{"numero_id": "bm-bmtnaac-1931-02-01", "volume": "bmtnaac_1931-02_01", "ocr_sha256": "eab66c75c7b96ea512b3b743738cc26321e87b9ac5a9dedbd069a430844219d6", "source_tei": "https://github.com/Princeton-CDH/bluemountain-transcriptions/blob/main/periodicals/bmtnaac/issues/1931/02_01/bmtnaac_1931-02_01.tei.xml", "source_mets": "https://github.com/pulibrary/BlueMountain/blob/main/metadata/periodicals/bmtnaac/issues/1931/02_01/bmtnaac_1931-02_01.mets.xml", "url_numero": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01", "articles": [{"article_id": "bm-bmtnaac-1931-02-01-c002", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-02_01#c002", "volume": "bmtnaac_1931-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "141", "page_fin": "141", "image_debut": 3, "image_fin": 3, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.2.2", "titre_corps": "SOMMAIRE :", "titre_sommaire": "SOMMAIRE :", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 3, "page_imprimee": "141", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.1.3", "debut_caractere": 100, "fin_caractere_exclue": 526, "texte": "SOMMAIRE :\nRapport présenté par l'Architecte\nLe Corbusier, au IIIe Congrès In-\nternational d'Architecture Mo-\nderne, Bruxelles 1930 , ♦ ♦ ♦ 141\nEtude technique sur le Treillage\nCéramique ♦.♦♦♦♦♦ 148\nEchos et informations :\ndu pays , . 152\nde l'étranger 154\nNote technique sur les voûtes en\ncoquilles , , . , . . . , 158\nCongrès . ♦ 159\nExpositions 160\nConcours 161\nOrganismes 162\nBibliographie . , , . . , , , 163\nAnnonces 164"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-02-01-c004", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-02_01#c004", "volume": "bmtnaac_1931-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "141", "page_fin": "141", "image_debut": 3, "image_fin": 3, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; 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[n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.2.4", "titre_corps": "RAPPORT", "titre_sommaire": "RAPPORT", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 3, "page_imprimee": "141", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.1.3", "debut_caractere": 704, "fin_caractere_exclue": 1779, "texte": "RAPPORT\nTROISIEME CONGRES INTERNATIO-\nNAL D'ARCHITECTURE MODERNE,\nBRUXELLES, NOVEMBRE 1930.\nsur le parcellemewt «IH sel des\nvilles et les immeubles\ndestinés à l'habitation\nprésenté par\nl'architecte IE CORBUSIER (Paris)\nLa question posée par le Congrès invite à\nporter un jugement sur le principe des cons-\ntructions basses, moyennes ou hautes.\nLes réponses conduisent à requérir de l'au-\ntorité les modifications nécessaires des régle-\nmentations municipales en vigueur dans les\ndiverses villes du monde.\nDe prime abord, je tiens à affirmer que la\nquestion posée ne peut représenter qu'une par-\ntie du problème général de l'urbanisation mo-\nderne, Les vues d'ensemble sont aujourd hui\nplus que jamais indispensables; il serait péril-\nleux de fixer dès maintenant un point de dé-\ntail que des nouvelles questions survenant im-\nmédiatement après, viendraient rendre caduc\nLa question relative à la hauteur des mai-\nsons d'habitation peut se poser sous une autre\nforme autrement plus palpitante : l'antago-\nnisme de deux conceptions contradictoires fon-\ndamentales d'urbanisme :"}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "142", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.1.4", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 4672, "texte": "Première conception : Les villes en cités-\njardins, qui ont pour effet la dispersion d'une\nagglomération et l'extension considérable du\nterritoire des villes.\nDeuxième conception : Les villes en concen-\ntration, bâties en hauteur, rassemblant les ha-\nbitants dans un phénomène social solidaire et\nréduisant au minimum la superficie des villes.\nPar ailleurs, il faut admettre l'existence de\ndeux sortes d'organisation de villes : les gran-\ndes villes et les petites villes,\nLa grande ville est-elle un événement bien-\nfaisant ou un événement malfaisant? Quelles\ndevraient être ses limites : un, deux, cinq, dix\nmillions d'habitants? Nous n'avons pas à\nrépondre ici, le phénomène des grandes villes\nexiste; il représente en certains moments, les\nlieux d'un événement hiérarchique de qualité:\nla grande ville est devenue un pôle attractif\nqui attire à elle et qui, par réciproque, renvoie\nhors d'elle, les effets spirituels nés de cette\nconcentration intense. Les grandes villes sont\nen réalité des postes de commandement.\nLes petites villes sont plus ou moins des\nintentions de grandes villes immobilisées à\nun état moyen par le jeu de circonstances que\nnous n'avons pas à voir ici. Jusqu'à nouvel\navis, l'artifice possible est difficile dans la\nconstitution des grandes villes et aussi dans\ncelle des petites; et s'il est toutefois possible au\nmoment de la fondation de la cité, il est rare\nque la vie n'apporte aux programmes envi-\nsagés, de profondes altérations. Il faut admet-\ntre ces interventions inattendues du destin, et\nne point prétendre à l'éternité dans nos pro-\npositions d'urbanisation; et c'est ceci qui, pré-\ncisément, décuplera nos énergies : notre œuvre\ndoit être réalisée de notre vivant, car les siècles\nou les décades qui viennent, agiront autrement\nque nous, avec des programmes autres. Et si\nnous n'agissons pas avec l'énergie que j'évoque\nici, la vie fera place à la léthargie, à la pour-\nriture : la décadence de la ville apportera la\nmisère et l'esclavage.\nLes expériences de l'histoire montrent que\npour des raisons militaires, l'étendue de cer-\ntaines cités créées de toutes pièces avait été éner-\ngiquement limitée par des phénomènes artifi-\nciels : les fortifications de la ville. Mais la\nvie est arrivée là-dessus : les villes ont craqué\nsous la poussée de la vie. Aujourd'hui, en\nU, R, S, S,, le programme d'équipement na-\ntional conduit à fixer d une manière autocra-\ntique rétendue de près de 400 villes nouvelles\nqui feront partie du programme quinquennal»\nCette étendue est limitée à une contenance fixe\nde 50,000 habitants. Ici, c'est un jeu de cir-\nconstances particulières, d'ailleurs momentané,\nqui motive F opportunité d'une telle décision;\nnous retrouvons bien difficilement de telles\nconditions dans les vieux pays européens*\nLes villes servent à habiter et à travailler*\nDans TU, R. S, S,, avec les programmes nou-\nveaux (en quelque sorte, la colonisation d'un\nterritoire immense), la liaison est directe entre\nle travail et l'habitation, puisque la ville de\n50,000 habitants est fondée autour ou à côté\nd une usine ou d'un gisement nouveau. N'ou-\nblions pas que l'U, R, S* S. est un territoire\ngigantesque, désertique et que de telles villes\noffrent un aspect analogue à celui du camp\nretranché d'une expédition de conquête. N'ou-\nblions pas non plus que la question est réglée\npar un régime non capitaliste et que, par consé-\nquent, la décision émane autoritairement d'une\nvolonté fixe imposant sa discipline-\nDans les grandes villes actuelles, l'habita-\ntion et le travail qui se réalisent simultané-\nment pour chaque individu dans deux lieux\ndifférents très éloignés l'un de l'autre, consti-\ntuent un complexe dont le fonctionnement\nest devenu presque impossible, La question\ndes transports, tout naturellement, y est deve-\nnue capitale. Elle y a pris une telle impor-\ntance et les remèdes proposés se butent à de\ntels obstacles, que toute issue semblerait chimé-\nrique si l'on n'admettait la possibilité d'une\nsolution par des initiatives révolutionnaires\nauxquelles nous convient les techniques mo-\ndernes, Dans les petites villes, la question des\ntransports est de moindre importance,\nLa réaction de la grande ville sur la petite\nest démontrée, non d'une manière absolue,\nmais en général : les grands centres sont les\ncollecteurs de la pensée et ce sont eux qui,\nmaintenant, inspirent dans la plupart de leurs\nmanifestations, les provinces. Car n'oublions\npas que ce sont les idées, quelles qu elles soient,\nqui font se réunir les hommes,\nLa présente question (Congrès de Bruxelles\n1930) se limitant à « habiter », comporte en\nplus, éventuellement, quelques considérations\nsur le problème des transports. Mais, s'il s'agit"}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "143", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.1.5", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 4378, "texte": "de grandes villes, immédiatement, cette der-\nnière question devient prépondérante.\nSi Fon retient de la question cette signifi-\ncation « habiter », l'intérêt se ramène à un\nhomme : problème d'ordre biologique et sen-\ntimental. La biologie et le sentiment sont au-\njourd'hui en déficit dans les villes.\nLa biologie réclame :\na) Un « vase » pour une famille, maintenu\ndans le plus strict isolement par rapport aux\nautres vases, aux autres familles : problème\nd'insonorisation.\nb) L'afflux de lumière : Nous savons que\nla lumière solaire nous est indispensable, mais\nnous manquons de précision sur les effets de\nson absence, de sa radiation directe ou indi-\nrecte, de l'interposition d'un plan de verre, etc.\nLes médecins, les physiciens, les chimistes doi-\nvent nous renseigner après avoir fait les expé-\nriences utiles.\nc) La disposition d'air par : la nouvelle\nmédecine (débordant les certitudes scientifiques\ninsuffisantes et s'orientant à nouveau vers les\nconceptions cosmiques fondamentales) entend\nmaintenir à l'air naturel des vertus peut-être\nnon explicables, mais en tous cas incontesta-\nble. Or, la question de l'air pur au-dedans des\nmaisons est liée intimement à celle du chauf-\nfage et de la ventilation; au dehors, elle est\nliée à celle de la perturbation de l'atmosphère\npar les poussières et les charbons et des germes\ninnombrables.\nd) L'économie dans Ventretien du logis :\nle verdict est clair : nous sommes assujettis au\nrégime solaire, à la journée solaire; le pro-\nblème se tient dans les limites de 24 heures et\nc'est hors ces limites de 24 heures que doit\nêtre refoulée la fatigue qui est devenue notre\nsort commun. C'est par l'organisation des ser-\nvices communs que le monde moderne évitera\nles fatigues stériles. Mais c'est aussi par l'adhé-\nsion aux principes d'une nouvelle conscience\nmoderne que le monde moderne définira sa\nnotion de bonheur et, par conséquent, saura\nimpitoyablement rejeter les sources inutiles\nde fatigue. Par la reconnaissance\nd'une conscience moderne permettra de définir\nles facteurs propices à défatiguer, c'est-à-dire\nà satisfaire, à réjouir, à réconforter, car la\nfatigue n'est pas que matérielle.\ne) La récupération des forces physiques et\nnerveuses de la machine humaine. Il s'agit de\ni entretien de la machine, nettoyage quotidien,\nvidange des toxines, récupération des forces\nnerveuses, maintien ou accroissement des for-\nces musculaires. La question entraîne l'organi-\nsation de services nouveaux dans la maison\n(culture physique, etc.) et hors de la maison\n(sport quotidien). Cela, pour chacun : père,\nmère et enfants.\nMais tout ceci n'est que matière stérile si\nles besoins sentimentaux qui sont les propres\nmoteurs des hommes, ne trouvent une nour-\nriture suffisante. Pour ce qui peut nous concer-\nner, nous architectes, je les résume en ces deux\nmots : spectacle et architecture. Et j'évoque,\nici, un groupe de perception, de sensations, qui\nsont de la nature de l'harmonie; je me con-\ntente ici, afin d'être bref, d'en affirmer la né-\ncessité par cette argumentation négative : c'est\nle manque d'harmonie - la cacophonie\nqui a détraqué en ces temps troublés la biologie\nhumaine et le cœur humain. Là sont des mal-\nheurs que nous pensons pouvoir vaincre par\nl'organisation du phénomène architectural\ncontemporain.\nNous sommes donc en face d'un problème\ncomplexe et non point à une seule face. N'en-\nvisager qu'une face de la réforme architectu-\nrale et urbaine signifierait : mécompte.\nRedresser des règlements édilitaires par une\nsolution fragmentaire signifierait : remettre\ntout en question dans quelques années.\nOn ne peut parler d'urbanisme moderne\naujourd'hui que parce que le XIXe siècle nous\na dotés des techniques modernes. Ce sont les\ntechniques modernes qui apportent les solu-\ntions à l'urbanisation des villes.\nIl est un autre fait nouveau : l'aménagement\nimminent de la société machiniste. En vérité,\ntransformation profonde de coutumes sécu-\nlaires, intervention de nouveaux usages et, en-\ncore, possibilité de nouveaux usages.\nUn troisième fait nouveau agite le monde\nentier : la recherche d'une autorité capable de\nprendre les décisions formidables qui puissent\nassurer la réalisation des nécessités collectives,\nla satisfaction des besoins collectifs.\nTous ces événements sont simultanés; ils\nremuent actuellement la masse de tous les peu-\nples soit dans la violence, soit dans la tension"}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "144", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.1.6", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 4564, "texte": "d'une évolution plus ou moins lente. L'archi-\ntecture contemporaine et l'urbanisme procè-\ndent directement de l'état social contemporain.\nC'est entendu. Tenons-nous au courant, par\nnos investigations personnelles, des formes que\nrevêt l'évolution générale actuelle, mais, je\nvous le demande instamment, ne nous occu-\npons ni de politique, ni de sociologie ici. Ces\ndeux phénomènes sont infiniment trop com-\nplexes; encore s'y joint l'économique. Nous ne\nsommes pas qualifiés pour discuter en congrès\nde ces questions. Je le répète, nous devons res-\nter architectes et urbanistes et, sur ce terrain\nprofessionnel, faire connaître à ceux dont c'est\nles fonctions, dont c'est le désir et dont c'est\nla tendance, les possibilités et les nécessités\nd ordre architectural et urbaniste.\nApportons notre adhésion d'architectes à ce\npostulat fondamental qui représente, pour\nnous, des recherches techniques extrêmement\ndélicates : le respect de la liberté individuelle.\nPlus que cela en vérité : la restitution d'une\nliberté perdue, la rupture d'un véritable escla-\nvage, Dans la ville et dans la maison, l'archi-\ntecture et l'urbanisme peuvent apporter satis-\nfaction à cette attente inquiète et même angois-\nsée de l'époque présente.\nLa société moderne, plus que la précédente\nest préparée aux disciplines collectives. Ces dis-\nciplines cont bienfaisantes quand elles sont\ndans le sens de la liberté individuelle. Si elles\nen constituent une entrave, elles sont détes-\ntâmes et doivent être rejetées.\nLa thèse même du Congrès de Bruxelles\nes:, présentée autrement, je l'ai dit : les cités-\njardins en opposition à la concentration ur-\nbaine. De ces deux conceptions, nous retien-\ndrons celle qui évite le gaspillage (de temps,\nd'énergie, d'argent, de territoire).\nLa cité-jardin conduit à l'individualisme.\nEn réalité, à une servitude déguisée; à vrai dire,\nà un isolement stérile de l'individu. Elle en-\ntraîne la destruction de l'esprit social, des for-\nces collectives; elle paralyse la volonté collec-\ntive. Matériellement, elle s'oppose à l'utilisa-\ntion des plus utiles conquêtes scientifiques; elle\nnous prive donc du confort, elle s'oppose au\ntemps gagné; elle attente à notre liberté.\nPour un millième ou un centième de gens\naisés qu'elle peut satisfaire, la cité-jardin\nplonge dans la précarité le reste de la société.\nLa concentration urbaine, au contraire, con-\nduit tout naturellement à l'application des ser-\nvices communs.\nD'un côté, un désir de désutbanisation :\nbaisser les densités jusqu'à 300, jusqu'à 150\nhabitants à l'hectare sous prétexte de rendre\nla campagne à l'homme de la ville. Pure illu-\nsion que les réalités dénoncent.\nJe pense, au contraire, qu'il faut augmen-\nter les densités actuelles qui sont de 300, 400.\nvoire 600 (quartiers surpeuplés) et les porter\nà 1,000 par les moyens que nous donnent les\ntechniques modernes : construire en hauteur.\nEt c'est ainsi que pourront être appliqués les\nservices communs apportant la liberté dans la\nfamille à la place de la servitude domestique,\nainsi que la jouissance quotidienne et authen-\ntique des éléments naturels indispensables à\nnotre biologie et à notre sentiment : le soleil,\nle ciel, la verdure, l'espace.\nNous aboutissons donc à la conception des\nimmeubles en hauteur; Quelle sera cette hau-\nteur? 30, 40, 50 mètres; on va même jusqu'à\n150 mètres ou davantage; des expériences, des\ncalculs nous aideront à choisir.\nDès le deuxième étage de la maison, se pose\nla question de l'ascenseur qui est la clef de\nvoûte de toute organisation urbaine, qu'il\ns'agisse de quartiers prolétariens ou de quar-\ntier luxueux (il est criminel de faire monter\nà pied plus de trois étages par un escalier ).\nOr, en posant la question de l'ascenseur obli-\ngatoire, on pose celle de la réorgansiation com-\nplète des lotissements, du tracé de rues, du\nnombre de celles-ci» Jusqu'ici l'usage a été de\nconjuguer un ascenseur et une cage d'escalier\ndesservant deux appartements à chaque étage.\nL'ascenseur était manœuvré par les usagers\neux-mêmes. Dans la vie de famille, les enfants\nne pouvaient faire usage de l'ascenseur et pour\nbeaucoup celui-ci représentait un objet presque\ninutile et luxueux. Prenant la question plus\ncatégoriquement, nous admettons la présence\nd'ouvriers lifters pour la commande de jour et\nde nuit des ascenseurs. Avec deux appartements\nà l'étage, cette organisation est impossible,\ninadmissible, ruineuse. Il faut donc en arriver\nà une nouvelle économie des transports verti-\ncaux, qui admet la présence des lifters profes-\nsionnels de jour et de nuit, les lifts rapides. Le"}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "145", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.1.7", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 4566, "texte": "fonctionnement de ce matériel circulant étant\nassuré, nous pourrons augmenter le nombre\ndes étages; au lieu de deux appartements déga-\ngeant à chaque étage sur ces organisations de\ncirculation verticale intensive, nous ouvrirons\nn portes d'appartements à l'étage: 20 ou 40 ou\n100, Voici donc, dans une maison, l'introduc-\ntion de corridors qui deviennent de véritables\n« rues intérieures », des rues en l'air, à douze\ncomme à 24, comme à 40 mètres au-dessus du\nsol. Une étude précise me permet de considérer\ncomme admissible, un groupement de 2,400\npersonnes circulant par une seule trémie ver-\nticale de quatre ascenseurs, chacune de ces\npersonnes n'étant astreinte qu'à un parcours\nmaximum de 100 mètres depuis l'ascenseur\njusqu'à la porte de son appartement. Dans\ncette hypothèse, au lieu de quarante ascenseurs\naccompagnés de quarante escaliers, et éven-\ntuellement de quarante concierges, la solution\nne prévoit qu'une seule trémie d'escalier avec\nquatre ascenseurs de trente personnes chacun*\nAu lieu de compter quarante portes de maisons\nouvrant sur la rue, nous n'aurons plus qu'une\nseule porte de maison. Et, au lieu d'être obli-\ngés à ouvrir nos quarante portes de maisons\nsur la rue elle-même et par conséquent à dres-\nser les maisons elles-mêmes sur la rue, nous\nne trouvons plus qu'une porte et c'est la rue\nelle-même qui détachera une voie d'accès avec\nautos-port devant cette seule porte. C'est alors\nun bouleversement complet dans l'économie\ndes rues, dans la situation respective des mai-\nsons et des rues*\nLa rue intérieure a connu un embryon\nd'exécution à Moscou l'an dernier par la cons-\ntruction de deux ou trois maisons communes.\nLes enfants faisaient un vacarme assourdissant\ndans les corridors, les voisins avaient vue di-\nrecte dans les appartements ouvrant sur les\ncorridors; on vient d'en trouver l'application\nindésirable. Impressionné par ce mécompte, on\nadmet, dans certains milieux à Moscou,\nl'abandon du principe de la rue intérieure et le\nretour à celui de l'escalier pour deux apparte-\nments, Une telle décision serait grave; ce serait\njeter le manche après la cognée. Nous voici\ndonc à un moment critique : la rue intérieure\nn'a pas fonctionné à Moscou! Je dis : n'aban-\ndonnons pas le principe de la rue intérieure,\nmais cherchons, au contraire, à créer l'organe\nneuf de la rue intérieure; c'est un problème\narchitectural nouveau. Comment organiser une\nrue intérieure? C'est elle qu'il faut étudier, il\nfaut créer cet organe.\nPar l'introduction du principe des rues inté-\nrieures, le nombre des rues habituelles de la\nville peut être diminué en longueur et en sur-\nface dans la proportion de 3 à i et même de\n4 à 1 ; c'est une réforme formidable. Par ail-\nleurs, l'urbaniste sait fort bien que le nombre\nde rues des villes actuelles est trop grand, que\nles croisements sont 'trop nombreux et qu'il\nfaudrait les diminuer, pour la circulation\nmême, dans les rapports de 2 à 1 ou de 3 à 1,\netc. Les rues qui étaient sut le sol de la ville,\nen plein ait, se transforment donc par notre\nproposition en rues intérieures desservant tous\nles étages d'immeubles de 15 à 20 étages, par\nexemple, La police (le gardien de la paix) qui\nest répandue innombrablement à tous les car-\nrefours de la ville sera démobilisée et désaf-\nfectée, Toutefois, un certain nombre d'agents\nseront affectés à la garde et à la discipline des\nrues intérieures. Les agents au lieu d'être dans\nla rue au dehors, seront dans la tue, au dedans,\n♦\nAutour du vacarme moscovite du corridor\nintérieur, les appartements sont inhabitables,\nmais nous savons que l'insonorisation, prati-\nquement totale, a été réalisée dans les bâtiments\ngrâce aux travaux de Gustave Lyon : on peut\naujourd'hui obtenir dans chaque appartement\ndonnant sur une rue intérieure, un silence de\ncrypte, donc il ne faut pas abandonner le prin-\ncipe de la rue intérieure pour cause de vacarme.\nEn même temps que les questions se multi-\nplient autour d'une nouvelle organisation des\nvilles, la réponse aux problèmes posés se trouve\nfournie par les conquêtes successives des tech-\nniques modernes. C'est là que nous trouvons\nun grand réconfort.\nEt nos initiatives, jamais trop hardies, fe-\nront s'ouvrir l'ère nouvelle de l'architecture\nde l'époque machiniste»\nLes nouvelles techniques (fer et ciment)\nnous libèrent du toit séculaire en combles incli-\nnés; les toits-terrasses (toits-jardins) et Y as-\ncenseur font du comble le plus bel endroit de\nla maison. Voici le lieu d'une partie des servi-\nces communs destinés à l'hygiène : bains de so-\nleil et culture physique. Or, nous avons con-"}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "146", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.1.8", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 4509, "texte": "tre nous une réglementation pitoyable, vieille\nde quelques siècles, découlant directement des\ncombles inclinés désormais inutiles et de la\nconstruction de bois et fer. Cette réglementa-\ntion est celle des gabarits. Il faut détruire cette\nréglementation des gabarits et exiger une uni-\nque règle qui pourrait s'énoncer ainsi : la\ntotalité de la surface bâtie sera en terrasse au\nsommet de la maison.\nQuelle est la raison des gabarits? La lumière.\nPourquoi la lumière est-elle en jeu dans cette\naffaire? Parce que les maisons sont alignées sur\nla rue, la rue étant « en corridor ». Mais la\nrue-corridor est le fait de méthodes séculaires,\ndésormais désuètes. Il faut admettre de retirer\nla maison de la rue pour ouvrir des espaces, et\nc'est la rue qui détachera vers la maison une\nramification indépendante apportant dun\ncoup le décongestionnement de la chaussée;\ncette ramification, c'est les autos-ports loin de\nla rue.\nLes gabarits interviennent aussi dans la\nquestion de la lumière par suite de la construc-\ntion des immeubles sur cour. Il ne faut plus\nde cour. La cour est insociable. Elle crée, en\ndehors de sa tristesse, de son insalubrité, une\ndémarcation sociale, affichant ceux qui habi-\ntent sur cour et ceux qui ont pignon sur rue.\nSi l'on retire les maisons loin de la rue, les\nvilles concentrées de la nouvelle époque machi-\nniste, opposées aux cités-jardins, peuvent créer\nde toutes pièces un site naturel, pelouse, arbres\net pièces d'eau infiniment plus belle, plus uti-\nlisables que rillusion de campagne offerte par\nles cités-jardins.\nOn peut donc supprimer la rue-corridor,\nsupprimer la cour; on peut gagner par les\ntoits-jardins des espaces nouveaux magnifi-\nques. On doit tendre à une diminution sensa-\ntionnelle du nombre des rues pour réaliser la\ncirculation logique; on peut offrir à tous les\nhabitants un spectacle naturel, magnifique, air,\nlumière, verdure, soleil, sport, repos, calme\nabsolu, etc. On peut organiser par une nouvelle\ndistribution des bâtiments sur le sol des villes,\nles services communs qui seront une véritable\nlibération de la société contemporaine.\nNous voici arrivés à ces certitudes fournies\npar les techniques. C'est notre tâche de les\néclairer véritablement dans tous les détails, d'en\nformuler l'organisation architecturale par le\ndessin et le calcul. Cette question : habitation,\nlogis, n'est qu'une face du problème. Etendons\nl'étude aux autres faces. Analysons, mais ani-\nmés d'esprit synthétique; discutons, confron-\ntons, modifions, créons l'organisme synthéti-\nque. Et quand nous aurons acquis ces certitu-\ndes qui sont d'ordre symphonique comme\nvous le voyez, nous devrons les proclamer. Et\nalors ayant fait le tour de la question, nous\npourrons entreprendre la guerre contre les ré-\nglementations désuètes actuelles.\nLorsque nous aurons fait le tour des consé-\nquences de cette réforme radicale, nous aurons\ncréé une conception harmonisée en tous points.\nAlors, seulement, nous pourrons rétablir les\nréseaux de réglementation municipale qui per-\nmettront la réalisation de cette réforme et qui\nla protégeront.\nNous ne devons pas dire : « telle ou telle\nréglementation existante nous embarrasse,\nnous opprime ». Ce serait là une besogne toute\nnégative.\nNous devons dire : « voici un système ur-\nbain qui convient à l'habitation de Vhomme\nde Vépoque machiniste et voici les règlements\nnouveaux qui doivent remplacer les anciens »,\nbesogne positive. Mais il faut avoir fait le tour\nde la question, car l'urbanisme constitue le\ncode sous la discipline duquel vit une société\norganisée.\nOr, cette société est en instance de réorga-\nnisation. Nous concernant, nous, architectes et\nurbanistes, une transformation capitale doit\nintervenir comme conséquence à nos démons-\ntrations, et, par ailleurs, comme programme\nà nos réalisations : le regroupement du sol,\nvéritable révolution dans la notion dite « sa-\ncrée » de la propriété. Or, là, nous avons à\nfaire la preuve et à la faire admettre en bonne\nplace, qu'aucun urbanisme moderne ne saurait\nintervenir sans le regroupement du sol. La\npropriété s'est morcelée indéfiniment. Le code\nconsacre le caractère inaliénable de la propriété;\nainsi la propriété morcelée favorisant peut-être\n(et en apparence seulement) le petit proprié-\ntaire isolé, condamne toutes tentatives d amé\nlioration collective. Quand un égoïsme indivi-\nduel se met en travers du bonheur collectif,\nsous la protection du code, le code doit être\nchangé.\nDéjà pour urbaniser le Maroc, le Maréchal\nLyautey, profitant de la liberté de son man-"}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": "147", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.1.9", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 3712, "texte": "dat exotique et des circonstances de guerre,\nimposa à Rabat et à Casablanca, le regroupe-\nment du sol entre les mains des syndicats.\nNous n'en sommes pas là. Plus que cela, l'op-\nposition académique aux mœurs des collecti-\nvités s'accentue. Je répète : par nos démons-\ntrations techniques nous devons\ndémontrer la nécessité du regroupement du sol,\nseul chemin conduisant à l'urbanisation et par\nconséquent à la satisfaction des plus impérieux\nbesoins collectifs.\nQuand nous aurons établi nos dessins et nos\ncalculs, nous montrerons que nous avons fait\nun pas gigantesque dans Vavenir, Ce mot est-il\npour nous effrayer? Cet avenir, c'est l'utopie\nou c'est demain. C'est demain peut-être immé-\ndiat, lorsque, munis des certitudes techniques,\nnous, les professionnels de tous les pays réunis\nen un faisceau énergique et actif qui est notre\nCongrès International, nous présenterons nos\nrevendications devant l'autorité.\nL'autorité, qui sera-t-elle? Que fera-t-elle?\nElle dira : Je ne peux pas... je ne suis pas\narmée pour... je ne suis pas constituée pour,..\nAlors, elle se constituera, elle se formera, elle\nsurgira spontanément, sous la poussée géné-\nrale, car, à côté de nos revendications qui\nentraînent le bien ou le mal de l'habitacle\nhumain, d'autres revendications se feront por-\nter par d'autres professionnels, d'autres tech-\nniciens, La parole est aujourd'hui aux techni-\nciens qui doivent énoncer un programme con-\ntemporain.\nVoyez, par exemple, ceci : pendant que\nnous sommes conduits à des schémas nou-\nveaux, à des dimensions nouvelles, à la créa-\ntion de nouveaux organismes (suppression de\nla rue-corridor, extension des surfaces libres,\ndiminution des surfaces bâties, constructions\nen hauteur, groupement des services communs,\nsuppression des cours, etc.) les officiers des\nétats-majors qui étudient la nouvelle guerre\nmoderne nous disent : celle-ci sera chimique et\nde bombardement : ce sera la guerre aéronau-\ntique; les villes seront anéanties d'un coup.\nUn gouvernement conscient des réalités, doit\nreconstruire les villes sur de nouveaux schémas,\nLe schéma exprimé par les états-majors : les\nconstructions en hauteur, rassemblées sur une\nfaible surface bâtie, d'énormes espaces libres\n(bombardements par torpilles et bombes ),sup-\npression totale des cours, des rues-corridors\n(réservoirs effrayants de gaz nocifs), cons-\ntructions sur pilotis pour balayage des gaz par\nles courants d'air; installations de nombreuses\nflaques d'eau pour abattre les gaz par jets\nd'eau. Ils ajoutent : à partir du huitième\nétage, les populations alertées seront à l'abri\ndes gaz. Les abris souterrains, si menaçants,\nseront évités, et I on protégera le sommet des\nhauts bâtiments, de 50 à 200 mètres, par des\nplates-formes blindées qu'il serait financière-\nment impossible d'installer sur des maisons\nbasses.\nIls ajoutent pour notre étonnement : plus\nle dessin de la ville sera régulier, mieux ce\ncera : l'aviateur ne pourra pas facilement\ns'orienter.\nDevant les manifestations incontestables,\nindiscutables, du programme contemporain,\nl'autorité surgira dans la forme adéquate. Mais\nrespectons la chronologie des événements :\nles techniciens doivent formuler, L'autorité\nsurgira adéquate. Ne nous leurrons pas sur\nl'efficacité d'une autre conception qui n'est pas\ndans l'ordre normal des choses; c'est celle-ci :\naspirer à une autorité qui fera appel ensuite\naux techniciens. Là n'est pas la réalité. Ne\ncroyez pas, d'autre part, que ces événements\nque j'évoque soient si lointains qu'il faille\ndésespérer ou dormir.Non, ils sont imminents:\nle monde s'organise en tout, partout, sur tous\nles fronts, La thèse que nous exposons ici\npour formuler un état licite de 1 habitacle mo-\nderne, en témoigne."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-02-01-c006", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-02_01#c006", "volume": "bmtnaac_1931-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "148", "page_fin": "151", "image_debut": 10, "image_fin": 13, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.2.5", "titre_corps": "LE TREILLAGE CERAMIQUE", "titre_sommaire": "LE TREILLAGE CERAMIQUE", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 10, "page_imprimee": "148", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.1.10", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 3286, "texte": "MATÉRIAUX ET PROCÉDÉS DE CONSTRUCTION\nLE TREILLAGE CERAMIQUE\n\nNos lecteurs liront avec intérêt l'étude dé-\ntaillée ci-apresf relative à ce matériau remar-\nquable et d'application relativement récente.\nLe phénomène de la « standardisation »\nou « normalisation » se manifeste surtout dans\nle bâtiment, depuis que Ton a recours à la ma-\nchine pour fabriquer des éléments de construc-\ntion.\nSans se laisser arrêter par la routine, archi-\ntectes et ingénieurs dressent leurs plans en\ntenant compte de cette standardisation; les\nindustriels, de leur côté, s'efforcent de satisfaire\nde mieux en mieux les exigences de l'architec-\nture moderne.\nQuelques matériaux qui s'adaptent parfai-\ntement aux conceptions de l'architecture mo-\nderne, ont acquis de ce fait un caractère inter-\nnational.\nParmi eux, le TREILLAGE CERAMI-\nQUE, fabriqué en Hollande, en France, en\nAllemagne, en Autriche et en Suisse, s'est ac-\nquis une place à part. Il est utilisé dans la plu-\npart des pays d'Europe et d'Amérique et con-\ncolonies.\nLe TREILLAGE CERAMIQUE se com-\npose d'un treillage en fils d'acier revêtu de par-\nticules d'argile cuites à haute température. Il\nvient, en outre, tout particulièrement pour les\nest livré au commerce en rouleaux de 5 mètres\nsur 1 mètre de large, qui pèsent environ 21 k.\nIl possède de nombreuses qualités spécifiques,\ngrâce auxquelles il a acquis une place spéciale\nparmi les matériaux de construction modernes,\nAVANTAGES.\nSouplesse.\nDu fait de la cuisson à haute température, le\nfil d'acier est recuit et devient flexible; aussi\nle treillage céramique peut-il épouser n'importe\nquel es formes sans se casser. En outre, à cette\ntempérature élevée, le fil d'acier est recouvert\nd une petite pellicule d oxyde, qui constitue\nune excellente protection contre la corrosion,\nainsi que le démontrent les expériences faites en\nAngleterre par le « Department of Scientific\nand Industrial Research ».\nForte adhérence,\nC'est une propriété universellement recon-\nnue des produits céramiques qu'ils offrent par\nleur porosité la meilleure adhérence aux en-\nduits. Il en résulte d'une manière évidente que\nle treillage céramique est meilleur que les treil-\nlis métalliques similaires, garnis ou non, parce\nque le treillage céramique possède seul un gar-\nnissage de terre cuite. Cette propriété d'adhé-\nrence s? trouve encore renforcée par la forme\nspéciale et le façonnage de particules de terre\ncuite; une construction en treillage céramique\nformera donc toujours un tout monolithe.\nFrais de transport minimum.\nPar suite de son poids léger et du faible vo-\nlume sous lequel iu est présenté dans le com-\nmerce, le treillage céramique occasionne au\ncommerçant et à l'entrepreneur le minimum de\nfrais de transports.\nCONSIDERATIONS GENERALES.\nLes modes de construction en treillage céra-\nmique.\nLes modes de construction en treillage céra-\nmique sont devenues, grâce à leurs avantages\npratiques et économiques, d'une valeur inesti-\nmable pour l'architecture moderne. Le treillage\ncéramique est également d'une grande utilité\nlorsqu'il s'agit de la restauration de bâtiments\nhistoriques, parce que les diverses formes clas-\nsiques peuvent être facilement réalisées au\nmoyen de ce matériau souple. Ceci appert\nd'une attestation émanant d'une des plus im-\nportantes villes des Pays-Bas."}, {"page_pdf": 11, "page_imprimee": "149", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.1.11", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 4424, "texte": "PROTECTION CONTRE L'INCENDIE.\nAucun autre matériau ne peut offrir une\nmeij leure protection contre l'incendie que le\ntreillage céramique quand il est utilisé de\nfaçon judicieuse et enduit des compositions\nindiquées. A l'Exposirion Internationale de la\nProtection contre l'lncendie, à Rotterdam, en\naoût et septembre 1930, des expériences im-\nportantes ont été faites sur des constructions en\ntreillage céramique.\nOn construisit un petit édifice à armature\nmétallique et à parois doubles de treillage\ncéramique, l'espace intermédiaire étant rempli\nde béton au bims de 1-10. Les parois furent\nrecouvretes d'un enduit de ciment (1-3). Le\ntoit se composait d un plafond en treillage\ncéramique muni du même enduit et recouvert\ndune couche de béton de bims (MO) de\n5 cm. sous la construction métallique et d'une\nterrasse en treillage céramique avec 4 cm. de\nbéton.\nAu centre, se dressait une colonne librement\nenrobée dans du treillage céramique garni\nd'un enduit de 3 à 4 cm. de ciment.\nOn livra cette petite construction en proie\nà un incendie intense pendant 2 heures et\n20 minutes, au cours duquel on enregistra\nune température maxima de 1160° et une\ntempérature moyenne de iooo0 C. Enfin le\nfeu fut éteint d'une manière énergique et l'on\nput constater que le squelette métallique était\nparfaitement intact.\nOn peut citer également des cas où, dans la\npratique, des constructions en treillage céra-\nmique ont pu démontrer leur résistance au feu.\nTel est l'exemple du Théâtre « Flora »,\nd'Amsterdam, qui brûla en novembre 1929»\nCe bâtiment comportait une voûte en treillage\ncéramique disposée sous des fermes métalliques\net enduite de ciment. L'incendie dura 4 heures\navec une température moyenne d'environ\n950° C. Après extinction, il apparut que la\ncharpente métallique était tout à fait normale;\nla voûte de treillage céramique n'avait subi au-\ncune déformationn. Seule, la couche de finis-\nsage de l'enduit s'était détachée. Un rapport\nofficiel a été dressé de ces diverses constata-\ntions, dont les copies sont tenues à la disposi-\ntion des intéressés.\nLes nombreuses expériences et les essais qui\nont été effectués à Rotterdam, à Berlin et ail-\nleurs ont amené les autorités chargées de veiller\nà la sécurité publique à se prononcer en faveur\ndu treillage céramique. Les prescriptions rela-\ntives à la construction de théâtres, garages,\nmagasins, etc., le visent favorablement et l'im-\nposent même souvent comme étant le produit\nconstituant la melleure protection contre l'in-\ncendie et ses effets.\nPropriétés d'insonorité des constructions en\ntreillage céramique.\nL'isolation du son est un desideratum qui\ns'impose chaque jour davantage.\nPlusieurs matériaux y satisfont pleinement,\nmais la plupart d entre eux sont des matériaux\nde construction médiocres.\nLe treillage céramique, par contre, est un\nmatériau dont le pouvoir isolant peut être\nadapté aux exigences que l'architecte impose\nen cette matière. Il lui permet de régler cette\nquestion de l'isolation du son selon son entière\nconvenance. Les constructions en treillage céra-\nmique peuvent remplir les conditions les plus\nsévères d'isolation ainsi qu'il appert de ce qui\nsuit :\nEnl 1929, parut en Allemagne une édition\nde la « Reichs Forschungsgesellschaft fur\nWirtschaftlichkeit im Bau- und Wohnungs-\nwesen » (Sonderheft, N° 5, d'avril 1929)*\nDans cette édition se trouvent décrites les di-\nverses expériences qui ont été faites sur des\nmaisons d'habitation de construction urbaine\nmoderne à Stuttgart et à Munich. L'architecte\nOud, de Rotterdam, prit part à ces expériences\net fit construire à Stuttgart quelques habita-\ntons avec cloisons en treillage céramique. Des\n19 systèmes différents de parois insonores en\nprésence, celui de M. Oud obtint le deuxième\nrang; d'autre part, des 14 systèmes de cons-\ntruction pour plafonds, celui de M. Oud fut\nclassé premier. Ces excellents résultats prou-\nvent le grand pouvoir isolant des constructions\nen treillage céramique.\nCi-après, nous donnons une traduction\nabrégée d'une recherche entreprise par le Prof.\nA. M. Low A. C. G. I. dans le domaine de\nl'isolation du son.\nLe Prof. Low nous rapporte ici qu'il s'est\nlivré à des expériences comparatives sur deux\nparois de treillage céramique différemment\nenduites, une paroi en briques creuses et une\nparoi en plaques. Il fit usage d'un appareil\nnommé Audiomètre, au moyen duquel les sons\nsont enregistrés sur un fillm, dont nous repro-\nduisons des passages :"}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "150", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.1.12", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 3233, "texte": "La photo n° i reproduit F image sonore\nd'une paroi en treillage céramique enduite de\nbims.\nLa photo n° 2 donne l image-son d'une\nparoi en blocs creux enduits, tout comme le\nn° it de bims.\nLa photo n° 3, celle d'une paroi en plaques\négalement enduite de bims.\nLa photo n° 4 celle d'une paroi en treillage\ncéramique enduite d'un mortier maigre.\nLes chiffres comparatifs trouvés par le Prof,\nLow furent respectivement ÏO, 6, 5 et 4, chif-\nfres qui font ressortir clairement le grand pou-\nvoir isolant des parois en treillage céramique,\nLa pratique, d'ailleurs, démontre suffisam-\nl'emploi croissant de ce matériau pour la cons-\ntruction de plafonds et de planchers dans di-\nvers pays, notamment en France, en Allema-\ngne et aux Pays-Bas. En quelques années,\nl'usage du treillage céramique a augmenté dans\nla proportion de un à quatorze, ce matériau\ntrouvant son application aussi bien dans la\nplus simple habitation ouvrière que dans les\nbâtiments publics les plus compliqués.\nLes constructions en treillage céramique et\nV hygiène♦\nL'emploi judicieux de fers à béton et de fil\nde fer galvanisé ainsi que les propriétés parti-\nculières du treillage céramique font en sorte\nque les parois exécutées avec ce matériau peu-\nvent absorber tous les efforts de flexion et de\ntraction qui se produisent. Ici, de nouveaut\nl'architecte est libre de faire travailler ces élé-\nments de construction comme il l'entend. Les\nparois en treillage céramique sont aussi moins\nsujettes à fissuration que tout autre matériau\ndevant servir de base à l'application des en-\nduits.\nCeci est très important au point de vue\nhygiénique, parce que la poussière, les micro-\nbes, etc,, ne trouvent aucune fente dans la-\nquelle ils puissent se fixer et se développer.\nPour des bâtiments publics, tels que: écoles,\nhôpitaux, hospices et asiles, casernes, prisons,\nfabriques, hôtels, églises, théâtres, et surtout\npour fes immeubles à habitations ouvrières,\nce facteur a une valeur incontestable, et les\nautorités de diverses villes des Pays-Bas, entr'\nautres, Font très bien compris, à tel point que\npour beaucoup de constructions édifiées par\nles communes ou par l'Etat, de même que pour\nles logements ouvriers subsidiés par les pou-\nvoirs publics, le treillage céramique a été pres-\ncrit officiellement pour les cloisons de sépara-\ntion,\nCONSTRUCTIONS EN TREILLAGE\nCERAMIQUE ET LEUR EXECUTION,\nQuoiqu'il s'utilise également dans la fabri-\ncation d'accessoires de construction tels que\ndalles, plaques, caissons de béton, le treillage\ncéramique trouve son utilisation la plus im-\nportante directement dans la construction de\nbâtiments. Le succès de ce matériau est dû aux\npropriétés particulièrement mentionnées plus\nhaut et au fait qu'il se prête aux usages les plus\ndivers sans que ni à 1 intérieur, ni au dehors, le\ncaractère architectural du bâtiment s'en res-\nsente.\nLes exemples de constructions que nous\ndonnons ci-après sont tous tirés de la pratique\net ont été réalisés, dans des proportions varia-\nbles, dans divers pays d'Europe et d'Amérique\net dans leurs colonies.\nRevêtements en treillage céramique,\nSon emploi pour Je revêtement de construc-\ntions en bois, en fer ou en béton, est d'usage\ntrès général et ne nécessite que peu d'expli-\ncations."}, {"page_pdf": 13, "page_imprimee": "151", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.1.13", "debut_caractere": 42, "fin_caractere_exclue": 1044, "texte": "Un revêtement en treillage céramique recou-\nvert d'un enduit approprié assure aux solives\net aux colonnes une excellente isolation contre\nle son et la chaileur.\nLa méthode la plus simple consiste à tendre\nle treillage céramique contre les colonnes au\nmoyen de blochets en bois; mais on fera meil-\nleur travail en ï'e tendant autour de colliers en\nfer indépendants des colonnes.\nUn très bon procédé pour obtenir une pro-\ntection efficace contre les températures élevées,\nconsiste à enrober d'abord la colonne ou la\nsolive de treillage céramique que l'on recouvre\nd'un enduit de ciment, et à adapter une seconde\nenveloppe de treillage céramique, tenue à une\ncertaine distance de la première au moyen de\nbrides ou colliers. Le finissage de cette dernière\nenveloppe peut se faire alors de manière à\ndonner à la colonne ou la solive, l'aspect ar-\nchitectural désiré. De la sorte, on ménage un\nespace rempli d'air immobile qui offre um\ngrande garantie contre le passage du son et de-\nlà chaleur.\n(A suivre. )"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-02-01-c009", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-02_01#c009", "volume": "bmtnaac_1931-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "151", "page_fin": "151", "image_debut": 13, "image_fin": 13, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.2.5.3", "titre_corps": "Recouvrements de solives et de colonnes.", "titre_sommaire": "Recouvrements de solives et de colonnes.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 13, "page_imprimee": "151", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.1.13", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 40, "texte": "Recouvrements de solives et de colonnes."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-02-01-c011", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-02_01#c011", "volume": "bmtnaac_1931-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "152", "page_fin": "158", "image_debut": 14, "image_fin": 32, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.2.6", "titre_corps": "ECHOS & INFORMATIONS", "titre_sommaire": "ECHOS & INFORMATIONS", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 14, "page_imprimee": "152", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.1.14", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 3541, "texte": "ECHOS & INFORMATIONS\n\nDU PAYS\nBruxelles\nLA JONCTION ET LES GARES BRU-\nXELLOISES,\nCi-dessous, le texte de îa protestation pu-\nbliée récemment par la Société Belge des Ur-\nbanistes et Architectes modernistes :\nBruxelles, février 193 1.\nM.ML\nLa Société Belge des, Urbanistes et Archi-\ntectes Modernistes a l'honneur de soumettre\nà votre bienveillante attention la conclusion\nde l'examen approfondi, auquel el?e s'est livrée\nau sujet des questions soulevées par le projet\nde jonction et l'aménagement des gares de l'ag-\nglomération bruxelloise.\nAprès plusieurs séances d'étude des plans et\nmaquettes exposés au Sénat, des plans détaillés\nde la jonction, des projets d'urbanisation pro-\njetés par la ViTe de Bruxelles et de visites des\nemplacements et abords, la S. B. U. A. M. a\nvoté à l'unanimité ce qui suit :\n1. Se déclare partisan du projet d une jonc-\ntion et en tout état de cause de la suppression\nradicale des gares à rebroussements,\n2. Déclare que les avant-projets présentés\npour la transformation des gares et de leurs\nabords ne résolvent pas le problème et sont à\ntous points de vue insuffisants.\n3. Condamne formellement les d'ur-\nbanisation de la Ville de Bruxelles, pour l'uti-\nlisation dispendieuse des (terrains de la jonction\net des abords de la gare centrale; leur réalisa-\ntion étant de nature à créer dans le centre et\npour toute l'agglomération une situation dan-\ngereuse compromettant irrémédiablement tous\nles intérêts vitaux de la capitale, communica-\ntions générales, circulation, hygiène.\nConsidérant en outre qu'aucun engagement\nformel n'a encore été pris quant aux solutions\nurbanistiques et que l'étude de celles-ci ne\nporte aucune entrave à l'exécution de la déci-\nsion qui sera prise :\nPAR CES MOTIFS :\n1. Adjure les mandataires publics, les pou-\nvoirs intéressés et tous ,res organismes s inté-\nressant à l'économie urbaine de faire pression\nsur les administrations en cause pour que soit\nétudié, avec le concours des spécialistes en ma-\ntière d'urbanisme et d'art public, l'aménage-\nment des gares et de leurs abords.\n2. Adjure le gouvernement belge, le gou-\nvernement provincial, la Ville de Bruxelles et\n,fes communes de l'agglomération de mettre en\nconcours l'urbanisation générale de la capitale.\nDécidé en assemblée générale du 28 jan-\nvier 193 1.\nPour exécution :\nLe Président : Verbruggen, P. J. J,\nLe Secrétaire : Hoeben, J. F.\nLe Trésorier : François, L.\nLes Membres : Bourgeois, V.\nEggerickx, Jean.\nLA GARE DU QUARTIER LEOPOLD.\n«On vient de commencer, à l'intérieur de la\ngare du Quartier Léopold, des travaux qui ne\nlaissent pas d'intriguer les passants.\nNous avons indiqué, il y a un certain temps\ndéjà, les transformations que l'on compte ap-\nporter à cette gare.\nLa rue et la place du Luxembourg doivent,\nselon le projet arrêté, être prolongées par un\npont qui passera au-dessus des voies du chemin\nde fer, pour aller rejoindre, de i?autre côté,\nla rue Wiertz. Le bâtiment actuel sera coupé\nen deux par ce pont. Mais il ne s'en portera\npas plus mal, puisqu'il subira, à cette occasion,\ndes modifications et que des améliorations y\nseront apportées.\nL'arrivée des trains se fera d'un côté; les\ndéparts de l'autre. Une passerelle sera cons-\ntruite au-desssus des voies et chaque quai sera\nrelié à cette passerelle par un esca'ier.\nEn même temps, on supprimera, pour une\npartie du trafic, on le sait, le trop fameux\npassage à niveau de la rue Belliard. Celle-ci\n« plongera » du moins sa partie centrale\nà trois mètres sous les voies du chemin de\nfer, ce qui permettra aux autos de circuler"}, {"page_pdf": 27, "page_imprimee": "153", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.1.27", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 3633, "texte": "désormais sans attendre, trépidantes, le passage\nou les manœuvres des trains. Les gros camions,\ndont Ile gabarit ne permet pas ce passage sous\nles voies, devront attendre... Quant au tram,\nil passera sur le pont donit nous venons de\nparler, pour rejoindre la rue Belliard un peu\nplus loin.\nSi nous rappelons aujourd'hui ce projet,\nc'est que « l'amorce » des travaux est consti-\ntuée par l'aménagement allongement et\nélargissement des quais de la ligne de Ter-\nvueren, dont Félectrification a été décidée et\nque Ton compte inaugurer le lerIer juin pro-\nchain.\nIl es|t d'ailleurs infiniment probable que,\npour un délai indéterminé, on remettra à des\ntemps meilleurs l'exécution de ce travail d'en-\nsemble, pour lequel on n'a rien inscrit au\nbudget de 193 1».\n(« Le Soir ». )\nENFANTILLAGES.\nOn doit inaugurer tout prochainement à\nBruxelles un monument aux pigeons combat-\ntants. Cet exemple vient de France, paraît-il.\nIl n'y a en tout cas aucune raison de s'arrêter\ndans une1 voie aussi brillante et ridicule.\nNous attendons toujours que l'on établisse:\ni° le nombre de monuments construits depuis\n1918; 20 la jolie dépense que tout cela repré-\nsente; 30 le nombre de logements sains quil\neut été possible de construire avec ces fonds\nimposants.\nUN CENTRE D'ETUDES D'ECONOMIE\nMENAGERE.\nQuelques professeurs d'université et quel-\nques personnes connues pour l'intérêt qu'elles\nportent à l'enseignement ménager et aux œu-\nvres sociales, viennent de créer un « Centre\nnational d'études et d'économie ménagère ».\nLa réunion constitutive de ce groupement\na eu lieu récemment dans la salle de réception\ndu salon des machines agricoles, au parc du\nCinquantenaire.\nLe comité d'administration a été composé\ncomme suit : Présidents : MM. P. De Vuyst,\nDr P. Sollier, J. Drabs, Mme» Th. Braun;\nsecrétaire générale : Mme Haentjens; secrétaires\ndes sections : Mme Dclaive et Mlles Haustaete\nVan Dorpe et de Villermont; :\nMlle Schoot.\nAu cours de la séance, les membres ont ap-\nprouvé les statuts de l'organisme et en ont pré-\ncisé le programme.\nLe groupement vise à promouvoir, par des\nrecherches scientifiques et la propagande, l'étu-\nde et l'introduction des méthodes rationnelles\ndans l'organisation des ménages, tant en ville\nqu'à la campagne.\nUne section technique fera des enquêtes sur\nles conditions du travail ménager, établira des\nrègles pratiques d'hygiène et d'économie, dres-\nsera un programme de démonstrations et de\nconférences, etc. Une section pédagogique s'oc-\ncupera en ordre principal de la diffusion des\nméthodes d'enseignement ménager rationnel.\nLe côté social de la question fera l'objet des\ntravaux d'une troisième section qui commen-\ncera probablement par organiser une tombola\nen vue de créer un fonds de réserve pour le\nCentre d'Etudes.\nLe siège provisoire du Centre national\nd'Etudes est fixé à l'lnstitut agricole de l'Etat»\nà Laeken. On peut y envoyer la correspon-\ndance à l'adresse de Mme Haentjens, secrétaire\ngénérale du Centre d'Etudes, inspectrice prin-\ncipale honoraire.\n(« Le Soir ».)\nNOUVEAUTE.\nIl vient de s'ouvrir au i i 8, avenue du Midif\nà Bruxelles, un bureau de dessins à l'intention\nde MM. les architectes, entrepreneurs, ingé-\nnieurs et constructeurs.\nLe but de cette organisation est de procurer\naux intéressés tous les avantages du bureau de\ndessin particu/ier en leur permettant de dégre-\nver leur budget des frais généraux qu'il occa-\nsionne.\nM. R. Robert se tient à la disposition de\nces Messieurs pour leur fournir tous renseigne-\nments complémentaires.\n(Communiqué. )\nLES PROBLEMES DE L ESCAUT.\nM. Urbain, hydrographe à l'administration\nde la marine, a fait, à Bruxelles, sous les aus-"}, {"page_pdf": 28, "page_imprimee": "154", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.1.28", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 3651, "texte": "pices de la Ligue Maritime belge, une confé-\nrence sur « Les problèmes de l'Escaut ».\nAprès avoir montré les difficultés de cons-\ntruire un chemin de fer en bordure de l'Es-\ncaut, et établi les avantages de la position de\nTermonde, placée au centre du triangle géo-\ngraphique Anvers-Bruxelles-Gand, M. Urbain\nexamine le problème du redressement du\nfleuve. De Grembergen à T ermonde, on\npourrait gagner 12 kilomètres sur le parcours.\nLa- navigation y gagnerait en temps et faci-\nlités. Au surplus, Je conférencier estime que la\npolitique fluviale doit s'inspirer du principe :\n« l'hydraulique doit se plier à l'économique ».\nM. Urbain cite l'exemple de nombreuses\ncoupures déjà réalisées; au Klaverken, en\n1877; à Wetteren, en 1881; à Schel?ebelle,\nen 1882, notamment. Il conclut en disant\nqu'il faut donner à l'Escaut un tracé logique.\nLe coût des travaux à exécuter serait de\nl'ordre de 225 millions; mais la région y\ngagnerai: des possibilités de développement\ntel que les avantages économiques, dont le pays\ntout entier aurait finalement le bénéfice, com-\npenseraient largement cette dépense.\n( « Le Soir », 14-2-3 1. )\nLittoral\nLE PARC NATIONAL DES DUNES.\nPoursuivant son inlassable propagande en\nfaveur de Ja défense des sites et des beautés\nnaturelles de notre pays, M. Rahir, conserva-\nteur aux musées du Cinquantenaire, a donné,\nà la Société Royale de Géographie, une confé-\nrence illustrée par des projections lumineuses\nsur nos dunes et nos plages, de Nieuport-Bains\nà La Panne.\nIl en a décrit avec beaucoup d'enthousiasme\nle charme attirant, le caractère pittoresque, et\na surtout souligné l'œuvre capricieuse et si\nintéressante du vent et de la mer, à la fois\nconstructeurs et destructeurs de leurs propres\nœuvres.\nM. Rahir a dit tout l'intérêt qu'il y aurait\nà constituer un «parc national» de deux cents\nhectares, à proximité de la frontière française,\noù les dunes sont restées à leur état naturel et\nqui constituent une attraction touristique et un\n« document » scientifique absolument pré-\ncieux.\nLa Fédération nationale pour la défense de\nla Nature a déjà pressenti à ce sujet le gou-\nvernement. Celui-ci paraît disposé à accueillir\navec sympathie propositions ou suggestions\nqui lui seraient faites. Il reste à l'opinion pu-\nblique à soutenir les efforts des promoteurs du\nParc national.\nLes applaudissements de l'assemblée ont\nmontré au distingué conférencier qu'il avait\ngagné sa cause.\n(« Le Soir », 14-2-31.)\nffervieiFs\nUN PARC PUBLIC.\nLa ville de Verviers vient d'acquérir, pour\nla somme de 1, 100,000 francs, une magnifi-\nque propriété située à l'entrée même de la\nville, face à la gare de Verviers-Central.\nCette propriété consiste en un château en-\ntouré d'un parc de plusieurs milliers de mètres\ncarrés de superficie. La ville transformera ce\nparc en un jardin pub ic et mettra le château\nen location.\nL'achat de la propriété permettra en même\ntemps de créer une nouvelle voie d'accès vers\nune plaine de jeux dont M. Fernand Peltzer\nvient de faire don à la ville de Verviers.\n\nÉTRANGER\nAngleterre\nDES « BLOCS » DE SIX ETAGES A\nLONDRES.\nLa construction de 7 blocs, de 35 apparte-\nments chacun, vient d'être entreprise par la\nmunicipalité de Westminster, aidée par une\ninterventions financière du duc de Westmin-\nster; ce dernier a, en outre, fait don des ter-\nrains nécessaires sur remplacement des inon-\ndations de janvier 1928.\nL'entrée des appartements s'effectue par les\ncouloirs balcons aménagés à tous les étages. Ils\ncomprennent de une à quatre pièces avec cuisine\net une entrée, La cuisine est aménagée selon Tes\nexigences modernes, avec notamment un vidoir\npour les ordures ménagères. Le bain est sous la"}, {"page_pdf": 29, "page_imprimee": "155", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.1.29", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 3316, "texte": "planche de la table. Un appareil chauffé au\ngaz délivre de l'eau chaude.\nTous les parquets sont en béton sur ossa-\nture métallique. Les cages d'escaliers, en béton\narmé, reçoivent des deux côtés la lumière du\njour.\nLes appartements seront administrés par\nl'organisation féminine «Octavia Hi 1 system».\nLes loyers ne dépasseront pas 5 sh. (31 fr.\n25 ) par semaine pour 2 pièces et 16 sh. (100\nfrancs) pour 4 pièces, impôts compris.\nAllemagne\nFRANCFORT\nLA SUCCESSION D'ERNST MAY au\nposte d'architecte en chef de la municipalité\na réuni 72 candidats. Une première élimina-\ntion a réduit ce nombre imposant aux sept\npersonnalités suivantes : MM. Boehm, Kauf-\nmann, Blattner, Doecker, Niemeyer, Ritter et\nWolf. Aux dernières nouvelles, restaient en\nprésence MM. Boehm. Kaufmann, Doecker et\nNiemeyer.\nBERLIN\nL'EUROPA HAUS s'ouvrira le ler avril pro-\nchain. Cette vaste construction, qui doit abri-\nter 4,000 personnes, est édifiée en béton et en\nacier. La surface totale utilisable atteint\n20,000 m 2 qui sont répartis en bureaux, salles\nd exposition et de club, salles de conférences,\netc. Le bâtiment, haut de 50 mètres, sera cou-\nronné d'une terrasse de 2,000 m 2 où, pendant\nré té, le personnel pourra jouir de bains de\nsoleil. j\nFrance\nPARIS\nL'OFFICE PUBLIC D H. B. M. DE LA\nVILLE a été chargé, en exécution de la Loi\nLoucheur, de l'édification de 18,000 habita-\ntions à bon marché et de 10,000 apparte-\nments à loyers moyens»\nEn outre, une loi récente vient d'autoriser\ntes Offices à construire un nouveau type d'ha-\nbitation, intermédiaire entre l'H. B. M. et\nl appartement à loyer moyen. Le loyer de ce\nnouveau type de logement (4 pièces, cuisine et\ncabinet de toilette) atteindra 3*930 francs.\nUn concours (national) vient d être ouvert\npour la création d'un groupe de ces habitations\nà bon marché améliorées,sur l'emplacement des\nanciennes fortifications (Porte de Saint-Ouen,\nParis).\nPARIS\nLE CHAUFFAGE CENTRAL URBAIN.\nUn projet d'organisation à Paris du chauf-\nfage central urbain a été. on s'en souvient,\nvoté par le conseil municipal. Une concession\na même été accordée à cet effet.\nLe concessionnaire, aux termes de son con-\ntrat, doit établir des canalisations pour distri-\nbuer la chaleur dans les immeubles comme il\nest distribué de l'eau, du gaz ou de l'électricité;\nce a à des tarifs contrôlés par la ville.\nOù en est la réalisation de ce projet?\nInterrogée à ce sujet par M. Moriette, con-\nseiller municipal, l'administration préfectorale\nfait connaître que depuis le ler octobre 1930,\nun réseau dont le développement est de l'ordre\nd'un kilomètre, fonctionne aux environs de la\ngare de Lyon. Ce réseau est alimenté par les\nanciennes chaudières de la centrale de la rue\nde Bercy.\nLa compagnie parisienne de chauffage ur-\nbain procède à la mise au point de projets\nplus importants, dont la réalisation paraît de-\nvoir être entreprise au cours de la présente\nannée.\nMATERIAUX DE CONSTRUCTION\nATTENUANT LES BRUITS DANS LES\nMAISONS.\nLe Touring Club de France a très juste-\nment pensé qu'il serait possible d'atténuer,\ndans une large mesure, les bruits intérieurs par\nl'isolement des murs, des croisons et des plan-\nchers. Deux rapports ont été présentés dans\nce sens, devant une Commission instituée spé-\ncialement par lui à cet effet : un sur « les\nbruits des hôtels », par M. Guillaume, ingé-"}, {"page_pdf": 30, "page_imprimee": "156", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.1.30", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 3558, "texte": "nieur; l'autre sur « les bruits perçus à l'inté-\nrieur des constructions », par M. Poirier, ar-\nchitecte.\nLa Commission a estimé qu'il y avait lieu\nd'organiser une suite d'expériences destinées à\npréciser les qualités des matériaux de construc-\ntion, spécialement étudiés en vue d'un isole-\nment contre le bruit. Ces expériences vont\ndonc avoir lieu au laboratoire d'essais du\nConservatoire des Arts et Métiers, sous la\nhaute direction personnelle de M. Cellerier,\nl'éminent directeur de ce laboratoire. C'est\nassez dire l'intérêt qu'elles présentent et\nqu'elles seront faites avec toutes les garanties\nLa Commission entend que ces matériaux\nde construction auxquels elle s'intéresse soient\nd'un approvisionnement facile, donc couram-\nment offerts sur le marché, que leur utilisation,\nleur composition et leur constitution ne pré-\nsentent pas d'inconvénients au point de vue de\nla mise en œuvre, de la conservation, de l'in-\ncendie, etc.. et aussi, que le prix de revient et\nd'entretien des ouvrages dans lesquels i's sont\nmis en œuvre reste modéré.\nL'étude de ces matériaux limitera ses buts à\nl'étouffement des bruits qui se produisent\nd'une manière habituelle à l'intérieur des lo-\ncaux habitués.\nHollande\nAMSTERDAM-CENTRE. TRACE NOU-\nVEAU DES ARTERES, Un plan important\nde remaniement des artères du centre d'Am-\nsterdam sera approuvé incessamment. Ce plan,\ndressé par les services compétents, a pour but\nde rectifier, d'élargir et de moderniser les voies\nprincipales du trafic urbain central. L'exécu-\ntion de ce vaste projet coûtera 70 millions de\nflorins, et exigera une durée de cinquante an-\nnées.\nAUG. PERRET A AMSTERDAM. A l'oc-\ncasion de la Semaine de l'Alliance française,\nqui eut lieu à Amsterdam du 3 1 janvier au 6\nfévrier, l'architecte Aug. Perret fit une cause-\nrie à l'lnstitut colonial sur « L Architecture\nfrançaise dans son état actuel »♦\nCANAL NOUVEAU.\nLe gouvernement hollandais a déposé un\nprojet pour la création d'un canal direct\nd'Amsterdam au Rhin, aux environs de Tiel.\nAprès divers projets étudiés depuis de nom-\nbreuses années, le projet actuel comporte l'amé-\nlioration du canal actuel de la Merwede. entre\nAmsterdam et Utrecht; la construction de\nnouveaux canaux entre le Trecht et la Leck et\nentre la Leck et Tiel, et d'un canal d'embran-\nchement entre Utrecht et Vreeswijk.\nLes; canaux auront 50 mètres de large, sauf\nle canal d'embranchement d'Utrecht, qui\nn'aura que 35 mètres, 4 mètres de profondeur\nà marée basse, L'ensemble des travaux est éva-\nlué à 65 millions de florins.\nItalie\nUN NOUVEAU PONT.\nLe gouvernement italien a approuvé le\nprojet de construction d'un pont qui relierait\nVenise à la péninsule. Ce pont, parallèle à\ncelui du chemin de fer, sera long de trois km.\nqt large de 20 m. Il sera divisé en trois parties:\nla première, à droite, de 7 m. 50 de largeur,\nréservée aux tramways; le milieu, de 8 m.,\nréservé aux automobiles, et la partie gauche,\nd une largeur de 4 m. 50, réservée aux pié-\ntons et aux cyclistes. Les frais de construction\ns'élèveront à 90 millions de lires.\nJapon\nLA RECONSTRUCTION DES VILLES\nDE TOKIO ET DE YOKOHAMA.\n« Nos lecteurs se rappel'eront les désastres\nproduits pour le séisme du lerIer septembre 1923\naux deux cités japonaises : Tokio et Yoko-\nhama*\nTokio était détruite dans la proportion de\n44 p.c, et Yokohama dans la proportion de\n25 p.c. A Tokio, lia secousse et l'incendie\navaient rasé une superficie de 34,262,000 m 2\nenviron sur 78,546,000* Sur une population\nde 2,260,000 habitants, il y avait eu 58,000\ntués e|t 1,380,000 personnes restaient sans\nfoyer."}, {"page_pdf": 32, "page_imprimee": "158", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.1.32", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 2666, "texte": "A Yokohama, l'étendue dévastée était de\n9,800,000 m 2 sur 37,287,000 et on avait\nrelevé 21,000 tués et 330,000 sinistrés sur\n400,000 habitants.\nOn pensa d'abord qu'il serait possible à\nl'Etat ou à la ville de racheter tous les terrains\ntouchés par l'incendie, de refaire les rues et de\nreconstruire tous les bâtiments. Cette réalisa-\ntion aurait coûté des sommes énormes, néces-\nsitant un emprunt de 5 à 6 milliards de yens.\nD'ailleurs, les autorités de Tokio enten-\ndaient reconstruire la ville sur des bases plus\nmodernes en élargissant et en multipliant le\nnombre de chaussées.\nPour développer la voirie, aménager des\nparcs et des jardins publics, refaire les canaux,\nes autorités japonaises décidèrent d'exproprier\n4,400,000 m- de terrains habités, soit la hui-\ntième partie du so] dévasté.\nLa somme totale nécessaire à la reconstruc-\ntion fut évaluée à 847,500,000 yens, à répar-\ntir sur sept exercices.\nD'après les plans qui ont été dressés, la\nvoirie de Tokio comprend maintenant trois\ncatégories d'artères. Celles de grande circula-\ntion, dont la largeur dépasse 24 mètres; les\nrues de moyenne circulation, arges de 12 a\n24 mètres; les rues de moindre circulation,\nayant moins de 1 2 mètres de large.\nQuant aux parcs et jardins publics, le Bu-\nreau de reconstruction en a fait construire deux\ngrands (couvrant respectivement 58,000 et\n44,000 m 2 ) et cinquante plus petits, ayant de\n3,400 à 4,000 m 2.\nIl a fallu reconstruire plus de 200 ponts à\nTokio et une centaine à Yokohama. Les six\nprincipaux, bâtis dans 1 est de Tokio, sur la\nrivière Sumide, ont une longueur de 150 à\n240 m. et peuvent résister désormais à\nl'épreuve du feu ou des tremblements de terre.\nLe plan de reconstruction comportant en-\ncore l'amélioration de onze canaux existant à\nTokio, avec une longueur totale de 145 km.,\nune largeur variant de 33 à 55 mètres, une\nprofondeur de 1 m, 80 à 2 m. 10. Un dou-\nzième canal long de 374 mètres et large de\n30 a été mis à sec et comblé.\nIl a fallu rebâtir 127 écoles, ainsi que beau-\ncoup d'hôpitaux gratuits et Tes halles centrales,\n(« Chronique des Travaux ». )\nu. s. A.\nUNE USINE SANS FENETRES vient d'eue\nconstruite pour une importante firme d'ou-\ntillage. Le bâtiments ainsi édifié, qui a coûté\n1 1/2 million de dollars, exclut Ja lumière\nnaturelle et les bruits extérieurs. Le rendement\nde travail serait augmenté, selon les prévisions,\nde 33 p.c. Une commsision de psychologues\net de biologues suit de près cette expérience.\nDiverses innovations ont été apportées : la\ncoloration des machines en orange vif, pour\ndiminuer les accidents dûs à l'inattention; la\nprojection de rayons ultra-violets pour vivifier\nl'atmosphère, etc."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-02-01-c012", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-02_01#c012", "volume": "bmtnaac_1931-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "152", "page_fin": "154", "image_debut": 14, "image_fin": 28, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.2.6.1", "titre_corps": "DU PAYS", "titre_sommaire": "DU PAYS", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 14, "page_imprimee": "152", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.1.14", "debut_caractere": 33, "fin_caractere_exclue": 3541, "texte": "DU PAYS\nBruxelles\nLA JONCTION ET LES GARES BRU-\nXELLOISES,\nCi-dessous, le texte de îa protestation pu-\nbliée récemment par la Société Belge des Ur-\nbanistes et Architectes modernistes :\nBruxelles, février 193 1.\nM.ML\nLa Société Belge des, Urbanistes et Archi-\ntectes Modernistes a l'honneur de soumettre\nà votre bienveillante attention la conclusion\nde l'examen approfondi, auquel el?e s'est livrée\nau sujet des questions soulevées par le projet\nde jonction et l'aménagement des gares de l'ag-\nglomération bruxelloise.\nAprès plusieurs séances d'étude des plans et\nmaquettes exposés au Sénat, des plans détaillés\nde la jonction, des projets d'urbanisation pro-\njetés par la ViTe de Bruxelles et de visites des\nemplacements et abords, la S. B. U. A. M. a\nvoté à l'unanimité ce qui suit :\n1. Se déclare partisan du projet d une jonc-\ntion et en tout état de cause de la suppression\nradicale des gares à rebroussements,\n2. Déclare que les avant-projets présentés\npour la transformation des gares et de leurs\nabords ne résolvent pas le problème et sont à\ntous points de vue insuffisants.\n3. Condamne formellement les d'ur-\nbanisation de la Ville de Bruxelles, pour l'uti-\nlisation dispendieuse des (terrains de la jonction\net des abords de la gare centrale; leur réalisa-\ntion étant de nature à créer dans le centre et\npour toute l'agglomération une situation dan-\ngereuse compromettant irrémédiablement tous\nles intérêts vitaux de la capitale, communica-\ntions générales, circulation, hygiène.\nConsidérant en outre qu'aucun engagement\nformel n'a encore été pris quant aux solutions\nurbanistiques et que l'étude de celles-ci ne\nporte aucune entrave à l'exécution de la déci-\nsion qui sera prise :\nPAR CES MOTIFS :\n1. Adjure les mandataires publics, les pou-\nvoirs intéressés et tous ,res organismes s inté-\nressant à l'économie urbaine de faire pression\nsur les administrations en cause pour que soit\nétudié, avec le concours des spécialistes en ma-\ntière d'urbanisme et d'art public, l'aménage-\nment des gares et de leurs abords.\n2. Adjure le gouvernement belge, le gou-\nvernement provincial, la Ville de Bruxelles et\n,fes communes de l'agglomération de mettre en\nconcours l'urbanisation générale de la capitale.\nDécidé en assemblée générale du 28 jan-\nvier 193 1.\nPour exécution :\nLe Président : Verbruggen, P. J. J,\nLe Secrétaire : Hoeben, J. F.\nLe Trésorier : François, L.\nLes Membres : Bourgeois, V.\nEggerickx, Jean.\nLA GARE DU QUARTIER LEOPOLD.\n«On vient de commencer, à l'intérieur de la\ngare du Quartier Léopold, des travaux qui ne\nlaissent pas d'intriguer les passants.\nNous avons indiqué, il y a un certain temps\ndéjà, les transformations que l'on compte ap-\nporter à cette gare.\nLa rue et la place du Luxembourg doivent,\nselon le projet arrêté, être prolongées par un\npont qui passera au-dessus des voies du chemin\nde fer, pour aller rejoindre, de i?autre côté,\nla rue Wiertz. Le bâtiment actuel sera coupé\nen deux par ce pont. Mais il ne s'en portera\npas plus mal, puisqu'il subira, à cette occasion,\ndes modifications et que des améliorations y\nseront apportées.\nL'arrivée des trains se fera d'un côté; les\ndéparts de l'autre. Une passerelle sera cons-\ntruite au-desssus des voies et chaque quai sera\nrelié à cette passerelle par un esca'ier.\nEn même temps, on supprimera, pour une\npartie du trafic, on le sait, le trop fameux\npassage à niveau de la rue Belliard. Celle-ci\n« plongera » du moins sa partie centrale\nà trois mètres sous les voies du chemin de\nfer, ce qui permettra aux autos de circuler"}, {"page_pdf": 27, "page_imprimee": "153", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.1.27", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 3633, "texte": "désormais sans attendre, trépidantes, le passage\nou les manœuvres des trains. Les gros camions,\ndont Ile gabarit ne permet pas ce passage sous\nles voies, devront attendre... Quant au tram,\nil passera sur le pont donit nous venons de\nparler, pour rejoindre la rue Belliard un peu\nplus loin.\nSi nous rappelons aujourd'hui ce projet,\nc'est que « l'amorce » des travaux est consti-\ntuée par l'aménagement allongement et\nélargissement des quais de la ligne de Ter-\nvueren, dont Félectrification a été décidée et\nque Ton compte inaugurer le lerIer juin pro-\nchain.\nIl es|t d'ailleurs infiniment probable que,\npour un délai indéterminé, on remettra à des\ntemps meilleurs l'exécution de ce travail d'en-\nsemble, pour lequel on n'a rien inscrit au\nbudget de 193 1».\n(« Le Soir ». )\nENFANTILLAGES.\nOn doit inaugurer tout prochainement à\nBruxelles un monument aux pigeons combat-\ntants. Cet exemple vient de France, paraît-il.\nIl n'y a en tout cas aucune raison de s'arrêter\ndans une1 voie aussi brillante et ridicule.\nNous attendons toujours que l'on établisse:\ni° le nombre de monuments construits depuis\n1918; 20 la jolie dépense que tout cela repré-\nsente; 30 le nombre de logements sains quil\neut été possible de construire avec ces fonds\nimposants.\nUN CENTRE D'ETUDES D'ECONOMIE\nMENAGERE.\nQuelques professeurs d'université et quel-\nques personnes connues pour l'intérêt qu'elles\nportent à l'enseignement ménager et aux œu-\nvres sociales, viennent de créer un « Centre\nnational d'études et d'économie ménagère ».\nLa réunion constitutive de ce groupement\na eu lieu récemment dans la salle de réception\ndu salon des machines agricoles, au parc du\nCinquantenaire.\nLe comité d'administration a été composé\ncomme suit : Présidents : MM. P. De Vuyst,\nDr P. Sollier, J. Drabs, Mme» Th. Braun;\nsecrétaire générale : Mme Haentjens; secrétaires\ndes sections : Mme Dclaive et Mlles Haustaete\nVan Dorpe et de Villermont; :\nMlle Schoot.\nAu cours de la séance, les membres ont ap-\nprouvé les statuts de l'organisme et en ont pré-\ncisé le programme.\nLe groupement vise à promouvoir, par des\nrecherches scientifiques et la propagande, l'étu-\nde et l'introduction des méthodes rationnelles\ndans l'organisation des ménages, tant en ville\nqu'à la campagne.\nUne section technique fera des enquêtes sur\nles conditions du travail ménager, établira des\nrègles pratiques d'hygiène et d'économie, dres-\nsera un programme de démonstrations et de\nconférences, etc. Une section pédagogique s'oc-\ncupera en ordre principal de la diffusion des\nméthodes d'enseignement ménager rationnel.\nLe côté social de la question fera l'objet des\ntravaux d'une troisième section qui commen-\ncera probablement par organiser une tombola\nen vue de créer un fonds de réserve pour le\nCentre d'Etudes.\nLe siège provisoire du Centre national\nd'Etudes est fixé à l'lnstitut agricole de l'Etat»\nà Laeken. On peut y envoyer la correspon-\ndance à l'adresse de Mme Haentjens, secrétaire\ngénérale du Centre d'Etudes, inspectrice prin-\ncipale honoraire.\n(« Le Soir ».)\nNOUVEAUTE.\nIl vient de s'ouvrir au i i 8, avenue du Midif\nà Bruxelles, un bureau de dessins à l'intention\nde MM. les architectes, entrepreneurs, ingé-\nnieurs et constructeurs.\nLe but de cette organisation est de procurer\naux intéressés tous les avantages du bureau de\ndessin particu/ier en leur permettant de dégre-\nver leur budget des frais généraux qu'il occa-\nsionne.\nM. R. Robert se tient à la disposition de\nces Messieurs pour leur fournir tous renseigne-\nments complémentaires.\n(Communiqué. )\nLES PROBLEMES DE L ESCAUT.\nM. Urbain, hydrographe à l'administration\nde la marine, a fait, à Bruxelles, sous les aus-"}, {"page_pdf": 28, "page_imprimee": "154", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.1.28", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 3014, "texte": "pices de la Ligue Maritime belge, une confé-\nrence sur « Les problèmes de l'Escaut ».\nAprès avoir montré les difficultés de cons-\ntruire un chemin de fer en bordure de l'Es-\ncaut, et établi les avantages de la position de\nTermonde, placée au centre du triangle géo-\ngraphique Anvers-Bruxelles-Gand, M. Urbain\nexamine le problème du redressement du\nfleuve. De Grembergen à T ermonde, on\npourrait gagner 12 kilomètres sur le parcours.\nLa- navigation y gagnerait en temps et faci-\nlités. Au surplus, Je conférencier estime que la\npolitique fluviale doit s'inspirer du principe :\n« l'hydraulique doit se plier à l'économique ».\nM. Urbain cite l'exemple de nombreuses\ncoupures déjà réalisées; au Klaverken, en\n1877; à Wetteren, en 1881; à Schel?ebelle,\nen 1882, notamment. Il conclut en disant\nqu'il faut donner à l'Escaut un tracé logique.\nLe coût des travaux à exécuter serait de\nl'ordre de 225 millions; mais la région y\ngagnerai: des possibilités de développement\ntel que les avantages économiques, dont le pays\ntout entier aurait finalement le bénéfice, com-\npenseraient largement cette dépense.\n( « Le Soir », 14-2-3 1. )\nLittoral\nLE PARC NATIONAL DES DUNES.\nPoursuivant son inlassable propagande en\nfaveur de Ja défense des sites et des beautés\nnaturelles de notre pays, M. Rahir, conserva-\nteur aux musées du Cinquantenaire, a donné,\nà la Société Royale de Géographie, une confé-\nrence illustrée par des projections lumineuses\nsur nos dunes et nos plages, de Nieuport-Bains\nà La Panne.\nIl en a décrit avec beaucoup d'enthousiasme\nle charme attirant, le caractère pittoresque, et\na surtout souligné l'œuvre capricieuse et si\nintéressante du vent et de la mer, à la fois\nconstructeurs et destructeurs de leurs propres\nœuvres.\nM. Rahir a dit tout l'intérêt qu'il y aurait\nà constituer un «parc national» de deux cents\nhectares, à proximité de la frontière française,\noù les dunes sont restées à leur état naturel et\nqui constituent une attraction touristique et un\n« document » scientifique absolument pré-\ncieux.\nLa Fédération nationale pour la défense de\nla Nature a déjà pressenti à ce sujet le gou-\nvernement. Celui-ci paraît disposé à accueillir\navec sympathie propositions ou suggestions\nqui lui seraient faites. Il reste à l'opinion pu-\nblique à soutenir les efforts des promoteurs du\nParc national.\nLes applaudissements de l'assemblée ont\nmontré au distingué conférencier qu'il avait\ngagné sa cause.\n(« Le Soir », 14-2-31.)\nffervieiFs\nUN PARC PUBLIC.\nLa ville de Verviers vient d'acquérir, pour\nla somme de 1, 100,000 francs, une magnifi-\nque propriété située à l'entrée même de la\nville, face à la gare de Verviers-Central.\nCette propriété consiste en un château en-\ntouré d'un parc de plusieurs milliers de mètres\ncarrés de superficie. La ville transformera ce\nparc en un jardin pub ic et mettra le château\nen location.\nL'achat de la propriété permettra en même\ntemps de créer une nouvelle voie d'accès vers\nune plaine de jeux dont M. Fernand Peltzer\nvient de faire don à la ville de Verviers."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-02-01-c013", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-02_01#c013", "volume": "bmtnaac_1931-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "154", "page_fin": "158", "image_debut": 28, "image_fin": 32, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.2.6.2", "titre_corps": "ÉTRANGER", "titre_sommaire": "ÉTRANGER", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 28, "page_imprimee": "154", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.1.28", "debut_caractere": 3016, "fin_caractere_exclue": 3651, "texte": "ÉTRANGER\nAngleterre\nDES « BLOCS » DE SIX ETAGES A\nLONDRES.\nLa construction de 7 blocs, de 35 apparte-\nments chacun, vient d'être entreprise par la\nmunicipalité de Westminster, aidée par une\ninterventions financière du duc de Westmin-\nster; ce dernier a, en outre, fait don des ter-\nrains nécessaires sur remplacement des inon-\ndations de janvier 1928.\nL'entrée des appartements s'effectue par les\ncouloirs balcons aménagés à tous les étages. Ils\ncomprennent de une à quatre pièces avec cuisine\net une entrée, La cuisine est aménagée selon Tes\nexigences modernes, avec notamment un vidoir\npour les ordures ménagères. Le bain est sous la"}, {"page_pdf": 29, "page_imprimee": "155", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.1.29", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 3316, "texte": "planche de la table. Un appareil chauffé au\ngaz délivre de l'eau chaude.\nTous les parquets sont en béton sur ossa-\nture métallique. Les cages d'escaliers, en béton\narmé, reçoivent des deux côtés la lumière du\njour.\nLes appartements seront administrés par\nl'organisation féminine «Octavia Hi 1 system».\nLes loyers ne dépasseront pas 5 sh. (31 fr.\n25 ) par semaine pour 2 pièces et 16 sh. (100\nfrancs) pour 4 pièces, impôts compris.\nAllemagne\nFRANCFORT\nLA SUCCESSION D'ERNST MAY au\nposte d'architecte en chef de la municipalité\na réuni 72 candidats. Une première élimina-\ntion a réduit ce nombre imposant aux sept\npersonnalités suivantes : MM. Boehm, Kauf-\nmann, Blattner, Doecker, Niemeyer, Ritter et\nWolf. Aux dernières nouvelles, restaient en\nprésence MM. Boehm. Kaufmann, Doecker et\nNiemeyer.\nBERLIN\nL'EUROPA HAUS s'ouvrira le ler avril pro-\nchain. Cette vaste construction, qui doit abri-\nter 4,000 personnes, est édifiée en béton et en\nacier. La surface totale utilisable atteint\n20,000 m 2 qui sont répartis en bureaux, salles\nd exposition et de club, salles de conférences,\netc. Le bâtiment, haut de 50 mètres, sera cou-\nronné d'une terrasse de 2,000 m 2 où, pendant\nré té, le personnel pourra jouir de bains de\nsoleil. j\nFrance\nPARIS\nL'OFFICE PUBLIC D H. B. M. DE LA\nVILLE a été chargé, en exécution de la Loi\nLoucheur, de l'édification de 18,000 habita-\ntions à bon marché et de 10,000 apparte-\nments à loyers moyens»\nEn outre, une loi récente vient d'autoriser\ntes Offices à construire un nouveau type d'ha-\nbitation, intermédiaire entre l'H. B. M. et\nl appartement à loyer moyen. Le loyer de ce\nnouveau type de logement (4 pièces, cuisine et\ncabinet de toilette) atteindra 3*930 francs.\nUn concours (national) vient d être ouvert\npour la création d'un groupe de ces habitations\nà bon marché améliorées,sur l'emplacement des\nanciennes fortifications (Porte de Saint-Ouen,\nParis).\nPARIS\nLE CHAUFFAGE CENTRAL URBAIN.\nUn projet d'organisation à Paris du chauf-\nfage central urbain a été. on s'en souvient,\nvoté par le conseil municipal. Une concession\na même été accordée à cet effet.\nLe concessionnaire, aux termes de son con-\ntrat, doit établir des canalisations pour distri-\nbuer la chaleur dans les immeubles comme il\nest distribué de l'eau, du gaz ou de l'électricité;\nce a à des tarifs contrôlés par la ville.\nOù en est la réalisation de ce projet?\nInterrogée à ce sujet par M. Moriette, con-\nseiller municipal, l'administration préfectorale\nfait connaître que depuis le ler octobre 1930,\nun réseau dont le développement est de l'ordre\nd'un kilomètre, fonctionne aux environs de la\ngare de Lyon. Ce réseau est alimenté par les\nanciennes chaudières de la centrale de la rue\nde Bercy.\nLa compagnie parisienne de chauffage ur-\nbain procède à la mise au point de projets\nplus importants, dont la réalisation paraît de-\nvoir être entreprise au cours de la présente\nannée.\nMATERIAUX DE CONSTRUCTION\nATTENUANT LES BRUITS DANS LES\nMAISONS.\nLe Touring Club de France a très juste-\nment pensé qu'il serait possible d'atténuer,\ndans une large mesure, les bruits intérieurs par\nl'isolement des murs, des croisons et des plan-\nchers. Deux rapports ont été présentés dans\nce sens, devant une Commission instituée spé-\ncialement par lui à cet effet : un sur « les\nbruits des hôtels », par M. Guillaume, ingé-"}, {"page_pdf": 30, "page_imprimee": "156", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.1.30", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 3558, "texte": "nieur; l'autre sur « les bruits perçus à l'inté-\nrieur des constructions », par M. Poirier, ar-\nchitecte.\nLa Commission a estimé qu'il y avait lieu\nd'organiser une suite d'expériences destinées à\npréciser les qualités des matériaux de construc-\ntion, spécialement étudiés en vue d'un isole-\nment contre le bruit. Ces expériences vont\ndonc avoir lieu au laboratoire d'essais du\nConservatoire des Arts et Métiers, sous la\nhaute direction personnelle de M. Cellerier,\nl'éminent directeur de ce laboratoire. C'est\nassez dire l'intérêt qu'elles présentent et\nqu'elles seront faites avec toutes les garanties\nLa Commission entend que ces matériaux\nde construction auxquels elle s'intéresse soient\nd'un approvisionnement facile, donc couram-\nment offerts sur le marché, que leur utilisation,\nleur composition et leur constitution ne pré-\nsentent pas d'inconvénients au point de vue de\nla mise en œuvre, de la conservation, de l'in-\ncendie, etc.. et aussi, que le prix de revient et\nd'entretien des ouvrages dans lesquels i's sont\nmis en œuvre reste modéré.\nL'étude de ces matériaux limitera ses buts à\nl'étouffement des bruits qui se produisent\nd'une manière habituelle à l'intérieur des lo-\ncaux habitués.\nHollande\nAMSTERDAM-CENTRE. TRACE NOU-\nVEAU DES ARTERES, Un plan important\nde remaniement des artères du centre d'Am-\nsterdam sera approuvé incessamment. Ce plan,\ndressé par les services compétents, a pour but\nde rectifier, d'élargir et de moderniser les voies\nprincipales du trafic urbain central. L'exécu-\ntion de ce vaste projet coûtera 70 millions de\nflorins, et exigera une durée de cinquante an-\nnées.\nAUG. PERRET A AMSTERDAM. A l'oc-\ncasion de la Semaine de l'Alliance française,\nqui eut lieu à Amsterdam du 3 1 janvier au 6\nfévrier, l'architecte Aug. Perret fit une cause-\nrie à l'lnstitut colonial sur « L Architecture\nfrançaise dans son état actuel »♦\nCANAL NOUVEAU.\nLe gouvernement hollandais a déposé un\nprojet pour la création d'un canal direct\nd'Amsterdam au Rhin, aux environs de Tiel.\nAprès divers projets étudiés depuis de nom-\nbreuses années, le projet actuel comporte l'amé-\nlioration du canal actuel de la Merwede. entre\nAmsterdam et Utrecht; la construction de\nnouveaux canaux entre le Trecht et la Leck et\nentre la Leck et Tiel, et d'un canal d'embran-\nchement entre Utrecht et Vreeswijk.\nLes; canaux auront 50 mètres de large, sauf\nle canal d'embranchement d'Utrecht, qui\nn'aura que 35 mètres, 4 mètres de profondeur\nà marée basse, L'ensemble des travaux est éva-\nlué à 65 millions de florins.\nItalie\nUN NOUVEAU PONT.\nLe gouvernement italien a approuvé le\nprojet de construction d'un pont qui relierait\nVenise à la péninsule. Ce pont, parallèle à\ncelui du chemin de fer, sera long de trois km.\nqt large de 20 m. Il sera divisé en trois parties:\nla première, à droite, de 7 m. 50 de largeur,\nréservée aux tramways; le milieu, de 8 m.,\nréservé aux automobiles, et la partie gauche,\nd une largeur de 4 m. 50, réservée aux pié-\ntons et aux cyclistes. Les frais de construction\ns'élèveront à 90 millions de lires.\nJapon\nLA RECONSTRUCTION DES VILLES\nDE TOKIO ET DE YOKOHAMA.\n« Nos lecteurs se rappel'eront les désastres\nproduits pour le séisme du lerIer septembre 1923\naux deux cités japonaises : Tokio et Yoko-\nhama*\nTokio était détruite dans la proportion de\n44 p.c, et Yokohama dans la proportion de\n25 p.c. A Tokio, lia secousse et l'incendie\navaient rasé une superficie de 34,262,000 m 2\nenviron sur 78,546,000* Sur une population\nde 2,260,000 habitants, il y avait eu 58,000\ntués e|t 1,380,000 personnes restaient sans\nfoyer."}, {"page_pdf": 32, "page_imprimee": "158", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.1.32", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 2666, "texte": "A Yokohama, l'étendue dévastée était de\n9,800,000 m 2 sur 37,287,000 et on avait\nrelevé 21,000 tués et 330,000 sinistrés sur\n400,000 habitants.\nOn pensa d'abord qu'il serait possible à\nl'Etat ou à la ville de racheter tous les terrains\ntouchés par l'incendie, de refaire les rues et de\nreconstruire tous les bâtiments. Cette réalisa-\ntion aurait coûté des sommes énormes, néces-\nsitant un emprunt de 5 à 6 milliards de yens.\nD'ailleurs, les autorités de Tokio enten-\ndaient reconstruire la ville sur des bases plus\nmodernes en élargissant et en multipliant le\nnombre de chaussées.\nPour développer la voirie, aménager des\nparcs et des jardins publics, refaire les canaux,\nes autorités japonaises décidèrent d'exproprier\n4,400,000 m- de terrains habités, soit la hui-\ntième partie du so] dévasté.\nLa somme totale nécessaire à la reconstruc-\ntion fut évaluée à 847,500,000 yens, à répar-\ntir sur sept exercices.\nD'après les plans qui ont été dressés, la\nvoirie de Tokio comprend maintenant trois\ncatégories d'artères. Celles de grande circula-\ntion, dont la largeur dépasse 24 mètres; les\nrues de moyenne circulation, arges de 12 a\n24 mètres; les rues de moindre circulation,\nayant moins de 1 2 mètres de large.\nQuant aux parcs et jardins publics, le Bu-\nreau de reconstruction en a fait construire deux\ngrands (couvrant respectivement 58,000 et\n44,000 m 2 ) et cinquante plus petits, ayant de\n3,400 à 4,000 m 2.\nIl a fallu reconstruire plus de 200 ponts à\nTokio et une centaine à Yokohama. Les six\nprincipaux, bâtis dans 1 est de Tokio, sur la\nrivière Sumide, ont une longueur de 150 à\n240 m. et peuvent résister désormais à\nl'épreuve du feu ou des tremblements de terre.\nLe plan de reconstruction comportant en-\ncore l'amélioration de onze canaux existant à\nTokio, avec une longueur totale de 145 km.,\nune largeur variant de 33 à 55 mètres, une\nprofondeur de 1 m, 80 à 2 m. 10. Un dou-\nzième canal long de 374 mètres et large de\n30 a été mis à sec et comblé.\nIl a fallu rebâtir 127 écoles, ainsi que beau-\ncoup d'hôpitaux gratuits et Tes halles centrales,\n(« Chronique des Travaux ». )\nu. s. A.\nUNE USINE SANS FENETRES vient d'eue\nconstruite pour une importante firme d'ou-\ntillage. Le bâtiments ainsi édifié, qui a coûté\n1 1/2 million de dollars, exclut Ja lumière\nnaturelle et les bruits extérieurs. Le rendement\nde travail serait augmenté, selon les prévisions,\nde 33 p.c. Une commsision de psychologues\net de biologues suit de près cette expérience.\nDiverses innovations ont été apportées : la\ncoloration des machines en orange vif, pour\ndiminuer les accidents dûs à l'inattention; la\nprojection de rayons ultra-violets pour vivifier\nl'atmosphère, etc."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-02-01-c014", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-02_01#c014", "volume": "bmtnaac_1931-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "81", "page_fin": "84", "image_debut": 15, "image_fin": 18, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.2.7", "titre_corps": "LE PRIX ANNUEL D'ARCHITECTURE VAN DE VEN", "titre_sommaire": "LE PRIX ANNUEL D'ARCHITECTURE VAN DE VEN", "signature_source": "H. LOUEL", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 15, "page_imprimee": "81", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.1.15", "debut_caractere": 68, "fin_caractere_exclue": 1911, "texte": "L'ARCHITECTURE EN BELGIQUE\nLE PRIX ANNUEL D'ARCHITECTURE\nVAN DE VEN\n\nLe prix annuel, fondé par MM. Van de Ven\npour encourager le mouvement d'architec-\nture moderne en Belgique, vient d'être dé-\ncerné pour la quatrième fois cette année.\nCent et un travaux étaient soumis à l'exa-\nmen du jury.\nOserait-on conclure, devant ce nombre peu\nnégligeable, que l'architecture moderne\nprogresse rapidement en notre pays ? Ou,\ntout simplement, faut-il croire que les pré-\noccupations de « faire moderne » tentent un\nplus grand nombre d'architectes ? En tout\ncas, l'on doit admettre que le Prix Van de\nVen a conquis, aujourd'hui, une place im-\nportante dans l'intérêt des milieux architec-\nturaux belges.\nEt sans doute convient-il ici de rendre hom-\nmage à l'initiative généreuse et intelligente\nde MM. Van de Ven, fondateurs du con-\ncours. L'aide qu'ils apportent ainsi dans la\nlutte contre la routine est utile et précieuse.\nEt cette aide permet d'oublier qu'il n'existe\nchez nous aucun organisme officiel chargé\nde veiller au progrès nécessaire de l'archi-\ntecture.\nCependant, qu'on nous permette, encore, de\nformuler deux souhaits :\nOn sait qu'il est question d'étendre l'admis-\nsion au jury du Prix Van de Ven à un plus\ngrand nombre de sociétés d'architecture.\nUne manière de roulement aurait été pro-\nposée dans le but de permettre à toutes ces\nsociétés d'envoyer leur délégué au Con-\ncours. Il est nécessaire que les organisa-\nteurs du Prix se méfient. Le Prix, jugé par\ndes architectes hostiles ou indifférents au\nmouvement architectural moderne, serait\ndétourné de son but, absolument. Ce but est\nclair; il explique d'ailleurs la faveur dont\njouit aujourd'hui le Prix Van de Ven.\nEnfin, que l'on tienne davantage en consi-\ndération qu'une œuvre architecturale n'est\npas seulement moderne par son aspect,\nmais aussi par son plan et sa construction."}, {"page_pdf": 16, "page_imprimee": "82", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.1.16", "debut_caractere": 71, "fin_caractere_exclue": 1307, "texte": "Gela enlèverait au Prix Van de Ven ce ca-\nractère peut-être trop exclusif de « Con-\ncours de façade », que nous constations déjà\nl'an dernier.\nNous sommes persuadés, par ailleurs, que\nle Prix Van de Ven justifiera tout l'espoir\nque les architectes modernes ont mis en\nlui.\nNos lecteurs trouveront ci-après le texte du\nrapport élaboré par l'architecte H. Louel,\ndélégué par la Société des Architectes de\nla Flandre Orientale.\nIMPRESSION GENERALE.\nLa tâche du jury fut ardue, tant les œuvres\nenvoyées furent nombreuses à éveiller l'in-\ntérêt.\nSi certains projets trahissent encore le sou-\nci de plaire par l'ornement inopportun et\npar la combinaison toute gratuite dans la\nligne, le relief et les tons, laissant planer\nl'équivoque sur les procédés, un grand nom-\nbre des œuvres examinées marquent une\ntendance très résolue à vouloir s'abstenir\nde séduire l'esprit autrement que par le ri-\ngorisme d'une expression plastique scrupu-\nleusement rationnelle, avec la volonté bien\narrêtée de n'avoir recours qu'à ce qui est\nl'essentiel.\nLES ŒUVRES PRIMEES.\nM. HENDRICKX, classé premier, a réa-\nlisé, par l'unité et l'harmonie, une œuvre\nd'un ensemble reposant et dont la sil-\nhouette, robuste et agréable, cadre parfaite-\nment avec l'ambiance."}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "83", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.1.17", "debut_caractere": 80, "fin_caractere_exclue": 1622, "texte": "Si la répartition des masses est bonne, le\nrapport des vides et des pleins paraît moins\nheureux.\nL'œuvre de M. DE KONINGK, qui obtint\nla première mention, a réuni les suffrages\npar la simplicité et la sincérité d'une fa-\nçade parfaitement appropriée à la destina-\ntion. L'attention du jury fut particulière-\nment retenue par les nombreuses qualités\nd'un plan dont l'agencement condensé as-\nsure cependant un maximum de rendement.\nIl semble toutefois que le même soin n'ait\npas été apporté dans la solution de l'éclai-\nrage de la cage d'escalier.\nM. DE LIGNE, à qui la deuxième men-\ntion fut accordée, a présenté une œuvre\nd'une réalisation distinguée et sobre. Le\nparfait équilibre des masses contribue à\ndonner à l'ensemble une allure grave et im-\nposante.\nMM. LEBORGNE se sont fait décerner\nla troisième mention par la présentation\nd'une œuvre dont le programme est excel-\nlemment compris par rapport au paysage.\nLe caractère original et la hardiesse de la\nconception n'excluent cependant pas quel-\nque lourdeur.\nBien campée, quoique un peu sèche, l'œu-\nvre de M. VAN STEENBERGEN se fait\nattribuer la quatrième mention. La fran-\nchise des façades, répliques catégoriques\naux injonctions du programme, ne manque\npas d'attrait.\nLe jury exprime le regret de ne pas dis-\nposer de plus de primes et décide de dis-\ntinguer, par une mention spéciale, les œu-\nvres de : MM. GLAESSENS, JASINSKY,\nLELUBRE, POLY & PUTTEMANS et\nNYST.\nPar l'organe de M. DE RIDDER, le jury\nse fait l'interprète des architectes, pour re-\nmercier M. Van de Ven.\n\nH. LOUEL."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-02-01-c016", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-02_01#c016", "volume": "bmtnaac_1931-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "82", "page_fin": "82", "image_debut": 16, "image_fin": 16, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.2.7.2", "titre_corps": "HABITATION A BRUXELLES. Architecte G. Hendricx. Prix Van de Ven 1931.", "titre_sommaire": "HABITATION A BRUXELLES. Architecte G. Hendricx. 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Au reste, nous\nn'avons pas à montrer trop de fierté pour\nce que furent nos ronflantes et cacopho-\nniques expositions du Centenaire. Et l'on\npeut douter qu'il sera fait mieux en 1935.\nSignalons donc l'œuvre réalisée à Stock-\nholm, qui restera un exemple.\nCité nordique merveilleusement située,\nStockholm avait réservé à son Exposition\nun emplacement de choix : les deux rives\nverdoyantes du Djurgardsviken ; le beau\nlac Malar formant un avant-plan d'eau\ncalme.\nL'entrée principale de l'Exposition donne\naccès à un large Corso, le long duquel sont\nrangés successivement les pavillons admi-\nnistratifs et particuliers, exécutés sous la\ndirection de l'éminent architecte E. G.\nAsplund, ordonnateur de l'Exposition. Puis\nviennent les jardins, abondamment fleuris,\net les espaces réservés aux fêtes et aux con-\ncerts. Ce premier ensemble, consacré aux\nArts Industriels, est relié au second, les\nhabitations modèles, par le très intéressant\nrestaurant Paradiset, œuvre des architectes\nAsplund et Eriksson. Autour de ce bâti-\nment, vaste et bien ordonné, se groupent\ndiverses constructions d'intérêt national.\nLa Cité d'expérience est un des centres\nd'intérêt les plus puissants. En effet, ici\nsont réalisées des habitations-types, conçues\ndans un esprit très objectif et exécutées\navec grand soin. Ce groupe, élaboré après\nun travail très approfondi, supporte la com-\nparaison avec les réalisations étrangères\nd'importance : Stuttgart, Brno, Bres-\nlau, etc. Les préoccupations de ses con-\nstructeurs témoignent clairement en faveur\nde cette architecture précise, extra-senti-\nmentale à laquelle se haussent peu à peu\nles pays progressistes.\nAinsi l'Exposition de Stockholm revêt une\nsignification extraordinaire, puisqu'elle\nmarque l'adhésion de la Scandinavie aux\nprincipes de l'Architecture vivante interna-\ntionale. Et cette adhésion, venue d'un peu-\nple réfléchi vaut qu'on la considère.\nOn ne peut négliger aussi d'observer Pin-"}, {"page_pdf": 20, "page_imprimee": "86", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.1.20", "debut_caractere": 186, "fin_caractere_exclue": 927, "texte": "fl-uencê d'un homme éminent sur l'orienta-\ntion décisive de l'architecture suédoise, en\nsa première manifestation de Stockholm.\n.Cet homme, E. G. Asplund, auteur de di-\nverses constructions importantes, dont la\nBibliothèque Nationale à Stockholm (en-\ncore empreinte de « nationalisme architec-\ntural ») n'a pas cru pouvoir méconnaître\nl'effort constructif international. Ayant\nporté intérêt aux grands travaux du mou-\nvement rationaliste, aux œuvres de W. Gro-\npîus, de Le Corbusier, aux réalisations de\nStuttgart, Asplund a recréé sa propre con-\nception de l'architecture, en même temps\nqu'il groupait autour de lui des jeunes ar-\nchitectes épris du même but. C'est à cette\npléiade organisatrice que l'on doit l'œuvre\naccomplie à Stockholm."}, {"page_pdf": 22, "page_imprimee": "88", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.1.22", "debut_caractere": 199, "fin_caractere_exclue": 1134, "texte": "Mais il faut dire un mot aussi de cette\nentreprise peu commune qu'est la Société\nsuédoise Slojd, vieille de septante ans, et\ndont le but est le développement des arts\nindustriels. C'est donc une sorte de Werk-\nbund, dont l'objectif est peut-être plus li-\nmité que ne l'est celui des Werkbund alle-\nmand, autrichien ou suisse; mais il faut\nadmettre que l'effort de renaissance ac-\ncompli par cette société, depuis 1914, date\nde l'exposition de Malmo, tient véritable-\nment du prodige. Jadis vouée au progrès de\nla production artisanale, l'Association\nSlojd a franchement abordé le problème\nmoderne tout scientifique de l'objet indus-\ntrialisé, conçu sans faiblesse et dans le but\nd'être fabriqué mécaniquement. En outre,\ndélaissant l'objet de luxe, l'Association a\nporté tout son intérêt à l'objet courant, d'u-\ntilisation domestique quotidienne. Le Dr.\nG. Paulsson, Directeur exécutif de l'As-\nsociation, a déclaré hautement « qu'il ne"}, {"page_pdf": 23, "page_imprimee": "89", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.1.23", "debut_caractere": 230, "fin_caractere_exclue": 1144, "texte": "pouvait désormais plus être question pour\nl'architecte de dessiner, par exemple, les\npoignées de portes, les accessoires les plus\ndivers, les rideaux, les meubles. Il est aussi\nfutile a dit le Dr. Paulsson de parler\nde l'aménagement artistique du home, lors-\nqu'il s'agit de 99 p. c. des membres de la\nsociété, que de leur proposer d'aller faire\nune cure de repos sur la Riviera ».\nL'Association Slojd, animée d'un tel es-\nprit, n'a pas hésité à créer un office spé-\ncial agissant comme intermédiaire entre les\ntechniciens des Arts industriels et les so-\nciétés industrielles mêmes. C'est donc aussi\nà cette étroite et intelligente collaboration\nque l'on doit la qualité surprenante des\ncréations industrielles exposées à Stock-\nholm : mobilier, objets et accessoires d'é-\nquipement domestique, textiles, tapis, etc.,\nsans oublier par exemple les engins de\ntransport dont Stockholm offrait d'éton-\nnants spécimens."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-02-01-c022", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-02_01#c022", "volume": "bmtnaac_1931-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "85", "page_fin": "85", "image_debut": 19, "image_fin": 19, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.2.8.1", "titre_corps": "Maquette d'une partie de l'Exposition. Architecte E. G. Asplund.", "titre_sommaire": "Maquette d'une partie de l'Exposition. Architecte E. G. Asplund.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 19, "page_imprimee": "85", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.1.19", "debut_caractere": 2237, "fin_caractere_exclue": 2301, "texte": "Maquette d'une partie de\nl'Exposition.\nArchitecte E. G. Asplund."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-02-01-c023", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-02_01#c023", "volume": "bmtnaac_1931-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "86", "page_fin": "86", "image_debut": 20, "image_fin": 20, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.2.8.2", "titre_corps": "Vue d'une partie de l'Esplanade, point d'aboutissement du Corso, dont on voit les bâtiments au fond. Au premier plan, à gauche, l'estrade des musiciens, avec son plafond accoustique.", "titre_sommaire": "Vue d'une partie de l'Esplanade, point d'aboutissement du Corso, dont on voit les bâtiments au fond. Au premier plan, à gauche, l'estrade des musiciens, avec son plafond accoustique.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 20, "page_imprimee": "86", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.1.20", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 184, "texte": "Vue d'une partie de l'Esplanade, point d'aboutissement du Corso, dont on voit les bâti-\nments au fond. Au premier plan, à gauche, l'estrade des musiciens, avec son plafond\naccoustique."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-02-01-c024", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-02_01#c024", "volume": "bmtnaac_1931-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "86", "page_fin": "87", "image_debut": 20, "image_fin": 21, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.2.8.3", "titre_corps": "Ci-contre : Les jardins au bord de l'eau. Le sol de ces jardins est chauffé électriquement, ce qui a permis l'éclosion rapide d'une floraison superbe. A droite, les hangars abritant l'exposition des bateaux, canots et yachts.", "titre_sommaire": "Ci-contre : Les jardins au bord de l'eau. Le sol de ces jardins est chauffé électriquement, ce qui a permis l'éclosion rapide d'une floraison superbe. A droite, les hangars abritant l'exposition des bateaux, canots et yachts.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 20, "page_imprimee": "86", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.1.20", "debut_caractere": 929, "fin_caractere_exclue": 1154, "texte": "Ci-contre :\nLes jardins au bord de l'eau.\nLe sol de ces jardins est chauffé\nélectriquement, ce qui a permis\nl'éclosion rapide d'une floraison\nsuperbe.\nA droite, les hangars abritant\nl'exposition des bateaux, canots\net yachts."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-02-01-c025", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-02_01#c025", "volume": "bmtnaac_1931-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "88", "page_fin": "88", "image_debut": 22, "image_fin": 22, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.2.8.4", "titre_corps": "VUE INTÉRIEURE DU GRAND RESTAURANT. Architecte E. G. Asplund. Un système d'écrans extérieurs a permis l'ensoleillement total de la façade, sans que cela nuise à la vue ou au confort de l'intérieur.", "titre_sommaire": "VUE INTÉRIEURE DU GRAND RESTAURANT. Architecte E. G. Asplund. Un système d'écrans extérieurs a permis l'ensoleillement total de la façade, sans que cela nuise à la vue ou au confort de l'intérieur.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 22, "page_imprimee": "88", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.1.22", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 197, "texte": "VUE INTÉRIEURE DU GRAND RESTAURANT.\nArchitecte E. G. Asplund. 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On observera que rien, à l'Exposition de Stockholm, n'est exclusivement monumental. Un des attraits pour le visiteur, en effet, est qu'il y trouve tout à ses proportions.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 23, "page_imprimee": "89", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.1.23", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 228, "texte": "VUE DU CORSO, PRISE DU BATIMENT DE LA NORDISKA\nKOMPANIET. On observera que rien, à l'Exposition de Stockholm,\nn'est exclusivement monumental. Un des attraits pour le visiteur,\nen effet, est qu'il y trouve tout à ses proportions."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-02-01-c027", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-02_01#c027", "volume": "bmtnaac_1931-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "90", "page_fin": "90", "image_debut": 24, "image_fin": 24, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.2.8.6", "titre_corps": "Les principaux clichés qui illustrent ces pages, nous ont été obligeamment prêtés par la revue “The Architects' Journal”, Londres.", "titre_sommaire": "Les principaux clichés qui illustrent ces pages, nous ont été obligeamment prêtés par la revue “The Architects' Journal”, Londres.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 24, "page_imprimee": "90", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.1.24", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 882, "texte": "L'ESTRADE EN PLEIN AIR RÉSERVÉE\nAUX MUSICIENS.\nLa forme particulière du panneau abritant\ncette estrade est dictée rigoureusement par\nles lois de la réflexion acoustique. Le son\nest en effet puissamment envoyé vers la\nvaste esplanade vis-à-vis, où 50.000 audi-\nteurs peuvent prendre place en cas de\nconcert.\nLe soir, le plafond acoustique sert aussi\nde réflecteur lumineux.\nA la page ci-contre :\nLE MAT PUBLICITAIRE, construction métallique haute de 85 mètres, qui domine\nl'Exposition. Au sommet se trouve l'emblème de l'Exposition de Stockholm : deux ailes\nd'avion réunies à une extrémité, La loge qui se trouve au bas de la construction est\nréservée pendant les concerts aux notabilités. Le reste du temps cette loge sert de\nbureau de renseignements.\nLes principaux clichés qui illustrent ces pages, nous ont été obligeamment prêtés par la\nrevue “The Architects' Journal”, Londres."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-02-01-c029", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-02_01#c029", "volume": "bmtnaac_1931-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "92", "page_fin": "92", "image_debut": 26, "image_fin": 26, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.2.8.8", "titre_corps": "VUE D'UNE PARTIE DU CORSO, promenade principale en bordure de laquelle sont édifiées les diverses constructions. On voit ici le remarquable Planétarium, moins important, certes, mais beaucoup plus caractéristique que le planetarium érigé par le Prof. W. Kreiss à Dusseldorf, en 1926, à l'occasion de la “Gesolei”.", "titre_sommaire": "VUE D'UNE PARTIE DU CORSO, promenade principale en bordure de laquelle sont édifiées les diverses constructions. On voit ici le remarquable Planétarium, moins important, certes, mais beaucoup plus caractéristique que le planetarium érigé par le Prof. W. Kreiss à Dusseldorf, en 1926, à l'occasion de la “Gesolei”.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 26, "page_imprimee": "92", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.1.26", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 315, "texte": "VUE D'UNE PARTIE DU CORSO, promenade principale en bordure de laquelle sont édifiées les\ndiverses constructions. On voit ici le remarquable Planétarium, moins important, certes, mais beau-\ncoup plus caractéristique que le planetarium érigé par le Prof. W. Kreiss à Dusseldorf, en 1926, à\nl'occasion de la “Gesolei”."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-02-01-c030", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-02_01#c030", "volume": "bmtnaac_1931-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "158", "page_fin": "159", "image_debut": 32, "image_fin": 33, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.2.9", "titre_corps": "INFORMATION TECHNIQUE", "titre_sommaire": "INFORMATION TECHNIQUE", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 32, "page_imprimee": "158", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.1.32", "debut_caractere": 2668, "fin_caractere_exclue": 3841, "texte": "INFORMATION\nTECHNIQUE\nUN NOUVEAU SYSTEME BREVETE\nDE VOUTES EN COQUILLES,\nJusqu'à présent, pour le calcul et la cons-\ntruction des voûtes, on a toujours rattaché\ncelles-ci à deux types déterminés.\nLe premier suppose la voûte stable par elle-\nmême dans le p*an de sa coupe transversale;\nelle repose aux naissances sur des appuis rigi-\ndes par articulations aux encastrements plus\nou moins complet et l'ouvrage est calculé pour\nune tranche d'un mètre.\nLe deuxième suppose que la voûte est cons-\ntituée d une plaque reposant sur desi arcs ou.\nsi la distance entre ceux-ci est trop grande, sur\ndes nervures portant dTarc à arc.\nDans les deux cas, le problème a toujours\nété traité par la statique du plan.\nEn réalité, si Ton considère l'ensemble :\narc, hourdis et nervures, il se comporte comme\nune poutre portant dans le sens des généra-\ntrices du cylindre, dans le cas des voûtes en\nberceau, et l'étude de la stabilité de la cons-\ntruction se fait par la statique de l'espace, La\nvoûte ainsi constituée a, en effet, une très\ngrande raideur et ne nécessite des appels qu'à\na retombée des arcs raidisseurs, à l'exclusion\nde tout autre support le long des naissances\nde la voûte."}, {"page_pdf": 33, "page_imprimee": "159", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.1.33", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 1151, "texte": "Ce nouveau type de construction s'adapte\négalement aux coupoles de tout genre et per-\nmet de couvrir de grands espaces avec des por-\ntées inconnues pour les autres types. Il en\nrésulte, d'autre part, une économie considéra-\nble qui lui ouvre un champ d'application illi-\nmité.\nL'exécution de ce procédé de construction\nconsiste dans l'emploi d'un treil'is métallique\ndont le montage est simple et rapide. Ce treil-\nlis est constitué de barres assemblées les unes\naux autres par boulons. Ce sont des pièces en\nV estampées d'une longueur rigoureusement\nexacte et maintenues aux extrémités d'un cy-\nlindre formant nœud. Cet assemblage très\nrigide rend inutile tout échafaudage intérieur;\nil épouse la forme de la voûte et ne prend\nappui qu'aux naissances. Le montage du réseau\nse fait à raison de 1 m 2 par ouvrier en Ï 5 à\n20 minutes. Il est ensuite recouvert de planches\nou de tôles minces formant Faire de pose du\nbéton armé.\nDans son numéro de février, « La Techni-\nque des Travaux » publie une étude complète\nde ce nouveau sysitème de toitures exposé\nthéorique et applications pratiques étude\nillustrée de nombreux plans et photographies."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-02-01-c031", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-02_01#c031", "volume": "bmtnaac_1931-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "159", "page_fin": "160", "image_debut": 33, "image_fin": 34, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.2.10", "titre_corps": "CONGRÈS INTERNATIONAUX", "titre_sommaire": "CONGRÈS INTERNATIONAUX", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 33, "page_imprimee": "159", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.1.33", "debut_caractere": 1153, "fin_caractere_exclue": 3403, "texte": "CONGRÈS\nINTERNATIONAUX\nCONGRES INTERNATIONAL DE L'HA-\nBITATION, A BERLIN, 1-5 JUIN 1931-\nL'Association Internationale de l'Habita-\ntion (siège à Francfort-sur-Main, 27, Hansa\nAllee ) invite toutes les corporations et orga-\nnisations, ainsi que toutes les femmes et tous\nles hommes qui poursuivent F amélioration des\nconditions des logements à prendre part\nau Congrès International de l'Habitation. Il\nsera arrangé sous le protectorat du Ministère\nd'Etat des Travaux, du Ministère prussien de\nPrévoyance sociale et de la Ville de Berlin pen-\ndant le temps du lerIer au 5 juin 1931 à Berlin,\ndans les salles de la maison seigneuriale. Dr*\nh. c H+ Hirtsiefer, Ministre prussien de la\nPrévoyance sociale, en est le président hono-\nraire*\nLes sujets du Congrès :\nI. L'importance sociale actuelle et future de\nl'économie d'habitation.\nDe l'activité privée, publique et des orga-\nnisations d'utilité publique pour parer à la\ncrise du logement. Spécialement, on s'occupera\ndes questions suivantes :\nA. Dans les conditions actuelles, la cons-\ntruction basée sur le rendement de l'économie\nprivée (entreprises privées de constructions)\nsans subvention publique peut-elle répondre\naux besoins d'habitation de la masse de la\npopulation (besoins de petites habitations)\nd'une manière à satisfaire aux exigences socia-\nles, hygiéniques et culturelles?\nB. Comment doit-on régler la question\néconomique en matière de construction, en vue\nde remédier d'une manière satisfaisante à la\npénurie des petits logements?\nC. Comment doit-on réglementer l'admi-\nnistration des habitations construites par des\ncorporations ou par des sociétés d'utilité pu-\nblique?\nIL La construction de petites habitations à\nprix abordables pour locataires à ressources mi-\nnimes.\n111, Inspection du logement (contrôle et\nentretien).\nLe programme du Congrès prévoit trois\naprès-midi pour la visite des principaux im-\nmeubles à logements, colonies et cités-jardins\nde Berlin.\nLe Congrès est suivi d'un voyage d'études à\nBreslau, 'Prague, Dresde, Leipzig et dans la\nrégion industrielle de l'Allemagne centrale.\nTous ceux qui ont l intenition de prendre\npart au Congrès sont priés de s'annoncer sans\nengagement pour que nous puissions leur en-\nvoyer d'autres communications concernant le\nCongrès."}, {"page_pdf": 34, "page_imprimee": "160", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.1.34", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 1845, "texte": "XIIIe CONGRES INTERNATIONAL DE\nL'HABITATION ET DE L'AMENAGE-\nMENT DES VILLES.\nLa Fédération Internationale de l'Habita-\ntion et de l'Aménagement des Villes réunit son\n13e Congrès International de l'Habitation et\nde l'Aménagement des Villes à Berlin, du\nlerIer au 5 juin 193 1. Le Congrès est chaleureu\nsement soutenu par les autorités du Reich et de\nPrusse et par le Magistrat de Berlin. En même\ntemps, aura lieu une grande Exposition alle-\nmande de la Construction, l'une des plus com-\nplètes qui aient été organisées depuis plusieurs\nannées. Une importante section en sera consti-\ntuée par l'Exposition Internationale de l'Ha-\nbitation et de l'Aménagement des Villes, à\nl'organisation de laquelle la Fédération a\ndonné de tout cœur sa collaboration.\nLes deux principaux sujets de discussion au\nCongrès seront : jîa suppression des taudis et\nle problème du trafic par rapport à l'amé-\nnagement urbain et régional.\nD'importantes délégations assisteront au\nCongrès, venant de toutes les parties du monde\net un grand nombre des principales autorités\nde divers pays présenteront des rapports au\nCongrès. Pendant le Congrès, auront lieu des\nvisites aux programmes de construction d'ha-\nbitations à Berlin et à Postdam. Après le Con-\ngrès, seront organisées des visites au Spreewald\nà Dresde, Hambourg et Essen.\nOn peut se procurer tous détails sur le Con-\ngrès à la Fédération Internationa de l'Ha-\nbitation et de l'Aménagement des Villes, Bed-\nford Row, 25, London W. C. 1.\nMILAN\nLE IIe CONGRES INTERNATIONAL DE\nTECHNIQUE SANITAIRE ET DfHY-\nGIENE COMMUNALE aura lieu à Milan,\ndu 20 au 26 avril 193 i- En même temps que\nce Congres, la Foire internationale de Milan\nouvrira la IIe Exposition Internationale de\nTechnique Sanitaire et d'Hygiène,\nPour tous renseignements, s adresser au se-\ncrétariat du Congrès, à Milan, 7, Piazza del\nDuomo,"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-02-01-c032", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-02_01#c032", "volume": "bmtnaac_1931-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "160", "page_fin": "161", "image_debut": 34, "image_fin": 35, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.2.11", "titre_corps": "EXPOSITION", "titre_sommaire": "EXPOSITION", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 34, "page_imprimee": "160", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.1.34", "debut_caractere": 1847, "fin_caractere_exclue": 3172, "texte": "EXPOSITION\nL'EXPOSITION ALLEMANDE DU BA-\nTIMENT EN 193 1.\nCette Exposition, de (très grande envergure,\ndont nous avons déjà parlé, se tiendra à Ber-\nlin, du 9 mai au 9 août 193 1. Les stands se-\nront installés sur les terrains réservés aux\ngrandes expositions, dans le Kaiserdamm.\nElle comprendra cinq catégories principales:\nA. Exposition internationale de l/urba-\nnisme et de l'habitation;\nB* L'architecture de notre époque;\nC. Le logement actuel;\nD. La construction moderne;\nE. Exposition spéciale de la construction\nrurale.\nL'idée maîtresse de cette manifestation a été\nde faire comprendre l'évolution, le développe-\nment, les tendances économiques, les principes\nqui dominent tout le mouvement actuel de\nl'industrie du bâtiment; de répandre dans le\npublic, une notion exacte des problèmes géné-\nraux de la construction, de l'intéresser à; ces\nproblèmes, de faire naître un nouvel esprit.\nLes buts que 11' on se propose d'atteindre\nsont de favoriser l'esprit d'initiative, de réali-\nser des types nouveaux de construction et des\naméliorations techniques. Ces buts, s'ils sont\natteints, n'auront pas seulement pour effet\nd'intéresser des éléments nouveaux et de pro-\nvoquer un accroissement sérieux du chiffre\nd'affaires, mais encore de former, de diriger\nl'esprit public dans un sens artistique, instruc-\ntif et pratique."}, {"page_pdf": 35, "page_imprimee": "161", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.1.35", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 2178, "texte": "L'Exposition désire moins consacrer au\npassé et au futur qu'au développement actuel-\nlement en cours, assumant ainsi le rôle d'édu-\ncatrice et d'inspiratrice des voies nouvelles.\nOn n'y trouvera point de simples exposés\ntechniques, mais un choix de problèmes expo-\nsés de manière vivante. En un mot, ce n'est\npas d'une construction morte qu'il s'agira,\nmais de réalisations d'images agissantes, d'ha-\nbitations et d'installations en pleine activité.\nOn estime à Berlin que les idées de rationa-\nlisation sonit encore trop disparates et peu con-\nnues; elles souffrent d'un manque de clarté,\nde cohésion; elles ont besoin d'être rassemblées\net en quelque sorte matérialisées.\nL'Exposition sera donc comme une con-\ncrétisation de toutes fes idées nouvelles, scien-\ntifiques et artistiques, réunies dans un ensem-\nble bien cohérent et dans un cadre approprié.\nLe 26 février dernier, une réunion plénière\na eu lieu à Berlin avec le concours de 700\npersonnalités environ du monde scientifique,\nartistique et technique. Le programme défi-\nnitif de l'Exposition y fut arrêté.\nDans un exposé très substantiel, le conseiller\nRippert, Président de l'Exposition, montra les\nraisons qui avaient prévalu. Cette manifesta-\ntion, a-t-il dit. doit être la concentration ra-\ntionalisée de tous les éléments appelés dans la\npratique à collaborer à la construction.\nOn escompte en Allemagne un très vif suc-\ncès et on estime que l'Exposition, dont la\ndurée est exceptionne lement grande, provo-\nquera non seulement un nouvel essor de l'in-\ndustrie. mais créera un sitade nouveau de la\nconstruction et sera en quelque sorte le point\nde départ d'un développement de méthodes et\nd'enseignements nouveaux.\nLa Fédération internationale du Bâtiment\ner des Travaux; I publics suit de très près les\nimportants travaux et les innovations actuelle-\nment en cours en Allemagne. E le a juste-\nment choisi l'époque de l'Exposition pour con-\nvoquer à Berlin une Conférence internatio-\nnale sous les auspices des deux grandes Fédé-\nrations allemandes du Bâtiment et des Tra-\nvaux publics. D'ores et déjà, le Comité de\nl'Exposition lui a également assuré tout son\nconcours.\n(« Chronique des Travaux »♦ )"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-02-01-c033", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-02_01#c033", "volume": "bmtnaac_1931-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "161", "page_fin": "162", "image_debut": 35, "image_fin": 36, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.2.12", "titre_corps": "CONCOURS", "titre_sommaire": "CONCOURS", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 35, "page_imprimee": "161", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.1.35", "debut_caractere": 2180, "fin_caractere_exclue": 3256, "texte": "CONCOURS\nHOLLANDE\nMONUMENT DE JONGH, ROTTER-\nDAM. Ce concours international a rencontré\nun grand succès puisque 204 envois sont par-\nvenus au jury. Dans ce nombre, 83 provien-\nnent d'architectes hollandais, 94 allemands et\n27 français et divers.\nCHARLEROI\nNous avons reçu les résultats de ce trop\nfameux concours. Ils n'intéressent vraisembla-\nblement que fort peu nos lecteurs. Nous préfé-\nrons certes le jugement qu'on va lire, et que\nG. Brunfaut a publié dans « Le Document » :\nCe concours, annoncé à grand renfort de\npublicité, auquel crédit d'honnêteté paraissait\ngaranti, vient d'échouer de superbe façon dès\nla première épreuve.\nCe qui était à prévoir, en raison de la ma-\njorité laissée aux dé/égués de Charleroi, en\nraison de leur esprit de clocher, de leur pas-\nséisme et de leur franche ignorance de toute\nsolution moderne s'est produit.\nSoixante-huit concurrents avaient donc\ntenté de résoudre le classique problème : un\nhôtel de ville. Pour cela, inspirés de solutions-\ntypes, se référant par exemple à la façon dont\nl'administration de Bruxelles vient de recons-"}, {"page_pdf": 36, "page_imprimee": "162", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.1.36", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 1310, "texte": "tituer ses bureaux, ils avaeint étudié, dépensé\nleur belle activité pendant des mois et essayé\nde créer l'œuvre dont tout architecte rêve.\nEn quelques heures, le jury a éliminé une\nvingtaine de projets nuls, une autre quaran-\ntaine de conceptions à mérites différents, les a\nexpédiés dans l'au-delà et a retenu enfin six\nœuvres transcendantes parmi lesquelles celle\nd'un Carolorégien que l'on n'était pas parvenu\nà imposer antérieurement sans concours. A\nquoi le concours devait d'ailleurs aboutir!\nIl est à regretter* devant pareille hécatombe,\nque les délégués d'associations s'en soient laissé\nimposer au point de mener tambour battant\nleur besogne. Voyez d'ailleurs ce président-\ndictateur qui déclare en toute honnêteté, à\nl'encontre du programme :\npas de façades modernes;\npas de hall des guichets, rien que des bu-\nreaux fermés;\npas de terrasses.\nC'est un monument qu'il nous faut et non\nune œuvre rationnelle.\nEt voyez, après cela, ces délégués architectes\nqui s'imaginent pouvoir défendre leurs con-\nfrères!\nC'est pourquoi la foule des concurrents n est\npas satisfaite. Et s'il leur reste le profit d'avoir\nappris Teur métier, puisque l'architecture est\ntelle qu'on n'y cesse d'apprendre, il leur reste\naussi une amère désillusion.\nMais aussi, qu'allaient-ils faire en cette ga-\n« x t\niere!"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-02-01-c034", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-02_01#c034", "volume": "bmtnaac_1931-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "162", "page_fin": "162", "image_debut": 36, "image_fin": 36, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.2.13", "titre_corps": "ORGANISMES", "titre_sommaire": "ORGANISMES", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 36, "page_imprimee": "162", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.1.36", "debut_caractere": 1312, "fin_caractere_exclue": 2801, "texte": "ORGANISMES\nLA SOCIETE BELGE DES URBANISTES\nET ARCHITECTES MODERNISTES,\ndont le Baron V. Horta et Henri Van de\nVelde sont Présidents d'Honneur, vient, en\nassemblée générale annuelle, de nommer son\nComité de Direction pour l'exercice 193 1; il\nse compose comme suit :\nPrésident : Verbruggen, Pierre;\nVice-Président : Nyst, Alfred;\nSecrétaire Général : Hoeben, J. F.;\nTrésorier : François, Lucien;\nMembres : Bourgeois. Victor;\nEggerickx, Jean.\nLA SOCIETE CENTRALE D'ARCHI-\nTECTURE DE BELGIQUE a fixé comme\nsuit la composition de son Comité-Directeur\npour Tannée 193 1 :\nPrésident : Bonduelle, Paul;\nPremier vice-président : Mayne, Servais.\nSecond vice-président : David, Léon;\nSecrétaire : Puttemans, Robert.\nSecrétaire-adjoint : Bormans, Marcel.\nTrésorier : Neirynck, Frans;\nTrésorier-adjoint : Poppet Raymond;\nBibliothécaire : Duymu Hilloné.\nMembres : Al lard, James;\nCoppe, Vital;\nCoppieters, Jean;\nDevos, Pierre;\nHendrickx, Georges;\nNisoli, Ernest;\nMembres suppléants : Callewaert, Albert;\nDerée, Henri.\nConseillers : (membres en surnombre).\nLes anciens présidents, le président et\nadministrateurs des divers comités.\nSOCIETE ROYALE DES ARCHITECTES\nD'ANVERS.\nComposition de la Direction pour 1931»\nPrésident : J. De Braey;\n, Premier Vice-Président :H. Van Dyk.\nDeuxième Vice-Président : W. Van Kuyck ;\nSecrétaire : F. Derrnond;\nSecrétaire-adjoint : H. Claes.\nTrésorier : F. Bollekens;\nBibliothécaire : L. De Mol;\nBibliothécaire-adjoint : L. Stynen.\nSecrétariat : 29, rue du Péage, Anvers,"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-02-01-c035", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-02_01#c035", "volume": "bmtnaac_1931-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "163", "page_fin": "164", "image_debut": 37, "image_fin": 38, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.2.14", "titre_corps": "BIBLIOGRAPHIE", "titre_sommaire": "BIBLIOGRAPHIE", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 37, "page_imprimee": "163", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.1.37", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 1642, "texte": "BIBLIOGRAPHIE\n\nArchitecture\nADOLF LOOSt par H. Kulk. Dans la collec-\ntion (( Neues Bauen in der Welt », publiée à\nVienne par les éditions Anton Schroll et C°.\nL'ouvrage contient 48 pages de texte et 270\nillustrations et plans. Prix : 20 RM.\nZUR NEUEN WOHNFORM, par les archi-\ntectes Luckhardt et Anker. Aux éditions Bau-\nwelt, Berlin, 1930. Ouvrage de 64 pages dont\n48 planches. Prix : 8-20 RM.\n10 JAHRE WERKBUNDARBEIT IN\nWURTEMBERG, publié par la section wur-\ntembergeoise du Werkbund allemand. Edité à\nStuttgart par la TagbîattdruckereLUn volume\nde 80 pages dont 66 planches illustrées. Prix:\n50 RM.\n\nUrbanisme\nDIE GRUNDLAGEN DES STADTEBAUES\nund die Problème des Stadtebauesrechtes. par\n*e Prof. R. Heiligenthal. Edité par la Deutsche\nBauzeitung, Berlin.\nWIRTSCHAFTLICHER STADTEBAU u.\nangewandte kommunale Verkehrs wissenchaft,\npar H* L, Sierks, ing. Aux éditions Kaden\net C°t à Dresde, L ouvrage contient 285 p.,\net 157 illustrations.\nGRUNDRISS DER SICHERENt REI-\nCHER RUHIGEN STADTt par H. L-\nSierks, ing. Aux éditions Kaden et C°, Dresde.\nUn ouvrage de 307 pagest avec plans et illus-\ntrations.\nTHE NEW DAY IN HOUSING, par L. H.\nPink édité par The John Day Cy, New-\nYork. Un ouvrage de 19 i pages. Prix : 3.50\ndollars.\n\nTechnique\nSTAHL IM HOCHBAU. Guide pour le\ncalcul et l'exécution des constructions métal-\nliques, publié par l'Association allemande des\nTechniciens de la construction métallique.\nDusseldorf et Ber in* Editions Stahleisen et\nJuHus Springer. Un fort vol. de 761 pages.\nPrix : 1 2 RM.\nEIN NEUZEITLICHER GROSSBAU VON\nDER FUNDIERUNG BIS ZUR VOLLEN-\nDUNGt par Dr. E. Kutzner. Editions Julius\nHoffmann, Stuttgart,"}, {"page_pdf": 38, "page_imprimee": "164", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.1.38", "debut_caractere": 411, "fin_caractere_exclue": 1124, "texte": "SCHUTZ DES BAUWERKE GEGEN\nCHEMISCHE UND PHYSIKALISCHE\nANGRIFFE. par le Prof. O. Graff et ring.\nH. Go:bel. Aux éditions W. 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Elément très\ncapable. Ecrire à La Cité sous initiales Wr T.\nDESSINATEUR débutant cherche emploi\ndans entreprise bruxel?oise ou bureau ingé-\nnieur. Ecrire au Bureau de la Revue aux\ninitiales C. T. H.\nJEUNE DESSINATEUR SUISSE cherche\nemploi, même début., chez architecte ou bu-\nreau d'entreprise. Ecrire à La Cité sous ini-\ntiales A, W. G.\nTRADUCTIONS techniques, en, français,\nnéerlandais et allemand. Ecrire à La Cité sous\ninitiales G. K. (Gand ).\nDISPONIBLES. Les clichés ayant paru jus-\nqu'à ce jour dans La Cité peuvent être em-\npruntés au tarif de 30 centimes le cm2.\nARCHITECTE céderait d'occasion quelques\nouvrages et traités de construction. Ecrire au\nBureau de la Revue sous initiales V. W.\nMODERNE BAUFORMEN (année 1930)\nà céder d'occasion. Collection complète. Ecrire\nsous initiales C. 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Première année. (Rare) ....... fr. 60.—\nDeuxième année. (Rare). ....... 40.\n3e, 4% se,5e, 6e, 7e et 8e années, le volume .... 25.\nCes volumes peuvent être fournis reliés en pleine toile moyennant un supplément\nde 15 francs.\nLA REVUE « TEKHNE » série d'avant-guerre), collection complète de la\n2e année (1912-1913). Beau volume de 516 pages, sur papier couché,\nillustré de 250 clichés ........ . 40.\nL'Art et la Société, par H.-P. Berlage, architecte à Amsterdam. Tirés à part de\nla Revue « Art et Technique » (septembre 1913-février 1914). Un volume\nluxueusement imprimé et illustré de 98 clichés .... . 50.\nLe Cœur de la Ville de Bruxelles, par Charles Buis, avec traduction d'une con-\nférence de C. Ciirlitt sur la « Conservation du cœur d'anciennes villes ».\nUne brochure de 24 pages ........ . 4.—\nL'Abbaye de la Cambre, par G. des Marez ...... . 4.\nPaul Hankar (1859-1901), par Ch. Conrardy et Raym. Thibaut. Une brochure\nillustrée ........... . 4.\nConstantin Meunier. L'historique de son monument au travail, par R. Thiry et\nG. Hendrickx. Une brochure illustrée ...... . 4.\nL'Art des Jardins et le nouveau jardin pittoresque, par Louis van der Swaelmen,\narchitecte-paysagiste ......... . 2.\nBelœil. Le Versailles Belge, par Louis van der Swaelmen, architecte-paysagiste 4.\nEtude sur la Forêt de Soignes, par Louis van der Swaelmen ... . 4.\nL'Abbaye de la Cambre. Restauration des Jardins Louis XIV, par Louis van der\nSwaelmen, architecte-paysagiste ....... . 4.\nL'habitation coloniale. Sa construction au Congo Belge, par Gast. Boghemans.\nUne brochure de 20 pages abondamment illustrée ... . 4.\nMatériaux de substitution dans la construction de maisons, par J. Seroen, archi-\ntecte. Une brochure illustrée ....... . 4.\nL'architecture hollandaise, par Luc Paul Haesaerts. Une brochure illustrée . 4.\nRéduction de 5© p. c. aux nouveaux abonnés"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-02-01-c042", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-02_01#c042", "volume": "bmtnaac_1931-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 3", "page_fin": "couv. 3", "image_debut": 39, "image_fin": 39, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.2.17", "titre_corps": "PRIX DE L'ABONNEMENT à l'année en cours de la Revue « LA CITE » et de", "titre_sommaire": "PRIX DE L'ABONNEMENT à l'année en cours de la Revue « LA CITE » et de", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 39, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.1.39", "debut_caractere": 1876, "fin_caractere_exclue": 2307, "texte": "PRIX DE L'ABONNEMENT à l'année en cours de la Revue « LA CITE » et de\nson supplément « TEKHNE » : Belgique, 40 francs. 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Anon. 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VERWIIGHEit, Ing, C. C.\nSecrétaire «le la Rédaction i Emile HENVAUX, Architecte\nREDACTEURS S V. BOURGEOIS, architecte, Bruxelles\n9L. sa. de KOHINCK« Architecte. Bruxelles - J. J.\nEG6ESIB X. Architecte. Bruxelles - A. FRANCHE N.\nArchitecte. Anvers - 4. F. HOEBEN. Architecte. Bruxelles -\nH. KOSTE, Architecte. Anvers - S. B. LAUWERS, Architecte.\nMailnes - J. MOUTSCHEN. Architecte, Liège - A. M VST.\nArchitecte»ingénieur, Bruxelles » J. M. VAN HARDEVELD,\nArchitecte, Amsterdam.\nles Rédacteurs et Collaborateurs sent seuls responsables «le\nleurs articles. « Il sera rendu compte dans \"LA CITÉ*' de tout\nouvrage dont deux exemplaires seront envoyés à la revue.\nABONNEMENTS s Belgiciue s 40 francs. Étranger :\n5S francs eu 11 toelgas. - Le numéro s 5 francs\ntesnpte ihè<giies P®sfan revue \"Ul CITÉ** Ne 163.21.\n»®mr la vente au numéro s'adresser exclusivement aux librairies\nMpAt principal s librairie MNERTIN, Condenberg. 58-62. Bruxelles."}, {"page_pdf": 3, "page_imprimee": "141", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.1.3", "texte": "SUPPLÉMENT MENSUEL D'INFORMATION & DE TECHNIQUE\nQUATRIÈME ANNEE (NOUVELLE SERIE) -1931. - NUMERO 7\n\nSOMMAIRE :\nRapport présenté par l'Architecte\nLe Corbusier, au IIIe Congrès In-\nternational d'Architecture Mo-\nderne, Bruxelles 1930 , ♦ ♦ ♦ 141\nEtude technique sur le Treillage\nCéramique ♦.♦♦♦♦♦ 148\nEchos et informations :\ndu pays , . 152\nde l'étranger 154\nNote technique sur les voûtes en\ncoquilles , , . , . . . , 158\nCongrès . ♦ 159\nExpositions 160\nConcours 161\nOrganismes 162\nBibliographie . , , . . , , , 163\nAnnonces 164\n\nLe numéro de LA CITE inclus dans le pré-\nsent fascicule contient :\nune note illustrée sur le Prix Annuel Van\nde Ven;\nun article illustré sur l'Exposition de Stock-\nho'm 1930,\n\nRAPPORT\nTROISIEME CONGRES INTERNATIO-\nNAL D'ARCHITECTURE MODERNE,\nBRUXELLES, NOVEMBRE 1930.\nsur le parcellemewt «IH sel des\nvilles et les immeubles\ndestinés à l'habitation\nprésenté par\nl'architecte IE CORBUSIER (Paris)\nLa question posée par le Congrès invite à\nporter un jugement sur le principe des cons-\ntructions basses, moyennes ou hautes.\nLes réponses conduisent à requérir de l'au-\ntorité les modifications nécessaires des régle-\nmentations municipales en vigueur dans les\ndiverses villes du monde.\nDe prime abord, je tiens à affirmer que la\nquestion posée ne peut représenter qu'une par-\ntie du problème général de l'urbanisation mo-\nderne, Les vues d'ensemble sont aujourd hui\nplus que jamais indispensables; il serait péril-\nleux de fixer dès maintenant un point de dé-\ntail que des nouvelles questions survenant im-\nmédiatement après, viendraient rendre caduc\nLa question relative à la hauteur des mai-\nsons d'habitation peut se poser sous une autre\nforme autrement plus palpitante : l'antago-\nnisme de deux conceptions contradictoires fon-\ndamentales d'urbanisme :"}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "142", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.1.4", "texte": "Première conception : Les villes en cités-\njardins, qui ont pour effet la dispersion d'une\nagglomération et l'extension considérable du\nterritoire des villes.\nDeuxième conception : Les villes en concen-\ntration, bâties en hauteur, rassemblant les ha-\nbitants dans un phénomène social solidaire et\nréduisant au minimum la superficie des villes.\nPar ailleurs, il faut admettre l'existence de\ndeux sortes d'organisation de villes : les gran-\ndes villes et les petites villes,\nLa grande ville est-elle un événement bien-\nfaisant ou un événement malfaisant? Quelles\ndevraient être ses limites : un, deux, cinq, dix\nmillions d'habitants? Nous n'avons pas à\nrépondre ici, le phénomène des grandes villes\nexiste; il représente en certains moments, les\nlieux d'un événement hiérarchique de qualité:\nla grande ville est devenue un pôle attractif\nqui attire à elle et qui, par réciproque, renvoie\nhors d'elle, les effets spirituels nés de cette\nconcentration intense. Les grandes villes sont\nen réalité des postes de commandement.\nLes petites villes sont plus ou moins des\nintentions de grandes villes immobilisées à\nun état moyen par le jeu de circonstances que\nnous n'avons pas à voir ici. Jusqu'à nouvel\navis, l'artifice possible est difficile dans la\nconstitution des grandes villes et aussi dans\ncelle des petites; et s'il est toutefois possible au\nmoment de la fondation de la cité, il est rare\nque la vie n'apporte aux programmes envi-\nsagés, de profondes altérations. Il faut admet-\ntre ces interventions inattendues du destin, et\nne point prétendre à l'éternité dans nos pro-\npositions d'urbanisation; et c'est ceci qui, pré-\ncisément, décuplera nos énergies : notre œuvre\ndoit être réalisée de notre vivant, car les siècles\nou les décades qui viennent, agiront autrement\nque nous, avec des programmes autres. Et si\nnous n'agissons pas avec l'énergie que j'évoque\nici, la vie fera place à la léthargie, à la pour-\nriture : la décadence de la ville apportera la\nmisère et l'esclavage.\nLes expériences de l'histoire montrent que\npour des raisons militaires, l'étendue de cer-\ntaines cités créées de toutes pièces avait été éner-\ngiquement limitée par des phénomènes artifi-\nciels : les fortifications de la ville. Mais la\nvie est arrivée là-dessus : les villes ont craqué\nsous la poussée de la vie. Aujourd'hui, en\nU, R, S, S,, le programme d'équipement na-\ntional conduit à fixer d une manière autocra-\ntique rétendue de près de 400 villes nouvelles\nqui feront partie du programme quinquennal»\nCette étendue est limitée à une contenance fixe\nde 50,000 habitants. Ici, c'est un jeu de cir-\nconstances particulières, d'ailleurs momentané,\nqui motive F opportunité d'une telle décision;\nnous retrouvons bien difficilement de telles\nconditions dans les vieux pays européens*\nLes villes servent à habiter et à travailler*\nDans TU, R. S, S,, avec les programmes nou-\nveaux (en quelque sorte, la colonisation d'un\nterritoire immense), la liaison est directe entre\nle travail et l'habitation, puisque la ville de\n50,000 habitants est fondée autour ou à côté\nd une usine ou d'un gisement nouveau. N'ou-\nblions pas que l'U, R, S* S. est un territoire\ngigantesque, désertique et que de telles villes\noffrent un aspect analogue à celui du camp\nretranché d'une expédition de conquête. N'ou-\nblions pas non plus que la question est réglée\npar un régime non capitaliste et que, par consé-\nquent, la décision émane autoritairement d'une\nvolonté fixe imposant sa discipline-\nDans les grandes villes actuelles, l'habita-\ntion et le travail qui se réalisent simultané-\nment pour chaque individu dans deux lieux\ndifférents très éloignés l'un de l'autre, consti-\ntuent un complexe dont le fonctionnement\nest devenu presque impossible, La question\ndes transports, tout naturellement, y est deve-\nnue capitale. Elle y a pris une telle impor-\ntance et les remèdes proposés se butent à de\ntels obstacles, que toute issue semblerait chimé-\nrique si l'on n'admettait la possibilité d'une\nsolution par des initiatives révolutionnaires\nauxquelles nous convient les techniques mo-\ndernes, Dans les petites villes, la question des\ntransports est de moindre importance,\nLa réaction de la grande ville sur la petite\nest démontrée, non d'une manière absolue,\nmais en général : les grands centres sont les\ncollecteurs de la pensée et ce sont eux qui,\nmaintenant, inspirent dans la plupart de leurs\nmanifestations, les provinces. Car n'oublions\npas que ce sont les idées, quelles qu elles soient,\nqui font se réunir les hommes,\nLa présente question (Congrès de Bruxelles\n1930) se limitant à « habiter », comporte en\nplus, éventuellement, quelques considérations\nsur le problème des transports. Mais, s'il s'agit\n\nTEK H N E"}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "143", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.1.5", "texte": "TEK H N E\n\nde grandes villes, immédiatement, cette der-\nnière question devient prépondérante.\nSi Fon retient de la question cette signifi-\ncation « habiter », l'intérêt se ramène à un\nhomme : problème d'ordre biologique et sen-\ntimental. La biologie et le sentiment sont au-\njourd'hui en déficit dans les villes.\nLa biologie réclame :\na) Un « vase » pour une famille, maintenu\ndans le plus strict isolement par rapport aux\nautres vases, aux autres familles : problème\nd'insonorisation.\nb) L'afflux de lumière : Nous savons que\nla lumière solaire nous est indispensable, mais\nnous manquons de précision sur les effets de\nson absence, de sa radiation directe ou indi-\nrecte, de l'interposition d'un plan de verre, etc.\nLes médecins, les physiciens, les chimistes doi-\nvent nous renseigner après avoir fait les expé-\nriences utiles.\nc) La disposition d'air par : la nouvelle\nmédecine (débordant les certitudes scientifiques\ninsuffisantes et s'orientant à nouveau vers les\nconceptions cosmiques fondamentales) entend\nmaintenir à l'air naturel des vertus peut-être\nnon explicables, mais en tous cas incontesta-\nble. Or, la question de l'air pur au-dedans des\nmaisons est liée intimement à celle du chauf-\nfage et de la ventilation; au dehors, elle est\nliée à celle de la perturbation de l'atmosphère\npar les poussières et les charbons et des germes\ninnombrables.\nd) L'économie dans Ventretien du logis :\nle verdict est clair : nous sommes assujettis au\nrégime solaire, à la journée solaire; le pro-\nblème se tient dans les limites de 24 heures et\nc'est hors ces limites de 24 heures que doit\nêtre refoulée la fatigue qui est devenue notre\nsort commun. C'est par l'organisation des ser-\nvices communs que le monde moderne évitera\nles fatigues stériles. Mais c'est aussi par l'adhé-\nsion aux principes d'une nouvelle conscience\nmoderne que le monde moderne définira sa\nnotion de bonheur et, par conséquent, saura\nimpitoyablement rejeter les sources inutiles\nde fatigue. Par la reconnaissance\nd'une conscience moderne permettra de définir\nles facteurs propices à défatiguer, c'est-à-dire\nà satisfaire, à réjouir, à réconforter, car la\nfatigue n'est pas que matérielle.\ne) La récupération des forces physiques et\nnerveuses de la machine humaine. Il s'agit de\ni entretien de la machine, nettoyage quotidien,\nvidange des toxines, récupération des forces\nnerveuses, maintien ou accroissement des for-\nces musculaires. La question entraîne l'organi-\nsation de services nouveaux dans la maison\n(culture physique, etc.) et hors de la maison\n(sport quotidien). Cela, pour chacun : père,\nmère et enfants.\nMais tout ceci n'est que matière stérile si\nles besoins sentimentaux qui sont les propres\nmoteurs des hommes, ne trouvent une nour-\nriture suffisante. Pour ce qui peut nous concer-\nner, nous architectes, je les résume en ces deux\nmots : spectacle et architecture. Et j'évoque,\nici, un groupe de perception, de sensations, qui\nsont de la nature de l'harmonie; je me con-\ntente ici, afin d'être bref, d'en affirmer la né-\ncessité par cette argumentation négative : c'est\nle manque d'harmonie - la cacophonie\nqui a détraqué en ces temps troublés la biologie\nhumaine et le cœur humain. Là sont des mal-\nheurs que nous pensons pouvoir vaincre par\nl'organisation du phénomène architectural\ncontemporain.\nNous sommes donc en face d'un problème\ncomplexe et non point à une seule face. N'en-\nvisager qu'une face de la réforme architectu-\nrale et urbaine signifierait : mécompte.\nRedresser des règlements édilitaires par une\nsolution fragmentaire signifierait : remettre\ntout en question dans quelques années.\nOn ne peut parler d'urbanisme moderne\naujourd'hui que parce que le XIXe siècle nous\na dotés des techniques modernes. Ce sont les\ntechniques modernes qui apportent les solu-\ntions à l'urbanisation des villes.\nIl est un autre fait nouveau : l'aménagement\nimminent de la société machiniste. En vérité,\ntransformation profonde de coutumes sécu-\nlaires, intervention de nouveaux usages et, en-\ncore, possibilité de nouveaux usages.\nUn troisième fait nouveau agite le monde\nentier : la recherche d'une autorité capable de\nprendre les décisions formidables qui puissent\nassurer la réalisation des nécessités collectives,\nla satisfaction des besoins collectifs.\nTous ces événements sont simultanés; ils\nremuent actuellement la masse de tous les peu-\nples soit dans la violence, soit dans la tension"}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "144", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.1.6", "texte": "TEK H N E\n\nd'une évolution plus ou moins lente. L'archi-\ntecture contemporaine et l'urbanisme procè-\ndent directement de l'état social contemporain.\nC'est entendu. Tenons-nous au courant, par\nnos investigations personnelles, des formes que\nrevêt l'évolution générale actuelle, mais, je\nvous le demande instamment, ne nous occu-\npons ni de politique, ni de sociologie ici. Ces\ndeux phénomènes sont infiniment trop com-\nplexes; encore s'y joint l'économique. Nous ne\nsommes pas qualifiés pour discuter en congrès\nde ces questions. Je le répète, nous devons res-\nter architectes et urbanistes et, sur ce terrain\nprofessionnel, faire connaître à ceux dont c'est\nles fonctions, dont c'est le désir et dont c'est\nla tendance, les possibilités et les nécessités\nd ordre architectural et urbaniste.\nApportons notre adhésion d'architectes à ce\npostulat fondamental qui représente, pour\nnous, des recherches techniques extrêmement\ndélicates : le respect de la liberté individuelle.\nPlus que cela en vérité : la restitution d'une\nliberté perdue, la rupture d'un véritable escla-\nvage, Dans la ville et dans la maison, l'archi-\ntecture et l'urbanisme peuvent apporter satis-\nfaction à cette attente inquiète et même angois-\nsée de l'époque présente.\nLa société moderne, plus que la précédente\nest préparée aux disciplines collectives. Ces dis-\nciplines cont bienfaisantes quand elles sont\ndans le sens de la liberté individuelle. Si elles\nen constituent une entrave, elles sont détes-\ntâmes et doivent être rejetées.\nLa thèse même du Congrès de Bruxelles\nes:, présentée autrement, je l'ai dit : les cités-\njardins en opposition à la concentration ur-\nbaine. De ces deux conceptions, nous retien-\ndrons celle qui évite le gaspillage (de temps,\nd'énergie, d'argent, de territoire).\nLa cité-jardin conduit à l'individualisme.\nEn réalité, à une servitude déguisée; à vrai dire,\nà un isolement stérile de l'individu. Elle en-\ntraîne la destruction de l'esprit social, des for-\nces collectives; elle paralyse la volonté collec-\ntive. Matériellement, elle s'oppose à l'utilisa-\ntion des plus utiles conquêtes scientifiques; elle\nnous prive donc du confort, elle s'oppose au\ntemps gagné; elle attente à notre liberté.\nPour un millième ou un centième de gens\naisés qu'elle peut satisfaire, la cité-jardin\nplonge dans la précarité le reste de la société.\nLa concentration urbaine, au contraire, con-\nduit tout naturellement à l'application des ser-\nvices communs.\nD'un côté, un désir de désutbanisation :\nbaisser les densités jusqu'à 300, jusqu'à 150\nhabitants à l'hectare sous prétexte de rendre\nla campagne à l'homme de la ville. Pure illu-\nsion que les réalités dénoncent.\nJe pense, au contraire, qu'il faut augmen-\nter les densités actuelles qui sont de 300, 400.\nvoire 600 (quartiers surpeuplés) et les porter\nà 1,000 par les moyens que nous donnent les\ntechniques modernes : construire en hauteur.\nEt c'est ainsi que pourront être appliqués les\nservices communs apportant la liberté dans la\nfamille à la place de la servitude domestique,\nainsi que la jouissance quotidienne et authen-\ntique des éléments naturels indispensables à\nnotre biologie et à notre sentiment : le soleil,\nle ciel, la verdure, l'espace.\nNous aboutissons donc à la conception des\nimmeubles en hauteur; Quelle sera cette hau-\nteur? 30, 40, 50 mètres; on va même jusqu'à\n150 mètres ou davantage; des expériences, des\ncalculs nous aideront à choisir.\nDès le deuxième étage de la maison, se pose\nla question de l'ascenseur qui est la clef de\nvoûte de toute organisation urbaine, qu'il\ns'agisse de quartiers prolétariens ou de quar-\ntier luxueux (il est criminel de faire monter\nà pied plus de trois étages par un escalier ).\nOr, en posant la question de l'ascenseur obli-\ngatoire, on pose celle de la réorgansiation com-\nplète des lotissements, du tracé de rues, du\nnombre de celles-ci» Jusqu'ici l'usage a été de\nconjuguer un ascenseur et une cage d'escalier\ndesservant deux appartements à chaque étage.\nL'ascenseur était manœuvré par les usagers\neux-mêmes. Dans la vie de famille, les enfants\nne pouvaient faire usage de l'ascenseur et pour\nbeaucoup celui-ci représentait un objet presque\ninutile et luxueux. Prenant la question plus\ncatégoriquement, nous admettons la présence\nd'ouvriers lifters pour la commande de jour et\nde nuit des ascenseurs. Avec deux appartements\nà l'étage, cette organisation est impossible,\ninadmissible, ruineuse. Il faut donc en arriver\nà une nouvelle économie des transports verti-\ncaux, qui admet la présence des lifters profes-\nsionnels de jour et de nuit, les lifts rapides. Le"}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "145", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.1.7", "texte": "TEK H N E\n\nfonctionnement de ce matériel circulant étant\nassuré, nous pourrons augmenter le nombre\ndes étages; au lieu de deux appartements déga-\ngeant à chaque étage sur ces organisations de\ncirculation verticale intensive, nous ouvrirons\nn portes d'appartements à l'étage: 20 ou 40 ou\n100, Voici donc, dans une maison, l'introduc-\ntion de corridors qui deviennent de véritables\n« rues intérieures », des rues en l'air, à douze\ncomme à 24, comme à 40 mètres au-dessus du\nsol. Une étude précise me permet de considérer\ncomme admissible, un groupement de 2,400\npersonnes circulant par une seule trémie ver-\nticale de quatre ascenseurs, chacune de ces\npersonnes n'étant astreinte qu'à un parcours\nmaximum de 100 mètres depuis l'ascenseur\njusqu'à la porte de son appartement. Dans\ncette hypothèse, au lieu de quarante ascenseurs\naccompagnés de quarante escaliers, et éven-\ntuellement de quarante concierges, la solution\nne prévoit qu'une seule trémie d'escalier avec\nquatre ascenseurs de trente personnes chacun*\nAu lieu de compter quarante portes de maisons\nouvrant sur la rue, nous n'aurons plus qu'une\nseule porte de maison. Et, au lieu d'être obli-\ngés à ouvrir nos quarante portes de maisons\nsur la rue elle-même et par conséquent à dres-\nser les maisons elles-mêmes sur la rue, nous\nne trouvons plus qu'une porte et c'est la rue\nelle-même qui détachera une voie d'accès avec\nautos-port devant cette seule porte. C'est alors\nun bouleversement complet dans l'économie\ndes rues, dans la situation respective des mai-\nsons et des rues*\nLa rue intérieure a connu un embryon\nd'exécution à Moscou l'an dernier par la cons-\ntruction de deux ou trois maisons communes.\nLes enfants faisaient un vacarme assourdissant\ndans les corridors, les voisins avaient vue di-\nrecte dans les appartements ouvrant sur les\ncorridors; on vient d'en trouver l'application\nindésirable. Impressionné par ce mécompte, on\nadmet, dans certains milieux à Moscou,\nl'abandon du principe de la rue intérieure et le\nretour à celui de l'escalier pour deux apparte-\nments, Une telle décision serait grave; ce serait\njeter le manche après la cognée. Nous voici\ndonc à un moment critique : la rue intérieure\nn'a pas fonctionné à Moscou! Je dis : n'aban-\ndonnons pas le principe de la rue intérieure,\nmais cherchons, au contraire, à créer l'organe\nneuf de la rue intérieure; c'est un problème\narchitectural nouveau. Comment organiser une\nrue intérieure? C'est elle qu'il faut étudier, il\nfaut créer cet organe.\nPar l'introduction du principe des rues inté-\nrieures, le nombre des rues habituelles de la\nville peut être diminué en longueur et en sur-\nface dans la proportion de 3 à i et même de\n4 à 1 ; c'est une réforme formidable. Par ail-\nleurs, l'urbaniste sait fort bien que le nombre\nde rues des villes actuelles est trop grand, que\nles croisements sont 'trop nombreux et qu'il\nfaudrait les diminuer, pour la circulation\nmême, dans les rapports de 2 à 1 ou de 3 à 1,\netc. Les rues qui étaient sut le sol de la ville,\nen plein ait, se transforment donc par notre\nproposition en rues intérieures desservant tous\nles étages d'immeubles de 15 à 20 étages, par\nexemple, La police (le gardien de la paix) qui\nest répandue innombrablement à tous les car-\nrefours de la ville sera démobilisée et désaf-\nfectée, Toutefois, un certain nombre d'agents\nseront affectés à la garde et à la discipline des\nrues intérieures. Les agents au lieu d'être dans\nla rue au dehors, seront dans la tue, au dedans,\n♦\nAutour du vacarme moscovite du corridor\nintérieur, les appartements sont inhabitables,\nmais nous savons que l'insonorisation, prati-\nquement totale, a été réalisée dans les bâtiments\ngrâce aux travaux de Gustave Lyon : on peut\naujourd'hui obtenir dans chaque appartement\ndonnant sur une rue intérieure, un silence de\ncrypte, donc il ne faut pas abandonner le prin-\ncipe de la rue intérieure pour cause de vacarme.\nEn même temps que les questions se multi-\nplient autour d'une nouvelle organisation des\nvilles, la réponse aux problèmes posés se trouve\nfournie par les conquêtes successives des tech-\nniques modernes. C'est là que nous trouvons\nun grand réconfort.\nEt nos initiatives, jamais trop hardies, fe-\nront s'ouvrir l'ère nouvelle de l'architecture\nde l'époque machiniste»\nLes nouvelles techniques (fer et ciment)\nnous libèrent du toit séculaire en combles incli-\nnés; les toits-terrasses (toits-jardins) et Y as-\ncenseur font du comble le plus bel endroit de\nla maison. Voici le lieu d'une partie des servi-\nces communs destinés à l'hygiène : bains de so-\nleil et culture physique. Or, nous avons con-"}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "146", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.1.8", "texte": "tre nous une réglementation pitoyable, vieille\nde quelques siècles, découlant directement des\ncombles inclinés désormais inutiles et de la\nconstruction de bois et fer. Cette réglementa-\ntion est celle des gabarits. Il faut détruire cette\nréglementation des gabarits et exiger une uni-\nque règle qui pourrait s'énoncer ainsi : la\ntotalité de la surface bâtie sera en terrasse au\nsommet de la maison.\nQuelle est la raison des gabarits? La lumière.\nPourquoi la lumière est-elle en jeu dans cette\naffaire? Parce que les maisons sont alignées sur\nla rue, la rue étant « en corridor ». Mais la\nrue-corridor est le fait de méthodes séculaires,\ndésormais désuètes. Il faut admettre de retirer\nla maison de la rue pour ouvrir des espaces, et\nc'est la rue qui détachera vers la maison une\nramification indépendante apportant dun\ncoup le décongestionnement de la chaussée;\ncette ramification, c'est les autos-ports loin de\nla rue.\nLes gabarits interviennent aussi dans la\nquestion de la lumière par suite de la construc-\ntion des immeubles sur cour. Il ne faut plus\nde cour. La cour est insociable. Elle crée, en\ndehors de sa tristesse, de son insalubrité, une\ndémarcation sociale, affichant ceux qui habi-\ntent sur cour et ceux qui ont pignon sur rue.\nSi l'on retire les maisons loin de la rue, les\nvilles concentrées de la nouvelle époque machi-\nniste, opposées aux cités-jardins, peuvent créer\nde toutes pièces un site naturel, pelouse, arbres\net pièces d'eau infiniment plus belle, plus uti-\nlisables que rillusion de campagne offerte par\nles cités-jardins.\nOn peut donc supprimer la rue-corridor,\nsupprimer la cour; on peut gagner par les\ntoits-jardins des espaces nouveaux magnifi-\nques. On doit tendre à une diminution sensa-\ntionnelle du nombre des rues pour réaliser la\ncirculation logique; on peut offrir à tous les\nhabitants un spectacle naturel, magnifique, air,\nlumière, verdure, soleil, sport, repos, calme\nabsolu, etc. On peut organiser par une nouvelle\ndistribution des bâtiments sur le sol des villes,\nles services communs qui seront une véritable\nlibération de la société contemporaine.\nNous voici arrivés à ces certitudes fournies\npar les techniques. C'est notre tâche de les\néclairer véritablement dans tous les détails, d'en\nformuler l'organisation architecturale par le\ndessin et le calcul. Cette question : habitation,\nlogis, n'est qu'une face du problème. Etendons\nl'étude aux autres faces. Analysons, mais ani-\nmés d'esprit synthétique; discutons, confron-\ntons, modifions, créons l'organisme synthéti-\nque. Et quand nous aurons acquis ces certitu-\ndes qui sont d'ordre symphonique comme\nvous le voyez, nous devrons les proclamer. Et\nalors ayant fait le tour de la question, nous\npourrons entreprendre la guerre contre les ré-\nglementations désuètes actuelles.\nLorsque nous aurons fait le tour des consé-\nquences de cette réforme radicale, nous aurons\ncréé une conception harmonisée en tous points.\nAlors, seulement, nous pourrons rétablir les\nréseaux de réglementation municipale qui per-\nmettront la réalisation de cette réforme et qui\nla protégeront.\nNous ne devons pas dire : « telle ou telle\nréglementation existante nous embarrasse,\nnous opprime ». Ce serait là une besogne toute\nnégative.\nNous devons dire : « voici un système ur-\nbain qui convient à l'habitation de Vhomme\nde Vépoque machiniste et voici les règlements\nnouveaux qui doivent remplacer les anciens »,\nbesogne positive. Mais il faut avoir fait le tour\nde la question, car l'urbanisme constitue le\ncode sous la discipline duquel vit une société\norganisée.\nOr, cette société est en instance de réorga-\nnisation. Nous concernant, nous, architectes et\nurbanistes, une transformation capitale doit\nintervenir comme conséquence à nos démons-\ntrations, et, par ailleurs, comme programme\nà nos réalisations : le regroupement du sol,\nvéritable révolution dans la notion dite « sa-\ncrée » de la propriété. Or, là, nous avons à\nfaire la preuve et à la faire admettre en bonne\nplace, qu'aucun urbanisme moderne ne saurait\nintervenir sans le regroupement du sol. La\npropriété s'est morcelée indéfiniment. Le code\nconsacre le caractère inaliénable de la propriété;\nainsi la propriété morcelée favorisant peut-être\n(et en apparence seulement) le petit proprié-\ntaire isolé, condamne toutes tentatives d amé\nlioration collective. Quand un égoïsme indivi-\nduel se met en travers du bonheur collectif,\nsous la protection du code, le code doit être\nchangé.\nDéjà pour urbaniser le Maroc, le Maréchal\nLyautey, profitant de la liberté de son man-\n\nTEK M N E"}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": "147", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.1.9", "texte": "TEK H N E\n\ndat exotique et des circonstances de guerre,\nimposa à Rabat et à Casablanca, le regroupe-\nment du sol entre les mains des syndicats.\nNous n'en sommes pas là. Plus que cela, l'op-\nposition académique aux mœurs des collecti-\nvités s'accentue. Je répète : par nos démons-\ntrations techniques nous devons\ndémontrer la nécessité du regroupement du sol,\nseul chemin conduisant à l'urbanisation et par\nconséquent à la satisfaction des plus impérieux\nbesoins collectifs.\nQuand nous aurons établi nos dessins et nos\ncalculs, nous montrerons que nous avons fait\nun pas gigantesque dans Vavenir, Ce mot est-il\npour nous effrayer? Cet avenir, c'est l'utopie\nou c'est demain. C'est demain peut-être immé-\ndiat, lorsque, munis des certitudes techniques,\nnous, les professionnels de tous les pays réunis\nen un faisceau énergique et actif qui est notre\nCongrès International, nous présenterons nos\nrevendications devant l'autorité.\nL'autorité, qui sera-t-elle? Que fera-t-elle?\nElle dira : Je ne peux pas... je ne suis pas\narmée pour... je ne suis pas constituée pour,..\nAlors, elle se constituera, elle se formera, elle\nsurgira spontanément, sous la poussée géné-\nrale, car, à côté de nos revendications qui\nentraînent le bien ou le mal de l'habitacle\nhumain, d'autres revendications se feront por-\nter par d'autres professionnels, d'autres tech-\nniciens, La parole est aujourd'hui aux techni-\nciens qui doivent énoncer un programme con-\ntemporain.\nVoyez, par exemple, ceci : pendant que\nnous sommes conduits à des schémas nou-\nveaux, à des dimensions nouvelles, à la créa-\ntion de nouveaux organismes (suppression de\nla rue-corridor, extension des surfaces libres,\ndiminution des surfaces bâties, constructions\nen hauteur, groupement des services communs,\nsuppression des cours, etc.) les officiers des\nétats-majors qui étudient la nouvelle guerre\nmoderne nous disent : celle-ci sera chimique et\nde bombardement : ce sera la guerre aéronau-\ntique; les villes seront anéanties d'un coup.\nUn gouvernement conscient des réalités, doit\nreconstruire les villes sur de nouveaux schémas,\nLe schéma exprimé par les états-majors : les\nconstructions en hauteur, rassemblées sur une\nfaible surface bâtie, d'énormes espaces libres\n(bombardements par torpilles et bombes ),sup-\npression totale des cours, des rues-corridors\n(réservoirs effrayants de gaz nocifs), cons-\ntructions sur pilotis pour balayage des gaz par\nles courants d'air; installations de nombreuses\nflaques d'eau pour abattre les gaz par jets\nd'eau. Ils ajoutent : à partir du huitième\nétage, les populations alertées seront à l'abri\ndes gaz. Les abris souterrains, si menaçants,\nseront évités, et I on protégera le sommet des\nhauts bâtiments, de 50 à 200 mètres, par des\nplates-formes blindées qu'il serait financière-\nment impossible d'installer sur des maisons\nbasses.\nIls ajoutent pour notre étonnement : plus\nle dessin de la ville sera régulier, mieux ce\ncera : l'aviateur ne pourra pas facilement\ns'orienter.\nDevant les manifestations incontestables,\nindiscutables, du programme contemporain,\nl'autorité surgira dans la forme adéquate. Mais\nrespectons la chronologie des événements :\nles techniciens doivent formuler, L'autorité\nsurgira adéquate. Ne nous leurrons pas sur\nl'efficacité d'une autre conception qui n'est pas\ndans l'ordre normal des choses; c'est celle-ci :\naspirer à une autorité qui fera appel ensuite\naux techniciens. Là n'est pas la réalité. Ne\ncroyez pas, d'autre part, que ces événements\nque j'évoque soient si lointains qu'il faille\ndésespérer ou dormir.Non, ils sont imminents:\nle monde s'organise en tout, partout, sur tous\nles fronts, La thèse que nous exposons ici\npour formuler un état licite de 1 habitacle mo-\nderne, en témoigne.\n\nLA CITE 4 TEKHNE\npublient en français les prin-\ncipaux rapports présentés au\nIIIe CONGRES INTERNA-\nTIONAL D ARCHITEC-\nTURE MODERNE et aux\nJOURNEES DE L'HABI-\nTATION MINIMUM.\n(Bruxelles 1930)."}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "148", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.1.10", "texte": "TEK H N E\n\nMATÉRIAUX ET PROCÉDÉS DE CONSTRUCTION\nLE TREILLAGE CERAMIQUE\n\nNos lecteurs liront avec intérêt l'étude dé-\ntaillée ci-apresf relative à ce matériau remar-\nquable et d'application relativement récente.\nLe phénomène de la « standardisation »\nou « normalisation » se manifeste surtout dans\nle bâtiment, depuis que Ton a recours à la ma-\nchine pour fabriquer des éléments de construc-\ntion.\nSans se laisser arrêter par la routine, archi-\ntectes et ingénieurs dressent leurs plans en\ntenant compte de cette standardisation; les\nindustriels, de leur côté, s'efforcent de satisfaire\nde mieux en mieux les exigences de l'architec-\nture moderne.\nQuelques matériaux qui s'adaptent parfai-\ntement aux conceptions de l'architecture mo-\nderne, ont acquis de ce fait un caractère inter-\nnational.\nParmi eux, le TREILLAGE CERAMI-\nQUE, fabriqué en Hollande, en France, en\nAllemagne, en Autriche et en Suisse, s'est ac-\nquis une place à part. Il est utilisé dans la plu-\npart des pays d'Europe et d'Amérique et con-\ncolonies.\nLe TREILLAGE CERAMIQUE se com-\npose d'un treillage en fils d'acier revêtu de par-\nticules d'argile cuites à haute température. Il\nvient, en outre, tout particulièrement pour les\nest livré au commerce en rouleaux de 5 mètres\nsur 1 mètre de large, qui pèsent environ 21 k.\nIl possède de nombreuses qualités spécifiques,\ngrâce auxquelles il a acquis une place spéciale\nparmi les matériaux de construction modernes,\nAVANTAGES.\nSouplesse.\nDu fait de la cuisson à haute température, le\nfil d'acier est recuit et devient flexible; aussi\nle treillage céramique peut-il épouser n'importe\nquel es formes sans se casser. En outre, à cette\ntempérature élevée, le fil d'acier est recouvert\nd une petite pellicule d oxyde, qui constitue\nune excellente protection contre la corrosion,\nainsi que le démontrent les expériences faites en\nAngleterre par le « Department of Scientific\nand Industrial Research ».\nForte adhérence,\nC'est une propriété universellement recon-\nnue des produits céramiques qu'ils offrent par\nleur porosité la meilleure adhérence aux en-\nduits. Il en résulte d'une manière évidente que\nle treillage céramique est meilleur que les treil-\nlis métalliques similaires, garnis ou non, parce\nque le treillage céramique possède seul un gar-\nnissage de terre cuite. Cette propriété d'adhé-\nrence s? trouve encore renforcée par la forme\nspéciale et le façonnage de particules de terre\ncuite; une construction en treillage céramique\nformera donc toujours un tout monolithe.\nFrais de transport minimum.\nPar suite de son poids léger et du faible vo-\nlume sous lequel iu est présenté dans le com-\nmerce, le treillage céramique occasionne au\ncommerçant et à l'entrepreneur le minimum de\nfrais de transports.\nCONSIDERATIONS GENERALES.\nLes modes de construction en treillage céra-\nmique.\nLes modes de construction en treillage céra-\nmique sont devenues, grâce à leurs avantages\npratiques et économiques, d'une valeur inesti-\nmable pour l'architecture moderne. Le treillage\ncéramique est également d'une grande utilité\nlorsqu'il s'agit de la restauration de bâtiments\nhistoriques, parce que les diverses formes clas-\nsiques peuvent être facilement réalisées au\nmoyen de ce matériau souple. Ceci appert\nd'une attestation émanant d'une des plus im-\nportantes villes des Pays-Bas."}, {"page_pdf": 11, "page_imprimee": "149", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.1.11", "texte": "TEK H N E\n\nPROTECTION CONTRE L'INCENDIE.\nAucun autre matériau ne peut offrir une\nmeij leure protection contre l'incendie que le\ntreillage céramique quand il est utilisé de\nfaçon judicieuse et enduit des compositions\nindiquées. A l'Exposirion Internationale de la\nProtection contre l'lncendie, à Rotterdam, en\naoût et septembre 1930, des expériences im-\nportantes ont été faites sur des constructions en\ntreillage céramique.\nOn construisit un petit édifice à armature\nmétallique et à parois doubles de treillage\ncéramique, l'espace intermédiaire étant rempli\nde béton au bims de 1-10. Les parois furent\nrecouvretes d'un enduit de ciment (1-3). Le\ntoit se composait d un plafond en treillage\ncéramique muni du même enduit et recouvert\ndune couche de béton de bims (MO) de\n5 cm. sous la construction métallique et d'une\nterrasse en treillage céramique avec 4 cm. de\nbéton.\nAu centre, se dressait une colonne librement\nenrobée dans du treillage céramique garni\nd'un enduit de 3 à 4 cm. de ciment.\nOn livra cette petite construction en proie\nà un incendie intense pendant 2 heures et\n20 minutes, au cours duquel on enregistra\nune température maxima de 1160° et une\ntempérature moyenne de iooo0 C. Enfin le\nfeu fut éteint d'une manière énergique et l'on\nput constater que le squelette métallique était\nparfaitement intact.\nOn peut citer également des cas où, dans la\npratique, des constructions en treillage céra-\nmique ont pu démontrer leur résistance au feu.\nTel est l'exemple du Théâtre « Flora »,\nd'Amsterdam, qui brûla en novembre 1929»\nCe bâtiment comportait une voûte en treillage\ncéramique disposée sous des fermes métalliques\net enduite de ciment. L'incendie dura 4 heures\navec une température moyenne d'environ\n950° C. Après extinction, il apparut que la\ncharpente métallique était tout à fait normale;\nla voûte de treillage céramique n'avait subi au-\ncune déformationn. Seule, la couche de finis-\nsage de l'enduit s'était détachée. Un rapport\nofficiel a été dressé de ces diverses constata-\ntions, dont les copies sont tenues à la disposi-\ntion des intéressés.\nLes nombreuses expériences et les essais qui\nont été effectués à Rotterdam, à Berlin et ail-\nleurs ont amené les autorités chargées de veiller\nà la sécurité publique à se prononcer en faveur\ndu treillage céramique. Les prescriptions rela-\ntives à la construction de théâtres, garages,\nmagasins, etc., le visent favorablement et l'im-\nposent même souvent comme étant le produit\nconstituant la melleure protection contre l'in-\ncendie et ses effets.\nPropriétés d'insonorité des constructions en\ntreillage céramique.\nL'isolation du son est un desideratum qui\ns'impose chaque jour davantage.\nPlusieurs matériaux y satisfont pleinement,\nmais la plupart d entre eux sont des matériaux\nde construction médiocres.\nLe treillage céramique, par contre, est un\nmatériau dont le pouvoir isolant peut être\nadapté aux exigences que l'architecte impose\nen cette matière. Il lui permet de régler cette\nquestion de l'isolation du son selon son entière\nconvenance. Les constructions en treillage céra-\nmique peuvent remplir les conditions les plus\nsévères d'isolation ainsi qu'il appert de ce qui\nsuit :\nEnl 1929, parut en Allemagne une édition\nde la « Reichs Forschungsgesellschaft fur\nWirtschaftlichkeit im Bau- und Wohnungs-\nwesen » (Sonderheft, N° 5, d'avril 1929)*\nDans cette édition se trouvent décrites les di-\nverses expériences qui ont été faites sur des\nmaisons d'habitation de construction urbaine\nmoderne à Stuttgart et à Munich. L'architecte\nOud, de Rotterdam, prit part à ces expériences\net fit construire à Stuttgart quelques habita-\ntons avec cloisons en treillage céramique. Des\n19 systèmes différents de parois insonores en\nprésence, celui de M. Oud obtint le deuxième\nrang; d'autre part, des 14 systèmes de cons-\ntruction pour plafonds, celui de M. Oud fut\nclassé premier. Ces excellents résultats prou-\nvent le grand pouvoir isolant des constructions\nen treillage céramique.\nCi-après, nous donnons une traduction\nabrégée d'une recherche entreprise par le Prof.\nA. M. Low A. C. G. I. dans le domaine de\nl'isolation du son.\nLe Prof. Low nous rapporte ici qu'il s'est\nlivré à des expériences comparatives sur deux\nparois de treillage céramique différemment\nenduites, une paroi en briques creuses et une\nparoi en plaques. Il fit usage d'un appareil\nnommé Audiomètre, au moyen duquel les sons\nsont enregistrés sur un fillm, dont nous repro-\nduisons des passages :"}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "150", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.1.12", "texte": "TEK M N E\n\nLa photo n° i reproduit F image sonore\nd'une paroi en treillage céramique enduite de\nbims.\nLa photo n° 2 donne l image-son d'une\nparoi en blocs creux enduits, tout comme le\nn° it de bims.\nLa photo n° 3, celle d'une paroi en plaques\négalement enduite de bims.\nLa photo n° 4 celle d'une paroi en treillage\ncéramique enduite d'un mortier maigre.\nLes chiffres comparatifs trouvés par le Prof,\nLow furent respectivement ÏO, 6, 5 et 4, chif-\nfres qui font ressortir clairement le grand pou-\nvoir isolant des parois en treillage céramique,\nLa pratique, d'ailleurs, démontre suffisam-\nl'emploi croissant de ce matériau pour la cons-\ntruction de plafonds et de planchers dans di-\nvers pays, notamment en France, en Allema-\ngne et aux Pays-Bas. En quelques années,\nl'usage du treillage céramique a augmenté dans\nla proportion de un à quatorze, ce matériau\ntrouvant son application aussi bien dans la\nplus simple habitation ouvrière que dans les\nbâtiments publics les plus compliqués.\nLes constructions en treillage céramique et\nV hygiène♦\nL'emploi judicieux de fers à béton et de fil\nde fer galvanisé ainsi que les propriétés parti-\nculières du treillage céramique font en sorte\nque les parois exécutées avec ce matériau peu-\nvent absorber tous les efforts de flexion et de\ntraction qui se produisent. Ici, de nouveaut\nl'architecte est libre de faire travailler ces élé-\nments de construction comme il l'entend. Les\nparois en treillage céramique sont aussi moins\nsujettes à fissuration que tout autre matériau\ndevant servir de base à l'application des en-\nduits.\nCeci est très important au point de vue\nhygiénique, parce que la poussière, les micro-\nbes, etc,, ne trouvent aucune fente dans la-\nquelle ils puissent se fixer et se développer.\nPour des bâtiments publics, tels que: écoles,\nhôpitaux, hospices et asiles, casernes, prisons,\nfabriques, hôtels, églises, théâtres, et surtout\npour fes immeubles à habitations ouvrières,\nce facteur a une valeur incontestable, et les\nautorités de diverses villes des Pays-Bas, entr'\nautres, Font très bien compris, à tel point que\npour beaucoup de constructions édifiées par\nles communes ou par l'Etat, de même que pour\nles logements ouvriers subsidiés par les pou-\nvoirs publics, le treillage céramique a été pres-\ncrit officiellement pour les cloisons de sépara-\ntion,\nCONSTRUCTIONS EN TREILLAGE\nCERAMIQUE ET LEUR EXECUTION,\nQuoiqu'il s'utilise également dans la fabri-\ncation d'accessoires de construction tels que\ndalles, plaques, caissons de béton, le treillage\ncéramique trouve son utilisation la plus im-\nportante directement dans la construction de\nbâtiments. Le succès de ce matériau est dû aux\npropriétés particulièrement mentionnées plus\nhaut et au fait qu'il se prête aux usages les plus\ndivers sans que ni à 1 intérieur, ni au dehors, le\ncaractère architectural du bâtiment s'en res-\nsente.\nLes exemples de constructions que nous\ndonnons ci-après sont tous tirés de la pratique\net ont été réalisés, dans des proportions varia-\nbles, dans divers pays d'Europe et d'Amérique\net dans leurs colonies.\nRevêtements en treillage céramique,\nSon emploi pour Je revêtement de construc-\ntions en bois, en fer ou en béton, est d'usage\ntrès général et ne nécessite que peu d'expli-\ncations."}, {"page_pdf": 13, "page_imprimee": "151", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.1.13", "texte": "Recouvrements de solives et de colonnes.\n\nUn revêtement en treillage céramique recou-\nvert d'un enduit approprié assure aux solives\net aux colonnes une excellente isolation contre\nle son et la chaileur.\nLa méthode la plus simple consiste à tendre\nle treillage céramique contre les colonnes au\nmoyen de blochets en bois; mais on fera meil-\nleur travail en ï'e tendant autour de colliers en\nfer indépendants des colonnes.\nUn très bon procédé pour obtenir une pro-\ntection efficace contre les températures élevées,\nconsiste à enrober d'abord la colonne ou la\nsolive de treillage céramique que l'on recouvre\nd'un enduit de ciment, et à adapter une seconde\nenveloppe de treillage céramique, tenue à une\ncertaine distance de la première au moyen de\nbrides ou colliers. Le finissage de cette dernière\nenveloppe peut se faire alors de manière à\ndonner à la colonne ou la solive, l'aspect ar-\nchitectural désiré. De la sorte, on ménage un\nespace rempli d'air immobile qui offre um\ngrande garantie contre le passage du son et de-\nlà chaleur.\n(A suivre. )"}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "152", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.1.14", "texte": "TEK H N E\n\nECHOS & INFORMATIONS\n\nDU PAYS\nBruxelles\nLA JONCTION ET LES GARES BRU-\nXELLOISES,\nCi-dessous, le texte de îa protestation pu-\nbliée récemment par la Société Belge des Ur-\nbanistes et Architectes modernistes :\nBruxelles, février 193 1.\nM.ML\nLa Société Belge des, Urbanistes et Archi-\ntectes Modernistes a l'honneur de soumettre\nà votre bienveillante attention la conclusion\nde l'examen approfondi, auquel el?e s'est livrée\nau sujet des questions soulevées par le projet\nde jonction et l'aménagement des gares de l'ag-\nglomération bruxelloise.\nAprès plusieurs séances d'étude des plans et\nmaquettes exposés au Sénat, des plans détaillés\nde la jonction, des projets d'urbanisation pro-\njetés par la ViTe de Bruxelles et de visites des\nemplacements et abords, la S. B. U. A. M. a\nvoté à l'unanimité ce qui suit :\n1. Se déclare partisan du projet d une jonc-\ntion et en tout état de cause de la suppression\nradicale des gares à rebroussements,\n2. Déclare que les avant-projets présentés\npour la transformation des gares et de leurs\nabords ne résolvent pas le problème et sont à\ntous points de vue insuffisants.\n3. Condamne formellement les d'ur-\nbanisation de la Ville de Bruxelles, pour l'uti-\nlisation dispendieuse des (terrains de la jonction\net des abords de la gare centrale; leur réalisa-\ntion étant de nature à créer dans le centre et\npour toute l'agglomération une situation dan-\ngereuse compromettant irrémédiablement tous\nles intérêts vitaux de la capitale, communica-\ntions générales, circulation, hygiène.\nConsidérant en outre qu'aucun engagement\nformel n'a encore été pris quant aux solutions\nurbanistiques et que l'étude de celles-ci ne\nporte aucune entrave à l'exécution de la déci-\nsion qui sera prise :\nPAR CES MOTIFS :\n1. Adjure les mandataires publics, les pou-\nvoirs intéressés et tous ,res organismes s inté-\nressant à l'économie urbaine de faire pression\nsur les administrations en cause pour que soit\nétudié, avec le concours des spécialistes en ma-\ntière d'urbanisme et d'art public, l'aménage-\nment des gares et de leurs abords.\n2. Adjure le gouvernement belge, le gou-\nvernement provincial, la Ville de Bruxelles et\n,fes communes de l'agglomération de mettre en\nconcours l'urbanisation générale de la capitale.\nDécidé en assemblée générale du 28 jan-\nvier 193 1.\nPour exécution :\nLe Président : Verbruggen, P. J. J,\nLe Secrétaire : Hoeben, J. F.\nLe Trésorier : François, L.\nLes Membres : Bourgeois, V.\nEggerickx, Jean.\nLA GARE DU QUARTIER LEOPOLD.\n«On vient de commencer, à l'intérieur de la\ngare du Quartier Léopold, des travaux qui ne\nlaissent pas d'intriguer les passants.\nNous avons indiqué, il y a un certain temps\ndéjà, les transformations que l'on compte ap-\nporter à cette gare.\nLa rue et la place du Luxembourg doivent,\nselon le projet arrêté, être prolongées par un\npont qui passera au-dessus des voies du chemin\nde fer, pour aller rejoindre, de i?autre côté,\nla rue Wiertz. Le bâtiment actuel sera coupé\nen deux par ce pont. Mais il ne s'en portera\npas plus mal, puisqu'il subira, à cette occasion,\ndes modifications et que des améliorations y\nseront apportées.\nL'arrivée des trains se fera d'un côté; les\ndéparts de l'autre. Une passerelle sera cons-\ntruite au-desssus des voies et chaque quai sera\nrelié à cette passerelle par un esca'ier.\nEn même temps, on supprimera, pour une\npartie du trafic, on le sait, le trop fameux\npassage à niveau de la rue Belliard. Celle-ci\n« plongera » du moins sa partie centrale\nà trois mètres sous les voies du chemin de\nfer, ce qui permettra aux autos de circuler"}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "81", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.1.15", "texte": "ARCHITECTURE • URBANISME «ART PUBLIC\nANNÉE 1931 VOLUME IX NUMÉRO 7\n\nL'ARCHITECTURE EN BELGIQUE\nLE PRIX ANNUEL D'ARCHITECTURE\nVAN DE VEN\n\nLe prix annuel, fondé par MM. Van de Ven\npour encourager le mouvement d'architec-\nture moderne en Belgique, vient d'être dé-\ncerné pour la quatrième fois cette année.\nCent et un travaux étaient soumis à l'exa-\nmen du jury.\nOserait-on conclure, devant ce nombre peu\nnégligeable, que l'architecture moderne\nprogresse rapidement en notre pays ? Ou,\ntout simplement, faut-il croire que les pré-\noccupations de « faire moderne » tentent un\nplus grand nombre d'architectes ? En tout\ncas, l'on doit admettre que le Prix Van de\nVen a conquis, aujourd'hui, une place im-\nportante dans l'intérêt des milieux architec-\nturaux belges.\nEt sans doute convient-il ici de rendre hom-\nmage à l'initiative généreuse et intelligente\nde MM. Van de Ven, fondateurs du con-\ncours. L'aide qu'ils apportent ainsi dans la\nlutte contre la routine est utile et précieuse.\nEt cette aide permet d'oublier qu'il n'existe\nchez nous aucun organisme officiel chargé\nde veiller au progrès nécessaire de l'archi-\ntecture.\nCependant, qu'on nous permette, encore, de\nformuler deux souhaits :\nOn sait qu'il est question d'étendre l'admis-\nsion au jury du Prix Van de Ven à un plus\ngrand nombre de sociétés d'architecture.\nUne manière de roulement aurait été pro-\nposée dans le but de permettre à toutes ces\nsociétés d'envoyer leur délégué au Con-\ncours. Il est nécessaire que les organisa-\nteurs du Prix se méfient. Le Prix, jugé par\ndes architectes hostiles ou indifférents au\nmouvement architectural moderne, serait\ndétourné de son but, absolument. Ce but est\nclair; il explique d'ailleurs la faveur dont\njouit aujourd'hui le Prix Van de Ven.\nEnfin, que l'on tienne davantage en consi-\ndération qu'une œuvre architecturale n'est\npas seulement moderne par son aspect,\nmais aussi par son plan et sa construction."}, {"page_pdf": 16, "page_imprimee": "82", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.1.16", "texte": "HABITATION A BRUXELLES. Architecte G. Hendricx.\nPrix Van de Ven 1931.\n\nGela enlèverait au Prix Van de Ven ce ca-\nractère peut-être trop exclusif de « Con-\ncours de façade », que nous constations déjà\nl'an dernier.\nNous sommes persuadés, par ailleurs, que\nle Prix Van de Ven justifiera tout l'espoir\nque les architectes modernes ont mis en\nlui.\nNos lecteurs trouveront ci-après le texte du\nrapport élaboré par l'architecte H. Louel,\ndélégué par la Société des Architectes de\nla Flandre Orientale.\nIMPRESSION GENERALE.\nLa tâche du jury fut ardue, tant les œuvres\nenvoyées furent nombreuses à éveiller l'in-\ntérêt.\nSi certains projets trahissent encore le sou-\nci de plaire par l'ornement inopportun et\npar la combinaison toute gratuite dans la\nligne, le relief et les tons, laissant planer\nl'équivoque sur les procédés, un grand nom-\nbre des œuvres examinées marquent une\ntendance très résolue à vouloir s'abstenir\nde séduire l'esprit autrement que par le ri-\ngorisme d'une expression plastique scrupu-\nleusement rationnelle, avec la volonté bien\narrêtée de n'avoir recours qu'à ce qui est\nl'essentiel.\nLES ŒUVRES PRIMEES.\nM. HENDRICKX, classé premier, a réa-\nlisé, par l'unité et l'harmonie, une œuvre\nd'un ensemble reposant et dont la sil-\nhouette, robuste et agréable, cadre parfaite-\nment avec l'ambiance."}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "83", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.1.17", "texte": "HABITATION A AUDERGHEM-\nBRUXELLES. Archit. L. H. de Koninck.\nPremière mention.\n\nSi la répartition des masses est bonne, le\nrapport des vides et des pleins paraît moins\nheureux.\nL'œuvre de M. DE KONINGK, qui obtint\nla première mention, a réuni les suffrages\npar la simplicité et la sincérité d'une fa-\nçade parfaitement appropriée à la destina-\ntion. L'attention du jury fut particulière-\nment retenue par les nombreuses qualités\nd'un plan dont l'agencement condensé as-\nsure cependant un maximum de rendement.\nIl semble toutefois que le même soin n'ait\npas été apporté dans la solution de l'éclai-\nrage de la cage d'escalier.\nM. DE LIGNE, à qui la deuxième men-\ntion fut accordée, a présenté une œuvre\nd'une réalisation distinguée et sobre. Le\nparfait équilibre des masses contribue à\ndonner à l'ensemble une allure grave et im-\nposante.\nMM. LEBORGNE se sont fait décerner\nla troisième mention par la présentation\nd'une œuvre dont le programme est excel-\nlemment compris par rapport au paysage.\nLe caractère original et la hardiesse de la\nconception n'excluent cependant pas quel-\nque lourdeur.\nBien campée, quoique un peu sèche, l'œu-\nvre de M. VAN STEENBERGEN se fait\nattribuer la quatrième mention. La fran-\nchise des façades, répliques catégoriques\naux injonctions du programme, ne manque\npas d'attrait.\nLe jury exprime le regret de ne pas dis-\nposer de plus de primes et décide de dis-\ntinguer, par une mention spéciale, les œu-\nvres de : MM. GLAESSENS, JASINSKY,\nLELUBRE, POLY & PUTTEMANS et\nNYST.\nPar l'organe de M. DE RIDDER, le jury\nse fait l'interprète des architectes, pour re-\nmercier M. Van de Ven.\n\nH. LOUEL."}, {"page_pdf": 18, "page_imprimee": "84", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.1.18", "texte": "BATIMENT INDUSTRIEL A LOU-\nVAIN. Architecte J. De Ligne.\nDeuxième mention.\n\nVILLA AU BORD DE LA MEUSE.\nArchitectes : Leborgne Frères.\nTroisième mention.\n\nHABITATION PRÈS D'ANVERS.\nArchitecte E. Van Steenbergen.\nQuatrième mention."}, {"page_pdf": 19, "page_imprimee": "85", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.1.19", "texte": "L'EXPOSITION DE STOCKHOLM 1930\n\nIl est grandement désirable que Ton ne mé-\nconnaisse pas, chez nous, 1 effort remar-\nquable et significatif accompli par la Suède,\nl'an dernier, en son Exposition des Arts\nIndustriels et de l'Habitation.\nIl n'est donc pas trop tard de parler ici de\ncette manifestation unique. Au reste, nous\nn'avons pas à montrer trop de fierté pour\nce que furent nos ronflantes et cacopho-\nniques expositions du Centenaire. Et l'on\npeut douter qu'il sera fait mieux en 1935.\nSignalons donc l'œuvre réalisée à Stock-\nholm, qui restera un exemple.\nCité nordique merveilleusement située,\nStockholm avait réservé à son Exposition\nun emplacement de choix : les deux rives\nverdoyantes du Djurgardsviken ; le beau\nlac Malar formant un avant-plan d'eau\ncalme.\nL'entrée principale de l'Exposition donne\naccès à un large Corso, le long duquel sont\nrangés successivement les pavillons admi-\nnistratifs et particuliers, exécutés sous la\ndirection de l'éminent architecte E. G.\nAsplund, ordonnateur de l'Exposition. Puis\nviennent les jardins, abondamment fleuris,\net les espaces réservés aux fêtes et aux con-\ncerts. Ce premier ensemble, consacré aux\nArts Industriels, est relié au second, les\nhabitations modèles, par le très intéressant\nrestaurant Paradiset, œuvre des architectes\nAsplund et Eriksson. Autour de ce bâti-\nment, vaste et bien ordonné, se groupent\ndiverses constructions d'intérêt national.\nLa Cité d'expérience est un des centres\nd'intérêt les plus puissants. En effet, ici\nsont réalisées des habitations-types, conçues\ndans un esprit très objectif et exécutées\navec grand soin. Ce groupe, élaboré après\nun travail très approfondi, supporte la com-\nparaison avec les réalisations étrangères\nd'importance : Stuttgart, Brno, Bres-\nlau, etc. Les préoccupations de ses con-\nstructeurs témoignent clairement en faveur\nde cette architecture précise, extra-senti-\nmentale à laquelle se haussent peu à peu\nles pays progressistes.\nAinsi l'Exposition de Stockholm revêt une\nsignification extraordinaire, puisqu'elle\nmarque l'adhésion de la Scandinavie aux\nprincipes de l'Architecture vivante interna-\ntionale. Et cette adhésion, venue d'un peu-\nple réfléchi vaut qu'on la considère.\nOn ne peut négliger aussi d'observer Pin-\n\nMaquette d'une partie de\nl'Exposition.\nArchitecte E. G. Asplund."}, {"page_pdf": 20, "page_imprimee": "86", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.1.20", "texte": "Vue d'une partie de l'Esplanade, point d'aboutissement du Corso, dont on voit les bâti-\nments au fond. Au premier plan, à gauche, l'estrade des musiciens, avec son plafond\naccoustique.\n\nfl-uencê d'un homme éminent sur l'orienta-\ntion décisive de l'architecture suédoise, en\nsa première manifestation de Stockholm.\n.Cet homme, E. G. Asplund, auteur de di-\nverses constructions importantes, dont la\nBibliothèque Nationale à Stockholm (en-\ncore empreinte de « nationalisme architec-\ntural ») n'a pas cru pouvoir méconnaître\nl'effort constructif international. Ayant\nporté intérêt aux grands travaux du mou-\nvement rationaliste, aux œuvres de W. Gro-\npîus, de Le Corbusier, aux réalisations de\nStuttgart, Asplund a recréé sa propre con-\nception de l'architecture, en même temps\nqu'il groupait autour de lui des jeunes ar-\nchitectes épris du même but. C'est à cette\npléiade organisatrice que l'on doit l'œuvre\naccomplie à Stockholm.\n\nCi-contre :\nLes jardins au bord de l'eau.\nLe sol de ces jardins est chauffé\nélectriquement, ce qui a permis\nl'éclosion rapide d'une floraison\nsuperbe.\nA droite, les hangars abritant\nl'exposition des bateaux, canots\net yachts."}, {"page_pdf": 22, "page_imprimee": "88", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.1.22", "texte": "VUE INTÉRIEURE DU GRAND RESTAURANT.\nArchitecte E. G. Asplund. Un système d'écrans extérieurs a\npermis l'ensoleillement total de la façade, sans que cela nuise à\nla vue ou au confort de l'intérieur.\n\nMais il faut dire un mot aussi de cette\nentreprise peu commune qu'est la Société\nsuédoise Slojd, vieille de septante ans, et\ndont le but est le développement des arts\nindustriels. C'est donc une sorte de Werk-\nbund, dont l'objectif est peut-être plus li-\nmité que ne l'est celui des Werkbund alle-\nmand, autrichien ou suisse; mais il faut\nadmettre que l'effort de renaissance ac-\ncompli par cette société, depuis 1914, date\nde l'exposition de Malmo, tient véritable-\nment du prodige. Jadis vouée au progrès de\nla production artisanale, l'Association\nSlojd a franchement abordé le problème\nmoderne tout scientifique de l'objet indus-\ntrialisé, conçu sans faiblesse et dans le but\nd'être fabriqué mécaniquement. En outre,\ndélaissant l'objet de luxe, l'Association a\nporté tout son intérêt à l'objet courant, d'u-\ntilisation domestique quotidienne. Le Dr.\nG. Paulsson, Directeur exécutif de l'As-\nsociation, a déclaré hautement « qu'il ne"}, {"page_pdf": 23, "page_imprimee": "89", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.1.23", "texte": "VUE DU CORSO, PRISE DU BATIMENT DE LA NORDISKA\nKOMPANIET. On observera que rien, à l'Exposition de Stockholm,\nn'est exclusivement monumental. Un des attraits pour le visiteur,\nen effet, est qu'il y trouve tout à ses proportions.\n\npouvait désormais plus être question pour\nl'architecte de dessiner, par exemple, les\npoignées de portes, les accessoires les plus\ndivers, les rideaux, les meubles. Il est aussi\nfutile a dit le Dr. Paulsson de parler\nde l'aménagement artistique du home, lors-\nqu'il s'agit de 99 p. c. des membres de la\nsociété, que de leur proposer d'aller faire\nune cure de repos sur la Riviera ».\nL'Association Slojd, animée d'un tel es-\nprit, n'a pas hésité à créer un office spé-\ncial agissant comme intermédiaire entre les\ntechniciens des Arts industriels et les so-\nciétés industrielles mêmes. C'est donc aussi\nà cette étroite et intelligente collaboration\nque l'on doit la qualité surprenante des\ncréations industrielles exposées à Stock-\nholm : mobilier, objets et accessoires d'é-\nquipement domestique, textiles, tapis, etc.,\nsans oublier par exemple les engins de\ntransport dont Stockholm offrait d'éton-\nnants spécimens."}, {"page_pdf": 24, "page_imprimee": "90", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.1.24", "texte": "L'ESTRADE EN PLEIN AIR RÉSERVÉE\nAUX MUSICIENS.\nLa forme particulière du panneau abritant\ncette estrade est dictée rigoureusement par\nles lois de la réflexion acoustique. Le son\nest en effet puissamment envoyé vers la\nvaste esplanade vis-à-vis, où 50.000 audi-\nteurs peuvent prendre place en cas de\nconcert.\nLe soir, le plafond acoustique sert aussi\nde réflecteur lumineux.\nA la page ci-contre :\nLE MAT PUBLICITAIRE, construction métallique haute de 85 mètres, qui domine\nl'Exposition. Au sommet se trouve l'emblème de l'Exposition de Stockholm : deux ailes\nd'avion réunies à une extrémité, La loge qui se trouve au bas de la construction est\nréservée pendant les concerts aux notabilités. Le reste du temps cette loge sert de\nbureau de renseignements.\nLes principaux clichés qui illustrent ces pages, nous ont été obligeamment prêtés par la\nrevue “The Architects' Journal”, Londres."}, {"page_pdf": 26, "page_imprimee": "92", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.1.26", "texte": "VUE D'UNE PARTIE DU CORSO, promenade principale en bordure de laquelle sont édifiées les\ndiverses constructions. On voit ici le remarquable Planétarium, moins important, certes, mais beau-\ncoup plus caractéristique que le planetarium érigé par le Prof. W. Kreiss à Dusseldorf, en 1926, à\nl'occasion de la “Gesolei”."}, {"page_pdf": 27, "page_imprimee": "153", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.1.27", "texte": "TEK H N E\n\ndésormais sans attendre, trépidantes, le passage\nou les manœuvres des trains. Les gros camions,\ndont Ile gabarit ne permet pas ce passage sous\nles voies, devront attendre... Quant au tram,\nil passera sur le pont donit nous venons de\nparler, pour rejoindre la rue Belliard un peu\nplus loin.\nSi nous rappelons aujourd'hui ce projet,\nc'est que « l'amorce » des travaux est consti-\ntuée par l'aménagement allongement et\nélargissement des quais de la ligne de Ter-\nvueren, dont Félectrification a été décidée et\nque Ton compte inaugurer le lerIer juin pro-\nchain.\nIl es|t d'ailleurs infiniment probable que,\npour un délai indéterminé, on remettra à des\ntemps meilleurs l'exécution de ce travail d'en-\nsemble, pour lequel on n'a rien inscrit au\nbudget de 193 1».\n(« Le Soir ». )\nENFANTILLAGES.\nOn doit inaugurer tout prochainement à\nBruxelles un monument aux pigeons combat-\ntants. Cet exemple vient de France, paraît-il.\nIl n'y a en tout cas aucune raison de s'arrêter\ndans une1 voie aussi brillante et ridicule.\nNous attendons toujours que l'on établisse:\ni° le nombre de monuments construits depuis\n1918; 20 la jolie dépense que tout cela repré-\nsente; 30 le nombre de logements sains quil\neut été possible de construire avec ces fonds\nimposants.\nUN CENTRE D'ETUDES D'ECONOMIE\nMENAGERE.\nQuelques professeurs d'université et quel-\nques personnes connues pour l'intérêt qu'elles\nportent à l'enseignement ménager et aux œu-\nvres sociales, viennent de créer un « Centre\nnational d'études et d'économie ménagère ».\nLa réunion constitutive de ce groupement\na eu lieu récemment dans la salle de réception\ndu salon des machines agricoles, au parc du\nCinquantenaire.\nLe comité d'administration a été composé\ncomme suit : Présidents : MM. P. De Vuyst,\nDr P. Sollier, J. Drabs, Mme» Th. Braun;\nsecrétaire générale : Mme Haentjens; secrétaires\ndes sections : Mme Dclaive et Mlles Haustaete\nVan Dorpe et de Villermont; :\nMlle Schoot.\nAu cours de la séance, les membres ont ap-\nprouvé les statuts de l'organisme et en ont pré-\ncisé le programme.\nLe groupement vise à promouvoir, par des\nrecherches scientifiques et la propagande, l'étu-\nde et l'introduction des méthodes rationnelles\ndans l'organisation des ménages, tant en ville\nqu'à la campagne.\nUne section technique fera des enquêtes sur\nles conditions du travail ménager, établira des\nrègles pratiques d'hygiène et d'économie, dres-\nsera un programme de démonstrations et de\nconférences, etc. Une section pédagogique s'oc-\ncupera en ordre principal de la diffusion des\nméthodes d'enseignement ménager rationnel.\nLe côté social de la question fera l'objet des\ntravaux d'une troisième section qui commen-\ncera probablement par organiser une tombola\nen vue de créer un fonds de réserve pour le\nCentre d'Etudes.\nLe siège provisoire du Centre national\nd'Etudes est fixé à l'lnstitut agricole de l'Etat»\nà Laeken. On peut y envoyer la correspon-\ndance à l'adresse de Mme Haentjens, secrétaire\ngénérale du Centre d'Etudes, inspectrice prin-\ncipale honoraire.\n(« Le Soir ».)\nNOUVEAUTE.\nIl vient de s'ouvrir au i i 8, avenue du Midif\nà Bruxelles, un bureau de dessins à l'intention\nde MM. les architectes, entrepreneurs, ingé-\nnieurs et constructeurs.\nLe but de cette organisation est de procurer\naux intéressés tous les avantages du bureau de\ndessin particu/ier en leur permettant de dégre-\nver leur budget des frais généraux qu'il occa-\nsionne.\nM. R. Robert se tient à la disposition de\nces Messieurs pour leur fournir tous renseigne-\nments complémentaires.\n(Communiqué. )\nLES PROBLEMES DE L ESCAUT.\nM. Urbain, hydrographe à l'administration\nde la marine, a fait, à Bruxelles, sous les aus-"}, {"page_pdf": 28, "page_imprimee": "154", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.1.28", "texte": "TEK H N E\n\npices de la Ligue Maritime belge, une confé-\nrence sur « Les problèmes de l'Escaut ».\nAprès avoir montré les difficultés de cons-\ntruire un chemin de fer en bordure de l'Es-\ncaut, et établi les avantages de la position de\nTermonde, placée au centre du triangle géo-\ngraphique Anvers-Bruxelles-Gand, M. Urbain\nexamine le problème du redressement du\nfleuve. De Grembergen à T ermonde, on\npourrait gagner 12 kilomètres sur le parcours.\nLa- navigation y gagnerait en temps et faci-\nlités. Au surplus, Je conférencier estime que la\npolitique fluviale doit s'inspirer du principe :\n« l'hydraulique doit se plier à l'économique ».\nM. Urbain cite l'exemple de nombreuses\ncoupures déjà réalisées; au Klaverken, en\n1877; à Wetteren, en 1881; à Schel?ebelle,\nen 1882, notamment. Il conclut en disant\nqu'il faut donner à l'Escaut un tracé logique.\nLe coût des travaux à exécuter serait de\nl'ordre de 225 millions; mais la région y\ngagnerai: des possibilités de développement\ntel que les avantages économiques, dont le pays\ntout entier aurait finalement le bénéfice, com-\npenseraient largement cette dépense.\n( « Le Soir », 14-2-3 1. )\nLittoral\nLE PARC NATIONAL DES DUNES.\nPoursuivant son inlassable propagande en\nfaveur de Ja défense des sites et des beautés\nnaturelles de notre pays, M. Rahir, conserva-\nteur aux musées du Cinquantenaire, a donné,\nà la Société Royale de Géographie, une confé-\nrence illustrée par des projections lumineuses\nsur nos dunes et nos plages, de Nieuport-Bains\nà La Panne.\nIl en a décrit avec beaucoup d'enthousiasme\nle charme attirant, le caractère pittoresque, et\na surtout souligné l'œuvre capricieuse et si\nintéressante du vent et de la mer, à la fois\nconstructeurs et destructeurs de leurs propres\nœuvres.\nM. Rahir a dit tout l'intérêt qu'il y aurait\nà constituer un «parc national» de deux cents\nhectares, à proximité de la frontière française,\noù les dunes sont restées à leur état naturel et\nqui constituent une attraction touristique et un\n« document » scientifique absolument pré-\ncieux.\nLa Fédération nationale pour la défense de\nla Nature a déjà pressenti à ce sujet le gou-\nvernement. Celui-ci paraît disposé à accueillir\navec sympathie propositions ou suggestions\nqui lui seraient faites. Il reste à l'opinion pu-\nblique à soutenir les efforts des promoteurs du\nParc national.\nLes applaudissements de l'assemblée ont\nmontré au distingué conférencier qu'il avait\ngagné sa cause.\n(« Le Soir », 14-2-31.)\nffervieiFs\nUN PARC PUBLIC.\nLa ville de Verviers vient d'acquérir, pour\nla somme de 1, 100,000 francs, une magnifi-\nque propriété située à l'entrée même de la\nville, face à la gare de Verviers-Central.\nCette propriété consiste en un château en-\ntouré d'un parc de plusieurs milliers de mètres\ncarrés de superficie. La ville transformera ce\nparc en un jardin pub ic et mettra le château\nen location.\nL'achat de la propriété permettra en même\ntemps de créer une nouvelle voie d'accès vers\nune plaine de jeux dont M. Fernand Peltzer\nvient de faire don à la ville de Verviers.\n\nÉTRANGER\nAngleterre\nDES « BLOCS » DE SIX ETAGES A\nLONDRES.\nLa construction de 7 blocs, de 35 apparte-\nments chacun, vient d'être entreprise par la\nmunicipalité de Westminster, aidée par une\ninterventions financière du duc de Westmin-\nster; ce dernier a, en outre, fait don des ter-\nrains nécessaires sur remplacement des inon-\ndations de janvier 1928.\nL'entrée des appartements s'effectue par les\ncouloirs balcons aménagés à tous les étages. Ils\ncomprennent de une à quatre pièces avec cuisine\net une entrée, La cuisine est aménagée selon Tes\nexigences modernes, avec notamment un vidoir\npour les ordures ménagères. Le bain est sous la"}, {"page_pdf": 29, "page_imprimee": "155", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.1.29", "texte": "TEK H N E\n\nplanche de la table. Un appareil chauffé au\ngaz délivre de l'eau chaude.\nTous les parquets sont en béton sur ossa-\nture métallique. Les cages d'escaliers, en béton\narmé, reçoivent des deux côtés la lumière du\njour.\nLes appartements seront administrés par\nl'organisation féminine «Octavia Hi 1 system».\nLes loyers ne dépasseront pas 5 sh. (31 fr.\n25 ) par semaine pour 2 pièces et 16 sh. (100\nfrancs) pour 4 pièces, impôts compris.\nAllemagne\nFRANCFORT\nLA SUCCESSION D'ERNST MAY au\nposte d'architecte en chef de la municipalité\na réuni 72 candidats. Une première élimina-\ntion a réduit ce nombre imposant aux sept\npersonnalités suivantes : MM. Boehm, Kauf-\nmann, Blattner, Doecker, Niemeyer, Ritter et\nWolf. Aux dernières nouvelles, restaient en\nprésence MM. Boehm. Kaufmann, Doecker et\nNiemeyer.\nBERLIN\nL'EUROPA HAUS s'ouvrira le ler avril pro-\nchain. Cette vaste construction, qui doit abri-\nter 4,000 personnes, est édifiée en béton et en\nacier. La surface totale utilisable atteint\n20,000 m 2 qui sont répartis en bureaux, salles\nd exposition et de club, salles de conférences,\netc. Le bâtiment, haut de 50 mètres, sera cou-\nronné d'une terrasse de 2,000 m 2 où, pendant\nré té, le personnel pourra jouir de bains de\nsoleil. j\nFrance\nPARIS\nL'OFFICE PUBLIC D H. B. M. DE LA\nVILLE a été chargé, en exécution de la Loi\nLoucheur, de l'édification de 18,000 habita-\ntions à bon marché et de 10,000 apparte-\nments à loyers moyens»\nEn outre, une loi récente vient d'autoriser\ntes Offices à construire un nouveau type d'ha-\nbitation, intermédiaire entre l'H. B. M. et\nl appartement à loyer moyen. Le loyer de ce\nnouveau type de logement (4 pièces, cuisine et\ncabinet de toilette) atteindra 3*930 francs.\nUn concours (national) vient d être ouvert\npour la création d'un groupe de ces habitations\nà bon marché améliorées,sur l'emplacement des\nanciennes fortifications (Porte de Saint-Ouen,\nParis).\nPARIS\nLE CHAUFFAGE CENTRAL URBAIN.\nUn projet d'organisation à Paris du chauf-\nfage central urbain a été. on s'en souvient,\nvoté par le conseil municipal. Une concession\na même été accordée à cet effet.\nLe concessionnaire, aux termes de son con-\ntrat, doit établir des canalisations pour distri-\nbuer la chaleur dans les immeubles comme il\nest distribué de l'eau, du gaz ou de l'électricité;\nce a à des tarifs contrôlés par la ville.\nOù en est la réalisation de ce projet?\nInterrogée à ce sujet par M. Moriette, con-\nseiller municipal, l'administration préfectorale\nfait connaître que depuis le ler octobre 1930,\nun réseau dont le développement est de l'ordre\nd'un kilomètre, fonctionne aux environs de la\ngare de Lyon. Ce réseau est alimenté par les\nanciennes chaudières de la centrale de la rue\nde Bercy.\nLa compagnie parisienne de chauffage ur-\nbain procède à la mise au point de projets\nplus importants, dont la réalisation paraît de-\nvoir être entreprise au cours de la présente\nannée.\nMATERIAUX DE CONSTRUCTION\nATTENUANT LES BRUITS DANS LES\nMAISONS.\nLe Touring Club de France a très juste-\nment pensé qu'il serait possible d'atténuer,\ndans une large mesure, les bruits intérieurs par\nl'isolement des murs, des croisons et des plan-\nchers. Deux rapports ont été présentés dans\nce sens, devant une Commission instituée spé-\ncialement par lui à cet effet : un sur « les\nbruits des hôtels », par M. Guillaume, ingé-"}, {"page_pdf": 30, "page_imprimee": "156", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.1.30", "texte": "TEK H N E\n\nnieur; l'autre sur « les bruits perçus à l'inté-\nrieur des constructions », par M. Poirier, ar-\nchitecte.\nLa Commission a estimé qu'il y avait lieu\nd'organiser une suite d'expériences destinées à\npréciser les qualités des matériaux de construc-\ntion, spécialement étudiés en vue d'un isole-\nment contre le bruit. Ces expériences vont\ndonc avoir lieu au laboratoire d'essais du\nConservatoire des Arts et Métiers, sous la\nhaute direction personnelle de M. Cellerier,\nl'éminent directeur de ce laboratoire. C'est\nassez dire l'intérêt qu'elles présentent et\nqu'elles seront faites avec toutes les garanties\nLa Commission entend que ces matériaux\nde construction auxquels elle s'intéresse soient\nd'un approvisionnement facile, donc couram-\nment offerts sur le marché, que leur utilisation,\nleur composition et leur constitution ne pré-\nsentent pas d'inconvénients au point de vue de\nla mise en œuvre, de la conservation, de l'in-\ncendie, etc.. et aussi, que le prix de revient et\nd'entretien des ouvrages dans lesquels i's sont\nmis en œuvre reste modéré.\nL'étude de ces matériaux limitera ses buts à\nl'étouffement des bruits qui se produisent\nd'une manière habituelle à l'intérieur des lo-\ncaux habitués.\nHollande\nAMSTERDAM-CENTRE. TRACE NOU-\nVEAU DES ARTERES, Un plan important\nde remaniement des artères du centre d'Am-\nsterdam sera approuvé incessamment. Ce plan,\ndressé par les services compétents, a pour but\nde rectifier, d'élargir et de moderniser les voies\nprincipales du trafic urbain central. L'exécu-\ntion de ce vaste projet coûtera 70 millions de\nflorins, et exigera une durée de cinquante an-\nnées.\nAUG. PERRET A AMSTERDAM. A l'oc-\ncasion de la Semaine de l'Alliance française,\nqui eut lieu à Amsterdam du 3 1 janvier au 6\nfévrier, l'architecte Aug. Perret fit une cause-\nrie à l'lnstitut colonial sur « L Architecture\nfrançaise dans son état actuel »♦\nCANAL NOUVEAU.\nLe gouvernement hollandais a déposé un\nprojet pour la création d'un canal direct\nd'Amsterdam au Rhin, aux environs de Tiel.\nAprès divers projets étudiés depuis de nom-\nbreuses années, le projet actuel comporte l'amé-\nlioration du canal actuel de la Merwede. entre\nAmsterdam et Utrecht; la construction de\nnouveaux canaux entre le Trecht et la Leck et\nentre la Leck et Tiel, et d'un canal d'embran-\nchement entre Utrecht et Vreeswijk.\nLes; canaux auront 50 mètres de large, sauf\nle canal d'embranchement d'Utrecht, qui\nn'aura que 35 mètres, 4 mètres de profondeur\nà marée basse, L'ensemble des travaux est éva-\nlué à 65 millions de florins.\nItalie\nUN NOUVEAU PONT.\nLe gouvernement italien a approuvé le\nprojet de construction d'un pont qui relierait\nVenise à la péninsule. Ce pont, parallèle à\ncelui du chemin de fer, sera long de trois km.\nqt large de 20 m. Il sera divisé en trois parties:\nla première, à droite, de 7 m. 50 de largeur,\nréservée aux tramways; le milieu, de 8 m.,\nréservé aux automobiles, et la partie gauche,\nd une largeur de 4 m. 50, réservée aux pié-\ntons et aux cyclistes. Les frais de construction\ns'élèveront à 90 millions de lires.\nJapon\nLA RECONSTRUCTION DES VILLES\nDE TOKIO ET DE YOKOHAMA.\n« Nos lecteurs se rappel'eront les désastres\nproduits pour le séisme du lerIer septembre 1923\naux deux cités japonaises : Tokio et Yoko-\nhama*\nTokio était détruite dans la proportion de\n44 p.c, et Yokohama dans la proportion de\n25 p.c. A Tokio, lia secousse et l'incendie\navaient rasé une superficie de 34,262,000 m 2\nenviron sur 78,546,000* Sur une population\nde 2,260,000 habitants, il y avait eu 58,000\ntués e|t 1,380,000 personnes restaient sans\nfoyer."}, {"page_pdf": 31, "page_imprimee": "157", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.1.31", "texte": "** les Ldivtbrîs du Château\ndans le plus modeste Logis ~\nETERNIT EMAILL\nTerrazo - Marbres - Teintes unies\nLe Revêtement Idéal\npour Salles de bain, Cuisines, Verandahs,\nHôpitaux, Salles de machines, Meubles,\nArmoires frigorifiques, etc., etc.\nTERNIT\nRépliques de boiseries de tous styles\nIncombustibles ■■■■■■ Imputrescibles\nLe Revêtement Ricite\nqui habille avec distinction les Vestibules, Salles\nà manger, Salons, Cabinets de travail, Restaurants\nSalles de Billard et de spectacles, Eglises, etc.\nGROSSE ÉCONOMIE à rachat et à la pose\nSoc. Anon. ETERNIT EMAILLÉ\nCAPPELLE-AU-BOIS"}, {"page_pdf": 32, "page_imprimee": "158", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.1.32", "texte": "TEK H M E\n\nA Yokohama, l'étendue dévastée était de\n9,800,000 m 2 sur 37,287,000 et on avait\nrelevé 21,000 tués et 330,000 sinistrés sur\n400,000 habitants.\nOn pensa d'abord qu'il serait possible à\nl'Etat ou à la ville de racheter tous les terrains\ntouchés par l'incendie, de refaire les rues et de\nreconstruire tous les bâtiments. Cette réalisa-\ntion aurait coûté des sommes énormes, néces-\nsitant un emprunt de 5 à 6 milliards de yens.\nD'ailleurs, les autorités de Tokio enten-\ndaient reconstruire la ville sur des bases plus\nmodernes en élargissant et en multipliant le\nnombre de chaussées.\nPour développer la voirie, aménager des\nparcs et des jardins publics, refaire les canaux,\nes autorités japonaises décidèrent d'exproprier\n4,400,000 m- de terrains habités, soit la hui-\ntième partie du so] dévasté.\nLa somme totale nécessaire à la reconstruc-\ntion fut évaluée à 847,500,000 yens, à répar-\ntir sur sept exercices.\nD'après les plans qui ont été dressés, la\nvoirie de Tokio comprend maintenant trois\ncatégories d'artères. Celles de grande circula-\ntion, dont la largeur dépasse 24 mètres; les\nrues de moyenne circulation, arges de 12 a\n24 mètres; les rues de moindre circulation,\nayant moins de 1 2 mètres de large.\nQuant aux parcs et jardins publics, le Bu-\nreau de reconstruction en a fait construire deux\ngrands (couvrant respectivement 58,000 et\n44,000 m 2 ) et cinquante plus petits, ayant de\n3,400 à 4,000 m 2.\nIl a fallu reconstruire plus de 200 ponts à\nTokio et une centaine à Yokohama. Les six\nprincipaux, bâtis dans 1 est de Tokio, sur la\nrivière Sumide, ont une longueur de 150 à\n240 m. et peuvent résister désormais à\nl'épreuve du feu ou des tremblements de terre.\nLe plan de reconstruction comportant en-\ncore l'amélioration de onze canaux existant à\nTokio, avec une longueur totale de 145 km.,\nune largeur variant de 33 à 55 mètres, une\nprofondeur de 1 m, 80 à 2 m. 10. Un dou-\nzième canal long de 374 mètres et large de\n30 a été mis à sec et comblé.\nIl a fallu rebâtir 127 écoles, ainsi que beau-\ncoup d'hôpitaux gratuits et Tes halles centrales,\n(« Chronique des Travaux ». )\nu. s. A.\nUNE USINE SANS FENETRES vient d'eue\nconstruite pour une importante firme d'ou-\ntillage. Le bâtiments ainsi édifié, qui a coûté\n1 1/2 million de dollars, exclut Ja lumière\nnaturelle et les bruits extérieurs. Le rendement\nde travail serait augmenté, selon les prévisions,\nde 33 p.c. Une commsision de psychologues\net de biologues suit de près cette expérience.\nDiverses innovations ont été apportées : la\ncoloration des machines en orange vif, pour\ndiminuer les accidents dûs à l'inattention; la\nprojection de rayons ultra-violets pour vivifier\nl'atmosphère, etc.\n\nINFORMATION\nTECHNIQUE\nUN NOUVEAU SYSTEME BREVETE\nDE VOUTES EN COQUILLES,\nJusqu'à présent, pour le calcul et la cons-\ntruction des voûtes, on a toujours rattaché\ncelles-ci à deux types déterminés.\nLe premier suppose la voûte stable par elle-\nmême dans le p*an de sa coupe transversale;\nelle repose aux naissances sur des appuis rigi-\ndes par articulations aux encastrements plus\nou moins complet et l'ouvrage est calculé pour\nune tranche d'un mètre.\nLe deuxième suppose que la voûte est cons-\ntituée d une plaque reposant sur desi arcs ou.\nsi la distance entre ceux-ci est trop grande, sur\ndes nervures portant dTarc à arc.\nDans les deux cas, le problème a toujours\nété traité par la statique du plan.\nEn réalité, si Ton considère l'ensemble :\narc, hourdis et nervures, il se comporte comme\nune poutre portant dans le sens des généra-\ntrices du cylindre, dans le cas des voûtes en\nberceau, et l'étude de la stabilité de la cons-\ntruction se fait par la statique de l'espace, La\nvoûte ainsi constituée a, en effet, une très\ngrande raideur et ne nécessite des appels qu'à\na retombée des arcs raidisseurs, à l'exclusion\nde tout autre support le long des naissances\nde la voûte."}, {"page_pdf": 33, "page_imprimee": "159", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.1.33", "texte": "TEK H N E\n\nCe nouveau type de construction s'adapte\négalement aux coupoles de tout genre et per-\nmet de couvrir de grands espaces avec des por-\ntées inconnues pour les autres types. Il en\nrésulte, d'autre part, une économie considéra-\nble qui lui ouvre un champ d'application illi-\nmité.\nL'exécution de ce procédé de construction\nconsiste dans l'emploi d'un treil'is métallique\ndont le montage est simple et rapide. Ce treil-\nlis est constitué de barres assemblées les unes\naux autres par boulons. Ce sont des pièces en\nV estampées d'une longueur rigoureusement\nexacte et maintenues aux extrémités d'un cy-\nlindre formant nœud. Cet assemblage très\nrigide rend inutile tout échafaudage intérieur;\nil épouse la forme de la voûte et ne prend\nappui qu'aux naissances. Le montage du réseau\nse fait à raison de 1 m 2 par ouvrier en Ï 5 à\n20 minutes. Il est ensuite recouvert de planches\nou de tôles minces formant Faire de pose du\nbéton armé.\nDans son numéro de février, « La Techni-\nque des Travaux » publie une étude complète\nde ce nouveau sysitème de toitures exposé\nthéorique et applications pratiques étude\nillustrée de nombreux plans et photographies.\n\nCONGRÈS\nINTERNATIONAUX\nCONGRES INTERNATIONAL DE L'HA-\nBITATION, A BERLIN, 1-5 JUIN 1931-\nL'Association Internationale de l'Habita-\ntion (siège à Francfort-sur-Main, 27, Hansa\nAllee ) invite toutes les corporations et orga-\nnisations, ainsi que toutes les femmes et tous\nles hommes qui poursuivent F amélioration des\nconditions des logements à prendre part\nau Congrès International de l'Habitation. Il\nsera arrangé sous le protectorat du Ministère\nd'Etat des Travaux, du Ministère prussien de\nPrévoyance sociale et de la Ville de Berlin pen-\ndant le temps du lerIer au 5 juin 1931 à Berlin,\ndans les salles de la maison seigneuriale. Dr*\nh. c H+ Hirtsiefer, Ministre prussien de la\nPrévoyance sociale, en est le président hono-\nraire*\nLes sujets du Congrès :\nI. L'importance sociale actuelle et future de\nl'économie d'habitation.\nDe l'activité privée, publique et des orga-\nnisations d'utilité publique pour parer à la\ncrise du logement. Spécialement, on s'occupera\ndes questions suivantes :\nA. Dans les conditions actuelles, la cons-\ntruction basée sur le rendement de l'économie\nprivée (entreprises privées de constructions)\nsans subvention publique peut-elle répondre\naux besoins d'habitation de la masse de la\npopulation (besoins de petites habitations)\nd'une manière à satisfaire aux exigences socia-\nles, hygiéniques et culturelles?\nB. Comment doit-on régler la question\néconomique en matière de construction, en vue\nde remédier d'une manière satisfaisante à la\npénurie des petits logements?\nC. Comment doit-on réglementer l'admi-\nnistration des habitations construites par des\ncorporations ou par des sociétés d'utilité pu-\nblique?\nIL La construction de petites habitations à\nprix abordables pour locataires à ressources mi-\nnimes.\n111, Inspection du logement (contrôle et\nentretien).\nLe programme du Congrès prévoit trois\naprès-midi pour la visite des principaux im-\nmeubles à logements, colonies et cités-jardins\nde Berlin.\nLe Congrès est suivi d'un voyage d'études à\nBreslau, 'Prague, Dresde, Leipzig et dans la\nrégion industrielle de l'Allemagne centrale.\nTous ceux qui ont l intenition de prendre\npart au Congrès sont priés de s'annoncer sans\nengagement pour que nous puissions leur en-\nvoyer d'autres communications concernant le\nCongrès.\n\nLes rapports présentés au\nIIIe Congrès International\nd'Architecture Moderne\nBruxelles 1930\nseront publiés en français\npar\nLA CITE ET TEKHNE"}, {"page_pdf": 34, "page_imprimee": "160", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.1.34", "texte": "TEK H N E\n\nXIIIe CONGRES INTERNATIONAL DE\nL'HABITATION ET DE L'AMENAGE-\nMENT DES VILLES.\nLa Fédération Internationale de l'Habita-\ntion et de l'Aménagement des Villes réunit son\n13e Congrès International de l'Habitation et\nde l'Aménagement des Villes à Berlin, du\nlerIer au 5 juin 193 1. Le Congrès est chaleureu\nsement soutenu par les autorités du Reich et de\nPrusse et par le Magistrat de Berlin. En même\ntemps, aura lieu une grande Exposition alle-\nmande de la Construction, l'une des plus com-\nplètes qui aient été organisées depuis plusieurs\nannées. Une importante section en sera consti-\ntuée par l'Exposition Internationale de l'Ha-\nbitation et de l'Aménagement des Villes, à\nl'organisation de laquelle la Fédération a\ndonné de tout cœur sa collaboration.\nLes deux principaux sujets de discussion au\nCongrès seront : jîa suppression des taudis et\nle problème du trafic par rapport à l'amé-\nnagement urbain et régional.\nD'importantes délégations assisteront au\nCongrès, venant de toutes les parties du monde\net un grand nombre des principales autorités\nde divers pays présenteront des rapports au\nCongrès. Pendant le Congrès, auront lieu des\nvisites aux programmes de construction d'ha-\nbitations à Berlin et à Postdam. Après le Con-\ngrès, seront organisées des visites au Spreewald\nà Dresde, Hambourg et Essen.\nOn peut se procurer tous détails sur le Con-\ngrès à la Fédération Internationa de l'Ha-\nbitation et de l'Aménagement des Villes, Bed-\nford Row, 25, London W. C. 1.\nMILAN\nLE IIe CONGRES INTERNATIONAL DE\nTECHNIQUE SANITAIRE ET DfHY-\nGIENE COMMUNALE aura lieu à Milan,\ndu 20 au 26 avril 193 i- En même temps que\nce Congres, la Foire internationale de Milan\nouvrira la IIe Exposition Internationale de\nTechnique Sanitaire et d'Hygiène,\nPour tous renseignements, s adresser au se-\ncrétariat du Congrès, à Milan, 7, Piazza del\nDuomo,\n\nEXPOSITION\nL'EXPOSITION ALLEMANDE DU BA-\nTIMENT EN 193 1.\nCette Exposition, de (très grande envergure,\ndont nous avons déjà parlé, se tiendra à Ber-\nlin, du 9 mai au 9 août 193 1. Les stands se-\nront installés sur les terrains réservés aux\ngrandes expositions, dans le Kaiserdamm.\nElle comprendra cinq catégories principales:\nA. Exposition internationale de l/urba-\nnisme et de l'habitation;\nB* L'architecture de notre époque;\nC. Le logement actuel;\nD. La construction moderne;\nE. Exposition spéciale de la construction\nrurale.\nL'idée maîtresse de cette manifestation a été\nde faire comprendre l'évolution, le développe-\nment, les tendances économiques, les principes\nqui dominent tout le mouvement actuel de\nl'industrie du bâtiment; de répandre dans le\npublic, une notion exacte des problèmes géné-\nraux de la construction, de l'intéresser à; ces\nproblèmes, de faire naître un nouvel esprit.\nLes buts que 11' on se propose d'atteindre\nsont de favoriser l'esprit d'initiative, de réali-\nser des types nouveaux de construction et des\naméliorations techniques. Ces buts, s'ils sont\natteints, n'auront pas seulement pour effet\nd'intéresser des éléments nouveaux et de pro-\nvoquer un accroissement sérieux du chiffre\nd'affaires, mais encore de former, de diriger\nl'esprit public dans un sens artistique, instruc-\ntif et pratique.\n\nAvex - vous envoyé\nvotre souscription?\n3 Années d'Architecture\nModerne en Belgique\nÉdité par LA CITE 6- TEKHNE"}, {"page_pdf": 35, "page_imprimee": "161", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.1.35", "texte": "TEK H N E\n\nL'Exposition désire moins consacrer au\npassé et au futur qu'au développement actuel-\nlement en cours, assumant ainsi le rôle d'édu-\ncatrice et d'inspiratrice des voies nouvelles.\nOn n'y trouvera point de simples exposés\ntechniques, mais un choix de problèmes expo-\nsés de manière vivante. En un mot, ce n'est\npas d'une construction morte qu'il s'agira,\nmais de réalisations d'images agissantes, d'ha-\nbitations et d'installations en pleine activité.\nOn estime à Berlin que les idées de rationa-\nlisation sonit encore trop disparates et peu con-\nnues; elles souffrent d'un manque de clarté,\nde cohésion; elles ont besoin d'être rassemblées\net en quelque sorte matérialisées.\nL'Exposition sera donc comme une con-\ncrétisation de toutes fes idées nouvelles, scien-\ntifiques et artistiques, réunies dans un ensem-\nble bien cohérent et dans un cadre approprié.\nLe 26 février dernier, une réunion plénière\na eu lieu à Berlin avec le concours de 700\npersonnalités environ du monde scientifique,\nartistique et technique. Le programme défi-\nnitif de l'Exposition y fut arrêté.\nDans un exposé très substantiel, le conseiller\nRippert, Président de l'Exposition, montra les\nraisons qui avaient prévalu. Cette manifesta-\ntion, a-t-il dit. doit être la concentration ra-\ntionalisée de tous les éléments appelés dans la\npratique à collaborer à la construction.\nOn escompte en Allemagne un très vif suc-\ncès et on estime que l'Exposition, dont la\ndurée est exceptionne lement grande, provo-\nquera non seulement un nouvel essor de l'in-\ndustrie. mais créera un sitade nouveau de la\nconstruction et sera en quelque sorte le point\nde départ d'un développement de méthodes et\nd'enseignements nouveaux.\nLa Fédération internationale du Bâtiment\ner des Travaux; I publics suit de très près les\nimportants travaux et les innovations actuelle-\nment en cours en Allemagne. E le a juste-\nment choisi l'époque de l'Exposition pour con-\nvoquer à Berlin une Conférence internatio-\nnale sous les auspices des deux grandes Fédé-\nrations allemandes du Bâtiment et des Tra-\nvaux publics. D'ores et déjà, le Comité de\nl'Exposition lui a également assuré tout son\nconcours.\n(« Chronique des Travaux »♦ )\n\nCONCOURS\nHOLLANDE\nMONUMENT DE JONGH, ROTTER-\nDAM. Ce concours international a rencontré\nun grand succès puisque 204 envois sont par-\nvenus au jury. Dans ce nombre, 83 provien-\nnent d'architectes hollandais, 94 allemands et\n27 français et divers.\nCHARLEROI\nNous avons reçu les résultats de ce trop\nfameux concours. Ils n'intéressent vraisembla-\nblement que fort peu nos lecteurs. Nous préfé-\nrons certes le jugement qu'on va lire, et que\nG. Brunfaut a publié dans « Le Document » :\nCe concours, annoncé à grand renfort de\npublicité, auquel crédit d'honnêteté paraissait\ngaranti, vient d'échouer de superbe façon dès\nla première épreuve.\nCe qui était à prévoir, en raison de la ma-\njorité laissée aux dé/égués de Charleroi, en\nraison de leur esprit de clocher, de leur pas-\nséisme et de leur franche ignorance de toute\nsolution moderne s'est produit.\nSoixante-huit concurrents avaient donc\ntenté de résoudre le classique problème : un\nhôtel de ville. Pour cela, inspirés de solutions-\ntypes, se référant par exemple à la façon dont\nl'administration de Bruxelles vient de recons-\n\nAvez - vous envoyé\nvotre souscription?\n3 Années d'Architecture\nModerne en Belgique\nÉdité par LA CITE 4 TEKHNE"}, {"page_pdf": 36, "page_imprimee": "162", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.1.36", "texte": "TEK H N E\n\ntituer ses bureaux, ils avaeint étudié, dépensé\nleur belle activité pendant des mois et essayé\nde créer l'œuvre dont tout architecte rêve.\nEn quelques heures, le jury a éliminé une\nvingtaine de projets nuls, une autre quaran-\ntaine de conceptions à mérites différents, les a\nexpédiés dans l'au-delà et a retenu enfin six\nœuvres transcendantes parmi lesquelles celle\nd'un Carolorégien que l'on n'était pas parvenu\nà imposer antérieurement sans concours. A\nquoi le concours devait d'ailleurs aboutir!\nIl est à regretter* devant pareille hécatombe,\nque les délégués d'associations s'en soient laissé\nimposer au point de mener tambour battant\nleur besogne. Voyez d'ailleurs ce président-\ndictateur qui déclare en toute honnêteté, à\nl'encontre du programme :\npas de façades modernes;\npas de hall des guichets, rien que des bu-\nreaux fermés;\npas de terrasses.\nC'est un monument qu'il nous faut et non\nune œuvre rationnelle.\nEt voyez, après cela, ces délégués architectes\nqui s'imaginent pouvoir défendre leurs con-\nfrères!\nC'est pourquoi la foule des concurrents n est\npas satisfaite. Et s'il leur reste le profit d'avoir\nappris Teur métier, puisque l'architecture est\ntelle qu'on n'y cesse d'apprendre, il leur reste\naussi une amère désillusion.\nMais aussi, qu'allaient-ils faire en cette ga-\n« x t\niere!\n\nORGANISMES\nLA SOCIETE BELGE DES URBANISTES\nET ARCHITECTES MODERNISTES,\ndont le Baron V. Horta et Henri Van de\nVelde sont Présidents d'Honneur, vient, en\nassemblée générale annuelle, de nommer son\nComité de Direction pour l'exercice 193 1; il\nse compose comme suit :\nPrésident : Verbruggen, Pierre;\nVice-Président : Nyst, Alfred;\nSecrétaire Général : Hoeben, J. F.;\nTrésorier : François, Lucien;\nMembres : Bourgeois. Victor;\nEggerickx, Jean.\nLA SOCIETE CENTRALE D'ARCHI-\nTECTURE DE BELGIQUE a fixé comme\nsuit la composition de son Comité-Directeur\npour Tannée 193 1 :\nPrésident : Bonduelle, Paul;\nPremier vice-président : Mayne, Servais.\nSecond vice-président : David, Léon;\nSecrétaire : Puttemans, Robert.\nSecrétaire-adjoint : Bormans, Marcel.\nTrésorier : Neirynck, Frans;\nTrésorier-adjoint : Poppet Raymond;\nBibliothécaire : Duymu Hilloné.\nMembres : Al lard, James;\nCoppe, Vital;\nCoppieters, Jean;\nDevos, Pierre;\nHendrickx, Georges;\nNisoli, Ernest;\nMembres suppléants : Callewaert, Albert;\nDerée, Henri.\nConseillers : (membres en surnombre).\nLes anciens présidents, le président et\nadministrateurs des divers comités.\nSOCIETE ROYALE DES ARCHITECTES\nD'ANVERS.\nComposition de la Direction pour 1931»\nPrésident : J. De Braey;\n, Premier Vice-Président :H. Van Dyk.\nDeuxième Vice-Président : W. Van Kuyck ;\nSecrétaire : F. Derrnond;\nSecrétaire-adjoint : H. Claes.\nTrésorier : F. Bollekens;\nBibliothécaire : L. De Mol;\nBibliothécaire-adjoint : L. Stynen.\nSecrétariat : 29, rue du Péage, Anvers,"}, {"page_pdf": 37, "page_imprimee": "163", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.1.37", "texte": "TEK H H E\n\nBIBLIOGRAPHIE\n\nArchitecture\nADOLF LOOSt par H. Kulk. Dans la collec-\ntion (( Neues Bauen in der Welt », publiée à\nVienne par les éditions Anton Schroll et C°.\nL'ouvrage contient 48 pages de texte et 270\nillustrations et plans. Prix : 20 RM.\nZUR NEUEN WOHNFORM, par les archi-\ntectes Luckhardt et Anker. Aux éditions Bau-\nwelt, Berlin, 1930. Ouvrage de 64 pages dont\n48 planches. Prix : 8-20 RM.\n10 JAHRE WERKBUNDARBEIT IN\nWURTEMBERG, publié par la section wur-\ntembergeoise du Werkbund allemand. Edité à\nStuttgart par la TagbîattdruckereLUn volume\nde 80 pages dont 66 planches illustrées. Prix:\n50 RM.\n\nUrbanisme\nDIE GRUNDLAGEN DES STADTEBAUES\nund die Problème des Stadtebauesrechtes. par\n*e Prof. R. Heiligenthal. Edité par la Deutsche\nBauzeitung, Berlin.\nWIRTSCHAFTLICHER STADTEBAU u.\nangewandte kommunale Verkehrs wissenchaft,\npar H* L, Sierks, ing. Aux éditions Kaden\net C°t à Dresde, L ouvrage contient 285 p.,\net 157 illustrations.\nGRUNDRISS DER SICHERENt REI-\nCHER RUHIGEN STADTt par H. L-\nSierks, ing. Aux éditions Kaden et C°, Dresde.\nUn ouvrage de 307 pagest avec plans et illus-\ntrations.\nTHE NEW DAY IN HOUSING, par L. H.\nPink édité par The John Day Cy, New-\nYork. Un ouvrage de 19 i pages. Prix : 3.50\ndollars.\n\nTechnique\nSTAHL IM HOCHBAU. Guide pour le\ncalcul et l'exécution des constructions métal-\nliques, publié par l'Association allemande des\nTechniciens de la construction métallique.\nDusseldorf et Ber in* Editions Stahleisen et\nJuHus Springer. Un fort vol. de 761 pages.\nPrix : 1 2 RM.\nEIN NEUZEITLICHER GROSSBAU VON\nDER FUNDIERUNG BIS ZUR VOLLEN-\nDUNGt par Dr. E. Kutzner. Editions Julius\nHoffmann, Stuttgart,\n\n3 années d'architecture\nmoderne en Belgique\nPar souscription : 40 francs\n3 années d'architecture\nmoderne en Belgique\nPar souscription : 40 francs\n3 années d'architecture\nmoderne en Belgique\nPar souscription : 40 francs"}, {"page_pdf": 38, "page_imprimee": "164", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.1.38", "texte": "TEK H N E\nLES CLICHÉS DE \" LA CITÉ \"\nqui ont paru jusqu*à ce jour,\npeuvent être empruntés.\nS'adresser au siège de !a\nRevue : 10, Place Loix, à\nBruxelles.\nTARIF : Fr. 0.30 par centimètre carré\n\" LA CITÉ \" ET \" TEKHNÉ \"\nsont des revues progessistes,\nqui ne peuvent qu'encoura-\nger les novateurs sincères.\narchitectes et techniciens, ou\nindustriels et entrepreneurs...\nVous avez intérêt\nà soutenir cet effort ...\n\nSCHUTZ DES BAUWERKE GEGEN\nCHEMISCHE UND PHYSIKALISCHE\nANGRIFFE. par le Prof. O. Graff et ring.\nH. Go:bel. Aux éditions W. Ernst et Sohn.\nUn volume de 224 pages, abondamment illus-\ntre. Prix : 20 RM.\nBAUEN IM WINTER, par lfing. F. Eise-\nman, Kalkverlag, Berlin. Prix : 0.40 RM.\nGEWAPEND BETON IN HET GEBOUW\npar l'ingénieur Y. M. D. Kentie. Cet ouvrage\nest publié par l'éditeur L. J. Veen, Amster-\ndam.\nBETONKALENDER 1931, par P.W. Schar-\nroo. Aux éditions L, J. Veen, à Amsterdam.\nPERSPECTIEF, par M. Sirag, édité par van\nMantgen et De Does. Amsterdam. Prix :\n2.40 florins.\n\nDivers\nJAHRBUCH 1931 DES REICHSVER-\nBAND DEUTSCHER HAUSFRAUEN-\nVEREINE, à Berlin, aux éditions de l'Asso-\nciation en question. Prix : 2 RM.\n\nAnnonces\nDESSINATEUR-ARCHITECTE demande\ntravaux à exécuter à domicile. Elément très\ncapable. Ecrire à La Cité sous initiales Wr T.\nDESSINATEUR débutant cherche emploi\ndans entreprise bruxel?oise ou bureau ingé-\nnieur. Ecrire au Bureau de la Revue aux\ninitiales C. T. H.\nJEUNE DESSINATEUR SUISSE cherche\nemploi, même début., chez architecte ou bu-\nreau d'entreprise. Ecrire à La Cité sous ini-\ntiales A, W. G.\nTRADUCTIONS techniques, en, français,\nnéerlandais et allemand. Ecrire à La Cité sous\ninitiales G. K. (Gand ).\nDISPONIBLES. Les clichés ayant paru jus-\nqu'à ce jour dans La Cité peuvent être em-\npruntés au tarif de 30 centimes le cm2.\nARCHITECTE céderait d'occasion quelques\nouvrages et traités de construction. Ecrire au\nBureau de la Revue sous initiales V. W.\nMODERNE BAUFORMEN (année 1930)\nà céder d'occasion. Collection complète. Ecrire\nsous initiales C. S."}, {"page_pdf": 39, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.1.39", "texte": "EDITIONS MTEKHNEW\nLA CITE. Première année. (Rare) ....... fr. 60.—\nDeuxième année. (Rare). ....... 40.\n3e, 4% se,5e, 6e, 7e et 8e années, le volume .... 25.\nCes volumes peuvent être fournis reliés en pleine toile moyennant un supplément\nde 15 francs.\nLA REVUE « TEKHNE » série d'avant-guerre), collection complète de la\n2e année (1912-1913). Beau volume de 516 pages, sur papier couché,\nillustré de 250 clichés ........ . 40.\nL'Art et la Société, par H.-P. Berlage, architecte à Amsterdam. Tirés à part de\nla Revue « Art et Technique » (septembre 1913-février 1914). Un volume\nluxueusement imprimé et illustré de 98 clichés .... . 50.\nLe Cœur de la Ville de Bruxelles, par Charles Buis, avec traduction d'une con-\nférence de C. Ciirlitt sur la « Conservation du cœur d'anciennes villes ».\nUne brochure de 24 pages ........ . 4.—\nL'Abbaye de la Cambre, par G. des Marez ...... . 4.\nPaul Hankar (1859-1901), par Ch. Conrardy et Raym. Thibaut. Une brochure\nillustrée ........... . 4.\nConstantin Meunier. L'historique de son monument au travail, par R. Thiry et\nG. Hendrickx. Une brochure illustrée ...... . 4.\nL'Art des Jardins et le nouveau jardin pittoresque, par Louis van der Swaelmen,\narchitecte-paysagiste ......... . 2.\nBelœil. Le Versailles Belge, par Louis van der Swaelmen, architecte-paysagiste 4.\nEtude sur la Forêt de Soignes, par Louis van der Swaelmen ... . 4.\nL'Abbaye de la Cambre. Restauration des Jardins Louis XIV, par Louis van der\nSwaelmen, architecte-paysagiste ....... . 4.\nL'habitation coloniale. Sa construction au Congo Belge, par Gast. Boghemans.\nUne brochure de 20 pages abondamment illustrée ... . 4.\nMatériaux de substitution dans la construction de maisons, par J. Seroen, archi-\ntecte. Une brochure illustrée ....... . 4.\nL'architecture hollandaise, par Luc Paul Haesaerts. Une brochure illustrée . 4.\nRéduction de 5© p. c. aux nouveaux abonnés\n\nPRIX DE L'ABONNEMENT à l'année en cours de la Revue « LA CITE » et de\nson supplément « TEKHNE » : Belgique, 40 francs. Etranger, 55 francs.\nPour s'abonner à « LA CITE » ou obtenir des livres, il suffit de verser, dans n'im-\nporte quel bureau des postes, au crédit du compte chèques postaux n° 166,21 Revue\n« LA CITE », la somme due et d'inscrire sur le bulletin de versement le titre du livre et\nles nom et adresse du souscripteur."}, {"page_pdf": 40, "page_imprimee": "couv. 4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193102-01.1.40", "texte": "a.A CITE » TEKHME\nles plus importantes\nrevues belges d'archi-\ntecture. d'urbanisme et\nd'art public - le» plus\nactuelles « les mieux\ndocumentées.\nSiège i Bruxelles, 1G Pl. Lolx"}]}