{"numero_id": "bm-bmtnaac-1930-06-01", "volume": "bmtnaac_1930-06_01", "ocr_sha256": "fb3977ddfe966c76593c5424c4d5514c8ef2fa06384eb6faa1a12a43d92c67d1", "source_tei": "https://github.com/Princeton-CDH/bluemountain-transcriptions/blob/main/periodicals/bmtnaac/issues/1930/06_01/bmtnaac_1930-06_01.tei.xml", "source_mets": "https://github.com/pulibrary/BlueMountain/blob/main/metadata/periodicals/bmtnaac/issues/1930/06_01/bmtnaac_1930-06_01.mets.xml", "url_numero": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193006-01", "articles": [{"article_id": "bm-bmtnaac-1930-06-01-c002", "article_bluemountain": "bmtnaac_1930-06_01#c002", "volume": "bmtnaac_1930-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "193", "page_fin": "196", "image_debut": 3, "image_fin": 6, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193006-01.2.2", "titre_corps": "Une Radburn. – Une Ville Moderne aménagée pour l'âge de l'Automobile.", "titre_sommaire": "Une Radburn. – Une Ville Moderne aménagée pour l'âge de l'Automobile.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 3, "page_imprimee": "193", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193006-01.1.3", "debut_caractere": 100, "fin_caractere_exclue": 2028, "texte": "Une expérience d'Urbanisme aux États-Unis\nRadburn. - Une Ville Moderne amé-\nnagée pour l'âge de l'Automobile.\n\nCSUITO\nLa plupart des maisons pour une seule fa-\nmille ont six pièces, un living-room, une salle\nà manger, une cuisine, trois chambres, une\nsalle de bains, un garage et une cave à hauteur\nd'étage sous toute la maison, dans laquelle est\ninstallée une chaudière pour le chauffage cen-\ntral à vapeur, une chaudière à gaz pour le\nsystème d'eau chaude, une buanderie, et un\nespace pour loger des provisions ou un établi,\nou ce que désire le possesseur. Une maison à\n« cinq pièces et demie » est la même sauf qu'il\nn'y a pas de salle à manger, mais une cuisine\nplus grande avec un « coin pour le petit\ndéjeuner » meublé d'une table et de bancs.\nUne maison de 7 ou 8 pièces est la même, sauf\nl'addition d'une ou deux chambres supplémen-\ntaires et, généralement, d'une salle de bains ou\ncabinet de toilette supplémentaire.\nLes maisons les moins chères sont en bois,\nles plus coûteuses en briques sur une charpente\nen bois.\nCroissance de la ville.\nIl s'écoulera probablement dix ans avant\nque Radburn soit une ville de 25,000 habi-\ntants. Au milieu de 1928 elle était encore,\nsauf quelques terrains achetés, quelque argent\nrisqué, et quelques plans tirés en bleu, entiè-\nrement du domaine de l'avenir. Au début de\n1930, elle avait toutefois, outre 300 loge-\nments, des boutiques, des magasins et des kilo-\nmètres de rues pavées et de chemins de piétons,\ndes tuyaux d'eau, des égouts, des conduites de\ngaz, la lumière électrique, etc. Elle avait aussi\ndes parcs, des terrains de jeu, des courts de\ntennis, une piscine, etc.\nEn ce qui concerne le gouvernement local,\nRadburn se trouve dans le « Borough » de\nFair Lawn, borough de 6,000 habitants et\nd'une étendue légèrement supérieure à 13 km2\nenviron, sur laquelle Radburn occupe 5 km2.\nLe maire et le conseil municipal ont été très\nobligeants pour le projet de Radburn, et cet"}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "194", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193006-01.1.4", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 4555, "texte": "esprit de coopération anime tout le monde\ndans la commune» Mais un « borough » si\nrural ne pouvait pas fournir au début toute\nla quantité de services municipaux nécessités\npar Radburn. Il faut se souvenir qu'en entre-\nprenant de construire une cité aménagée sur\ndu terrain qui a été entièrement agricole, la\nsérie d'étapes constituant révolution urbaine\nnormale aux Etats-Unis, par stades bien\ndéfinis (de rural à semi-rural, puis suburbain\net ensuite urbain ) s'effectue en une seule fois\n(rural à urbain ).\nA Fair Lawn, il n'y avait pas d'alimenta-\ntion publique en eau ou de réseau dégoûts,\net fort peu — si I on juge au point de vue\nurbain — de police et de protection contre\nl'incendie, de services d'hygiène, etc. Pour\nl'éducation, la situation était bien meilleure,\nun bon système d'école existant. Il fallait\nassurer diverses choses pour la protection de\nla propriété et l'alimentation de la vie com-\nmunale. L'une était l'organisation propre à\nrenforcer les restrictions protectrices contenues\ndans les actes légaux, assurant l'intervention\nde l'architecte dans l'intérêt de la commu-\nnauté, le « zoning » d'après l'usage, etc. Une\nautre était de compléter les services munici-\npaux assurés par le « borough » de façon à\nrépondre aux besoins de la partie de la cir-\nconscription où se trouve Radburn. La troi-\nsième fut de fournir certaines commodités qui\nne sont pas encore comprises dans le champ de\nl'activité municipale.\nC est pour réaliser ces intentions que fut\nfondée la « Radburn Association », associa-\ntion qui ne vise pas à des bénéfices.\nLa « Radbutn Association ».\nActuellement, la « Radburn Association »\nest formée de 9 membres, qui sont les uns\ndes membres de la « City Housing Corpora-\ntion» et de son personnel, les autres des chefs\nciviques représentatifs du Nord du New Jersey,\nEventuellement, les pouvoirs et la tâche de\nl'Association seront transmis aux habitants de\nRadburn, mais nous n'avons pas essayé de\ndire à l'avance exactement quand ni précisé-\nment de quelle manière. L'Association tire ses\nrevenus d'une taxe pesant sur les propriétés de\nRadburn qui sont soumises à la déclaration de\nrestrictions. Cette taxe est déterminée chaque\nannée par l'Association sur la base de l'assiette\nfixée par l'autorité locale publique pour les\nimpositions publiques : elle ne peut jamais\nexcéder la moitié des taxes publiques,\nL'Association est constituée sur le type de\ngouvernement municipal dit « council-mana-\nger », la politique et le contrôle fiscal étant aux\nmains des membres de l'Association qui agis-\nsent par l'intermédiaire de « trustées » choisis\npar eux, les fonctions administratives et exe-\ncutives étant exercées par un manager que\nchoisissent les « trustées »♦\nOn a fait ainsi une tentative pour résoudre\nun problème dont se sont préoccupé toutes les\nmunicipalités dans l'ensemble du pays, un\nproblème qui a été ainsi formulé : Comment\nun quartier englobé dans une vlile ou une\ncommune peut-il réaliser un mode de vie pré-\nférable à celui que dans son ensemble la com-\nmune est prête à lui assurer? Au moyen de la\n« Radburn Association » on espère qu'on\npourra établir un équilibre juste et équitable\nentre les services que peut rendre la commune\nentière et les services plus complets et perfec-\ntionnés que nécessite Radburn* La « Radburn\nAssociation » a aussi le souci d'encourager\nl'organisation d'une vie collective de la façon\nqui pourra le mieux, en accord avec le gouver-\nnement municipal, celui du comté, de l'Etat\net le gouvernement fédéral, protéger la santé,\nT éducation, la prospérité et le bonheur des\ngens de Radburn*\nElle a commencé à le faire par l'entremise\nde l'Association des Citoyens de Radburn,\ndont tous les habitants peuvent être membres*\nCette Association a déjà quinze comités et un\ngroupe actif s'occupant d'organisation intéres-\nsant la collectivité* Il a un centre d'hygiène\navec médecins et infirmières titulaires,un service\nd'infirmières visiteuses, une petite bibliothèque\ncirculante, elle a organisé une surveillance sur\nles terrains de jeu des enfants, créé des groupes\npour d'autres distractions de plein air ou d'in-\ntérieur, a formé les « Radburn Players »\n(société dramatique ), a créé une maison des\nenfants avec tout le matériel nécessaire aux\njardins d'enfants et des facilités pour une école\nmaternelle de jour et l'enseignement des tra-\nvaux manuels, a organisé des expositions\nd'oeuvres artistiques prêtées, a aidé à obtenir\nune émission d'obligations par le «Borough»\nde Fair Lawn pour 125,000 dollars pour le\npremier groupe scolaire de l'école libre publi-"}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "195", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193006-01.1.5", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 1006, "texte": "que, a établi un service d'incendie et un service\nde police, et a en cours beaucoup d'autres pro-\njets d'intérêt général pour la collectivité. Il\nagit comme organisme consultatif de la « Rad-\nburn Association » qui, sur les taxes perçues\nsur les propriétés, fournit les fonds nécessaires\nà la plupart de ces activités.\nLe budget de la « Radburn Association »\npour 1930 se monte à 34,130 dollars. La taxe\nannuelle dont il a été question plus haut n'est\npas payée seulement sur les propriétés bâties\n(elle est payée par mensualités par les habi-\ntants ), mais est payée aussi sur les propriétés\nque I on construit et sur le terrain vacant prêt\npour la construction auquel les services d'uti-\nlité publique ont été étendus.\nRessources financières pour Vaménagement de\nla ville.\nTout le projet d'aménagement de Radburn\nest financé par la « City Housing Corpora-\ntion ». C'est une société à dividende limité à\n6 p.c. qui a maintenant environ 3,000,000 de\ndollars en capital-actions. Outre le capital-"}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "196", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193006-01.1.6", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 2610, "texte": "actions, on se procure de l'argent pour l'amé-\nnagement par les trois méthodes suivantes.\nLes premières hypothèques accordées par la\nCorporation sur les propriétés vendues sont\ncédées à des acheteurs d'hypothèques, des so-\nciétés d'assurance sur la vie, etc. Les secondes\nhypothèques, après avoir été accumulées en\nquantités considérables, sont mises en dépôt\navec un établissement banquaire comme trustée\npour servir de garantie subsidiaire pour l'émis-\nsion d'obligations subsidiaires de seconde hy-\npothèque, d'un montant de 100 dollars pour\nchaque 120 dollars d'hypothèques ainsi dépo-\nsées. Il y a ensuite une émission de billets\ngarantis par une hypothèque générale globale\nsur l'ensemble du domaine de Radburn (les\nlots individuels de terrain déjà vendus sont,\nnaturellement, exclus de cette hypothèque ).\nCes billets ont été achetés en grande quantité\npar un groupe de riches particuliers s'intéres-\nsant à Radburn, et comprenant des hommes\ncomme John D. Rockfeller Jr, Arthur Curtis\nJames et d'autres. L'aménagement entier de\nRadburn nécessitera un capital de 80,000,000\nà 90,000,000 de dollars. Ce ne sera pas le\nmoins utile de l'expérience de Radburn que de\ndéterminer si une société à dividende limité\npourra ou non attirer assez d'argent pour\nentreprendre de vastes projets de construction\nd'habitations aux Etats-Unis ou, jusqu'ici, on\nne peut disposer de fonds gouvernementaux\npour de tels desseins»\nIl est beaucoup trop tôt pour voir quelle\ninfluence aura Radburn sur l'aménagement de\ncités-satellites et les extensions suburbaines\naux Etats-Unis. Il est digne de remarquer que\nle site a été visité et les plans ont été étudiés\npar beaucoup d'urbanistes de différentes villes\net que le plan fondamental d'aménagement a\ndéjà été adopté pour divers domaines subur-\nbains, l'un près de Buffalo, un près de Chi-\ncago, un près de South Bend (Indiana ) et\nun à Miami. Les lotisseurs de domaines ayant\ndes buts commerciaux ont adopté la méthode\nde Radburn surtout à cause de la circulation\ndes véhicules et de celle des piétons et de la\ndisposition de parcs en rapport avec les mai-\nsons.\nTrès peu de choses ont été faites en ce qui\nconcerne le quartier industriel de Radburn,\nsurtout parce qu'il fut nécessaire d'attendre la\ndécision finale du Service des routes d'Etat\ndu New Jersey, relativement au tracé d'une\nnouvelle route d'Etat qui passera par le quar-\ntier industriel de la ville et influera sur le tracé\ndes voies ferrées par la « Erie Railroad Com-\npany ». Ces questions seront probablement\nréglées cette année quand il deviendra possible\nd'aménager définitivement le quartier indus-\ntriel."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1930-06-01-c004", "article_bluemountain": "bmtnaac_1930-06_01#c004", "volume": "bmtnaac_1930-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "195", "page_fin": "195", "image_debut": 5, "image_fin": 5, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193006-01.2.2.2", "titre_corps": "Plan schématique du 1er secteur de Radburn", "titre_sommaire": "Plan schématique du 1er secteur de Radburn", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 5, "page_imprimee": "195", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193006-01.1.5", "debut_caractere": 1008, "fin_caractere_exclue": 1050, "texte": "Plan schématique du 1er secteur de Radburn"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1930-06-01-c005", "article_bluemountain": "bmtnaac_1930-06_01#c005", "volume": "bmtnaac_1930-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "196", "page_fin": "196", "image_debut": 6, "image_fin": 6, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193006-01.2.3", "titre_corps": "Le IXe volume de « La Cité » commence avec notre", "titre_sommaire": "Le IXe volume de « La Cité » commence avec notre", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 6, "page_imprimee": "196", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193006-01.1.6", "debut_caractere": 2621, "fin_caractere_exclue": 3012, "texte": "Le IXe volume de « La Cité » commence avec notre pro-\nchain numéro.\nNous prions nos abonnés de verser dès à présent le montant\nde leur nouvel abonnement, soit 40 francs, au compte-\nchèque n° 166.21 Revue « La Cité »♦\nIndiquer sur le bulletin de versement les nom et adresse\ncomplets de l'expéditeur.\nLe prix de l'abonnement pour l'étranger est de onze belgas*\nUAdministration de « La Cité »♦"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1930-06-01-c007", "article_bluemountain": "bmtnaac_1930-06_01#c007", "volume": "bmtnaac_1930-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "197", "page_fin": "198", "image_debut": 7, "image_fin": 8, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193006-01.2.4", "titre_corps": "Lit BOIS SE CONSTRUCTION", "titre_sommaire": "Lit BOIS SE CONSTRUCTION", "signature_source": "R. BARJAUD", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 7, "page_imprimee": "197", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193006-01.1.7", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 3948, "texte": "EXAMENS DE MATÉRIAUX\nLit BOIS SE CONSTRUCTION\nR. BARJAUD.\nLES QUALITES DES BOIS DE SAPIN\nDU NORD\nPour avoir toute satisfaction des maisons\nouvrières en bois et profiter des avantages\nnombreux qui les font apprécier dans les pays\nindustriels des régions Scandinaves, il faut em-\nployer pour leur construction des bois de très\nbonne qualité, notamment des bois de sapin\ndu Nord qui, depuis longtemps, ont fait leurs\npreuves* i\nLes bois du Nord, d une croissance plus\nîente, d'un grain plus serré, possèdent des\ncoefficients de résistance, de flexibilité et d'im-\nperméabilité aux intempéries très supérieurs à\nceux des autres provenances. A la qualité natu-\nrelle du bois s'ajoute celle conférée par les mé-\nthodes d'abatage, de séchage et de conservation\nque permettent la disposition de stocks consi-\ndérables, une longue expérience, un marché\nqui n'a pas eu à subir d'à-coups et notamment\nà faire face à des afflux subits de demandes\nprovoqués par des circonstances telles que la\nguerre ou les reconstitutions qu'elle a entraî-\nnées.\nL'opinion est unanime à reconnaître tout\nl'intérêt, pour diverses entreprises, que présente\nla construction de maisons légères et elle a été\nintéressée par 1 a présentation de modèles\nrécents, assez différents entre eux, mais géné-\nralement ingénieux. Certains présentent\nl'avantage d'utiliser des éléments fabriqués en\nusine avec des moyens mécaniques puissants\nqui devraient permettre une production ratio-\nnalisée.\nMais dans ce genre de construction, le bois\nseul donne, sans aucune adjonction de procé-\ndés calorifuges, par l'épaisseur naturelle des\nparois une protection suffisante contre les va-\nriations de la température extérieure et ne pré-\nsente jamais l'inconvénient dune sonorité\ndésagréable.\nLe bois possède encore l'avantage de la du-\nrabilité. Et quelles que soient les différences\nqui, à certaines époques de l'année, peuvent\nse produire entre la température extérieure et\nla température intérieure, on n'a jamais à enre-\ngistrer des phénomènes de condensation, ana-\nlogues à ceux que Ton remarque sur les vitres\ndes maisons et qui sont susceptibles d'endom-\nmager d'autres matériaux. Il est important,\ndans certaines circonstances, que la matière\nemployée se défende elle-même contre les\nagents atmosphériques car, dans ces mêmes\ncas ,les enduits et couches de peinture se révè-\nlent d'autant plus impuissants que les détério-\nrations sont surtout susceptibles de se produire\nsur les faces intérieures des parois, que l'on ne\npeut ni surveiller ni réparer.\nL'usage du bois s'impose plus particulière-\nment lorsque des bâtiments de fortune doi-\nvent recevoir et abriter des matières sensibles\nà la chaleur, à l'humidité ou susceptibles, sous\nleur influence, de favoriser l'éclosion et la\npullulation des parasites. Dans ce cas, le bois\nfournit les matériaux de construction tout\nindiqués.\nIl en est rigoureusement de même lorsque\nI on a à craindre des phénomènes de dilatation\nou des phénomènes électriques. Avec le bois,\npas de surprises : il est l'isolant naturel par\nexcellence.\nAu nombre de ses avantages, on peut encore\najouter la possibilité d'apporter à tout mo-\nment toutes les modifications désirées par l'ha-\nbitant ou nécessitées par les besoins de l'en-\ntreprise. Aucune réparation ou transformation\nn'est compliquée : cette facilité est singulière-\nment appréciée de l'ouvrier français, « brico-\nleur » par tempérament, individualiste, et qui\naime arranger son intérieur à sa guise.\nAu point de vue touristique, important\ndans un pays comme le nôtre, où le tourisme,\nde plus en plus, tend à occuper une place pré-\npondérante dans l'activité nationale, on aura\navantage à employer le bois. Non seulement\nil n'endommage pas les sites, mais encore,\nhabilement traité, il s'harmonise au mieux\navec les beautés naturelles parmi lesquelles on\ns'est trouvé contraint d'édifier des construc-\ntions ou des installations : le bois « fait pay-\nsage ».\n(« La Journée Industrielle » )."}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "198", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193006-01.1.8", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 2987, "texte": "LES PLANCHERS. CHOIX DU PLAN-\nCHER\nLa qualité des bois de construction est dif-\nficile à fixer avec précision.\nSi la détermination de la qualité est diffi-\ncile en ce qui concerne les bois de construction,\nelle l est bien davantage encore dans la qualité\ndes planchers.\nEn ce qui concerne les planchers, cette dis-\ncrimination des différents choix est plus mal-\naisée encore.\nDeux facteurs importants sont à considérer\ndans le choix du plancher.\ni° La qualité à prescrire.\n2° La valeur correspondant à la qualité.\ni° Qualité :\nLe premier choix ne prête pas à discussion.\nC'est le bois impeccable, donc sans aucun nœud\nni défauts. Cette qualité ne se trouve que dans\nles bois d'Archangel, espèce excessivement rare\nsur le marché et ne convenant pas pour les\nhabitations à bon marché; il ne faut donc pas\nprévoir cette appellation dans nos cahiers de\ncharges.\nL'appellation deuxième choix prête à discus-\nsion. Le négociant imnortateur de bois achète\ndes bois classés et des bois inassortis.\nLes bois classés du Nord sont faciles à re-\nconnaître en ce qui concerne les marques con-\nnues de Suède et de Finlande.\nLe bois de premier choix porte une cou-\nronne.\nLe bois de second choix porte deux points.\nLe bois de troisième choix porte trois\npoints.\nLe bois de quatrième choix porte un trait.\nIl n'y a donc dans ce cas, aucune erreur\npossible ni dans la qualité, ni dans le prix.\nMais certains détaillants mettent en vente,\ncomme seconde classe, des planchers d'impor-\ntation du Nord, qui ne sont que du troisième\nou du quatrième choix, classement Anvers.\nQuant aux bois inassortis, la détermination\nde leur choix est bien difficile. L'importateur\nles trie en quatre catégories et le détaillant en\nfait six; dès lors, comment se mettre d'accord\nsur un second choix, c'est-à-dire un vrai second\nchoix d'origine.\nLe détaillant considère le premier choix, le\nsecond choix, le second bon choix, le troisième\nchoix rabotable et le troisième choix volige, le\nquatrième choix et le cinquième bois de cof-\nfrage et de caisse. Il existe peut-être d'autres\ndénominations, mais elles se rapportent en\nqualité à la classification ci-dessus.\nAussi, pour éviter toute erreur, voici com-\nment dans les cahiers des charges il convient\nde décrire les bois.\nPlanchers en sapin rouge 4/4 7/8\n3/4 ou 5/8 longueurs variables, sain\nsec clair carré, sans flache ni aubier noir\npiqué ,ni bleuté, sans nœuds vicieux, c'est-à-\n-dire sans gros nœuds ou nœuds morts tom-\nbants; une telle description correspond à un\nplancher troisième choix, classement Anvers;\nce n'est pas de la volige et les planchers con-\nviendraient très bien pour nos constructions.\nDans un tel plancher, il ne peut y avoir que\ndes nœuds sains, des nœuds ronds et non ova-\nles et surtout il faut rebuter tout plancher\navec des nœuds entourés d'un petit cercle noir;\non convient généralement que sur une largeur\nde 4 mètres environ, il ne peut y avoir que 3\nou 4 nœuds maximum du diamètre d'une\npièce de 25 centimes.\n{Suivez page 208 )."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1930-06-01-c008", "article_bluemountain": "bmtnaac_1930-06_01#c008", "volume": "bmtnaac_1930-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "198", "page_fin": "198", "image_debut": 8, "image_fin": 8, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193006-01.2.5", "titre_corps": "On trouvera, à la page", "titre_sommaire": "On trouvera, à la page", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 8, "page_imprimee": "198", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193006-01.1.8", "debut_caractere": 2989, "fin_caractere_exclue": 3448, "texte": "On trouvera, à la page\nsuivante, le quatrième et\ndernier rapport présenté\nau Congrès de Francfort\npar l'architecte Profes-\nseur Walter Gropius (Ber.\n■in> ■\nCe rapport est, comme les\nprécédents, imprimé sur\nles pages du milieu de\n\"TEKHNÉ\", afin au'il\nsoit possible éventuelle-\nment de le détacher de la\nrevue pour le classer dans\nun dossier spécial. |\nRappelons que les idées\némises dans ces rapports\nn'engagent en rien les\nopinions ou directives de\nla Revue ■"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1930-06-01-c009", "article_bluemountain": "bmtnaac_1930-06_01#c009", "volume": "bmtnaac_1930-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "26/199", "page_fin": "208", "image_debut": 9, "image_fin": 29, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193006-01.2.6", "titre_corps": "Les bases sociologiques de l'habitation minimum à destination de la population industrielle des villes.", "titre_sommaire": "Les bases sociologiques de l'habitation minimum à destination de la population industrielle des villes.", "signature_source": "D. 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En nous réfé-\nrant aux travaux scientifiques du sociologue\nallemand Dr. Miïller-Lyer (1), nous distin-\nguons quatre grandes époques juridiques de\nla société humaine.\n1» L'époque patriarcale, avec le droit du\nclaru\n2. L'époque familiale, avec le droit de la\nfamille.\n3. L'époque individuelle, avec le droit de\nl'individu.\n4. L'époque future syndicale, avec le droit\ndu syndicat.\nL'auteur définit par un classement raffine-\nment progressif de la société. Il sera utile aux\ntravaux de ce Congrès, de suivre de près les\ndifférentes phases de cette évolution : leur légi-\ntimité éclaire les aspects de la société actuelle,\nque certains considèrent comme étant l'équiva-\nlence d'une marche en arrière, et qui présen-\ntent du point de vue du développement histo-\nrique, plutôt un progrès de la société, qui\ns'individualise.\n\\y ''\nA l'origine, l'homme isolé n'est qu'un\nmembre de la société. Son activité est purement\nsociale. L'individualité n'est pas encore née. La\npremière manifestation de l'individualisme\nnaissant est l'asservissement de la femme par\nl'homme. II donne naissance à la famille pa-\ntriarcale, qui se maintient jusqu'à la formation\nde notre état industriel moderne.\nL'asservissement de la femme est suivi par\nl'esclavage de l'homme, soumis au plus puis-\nsant. La répartition en seigneurs et serfs,\nlibère la classe dominante; de telle sorte, il\nlui est loisible de se consacrer à des buts cultu-\nrels élevés. Le peuple est formé en vue du\ntravail, mais le droit de l'individu est réprimé.\n\n(i ) Dr. Miiller-Lyer : Die entwicklungs-\nstufen der menschheit. J. F. Lehmann, Miin-\nchen 1912."}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "27/200", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193006-01.1.10", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 4213, "texte": "À l'autocratie de l'Etat militaire, succède la\ndomination de la Ploutocratie industrielle.\nDans ces deux formes de gouvernement, la\ncîasse possédante domine la masse appauvrie.\nCependant l'Etat industriel, fécondé par la\nconnaissance scientifique qui augmente sans\ncesse, développe des méthodes de production\nmeilleures. On entrevoit la possibilité, grâce à\nla domination acquise sur la nature, de don-\nner à toute l'humanité une vie digne des va-\nleurs culturelles créées. L'individualisme\négoïste sera remplacé par l'individualisme social,\nL'individu parfait devient le but de l'état;\nl'édification de la société en fournira le\nmoyen.\nAinsi, au-delà de la nation, du clan, et de\nla famille patriarcale, se développe l'idée de\n1 individu indépendant, pour aboutir finale-\nment à une union future, super-individuelle,\ncelle d'une société collective dépassant et\nincluant tous les individus.\nDe ce fait, l'idée de la rationalisation, par-\ntie de la conception de vie économique des\npeuples, tend vers un vaste mouvement intel-\nlectuel, où l'action individuelle de l'homme\nes: amenée petit à petit à une relation qui\ndépasse le concept de l'avantage individuel et\ndont profitera l'ensemble de la masse.\nC'est par le chemin de la raison que la col-\nlectivité a pris conscience d'elle-même. Paral-\nlèlement à ce processus d'évolution se modi-\nfient la structure et l'importance de la fa-\nmille.\nLa famille patriarcale connaissait encore la\ndomination absolue du chef de famille. La\nfemme vivait soumise et sous tutelle intellec-\ntuelle. Les enfants, même adultes, étaient sou-\nmis à la volonté du chef par une obéissance\nabsolue. Parents et serfs, plus tard valets,\ncompagnons, apprentis, deviennent des mem-\nbres d'une famille élargie, cette famille qui est\nun microcosme en soi, une unité productive\ndans l'Etat.\nDès le XVlir siècle, les serfs se libèrent.\nIls fuient, quittant les demeures seigneuriales,\nvers les villes libres. Le nombre des petites\nfamilles où règne de droit le chef de famille\naugmente.\nAvec le concept grandissant du droit indi-\nviduel, la famille, peu à peu, cède sa fonction\nà l'Etat; ainsi sera endigué lentement la pré-\nséance sociologique de la famille*\nL invention de la machine amène avec elle\nle travail en commun, La production se limi-\ntera plus aux besoins du particulier, et sera\ndestinée à l'échange en vue des besoins de la\ncommunauté. Petit à petit, Tune après l'autre,\ndes productions domestiques seront abandon-\nnées par la famille et rendues à la production\ncollective. Ainsi la petite unité « famille »\nperd son caractère d'association de production\nse suffisant à elle-même.\nEn même temps que l'individualisation aug-\nmente, la natalité diminue, Ce phénomène est\ncommun à tout le règne animal. Il en est ainsi\ndans tous les pays civilisés. La volonté de\n1 individu, fort des moyens dûs aux conquêtes\nde la science, limite sciemment les naissances\npour des raisons d'ordre économique. Il a\nsuffi d'une génération pour que le système de\ndeux enfants par famille ait conquis droit de\ncité dans les pays civilisés*\nDepuis, des enquêtes faites dans les pays\nd'Europe et d'Amérique, ont permis de fixer\nà 4.5 le chiffre moyen par famille. Ce chiffre\nenglobe les districts tant urbains que ruraux.\nLa moyenne dans les grands centres reste sans\nexception en-dessous de 4»\nD'après les statistiques du Reichsamt, le\nnombre de naissances en Allemagne s'élevait :\nEn 1900 35.6 sur 1,000 habitants\nEn 1927 18.4 sur 1,000 habitants\nNéanmoins, il subsiste encore un excédent\nde naissances de 6 pour 1,000.\nDans tous les autres pays civilisés, on cons-\ntate la même régression de naissances, et par\nce fait une diminution proportionnelle de la\nfamille.\nLe chiffre des naissances diminue en propor-\ntion de l'accroissement de l'industrialisation.\nDans la société patriarcale, ce fut à la famille\nqu'incombait le soin d'élever les enfants. Au-\njourd'hui, l'Etat, par ses écoles publiques, as-\nsume partiellement cette charge en confiant les\nenfants à des pédagogues qui ont fait leurs\npreuves. Il s'immisce de ce fait dans les rap-\nports entre parents et enfants qu'il règle, selon\nles conceptions de la société. Il décrète des lois\nde prévoyance sociale, d'assurances pour vieil-"}, {"page_pdf": 11, "page_imprimee": "28/201", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193006-01.1.11", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 4489, "texte": "lards, malades et invalides et finit peu à peu\npar enlever à la famille la charge des vieillards,\ndes malades, des invalides.\nTandis que dans la famille patriarcale, les\nenfants recevaient en héritage la tâche du père,\nle changement de caste s'accroît du fait que\nles professions de choix se substituent aux\nprofessions héréditaires. Ainsi les enfants sont\npoussés à quitter tôt le toit paternel. Avec\n1 accroissement des moyens de transport, l'in-\ndividu acquiert plus d indépendance encore.\nC est ainsi que les liens de famille se relâchent\net que son importance diminue.\nLes rapports patriarcaux entre le chef de la\nfamille et les compagnons, valets, apprentis se\nmuent en rapports d'ordre pécuniaire. L'écono-\nmie financière évince l'économie naturelle. Le\ncercle d action de la famille est devenu trop\nrestreint pour permettre à tous ses membres\nde s y employer. Le logement est devenu trop\ncher et trop étroit pour héberger et occuper\nles enfants adultes. Le serf de jadis est devenu\nun serviteur libre; toutefois, par suite du tra-\nvail en commun, cet état également diminue\nprogressivement et se dérobe au joug familial\npour acquérir dans l'industrie la liberté per-\nsonnelle et l'indépendance. De nos jours déjà,\ndans la plupart des pays d'Europe, pour ce\nqui concerne les domestiques, la demande\ndépasse l'offre du double. En Amérique, la\npénurie ancillaire a amené déjà la transplan-\ntation de la famille à l'hôtel, ce ménage en\ngrand, où a été résolu, en la centralisation du\ntravail domestique, le problème économique.\nD'autre part, le logement étroit ne convient\nplus aux réunions et réceptions. Les distrac-\ntions d'ordre intellectuel également se recher-\nchent hors de la famille. Le nombre des cafés,\nde même que des clubs pour hommes et fem-\nmes, augmente rapidement.\nL'immeuble à appartements multiples s'est\nsubstitué à la propriété héréditaire. L'individu\nn'est plus attaché à un endroit déterminé. Il\ndevient nomade, transformation favorisée par\nl'accroissement rapide des moyens de transport\nmécanique. Tout comme le clan, qui perdit\nses terres, la famille perd sa maison. La force\nde cohésion familiale s'efface devant le droit\nindividuel reconnu par l'Etat.\nLa situation industrielle sociale permet à\nl'individu indépendant de se déplacer selon\nsa volonté pour chercher son travail; le libre\narbitre augmente considérablement. Ainsi la\nplus grande partie des fonctions qui incom-\nbaient jadis à la famille, échoit à la collectivité\ntoujours plus importante. Le rôle de la famille\ndans 1 Etat baisse; 1 Etat comme tel se fixe.\nL évolution montre aussi un progrès con-\ntinu de la mise en commun des fonctions jadis\nfamiliales et de toutes les prérogatives autori-\ntaires. éducatives, économiques.\nAinsi les débuts d une époque syndicalisée.\nqui, sans doute, dans des jours proches, rem-\nplacera 1 époque du droit individuel, apparaît\nà l'horizon.\nUn autre phénomène encore est d'une im-\nportance primordiale en ce qui concerne la\nstructure de la famille d'aujourd'hui. De mê-\nme que 1 époque familiale avait été inaugurée\npar le fait de l'homme prenant conscience de\nlui-même, l'époque individuelle avait été inau-\ngurée par 1 éveil de la femme et son indépen-\ndance croissante. L'asservissement de la femme\npar l'homme disparaît. Les lois de la société\nlui assignent les mêmes droits qu'à l'homme.\nAvec la disparition de nombreuses fonctions\ndomestiques, cédées par la famille à la produc-\ntion collective, la tâche qui incombe à la\nfemme se rétrécit. Aussi cherche-t-elle à trouver\n1 accomplissement de son besoin naturel d'acti-\nvité hors de la famille. Elle prend pied dans\nle monde professionnel.\nL'économie sociale, transformée de fond en\ncomble par la machine, montre à la femme\ncombien les menus travaux du ménage sont\nirrationnels.\nLa constatation de l'infériorité du travail\nménager individuel a fait naître la conception\nde vastes entreprises ménagères, qui déchargent\nchaque femme d'une partie de ses obligations\nménagères. Ceci se fait grâce à une organisation\ncentrale qui travaille mieux et plus économi-\nquement que ne pourrait le faire une ménagère,\nmême si elle y consacrait tous ses moyens. La\ndifficulté toujours grandissante de trouver des\ndomestiques, favorise cette conception.\nDans la lutte intense pour la vie, à laquelle\nla femme et les membres de la famille sont\nastreints, elle cherche à trouver le temps néces-\nsaire qui permettra, à elle et à ses enfants,\nd'exercer une profession qui la libérera de la\ndépendance de l'homme."}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "29/202", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193006-01.1.12", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 3778, "texte": "Le mobile de ce processus ne réside pas,\nsemble-t-il, dans la dépression économique\ndes populations urbaines, mais provient sans\ndoute d'un besoin intime, associé à l'affran-\nchissement moral et économique de la femme,\npartenaire et égale de l'homme,\nLa forme sous laquelle ces vastes entreprises\nménagères pour célibataires, hommes et fem-\nmes, enfants et adultes, veufs et veuves, divor-\ncés et divorcées, jeunes mariés, communautés\nde mêmes opinions et de mêmes genres de vie\nseront réalisées, est intimement liée au pro-\nb'ème de l'habitation minimum.\nIl va de soi que, comme nous voulons faire\nœuvre pratique, nous ne pouvons perdre de\nvue que toutes les formes de la société humaine,\nles anciennes comme les modernes, continuent\nà coexister. Il ressort cependant clairement\nqu'à toutes les époques, une forme de la\nsociété humaine détient la préséance. *De nos\njours, c'est l'individu et ses droits individuels\nqui l'emportent sur l'unité-famille.\nEn acquérant son indépendance, la femme\na délié le lien familial. L'ancienne conception\nde l'union matrimoniale a pratiquement cessé\nd'exister. Déjà la France de la Révolution\nconsidérait le mariage uniquement comme un\ncontrat social. Vient ensuite le droit au di-\nvorce, puis le droit de vote qui confère à la\nfemme les mêmes droits politiques qu'à\nl'homme.\nLibérée de l'horizon borné du ménage, l'in-\nfluence de la femme pénètre le domaine de la\nculture.\nAvec l'indépendance grandissante de la\nfemme, le mariage, fondement de la famille,\nsubit des modifications essentielles. Parti d'un\nétat de contrainte, sanctionné par l'Eglise et\npar l'Etat, il évolue progressivement vers\nl'union libre entre deux êtres cérébralement\net économiquement indépendants. Quant à la\nfamille, économiquement parlant, elle n'a\nd'autre fonction que la sélection en vue de la\nprocréation.\nPlus l'organisation sociale sera forte, moins\nil restera d'action à la famille. La morale\nfamiliale cède le pas à la morale individuelle.\nEt déjà apparaît la morale collective.\nLa confirmation de cette évolution nous est\nfournie par les données statistiques suivantes\nque nous devons aux statistiques du Reich :\nDivorces, en 1900 : 9,000.\nDivorces, en 1927 : 36,449.\nEnfants naturels, en 1900 : 8.7 p.c.\nEnfants naturels, en 1926 : 12,6 p.c.\nMénages sans enfants, en 1871 : 6,16 p.c.\nMénages sans enfants, en 19 10 : 7,26 p.c.\nMénages sans enfants ,en 1917 : 10.1 p.c.\nAu surplus, selon les indications de la Fa-\nculté médicale, les avortements pour lesquels\nil est difficile d'établir une statistique, aug-\nmentent en nombre formidable.\nPar ménage, en 1871, 6.16 p.c.\nPar ménage, en 19 10, 7.26 p.c.\nPar ménage, en 1927, 10.1 p.c.\nNombre de femmes exerçant une profession,\nen proportion du nombre d'hommes exerçant\nune profession :\nAmérique : 1 : 4.\nBelgique : 1 : 3.\n'Angleterre : 2 : 5.\nAllemagne et Suisse : 1 : 2.\nD'après les statistiques du « Preussische\nLandesamt », il y a à Berlin en 1925 :\nSur 5 femmes âgées de plus de 20 ans, 3\nqui sont mariées.\nSur 3 individus exerçant une profession,\nil y a 2 hommes et 1 femme.\nSur 5 femmes mariées, 1 exerce une profes-\nsion.\nSur 5 femmes célibataires, 4 exercent une\nprofession.\nSur 2 femmes exerçant une profession, 1\nfait son ménage.\nLe nombre des petits logements (1 à 3\nchambres) en Allemagne, en 1927, était seu-\nlement de 46 p.fc.\nLes organismes officiels auxquels, dans les\ndivers pays, le service du logement incombe,\nont pour obligation primordiale de suivre\nl'évolution sociale générale. La plus grande\ndifficulté de leur action consiste, en effet, dans\nl'appréciation exacte des manifestations so-\nciales au sein de la population; ce n'est\nqu'alors qu'ils seront en mesure de discerner\nles exigences en matière de logement des cellu-\nles familiales du type ancien, là où elles s'im-"}, {"page_pdf": 25, "page_imprimee": "30/203", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193006-01.1.25", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 4318, "texte": "posent encore, de même que celles nouvelles,\nde caractère individuel, et d'assigner à ces deux\ngroupes des logements appropriés.\nLa plupart des pays organisent encore tou-\njours leur politique du logement urbain, en\nune très large mesure, en vue du type ancien\nde la vie familiale.\nCependant, pareille politique ne peut satis-\nfaire les besoins actuels. Au contraire, il est\ndevenu indispensable de grouper un certain\nnombre de logements en grosses entreprises\nménagères afin de décharger des travaux ména-\ngers la femme exerçant une profession et de la\nramener au mariage et à la procréation.\nIl s'agira tout d'abord de se pénétrer des\nfaits de la vie sociale, afin d'établir l'optimum\nindispensable de cette nécessité primordiale de\nl'existence, le logis, et le prix de revient mini-\nmum auquel il peut être réalisé. Car par suite\ndu décalage des bases de l'organisation fami-\nliale, le programme de l'habitation minimum\nne peut être résolu en réduisant le nombre et la\ndimension des pièces des grands logements.\nNon, un type nouveau devra être créé, ba*é\nsur la connaissance des exigences minima de la\nsociété présente, oui s'est défait des coutumes\nhistoriques et traditionnelles. Ce sera la tâche\ndu Congrès de dresser collectivement, pour\nautant que faire se peut, les « standards »\nconvenant à tous les pays intéressés, sauf en\nce qui concerne les différences purement géo-\net climatologiques. Cela répondra\nà l'unification à venir, des besoins de l'exis-\ntence. unification qui est la résultante des\nmoyens de transport et de l'économie mon-\ndiale.\nLa question du logement minimum se\nréduit à celle du minimum élémentaire d'es-\npace, d'air, de lumière et de chaleur, dont\nl'homme a besoin pour ne pas être entravé\ndans le développement intéqral de ses fonctions\nsociales, ce qui équivaut à dire, un « minimum\nvivendi » et non pas un « modus non rno-\nriendi »; ce minimum varie selon les condi-\ntions locales, ville ou campagne, oays, climat.\nUn même cube d'air a une valeur totale-\nment différente dans une rue étroite d'une\n\"r?nde ville aue dans un quartier suburbain à\npopulation peu dense.\nVon Drigalski. Paul Vogler et d'autres\nhygiénistes ont démontré que, au point de\nvue biologique» Thcmme n'a besoin que d'un\nespace habitable très restreint à condition que\ncet espace jouisse de la meilleure orientation et\ndu meilleur éclairage et soit d'une organisation\nimpeccable. Un architecte connu a\ncaractérisé la supériorité d un petit apparte-\nment moderne bien organisé sur appartement\nvétusté, en les comparant à une malle de\nvoyage très bien combinée et à une vieille\ncaisse.\nEtant donné que rapport de lumière, soleil,\nair, chaleur, est du point de vue culturel plus\nimportant et avec un prix normal du ter-\nrain moins dispendieux qu'une augmenta-\ntion d'espace, la règle à suivre sera la suivante:\nagrandissez les fenêtres, réduisez les pièces, éco-\nnomisez sur la nourriture plutôt que sur la\nchaleur.\nDe même que jadis on a surfait la valeur\ndes calories nutritives au détriment des vita-\nmines, de même aujourd'hui certains croient\ntrouver le salut en matière de logement en\nagrandissant les pièces, en agrandissant le loge-\nment.\nS'adaptant au caractère toujours plus aigu\nque prend la vie individuelle au sein de la\nsociété d'aujourd'hui, et aux prétentions jus-\ntifiées de l'individu, qui consistent à pouvoir\ns'isoler si bon lui semble de ceux qui l'entou-\nrent, il convient de poser comme idéal de prin-\ncipe : pour chaque adulte, une chambre à lui.\nsi petite qu elle soitî\nL'habitation minimum réalisée d'après ces\nprincipes constituerait un minimum basé sur\nl'utile et l'agréable et serait le « Logement\nStandard ».\nLes causes biologiques qui fixeraient les\ndimensions de l'appartement minimum déter-\nmineraient également leur groupement urba-\nnistique : un maximum de lumière, de soleil,\nd'air pur pour tous les logements.\nEtant donné les distinctions à établir entre\nles qualités d'air et l'intensité de la lumière.on\ntentera de fixer une limite minimum pouvant\nse traduire par des chiffres, permettant de cal-\nculer la quantité d'air et de lumière requise\ndans chaque localité (* ). Les règlements géné-\n\n(* ) Le Congrès a décidé d'ajourner la ques-\ntion des grands immeubles, c'est-à-dire des\ndifférentes formes de logement et de leur coor-\ndination au point de vue urbanistique."}, {"page_pdf": 26, "page_imprimee": "31/204", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193006-01.1.26", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 4041, "texte": "raux édictés de nos jours et qui n'ont pas tenu\ncompte de ces différences, sont très souvent\ninopérants. Il est bien entendu que F appro-\nvisionnement du logement en air et en lumière\nreste partout la base fondamentale des règle-\nments urbanistiques et toutes les ordonnances\nsur la bâtisse ont tendu à dépasser à cet égard\nceux qui les précédaient, c'est-à-dire à dimi-\nnuer la densité des constructions, et d'amélio-\nrer, de la sorte, les conditions d'éclairage et\nd'aérage.\nCependant, les moyens utilisés jusqu'ici, à\ncette fin, ont toujours été basés sur le type\nancien de la famille étroitement unie. Aussi\nn'entrevoyait-on la solution idéale unique-\nment par la maison avec jardin pour chaque\nfamille séparément, et en vertu de ce principe\non luttait contre la densité des villes en limi-\ntant la hauteur des bâtisses.\nLa sociologie démontre qu'à notre époque,\nce principe ne donne satisfaction qu'à une\npartie limitée de la population, qui n'est pas\ncelle de la population industrielle, celle préci-\nsément qui fait plus spécialement l'objet de\nce Congrès.\nLa structure interne de la famille indus-\ntrielle la pousse hors de la maison destinée à\nune seule famille vers le grand immeuble à\nétages multiples, pour aboutir finalement aux\ngrosses entreprises ménagères.\nLa saine conception qui tend à diminuer\ntoujours la densité des habitations dans les\nvilles, n'est nullement mise en péril par cette\nnouvelle forme d'habitation. Car la densité\ndes habitations dans un quartier donné peut\nêtre réglementée sans limiter la hauteur des\nbâtiments, en fixant la proportion entre la\nsuperficie habitée ou entre le volume de l'im-\nmeuble, et la superficie du terrain. De ce fait,\nil n'y aurait plus d'obstacle au développement\nvertical du gros immeuble à nombreux étages.\nTandis que la maison peu élevée, pour une\nseule famille répond au besoin de certaines\ncouches de la population aisée, dont nous\nn'avons pas à tenir compte ici, le gros immeu-\nble répond aux besoins sociologiques de la\npopulation industrielle de nos jours, avec l'in-\ndépendance symptomatique de l'individu et le\ndétachement précoce des enfants de leurs pa-\nrents. D'autre part, le grand immeuble à nom-\nbreux étages offre d'appréciables avantages\nd'ordre culturel par rapport au grand immeu-\nble avec moins d'étages. Si l'on compare des\nrangées d'immeubles de direction Nord-Sud,\nayant respectivement de 2 à 10 étages, on peut\ndéduire les lois suivantes :\n1. En admettant des terrains de même\nsuperficie, et un même angle d'ensoleillement,\nsoit des conditions d'ensoleillement identiques\n(angle d'ensoleillement de 30 p.c. ), le nombre\nde lits croît avec le nombre d'étages.\nPour 2 étages 1,008 lits.\nPour 3 étages 1213 lits.\nPour 4 étages x 325 lits♦\nPour 5 étages 1449 lits.\nPour 6 étages x 523 lits*\nPour 10 étages 1697 lits.\nEn admettant un même angle d'ensoleille-\nment, en répartissant un nombre égal de lits,\nquinze mètres carrés par lit sur des ran-\ngées de maisons ayant un nombre d'étages\nvariables, on remarquera que la superficie du\nterr ain nécessaire diminue avec Vaugmentation\ndes étages.\nPour 2 étages 100 terrain.\nPour 3 étages 80 terrain.\nPour 4 étages 75 terrain.\nPour 5 étages 68.5 terrain.\nPour 6 étages 66*5 terrain.\nPour 10 étages 60 terrain.\n3. En supposant un même terrain et un\nmême nombre de lits, avec un nombre d'éta-\nges variable, l'angle d'ensoleillement diminue\nau fur et à mesure qu augmente le nombre\ndes étages; par conséquent, l'ensoleillement des\nfaçades habitées devient plus favorable.\nPour 2 étages, angle d'ensoleillem. 30°\nPour 3 étages, angle d'ensoleillem. 23-50°\nPour 4 étages, angle d'ensoleillem. 21.20°\nPour 5 étages, angle d'ensoleillem. 20.10°\nPour 6 étages, angle d'ensoleillem. 18.20°\nPour 10 étages, angle d'ensoleillem. 17.50°\nCes données assurent à l'habitation à étages\nmultiples l'avantage biologique important\nd'un ensoleillement abondant et d'un éclairage\nintense. Elles leur assurent également un plus\ngrand écartement entre les maisons voisines et\nla possibilité d'établir entre les rangées d'habi-"}, {"page_pdf": 27, "page_imprimee": "32/205", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193006-01.1.27", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 4164, "texte": "tations des espaces verts, des plaines de jeux\net des jardins*\nIl nous paraît donc nécessaire de dévelop-\nper de plus en plus la grande construction à\nétages multiples en l'organisant selon les lois\ntechniques et en spécialisant, tout en les con-\ncentrant, les travaux ménagers proprement\ndits, qui jusqu'ici incombaient à chaque\nménage.\nL'immeuble collectif ne constitue nullement\nun mal inhérant à une époque de décadence;\nfruit de nos efforts, il est le précurseur de la\nvéritable forme future du logemenlt de la po-\npulation industrielle dans les grandes villes.\nLes défenseurs des habitations peu élevées\naffirment que l'instinct pousse l'homme à s'ac-\ncrocher près du sol. Ceci n'est pas démontré\nbiologiquement.\nLa population des cités industrielles moder-\nnes sort presque entièrement des campagnes;\nvoilà pourquoi elle garde volontiers ses façons\nprimitives de vivre, malgré les obstacles qui s'y\nopposent» Au lieu de formuler des exigences\nnouvelles, qui répondraient mieux à sa nou-\nvelle existence»\nToute tentative de ramener les populations\nindustrielles urbaines à leur ancienne forme\nde vie rurale, apparaît comme rétrograde et\ntout à fait incompatible pour les raisons\nci-dessus avec l'ensemble de leur nouvelle\nmanière de vivre.\nL'expérience acquise dans les différents\npays, établit la disproportion béante entre le\nprix de revient des habitations et le revenu\nmoyen des familles. Par conséquent, l'initia-\ntive privée est impuissante à donner satisfac-\ntion aux besoins de la population en matière\nde logement. De ce fait, ici encore, l'Etat com-\nmence à prendre sur lui de décharger le père\nnourricier de la famille, d'une part des soins\nqui lui incombent, en donnant des allocations\net des subsides, qui, petit à petit, compenseront\nle renchérissement dû à l'augmentation du\nloyer de l'argent.\nCar, vu la tendance naturelle de l'industrie\net des banques de vouloir gagner le plus possi-\nble sur la production et sur le prêt de l'argent,\nla construction d'habitations à bon marché ne\npeut guère les tenter.\nLa technique travaille dans le cadre de l'in-\ndustrie et des banques, et toute diminution de\nprix qu'elle réalise servira à augmenter la\nmarche de bénéfice des entreprises privées.\nAussi ne fournira-t-elle des logements moins\ncoûteux de toute catégorie que lorsque l'Etat\nstimulera par une intervention de plus en plus\nétendue l'intérêt que les entreprises privées\nportent à l'habitation.\nPar conséquent, afin de pouvoir réaliser\nl'habitation minima à la portée des petites\nbourses et d'un loyer raisonnable, il s'agira\nd'exiger de l'Etat ce qui suit :\n1. Qu'il empêche la dilapidation des fonds\npublics pour des appartements trop grands et\nqu'il rende plus aisée l'obtention de fonds pour\nla construction d'appartements minima, dont\nil faudra fixer la limite de grandeur maxi-\nmum.\n2. Qu'il abaisse les taxes de voirie, pour les\nhabitations minima.\n3. Qu'il mette à la disposition de qui de\ndroit des terrains à bâtir et qu'il les soustraie\nà la spéculation.\n4. Qu'il facilite tant que faire se peut les\nrèglements d'urbanisation et de bâtisse.\nL'enquête faite dans divers pays en vue de\nce Congrès a établi que le revenu moyen an-\nnuel d'une famille est, dans les pays de l'Ouest\nde l'Europe, de 2 à 3,000 M., et dans les pays\nde l'Est, de 1,000 ài,sooM. On admet géné-\nralement que le loyer peut s'élever au quart\ndu revenu. Il s'agira d'examiner si le pro-\ngramme que nous voulons établir pourra se\nréaliser dans le cadre des loyers réels.\nPar suite de l'état lamentable de ceux qui\naujourd'hui cherchent à se loger, leurs exigen-\nces minima ne peuvent équitablement servir de\npoint de départ à l'élaboration du programme\nde l'habitation minimum, si l'on veut attein-\ndre un résultat absolu et biologiquement justi-\nfiable. Aussi serait-il faux de faire dépendre\nce programme du revenu d'une famille moyen-\nne d'aujourd'hui.\nUn standard équitablement établi, en d'au-\ntres termes, la ration « habitation » (* ) doit\nrépondre aux exigences minima de tout tra-\nvailleur. Après quoi, il appartiendra à l'éco-\nnomie publique de trouver le moyen de don-\nner à tout travailleur cette ration habitation.\n\n(* ) Hans Schmidt, Bâle."}, {"page_pdf": 29, "page_imprimee": "208", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193006-01.1.29", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 1597, "texte": "20 Valeur des bois :\nA ce jour, le prix des planchers dans la caté-\ngorie ci-dessus décrite est de :\nPour les 4/4 : 25 francs au m 2;\nPour les 7/8 : 22 francs au m 2;\nPour les 3/4 : 18 franesau m 2;\nPour les 5/8 : 15 francs au m 2, pose\nnon comprise.\n2. Mesutage.\nIl faut s'entendre sur les coutumes locales\nen ce qui concerne le mesurage des planchers.\nCe mesurage peut être compris comme suit:\ni° Le plancher est mesuré suivant la surface\nutile, c'est-à-dire la rainure dans la languette.\n20 Le plancher est compté à sa grande sur-\nface, y compris rainure et languette.\nIl est aisé de comprendre qu'entre ces deux\nsystèmes, il y a une différence de 10 p.c.\n30 Le plancher est compté à l'état brut\navant languettage; on perd donc 10 p.c. par\nle rabotage; comme on ne vend à l'état brut\nque la volige, les bois de coffrage et les bois\nde caisse, il en résulte que le choix ainsi réalisé\nne peut donner que de la volige troisième ou\nquatrième choix.\nLe premier système de mesurage est donc le\nplus logique.\n3. Epaisseur.\nUn dernier mot pour les épaisseurs requises\ndans les planchers.\nUn 4/4 donne 26 mm. à l'état brut et\n24 mm. à l'état raboté.\nUn 7/8 donne 24 mm. à l'état brut et\n22 m. à l'état raboté.\nUn 3/4 donne 20 mm. à l'état brut et\n18 mm. à l'état raboté.\nUn 5/8 donne 16 mm. à l'état brut et\n14 mm. à l'état raboté.\nCe sont là des mesures courantes, les seules\nadmises; il faut donc refuser les termes léger\n4/4 ou léger 3/4 qui ne sont en réalité que\ndes 7/8 et des 5/8 dont la moins-value est\névidente.\n(Extrait de la Revue « L'Habitation à Bon\nMarché », Bruxelles).\n\nD. R."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1930-06-01-c010", "article_bluemountain": "bmtnaac_1930-06_01#c010", "volume": "bmtnaac_1930-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "181", "page_fin": "190", "image_debut": 13, "image_fin": 22, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193006-01.2.7", "titre_corps": "A ARCHITECTURE MODERNE", "titre_sommaire": "A ARCHITECTURE MODERNE", "signature_source": "BRUNO TAUT ; St. Ch", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 13, "page_imprimee": "181", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193006-01.1.13", "debut_caractere": 68, "fin_caractere_exclue": 1340, "texte": "A PROPOS D'UN LIVRE RÉCENT\nARCHITECTURE MODERNE\npar BRUNO TAUT\n\n(0\n\" Pourquoi un mouvement nouveau ?\nBruno Taut répond à cette question par une autre question : \" Pourquoi\npas un mouvement nouveau ?\nEn effet, peut-on concevoir que uniquement l'automobile, le navire,\n1 aéroplane, bénéficient si largement des progrès de la technique, et que\n1 habitation seule y reste etrangere? N est-il pas absurde que le business-\nman moderne, qui déploie tant de perspicacité et d'énergie dans ses\naffaires, qu il traite dans des bureaux up-to-date, doive s'accommoder\nd appartements Louis XVI, lesquels, bien que dotés de 1 électricité et de\nla T. S. F., sont les véritables antithèses des conceptions modernes?\nQu 6 dirait-on si des dames en crinoline s installaient ciu volant d une\nauto pour faire du 80 à l'heure ?\nTels paradoxes se rencontrent à chaque pas. L'accoutumance des choses\nperimees d une part, le machinisme des temps présents d autre part,\ncréent ces paradoxes au détriment de 1 harmonie entre la forme et la\ntechnique. Les pionniers qui s efforcent à établir cette harmonie s'ex-\nposent aux railleries et à l'ostracisme.\n\n(l) MODERN ARCHITECTURE. By Bruno Taut. The Studio Limited, London. 44 Leicester Square, W. C. 2.\nVolume in-quarto 212 pages, 300 illustrations."}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "182", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193006-01.1.14", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 2368, "texte": "Anglais, Américains, Français, Allemands, Russes, pour ne nommer\nqu eux, tous vivent, pour ce qui est du domaine de la technique et du\nmachinisme, en plein 20e siècle; mais du moment ou le sentiment, \"1 ame ,\nentre en cause, ils se laissent étouffer par les vieilles perruques, survi-\nvances des siècles passés. Pourtant, une existence menée parmi les ruines\nd une culture morte équivaut à une fraude, à une illusion ; elle désassocie\nd'avec la réalité.\nL'enseignement de l'histoire est péremptoire. Il nous prouve qu'autrefois\non ne construisait pas suivant les conceptions d'une esthétique conven-\ntionnelle, dont on paraît se contenter aujourd'hui, c'est-à-dire uniquement\ndans le but de créer quelque chose de joli. La maison avait une fonction\npurement utilitaire et les temples répondaient aux besoins supérieurs de\nla religion.\nAinsi la structure de la cathédrale découlait du rite, sa décoration des\ndoctrines philosophiques et théologiques.\nC est à pareilles considérations que répondent à travers les siècles les\nrépétitions symétriques des édifices destinés au culte, les pyramides, les\nobélisques. Tout comme il en est pour la précision technique méticuleuse\ndes monuments grecs, où les dimensions des marbres étaient propor-\ntionnées à quelques millimètres près. Car l'équilibre de l'architecture\nantique coïncidait toujours avec une hardiesse technique parfois portée\nà son apogée. L'architecte d'alors n'était pas seulement un artiste : il était\naussi artisan et ingénieur. Ce qui n'empêcha pas, ainsi que nous le\nrelate l'histoire, certains accidents, lors de constructions par trop\naudacieuses... Nil novi sub sole.\nCe n'est pas en jonglant avec des formes et des styles que l'on fait œuvre\nd'architecte; et vouloir séparer la tâche de l'architecte de celle de l'ingé-\nnieur, est aggraver la décadence.\nVoyons ce qu'est l'architecture moderne. Au début du mouvement,\ndurant les décades de gestation, on désigna par le vocable \" art nouveau '\ntoute tentative de réaliser un accord entre la technique contemporaine\net l'architecture traditionnelle, réaction nécessaire contre les exagérations\nsentimentales du romantisme.\nCette réaction alla si loin, que bientôt le travail de l'architecte fut assi-\nmilé à la création d objets purement utilitaires, tels que les véhicules de\ntransport. Malgré cela, l'architecture persista à rester l'art de construire."}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "185", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193006-01.1.17", "debut_caractere": 97, "fin_caractere_exclue": 1174, "texte": "Toute la question qui se pose aujourd'hui, consiste à préciser ce qu il\nfaut entendre par le mot \" art dans ses rapports avec l'architecture.\nC'est par suite d'une compréhension erronnée du terme \" art \" qu'au\ndébut de la nouvelle architecture on a abusé des toits plats, des glaces\nimmenses, des fenêtres déroulées en ruban et de tous ces éléments\nexternes qui ont fini par voir réduire l'œuvre de l'architecte à un sport.\nLe \" style nouveau \" s'est imité lui-même.\nLes formes neuves, conséquence naturelle de la vélocité des instruments\nde traffîc, tels que wagons de chemin de fer, autobus, aéroplanes,\nsteamers, ont été adaptées aux constructions immobiles, comme si la\nmaison se mouvait sur rails ou à l'aide d'hélices. Le terme dynamique '\nfaisait fureur à cette époque initiale : on prétendait oublier que ce qui\nest immobile est nécessairement statique.\nC'est du contraste résultant entre le trafic trépidant et l'immobilité des\nédifices que naît un facteur de beauté, qui pourrait être comparé au rôle\ndu contre-point dans une œuvre musicale fébrile. Alors même qu une"}, {"page_pdf": 18, "page_imprimee": "186", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193006-01.1.18", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 2523, "texte": "certaine similitude entre les principes constructifs des véhicules et ceux\ndes maisons existait, néanmoins les exigences de la vie pratique devraient\ntoujours être la considération première. Atteindre ce but pratique, qui\nest la tâche même de 1 architecture, est le principe fondamental sur lequel\non ne saurait trop insister.\nLes productions dues àl art de 1 ingénieur nous donnent d'innombrables\nexemples d œuvres, où la netteté technique et la valeur pratique s'allient\nà une extrême élégance et beauté.\nM aïs il y a un mais.\nPour atteindre la perfection dans la construction d'un immeuble, il faut,\ntout comme s il s agissait d une automobile, une relation intime entre le\ncréateur et sa production. Et ici nous rencontrons la pierre d'achoppe-\nment; le do maine de 1 architecture embrasse des problèmes infiniment\nnombreux et variés.\nA vrai dire, d aucuns ne s embarrassent pas de si peu. N'ont-ils pas\n1 habitude, pour leurs travaux courants, de disposer le plan des appar-\ntements selon le désir de leur client? Ce n'est qu'ensuite qu'ils précisent\nce plan d après des régies académiques. Ceci ne se passe pas que chez\nnous. o n va plus loin encore aux Etats-Unis, où on fournit au client des\ncatalogues-prospectus avec séries de plans d'habitations : Colonial,\nfrançais, espagnol, tudor, au choix.\nEn Europe, tout en ne la classant pas en des catégories aussi burlesques,\n1 architecture proprement dite est cependant généralement conçue après\nle plan, ce qui revient à dire, qu une partie de ce qui est bon dans le plan\noriginal finit par être sacrifiée en faveur de l'architecture. Lorsque le\ndictateur artiste-architecte prononce son ultimatum, plus d'un client\nse voit contraint a renoncer à quelque aménagement pratique auquel\ncependant il tenait. Et inversement, malheur au pauvre architecte qui ne\nse plierait pas volontiers aux caprices du client qui a rêvé d'une habitation\npittoresque ! Evidemment, si 1 architecte est resté un fidèle disciple\nde l'Ecol e des Beaux A.rts, il lui sera aisé de contenter tout le monde...\nPour la masse, 1 architecture se résume en ce que l'on en voit : la façade.\nSi autrefois, elle était un habit pompeux, aujourd'hui elle est un masque,\nderrière lequel on s efforce à cacher toute personnalité, transformant\nainsi une recherche de vente en un mensonge d'un genre nouveau.\nCertains ont ete si loin dans cette voie, que nous en arrivons à préférer\nune œuvre de style classique, aussi médiocre qu'elle soit, à l'œuvre\nmoderne, qui n a de 1 art nouveau que l'aspect extérieur."}, {"page_pdf": 21, "page_imprimee": "189", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193006-01.1.21", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 2452, "texte": "Mais il ne faut pas rendre 1 art nouveau responsable de ces errements.\nParmi les architectes également il y aura toujours des marchands de\n\" confections en gros ayant en stock des \" modèles dernier cri de\nvente courante.\nLa vérité pourrait peut-être se formuler comme suit :\n1. Lors de la construction de tout édifice, la préoccupation première\net essentielle sera d'atteindre l'optimum d'utilité.\n2. Le choix des matériaux et des méthodes de la construction seront\nentièrement subordonnes à la poursuite du principe ci-dessus.\n3. —La beaute sera la résultante des rapports directs entre l'œuvre et\nle but auquel elle est destinée; elle dérivera par conséquent des qualités\nnaturelles des matériaux choisis et de 1 élégance des solutions con-\nstructives.\nL esthetique de 1 architecture moderne ne reconnait pas de démar-\ncation entre la façade et le plan, le devant ou l'arrière de la construction ;\nni entre celle-ci, la route, la cour et ce qui l'entourera. Aucun détail\nn existe par lui-même; il n est jamais qu'une partie inhérante du plan\ngénéral. Tout ce qui a une fonction déterminée, a bon aspect. Nous nous\nrefu sons de croire que ce qui est efficient, puisse avoir vilain aspect.\n5. —La maison, dans 1 ensemble comme dans le détail, ne connait ni\ndémarcation ni isolement. Les détails n'existent qu'en fonction de leur\njeu mutuel; la maison n'existe qu'en fonction de celles qui l'entourent.\nElle est la résultante de conceptions collectives et sociales. La répétition\nest désirable; c est le facteur le plus important de l'art. Des construc-\ntions similaires pour des besoins similaires. Les exceptions ne sont admis-\nsibl es qu'en cas de besoins exceptionnels. Ces besoins exceptionnels qui\nlégitiment les exceptions dans la répétition d'un même style ne sont\nadmises en principe que lorsqu'il s'agit d'immeubles à buts collectifs,\nd intérêt social. Lorsque tout est basé sur une saine utilité, l utile devient\nune loi esthétique.\nUn bâtiment sera beau, du moment où déjà du dehors il manifestera son\nefficience. IVlais un bâtiment ne doit pas se voir seulement de l'extérieur.\nNous y pénétrerons; nous regarderons s'il est conforme à son but d'un\nbout à 1 autre. C'est à l'examen de sa distribution bien plus qu en le\ncontemplant du dehors, que nous constaterons si un bâtiment est beau,\nc est-à- dire, s'il est réellement adapté à sa destination. Si tel est le cas,\nil ne répondra pas seulement à des besoins, mais il les organisera selon"}, {"page_pdf": 22, "page_imprimee": "190", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193006-01.1.22", "debut_caractere": 124, "fin_caractere_exclue": 642, "texte": "un ordre supérieur et meilleur que celui que nous avons connu jusqu'à\nce ;our.\nL architecte, qui accomplit pareille œuvre, devient le créateur de nou-\nvelles conceptions éthiques et sociales. Quels que soient les buts auxquels\nils sont destines, grâce a leur structure, ceux qui utiliseront ces\nbâtiments seront amenés à se mieux comprendre dans leurs relations\nmutuelles et à se mieux comporter les uns envers les autres.\nLa Vraie Architecture tend vers une éHicience intégrale et par la\nmême vers la Beauté.\n\nSt. Ch."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1930-06-01-c012", "article_bluemountain": "bmtnaac_1930-06_01#c012", "volume": "bmtnaac_1930-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "183", "page_fin": "183", "image_debut": 15, "image_fin": 15, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193006-01.2.7.2", "titre_corps": "MAQUETTE D'UNE ÉCOLE COMMUNALE POUR 3000 ENFANTS, BERLIN-NEUKÖLN. — ARCHITECTE : BRUNO TAUT, BERLIN.", "titre_sommaire": "MAQUETTE D'UNE ÉCOLE COMMUNALE POUR 3000 ENFANTS, BERLIN-NEUKÖLN. — ARCHITECTE : BRUNO TAUT, BERLIN.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 15, "page_imprimee": "183", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193006-01.1.15", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 100, "texte": "MAQUETTE D'UNE ÉCOLE COMMUNALE POUR 3000 ENFANTS,\nBERLIN-NEUKÖLN. — ARCHITECTE : BRUNO TAUT, BERLIN."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1930-06-01-c013", "article_bluemountain": "bmtnaac_1930-06_01#c013", "volume": "bmtnaac_1930-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "184", "page_fin": "184", "image_debut": 16, "image_fin": 16, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193006-01.2.7.3", "titre_corps": "FAUBOURG-JARDIN “ GEHAG ”, BERLIN – ZEHLENDORF. 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Taelemans) N° 3, page 31\nAgence d'Automobiles h Bruxelles\n(Architecte R. van der Borght) N° 4, page 46\nHabitation et Atelier de Sculpteur\n(Architecte V. Bourgeois) N° 5, page 67\nPrix Annuel d'Architecture Van de Ven 1930\n(Architectes Taelemans, Brunfaut, Bontinck,\nLeborgne et Acke) N° 10, page 149\nL'ARCHITECTURE EN RUSSIE NOUVELLE\npar J. M. Van Haardeveld N° 1, page 1\nN° 2, page 19\nLA MAISON JAPONAISE\npar St. Chandler N° 3, page 36\nN° 4, page 52\nL'ARCHITECTURE COURANTE DES PAQUEBOTS. . . N° 1, page 12\nMODERNISME ANGLO-SAXON N° 5, page 72\nARCHITECTURE MODERNE\npar St. Chandler N° 12, page 181\nPETITS APPARTEMENTS MODÈLES N° 9, page 133\nN° 10,- page 156"}, {"page_pdf": 24, "page_imprimee": "192", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193006-01.1.24", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 745, "texte": "A PROPOS DES ARTS INDUSTRIELS, DITS « DÉCO-\nRATIFS » : L'IDÉE D'ARTISANAT N° 2, page 17\nL'EXPOSITION DU WERKBUND, A BRESLAU . . . . N° 3, page 29\nLE IIe CONGRÈS INTERNATIONAL D'ARCHITECTURE\nMODERNE, FRANCFORT, 1929 N° 5, page 61\nCHOIX DE PENSÉES A L'USAGE DES ARCHITECTES\nDE TOUS TEMPS N» 2, page 28\nDOCUMENTATION INDUSTRIELLE\n1) Appareils d'éclairage « Giso » N° 4, page 49\n2) Meubles d'acier « Allsteel » N° 9, page 144\nCAHIERS SPÉCIAUX :\n- f LOUIS VAN DER SWAELMEN N° 6, page 77\nTextes de H. Van de Velde, H. P. Berlage,\nP. Kramer, A. Nyst, R. Verwilghen,\nH. Hoste, A. De Ridder, P. Otlet, E. Vinck.\n- ARCHITECTURE ET AMÉNAGEMENT D'EX-\nPOSITIONS N° 7, page 101\nN° 8, page 121\n- URBANISATION DU GRAND BRUXELLES\npar V. Bourgeois N° 11, page 165"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1930-06-01-c021", "article_bluemountain": "bmtnaac_1930-06_01#c021", "volume": "bmtnaac_1930-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "208", "page_fin": "209", "image_debut": 29, "image_fin": 30, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193006-01.2.9", "titre_corps": "CONSERVATION DES BOIS EXPOSES A L'AIR", "titre_sommaire": "CONSERVATION DES BOIS EXPOSES A L'AIR", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 29, "page_imprimee": "208", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193006-01.1.29", "debut_caractere": 1599, "fin_caractere_exclue": 3569, "texte": "CONSERVATION DES BOIS EXPOSES\nA L'AIR\nOn sait que les bois exposés à l'air,lorsqu'ils\nn'ont pas été. au préalable, séchés de telle\nsorte que la quantité d'eau qu'ils renferment\nne dépasse de 15 à 20 p.c. de leur poids total,\nsont exposés au gonflement, au retrait et au\ndéjettement.\nLa «Revue des Téléphones» vient de don-\nner les résultats auxquels est arrivé le service\ndes Laboratoires de la « Western Union » en\nvue d'obtenir une longue durée de conserva-\ntion des bois. La véritable cause de la détério-\nration des bois exposés à l'air est la pullula-\ntion d'organismes : insectes et champignons\ndu bois, qui se nourrissent de la substance des\nfibles et détruisent les objets ligneux jusqu'à\nla pulvérisation ou la corruption finale.\nPour empêcher cette pullulation d'éléments\nnocifs, il faut les priver de tout ou partie des\néléments indispensables à leur existence ou au\nmoins empoisonner leur nourriture par im-\nprégnation de substances toxiques n'altérant\npas le bois, mais nuisibles pour les champi-\ngnons et pour les insectes.\nEn outre ,l'imprégnation des bois, prati-\nquée d'ailleurs depuis longtemps, ne doit pas\nctre d'un prix prohibitif.\nLe chlorure de zinc est d'un emploi facile,\nd'un prix de revient peu élevé et d'une effi-\ncacité certaine. Mais il est très soluble, et les\npluies persistantes en enlèvent la plus grande\npartie.\nLe créosote est un poison pour les cham-\npignons, mais son prix devient prohibitif.\nVoilà pourquoi on s'est efforcé de trouver\nd'autres préservatifs.\nLes nouvelles substances utilisées par la\n« Western Union » sont complètement inso-\nlubles dans l'eau. Aussi, l'imprégnation du\nbois est assurée définitivement.\nContre les organismes végétaux qui occa-\nsionnent surtout la corruption du bois, les\nexpérimentateurs sont partis de ce que les\nchampignons du bois ont des réactions acides\net ont recherché quels sont les sels chimiques\ntoxiques et insolubles dans l'eau qui sont\nsolubles dans un acide : ce sont les sucs diges-"}, {"page_pdf": 30, "page_imprimee": "209", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193006-01.1.30", "debut_caractere": 99, "fin_caractere_exclue": 2387, "texte": "tifs acides des champignons qui dissolvent le\npoison, lequel produit alors son effet mortel.\nLes sels de ce genre sont nombreux, mais ne\nsont pas tous utilisables parce que les uns sont\ntrop coûteux et les autres ne sont pas assez\nsolubles dans les acides faibles sécrétés par les\nchampignons du bois. Le choix de la « Wes-\ntern Union » s'est fixé sur l'arséniate de zinc\net l'arséniate de cuivre.\nLes produits chimiques nécessaires sont pré-\nparés par dissolution dans l eau, puis mélan-\ngés d'arséniate de zinc; le liquide obtenu est\nincolore, ce qui est avantageux, puisque l'as-\npect des bois ne sera pas modifié. Le trempage\ndes pièces à préserver se fait à froid et le liquide\npénètre profondément. Les pièces sont retirées,\nexposées à l'air, l'eau s'évapore et alors seule-\nment se produisent les réactions chimiques\nd'où résulte l'arséniate de zinc insoluble, ou\nl'arséniate de cuivre qui demeureront enfin\ndans les fibres sans être éliminés par le soleil,\nle vent ou la pluie.\nAvec l'arséniate de cuivre, le bois prend une\nteinte légèrement verte et l'acier est attaqué,\nce qui oblige à faire le traitement dans des\ncuves en bois ou en ciment, alors qu'avec l'ar-\nséniate de zinc, le métal n'est pas attaqué.\nCe nouveau procédé est d'un prix de revient\nassez bas (environ le quart du traitement à la\ncréosote ) : il ne modifie par l'aspect du bois,\nqui peut être travaillé et peint : il n'a pas\nd'odeur; il est un excellent préservatif contre\nles attaques des insectes; il rend le bois incom-\nbustible comme tous les autres traitements sa-\nlins; enfin, il n'augmente pas la conductibilité\nélectrique, ce qui est précieux quand il s'agit\nde poteaux télégraphiques.\nLes ingénieurs de la « Western Union » ont\nréalisé un autre procédé employant le carbonate\nde baryum. Les bois sont imprégnés avec de\nl'hydroxyde de baryum; l'acide carbonique de\nl'air transforme ce corps soluble en carbonate\nde baryum insoluble. La protection est aussi\nefficace que dans le cas de l'arséniate de zinc\nToutefois, l'action n'est pas la même : ici,\nil n'y a pas de production d'un poison qui\ndétruit le champignon : le carbonate de\nbaryum est un alcalin qui se contente de neu-\ntraliser l'acide fabriqué par le parasite et em-\npêche ce dernier de vivre.\nP. RAZOUS.\n(« Bâtiment et Travaux Publics ». )"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1930-06-01-c022", "article_bluemountain": "bmtnaac_1930-06_01#c022", "volume": "bmtnaac_1930-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "209", "page_fin": "209", "image_debut": 30, "image_fin": 30, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193006-01.2.10", "titre_corps": "QUELQUES ÉCHOS", "titre_sommaire": "QUELQUES ÉCHOS", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 30, "page_imprimee": "209", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193006-01.1.30", "debut_caractere": 2389, "fin_caractere_exclue": 3750, "texte": "QUELQUES ÉCHOS\nLa participation du Werkbund allemand à\n1 Exposition des Artistes Décorateurs (Paris,\nGrand Palais, juillet 1930) fait l'objet de\nl'admiration la plus vive de la part des tech-\nniciens avertis. Toutefois, plusieurs critiques\nfrançais ont fait preuve d une singulière in-\ncompréhension des directives de l'architecture\net des arts industriels modernes. C'est ainsi\nque la revue « Monde », de Paris, publie.\nsous la signature de Jacques Mesnil, un arti-\ncle où se révèle une méconnaissance regrettable\nde l'orientation constructive actuelle.\nNous espérons présenter, au cours du pro-\nchain numéro, quelques documents relatifs à\nl'Exposition organisée sous la haute direction\ndu Professeur Walter Gropius.\nNotre distingué confrère et collaborateur,\nl'architecte J. Eggericx, a obtenu le second\nprix au concours organisé pour l'édification\ndu nouveau bâtiment des P. T. T. Nos vives\nfélicitations.\nLa première épreuve du concours de Char-\nleroi (Hôtel de Ville ) est terminée. Près de\n70 projets jugés en quelques heures!\nOn raconte beaucoup de choses assez peu\nfavorables aux organisateurs de ce concours;\nnous ne répéterons rien. Contentons-nous,\npour l'instant, d'observer qu'il règne chez\nbeaucoup d'architectes, concurrents ou non,\nun assez compréhensible mécontentement au\nsujet de la façon quelque peu cavalière dont\nfut terminé ce concours..."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1930-06-01-c023", "article_bluemountain": "bmtnaac_1930-06_01#c023", "volume": "bmtnaac_1930-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "210", "page_fin": "211", "image_debut": 31, "image_fin": 32, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193006-01.2.11", "titre_corps": "Supplément au VIIIe volume de LA CITE", "titre_sommaire": "Supplément au VIIIe volume de LA CITE", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 31, "page_imprimee": "210", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193006-01.1.31", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 2425, "texte": "Table des matières contenues\ndans ”TEKHNE” (IIIe Année)\nSupplément au VIIIe volume de LA CITE\nCritique architecturale.\nA propos de la nouvelle gare de Verviers\net des transformations de Liége-Guille-\nmins, par A. C» Duesberg» N 0 9> P- 133\nA propos du concours pour l'érection du\nMonument au Travail» N° 6, p» 81\nUrbanisme»\nSoucis d'urbanistes américains. N° 4, p» 49\nUrbanisme et Sport. N° 5, p. 65\nUrbanisation et Housing. N° 5, p. 66\nLa science des plans de villes, par A. Rey»\nN° 6, p» 72\nRadburn, ville aménagée pour l'âge de l'au-\ntomobile, par L. Brownlow.\nN° 11, p. 173. N° 12, p» 193»\nHabitation»\nRapports présentés au Congrès de Francfort\n(octobre 1929) :\n1 )» Analyse des éléments fondamentaux\ndu problème de la maison minimum,\npar Le Corbusier et Jeanneret.\nN° 7, p. 101\n2. ) Le programme de l'habitation mini-\nmum, par V» Bourgeois. N° 8, p» 115\n3. ) La réglementation des constructions et\nl'habitation minimum, par H. Schmidt.\nN° 9, p» 142\n4. ) Les bases sociologiques de l'habitation\nminimum, par W. Gropius.\nN° 12, p. 199\nTechnique générale de la construction.\nLa construction métallique. N° 1, p. 1\nLes maisons métalliques « Atholl ».\nN° 1, p. 4. N° 2, p» 19\nA propos de maisons métalliques.\nN° 4. p. 52\nHistorique sommaire de la construction\nmétalliques en France» N° 8» p» 113\nEvolution de la technique du bâtiment, par\nM. Bousquet, N° 9, p. 137\nL'industrie du Bâtiment aux Etats-Unis»\nN° 10, p» 155\nQuelques tendances en matière de construc-\ntion d'habitation* N° 10, p» 162\nNotes techniques»\nLes bois dans la construction.\nN° 2, p» 22\nProtection des métaux» N° 2, p. 21\nChauffage électrique» N° 3, p. 35\nCiment armé et vitrage» N° 4t p» 56\nProgrès en matière de toitures»\nN° 5, p» 70\nCharpentes et planchers pour habitations,\npar H» Rabozéee N° iot p» 160\nStandardisation des profilés.\nN° 10, p» 164\nLe métal déployé. N° iot p. 177\nL'isolement contre le bruit, par C. Sée.\nN° il, p- 179\nProduits nouveaux. N° 11, p» 182\nLes bois dans la construction»\nN° 12, p» 197\nBéton armé.\nInstructions relatives aux ouvrages en bé-\nton armé» N° 3, p» 42. N° 5, p» 75\nBibliographie»\nN° i, p. 13. N° 2, p. 29. N° 3, p» 47»\nN° 4, p» 64. N° 5, p. 79. N° 6, p. 96.\nN° 7 ,p. iii. N° 9, p. 151»\nN° 10, p» 172» N° 11, p» 188» N° 12,\np» 211»\nCongrès»\nN° 1, p» 12» N° 2, p. 24. N° 3, pp. 33\net 39» N° 4, p» 61» N° 5, p» 74» N° 6,\np» 90» N° 7, p» 97» N° 8, p» 131» N° 9,\np. 146» N° 10, pp» 153 et 165» N° 11,\np» 186»"}, {"page_pdf": 32, "page_imprimee": "211", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193006-01.1.32", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 441, "texte": "Echos et informations.\nN° 2, p. 24. N°, 3, p. 36. N° 4. p. 54.\nN\" 5 ,p. 68. N\" 6, p. 85. N° 7, p. 109.\nN° 8, p. 131. N\" 9, p. 145. N° 10,\np. 166. N° n, p. 183. N° 12, p. 208.\nExpositions.\nN °i, p. 10 .N» 3, p. 38. N\" 5, p. 73.\nN° 6, p. 98. N° 9, p. 147. N° 10,\np. 168. N° 11, p. 185.\nMemento bibliographique.\nN° 1, p. 14. N° 2, p. 30. N° 3, p. 44.\nN° 4, p. 62. N° 5, p. 76. N° 6, p, 91.\nN° 9, p. 149. N° 10, p. 170. N° 11,\np. 191."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1930-06-01-c024", "article_bluemountain": "bmtnaac_1930-06_01#c024", "volume": "bmtnaac_1930-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "211", "page_fin": "211", "image_debut": 32, "image_fin": 32, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193006-01.2.12", "titre_corps": "BIBLIOGRAPHIE", "titre_sommaire": "BIBLIOGRAPHIE", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 32, "page_imprimee": "211", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193006-01.1.32", "debut_caractere": 443, "fin_caractere_exclue": 2748, "texte": "BIBLIOGRAPHIE\n\nURBANISME\nKOLN. ENTWICKLUNGSFRAGEN EI-\nNER GROSZSTADT, par F. Schuma-\ncher. Edité par G. D. W. Callewey, Mu-\nnich. Un volume de 323 pages, 160 il-\nlustrations. Prix : 20 RM.\nSTRASSE, PLATZ UND HAUPTBAU,\npar le Dr. K. Lieser. Edité par la Cari\nWinters Universitâtsbuchhandlung, Hei-\ndelberg. Un volume de 51 pages et\n38 tableaux.\nINTRODUCTION A L'URBANISME.\nL'Evolution des Villes. La leçon de l'Anti-\nquité, par M Poëte. Edité par Boivin\net C°, Paris. Un volume de 360 pages\net 32 planches. Prix : 35 fr. français.\nOUR CITIES TODAY AND TOMOR-\nROW ,par T. K. et H. V. Hubbard. Le\nprogrès urbanistique (planing et zoning).\nHarvard University Press. Un volume\nde 389 pages et 36 illustrations. Prix :\n5 dollars.\nST ADTEB AULICHE PROBLEME IN\nAMERIKANISCHE STADTEN, und\nihre Ruchwirkung auf den deutschen\nStâdtebau, par Dr. Eug. Martin Wagner.\nEditeur : Deutche Bauzeitung G. m. b. H.,\nBerlin. Un volume de 78 pages et\n124 illustrations.\n\nHOUSING\nTHE NEW DAY IN HOUSING. par L. H.\nPink, avec une introduction de A. E-\nSmith, ex-gouverneur de New-York. Edi-\nteurs : The John Day C°, New-York.\nUn volume de 208 pages et 52 illustra-\ntions. Prix : dollars 3.50. '\nHOUSING PROBLEMS IN AMERICA,\nenquête faite par la National Housing As-\nsociation, New-York. Edité par l'Asso-\nciation elle-même. Un volume de\n355 Pages. Prix : 3 dollars.\nDAS WOHNUNGSWESEN IN OESTER-\nREICH, par le Dr. L. Neumann. Editions\nScholle, Vienne. Un vol. de 400 pages\net 117 illustrations. Prix : 10 RM.\nSMALL MODERN ENGLISH HOUSES,\npar F.-R. Yerbury. Edité par V. Gollancz,\nLondres. Prix du volume : 30 shill.\nDER WOHNUNGSBAU IN DEUTSCH-\nLAND NACH DEM KRIEGE, par le Dr.\nIng. A. Gut, Munich. Introduction du Dr.\nNeubert. Editions F. Bruckmann, Munich.\nUn fort volume de 568 pages et plus\nde 1,000 illustrations. Prix : 50 RM.\n\nDIVERS\nMODERN ARCHITECTURE, par Bruno\nTaut. Edité par The Studio, Londres.\nUn volume de 212 pages et 285 illustra-\ntions. Prix : £ 1, 10 shlilings.\nABC DES BAUENS, par le Prof. Dr. P.\nSchultze. Edité par Franck'sche Verlagver-\nhandlung. Stuttgart. Un volume de\n108 pages. Prix : 2,80 RM.\nPROBLEME DES BAUENS, par le Dr. Eug.\nFritz Block, en collaboration avec la Com-\nmission d'Etudes du B. D. A. Editeurs. :\nMiiller et Kiepenbeur, Postdam. 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Cosyn, architecte principal des chemins de\nfer de l'Etat belge» Edité par Ch. Béranger,\n15, rue des Saints Pères, à Paris. Prix : 60 fr.\nHAMBURG UND SEINE BAUTEN\n(1918-1929). Boyen et Maasch, éditeurs.\nHamburg 1929. Un volume in-40, de 412 p.\net 860 illustrations. Prix : 32 marks*\nAu sujet de ce remarquable ouvrage, M» Ch.\nImbert écrit : « C'est le témoignage impor-\ntant, depuis la guerre, d'un formidable déve-\nloppement urbain, celui qu'à l'occasion de leur\nsoixante-dixième anniversaire, présentent les\narchitectes et les ingénieurs de Hambourg »♦\nLE REZ-DE-CHAUSSEE, revue liégeoise,\nconsacre son numéro 10 aux deux architectes\nliégeois de la seconde moitié du XVIIIe siècle:\nJacques Barthélémy Renoz et Barthélémy\nDigneffe. L'étude, fort bien documentée, est\ndue à M. François Boniver. Il y a certes dans\nl'œuvre de ces deux anciens matière à de pré-\ncieux encouragements pour les architectes\nliégeois d'aujourd'hui dont beaucoup man-\nquent encore du sens de l'actualité.\nT AGESFRAGEN DES WOHNUNG-\nWESEN, 1ie cahier. Edité par C. Heymann,\nBerlin. 145 pages, 45 illustrations et 21 hors-\ntextes. Prix : 6 RM.\nL'EMULATION, organe de la Société\nCentrale d'Architecture de Belgique. Sommaire\ndu n° 2 :\nConstruction d'une Ecole Normale Provin-\nciale pour Institutrices à Louvain : rapport du\njury des première et deuxième épreuves et com-\nmentaires des concurrents. Concours d'ar-\nchitecture Van de Ven 1929. Informations\ndiverses et tablettes bibliographiques."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1930-06-01-c029", "article_bluemountain": "bmtnaac_1930-06_01#c029", "volume": "bmtnaac_1930-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "212", "page_fin": "212", "image_debut": 33, "image_fin": 33, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193006-01.2.14", "titre_corps": "ANNONCES", "titre_sommaire": "ANNONCES", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 33, "page_imprimee": "212", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193006-01.1.33", "debut_caractere": 1569, "fin_caractere_exclue": 2245, "texte": "ANNONCES\nR. ROBERT, dessinateur, 43, rue des Co-\nlonies (tél. 230,85 ), est à la disposition de\nMM. les Architectes et Constructeurs pour\ntous travaux de dessin à domicile.\nSoin Célérité Prix modérés\nARCHITECTE céderait d'occasion quel-\nques ouvrages et traités de construction.\nEcrire Bureau de la Revue sous initiales V. W.\nARCHITECTE - DEBUTANT cherche\nplace dessinateur dans sérieuse firme ou entre-\nprise construction. Ecrire «La Cité», V.F.\nTRADUCTIONS TECHNIQUES très\nsoignées. Prix modérés. Ecrire sous initiales\nP. L. B. au bureau de la Revue.\nDISPONIBLES. Les clichés ayant paru\njusqu'à ce jour dans « La Cité » peuvent être\nempruntés au tarif de 25 centimes le cm2."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1930-06-01-c030", "article_bluemountain": "bmtnaac_1930-06_01#c030", "volume": "bmtnaac_1930-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "212", "page_fin": "212", "image_debut": 33, "image_fin": 33, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193006-01.2.15", "titre_corps": "FAVORISEE LES FIRMES", "titre_sommaire": "FAVORISEE LES FIRMES", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 33, "page_imprimee": "212", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193006-01.1.33", "debut_caractere": 2247, "fin_caractere_exclue": 2353, "texte": "FAVORISEE LES FIRMES\nOUI CONFIENT LEUR\nPUBLICITÉ A » LA CITÉ „\nREVUE DE PROGRÈS\nARCHITECTURAL ET TECHNIOUE"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1930-06-01-c031", "article_bluemountain": "bmtnaac_1930-06_01#c031", "volume": "bmtnaac_1930-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 3", "page_fin": "couv. 3", "image_debut": 34, "image_fin": 34, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193006-01.2.16", "titre_corps": "IDITIONS \"TEKHNE,,", "titre_sommaire": "IDITIONS \"TEKHNE,,", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 34, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193006-01.1.34", "debut_caractere": 49, "fin_caractere_exclue": 1678, "texte": "IDITIONS \"TEKHNE,,\nLA CITE. Première année. (Rare) . fr. 40.\nDeuxième année. (Rare) ...... 30.\n3e, 4% 5% 6e et 79 25\nCes volumes peuvent être fournis reliés en pleine toile moyennant un supplément\nde 15 francs.\nLA REVUE « TEKHNE (série d'avant-guerre), collection com-\nplète de la 2*année (1912-1913). Beau volume de 516 pages,\nsur papier couché, illustré de 250 clichés .... 40.\nL'Art et la Société, par H.-P. Berlage, architecte à Amsterdam. Tirés\nà part de la Revue « Art et Technique » (septembre 1913-février\n1914). Un volume luxueusement imprimé et illustré de 98 clichés 50.\nLe Cœur de la Ville de Bruxelles, par Charles Buis, avec traduction\nd'une conférence de C. Gurlitt sur la « Conservation du coeur\nd'anciennes villes ». Une brochure de 24 pages .... 4.\nL'Abbaye de la Cambre, par G. des Marez ..... 4.\nPaul Hankar (1859-1901), par Ch. Conrardy et Raym. Thibaut.\nUne brochure illustrée ........ 4.\nConstantin Meunier. L'historique de son monument au travail, par\nR. Thiry et G. Hendrickx. Une brochure illustrée . . . 4.\nL'Art des Jardins et le nouveau jardin pittoresque, par Louis van\nder Swaelmen, architecte-paysagiste ...... 2.\nL'habitation coloniale. Sa construction au Congo Belge, par Gast.\nBoghemans. Une brochure de 20 pages abondamment illustrée . 4.\nMatériaux de substitution dans la construction de maisons, par J. Se-\nroen, architecte. Une brochure illustrée ..... 4.\nL'architecture hollandaise, par Luc Paul Haesaerts. Une brochure\nillustrée ........... 4.\nIl est accordé à tout nouvel abonné de « La Cité », à titre de prime, une réduction\nde 50 % sur tout achat de livres ne dépassant pas 50 francs."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1930-06-01-c032", "article_bluemountain": "bmtnaac_1930-06_01#c032", "volume": "bmtnaac_1930-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 3", "page_fin": "couv. 3", "image_debut": 34, "image_fin": 34, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193006-01.2.17", "titre_corps": "PRIX DE L'ABONNEMENT à l'année en cours de la Revue « LA CITE »", "titre_sommaire": "PRIX DE L'ABONNEMENT à l'année en cours de la Revue « LA CITE »", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 34, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193006-01.1.34", "debut_caractere": 1680, "fin_caractere_exclue": 2108, "texte": "PRIX DE L'ABONNEMENT à l'année en cours de la Revue « LA CITE »\net de son supplément « TEKHNE » : Belgique, 40 francs.Etranger, 55 francs.\nPour s'abonner à «La Cité » ou obtenir des livres, il suffit de verser, dans\nn'importe quel bureau des postes, au crédit du compte chèques postaux\nn° 166,21 Revue « La Cité », la sommedue et d'inscrire sur le bulletin de verse-\nment le titre du livre et les nom et adresse du souscripteur."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1930-06-01-c033", "article_bluemountain": "bmtnaac_1930-06_01#c033", "volume": "bmtnaac_1930-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 4", "page_fin": "couv. 4", "image_debut": 35, "image_fin": 35, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193006-01.2.18", "titre_corps": "LACITE & TEKHNE", "titre_sommaire": "LACITE & TEKHNE", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 35, "page_imprimee": "couv. 4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193006-01.1.35", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 134, "texte": "LACITE & TEKHNE\nLa plus Importante\nrevue belge d'archl\ntecture. d'urbanis\nme et d'art public -\nLa plus actuelle - la\nmieux documentée."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1930-06-01-c034", "article_bluemountain": "bmtnaac_1930-06_01#c034", "volume": "bmtnaac_1930-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 28, "image_fin": 28, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193006-01.2.19", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 28, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193006-01.1.28", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 294, "texte": "SOCIÉTÉ ANONYME\nÇAPPEI IE-AU-B OIS\nADRESSES t\nBUREAUX l\nTéléphone : LONDERIEEI 39\nTéléar. 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VAN DER SWAELMEN, architecte-paysagiste -\nurbaniste, Bruxelles - J. M. VAN MARDEVELD. Amsterdam.\nLes Rédacteurs et Collaborateurs sont seuls responsables «le\nleurs articles. - Il sera rendu compte dans \"LA CITÉ'* de tout\nouvrage dont deux exemplaires seront envoyés à la revue.\nABONNEMENTS : Belgique s 40 francs. Étranger :\n95 francs ou il belgas. « Le numéro s 5 francs\nCompte Chèques Postaux revue \"LA CITÉ\" No 166.21.\nPour la vente au numéro s'adresser exclusivement aux librairies\nDépôt principal 3 Librairie LANERTIN. Coudenberg, 58-61, Bruxelles."}, {"page_pdf": 3, "page_imprimee": "193", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193006-01.1.3", "texte": "SUPPLÉMENT MENSUEL D'INFORMATION & DE TECHNIQUE\nTROISIÈME ANNEE (NOUVELLE SERIE)-1930. - NUMERO 12\n\nUne expérience d'Urbanisme aux États-Unis\nRadburn. - Une Ville Moderne amé-\nnagée pour l'âge de l'Automobile.\n\nCSUITO\nLa plupart des maisons pour une seule fa-\nmille ont six pièces, un living-room, une salle\nà manger, une cuisine, trois chambres, une\nsalle de bains, un garage et une cave à hauteur\nd'étage sous toute la maison, dans laquelle est\ninstallée une chaudière pour le chauffage cen-\ntral à vapeur, une chaudière à gaz pour le\nsystème d'eau chaude, une buanderie, et un\nespace pour loger des provisions ou un établi,\nou ce que désire le possesseur. Une maison à\n« cinq pièces et demie » est la même sauf qu'il\nn'y a pas de salle à manger, mais une cuisine\nplus grande avec un « coin pour le petit\ndéjeuner » meublé d'une table et de bancs.\nUne maison de 7 ou 8 pièces est la même, sauf\nl'addition d'une ou deux chambres supplémen-\ntaires et, généralement, d'une salle de bains ou\ncabinet de toilette supplémentaire.\nLes maisons les moins chères sont en bois,\nles plus coûteuses en briques sur une charpente\nen bois.\nCroissance de la ville.\nIl s'écoulera probablement dix ans avant\nque Radburn soit une ville de 25,000 habi-\ntants. Au milieu de 1928 elle était encore,\nsauf quelques terrains achetés, quelque argent\nrisqué, et quelques plans tirés en bleu, entiè-\nrement du domaine de l'avenir. Au début de\n1930, elle avait toutefois, outre 300 loge-\nments, des boutiques, des magasins et des kilo-\nmètres de rues pavées et de chemins de piétons,\ndes tuyaux d'eau, des égouts, des conduites de\ngaz, la lumière électrique, etc. Elle avait aussi\ndes parcs, des terrains de jeu, des courts de\ntennis, une piscine, etc.\nEn ce qui concerne le gouvernement local,\nRadburn se trouve dans le « Borough » de\nFair Lawn, borough de 6,000 habitants et\nd'une étendue légèrement supérieure à 13 km2\nenviron, sur laquelle Radburn occupe 5 km2.\nLe maire et le conseil municipal ont été très\nobligeants pour le projet de Radburn, et cet"}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "194", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193006-01.1.4", "texte": "TEK H N É\n\nesprit de coopération anime tout le monde\ndans la commune» Mais un « borough » si\nrural ne pouvait pas fournir au début toute\nla quantité de services municipaux nécessités\npar Radburn. Il faut se souvenir qu'en entre-\nprenant de construire une cité aménagée sur\ndu terrain qui a été entièrement agricole, la\nsérie d'étapes constituant révolution urbaine\nnormale aux Etats-Unis, par stades bien\ndéfinis (de rural à semi-rural, puis suburbain\net ensuite urbain ) s'effectue en une seule fois\n(rural à urbain ).\nA Fair Lawn, il n'y avait pas d'alimenta-\ntion publique en eau ou de réseau dégoûts,\net fort peu — si I on juge au point de vue\nurbain — de police et de protection contre\nl'incendie, de services d'hygiène, etc. Pour\nl'éducation, la situation était bien meilleure,\nun bon système d'école existant. Il fallait\nassurer diverses choses pour la protection de\nla propriété et l'alimentation de la vie com-\nmunale. L'une était l'organisation propre à\nrenforcer les restrictions protectrices contenues\ndans les actes légaux, assurant l'intervention\nde l'architecte dans l'intérêt de la commu-\nnauté, le « zoning » d'après l'usage, etc. Une\nautre était de compléter les services munici-\npaux assurés par le « borough » de façon à\nrépondre aux besoins de la partie de la cir-\nconscription où se trouve Radburn. La troi-\nsième fut de fournir certaines commodités qui\nne sont pas encore comprises dans le champ de\nl'activité municipale.\nC est pour réaliser ces intentions que fut\nfondée la « Radburn Association », associa-\ntion qui ne vise pas à des bénéfices.\nLa « Radbutn Association ».\nActuellement, la « Radburn Association »\nest formée de 9 membres, qui sont les uns\ndes membres de la « City Housing Corpora-\ntion» et de son personnel, les autres des chefs\nciviques représentatifs du Nord du New Jersey,\nEventuellement, les pouvoirs et la tâche de\nl'Association seront transmis aux habitants de\nRadburn, mais nous n'avons pas essayé de\ndire à l'avance exactement quand ni précisé-\nment de quelle manière. L'Association tire ses\nrevenus d'une taxe pesant sur les propriétés de\nRadburn qui sont soumises à la déclaration de\nrestrictions. Cette taxe est déterminée chaque\nannée par l'Association sur la base de l'assiette\nfixée par l'autorité locale publique pour les\nimpositions publiques : elle ne peut jamais\nexcéder la moitié des taxes publiques,\nL'Association est constituée sur le type de\ngouvernement municipal dit « council-mana-\nger », la politique et le contrôle fiscal étant aux\nmains des membres de l'Association qui agis-\nsent par l'intermédiaire de « trustées » choisis\npar eux, les fonctions administratives et exe-\ncutives étant exercées par un manager que\nchoisissent les « trustées »♦\nOn a fait ainsi une tentative pour résoudre\nun problème dont se sont préoccupé toutes les\nmunicipalités dans l'ensemble du pays, un\nproblème qui a été ainsi formulé : Comment\nun quartier englobé dans une vlile ou une\ncommune peut-il réaliser un mode de vie pré-\nférable à celui que dans son ensemble la com-\nmune est prête à lui assurer? Au moyen de la\n« Radburn Association » on espère qu'on\npourra établir un équilibre juste et équitable\nentre les services que peut rendre la commune\nentière et les services plus complets et perfec-\ntionnés que nécessite Radburn* La « Radburn\nAssociation » a aussi le souci d'encourager\nl'organisation d'une vie collective de la façon\nqui pourra le mieux, en accord avec le gouver-\nnement municipal, celui du comté, de l'Etat\net le gouvernement fédéral, protéger la santé,\nT éducation, la prospérité et le bonheur des\ngens de Radburn*\nElle a commencé à le faire par l'entremise\nde l'Association des Citoyens de Radburn,\ndont tous les habitants peuvent être membres*\nCette Association a déjà quinze comités et un\ngroupe actif s'occupant d'organisation intéres-\nsant la collectivité* Il a un centre d'hygiène\navec médecins et infirmières titulaires,un service\nd'infirmières visiteuses, une petite bibliothèque\ncirculante, elle a organisé une surveillance sur\nles terrains de jeu des enfants, créé des groupes\npour d'autres distractions de plein air ou d'in-\ntérieur, a formé les « Radburn Players »\n(société dramatique ), a créé une maison des\nenfants avec tout le matériel nécessaire aux\njardins d'enfants et des facilités pour une école\nmaternelle de jour et l'enseignement des tra-\nvaux manuels, a organisé des expositions\nd'oeuvres artistiques prêtées, a aidé à obtenir\nune émission d'obligations par le «Borough»\nde Fair Lawn pour 125,000 dollars pour le\npremier groupe scolaire de l'école libre publi-"}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "195", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193006-01.1.5", "texte": "TËK H H É\n\nque, a établi un service d'incendie et un service\nde police, et a en cours beaucoup d'autres pro-\njets d'intérêt général pour la collectivité. Il\nagit comme organisme consultatif de la « Rad-\nburn Association » qui, sur les taxes perçues\nsur les propriétés, fournit les fonds nécessaires\nà la plupart de ces activités.\nLe budget de la « Radburn Association »\npour 1930 se monte à 34,130 dollars. La taxe\nannuelle dont il a été question plus haut n'est\npas payée seulement sur les propriétés bâties\n(elle est payée par mensualités par les habi-\ntants ), mais est payée aussi sur les propriétés\nque I on construit et sur le terrain vacant prêt\npour la construction auquel les services d'uti-\nlité publique ont été étendus.\nRessources financières pour Vaménagement de\nla ville.\nTout le projet d'aménagement de Radburn\nest financé par la « City Housing Corpora-\ntion ». C'est une société à dividende limité à\n6 p.c. qui a maintenant environ 3,000,000 de\ndollars en capital-actions. Outre le capital-\n\nPlan schématique du 1er secteur de Radburn"}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "196", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193006-01.1.6", "texte": "actions, on se procure de l'argent pour l'amé-\nnagement par les trois méthodes suivantes.\nLes premières hypothèques accordées par la\nCorporation sur les propriétés vendues sont\ncédées à des acheteurs d'hypothèques, des so-\nciétés d'assurance sur la vie, etc. Les secondes\nhypothèques, après avoir été accumulées en\nquantités considérables, sont mises en dépôt\navec un établissement banquaire comme trustée\npour servir de garantie subsidiaire pour l'émis-\nsion d'obligations subsidiaires de seconde hy-\npothèque, d'un montant de 100 dollars pour\nchaque 120 dollars d'hypothèques ainsi dépo-\nsées. Il y a ensuite une émission de billets\ngarantis par une hypothèque générale globale\nsur l'ensemble du domaine de Radburn (les\nlots individuels de terrain déjà vendus sont,\nnaturellement, exclus de cette hypothèque ).\nCes billets ont été achetés en grande quantité\npar un groupe de riches particuliers s'intéres-\nsant à Radburn, et comprenant des hommes\ncomme John D. Rockfeller Jr, Arthur Curtis\nJames et d'autres. L'aménagement entier de\nRadburn nécessitera un capital de 80,000,000\nà 90,000,000 de dollars. Ce ne sera pas le\nmoins utile de l'expérience de Radburn que de\ndéterminer si une société à dividende limité\npourra ou non attirer assez d'argent pour\nentreprendre de vastes projets de construction\nd'habitations aux Etats-Unis ou, jusqu'ici, on\nne peut disposer de fonds gouvernementaux\npour de tels desseins»\nIl est beaucoup trop tôt pour voir quelle\ninfluence aura Radburn sur l'aménagement de\ncités-satellites et les extensions suburbaines\naux Etats-Unis. Il est digne de remarquer que\nle site a été visité et les plans ont été étudiés\npar beaucoup d'urbanistes de différentes villes\net que le plan fondamental d'aménagement a\ndéjà été adopté pour divers domaines subur-\nbains, l'un près de Buffalo, un près de Chi-\ncago, un près de South Bend (Indiana ) et\nun à Miami. Les lotisseurs de domaines ayant\ndes buts commerciaux ont adopté la méthode\nde Radburn surtout à cause de la circulation\ndes véhicules et de celle des piétons et de la\ndisposition de parcs en rapport avec les mai-\nsons.\nTrès peu de choses ont été faites en ce qui\nconcerne le quartier industriel de Radburn,\nsurtout parce qu'il fut nécessaire d'attendre la\ndécision finale du Service des routes d'Etat\ndu New Jersey, relativement au tracé d'une\nnouvelle route d'Etat qui passera par le quar-\ntier industriel de la ville et influera sur le tracé\ndes voies ferrées par la « Erie Railroad Com-\npany ». Ces questions seront probablement\nréglées cette année quand il deviendra possible\nd'aménager définitivement le quartier indus-\ntriel.\n\nTEK H Ê\n\nLe IXe volume de « La Cité » commence avec notre pro-\nchain numéro.\nNous prions nos abonnés de verser dès à présent le montant\nde leur nouvel abonnement, soit 40 francs, au compte-\nchèque n° 166.21 Revue « La Cité »♦\nIndiquer sur le bulletin de versement les nom et adresse\ncomplets de l'expéditeur.\nLe prix de l'abonnement pour l'étranger est de onze belgas*\nUAdministration de « La Cité »♦"}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "197", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193006-01.1.7", "texte": "TEK H N É\n\nEXAMENS DE MATÉRIAUX\nLit BOIS SE CONSTRUCTION\nR. BARJAUD.\nLES QUALITES DES BOIS DE SAPIN\nDU NORD\nPour avoir toute satisfaction des maisons\nouvrières en bois et profiter des avantages\nnombreux qui les font apprécier dans les pays\nindustriels des régions Scandinaves, il faut em-\nployer pour leur construction des bois de très\nbonne qualité, notamment des bois de sapin\ndu Nord qui, depuis longtemps, ont fait leurs\npreuves* i\nLes bois du Nord, d une croissance plus\nîente, d'un grain plus serré, possèdent des\ncoefficients de résistance, de flexibilité et d'im-\nperméabilité aux intempéries très supérieurs à\nceux des autres provenances. A la qualité natu-\nrelle du bois s'ajoute celle conférée par les mé-\nthodes d'abatage, de séchage et de conservation\nque permettent la disposition de stocks consi-\ndérables, une longue expérience, un marché\nqui n'a pas eu à subir d'à-coups et notamment\nà faire face à des afflux subits de demandes\nprovoqués par des circonstances telles que la\nguerre ou les reconstitutions qu'elle a entraî-\nnées.\nL'opinion est unanime à reconnaître tout\nl'intérêt, pour diverses entreprises, que présente\nla construction de maisons légères et elle a été\nintéressée par 1 a présentation de modèles\nrécents, assez différents entre eux, mais géné-\nralement ingénieux. Certains présentent\nl'avantage d'utiliser des éléments fabriqués en\nusine avec des moyens mécaniques puissants\nqui devraient permettre une production ratio-\nnalisée.\nMais dans ce genre de construction, le bois\nseul donne, sans aucune adjonction de procé-\ndés calorifuges, par l'épaisseur naturelle des\nparois une protection suffisante contre les va-\nriations de la température extérieure et ne pré-\nsente jamais l'inconvénient dune sonorité\ndésagréable.\nLe bois possède encore l'avantage de la du-\nrabilité. Et quelles que soient les différences\nqui, à certaines époques de l'année, peuvent\nse produire entre la température extérieure et\nla température intérieure, on n'a jamais à enre-\ngistrer des phénomènes de condensation, ana-\nlogues à ceux que Ton remarque sur les vitres\ndes maisons et qui sont susceptibles d'endom-\nmager d'autres matériaux. Il est important,\ndans certaines circonstances, que la matière\nemployée se défende elle-même contre les\nagents atmosphériques car, dans ces mêmes\ncas ,les enduits et couches de peinture se révè-\nlent d'autant plus impuissants que les détério-\nrations sont surtout susceptibles de se produire\nsur les faces intérieures des parois, que l'on ne\npeut ni surveiller ni réparer.\nL'usage du bois s'impose plus particulière-\nment lorsque des bâtiments de fortune doi-\nvent recevoir et abriter des matières sensibles\nà la chaleur, à l'humidité ou susceptibles, sous\nleur influence, de favoriser l'éclosion et la\npullulation des parasites. Dans ce cas, le bois\nfournit les matériaux de construction tout\nindiqués.\nIl en est rigoureusement de même lorsque\nI on a à craindre des phénomènes de dilatation\nou des phénomènes électriques. Avec le bois,\npas de surprises : il est l'isolant naturel par\nexcellence.\nAu nombre de ses avantages, on peut encore\najouter la possibilité d'apporter à tout mo-\nment toutes les modifications désirées par l'ha-\nbitant ou nécessitées par les besoins de l'en-\ntreprise. Aucune réparation ou transformation\nn'est compliquée : cette facilité est singulière-\nment appréciée de l'ouvrier français, « brico-\nleur » par tempérament, individualiste, et qui\naime arranger son intérieur à sa guise.\nAu point de vue touristique, important\ndans un pays comme le nôtre, où le tourisme,\nde plus en plus, tend à occuper une place pré-\npondérante dans l'activité nationale, on aura\navantage à employer le bois. Non seulement\nil n'endommage pas les sites, mais encore,\nhabilement traité, il s'harmonise au mieux\navec les beautés naturelles parmi lesquelles on\ns'est trouvé contraint d'édifier des construc-\ntions ou des installations : le bois « fait pay-\nsage ».\n(« La Journée Industrielle » )."}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "198", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193006-01.1.8", "texte": "TEK H N É\n\nLES PLANCHERS. CHOIX DU PLAN-\nCHER\nLa qualité des bois de construction est dif-\nficile à fixer avec précision.\nSi la détermination de la qualité est diffi-\ncile en ce qui concerne les bois de construction,\nelle l est bien davantage encore dans la qualité\ndes planchers.\nEn ce qui concerne les planchers, cette dis-\ncrimination des différents choix est plus mal-\naisée encore.\nDeux facteurs importants sont à considérer\ndans le choix du plancher.\ni° La qualité à prescrire.\n2° La valeur correspondant à la qualité.\ni° Qualité :\nLe premier choix ne prête pas à discussion.\nC'est le bois impeccable, donc sans aucun nœud\nni défauts. Cette qualité ne se trouve que dans\nles bois d'Archangel, espèce excessivement rare\nsur le marché et ne convenant pas pour les\nhabitations à bon marché; il ne faut donc pas\nprévoir cette appellation dans nos cahiers de\ncharges.\nL'appellation deuxième choix prête à discus-\nsion. Le négociant imnortateur de bois achète\ndes bois classés et des bois inassortis.\nLes bois classés du Nord sont faciles à re-\nconnaître en ce qui concerne les marques con-\nnues de Suède et de Finlande.\nLe bois de premier choix porte une cou-\nronne.\nLe bois de second choix porte deux points.\nLe bois de troisième choix porte trois\npoints.\nLe bois de quatrième choix porte un trait.\nIl n'y a donc dans ce cas, aucune erreur\npossible ni dans la qualité, ni dans le prix.\nMais certains détaillants mettent en vente,\ncomme seconde classe, des planchers d'impor-\ntation du Nord, qui ne sont que du troisième\nou du quatrième choix, classement Anvers.\nQuant aux bois inassortis, la détermination\nde leur choix est bien difficile. L'importateur\nles trie en quatre catégories et le détaillant en\nfait six; dès lors, comment se mettre d'accord\nsur un second choix, c'est-à-dire un vrai second\nchoix d'origine.\nLe détaillant considère le premier choix, le\nsecond choix, le second bon choix, le troisième\nchoix rabotable et le troisième choix volige, le\nquatrième choix et le cinquième bois de cof-\nfrage et de caisse. Il existe peut-être d'autres\ndénominations, mais elles se rapportent en\nqualité à la classification ci-dessus.\nAussi, pour éviter toute erreur, voici com-\nment dans les cahiers des charges il convient\nde décrire les bois.\nPlanchers en sapin rouge 4/4 7/8\n3/4 ou 5/8 longueurs variables, sain\nsec clair carré, sans flache ni aubier noir\npiqué ,ni bleuté, sans nœuds vicieux, c'est-à-\n-dire sans gros nœuds ou nœuds morts tom-\nbants; une telle description correspond à un\nplancher troisième choix, classement Anvers;\nce n'est pas de la volige et les planchers con-\nviendraient très bien pour nos constructions.\nDans un tel plancher, il ne peut y avoir que\ndes nœuds sains, des nœuds ronds et non ova-\nles et surtout il faut rebuter tout plancher\navec des nœuds entourés d'un petit cercle noir;\non convient généralement que sur une largeur\nde 4 mètres environ, il ne peut y avoir que 3\nou 4 nœuds maximum du diamètre d'une\npièce de 25 centimes.\n{Suivez page 208 ).\n\nOn trouvera, à la page\nsuivante, le quatrième et\ndernier rapport présenté\nau Congrès de Francfort\npar l'architecte Profes-\nseur Walter Gropius (Ber.\n■in> ■\nCe rapport est, comme les\nprécédents, imprimé sur\nles pages du milieu de\n\"TEKHNÉ\", afin au'il\nsoit possible éventuelle-\nment de le détacher de la\nrevue pour le classer dans\nun dossier spécial. |\nRappelons que les idées\némises dans ces rapports\nn'engagent en rien les\nopinions ou directives de\nla Revue ■"}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": "26/199", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193006-01.1.9", "texte": "TEK H H É\n\nIIe Congrès International d'Architecture Moderne\nFrancfort-sur-Main. 24-26 Octobre 1929\nLes bases sociologiques de l'habi-\ntation minimum à destination de la\npopulation industrielle des villes.\n\nRapport présenté par le Professeur Walter Gropïus <Berlin>\nL'activité des années d'après-guerre, en ma-\ntière de construction de logements, démontre\nque le développement de l'habitation mini-\nmum est arrivé au point mort, parce que Pon\nn'a pas pris en suffisante considération les\nmodifications profondes de la structure sociale\ndes peuples, modifications qui exigent une con-\nception nouvelle pour ce qui est des types\net de la dimension des logements requis.\nLa détermination de ces modifications dans\nla société humaine doit être le point de départ\ndes travaux de ce Congrès.\nLa connaissance de l'évolution normale de\nl'humanité, au double point de vue biologique\net sociologique, doit nous aider à préciser cette\ndonnée; ce n'est qu'alors que l'on pourra enta-\nmer la seconde partie de cette tâche : l'élabora-\ntion d'un programme pratique en vue de la\nréalisation de l'habitation minimum.\nA l'ordre du jour du présent Congrès se\ntrouve la question de l'habitation minimum\npour les milieux urbains; en réalité, c'est de\nla population industrielle des villes qu'il s'agit.\nL'histoire de la sociologie est l'histoire de\nl'évolution graduelle du genre humain depuis\nl'époque des cavernes en passant par les temps\nbarbares jusqu'à la civilisation. En nous réfé-\nrant aux travaux scientifiques du sociologue\nallemand Dr. Miïller-Lyer (1), nous distin-\nguons quatre grandes époques juridiques de\nla société humaine.\n1» L'époque patriarcale, avec le droit du\nclaru\n2. L'époque familiale, avec le droit de la\nfamille.\n3. L'époque individuelle, avec le droit de\nl'individu.\n4. L'époque future syndicale, avec le droit\ndu syndicat.\nL'auteur définit par un classement raffine-\nment progressif de la société. Il sera utile aux\ntravaux de ce Congrès, de suivre de près les\ndifférentes phases de cette évolution : leur légi-\ntimité éclaire les aspects de la société actuelle,\nque certains considèrent comme étant l'équiva-\nlence d'une marche en arrière, et qui présen-\ntent du point de vue du développement histo-\nrique, plutôt un progrès de la société, qui\ns'individualise.\n\\y ''\nA l'origine, l'homme isolé n'est qu'un\nmembre de la société. Son activité est purement\nsociale. L'individualité n'est pas encore née. La\npremière manifestation de l'individualisme\nnaissant est l'asservissement de la femme par\nl'homme. II donne naissance à la famille pa-\ntriarcale, qui se maintient jusqu'à la formation\nde notre état industriel moderne.\nL'asservissement de la femme est suivi par\nl'esclavage de l'homme, soumis au plus puis-\nsant. La répartition en seigneurs et serfs,\nlibère la classe dominante; de telle sorte, il\nlui est loisible de se consacrer à des buts cultu-\nrels élevés. Le peuple est formé en vue du\ntravail, mais le droit de l'individu est réprimé.\n\n(i ) Dr. Miiller-Lyer : Die entwicklungs-\nstufen der menschheit. J. F. Lehmann, Miin-\nchen 1912."}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "27/200", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193006-01.1.10", "texte": "TEK H N É\n\nÀ l'autocratie de l'Etat militaire, succède la\ndomination de la Ploutocratie industrielle.\nDans ces deux formes de gouvernement, la\ncîasse possédante domine la masse appauvrie.\nCependant l'Etat industriel, fécondé par la\nconnaissance scientifique qui augmente sans\ncesse, développe des méthodes de production\nmeilleures. On entrevoit la possibilité, grâce à\nla domination acquise sur la nature, de don-\nner à toute l'humanité une vie digne des va-\nleurs culturelles créées. L'individualisme\négoïste sera remplacé par l'individualisme social,\nL'individu parfait devient le but de l'état;\nl'édification de la société en fournira le\nmoyen.\nAinsi, au-delà de la nation, du clan, et de\nla famille patriarcale, se développe l'idée de\n1 individu indépendant, pour aboutir finale-\nment à une union future, super-individuelle,\ncelle d'une société collective dépassant et\nincluant tous les individus.\nDe ce fait, l'idée de la rationalisation, par-\ntie de la conception de vie économique des\npeuples, tend vers un vaste mouvement intel-\nlectuel, où l'action individuelle de l'homme\nes: amenée petit à petit à une relation qui\ndépasse le concept de l'avantage individuel et\ndont profitera l'ensemble de la masse.\nC'est par le chemin de la raison que la col-\nlectivité a pris conscience d'elle-même. Paral-\nlèlement à ce processus d'évolution se modi-\nfient la structure et l'importance de la fa-\nmille.\nLa famille patriarcale connaissait encore la\ndomination absolue du chef de famille. La\nfemme vivait soumise et sous tutelle intellec-\ntuelle. Les enfants, même adultes, étaient sou-\nmis à la volonté du chef par une obéissance\nabsolue. Parents et serfs, plus tard valets,\ncompagnons, apprentis, deviennent des mem-\nbres d'une famille élargie, cette famille qui est\nun microcosme en soi, une unité productive\ndans l'Etat.\nDès le XVlir siècle, les serfs se libèrent.\nIls fuient, quittant les demeures seigneuriales,\nvers les villes libres. Le nombre des petites\nfamilles où règne de droit le chef de famille\naugmente.\nAvec le concept grandissant du droit indi-\nviduel, la famille, peu à peu, cède sa fonction\nà l'Etat; ainsi sera endigué lentement la pré-\nséance sociologique de la famille*\nL invention de la machine amène avec elle\nle travail en commun, La production se limi-\ntera plus aux besoins du particulier, et sera\ndestinée à l'échange en vue des besoins de la\ncommunauté. Petit à petit, Tune après l'autre,\ndes productions domestiques seront abandon-\nnées par la famille et rendues à la production\ncollective. Ainsi la petite unité « famille »\nperd son caractère d'association de production\nse suffisant à elle-même.\nEn même temps que l'individualisation aug-\nmente, la natalité diminue, Ce phénomène est\ncommun à tout le règne animal. Il en est ainsi\ndans tous les pays civilisés. La volonté de\n1 individu, fort des moyens dûs aux conquêtes\nde la science, limite sciemment les naissances\npour des raisons d'ordre économique. Il a\nsuffi d'une génération pour que le système de\ndeux enfants par famille ait conquis droit de\ncité dans les pays civilisés*\nDepuis, des enquêtes faites dans les pays\nd'Europe et d'Amérique, ont permis de fixer\nà 4.5 le chiffre moyen par famille. Ce chiffre\nenglobe les districts tant urbains que ruraux.\nLa moyenne dans les grands centres reste sans\nexception en-dessous de 4»\nD'après les statistiques du Reichsamt, le\nnombre de naissances en Allemagne s'élevait :\nEn 1900 35.6 sur 1,000 habitants\nEn 1927 18.4 sur 1,000 habitants\nNéanmoins, il subsiste encore un excédent\nde naissances de 6 pour 1,000.\nDans tous les autres pays civilisés, on cons-\ntate la même régression de naissances, et par\nce fait une diminution proportionnelle de la\nfamille.\nLe chiffre des naissances diminue en propor-\ntion de l'accroissement de l'industrialisation.\nDans la société patriarcale, ce fut à la famille\nqu'incombait le soin d'élever les enfants. Au-\njourd'hui, l'Etat, par ses écoles publiques, as-\nsume partiellement cette charge en confiant les\nenfants à des pédagogues qui ont fait leurs\npreuves. Il s'immisce de ce fait dans les rap-\nports entre parents et enfants qu'il règle, selon\nles conceptions de la société. Il décrète des lois\nde prévoyance sociale, d'assurances pour vieil-"}, {"page_pdf": 11, "page_imprimee": "28/201", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193006-01.1.11", "texte": "TEK H N £\n\nlards, malades et invalides et finit peu à peu\npar enlever à la famille la charge des vieillards,\ndes malades, des invalides.\nTandis que dans la famille patriarcale, les\nenfants recevaient en héritage la tâche du père,\nle changement de caste s'accroît du fait que\nles professions de choix se substituent aux\nprofessions héréditaires. Ainsi les enfants sont\npoussés à quitter tôt le toit paternel. Avec\n1 accroissement des moyens de transport, l'in-\ndividu acquiert plus d indépendance encore.\nC est ainsi que les liens de famille se relâchent\net que son importance diminue.\nLes rapports patriarcaux entre le chef de la\nfamille et les compagnons, valets, apprentis se\nmuent en rapports d'ordre pécuniaire. L'écono-\nmie financière évince l'économie naturelle. Le\ncercle d action de la famille est devenu trop\nrestreint pour permettre à tous ses membres\nde s y employer. Le logement est devenu trop\ncher et trop étroit pour héberger et occuper\nles enfants adultes. Le serf de jadis est devenu\nun serviteur libre; toutefois, par suite du tra-\nvail en commun, cet état également diminue\nprogressivement et se dérobe au joug familial\npour acquérir dans l'industrie la liberté per-\nsonnelle et l'indépendance. De nos jours déjà,\ndans la plupart des pays d'Europe, pour ce\nqui concerne les domestiques, la demande\ndépasse l'offre du double. En Amérique, la\npénurie ancillaire a amené déjà la transplan-\ntation de la famille à l'hôtel, ce ménage en\ngrand, où a été résolu, en la centralisation du\ntravail domestique, le problème économique.\nD'autre part, le logement étroit ne convient\nplus aux réunions et réceptions. Les distrac-\ntions d'ordre intellectuel également se recher-\nchent hors de la famille. Le nombre des cafés,\nde même que des clubs pour hommes et fem-\nmes, augmente rapidement.\nL'immeuble à appartements multiples s'est\nsubstitué à la propriété héréditaire. L'individu\nn'est plus attaché à un endroit déterminé. Il\ndevient nomade, transformation favorisée par\nl'accroissement rapide des moyens de transport\nmécanique. Tout comme le clan, qui perdit\nses terres, la famille perd sa maison. La force\nde cohésion familiale s'efface devant le droit\nindividuel reconnu par l'Etat.\nLa situation industrielle sociale permet à\nl'individu indépendant de se déplacer selon\nsa volonté pour chercher son travail; le libre\narbitre augmente considérablement. Ainsi la\nplus grande partie des fonctions qui incom-\nbaient jadis à la famille, échoit à la collectivité\ntoujours plus importante. Le rôle de la famille\ndans 1 Etat baisse; 1 Etat comme tel se fixe.\nL évolution montre aussi un progrès con-\ntinu de la mise en commun des fonctions jadis\nfamiliales et de toutes les prérogatives autori-\ntaires. éducatives, économiques.\nAinsi les débuts d une époque syndicalisée.\nqui, sans doute, dans des jours proches, rem-\nplacera 1 époque du droit individuel, apparaît\nà l'horizon.\nUn autre phénomène encore est d'une im-\nportance primordiale en ce qui concerne la\nstructure de la famille d'aujourd'hui. De mê-\nme que 1 époque familiale avait été inaugurée\npar le fait de l'homme prenant conscience de\nlui-même, l'époque individuelle avait été inau-\ngurée par 1 éveil de la femme et son indépen-\ndance croissante. L'asservissement de la femme\npar l'homme disparaît. Les lois de la société\nlui assignent les mêmes droits qu'à l'homme.\nAvec la disparition de nombreuses fonctions\ndomestiques, cédées par la famille à la produc-\ntion collective, la tâche qui incombe à la\nfemme se rétrécit. Aussi cherche-t-elle à trouver\n1 accomplissement de son besoin naturel d'acti-\nvité hors de la famille. Elle prend pied dans\nle monde professionnel.\nL'économie sociale, transformée de fond en\ncomble par la machine, montre à la femme\ncombien les menus travaux du ménage sont\nirrationnels.\nLa constatation de l'infériorité du travail\nménager individuel a fait naître la conception\nde vastes entreprises ménagères, qui déchargent\nchaque femme d'une partie de ses obligations\nménagères. Ceci se fait grâce à une organisation\ncentrale qui travaille mieux et plus économi-\nquement que ne pourrait le faire une ménagère,\nmême si elle y consacrait tous ses moyens. La\ndifficulté toujours grandissante de trouver des\ndomestiques, favorise cette conception.\nDans la lutte intense pour la vie, à laquelle\nla femme et les membres de la famille sont\nastreints, elle cherche à trouver le temps néces-\nsaire qui permettra, à elle et à ses enfants,\nd'exercer une profession qui la libérera de la\ndépendance de l'homme."}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "29/202", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193006-01.1.12", "texte": "TEK H N Ë\n\nLe mobile de ce processus ne réside pas,\nsemble-t-il, dans la dépression économique\ndes populations urbaines, mais provient sans\ndoute d'un besoin intime, associé à l'affran-\nchissement moral et économique de la femme,\npartenaire et égale de l'homme,\nLa forme sous laquelle ces vastes entreprises\nménagères pour célibataires, hommes et fem-\nmes, enfants et adultes, veufs et veuves, divor-\ncés et divorcées, jeunes mariés, communautés\nde mêmes opinions et de mêmes genres de vie\nseront réalisées, est intimement liée au pro-\nb'ème de l'habitation minimum.\nIl va de soi que, comme nous voulons faire\nœuvre pratique, nous ne pouvons perdre de\nvue que toutes les formes de la société humaine,\nles anciennes comme les modernes, continuent\nà coexister. Il ressort cependant clairement\nqu'à toutes les époques, une forme de la\nsociété humaine détient la préséance. *De nos\njours, c'est l'individu et ses droits individuels\nqui l'emportent sur l'unité-famille.\nEn acquérant son indépendance, la femme\na délié le lien familial. L'ancienne conception\nde l'union matrimoniale a pratiquement cessé\nd'exister. Déjà la France de la Révolution\nconsidérait le mariage uniquement comme un\ncontrat social. Vient ensuite le droit au di-\nvorce, puis le droit de vote qui confère à la\nfemme les mêmes droits politiques qu'à\nl'homme.\nLibérée de l'horizon borné du ménage, l'in-\nfluence de la femme pénètre le domaine de la\nculture.\nAvec l'indépendance grandissante de la\nfemme, le mariage, fondement de la famille,\nsubit des modifications essentielles. Parti d'un\nétat de contrainte, sanctionné par l'Eglise et\npar l'Etat, il évolue progressivement vers\nl'union libre entre deux êtres cérébralement\net économiquement indépendants. Quant à la\nfamille, économiquement parlant, elle n'a\nd'autre fonction que la sélection en vue de la\nprocréation.\nPlus l'organisation sociale sera forte, moins\nil restera d'action à la famille. La morale\nfamiliale cède le pas à la morale individuelle.\nEt déjà apparaît la morale collective.\nLa confirmation de cette évolution nous est\nfournie par les données statistiques suivantes\nque nous devons aux statistiques du Reich :\nDivorces, en 1900 : 9,000.\nDivorces, en 1927 : 36,449.\nEnfants naturels, en 1900 : 8.7 p.c.\nEnfants naturels, en 1926 : 12,6 p.c.\nMénages sans enfants, en 1871 : 6,16 p.c.\nMénages sans enfants, en 19 10 : 7,26 p.c.\nMénages sans enfants ,en 1917 : 10.1 p.c.\nAu surplus, selon les indications de la Fa-\nculté médicale, les avortements pour lesquels\nil est difficile d'établir une statistique, aug-\nmentent en nombre formidable.\nPar ménage, en 1871, 6.16 p.c.\nPar ménage, en 19 10, 7.26 p.c.\nPar ménage, en 1927, 10.1 p.c.\nNombre de femmes exerçant une profession,\nen proportion du nombre d'hommes exerçant\nune profession :\nAmérique : 1 : 4.\nBelgique : 1 : 3.\n'Angleterre : 2 : 5.\nAllemagne et Suisse : 1 : 2.\nD'après les statistiques du « Preussische\nLandesamt », il y a à Berlin en 1925 :\nSur 5 femmes âgées de plus de 20 ans, 3\nqui sont mariées.\nSur 3 individus exerçant une profession,\nil y a 2 hommes et 1 femme.\nSur 5 femmes mariées, 1 exerce une profes-\nsion.\nSur 5 femmes célibataires, 4 exercent une\nprofession.\nSur 2 femmes exerçant une profession, 1\nfait son ménage.\nLe nombre des petits logements (1 à 3\nchambres) en Allemagne, en 1927, était seu-\nlement de 46 p.fc.\nLes organismes officiels auxquels, dans les\ndivers pays, le service du logement incombe,\nont pour obligation primordiale de suivre\nl'évolution sociale générale. La plus grande\ndifficulté de leur action consiste, en effet, dans\nl'appréciation exacte des manifestations so-\nciales au sein de la population; ce n'est\nqu'alors qu'ils seront en mesure de discerner\nles exigences en matière de logement des cellu-\nles familiales du type ancien, là où elles s'im-"}, {"page_pdf": 13, "page_imprimee": "181", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193006-01.1.13", "texte": "ARCHITECTURE-URBANISME-ART PUBLIC\nANNEE 1930 VOLUME VIII NUMÉRO 12\n\nA PROPOS D'UN LIVRE RÉCENT\nARCHITECTURE MODERNE\npar BRUNO TAUT\n\n(0\n\" Pourquoi un mouvement nouveau ?\nBruno Taut répond à cette question par une autre question : \" Pourquoi\npas un mouvement nouveau ?\nEn effet, peut-on concevoir que uniquement l'automobile, le navire,\n1 aéroplane, bénéficient si largement des progrès de la technique, et que\n1 habitation seule y reste etrangere? N est-il pas absurde que le business-\nman moderne, qui déploie tant de perspicacité et d'énergie dans ses\naffaires, qu il traite dans des bureaux up-to-date, doive s'accommoder\nd appartements Louis XVI, lesquels, bien que dotés de 1 électricité et de\nla T. S. F., sont les véritables antithèses des conceptions modernes?\nQu 6 dirait-on si des dames en crinoline s installaient ciu volant d une\nauto pour faire du 80 à l'heure ?\nTels paradoxes se rencontrent à chaque pas. L'accoutumance des choses\nperimees d une part, le machinisme des temps présents d autre part,\ncréent ces paradoxes au détriment de 1 harmonie entre la forme et la\ntechnique. Les pionniers qui s efforcent à établir cette harmonie s'ex-\nposent aux railleries et à l'ostracisme.\n\n(l) MODERN ARCHITECTURE. By Bruno Taut. The Studio Limited, London. 44 Leicester Square, W. C. 2.\nVolume in-quarto 212 pages, 300 illustrations."}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "182", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193006-01.1.14", "texte": "Anglais, Américains, Français, Allemands, Russes, pour ne nommer\nqu eux, tous vivent, pour ce qui est du domaine de la technique et du\nmachinisme, en plein 20e siècle; mais du moment ou le sentiment, \"1 ame ,\nentre en cause, ils se laissent étouffer par les vieilles perruques, survi-\nvances des siècles passés. Pourtant, une existence menée parmi les ruines\nd une culture morte équivaut à une fraude, à une illusion ; elle désassocie\nd'avec la réalité.\nL'enseignement de l'histoire est péremptoire. Il nous prouve qu'autrefois\non ne construisait pas suivant les conceptions d'une esthétique conven-\ntionnelle, dont on paraît se contenter aujourd'hui, c'est-à-dire uniquement\ndans le but de créer quelque chose de joli. La maison avait une fonction\npurement utilitaire et les temples répondaient aux besoins supérieurs de\nla religion.\nAinsi la structure de la cathédrale découlait du rite, sa décoration des\ndoctrines philosophiques et théologiques.\nC est à pareilles considérations que répondent à travers les siècles les\nrépétitions symétriques des édifices destinés au culte, les pyramides, les\nobélisques. Tout comme il en est pour la précision technique méticuleuse\ndes monuments grecs, où les dimensions des marbres étaient propor-\ntionnées à quelques millimètres près. Car l'équilibre de l'architecture\nantique coïncidait toujours avec une hardiesse technique parfois portée\nà son apogée. L'architecte d'alors n'était pas seulement un artiste : il était\naussi artisan et ingénieur. Ce qui n'empêcha pas, ainsi que nous le\nrelate l'histoire, certains accidents, lors de constructions par trop\naudacieuses... Nil novi sub sole.\nCe n'est pas en jonglant avec des formes et des styles que l'on fait œuvre\nd'architecte; et vouloir séparer la tâche de l'architecte de celle de l'ingé-\nnieur, est aggraver la décadence.\nVoyons ce qu'est l'architecture moderne. Au début du mouvement,\ndurant les décades de gestation, on désigna par le vocable \" art nouveau '\ntoute tentative de réaliser un accord entre la technique contemporaine\net l'architecture traditionnelle, réaction nécessaire contre les exagérations\nsentimentales du romantisme.\nCette réaction alla si loin, que bientôt le travail de l'architecte fut assi-\nmilé à la création d objets purement utilitaires, tels que les véhicules de\ntransport. Malgré cela, l'architecture persista à rester l'art de construire."}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "183", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193006-01.1.15", "texte": "MAQUETTE D'UNE ÉCOLE COMMUNALE POUR 3000 ENFANTS,\nBERLIN-NEUKÖLN. — ARCHITECTE : BRUNO TAUT, BERLIN."}, {"page_pdf": 16, "page_imprimee": "184", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193006-01.1.16", "texte": "FAUBOURG-JARDIN “ GEHAG ”, BERLIN - ZEHLENDORF.\nARCHITECTE : BRUNO TAUT, BERLIN\n\nSTADION A NUREMBERG (ALLEMAGNE).\nARCHITECTE : O. E. SCHWEIZER, NUREMBERG."}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "185", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193006-01.1.17", "texte": "IMMEUBLES A APPARTEMENTS, AFRIKANISCHE STRASSE, BERLIN.\nARCHITECTE : MIES VAN DER ROHE, BERLIN.\n\nToute la question qui se pose aujourd'hui, consiste à préciser ce qu il\nfaut entendre par le mot \" art dans ses rapports avec l'architecture.\nC'est par suite d'une compréhension erronnée du terme \" art \" qu'au\ndébut de la nouvelle architecture on a abusé des toits plats, des glaces\nimmenses, des fenêtres déroulées en ruban et de tous ces éléments\nexternes qui ont fini par voir réduire l'œuvre de l'architecte à un sport.\nLe \" style nouveau \" s'est imité lui-même.\nLes formes neuves, conséquence naturelle de la vélocité des instruments\nde traffîc, tels que wagons de chemin de fer, autobus, aéroplanes,\nsteamers, ont été adaptées aux constructions immobiles, comme si la\nmaison se mouvait sur rails ou à l'aide d'hélices. Le terme dynamique '\nfaisait fureur à cette époque initiale : on prétendait oublier que ce qui\nest immobile est nécessairement statique.\nC'est du contraste résultant entre le trafic trépidant et l'immobilité des\nédifices que naît un facteur de beauté, qui pourrait être comparé au rôle\ndu contre-point dans une œuvre musicale fébrile. Alors même qu une"}, {"page_pdf": 18, "page_imprimee": "186", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193006-01.1.18", "texte": "certaine similitude entre les principes constructifs des véhicules et ceux\ndes maisons existait, néanmoins les exigences de la vie pratique devraient\ntoujours être la considération première. Atteindre ce but pratique, qui\nest la tâche même de 1 architecture, est le principe fondamental sur lequel\non ne saurait trop insister.\nLes productions dues àl art de 1 ingénieur nous donnent d'innombrables\nexemples d œuvres, où la netteté technique et la valeur pratique s'allient\nà une extrême élégance et beauté.\nM aïs il y a un mais.\nPour atteindre la perfection dans la construction d'un immeuble, il faut,\ntout comme s il s agissait d une automobile, une relation intime entre le\ncréateur et sa production. Et ici nous rencontrons la pierre d'achoppe-\nment; le do maine de 1 architecture embrasse des problèmes infiniment\nnombreux et variés.\nA vrai dire, d aucuns ne s embarrassent pas de si peu. N'ont-ils pas\n1 habitude, pour leurs travaux courants, de disposer le plan des appar-\ntements selon le désir de leur client? Ce n'est qu'ensuite qu'ils précisent\nce plan d après des régies académiques. Ceci ne se passe pas que chez\nnous. o n va plus loin encore aux Etats-Unis, où on fournit au client des\ncatalogues-prospectus avec séries de plans d'habitations : Colonial,\nfrançais, espagnol, tudor, au choix.\nEn Europe, tout en ne la classant pas en des catégories aussi burlesques,\n1 architecture proprement dite est cependant généralement conçue après\nle plan, ce qui revient à dire, qu une partie de ce qui est bon dans le plan\noriginal finit par être sacrifiée en faveur de l'architecture. Lorsque le\ndictateur artiste-architecte prononce son ultimatum, plus d'un client\nse voit contraint a renoncer à quelque aménagement pratique auquel\ncependant il tenait. Et inversement, malheur au pauvre architecte qui ne\nse plierait pas volontiers aux caprices du client qui a rêvé d'une habitation\npittoresque ! Evidemment, si 1 architecte est resté un fidèle disciple\nde l'Ecol e des Beaux A.rts, il lui sera aisé de contenter tout le monde...\nPour la masse, 1 architecture se résume en ce que l'on en voit : la façade.\nSi autrefois, elle était un habit pompeux, aujourd'hui elle est un masque,\nderrière lequel on s efforce à cacher toute personnalité, transformant\nainsi une recherche de vente en un mensonge d'un genre nouveau.\nCertains ont ete si loin dans cette voie, que nous en arrivons à préférer\nune œuvre de style classique, aussi médiocre qu'elle soit, à l'œuvre\nmoderne, qui n a de 1 art nouveau que l'aspect extérieur."}, {"page_pdf": 19, "page_imprimee": "187", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193006-01.1.19", "texte": "PONT TRANSBORDEUR\nMARSEILLES (1905).\nINGÉNIEUR : ARNODIN."}, {"page_pdf": 20, "page_imprimee": "188", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193006-01.1.20", "texte": "SILOSABLÉ. MONTREAL (CANADA)\n\nATELIER DE CONFECTION, PARIS. ARCHITECTES : A. & G. PERRET. PARIS"}, {"page_pdf": 21, "page_imprimee": "189", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193006-01.1.21", "texte": "Mais il ne faut pas rendre 1 art nouveau responsable de ces errements.\nParmi les architectes également il y aura toujours des marchands de\n\" confections en gros ayant en stock des \" modèles dernier cri de\nvente courante.\nLa vérité pourrait peut-être se formuler comme suit :\n1. Lors de la construction de tout édifice, la préoccupation première\net essentielle sera d'atteindre l'optimum d'utilité.\n2. Le choix des matériaux et des méthodes de la construction seront\nentièrement subordonnes à la poursuite du principe ci-dessus.\n3. —La beaute sera la résultante des rapports directs entre l'œuvre et\nle but auquel elle est destinée; elle dérivera par conséquent des qualités\nnaturelles des matériaux choisis et de 1 élégance des solutions con-\nstructives.\nL esthetique de 1 architecture moderne ne reconnait pas de démar-\ncation entre la façade et le plan, le devant ou l'arrière de la construction ;\nni entre celle-ci, la route, la cour et ce qui l'entourera. Aucun détail\nn existe par lui-même; il n est jamais qu'une partie inhérante du plan\ngénéral. Tout ce qui a une fonction déterminée, a bon aspect. Nous nous\nrefu sons de croire que ce qui est efficient, puisse avoir vilain aspect.\n5. —La maison, dans 1 ensemble comme dans le détail, ne connait ni\ndémarcation ni isolement. Les détails n'existent qu'en fonction de leur\njeu mutuel; la maison n'existe qu'en fonction de celles qui l'entourent.\nElle est la résultante de conceptions collectives et sociales. La répétition\nest désirable; c est le facteur le plus important de l'art. Des construc-\ntions similaires pour des besoins similaires. Les exceptions ne sont admis-\nsibl es qu'en cas de besoins exceptionnels. Ces besoins exceptionnels qui\nlégitiment les exceptions dans la répétition d'un même style ne sont\nadmises en principe que lorsqu'il s'agit d'immeubles à buts collectifs,\nd intérêt social. Lorsque tout est basé sur une saine utilité, l utile devient\nune loi esthétique.\nUn bâtiment sera beau, du moment où déjà du dehors il manifestera son\nefficience. IVlais un bâtiment ne doit pas se voir seulement de l'extérieur.\nNous y pénétrerons; nous regarderons s'il est conforme à son but d'un\nbout à 1 autre. C'est à l'examen de sa distribution bien plus qu en le\ncontemplant du dehors, que nous constaterons si un bâtiment est beau,\nc est-à- dire, s'il est réellement adapté à sa destination. Si tel est le cas,\nil ne répondra pas seulement à des besoins, mais il les organisera selon"}, {"page_pdf": 22, "page_imprimee": "190", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193006-01.1.22", "texte": "HABITATION A SILVER END, ESSEX (ANGLETERRE). — ARCHITECTES :\nS. TAIT, F. R. I. B. A. (SIR JOHN BURNET & PARTNERS) LONDRES.\n\nun ordre supérieur et meilleur que celui que nous avons connu jusqu'à\nce ;our.\nL architecte, qui accomplit pareille œuvre, devient le créateur de nou-\nvelles conceptions éthiques et sociales. Quels que soient les buts auxquels\nils sont destines, grâce a leur structure, ceux qui utiliseront ces\nbâtiments seront amenés à se mieux comprendre dans leurs relations\nmutuelles et à se mieux comporter les uns envers les autres.\nLa Vraie Architecture tend vers une éHicience intégrale et par la\nmême vers la Beauté.\n\nSt. Ch."}, {"page_pdf": 23, "page_imprimee": "191", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193006-01.1.23", "texte": "TABLE DES MATIÈRES\nparues dans LA CITÉ, Volume VIII (1929-1930)\nL'ARCHITECTURE EN BELGIQUE\nPropos de Vacance N* 1, page 10\nHabitation Bourgeoise à Bruxelles\n(Architecte E. Taelemans) N° 3, page 31\nAgence d'Automobiles h Bruxelles\n(Architecte R. van der Borght) N° 4, page 46\nHabitation et Atelier de Sculpteur\n(Architecte V. Bourgeois) N° 5, page 67\nPrix Annuel d'Architecture Van de Ven 1930\n(Architectes Taelemans, Brunfaut, Bontinck,\nLeborgne et Acke) N° 10, page 149\nL'ARCHITECTURE EN RUSSIE NOUVELLE\npar J. M. Van Haardeveld N° 1, page 1\nN° 2, page 19\nLA MAISON JAPONAISE\npar St. Chandler N° 3, page 36\nN° 4, page 52\nL'ARCHITECTURE COURANTE DES PAQUEBOTS. . . N° 1, page 12\nMODERNISME ANGLO-SAXON N° 5, page 72\nARCHITECTURE MODERNE\npar St. Chandler N° 12, page 181\nPETITS APPARTEMENTS MODÈLES N° 9, page 133\nN° 10,- page 156"}, {"page_pdf": 24, "page_imprimee": "192", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193006-01.1.24", "texte": "A PROPOS DES ARTS INDUSTRIELS, DITS « DÉCO-\nRATIFS » : L'IDÉE D'ARTISANAT N° 2, page 17\nL'EXPOSITION DU WERKBUND, A BRESLAU . . . . N° 3, page 29\nLE IIe CONGRÈS INTERNATIONAL D'ARCHITECTURE\nMODERNE, FRANCFORT, 1929 N° 5, page 61\nCHOIX DE PENSÉES A L'USAGE DES ARCHITECTES\nDE TOUS TEMPS N» 2, page 28\nDOCUMENTATION INDUSTRIELLE\n1) Appareils d'éclairage « Giso » N° 4, page 49\n2) Meubles d'acier « Allsteel » N° 9, page 144\nCAHIERS SPÉCIAUX :\n- f LOUIS VAN DER SWAELMEN N° 6, page 77\nTextes de H. Van de Velde, H. P. Berlage,\nP. Kramer, A. Nyst, R. Verwilghen,\nH. Hoste, A. De Ridder, P. Otlet, E. Vinck.\n- ARCHITECTURE ET AMÉNAGEMENT D'EX-\nPOSITIONS N° 7, page 101\nN° 8, page 121\n- URBANISATION DU GRAND BRUXELLES\npar V. Bourgeois N° 11, page 165"}, {"page_pdf": 25, "page_imprimee": "30/203", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193006-01.1.25", "texte": "TEK H N É\n\nposent encore, de même que celles nouvelles,\nde caractère individuel, et d'assigner à ces deux\ngroupes des logements appropriés.\nLa plupart des pays organisent encore tou-\njours leur politique du logement urbain, en\nune très large mesure, en vue du type ancien\nde la vie familiale.\nCependant, pareille politique ne peut satis-\nfaire les besoins actuels. Au contraire, il est\ndevenu indispensable de grouper un certain\nnombre de logements en grosses entreprises\nménagères afin de décharger des travaux ména-\ngers la femme exerçant une profession et de la\nramener au mariage et à la procréation.\nIl s'agira tout d'abord de se pénétrer des\nfaits de la vie sociale, afin d'établir l'optimum\nindispensable de cette nécessité primordiale de\nl'existence, le logis, et le prix de revient mini-\nmum auquel il peut être réalisé. Car par suite\ndu décalage des bases de l'organisation fami-\nliale, le programme de l'habitation minimum\nne peut être résolu en réduisant le nombre et la\ndimension des pièces des grands logements.\nNon, un type nouveau devra être créé, ba*é\nsur la connaissance des exigences minima de la\nsociété présente, oui s'est défait des coutumes\nhistoriques et traditionnelles. Ce sera la tâche\ndu Congrès de dresser collectivement, pour\nautant que faire se peut, les « standards »\nconvenant à tous les pays intéressés, sauf en\nce qui concerne les différences purement géo-\net climatologiques. Cela répondra\nà l'unification à venir, des besoins de l'exis-\ntence. unification qui est la résultante des\nmoyens de transport et de l'économie mon-\ndiale.\nLa question du logement minimum se\nréduit à celle du minimum élémentaire d'es-\npace, d'air, de lumière et de chaleur, dont\nl'homme a besoin pour ne pas être entravé\ndans le développement intéqral de ses fonctions\nsociales, ce qui équivaut à dire, un « minimum\nvivendi » et non pas un « modus non rno-\nriendi »; ce minimum varie selon les condi-\ntions locales, ville ou campagne, oays, climat.\nUn même cube d'air a une valeur totale-\nment différente dans une rue étroite d'une\n\"r?nde ville aue dans un quartier suburbain à\npopulation peu dense.\nVon Drigalski. Paul Vogler et d'autres\nhygiénistes ont démontré que, au point de\nvue biologique» Thcmme n'a besoin que d'un\nespace habitable très restreint à condition que\ncet espace jouisse de la meilleure orientation et\ndu meilleur éclairage et soit d'une organisation\nimpeccable. Un architecte connu a\ncaractérisé la supériorité d un petit apparte-\nment moderne bien organisé sur appartement\nvétusté, en les comparant à une malle de\nvoyage très bien combinée et à une vieille\ncaisse.\nEtant donné que rapport de lumière, soleil,\nair, chaleur, est du point de vue culturel plus\nimportant et avec un prix normal du ter-\nrain moins dispendieux qu'une augmenta-\ntion d'espace, la règle à suivre sera la suivante:\nagrandissez les fenêtres, réduisez les pièces, éco-\nnomisez sur la nourriture plutôt que sur la\nchaleur.\nDe même que jadis on a surfait la valeur\ndes calories nutritives au détriment des vita-\nmines, de même aujourd'hui certains croient\ntrouver le salut en matière de logement en\nagrandissant les pièces, en agrandissant le loge-\nment.\nS'adaptant au caractère toujours plus aigu\nque prend la vie individuelle au sein de la\nsociété d'aujourd'hui, et aux prétentions jus-\ntifiées de l'individu, qui consistent à pouvoir\ns'isoler si bon lui semble de ceux qui l'entou-\nrent, il convient de poser comme idéal de prin-\ncipe : pour chaque adulte, une chambre à lui.\nsi petite qu elle soitî\nL'habitation minimum réalisée d'après ces\nprincipes constituerait un minimum basé sur\nl'utile et l'agréable et serait le « Logement\nStandard ».\nLes causes biologiques qui fixeraient les\ndimensions de l'appartement minimum déter-\nmineraient également leur groupement urba-\nnistique : un maximum de lumière, de soleil,\nd'air pur pour tous les logements.\nEtant donné les distinctions à établir entre\nles qualités d'air et l'intensité de la lumière.on\ntentera de fixer une limite minimum pouvant\nse traduire par des chiffres, permettant de cal-\nculer la quantité d'air et de lumière requise\ndans chaque localité (* ). Les règlements géné-\n\n(* ) Le Congrès a décidé d'ajourner la ques-\ntion des grands immeubles, c'est-à-dire des\ndifférentes formes de logement et de leur coor-\ndination au point de vue urbanistique."}, {"page_pdf": 26, "page_imprimee": "31/204", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193006-01.1.26", "texte": "TEK H N É\n\nraux édictés de nos jours et qui n'ont pas tenu\ncompte de ces différences, sont très souvent\ninopérants. Il est bien entendu que F appro-\nvisionnement du logement en air et en lumière\nreste partout la base fondamentale des règle-\nments urbanistiques et toutes les ordonnances\nsur la bâtisse ont tendu à dépasser à cet égard\nceux qui les précédaient, c'est-à-dire à dimi-\nnuer la densité des constructions, et d'amélio-\nrer, de la sorte, les conditions d'éclairage et\nd'aérage.\nCependant, les moyens utilisés jusqu'ici, à\ncette fin, ont toujours été basés sur le type\nancien de la famille étroitement unie. Aussi\nn'entrevoyait-on la solution idéale unique-\nment par la maison avec jardin pour chaque\nfamille séparément, et en vertu de ce principe\non luttait contre la densité des villes en limi-\ntant la hauteur des bâtisses.\nLa sociologie démontre qu'à notre époque,\nce principe ne donne satisfaction qu'à une\npartie limitée de la population, qui n'est pas\ncelle de la population industrielle, celle préci-\nsément qui fait plus spécialement l'objet de\nce Congrès.\nLa structure interne de la famille indus-\ntrielle la pousse hors de la maison destinée à\nune seule famille vers le grand immeuble à\nétages multiples, pour aboutir finalement aux\ngrosses entreprises ménagères.\nLa saine conception qui tend à diminuer\ntoujours la densité des habitations dans les\nvilles, n'est nullement mise en péril par cette\nnouvelle forme d'habitation. Car la densité\ndes habitations dans un quartier donné peut\nêtre réglementée sans limiter la hauteur des\nbâtiments, en fixant la proportion entre la\nsuperficie habitée ou entre le volume de l'im-\nmeuble, et la superficie du terrain. De ce fait,\nil n'y aurait plus d'obstacle au développement\nvertical du gros immeuble à nombreux étages.\nTandis que la maison peu élevée, pour une\nseule famille répond au besoin de certaines\ncouches de la population aisée, dont nous\nn'avons pas à tenir compte ici, le gros immeu-\nble répond aux besoins sociologiques de la\npopulation industrielle de nos jours, avec l'in-\ndépendance symptomatique de l'individu et le\ndétachement précoce des enfants de leurs pa-\nrents. D'autre part, le grand immeuble à nom-\nbreux étages offre d'appréciables avantages\nd'ordre culturel par rapport au grand immeu-\nble avec moins d'étages. Si l'on compare des\nrangées d'immeubles de direction Nord-Sud,\nayant respectivement de 2 à 10 étages, on peut\ndéduire les lois suivantes :\n1. En admettant des terrains de même\nsuperficie, et un même angle d'ensoleillement,\nsoit des conditions d'ensoleillement identiques\n(angle d'ensoleillement de 30 p.c. ), le nombre\nde lits croît avec le nombre d'étages.\nPour 2 étages 1,008 lits.\nPour 3 étages 1213 lits.\nPour 4 étages x 325 lits♦\nPour 5 étages 1449 lits.\nPour 6 étages x 523 lits*\nPour 10 étages 1697 lits.\nEn admettant un même angle d'ensoleille-\nment, en répartissant un nombre égal de lits,\nquinze mètres carrés par lit sur des ran-\ngées de maisons ayant un nombre d'étages\nvariables, on remarquera que la superficie du\nterr ain nécessaire diminue avec Vaugmentation\ndes étages.\nPour 2 étages 100 terrain.\nPour 3 étages 80 terrain.\nPour 4 étages 75 terrain.\nPour 5 étages 68.5 terrain.\nPour 6 étages 66*5 terrain.\nPour 10 étages 60 terrain.\n3. En supposant un même terrain et un\nmême nombre de lits, avec un nombre d'éta-\nges variable, l'angle d'ensoleillement diminue\nau fur et à mesure qu augmente le nombre\ndes étages; par conséquent, l'ensoleillement des\nfaçades habitées devient plus favorable.\nPour 2 étages, angle d'ensoleillem. 30°\nPour 3 étages, angle d'ensoleillem. 23-50°\nPour 4 étages, angle d'ensoleillem. 21.20°\nPour 5 étages, angle d'ensoleillem. 20.10°\nPour 6 étages, angle d'ensoleillem. 18.20°\nPour 10 étages, angle d'ensoleillem. 17.50°\nCes données assurent à l'habitation à étages\nmultiples l'avantage biologique important\nd'un ensoleillement abondant et d'un éclairage\nintense. Elles leur assurent également un plus\ngrand écartement entre les maisons voisines et\nla possibilité d'établir entre les rangées d'habi-"}, {"page_pdf": 27, "page_imprimee": "32/205", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193006-01.1.27", "texte": "TEK H H É\n\ntations des espaces verts, des plaines de jeux\net des jardins*\nIl nous paraît donc nécessaire de dévelop-\nper de plus en plus la grande construction à\nétages multiples en l'organisant selon les lois\ntechniques et en spécialisant, tout en les con-\ncentrant, les travaux ménagers proprement\ndits, qui jusqu'ici incombaient à chaque\nménage.\nL'immeuble collectif ne constitue nullement\nun mal inhérant à une époque de décadence;\nfruit de nos efforts, il est le précurseur de la\nvéritable forme future du logemenlt de la po-\npulation industrielle dans les grandes villes.\nLes défenseurs des habitations peu élevées\naffirment que l'instinct pousse l'homme à s'ac-\ncrocher près du sol. Ceci n'est pas démontré\nbiologiquement.\nLa population des cités industrielles moder-\nnes sort presque entièrement des campagnes;\nvoilà pourquoi elle garde volontiers ses façons\nprimitives de vivre, malgré les obstacles qui s'y\nopposent» Au lieu de formuler des exigences\nnouvelles, qui répondraient mieux à sa nou-\nvelle existence»\nToute tentative de ramener les populations\nindustrielles urbaines à leur ancienne forme\nde vie rurale, apparaît comme rétrograde et\ntout à fait incompatible pour les raisons\nci-dessus avec l'ensemble de leur nouvelle\nmanière de vivre.\nL'expérience acquise dans les différents\npays, établit la disproportion béante entre le\nprix de revient des habitations et le revenu\nmoyen des familles. Par conséquent, l'initia-\ntive privée est impuissante à donner satisfac-\ntion aux besoins de la population en matière\nde logement. De ce fait, ici encore, l'Etat com-\nmence à prendre sur lui de décharger le père\nnourricier de la famille, d'une part des soins\nqui lui incombent, en donnant des allocations\net des subsides, qui, petit à petit, compenseront\nle renchérissement dû à l'augmentation du\nloyer de l'argent.\nCar, vu la tendance naturelle de l'industrie\net des banques de vouloir gagner le plus possi-\nble sur la production et sur le prêt de l'argent,\nla construction d'habitations à bon marché ne\npeut guère les tenter.\nLa technique travaille dans le cadre de l'in-\ndustrie et des banques, et toute diminution de\nprix qu'elle réalise servira à augmenter la\nmarche de bénéfice des entreprises privées.\nAussi ne fournira-t-elle des logements moins\ncoûteux de toute catégorie que lorsque l'Etat\nstimulera par une intervention de plus en plus\nétendue l'intérêt que les entreprises privées\nportent à l'habitation.\nPar conséquent, afin de pouvoir réaliser\nl'habitation minima à la portée des petites\nbourses et d'un loyer raisonnable, il s'agira\nd'exiger de l'Etat ce qui suit :\n1. Qu'il empêche la dilapidation des fonds\npublics pour des appartements trop grands et\nqu'il rende plus aisée l'obtention de fonds pour\nla construction d'appartements minima, dont\nil faudra fixer la limite de grandeur maxi-\nmum.\n2. Qu'il abaisse les taxes de voirie, pour les\nhabitations minima.\n3. Qu'il mette à la disposition de qui de\ndroit des terrains à bâtir et qu'il les soustraie\nà la spéculation.\n4. Qu'il facilite tant que faire se peut les\nrèglements d'urbanisation et de bâtisse.\nL'enquête faite dans divers pays en vue de\nce Congrès a établi que le revenu moyen an-\nnuel d'une famille est, dans les pays de l'Ouest\nde l'Europe, de 2 à 3,000 M., et dans les pays\nde l'Est, de 1,000 ài,sooM. On admet géné-\nralement que le loyer peut s'élever au quart\ndu revenu. Il s'agira d'examiner si le pro-\ngramme que nous voulons établir pourra se\nréaliser dans le cadre des loyers réels.\nPar suite de l'état lamentable de ceux qui\naujourd'hui cherchent à se loger, leurs exigen-\nces minima ne peuvent équitablement servir de\npoint de départ à l'élaboration du programme\nde l'habitation minimum, si l'on veut attein-\ndre un résultat absolu et biologiquement justi-\nfiable. Aussi serait-il faux de faire dépendre\nce programme du revenu d'une famille moyen-\nne d'aujourd'hui.\nUn standard équitablement établi, en d'au-\ntres termes, la ration « habitation » (* ) doit\nrépondre aux exigences minima de tout tra-\nvailleur. Après quoi, il appartiendra à l'éco-\nnomie publique de trouver le moyen de don-\nner à tout travailleur cette ration habitation.\n\n(* ) Hans Schmidt, Bâle."}, {"page_pdf": 28, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193006-01.1.28", "texte": "SOCIÉTÉ ANONYME\nÇAPPEI IE-AU-B OIS\nADRESSES t\nBUREAUX l\nTéléphone : LONDERIEEI 39\nTéléar. ËMAIL-C APPELLE-AU-\nCAPPELLE AU -BOIS\nRegistre du Commerce : BRUXELLES 24256\nII\nII\nII\nU REVETEMENT IDEAL\niriiiTiviniiwiiinMiiMiiii ihhiiiw iHiitiiiii - mmtfmtmr*\nSE PRETANT A\nTOUS LES MOTIFS\nDE DECORATION"}, {"page_pdf": 29, "page_imprimee": "208", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193006-01.1.29", "texte": "TEK H N É\n\n20 Valeur des bois :\nA ce jour, le prix des planchers dans la caté-\ngorie ci-dessus décrite est de :\nPour les 4/4 : 25 francs au m 2;\nPour les 7/8 : 22 francs au m 2;\nPour les 3/4 : 18 franesau m 2;\nPour les 5/8 : 15 francs au m 2, pose\nnon comprise.\n2. Mesutage.\nIl faut s'entendre sur les coutumes locales\nen ce qui concerne le mesurage des planchers.\nCe mesurage peut être compris comme suit:\ni° Le plancher est mesuré suivant la surface\nutile, c'est-à-dire la rainure dans la languette.\n20 Le plancher est compté à sa grande sur-\nface, y compris rainure et languette.\nIl est aisé de comprendre qu'entre ces deux\nsystèmes, il y a une différence de 10 p.c.\n30 Le plancher est compté à l'état brut\navant languettage; on perd donc 10 p.c. par\nle rabotage; comme on ne vend à l'état brut\nque la volige, les bois de coffrage et les bois\nde caisse, il en résulte que le choix ainsi réalisé\nne peut donner que de la volige troisième ou\nquatrième choix.\nLe premier système de mesurage est donc le\nplus logique.\n3. Epaisseur.\nUn dernier mot pour les épaisseurs requises\ndans les planchers.\nUn 4/4 donne 26 mm. à l'état brut et\n24 mm. à l'état raboté.\nUn 7/8 donne 24 mm. à l'état brut et\n22 m. à l'état raboté.\nUn 3/4 donne 20 mm. à l'état brut et\n18 mm. à l'état raboté.\nUn 5/8 donne 16 mm. à l'état brut et\n14 mm. à l'état raboté.\nCe sont là des mesures courantes, les seules\nadmises; il faut donc refuser les termes léger\n4/4 ou léger 3/4 qui ne sont en réalité que\ndes 7/8 et des 5/8 dont la moins-value est\névidente.\n(Extrait de la Revue « L'Habitation à Bon\nMarché », Bruxelles).\n\nD. R.\n\nCONSERVATION DES BOIS EXPOSES\nA L'AIR\nOn sait que les bois exposés à l'air,lorsqu'ils\nn'ont pas été. au préalable, séchés de telle\nsorte que la quantité d'eau qu'ils renferment\nne dépasse de 15 à 20 p.c. de leur poids total,\nsont exposés au gonflement, au retrait et au\ndéjettement.\nLa «Revue des Téléphones» vient de don-\nner les résultats auxquels est arrivé le service\ndes Laboratoires de la « Western Union » en\nvue d'obtenir une longue durée de conserva-\ntion des bois. La véritable cause de la détério-\nration des bois exposés à l'air est la pullula-\ntion d'organismes : insectes et champignons\ndu bois, qui se nourrissent de la substance des\nfibles et détruisent les objets ligneux jusqu'à\nla pulvérisation ou la corruption finale.\nPour empêcher cette pullulation d'éléments\nnocifs, il faut les priver de tout ou partie des\néléments indispensables à leur existence ou au\nmoins empoisonner leur nourriture par im-\nprégnation de substances toxiques n'altérant\npas le bois, mais nuisibles pour les champi-\ngnons et pour les insectes.\nEn outre ,l'imprégnation des bois, prati-\nquée d'ailleurs depuis longtemps, ne doit pas\nctre d'un prix prohibitif.\nLe chlorure de zinc est d'un emploi facile,\nd'un prix de revient peu élevé et d'une effi-\ncacité certaine. Mais il est très soluble, et les\npluies persistantes en enlèvent la plus grande\npartie.\nLe créosote est un poison pour les cham-\npignons, mais son prix devient prohibitif.\nVoilà pourquoi on s'est efforcé de trouver\nd'autres préservatifs.\nLes nouvelles substances utilisées par la\n« Western Union » sont complètement inso-\nlubles dans l'eau. Aussi, l'imprégnation du\nbois est assurée définitivement.\nContre les organismes végétaux qui occa-\nsionnent surtout la corruption du bois, les\nexpérimentateurs sont partis de ce que les\nchampignons du bois ont des réactions acides\net ont recherché quels sont les sels chimiques\ntoxiques et insolubles dans l'eau qui sont\nsolubles dans un acide : ce sont les sucs diges-"}, {"page_pdf": 30, "page_imprimee": "209", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193006-01.1.30", "texte": "TEK H H É\nEn Août 1930\nler1er numéro die\nLA CITÉ. IXe VOL.\nCe IXe vol. comprend 12 num.\nSouscrive\n\ntifs acides des champignons qui dissolvent le\npoison, lequel produit alors son effet mortel.\nLes sels de ce genre sont nombreux, mais ne\nsont pas tous utilisables parce que les uns sont\ntrop coûteux et les autres ne sont pas assez\nsolubles dans les acides faibles sécrétés par les\nchampignons du bois. Le choix de la « Wes-\ntern Union » s'est fixé sur l'arséniate de zinc\net l'arséniate de cuivre.\nLes produits chimiques nécessaires sont pré-\nparés par dissolution dans l eau, puis mélan-\ngés d'arséniate de zinc; le liquide obtenu est\nincolore, ce qui est avantageux, puisque l'as-\npect des bois ne sera pas modifié. Le trempage\ndes pièces à préserver se fait à froid et le liquide\npénètre profondément. Les pièces sont retirées,\nexposées à l'air, l'eau s'évapore et alors seule-\nment se produisent les réactions chimiques\nd'où résulte l'arséniate de zinc insoluble, ou\nl'arséniate de cuivre qui demeureront enfin\ndans les fibres sans être éliminés par le soleil,\nle vent ou la pluie.\nAvec l'arséniate de cuivre, le bois prend une\nteinte légèrement verte et l'acier est attaqué,\nce qui oblige à faire le traitement dans des\ncuves en bois ou en ciment, alors qu'avec l'ar-\nséniate de zinc, le métal n'est pas attaqué.\nCe nouveau procédé est d'un prix de revient\nassez bas (environ le quart du traitement à la\ncréosote ) : il ne modifie par l'aspect du bois,\nqui peut être travaillé et peint : il n'a pas\nd'odeur; il est un excellent préservatif contre\nles attaques des insectes; il rend le bois incom-\nbustible comme tous les autres traitements sa-\nlins; enfin, il n'augmente pas la conductibilité\nélectrique, ce qui est précieux quand il s'agit\nde poteaux télégraphiques.\nLes ingénieurs de la « Western Union » ont\nréalisé un autre procédé employant le carbonate\nde baryum. Les bois sont imprégnés avec de\nl'hydroxyde de baryum; l'acide carbonique de\nl'air transforme ce corps soluble en carbonate\nde baryum insoluble. La protection est aussi\nefficace que dans le cas de l'arséniate de zinc\nToutefois, l'action n'est pas la même : ici,\nil n'y a pas de production d'un poison qui\ndétruit le champignon : le carbonate de\nbaryum est un alcalin qui se contente de neu-\ntraliser l'acide fabriqué par le parasite et em-\npêche ce dernier de vivre.\nP. RAZOUS.\n(« Bâtiment et Travaux Publics ». )\n\nQUELQUES ÉCHOS\nLa participation du Werkbund allemand à\n1 Exposition des Artistes Décorateurs (Paris,\nGrand Palais, juillet 1930) fait l'objet de\nl'admiration la plus vive de la part des tech-\nniciens avertis. Toutefois, plusieurs critiques\nfrançais ont fait preuve d une singulière in-\ncompréhension des directives de l'architecture\net des arts industriels modernes. C'est ainsi\nque la revue « Monde », de Paris, publie.\nsous la signature de Jacques Mesnil, un arti-\ncle où se révèle une méconnaissance regrettable\nde l'orientation constructive actuelle.\nNous espérons présenter, au cours du pro-\nchain numéro, quelques documents relatifs à\nl'Exposition organisée sous la haute direction\ndu Professeur Walter Gropius.\nNotre distingué confrère et collaborateur,\nl'architecte J. Eggericx, a obtenu le second\nprix au concours organisé pour l'édification\ndu nouveau bâtiment des P. T. T. Nos vives\nfélicitations.\nLa première épreuve du concours de Char-\nleroi (Hôtel de Ville ) est terminée. Près de\n70 projets jugés en quelques heures!\nOn raconte beaucoup de choses assez peu\nfavorables aux organisateurs de ce concours;\nnous ne répéterons rien. Contentons-nous,\npour l'instant, d'observer qu'il règne chez\nbeaucoup d'architectes, concurrents ou non,\nun assez compréhensible mécontentement au\nsujet de la façon quelque peu cavalière dont\nfut terminé ce concours..."}, {"page_pdf": 31, "page_imprimee": "210", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193006-01.1.31", "texte": "TEK H N É\n\nTable des matières contenues\ndans ”TEKHNE” (IIIe Année)\nSupplément au VIIIe volume de LA CITE\nCritique architecturale.\nA propos de la nouvelle gare de Verviers\net des transformations de Liége-Guille-\nmins, par A. C» Duesberg» N 0 9> P- 133\nA propos du concours pour l'érection du\nMonument au Travail» N° 6, p» 81\nUrbanisme»\nSoucis d'urbanistes américains. N° 4, p» 49\nUrbanisme et Sport. N° 5, p. 65\nUrbanisation et Housing. N° 5, p. 66\nLa science des plans de villes, par A. Rey»\nN° 6, p» 72\nRadburn, ville aménagée pour l'âge de l'au-\ntomobile, par L. Brownlow.\nN° 11, p. 173. N° 12, p» 193»\nHabitation»\nRapports présentés au Congrès de Francfort\n(octobre 1929) :\n1 )» Analyse des éléments fondamentaux\ndu problème de la maison minimum,\npar Le Corbusier et Jeanneret.\nN° 7, p. 101\n2. ) Le programme de l'habitation mini-\nmum, par V» Bourgeois. N° 8, p» 115\n3. ) La réglementation des constructions et\nl'habitation minimum, par H. Schmidt.\nN° 9, p» 142\n4. ) Les bases sociologiques de l'habitation\nminimum, par W. Gropius.\nN° 12, p. 199\nTechnique générale de la construction.\nLa construction métallique. N° 1, p. 1\nLes maisons métalliques « Atholl ».\nN° 1, p. 4. N° 2, p» 19\nA propos de maisons métalliques.\nN° 4. p. 52\nHistorique sommaire de la construction\nmétalliques en France» N° 8» p» 113\nEvolution de la technique du bâtiment, par\nM. Bousquet, N° 9, p. 137\nL'industrie du Bâtiment aux Etats-Unis»\nN° 10, p» 155\nQuelques tendances en matière de construc-\ntion d'habitation* N° 10, p» 162\nNotes techniques»\nLes bois dans la construction.\nN° 2, p» 22\nProtection des métaux» N° 2, p. 21\nChauffage électrique» N° 3, p. 35\nCiment armé et vitrage» N° 4t p» 56\nProgrès en matière de toitures»\nN° 5, p» 70\nCharpentes et planchers pour habitations,\npar H» Rabozéee N° iot p» 160\nStandardisation des profilés.\nN° 10, p» 164\nLe métal déployé. N° iot p. 177\nL'isolement contre le bruit, par C. Sée.\nN° il, p- 179\nProduits nouveaux. N° 11, p» 182\nLes bois dans la construction»\nN° 12, p» 197\nBéton armé.\nInstructions relatives aux ouvrages en bé-\nton armé» N° 3, p» 42. N° 5, p» 75\nBibliographie»\nN° i, p. 13. N° 2, p. 29. N° 3, p» 47»\nN° 4, p» 64. N° 5, p. 79. N° 6, p. 96.\nN° 7 ,p. iii. N° 9, p. 151»\nN° 10, p» 172» N° 11, p» 188» N° 12,\np» 211»\nCongrès»\nN° 1, p» 12» N° 2, p. 24. N° 3, pp. 33\net 39» N° 4, p» 61» N° 5, p» 74» N° 6,\np» 90» N° 7, p» 97» N° 8, p» 131» N° 9,\np. 146» N° 10, pp» 153 et 165» N° 11,\np» 186»"}, {"page_pdf": 32, "page_imprimee": "211", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193006-01.1.32", "texte": "TEK H H É\n\nEchos et informations.\nN° 2, p. 24. N°, 3, p. 36. N° 4. p. 54.\nN\" 5 ,p. 68. N\" 6, p. 85. N° 7, p. 109.\nN° 8, p. 131. N\" 9, p. 145. N° 10,\np. 166. N° n, p. 183. N° 12, p. 208.\nExpositions.\nN °i, p. 10 .N» 3, p. 38. N\" 5, p. 73.\nN° 6, p. 98. N° 9, p. 147. N° 10,\np. 168. N° 11, p. 185.\nMemento bibliographique.\nN° 1, p. 14. N° 2, p. 30. N° 3, p. 44.\nN° 4, p. 62. N° 5, p. 76. N° 6, p, 91.\nN° 9, p. 149. N° 10, p. 170. N° 11,\np. 191.\n\nBIBLIOGRAPHIE\n\nURBANISME\nKOLN. ENTWICKLUNGSFRAGEN EI-\nNER GROSZSTADT, par F. Schuma-\ncher. Edité par G. D. W. Callewey, Mu-\nnich. Un volume de 323 pages, 160 il-\nlustrations. Prix : 20 RM.\nSTRASSE, PLATZ UND HAUPTBAU,\npar le Dr. K. Lieser. Edité par la Cari\nWinters Universitâtsbuchhandlung, Hei-\ndelberg. Un volume de 51 pages et\n38 tableaux.\nINTRODUCTION A L'URBANISME.\nL'Evolution des Villes. La leçon de l'Anti-\nquité, par M Poëte. Edité par Boivin\net C°, Paris. Un volume de 360 pages\net 32 planches. Prix : 35 fr. français.\nOUR CITIES TODAY AND TOMOR-\nROW ,par T. K. et H. V. Hubbard. Le\nprogrès urbanistique (planing et zoning).\nHarvard University Press. Un volume\nde 389 pages et 36 illustrations. Prix :\n5 dollars.\nST ADTEB AULICHE PROBLEME IN\nAMERIKANISCHE STADTEN, und\nihre Ruchwirkung auf den deutschen\nStâdtebau, par Dr. Eug. Martin Wagner.\nEditeur : Deutche Bauzeitung G. m. b. H.,\nBerlin. Un volume de 78 pages et\n124 illustrations.\n\nHOUSING\nTHE NEW DAY IN HOUSING. par L. H.\nPink, avec une introduction de A. E-\nSmith, ex-gouverneur de New-York. Edi-\nteurs : The John Day C°, New-York.\nUn volume de 208 pages et 52 illustra-\ntions. Prix : dollars 3.50. '\nHOUSING PROBLEMS IN AMERICA,\nenquête faite par la National Housing As-\nsociation, New-York. Edité par l'Asso-\nciation elle-même. Un volume de\n355 Pages. Prix : 3 dollars.\nDAS WOHNUNGSWESEN IN OESTER-\nREICH, par le Dr. L. Neumann. Editions\nScholle, Vienne. Un vol. de 400 pages\net 117 illustrations. Prix : 10 RM.\nSMALL MODERN ENGLISH HOUSES,\npar F.-R. Yerbury. Edité par V. Gollancz,\nLondres. Prix du volume : 30 shill.\nDER WOHNUNGSBAU IN DEUTSCH-\nLAND NACH DEM KRIEGE, par le Dr.\nIng. A. Gut, Munich. Introduction du Dr.\nNeubert. Editions F. Bruckmann, Munich.\nUn fort volume de 568 pages et plus\nde 1,000 illustrations. Prix : 50 RM.\n\nDIVERS\nMODERN ARCHITECTURE, par Bruno\nTaut. Edité par The Studio, Londres.\nUn volume de 212 pages et 285 illustra-\ntions. Prix : £ 1, 10 shlilings.\nABC DES BAUENS, par le Prof. Dr. P.\nSchultze. Edité par Franck'sche Verlagver-\nhandlung. Stuttgart. Un volume de\n108 pages. Prix : 2,80 RM.\nPROBLEME DES BAUENS, par le Dr. Eug.\nFritz Block, en collaboration avec la Com-\nmission d'Etudes du B. D. A. Editeurs. :\nMiiller et Kiepenbeur, Postdam. Un\nvolume de 215 pages, 279 illustrations.\nPrix : 14 RM."}, {"page_pdf": 33, "page_imprimee": "212", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193006-01.1.33", "texte": "TEK H N E\n\nBIBLIOGRAPHIE (Suite) - Revues\nEXEMPLES DE CALCULS DE CONS-\nTRUCTIONS EN BETON ARME, par\nL. Cosyn, architecte principal des chemins de\nfer de l'Etat belge» Edité par Ch. Béranger,\n15, rue des Saints Pères, à Paris. Prix : 60 fr.\nHAMBURG UND SEINE BAUTEN\n(1918-1929). Boyen et Maasch, éditeurs.\nHamburg 1929. Un volume in-40, de 412 p.\net 860 illustrations. Prix : 32 marks*\nAu sujet de ce remarquable ouvrage, M» Ch.\nImbert écrit : « C'est le témoignage impor-\ntant, depuis la guerre, d'un formidable déve-\nloppement urbain, celui qu'à l'occasion de leur\nsoixante-dixième anniversaire, présentent les\narchitectes et les ingénieurs de Hambourg »♦\nLE REZ-DE-CHAUSSEE, revue liégeoise,\nconsacre son numéro 10 aux deux architectes\nliégeois de la seconde moitié du XVIIIe siècle:\nJacques Barthélémy Renoz et Barthélémy\nDigneffe. L'étude, fort bien documentée, est\ndue à M. François Boniver. Il y a certes dans\nl'œuvre de ces deux anciens matière à de pré-\ncieux encouragements pour les architectes\nliégeois d'aujourd'hui dont beaucoup man-\nquent encore du sens de l'actualité.\nT AGESFRAGEN DES WOHNUNG-\nWESEN, 1ie cahier. Edité par C. Heymann,\nBerlin. 145 pages, 45 illustrations et 21 hors-\ntextes. Prix : 6 RM.\nL'EMULATION, organe de la Société\nCentrale d'Architecture de Belgique. Sommaire\ndu n° 2 :\nConstruction d'une Ecole Normale Provin-\nciale pour Institutrices à Louvain : rapport du\njury des première et deuxième épreuves et com-\nmentaires des concurrents. Concours d'ar-\nchitecture Van de Ven 1929. Informations\ndiverses et tablettes bibliographiques.\n\nANNONCES\nR. ROBERT, dessinateur, 43, rue des Co-\nlonies (tél. 230,85 ), est à la disposition de\nMM. les Architectes et Constructeurs pour\ntous travaux de dessin à domicile.\nSoin Célérité Prix modérés\nARCHITECTE céderait d'occasion quel-\nques ouvrages et traités de construction.\nEcrire Bureau de la Revue sous initiales V. W.\nARCHITECTE - DEBUTANT cherche\nplace dessinateur dans sérieuse firme ou entre-\nprise construction. Ecrire «La Cité», V.F.\nTRADUCTIONS TECHNIQUES très\nsoignées. Prix modérés. Ecrire sous initiales\nP. L. B. au bureau de la Revue.\nDISPONIBLES. Les clichés ayant paru\njusqu'à ce jour dans « La Cité » peuvent être\nempruntés au tarif de 25 centimes le cm2.\n\nFAVORISEE LES FIRMES\nOUI CONFIENT LEUR\nPUBLICITÉ A » LA CITÉ „\nREVUE DE PROGRÈS\nARCHITECTURAL ET TECHNIOUE"}, {"page_pdf": 34, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193006-01.1.34", "texte": "(«HP. H KUMPi \"N\n81-81 W. KCYENVCtP, BftUX£U-EV\n\nIDITIONS \"TEKHNE,,\nLA CITE. Première année. (Rare) . fr. 40.\nDeuxième année. (Rare) ...... 30.\n3e, 4% 5% 6e et 79 25\nCes volumes peuvent être fournis reliés en pleine toile moyennant un supplément\nde 15 francs.\nLA REVUE « TEKHNE (série d'avant-guerre), collection com-\nplète de la 2*année (1912-1913). Beau volume de 516 pages,\nsur papier couché, illustré de 250 clichés .... 40.\nL'Art et la Société, par H.-P. Berlage, architecte à Amsterdam. Tirés\nà part de la Revue « Art et Technique » (septembre 1913-février\n1914). Un volume luxueusement imprimé et illustré de 98 clichés 50.\nLe Cœur de la Ville de Bruxelles, par Charles Buis, avec traduction\nd'une conférence de C. Gurlitt sur la « Conservation du coeur\nd'anciennes villes ». Une brochure de 24 pages .... 4.\nL'Abbaye de la Cambre, par G. des Marez ..... 4.\nPaul Hankar (1859-1901), par Ch. Conrardy et Raym. Thibaut.\nUne brochure illustrée ........ 4.\nConstantin Meunier. L'historique de son monument au travail, par\nR. Thiry et G. Hendrickx. Une brochure illustrée . . . 4.\nL'Art des Jardins et le nouveau jardin pittoresque, par Louis van\nder Swaelmen, architecte-paysagiste ...... 2.\nL'habitation coloniale. Sa construction au Congo Belge, par Gast.\nBoghemans. Une brochure de 20 pages abondamment illustrée . 4.\nMatériaux de substitution dans la construction de maisons, par J. Se-\nroen, architecte. Une brochure illustrée ..... 4.\nL'architecture hollandaise, par Luc Paul Haesaerts. Une brochure\nillustrée ........... 4.\nIl est accordé à tout nouvel abonné de « La Cité », à titre de prime, une réduction\nde 50 % sur tout achat de livres ne dépassant pas 50 francs.\n\nPRIX DE L'ABONNEMENT à l'année en cours de la Revue « LA CITE »\net de son supplément « TEKHNE » : Belgique, 40 francs.Etranger, 55 francs.\nPour s'abonner à «La Cité » ou obtenir des livres, il suffit de verser, dans\nn'importe quel bureau des postes, au crédit du compte chèques postaux\nn° 166,21 Revue « La Cité », la sommedue et d'inscrire sur le bulletin de verse-\nment le titre du livre et les nom et adresse du souscripteur."}, {"page_pdf": 35, "page_imprimee": "couv. 4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193006-01.1.35", "texte": "LACITE & TEKHNE\nLa plus Importante\nrevue belge d'archl\ntecture. d'urbanis\nme et d'art public -\nLa plus actuelle - la\nmieux documentée."}]}