{"numero_id": "bm-bmtnaac-1929-12-01", "volume": "bmtnaac_1929-12_01", "ocr_sha256": "f3d59009269269340d34b8c638bdf5b6f9343372efa6039741ae2f12fe6d93fa", "source_tei": "https://github.com/Princeton-CDH/bluemountain-transcriptions/blob/main/periodicals/bmtnaac/issues/1929/12_01/bmtnaac_1929-12_01.tei.xml", "source_mets": "https://github.com/pulibrary/BlueMountain/blob/main/metadata/periodicals/bmtnaac/issues/1929/12_01/bmtnaac_1929-12_01.mets.xml", "url_numero": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01", "articles": [{"article_id": "bm-bmtnaac-1929-12-01-c002", "article_bluemountain": "bmtnaac_1929-12_01#c002", "volume": "bmtnaac_1929-12_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "81", "page_fin": "82", "image_debut": 3, "image_fin": 4, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.2.2", "titre_corps": "A PROPOS DU CONCOURS POUR L'ERECTION DU MONUMENT AU TRAVAIL", "titre_sommaire": "A PROPOS DU CONCOURS POUR L'ERECTION DU MONUMENT AU TRAVAIL", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 3, "page_imprimee": "81", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.3", "debut_caractere": 101, "fin_caractere_exclue": 2852, "texte": "A PROPOS DU CONCOURS POUR\nL'ERECTION DU MONUMENT AU TRAVAIL\nLe concours qui vient de se conclure et\ndont l'objet était l'érection du Monument de\nConstantin Meunier appelle quelque dé-\nception.\nAvant d'émettre la moindre critique, ren-\ndons hommage à l'initiative généreuse de la\nSociété Centrale d'Architecture de Belgique,\nainsi qu'aux promoteurs divers du concours.\nLa plupart savent sans aucun doute com-\nment, pourquoi et par qui, fut choisi l'em-\nplacement désigné aux concurrents pour l'érec-\ntion du monument. C'est ainsi que générale-\nment, dans notre pays, la politique l'emporte,\ndans des problèmes délicats et qui lui sont\nabsolument étrangers, sur les praticiens de\nl'art, et en l'occurrence de l'art urbain.\nL'insuccès primordial du concours gît donc\nà la base même du travail des concurrents.\nIl y aurait peut-être quelque intérêt à porter\nréflexion sur le problème monumental de la\nville moderne, et à se demander si, étant donné\nles conditions utilitaires essentielles, l'équipe-\nment et le tracé urbains peuvent s'accommoder\nd'éléments aussi étrangers que les monuments\net les groupes décoratifs*\nL'état du réseau des communications d'une\nville comme Bruxelles déjà insuffisant et\ndémodé peut-il être encore chargé de cons-\ntructions extra-utilitaires? Et même en admet-\ntant qu'il se puisse trouver, dans un tel réseau,\ndes espaces, laissés libres par la construction\ncomme par la circulation, les exigences de\nl'utilité publique demeurent extrêmement vas-\ntes, et suivant le cas on pourrait par exemple\naménager à l'endroit donné, des terrains de\njeux pour enfants s'il s'agit d'un quartier\ntranquille d'habitation ou un parc de sta-\ntionnement, s'il s'agit d'un centre affairé.\nA tout cela, il faut joindre des considéra-\ntions d'ordre « sentimental » puisqu'aussi\nbien il s'agit de monument, et de l'œuvre\nd'un grand artiste disparu.\nOn sait fort bien que le nombre et l'em-\nplacement « bruyant » des monuments d'une\nville ne justifient l'intérêt ni de cette ville,\nni des monuments eux-mêmes.\nOn doit aussi savoir que l'aise et le con-\nfort des habitants d'une cité sont plus essen-\ntiels que le décor exposé à la surprise des visi-\nteurs. Que l'on se rende compte enfin de la\nmentalité, affairée ou indifférente, de la majo-\nrité des usagers de la rue, allant au travail ou\nregagnant leur home.\nTout cela s'accorde fort bien avec les exi-\ngences utilitaires de la ville pour démontrer:—\n1) Que le monument n'a pas sa place dans\nles bruits et le tumulte de la vie urbaine;\n2) Qu'on ne l'impose pas à l'attention du\npublic moderne, mais\n3 ) Qu'il est plus désigné pour s'harmo-\nniser d'un lieu spacieux et calme, de préfé-\nrence hors ville, où le flâneur et le curieux\npeuvent l'aborder.\nIl existe d'ailleurs à l'étranger de beaux"}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "82", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.4", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 1999, "texte": "exemples de monuments, favorablement en-\ncadrés, et sis, soit à l'extérieur de la cité, soit\nen un lieu propice à l'expression complète de\nl'œuvre.\nSi nous continuons d'examiner les condi-\ntions particulières, proposées aux participants\ndu concours, l'œuvre même de Constantin\nMeunier s'offre à nos réflexions. Œuvre,\nqu'un constructeur doit qualifier d' « anti-\narchitecturale », sans que cette appellation\nprenne naturellement aucune valeur de juge-\nment. Ceci ne peut qu'encourager l'efface-\nment complet de l'architecte, dont le seul but\nest de réaliser la position statique des bas-\nreliefs et des statues, suivant une ordonnance\nprécise et simple.\nEn faisant abstraction de l'emplacement\ndemandé, l'érection du monument pouvait,\nd'une manière générale, s'envisager sous deux\nformes : soit comme un ensemble plasti-\nque ordonné, exposé directement aux regards\net à l'air; soit par une construction indé-\npendante, abritant et isolant l'ensemble sculp-\ntural. Deux solutions remarquables, en ce\nsens, avaient déjà été appliquées à l'érection\nprovisoire du Monument au Travail : celle\ndue au Viennois Urban, et à nos confrères\nvander Swaelmen et Bourgeois (Gand 1924).\nIl faut dire que l'emplacement désigné au\nrécent concours ne permettait que très diffi-\ncilement la solution sous cette dernière forme.\nL'ensemble plastique ordonné, exposé direc-\ntement aux regards, fut donc le parti presque\ngénéralement adopté par les concurrents. Cer-\ntains se rendirent compte de la nécessité créée\npar l'emplacement même, de développer 1 im-\nportance de l'ensemble architectural appuyant\nl'œuvre de Meunier. Ainsi plusieurs présentè-\nrent des solutions mieux « urbanisées », c'est-\nà-dire moins étrangères à l'ambiance environ-\nnante. Telles furent, par exemple, les solutions\ndes architectes Derée, Poly et Puttemans.\nQuant au projet vainqueur, non simple,\nmais simpliste, il nous paraît ne prendre\nsouci que médiocrement et de l'œuvre de Meu-\nnier, et des exigences urbanistiques inévitables."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1929-12-01-c004", "article_bluemountain": "bmtnaac_1929-12_01#c004", "volume": "bmtnaac_1929-12_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "82", "page_fin": "85", "image_debut": 4, "image_fin": 7, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.2.3", "titre_corps": "LA SCIENCE DES PLANS DE VILLES", "titre_sommaire": "LA SCIENCE DES PLANS DE VILLES", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 4, "page_imprimee": "82", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.4", "debut_caractere": 2001, "fin_caractere_exclue": 4127, "texte": "LA SCIENCE DES PLANS DE VILLES\nNous extrayons du compte rendu d'une\ncommunication, faite par M. A. Rey àla So-\nciété des Ingénieurs Civils français, les passa-\nges suivants :\nL'idée directrice fondamentale, le fil con-\nducteur à travers cet immense domaine, est de\nrespecter l'action directe des rayons solaires.\nIl faut en conséquence construire tous les bâti-\nments, sans exception tde manière àce qu'ils\nsoient pénétrés de part en part, le plus d'heu-\nres possible, depuis leur base, par ces rayons\nbienfaisants.\nNos connaissances actuelles sur l'action de la\nlumière solaire nous permettent d'affirmer\nqu'elle est le grand moteur du globe, l'anima-\nteur de tout ce qu'il contient, le suprême fac-\nteur de la vie.\nLes forces assainissantes par excellence du\nmilieu habité, contenues dans tout rayon de\nsoleil, sont d'une puissance irrésistible. Dans\nles habitations que nous rencontrons, hélas\naujourdhui partout, jusque dans les quartiers\nde villes les plus riches, et en apparence les\nplus prospères, habitations édifiées sans mé-\nthode, en chaos, nous avons jusqu'ici tourné\nrésolument le dos au soleil. C'est un pur hasard\nlorsqu'il y pénètre. Demain, les formules\nd'orientation astronomiques, que M. Rey ex-\npose, seront le point de départ d'une véritable\nrévolution dans les méthodes de construction\nde toutes les agglomérations.\nLe soleil, le grand animateur, est le distri-\nbuteur de puissance et d'énergie qui engendre\ntous les phénomènes vitaux sur le globe et\ncommande impérieusement son atmosphère.\nL'ensoleillement est donc pour l'habitation\nhumaine le facteur capital. Il faut donc le res-\npecter souverainement dans la construction des\nagglomérations.\nIl faut pratiquement parvenir à construire\ntoutes les maisons de manière que leurs fenêtres\nsoient exposées à la radiation solaire directe,\ntoute l'année, pendant la plus longue durée\npossible. M. Rey a fait de ce problème capital\nune étude technique très étendue basée sur les\ndonnées astronomiques les plus rigoureuses,\nafin de déterminer les conséquences que cette\nconception inattaquable introduit dans les li-\ngnes fondamentales du plan des aggloméra-"}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "83", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.5", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 4449, "texte": "tions et leurs tracés/ de l'orientation, des lar-\ngeurs des voies publiques, du lotissement des\nterrains, des formes et des hauteurs des cons-\ntructions et jusqu'aux moindres dispositions\nintérieures des habitations,\nM. Rey montre que les conséquences de\nl'ensoleillement rigoureux de toutes les alvéoles\nde la cité apportent des modifications fonda-\nmentales dans l'art de bâtir les villes et leurs\nbanlieues et révèle une science qui n'est qu'à\nses débuts et qui, demain, devra sauver de la\ndéchéance physique et morale prématurée des\nmillions d'êtres humains.\nLe soleil et les habitations.\nLes rapports entre le soleil et les habitations\nse présentent dans des conditions précises. Le\nsoleil est une puissance devant laquelle l'hom-\nme est obligé de se plier comme devant un pou-\nvoir supérieur immuable. Les conditions qui\ndépendent du soleil sont donc d'une intransi-\ngeance absolue. Ce produit de l'homme, qu'est\nl'habitation,doit donc se subordonner entière-\nment aux données fournies par le cours du so-\nleil pour réaliser l'ensoleillement parfait.\nLes formules astronomiques et la science des\nplans de ville,\nLes éphémérides astronomiques relèvent la\nposition que le soleil occupe dans le ciel pour\nn'importe quel instant de la journée et pour\nn'importe quelle époque de l'année.\nGrâce à de grands diagrammes,spécialement\nétablis à ce sujet sur les données astronomiques\nM, Rey a pu fixer pour l'année entière et pour\nchaque minute de chaque jour la position du\nsoleil dans le ciel.\nCes diagrammes constituent ce que l'on\npourrait appeler la Carte fondamentale per-\nmettant de déterminer, suivant l'orientation\ndes voies publiques et leur largeur, la hauteur\ndes bâtiments riverains en rapport avec l'éclai-\nrage de leurs façades. Le principe adopté, d'une\nrigueur absolue, est que le 2 1 décembre, le jour\nle plus court de Vannée, les rayons de soleil\nviennent frapper pendant une heure au moins,\nalternativement sur les deux façades opposées,\nla base de chaque construction, Ainsi sera\nassuré Penoleillement absolu et dans toute\nleur hauteur des deux façades opposées de tous\nles bâtiments. On peut juger par là de l'im-\nportance capitale de l'application de ces prin-\ncipes astronomiques.\nLa cité moderne surpeuplée crée Vombre.\nL'agglomération urbaine est devenue peu à\npeu comme une usine qui ne cesse de créer de\nl'ombre et semble repousser la lumière, Paris\nen est un exemple. Si l'on additionne, en effet,\nsur un seul plan toutes les surfaces des étages\ndes bâtiments parisiens, on obtient une surface\nreprésentant près de cinq fois la surface actuelle\nde la capitale dans la limite de ses fortifica-\ntions. Un tiers de cette surface est assez bien\néclairée. Un tiers est vaguement ou mal éclairé.\nUn tiers, enfin, est à peu près complètement\nplongé dans l'obscurité.\nLes fléaux sociaux, dont la tuberculose est\nun des plus meurtriers, découlent directement\nde ce mépris urbain pour l'éclairage direct du\nsoleil.\nL'insolation rigoureuse des bâtiments.\nAu moyen de graphiques, M. Rey a établi\nla durée théorique d'insolation pour chaque\nmois de l'année, et dans huit directions diffé-\nrentes, ainsi que le pourcentage d'insolation\nsuivant l'orientation des façades. Il en résulte\nque, si le grand axe des bâtiments est Nord-\nSud les grandes façades Est et Ouest recevront\nmatin et soir le maximum d'ensoleillement.\nL'héliothermie. L'axe héliothermique.\nMais il faut tenir compte de l'héliothermie,\nc'est-à-dire la quantité de chaleur que reçoi-\nvent ces façades qui modifie la qualité de cet\nensoleillement. Les observations des bureaux\nmétéorologiquqes permettent d'établir, pour\nun grand nombre de pays, les courbes ther-\nmiques moyennes, correspondant pour chaque\nannée à un instant quelconque de la journée.\nOn pourra ainsi, en combinant la durée de\nl'insolation avec la température moyenne, créer\nune valeur proportionnelle à la fois à la durée\nde cette insolation et à la température moyenne\nqui a régné pendant cette durée.\nCes deux éléments, soleil et chaleur am-\nbiante, combinés constitueront ce que nous\navons appelé la valeur héliothermique.\nLes agrandissements de villes doivent baser\nleurs tracés sur la pénétration rigoureuse des\nrayons du soleil dans toutes les habitations.\nOr, il faut brutalement le reconnaître, aucune\nplace jusqu'ici n'a été faite à ce principe\nd'orientation scientifique, permettant la péné-\ntration rigoureuse de la lumière du soleil dans\nles bâtiments. Nous devons constater l'inex-"}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "84", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.6", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 4599, "texte": "plicable indifférence de la plupart de ceux qui\nont mission de travailler en vue de l'améliora-\ntion des conditions d'habitation de l'humanité.\nLes habitants, et ceci est presque une consta-\ntation universelle, se résignent de plus en plus\nà vivre dans une lumière diffuse qui, graduel-\nlement, va jusqu'à l'obscurité. L'éclairage arti-\nficiel des locaux urbains, des bureaux, des ate-\nliers, des arrière-boutiques, des logements\nmême a fait ces dernières années de prodigieux\nprogrès. Ils marchent parallèlement avec les\ninnombrables maladies d'yeux dont sont\natteints une proportion de plus en plus élevée\ndes habitants.\nLes villes modernes à hauts blocs à étages\nsur des voies publiques allant dans toutes les\ndirections et de largeur fixée au petit bonheur,\nsans préoccupation aucune de l'orientation\nsolaire, ont leurs habitations de plus en plus,\nen effet, plongées dans l'obscurité. Que devient\nla salubrité de chambres qui s'ouvrent sur ces\ncours fermées, puits d'air stagnants, sur ces\ncourettes immondes, où s'entassent près des\ndeux tiers des citadins des plus grandes villes\nsurpeuplées. C'est là que se recrutent les mil-\nlions de chambres noires que nous trouvons\ndans nos agglomérations modernes.\nLa question de l'orientation solaire de\ntoute habitation, avec la correction thermique,\ndomine en réalité toute la science de l'hygiène.\nComment a-t-on pu jusqu'ici croire qu'une\nvoie publique pouvait être créée dans n'im-\nporte quelle direction, avec n'importe quelle\nlargeur, être bordée de bâtiments dont la hau-\nteur ne serait fixée par aucun règlement ayant\nune base scientifique rigoureuse! Comment ne\ns'est-on pas aperçu des conséquences désastreu-\nses de semblables négligences, au point de vue\nde la santé publique! Dans une capitale comme\nParis, où la valeur des habitations élevées\ndans l'enceinte fortifiée dépasse aujourd'hui\nen capital 30. milliards de francs, aucun règle-\nment quelconque ne s'est jamais préoccupé des\nlois de l'éclairage solaire d'un ensemble de\nbâtiments d'une valeur aussi colossale. Ht cette\nconstatation peut être faite dans toutes les\nplus belles villes d'Europe et d'Amérique, où\njusqu'ici on ne s'est jamais préoccupé de cette\nquestion fondamentale de l'insolation rigou-\nreuse des édifices.\nLa largeur des rues, fonction de trois facteurs.\nLa conséquence incalculable qui découle de\nces données, pour le tracé des futurs lotisse-\nments des quartiers de villes, est que la largeur\ndes rues est non seulement fonction de la lati-\ntude du lieu, de la hauteur des bâtiments rive-\nrains ,mais aussi de l'angle que forme cette\nrue avec le méridien.\nOr, sur ces trois facteurs de détermination\nrigoureuse de l'éclairage solaire des habitations,\ndeux facteurs astronomiquqes ont toujours été\nabsolument ignorés. C est à cette faute ini-\ntiale que nous devons d'avoir dans nos plus\ngrandes villes des quartiers immenses aux trois\nquarts plongés dans la plus déprimante obscu-\nrité. Des blocs entiers ne pourront jamais, jus-\nqu'à l'heure de leur démolition, recevoir les\nrayons directs du soleil. Ils sont voués à 1 in-\nsalubrité la plus irrémédiable.\nTous les règlements de voirie urbaine, en ce\nqui concerne l'établissement des voies nou-\nvelles, les lotissements des terrains et les hau-\nteurs et tracés des bâtiments ,sont donc à re-\nmanier de fond en comble, d'après des prin-\ncipes astronomiques rigoureux. C'est la grande\nrévolution dans l'art de construire les villes,\nart qui doit avoir comme point de départ des\nprincipes immuables. La vérité scientifique\nnous met dans l'obligation de considérer un\nimmeuble comme une marchandise qui doit\nêtre estimée à la valeur de son éclairage solaire.\nL'immeuble insalubre n'est pas seulement celui\noù manquent l'eau, les évacuations des eaux\nusées, les canalisations sanitaires essentielles,\nles distributions pratiques des locaux permet-\ntant l'aération abondante, mais celui dans le-\nquel, en premier lieu, les rayons du soleil ne\npeuvent partout pénétrer.\nLe facteur essentiel déterminant la valeur\nsanitaire d'un immeuble et par conséquent\ndemain, nous espérons, sa valeur vénale, est\ndonc avant tout dans son insolation rigou-\nreuse, conséquence de son orientation astrono-\nmique.\nLa science des plans de villes.\nM. Rey s'étend ensuite sur le problème des\nvoies publiques, des places, des bâtiments et\ndes zones de hauteur, des terrains et des lotis-\nsements, des quartiers, des plantations, de la\ncirculation et des transports. Il montre l'im-\nportance des canalisations de la ville souter-\nraine et des nécessités impérieuses de créer des\nvoies de transports de véhicules et des garages,"}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "85", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.7", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 2298, "texte": "des trottoirs roulants et des ascenseurs desser-\nvant 1 activité souterraine qui devra venir de-\nmain soulager celle au niveau du soL II ex-\npose ensuite la question des densités de popu-\nlation suivant les différentes catégories d'ha-\nbitants en rapport avec les surfaces bâties et\nles surfaces libres. Il donne un grand nombre\nde plans de détail d'habitations bien orien-\ntées, de groupements de quartiers, de frag-\nments de ville et même de cités entières cons-\ntruites suivant les formules rigoureuses d'enso-\nleillement et l'application de l'axe hélio-ther-\nmique*\nActuellement, la plupart de nos villes im-\nportantes se trouvent sans aucune spécialisation\ndes quartiers et le plus souvent sans plan direc-\nteur. Il en résulte un mélange inextricable, dans\nlequel se heurtent toutes les activités des\ncitoyens qui font du plan général de la cité une\nmosaïque de constructions où les activités de\nleurs occupants s'opposent violemment et se\nnuisent les unes aux autres.\nSur bien des points, notre conception de la\ncité est mesquine, manque d'ampleur* Paris,\npar exemple, en dehors de ses lignes magis-\ntrales historiques si mal défendues ces der-\nniers temps semble rabougri, étriqué,\nendormi.\nLes problèmes les plus essentiels qui tou-\nchent intimement et à chaque instant à la vie\njournalière des citoyens qui, cependant, créent\npar leur intelligence, leur activité, leur labeur\net leur courage, la richesse, la force, la puis-\nsance nationales,sont par trop négligées en face\ndes progrès de la science des constructeurs.\nVivre dans la pénombre des bâtiments voisins,\nà laquelle on se résigne lâchement, est une\nconception vraiment rétrograde qui viole les\nprincipes les plus sacrés de l'hygiène et de la\nsanté et qui n'a rien de la dignité qui sfimpose\nà la vie moderne. Les files des hautes maisons\nqui s'alignent sur les voies publiques en parois\nabruptes, rébarbatives, comme de véritables\nforteresses, lourdes masses sans interruption,\nont quelque chose d'enfantin, de mesquin,\nd'une monotonie extrême réellement dépri-\nmante. La verdure devrait séparer ces blocs de\ndistance en distance et par sa projection gra-\ncieuse sur les voies publiques, former cette\ninterruption à laquelle aspire le regard et qui\nse mêlerait harmonieusement aux plantations\nfaites sur les trottoirs."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1929-12-01-c005", "article_bluemountain": "bmtnaac_1929-12_01#c005", "volume": "bmtnaac_1929-12_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "85", "page_fin": "85", "image_debut": 7, "image_fin": 7, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.2.4", "titre_corps": "ECHOS", "titre_sommaire": "ECHOS", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 7, "page_imprimee": "85", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.7", "debut_caractere": 2300, "fin_caractere_exclue": 4220, "texte": "ECHOS\nLIMOGES (France ). UNE GARE NOU-\nVELLE. en construction depuis 1924, vient\nd'être terminée. La place étant limitée, on pro-\njeta une gare surélevée. EUe est construite en\nbéton armé, façades en pierres de taille et toi-\ntures entièrement métalliques de 60 mètres de\nhauteur.\nLes renseignements suivants sont fournis\npar « La Science et la Vie » : L'ensemble de\nla gare repose sur une plate-forme générale\nsurélevée, de 96 mètres de longueur dans le sens\ndes voies et 70 mètres de largeur, établie à 7 m.\nau-dessus des rails. Cette plate-forme constitue\nle hall et la cour des voyageurs, ainsi que le\npremier étage d'un deuxième bâtiment réservé\nau service administratif.\nLes voyageurs peuvent accéder à la cour par\ndeux directions opposées : du côté de la ville,\nune rampe de 30 mètres de largeur prolonge\nen ligne droite l'avenue de la Gare des Béné-\ndictins; du côté du service des marchandises,\nun pont de 15 mètres de largeur se raccorde par\nune courbe de 23 mètres de rayon avec une\ndeuxième rampe de 217 mètres de longueur et\n1 2 mètres de largeur. Cette rampe est en terre-\nplein sur 95 mètres, et le surplus en arcades\névidées en béton armé, utilisées comme maga-\nsins ou dépôts.\nA PROPOS DE LA CITE UNIVERSI-\nTAIRE de Paris, un rédacteur de la revue\nofficielle britannique « The Architecte Jour-\nnal », écrit :\n« Cette cité internationale pour étudiants\nprend, décidément, Y allure d'une exposition.\nLe bâtiment français est d'un gothique man-\nqué. Les Belges ont érigé quelque chose qui\nressemble à un hôtel amené d'Ostende. Quant\nau Home des Américains, il est franchement\nmauvais, du point de vue architectural, et\npourrait servir aussi bien comme entrepôt à\nIndianapolis. La Maison des Argentins a plus\nde mérites, certes. On dit que les Parisiens\nattendent avec anxiété ce que construiront\nTlndo-Chine et d'autres pays »;\nNous savons tous que la Cité Universitaire\nest un fier désastre architectural."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1929-12-01-c006", "article_bluemountain": "bmtnaac_1929-12_01#c006", "volume": "bmtnaac_1929-12_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "86", "page_fin": "87", "image_debut": 8, "image_fin": 9, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.2.5", "titre_corps": "UN DES MULTIPLES ASPECTS DU PROBLÈME QUE POSE LA CIRCULATION AUTOMOBILE MODERNE", "titre_sommaire": "UN DES MULTIPLES ASPECTS DU PROBLÈME QUE POSE LA CIRCULATION AUTOMOBILE MODERNE", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 8, "page_imprimee": "86", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.8", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 832, "texte": "UN DES MULTIPLES ASPECTS DU PROBLÈME QUE\nPOSE LA CIRCULATION AUTOMOBILE MODERNE\nLe cliché ci-dessus représente le stationne-\nment des automobiles à l'aéroport de Hendon\n(Angleterre ) durant les fêtes aéronautiques\nqui eurent lieu récemment.\nAu cours des dernières démonstrations\naériennes qui se déroulèrent à Evere, on enre-\ngistra sans peine le lamentable état des voies\nd'accès et du parc de stationnement (! ) de\nl'aéroport bruxellois. La Presse se fit volon-\ntiers l'écho de ces critiques. On sait fort bien\nqu'un aéroport ne se compose pas unique-\nment d'une plaine et de hangars... Si le cliché\nci-dessus montre qu'un souci d'organisation\nrègne à Hendon, il est facile de se rendre\ncompte néanmoins de l'imperfection du parc\nde stationnement, dont on ne voit d'ailleurs\nque l'état de repos.\n(Cliché « Ons Volk »♦ )"}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": "87", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.9", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 1110, "texte": "BERLIN. BATIMENTS D'USINE ET\nDE BUREAUX. Un important travail a été\nconfié aux architectes Korn et Weiszmann :\nl'édification des vastes bâtiments de la «Gum-\nmiwarenfabrik Froums Act », à Berlin-Kô-\npernick. soit environ 45 X 200 m. d'usine et\n4,000 m 2 de bureaux. Le mode de construc-\ntion fixé est la carcasse métallique aparente.\navec remplissage en verre. Ces installations\nseront soumises à l'aération constante, rafraî-\nchies en été, et chauffées normalement en\nhiver.\nBRUXELLES. LE STADE DES SPORTS\nDE LA VILLE. Le 4 octobre a eu lieu la\ncérémonie de la pose de la première pierre du\nstade des sports de la Ville de Bruxelles qu'on\nédifie au IIe District ,à côté des terrains sur\nlesquels sera établie l'Exposition universelle de\n1935. Il sera inauguré en 1930, à l'occasion\ndes fêtes du Centenaire. La plaine des jeux se\nprésentera sous la forme d'une ellipse, dont le\ngrand diamètre mesurera 195 mètres et le petit\ndiamètre 1 1 o mètres. Autour de cette plaine,\ns'élèveront des gradins sur lesquels 75,000\nspectateurs pourront prendre place. Une tri-\nbune couverte pourra en abriter 6,000."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1929-12-01-c008", "article_bluemountain": "bmtnaac_1929-12_01#c008", "volume": "bmtnaac_1929-12_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "87", "page_fin": "87", "image_debut": 9, "image_fin": 9, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.2.6", "titre_corps": "INFORMATIONS", "titre_sommaire": "INFORMATIONS", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 9, "page_imprimee": "87", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.9", "debut_caractere": 1112, "fin_caractere_exclue": 3204, "texte": "INFORMATIONS\nL'ASSOCIATION DES TECHNICIENS\nDE CONSTRUCTIONS CIVILES a tenu\nsa séance inaugurale le 22 décembre. M. G*\nDuchateau, ing. C. C. et professeur à Y Uni-\nversité de Bruxelles fit, à cette occasion, une\nintéressante conférence : « Introduction . à\nl'Etude du Béton Armé ».\nAu programme des cours-conférences an-\nnoncés pour cette année, par l'Ecole Techni-\nque du Bâtiment et des Travaux Publics, fi-\ngure ce qui suit :\ni° Le 10 janvier 1930, à 20 heures. Sujet:\n« Ce que lon mesure « la Terre », par\nM. Maurice Brûlé, géomètre-expert.\n20 Le 17 janvier 1930. à 20 heures. Sujet:\n« Le rôle des Architectes et Entrepreneurs\ndans l'exécution des travaux », par M. Ar-\nmand Delsaux, avocat à la Cour d'Appel.\n30 Le 24 janvier 1930, à 20 heures. Sujet:\n« La route à travers les âges », avec projec-\ntions lumineuses, par M. Janssens. directeur-\ntechnicien à l'Administration des Ponts et\nChaussées.\nSignalons en outre tous les vendredis à\n20 heures précises, conférences, traitant sur\nles matières spécialisées enseignées à l'Ecole\nTechnique du bâtiment et des Travaux pu-\nblics.\nPour renseignements complémentaires s'a-\ndresser au siège de l'A. T. B. C. C., 52. rue\nde la Montagne, à Bruxelles.\nLE COMITE COLONIAL DE LA S. C.\nA. B. organise au Palais du Midi (Salle des\nCours Publics de l'Ecole Industrielle ), le cycle\nde conférences suivant :\nSamedi 11 janvier 1930 : « Géographie\ngénérale du Congo belge », par le comman-\ndant Maury, Ingénieur en chef au Ministère\ndes Colonies.\nSamedi 8 février : « Les Populations de\nl'Afrique Belge », par M. Van der Kerken,\navocat près la Cour d'Appel de Bruxelles, pro-\nfesseur à l Université Coloniale et à l'Univer-\nsité de Gand.\nSamedi 22 février : « L'Art nègre du\nCongo Belge », par M. Gaston-Denis Périer,\nsous-directeur au Ministère des Colonies.\nSamedi 22 mars : « En naturaliste au\nCongo : les insectes et l'habitation », par\nM. Schoutheden,directeur du Musée du Congo\nbelge à Tervueren.\nSamedi 5 avril : « L'Hygiène au Congo\nBelge », par M. le Docteur Dryepondt, mem-\nbre du Conseil Colonial et du Conseil Supé-\nrieur d'Hygiène du Congo."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1929-12-01-c009", "article_bluemountain": "bmtnaac_1929-12_01#c009", "volume": "bmtnaac_1929-12_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "88", "page_fin": "88", "image_debut": 10, "image_fin": 10, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.2.7", "titre_corps": "EXPOSITIONS", "titre_sommaire": "EXPOSITIONS", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 10, "page_imprimee": "88", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.10", "debut_caractere": 39, "fin_caractere_exclue": 2201, "texte": "EXPOSITIONS\nFRANCFORT, L'EXPOSITION INTER-\nNATIONALE de plans d'habitations minima\ncomporte plus d'une centaine de travaux. Les\nplans, tous dessinés à l'échelle de 1 : 10, sont\nfixés sur plaques d'aluminium- L'ensemble\ndoit partir prochainement, comme exposition\nitinérante, pour plusieurs villes américaines.\nAprès quoi, les villes d'Essen, de Zurich, de\nMilan et de Varsovie recevront pour un temps\nfixé tout le matériel. Celui-ci sera à Bruxelles\npour le troisième Congrès International d Ar-\nchitecture Moderne qui doit avoir lieu en notre\ncapitale en septembre 1930,\nL'EXPOSITION DE LA CONSTRUC-\nTION A BERLIN, i 93 i. Les détails suivants\nviennent d'être publiés dans les revurs alle-\nmandes :\nLe plan général et la direction technique de\nl'exposition sont confiés au Stadtbaurat\nDr. Ing. Wagner et au Prof. H. Poelzig.\nLa section « Neues Bauen und Wohnen »\nrst placée sous la direction des architectes Prof.\nSiedler et Jarbotz, tandis que le Prof. Bartning\nest chargé de l'exposition des halls (« Neues\nWohnen »).\nLa cité de démonstration est attribuée aux\narchitectes Solisberg. Bartning et Mebes.\nQuant à l'exposition internationale d Ur-\nbanisme. son organisation est confiée au\nDr. Schmidt (Essen ). La section des Cons-\ntructions agricoles est confiée à l'architecte\nB. Ahrends. celle des Métiers du Bâtiment au\nDr. Kaiser et au Prof. Grothe, tandis que la\nsection des parcs et jardins est attribuée au\nStadtbaurat Dr. Ing. Wagner. Le jardin\nd'attractions sera aménagé par l'architecte\nNachtlicht.\nFLORENCE (Italie). UNE EXPOSITION\nINTERNATIONALE s'est tenue dans cette\nville du 20 au novembre 1929. Une section\nen était réservée au Bâtiment, à l'Habitation\net aux Arts Décoratifs.\nBRUXELLES. LA SECONDE EXPO-\nSITION INTERNATIONALE DU BA-\nTIMENT et des Industries qui s'y ratta-\nchent, s'ouvrira le 18 janvier au Palais de\nl'Habitation (Cinquantenaire) et durera jus-\nqu'au 30 janvier. Signalons les sections sui-\nvantes : Architecure, Matériaux de Construc-\ntion. Installations sanitaires. Chauffage. Ven-\ntilation. Eclairage, etc.\nPour tous renseignements s'adresser à l'Ad-\nministration : 64. rue de l'Enseignement, à\nBruxelles. Téléphon : 119,95."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1929-12-01-c010", "article_bluemountain": "bmtnaac_1929-12_01#c010", "volume": "bmtnaac_1929-12_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "77", "page_fin": "100", "image_debut": 11, "image_fin": 34, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.2.8", "titre_corps": "CONSACRÉ A LA MÉMOIRE DE LOUIS VAN DER SWAELMEN", "titre_sommaire": "CONSACRÉ A LA MÉMOIRE DE LOUIS VAN DER SWAELMEN", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 11, "page_imprimee": "77", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.11", "debut_caractere": 67, "fin_caractere_exclue": 1831, "texte": "CONSACRÉ A LA MÉMOIRE DE\nLOUIS VAN DER SWAELMEN\n\nDISCOURS PRONONCÉ PAR HENRI VAN DE VELDE AUX\nFUNÉRAILLES DE LOUIS VAN DER SWAELMEN.\n\nIl me semble que c'est pour la deuxième\nfois que je me trouve au bord de la fosse où\nl'on va descendre la dépouille mortelle de\ncet éminent et parfait professeur à l'lnsti-\ntut supérieur des arts décoratifs qu'était\nLouis van der Swaelmen.\nLa première fois ç'aurait été il y a un peu\nplus d'un an, quand van der Swaelmen qui\nvenait d'obtenir un congé pour raisons de\nsanté me pria de l'assister, dans sa classe,\nau moment où il prendrait congé de ses\nélèves.\nCeux d'entre eux qui se sont joints à nous\npour rendre les derniers honneurs à leur\nprofesseur, se souviendront qu'à ce mo-\nment il n'était plus que l'ombre de lui-\nmême, que son échine était courbée, que\nsa voix était voilée, qu'il faisait des efforts\ndouloureux pour trouver ses mots, lui dont\nl'apparence physique avait jusqu'alors\nrayonné de force, lui dont la parole était si\nabondante et l'éloquence si précise.\nQuand vint le moment de le remercier pour\nle zèle qu'il avait manifesté, pour l'effort\nadmirable qu'il avait réalisé pour la prépa-\nration de son cours et pour tout ce qu'il\navait déjà donné à ses élèves, quand vint le\nmoment de lui présenter au nom de l'lnsti-\ntut et en celui de ses élèves, nos souhaits de\ncertain rétablissement et de prompt retour,\nje lus dans les yeux des élèves qui s'étaient\ngroupés autour de nous qu'ils considéraient\nce que je disais au sujet de ce rétablisse-\nment prochain et de ce retour comme un\npieux mensonge.\nEn rentrant dans la chambre directoriale,\nje m'assis anéanti, sentant bien que je ve-\nnais de prononcer l'éloge funéraire de celui\ndont les forces physiques auraient suffi\ntout juste pour quitter nos contrées de"}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "78", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.12", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 3606, "texte": "brouillard et pour atteindre celles du bien-\nfaisant midi !\nEt si en ce jour de profond deuil et de\nlourde tristesse, je pouvais me réjouir de\nquelque chose, ce serait d'avoir pu lui dire\nde son vivant combien sa collaboration à la\ncréation de l'lnstitut avait contribué au suc-\ncès que plus personne ne lui conteste; ce\nserait d'avoir obtenu pour lui cette chaire\nde l'Urbanisme et de l'Art des jardins à la-\nquelle il aspirait depuis si longtemps !\nMais le repos absolu, les soins d'amis dé-\nvoués, près desquels il cherche refuge, le\nsoleil peuvent des miracles. c'en fut un\nque celui de voir rentrer au bout de quel-\nques mois van der Swaelmen, et reprendre\nses cours à l'lnstitut, avec le même enthou-\nsiasme, le même zèle et la même conscience\nqu'avant ce premier départ en congé tra-\ngique. Alors nous eûmes le spectacle d'une\nrésistance héroïque. Car aucun de nous, ni\ncollègues, ni élèves ne pouvaient s'y trom-\nper. La mort marquait de son empreinte ce\nbeau visage et le corps, ce corps jadis d'une\nstature et d'une vigueur physique si impres-\nsionnantes, était foudroyé.\nIl se peut donc qu'on puisse chanceler sous\nle fardeau de la mort sans s'apercevoir que\nc'est Elle qui a mis ses griffes dans votre\nnuque !\nCar, il restait confiant, rassuré; les pro-\nchaines vacances allaient lui rendre toutes\nses forces. Et les vacances vinrent... dont il\nne revint pas !\nSa dépouille mortelle vient de nous être\nrendue aujourd'hui que nous allons pieuse-\nment confier à la terre.\nCher, pauvre et grand collaborateur : Louis\nvan der Swaelmen, nos paroles, nos\nplaintes, vous y restez maintenant sourd.\nC'est pourtant votre directeur dont vous\népiiez les moindres paroles, qui vous\nadresse au nom de cet Institut auquel vous\navez voué toutes vos forces et jusqu'à épui-\nsement, les ultimes paroles ; des paroles\némues d'éloge et de remerciements pour le\nzèle, la conscience avec lequels vous avez\naccompli vos devoirs envers notre Institut.\nEt c'est aussi votre ami qui vous apporte ici,\nen ultime hommage, l'expression de sa pro-\nfonde reconnaissance pour la fidélité avec\nlaquelle vous êtes resté indéfectiblement à\nses côtés au moment où une meute mise en\nrage par les excitations et les mensonges\nd'une des plus ignobles campagnes de\npresse s'acharnait sur moi, mais dans le but\nsurtout de faire échouer le projet que nous\navions conçu depuis si longtemps, celui de\ndoter notre pays d'un Institut qui remédie-\nrait à la situation néfaste qui laissait la Bel-\ngique aux derniers rangs et à un niveau des\nplus bas sur le terrain des arts industriels\net de l'artisanat.\nA présent que le souvenir de cette odieuse\ncampagne s'est effacé comme s'efface celui\nd'un cauchemar, aujourd'hui que l'lnstitut\nexiste, qu'il a triomphé de ses ennemis, qu'il\na fait ses preuve, va-t-il avoir à se défendre\ncontre de nouvelles attaques ?\nLa mort est une ennemie de taille !Se te-\nnait-elle dans les réserves, pour nous mé-\nnager de nouveaux coups ?\nEn vous désignant comme victime, la mort\nnous inflige le coup le plus dur que nous\nayions éprouvé jusqu'ici. Elle prive l'lnsti-\ntut d'une lumière, d'une conscience, d'un\ncollaborateur exemplaire, doué d'une foi\nmagnifique, d'une noblesse de caractère ex-\nceptionnelle !\nElle me prive personnellement d'un con-\ncours auquel je pouvais en appeler en tou-\ntes occasions ; et il y en a de douloureuses\net de difficiles ! Votre haute et belle intel-\nligence n'était jamais en défaut de conseils\nqui s'inspiraient en toutes occasions —et de\nla générosité innée de votre cœur et de la\nferme et éclairée adhésion aux principes qui\nformeront l'esprit et l'âme de notre Institut."}, {"page_pdf": 13, "page_imprimee": "79", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.13", "debut_caractere": 27, "fin_caractere_exclue": 1200, "texte": "Louis van der Swaelmen, rien ne pourra\neffacer le souvenir de votre présence parmi\nnous. En chacun de nous, vous avez fa-\nçonné l'image d'un exemple !\nL'exemple d'un être qui lutte sans rien per-\ndre de son idéalisme et de sa naturelle bon-\nté, qui lutte contre le surmenage auquel\nnous sommes tous astreints en vue de la\nsatisfaction de modestes besoins matériels,\nqui lutte contre l'indifférence et l'hostilité\nauxquelles sont exposés dans notre pays\n« tous ceux qui se distinguent ».\nJ'apporte ici, devant cette tombe entr'ou-\nverte, le témoignage solennel, que nous al-\nlons y déposer la dépouille mortelle d'un\nhomme qui restera un exemple de la plus\nhaute conscience du devoir professoral et\ndu plus dévoué des attachements à ses\nélèves. Je leur apporterai le témoignage\nécrit que vos dernières pensées, Cher Pro-\nfesseur, furent vouées aux élèves et à l'ln-\nstitut.\nCelui-ci, sa direction, ses professeurs et ses\nélèves vous remercient avec une si pro-\nfonde émotion qu'elle me paraît inexprima-\nble par des mots. Nous ne pouvons que\nnous incliner, et tête baissée, dans le plus\ndouloureux des recueillements, joindre à\nces remerciements le plus poignant des\nadieux."}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "80", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.14", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 2321, "texte": "H. P. BERLAGE\nARCHITECT B. N. A.\nS' GRAVENHAGE\nIn het nummer van « La Cité » dat geheel\naan wijlen van der Swaelmen is gewijd,\nkan ik niet nalaten vriendschappelijk zich\nzijner te gedenken, die in oorlogstijd onder\nons heeft gewoond.\nZijn begaafde en aantrekkelijke persoon-\nlijkheid werd, vooral ook om haar bewon-\nderende ontvankelijkheid voor de nieuwe\nHollandsche Bouwkunst, een graag geziene\nCollega. En als hij daarna ons zoo nu en\ndan nog eens bezocht, dan bleek op nieuw\nzijn gewaardeerde belangstelling.\nWij zullen hem niet vergeten.\n\nTRADUCTION.\nDans ce numéro de « La Cité » entière-\nment consacré à la mémoire de van der\nSwaelmen, je ne voudrais pas manquer d'a-\ndresser un souvenir d'amitié à celui qui,\npendant la guerre, a vécu parmi nous.\nSa personnalité douée et sympathique et\nsurtout sa compréhension admirative de\nl'architecture hollandaise moderne, en à\nfait pour nous un confrère estimé. Lors de\nchacune de ses visites nous eûmes des té-\nmoignages nouveaux de l'intérêt précieux\nqu'il nous portait.\nNous ne l'oublierons pas.\n\nPIET KRAMER\nARCHITECTE A. E. A, B. N. A.\nAMSTERDAM\nVan der Swaelmen verliet ons zonder wrok\nin harmonie met de oneindigheid. Arme\nveel belovende groote Belg, gevreesde en\ngesmade intellectueele met de gloedvolle\novertuiging dat het nieuwe in de architec-\ntuur ook eens in uw mooi land zou zege-\nvieren. Welk eene vreugde dat gij het tij-\ndens uw leven mocht beleven dat bij de\n« Prix Belvédère » een modem kunstenaar\nmet algemeene stemmen der Jury de eerste\nprijs ontving.\nGij behoorde tôt de tragische profetische\nfiguren wien het lot bestemde alleen ande-\nren op te wekken en de moeilijke weg der\nschoonheid te wijzen, en U belette eigen\nidealen met buitengewone talenten te reali-\nseeren.\n\nTRADUCTION.\n\nVan der Swaelmen nous a quittés sans ran-\ncœur, en harmonie avec l'infini.\nPauvre grand Belge, si richement doué, si\nredouté, si dédaigné ! Vous aviez l'ardente\nconviction qu'un jour viendrait où l'archi-\ntecture nouvelle triompherait enfin dans\nvotre beau pays. Ce dût être une satisfac-\ntion pour vous d'avoir vu le prix Belvedere\ndécerné à l'unanimité à un architecte mo-\nderniste.\nVous appartenez aux figures prophétiques\net tragiques que le sort destine à éclairer\npour autrui la route ardue du beau, tandis\nque vous fûtes empêché de réaliser votre\npropre idéal."}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "81", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.15", "debut_caractere": 55, "fin_caractere_exclue": 2165, "texte": "En toch wat een buitengewoon mooi boek-\nwerk schreef hij in Holland dat een heilig\nbrevier beteekende voor de Belgische ar-\nchitecten die na de rampzalige jaren 1914-\n1918 het groote werk moesten doen doch\nde opdracht niet kregen...\nHoe zag ik hem in een bizonder oogenblik\nvoorgaan tijdens een congres te Brussel als\nde levende vaan en leuze der vernieuwing\ngaande over de puinhopen der gestorven\nsteden, en voelde zijn vriendschap als een\nadelsbrief.\nBeste vriend gij vocht voor de eeuwige\nverandering en vernieuwing, hoe heeft het\nleven U door eene zachte hand geleid en\ntoch ook de vreugde van uitgevoerde ar-\nbeid gebracht ; zal men in België dan einde-\nlijk beseffen dat weer een van hun meest\ntalentvolle architecten heenging die meer\nwaardeering verdiend heeft dan ontvan-\ngen...\nJa, de jonge veelbelovende architecten zul-\nlen in zijn heengaan eene aanleiding vin-\nden zich nauwer aaneen te sluiten en trach-\nten hetzelfde als de Hollandsche architec-\nten te bereiken : n. 1. de erkenning der ar-\nchitecten als de belichaming van het open-\nCependant le livre remarquable que van\nder Swaelmen a écrit en Hollande, était un\nbréviaire sacré pour les architectes qui\naprès les années néfastes de 1914 à 1918\nauraient dû accomplir la grande œuvre,\nmais n'en furent pas chargés.\nJe le revois tel que je le vis lors d'un\ncongrès à Bruxelles, vivant symbole du re-\nnouveau, arpentant les ruines des cités dé-\ntruites, lui dont l'amitié constituait un titre\nde noblesse.\nAmi, vous luttiez pour l'éternelle jeunesse\nen l'art. Cependant le destin vous a tendu\nune main amie et donné la joie d'œuvres\nréalisées. Mais la Belgique a-t-elle enfin\ncompris, qu'un de ses plus grands archi-\ntectes a disparu et qu'il méritait plus d'es-\ntime qu'il n'en a reçu ?\nPuisse cette mort stimuler les jeunes d'a-\nvant-garde à serrer leurs rangs, afin de\nconquérir la place reconnue à leurs con-\nfrères hollandais, c'est-à-dire d'être consi-\ndérés comme la personnification de la con-\nscience publique de la beauté, les créa-\nteurs et défenseurs du beau en architecture\net en urbanisme.\nVan der Swaelmen vous fûtes le verbe ins-"}, {"page_pdf": 16, "page_imprimee": "82", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.16", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 2716, "texte": "baar schoonheidsgeweten, de beschermers,\nscheppers en verzorgers der openbare\nschoonheid van bouwen tôt planten...\nVan der Swaelmen : Het was uw bezielend\nwoord dat ons hart onmiddellijk opvoerde\nnaar het gebied der schoonheid, een der\nmachtigste en meest waardevolste factoren\nin ons menschelijk leven.\nUw Judy lidmaatschap was een zekerheid\ndat die schoonheid bij IJ in onbesmette\nhanden was, Gij transigneerde nimmer\nmaar bezat de onbevlekte principieele zui-\nverheid.\nDeze woorden die U nooit bereiken zullen\ndan voor uwe leerlingen en volgelingen\nzijn : De nieuwe tijdgeest door U aange-\nvoeld begint onafwijsbaar in aile landen te\nzegevieren. De jonge architecten der toe-\nkomst in België beloven dat zij het licht\nder eeuwige vernieuwing in architecturale\nschoonheid hoog zullen houden en Gij\nwaart het die door uw arbeid en invloed\nhen voor hun zware taak hebt gereed ge-\nmaakt.\nOok uw Hollandsche vrienden zullen U\nnooit vergeten.\npiré qui transportait notre âme vers le do-\nmaine de la beauté, qui tient une place im-\nportante et précieuse dans notre existence.\nEn s'en remettant à votre jugement on avait\nla certitude de confier le beau à des mains\npures. Vous ne transigiez jamais car vous\npossédiez une absolue intégrité de prin-\ncipe.\nQue ces paroles, qui ne vous parviendront\nplus, atteignent vos élèves et disciples :\nL'esprit nouveau que vous avez pressenti\npoursuit sa route triomphale dans tous les\npays. Puissent les jeunes architectes belges\npromettre qu'ils porteront haut le flambeau\nde l'éternel renouveau en architecture.\nC'est Vous qui par votre œuvre et votre in-\nfluence les avez préparés à cette lourde\ntâche.\nVos amis hollandais, eux aussi, ne vous ou-\nblieront jamais.\n\nDISCOURS PRONONCÉ PAR L'ARCHITECTE A. NYST, PRÉSIDENT DE LA\nS.B.U.A.M. AUX FUNÉRAILLES DE LOUIS VAN DER SWAELMEN.\n\nAu nom de la S. B. U. A. M. j'apporte à son\nfondateur Van der Swaelmen, l'hommage\nrespectueusement ému de ses camarades.\nLes horreurs de la guerre pesaient encore\nsur le monde que, plein de confiance et\nd'optimisme, Van der Swaelmen songeait\ndéjà à la reconstruction de la patrie et à la\nnécessité, pour notre pays, de rompre avec\nson individualisme traditionnel et de met-\ntre la raison et la méthode à la base de nos\ntravaux d'architecture. Cette conception de-\nvait le conduire à se spécialiser dans les\nétudes d'urbanisme et dès 1917 il éditait à\nLeyde les « Préliminaires d'Art Civique »,\nle premier traité général d'Urbanisme de\nlangue française écrit avec une passion\nvraiment communicative. Cette étude ma-\ngistrale et trop peu connue, situe de façon\ndéfinitive l'un des problèmes capitaux de\nnotre époque : elle suffirait à placer son\nauteur parmi les esprits les plus avertis de\nnotre pays."}, {"page_pdf": 18, "page_imprimee": "84", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.18", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 2973, "texte": "Armé pour la lutte, Van der Swaelmen pu-\nblia en 1919 avec un groupe d'amis d'avant-\ngarde, le « Manifeste des Urbanistes », acte\nde foi qui constitue la charte de la Société\nBelge des Urbanistes et Architectes Mo-\ndernistes fondée à son initiative. Il y\nest question du « sens évolutionniste de\nla vie universelle » et chacun de nous de-\nvrait le relire périodiquement afin d'aigui-\nser son courage : car il est difficile d'éviter\nque s'use l'énergie dans le combat journa-\nlier contre la routine. Van der Swaelmen\nnous a donné un exemple frappant de per-\nsévérance dans la conviction enthousiaste\net de bonne humeur dans l'âpreté à la lutte;\nmais il y a laissé la santé et nous voici de-\nvant le navrant résultat d'une ardeur admi-\nrable et d'un désintéressement incompris.\nDevant la dépouille mortelle de notre ami,\nil m'appartient de faire acte d'humilité.\nLorsque, terrassé par la maladie il me pria\nde le remplacer à la Présidence de la S. B.\nU. A. M. et de veiller à la conservation de\nson œuvre, je ne prévoyais pas les difficul-\ntés que j'allais rencontrer sur ma route. Je\ndevais m'apercevoir bientôt que personne\nne pouvait prétendre à remplacer l'inéga-\nlable animateur que fut Van der Swaelmen.\nFallait-il vraiment que notre ami passât si\nprématurément à trépas pour nous permet-\ntre d'apprécier son dévouement sans borne\nà notre cause commune et de mesurer l'a-\nmertume de ses souffrances devant l'aveu-\ngle ingratitude ?\nLa S. B. U. A. M. doit à son premier Prési-\ndent et se doit à elle-même de poursuivre\nloyalement et avec ténacité la route qu'il lui\na tracée. Sous peine de défaillance chacun\nde ses membres devra s'inspirer des convic-\ntions de son fondateur principal, placer l'ar-\nchitecture et l'urbanisme modernes sur le\nseul plan social, lutter sans faiblesse contre\nle traditionnalisme empêcheur de progrès et\nmettre toute sa sensibilité aux seuls services\nde la vérité et du sens évolutionniste des\nidées générales de notre époque.\nMon cher Van der Swaelmen, au moment\ndu suprême adieu, nous serrons avec émo-\ntion dans nos cœurs la richesse de votre\nsouvenir et de votre exemple.\n\nIN MEMORIAM LOUIS VAN DER SWAELMEN\nLE CONFRÈRE, L'URBANISTE.\nR. VERWILGHEN\nINGÉNIEUR C. C. URBANISTE\n\nOn ressent quelque pudeur à faire du bruit\nautour du nom d'un ami à peine disparu.\nA quoi bon l'éloge quand le bon ouvrier a\nlaissé tomber l'outil, quand le lutteur est\nterrassé. N'était-ce pas au moment des hé-\nroïques chevauchées qu'il fallait suivre l'é-\ntendard et serrer les coudes ? Une amicale\npoignée de main à un vivant vaut mieux\nque toutes les oraisons funèbres.\nVan der Swaelmen fut un combattant inlas-\nsable dans tous les domaines où sa riche\nnature dirigeait son activité. Il le fut avant\ntout dans sa profession d'Urbaniste.\nEt pour cause. De tous les pays civilisés, la\nBelgique est celui où les principes mo-\ndernes de l'Urbanisme sont le moins en fa-\nveur. Partout ailleurs le progrès se dessine,\nles villes s'organisent, des plans se dressent"}, {"page_pdf": 19, "page_imprimee": "85", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.19", "debut_caractere": 45, "fin_caractere_exclue": 1163, "texte": "pour des régions entières. S'il n'était quel-\nques rares groupes d'habitations à bon mar-\nché, dus d'ailleurs en grande partie à\nl'influence de Van der Swaelmen, notre\npays ne connaîtrait aucun aménagement\nd'ensemble moderne, aucune tentative d'ex-\npression collective du paysage urbain, au-\ncun plan d'extension fonctionnel. La no-\ntion même d' « Urbanisme » qui s'enrichit\nà l'étranger de centaines de traités et de\nvolumes, semble inconnue à nos édiles\ncommunaux, au gouvernement lui-même.\nLorsqu'il décida de consacrer son activité\nprofessionnelle exclusivement à l'Urbanis-\nme et à l'Art des Jardins, Van der Swael-\nmen faisait une héroïque gageure. Il la sou-\ntint jusqu'à son dernier souffle.\nSon activité fut inlassable.\nCe furent avant guerre ses campagnes ré-\npétées pour la protection des Sites et la con-\nservation de la Forêt de Soignes dont, avec\nStevens et Sander Pierron il fit connaître\nau pays la splendeur.\nCe furent ses projets pour la restauration\ndes Jardins de l'Abbaye de la Cambre, ses\narticles, ses conférences, ses interventions\nincessantes en faveur de l'esthétique et du\nrespect des sites."}, {"page_pdf": 20, "page_imprimee": "86", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.20", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 3609, "texte": "Enfin, durant la guerre, il déclancha une\nvaste campagne pour la reconstruction du\npays, en harmonie avec les exigences et l'es-\nprit de notre temps. Trois œuvres capitales\nen marquent les étapes : L'lnstitution du\nComité Néerlando-Belge d'Art Civique,\ndont l'illustre architecte H. P. Berlage ac-\ncepta la présidence et dont Van der Swael-\nmen fut l'animateur, la cheville ouvrière.\nGrâce au concours d'un grand nombre d'or-\nganisations étrangères, ce Comité rassem-\nbla une riche documentation internationale\ndu Town Planning, qui devait, selon le désir\nde Van der Swaelmen, « permettre aux\ncommunes et à tous les pouvoirs publics in-\ntéressés à la reconstruction de la patrie\nà toute la restauration, dans le sens le plus\nlarge du mot, d'assimiler, sous une forme\naccessible à tous, les résultats de l'expé-\nrience internationale et la somme conden-\nsée des idées et des connaissances actuelles\nen cette matière. »\nL'Exposition et le Congrès de la Recon-\nstruction qui, sous l'impulsion de Van der\nSwaelmen, eurent lieu tous deux à Bru-\nxelles en 1915. Des techniciens et \"des ar-\ntistes modernes du monde entier y appor-\ntèrent, par la parole et par la présentation\nde leurs œuvres, des arguments décisifs en\nfaveur d'une reconstruction suivant l'ordre\nnouveau. Nos pouvoirs publics ne compri-\nrent pas la leçon.\nCe fut enfin la publication des « Prélimi-\nnaires d'Art Civique » livre magistral qui\nrestera le couronnement de la carrière de\nVan der Swaelmen. Je ne pviis songer à\nanalyser ici cette encyclopédie que la presse\nétrangère accueillit si élogieusement et à la-\nquelle notre « Cité » consacra une longue\nétude due à la plume d'André De Ridder.\nJe me contenterai de signaler que le mérite\nde ce livre ne fut pas seulement d'être le\npremier manuel de Town Planning écrit en\nlangue française. En adaptant à l'élude de\ncette branche nouvelle la méthode scienti-\nfique et biologique, son auteur instaurait\npour l'Urbanisme une ère nouvelle. Ce\nterme allait dorénavant comprendre « le\ncourant d'idées qui tend à grouper en un\ncorps de doctrine synthétique, la Socio-\nbiologie des cités, les techniques qui inter-\nviennent à leur aménagement rationnel, les\nnotions ou les doctrines qui régissent cet\naménagement ainsi que VArt de le réaliser\nharmonieusement. »\nDominé par cette pensée, il entreprit une\nétude analytique qu'il poursuivit dans ses\ndivisions les plus subtiles ; il en classa la\nnomenclature dans un ordre logique et\nfonctionnel et arriva enfin aux conclusions\nsynthétiques qui débordent l'art et la tech-\nnique en fusionnant avec les aspirations ci-\nviques et sociales de notre époque.\nCe livre, testament intellectuel, est un mo-\nnument digne des humanistes dont Van der\nSwaelmen avait l'harmonieuse culture.\nMais le haut mérite de ces études théori-\nques ne doit pas nous faire perdre de vue\nque leur protagoniste fut avant tout un es-\nprit réalisateur. Orienté dès sa jeunesse\nvers les arts plastiques, initié par des tradi-\ntions de famille à la technique de l'art des\njardins et de l'aménagement des grands es-\npaces, son esprit tendit essentiellement à\ndonner une forme plastique et concrète à\nses rêves.\nOn peut à peine concevoir que notre pays,\nque nos pouvoirs publics, n'aient pas of-\nfert à cette nature géniale l'occasion de\ns'exprimer dans des œuvres à la mesure de\nsa taille.\nCependant Van der Swaelmen nous laisse\ndes réalisations importantes. Les clichés\nqui illustrent ces pages en donnent quel-\nques aspects fragmentaires : Les jardins de\nMaillard, du début de sa carrière ; le tom-\nbeau de Verhaeren, qu'il réalisa avec tant\nde filiale émotion; la cité industrielle de"}, {"page_pdf": 21, "page_imprimee": "87", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.21", "debut_caractere": 53, "fin_caractere_exclue": 1416, "texte": "Selzaete (13 Ha\ncollaboration avec son ami Huib. Hoste;\nles cités du Kappelleveld (39 Ha\nsons), des Etangs Noirs à Stockel (100 mai-\nsons). Enfin et surtout les Cités-Jardins du\nLogis et de Floréal dont les 60 hectares et\nles 1200 maisons s'étendent sur les coteaux\nverdoyants de Boitsfort. Dans la laideur, ou\nsordide ou bourgeoise de la banlieue de\nBruxelles, ces Cités sont des oasis de calme\nserein et de beauté réconfortante. Ce fut\nl'œuvre capitale à laquelle, durant plusieurs\nannées, il se consacra avec prédilection, en\ncommunauté de pensée et d'idéal avec l'ar-\nchitecte de ce vaste ensemble, J. J. Egge-\nricx.\nL'obstination avec laquelle Van der Swael-\nmen se refusa à toute activité profession-\nnelle étrangère à son art d'urbaniste et de\npaysagiste, lui attira souvent l'hostilité inex-\nplicable et le dédain vraiment grotesque, de\nquelques confrères architectes.\nN'était-ce pas une conception bien haute de\nl'architecture que de ne pas vouloir en\nfaire un violon d'lngres, dont il aurait cer-\ntes pu jouer avec plus de talent que nom-\nbre de ses confrères ?\nN'était-ce pas faire preuve d'une haute pro-\nbité professionnelle que de ne vouloir\ntrouver dans la pratique de petits métiers le\nsalaire qu'il réclamait de droit, et avec\nquelle fierté, comme du à son art.\nIl fallait l'entendre exprimer son mépris\ndes architectes marons et de tous ceux qui"}, {"page_pdf": 22, "page_imprimee": "88", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.22", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 3057, "texte": "recourent à des sources de bénéfice plus ou\nmoins correctes et contribuent à rabaisser\nle niveau de leur profession, à frustrer les\nartistes sincères de l'estime à laquelle ils\nont droit.\nCette franchise lui suscita bien des enne-\nmis. Mais Van der Swaelmen était d'une\npièce. Il allait droit son chemin sans se\nsoucier du qu'en dira-t-on, sans obéir à\nquelque mobile de mesquine opportunité.\nCe chemin était conforme à ce que son\nsentiment intérieur lui dictait. Il a pu se\ntromper mais il n'a jamais failli au respect\nqu'il avait si absolu, de la vérité et de la\njustice.\nA une époque où, sous l'apparence de ver-\ntus se cache si souvent la poursuite éhontée\ndes intérêts privés, entraînant aux plus viles\ncompromissions, à une époque où la notion\nde justice elle-même semble n'exister qu'en\nfonction de la peur du gendarme ou des\nextrémistes, à pareille époque des natures\ncomme celle de Van der Swaelmen doivent\nêtre citées en exemple.\nIl y eut parmi ses antagonistes des con-\nfrères qui ne partageaient pas ses concep-\ntions artistiques et son enthousiasme mo-\nderniste. C'étaient des adversaires loyaux\navec lesquels il aimait engager des joutes\noratoires, où son éloquence incisive et cette\nsorte de fascination occulte qu'il exerçait\nsur les auditoires lui attiraient invincible-\nment l'adhésion des non prévenus contre\nlui. Il aimait la lutte et invitait l'attaque.\nIl y eut aussi des adversaires sournois; il\nsut les dédaigner. Mais les rares défections\nde camarades étaient pour lui des épreuves\npénibles. Il y en eut, peu de temps avant sa\nmort, qui l'affectèrent profondément, parce\nqu'elles revêtirent un caractère d'odieuse\ningratitude. Qu'il ne les ait accueillies avec\nla sereinité permise à celui qui, ayant at-\nteint la quarantaine, connaît l'ingratitude\ndes hommes, cela a parfois surpris ses\namis. Ils étaient si désireux de lui voir pren-\ndre le repos que sa santé déclinante lui im-\nposait. Dans la révolte indignée de Van der\nSwaelen il y avait une sorte d'hommage su-\nprême à l'idéalisme de sa jeunesse, à la foi\nvivante en l'ldée, qui avait inspiré son œu-\nvre.\nLui, pour qui la vie fut si ingrate, s'était ré-\nfugié tout entier dans quelques amitiés in-\ndéfectibles. Le cercle de ses camarades\nétait un de ces oasis où il aimait à se re-\ntremper et se consoler de l'incompréhen-\nsion des masses. Dans ce royaume, il ne\npouvait admettre de défections. Elles lui\nsemblaient une défaillance.\nC'est le secret de l'intérêt qu'il portait à\ntout ce qui contribuait à la lutte pour le\ntriomphe de ses idées. Cercles d étude et\nde propagande; réunions professionnelles,\ncampagnes de presse, et même notre Revue\ndont il fut le fidèle collaborateur et un sou-\ntien enthousiaste lui tenaient profondé-\nment au cœur.\nCeux qui, dans ce commerce d'idées, ont ap-\npris à connaître son amitié, ont vu combien\nelle était sincère, sans calculs, sans détours,\ntoujours présente, dans la joie et dans l'ad-\nversité. Us conserveront comme un exem-\nple rare de générosité, de grandeur, d'hon-\nnêteté professionnelle la mémoire de Louis\nVan der Swaelmen."}, {"page_pdf": 23, "page_imprimee": "89", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.23", "debut_caractere": 46, "fin_caractere_exclue": 1226, "texte": "HUIB HOSTE, ANVERS.\n\nJ'ai pour la première fois rencontré Van\nder Swaelmen lors d'une réunion du Co-\nmité pour l'embellissement de la vie rurale.\nQuelle surprise que la révélation d'un\nhomme qui savait ce qu'il voulait dire, ce\nqu'il y avait à dire, et qui était à même de\ndire ce qu'il voulait ! Je le retrouvai en\nHollande au début de la guerre; j'eus l'oc-\ncasion d'y travailler avec lui et de nouer\navec lui les liens d'une amitié qui ne s'est\npas démentie jusqu'au dernier jour.\nCes circonstances m'ont permis de connaî-\ntre et d'apprécier aussi bien la noblesse de\ncaractère que l'étendue du savoir de Van\nder Swaelmen. De fortes études classiques\navaient développé et renforcé sa distinction\nnaturelle; il n'avait rien oublié, à tel point\nque peu de temps avant sa mort, il écrivait\nencore en latin à certains de ses amis. J'ai\ntout lieu de croire que ce fut précisément\ncette base classique qui le rendit si apte\nà saisir jusque dans ses plus fines nuances\nla culture de nos voisins du Nord, et qui\nd'autre part le poussa à défendre avec une\nadmirable conséquence, notre droit à une\nexpression d'art conforme à l'époque que\nnous vivons.\nA peine arrivé en Hollande, Van der"}, {"page_pdf": 24, "page_imprimee": "90", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.24", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 3711, "texte": "Swaelmen se vit forcé de faire les constata-\ntions que nous avions faites quelques an-\nnées auparavant : il voyait à l'œuvre un\npeuple qui se comportait selon ses aspira-\ntions et ses aptitudes; un peuple qui for-\nmait un accord parfait avec le paysage dans\nlequel il vivait ; un peuple étonamment dé-\nveloppé intellectuellement, au point de s'in-\ntéresser effectivement à tout ce qui se\npasse dans le domaine de l'esprit; un peu-\nple qui savait s'exprimer dans le langage\nde son temps, et cela aussi bien dans le do-\nmaine artistique que dans l'ordre des\nchoses pratiques. Il eut la surprise de voir\nun peuple néerlandais, s'éduquer, se déve-\nlopper et s'exprimer intensément dans sa\npropre langue néerlandaise, et le motif de\nla conspiration de silence ourdie chez nous\nà l'égard du prodigieux développement cul-\nturel des Hollandais, lui fut révélé du coup.\nVan der Swaelmen fut un des rares Belges\nqui parvinrent à profiter de ce qu'ils\nvoyaient en Hollande; il étudia, il observa;\nil put fréquenter des poètes, des architec-\ntes, des peintres, des musiciens; il fut mêlé\nà bien des événements artistiques ; il assis-\nta à l'enchantement du festival Mahler...\nPar dessus tout il s'assimila non point la\nforme de l'art qu'il voyait se développer,\nnon point le résultat des diverses activités\nqu'il suivait si passionément, mais les mo-\ntifs profonds qui faisaient agir tout un peu-\nple, avec un ensemble admirable, et hélas,\ninconnu oh combien ! chez nous.\nAh ! qu'il était bien outillé, à son retour,\npour jouer un rôle important dans la re-\nconstruction de son pauvre pays dévasté.\nQue de connaissances, que de goût; que\nd'activité et que de dévouement !\nAussi, quel désenchantement au contact de\nla réalité. Pauvre cher ami, il vous man-\nquait une qualité (?)pour réussir en notre\npays : vous ignoriez l'art de ne pas avoir\nd'opinion, d'être de l'avis de tout le monde.\nVous vouliez secouer les endormis, les ado-\nrateurs de la sainte routine : péché impar-\ndonnable. Au gibet, Van der Swaelmen ! Et\nce fut autour de lui cette fois que s'organisa\nla conspiration du silence. Il était un des\ntrès rares urbanistes du pays ; il y avait des\nvilles et des villages par dizaines à recon-\nstruire. Mais notre pays regorgeait telle-\nment de génies, qu'il ne restait plus de tra-\nvaux à attribuer à Van der Swaelmen. Pas\nle moindre travail, pas le plus petit des tra-\nvaux. Rien, mais rien.\nCet exemple d'ostracisme officiel fit école.\nLes partisans de demi-mesures en vou-\nlaient à Van der Swaelmen pour son élo-\nquence, sa force persuasive, son argumen-\ntation serrée et... ils le mirent à l'index.\nOh ! en sa présence ils faisaient la roue\ndevant lui et n'épargnaient pas l'encensoir,\nmais derrière son dos les architectes le trai-\ntaient de peintre, et les peintres d'archi-\ntecte.\nLui cependant, allait son chemin, tout droit\nà travers les obstacles accumulés; il s'était\nfait une raison; il avait constaté que la veu-\nlerie qui l'entourait était considérée en\nBelgique comme une chose normale, pres-\nque comme une qualité. N'essaierait-il pas\nles moyens dont se servaient les autres\npour tâcher de réaliser tout ce qui s'agitait\ndans son cerveau lucide ? Ah ! que non !\nAussi bien sa distinction que son intégrité\ns'opposaient à faire, même avec un but éle-\nvé, des choses... courantes que sa con-\nscience condamnait. Il voulut s'organiser\nune vie paisible ; elle fut entrecoupée de\nrévoltes... il s'étonnait après qu'il avait eu\nle courage de se rebiffer. A quoi bon dans\nnotre pays !\nIl eut quelques travaux d'urbanisation pour\nla S. N. H. B. M. auxquels il se donna tout\nentier ; il eut la grande joie de pouvoir de\nfaçon toute désintéressée s'entourer de col-\nlaborateurs architectes qu'il croyait capa-"}, {"page_pdf": 25, "page_imprimee": "91", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.25", "debut_caractere": 46, "fin_caractere_exclue": 1140, "texte": "Bles de le comprendre. C'était trop beau !\nAussi la presse s'empara de l'affaire, dé-\nclarant que Van der Swaelmen était trop\ngrassement rémunéré, lui reprochant même\nde prendre des vacances !\nLa fondation de l'l. S. A. D. et sa nomina-\ntion de professeur d'urbanisme, furent le\nrayon de soleil qui dora les dernières an-\nnées de sa vie. Ah, le bel enthousiasme, ah\nle superbe dévouement de tous les instants !\nJe retrouvais mon Van der Swaelmen d'a-\nprès-guerre, l'homme qui allait droit à son\nbut, celui qui ne connaissait que son de-\nvoir.\nMais déjà la maladie le minait, sournoise-\nment...\nCe qui se passa àla société des urbanistes,\nlui fit un immense chagrin contre lequel il\nessaya en vain de se raidir : la plaie resta\nouverte, vivante. Il n'en devint que meil-\nleur pour ceux qui lui restaient fidèles, tou-\njours prêt àse donner sans compter, sans\nse ménager.\nMalgré tout, il restait à l'affût de tout ce\nqui pouvait regaillardir son optimisme; son\ndernier article dans « La Cité » en fait foi.\nAlors que la maladie, impitoyable, le ter-\nrassait, qu'il sentait la mort s'approcher, il"}, {"page_pdf": 26, "page_imprimee": "92", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.26", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 3280, "texte": "laissait s'échapper des bribes de son mo-\nnologue intérieur : « J'ai encore trop de\nchoses à réaliser. » Bel exemple de ténacité\nconsciente.\nUn triste quai de gare un fourgon scellé\nun corbillard tous ses amis une\ncourse à travers ville en voiture surannée\nles collègues et élèves de l'lnstitut\nune jeune fille qui sanglote une bière\ntrop large pour le caveau de famille.\nPauvre cher ami !\n\nVICTOR BOURGEOIS.\nQuoique jeune encore notre association a\ndéjà à déplorer la mort de deux de ses\nmembres : la section allemande a perdu un\nde ses bons collaborateurs : l'architecte\nAdolf Meyer, et la section belge un de ses\nmembres les plus dévoués, l'architecte\nLouis Van der Swaelmen. Nous garderons\nfidèlement le souvenir de ces bons travail-\nleurs.\n(Extrait du discours de clôture du II\" con-\ngrès International d'architecture moderne.\nFrancfort-sur-le-Main, octobre 1929.)\n\nANDRÉ DE RIDDER.\nSOUVENIRS DE HOLLANDE.\n\nA les remémorer pieusement, parmi les\nnoirs souvenirs de la guerre, quelques im-\npressions bien claires se glissent... La plus\nréconfortante pour moi, une des plus\nchères, est l'amitié de Louis van der Swael-\nmen...\nJ'appris à le connaître au début de 1915; il\nfut mon ami jusqu'à son dernier jour...\nJe revois cet Amsterdam hospitalier et in-\ntellectuel où ce Belge latin, conquis à l'im-\nproviste par le génie patient et équilibré de\nce peuple nordique, réussit à s'acclimater si\nvite et où il s'imposa également, presque\navec éclat, dans un milieu pourtant assez\nréservé par sa nature, fort critique par sa\ntradition spirituelle. En quelques mois, il\nen apprit la langue. Il s'en fit l'apologiste\nzélé, partisan convaincu de ce rapproche-\nment intellectuel et artistique hollando-\nbelge, pour lequel il ne cessa de lutter avec\ncette généreuse vaillance et cette ténacité\nqui le caractérisaient... Je n'oublierai ja-\nmais les heures que nous passâmes ensem-\nble, presque quotidiennement, à flâner par\nces rues, le long de ces « grachten », qui\nnous avaient séduits, l'un et l'autre,\ndans cette ville à la fois aristocratique et\nvivante, fidèle à son passé et ouverte à\ntoutes les innovations, si riche en satisfac-\ntions de l'esprit, auxquels nous buvâmes,\nmalgré la tristesse du temps, avec fureur...\nJe le revois chez moi, dans mon apparte-\nment de la Valeriusstraat, sa noble tête aux\nlongs cheveux léonins reposant sur un\ncoussin, discutant de sa voix haute et ferme,\nconstamment animé par un enthousiasme\net une passion que ne décevait aucune ava-\nnie, que ne décourageait aucun échec, m'in-\nculquant son optimisme, son humour, sa\nfoi... Ou encore dans son atelier énorme\nmais toujours encombré de la Ceintuur-\nbaan, où livres, dossiers, plans, cartons s'en-\ntassaient, témoins de son activité multiple...\nOu encore au théâtre, dans les expositions,\nde préférence aux concerts de ce Concert-\ngebouw où Willem Mengelberg lui prodi-\nguait les joies les plus profondes et les plus\nsereines que connut, à ce moment de son\nexistence, le musicologue averti, difficile\nqu'était van der Swaelen, passionné en cette\nmatière comme en toutes les autres...\nPartout, dans la rue comme dans la cham-\nbre, c'étaient les mêmes discussions fer-\nventes sur la guerre, l'architecture, la poé-\nsie, la musique, la peinture. Parmi les in-\ntellectuels que j'ai connus, van der Swael-"}, {"page_pdf": 27, "page_imprimee": "93", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.27", "debut_caractere": 47, "fin_caractere_exclue": 1482, "texte": "men est assurément un des plus univer-\nsels : un humaniste de notre époque. Il\ncompte également parmi les plus lucides et\nles plus fougueux. Pour moi, c'est même là\nle signe caractéristique de son esprit : ce\nmélange tout à fait harmonieux de sens cri-\ntique et de ferveur, de science pondérée et\nd'emportement. Dépourvu de prosélytisme,\nil avait l'âme d'un apôtre. De jour en jour,\nil déployait une activité fébrile, écrivant\ndes articles, entreprenant l'une conférence\naprès l'autre, organisant concerts et expo-\nsitions, se consacrant patiemment à ce livre\nmonumental, dont l'importance n'a pas en-\ncore été envisagée comme il convient, les\nPréliminaires d'art civique, sacrifiant le\nmeilleur de son temps à ce Comité néer-\nlando-belge d'art civique, qu'il avait mis\nsur pied et dont il attendait tant... Dans ce\ncahier d'hommages, il ne m'appartient pas\nde célébrer l'urbaniste et l'architecte, pas\nplus que le professeur. Qu'on me permette\nde m'arrêter un moment aux mérites qu'il\neut comme écrivain, comme peintre, comme\nmusicien et également comme animateur,\nauprès de ceux notamment à qui il avait\ndonné son amitié, à qui il avait ouvert son\ngrand cœur de loyal compagnon.\nLorsqu'on envisage son œuvre d'écrivain\net de conférencier, c'est mêmement à la\nprésence simultanée chez lui d'un critique\net d'un partisan qu'on est amené à attribuer\nson succès, et cet élan particulier qui l'a-\nnima. En dehors de ses écrits d'architec-"}, {"page_pdf": 28, "page_imprimee": "94", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.28", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 3675, "texte": "ture, il n'a guère beaucoup publié. Van der\nSwaelmen a davantage parlé qu'écrit. C'é-\ntait, du reste, un causeur captivant. Je l'ai\nentendu prendre la parole à diverses re-\nprises, en français et en néerlandais, de-\nvant les auditoires les plus variés. Il ne tar-\ndait pas d'emporter leur adhésion, de les\nanimer par tout ce qu'il mettait de vitalité\ndans ses discours, de les édifier par tout ce\nqu'il leur laissait entrevoir de solide con-\nviction et d'intense sagesse, dans ces pa-\nroles martelees avec tant d energie, aux in-\nflexions pourtant si douces, comme une ca-\nresse. Quoiqu'armé d'une ironie qui ne\nmanquait parfois pas d'âpreté, son cœur\nétait rempli de tendresse et de confiance.\nIl n'avait rien du cynique, rien aussi du sy-\nbarite. Au contraire, le romantique attardé\nqu'il était, s'ingéniait à cacher derrière la\nsolide façade de son corps robuste, de sa\nbruyante voix, de son accoutrement de bo-\nhème vaguement dandy, des sources se-\ncrètes de sensibilité, d'affection, de pudeur.\nDévot de l'amitié, ayant personnellement\nconnu d'assez près Emile Verhaeren, comp-\ntant parmi ses intimes Juliette et William\nDegouve de Nunques, beau-frère et belle-\nsœur de Verhaeren, qui l'aidèrent à en-\ntretenir ce culte, il parlait en public du\npoète des « Villes tentaculaires » avec une\nfougue digne du lyrisme de ce dernier. Ce\nn'est pas par hasard qu'est échu à van der\nSwaelmen l'honneur d'ériger à Saint-\nAmand la tombe illustre du poète.\nMais tout autant que la splendeur et le\nverbe sonore de Verhaeren, il appréciait\nl'intimité enveloppée d'un Mallarmé et d'un\nVerlaine. Depuis qu'il lisait le néerlandais,\nil chérissait particulièrement Guido Ge-\nzelle.\nParmi les rares études d'ordre littéraire\nqu'ait fait imprimer cet homme de goût et\nde savoir, je tiens à signaler son Eloge du\nPrince de Ligne, le discours qu'il prononça\nà Belœil en juillet 1914, quelques jours\navant la déclaration de guerre. Il n'est pas\nseulement le fait d'un architecte paysagiste\ncélébrant l'œuvre de Lenôtre, mais encore\ncelui d'un lettré, qui prisait souveraine-\nment l'esprit épicurien du gentilhomme-\nsoldat et écrivain.\nSon Guide du promeneur de la foret de\nSoignes non plus n'est pas que le vade-\nmecum d'un touriste et le traité d'un arbo-\nriculteur, mais l'œuvre émue d'un anima-\nteur de paysages, de poésie et d'art, à qui,\npour reprendre ses paroles, « les dieux\ntermes, les faunes et hamadryades avaient\naccordé leurs plus rares faveurs ».\nIl est un autre van der Swaelmen, qui est\npeu connu, presque totalement ignoré : le\npeintre. Aussi bien, les derniers temps sur-\ntout, se cachait-il généralement de manier\nle pinceau et le crayon. Son esprit était allé\nplus loin, avait évolué plus vite que sa tech-\nnique, et il en souffrait. Je connais le mieux\nde lui, pour l'avoir regardé bien souvent,\nun grand paysage aux tons roux et orangés,\nétalant somptueusement, finement les fron-\ndaisons automnales d'un coin du parc de\nTervueren. Ce tableau lyrique témoignait\nde l'admiration qu'il professa longtemps\npour Théo van Rysselberghe. J'ai tout\nlieu de croire que cette admiration avait\nquelque peu faibli pendant la guerre,\nalors que nous nous initiâmes en Hollande\naux recherches et aux réalisations de Le\nFauconnier, de Franz Marc, de G<hagall,\ndes jeunes peintres hollandais et belges,\nnos camarades. Van der Swaelmen s était\nrallié à eux, avec toute sa foi et tout son en-\nthousiasme. Il entreprit même pour leur\nœuvre et leurs idees une propagande ac-\ntive, des plus courageuse. C'est à lui que\nrevient l'initiative de la fondation de la\nVoie libre, « groupe belge pour le progrès\nde l'art moderne ». Tôt ou tard, il faudra\nbien que l'on reconnaisse la signification de"}, {"page_pdf": 29, "page_imprimee": "95", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.29", "debut_caractere": 126, "fin_caractere_exclue": 1614, "texte": "ce petit cercle de guerre, le rôle prépondé-\nrant qu'il joua dans l'évolution de l'art\nbelge. Il groupait des architectes : van der\nSwaelmen lui-même, Huib Hoste, Jan\nPauw; des peintres et sculpteurs : Jules\nSchmalzigaug, Gustave de Smet, Willem\nPaerels, plus tard Fritz van den Berghe,\n(Constant Permeke et Edgar Tytgat, alors\nen Angleterre, étaient inscrits comme mem-\nbres-associés de l'étranger), un critique\nd'art : André de Ridder. Rik Wouters avait\nété sollicité, mais mourut avant d'avoir pu\nprendre part à nos travaux.\nDe ce groupe plein d'ardeur, van der Swael-\nmen fut l'entreprenant secrétaire. Dès ce\nmoment, le combat fut mené de main fer-\nme, contre les expositions officielles belges\nen Hollande, au sort desquelles présidaient\nalors Isidore Opsomer et Rodolphe Wyts-\nman, contre l'inertie au point de vue intel-\nlectuel et urbanistique du gouvernement\ndu Havre, cependant qu'il importait tant\nd'organiser sans retard le retour au pays, la\nreprise du travail normal de la paix.\nC'est pour la Voie Libre également que\nvan der Swaelmen organisa la série de cinq\nséances de musique de chambre belge, au\nConcertgebouw d'Amsterdam, qui révéla,\net avec quel succès, aux mélomanes hollan-\ndais, la meilleure part de l'activité musicale\nde notre pays. Le programme de ces con-\ncerts, volume de 150 pages, dressé par no-\ntre ami avec la collaboration de IVlarix Lœ-\nvesohn, constitue un document des plus\nprécieux, auquel on aurait tort de ne pas\nrecourir le plus souvent possible."}, {"page_pdf": 30, "page_imprimee": "96", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.30", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 3097, "texte": "De surcroît, il se manifesta, pendant ces\nquatre années de guerre, de la part des ar-\ntistes et des écrivains belges exilés en Hol-\nlande, une activité des plus ample, des plus\nféconde, qui fit grand honneur à la patrie et\nsur laquelle il conviendrait, un jour, de\ns'étendre longuement. Cette préparation,\nnous pouvons bien le dire maintenant, con-\ntribua, dans une large mesure, à ce puis-\nsant et rapide essor de la peinture et de\nl architecture modernes en Belgique, si sur-\nprenant, presque miraculeux, pour ceux qui\nn'ont pas eu connaissance de sa lente élabo-\nration dans la Hollande hospitalière. Des\nmembres de cette phalange, van der Swael-\nmen fut le plus zélé, le plus entreprenant.\nRentrés au pays, adonnés de concert, mais\nchacun de son côté, à une belle mission,\nnous avons parlé bien souvent avec émo-\ntion, non sans quelque nostalgie, des jours\ndéjà lointains d'Amsterdam, de nos amitiés,\nde nos entreprises. Dans ses yeux clairs\nflottait, comme une ombre, indélébile, l'i-\nmage des prairies immenses, des verts ca-\nnaux, des cités historiques et jeunes du\nNord...\no\nJ'irai, un de ces jours, déposer sur sa tombe\nune touffe de bruyère que je serai allé\ncueillir dans les landes du Gooiland, sur les\nbords amers du Xuiderzee, près de la petite\nmaison blanche que je sais, et où survivent\npeut-être encore quelques-uns de nos plus\nchers souvenirs...\n\nPAUL OTLET.\nLOUIS VAN DER SWAELMEN ET LE PALAIS MONDIAL\n\nLouis Van der Swaelmen apporta en\nmaintes circonstances une précieuse colla-\nboration au Palais Mondial et à ses insti-\ntuts.\n0 participa aux cours de l'Université Inter-\nnationale y organisés après la guerre et où\nune place avait été faite à l'urbanisme. La\nDirection lui fut confiée de cette sorte de\nséminaire itinérant qui allait visiter et étu-\ndier sur place chaque après-midi nos gran-\ndes et petites villes les plus intéressantes\nd'Europe, et tenues comme laboratoire du\nphénomène social.\nIl coopéra à l'lnstitut International de Bi-\nbliographie en participant à la révision des\nTables de la Classification Décimale dont\nla partie relative à l'Urbanisme fut son œu-\nvre.\nDe son livre « Préliminaires d'art civique »\nouvrage dont il nous fut donné de discu-\nter ensemble les données pendant la guerre\nà La Haye avec les architectes Berlage et\nCuypers il fit une intéressante contri-\nbution à la technique bibliologique, techni-\nque générale qui tend à rendre plus ration-\nnelle la manière d exposer et de présenter\nles données de nos connaissances après\navoir accru la rationalisation des connais-\nsances elles-mêmes.\nMais là où la collaboration de Louis Van\nder Swaelmen fut particulièrement appré-\nciée par nous, ce fut pour une mise au point\net une application sur le terrain du projet\nCité Mondiale. C'était à la période des il-\nlusions. Il semblait alors qu'une politique\nde prévision allait pouvoir réserver un\nvaste avenir international à la Belgique et\nque les nombreuses associations à but uni-\nversel siégeant déjà à Bruxelles allaient\npouvoir devenir la base d'un développe-\nment systématique. Aux yeux des esprits\navertis la guerre apparaissait devoir con-"}, {"page_pdf": 31, "page_imprimee": "97", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.31", "debut_caractere": 50, "fin_caractere_exclue": 1831, "texte": "duire bien plutôt à une concentration inter-\nnationaliste qu'à une décentralisation natio-\nnaliste. A Genève les organes de la vie di-\nplomatique, à La Haye ceux de la Cour de\nJustice, mais à Bruxelles disions-nous ceux\nde la vie économique, sociale et intellec-\ntuelle des Peuples. Le programme pratique\nque nous traçâmes alors comportait deux\nétapes. Dans la première il s'agissait, sans\nperdre une heure et en profitant de la posi-\ntion morale privilégiée de la Belgique après\nla guerre, d'affirmer l'idée et la volonté\nd'un grand centre en donnant immédiate-\nment le Palais Mondial comme point de ral-\nliement des organisations internationales\ndésemparées par les événements. En même\ntemps on devait appeler aussi les pays amis\nà y avoir des sections nationales. Dans la\ndeuxième étape il s'agissait de rendre per-\nmanent le noyau de la future exposition de\n1930 et d'en faire la base de la Cité Mon-\ndiale. Van der Swaelmen travailla à ce mo-\nment à adapter aux terrains choisis à Ter-\nvueren les premiers projets Andersen-\nHebrard. Son esprit si enclin aux grandes\nconceptions et aux corrélations qu'elles im-\npliquent, élabora à cette occasion un très at-\ntachant schéma. La liaison avec Bruxelles\nde la Cité Nouvelle (Cité Satellite) y était\nparticulièrement bien étudiée; les ques-\ntions de chemin de fer et de métro y avaient\nla place capitale qui leur revient; le\ntransfert du Jardin Botanique s'y opérait\ncomme à souhait.\nHélas, on sait ce que le scepticisme national\na fait de la Cité Mondiale à Bruxelles. Les\nsphères officielles commençaient par faire\nfuir de chez nous les Associations Interna-\ntionales en imaginant un beau jour de les\nexpulser du foyer qu'elles s'étaient faites\nau Palais Mondial et cela au profit ridicu-\nlement décevant... d'une Foire de caout-"}, {"page_pdf": 32, "page_imprimee": "98", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.32", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 3102, "texte": "chouc. D'autre part à l'offre d'un puissant\ngroupe d'amis américains de mener cam-\npagne aux Etats-Unis pour obtenir l'annu-\nlation de la dette de la Belgique (on était en\n1923) en échange de la donation du terrain\nde la Cité exterritorialisée il fut répondu\npar le Ministre des Finances d'alors... que\nla Belgique ne devant rien à l'Amérique il\nfallait s'abstenir de parler de semblable\nprojet.\nLa mémoire sympathiquement conservée\nde notre collaborateur Louis Van der\nSwaelmen restera attachée à cette phase du\nPalais Mondial et son projet quand même\nest un chaînon de la chaîne des Travaux\npour la Cité Mondiale, dont maintenant les\nanneaux ont dû tendre vers Genève.\n\nÉMILE VINCK.\nLOUIS VAN DER SWAELMEN\nET L'UNION DES VILLES.\nC'est en 1913, à l'occasion de l'Exposi-\ntion des Villes et des Congrès national et\ninternational des Villes, à Gand, que s'éta-\nblirent nos premiers rapports avec L. Van\nder Swaelmen.\nOn peut affirmer que dès l'origine Van der\nSwaelmen comprit les questions dans toute\nleur ampleur.\nOn peut affirmer aussi que cette collabora-\ntion de 1913-1914 avec lui et quelques-uns\nde ses collègues fut le point de départ des\nétudes qui pendant toute la guerre se pour-\nsuivirent à l'Union des Villes sous la pré-\nsidence du regretté gouverneur baron de\nBéco.\nCe pendant que nous travaillions ici en\nBelgique, Van der Swaelmen, en Hollande,\ns'efforçait de maintenir les liens noués,\navant la guerre, avec les pays étrangers\npar l'Union Internationale et il poussait les\nétudes de la spécialité « L'Urbanisme » jus-\nqu'à la publication du livre remarquable\ndont d'autres parleront mieux que moi.\nLa guerre terminée, tous ceux qui avaient\nfraternisé ici dans l'espoir de voir la patrie\nse reconstruire en beauté, pensaient que\nceux, qui, par leurs études, leurs recher-\nches, s'étaient préparés à embellir le visage\nde la patrie, allaient être appelés à cette\nœuvre à laquelle ils se seraient donnés avec\npiété et dévouement.\nMais c'était compter sans le réveil des\négoïsmes incompétents, sans la force d'i-\nnertie du localisme et sans, il faut bien le\nreconnaître, l'intégrale non préparation de\nnos populations.\nIl faut tenir compte aussi que les villes et\ncommunes ne purent pas longtemps vivre\ndans l'illusion d'un renouveau prospère et\nque les préoccupations esthétiques durent\ncéder le pas à de terribles préoccupations\nd'ordre financier.\nReconnaissons que ce n'est généralement\npas pendant les périodes de dépression que\nles peuples songent à l'embellissement de\nleurs cités, et admirons, qu'après les désas-\ntres, les fatigues et les épuisements de la\nguerre, la Belgique eût pu faire ce qu'elle\na fait.\nCela est dû, disons-le bien haut, à\ndes hommes tels que Van der Swaelmen,\nqui n'a jamais admis les transactions fa-\nciles, les capitulations devant les difficultés\nmomentanées.\nEt combien, maintenant déjà nous nous en\nréjouissons.\nAvec quelle fierté et quel bonheur nous ad-\nmirons les cités-jardins où on a eu la clair-\nvoyance de suivre ses conseils et où doré-\nnavant les générations futures admireront\ndes œuvres définitivement belles, des mo-\ndèles qui seront imités."}, {"page_pdf": 33, "page_imprimee": "99", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.33", "debut_caractere": 117, "fin_caractere_exclue": 898, "texte": "EXTRAITS DES “PRÉLIMINAIRES D'ART CIVIQUE”\n\nLe fétichisme de tout ce qui est vieux est\nun danger.\nLa Formule de Style n'a plus pour nous\nqu'une valeur chronologique.\nChaque Demeure doit comporter tous les\nperfectionnements hygiéniques et pratiques\nrequis pour sa condition économique.\nNotre époque qui a épuisé toutes les formes\nde l'individualisme artistique le plus ou-\ntrancier en a rencontré les limites plus tôt\nqu'ailleurs en Architecture, l'Art par excel-\nlence de la Communauté.\nL'art de tracer les villes suivant un plan\nprémédité remontant à toute antiquité cela\nconfirme notre proposition que, lorsque\nl'homme combine consciemment, il crée d'a-\nbord géométriquement.\nLe véritable patriotisme consiste à hausser\nson pays au niveau de la plus haute culture\nintellectuelle."}, {"page_pdf": 34, "page_imprimee": "100", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.34", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 2996, "texte": "BREF APERÇU DE L'ŒUVRE DE\nLOUIS VAN DER SWAELMEN.\nARCHITECTE, URBANISTE ET PAYSAGISTE.\nUrbanisation. Cités. Jardins. Parcs et Jardins publics\net privés. Architecture et Décoration urbaines et de\njardins.\nA. — PRINCIPALES ŒUVRES.\n1. Cités-Jardins. Dans l'agglomération bruxelloise :\ncité-jardin des I rois lilleuls (Ee Eogis), à Boitsfort\n(800 maisons) ; cité-jardin Floréal, à Boitsfort (600\nmaisons); cité-jardin du kappeleveld, à Woluwe-\nSaint-Lambert (600 maisons) ; cité-jardin des Puis\nNoirs, à Woluwe-Saint-Pierre (400 maisons).\nEn Flandre Orientale : cité-jardin industrielle de Sel-\nzaete (300 maisons).\n2. Jardins. Les jardins réguliers modernes du do-\nmaine de Maillard, par Tirlemont.\n3. Parcs et Jardins publics et privés. En Belgique :\nà Bruxelles, Waterloo, Namur, Neerpelt, etc.\nProjets commandés, primés et divers :\nProjet pour l'aménagement de la ceinture fortifiée dé-\nclassée et l'urbanisation des abords de la ville de I er-\nmonde.\nProjet pour l'aménagement du parc public provincial\nde Rivierenhof, à Deurne (Anvers).\nProjet pour la restauration des jardins abbatiaux de la\nCambre (Bruxelles).\nProjet de transfert du jardin botanique de l'Etat de\nBruxelles à Tervueren, en contiguïté avec 1 arboretum\nexistant.\nProjet général d'urbanisation régionale de la « pro-\nvince de Bruxelles » et d'une cité-satellite de la\ncapitale.\nEn Hollande : Parc public du Berg à Amersfoort, 1917\n(parterre en plastique pure). Jardins à Enschide, etc.\nEn France : Jardins à Nancy, Tourcoing, etc.\n4. a) Le Monument au Travail de Constantin Meunier\nà l'Exposition Internationale de la Coopération et des\nŒuvres Sociales à Gand (juin-septembre 1924), en col-\nlaboration avec Victor Bourgeois, architecte.\nb) Le Tombeau de Verhaeren à Saint-Amand-sur-l'Es-\ncaut.\nB. — OUVRAGES.\nPréliminaires d'Art Civique (le premier traité général\nd'urbanisme qui fut écrit et édité en langue française),\n1917. Leyde, A. W. Sijthoff, éditeur. 300 pages, fron-\ntispice de l'auteur et diagrammes.\nGuide du Promeneur dans la Forêt de Soignes (en col-\nlaboration avec René Stevens), 2 vol., 600 pages, 102\nillustrations, 1920-1924. Bruxelles et Paris. Van Oeste,\néditeur.\nBelœil, le Versailles Belge. Plaquette, 1914. Edi-\ntions de l'art moderne, Bruxelles.\nCollaborations. Rédaction de la Cité, revue mo-\nderniste d'urbanisme et d'architecture. Nombreux ar-\nticles et études dans la presse quotidienne internatio-\nnale et dans les périodiques généraux ou spéciaux de\nBelgique et de l'étranger.\nG. — ENSEIGNEMENT PUBLIC ET\nACTION.\nProfesseur d'urbanisme à l'lnstitut supérieur des Arts\nDécoratifs de l'Etat.\nChargé de cours et de conférences en Belgique, Hol-\nlande et France. Ancien directeur technique de l'Union\nInternationale des Villes et de 1 Union des Villes et\nCommunes Relies. Directeur-fondateur du Comité\nNéerlando- d'Art Civique « pour la reconstruc-\ntion de la Belgique » en Angleterre, aux Etats-Unis, en\nSuisse, en France et au Danemark. Fondateur et mem-\nbre du Comité de la Section d'Art du P. G. B."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1929-12-01-c012", "article_bluemountain": "bmtnaac_1929-12_01#c012", "volume": "bmtnaac_1929-12_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "77", "page_fin": "79", "image_debut": 11, "image_fin": 13, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.2.8.2", "titre_corps": "DISCOURS PRONONCÉ PAR HENRI VAN DE VELDE AUX FUNÉRAILLES DE LOUIS VAN DER SWAELMEN.", "titre_sommaire": "DISCOURS PRONONCÉ PAR HENRI VAN DE VELDE AUX FUNÉRAILLES DE LOUIS VAN DER SWAELMEN.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 11, "page_imprimee": "77", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.11", "debut_caractere": 116, "fin_caractere_exclue": 1831, "texte": "DISCOURS PRONONCÉ PAR HENRI VAN DE VELDE AUX\nFUNÉRAILLES DE LOUIS VAN DER SWAELMEN.\n\nIl me semble que c'est pour la deuxième\nfois que je me trouve au bord de la fosse où\nl'on va descendre la dépouille mortelle de\ncet éminent et parfait professeur à l'lnsti-\ntut supérieur des arts décoratifs qu'était\nLouis van der Swaelmen.\nLa première fois ç'aurait été il y a un peu\nplus d'un an, quand van der Swaelmen qui\nvenait d'obtenir un congé pour raisons de\nsanté me pria de l'assister, dans sa classe,\nau moment où il prendrait congé de ses\nélèves.\nCeux d'entre eux qui se sont joints à nous\npour rendre les derniers honneurs à leur\nprofesseur, se souviendront qu'à ce mo-\nment il n'était plus que l'ombre de lui-\nmême, que son échine était courbée, que\nsa voix était voilée, qu'il faisait des efforts\ndouloureux pour trouver ses mots, lui dont\nl'apparence physique avait jusqu'alors\nrayonné de force, lui dont la parole était si\nabondante et l'éloquence si précise.\nQuand vint le moment de le remercier pour\nle zèle qu'il avait manifesté, pour l'effort\nadmirable qu'il avait réalisé pour la prépa-\nration de son cours et pour tout ce qu'il\navait déjà donné à ses élèves, quand vint le\nmoment de lui présenter au nom de l'lnsti-\ntut et en celui de ses élèves, nos souhaits de\ncertain rétablissement et de prompt retour,\nje lus dans les yeux des élèves qui s'étaient\ngroupés autour de nous qu'ils considéraient\nce que je disais au sujet de ce rétablisse-\nment prochain et de ce retour comme un\npieux mensonge.\nEn rentrant dans la chambre directoriale,\nje m'assis anéanti, sentant bien que je ve-\nnais de prononcer l'éloge funéraire de celui\ndont les forces physiques auraient suffi\ntout juste pour quitter nos contrées de"}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "78", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.12", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 3606, "texte": "brouillard et pour atteindre celles du bien-\nfaisant midi !\nEt si en ce jour de profond deuil et de\nlourde tristesse, je pouvais me réjouir de\nquelque chose, ce serait d'avoir pu lui dire\nde son vivant combien sa collaboration à la\ncréation de l'lnstitut avait contribué au suc-\ncès que plus personne ne lui conteste; ce\nserait d'avoir obtenu pour lui cette chaire\nde l'Urbanisme et de l'Art des jardins à la-\nquelle il aspirait depuis si longtemps !\nMais le repos absolu, les soins d'amis dé-\nvoués, près desquels il cherche refuge, le\nsoleil peuvent des miracles. c'en fut un\nque celui de voir rentrer au bout de quel-\nques mois van der Swaelmen, et reprendre\nses cours à l'lnstitut, avec le même enthou-\nsiasme, le même zèle et la même conscience\nqu'avant ce premier départ en congé tra-\ngique. Alors nous eûmes le spectacle d'une\nrésistance héroïque. Car aucun de nous, ni\ncollègues, ni élèves ne pouvaient s'y trom-\nper. La mort marquait de son empreinte ce\nbeau visage et le corps, ce corps jadis d'une\nstature et d'une vigueur physique si impres-\nsionnantes, était foudroyé.\nIl se peut donc qu'on puisse chanceler sous\nle fardeau de la mort sans s'apercevoir que\nc'est Elle qui a mis ses griffes dans votre\nnuque !\nCar, il restait confiant, rassuré; les pro-\nchaines vacances allaient lui rendre toutes\nses forces. Et les vacances vinrent... dont il\nne revint pas !\nSa dépouille mortelle vient de nous être\nrendue aujourd'hui que nous allons pieuse-\nment confier à la terre.\nCher, pauvre et grand collaborateur : Louis\nvan der Swaelmen, nos paroles, nos\nplaintes, vous y restez maintenant sourd.\nC'est pourtant votre directeur dont vous\népiiez les moindres paroles, qui vous\nadresse au nom de cet Institut auquel vous\navez voué toutes vos forces et jusqu'à épui-\nsement, les ultimes paroles ; des paroles\némues d'éloge et de remerciements pour le\nzèle, la conscience avec lequels vous avez\naccompli vos devoirs envers notre Institut.\nEt c'est aussi votre ami qui vous apporte ici,\nen ultime hommage, l'expression de sa pro-\nfonde reconnaissance pour la fidélité avec\nlaquelle vous êtes resté indéfectiblement à\nses côtés au moment où une meute mise en\nrage par les excitations et les mensonges\nd'une des plus ignobles campagnes de\npresse s'acharnait sur moi, mais dans le but\nsurtout de faire échouer le projet que nous\navions conçu depuis si longtemps, celui de\ndoter notre pays d'un Institut qui remédie-\nrait à la situation néfaste qui laissait la Bel-\ngique aux derniers rangs et à un niveau des\nplus bas sur le terrain des arts industriels\net de l'artisanat.\nA présent que le souvenir de cette odieuse\ncampagne s'est effacé comme s'efface celui\nd'un cauchemar, aujourd'hui que l'lnstitut\nexiste, qu'il a triomphé de ses ennemis, qu'il\na fait ses preuve, va-t-il avoir à se défendre\ncontre de nouvelles attaques ?\nLa mort est une ennemie de taille !Se te-\nnait-elle dans les réserves, pour nous mé-\nnager de nouveaux coups ?\nEn vous désignant comme victime, la mort\nnous inflige le coup le plus dur que nous\nayions éprouvé jusqu'ici. Elle prive l'lnsti-\ntut d'une lumière, d'une conscience, d'un\ncollaborateur exemplaire, doué d'une foi\nmagnifique, d'une noblesse de caractère ex-\nceptionnelle !\nElle me prive personnellement d'un con-\ncours auquel je pouvais en appeler en tou-\ntes occasions ; et il y en a de douloureuses\net de difficiles ! Votre haute et belle intel-\nligence n'était jamais en défaut de conseils\nqui s'inspiraient en toutes occasions —et de\nla générosité innée de votre cœur et de la\nferme et éclairée adhésion aux principes qui\nformeront l'esprit et l'âme de notre Institut."}, {"page_pdf": 13, "page_imprimee": "79", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.13", "debut_caractere": 27, "fin_caractere_exclue": 1200, "texte": "Louis van der Swaelmen, rien ne pourra\neffacer le souvenir de votre présence parmi\nnous. En chacun de nous, vous avez fa-\nçonné l'image d'un exemple !\nL'exemple d'un être qui lutte sans rien per-\ndre de son idéalisme et de sa naturelle bon-\nté, qui lutte contre le surmenage auquel\nnous sommes tous astreints en vue de la\nsatisfaction de modestes besoins matériels,\nqui lutte contre l'indifférence et l'hostilité\nauxquelles sont exposés dans notre pays\n« tous ceux qui se distinguent ».\nJ'apporte ici, devant cette tombe entr'ou-\nverte, le témoignage solennel, que nous al-\nlons y déposer la dépouille mortelle d'un\nhomme qui restera un exemple de la plus\nhaute conscience du devoir professoral et\ndu plus dévoué des attachements à ses\nélèves. Je leur apporterai le témoignage\nécrit que vos dernières pensées, Cher Pro-\nfesseur, furent vouées aux élèves et à l'ln-\nstitut.\nCelui-ci, sa direction, ses professeurs et ses\nélèves vous remercient avec une si pro-\nfonde émotion qu'elle me paraît inexprima-\nble par des mots. Nous ne pouvons que\nnous incliner, et tête baissée, dans le plus\ndouloureux des recueillements, joindre à\nces remerciements le plus poignant des\nadieux."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1929-12-01-c013", "article_bluemountain": "bmtnaac_1929-12_01#c013", "volume": "bmtnaac_1929-12_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "79", "page_fin": "79", "image_debut": 13, "image_fin": 13, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.2.8.2.1", "titre_corps": "† LOUIS VAN DER SWAELMEN.", "titre_sommaire": "† LOUIS VAN DER SWAELMEN.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 13, "page_imprimee": "79", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.13", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 25, "texte": "† LOUIS VAN DER SWAELMEN."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1929-12-01-c014", "article_bluemountain": "bmtnaac_1929-12_01#c014", "volume": "bmtnaac_1929-12_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "80", "page_fin": "80", "image_debut": 14, "image_fin": 14, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.2.8.3", "titre_corps": "H. 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En als hij daarna ons zoo nu en\ndan nog eens bezocht, dan bleek op nieuw\nzijn gewaardeerde belangstelling.\nWij zullen hem niet vergeten."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1929-12-01-c015", "article_bluemountain": "bmtnaac_1929-12_01#c015", "volume": "bmtnaac_1929-12_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "80", "page_fin": "80", "image_debut": 14, "image_fin": 14, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.2.8.4", "titre_corps": "TRADUCTION.", "titre_sommaire": "TRADUCTION.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 14, "page_imprimee": "80", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.14", "debut_caractere": 544, "fin_caractere_exclue": 1046, "texte": "TRADUCTION.\nDans ce numéro de « La Cité » entière-\nment consacré à la mémoire de van der\nSwaelmen, je ne voudrais pas manquer d'a-\ndresser un souvenir d'amitié à celui qui,\npendant la guerre, a vécu parmi nous.\nSa personnalité douée et sympathique et\nsurtout sa compréhension admirative de\nl'architecture hollandaise moderne, en à\nfait pour nous un confrère estimé. Lors de\nchacune de ses visites nous eûmes des té-\nmoignages nouveaux de l'intérêt précieux\nqu'il nous portait.\nNous ne l'oublierons pas."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1929-12-01-c016", "article_bluemountain": "bmtnaac_1929-12_01#c016", "volume": "bmtnaac_1929-12_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "80", "page_fin": "80", "image_debut": 14, "image_fin": 14, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.2.8.5", "titre_corps": "PIET KRAMER ARCHITECTE A. E. A, B. N. A. AMSTERDAM", "titre_sommaire": "PIET KRAMER ARCHITECTE A. E. A, B. N. A. 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Welk eene vreugde dat gij het tij-\ndens uw leven mocht beleven dat bij de\n« Prix Belvédère » een modem kunstenaar\nmet algemeene stemmen der Jury de eerste\nprijs ontving.\nGij behoorde tôt de tragische profetische\nfiguren wien het lot bestemde alleen ande-\nren op te wekken en de moeilijke weg der\nschoonheid te wijzen, en U belette eigen\nidealen met buitengewone talenten te reali-\nseeren."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1929-12-01-c017", "article_bluemountain": "bmtnaac_1929-12_01#c017", "volume": "bmtnaac_1929-12_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "80", "page_fin": "82", "image_debut": 14, "image_fin": 16, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.2.8.6", "titre_corps": "TRADUCTION.", "titre_sommaire": "TRADUCTION.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 14, "page_imprimee": "80", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.14", "debut_caractere": 1741, "fin_caractere_exclue": 2321, "texte": "TRADUCTION.\n\nVan der Swaelmen nous a quittés sans ran-\ncœur, en harmonie avec l'infini.\nPauvre grand Belge, si richement doué, si\nredouté, si dédaigné ! Vous aviez l'ardente\nconviction qu'un jour viendrait où l'archi-\ntecture nouvelle triompherait enfin dans\nvotre beau pays. Ce dût être une satisfac-\ntion pour vous d'avoir vu le prix Belvedere\ndécerné à l'unanimité à un architecte mo-\nderniste.\nVous appartenez aux figures prophétiques\net tragiques que le sort destine à éclairer\npour autrui la route ardue du beau, tandis\nque vous fûtes empêché de réaliser votre\npropre idéal."}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "81", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.15", "debut_caractere": 55, "fin_caractere_exclue": 2165, "texte": "En toch wat een buitengewoon mooi boek-\nwerk schreef hij in Holland dat een heilig\nbrevier beteekende voor de Belgische ar-\nchitecten die na de rampzalige jaren 1914-\n1918 het groote werk moesten doen doch\nde opdracht niet kregen...\nHoe zag ik hem in een bizonder oogenblik\nvoorgaan tijdens een congres te Brussel als\nde levende vaan en leuze der vernieuwing\ngaande over de puinhopen der gestorven\nsteden, en voelde zijn vriendschap als een\nadelsbrief.\nBeste vriend gij vocht voor de eeuwige\nverandering en vernieuwing, hoe heeft het\nleven U door eene zachte hand geleid en\ntoch ook de vreugde van uitgevoerde ar-\nbeid gebracht ; zal men in België dan einde-\nlijk beseffen dat weer een van hun meest\ntalentvolle architecten heenging die meer\nwaardeering verdiend heeft dan ontvan-\ngen...\nJa, de jonge veelbelovende architecten zul-\nlen in zijn heengaan eene aanleiding vin-\nden zich nauwer aaneen te sluiten en trach-\nten hetzelfde als de Hollandsche architec-\nten te bereiken : n. 1. de erkenning der ar-\nchitecten als de belichaming van het open-\nCependant le livre remarquable que van\nder Swaelmen a écrit en Hollande, était un\nbréviaire sacré pour les architectes qui\naprès les années néfastes de 1914 à 1918\nauraient dû accomplir la grande œuvre,\nmais n'en furent pas chargés.\nJe le revois tel que je le vis lors d'un\ncongrès à Bruxelles, vivant symbole du re-\nnouveau, arpentant les ruines des cités dé-\ntruites, lui dont l'amitié constituait un titre\nde noblesse.\nAmi, vous luttiez pour l'éternelle jeunesse\nen l'art. Cependant le destin vous a tendu\nune main amie et donné la joie d'œuvres\nréalisées. Mais la Belgique a-t-elle enfin\ncompris, qu'un de ses plus grands archi-\ntectes a disparu et qu'il méritait plus d'es-\ntime qu'il n'en a reçu ?\nPuisse cette mort stimuler les jeunes d'a-\nvant-garde à serrer leurs rangs, afin de\nconquérir la place reconnue à leurs con-\nfrères hollandais, c'est-à-dire d'être consi-\ndérés comme la personnification de la con-\nscience publique de la beauté, les créa-\nteurs et défenseurs du beau en architecture\net en urbanisme.\nVan der Swaelmen vous fûtes le verbe ins-"}, {"page_pdf": 16, "page_imprimee": "82", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.16", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1699, "texte": "baar schoonheidsgeweten, de beschermers,\nscheppers en verzorgers der openbare\nschoonheid van bouwen tôt planten...\nVan der Swaelmen : Het was uw bezielend\nwoord dat ons hart onmiddellijk opvoerde\nnaar het gebied der schoonheid, een der\nmachtigste en meest waardevolste factoren\nin ons menschelijk leven.\nUw Judy lidmaatschap was een zekerheid\ndat die schoonheid bij IJ in onbesmette\nhanden was, Gij transigneerde nimmer\nmaar bezat de onbevlekte principieele zui-\nverheid.\nDeze woorden die U nooit bereiken zullen\ndan voor uwe leerlingen en volgelingen\nzijn : De nieuwe tijdgeest door U aange-\nvoeld begint onafwijsbaar in aile landen te\nzegevieren. De jonge architecten der toe-\nkomst in België beloven dat zij het licht\nder eeuwige vernieuwing in architecturale\nschoonheid hoog zullen houden en Gij\nwaart het die door uw arbeid en invloed\nhen voor hun zware taak hebt gereed ge-\nmaakt.\nOok uw Hollandsche vrienden zullen U\nnooit vergeten.\npiré qui transportait notre âme vers le do-\nmaine de la beauté, qui tient une place im-\nportante et précieuse dans notre existence.\nEn s'en remettant à votre jugement on avait\nla certitude de confier le beau à des mains\npures. Vous ne transigiez jamais car vous\npossédiez une absolue intégrité de prin-\ncipe.\nQue ces paroles, qui ne vous parviendront\nplus, atteignent vos élèves et disciples :\nL'esprit nouveau que vous avez pressenti\npoursuit sa route triomphale dans tous les\npays. Puissent les jeunes architectes belges\npromettre qu'ils porteront haut le flambeau\nde l'éternel renouveau en architecture.\nC'est Vous qui par votre œuvre et votre in-\nfluence les avez préparés à cette lourde\ntâche.\nVos amis hollandais, eux aussi, ne vous ou-\nblieront jamais."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1929-12-01-c018", "article_bluemountain": "bmtnaac_1929-12_01#c018", "volume": "bmtnaac_1929-12_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "81", "page_fin": "81", "image_debut": 15, "image_fin": 15, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.2.8.6.1", "titre_corps": "LES JARDINS RÉGULIERS DU", "titre_sommaire": "LES JARDINS RÉGULIERS DU", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 15, "page_imprimee": "81", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.15", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 24, "texte": "LES JARDINS RÉGULIERS DU"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1929-12-01-c019", "article_bluemountain": "bmtnaac_1929-12_01#c019", "volume": "bmtnaac_1929-12_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "81", "page_fin": "81", "image_debut": 15, "image_fin": 15, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.2.8.6.2", "titre_corps": "DOMAINE DE MAILLARD (1913).", "titre_sommaire": "DOMAINE DE MAILLARD (1913).", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 15, "page_imprimee": "81", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.15", "debut_caractere": 26, "fin_caractere_exclue": 53, "texte": "DOMAINE DE MAILLARD (1913)."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1929-12-01-c020", "article_bluemountain": "bmtnaac_1929-12_01#c020", "volume": "bmtnaac_1929-12_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "82", "page_fin": "84", "image_debut": 16, "image_fin": 18, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.2.8.7", "titre_corps": "DISCOURS PRONONCÉ PAR L'ARCHITECTE A. 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M. j'apporte à son\nfondateur Van der Swaelmen, l'hommage\nrespectueusement ému de ses camarades.\nLes horreurs de la guerre pesaient encore\nsur le monde que, plein de confiance et\nd'optimisme, Van der Swaelmen songeait\ndéjà à la reconstruction de la patrie et à la\nnécessité, pour notre pays, de rompre avec\nson individualisme traditionnel et de met-\ntre la raison et la méthode à la base de nos\ntravaux d'architecture. Cette conception de-\nvait le conduire à se spécialiser dans les\nétudes d'urbanisme et dès 1917 il éditait à\nLeyde les « Préliminaires d'Art Civique »,\nle premier traité général d'Urbanisme de\nlangue française écrit avec une passion\nvraiment communicative. Cette étude ma-\ngistrale et trop peu connue, situe de façon\ndéfinitive l'un des problèmes capitaux de\nnotre époque : elle suffirait à placer son\nauteur parmi les esprits les plus avertis de\nnotre pays."}, {"page_pdf": 18, "page_imprimee": "84", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.18", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 2107, "texte": "Armé pour la lutte, Van der Swaelmen pu-\nblia en 1919 avec un groupe d'amis d'avant-\ngarde, le « Manifeste des Urbanistes », acte\nde foi qui constitue la charte de la Société\nBelge des Urbanistes et Architectes Mo-\ndernistes fondée à son initiative. Il y\nest question du « sens évolutionniste de\nla vie universelle » et chacun de nous de-\nvrait le relire périodiquement afin d'aigui-\nser son courage : car il est difficile d'éviter\nque s'use l'énergie dans le combat journa-\nlier contre la routine. Van der Swaelmen\nnous a donné un exemple frappant de per-\nsévérance dans la conviction enthousiaste\net de bonne humeur dans l'âpreté à la lutte;\nmais il y a laissé la santé et nous voici de-\nvant le navrant résultat d'une ardeur admi-\nrable et d'un désintéressement incompris.\nDevant la dépouille mortelle de notre ami,\nil m'appartient de faire acte d'humilité.\nLorsque, terrassé par la maladie il me pria\nde le remplacer à la Présidence de la S. B.\nU. A. M. et de veiller à la conservation de\nson œuvre, je ne prévoyais pas les difficul-\ntés que j'allais rencontrer sur ma route. Je\ndevais m'apercevoir bientôt que personne\nne pouvait prétendre à remplacer l'inéga-\nlable animateur que fut Van der Swaelmen.\nFallait-il vraiment que notre ami passât si\nprématurément à trépas pour nous permet-\ntre d'apprécier son dévouement sans borne\nà notre cause commune et de mesurer l'a-\nmertume de ses souffrances devant l'aveu-\ngle ingratitude ?\nLa S. B. U. A. M. doit à son premier Prési-\ndent et se doit à elle-même de poursuivre\nloyalement et avec ténacité la route qu'il lui\na tracée. Sous peine de défaillance chacun\nde ses membres devra s'inspirer des convic-\ntions de son fondateur principal, placer l'ar-\nchitecture et l'urbanisme modernes sur le\nseul plan social, lutter sans faiblesse contre\nle traditionnalisme empêcheur de progrès et\nmettre toute sa sensibilité aux seuls services\nde la vérité et du sens évolutionniste des\nidées générales de notre époque.\nMon cher Van der Swaelmen, au moment\ndu suprême adieu, nous serrons avec émo-\ntion dans nos cœurs la richesse de votre\nsouvenir et de votre exemple."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1929-12-01-c021", "article_bluemountain": "bmtnaac_1929-12_01#c021", "volume": "bmtnaac_1929-12_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "83", "page_fin": "83", "image_debut": 17, "image_fin": 17, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.2.8.7.1", "titre_corps": "PLAN DE LA CITÉ INDUSTRIELLE DE SELZAETE (1921).", "titre_sommaire": "PLAN DE LA CITÉ INDUSTRIELLE DE SELZAETE (1921).", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 17, "page_imprimee": "83", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.17", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 48, "texte": "PLAN DE LA CITÉ INDUSTRIELLE DE SELZAETE (1921)."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1929-12-01-c022", "article_bluemountain": "bmtnaac_1929-12_01#c022", "volume": "bmtnaac_1929-12_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "84", "page_fin": "88", "image_debut": 18, "image_fin": 22, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.2.8.8", "titre_corps": "IN MEMORIAM LOUIS VAN DER SWAELMEN LE CONFRÈRE, L'URBANISTE.", "titre_sommaire": "IN MEMORIAM LOUIS VAN DER SWAELMEN LE CONFRÈRE, L'URBANISTE.", "signature_source": "R. VERWILGHEN INGÉNIEUR C. C. URBANISTE", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 18, "page_imprimee": "84", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.18", "debut_caractere": 2109, "fin_caractere_exclue": 2973, "texte": "IN MEMORIAM LOUIS VAN DER SWAELMEN\nLE CONFRÈRE, L'URBANISTE.\nR. VERWILGHEN\nINGÉNIEUR C. C. URBANISTE\n\nOn ressent quelque pudeur à faire du bruit\nautour du nom d'un ami à peine disparu.\nA quoi bon l'éloge quand le bon ouvrier a\nlaissé tomber l'outil, quand le lutteur est\nterrassé. N'était-ce pas au moment des hé-\nroïques chevauchées qu'il fallait suivre l'é-\ntendard et serrer les coudes ? Une amicale\npoignée de main à un vivant vaut mieux\nque toutes les oraisons funèbres.\nVan der Swaelmen fut un combattant inlas-\nsable dans tous les domaines où sa riche\nnature dirigeait son activité. Il le fut avant\ntout dans sa profession d'Urbaniste.\nEt pour cause. De tous les pays civilisés, la\nBelgique est celui où les principes mo-\ndernes de l'Urbanisme sont le moins en fa-\nveur. Partout ailleurs le progrès se dessine,\nles villes s'organisent, des plans se dressent"}, {"page_pdf": 19, "page_imprimee": "85", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.19", "debut_caractere": 45, "fin_caractere_exclue": 1163, "texte": "pour des régions entières. S'il n'était quel-\nques rares groupes d'habitations à bon mar-\nché, dus d'ailleurs en grande partie à\nl'influence de Van der Swaelmen, notre\npays ne connaîtrait aucun aménagement\nd'ensemble moderne, aucune tentative d'ex-\npression collective du paysage urbain, au-\ncun plan d'extension fonctionnel. La no-\ntion même d' « Urbanisme » qui s'enrichit\nà l'étranger de centaines de traités et de\nvolumes, semble inconnue à nos édiles\ncommunaux, au gouvernement lui-même.\nLorsqu'il décida de consacrer son activité\nprofessionnelle exclusivement à l'Urbanis-\nme et à l'Art des Jardins, Van der Swael-\nmen faisait une héroïque gageure. Il la sou-\ntint jusqu'à son dernier souffle.\nSon activité fut inlassable.\nCe furent avant guerre ses campagnes ré-\npétées pour la protection des Sites et la con-\nservation de la Forêt de Soignes dont, avec\nStevens et Sander Pierron il fit connaître\nau pays la splendeur.\nCe furent ses projets pour la restauration\ndes Jardins de l'Abbaye de la Cambre, ses\narticles, ses conférences, ses interventions\nincessantes en faveur de l'esthétique et du\nrespect des sites."}, {"page_pdf": 20, "page_imprimee": "86", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.20", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 3609, "texte": "Enfin, durant la guerre, il déclancha une\nvaste campagne pour la reconstruction du\npays, en harmonie avec les exigences et l'es-\nprit de notre temps. Trois œuvres capitales\nen marquent les étapes : L'lnstitution du\nComité Néerlando-Belge d'Art Civique,\ndont l'illustre architecte H. P. Berlage ac-\ncepta la présidence et dont Van der Swael-\nmen fut l'animateur, la cheville ouvrière.\nGrâce au concours d'un grand nombre d'or-\nganisations étrangères, ce Comité rassem-\nbla une riche documentation internationale\ndu Town Planning, qui devait, selon le désir\nde Van der Swaelmen, « permettre aux\ncommunes et à tous les pouvoirs publics in-\ntéressés à la reconstruction de la patrie\nà toute la restauration, dans le sens le plus\nlarge du mot, d'assimiler, sous une forme\naccessible à tous, les résultats de l'expé-\nrience internationale et la somme conden-\nsée des idées et des connaissances actuelles\nen cette matière. »\nL'Exposition et le Congrès de la Recon-\nstruction qui, sous l'impulsion de Van der\nSwaelmen, eurent lieu tous deux à Bru-\nxelles en 1915. Des techniciens et \"des ar-\ntistes modernes du monde entier y appor-\ntèrent, par la parole et par la présentation\nde leurs œuvres, des arguments décisifs en\nfaveur d'une reconstruction suivant l'ordre\nnouveau. Nos pouvoirs publics ne compri-\nrent pas la leçon.\nCe fut enfin la publication des « Prélimi-\nnaires d'Art Civique » livre magistral qui\nrestera le couronnement de la carrière de\nVan der Swaelmen. Je ne pviis songer à\nanalyser ici cette encyclopédie que la presse\nétrangère accueillit si élogieusement et à la-\nquelle notre « Cité » consacra une longue\nétude due à la plume d'André De Ridder.\nJe me contenterai de signaler que le mérite\nde ce livre ne fut pas seulement d'être le\npremier manuel de Town Planning écrit en\nlangue française. En adaptant à l'élude de\ncette branche nouvelle la méthode scienti-\nfique et biologique, son auteur instaurait\npour l'Urbanisme une ère nouvelle. Ce\nterme allait dorénavant comprendre « le\ncourant d'idées qui tend à grouper en un\ncorps de doctrine synthétique, la Socio-\nbiologie des cités, les techniques qui inter-\nviennent à leur aménagement rationnel, les\nnotions ou les doctrines qui régissent cet\naménagement ainsi que VArt de le réaliser\nharmonieusement. »\nDominé par cette pensée, il entreprit une\nétude analytique qu'il poursuivit dans ses\ndivisions les plus subtiles ; il en classa la\nnomenclature dans un ordre logique et\nfonctionnel et arriva enfin aux conclusions\nsynthétiques qui débordent l'art et la tech-\nnique en fusionnant avec les aspirations ci-\nviques et sociales de notre époque.\nCe livre, testament intellectuel, est un mo-\nnument digne des humanistes dont Van der\nSwaelmen avait l'harmonieuse culture.\nMais le haut mérite de ces études théori-\nques ne doit pas nous faire perdre de vue\nque leur protagoniste fut avant tout un es-\nprit réalisateur. Orienté dès sa jeunesse\nvers les arts plastiques, initié par des tradi-\ntions de famille à la technique de l'art des\njardins et de l'aménagement des grands es-\npaces, son esprit tendit essentiellement à\ndonner une forme plastique et concrète à\nses rêves.\nOn peut à peine concevoir que notre pays,\nque nos pouvoirs publics, n'aient pas of-\nfert à cette nature géniale l'occasion de\ns'exprimer dans des œuvres à la mesure de\nsa taille.\nCependant Van der Swaelmen nous laisse\ndes réalisations importantes. Les clichés\nqui illustrent ces pages en donnent quel-\nques aspects fragmentaires : Les jardins de\nMaillard, du début de sa carrière ; le tom-\nbeau de Verhaeren, qu'il réalisa avec tant\nde filiale émotion; la cité industrielle de"}, {"page_pdf": 21, "page_imprimee": "87", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.21", "debut_caractere": 53, "fin_caractere_exclue": 1416, "texte": "Selzaete (13 Ha\ncollaboration avec son ami Huib. Hoste;\nles cités du Kappelleveld (39 Ha\nsons), des Etangs Noirs à Stockel (100 mai-\nsons). Enfin et surtout les Cités-Jardins du\nLogis et de Floréal dont les 60 hectares et\nles 1200 maisons s'étendent sur les coteaux\nverdoyants de Boitsfort. Dans la laideur, ou\nsordide ou bourgeoise de la banlieue de\nBruxelles, ces Cités sont des oasis de calme\nserein et de beauté réconfortante. Ce fut\nl'œuvre capitale à laquelle, durant plusieurs\nannées, il se consacra avec prédilection, en\ncommunauté de pensée et d'idéal avec l'ar-\nchitecte de ce vaste ensemble, J. J. Egge-\nricx.\nL'obstination avec laquelle Van der Swael-\nmen se refusa à toute activité profession-\nnelle étrangère à son art d'urbaniste et de\npaysagiste, lui attira souvent l'hostilité inex-\nplicable et le dédain vraiment grotesque, de\nquelques confrères architectes.\nN'était-ce pas une conception bien haute de\nl'architecture que de ne pas vouloir en\nfaire un violon d'lngres, dont il aurait cer-\ntes pu jouer avec plus de talent que nom-\nbre de ses confrères ?\nN'était-ce pas faire preuve d'une haute pro-\nbité professionnelle que de ne vouloir\ntrouver dans la pratique de petits métiers le\nsalaire qu'il réclamait de droit, et avec\nquelle fierté, comme du à son art.\nIl fallait l'entendre exprimer son mépris\ndes architectes marons et de tous ceux qui"}, {"page_pdf": 22, "page_imprimee": "88", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.22", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 3057, "texte": "recourent à des sources de bénéfice plus ou\nmoins correctes et contribuent à rabaisser\nle niveau de leur profession, à frustrer les\nartistes sincères de l'estime à laquelle ils\nont droit.\nCette franchise lui suscita bien des enne-\nmis. Mais Van der Swaelmen était d'une\npièce. Il allait droit son chemin sans se\nsoucier du qu'en dira-t-on, sans obéir à\nquelque mobile de mesquine opportunité.\nCe chemin était conforme à ce que son\nsentiment intérieur lui dictait. Il a pu se\ntromper mais il n'a jamais failli au respect\nqu'il avait si absolu, de la vérité et de la\njustice.\nA une époque où, sous l'apparence de ver-\ntus se cache si souvent la poursuite éhontée\ndes intérêts privés, entraînant aux plus viles\ncompromissions, à une époque où la notion\nde justice elle-même semble n'exister qu'en\nfonction de la peur du gendarme ou des\nextrémistes, à pareille époque des natures\ncomme celle de Van der Swaelmen doivent\nêtre citées en exemple.\nIl y eut parmi ses antagonistes des con-\nfrères qui ne partageaient pas ses concep-\ntions artistiques et son enthousiasme mo-\nderniste. C'étaient des adversaires loyaux\navec lesquels il aimait engager des joutes\noratoires, où son éloquence incisive et cette\nsorte de fascination occulte qu'il exerçait\nsur les auditoires lui attiraient invincible-\nment l'adhésion des non prévenus contre\nlui. Il aimait la lutte et invitait l'attaque.\nIl y eut aussi des adversaires sournois; il\nsut les dédaigner. Mais les rares défections\nde camarades étaient pour lui des épreuves\npénibles. Il y en eut, peu de temps avant sa\nmort, qui l'affectèrent profondément, parce\nqu'elles revêtirent un caractère d'odieuse\ningratitude. Qu'il ne les ait accueillies avec\nla sereinité permise à celui qui, ayant at-\nteint la quarantaine, connaît l'ingratitude\ndes hommes, cela a parfois surpris ses\namis. Ils étaient si désireux de lui voir pren-\ndre le repos que sa santé déclinante lui im-\nposait. Dans la révolte indignée de Van der\nSwaelen il y avait une sorte d'hommage su-\nprême à l'idéalisme de sa jeunesse, à la foi\nvivante en l'ldée, qui avait inspiré son œu-\nvre.\nLui, pour qui la vie fut si ingrate, s'était ré-\nfugié tout entier dans quelques amitiés in-\ndéfectibles. Le cercle de ses camarades\nétait un de ces oasis où il aimait à se re-\ntremper et se consoler de l'incompréhen-\nsion des masses. Dans ce royaume, il ne\npouvait admettre de défections. Elles lui\nsemblaient une défaillance.\nC'est le secret de l'intérêt qu'il portait à\ntout ce qui contribuait à la lutte pour le\ntriomphe de ses idées. Cercles d étude et\nde propagande; réunions professionnelles,\ncampagnes de presse, et même notre Revue\ndont il fut le fidèle collaborateur et un sou-\ntien enthousiaste lui tenaient profondé-\nment au cœur.\nCeux qui, dans ce commerce d'idées, ont ap-\npris à connaître son amitié, ont vu combien\nelle était sincère, sans calculs, sans détours,\ntoujours présente, dans la joie et dans l'ad-\nversité. Us conserveront comme un exem-\nple rare de générosité, de grandeur, d'hon-\nnêteté professionnelle la mémoire de Louis\nVan der Swaelmen."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1929-12-01-c023", "article_bluemountain": "bmtnaac_1929-12_01#c023", "volume": "bmtnaac_1929-12_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "85", "page_fin": "85", "image_debut": 19, "image_fin": 19, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.2.8.8.1", "titre_corps": "CITÉ-JARDIN DU “LOGIS”, A BOITSFORT (1923).", "titre_sommaire": "CITÉ-JARDIN DU “LOGIS”, A BOITSFORT (1923).", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 19, "page_imprimee": "85", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.19", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 43, "texte": "CITÉ-JARDIN DU “LOGIS”, A BOITSFORT (1923)."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1929-12-01-c024", "article_bluemountain": "bmtnaac_1929-12_01#c024", "volume": "bmtnaac_1929-12_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "87", "page_fin": "87", "image_debut": 21, "image_fin": 21, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.2.8.8.2", "titre_corps": "PLAN GÉNÉRAL DES CITÉS-JARDINS DE BOITSFORT (1923).", "titre_sommaire": "PLAN GÉNÉRAL DES CITÉS-JARDINS DE BOITSFORT (1923).", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 21, "page_imprimee": "87", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.21", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 51, "texte": "PLAN GÉNÉRAL DES CITÉS-JARDINS DE BOITSFORT (1923)."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1929-12-01-c025", "article_bluemountain": "bmtnaac_1929-12_01#c025", "volume": "bmtnaac_1929-12_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "89", "page_fin": "92", "image_debut": 23, "image_fin": 26, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.2.8.9", "titre_corps": "HUIB HOSTE, ANVERS.", "titre_sommaire": "HUIB HOSTE, ANVERS.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 23, "page_imprimee": "89", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.23", "debut_caractere": 46, "fin_caractere_exclue": 1226, "texte": "HUIB HOSTE, ANVERS.\n\nJ'ai pour la première fois rencontré Van\nder Swaelmen lors d'une réunion du Co-\nmité pour l'embellissement de la vie rurale.\nQuelle surprise que la révélation d'un\nhomme qui savait ce qu'il voulait dire, ce\nqu'il y avait à dire, et qui était à même de\ndire ce qu'il voulait ! Je le retrouvai en\nHollande au début de la guerre; j'eus l'oc-\ncasion d'y travailler avec lui et de nouer\navec lui les liens d'une amitié qui ne s'est\npas démentie jusqu'au dernier jour.\nCes circonstances m'ont permis de connaî-\ntre et d'apprécier aussi bien la noblesse de\ncaractère que l'étendue du savoir de Van\nder Swaelmen. De fortes études classiques\navaient développé et renforcé sa distinction\nnaturelle; il n'avait rien oublié, à tel point\nque peu de temps avant sa mort, il écrivait\nencore en latin à certains de ses amis. J'ai\ntout lieu de croire que ce fut précisément\ncette base classique qui le rendit si apte\nà saisir jusque dans ses plus fines nuances\nla culture de nos voisins du Nord, et qui\nd'autre part le poussa à défendre avec une\nadmirable conséquence, notre droit à une\nexpression d'art conforme à l'époque que\nnous vivons.\nA peine arrivé en Hollande, Van der"}, {"page_pdf": 24, "page_imprimee": "90", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.24", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 3711, "texte": "Swaelmen se vit forcé de faire les constata-\ntions que nous avions faites quelques an-\nnées auparavant : il voyait à l'œuvre un\npeuple qui se comportait selon ses aspira-\ntions et ses aptitudes; un peuple qui for-\nmait un accord parfait avec le paysage dans\nlequel il vivait ; un peuple étonamment dé-\nveloppé intellectuellement, au point de s'in-\ntéresser effectivement à tout ce qui se\npasse dans le domaine de l'esprit; un peu-\nple qui savait s'exprimer dans le langage\nde son temps, et cela aussi bien dans le do-\nmaine artistique que dans l'ordre des\nchoses pratiques. Il eut la surprise de voir\nun peuple néerlandais, s'éduquer, se déve-\nlopper et s'exprimer intensément dans sa\npropre langue néerlandaise, et le motif de\nla conspiration de silence ourdie chez nous\nà l'égard du prodigieux développement cul-\nturel des Hollandais, lui fut révélé du coup.\nVan der Swaelmen fut un des rares Belges\nqui parvinrent à profiter de ce qu'ils\nvoyaient en Hollande; il étudia, il observa;\nil put fréquenter des poètes, des architec-\ntes, des peintres, des musiciens; il fut mêlé\nà bien des événements artistiques ; il assis-\nta à l'enchantement du festival Mahler...\nPar dessus tout il s'assimila non point la\nforme de l'art qu'il voyait se développer,\nnon point le résultat des diverses activités\nqu'il suivait si passionément, mais les mo-\ntifs profonds qui faisaient agir tout un peu-\nple, avec un ensemble admirable, et hélas,\ninconnu oh combien ! chez nous.\nAh ! qu'il était bien outillé, à son retour,\npour jouer un rôle important dans la re-\nconstruction de son pauvre pays dévasté.\nQue de connaissances, que de goût; que\nd'activité et que de dévouement !\nAussi, quel désenchantement au contact de\nla réalité. Pauvre cher ami, il vous man-\nquait une qualité (?)pour réussir en notre\npays : vous ignoriez l'art de ne pas avoir\nd'opinion, d'être de l'avis de tout le monde.\nVous vouliez secouer les endormis, les ado-\nrateurs de la sainte routine : péché impar-\ndonnable. Au gibet, Van der Swaelmen ! Et\nce fut autour de lui cette fois que s'organisa\nla conspiration du silence. Il était un des\ntrès rares urbanistes du pays ; il y avait des\nvilles et des villages par dizaines à recon-\nstruire. Mais notre pays regorgeait telle-\nment de génies, qu'il ne restait plus de tra-\nvaux à attribuer à Van der Swaelmen. Pas\nle moindre travail, pas le plus petit des tra-\nvaux. Rien, mais rien.\nCet exemple d'ostracisme officiel fit école.\nLes partisans de demi-mesures en vou-\nlaient à Van der Swaelmen pour son élo-\nquence, sa force persuasive, son argumen-\ntation serrée et... ils le mirent à l'index.\nOh ! en sa présence ils faisaient la roue\ndevant lui et n'épargnaient pas l'encensoir,\nmais derrière son dos les architectes le trai-\ntaient de peintre, et les peintres d'archi-\ntecte.\nLui cependant, allait son chemin, tout droit\nà travers les obstacles accumulés; il s'était\nfait une raison; il avait constaté que la veu-\nlerie qui l'entourait était considérée en\nBelgique comme une chose normale, pres-\nque comme une qualité. N'essaierait-il pas\nles moyens dont se servaient les autres\npour tâcher de réaliser tout ce qui s'agitait\ndans son cerveau lucide ? Ah ! que non !\nAussi bien sa distinction que son intégrité\ns'opposaient à faire, même avec un but éle-\nvé, des choses... courantes que sa con-\nscience condamnait. Il voulut s'organiser\nune vie paisible ; elle fut entrecoupée de\nrévoltes... il s'étonnait après qu'il avait eu\nle courage de se rebiffer. A quoi bon dans\nnotre pays !\nIl eut quelques travaux d'urbanisation pour\nla S. N. H. B. M. auxquels il se donna tout\nentier ; il eut la grande joie de pouvoir de\nfaçon toute désintéressée s'entourer de col-\nlaborateurs architectes qu'il croyait capa-"}, {"page_pdf": 25, "page_imprimee": "91", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.25", "debut_caractere": 46, "fin_caractere_exclue": 1140, "texte": "Bles de le comprendre. C'était trop beau !\nAussi la presse s'empara de l'affaire, dé-\nclarant que Van der Swaelmen était trop\ngrassement rémunéré, lui reprochant même\nde prendre des vacances !\nLa fondation de l'l. S. A. D. et sa nomina-\ntion de professeur d'urbanisme, furent le\nrayon de soleil qui dora les dernières an-\nnées de sa vie. Ah, le bel enthousiasme, ah\nle superbe dévouement de tous les instants !\nJe retrouvais mon Van der Swaelmen d'a-\nprès-guerre, l'homme qui allait droit à son\nbut, celui qui ne connaissait que son de-\nvoir.\nMais déjà la maladie le minait, sournoise-\nment...\nCe qui se passa àla société des urbanistes,\nlui fit un immense chagrin contre lequel il\nessaya en vain de se raidir : la plaie resta\nouverte, vivante. Il n'en devint que meil-\nleur pour ceux qui lui restaient fidèles, tou-\njours prêt àse donner sans compter, sans\nse ménager.\nMalgré tout, il restait à l'affût de tout ce\nqui pouvait regaillardir son optimisme; son\ndernier article dans « La Cité » en fait foi.\nAlors que la maladie, impitoyable, le ter-\nrassait, qu'il sentait la mort s'approcher, il"}, {"page_pdf": 26, "page_imprimee": "92", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.26", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 389, "texte": "laissait s'échapper des bribes de son mo-\nnologue intérieur : « J'ai encore trop de\nchoses à réaliser. » Bel exemple de ténacité\nconsciente.\nUn triste quai de gare un fourgon scellé\nun corbillard tous ses amis une\ncourse à travers ville en voiture surannée\nles collègues et élèves de l'lnstitut\nune jeune fille qui sanglote une bière\ntrop large pour le caveau de famille.\nPauvre cher ami !"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1929-12-01-c026", "article_bluemountain": "bmtnaac_1929-12_01#c026", "volume": "bmtnaac_1929-12_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "89", "page_fin": "89", "image_debut": 23, "image_fin": 23, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.2.8.9.1", "titre_corps": "LE “FER A CHEVAL” (CITÉ-JARDIN A BOITSFORT).", "titre_sommaire": "LE “FER A CHEVAL” (CITÉ-JARDIN A BOITSFORT).", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 23, "page_imprimee": "89", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.23", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 44, "texte": "LE “FER A CHEVAL” (CITÉ-JARDIN A BOITSFORT)."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1929-12-01-c027", "article_bluemountain": "bmtnaac_1929-12_01#c027", "volume": "bmtnaac_1929-12_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "91", "page_fin": "91", "image_debut": 25, "image_fin": 25, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.2.8.9.2", "titre_corps": "LE “FER A CHEVAL” (CITÉ-JARDIN A BOITSFORT).", "titre_sommaire": "LE “FER A CHEVAL” (CITÉ-JARDIN A BOITSFORT).", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 25, "page_imprimee": "91", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.25", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 44, "texte": "LE “FER A CHEVAL” (CITÉ-JARDIN A BOITSFORT)."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1929-12-01-c028", "article_bluemountain": "bmtnaac_1929-12_01#c028", "volume": "bmtnaac_1929-12_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "92", "page_fin": "92", "image_debut": 26, "image_fin": 26, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.2.8.10", "titre_corps": "VICTOR BOURGEOIS.", "titre_sommaire": "VICTOR BOURGEOIS.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 26, "page_imprimee": "92", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.26", "debut_caractere": 391, "fin_caractere_exclue": 869, "texte": "VICTOR BOURGEOIS.\nQuoique jeune encore notre association a\ndéjà à déplorer la mort de deux de ses\nmembres : la section allemande a perdu un\nde ses bons collaborateurs : l'architecte\nAdolf Meyer, et la section belge un de ses\nmembres les plus dévoués, l'architecte\nLouis Van der Swaelmen. Nous garderons\nfidèlement le souvenir de ces bons travail-\nleurs.\n(Extrait du discours de clôture du II\" con-\ngrès International d'architecture moderne.\nFrancfort-sur-le-Main, octobre 1929.)"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1929-12-01-c029", "article_bluemountain": "bmtnaac_1929-12_01#c029", "volume": "bmtnaac_1929-12_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "92", "page_fin": "96", "image_debut": 26, "image_fin": 30, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.2.8.11", "titre_corps": "SOUVENIRS DE HOLLANDE.", "titre_sommaire": "SOUVENIRS DE HOLLANDE.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 26, "page_imprimee": "92", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.26", "debut_caractere": 871, "fin_caractere_exclue": 3280, "texte": "ANDRÉ DE RIDDER.\nSOUVENIRS DE HOLLANDE.\n\nA les remémorer pieusement, parmi les\nnoirs souvenirs de la guerre, quelques im-\npressions bien claires se glissent... La plus\nréconfortante pour moi, une des plus\nchères, est l'amitié de Louis van der Swael-\nmen...\nJ'appris à le connaître au début de 1915; il\nfut mon ami jusqu'à son dernier jour...\nJe revois cet Amsterdam hospitalier et in-\ntellectuel où ce Belge latin, conquis à l'im-\nproviste par le génie patient et équilibré de\nce peuple nordique, réussit à s'acclimater si\nvite et où il s'imposa également, presque\navec éclat, dans un milieu pourtant assez\nréservé par sa nature, fort critique par sa\ntradition spirituelle. En quelques mois, il\nen apprit la langue. Il s'en fit l'apologiste\nzélé, partisan convaincu de ce rapproche-\nment intellectuel et artistique hollando-\nbelge, pour lequel il ne cessa de lutter avec\ncette généreuse vaillance et cette ténacité\nqui le caractérisaient... Je n'oublierai ja-\nmais les heures que nous passâmes ensem-\nble, presque quotidiennement, à flâner par\nces rues, le long de ces « grachten », qui\nnous avaient séduits, l'un et l'autre,\ndans cette ville à la fois aristocratique et\nvivante, fidèle à son passé et ouverte à\ntoutes les innovations, si riche en satisfac-\ntions de l'esprit, auxquels nous buvâmes,\nmalgré la tristesse du temps, avec fureur...\nJe le revois chez moi, dans mon apparte-\nment de la Valeriusstraat, sa noble tête aux\nlongs cheveux léonins reposant sur un\ncoussin, discutant de sa voix haute et ferme,\nconstamment animé par un enthousiasme\net une passion que ne décevait aucune ava-\nnie, que ne décourageait aucun échec, m'in-\nculquant son optimisme, son humour, sa\nfoi... Ou encore dans son atelier énorme\nmais toujours encombré de la Ceintuur-\nbaan, où livres, dossiers, plans, cartons s'en-\ntassaient, témoins de son activité multiple...\nOu encore au théâtre, dans les expositions,\nde préférence aux concerts de ce Concert-\ngebouw où Willem Mengelberg lui prodi-\nguait les joies les plus profondes et les plus\nsereines que connut, à ce moment de son\nexistence, le musicologue averti, difficile\nqu'était van der Swaelen, passionné en cette\nmatière comme en toutes les autres...\nPartout, dans la rue comme dans la cham-\nbre, c'étaient les mêmes discussions fer-\nventes sur la guerre, l'architecture, la poé-\nsie, la musique, la peinture. Parmi les in-\ntellectuels que j'ai connus, van der Swael-"}, {"page_pdf": 27, "page_imprimee": "93", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.27", "debut_caractere": 47, "fin_caractere_exclue": 1482, "texte": "men est assurément un des plus univer-\nsels : un humaniste de notre époque. Il\ncompte également parmi les plus lucides et\nles plus fougueux. Pour moi, c'est même là\nle signe caractéristique de son esprit : ce\nmélange tout à fait harmonieux de sens cri-\ntique et de ferveur, de science pondérée et\nd'emportement. Dépourvu de prosélytisme,\nil avait l'âme d'un apôtre. De jour en jour,\nil déployait une activité fébrile, écrivant\ndes articles, entreprenant l'une conférence\naprès l'autre, organisant concerts et expo-\nsitions, se consacrant patiemment à ce livre\nmonumental, dont l'importance n'a pas en-\ncore été envisagée comme il convient, les\nPréliminaires d'art civique, sacrifiant le\nmeilleur de son temps à ce Comité néer-\nlando-belge d'art civique, qu'il avait mis\nsur pied et dont il attendait tant... Dans ce\ncahier d'hommages, il ne m'appartient pas\nde célébrer l'urbaniste et l'architecte, pas\nplus que le professeur. Qu'on me permette\nde m'arrêter un moment aux mérites qu'il\neut comme écrivain, comme peintre, comme\nmusicien et également comme animateur,\nauprès de ceux notamment à qui il avait\ndonné son amitié, à qui il avait ouvert son\ngrand cœur de loyal compagnon.\nLorsqu'on envisage son œuvre d'écrivain\net de conférencier, c'est mêmement à la\nprésence simultanée chez lui d'un critique\net d'un partisan qu'on est amené à attribuer\nson succès, et cet élan particulier qui l'a-\nnima. En dehors de ses écrits d'architec-"}, {"page_pdf": 28, "page_imprimee": "94", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.28", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 3675, "texte": "ture, il n'a guère beaucoup publié. Van der\nSwaelmen a davantage parlé qu'écrit. C'é-\ntait, du reste, un causeur captivant. Je l'ai\nentendu prendre la parole à diverses re-\nprises, en français et en néerlandais, de-\nvant les auditoires les plus variés. Il ne tar-\ndait pas d'emporter leur adhésion, de les\nanimer par tout ce qu'il mettait de vitalité\ndans ses discours, de les édifier par tout ce\nqu'il leur laissait entrevoir de solide con-\nviction et d'intense sagesse, dans ces pa-\nroles martelees avec tant d energie, aux in-\nflexions pourtant si douces, comme une ca-\nresse. Quoiqu'armé d'une ironie qui ne\nmanquait parfois pas d'âpreté, son cœur\nétait rempli de tendresse et de confiance.\nIl n'avait rien du cynique, rien aussi du sy-\nbarite. Au contraire, le romantique attardé\nqu'il était, s'ingéniait à cacher derrière la\nsolide façade de son corps robuste, de sa\nbruyante voix, de son accoutrement de bo-\nhème vaguement dandy, des sources se-\ncrètes de sensibilité, d'affection, de pudeur.\nDévot de l'amitié, ayant personnellement\nconnu d'assez près Emile Verhaeren, comp-\ntant parmi ses intimes Juliette et William\nDegouve de Nunques, beau-frère et belle-\nsœur de Verhaeren, qui l'aidèrent à en-\ntretenir ce culte, il parlait en public du\npoète des « Villes tentaculaires » avec une\nfougue digne du lyrisme de ce dernier. Ce\nn'est pas par hasard qu'est échu à van der\nSwaelmen l'honneur d'ériger à Saint-\nAmand la tombe illustre du poète.\nMais tout autant que la splendeur et le\nverbe sonore de Verhaeren, il appréciait\nl'intimité enveloppée d'un Mallarmé et d'un\nVerlaine. Depuis qu'il lisait le néerlandais,\nil chérissait particulièrement Guido Ge-\nzelle.\nParmi les rares études d'ordre littéraire\nqu'ait fait imprimer cet homme de goût et\nde savoir, je tiens à signaler son Eloge du\nPrince de Ligne, le discours qu'il prononça\nà Belœil en juillet 1914, quelques jours\navant la déclaration de guerre. Il n'est pas\nseulement le fait d'un architecte paysagiste\ncélébrant l'œuvre de Lenôtre, mais encore\ncelui d'un lettré, qui prisait souveraine-\nment l'esprit épicurien du gentilhomme-\nsoldat et écrivain.\nSon Guide du promeneur de la foret de\nSoignes non plus n'est pas que le vade-\nmecum d'un touriste et le traité d'un arbo-\nriculteur, mais l'œuvre émue d'un anima-\nteur de paysages, de poésie et d'art, à qui,\npour reprendre ses paroles, « les dieux\ntermes, les faunes et hamadryades avaient\naccordé leurs plus rares faveurs ».\nIl est un autre van der Swaelmen, qui est\npeu connu, presque totalement ignoré : le\npeintre. Aussi bien, les derniers temps sur-\ntout, se cachait-il généralement de manier\nle pinceau et le crayon. Son esprit était allé\nplus loin, avait évolué plus vite que sa tech-\nnique, et il en souffrait. Je connais le mieux\nde lui, pour l'avoir regardé bien souvent,\nun grand paysage aux tons roux et orangés,\nétalant somptueusement, finement les fron-\ndaisons automnales d'un coin du parc de\nTervueren. Ce tableau lyrique témoignait\nde l'admiration qu'il professa longtemps\npour Théo van Rysselberghe. J'ai tout\nlieu de croire que cette admiration avait\nquelque peu faibli pendant la guerre,\nalors que nous nous initiâmes en Hollande\naux recherches et aux réalisations de Le\nFauconnier, de Franz Marc, de G<hagall,\ndes jeunes peintres hollandais et belges,\nnos camarades. Van der Swaelmen s était\nrallié à eux, avec toute sa foi et tout son en-\nthousiasme. Il entreprit même pour leur\nœuvre et leurs idees une propagande ac-\ntive, des plus courageuse. C'est à lui que\nrevient l'initiative de la fondation de la\nVoie libre, « groupe belge pour le progrès\nde l'art moderne ». Tôt ou tard, il faudra\nbien que l'on reconnaisse la signification de"}, {"page_pdf": 29, "page_imprimee": "95", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.29", "debut_caractere": 126, "fin_caractere_exclue": 1614, "texte": "ce petit cercle de guerre, le rôle prépondé-\nrant qu'il joua dans l'évolution de l'art\nbelge. Il groupait des architectes : van der\nSwaelmen lui-même, Huib Hoste, Jan\nPauw; des peintres et sculpteurs : Jules\nSchmalzigaug, Gustave de Smet, Willem\nPaerels, plus tard Fritz van den Berghe,\n(Constant Permeke et Edgar Tytgat, alors\nen Angleterre, étaient inscrits comme mem-\nbres-associés de l'étranger), un critique\nd'art : André de Ridder. Rik Wouters avait\nété sollicité, mais mourut avant d'avoir pu\nprendre part à nos travaux.\nDe ce groupe plein d'ardeur, van der Swael-\nmen fut l'entreprenant secrétaire. Dès ce\nmoment, le combat fut mené de main fer-\nme, contre les expositions officielles belges\nen Hollande, au sort desquelles présidaient\nalors Isidore Opsomer et Rodolphe Wyts-\nman, contre l'inertie au point de vue intel-\nlectuel et urbanistique du gouvernement\ndu Havre, cependant qu'il importait tant\nd'organiser sans retard le retour au pays, la\nreprise du travail normal de la paix.\nC'est pour la Voie Libre également que\nvan der Swaelmen organisa la série de cinq\nséances de musique de chambre belge, au\nConcertgebouw d'Amsterdam, qui révéla,\net avec quel succès, aux mélomanes hollan-\ndais, la meilleure part de l'activité musicale\nde notre pays. Le programme de ces con-\ncerts, volume de 150 pages, dressé par no-\ntre ami avec la collaboration de IVlarix Lœ-\nvesohn, constitue un document des plus\nprécieux, auquel on aurait tort de ne pas\nrecourir le plus souvent possible."}, {"page_pdf": 30, "page_imprimee": "96", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.30", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1363, "texte": "De surcroît, il se manifesta, pendant ces\nquatre années de guerre, de la part des ar-\ntistes et des écrivains belges exilés en Hol-\nlande, une activité des plus ample, des plus\nféconde, qui fit grand honneur à la patrie et\nsur laquelle il conviendrait, un jour, de\ns'étendre longuement. Cette préparation,\nnous pouvons bien le dire maintenant, con-\ntribua, dans une large mesure, à ce puis-\nsant et rapide essor de la peinture et de\nl architecture modernes en Belgique, si sur-\nprenant, presque miraculeux, pour ceux qui\nn'ont pas eu connaissance de sa lente élabo-\nration dans la Hollande hospitalière. Des\nmembres de cette phalange, van der Swael-\nmen fut le plus zélé, le plus entreprenant.\nRentrés au pays, adonnés de concert, mais\nchacun de son côté, à une belle mission,\nnous avons parlé bien souvent avec émo-\ntion, non sans quelque nostalgie, des jours\ndéjà lointains d'Amsterdam, de nos amitiés,\nde nos entreprises. Dans ses yeux clairs\nflottait, comme une ombre, indélébile, l'i-\nmage des prairies immenses, des verts ca-\nnaux, des cités historiques et jeunes du\nNord...\no\nJ'irai, un de ces jours, déposer sur sa tombe\nune touffe de bruyère que je serai allé\ncueillir dans les landes du Gooiland, sur les\nbords amers du Xuiderzee, près de la petite\nmaison blanche que je sais, et où survivent\npeut-être encore quelques-uns de nos plus\nchers souvenirs..."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1929-12-01-c030", "article_bluemountain": "bmtnaac_1929-12_01#c030", "volume": "bmtnaac_1929-12_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "93", "page_fin": "93", "image_debut": 27, "image_fin": 27, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.2.8.11.1", "titre_corps": "PLAN DE LA CITÉ-JARDIN DU KAPPELEVELD (1925).", "titre_sommaire": "PLAN DE LA CITÉ-JARDIN DU KAPPELEVELD (1925).", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 27, "page_imprimee": "93", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.27", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 45, "texte": "PLAN DE LA CITÉ-JARDIN DU KAPPELEVELD (1925)."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1929-12-01-c031", "article_bluemountain": "bmtnaac_1929-12_01#c031", "volume": "bmtnaac_1929-12_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "95", "page_fin": "95", "image_debut": 29, "image_fin": 29, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.2.8.11.2", "titre_corps": "LE MONUMENT AU TRAVAIL, DE CONSTANTIN MEUNIER, A L'EXPOSITION DE LA COOPÉRATION (GAND 1924). 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La\nDirection lui fut confiée de cette sorte de\nséminaire itinérant qui allait visiter et étu-\ndier sur place chaque après-midi nos gran-\ndes et petites villes les plus intéressantes\nd'Europe, et tenues comme laboratoire du\nphénomène social.\nIl coopéra à l'lnstitut International de Bi-\nbliographie en participant à la révision des\nTables de la Classification Décimale dont\nla partie relative à l'Urbanisme fut son œu-\nvre.\nDe son livre « Préliminaires d'art civique »\nouvrage dont il nous fut donné de discu-\nter ensemble les données pendant la guerre\nà La Haye avec les architectes Berlage et\nCuypers il fit une intéressante contri-\nbution à la technique bibliologique, techni-\nque générale qui tend à rendre plus ration-\nnelle la manière d exposer et de présenter\nles données de nos connaissances après\navoir accru la rationalisation des connais-\nsances elles-mêmes.\nMais là où la collaboration de Louis Van\nder Swaelmen fut particulièrement appré-\nciée par nous, ce fut pour une mise au point\net une application sur le terrain du projet\nCité Mondiale. C'était à la période des il-\nlusions. Il semblait alors qu'une politique\nde prévision allait pouvoir réserver un\nvaste avenir international à la Belgique et\nque les nombreuses associations à but uni-\nversel siégeant déjà à Bruxelles allaient\npouvoir devenir la base d'un développe-\nment systématique. Aux yeux des esprits\navertis la guerre apparaissait devoir con-"}, {"page_pdf": 31, "page_imprimee": "97", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.31", "debut_caractere": 50, "fin_caractere_exclue": 1831, "texte": "duire bien plutôt à une concentration inter-\nnationaliste qu'à une décentralisation natio-\nnaliste. A Genève les organes de la vie di-\nplomatique, à La Haye ceux de la Cour de\nJustice, mais à Bruxelles disions-nous ceux\nde la vie économique, sociale et intellec-\ntuelle des Peuples. Le programme pratique\nque nous traçâmes alors comportait deux\nétapes. Dans la première il s'agissait, sans\nperdre une heure et en profitant de la posi-\ntion morale privilégiée de la Belgique après\nla guerre, d'affirmer l'idée et la volonté\nd'un grand centre en donnant immédiate-\nment le Palais Mondial comme point de ral-\nliement des organisations internationales\ndésemparées par les événements. En même\ntemps on devait appeler aussi les pays amis\nà y avoir des sections nationales. Dans la\ndeuxième étape il s'agissait de rendre per-\nmanent le noyau de la future exposition de\n1930 et d'en faire la base de la Cité Mon-\ndiale. Van der Swaelmen travailla à ce mo-\nment à adapter aux terrains choisis à Ter-\nvueren les premiers projets Andersen-\nHebrard. Son esprit si enclin aux grandes\nconceptions et aux corrélations qu'elles im-\npliquent, élabora à cette occasion un très at-\ntachant schéma. La liaison avec Bruxelles\nde la Cité Nouvelle (Cité Satellite) y était\nparticulièrement bien étudiée; les ques-\ntions de chemin de fer et de métro y avaient\nla place capitale qui leur revient; le\ntransfert du Jardin Botanique s'y opérait\ncomme à souhait.\nHélas, on sait ce que le scepticisme national\na fait de la Cité Mondiale à Bruxelles. Les\nsphères officielles commençaient par faire\nfuir de chez nous les Associations Interna-\ntionales en imaginant un beau jour de les\nexpulser du foyer qu'elles s'étaient faites\nau Palais Mondial et cela au profit ridicu-\nlement décevant... d'une Foire de caout-"}, {"page_pdf": 32, "page_imprimee": "98", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.32", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 670, "texte": "chouc. D'autre part à l'offre d'un puissant\ngroupe d'amis américains de mener cam-\npagne aux Etats-Unis pour obtenir l'annu-\nlation de la dette de la Belgique (on était en\n1923) en échange de la donation du terrain\nde la Cité exterritorialisée il fut répondu\npar le Ministre des Finances d'alors... que\nla Belgique ne devant rien à l'Amérique il\nfallait s'abstenir de parler de semblable\nprojet.\nLa mémoire sympathiquement conservée\nde notre collaborateur Louis Van der\nSwaelmen restera attachée à cette phase du\nPalais Mondial et son projet quand même\nest un chaînon de la chaîne des Travaux\npour la Cité Mondiale, dont maintenant les\nanneaux ont dû tendre vers Genève."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1929-12-01-c033", "article_bluemountain": "bmtnaac_1929-12_01#c033", "volume": "bmtnaac_1929-12_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "97", "page_fin": "97", "image_debut": 31, "image_fin": 31, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.2.8.12.1", "titre_corps": "LE TOMBEAU DE VERHAEREN A ST-AMAND-SUR-L'ESCAUT.", "titre_sommaire": "LE TOMBEAU DE VERHAEREN A ST-AMAND-SUR-L'ESCAUT.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 31, "page_imprimee": "97", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.31", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 48, "texte": "LE TOMBEAU\nDE VERHAEREN A\nST-AMAND-SUR-L'ESCAUT."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1929-12-01-c034", "article_bluemountain": "bmtnaac_1929-12_01#c034", "volume": "bmtnaac_1929-12_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "98", "page_fin": "98", "image_debut": 32, "image_fin": 32, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.2.8.13", "titre_corps": "LOUIS VAN DER SWAELMEN ET L'UNION DES VILLES.", "titre_sommaire": "LOUIS VAN DER SWAELMEN ET L'UNION DES VILLES.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 32, "page_imprimee": "98", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.32", "debut_caractere": 672, "fin_caractere_exclue": 3102, "texte": "ÉMILE VINCK.\nLOUIS VAN DER SWAELMEN\nET L'UNION DES VILLES.\nC'est en 1913, à l'occasion de l'Exposi-\ntion des Villes et des Congrès national et\ninternational des Villes, à Gand, que s'éta-\nblirent nos premiers rapports avec L. Van\nder Swaelmen.\nOn peut affirmer que dès l'origine Van der\nSwaelmen comprit les questions dans toute\nleur ampleur.\nOn peut affirmer aussi que cette collabora-\ntion de 1913-1914 avec lui et quelques-uns\nde ses collègues fut le point de départ des\nétudes qui pendant toute la guerre se pour-\nsuivirent à l'Union des Villes sous la pré-\nsidence du regretté gouverneur baron de\nBéco.\nCe pendant que nous travaillions ici en\nBelgique, Van der Swaelmen, en Hollande,\ns'efforçait de maintenir les liens noués,\navant la guerre, avec les pays étrangers\npar l'Union Internationale et il poussait les\nétudes de la spécialité « L'Urbanisme » jus-\nqu'à la publication du livre remarquable\ndont d'autres parleront mieux que moi.\nLa guerre terminée, tous ceux qui avaient\nfraternisé ici dans l'espoir de voir la patrie\nse reconstruire en beauté, pensaient que\nceux, qui, par leurs études, leurs recher-\nches, s'étaient préparés à embellir le visage\nde la patrie, allaient être appelés à cette\nœuvre à laquelle ils se seraient donnés avec\npiété et dévouement.\nMais c'était compter sans le réveil des\négoïsmes incompétents, sans la force d'i-\nnertie du localisme et sans, il faut bien le\nreconnaître, l'intégrale non préparation de\nnos populations.\nIl faut tenir compte aussi que les villes et\ncommunes ne purent pas longtemps vivre\ndans l'illusion d'un renouveau prospère et\nque les préoccupations esthétiques durent\ncéder le pas à de terribles préoccupations\nd'ordre financier.\nReconnaissons que ce n'est généralement\npas pendant les périodes de dépression que\nles peuples songent à l'embellissement de\nleurs cités, et admirons, qu'après les désas-\ntres, les fatigues et les épuisements de la\nguerre, la Belgique eût pu faire ce qu'elle\na fait.\nCela est dû, disons-le bien haut, à\ndes hommes tels que Van der Swaelmen,\nqui n'a jamais admis les transactions fa-\nciles, les capitulations devant les difficultés\nmomentanées.\nEt combien, maintenant déjà nous nous en\nréjouissons.\nAvec quelle fierté et quel bonheur nous ad-\nmirons les cités-jardins où on a eu la clair-\nvoyance de suivre ses conseils et où doré-\nnavant les générations futures admireront\ndes œuvres définitivement belles, des mo-\ndèles qui seront imités."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1929-12-01-c035", "article_bluemountain": "bmtnaac_1929-12_01#c035", "volume": "bmtnaac_1929-12_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "99", "page_fin": "100", "image_debut": 33, "image_fin": 34, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.2.8.14", "titre_corps": "EXTRAITS DES “PRÉLIMINAIRES D'ART CIVIQUE”", "titre_sommaire": "EXTRAITS DES “PRÉLIMINAIRES D'ART CIVIQUE”", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 33, "page_imprimee": "99", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.33", "debut_caractere": 117, "fin_caractere_exclue": 898, "texte": "EXTRAITS DES “PRÉLIMINAIRES D'ART CIVIQUE”\n\nLe fétichisme de tout ce qui est vieux est\nun danger.\nLa Formule de Style n'a plus pour nous\nqu'une valeur chronologique.\nChaque Demeure doit comporter tous les\nperfectionnements hygiéniques et pratiques\nrequis pour sa condition économique.\nNotre époque qui a épuisé toutes les formes\nde l'individualisme artistique le plus ou-\ntrancier en a rencontré les limites plus tôt\nqu'ailleurs en Architecture, l'Art par excel-\nlence de la Communauté.\nL'art de tracer les villes suivant un plan\nprémédité remontant à toute antiquité cela\nconfirme notre proposition que, lorsque\nl'homme combine consciemment, il crée d'a-\nbord géométriquement.\nLe véritable patriotisme consiste à hausser\nson pays au niveau de la plus haute culture\nintellectuelle."}, {"page_pdf": 34, "page_imprimee": "100", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.34", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 2996, "texte": "BREF APERÇU DE L'ŒUVRE DE\nLOUIS VAN DER SWAELMEN.\nARCHITECTE, URBANISTE ET PAYSAGISTE.\nUrbanisation. Cités. Jardins. Parcs et Jardins publics\net privés. Architecture et Décoration urbaines et de\njardins.\nA. — PRINCIPALES ŒUVRES.\n1. Cités-Jardins. Dans l'agglomération bruxelloise :\ncité-jardin des I rois lilleuls (Ee Eogis), à Boitsfort\n(800 maisons) ; cité-jardin Floréal, à Boitsfort (600\nmaisons); cité-jardin du kappeleveld, à Woluwe-\nSaint-Lambert (600 maisons) ; cité-jardin des Puis\nNoirs, à Woluwe-Saint-Pierre (400 maisons).\nEn Flandre Orientale : cité-jardin industrielle de Sel-\nzaete (300 maisons).\n2. Jardins. Les jardins réguliers modernes du do-\nmaine de Maillard, par Tirlemont.\n3. Parcs et Jardins publics et privés. En Belgique :\nà Bruxelles, Waterloo, Namur, Neerpelt, etc.\nProjets commandés, primés et divers :\nProjet pour l'aménagement de la ceinture fortifiée dé-\nclassée et l'urbanisation des abords de la ville de I er-\nmonde.\nProjet pour l'aménagement du parc public provincial\nde Rivierenhof, à Deurne (Anvers).\nProjet pour la restauration des jardins abbatiaux de la\nCambre (Bruxelles).\nProjet de transfert du jardin botanique de l'Etat de\nBruxelles à Tervueren, en contiguïté avec 1 arboretum\nexistant.\nProjet général d'urbanisation régionale de la « pro-\nvince de Bruxelles » et d'une cité-satellite de la\ncapitale.\nEn Hollande : Parc public du Berg à Amersfoort, 1917\n(parterre en plastique pure). Jardins à Enschide, etc.\nEn France : Jardins à Nancy, Tourcoing, etc.\n4. a) Le Monument au Travail de Constantin Meunier\nà l'Exposition Internationale de la Coopération et des\nŒuvres Sociales à Gand (juin-septembre 1924), en col-\nlaboration avec Victor Bourgeois, architecte.\nb) Le Tombeau de Verhaeren à Saint-Amand-sur-l'Es-\ncaut.\nB. — OUVRAGES.\nPréliminaires d'Art Civique (le premier traité général\nd'urbanisme qui fut écrit et édité en langue française),\n1917. Leyde, A. W. Sijthoff, éditeur. 300 pages, fron-\ntispice de l'auteur et diagrammes.\nGuide du Promeneur dans la Forêt de Soignes (en col-\nlaboration avec René Stevens), 2 vol., 600 pages, 102\nillustrations, 1920-1924. Bruxelles et Paris. Van Oeste,\néditeur.\nBelœil, le Versailles Belge. Plaquette, 1914. Edi-\ntions de l'art moderne, Bruxelles.\nCollaborations. Rédaction de la Cité, revue mo-\nderniste d'urbanisme et d'architecture. Nombreux ar-\nticles et études dans la presse quotidienne internatio-\nnale et dans les périodiques généraux ou spéciaux de\nBelgique et de l'étranger.\nG. — ENSEIGNEMENT PUBLIC ET\nACTION.\nProfesseur d'urbanisme à l'lnstitut supérieur des Arts\nDécoratifs de l'Etat.\nChargé de cours et de conférences en Belgique, Hol-\nlande et France. Ancien directeur technique de l'Union\nInternationale des Villes et de 1 Union des Villes et\nCommunes Relies. Directeur-fondateur du Comité\nNéerlando- d'Art Civique « pour la reconstruc-\ntion de la Belgique » en Angleterre, aux Etats-Unis, en\nSuisse, en France et au Danemark. Fondateur et mem-\nbre du Comité de la Section d'Art du P. G. B."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1929-12-01-c036", "article_bluemountain": "bmtnaac_1929-12_01#c036", "volume": "bmtnaac_1929-12_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "99", "page_fin": "99", "image_debut": 33, "image_fin": 33, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.2.8.14.1", "titre_corps": "UNE DES DERNIÈRES PHOTOGRAPHIES DE L. VAN DER SWAELMEN LORS DE LA TRANSLATION DES CENDRES DE VERHAEREN, A ST-AMAND.", "titre_sommaire": "UNE DES DERNIÈRES PHOTOGRAPHIES DE L. VAN DER SWAELMEN LORS DE LA TRANSLATION DES CENDRES DE VERHAEREN, A ST-AMAND.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 33, "page_imprimee": "99", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.33", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 115, "texte": "UNE DES DERNIÈRES PHOTOGRAPHIES DE L. VAN DER SWAELMEN\nLORS DE LA TRANSLATION DES CENDRES DE VERHAEREN, A ST-AMAND."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1929-12-01-c037", "article_bluemountain": "bmtnaac_1929-12_01#c037", "volume": "bmtnaac_1929-12_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "89", "page_fin": "90", "image_debut": 35, "image_fin": 36, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.2.9", "titre_corps": "CONCOURS", "titre_sommaire": "CONCOURS", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 35, "page_imprimee": "89", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.35", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 3214, "texte": "CONCOURS\nCONCOURS POUR L'ERECTION DU\nMONUMENT AU TRAVAIL DE CONS-\nTANTIN MEUNIER.\nLe jury du concours organisé par la Société\nCentrale d'Architecture de Belgique, pour\nl'édification du « Monument au Travail », de\nConstantin Meunier, s'est prononcé.\nIl a classé les projets dans l'ordre suivant :\nPremier : M. Mario Knauer, première\nprime de 15,000 francs.\nDeuxièmes : MM. Poly et Puttemans, se-\nconde prime de 6,000 francs, avec les félicita-\ntions du jury.\nTroisièmes, ex-aequo : MM. Gérard De\nBondt, Henri Derée et Lucien François, cha-\ncun une prime de 3,000 francs.\nL'exposition publique des projets s'est ou-\nverte au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles\n(entrée rue Royale), le samedi 16 novem-\nbre 1929, à 15 heures.\nVILLE DE LA PAZ (Bolivie ). La clôture\ndu concours, organisé en vue de l'établisse,-\nment des plans de l'Université de La Paz,\nserait reportée au lel1e1 mars 1930.\nN'ayant pas reçu d'indications précises au\nsujet de ce concours, nous conseillons aux inté-\nressés de s'adresser à l'Office National fran-\nçais du Commerce extérieur (service technique),\n22, avenue Victor-Emmanuel 111, Paris Be,8e, ou\nà Bruxelles, aux Affaires Etrangères.\nLE DEPARTEMENT D'ILLE-ET-VI-\nLAINE vient d'ouvrir, entre constructeurs, un\nconcours international ayant pour but la\nconstruction d'un pont, de ses fondations et\nde ses accès, à établir sur la Rance, entre Di~\nnard et Saint-Servan.\nLe programme de ce concours stipule, parmi\nles pièces à fournir par les constructeurs con-\ncurrents, le dépôt d'un projet qui doit être\nobligatoirement signé par un architecte fran-\nçais.\nQuarante firmes se sont inscrites et ont été\nagréées pour prendre part à ce concours, dont\nla durée est de 5 mois du jour dç l'envoi du\nprogramme.\n(« La Construction Moderne », 1 7-XI).\nCONCOURS DE MOBILIERS. Nous\navons reçu le 29 novembre le communiqué\nsuivant :\nL'Exposition des Arts Décoratifs et Indus-\ntriels Modernes de La Louvière ouvre un\nconcours s'adressant aux ensembliers hen-\nnuyers.\nLes organisateurs ont étendu la qualité\nd'Hennuyers aux artistes nés ou établis dans\nnotre Province et à ceux dont la formation\nprofessionnelle est tributaire d'une école du\nHainaut.\nLe concours a pour objet la présentation\nde projets de mobiliers se rapportant aux\ncatégories suivantes :\nCatégorie I : Salle à manger.\nCatégorie II : Chambre à coucher.\nCatégorie 111 : Studio.\nCatégorie IV : Cuisine.\nLe projet primé de chacune des catégories\nsera réalisé aux frais de l'Exposition. Les\nmobiliers exécutés seront exposés pendant la\ndurée de celle-ci.\nLes concurrents joindront un devis estima-\ntif de fabrication dont le montant ne peut\ndépasser :\n15,000 francs pour la salle à manger.\n10.000 francs pour la chambre à coucher.\n5,000 francs pour le studio.\n5,000 francs pour la cuisine.\nLes primes attribuées aux auteurs des pro-\njets primés sont respectivement dans Tordre\ndes catégories : 2,000. 1,500. 750 et 750 fr.\nLes concurrents sont priés de demander à\nl'adresse suivante les programme, règlement,\nconditions du concours et la composition du\njury d'admission : Direction générale de l'Ex-\nposition, La Louvière 1930, rue Paul Pas-\ntur, n° 1, à La Louvière*\nDate limite assignée aux envois des pro-\njets : 20 janvier 1930."}, {"page_pdf": 36, "page_imprimee": "90", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.36", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 481, "texte": "PRIX D'ARCHITECTURE ANNUEL\nVAN DE VEN. On nous prie de rappe-\nler que les architectes, désireux de concourir\nau Prix d'Architecture Van de Ven 1930,\ndoivent adresser les photographies et docu-\nments avant le 3 1 courant aux Etablissements\nE, J. Van de Ven. 19, rue Léopold, Bru-\nxelles (Centre ).\"\nLe jury de ce concours se réunira le second\nmardi du mois de février.\nPour tous renseignements, les intéressés\nsont priés de s'adresser directement aux dits\nEtablissements."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1929-12-01-c038", "article_bluemountain": "bmtnaac_1929-12_01#c038", "volume": "bmtnaac_1929-12_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "90", "page_fin": "90", "image_debut": 36, "image_fin": 36, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.2.10", "titre_corps": "CONGRÈS", "titre_sommaire": "CONGRÈS", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 36, "page_imprimee": "90", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.36", "debut_caractere": 483, "fin_caractere_exclue": 2283, "texte": "CONGRÈS\nLIEGE 1930. PREMIER CONGRES\nINTERNATIONAL DU BETON ET DU\nBETON ARME. Voici dans ses grandes lignes\nle programme adopté pour ce congrès, qui\naura lieu du ii>r au 6 septembre de Tan pro-\nchain, à l'occasion de l'exposition :\nPremière section : 1 ) Le Béton fretté; 2 )\nEtude théorique et expérimentale du béton\narmé et notamment des dalles, toitures et cou-\npoles de grande portée en béton armé; 3) Les\ngrands ouvrages en béton et en béton armé;\n4 ) Le retrait et les variations thermiques dans\nles ouvrages en béton et en béton armé, et\ndispositions adéquates.\nDeuxième section : 1 ) L'architecture du\nBéton et du béton armé; 2 ) La composition,\nla fabrication et la mise en œuvre du béton\net du béton armé sur les chantiers, et leur con-\ntrôle; 3 ) Les pièces en béton, moulées en\nsérie (tuyaux, poteaux, traverses, etc.); 4)\nEmploi du béton et du béton armé dans les\ncolonies.\nLIEGE 1930. UN CONGRES NATIO-\nNAL DE LA ROUTE aura lieu à Liège du\nior au 4 août 1930. Ce Congrès aura pour\nobjrt essentiel l'étude de la route : a ) au point\nde vue construction et entretien, revêtements,\nmatériaux, essais, tracés et profils, etc.; b)\nau point de vue circulation et exploitation,\ntrafic, signalisation, tracé dans les parties inter-\nurbaines, courbes, etc.\nAucun programme défini n'est à présent\nfixé.\nSECOND CONGRES INTERNATIO-\nNAL D'ARCHITECTURE MODERNE.\nNous rappelons une dernière fois que c'est\nau cours du tout prochain numéro (janvier-7 )\nque nous commencerons la publication des\nrapports présentés au Congrès de Francfort du\n26 octobre 1929. Etant donné le travail de\ntraduction des deux rapports allemand et\nsuisse, nous publierons d'abord les études des\narchitectes P. Jeanneret et V. Bourgeois\n(nos 7etB ). Après quoi nous donnerons les\ntravaux de MM. Gropius et Schmidt (nos 9\net 10)."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1929-12-01-c039", "article_bluemountain": "bmtnaac_1929-12_01#c039", "volume": "bmtnaac_1929-12_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "90", "page_fin": "90", "image_debut": 36, "image_fin": 36, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.2.11", "titre_corps": "COMMUNIQUÉ", "titre_sommaire": "COMMUNIQUÉ", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 36, "page_imprimee": "90", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.36", "debut_caractere": 2285, "fin_caractere_exclue": 2563, "texte": "COMMUNIQUÉ\nCOMMUNE D'IXELLES. 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Zeman.\nLe problème du logement en An-\ngleterre, par J. Kruseman.\nStavba (Prague). N° 4,\nTijdschrift voor Volkshuis- N° 11.\nvesting (Amsterdam ).\n\nTECHNIQUE\nEvolution de la technique du bâ-\ntiment, par M. Bourguet.\nMurs d'habitation, par H. Guet-\ntard.\nAgglomérés de silico-calcaire.\nLe chauffage des bâtiments, par\nA.-H, Hayes,\nCalcul de la lumière naturelle, par\nJ, Swarbrick.\nAcoustique d'auditorium, par R,-\nA. Bull.\nAménagement actuel des salles de\ncinéma, par R, Cromie,\nTechnique ménagère, équipement,\norganisation, etc.\nLa Construction Moderne N° 6.\n(Paris),\nRevue du Béton Armé 15 XL\n(Paris),\nRevue des Matériaux de Novembre.\nConstruction (Paris ).\nThe Architecte Journal Octobre,\n(Londres ),\nThe Architecte Journal 23 X,\n(Londres ),\nThe Architect's Journal i 3 XI,\n(Londres ),\nThe Architect s Journal i 3 XI.\n(Londres ).\nDas Neue Hauswirtschaft Nos 10 à 12,\n(Munich )."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1929-12-01-c041", "article_bluemountain": "bmtnaac_1929-12_01#c041", "volume": "bmtnaac_1929-12_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "91", "page_fin": "93", "image_debut": 37, "image_fin": 39, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.2.12.1", "titre_corps": "ARCHITECTURE", "titre_sommaire": "ARCHITECTURE", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 37, "page_imprimee": "91", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.37", "debut_caractere": 20, "fin_caractere_exclue": 1691, "texte": "ARCHITECTURE\nADMINISTRATION E T BUREAUX (Bâtiments d')\nUne compagnie d'assurances, à\nLondres. 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Octobre."}, {"page_pdf": 41, "page_imprimee": "95", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.41", "debut_caractere": 403, "fin_caractere_exclue": 1105, "texte": "La Science des plans de ville, par\nA, Rey (communication ),\nAdaptation du centre de Paris à la\ncirculation automobile, par P.\nBourdeix.\nLa ville souterraine et ses besoins\nactuels, par Gaudillon,\nTown-planning en Australie,\nLe problème du stationnement\ndes autos dans les villes, par\nE. Henvaux.\nL Architecture (Paris ). Septembre.\nL'Architecture (Paris). Septembre.\nL'Architecture (Paris ). Septembre.\nGarden-Cities and Town- Novembre,\nplanning (Londres).\nDas Werk (Zurich). N° 1 1.\nHOUSING\nL'effort de la ville de Francfort-\nsur-Main, par K. Hamauer et\nE. Zeman.\nLe problème du logement en An-\ngleterre, par J. Kruseman.\nStavba (Prague). N° 4,\nTijdschrift voor Volkshuis- N° 11.\nvesting (Amsterdam )."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1929-12-01-c044", "article_bluemountain": "bmtnaac_1929-12_01#c044", "volume": "bmtnaac_1929-12_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "95", "page_fin": "95", "image_debut": 41, "image_fin": 41, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.2.12.4", "titre_corps": "TECHNIQUE", "titre_sommaire": "TECHNIQUE", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 41, "page_imprimee": "95", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.41", "debut_caractere": 1107, "fin_caractere_exclue": 1838, "texte": "TECHNIQUE\nEvolution de la technique du bâ-\ntiment, par M. Bourguet.\nMurs d'habitation, par H. Guet-\ntard.\nAgglomérés de silico-calcaire.\nLe chauffage des bâtiments, par\nA.-H, Hayes,\nCalcul de la lumière naturelle, par\nJ, Swarbrick.\nAcoustique d'auditorium, par R,-\nA. Bull.\nAménagement actuel des salles de\ncinéma, par R, Cromie,\nTechnique ménagère, équipement,\norganisation, etc.\nLa Construction Moderne N° 6.\n(Paris),\nRevue du Béton Armé 15 XL\n(Paris),\nRevue des Matériaux de Novembre.\nConstruction (Paris ).\nThe Architecte Journal Octobre,\n(Londres ),\nThe Architecte Journal 23 X,\n(Londres ),\nThe Architect's Journal i 3 XI,\n(Londres ),\nThe Architect s Journal i 3 XI.\n(Londres ).\nDas Neue Hauswirtschaft Nos 10 à 12,\n(Munich )."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1929-12-01-c045", "article_bluemountain": "bmtnaac_1929-12_01#c045", "volume": "bmtnaac_1929-12_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "96", "page_fin": "96", "image_debut": 42, "image_fin": 42, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.2.13", "titre_corps": "BIBLIOGRAPHIE", "titre_sommaire": "BIBLIOGRAPHIE", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 42, "page_imprimee": "96", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.42", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 2682, "texte": "BIBLIOGRAPHIE\nDAS NEUE FRANKFURT* Le double\ncahier de cette importante publication (n° 7-\n8) vaut entre tous une mention particulière.\nOn y trouve, en effet, réunis près d'une cen-\ntaine de documents photographiques remar-\nquables, illustrant les types les plus récents et\nles plus parfaits parmi les engins modernes\nde locomotion et de transport : xutomobiles,\nautobus, avions, hydravions, dirigeables,\ntramways, locomotives, wagons divers, pa-\nquebots et canots de sport.\nEt tout cela forme un ensemble fort im-\npressionnant de la maîtrise des techniques\nmodernes, dont on peut voir les résultats\nétonnants*\nTHE ARCHITECTE JOURNAL (Lon-\ndres ) vient de publier un numéro spécial rela-\ntif aux salles de cinéma* L ouvrage est remar-\nquable sinon par la qualité des travaux, au\nmoins par l'abondance des photographies et\ndes plans qui illustrent ces travaux*\nParmi les œuvres les plus caractéristiques re-\nproduites, signalons les cinémas « Emelka »\n(Berlin), de l'architecte K* Schneider;\n1' « Alexandra » (Copenhague ), de l'architecte\nV* H* Hammer; le « Titania Palast » (Ber-\nlin ), des architectes Schoffler, Schonbach et\nJacobi; l'« Universum » (Ufa ), de l'archi-\ntecte E* Mendelssohn; le « Babylon » (Ber-\nlin), de l'architecte H* Poelzig*\nL'importante collection de plans présentée\ndans ce numéro ainsi que quelques articles\nd'allure scientifique, activent l'intérêt de 1 ou-\nvrage*\nDate de parution : 13 novembre 1929*\nEditeurs: The Architectural Press, Londres*\nPrix : 1 shilling (port en sus)*\nLES DEFAUTS DES MORTIERS ET\nDES BETONS, par J. Malette, chef du labo-\nratoire de chimie à l'école nationale des Ponts\net Chaussées. Un volume de 229 pages et\n49 illustrations. Editeur : Dunod, à Paris.\nPrix : 50 francs français.\nGRUNDRISZ DER SICHEREN, REI-\nCHEN, RUHIGEN STADT, tel est le titre\nd'un important ouvrage d'urbanisme dû à\nH. L. Sierks, et publié tout récemment à\nDresde» aux éditions Kaden und Comp. Un\nvolume de 307 pages avec plus de 74 planches\net illustrations .Prix : 40 RM,\nNous reviendrons sur ce livre, dont on parle\nbeaucoup»\nPROJEKTE FUR ARBEITERWOH-\nNUNGEN* Ouvrage relatif aux plans d'habi-\ntations ouvrières, publié par la Banque Cen-\ntrale de l'Economie communale et de la Cons-\ntruction, Moscou 1929*\nCe livre, d'une présentation très soignée, ne\nse borne pas à reproduire les plans soumis à la\nBanque pour des demandes d'emprunts, sur\nune période de 4 années* Il aborde également\nles questions techniques d'ordre sanitaire, traite\nde la création de nouveaux quartiers, de l'em-\nploi de nouveaux matériaux de construction,\net présente, en définitive, un aperçu succinct de\ntoutes les questions se rapportant au problème\nde l'habitation*"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1929-12-01-c046", "article_bluemountain": "bmtnaac_1929-12_01#c046", "volume": "bmtnaac_1929-12_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "96", "page_fin": "96", "image_debut": 42, "image_fin": 42, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.2.14", "titre_corps": "LIVRES SIGNALÉS :", "titre_sommaire": "LIVRES SIGNALÉS :", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 42, "page_imprimee": "96", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.42", "debut_caractere": 2684, "fin_caractere_exclue": 3302, "texte": "LIVRES SIGNALÉS :\n1 ) Haus und Raum, en trois cahiers,\nrelatifs à des villas nouvelles, des inté-\nrieurs, du mobilier nouveau» Les 3 cahiers\ncontiennent près de 1,000 illustrations* Edit*:\nJul* Hoffmann, Stuttgart, 1929. Prix de\nl'ensemble : 26 RM*\n2 ) Die Arbeitsparende Wohnung, par\nFranz Deumer* Editions : Verlagstanstalt\ndes Deutscher Holzarbeiter Verbandes, Ber-\nlin ,1929, Ouvrage de 93 pages et 112\nillustrations. Prix : 4 RM*\n3) Terrassentyp, par Rich* Docker* Stutt-\ngart 1929* Edité par Akad* Verlag D 1 We-\ndekind et C°* Un volume de 140 pages avec\n207 illustrations et plans* Prix : 15 marks,\nport en sus*"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1929-12-01-c047", "article_bluemountain": "bmtnaac_1929-12_01#c047", "volume": "bmtnaac_1929-12_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 3", "page_fin": "couv. 3", "image_debut": 43, "image_fin": 43, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.2.15", "titre_corps": "EDITIONS \"TEKHNE,,", "titre_sommaire": "EDITIONS \"TEKHNE,,", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 43, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.43", "debut_caractere": 39, "fin_caractere_exclue": 1666, "texte": "EDITIONS \"TEKHNE,,\nLA CITE. Première année. (Rare) . . . . . fr. 40.\nDeuxième année. (Rare) ...... 30.\n3e, 4% 5% 6a et 7e 25\nCes volumes peuvent être fournis reliés en pleine toile moyennant un supplément\nde 1 5 francs.\nLA REVUE « TEKHNE (série d'avant-guerre), collection com-\nplète de la 2* année ( 1912-1913). Beau volume de 516 pages,\nsur papier couché, illustré de 250 clichés .... 40.\nL'Art et la Société, par H.-P. Berlage, architecte à Amsterdam. Tirés\nà part de la Revue « Art et Technique » (septembre 1913-février\n1914). Un volume luxueusement imprimé et illustré de 98 clichés 50.\nLe Cœur de la Ville de Bruxelles, par Charles Buis, avec traduction\nd'une conférence de C. Giirlitt sur la « Conservation du cœur\nd'anciennes villes ». Une brochure de 24 pages .... 4.\nL'Abbaye de la Cambre, par G. des Menez ..... 4.\nPaul Hankar (1859-1901), par Ch. Conrardy et Raym. Thibaut.\nUne brochure illustrée ........ 4.\nConstantin Meunier. L'historique de son monument au travail, par\nR. Thiry et G. Hendrickx. Une brochure illustrée . . 4.\nL'Art des Jardins et le nouveau jardin pittoresque, par Louis van\nder Swaelmen, architecte-paysagiste ...... 2.\nL'habitation coloniale. Sa construction au Congo Belge, par Gast.\nBoghemans. Une brochure de 20 pages abondamment illustrée . 4.\nMatériaux de substitution dans la construction de maisons, par J. Se-\nroen, architecte. Une brochure illustrée ..... 4.\nL'architecture hollandaise, par Luc Paul Haesaerts. Une brochure\nillustrée . 4.\nIl est accordé à tout nouvel abonné de « La Gté », à titre de prime, une réduction\nde 50 % sur tout achat de livres ne dépassant pas 50 francs."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1929-12-01-c048", "article_bluemountain": "bmtnaac_1929-12_01#c048", "volume": "bmtnaac_1929-12_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 3", "page_fin": "couv. 3", "image_debut": 43, "image_fin": 43, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.2.16", "titre_corps": "PRIX DE L'ABONNEMENT à l'année en cours de la Revue « LA CITE »", "titre_sommaire": "PRIX DE L'ABONNEMENT à l'année en cours de la Revue « LA CITE »", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 43, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.43", "debut_caractere": 1668, "fin_caractere_exclue": 2097, "texte": "PRIX DE L'ABONNEMENT à l'année en cours de la Revue « LA CITE »\net de son supplément « TEKHNE » : Belgique, 40 francs.Etranger, 55 francs.\nPour s'abonner à « La Cité » ou obtenir des livres, il suffit de verser, dans\nn'importe quel bureau des postes, au crédit du compte chèques postaux\nn° 166,21 Revue « La Cité », la sommedue et d'inscrire sur le bulletin de verse-\nment le titre du livre et les nom et adresse du souscripteur."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1929-12-01-c049", "article_bluemountain": "bmtnaac_1929-12_01#c049", "volume": "bmtnaac_1929-12_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 4", "page_fin": "couv. 4", "image_debut": 44, "image_fin": 44, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.2.17", "titre_corps": "IACITE6TEKHNE", "titre_sommaire": "IACITE6TEKHNE", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 44, "page_imprimee": "couv. 4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.44", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 131, "texte": "IACITE6TEKHNE\nLa plus importante\nrevue belge d'ercM\ntecture, d'urbanls\nme et d'art public -\nLa plus actuelle - la\nmieux documentée."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1929-12-01-c050", "article_bluemountain": "bmtnaac_1929-12_01#c050", "volume": "bmtnaac_1929-12_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "88", "page_fin": "88", "image_debut": 10, "image_fin": 10, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.2.18", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 10, "page_imprimee": "88", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.10", "debut_caractere": 2203, "fin_caractere_exclue": 2382, "texte": "L'INSULITE\nPANNEAU\nISOLANT\nEN FIBRE\nDE BOIS\nCONTRE\nLE\nLADHALEUR\nL'l\nLE\nLA CONDEN\nSATION\nSociété Générais des BOIS et PLACAGES\n13, RUE RAPHAËL, 13\nBRUXELLES\nTEL. 283,10\nTEL. 264,08"}]}], "pages_ocr_originales": [{"page_pdf": 1, "page_imprimee": "couv. 1", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.1", "texte": "DEC. 1919\nVOLUME VI»\nH U H E BP 6\nMlillllll—UlHlUM Il lilia ■mil lllilll ■ lll——l HWIIIHIU—W'IMI—■\nLE IUMÉIQ 8 S FM"}, {"page_pdf": 2, "page_imprimee": "couv. 2", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.2", "texte": "|B H Ipaippi\nLflA Cl ■\na* VCIfUIAfIE\nREVUE MENSUELLE BELGE\nD'ARCHITECTURE, D'URBA-\nNISME> ET D ART PUBLIC\nsupplément d informa-\nTION ET DE TECHNIQUE\nSIÈGE DE LA REVUE S BRUXELLES, 10, PL. LOIX\nDIRECTEUR-ADMINISTRATEUR I R. VERWIL6HEN» ING. C. C.\nSECRÉTAIRE DE LA RÉDACTION S ÉMILE NEW VAUX\nRÉDACTEUR S S J. DE LIGNE, architecte. Bruxelles - J. J.\n*\nEGGERICKX. Architecte. Bruxelles - N. NOSTE. Architecte.\nBruges - L. VAN DER 9WAELMEN. architecte-paysaglste-\nurbanlste. Bruxelles - J. H. VAN NARDSVELD. Amsterdam.\nLes Rédacteurs et Collaborateurs sont seuls responsables de\n*\nleurs articles. - Il sera rendu compte dans \"Ifl CITÉ\" de tout\nouvrage dont deux exemplaires seront envoyés à la revue.\nABONNEMENTS s Belgique s 40 francs. Étranger s\n55 francs ou 11 belgas. - Le numéro s 5 francs\nCompte Chèques Postaux revue ** LA CITÉ** N° 166.21.\nPour la vente au numéro s'adresser exclusivement aux librairies\nDépôt principal s Librairie LAMERTIN. Ceudenberg, 58-63, Bruxelles."}, {"page_pdf": 3, "page_imprimee": "81", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.3", "texte": "SUPPLÉMENT MENSUEL D'INFORMATION & DE TECHNIQUE\nTROISIÈME ANNEE (NOUVELLE SERIE) - 1929. - NUMERO 6\n\nA PROPOS DU CONCOURS POUR\nL'ERECTION DU MONUMENT AU TRAVAIL\nLe concours qui vient de se conclure et\ndont l'objet était l'érection du Monument de\nConstantin Meunier appelle quelque dé-\nception.\nAvant d'émettre la moindre critique, ren-\ndons hommage à l'initiative généreuse de la\nSociété Centrale d'Architecture de Belgique,\nainsi qu'aux promoteurs divers du concours.\nLa plupart savent sans aucun doute com-\nment, pourquoi et par qui, fut choisi l'em-\nplacement désigné aux concurrents pour l'érec-\ntion du monument. C'est ainsi que générale-\nment, dans notre pays, la politique l'emporte,\ndans des problèmes délicats et qui lui sont\nabsolument étrangers, sur les praticiens de\nl'art, et en l'occurrence de l'art urbain.\nL'insuccès primordial du concours gît donc\nà la base même du travail des concurrents.\nIl y aurait peut-être quelque intérêt à porter\nréflexion sur le problème monumental de la\nville moderne, et à se demander si, étant donné\nles conditions utilitaires essentielles, l'équipe-\nment et le tracé urbains peuvent s'accommoder\nd'éléments aussi étrangers que les monuments\net les groupes décoratifs*\nL'état du réseau des communications d'une\nville comme Bruxelles déjà insuffisant et\ndémodé peut-il être encore chargé de cons-\ntructions extra-utilitaires? Et même en admet-\ntant qu'il se puisse trouver, dans un tel réseau,\ndes espaces, laissés libres par la construction\ncomme par la circulation, les exigences de\nl'utilité publique demeurent extrêmement vas-\ntes, et suivant le cas on pourrait par exemple\naménager à l'endroit donné, des terrains de\njeux pour enfants s'il s'agit d'un quartier\ntranquille d'habitation ou un parc de sta-\ntionnement, s'il s'agit d'un centre affairé.\nA tout cela, il faut joindre des considéra-\ntions d'ordre « sentimental » puisqu'aussi\nbien il s'agit de monument, et de l'œuvre\nd'un grand artiste disparu.\nOn sait fort bien que le nombre et l'em-\nplacement « bruyant » des monuments d'une\nville ne justifient l'intérêt ni de cette ville,\nni des monuments eux-mêmes.\nOn doit aussi savoir que l'aise et le con-\nfort des habitants d'une cité sont plus essen-\ntiels que le décor exposé à la surprise des visi-\nteurs. Que l'on se rende compte enfin de la\nmentalité, affairée ou indifférente, de la majo-\nrité des usagers de la rue, allant au travail ou\nregagnant leur home.\nTout cela s'accorde fort bien avec les exi-\ngences utilitaires de la ville pour démontrer:—\n1) Que le monument n'a pas sa place dans\nles bruits et le tumulte de la vie urbaine;\n2) Qu'on ne l'impose pas à l'attention du\npublic moderne, mais\n3 ) Qu'il est plus désigné pour s'harmo-\nniser d'un lieu spacieux et calme, de préfé-\nrence hors ville, où le flâneur et le curieux\npeuvent l'aborder.\nIl existe d'ailleurs à l'étranger de beaux"}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "82", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.4", "texte": "TEK H N É\n\nexemples de monuments, favorablement en-\ncadrés, et sis, soit à l'extérieur de la cité, soit\nen un lieu propice à l'expression complète de\nl'œuvre.\nSi nous continuons d'examiner les condi-\ntions particulières, proposées aux participants\ndu concours, l'œuvre même de Constantin\nMeunier s'offre à nos réflexions. Œuvre,\nqu'un constructeur doit qualifier d' « anti-\narchitecturale », sans que cette appellation\nprenne naturellement aucune valeur de juge-\nment. Ceci ne peut qu'encourager l'efface-\nment complet de l'architecte, dont le seul but\nest de réaliser la position statique des bas-\nreliefs et des statues, suivant une ordonnance\nprécise et simple.\nEn faisant abstraction de l'emplacement\ndemandé, l'érection du monument pouvait,\nd'une manière générale, s'envisager sous deux\nformes : soit comme un ensemble plasti-\nque ordonné, exposé directement aux regards\net à l'air; soit par une construction indé-\npendante, abritant et isolant l'ensemble sculp-\ntural. Deux solutions remarquables, en ce\nsens, avaient déjà été appliquées à l'érection\nprovisoire du Monument au Travail : celle\ndue au Viennois Urban, et à nos confrères\nvander Swaelmen et Bourgeois (Gand 1924).\nIl faut dire que l'emplacement désigné au\nrécent concours ne permettait que très diffi-\ncilement la solution sous cette dernière forme.\nL'ensemble plastique ordonné, exposé direc-\ntement aux regards, fut donc le parti presque\ngénéralement adopté par les concurrents. Cer-\ntains se rendirent compte de la nécessité créée\npar l'emplacement même, de développer 1 im-\nportance de l'ensemble architectural appuyant\nl'œuvre de Meunier. Ainsi plusieurs présentè-\nrent des solutions mieux « urbanisées », c'est-\nà-dire moins étrangères à l'ambiance environ-\nnante. Telles furent, par exemple, les solutions\ndes architectes Derée, Poly et Puttemans.\nQuant au projet vainqueur, non simple,\nmais simpliste, il nous paraît ne prendre\nsouci que médiocrement et de l'œuvre de Meu-\nnier, et des exigences urbanistiques inévitables.\n\nLA SCIENCE DES PLANS DE VILLES\nNous extrayons du compte rendu d'une\ncommunication, faite par M. A. Rey àla So-\nciété des Ingénieurs Civils français, les passa-\nges suivants :\nL'idée directrice fondamentale, le fil con-\nducteur à travers cet immense domaine, est de\nrespecter l'action directe des rayons solaires.\nIl faut en conséquence construire tous les bâti-\nments, sans exception tde manière àce qu'ils\nsoient pénétrés de part en part, le plus d'heu-\nres possible, depuis leur base, par ces rayons\nbienfaisants.\nNos connaissances actuelles sur l'action de la\nlumière solaire nous permettent d'affirmer\nqu'elle est le grand moteur du globe, l'anima-\nteur de tout ce qu'il contient, le suprême fac-\nteur de la vie.\nLes forces assainissantes par excellence du\nmilieu habité, contenues dans tout rayon de\nsoleil, sont d'une puissance irrésistible. Dans\nles habitations que nous rencontrons, hélas\naujourdhui partout, jusque dans les quartiers\nde villes les plus riches, et en apparence les\nplus prospères, habitations édifiées sans mé-\nthode, en chaos, nous avons jusqu'ici tourné\nrésolument le dos au soleil. C'est un pur hasard\nlorsqu'il y pénètre. Demain, les formules\nd'orientation astronomiques, que M. Rey ex-\npose, seront le point de départ d'une véritable\nrévolution dans les méthodes de construction\nde toutes les agglomérations.\nLe soleil, le grand animateur, est le distri-\nbuteur de puissance et d'énergie qui engendre\ntous les phénomènes vitaux sur le globe et\ncommande impérieusement son atmosphère.\nL'ensoleillement est donc pour l'habitation\nhumaine le facteur capital. Il faut donc le res-\npecter souverainement dans la construction des\nagglomérations.\nIl faut pratiquement parvenir à construire\ntoutes les maisons de manière que leurs fenêtres\nsoient exposées à la radiation solaire directe,\ntoute l'année, pendant la plus longue durée\npossible. M. Rey a fait de ce problème capital\nune étude technique très étendue basée sur les\ndonnées astronomiques les plus rigoureuses,\nafin de déterminer les conséquences que cette\nconception inattaquable introduit dans les li-\ngnes fondamentales du plan des aggloméra-"}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "83", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.5", "texte": "TEK H N É\n\ntions et leurs tracés/ de l'orientation, des lar-\ngeurs des voies publiques, du lotissement des\nterrains, des formes et des hauteurs des cons-\ntructions et jusqu'aux moindres dispositions\nintérieures des habitations,\nM. Rey montre que les conséquences de\nl'ensoleillement rigoureux de toutes les alvéoles\nde la cité apportent des modifications fonda-\nmentales dans l'art de bâtir les villes et leurs\nbanlieues et révèle une science qui n'est qu'à\nses débuts et qui, demain, devra sauver de la\ndéchéance physique et morale prématurée des\nmillions d'êtres humains.\nLe soleil et les habitations.\nLes rapports entre le soleil et les habitations\nse présentent dans des conditions précises. Le\nsoleil est une puissance devant laquelle l'hom-\nme est obligé de se plier comme devant un pou-\nvoir supérieur immuable. Les conditions qui\ndépendent du soleil sont donc d'une intransi-\ngeance absolue. Ce produit de l'homme, qu'est\nl'habitation,doit donc se subordonner entière-\nment aux données fournies par le cours du so-\nleil pour réaliser l'ensoleillement parfait.\nLes formules astronomiques et la science des\nplans de ville,\nLes éphémérides astronomiques relèvent la\nposition que le soleil occupe dans le ciel pour\nn'importe quel instant de la journée et pour\nn'importe quelle époque de l'année.\nGrâce à de grands diagrammes,spécialement\nétablis à ce sujet sur les données astronomiques\nM, Rey a pu fixer pour l'année entière et pour\nchaque minute de chaque jour la position du\nsoleil dans le ciel.\nCes diagrammes constituent ce que l'on\npourrait appeler la Carte fondamentale per-\nmettant de déterminer, suivant l'orientation\ndes voies publiques et leur largeur, la hauteur\ndes bâtiments riverains en rapport avec l'éclai-\nrage de leurs façades. Le principe adopté, d'une\nrigueur absolue, est que le 2 1 décembre, le jour\nle plus court de Vannée, les rayons de soleil\nviennent frapper pendant une heure au moins,\nalternativement sur les deux façades opposées,\nla base de chaque construction, Ainsi sera\nassuré Penoleillement absolu et dans toute\nleur hauteur des deux façades opposées de tous\nles bâtiments. On peut juger par là de l'im-\nportance capitale de l'application de ces prin-\ncipes astronomiques.\nLa cité moderne surpeuplée crée Vombre.\nL'agglomération urbaine est devenue peu à\npeu comme une usine qui ne cesse de créer de\nl'ombre et semble repousser la lumière, Paris\nen est un exemple. Si l'on additionne, en effet,\nsur un seul plan toutes les surfaces des étages\ndes bâtiments parisiens, on obtient une surface\nreprésentant près de cinq fois la surface actuelle\nde la capitale dans la limite de ses fortifica-\ntions. Un tiers de cette surface est assez bien\néclairée. Un tiers est vaguement ou mal éclairé.\nUn tiers, enfin, est à peu près complètement\nplongé dans l'obscurité.\nLes fléaux sociaux, dont la tuberculose est\nun des plus meurtriers, découlent directement\nde ce mépris urbain pour l'éclairage direct du\nsoleil.\nL'insolation rigoureuse des bâtiments.\nAu moyen de graphiques, M. Rey a établi\nla durée théorique d'insolation pour chaque\nmois de l'année, et dans huit directions diffé-\nrentes, ainsi que le pourcentage d'insolation\nsuivant l'orientation des façades. Il en résulte\nque, si le grand axe des bâtiments est Nord-\nSud les grandes façades Est et Ouest recevront\nmatin et soir le maximum d'ensoleillement.\nL'héliothermie. L'axe héliothermique.\nMais il faut tenir compte de l'héliothermie,\nc'est-à-dire la quantité de chaleur que reçoi-\nvent ces façades qui modifie la qualité de cet\nensoleillement. Les observations des bureaux\nmétéorologiquqes permettent d'établir, pour\nun grand nombre de pays, les courbes ther-\nmiques moyennes, correspondant pour chaque\nannée à un instant quelconque de la journée.\nOn pourra ainsi, en combinant la durée de\nl'insolation avec la température moyenne, créer\nune valeur proportionnelle à la fois à la durée\nde cette insolation et à la température moyenne\nqui a régné pendant cette durée.\nCes deux éléments, soleil et chaleur am-\nbiante, combinés constitueront ce que nous\navons appelé la valeur héliothermique.\nLes agrandissements de villes doivent baser\nleurs tracés sur la pénétration rigoureuse des\nrayons du soleil dans toutes les habitations.\nOr, il faut brutalement le reconnaître, aucune\nplace jusqu'ici n'a été faite à ce principe\nd'orientation scientifique, permettant la péné-\ntration rigoureuse de la lumière du soleil dans\nles bâtiments. Nous devons constater l'inex-"}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "84", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.6", "texte": "TEK H N É\n\nplicable indifférence de la plupart de ceux qui\nont mission de travailler en vue de l'améliora-\ntion des conditions d'habitation de l'humanité.\nLes habitants, et ceci est presque une consta-\ntation universelle, se résignent de plus en plus\nà vivre dans une lumière diffuse qui, graduel-\nlement, va jusqu'à l'obscurité. L'éclairage arti-\nficiel des locaux urbains, des bureaux, des ate-\nliers, des arrière-boutiques, des logements\nmême a fait ces dernières années de prodigieux\nprogrès. Ils marchent parallèlement avec les\ninnombrables maladies d'yeux dont sont\natteints une proportion de plus en plus élevée\ndes habitants.\nLes villes modernes à hauts blocs à étages\nsur des voies publiques allant dans toutes les\ndirections et de largeur fixée au petit bonheur,\nsans préoccupation aucune de l'orientation\nsolaire, ont leurs habitations de plus en plus,\nen effet, plongées dans l'obscurité. Que devient\nla salubrité de chambres qui s'ouvrent sur ces\ncours fermées, puits d'air stagnants, sur ces\ncourettes immondes, où s'entassent près des\ndeux tiers des citadins des plus grandes villes\nsurpeuplées. C'est là que se recrutent les mil-\nlions de chambres noires que nous trouvons\ndans nos agglomérations modernes.\nLa question de l'orientation solaire de\ntoute habitation, avec la correction thermique,\ndomine en réalité toute la science de l'hygiène.\nComment a-t-on pu jusqu'ici croire qu'une\nvoie publique pouvait être créée dans n'im-\nporte quelle direction, avec n'importe quelle\nlargeur, être bordée de bâtiments dont la hau-\nteur ne serait fixée par aucun règlement ayant\nune base scientifique rigoureuse! Comment ne\ns'est-on pas aperçu des conséquences désastreu-\nses de semblables négligences, au point de vue\nde la santé publique! Dans une capitale comme\nParis, où la valeur des habitations élevées\ndans l'enceinte fortifiée dépasse aujourd'hui\nen capital 30. milliards de francs, aucun règle-\nment quelconque ne s'est jamais préoccupé des\nlois de l'éclairage solaire d'un ensemble de\nbâtiments d'une valeur aussi colossale. Ht cette\nconstatation peut être faite dans toutes les\nplus belles villes d'Europe et d'Amérique, où\njusqu'ici on ne s'est jamais préoccupé de cette\nquestion fondamentale de l'insolation rigou-\nreuse des édifices.\nLa largeur des rues, fonction de trois facteurs.\nLa conséquence incalculable qui découle de\nces données, pour le tracé des futurs lotisse-\nments des quartiers de villes, est que la largeur\ndes rues est non seulement fonction de la lati-\ntude du lieu, de la hauteur des bâtiments rive-\nrains ,mais aussi de l'angle que forme cette\nrue avec le méridien.\nOr, sur ces trois facteurs de détermination\nrigoureuse de l'éclairage solaire des habitations,\ndeux facteurs astronomiquqes ont toujours été\nabsolument ignorés. C est à cette faute ini-\ntiale que nous devons d'avoir dans nos plus\ngrandes villes des quartiers immenses aux trois\nquarts plongés dans la plus déprimante obscu-\nrité. Des blocs entiers ne pourront jamais, jus-\nqu'à l'heure de leur démolition, recevoir les\nrayons directs du soleil. Ils sont voués à 1 in-\nsalubrité la plus irrémédiable.\nTous les règlements de voirie urbaine, en ce\nqui concerne l'établissement des voies nou-\nvelles, les lotissements des terrains et les hau-\nteurs et tracés des bâtiments ,sont donc à re-\nmanier de fond en comble, d'après des prin-\ncipes astronomiques rigoureux. C'est la grande\nrévolution dans l'art de construire les villes,\nart qui doit avoir comme point de départ des\nprincipes immuables. La vérité scientifique\nnous met dans l'obligation de considérer un\nimmeuble comme une marchandise qui doit\nêtre estimée à la valeur de son éclairage solaire.\nL'immeuble insalubre n'est pas seulement celui\noù manquent l'eau, les évacuations des eaux\nusées, les canalisations sanitaires essentielles,\nles distributions pratiques des locaux permet-\ntant l'aération abondante, mais celui dans le-\nquel, en premier lieu, les rayons du soleil ne\npeuvent partout pénétrer.\nLe facteur essentiel déterminant la valeur\nsanitaire d'un immeuble et par conséquent\ndemain, nous espérons, sa valeur vénale, est\ndonc avant tout dans son insolation rigou-\nreuse, conséquence de son orientation astrono-\nmique.\nLa science des plans de villes.\nM. Rey s'étend ensuite sur le problème des\nvoies publiques, des places, des bâtiments et\ndes zones de hauteur, des terrains et des lotis-\nsements, des quartiers, des plantations, de la\ncirculation et des transports. Il montre l'im-\nportance des canalisations de la ville souter-\nraine et des nécessités impérieuses de créer des\nvoies de transports de véhicules et des garages,"}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "85", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.7", "texte": "TEK H N E\n\ndes trottoirs roulants et des ascenseurs desser-\nvant 1 activité souterraine qui devra venir de-\nmain soulager celle au niveau du soL II ex-\npose ensuite la question des densités de popu-\nlation suivant les différentes catégories d'ha-\nbitants en rapport avec les surfaces bâties et\nles surfaces libres. Il donne un grand nombre\nde plans de détail d'habitations bien orien-\ntées, de groupements de quartiers, de frag-\nments de ville et même de cités entières cons-\ntruites suivant les formules rigoureuses d'enso-\nleillement et l'application de l'axe hélio-ther-\nmique*\nActuellement, la plupart de nos villes im-\nportantes se trouvent sans aucune spécialisation\ndes quartiers et le plus souvent sans plan direc-\nteur. Il en résulte un mélange inextricable, dans\nlequel se heurtent toutes les activités des\ncitoyens qui font du plan général de la cité une\nmosaïque de constructions où les activités de\nleurs occupants s'opposent violemment et se\nnuisent les unes aux autres.\nSur bien des points, notre conception de la\ncité est mesquine, manque d'ampleur* Paris,\npar exemple, en dehors de ses lignes magis-\ntrales historiques si mal défendues ces der-\nniers temps semble rabougri, étriqué,\nendormi.\nLes problèmes les plus essentiels qui tou-\nchent intimement et à chaque instant à la vie\njournalière des citoyens qui, cependant, créent\npar leur intelligence, leur activité, leur labeur\net leur courage, la richesse, la force, la puis-\nsance nationales,sont par trop négligées en face\ndes progrès de la science des constructeurs.\nVivre dans la pénombre des bâtiments voisins,\nà laquelle on se résigne lâchement, est une\nconception vraiment rétrograde qui viole les\nprincipes les plus sacrés de l'hygiène et de la\nsanté et qui n'a rien de la dignité qui sfimpose\nà la vie moderne. Les files des hautes maisons\nqui s'alignent sur les voies publiques en parois\nabruptes, rébarbatives, comme de véritables\nforteresses, lourdes masses sans interruption,\nont quelque chose d'enfantin, de mesquin,\nd'une monotonie extrême réellement dépri-\nmante. La verdure devrait séparer ces blocs de\ndistance en distance et par sa projection gra-\ncieuse sur les voies publiques, former cette\ninterruption à laquelle aspire le regard et qui\nse mêlerait harmonieusement aux plantations\nfaites sur les trottoirs.\n\nECHOS\nLIMOGES (France ). UNE GARE NOU-\nVELLE. en construction depuis 1924, vient\nd'être terminée. La place étant limitée, on pro-\njeta une gare surélevée. EUe est construite en\nbéton armé, façades en pierres de taille et toi-\ntures entièrement métalliques de 60 mètres de\nhauteur.\nLes renseignements suivants sont fournis\npar « La Science et la Vie » : L'ensemble de\nla gare repose sur une plate-forme générale\nsurélevée, de 96 mètres de longueur dans le sens\ndes voies et 70 mètres de largeur, établie à 7 m.\nau-dessus des rails. Cette plate-forme constitue\nle hall et la cour des voyageurs, ainsi que le\npremier étage d'un deuxième bâtiment réservé\nau service administratif.\nLes voyageurs peuvent accéder à la cour par\ndeux directions opposées : du côté de la ville,\nune rampe de 30 mètres de largeur prolonge\nen ligne droite l'avenue de la Gare des Béné-\ndictins; du côté du service des marchandises,\nun pont de 15 mètres de largeur se raccorde par\nune courbe de 23 mètres de rayon avec une\ndeuxième rampe de 217 mètres de longueur et\n1 2 mètres de largeur. Cette rampe est en terre-\nplein sur 95 mètres, et le surplus en arcades\névidées en béton armé, utilisées comme maga-\nsins ou dépôts.\nA PROPOS DE LA CITE UNIVERSI-\nTAIRE de Paris, un rédacteur de la revue\nofficielle britannique « The Architecte Jour-\nnal », écrit :\n« Cette cité internationale pour étudiants\nprend, décidément, Y allure d'une exposition.\nLe bâtiment français est d'un gothique man-\nqué. Les Belges ont érigé quelque chose qui\nressemble à un hôtel amené d'Ostende. Quant\nau Home des Américains, il est franchement\nmauvais, du point de vue architectural, et\npourrait servir aussi bien comme entrepôt à\nIndianapolis. La Maison des Argentins a plus\nde mérites, certes. On dit que les Parisiens\nattendent avec anxiété ce que construiront\nTlndo-Chine et d'autres pays »;\nNous savons tous que la Cité Universitaire\nest un fier désastre architectural."}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "86", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.8", "texte": "TEK H N i\n\nUN DES MULTIPLES ASPECTS DU PROBLÈME QUE\nPOSE LA CIRCULATION AUTOMOBILE MODERNE\nLe cliché ci-dessus représente le stationne-\nment des automobiles à l'aéroport de Hendon\n(Angleterre ) durant les fêtes aéronautiques\nqui eurent lieu récemment.\nAu cours des dernières démonstrations\naériennes qui se déroulèrent à Evere, on enre-\ngistra sans peine le lamentable état des voies\nd'accès et du parc de stationnement (! ) de\nl'aéroport bruxellois. La Presse se fit volon-\ntiers l'écho de ces critiques. On sait fort bien\nqu'un aéroport ne se compose pas unique-\nment d'une plaine et de hangars... Si le cliché\nci-dessus montre qu'un souci d'organisation\nrègne à Hendon, il est facile de se rendre\ncompte néanmoins de l'imperfection du parc\nde stationnement, dont on ne voit d'ailleurs\nque l'état de repos.\n(Cliché « Ons Volk »♦ )"}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": "87", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.9", "texte": "TEK H N É\n\nBERLIN. BATIMENTS D'USINE ET\nDE BUREAUX. Un important travail a été\nconfié aux architectes Korn et Weiszmann :\nl'édification des vastes bâtiments de la «Gum-\nmiwarenfabrik Froums Act », à Berlin-Kô-\npernick. soit environ 45 X 200 m. d'usine et\n4,000 m 2 de bureaux. Le mode de construc-\ntion fixé est la carcasse métallique aparente.\navec remplissage en verre. Ces installations\nseront soumises à l'aération constante, rafraî-\nchies en été, et chauffées normalement en\nhiver.\nBRUXELLES. LE STADE DES SPORTS\nDE LA VILLE. Le 4 octobre a eu lieu la\ncérémonie de la pose de la première pierre du\nstade des sports de la Ville de Bruxelles qu'on\nédifie au IIe District ,à côté des terrains sur\nlesquels sera établie l'Exposition universelle de\n1935. Il sera inauguré en 1930, à l'occasion\ndes fêtes du Centenaire. La plaine des jeux se\nprésentera sous la forme d'une ellipse, dont le\ngrand diamètre mesurera 195 mètres et le petit\ndiamètre 1 1 o mètres. Autour de cette plaine,\ns'élèveront des gradins sur lesquels 75,000\nspectateurs pourront prendre place. Une tri-\nbune couverte pourra en abriter 6,000.\n\nINFORMATIONS\nL'ASSOCIATION DES TECHNICIENS\nDE CONSTRUCTIONS CIVILES a tenu\nsa séance inaugurale le 22 décembre. M. G*\nDuchateau, ing. C. C. et professeur à Y Uni-\nversité de Bruxelles fit, à cette occasion, une\nintéressante conférence : « Introduction . à\nl'Etude du Béton Armé ».\nAu programme des cours-conférences an-\nnoncés pour cette année, par l'Ecole Techni-\nque du Bâtiment et des Travaux Publics, fi-\ngure ce qui suit :\ni° Le 10 janvier 1930, à 20 heures. Sujet:\n« Ce que lon mesure « la Terre », par\nM. Maurice Brûlé, géomètre-expert.\n20 Le 17 janvier 1930. à 20 heures. Sujet:\n« Le rôle des Architectes et Entrepreneurs\ndans l'exécution des travaux », par M. Ar-\nmand Delsaux, avocat à la Cour d'Appel.\n30 Le 24 janvier 1930, à 20 heures. Sujet:\n« La route à travers les âges », avec projec-\ntions lumineuses, par M. Janssens. directeur-\ntechnicien à l'Administration des Ponts et\nChaussées.\nSignalons en outre tous les vendredis à\n20 heures précises, conférences, traitant sur\nles matières spécialisées enseignées à l'Ecole\nTechnique du bâtiment et des Travaux pu-\nblics.\nPour renseignements complémentaires s'a-\ndresser au siège de l'A. T. B. C. C., 52. rue\nde la Montagne, à Bruxelles.\nLE COMITE COLONIAL DE LA S. C.\nA. B. organise au Palais du Midi (Salle des\nCours Publics de l'Ecole Industrielle ), le cycle\nde conférences suivant :\nSamedi 11 janvier 1930 : « Géographie\ngénérale du Congo belge », par le comman-\ndant Maury, Ingénieur en chef au Ministère\ndes Colonies.\nSamedi 8 février : « Les Populations de\nl'Afrique Belge », par M. Van der Kerken,\navocat près la Cour d'Appel de Bruxelles, pro-\nfesseur à l Université Coloniale et à l'Univer-\nsité de Gand.\nSamedi 22 février : « L'Art nègre du\nCongo Belge », par M. Gaston-Denis Périer,\nsous-directeur au Ministère des Colonies.\nSamedi 22 mars : « En naturaliste au\nCongo : les insectes et l'habitation », par\nM. Schoutheden,directeur du Musée du Congo\nbelge à Tervueren.\nSamedi 5 avril : « L'Hygiène au Congo\nBelge », par M. le Docteur Dryepondt, mem-\nbre du Conseil Colonial et du Conseil Supé-\nrieur d'Hygiène du Congo."}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "88", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.10", "texte": "TEK H N Ê\nDEMANDEZ NOTRE BROCHURE C -\n\nEXPOSITIONS\nFRANCFORT, L'EXPOSITION INTER-\nNATIONALE de plans d'habitations minima\ncomporte plus d'une centaine de travaux. Les\nplans, tous dessinés à l'échelle de 1 : 10, sont\nfixés sur plaques d'aluminium- L'ensemble\ndoit partir prochainement, comme exposition\nitinérante, pour plusieurs villes américaines.\nAprès quoi, les villes d'Essen, de Zurich, de\nMilan et de Varsovie recevront pour un temps\nfixé tout le matériel. Celui-ci sera à Bruxelles\npour le troisième Congrès International d Ar-\nchitecture Moderne qui doit avoir lieu en notre\ncapitale en septembre 1930,\nL'EXPOSITION DE LA CONSTRUC-\nTION A BERLIN, i 93 i. Les détails suivants\nviennent d'être publiés dans les revurs alle-\nmandes :\nLe plan général et la direction technique de\nl'exposition sont confiés au Stadtbaurat\nDr. Ing. Wagner et au Prof. H. Poelzig.\nLa section « Neues Bauen und Wohnen »\nrst placée sous la direction des architectes Prof.\nSiedler et Jarbotz, tandis que le Prof. Bartning\nest chargé de l'exposition des halls (« Neues\nWohnen »).\nLa cité de démonstration est attribuée aux\narchitectes Solisberg. Bartning et Mebes.\nQuant à l'exposition internationale d Ur-\nbanisme. son organisation est confiée au\nDr. Schmidt (Essen ). La section des Cons-\ntructions agricoles est confiée à l'architecte\nB. Ahrends. celle des Métiers du Bâtiment au\nDr. Kaiser et au Prof. Grothe, tandis que la\nsection des parcs et jardins est attribuée au\nStadtbaurat Dr. Ing. Wagner. Le jardin\nd'attractions sera aménagé par l'architecte\nNachtlicht.\nFLORENCE (Italie). UNE EXPOSITION\nINTERNATIONALE s'est tenue dans cette\nville du 20 au novembre 1929. Une section\nen était réservée au Bâtiment, à l'Habitation\net aux Arts Décoratifs.\nBRUXELLES. LA SECONDE EXPO-\nSITION INTERNATIONALE DU BA-\nTIMENT et des Industries qui s'y ratta-\nchent, s'ouvrira le 18 janvier au Palais de\nl'Habitation (Cinquantenaire) et durera jus-\nqu'au 30 janvier. Signalons les sections sui-\nvantes : Architecure, Matériaux de Construc-\ntion. Installations sanitaires. Chauffage. Ven-\ntilation. Eclairage, etc.\nPour tous renseignements s'adresser à l'Ad-\nministration : 64. rue de l'Enseignement, à\nBruxelles. Téléphon : 119,95.\n\nL'INSULITE\nPANNEAU\nISOLANT\nEN FIBRE\nDE BOIS\nCONTRE\nLE\nLADHALEUR\nL'l\nLE\nLA CONDEN\nSATION\nSociété Générais des BOIS et PLACAGES\n13, RUE RAPHAËL, 13\nBRUXELLES\nTEL. 283,10\nTEL. 264,08"}, {"page_pdf": 11, "page_imprimee": "77", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.11", "texte": "ARCHITECTURE-URBANISME-ART PUBLIC\nANNÉE 1930 VOLUME VIII NUMÉRO 6\n\nCONSACRÉ A LA MÉMOIRE DE\nLOUIS VAN DER SWAELMEN\n\nDISCOURS PRONONCÉ PAR HENRI VAN DE VELDE AUX\nFUNÉRAILLES DE LOUIS VAN DER SWAELMEN.\n\nIl me semble que c'est pour la deuxième\nfois que je me trouve au bord de la fosse où\nl'on va descendre la dépouille mortelle de\ncet éminent et parfait professeur à l'lnsti-\ntut supérieur des arts décoratifs qu'était\nLouis van der Swaelmen.\nLa première fois ç'aurait été il y a un peu\nplus d'un an, quand van der Swaelmen qui\nvenait d'obtenir un congé pour raisons de\nsanté me pria de l'assister, dans sa classe,\nau moment où il prendrait congé de ses\nélèves.\nCeux d'entre eux qui se sont joints à nous\npour rendre les derniers honneurs à leur\nprofesseur, se souviendront qu'à ce mo-\nment il n'était plus que l'ombre de lui-\nmême, que son échine était courbée, que\nsa voix était voilée, qu'il faisait des efforts\ndouloureux pour trouver ses mots, lui dont\nl'apparence physique avait jusqu'alors\nrayonné de force, lui dont la parole était si\nabondante et l'éloquence si précise.\nQuand vint le moment de le remercier pour\nle zèle qu'il avait manifesté, pour l'effort\nadmirable qu'il avait réalisé pour la prépa-\nration de son cours et pour tout ce qu'il\navait déjà donné à ses élèves, quand vint le\nmoment de lui présenter au nom de l'lnsti-\ntut et en celui de ses élèves, nos souhaits de\ncertain rétablissement et de prompt retour,\nje lus dans les yeux des élèves qui s'étaient\ngroupés autour de nous qu'ils considéraient\nce que je disais au sujet de ce rétablisse-\nment prochain et de ce retour comme un\npieux mensonge.\nEn rentrant dans la chambre directoriale,\nje m'assis anéanti, sentant bien que je ve-\nnais de prononcer l'éloge funéraire de celui\ndont les forces physiques auraient suffi\ntout juste pour quitter nos contrées de"}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "78", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.12", "texte": "brouillard et pour atteindre celles du bien-\nfaisant midi !\nEt si en ce jour de profond deuil et de\nlourde tristesse, je pouvais me réjouir de\nquelque chose, ce serait d'avoir pu lui dire\nde son vivant combien sa collaboration à la\ncréation de l'lnstitut avait contribué au suc-\ncès que plus personne ne lui conteste; ce\nserait d'avoir obtenu pour lui cette chaire\nde l'Urbanisme et de l'Art des jardins à la-\nquelle il aspirait depuis si longtemps !\nMais le repos absolu, les soins d'amis dé-\nvoués, près desquels il cherche refuge, le\nsoleil peuvent des miracles. c'en fut un\nque celui de voir rentrer au bout de quel-\nques mois van der Swaelmen, et reprendre\nses cours à l'lnstitut, avec le même enthou-\nsiasme, le même zèle et la même conscience\nqu'avant ce premier départ en congé tra-\ngique. Alors nous eûmes le spectacle d'une\nrésistance héroïque. Car aucun de nous, ni\ncollègues, ni élèves ne pouvaient s'y trom-\nper. La mort marquait de son empreinte ce\nbeau visage et le corps, ce corps jadis d'une\nstature et d'une vigueur physique si impres-\nsionnantes, était foudroyé.\nIl se peut donc qu'on puisse chanceler sous\nle fardeau de la mort sans s'apercevoir que\nc'est Elle qui a mis ses griffes dans votre\nnuque !\nCar, il restait confiant, rassuré; les pro-\nchaines vacances allaient lui rendre toutes\nses forces. Et les vacances vinrent... dont il\nne revint pas !\nSa dépouille mortelle vient de nous être\nrendue aujourd'hui que nous allons pieuse-\nment confier à la terre.\nCher, pauvre et grand collaborateur : Louis\nvan der Swaelmen, nos paroles, nos\nplaintes, vous y restez maintenant sourd.\nC'est pourtant votre directeur dont vous\népiiez les moindres paroles, qui vous\nadresse au nom de cet Institut auquel vous\navez voué toutes vos forces et jusqu'à épui-\nsement, les ultimes paroles ; des paroles\némues d'éloge et de remerciements pour le\nzèle, la conscience avec lequels vous avez\naccompli vos devoirs envers notre Institut.\nEt c'est aussi votre ami qui vous apporte ici,\nen ultime hommage, l'expression de sa pro-\nfonde reconnaissance pour la fidélité avec\nlaquelle vous êtes resté indéfectiblement à\nses côtés au moment où une meute mise en\nrage par les excitations et les mensonges\nd'une des plus ignobles campagnes de\npresse s'acharnait sur moi, mais dans le but\nsurtout de faire échouer le projet que nous\navions conçu depuis si longtemps, celui de\ndoter notre pays d'un Institut qui remédie-\nrait à la situation néfaste qui laissait la Bel-\ngique aux derniers rangs et à un niveau des\nplus bas sur le terrain des arts industriels\net de l'artisanat.\nA présent que le souvenir de cette odieuse\ncampagne s'est effacé comme s'efface celui\nd'un cauchemar, aujourd'hui que l'lnstitut\nexiste, qu'il a triomphé de ses ennemis, qu'il\na fait ses preuve, va-t-il avoir à se défendre\ncontre de nouvelles attaques ?\nLa mort est une ennemie de taille !Se te-\nnait-elle dans les réserves, pour nous mé-\nnager de nouveaux coups ?\nEn vous désignant comme victime, la mort\nnous inflige le coup le plus dur que nous\nayions éprouvé jusqu'ici. Elle prive l'lnsti-\ntut d'une lumière, d'une conscience, d'un\ncollaborateur exemplaire, doué d'une foi\nmagnifique, d'une noblesse de caractère ex-\nceptionnelle !\nElle me prive personnellement d'un con-\ncours auquel je pouvais en appeler en tou-\ntes occasions ; et il y en a de douloureuses\net de difficiles ! Votre haute et belle intel-\nligence n'était jamais en défaut de conseils\nqui s'inspiraient en toutes occasions —et de\nla générosité innée de votre cœur et de la\nferme et éclairée adhésion aux principes qui\nformeront l'esprit et l'âme de notre Institut."}, {"page_pdf": 13, "page_imprimee": "79", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.13", "texte": "† LOUIS VAN DER SWAELMEN.\n\nLouis van der Swaelmen, rien ne pourra\neffacer le souvenir de votre présence parmi\nnous. En chacun de nous, vous avez fa-\nçonné l'image d'un exemple !\nL'exemple d'un être qui lutte sans rien per-\ndre de son idéalisme et de sa naturelle bon-\nté, qui lutte contre le surmenage auquel\nnous sommes tous astreints en vue de la\nsatisfaction de modestes besoins matériels,\nqui lutte contre l'indifférence et l'hostilité\nauxquelles sont exposés dans notre pays\n« tous ceux qui se distinguent ».\nJ'apporte ici, devant cette tombe entr'ou-\nverte, le témoignage solennel, que nous al-\nlons y déposer la dépouille mortelle d'un\nhomme qui restera un exemple de la plus\nhaute conscience du devoir professoral et\ndu plus dévoué des attachements à ses\nélèves. Je leur apporterai le témoignage\nécrit que vos dernières pensées, Cher Pro-\nfesseur, furent vouées aux élèves et à l'ln-\nstitut.\nCelui-ci, sa direction, ses professeurs et ses\nélèves vous remercient avec une si pro-\nfonde émotion qu'elle me paraît inexprima-\nble par des mots. Nous ne pouvons que\nnous incliner, et tête baissée, dans le plus\ndouloureux des recueillements, joindre à\nces remerciements le plus poignant des\nadieux."}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "80", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.14", "texte": "H. P. BERLAGE\nARCHITECT B. N. A.\nS' GRAVENHAGE\nIn het nummer van « La Cité » dat geheel\naan wijlen van der Swaelmen is gewijd,\nkan ik niet nalaten vriendschappelijk zich\nzijner te gedenken, die in oorlogstijd onder\nons heeft gewoond.\nZijn begaafde en aantrekkelijke persoon-\nlijkheid werd, vooral ook om haar bewon-\nderende ontvankelijkheid voor de nieuwe\nHollandsche Bouwkunst, een graag geziene\nCollega. En als hij daarna ons zoo nu en\ndan nog eens bezocht, dan bleek op nieuw\nzijn gewaardeerde belangstelling.\nWij zullen hem niet vergeten.\n\nTRADUCTION.\nDans ce numéro de « La Cité » entière-\nment consacré à la mémoire de van der\nSwaelmen, je ne voudrais pas manquer d'a-\ndresser un souvenir d'amitié à celui qui,\npendant la guerre, a vécu parmi nous.\nSa personnalité douée et sympathique et\nsurtout sa compréhension admirative de\nl'architecture hollandaise moderne, en à\nfait pour nous un confrère estimé. Lors de\nchacune de ses visites nous eûmes des té-\nmoignages nouveaux de l'intérêt précieux\nqu'il nous portait.\nNous ne l'oublierons pas.\n\nPIET KRAMER\nARCHITECTE A. E. A, B. N. A.\nAMSTERDAM\nVan der Swaelmen verliet ons zonder wrok\nin harmonie met de oneindigheid. Arme\nveel belovende groote Belg, gevreesde en\ngesmade intellectueele met de gloedvolle\novertuiging dat het nieuwe in de architec-\ntuur ook eens in uw mooi land zou zege-\nvieren. Welk eene vreugde dat gij het tij-\ndens uw leven mocht beleven dat bij de\n« Prix Belvédère » een modem kunstenaar\nmet algemeene stemmen der Jury de eerste\nprijs ontving.\nGij behoorde tôt de tragische profetische\nfiguren wien het lot bestemde alleen ande-\nren op te wekken en de moeilijke weg der\nschoonheid te wijzen, en U belette eigen\nidealen met buitengewone talenten te reali-\nseeren.\n\nTRADUCTION.\n\nVan der Swaelmen nous a quittés sans ran-\ncœur, en harmonie avec l'infini.\nPauvre grand Belge, si richement doué, si\nredouté, si dédaigné ! Vous aviez l'ardente\nconviction qu'un jour viendrait où l'archi-\ntecture nouvelle triompherait enfin dans\nvotre beau pays. Ce dût être une satisfac-\ntion pour vous d'avoir vu le prix Belvedere\ndécerné à l'unanimité à un architecte mo-\nderniste.\nVous appartenez aux figures prophétiques\net tragiques que le sort destine à éclairer\npour autrui la route ardue du beau, tandis\nque vous fûtes empêché de réaliser votre\npropre idéal."}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "81", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.15", "texte": "LES JARDINS RÉGULIERS DU\n\nDOMAINE DE MAILLARD (1913).\n\nEn toch wat een buitengewoon mooi boek-\nwerk schreef hij in Holland dat een heilig\nbrevier beteekende voor de Belgische ar-\nchitecten die na de rampzalige jaren 1914-\n1918 het groote werk moesten doen doch\nde opdracht niet kregen...\nHoe zag ik hem in een bizonder oogenblik\nvoorgaan tijdens een congres te Brussel als\nde levende vaan en leuze der vernieuwing\ngaande over de puinhopen der gestorven\nsteden, en voelde zijn vriendschap als een\nadelsbrief.\nBeste vriend gij vocht voor de eeuwige\nverandering en vernieuwing, hoe heeft het\nleven U door eene zachte hand geleid en\ntoch ook de vreugde van uitgevoerde ar-\nbeid gebracht ; zal men in België dan einde-\nlijk beseffen dat weer een van hun meest\ntalentvolle architecten heenging die meer\nwaardeering verdiend heeft dan ontvan-\ngen...\nJa, de jonge veelbelovende architecten zul-\nlen in zijn heengaan eene aanleiding vin-\nden zich nauwer aaneen te sluiten en trach-\nten hetzelfde als de Hollandsche architec-\nten te bereiken : n. 1. de erkenning der ar-\nchitecten als de belichaming van het open-\nCependant le livre remarquable que van\nder Swaelmen a écrit en Hollande, était un\nbréviaire sacré pour les architectes qui\naprès les années néfastes de 1914 à 1918\nauraient dû accomplir la grande œuvre,\nmais n'en furent pas chargés.\nJe le revois tel que je le vis lors d'un\ncongrès à Bruxelles, vivant symbole du re-\nnouveau, arpentant les ruines des cités dé-\ntruites, lui dont l'amitié constituait un titre\nde noblesse.\nAmi, vous luttiez pour l'éternelle jeunesse\nen l'art. Cependant le destin vous a tendu\nune main amie et donné la joie d'œuvres\nréalisées. Mais la Belgique a-t-elle enfin\ncompris, qu'un de ses plus grands archi-\ntectes a disparu et qu'il méritait plus d'es-\ntime qu'il n'en a reçu ?\nPuisse cette mort stimuler les jeunes d'a-\nvant-garde à serrer leurs rangs, afin de\nconquérir la place reconnue à leurs con-\nfrères hollandais, c'est-à-dire d'être consi-\ndérés comme la personnification de la con-\nscience publique de la beauté, les créa-\nteurs et défenseurs du beau en architecture\net en urbanisme.\nVan der Swaelmen vous fûtes le verbe ins-"}, {"page_pdf": 16, "page_imprimee": "82", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.16", "texte": "baar schoonheidsgeweten, de beschermers,\nscheppers en verzorgers der openbare\nschoonheid van bouwen tôt planten...\nVan der Swaelmen : Het was uw bezielend\nwoord dat ons hart onmiddellijk opvoerde\nnaar het gebied der schoonheid, een der\nmachtigste en meest waardevolste factoren\nin ons menschelijk leven.\nUw Judy lidmaatschap was een zekerheid\ndat die schoonheid bij IJ in onbesmette\nhanden was, Gij transigneerde nimmer\nmaar bezat de onbevlekte principieele zui-\nverheid.\nDeze woorden die U nooit bereiken zullen\ndan voor uwe leerlingen en volgelingen\nzijn : De nieuwe tijdgeest door U aange-\nvoeld begint onafwijsbaar in aile landen te\nzegevieren. De jonge architecten der toe-\nkomst in België beloven dat zij het licht\nder eeuwige vernieuwing in architecturale\nschoonheid hoog zullen houden en Gij\nwaart het die door uw arbeid en invloed\nhen voor hun zware taak hebt gereed ge-\nmaakt.\nOok uw Hollandsche vrienden zullen U\nnooit vergeten.\npiré qui transportait notre âme vers le do-\nmaine de la beauté, qui tient une place im-\nportante et précieuse dans notre existence.\nEn s'en remettant à votre jugement on avait\nla certitude de confier le beau à des mains\npures. Vous ne transigiez jamais car vous\npossédiez une absolue intégrité de prin-\ncipe.\nQue ces paroles, qui ne vous parviendront\nplus, atteignent vos élèves et disciples :\nL'esprit nouveau que vous avez pressenti\npoursuit sa route triomphale dans tous les\npays. Puissent les jeunes architectes belges\npromettre qu'ils porteront haut le flambeau\nde l'éternel renouveau en architecture.\nC'est Vous qui par votre œuvre et votre in-\nfluence les avez préparés à cette lourde\ntâche.\nVos amis hollandais, eux aussi, ne vous ou-\nblieront jamais.\n\nDISCOURS PRONONCÉ PAR L'ARCHITECTE A. NYST, PRÉSIDENT DE LA\nS.B.U.A.M. AUX FUNÉRAILLES DE LOUIS VAN DER SWAELMEN.\n\nAu nom de la S. B. U. A. M. j'apporte à son\nfondateur Van der Swaelmen, l'hommage\nrespectueusement ému de ses camarades.\nLes horreurs de la guerre pesaient encore\nsur le monde que, plein de confiance et\nd'optimisme, Van der Swaelmen songeait\ndéjà à la reconstruction de la patrie et à la\nnécessité, pour notre pays, de rompre avec\nson individualisme traditionnel et de met-\ntre la raison et la méthode à la base de nos\ntravaux d'architecture. Cette conception de-\nvait le conduire à se spécialiser dans les\nétudes d'urbanisme et dès 1917 il éditait à\nLeyde les « Préliminaires d'Art Civique »,\nle premier traité général d'Urbanisme de\nlangue française écrit avec une passion\nvraiment communicative. Cette étude ma-\ngistrale et trop peu connue, situe de façon\ndéfinitive l'un des problèmes capitaux de\nnotre époque : elle suffirait à placer son\nauteur parmi les esprits les plus avertis de\nnotre pays."}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "83", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.17", "texte": "PLAN DE LA CITÉ INDUSTRIELLE DE SELZAETE (1921)."}, {"page_pdf": 18, "page_imprimee": "84", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.18", "texte": "Armé pour la lutte, Van der Swaelmen pu-\nblia en 1919 avec un groupe d'amis d'avant-\ngarde, le « Manifeste des Urbanistes », acte\nde foi qui constitue la charte de la Société\nBelge des Urbanistes et Architectes Mo-\ndernistes fondée à son initiative. Il y\nest question du « sens évolutionniste de\nla vie universelle » et chacun de nous de-\nvrait le relire périodiquement afin d'aigui-\nser son courage : car il est difficile d'éviter\nque s'use l'énergie dans le combat journa-\nlier contre la routine. Van der Swaelmen\nnous a donné un exemple frappant de per-\nsévérance dans la conviction enthousiaste\net de bonne humeur dans l'âpreté à la lutte;\nmais il y a laissé la santé et nous voici de-\nvant le navrant résultat d'une ardeur admi-\nrable et d'un désintéressement incompris.\nDevant la dépouille mortelle de notre ami,\nil m'appartient de faire acte d'humilité.\nLorsque, terrassé par la maladie il me pria\nde le remplacer à la Présidence de la S. B.\nU. A. M. et de veiller à la conservation de\nson œuvre, je ne prévoyais pas les difficul-\ntés que j'allais rencontrer sur ma route. Je\ndevais m'apercevoir bientôt que personne\nne pouvait prétendre à remplacer l'inéga-\nlable animateur que fut Van der Swaelmen.\nFallait-il vraiment que notre ami passât si\nprématurément à trépas pour nous permet-\ntre d'apprécier son dévouement sans borne\nà notre cause commune et de mesurer l'a-\nmertume de ses souffrances devant l'aveu-\ngle ingratitude ?\nLa S. B. U. A. M. doit à son premier Prési-\ndent et se doit à elle-même de poursuivre\nloyalement et avec ténacité la route qu'il lui\na tracée. Sous peine de défaillance chacun\nde ses membres devra s'inspirer des convic-\ntions de son fondateur principal, placer l'ar-\nchitecture et l'urbanisme modernes sur le\nseul plan social, lutter sans faiblesse contre\nle traditionnalisme empêcheur de progrès et\nmettre toute sa sensibilité aux seuls services\nde la vérité et du sens évolutionniste des\nidées générales de notre époque.\nMon cher Van der Swaelmen, au moment\ndu suprême adieu, nous serrons avec émo-\ntion dans nos cœurs la richesse de votre\nsouvenir et de votre exemple.\n\nIN MEMORIAM LOUIS VAN DER SWAELMEN\nLE CONFRÈRE, L'URBANISTE.\nR. VERWILGHEN\nINGÉNIEUR C. C. URBANISTE\n\nOn ressent quelque pudeur à faire du bruit\nautour du nom d'un ami à peine disparu.\nA quoi bon l'éloge quand le bon ouvrier a\nlaissé tomber l'outil, quand le lutteur est\nterrassé. N'était-ce pas au moment des hé-\nroïques chevauchées qu'il fallait suivre l'é-\ntendard et serrer les coudes ? Une amicale\npoignée de main à un vivant vaut mieux\nque toutes les oraisons funèbres.\nVan der Swaelmen fut un combattant inlas-\nsable dans tous les domaines où sa riche\nnature dirigeait son activité. Il le fut avant\ntout dans sa profession d'Urbaniste.\nEt pour cause. De tous les pays civilisés, la\nBelgique est celui où les principes mo-\ndernes de l'Urbanisme sont le moins en fa-\nveur. Partout ailleurs le progrès se dessine,\nles villes s'organisent, des plans se dressent"}, {"page_pdf": 19, "page_imprimee": "85", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.19", "texte": "CITÉ-JARDIN DU “LOGIS”, A BOITSFORT (1923).\n\npour des régions entières. S'il n'était quel-\nques rares groupes d'habitations à bon mar-\nché, dus d'ailleurs en grande partie à\nl'influence de Van der Swaelmen, notre\npays ne connaîtrait aucun aménagement\nd'ensemble moderne, aucune tentative d'ex-\npression collective du paysage urbain, au-\ncun plan d'extension fonctionnel. La no-\ntion même d' « Urbanisme » qui s'enrichit\nà l'étranger de centaines de traités et de\nvolumes, semble inconnue à nos édiles\ncommunaux, au gouvernement lui-même.\nLorsqu'il décida de consacrer son activité\nprofessionnelle exclusivement à l'Urbanis-\nme et à l'Art des Jardins, Van der Swael-\nmen faisait une héroïque gageure. Il la sou-\ntint jusqu'à son dernier souffle.\nSon activité fut inlassable.\nCe furent avant guerre ses campagnes ré-\npétées pour la protection des Sites et la con-\nservation de la Forêt de Soignes dont, avec\nStevens et Sander Pierron il fit connaître\nau pays la splendeur.\nCe furent ses projets pour la restauration\ndes Jardins de l'Abbaye de la Cambre, ses\narticles, ses conférences, ses interventions\nincessantes en faveur de l'esthétique et du\nrespect des sites."}, {"page_pdf": 20, "page_imprimee": "86", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.20", "texte": "Enfin, durant la guerre, il déclancha une\nvaste campagne pour la reconstruction du\npays, en harmonie avec les exigences et l'es-\nprit de notre temps. Trois œuvres capitales\nen marquent les étapes : L'lnstitution du\nComité Néerlando-Belge d'Art Civique,\ndont l'illustre architecte H. P. Berlage ac-\ncepta la présidence et dont Van der Swael-\nmen fut l'animateur, la cheville ouvrière.\nGrâce au concours d'un grand nombre d'or-\nganisations étrangères, ce Comité rassem-\nbla une riche documentation internationale\ndu Town Planning, qui devait, selon le désir\nde Van der Swaelmen, « permettre aux\ncommunes et à tous les pouvoirs publics in-\ntéressés à la reconstruction de la patrie\nà toute la restauration, dans le sens le plus\nlarge du mot, d'assimiler, sous une forme\naccessible à tous, les résultats de l'expé-\nrience internationale et la somme conden-\nsée des idées et des connaissances actuelles\nen cette matière. »\nL'Exposition et le Congrès de la Recon-\nstruction qui, sous l'impulsion de Van der\nSwaelmen, eurent lieu tous deux à Bru-\nxelles en 1915. Des techniciens et \"des ar-\ntistes modernes du monde entier y appor-\ntèrent, par la parole et par la présentation\nde leurs œuvres, des arguments décisifs en\nfaveur d'une reconstruction suivant l'ordre\nnouveau. Nos pouvoirs publics ne compri-\nrent pas la leçon.\nCe fut enfin la publication des « Prélimi-\nnaires d'Art Civique » livre magistral qui\nrestera le couronnement de la carrière de\nVan der Swaelmen. Je ne pviis songer à\nanalyser ici cette encyclopédie que la presse\nétrangère accueillit si élogieusement et à la-\nquelle notre « Cité » consacra une longue\nétude due à la plume d'André De Ridder.\nJe me contenterai de signaler que le mérite\nde ce livre ne fut pas seulement d'être le\npremier manuel de Town Planning écrit en\nlangue française. En adaptant à l'élude de\ncette branche nouvelle la méthode scienti-\nfique et biologique, son auteur instaurait\npour l'Urbanisme une ère nouvelle. Ce\nterme allait dorénavant comprendre « le\ncourant d'idées qui tend à grouper en un\ncorps de doctrine synthétique, la Socio-\nbiologie des cités, les techniques qui inter-\nviennent à leur aménagement rationnel, les\nnotions ou les doctrines qui régissent cet\naménagement ainsi que VArt de le réaliser\nharmonieusement. »\nDominé par cette pensée, il entreprit une\nétude analytique qu'il poursuivit dans ses\ndivisions les plus subtiles ; il en classa la\nnomenclature dans un ordre logique et\nfonctionnel et arriva enfin aux conclusions\nsynthétiques qui débordent l'art et la tech-\nnique en fusionnant avec les aspirations ci-\nviques et sociales de notre époque.\nCe livre, testament intellectuel, est un mo-\nnument digne des humanistes dont Van der\nSwaelmen avait l'harmonieuse culture.\nMais le haut mérite de ces études théori-\nques ne doit pas nous faire perdre de vue\nque leur protagoniste fut avant tout un es-\nprit réalisateur. Orienté dès sa jeunesse\nvers les arts plastiques, initié par des tradi-\ntions de famille à la technique de l'art des\njardins et de l'aménagement des grands es-\npaces, son esprit tendit essentiellement à\ndonner une forme plastique et concrète à\nses rêves.\nOn peut à peine concevoir que notre pays,\nque nos pouvoirs publics, n'aient pas of-\nfert à cette nature géniale l'occasion de\ns'exprimer dans des œuvres à la mesure de\nsa taille.\nCependant Van der Swaelmen nous laisse\ndes réalisations importantes. Les clichés\nqui illustrent ces pages en donnent quel-\nques aspects fragmentaires : Les jardins de\nMaillard, du début de sa carrière ; le tom-\nbeau de Verhaeren, qu'il réalisa avec tant\nde filiale émotion; la cité industrielle de"}, {"page_pdf": 21, "page_imprimee": "87", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.21", "texte": "PLAN GÉNÉRAL DES CITÉS-JARDINS DE BOITSFORT (1923).\n\nSelzaete (13 Ha\ncollaboration avec son ami Huib. Hoste;\nles cités du Kappelleveld (39 Ha\nsons), des Etangs Noirs à Stockel (100 mai-\nsons). Enfin et surtout les Cités-Jardins du\nLogis et de Floréal dont les 60 hectares et\nles 1200 maisons s'étendent sur les coteaux\nverdoyants de Boitsfort. Dans la laideur, ou\nsordide ou bourgeoise de la banlieue de\nBruxelles, ces Cités sont des oasis de calme\nserein et de beauté réconfortante. Ce fut\nl'œuvre capitale à laquelle, durant plusieurs\nannées, il se consacra avec prédilection, en\ncommunauté de pensée et d'idéal avec l'ar-\nchitecte de ce vaste ensemble, J. J. Egge-\nricx.\nL'obstination avec laquelle Van der Swael-\nmen se refusa à toute activité profession-\nnelle étrangère à son art d'urbaniste et de\npaysagiste, lui attira souvent l'hostilité inex-\nplicable et le dédain vraiment grotesque, de\nquelques confrères architectes.\nN'était-ce pas une conception bien haute de\nl'architecture que de ne pas vouloir en\nfaire un violon d'lngres, dont il aurait cer-\ntes pu jouer avec plus de talent que nom-\nbre de ses confrères ?\nN'était-ce pas faire preuve d'une haute pro-\nbité professionnelle que de ne vouloir\ntrouver dans la pratique de petits métiers le\nsalaire qu'il réclamait de droit, et avec\nquelle fierté, comme du à son art.\nIl fallait l'entendre exprimer son mépris\ndes architectes marons et de tous ceux qui"}, {"page_pdf": 22, "page_imprimee": "88", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.22", "texte": "recourent à des sources de bénéfice plus ou\nmoins correctes et contribuent à rabaisser\nle niveau de leur profession, à frustrer les\nartistes sincères de l'estime à laquelle ils\nont droit.\nCette franchise lui suscita bien des enne-\nmis. Mais Van der Swaelmen était d'une\npièce. Il allait droit son chemin sans se\nsoucier du qu'en dira-t-on, sans obéir à\nquelque mobile de mesquine opportunité.\nCe chemin était conforme à ce que son\nsentiment intérieur lui dictait. Il a pu se\ntromper mais il n'a jamais failli au respect\nqu'il avait si absolu, de la vérité et de la\njustice.\nA une époque où, sous l'apparence de ver-\ntus se cache si souvent la poursuite éhontée\ndes intérêts privés, entraînant aux plus viles\ncompromissions, à une époque où la notion\nde justice elle-même semble n'exister qu'en\nfonction de la peur du gendarme ou des\nextrémistes, à pareille époque des natures\ncomme celle de Van der Swaelmen doivent\nêtre citées en exemple.\nIl y eut parmi ses antagonistes des con-\nfrères qui ne partageaient pas ses concep-\ntions artistiques et son enthousiasme mo-\nderniste. C'étaient des adversaires loyaux\navec lesquels il aimait engager des joutes\noratoires, où son éloquence incisive et cette\nsorte de fascination occulte qu'il exerçait\nsur les auditoires lui attiraient invincible-\nment l'adhésion des non prévenus contre\nlui. Il aimait la lutte et invitait l'attaque.\nIl y eut aussi des adversaires sournois; il\nsut les dédaigner. Mais les rares défections\nde camarades étaient pour lui des épreuves\npénibles. Il y en eut, peu de temps avant sa\nmort, qui l'affectèrent profondément, parce\nqu'elles revêtirent un caractère d'odieuse\ningratitude. Qu'il ne les ait accueillies avec\nla sereinité permise à celui qui, ayant at-\nteint la quarantaine, connaît l'ingratitude\ndes hommes, cela a parfois surpris ses\namis. Ils étaient si désireux de lui voir pren-\ndre le repos que sa santé déclinante lui im-\nposait. Dans la révolte indignée de Van der\nSwaelen il y avait une sorte d'hommage su-\nprême à l'idéalisme de sa jeunesse, à la foi\nvivante en l'ldée, qui avait inspiré son œu-\nvre.\nLui, pour qui la vie fut si ingrate, s'était ré-\nfugié tout entier dans quelques amitiés in-\ndéfectibles. Le cercle de ses camarades\nétait un de ces oasis où il aimait à se re-\ntremper et se consoler de l'incompréhen-\nsion des masses. Dans ce royaume, il ne\npouvait admettre de défections. Elles lui\nsemblaient une défaillance.\nC'est le secret de l'intérêt qu'il portait à\ntout ce qui contribuait à la lutte pour le\ntriomphe de ses idées. Cercles d étude et\nde propagande; réunions professionnelles,\ncampagnes de presse, et même notre Revue\ndont il fut le fidèle collaborateur et un sou-\ntien enthousiaste lui tenaient profondé-\nment au cœur.\nCeux qui, dans ce commerce d'idées, ont ap-\npris à connaître son amitié, ont vu combien\nelle était sincère, sans calculs, sans détours,\ntoujours présente, dans la joie et dans l'ad-\nversité. Us conserveront comme un exem-\nple rare de générosité, de grandeur, d'hon-\nnêteté professionnelle la mémoire de Louis\nVan der Swaelmen."}, {"page_pdf": 23, "page_imprimee": "89", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.23", "texte": "LE “FER A CHEVAL” (CITÉ-JARDIN A BOITSFORT).\n\nHUIB HOSTE, ANVERS.\n\nJ'ai pour la première fois rencontré Van\nder Swaelmen lors d'une réunion du Co-\nmité pour l'embellissement de la vie rurale.\nQuelle surprise que la révélation d'un\nhomme qui savait ce qu'il voulait dire, ce\nqu'il y avait à dire, et qui était à même de\ndire ce qu'il voulait ! Je le retrouvai en\nHollande au début de la guerre; j'eus l'oc-\ncasion d'y travailler avec lui et de nouer\navec lui les liens d'une amitié qui ne s'est\npas démentie jusqu'au dernier jour.\nCes circonstances m'ont permis de connaî-\ntre et d'apprécier aussi bien la noblesse de\ncaractère que l'étendue du savoir de Van\nder Swaelmen. De fortes études classiques\navaient développé et renforcé sa distinction\nnaturelle; il n'avait rien oublié, à tel point\nque peu de temps avant sa mort, il écrivait\nencore en latin à certains de ses amis. J'ai\ntout lieu de croire que ce fut précisément\ncette base classique qui le rendit si apte\nà saisir jusque dans ses plus fines nuances\nla culture de nos voisins du Nord, et qui\nd'autre part le poussa à défendre avec une\nadmirable conséquence, notre droit à une\nexpression d'art conforme à l'époque que\nnous vivons.\nA peine arrivé en Hollande, Van der"}, {"page_pdf": 24, "page_imprimee": "90", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.24", "texte": "Swaelmen se vit forcé de faire les constata-\ntions que nous avions faites quelques an-\nnées auparavant : il voyait à l'œuvre un\npeuple qui se comportait selon ses aspira-\ntions et ses aptitudes; un peuple qui for-\nmait un accord parfait avec le paysage dans\nlequel il vivait ; un peuple étonamment dé-\nveloppé intellectuellement, au point de s'in-\ntéresser effectivement à tout ce qui se\npasse dans le domaine de l'esprit; un peu-\nple qui savait s'exprimer dans le langage\nde son temps, et cela aussi bien dans le do-\nmaine artistique que dans l'ordre des\nchoses pratiques. Il eut la surprise de voir\nun peuple néerlandais, s'éduquer, se déve-\nlopper et s'exprimer intensément dans sa\npropre langue néerlandaise, et le motif de\nla conspiration de silence ourdie chez nous\nà l'égard du prodigieux développement cul-\nturel des Hollandais, lui fut révélé du coup.\nVan der Swaelmen fut un des rares Belges\nqui parvinrent à profiter de ce qu'ils\nvoyaient en Hollande; il étudia, il observa;\nil put fréquenter des poètes, des architec-\ntes, des peintres, des musiciens; il fut mêlé\nà bien des événements artistiques ; il assis-\nta à l'enchantement du festival Mahler...\nPar dessus tout il s'assimila non point la\nforme de l'art qu'il voyait se développer,\nnon point le résultat des diverses activités\nqu'il suivait si passionément, mais les mo-\ntifs profonds qui faisaient agir tout un peu-\nple, avec un ensemble admirable, et hélas,\ninconnu oh combien ! chez nous.\nAh ! qu'il était bien outillé, à son retour,\npour jouer un rôle important dans la re-\nconstruction de son pauvre pays dévasté.\nQue de connaissances, que de goût; que\nd'activité et que de dévouement !\nAussi, quel désenchantement au contact de\nla réalité. Pauvre cher ami, il vous man-\nquait une qualité (?)pour réussir en notre\npays : vous ignoriez l'art de ne pas avoir\nd'opinion, d'être de l'avis de tout le monde.\nVous vouliez secouer les endormis, les ado-\nrateurs de la sainte routine : péché impar-\ndonnable. Au gibet, Van der Swaelmen ! Et\nce fut autour de lui cette fois que s'organisa\nla conspiration du silence. Il était un des\ntrès rares urbanistes du pays ; il y avait des\nvilles et des villages par dizaines à recon-\nstruire. Mais notre pays regorgeait telle-\nment de génies, qu'il ne restait plus de tra-\nvaux à attribuer à Van der Swaelmen. Pas\nle moindre travail, pas le plus petit des tra-\nvaux. Rien, mais rien.\nCet exemple d'ostracisme officiel fit école.\nLes partisans de demi-mesures en vou-\nlaient à Van der Swaelmen pour son élo-\nquence, sa force persuasive, son argumen-\ntation serrée et... ils le mirent à l'index.\nOh ! en sa présence ils faisaient la roue\ndevant lui et n'épargnaient pas l'encensoir,\nmais derrière son dos les architectes le trai-\ntaient de peintre, et les peintres d'archi-\ntecte.\nLui cependant, allait son chemin, tout droit\nà travers les obstacles accumulés; il s'était\nfait une raison; il avait constaté que la veu-\nlerie qui l'entourait était considérée en\nBelgique comme une chose normale, pres-\nque comme une qualité. N'essaierait-il pas\nles moyens dont se servaient les autres\npour tâcher de réaliser tout ce qui s'agitait\ndans son cerveau lucide ? Ah ! que non !\nAussi bien sa distinction que son intégrité\ns'opposaient à faire, même avec un but éle-\nvé, des choses... courantes que sa con-\nscience condamnait. Il voulut s'organiser\nune vie paisible ; elle fut entrecoupée de\nrévoltes... il s'étonnait après qu'il avait eu\nle courage de se rebiffer. A quoi bon dans\nnotre pays !\nIl eut quelques travaux d'urbanisation pour\nla S. N. H. B. M. auxquels il se donna tout\nentier ; il eut la grande joie de pouvoir de\nfaçon toute désintéressée s'entourer de col-\nlaborateurs architectes qu'il croyait capa-"}, {"page_pdf": 25, "page_imprimee": "91", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.25", "texte": "LE “FER A CHEVAL” (CITÉ-JARDIN A BOITSFORT).\n\nBles de le comprendre. C'était trop beau !\nAussi la presse s'empara de l'affaire, dé-\nclarant que Van der Swaelmen était trop\ngrassement rémunéré, lui reprochant même\nde prendre des vacances !\nLa fondation de l'l. S. A. D. et sa nomina-\ntion de professeur d'urbanisme, furent le\nrayon de soleil qui dora les dernières an-\nnées de sa vie. Ah, le bel enthousiasme, ah\nle superbe dévouement de tous les instants !\nJe retrouvais mon Van der Swaelmen d'a-\nprès-guerre, l'homme qui allait droit à son\nbut, celui qui ne connaissait que son de-\nvoir.\nMais déjà la maladie le minait, sournoise-\nment...\nCe qui se passa àla société des urbanistes,\nlui fit un immense chagrin contre lequel il\nessaya en vain de se raidir : la plaie resta\nouverte, vivante. Il n'en devint que meil-\nleur pour ceux qui lui restaient fidèles, tou-\njours prêt àse donner sans compter, sans\nse ménager.\nMalgré tout, il restait à l'affût de tout ce\nqui pouvait regaillardir son optimisme; son\ndernier article dans « La Cité » en fait foi.\nAlors que la maladie, impitoyable, le ter-\nrassait, qu'il sentait la mort s'approcher, il"}, {"page_pdf": 26, "page_imprimee": "92", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.26", "texte": "laissait s'échapper des bribes de son mo-\nnologue intérieur : « J'ai encore trop de\nchoses à réaliser. » Bel exemple de ténacité\nconsciente.\nUn triste quai de gare un fourgon scellé\nun corbillard tous ses amis une\ncourse à travers ville en voiture surannée\nles collègues et élèves de l'lnstitut\nune jeune fille qui sanglote une bière\ntrop large pour le caveau de famille.\nPauvre cher ami !\n\nVICTOR BOURGEOIS.\nQuoique jeune encore notre association a\ndéjà à déplorer la mort de deux de ses\nmembres : la section allemande a perdu un\nde ses bons collaborateurs : l'architecte\nAdolf Meyer, et la section belge un de ses\nmembres les plus dévoués, l'architecte\nLouis Van der Swaelmen. Nous garderons\nfidèlement le souvenir de ces bons travail-\nleurs.\n(Extrait du discours de clôture du II\" con-\ngrès International d'architecture moderne.\nFrancfort-sur-le-Main, octobre 1929.)\n\nANDRÉ DE RIDDER.\nSOUVENIRS DE HOLLANDE.\n\nA les remémorer pieusement, parmi les\nnoirs souvenirs de la guerre, quelques im-\npressions bien claires se glissent... La plus\nréconfortante pour moi, une des plus\nchères, est l'amitié de Louis van der Swael-\nmen...\nJ'appris à le connaître au début de 1915; il\nfut mon ami jusqu'à son dernier jour...\nJe revois cet Amsterdam hospitalier et in-\ntellectuel où ce Belge latin, conquis à l'im-\nproviste par le génie patient et équilibré de\nce peuple nordique, réussit à s'acclimater si\nvite et où il s'imposa également, presque\navec éclat, dans un milieu pourtant assez\nréservé par sa nature, fort critique par sa\ntradition spirituelle. En quelques mois, il\nen apprit la langue. Il s'en fit l'apologiste\nzélé, partisan convaincu de ce rapproche-\nment intellectuel et artistique hollando-\nbelge, pour lequel il ne cessa de lutter avec\ncette généreuse vaillance et cette ténacité\nqui le caractérisaient... Je n'oublierai ja-\nmais les heures que nous passâmes ensem-\nble, presque quotidiennement, à flâner par\nces rues, le long de ces « grachten », qui\nnous avaient séduits, l'un et l'autre,\ndans cette ville à la fois aristocratique et\nvivante, fidèle à son passé et ouverte à\ntoutes les innovations, si riche en satisfac-\ntions de l'esprit, auxquels nous buvâmes,\nmalgré la tristesse du temps, avec fureur...\nJe le revois chez moi, dans mon apparte-\nment de la Valeriusstraat, sa noble tête aux\nlongs cheveux léonins reposant sur un\ncoussin, discutant de sa voix haute et ferme,\nconstamment animé par un enthousiasme\net une passion que ne décevait aucune ava-\nnie, que ne décourageait aucun échec, m'in-\nculquant son optimisme, son humour, sa\nfoi... Ou encore dans son atelier énorme\nmais toujours encombré de la Ceintuur-\nbaan, où livres, dossiers, plans, cartons s'en-\ntassaient, témoins de son activité multiple...\nOu encore au théâtre, dans les expositions,\nde préférence aux concerts de ce Concert-\ngebouw où Willem Mengelberg lui prodi-\nguait les joies les plus profondes et les plus\nsereines que connut, à ce moment de son\nexistence, le musicologue averti, difficile\nqu'était van der Swaelen, passionné en cette\nmatière comme en toutes les autres...\nPartout, dans la rue comme dans la cham-\nbre, c'étaient les mêmes discussions fer-\nventes sur la guerre, l'architecture, la poé-\nsie, la musique, la peinture. Parmi les in-\ntellectuels que j'ai connus, van der Swael-"}, {"page_pdf": 27, "page_imprimee": "93", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.27", "texte": "PLAN DE LA CITÉ-JARDIN DU KAPPELEVELD (1925).\n\nmen est assurément un des plus univer-\nsels : un humaniste de notre époque. Il\ncompte également parmi les plus lucides et\nles plus fougueux. Pour moi, c'est même là\nle signe caractéristique de son esprit : ce\nmélange tout à fait harmonieux de sens cri-\ntique et de ferveur, de science pondérée et\nd'emportement. Dépourvu de prosélytisme,\nil avait l'âme d'un apôtre. De jour en jour,\nil déployait une activité fébrile, écrivant\ndes articles, entreprenant l'une conférence\naprès l'autre, organisant concerts et expo-\nsitions, se consacrant patiemment à ce livre\nmonumental, dont l'importance n'a pas en-\ncore été envisagée comme il convient, les\nPréliminaires d'art civique, sacrifiant le\nmeilleur de son temps à ce Comité néer-\nlando-belge d'art civique, qu'il avait mis\nsur pied et dont il attendait tant... Dans ce\ncahier d'hommages, il ne m'appartient pas\nde célébrer l'urbaniste et l'architecte, pas\nplus que le professeur. Qu'on me permette\nde m'arrêter un moment aux mérites qu'il\neut comme écrivain, comme peintre, comme\nmusicien et également comme animateur,\nauprès de ceux notamment à qui il avait\ndonné son amitié, à qui il avait ouvert son\ngrand cœur de loyal compagnon.\nLorsqu'on envisage son œuvre d'écrivain\net de conférencier, c'est mêmement à la\nprésence simultanée chez lui d'un critique\net d'un partisan qu'on est amené à attribuer\nson succès, et cet élan particulier qui l'a-\nnima. En dehors de ses écrits d'architec-"}, {"page_pdf": 28, "page_imprimee": "94", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.28", "texte": "ture, il n'a guère beaucoup publié. Van der\nSwaelmen a davantage parlé qu'écrit. C'é-\ntait, du reste, un causeur captivant. Je l'ai\nentendu prendre la parole à diverses re-\nprises, en français et en néerlandais, de-\nvant les auditoires les plus variés. Il ne tar-\ndait pas d'emporter leur adhésion, de les\nanimer par tout ce qu'il mettait de vitalité\ndans ses discours, de les édifier par tout ce\nqu'il leur laissait entrevoir de solide con-\nviction et d'intense sagesse, dans ces pa-\nroles martelees avec tant d energie, aux in-\nflexions pourtant si douces, comme une ca-\nresse. Quoiqu'armé d'une ironie qui ne\nmanquait parfois pas d'âpreté, son cœur\nétait rempli de tendresse et de confiance.\nIl n'avait rien du cynique, rien aussi du sy-\nbarite. Au contraire, le romantique attardé\nqu'il était, s'ingéniait à cacher derrière la\nsolide façade de son corps robuste, de sa\nbruyante voix, de son accoutrement de bo-\nhème vaguement dandy, des sources se-\ncrètes de sensibilité, d'affection, de pudeur.\nDévot de l'amitié, ayant personnellement\nconnu d'assez près Emile Verhaeren, comp-\ntant parmi ses intimes Juliette et William\nDegouve de Nunques, beau-frère et belle-\nsœur de Verhaeren, qui l'aidèrent à en-\ntretenir ce culte, il parlait en public du\npoète des « Villes tentaculaires » avec une\nfougue digne du lyrisme de ce dernier. Ce\nn'est pas par hasard qu'est échu à van der\nSwaelmen l'honneur d'ériger à Saint-\nAmand la tombe illustre du poète.\nMais tout autant que la splendeur et le\nverbe sonore de Verhaeren, il appréciait\nl'intimité enveloppée d'un Mallarmé et d'un\nVerlaine. Depuis qu'il lisait le néerlandais,\nil chérissait particulièrement Guido Ge-\nzelle.\nParmi les rares études d'ordre littéraire\nqu'ait fait imprimer cet homme de goût et\nde savoir, je tiens à signaler son Eloge du\nPrince de Ligne, le discours qu'il prononça\nà Belœil en juillet 1914, quelques jours\navant la déclaration de guerre. Il n'est pas\nseulement le fait d'un architecte paysagiste\ncélébrant l'œuvre de Lenôtre, mais encore\ncelui d'un lettré, qui prisait souveraine-\nment l'esprit épicurien du gentilhomme-\nsoldat et écrivain.\nSon Guide du promeneur de la foret de\nSoignes non plus n'est pas que le vade-\nmecum d'un touriste et le traité d'un arbo-\nriculteur, mais l'œuvre émue d'un anima-\nteur de paysages, de poésie et d'art, à qui,\npour reprendre ses paroles, « les dieux\ntermes, les faunes et hamadryades avaient\naccordé leurs plus rares faveurs ».\nIl est un autre van der Swaelmen, qui est\npeu connu, presque totalement ignoré : le\npeintre. Aussi bien, les derniers temps sur-\ntout, se cachait-il généralement de manier\nle pinceau et le crayon. Son esprit était allé\nplus loin, avait évolué plus vite que sa tech-\nnique, et il en souffrait. Je connais le mieux\nde lui, pour l'avoir regardé bien souvent,\nun grand paysage aux tons roux et orangés,\nétalant somptueusement, finement les fron-\ndaisons automnales d'un coin du parc de\nTervueren. Ce tableau lyrique témoignait\nde l'admiration qu'il professa longtemps\npour Théo van Rysselberghe. J'ai tout\nlieu de croire que cette admiration avait\nquelque peu faibli pendant la guerre,\nalors que nous nous initiâmes en Hollande\naux recherches et aux réalisations de Le\nFauconnier, de Franz Marc, de G<hagall,\ndes jeunes peintres hollandais et belges,\nnos camarades. Van der Swaelmen s était\nrallié à eux, avec toute sa foi et tout son en-\nthousiasme. Il entreprit même pour leur\nœuvre et leurs idees une propagande ac-\ntive, des plus courageuse. C'est à lui que\nrevient l'initiative de la fondation de la\nVoie libre, « groupe belge pour le progrès\nde l'art moderne ». Tôt ou tard, il faudra\nbien que l'on reconnaisse la signification de"}, {"page_pdf": 29, "page_imprimee": "95", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.29", "texte": "LE MONUMENT AU TRAVAIL, DE CONSTANTIN MEUNIER, A L'EXPOSITION\nDE LA COOPÉRATION (GAND 1924). (COLLABORATEUR : V. BOURGEOIS).\n\nce petit cercle de guerre, le rôle prépondé-\nrant qu'il joua dans l'évolution de l'art\nbelge. Il groupait des architectes : van der\nSwaelmen lui-même, Huib Hoste, Jan\nPauw; des peintres et sculpteurs : Jules\nSchmalzigaug, Gustave de Smet, Willem\nPaerels, plus tard Fritz van den Berghe,\n(Constant Permeke et Edgar Tytgat, alors\nen Angleterre, étaient inscrits comme mem-\nbres-associés de l'étranger), un critique\nd'art : André de Ridder. Rik Wouters avait\nété sollicité, mais mourut avant d'avoir pu\nprendre part à nos travaux.\nDe ce groupe plein d'ardeur, van der Swael-\nmen fut l'entreprenant secrétaire. Dès ce\nmoment, le combat fut mené de main fer-\nme, contre les expositions officielles belges\nen Hollande, au sort desquelles présidaient\nalors Isidore Opsomer et Rodolphe Wyts-\nman, contre l'inertie au point de vue intel-\nlectuel et urbanistique du gouvernement\ndu Havre, cependant qu'il importait tant\nd'organiser sans retard le retour au pays, la\nreprise du travail normal de la paix.\nC'est pour la Voie Libre également que\nvan der Swaelmen organisa la série de cinq\nséances de musique de chambre belge, au\nConcertgebouw d'Amsterdam, qui révéla,\net avec quel succès, aux mélomanes hollan-\ndais, la meilleure part de l'activité musicale\nde notre pays. Le programme de ces con-\ncerts, volume de 150 pages, dressé par no-\ntre ami avec la collaboration de IVlarix Lœ-\nvesohn, constitue un document des plus\nprécieux, auquel on aurait tort de ne pas\nrecourir le plus souvent possible."}, {"page_pdf": 30, "page_imprimee": "96", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.30", "texte": "De surcroît, il se manifesta, pendant ces\nquatre années de guerre, de la part des ar-\ntistes et des écrivains belges exilés en Hol-\nlande, une activité des plus ample, des plus\nféconde, qui fit grand honneur à la patrie et\nsur laquelle il conviendrait, un jour, de\ns'étendre longuement. Cette préparation,\nnous pouvons bien le dire maintenant, con-\ntribua, dans une large mesure, à ce puis-\nsant et rapide essor de la peinture et de\nl architecture modernes en Belgique, si sur-\nprenant, presque miraculeux, pour ceux qui\nn'ont pas eu connaissance de sa lente élabo-\nration dans la Hollande hospitalière. Des\nmembres de cette phalange, van der Swael-\nmen fut le plus zélé, le plus entreprenant.\nRentrés au pays, adonnés de concert, mais\nchacun de son côté, à une belle mission,\nnous avons parlé bien souvent avec émo-\ntion, non sans quelque nostalgie, des jours\ndéjà lointains d'Amsterdam, de nos amitiés,\nde nos entreprises. Dans ses yeux clairs\nflottait, comme une ombre, indélébile, l'i-\nmage des prairies immenses, des verts ca-\nnaux, des cités historiques et jeunes du\nNord...\no\nJ'irai, un de ces jours, déposer sur sa tombe\nune touffe de bruyère que je serai allé\ncueillir dans les landes du Gooiland, sur les\nbords amers du Xuiderzee, près de la petite\nmaison blanche que je sais, et où survivent\npeut-être encore quelques-uns de nos plus\nchers souvenirs...\n\nPAUL OTLET.\nLOUIS VAN DER SWAELMEN ET LE PALAIS MONDIAL\n\nLouis Van der Swaelmen apporta en\nmaintes circonstances une précieuse colla-\nboration au Palais Mondial et à ses insti-\ntuts.\n0 participa aux cours de l'Université Inter-\nnationale y organisés après la guerre et où\nune place avait été faite à l'urbanisme. La\nDirection lui fut confiée de cette sorte de\nséminaire itinérant qui allait visiter et étu-\ndier sur place chaque après-midi nos gran-\ndes et petites villes les plus intéressantes\nd'Europe, et tenues comme laboratoire du\nphénomène social.\nIl coopéra à l'lnstitut International de Bi-\nbliographie en participant à la révision des\nTables de la Classification Décimale dont\nla partie relative à l'Urbanisme fut son œu-\nvre.\nDe son livre « Préliminaires d'art civique »\nouvrage dont il nous fut donné de discu-\nter ensemble les données pendant la guerre\nà La Haye avec les architectes Berlage et\nCuypers il fit une intéressante contri-\nbution à la technique bibliologique, techni-\nque générale qui tend à rendre plus ration-\nnelle la manière d exposer et de présenter\nles données de nos connaissances après\navoir accru la rationalisation des connais-\nsances elles-mêmes.\nMais là où la collaboration de Louis Van\nder Swaelmen fut particulièrement appré-\nciée par nous, ce fut pour une mise au point\net une application sur le terrain du projet\nCité Mondiale. C'était à la période des il-\nlusions. Il semblait alors qu'une politique\nde prévision allait pouvoir réserver un\nvaste avenir international à la Belgique et\nque les nombreuses associations à but uni-\nversel siégeant déjà à Bruxelles allaient\npouvoir devenir la base d'un développe-\nment systématique. Aux yeux des esprits\navertis la guerre apparaissait devoir con-"}, {"page_pdf": 31, "page_imprimee": "97", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.31", "texte": "LE TOMBEAU\nDE VERHAEREN A\nST-AMAND-SUR-L'ESCAUT.\n\nduire bien plutôt à une concentration inter-\nnationaliste qu'à une décentralisation natio-\nnaliste. A Genève les organes de la vie di-\nplomatique, à La Haye ceux de la Cour de\nJustice, mais à Bruxelles disions-nous ceux\nde la vie économique, sociale et intellec-\ntuelle des Peuples. Le programme pratique\nque nous traçâmes alors comportait deux\nétapes. Dans la première il s'agissait, sans\nperdre une heure et en profitant de la posi-\ntion morale privilégiée de la Belgique après\nla guerre, d'affirmer l'idée et la volonté\nd'un grand centre en donnant immédiate-\nment le Palais Mondial comme point de ral-\nliement des organisations internationales\ndésemparées par les événements. En même\ntemps on devait appeler aussi les pays amis\nà y avoir des sections nationales. Dans la\ndeuxième étape il s'agissait de rendre per-\nmanent le noyau de la future exposition de\n1930 et d'en faire la base de la Cité Mon-\ndiale. Van der Swaelmen travailla à ce mo-\nment à adapter aux terrains choisis à Ter-\nvueren les premiers projets Andersen-\nHebrard. Son esprit si enclin aux grandes\nconceptions et aux corrélations qu'elles im-\npliquent, élabora à cette occasion un très at-\ntachant schéma. La liaison avec Bruxelles\nde la Cité Nouvelle (Cité Satellite) y était\nparticulièrement bien étudiée; les ques-\ntions de chemin de fer et de métro y avaient\nla place capitale qui leur revient; le\ntransfert du Jardin Botanique s'y opérait\ncomme à souhait.\nHélas, on sait ce que le scepticisme national\na fait de la Cité Mondiale à Bruxelles. Les\nsphères officielles commençaient par faire\nfuir de chez nous les Associations Interna-\ntionales en imaginant un beau jour de les\nexpulser du foyer qu'elles s'étaient faites\nau Palais Mondial et cela au profit ridicu-\nlement décevant... d'une Foire de caout-"}, {"page_pdf": 32, "page_imprimee": "98", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.32", "texte": "chouc. D'autre part à l'offre d'un puissant\ngroupe d'amis américains de mener cam-\npagne aux Etats-Unis pour obtenir l'annu-\nlation de la dette de la Belgique (on était en\n1923) en échange de la donation du terrain\nde la Cité exterritorialisée il fut répondu\npar le Ministre des Finances d'alors... que\nla Belgique ne devant rien à l'Amérique il\nfallait s'abstenir de parler de semblable\nprojet.\nLa mémoire sympathiquement conservée\nde notre collaborateur Louis Van der\nSwaelmen restera attachée à cette phase du\nPalais Mondial et son projet quand même\nest un chaînon de la chaîne des Travaux\npour la Cité Mondiale, dont maintenant les\nanneaux ont dû tendre vers Genève.\n\nÉMILE VINCK.\nLOUIS VAN DER SWAELMEN\nET L'UNION DES VILLES.\nC'est en 1913, à l'occasion de l'Exposi-\ntion des Villes et des Congrès national et\ninternational des Villes, à Gand, que s'éta-\nblirent nos premiers rapports avec L. Van\nder Swaelmen.\nOn peut affirmer que dès l'origine Van der\nSwaelmen comprit les questions dans toute\nleur ampleur.\nOn peut affirmer aussi que cette collabora-\ntion de 1913-1914 avec lui et quelques-uns\nde ses collègues fut le point de départ des\nétudes qui pendant toute la guerre se pour-\nsuivirent à l'Union des Villes sous la pré-\nsidence du regretté gouverneur baron de\nBéco.\nCe pendant que nous travaillions ici en\nBelgique, Van der Swaelmen, en Hollande,\ns'efforçait de maintenir les liens noués,\navant la guerre, avec les pays étrangers\npar l'Union Internationale et il poussait les\nétudes de la spécialité « L'Urbanisme » jus-\nqu'à la publication du livre remarquable\ndont d'autres parleront mieux que moi.\nLa guerre terminée, tous ceux qui avaient\nfraternisé ici dans l'espoir de voir la patrie\nse reconstruire en beauté, pensaient que\nceux, qui, par leurs études, leurs recher-\nches, s'étaient préparés à embellir le visage\nde la patrie, allaient être appelés à cette\nœuvre à laquelle ils se seraient donnés avec\npiété et dévouement.\nMais c'était compter sans le réveil des\négoïsmes incompétents, sans la force d'i-\nnertie du localisme et sans, il faut bien le\nreconnaître, l'intégrale non préparation de\nnos populations.\nIl faut tenir compte aussi que les villes et\ncommunes ne purent pas longtemps vivre\ndans l'illusion d'un renouveau prospère et\nque les préoccupations esthétiques durent\ncéder le pas à de terribles préoccupations\nd'ordre financier.\nReconnaissons que ce n'est généralement\npas pendant les périodes de dépression que\nles peuples songent à l'embellissement de\nleurs cités, et admirons, qu'après les désas-\ntres, les fatigues et les épuisements de la\nguerre, la Belgique eût pu faire ce qu'elle\na fait.\nCela est dû, disons-le bien haut, à\ndes hommes tels que Van der Swaelmen,\nqui n'a jamais admis les transactions fa-\nciles, les capitulations devant les difficultés\nmomentanées.\nEt combien, maintenant déjà nous nous en\nréjouissons.\nAvec quelle fierté et quel bonheur nous ad-\nmirons les cités-jardins où on a eu la clair-\nvoyance de suivre ses conseils et où doré-\nnavant les générations futures admireront\ndes œuvres définitivement belles, des mo-\ndèles qui seront imités."}, {"page_pdf": 33, "page_imprimee": "99", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.33", "texte": "UNE DES DERNIÈRES PHOTOGRAPHIES DE L. VAN DER SWAELMEN\nLORS DE LA TRANSLATION DES CENDRES DE VERHAEREN, A ST-AMAND.\n\nEXTRAITS DES “PRÉLIMINAIRES D'ART CIVIQUE”\n\nLe fétichisme de tout ce qui est vieux est\nun danger.\nLa Formule de Style n'a plus pour nous\nqu'une valeur chronologique.\nChaque Demeure doit comporter tous les\nperfectionnements hygiéniques et pratiques\nrequis pour sa condition économique.\nNotre époque qui a épuisé toutes les formes\nde l'individualisme artistique le plus ou-\ntrancier en a rencontré les limites plus tôt\nqu'ailleurs en Architecture, l'Art par excel-\nlence de la Communauté.\nL'art de tracer les villes suivant un plan\nprémédité remontant à toute antiquité cela\nconfirme notre proposition que, lorsque\nl'homme combine consciemment, il crée d'a-\nbord géométriquement.\nLe véritable patriotisme consiste à hausser\nson pays au niveau de la plus haute culture\nintellectuelle."}, {"page_pdf": 34, "page_imprimee": "100", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.34", "texte": "BREF APERÇU DE L'ŒUVRE DE\nLOUIS VAN DER SWAELMEN.\nARCHITECTE, URBANISTE ET PAYSAGISTE.\nUrbanisation. Cités. Jardins. Parcs et Jardins publics\net privés. Architecture et Décoration urbaines et de\njardins.\nA. — PRINCIPALES ŒUVRES.\n1. Cités-Jardins. Dans l'agglomération bruxelloise :\ncité-jardin des I rois lilleuls (Ee Eogis), à Boitsfort\n(800 maisons) ; cité-jardin Floréal, à Boitsfort (600\nmaisons); cité-jardin du kappeleveld, à Woluwe-\nSaint-Lambert (600 maisons) ; cité-jardin des Puis\nNoirs, à Woluwe-Saint-Pierre (400 maisons).\nEn Flandre Orientale : cité-jardin industrielle de Sel-\nzaete (300 maisons).\n2. Jardins. Les jardins réguliers modernes du do-\nmaine de Maillard, par Tirlemont.\n3. Parcs et Jardins publics et privés. En Belgique :\nà Bruxelles, Waterloo, Namur, Neerpelt, etc.\nProjets commandés, primés et divers :\nProjet pour l'aménagement de la ceinture fortifiée dé-\nclassée et l'urbanisation des abords de la ville de I er-\nmonde.\nProjet pour l'aménagement du parc public provincial\nde Rivierenhof, à Deurne (Anvers).\nProjet pour la restauration des jardins abbatiaux de la\nCambre (Bruxelles).\nProjet de transfert du jardin botanique de l'Etat de\nBruxelles à Tervueren, en contiguïté avec 1 arboretum\nexistant.\nProjet général d'urbanisation régionale de la « pro-\nvince de Bruxelles » et d'une cité-satellite de la\ncapitale.\nEn Hollande : Parc public du Berg à Amersfoort, 1917\n(parterre en plastique pure). Jardins à Enschide, etc.\nEn France : Jardins à Nancy, Tourcoing, etc.\n4. a) Le Monument au Travail de Constantin Meunier\nà l'Exposition Internationale de la Coopération et des\nŒuvres Sociales à Gand (juin-septembre 1924), en col-\nlaboration avec Victor Bourgeois, architecte.\nb) Le Tombeau de Verhaeren à Saint-Amand-sur-l'Es-\ncaut.\nB. — OUVRAGES.\nPréliminaires d'Art Civique (le premier traité général\nd'urbanisme qui fut écrit et édité en langue française),\n1917. Leyde, A. W. Sijthoff, éditeur. 300 pages, fron-\ntispice de l'auteur et diagrammes.\nGuide du Promeneur dans la Forêt de Soignes (en col-\nlaboration avec René Stevens), 2 vol., 600 pages, 102\nillustrations, 1920-1924. Bruxelles et Paris. Van Oeste,\néditeur.\nBelœil, le Versailles Belge. Plaquette, 1914. Edi-\ntions de l'art moderne, Bruxelles.\nCollaborations. Rédaction de la Cité, revue mo-\nderniste d'urbanisme et d'architecture. Nombreux ar-\nticles et études dans la presse quotidienne internatio-\nnale et dans les périodiques généraux ou spéciaux de\nBelgique et de l'étranger.\nG. — ENSEIGNEMENT PUBLIC ET\nACTION.\nProfesseur d'urbanisme à l'lnstitut supérieur des Arts\nDécoratifs de l'Etat.\nChargé de cours et de conférences en Belgique, Hol-\nlande et France. Ancien directeur technique de l'Union\nInternationale des Villes et de 1 Union des Villes et\nCommunes Relies. Directeur-fondateur du Comité\nNéerlando- d'Art Civique « pour la reconstruc-\ntion de la Belgique » en Angleterre, aux Etats-Unis, en\nSuisse, en France et au Danemark. Fondateur et mem-\nbre du Comité de la Section d'Art du P. G. B."}, {"page_pdf": 35, "page_imprimee": "89", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.35", "texte": "TEK H N É\n\nCONCOURS\nCONCOURS POUR L'ERECTION DU\nMONUMENT AU TRAVAIL DE CONS-\nTANTIN MEUNIER.\nLe jury du concours organisé par la Société\nCentrale d'Architecture de Belgique, pour\nl'édification du « Monument au Travail », de\nConstantin Meunier, s'est prononcé.\nIl a classé les projets dans l'ordre suivant :\nPremier : M. Mario Knauer, première\nprime de 15,000 francs.\nDeuxièmes : MM. Poly et Puttemans, se-\nconde prime de 6,000 francs, avec les félicita-\ntions du jury.\nTroisièmes, ex-aequo : MM. Gérard De\nBondt, Henri Derée et Lucien François, cha-\ncun une prime de 3,000 francs.\nL'exposition publique des projets s'est ou-\nverte au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles\n(entrée rue Royale), le samedi 16 novem-\nbre 1929, à 15 heures.\nVILLE DE LA PAZ (Bolivie ). La clôture\ndu concours, organisé en vue de l'établisse,-\nment des plans de l'Université de La Paz,\nserait reportée au lel1e1 mars 1930.\nN'ayant pas reçu d'indications précises au\nsujet de ce concours, nous conseillons aux inté-\nressés de s'adresser à l'Office National fran-\nçais du Commerce extérieur (service technique),\n22, avenue Victor-Emmanuel 111, Paris Be,8e, ou\nà Bruxelles, aux Affaires Etrangères.\nLE DEPARTEMENT D'ILLE-ET-VI-\nLAINE vient d'ouvrir, entre constructeurs, un\nconcours international ayant pour but la\nconstruction d'un pont, de ses fondations et\nde ses accès, à établir sur la Rance, entre Di~\nnard et Saint-Servan.\nLe programme de ce concours stipule, parmi\nles pièces à fournir par les constructeurs con-\ncurrents, le dépôt d'un projet qui doit être\nobligatoirement signé par un architecte fran-\nçais.\nQuarante firmes se sont inscrites et ont été\nagréées pour prendre part à ce concours, dont\nla durée est de 5 mois du jour dç l'envoi du\nprogramme.\n(« La Construction Moderne », 1 7-XI).\nCONCOURS DE MOBILIERS. Nous\navons reçu le 29 novembre le communiqué\nsuivant :\nL'Exposition des Arts Décoratifs et Indus-\ntriels Modernes de La Louvière ouvre un\nconcours s'adressant aux ensembliers hen-\nnuyers.\nLes organisateurs ont étendu la qualité\nd'Hennuyers aux artistes nés ou établis dans\nnotre Province et à ceux dont la formation\nprofessionnelle est tributaire d'une école du\nHainaut.\nLe concours a pour objet la présentation\nde projets de mobiliers se rapportant aux\ncatégories suivantes :\nCatégorie I : Salle à manger.\nCatégorie II : Chambre à coucher.\nCatégorie 111 : Studio.\nCatégorie IV : Cuisine.\nLe projet primé de chacune des catégories\nsera réalisé aux frais de l'Exposition. Les\nmobiliers exécutés seront exposés pendant la\ndurée de celle-ci.\nLes concurrents joindront un devis estima-\ntif de fabrication dont le montant ne peut\ndépasser :\n15,000 francs pour la salle à manger.\n10.000 francs pour la chambre à coucher.\n5,000 francs pour le studio.\n5,000 francs pour la cuisine.\nLes primes attribuées aux auteurs des pro-\njets primés sont respectivement dans Tordre\ndes catégories : 2,000. 1,500. 750 et 750 fr.\nLes concurrents sont priés de demander à\nl'adresse suivante les programme, règlement,\nconditions du concours et la composition du\njury d'admission : Direction générale de l'Ex-\nposition, La Louvière 1930, rue Paul Pas-\ntur, n° 1, à La Louvière*\nDate limite assignée aux envois des pro-\njets : 20 janvier 1930."}, {"page_pdf": 36, "page_imprimee": "90", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.36", "texte": "TEK H N E\n\nPRIX D'ARCHITECTURE ANNUEL\nVAN DE VEN. On nous prie de rappe-\nler que les architectes, désireux de concourir\nau Prix d'Architecture Van de Ven 1930,\ndoivent adresser les photographies et docu-\nments avant le 3 1 courant aux Etablissements\nE, J. Van de Ven. 19, rue Léopold, Bru-\nxelles (Centre ).\"\nLe jury de ce concours se réunira le second\nmardi du mois de février.\nPour tous renseignements, les intéressés\nsont priés de s'adresser directement aux dits\nEtablissements.\n\nCONGRÈS\nLIEGE 1930. PREMIER CONGRES\nINTERNATIONAL DU BETON ET DU\nBETON ARME. Voici dans ses grandes lignes\nle programme adopté pour ce congrès, qui\naura lieu du ii>r au 6 septembre de Tan pro-\nchain, à l'occasion de l'exposition :\nPremière section : 1 ) Le Béton fretté; 2 )\nEtude théorique et expérimentale du béton\narmé et notamment des dalles, toitures et cou-\npoles de grande portée en béton armé; 3) Les\ngrands ouvrages en béton et en béton armé;\n4 ) Le retrait et les variations thermiques dans\nles ouvrages en béton et en béton armé, et\ndispositions adéquates.\nDeuxième section : 1 ) L'architecture du\nBéton et du béton armé; 2 ) La composition,\nla fabrication et la mise en œuvre du béton\net du béton armé sur les chantiers, et leur con-\ntrôle; 3 ) Les pièces en béton, moulées en\nsérie (tuyaux, poteaux, traverses, etc.); 4)\nEmploi du béton et du béton armé dans les\ncolonies.\nLIEGE 1930. UN CONGRES NATIO-\nNAL DE LA ROUTE aura lieu à Liège du\nior au 4 août 1930. Ce Congrès aura pour\nobjrt essentiel l'étude de la route : a ) au point\nde vue construction et entretien, revêtements,\nmatériaux, essais, tracés et profils, etc.; b)\nau point de vue circulation et exploitation,\ntrafic, signalisation, tracé dans les parties inter-\nurbaines, courbes, etc.\nAucun programme défini n'est à présent\nfixé.\nSECOND CONGRES INTERNATIO-\nNAL D'ARCHITECTURE MODERNE.\nNous rappelons une dernière fois que c'est\nau cours du tout prochain numéro (janvier-7 )\nque nous commencerons la publication des\nrapports présentés au Congrès de Francfort du\n26 octobre 1929. Etant donné le travail de\ntraduction des deux rapports allemand et\nsuisse, nous publierons d'abord les études des\narchitectes P. Jeanneret et V. Bourgeois\n(nos 7etB ). Après quoi nous donnerons les\ntravaux de MM. Gropius et Schmidt (nos 9\net 10).\n\nCOMMUNIQUÉ\nCOMMUNE D'IXELLES. La place de\nDirecteur est vacante à l'Ecole des Arts in-\ndustriels et décoratifs, établissement ayant\npour but la formation d'un artisanat d élite.\nLes demandes adressées au Collège des\nbourgmestre et échevinst seront reçues jus-\nqu'au 3 i courant."}, {"page_pdf": 37, "page_imprimee": "91", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.37", "texte": "TEK H N i\n\nMEMENTO\n\nARCHITECTURE\nADMINISTRATION E T BUREAUX (Bâtiments d')\nUne compagnie d'assurances, à\nLondres. Arch.: Sept. Warwick.\nLes bureaux d une banque, à Lon-\ndres. Arch.: P. D. Heptworth.\nThe Arkwright House, à Man-\nchester. Arch.: H. S. Fairhurst.\nThe Architect s Journal 30 X.\n(Londres ).\nThe Architect s Journal 30 X.\n(Londres ).\nThe Architecte Journal 20 XI.\n(Londres ).\nBATIMENTS INDUSTRIELS, ATELIERS, STUDIOS, etc.\nAtelier d'optique, à Londres,\nArchitecte : G, T. Morris,\nBâtiments-studios, à Paris, Arch, :\nHenri Sauvage.\nMoulins à Ruurlo (Hollande )♦\nArchitecte : Heineman te Velp,\nThe Architect s Journal 20 XI.\n(Londres ),\nLa Technique des Travaux. N° 11,\n(Liège),\nBouwbedrijf (La Haye), N° 22.\nBATIMENTS SPORTIFS, DE DANSE, etc.\nLa plage de Vevey (Suisse ), Arch.:\nO, Zollinger,\nLa plage de Vevey (Suisse ), Arch.:\nO. Zollinger,\nPalais de Danse, à Leicester, Arch,:\nStretton et Nott,\nLa Technique des Travaux N° 11.\n(Liège),\nStein, Holz, Eisen (Franc- N° 45.\nfort-sur-Main ).\nThe Architects Journal 6 XL\n(Londres ),\nCINEMAS\nSkandia Ciné, à Stockholm,\nArchit. : E. G, Asplund,\nCiné à Welwyn Garden City*\nArchit. : L, de Soissons et\nKenyon,\nCiné à Twickenham,\nArchit, : Leathard et Grangen\nPlayhouse à Windsor,\nArchit , : R, F, Cromie,\nSèvres, à Paris»\nArchit, : H, Sauvage,\nEmelka, à Berlin,\nArchit, : K, Schneider*\nAlexandra, à Copenhague,\nArch, : V, H, Hammer*\nThe Architect s Journal. 13 XI.\n(Londres ).\nThe Architect s Journal. 13 XI,\n(Londres ),\nThe Architect's Journal, 13 XI,\n(Londres ),\nThe Architect s Journal. 13 XI,\n(Londres )♦\nThe Architectes Journal. 13 XI,\n(Londres ).\nThe Architect s Journal. 13 XI,\n(Londres ),\nThe Architect s Journal. 13 XL\n(Londres ),"}, {"page_pdf": 38, "page_imprimee": "92", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.38", "texte": "TEK H N É\n\nECOLE\nL Ecole de Géologie de l'Université\nde Londres, Archit, : Briggs et\nThornely,\nThe Architect's Journal 30 X.\n(Londres ),\nEGLISES\nEglise à Scheveningen, Architecte :\nW, C. Kuypers,\nEglise nouvelle à Londres, Arch, :\nEdw, Maufe.\nEglise nouvelle à Londres, Arch, :\nP. Phipps,\nTemple maçonnique à Manches-\nter. Archit. : T, Worthington\net Sons,\nBouwbedrijf (La Haye), N° 23,\n23 X,\nThe Architect's Journal\n(Londres), 20 XL\nThe Architect's Journal\n(Londres ),\nThe Architect's Journal 23 X,\n(Londres ),\nEXPOSITIONS (Bâtiments et aménagements)\nPavillon de l'Allemagne à l'Expo-\nsition de Barcelone 1929,\nArchit, : Mies von der Rohe,\nSection suisse à l'Exposition de\nBarcelone 1929,\nArchit, : H, Hofmann,\nBâtiment des Fêtes et Expositions\nà Magdebourg,\nArchit, : J, Jôdvitz,\nDas Werk (Zurich), N° 11,\nDas Werk (Zurich), N° 11,\nKlei (Arnhem ), N° 23\n1\nGARAGES, HANGARS\nGarage à Davos (Suisse),\nArchit. : R, Gaberel,\nHangars d'aviation (Munich Ober-\nwiesenfeld).\nDas Werk (Zurich), N° IL\nBouwbedrijf (La Haye), N° 22,\nHABITATIONS ET LOGEMENTS (H, B. M, )\nComplexe d'habitations à Gro-\nningue, Archit. : D, Smit,\nBlocs de logements à Kaiserlautern,\nArcbit, : Hussong*\nHabitations économiques (Paris )♦\nArchit, : J. Dupré,\nHabitation d'expérience à Celle,\nArchitecte : O, Haesler,\nCité Kalkerfeld (Cologne ), Arch, :\nRiphahn et Grod,\nBouwbedrijf (La Haye), N° 24,\nStein, Holz, Eisen (Franc- N° 47*\nfort-sur-Main ),\nLa Construction Moderne N° 9,\n(Paris ),\nStein, Holzt Eisen (Franc- N° 43,\nfort-sur-Main ),\nSteint Holz, Eisen (Franc- N° 44,\nfort-sur-Main ),"}, {"page_pdf": 39, "page_imprimee": "93", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.39", "texte": "TEK H N É\n\nHABITATIONS ET LOGEMENTS\nCité Dammerstock (Carlsruhe ).\nArchit. : Gropius, etc.\nCité de la Gagfah (Merseburg ).\nIngénieur : Zollinger.\nH. B. M. à Montesson (France).\nArchitecte : J. Hirsch.\nCité d'expérience de Breslau. (Ex-\nposition ).\nHabitation privée en Suisse. Arch.:\nBurckhardt et Weili.\nHabitation privée à Versailles.\nArchit. : E. Sue.\nStein. Holz, Eisen (Franc- N\" 44.\nfort-sur-Main ).\nDie Wohnung (Berlin). Octobre.\nLa Construction Moderne 17 XI.\n(Paris ).\nLa Technique des Travaux N° 11.\n(Liège).\nDas Werk (Zurich). N° 11,\nLa Construction Moderne N° 9.\n(Paris ).\nHOMES D'ENFANTS\nHome à Hambourg.\nArchit. : Bensel et Kamps.\nHome à Berlin.\nArchit. : O. Bartning.\nHome à Breslau.\nArchit. : Konwiarz.\nStein, Holz. Eisen (Franc- N° 48.\nfort-sur-Main ).\nStein. Holz, Eisen (Franc- N° 48.\nfort-sur-Main ).\nStein, Hoîz, Eisen (Franc- N° 48.\nfort-sur-Main ).\nMAGASINS\nUn grand magasin à Glasgow.\nArchitectes : North. Robin et\nWilsdon.\nLe magasin Schloss à Wiesbaden.\nArchitecfe : F. Hildauer.\nGrand magasin à Cork (Irlande).\nArchit. : H. Hill.\nImmeuble de magasin et bureaux\nà Londres. Archit. : Parnacott.\nThe Architecte Journal 6 XI.\n(Londres ).\nStein. Holz. Eisen (Franc- N\" 46.\nfort-sur-Main ).\nThe Architects Journal. 27 XL\n(Londres ).\nThe Architect s Journal. 27 XI.\n(Londres ).\nDIVERS\nLe Palmengarten à Francfort-sur-\nMain. Archit. : May, Elsaesser\net Hebebrand.\nRestaurant à La Haye.\nArchit. : Van der Weele.\nLa Maison des Etudiants Danois\nà Paris. Archit. : K. Gottlob.\nDas Neue Frankfurt (Frank- N° 10.\nfurt-sur-Main ).\nBouwbedrijf (La Haye). N° 24.\nBouwbedrijf (La Haye). N° 22."}, {"page_pdf": 40, "page_imprimee": "94", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.40", "texte": "TEK H N Ê\n\nURBANISME\nAMENAGEMENTS URBAINS\nConcours pour l'aménagement\nd'un quartier de Bradford.\nArchitecte lauréat : C. Cowles-\nVoysey.\nUrbanisation et construction de la\nMinervaplein, Amsterdam. Ar-\nchitecte : C. J. Blaauw.\nUrbanisation et construction de\nl'Allebéplein (Amsterdam). Ar-\nchitecte : J. Boterenbrood.\nThe Architect's Journal 20 XI.\n(Londres ).\nBouwkundig Weekblad (La N° 45.\nHaye).\nBouwkundig Weekblad (La Nos 46, 47, 48.\nHaye).\nHOUSING\nAu Danemark, en Suède et en\nNorwège.\nHabitation et Construction N° 2.\n(Francfort-sur-Main ).\n\nÉTUDES CRITIQUES\nARCHITECTURE\nL'architecture en Finlande, par\nG. Friedhoff.\nLes constructions et aménagements\nd'Amsterdam-Sud, par M.E.H.\nTjaden.\nRenaissance architecturale en Es-\npagne, Pologne et Japon, par\nT. Van Doesburg.\nLe mouvement architectural en\nSuisse,\nBâtiments d'Exposition, par E,\nHenvaux.\nEntrepôts frigorifiques.\nHabitations métalliques exposées à\nParis, en automne.\nBouwkundig Weekblad (La N° 49,\nHaye ).\nBouwbedrijf (La Haye). N° 25.\nBouwbedrijf (La Haye). N° 24.\nDas Werk (Zurich). N° IL\nClarté (Bruxelles ). Novembre.\nLa Construction Moderne N° 8.\nLa Construction Moderne N° 8.\n(Paris ).\nURBANISME\nPlaning à Milwaukee (E. U. A. ).\nLes espaces libres, par Th. Kimball\net H. Hubbard.\nEtudes de réglementation munici-\npale, par H. K. Menhiwick.\nCity Planning (Boston). Octobre.\nCity Planning (Boston). Octobre.\nCity Planning (Boston). Octobre."}, {"page_pdf": 41, "page_imprimee": "95", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.41", "texte": "TEK H N E\nLES CLICHÉS DE \"LA CITÉ'* \" LA CITÉ \" ET \" TEKHNÉ \"\nqui ont paru Jusqu'à\nce Jour, peuvent être\nempruntés.\nS'adresser au siège de\nla Revue : 10, Place\nLoix, à Bruxelles.\nsont des revues progressistes*\nqui ne peuvent qu'encourager\nles novateurs sincères,\narchitectes et techniciens* ou\nindustriels et entrepreneurs...\nTARIF s Fr. 0,20 par cm. carré.\nVOUS AVEZ INTERET\nA SOUTENIR CET EFFORT !..\n\nLa Science des plans de ville, par\nA, Rey (communication ),\nAdaptation du centre de Paris à la\ncirculation automobile, par P.\nBourdeix.\nLa ville souterraine et ses besoins\nactuels, par Gaudillon,\nTown-planning en Australie,\nLe problème du stationnement\ndes autos dans les villes, par\nE. Henvaux.\nL Architecture (Paris ). Septembre.\nL'Architecture (Paris). Septembre.\nL'Architecture (Paris ). Septembre.\nGarden-Cities and Town- Novembre,\nplanning (Londres).\nDas Werk (Zurich). N° 1 1.\nHOUSING\nL'effort de la ville de Francfort-\nsur-Main, par K. Hamauer et\nE. Zeman.\nLe problème du logement en An-\ngleterre, par J. Kruseman.\nStavba (Prague). N° 4,\nTijdschrift voor Volkshuis- N° 11.\nvesting (Amsterdam ).\n\nTECHNIQUE\nEvolution de la technique du bâ-\ntiment, par M. Bourguet.\nMurs d'habitation, par H. Guet-\ntard.\nAgglomérés de silico-calcaire.\nLe chauffage des bâtiments, par\nA.-H, Hayes,\nCalcul de la lumière naturelle, par\nJ, Swarbrick.\nAcoustique d'auditorium, par R,-\nA. Bull.\nAménagement actuel des salles de\ncinéma, par R, Cromie,\nTechnique ménagère, équipement,\norganisation, etc.\nLa Construction Moderne N° 6.\n(Paris),\nRevue du Béton Armé 15 XL\n(Paris),\nRevue des Matériaux de Novembre.\nConstruction (Paris ).\nThe Architecte Journal Octobre,\n(Londres ),\nThe Architecte Journal 23 X,\n(Londres ),\nThe Architect's Journal i 3 XI,\n(Londres ),\nThe Architect s Journal i 3 XI.\n(Londres ).\nDas Neue Hauswirtschaft Nos 10 à 12,\n(Munich )."}, {"page_pdf": 42, "page_imprimee": "96", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.42", "texte": "TEK H N É\n\nBIBLIOGRAPHIE\nDAS NEUE FRANKFURT* Le double\ncahier de cette importante publication (n° 7-\n8) vaut entre tous une mention particulière.\nOn y trouve, en effet, réunis près d'une cen-\ntaine de documents photographiques remar-\nquables, illustrant les types les plus récents et\nles plus parfaits parmi les engins modernes\nde locomotion et de transport : xutomobiles,\nautobus, avions, hydravions, dirigeables,\ntramways, locomotives, wagons divers, pa-\nquebots et canots de sport.\nEt tout cela forme un ensemble fort im-\npressionnant de la maîtrise des techniques\nmodernes, dont on peut voir les résultats\nétonnants*\nTHE ARCHITECTE JOURNAL (Lon-\ndres ) vient de publier un numéro spécial rela-\ntif aux salles de cinéma* L ouvrage est remar-\nquable sinon par la qualité des travaux, au\nmoins par l'abondance des photographies et\ndes plans qui illustrent ces travaux*\nParmi les œuvres les plus caractéristiques re-\nproduites, signalons les cinémas « Emelka »\n(Berlin), de l'architecte K* Schneider;\n1' « Alexandra » (Copenhague ), de l'architecte\nV* H* Hammer; le « Titania Palast » (Ber-\nlin ), des architectes Schoffler, Schonbach et\nJacobi; l'« Universum » (Ufa ), de l'archi-\ntecte E* Mendelssohn; le « Babylon » (Ber-\nlin), de l'architecte H* Poelzig*\nL'importante collection de plans présentée\ndans ce numéro ainsi que quelques articles\nd'allure scientifique, activent l'intérêt de 1 ou-\nvrage*\nDate de parution : 13 novembre 1929*\nEditeurs: The Architectural Press, Londres*\nPrix : 1 shilling (port en sus)*\nLES DEFAUTS DES MORTIERS ET\nDES BETONS, par J. Malette, chef du labo-\nratoire de chimie à l'école nationale des Ponts\net Chaussées. Un volume de 229 pages et\n49 illustrations. Editeur : Dunod, à Paris.\nPrix : 50 francs français.\nGRUNDRISZ DER SICHEREN, REI-\nCHEN, RUHIGEN STADT, tel est le titre\nd'un important ouvrage d'urbanisme dû à\nH. L. Sierks, et publié tout récemment à\nDresde» aux éditions Kaden und Comp. Un\nvolume de 307 pages avec plus de 74 planches\net illustrations .Prix : 40 RM,\nNous reviendrons sur ce livre, dont on parle\nbeaucoup»\nPROJEKTE FUR ARBEITERWOH-\nNUNGEN* Ouvrage relatif aux plans d'habi-\ntations ouvrières, publié par la Banque Cen-\ntrale de l'Economie communale et de la Cons-\ntruction, Moscou 1929*\nCe livre, d'une présentation très soignée, ne\nse borne pas à reproduire les plans soumis à la\nBanque pour des demandes d'emprunts, sur\nune période de 4 années* Il aborde également\nles questions techniques d'ordre sanitaire, traite\nde la création de nouveaux quartiers, de l'em-\nploi de nouveaux matériaux de construction,\net présente, en définitive, un aperçu succinct de\ntoutes les questions se rapportant au problème\nde l'habitation*\n\nLIVRES SIGNALÉS :\n1 ) Haus und Raum, en trois cahiers,\nrelatifs à des villas nouvelles, des inté-\nrieurs, du mobilier nouveau» Les 3 cahiers\ncontiennent près de 1,000 illustrations* Edit*:\nJul* Hoffmann, Stuttgart, 1929. Prix de\nl'ensemble : 26 RM*\n2 ) Die Arbeitsparende Wohnung, par\nFranz Deumer* Editions : Verlagstanstalt\ndes Deutscher Holzarbeiter Verbandes, Ber-\nlin ,1929, Ouvrage de 93 pages et 112\nillustrations. Prix : 4 RM*\n3) Terrassentyp, par Rich* Docker* Stutt-\ngart 1929* Edité par Akad* Verlag D 1 We-\ndekind et C°* Un volume de 140 pages avec\n207 illustrations et plans* Prix : 15 marks,\nport en sus*"}, {"page_pdf": 43, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.43", "texte": "(' MF M *UU*S\ntt-W * KgYtNYEIP. MmUKV\n\nEDITIONS \"TEKHNE,,\nLA CITE. Première année. (Rare) . . . . . fr. 40.\nDeuxième année. (Rare) ...... 30.\n3e, 4% 5% 6a et 7e 25\nCes volumes peuvent être fournis reliés en pleine toile moyennant un supplément\nde 1 5 francs.\nLA REVUE « TEKHNE (série d'avant-guerre), collection com-\nplète de la 2* année ( 1912-1913). Beau volume de 516 pages,\nsur papier couché, illustré de 250 clichés .... 40.\nL'Art et la Société, par H.-P. Berlage, architecte à Amsterdam. Tirés\nà part de la Revue « Art et Technique » (septembre 1913-février\n1914). Un volume luxueusement imprimé et illustré de 98 clichés 50.\nLe Cœur de la Ville de Bruxelles, par Charles Buis, avec traduction\nd'une conférence de C. Giirlitt sur la « Conservation du cœur\nd'anciennes villes ». Une brochure de 24 pages .... 4.\nL'Abbaye de la Cambre, par G. des Menez ..... 4.\nPaul Hankar (1859-1901), par Ch. Conrardy et Raym. Thibaut.\nUne brochure illustrée ........ 4.\nConstantin Meunier. L'historique de son monument au travail, par\nR. Thiry et G. Hendrickx. Une brochure illustrée . . 4.\nL'Art des Jardins et le nouveau jardin pittoresque, par Louis van\nder Swaelmen, architecte-paysagiste ...... 2.\nL'habitation coloniale. Sa construction au Congo Belge, par Gast.\nBoghemans. Une brochure de 20 pages abondamment illustrée . 4.\nMatériaux de substitution dans la construction de maisons, par J. Se-\nroen, architecte. Une brochure illustrée ..... 4.\nL'architecture hollandaise, par Luc Paul Haesaerts. Une brochure\nillustrée . 4.\nIl est accordé à tout nouvel abonné de « La Gté », à titre de prime, une réduction\nde 50 % sur tout achat de livres ne dépassant pas 50 francs.\n\nPRIX DE L'ABONNEMENT à l'année en cours de la Revue « LA CITE »\net de son supplément « TEKHNE » : Belgique, 40 francs.Etranger, 55 francs.\nPour s'abonner à « La Cité » ou obtenir des livres, il suffit de verser, dans\nn'importe quel bureau des postes, au crédit du compte chèques postaux\nn° 166,21 Revue « La Cité », la sommedue et d'inscrire sur le bulletin de verse-\nment le titre du livre et les nom et adresse du souscripteur."}, {"page_pdf": 44, "page_imprimee": "couv. 4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192912-01.1.44", "texte": "IACITE6TEKHNE\nLa plus importante\nrevue belge d'ercM\ntecture, d'urbanls\nme et d'art public -\nLa plus actuelle - la\nmieux documentée."}]}