{"numero_id": "bm-bmtnaac-1931-07-01", "volume": "bmtnaac_1931-07_01", "ocr_sha256": "b5f505f15aacff7181c5d94bb26209c49590326d71ea8907150f6b9c58a312e8", "source_tei": "https://github.com/Princeton-CDH/bluemountain-transcriptions/blob/main/periodicals/bmtnaac/issues/1931/07_01/bmtnaac_1931-07_01.tei.xml", "source_mets": "https://github.com/pulibrary/BlueMountain/blob/main/metadata/periodicals/bmtnaac/issues/1931/07_01/bmtnaac_1931-07_01.mets.xml", "url_numero": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01", "articles": [{"article_id": "bm-bmtnaac-1931-07-01-c002", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-07_01#c002", "volume": "bmtnaac_1931-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "229", "page_fin": "229", "image_debut": 3, "image_fin": 3, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.2.2", "titre_corps": "SOMMAIRE :", "titre_sommaire": "SOMMAIRE :", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 3, "page_imprimee": "229", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.1.3", "debut_caractere": 103, "fin_caractere_exclue": 491, "texte": "SOMMAIRE :\nVilles nouvelles en U. R. S. S. ♦ ♦ ♦ 229\nLa iVlk Verte, de Moscou . . . . 231\nMaisons basses, moyennes ou hautes?\npar le Prof. W. Gropius. (Rapport\nprésenté au IIIe Congrès International\nd'Architecture Moderne) .... 233\nQuestions techniques : emploi de l'alu-\nminium en architecture . ♦ » . » 241\nEchos-informations ♦♦♦♦♦♦ 245\nBibliographie ♦♦♦♦♦♦♦♦ 248\nAnnonces ♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 248"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-07-01-c004", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-07_01#c004", "volume": "bmtnaac_1931-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "229", "page_fin": "229", "image_debut": 3, "image_fin": 3, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.2.3", "titre_corps": "Le numéro de LA CITE inclus dans le", "titre_sommaire": "Le numéro de LA CITE inclus dans le", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 3, "page_imprimee": "229", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.1.3", "debut_caractere": 493, "fin_caractere_exclue": 662, "texte": "Le numéro de LA CITE inclus dans le pré-\nsent fascicule est consacré à Adolphe Loos.\nOn y trouve, en outre, quelques pages sur le\nMouvement International d'Architecture."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-07-01-c005", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-07_01#c005", "volume": "bmtnaac_1931-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "229", "page_fin": "231", "image_debut": 3, "image_fin": 5, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.2.4", "titre_corps": "VILLES NOUVELLES EN U. 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S.\nERNST MAY PARLE, A BERLIN, DE\n« LA VILLE SOCIALISTE ».\nA l'invitation des « Congrès internatio-\nnaux d'Architecture moderne », le Stadtrat\nErnst May, venu de Moscou, a fait à Berlin,\nle 5 juin, une conférence d'un intérêt ex-\ntrême sur « la Ville Socialiste », Le con-\nférencier fut reçu par les architectes Bourgeois\n(Belgique), Van Eesiteren (Hollande) et Gro-\npius (Allemagne ).\nC'est dans la salle comble de l'ancienne\nHaute Assemblée, à Berlin, que le bourgmes-\ntre honoraire de Francfort parla de la mission\ndont l'avait chargé l'Etat soviétique : la créa-\ntion de villes adaptées à la nouvelle concep-\ntion de la Société.\nIl «existe en Russie des richesses naturelles\net des étendues de terrains encore disponibles,\ncomme seules les nations ayant un empire co-\nlonial en possèdent; elles dépassent de beau-\ncoup les besoins des 160 millions d habitants\nque la Russie compte actuellement. Par le fait\ndu système politique et économique russe, le\npays dispose des forces entières de la nation\net de celles des nombreux étrangers qui y ha-\nbitent, de leur science, de leur expérience et\nde leurs capacités créatrices. Pour tous\nles problèmes essentiels, décision et pou-\nvoir suprême sont ramenés aux mains d'un\nseul de Staline, qui, à Moscou, est investi de\nla haute direction du pays et se trouve ainsi"}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "230", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.1.4", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 4575, "texte": "l'homme le plus puissant que la Russie ait\njamais connu.\nC'est grâce à cette haute direction que Ton\ntravaille, consciemment et suivant une volonté\narrêtée, à une rationalisation radicale. Il a fallu\naussi entreprendre la construction systémati-\nque de villes et c'est pour accomplir cette tâche\nque le gouvernement fit appel à l'Allemand\nErnst May.\nCelui-ci montra et expliqua à son auditoire\nune série cle projets; car il faut tenir compte\nque l'on a construit peu jusqu'ici et que les\nconstructions réalisées donnent une idée im-\nparfaite de ce que l'on se propose de faire. Si\nles anciennes villes russes se sont développées,\nces dernières années, par accroissements an-\nnuels concentriques, il en est tout autrement\ndes villes neuves : leur point de départ n'est\npas, comme dans le monde capitaliste, le com-\nmerce et certaine industrie locale déterminée,\nmais uniquement la production de ce qui est\nnécessaire à cet Etat géant, 1/6 du monde.\nLe conférencier prit comme exemples signifi-\ncatifs les villes minières dont il montra les\nformidables installations pour l'extraction et\nle travail des minerais, les laminoirs et les\nusines; le quartier résidentiel en est séparé par\ndes espaces verts (dont la largeur atteint en-\nviron 1000 mètres). A ces espaces libres il\nfaut ajouter les terrains réservés aux installa-\ntions collectives à destination culturelle ou\nsociale, etc. Au dedans du quartier résidentiel,\nqui forme un tout, et abrite dix à vingt mille\nâmes, on trouve les écoles, clubs, etc., jus-\nqu'aux petites installations comme les jardins\nd'enfants. Tout cela est réparti judicieusement\net à réaliser d'une manière non schéma-\ntique. A noter que le coût du terrain, qui\npourrait avoir une influence défavorable sur\nl économie générale de la ville, n'est pas pris\nen considération, étant donné que le sol des\nvilles nouvelles appartient à l'Etat.\nA signaler qu'en Russie toutes les manières\nde vivre ne sont pas absolument changées, et\nil subsiste encore des traces nombreuses de\nl'ancien régime. Ainsi il y a encore des mar-\nchés où les paysans des environs viennent\nvendre des denrées alimentaires pour acheter\nlà même des outils, des vêtements, des maté-\nriaux divers. De petites maisons sont restées\nen la possiesion de leurs habitants, dont elles\nsont d'ailleurs manifestement la propriété.\nAinsi, à côté des installations collectives nou-\nvelles il existe d'anciennes constructions tra-\nditionnelles.\nDe même, Ihabitation familiale est encore\ntrès appréciée. Près de 75 p*c des logements\nsont des logements individuels avec cuisine\nparticulière, le reste se composant de locaux à\nusage nocturne, que complètent des cuisines\ncollectives, bains, salles de clubs de tout genre.\nDu fait que Y Etat a recours au travail des\nfemmes, les enfants sont placés dans les pou-\nponnières, plus tard dans les écoles, ou si les\npremières sont insuffisantes, emmenés à l'usine,\noù se trouvent naturellement des locaux ap-\npropriés. Pour les plus grands, il y a les jar-\ndins d'enfants, etc. En principe les enfants\nsont donc élevés par l'Etat*\nC'est de ces nouvelles conceptions de vie et\nde cette organisation sociale que dérive le pro-\ngramme de construction des villes, lesquelles\ndiffèrent, comme il se conçoit, essentiellement\ndes nôtres. Au point de vue de la technique ur-\nbaine, il faut observer que les constructions à\nusage de logements sont édifiées en rangées,\nstrictement nord-sud, et que l'on n'érige ni\nplus ni moins d'ateliers d'artisans, de maga-\nsins, d'installations diverses (en particulier, de\ncuisines collectives ) qu'il n'en faut d'après les\ncalculs. Tout le reste est jardins et verdure.\nL'étendue de chaque ville est déterminée\nd'avance; pour les grandes cités industrielles,\nsur la base de 100 à 200,000 habitants. De\nplus grandes agglomérations sont considérées\ncomme peu économiques. Dans le cas où un\nplus grand nombre d'habitants est nécessaire\npour les besoins de la ville, on crée, dépen-\ndantes de celles-ci, des agglomérations satelli-\ntes.\nLe temps limité dont le conférencier dispo-\nsait, ne lui permit pas de donner des détails\nsur bien des questions cependant intéressantes,\npar exemple sur les petites maisons en bois,\nqui furent souvent mentionnés, mais dont on\nne put voir aucun dessin.\nLes villes russes sont basées sur le principe\nd'un rendement intensif. Elles laisseront a\nchaque habitant 9 m 2, au minimum 8 m 2 de\nlocaux d'hapitation. Mais actuellement, les\nnécessités exigent que l'on dédouble chaque\nlogement, de sorte que la part de l'habitant\ntombe parfois à 4 m 2.\nCes chiffres ne tiennent pas compte des"}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "231", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.1.5", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 1540, "texte": "école, des hôpitaux, etc,, ainsi que des salles\nde lecture, cinémas, théâtres et des divers bâ-\ntiments à utilisation collective. Les besoins\ndu culte si importants dans l'ancienne Russie»\nne paraissent plus être pris en considéra-\ntion; en tout cas, il ne fut pas question de bâ-\ntiments religieux. D'ailleurs, à la bace du nou-\nveau programme de construction, Ton trouve\ndes négations d'ordre spirituel, comme l'éli-\nmination de la famille et d'autres faits que\nMay signale comme inhérents à la nouvelle\nconception sociale.\nLorsqu'on veut se rendre compte de l'im-\nportance du travail constructif réalisé en Rus-\nsie on ne doit pas envisager les choses du point\nde vue des valeurs spirituelles. Un jugement\nnon prévenu, suppose que l'on admette les\nbuts de la nouvelle organisation sociale. En\ndernière analyse, il 'agit de la prospérité et\nde l'importance mondiale de la Russie nou-\nvelle. Pour atteindre ce but on a recours à\nune. très forte centralisation économique, en-\ntraînant pour la masse de grandes privations\nacceptées dans l'espoir d'un avenir meilleur.\nLes principaux moyens secondaires auxquels\non a recours pour atteindre ce même but sont,\nl'application intensive des progrès techniques\nde l'urbanisme et de l'industrie, en vue d'ame-\nner tout le peuple à travailler dans des usines\nde l'Etat.\nC'est de ce but final, différent du nôtre,\nque résulte l'ampleur du programme cons-\ntruetif de la Russie, programme, lui aussi,\ntrès différent du nôtre.\n(Traduction libre d'un article paru dans\n« Bauwelt » du 11-6-31.)"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-07-01-c006", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-07_01#c006", "volume": "bmtnaac_1931-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "231", "page_fin": "232", "image_debut": 5, "image_fin": 6, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.2.5", "titre_corps": "LA VILLE VERTE DE MOSCOU", "titre_sommaire": "LA VILLE VERTE DE MOSCOU", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 5, "page_imprimee": "231", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.1.5", "debut_caractere": 1542, "fin_caractere_exclue": 3867, "texte": "LA VILLE VERTE\nDE MOSCOU\nIl nous a paru intéressant de compléter le pré-\ncédent article par tes quelques précisions que\nVon va lire relatives à ce projet, jusqu'à\nprésent unique, et en voie de réalisation : la\nVille Verte, de Moscou.\nL'idée de créer une ville verte aux portes\nmêmes de Moscou n'est pas vieille, puisqu'elle\nnaquit voici quelques douze mois dans les co-\nlonnes du journal « Pravda ». Mais cette idée\na fait du chemin. Du principe même, général\net schématique, elle s'est concrétisée, est deve-\nnue réalisable, s'étant enrichie du grand nom-\nbre de précisions nécessaires apportées par les\ntravailleurs eux-mêmes, les syndicats profes-\nsionnels, des médecins, des pédagogues, et aussi\ndes architectes.\nEn son principe, la ville verte de Moscou\ndoit réunir les avantages du centre de repos\npour les travailleurs et ceux de la station cli-\nmatérique; sa liaison avec la capitale tire parti\ndes avantages du chemin de fer électrique\nsuburbain, L'étude approfondie du problème\nposé, élaborée sur le plan social, autorise que\nl'on considère cette réalisation comme un type\nabsolument nouveau d'urbanisation systéma-\ntique, socialiste. Il fallait dirent ses créa-\nteurs que les conditions de vie des travail-\nleurs, créateurs des richesses, soient en harmo-\nnie avec les formes perfectionnées de la pro-\nduction, et cette harmonie ne peut être atteinte\nqu'en mettant en application des formes de vie\ncollectives.\nLa ville verte compte donc parmi les cités\nsocialistes en voie de construction; elle diffère\ntoutefois absolument des centres que l'on édi-\nfie actuellement à Magnetogorsk et à Stalin-\ngrad. Située en dehors du vieux Moscou, son\nbut est d'offrir des habitations, mais sans pré-\ntendre à des fonctions proprement indus-\ntrielles, On prévoit d'ailleurs que de sembla-\nbles villes vertes seront édifiées auprès de divers\ngrands centres, tels que Ivanovno-Vosnies-\nsensk, Leningrad, Kharkov, etc.\nSituation.\nLe choix des organisateurs s est porté sur\nBratovchtchina, au nord de Moscou, et à\nl'abri des fumées et émanations de la ville\nindustrielle. Cet endroit fut reconnu le plus\napte à la création du vaste sanatorium des tra-\nvailleurs. Il comprend une des plus belles\nforêts de la Russie. Sur les 150 kilomètres\ncarrée, soit 15,000 hectares sur lesquels la\nville s'étendra, 11,500 sont couverts de bois."}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "232", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.1.6", "debut_caractere": 14, "fin_caractere_exclue": 3426, "texte": "Une ligne spéciale électrifiée, à grande capacité,\npermet l'accès à la capitale en un temps très\ncourt (40 à 50 minutes ). Environnée de bois,\nla ville nouvelle sera donc salubre et aisément\naccessible. Outre le chemin de fer électrique,\nles voyageurs pourront utiliser l autostrade\naménagé sur la route de laroslav, suivant les\nprincipes américains.\nCaractères.\nL'édification de la nouvelle ville verte est\nfacilitée du fait que la région qu elle doit\ns'incorporer ne contient qu'une faible popu-\nlation (3,000 habitants pour 150 km-).\nCes habitants occuperont désormais un petit\ncentre proche de la ville verte et qui aura\npour tâche de ravitailler celle-ci en produits\nagricoles et autres.\nComposition de la Ville Verte.\nLes divers éléments qui forment la ville\nverte, ses diverses constructions, font partie\nd'un seul plan général, et sont régis par une\ndirection commune.\n1 ) La partie centrale comprend la direc-\ntion et les institutions d'utilité publique (pos-\ntes, radio, gare du chemin de fer électrique,\nstation automobile); les bâtiments commer-\nciaux (alimentation, vêtements, produits di-\nvers, livres); et enfin les institutions auxi-\nliaires (garages ,aérodrome, entrepôt, boulan-\ngerie mécanique etc, ).\n2 ) La partie de culture et d'éducation, avec\nles institutions scientifiques, laboratoires,\nparcs zoologique et botanique, bibliothèques,\nmusées, expositions, théâtres, cinémas, salles\nde concert et de conférences, etc.\n3) La partie réservée à la culture physique,\nstade, terrains de jeux, vélodrome, etc.\n4 ) La partie réservée aux bâtiments de\nséjour et d'habitation : hôtels et habitations\ncollectives.\n5 ) La partie où se groupent les institutions\nthérapeutiques et prophylactiques: maisons de\nrepos, sanatoria, colonies sanitaires, cliniques\nspéciales.\n6 ) La partie réservée aux enfants : écoles\nen plein air, jardins d'enfants et terrains de\njeux, cliniques et sanatoria infantiles.\n7 ) Enfin la partie des constructions coo-\npératives.\nOn fait appel aux derniers perfectionne-\nments de la science architecturale et urbanisti-\nque pour le tracé des rues, artères!, places, im-\nplantation des constructions, de même que ces\nconstructions, intérieurement et extérieure-\nment, sont édifiées suivant les plus récentes\nacquisitions architecturales. De même encore,\ntoutes les installations publiques (eaux, lu-\nmière, gaz, canalisations diverses) sont exécu-\ntées d'après les plus récents perfectionnements.\nI! faut noter que les principes de la vie en\ncommun, qui sont à la base de la ville verte,\ndoivent y trouver une expression complète.\nUtiliser dans ce but les conquêtes des diverses\nbranches essentielles: architecture, hygiène,\nprophylaxie, médecine, pédagogie ainsi la\nville verte offrira le régime favorable au ren-\nforcement de la santé des travailleurs.\nAu point de vue financement, la ville verte\nne dépend pas directement des crédits gouver-\nnementaux, mais elle utilise les fonds de syn-\ndicats professionnels ,d'institutions de santé\npublique et de secours social, fonds qui, jus-\nqu'à présent, sont dispersés dans un grand\nnombre d'œuvres fragmentaires, que rempla-\ncera et que complétera la ville verte.\nLe plan général de la ville verte, élaboré\npar les plus qualifiés des architectes soviétiques,\nest soumis à l'examen des masses de travail-\nleurs.\nDivisée en plusieurs secteurs, la ville verte\ncompte déjà, depuis le printemps dernier, une\nsérie de bâtiments terminés."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-07-01-c007", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-07_01#c007", "volume": "bmtnaac_1931-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "232", "page_fin": "232", "image_debut": 6, "image_fin": 6, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.2.6", "titre_corps": "A NOS ABONNÉS :", "titre_sommaire": "A NOS ABONNÉS :", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 6, "page_imprimee": "232", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.1.6", "debut_caractere": 3428, "fin_caractere_exclue": 3803, "texte": "A NOS ABONNÉS :\n- Le IXe volume de LA CITE prend fin\navec notre prochain numéro.\n- Nous prions nos abonnés de verser dès à présent le\nmontant de leur nouvel abonnement, soit 40 francs, au\ncompte-chèque n° 166.21, Revue « La Cité ».\n- Indiquer sur le bulletin de versement les nom et\nadresse complets de l'expéditeur.\nLe prix de Façonnement pour l'étranger est de onze\nbelgas."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-07-01-c008", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-07_01#c008", "volume": "bmtnaac_1931-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "233", "page_fin": "241", "image_debut": 7, "image_fin": 31, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.2.7", "titre_corps": "Rapport présenté par le Prof. Dr. Ing. Walter Gropius (Berlin)", "titre_sommaire": "Rapport présenté par le Prof. Dr. Ing. Walter Gropius (Berlin)", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 7, "page_imprimee": "233", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.1.7", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 3817, "texte": "IIIme Congrès International d'Architecture Moderne\nBruxelles 1930\nMaisons basses, moyennes ou hautes\nRapport présenté par le Prof. Dr. Ing. Walter Gropius (Berlin)\n\nMon rapport de Pannée passée sur les bases\nsociologiques du problème des petits loge-\nments préconisait, pour la population indus-\ntrielle des villes, la construction d'immeubles\nà étages multiples.\nCette conclusion était basée sur la structure\nactuelle de la famille industrielle, et sur le\ndispersement progressif des anciennes fonc-\ntions de la famille, fonctions d'ordre auto-\nritaire, éducatif et économique.\nLe Congrès décida de reprendre cette année\nP étude approfondie de ce problème» qui ren-\ntre d'ailleurs dans le cadre de P urbanisme.\nC'est ainsi que fut porté à P ordre du jour de\nla présente session, ce thème très discuté :\n« maisons basses, maisons moyennes ou mai-\nsons hautes », ou, en; d'autres termes,\n« Quelle est la hauteur rationnelle des im-\nmeubles à construire dans les quartiers réservés\nau logement en masse des prolétaires? »\nPour éclairer le problème il est utile de\npréciser le sens ciu mot « rationnel ». Un des\nbuts du Congrès c'est de combattre F opinion\ntrès répandue que « rationnel » est synonyme\nde « économique ». Rationnel veut dire à la\nlettre : « conforme au bon sens » et embrasse\ndans notre cas, non seulement les exigences\néconomiques, mais avant tout celles psycholo--\ngiques et sociales.Les obligations sociales d'une\npolitique saine du logement sont certainement\nbeaucoup plus importantes que les économi-\nques: car l'économie est plutôt un moyen pour\natteindre le but, que le but lui-même. Ainsi\ntoute rationalisation n'est sensée que si elle\néconomise la précieuse « matière » qui est la\nforce populaire.\nLes conceptions actuelles concernant les\nhauteurs qui doivent être onsidérées comme\nétant favorables pour le logement urbain,\nsont caractérisées par cette phrase extraite des\n« directives officielles allemandes en matière\nde logement » pour 1929.\n« Les logements doivent être aménagés\ndans des bâtiments répondant aux lois de\nPhygiène; il faut, tout particulièrement, un\néclairage et une ventilation suffisants. La\nmaison basse, et spécialement la maison pour\nune famille avec jardin, répond au mieux à\nces conditions. Si les conditions locales néces-\nsitent une maison en hauteur, celle-ci ne dé-\npassera pas deux étages habitables pour les\nvilles moyennes et quatre étages habitables\npour les grandes villes. Dans certains cas seu-\nlement et pour des situations exceptionnelles,\non pourra monter au-dessus de cette hauteur;\nmais dans ces cas, il faudra réduire la hauteui\ndans les quartiers extérieurs. »\nCette tendance; qui se manifeste également\ndans d'autres pays, mais avec moins de ri-\ngueur, répond à la préoccupation fort louable\nde diminuer la densité des villes, devenue\nbeaucoup trop forte par suite de la spécula-\ntion immobilière. Il appartient à PEtat de\nporter remède, dans Pîntérêt de tous, aux\ndommages résultant du fait que le sol es!\ndevenu un objet de commerce.\nLe mouvement en faveur du « retour à la\nnature » et les efforts des pouvoirs publics et\ndes particuliers pour loger la majorité de la\npopulation dans des maisons pour une fa-\nmille, avec jardin, furent une saine réaction\ncontre les conséquences néfastes de l'action\ndésordonnée des bâtisseurs, dans les villes.\nCette forme d'habitation, est» à bien des\npoints de vue, excellente, et on peut être heu-\nreux que des mesures officielles aient été prises\npour favoriser la maison basse. Mais il ne\nfaut pas appliquer à P immeuble collectif, cette\ntendance, qui est naturelle quand il s'agit de\npetites habitations, de réduire la hauteur;dans\nce cas il exibte des moyens plus rationnels, que\nceux du « zoning », pour atteindre le but\npoursuivi : réduire la densité.\nL'expérience acquise ces dix dernières an-"}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "234", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.1.8", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 4470, "texte": "nées en matière économique, et le fait que de\nnombreux milieux populaires ont vu trans-\nformer leurs conceptions de vie et de loge-\nment, nous démontre de façon incontestable\nque la poursuite exclusive de l'habitation\npour une seule famille fit négliger l'immeuble\ncollectif, amena de la confusion et agit défa-\nvorablement sur l'ensemble de la question du\nlogement.\nDans l'état actuel des choses, l'idée de pro-\ncurer à la plus grande partie du peuple une\nmaison particulière est certainement une utopie\néconomique. Est-ce là d'ailleurr»; le véritable\nbut? La maison pour une famille avec jardin\nestelle vraiment la meilleure solution pour\nl'ouvrier travaillant en ville? Cette forme\nd'habitation donne-t-elle seule la garantie\nd'un développement intellectuel et corporel\nsain à l'habitant? Peut-on se représenter l'ex-\ntension rationnel d'une ville, lorsque tous les\ncitoyens habitent une maison particulière avec\njardin? Je ne crois pas; étudions les hypothè-\nses pour définir les limites entre le bâtiment\nbas et le bâtiment en hauteur.\nLes conceptions de la forme idéale de l'ha-\nbitation sont fortement opposées; elles corres-\npondent, dans leur essence, à l'ancienne anti-\nthèse entre la ville et la campagne. L'homme\na besoin de contradictions, le désir du citadin\nd'aller à la campagne et du campagnard\nd'aller en ville est de nature élémentaire et\ncherche constamment son contentement.\nLe progrès suscite des contradictions vio-\nlenter., fait pénétrer dans les campagnes les\nconceptions urbaines, et provoque le retour\nde la nature dans la ville; si l'un de ces deux\nbesoins est imparfaitement rassasié et cette\nsituation défavorable existe à un degré plus\nou moi4s intense dans toutes les grandes vil-\nles alors la lutte finira par un compromis,\ndu genre de celui de la maison avec jardin.\nAinsi la lutte pour la forme de l'habitation\nest à sa base de nature psychologique. De là\nles revirements brusques, les sauts d'humeur,\nque nous avons vécus danr, la lutte contre les\ncasernes d'habitations,\nLa lumière, l'air et la possibilité de prendre\nde l'exercice sont des facteurs très importants\npour le bien-être de l'homme.\nSans aucun doute, ces trois conditions pri-\nmordiales seront beaucoup mieux réalisées\ndans la maison pour une famille que dans\ndes casernes accolées les unes aux autres, caser-\nnes, où les logements sont entassés les uns\nsur les autres. Mais les effets néfastes d'un\nmode de logement aussi indigne, ne provien-\nnent pas de ce que ces immeubles ont plu-\nsieurs étages, mais résultent d'une réglemen-\ntation à courte vue qui a livré la construction\ndu logement populaire, sans exiger des garan-\nties sociales suffisantes, aux mains de spécu-\nlateurs ans scrupules*\nLes immeubles à logements multiples, bien\ncompris et situés à grande distance les uns des\nautres dans de: espaces verts, peuvent, eux\naussi, remplir tous les desiderata concernant\nrair, la lumière et le besoin d'exercice et four-\nnir en outre à l'habitant des villes une série\nd'autres avantaves,\nLa grande ville qui exige le logement d'un\ngrand nombre d'ouvriers dans le noyau même\nde la cité, réclame des distances courtes, ce qui\nse réalise par des constructions verticales (en\nhauteur ) afin d'abréger les distances horizon-\ntales (en longueujr), L'habitat en maisons\nbasses est radicalement opposé à cette ten-\ndance de la ville, La tâche de F urbaniste ne\nconsiste pas seulement à améliorer les moyens\nde transport mais surtout à les réduire,\nLes habitants de Los Angeles (qui est\nproportionnellement la ville la plus étendue\ndu monde et qui est presque complètement\nbâtie en maisons basses), perdent une partie\nappréciable de la journée en déplacements pour\naller et revenir au travail. Ils doivent donner\nchaque jour en temps et en argent pour se\nrendre au travail beaucoup plus que les popu-\nlations ouvrières de nos villes, pour qui les dis-\ntances ne sont pourtant pas courtes.\nLe directeur du « Forschungsinstitut fur\nHygiene und Immunitatslehre am Kaiser Wil-\nhelm Institut Berlin-Dahlem », le Professeur\nFriedberger, compte que pour une famille ou-\nvrière berlinoise de 4 personnes, habitant la\npériphérie et travaillant en ville, les frais de\ntransport sont de 41,60 mk. par mois, ou\n139 p,c, d'une location d'avant-guerre de\n30 mk, A 3Ï/2 p.c,, ces frais de transport capi-\ntalisent en 25 ans une somme de 19,000 mk,,\nce qui est le double du prix de revient\nd'un appartement populaire. Ensuite, il calcule\nque, en supposant un temps de déplacement"}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": "235", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.1.9", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 4535, "texte": "mopen de 1/2 heure pour se rendre et pour\nrevenir du travail, cela fait à Berlin pour\n2,2 millions d'ouvriers une perte annuelle\nde 37,500,000 jours de travail de 8 heures\nou de deux annéeu de travail que chaque ou-\nvrier perd dans une vie moyenne de 30 années\nde travail. Ces chiffres s'augmenteraient énor-\nmément s'il s'agissait de Los-Angeles.\nAinsi pour la moyenne de la population à\nexistence minimum, il n'est pas économique\nd'habiter la périphérie. Je cite les déductions\nque Friedberger tire de ses expériences :\n« Ainsi il ressort que la seule construction\nadéquate pour la grande ville est le bâtiment en\nhauteur avec le plus d'espacej verts possibles\ndans son entourage immédiat. Les erreurs de\nconstruction, et avant tout d'utilisation du\nterrain au temps de l'accroissement de nos\nvilles, sont re; pensables du fait que la seule\nmanière rationnelle de construire ait été reje-\ntée. Ainsi les détestables casernes d'habitation\n(non pas à cause de leur forme d'habitation )\nont provoqué le désir de la maison particu-\nlière, située à la périphérie de la grande ville.\nLej sentiments, d'ordre romantique, l'ont\nemporté sur la raison. Mais il est impossible\nde poursuivre une politique de logement à\nl'encontre des lois d'airain de l'économie.\nL'idéal de la maison particulière n'étouffe\nque trop facilement toutes les considérations\nd'ordre économique. »\nCet avis de Friedberger a d'autant plus de\npoids qu'il vient d'un éminent hygiéniste.\nLes adversaires de la grande maison de rap-\nport imputent à la densité des habitants\nla diminution des naissances et la recru-\ndescence des maladies contagieuses. Cet\nargument paraît certainement plausible» Mais\nbeaucoup de faits contredisent cette supposi-\ntion. D'après l'annuaire officiel allemand des\nstatistiques, il y eut pendant l'année 1926 et\npour tout le pays, 18,6 naissances pour mille;\nla moyenne pour les régions industrielles de\nl'Est à très forte densité : Essen, Bochum,\nDortmund, Gelsenkirchen, Duisburg, Ham-\nborn, Oberhausen, Munchen-Gladbach, est de\n20 pour mille, donc plus forte que pour le\npays entier. Von Drygalski, médecin de la\nville de Berlin,et Krautwig,hygiéniste à Colo-\ngne, assurent que la propagation des maladies\ncontagieuses n'a aucun rapport avec la petitesse\ndu logement, mais par contre avec la mauvaise\naération, le mauvais éclairage et une nourriture\ninsuffisante, A la suite de ses expériences sur\nles conditions du logement, spécialement pour\nles petits appartements, Friedberger rejette le\ndogme admettant que les plus mauvaises con-\nditions se trouvent dans les\ngrande svilles,\nS'appuyant sur des expériences personnelles\napprofondies, il en déduit que la théorie\nd'après laquelle la santé eot compromise par\nle séjour et surtout l'habitation dans la\ngrande ville, est fortement ébranlée (Voigt\nund Geldner. Flugge ).\nSi nous pouvons nous appuyer sur ces\nvoix, il en découlerait que l'habitation en\nhauteur, en admettant que les conditions\nd'éclairage et de ventilation soient bonnes, est\nune forme d'habitation idéale. Ainsi les deux\nformes de bâtiments, haute ou basse, ne sont\nen elles-mêmes ni bonnes ni mauvaises, mais\ndemandent des applications différentes. Com-\nparons-les :\nLa maison particulière avec jardin convient\nbien à une famille ayant des moyens d'exis-\ntence assurés; les appartements dans de grands\nimmeubles est mieux appropriée à la masse de\nla population ouvrière. La maison particu-\nlière ne s'adapte ni par son prix ni par son\ngenre à cette couche de la population, et ceci\nd'autant plus que les inconvénients de l'éco-\nnomie capitaliste, et la structure dfcs villes,\nn'en permettent pas l'adoption systématique.\nLe directecr du Service des Constructions de\nla Ville dte Berlin, Dr Martin Wagner, un\npionnier de la maison basse, tient pour cer-\ntain que la maison particulière n'est pas ren-\ntable comme petit logement mais seulement\ncomme logement d une famille nombreuse,\nceci d'autant plus que les frais d'aménagement\net le prix du terrain sont proportionnellement\nplus hauts que pour un appartement de même\nsuperficie dans un immeuble à étages.\nCeci ne peut être contredit et ainsi la mai-\nson pour une famille reste uniquement à la\nportée d(v couches supérieures de la popula-\ntion. Il est indubitable que la maison particu-\nlière apporte beaucoup d'avantages dans la vie\nde famille de ces couches de la population,\nspécialement pour ce qui concerne les enfants.\nAinsi, selon les besoins, l'Etat devra favo-\nriser la construction de maisons particulières,\nmême si cette forme d'habitation est moins"}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "236", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.1.10", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 4570, "texte": "économique que la maison haute. En choisis-\nsant la forme de l'habitation, il faut bien\ncomprendre que le prix de la construction\nn'entre pas seul en ligne de compte. Le gain\nen argent et en temps, procuré par les com-\nmodités* a aussi une très grande importance.\nCe gain est beaucoup plus grand, dans le\ncas d'une maison à étages, spécialement si I on\ntient comptl des frais de transport.\nAvant tout, il manque aux familles pau-\nvres le temps nécessaire pour entretenir une\nmaison et un jardin. Mme Luders, très compé-\ntente dans la question de l'habitation, écrit ce\nqui suit sur l'administration de la maison par-\nticulière.\n« La grande masse des familles dont le gain\ntotal oscille entre 150 et 200 mks par mois\net pour qui chaque sou donné en moyen de\ntransport a son importance, peut-elle envisager\nla question de la maison particulière? Au pre-\nmier abord, nous ne le croyons pas. Les con-\nditions de déplacement, le gain et l'emplace-\nment du lieu de travail sont pour elle d'une\nimportance primordiale. Il ne faut pas oublier\nque, pour la ménagère, l'entretien d'une mai-\nson particulière est un grand poids. L'habi-\ntant oublie presque toujours de demander des\nrenseignements concernant l'eau, le ramonage,\nle nettoyage des routes, etc.Si k jardin doit lui\nprocurer un avantage économique, il lui fau-\ndra trouver une personne qui s'en chargera,\nLa plupart d'entre eux ne pensent même pas\nqu'il faut ratisser et nettoyer les chemins, etc.,\nqu'après le départ des parents, les enfants res-\nteront complètement seuls à la maison et que\npersonne ne pourra les surveiller. Dans la\ngrande ville, les avantages des immeubles à\nlogements sur la maison particulière, ne font\naucun doute, et on devrait étudier toutes les\nhypothèses et toutes les possibilités de la mai-\nson en hauteur. »\nLa nécessité de procurer du temps libre à\nla mère de famille, pour s'occuper des enfants\net de petits travaux, ne peut être contestée.\nOn y arrivera en simplifiant le travail dans\nl'appartement. La femme moderne est pous-\nsée non seulement par le besoin, mais aussi\npar une force intérieure, à s'émanciper et, par\nsuite, à participer à toutes les formes d'acti-\nvité. A cet effet, elle doit se libérer d une par-\ntie dqf3 travaux ménagers. Ceci est plus aisé\ndans l'immeuble à appartement que dans la\nmaison particulière. Une question posée à\nl'Association des ménagères allemandes, dé-\nmontre que 60 p.c d'entre elles sont parti-\nsan de la grande maison. S'appuyant sur leurs\nconnaissances des conditions de vie de la fa-\nmille, les partisans de l'appartement disent\nque la maison particulière ne s'adapte qu'à\nune fraction privilégiée de la classe ouvrière.\nPar contre, pour le gros des prolétaires, seule\nla grande maison entre en ligne de compte.\nAinsi, si la pratique démontre que même en\ntenant compte des facteurs économiques, cer-\ntaines parties de la population ouvrière ne\npourront être casées dans des colonies de pe-\ntites maisons, il ne fait aucun doute que la\ngrande maison, bien organisée, ne doit pas\nêtre considérée comme un mal nécessaire, mats\ncomme la véritable forme biologique de\nVhabitation de nos jours.Les objections des dé-\nfenseurs de la maison basse, qui prétendent\nque c'est une besoin pour la nature.humaine\nde se tenir prêt du sol, reposent sur une hy-\npothèse non scientifiquement prouvée. Cette\nidée est combattue par l'avis de nombreuses\npersonnes qui se trouvent très bien dans leurs\nlogements, trà, hauts au-dessus du sol, car\ndans les étages supérieurs on n'est pas gêné\npar les bruits et les cris de la rue.\nQeulle est la hauteur la plus avantageuse pour\nla grande maison : 3, 5, 10 ou 50 étages?\nJe partage l'avis de Mme dr. Luders quand\nelle déclare que c'eot mentir à soi-même, pour\ndes raisons sentimentales, que de prétendre\nque Ton est plus près de la nature au 4e étage\nd'une maison sans ascenseur qu'au 10e étage\nd'une maison avec ascenseur- Il en est de\nmême en ce qui concerne la question très dis-\ncutable de savoir si l'habitant d'une maison\nprivée, qui est incommodé par le bruit et la\npoussière de la rue, vit plus sainement et plus\ntranquillement que son concitoyen plus pau-\nvre, au 10e étage d'une maison bien comprise\net bien organisée. Par suite du manque d'ex-\npérience pratique, la hauteur maxîma des bâ-\ntiments locatifs, est à mon avis un problème\néconomique loin d'être résolu. M. Léo, direc-\nteur du Service des bâtiments de la ville de\nHambourg, après une .solide étude de « la\nmaison haute en fonction de la cité », a con-\nclu que lesi pertes de temps et les longueurs des\ndéplacements diminuent en proportion assez"}, {"page_pdf": 11, "page_imprimee": "237", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.1.11", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 4528, "texte": "faible avec l'augmentation de la hauteur des\nmaison; que la superficie de terrain néces-\nsaire ainci que la surface des rues diminuent\navec l'augmentation de la hauteur des mai-\nsons. Les expérience de Léo se limitaient aux\nmaisons de commerce dans le centre de la cité,\nc'est-à-dire à une assez petite surface de la ville.\nIl découlerait d'expériences analogues appli-\nquées aux grande); villes que les distances\nhorizontales diminueraient non pas de peu\nmais de beaucoup. Mais il faudra aussi trou-\nver les limites économiques pour les trans-\nport!;) verticaux. Unwin a calculé que le temps\nemployé pour monter en ascenseur au\n30e étage d une maison équivaut à une dis-\ntance horizontale de i,600 mètres en métro,\nLe peu de capacité des déplacements ver-\nticaux par rapport aux déplacements hori-\nzontaux ne doit cependant pas être perdu de\nvue pour le calcul hauteurs des bâti-\nments.\nLéo expose ses calculs théoriques pour des\nmaisons de commerce de 7, 14, 21, 28 et\n60 étages. Il déduit de son bilan général que\nl idée d'augmenter la plus grande hauteur éco-\nnomique de 7 à 11 étages n'est appuyée» ni\npar des raisons techniques, ni par des raisons\néconomiques. Ces déductions correspondent i\npeu près à d autres calculs économiques.\nDistel, de Hambourg, étudie la question du\nprix des bâtiments pour des hauteurs diffé-\nrentes. Vu le manque de renseignements prati-\nques, cette question n est pas encore suffisam-\nment résolue. Partant de 40 mk, pour le m\nd une maison de commerce de 7 étages, il\narrive à 44.80 mk. pour 12 étages, 63.50 mk.\npar m 3 pour 26 étages, etc., La courbe de ren-\ntabilité pour des bâtiments de 5 à 28 étages,\ncommence à gf6 p.c, de l'utilisation du capital,\nmonte à un maximum de 10.7 p.c. pour 11\nétages et redescend pour un nombre d'étages\ncroissant jusqu'à 9 p.c. pour 28 étages. Dui-\nker et Wiebenga ont étudié par le dessin et le\ncalcul la question de l'habitation en hauteur à\nAmsterdam. Ils ont comparé leurs résultats et\ndéduit que les prix de location dans les grandes\nmaisons locatives (quoique pourvues d'un amé-\nnagement beaucoup plus riche et d'institutions\ncollectives ) sont inférieurs aux prix de loca-\ntion normaux dans des maisons moyennes.\nLa véracité de ces calculs ne peut être prouvée\nque par la pratique. Je ne veux pas étudier\nici les chiffres américains, car les conditions\ndiffèrent par trop de celles de l'Europe. Je\npossède des chiffres exacts pour deux maisons\nde 1 1 étages construites à Diisseldorf. Le prix\nfut, y compris les ascenseurs, de 43-5 mk. par\nmètre cube. Mais leur construction en maçon-\nnerie n'est pas économique et en plus il s'agit\nd'appartements richement aménagés. D'après\nmes calculs personnels, le prix du m pour une\nmaison locative à appartements modernes de\nÏO à 13 étages serait de 37 à 39 mk., y com-\npris les ascenseurs. J'ai tenu compte dans le\nprix, du manque d'habitude dans la construc-\ntion de ce genre de bâtiment et de l'état actuel\ndu marché de la construction en Allemagne.\nTous les prix indiqués sont uniquement des\nprix de construction, ne tenant pas compte du\nterrain et des frais d'aménagement (routes,\namenée* de l'eau, etc. ). D'une étude appro-\nfondie de la maison à nombreux étages, je\nconclus que le prix de la construction aug-\nmentera avec le nombre des étages, surtout à\ncause du nombre croissant des ascenseurs.\nMais par contre à cette augmentation cor-\nrespond une diminution des frais de terrain\net d'aménagement. La limite économique se\ntrouve au point ou Vaugmentation des frais\nde construction n'est plus compensée par\nVéconomie réalisée sut le prix des terrains et\nsur les frais d aménagement (routes, etc.).\nC'est à ce moment que l'on atteint la hauteur\nmaxima des bâtiments. D'après les bases con-\nnues à ce jour> cette limite devrait se trouver\nsuivant les cas vers 1 o et 1 1 étages.\nL'utilisation du terrain.\nJ'arrive maintenant à la question de l'utili-\nsation du terrain et je partirai des conditions\nexistantes en Allemagne. Quelles sont-elles?\nChaque nouvelle loi en matière de cons-\ntruction s'est efforcée de dépasser sa devancière\ndans ses efforts pour améliorer les conditions\nd'hygiène des contrées à forte densité. Mal-\nheureusement, même ler lois les plus récentes\nportent trop fortement l'empreinte d'une lutte\nde l'intérêt général, contre la spéculation,\nalors qu'elles pourraient tenir en respect les\nintérêts privés en adoptant une conception\nsociale progressiste découlant des bases biolo-\ngiques du problème du logement, ne prévoient\npas encore la possibilité d'amener la nature"}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "238", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.1.12", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 4553, "texte": "dans le logement des habitants de la zone à\nconstructions élevées.\nLes affreuses cours intérieures de la fin du\nsiècle dernier, furent, il est vrai, supprimée\npar les règlements de l'après-guerre. On leur\nsubstitua le bloc avec construction en bordure,\nen usage aujourd'hui; mais cette forme aussi\na le grand désavantage d une ventilation insuf-\nfisante. De plus, la construction sur toutes les\nfaces du bloc, amène de nombreux apparte-\nments à avoir une mauvaise orientation, et\nrend impossible la disparition complète des\nchambres au nord. Le plan et l'éclairage dé-\nfectueux des appartements d'angles sont au-\ntant de problèmes importants non ri olus.\nCes « règlements de bâtisse » et spécialement\nceux relatifs aux zones doivent être abolis. Au\npremier plan de cette réforme des règlements\nse trouvera un meilleur lotissement du ter-\nrain afin d'assurer la construction de bâti-\nments en rangées, système qui devient de plus\nen plus en faveur; contrairement au bloc avec\nconstruction en bordure, la construction en\nrangées a l'immense avantage de donner à\nchaque appartement; une même et bonne\norientation, et une excellente ventilation des\nrangées. A côté de cela, la disposition des bâ-\ntiments en rangées, permet une ordonnance\nrationnelle des quartiers; on économise en\nfrais d'aménagement,sans nuire à la possibilité\nd'utilisation du terrain. Le résultat de cet amé-\nnagement total n'est donc pas seulement favo-\nrable au point de vue hygiénique, mais aussi\nà ceux économiques et techniques.\nCes avantages pourraient encore être aug-\nmentés, Pour cela, il faudrait remplacer dans\nla nouvelle loi le règlement sur la hauteur des\nbâtiments par la réglementation de la limite de\nla densité de la colonie, c'est-à-dire régler le\nrapport de la surface d'habitation, rapport\nentre la densité de construction et la surface du\nterrain. Des comparaisons que j'ai faites mon-\ntrent que les conditions hygiéniques et écono-\nmiques augmentent à plusieurs points de vue\navec le nombre des étages; ainsi les hautes\nmaisons locatives seraient plus avantageuses\nque les maisons de 3, 4 et 5 étages, qui n'ont\npas une assez grande distance de fenêtre à fe-\nnêtre et pas assez de verdure. De mes compa-\nraisons, je déduis que le 21 décembre, jour\nde l'insolation minimum, chaque côté du bâ-\nriment en ligne sera ensoleillé deux heures»\nHeiliegenbach en a déduit une règle sommaire\npour la fixation de la distance entre les ran-\ngées, distance qui devrait être une fois et\ndemie la hauteur du bâtiment peut une direc-\ntion nord-sud des rangées, deux fois et demie\nla haauteur pour une direction est-ouest et\ndeux fois la hauteur pour une direction en\ndiagonale. Cette règle montre que la direction\nnord-sud des rangées est la plus favorable\npour F utilisation économique du terrain.\nLe grand nombre de plans prévoyant une\ninsolation desi façades est-ouest s'adaptent au\nmieux à cette disposition. Me basant là-des-\nsus, j'ai comparé l'aménagement d'un terrain,\nen prenant des rangéep nord-sud et en étu-\ndiant le porblème pour des hauteurs de mai-\nsons de 2 à 10 étages. J'ai trouvé des règles\nqui renforceront ma proposition pour une\nnouvelle réglementation de la densité des\nquartiers.\ni° Supposant des terrains et angles d'in-\nsolation égaux, c'est-à-dire avec les mêmes\nconditions d éclairage, le nombre des lits croît\navec le nombre des étages.\n2° Supposant des angles d'insolation\négaux, et distribuant le même nombre de lits\n(io m 2 de surface pour un lit) dans des ran-\ngées avec une augmentation de nombre des\nétages, la grandeur du terrain nécessaire dimi-\nnue avec l'augmentation du nombre d'étages.\n3° Supposant des terrains de grandeur\négale et le même nombre de lits, Vangle d'in-\nsolation diminue avec Vaugmentation de la\nhauteur, ce qui signifie: F éclairage de la façade\nest meilleur. (Voir graphique, page suivante. )\nPour une maison de 10 étages et en admet-\ntant une utilisation égale du terrain et une\nmême surface habitable, la distance entre les\nrangées deviendra presque le double de celle\npréconisée par Heiligenthal et ceci sans aucun\ndésavantage économique. C'est un avantage\nqui doit sauter aux yeux. Ce serait un non\nsens, si les pouvoirs compétents ne tenaient\npas compte de ces avantages économiques et\nhygiéniques évidents, en limitant les hauteurs,\nau lieu de l'importante des superficies habita-\nbles ou les dimensions des bâtiments.\nLe locataire du rez-de-chaussée d'une mai-\nson de io à 12 étages peut aussi voir le ciel!\nAu lieu de regarder sur des couloirs de verdure\nde 20 m., les fenêtres donnent sur des espaces"}, {"page_pdf": 30, "page_imprimee": "240", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.1.30", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 4543, "texte": "verts de 100 m. qui aident à nettoyer Y air et\ndonnent aux enfants de nouvelles places de\njeux. Si tous les toits étaient transformés en\njardins, ce qui n'a pas encore été fait jusqu'à\nmaintenant, le citadin retrouverait aussi là-\nhaut le terrain perdu par la construction de\nla maison. La ville doit se développer ration-\nnellement, elle a besoin d'habitations d'une\nforme correspondant à son organisme vitaL\nCette forme d'habitation assurera un maxi-\nmum de lumière, d'air, de plantations et né-\ncessitera un minimum d'artères, d'efforts fi-\nnanciers de* locataires. Toutes ces conditions\npeuvent être remplies par la maison locative à\nnombreux étages, et c'est pour cela que ces ré-\nformes comptent parmi les plus pressantes du\nproblème de la cow truction des logements.\nIl reste un souci : le manque de relations\ndirectes entre les étages et la terre. Il faut aug-\nmenter la sécurité d'exploitation des ascen-\nseurs, afin que les enfants puissent s'en servir\nsans danger, et ceci est plus une question éco-\nnomique que technique. L'antipathie contre la\nmaison haute est souvent basée sur la diffi-\nculté de surveiller les enfants. Les jardins\nd'enfants actuels ne sont pas encore un remè-\nefficace.Mais le jardin d'enfants bien surveillé\net amélioré hygiéniquement (situé entre les\nrangées de maisons dans la verdure ) et le\nrefuge pour les petits enfants (sur les toits des\nmaisons ) constituent la vraie solution. Sou-\nvent les enfants fuient d'eux-mêmer; le grand\nnombre, mais les mêmes résistances se sont\nfait sentir contre Vécole et l'hôpital. Pourtant\nl'idée d une organisation collective de la fa-\nmille fait des progrès. La forme collective de\nla grande maison et la centralisation des insti-\ntutions ménagères s'adaptent à cette idée. Le\nbesoin de recueillement de l'individu, dont on\nfait souvent état; dans la lutte engagée contre\nla grande maison ne doit pas être négligé. Ce\nbesoin serait satisfait si on se conformait à la\nrègle : à chaque adulte un chez soi, ne serait-\nce qu une petite chambre, dans laquelle il peut\nse retirer. On apprécie beaucoup 1 entre aide\nentre les familles, et ceci est naturellement\nbeaucoup plus facilement réalisable dans la\ngrande maison que dans la maison particu-\nlière. Seule, la grande maison peut, grâce aux\norganisations centrales ménagères, décharger\nun peu l'habitant des fatigants travaux mé-\nnagers.\nCes installations ont aussi une grande im-\nportance au point de vue de l'économie publi-\nque, car elles font réaliser un gain de\ntravail et de temps.\nN'est-ce pas important si la ménagère sur-\nmenée n'a pas besoin de hisser du charbon\ndans les escaliers pour se chauffer et faire de\nl'eau chaude, si la centrale lui lave sa lessive\nmieux qu'elle ne peut le faire, si la réalisation\nde frigorifique électrique, de ventilation méca-\nnique, des cuisines centrales, même de salles\nde société, de places de ,port, etc., devient\npossible, car les frais se divisent par le grand\nnombre de familles habitant la grande maison.\nCes sommes économisées devront être trans-\nformées en améliorations sociales. Je crois que\nl'idée de la maison haute est éclaircie et sa\nnécessité pour la ville moderne prouvée. Mais\non ne peut pas changer les habitudes par le\nraisonnement seul; l'adaptation intellectuelle\nne suffit pas. Seule la pratique peut vaincre îa\nmentalité actuelle et le congrès doit lutter\ndans tous les pays pour la réaisation des mai-\nsons à nombreux étage*:. Il faudrait construire\nles premières colonies de ce genre pour de\njeunes ménages aisés, qui auraient le désir\nd'essayer cette nouvelle forme d'habitation en\naidant à la construire. Dans la pratique, l'as-\nsurance que seule la maison haute peut pro-\ncurer un maximum de confort, ne se fera\njour qu'à la longue.\nJe résume encore :\nLe choix, par le citadin, d une forme d'ha-\nbitation, doit résulter du plus grand effet\nutile réalisable. Ceci dépend de ses penchants,\nde sa profession et de ra bourse.\nLe logement en maison basse avec jardin\nreprésente le plus de tranquillité et de soli-\ntude, la possibilité de récupération et de sor-\ntie au jardin, la facilité de surveillance des\nenfants. Par contre ce type de maison ne peut\nconvenir comme petit logement, il est dun\nentretien cher et entraîne de longs déplace-\nments, et rend ses habitants ca aniers.\nLe logement dans des maisons élevées as-\nsure de courts déplacements; procure des\navantages économiques grâce aux organisa-\ntions centrales et aux services en commun. La\ndifficulté des déplacements verticaux, rend\ndifficile la surveillance des enfants. Ce sys-"}, {"page_pdf": 31, "page_imprimee": "241", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.1.31", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 1858, "texte": "tème e t rentable même pour les petits loge-\nments; il développe le sens social.\nLa maison moyenney\nA le désavavntage de présenter des distan-\nces trop petites entre les blocs, peu d'éclairage,\ntrop peu de verdure et de ne permettre aucune\nliberté de mouvements.\nPat contre, la maison à nombreux étages\nest beaucoup mieux ventilée, éclairée et plut\ndistante de sa voisine; elle arsure un maxi-\nmum de verdure dans laquelle les enfants peu-\nvent s'adonner sans gêne à leur joie de jouer\net de crier. Elle est aussi avantageuse par rap-\nport à la répartition des frais d'ordre hygié-\nnique, économique et ménager, grâce aux or-\nganisations centrales.\nSes avantages sont décisifs pour une ville\nsaine,\nAinsi la maison basse n'est pas la panacée\nde tous les maux; la conséquence logique de\nson adoption serait le déplacement de la ville.\nIl faut donner de l'air à la ville, non pas la\ndisperser ll faut unir ces deux pôles la ville\net la campagne, en se servant de tous les\nmoyens techniques dont nous disposons et en\nintensifiant l'utilisation comme espaces verts\ndes surfaces disponibles sur le toi et sur les\ntoits.\nLa vie dans la nature verte doit être une\npossibilité journalière et non seulement un\nagrément dominical.\nMaisons et maisons hautes doivent\nêtre réalisées simultanément d'après les be-\nsoins réels de la population, La maison basse,\nà un étage, se construira dans les zones excen-\ntriques et peu denses. La maison haute avec\nun nombre rationnel d'étages de 10 à 12,\npourvue d'organisations centrales collectives,\n: e construira partout où le besoin s'en fait\nsentir, surtout dans les quartiers à forte den-\nsité, La maison moyenne n'a ni les avantages\nde la maison basse ni ceux de la maison\nhaute, elle est inférieure au point de vue so-\ncial, psychologique et apparemment aussi éco-\nnomique. Sa disparition sera un progrès\ncertain."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-07-01-c009", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-07_01#c009", "volume": "bmtnaac_1931-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "239", "page_fin": "239", "image_debut": 29, "image_fin": 29, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.2.7.1", "titre_corps": "3e cas. Même surface de terrain, et même nombre de lits : pour un accroissement du nombre d'étages, diminution de l'angle d'ensoleillement.", "titre_sommaire": "3e cas. Même surface de terrain, et même nombre de lits : pour un accroissement du nombre d'étages, diminution de l'angle d'ensoleillement.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 29, "page_imprimee": "239", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.1.29", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 536, "texte": "Comparaison entre 6 ty-\npes de constructions en\nrangées — 2, 3, 4, 5, 6\net 10 étages.\nler cas. Le nombre de lits\naugmente avec le nombre\nd'étages, cependant quc\nla surface du terrain\net l'angle d'ensoleillement\nsont identiques.\n2e cas. Même angle\nd'ensoleillement et mémo\nnombre de lits : pour un\naccroissement du nombre\nd'étages on observe une\ndiminution de la surface\ndu terrain.\n3e cas. Même surface de\nterrain, et même nombre\nde lits : pour un accrois-\nsement du nombre d'éta-\nges, diminution de l'angle\nd'ensoleillement."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-07-01-c010", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-07_01#c010", "volume": "bmtnaac_1931-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "133", "page_fin": "135", "image_debut": 13, "image_fin": 15, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.2.8", "titre_corps": "ADOLF LOOS", "titre_sommaire": "ADOLF LOOS", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 13, "page_imprimee": "133", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.1.13", "debut_caractere": 69, "fin_caractere_exclue": 1971, "texte": "ADOLF LOOS\n\nLes Revues d'Architecture des deux conti-\nnents viennent de rendre hommage à Adolf\nLoos, à l'occasion de son soixantième anni-\nversaire de naissance.\nDans le manifeste (1) édité à cette occa-\nsion, nous relevons les noms de sommités\ndu monde de la littérature et des arts :\nAlban Berg, princesse Lichnowsky, Mau-\nrice Maeterlinck, J.-J.-P. Oud, Karin Mi-\nchaelis, Tristan Tzara, Alfred Polgar, Gro-\npius, et maints autres.\nVoici comment Adolf Behne (2) résume la\nsignification de ce jubilé.\nA trente ans : Loos écrit dans les revues\nviennoises sur « L'habitation et l'Architec-\nture ». Déjà alors il exprime tout ce qui, de-\npuis Le Corbusier, s'appelle « moderne »...\nCe, vingt ans avant Le Corbusier.\nLe public s'esclaffe et se fâche.\nA quarante ans : Loos construit un grand\nimmeuble à la Michaelerplatz à Vienne.\nLe public enrage. L'Administration déclare\nque la maison heurte les règlements, et me-\nnace d'en faire démolir la façade.\nA cinquante ans : Loos cherche en vain à\nse faire entendre. Il trouve un éditeur,\nCrès & C°, à Paris, qui publie, en langue\nallemande, son livre : « Paroles dans le\nDésert » (In's Leere gesprochen).\nA soixante ans : Loos est vainqueur.\nPourquoi a-t-il lutté durant trente ans ?\nPour la cause de la bonne et saine construc-\ntion. Ce qu'il écrivit il y a trente ans, con-\ntre le style « esthétique », s'applique au-\njourd'hui textuellement aux erreurs du\nsimili-moderne. Les armes que Loos for-\ngea jadis, restent toujours tranchantes. Car\nLoos est un logicien de race.\nTrotzdem (1), Malgré Tout, est le\nnom du dernier livre de Loos. C'est l'affir-\nmation en 253 pages d'une conception de\nvie probe. L'auteur a consacré la sienne\nà la défense de sa foi, durant ce qu'il\nappelle « sa guerre de Trente Ans ».\n\n(1) Adolf Loos, Festschrift. Richard Lanyi, Verlag.,\nVienne.\n(2) Dr Adolf Behne : Weltbuhne.\n(1) Adolf Loos: Trotzdem. Brenner-Verlag. Innsbruck."}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "134", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.1.14", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 2384, "texte": "L'impression que ces écrits très divers, vi-\ngoureux, caustiques et sans ambages nous\nlaissent, est celle d une vaste pensée huma-\nnitaire. Loos ne pérore pas sur le collecti-\nvisme, mais plus que tout autre il conçoit\nen fonction de son époque, en communion\navec l'humanité tout entière.\nCette époque Loos l'entrevoit dans toute sa\nbeauté : « Oui, notre temps est beau, si\nbeau, que je ne voudrais vivre en aucun\nautre. Notre temps s'habille si bien, que si\nle choix m'était donné entre les vêtements\nde tout autre temps, je saisirais sans hési-\ntation mes habits. Quelle joie de vivre! »\nL'architecte prône l'artisanat et l'ouvrier\nmanuel. Il le fait en connaissance de cause,\nayant exercé lui-même bon nombre de mé-\ntiers. Tour à tour il fut maçon, briquetier,\nornemaniste, menuisier, tailleur de pierre,\nsans oublier la période où en Amérique\nil fallait vivre ! il fut plongeur dans\nun restaurant. Il pose comme postulat :\npour produire un bon travail, il faut savoir\nl'exécuter dans sa totalité.\nPour lui le rapport est étroit entre toutes\nles formes de la production ; ce lien est la\nbase même de la vie sociale de notre ère.\nTout se tient et tout doit se tenir, les ma-\nnières et les mœurs, les vêtements, les\nustensiles ménagers et l'œuvre architectu-\nrale.\nLoos porte un même amour, une même sol-\nlicitude à tous les objets ; aucun n'est trop\ninfime pour que sa place ne lui soit dési-\ngnée. Aucun n'est trop important, pour se\nsoustraire à une règle, à une ordonnance.\nLoos a posé le principe : « Ce n'est que\nlorsque la statique constructive s'alliera à\nl'économie d'espace, qu'il pourra être ques-\ntion d'une construction moderne. Ce que\nl'on désigne par le terme « cubisme » est\nné d'une toute autre préoccupation, de la\nrecherche de l'effet extérieur produit par\nun jeu de volumes. L'intérieur de l'édifice\nest l'essentiel et commande la forme exté-\nrieure. Ce qui ne veut pas dire que cet\nordre intérieur soit inconciliable avec une\nstructure en volumes (1).»\nJamais il ne crée d'objet uniquement dans\nun but d'esthétique. « Si un objet d'usage\nest fabriqué d'après des principes d'esthéti-\nque il devient un ornement. Toute cons-\ntruction superflue est un ornement ; nous\nn'en avons que faire. »\n« L'architecture dit-il encore doit\nexprimer l'esprit de ce qu'elle construit. La\nmaison aura un aspect confortable, le palais\nde justice clamera la sévérité de la loi ; la"}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "134", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.1.14", "debut_caractere": 2433, "fin_caractere_exclue": 2515, "texte": "(1) H. Kulka : Adolf Loos, das Werk des Architekten,\nAnton Schroll Verlag. Vienne."}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "135", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.1.15", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 493, "texte": "banque dira : ici ton argent est confié à\ndes gens honnêtes. »\n» Et lorsque, à l'orée d'un bois, nous ren-\ncontrons un tertre que la pelle a façonné,\npyramide de six pieds de long, trois de\nlarge, alors nous devenons graves et quel-\nque chose nous dit : un homme est enterré\nici.\n» C'est cela l'Architecture. »\nLoos a rappelé à la vie le cube et la pyra-\nmide à gradins, l'œuvre d'architecture la\nplus parfaite du monde. Il a réussi, grâce\nà sa discipline de l'espace, à la maîtrise du\nvolume."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-07-01-c012", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-07_01#c012", "volume": "bmtnaac_1931-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "134", "page_fin": "134", "image_debut": 14, "image_fin": 14, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.2.8.2", "titre_corps": "ADOLF LOOS (d'après une récente photographie)", "titre_sommaire": "ADOLF LOOS (d'après une récente photographie)", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 14, "page_imprimee": "134", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.1.14", "debut_caractere": 2386, "fin_caractere_exclue": 2431, "texte": "ADOLF LOOS\n(d'après une récente photographie)"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-07-01-c013", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-07_01#c013", "volume": "bmtnaac_1931-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "135", "page_fin": "135", "image_debut": 15, "image_fin": 15, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.2.8.3", "titre_corps": "Intérieur de magasin. 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Pas\nplus d'ailleurs que celles turques ou japo-\nnaises. Bref, des selles modernes. Mais il\nne le savait pas. Tout ce qu'il savait, c'est\nqu i! fabriquait des selles de son mieux,\nil se fit qu'un mouvement étrange naquit\ndans sa ville. On appelait ce mouvement\n« Sécession ». Il exigeait qu'on ne fabri-\nquât que des objets modernes.\nLorsque le maître-sellier apprit cela, il\nchoisit parmi ses selles une des meilleures\net s'en alla la soumettre à un des leaders\nde la Sécession. Et de lui dire : « Monsieur\nle Professeur, car il vous faut savoir, que\ntous les leaders de ce mouvement avaient\nété nommés illico professeurs, Monsieur\nle Professeur, dit-il, j'ai entendu parler de\nvos exigences. Je suis un homme moderne.\nJ'aimerais, moi aussi, produire des objets\nmodernes. Dites-moi, cette selle est-elle mo-\nderne? »\nLe professeur tourna et retourna la selle\nsur toutes ses faces, puis il tint au sellier\nun long discours, où revenaient toujours les\nmots : artisanat, individualité, modernisme,\nHermann Bahr, Ruskin, art appliqué, et\nainsi de suite. Mais il conclut que la selle\nn'était pas moderne.\nLa queue entre les jambes, le sellier s'en\nretourna chez lui. Et il se mit à réfléchir,\nà travailler, et à réfléchir encore. Il eut\nbeau y mettre du sien, afin de répondre\naux conceptions élevées du professeur, il\nne parvint qu'à reproduire son ancienne\nselle."}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "137", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.1.17", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1379, "texte": "Tristement il s'en retourna auprès du pro-\nfesseur et lui fit sa complainte. Le profes-\nseur examina les divers essais du bon-\nhomme et s'exprima ainsi : « Mon brave,\nvous manquez d'imagination ».\nOui, c'était cela. Il manquait d'imagination.\nIl avait ignoré jusqu'ici, qu'elle était indis-;\npensable pour produire une bonne selle. S'il\navait possédé de l'imagination, il serait cer-\ntainement devenu peintre ou sculpteur ou\npoète ou compositeur.\nMais le professeur lui dit : « Revenez de-\nmain. Nous sommes là pour faire progres-\nser les métiers et les rendre féconds par\nnos idées nouvelles. Je m'en vais voir ce\nque l'on pourrait faire pour vous ».\nEt il mit au concours dans sa classe : Pro-\njet pour une selle.\nLe lendemain le sellier s'en revint. Le pro-\nfesseur put lui montrer 49 projets pour une\nselle moderne, bien qu'il n'eut que 44 élè-\nves : 5 de ces projets étaient les siens, et\nceux-là il se proposait de les exposer au\nStudio. Car ils étaient pénétrés d'âme...\nLongtemps le sellier regarda ces dessins et\nses yeux se dessillèrent.\nPuis il dit : « Monsieur le Professeur, si,\ncomme vous, j'ignorais tout de l'équitation,\ndu cheval, du cuir, et de la fabrication, moi\naussi, j'aurais de l'imagination ».\nDorénavant il vécut heureux et content. Il\nfaisait des selles. Modernes? Il n'en savait\nrien. Des selles.\n(1903)\n(Trotzdem).\n(Traduction de St. Ch.)\n\nAdolf LOOS"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-07-01-c015", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-07_01#c015", "volume": "bmtnaac_1931-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "136", "page_fin": "136", "image_debut": 16, "image_fin": 16, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.2.9.1", "titre_corps": "Projet pour un grand Hôtel au Semmering. Façade principale. 1913.", "titre_sommaire": "Projet pour un grand Hôtel au Semmering. 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Le peuple riait de\nlui, parce qu'il était fantasque, de petite\ntaille et qu'il avait une tête drôle. Ses œu-\nvres scandalisaient la bourgeoisie. « Quel\ndommage, disait-on, que cet homme ait des\noreilles malades. Son cerveau couve d'af-\nfreuses dissonances. Mais lui prétend que\nce sont des harmonies merveilleuses. Evi-\ndemment ce sont ses oreilles qui sont ma-\nlades, car les nôtres, nous pouvons le\nprouver, se portent bien. Quel dommage! »\nMais la noblesse, qui, grâce aux droits que\nle monde lui avait conférés, connaissait les\ndevoirs qui lui incombaient, lui donna les\nmoyens nécessaires pour faire exécuter\nses œuvres. Cette même noblesse avait éga-\nlement le pouvoir de faire représenter un\nopéra de Beethoven à l'Opéra Impérial.\nMais la bourgeoisie, qui emplissait le théâ-\ntre, fit échouer l'œuvre à tel point qu'on\nn'osa songer à une deuxième représenta-\ntion.\nDepuis, un siècle s'est écoulé, et les bour-\ngeois écoutent avec émotion les œuvres du\ncompositeur malade et détraqué. Sont-ils\ndevenus nobles, comme ceux de 1819 et\nont-ils appris le respect dû au génie? Non,\nils sont tous devenus malades. Tous ils ont\nà présent les oreilles malades de Beetho-\nven. Durant cent ans les dissonances de\nSaint Ludwig ont maltraité leurs oreilles.\nLeurs oreilles n'ont pas pu résister à cela.\nToute leur anatomie, les cartilages, les cir-\nconvolutions, le tympan, la trompe d'Eusta-\nche, tout a pris les formes malades que\nmontrait l'oreille de Beethoven. Et le visage\nsi drôle dont les gamins des rues se mo-\nquaient ,est devenu pour le peuple le visage\nspirituel du monde.\nC'est l'esprit qui construit le corps.\n(1913)\n(Trotzdem).\n(Traduction de St. Ch.)"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-07-01-c020", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-07_01#c020", "volume": "bmtnaac_1931-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "138", "page_fin": "138", "image_debut": 18, "image_fin": 18, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.2.10.1", "titre_corps": "Projet pour un immeuble de bureaux, avec cinéma, restaurant, etc., à Paris. 1925.", "titre_sommaire": "Projet pour un immeuble de bureaux, avec cinéma, restaurant, etc., à Paris. 1925.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 18, "page_imprimee": "138", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.1.18", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 81, "texte": "Projet pour un immeuble de bureaux, avec cinéma, restaurant, etc., à Paris. 1925."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-07-01-c021", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-07_01#c021", "volume": "bmtnaac_1931-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "138", "page_fin": "142", "image_debut": 18, "image_fin": 22, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.2.11", "titre_corps": "CÉRAMIQUE", "titre_sommaire": "CÉRAMIQUE", "signature_source": "Adolf LOOS", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 18, "page_imprimee": "138", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.1.18", "debut_caractere": 83, "fin_caractere_exclue": 1323, "texte": "CÉRAMIQUE\n\nDe nos jours les personnes cultivéJs pré-\nfèrent que les objets d'usage en verre, por-\ncelaine, majolique et faïence ne soient pas\ndécorés. Je désire boire dans mon verre.\nQue ce soit de Peau ou du vin, de la bière\nou de la liqueur, il faut que le verre soit\nconstruit de manière que la boisson m'y\nplaise. C'est là l'essentiel. Voilà pourquoi\nje me passe volontiers de toutes inscriptions\net ornements.\nIl existe des moyens de traiter le verre de\nfaçon à augmenter et à perfectionner l'éclat\nde la boisson. La même eau aura un aspect\nterne et mat dans certain récipient et pa-\nraîtra fraîche comme une source de mon-\ntagne dans tel autre. Ce résultat s'obtiendra\npar l'emploi d'une bonne matière et d'une\ntaille judicieuse. Lorsque l'on achètera des\nverres, avant d'arrêter son choix, on les\nfera remplir d'eau. Si on s'en tient à ce\nsystème, les verres décorés, où la boisson\nparaît contenir des sangsues, resteront\ninvendus.\nMais il ne suffit pas que la boisson ait bel\naspect, il s'agit aussi de la boire agréable-\nment. Les verres qui ont été fabriqués dans\nles trois derniers siècles, remplissent pres-\nque tous cette condition. Seule notre épo-\nque, non, il ne s'agit pas de blâmer\nnotre époque, seuls nos artistes se sont"}, {"page_pdf": 19, "page_imprimee": "139", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.1.19", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 3569, "texte": "distingués en créant non seulement des dé-\ncors peu appétissants, mais encore des for-\nmes dans lesquelles on ne peut pas boire.\nIl est des verres à eau, où l'eau coule à\ndroite et à gauche aux commissures des\nlèvres. Il est des verres à liqueur, qui ne\npeuvent être vidés que partiellement. Il\ns'agit donc d'user de prudence quant aux\nformes nouvelles et il vaut mieux s'en tenir\naux anciennes,\nPour les assiettes, il en est exactement de\nmême. Nous sommes plus raffinés que les\ngens de la Renaissance, qui supportaient de\ndécouper leur viande sur des représenta-\ntions d'ordre mythologique. Nous sommes\naussi plus raffinés que les gens de l'époque\nrococo, auxquelles il n'importait pas si leur\npotage prenait des teintes gris-verdâtre peu\nappétissantes, sur le fond d'oignons bleus.\nNous préférons manger sur un fond blanc.\nNous.\nLes artistes en pensent autrement.\nMais les objets en céramique ne servent\npas seulement à cuire, à manger et à boire.\nOn les destine également aux carreaux de\nvitres, aux dalles, aux revêtements des\nmurs, du sol, des poêles et des cheminées.\nOn en fait des vases à fleurs ou des porte-\nparapluies. Enfin, l'artiste peut se servir\nde la glaise pour la former, la cuire, l'émail-\nler, parce qu'il sent en lui le besoin de\nreprésenter des hommes et des animaux,\ndes plantes et des pierres, tels qu'ils sont\ndans la nature.\nJe me trouvais un jour avec des « artistes\nappliqués », dans un café. On parlait de\nfonder un studio d'essai de céramique au\nsein de l'lnstitut des Arts Appliqués. Je\nm'opposais à tout ce que ces messieurs pro-\nposaient, et tous étaient contre moi. Je\ndéfendais le point de vue de l'artiste.\nDans le clan il y en avait un, qui avait\napporté une fleur rouge merveilleuse, aux\npétales de velours. Il l'avait mise dans un\nverre d'eau, sur la table. Et l'un d'eux de\nme dire : « Voyez-vous, M. Loos, vous vou-\nlez qu'on s'en tienne à faire des pots. Tan-\ndis que nous, nous voulons essayer de créer\nun émail qui aurait la couleur de cette\nfleur. » Et ils étaient feu et flamme pour\nleur idée. Oui, toutes les fleurs de la créa-\ntion allaient donner leurs couleurs pour\ncréer des émaux nouveaux. Et de parler...\nIl faut que je vous dise, que la nature m'a\ndoté d'un don précieux : une oreille dure.\nAussi m'est-il possible de me trouver par-\nmi des gens qui crient et discutent, sans\nêtre obligé d'entendre les absurdités qu'ils\némettent. Pendant ce temps, je suis mes\npensées.\nC'est alors que je me rappelai mon maître.\nCe n'est pas un artiste. Un artisan. Il ne\nvoit pas les fleurs. Il ne les aime pas. Il\nne connaît pas leurs tons. Mais son âme\nest emplie de couleurs qui ne peuvent être\nreprésentées qu'en émail sur la terre glaise.\nJe le vois devant moi, mon maître. Assis\ndevant le four, il attend. Il rêve de couleurs\nque le Créateur a oublié de rêver. Aucune\nfleur, aucune perle, aucun airain n'a une\ncouleur semblable. Et ces couleurs, il veut\nles réaliser ; elles scintilleront et rayonne-\nront; elles répandront sur les hommes la\njoie et la mélancolie.\n« Le feu brûle. Brule-t-il pour moi ou\nbrûle-t-il contre moi? Donnera-t-il des for-\nmes concrètes à mes rêves ou bien dévo-\nrera-t-il mes rêves? Je connais les tradi-\ntions millénaires, tout ce qui est utile au\npotier. J'ai tout employé, tout tenté. Mais\nnous ne sommes pas encore au bout. L'es-\nprit de la matière n'est pas vaincu encore. »\nPuisse-t-il ne l'être jamais. Puissent les se-\ncrets de la matière rester à jamais des\nmystères pour nous. S'il n'en était ainsi,\nle maître ne se tiendrait pas devant le four\nardent, en un bonheur torturé, guettant,"}, {"page_pdf": 20, "page_imprimee": "140", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.1.20", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1807, "texte": "espérant, rêvant de couleurs et de teintes\nnouvelles que Dieu en sa sagesse n'a pas\ncréées, afin de permettre à la créature de\nparticiper à la joie merveilleuse de la créa-\ntion.\n« Alors, Monsieur Loos, qu'en pensez-\nvous? » me demande l'un d'eux.\nMoi? Je n'en pense rien du tout.\nNos artistes sont assis devant la planche à\ndessiner ; ils élaborent des projets pour la\ncéramique. Ils sont divisés en deux camps.\nLes uns crayonnent dans tous les styles ; les\nautres seulement en « moderne ». Les deux\ncamps se méprisent profondément. Mais les\n« modernes » se sont scindés également.\nLes uns exigent que l'ornement soit em-\nprunté à la nature, les autres qu'il surgisse\nde leur fantaisie. Tous trois s'accordent\npour mépriser le maître - artisan. Pour-\nquoi? Parce qu'il ne sait pas dessiner. Mais\nle maître-artisan ne s'en fait pas pour cela.\nLes briques glacées que Bigot créa à Paris,\nil y a trente ans, n'ont encore perdu aucun\nde leurs charmes. Tandis que les dessins\nque les artistes ont mis sur le marché, il\ny a cinq ans, leur donnent à eux-mêmes\naujourd'hui déjà sur les nerfs. Et il en est\nainsi de tous les projets de cette école.\nAussi que celui qui achète des produits de\ncéramique soit circonspect. On ne tient pas\nà dépenser son argent uniquement afin de\nse mettre en colère trois ans plus tard. Des\nobjets qui portent l'empreinte du maître-\ncréateur garderont toujours leur valeur.\nLes objets qui sont munis de l'ornement\n« moderne », même s'ils plaisent de prime\nabord, doivent être refusés. Ils plaisent,\nnon pas parce qu'ils sont beaux ou parce\nqu'ils répondent à notre sentiment, mais\nparce qu'on a tout fait pour nous imposer\ncette tendance. Que l'on se fie au sentiment\nqu'on possédait avant qu'un Hermann Bahr\ns'est mis à écrire sur ces choses.\nLa planche à dessiner. Le four. Un monde"}, {"page_pdf": 21, "page_imprimee": "141", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.1.21", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 3538, "texte": "les divise. Ici l'exactitude du compas ; là,\nl'incertitude du hasard et de la flamme.\nRêves humains, mystère du devenir.\nJe n'écris que pour ceux qui sentent de\nmanière moderne. Pour ceux qui sont re-\nconnaissants à l'ordre universel d'être nés\naujourd'hui et non pas dans les siècles pas-\nsés. Je n'écris pas pour ceux qui ont la\nnostalgie de la Renaissance ou du Rococo.\nDe pareils hommes existent. Ils montrent\ntoujours les siècles passés, où les peintres\net les sculpteurs fournissaient les projets\naux artisans. Ils montrent la Renaissance\ndu Moyen Age, où les hommes buvaient\ndans des hanaps sur lesquels étaient mo-\ndelées des batailles d'amazones. Us mon-\ntrent des salières en forme de navire sou-\ntenu par des tritons, où une rame figure\nla cuillère. Ces gens ne sont pas modernes.\nMais ils livrent des projets à l'ouvrier, ou\nbien, si le hasard a fait que leurs parents\nles envoyèrent à une école de sculpture, ils\nmodèlent eux-mêmes leurs projets.\nVous désirez un miroir? Le voilà : une\nfemme nue le tient. Vous désirez un en-\ncrier? En voilà un : des najades prennent\nleurs ébats autour de deux rochers, Pun\ncontient Pencre rouge, Pautre la noire. Vous\ndésirez un cendrier? Le voici : une dan-\nseuse-acrobate s'y contorsionne et vous\npouvez faire tomber les cendres sur le bout\nde son nez.\nA moi, tout cela ne plait pas. Aussi les\nartistes disent-ils : « Vous voyez, il est\nennemi de Part ». Mais ce n'est pas que je\nsois ennemi de l'art, seulement je veux dé-\nfendre Part contre ceux qui l'assaillent. On\nm'a invité à exposer à la Sécession. Je le\nferai dès que les marchands auront été\nchassés du temple. Les marchands? Non.\nCeux qui prostituent l'art.\nDétournez-vous des prophètes de la Re-\nnaissance. Aimez vos objets modernes !\nVoyez cet admirable miroir. La Renais-\nsance a-t-elle su produire du verre comme\ncelui-ci, qui reflète un mouchoir blanc dans\nsa netteté et sa pureté? Voyez le bel en-\ncrier. Le grand cube de cristal étincelle et\nluit. Il ne se renversera pas. Voyez le splen-\ndide cendrier. Une grande coupe en verre,\nmontée sur argent. Dans le fond l'eau étein-\ndra les restes ardents du cigare. Les incur-\nvations dans la monture servent à y dépo-\nser le cigare allumé. La Renaissance peut-\nelle nous montrer des objets aussi parfaits?\nRéjouissez-vous, réjouissez-vous, hommes,\nde vivre au XXe siècle!\nOn voit dans les étalages des animaux en\nporcelaine blanche. Des taches jaunes ou\nbleues sous l'émail leur donnent un « chic »\ncaractéristique. Ils sont jolis, ces travaux de\nCopenhague. Un chat enroulé sur lui-\nmême. Ou deux petits chiens, serrés Pun\ncontre Pautre. Moi, je les trouve infiniment\njolis, aux étalages. Car chose étrange!\nje me trouverais très embarrassé, si on m'en\noffrait un. Je ne saurais comment l'exposer\nchez moi. En effet, mes visiteurs qui vien-\ndraient diraient : « Ah ! du Copenhague ! »\nCela fait toujours plaisir. Tout comme cela\nfait plaisir, lorsque l'on offre un cigare,\nd'entendre s'exclamer : « Havane impé-\nrial ! Deux couronnes pièce ! » Car cette\njoie aussi se paie cher. Tout le long du jour,\ncette bête fixerait sur moi ses gros yeux fi-\ngés, perfidement humoristique... Cela ne\nm'irait pas du tout. Je ne suis pas toujours\nd'humeur à le supporter. Je ne veux pas,\nautour de moi, dans ma chambre, des ob-\njets indifférents. Pas plus des fauteuils en\nosier que des reproductions de Klinger. Ni\nles produits spirituels des siècles passés.\nVieux Saxes ! Ils n'ont plus de prise sur ma\nvie. Us sont séparés de moi par cent années.\nNous voilà heureusement débarrassés des"}, {"page_pdf": 22, "page_imprimee": "142", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.1.22", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 2851, "texte": "maximes accrochées aux murs. Voyez-vous\nvenir à présent les « artistes appliqués » et\nnous dire : « Créez des dictons modernes ! »\nNon, il n'en faut plus. Je ne tiens pas à ta-\npisser ma chambre avec des illustrés. Je les\nrelègue ailleurs.\nCopenhague fabrique aussi des vases pour\nfleurs. Non, vases pour fleurs n'est pas le\nterme qui convient. Vu que ces vases font\nmieux lorsqu'ils ne contiennent pas de\nfleurs. Mais moi, je désire avoir des fleurs\nfraîches dans ma chambre. Bien qu'elles ne\npuissent concourir avec les produits de Fart\nraffiné de Copenhague. Une potiche émail-\nlée leur convient mieux. Chacun sent cela.\nC'est pourquoi les vases de Copenhague\nrestent toujours vides.\nJe pense que nous avons laissé derrière\nnous l'époque où les désirs et les actions des\nhommes s'incarnaient dans des objets\nd'usage inutilisables, tels des pots à bière\ndans lesquels on ne parvenait pas à boire,\ndes marteaux pour cordonnier, qui ne\npermettaient pas d'enfoncer les pointes.\nL'homme moderne possède le moyen de se\ndébarrasser des inutilités. Un matin, je me\nsuis éveillé tout joyeux. J'avais rêvé que\ntoute la faune de Copenhague était devenue\nenragée et avait été mise sous la garde du\nfabricant de vases.\nCertains prétendent que j'ai du goût. Une\nfois cette réputation établie, les gens vous\ndemandent volontiers de les accompagner\nl'orsqu'îls font des achats. Ainsi une dame\nme pria d'aller avec elle à la Sécession, pour\nla conseiller. Il s'agissait d'un ornement\npour une chambre. L'argent ne jouait pas\nde rôle. Mais l'objet ne devait pas être\ngrand. Je lui conseillai un petit bloc en mar-\nbre, de Rodin. Douloureusement, un visage\nmerveilleux se détachait de la pierre. La\ndame contempla la pièce de tous côtés. Elle\nparaissait gênée. Puis, elle dit : « A quoi\ncela sert-il? » Maintenant, c'était à moi\nd'être gêné. Elle s'en aperçut et dit encore :\n« Voyez-vous, Monsieur Loos, vous êtes\ntoujours contre nos artistes. Mais avec eux,\non sait au moins ce qu'ils veulent. Peut-on\nenflammer une allumette contre ce bloc?\nAlors même, où dois-je la mettre? Peut-on\ny placer une bougie? Comment cela s'agen-\nce-t-il? Où peut-on faire tomber les cen-\ndres? »\nQu'ai-je dit tout à l'heure? De l'art pros-\ntitué.\n(1904)\n(Trotzdem).\n(Traduit par St. Chandler.)\nLes illustrations qui accompagnent cette\nétude sont des réductions de clichés du fort\nbel ouvrage de M. Heinricli Kulka sur\nAdolf Loos. Cet ouvrage fait partie de la\ncollection consacrée, sous la direction de\nM. Joseph Gantner, à l'examen critique de\nl'évolution de l'architecture moderne.\nLa maison d'édition Anton Schroll à Vien-\nne en a assuré la publication d'une manière\nirréprochable.\n(Adolf Loos, Das Werk des Architekten.\nHerausgegeben von Heinrich Kulka, Wien\n1931. Verlag von Anton Schroll & Cu. 48 pa-\nges de texte, 260 illustrations. Broché 20 R.\nMk. Relié 23 R. Mk.)\n\nAdolf LOOS"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-07-01-c022", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-07_01#c022", "volume": "bmtnaac_1931-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "140", "page_fin": "140", "image_debut": 20, "image_fin": 20, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.2.11.1", "titre_corps": "Habitation de M. M.. à Vienne. Façade vers les jardins. 1928.", "titre_sommaire": "Habitation de M. M.. à Vienne. 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M.. à Vienne.\nFaçade vers les jardins. 1928."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-07-01-c023", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-07_01#c023", "volume": "bmtnaac_1931-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "140", "page_fin": "140", "image_debut": 20, "image_fin": 20, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.2.11.2", "titre_corps": "Habitation Müller, à Prague. Vue latérale. 1930.", "titre_sommaire": "Habitation Müller, à Prague. 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Architecte Gellhorn. (Revue “ Die Baugilde ”, Berlin, 10-I-1931).", "titre_sommaire": "Antichambre dans une habitation à Berlin. Architecte Gellhorn. (Revue “ Die Baugilde ”, Berlin, 10-I-1931).", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 23, "page_imprimee": "143", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.1.23", "debut_caractere": 66, "fin_caractere_exclue": 428, "texte": "ALLEMAGNE\nVilla dans la banlieue berlinoise.\nArchitecte Gellhorn.\nReproduction d'après une étude sur les villas, parue\ndans “ Die Baugilde ”, Berlin, 10-1-1930.\nVilla à Stuttgart.\nArchitectes Volkart et Trüdinger.\nLa revue “ Baukunst ” (Munich, I, 1931) consacre\nune longue étude à cette villa, qui offre un certain\nintérêt.\nIdem.\nIntérieur de chambre à coucher."}, {"page_pdf": 24, "page_imprimee": "144", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.1.24", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 574, "texte": "Intérieur d'appartement minimum à Berlin-\nSteglitz.\nArchitectes Mebes et Emmerich.\nCette vue donne un aspect de salle de séjour, dans\nla “ Laubenganghaus', de Berlin-Steglitz. Le revue\nfrancfortoise ” Stein, Holz, Eisen ” consacre une longue\nétude à cette construction (20-XII-1930).\nIntérieur, à Berlin.\nArchitectes Luckhardt et Anker.\nExtrait d'une étude sur le mobilier métallique et ses\nperfectionnements, publiée par “ Innendekoration ”,\nDarmstadt (N° I, 1931).\nAntichambre dans une habitation à Berlin.\nArchitecte Gellhorn.\n(Revue “ Die Baugilde ”, Berlin, 10-I-1931)."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-07-01-c026", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-07_01#c026", "volume": "bmtnaac_1931-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "145", "page_fin": "145", "image_debut": 25, "image_fin": 25, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.2.12.2", "titre_corps": "Coin d'interieur moderne (?) à Londres. Architecte Chermayeff. Si l'Angleterre s'ouvre à ce jeu du “ style décoratif moderne ”, il y aura encore beaucoup à faire pour que pénètre enfin l'architecture rationnelle... (Illustration reproduite de la revue “ House Beautiful ”, Boston, E. U. A. – I, 1931).", "titre_sommaire": "Coin d'interieur moderne (?) à Londres. Architecte Chermayeff. Si l'Angleterre s'ouvre à ce jeu du “ style décoratif moderne ”, il y aura encore beaucoup à faire pour que pénètre enfin l'architecture rationnelle... (Illustration reproduite de la revue “ House Beautiful ”, Boston, E. U. A. – I, 1931).", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 25, "page_imprimee": "145", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.1.25", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 403, "texte": "ANGLETERRE\nHabitation moderne en Angleterre.\nReproduite d'après le revue “ Bauwelt ”, Berlin,\n1931.\nCoin d'interieur moderne (?) à Londres.\nArchitecte Chermayeff.\nSi l'Angleterre s'ouvre à ce jeu du “ style décoratif\nmoderne ”, il y aura encore beaucoup à faire pour\nque pénètre enfin l'architecture rationnelle...\n(Illustration reproduite de la revue “ House Beau-\ntiful ”, Boston, E. U. A. - I, 1931)."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-07-01-c027", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-07_01#c027", "volume": "bmtnaac_1931-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "145", "page_fin": "146", "image_debut": 25, "image_fin": 26, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.2.12.3", "titre_corps": "Habitation en montagne (Autriche). Architecte L. Welzenbacker. D'après “ Die Bau- und Werkkunst ”, Vienne, I, 1931.", "titre_sommaire": "Habitation en montagne (Autriche). Architecte L. Welzenbacker. D'après “ Die Bau- und Werkkunst ”, Vienne, I, 1931.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 25, "page_imprimee": "145", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.1.25", "debut_caractere": 405, "fin_caractere_exclue": 530, "texte": "AUTRICHE\nHabitation en montagne (Autriche).\nArchitecte C. Holzmeister.\nD'après “ Die Bau- und Werkkunst ”, Vienne, (I,\n1931)."}, {"page_pdf": 26, "page_imprimee": "146", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.1.26", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 115, "texte": "Habitation en montagne (Autriche).\nArchitecte L. Welzenbacker.\nD'après “ Die Bau- und Werkkunst ”, Vienne, I,\n1931."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-07-01-c028", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-07_01#c028", "volume": "bmtnaac_1931-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "146", "page_fin": "146", "image_debut": 26, "image_fin": 26, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.2.12.4", "titre_corps": "Idem. Aspect du hall de séjour.", "titre_sommaire": "Idem. Aspect du hall de séjour.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 26, "page_imprimee": "146", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.1.26", "debut_caractere": 117, "fin_caractere_exclue": 455, "texte": "ETATS-UNIS\nGrande habitation-hôtel, à Los Angeles\n(Californie).\nArchitecte Richard Neutra.\nLa revue tchèque “ Stavba ” donne d'intéressants\ndétails et quelques documents photographiques sur\ncette très remarquable construction, d'un programme\net d'une exécution très particuliers. (Stavba, Prague,\nX, 1930).\nIdem.\nAspect du hall de séjour."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-07-01-c029", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-07_01#c029", "volume": "bmtnaac_1931-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "147", "page_fin": "148", "image_debut": 27, "image_fin": 28, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.2.12.5", "titre_corps": "Intérieur exposé au Salon d'Automne, à Paris. (“ L'Architecture \", Paris, XII, 1930.)", "titre_sommaire": "Intérieur exposé au Salon d'Automne, à Paris. (“ L'Architecture \", Paris, XII, 1930.)", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 27, "page_imprimee": "147", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.1.27", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 412, "texte": "FRANCE\nHabitation d'artiste, à Paris.\nArchitecte A. Lurçat.\nCe cliché et le suivant sont extraits d'un article paru\ndans la revue suisse “ Das Werk ” (Zurich, I, 1931)\nsur les habitations construites à Paris, par André Lurçat,\npour des artistes suisses.\nHabitation d'artiste à Paris.\nArchitecte A. Lurçat.\nIntérieur de villa.\nArchitecte Philippe Jourdain.\nD'après la revue “ Art et Décoration ”, Paris, XI,\n1930."}, {"page_pdf": 28, "page_imprimee": "148", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.1.28", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 179, "texte": "Intérieur exposé au Salon d'Automne, à Paris.\n(“ La Construction Moderne ”, Paris, 4-1-1931.)\nIntérieur exposé au Salon d'Automne, à Paris.\n(“ L'Architecture \", Paris, XII, 1930.)"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-07-01-c030", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-07_01#c030", "volume": "bmtnaac_1931-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "148", "page_fin": "148", "image_debut": 28, "image_fin": 28, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.2.12.6", "titre_corps": "Intérieur d'habitation. Architecte Kienzle. (D'après le revue “ Stavitel ”, Prague, 1930).", "titre_sommaire": "Intérieur d'habitation. Architecte Kienzle. (D'après le revue “ Stavitel ”, Prague, 1930).", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 28, "page_imprimee": "148", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.1.28", "debut_caractere": 181, "fin_caractere_exclue": 444, "texte": "TCHÉCO-SLOVAQUIE\nVilla à Prague.\nArchitecte E. Linhardt.\nRemarquable construction, dont les détails ont été\npubliés par la revue “ Moderne Bauformen ”, Stuttgart\n(I, 1931).\nIntérieur d'habitation.\nArchitecte Kienzle.\n(D'après le revue “ Stavitel ”, Prague, 1930)."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-07-01-c031", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-07_01#c031", "volume": "bmtnaac_1931-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "241", "page_fin": "245", "image_debut": 31, "image_fin": 35, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.2.13", "titre_corps": "Questions Techniques", "titre_sommaire": "Questions Techniques", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 31, "page_imprimee": "241", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.1.31", "debut_caractere": 1860, "fin_caractere_exclue": 3610, "texte": "Questions Techniques\nRESISTANCE A LA CORROSION DE\nL'ALUMINIUM ET DE SES ALLIAGES\nAU POINT DE VUE DE LEUR EMPLOI\nEN ARCHITECTURE\nGénéralités♦\nEn architecture, la question de la résistance\nà la corrosion des métaux se pose à deux\npoints de vue : celui de la durée et celui de\nl'aspect décoratif.\nAvant d'aborder la question proprement\ndite, il est utile de préciser les applications déjà\nréalisées de l'aluminium et de ses alliages en\narchitecture. Nous pouvons classer ces appli-\ncations en deux catégories : i° celles où les\nmétaux considérés sont à l'extérieur; 2° celles\noù ils sont à l'intérieur des immeubles, Parmi\nles premières, nous citerons : les toitures, les\nchéneaux, les recouvrements d'appuis de fenê-\ntre, les meubles de jardin, les motifs et pan-\nneaux décoratifs, les enseignes, les portes, les\nmontants de fenêtres, la peinture à Talumi-\nnium, etc. Parmi les secondes, nous trouvons\nles rampes d'escaliers, la ferronnerie d'art, le\nmobilier, les cloisons mobiles, les recouvre-\nments de marches d'escalier, les tuyaux à gaz\net à eau, les papiers de tapisserie, les motifs dé-\ncoratifs, la peinture, les ascenseurs, les boutons\nde porte, etc.\nDans le cas de l aluminium, une propriété\nimportante au point de vue de la corrosion\nest à signaler : c'est son affinité très grande\npour l'oxygène. Cette, affinité, qui a priori\npourrait paraître gênante est au contraire pré-\ncieuse; elle provoque, en effet, très rapidement\nla formation d'une couche très mince, mais\ntrès dure et peu perméable, d'oxyde d'alumi-\nnium ou alumine qui protège efficacement la\nsurface. De plus, cette couche d'alumine est\ntransparente et ne modifie pas l'aspect du\nmétal.\nIl y a lieu de distinguer plusieurs genres de\ncorrosion selon la destination des objets."}, {"page_pdf": 32, "page_imprimee": "242", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.1.32", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 4429, "texte": "Nous examinerons la corrosion atmosphé-\nrique en atmosphère normale et en atmosphère\nspéciale, à l'intérieur et à l'extérieur, puis la\ncorrosion par le contact des mains et, enfin, la\ncorrosion par le contact des métaux et maté-\nriaux divers.\nA. CORROSION ATMOSPHERIQUE.\nI. Emploi à l'intérieur.\na ) En atmosphère normale, l'aluminium\nou ses alliages sont en contact avec l'air con-\ntenant en faible proportion de l'acide carbo-\nnique et de la vapeur d'eau; la couche d'alu-\nmine dont nous avons parlé suffit, dans ces\nconditions, à protéger le métal contre toute\ncorrosion; le poli lui-même se conserve très\nlongtemps et d'autant mieux qu'il a été plus\nparfaitement exécuté. La conservation du poli\ndépend aussit dans une large mesure, de la\ncomposition de l'alliage et, à ce point de vue,\nil y a lieu de se méfier des alliages fabriqués\navec des débris de carters ou autres pièces\nmoulées contenant très souvent une assez forte\nproportion de cuivre ou de zinc qui diminue\nsensiblement la résistance à la corrosion. L'alu-\nminium pur résiste mieux que la grande ma-\njorité de ses alliages. Toutefois, certains élé-\nments d'addition permettent, tout en amélio-\nrant les qualités mécaniques de l'aluminium,\nd'affecter très peu la résistance à la corrosion:\nce sont le magnésium, le silicium et le man-\nganèse.\nLe poli s'atténue cependant à la longue\ncomme pour le cuivre ou le laiton; on l'en-\ntretient avec des produits analogues à ceux\ncontenant des acides ou des composés alca-\nlins qui attaqueraient le meta!.\nb ) Atmosphères spéciales. Elles sont\nnaturellement très variées; nous citerons en\npremier lieu celles contenant une forte pro-\nportion de vapeur d'eau (salles de machines à\nvapeur, salles de bains, papeteries, blanchisse-\nries, etc. ). Dans ce cas, il y a condensation\nde vapeur sur le métal et si l'eau ne contient\npas d'éléments étrangers, aucune corrosion\nn'est à craindre; il y aura seulement une atté-\nnuation du poli plus rapide qu en atmosphère\nsèche.\nDans les usines à gaz, dans le voisinage des\nbrûleurs et des fourneaux à gaz, l'atmosphère\ncontient une forte quantité de gaz d'éclairage.\nLes composants de ce produit n'attaquent pas\nl'aluminium. L'hydrogène sulfuré, l'anhydre\nsulfureux, le sulfure de carbone et en général\ntous les composés du soufre qui corrodent si\nrapidement le cuivre, sont pratiquement sans\nactions sur l'aluminium. Il en est de même\ndes vapeurs plus ou moins cyanurées et du gaz\nammoniac.\nLa résistance à la corrosion de l'aluminium\nsous l'action des vapeurs sulfureuses est parti-\nculièrement précieuse dans les établissements de\nbains sulfureux. À l'établissement thermal\nG Aix-les-Bains, l'aluminium a remplacé avec\nsuccès le cuivre pour la tuyauterie, les boutons\nde porte, la robinetterie, les main-courantes de\nramoes d'escaliers, les encadrements de portes.\nLà où le cuivre se couvrait rapidement d'une\népaisse couche noire de sulfure et d'oxyde im-\npossible à enlever, l'aluminium garde sa cou-\nleur gris argent d un aspect agréable et facile\nà conserver.\nLe gaz acétylène, l'oxyde de carbone, l'acide\ncarbonique à l'état gazeux, sont sans action\nsur l'aluminium et cette propriété rend possible\nl'emploi de ce métal dans les tuyaux d'évacua-\ntion de gaz brûlés et les radiateurs à gaz.\n11. Emploi à Vextérieur,\na ) L'atmosphère normale (campagnes, villes\nde moyenne importance ) ne contient pas de\nsubstances susceptibles d'attaquer l'aluminium;\nles toitures en tôle d aluminium en service de-\npuis de nombreuses années ont montré la par-\nfaite résistance de l'aluminium aux influences\natmosphériques y compris la neige. Les sels\nd'aluminium ne sont pas colorés, de sorte\nque Faction atmosphérique ne donne jamais\nlieu à des traînées inesthétiques sur la maçon-\nnerie, résultant de l'entraînement par la pluie\ndes produits de la corrosion.\nb ) Les atmosphères spéciales sont celles qui\nexistent dans les grandes villes, au voisinage\ndes usines de produits chimiques, des forges,\ndes gares, de la mer.\nLa présence d'eau augmente ou favorise la\ncorrosion de l'aluminium. De nombreuses sub-\nstances qui, à l'état gazeux, sont sans action,\ndeviennent corrosives en dissolution. La corro-\nsion est, d'autre part, accélérée lorsque l'agent\ncorrosif est en contact avec le métal sous les\ndeux états liquide et gazeux. On constate ce\nfait dans les essais de corrosion :la zone de\nl'éprouvette située au niveau du liquide est\npresque toujours la plus attaquée» Il faudra"}, {"page_pdf": 34, "page_imprimee": "244", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.1.34", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 4298, "texte": "donc éviter dans la construction de former des\ncavités où l'eau contenant des corps plus ou\nmoins corrosifs, pourrait s'accumuler et pro-\nduire, par évaporation lente, une attaque sen-\nsible aux niveaux successifs de liquide.\nLes fumées d'usines et de locomotives sont\nconstituées par de la vapeur d'eau, de l'oxyde\nde carbone, de l'acide carbonique, de F azote,\net des composés du soufre provenant de\nhouilles pyriteuses. L'aluminium résiste bien\nen général à tous ces produits, la preuve en\nest faite par les toitures en aluminium en ser-\nvice depuis une dizaine d'années qui se sont\ntrès bien comportées, Dans les toitures, l'alu-\nminium est supérieur au zinc non seulement\nà cause de son meilleur aspect, mais aussi en\nraison de sa plus grande résistance à l'action\ncorrodante des fumées; on a constaté que là\noù le zinc résiste 10 ans, l'aluminium, résiste\n15 ans.\nL'effet corrosif intense de l'air marin qui\ndétruit si rapidement les objets de fer ou acier,\nmême soigneusement peints, agit d'une façon\nbeaucoup moins sensible sur l'aluminium,\nmais son action n'est pas négligeable et varie\nbeaucoup avec la structure de la côte, la direc-\ntion des vents dominants, l'éloignement de la\nmer. Ces particularités ont été surtout obser-\nvées sur des lignes électriques; tandis que cer-\ntaines présentaient une corrosion sensible,\nd'autres résistaient parfaitement. On a reconnu\nque les circonstances les plus défavorables\nétaient une côte rocheuse ou à falaises de\nmoyenne hauteur provoquant la formation\ndes embruns et des vents dominants soufflant\nvers la terre. Sur les côtes sableuses (Landes)\nou à vents dominants soufflant vers la mer\n(littoral méditerranéen ), la corrosion est très\nfaible.\nLe voisinage d'usines dégageant des vapeurs\nsulfureuses ou ammoniacales ne s est pas mon-\ntré préjudiciable à la bonne tenue de l'alumi-\nnium.\nB, CORROSION PAR LE CONTACT\nDES MAINS.\nL action du contact des mains est due aux\nsels que contiennent les sécrétions cutanées.\nCelles-ci sont de deux sortes: la sécrétion su-\ndorale et la sécrétion sébacée; celle-ci est la\nplus faible pour les mains et les corps gras ont\nplutôt une action protectrice; on peut donc\nconsidérer que seule la sueur a un rôle actif\npour la corrosion»\nCe liquide a, à rémission, une réaction\nacide, il contient 990 parties d'eau, une partie\nd'urée, 4 de sels minéraux, puis des acides gras,\nlactique, acétique, burytique, etc., et des grais-\nses neutres. Ce sont surtout les sels minéraux\n(chlorures) qui agissent comme agents corro-\ndants. La corrosion dans ce cas est à considérer\nplutôt au point de vue de la diminution de\nF effet décoratif qu'à celui de la durée, car le\npoids de métal désagrégé, même dans les cas\nles plus défavorables, est très faible.\nDes essais systématiques sur l'aluminium\net de nombreux alliages ont été effectués par\nle laboratoire de la T. C R. P. Les conclusions\nsont les suivantes :\nLaluminium commercial pur (98 p.G mi-\nnimum ) présente un léger dépolissage dû au\nfrottement des mains, mais aucune trace de\ncorrosion. Les alliages au magnésium se sont\ncomportés aussi bien et les alliages au manga-\nnèse sensiblement mieux que l'aluminium pur;\nles alliages au silicium donnent également sa-\ntisfaction. Les autres éléments d'addition dimi-\nnuent dans une plus ou moins grande pro-\nportion la résistance à la corrosion, en parti-\nculier le cuivre et le zinc.\nC. CORROSION AU CONTACT DE CER-\nTAINES SUBSTANCES,\na ) Au contact de certains métaux.\nOn sait que deux métaux mis en couple\ndans un électrolyte présentent entre eux une\ndifférence de potentiel et que la valeur plus ou\nmoins grande de celle-ci et son sens, comman-\ndent la nature et 1 intensité des réactions sur\nl'un ou l'autre métal. Ces réactions se tradui-\nsent par une attaque (généralement oxydation )\ndu métal le plus électro-positif. Or, l'alumi-\nnium a un potentiel d'électrode assez élevé, il\ny aura donc entre l'aluminium et les autres\nmétaux, en présence d'humidité, un couple\nélectrolytique qui, généralement, attaquera\nl'aluminium. Le danger est surtout grand avec\nle cuivre et le fer; il est moindre avec le laiton.\nLe couple zinc-aluminium est très faible et\npeu à craindre.\nPour éviter, en atmosphère humide, la cor-\nrosion électrolytique de l'aluminium, on veil-\nlera donc à ne pas le mettre au contact d'au-"}, {"page_pdf": 35, "page_imprimee": "245", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.1.35", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 2780, "texte": "très métaux, c'est ainsi que pour les toitures,\nles assemblages, on utilisera des clous, vis ou\nboulons en aluminium ou alliage de même\ncomposition, ou tout au moins en acier for-\ntement galvanisé.\nSi on ne peut éviter le contact de l'alumi-\nnium avec un métal étranger en atmosphère\nhumide, on recouvrira le joint d'une pein-\nture ou d'un vernis hydrofuge.\nPour la même raison, on rejetera autant que\npossible les soudures tendres qui introduisent\nde l'étain et du zinc et on donnera la préfé-\nrence à la soudure autogène. Il faut, évidem-\nment, après toute soudure, éliminer soigneu-\nsement le flux décapant.\nb ) Au contact de la chaux et du ciment.\nLa chaux et le ciment attaquent l'alumi-\nnium du fait de leur nature alcaline; il y a\nformation d'un aluminate alcalin. Ce composé\nqui est soluble, ne peut pas constituer de cou-\nche protectrice, et l'attaque se continue. On\névite aisément cette corrosion en recouvrant\nconvenablement d une couche de minium la\npartie du métal qui doit venir en contact avec\nla chaux ou le ciment, ou en interposant une\nfeuille de papier goudronné.\nIl faut signaler ici que les ciments alumi-\nneux, fondus ou électro-fondus, fabriqués avec\ndes bauxites et dont la fabrication est en voie\nde développement rapide, ne produisent aucune\ncorrosion de l'aluminium grâce à l'absence de\nchaux vive. Des essais ont été réalisés en intro-\nduisant des fils, barres et tôles d'aluminium\net alliages dans du mortier de ciment fondu.\nAprès la prise, le tout a été plongé dans l'eau.\nAu bout de plusieurs mois, à la rupture des\nblocs de ciment, les éprouvettes n'ont présenté\naucune trace de corrosion ni attaque superfi-\ncielle ou intérieure.\nLe plâtre est également sans action sur l'alu-\nminium.\nc ) Au contact du terrazzolith.\nLe terrazzolith corrode l'aluminium par\nsuite de sa teneur en chlorure de magnésium;\nil faudra donc prendre avec ce matériau les\nmêmes précautions qu'avec le ciment, le mor-\ntier et la chaux.\nCONCLUSION.\nL'aluminium et ses alliages présentent en\ngénéral une excellente résistance aux agents\ncorrosifs rencontrés en architecture. Cette qua-\nlité, jointe à la propriété de ne pas donner de\nsels colorés et à un bon aspect décoratif propre,\npermet de ne pas avoir recours à un recouvre-\nment, quoique celui-ci soit possible avec la ma-\njorité des produits habituels. Cette suppression\nde la sujétion de la peinture a souvent fait\nadopter l'aluminium pour des constructions où\ncette opération aurait été difficile ou dange-\nreuse ou seulement trop coûteuse.\nMoyennant les quelques précautions que\nnous avons indiquées, on peut éviter toute at-\ntaque sensible et assurer aux objets d'alumi-\nnium, quelle que soit leur destination, une\ndurée indéfinie.\n(Article publié par « L'Architecture »,\nde Paris, n° du 15 avril 131»)"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-07-01-c032", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-07_01#c032", "volume": "bmtnaac_1931-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "245", "page_fin": "247", "image_debut": 35, "image_fin": 37, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.2.14", "titre_corps": "ECHOS-INFORMATIONS", "titre_sommaire": "ECHOS-INFORMATIONS", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 35, "page_imprimee": "245", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.1.35", "debut_caractere": 2782, "fin_caractere_exclue": 3409, "texte": "ECHOS-INFORMATIONS\n\nBELGIQUE\nBruxelles\nL L S, A. D. AU PALAIS DES BEAUX-\nARTS,\nL'exposition des travaux d'élèves de l'lns-\ntitut Supérieur des Arts Décoratifs s'est ou-\nverte au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles\nle 20 juin ,en présence d'un grand nombre\nde personnalités officielles et artistiques.\nPrès de douze salles abritent le multiple et\nabondant travail des diverses classes de l'l, S.\nA. D., travail qui, pour la première fois, est\nsoumis au jugement du public. On ne doit pas\ncraindre d'affirmer que, pour l'lnstitut et son\nDirecteur, cette manifestation marque un bril-\nlant succès. Et si l'on ste souvient des viles"}, {"page_pdf": 36, "page_imprimee": "246", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.1.36", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 3734, "texte": "manœuvres qui, il y a quelque années,\nont été dirigées contre cet enseignement, on\nrendra hommage tout spontanément à Henry\nVan de Velde, dont la ténacité, la foi dans\nl'œuvre et l'esprit organisateur se sont défi-\nnitivement imposés à notre pays.\nNe pouvant entreprendre ici l'examen des\ntravaux exécutés dans toutes les classes de\nl'l .S. A. D. d'autres revues l'ont déjà\nfait nous donnerons dans un prochain nu-\nméro de « La Cité » quelques considérations\ntouchant plus spécialement les classes d'Archi-\ntecture et d'Urbanisme, qui nous intéressent\navant tout.\nFONDATION RUBENS.\nLe Conseil d'Administration de la Fonda-\ntion vient de désigner le lauréat de la bourse\ndestinée à un jeune architecte. C'est M. Marcel\nGérard, architecte diplômé de l'lnstitut Supé-\nrieur des Arts Décoratifs, qui a été choisi à\nl'unanimité.\nVISITEURS TCHECO-SLOVAQUES,\nUne trentaine d'étudiants-architectes de\nl'Ecole polytechnique de Prague, en voyage\nd'étude dans les pays de l'Europe Occidentale,\nont visité les 21 et 22 juin dernier les princi-\npales réalisations modernes de la région bru-\nxelloise, Cette visite fut guidée par notre con-\nfrère V, Bourgeois, accompagné de quelques\nmembres de la Section belge des Congrès Inter-\nnationaux d'Architecture moderne.\nCONGRES DES ARTS MENAGERS.\nInvité par les organisateurs du Congrès,\nnotre confrère IL H* de Koninck fit devant\nl'assemblée une causerie très précise sur 1 amé-\nnagement et Téquipement rationnels des cui-\nsines, exposant l'essentiel du remarquable tra-\nvail de normalisation qu'il réalisa, en collabo-\nration avec quelques membres de la Section\nbelge des Congrès Internationaux d Architec-\nture moderne»\nEN VUE DE L'EXPOSITION DE 1935\nUN PROGRAMME D'AMELIORATION\nDES VOIES D'ACCES*\nAu cours de sa dernière réunion, qui a eu\nlieu récemment à l'Hôtel de Ville, le conseil\nd'administration de la Société de l'Exposition\nde Bruxelles en 1935, a arrêté les termes de\nson rapport annuel,\nLa partie la plus importante de ce rapport\nest consacrée à la question des voies d'accès\nvers l'Exposition de 1935 et le quartier du\nCentenaire,\n« Dès 1928, est-il dit dans le document,\nla Ville de Bruxelles s'était tracé un vaste pro-\ngramme d'amélioration de ces voies d'accès,\nprogramme dont elle entamait la mise à exé-\ncution, en 1929, par la transformation du\nboulevard Bischoffsheim, du boulevard du\nJardin Botanique, des abords de la gare du\nNord et du boulevard d'Anvers,\n» Cette transformation sera suivie de celle\nde l'Allée Verte, de l'élargissement des ponts\nde Laeken, dont l'un, le pont amont, sera\nporté au double de sa largeur actuelle, de\nl'aménagement nouveau de la partie de l'ave-\nnue de la Reine comprise entre les dits ponts\nde Laeken et le Parvis Notre-Dame, qui com-\nportera l'établissement, dans l'axe même de\nl'avenue, d'une voie carrossable passant sous\nle chemin de fer,\n» Telle sera la communication spacieuse et\ndirecte entre la gare du Nord et le centre urbain\nvers l'Exposition, par le Parc Royal de Lae-\nken, Cette communication sera, dans 1 avenir,\ndoublée jusqu aux ponts de Laeken d une\nautre grande artère qui, par suite du détour-\nment de la Senne, prolongera le boulevard\nEmile-Jacqmain.\n» Le haut de la ville sera relié à l'Exposi-\ntion par des voies non moins spacieuses et\nattrayantes : à hauteur de la rue Royale, par\nla rue des Palais et 1 avenue de la Reine, dont\nle viaduc double et en dos d'âne, compris entre\nla place Liedts et le canal, sera remplacé par\nun viaduc unique, abaissé et dans Taxe de\ncette avennue; à hauteur des boulevards de\nGrande Ceinture, par les boulevards Jacques\nde Dixmude, Saint-Michel, Brand-Whitlock,\nAuguste Reyers, Général Wahis et Lamber-\nmont, on atteindra directement l'avenue Van\nPraet, longeant le Parc Royal,"}, {"page_pdf": 37, "page_imprimee": "247", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.1.37", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 3865, "texte": "» Cette avenue sera dédoublée au moyen\nd une large artère parallèle, entre le pont Van\nPraet et le Gros-Tilleul, où se trouvera l une\ndes entrées principales de l'Exposition. La\nmême avenue Van Praet. ainsi dédoublée,\npourra être utilisée par les voyageurs ayant dé-\nbarqué à la gare de Schaerbeek. modernisée et\nagrandie.\n» Enfin, la voie directe existant déjà par\nle boulevard d'Anvers, le square Sainctelette,\nles boulevards Léopold 11. du Jubilé et Emile\nBockstael, subira des modifications dans son\nprofil transversal à l'avenue Emile Bockstael\net à l'avenue Houba de Strooper, à partir de\nla place Emile Bockstael. où convergeront plu-\nsieurs courants de circulation et celui notam-\nment venant de la rue Marie-Christine.\n» Quant au « Quartier du Centenaire »,\nemplacement de l'Exposition, les principales\nartères sont tracées et équipées : aux abords\ndu Stade, l'avenue des Sports, les rues du\nDisque et du Javelot, les avenue du Marathon,\ndes Athlètes et du Football, ainsi que l'avenue\nCharlotte, l'avenue du Gros-Tilleul (32 m»\nde largeur) qui relie l'avenue du Parc Royal\n(Gros-Tilleul) à l'avenue Houba; enfin, le\npremier tronçon du boulevard du Centenaire\n(50 m. de largeur) qui joint la place Saint-\nLambert au Gros-Tilleul.\n» Les nombreuses lignes de tramways ac-\ntuelles seront prolongées ou étendues : l'une\nd'elles pénétrera dans l'Exposition par des\nvoies établies en tranchées, pour aboutir à une\ngrande gare, située sur le plateau, à proximité\ndu Stade, et des palais principaux; d'autres\nlignes encadreront, sur trois de ses côtés, l'im-\nmense quadrilatère formé par l'enceinte de\nl'Exposition.\n» Cet aperçu montre que! réseau important\nde communications excellentes existera en\n1935 ».\nLes plans de l'Exposition.\nD'autre part, le rapport signale que le Co-\nmité exécutif prépare déjà l'Exposition elle-\nmême et qu'il a approuvé l avant-projet du\nplan général dressé par l'architecte Joseph Van\nNeck.\nL'Exposition se rangera parmi les exposi-\ntions générales et internationales de première\ncatégorie, en se conformant à la convention\nconcernant les expositions internationales, si-\ngnée à Paris, le 28 novembre 1928, et a ob-\ntenu de notre gouvernement qu'il remplisse\nles formalités à cet effet»\n\nANVERS\nCONCOURS D'ARCHITECTURE.\nLa « Société Royale des Architectes d An-\nvers » organise un « Prix Henri Blomme »\npour 193 1, auquel peuvent prendre part les\narchitectes belges qui habitent la province\nd'Anvers et qui n'ont pas atteint l'âge de\n26 ans au moment de la publication du pro-\ngramme du concours.\nLes œuvres devront être remises au plus\ntard le 26 septembre 193 1, àl7 heures.\nPour tous renseignements, s'adresser au\nsecrétaire de la Société, M. F. Dermond, rue\ndu Péage, 29, à Anvers.\n\nETRANGER\nPARIS*\nMAISONS DE VERRE,\nL'architecte Pierre Chareau vient de terminer\nla construction de plusieurs maisons entière-\nment en verre. Le verre employé est opaque,\nmais laisse passer les rayons solaires, de telle\nsorte que les maisons, toutes isolées dans un\njardin, bénéficient du soleil dans la totalité de\nsa course. En outre, ce verre, appelé « trans-\nlucent », est incassable et, suivant l'architecte,\nplus résistant que la pierre ou la brique. Les\nmaisons ainsi édifiées satisfont à tous les desi-\nderata de l'hygiène moderne; d'après ce qu'en\ndisent les Parisiens, elles font l'effet « d'habi-\ntations de glace pour Esquimaux ».\nUN CERCLE D'ETUDES ARCHITEC-\nTURALES est en voie de formation, sous les\nauspices du journal « Monde », à Paris. Ce\ncercle se propose de fixer, par des études en\ncommun et des enquêtes appropriées, quel-\nques problèmes sociaux et d'envisager les so-\nlutions qu'ils comportent en architecture. Les\nintéresses qui veulent participer à ces travaux\nou contribuer à ces enquêtes, tant en France\nqu'à l'étranger, sont priés d'écrire à René Le-\nfeuvre, à « Monde », 50, rue Etienne-Marcel,\nParis (2e)."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-07-01-c033", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-07_01#c033", "volume": "bmtnaac_1931-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "245", "page_fin": "247", "image_debut": 35, "image_fin": 37, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.2.14.1", "titre_corps": "BELGIQUE", "titre_sommaire": "BELGIQUE", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 35, "page_imprimee": "245", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.1.35", "debut_caractere": 2802, "fin_caractere_exclue": 3409, "texte": "BELGIQUE\nBruxelles\nL L S, A. 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Le verre employé est opaque,\nmais laisse passer les rayons solaires, de telle\nsorte que les maisons, toutes isolées dans un\njardin, bénéficient du soleil dans la totalité de\nsa course. En outre, ce verre, appelé « trans-\nlucent », est incassable et, suivant l'architecte,\nplus résistant que la pierre ou la brique. Les\nmaisons ainsi édifiées satisfont à tous les desi-\nderata de l'hygiène moderne; d'après ce qu'en\ndisent les Parisiens, elles font l'effet « d'habi-\ntations de glace pour Esquimaux ».\nUN CERCLE D'ETUDES ARCHITEC-\nTURALES est en voie de formation, sous les\nauspices du journal « Monde », à Paris. Ce\ncercle se propose de fixer, par des études en\ncommun et des enquêtes appropriées, quel-\nques problèmes sociaux et d'envisager les so-\nlutions qu'ils comportent en architecture. Les\nintéresses qui veulent participer à ces travaux\nou contribuer à ces enquêtes, tant en France\nqu'à l'étranger, sont priés d'écrire à René Le-\nfeuvre, à « Monde », 50, rue Etienne-Marcel,\nParis (2e)."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-07-01-c036", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-07_01#c036", "volume": "bmtnaac_1931-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "248", "page_fin": "248", "image_debut": 38, "image_fin": 38, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.2.15", "titre_corps": "BIBLIOGRAPHIE", "titre_sommaire": "BIBLIOGRAPHIE", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 38, "page_imprimee": "248", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.1.38", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 1807, "texte": "BIBLIOGRAPHIE\nSTAVBA (PRAGUE). Nous nous plaisons\nà signaler à nos lecteurs les deux numéros\nrécemment parus de la bonne revue tchè-\nque. Le fascicule 9 est tout entier consacré\nau passionnant problème architectural de\nF école. Une abondante documentation rensei -\ngne excellemment sur les solutions les plus ac-\ntuelles élaborées par des architectes bien con-\nnus. On y trouve, par exemple, quelques inté-\nressantes réalisations de Haesler, Schuster,\nSchutte, May, Duiker, Tausenau et Fencl; ces\ndocuments sont complétés par une série de\nprojets bien choisis. Enfin, ce numéro com-\nporte encore un aperçu illustré de divers stan-\ndards mobiliers de l'école.\nLe fascicule io, de la même revue, est con-\nsacré aux travaux d'architecture de Fécole\npolytechnique de Prague (Direct. Prof,\nMendl ). Ces travaux sont en tous points re-\nsoit par l'esprit qui les anime,\nsoit par la perfection dans l'étude générale et\ndans le fini du détail, soit enfin par leur pré-\nsentation probe et attrayante à la fois. Il n'y\na guère en Europe occidentale beaucoup d'éco-\nles d'architecture que Ton puisse comparer à\nl'institut du Prof. Mendl.\nSTEIN, HOLZ, EISEN, la revue francfor-\ntoise bien connue, consacre son numéro du\n20 juin à un examen détaillé et complet de\nlExposition du Bâtiment de Berlin. Une\nprécieuse documentation illustre les habita-\ntions expérimentales réalisées à Berlin par les\narchitectes Luckhardt et Anker, Fieger, Ruh-\ntenberg, Breuer, Haesler, Hilberseimer, Schus-\nter, Ahrends, etc.\nAUSGEWAEHLTE SCHWEJ3SKONS-\nTRUKTIONEN, volume I : La Construction\nmétallique, par l'ingénieur O. Bondyt V. D. L\nVerlag, Berlin. Prix de 1 ouvrage : 12 RM.\nBOUWKLJNST IN DE STAD EN OP HET\nLAND, par H, van der Kloot Meyburg.\n3e édition. Chez W, L. et J. Brusses Uitge-\nversmaatschappij N. V., à Rotterdam."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-07-01-c037", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-07_01#c037", "volume": "bmtnaac_1931-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "248", "page_fin": "248", "image_debut": 38, "image_fin": 38, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.2.16", "titre_corps": "15 septembre 1931", "titre_sommaire": "15 septembre 1931", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 38, "page_imprimee": "248", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.1.38", "debut_caractere": 1809, "fin_caractere_exclue": 1967, "texte": "15 septembre 1931\nler numéro de\nIA CITÉ. X- Volume\nCe X( volume comprend 12 numéros abon-\ndamment illustrss et présentés avec oin.\nSouscrivez un abonnement..."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-07-01-c038", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-07_01#c038", "volume": "bmtnaac_1931-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "248", "page_fin": "248", "image_debut": 38, "image_fin": 38, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.2.17", "titre_corps": "ANNONCES", "titre_sommaire": "ANNONCES", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 38, "page_imprimee": "248", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.1.38", "debut_caractere": 1969, "fin_caractere_exclue": 2900, "texte": "ANNONCES\nCABINET D'ARCHITECTE à céder en Al-\ngérie; bon climat; 4 millions de travaux. Prix\ndemandé : 200,000 francs, dont 150,000 fr,\ncomptant. Le reste un an. Ecrire A, P. J,\n2293 Bureau de La Cité> qui transmettra,\nEMPLOIS\nDESSINATEUR BATIMENT cherche tra-\nvaux après heures. Prix modérés. Ecrire sous\ninitiales D, G,\nDESSINATEUR ARCHITECTE demande\ntravaux à exécuter à domicile. Elément très\ncapable. Ecrire La Cité sous initiale W, T.\nTraductions\nTRADUCTIONS techniques, en français,\nnéerlandais et allemand, — Ecrire au Bureau\nde la Revue sous initiales G, K, (Gand ),\nDivers\nA CEDER d occasion revues et ouvrages\nrelatifs au bâtiment. Ecrire La Cité sous ini-\ntiales H, D,\nDISPONIBLES, Les clichés ayant paru\njusqu'à ce jour dans « La Cité » peuvent être\nempruntés au tarif de 30 centimes le cm-,\nARCHITECTE céderait d'occasion quel-\nques ouvrages et traités de construction, —\nEcrire Bureau de la revue sous initiales V, W,"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-07-01-c039", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-07_01#c039", "volume": "bmtnaac_1931-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "249", "page_fin": "249", "image_debut": 39, "image_fin": 39, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.2.18", "titre_corps": "EDITIONS \"TEKHNE»", "titre_sommaire": "EDITIONS \"TEKHNE»", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 39, "page_imprimee": "249", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.1.39", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1878, "texte": "EDITIONS \"TEKHNE»\nLA CITE. Première année. (Rare) ....... fr. 60.\nDeuxième année. (Rare). ....... . 40.\n3e, 4e, se,5e, 6e, 7e et 8e années, le volume . . . . . 25.\nCes volumes peuvent être fournis reliés en pleine toile moyennant un supplément\nde 15 francs.\nLA REVUE « TEKHNE » série d'avant-guerre), collection complète de la\n2e année (1912-1913). Beau volume de 516 pages, sur papier couché,\nillustré de 250 clichés ........ . 40.\nL'Art et la Société, par H.-P. Berlage, architecte à Amsterdam. Tirés à part de\nla Revue « Art et Technique » (septembre 1913-février 1914). Un volume\nluxueusement imprimé et illustré de 98 clichés .... . 50.\nLe Cœur de la Ville de Bruxelles, par Charles Buis, avec traduction d'une con-\nférence de C. Curlitt sur la « Conservation du cœur d'anciennes villes ».\nUne brochure de 24 pages ........ . 4.\nL*Abbaye de la Cambre, par G. des Marez ...... . 4.\nPaul Hankar (1859-1901), par Ch. Conrardy et Raym. Thibaut. Une brochure\nillustrée ........... . 4.\nConstantin Meunier. L'historique de son monument au travail, par R. Thiry et\nG. Hendrickx. Une brochure illustrée ...... . 4.\nL'Art des Jardins et le nouveau jardin pittoresque, par Louis van der Swaelmen,\narchitecte-paysagiste ......... . 2.\nBelœiL Le Versailles Belge, par Louis van der Swaelmen, architecte-paysagiste 4.\nEtude sur la Forêt de Soignes, par Louis van der Swaelmen ... . 4.\nL'Abbaye de la Cambre. Restauration des Jardins Louis XIV, par Louis van der\nSwaelmen, architecte-paysagiste ....... . 4.\nL'habitation coloniale. Sa construction au Congo Belge, par Gast. Boghemans.\nUne brochure de 20 pages abondamment illustrée ... . 4.\nMatériaux de substitution dans la construction de maisons, par J. Seroen, archi-\ntecte. Une brochure illustrée ....... . 4.\nL'architecture hollandaise, par Luc Paul Haesaerts. Une brochure illustrée . 4.\nRéduction de 50 p. c. aux nouveaux abonnés"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-07-01-c040", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-07_01#c040", "volume": "bmtnaac_1931-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "249", "page_fin": "249", "image_debut": 39, "image_fin": 39, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.2.19", "titre_corps": "PRIX DE L'ABONNEMENT à l'année en cours de la Revue « LA CITE » et de", "titre_sommaire": "PRIX DE L'ABONNEMENT à l'année en cours de la Revue « LA CITE » et de", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 39, "page_imprimee": "249", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.1.39", "debut_caractere": 1880, "fin_caractere_exclue": 2312, "texte": "PRIX DE L'ABONNEMENT à l'année en cours de la Revue « LA CITE » et de\nson supplément « TEKHNE » : Belgique, 40 francs. Etranger, 55 francs.\nPour s'abonner à « LA CITE » ou obtenir des livres, il suffit de verser, dans n'im-\nporte quel bureau des postes, au crédit du compte chèques postaux n° 166,21 Revue\n« LA CITE », la somme due et d'inscrire stfr le bulletin de versement le titre du livre et\nles nom et adresse du souscripteur."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-07-01-c041", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-07_01#c041", "volume": "bmtnaac_1931-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "250", "page_fin": "250", "image_debut": 40, "image_fin": 40, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.2.20", "titre_corps": "LA CITE S TEKHME", "titre_sommaire": "LA CITE S TEKHME", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 40, "page_imprimee": "250", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.1.40", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 174, "texte": "LA CITE S TEKHME\nles plus impartantes\nrevues belges d'archi-\ntecture. d'urbanisme et\nd'art public - les plus\nactuelles - les mieux\ndocumentées.\nSlêse s Bruxelles, 10 Pl. 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Anon. ETERNIT EMAILLÉ\nCAPPELLE-AU-BOIS"}]}], "pages_ocr_originales": [{"page_pdf": 1, "page_imprimee": "couv. 1", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.1.1", "texte": "N° 11\nVOLUME IX\nJUILLET 1931\nPRIX : 5 FUS"}, {"page_pdf": 2, "page_imprimee": "couv. 2", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.1.2", "texte": "St ÊÊkREVUE MENSUELLE BELGE\nNISME, ET D'ART PUBLIC\nm VSIf SUPPLÉMENT D'INFORMA-\ntion ET DE TECHNIQUE\nSIÈGE DE LA HEVIfE S BRUXELLES* 10, PL. L 0«\nDirecteur-Administrateur s R. VERWIiGSIEii, Ing. C.\nSecrétaire de la Rédaction t Emile HENVAUX. Architecte\nREDACTEURS I V. BOURGEOIS. Architecte, Bruxelles\nI, H. B E KONINC K. Architecte. Bruxelles - I. I.\nBGGERICX. Architecte. Bruxelles - A. PRAMCKI M,\nArchitecte. Anvers - J. P. MOEBEM. Architecte. Bruxelles «\nH. n@3TE, Architecte. Anvers - J. B. lAUWERS. Architecte,\npagines - J. MOUTSCHEU* Architecte. H4«e - A. B# YET «\nArchitecte-ïsasêsaieur. Bruxelles » J. M. VAU HARBEVEIB.\nArchitecte. Amsterdam.\nles Rédacteurs et collaborateurs sont seuls responsables de\nleurs articles. - Il sera rendu compte dans \"Ul CITÉ\" de tout\nouvrage dont deux exemplaires seront envoyés â la revue.\nABONNEMENTS s Belgique s 40 francs. Étranger s\n55 francs ©ci <n toelgas. « Le nmnést s 5 ffraa«s\n€®«npfe €Bsècsases P©slauif revue \" M CITÉ\" le 166.21.\nPour la vente au nKmâsr9 s'adresser exclusivement aux librairies\nmp»< principal s LIBRAIRIE DIËTRICH 6- C°\n19. Place cl* Mutte, Bruxelles"}, {"page_pdf": 3, "page_imprimee": "229", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.1.3", "texte": "SUPPLÉMENT MENSUEL D IN FORMATION & DE TECHNIQUE\nQUATRIÈME ANNEE (NOUVELLE SERIE) - 1931. - NUMERO 11\n\nSOMMAIRE :\nVilles nouvelles en U. R. S. S. ♦ ♦ ♦ 229\nLa iVlk Verte, de Moscou . . . . 231\nMaisons basses, moyennes ou hautes?\npar le Prof. W. Gropius. (Rapport\nprésenté au IIIe Congrès International\nd'Architecture Moderne) .... 233\nQuestions techniques : emploi de l'alu-\nminium en architecture . ♦ » . » 241\nEchos-informations ♦♦♦♦♦♦ 245\nBibliographie ♦♦♦♦♦♦♦♦ 248\nAnnonces ♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 248\n\nLe numéro de LA CITE inclus dans le pré-\nsent fascicule est consacré à Adolphe Loos.\nOn y trouve, en outre, quelques pages sur le\nMouvement International d'Architecture.\n\nVILLES NOUVELLES\nEN U. R. S. S.\nERNST MAY PARLE, A BERLIN, DE\n« LA VILLE SOCIALISTE ».\nA l'invitation des « Congrès internatio-\nnaux d'Architecture moderne », le Stadtrat\nErnst May, venu de Moscou, a fait à Berlin,\nle 5 juin, une conférence d'un intérêt ex-\ntrême sur « la Ville Socialiste », Le con-\nférencier fut reçu par les architectes Bourgeois\n(Belgique), Van Eesiteren (Hollande) et Gro-\npius (Allemagne ).\nC'est dans la salle comble de l'ancienne\nHaute Assemblée, à Berlin, que le bourgmes-\ntre honoraire de Francfort parla de la mission\ndont l'avait chargé l'Etat soviétique : la créa-\ntion de villes adaptées à la nouvelle concep-\ntion de la Société.\nIl «existe en Russie des richesses naturelles\net des étendues de terrains encore disponibles,\ncomme seules les nations ayant un empire co-\nlonial en possèdent; elles dépassent de beau-\ncoup les besoins des 160 millions d habitants\nque la Russie compte actuellement. Par le fait\ndu système politique et économique russe, le\npays dispose des forces entières de la nation\net de celles des nombreux étrangers qui y ha-\nbitent, de leur science, de leur expérience et\nde leurs capacités créatrices. Pour tous\nles problèmes essentiels, décision et pou-\nvoir suprême sont ramenés aux mains d'un\nseul de Staline, qui, à Moscou, est investi de\nla haute direction du pays et se trouve ainsi"}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "230", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.1.4", "texte": "TEK H N Ê\n\nl'homme le plus puissant que la Russie ait\njamais connu.\nC'est grâce à cette haute direction que Ton\ntravaille, consciemment et suivant une volonté\narrêtée, à une rationalisation radicale. Il a fallu\naussi entreprendre la construction systémati-\nque de villes et c'est pour accomplir cette tâche\nque le gouvernement fit appel à l'Allemand\nErnst May.\nCelui-ci montra et expliqua à son auditoire\nune série cle projets; car il faut tenir compte\nque l'on a construit peu jusqu'ici et que les\nconstructions réalisées donnent une idée im-\nparfaite de ce que l'on se propose de faire. Si\nles anciennes villes russes se sont développées,\nces dernières années, par accroissements an-\nnuels concentriques, il en est tout autrement\ndes villes neuves : leur point de départ n'est\npas, comme dans le monde capitaliste, le com-\nmerce et certaine industrie locale déterminée,\nmais uniquement la production de ce qui est\nnécessaire à cet Etat géant, 1/6 du monde.\nLe conférencier prit comme exemples signifi-\ncatifs les villes minières dont il montra les\nformidables installations pour l'extraction et\nle travail des minerais, les laminoirs et les\nusines; le quartier résidentiel en est séparé par\ndes espaces verts (dont la largeur atteint en-\nviron 1000 mètres). A ces espaces libres il\nfaut ajouter les terrains réservés aux installa-\ntions collectives à destination culturelle ou\nsociale, etc. Au dedans du quartier résidentiel,\nqui forme un tout, et abrite dix à vingt mille\nâmes, on trouve les écoles, clubs, etc., jus-\nqu'aux petites installations comme les jardins\nd'enfants. Tout cela est réparti judicieusement\net à réaliser d'une manière non schéma-\ntique. A noter que le coût du terrain, qui\npourrait avoir une influence défavorable sur\nl économie générale de la ville, n'est pas pris\nen considération, étant donné que le sol des\nvilles nouvelles appartient à l'Etat.\nA signaler qu'en Russie toutes les manières\nde vivre ne sont pas absolument changées, et\nil subsiste encore des traces nombreuses de\nl'ancien régime. Ainsi il y a encore des mar-\nchés où les paysans des environs viennent\nvendre des denrées alimentaires pour acheter\nlà même des outils, des vêtements, des maté-\nriaux divers. De petites maisons sont restées\nen la possiesion de leurs habitants, dont elles\nsont d'ailleurs manifestement la propriété.\nAinsi, à côté des installations collectives nou-\nvelles il existe d'anciennes constructions tra-\nditionnelles.\nDe même, Ihabitation familiale est encore\ntrès appréciée. Près de 75 p*c des logements\nsont des logements individuels avec cuisine\nparticulière, le reste se composant de locaux à\nusage nocturne, que complètent des cuisines\ncollectives, bains, salles de clubs de tout genre.\nDu fait que Y Etat a recours au travail des\nfemmes, les enfants sont placés dans les pou-\nponnières, plus tard dans les écoles, ou si les\npremières sont insuffisantes, emmenés à l'usine,\noù se trouvent naturellement des locaux ap-\npropriés. Pour les plus grands, il y a les jar-\ndins d'enfants, etc. En principe les enfants\nsont donc élevés par l'Etat*\nC'est de ces nouvelles conceptions de vie et\nde cette organisation sociale que dérive le pro-\ngramme de construction des villes, lesquelles\ndiffèrent, comme il se conçoit, essentiellement\ndes nôtres. Au point de vue de la technique ur-\nbaine, il faut observer que les constructions à\nusage de logements sont édifiées en rangées,\nstrictement nord-sud, et que l'on n'érige ni\nplus ni moins d'ateliers d'artisans, de maga-\nsins, d'installations diverses (en particulier, de\ncuisines collectives ) qu'il n'en faut d'après les\ncalculs. Tout le reste est jardins et verdure.\nL'étendue de chaque ville est déterminée\nd'avance; pour les grandes cités industrielles,\nsur la base de 100 à 200,000 habitants. De\nplus grandes agglomérations sont considérées\ncomme peu économiques. Dans le cas où un\nplus grand nombre d'habitants est nécessaire\npour les besoins de la ville, on crée, dépen-\ndantes de celles-ci, des agglomérations satelli-\ntes.\nLe temps limité dont le conférencier dispo-\nsait, ne lui permit pas de donner des détails\nsur bien des questions cependant intéressantes,\npar exemple sur les petites maisons en bois,\nqui furent souvent mentionnés, mais dont on\nne put voir aucun dessin.\nLes villes russes sont basées sur le principe\nd'un rendement intensif. Elles laisseront a\nchaque habitant 9 m 2, au minimum 8 m 2 de\nlocaux d'hapitation. Mais actuellement, les\nnécessités exigent que l'on dédouble chaque\nlogement, de sorte que la part de l'habitant\ntombe parfois à 4 m 2.\nCes chiffres ne tiennent pas compte des"}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "231", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.1.5", "texte": "TEK H N É\n\nécole, des hôpitaux, etc,, ainsi que des salles\nde lecture, cinémas, théâtres et des divers bâ-\ntiments à utilisation collective. Les besoins\ndu culte si importants dans l'ancienne Russie»\nne paraissent plus être pris en considéra-\ntion; en tout cas, il ne fut pas question de bâ-\ntiments religieux. D'ailleurs, à la bace du nou-\nveau programme de construction, Ton trouve\ndes négations d'ordre spirituel, comme l'éli-\nmination de la famille et d'autres faits que\nMay signale comme inhérents à la nouvelle\nconception sociale.\nLorsqu'on veut se rendre compte de l'im-\nportance du travail constructif réalisé en Rus-\nsie on ne doit pas envisager les choses du point\nde vue des valeurs spirituelles. Un jugement\nnon prévenu, suppose que l'on admette les\nbuts de la nouvelle organisation sociale. En\ndernière analyse, il 'agit de la prospérité et\nde l'importance mondiale de la Russie nou-\nvelle. Pour atteindre ce but on a recours à\nune. très forte centralisation économique, en-\ntraînant pour la masse de grandes privations\nacceptées dans l'espoir d'un avenir meilleur.\nLes principaux moyens secondaires auxquels\non a recours pour atteindre ce même but sont,\nl'application intensive des progrès techniques\nde l'urbanisme et de l'industrie, en vue d'ame-\nner tout le peuple à travailler dans des usines\nde l'Etat.\nC'est de ce but final, différent du nôtre,\nque résulte l'ampleur du programme cons-\ntruetif de la Russie, programme, lui aussi,\ntrès différent du nôtre.\n(Traduction libre d'un article paru dans\n« Bauwelt » du 11-6-31.)\n\nLA VILLE VERTE\nDE MOSCOU\nIl nous a paru intéressant de compléter le pré-\ncédent article par tes quelques précisions que\nVon va lire relatives à ce projet, jusqu'à\nprésent unique, et en voie de réalisation : la\nVille Verte, de Moscou.\nL'idée de créer une ville verte aux portes\nmêmes de Moscou n'est pas vieille, puisqu'elle\nnaquit voici quelques douze mois dans les co-\nlonnes du journal « Pravda ». Mais cette idée\na fait du chemin. Du principe même, général\net schématique, elle s'est concrétisée, est deve-\nnue réalisable, s'étant enrichie du grand nom-\nbre de précisions nécessaires apportées par les\ntravailleurs eux-mêmes, les syndicats profes-\nsionnels, des médecins, des pédagogues, et aussi\ndes architectes.\nEn son principe, la ville verte de Moscou\ndoit réunir les avantages du centre de repos\npour les travailleurs et ceux de la station cli-\nmatérique; sa liaison avec la capitale tire parti\ndes avantages du chemin de fer électrique\nsuburbain, L'étude approfondie du problème\nposé, élaborée sur le plan social, autorise que\nl'on considère cette réalisation comme un type\nabsolument nouveau d'urbanisation systéma-\ntique, socialiste. Il fallait dirent ses créa-\nteurs que les conditions de vie des travail-\nleurs, créateurs des richesses, soient en harmo-\nnie avec les formes perfectionnées de la pro-\nduction, et cette harmonie ne peut être atteinte\nqu'en mettant en application des formes de vie\ncollectives.\nLa ville verte compte donc parmi les cités\nsocialistes en voie de construction; elle diffère\ntoutefois absolument des centres que l'on édi-\nfie actuellement à Magnetogorsk et à Stalin-\ngrad. Située en dehors du vieux Moscou, son\nbut est d'offrir des habitations, mais sans pré-\ntendre à des fonctions proprement indus-\ntrielles, On prévoit d'ailleurs que de sembla-\nbles villes vertes seront édifiées auprès de divers\ngrands centres, tels que Ivanovno-Vosnies-\nsensk, Leningrad, Kharkov, etc.\nSituation.\nLe choix des organisateurs s est porté sur\nBratovchtchina, au nord de Moscou, et à\nl'abri des fumées et émanations de la ville\nindustrielle. Cet endroit fut reconnu le plus\napte à la création du vaste sanatorium des tra-\nvailleurs. Il comprend une des plus belles\nforêts de la Russie. Sur les 150 kilomètres\ncarrée, soit 15,000 hectares sur lesquels la\nville s'étendra, 11,500 sont couverts de bois."}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "232", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.1.6", "texte": "T Ë 1C H M É\n\nUne ligne spéciale électrifiée, à grande capacité,\npermet l'accès à la capitale en un temps très\ncourt (40 à 50 minutes ). Environnée de bois,\nla ville nouvelle sera donc salubre et aisément\naccessible. Outre le chemin de fer électrique,\nles voyageurs pourront utiliser l autostrade\naménagé sur la route de laroslav, suivant les\nprincipes américains.\nCaractères.\nL'édification de la nouvelle ville verte est\nfacilitée du fait que la région qu elle doit\ns'incorporer ne contient qu'une faible popu-\nlation (3,000 habitants pour 150 km-).\nCes habitants occuperont désormais un petit\ncentre proche de la ville verte et qui aura\npour tâche de ravitailler celle-ci en produits\nagricoles et autres.\nComposition de la Ville Verte.\nLes divers éléments qui forment la ville\nverte, ses diverses constructions, font partie\nd'un seul plan général, et sont régis par une\ndirection commune.\n1 ) La partie centrale comprend la direc-\ntion et les institutions d'utilité publique (pos-\ntes, radio, gare du chemin de fer électrique,\nstation automobile); les bâtiments commer-\nciaux (alimentation, vêtements, produits di-\nvers, livres); et enfin les institutions auxi-\nliaires (garages ,aérodrome, entrepôt, boulan-\ngerie mécanique etc, ).\n2 ) La partie de culture et d'éducation, avec\nles institutions scientifiques, laboratoires,\nparcs zoologique et botanique, bibliothèques,\nmusées, expositions, théâtres, cinémas, salles\nde concert et de conférences, etc.\n3) La partie réservée à la culture physique,\nstade, terrains de jeux, vélodrome, etc.\n4 ) La partie réservée aux bâtiments de\nséjour et d'habitation : hôtels et habitations\ncollectives.\n5 ) La partie où se groupent les institutions\nthérapeutiques et prophylactiques: maisons de\nrepos, sanatoria, colonies sanitaires, cliniques\nspéciales.\n6 ) La partie réservée aux enfants : écoles\nen plein air, jardins d'enfants et terrains de\njeux, cliniques et sanatoria infantiles.\n7 ) Enfin la partie des constructions coo-\npératives.\nOn fait appel aux derniers perfectionne-\nments de la science architecturale et urbanisti-\nque pour le tracé des rues, artères!, places, im-\nplantation des constructions, de même que ces\nconstructions, intérieurement et extérieure-\nment, sont édifiées suivant les plus récentes\nacquisitions architecturales. De même encore,\ntoutes les installations publiques (eaux, lu-\nmière, gaz, canalisations diverses) sont exécu-\ntées d'après les plus récents perfectionnements.\nI! faut noter que les principes de la vie en\ncommun, qui sont à la base de la ville verte,\ndoivent y trouver une expression complète.\nUtiliser dans ce but les conquêtes des diverses\nbranches essentielles: architecture, hygiène,\nprophylaxie, médecine, pédagogie ainsi la\nville verte offrira le régime favorable au ren-\nforcement de la santé des travailleurs.\nAu point de vue financement, la ville verte\nne dépend pas directement des crédits gouver-\nnementaux, mais elle utilise les fonds de syn-\ndicats professionnels ,d'institutions de santé\npublique et de secours social, fonds qui, jus-\nqu'à présent, sont dispersés dans un grand\nnombre d'œuvres fragmentaires, que rempla-\ncera et que complétera la ville verte.\nLe plan général de la ville verte, élaboré\npar les plus qualifiés des architectes soviétiques,\nest soumis à l'examen des masses de travail-\nleurs.\nDivisée en plusieurs secteurs, la ville verte\ncompte déjà, depuis le printemps dernier, une\nsérie de bâtiments terminés.\n\nA NOS ABONNÉS :\n- Le IXe volume de LA CITE prend fin\navec notre prochain numéro.\n- Nous prions nos abonnés de verser dès à présent le\nmontant de leur nouvel abonnement, soit 40 francs, au\ncompte-chèque n° 166.21, Revue « La Cité ».\n- Indiquer sur le bulletin de versement les nom et\nadresse complets de l'expéditeur.\nLe prix de Façonnement pour l'étranger est de onze\nbelgas."}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "233", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.1.7", "texte": "TEK H N É\n\nIIIme Congrès International d'Architecture Moderne\nBruxelles 1930\nMaisons basses, moyennes ou hautes\nRapport présenté par le Prof. Dr. Ing. Walter Gropius (Berlin)\n\nMon rapport de Pannée passée sur les bases\nsociologiques du problème des petits loge-\nments préconisait, pour la population indus-\ntrielle des villes, la construction d'immeubles\nà étages multiples.\nCette conclusion était basée sur la structure\nactuelle de la famille industrielle, et sur le\ndispersement progressif des anciennes fonc-\ntions de la famille, fonctions d'ordre auto-\nritaire, éducatif et économique.\nLe Congrès décida de reprendre cette année\nP étude approfondie de ce problème» qui ren-\ntre d'ailleurs dans le cadre de P urbanisme.\nC'est ainsi que fut porté à P ordre du jour de\nla présente session, ce thème très discuté :\n« maisons basses, maisons moyennes ou mai-\nsons hautes », ou, en; d'autres termes,\n« Quelle est la hauteur rationnelle des im-\nmeubles à construire dans les quartiers réservés\nau logement en masse des prolétaires? »\nPour éclairer le problème il est utile de\npréciser le sens ciu mot « rationnel ». Un des\nbuts du Congrès c'est de combattre F opinion\ntrès répandue que « rationnel » est synonyme\nde « économique ». Rationnel veut dire à la\nlettre : « conforme au bon sens » et embrasse\ndans notre cas, non seulement les exigences\néconomiques, mais avant tout celles psycholo--\ngiques et sociales.Les obligations sociales d'une\npolitique saine du logement sont certainement\nbeaucoup plus importantes que les économi-\nques: car l'économie est plutôt un moyen pour\natteindre le but, que le but lui-même. Ainsi\ntoute rationalisation n'est sensée que si elle\néconomise la précieuse « matière » qui est la\nforce populaire.\nLes conceptions actuelles concernant les\nhauteurs qui doivent être onsidérées comme\nétant favorables pour le logement urbain,\nsont caractérisées par cette phrase extraite des\n« directives officielles allemandes en matière\nde logement » pour 1929.\n« Les logements doivent être aménagés\ndans des bâtiments répondant aux lois de\nPhygiène; il faut, tout particulièrement, un\néclairage et une ventilation suffisants. La\nmaison basse, et spécialement la maison pour\nune famille avec jardin, répond au mieux à\nces conditions. Si les conditions locales néces-\nsitent une maison en hauteur, celle-ci ne dé-\npassera pas deux étages habitables pour les\nvilles moyennes et quatre étages habitables\npour les grandes villes. Dans certains cas seu-\nlement et pour des situations exceptionnelles,\non pourra monter au-dessus de cette hauteur;\nmais dans ces cas, il faudra réduire la hauteui\ndans les quartiers extérieurs. »\nCette tendance; qui se manifeste également\ndans d'autres pays, mais avec moins de ri-\ngueur, répond à la préoccupation fort louable\nde diminuer la densité des villes, devenue\nbeaucoup trop forte par suite de la spécula-\ntion immobilière. Il appartient à PEtat de\nporter remède, dans Pîntérêt de tous, aux\ndommages résultant du fait que le sol es!\ndevenu un objet de commerce.\nLe mouvement en faveur du « retour à la\nnature » et les efforts des pouvoirs publics et\ndes particuliers pour loger la majorité de la\npopulation dans des maisons pour une fa-\nmille, avec jardin, furent une saine réaction\ncontre les conséquences néfastes de l'action\ndésordonnée des bâtisseurs, dans les villes.\nCette forme d'habitation, est» à bien des\npoints de vue, excellente, et on peut être heu-\nreux que des mesures officielles aient été prises\npour favoriser la maison basse. Mais il ne\nfaut pas appliquer à P immeuble collectif, cette\ntendance, qui est naturelle quand il s'agit de\npetites habitations, de réduire la hauteur;dans\nce cas il exibte des moyens plus rationnels, que\nceux du « zoning », pour atteindre le but\npoursuivi : réduire la densité.\nL'expérience acquise ces dix dernières an-"}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "234", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.1.8", "texte": "TEK H N É\n\nnées en matière économique, et le fait que de\nnombreux milieux populaires ont vu trans-\nformer leurs conceptions de vie et de loge-\nment, nous démontre de façon incontestable\nque la poursuite exclusive de l'habitation\npour une seule famille fit négliger l'immeuble\ncollectif, amena de la confusion et agit défa-\nvorablement sur l'ensemble de la question du\nlogement.\nDans l'état actuel des choses, l'idée de pro-\ncurer à la plus grande partie du peuple une\nmaison particulière est certainement une utopie\néconomique. Est-ce là d'ailleurr»; le véritable\nbut? La maison pour une famille avec jardin\nestelle vraiment la meilleure solution pour\nl'ouvrier travaillant en ville? Cette forme\nd'habitation donne-t-elle seule la garantie\nd'un développement intellectuel et corporel\nsain à l'habitant? Peut-on se représenter l'ex-\ntension rationnel d'une ville, lorsque tous les\ncitoyens habitent une maison particulière avec\njardin? Je ne crois pas; étudions les hypothè-\nses pour définir les limites entre le bâtiment\nbas et le bâtiment en hauteur.\nLes conceptions de la forme idéale de l'ha-\nbitation sont fortement opposées; elles corres-\npondent, dans leur essence, à l'ancienne anti-\nthèse entre la ville et la campagne. L'homme\na besoin de contradictions, le désir du citadin\nd'aller à la campagne et du campagnard\nd'aller en ville est de nature élémentaire et\ncherche constamment son contentement.\nLe progrès suscite des contradictions vio-\nlenter., fait pénétrer dans les campagnes les\nconceptions urbaines, et provoque le retour\nde la nature dans la ville; si l'un de ces deux\nbesoins est imparfaitement rassasié et cette\nsituation défavorable existe à un degré plus\nou moi4s intense dans toutes les grandes vil-\nles alors la lutte finira par un compromis,\ndu genre de celui de la maison avec jardin.\nAinsi la lutte pour la forme de l'habitation\nest à sa base de nature psychologique. De là\nles revirements brusques, les sauts d'humeur,\nque nous avons vécus danr, la lutte contre les\ncasernes d'habitations,\nLa lumière, l'air et la possibilité de prendre\nde l'exercice sont des facteurs très importants\npour le bien-être de l'homme.\nSans aucun doute, ces trois conditions pri-\nmordiales seront beaucoup mieux réalisées\ndans la maison pour une famille que dans\ndes casernes accolées les unes aux autres, caser-\nnes, où les logements sont entassés les uns\nsur les autres. Mais les effets néfastes d'un\nmode de logement aussi indigne, ne provien-\nnent pas de ce que ces immeubles ont plu-\nsieurs étages, mais résultent d'une réglemen-\ntation à courte vue qui a livré la construction\ndu logement populaire, sans exiger des garan-\nties sociales suffisantes, aux mains de spécu-\nlateurs ans scrupules*\nLes immeubles à logements multiples, bien\ncompris et situés à grande distance les uns des\nautres dans de: espaces verts, peuvent, eux\naussi, remplir tous les desiderata concernant\nrair, la lumière et le besoin d'exercice et four-\nnir en outre à l'habitant des villes une série\nd'autres avantaves,\nLa grande ville qui exige le logement d'un\ngrand nombre d'ouvriers dans le noyau même\nde la cité, réclame des distances courtes, ce qui\nse réalise par des constructions verticales (en\nhauteur ) afin d'abréger les distances horizon-\ntales (en longueujr), L'habitat en maisons\nbasses est radicalement opposé à cette ten-\ndance de la ville, La tâche de F urbaniste ne\nconsiste pas seulement à améliorer les moyens\nde transport mais surtout à les réduire,\nLes habitants de Los Angeles (qui est\nproportionnellement la ville la plus étendue\ndu monde et qui est presque complètement\nbâtie en maisons basses), perdent une partie\nappréciable de la journée en déplacements pour\naller et revenir au travail. Ils doivent donner\nchaque jour en temps et en argent pour se\nrendre au travail beaucoup plus que les popu-\nlations ouvrières de nos villes, pour qui les dis-\ntances ne sont pourtant pas courtes.\nLe directeur du « Forschungsinstitut fur\nHygiene und Immunitatslehre am Kaiser Wil-\nhelm Institut Berlin-Dahlem », le Professeur\nFriedberger, compte que pour une famille ou-\nvrière berlinoise de 4 personnes, habitant la\npériphérie et travaillant en ville, les frais de\ntransport sont de 41,60 mk. par mois, ou\n139 p,c, d'une location d'avant-guerre de\n30 mk, A 3Ï/2 p.c,, ces frais de transport capi-\ntalisent en 25 ans une somme de 19,000 mk,,\nce qui est le double du prix de revient\nd'un appartement populaire. Ensuite, il calcule\nque, en supposant un temps de déplacement"}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": "235", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.1.9", "texte": "TEK H N É\n\nmopen de 1/2 heure pour se rendre et pour\nrevenir du travail, cela fait à Berlin pour\n2,2 millions d'ouvriers une perte annuelle\nde 37,500,000 jours de travail de 8 heures\nou de deux annéeu de travail que chaque ou-\nvrier perd dans une vie moyenne de 30 années\nde travail. Ces chiffres s'augmenteraient énor-\nmément s'il s'agissait de Los-Angeles.\nAinsi pour la moyenne de la population à\nexistence minimum, il n'est pas économique\nd'habiter la périphérie. Je cite les déductions\nque Friedberger tire de ses expériences :\n« Ainsi il ressort que la seule construction\nadéquate pour la grande ville est le bâtiment en\nhauteur avec le plus d'espacej verts possibles\ndans son entourage immédiat. Les erreurs de\nconstruction, et avant tout d'utilisation du\nterrain au temps de l'accroissement de nos\nvilles, sont re; pensables du fait que la seule\nmanière rationnelle de construire ait été reje-\ntée. Ainsi les détestables casernes d'habitation\n(non pas à cause de leur forme d'habitation )\nont provoqué le désir de la maison particu-\nlière, située à la périphérie de la grande ville.\nLej sentiments, d'ordre romantique, l'ont\nemporté sur la raison. Mais il est impossible\nde poursuivre une politique de logement à\nl'encontre des lois d'airain de l'économie.\nL'idéal de la maison particulière n'étouffe\nque trop facilement toutes les considérations\nd'ordre économique. »\nCet avis de Friedberger a d'autant plus de\npoids qu'il vient d'un éminent hygiéniste.\nLes adversaires de la grande maison de rap-\nport imputent à la densité des habitants\nla diminution des naissances et la recru-\ndescence des maladies contagieuses. Cet\nargument paraît certainement plausible» Mais\nbeaucoup de faits contredisent cette supposi-\ntion. D'après l'annuaire officiel allemand des\nstatistiques, il y eut pendant l'année 1926 et\npour tout le pays, 18,6 naissances pour mille;\nla moyenne pour les régions industrielles de\nl'Est à très forte densité : Essen, Bochum,\nDortmund, Gelsenkirchen, Duisburg, Ham-\nborn, Oberhausen, Munchen-Gladbach, est de\n20 pour mille, donc plus forte que pour le\npays entier. Von Drygalski, médecin de la\nville de Berlin,et Krautwig,hygiéniste à Colo-\ngne, assurent que la propagation des maladies\ncontagieuses n'a aucun rapport avec la petitesse\ndu logement, mais par contre avec la mauvaise\naération, le mauvais éclairage et une nourriture\ninsuffisante, A la suite de ses expériences sur\nles conditions du logement, spécialement pour\nles petits appartements, Friedberger rejette le\ndogme admettant que les plus mauvaises con-\nditions se trouvent dans les\ngrande svilles,\nS'appuyant sur des expériences personnelles\napprofondies, il en déduit que la théorie\nd'après laquelle la santé eot compromise par\nle séjour et surtout l'habitation dans la\ngrande ville, est fortement ébranlée (Voigt\nund Geldner. Flugge ).\nSi nous pouvons nous appuyer sur ces\nvoix, il en découlerait que l'habitation en\nhauteur, en admettant que les conditions\nd'éclairage et de ventilation soient bonnes, est\nune forme d'habitation idéale. Ainsi les deux\nformes de bâtiments, haute ou basse, ne sont\nen elles-mêmes ni bonnes ni mauvaises, mais\ndemandent des applications différentes. Com-\nparons-les :\nLa maison particulière avec jardin convient\nbien à une famille ayant des moyens d'exis-\ntence assurés; les appartements dans de grands\nimmeubles est mieux appropriée à la masse de\nla population ouvrière. La maison particu-\nlière ne s'adapte ni par son prix ni par son\ngenre à cette couche de la population, et ceci\nd'autant plus que les inconvénients de l'éco-\nnomie capitaliste, et la structure dfcs villes,\nn'en permettent pas l'adoption systématique.\nLe directecr du Service des Constructions de\nla Ville dte Berlin, Dr Martin Wagner, un\npionnier de la maison basse, tient pour cer-\ntain que la maison particulière n'est pas ren-\ntable comme petit logement mais seulement\ncomme logement d une famille nombreuse,\nceci d'autant plus que les frais d'aménagement\net le prix du terrain sont proportionnellement\nplus hauts que pour un appartement de même\nsuperficie dans un immeuble à étages.\nCeci ne peut être contredit et ainsi la mai-\nson pour une famille reste uniquement à la\nportée d(v couches supérieures de la popula-\ntion. Il est indubitable que la maison particu-\nlière apporte beaucoup d'avantages dans la vie\nde famille de ces couches de la population,\nspécialement pour ce qui concerne les enfants.\nAinsi, selon les besoins, l'Etat devra favo-\nriser la construction de maisons particulières,\nmême si cette forme d'habitation est moins"}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "236", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.1.10", "texte": "économique que la maison haute. En choisis-\nsant la forme de l'habitation, il faut bien\ncomprendre que le prix de la construction\nn'entre pas seul en ligne de compte. Le gain\nen argent et en temps, procuré par les com-\nmodités* a aussi une très grande importance.\nCe gain est beaucoup plus grand, dans le\ncas d'une maison à étages, spécialement si I on\ntient comptl des frais de transport.\nAvant tout, il manque aux familles pau-\nvres le temps nécessaire pour entretenir une\nmaison et un jardin. Mme Luders, très compé-\ntente dans la question de l'habitation, écrit ce\nqui suit sur l'administration de la maison par-\nticulière.\n« La grande masse des familles dont le gain\ntotal oscille entre 150 et 200 mks par mois\net pour qui chaque sou donné en moyen de\ntransport a son importance, peut-elle envisager\nla question de la maison particulière? Au pre-\nmier abord, nous ne le croyons pas. Les con-\nditions de déplacement, le gain et l'emplace-\nment du lieu de travail sont pour elle d'une\nimportance primordiale. Il ne faut pas oublier\nque, pour la ménagère, l'entretien d'une mai-\nson particulière est un grand poids. L'habi-\ntant oublie presque toujours de demander des\nrenseignements concernant l'eau, le ramonage,\nle nettoyage des routes, etc.Si k jardin doit lui\nprocurer un avantage économique, il lui fau-\ndra trouver une personne qui s'en chargera,\nLa plupart d'entre eux ne pensent même pas\nqu'il faut ratisser et nettoyer les chemins, etc.,\nqu'après le départ des parents, les enfants res-\nteront complètement seuls à la maison et que\npersonne ne pourra les surveiller. Dans la\ngrande ville, les avantages des immeubles à\nlogements sur la maison particulière, ne font\naucun doute, et on devrait étudier toutes les\nhypothèses et toutes les possibilités de la mai-\nson en hauteur. »\nLa nécessité de procurer du temps libre à\nla mère de famille, pour s'occuper des enfants\net de petits travaux, ne peut être contestée.\nOn y arrivera en simplifiant le travail dans\nl'appartement. La femme moderne est pous-\nsée non seulement par le besoin, mais aussi\npar une force intérieure, à s'émanciper et, par\nsuite, à participer à toutes les formes d'acti-\nvité. A cet effet, elle doit se libérer d une par-\ntie dqf3 travaux ménagers. Ceci est plus aisé\ndans l'immeuble à appartement que dans la\nmaison particulière. Une question posée à\nl'Association des ménagères allemandes, dé-\nmontre que 60 p.c d'entre elles sont parti-\nsan de la grande maison. S'appuyant sur leurs\nconnaissances des conditions de vie de la fa-\nmille, les partisans de l'appartement disent\nque la maison particulière ne s'adapte qu'à\nune fraction privilégiée de la classe ouvrière.\nPar contre, pour le gros des prolétaires, seule\nla grande maison entre en ligne de compte.\nAinsi, si la pratique démontre que même en\ntenant compte des facteurs économiques, cer-\ntaines parties de la population ouvrière ne\npourront être casées dans des colonies de pe-\ntites maisons, il ne fait aucun doute que la\ngrande maison, bien organisée, ne doit pas\nêtre considérée comme un mal nécessaire, mats\ncomme la véritable forme biologique de\nVhabitation de nos jours.Les objections des dé-\nfenseurs de la maison basse, qui prétendent\nque c'est une besoin pour la nature.humaine\nde se tenir prêt du sol, reposent sur une hy-\npothèse non scientifiquement prouvée. Cette\nidée est combattue par l'avis de nombreuses\npersonnes qui se trouvent très bien dans leurs\nlogements, trà, hauts au-dessus du sol, car\ndans les étages supérieurs on n'est pas gêné\npar les bruits et les cris de la rue.\nQeulle est la hauteur la plus avantageuse pour\nla grande maison : 3, 5, 10 ou 50 étages?\nJe partage l'avis de Mme dr. Luders quand\nelle déclare que c'eot mentir à soi-même, pour\ndes raisons sentimentales, que de prétendre\nque Ton est plus près de la nature au 4e étage\nd'une maison sans ascenseur qu'au 10e étage\nd'une maison avec ascenseur- Il en est de\nmême en ce qui concerne la question très dis-\ncutable de savoir si l'habitant d'une maison\nprivée, qui est incommodé par le bruit et la\npoussière de la rue, vit plus sainement et plus\ntranquillement que son concitoyen plus pau-\nvre, au 10e étage d'une maison bien comprise\net bien organisée. Par suite du manque d'ex-\npérience pratique, la hauteur maxîma des bâ-\ntiments locatifs, est à mon avis un problème\néconomique loin d'être résolu. M. Léo, direc-\nteur du Service des bâtiments de la ville de\nHambourg, après une .solide étude de « la\nmaison haute en fonction de la cité », a con-\nclu que lesi pertes de temps et les longueurs des\ndéplacements diminuent en proportion assez\n\nTEK H N É"}, {"page_pdf": 11, "page_imprimee": "237", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.1.11", "texte": "TEK H N Ê\n\nfaible avec l'augmentation de la hauteur des\nmaison; que la superficie de terrain néces-\nsaire ainci que la surface des rues diminuent\navec l'augmentation de la hauteur des mai-\nsons. Les expérience de Léo se limitaient aux\nmaisons de commerce dans le centre de la cité,\nc'est-à-dire à une assez petite surface de la ville.\nIl découlerait d'expériences analogues appli-\nquées aux grande); villes que les distances\nhorizontales diminueraient non pas de peu\nmais de beaucoup. Mais il faudra aussi trou-\nver les limites économiques pour les trans-\nport!;) verticaux. Unwin a calculé que le temps\nemployé pour monter en ascenseur au\n30e étage d une maison équivaut à une dis-\ntance horizontale de i,600 mètres en métro,\nLe peu de capacité des déplacements ver-\nticaux par rapport aux déplacements hori-\nzontaux ne doit cependant pas être perdu de\nvue pour le calcul hauteurs des bâti-\nments.\nLéo expose ses calculs théoriques pour des\nmaisons de commerce de 7, 14, 21, 28 et\n60 étages. Il déduit de son bilan général que\nl idée d'augmenter la plus grande hauteur éco-\nnomique de 7 à 11 étages n'est appuyée» ni\npar des raisons techniques, ni par des raisons\néconomiques. Ces déductions correspondent i\npeu près à d autres calculs économiques.\nDistel, de Hambourg, étudie la question du\nprix des bâtiments pour des hauteurs diffé-\nrentes. Vu le manque de renseignements prati-\nques, cette question n est pas encore suffisam-\nment résolue. Partant de 40 mk, pour le m\nd une maison de commerce de 7 étages, il\narrive à 44.80 mk. pour 12 étages, 63.50 mk.\npar m 3 pour 26 étages, etc., La courbe de ren-\ntabilité pour des bâtiments de 5 à 28 étages,\ncommence à gf6 p.c, de l'utilisation du capital,\nmonte à un maximum de 10.7 p.c. pour 11\nétages et redescend pour un nombre d'étages\ncroissant jusqu'à 9 p.c. pour 28 étages. Dui-\nker et Wiebenga ont étudié par le dessin et le\ncalcul la question de l'habitation en hauteur à\nAmsterdam. Ils ont comparé leurs résultats et\ndéduit que les prix de location dans les grandes\nmaisons locatives (quoique pourvues d'un amé-\nnagement beaucoup plus riche et d'institutions\ncollectives ) sont inférieurs aux prix de loca-\ntion normaux dans des maisons moyennes.\nLa véracité de ces calculs ne peut être prouvée\nque par la pratique. Je ne veux pas étudier\nici les chiffres américains, car les conditions\ndiffèrent par trop de celles de l'Europe. Je\npossède des chiffres exacts pour deux maisons\nde 1 1 étages construites à Diisseldorf. Le prix\nfut, y compris les ascenseurs, de 43-5 mk. par\nmètre cube. Mais leur construction en maçon-\nnerie n'est pas économique et en plus il s'agit\nd'appartements richement aménagés. D'après\nmes calculs personnels, le prix du m pour une\nmaison locative à appartements modernes de\nÏO à 13 étages serait de 37 à 39 mk., y com-\npris les ascenseurs. J'ai tenu compte dans le\nprix, du manque d'habitude dans la construc-\ntion de ce genre de bâtiment et de l'état actuel\ndu marché de la construction en Allemagne.\nTous les prix indiqués sont uniquement des\nprix de construction, ne tenant pas compte du\nterrain et des frais d'aménagement (routes,\namenée* de l'eau, etc. ). D'une étude appro-\nfondie de la maison à nombreux étages, je\nconclus que le prix de la construction aug-\nmentera avec le nombre des étages, surtout à\ncause du nombre croissant des ascenseurs.\nMais par contre à cette augmentation cor-\nrespond une diminution des frais de terrain\net d'aménagement. La limite économique se\ntrouve au point ou Vaugmentation des frais\nde construction n'est plus compensée par\nVéconomie réalisée sut le prix des terrains et\nsur les frais d aménagement (routes, etc.).\nC'est à ce moment que l'on atteint la hauteur\nmaxima des bâtiments. D'après les bases con-\nnues à ce jour> cette limite devrait se trouver\nsuivant les cas vers 1 o et 1 1 étages.\nL'utilisation du terrain.\nJ'arrive maintenant à la question de l'utili-\nsation du terrain et je partirai des conditions\nexistantes en Allemagne. Quelles sont-elles?\nChaque nouvelle loi en matière de cons-\ntruction s'est efforcée de dépasser sa devancière\ndans ses efforts pour améliorer les conditions\nd'hygiène des contrées à forte densité. Mal-\nheureusement, même ler lois les plus récentes\nportent trop fortement l'empreinte d'une lutte\nde l'intérêt général, contre la spéculation,\nalors qu'elles pourraient tenir en respect les\nintérêts privés en adoptant une conception\nsociale progressiste découlant des bases biolo-\ngiques du problème du logement, ne prévoient\npas encore la possibilité d'amener la nature"}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "238", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.1.12", "texte": "TEK H N È\n\ndans le logement des habitants de la zone à\nconstructions élevées.\nLes affreuses cours intérieures de la fin du\nsiècle dernier, furent, il est vrai, supprimée\npar les règlements de l'après-guerre. On leur\nsubstitua le bloc avec construction en bordure,\nen usage aujourd'hui; mais cette forme aussi\na le grand désavantage d une ventilation insuf-\nfisante. De plus, la construction sur toutes les\nfaces du bloc, amène de nombreux apparte-\nments à avoir une mauvaise orientation, et\nrend impossible la disparition complète des\nchambres au nord. Le plan et l'éclairage dé-\nfectueux des appartements d'angles sont au-\ntant de problèmes importants non ri olus.\nCes « règlements de bâtisse » et spécialement\nceux relatifs aux zones doivent être abolis. Au\npremier plan de cette réforme des règlements\nse trouvera un meilleur lotissement du ter-\nrain afin d'assurer la construction de bâti-\nments en rangées, système qui devient de plus\nen plus en faveur; contrairement au bloc avec\nconstruction en bordure, la construction en\nrangées a l'immense avantage de donner à\nchaque appartement; une même et bonne\norientation, et une excellente ventilation des\nrangées. A côté de cela, la disposition des bâ-\ntiments en rangées, permet une ordonnance\nrationnelle des quartiers; on économise en\nfrais d'aménagement,sans nuire à la possibilité\nd'utilisation du terrain. Le résultat de cet amé-\nnagement total n'est donc pas seulement favo-\nrable au point de vue hygiénique, mais aussi\nà ceux économiques et techniques.\nCes avantages pourraient encore être aug-\nmentés, Pour cela, il faudrait remplacer dans\nla nouvelle loi le règlement sur la hauteur des\nbâtiments par la réglementation de la limite de\nla densité de la colonie, c'est-à-dire régler le\nrapport de la surface d'habitation, rapport\nentre la densité de construction et la surface du\nterrain. Des comparaisons que j'ai faites mon-\ntrent que les conditions hygiéniques et écono-\nmiques augmentent à plusieurs points de vue\navec le nombre des étages; ainsi les hautes\nmaisons locatives seraient plus avantageuses\nque les maisons de 3, 4 et 5 étages, qui n'ont\npas une assez grande distance de fenêtre à fe-\nnêtre et pas assez de verdure. De mes compa-\nraisons, je déduis que le 21 décembre, jour\nde l'insolation minimum, chaque côté du bâ-\nriment en ligne sera ensoleillé deux heures»\nHeiliegenbach en a déduit une règle sommaire\npour la fixation de la distance entre les ran-\ngées, distance qui devrait être une fois et\ndemie la hauteur du bâtiment peut une direc-\ntion nord-sud des rangées, deux fois et demie\nla haauteur pour une direction est-ouest et\ndeux fois la hauteur pour une direction en\ndiagonale. Cette règle montre que la direction\nnord-sud des rangées est la plus favorable\npour F utilisation économique du terrain.\nLe grand nombre de plans prévoyant une\ninsolation desi façades est-ouest s'adaptent au\nmieux à cette disposition. Me basant là-des-\nsus, j'ai comparé l'aménagement d'un terrain,\nen prenant des rangéep nord-sud et en étu-\ndiant le porblème pour des hauteurs de mai-\nsons de 2 à 10 étages. J'ai trouvé des règles\nqui renforceront ma proposition pour une\nnouvelle réglementation de la densité des\nquartiers.\ni° Supposant des terrains et angles d'in-\nsolation égaux, c'est-à-dire avec les mêmes\nconditions d éclairage, le nombre des lits croît\navec le nombre des étages.\n2° Supposant des angles d'insolation\négaux, et distribuant le même nombre de lits\n(io m 2 de surface pour un lit) dans des ran-\ngées avec une augmentation de nombre des\nétages, la grandeur du terrain nécessaire dimi-\nnue avec l'augmentation du nombre d'étages.\n3° Supposant des terrains de grandeur\négale et le même nombre de lits, Vangle d'in-\nsolation diminue avec Vaugmentation de la\nhauteur, ce qui signifie: F éclairage de la façade\nest meilleur. (Voir graphique, page suivante. )\nPour une maison de 10 étages et en admet-\ntant une utilisation égale du terrain et une\nmême surface habitable, la distance entre les\nrangées deviendra presque le double de celle\npréconisée par Heiligenthal et ceci sans aucun\ndésavantage économique. C'est un avantage\nqui doit sauter aux yeux. Ce serait un non\nsens, si les pouvoirs compétents ne tenaient\npas compte de ces avantages économiques et\nhygiéniques évidents, en limitant les hauteurs,\nau lieu de l'importante des superficies habita-\nbles ou les dimensions des bâtiments.\nLe locataire du rez-de-chaussée d'une mai-\nson de io à 12 étages peut aussi voir le ciel!\nAu lieu de regarder sur des couloirs de verdure\nde 20 m., les fenêtres donnent sur des espaces"}, {"page_pdf": 13, "page_imprimee": "133", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.1.13", "texte": "ARCHITECTURE • URBANISME «ART PUBLIC\nANNÉE 1931 VOLUME IX NUMÉRO 11\n\nADOLF LOOS\n\nLes Revues d'Architecture des deux conti-\nnents viennent de rendre hommage à Adolf\nLoos, à l'occasion de son soixantième anni-\nversaire de naissance.\nDans le manifeste (1) édité à cette occa-\nsion, nous relevons les noms de sommités\ndu monde de la littérature et des arts :\nAlban Berg, princesse Lichnowsky, Mau-\nrice Maeterlinck, J.-J.-P. Oud, Karin Mi-\nchaelis, Tristan Tzara, Alfred Polgar, Gro-\npius, et maints autres.\nVoici comment Adolf Behne (2) résume la\nsignification de ce jubilé.\nA trente ans : Loos écrit dans les revues\nviennoises sur « L'habitation et l'Architec-\nture ». Déjà alors il exprime tout ce qui, de-\npuis Le Corbusier, s'appelle « moderne »...\nCe, vingt ans avant Le Corbusier.\nLe public s'esclaffe et se fâche.\nA quarante ans : Loos construit un grand\nimmeuble à la Michaelerplatz à Vienne.\nLe public enrage. L'Administration déclare\nque la maison heurte les règlements, et me-\nnace d'en faire démolir la façade.\nA cinquante ans : Loos cherche en vain à\nse faire entendre. Il trouve un éditeur,\nCrès & C°, à Paris, qui publie, en langue\nallemande, son livre : « Paroles dans le\nDésert » (In's Leere gesprochen).\nA soixante ans : Loos est vainqueur.\nPourquoi a-t-il lutté durant trente ans ?\nPour la cause de la bonne et saine construc-\ntion. Ce qu'il écrivit il y a trente ans, con-\ntre le style « esthétique », s'applique au-\njourd'hui textuellement aux erreurs du\nsimili-moderne. Les armes que Loos for-\ngea jadis, restent toujours tranchantes. Car\nLoos est un logicien de race.\nTrotzdem (1), Malgré Tout, est le\nnom du dernier livre de Loos. C'est l'affir-\nmation en 253 pages d'une conception de\nvie probe. L'auteur a consacré la sienne\nà la défense de sa foi, durant ce qu'il\nappelle « sa guerre de Trente Ans ».\n\n(1) Adolf Loos, Festschrift. Richard Lanyi, Verlag.,\nVienne.\n(2) Dr Adolf Behne : Weltbuhne.\n(1) Adolf Loos: Trotzdem. Brenner-Verlag. Innsbruck."}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "134", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.1.14", "texte": "L'impression que ces écrits très divers, vi-\ngoureux, caustiques et sans ambages nous\nlaissent, est celle d une vaste pensée huma-\nnitaire. Loos ne pérore pas sur le collecti-\nvisme, mais plus que tout autre il conçoit\nen fonction de son époque, en communion\navec l'humanité tout entière.\nCette époque Loos l'entrevoit dans toute sa\nbeauté : « Oui, notre temps est beau, si\nbeau, que je ne voudrais vivre en aucun\nautre. Notre temps s'habille si bien, que si\nle choix m'était donné entre les vêtements\nde tout autre temps, je saisirais sans hési-\ntation mes habits. Quelle joie de vivre! »\nL'architecte prône l'artisanat et l'ouvrier\nmanuel. Il le fait en connaissance de cause,\nayant exercé lui-même bon nombre de mé-\ntiers. Tour à tour il fut maçon, briquetier,\nornemaniste, menuisier, tailleur de pierre,\nsans oublier la période où en Amérique\nil fallait vivre ! il fut plongeur dans\nun restaurant. Il pose comme postulat :\npour produire un bon travail, il faut savoir\nl'exécuter dans sa totalité.\nPour lui le rapport est étroit entre toutes\nles formes de la production ; ce lien est la\nbase même de la vie sociale de notre ère.\nTout se tient et tout doit se tenir, les ma-\nnières et les mœurs, les vêtements, les\nustensiles ménagers et l'œuvre architectu-\nrale.\nLoos porte un même amour, une même sol-\nlicitude à tous les objets ; aucun n'est trop\ninfime pour que sa place ne lui soit dési-\ngnée. Aucun n'est trop important, pour se\nsoustraire à une règle, à une ordonnance.\nLoos a posé le principe : « Ce n'est que\nlorsque la statique constructive s'alliera à\nl'économie d'espace, qu'il pourra être ques-\ntion d'une construction moderne. Ce que\nl'on désigne par le terme « cubisme » est\nné d'une toute autre préoccupation, de la\nrecherche de l'effet extérieur produit par\nun jeu de volumes. L'intérieur de l'édifice\nest l'essentiel et commande la forme exté-\nrieure. Ce qui ne veut pas dire que cet\nordre intérieur soit inconciliable avec une\nstructure en volumes (1).»\nJamais il ne crée d'objet uniquement dans\nun but d'esthétique. « Si un objet d'usage\nest fabriqué d'après des principes d'esthéti-\nque il devient un ornement. Toute cons-\ntruction superflue est un ornement ; nous\nn'en avons que faire. »\n« L'architecture dit-il encore doit\nexprimer l'esprit de ce qu'elle construit. La\nmaison aura un aspect confortable, le palais\nde justice clamera la sévérité de la loi ; la\n\nADOLF LOOS\n(d'après une récente photographie)\n\n(1) H. Kulka : Adolf Loos, das Werk des Architekten,\nAnton Schroll Verlag. Vienne."}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "135", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.1.15", "texte": "banque dira : ici ton argent est confié à\ndes gens honnêtes. »\n» Et lorsque, à l'orée d'un bois, nous ren-\ncontrons un tertre que la pelle a façonné,\npyramide de six pieds de long, trois de\nlarge, alors nous devenons graves et quel-\nque chose nous dit : un homme est enterré\nici.\n» C'est cela l'Architecture. »\nLoos a rappelé à la vie le cube et la pyra-\nmide à gradins, l'œuvre d'architecture la\nplus parfaite du monde. Il a réussi, grâce\nà sa discipline de l'espace, à la maîtrise du\nvolume.\n\nIntérieur de magasin.\nMichaelerplatz, Vienne, 1910.\n\nA TRAVERS LES ÉCRITS D'ADOLF LOOS.\n\nLE MAITRE-SELLIER\n\n11 était une fois un sellier, capable et probe,\nïl fabriquait des selles, qui ne rappelaient\nen rien les selles des siècles passés. Pas\nplus d'ailleurs que celles turques ou japo-\nnaises. Bref, des selles modernes. Mais il\nne le savait pas. Tout ce qu'il savait, c'est\nqu i! fabriquait des selles de son mieux,\nil se fit qu'un mouvement étrange naquit\ndans sa ville. On appelait ce mouvement\n« Sécession ». Il exigeait qu'on ne fabri-\nquât que des objets modernes.\nLorsque le maître-sellier apprit cela, il\nchoisit parmi ses selles une des meilleures\net s'en alla la soumettre à un des leaders\nde la Sécession. Et de lui dire : « Monsieur\nle Professeur, car il vous faut savoir, que\ntous les leaders de ce mouvement avaient\nété nommés illico professeurs, Monsieur\nle Professeur, dit-il, j'ai entendu parler de\nvos exigences. Je suis un homme moderne.\nJ'aimerais, moi aussi, produire des objets\nmodernes. Dites-moi, cette selle est-elle mo-\nderne? »\nLe professeur tourna et retourna la selle\nsur toutes ses faces, puis il tint au sellier\nun long discours, où revenaient toujours les\nmots : artisanat, individualité, modernisme,\nHermann Bahr, Ruskin, art appliqué, et\nainsi de suite. Mais il conclut que la selle\nn'était pas moderne.\nLa queue entre les jambes, le sellier s'en\nretourna chez lui. Et il se mit à réfléchir,\nà travailler, et à réfléchir encore. Il eut\nbeau y mettre du sien, afin de répondre\naux conceptions élevées du professeur, il\nne parvint qu'à reproduire son ancienne\nselle."}, {"page_pdf": 16, "page_imprimee": "136", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.1.16", "texte": "Projet pour un grand Hôtel au Semmering. Façade principale. 1913.\n\nProjet d'Ecole pour le Semmering. Façade principale. 1914.\n\nProjet pour un grand Hôtel à Nice (France). Coupe longitudinale. 1923.\n\nAspect du grand Hôtel\nprojeté pour Nice."}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "137", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.1.17", "texte": "Tristement il s'en retourna auprès du pro-\nfesseur et lui fit sa complainte. Le profes-\nseur examina les divers essais du bon-\nhomme et s'exprima ainsi : « Mon brave,\nvous manquez d'imagination ».\nOui, c'était cela. Il manquait d'imagination.\nIl avait ignoré jusqu'ici, qu'elle était indis-;\npensable pour produire une bonne selle. S'il\navait possédé de l'imagination, il serait cer-\ntainement devenu peintre ou sculpteur ou\npoète ou compositeur.\nMais le professeur lui dit : « Revenez de-\nmain. Nous sommes là pour faire progres-\nser les métiers et les rendre féconds par\nnos idées nouvelles. Je m'en vais voir ce\nque l'on pourrait faire pour vous ».\nEt il mit au concours dans sa classe : Pro-\njet pour une selle.\nLe lendemain le sellier s'en revint. Le pro-\nfesseur put lui montrer 49 projets pour une\nselle moderne, bien qu'il n'eut que 44 élè-\nves : 5 de ces projets étaient les siens, et\nceux-là il se proposait de les exposer au\nStudio. Car ils étaient pénétrés d'âme...\nLongtemps le sellier regarda ces dessins et\nses yeux se dessillèrent.\nPuis il dit : « Monsieur le Professeur, si,\ncomme vous, j'ignorais tout de l'équitation,\ndu cheval, du cuir, et de la fabrication, moi\naussi, j'aurais de l'imagination ».\nDorénavant il vécut heureux et content. Il\nfaisait des selles. Modernes? Il n'en savait\nrien. Des selles.\n(1903)\n(Trotzdem).\n(Traduction de St. Ch.)\n\nAdolf LOOS\n\nLES OREILLES MALADES DE\nBEETHOVEN\nAdolf LOOS\n\nVers la fin du XVIIIe siècle et au début\ndu XIX vivait à Vienne un compositeur\ndu nom de Beethoven. Le peuple riait de\nlui, parce qu'il était fantasque, de petite\ntaille et qu'il avait une tête drôle. Ses œu-\nvres scandalisaient la bourgeoisie. « Quel\ndommage, disait-on, que cet homme ait des\noreilles malades. Son cerveau couve d'af-\nfreuses dissonances. Mais lui prétend que\nce sont des harmonies merveilleuses. Evi-\ndemment ce sont ses oreilles qui sont ma-\nlades, car les nôtres, nous pouvons le\nprouver, se portent bien. Quel dommage! »\nMais la noblesse, qui, grâce aux droits que\nle monde lui avait conférés, connaissait les\ndevoirs qui lui incombaient, lui donna les\nmoyens nécessaires pour faire exécuter\nses œuvres. Cette même noblesse avait éga-\nlement le pouvoir de faire représenter un\nopéra de Beethoven à l'Opéra Impérial.\nMais la bourgeoisie, qui emplissait le théâ-\ntre, fit échouer l'œuvre à tel point qu'on\nn'osa songer à une deuxième représenta-\ntion.\nDepuis, un siècle s'est écoulé, et les bour-\ngeois écoutent avec émotion les œuvres du\ncompositeur malade et détraqué. Sont-ils\ndevenus nobles, comme ceux de 1819 et\nont-ils appris le respect dû au génie? Non,\nils sont tous devenus malades. Tous ils ont\nà présent les oreilles malades de Beetho-\nven. Durant cent ans les dissonances de\nSaint Ludwig ont maltraité leurs oreilles.\nLeurs oreilles n'ont pas pu résister à cela.\nToute leur anatomie, les cartilages, les cir-\nconvolutions, le tympan, la trompe d'Eusta-\nche, tout a pris les formes malades que\nmontrait l'oreille de Beethoven. Et le visage\nsi drôle dont les gamins des rues se mo-\nquaient ,est devenu pour le peuple le visage\nspirituel du monde.\nC'est l'esprit qui construit le corps.\n(1913)\n(Trotzdem).\n(Traduction de St. Ch.)"}, {"page_pdf": 18, "page_imprimee": "138", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.1.18", "texte": "Projet pour un immeuble de bureaux, avec cinéma, restaurant, etc., à Paris. 1925.\n\nCÉRAMIQUE\n\nDe nos jours les personnes cultivéJs pré-\nfèrent que les objets d'usage en verre, por-\ncelaine, majolique et faïence ne soient pas\ndécorés. Je désire boire dans mon verre.\nQue ce soit de Peau ou du vin, de la bière\nou de la liqueur, il faut que le verre soit\nconstruit de manière que la boisson m'y\nplaise. C'est là l'essentiel. Voilà pourquoi\nje me passe volontiers de toutes inscriptions\net ornements.\nIl existe des moyens de traiter le verre de\nfaçon à augmenter et à perfectionner l'éclat\nde la boisson. La même eau aura un aspect\nterne et mat dans certain récipient et pa-\nraîtra fraîche comme une source de mon-\ntagne dans tel autre. Ce résultat s'obtiendra\npar l'emploi d'une bonne matière et d'une\ntaille judicieuse. Lorsque l'on achètera des\nverres, avant d'arrêter son choix, on les\nfera remplir d'eau. Si on s'en tient à ce\nsystème, les verres décorés, où la boisson\nparaît contenir des sangsues, resteront\ninvendus.\nMais il ne suffit pas que la boisson ait bel\naspect, il s'agit aussi de la boire agréable-\nment. Les verres qui ont été fabriqués dans\nles trois derniers siècles, remplissent pres-\nque tous cette condition. Seule notre épo-\nque, non, il ne s'agit pas de blâmer\nnotre époque, seuls nos artistes se sont"}, {"page_pdf": 19, "page_imprimee": "139", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.1.19", "texte": "distingués en créant non seulement des dé-\ncors peu appétissants, mais encore des for-\nmes dans lesquelles on ne peut pas boire.\nIl est des verres à eau, où l'eau coule à\ndroite et à gauche aux commissures des\nlèvres. Il est des verres à liqueur, qui ne\npeuvent être vidés que partiellement. Il\ns'agit donc d'user de prudence quant aux\nformes nouvelles et il vaut mieux s'en tenir\naux anciennes,\nPour les assiettes, il en est exactement de\nmême. Nous sommes plus raffinés que les\ngens de la Renaissance, qui supportaient de\ndécouper leur viande sur des représenta-\ntions d'ordre mythologique. Nous sommes\naussi plus raffinés que les gens de l'époque\nrococo, auxquelles il n'importait pas si leur\npotage prenait des teintes gris-verdâtre peu\nappétissantes, sur le fond d'oignons bleus.\nNous préférons manger sur un fond blanc.\nNous.\nLes artistes en pensent autrement.\nMais les objets en céramique ne servent\npas seulement à cuire, à manger et à boire.\nOn les destine également aux carreaux de\nvitres, aux dalles, aux revêtements des\nmurs, du sol, des poêles et des cheminées.\nOn en fait des vases à fleurs ou des porte-\nparapluies. Enfin, l'artiste peut se servir\nde la glaise pour la former, la cuire, l'émail-\nler, parce qu'il sent en lui le besoin de\nreprésenter des hommes et des animaux,\ndes plantes et des pierres, tels qu'ils sont\ndans la nature.\nJe me trouvais un jour avec des « artistes\nappliqués », dans un café. On parlait de\nfonder un studio d'essai de céramique au\nsein de l'lnstitut des Arts Appliqués. Je\nm'opposais à tout ce que ces messieurs pro-\nposaient, et tous étaient contre moi. Je\ndéfendais le point de vue de l'artiste.\nDans le clan il y en avait un, qui avait\napporté une fleur rouge merveilleuse, aux\npétales de velours. Il l'avait mise dans un\nverre d'eau, sur la table. Et l'un d'eux de\nme dire : « Voyez-vous, M. Loos, vous vou-\nlez qu'on s'en tienne à faire des pots. Tan-\ndis que nous, nous voulons essayer de créer\nun émail qui aurait la couleur de cette\nfleur. » Et ils étaient feu et flamme pour\nleur idée. Oui, toutes les fleurs de la créa-\ntion allaient donner leurs couleurs pour\ncréer des émaux nouveaux. Et de parler...\nIl faut que je vous dise, que la nature m'a\ndoté d'un don précieux : une oreille dure.\nAussi m'est-il possible de me trouver par-\nmi des gens qui crient et discutent, sans\nêtre obligé d'entendre les absurdités qu'ils\némettent. Pendant ce temps, je suis mes\npensées.\nC'est alors que je me rappelai mon maître.\nCe n'est pas un artiste. Un artisan. Il ne\nvoit pas les fleurs. Il ne les aime pas. Il\nne connaît pas leurs tons. Mais son âme\nest emplie de couleurs qui ne peuvent être\nreprésentées qu'en émail sur la terre glaise.\nJe le vois devant moi, mon maître. Assis\ndevant le four, il attend. Il rêve de couleurs\nque le Créateur a oublié de rêver. Aucune\nfleur, aucune perle, aucun airain n'a une\ncouleur semblable. Et ces couleurs, il veut\nles réaliser ; elles scintilleront et rayonne-\nront; elles répandront sur les hommes la\njoie et la mélancolie.\n« Le feu brûle. Brule-t-il pour moi ou\nbrûle-t-il contre moi? Donnera-t-il des for-\nmes concrètes à mes rêves ou bien dévo-\nrera-t-il mes rêves? Je connais les tradi-\ntions millénaires, tout ce qui est utile au\npotier. J'ai tout employé, tout tenté. Mais\nnous ne sommes pas encore au bout. L'es-\nprit de la matière n'est pas vaincu encore. »\nPuisse-t-il ne l'être jamais. Puissent les se-\ncrets de la matière rester à jamais des\nmystères pour nous. S'il n'en était ainsi,\nle maître ne se tiendrait pas devant le four\nardent, en un bonheur torturé, guettant,"}, {"page_pdf": 20, "page_imprimee": "140", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.1.20", "texte": "espérant, rêvant de couleurs et de teintes\nnouvelles que Dieu en sa sagesse n'a pas\ncréées, afin de permettre à la créature de\nparticiper à la joie merveilleuse de la créa-\ntion.\n« Alors, Monsieur Loos, qu'en pensez-\nvous? » me demande l'un d'eux.\nMoi? Je n'en pense rien du tout.\nNos artistes sont assis devant la planche à\ndessiner ; ils élaborent des projets pour la\ncéramique. Ils sont divisés en deux camps.\nLes uns crayonnent dans tous les styles ; les\nautres seulement en « moderne ». Les deux\ncamps se méprisent profondément. Mais les\n« modernes » se sont scindés également.\nLes uns exigent que l'ornement soit em-\nprunté à la nature, les autres qu'il surgisse\nde leur fantaisie. Tous trois s'accordent\npour mépriser le maître - artisan. Pour-\nquoi? Parce qu'il ne sait pas dessiner. Mais\nle maître-artisan ne s'en fait pas pour cela.\nLes briques glacées que Bigot créa à Paris,\nil y a trente ans, n'ont encore perdu aucun\nde leurs charmes. Tandis que les dessins\nque les artistes ont mis sur le marché, il\ny a cinq ans, leur donnent à eux-mêmes\naujourd'hui déjà sur les nerfs. Et il en est\nainsi de tous les projets de cette école.\nAussi que celui qui achète des produits de\ncéramique soit circonspect. On ne tient pas\nà dépenser son argent uniquement afin de\nse mettre en colère trois ans plus tard. Des\nobjets qui portent l'empreinte du maître-\ncréateur garderont toujours leur valeur.\nLes objets qui sont munis de l'ornement\n« moderne », même s'ils plaisent de prime\nabord, doivent être refusés. Ils plaisent,\nnon pas parce qu'ils sont beaux ou parce\nqu'ils répondent à notre sentiment, mais\nparce qu'on a tout fait pour nous imposer\ncette tendance. Que l'on se fie au sentiment\nqu'on possédait avant qu'un Hermann Bahr\ns'est mis à écrire sur ces choses.\nLa planche à dessiner. Le four. Un monde\n\nHabitation de M. M.. à Vienne.\nFaçade vers les jardins. 1928.\n\nHabitation Müller, à Prague.\nVue latérale. 1930."}, {"page_pdf": 21, "page_imprimee": "141", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.1.21", "texte": "les divise. Ici l'exactitude du compas ; là,\nl'incertitude du hasard et de la flamme.\nRêves humains, mystère du devenir.\nJe n'écris que pour ceux qui sentent de\nmanière moderne. Pour ceux qui sont re-\nconnaissants à l'ordre universel d'être nés\naujourd'hui et non pas dans les siècles pas-\nsés. Je n'écris pas pour ceux qui ont la\nnostalgie de la Renaissance ou du Rococo.\nDe pareils hommes existent. Ils montrent\ntoujours les siècles passés, où les peintres\net les sculpteurs fournissaient les projets\naux artisans. Ils montrent la Renaissance\ndu Moyen Age, où les hommes buvaient\ndans des hanaps sur lesquels étaient mo-\ndelées des batailles d'amazones. Us mon-\ntrent des salières en forme de navire sou-\ntenu par des tritons, où une rame figure\nla cuillère. Ces gens ne sont pas modernes.\nMais ils livrent des projets à l'ouvrier, ou\nbien, si le hasard a fait que leurs parents\nles envoyèrent à une école de sculpture, ils\nmodèlent eux-mêmes leurs projets.\nVous désirez un miroir? Le voilà : une\nfemme nue le tient. Vous désirez un en-\ncrier? En voilà un : des najades prennent\nleurs ébats autour de deux rochers, Pun\ncontient Pencre rouge, Pautre la noire. Vous\ndésirez un cendrier? Le voici : une dan-\nseuse-acrobate s'y contorsionne et vous\npouvez faire tomber les cendres sur le bout\nde son nez.\nA moi, tout cela ne plait pas. Aussi les\nartistes disent-ils : « Vous voyez, il est\nennemi de Part ». Mais ce n'est pas que je\nsois ennemi de l'art, seulement je veux dé-\nfendre Part contre ceux qui l'assaillent. On\nm'a invité à exposer à la Sécession. Je le\nferai dès que les marchands auront été\nchassés du temple. Les marchands? Non.\nCeux qui prostituent l'art.\nDétournez-vous des prophètes de la Re-\nnaissance. Aimez vos objets modernes !\nVoyez cet admirable miroir. La Renais-\nsance a-t-elle su produire du verre comme\ncelui-ci, qui reflète un mouchoir blanc dans\nsa netteté et sa pureté? Voyez le bel en-\ncrier. Le grand cube de cristal étincelle et\nluit. Il ne se renversera pas. Voyez le splen-\ndide cendrier. Une grande coupe en verre,\nmontée sur argent. Dans le fond l'eau étein-\ndra les restes ardents du cigare. Les incur-\nvations dans la monture servent à y dépo-\nser le cigare allumé. La Renaissance peut-\nelle nous montrer des objets aussi parfaits?\nRéjouissez-vous, réjouissez-vous, hommes,\nde vivre au XXe siècle!\nOn voit dans les étalages des animaux en\nporcelaine blanche. Des taches jaunes ou\nbleues sous l'émail leur donnent un « chic »\ncaractéristique. Ils sont jolis, ces travaux de\nCopenhague. Un chat enroulé sur lui-\nmême. Ou deux petits chiens, serrés Pun\ncontre Pautre. Moi, je les trouve infiniment\njolis, aux étalages. Car chose étrange!\nje me trouverais très embarrassé, si on m'en\noffrait un. Je ne saurais comment l'exposer\nchez moi. En effet, mes visiteurs qui vien-\ndraient diraient : « Ah ! du Copenhague ! »\nCela fait toujours plaisir. Tout comme cela\nfait plaisir, lorsque l'on offre un cigare,\nd'entendre s'exclamer : « Havane impé-\nrial ! Deux couronnes pièce ! » Car cette\njoie aussi se paie cher. Tout le long du jour,\ncette bête fixerait sur moi ses gros yeux fi-\ngés, perfidement humoristique... Cela ne\nm'irait pas du tout. Je ne suis pas toujours\nd'humeur à le supporter. Je ne veux pas,\nautour de moi, dans ma chambre, des ob-\njets indifférents. Pas plus des fauteuils en\nosier que des reproductions de Klinger. Ni\nles produits spirituels des siècles passés.\nVieux Saxes ! Ils n'ont plus de prise sur ma\nvie. Us sont séparés de moi par cent années.\nNous voilà heureusement débarrassés des"}, {"page_pdf": 22, "page_imprimee": "142", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.1.22", "texte": "maximes accrochées aux murs. Voyez-vous\nvenir à présent les « artistes appliqués » et\nnous dire : « Créez des dictons modernes ! »\nNon, il n'en faut plus. Je ne tiens pas à ta-\npisser ma chambre avec des illustrés. Je les\nrelègue ailleurs.\nCopenhague fabrique aussi des vases pour\nfleurs. Non, vases pour fleurs n'est pas le\nterme qui convient. Vu que ces vases font\nmieux lorsqu'ils ne contiennent pas de\nfleurs. Mais moi, je désire avoir des fleurs\nfraîches dans ma chambre. Bien qu'elles ne\npuissent concourir avec les produits de Fart\nraffiné de Copenhague. Une potiche émail-\nlée leur convient mieux. Chacun sent cela.\nC'est pourquoi les vases de Copenhague\nrestent toujours vides.\nJe pense que nous avons laissé derrière\nnous l'époque où les désirs et les actions des\nhommes s'incarnaient dans des objets\nd'usage inutilisables, tels des pots à bière\ndans lesquels on ne parvenait pas à boire,\ndes marteaux pour cordonnier, qui ne\npermettaient pas d'enfoncer les pointes.\nL'homme moderne possède le moyen de se\ndébarrasser des inutilités. Un matin, je me\nsuis éveillé tout joyeux. J'avais rêvé que\ntoute la faune de Copenhague était devenue\nenragée et avait été mise sous la garde du\nfabricant de vases.\nCertains prétendent que j'ai du goût. Une\nfois cette réputation établie, les gens vous\ndemandent volontiers de les accompagner\nl'orsqu'îls font des achats. Ainsi une dame\nme pria d'aller avec elle à la Sécession, pour\nla conseiller. Il s'agissait d'un ornement\npour une chambre. L'argent ne jouait pas\nde rôle. Mais l'objet ne devait pas être\ngrand. Je lui conseillai un petit bloc en mar-\nbre, de Rodin. Douloureusement, un visage\nmerveilleux se détachait de la pierre. La\ndame contempla la pièce de tous côtés. Elle\nparaissait gênée. Puis, elle dit : « A quoi\ncela sert-il? » Maintenant, c'était à moi\nd'être gêné. Elle s'en aperçut et dit encore :\n« Voyez-vous, Monsieur Loos, vous êtes\ntoujours contre nos artistes. Mais avec eux,\non sait au moins ce qu'ils veulent. Peut-on\nenflammer une allumette contre ce bloc?\nAlors même, où dois-je la mettre? Peut-on\ny placer une bougie? Comment cela s'agen-\nce-t-il? Où peut-on faire tomber les cen-\ndres? »\nQu'ai-je dit tout à l'heure? De l'art pros-\ntitué.\n(1904)\n(Trotzdem).\n(Traduit par St. Chandler.)\nLes illustrations qui accompagnent cette\nétude sont des réductions de clichés du fort\nbel ouvrage de M. Heinricli Kulka sur\nAdolf Loos. Cet ouvrage fait partie de la\ncollection consacrée, sous la direction de\nM. Joseph Gantner, à l'examen critique de\nl'évolution de l'architecture moderne.\nLa maison d'édition Anton Schroll à Vien-\nne en a assuré la publication d'une manière\nirréprochable.\n(Adolf Loos, Das Werk des Architekten.\nHerausgegeben von Heinrich Kulka, Wien\n1931. Verlag von Anton Schroll & Cu. 48 pa-\nges de texte, 260 illustrations. Broché 20 R.\nMk. Relié 23 R. Mk.)\n\nAdolf LOOS"}, {"page_pdf": 23, "page_imprimee": "143", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.1.23", "texte": "L'ARCHITECTURE INTERNATIONALE\n\nHabitations - Villas - Intérieurs\n\nALLEMAGNE\nVilla dans la banlieue berlinoise.\nArchitecte Gellhorn.\nReproduction d'après une étude sur les villas, parue\ndans “ Die Baugilde ”, Berlin, 10-1-1930.\nVilla à Stuttgart.\nArchitectes Volkart et Trüdinger.\nLa revue “ Baukunst ” (Munich, I, 1931) consacre\nune longue étude à cette villa, qui offre un certain\nintérêt.\nIdem.\nIntérieur de chambre à coucher."}, {"page_pdf": 24, "page_imprimee": "144", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.1.24", "texte": "Intérieur d'appartement minimum à Berlin-\nSteglitz.\nArchitectes Mebes et Emmerich.\nCette vue donne un aspect de salle de séjour, dans\nla “ Laubenganghaus', de Berlin-Steglitz. Le revue\nfrancfortoise ” Stein, Holz, Eisen ” consacre une longue\nétude à cette construction (20-XII-1930).\nIntérieur, à Berlin.\nArchitectes Luckhardt et Anker.\nExtrait d'une étude sur le mobilier métallique et ses\nperfectionnements, publiée par “ Innendekoration ”,\nDarmstadt (N° I, 1931).\nAntichambre dans une habitation à Berlin.\nArchitecte Gellhorn.\n(Revue “ Die Baugilde ”, Berlin, 10-I-1931)."}, {"page_pdf": 25, "page_imprimee": "145", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.1.25", "texte": "ANGLETERRE\nHabitation moderne en Angleterre.\nReproduite d'après le revue “ Bauwelt ”, Berlin,\n1931.\nCoin d'interieur moderne (?) à Londres.\nArchitecte Chermayeff.\nSi l'Angleterre s'ouvre à ce jeu du “ style décoratif\nmoderne ”, il y aura encore beaucoup à faire pour\nque pénètre enfin l'architecture rationnelle...\n(Illustration reproduite de la revue “ House Beau-\ntiful ”, Boston, E. U. A. - I, 1931).\n\nAUTRICHE\nHabitation en montagne (Autriche).\nArchitecte C. Holzmeister.\nD'après “ Die Bau- und Werkkunst ”, Vienne, (I,\n1931)."}, {"page_pdf": 26, "page_imprimee": "146", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.1.26", "texte": "Habitation en montagne (Autriche).\nArchitecte L. Welzenbacker.\nD'après “ Die Bau- und Werkkunst ”, Vienne, I,\n1931.\n\nETATS-UNIS\nGrande habitation-hôtel, à Los Angeles\n(Californie).\nArchitecte Richard Neutra.\nLa revue tchèque “ Stavba ” donne d'intéressants\ndétails et quelques documents photographiques sur\ncette très remarquable construction, d'un programme\net d'une exécution très particuliers. (Stavba, Prague,\nX, 1930).\nIdem.\nAspect du hall de séjour."}, {"page_pdf": 27, "page_imprimee": "147", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.1.27", "texte": "FRANCE\nHabitation d'artiste, à Paris.\nArchitecte A. Lurçat.\nCe cliché et le suivant sont extraits d'un article paru\ndans la revue suisse “ Das Werk ” (Zurich, I, 1931)\nsur les habitations construites à Paris, par André Lurçat,\npour des artistes suisses.\nHabitation d'artiste à Paris.\nArchitecte A. Lurçat.\nIntérieur de villa.\nArchitecte Philippe Jourdain.\nD'après la revue “ Art et Décoration ”, Paris, XI,\n1930."}, {"page_pdf": 28, "page_imprimee": "148", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.1.28", "texte": "Intérieur exposé au Salon d'Automne, à Paris.\n(“ La Construction Moderne ”, Paris, 4-1-1931.)\nIntérieur exposé au Salon d'Automne, à Paris.\n(“ L'Architecture \", Paris, XII, 1930.)\n\nTCHÉCO-SLOVAQUIE\nVilla à Prague.\nArchitecte E. Linhardt.\nRemarquable construction, dont les détails ont été\npubliés par la revue “ Moderne Bauformen ”, Stuttgart\n(I, 1931).\nIntérieur d'habitation.\nArchitecte Kienzle.\n(D'après le revue “ Stavitel ”, Prague, 1930)."}, {"page_pdf": 29, "page_imprimee": "239", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.1.29", "texte": "TEK H N É\n\nComparaison entre 6 ty-\npes de constructions en\nrangées — 2, 3, 4, 5, 6\net 10 étages.\nler cas. Le nombre de lits\naugmente avec le nombre\nd'étages, cependant quc\nla surface du terrain\net l'angle d'ensoleillement\nsont identiques.\n2e cas. Même angle\nd'ensoleillement et mémo\nnombre de lits : pour un\naccroissement du nombre\nd'étages on observe une\ndiminution de la surface\ndu terrain.\n3e cas. Même surface de\nterrain, et même nombre\nde lits : pour un accrois-\nsement du nombre d'éta-\nges, diminution de l'angle\nd'ensoleillement."}, {"page_pdf": 30, "page_imprimee": "240", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.1.30", "texte": "TEK N N E\n\nverts de 100 m. qui aident à nettoyer Y air et\ndonnent aux enfants de nouvelles places de\njeux. Si tous les toits étaient transformés en\njardins, ce qui n'a pas encore été fait jusqu'à\nmaintenant, le citadin retrouverait aussi là-\nhaut le terrain perdu par la construction de\nla maison. La ville doit se développer ration-\nnellement, elle a besoin d'habitations d'une\nforme correspondant à son organisme vitaL\nCette forme d'habitation assurera un maxi-\nmum de lumière, d'air, de plantations et né-\ncessitera un minimum d'artères, d'efforts fi-\nnanciers de* locataires. Toutes ces conditions\npeuvent être remplies par la maison locative à\nnombreux étages, et c'est pour cela que ces ré-\nformes comptent parmi les plus pressantes du\nproblème de la cow truction des logements.\nIl reste un souci : le manque de relations\ndirectes entre les étages et la terre. Il faut aug-\nmenter la sécurité d'exploitation des ascen-\nseurs, afin que les enfants puissent s'en servir\nsans danger, et ceci est plus une question éco-\nnomique que technique. L'antipathie contre la\nmaison haute est souvent basée sur la diffi-\nculté de surveiller les enfants. Les jardins\nd'enfants actuels ne sont pas encore un remè-\nefficace.Mais le jardin d'enfants bien surveillé\net amélioré hygiéniquement (situé entre les\nrangées de maisons dans la verdure ) et le\nrefuge pour les petits enfants (sur les toits des\nmaisons ) constituent la vraie solution. Sou-\nvent les enfants fuient d'eux-mêmer; le grand\nnombre, mais les mêmes résistances se sont\nfait sentir contre Vécole et l'hôpital. Pourtant\nl'idée d une organisation collective de la fa-\nmille fait des progrès. La forme collective de\nla grande maison et la centralisation des insti-\ntutions ménagères s'adaptent à cette idée. Le\nbesoin de recueillement de l'individu, dont on\nfait souvent état; dans la lutte engagée contre\nla grande maison ne doit pas être négligé. Ce\nbesoin serait satisfait si on se conformait à la\nrègle : à chaque adulte un chez soi, ne serait-\nce qu une petite chambre, dans laquelle il peut\nse retirer. On apprécie beaucoup 1 entre aide\nentre les familles, et ceci est naturellement\nbeaucoup plus facilement réalisable dans la\ngrande maison que dans la maison particu-\nlière. Seule, la grande maison peut, grâce aux\norganisations centrales ménagères, décharger\nun peu l'habitant des fatigants travaux mé-\nnagers.\nCes installations ont aussi une grande im-\nportance au point de vue de l'économie publi-\nque, car elles font réaliser un gain de\ntravail et de temps.\nN'est-ce pas important si la ménagère sur-\nmenée n'a pas besoin de hisser du charbon\ndans les escaliers pour se chauffer et faire de\nl'eau chaude, si la centrale lui lave sa lessive\nmieux qu'elle ne peut le faire, si la réalisation\nde frigorifique électrique, de ventilation méca-\nnique, des cuisines centrales, même de salles\nde société, de places de ,port, etc., devient\npossible, car les frais se divisent par le grand\nnombre de familles habitant la grande maison.\nCes sommes économisées devront être trans-\nformées en améliorations sociales. Je crois que\nl'idée de la maison haute est éclaircie et sa\nnécessité pour la ville moderne prouvée. Mais\non ne peut pas changer les habitudes par le\nraisonnement seul; l'adaptation intellectuelle\nne suffit pas. Seule la pratique peut vaincre îa\nmentalité actuelle et le congrès doit lutter\ndans tous les pays pour la réaisation des mai-\nsons à nombreux étage*:. Il faudrait construire\nles premières colonies de ce genre pour de\njeunes ménages aisés, qui auraient le désir\nd'essayer cette nouvelle forme d'habitation en\naidant à la construire. Dans la pratique, l'as-\nsurance que seule la maison haute peut pro-\ncurer un maximum de confort, ne se fera\njour qu'à la longue.\nJe résume encore :\nLe choix, par le citadin, d une forme d'ha-\nbitation, doit résulter du plus grand effet\nutile réalisable. Ceci dépend de ses penchants,\nde sa profession et de ra bourse.\nLe logement en maison basse avec jardin\nreprésente le plus de tranquillité et de soli-\ntude, la possibilité de récupération et de sor-\ntie au jardin, la facilité de surveillance des\nenfants. Par contre ce type de maison ne peut\nconvenir comme petit logement, il est dun\nentretien cher et entraîne de longs déplace-\nments, et rend ses habitants ca aniers.\nLe logement dans des maisons élevées as-\nsure de courts déplacements; procure des\navantages économiques grâce aux organisa-\ntions centrales et aux services en commun. La\ndifficulté des déplacements verticaux, rend\ndifficile la surveillance des enfants. Ce sys-"}, {"page_pdf": 31, "page_imprimee": "241", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.1.31", "texte": "TEK H N É\n\ntème e t rentable même pour les petits loge-\nments; il développe le sens social.\nLa maison moyenney\nA le désavavntage de présenter des distan-\nces trop petites entre les blocs, peu d'éclairage,\ntrop peu de verdure et de ne permettre aucune\nliberté de mouvements.\nPat contre, la maison à nombreux étages\nest beaucoup mieux ventilée, éclairée et plut\ndistante de sa voisine; elle arsure un maxi-\nmum de verdure dans laquelle les enfants peu-\nvent s'adonner sans gêne à leur joie de jouer\net de crier. Elle est aussi avantageuse par rap-\nport à la répartition des frais d'ordre hygié-\nnique, économique et ménager, grâce aux or-\nganisations centrales.\nSes avantages sont décisifs pour une ville\nsaine,\nAinsi la maison basse n'est pas la panacée\nde tous les maux; la conséquence logique de\nson adoption serait le déplacement de la ville.\nIl faut donner de l'air à la ville, non pas la\ndisperser ll faut unir ces deux pôles la ville\net la campagne, en se servant de tous les\nmoyens techniques dont nous disposons et en\nintensifiant l'utilisation comme espaces verts\ndes surfaces disponibles sur le toi et sur les\ntoits.\nLa vie dans la nature verte doit être une\npossibilité journalière et non seulement un\nagrément dominical.\nMaisons et maisons hautes doivent\nêtre réalisées simultanément d'après les be-\nsoins réels de la population, La maison basse,\nà un étage, se construira dans les zones excen-\ntriques et peu denses. La maison haute avec\nun nombre rationnel d'étages de 10 à 12,\npourvue d'organisations centrales collectives,\n: e construira partout où le besoin s'en fait\nsentir, surtout dans les quartiers à forte den-\nsité, La maison moyenne n'a ni les avantages\nde la maison basse ni ceux de la maison\nhaute, elle est inférieure au point de vue so-\ncial, psychologique et apparemment aussi éco-\nnomique. Sa disparition sera un progrès\ncertain.\n\nQuestions Techniques\nRESISTANCE A LA CORROSION DE\nL'ALUMINIUM ET DE SES ALLIAGES\nAU POINT DE VUE DE LEUR EMPLOI\nEN ARCHITECTURE\nGénéralités♦\nEn architecture, la question de la résistance\nà la corrosion des métaux se pose à deux\npoints de vue : celui de la durée et celui de\nl'aspect décoratif.\nAvant d'aborder la question proprement\ndite, il est utile de préciser les applications déjà\nréalisées de l'aluminium et de ses alliages en\narchitecture. Nous pouvons classer ces appli-\ncations en deux catégories : i° celles où les\nmétaux considérés sont à l'extérieur; 2° celles\noù ils sont à l'intérieur des immeubles, Parmi\nles premières, nous citerons : les toitures, les\nchéneaux, les recouvrements d'appuis de fenê-\ntre, les meubles de jardin, les motifs et pan-\nneaux décoratifs, les enseignes, les portes, les\nmontants de fenêtres, la peinture à Talumi-\nnium, etc. Parmi les secondes, nous trouvons\nles rampes d'escaliers, la ferronnerie d'art, le\nmobilier, les cloisons mobiles, les recouvre-\nments de marches d'escalier, les tuyaux à gaz\net à eau, les papiers de tapisserie, les motifs dé-\ncoratifs, la peinture, les ascenseurs, les boutons\nde porte, etc.\nDans le cas de l aluminium, une propriété\nimportante au point de vue de la corrosion\nest à signaler : c'est son affinité très grande\npour l'oxygène. Cette, affinité, qui a priori\npourrait paraître gênante est au contraire pré-\ncieuse; elle provoque, en effet, très rapidement\nla formation d'une couche très mince, mais\ntrès dure et peu perméable, d'oxyde d'alumi-\nnium ou alumine qui protège efficacement la\nsurface. De plus, cette couche d'alumine est\ntransparente et ne modifie pas l'aspect du\nmétal.\nIl y a lieu de distinguer plusieurs genres de\ncorrosion selon la destination des objets."}, {"page_pdf": 32, "page_imprimee": "242", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.1.32", "texte": "TEK H M É\n\nNous examinerons la corrosion atmosphé-\nrique en atmosphère normale et en atmosphère\nspéciale, à l'intérieur et à l'extérieur, puis la\ncorrosion par le contact des mains et, enfin, la\ncorrosion par le contact des métaux et maté-\nriaux divers.\nA. CORROSION ATMOSPHERIQUE.\nI. Emploi à l'intérieur.\na ) En atmosphère normale, l'aluminium\nou ses alliages sont en contact avec l'air con-\ntenant en faible proportion de l'acide carbo-\nnique et de la vapeur d'eau; la couche d'alu-\nmine dont nous avons parlé suffit, dans ces\nconditions, à protéger le métal contre toute\ncorrosion; le poli lui-même se conserve très\nlongtemps et d'autant mieux qu'il a été plus\nparfaitement exécuté. La conservation du poli\ndépend aussit dans une large mesure, de la\ncomposition de l'alliage et, à ce point de vue,\nil y a lieu de se méfier des alliages fabriqués\navec des débris de carters ou autres pièces\nmoulées contenant très souvent une assez forte\nproportion de cuivre ou de zinc qui diminue\nsensiblement la résistance à la corrosion. L'alu-\nminium pur résiste mieux que la grande ma-\njorité de ses alliages. Toutefois, certains élé-\nments d'addition permettent, tout en amélio-\nrant les qualités mécaniques de l'aluminium,\nd'affecter très peu la résistance à la corrosion:\nce sont le magnésium, le silicium et le man-\nganèse.\nLe poli s'atténue cependant à la longue\ncomme pour le cuivre ou le laiton; on l'en-\ntretient avec des produits analogues à ceux\ncontenant des acides ou des composés alca-\nlins qui attaqueraient le meta!.\nb ) Atmosphères spéciales. Elles sont\nnaturellement très variées; nous citerons en\npremier lieu celles contenant une forte pro-\nportion de vapeur d'eau (salles de machines à\nvapeur, salles de bains, papeteries, blanchisse-\nries, etc. ). Dans ce cas, il y a condensation\nde vapeur sur le métal et si l'eau ne contient\npas d'éléments étrangers, aucune corrosion\nn'est à craindre; il y aura seulement une atté-\nnuation du poli plus rapide qu en atmosphère\nsèche.\nDans les usines à gaz, dans le voisinage des\nbrûleurs et des fourneaux à gaz, l'atmosphère\ncontient une forte quantité de gaz d'éclairage.\nLes composants de ce produit n'attaquent pas\nl'aluminium. L'hydrogène sulfuré, l'anhydre\nsulfureux, le sulfure de carbone et en général\ntous les composés du soufre qui corrodent si\nrapidement le cuivre, sont pratiquement sans\nactions sur l'aluminium. Il en est de même\ndes vapeurs plus ou moins cyanurées et du gaz\nammoniac.\nLa résistance à la corrosion de l'aluminium\nsous l'action des vapeurs sulfureuses est parti-\nculièrement précieuse dans les établissements de\nbains sulfureux. À l'établissement thermal\nG Aix-les-Bains, l'aluminium a remplacé avec\nsuccès le cuivre pour la tuyauterie, les boutons\nde porte, la robinetterie, les main-courantes de\nramoes d'escaliers, les encadrements de portes.\nLà où le cuivre se couvrait rapidement d'une\népaisse couche noire de sulfure et d'oxyde im-\npossible à enlever, l'aluminium garde sa cou-\nleur gris argent d un aspect agréable et facile\nà conserver.\nLe gaz acétylène, l'oxyde de carbone, l'acide\ncarbonique à l'état gazeux, sont sans action\nsur l'aluminium et cette propriété rend possible\nl'emploi de ce métal dans les tuyaux d'évacua-\ntion de gaz brûlés et les radiateurs à gaz.\n11. Emploi à Vextérieur,\na ) L'atmosphère normale (campagnes, villes\nde moyenne importance ) ne contient pas de\nsubstances susceptibles d'attaquer l'aluminium;\nles toitures en tôle d aluminium en service de-\npuis de nombreuses années ont montré la par-\nfaite résistance de l'aluminium aux influences\natmosphériques y compris la neige. Les sels\nd'aluminium ne sont pas colorés, de sorte\nque Faction atmosphérique ne donne jamais\nlieu à des traînées inesthétiques sur la maçon-\nnerie, résultant de l'entraînement par la pluie\ndes produits de la corrosion.\nb ) Les atmosphères spéciales sont celles qui\nexistent dans les grandes villes, au voisinage\ndes usines de produits chimiques, des forges,\ndes gares, de la mer.\nLa présence d'eau augmente ou favorise la\ncorrosion de l'aluminium. De nombreuses sub-\nstances qui, à l'état gazeux, sont sans action,\ndeviennent corrosives en dissolution. La corro-\nsion est, d'autre part, accélérée lorsque l'agent\ncorrosif est en contact avec le métal sous les\ndeux états liquide et gazeux. On constate ce\nfait dans les essais de corrosion :la zone de\nl'éprouvette située au niveau du liquide est\npresque toujours la plus attaquée» Il faudra"}, {"page_pdf": 33, "page_imprimee": "243", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.1.33", "texte": "» \" Les Lambris du Château\ndans le plus modeste Logis „\nTerrazo - Marbres - Teintes unies\nLe Revêtement Idéal\npour Salles de bain, Cuisines, Verandahs,\nHôpitaux, Salles de machines, Meubles,\nArmoires frigorifiques, etc., etc. smmmm\nIT\nRépliques de boiseries de tous styles\nIncombustibles ■■■■■■ Imputrescibles\nle Revêtement Riche\nqui habille avec distinction les Vestibules, Salles\nà manger, Salons, Cabinets de travail, Restaurants\nSalles de Billard et de spectacles, Eglises, etc.\nGROSSE ÉCONOMIE à l'achat et à la\nSoc. Anon. ETERNIT EMAILLÉ\nCAPPELLE-AU-BOIS"}, {"page_pdf": 34, "page_imprimee": "244", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.1.34", "texte": "TEK H H E\n\ndonc éviter dans la construction de former des\ncavités où l'eau contenant des corps plus ou\nmoins corrosifs, pourrait s'accumuler et pro-\nduire, par évaporation lente, une attaque sen-\nsible aux niveaux successifs de liquide.\nLes fumées d'usines et de locomotives sont\nconstituées par de la vapeur d'eau, de l'oxyde\nde carbone, de l'acide carbonique, de F azote,\net des composés du soufre provenant de\nhouilles pyriteuses. L'aluminium résiste bien\nen général à tous ces produits, la preuve en\nest faite par les toitures en aluminium en ser-\nvice depuis une dizaine d'années qui se sont\ntrès bien comportées, Dans les toitures, l'alu-\nminium est supérieur au zinc non seulement\nà cause de son meilleur aspect, mais aussi en\nraison de sa plus grande résistance à l'action\ncorrodante des fumées; on a constaté que là\noù le zinc résiste 10 ans, l'aluminium, résiste\n15 ans.\nL'effet corrosif intense de l'air marin qui\ndétruit si rapidement les objets de fer ou acier,\nmême soigneusement peints, agit d'une façon\nbeaucoup moins sensible sur l'aluminium,\nmais son action n'est pas négligeable et varie\nbeaucoup avec la structure de la côte, la direc-\ntion des vents dominants, l'éloignement de la\nmer. Ces particularités ont été surtout obser-\nvées sur des lignes électriques; tandis que cer-\ntaines présentaient une corrosion sensible,\nd'autres résistaient parfaitement. On a reconnu\nque les circonstances les plus défavorables\nétaient une côte rocheuse ou à falaises de\nmoyenne hauteur provoquant la formation\ndes embruns et des vents dominants soufflant\nvers la terre. Sur les côtes sableuses (Landes)\nou à vents dominants soufflant vers la mer\n(littoral méditerranéen ), la corrosion est très\nfaible.\nLe voisinage d'usines dégageant des vapeurs\nsulfureuses ou ammoniacales ne s est pas mon-\ntré préjudiciable à la bonne tenue de l'alumi-\nnium.\nB, CORROSION PAR LE CONTACT\nDES MAINS.\nL action du contact des mains est due aux\nsels que contiennent les sécrétions cutanées.\nCelles-ci sont de deux sortes: la sécrétion su-\ndorale et la sécrétion sébacée; celle-ci est la\nplus faible pour les mains et les corps gras ont\nplutôt une action protectrice; on peut donc\nconsidérer que seule la sueur a un rôle actif\npour la corrosion»\nCe liquide a, à rémission, une réaction\nacide, il contient 990 parties d'eau, une partie\nd'urée, 4 de sels minéraux, puis des acides gras,\nlactique, acétique, burytique, etc., et des grais-\nses neutres. Ce sont surtout les sels minéraux\n(chlorures) qui agissent comme agents corro-\ndants. La corrosion dans ce cas est à considérer\nplutôt au point de vue de la diminution de\nF effet décoratif qu'à celui de la durée, car le\npoids de métal désagrégé, même dans les cas\nles plus défavorables, est très faible.\nDes essais systématiques sur l'aluminium\net de nombreux alliages ont été effectués par\nle laboratoire de la T. C R. P. Les conclusions\nsont les suivantes :\nLaluminium commercial pur (98 p.G mi-\nnimum ) présente un léger dépolissage dû au\nfrottement des mains, mais aucune trace de\ncorrosion. Les alliages au magnésium se sont\ncomportés aussi bien et les alliages au manga-\nnèse sensiblement mieux que l'aluminium pur;\nles alliages au silicium donnent également sa-\ntisfaction. Les autres éléments d'addition dimi-\nnuent dans une plus ou moins grande pro-\nportion la résistance à la corrosion, en parti-\nculier le cuivre et le zinc.\nC. CORROSION AU CONTACT DE CER-\nTAINES SUBSTANCES,\na ) Au contact de certains métaux.\nOn sait que deux métaux mis en couple\ndans un électrolyte présentent entre eux une\ndifférence de potentiel et que la valeur plus ou\nmoins grande de celle-ci et son sens, comman-\ndent la nature et 1 intensité des réactions sur\nl'un ou l'autre métal. Ces réactions se tradui-\nsent par une attaque (généralement oxydation )\ndu métal le plus électro-positif. Or, l'alumi-\nnium a un potentiel d'électrode assez élevé, il\ny aura donc entre l'aluminium et les autres\nmétaux, en présence d'humidité, un couple\nélectrolytique qui, généralement, attaquera\nl'aluminium. Le danger est surtout grand avec\nle cuivre et le fer; il est moindre avec le laiton.\nLe couple zinc-aluminium est très faible et\npeu à craindre.\nPour éviter, en atmosphère humide, la cor-\nrosion électrolytique de l'aluminium, on veil-\nlera donc à ne pas le mettre au contact d'au-"}, {"page_pdf": 35, "page_imprimee": "245", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.1.35", "texte": "TEK H N É\n\ntrès métaux, c'est ainsi que pour les toitures,\nles assemblages, on utilisera des clous, vis ou\nboulons en aluminium ou alliage de même\ncomposition, ou tout au moins en acier for-\ntement galvanisé.\nSi on ne peut éviter le contact de l'alumi-\nnium avec un métal étranger en atmosphère\nhumide, on recouvrira le joint d'une pein-\nture ou d'un vernis hydrofuge.\nPour la même raison, on rejetera autant que\npossible les soudures tendres qui introduisent\nde l'étain et du zinc et on donnera la préfé-\nrence à la soudure autogène. Il faut, évidem-\nment, après toute soudure, éliminer soigneu-\nsement le flux décapant.\nb ) Au contact de la chaux et du ciment.\nLa chaux et le ciment attaquent l'alumi-\nnium du fait de leur nature alcaline; il y a\nformation d'un aluminate alcalin. Ce composé\nqui est soluble, ne peut pas constituer de cou-\nche protectrice, et l'attaque se continue. On\névite aisément cette corrosion en recouvrant\nconvenablement d une couche de minium la\npartie du métal qui doit venir en contact avec\nla chaux ou le ciment, ou en interposant une\nfeuille de papier goudronné.\nIl faut signaler ici que les ciments alumi-\nneux, fondus ou électro-fondus, fabriqués avec\ndes bauxites et dont la fabrication est en voie\nde développement rapide, ne produisent aucune\ncorrosion de l'aluminium grâce à l'absence de\nchaux vive. Des essais ont été réalisés en intro-\nduisant des fils, barres et tôles d'aluminium\net alliages dans du mortier de ciment fondu.\nAprès la prise, le tout a été plongé dans l'eau.\nAu bout de plusieurs mois, à la rupture des\nblocs de ciment, les éprouvettes n'ont présenté\naucune trace de corrosion ni attaque superfi-\ncielle ou intérieure.\nLe plâtre est également sans action sur l'alu-\nminium.\nc ) Au contact du terrazzolith.\nLe terrazzolith corrode l'aluminium par\nsuite de sa teneur en chlorure de magnésium;\nil faudra donc prendre avec ce matériau les\nmêmes précautions qu'avec le ciment, le mor-\ntier et la chaux.\nCONCLUSION.\nL'aluminium et ses alliages présentent en\ngénéral une excellente résistance aux agents\ncorrosifs rencontrés en architecture. Cette qua-\nlité, jointe à la propriété de ne pas donner de\nsels colorés et à un bon aspect décoratif propre,\npermet de ne pas avoir recours à un recouvre-\nment, quoique celui-ci soit possible avec la ma-\njorité des produits habituels. Cette suppression\nde la sujétion de la peinture a souvent fait\nadopter l'aluminium pour des constructions où\ncette opération aurait été difficile ou dange-\nreuse ou seulement trop coûteuse.\nMoyennant les quelques précautions que\nnous avons indiquées, on peut éviter toute at-\ntaque sensible et assurer aux objets d'alumi-\nnium, quelle que soit leur destination, une\ndurée indéfinie.\n(Article publié par « L'Architecture »,\nde Paris, n° du 15 avril 131»)\n\nECHOS-INFORMATIONS\n\nBELGIQUE\nBruxelles\nL L S, A. D. AU PALAIS DES BEAUX-\nARTS,\nL'exposition des travaux d'élèves de l'lns-\ntitut Supérieur des Arts Décoratifs s'est ou-\nverte au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles\nle 20 juin ,en présence d'un grand nombre\nde personnalités officielles et artistiques.\nPrès de douze salles abritent le multiple et\nabondant travail des diverses classes de l'l, S.\nA. D., travail qui, pour la première fois, est\nsoumis au jugement du public. On ne doit pas\ncraindre d'affirmer que, pour l'lnstitut et son\nDirecteur, cette manifestation marque un bril-\nlant succès. Et si l'on ste souvient des viles"}, {"page_pdf": 36, "page_imprimee": "246", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.1.36", "texte": "TEK H N É\n\nmanœuvres qui, il y a quelque années,\nont été dirigées contre cet enseignement, on\nrendra hommage tout spontanément à Henry\nVan de Velde, dont la ténacité, la foi dans\nl'œuvre et l'esprit organisateur se sont défi-\nnitivement imposés à notre pays.\nNe pouvant entreprendre ici l'examen des\ntravaux exécutés dans toutes les classes de\nl'l .S. A. D. d'autres revues l'ont déjà\nfait nous donnerons dans un prochain nu-\nméro de « La Cité » quelques considérations\ntouchant plus spécialement les classes d'Archi-\ntecture et d'Urbanisme, qui nous intéressent\navant tout.\nFONDATION RUBENS.\nLe Conseil d'Administration de la Fonda-\ntion vient de désigner le lauréat de la bourse\ndestinée à un jeune architecte. C'est M. Marcel\nGérard, architecte diplômé de l'lnstitut Supé-\nrieur des Arts Décoratifs, qui a été choisi à\nl'unanimité.\nVISITEURS TCHECO-SLOVAQUES,\nUne trentaine d'étudiants-architectes de\nl'Ecole polytechnique de Prague, en voyage\nd'étude dans les pays de l'Europe Occidentale,\nont visité les 21 et 22 juin dernier les princi-\npales réalisations modernes de la région bru-\nxelloise, Cette visite fut guidée par notre con-\nfrère V, Bourgeois, accompagné de quelques\nmembres de la Section belge des Congrès Inter-\nnationaux d'Architecture moderne.\nCONGRES DES ARTS MENAGERS.\nInvité par les organisateurs du Congrès,\nnotre confrère IL H* de Koninck fit devant\nl'assemblée une causerie très précise sur 1 amé-\nnagement et Téquipement rationnels des cui-\nsines, exposant l'essentiel du remarquable tra-\nvail de normalisation qu'il réalisa, en collabo-\nration avec quelques membres de la Section\nbelge des Congrès Internationaux d Architec-\nture moderne»\nEN VUE DE L'EXPOSITION DE 1935\nUN PROGRAMME D'AMELIORATION\nDES VOIES D'ACCES*\nAu cours de sa dernière réunion, qui a eu\nlieu récemment à l'Hôtel de Ville, le conseil\nd'administration de la Société de l'Exposition\nde Bruxelles en 1935, a arrêté les termes de\nson rapport annuel,\nLa partie la plus importante de ce rapport\nest consacrée à la question des voies d'accès\nvers l'Exposition de 1935 et le quartier du\nCentenaire,\n« Dès 1928, est-il dit dans le document,\nla Ville de Bruxelles s'était tracé un vaste pro-\ngramme d'amélioration de ces voies d'accès,\nprogramme dont elle entamait la mise à exé-\ncution, en 1929, par la transformation du\nboulevard Bischoffsheim, du boulevard du\nJardin Botanique, des abords de la gare du\nNord et du boulevard d'Anvers,\n» Cette transformation sera suivie de celle\nde l'Allée Verte, de l'élargissement des ponts\nde Laeken, dont l'un, le pont amont, sera\nporté au double de sa largeur actuelle, de\nl'aménagement nouveau de la partie de l'ave-\nnue de la Reine comprise entre les dits ponts\nde Laeken et le Parvis Notre-Dame, qui com-\nportera l'établissement, dans l'axe même de\nl'avenue, d'une voie carrossable passant sous\nle chemin de fer,\n» Telle sera la communication spacieuse et\ndirecte entre la gare du Nord et le centre urbain\nvers l'Exposition, par le Parc Royal de Lae-\nken, Cette communication sera, dans 1 avenir,\ndoublée jusqu aux ponts de Laeken d une\nautre grande artère qui, par suite du détour-\nment de la Senne, prolongera le boulevard\nEmile-Jacqmain.\n» Le haut de la ville sera relié à l'Exposi-\ntion par des voies non moins spacieuses et\nattrayantes : à hauteur de la rue Royale, par\nla rue des Palais et 1 avenue de la Reine, dont\nle viaduc double et en dos d'âne, compris entre\nla place Liedts et le canal, sera remplacé par\nun viaduc unique, abaissé et dans Taxe de\ncette avennue; à hauteur des boulevards de\nGrande Ceinture, par les boulevards Jacques\nde Dixmude, Saint-Michel, Brand-Whitlock,\nAuguste Reyers, Général Wahis et Lamber-\nmont, on atteindra directement l'avenue Van\nPraet, longeant le Parc Royal,"}, {"page_pdf": 37, "page_imprimee": "247", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.1.37", "texte": "TEK H N É\n\n» Cette avenue sera dédoublée au moyen\nd une large artère parallèle, entre le pont Van\nPraet et le Gros-Tilleul, où se trouvera l une\ndes entrées principales de l'Exposition. La\nmême avenue Van Praet. ainsi dédoublée,\npourra être utilisée par les voyageurs ayant dé-\nbarqué à la gare de Schaerbeek. modernisée et\nagrandie.\n» Enfin, la voie directe existant déjà par\nle boulevard d'Anvers, le square Sainctelette,\nles boulevards Léopold 11. du Jubilé et Emile\nBockstael, subira des modifications dans son\nprofil transversal à l'avenue Emile Bockstael\net à l'avenue Houba de Strooper, à partir de\nla place Emile Bockstael. où convergeront plu-\nsieurs courants de circulation et celui notam-\nment venant de la rue Marie-Christine.\n» Quant au « Quartier du Centenaire »,\nemplacement de l'Exposition, les principales\nartères sont tracées et équipées : aux abords\ndu Stade, l'avenue des Sports, les rues du\nDisque et du Javelot, les avenue du Marathon,\ndes Athlètes et du Football, ainsi que l'avenue\nCharlotte, l'avenue du Gros-Tilleul (32 m»\nde largeur) qui relie l'avenue du Parc Royal\n(Gros-Tilleul) à l'avenue Houba; enfin, le\npremier tronçon du boulevard du Centenaire\n(50 m. de largeur) qui joint la place Saint-\nLambert au Gros-Tilleul.\n» Les nombreuses lignes de tramways ac-\ntuelles seront prolongées ou étendues : l'une\nd'elles pénétrera dans l'Exposition par des\nvoies établies en tranchées, pour aboutir à une\ngrande gare, située sur le plateau, à proximité\ndu Stade, et des palais principaux; d'autres\nlignes encadreront, sur trois de ses côtés, l'im-\nmense quadrilatère formé par l'enceinte de\nl'Exposition.\n» Cet aperçu montre que! réseau important\nde communications excellentes existera en\n1935 ».\nLes plans de l'Exposition.\nD'autre part, le rapport signale que le Co-\nmité exécutif prépare déjà l'Exposition elle-\nmême et qu'il a approuvé l avant-projet du\nplan général dressé par l'architecte Joseph Van\nNeck.\nL'Exposition se rangera parmi les exposi-\ntions générales et internationales de première\ncatégorie, en se conformant à la convention\nconcernant les expositions internationales, si-\ngnée à Paris, le 28 novembre 1928, et a ob-\ntenu de notre gouvernement qu'il remplisse\nles formalités à cet effet»\n\nANVERS\nCONCOURS D'ARCHITECTURE.\nLa « Société Royale des Architectes d An-\nvers » organise un « Prix Henri Blomme »\npour 193 1, auquel peuvent prendre part les\narchitectes belges qui habitent la province\nd'Anvers et qui n'ont pas atteint l'âge de\n26 ans au moment de la publication du pro-\ngramme du concours.\nLes œuvres devront être remises au plus\ntard le 26 septembre 193 1, àl7 heures.\nPour tous renseignements, s'adresser au\nsecrétaire de la Société, M. F. Dermond, rue\ndu Péage, 29, à Anvers.\n\nETRANGER\nPARIS*\nMAISONS DE VERRE,\nL'architecte Pierre Chareau vient de terminer\nla construction de plusieurs maisons entière-\nment en verre. Le verre employé est opaque,\nmais laisse passer les rayons solaires, de telle\nsorte que les maisons, toutes isolées dans un\njardin, bénéficient du soleil dans la totalité de\nsa course. En outre, ce verre, appelé « trans-\nlucent », est incassable et, suivant l'architecte,\nplus résistant que la pierre ou la brique. Les\nmaisons ainsi édifiées satisfont à tous les desi-\nderata de l'hygiène moderne; d'après ce qu'en\ndisent les Parisiens, elles font l'effet « d'habi-\ntations de glace pour Esquimaux ».\nUN CERCLE D'ETUDES ARCHITEC-\nTURALES est en voie de formation, sous les\nauspices du journal « Monde », à Paris. Ce\ncercle se propose de fixer, par des études en\ncommun et des enquêtes appropriées, quel-\nques problèmes sociaux et d'envisager les so-\nlutions qu'ils comportent en architecture. Les\nintéresses qui veulent participer à ces travaux\nou contribuer à ces enquêtes, tant en France\nqu'à l'étranger, sont priés d'écrire à René Le-\nfeuvre, à « Monde », 50, rue Etienne-Marcel,\nParis (2e)."}, {"page_pdf": 38, "page_imprimee": "248", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.1.38", "texte": "TEK H N E\n\nBIBLIOGRAPHIE\nSTAVBA (PRAGUE). Nous nous plaisons\nà signaler à nos lecteurs les deux numéros\nrécemment parus de la bonne revue tchè-\nque. Le fascicule 9 est tout entier consacré\nau passionnant problème architectural de\nF école. Une abondante documentation rensei -\ngne excellemment sur les solutions les plus ac-\ntuelles élaborées par des architectes bien con-\nnus. On y trouve, par exemple, quelques inté-\nressantes réalisations de Haesler, Schuster,\nSchutte, May, Duiker, Tausenau et Fencl; ces\ndocuments sont complétés par une série de\nprojets bien choisis. Enfin, ce numéro com-\nporte encore un aperçu illustré de divers stan-\ndards mobiliers de l'école.\nLe fascicule io, de la même revue, est con-\nsacré aux travaux d'architecture de Fécole\npolytechnique de Prague (Direct. Prof,\nMendl ). Ces travaux sont en tous points re-\nsoit par l'esprit qui les anime,\nsoit par la perfection dans l'étude générale et\ndans le fini du détail, soit enfin par leur pré-\nsentation probe et attrayante à la fois. Il n'y\na guère en Europe occidentale beaucoup d'éco-\nles d'architecture que Ton puisse comparer à\nl'institut du Prof. Mendl.\nSTEIN, HOLZ, EISEN, la revue francfor-\ntoise bien connue, consacre son numéro du\n20 juin à un examen détaillé et complet de\nlExposition du Bâtiment de Berlin. Une\nprécieuse documentation illustre les habita-\ntions expérimentales réalisées à Berlin par les\narchitectes Luckhardt et Anker, Fieger, Ruh-\ntenberg, Breuer, Haesler, Hilberseimer, Schus-\nter, Ahrends, etc.\nAUSGEWAEHLTE SCHWEJ3SKONS-\nTRUKTIONEN, volume I : La Construction\nmétallique, par l'ingénieur O. Bondyt V. D. L\nVerlag, Berlin. Prix de 1 ouvrage : 12 RM.\nBOUWKLJNST IN DE STAD EN OP HET\nLAND, par H, van der Kloot Meyburg.\n3e édition. Chez W, L. et J. Brusses Uitge-\nversmaatschappij N. V., à Rotterdam.\n\n15 septembre 1931\nler numéro de\nIA CITÉ. X- Volume\nCe X( volume comprend 12 numéros abon-\ndamment illustrss et présentés avec oin.\nSouscrivez un abonnement...\n\nANNONCES\nCABINET D'ARCHITECTE à céder en Al-\ngérie; bon climat; 4 millions de travaux. Prix\ndemandé : 200,000 francs, dont 150,000 fr,\ncomptant. Le reste un an. Ecrire A, P. J,\n2293 Bureau de La Cité> qui transmettra,\nEMPLOIS\nDESSINATEUR BATIMENT cherche tra-\nvaux après heures. Prix modérés. Ecrire sous\ninitiales D, G,\nDESSINATEUR ARCHITECTE demande\ntravaux à exécuter à domicile. Elément très\ncapable. Ecrire La Cité sous initiale W, T.\nTraductions\nTRADUCTIONS techniques, en français,\nnéerlandais et allemand, — Ecrire au Bureau\nde la Revue sous initiales G, K, (Gand ),\nDivers\nA CEDER d occasion revues et ouvrages\nrelatifs au bâtiment. Ecrire La Cité sous ini-\ntiales H, D,\nDISPONIBLES, Les clichés ayant paru\njusqu'à ce jour dans « La Cité » peuvent être\nempruntés au tarif de 30 centimes le cm-,\nARCHITECTE céderait d'occasion quel-\nques ouvrages et traités de construction, —\nEcrire Bureau de la revue sous initiales V, W,"}, {"page_pdf": 39, "page_imprimee": "249", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.1.39", "texte": "EDITIONS \"TEKHNE»\nLA CITE. Première année. (Rare) ....... fr. 60.\nDeuxième année. (Rare). ....... . 40.\n3e, 4e, se,5e, 6e, 7e et 8e années, le volume . . . . . 25.\nCes volumes peuvent être fournis reliés en pleine toile moyennant un supplément\nde 15 francs.\nLA REVUE « TEKHNE » série d'avant-guerre), collection complète de la\n2e année (1912-1913). Beau volume de 516 pages, sur papier couché,\nillustré de 250 clichés ........ . 40.\nL'Art et la Société, par H.-P. Berlage, architecte à Amsterdam. Tirés à part de\nla Revue « Art et Technique » (septembre 1913-février 1914). Un volume\nluxueusement imprimé et illustré de 98 clichés .... . 50.\nLe Cœur de la Ville de Bruxelles, par Charles Buis, avec traduction d'une con-\nférence de C. Curlitt sur la « Conservation du cœur d'anciennes villes ».\nUne brochure de 24 pages ........ . 4.\nL*Abbaye de la Cambre, par G. des Marez ...... . 4.\nPaul Hankar (1859-1901), par Ch. Conrardy et Raym. Thibaut. Une brochure\nillustrée ........... . 4.\nConstantin Meunier. L'historique de son monument au travail, par R. Thiry et\nG. Hendrickx. Une brochure illustrée ...... . 4.\nL'Art des Jardins et le nouveau jardin pittoresque, par Louis van der Swaelmen,\narchitecte-paysagiste ......... . 2.\nBelœiL Le Versailles Belge, par Louis van der Swaelmen, architecte-paysagiste 4.\nEtude sur la Forêt de Soignes, par Louis van der Swaelmen ... . 4.\nL'Abbaye de la Cambre. Restauration des Jardins Louis XIV, par Louis van der\nSwaelmen, architecte-paysagiste ....... . 4.\nL'habitation coloniale. Sa construction au Congo Belge, par Gast. Boghemans.\nUne brochure de 20 pages abondamment illustrée ... . 4.\nMatériaux de substitution dans la construction de maisons, par J. Seroen, archi-\ntecte. Une brochure illustrée ....... . 4.\nL'architecture hollandaise, par Luc Paul Haesaerts. Une brochure illustrée . 4.\nRéduction de 50 p. c. aux nouveaux abonnés\n\nPRIX DE L'ABONNEMENT à l'année en cours de la Revue « LA CITE » et de\nson supplément « TEKHNE » : Belgique, 40 francs. Etranger, 55 francs.\nPour s'abonner à « LA CITE » ou obtenir des livres, il suffit de verser, dans n'im-\nporte quel bureau des postes, au crédit du compte chèques postaux n° 166,21 Revue\n« LA CITE », la somme due et d'inscrire stfr le bulletin de versement le titre du livre et\nles nom et adresse du souscripteur."}, {"page_pdf": 40, "page_imprimee": "250", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193107-01.1.40", "texte": "LA CITE S TEKHME\nles plus impartantes\nrevues belges d'archi-\ntecture. d'urbanisme et\nd'art public - les plus\nactuelles - les mieux\ndocumentées.\nSlêse s Bruxelles, 10 Pl. Lelx"}]}