser que les mé hodes et\nles formes de la construction moderne.\nEn même temps que la reconstruction du\nMarché aux Souliers il sera procédé à l'élar-\ngissement de la Hespenstlraat, à partir de la\nBeddenstraat, et de telle sorte qu'une grande\npartie du Marché aux Œufs sera mise à dé-\ncouvert.\nEnfin il est vraisemblable que ces pre-\nmiers travaux entraîneront d'autres modifi-\ncations urgentes de quelques quartiers du\nvieil Anvers.\nL'ECOLE TECHNIQUE PROVINCIALE\nde Seraing est actuellement en construction.\nOn sait que cet organisme doit être, au\ngrand centre industriel liégeois, ce que l'Uni-\nversité du Travail es': à Charleroi.\nLes bâtiments doivent couvrir une super-\nficie de 6,858 m 2. L'architecte en est M. Le-\ngros, directeur du service des constructions\nprovinciales. L'école pourra abriter dès le\ndébut de son fonctionnement, environ\n1,500 élèves, mais les agrandissements pré-\nvus permettront de porter ce chiffre à 2,400.\nUN NOUVEAU PRIX D'ARCHITEC-\nTURE. Le regretté M. Pierre Carsoel,\nentrepreneur, demeurant à Uccle, avenue\nLongchamp, 159, y décédé le 4 juillet 1928,\na légué à la Ville de Bruxelles une somme\nde 200,000 francs, dont les revenus devront\nservir à la constitution d'un prix d'architec-\nture à son académie, ce legs éfant exempt\nde droits.\nUN NOUVEL AERODROME, On\nexamine actuellement , à la direction de Y aé-\nronautique civile belge, la possibilité de créer\nun nouvel aérodrome. Celui-ci serait installé\nnon loin; de Liège et constituerait un relais\npour les grandes voies aériennes internatio-\nnales. Il permettrait aussi étant complè-\ntement équipé en 1930 la liaison aisée et\nrapide entre l'Exposition du Centenaire, à\nLiège, et les grandes villes du pays.\nLA QUESTION DES AUTOSTRADES\nEN FRANCE. « Les autostrades sont des\nroutes où ne passent; que des au'os. Il en\nexiste déjà dans de nombreux pays : le\n« Speedway », de New-York, le circuit de\nMilan aux lacs italiens les routes de Lon-\ndres à Manchester etl de Londres à Liver-\npool. Sur ces routes les plus grandes vitesses\nsom permises.\nEn France il n'y a encore qu'un projet\nd'autostrade dont la réalisation attendra le\nrétablissement de nos finances.\nD'après ce projet, les routes nationales et\ndépartementales, les chemins de grande\ncommunication et vicinaux qui relient les\ngrands centres touristiques français, seraient\nunifiés et portés à unei largeur de 6 mètres."}, {"page_pdf": 31, "page_imprimee": "93", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192812-01.1.31", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 2700, "texte": "De chaque côté de la route, entre la chaus\nsée et le fossé, serait aménagée une ban-\nquette de 0 m. 30, jalonnée à chaque mètre\npar de petites bornes empêchant les voitures\nd'empiéter sur l'herbe de la banquette.\nAfin que l'eau de pluie puisse s'écouler fa-\ncilement le bombement de la route sera de\n1 0 centimètres. Les virages seront relevés e\nles déclivités ne dépasseront jamais 9 p.c.\nQuant aux croisements, ils seront bien déga-\ngés pour permettre aux autos d'aller vite\nsans crainte d'accident.\nOn avait d'abord songé à supprimer, pour\nces grands itinéraires , tout passage à niveau\ntant de routes que de chemins de fer. Mais\nla dépense entraînée était si considérable\nqu'on a dû y renoncer.\nCe projet a l'adhésion de tous les auto-\nmobilistes, mais il est, hélas à prévoir que\nl'état de nos finances n'en permettra la réa-\nIsation avant quelques années... »\nLA . PROTECTION DES SITES EN\nFRANCE. « Le Parlement, saisi en août\n1925, d'une proposition de loi destinée à\ncompléter et à renforcer la loi Beauquiez —-\nsur la protection des sites -- ne s'est pas en-\ncore prononcé.\nIl n'y a donc actuellement en France\nqu'un pey plus de quatre cents paysages clas-\nsés, tandis que tous les jours des actes\nd'odieux vandalisme se commettent (« le\npanneau-réclame sévit, le barrage détruit les\nlignes d'un ensemble, les arbres tombent\nsous la cognée et les clochers s'écroulent »).\nUn récent Congrès, organisé par la Fédé-\nration régionaliste française, s'est tenu à\nBrive, afin d'examiner les mesures législatives\nles plus efficientes et les plus rapides.\nUne campagne s'ouvre ayant pour but\nd'éclairer l'opinion publique sur son droit de\njouir des paysages. Car, est-il dit, « c'est\nl'opinion publique avertie qui sauvera les\npaysages de France ».\nEt ceci en acceptant les droits de l'indus-'\ntrie moderne pour les concilier avec ceux de\nla beauté. »\nLes moulins à vent étaient bien pittores-\nques !\nVoilà que « La Nature » nous apprend\nqu en Allemagne et en Danemark on les uti-\nlise comme générateurs d'énergie électrique.\nL utile peut sauver le pittoresque.\nCoupure tirée du « Quotidien »,\nHERWARTH WALDEN. « Herwarth\nWalden, à l'occasion de son cinquantième\nanniversaire, a reçu une adresse de félicita-\ntions signée: Peters Behrens, HeinriTi Mann,\nMari,netti, Philippe Soupault, etc., où est rap-\npelé le rôle du « Sturm» (galerie d'art, bu-\nreau d'édition et revue) fondé et dirigé par\nHerwarth Waliden en faveur du mouvemen\nmoderne, et sa victoire : les portes des mu-\nsées forcées, après quinze années de bataille,\nAu cours d'une réunion fra'ernelle à Berlin,\nl'animateur du « Sturm » a été reçu par les\nprincipaux représentants du mouvement in-\ntellectuel moderne en Allemagne. »"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1928-12-01-c037", "article_bluemountain": "bmtnaac_1928-12_01#c037", "volume": "bmtnaac_1928-12_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "93", "page_fin": "93", "image_debut": 31, "image_fin": 31, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192812-01.2.10", "titre_corps": "LIRE DANS LES PROCHAINS NUMÉROS DE “LA CITÉ„", "titre_sommaire": "LIRE DANS LES PROCHAINS NUMÉROS DE “LA CITÉ„", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 31, "page_imprimee": "93", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192812-01.1.31", "debut_caractere": 2702, "fin_caractere_exclue": 2948, "texte": "LIRE DANS LES PROCHAINS\nNUMÉROS DE “LA CITÉ„\nLES RECENTES REALISAT?©SMS ARCHÏTECTU RALES EN\nBELGIQUE — UNE ETUDE APPROFONDI SUR « LA\nÎVIAJSON AU JAPON » — UN HOTEL MODELE A MURREN\n(Suisse) — DES iNFORIVIATEONS TECHNIQUES ET\nPROFESSIONNELLES, etc."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1928-12-01-c038", "article_bluemountain": "bmtnaac_1928-12_01#c038", "volume": "bmtnaac_1928-12_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "94", "page_fin": "96", "image_debut": 32, "image_fin": 34, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192812-01.2.11", "titre_corps": "CONCOURS-BIBLIOGRAPHIE", "titre_sommaire": "CONCOURS-BIBLIOGRAPHIE", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 32, "page_imprimee": "94", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192812-01.1.32", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 3221, "texte": "CONCOURS-BIBLIOGRAPHIE\nERECTION D'UN MONUMENT AU LI-\nBER ADOR BOLIVAR, dans la ville de\nQuito. Le ministre de l'Ecuador à Paris et\ndeux membres de la « Sociedad Boliva-\nriana» » de Quito, résidant à Paris, ont mis-\nsion d'organiser ce concours et de former\nle jury, celui-ci devant comprendre des ex-\nperts d'architecture, des artistes et des cri'i-\nques d'art.\nLes projets, dessins, maquettes et esquisses\ndevront parvenir à la Légation de l'Ecuador\n(Equateur) à Paris 21, avenue Wagram\nau plus tard le 31 mars 1929. Le coût du\nmonument à ériger sera de 2 millions de\nfrancs français y compris les honoraires de\nl architec e chargé de la construction.\nFRANCFORT S/M. CONCOURS\nPOUR UN HOSPICE MODERNE DE\nVIEILLARDS. Cette importante compé-\ntition, organisée par la ville lia plus progrès-\ns;ste de l'Europe, et qui comptait dans son\njury les architectes May, Elsâsser, Haesler,\nRoeckle, etc., s'est clôturée récemment sur\nles décisions suivantes :\nler1er prix : MM. Starn, Moser, Kramer et\nHabermann ;\n2e prix : M. K. Blaitner;\n3e prix : M. H. F. W. Kramer;\n4e prix : M. F. Berke;\n5e prix : MM. G. et K. Sohmidt.\nUne étude critique très approfondie, con-\ncernant le problème, a paru dans la revue\nfrancfortoise « Stein, Holz, Eisen », sous la\nsignature de F ingénieur Cetto. Y sont aussi\npubliées les solutions des architectes E\nBlanck, A. Brenner, Bangert et Cetto, ainsi\nque les travaux des vainqueurs du concours.\nNous comptons revenir sur ces importants\ntravaux d'architecture vivante.\n« DAS NEUE FRANKFURT ». La\ngrande revue que dirigent: MM. E. May et\nF. Wichert, ne cesse d'apporter au mouve-\nment construc-if international les documents\nles plus suggestifs, présentés avec un soin\nvéritablement incomparable. Citons comme\nparticulièrement marqués de ce double in é-\nrêt, les numéros 7 B, consacrés aux réali\nsations architecturales de la ville de Franc-\nfort S/Main. C'est sans aucun doute la plus\nsubstantielle et la plus instrue ive étude qui\nait mis en lumière l'activité formidable de la\ngrande cité. On y trouve des notes irès pré-\ncises, illustrées de plans, photos et graphi-\nques, sur les nombreuses et remarquables ci-\ntés qui environnent Francfort : Praunheim,\nRomerstadt, Ginnheimer Hang, Bruchfeld-\nstrasse, Riederwald, Bornheimer Hang, Im\nTeller, Mammdlshainerstlrasse, Grethenweg,\nRiedhof, groupes de Komba, Gagfah, Su-\nwag, Mavest.\nLa même revue a consacré son numéro» 9\nà : Le Corbusier (Réflexions à propos de\nla loi Loucheur) ; M. Stam (L'organisation\ndu trafic asu centre de Rotterdam}-; Cons-\ntructions récentes à Nurnberg (E. Mendel-\nsoihn), à Magdebourg (K. Krayl), aux\nEtats-Unis d'Amérique (R. Neutra, R.\nSchindler, Frank Lloyd Wright).\nLe numéro 10 de « Das Neue Frankfurt »\ntraite principalement des vitraux d'église;\nd'autres études aussi sur l'activité moderne,\nsignées A. Behne, Dexel, Gmsburger; enfin\nd'intéressants documents sur les grands pro-\njets de Francfort : les bâtiments d'adminis-\ntration de la I. G. Farbenindus'rie (arch.\nMay et Elsasser) et l'hospice de vieillards\n(arch. Stam.4 Moser Kramer Habermann).\n« THE ARCHITECTE JOURNAL » a\npublié son « rural England number » le\n1 4 novembre dernier. On trouvera de Irès\nintéressantes études sur la préservation des"}, {"page_pdf": 33, "page_imprimee": "95", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192812-01.1.33", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 3555, "texte": "sites ruraux en Angleterre. H faut toutefois\nconstater que les défenseurs de la campagne\nanglaise s'en tiennent trop aux traditions su-\nperficielles, lorsqu'il s'agit de constructions\nrurales; mais, en général, tous font preuve\nde « bon goût » et c'est déjà quelque\nchose...\n« GARDEN-CITIES ET TOWN PLAN-\nNING » (novembre 1928) offre d'intéres-\nsantes études sur des réalisations urbanisti-\nques (Soutjv-Tyneside reg. plan,), un tra-\nvail particulier sur les grandes gares de Lon-\ndres, et, entre autres notes variées et abon-\ndantes, un rapport sur la Commission royale\ndes squares de Londres.\n« HOUSING » (New-York, septembre\n1928) consacre plusieurs articles à la lut e\ncontre les taudis, et diverses notes sur : l'ur-\nbanisme à Mexico, les squares londoniens,\nle « housing » dans diverses villes et divers\npays (New-York, Chicago, Michigan, etc.),\nles artères surélevées (Chicago et S -Paul),\nle « zoning » en New-Jersey, Cleveland, Ca-\nlifornie, etc., etc.\nLA SCIENCE DES FONDATIONS.\nSON ETAT ACTUEL, SON AVENIR.\nL'ingénieur viennois Terzaghi, actuellement\nprofesseur de fondations et de mécanique du\nsol à l'lnstitut de Technologie de Cam-\nbridge, Massachusettis (E, U.)» a faien\nnovembre 1927, à la Société des Ingénieurs\nCivils américains, une communication du\nplus haut intérêt, dans laquelle il passe en\nrevue l'état actuel de la science des fonda-\ntions.\nDans son numéro de novembre, la revue\nmensuelle « La Technique des Travaux »,\n196, rue Grétry, à Liège,, commence la pu-\nblication de cette étude, dans laquelle 1 au-\nteur examine de façon approfondie la capa-\ncité du pouvoir portant des terrains meu~\nbîes. Voici les titres de quelques paragraphes\nde cette étude : Influence du type de cons-\ntruction sur le tassement admissible. Rela-\ntion entre le tassement, la surface du terrain\nen charge et la profondeur des fondations.\nDistribution des réactions du sol sur des\ndalles rigides. Effets du degré de perméabi-\nlilé et de la durée des tassements. Capacité\nde charge des pieux isolés. Capacité de\ncharge d'une fondation sur pieux. Effets\nproduits par la gelée sur les fondations. Clas-\nsification des terrains basés sur leurs cons-\ntances élastiques. Conclusions.\nDans le même numéro, on trouvera les\nétudes suivantes : Quelques vues de l'Expo-\nsition de Dresde, dénommée « Die Techr-\nnische Stadt ». La Taillerie de diamants\n« L'Amsterdam » à Versailles, M. Georges\nWybo, architecte. Le béton dans l'architec-\nture. Habitations à logements exigus et meu-\nbles incorporés de la Vilde de Vienne (Au-\ntriche), architecte : Antion Brenner. Le nou-\nveau Hall des Industries Kelvin, à Glasgow.\nLe nouveau bâtiment pour bureaux de la rue\nde iVlessine, à Paris, Ingénieursrarchitectes :\nLaJbussière et Reby. Les silos à blé Mij De\nKorenschootf à Utrecht. Les châssis en ci-\nment armé. Tunnel construit à l'intérieur\nd'une cale sèche. Calcul simple et exact d'un\nouvrage composé de deux montants articu-\nlés ou encastrés à leur pied et d'une voûle\nde forme parabolique, par E. Berger, ingé-\nnieur en chef, et V. Degreef, ingénieur à la\nSociété nationale des Chemins de fer belges.\nL'HEBDOMADAIRE ILLUSTRE\n« KVASNAIA NI VA » a consacré un de\nses numéros d'août dernier au bâtiment et\nà F architecture en U. R. S. S.\n« Parmi les excellents articles que ce nu-\nméro contient, relevons les réponses qui ont\nété faites à l'enquête organisée par le journal\nsur les questions suivantes :\n!. Quels doivent être les traits fondamen-\ntaux du style soviétique dans l'architecture?\n2. Est-il possible que l'architecture adopte\ndes styles anciens?"}, {"page_pdf": 34, "page_imprimee": "96", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192812-01.1.34", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 3535, "texte": "3. Quels sont les principaux obstacles au\ndéveloppement de l'architecture soviétique?\nLe président du département d'architec-\nture communale à Moscou, M. V. Kvionkov,\nprécisé ses idées sur la première question :\n« La vie moderne n'a pets encore acquis sa\nforme définitive et c'est pourquoi nos archi-\ntectes n'ont pas encore trouvé le type pré-\ncis et absolu d'une habitation moderne.\nD'autre part, la technique du bâtiment se\ndéveloppe moins vite qu'évoluent les idées\ndes architectes-dessinateurs, aussi doitron\navouer, qu'une certaine discorde se fait re-\nmarquer entre le constructeur et le dessina-\nteur. Ce dernier ne tient pas suffisamment\ncompte des moyens dont la technique dis-\npose, tandis que le premier est trop conser-\nvateur et se décide difficilement à abandon-\nner les anciennes méthodes de construction\npour en adopter de nouvelles. »\nL. Velmann, président de la commission\ndu bâtiment, nous entre Lient des idées dont\ndevra s'inspirer l'habitation moderne : « Le\nbut primordial de l'habitation, est de don-\nner aux travailleurs les moyens de vivre\nd'une façon aussi rationaliste et commode\nque possible. Actuellement les deux types\nprépondérants de l'habitation ouvrière sont\nla maisonnette individuelle e; la maison-ca-\nserne. Dans les grandes villes le manque de\nplace oblige d'adopter le type du grand ap-\npartement divisé entre plusieurs familles,\ntype intérimaire imposé par la force des\nchoses. Les deux premières solutions sont\naussi peu satisfaisantes. Les avantages de la\nmaison individuelle devront être combinés\navec la maison collective, l'appartement\nmême étant individuel, le service (cuisine»\nlavoir, jardin, etc.) étant collectif. L'appar-\ntement devra être confortable, l'ameuble-\nment moderne e; peu encombrant. Mais tout\nceci ne pourra être atteint que lorsque le\nprix de revient du bâtiment sera abaissé par\nl'utilisation de procédés de construction et\nde pièces détachées standardisées et fabri-\nquées en grande série. »\n« Le style moderne doit représenter\nl'époque moderne, dit le professeur Gins-\nbourg. Les modifications profondes de la\nvie des grandes masses imposent un nou-\nveau type social de l'habita ion. L'écono-\nmie nationale exige l'industrialisation du bâ-\ntiment, la construction en série des pièces\ndétachées. Les exigences accrues du public\nquant au confort et à l'hygiène obligent\nl'architecte à utiliser les plus récentes décou-\nvertes de la technique. Voilà les bases sur\nlesquelles le nouveau style se développera.\nIl sera indépendant des style? anciens qui,\neux, sont le résultat d'époques entièrement\ndifférentes, et souvent même opposées à la\nnôtre. »\n(Extrait de « Monde », Paris.)\nLES PUBLICATIONS INTERNATIONA-\nLES, dont le siège est à Bruxelles, 37, rue\nde l'Ecuyer, offrent en lecture dans leur\nlibrairie un choix fort abondant et varié de\nrevues artistiques étrangères et d'architec-\nture et particulièrement de ru. R. s. s.\n« 7 ARTS », l'hebdomadaire bruxellois\nd'information et de critique, enrichit sa car\nrière : dès cette année il fait son entrée dans\nla presse quotidienne. C'est dans les colon-\nnes du nouveau journal « L'Aurore » qu'on\nretrouvera chaque jour les écrits, cri iques et\nétudes de ses rédacteurs.\n« LA NERVIE », revue illustrée d'art et\nlettres, consacre un numéro spécial à l'œu-\nvre du peintre Pierre Flouquet. Les études\nsont signées Maurice Casteels et Pierre\nCourthon.\n« MUSAION », la nouvelle revue tchéco-\nslovaque, consacrée aux arts plastiques,vient\nde publier son premier numéro, lequel est\nconsacré à Jean Zerzavy, peintre."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1928-12-01-c039", "article_bluemountain": "bmtnaac_1928-12_01#c039", "volume": "bmtnaac_1928-12_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 3", "page_fin": "couv. 3", "image_debut": 35, "image_fin": 35, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192812-01.2.12", "titre_corps": "EDITIONS \"TEKHNEw", "titre_sommaire": "EDITIONS \"TEKHNEw", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 35, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192812-01.1.35", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1667, "texte": "EDITIONS \"TEKHNEw\nLA CITE. Première année. (Rare) . . . . fr. 40.\nDeuxième année. (Rare) ...... 30.\n3*, 4\\ 5* et 6* années. . . . . . 20.\nCes volumes peuvent être fournis reliés en pleine toile moyennant un supplément\nde 15 francs.\nLA REVUE « TEKHNE (série d'avant-guerre), collection com-\nplète de la 2* année (1912-1913). Beau volume de 516 pages,\nsur papier couché, illustré de 250 clichés .... 40.\nL'Art et la Société, par H.-P. Berlage, architecte à Amsterdam. Tirés\nà part de la Revue « Art et Technique » (septembre 1913-février\n1914) .Un volume luxueusement imprimé et illustré de 98 clichés 50.\nLe Cœur de la Ville de Bruxelles, par Charles Buis, avec traduction\nd'une conférence de C. Gurlitt sur la « Conservation du cœur\nd'anciennes villes ». Une brochure de 24 pages . . . 4.\nL'Abbaye de la Cambre, par G. des Marez . . . . 4.\nPaul Hankar ( 1859-1901 ), par Ch. Conrardy et Raym. Thibaut.\nUne brochure illustrée . . . . . . . . 4.\nConstantin Meunier. L'historique de son monument au travail, par\nR. Thiry et G. Hendrickx. Une brochure illustrée . . . 4.\nL'Art des Jardins et le nouveau jardin pittoresque, par Louis van\nder Swaelmen, architecte-paysagiste ...... 2.\nL'habitation coloniale. & construction au Congo Belge, par Gast.\nBoghemans. Une brochure de 20 pages abondamment illustrée . 4.\nMatériaux de substitution dans la construction de maisons, par J. Se-\nroen, architecte. Une brochure illustrée . . . . . 4.\nL'architecture hollandaise, par Luc & Paul Haesaerts. Une brochure\nillustrée ........... 4.\nIl est accordé à tout nouvel abonné de c La Cité », À titre de prime, une réduction\nde 50 % sur tout achat de livres ne dépassant pas 50 francs."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1928-12-01-c040", "article_bluemountain": "bmtnaac_1928-12_01#c040", "volume": "bmtnaac_1928-12_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 3", "page_fin": "couv. 3", "image_debut": 35, "image_fin": 35, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192812-01.2.13", "titre_corps": "PRIX DE L'ABONNEMENT à l'année en cours de la Revue « LA CITE »", "titre_sommaire": "PRIX DE L'ABONNEMENT à l'année en cours de la Revue « LA CITE »", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 35, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192812-01.1.35", "debut_caractere": 1669, "fin_caractere_exclue": 2100, "texte": "PRIX DE L'ABONNEMENT à l'année en cours de la Revue « LA CITE »\net de son supplément « TEKHNE » : Belgique, 35 francs. Etranger, 50 francs.\nPour s'abonner à « La Cité » ou obtenir des livres, il suffit de verser, dans\nn'importe quel bureau des postes, au crédit du compte chèques postaux\nn* 166,21 Revue « La Cité », la somme due et d'inscrire sur le bulletin de verse-\nment le titre du livre et les nom et adresse du souscripteur."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1928-12-01-c041", "article_bluemountain": "bmtnaac_1928-12_01#c041", "volume": "bmtnaac_1928-12_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 4", "page_fin": "couv. 4", "image_debut": 36, "image_fin": 36, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192812-01.2.14", "titre_corps": "LA CITE", "titre_sommaire": "LA CITE", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 36, "page_imprimee": "couv. 4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192812-01.1.36", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 618, "texte": "LA CITE\n* TIKHNÉ\nla plus importais\nte revue belge\nd'architecture «\nd'urbanisme -\net «l'art public\nLES ABONNEMENTS PRENNENT COURS A PARTIR DU PREMIER NUMÉRO\nILS DONNENT DROIT A UNE RISTOURNE DE 25 FRS SUR NOS ÉDITIONS\nAU PROGRAMME DE CETTE ANNEE :\nARTICLES ORIGINAUX ET ETUDES\nABONDAMMENT ILLUSTRÉES SUR\nL'ACTIVITÉ ARCHITECTURALE EN\nBELGIQUE ET A L'ÉTRANGER.\nLA TECHNIQUE URBAINE.\nL'ESTHETIQUE DES EXPOSITIONS.\nLES HABITATIONS A BON MARCHE.\nLES GRANDS TRAVAUX D'ART PUBLIC.\nLA PROTECTION DES SITES.\nLES PERFECTIONNEMENTS DE\nLA TECHNIQUE CONSTRUCTIVE.\nLES INFORMATIONS TOUCHANT LE\nMONDE ARCHITECTURAL.\nURBANISTIQUE, ETC."}]}], "pages_ocr_originales": [{"page_pdf": 1, "page_imprimee": "couv. 1", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192812-01.1.1", "texte": "N* 7 - 1928 - PRIX 8 4 FUS"}, {"page_pdf": 2, "page_imprimee": "couv. 2", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192812-01.1.2", "texte": "LA CITE\n6 TEKHNI\nREVUE MENSUELLE BELOE\nD'ARCHITECTURE, D'URBA-\nNISME ET D'ART PUBLIC\nSUPPLÉMENT D'INFORMA-\nTION ET DE TECHNIQUE\nOrsNine «le la Société Belge des Urbanistes\net Architectes Modernistes <S. B. 11. A. MJ\nSIË6E DE LA REVUE 8 BRUXELLES, 10, PL. LOIX\nDIRECTEUR-ADMINISTRATEUR I R. VERWILGHEN, ING. C. €.\nSECRÉTAIRE DE LA RÉDACTION S IMILE HENVAUX\nRÉDACTEURS 8 '-DE LIGNE, architecte. Bruxelles - J. j.\nEGGERICKX, architecte. Bruxelles « H. HOSTE. architecte.\nBruaes - L. VAN DER SWAELMEK, architecte-paysagiste-\nurbaniste. Bruxelles - J. H. VAN MARDEVELD. Amsterdam.\nLes Rédacteurs et Collaborateurs sont seuls responsables «le\nleurs articles. - Il sera rendu compte dans \"LA CITÉ'* de tout\nouvrase dont deux exemplaires seront envoyés à la revue.\nABONNEMENTS s Belgique 5 35 francs. Étranger s\n50 francs ou IO belgas. - Le numéro s 4 francs*\nCompte Chèques Postaux revue \" LA CITÉ** N° 166.21.\nPour la vente an numéro. s'adresser exclusivement aux librairies\nDépdt principal : Librairie LAMERTIN, Coudenberg, 58-6 S, Bruxelles."}, {"page_pdf": 3, "page_imprimee": "81", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192812-01.1.3", "texte": "SUPPLÉMENT MENSUEL D'INFORMATION DE TECHNIQUE\nDEUXIÈME ANNÉE (NOUVELLE SÉRIE) - 1928. - NUMÉRO 7\n\nLA CONSTRUCTION RAPIDE\nM. A. Bloc, ingénieur des Arts et Manu-\nfactures» a donné récemment, dans la revue\n« La Science et la Vie »? un aperçu assez\ndétaillé de la nouvelle méthode de construc-\ntion rapide imaginée par l'architecte H. Sau-\nvage pour l'édification de grands immeubles\nd ' appartements.\nVoici quelques extraits de l'article en\nquestion :\n« L'avion, le train, l'auto, le mobilier, in-\ndispensables à la vie moderne, se construi-\nsent aujourd'hui dans de vastes usines mé-\nthodiquement organisées. Seul le bâtiment a\nconservé presque entièrement ses empiriques\nméthodes de construction. »\nCes méthodes aboutissent à ceci : les frais\ngénéraux considérables, occasionnés par\n1 inorganisation de la construction forment,\npour finir, un total estimé à environ 40 p. c.\nde la valeur de l'immeuble envisagé.\nDans le but de remédier à semblable et\ncoûteuse routine, l'architecte Sauvage avait\nenvisagé le procédé des cellules à carcasse\nmétallique, montées complètement à l'usine,\npuis assemblées les unes aux autres sur place\net définitivement. C'est à l'aide de ce pro-\ncédé qu'il] exécuta en trois jours une habita-\ntion composée de 8 éléments (salon, des arts\nménagers, Paris, 1926).\nCependant, M. Sauvage se rendit compte\nque cette méthode était rendue inefficace\ndans la pratique, parce que les moyens de\ntransport actuels ainsi que les moyens de\nmontage laissaient encore trop à désirer\n(grues, derricks, camions rapides et volumi-\nneux). 11 établit donc pour ses propres tra-\nvaux un système de construction, non plus\nde cellules, mais d'éléments cellulaires :\npoutres, cloisons, planchers fragmentés, fa-\nciles à construire, à transporter et à assem-\nbler. D'après cette méthode fut construite\nune villa de 17 pièces (deux étages) en\n42 jours. Les murs extérieurs creux sojit\nconstitués intérieurement! par des panneaux\nde solomite, et extérieurement par des pla-\nques de fibres de canne à sucre comprimées\n(celotex).\nLe succès de cette entreprise a permis en-\nsuite l'édification d'un immeuble de 8 éta-\nges, en plein centre de Paris. Voici les détails\nque donne, sur cette construction, M. l'in-\ngénieur Bloc :\n« Les fermes verticales, poutres et tra-\nverses sont en béton de ciment armé. Le\nplancher est également fait de dalles juxta-\nposées en ciment armé. Après la pose des\ndalles formant le plancher du premier étage,\non assemble de nouvelles fermes verticales\nau-dessus des premières, on les relie par des\npoutres et traverses, et, de nouveau, les car-\nreaux de ciment interviennent pour couvrir le\npremier étage et servir de plancher au deu-"}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "82", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192812-01.1.4", "texte": "TEK H Ni\n\nxième. La construction se poursuit ainsi auto-\nmatiquement jusqu'au dernier étage qui se\nterminera par une terrasse, également faite\nde dalles de ciment recouvertes de callen-\ndrite, ou de toute au re matière analogue,\navec aux extrémités, des cheneaux en béton\nnaturellement préparés à l'avance.\nLes murs sont également constitués par\ndes panneaux en béton armé, avec revête-\nments en pierres. Ceux de l'intérieur sont\nposés en utilisant les planchers, ce qui évite\nles échafaudages. Les portes et les fenêtres\nprennent leur place aussitôt, de sorte qu'un\nétage se termine pendant la construction de\nl'étage supérieur.Les parqueteurs, carreleurs\nfumistes, électriciens, peintres ont ainsi un\nétage à leur disposition alors que l'immeube\ncommence seulement à s'élever.\nOn voit par là que le procédé, en somme\ntrès neuf et très hardi, permet de réaliser\nd importantes économies de main-d'œuvre\n(utilisée d'une manière beaucoup plus ra-\ntionnelle que partout ailleurs) et surtout de\ntemps. De plus la surveillance est très sim-\nplifiée, et les vo's presque impossibles, cha-\nque pièce étant immatriculée. Un tel chantier\nemploie très peu d'eau, puisque les pièces\narrivent toutes prêtes à être posées; enfin les\ngravois sont supprimés, alors que, dans la\nconstruction courante, on en prévoit géné-\nralement autant de mètres cubes qu'un im-\nmeuble de huit étages comporte de mètres\ncarrés de superficie.\nPeut-être est-on tenté de reprocher à ce\nprocédé la standardisation obligatoire de\ntous les éléments qui constituent une maison,\nnotamment des ouvertures de dimensions ri-\ngoureusement semblables, des pièces égales\nen superficie. En réalité, l'uniformité abso-\nlue ne s impose pas, et il est toujours pos-\nsible d'introduire des modifications à la con-\ndition d'adopter en tout et partout' un des\nmultiples d'une dimension prise pour unité.\nD'ailleurs l'esthétique architecturale n'en\nsouffre aucunement, et les conditions impo-\nsées à la sandardisation permettent dé com-\nmuniquer à i ensemble une simplicité très\nélégante. »\n\nECLAIRAGISME\nLA QUESTION DE L'ECLAIRAGE RA-\nTIONEL demande, dans tous les cas de\nquelque importance, la compétence d'un spé-\ncialiste. Voici, à ce propos, ce qu'écrit\nM, Cabrerets, dans un quotidien parisien :\nL'institution de « l'heure d'été » a pour\nobjet d'économiser l'électricité, le gaz, le pé-\ntrole, en nous permettant d'achever la jour-\nnée de travail avant le crépuscule.\nC'est fort bien. Mais il en découle une au-\ntre conséquence, le plus souvent inaperçue :\nle rendement de notre travail se trouve ac-\ncru, du seul fait que nous travaillons à la\ngrande lumière du jour, qu'aucune lampe ne\nsaurait concurrencer.\nLes rapports qui existent entre l'éclairage\net la fatigue des travailleurs sont si impor-\ntants qu il faut les porter à la connaissance\nde tous.\nDans certaine usine, 83 ouvriers sur 1 00,\nexaminés par un oculiste, durent être munis\nde lunettes. Aussitôt, sans aucun change-\nment, ni dans le temps, ni dans la méthode\nde travail, lia production de l'usine s'accrut\nde 28 p. c.\nLes ouvriers munis de lunettes voyaient\nmieux, et sans fatigue, les détails de leur\ntâche.\nCependant, « si Ton avait adopté dès le\ndébut un éclairage suffisant, nousi dit l'in-\ngénieur spécialiste Wetzel, le même accrois-\nsement de production aurait été acquis et la\ndistribution des lunettes évitée en même\ntemps, bien entendu, que la myopie acquise\npar les ouvriers. »\nDans ce cas particulier, y avait-il mauvaise\nvolonté de 1 industriel? Pas le moins du\nmonde. Ce pauvre homme prenait, lui aussi,\nde la myopie à sa table de travail, dans un\ncabinet fortement mais mal éclairé.\nCar la lumière intense ne constitue pas\nrorcément un bon éclairage.\nLe bon éclairage, c'est celui du grand jour"}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "83", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192812-01.1.5", "texte": "TEK H N É\n\ndans la rase campagne, sous un ciel légère-\nment gris.\nLa lumière du soleil est alors bien diffusée,\nuniforme, sans ombres portées crues, comme\nsans éclats éblouissants.\nVoilà ce qu'il faut réaliser dans les en-\ndroits où nous travaillons. Le réaliser de jour\npar la bonne disposition des verrières,, de\nnuit par l'utilisation rationnelle des lampes.\nLa détermination de l'éclairage rationnel\nconstitue, aujourd'hui, pour chaque cas\ndonné, un problème qui exige l'intervention\nd'un spécialiste.\nOn ne saurait, en effet, s'en rapporter au\njugement de l'œil.\nQuel rapport établissez-vous entre un beau\nclair de fane d'épié et la lumière du soleil?\nSur cent personnes questionnées, 99 répon-\ndront : « Le soleil éclaire dix, trente, cin-\nquante fois plus que la lune. » Les plus au-\ndacieux diront cent fois. Ceux qui soupçon-\nneront une « colle », dans cette demande,\ndiront : mille fois. Mais le physicien leur ex-\npliquera que c'est trois cent mille fois!\nEt cependant, on peut lire son journal par\nun beau clair de lune.\nAufae exemple de la délicatesse de notre\nœiK Nous apercevons sans grande difficulté\nune bougie placée à 27 kilomètres. L'éner-\ngie lumineuse reçue par l'œil est alors si pe-\ntite qu'il faudrait l'accumuler pendant un\nmilliard d'années pour élever d'un seul de-\ngré la température d'un centimètre cube\nd'eau!\nTel est l'outil délicat que nous saccageons\ntous les jours, précisément parce qu'il est de\npremière qualité.\nComment le soigner?\nAinsi que je Fiai dit, la disposition de\nl'éclairage, dans un local donné, exige l'étude\nd'un spécialiste.\nLa hauteur de suspension des lampes, la\nréflexion des murs et des plafonds, la forme\ndes diffuseurs, autant de facteurs aui inter-\n/ 4\nviennent.\nCitons seulement, toujours d'après M. Wet-\nzel, quelques résultats acquis par une com-\npagnie américaine d'éclairage à Chicago.\nCette compagnie a réipondu à l'appel de\nmilliers d'usines désirant « rationaliser »\nl'éclairage de leurs ateliers.\nDans un atelier de polissage, l'ancien éclai-\nrage se mesurait par le chiffre 38. Après la\nréforme, il se mesurait par 120. Le coût de\ncette réforme ne dépassait pas 1 ,4 pour cent\ndu montant des salaires. Cependant, la pro-\nduction s'accrut de 8,5 pour cent.\nDans un atelier de montage de carbura-\nteurs, la réforme fit passer l'éclairage de\n20 « lux » (le lux est l'unité d'éclairement\npar mlètre carré) à 120 kix. Accroissement\nde production : 1 2 pour cent; coût de la ré-\nforme : 0,9 pour cent des salaires.\nPar contre, à 1' International Magazine\nCompany », de New-York, les ouvriers se\nplaignaient de maux de tête et d'une fatigue\ndes yeux, dus à l'éblouissement d'un éclai-\nrage mal agencé.\nLa réforme de l'éclairage réduisit d'un\nquart *la dépense d'électricié, tout en faisant\ndisparaître la fatigue du personnel. Et l'ac-\ncroissement de production fut de 10 pour\ncent.\nNous pourrions citer des centaines de tels\nexemples. Nous pourrions citer encore des\nsolutions qui,, une fois trouvées, paraissent\nélémentaires (tel l'éclairage de la chaussée\nd'un pont en lumière rasante, au lieu de son\néclairage par des réverbères éblouissants\npour les automobilistes).\nTous les problèmes particuliers résolus\njusqu'ici nous montrent que nous ne savons\npas encore utiliser lumière..\nLE CONGRES INTERNATIONAL DE\nL'ECLAIRAGE 1928\nAu cours du Congrès de l'Eclairage, qui a\nréuni récemment en Amérique des délégués\nde la plupart des pays du monde, différents\nrapports très intéressants furent présen-és.\nC'est ainsi que le Comité Américain a dé-\nfini comme suit les buts de l'éclairage des\nrues : on cherche tout naturellement à dimi-\nnuer les risques de la à augmen-"}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "84", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192812-01.1.6", "texte": "TEK H N É\n« LA CITE » A POUR TACHE\nDE DOCUMENTER SUR LES PROBLEMES LES\nPLUS DIVERS, IV3IS EN JEU PAR L'EFFORT\nARCHITECTURAL CONTEMPORAIN.\n\nter la valeur foncière, et à ajouter à l'attrait\nde la rue.\nDifférentes applications furent discutées.\nUn délégué signala qu'il avait été possible\nd'attirer la circulation vers des rues commer-\nçantes en en intensifiant l'éclairage. Une di-\nminution proportionnelle des crimes commis\ndans les environs fut constatée.\nLe délégué anglais, M. Patterson, fit rap-\nport sur les spécifications-types adoptées en\nAngleterre pour l'éclairage des rues. Ces spé-\ncifications scientifiquement déterminées vi-\nsent les différents types d'éclairage, la hau-\nteur et la distance des poteaux etc.\nM. Taylor, délégué anglais, fit part à ras-\nsemblée des observations faites en étudiant\nla réflexion de la lumière aitificielle par les\ndifférents pavements de rues\nMM, J. A» Macintyre et H. Buckley, mem-\nbres du Laboratoire National de Physique en\nAngleterre, présentèrent une thèse sur la\n« Protection des tableaux et des pièces de\nMusée contre la dégradation des teintes ».\nLes rayons ultra-violets attaquent les\nteintes, et c'est contre eux qu'il faut agir.\nLa question est d'autant plus urgente que\nles fabricants de couleurs ne s'attachent pas\nà obtenir des produits qui résistent de nom-\nbreuses années. Beaucoup de chefs-d'œuvre\nces maîtres contemporains sont destinés à\npérir si l'on ne les soustrait pas à l'action dis-\nsolvante des rayons ultra-violets.\nLe problème est compliqué : il s'agit de\ntrouver une lumière débarrassée de ces «pa-\nrasites» et en même temps susceptible de\nprésenter les tableaux sous leur meilleur jour.\nLes conférenciers ont procédé à de nom-\nbreuses expériences au sujet de l'emploi de\nverres jaunes et verts filtrant les rayons qui\ntraversent le c'el.La tâche est ardue parce que\nle ciel est parfois bleu, parfois d'un rouge\njaunâtre au coucher du soleil, et que les com-\nbinaisons des couleurs du soleil et du verre\nsont parfois nocives.\nReprenant une recette à base de quinine\nqui protège les visiteurs des Hautes-Alpes,\nles délégués anglais étudient la possibilité\nd'utiliser le sulpha'e de quinine pour éliminer\nles rayons ultra-violets.\nM. P. J. Waldram,' ingénieur-éelairagiste\nqualifia de « crime contre la santé publique »\nla construction de quartiers d'à ffai res sur-\npeuplés, avec leurs gratte-ciels qui masquent\nle soleil.\nLe manque de place, continue-t-il, est\nfatal au travailleur des villes; les substituts de\nl'air et de la lumière que nous créons, quels\nque soient leurs mérites, ne remplacent pas\nl'air pur et la lumière du jour.\nLa cure solaire n'est-elle pas d'ailleurs un\nremède efficace contre de nombreuses mala-\ndies?\nSi les citadins sont en général moins robus-\ntes que les campagnards, ce n'est pas surtout\nà cause de leurs occupations sédentaires\nbeaucoup d'athlètes sont des travailleurs\nsédentaires mais leur infériorité provient\ndu manque d'air, de lumière, de soleil.\nD'après l'orateur, la solution réside dans\nla défense de bâtir des immeubles trop près\nles uns des autres. Ces mesures rencontrent\nl'opposition des hommes d'affaires obstinés\nutiliser tous les recoins possibles dans un\nrayon restreint. Tôt ou tard cependant,\nl'opinion publique aura raison de cet obsta-\ncle et réclamera des lois régularisant les\nconstructions.\nM. Waldram croit d'ailleurs que la con-\ncentration présente de sérieux désavantages\nen compliquant la circulation ;\nle téléphone rend d'ailleurs cette concentra-\ntion moins utile.\nM. Waldram demanda en conclusion\nl'adoption d'un code international résumant\nles règles uniformes à l'usage des architectes.\nLui-même suggéra :\n« Les installations ne permettant pas de\nvoir le ciel à hauteur de table ne convien-\nnent pas pour les travaux de bureau et que\nleur construction n'est pas souhaitable »♦\n(Communication- du « Bureau d'Etude\nPhilip ».)"}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "85", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192812-01.1.7", "texte": "TEK H N É\n« LA CITE »\nPUBLIERA ULTERIEUREMENT UNE ETUDE\nAPPROFONDIE SUR QUELQUES REALISA-\nTIONS CONTEMPORAINES, NOTAMMENT LES\nGRANDS CREMATOIRES ET QUELQUES\nEXEMPLES TYPIQUES DE CIMETIERES\nMODERNES.\n\nLE PROBLÈME DES CIMETIÈRES MODERNES\nL'architecte paysagiste M. L, Latrobe-\nBatemaii A. M. T. P. I.y étudiait ré-\ncemment, dans « Garden-Cities et Town-\nplanning » les réformes à apporter à l'agen-\ncement des cimetières modernes, et leur re-\nlation au plan d'ensemble de la Cité.\nLorsqu'on établit un plan général d'exten-\nsion prévoit-on toujours l'emplacement né-\ncessaire et convenable pour le futur cime-\ntière?\nAnciennement c'était autour de l'église\nque l'on groupait les tombes (les cimetières\nanglais primitifs « churchyards » restent un\nmodèle de cette mode). Ces premiers em-\nplacements étaient rapidement insuffisants.\nOn faisait choix alors d'autres terrains si-\ntués à une distance convenable des centres\nhabités. Mais aujourd'hui est-il possible de\ndéterminer, même avec un minimum de pré-\nl'extension d'une ville, d'une agglo-\nmération? Et nombreux sont les cimetières,\naménagés ïo;n d'un centre, qui se voient au-\njourd'hui complètement encerclés par le dé-\nveloppement d'une agglomération.\nM. D. Simons, qui fait autorité en cette\nmatière, écrivait : « nos grands cimetières\ndoivent être tenus en égale considération de\ntoutes organisations communes de notre\ntemps; ils seront aménagés pour satisfaire\nau mieux les nécessités religieuses, scientifi-\nques et économiques. Ils seront véritable-\nment des endroits de repos, et protégés de\ntoute intrusion, de tout voisinage inconve-\nnant ».\nLes cimetières de l'Amérique du Nord\npeuvent assurément servir d'exemples. Leur\nagencement, la beauté de leurs plantations\nleur donnent plus l'aspect de parcs que des\ncimetières que nous connaissons. L'auteur de\n1 article ajoute que les Américains sont par-\nvenus à cette maîtrise grâce aux nombreux\ntiavaux d'extension d'anciens cimetières\nqu ils eurent à faire; aussi d'ailleurs à leur\ndésir de créer chez le public le goût de telles\nordonnances.\nUn d es plus intéressants exemples de ci-\nmetières européens serait celui de Saffron\nHill (Leicester). L'ordonnance, géométri-\nque, se caractérise par des tracés crucifor-\nmes. Une série d'avenues et de sentiers bor-\ndés d'arbres et de haies vives mènent à une\ncomposition centrale, où sont disposés les\nmonuments principaux. Le cimetière de Ce-\ndar Hill (Floride) est remarquable par son\nadaptation aux reliefs du sol, et par les res-\nsources qu'en a tirées l'architecte. Ce cime-\ntière est basé sur la formule américaine du\n« parc ». Il est sis à flanc de coteau, et doit\noffrir place pour un nombre considérable\nd'années. Une des difficultés auxquelles se\nheurte l'architecte, dans le cas du « park-\ncemetei}' » est la judicieuse répartition des\nemplacements réservés aux tombes et de\nceux servant spécialement aux voies, allées\net plantations.\nIl apparaîtra à tous que la réforme capitale\nqui doit être abordée avant toute autre dans\nle problème du cimetière moderne est Tuni-\nformité (relative) des monuments funérai-\nres : réglementation de hauteur et d'emploi\ndes matériaux.\nM. Latrobe-Bateman suggère spécialement\nl'interdiction de matériaux artificiels, de gril\nlage, ferrures encerclant les tombes. Les\nvoûtes seront toujours souterraines, les mas-\nsifs de terre des tombes mêmes seront uni-\nformément abaissés jusqu'à environ 10 à\n1 5 cm. au-dessus du sol.\nPour conclure, l'auteur assure qu'il faut\nen arriver à considérer le cimetière comme\nun parc du souvenir (memoral-park) ,et non\ncomme « un lieu désordonné où se mêlent\ndes tombes, des catacombes et des pyra-\nmides »."}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "86", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192812-01.1.8", "texte": "TEK H N É\n\nEQUIPEMENT DE LA RUE\n\nLa municipalité d'une de nos villes indus-\ntrielles a fait placer, dans plusieurs de ses rues\net à quelques carrefours, des appareils de régle-\nmentation du trafic ― dont on peut voir\nci-contre un exemple.\n\nQuand donc comprendra-t-on, chez nous, qu'il\nn'est plus de saison de « jouer avec les orne-\nments » et qu'il faut s'exprimer clairement et\nsimplement, même lorsqu'on s'adresse aux\nconducteurs de véhicules rapides."}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": "87", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192812-01.1.9", "texte": "TEK H N i\n\nLe cliché précédent et celui ci-contre — exé-\ncutés d'après la revue « Das Neue Frankfurt »\n— montrent qu'on peut fort bien ménager\nl'aspect de la rue et servir ses exigences les plus\ndiverses: circulation, éclairage, confort et\npublicité.\n\nA PROPOS DE LA LOI LOUCHEUR\nOn n'ignore pas que la loi Loueheur. ré-\ncemment votée par le Parlemen français, a\nété accueillie de façons fort diverses par les\narchitectes, urbanistes, sociologues et les\nnombreux professionnels du bâtiment.\nA l'étranger aussi, les commentaires pu-\nbliés à Toocasion de ces nouveaux décrets\nfurent variés et multiples.\nRappelons brièvement l'objet et le méca-\nnisme de la loi Loueheur.\nLe titre en est : « Loi établissant un\nprogramme de construction d'habita ions à\nbon marché et de logements en vue de re-\nmédier à la crise d'habitation ».\nProgramme : En cinq années, soit de\n1929 à 1933, la France construira 260rOOO\nlogements,, dont 200,000 habitations indi-\nviduelles et 60 000 logements à loyer moyen\n(c'est-à-dire ne dépassant pas 35 ,000 fr.).\nFinancement : sept milliards sont prévus\npour la construction des 200,000 habita-\ntions, tandis qu'on évalue à 4,8 milliards le\ntotal nécessaire pour la réalisation des loge-\nments à loyers moyens.\nLe financement de la vaste entreprise se\nfera grâce à des avances à 2 p. c. s élevant\nannuellement à 2 miliards 350 millions et à\ndes subventions annuelles de 150 millions\nde francs.\ninnovations de la loi Loueheur, compa-\nrée à notre politique d'habitations à bon\nmarché, d'après) le colonel L. Lemereier\n(article publié dans « Le Soir ») :\n1 0 La loi française s'applique aussi bien\naux logements (appartements) qu'aux mai-\nsons individuelles.\n2° La fixation rigoureuse d'une limite de\nrevenus pour les bénéficiaires des avantages\nofferts par la loi (5,000 francs imposables).\n3° La politique de location n'est plus en-\nvisagée qu'accessoirement pour des fa-\nmilles misérables, ou ne pouvant se fixer;"}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "88", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192812-01.1.10", "texte": "TEK H N E\n\n-4° Annuité faible (réduction de la rému-\nnération du capital à 1,25 p. c. de la valeur\nde l'immeuble, plus gestion e: entretien) ;\n5° Enfin» la nouvelle catégorie d'habita-\ntions envisagée : les logements à loyer mo-\ndéré destinés à la classe moyenne.\nVoici la critique des chiffres, telle que la\npublia sommairement la revue « Das Neue\nFrankfurt » :\nChiffre aciuel des logements en France ;\ndix millions. Augmentation proportionnelle\n« per annum » du fait de la réalisation de\nla loi Loucheur : 0,52 p. c.\nHabitabilité moyenne d'un logement :\ndeux cents ans. Déchet annuel en logements,\nen France : 50,000 logements, soit une pro-\nportion de 0,50 p. c. Edification « per an-\nnum » par la loi Loucheur : 52;,000. Excé-\ndent réel : 2,000 logements.\nCes d onnées établissent les comparai-\nsons suivantes : La France va construire an-\nnuellement (depuis 1929) 52,000 loge-\nments, tandiist que l'Allemagne a construit\nannuellement jusqu'en 192 7 : 200,000 loge-\nments. Ou par 1 00,000 habitants, la\nFrance fournira 120 logements d'extcédent\nannuel, tandis que l'Angleterre, jusqu'ici a\natteint le chiffre de 290? la Hollande celui\nde 600.\nCes chiffres et ces dates sont assez signi-\nficatifs pour qu'ils se passent d'autre com-\nmentaire.\nLes critiques les plus vives sont sans doute\ncelles que publie la Commission juridique ei:\nadministrative de 1' « Union professionnelle\nfrançaise du bâtiment », dans les pages de\n« La Construction Moderne » :\n« La loi Ribot, vieille main enant de plus\nde vingt ans» avait posé d'admirables prin-\ncipes. En la remaniant quelque peu, ou plus\nsimplement en cherchant à l'appliquer d une\nmanière généreuse et intelligente, cette loi\nétîait suffisante pour conjurer en France la\ncrise du logement et pour faire de la France\nun des pays d'Europe les plus sains et les\nplus confortables, comme le sont aujour-\nd'hui l'Allemagne et l'Angleterre. Mais la loi\nRibot a été « torpillée ».\nLes signataires de cette manière de mani-\nfeste expliquent et démontrent l'incurie, la\nnégligence, l'imprécision,, l'arbitraire de l'ad-\nministration lorsqu'il s'est agi de l'applica-\ntion de la loi.\n« Les rapports annuels que le Conseil su-\npérieur des habitations à bon marché sou-\nmet au Président de la République et qui\nsont destinés à renseigner le public et le\nParlement sur l'application de la loi Ribot»\ndonnent une impression d'abandon, de re-\nnoncement, d'imprécision, de décourage-\nment et de tristesse même qui déconcertent le\nlecteur. »\nCes rapports sont très explicites pour ce\nqui concerne l'effort de construction des\npays étrangers Belgique, Alle-\nmagne, Tchéco-Slovaquie, U. R, S. 5.,)\nmais ils sont très imprécis sur la situation de\nla France.\nL' « Union professionnelle du bâtiment »\ncontinue ainsi : « Il est vraiment éton-\nnant qu'en face des statistiques inté-\nressantes, qui nous sont fournies par les\npays étrangers,, l'administration ne soit pas\ncapable, ou plus exactement, ne veuille pas\nfournir un tableau des résultats acquis. C'est\nque, probablemient ces tableaux ne seraient\npas à son avantage et; feraient ressortir l'in-\ncapacité des Offices ,des Sociétés de Crédit,\net des Sociétés d'Habitations à bon marché\nactuellement »\nEnfin une autre critique que formule vi-\ngoureusement l'Union professionnelle à ceux\nqui furent chargés de l'application de la loi\nest : « les quelques crédits alloués\npar la loi Ribot aux constructeurs ont donné\nlieu à un arbitraire administratif inouï! » Un\ncas singuièrement typique du zèle adminis-\ntratif est ensuite cité.\nPassant à l'examen de la loi Loucheur,\nl'Union professionnellle écrit : « Il est évi-\ndent que si la loi Loucheur doit être appli-\nquée avec les mêmes principes que la loi\nRibot et par les mêmes fonctionnaires, il\nvaudrait mieux la supprimer tout de suite\ncar c'est le seul moyen d'éviter le « scan-\ndale de la loi Loucheur » qui est imminent.»\nPlus loin l'Union professionnelle aborde\n*a critique point par point de la nouvelle loi.\net commence la présentation « d'un pro-"}, {"page_pdf": 11, "page_imprimee": "85", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192812-01.1.11", "texte": "ARCHITECTURE • URBANISME - ART PUBLIC\nANNÉE 1928 VOLUME VII NUMÉRO 7\n\nL'ARCHITECTURE EN BELGIQUE\nLES TRAVAUX DE JAN B. LAUWERS\n\nC est le 31 décembre de l'an dernier qu'un arrêté royal, mettant fin aux\ndiscussions du jury, attribuait à Jan B. Lauwers un premier prix de\nquinze mille francs pour sa participation au Concours du Prix de Rome.\nCe succès força 1 attention de beaucoup sur le jeune constructeur. Oeux\nqui ne le connaissaient pas, ou fort peu, jusqu'alors, furent surpris de son\nœuvre déjà considérable, et surtout de l'esprit qui anime cette œuvre :\nprécision dans le problème utilitaire, ressources techniques, effort sans\ncesse accentué vers le dépouillement des formes, vers la simplicité plastique.\n(M ais de ceci on pourra juger, mieux que par des mots, par les reproduc-\ntions des travaux de Lauwers, publiées ci-après).\nEn matière de technique, le constructeur fait appel aussi bien aux\ninnovations, aux méthodes les plus récentes qu'aux matériaux consacrés\npar la tradition : tout dépend du problème posé et de sa résolution\néconomique et pratique. Quant à la mise en œuvre, Lauwers aime à\nrépéter qu'il doit à un père, véritable artisan, le goût et la joie du\ntravail précis achevé avec soin.\n\nPar suite d'erreur le fascicule précédent de La Cité \" a eu ses pages numérotées de 85 a 100. Nos lecteurs\nvoudront bien rectifier et lire ce même numérotage de 69 à 84,"}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "86", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192812-01.1.12", "texte": "LA CITE ■ 1928 -\nVOLUME VII •\nNUMERO 7\n\nAu reste, un bref aperçu biographique peut aider dans l'appréciation de\nl œuvre du constructeur.\nNé à Malines en 1898, il lait ses premiers études à l'Athénée de cette\nville. 1914 l'y trouve fréquentant les cours du soir de l'Académie. Vint\nla guerre. Jusqu'en 1916, Lauwers travaille comme ouvrier, en Angleterre,\nsuccessivement aux champs, dans une scierie, dans une menuiserie, puis\nil est maçon. De 1916 à 1918, il est jeté dans la tourmente (il est télé-\nphoniste à l'artillerie). 1919. Lauwers suit les cours spéciaux pour mili-\ntaires à l'Académie de Malines; puis travaille au service des bâtiments\nmilitaires. 1920. Il est dans les Flandres comme délégué de f architecte\nA. Dumont ; puis adjoint technique au haut Commissariat Royal de\nPoperinghe. Il construit, en 1922, pour le Dr Brutsaert, une ferme à\nYprès, laquelle obtient le 2e prix au Concours pour „ le prix du roi\". De\nnouvelles réalisations : des maisons et des bâtiments ruraux à Kemmel et\nà Locre. Collaborateur de l'architecte A. Dumont, Lauwers surveille\nl'édification des églises de Kemmel et Locre, ainsi que la maison commu-\nnale de cette dernière commune. Puis en 1925 il dirige 1 achèvement de\nl'École Normale de Jodoigne. Ses propres travaux de cette année : deux\nmonuments funéraires au cimetière de Malines (1925) ; la transformation\nd'un magasin à Malines (1926) ; la transformation d une librairie (1927).\nFin 1927 paraissait l'arrêté royal du „ prix de Rome\". On notera que la\nplupart des travaux reproduits ci-après sont récents, et que parmi ceux-ci\nbeaucoup sont en cours d'exécution.\nEnfin Jan B. Lauwers vient d'être nommé professeur à l'Académie\ndes Beaux-Arts de sa ville natale."}, {"page_pdf": 13, "page_imprimee": "87", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192812-01.1.13", "texte": "LA CITE ■ 1928\n- VOLUME VII •\nNUMERO 7\n\nTRANSFORMATION D'UNE\nHABITATION A WAVRE N. D.\n1927. FAÇADE EN TERRANOVA\n\nTRANSFORMATION DE MAGASIN A\nMALINES 1927. FAÇADE EN ENDUIT COLORÉ\n\nMONUMENT (Petit Granit Belge)\nÉRIGÉ A ARENDONCK,\n1927, AUX VICTIMES DE\nL'EXPLOSION DE DYNAMITE"}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "88", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192812-01.1.14", "texte": "LA CITE » 1928 •\nVOLUME VII •\nNUMERO 7\n\nHABITATION A KEMMEL, 1923\nBRIQUES LOCALES ET TUILES\nMAISONS JUMELÉES (en con-\nstruction) MALINES. BRIQUES\nPAEPESTEEN DE BOOM\nAVEC JOINTS CREUX"}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "89", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192812-01.1.15", "texte": "L A C I T E ■ 1928\n- VOLUME VII -\nNUMERO-7\n\nMAISON EN EXÉCUTION A\nMALINES. PERSPECTIVE\nET, CI-DESSOUS, PLANS.\nEXÉCUTION EN BRIQUES\nKLAMPSTEEN DE BOOM A\nJOINTS CREUX. TERRASSE\nASPHALTÉE. CHASSIS COSYN."}, {"page_pdf": 16, "page_imprimee": "90", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192812-01.1.16", "texte": "LA CITE- 1928\n■ VOLUM E VII ■\nNUMERO 7\n\nMAISON A VILVORDE (en construction).\nPIERRE ARTIFICIELLE. ENDUITS COLORÉS\nSTEINPUTZ ET EDELPUTZ\nMAISON EN EXÉCUTION\nA ARENDONCK. BRIQUES\nDE BEERSSE. TERRASSE\nASPHALTÉE. SEUILS EN\nPIERRE ARTIFICIELLE"}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "91", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192812-01.1.17", "texte": "LA CITE - 1928\n- VOL U M E VII -\nNUMERO 7\n\nMAISON A CONTICH (en\nconstruction). FAÇADE ET,\nCI-DESSOUS, PLANS\nEXÉCUTION EN BRIQUES\nDU „ BELVÉDÈRE ”\nTERRASSE ASPHALTÉE."}, {"page_pdf": 18, "page_imprimee": "92", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192812-01.1.18", "texte": "LA CITE- 1928 -\nVOLUME VII ■\nNUMERO 7\n\nÉCOLE PROVINCIALE AGRÉÉE DE CULTURE MARAICHÈRE, EN CONS\nKLAMPSTEEN DE BOOM, RECOUVREMENT DES MURS EN PIERRE\n\nPLAN ACTUEL DE L'ÉCOLE\nLÉGENDE DU PLAN\n1. Classess\n2. Vestiaires\n3. Musée\n4. Bureau\n5. Office\n6. Cuisine\n7. Parloir\n8. Salle à manager\n9. Bicyclettes\n10. Réduit\n11. Salle commune\n12. Garage\n13. Écurie\n14. Étable\n15. Laiterines\n16. Alimentation\n17. Porchere\n18. Aire\n19. Provision\n20. Remise"}, {"page_pdf": 19, "page_imprimee": "93", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192812-01.1.19", "texte": "LA CITE ■ 1928 -\nVOLUME VII ■\nNUMERO 7\n\nRUCTION A MALINES. FAÇADE PRINCIPALE. EXÉCUTION EN BRIQUES\nARTIFICIELLE, CHASSIS COSYN, TOITURE EN ZINC A TASSEAUX.\n\nDEUX PERSPECTIVES PARTIELLE"}, {"page_pdf": 20, "page_imprimee": "94", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192812-01.1.20", "texte": "LA CITE • 1928 »\nVOLUME VII ■\nNUMERO 7\n\nTRANSFORMATION DE MAGASIN A\nMALINES. 1927. FAÇADE EN ENDUIT ET\nPEINTE EN NOIR ET VERT. BOISERIES\nROUGE, JAUNE, VERT COLLABORAT.\nP. DE TROYER, PEINTRE.\n\nMAGASIN DE CONFECTIONS A\nMALINES. 1928. FAÇADE EN\nENDUIT ET TERRANOVA\nBOISERIE: OR, ROUGE ET NOIR\nPLINTHE DE MARBRE NOIR."}, {"page_pdf": 21, "page_imprimee": "95", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192812-01.1.21", "texte": "LA CITE ■ 1928 -\nVOLUME VII ■\nNUMERO 7\n\nCABINET DE CONSUL-\nTATION DU DR G. MALINES\n(PROJET). ENDUIT\nTERRANOVA. PIERRE\nARTIFICIELLE\nTERRASSE ASPHALTÉE.\n\nENTREPOT AVEC GARAGE AU REZ-DE-CHAUSSÉE\n(BRUXELLES, A EXÉCUTER EN 1929). CONSTRUCTION EN\nBÉTON. FAÇADE EN BRIQUES „ BELVEDERE ” ET TER-\nRANOVA. CHASSIS MÉTALLIQUES. VERRE MARTELÉ."}, {"page_pdf": 22, "page_imprimee": "96", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192812-01.1.22", "texte": "LA CITE ■ 1928 ■\nVOLUME VII •\nNUMERO 7\n\nPLAN\nBUREAUX ET MAGASINS DE LA FABRIQUE DE\nMEUBLES „LA LIGNA” MALINES (A EXECUTER EN\n1929) EN BRIQUES KLINKAERT. CHASSIS METAL-\nLIQUES. TOITURES ASPHALTEES.\n\nPERSPECTIVE"}, {"page_pdf": 23, "page_imprimee": "97", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192812-01.1.23", "texte": "LA CITE- 1928 -\nVOLUME VII.\nNUMERO 7\n\nATELIERS GRAPHIQUES ET IMPRIMERIE „MONNE” A MALINES. (EN EXECU-\nTION). BRIQUES KLINKAERT DE BOOM ET BETON, TERRASSE ASPHALTÉE."}, {"page_pdf": 24, "page_imprimee": "98", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192812-01.1.24", "texte": "LA CITE- 1928 ■\nVOLUME Vil -\nNUMERO 7\n\nVUES PARTIELLES DE L'AMÉNAGEMENT INTÉRIEUR\nCOULEURS: ROUGE, GRIS, NOIR. COLLABORATEUR P. DE TROYER PEINTRE\nTRANSFORMATION D'UNE LIBRAIRIE A MALINES 1927\nARCHITECTE J. B. LAUWERS"}, {"page_pdf": 25, "page_imprimee": "99", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192812-01.1.25", "texte": "LA CITE - 1928 -\nVOLUME Vli -\nNUMERO 7\n\nLOCOMOTIVE A TURBINE. CRÉÉE PAR LES USINES MAFFEI DE\nMUNICH. FORCE: 2.500 HP. VITESSE: 120 KM. A L'HEURE\nRAPPELS\nLes ingénieurs font de l'architecture,\ncar ils emploient le calcul issu des\nlois de la nature et leurs œuvres\nnous font sentir l'harmonie.\nLe Corbusier\n(Vers une Architecture)\nLa fonction détermine le caractère ;\nle caractère confère la beauté.\nL'esthétique n'est pas un pro-\ngramme, mais un résultat.\nRobert Vonder Mühl\n(Congrès de la Sarraz)"}, {"page_pdf": 26, "page_imprimee": "100", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192812-01.1.26", "texte": "LA CITE - 1928 •\nVOLUME VII ■\nNUMERO 7\n\nLes architectes? II semble qu'on leur ait\npermis ― bien à regret ― d'étaler par ci,\npar là, le plus haut, le plus loin possible,\nquelques fantaisies décoratives.....\nEut-on raison de nous dire: ― “ écoutons\nles conseils des ingénieurs américains.\nMais craignons les architectes américains.”\n― Et pour preuve, examinez bien ces\nclichés.....\n\nLEÇONS D'AMÉRIQUE\nLa puissance des volumes, — sous\nlaquelle se cache une science hardie\nsans cesse renouvelée — “ Simple-\nment guidés par les nécessités d'un\nprogramme impératif, les ingénieurs\nd'aujourd'hui aboutissent aux géné-\nratrices accusatrices des volumes ”."}, {"page_pdf": 27, "page_imprimee": "89", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192812-01.1.27", "texte": "TEK H N É\n\ngramme de mesures pour permettre une ap-\nplication sérieuse de la loi Loucheur ».\nNous attendons la fin de la publication de\nce programme pour documenter nos lec-\nteurs.\nOn peut rester très sceptique vi&ià-vis de\nla réalisation « en soi » du programme Lou-\ncheur. Certes nous savons fort bien qu'il\ns'agit d une « loi révolutionnant la construc-\ntion en France » ; nous savons aussi que\nM. Loucheur s'est rendu en Hollande et\nqu'il y a visité des cités-jardins « gaies et\npro près » ;nous savons encore que de clairs\nespritis nourissent de beaux projets, géné-\nreux et novateurs, mais il y a contre tout\ncela? et avant tout la lenteur d'adaptation\ndu peuple français au courant du siècle, il y\na la routine, et il'administration, il y a\nles fausses directives (pensons aux consé-\nquences de l'Exposition de 1925) et par\ndessus tout) il y a l'absente du sentiment col-\nlectif, l'étroitesse des horizons individua-\nlistes.\nLa loi Loucheur aura en tout cas une sen-\nsible répercussion sur Paris et sur l'ensemble\nde la région parisienne, dont le développe-\nment fut jusqu'à ce jour pour le moins\n« chaotique »l\nIl est inutile de reprendre ailleurs (car\non en fit des études sur le «mal de Paris»!)\nque chez Le Corbusier l'examen du cas cli-\nnique de la capitale française. C'est avec ces\néléments qu'on posera le problème avec\nnetteté.\nAssurément les solutions peuvent différer.\net nous pensons au récent travail d'An-\ndré Lurçat dont les directives sont opposées\nà celles de Le Corbusier, en ce qui concerne\nla solution du cas parisien. Nous avons vu\naussi les solutions pronées par l'architecte\nVentre et pair d'auttres.\nIl nous semble incontestable néanmoins\nque l'idéal urbanistique, architectural et ad-\nministratif exposé par les nombreux travaux\nde Le Corbusier , relatifs au nouveau Paris,\natteint avant tout autre exposé jusqu'ici le\nmaximum de viabiliué. Mais ceci est trop\ngrosse question pour être abordée en quel-\nques lignes.\nA la suite d'une enquête faitet après le\nvote de la loi Loucheur, par un quotidien\nparisien, Le Corbusier, interrogé, exposait :\n« Le « Redressement Français » est un\ncentre d'études qui comprend une « com-\nmission d'urbanistme », antenne désinté-\nressée des pouvoirs publics, et qui a été\ncréée pour répondre à l'erreur des lotisse-\nsemenls. Cette commission se propose (en\nprovoquant des lois) de faire restituer à\nl Etaç une grosse part des bénéfices que les\nparticuliers ont faits sur des travaux d'utilité\npublique. Elle se propose aussi de provoquer\nun « remembrement » du sol en donnant,\npour cela, des armes légales au gouverne-\nment:. Notre sol est, en effet, si morcelé,\nqu'il interdit toute construction logique. Il\nfaut le regrouper, tracer de nouvelles rues.\n« En ce qui concerne le centre de Paris\nil y a deux thèses en présence. L'une pro-\npose de se livrer à un jeu de massacre. C'est\nla bonne. L'autre de ne pas toucher à Paris\net de construire d'autres villes à côté de la\ncapitale.\nQue pensez-vous de la poussée de Pa-\nris vers l'Ouest?\nQue c'est une pure légende. Le centre\nde Paris est fixe. « Paris c'est Lutèce »...\nLa poussée dont vous me parlez s'est pro-\nduite en 1918, quand les Américains sont\narrivés chez nous. La situation était précaire.\nLe « dollar » a pris les appartements libres\net a choisi tout naturellement ce qu'il y avait\nde mieux et de plus neuf. Cette fameuse\npoussée n'est donc pas un phénomène orga-\nnique* mais de circonstance.\n« De suite, après les mauvais jours de\n1918, le « reflux » vers le centre s'est ef-\nfectué et il s'effectue, malheureusement,\ntous les jours. C'est! ainsi qu'on laisse de\ngrandes compagnies, très riches, il est\nvrai, s'installer au centre de Paris, rache-\nter des immeubles, provoquant de la sorte\nune congestion intense et empêchant toute\nurbanisation. Cette menace de parasites qui\ns'installent dans Paris, absorbant ses orga-\nnes vitaux c'est ce que j'appelle « le cancer\nde Paris »."}, {"page_pdf": 28, "page_imprimee": "90", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192812-01.1.28", "texte": "TEK H M É\n\nEXPOSITIONS\nSTUTTGART. EXPOSITION DE\n« LA CHAISE ». L' activité construictive\nen Allemagne aborde tous les problèmes et\ntient inlassablement le public au courant des\nrecherches architecturales ou techniques les\nplus diverses. A la fin d août dernier,\nune exposition de « la chaise » s'est\nouverte à Stuttgart, organisée par ie\ndépartement d'ameublement, de l'Ecole\ndes Arts et Métiers de l'Etat (direc-\ntion : prof. Ad. Schneck) et par le Comité\ndes industries du bâtiment du Wurtemberg\n(direction : prof. Keuerleber). On y a ex-\nposé les plus intéressantes réalisations ac-\ncomplies en Allemagne,, en Angleterre, en\nFrance, en Amérique.\nDes types très divers, mais étudiés et réa-\nlisés avec soin, étaient offerts aux juge-\nments chaises d'ameublement d habita-\ntion et de bureau, dont beaucoup pourront\nservir d'exemple au technicien, au fabricant,\nau commerçant et aussi au public des ache-\nteurs.\nAu sujet de cette manifestation, voici ce\nqu'écrit « 7 Arts » dans le nouveau quoti-\ndien bruxellois « L'Aurore » :\n« L'histoire de la chaise prouve combien\nrarement l'homme connaît l'art de s'asseoir,\ncet acte pourtant si naturel!\nQue d'erreurs au cours des siècles, que\nd'incommodités ridicules. Et déjà certains\n« cubistes » peuvent se reprocher cette faute\naussi bien que les fabricant® de sièges de\nstyle.\nDans une exposition savante et! claire qui\nvient d'avoir lieu à Stuttgart sous le patro-\nnage du Werkbund, l'architecte Prof.\nSchneck a réuni un magnifique ensemble de\nsièges dont la forme est basée d'une part\nsur le principe de l'emploi rationnel des ma-\ntériaux et d'autre part sur les trois attitudes\ncaractéristiques de l'homme qui travaille, qui\nmange, qui se repose. Deux importantes\nmaisons d'édition de Stuttgart, dont nous\navons déjà eu l'occasion de souligner le bel\neffort, viennent de publier deux livres con-\nsacrés à cette exposition de la chaise : la\nMaison Julius Hoffmann, un ouvrage du\nProf. Schneck (prix : 8 marks) ; la Maison\nDl Frittz Wedekind et Cie, un ouvrage de\nHeim et Bedo Rasch (prix : 3 marks 80).\nAbondamment illustrés, présentés soigneu-\nrement ces ouvrages doiven: se trouver dans\nla bibiothèque de tout homme moderne. »\nLEIPZIG. FOIRE AUTOMNALE DU\nBATIMENT. A l'occasion de cette re-\nmarquable manifestation une série de con-\nférences publiques eurent lieu à Leipzig; les\nplus architectes et spécialistes de\n1 Allemagne ont traité des sujets de grande\nactualité. Nous ne pouvons, faute de place,\ndonner beaucoup de détails sur cetie fruc-\ntueuse tentative de vulgarisation de l'art et\nde la technique constructive d'aujourd'hui;\nnous nous bornerons à citer les sujets traités:\n1. Architecte May (Francfort) : techni-\nque constructive des grands immeubles;\n2. Architecte Bruno Taut : la ligne nou-\nvelle dans la construction des grands im-\nmeubles ;\n3. Prof. O. Bartning (Weimar) : la tech-\nnique au service de l'habitation;\n4. Prof. Wagner-Speyer (Nurenberg) :\nlogements et cités de logements;\n5. Prof. Wetterlein (Hanovre) : l'orga-\nnisation de l'habitation, témoignage de notre\ncivilisation ;\n(j. Conférences techniques spéciales : ma-\ntériel de construction des routes et rues\n( prof. Garbotz) ; matériel de construction\ndes grands immeubles (ing. Rode) ; Y orga-\nnisation mécanique des chantiers; prépara-\ntion du béton pour la construction des\ngrands immeubles (ing. Dr Walsch)."}, {"page_pdf": 29, "page_imprimee": "91", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192812-01.1.29", "texte": "TEK H N É\n\nLA PREMIERE EXPOSITION DU\n« WEEK-END » (ALLEMAGNE MERI-\nDIONALE) qui se tenait depuis le 29 sep-\ntembre dernier à Ludwigshafen, à l'Ebert-\npark, s'est clôturée en octobre. Les nom-\nbreuses et très variées présentations por-\ntaient sur tout ce qui se rapporte au Week-\nEnd. Il estl inutile de rappeler ici l'impor-\ntance de ce délassement périodique qui com-\npense l'agitation de la vie urbaine actuelle;\nles médecins et les hygiénistes ont assez écrit\nsur ce sujet. Mais il vaut que l'on souligne\nl'initiative de Ludwigshafen, qui nous mon-\ntre des techniciens désireux de se tenir en\nétroit contact avec les diverses manifesta-\ntions de la vie moderne, et soucieux d'y ap-\nporter leurs conceptions et leurs réalisations\njudicieuses. C'est: ainsi que les diverses pré-\nsentations de cette exposition portaient sur :\nl'habitation de week-end; les sports, les vê-\ntements, les véhicules et, en bref, tout ce qui\npeut contribuer au développement et à l'or-\nganisation de cette manière de vie.\nL'EXPOSITION DU WERKBUND\n« WOHNUNG UND WERKRAUM » aura\nlieu à Breslau en 1929. Les travaux prépa-\nratoires étant achevés,, la réalisation a com-\nmencé, et celle-ci est d'importance. Il s'agit,\nen effet, de la construction d'un nombre im-\npressionnant de logements e\" d'immeubles à\nappartements. L'équipement des uns et des\nautres sera des plus perfectionnés et les plus\nremarquables techniciens collaborent à cette\nvaste entreprise, laquelle n'aura pas pour but\nuniquement la démonstration, mais oui de-\nvra aussi, par la suite, servir.\nPour la section du grand hall d'exposi-\ntion, on a adapfé comme thème « la syn-\nthèse des éléments qui constituent la mai-\nson ».\nEn résumé l'exposition du Werdbund de\nBreslau ne laissera rien à désirer pour at-\nteindre, sinon pour dépasser, le niveau de\nl'exposition récente de Stuttgart. Nul doute\nque Breslau ne soit, pendant les mois d'ex-\nposition de l'an prochain, le rendez-vous de\ntous ceux architectes et techniciens\nqu'intéressent les vastes problèmes d'archi-\ntecture vivante.\nDORDRECHT. UNE EXPOSITION\nD'AMEUBLEMENT RATIONNEL s'est te-\nnue en septembre dernier et groupait d'in-\ntéressants travaux de mobilier et d'installa-\ntion intérieure, exécutés par la « Centrale\nCoopérative voor Woninginrichting G. A. »\nLes photographies de ces travaux furent\npubliées par la revue « Tijdschrift voor\nVolkshuisvesHng en Stedebouw » (numéro\nde novembre) et témoignent d'un remar-\nquable souci de simplicité et de technique\nsoignée.\nL'exposition comportait l'agencement in-\ntérieur complet de dieux logements de tra-\nvailleurs, agencement et mobilier créés par\nJ. C. Jansen Jr et G. M. Acronius, ce der-\nnier pour les appareils d'éclairage. L'exécu-\ntion du tout fut l'œuvre de la Coopérative.\nLe premier de ces logements comprend :\nsalle de famille, chambre à coucher des pa-\nrents, petite chambre à couoher, et studio\néventuellement transformable en troisième\nchambre à coucher. Le coût de l'ensemble\ns'élève à 998 florins.\nLa salle de famille se compose des meu-\nbles suivants : dressoir, table, 4 chaises,\n2 fauteuils, divan, table à jeu, siège de re-\npos, bibliothèque, lamJpadaire mobile, lam-\npes diverses pendule garniture de table du\ndivan, des fenêtres, coussins, tapis et car-\npettes, ensemble qui se monte à la som-\nme de 514 iflorins.\nLes meubles sont en chêne, les sièges étant\nrevêtus de tissus de coloration foncée. Les\nmurs sont revêtus de papier unis gris, les\nportes et la menuiserie étlant peinte jaune;\nles nattes et tapis sont tissés mécaniquement\net de -oloraHon beige et noir.\nLe second logement un peu plus réduit se\ncomnose d'une grande et d'une petite chanv\nbres à coucher et d'une salle de famille. Le\ncou* de celle-ci ne dépasse pas 354 florins.\ntandis aue l'ensemble du logement se monfe\na 637 florins."}, {"page_pdf": 30, "page_imprimee": "92", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192812-01.1.30", "texte": "T E K II N É\n\nECHOS & INFORMATIONS\nLES TRANSFORMATIONS D'ANVERS\ncomportent l'élargissement de l'accès au\nMeir et celui du Marché aux Souliers. Ces\ndeux travaux importants sont en voie d'exé-\ncution actuellement. La reconstruction à l'ali\ngnement projeté des parties démolies com-\nprend l'édification, à l'entrée du Meir, d'un\nvaste immeuble de 1 2 étages, lequel sera en\noutre surmonté d'un tour de 10 étages, ce\nqui porte la hauteur totale du nouvel édifice\nà 60 mètres environ.\nUn second immeuble géant sera construit\nau coin de la Beddenstraat, afin de contre-\nbalancer le premier. Les construit ions que\nl'on édifiera entre les deux colosses devront,\npar leurs proportions, s'adapter au cadre\nnouveau. Ajoutons aussi que pour l'édifica-\ntion des deux grands immeubles précités il\nest prescrit de n'utiliser que les mé hodes et\nles formes de la construction moderne.\nEn même temps que la reconstruction du\nMarché aux Souliers il sera procédé à l'élar-\ngissement de la Hespenstlraat, à partir de la\nBeddenstraat, et de telle sorte qu'une grande\npartie du Marché aux Œufs sera mise à dé-\ncouvert.\nEnfin il est vraisemblable que ces pre-\nmiers travaux entraîneront d'autres modifi-\ncations urgentes de quelques quartiers du\nvieil Anvers.\nL'ECOLE TECHNIQUE PROVINCIALE\nde Seraing est actuellement en construction.\nOn sait que cet organisme doit être, au\ngrand centre industriel liégeois, ce que l'Uni-\nversité du Travail es': à Charleroi.\nLes bâtiments doivent couvrir une super-\nficie de 6,858 m 2. L'architecte en est M. Le-\ngros, directeur du service des constructions\nprovinciales. L'école pourra abriter dès le\ndébut de son fonctionnement, environ\n1,500 élèves, mais les agrandissements pré-\nvus permettront de porter ce chiffre à 2,400.\nUN NOUVEAU PRIX D'ARCHITEC-\nTURE. Le regretté M. Pierre Carsoel,\nentrepreneur, demeurant à Uccle, avenue\nLongchamp, 159, y décédé le 4 juillet 1928,\na légué à la Ville de Bruxelles une somme\nde 200,000 francs, dont les revenus devront\nservir à la constitution d'un prix d'architec-\nture à son académie, ce legs éfant exempt\nde droits.\nUN NOUVEL AERODROME, On\nexamine actuellement , à la direction de Y aé-\nronautique civile belge, la possibilité de créer\nun nouvel aérodrome. Celui-ci serait installé\nnon loin; de Liège et constituerait un relais\npour les grandes voies aériennes internatio-\nnales. Il permettrait aussi étant complè-\ntement équipé en 1930 la liaison aisée et\nrapide entre l'Exposition du Centenaire, à\nLiège, et les grandes villes du pays.\nLA QUESTION DES AUTOSTRADES\nEN FRANCE. « Les autostrades sont des\nroutes où ne passent; que des au'os. Il en\nexiste déjà dans de nombreux pays : le\n« Speedway », de New-York, le circuit de\nMilan aux lacs italiens les routes de Lon-\ndres à Manchester etl de Londres à Liver-\npool. Sur ces routes les plus grandes vitesses\nsom permises.\nEn France il n'y a encore qu'un projet\nd'autostrade dont la réalisation attendra le\nrétablissement de nos finances.\nD'après ce projet, les routes nationales et\ndépartementales, les chemins de grande\ncommunication et vicinaux qui relient les\ngrands centres touristiques français, seraient\nunifiés et portés à unei largeur de 6 mètres."}, {"page_pdf": 31, "page_imprimee": "93", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192812-01.1.31", "texte": "TEK H N Ë\n\nDe chaque côté de la route, entre la chaus\nsée et le fossé, serait aménagée une ban-\nquette de 0 m. 30, jalonnée à chaque mètre\npar de petites bornes empêchant les voitures\nd'empiéter sur l'herbe de la banquette.\nAfin que l'eau de pluie puisse s'écouler fa-\ncilement le bombement de la route sera de\n1 0 centimètres. Les virages seront relevés e\nles déclivités ne dépasseront jamais 9 p.c.\nQuant aux croisements, ils seront bien déga-\ngés pour permettre aux autos d'aller vite\nsans crainte d'accident.\nOn avait d'abord songé à supprimer, pour\nces grands itinéraires , tout passage à niveau\ntant de routes que de chemins de fer. Mais\nla dépense entraînée était si considérable\nqu'on a dû y renoncer.\nCe projet a l'adhésion de tous les auto-\nmobilistes, mais il est, hélas à prévoir que\nl'état de nos finances n'en permettra la réa-\nIsation avant quelques années... »\nLA . PROTECTION DES SITES EN\nFRANCE. « Le Parlement, saisi en août\n1925, d'une proposition de loi destinée à\ncompléter et à renforcer la loi Beauquiez —-\nsur la protection des sites -- ne s'est pas en-\ncore prononcé.\nIl n'y a donc actuellement en France\nqu'un pey plus de quatre cents paysages clas-\nsés, tandis que tous les jours des actes\nd'odieux vandalisme se commettent (« le\npanneau-réclame sévit, le barrage détruit les\nlignes d'un ensemble, les arbres tombent\nsous la cognée et les clochers s'écroulent »).\nUn récent Congrès, organisé par la Fédé-\nration régionaliste française, s'est tenu à\nBrive, afin d'examiner les mesures législatives\nles plus efficientes et les plus rapides.\nUne campagne s'ouvre ayant pour but\nd'éclairer l'opinion publique sur son droit de\njouir des paysages. Car, est-il dit, « c'est\nl'opinion publique avertie qui sauvera les\npaysages de France ».\nEt ceci en acceptant les droits de l'indus-'\ntrie moderne pour les concilier avec ceux de\nla beauté. »\nLes moulins à vent étaient bien pittores-\nques !\nVoilà que « La Nature » nous apprend\nqu en Allemagne et en Danemark on les uti-\nlise comme générateurs d'énergie électrique.\nL utile peut sauver le pittoresque.\nCoupure tirée du « Quotidien »,\nHERWARTH WALDEN. « Herwarth\nWalden, à l'occasion de son cinquantième\nanniversaire, a reçu une adresse de félicita-\ntions signée: Peters Behrens, HeinriTi Mann,\nMari,netti, Philippe Soupault, etc., où est rap-\npelé le rôle du « Sturm» (galerie d'art, bu-\nreau d'édition et revue) fondé et dirigé par\nHerwarth Waliden en faveur du mouvemen\nmoderne, et sa victoire : les portes des mu-\nsées forcées, après quinze années de bataille,\nAu cours d'une réunion fra'ernelle à Berlin,\nl'animateur du « Sturm » a été reçu par les\nprincipaux représentants du mouvement in-\ntellectuel moderne en Allemagne. »\n\nLIRE DANS LES PROCHAINS\nNUMÉROS DE “LA CITÉ„\nLES RECENTES REALISAT?©SMS ARCHÏTECTU RALES EN\nBELGIQUE — UNE ETUDE APPROFONDI SUR « LA\nÎVIAJSON AU JAPON » — UN HOTEL MODELE A MURREN\n(Suisse) — DES iNFORIVIATEONS TECHNIQUES ET\nPROFESSIONNELLES, etc."}, {"page_pdf": 32, "page_imprimee": "94", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192812-01.1.32", "texte": "TEK H N i\n\nCONCOURS-BIBLIOGRAPHIE\nERECTION D'UN MONUMENT AU LI-\nBER ADOR BOLIVAR, dans la ville de\nQuito. Le ministre de l'Ecuador à Paris et\ndeux membres de la « Sociedad Boliva-\nriana» » de Quito, résidant à Paris, ont mis-\nsion d'organiser ce concours et de former\nle jury, celui-ci devant comprendre des ex-\nperts d'architecture, des artistes et des cri'i-\nques d'art.\nLes projets, dessins, maquettes et esquisses\ndevront parvenir à la Légation de l'Ecuador\n(Equateur) à Paris 21, avenue Wagram\nau plus tard le 31 mars 1929. Le coût du\nmonument à ériger sera de 2 millions de\nfrancs français y compris les honoraires de\nl architec e chargé de la construction.\nFRANCFORT S/M. CONCOURS\nPOUR UN HOSPICE MODERNE DE\nVIEILLARDS. Cette importante compé-\ntition, organisée par la ville lia plus progrès-\ns;ste de l'Europe, et qui comptait dans son\njury les architectes May, Elsâsser, Haesler,\nRoeckle, etc., s'est clôturée récemment sur\nles décisions suivantes :\nler1er prix : MM. Starn, Moser, Kramer et\nHabermann ;\n2e prix : M. K. Blaitner;\n3e prix : M. H. F. W. Kramer;\n4e prix : M. F. Berke;\n5e prix : MM. G. et K. Sohmidt.\nUne étude critique très approfondie, con-\ncernant le problème, a paru dans la revue\nfrancfortoise « Stein, Holz, Eisen », sous la\nsignature de F ingénieur Cetto. Y sont aussi\npubliées les solutions des architectes E\nBlanck, A. Brenner, Bangert et Cetto, ainsi\nque les travaux des vainqueurs du concours.\nNous comptons revenir sur ces importants\ntravaux d'architecture vivante.\n« DAS NEUE FRANKFURT ». La\ngrande revue que dirigent: MM. E. May et\nF. Wichert, ne cesse d'apporter au mouve-\nment construc-if international les documents\nles plus suggestifs, présentés avec un soin\nvéritablement incomparable. Citons comme\nparticulièrement marqués de ce double in é-\nrêt, les numéros 7 B, consacrés aux réali\nsations architecturales de la ville de Franc-\nfort S/Main. C'est sans aucun doute la plus\nsubstantielle et la plus instrue ive étude qui\nait mis en lumière l'activité formidable de la\ngrande cité. On y trouve des notes irès pré-\ncises, illustrées de plans, photos et graphi-\nques, sur les nombreuses et remarquables ci-\ntés qui environnent Francfort : Praunheim,\nRomerstadt, Ginnheimer Hang, Bruchfeld-\nstrasse, Riederwald, Bornheimer Hang, Im\nTeller, Mammdlshainerstlrasse, Grethenweg,\nRiedhof, groupes de Komba, Gagfah, Su-\nwag, Mavest.\nLa même revue a consacré son numéro» 9\nà : Le Corbusier (Réflexions à propos de\nla loi Loucheur) ; M. Stam (L'organisation\ndu trafic asu centre de Rotterdam}-; Cons-\ntructions récentes à Nurnberg (E. Mendel-\nsoihn), à Magdebourg (K. Krayl), aux\nEtats-Unis d'Amérique (R. Neutra, R.\nSchindler, Frank Lloyd Wright).\nLe numéro 10 de « Das Neue Frankfurt »\ntraite principalement des vitraux d'église;\nd'autres études aussi sur l'activité moderne,\nsignées A. Behne, Dexel, Gmsburger; enfin\nd'intéressants documents sur les grands pro-\njets de Francfort : les bâtiments d'adminis-\ntration de la I. G. Farbenindus'rie (arch.\nMay et Elsasser) et l'hospice de vieillards\n(arch. Stam.4 Moser Kramer Habermann).\n« THE ARCHITECTE JOURNAL » a\npublié son « rural England number » le\n1 4 novembre dernier. On trouvera de Irès\nintéressantes études sur la préservation des"}, {"page_pdf": 33, "page_imprimee": "95", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192812-01.1.33", "texte": "¥EK H N É\n\nsites ruraux en Angleterre. H faut toutefois\nconstater que les défenseurs de la campagne\nanglaise s'en tiennent trop aux traditions su-\nperficielles, lorsqu'il s'agit de constructions\nrurales; mais, en général, tous font preuve\nde « bon goût » et c'est déjà quelque\nchose...\n« GARDEN-CITIES ET TOWN PLAN-\nNING » (novembre 1928) offre d'intéres-\nsantes études sur des réalisations urbanisti-\nques (Soutjv-Tyneside reg. plan,), un tra-\nvail particulier sur les grandes gares de Lon-\ndres, et, entre autres notes variées et abon-\ndantes, un rapport sur la Commission royale\ndes squares de Londres.\n« HOUSING » (New-York, septembre\n1928) consacre plusieurs articles à la lut e\ncontre les taudis, et diverses notes sur : l'ur-\nbanisme à Mexico, les squares londoniens,\nle « housing » dans diverses villes et divers\npays (New-York, Chicago, Michigan, etc.),\nles artères surélevées (Chicago et S -Paul),\nle « zoning » en New-Jersey, Cleveland, Ca-\nlifornie, etc., etc.\nLA SCIENCE DES FONDATIONS.\nSON ETAT ACTUEL, SON AVENIR.\nL'ingénieur viennois Terzaghi, actuellement\nprofesseur de fondations et de mécanique du\nsol à l'lnstitut de Technologie de Cam-\nbridge, Massachusettis (E, U.)» a faien\nnovembre 1927, à la Société des Ingénieurs\nCivils américains, une communication du\nplus haut intérêt, dans laquelle il passe en\nrevue l'état actuel de la science des fonda-\ntions.\nDans son numéro de novembre, la revue\nmensuelle « La Technique des Travaux »,\n196, rue Grétry, à Liège,, commence la pu-\nblication de cette étude, dans laquelle 1 au-\nteur examine de façon approfondie la capa-\ncité du pouvoir portant des terrains meu~\nbîes. Voici les titres de quelques paragraphes\nde cette étude : Influence du type de cons-\ntruction sur le tassement admissible. Rela-\ntion entre le tassement, la surface du terrain\nen charge et la profondeur des fondations.\nDistribution des réactions du sol sur des\ndalles rigides. Effets du degré de perméabi-\nlilé et de la durée des tassements. Capacité\nde charge des pieux isolés. Capacité de\ncharge d'une fondation sur pieux. Effets\nproduits par la gelée sur les fondations. Clas-\nsification des terrains basés sur leurs cons-\ntances élastiques. Conclusions.\nDans le même numéro, on trouvera les\nétudes suivantes : Quelques vues de l'Expo-\nsition de Dresde, dénommée « Die Techr-\nnische Stadt ». La Taillerie de diamants\n« L'Amsterdam » à Versailles, M. Georges\nWybo, architecte. Le béton dans l'architec-\nture. Habitations à logements exigus et meu-\nbles incorporés de la Vilde de Vienne (Au-\ntriche), architecte : Antion Brenner. Le nou-\nveau Hall des Industries Kelvin, à Glasgow.\nLe nouveau bâtiment pour bureaux de la rue\nde iVlessine, à Paris, Ingénieursrarchitectes :\nLaJbussière et Reby. Les silos à blé Mij De\nKorenschootf à Utrecht. Les châssis en ci-\nment armé. Tunnel construit à l'intérieur\nd'une cale sèche. Calcul simple et exact d'un\nouvrage composé de deux montants articu-\nlés ou encastrés à leur pied et d'une voûle\nde forme parabolique, par E. Berger, ingé-\nnieur en chef, et V. Degreef, ingénieur à la\nSociété nationale des Chemins de fer belges.\nL'HEBDOMADAIRE ILLUSTRE\n« KVASNAIA NI VA » a consacré un de\nses numéros d'août dernier au bâtiment et\nà F architecture en U. R. S. S.\n« Parmi les excellents articles que ce nu-\nméro contient, relevons les réponses qui ont\nété faites à l'enquête organisée par le journal\nsur les questions suivantes :\n!. Quels doivent être les traits fondamen-\ntaux du style soviétique dans l'architecture?\n2. Est-il possible que l'architecture adopte\ndes styles anciens?"}, {"page_pdf": 34, "page_imprimee": "96", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192812-01.1.34", "texte": "TEK H N Ë\n\n3. Quels sont les principaux obstacles au\ndéveloppement de l'architecture soviétique?\nLe président du département d'architec-\nture communale à Moscou, M. V. Kvionkov,\nprécisé ses idées sur la première question :\n« La vie moderne n'a pets encore acquis sa\nforme définitive et c'est pourquoi nos archi-\ntectes n'ont pas encore trouvé le type pré-\ncis et absolu d'une habitation moderne.\nD'autre part, la technique du bâtiment se\ndéveloppe moins vite qu'évoluent les idées\ndes architectes-dessinateurs, aussi doitron\navouer, qu'une certaine discorde se fait re-\nmarquer entre le constructeur et le dessina-\nteur. Ce dernier ne tient pas suffisamment\ncompte des moyens dont la technique dis-\npose, tandis que le premier est trop conser-\nvateur et se décide difficilement à abandon-\nner les anciennes méthodes de construction\npour en adopter de nouvelles. »\nL. Velmann, président de la commission\ndu bâtiment, nous entre Lient des idées dont\ndevra s'inspirer l'habitation moderne : « Le\nbut primordial de l'habitation, est de don-\nner aux travailleurs les moyens de vivre\nd'une façon aussi rationaliste et commode\nque possible. Actuellement les deux types\nprépondérants de l'habitation ouvrière sont\nla maisonnette individuelle e; la maison-ca-\nserne. Dans les grandes villes le manque de\nplace oblige d'adopter le type du grand ap-\npartement divisé entre plusieurs familles,\ntype intérimaire imposé par la force des\nchoses. Les deux premières solutions sont\naussi peu satisfaisantes. Les avantages de la\nmaison individuelle devront être combinés\navec la maison collective, l'appartement\nmême étant individuel, le service (cuisine»\nlavoir, jardin, etc.) étant collectif. L'appar-\ntement devra être confortable, l'ameuble-\nment moderne e; peu encombrant. Mais tout\nceci ne pourra être atteint que lorsque le\nprix de revient du bâtiment sera abaissé par\nl'utilisation de procédés de construction et\nde pièces détachées standardisées et fabri-\nquées en grande série. »\n« Le style moderne doit représenter\nl'époque moderne, dit le professeur Gins-\nbourg. Les modifications profondes de la\nvie des grandes masses imposent un nou-\nveau type social de l'habita ion. L'écono-\nmie nationale exige l'industrialisation du bâ-\ntiment, la construction en série des pièces\ndétachées. Les exigences accrues du public\nquant au confort et à l'hygiène obligent\nl'architecte à utiliser les plus récentes décou-\nvertes de la technique. Voilà les bases sur\nlesquelles le nouveau style se développera.\nIl sera indépendant des style? anciens qui,\neux, sont le résultat d'époques entièrement\ndifférentes, et souvent même opposées à la\nnôtre. »\n(Extrait de « Monde », Paris.)\nLES PUBLICATIONS INTERNATIONA-\nLES, dont le siège est à Bruxelles, 37, rue\nde l'Ecuyer, offrent en lecture dans leur\nlibrairie un choix fort abondant et varié de\nrevues artistiques étrangères et d'architec-\nture et particulièrement de ru. R. s. s.\n« 7 ARTS », l'hebdomadaire bruxellois\nd'information et de critique, enrichit sa car\nrière : dès cette année il fait son entrée dans\nla presse quotidienne. C'est dans les colon-\nnes du nouveau journal « L'Aurore » qu'on\nretrouvera chaque jour les écrits, cri iques et\nétudes de ses rédacteurs.\n« LA NERVIE », revue illustrée d'art et\nlettres, consacre un numéro spécial à l'œu-\nvre du peintre Pierre Flouquet. Les études\nsont signées Maurice Casteels et Pierre\nCourthon.\n« MUSAION », la nouvelle revue tchéco-\nslovaque, consacrée aux arts plastiques,vient\nde publier son premier numéro, lequel est\nconsacré à Jean Zerzavy, peintre."}, {"page_pdf": 35, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192812-01.1.35", "texte": "EDITIONS \"TEKHNEw\nLA CITE. Première année. (Rare) . . . . fr. 40.\nDeuxième année. (Rare) ...... 30.\n3*, 4\\ 5* et 6* années. . . . . . 20.\nCes volumes peuvent être fournis reliés en pleine toile moyennant un supplément\nde 15 francs.\nLA REVUE « TEKHNE (série d'avant-guerre), collection com-\nplète de la 2* année (1912-1913). Beau volume de 516 pages,\nsur papier couché, illustré de 250 clichés .... 40.\nL'Art et la Société, par H.-P. Berlage, architecte à Amsterdam. Tirés\nà part de la Revue « Art et Technique » (septembre 1913-février\n1914) .Un volume luxueusement imprimé et illustré de 98 clichés 50.\nLe Cœur de la Ville de Bruxelles, par Charles Buis, avec traduction\nd'une conférence de C. Gurlitt sur la « Conservation du cœur\nd'anciennes villes ». Une brochure de 24 pages . . . 4.\nL'Abbaye de la Cambre, par G. des Marez . . . . 4.\nPaul Hankar ( 1859-1901 ), par Ch. Conrardy et Raym. Thibaut.\nUne brochure illustrée . . . . . . . . 4.\nConstantin Meunier. L'historique de son monument au travail, par\nR. Thiry et G. Hendrickx. Une brochure illustrée . . . 4.\nL'Art des Jardins et le nouveau jardin pittoresque, par Louis van\nder Swaelmen, architecte-paysagiste ...... 2.\nL'habitation coloniale. & construction au Congo Belge, par Gast.\nBoghemans. Une brochure de 20 pages abondamment illustrée . 4.\nMatériaux de substitution dans la construction de maisons, par J. Se-\nroen, architecte. Une brochure illustrée . . . . . 4.\nL'architecture hollandaise, par Luc & Paul Haesaerts. Une brochure\nillustrée ........... 4.\nIl est accordé à tout nouvel abonné de c La Cité », À titre de prime, une réduction\nde 50 % sur tout achat de livres ne dépassant pas 50 francs.\n\nPRIX DE L'ABONNEMENT à l'année en cours de la Revue « LA CITE »\net de son supplément « TEKHNE » : Belgique, 35 francs. Etranger, 50 francs.\nPour s'abonner à « La Cité » ou obtenir des livres, il suffit de verser, dans\nn'importe quel bureau des postes, au crédit du compte chèques postaux\nn* 166,21 Revue « La Cité », la somme due et d'inscrire sur le bulletin de verse-\nment le titre du livre et les nom et adresse du souscripteur."}, {"page_pdf": 36, "page_imprimee": "couv. 4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192812-01.1.36", "texte": "LA CITE\n* TIKHNÉ\nla plus importais\nte revue belge\nd'architecture «\nd'urbanisme -\net «l'art public\nLES ABONNEMENTS PRENNENT COURS A PARTIR DU PREMIER NUMÉRO\nILS DONNENT DROIT A UNE RISTOURNE DE 25 FRS SUR NOS ÉDITIONS\nAU PROGRAMME DE CETTE ANNEE :\nARTICLES ORIGINAUX ET ETUDES\nABONDAMMENT ILLUSTRÉES SUR\nL'ACTIVITÉ ARCHITECTURALE EN\nBELGIQUE ET A L'ÉTRANGER.\nLA TECHNIQUE URBAINE.\nL'ESTHETIQUE DES EXPOSITIONS.\nLES HABITATIONS A BON MARCHE.\nLES GRANDS TRAVAUX D'ART PUBLIC.\nLA PROTECTION DES SITES.\nLES PERFECTIONNEMENTS DE\nLA TECHNIQUE CONSTRUCTIVE.\nLES INFORMATIONS TOUCHANT LE\nMONDE ARCHITECTURAL.\nURBANISTIQUE, ETC.\n\nL'ABONNEMENT AUX 12 NUMÉROS F*S\nA VERSER AU COMPTE CHÈQUES POSTAUX 166.21\nImprimerie HENRI KUMPfI\nEue Keyenveld, 81, Ixelles."}]}