{"numero_id": "bm-bmtnaac-1931-06-01", "volume": "bmtnaac_1931-06_01", "ocr_sha256": "cca6e4fdecf79cecf3feb6e3036a2b30a088cd8372d8bea9975492a827cb5714", "source_tei": "https://github.com/Princeton-CDH/bluemountain-transcriptions/blob/main/periodicals/bmtnaac/issues/1931/06_01/bmtnaac_1931-06_01.tei.xml", "source_mets": "https://github.com/pulibrary/BlueMountain/blob/main/metadata/periodicals/bmtnaac/issues/1931/06_01/bmtnaac_1931-06_01.mets.xml", "url_numero": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193106-01", "articles": [{"article_id": "bm-bmtnaac-1931-06-01-c002", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-06_01#c002", "volume": "bmtnaac_1931-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "209", "page_fin": "209", "image_debut": 3, "image_fin": 3, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193106-01.2.2", "titre_corps": "SOMMAIRE :", "titre_sommaire": "SOMMAIRE :", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 3, "page_imprimee": "209", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193106-01.1.3", "debut_caractere": 101, "fin_caractere_exclue": 641, "texte": "SOMMAIRE :\nL'Art moderne primitif ♦ . . ♦ . 209\nEnquête sur le prix de revient d'immeu-\nbles de deux à douze étages. (Fin du\nRapport présenté par les architectes\nBochm et Kaufmann au IIIe Congrès\nInternational d'Architecture moderne)**. 21 1\nVers de nouvelles méthodes de cons-\ntruction, aux Etats-Unis ♦ ♦ ♦ . . 217\nA propos d'Arts et d'Enseignement\nménagers ♦ ♦ . . . . . . . 219\nLe Créosotage Universel .... 220\nExpositions ........ 225\nEchos .......... 226\nConcours ......... 226\nBibliographie . . . . . . . . 226\nAnnonces ......... 228"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-06-01-c004", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-06_01#c004", "volume": "bmtnaac_1931-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "209", "page_fin": "209", "image_debut": 3, "image_fin": 3, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193106-01.2.3", "titre_corps": "Le numéro de LA CITE ci-inclus", "titre_sommaire": "Le numéro de LA CITE ci-inclus", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 3, "page_imprimee": "209", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193106-01.1.3", "debut_caractere": 643, "fin_caractere_exclue": 894, "texte": "Le numéro de LA CITE ci-inclus com-\nprend :\nUn article de M. Paul Otlet : L'Urbanisme\nà Bruxelles, grande ville, capitale de la Belgi-\nque, cité mondiale,\nLe projet d'Urbaneum, de l'architecte\nV* Bourgeois;\nLe mouvement international d'architec-\nture."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-06-01-c005", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-06_01#c005", "volume": "bmtnaac_1931-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "209", "page_fin": "210", "image_debut": 3, "image_fin": 4, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193106-01.2.4", "titre_corps": "L'ART MODERNE PRIMITIF", "titre_sommaire": "L'ART MODERNE PRIMITIF", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 3, "page_imprimee": "209", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193106-01.1.3", "debut_caractere": 896, "fin_caractere_exclue": 2190, "texte": "L'ART MODERNE\nPRIMITIF\nPar Maurice Casteels\nâux Edit. Henri lon«suièresv Paris\nL'ouvrage de Maurice Casteels, annoncé de-\npuis longtemps déjà, était attendu avec une\nréelle impatience dans nos milieux d'architec-\nture d'avant-garde.\nLa personnalité de Fauteur était pour beau-\ncoup, certes, dans cette impatience qui n'allait\npas sans curiosité. On connaissait de Casteels,\nen dehors de ses travaux purement littéraires,\nplusieurs études de précieuse érudition sur le\nXIXe siècle et sur les origines du mouvement\nmoderne. Récemment encore, notre ami Victor\nBourgeois rappelait cette découverte, vraiment\nsensationnelle, de la tendance pré-rationaliste\nchez les architectes de l'Empire, ce groupe dit\n« des ingénieurs », qui semblent bien être les\nvéritables ancêtres des réalisateurs internatio-\nnaux d'aujourd'hui. L'on devait donc déjà à\nCasteels d'avoir signalé cette parenté; et il est\npermis d'espérer que cet érudit nous parlera un\njour, longuement, de ceux-là à qui nous de-\nvons sans doute beaucoup, et que nous igno-\nrons encore.\n« L'Art Moderne Primitif » dédié à\nLuc Durtain et préfacé par Henry Van de\nVelde est donc l'œuvre d'un critique d'art\net d'un historien; et cette œuvre s'adresse,\nplus qu'aux architectes modernes, àla foule de\nceux « qui veulent faire un usage intelligent"}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "210", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193106-01.1.4", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 3752, "texte": "de ce qu'ils possèdent » (p. 81 ). L'ouvrage,\nécrit dans un style vif et direct, s'est donné\npour mission de convaincre. C'est donc un en-\nsemble fait de dissertations, d'arguments, de\ndéfinitions même dont l'objet est de répandre\nune idée moderne en matière d'art- Peut-être ne\nsaisit-on pas clairement au premier abord le\ntracé qu'emprunte l'auteur pour atteindre son\nbut. Mais cela sans doute est une tactique qui\nastreint le lecteur à la discipline d'une lecture\nbien nourrie.\nL'architecte rationaliste éprouvera, semble-\nt-il, quelque confusion pour déceler dans ces\naperçus théoriques le sens qu'il s'est tracé. Il se\nsouvient en effet avoir, lui aussi, dressé sa carte\nd'orientation au moyen d'examens théoriques.\nEt il se peut qu'il n'aime guère un retour aux\nproblèmes classés.\nRappelons encore que « L'Art Moderne\nPrimitif » n'est pas écrit pour lui particulière-\nment. D'ailleurs, les préoccupations de Mau-\nrice Casteels sont d'un autre ordre. Et ce qui\nest permis au critique, qui voit et juge hors\nde l'action, peut ne pas être autorisé à ceux\nqui agissent. L'un peut rechercher le «style»\nalors que les autres n'ont pas à s'en soucier\n(c'est bien cela que nous enseigne l'ingénieur ).\nUne trop constante introspection nuit fata-\nlement à celui qui agit: elk compromet en\ntout cas la puissance de l'action. L'architecte\nrationaliste tient en tout cas pour certain que\nl'on a moins de chance de se tromper par l'ac-\ntion directe que par la préoccupation esthéti-\nque.\nMaurice Casteels. en historien, envisage avec\nraison que tout style a trois périodes dans son\névolution, et c'est pourquoi il qualifie de pri-\nmitif le mouvement artistique présent. Encore\nune fois, disons qu'un tel classement ne peut\navoir, pour l'effort architectural actuel, qu'un\nintérêt relatif.Mais il était sans doute utile que,\npour d'autres, ceci fut précisé. Il règne en effet\ndans bien des milieux intellectuels, et chez\nbeaucoup de ces gens que l'on dit « cultivés »\nun grand désarroi sur le chapitre de l'art. Bien\ndes inquiets demandent à réfléchir, et parce\nqu'ils sont inquiets, leur réflexion doit être\nguidée. En ce sens, l'ouvrage de Casteels aura\nson importance et son utilité, nous n'en dou-\ntons pas. C'est une manière de mise au point\nde l'effort de ces dernières années. Pour les\nannées à venir, Casteels ouvre des perspectives\ntrès louables, certes, mais qui, aux yeux des\nagissants, paraîtront peut-être trop confuses.\nIl semble y avoir aussi une certaine confusion\nd'ailleurs compréhensible dans l'aperçu\nqui est donné de certains architectes, de leur\nvaleur au point de vue de mouvement interna-\ntional, de leur influence aussi.\nQuant au choix des documents qui accom-\npagnent le texte, nous savons que des raisons\npratiques n'ont pas permis à l'auteur de les\nprésenter au complet. Nous croyons que sa do-\ncumentation personnelle est plus parfaite et\nqu'il n'ignore pas certaines réalisations impor.\ntantes telles que celles de Francfort, de Stock-\nholm, de Suisse, de Tchéco - Slovaquie,\nd'U. R, S. S., etc.\nIl nous reste à énumérer les divisions de\nl'ouvrage, qui sont les suivantes :\nI. Architecture et artz décoratif s. D'une\ntradition en architecture et en arts décoratif 3;\nLes animateurs; Réflexions sur le salon de\nParis 1923; L'architecture à l'Exposition de\nParis 1925.\nIL Les Arts industriels. Les Arts Indus-\ntriels; Quelques essais de critique.\n111. Et maintenant... —Où allons-nous?;\nAutour de l'architecture actuelle; Les arts dé-\ncoratifs; Les arts plastiques; Justifications.\nL'ouvrage a été imprimé et présenté avec le\nplus grand soin par les Editions H. Jonquiè-\nres. à Paris, rue Visconti. Le volume, au for-\nmat 22 X 27 cm., renferme 118 pages de\ntexte et 144 planches en héliogravure. 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Nous croyons, en effet, que c'est la\nlimite jusqu'à laquelle on peut se passer d'as-\ncenseur, dans les immeubles à tout petits loge-\nments.\nUn type comme celui que nous montrons,*\navec deux logements par palier, se trouverait\nrenchéri à un tel point par un ascenseur qu'il\nfaut écarter l'idée de construire plus haut des\nimmeubles de ce genre. Nous avons renoncé\nsciemment à étudier les types avec trois ou\nquatre logements par étage ainsi que les mai-\nsons avec corridor central; tout d'abord, parce\nque pareils types ne répondent pas aux exi-\ngences hygiéniques de notre programme, parce\nque, même en admettant trois ou quatre petits\nlogements par palier, les ascenseurs qui devien-\nnent nécessaires à partir de 5 étages chargent\npar trop le prix de revient de chaque logement.\nNous avons donc cru pouvoir restreindre notre\nétude aux trois types fondamentaux que nous\nreproduisons.\nIl est important pour notre étude de recher-\ncher exactement ce que coûtent, par loge-\nment, les escaliers, les ascenseurs, le chauffage\ncentral (y compris les tuyauteries pour le\nchauffage à distance, etc. ).\nPrenons d'abord les escaliers et les ascen-\nseurs.\nIl fallait tout d'abord déterminer la lon-\ngueur du bloc de logements pouvant être der-\nservi par une seule cage d'escalier et, en cas de\nnombreux étages, le système de cages d'esca-\nlier multiples et d'ascenseurs à établir.\nPour illustrer ce que je veux dire, voici le\nplan et la coupe d'un bloc de logements du\ntype B, adapté à des immeubles de 1 2 ou de\n14 étages (fig. 10). D'après les expériences\nfaites avec les maisons à galeries extérieures,\nun escalier peut suffire pour une longueur de\n60 mètres environ, on pourrait donc admettre\npar double étage 15 logements. Avec le type A\non aurait 11 logements par étage. Si l'on s'en\ntient aux prescriptions qui régissent en Alle-\nmagne la construction de théâtres et lieux de\nréunion, on constate qu'afin de pouvoir éva-\ncuer rapidement l'immeuble en cas de danger,\nil est nécessaire de disposer les escaliers comme\nsuit r pour les cinq premiers étages, un esca-\nlier suffit. Pour chaque tranche supplémen-\ntaire de 4 étages, il faut un nouvel escalier.\nPour un immeuble de 13 et de 14 étages,\nnous aurions la disposition que voici : une\ncage d'escalier donnant accès aux galeries ne\nva que jusqu'au 5e étage; une seconde cage\nd'escalier va jusgu'au 9e étage, mais ne donne\npas accès du 2e au 5e étages. Un troisième\nescalier, situé à l'intérieur de la maison, monte\njusqu'au dernier étage, mais ne donne accès\nque du 10e au 13e étage.\nIl en est de même pour les ascenseurs. Des\nrecherches faites en commun avec la fabrique\nberlinoise d'ascenseurs Cari Flohr A. G. con-\ncernant les temps maximums d'attente en cas\nd'emploi d'une cage pour quatre personnes et\nune vitesse de 0.5 m. par seconde ont établi\nqu'avec les types de maisons à galeries exté-\nrieures, étudiés ici, un seul ascenseur suffisait\npour 6 à 9 étages.\nOn suppose dans ce cas que l'ascenseur n'est\npas utilisé par les habitants des 5 étages infé-\nrieurs. (L'on pourrait éventuellement fermer\nles portes qui donnent accès à ces étages. ) A\npartir du 1 oe étage, il faudrait un second\nascenseur pour chaque série de 4 étages supplé-\nmentaires. Ces raisons expliquent pourquoi\nnotre étude envisage 13 étages pour le type\n\n* Voir le précédent numéro de Tekhné,\npage 200."}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "212", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193106-01.1.6", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 4607, "texte": "À, 14 pour le type Bet 15 pour le type C, ces\nchiffres correspondant chaque fois à la limite\nd'un escalier ou d'un ascenseur.\nQuant à l'équipement, nous le prévoyons\nsolide, mais aussi modeste que possible. Néan-\nmoins, et en dépit de nombreuses opinions\ncontraires, nous avons décidé de maintenir pat-\nlogement un bain, au besoin de dimension res-\ntreinte, Du reste, nous avons donné aux firmes\nconsultées un extrait du cahier des charges\nd'une colonie qui vient d'être construite à\nFrancfort, Ces deux firmes avaient participé à\nl'exécution de cette colonie et étaient donc par-\nfaitement au courant des détails de leur équi-\npement, Ces firmes devaient prévoir jusqu'au\nsixième étage des constructions avec murs en\nmaçonnerie, mais en même temps à partir du\nquatrième étage, une armature en acier, car\nnous supposions que la limite où cette der-\nnière devenait plus avantageuse se trouvait\nentre le quatrième et le sixième étage. Nous\navons toutefois trouvé que, pour tous les ty-\npes, cette limite se trouvait au-delà du sixième\nétage. Néanmoins, nous avons basé nos cal-\nculs définitifs sur des constructions avec ossa-\nture en acier déjà à partir du 6e étage parce\nque les bâtiments à 6 étages en maçonnerie de\nbriques exigent pour les étages inférieurs des\nmurs tellement épais que l'économie réalisée\nd'une part se trouve compensée de l'autre par\nla perte en surface habitable.\nQuant au chauffage et à l'approvisionne-\nment d'eau chaude, nous avons pris pour base\nles données que voici : jusqu'au 5e étage,\nchauffage par poêles, étant donné que le trans-\nport du combustible par l'escalier est possible\njusqu'au cinquième. Dans les cuisines, pour\néviter à notre étude de nouvelles complications,\nnous avons admis partout des fourneaux à\ngaZ*\nÀ partir du sixième étage, nous nous som-\nmes basés sur le chauffage central et l'approvi-\nsionnement central d'eau chaude. Les calculs\nnécessaires ont été faits simultanément par plu-\nsieurs firmes spécialisées d'après un program-\nme écrit leur soumis. Une étude comparative a\nmontré qu'un chauffage à distance avec une\ncentrale pour 1200 logements environ est plus\navantageux que le chauffage par blocs d'im-\nmeubles d'un nombre moins élevé de loge-\nments, Nous avons donc admis partout l'exis-\ntence d'un chauffage à distance.\nL'eau chaude qui, jusqu'au 5e étage, est\nfournie par les chauffe-charbon, provient, à\npartir du 6e étage, de la centrale de chauffage.\nLà aussi, nous avions donné les dimensions\nexactes de l'installation»\nNous avons négligé, comme de peu d'im-\nportance pour la comparaison faisant F objet\nde notre étude, un certain nombre de frais\naccessoires qui se produiraient en cas d'exécu-\ntion effective des projets; les buanderies sont\nde ce nombre. Malgré que les projets prévoient\ndes buanderies centrales, nous n'en avons pas\nfait état dans nos calculs, pas plus du reste\nque des locaux nécessaires pour ranger les\nbicyclettes, les voitures d'enfants et les pou-\nbelles, locaux dont le nombre et la dimension\nne dépendent pas du chiffre des étages, mais\nde celui des logements; ils sont donc sans\ninfluence pour notre comparaison. Il en est\nde même en ce qui concerne les frais d amé-\nnagement du terrain, de la création des jardins\net des parcelles potagères; enfin, les honoraires\net les taxes n'ont pas été portés en compte.\nComme la superficie des types que nous\nétudions ne concorde pas toujours, il était op-\nportun de faire d'abord, indépendamment du\ndevis, un parallèle basé sur des données abso-\nlues en comparant la superficie habitable avec\nla contenance cubique d'un logement. On\ntrouve ainsi des chiffres indiquant combien de\nm 3 de l'espace construit correspondent à 1 m 2\nd'espace habitable et inversement combien de\nm 2 de surface habitable sont fournis par m\nd'espace construit» Le graphique ci-après\n(fig. 12) indique les résultats de cette étude.\nLe fait que, dans le premier cas, les chiffres\nbaissent au fur et à mesure que le nombre des\nétages augmente, alors que dans le second cas,\nils croissent provient de ce que, plus le nom-\nbre des étages est élevé, plus leurs quote-parts\ndes surfaces de cave diminue» La hausse frap-\npante de la courbe du type À entre le premier\net le deuxième étages provient de ce que les\nmaisons à un étage n'ont de caves que sur un\ntiers environ de leur superficie construite,\nD' autres fluctuations minimes proviennent des\ncages d'escaliers supplémentaires à partir du 6e\net du 10e étages, qui grèvent les logements\nd'une quote-part d'espace»\nLa comparaison des types entre eux montre,\nplus clairement que ne le pourrait la compa-\nraison des frais de construction par bloc et par"}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "213", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193106-01.1.7", "debut_caractere": 102, "fin_caractere_exclue": 2401, "texte": "unité de logement, que le type Ct c'est-à-dire\ncelui à deux logements par palier, est à peine\nmoins coûteux que le type A à couloir exté-\nrciur, du moins dans les limites de notre étude,\nc'est-à-dire entre 2 et 5 étages. En effet, par\nm 2 de surface habitable, il ne revient au type A\nque 0,1 m 3 d'espace construit en plus qu'au\ntype C, Cette différence est si faible qu'elle se\ntrouve largement compensée par d'autres avan-\ntages, par exemple par les économies réalisées\nsur les frais d'aménagement du terrain.\nLe type à un couloir par deux étages four-\nnit une solution bien moins favorable, de sorte\nque, pour les immeubles à nombreux étages,\nquand il s'agit de petits logements, les types à\ncouloirs s'imposent à cause du coût élevé de\nl'ascenseur; il faut préconiser ce type partout\noù le point de vue économique est prépondé-\nrant, Les avantages du point de vue de la\ncommodité du logement du type à deux éta-\nges entraînent des dépenses supplémentaires:\ncela ressort des chiffres que nous donnons et\nqui ne tiennent pas encore compte du prix\nd'achat et d'aménagement du terrain.\nPassons maintenant à la partie la plus im-\nportante de notre étude : la recherche et la\ncomparaison des frais de construction. Nous\navons procédé comme suit :\nLes firmes consultées ont calculé pour cha-\nque type et pour chaque nombre d'étages le\ncoût total du bloc, y compris le coût des ca-\nves, des escaliers, des murs pignons, de la cen-\ntrale de chauffage et des tuyauteries pour le\nchauffage à distance, les ascenseurs, ainsi que\ndes frais supplémentaires pour transports et\nsalaires à partir d'une certaine hauteur. De\ncette manière, nous avons établi le coût de\nchaque logement et celui du m 2 de surface\nhabitable, résultats consignés dans le graphique\n(fig. I 3 );\nExaminons d'abord le type A. La très\nforte différence de prix entre la maison à un\nétage et celle à deux étages dans le devis des\ndeux firmes consultées provient de ce que l'une\nd'elles à calculé des prix sensiblement plus bas\npour les travaux de terrassement. Il est clair\nque cette différence d'évaluation est plus sen-\nsible en ce qui concerne le type à un étage pour\nlequel les travaux de terrassement sont propor-\ntionnellement plus importants lorsqu'il s'agit\nd'immeubles à plusieurs étages,\nA partir du second étage, nous observons"}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "214", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193106-01.1.8", "debut_caractere": 58, "fin_caractere_exclue": 2498, "texte": "un parallélisme qui nous donne la preuve que\nnos recherches sont bien exactes. L'augmenta-\ntion subite des prix entre le 5e et le 6e étages\ns'explique en partie par l'adjonction de cages\nd'escalier et d'ascenseurs, en partie par la sub-\nstitution du chauffage central aux poêles, mais\nsurtout par l'armature en acier remplaçant les\nmurs en briques* Le fait que, pour les étages\nsupérieurs, la firme dont les devis jusqu'ici\nétaient les plus élevés devient soudain moins\nchère s'explique en ce quet pour la construction\nen fer, les deux firmes consultées ont établi\nleurs calculs de manière très différente; les prix\nunitaires d'une des firmes sont presque le dou-\nble de ceux de l'autre. La hausse des prix au\n10e étage s'explique par l'adjonction d'un\nsecond escalier et d'un second ascenseur. Ici la\ndivergence des prix provient de ce qu'une des\nfirmes n'a prévu un supplément que sur les\ntransports et les salaires que pour les travaux\nde maçonnerie, alors que l'autre firme a cru\ndevoir les caluler pour tous les travaux.\nPour le type B à galerie extérieure, la simi-\nlitude des prix des deux firmes est plus mani-\nfeste que pour le type A. Ici aussi, c'est dans\nles étages inférieurs que nous trouvons une\nassez forte divergence due aux mêmes causes\nque pour le type A (évaluation différente des\ntravaux de terrassement ). Ici aussi, nous cons-\ntatons le même bond que pour le type A au\nmoment où l'armature d'acier se substitue au\nmur en briques. A partir du 8e étage, les devis\nsont sensiblement les mêmes, de sorte que, de\nmême que pour le type A, la comparaison des\nprix ne donne nullement lieu à recommander\nl'accumulation des étages pour des raisons\nd'économie. De même pour le type C, la mar-\nche des prix du 2e au 5e étages (qui, seuls, ont\nété étudiés pour ce type ) ne montre rien de\nneuf. A noter que pour ce type, les prix ont\ncouvent été établis dans la pratique : ils con-\nfirment une réduction d'étage en étage, suivie,\nvraisemblablement d'une hausse à partir du\n6e étage.\nEn comparant uniquement le coût de cons.\ntruction des divers types, on remarque que les\nchiffres pour les immeubles avec galerie par\nétage sont toujours plus avantageux que les\nchiffres correspondants des immeubles avec\n2 logements par palier. Cela ne fournit cepen-\ndant pas la preuve absolue que ce type avec\ngalerie soit le plus économique, par m 2 de sur-\nface habitable, étant donné que le deuxième\ntype a environ 2 m 2 de plus en superficie."}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": "215", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193106-01.1.9", "debut_caractere": 84, "fin_caractere_exclue": 1005, "texte": "Pour savoir à quoi s'en tenir, il faut con-\nsulter le graphique dont les courbes figurent le\ncoût de construction par m (fig. 14 )♦ Nous\nvoyons alors qu'ici également le système à\ndeux logements par palier est légèrement plus\ncher que le type à galerie par étage, ce qui\nparaît infirmer les calculs théoriques établis\nrécemment par Schwagenscheidt. C'est un\nrésultat important de notre étude. Il semble\nprouvé que, pour les types à façade étroite, la\nquote-part des frais d'escalier dans les immeu-\nbles à deux logements par palier soit plus forte\nque le coût total des galeries et de l'escalier,\ndans le type à galeries, La forte diminution\ndu prix par m 3 entre le premier et le deuxième\nétages, montre que malgré la réduction de la\nsuperficie des caves, une construction plus lé-\ngère et la suppression d'escaliers et de couloirs,\nla maison à un étage ne peut supporter la\nconcurrence des immeubles à plusieurs étages*"}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "216", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193106-01.1.10", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 2416, "texte": "Tableau 111. Coût total d'exécution.\nCoût total d'exécution\n' ?-• 1 c\n03 ca cô ni) Q)\ns§« . sis » 2\nSSi ois pœl-Sïïrt 0 g,gj '§Sra ° S °£ § S\nI=s « S «3 <5 fi CD £ -2 £ fi ™ 2 . £ . Q) C 8 g\nfgg !«P -Isa „ss s 6 s§ss\nco H-3 73 U£ fi PL,\nType A.\n1 40.75 185,5 1400 E 5950 7350 39,62 180,37\n2 40,75 216,9 1118 E 5808 6926 30,93 169,96\n3 4°,75 196,6 965 E 5329 6294 32,01 154.45\n4 4°'75 186,5 879 512.3 6002 32,18 147,29\n5 40.75 180,4 819 515 2 5 9 71 33.09 146.53\n6 40.75 180.5 824 6347 7171 38,62 175,97\n7 4°-75 177.0 811 6255 7066 39.92 173,40\n8 40,75 174,4 783 6261 7044 40,39 172,86\n9 4°>75 172,4 774 6139 6913 40,10 169,64\n10 40.75 175>1 7 58 6235 6993 39.93 171.61\n11 40>75 ï7 3'4 743 6208 6951 40,09 170,58\n12 4°'75 171,0 730 6206 6936 40,35 170,21\n13 40,75 170,8 719 6198 6917 40,50 169,74\nType B.\n2 41,8 241,7 1476 E 6738 8214 33,98 196,51\n4 41,8 209,2 118 6 6717 7903 37,78 189,07\n6 41,8 198,5 1121 6968 8089 40,75 193,52\n8 41,8 197,6 1056 7851 8907 45,08 212,61\n10 41.8 193,4 1018 7797 8815 45,58 210,89\n12 4!,8 196,0 973 7987 8960 45,71 214,35\n14 41 -8 193.3 93° 795° 8880 45.93 212,44\nType C.\n2 42,7 223,5 1220 E 6423 7643 178,99\n3 42,7 202,5 1066 E 5879 6945 34,30 162,63\n4 42>7 192,0 968 5735 6703 34,92 156,98\n5 42,7 185,7 9°3 5687 6590 35,49 !54,33\nLa progression constante du prix du m 3 même\npour les étages supérieurs prouve que, en ce\nqui concerne les frais de construction propre-\nment dits, l'accumulation des étages les uns sur\nles autres ne constitue pas un avantage d'ordre\néconomique.\nArrivons enfin au résultat final de notre\nenquête que vous trouverez consigné dans le\ntableau ci-avant où le coût total, obtenu en\nadditionnant les frais d'achat et d'aménage-\nment du terrain et ceux de la construction\nsont indiqués pour l'unité de logement, pour\nl'unité d'espace et pour l'unité de surface habi-\ntable. On constate que les frais d'achat et\nd'aménagement du terrain qui, en général,\nbaissent lentement, n'ont qu'une influence\nminime sur le coût total, qui est régi par les\nfrais de construction proprement dits* Fait\ntypique, le prix le plus avantageux non seule-\nment pour l unité de logement, mais aussi\npour l'unité de surface habitable, est donné\npar la maison à cinq étages construite avec\ndse murs en briques et chauffée par des poêles.\nLe résultat relativement favorable que donne\nle type à deux étages si l'on compare les prix\npar m 5 d'espace bâti provient de ce que la"}, {"page_pdf": 11, "page_imprimee": "217", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193106-01.1.11", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 1334, "texte": "maison à deux étages est pourvue de caves\nrelativement importantes dont le coût de cons-\ntruction au m 3 n'est pas élevé.\nPour le type À tout comme pour le type B,\nle coût final des étages supérieurs est presque\nle même à partir du 8e étage; l'on peut ad-\nmettre qu'un nombre encore plus élevé d'éta-\nges ne présenterait un avantage économique si\nl'on tient compte du surcroît de frais qui\nrésulte périodiquement des escaliers et des\nascenseurs, ainsi que des difficultés de cons-\ntruction qui seraient encore plus grandes que\npour le nombre d'étages envisagé dans notre\nétude. | ; |\nL'enquête comparative que nous venons de\nvous résumer démontre que du point de vue\npurement économique, la construction de mai-\nsons très élevées ne doit pas être considérée\ncomme préférable; au contraire, certaines ma-\njorations de frais grèvent ces immeubles, du\nmoins jusqu'au sixième étage. La question de\nsavoir si, à l'avenir, nous devons envisager la\nconstruction sur une grande échelle d'immeu-\nbles à très nombreux étages, devra être résolue\nen se plaçant à d'autres points de vue que le\npoint de vue économique. Comme l'a dit mon\ncollègue Boehm dans son introduction, nous\navons sciemment laissé de côté ces considéra-\ntions qui, nous n'en doutons pas, joueront un\nrôle important dans les rapports et discussions\nqui vont suivre."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-06-01-c008", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-06_01#c008", "volume": "bmtnaac_1931-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "213", "page_fin": "213", "image_debut": 7, "image_fin": 7, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193106-01.2.6.1", "titre_corps": "Fig. 12.", "titre_sommaire": "Fig. 12.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 7, "page_imprimee": "213", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193106-01.1.7", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 100, "texte": "DIAGRAMME V. COMPARAISON DES DIVERS TYPES\nINDÉPENDAMMEMT DU COÛT DE CONSTRUCTION\nFig. 12."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-06-01-c009", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-06_01#c009", "volume": "bmtnaac_1931-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "214", "page_fin": "214", "image_debut": 8, "image_fin": 8, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193106-01.2.6.2", "titre_corps": "Fig. 13.", "titre_sommaire": "Fig. 13.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 8, "page_imprimee": "214", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193106-01.1.8", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 56, "texte": "DIAGRAMME VI COÛT DE CONSTRUCTION DES\nLOGEMENTS\nFig. 13."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-06-01-c010", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-06_01#c010", "volume": "bmtnaac_1931-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "215", "page_fin": "215", "image_debut": 9, "image_fin": 9, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193106-01.2.6.3", "titre_corps": "Fig. 14.", "titre_sommaire": "Fig. 14.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 9, "page_imprimee": "215", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193106-01.1.9", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 82, "texte": "DIAGRAMME VII - COÛT DE CONSTRUCTION\nPAR M.CUBE D'ESPACE BÂTI.\nFig. 14."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-06-01-c011", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-06_01#c011", "volume": "bmtnaac_1931-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "215", "page_fin": "215", "image_debut": 9, "image_fin": 9, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193106-01.2.7", "titre_corps": "IIIe Congrès International d'Architecture Moderne. Bruxelles 1930", "titre_sommaire": "IIIe Congrès International d'Architecture Moderne. Bruxelles 1930", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 9, "page_imprimee": "215", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193106-01.1.9", "debut_caractere": 1007, "fin_caractere_exclue": 1256, "texte": "IIIe Congrès International d'Architecture Moderne. Bruxelles 1930\nDans le prochain numéro :\nle rapport présenté par le\nProfesseur Gropius (Berlin )♦\nDans un numéro ultérieur :\nles conclusions du Congrès adoptées par les\ndiverses sections nationales*"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-06-01-c012", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-06_01#c012", "volume": "bmtnaac_1931-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "217", "page_fin": "218", "image_debut": 11, "image_fin": 12, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193106-01.2.8", "titre_corps": "Vers de nouvelles méthodes de constructions, aux États-Unis", "titre_sommaire": "Vers de nouvelles méthodes de constructions, aux États-Unis", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 11, "page_imprimee": "217", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193106-01.1.11", "debut_caractere": 1336, "fin_caractere_exclue": 2933, "texte": "Vers de nouvelles méthodes de\nconstructions, aux États-Unis\nLes considérations ci-aptes sont extraites de\nVétude de R.~L. Davison « New Construction\nMethods », parue dans « The Architectural\nRecord ».\nElles expriment clairement un des aspects\ndu problème de l'habitation en U. S. A.\npeuvent avoir une valeur pour notre propre\npoint de vue.\nLe problème. Il est matériellement im-\npossible actuellement à une personne de con-\ndition ordinaire d'acheter, de construire ou de\nlouer un nouvel appartement ou une nouvelle\nmaison de quatre pièces.\nLa solution. La vraie solution se trouve\nprobablement dans un changement radical\ndans la construction d'habitation et dans le\nrégime économique, car il ne nous semble pas\nque nous arriverons à un réajustement de na-\nture à remédier à cette situation.\nLe coût de la construction d'habitation\ncomparé avec le coût de la construction auto-\nmobile (Ford).\nDe 1904 à 1929, l'index du coût de la\nconstruction d'habitation s'est accru de 82 à\n205, pendant la même période, l'index du\ncoût de la construction automobile chez Ford\na baissé de 178 à 78.\nCette différence entre le coût de la construc-\ntion s'explique en partie par une comparaison\nentre les salaires, la production et les frais de\ntravail en 1916 et en 1920, dans l'industrie\ndu bâtiment et dans l'industrie de l'automo-\nbile.\nCette différence est due en grande partie à\nl'augmentation du travail mécanique dans les\nusines. La comparaison ci-dessus ne peut être\ninterprétée comme démontrant que les frais de\ntravail constituent l'unique facteur de hausse\ndans le bâtiment. Le travail n'intervient que"}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "218", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193106-01.1.12", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 3294, "texte": "pour 41. P.c. dans les frais d'érection d'un\nbâtiment, tandis que les matériaux intervien-\nnent pour 58,1 p.c., mais les frais d'inspection,\nainsi que les commissions afférentes à certai-\nnes prestations peuvent être inférieures dans\nle cas d'articles produits en masse*\nSi le coût de la construction de maisons\npouvait être réduit dans la même mesure que\nl'a été le coût de la construction automobile,\nil est probable que la construction totale an-\nnuelle de logements augmenterait considéra-\nblement.\nLe tableau ci-dessous montre la valeur mo-\nnétaire du marché potentiel pour des habita-\ntions dun coût de construction peu élevé. Il\nse recommande à l'attention de tous ceux qui\ns'intéressent à l'industrie de la construction.\nL'auteur traite ensuite de plusieurs nou-\nvelles méthodes de construction, notamment\nde la construction de charpentes en acier et\ntermine par les considérations suivantes :\nIl résulte d'études faites par le « National\nBureau of Economie Research » que 86 p.c,\ndes personnes remplissant un emploi rémunéré\naux Etats-Unis touchent un revenu annuel de\nmoins de $ 2,000.\nD'après le « Bureau of Municipal\nResearch », et d'après les études faites ailleurs,\nune famille disposant d'un revenu annuel de\n$ 2,000, ou moins; n'est pas en mesure de\npayer plus de $ 336 de loyer par an (ce qui\nest un pourcentage plus élevé que celui qui est\npayé par un ménage ordinaire )♦ Pour louer\nou vendre, moyennant cette somme annuelle\nde $ 336 (le loyer étant capitalisé à 10 p.c. ),\nl'habitation complète doit coûter moins de\n$ 3,360. (D'après des autorités compétentes,\nle loyer annuel devrait dépasser 14 p.c. du\ncoût de la propriété pour rendre un pareil\nplacement avantageux; sur cette base, le loyer\ncapitalisé représenterait un coût total, pour\nl'habitation et le terrain de $ 2,400. En ce\nmoment, il est impossible, à moins qu'il ne\ns'agisse de cottages à la campagne, de cons-\ntruire une habitation avec terrain et commo-\ndités nécessaires, pour $ 3,500 ou moins.)\nLe rapport du «State Board of Housing»,\nNew-York, en date du 6 mars 1929 (page 25 )\nconfirme cet avis par la déclaration ci-après\nqui, bien qu'elle se rapporte à New-York, indi-\nque la situation dans l'ensemble du pays :\n« Moins de 3 p.c, des constructions érigées en\n1924 ont été offertes pour des loyers de\n$ 12.50 par pièce et par mois, ou pour des\nloyers inférieurs. 97 p.c. des constructions ont\nété mises à la disposition uniquement des\n30 p.c. du nombre total des ménages de la\nville, dont le revenu annuel dépasse $ 2,500.\n(Les revenus des loyers-«ont plus élevés à New-\nYork que dans l'ensemble du pays. ) En outre,\nla Commission a établi que des familles dont\nle revenu annuel n'atteint pas $ 2,000, n'ont\naucune chance de devenir propriétaires d'une\nmaison. « Le State Housing Law » (loi de\nl'Etat sur les logements ) s'efforce, par des\nréductions d'impôt, de rendre l'acquisition\nd'un logement convenable accessible aux mé-\nnages dont le revenu n'atteint pas $ 2,500 »,\nPossibilités du marché D Disponible\nbasées sur les revenus de 1920 evenus totaux pour l'habitation\nLa construction actuelle intéresse seulement\nles personnes gagnant au moins $ 2,000, 25,448,000,000 6,000,000,000\nUne construction moins coûteuse intéresse-\nrait des personnes gagnant moins de\n$ 2,000. 43,854,000,000 10,000,000,000"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-06-01-c013", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-06_01#c013", "volume": "bmtnaac_1931-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "121", "page_fin": "129", "image_debut": 13, "image_fin": 21, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193106-01.2.9", "titre_corps": "L'URBANEUM – BRUXELLES, CITÉ MONDIALE BRUXELLES, GRANDE VILLE. BRUXELLES, CAPITALE DE LA BELGIQUE.", "titre_sommaire": "L'URBANEUM – BRUXELLES, CITÉ MONDIALE BRUXELLES, GRANDE VILLE. BRUXELLES, CAPITALE DE LA BELGIQUE.", "signature_source": "Paul OTLET", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 13, "page_imprimee": "121", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193106-01.1.13", "debut_caractere": 69, "fin_caractere_exclue": 2391, "texte": "L'URBANEUM - BRUXELLES, CITÉ MONDIALE\nBRUXELLES, GRANDE VILLE. BRUXELLES, CAPITALE DE\nLA BELGIQUE.\npar Paul OTLET.\n\nBruxelles, le tout grand Bruxelles s'éveille,\ns'agite, est près de réaliser.\nRarement congrès national aura eu une\nréussite aussi complète que celui organisé\nrécemment par l'Union des villes sous le\nnom de « Journées d'Urbanisme ». Cette\nréussite tient à quatre causes : sa prépara-\ntion, sa composition, sa méthode, son objet.\nL'Union des Villes et la Société Nationale\ndes Habitations Ouvrières ont été les orga-\nnisatrices. En faisant appel à une série de\nspécialistes bien qualifiés, ils ont permis à\nchacun d'avoir en quelques heures une vue\nd'ensemble sur toutes les questions, de faire\npartout le point. La composition était excel-\nlente, délégués des communes sans doute,\nmais les Autorités à tous les degrés : la\nProvince, le Gouvernement, le Prince Léo-\npold dont le discours élevé et réalisateur\na donné aux anciens le sentiment qu'ils\nallaient peut-être revoir le temps fécond de\nLéopold le Bâtisseur. Enfin les représen-\ntants des grandes Associations nationales et\nles Hommes d'œuvre. Quant à la méthode,\nelle fut caractérisée par le fait qu'une pro-\nposition de loi sur l'urbanisme déjà déposé\nau Sénat, était commenté à l'Assemblée,\noffrant ainsi une base commune de travail ;\npar le fait, d'autre part, que la projection\nsur l'écran et les discours ont fait alterner\nconstamment la vision, de ce qui est et a\nété réalisé et l'exposé de ce qui pourrait et\ndevrait être fait ; un pied dans le passé et\nun pied dans l'avenir a dit le Président\nVinck. Réalité et utopie creuse, expériences\npratiques, théorie et orientation d'ensemble.\nEnfin il a été particulièrement heureux\nd'unir ces trois sujets : urbanisme, habita-\ntion minimum et taudis. Il a suffit de leur\njuxtaposition pour faire apparaître leur pro-\nfonde interrelation. Au surplus les journées\ndes 25 et 26 avril sont parvenues à créer une\natmosphère morale. Et ceci est peut-être\nce qui est le plus heureux de tous les ré-\nsultats. On ne s'est plus senti isolé pour le\nbon effort : les barrières ont semblé un\ninstant abattues entre les diverses adminis-\ntations, entre elles et les Associations qui\npoursuivent des buts d'utilité publique.\nChacun au vestiaire avec sa canne et son\nchapeau avait laissé la paralysante politi-\nque."}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "122", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193106-01.1.14", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 3627, "texte": "Un tel congrès était indiqué pour rece-\nvoir les communications qu'au nom de\ngroupes directement intéressés il nous a\nété donné de lui présenter : 1° Continuité\ndu Congrès ; 2 Création d' un instrument\nnouveau pour l'urbanisation, l'Urbaneum\ndont les plans de celui consacré au grand\nBruxelles ont été projetés sur l'écran ;\n3° Amendement au projet de loi sur l'ur-\nbanisation de manière à l'étendre à la « pla-\nnification » totale : Communes, Provinces,\nTerritoire national tout entier y compris ses\nrapports avec les territoires voisins ; 4° En-\nfin, les rapports désirables entre la prochai-\nne Exposition de Bruxelles, et l'urbanisa-\ntion de la capitale, et l'établissement de la\nCité Mondiale en Belgique, rattachée elle-\nmême au plan national.\nBruxelles est à une heure décisive de son\nhistoire. Il s'agit d'un effort immense à\nréaliser simultanément pour atteindre les\nobjectifs, sans quoi vraiment Bruxelles\ndouée comme elle l'est par la nature et par\nl'histoire faillirait à sa Destinée.\nSans doute la grande guerre et les circon-\nstances de l'après-guerre ont leur grande\npart dans l'arriéré que nous constatons.\nMais la cause plus profonde c'est que le\nmorcellement des efforts n'a pas placé Bru-\nxelles dans les conditions d'unité, de vue,\nde sentiment et de travail dont nous avons\nvu l'exemple dans d'autres villes, à Anvers\nnotamment, si nous ne voulons pas porter\nnos regards hors de la Belgique.\nAu point de vue de l'urbanisme de Bruxel-\nles : grands travaux, Exposition 1935, Cité\nMondiale, trois idées forces. Si elles par-\nviennent maintenant à s'harmoniser entre\nelles, elles sont capables d'agrandir l'âme\nde notre ville qui a son tour réalisera la\nmétamorphose nécessaire de son corps. .\nBruxelles le grand Bruxelles méta-admi-\nnistratif a des devoirs de capitale. Léo-\npold II avait la juste préoccupation que\nBruxelles fut à la grandeur de la Colonie\nqu'il donnait à son pays. Depuis, deux au-\ntres préoccupations se sont ajoutées à celle-\nlà : que Bruxelles par ses facilités d'accès\nouvert, soit la collaboration permanente de\nla Flandre et de la Wallonie, aujourd'hui\ndéveloppées et très agissantes ; que Bruxel-\nles en pleine conscience des conditions nou-\nvelles qui sont devenues celles d'un monde\nagrandi, fixe chez elle un de centres ca-\npitaux de la vie internationale et par là\nfaisant bénéficier la Belgique en même\ntemps que les autres nations des avantages\ndes grands courants de la vie internationale,\néconomique, sociale et intellectuelle et à\ncette fin y établit la Cité Mondiale. Celle-ci\nen effet est l'un des trois centres dont cette\nvie a besoin actuellement. Elle doit être\nconsacrée au travail, à la coopération, aux\naffaires dans l'ordre de la vie privée, les\nindividus, les associations et les groupes\ntandis que les centres de Genève et La\nHaye sont consacrés principalement à la\nvie internationale publique (la Diplomatie,\nl'Administration, la Justice).\nLa fonction de Bruxelles est donc grande,\ndans l'Economie nationale et internationale.\nCette fonction a débordé l'organe qui l'a\ncréé. Un immense travail d'adaptation doit\ndès lors s'entreprendre pour proportionner\ndésormais l'organe de la fonction présente\net future plutôt que de forcer la fonction\nà se rappetisser à la grandeur d'un organe\ndevenu manifestement trop petit.\nLe grand Bruxelles s'étend, en longueur,\nde Hal à Vilvorde, constituant dans la val-\nlée de la Senne le centre industriel devenu\nle plus important de la Belgique entière. Il\ns'étend, en largeur, de Jette à Tervueren.\nAucune organisation administrative centra-\nlisée ne préside aux destinées de cette im-\nmense agglomération qui se développe sans"}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "123", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193106-01.1.15", "debut_caractere": 88, "fin_caractere_exclue": 1226, "texte": "coordination entre les plans purement lo-\ncaux.\nIl importe au premier chef d'établir systé-\nmatiquement le plan général, d'y intéresser\ntoute la population et ses mandataires, d'en\nrendre tous les éléments constamment visi-\nbles et accessibles.\nPour promouvoir un tel objet, une assem-\nblée préliminaire, qui s'est tenue le 19 avril\ndernier, au Palais Mondial, après avoir en-\ntendu notre exposé et celui de M. Victor\nBourgeois, a arrêté en ces termes la marche\nroute.\n« Dans le vaste mouvement qui entraîne\nle Monde vers ses destinées, il importe que\nBruxelles conserve et accroisse la part de\nvie qui doit lui revenir. Elle peut, elle doit\nprétendre à une triple destinée :\n» Bruxelles grande ville : Sa population ne\ntardera pas à atteindre le million.\n» Bruxelles capitale : Son développement\ndoit correspondre au développement des\nprovinces qui continue.\n» Bruxelles Cité Mondiale : Sa situation\ngéographique, au centre du quadrilatère\nParis-Londres-Amsterdam-Cologne, la dé-\nsigne à établir chez elle le grand centre\nd'activité internationale dont a besoin le\nmonde et à le réaliser dans sa banlieue sous\nforme d'une Cité Satellite."}, {"page_pdf": 16, "page_imprimee": "124", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193106-01.1.16", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 3510, "texte": "» Maintenant que les plaies de la guerre\nne sont plus béantes, que le Centenaire a\nété fêté à une heure où la prospérité était\nrevenue, que la manifestation de 1935 se\nprépare, faisant de l'Exposition future le\nmoyen de réaliser une Cité Mondiale non\nplus éphémère mais permanente, mainte-\nnant le moment est venu de hisser Bruxel-\nles sur le plan nouveau. Il est donc pro-\nposé :\n» 1° De constituer une Association avec la\ndénomination : Bruxelles grande ville, Bru-\nxelles capitale de la Belgique, Bruxelles Ci-\nté Mondiale. L'objet de l'Association est de\ncoordonner l'action en vue d'instaurer Bru-\nxelles dans sa triple fonction ;\n» 2° D'inviter les Habitants de Bruxelles\nainsi que les Associations Bruxelloises à\ndevenir membre de l'association nouvelle\net à mettre à son service le meilleur esprit\ncivique ;\n» 3° D'organiser, dès octobre prochain, une\nExposition-Démonstration (un Urbaneum)\ndes plans, études et projets présentés par\nles pouvoirs publics et par les particuliers\nen ces dernières années ou qui le seraient\nà l'occasion de l'Exposition;\n» 4° Des plans et projets particuliers déga-\nger un Plan général et à promouvoir ensuite\nà son exécution. »\nChaque ordre d'activité avec sa discipline\ncorrespondante et à chaque moment de son\névolution doit se créer son institution pro-\npre. C'est pourquoi nous avons proposé à\nquelques-uns d'instaurer I'URBANEUM.\nC'est un nom bien latin ainsi qu'il sied au-\njourd'hui à ce qui doit devenir internatio-\nnal. Mais d'un latin qui sera saisi à pre-\nmière audition et en première lecture. Il\ny a « Urbanisme », donc il doit y avoir\n« Urbaneum ». C'est-à-dire l'instrument, la\nmachine, l'institution à Urbanisme. Nous\nplaçant dans la réalité vivante et mouvante,\nau cœur des problèmes, nous proposons\nd'établir d'abord un premier Urbaneum à\nBruxelles et pour Bruxelles et de le consa-\ncrer tout entier à l'étude des problèmes en\nretard, mais du plus hatt intérêt, de la ville\ncentrale des Belges.\nAvec l'« Urbaneum » il s'agit de créer, tou-\ntes forces unies, pour le très grand Bru-\nxelles et partant au bénéfice indirect de\ntoute la Belgique l'instrument d'étude qui\nsoit à la fois le coordinateur, le compara-\nteur et, si l'on peut risquer le néologisme,\nvisualisateur de tous les projets. Il est donc\nproposé l'élaboration en ordre principal de\nla maquette de Bruxelles, la réunion systé-\nmatique de tous les plans, photographies et\nshémas qui se rapportent au Plan d'urbani-\nsation intégrale de la capitale. L'Urbaneum\na notamment cet objet que les administra-\ntions ne soient plus seules à connaître ce\nqui est proposé et poursuivi, et encore, les\nadministrations du degré A à l'exclusion\nbien souvent de celles du degré B, les bu-\nreaux Y à l'insu des bureaux Z. L'œuvre\nentreprise par la Province de Brabant et\nprésentée au congressistes par M.. Prévost\nfut une révélation pour la plupart d'entre\neux. Pourtant, cette œuvre paraît fonda-\nmentale pour l'avenir. On ne se souvient\npas l'avoir vue exposée cette année, ni à\nAnvers ni à Liège où cependant une autre\nsurprise attendait les visiteurs : la présen-\ntation pour la première fois du plan de ré-\ngionalisation du Littoral. Mais où est au-\njourd'hui ce plan, soustrait pour cinq ou\ndix ans et peut-être plus, aux regards du\npublic? Où sera demain le plan que M. Pré-\nvost projeta un instant sur l'écran ?\nLe projet d'« Urbaneum » consiste à établir\nun « conservatoire », un « miroir » et, si l'on\npeut faire un substantif du verbe promou-\nvoir, un « promotoir » des Plans du futur\nBruxelles."}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "125", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193106-01.1.17", "debut_caractere": 229, "fin_caractere_exclue": 1947, "texte": "Au projet nouveau né l'architecte Victor\nBourgeois a déjà donné une première vie\narchitecturale : plans et perspectives.\nLe bâtiment placé dans le panorama de la\nvieille ville aurait la forme d'un théâtre\nwagnérien, un quadrilatère dont un côté\nseul le courbe est aveugle, tandis que\nles trois autres, rectilignes, constituent de\ngrandes parois vitrées (cliché page 127) au\ntravers desquelles surgit notamment la flè-\nche glorieuse de l'Hôtel de ville.\nDe trois côtés donc un panorama, la décou-\nverte de Bruxelles : du quatrième la docu-\nmentation des cartes, des graphiques et des\ncompartiments groupant à un niveau tout\nce qui touche à : topographie (1) ; histoire\n(2) ; transports (route et eau) (3) ; trans-\nports (fer et air) ; quartiers, lotissement,\nlogement (5) ; hygiène (6) ; vie économique\n(7) ; sociologie (8) ; institutions intellectuel-\nles (9). A une galerie supérieure, les trois\nsynthèses : de Bruxelles capitale de la Bel-\ngique (10) ; centre international (11) et ville\nd'un million d'habitants (12). (Voir cli-\nché page 126).\nLa grande salle comprendrait, également\nvisible de deux niveaux, la maquette du\ngrand Bruxelles. Eloignée de la science au-\nstère et pédante, cette salle, inondée de\nclarté et de simplicité, s'adresse à tous.\nA peine a-t-il débouché de l'escalier qui\nl'amène au rez-de-chaussée, que le visiteur\ndécouvrira au mur l'essentiel de la docu-\nmentation, à ses pieds la maquette et au\nloin le fait matériel de la ville.\nL'œuvre à entreprendre est de réunir dès\nmaintenant la documentation de quelque\ncôté elle ait été produite, pouvoir public ou\nparticulier, ensuite, en se basant sur elle,\nd'élaborer des projets synthétiques et ra-\ntionnels, en troisième lieu de susciter par-"}, {"page_pdf": 18, "page_imprimee": "126", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193106-01.1.18", "debut_caractere": 78, "fin_caractere_exclue": 1829, "texte": "mi les groupes le désir de négociations jus-\nqu'à la réalisation.\nC'est commencé. La documentation existe\ndans maintes collections publiques et pri-\nvées. Des dons sont prêts à se faire, des\ncopies les compléteront. Un bon catalogue\nbibliographique servira de guide pour les\nrecherches.\nMais ce qui est commencé c'est aussi l'étu-\nde rationnelle. Il y sera procédé, quadrant\nde Bruxelles par quadrant, sans jamais per-\ndre de vue la circonférence toute entière.\nL'araignée par sa toile a enseigné aux hu-\nmains comment on crée un réseau. Des cer-\ncles concentriques et des voies radiales,\nfondamentalement, c'est toute l'anatomie de\nl'Urbanisme. Bruxelles a achevé ses trois\npremières ceintures. La première remonte\nau Moyen Age et elle fut militaire comme\nla deuxième qui est formée par les boule-\nvards. Les temps récents ont créé la troi-\nsième, le boulevard de vingt kilomètres qui\nest à peu près achevé et met en communi-\ncation les faubourgs. C'est une ceinture cir-\nculatoire et résidentielle. Une quatrième\nn'est encore qu'amorcée en certains en-\ndroits. C'est le Boulevard du Souverain de\nBoitsfort à l'Avenue de Tervueren; c'est\nle projet très étudié de la Vallée de la Wo-\nluwe avec continuation vers l'Avenue de\nMeysse. Mais dès à présent il faut songer à\nla cinquième ceinture : elle sera de carac-\ntère touristique, avec 100 kilomètres de cir-\ncuit. Partie de Tervueren elle se dirigerait\nvers Nosseghem, Perk, Vilvorde, Grimber-\ngen, Meysse. Par des points choisis, elle\ntraverserait les gros villages de l'ouest, join-\ndrait Gasbeek, puis Hal et à travers Wa-\nterloo et La Hulpe-Genval elle fermerait la\nboucle à Tervueren (voir cliché page 123).\nUne série de beaux bois se trouverait sur\ncet itinéraire. Il serait précieux de leur as-"}, {"page_pdf": 19, "page_imprimee": "127", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193106-01.1.19", "debut_caractere": 57, "fin_caractere_exclue": 1776, "texte": "surer protection, comme aussi de ménager\ndes points de vue vers Bruxelles, A un\nrayon plus large, les automobilistes connais-\nsent déjà la sixième ceinture, la ceinture\nbrabançonne, sorte de tournée des grands\nDucs, pleine d'intérêt historique, avec Lou-\nvain, Nivelles et Malines, celle-ci, à ce\npoint, imprégnée du Brabant qu'on en ou-\nblie son rattachement à la Province d'An-\nvers.\nLes diverses voies circulaires, il faudra les\ncompléter par les voies radiales. Ici, chaque\nfaubourg, chaque commune s'y emploie et\ndéjà le double éventail est largement réa-\nlisé. Mais combien insuffisamment, com-\nbien incoordonné. Il n'est plus possible de\ntracer des routes en mince filet sans se pré-\noccuper de ce qui adviendra de leurs fonds\nde droite et de gauche. L'urbanisation inté-\ngrale s'impose.\nMais l'urbanisation ce n'est pas seulement\ndes routes. Ce sont aussi des moyens de\ntransport. On se plait à espérer qu'un jour\ntous ceux en œuvre dans l'agglomération\nbruxelloise seront coordonnés et que des\nprincipes viendront remplacer le hasard ou\nles intérêts particuliers qui y ont trop sou-\nvent présidé jusqu'ici. En liaison avec le\nplan des ceintures et des voies radicales,\nsix plans complémentaires sont nécessai-\nres : traways, autobus, vicinaux, métro,\nchemins de fer, aviation. La différence en-\ntre tramways et vicinaux doit disparaître,\nsoit que les uns absorbent les autres ou\ninversément. Les métros et les lignes de\nchemins de fer pénétrant dans Bruxelles\ndoivent former un ensemble. Les récents\ndébats institués au Sénat par MM. Seghers,\nWaucquez et Croeckaert ont été des expo-\nsés magistraux auxquels il faudra revenir.\nIls ont en quelque sorte montré comment\nla conception de la jonction était moderni-"}, {"page_pdf": 20, "page_imprimee": "128", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193106-01.1.20", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 3672, "texte": "sable, grâce à ces deux idées complémen-\ntaires : une exploitation intense du réseau\nrégional de chemin de fer et une électri-\nfication progressive de tout le réseau na-\ntional. En août prochain sera inauguré la\npremière ligne électrique de Belgique,\nQuartier Léopold-Tervueren. Puisse-t-elle\nouvrir la voie aux autres lignes, avoir im-\nmédiatement des prolongements, constituer\nle premier tronçon qui devrait, en métro, et\nsur les lignes mêmes du Railway, rejoin-\ndre Laeken et le Heysel au moment de\nl'Exposition de 1935, rejoindre le cœur mê-\nme de Bruxelles avant que ne soient com-\nblées les tranchées qui y sont ouvertes.\nQuant à l'aviation il importe qu'on relie\nmieux l'aérodrome d'Evere à tous les points\nde l'agglomération. C'est une gare, après\ntout. Une récente combinaison intercom-\nmunale conclue, à l'intervention de la Pro-\nvince, va, très heureusement, réaliser trois\nliaisons.\nPartout dans le monde on est à l'œuvre\npour améliorer l'urbanisation, et partout\ncelle-ci déborde les anciens cadres pure-\nment urbains pour devenir régionale.\nFaits tout récents : En Allemagne, Dresde\net une partie de la Saxe ; Cologne et Bonn\nsont les unes et les autres placées dans le\ncadre de la région. En Russie, vingt archi-\ntes urbanistes allemands sont chargés de\nréaménager d'anciennes villes et de con-\nstruire de nouvelles cités. En Hollande,\nl'initiative privée parvient à créer un Parc\nnational au Veluwezoom. Aux Indes on\ninaugure la nouvelle capitale Delhi. A Paris\n200 millions vont se dépenser pour rectifier\nles erreurs d'une banlieue désordonnée. En\nAngleterre fonctionne un Comité régional\nd'aménagement du plus grand Londres. Au\nPlan régional est assigné le but de faciliter\net de régler l'ensemble des rapports com-\nplexes qui existent entre l'homme, ses inté-\nrêts économiques et le terrain. Il s'agit de\ncoordonner, en un seul ensemble, les rela-\ntions entre l'industrie, l'agriculture, les mi-\nnes, la constitution des habitations, les voies\nde transport, l'hygiène et la protection de\nla nature. Il s'agit aussi d'établir une légis-\nlation distincte pour l'urbanisme régional et\npour la construction des villes. (Kurd Sla-\nvik) (1).\nDe telles conceptions doivent maintenant\nêtre intronisées en Belgique.\nLa Province ! Quel magnifique rôle elle est\nappelé à remplir ! Les agglomérations qui\nforment le Tout grand Bruxelles, mais en\nréalité c'est le cœur du Brabant. Et si une\nadmirable province comme celle du Hai-\nnaut dans l'Enseignement et l'œuvre so-\nciale, comme celle d'Anvers dans l'Electri-\nfication, ont su jouer un rôle si bienfaisant ;\npourquoi la Province de Brabant ne se dé-\nciderait-elle à jouer un très grand rôle en\nce moment.\nPour l'y aider, et d'autres avec elle, la pro-\nposition de loi présentée au Sénat par MM.\nVinck, Huysmans et Lebon, et qui ne con-\ncerne directement que les communes, de-\nvrait être complétée très hardiment et très\nexplicitement par une deuxième partie :\n« De l'urbanisation régionale ». Cette partie\npourrait être libellée ainsi : :\nà) Chacune des neuf provinces établira le\nplan provincial d'urbanisation ;\nb) Ce plan tiendra compte de l'ensemble\ndes desiderata des plans communaux, mais\ntendra à les relier les uns aux autres, à les\nharmoniser entre eux et à répondre aux be-\nsoins généraux de la vie régionale et provin-\nciale ;\n(1) Voir la Construction moderne, Paris, 15 février\n1931; International Housing and Town Planning Bul-\nletin, déc. 1930, Pruissische Gemeinde Zeitung, 11 nov.\n1930. T own Planning (Ottawa), déc. 1930. Tijdschrift\nvoor V olkshuisvesting en Stedebouw, juin 1930. Con-\nsulter aussi passim, la nouvelle revue Plans paraissant\nà Paris et dont Le Corbusier est un des directeurs."}, {"page_pdf": 21, "page_imprimee": "129", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193106-01.1.21", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 3231, "texte": "c) L'établissement du plan provincial sera\nl'œuvre des Commissions techniques pro-\nvinciales et sera approuvé par les Con-\nseils provinciaux;\nd) Les plans élaborés seront soumis à l'ap-\nprobation du Gouvernement par voie d'ar-\nrêtés royaux;\ne) Ils donneront lieu aux mêmes disposi-\ntions que les plans locaux quant à l'enquête,\nà l'exposition et aux débats publics.\nL'Urbaneum de Bruxelles réunira les élé-\nments relatifs aux facteurs provinciaux qui\nviennent directement influencer l'urbanisa-\ntion de Bruxelles. .11 n'est pas interdit de\npenser que la Province elle-même voudra\nun jour avoir l'Urbaneum de ses propres\nvilles en liaison avec celui de la capitale.\nCe n'est pas tout. Un degré de plus et nous\naurons la « Planification nationale », une\ntroisième partie de la proposition de loi.\nElle pourrait prendre cette forme :\na) Le territoire national tout entier fera\nl'objet d'un Plan national d'aménagement;\nb) Ce plan assemblera et coordonnera tous\nles plans particuliers. Il s'étendra notam-\nment aux objets suivants :\n1° Répartition des centres de vie économi-\nque et des centres d'habitation;\n2° Conservation des sites et des réserves,\nprotection de la nature;\n3° Dispositions générales quant aux eaux,\nforêts, dunes et bruyères ;\n4° Ceinture autour des agglomérations des\néléments de nature nécessaire à la santé, au\ndélassement et à l'élévation actuelle ;\n5° Zone de protection des stations hydro-\nminérales, des stations balnéaires et mari-\ntimes, des régions soumises à la captation\ndes eaux;\n6 Zones affectées à la Défense nationale;\n7° Outillage collectif dont l'armature est\nnécessaire à la vie nationale ;\n8° Moyens de communication : route, rail,\neau, air, autostrades, entrées et sorties du\nterritoire national, voies internationales à\ntravers ce territoire;\nc) L'établissement, la conservation et le dé-\nveloppement du Plan national est confié à\nune Commission supérieure de l'Urbanisa-\ntion, en liaison elle-même avec les Com-\nmissions techniques, provinciales et par\nelles avec les administrations communales ;\nd) Le Plan national fera l'objet d'une loi\nsoumise à révision au moins tous les trois\nans ; chaque année, au budget de chaque mi-\nnistère, une annexe déterminera celles des\nparties du plan qu'il y a lieu de modifier\nen conformité des besoins constatés.\nTels étant les grands problèmes et le désir\nde les voir résoudre selon la tradition que\nle Roi Léopold a instaurée en matière d'ur-\nbanisme, on voit, bien justifiée, la né-\ncessité d'une association de bons citoyens\npour prendre intérêt à cette œuvre et l'uti-\nlité d'un instrument cordinateur, inspira-\nteur et propulseur, comme l'Urbaneum.\nIl est cependant deux faits majeurs qui,\ndans l'avenir, vont venir orienter et complé-\nter une partie de cet ensemble. Il y aura\nà Bruxelles une Exposition Universelle\ndont il importe de ne pas faire le feu d'ar-\ntifice des expositions de 1930. Il pourra y\navoir au même moment la Cité Mondiale\nen satellite de Bruxelles elle-même. Nous\nen traiterons dans un prochain article en\nmontrant comment se justifie bien tout le\nprogramme auquel va se consacrer la nou-\nvelle association et son instrument :\n« Bruxelles grande ville, Bruxelles capitale\ndu Royaume, Bruxelles cité internationale.»\nPaul OTLET."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-06-01-c015", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-06_01#c015", "volume": "bmtnaac_1931-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "123", "page_fin": "123", "image_debut": 15, "image_fin": 15, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193106-01.2.9.2", "titre_corps": "LA dressé par l'Architecte V. Bourgeois", "titre_sommaire": "LA dressé par l'Architecte V. 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Haesler.\nCe remarquable bâtiment, de plan ingénieux et\nd'exécution parfaite, a pour double but d'abriter\ndes magasins et des bureaux. (Documents intéres-\nsants parus dans “Stein, Holz, Eisen”, Francfort,\n5, 1, 1931)\nBâtiment administratif de la ville de Kiel,\nconstruit d'après les plans de feu l'architecte W. Hahn.\n(Wasmuths Monatshefte, janvier 1931).\nLe bâtiment des marchés couverts, de\nFrancfort s/Main, publié dans la revue polonaise\n”Architektura i Budownictowo”, Varsovie, décembre\n1930."}, {"page_pdf": 23, "page_imprimee": "131", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193106-01.1.23", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 314, "texte": "Bâtiment de l'l. G. Farben Industrie, à\nFrancfort s/Main.\nArchitecte H. Poelzig.\nVue générale.\nIdem.\nAspect monumental des escaliers d'accès.\nIdem.\nUn vaste dégagement.\nIdem.\nHall social.\nCes quatre clichés sont exécutés d'après les docu-\nments publiés par la revue berlinoise” Wasmuths\nMonatshefte”, janvier 1931."}, {"page_pdf": 24, "page_imprimee": "132", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193106-01.1.24", "debut_caractere": 374, "fin_caractere_exclue": 608, "texte": "Nouvel édifice des Assurances sociales, à\nFrancfort s/Main.\nArchitecte E. Balser.\nCe très important bâtiment a été décrit par la Revue\n“Stein, Holz, Eisen”, de Francfort, N° du 20 janvier\n1931.\nLa Salle des Guichets, du même bâtiment."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-06-01-c021", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-06_01#c021", "volume": "bmtnaac_1931-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "132", "page_fin": "132", "image_debut": 24, "image_fin": 24, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193106-01.2.10.2", "titre_corps": "Immeuble d'un quotidien, à Varsovie. Architectes M. Goldberg et H. Rutkowski. (D'après la revue “Architektura i Budownictowo”, Varsovie, déc. 1930).", "titre_sommaire": "Immeuble d'un quotidien, à Varsovie. Architectes M. Goldberg et H. Rutkowski. (D'après la revue “Architektura i Budownictowo”, Varsovie, déc. 1930).", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 24, "page_imprimee": "132", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193106-01.1.24", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 156, "texte": "POLOGNE\nImmeuble d'un quotidien, à Varsovie.\nArchitectes M. Goldberg et H. 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Les plans et détails relatifs à cette remarquable construction ont paru dans la belle revue de Prague : “Stavba”, numéro de décembre 1930.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 24, "page_imprimee": "132", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193106-01.1.24", "debut_caractere": 158, "fin_caractere_exclue": 372, "texte": "TCHÉCO-SLOVAQUIE\nImmeuble Commercial, à Bratislava.\nArchitecte Jan Visek.\nLes plans et détails relatifs à cette remarquable con-\nstruction ont paru dans la belle revue de Prague :\n“Stavba”, numéro de décembre 1930."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-06-01-c023", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-06_01#c023", "volume": "bmtnaac_1931-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "219", "page_fin": "220", "image_debut": 25, "image_fin": 26, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193106-01.2.11", "titre_corps": "A propos d'Arts et d'Enseignement Ménager", "titre_sommaire": "A propos d'Arts et d'Enseignement Ménager", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 25, "page_imprimee": "219", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193106-01.1.25", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 3971, "texte": "A propos d'Arts et\nd'Enseignement Ménager\nDans un récent numéro des « Nouvelles\nScientifiques » (.supplément des « Nouvelles\nLittéraires », de Paris), M, Marcel 8011, le\nvulgarisateur français bien connu, a fait le\nprocès du soi-disant bon sens qu'il montre\nennemi, bien souvent, de Vesprit scientifique,\ndans Vaccomplissement des travaux ménagers,\nNous détachons ci-aptes quelques passages ca-\nractéristiques de cette intéressante étude,\nAprès avoir cité quelques exemples de cas\ntypiques, où Von voit les effets parfois tragi-\nques résultant de la méconnaissance de lois\nphysiques élémentaires, M. 801 l poursuit :\nDernier exemple d'un autre ordre : la myo-\npie des écoliers attira l'attention des pouvoirs\npublics, et les membres des commissions, dans\nleur candeur naïve, s'empressèrent d'incriminer\nle surmenage, fléau à la mode. Eh bien! cet\nallongement des globes oculaires résulte tout\nsimplement d'un éclairage défectueux : pour\nsuppléer au manque de lumière, l'écolier se\nrapproche instinctivement de son livre ou de\nson cahier; ses yeux doivent s'accommoder et,\ncomme les tissus sont plastiques, il devient\nmyope, encore que ,de naissance, sa vue fût\nparfaitement normale.\nNous commençons à concevoir que le bon\nsens n'est guère qu'une étape sur la route de\nF esprit scientifique et, aussi, que le bon sens,\nabandonné à ses propres forces, peut être res-\nponsable de bien des impairs. Qu'on nous per-\nmette d'user pendant un instant du langage\nfinaliste : un tel langage n'est périlleux que\ndans la bouche de Joseph Prudhomme et de\nses émules scientifiques, les « créationnistes »,\nqui n'en mesurent pas toute l'ironie. L'être\nhumain, dirons-nous, est mû par un sûr ins-\ntinct, par une fascination secrète, qui le pousse\nvers l'erreur, de même que le papillon est\nattiré par la flamme,\nEtayons nos dires par deux ou trois exem-\nples, choisis parmi les phénomènes que l'hu-\nmanité pratique depuis longtemps, mais qu'elle\ninterprète si souvent à rebours. On vérifiera\nsans peine les faits que nous invoquons sur le\npersonnel des hôtels et des restaurants, sur les\ngens de maison, sur les « femmes d'intérieur »,\nvoire sur les professeurs d'enseignement ména-\nger qui, tous, témoignent, pour l'erreur, de\ncet instinct très sûr que nous venons de signa-\nler.\nPour renouveler Vair d'une chambre pen-\ndant l'hiver, la tradition veut que l'on entr*\nouvre à peine la fenêtre, en la fixant par l'espa-\ngnolette, et en laissant les choses en état pen-\ndant une heure ou deux.\nQuand, pendant les chaleurs estivales, il\ns'agit de refroidir une bouteille de vin, fré-\nquemment on la place debout dans une assiette\ncreuse et on laisse couler sur elle un mince\nfiîet de la canalisation d'eau de la ville.\nUne personne, désireuse de boire un verre\nd'eau fraîche le matin à son réveil, avait dé-\ncouvert ce procédé bien simple de mettre, la\nveille au soir, son verre d'eau sur le marbre\nde sa table de nuit.\nLes opérations les plus simples de la cuisine,\nle nettoyage et la toilette, la technique de la\nliterie, le fonctionnement et la disposition des\nappareils d'éclairage et de chauffage nous four-\nniraient bien d'autres exemples tout aussi déci-\nsifs. Mais notre discussion ne peut s'étendre\nindéfiniment. Chacun d'entre nous a rencon-\ntré des faits sur son chemin; il a peut-être\ncommis les erreurs précédentes et, non pré-\nvenu, il aurait sans doute conclu : « Toutes\nces personnes ont raison »,\nIl y a deux moyens de prouver qu'elles ont\ntort : l'expérience précise (répétition des épreu-\nves .emploi du thermomètre, anlayse chimique)\net l'application correcte des lois de la physi-\nque : lois de la conduction thermique, lois\ndes changements d'état, lois de la diffusion\ndes gaz, etc., dont « toutes ces personnes »\nn'ont certes pas entendu parler. Les deux mé-\nthodes aboutissent d'ailleurs à des conclusions\nidentiques.\nL'hiver, lorsqu'on aère une pièce, on veut\néviter de la refroidir. Le moyen efficace con-\nsiste à ouvrir les fenêtres toutes grandes pen-"}, {"page_pdf": 26, "page_imprimee": "220", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193106-01.1.26", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 4538, "texte": "dant un temps très court ou, mieux, d'établir\nun courant d'air. Dans ces conditions, l'air est\nvite renouvelé, mais la température des murs\nbaisse fort peu, et l'air de la pièce se réchauffe\nensuite rapidement. Le maintien d une fenêtre\nentrouverte convient principalement pour\nl'aération continue d'une chambre à coucher\npendant les nuits froides. Quant à l'horreur\ndu « courant d'air », c'est une phobie essen-\ntiellement française : demandez donc autour\nde vous quelle différence l'on fait entre le vent\net le courant d'air... Personnellement, je n'en\nvois qu'une : le courant d'air est l'expression\nqu'on attribue au vent, qui vous surprend\ninsuffisamment vêtu (et, parfois, en état de\nmoiteur ).\nBien des gens se figurent que l'eau de la\nville est d'autant plus froide qu'elle a coulé\nplus longtemps. Si c'était le cas, les tuyaux\nfiniraient par être obstrués par de la glace.\nCe quil faut rechercher, c'est la fraîcheur\n(10, i 2 ou 14 degrés) des canalisations sou-\nterraines, et, dans ce but, on fera couler l'eau\ntrès rapidement pour refroidir la tuyauterie qui\naboutit à l'appartement. Le rafraîchissement\ndu vin doit s'effectuer dans de spacieuses bas-\nsines, où les bouteilles plongent jusqu'au gou-\nlot et où on aura fait couler 1 eau fraîche à\ngrand débit (il pourra être utile de changer\nplusieurs fois cette eau ).\nNotre troisième exemple est le type même\nde l'erreur commise sous le signe du bon sens.\nChacun sait que le marbre paraît plus froid\nque le bois ou les étoffes. Cela provient de\nce que l'épiderme de notre main est à 20 ou\n25 degrés, et les objets ambiants à 15 degrés\npar exemple. Lorsqu'on touche divers objets,\nvoici ce qui se passe : pour la laine (mauvaise\nconductrice de la chaleur ), la surface en con-\ntact est immédiatement portée à 20 ou 25\ndegrés, et la main n'éprouve aucune sensation\nparticulière; pour le marbre (bon conducteur),\nla main se refroidit, parce qu'elle cède de la\nchaleur, qui se répartit dans toute la plaque.\nOn comprend donc pourquoi, malgré les appa-\nrences et le raisonnement qui repose sur elles,\ntous les objets qui ont séjourné dans une pièce\npendant quelques heures sont nécessairement\nà la même température.\nSi les essais d'enseignement ménager n'ont\npas donné les résultats qu'on en pouvait at-\ntendre, c'est que ses maîtres ont espéré tout\nrésoudre avec le bon sens du Français moyen,\nen connaissant fort mal les relations très\nétroites qui existent entre les propriétés des\nchoses et leurs propres moyens d'action, en\nne se doutant même pas des points où des dif-\nficultés pouvaient surgir. Au surplus, l'ensei-\ngnement ménager doit être obligatoirement\nprécédé d'une culture générale, à prédominance\nscientifique, qui, suivant le vœu d'Henry Le\nChatelier, « débutera par des exercices manuels\n(dessin graphique, assemblages de pièces déta-\nchées, expériences et manipulations ), ce qui\ncontraindrait chacun à regarder ce qu'il fait\nde ses mains : tous arriveraient ainsi à une\ncertaine connaissance des faits importants du\nmonde extérieur, qu'on n'acquiert pas, quand\non se contente de regarder autour de soi, en\nse promenant les mains dans ses poches ».\nTant que cette culture générale ne sera pas\ninstituée, tant que l'esprit expérimental ne sera\npas largement répandu, les bonnes volontés\nresteront inopérantes dans leurs tentatives pré-\nmaturées.\n« Il deviendra de plus en plus difficile d'op-\nposer au progrès les vaines clameurs du sens\ncommun et de fonder une philosophie sur son\nautorité rétrograde ». La phrase est de Jacques\nMaritain, qui, d'ailleurs, ne transcrit cette opi-\nnion que pour la combattre. Mais Louis\nRougier précise excellemment notre point de\nvue : le bon sens, pour lui, « c'est tout sim-\nplement à une époque déterminée, chez un\npeuple de culture donnée, la somme des opi-\nnions moyennes et des préjuges universelle-\nment accrédités par suite de l'état des connais-\nsances entretenues par l'éducation, l'autorité\nde l'exemple et l'instinct d'imitation, qui dé-\ntermine la communauté des traditions, des\nmœurs, des coutumes; c'est la généralisation\nde l'empirisme quotidien, la totalisation du\nsavoir courant, composé de plus de crédulités,\nde préventions et d'erreurs que de lumière, de\nsagesse et de vérité »; c'est, concluons-nous,\nl'ensemble des idées superficielles, formées par\ndes moyens sommaires d'investigation, à la\nsuite d'observations spontanées et incomplètes.\nComme disait France, le sens commun nous\napprend que la Terre est fixe, que le Soleil\ntourne autour et que les hommes qui vivent\naux antipodes marchent la tête en bas."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-06-01-c024", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-06_01#c024", "volume": "bmtnaac_1931-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "221", "page_fin": "224", "image_debut": 27, "image_fin": 30, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193106-01.2.12", "titre_corps": "Le Créosotage Universel", "titre_sommaire": "Le Créosotage Universel", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 27, "page_imprimee": "221", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193106-01.1.27", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 4103, "texte": "Le Créosotage Universel\nLes Progrès de la Techitlcgye tie l'lmprégnation du Bois\npar M. Edmond CONNERADE\nProfesseur de chimie générale et de chimie industrielle à l'Ecole des Mines de Mons\nIl n'est plus nécessaire de démontrer que les\nbois destinés à être enfouis tels que poteaux,\ntraverses, doivent être soumis à un procédé\nd'imprégnation au moyen de liquides antisep-\ntiques si on veut qu'ils résistent aux attaques\nde parasites animaux et végétaux pendant une\nlongue série d'années.\nLes cahiers des charges de l'Etat belge impo-\nsent encore aujourd'hui dans certaines admi-\nnistrations, en matière d'imprégnation, des\nclauses qui sont restées immuables depuis\n75 ans et dont l'inopportunité a été maintes\nfois reconnue ces dernières années par des tech-\nniciens compétents; il suffit pour s'en convain-\ncre de lire les comptes rendus, si intéressants, de\nl'association américaine des imprégnateurs de\nbois et les nombreuses études scientifiques\némanant de laboratoires universitaires alle-\nmands de bactériologie et parasitologie bota-\nnique; non seulement, ces clauses ne sont plus\nen accord avec les vues modernes, mais elles\nprésentent encore entre elles des contradictions\nflagrantes.\nPlusieurs des directeurs administratifs de\nnos groupements de transports, en quelque\nsorte prisonniers en tant que fonctionnaires, de\nces clauses fixées par les cahiers des charges,\nn'en admettent plus la rigueur outrancière et\ninjustifiée dès le moment qu'ils peuvent met-\ntre le souci de leur responsabilité en harmonie\navec les progrès techniques et la saine raison.\nEn vertu de ces clauses, les huiles d'impré-\ngnation doivent provenir uniquement par dis-\ntillation du goudron de houille, puisque l'Etat\nBelge exige la présence de 15 à 30 p.c. de\nnaphtaline et d'autre part elles ne peuvent\ncontenir les huiles moyennes (bouillant de 190\nà 230°) de ce traitement, dans lesquelles se\nconcentre cependant la presque totalité de cette\nnaphtaline, parce que cette fraction est la plus\nlégère et qu'elle se perd par vaporisation lente;\nil est difficile de concilier ces deux exigences\nsi l'on veut les prendre au pied de la lettre,\nmais il ne faut pas perdre de vue que tout cela\ndate de longtemps, bien avant la découverte\ndes précieuses matières colorantes dans lesquel-\nles les dérivés de la naphtaline jouent un rôle\nprépondérant et qu'à cette époque les chimis-\ntes ne savaient que faire de cette naphtaline.\nCes clauses paraissent encore plus inoppor-\ntunes si on considère que la naphtaline, hydro-\ncarbure neutre qui ne possède par elle-même\naucune propriété antiseptique, pas plus que\nn'importe quelle huile neutre, se volatilise par\nsublimation et on est en droit de s'étonner de\nvoir maintenir une exigence aussi manifeste-\nment erronée.\nNéanmoins, certains industriels semblent\nencore y attacher une importance vraiment\nexagérée puisqu'ils déclarent indispensable la\nprésence de cette naphtaline à laquelle on fait\njouer le rôle de bouche pores; cette interpré-\ntation semble un peu naïve puisqu'il est dé-\nmontré que la naphtaline disparaît rapidement\npar évaporation du sein du bois imprégné et\nqu'elle laisse ainsi un vide correspondant qui\ns'augmente encore de la perte d'une partie de\nl'huile moyenne.\nL'emploi d'huiles riches en naphtaline en-\ntraîne également des inconvénients graves dans\nleur manutention lors de la vidange des wa-\ngons-citernes et on peut se représenter aisé-\nment qu'il n'est guère agréable pour une usine\nde recevoir des chargements qui sont presque\ncomplètement figés à partir de + io° dans\ndes wagons dont les vannes se trouvent blo-\nquées et où on n'a accès que par le dôme\nétroit; cet ennui doit fatalement entraîner des\ndépenses non prévues de main-d'œuvre et de\nmatières de chauffage.\nUne caractéristique très surprenante de notre\nvieux cahier des charges type Etat Belge est\nque, contrairement à ceux de presque tous les\npays du monde, il n'attache aucune importan-\nce à la présence des phénols auxquels ses au-\nteurs n'attribuent aucune valeur conservatrice,\nou tout au plus une valeur très passagère; cette\nopinion se base sur le fait que la majorité"}, {"page_pdf": 28, "page_imprimee": "222", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193106-01.1.28", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 4570, "texte": "des phénols du goudron se concentre dans\nl'huile moyenne qui tend à se vaporiser très\nlentement»\nDes progrès notables ont été heureusement\nfaits ces dernières années dans la conception\ndu rôle joué par les phénols et on a reconnu\nque seuls ils sont porteurs du pouvoir antisep-\ntique des huiles; ce pouvoir est même reconnu\nsupérieur à celui de la plupart des sels miné-\nraux proposés en remplacement de Y huile de\ncréosote.\nMais il existe toute une gamme de phénols,\ndepuis F acide carbonique le plus simple jus-\nqu'aux phmois les plus complexes; les pre-\nmiers termes de la série sont plus ou moins\nvolatils, comme Ihuile moyenne et la naphta-\nline, de plus ils sont solubles dans l'eau et se\ntrouvent éliminés par les pluies des couches\nextérieures du bois plus exposées à la destruc-\ntion par le fait même.\nLes phénols supérieurs au contraire sont to-\ntalement insolubles dans l'eau et la faible\nquantité qui en existe dans Fhuile de créosote\nne permet pas de leur attribuer un rôle très\nimportant dans la conservation à cause de l'al-\ntération qu'a subie leur constitution par Fac-\ntion de la température très élevée du four à\ncoke.\nIl est indiscutable que c'est surtout aux phé-\nnols que doit être attribué le pouvoir préser-\nvatif des huiles, mais il est évident que la per-\nmanence de celui-ci sera d'autant plus prolon-\ngée que les phénols sont moins volatils,, moins\nsolubles dans l eau et en même temps plus\ntoxiques.\nIl est évident aussi que si Ton parvenait à\nrenforcer dans ces huiles la fraction des phé-\nnols non volatils par un appoint extérieur de\nphénols non altérés par une température élevée,\net par le fait même notablement plus toxiques\npar eux-mêmes, nous aurions fait faire un pro_\ngrès important à la question de la conservation\ndes bois.\nCes phénols existent et il résulte des travaux\neffectués dans plusieurs laboratoires de bacté-\nriologie universitaires allemands que leur toxi-\ncité est de 7 à i 6 fois plus grande que celle du\ncrésol, suivant l'espèce de parasites sur lesquels\nils agissent.\nSi c'est donner une preuve d'empirisme buté\nde dite que Von doit continuer à travailler\ndans une industrie comme il y a 75 ans, parce\nquon a trouvé bon de le faire ainsi à cette\népoque> il paraîtra méritoire, au contraire,\nqu'une firme belge ait osé entreprendre l'orien-\ntation de l'imprégnation dans le sens du pro-\ngrès en supprimant la naphtaline dont la pré-\nsence est d'effet nul et en faisant entrer ces\nphénols si extraordinairement toxiques, inso-\nlubles et non volatils, dans la composition\ndes huiles d'imprégnation; aucun esprit cultivé\nec de conception un peu élevée ne se montrera\ninsensible à cette application technique nou-\nvelle des progrès de la recherche scientifique.\nC'est précisément dans ce sens que la société\nLe Créosotage Universel a étudié le « créo-\nsite », son huile d'imprégnation, qui peut\nêtre considérée comme un des moyens de pré-\nservation les plus actifs existant sur le marché\ne: qui confère au bois une durée qui doit être\nau moins égale à celle que donne la créo:ote.\nMais en même temps cette société a également\nproduit dans son « créosite » des corps\njouant le rôle de bouche pores; au lieu de se\nservir dans ce but d'un corps cristallisé comme\nla naphtaline, qui se sublimera ultérieurement\navec rapidité, elle opère plus rationnellement\nen se servant d une certaine classe de corps non\nvolatils qui possèdent la propriété d'absorber\nî oxygène de l'air en devenant solides, fixes, de\nnature résineuse et qui bloqueront définitive-\nment les pores quel que soit le temps de con-\nservation; à cette classe appartiennent des\nhydrocarbures tels que les asphaltènes, des\nphénols tels que les résinols, des corps azotés\ntels que les résinamines, tous doués en outre\nd'une action toxique et préservatrice remar-\nquable.\nDans son ensemble, le « créosite » repré-\nsente donc une huile de créosote enrichie\nd'abord en phénols du plus haut pouvoir toxi-\nque connu, ensuite en produits de point\nd'ébullition élevé contenant un pourcentage\nimportant de composés résinifiables à l'air;\ntous ces constituants sont donc des hydrocar-\nbures, des phénols ou des bases azotées.\nComme l'huile de créosote, il bout à partir\nde 2000 et ne peut donc contenir que des tra-\nces des produits les plus lourds de l'huile lé-\ngère qui précède I huile moyenne; il fournit\ntoute une série de fractions bouillant jusque\n350° et laisse un résidu analogue au brai com-\nplètement soluble dans Veau elle-même. Le\n« créosite » se distingue fondamentalement\nde la créosote par son taux élevé de phénols\n13 à 14 p.c. double du taux habituel de"}, {"page_pdf": 30, "page_imprimee": "224", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193106-01.1.30", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 4693, "texte": "celle-ci et il contient en outre 3 p.c. de rési-\nnols, soit des phénols qui se transforment en\nrésines solides au contact de l'air, ainsi qu'un\npourcentage important d'asphaltènes.\nLa fraction de phénols complexes, possé-\ndant le pouvoir toxique de 7 à 16 fois plus\nélevé que celui du crésol, contenu dans le\n« créosite » s'élève à elle seule à plus de\n4 p.c. de son poids et elle se répartit sur les\nfractions les moins volatils, donc complète-\nment stabilisées dans le bois, bouillant de 230\nà 320° environ; cette circonstance favorise à\nun haut degré la permanence du pouvoir anti-\nce p tique du « créosite ».\nLa présence de composés analogues au brai\nne peut qu'être elle-même favorable parce que\nceux-ci exercent un pouvoir absorbant considé-\nrable sur les constituants phénoliques de\nl'huile moyenne qu'ils aident à retenir par dis-\nsolution mutuelle.\nMalgré un pourcentage relativement élevé de\nces composés de haut poids moléculaire, le\n« créosite » possède un pouvoir d ascension\ncapillaire égal à celui d'une huile moyenne\nbouillant de 190 à 230°; cependant il ne con-\ntient aucunement de Vessence légère et ses per-\ntes par évaporation sont notablement inférieu-\nres à celles de l'huile de créosote; ce haut pou-\nvoir capillaire malgré une densité de 1040/\n1060 doit être attribué au soin tout particu-\nlier apporté à sa fabrication.\nMais un autre élément est encore à consi-\ndérer et qui est tout aussi important au point\nde vue des progrès qui ont été apportés à la\ntechnique de l'imprégnation.\nLes anciens procédés d'imprégnation ont\ntoujours opéré par chauffage à température\nélevée en même temps que par pression; on\nsait que des pièces de bois ainsi traitées restent\nexagérément gonflées et laissent ensuite resuer\nline grande quantité d'huile pendant le repos\nconsécutif par suite de la détente graduelle que\nsubissent les fibres du bois.\nOn a constaté que le simple trempage dans\nun mélange tel que le « créosite », dont le\npouvoir d'ascension capillaire est sensiblement\nle même que celui d'une huile moyenne, suffit\npour laisser pénétrer Vhuile à une profondeur\négale à celle obtenue par pression et de toute\nmanière suffisante pour assurer une préserva-\ntion permanente ; la pénétration s'étant pro-\nduite par le libre jeu des tensions superficielles,\naucune réaction inverse ne peut en résulter ul-\ntérieurement; la matière infiltrée reste défini-\ntivement incorporée dans le bois et ce serait\nune absouvdité au point de vue physique que\nde prétendre le contraire. C'est le procédé par\nsimple trempage à froid prolongé pendant le\nnombre d'heures nécessaire, qu'applique la\nSociété du Créosotage Universel; ce procédé\nes: nettement supérieur au vieux procédé en\nautoclave parce qu i! permet d'économiser les\nfrais très élevés de chauffage, de la compres-\nsion et de l'usure du matériel coûteux et le\nprix de revient doit s'en ressentir très favora-\nblement.\nLa nécessité du chauffage ne se justifie aucu-\nnement au point de vue techniqueo, puisque\nla présence de naph:aline en pourcentage im-\nportant, et dont l'effet est nul et même nui-\nsible, ne peut entraîner que des complications\ngraves dans la manutention ; elle ne se justifie\npas davantage au point de vue de la pasteurisa-\ntion des bois, car cette raison très spécieuse\nqu'on a cru devoir en donner est d'un effet in-\nsignifiant en comparaison de celui qu'entraîne\nla présence d un taux important de phénols de\nhaut pouvoir exotique.\nLe mode d'imprégnation des bois par pres-\nsion ne s'impose pas davantage puisque la\nconstitution fibreuse du bois s'accorde admira-\nblement avec l'infiltration si simple et si fa-\ncile par le simple jeu des forces capillaires et\ntous les résultats expérimentaux obtenus de-\npuis dix ans ont montré l'efficacité de ce pro-\ncédé; c'est au contraire par le gain considérable\nde l'énergie de compression de grandes masses\nd huile sous une pression de 10 à 12 kilos que\ndoit se justifier, pour tous ceux qui ont une\ncompréhension saine des nécessités industriel-\nles, la substitution rationnelle au procédé coû-\nteux par pression à chaud de ce nouveau pro-\ncédé qui obtient des résultats au moins aussi\npositifs par simple trempage prolongé.\nLes procédés de la Société du Créosotage\nUniversel atteignent donc un degré d'efficacité\neu moins égal à celui des anciens procédés tout\nen supprimant leurs complications inutiles et\nleurs grosses dépenses d'exploitation en leur\nsubstituant des moyens simples qui constituent\npar eux-mêmes un progrès technique indiscu-\ntable; ils devront donc fatalement s'imposer,\nquoi qu on fasse, car personne ne peut arrêter\nle progrès dans un pays qui possède un grand\ndéveloppement industriel où toutes les in-\nindustries sont étroitement solidaires,"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-06-01-c025", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-06_01#c025", "volume": "bmtnaac_1931-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "225", "page_fin": "226", "image_debut": 31, "image_fin": 32, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193106-01.2.13", "titre_corps": "EXPOSITIONS", "titre_sommaire": "EXPOSITIONS", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 31, "page_imprimee": "225", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193106-01.1.31", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 4134, "texte": "EXPOSITIONS\nLE PROBLEME DES GARAGES A L'EX-\nPOSITION DU BATIMENT DE BERLIN\nL'idée d'organiser une Exposition interna-\ntionale du garage, dans le cadre de l'Exposi-\ntion allemande du Bâtiment à Berlin (mai-\naoût 1930) est en soi toute naturelle, car le\ngarage touche toutes les questions portées au\nprogramme de cette exposition. Le but est de\ndémontrer ce que le garage représente dans l'in-\ndustrie du bâtiment. Ce problème important\ntouche donc, non seulement le monde techni-\nque industries du bâtiment et de l'au omo-\nbilisme mais aussi l'opinion publique tout\nentière.\nL'automobile, dont l'extension numérique\ns'accroît dans des proportions énormes, entre\nde plus en plus dans notre vie commune, et\ncommence à exercer son influence sur la mé-\nthode de circulation des villes. De plus, l'ex-\nposition du garage doit contribuer à éclairer\nle public afin de vaincre peu à peu, grâce à une\névidence croissante, les résistances nombreuses\nque la construction de garages rencontre encore\nen raison de l'ignorance des possibilités tech-\nniques.\nL'Exposition en question doit donc être\nune représentation complète de l'état actuel du\nproblème du garage et un exposé de toutes les\nquestions qui s'y rattachent. La première étape\ndu garage est le parc en plein air. Ici déjà, l'on\npeut attendre un résultat important par une\norganisation méthodique.\nL'atelier de réparations constitue une partie\nimportante de tout grand garage, son rende-\nment dépendant principalement de son instal-\nlation et son outillage. On demande donc d'un\ngarage bien installé de pouvoir réparer les\nvoitures de tous systèmes de fabrication, de\ntravailler vite, précis et bon marché.\nLe mot « Service » a son origine dans\nl'industrie du trafic automobile. Cest une nér\ncessité depuis longtemps reconnue que Ton\ndoit aux automobilistes la tenue d une auto\ncommode et bon marché. On y parvient grâce\naux « service stations », munies de tous les\nmoyens de secours, parfaitement installées et\noccupées par un personnel averti*\nTous les avantages d une «service station»\ndépendent d'une bonne situation en ce qui\nconcerne le trafic\nDans les grandes villes, les garages, en rai-\nson du coût du terrain et de l'espace limité,\ndoivent se développer en hauteur afin de créer\ndes surfaces d'emplacement suffisantes. L'em-\nmagasinage est ici un problème de transport\n(rampes ou monte-voitures ).\nPour la construction en surface, le type du\nhall a un avenir non seulement pour des gara-\nges d'exploitation et des parcs de voitures,\nmais encore pour des garages de location; le\nhall étant reconnu depuis longtemps comme\nune forme de bâtiment des plus convenables\npour le dépôt de véhicules*\nLe garage en surface comme garage isolé\nou en série, affecte les formes les plus diverses\nsuivant l'emploi des divers procédés de la\nconstruction moderne. La perfection de ce\ngenre de bâtiment est un problème spécial,\nqui ne peut être judicieusement résolu que\nmoyennant une é roite collaboration des archi-\ntectes et des techniciens spécialisés.\nL'approvisionnement en carburant est de-\nvenu beaucoup plus facile par suite de l'ex-\ntension du réseau des dépôts de distribution.\nCes dépôts de tome nature, équipés d'un ser-\nvice de jour et de nuit, procurant le carburant\npour tous les types de voitures, ont une grande\nimportance pour le trafic automobile.\nEnfin, le problème du garage, considéré en\ndétail, comporte une foule de questions parti-\nculières : protection contre l'incendie, aération\net chauffage, etc., toutes questions à la solu-\ntion desquelles on travaille.\nTels sont, brièvement résumés, les divers\naspects du problème des garages qui sont\nexposés de manière très suggestive à l'Expo-\nsition de Berlin (Section de l'Exposition Inter-\nnationale du Garage )♦\nRappelons d'ailleurs que les autres sections\nde cette exposition attirent,elles aussi,tout l'in-\ntérêt des architectes et des organisateurs moder-\nnes : l'Exposition internationale de l'Urba-\nnisme et de l'Habitation (section A); le Bâti-\nment moderne (section B); le Logement mo-\nderne (section C); la Construction nouvelle\n(section D); le Bâtiment agricole (section E);\nl'Enseignement (section G)*"}, {"page_pdf": 32, "page_imprimee": "226", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193106-01.1.32", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 954, "texte": "AMSTERDAM.\nL'ŒUVRE DE FRANK LLOYD WRIGHT\nvient d'être exposée au Musée communal\nd'Amsterdam, suivant les directives de l'archi-\ntecte Wijdeveld. C'est la première fois pu'un\naperçu complet des nombreux travaux du\npionnier américain est donné en Europe.\nAprès Amsterdam, l'exposition se tiendra\nsuccessivement à Hambourg, Berlin, Franc-\nfort, Zurich, Prague et Paris.\nAjoutons que le matériel exposé se compose\nde photos, dessins et maquettes.\nBRUXELLES.\nUNE CARICATURE d'exposition dite\n« des Arts ménagers » eut lieu au Palais d'Eg-\nmont. On saura à présent que dans notre pays\nprogressiste, on entend par « arts ménagers »\nce que les industriels nous fournissent en fait\nde cirage, de poudre à polir et de ces mille\npetits accessoires qui sont loin d'être nécessaires\ntant que l'essentiel nous manquera.\nOn appelle aussi chez nous « exposition »\nun local quelconque, divisé en compartiments\nquelconques par de quelconques « tentures »\nà grand ramage.**"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-06-01-c026", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-06_01#c026", "volume": "bmtnaac_1931-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "226", "page_fin": "226", "image_debut": 32, "image_fin": 32, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193106-01.2.14", "titre_corps": "Informations", "titre_sommaire": "Informations", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 32, "page_imprimee": "226", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193106-01.1.32", "debut_caractere": 956, "fin_caractere_exclue": 1518, "texte": "Informations\nERNST MAY, Féminent architecte et ur-\nbaniste allemand, qui accomplit en U.R.S.S*\nde remarquables et importants travaux, assis-\ntera au Congrès de Berlin. Il y parlera du\nmouvement architectural russe en son état\nactuel.\nL'ARCHITECTE KAUFFMANN, ancien\nstadtbaurat de la Ville de Francfort, et colla-\nborateur d\\E, May, est parti, lui aussi, en\nU. R- S. S. pour y effectuer d'importants tra-\nvaux.\nA RADIO - BELGIQUE. Les architectes\nV. Bourgeois, G. Brunfaut et E. Henvaux ont\nparlé récemment, à Radio-Belgique, du mou-\nvement architectural moderne."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-06-01-c027", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-06_01#c027", "volume": "bmtnaac_1931-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "226", "page_fin": "226", "image_debut": 32, "image_fin": 32, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193106-01.2.15", "titre_corps": "CONCOURS", "titre_sommaire": "CONCOURS", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 32, "page_imprimee": "226", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193106-01.1.32", "debut_caractere": 1531, "fin_caractere_exclue": 1974, "texte": "CONCOURS\nPARIS\nLe IIe Concours pour l'aménagement des\nterrasses, organisé par la Société des Archi-\ntectes modernes de France, et ouvert aux archi-\ntectes de tous les pays, a été jugé fin mai der-\nnier. Parmi les travaux primés, on compte près\nd'une vingtaine de projets français, un projet\nallemand, un projet hollandais, un projet\nsuisse et un projet belge. Ce dernier a pour\nauteurs, les architectes E. Henvaux et M. 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On y voit d'excellents do-\ncuments photographiques sur les vastes cons-\ntructions érigées pour donner aux travailleurs\ndes logements décents (œuvres des architectes\nGropius, Scharoun, Salvisberg, Gutkind, B.\nTaut). On y voit encore quelques construc-\ntions importantes et remarquables : Europa\nHaus. Cinéma Universum, Kathreiner Haus,\nBâtiment des postes, Edifice de la Radio, etc*\nOn songe involontairement à ce qu'a fait\nParis. Et Ton n'arrive pas à prendre au sérieux\ncette exposition coloniale qui coûte si cher et\nne présente aucun effort des cri-\nses essentielles de la vie moderne*\nHABITATION ET CONSTRUCTION, la\nrevue de l'Association internationale de l'Ha-\nbitation (Francfort-sur-Mein) publie, à Y oc-\ncasion du Congrès de Berlin, un numéro spé-\ncial sur les deux thèmes suivants : « L'im-"}, {"page_pdf": 33, "page_imprimee": "227", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193106-01.1.33", "debut_caractere": 338, "fin_caractere_exclue": 1484, "texte": "portance sociale actuelle et future du pro-\nblème économique de l'habitation .»; «De\nl'activité privée et publique pour parer à la\ncrise du logement »♦\nLA TECHNIQUE DES TRAVAUX (mai\n193 1 ) publie d'intéressants documents sur le\ndéveloppement de l'architecture vivante en\nFinlande (immeuble de journal, architecte :\nA. Aalto: hôtel architecte : E, Brygmann:\nhabitation privée ,architecte : E, Brygmann ),\nDans le même numéro, quelques données\nsur les nouveaux bâtiments des Instituts de\nChimie et de Métallurgie de l'Université de\nLiège, Pour autant que l'on puisse en juger, ces\nbâtiments semblent constituer un progrès sé~\nrieux sur les bâtiments officiels devenus si\ncourants qu'ils ne nous scandalisent même\nplus.\n\nLivres récents\nSALLES DE SPECTACLES ET D'AUDI-\nTIONS, documents recueillis et présentés par\nR, Poulain, architecte. Editeurs : V. Fréal et\nCie, Paris. Prix de l'ouvrage : 125 francs\nfrançais.\nCet ouvrage renferme d'intéressantes réali-\nsations et des projets remarquables, notam-\nment la salle du Centrosoyus (Le Corbusier ),\nle Théâtre d'Etat ukrainien (Honegger et\nNitschké ), le Théâtre simultané (Pronasko et\nSyrkus ), etc."}, {"page_pdf": 34, "page_imprimee": "228", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193106-01.1.34", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 836, "texte": "MODERNE KERKEN IN EUROPA EN\nAMERIKA, par le Prof. J. G. Wattjes. Edi-\ntions Kosmos, Amsterdam. Prix : flor. 17.50.\nExtrait de la préface :\n« Dans presque toute l'Europe, on s'efforce\nactuellement de créer, en des formes architec-\nturales vivantes et nées logiquement de la\npuissance technique contemporaine, de nou-\nveaux symboles de la vie religieuse. L'unité\ndes tendances est cependant encore loin d'être\natteinte. Cette situation dérive naturellement\nd'une très grande diversité de méthodes et de\nprocédés constructifs techniquement équiva-\nlents, et qui donnent le jour à des formes très\ndifférentes les unes des autres ».\nDAS WOHNUNGWESEN DER STADT\nHALLE 1930. Ouvrage présenté par la Ville\nde Halle (Saxe ).\nN. B. Les ouvrages énumérés ci-dessus\npeuvent être obtenus à la Librairie Dietrich\net Ciet iot place du Musée, Bruxelles."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-06-01-c029", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-06_01#c029", "volume": "bmtnaac_1931-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "226", "page_fin": "227", "image_debut": 32, "image_fin": 33, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193106-01.2.16.1", "titre_corps": "Revues", "titre_sommaire": "Revues", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 32, "page_imprimee": "226", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193106-01.1.32", "debut_caractere": 1991, "fin_caractere_exclue": 2986, "texte": "Revues\nBOUWKUNDIG WEEKBLAD (Amster-\ndam ) consacre, à l'occasion des grandes mani-\nfestations architecturales de Berlin, un numéro\naux principales réalisations modernes de la\ncapitale allemande. On y voit d'excellents do-\ncuments photographiques sur les vastes cons-\ntructions érigées pour donner aux travailleurs\ndes logements décents (œuvres des architectes\nGropius, Scharoun, Salvisberg, Gutkind, B.\nTaut). On y voit encore quelques construc-\ntions importantes et remarquables : Europa\nHaus. Cinéma Universum, Kathreiner Haus,\nBâtiment des postes, Edifice de la Radio, etc*\nOn songe involontairement à ce qu'a fait\nParis. Et Ton n'arrive pas à prendre au sérieux\ncette exposition coloniale qui coûte si cher et\nne présente aucun effort des cri-\nses essentielles de la vie moderne*\nHABITATION ET CONSTRUCTION, la\nrevue de l'Association internationale de l'Ha-\nbitation (Francfort-sur-Mein) publie, à Y oc-\ncasion du Congrès de Berlin, un numéro spé-\ncial sur les deux thèmes suivants : « L'im-"}, {"page_pdf": 33, "page_imprimee": "227", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193106-01.1.33", "debut_caractere": 338, "fin_caractere_exclue": 1055, "texte": "portance sociale actuelle et future du pro-\nblème économique de l'habitation .»; «De\nl'activité privée et publique pour parer à la\ncrise du logement »♦\nLA TECHNIQUE DES TRAVAUX (mai\n193 1 ) publie d'intéressants documents sur le\ndéveloppement de l'architecture vivante en\nFinlande (immeuble de journal, architecte :\nA. Aalto: hôtel architecte : E, Brygmann:\nhabitation privée ,architecte : E, Brygmann ),\nDans le même numéro, quelques données\nsur les nouveaux bâtiments des Instituts de\nChimie et de Métallurgie de l'Université de\nLiège, Pour autant que l'on puisse en juger, ces\nbâtiments semblent constituer un progrès sé~\nrieux sur les bâtiments officiels devenus si\ncourants qu'ils ne nous scandalisent même\nplus."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-06-01-c030", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-06_01#c030", "volume": "bmtnaac_1931-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "227", "page_fin": "228", "image_debut": 33, "image_fin": 34, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193106-01.2.16.2", "titre_corps": "Livres récents", "titre_sommaire": "Livres récents", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 33, "page_imprimee": "227", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193106-01.1.33", "debut_caractere": 1057, "fin_caractere_exclue": 1484, "texte": "Livres récents\nSALLES DE SPECTACLES ET D'AUDI-\nTIONS, documents recueillis et présentés par\nR, Poulain, architecte. Editeurs : V. Fréal et\nCie, Paris. Prix de l'ouvrage : 125 francs\nfrançais.\nCet ouvrage renferme d'intéressantes réali-\nsations et des projets remarquables, notam-\nment la salle du Centrosoyus (Le Corbusier ),\nle Théâtre d'Etat ukrainien (Honegger et\nNitschké ), le Théâtre simultané (Pronasko et\nSyrkus ), etc."}, {"page_pdf": 34, "page_imprimee": "228", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193106-01.1.34", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 836, "texte": "MODERNE KERKEN IN EUROPA EN\nAMERIKA, par le Prof. J. G. Wattjes. Edi-\ntions Kosmos, Amsterdam. Prix : flor. 17.50.\nExtrait de la préface :\n« Dans presque toute l'Europe, on s'efforce\nactuellement de créer, en des formes architec-\nturales vivantes et nées logiquement de la\npuissance technique contemporaine, de nou-\nveaux symboles de la vie religieuse. L'unité\ndes tendances est cependant encore loin d'être\natteinte. 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Les clichés ayant paru\njusqu'à ce jour dans « La Cité » peuvent être\nempruntés au tarif de 30 centimes le cm2.\nARCHITECTE céderait d'occasion quel-\nques ouvrages et traités de construction. —\nEcrire Bureau de la revue sous initiales V. W.\nA CEDER d'occasion revues et ouvrages\nrelatifs au bâtiment. 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Première année. (Rare) ....... fr. 60.\nDeuxième année. (Rare). ....... . 40.\n3e, 4e, se,5e, 6°, 7e et 8e années, le volume .... . 25.\nCes volumes peuvent être fournis reliés en pleine toile moyennant un supplément\nde 15 francs.\nLA REVUE « TEKHNE » série d'avant-guerre), collection complète de la\n2e année (1912-1913). Beau volume de 516 pages, sur papier couché,\nillustré de 250 clichés ........ . 40.\nL'Art et la Société, par H.-P. Berlage, architecte à Amsterdam. Tirés à part de\nla Revue « Art et Technique » (septembre 1913-février 1914). Un volume\nluxueusement imprimé et illustré de 98 clichés .... . 50.\nLe Cœur de la Ville de Bruxelles, par Charles Buis, avec traduction d'une con-\nférence de C. Curlitt; sur la « Conservation du cœur d'anciennes villes ».\nUne brochure de 24 pages ........ . 4.\nL'Abbaye de la Cambre, par G. des Marez ...... . 4.\nPaul Hankar (1859-1901), par Ch. Conrardy et Raym. Thibaut. Une brochure\nillustrée • 4.\nConstantin Meunier. L'historique de son monument au travail, par R. Thiry et\nG. Hendrickx. Une brochure illustrée ...... . 4.\nL'Art des Jardins et le nouveau jardin pittoresque, par Louis van der Swaelmen,\narchitecte-paysagiste ......... . 2.\nBelœil. Le Versailles Belge, par Louis van der Swaelmen, architecte-paysagiste 4.\nEtude sur la Forêt de Soignes, par Louis van der Swaelmen ... . 4.\nL'Abbaye de la Cambre. Restauration des Jardins Louis XIV, par Louis van der\nSwaelmen, architecte-paysagiste ....... . 4.\nL'habitation coloniale. Sa construction au Congo Belge, par Gast. Boghemans.\nUne brochure de 20 pages abondamment illustrée ... . 4.\nMatériaux de substitution dans la construction de maisons, par J. Seroen, archi-\ntecte. Une brochure illustrée ....... . 4.\nL'architecture hollandaise, par Luc Paul Haesaerts. 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Etranger, 55 francs.\nPour s'abonner à « LA CITE » ou obtenir des livres, il suffit de verser, dans n'im-\nporte quel bureau des postes, au crédit du compte chèques postaux n° 166,21 Revue\n« LA CITE », la somme due et d'inscrire stfr le bulletin de versement le titre du livre et\nles nom et adresse du souscripteur."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-06-01-c038", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-06_01#c038", "volume": "bmtnaac_1931-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 4", "page_fin": "couv. 4", "image_debut": 36, "image_fin": 36, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193106-01.2.20", "titre_corps": "LA CITE 6 TEKHNE", "titre_sommaire": "LA CITE 6 TEKHNE", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 36, "page_imprimee": "couv. 4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193106-01.1.36", "debut_caractere": 47, "fin_caractere_exclue": 225, "texte": "LA CITE 6 TEKHNE\nles plus importante*\nrevues belges d'ercfcl»\ntecture, d'urbanisme et\nd'art public - les pies\nactuelles - les mieux\n€iecumenté«i§»\nSI if® i Bruxelles, 10 Pl. 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NYST,\nArchitecte* Ingénieur. Bruxelles ■ i. M. VAN HARBEVELB.\nArchitecte. Amsterdam.\ntas Rédacteurs et Collaborateurs sont seuls responsables de\nleurs articles. « Il sera rendu compte dans \"LA CITÉ\" de tout\nouvrage dont deux exemplaires seront envoyés à la revue.\nABONNEMEUTS s B@l@icgue s 40 francs. Étranger s\n55 francs au 11 beigas. « Le numéro s 5 francs\n€î©»ipé@ €itè«iu@§ rewsie \"LA CITÉ** Ko\nla vente asa nssmâro excises!vemeetâ asax librairies\nDépôt principal s LIBRAIRIE METRICH & i®\nï®. Place du Musée. Bruxelles"}, {"page_pdf": 3, "page_imprimee": "209", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193106-01.1.3", "texte": "SUPPLÉMENT MENSUEL D'INFORMATION & DE TECHNIQUE\nQUATRIÈME ANNEE (NOUVELLE SERIE) -1931. - NUMERO 10\n\nSOMMAIRE :\nL'Art moderne primitif ♦ . . ♦ . 209\nEnquête sur le prix de revient d'immeu-\nbles de deux à douze étages. (Fin du\nRapport présenté par les architectes\nBochm et Kaufmann au IIIe Congrès\nInternational d'Architecture moderne)**. 21 1\nVers de nouvelles méthodes de cons-\ntruction, aux Etats-Unis ♦ ♦ ♦ . . 217\nA propos d'Arts et d'Enseignement\nménagers ♦ ♦ . . . . . . . 219\nLe Créosotage Universel .... 220\nExpositions ........ 225\nEchos .......... 226\nConcours ......... 226\nBibliographie . . . . . . . . 226\nAnnonces ......... 228\n\nLe numéro de LA CITE ci-inclus com-\nprend :\nUn article de M. Paul Otlet : L'Urbanisme\nà Bruxelles, grande ville, capitale de la Belgi-\nque, cité mondiale,\nLe projet d'Urbaneum, de l'architecte\nV* Bourgeois;\nLe mouvement international d'architec-\nture.\n\nL'ART MODERNE\nPRIMITIF\nPar Maurice Casteels\nâux Edit. Henri lon«suièresv Paris\nL'ouvrage de Maurice Casteels, annoncé de-\npuis longtemps déjà, était attendu avec une\nréelle impatience dans nos milieux d'architec-\nture d'avant-garde.\nLa personnalité de Fauteur était pour beau-\ncoup, certes, dans cette impatience qui n'allait\npas sans curiosité. On connaissait de Casteels,\nen dehors de ses travaux purement littéraires,\nplusieurs études de précieuse érudition sur le\nXIXe siècle et sur les origines du mouvement\nmoderne. Récemment encore, notre ami Victor\nBourgeois rappelait cette découverte, vraiment\nsensationnelle, de la tendance pré-rationaliste\nchez les architectes de l'Empire, ce groupe dit\n« des ingénieurs », qui semblent bien être les\nvéritables ancêtres des réalisateurs internatio-\nnaux d'aujourd'hui. L'on devait donc déjà à\nCasteels d'avoir signalé cette parenté; et il est\npermis d'espérer que cet érudit nous parlera un\njour, longuement, de ceux-là à qui nous de-\nvons sans doute beaucoup, et que nous igno-\nrons encore.\n« L'Art Moderne Primitif » dédié à\nLuc Durtain et préfacé par Henry Van de\nVelde est donc l'œuvre d'un critique d'art\net d'un historien; et cette œuvre s'adresse,\nplus qu'aux architectes modernes, àla foule de\nceux « qui veulent faire un usage intelligent"}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "210", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193106-01.1.4", "texte": "de ce qu'ils possèdent » (p. 81 ). L'ouvrage,\nécrit dans un style vif et direct, s'est donné\npour mission de convaincre. C'est donc un en-\nsemble fait de dissertations, d'arguments, de\ndéfinitions même dont l'objet est de répandre\nune idée moderne en matière d'art- Peut-être ne\nsaisit-on pas clairement au premier abord le\ntracé qu'emprunte l'auteur pour atteindre son\nbut. Mais cela sans doute est une tactique qui\nastreint le lecteur à la discipline d'une lecture\nbien nourrie.\nL'architecte rationaliste éprouvera, semble-\nt-il, quelque confusion pour déceler dans ces\naperçus théoriques le sens qu'il s'est tracé. Il se\nsouvient en effet avoir, lui aussi, dressé sa carte\nd'orientation au moyen d'examens théoriques.\nEt il se peut qu'il n'aime guère un retour aux\nproblèmes classés.\nRappelons encore que « L'Art Moderne\nPrimitif » n'est pas écrit pour lui particulière-\nment. D'ailleurs, les préoccupations de Mau-\nrice Casteels sont d'un autre ordre. Et ce qui\nest permis au critique, qui voit et juge hors\nde l'action, peut ne pas être autorisé à ceux\nqui agissent. L'un peut rechercher le «style»\nalors que les autres n'ont pas à s'en soucier\n(c'est bien cela que nous enseigne l'ingénieur ).\nUne trop constante introspection nuit fata-\nlement à celui qui agit: elk compromet en\ntout cas la puissance de l'action. L'architecte\nrationaliste tient en tout cas pour certain que\nl'on a moins de chance de se tromper par l'ac-\ntion directe que par la préoccupation esthéti-\nque.\nMaurice Casteels. en historien, envisage avec\nraison que tout style a trois périodes dans son\névolution, et c'est pourquoi il qualifie de pri-\nmitif le mouvement artistique présent. Encore\nune fois, disons qu'un tel classement ne peut\navoir, pour l'effort architectural actuel, qu'un\nintérêt relatif.Mais il était sans doute utile que,\npour d'autres, ceci fut précisé. Il règne en effet\ndans bien des milieux intellectuels, et chez\nbeaucoup de ces gens que l'on dit « cultivés »\nun grand désarroi sur le chapitre de l'art. Bien\ndes inquiets demandent à réfléchir, et parce\nqu'ils sont inquiets, leur réflexion doit être\nguidée. En ce sens, l'ouvrage de Casteels aura\nson importance et son utilité, nous n'en dou-\ntons pas. C'est une manière de mise au point\nde l'effort de ces dernières années. Pour les\nannées à venir, Casteels ouvre des perspectives\ntrès louables, certes, mais qui, aux yeux des\nagissants, paraîtront peut-être trop confuses.\nIl semble y avoir aussi une certaine confusion\nd'ailleurs compréhensible dans l'aperçu\nqui est donné de certains architectes, de leur\nvaleur au point de vue de mouvement interna-\ntional, de leur influence aussi.\nQuant au choix des documents qui accom-\npagnent le texte, nous savons que des raisons\npratiques n'ont pas permis à l'auteur de les\nprésenter au complet. Nous croyons que sa do-\ncumentation personnelle est plus parfaite et\nqu'il n'ignore pas certaines réalisations impor.\ntantes telles que celles de Francfort, de Stock-\nholm, de Suisse, de Tchéco - Slovaquie,\nd'U. R, S. S., etc.\nIl nous reste à énumérer les divisions de\nl'ouvrage, qui sont les suivantes :\nI. Architecture et artz décoratif s. D'une\ntradition en architecture et en arts décoratif 3;\nLes animateurs; Réflexions sur le salon de\nParis 1923; L'architecture à l'Exposition de\nParis 1925.\nIL Les Arts industriels. Les Arts Indus-\ntriels; Quelques essais de critique.\n111. Et maintenant... —Où allons-nous?;\nAutour de l'architecture actuelle; Les arts dé-\ncoratifs; Les arts plastiques; Justifications.\nL'ouvrage a été imprimé et présenté avec le\nplus grand soin par les Editions H. Jonquiè-\nres. à Paris, rue Visconti. Le volume, au for-\nmat 22 X 27 cm., renferme 118 pages de\ntexte et 144 planches en héliogravure. Prix :\n120 francs français (broché).\n\nTEK H N É\n\nA la page suivante,\nla suite du substantiel\nrapport présenté par les\narchitectes Boehm-Kaufmann,\nau IIIe Congrès International\nd'Architecture moderne,"}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "211", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193106-01.1.5", "texte": "TEK H N É\n\nIIIe Congrès International d'Architecture Moderne\nBruxelles 1930\nEnquête sur\nle prix de revient\nd'immeubles de 2\nà 12 étages (fin).\nRapport présenté par les\narchitectes Boehm et kaufmann\n(Francfort s/Main)\n\nAlors que les types précédents ont été étu-\ndiés respectivement jusqu'à 13 et 14 étages,\nl'étude concernant ce type n'a pu dépasser cinq\nétages. Nous croyons, en effet, que c'est la\nlimite jusqu'à laquelle on peut se passer d'as-\ncenseur, dans les immeubles à tout petits loge-\nments.\nUn type comme celui que nous montrons,*\navec deux logements par palier, se trouverait\nrenchéri à un tel point par un ascenseur qu'il\nfaut écarter l'idée de construire plus haut des\nimmeubles de ce genre. Nous avons renoncé\nsciemment à étudier les types avec trois ou\nquatre logements par étage ainsi que les mai-\nsons avec corridor central; tout d'abord, parce\nque pareils types ne répondent pas aux exi-\ngences hygiéniques de notre programme, parce\nque, même en admettant trois ou quatre petits\nlogements par palier, les ascenseurs qui devien-\nnent nécessaires à partir de 5 étages chargent\npar trop le prix de revient de chaque logement.\nNous avons donc cru pouvoir restreindre notre\nétude aux trois types fondamentaux que nous\nreproduisons.\nIl est important pour notre étude de recher-\ncher exactement ce que coûtent, par loge-\nment, les escaliers, les ascenseurs, le chauffage\ncentral (y compris les tuyauteries pour le\nchauffage à distance, etc. ).\nPrenons d'abord les escaliers et les ascen-\nseurs.\nIl fallait tout d'abord déterminer la lon-\ngueur du bloc de logements pouvant être der-\nservi par une seule cage d'escalier et, en cas de\nnombreux étages, le système de cages d'esca-\nlier multiples et d'ascenseurs à établir.\nPour illustrer ce que je veux dire, voici le\nplan et la coupe d'un bloc de logements du\ntype B, adapté à des immeubles de 1 2 ou de\n14 étages (fig. 10). D'après les expériences\nfaites avec les maisons à galeries extérieures,\nun escalier peut suffire pour une longueur de\n60 mètres environ, on pourrait donc admettre\npar double étage 15 logements. Avec le type A\non aurait 11 logements par étage. Si l'on s'en\ntient aux prescriptions qui régissent en Alle-\nmagne la construction de théâtres et lieux de\nréunion, on constate qu'afin de pouvoir éva-\ncuer rapidement l'immeuble en cas de danger,\nil est nécessaire de disposer les escaliers comme\nsuit r pour les cinq premiers étages, un esca-\nlier suffit. Pour chaque tranche supplémen-\ntaire de 4 étages, il faut un nouvel escalier.\nPour un immeuble de 13 et de 14 étages,\nnous aurions la disposition que voici : une\ncage d'escalier donnant accès aux galeries ne\nva que jusqu'au 5e étage; une seconde cage\nd'escalier va jusgu'au 9e étage, mais ne donne\npas accès du 2e au 5e étages. Un troisième\nescalier, situé à l'intérieur de la maison, monte\njusqu'au dernier étage, mais ne donne accès\nque du 10e au 13e étage.\nIl en est de même pour les ascenseurs. Des\nrecherches faites en commun avec la fabrique\nberlinoise d'ascenseurs Cari Flohr A. G. con-\ncernant les temps maximums d'attente en cas\nd'emploi d'une cage pour quatre personnes et\nune vitesse de 0.5 m. par seconde ont établi\nqu'avec les types de maisons à galeries exté-\nrieures, étudiés ici, un seul ascenseur suffisait\npour 6 à 9 étages.\nOn suppose dans ce cas que l'ascenseur n'est\npas utilisé par les habitants des 5 étages infé-\nrieurs. (L'on pourrait éventuellement fermer\nles portes qui donnent accès à ces étages. ) A\npartir du 1 oe étage, il faudrait un second\nascenseur pour chaque série de 4 étages supplé-\nmentaires. Ces raisons expliquent pourquoi\nnotre étude envisage 13 étages pour le type\n\n* Voir le précédent numéro de Tekhné,\npage 200."}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "212", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193106-01.1.6", "texte": "À, 14 pour le type Bet 15 pour le type C, ces\nchiffres correspondant chaque fois à la limite\nd'un escalier ou d'un ascenseur.\nQuant à l'équipement, nous le prévoyons\nsolide, mais aussi modeste que possible. Néan-\nmoins, et en dépit de nombreuses opinions\ncontraires, nous avons décidé de maintenir pat-\nlogement un bain, au besoin de dimension res-\ntreinte, Du reste, nous avons donné aux firmes\nconsultées un extrait du cahier des charges\nd'une colonie qui vient d'être construite à\nFrancfort, Ces deux firmes avaient participé à\nl'exécution de cette colonie et étaient donc par-\nfaitement au courant des détails de leur équi-\npement, Ces firmes devaient prévoir jusqu'au\nsixième étage des constructions avec murs en\nmaçonnerie, mais en même temps à partir du\nquatrième étage, une armature en acier, car\nnous supposions que la limite où cette der-\nnière devenait plus avantageuse se trouvait\nentre le quatrième et le sixième étage. Nous\navons toutefois trouvé que, pour tous les ty-\npes, cette limite se trouvait au-delà du sixième\nétage. Néanmoins, nous avons basé nos cal-\nculs définitifs sur des constructions avec ossa-\nture en acier déjà à partir du 6e étage parce\nque les bâtiments à 6 étages en maçonnerie de\nbriques exigent pour les étages inférieurs des\nmurs tellement épais que l'économie réalisée\nd'une part se trouve compensée de l'autre par\nla perte en surface habitable.\nQuant au chauffage et à l'approvisionne-\nment d'eau chaude, nous avons pris pour base\nles données que voici : jusqu'au 5e étage,\nchauffage par poêles, étant donné que le trans-\nport du combustible par l'escalier est possible\njusqu'au cinquième. Dans les cuisines, pour\néviter à notre étude de nouvelles complications,\nnous avons admis partout des fourneaux à\ngaZ*\nÀ partir du sixième étage, nous nous som-\nmes basés sur le chauffage central et l'approvi-\nsionnement central d'eau chaude. Les calculs\nnécessaires ont été faits simultanément par plu-\nsieurs firmes spécialisées d'après un program-\nme écrit leur soumis. Une étude comparative a\nmontré qu'un chauffage à distance avec une\ncentrale pour 1200 logements environ est plus\navantageux que le chauffage par blocs d'im-\nmeubles d'un nombre moins élevé de loge-\nments, Nous avons donc admis partout l'exis-\ntence d'un chauffage à distance.\nL'eau chaude qui, jusqu'au 5e étage, est\nfournie par les chauffe-charbon, provient, à\npartir du 6e étage, de la centrale de chauffage.\nLà aussi, nous avions donné les dimensions\nexactes de l'installation»\nNous avons négligé, comme de peu d'im-\nportance pour la comparaison faisant F objet\nde notre étude, un certain nombre de frais\naccessoires qui se produiraient en cas d'exécu-\ntion effective des projets; les buanderies sont\nde ce nombre. Malgré que les projets prévoient\ndes buanderies centrales, nous n'en avons pas\nfait état dans nos calculs, pas plus du reste\nque des locaux nécessaires pour ranger les\nbicyclettes, les voitures d'enfants et les pou-\nbelles, locaux dont le nombre et la dimension\nne dépendent pas du chiffre des étages, mais\nde celui des logements; ils sont donc sans\ninfluence pour notre comparaison. Il en est\nde même en ce qui concerne les frais d amé-\nnagement du terrain, de la création des jardins\net des parcelles potagères; enfin, les honoraires\net les taxes n'ont pas été portés en compte.\nComme la superficie des types que nous\nétudions ne concorde pas toujours, il était op-\nportun de faire d'abord, indépendamment du\ndevis, un parallèle basé sur des données abso-\nlues en comparant la superficie habitable avec\nla contenance cubique d'un logement. On\ntrouve ainsi des chiffres indiquant combien de\nm 3 de l'espace construit correspondent à 1 m 2\nd'espace habitable et inversement combien de\nm 2 de surface habitable sont fournis par m\nd'espace construit» Le graphique ci-après\n(fig. 12) indique les résultats de cette étude.\nLe fait que, dans le premier cas, les chiffres\nbaissent au fur et à mesure que le nombre des\nétages augmente, alors que dans le second cas,\nils croissent provient de ce que, plus le nom-\nbre des étages est élevé, plus leurs quote-parts\ndes surfaces de cave diminue» La hausse frap-\npante de la courbe du type À entre le premier\net le deuxième étages provient de ce que les\nmaisons à un étage n'ont de caves que sur un\ntiers environ de leur superficie construite,\nD' autres fluctuations minimes proviennent des\ncages d'escaliers supplémentaires à partir du 6e\net du 10e étages, qui grèvent les logements\nd'une quote-part d'espace»\nLa comparaison des types entre eux montre,\nplus clairement que ne le pourrait la compa-\nraison des frais de construction par bloc et par\n\nYEK H N É"}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "213", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193106-01.1.7", "texte": "TEK H N É\n\nDIAGRAMME V. COMPARAISON DES DIVERS TYPES\nINDÉPENDAMMEMT DU COÛT DE CONSTRUCTION\nFig. 12.\n\nunité de logement, que le type Ct c'est-à-dire\ncelui à deux logements par palier, est à peine\nmoins coûteux que le type A à couloir exté-\nrciur, du moins dans les limites de notre étude,\nc'est-à-dire entre 2 et 5 étages. En effet, par\nm 2 de surface habitable, il ne revient au type A\nque 0,1 m 3 d'espace construit en plus qu'au\ntype C, Cette différence est si faible qu'elle se\ntrouve largement compensée par d'autres avan-\ntages, par exemple par les économies réalisées\nsur les frais d'aménagement du terrain.\nLe type à un couloir par deux étages four-\nnit une solution bien moins favorable, de sorte\nque, pour les immeubles à nombreux étages,\nquand il s'agit de petits logements, les types à\ncouloirs s'imposent à cause du coût élevé de\nl'ascenseur; il faut préconiser ce type partout\noù le point de vue économique est prépondé-\nrant, Les avantages du point de vue de la\ncommodité du logement du type à deux éta-\nges entraînent des dépenses supplémentaires:\ncela ressort des chiffres que nous donnons et\nqui ne tiennent pas encore compte du prix\nd'achat et d'aménagement du terrain.\nPassons maintenant à la partie la plus im-\nportante de notre étude : la recherche et la\ncomparaison des frais de construction. Nous\navons procédé comme suit :\nLes firmes consultées ont calculé pour cha-\nque type et pour chaque nombre d'étages le\ncoût total du bloc, y compris le coût des ca-\nves, des escaliers, des murs pignons, de la cen-\ntrale de chauffage et des tuyauteries pour le\nchauffage à distance, les ascenseurs, ainsi que\ndes frais supplémentaires pour transports et\nsalaires à partir d'une certaine hauteur. De\ncette manière, nous avons établi le coût de\nchaque logement et celui du m 2 de surface\nhabitable, résultats consignés dans le graphique\n(fig. I 3 );\nExaminons d'abord le type A. La très\nforte différence de prix entre la maison à un\nétage et celle à deux étages dans le devis des\ndeux firmes consultées provient de ce que l'une\nd'elles à calculé des prix sensiblement plus bas\npour les travaux de terrassement. Il est clair\nque cette différence d'évaluation est plus sen-\nsible en ce qui concerne le type à un étage pour\nlequel les travaux de terrassement sont propor-\ntionnellement plus importants lorsqu'il s'agit\nd'immeubles à plusieurs étages,\nA partir du second étage, nous observons"}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "214", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193106-01.1.8", "texte": "DIAGRAMME VI COÛT DE CONSTRUCTION DES\nLOGEMENTS\nFig. 13.\n\nun parallélisme qui nous donne la preuve que\nnos recherches sont bien exactes. L'augmenta-\ntion subite des prix entre le 5e et le 6e étages\ns'explique en partie par l'adjonction de cages\nd'escalier et d'ascenseurs, en partie par la sub-\nstitution du chauffage central aux poêles, mais\nsurtout par l'armature en acier remplaçant les\nmurs en briques* Le fait que, pour les étages\nsupérieurs, la firme dont les devis jusqu'ici\nétaient les plus élevés devient soudain moins\nchère s'explique en ce quet pour la construction\nen fer, les deux firmes consultées ont établi\nleurs calculs de manière très différente; les prix\nunitaires d'une des firmes sont presque le dou-\nble de ceux de l'autre. La hausse des prix au\n10e étage s'explique par l'adjonction d'un\nsecond escalier et d'un second ascenseur. Ici la\ndivergence des prix provient de ce qu'une des\nfirmes n'a prévu un supplément que sur les\ntransports et les salaires que pour les travaux\nde maçonnerie, alors que l'autre firme a cru\ndevoir les caluler pour tous les travaux.\nPour le type B à galerie extérieure, la simi-\nlitude des prix des deux firmes est plus mani-\nfeste que pour le type A. Ici aussi, c'est dans\nles étages inférieurs que nous trouvons une\nassez forte divergence due aux mêmes causes\nque pour le type A (évaluation différente des\ntravaux de terrassement ). Ici aussi, nous cons-\ntatons le même bond que pour le type A au\nmoment où l'armature d'acier se substitue au\nmur en briques. A partir du 8e étage, les devis\nsont sensiblement les mêmes, de sorte que, de\nmême que pour le type A, la comparaison des\nprix ne donne nullement lieu à recommander\nl'accumulation des étages pour des raisons\nd'économie. De même pour le type C, la mar-\nche des prix du 2e au 5e étages (qui, seuls, ont\nété étudiés pour ce type ) ne montre rien de\nneuf. A noter que pour ce type, les prix ont\ncouvent été établis dans la pratique : ils con-\nfirment une réduction d'étage en étage, suivie,\nvraisemblablement d'une hausse à partir du\n6e étage.\nEn comparant uniquement le coût de cons.\ntruction des divers types, on remarque que les\nchiffres pour les immeubles avec galerie par\nétage sont toujours plus avantageux que les\nchiffres correspondants des immeubles avec\n2 logements par palier. Cela ne fournit cepen-\ndant pas la preuve absolue que ce type avec\ngalerie soit le plus économique, par m 2 de sur-\nface habitable, étant donné que le deuxième\ntype a environ 2 m 2 de plus en superficie.\n\nTEK H N É"}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": "215", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193106-01.1.9", "texte": "TEK H N Ë\n\nDIAGRAMME VII - COÛT DE CONSTRUCTION\nPAR M.CUBE D'ESPACE BÂTI.\nFig. 14.\n\nPour savoir à quoi s'en tenir, il faut con-\nsulter le graphique dont les courbes figurent le\ncoût de construction par m (fig. 14 )♦ Nous\nvoyons alors qu'ici également le système à\ndeux logements par palier est légèrement plus\ncher que le type à galerie par étage, ce qui\nparaît infirmer les calculs théoriques établis\nrécemment par Schwagenscheidt. C'est un\nrésultat important de notre étude. Il semble\nprouvé que, pour les types à façade étroite, la\nquote-part des frais d'escalier dans les immeu-\nbles à deux logements par palier soit plus forte\nque le coût total des galeries et de l'escalier,\ndans le type à galeries, La forte diminution\ndu prix par m 3 entre le premier et le deuxième\nétages, montre que malgré la réduction de la\nsuperficie des caves, une construction plus lé-\ngère et la suppression d'escaliers et de couloirs,\nla maison à un étage ne peut supporter la\nconcurrence des immeubles à plusieurs étages*\n\nIIIe Congrès International d'Architecture Moderne. Bruxelles 1930\nDans le prochain numéro :\nle rapport présenté par le\nProfesseur Gropius (Berlin )♦\nDans un numéro ultérieur :\nles conclusions du Congrès adoptées par les\ndiverses sections nationales*"}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "216", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193106-01.1.10", "texte": "TEK H N É\n\nTableau 111. Coût total d'exécution.\nCoût total d'exécution\n' ?-• 1 c\n03 ca cô ni) Q)\ns§« . sis » 2\nSSi ois pœl-Sïïrt 0 g,gj '§Sra ° S °£ § S\nI=s « S «3 <5 fi CD £ -2 £ fi ™ 2 . £ . Q) C 8 g\nfgg !«P -Isa „ss s 6 s§ss\nco H-3 73 U£ fi PL,\nType A.\n1 40.75 185,5 1400 E 5950 7350 39,62 180,37\n2 40,75 216,9 1118 E 5808 6926 30,93 169,96\n3 4°,75 196,6 965 E 5329 6294 32,01 154.45\n4 4°'75 186,5 879 512.3 6002 32,18 147,29\n5 40.75 180,4 819 515 2 5 9 71 33.09 146.53\n6 40.75 180.5 824 6347 7171 38,62 175,97\n7 4°-75 177.0 811 6255 7066 39.92 173,40\n8 40,75 174,4 783 6261 7044 40,39 172,86\n9 4°>75 172,4 774 6139 6913 40,10 169,64\n10 40.75 175>1 7 58 6235 6993 39.93 171.61\n11 40>75 ï7 3'4 743 6208 6951 40,09 170,58\n12 4°'75 171,0 730 6206 6936 40,35 170,21\n13 40,75 170,8 719 6198 6917 40,50 169,74\nType B.\n2 41,8 241,7 1476 E 6738 8214 33,98 196,51\n4 41,8 209,2 118 6 6717 7903 37,78 189,07\n6 41,8 198,5 1121 6968 8089 40,75 193,52\n8 41,8 197,6 1056 7851 8907 45,08 212,61\n10 41.8 193,4 1018 7797 8815 45,58 210,89\n12 4!,8 196,0 973 7987 8960 45,71 214,35\n14 41 -8 193.3 93° 795° 8880 45.93 212,44\nType C.\n2 42,7 223,5 1220 E 6423 7643 178,99\n3 42,7 202,5 1066 E 5879 6945 34,30 162,63\n4 42>7 192,0 968 5735 6703 34,92 156,98\n5 42,7 185,7 9°3 5687 6590 35,49 !54,33\nLa progression constante du prix du m 3 même\npour les étages supérieurs prouve que, en ce\nqui concerne les frais de construction propre-\nment dits, l'accumulation des étages les uns sur\nles autres ne constitue pas un avantage d'ordre\néconomique.\nArrivons enfin au résultat final de notre\nenquête que vous trouverez consigné dans le\ntableau ci-avant où le coût total, obtenu en\nadditionnant les frais d'achat et d'aménage-\nment du terrain et ceux de la construction\nsont indiqués pour l'unité de logement, pour\nl'unité d'espace et pour l'unité de surface habi-\ntable. On constate que les frais d'achat et\nd'aménagement du terrain qui, en général,\nbaissent lentement, n'ont qu'une influence\nminime sur le coût total, qui est régi par les\nfrais de construction proprement dits* Fait\ntypique, le prix le plus avantageux non seule-\nment pour l unité de logement, mais aussi\npour l'unité de surface habitable, est donné\npar la maison à cinq étages construite avec\ndse murs en briques et chauffée par des poêles.\nLe résultat relativement favorable que donne\nle type à deux étages si l'on compare les prix\npar m 5 d'espace bâti provient de ce que la"}, {"page_pdf": 11, "page_imprimee": "217", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193106-01.1.11", "texte": "TEK H N Ê\n\nmaison à deux étages est pourvue de caves\nrelativement importantes dont le coût de cons-\ntruction au m 3 n'est pas élevé.\nPour le type À tout comme pour le type B,\nle coût final des étages supérieurs est presque\nle même à partir du 8e étage; l'on peut ad-\nmettre qu'un nombre encore plus élevé d'éta-\nges ne présenterait un avantage économique si\nl'on tient compte du surcroît de frais qui\nrésulte périodiquement des escaliers et des\nascenseurs, ainsi que des difficultés de cons-\ntruction qui seraient encore plus grandes que\npour le nombre d'étages envisagé dans notre\nétude. | ; |\nL'enquête comparative que nous venons de\nvous résumer démontre que du point de vue\npurement économique, la construction de mai-\nsons très élevées ne doit pas être considérée\ncomme préférable; au contraire, certaines ma-\njorations de frais grèvent ces immeubles, du\nmoins jusqu'au sixième étage. La question de\nsavoir si, à l'avenir, nous devons envisager la\nconstruction sur une grande échelle d'immeu-\nbles à très nombreux étages, devra être résolue\nen se plaçant à d'autres points de vue que le\npoint de vue économique. Comme l'a dit mon\ncollègue Boehm dans son introduction, nous\navons sciemment laissé de côté ces considéra-\ntions qui, nous n'en doutons pas, joueront un\nrôle important dans les rapports et discussions\nqui vont suivre.\n\nVers de nouvelles méthodes de\nconstructions, aux États-Unis\nLes considérations ci-aptes sont extraites de\nVétude de R.~L. Davison « New Construction\nMethods », parue dans « The Architectural\nRecord ».\nElles expriment clairement un des aspects\ndu problème de l'habitation en U. S. A.\npeuvent avoir une valeur pour notre propre\npoint de vue.\nLe problème. Il est matériellement im-\npossible actuellement à une personne de con-\ndition ordinaire d'acheter, de construire ou de\nlouer un nouvel appartement ou une nouvelle\nmaison de quatre pièces.\nLa solution. La vraie solution se trouve\nprobablement dans un changement radical\ndans la construction d'habitation et dans le\nrégime économique, car il ne nous semble pas\nque nous arriverons à un réajustement de na-\nture à remédier à cette situation.\nLe coût de la construction d'habitation\ncomparé avec le coût de la construction auto-\nmobile (Ford).\nDe 1904 à 1929, l'index du coût de la\nconstruction d'habitation s'est accru de 82 à\n205, pendant la même période, l'index du\ncoût de la construction automobile chez Ford\na baissé de 178 à 78.\nCette différence entre le coût de la construc-\ntion s'explique en partie par une comparaison\nentre les salaires, la production et les frais de\ntravail en 1916 et en 1920, dans l'industrie\ndu bâtiment et dans l'industrie de l'automo-\nbile.\nCette différence est due en grande partie à\nl'augmentation du travail mécanique dans les\nusines. La comparaison ci-dessus ne peut être\ninterprétée comme démontrant que les frais de\ntravail constituent l'unique facteur de hausse\ndans le bâtiment. Le travail n'intervient que"}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "218", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193106-01.1.12", "texte": "pour 41. P.c. dans les frais d'érection d'un\nbâtiment, tandis que les matériaux intervien-\nnent pour 58,1 p.c., mais les frais d'inspection,\nainsi que les commissions afférentes à certai-\nnes prestations peuvent être inférieures dans\nle cas d'articles produits en masse*\nSi le coût de la construction de maisons\npouvait être réduit dans la même mesure que\nl'a été le coût de la construction automobile,\nil est probable que la construction totale an-\nnuelle de logements augmenterait considéra-\nblement.\nLe tableau ci-dessous montre la valeur mo-\nnétaire du marché potentiel pour des habita-\ntions dun coût de construction peu élevé. Il\nse recommande à l'attention de tous ceux qui\ns'intéressent à l'industrie de la construction.\nL'auteur traite ensuite de plusieurs nou-\nvelles méthodes de construction, notamment\nde la construction de charpentes en acier et\ntermine par les considérations suivantes :\nIl résulte d'études faites par le « National\nBureau of Economie Research » que 86 p.c,\ndes personnes remplissant un emploi rémunéré\naux Etats-Unis touchent un revenu annuel de\nmoins de $ 2,000.\nD'après le « Bureau of Municipal\nResearch », et d'après les études faites ailleurs,\nune famille disposant d'un revenu annuel de\n$ 2,000, ou moins; n'est pas en mesure de\npayer plus de $ 336 de loyer par an (ce qui\nest un pourcentage plus élevé que celui qui est\npayé par un ménage ordinaire )♦ Pour louer\nou vendre, moyennant cette somme annuelle\nde $ 336 (le loyer étant capitalisé à 10 p.c. ),\nl'habitation complète doit coûter moins de\n$ 3,360. (D'après des autorités compétentes,\nle loyer annuel devrait dépasser 14 p.c. du\ncoût de la propriété pour rendre un pareil\nplacement avantageux; sur cette base, le loyer\ncapitalisé représenterait un coût total, pour\nl'habitation et le terrain de $ 2,400. En ce\nmoment, il est impossible, à moins qu'il ne\ns'agisse de cottages à la campagne, de cons-\ntruire une habitation avec terrain et commo-\ndités nécessaires, pour $ 3,500 ou moins.)\nLe rapport du «State Board of Housing»,\nNew-York, en date du 6 mars 1929 (page 25 )\nconfirme cet avis par la déclaration ci-après\nqui, bien qu'elle se rapporte à New-York, indi-\nque la situation dans l'ensemble du pays :\n« Moins de 3 p.c, des constructions érigées en\n1924 ont été offertes pour des loyers de\n$ 12.50 par pièce et par mois, ou pour des\nloyers inférieurs. 97 p.c. des constructions ont\nété mises à la disposition uniquement des\n30 p.c. du nombre total des ménages de la\nville, dont le revenu annuel dépasse $ 2,500.\n(Les revenus des loyers-«ont plus élevés à New-\nYork que dans l'ensemble du pays. ) En outre,\nla Commission a établi que des familles dont\nle revenu annuel n'atteint pas $ 2,000, n'ont\naucune chance de devenir propriétaires d'une\nmaison. « Le State Housing Law » (loi de\nl'Etat sur les logements ) s'efforce, par des\nréductions d'impôt, de rendre l'acquisition\nd'un logement convenable accessible aux mé-\nnages dont le revenu n'atteint pas $ 2,500 »,\nPossibilités du marché D Disponible\nbasées sur les revenus de 1920 evenus totaux pour l'habitation\nLa construction actuelle intéresse seulement\nles personnes gagnant au moins $ 2,000, 25,448,000,000 6,000,000,000\nUne construction moins coûteuse intéresse-\nrait des personnes gagnant moins de\n$ 2,000. 43,854,000,000 10,000,000,000\n\nTEK H N É"}, {"page_pdf": 13, "page_imprimee": "121", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193106-01.1.13", "texte": "ARCHITECTURE • URBANISME «ART PUBLIC\nANNÉE 1931 VOLUME IX NUMÉRO 10\n\nL'URBANEUM - BRUXELLES, CITÉ MONDIALE\nBRUXELLES, GRANDE VILLE. BRUXELLES, CAPITALE DE\nLA BELGIQUE.\npar Paul OTLET.\n\nBruxelles, le tout grand Bruxelles s'éveille,\ns'agite, est près de réaliser.\nRarement congrès national aura eu une\nréussite aussi complète que celui organisé\nrécemment par l'Union des villes sous le\nnom de « Journées d'Urbanisme ». Cette\nréussite tient à quatre causes : sa prépara-\ntion, sa composition, sa méthode, son objet.\nL'Union des Villes et la Société Nationale\ndes Habitations Ouvrières ont été les orga-\nnisatrices. En faisant appel à une série de\nspécialistes bien qualifiés, ils ont permis à\nchacun d'avoir en quelques heures une vue\nd'ensemble sur toutes les questions, de faire\npartout le point. La composition était excel-\nlente, délégués des communes sans doute,\nmais les Autorités à tous les degrés : la\nProvince, le Gouvernement, le Prince Léo-\npold dont le discours élevé et réalisateur\na donné aux anciens le sentiment qu'ils\nallaient peut-être revoir le temps fécond de\nLéopold le Bâtisseur. Enfin les représen-\ntants des grandes Associations nationales et\nles Hommes d'œuvre. Quant à la méthode,\nelle fut caractérisée par le fait qu'une pro-\nposition de loi sur l'urbanisme déjà déposé\nau Sénat, était commenté à l'Assemblée,\noffrant ainsi une base commune de travail ;\npar le fait, d'autre part, que la projection\nsur l'écran et les discours ont fait alterner\nconstamment la vision, de ce qui est et a\nété réalisé et l'exposé de ce qui pourrait et\ndevrait être fait ; un pied dans le passé et\nun pied dans l'avenir a dit le Président\nVinck. Réalité et utopie creuse, expériences\npratiques, théorie et orientation d'ensemble.\nEnfin il a été particulièrement heureux\nd'unir ces trois sujets : urbanisme, habita-\ntion minimum et taudis. Il a suffit de leur\njuxtaposition pour faire apparaître leur pro-\nfonde interrelation. Au surplus les journées\ndes 25 et 26 avril sont parvenues à créer une\natmosphère morale. Et ceci est peut-être\nce qui est le plus heureux de tous les ré-\nsultats. On ne s'est plus senti isolé pour le\nbon effort : les barrières ont semblé un\ninstant abattues entre les diverses adminis-\ntations, entre elles et les Associations qui\npoursuivent des buts d'utilité publique.\nChacun au vestiaire avec sa canne et son\nchapeau avait laissé la paralysante politi-\nque."}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "122", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193106-01.1.14", "texte": "Un tel congrès était indiqué pour rece-\nvoir les communications qu'au nom de\ngroupes directement intéressés il nous a\nété donné de lui présenter : 1° Continuité\ndu Congrès ; 2 Création d' un instrument\nnouveau pour l'urbanisation, l'Urbaneum\ndont les plans de celui consacré au grand\nBruxelles ont été projetés sur l'écran ;\n3° Amendement au projet de loi sur l'ur-\nbanisation de manière à l'étendre à la « pla-\nnification » totale : Communes, Provinces,\nTerritoire national tout entier y compris ses\nrapports avec les territoires voisins ; 4° En-\nfin, les rapports désirables entre la prochai-\nne Exposition de Bruxelles, et l'urbanisa-\ntion de la capitale, et l'établissement de la\nCité Mondiale en Belgique, rattachée elle-\nmême au plan national.\nBruxelles est à une heure décisive de son\nhistoire. Il s'agit d'un effort immense à\nréaliser simultanément pour atteindre les\nobjectifs, sans quoi vraiment Bruxelles\ndouée comme elle l'est par la nature et par\nl'histoire faillirait à sa Destinée.\nSans doute la grande guerre et les circon-\nstances de l'après-guerre ont leur grande\npart dans l'arriéré que nous constatons.\nMais la cause plus profonde c'est que le\nmorcellement des efforts n'a pas placé Bru-\nxelles dans les conditions d'unité, de vue,\nde sentiment et de travail dont nous avons\nvu l'exemple dans d'autres villes, à Anvers\nnotamment, si nous ne voulons pas porter\nnos regards hors de la Belgique.\nAu point de vue de l'urbanisme de Bruxel-\nles : grands travaux, Exposition 1935, Cité\nMondiale, trois idées forces. Si elles par-\nviennent maintenant à s'harmoniser entre\nelles, elles sont capables d'agrandir l'âme\nde notre ville qui a son tour réalisera la\nmétamorphose nécessaire de son corps. .\nBruxelles le grand Bruxelles méta-admi-\nnistratif a des devoirs de capitale. Léo-\npold II avait la juste préoccupation que\nBruxelles fut à la grandeur de la Colonie\nqu'il donnait à son pays. Depuis, deux au-\ntres préoccupations se sont ajoutées à celle-\nlà : que Bruxelles par ses facilités d'accès\nouvert, soit la collaboration permanente de\nla Flandre et de la Wallonie, aujourd'hui\ndéveloppées et très agissantes ; que Bruxel-\nles en pleine conscience des conditions nou-\nvelles qui sont devenues celles d'un monde\nagrandi, fixe chez elle un de centres ca-\npitaux de la vie internationale et par là\nfaisant bénéficier la Belgique en même\ntemps que les autres nations des avantages\ndes grands courants de la vie internationale,\néconomique, sociale et intellectuelle et à\ncette fin y établit la Cité Mondiale. Celle-ci\nen effet est l'un des trois centres dont cette\nvie a besoin actuellement. Elle doit être\nconsacrée au travail, à la coopération, aux\naffaires dans l'ordre de la vie privée, les\nindividus, les associations et les groupes\ntandis que les centres de Genève et La\nHaye sont consacrés principalement à la\nvie internationale publique (la Diplomatie,\nl'Administration, la Justice).\nLa fonction de Bruxelles est donc grande,\ndans l'Economie nationale et internationale.\nCette fonction a débordé l'organe qui l'a\ncréé. Un immense travail d'adaptation doit\ndès lors s'entreprendre pour proportionner\ndésormais l'organe de la fonction présente\net future plutôt que de forcer la fonction\nà se rappetisser à la grandeur d'un organe\ndevenu manifestement trop petit.\nLe grand Bruxelles s'étend, en longueur,\nde Hal à Vilvorde, constituant dans la val-\nlée de la Senne le centre industriel devenu\nle plus important de la Belgique entière. Il\ns'étend, en largeur, de Jette à Tervueren.\nAucune organisation administrative centra-\nlisée ne préside aux destinées de cette im-\nmense agglomération qui se développe sans"}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "123", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193106-01.1.15", "texte": "LA \"CITE MONDIALE\" DANS L' ENSEMBLE DE BRUXELLES.\ndressé par l'Architecte V. Bourgeois\n\ncoordination entre les plans purement lo-\ncaux.\nIl importe au premier chef d'établir systé-\nmatiquement le plan général, d'y intéresser\ntoute la population et ses mandataires, d'en\nrendre tous les éléments constamment visi-\nbles et accessibles.\nPour promouvoir un tel objet, une assem-\nblée préliminaire, qui s'est tenue le 19 avril\ndernier, au Palais Mondial, après avoir en-\ntendu notre exposé et celui de M. Victor\nBourgeois, a arrêté en ces termes la marche\nroute.\n« Dans le vaste mouvement qui entraîne\nle Monde vers ses destinées, il importe que\nBruxelles conserve et accroisse la part de\nvie qui doit lui revenir. Elle peut, elle doit\nprétendre à une triple destinée :\n» Bruxelles grande ville : Sa population ne\ntardera pas à atteindre le million.\n» Bruxelles capitale : Son développement\ndoit correspondre au développement des\nprovinces qui continue.\n» Bruxelles Cité Mondiale : Sa situation\ngéographique, au centre du quadrilatère\nParis-Londres-Amsterdam-Cologne, la dé-\nsigne à établir chez elle le grand centre\nd'activité internationale dont a besoin le\nmonde et à le réaliser dans sa banlieue sous\nforme d'une Cité Satellite."}, {"page_pdf": 16, "page_imprimee": "124", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193106-01.1.16", "texte": "» Maintenant que les plaies de la guerre\nne sont plus béantes, que le Centenaire a\nété fêté à une heure où la prospérité était\nrevenue, que la manifestation de 1935 se\nprépare, faisant de l'Exposition future le\nmoyen de réaliser une Cité Mondiale non\nplus éphémère mais permanente, mainte-\nnant le moment est venu de hisser Bruxel-\nles sur le plan nouveau. Il est donc pro-\nposé :\n» 1° De constituer une Association avec la\ndénomination : Bruxelles grande ville, Bru-\nxelles capitale de la Belgique, Bruxelles Ci-\nté Mondiale. L'objet de l'Association est de\ncoordonner l'action en vue d'instaurer Bru-\nxelles dans sa triple fonction ;\n» 2° D'inviter les Habitants de Bruxelles\nainsi que les Associations Bruxelloises à\ndevenir membre de l'association nouvelle\net à mettre à son service le meilleur esprit\ncivique ;\n» 3° D'organiser, dès octobre prochain, une\nExposition-Démonstration (un Urbaneum)\ndes plans, études et projets présentés par\nles pouvoirs publics et par les particuliers\nen ces dernières années ou qui le seraient\nà l'occasion de l'Exposition;\n» 4° Des plans et projets particuliers déga-\nger un Plan général et à promouvoir ensuite\nà son exécution. »\nChaque ordre d'activité avec sa discipline\ncorrespondante et à chaque moment de son\névolution doit se créer son institution pro-\npre. C'est pourquoi nous avons proposé à\nquelques-uns d'instaurer I'URBANEUM.\nC'est un nom bien latin ainsi qu'il sied au-\njourd'hui à ce qui doit devenir internatio-\nnal. Mais d'un latin qui sera saisi à pre-\nmière audition et en première lecture. Il\ny a « Urbanisme », donc il doit y avoir\n« Urbaneum ». C'est-à-dire l'instrument, la\nmachine, l'institution à Urbanisme. Nous\nplaçant dans la réalité vivante et mouvante,\nau cœur des problèmes, nous proposons\nd'établir d'abord un premier Urbaneum à\nBruxelles et pour Bruxelles et de le consa-\ncrer tout entier à l'étude des problèmes en\nretard, mais du plus hatt intérêt, de la ville\ncentrale des Belges.\nAvec l'« Urbaneum » il s'agit de créer, tou-\ntes forces unies, pour le très grand Bru-\nxelles et partant au bénéfice indirect de\ntoute la Belgique l'instrument d'étude qui\nsoit à la fois le coordinateur, le compara-\nteur et, si l'on peut risquer le néologisme,\nvisualisateur de tous les projets. Il est donc\nproposé l'élaboration en ordre principal de\nla maquette de Bruxelles, la réunion systé-\nmatique de tous les plans, photographies et\nshémas qui se rapportent au Plan d'urbani-\nsation intégrale de la capitale. L'Urbaneum\na notamment cet objet que les administra-\ntions ne soient plus seules à connaître ce\nqui est proposé et poursuivi, et encore, les\nadministrations du degré A à l'exclusion\nbien souvent de celles du degré B, les bu-\nreaux Y à l'insu des bureaux Z. L'œuvre\nentreprise par la Province de Brabant et\nprésentée au congressistes par M.. Prévost\nfut une révélation pour la plupart d'entre\neux. Pourtant, cette œuvre paraît fonda-\nmentale pour l'avenir. On ne se souvient\npas l'avoir vue exposée cette année, ni à\nAnvers ni à Liège où cependant une autre\nsurprise attendait les visiteurs : la présen-\ntation pour la première fois du plan de ré-\ngionalisation du Littoral. Mais où est au-\njourd'hui ce plan, soustrait pour cinq ou\ndix ans et peut-être plus, aux regards du\npublic? Où sera demain le plan que M. Pré-\nvost projeta un instant sur l'écran ?\nLe projet d'« Urbaneum » consiste à établir\nun « conservatoire », un « miroir » et, si l'on\npeut faire un substantif du verbe promou-\nvoir, un « promotoir » des Plans du futur\nBruxelles."}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "125", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193106-01.1.17", "texte": "Plans de l'Urbaneum. Architecte V. Bourgeois.\nA. Maquette du Grand Bruxelles. B. Huissiers. C. Vestiaire. D. Toilette. E. Services généraux.\nF. Bibliothèque. G. Réserve. H. Salle d'étude, avec 12 compartiments de documentation.\n\nAu projet nouveau né l'architecte Victor\nBourgeois a déjà donné une première vie\narchitecturale : plans et perspectives.\nLe bâtiment placé dans le panorama de la\nvieille ville aurait la forme d'un théâtre\nwagnérien, un quadrilatère dont un côté\nseul le courbe est aveugle, tandis que\nles trois autres, rectilignes, constituent de\ngrandes parois vitrées (cliché page 127) au\ntravers desquelles surgit notamment la flè-\nche glorieuse de l'Hôtel de ville.\nDe trois côtés donc un panorama, la décou-\nverte de Bruxelles : du quatrième la docu-\nmentation des cartes, des graphiques et des\ncompartiments groupant à un niveau tout\nce qui touche à : topographie (1) ; histoire\n(2) ; transports (route et eau) (3) ; trans-\nports (fer et air) ; quartiers, lotissement,\nlogement (5) ; hygiène (6) ; vie économique\n(7) ; sociologie (8) ; institutions intellectuel-\nles (9). A une galerie supérieure, les trois\nsynthèses : de Bruxelles capitale de la Bel-\ngique (10) ; centre international (11) et ville\nd'un million d'habitants (12). (Voir cli-\nché page 126).\nLa grande salle comprendrait, également\nvisible de deux niveaux, la maquette du\ngrand Bruxelles. Eloignée de la science au-\nstère et pédante, cette salle, inondée de\nclarté et de simplicité, s'adresse à tous.\nA peine a-t-il débouché de l'escalier qui\nl'amène au rez-de-chaussée, que le visiteur\ndécouvrira au mur l'essentiel de la docu-\nmentation, à ses pieds la maquette et au\nloin le fait matériel de la ville.\nL'œuvre à entreprendre est de réunir dès\nmaintenant la documentation de quelque\ncôté elle ait été produite, pouvoir public ou\nparticulier, ensuite, en se basant sur elle,\nd'élaborer des projets synthétiques et ra-\ntionnels, en troisième lieu de susciter par-"}, {"page_pdf": 18, "page_imprimee": "126", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193106-01.1.18", "texte": "L'Urbaneum. Perspective intérieure, vue sur les cartes et\nles compartiments.\n\nmi les groupes le désir de négociations jus-\nqu'à la réalisation.\nC'est commencé. La documentation existe\ndans maintes collections publiques et pri-\nvées. Des dons sont prêts à se faire, des\ncopies les compléteront. Un bon catalogue\nbibliographique servira de guide pour les\nrecherches.\nMais ce qui est commencé c'est aussi l'étu-\nde rationnelle. Il y sera procédé, quadrant\nde Bruxelles par quadrant, sans jamais per-\ndre de vue la circonférence toute entière.\nL'araignée par sa toile a enseigné aux hu-\nmains comment on crée un réseau. Des cer-\ncles concentriques et des voies radiales,\nfondamentalement, c'est toute l'anatomie de\nl'Urbanisme. Bruxelles a achevé ses trois\npremières ceintures. La première remonte\nau Moyen Age et elle fut militaire comme\nla deuxième qui est formée par les boule-\nvards. Les temps récents ont créé la troi-\nsième, le boulevard de vingt kilomètres qui\nest à peu près achevé et met en communi-\ncation les faubourgs. C'est une ceinture cir-\nculatoire et résidentielle. Une quatrième\nn'est encore qu'amorcée en certains en-\ndroits. C'est le Boulevard du Souverain de\nBoitsfort à l'Avenue de Tervueren; c'est\nle projet très étudié de la Vallée de la Wo-\nluwe avec continuation vers l'Avenue de\nMeysse. Mais dès à présent il faut songer à\nla cinquième ceinture : elle sera de carac-\ntère touristique, avec 100 kilomètres de cir-\ncuit. Partie de Tervueren elle se dirigerait\nvers Nosseghem, Perk, Vilvorde, Grimber-\ngen, Meysse. Par des points choisis, elle\ntraverserait les gros villages de l'ouest, join-\ndrait Gasbeek, puis Hal et à travers Wa-\nterloo et La Hulpe-Genval elle fermerait la\nboucle à Tervueren (voir cliché page 123).\nUne série de beaux bois se trouverait sur\ncet itinéraire. Il serait précieux de leur as-"}, {"page_pdf": 19, "page_imprimee": "127", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193106-01.1.19", "texte": "L'Urbaneum. Perspective intérieure : vue vers la ville.\n\nsurer protection, comme aussi de ménager\ndes points de vue vers Bruxelles, A un\nrayon plus large, les automobilistes connais-\nsent déjà la sixième ceinture, la ceinture\nbrabançonne, sorte de tournée des grands\nDucs, pleine d'intérêt historique, avec Lou-\nvain, Nivelles et Malines, celle-ci, à ce\npoint, imprégnée du Brabant qu'on en ou-\nblie son rattachement à la Province d'An-\nvers.\nLes diverses voies circulaires, il faudra les\ncompléter par les voies radiales. Ici, chaque\nfaubourg, chaque commune s'y emploie et\ndéjà le double éventail est largement réa-\nlisé. Mais combien insuffisamment, com-\nbien incoordonné. Il n'est plus possible de\ntracer des routes en mince filet sans se pré-\noccuper de ce qui adviendra de leurs fonds\nde droite et de gauche. L'urbanisation inté-\ngrale s'impose.\nMais l'urbanisation ce n'est pas seulement\ndes routes. Ce sont aussi des moyens de\ntransport. On se plait à espérer qu'un jour\ntous ceux en œuvre dans l'agglomération\nbruxelloise seront coordonnés et que des\nprincipes viendront remplacer le hasard ou\nles intérêts particuliers qui y ont trop sou-\nvent présidé jusqu'ici. En liaison avec le\nplan des ceintures et des voies radicales,\nsix plans complémentaires sont nécessai-\nres : traways, autobus, vicinaux, métro,\nchemins de fer, aviation. La différence en-\ntre tramways et vicinaux doit disparaître,\nsoit que les uns absorbent les autres ou\ninversément. Les métros et les lignes de\nchemins de fer pénétrant dans Bruxelles\ndoivent former un ensemble. Les récents\ndébats institués au Sénat par MM. Seghers,\nWaucquez et Croeckaert ont été des expo-\nsés magistraux auxquels il faudra revenir.\nIls ont en quelque sorte montré comment\nla conception de la jonction était moderni-"}, {"page_pdf": 20, "page_imprimee": "128", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193106-01.1.20", "texte": "sable, grâce à ces deux idées complémen-\ntaires : une exploitation intense du réseau\nrégional de chemin de fer et une électri-\nfication progressive de tout le réseau na-\ntional. En août prochain sera inauguré la\npremière ligne électrique de Belgique,\nQuartier Léopold-Tervueren. Puisse-t-elle\nouvrir la voie aux autres lignes, avoir im-\nmédiatement des prolongements, constituer\nle premier tronçon qui devrait, en métro, et\nsur les lignes mêmes du Railway, rejoin-\ndre Laeken et le Heysel au moment de\nl'Exposition de 1935, rejoindre le cœur mê-\nme de Bruxelles avant que ne soient com-\nblées les tranchées qui y sont ouvertes.\nQuant à l'aviation il importe qu'on relie\nmieux l'aérodrome d'Evere à tous les points\nde l'agglomération. C'est une gare, après\ntout. Une récente combinaison intercom-\nmunale conclue, à l'intervention de la Pro-\nvince, va, très heureusement, réaliser trois\nliaisons.\nPartout dans le monde on est à l'œuvre\npour améliorer l'urbanisation, et partout\ncelle-ci déborde les anciens cadres pure-\nment urbains pour devenir régionale.\nFaits tout récents : En Allemagne, Dresde\net une partie de la Saxe ; Cologne et Bonn\nsont les unes et les autres placées dans le\ncadre de la région. En Russie, vingt archi-\ntes urbanistes allemands sont chargés de\nréaménager d'anciennes villes et de con-\nstruire de nouvelles cités. En Hollande,\nl'initiative privée parvient à créer un Parc\nnational au Veluwezoom. Aux Indes on\ninaugure la nouvelle capitale Delhi. A Paris\n200 millions vont se dépenser pour rectifier\nles erreurs d'une banlieue désordonnée. En\nAngleterre fonctionne un Comité régional\nd'aménagement du plus grand Londres. Au\nPlan régional est assigné le but de faciliter\net de régler l'ensemble des rapports com-\nplexes qui existent entre l'homme, ses inté-\nrêts économiques et le terrain. Il s'agit de\ncoordonner, en un seul ensemble, les rela-\ntions entre l'industrie, l'agriculture, les mi-\nnes, la constitution des habitations, les voies\nde transport, l'hygiène et la protection de\nla nature. Il s'agit aussi d'établir une légis-\nlation distincte pour l'urbanisme régional et\npour la construction des villes. (Kurd Sla-\nvik) (1).\nDe telles conceptions doivent maintenant\nêtre intronisées en Belgique.\nLa Province ! Quel magnifique rôle elle est\nappelé à remplir ! Les agglomérations qui\nforment le Tout grand Bruxelles, mais en\nréalité c'est le cœur du Brabant. Et si une\nadmirable province comme celle du Hai-\nnaut dans l'Enseignement et l'œuvre so-\nciale, comme celle d'Anvers dans l'Electri-\nfication, ont su jouer un rôle si bienfaisant ;\npourquoi la Province de Brabant ne se dé-\nciderait-elle à jouer un très grand rôle en\nce moment.\nPour l'y aider, et d'autres avec elle, la pro-\nposition de loi présentée au Sénat par MM.\nVinck, Huysmans et Lebon, et qui ne con-\ncerne directement que les communes, de-\nvrait être complétée très hardiment et très\nexplicitement par une deuxième partie :\n« De l'urbanisation régionale ». Cette partie\npourrait être libellée ainsi : :\nà) Chacune des neuf provinces établira le\nplan provincial d'urbanisation ;\nb) Ce plan tiendra compte de l'ensemble\ndes desiderata des plans communaux, mais\ntendra à les relier les uns aux autres, à les\nharmoniser entre eux et à répondre aux be-\nsoins généraux de la vie régionale et provin-\nciale ;\n(1) Voir la Construction moderne, Paris, 15 février\n1931; International Housing and Town Planning Bul-\nletin, déc. 1930, Pruissische Gemeinde Zeitung, 11 nov.\n1930. T own Planning (Ottawa), déc. 1930. Tijdschrift\nvoor V olkshuisvesting en Stedebouw, juin 1930. Con-\nsulter aussi passim, la nouvelle revue Plans paraissant\nà Paris et dont Le Corbusier est un des directeurs."}, {"page_pdf": 21, "page_imprimee": "129", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193106-01.1.21", "texte": "c) L'établissement du plan provincial sera\nl'œuvre des Commissions techniques pro-\nvinciales et sera approuvé par les Con-\nseils provinciaux;\nd) Les plans élaborés seront soumis à l'ap-\nprobation du Gouvernement par voie d'ar-\nrêtés royaux;\ne) Ils donneront lieu aux mêmes disposi-\ntions que les plans locaux quant à l'enquête,\nà l'exposition et aux débats publics.\nL'Urbaneum de Bruxelles réunira les élé-\nments relatifs aux facteurs provinciaux qui\nviennent directement influencer l'urbanisa-\ntion de Bruxelles. .11 n'est pas interdit de\npenser que la Province elle-même voudra\nun jour avoir l'Urbaneum de ses propres\nvilles en liaison avec celui de la capitale.\nCe n'est pas tout. Un degré de plus et nous\naurons la « Planification nationale », une\ntroisième partie de la proposition de loi.\nElle pourrait prendre cette forme :\na) Le territoire national tout entier fera\nl'objet d'un Plan national d'aménagement;\nb) Ce plan assemblera et coordonnera tous\nles plans particuliers. Il s'étendra notam-\nment aux objets suivants :\n1° Répartition des centres de vie économi-\nque et des centres d'habitation;\n2° Conservation des sites et des réserves,\nprotection de la nature;\n3° Dispositions générales quant aux eaux,\nforêts, dunes et bruyères ;\n4° Ceinture autour des agglomérations des\néléments de nature nécessaire à la santé, au\ndélassement et à l'élévation actuelle ;\n5° Zone de protection des stations hydro-\nminérales, des stations balnéaires et mari-\ntimes, des régions soumises à la captation\ndes eaux;\n6 Zones affectées à la Défense nationale;\n7° Outillage collectif dont l'armature est\nnécessaire à la vie nationale ;\n8° Moyens de communication : route, rail,\neau, air, autostrades, entrées et sorties du\nterritoire national, voies internationales à\ntravers ce territoire;\nc) L'établissement, la conservation et le dé-\nveloppement du Plan national est confié à\nune Commission supérieure de l'Urbanisa-\ntion, en liaison elle-même avec les Com-\nmissions techniques, provinciales et par\nelles avec les administrations communales ;\nd) Le Plan national fera l'objet d'une loi\nsoumise à révision au moins tous les trois\nans ; chaque année, au budget de chaque mi-\nnistère, une annexe déterminera celles des\nparties du plan qu'il y a lieu de modifier\nen conformité des besoins constatés.\nTels étant les grands problèmes et le désir\nde les voir résoudre selon la tradition que\nle Roi Léopold a instaurée en matière d'ur-\nbanisme, on voit, bien justifiée, la né-\ncessité d'une association de bons citoyens\npour prendre intérêt à cette œuvre et l'uti-\nlité d'un instrument cordinateur, inspira-\nteur et propulseur, comme l'Urbaneum.\nIl est cependant deux faits majeurs qui,\ndans l'avenir, vont venir orienter et complé-\nter une partie de cet ensemble. Il y aura\nà Bruxelles une Exposition Universelle\ndont il importe de ne pas faire le feu d'ar-\ntifice des expositions de 1930. Il pourra y\navoir au même moment la Cité Mondiale\nen satellite de Bruxelles elle-même. Nous\nen traiterons dans un prochain article en\nmontrant comment se justifie bien tout le\nprogramme auquel va se consacrer la nou-\nvelle association et son instrument :\n« Bruxelles grande ville, Bruxelles capitale\ndu Royaume, Bruxelles cité internationale.»\nPaul OTLET."}, {"page_pdf": 22, "page_imprimee": "130", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193106-01.1.22", "texte": "L'ARCHITECTURE INTERNATIONALE\n\nQuelques Bâtiments Commerciaux et Administratifs\n\nALLEMAGNE\nImmeuble commercial, Celle.\nArchitecte O. Haesler.\nCe remarquable bâtiment, de plan ingénieux et\nd'exécution parfaite, a pour double but d'abriter\ndes magasins et des bureaux. (Documents intéres-\nsants parus dans “Stein, Holz, Eisen”, Francfort,\n5, 1, 1931)\nBâtiment administratif de la ville de Kiel,\nconstruit d'après les plans de feu l'architecte W. Hahn.\n(Wasmuths Monatshefte, janvier 1931).\nLe bâtiment des marchés couverts, de\nFrancfort s/Main, publié dans la revue polonaise\n”Architektura i Budownictowo”, Varsovie, décembre\n1930."}, {"page_pdf": 23, "page_imprimee": "131", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193106-01.1.23", "texte": "Bâtiment de l'l. G. Farben Industrie, à\nFrancfort s/Main.\nArchitecte H. Poelzig.\nVue générale.\nIdem.\nAspect monumental des escaliers d'accès.\nIdem.\nUn vaste dégagement.\nIdem.\nHall social.\nCes quatre clichés sont exécutés d'après les docu-\nments publiés par la revue berlinoise” Wasmuths\nMonatshefte”, janvier 1931."}, {"page_pdf": 24, "page_imprimee": "132", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193106-01.1.24", "texte": "POLOGNE\nImmeuble d'un quotidien, à Varsovie.\nArchitectes M. Goldberg et H. Rutkowski.\n(D'après la revue “Architektura i Budownictowo”,\nVarsovie, déc. 1930).\n\nTCHÉCO-SLOVAQUIE\nImmeuble Commercial, à Bratislava.\nArchitecte Jan Visek.\nLes plans et détails relatifs à cette remarquable con-\nstruction ont paru dans la belle revue de Prague :\n“Stavba”, numéro de décembre 1930.\n\nNouvel édifice des Assurances sociales, à\nFrancfort s/Main.\nArchitecte E. Balser.\nCe très important bâtiment a été décrit par la Revue\n“Stein, Holz, Eisen”, de Francfort, N° du 20 janvier\n1931.\nLa Salle des Guichets, du même bâtiment."}, {"page_pdf": 25, "page_imprimee": "219", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193106-01.1.25", "texte": "TEK H M É\n\nA propos d'Arts et\nd'Enseignement Ménager\nDans un récent numéro des « Nouvelles\nScientifiques » (.supplément des « Nouvelles\nLittéraires », de Paris), M, Marcel 8011, le\nvulgarisateur français bien connu, a fait le\nprocès du soi-disant bon sens qu'il montre\nennemi, bien souvent, de Vesprit scientifique,\ndans Vaccomplissement des travaux ménagers,\nNous détachons ci-aptes quelques passages ca-\nractéristiques de cette intéressante étude,\nAprès avoir cité quelques exemples de cas\ntypiques, où Von voit les effets parfois tragi-\nques résultant de la méconnaissance de lois\nphysiques élémentaires, M. 801 l poursuit :\nDernier exemple d'un autre ordre : la myo-\npie des écoliers attira l'attention des pouvoirs\npublics, et les membres des commissions, dans\nleur candeur naïve, s'empressèrent d'incriminer\nle surmenage, fléau à la mode. Eh bien! cet\nallongement des globes oculaires résulte tout\nsimplement d'un éclairage défectueux : pour\nsuppléer au manque de lumière, l'écolier se\nrapproche instinctivement de son livre ou de\nson cahier; ses yeux doivent s'accommoder et,\ncomme les tissus sont plastiques, il devient\nmyope, encore que ,de naissance, sa vue fût\nparfaitement normale.\nNous commençons à concevoir que le bon\nsens n'est guère qu'une étape sur la route de\nF esprit scientifique et, aussi, que le bon sens,\nabandonné à ses propres forces, peut être res-\nponsable de bien des impairs. Qu'on nous per-\nmette d'user pendant un instant du langage\nfinaliste : un tel langage n'est périlleux que\ndans la bouche de Joseph Prudhomme et de\nses émules scientifiques, les « créationnistes »,\nqui n'en mesurent pas toute l'ironie. L'être\nhumain, dirons-nous, est mû par un sûr ins-\ntinct, par une fascination secrète, qui le pousse\nvers l'erreur, de même que le papillon est\nattiré par la flamme,\nEtayons nos dires par deux ou trois exem-\nples, choisis parmi les phénomènes que l'hu-\nmanité pratique depuis longtemps, mais qu'elle\ninterprète si souvent à rebours. On vérifiera\nsans peine les faits que nous invoquons sur le\npersonnel des hôtels et des restaurants, sur les\ngens de maison, sur les « femmes d'intérieur »,\nvoire sur les professeurs d'enseignement ména-\nger qui, tous, témoignent, pour l'erreur, de\ncet instinct très sûr que nous venons de signa-\nler.\nPour renouveler Vair d'une chambre pen-\ndant l'hiver, la tradition veut que l'on entr*\nouvre à peine la fenêtre, en la fixant par l'espa-\ngnolette, et en laissant les choses en état pen-\ndant une heure ou deux.\nQuand, pendant les chaleurs estivales, il\ns'agit de refroidir une bouteille de vin, fré-\nquemment on la place debout dans une assiette\ncreuse et on laisse couler sur elle un mince\nfiîet de la canalisation d'eau de la ville.\nUne personne, désireuse de boire un verre\nd'eau fraîche le matin à son réveil, avait dé-\ncouvert ce procédé bien simple de mettre, la\nveille au soir, son verre d'eau sur le marbre\nde sa table de nuit.\nLes opérations les plus simples de la cuisine,\nle nettoyage et la toilette, la technique de la\nliterie, le fonctionnement et la disposition des\nappareils d'éclairage et de chauffage nous four-\nniraient bien d'autres exemples tout aussi déci-\nsifs. Mais notre discussion ne peut s'étendre\nindéfiniment. Chacun d'entre nous a rencon-\ntré des faits sur son chemin; il a peut-être\ncommis les erreurs précédentes et, non pré-\nvenu, il aurait sans doute conclu : « Toutes\nces personnes ont raison »,\nIl y a deux moyens de prouver qu'elles ont\ntort : l'expérience précise (répétition des épreu-\nves .emploi du thermomètre, anlayse chimique)\net l'application correcte des lois de la physi-\nque : lois de la conduction thermique, lois\ndes changements d'état, lois de la diffusion\ndes gaz, etc., dont « toutes ces personnes »\nn'ont certes pas entendu parler. Les deux mé-\nthodes aboutissent d'ailleurs à des conclusions\nidentiques.\nL'hiver, lorsqu'on aère une pièce, on veut\néviter de la refroidir. Le moyen efficace con-\nsiste à ouvrir les fenêtres toutes grandes pen-"}, {"page_pdf": 26, "page_imprimee": "220", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193106-01.1.26", "texte": "dant un temps très court ou, mieux, d'établir\nun courant d'air. Dans ces conditions, l'air est\nvite renouvelé, mais la température des murs\nbaisse fort peu, et l'air de la pièce se réchauffe\nensuite rapidement. Le maintien d une fenêtre\nentrouverte convient principalement pour\nl'aération continue d'une chambre à coucher\npendant les nuits froides. Quant à l'horreur\ndu « courant d'air », c'est une phobie essen-\ntiellement française : demandez donc autour\nde vous quelle différence l'on fait entre le vent\net le courant d'air... Personnellement, je n'en\nvois qu'une : le courant d'air est l'expression\nqu'on attribue au vent, qui vous surprend\ninsuffisamment vêtu (et, parfois, en état de\nmoiteur ).\nBien des gens se figurent que l'eau de la\nville est d'autant plus froide qu'elle a coulé\nplus longtemps. Si c'était le cas, les tuyaux\nfiniraient par être obstrués par de la glace.\nCe quil faut rechercher, c'est la fraîcheur\n(10, i 2 ou 14 degrés) des canalisations sou-\nterraines, et, dans ce but, on fera couler l'eau\ntrès rapidement pour refroidir la tuyauterie qui\naboutit à l'appartement. Le rafraîchissement\ndu vin doit s'effectuer dans de spacieuses bas-\nsines, où les bouteilles plongent jusqu'au gou-\nlot et où on aura fait couler 1 eau fraîche à\ngrand débit (il pourra être utile de changer\nplusieurs fois cette eau ).\nNotre troisième exemple est le type même\nde l'erreur commise sous le signe du bon sens.\nChacun sait que le marbre paraît plus froid\nque le bois ou les étoffes. Cela provient de\nce que l'épiderme de notre main est à 20 ou\n25 degrés, et les objets ambiants à 15 degrés\npar exemple. Lorsqu'on touche divers objets,\nvoici ce qui se passe : pour la laine (mauvaise\nconductrice de la chaleur ), la surface en con-\ntact est immédiatement portée à 20 ou 25\ndegrés, et la main n'éprouve aucune sensation\nparticulière; pour le marbre (bon conducteur),\nla main se refroidit, parce qu'elle cède de la\nchaleur, qui se répartit dans toute la plaque.\nOn comprend donc pourquoi, malgré les appa-\nrences et le raisonnement qui repose sur elles,\ntous les objets qui ont séjourné dans une pièce\npendant quelques heures sont nécessairement\nà la même température.\nSi les essais d'enseignement ménager n'ont\npas donné les résultats qu'on en pouvait at-\ntendre, c'est que ses maîtres ont espéré tout\nrésoudre avec le bon sens du Français moyen,\nen connaissant fort mal les relations très\nétroites qui existent entre les propriétés des\nchoses et leurs propres moyens d'action, en\nne se doutant même pas des points où des dif-\nficultés pouvaient surgir. Au surplus, l'ensei-\ngnement ménager doit être obligatoirement\nprécédé d'une culture générale, à prédominance\nscientifique, qui, suivant le vœu d'Henry Le\nChatelier, « débutera par des exercices manuels\n(dessin graphique, assemblages de pièces déta-\nchées, expériences et manipulations ), ce qui\ncontraindrait chacun à regarder ce qu'il fait\nde ses mains : tous arriveraient ainsi à une\ncertaine connaissance des faits importants du\nmonde extérieur, qu'on n'acquiert pas, quand\non se contente de regarder autour de soi, en\nse promenant les mains dans ses poches ».\nTant que cette culture générale ne sera pas\ninstituée, tant que l'esprit expérimental ne sera\npas largement répandu, les bonnes volontés\nresteront inopérantes dans leurs tentatives pré-\nmaturées.\n« Il deviendra de plus en plus difficile d'op-\nposer au progrès les vaines clameurs du sens\ncommun et de fonder une philosophie sur son\nautorité rétrograde ». La phrase est de Jacques\nMaritain, qui, d'ailleurs, ne transcrit cette opi-\nnion que pour la combattre. Mais Louis\nRougier précise excellemment notre point de\nvue : le bon sens, pour lui, « c'est tout sim-\nplement à une époque déterminée, chez un\npeuple de culture donnée, la somme des opi-\nnions moyennes et des préjuges universelle-\nment accrédités par suite de l'état des connais-\nsances entretenues par l'éducation, l'autorité\nde l'exemple et l'instinct d'imitation, qui dé-\ntermine la communauté des traditions, des\nmœurs, des coutumes; c'est la généralisation\nde l'empirisme quotidien, la totalisation du\nsavoir courant, composé de plus de crédulités,\nde préventions et d'erreurs que de lumière, de\nsagesse et de vérité »; c'est, concluons-nous,\nl'ensemble des idées superficielles, formées par\ndes moyens sommaires d'investigation, à la\nsuite d'observations spontanées et incomplètes.\nComme disait France, le sens commun nous\napprend que la Terre est fixe, que le Soleil\ntourne autour et que les hommes qui vivent\naux antipodes marchent la tête en bas.\n\nTEK H N É"}, {"page_pdf": 27, "page_imprimee": "221", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193106-01.1.27", "texte": "fEK H N É\n\nLe Créosotage Universel\nLes Progrès de la Techitlcgye tie l'lmprégnation du Bois\npar M. Edmond CONNERADE\nProfesseur de chimie générale et de chimie industrielle à l'Ecole des Mines de Mons\nIl n'est plus nécessaire de démontrer que les\nbois destinés à être enfouis tels que poteaux,\ntraverses, doivent être soumis à un procédé\nd'imprégnation au moyen de liquides antisep-\ntiques si on veut qu'ils résistent aux attaques\nde parasites animaux et végétaux pendant une\nlongue série d'années.\nLes cahiers des charges de l'Etat belge impo-\nsent encore aujourd'hui dans certaines admi-\nnistrations, en matière d'imprégnation, des\nclauses qui sont restées immuables depuis\n75 ans et dont l'inopportunité a été maintes\nfois reconnue ces dernières années par des tech-\nniciens compétents; il suffit pour s'en convain-\ncre de lire les comptes rendus, si intéressants, de\nl'association américaine des imprégnateurs de\nbois et les nombreuses études scientifiques\némanant de laboratoires universitaires alle-\nmands de bactériologie et parasitologie bota-\nnique; non seulement, ces clauses ne sont plus\nen accord avec les vues modernes, mais elles\nprésentent encore entre elles des contradictions\nflagrantes.\nPlusieurs des directeurs administratifs de\nnos groupements de transports, en quelque\nsorte prisonniers en tant que fonctionnaires, de\nces clauses fixées par les cahiers des charges,\nn'en admettent plus la rigueur outrancière et\ninjustifiée dès le moment qu'ils peuvent met-\ntre le souci de leur responsabilité en harmonie\navec les progrès techniques et la saine raison.\nEn vertu de ces clauses, les huiles d'impré-\ngnation doivent provenir uniquement par dis-\ntillation du goudron de houille, puisque l'Etat\nBelge exige la présence de 15 à 30 p.c. de\nnaphtaline et d'autre part elles ne peuvent\ncontenir les huiles moyennes (bouillant de 190\nà 230°) de ce traitement, dans lesquelles se\nconcentre cependant la presque totalité de cette\nnaphtaline, parce que cette fraction est la plus\nlégère et qu'elle se perd par vaporisation lente;\nil est difficile de concilier ces deux exigences\nsi l'on veut les prendre au pied de la lettre,\nmais il ne faut pas perdre de vue que tout cela\ndate de longtemps, bien avant la découverte\ndes précieuses matières colorantes dans lesquel-\nles les dérivés de la naphtaline jouent un rôle\nprépondérant et qu'à cette époque les chimis-\ntes ne savaient que faire de cette naphtaline.\nCes clauses paraissent encore plus inoppor-\ntunes si on considère que la naphtaline, hydro-\ncarbure neutre qui ne possède par elle-même\naucune propriété antiseptique, pas plus que\nn'importe quelle huile neutre, se volatilise par\nsublimation et on est en droit de s'étonner de\nvoir maintenir une exigence aussi manifeste-\nment erronée.\nNéanmoins, certains industriels semblent\nencore y attacher une importance vraiment\nexagérée puisqu'ils déclarent indispensable la\nprésence de cette naphtaline à laquelle on fait\njouer le rôle de bouche pores; cette interpré-\ntation semble un peu naïve puisqu'il est dé-\nmontré que la naphtaline disparaît rapidement\npar évaporation du sein du bois imprégné et\nqu'elle laisse ainsi un vide correspondant qui\ns'augmente encore de la perte d'une partie de\nl'huile moyenne.\nL'emploi d'huiles riches en naphtaline en-\ntraîne également des inconvénients graves dans\nleur manutention lors de la vidange des wa-\ngons-citernes et on peut se représenter aisé-\nment qu'il n'est guère agréable pour une usine\nde recevoir des chargements qui sont presque\ncomplètement figés à partir de + io° dans\ndes wagons dont les vannes se trouvent blo-\nquées et où on n'a accès que par le dôme\nétroit; cet ennui doit fatalement entraîner des\ndépenses non prévues de main-d'œuvre et de\nmatières de chauffage.\nUne caractéristique très surprenante de notre\nvieux cahier des charges type Etat Belge est\nque, contrairement à ceux de presque tous les\npays du monde, il n'attache aucune importan-\nce à la présence des phénols auxquels ses au-\nteurs n'attribuent aucune valeur conservatrice,\nou tout au plus une valeur très passagère; cette\nopinion se base sur le fait que la majorité"}, {"page_pdf": 28, "page_imprimee": "222", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193106-01.1.28", "texte": "des phénols du goudron se concentre dans\nl'huile moyenne qui tend à se vaporiser très\nlentement»\nDes progrès notables ont été heureusement\nfaits ces dernières années dans la conception\ndu rôle joué par les phénols et on a reconnu\nque seuls ils sont porteurs du pouvoir antisep-\ntique des huiles; ce pouvoir est même reconnu\nsupérieur à celui de la plupart des sels miné-\nraux proposés en remplacement de Y huile de\ncréosote.\nMais il existe toute une gamme de phénols,\ndepuis F acide carbonique le plus simple jus-\nqu'aux phmois les plus complexes; les pre-\nmiers termes de la série sont plus ou moins\nvolatils, comme Ihuile moyenne et la naphta-\nline, de plus ils sont solubles dans l'eau et se\ntrouvent éliminés par les pluies des couches\nextérieures du bois plus exposées à la destruc-\ntion par le fait même.\nLes phénols supérieurs au contraire sont to-\ntalement insolubles dans l'eau et la faible\nquantité qui en existe dans Fhuile de créosote\nne permet pas de leur attribuer un rôle très\nimportant dans la conservation à cause de l'al-\ntération qu'a subie leur constitution par Fac-\ntion de la température très élevée du four à\ncoke.\nIl est indiscutable que c'est surtout aux phé-\nnols que doit être attribué le pouvoir préser-\nvatif des huiles, mais il est évident que la per-\nmanence de celui-ci sera d'autant plus prolon-\ngée que les phénols sont moins volatils,, moins\nsolubles dans l eau et en même temps plus\ntoxiques.\nIl est évident aussi que si Ton parvenait à\nrenforcer dans ces huiles la fraction des phé-\nnols non volatils par un appoint extérieur de\nphénols non altérés par une température élevée,\net par le fait même notablement plus toxiques\npar eux-mêmes, nous aurions fait faire un pro_\ngrès important à la question de la conservation\ndes bois.\nCes phénols existent et il résulte des travaux\neffectués dans plusieurs laboratoires de bacté-\nriologie universitaires allemands que leur toxi-\ncité est de 7 à i 6 fois plus grande que celle du\ncrésol, suivant l'espèce de parasites sur lesquels\nils agissent.\nSi c'est donner une preuve d'empirisme buté\nde dite que Von doit continuer à travailler\ndans une industrie comme il y a 75 ans, parce\nquon a trouvé bon de le faire ainsi à cette\népoque> il paraîtra méritoire, au contraire,\nqu'une firme belge ait osé entreprendre l'orien-\ntation de l'imprégnation dans le sens du pro-\ngrès en supprimant la naphtaline dont la pré-\nsence est d'effet nul et en faisant entrer ces\nphénols si extraordinairement toxiques, inso-\nlubles et non volatils, dans la composition\ndes huiles d'imprégnation; aucun esprit cultivé\nec de conception un peu élevée ne se montrera\ninsensible à cette application technique nou-\nvelle des progrès de la recherche scientifique.\nC'est précisément dans ce sens que la société\nLe Créosotage Universel a étudié le « créo-\nsite », son huile d'imprégnation, qui peut\nêtre considérée comme un des moyens de pré-\nservation les plus actifs existant sur le marché\ne: qui confère au bois une durée qui doit être\nau moins égale à celle que donne la créo:ote.\nMais en même temps cette société a également\nproduit dans son « créosite » des corps\njouant le rôle de bouche pores; au lieu de se\nservir dans ce but d'un corps cristallisé comme\nla naphtaline, qui se sublimera ultérieurement\navec rapidité, elle opère plus rationnellement\nen se servant d une certaine classe de corps non\nvolatils qui possèdent la propriété d'absorber\nî oxygène de l'air en devenant solides, fixes, de\nnature résineuse et qui bloqueront définitive-\nment les pores quel que soit le temps de con-\nservation; à cette classe appartiennent des\nhydrocarbures tels que les asphaltènes, des\nphénols tels que les résinols, des corps azotés\ntels que les résinamines, tous doués en outre\nd'une action toxique et préservatrice remar-\nquable.\nDans son ensemble, le « créosite » repré-\nsente donc une huile de créosote enrichie\nd'abord en phénols du plus haut pouvoir toxi-\nque connu, ensuite en produits de point\nd'ébullition élevé contenant un pourcentage\nimportant de composés résinifiables à l'air;\ntous ces constituants sont donc des hydrocar-\nbures, des phénols ou des bases azotées.\nComme l'huile de créosote, il bout à partir\nde 2000 et ne peut donc contenir que des tra-\nces des produits les plus lourds de l'huile lé-\ngère qui précède I huile moyenne; il fournit\ntoute une série de fractions bouillant jusque\n350° et laisse un résidu analogue au brai com-\nplètement soluble dans Veau elle-même. Le\n« créosite » se distingue fondamentalement\nde la créosote par son taux élevé de phénols\n13 à 14 p.c. double du taux habituel de\n\nTEK H H È"}, {"page_pdf": 29, "page_imprimee": "223", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193106-01.1.29", "texte": "» \" Les Lambris du Chateau\ndans le plus modeste Logis ~\nTERNIT\nTerrazo - Marbres - Teintes unies\nLe Revêtement Idéal\npour Salles de bain, Cuisines, Verandahs,\nHôpitaux, Salles de machines, Meubles,\nArmoires frigorifiques, etc., etc. Mm»\nRépliques de boiseries de tous styles\nIncombustibles ■■■■■■ Imputrescibles\nLe Revêtement Riche\nqui habille avec distinction les Vestibules, Salles\nà manger, Salons, Cabinets de travail, Restaurants\nSalles de Billard et de spectacles, Eglises, etc.\nHAUSSE ÉCONOMIE à rachat ©t a la pose\nSoc. Anon. ETERNIT EMAILLE\nCAPPELLE-AU-BOIS"}, {"page_pdf": 30, "page_imprimee": "224", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193106-01.1.30", "texte": "celle-ci et il contient en outre 3 p.c. de rési-\nnols, soit des phénols qui se transforment en\nrésines solides au contact de l'air, ainsi qu'un\npourcentage important d'asphaltènes.\nLa fraction de phénols complexes, possé-\ndant le pouvoir toxique de 7 à 16 fois plus\nélevé que celui du crésol, contenu dans le\n« créosite » s'élève à elle seule à plus de\n4 p.c. de son poids et elle se répartit sur les\nfractions les moins volatils, donc complète-\nment stabilisées dans le bois, bouillant de 230\nà 320° environ; cette circonstance favorise à\nun haut degré la permanence du pouvoir anti-\nce p tique du « créosite ».\nLa présence de composés analogues au brai\nne peut qu'être elle-même favorable parce que\nceux-ci exercent un pouvoir absorbant considé-\nrable sur les constituants phénoliques de\nl'huile moyenne qu'ils aident à retenir par dis-\nsolution mutuelle.\nMalgré un pourcentage relativement élevé de\nces composés de haut poids moléculaire, le\n« créosite » possède un pouvoir d ascension\ncapillaire égal à celui d'une huile moyenne\nbouillant de 190 à 230°; cependant il ne con-\ntient aucunement de Vessence légère et ses per-\ntes par évaporation sont notablement inférieu-\nres à celles de l'huile de créosote; ce haut pou-\nvoir capillaire malgré une densité de 1040/\n1060 doit être attribué au soin tout particu-\nlier apporté à sa fabrication.\nMais un autre élément est encore à consi-\ndérer et qui est tout aussi important au point\nde vue des progrès qui ont été apportés à la\ntechnique de l'imprégnation.\nLes anciens procédés d'imprégnation ont\ntoujours opéré par chauffage à température\nélevée en même temps que par pression; on\nsait que des pièces de bois ainsi traitées restent\nexagérément gonflées et laissent ensuite resuer\nline grande quantité d'huile pendant le repos\nconsécutif par suite de la détente graduelle que\nsubissent les fibres du bois.\nOn a constaté que le simple trempage dans\nun mélange tel que le « créosite », dont le\npouvoir d'ascension capillaire est sensiblement\nle même que celui d'une huile moyenne, suffit\npour laisser pénétrer Vhuile à une profondeur\négale à celle obtenue par pression et de toute\nmanière suffisante pour assurer une préserva-\ntion permanente ; la pénétration s'étant pro-\nduite par le libre jeu des tensions superficielles,\naucune réaction inverse ne peut en résulter ul-\ntérieurement; la matière infiltrée reste défini-\ntivement incorporée dans le bois et ce serait\nune absouvdité au point de vue physique que\nde prétendre le contraire. C'est le procédé par\nsimple trempage à froid prolongé pendant le\nnombre d'heures nécessaire, qu'applique la\nSociété du Créosotage Universel; ce procédé\nes: nettement supérieur au vieux procédé en\nautoclave parce qu i! permet d'économiser les\nfrais très élevés de chauffage, de la compres-\nsion et de l'usure du matériel coûteux et le\nprix de revient doit s'en ressentir très favora-\nblement.\nLa nécessité du chauffage ne se justifie aucu-\nnement au point de vue techniqueo, puisque\nla présence de naph:aline en pourcentage im-\nportant, et dont l'effet est nul et même nui-\nsible, ne peut entraîner que des complications\ngraves dans la manutention ; elle ne se justifie\npas davantage au point de vue de la pasteurisa-\ntion des bois, car cette raison très spécieuse\nqu'on a cru devoir en donner est d'un effet in-\nsignifiant en comparaison de celui qu'entraîne\nla présence d un taux important de phénols de\nhaut pouvoir exotique.\nLe mode d'imprégnation des bois par pres-\nsion ne s'impose pas davantage puisque la\nconstitution fibreuse du bois s'accorde admira-\nblement avec l'infiltration si simple et si fa-\ncile par le simple jeu des forces capillaires et\ntous les résultats expérimentaux obtenus de-\npuis dix ans ont montré l'efficacité de ce pro-\ncédé; c'est au contraire par le gain considérable\nde l'énergie de compression de grandes masses\nd huile sous une pression de 10 à 12 kilos que\ndoit se justifier, pour tous ceux qui ont une\ncompréhension saine des nécessités industriel-\nles, la substitution rationnelle au procédé coû-\nteux par pression à chaud de ce nouveau pro-\ncédé qui obtient des résultats au moins aussi\npositifs par simple trempage prolongé.\nLes procédés de la Société du Créosotage\nUniversel atteignent donc un degré d'efficacité\neu moins égal à celui des anciens procédés tout\nen supprimant leurs complications inutiles et\nleurs grosses dépenses d'exploitation en leur\nsubstituant des moyens simples qui constituent\npar eux-mêmes un progrès technique indiscu-\ntable; ils devront donc fatalement s'imposer,\nquoi qu on fasse, car personne ne peut arrêter\nle progrès dans un pays qui possède un grand\ndéveloppement industriel où toutes les in-\nindustries sont étroitement solidaires,\n\nTEK H N É"}, {"page_pdf": 31, "page_imprimee": "225", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193106-01.1.31", "texte": "TEK H H É\n\nEXPOSITIONS\nLE PROBLEME DES GARAGES A L'EX-\nPOSITION DU BATIMENT DE BERLIN\nL'idée d'organiser une Exposition interna-\ntionale du garage, dans le cadre de l'Exposi-\ntion allemande du Bâtiment à Berlin (mai-\naoût 1930) est en soi toute naturelle, car le\ngarage touche toutes les questions portées au\nprogramme de cette exposition. Le but est de\ndémontrer ce que le garage représente dans l'in-\ndustrie du bâtiment. Ce problème important\ntouche donc, non seulement le monde techni-\nque industries du bâtiment et de l'au omo-\nbilisme mais aussi l'opinion publique tout\nentière.\nL'automobile, dont l'extension numérique\ns'accroît dans des proportions énormes, entre\nde plus en plus dans notre vie commune, et\ncommence à exercer son influence sur la mé-\nthode de circulation des villes. De plus, l'ex-\nposition du garage doit contribuer à éclairer\nle public afin de vaincre peu à peu, grâce à une\névidence croissante, les résistances nombreuses\nque la construction de garages rencontre encore\nen raison de l'ignorance des possibilités tech-\nniques.\nL'Exposition en question doit donc être\nune représentation complète de l'état actuel du\nproblème du garage et un exposé de toutes les\nquestions qui s'y rattachent. La première étape\ndu garage est le parc en plein air. Ici déjà, l'on\npeut attendre un résultat important par une\norganisation méthodique.\nL'atelier de réparations constitue une partie\nimportante de tout grand garage, son rende-\nment dépendant principalement de son instal-\nlation et son outillage. On demande donc d'un\ngarage bien installé de pouvoir réparer les\nvoitures de tous systèmes de fabrication, de\ntravailler vite, précis et bon marché.\nLe mot « Service » a son origine dans\nl'industrie du trafic automobile. Cest une nér\ncessité depuis longtemps reconnue que Ton\ndoit aux automobilistes la tenue d une auto\ncommode et bon marché. On y parvient grâce\naux « service stations », munies de tous les\nmoyens de secours, parfaitement installées et\noccupées par un personnel averti*\nTous les avantages d une «service station»\ndépendent d'une bonne situation en ce qui\nconcerne le trafic\nDans les grandes villes, les garages, en rai-\nson du coût du terrain et de l'espace limité,\ndoivent se développer en hauteur afin de créer\ndes surfaces d'emplacement suffisantes. L'em-\nmagasinage est ici un problème de transport\n(rampes ou monte-voitures ).\nPour la construction en surface, le type du\nhall a un avenir non seulement pour des gara-\nges d'exploitation et des parcs de voitures,\nmais encore pour des garages de location; le\nhall étant reconnu depuis longtemps comme\nune forme de bâtiment des plus convenables\npour le dépôt de véhicules*\nLe garage en surface comme garage isolé\nou en série, affecte les formes les plus diverses\nsuivant l'emploi des divers procédés de la\nconstruction moderne. La perfection de ce\ngenre de bâtiment est un problème spécial,\nqui ne peut être judicieusement résolu que\nmoyennant une é roite collaboration des archi-\ntectes et des techniciens spécialisés.\nL'approvisionnement en carburant est de-\nvenu beaucoup plus facile par suite de l'ex-\ntension du réseau des dépôts de distribution.\nCes dépôts de tome nature, équipés d'un ser-\nvice de jour et de nuit, procurant le carburant\npour tous les types de voitures, ont une grande\nimportance pour le trafic automobile.\nEnfin, le problème du garage, considéré en\ndétail, comporte une foule de questions parti-\nculières : protection contre l'incendie, aération\net chauffage, etc., toutes questions à la solu-\ntion desquelles on travaille.\nTels sont, brièvement résumés, les divers\naspects du problème des garages qui sont\nexposés de manière très suggestive à l'Expo-\nsition de Berlin (Section de l'Exposition Inter-\nnationale du Garage )♦\nRappelons d'ailleurs que les autres sections\nde cette exposition attirent,elles aussi,tout l'in-\ntérêt des architectes et des organisateurs moder-\nnes : l'Exposition internationale de l'Urba-\nnisme et de l'Habitation (section A); le Bâti-\nment moderne (section B); le Logement mo-\nderne (section C); la Construction nouvelle\n(section D); le Bâtiment agricole (section E);\nl'Enseignement (section G)*"}, {"page_pdf": 32, "page_imprimee": "226", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193106-01.1.32", "texte": "AMSTERDAM.\nL'ŒUVRE DE FRANK LLOYD WRIGHT\nvient d'être exposée au Musée communal\nd'Amsterdam, suivant les directives de l'archi-\ntecte Wijdeveld. C'est la première fois pu'un\naperçu complet des nombreux travaux du\npionnier américain est donné en Europe.\nAprès Amsterdam, l'exposition se tiendra\nsuccessivement à Hambourg, Berlin, Franc-\nfort, Zurich, Prague et Paris.\nAjoutons que le matériel exposé se compose\nde photos, dessins et maquettes.\nBRUXELLES.\nUNE CARICATURE d'exposition dite\n« des Arts ménagers » eut lieu au Palais d'Eg-\nmont. On saura à présent que dans notre pays\nprogressiste, on entend par « arts ménagers »\nce que les industriels nous fournissent en fait\nde cirage, de poudre à polir et de ces mille\npetits accessoires qui sont loin d'être nécessaires\ntant que l'essentiel nous manquera.\nOn appelle aussi chez nous « exposition »\nun local quelconque, divisé en compartiments\nquelconques par de quelconques « tentures »\nà grand ramage.**\n\nInformations\nERNST MAY, Féminent architecte et ur-\nbaniste allemand, qui accomplit en U.R.S.S*\nde remarquables et importants travaux, assis-\ntera au Congrès de Berlin. Il y parlera du\nmouvement architectural russe en son état\nactuel.\nL'ARCHITECTE KAUFFMANN, ancien\nstadtbaurat de la Ville de Francfort, et colla-\nborateur d\\E, May, est parti, lui aussi, en\nU. R- S. S. pour y effectuer d'importants tra-\nvaux.\nA RADIO - BELGIQUE. Les architectes\nV. Bourgeois, G. Brunfaut et E. Henvaux ont\nparlé récemment, à Radio-Belgique, du mou-\nvement architectural moderne.\n\nTEK H N Ê\n\nCONCOURS\nPARIS\nLe IIe Concours pour l'aménagement des\nterrasses, organisé par la Société des Archi-\ntectes modernes de France, et ouvert aux archi-\ntectes de tous les pays, a été jugé fin mai der-\nnier. Parmi les travaux primés, on compte près\nd'une vingtaine de projets français, un projet\nallemand, un projet hollandais, un projet\nsuisse et un projet belge. Ce dernier a pour\nauteurs, les architectes E. Henvaux et M. Hey-\nman. de Bruxelles.\n\nBibliographie\n\nRevues\nBOUWKUNDIG WEEKBLAD (Amster-\ndam ) consacre, à l'occasion des grandes mani-\nfestations architecturales de Berlin, un numéro\naux principales réalisations modernes de la\ncapitale allemande. On y voit d'excellents do-\ncuments photographiques sur les vastes cons-\ntructions érigées pour donner aux travailleurs\ndes logements décents (œuvres des architectes\nGropius, Scharoun, Salvisberg, Gutkind, B.\nTaut). On y voit encore quelques construc-\ntions importantes et remarquables : Europa\nHaus. Cinéma Universum, Kathreiner Haus,\nBâtiment des postes, Edifice de la Radio, etc*\nOn songe involontairement à ce qu'a fait\nParis. Et Ton n'arrive pas à prendre au sérieux\ncette exposition coloniale qui coûte si cher et\nne présente aucun effort des cri-\nses essentielles de la vie moderne*\nHABITATION ET CONSTRUCTION, la\nrevue de l'Association internationale de l'Ha-\nbitation (Francfort-sur-Mein) publie, à Y oc-\ncasion du Congrès de Berlin, un numéro spé-\ncial sur les deux thèmes suivants : « L'im-"}, {"page_pdf": 33, "page_imprimee": "227", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193106-01.1.33", "texte": "TEK H N É\nPour les architectes, les étudiants-\narchitectes, les intellectuels\nqu'intéresse le développement\nde l'architecture rationnelle\nen notre pays,\n3 années d'architecture moderne\nen Belgique\nCet ouvrage, en préparation, groupe un choix\ndes plus remarquables réalisations présentées\navec soin.\nEdité par LA CITE & TEKHNE, Bruxelles\n\nportance sociale actuelle et future du pro-\nblème économique de l'habitation .»; «De\nl'activité privée et publique pour parer à la\ncrise du logement »♦\nLA TECHNIQUE DES TRAVAUX (mai\n193 1 ) publie d'intéressants documents sur le\ndéveloppement de l'architecture vivante en\nFinlande (immeuble de journal, architecte :\nA. Aalto: hôtel architecte : E, Brygmann:\nhabitation privée ,architecte : E, Brygmann ),\nDans le même numéro, quelques données\nsur les nouveaux bâtiments des Instituts de\nChimie et de Métallurgie de l'Université de\nLiège, Pour autant que l'on puisse en juger, ces\nbâtiments semblent constituer un progrès sé~\nrieux sur les bâtiments officiels devenus si\ncourants qu'ils ne nous scandalisent même\nplus.\n\nLivres récents\nSALLES DE SPECTACLES ET D'AUDI-\nTIONS, documents recueillis et présentés par\nR, Poulain, architecte. Editeurs : V. Fréal et\nCie, Paris. Prix de l'ouvrage : 125 francs\nfrançais.\nCet ouvrage renferme d'intéressantes réali-\nsations et des projets remarquables, notam-\nment la salle du Centrosoyus (Le Corbusier ),\nle Théâtre d'Etat ukrainien (Honegger et\nNitschké ), le Théâtre simultané (Pronasko et\nSyrkus ), etc."}, {"page_pdf": 34, "page_imprimee": "228", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193106-01.1.34", "texte": "MODERNE KERKEN IN EUROPA EN\nAMERIKA, par le Prof. J. G. Wattjes. Edi-\ntions Kosmos, Amsterdam. Prix : flor. 17.50.\nExtrait de la préface :\n« Dans presque toute l'Europe, on s'efforce\nactuellement de créer, en des formes architec-\nturales vivantes et nées logiquement de la\npuissance technique contemporaine, de nou-\nveaux symboles de la vie religieuse. L'unité\ndes tendances est cependant encore loin d'être\natteinte. Cette situation dérive naturellement\nd'une très grande diversité de méthodes et de\nprocédés constructifs techniquement équiva-\nlents, et qui donnent le jour à des formes très\ndifférentes les unes des autres ».\nDAS WOHNUNGWESEN DER STADT\nHALLE 1930. Ouvrage présenté par la Ville\nde Halle (Saxe ).\nN. B. Les ouvrages énumérés ci-dessus\npeuvent être obtenus à la Librairie Dietrich\net Ciet iot place du Musée, Bruxelles.\n\nTEK H N É\nLES CIKHIS PE 2Lfl CITÉ \"\ncgui ont paru Jusqu'à\nce peuvent être\nempruntés.\nS'adresser au siése de\nla Sëewue ; Place\nJL&ix, a Bruxelles.\nTARIF s Fr. 0.30 par cm. carré.\n\nANNONCES\n\nCABINET D'ARCHITECTE à céder en Al-\ngérie; bon climat; 4 millions de travaux. Prix\ndemandé : 200,000 francs, dont 150,000 fr.\ncomptant. Le reste un an. Ecrire A. P. J.\n2293 Bureau de La Cité, qui transmettra.\n\nEMPLOIS\nDESSINATEUR BATIMENT cherche tra-\nvaux après heures. Prix modérés. Ecrire sous\ninitiales D. G,\nDESSINATEUR-ARCHITECTE demande\ntravaux à exécuter à domicile. Elément très\ncapable. Ecrire La Cité sous initiale W. T.\nDESSINATEUR début, cherche emploi chez\narchitecte (même demi-journées ). Ecrire J. K,\nbureau de La Cité.\nLA DIRECTION de la Revue rappelle que la\nrubrique d'annonces est libre et gratuite pour\nles abonnés de La Cité.\n\nTraductions\nTRADUCTIONS techniques, en français,\nnéerlandais et allemand. Ecrire au Bureau\nde la Revue sous initiales G* K. (Gand )♦\n\nDivers\nMODERNE BAUFORMEN (ann. 1930)\nà céder d'occasion. Collection complète. Ecrire\nsous initiales C* S.\nDISPONIBLES. Les clichés ayant paru\njusqu'à ce jour dans « La Cité » peuvent être\nempruntés au tarif de 30 centimes le cm2.\nARCHITECTE céderait d'occasion quel-\nques ouvrages et traités de construction. —\nEcrire Bureau de la revue sous initiales V. W.\nA CEDER d'occasion revues et ouvrages\nrelatifs au bâtiment. Ecrire La Cité sous ini-\ntiales Ht Dt"}, {"page_pdf": 35, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193106-01.1.35", "texte": "EDITIONS \"TEKHNE,.\nLA CITE. Première année. (Rare) ....... fr. 60.\nDeuxième année. (Rare). ....... . 40.\n3e, 4e, se,5e, 6°, 7e et 8e années, le volume .... . 25.\nCes volumes peuvent être fournis reliés en pleine toile moyennant un supplément\nde 15 francs.\nLA REVUE « TEKHNE » série d'avant-guerre), collection complète de la\n2e année (1912-1913). Beau volume de 516 pages, sur papier couché,\nillustré de 250 clichés ........ . 40.\nL'Art et la Société, par H.-P. Berlage, architecte à Amsterdam. Tirés à part de\nla Revue « Art et Technique » (septembre 1913-février 1914). Un volume\nluxueusement imprimé et illustré de 98 clichés .... . 50.\nLe Cœur de la Ville de Bruxelles, par Charles Buis, avec traduction d'une con-\nférence de C. Curlitt; sur la « Conservation du cœur d'anciennes villes ».\nUne brochure de 24 pages ........ . 4.\nL'Abbaye de la Cambre, par G. des Marez ...... . 4.\nPaul Hankar (1859-1901), par Ch. Conrardy et Raym. Thibaut. Une brochure\nillustrée • 4.\nConstantin Meunier. L'historique de son monument au travail, par R. Thiry et\nG. Hendrickx. Une brochure illustrée ...... . 4.\nL'Art des Jardins et le nouveau jardin pittoresque, par Louis van der Swaelmen,\narchitecte-paysagiste ......... . 2.\nBelœil. Le Versailles Belge, par Louis van der Swaelmen, architecte-paysagiste 4.\nEtude sur la Forêt de Soignes, par Louis van der Swaelmen ... . 4.\nL'Abbaye de la Cambre. Restauration des Jardins Louis XIV, par Louis van der\nSwaelmen, architecte-paysagiste ....... . 4.\nL'habitation coloniale. Sa construction au Congo Belge, par Gast. Boghemans.\nUne brochure de 20 pages abondamment illustrée ... . 4.\nMatériaux de substitution dans la construction de maisons, par J. Seroen, archi-\ntecte. Une brochure illustrée ....... . 4.\nL'architecture hollandaise, par Luc Paul Haesaerts. Une brochure illustrée . 4.\nRéduction «9e 5@ p. c. aux nouveaux abonnés\n\nPRIX DE L'ABONNEMENT à Tannée en cours de la Revue « LA CITE » et de\nson supplément « TEKHNE » : Belgique, 40 francs. Etranger, 55 francs.\nPour s'abonner à « LA CITE » ou obtenir des livres, il suffit de verser, dans n'im-\nporte quel bureau des postes, au crédit du compte chèques postaux n° 166,21 Revue\n« LA CITE », la somme due et d'inscrire stfr le bulletin de versement le titre du livre et\nles nom et adresse du souscripteur."}, {"page_pdf": 36, "page_imprimee": "couv. 4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193106-01.1.36", "texte": "(IMF. H. KtfMfï T\n«1-M ». HEYtHVtIPwWm^H.IML,\n\nLA CITE 6 TEKHNE\nles plus importante*\nrevues belges d'ercfcl»\ntecture, d'urbanisme et\nd'art public - les pies\nactuelles - les mieux\n€iecumenté«i§»\nSI if® i Bruxelles, 10 Pl. Lobe"}]}