{"numero_id": "bm-bmtnaac-1931-09-01", "volume": "bmtnaac_1931-09_01", "ocr_sha256": "b6b69de9eb797e5c9d45f97d838721fd5b9253330cf035fdfe4772819e91ec54", "source_tei": "https://github.com/Princeton-CDH/bluemountain-transcriptions/blob/main/periodicals/bmtnaac/issues/1931/09_01/bmtnaac_1931-09_01.tei.xml", "source_mets": "https://github.com/pulibrary/BlueMountain/blob/main/metadata/periodicals/bmtnaac/issues/1931/09_01/bmtnaac_1931-09_01.mets.xml", "url_numero": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01", "articles": [{"article_id": "bm-bmtnaac-1931-09-01-c002", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-09_01#c002", "volume": "bmtnaac_1931-09_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "1", "page_fin": "1", "image_debut": 3, "image_fin": 3, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.2.2", "titre_corps": "Sommaire :", "titre_sommaire": "Sommaire :", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 3, "page_imprimee": "1", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.1.3", "debut_caractere": 101, "fin_caractere_exclue": 436, "texte": "Sommaire :\nLe Musée Moderne ~,,,,, i\nQuestions professionnelles :\nEssai de Code des devoirs professionnels\nde l'architecte 7\nProcédés techniques nouveaux :\nLe Béton vibré et pervibré , 10\nAcoustique 12\nEclairagisme , , , 12\nEchos et informations 14\nConcours 17\nOrganismes ~,,,,,,,18\nBibliographie , , 18\nRevues ~,,,,,,,, 19\nAnnonces 20"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-09-01-c004", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-09_01#c004", "volume": "bmtnaac_1931-09_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "1", "page_fin": "1", "image_debut": 3, "image_fin": 3, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.2.3", "titre_corps": "Le numéro de LÀ CITE inclus dans le", "titre_sommaire": "Le numéro de LÀ CITE inclus dans le", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 3, "page_imprimee": "1", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.1.3", "debut_caractere": 438, "fin_caractere_exclue": 602, "texte": "Le numéro de LÀ CITE inclus dans le pré-\nsent fascicule contient les articles illustrés ci-\naprès :\nQuelques travaux d'Alf. Franckcn.\nL'Architecture internationale,"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-09-01-c005", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-09_01#c005", "volume": "bmtnaac_1931-09_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "1", "page_fin": "5", "image_debut": 3, "image_fin": 7, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.2.4", "titre_corps": "LE MUSÉE MODERNE", "titre_sommaire": "LE MUSÉE MODERNE", "signature_source": "Aug. PERRET", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 3, "page_imprimee": "1", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.1.3", "debut_caractere": 604, "fin_caractere_exclue": 1941, "texte": "LE MUSÉE\nMODERNE\nPar Aug. PERRET\nDans l'antiquité, les Musées étaient des\nlieux de délectation, aujourdhui ce sont des\nlieux de conservation et d'étude.\nLe Musée moderne né vers la fin du dix-\nhuitième siècle, où nous le trouvons dans les\nprogrammes du prix de Rome, fut consacré\npar la Révolution qui voulut en faire un ins-\ntrument d'instruction et d'éducation.\nAdoptée aussitôt par toutes les nations,\ncette formule produisit quelques édifices nou-\nveaux, mais en France, à part quelques ex-\nceptions (Grenoble, Marseille, Nantes, Va-\nlenciennes, Lille, Alger ), on se contenta\nd'édifices existants pour y installer les gran-\ndes collections d'Art,\nLes Musées ainri créés ne sont pas l'idéal,\nleur éclairage est souvent défectueux, la déco-\nration lutte avec les œuvres exposées; maie re-\ntrouverons-nous dans le Musée moderne\nl'atmosphère, le charme, le prestige de nos\nvieux Palais?\nDe nos jour, , l'abondance des œuvres, des\nfragments d'œuvres et la nécessité de classer\nces pièces nombreuses nous a conduits à l'or-\ndre chronologique. C'est ce qui fait de nos\nMusées des lieux d'étude plus que de délec-\ntation; leurs dimensions/même s'ils ne sont\nconsacrés qu'à une seule branche de l'Art,\ncont énormes et leur simple parcours impose\nau visiteur une grande fatigue qui engendre\nl'ennui.\nNe pourrait-on pas concilier ces deux for-"}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "2", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.1.4", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 4478, "texte": "mules : l'antique et la moderne? et concevoir\nun édifice qui serait à la fois un lieu de délec-\ntation et de fête et un lieu d'étude c'est\nce que nous avons essayé d'imaginer.\nNotre Mmée consacré aux Beaux-Arts se\ncomposerait essentiellement d'une partie cen-\ntrale qui serait le lieu de délectation et\nde fête, où le visiteur en une brève prome-\nnade pourrait voir les œuvres les plus fameu-\nses et de galeries nombreuses aboutissant\nà ce centre, galeries qui seraient des lieux\nd'étude; elles montreraient les œuvres clas-\nsées par ordre chronologique à leur jonc-\ntion avec le centre on placerait les œuvres les\nplus représentatives de leur contenu. Ce\nserait pour le visiteur du centre une sélection\ndes galeries et une invitation à y pénétrer.\nCe que nous avons appelé le centre pour-\nrait être une vaste cour rectangulaire entourée\nd'un double portique le premier ouvert,\nle second clos; c'est sur ce second que se trou-\nveraient les salles de jonction avec les galeries\nd'étude.\nLes salles de jonction affecteraient des\nformes et des volumes différents. Les galeries\nde classement et d'étude ne devraient pas se\ncomposer de deux murs rectilignes, mais com-\nporter une série d'alvéoles diverses dans leur\nsurface et leur hauteur, transformables au\nbesoin, pour permettre des ensembles séparés\net faciliter le classement. Ces dispositions for-\nmeraient une sorte de ponctuation qui aiderait\nle conservateur ainsi que le visiteur.\nIl ne faudrait pas que ces galeries d'étude\naient pour le public plusieurs issues; pour sor-\ntir de la galerie d'étude on devrait revenir à\nîa salle de jonction, de là, aller par la galerie,\nà une autre salle de jonction où l'on trouve-\nrait l'entrée d'une autre galerie d'étude.\nLe Musée ne doit pas être un labyrinthe, le\nvisiteur ne doit pas être hanté par l'idée qu'il\noublie dec salles, qu'il n'a pas tout vu.\nAu fond de la cour centrale et dans son axe\non trouverait une vaste rotonde d'où\nrayonneraient de courtes galeries aboutissant\nà des salles carrées ou rondes réunies entre\nelles par des portiques concentriques à la ro-\ntonde; cet ensemble qui serait comme la tête ou\nle cœur du Murée renfermerait les pièces uni-\nques, rarissimes.\nOutre les locaux d'administration nécessaires,\nle Musée comprendrait des ateliers d'examen,\nde réparation, de moulage, de photographie, de\nradiographie et des magasins qui devraient\nêtre placés autant que possible à l'extrémité\ndes galeries d'étude:; et par conséquent du côté\nopposé à la jonction avec le centre. L'un des\nateliers devrait être assez vaste pour contenir\nune table sur laquelle pourraient être étendues\nles plus remarquables des toiles exposées.\nCe Musée dont la surface devrait pouvoir\ncontenir tout ce que renferme le Louvre aurait\npar conséquent une très grande étendue —il\nne serait pas possible d'en trouver l'emplace-\nment au centre de capitales telles que Paris,\nLondres ou Berlin; aussi le voyons-nous placé\ndans l'une des grandes promenades que pos-\nsède toute très grande ville.\nS'il s'agissait de Paris, nous choisirions le\nBois de Boulogne dont l'étendue permettrait\nd'accompagner» le bâtiment principal de jar-\ndins dans lesquels s'élèveraient des édifices\nsatellites pour des collections particulières,\nainsi que des monuments architecturaux sacri-\nfiés pour des nécessités de viabilité vitale et que\nTon reconstruirait dans ces jardins. A cet en-\nsemble, nous ajouterions de vastes galeries\npour abriter (pépinières de nos Musées ) les Sa-\nlons annuels. On obtiendrait ainsi une véri-\ntable cité de l'Art lieu de beauté et d'étude.\nL'emplacement choisi et le programme bien\ndéterminé, quelles devront être les qualités\nspécifiques de l'édifice-musée qui serait àla\nfois un lieu d'exposition et de conservation?\nUne bonne exposition exige une bonne\nlumière.\nUne bonne conservation exige une tempé-\nrature et un degré hygrométrique constants,\ncar ce sont les différences de température qui\nproduisent des dilatations et retraits, princi-\npale cause de ruine des œuvres humaines.\nUn Musée devra donc être un édifice bien\néclairé et bien défendu contre les variations\nextérieures de température et d'humidité de\ni'air.\nIl devra, en outre, être d'une solidité à\ntoute épreuve pour durer et transmettre intacts\nses trésors aux générations futures.\nA quel matériau devrons-nous avoir recouru\npour constituer ce bâtiments indestructible?\nNous croyons qu'il n'est pas téméraire d'af-\nfirmer que les matériaux les plus durables\nsont les bétons qui durcissent sans cesse, alors"}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.1.5", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 4135, "texte": "que les pierres les plus denses, les granits, par\nexemple, perdent de leurs qualités avec le\ntemps. Il y a en Egypte des bétons qui datent\nde plus de 3,500 ans avant Jésus-Christ. Le\nLabyrinthe était ainsi construit et la Pyra-\nmide de Ninus reposait sur une voûte en\nbéton armé percée de canaux garnis de poterie\npour Fécoulement des eaux de gâchage.\nOn peut voir dans les ruines romaines des\nbétons en grandes masses qui, à l'origine,\nn'avaient certainement, étant donné leur com-\nposition, qu'une faible résistance et qui, au-\njourd'hui, sont inattaquables au pic.\nNe voit-on pas, dans ces mêmes ruines ro-\nmaines, des massifs de maçonnerie dont les\njoints en mortier font de grandes saillies sur\nia brique, cette dernière ayant été rongée par\nlej intempéries, et le mortier au contraire dur-\ncissant sans cesse n'ayant pas diminué.\nDu Moyen-âge nous restent dans la Cité de\nCarcassonne, des linteaux en béton qui sont\ntncore tous intacts, alors que beaucoup de\nceux qui soit en pierre ont cas^é.\nC'est donc au béton et au béton de ciment\narmé que nous devrons nous adresser pour\nconstituer l'ossature de notre Musée.\nLa composition de cette ossature est très\nimportante, car elle est au bâtiment ce que le\nsquelette est à l'animal. De même que le sque-\nlette rythmé, équilibré, symétrique de l'animal\ncontient et supporte les organes les plus divers,\net les plus diversement placés, de même l'ossa-\nture de notre édifice devra être composée, ryth-\nmée, équilibrée, symétrique même, et elle devra\npouvoir contenir les organes les plus divers\nexigés par le programme.\nC'est là la base même de l'architecture. Si\nia structure n'est pas digne de rester appa-\nrente, l'architecte a mal rempli sa mission.\nLes matériaux de revêtement et de remplissage\ndevront compléter l'ossature, mais Sans la\ndissimuler, il faut que se montre une poutre,\nlà où il y a une poutre, et un poteau, là où\nil y a un poteau.\nCes dispositions éviteront bien des surpri-\nses désagréables le jour où, par suite de dilata-\ntion, retrait, tassement, les parties portantes\naffirmeront leur présence. L'architecture, c'est\nce qui fait les belles ruines*\nNous ne devons pas plus nous affranchir\ndes lois de la construction que nous ne nous\naffranchissons des conditions du programme.\nL'étude des conditions du programme et\nde la construction nourrit l'imagination de\n1 architecte comme l'exigence du vers inspire\nle poète.\nLes conditions du programme d'un Musée\ncomprennent beaucoup des parties communes\nà d'autres bâtiments nous ne les énumérerons\npas toutes, ce serait un véritable devis descrip-\ntif, nous ne nous occuperons que de celles qui\nsont tout à fait spéciales à ce genre d'édifice.\nC'est la qualité de l'éclairage qui fera le\nbon Musée.\nToutes les parties de l'édifice devront-elles\nêtre éclairées de la même façon? Nous ne\ncroyons pas.\nLa peinture qui présente couvent des sur-\nfaces réfléchissantes devra recevoir sa lumière\ndu zénith.\nLa sculpture sera mieux éclairée par une\nlumière latérale tombant de haut.\nLes recherches faites à l'occasion de l'instal-\nlation de pastels de La Tour au Louvre ont\nconduit aux remarques ou suivantes :\ni° Tout objet éclairé devient lui-même\nune source de lumière et son image est réflé-\nchie proportionnellement à l'éclairage relatif\nde cet objet et de la puissance de la surface\nréfléchissante.\n20 Les couleurs sombres absorbent la lu-\nmière tandis que les couleurs claires et les\nsurfaces polies la réfléchissent.\nLa première remarque veut dire que si vous\nvous promenez en toilette claire devant un\ntableau sombre et brillant vous créerez des\nreflets»\nDe ces deux lois on peut conclure que pour\néviter de voir sur les peintures surtout mi-\nses sous verre les images réfléchiec des spec-\ntateurs et des objets placés aux environs, ces\nspectateurs et ces objets doivent être dans une\nlumière réfléchie, de peu d'intensité en con-\ntraste marqué avec la lumière directe qui doit\ntomber sur le tableau.\nIl faut ajouter que cette lumière directe doit\nfrapper la surface réfléchissante qu'est le ta-\nbleau, de façon telle que le rayon réfléchi n'ar-\nrive pas dans l'œil du spectateur, mais bien\nà ses pieds."}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.1.6", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 4337, "texte": "Appliquât ces remarques aux salles de La\nT our, on garnit les fenêtres de verre prisma-\ntique pour envoyer la lumière directement sur\nla paroi du fond. De plus, on obtura ces\nfenêtres jusqu'à hauteur d'un homme de\ngrande taille, puis les parquets furent noircis\net les murs peints de tons sombres aussi neu-\ntres que possible. Enfin, on supprima toutes\nles surfaces polies, ou réfléchissantes. Ces me-\nsures donnèrent d'excellents résultats. Les La\nTour, tous sous verre, apparurent dans tout\nleur éclat; mais l'ensemble resta triste. C'est\nplus un laboratoire qu'un Salon d'exposition.\nToutes les précautions prises pour les La\nTour sont rendues nécessaires par l'éclairage\nlatéral au moyen de fenêtres descendant à\nhauteur d'homme elles deviennent inutiles\nsi la lumière tombe du plafond.\nIl n'est pas douteux que le meilleur éclai-\nrage d'un Musée de peinture est celui qui vient\ndu zénith à condition qu'il ne tombe pas\nde trop haut pour ne pas perdre toute son in-\ntensité, car cette intensité diminue avec le carré\nde distance. C'est-à-dire que si on double la\nhauteur d'une salle, son sol sera quatre fois\nmoins éclairé.\nIl faut donc proportionner la hauteur des\nsalles à la dimension des œuvres exposées\nc'est-à-dire que nous devrons avoir dej salles\nde hauteur variée toutes éclairées par le zénith\nsi possible ou par des jours latéraux placés\nprès du plafond.\nLe défaut des jours de zénith, c'est la dif-\nficulté du nettoyage on devra donc prévoir\ndes accès faciles, par de nombreuses passerelles\nà claire-voie au-dessus des plafonds vitrés. Les\ncombles en verre devront avoir des pentes très\nrapides allant jusqu'à 6o° avec l'horizontale.\nCette disposition, outre qu'elle donne le maxi-\nmum de lumière, retient peu la poutsière que\nla pluie nettoie.\nPour parfaire fréquemment les nettoyages,\nles couvertures en terrasse se recommandent\npar leurs accès faciles.\nLes jours latéraux aussi bien que ceux du\nzénith devront être munis de persiennes pour\nmodérer la lumière du soleil et de panneaux\ntournant ou coulissant commandés mécani-\nquement et électriquement ou tout autre dispo-\nsition facile à manœuvrer pour permettre de\nfaire l'obscurité totale aussi longtemps que\npossible.\nL'obscurité est un des conditions essentielles\nde conservation de toutes matières.\nC est l'obscurité et la sécheresse de F air des\ntombes égyptiennes qui a conservé jusqu'à\nnous et dans toute leur fraîcheur les objets et\nles peintures contenues dans ces tombes.\nNous devrons pouvoir faire l'obscurité\ncomplète dans nO3 salles et en user le plus\npossible.\nIl a souvent été question d'éclairer les\nMusées le soir, certaines- villes, Lyon par\nexemple, l'ont réalisé.\nBien que nous soyons loin d'avoir à notre\ndisposition des éclairages artificiels parfaits,\nnous voyons de nombreux marchands de ta-\nbleaux s'en contenter pour des locaux obscurs»\nSi un Musée doit être vu le soirt nous de-\nvrons faire en sorte que la lumière artificielle\nait sensiblement la même direction que la lu-\nmière naturelle. Pour obtenir ce résultat, nous\ndisposerons des rampes électriques tout autour\ndes plafonds vitrés et au-dessous des jours laté-\nraux.\nL'éclairage de ces rampes pourrait être\nentièrement réfléchi ce serait le moins mau-\nvais, mais de beaucoup le plus coûteux\naussi devra-t-on se contenter d'une disposition\nsemi-directe, c'est-à-dire à la fois réfléchie et\ndiffusée. Réfléchie par des plafonds convena-\nblement orientés; diffusée par des glaces ou des\nverres spéciaux placés devant les lampes.\nLa lumière électrique qui décompose le\nmoins la couleur est celle que nous avons\nobtenue en plaçant dans les rampes alternative-\nment des lampes jour et des lampes survoltées.\nLa lampe jour est bleutée, la lampe survoltée\nrougeâtre. La lumière ainsi produite se rap-\nproche hélas, d'assez loin de la lumière so-\nlaire c'est jusqu'à présent celle qui nous a\ndonné les meilleurs résultats.\nNous avons dit précédemment qu'avec la\nlumière c'est la température constante et le\ndegré hygrométrique constant qu'il faut réa-\nliser pour la bonne conservation des trésors\ncontenus dans nos Musées.\nC'est en effet, nous l'avons déjà dit, par\ndifférence de température amenant des dila-\ntations et des retraits succesifs que périssent à\nla longue toutes les œuvres humaines. C'est\nce phénomène qui fait craqueler les peintures,\nles faïences, les émaux, etc."}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "5", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.1.7", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 4302, "texte": "La sécheresse de l'air est également une con-\ndition de conservation de la matière, nous le\nrépétons, si c'est l'obscurité des tombes égyp-\ntiennes qui nous a conservé la fraîcheur de\nleurs peintures, cette conservation est due au-\ntant à la constance de la température et à la\nsécheresse de l'air qui y règne.\nRamenés à la lumière et à l'air de nos climats\nque dureront les trésors sortis des tombeaux\ndes rois? Nous avons fait une expérience qui\nn'est pas rassurante : descendus dans l'un de\nces tombeaux, nous avions ramasé un frag-\nd'enduit peint d'une belle couleur rouge.\nAprès lavoir enveloppé de papier; nous\nl'avions mis dans notre poche. De retour à\nl'hôtel, nous voulûmes voir notre fragment\net à notre grande surprise, nous constatâmes\nque cette peinture qui dans la tombe s'était\nconservée intacte plus de quatre mille ans,\nn'avait pas résisté à un séjour de quelques heu-\nres dans notre poche et qu'elle avait collé au\npapier,\nLa température du Musée devra donc être\nconstante et son air sec, La température\nconstante, nous l'obtiendrons par la constitu-\ntion des murs et des couvertures de notre bâti-\nment, Nos murs, pour être isolants dans la\nmesure nécessaire, devront être formés d'au\nmoins 5 parois séparées par quatre vides de\n4 centimètres; ces vides parfaitement clos,\npour que l'air y contenu ne se mette pas en\nmouvement.\nIl est reconnu que des murs ainsi constitués\nsont plus isolants que les murs en maçonne-\nrie les plus épais. Les cinq parois peuvent être\nconstruites avec les matériaux les plus ordi-\nnaires. les briques, carreaux de plâtre, agglo-\nmérés de sable ou de mâchefer. Elles devront\nêtre isolées du sol par l'interposition de pla-\nques d asphalte ou de dalles de béton et de\nciment hautement dosés.\nLes dalles de couverture Jformant terrasse\ndevront comporter le même nombre de parois\net de vides que les murs.\nLes plafonds vitrés et les baies latérales\ndevront comporter double verre ou double\nglace, séparés par un vide de 4 centimètres\nétanche.\nUn édifice ainsi constitué varierait peu de\ntempérature et la constance parfaite pourrait\nêtre assurée par un léger chauffage en hiver,\nLa température comme l'état hygrométrique\nde l'air peuvent être maintenus constants par\ndes moyens mécaniques air séché ou humi-\ndifié, air chauffé et filtré puis insufflé au\nmoyen de ventilateurs, c'est le dernier cri.\nMais à ces dispositions artificielles, nous\npréférerions substituer des moyens naturels qui\nassureraient sans le secours de l'homme la\npérennité des trésors accumulés; un système de\nventouses, judicieusement placées et orientées,\npourrait suffire*\nLa visite d'un Musée est toujours fati-\ngante et cette fatigue provient en grande partie\nde la nature des sols qui, pour la plupart, sont\ndes parquets cirés,\nA notre avis, le meilleur rendement sera\ndonné par des parquets recouverts dans les\ncirculations de chemins de tapis, de linoléum\nou de caoutchouc.\nUne question très importante après l'éclai-\nrage est celle de la nature des parois où seront\naccrochées les peintures,\nLa mise en valeur des tableaux sera d'autant\nmieux réalisée qu'ils se détacheront sur des\nsurfaces dont la matière ne se rencontre pas\ndans leur composition ce sera la pierre, le\nbois, les étoffes.\nLe Musée devra-t-il être décoré? Nous ne\nle croyons pas. L'aspect des salles ne doit pas\nlutter avec les œuvres exposées.\nLe Musée doit se présenter comme un écrin\nfortement charpenté par l ossature de l'édifice,\ndont les divisions serviront à sérier les œuvres\npour en rendre l'examen et l'étude plus lisible.\nLa partie centrale ou lieu de délectation et de\nfête dans laquelle les tableaux, les cculptures,\nne seront pas exposées chronologiquement,\npourra emprunter pour sa construction les ma-\ntières les plus précieuses, digne cadre des tré-\nsors exposés, mais sans s'éloigner de la règle\nexprimée par Fénelon dans son discours de\nréception à l'Académie Française :\n« Il ne faut pas admettre dans un édifice\naucune partie destinée au seul ornement, mais,\nvisant toujours aux belles proportions, on\ndoit tourner en ornements toutes les parties\nnécessaires à supporter un édifice »,\n(Mouseion, ) Auguste PERRET,\nN. B. Nous publierons ultérieurement quelques croquis\nschématiques du Mi/sée moderne de 1 Architecte Perret,\nà l'occasion d'une étude documentaire sur les musées."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-09-01-c006", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-09_01#c006", "volume": "bmtnaac_1931-09_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "6", "page_fin": "8", "image_debut": 8, "image_fin": 10, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.2.5", "titre_corps": "Code des Devoirs Professionnels de l'Architecte Mandataire", "titre_sommaire": "Code des Devoirs Professionnels de l'Architecte Mandataire", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 8, "page_imprimee": "6", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.1.8", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 3815, "texte": "Questions Professionnelles\nCode des Devoirs Professionnels\nde l'Architecte Mandataire\nNos lecteurs trouveront ci-après l'Essai\nd'adaptation du Code Guadet proposé par la\nSociété Professionnelle dyArchitectes français.\n(cfr le précédent numéro de « Tekhné ». )\n/. Devoirs de l architecte envers lui-même et\nses confrères.\n1. L'architecte est défini par le diction-\nnaire de l'Académie française (édition 1878)\nen ces termes :\n« L'artiste qui compose les édifices, en dé-\ntermine les proportions, les distributions, les\ndécorations, les fait exécuter sous ses ordres\net en règle les dépenses. »\nPar conséquent, l'architecte est à la fois un\nartiste et un praticien. Sa fonction est de con-\ncevoir et étudier la composition d'un édifice;\nde s'entourer des compétences spéciales\nqu'exige la technique moderne, de diriger et\nsurveiller l'exécution des ouvrages, de vérifier\net de régler les comptes des dépenses y rela-\ntives.\n2. Il exerce une profession libérale et\nnon commerciale. Cette profession est incom-\npatible avec relie d'entrepreneur proprement\ndit, industriel ou fournisseur de matières ou\nobjets employés dans la construction. Elle\nn'est pas incompatible avec celle d'adminis-\ntrateur d'immeuble, de vérificateur, ni avec\ntoutes autres commerciales ou non, n'ayant\nrapport avec la propriété bâtie» Elle\nn'est pas incompatible non plus avec les fonc-\ntions d'administrateur, directeur ou conseil\ntechnique de sociétés immobilières.\nL'architecte est rétribué par des honoraires\ndont il lui appartient de déterminer à l'avan-\nce, d'accord avec ses clients, le montant ou le\ntaux ainsi que les modalités de payement, le\ntout en fonction notamment de la nature de\nchaque affaire, de son importance, du lieu\nd'exécution et des difficultés techniques, ar-\ntistiques, juridiques ou financières que chaque\naffaire est susceptible de présenter. À défaut\nd'entente préalable, le tarif applicable est\ncelui de la Fédération des Architectes français.\nCette rétribution est exclusive de toute\nautre source de gain dont son client n'aurait\npas eu connaissance au moment de l'accepta-\ntion de l'accord.\n3. - Si un architecte a pris un brevet\npour un produit concernant l'industrie du\nbâtiment, il ne l'exploite pas personnelle-\nment» mais il vend à un industriel en lui cé-\ndant tous ses droits de propriété pour l'ex-\nploitation.\nEn cas de cession à une société, l'architecte\ninventeur peut recevoir des actions d'apport\nou parts de fondateur, mais il s'interdit de\nprendre part à la vie active de la société en y\nacceptant une fonction de quelque nature\nqu'elle soit.\nQuel que soit le concessionnaire, l'ar-\nchitecte inventeur s'interdit toute rémunéra-\ntion proportionnelle au chiffre d'affaire.\n4. L'architecte n'étant ni commerçant\nni agent d'affaires, s'interdit toute opération\nqui donnerait lieu à des remises ou commis-\nsions concernant les travaux dont il a la di-\nrection ou le mandat qui lui a été conféré.\nIl pourra toutefois recevoir des émoluments\nsupplémentaires pour toute opération con-\nnexe à sa profession, telle que, notamment,\nrecherche et achat de terrain, recherche de ca-\npitaux, gérance ou administration d'immeu-\nbles, etc.\nIl s'abstient de faire, dans un but person-\nnel, des annonces, réclames ou offres de ser-\nvices par voie de journaux, affiches, ensei-\ngnes prospectus, ou tous autres moyens de\npublicité en usage dans les professions com-\nmerciales. Une telle publicité n'est licite que\npour faire connaître au public les opérations\ndont l'architecte est momentanément chargé\npar des tiers : lotissements, appartements dis-\nponibles, terrains à vendre, etc.\n5. Il s'interdit de rechercher des tra-\nvaux ou de la clientèle au moyen de conces-\nsions, commissions, remises sur ses honorai-\nres ou autres avantages qu'il ferait à des in-\ntermédiaires tels que gérants, hommes d'af-"}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": "7", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.1.9", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 4035, "texte": "faires ou mandataires quelconques de pro-\npriétaires, et en général tous agissements qui\npuissent rester secrets vis-à-vis de son client.\nPar contre, le droit de rémunérer de ses\ndeniers un service rendu demeure imprescrip-\ntible au profit de l'architecte*\n20. Lorsqu'un architecte a pour client\nun entrepreneur ou une société d'entrepre-\nneurs, il est, dans ce cas encore, rémunéré uni-\nquement par des honoraires. Il ne Lubit ja-\nmais l'aléa de gains ou de pertes qui est l'es-\nsence même de l'entreprise, en contradiction\navec l'exercice de la profession libérale de\nl'architecte.\nPar contre, l'architecte qui serait intéressé\npécuniairement dans une affaire immobilière\nou dans toute affaire industrielle ou com-\nmerciale étrangère au bâtiment, subira selon\nle droit commun tous les aléas dont il s'agit\nsans être pour cela déchu de sa qualité d'ar-\nchitecte.\n21. L'architecte qui se fait commis\nd'architecte, vérificateur ou commis de véri-\nficateur ne perd pas sa qualité d'architecte.\nII la perd en se faisant entrepreneur, com-\nmis d'entrepreneur, métreur, commis métreur,\nou en prenant des intérêts dans une entreprise\nsous ses ordres.\nToutefois, l'architecte qui cumule la pro-\nfession d'architecte avec celle d'entrepreneur\ngénéral et qui a adhéré au code des maîtres\nd'œuvre conserve sa qualité d'architecte. Mais\ndans ce cas il ne peut exercer que sous la dé-\nnomination d'architecte maître d'œuvre. S'il\nfait ou désire faire partie d une société d'ar-\nchitectes, il ne peut être inscrit qu'à la section\nspécialement réservée aux architectes de cette\ncatégorie.\n6.\ntecte s'interdit le plagiat ainsi que la mécon-\nnaissance des règles délicates que la con-\nscience impose aux artistes dignes de ce nom\ndans leurs rapports entre eux.\nIl s'interdit notamment toute concurrence\ndéloyale en acceptant, par exemple, des hono-\nraires réduits, inférieurs au tarif de la Fédéra-\ntion des Architectes de France, tarif qui, dans\ntous les cas, doit être considéré comme un\nminimum.\nIl ne recherche pas la situation ou la clien-\ntèle acquise à un confrère. S'il est cependant\nappelé à recueillir cette situation ou cette\nclientèle par suite du décès, de la retraite vo-\nlontaire ou de la révocation d'un confrère par\nqui de droit, le nouvel architecte se considère\ncomme le gardien de l'honneur et des intérêts\nde ce confrère.\n7. Il reconnaît la qualité de confrère et\nen donne le titre à tout architecte exerçant\nhonorablement la profession.\nIl donne, autant que possible, la priorité\nà ses confrères pour les fixations de rendez-\nvous, les convocations, les réceptions, etc.;\nlorsqu'il y a lieu à réunion entre plusieurs\narchitectes, les réunions ont lieu au cabinet\ndu plus âgé.\n8. Lorsque l'architecte emploie chez\nlui, comme dessinateurs, comme vérificateurs\nou comme commis, des jeunes gens qui font\nun stage d'instruction professionnelle, il leur\ndonne le concours de son expérience et les\ntraite avec les égards voulus par la fraternité.\n//. Devoirs de Varchitecte envers ses clients.\n9. L'architecte consacre à son client :\nLe concours de tout son savoir et de son\nexpérience dans l'étude des projets qu'il lui a\ndemandés, dans la direction et la surveillance\nde ses travaux ainsi que dans les avis et con-\nseils à lui donner.\nTout son dévouement à la défense des in-\ntérêts qu'il lui a confiés.\n10. Toutefois, l'architecte ne se prête\npas à des opérations, même exigées par le\nclient, qui seraient de nature à léser les droits\ndes tiers.\nIl ne se prête pas davantage à des opéra-\ntions qui lui paraissent de nature à le com-\npromettre, ou à compromettre des tiers, ou\nà entraîner des accidents.\nDans ce cas, il avertit ses clients de l'im-\npossibilité qui lui apparaît de donner suite à\nses demandes.\n11. - Il avertit également son client,lors-\nque celui-ci, par des modifications aux tra-\nvaux prévus, s'oppose à une augmentation de\ndépenses.\n1 2. Il est rémunéré par son client, et\npar son client seul, au moyen d'honoraires.\nSont toutefois réputées provenir du client\ntoutes sommes reçues par l'architecte au su"}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "8", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.1.10", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 3930, "texte": "ou avec l'accord explicite ou tacite de ce der-\nnier, Ainsi l'architecte ne reçoit aucune rému-\nnération occulte sous quelque forme que ce\nsoit de la part d'entrepreneurs, fournisseurs*\nvendeurs ou acheteurs de terrains ou de pro-\npriétés bâties ayant contracté avec son client;\nen outre, lorsque la rémunération de son tra-\nvail doit rester, en fin de compte, à la charge\nde tiers, l'architecte ne peut s'opposer à ce que\nles honoraires qui lui sont dus de ce chef\nsoient soldés par son client, sauf à ce dernier\nà s'en faire rembourser par qui de droit,\n13, Il remet à son client une expédi-\ntion des plans, cahiers des charges ou mar-\nchés ayant servi à la passation du contrat; il\nconserve lui-même un exemplaire dûment si-\ngné de ces mêmes documents et reste en outre\nen possession de ses minutes ainsi que de\ntoutes les études préparatoires à des détails\nd'exécution. Il remet également à son client,\nsi ce dernier le demande, les mémoires des en-\ntrepreneurs qu'il a vérifiés et réglés,\n14, Pour les travaux d'entretien, ad-\nministration, vacations, l'architecte produit\nsa note d'honoraires, soit annuellement, soit\nà l'achèvement de chaque opération.\nPour les travaux neufs ou les travaux de\ngrosses réparations, il reçoit sur ses honorai-\nres des acomptes qui sont soit proportionnels\nau travail des entrepreneurs sous ses ordres,\nsoit, ce qui est plus normal, proportionnels\nà son propre travail.\nLes honoraires de l'architecte ne sont pas-\nsibles d'aucune retenue de garantie et l'exi-\ngence par l'architecte du payement d'une\nprovision avant tout commencement d'étude\nou d'examen n'est pas illicite*\n15* L'architecte se récuse s'il est\nnommé expert dans une affaire où l'un de ses\nclients est en cause* II en est de même s'il a\ndéjà émis un avis au sujet de l'affaire en\nlitige*\nLorsqu'il est désigné comme expert par\nson client, par exemple dans une question\nd'assurance, d'enregistrement, etc,, il reste\nnéanmoins mandataire de son client et peut\nmême accepter un mandat impératif.\nQuand il opère comme arbitre, ses obliga-\ntions sont celles de la fonction même, selon\nles termes du procès-verbal délimitant sa\nmission*\n11L Devoirs de Varchitecte envers les en-\ntrepreneurs et le personnel du bâtiment*\n16* L'architecte emploie son autorité\nmorale en vue de rendre aux ouvriers les tra-\nvaux de leur profession le moins pénibles\npossible et d'assurer la bonne harmonie, la\ncordialité et l'honorabilité dans les rapports\nentre toutes les personnes occupées à ces tra-\nvaux,\n17* Vis-à-vis des entrepreneurs, l'archi-\ntecte s'interdit de recevoir aucune remise,\ncommission ou don, soit en argent soit en\nnature, que ces entrepreneurs ou fournis-\nseurs soient d'ailleurs employés ou non dans\nses travaux»\n18* L'architecte s'interdit également\nd'exiger des entrepreneurs, autrement qu'en\nexécution de clauses explicitement exprimées\ndans les cahiers des charges ou marchés et par\nconséquent approuvées par le client, aucun\nremboursement ou aucune redevance pour\nfrais de déplacement, frais de plans, vacations\nou allocation générale de frais généraux ou\nparticuliers*\n19* Il délivre à l'entrepreneur des pro-\npositions d'acomptes ou de soldes, d'après\nles conditions du marché, ou, en l'absence de\nmarché, d'après l'état d'avancement des tra-\nvaux*\nDans les travaux en règlement, il donne,\nsans déplacement de pièces, communication à\nl'entrepreneur de ses mémoires vérifiés et ré-\nglés; il vérifie et règle ensuite ses réclama-\ntions, s'il en est produit*\nA moins d'une mission spéciale et d'une\nrémunération particulière de son client, il ne\nse charge pas du payement*\nEn cas de divergelnce de vue entre son client\net un entrepreneur sous ses ordres, l'architecte\ns'emploiera, en raison de sa fonction, de sa\nconnaissance des faits du litige, de sa techni-\nque et de son expérience, à résoudre le diffé-\nrend, non pas selon l'arbitraire éventuel du\nclient, mais suivant sa conscience, la logique\net l'équité."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-09-01-c007", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-09_01#c007", "volume": "bmtnaac_1931-09_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "8", "page_fin": "8", "image_debut": 10, "image_fin": 10, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.2.6", "titre_corps": "Favorisez les firmes qui confient leur", "titre_sommaire": "Favorisez les firmes qui confient leur", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 10, "page_imprimee": "8", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.1.10", "debut_caractere": 3932, "fin_caractere_exclue": 4039, "texte": "Favorisez les firmes qui confient leur publi-\ncité à LA CITE revue de progrès archi-\ntectural et technique*"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-09-01-c008", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-09_01#c008", "volume": "bmtnaac_1931-09_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "9", "page_fin": "11", "image_debut": 11, "image_fin": 29, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.2.7", "titre_corps": "LE BETON VIBRE ET PERVIBRE", "titre_sommaire": "LE BETON VIBRE ET PERVIBRE", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 11, "page_imprimee": "9", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.1.11", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 4109, "texte": "Procédés techniques nouveaux\nLE BETON VIBRE\nET PERVIBRE\nI. Historique succinct.\nLe véritable inventeur du béton vibré,\nc'est l'ouvrier qui, le premier, a aidé au tas-\nsement des matériaux en donnant instinctive-\nment des coups de manche d'outil sur les cof-\nfrages. Il n'avait certainement pas conscience\nd'être un novateur, ni d'ouvrir la voie à une\ntechnique présentant un avenir considérable.\nEt, cependant c'est en constatant que des\nchocs répétés aident à tasser le béton beaucoup\nmieux que le pilonnage, que l'idée vint d'aug-\nmenter la fréquence et l'intensité de ces chocs\nau moyen d'un outillage approprié.\nEn 1917. M. Freyssinet fit exécuter les\npremiers essais de vibration systématique en\nFrance, soit en frappant sur les coffrages au\nmoyen de marteaux pneumatiques à main,\nsoit en y adaptant des vibrateurs du type de\nfonderie. Les résultats obtenus furent si pro-\nbants que M. Freyssinet généralisa k procède,\net le fit appliquer à tous les ouvrages dont il\neut la direction depuis cette époque, entre\nautres aux magnifiques hangars d'Orly,\naux ponts de Saint-Pierre-du-Vauvray, de\nl'Elorn, etc.\nParallèlement à ces travaux, la Compagnie\nParisienne d'Outillage à air comprimé per-\nfectionnait les appareils destinés à la vibra-\ntion.\nEn effet, la méthode qui consiste à pro-\nmener un marteau le long des coffrages ne\npouvait constituer qu'une étape, car, si l'on\nemploie à cet objet des marteaux brise-béton,\nleur poids (30 à 40 kilos) fatigue les ou-\nvriers, et si l'on a recours à des marteaux\nplus légers, ils risquent d'être inefficaces; de\nplus, en tenant un marteau à la main, on\nrisque, soit d'insister exagérément en certains\npoints et de disloquer les coffrages, soit d'ap\npuyer insuffisamment, et de mal vibrer le\nbéton, tout en gaspillant de la force motrice.\nLa meilleure méthode consistait donc à\nemployer des vibrateurs, à les adapter, en des\npoints convenable choisis, sur ses serre-joints\net ceux-ci sur les coffrages, à des distances\ntelles que la vibration se fît sentir partout.\nLe rôle des ouvriers consiste alors unique-\nment à mettre les serre-joints en place, et à\nouvrir et fermer les robinets d'air comprimé.\nMais la vibration extérieure des coffrages\nn est plus la seule méthode d'exécution du\nbéton vibré; deux nouveaux procédés, que\nnous étudierons plus en détail tout à l'heure,\nsont venus la compléter : ce sont la vibration\nsuperficielle et la vibration interne ou pervi-\nbration,\nLa vibration superficielle s'applique aux\naires étendues sur des épaisseurs relativement\nfaibles : routes, radiers, planchers, barrages\nmême. Elle consiste à promener sur la sur-\nface du béton, au fur et à mesure de sa mise\nen place, une poutre ou une plaque portant\nun ou plusieurs vibrateurs. Le brevet de ce\nprocédé a été pris par M. Bérenguier et est\nappliqué industriellement depuis 1927.\nLa vibration interne ou pervibration. dont\nles brevets appartiennent depuis 1928 à la\nSociété des procédés techniques de construc-\ntion, consiste à immerger un flotteur vibrant\nou pervibrateur, dans la masse même du\nbéton. On voit à priori que les chocs sont\nmieux transmis que par toute autre méthode.\nIl y a encore d'autres avantages que nous\nétudierons plus loin.\nII. Avantages des procédés de vibration.\nLa vibration a d'abord eu pour but uni-\nque, comme nous l avons vu, de remplacer le\npilonnage, à la main ou au fouloir pneuma-\ntique, pour faciliter la descente du béton, sur-\ntout quand les coffrages sont étroits ou le\nferraillage serré»\nIl en résulte une homogénéité absolument\nparfaite du béton.\nLes deux ennemis du constructeur, l'eau\nnon combinée et l'air, sont en bonne partie\néliminés par une vibration énergique.\nCependant, il y a le plus grand intérêt à\ncouler le béton aussi sec que porsible. En\neffet, d'une part la vibration rend l'écoule-\nment d'un béton très sec aussi facile que celui\nd'un béton liquide et le tassement considéra-\nblement meilleur, d'autre part on se rend\ncompte que le moment est venu d'arrêter la\nvibration, lorsque la laitance remonte : s'il\ny a de l'eau en excès, l'instant propice est\nbeaucoup plus difficile à saisir, et l'on risque"}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "10", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.1.12", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 3988, "texte": "cf avoir un béton trop vibre ou incomplète-\nment vibré*\nLorsqu'on fait varier la proportion de ci-\nment, cette constance de la résistance se main-\ntient* C'est ainsi que des essais exécutés au\nbout de 28 jours sur trois éléments, conte-\nnant tous 800 litres de gravillon et 400 li-\ntres de sable, ont donné :\nPour 300 kilos de Portland ordinaire :\n15 5 kg:cm2.\nPour 400 kilos de Portland ordinaire :\n285 kg: cm2.\nPour 500 kilos de Portland ordinaire :\n295 kg:cm2.\nNon seulement la résistance à la compres-\nsion est constante â dosage égal, mais elle est\nnotablement supérieure à celle du béton non\nvibré, et cela avec les trois méthodes de vi-\nbration qui seront décrites plus loin.\nC'est ainsi que des essais comparatifs ont\nété exécutés dans une construction impor-\ntante, d'une part sur du béton non vibré, de\nl'autre sur du béton pervibré, mais beaucoup\nplus pauvre :\nBét. non vibré Bét. pervibré\nCaillou 550 litres 700 litres\nGravillon 250 litres 350 litres\nSable 500 litres 350 litres\nCiment de laitier 250 kilos 175 kilos\nRésist. à la compression 56 kg:cm2 215 kilos\nà 135 jours à 81 jours\nLa résistance à la flexion, qualité particu-\nlièrement intéressante, pour les poutres en\nparticulier, est acrue de 16 p*c* (dans certains\nessais comparatifs, par exemple, le béton per-\nvibré donne 19,3; le béton non vibré 11,5)-\nLa densité augmente, et cela est évident,\npuisque le tassement est parfait* Pour obtenir\n1 mètre cube de béton en œuvre, on compte\nen moyenne 1,200 litres de matériaux; avec\nla vibration, il entre 1,300 litres à 1,400 li-\ntres de matériaux au mètre cube, et jusqu'à\n1*450 par pervibration.\nSi ron recherche le volume des vides sub-\nsistant dans le béton, on trouve, toutes cho-\nses égales d'ailleurs : en tassant à la main,\n25 p*c*; en tassant au fouloir pneumatique,\n20 p*c*; en vibrant, 12 p*c* Ces chiffres sont\nle résultat d'essais exécutés dans des condi-\ntions volontairement médiocres : la propor-\ntion reste du même ordre dans tous les cas\nd'espèces*\nD'autres propriétés intéressantes du béton\nvibré découlent d'un de ses caractères que\nl'observation melt immédiatement en lu-\nmière : lorsqu'on regarde du béton pendant\nla vibration, on constate que la laitance tend\nà remonter à la surface* En particulier, sur-\ntout quand le béton est coulé sec, on se base\nsur ce phénomène pour régler l'instant où\nI on doit arrêter la vibration*\nA ce moment, si l'on s'empresse de lis:er la\nsurface du béton, on évite certaines opéra-\ntions :\n1* Dans la construction des immeubles et\ndes ouvrages d'art, on n'a pas besoin d'exé-\ncuter d'enduits;\n20 Dans les travaux routiers, on supprime\nla confection onéreuse d'une chape,\nNon seulement sur la face où la laitance a\nremonté, mais partout ailleurs, le béton coulé\nsec et vibré porte au décoffrage des surfaces\nlissesqui résistent à l'action des agents phy-\nsiques et chimiques (fumées, vapeurs diverses,\neau atmosphérique, etc* )*\nIl en résulte deux conséquence très impor-\ntantes :\ni° Le béton vibré comporte un minimum\nde porosité* Or, c'est par capillarité que l'eau\npénètre dans les ouvrages et les dégrade :\nnous obtenons donc une étanchéitê maxima,\nintéressante pour les parements de tous les\nouvrages, mais plus particulièrement dans le\ncas des barrages;\n20 La surface peut être polie, ce qui per-\nmet d'obtenir un aspect agréable au point de\nvue esthétique* Le polissage est avantageuse-\nment exécuté au moyen de la polisseuse pneu-\nmatique Plancq, légère et faible consomma-\ntrice d'air comprimé.\nLorsqu'on veut pousser plus loin Yeffet\ndécoratif du béton vibré, on peut se baser sur\nles considérations suivantes :\nLe béton vibré, au moins sur les faces dont\nles coffrages ont porté des vibrateurs, le béton\npervibré, sur toutes ses faces, est cou-\nvert d'une pellicule mince, d'une épaisseur\nmoyenne de 1/10 mm.\nCette pellicule peut être enlevée au jet de\nsable; lorsqu'on pousse plus loin l'opération\nde sablage, on ôte le ciment et le sable super-\nfiieels, et l'agrégat devient apparent* Si Fon"}, {"page_pdf": 29, "page_imprimee": "11", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.1.29", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 1340, "texte": "emploie deux sortes de bétons l'un ordinaire,\nl'autre, coulé le long des parements, conte-\nnant des pierres de couleur ou des débris de\nmosaïque, la vibration assure une liaison par-\nfaite entre les deux matériaux.\nLe sablage permet alors de mettre les pier-\nres à nu, ce qui produit un effet décoratif\noriginal.\nSi l'on ponce la surface au lieu de la sabler,\non obtient un effet différent, imitant le mar-\nbre, et très agréable à l'œil.\nEnfin, si l'on se contente de passer sur la\npellicule superficielle un lait de plâtre léger,\net qu'on le brosse ou qu'on le ponce après sé-\nchage, il en résulte une surface jaune brillante\nqui remplace utilement la grisaille terne ha-\nbituelle du béton.\nPour terminer avec les avantages caractéris-\ntiques du béton vibré, il nous reste à indi-\nquer que la vibration a beaucoup moins de\ntendance à déplacer les fers des armatures,\nsurtout petits, que le pilonnage.\n///, Appareils électriques et appareils pneuma-\ntiques,\nLa vibration peut être obtenue par des ap-\npareils électriques ou des appareils pneumati-\nques, Ces derniers seuls sont actuellement fa-\nbriqués en grande série et il semble que l'élec-\ntricité ne soit préférable à l'air comprimé que\ndans des cas très particuliers,\n(A suivre♦ )\n(Etude de M, Trêves parue danjs le Bulletin\nde la Société des Ingénieurs Civils de France, )"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-09-01-c009", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-09_01#c009", "volume": "bmtnaac_1931-09_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "1", "page_fin": "5", "image_debut": 13, "image_fin": 17, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.2.8", "titre_corps": "QUELQUES TRAVAUX D'ALF. FRANCKEN", "titre_sommaire": "QUELQUES TRAVAUX D'ALF. FRANCKEN", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 13, "page_imprimee": "1", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.1.13", "debut_caractere": 67, "fin_caractere_exclue": 2248, "texte": "L'ARCHITECTURE EN BELGIQUE\nQUELQUES TRAVAUX D'ALF. FRANCKEN\n\nLorsqu'on parcourt l'œuvre accomplie jus-\nqu'à présent par Alf. Francken on ne peut\nmanquer d'éprouver la certitude qu'elle\ndoit son caractère à un tempérament probe,\nextrêmement consciencieux, personnel par\nson goût du simple et du pratique, et l'on\ndevine aisément que ce tempérament ne fut\njamais enclin à la grandiloquence. En ou-\ntre, la courbe de cette œuvre est ascen-\ndante, nettement et sûrement. Elle est aussi\nrégulière ; on n'y trouve pas de ces à-coups\nqui sont dûs le plus souvent à l'audace lyri-\nque, bien plus qu'à la réflexion. Et préci-\nsément chaque œuvre de Francken est un\nacte parfois modeste, toujours sans pré-\ntention mais procédant de la réflexion\nde celui qui reste parfaitement averti des\nconditions diverses de la vie en notre pays.\nFrancken n'est donc pas un théoricien ;\nc'est sans doute pour cette raison qu'il a\nbeaucoup construit. C'est aussi parce qu'il\nest au sens exact et matériel du mot\nun constructeur.\nLes premières réalisations d'Alf. Francken\nremontent à une dizaine d'années. Ce sont\nd'abord deux habitations modernes dans un\nquartier nouveau d'Anvers. Puis c'est le\nbâtiment « Noord Natie », solution nette\nd'un problème alors peu étudié; aussi les\nrevues d'avant-garde de cette période hé-\nroïque du cubisme architectural firent-elles\nun accueil enthousiaste à la récente con-\nstruction de Francken. Il faut d'ailleurs\nconvenir que parmi ces éloges, bien peu\nportaient sur la valeur proprement archi-\ntecturale de l'œuvre. Alors surtout on s'oc-\ncupait de formes (*).\nDe 1922 à 1926, Alf. Francken eut son ac-\ntivité presque exclusivement limitée par la\nconstruction d'habitations individuelles, vil-\nlas, maisons de campagne, etc. Un construc-\n\n(*) Francken prît part, durant ces années, à divers con-\ncours d'architecture. Ses projets connurent le succès à\nmaintes reprises. Nous signalerons ici, principalement,\ndeux études qu'il fît, l'un pour l'élargissement du\n« Meirbrug » (en collaboration avec l'architecte Del-\nvaux), l'autre pour l'aménagement du parc « Ter Ri-\nvieren », tous deux à Anvers. Ces deux études furent\nprimées, ainsi que divers projets de monuments."}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.1.15", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 2317, "texte": "teur-né sait toujours tirer, des circonstances\nqui s imposent, de quoi enrichir son expé-\nrience personnelle. Francken améliora ses\nqualités de technicien, et commença, en\n1926, 1 édification de ses trois grands im-\nmeubles de logements, hauts de huit étages,\net qui furent dénommés « Gyclops », « Vul-\ncan » et « Titan ». Ce furent les premières\nvastes constructions en hauteur que connut\nAnvers, et, assurément, cela n'est pas leur\nseul mérite. Nous ne parlerons pas plus\nlonguement de ces travaux qui ont été re-\nproduits et commentés, il y a quelques\nannées, dans maintes revues du pays et de\nl'étranger. On peut dire que ces trois con-\nstructions closent la première part de l'œu-\nvre de Francken.\nG est de 1927 que date la maison de rapport\nde la rue Breydel, reproduite ci-contre.\nCette construction d'allure sobre, édifiée\nsur un terrain ingrat l'éternel lotisse-\nment en longueur que nous connaissons\ntous et dont il faut bien tirer parti est\nd'une exécution remarquable. Le plan des\nappartements montre assez la volonté de\nl'architecte d'assurer, au maximum, l'aé-\nration et l'éclairement des locaux. La fa-\nçade sacrifie à ce souci, par ses larges baies\nouvertes à l'extrême, ses grands châssis de\nmétal des pièces de séjour. Une telle con-\nstruction, imposée par un constructeur\naverti, est un appoint très réel pour le mou-\nvement d'architecture moderne en notre\npays. Elle marque, en outre, chez Franc-\nken, une compréhension nette des vrais ca-\nractères de cette architecture et nous auto-\nrise à compter sur lui pour l'avenir, comme\nnous avons eu foi dans son œuvre passée.\nAu cours des années 1928 et 1929, Alf.\nFrancken construisit encore diverses habi-\ntations particulières dans la région anver-\nsoise. Bâtiments modestes, très simples\nd'aspect, utilisant au mieux le terrain qu'ils\ncouvrent.\nEnfin, l'an dernier, Francken commença\n1 édification d'un vaste complexe de loge-\nments populaires, pour le compte de la So-\nciété coopérative « Onze Woning ». L'état\nactuel des travaux ne nous a pas permis de\npublier les aspects, extérieurs et intérieurs,\nde ce vaste bâtiment. Nous reviendrons ul-\ntérieurement sur cette importante réalisa-\ntion qui intéressera à plus d'un titre. Ré-\njouissons-nous de voir qu'une œuvre de\ncette envergure ait été confiée au construc-\nteur averti qu'est Alf. Francken."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-09-01-c011", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-09_01#c011", "volume": "bmtnaac_1931-09_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "2", "page_fin": "2", "image_debut": 14, "image_fin": 14, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.2.8.2", "titre_corps": "Maison de rapport cinq appartements et magasin ― édifiée en 1927, à Anvers, rue Breydel. A gauche : Plan-type d'un appartement.", "titre_sommaire": "Maison de rapport cinq appartements et magasin ― édifiée en 1927, à Anvers, rue Breydel. 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Archi-\ntecte de grande classe, Gropius possède sur-\ntout un tempérament de chercheur réfléchi\net positif, dont la clairvoyance saisit l'essen-\ntiel des conditions de la vie moderne. Ainsi\nGropius s'est acheminé, dès ses débuts et en\ntoute conscience, vers les problèmes so-\nciaux dont la solution conditionne l'avenir\nmême de l'architecture. Ainsi aussi, le cons-\ntructeur étonnant ne s'est jamais laissé ab-\nsorber totalement par le seul côté technique\nde l'architecture moderne ; sa raison, son\nhumanité Font poussé à approfondir les\nthéories qui le guident, théories basées sur\nles réalités actuelles dont dépendent les\nréalités prochaines. On aura lu, avec le plus\ngrand intérêt, les très remarquables rap-\nports que Gropius présenta aux derniers\nCongrès Internationaux d'Architecture Mo-\nderne.\nA titre documentaire, nous rappelons ici les\nprincipales étapes de la carrière du grand\nconstructeur allemand :\nNé à Berlin, en 1883, d'une famille d'ar-\nchitectes, W. Gropius fait ses premières\nétudes dans la capitale de l'Empire, suit les\ncours de l'Université technique, à Charlot-\ntenburg, puis à Munich, et travaille dans di-\nvers bureaux d'architectes. Il entre, en 1910,"}, {"page_pdf": 19, "page_imprimee": "7", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.1.19", "debut_caractere": 73, "fin_caractere_exclue": 1639, "texte": "à l'atelier de P. Behrens, puis installe son\npropre bureau à Berlin, Divers voyages à\ntravers l'Europe interrompent ses premiè-\nres activités. En 1911, il entre au Werk-\nbund. Jusqu'ici il a construit quelques ha-\nbitations privées, deux ou trois cités ouvriè-\nres, fait de nombreux projets d'urbanisation\net d'habitations types et de séries. Il est as-\nsocié à Ad. Meyer. En 1912, il érige, à Al-\nfeld, la remarquable usine « Fagus ». Il\naborde, avec ce beau travail, 1 architecture\nindustrielle jusqu'en 1914 ou il édifie, à\nl'Exposition de Werkbund de Cologne, le\nbâtiment de la section industrielle.\nAprès la guerre, Gropius construit de\ngrands bâtiments d'administration ou a ca-\nractère social (theatre communal d lena,\nSommerfeld, etc.). En 1926, c'est une réa-\nlisation capitale : le Bauhaus de Dessau,\nœuvre justement célèbre et qui fait date\ndans le carrière de l'architecte berlinois.\nC'est à partir de 1928 que Gropius com-\nmença ses grandes réalisations d habitations\npopulaires, basées sur ses études approfon-\ndies de l'architecture sociale et ses remar-\nquables expériences techniques. Il y eut\nsuccessivement et pour ne citer que\nles principales Dessau, Dammerstock,\nFrancfort, Hasselhorst et /Cehlendorf (Ber-\nlin) .\nNous parlerons un jour, de façon detaillee,\nde ces vastes et intéressantes constructions\nauxquelles la science du logement populaire\ndoit beaucoup. Ajoutons, en terminant ce\nbref aperçu, que Gropius a construit, avec\nsuccès, de nombreuses habitations privées\ndans diverses régions de l'Allemagne, et\nnotamment à Berlin et à Dessau."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-09-01-c017", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-09_01#c017", "volume": "bmtnaac_1931-09_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "6", "page_fin": "13", "image_debut": 18, "image_fin": 25, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.2.9.1", "titre_corps": "La L'Exposition du Bâtiment, Berlin 1931. Architectes : Poelzig et Wagner. Une partie seulement de ce vaste ensemble a pu être réalisée actuellement. (D'après \" Wasmuths Monatshefte \", 1-1931.)", "titre_sommaire": "La L'Exposition du Bâtiment, Berlin 1931. Architectes : Poelzig et Wagner. Une partie seulement de ce vaste ensemble a pu être réalisée actuellement. (D'après \" Wasmuths Monatshefte \", 1-1931.)", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 18, "page_imprimee": "6", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.1.18", "debut_caractere": 77, "fin_caractere_exclue": 239, "texte": "ALLEMAGNE\nUsines “ Fagus \", à Alfeld (1912).\nBâtiment érigé à l'Exposition\ndu Werkbund, Cologne (1914).\nCi-contre : Détail du bâtiment de l'Exposition\nde Cologne."}, {"page_pdf": 19, "page_imprimee": "7", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.1.19", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 71, "texte": "Le \"Bauhaus\" de Dessau ( 1926).\nIntérieur d'habitation à Dessau\n(1926)."}, {"page_pdf": 20, "page_imprimee": "8", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.1.20", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 686, "texte": "Bâtiments administratifs\nImmeuble des Assurances Sociales à Franc-\nfort s/M.\nSalle des pas-perdus.\nArchitecte : E. Balser.\n(D'après la revue Wasmuths Monatshefte, Berlin, 2-1931.)\nImmeuble de l'Administration communale à\nKiel.\nHall du public.\nArchitectes : Hahn et Schroeder.\n(D'après la revue \" Deutsche Bauzeitung \", Berlin, 26-\n2-1931.)\nBâtiment de la Chancellerie, Berlin.\nCabinet du Chancelier et Hall des bureaux.\nL'architecte E.-J. Sied ler, dont le projet fut primé au\nconcours public, reçut la mission d'aménager, dans le\ncadre difficile de la Wilhelmstrasse, les nouvelles instal-\nlations du siège gouvernemental, à Berlin.\n(D'après la revue \" Die Baugilde \", Berlin, 1-1931.)"}, {"page_pdf": 21, "page_imprimee": "9", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.1.21", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 478, "texte": "Bâtiments communaux\nLa nouvelle bibliothèque municipale de\nLeipzig.\nArchitecte : Fischbeck.\n(D'après la revue \" Ostdeutsche Bauzeitung \", Breslau,\n1-1931.)\nHospice à Berlin-Neu Kölln\nArchitecte : K. Bonatz.\n(D'après \" Bauwelt \", Berlin, 5-3-1931.)\nCi-contre :\nEcole à Stuttgart.\nArchitecte : Em. Weippert.\n(D'après \" Die Baugilde \", Berlin, 2-1931.)\nNouvel hospice des vieillards, à Francfort\ns/Main.\nArchitectes : MM. Stam, Kramer, Moser.\n(D'après \" Stavba \", Prague, 11-1930.)"}, {"page_pdf": 22, "page_imprimee": "10", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.1.22", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 728, "texte": "Bâtiments communaux (suite)\nNouvel hospice des vieillards, à Francfort\ns/Main.\nHall.\nLes architectes M. Stam, Moser et Kramer sont les\nauteurs de cette remarquable construction, étudiée\navec un grand souci de progrès social.\nLa plage de Wannsee, près de Berlin.\nArchitecte : Wagner et collaborateurs.\nOn lira avec intérêt l'étude relative à cette importante\nréalisation, parue dans la revue \" L'Architecture d'Au-\njourd'hui \", Paris, 12-1930.\nIntérieur du nouvel établissement de Bainsy\nà Francfort s/M.\nArchitecte : M. Elsässer.\nLe problème des établissements de bains modernes a\nété traité de façon très complète par la revue \" Der\nBaumeister \" (Munich), qui a consacré son numéro de\nfévrier 1931 à l'examen de cette question."}, {"page_pdf": 23, "page_imprimee": "11", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.1.23", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 601, "texte": "Edifices religieux\nEglise à carcasse métallique, érigée à Essen.\nArchitecte : O. Bartning.\n(D'après \" Der Baumeister \", Munich, 1-1931.)\nEglise à Plauen.\nArchitecte : Welzenbacker.\nCe cliché et le précédent ont été exécutés d'après des\ndocuments du plus haut intérêt, relatifs au problème de\nl'église moderne, auquel la revue munichoise \" Der\nBaumeister \", 1-1931, a consacré un numéro spécial.\nIntérieur de villa, à Berlin\nArchitecte : J.-E. Margold.\n(D'après \" Innen Dekoration \", Darm-\nstadt, 2-1931.)\nIntérieur d'habitation minimum.\nArchitecte : A. Schneck.\n(D'après \" Die Form \", Berlin, 2-1931.)"}, {"page_pdf": 24, "page_imprimee": "12", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.1.24", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 422, "texte": "Mobiliers d'habitation\nDétail d'un vestibule\nArchitecte : Cari Grossberg.\nIllustration extraite d'une étude parue dans \" Die\nForm \", Berlin, 2-1931.\nMagasins\nPharmacie à Berlin\nArchitecte : Latté.\n(Daprès la revue \" Bauwelt \", Berlin, 4-12-1930.)\nMagasins de la firme Indanthren, à Leipzig.\nArchitecte : Schiemichen.\nExtrait d'une étude sur l'illumination des bâtiments,\nparue dans le \"Deutsche Bauzeitung \", ( 18-2-1931)."}, {"page_pdf": 25, "page_imprimee": "13", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.1.25", "debut_caractere": 411, "fin_caractere_exclue": 601, "texte": "L'Exposition du Bâtiment, Berlin 1931.\nArchitectes : Poelzig et Wagner.\nUne partie seulement de ce vaste ensemble a pu être\nréalisée actuellement.\n(D'après \" Wasmuths Monatshefte \", 1-1931.)"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-09-01-c018", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-09_01#c018", "volume": "bmtnaac_1931-09_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "13", "page_fin": "13", "image_debut": 25, "image_fin": 25, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.2.9.2", "titre_corps": "The Cambridge Theatre, Londres. Dégagement. Architectes : Wimperis, Simpson et Guthrie. Un essai encore timide de réalisation moderne, appliquée à un bâtiment public situé dans un vieux et traditionaliste quartier de Londres. (Illustration extraite de la revue viennoise \" Die Bauund Werkkunst \", 12-1930.)", "titre_sommaire": "The Cambridge Theatre, Londres. Dégagement. Architectes : Wimperis, Simpson et Guthrie. Un essai encore timide de réalisation moderne, appliquée à un bâtiment public situé dans un vieux et traditionaliste quartier de Londres. (Illustration extraite de la revue viennoise \" Die Bauund Werkkunst \", 12-1930.)", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 25, "page_imprimee": "13", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.1.25", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 319, "texte": "ANGLETERRE\nThe Cambridge Theatre, Londres.\nDégagement.\nArchitectes : Wimperis, Simpson et Guthrie.\nUn essai encore timide de réalisation moderne,\nappliquée à un bâtiment public situé dans un vieux et\ntraditionaliste quartier de Londres.\n(Illustration extraite de la revue viennoise \" Die Bau-\nund Werkkunst \", 12-1930.)"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-09-01-c019", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-09_01#c019", "volume": "bmtnaac_1931-09_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "13", "page_fin": "13", "image_debut": 25, "image_fin": 25, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.2.9.3", "titre_corps": "Villa à Vienne. Architecte : A. Loos. (D'après \" Das Neue Frankfurt \", 1-1931.)", "titre_sommaire": "Villa à Vienne. Architecte : A. Loos. (D'après \" Das Neue Frankfurt \", 1-1931.)", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 25, "page_imprimee": "13", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.1.25", "debut_caractere": 321, "fin_caractere_exclue": 409, "texte": "AUTRICHE\nVilla à Vienne.\nArchitecte : A. Loos.\n(D'après \" Das Neue Frankfurt \", 1-1931.)"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-09-01-c020", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-09_01#c020", "volume": "bmtnaac_1931-09_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "14", "page_fin": "14", "image_debut": 26, "image_fin": 26, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.2.9.4", "titre_corps": "Ci-contre : The News Building. Un des plus récents gratte-ciel de New-York. Architectes : Howells et Hood. (D'après I' \" Architecture d'aujourd'hui\", Paris, 12-1930.)", "titre_sommaire": "Ci-contre : The News Building. Un des plus récents gratte-ciel de New-York. Architectes : Howells et Hood. (D'après I' \" Architecture d'aujourd'hui\", Paris, 12-1930.)", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 26, "page_imprimee": "14", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.1.26", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 297, "texte": "ETATS-UNIS\nDownton Athletic Club\nArchitectes : Starrett et Van Vleck.\n(D'après \"The Architectural Forum\", New-York, février\n1931.)\nCi-contre :\nThe News Building.\nUn des plus récents gratte-ciel de New-York.\nArchitectes : Howells et Hood.\n(D'après I' \" Architecture d'aujourd'hui\", Paris, 12-1930.)"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-09-01-c021", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-09_01#c021", "volume": "bmtnaac_1931-09_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "14", "page_fin": "14", "image_debut": 26, "image_fin": 26, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.2.9.5", "titre_corps": "Eglise nouvelle au Kiefhoek (Rotterdam). Architecte : J.-J. Oud. Extrait du numéro spécial, consacré aux édifices religieux, publié par \" Der Baumeister \", Munich, 1-1931.", "titre_sommaire": "Eglise nouvelle au Kiefhoek (Rotterdam). Architecte : J.-J. Oud. Extrait du numéro spécial, consacré aux édifices religieux, publié par \" Der Baumeister \", Munich, 1-1931.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 26, "page_imprimee": "14", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.1.26", "debut_caractere": 299, "fin_caractere_exclue": 481, "texte": "HOLLANDE\nEglise nouvelle au Kiefhoek (Rotterdam).\nArchitecte : J.-J. Oud.\nExtrait du numéro spécial, consacré aux édifices reli-\ngieux, publié par \" Der Baumeister \", Munich, 1-1931."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-09-01-c022", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-09_01#c022", "volume": "bmtnaac_1931-09_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "15", "page_fin": "15", "image_debut": 27, "image_fin": 27, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.2.9.6", "titre_corps": "Institut technique à Kioto. D'après l'article-reportage de R. Neutra sur le mouvement architectural moderne au Japon article paru dans \" Die Form \", Berlin, 1-1931.", "titre_sommaire": "Institut technique à Kioto. D'après l'article-reportage de R. Neutra sur le mouvement architectural moderne au Japon article paru dans \" Die Form \", Berlin, 1-1931.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 27, "page_imprimee": "15", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.1.27", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 172, "texte": "JAPON\nInstitut technique à Kioto.\nD'après l'article-reportage de R. 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La revue \" Boet \" (Göteborg), achève, dans un récent numéro l'examen des divers objets mobiliers exposés à Stockholm en 1930. C'est de cette étude qu'est extraite l'illustration ci-contre.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 27, "page_imprimee": "15", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.1.27", "debut_caractere": 174, "fin_caractere_exclue": 556, "texte": "SUÈDE\nIntérieur d'habitation à Stockholm.\nArchitecte : E. Friberger.\n(D'après \" Svenska Slöjdföreningens Tidskrift \", Stock-\nholm, 1-1931.)\nCi-contre :\nMobilier moderne : poste radiophonique.\nLa revue \" Boet \" (Göteborg), achève, dans un récent\nnuméro l'examen des divers objets mobiliers exposés à\nStockholm en 1930. C'est de cette étude qu'est ex-\ntraite l'illustration ci-contre."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-09-01-c024", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-09_01#c024", "volume": "bmtnaac_1931-09_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "16", "page_fin": "16", "image_debut": 28, "image_fin": 28, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.2.9.8", "titre_corps": "Intérieur d'habitation à Prague. Architecte : J. Krejcar. (D'après l'excellente revue tchèque \" Stavitel \", Prague, 10-11-1930.)", "titre_sommaire": "Intérieur d'habitation à Prague. Architecte : J. Krejcar. 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Krejcar.\n(D'après l'excellente revue tchèque \" Stavitel \", Pra-\ngue, 10-11-1930.)"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-09-01-c025", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-09_01#c025", "volume": "bmtnaac_1931-09_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "11", "page_fin": "11", "image_debut": 29, "image_fin": 29, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.2.10", "titre_corps": "ACOUSTIQUE", "titre_sommaire": "ACOUSTIQUE", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 29, "page_imprimee": "11", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.1.29", "debut_caractere": 1342, "fin_caractere_exclue": 3475, "texte": "ACOUSTIQUE\nUACOUSTIQUE DANS LES CINEMAS.\nEtant donné que les cinémas construits jus-\nqu'à présent» servaient .exclusivement à la\nprojection de films muets, on s'est fort peu\npréoccupé de donner aux salles une confor-\nmation répondant aux exigences de l'accous-\ntique. Or, actuellement, le film sonore ayant\npris possession du cinéma, et les salles, en\noutre, servant fréquemment à l'exécution de\nconcerts, le constructeur, ne peut plus négliger\nde veiller à l'accoustique des salles qu'il édifie.\nA ce point de vue» le plan rectangulaire ou\ncarré est préférable à la surface de forme\nronde ou polygonale. Il est d'ailleurs, en ma-\ntière d'accoustique, erronné de faire des sallc3\ns'étendant sur une grande longueur, parce que\nla distance séparant les rangées du fond du\ncentre sonore est trop considérable. Il est en-\ncore plus défectueux d'établir dans les salles\ndev: galeries à trop grande capacité, parce que\nles spectateurs assis sous ces encorbellements\nreçoivent mal une faible partie desi son s, La\npartie de salle située cious une galerie ne doit\npas atteindre plus de cinq mètresi de profon-\ndeur, si l'on veut encore profiter des ondes\nréfléchies,\nLa construction de parties en forme de\ncoupoles, sphères, etc,» e:t aussi peu désirable,\nquoique l'architecte utilise volontiers cette\nforme dans le but d'y pratiquer l'éclairage\nindirect. Un plafond, préférablement en bois,\narticulé, horizontal ou incliné vers le centre\nsonore, donnera les meilleurs résultats. Pour\néviter les réverbérations défectueuses du son,\non se sert de cloisons» latérales ou de fond,\nfaites de matériaux absorbants, tandis qu'au\ncontraire l'orchestre doit être recouvert préfé-\nrablement de bois, de manière à projeter vers\nla salle, le pluft puissamment possible. Les\nbaies de la salle, portes et fenêtres; doivent\nêtre fermées d'épais rideaux.\nIl va de soi que» dans le cas de projection\nde films sonores, le haut-parleur doit être\nplacé aussi près que possible de l'orchestre, et\ncontre l'écran. L'emplacement d'appareils so-\nnores au-dessus de l'écran est, au point de vue\naccoustique à déconseiller, (D'après <c Het\nBouwbedrijf », 12-6-1931,)"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-09-01-c026", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-09_01#c026", "volume": "bmtnaac_1931-09_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "11", "page_fin": "13", "image_debut": 29, "image_fin": 31, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.2.11", "titre_corps": "ECLAIRAGISME", "titre_sommaire": "ECLAIRAGISME", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 29, "page_imprimee": "11", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.1.29", "debut_caractere": 3477, "fin_caractere_exclue": 3884, "texte": "ECLAIRAGISME\nL'ECLAIRAGE GENERAL, COMPLE-\nMENT DE L'ECLAIRAGE INDIVIDUEL\nDans tout problème d'éclairage d'une usine,\nd'un atelier, d'un bureau, il est aisé d'appli-\nquer la solution adéquate, dès qu'on a pu dé-\nterminer le genre d'éclairage qui donnera, non\nseulement la meilleure vision, mais la main-\ntiendra.\nIl ne suffit pas, en effet, d'éviter la fatigue\nvisuelle pendant quelque temps, il faut veiller"}, {"page_pdf": 30, "page_imprimee": "12", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.1.30", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 4460, "texte": "avec soin à ce qu elle soit réduite au minimum,\nmême après plusieurs heures de travail.\nLe but de ces quelques lignes est de mon-\ntrer qu'un éclairage général, renforcé éventuel-\nlement par un éclairage particulier donne pres-\nque toujours la meilleure solution.\nPrenons le cas simple d'un ouvrier qui tra-\nvaille au ciselage d une médaille et détermi-\nnons, par le raisonnement, l'éclairage qui con-\nvient pour effectuer ce travail avec facilité, sans\nfatigue.\nSupposons d'abord que l'éclairage soit très\nfaible. Dans ces conditions, l'objet travaillé est\névidemment peu éclairé et ne réfléchit donc que\ntrès peu de lumière. Or, c'est précisément cette\nlumière réfléchie qui, partiellement captée par\nl'œil de l'ouvrier, lui permet de distinguer plus\nou moins nettement les détails du travail\n(l'aspect pris par l'objet grâce à la lumière\nréfléchie, se nomme éclat et peut s'exprimer en\nbougies par cm2 )♦\nIl va sans dire que la quantité de lumière\nréfléchie par l'objet travaillé est d'autant plus\ngrande que la matière qui le compose est moins\nabsorbante. Il en découle tout naturellement\nqu'une matière claire nécessitera donc moins de\nlumèire qu'une matière sombre pour impres-\nsionner l'œil de l'ouvrier d'une manière iden-\ntique.\nSi nous augmentons l'intensité de notre\néclairage, la quantité de lumière diffuse réflé-\nchie par l'objet augmente dans le même rap-\nport et la sensibilité de l'œil gauche augmente\navec elle pour atteindre pourtant une certaine\nlimite située aux environs de i/iooo bougie\npar cm2. Si l'éclairage continue à augmenter\nprogressivement, la sensibilité de l'œil reste\nquasi constante jusqu'à ce que l'objet éclairé\ndevienne éblouissant (i/io bougie par cm2).\nA partir de ce momet, une augmentation\nd'éclairage influence défavorablement l'œil et\ndes troubles oculaires ne tardent pas à se pro-\nduire. Disons que cette limite n'est jamais at-\nteinte pratiquement avec l'éclairage artificiel,\nsauf lorsque l'objet travaillé est très brillant;\ndans ce cas, il réfléchit l'image de la source\nlumineuse (éblouissement par réflexion ), in-\nconvénient facilement combattu d'ailleurs par\nl'emploi de foyers plus diffusants, de plus\ngrande surface.\nCes observations montrent qu'un bon éclai-\nrage devra être suffisant pour permettre à l'ob-\njet travaillé de réfléchir une quantité de lumière\ntelle que son éclat puisse atteindre I/ 1000\nbougie par cm2.\nA cette valeur, correspondent les éclate-\nments minimums suivants :\n630 Lux pour un objet travaillé très sombre;\n160 Lux pour un objet travaillé sombre;\n80 Lux pour un objet travaillé moyen;\n52 Lux pour un objet travaillé clair;\n40 Lux pour un objet travaillé très clair.\nLorsque la matière travaillée est sombre, on\nvoit qu'il sera parfois trop dispendieux de vou-\nloir fournir toute la lumière nécessaire avec\nl'éclairage général seul; il faudra donc avoir\nrecours à une lumière d'appoint donnée par\nl'éclairage individuel. Mais peut-on, sous pré-\ntexte d'économie, supprimer l'éclairage géné-\nral? Certainement non, parce qu'un autre fac-\nteur très important aussi entre en ligne de\ncompte. C'est : « L'influence de l'entourage\nsur la vision ».\nChacun a remarqué, en effet, combien un\nphare d'automobile est éblouissant dans la\ncampagne; dans une rue bien éclairée, il l'est\ninfiniment moins, et pendant le jour, on le\nremarque à peine.\nLe phénomène est dû au fait que l'œil ne\npeut s'adapter à des éclairements simultanés ou\nsuccessifs très différents. Les meilleures con-\nditions seront donc réalisées lorsque l'objet à\ntravailler et le fond sur lequel il se détache\nparaîtront être éclairés avec une égale inten-\nsité. Ce résultat ne doit pas nous étonner car,\nquel que soit le genre de travail effectué, l'ou-\nvrier lèvera nécessairement les yeux, de temps\nen temps au moins, et éprouvera donc, au\nbout d'un certain temps, une fatigue visuelle\nd'autant plus grande que les constrastes sont\nplus importantes et le déplacement du champ\nvisuel plus fréquent.\nC'est au voisinage immédiat de l'objet à tra-\nvailler que Funiformtié devra être particulière-\nment soignée; il serait peu adroit, par exem-\nple, de graver une médaille d'argent ou d'ivoire\nsur un fond de velours noir et d'examiner des\néchantillons de soies foncées sur un fond\nblanc.\nIl va sans dire que l'uniformité dépendra\nplutôt de la couleur des objets proches que de\nl'intensité de la lumière elle-même, celle-ci\nétant sensiblement uniforme aux abords im-\nmédiats de la matière travaillée, même s'il est"}, {"page_pdf": 31, "page_imprimee": "13", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.1.31", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 886, "texte": "lait mage de l'éclairage individuel. Il n'en est\npas de même éloignés, pour lesquels il sera\nplus difficile de réaliser l'uniformité.\nLa chose ne sera possible que grâce à un\néclairage général. S'il est utilisé seul, il devra\nêtre calculé pour produire un éclairement uni-\nforme au moins égal à celui que nous avons\ndéterminé comme minimum sur l'objet tra-\nvaillé.\nA ces conditions seulement, le rendement\nmaximum du travail sera assuré et cela sans\ncraindre la fatigue visuelle dont l'influence est\nsi néfaste sur le rendement industriel.\nLa main-d'œuvre intervient largement dans\nles frais de production; il est donc de la plus\nhaute importance d'en augmenter le rende-\nment en installant un bon éclairage général\ndont la consommation sera couverte jusqu'à\n10 foist parfois davantage, par l'économie de\nmain-d'œuvre ainsi réalisée.\n« Comité National Belge de l'Eclairage »."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-09-01-c027", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-09_01#c027", "volume": "bmtnaac_1931-09_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "13", "page_fin": "17", "image_debut": 31, "image_fin": 35, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.2.12", "titre_corps": "ECHOS INFORMATIONS", "titre_sommaire": "ECHOS INFORMATIONS", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 31, "page_imprimee": "13", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.1.31", "debut_caractere": 888, "fin_caractere_exclue": 3627, "texte": "ECHOS\nINFORMATIONS\n\nEn Belgique :\nANVERS. L'ECOLE SUPERIEURE DE\nNAVIGATION, qui fit l'objet d'un récent\nconcours public, sera confiée aux architectes\nVan Kriekinge, lauréats de la compétition.\nLe projet adopté est d'un réel intérêt, bien\nque le plan nous paraisse moins clair et 1 as-\npect plus décoratif que ceux de Y école d'Ostende\n(cfr « La Cité », p. 83, n° 8, vol. IX).\nNous extrayons ce qui suit des divers com-\nmentaires accompagnant le projet vainqueur:\n« L'idée générale qui nous a guidés dans\nl'étude du plan d'ensemble fut la coordina-\ntion des deux divisions d'ejiseignement : di-\nvision de Navigation et division de Méca-\nnique.\n» Les locaux affectés à chacune des divi-\nsions forment, dans la plus large mesure, un\nensemble distinct l'un de l'autre. L'idée do-\nminante fut le choix, pour les locaux des\nclasses, de la meilleure orientation possible.\n» L'école sera édifiée au bord de l'Escaut\n(coude d'Austruweel ) sur un emplacement\ntrès bien orienté et permettant une visibilité\nparfaite sur la ville et le port.\n» Les façades, en matériaux apparents,\nd'une conception nettement utilitaire, sont\npourvues de larges baies, permettant un ma-\nximum d'éclairage de tous les locaux. »\nParmi le jury, que présidait M. H. Lebon,\néchevin d'Anvers, siégeaient entr'autres les\narchitectes Van Averbeke. Stan Leurs et\nHoeben.\nUNE EXPOSITION DE F. LLOYD\nWRIGHT.\nLes travaux du grand architecte américain\nsont trop peu connus dans notre pays, par\nrapport à la place prépondérante qu'ils occu-\npent dans le mouvement architectural mo-\nderne.\nLeur vulgarisation est d'une importance\nculturelle capitale et nous ne pouvons assez\nlouer l'initiative prise par « L'Art Contem-\nporain » et la « Société Royale des Archi-\ntectes » d'initier notre public à ces travaux.\nGrâce aux efforts réunis de ces deux Socié-\ntés. l'œuvre complète de l'artiste réputé sera\nexposée à Anvers, du 12 au 28 septembre\nprochain à la Salle des Fêtes, place de Meir.\nCette exposition de dessins et photographies,\norganisée par les deux Sociétés susdites, don-\nnera une idée exacte de ce que Frank Lloyd\nWright a cr'é et conçu.\nNous attendons avec impatience cette inté-\nressante manifestation.\n(Communiqué. )\nLITTORAL. A PROPOS DU « CLAS-\nSEMENT » DES DUNES, mesure qu'ont\nréclamée depuis longtemps les urbanistes,\nnous avons extrait d'un article du « Soir »\n(ier août) les passages suivants :\n« Ces dunes superbes, qui devraient consti-\ntuer une réserve nationale, sont en danger!\nLeur lotissement et leur mise en vente pu-\nblique n'est plus, parait-il, qu'une question\nde mois. Elles appartiennent en ce moment à\n87 héritiers.\n» Un jugement de la Cour d'appel a dé-\nclaré impossible le partage en nature, et il est\nvraisemblable que cette décision sera confirmée"}, {"page_pdf": 32, "page_imprimee": "14", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.1.32", "debut_caractere": 13, "fin_caractere_exclue": 3936, "texte": "par la Cour de cassation : une vente publi-\nque mettrait fin à l'indivision.\n» Ce serait un crime impardonnable que\nde laisser morceler et galvauder cet incompa-\nrable site, remarquable au surplus par les dé-\ncouvertes archéologiques qu'y ont faites déjà\nMM. Donny, de Hoë, Rahir, Loppens, etc.,\ndont les recherches prouvent que, à l'époque\nromaine, les dunes de La Panne étaient ha-\nbitées.\n» On imagine très bien une solution qui\nréserverait toute la région sauvage comprise\nentre La Panne et la frontière française aux\nenfants des villes et des provinces belges où\nl'air pur fait défaut; on concevrait un accord\nentre l'Etat, les provinces, les grandes villes,\nles grands collèges et les œuvres scolaires,\npour créer un fonds commun suffisant pour\nl'achat des dunes en un bloc; des locaux\npourraient être construits à la périphérie de\nla région des dunes pour l'organisation\nd'écoles en plein air, au bénéfice de l'enfance\net de la jeunesse débiles; les dunes resteraient\nce qu'elles sont, pour le plus grand bien des\nenfants et des adolescents, qui y trouveraient\ndes conditions hygiéniques excellentes, et\npour la plus grande satisfaction des touristes\nqui préfèrent les joies de la nature aux plai-\nsirs des palaces et des dancings.\n» Mais, quoi qu'il en advienne, une déci-\nsion s'impose à bref délai : celle de faire\n« classer » le site, tout entiee, de manière à\nempêcher les spéculateurs de le transformer\nquelque jour à leur gré, pour leur plus grand\nprofit, sans égard à l'intérêt général. »\nTOURNAI.\nAU CONSEIL COMMUNAL. Le Con-\nseil communal de Tournai réuni jeudi soir, a\ndécrété une série de grands travaux qui, tout\nen permettant de parer à la crise industrielle\ndu moment, contribueront à embellir la ville\net à mettre en évidence de vieux monuments\nde style particulièrement intéressants. Un cré-\ndit de 82,413 francs a d'abord été voté pout\nla restauration de Féglise Sainte-Marguerite;\nun autre crédit de 350,000 francs a été éga-\nlement voté pour la restauration de la cha-\npelle de l'athénée, aujourd'hui désaffectée et\nqui est un magnifique monument d'architec-\ntore. Un troisième crédit de 1,774,796 francs\na été voté en vue de la restauration d'une\nmaison romane sLe rue Barre-Saint-Brice et\nqui est un des spécimens les plus complets\nde l'architecture du XIIe siècle en Europe sep-\ntentrionale; enfin, un crédit de 102,289 r*\na été adopté pour restaurer le cloître de l'an-\ncienne abbaye de Saint-Martin.\nLe conseil a aussi voté l avant-projet de\ntransformation du boulevard du Roi Albert\ndont le devis s'élève à plus d'un million de\nfrancs, ainsi que le résultat du concours ou-\nvert entre architectes en vue de l'agrandisse-\nment de la bibliothèque communale. Pour\ncompléter le programme des grands travaux\npour lesquels des crédits ont été prévus aux\nbudgets de 1929 et de 1931, le eollège\néchevinal a été autorisé à faire un emprunt de\n900,000 francs et un autre de 1,140,000\nfrancs à valoir sur les emprunts de 3 mil-\nlions 598,000 francs et de 2,520,000 francs\ndécrétés antérieurement par le conseil com-\nmunal.\n\nA l'Etranger :\nAllemagne.\nUNE HEURE AVEC. W. GROPIUS\nNotre distingué confrère J. Moutschen a\ninterviewé récemment pour un journal lié-\ngeois, Vêminent leader allemand, Prof. W.\nGropius. Nous repoduisons ci-apres le texte\nmême de cet intéressant reportage.\nParmi les architectes allemands de l'école\nla plus radicale, Walter Gropius fait figure\nde chef. Elève de Peter Behrens, Walter Gro-\npius est Berlinois. Il a construit aux quatre\ncoins de l'Allemagne. Son influence est visible\ndans le groupe qui compte les Meyer, les Frè-\nres Taut, Mies van der Rohe, Mendelssohn,\nHilberseimer, Haesler, etc.\nNotre dernier entretien remonte au mois\ndernier. Nous parcourûmes ensemble les prin-\ncipaux stands de l'exposition du Bâtiment\nqui vient de finir à Bêrlin.\nDe taille moyenne sobrement vêtu\ngestes calmes très pondéré d'allure, le pro-\nfesseur Gropius n'a rien de l'Allemand clas-"}, {"page_pdf": 33, "page_imprimee": "15", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.1.33", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 3805, "texte": "sique sa figure pensive, au teint mat est\nplutôt celle d'un Nordique.\nTrès cultivé, connaissant d'ailleurs très\nbien la Belgique et la France qu'il a parcou-\nrues en vélo, dans tous les sens, réminent\narchitecte est d'un abord facile. Et je m'ex-\nplique son ascendant sur ses nombreux élèves\net disciples.\n%\nLe malheur des temps l'incline vers un cer-\ntain pessimisme. Dans les grandes villes et à\nBerlin particulièrement, les constructions se\nraréfient. La plupart des architectes alle-\nmands, sauf quelques brillantes exceptions,\nn'ont pour ainsi dire pas de travaux, pas\nmême de projets à l'étude*\nLe professeur Gropius lui-même s'occupe\nde dresser des épures pour les carrosseries\nd'automobiles de la firme Adler. Avec une\nbonne grâce parfaite il me montre ses plus\nrécentes réalisations dans ce domaine au\nmoins très spécial. Quelques ensembles me\nparaissent, particulièrement bien venus, supé-\nrieurement raisonnés et proportionnésf avec\nun goût qui dénote l'architecte de grande\nvaleur.\nNous examinons ensemble le stand où Le\nCorbusier, l'architecte parisien, présente la sé-\nrie de ses plans de réforme du grand Paris.\nD'accord sur les principes de Le Corbusier,\nil est extrêmement curieux de voir combien\nGropius diffère du Français dans les applica-\ntions de ces principes communs.\nIl me montre les stands comportant l'étude\ncomplète pour un boardinghouse de 10 éta-\nges : matériaux nouveaux meubles d'acier\n- luminaires et décors exécutés suivant les\nprincipes de rationalisation, d'économie, de\n« fonctionnalisme » poussés à l'extrême et\nsans concession aucune.\nCette conception, avouons-le, correspond\nbien à une vie de sport, d'activité intense et\nextérieure exclusive de toute idée d'intimité et\nde quiétude.\nEt pourtant des œuvres nombreuses que\nme montre le maître allemand, il se dégage\nune unité de doctrine, une constance dans\nl'effort qui étonne et qui frappe.\nDans sa villa de Berlin-Zehlendorf, Wal-\nter Gropius veut bien me montrer la suite de\nses œuvres dont la plupart sont maintenant\npopularisées par les revues d'architecture de\ntous les pays.\nDe 191 1 à 1926 ses constructions mon-\ntrent une évolution continue qui va de\nl'Usine Fagus à Hanovre au Bauhaus de Des-\nsau. Dans la première les murs portants se ré-\nduisent déjà, dans la dernière les murs sont\ndisparus et remplacés par d'énormes vitrages.\nEn 1928 et 1929 les cités ouvrières de\nDammerstoek et Hasselhort à Berlin donnent\ndes réalisations très caractéristiques de son art.\nLes pâtés de maisons sont uniformes ra-\ntionnels hygiéniques entièrement su-\nbordonnés aux nécessités pratiques de l'in-\ntérieur.\nËtats-Unis.\nLE PLUS HAUT DES « GRATTE-\nCIEL ». On vient d'entreprendre à New-\nYork, la construction d'un building, qui sera\nincontestablement le gratte-ciel le plus haut\ndu monde. Le dernier édifice dépassait quel-\nque peu la taille de la Tour Eiffel. Celui-ci\natteindra, d'après les plans, 407 mètres, soit\nl'équivalent de 102 étages moyens, du ras\ndu trottoir à la pointe de la flèche.\nEn réalité, 88 étages seulement, seront uti-\nlisés. Au-dessus courra une galerie d'observa-\ntion, desservie par deux ascenseurs spéciaux,\net surmontée d'une pyramide aiguë qui pourra\nservir, dit-on, à amarrer les zeppelins au\npassage. Toute la construction sera en acier\navec un revêtement en briques, en béton et en\npierre.\nUne formidable accumulation de maté-\nriaux est déjà commencée.\nIl arrive chaque jour une moyenne de\n5,000 sacs de ciment, 400 m 1 de sable,\n300 sacs de chaux, 16,000 briques creuses\npour cloisons, etc. Lorsque la construction\nsera terminée on compte avoir utilisé 50,000\ntonnes d'acier, 10 millions de briques,\n20,000 m de pierre, 108 kilomètre de con-\nduite d'eau et 700 kilomètres de fils électri-\nques, etc.\nPlus de 2,000 personnes travaillent cha-\nque jour :\n290 charpentiers en fer;"}, {"page_pdf": 34, "page_imprimee": "16", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.1.34", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 3829, "texte": "290 maçons;\n380 aides-maçons;\n225 charpentiers;\n320 coffreurs;\n250 spécialistes des ascenseurs;\n110 électriciens;\n200 plombiers;\n190 spécialistes du chauffage et de la\nventilation.\nAjoutez les contremaîtres, surveillants,\npointeurs, mécaniciens, chefs d'équipes. Les\nplans sont dus à deux architectes, en collabo-\nration avec deux ingénieurs. La pierre em-\nployée ne dépasse pas un mètre cube par\n200 mètres cubes exécutés, alors que dans les\nédifices similaires, la proportion était de un\nsur 45 ou 50 mètres cubes. C'est une écono-\nmie considérable.\nN'empêche que la dépense prévue repré-\nsente un capital de 50 millions de dollars,\nsoit environ 1,250 millions de francs.\n(« Bâtiment et Travaux Public », )\nLE RECORD DE VITESSE... EN AS-\nCENSEUR! Les gratte-ciels américains de\nquelque importance utilisent, pour accélérer\nle service, deux sortes d'ascenseurs : les ascen-\nseurs locaux, qui desservent par exemple les\ndix premiers étages, et les ascenseurs express,\nqui montent sans arrêt jusqu'au dixième, ou\nau vingtième, trentième... et s'arrêtent à\npartir de là aux étages intermédiaires.\nLa Société Westinghouse vient d'appliquer\nune nouvelle méthode : un ascenseur double,\nc'est-à-dire comportant deux cabine dans le\nmême puits. On se rend compte de la place\ngagnée dans des immeubles où l'on utilise\njusqu'à cinquante ascenseurs.\nIl s'agit, par exemple, d'un immeuble de\nvingt étages : la cabine n° i, destinée au ser-\nvice express, part du niveau de la rue et ne\ns'arrête qu'à partir du dixième étage. Aussi-\ntôt que la cabine n° i est partie, la cabine\nn° 2, qui attendait dans le sous-sol, démarre\net dessert les dix étages inférieurs. Le service\nest réglé de manière à faire atteindre leur li-\nmite supérieure aux deux cabines à peu près\nen même temps. Pour la descente, disposi-\ntions semblables.\nUn dispositif, qu'on imagine assez com-\nplexe, empêche les cabines de venir à la ren-\ncontre l'une de l'autre. Trois systèmes de\nsûreté sont prévus et une signalisation par-\nfaite.\nLa première installation, réalisée à East\nPittsburg, ne sert que onze étages; la vitesse\ndes cabines est de 180 mètres à la minute.\nAjoutons que l'on construit couramment,\npour les grands gratte-ciels, des ascenseurs\ndont la vitesse atteint 270 mètres à la minute\net qu'on espère arriver bientôt à 360 mètres!\nFrance.\nLE CORBUSIER et JEANNERET ont\nadressé au Président du Conseil de la Société\ndes Nations une requête démontrant, plans et\npreuves à l'appui, que les architectes du Palais\nde la Société des Nations, ayant dû améliorer\nles plans du dit Palair, ont nettement repro-\nduit les dispositions essentielles du projet sou-\nmis par Le Corbusier et Jeanneret au Con-\ncours international de Genève. Ce plagiat est\nd'autant plus honteux que c'est sur la raicon\nde motifs puérils que les deux architectes pa-\nrisiens fut écartés de l'exécution de leur pro-\njet. La Société des Nations qui a toléré le pre-\nmier scandale, acceptera-t-elle encore ce plagiat\ndont se rendent coupables ses élus?\nPARIS. NOUVEL HOPITAL, Le Con-\nseil Municipal de Paris a voté récemment la\nconstruction à Clichy d'un hôpital de tiné à\nremplacer l'hôpital Beaujon, définitivement\ncondamné.\nLe futur bâtiment sera construit en hauteur\net atteindra 48 mètres. Il abritera un millier\nde malades et coûtera 95 millions de francs\nfrançais. Ce sera le premier véritable gratte-\ncieln édifié aux portes de Paris.\nPARIS, IMMEUBLE FORD, L'archi-\ntecte M. Roux-Spitz vient de terminer à Paris,\nboulevard des Italiens, la construction d'un\nintéressant immeuble de tiné à l'Agence pari-\nsienne des automobiles Ford. Le bâtiment,\nqui atteint 8 mètres de profondeur en sous-\nsol,' s'élève à 7 étages, y compris l'entre-sol\ndes magasins. L'établis; ement des fondations\nfut difficile, par suite d'un ancien lit de ri-\nvière mis à nu dans le creusement du terrain,"}, {"page_pdf": 35, "page_imprimee": "17", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.1.35", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 3623, "texte": "On dut aménager un cuvelage et un radier en\nbéton armé capable de résister à la pression\nde l'eau. Les fondations posées, on procéda à\nl érection de l'ossature en béton armé, laquelle\nse compose des poteaux et planchers habituels.\nSignalons que pour les deux planchers hauts\ndu sous-sol, on adopta une surcharge de 500\nkg/m2, tandis que pour les autres plancher:,\non limita cette surcharge à 300 kg/m2.\nQuant à l'aspect extérieur, l'immeuble Ford\nest caractérisé par un soubassement en pierre\nbelge polie (Soignies ) de couleur gris-noir,\npuis les poteaux du magasin, revêtus d'acier\ninoxydable Krupp (alliage d'acier, de nickel et\nde chrome, ayant subi un traitement ther-\nmique). Aux étage:; des bureaux, la façade est\nrevêtue de pierre d'Hauteville polie, les pilas-\ntres limitant les baies étant recouverts de tôle\npeinte.\nL'architecte Roux-Spitz emploie fréquem-\nment les revêtements en pierre d'Hauteville.\nVoici schématiquemelnt en quoi consiste ce\nsystème, d'après l'ingénieur Sée (« La Cons-\ntruction Moderne », Paris, août 1931) :\nLes pierres polies en sciages minces de 2, 3\nou 4 cm. sont posées en laissant un vide\nnécessité par les irrégularités du béton et le\nsoin d'éviter les taches sur le poli. Celles-ci se\nproduiraient faute d une aération.\nLes sciages arrivent de l'usine coupés aux\ndimensions et polis. Ces dimensions sont en\nmoyenne de 1 m. 20 de hauteur et o m. 60\nde largeur.\nChaque dalle est fixée indépendamment des\nautres et comporte 3 patties de soutien sous\nla tranche inférieure et 3 crampons de retenue\nancrés dans la tranche supérieure avec ancrage\nde 12 cm. dans le béton armé. La pose est\nfaite au ciment de manière à en enrober le\nmétal et à former des tampons de calage. Les\njoints des plaques de pierre sont soigneuse-\nment calfeutrés à l'arrière par un tampon de\nciment. Quant au métal qui-compose cet agra-\nfagel, on emploie soit le bronze, soit plus\ngénéralement le fer parkerisé, Rappelons que\nle procédé Parker consiste à tremper les piè-\nces préalablement décapées dans un bain phos-\nphatant composé de phosphate de fer et d'acide\nphosphorique à la température d'ébullition.\nAprès une heure environ de trempage, la pièce\nest recouverte d une couche de phosphate de\nter solidement incrustée, insoluble dans l'eau\net très adhérente qui suffit à protéger le métal.\nLettonie.\nLE MOUVEMENT DU BATIMENT\nET LES CREDITS DE CONSTRUC-\nTION. La Lettonie appartient au groupe de\npays ayant reconquis leur indépendance après\nla guerre, qui, tous, souffrent d'un manque\nde capitaux. Malgré cet obstacle la Lettonie\na su, d'une façon remarquable, développer sa\nvie économique tant dans le domaine agricole\nque dans le domaine industriel. Les résultats\nréalisés sont dus autant à l'effort des particu-\nliers qu'à l'aide du gouvernement qui sait\nréaliser un programme économique bien\nconçu.\nT outef ois, il existe un domaine où le\nmanque de capitaux disponibles se fait forte-\nment ressentir. C'est le domaine des construc-\ntions urbaines, car à la campagne à la suite\ndu morcellement des grandes propriétés rura-\nles plusieurs dizaines de milliers de nouvelles\nfermes ont été construites.\nDans les villes où le manque de logements\nse fait sentir, le mouvement du bâtiment est\npeu développé. Ainsi en 1929 on a construit\ndans les 57 villes lettones comptant 683,902\nhabitants, 804 nouvelles maisons d'habita-\ntion comptant 4,540 pièces. C'est moins que\nl'accroissement annuel de la population ur-\nbaine nécessiterait.\nCe manque de mouvement du bâtiment est\ndû exclusivement au manque d'argent et aux\ntaux élevés des crédits, résultat inévitable de\nleur insuffisance.\n(« Le Bâtiment ». )"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-09-01-c028", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-09_01#c028", "volume": "bmtnaac_1931-09_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "13", "page_fin": "14", "image_debut": 31, "image_fin": 32, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.2.12.1", "titre_corps": "En Belgique :", "titre_sommaire": "En Belgique :", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 31, "page_imprimee": "13", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.1.31", "debut_caractere": 908, "fin_caractere_exclue": 3627, "texte": "En Belgique :\nANVERS. L'ECOLE SUPERIEURE DE\nNAVIGATION, qui fit l'objet d'un récent\nconcours public, sera confiée aux architectes\nVan Kriekinge, lauréats de la compétition.\nLe projet adopté est d'un réel intérêt, bien\nque le plan nous paraisse moins clair et 1 as-\npect plus décoratif que ceux de Y école d'Ostende\n(cfr « La Cité », p. 83, n° 8, vol. IX).\nNous extrayons ce qui suit des divers com-\nmentaires accompagnant le projet vainqueur:\n« L'idée générale qui nous a guidés dans\nl'étude du plan d'ensemble fut la coordina-\ntion des deux divisions d'ejiseignement : di-\nvision de Navigation et division de Méca-\nnique.\n» Les locaux affectés à chacune des divi-\nsions forment, dans la plus large mesure, un\nensemble distinct l'un de l'autre. L'idée do-\nminante fut le choix, pour les locaux des\nclasses, de la meilleure orientation possible.\n» L'école sera édifiée au bord de l'Escaut\n(coude d'Austruweel ) sur un emplacement\ntrès bien orienté et permettant une visibilité\nparfaite sur la ville et le port.\n» Les façades, en matériaux apparents,\nd'une conception nettement utilitaire, sont\npourvues de larges baies, permettant un ma-\nximum d'éclairage de tous les locaux. »\nParmi le jury, que présidait M. H. Lebon,\néchevin d'Anvers, siégeaient entr'autres les\narchitectes Van Averbeke. Stan Leurs et\nHoeben.\nUNE EXPOSITION DE F. LLOYD\nWRIGHT.\nLes travaux du grand architecte américain\nsont trop peu connus dans notre pays, par\nrapport à la place prépondérante qu'ils occu-\npent dans le mouvement architectural mo-\nderne.\nLeur vulgarisation est d'une importance\nculturelle capitale et nous ne pouvons assez\nlouer l'initiative prise par « L'Art Contem-\nporain » et la « Société Royale des Archi-\ntectes » d'initier notre public à ces travaux.\nGrâce aux efforts réunis de ces deux Socié-\ntés. l'œuvre complète de l'artiste réputé sera\nexposée à Anvers, du 12 au 28 septembre\nprochain à la Salle des Fêtes, place de Meir.\nCette exposition de dessins et photographies,\norganisée par les deux Sociétés susdites, don-\nnera une idée exacte de ce que Frank Lloyd\nWright a cr'é et conçu.\nNous attendons avec impatience cette inté-\nressante manifestation.\n(Communiqué. )\nLITTORAL. A PROPOS DU « CLAS-\nSEMENT » DES DUNES, mesure qu'ont\nréclamée depuis longtemps les urbanistes,\nnous avons extrait d'un article du « Soir »\n(ier août) les passages suivants :\n« Ces dunes superbes, qui devraient consti-\ntuer une réserve nationale, sont en danger!\nLeur lotissement et leur mise en vente pu-\nblique n'est plus, parait-il, qu'une question\nde mois. Elles appartiennent en ce moment à\n87 héritiers.\n» Un jugement de la Cour d'appel a dé-\nclaré impossible le partage en nature, et il est\nvraisemblable que cette décision sera confirmée"}, {"page_pdf": 32, "page_imprimee": "14", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.1.32", "debut_caractere": 13, "fin_caractere_exclue": 3057, "texte": "par la Cour de cassation : une vente publi-\nque mettrait fin à l'indivision.\n» Ce serait un crime impardonnable que\nde laisser morceler et galvauder cet incompa-\nrable site, remarquable au surplus par les dé-\ncouvertes archéologiques qu'y ont faites déjà\nMM. Donny, de Hoë, Rahir, Loppens, etc.,\ndont les recherches prouvent que, à l'époque\nromaine, les dunes de La Panne étaient ha-\nbitées.\n» On imagine très bien une solution qui\nréserverait toute la région sauvage comprise\nentre La Panne et la frontière française aux\nenfants des villes et des provinces belges où\nl'air pur fait défaut; on concevrait un accord\nentre l'Etat, les provinces, les grandes villes,\nles grands collèges et les œuvres scolaires,\npour créer un fonds commun suffisant pour\nl'achat des dunes en un bloc; des locaux\npourraient être construits à la périphérie de\nla région des dunes pour l'organisation\nd'écoles en plein air, au bénéfice de l'enfance\net de la jeunesse débiles; les dunes resteraient\nce qu'elles sont, pour le plus grand bien des\nenfants et des adolescents, qui y trouveraient\ndes conditions hygiéniques excellentes, et\npour la plus grande satisfaction des touristes\nqui préfèrent les joies de la nature aux plai-\nsirs des palaces et des dancings.\n» Mais, quoi qu'il en advienne, une déci-\nsion s'impose à bref délai : celle de faire\n« classer » le site, tout entiee, de manière à\nempêcher les spéculateurs de le transformer\nquelque jour à leur gré, pour leur plus grand\nprofit, sans égard à l'intérêt général. »\nTOURNAI.\nAU CONSEIL COMMUNAL. Le Con-\nseil communal de Tournai réuni jeudi soir, a\ndécrété une série de grands travaux qui, tout\nen permettant de parer à la crise industrielle\ndu moment, contribueront à embellir la ville\net à mettre en évidence de vieux monuments\nde style particulièrement intéressants. Un cré-\ndit de 82,413 francs a d'abord été voté pout\nla restauration de Féglise Sainte-Marguerite;\nun autre crédit de 350,000 francs a été éga-\nlement voté pour la restauration de la cha-\npelle de l'athénée, aujourd'hui désaffectée et\nqui est un magnifique monument d'architec-\ntore. Un troisième crédit de 1,774,796 francs\na été voté en vue de la restauration d'une\nmaison romane sLe rue Barre-Saint-Brice et\nqui est un des spécimens les plus complets\nde l'architecture du XIIe siècle en Europe sep-\ntentrionale; enfin, un crédit de 102,289 r*\na été adopté pour restaurer le cloître de l'an-\ncienne abbaye de Saint-Martin.\nLe conseil a aussi voté l avant-projet de\ntransformation du boulevard du Roi Albert\ndont le devis s'élève à plus d'un million de\nfrancs, ainsi que le résultat du concours ou-\nvert entre architectes en vue de l'agrandisse-\nment de la bibliothèque communale. Pour\ncompléter le programme des grands travaux\npour lesquels des crédits ont été prévus aux\nbudgets de 1929 et de 1931, le eollège\néchevinal a été autorisé à faire un emprunt de\n900,000 francs et un autre de 1,140,000\nfrancs à valoir sur les emprunts de 3 mil-\nlions 598,000 francs et de 2,520,000 francs\ndécrétés antérieurement par le conseil com-\nmunal."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-09-01-c029", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-09_01#c029", "volume": "bmtnaac_1931-09_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "14", "page_fin": "17", "image_debut": 32, "image_fin": 35, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.2.12.2", "titre_corps": "A l'Etranger :", "titre_sommaire": "A l'Etranger :", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 32, "page_imprimee": "14", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.1.32", "debut_caractere": 3059, "fin_caractere_exclue": 3936, "texte": "A l'Etranger :\nAllemagne.\nUNE HEURE AVEC. W. GROPIUS\nNotre distingué confrère J. Moutschen a\ninterviewé récemment pour un journal lié-\ngeois, Vêminent leader allemand, Prof. W.\nGropius. Nous repoduisons ci-apres le texte\nmême de cet intéressant reportage.\nParmi les architectes allemands de l'école\nla plus radicale, Walter Gropius fait figure\nde chef. Elève de Peter Behrens, Walter Gro-\npius est Berlinois. Il a construit aux quatre\ncoins de l'Allemagne. Son influence est visible\ndans le groupe qui compte les Meyer, les Frè-\nres Taut, Mies van der Rohe, Mendelssohn,\nHilberseimer, Haesler, etc.\nNotre dernier entretien remonte au mois\ndernier. Nous parcourûmes ensemble les prin-\ncipaux stands de l'exposition du Bâtiment\nqui vient de finir à Bêrlin.\nDe taille moyenne sobrement vêtu\ngestes calmes très pondéré d'allure, le pro-\nfesseur Gropius n'a rien de l'Allemand clas-"}, {"page_pdf": 33, "page_imprimee": "15", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.1.33", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 3805, "texte": "sique sa figure pensive, au teint mat est\nplutôt celle d'un Nordique.\nTrès cultivé, connaissant d'ailleurs très\nbien la Belgique et la France qu'il a parcou-\nrues en vélo, dans tous les sens, réminent\narchitecte est d'un abord facile. Et je m'ex-\nplique son ascendant sur ses nombreux élèves\net disciples.\n%\nLe malheur des temps l'incline vers un cer-\ntain pessimisme. Dans les grandes villes et à\nBerlin particulièrement, les constructions se\nraréfient. La plupart des architectes alle-\nmands, sauf quelques brillantes exceptions,\nn'ont pour ainsi dire pas de travaux, pas\nmême de projets à l'étude*\nLe professeur Gropius lui-même s'occupe\nde dresser des épures pour les carrosseries\nd'automobiles de la firme Adler. Avec une\nbonne grâce parfaite il me montre ses plus\nrécentes réalisations dans ce domaine au\nmoins très spécial. Quelques ensembles me\nparaissent, particulièrement bien venus, supé-\nrieurement raisonnés et proportionnésf avec\nun goût qui dénote l'architecte de grande\nvaleur.\nNous examinons ensemble le stand où Le\nCorbusier, l'architecte parisien, présente la sé-\nrie de ses plans de réforme du grand Paris.\nD'accord sur les principes de Le Corbusier,\nil est extrêmement curieux de voir combien\nGropius diffère du Français dans les applica-\ntions de ces principes communs.\nIl me montre les stands comportant l'étude\ncomplète pour un boardinghouse de 10 éta-\nges : matériaux nouveaux meubles d'acier\n- luminaires et décors exécutés suivant les\nprincipes de rationalisation, d'économie, de\n« fonctionnalisme » poussés à l'extrême et\nsans concession aucune.\nCette conception, avouons-le, correspond\nbien à une vie de sport, d'activité intense et\nextérieure exclusive de toute idée d'intimité et\nde quiétude.\nEt pourtant des œuvres nombreuses que\nme montre le maître allemand, il se dégage\nune unité de doctrine, une constance dans\nl'effort qui étonne et qui frappe.\nDans sa villa de Berlin-Zehlendorf, Wal-\nter Gropius veut bien me montrer la suite de\nses œuvres dont la plupart sont maintenant\npopularisées par les revues d'architecture de\ntous les pays.\nDe 191 1 à 1926 ses constructions mon-\ntrent une évolution continue qui va de\nl'Usine Fagus à Hanovre au Bauhaus de Des-\nsau. Dans la première les murs portants se ré-\nduisent déjà, dans la dernière les murs sont\ndisparus et remplacés par d'énormes vitrages.\nEn 1928 et 1929 les cités ouvrières de\nDammerstoek et Hasselhort à Berlin donnent\ndes réalisations très caractéristiques de son art.\nLes pâtés de maisons sont uniformes ra-\ntionnels hygiéniques entièrement su-\nbordonnés aux nécessités pratiques de l'in-\ntérieur.\nËtats-Unis.\nLE PLUS HAUT DES « GRATTE-\nCIEL ». On vient d'entreprendre à New-\nYork, la construction d'un building, qui sera\nincontestablement le gratte-ciel le plus haut\ndu monde. Le dernier édifice dépassait quel-\nque peu la taille de la Tour Eiffel. Celui-ci\natteindra, d'après les plans, 407 mètres, soit\nl'équivalent de 102 étages moyens, du ras\ndu trottoir à la pointe de la flèche.\nEn réalité, 88 étages seulement, seront uti-\nlisés. Au-dessus courra une galerie d'observa-\ntion, desservie par deux ascenseurs spéciaux,\net surmontée d'une pyramide aiguë qui pourra\nservir, dit-on, à amarrer les zeppelins au\npassage. Toute la construction sera en acier\navec un revêtement en briques, en béton et en\npierre.\nUne formidable accumulation de maté-\nriaux est déjà commencée.\nIl arrive chaque jour une moyenne de\n5,000 sacs de ciment, 400 m 1 de sable,\n300 sacs de chaux, 16,000 briques creuses\npour cloisons, etc. Lorsque la construction\nsera terminée on compte avoir utilisé 50,000\ntonnes d'acier, 10 millions de briques,\n20,000 m de pierre, 108 kilomètre de con-\nduite d'eau et 700 kilomètres de fils électri-\nques, etc.\nPlus de 2,000 personnes travaillent cha-\nque jour :\n290 charpentiers en fer;"}, {"page_pdf": 34, "page_imprimee": "16", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.1.34", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 3829, "texte": "290 maçons;\n380 aides-maçons;\n225 charpentiers;\n320 coffreurs;\n250 spécialistes des ascenseurs;\n110 électriciens;\n200 plombiers;\n190 spécialistes du chauffage et de la\nventilation.\nAjoutez les contremaîtres, surveillants,\npointeurs, mécaniciens, chefs d'équipes. Les\nplans sont dus à deux architectes, en collabo-\nration avec deux ingénieurs. La pierre em-\nployée ne dépasse pas un mètre cube par\n200 mètres cubes exécutés, alors que dans les\nédifices similaires, la proportion était de un\nsur 45 ou 50 mètres cubes. C'est une écono-\nmie considérable.\nN'empêche que la dépense prévue repré-\nsente un capital de 50 millions de dollars,\nsoit environ 1,250 millions de francs.\n(« Bâtiment et Travaux Public », )\nLE RECORD DE VITESSE... EN AS-\nCENSEUR! Les gratte-ciels américains de\nquelque importance utilisent, pour accélérer\nle service, deux sortes d'ascenseurs : les ascen-\nseurs locaux, qui desservent par exemple les\ndix premiers étages, et les ascenseurs express,\nqui montent sans arrêt jusqu'au dixième, ou\nau vingtième, trentième... et s'arrêtent à\npartir de là aux étages intermédiaires.\nLa Société Westinghouse vient d'appliquer\nune nouvelle méthode : un ascenseur double,\nc'est-à-dire comportant deux cabine dans le\nmême puits. On se rend compte de la place\ngagnée dans des immeubles où l'on utilise\njusqu'à cinquante ascenseurs.\nIl s'agit, par exemple, d'un immeuble de\nvingt étages : la cabine n° i, destinée au ser-\nvice express, part du niveau de la rue et ne\ns'arrête qu'à partir du dixième étage. Aussi-\ntôt que la cabine n° i est partie, la cabine\nn° 2, qui attendait dans le sous-sol, démarre\net dessert les dix étages inférieurs. Le service\nest réglé de manière à faire atteindre leur li-\nmite supérieure aux deux cabines à peu près\nen même temps. Pour la descente, disposi-\ntions semblables.\nUn dispositif, qu'on imagine assez com-\nplexe, empêche les cabines de venir à la ren-\ncontre l'une de l'autre. Trois systèmes de\nsûreté sont prévus et une signalisation par-\nfaite.\nLa première installation, réalisée à East\nPittsburg, ne sert que onze étages; la vitesse\ndes cabines est de 180 mètres à la minute.\nAjoutons que l'on construit couramment,\npour les grands gratte-ciels, des ascenseurs\ndont la vitesse atteint 270 mètres à la minute\net qu'on espère arriver bientôt à 360 mètres!\nFrance.\nLE CORBUSIER et JEANNERET ont\nadressé au Président du Conseil de la Société\ndes Nations une requête démontrant, plans et\npreuves à l'appui, que les architectes du Palais\nde la Société des Nations, ayant dû améliorer\nles plans du dit Palair, ont nettement repro-\nduit les dispositions essentielles du projet sou-\nmis par Le Corbusier et Jeanneret au Con-\ncours international de Genève. Ce plagiat est\nd'autant plus honteux que c'est sur la raicon\nde motifs puérils que les deux architectes pa-\nrisiens fut écartés de l'exécution de leur pro-\njet. La Société des Nations qui a toléré le pre-\nmier scandale, acceptera-t-elle encore ce plagiat\ndont se rendent coupables ses élus?\nPARIS. NOUVEL HOPITAL, Le Con-\nseil Municipal de Paris a voté récemment la\nconstruction à Clichy d'un hôpital de tiné à\nremplacer l'hôpital Beaujon, définitivement\ncondamné.\nLe futur bâtiment sera construit en hauteur\net atteindra 48 mètres. Il abritera un millier\nde malades et coûtera 95 millions de francs\nfrançais. Ce sera le premier véritable gratte-\ncieln édifié aux portes de Paris.\nPARIS, IMMEUBLE FORD, L'archi-\ntecte M. Roux-Spitz vient de terminer à Paris,\nboulevard des Italiens, la construction d'un\nintéressant immeuble de tiné à l'Agence pari-\nsienne des automobiles Ford. Le bâtiment,\nqui atteint 8 mètres de profondeur en sous-\nsol,' s'élève à 7 étages, y compris l'entre-sol\ndes magasins. L'établis; ement des fondations\nfut difficile, par suite d'un ancien lit de ri-\nvière mis à nu dans le creusement du terrain,"}, {"page_pdf": 35, "page_imprimee": "17", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.1.35", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 3623, "texte": "On dut aménager un cuvelage et un radier en\nbéton armé capable de résister à la pression\nde l'eau. Les fondations posées, on procéda à\nl érection de l'ossature en béton armé, laquelle\nse compose des poteaux et planchers habituels.\nSignalons que pour les deux planchers hauts\ndu sous-sol, on adopta une surcharge de 500\nkg/m2, tandis que pour les autres plancher:,\non limita cette surcharge à 300 kg/m2.\nQuant à l'aspect extérieur, l'immeuble Ford\nest caractérisé par un soubassement en pierre\nbelge polie (Soignies ) de couleur gris-noir,\npuis les poteaux du magasin, revêtus d'acier\ninoxydable Krupp (alliage d'acier, de nickel et\nde chrome, ayant subi un traitement ther-\nmique). Aux étage:; des bureaux, la façade est\nrevêtue de pierre d'Hauteville polie, les pilas-\ntres limitant les baies étant recouverts de tôle\npeinte.\nL'architecte Roux-Spitz emploie fréquem-\nment les revêtements en pierre d'Hauteville.\nVoici schématiquemelnt en quoi consiste ce\nsystème, d'après l'ingénieur Sée (« La Cons-\ntruction Moderne », Paris, août 1931) :\nLes pierres polies en sciages minces de 2, 3\nou 4 cm. sont posées en laissant un vide\nnécessité par les irrégularités du béton et le\nsoin d'éviter les taches sur le poli. Celles-ci se\nproduiraient faute d une aération.\nLes sciages arrivent de l'usine coupés aux\ndimensions et polis. Ces dimensions sont en\nmoyenne de 1 m. 20 de hauteur et o m. 60\nde largeur.\nChaque dalle est fixée indépendamment des\nautres et comporte 3 patties de soutien sous\nla tranche inférieure et 3 crampons de retenue\nancrés dans la tranche supérieure avec ancrage\nde 12 cm. dans le béton armé. La pose est\nfaite au ciment de manière à en enrober le\nmétal et à former des tampons de calage. Les\njoints des plaques de pierre sont soigneuse-\nment calfeutrés à l'arrière par un tampon de\nciment. Quant au métal qui-compose cet agra-\nfagel, on emploie soit le bronze, soit plus\ngénéralement le fer parkerisé, Rappelons que\nle procédé Parker consiste à tremper les piè-\nces préalablement décapées dans un bain phos-\nphatant composé de phosphate de fer et d'acide\nphosphorique à la température d'ébullition.\nAprès une heure environ de trempage, la pièce\nest recouverte d une couche de phosphate de\nter solidement incrustée, insoluble dans l'eau\net très adhérente qui suffit à protéger le métal.\nLettonie.\nLE MOUVEMENT DU BATIMENT\nET LES CREDITS DE CONSTRUC-\nTION. La Lettonie appartient au groupe de\npays ayant reconquis leur indépendance après\nla guerre, qui, tous, souffrent d'un manque\nde capitaux. Malgré cet obstacle la Lettonie\na su, d'une façon remarquable, développer sa\nvie économique tant dans le domaine agricole\nque dans le domaine industriel. Les résultats\nréalisés sont dus autant à l'effort des particu-\nliers qu'à l'aide du gouvernement qui sait\nréaliser un programme économique bien\nconçu.\nT outef ois, il existe un domaine où le\nmanque de capitaux disponibles se fait forte-\nment ressentir. C'est le domaine des construc-\ntions urbaines, car à la campagne à la suite\ndu morcellement des grandes propriétés rura-\nles plusieurs dizaines de milliers de nouvelles\nfermes ont été construites.\nDans les villes où le manque de logements\nse fait sentir, le mouvement du bâtiment est\npeu développé. Ainsi en 1929 on a construit\ndans les 57 villes lettones comptant 683,902\nhabitants, 804 nouvelles maisons d'habita-\ntion comptant 4,540 pièces. C'est moins que\nl'accroissement annuel de la population ur-\nbaine nécessiterait.\nCe manque de mouvement du bâtiment est\ndû exclusivement au manque d'argent et aux\ntaux élevés des crédits, résultat inévitable de\nleur insuffisance.\n(« Le Bâtiment ». )"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-09-01-c030", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-09_01#c030", "volume": "bmtnaac_1931-09_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "17", "page_fin": "17", "image_debut": 35, "image_fin": 35, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.2.13", "titre_corps": "Au sommaire des prochains numéros de LA", "titre_sommaire": "Au sommaire des prochains numéros de LA", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 35, "page_imprimee": "17", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.1.35", "debut_caractere": 3625, "fin_caractere_exclue": 4092, "texte": "Au sommaire des prochains numéros de LA\nCITE :\nL'Architecture en Belgique (travaux ré-\ncents des architectes Acket Brunfaut, Hoste,\nPolyt Puttemans etc. ).\nL'Architecture à l'Etranger, (Berlin Hol-\nlande, Suisse, Tchécoslovaquie, etc. )»\nAu sommaire des prochains numéros de\nTEKHNE :\nFigure: de F Architecture internationale,\nDocumentation technique. Problèmes di-\nvers (Hospices, Ecoles, Centres sociaux, etc. ).\nDocumentation urbanistique, Echos,\ninformations, etc."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-09-01-c031", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-09_01#c031", "volume": "bmtnaac_1931-09_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "18", "page_fin": "18", "image_debut": 36, "image_fin": 36, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.2.14", "titre_corps": "CONCOURS", "titre_sommaire": "CONCOURS", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 36, "page_imprimee": "18", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.1.36", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 456, "texte": "CONCOURS\nS. C, A, B. Les concours organisés en\n1930 par la Société Centrale ont donné les\nrésultats suivants :\nConcours d'Esquisse : installation de\nbains en plein air» Premier prix : A. Van\nAntwerpen. Primés : P. Votquenne et G.\nScgers*\nConcours de relevé : Premier prix : J.\nMceus. Primés : F. Buntincx, W. Segers, G.\nMasure, W, Van Hoorenbeek.\nConcours de monuments funéraires : Pre-\nmier prix : L. Stijnen. Primés : R- De Vuyst\net W. Valcke*"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-09-01-c032", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-09_01#c032", "volume": "bmtnaac_1931-09_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "18", "page_fin": "18", "image_debut": 36, "image_fin": 36, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.2.15", "titre_corps": "ORGANISMES", "titre_sommaire": "ORGANISMES", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 36, "page_imprimee": "18", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.1.36", "debut_caractere": 458, "fin_caractere_exclue": 1586, "texte": "ORGANISMES\nA, T. B. C* C. Nous apprenons la for-\nmation toute récente d'une Association de\nTechniciens belges de Constructions Civiles,\ndont le siège social est situé 52, rue de la\nMontagne, à Bruxelles La nouvelle associa-\ntion compte actuellement les membres sui-\nvants : F. Amoré, E, Boileau, A. De Camp,\nH, Mathys, M. Mommens, architectes, L.\nOor, conducteur de travaux, secrétaire de\nl'A. T. B, C. C, L'objet social, défini par les\narticles 3 et 4 des statuts, est « le perfection-\nnement professionnel des membres et réta-\nblissement entre eux et les groupements simi-\nlaires de liens de confraternité et d'entr'aide »,\n« Pour réaliser ce but, l'association em-\nployera tous les moyens qui lui sembleront\nutiles : locaux de réunions, conférences, visi-\ntes de chantiers, d'usines, d'établissements\nscientifiques, voyages d'études, congrès, do-\ncumentation, bibliothèques, publications ser-\nvice d'offres et demandes d'emplois, etc.\nLA SOCIETE BELGE DES METIERS\nD'ART vient d'être fondée sous la présidence\nd'honneur de M. Henry Van de Velde, et à\nl'initiative de la Société belge des Urbanistes\net Architectes modernistes."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-09-01-c033", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-09_01#c033", "volume": "bmtnaac_1931-09_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "18", "page_fin": "19", "image_debut": 36, "image_fin": 37, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.2.16", "titre_corps": "BIBLIOGRAPHIE", "titre_sommaire": "BIBLIOGRAPHIE", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 36, "page_imprimee": "18", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.1.36", "debut_caractere": 1588, "fin_caractere_exclue": 3254, "texte": "BIBLIOGRAPHIE\nLA CONSTRUCTION DE PETITS\nLOGEMENTS A LOYERS ABORDA-\nBLES, par l'architecte Prof. F. Schuster. Un\nvolume de texte accompagné de 245 illus-\ntrations* Edité par « International Verband\nfuer Wobnungswesen », Francfort-s~M. Dans\nce recueil très documenté, F. Schuster, spécia-\nliste autorisé de ce problème, étudie et com-\npare! les divers types de solution proposés en\nAllemagne et à l'étranger.\nBERLINER WOHNBAUTEN DER\nLETZTEN JAHRE, volume groupant les\nprincipaux ensemble réalisés à Berlin en ma-\ntière d'H. B. M. Présenté par J. Schallenber-\nger et E. Gutkind, édité par W, G♦ S. Lœ-\nwenthal, Berlin, S. W, 19.\nDIE FLACHBAUWOHNUNG FUER\nDAS EXISTENZMINIMUM, par le Mag,\nOb. E, Heinicke, Berlin. Examen approfondi\ndu problème de l'habitation minimum et de\nia solution par l'habitation basse. Aux édi-\ntions « Bauwelt », à Berlin (193 1 )♦ Le vo-\nlume, d'une cinquantaine de pages, comporte\n32 illustrations et 4 planches. Prix: 4,5 RM.\nIL CEMENTO ARMATO. par L. San-\ntarella. Un fort volume de 480 pages in-8°\net 281 figures, édité par Hoepli, Milan (Prix:\n48 lires). Important ouvrage mis à jour, et\ndivisé en deux parties : La tecnica e la sta-\ntica, et théorie des ouvrages en béton armé.\nUn prochain volume doit paraître pour com-\npléter « Il Cemento Armato »; il sera con-\nsacré aux applications du béton armé.\nLEHRGANG FUER BETON-FACH-\nARBEITER, ouvrage en deux parties, publié\npar les Editions « Deutscher Ausschusz fuer\nTechmsches Schulwesen », Berlin.\nPARIS ET SES ENVIRONS.\nCe manuel du voyageur, par Karl Baede-\nker, vient d'être soigneusement mis à jour.\nEn outre des qualités si remarquables des\nguides Baedeker, l'ouvrage en question offre"}, {"page_pdf": 37, "page_imprimee": "19", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.1.37", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 1918, "texte": "un aperçu vivant des constructions architec-\nturales nouvelles, qui méritent l'attention des\nvisiteurs. C'est à Jacques Mesnil que l'on doit\ncette intéressante mise au point de l'attraction\narchitecturale de la région parisienne* Ce cri-\ntique érudit est aussi l'auteur de l'étude\nincorporée dans l'ouvrage, et dont le sujet est\n« l'art dans la région parisienne »♦ Certains\nont trouvé cependant que Ton eut pu être\nmoins complet dans rénumération de ces af-\nfreux monuments commémoratifs « qui sont\nl une des hontes du Paris moderne »♦\nL ANNUAIRE GENERAL DU BATI-\nMENT, des Travaux Publics et des Indus-\ntries qui s'y rattachent, vient de paraître.\n1,250 pages in-8° raisin.\nPremière partie : Documentation profes-\nsionnelle, par Jean Delvaux, avocat à la\nCour d'appel de Bruxelles; le lecteur y trouve\nde précieux renseignements sur tous les cas\nqui l'intéressent, notamment : Allocations\nfamiliales; Arbitrage; Assurances; Contrats\nd'emploi, de travail; Droits d'auteur; Enre-\ngistrement; Expertises; Honoraires des ar-\nchitectes; Mitoyenneté; Privilèges et respon-\nsabilités des architectes et des entrepre-\nneurs, etc.\nDeuxième partie. Nom, adresse et n° de\ntéléphone des architectes, géomètres, entrepre-\nneurs, etc., classés par ordre alphabétique et\npar localités.\nTroisième partie. Nom, adresse et n° de\ntéléphone de tous les fournisseurs de Travaux\nPublics et privés, classés alphabétiquement\npar produits et par localités.\nQuatrième partie. Répertoire alphabétique\ndes marques des produits employés en cons-\ntruction; chaque nom de produit est suivi\ndes noms et adresses des fournisseurs.\nEdité par la S. A. des Anciens Etablisse-\nments Aug. Puvrez, 59, avenue Fonsny,\nBruxelles. Prix : 40 francs franco.\nLes ouvrages signalés ci-dessus, ainsi que\nceux qui ont paru précédemment dans notre\nlubrique bibliographique, peuvent s'obtenir\nà la Librairie Dietrich et Cie, 10, Place du\nMusée, Bruxelles."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-09-01-c034", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-09_01#c034", "volume": "bmtnaac_1931-09_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "19", "page_fin": "20", "image_debut": 37, "image_fin": 38, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.2.17", "titre_corps": "QUELQUES REVUES", "titre_sommaire": "QUELQUES REVUES", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 37, "page_imprimee": "19", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.1.37", "debut_caractere": 1920, "fin_caractere_exclue": 3831, "texte": "QUELQUES REVUES\nSTAVITEL (Prague) publie un double\nnuméro (4 et 5 ) d'un très grand intérêt.Nous\nsignalerons surtout les documents photogra-\nphiques excellents et les plans relatifs à la\nBanque de Moravie, à Brnot architectes B.\nFuehs et A* Wiesner; l'lmmeuble commercial\nBrouk et Babka, à Mor-Ostrava, architecte\nK. Kotas; le bâtiment de l'Association spor-\ntive de Barrandov-Praguet architecte V.\nGregr. Deux intéressants projets sont aussi à\nmentionner : une usine à Veltrusy (arch. J.\net K. Fiser ) et l'immeuble Bata à Mor-Os-\ntrava (arch. E. Stalmach et J. Svoboda ). Tous\nces travaux, réalisations et projets révélant\ndes préoccupations de concevoir rationnelle-\nment, largement et simplement. Certains ma-\nnifestent cependant quelque souci d'esthé-\ntisme d'ailleurs débordé par l'ampleur du tra-\nvail et ses nécessités utilitaires. Nous publie-\nrons prochainement, dans notre chronique\ndu Mouvement International (« La Cité »)\nquelques vues de l'une ou l'autre d:s réalisa-\ntions mentionnées ci-dessus.\nA, C. n° 2. La sympathique revue du\nnouveau groupe rationaliste d'Espagne pré-\nsente, en son second fascicule, une série de\nremarquables documents sur l'exposition per-\nmanente d'architecture, récemment inaugurée\nà Barcelone, dans les locaux mêmes du grou-\npement, aménagés habilement.\nDans le même numéro, vues et plan d'un\nintéressant immeuble construit à Barcelone,\npar l'architecte J. Luis Sert; article illustré\nsur l'urbanisation du Madrid futur; étude\nurbanistique et architecturale de Ceuta, par\nl'architecte F* G. Mercadal, etc.\nLa présentation de ce numéro varié est\nfaite avec grand soin.\nSTEIN, HOLZ, EISEN (Francfort-s-M. )\npublie (n° 15 ) un projet de colonie d'habi-\ntations basses, pour Dantzig (architecte : H.\nRiechert ). Une intéressante étude documen-\ntaire et critique accompagne les plans et sché-\nmas d'illustration. Dans le même numéro,\ngrande habitation bourgeoise construite"}, {"page_pdf": 38, "page_imprimee": "20", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.1.38", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 1937, "texte": "d'après un procédé particulier (arch. : F.\nWolff ).\nHET BOUWBEDRIJF (La Haye) con-\nsacre son numéro du 7 août à diverses études\ndu béton. Signalons les articles suivants :\nVilla en béton armé, à Vaueresson (arch. P-\nAbraham); étude sur les colonnes en béton\narmé; courts de tennis en béton; ciment et\nbéton en Pologne, etc.\nLA TECHNIQUE DES TRAVAUX,\ndans son numéro d'août, publie une étude\ndocumentaire sur la construction des garages\nmodernes, étude illustrée de nombreux plans\net photographies.\nAvec le développement croissant de la trac-\ntion automobile et la multiplication des ga-\nrages qui en résulte, principalement dans les\ngrandes villes, il se crée peu à peu une tech-\nnique de la construction des garages. La ques-\ntion des rampes notamment est la plus épi-\nneuse à résoudre. D'autre part, certains ar-\nchitectes ont mis en pratique, dans certains\ncas, la solution de demi-étages qui consiste à\ndécaler les planchers à mi-hauteur d'étage; de\ncette façon, la hauteur à monter chaque fois\nest moitié moindre, car on ne monte que de\ni m. 55 ou i m. 65 pour un développement\nde rampe. Entre les deux parties successives\nde la rampe, chaque demi-étage forme un\npalier. Autre avantage, les rampes étant cour-\ntes et sans murs de séparation, la visibilité est\nparfaite.\nDans le même numéro, on lira, entre au-\ntres, les articles suivants : La salle de fêtes et\nde réunions de la Croix-Rousse à Lyon. Ar-\nchitecte : Michel Roux-Spitz. D. P. L. G.,\nPremier grand prix de Rome.— La « Mann-\nheimer Hof » à Mannheim. Architectes :\nProf. Fritz Becker et Doct. Erich Kutzner.\nLe chemin de fer métropolitain de Paris,\nL'achèvement de la ligne n° 8 (Exposition\nColoniale ). Le nouveau pont en béton\narmé de Naou-Hounts, près de Luchon\n(Haute-Garonne ). Calcul du portique rectan-\ngulaire, doublement encastré aux pieds et\nprolongé par des poutres non articulées, re-\nposant sur appuis fixes ou mobiles; par Léon\nLégens, ingénieur."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-09-01-c035", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-09_01#c035", "volume": "bmtnaac_1931-09_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "20", "page_fin": "20", "image_debut": 38, "image_fin": 38, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.2.18", "titre_corps": "ANNONCES", "titre_sommaire": "ANNONCES", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 38, "page_imprimee": "20", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.1.38", "debut_caractere": 1939, "fin_caractere_exclue": 3254, "texte": "ANNONCES\nRAPPEL.\nLes abonnés de LA CITE peuvent béné-\nficier d'une rubrique d ANNONCES GRA-\nTUITES. Un maximum de 5 lignes, par\nannonce et par objet, est fixé demandes et\noffres d'emploi, renseignement: divers, cata-\nlogues, échanges, cession de cabinets, etc.\nEcrire au siège de la Revue : 10, place Loix,\nBruxelles.\nCABINET D'ARCHITECTE à céder en Al-\ngérie; bon climat; 4 millions de travaux. Prix\ndemandé : 200,000 francs, dont 150,000 fr.\ncomptant. Le reste un an. Ecrire A. P. J.\n2293 Bureau de La Cité\\ qui transmettra»\nDESSINATEUR BATIMENT cherche tra-\nvaux après heures. Prix modérés. Ecrire sous\ninitiales D* G.\nDESSINATEUR-ARCHITECTE demande\ntravaux à exécuter à domicile. Elément très\ncapable. Ecrire La Cité sous initiale W. T»\nTRADUCTIONS techniques, en français,\nnéerlandais et allemand. Ecrire au Bureau\nde la Revue sous initiales G. K. (Gand ).\nON DEMANDE parallélographe d'occa-\nsion, marque E. Makar. S'adresser à Achille\nNolf, fabricant, Thourout-\nA CEDER d'occasion revues et ouvrages\nrelatifs au bâtiment. Ecrire La Cité sous ini-\ntiales H. D.\nDISPONIBLES. Les clichés ayant paru\njusqu'à ce jour dans « La Cité » peuvent être\nempruntés au tarif de 30 centimes le cm2.\nARCHITECTE céderait d'occasion quel-\nques ouvrages et traités de construction.\nEcrire Bureau de la revue sous initiales V» W,"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-09-01-c036", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-09_01#c036", "volume": "bmtnaac_1931-09_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 4", "page_fin": "couv. 4", "image_debut": 40, "image_fin": 40, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.2.19", "titre_corps": "LA CiTE TEKHHE", "titre_sommaire": "LA CiTE TEKHHE", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 40, "page_imprimee": "couv. 4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.1.40", "debut_caractere": 56, "fin_caractere_exclue": 231, "texte": "LA CiTE TEKHHE\nl«s plus impcrtantM\nwwmwm iielties «Terchi-\ntecture, d'urbanisme et\n«Tart public « Ici plus\nactuelles - les mieux -\ndocumentées.\niltga i Bruxelles. 10 Pl. 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BOURGEOIS, architecte - urbaniste.\nL. H. de KONINCK, architecte.\nA. FRANCKEN, architecte.\nJ. F. HOEBEN, architecte - urbaniste.\nH. HOSTE, architecte.\nJ. MOUTSCHEN, architecte.\nA. NYST, architecte-ingénieur.\nJ. M. van HARDEVELD, architecte.\nLes Rédacteurs et Collaborateurs sont seuls responsables de leurs articles. Il sera\nrendu compte dans la revue de tout ouvrage dont deux exemplaires lui seront envoyés.\nDênôt principal 4e la Revue t\nLibrairie & ©\n10« Place du Musée\nBruxelles\nPour la vente au numéro s'adresser aux\nlibrairies.\nAbonnements : Belgique : 40 francs.\nEtranger : 55 francs.\n(11 belgas).\nL'abonnement donne droit au service bibliographique\ngratuit, ainsi qu'à la rubrique des annonces.\nEn outre, les nouveaux abonnés bénéficient d'une réduc-\ntion de 50 p.c. sur les éditions « Tekhné » (en demander\nla liste)."}, {"page_pdf": 3, "page_imprimee": "1", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.1.3", "texte": "SUPPLÉMENT MENSUEL D'INFORMATION & DE TECHNIQUE\nCINQUIÈME ANNEE (NOUVELLE SERIE) - 1931. - NUMERO 1\n\nSommaire :\nLe Musée Moderne ~,,,,, i\nQuestions professionnelles :\nEssai de Code des devoirs professionnels\nde l'architecte 7\nProcédés techniques nouveaux :\nLe Béton vibré et pervibré , 10\nAcoustique 12\nEclairagisme , , , 12\nEchos et informations 14\nConcours 17\nOrganismes ~,,,,,,,18\nBibliographie , , 18\nRevues ~,,,,,,,, 19\nAnnonces 20\n\nLe numéro de LÀ CITE inclus dans le pré-\nsent fascicule contient les articles illustrés ci-\naprès :\nQuelques travaux d'Alf. Franckcn.\nL'Architecture internationale,\n\nLE MUSÉE\nMODERNE\nPar Aug. PERRET\nDans l'antiquité, les Musées étaient des\nlieux de délectation, aujourdhui ce sont des\nlieux de conservation et d'étude.\nLe Musée moderne né vers la fin du dix-\nhuitième siècle, où nous le trouvons dans les\nprogrammes du prix de Rome, fut consacré\npar la Révolution qui voulut en faire un ins-\ntrument d'instruction et d'éducation.\nAdoptée aussitôt par toutes les nations,\ncette formule produisit quelques édifices nou-\nveaux, mais en France, à part quelques ex-\nceptions (Grenoble, Marseille, Nantes, Va-\nlenciennes, Lille, Alger ), on se contenta\nd'édifices existants pour y installer les gran-\ndes collections d'Art,\nLes Musées ainri créés ne sont pas l'idéal,\nleur éclairage est souvent défectueux, la déco-\nration lutte avec les œuvres exposées; maie re-\ntrouverons-nous dans le Musée moderne\nl'atmosphère, le charme, le prestige de nos\nvieux Palais?\nDe nos jour, , l'abondance des œuvres, des\nfragments d'œuvres et la nécessité de classer\nces pièces nombreuses nous a conduits à l'or-\ndre chronologique. C'est ce qui fait de nos\nMusées des lieux d'étude plus que de délec-\ntation; leurs dimensions/même s'ils ne sont\nconsacrés qu'à une seule branche de l'Art,\ncont énormes et leur simple parcours impose\nau visiteur une grande fatigue qui engendre\nl'ennui.\nNe pourrait-on pas concilier ces deux for-"}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "2", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.1.4", "texte": "mules : l'antique et la moderne? et concevoir\nun édifice qui serait à la fois un lieu de délec-\ntation et de fête et un lieu d'étude c'est\nce que nous avons essayé d'imaginer.\nNotre Mmée consacré aux Beaux-Arts se\ncomposerait essentiellement d'une partie cen-\ntrale qui serait le lieu de délectation et\nde fête, où le visiteur en une brève prome-\nnade pourrait voir les œuvres les plus fameu-\nses et de galeries nombreuses aboutissant\nà ce centre, galeries qui seraient des lieux\nd'étude; elles montreraient les œuvres clas-\nsées par ordre chronologique à leur jonc-\ntion avec le centre on placerait les œuvres les\nplus représentatives de leur contenu. Ce\nserait pour le visiteur du centre une sélection\ndes galeries et une invitation à y pénétrer.\nCe que nous avons appelé le centre pour-\nrait être une vaste cour rectangulaire entourée\nd'un double portique le premier ouvert,\nle second clos; c'est sur ce second que se trou-\nveraient les salles de jonction avec les galeries\nd'étude.\nLes salles de jonction affecteraient des\nformes et des volumes différents. Les galeries\nde classement et d'étude ne devraient pas se\ncomposer de deux murs rectilignes, mais com-\nporter une série d'alvéoles diverses dans leur\nsurface et leur hauteur, transformables au\nbesoin, pour permettre des ensembles séparés\net faciliter le classement. Ces dispositions for-\nmeraient une sorte de ponctuation qui aiderait\nle conservateur ainsi que le visiteur.\nIl ne faudrait pas que ces galeries d'étude\naient pour le public plusieurs issues; pour sor-\ntir de la galerie d'étude on devrait revenir à\nîa salle de jonction, de là, aller par la galerie,\nà une autre salle de jonction où l'on trouve-\nrait l'entrée d'une autre galerie d'étude.\nLe Musée ne doit pas être un labyrinthe, le\nvisiteur ne doit pas être hanté par l'idée qu'il\noublie dec salles, qu'il n'a pas tout vu.\nAu fond de la cour centrale et dans son axe\non trouverait une vaste rotonde d'où\nrayonneraient de courtes galeries aboutissant\nà des salles carrées ou rondes réunies entre\nelles par des portiques concentriques à la ro-\ntonde; cet ensemble qui serait comme la tête ou\nle cœur du Murée renfermerait les pièces uni-\nques, rarissimes.\nOutre les locaux d'administration nécessaires,\nle Musée comprendrait des ateliers d'examen,\nde réparation, de moulage, de photographie, de\nradiographie et des magasins qui devraient\nêtre placés autant que possible à l'extrémité\ndes galeries d'étude:; et par conséquent du côté\nopposé à la jonction avec le centre. L'un des\nateliers devrait être assez vaste pour contenir\nune table sur laquelle pourraient être étendues\nles plus remarquables des toiles exposées.\nCe Musée dont la surface devrait pouvoir\ncontenir tout ce que renferme le Louvre aurait\npar conséquent une très grande étendue —il\nne serait pas possible d'en trouver l'emplace-\nment au centre de capitales telles que Paris,\nLondres ou Berlin; aussi le voyons-nous placé\ndans l'une des grandes promenades que pos-\nsède toute très grande ville.\nS'il s'agissait de Paris, nous choisirions le\nBois de Boulogne dont l'étendue permettrait\nd'accompagner» le bâtiment principal de jar-\ndins dans lesquels s'élèveraient des édifices\nsatellites pour des collections particulières,\nainsi que des monuments architecturaux sacri-\nfiés pour des nécessités de viabilité vitale et que\nTon reconstruirait dans ces jardins. A cet en-\nsemble, nous ajouterions de vastes galeries\npour abriter (pépinières de nos Musées ) les Sa-\nlons annuels. On obtiendrait ainsi une véri-\ntable cité de l'Art lieu de beauté et d'étude.\nL'emplacement choisi et le programme bien\ndéterminé, quelles devront être les qualités\nspécifiques de l'édifice-musée qui serait àla\nfois un lieu d'exposition et de conservation?\nUne bonne exposition exige une bonne\nlumière.\nUne bonne conservation exige une tempé-\nrature et un degré hygrométrique constants,\ncar ce sont les différences de température qui\nproduisent des dilatations et retraits, princi-\npale cause de ruine des œuvres humaines.\nUn Musée devra donc être un édifice bien\néclairé et bien défendu contre les variations\nextérieures de température et d'humidité de\ni'air.\nIl devra, en outre, être d'une solidité à\ntoute épreuve pour durer et transmettre intacts\nses trésors aux générations futures.\nA quel matériau devrons-nous avoir recouru\npour constituer ce bâtiments indestructible?\nNous croyons qu'il n'est pas téméraire d'af-\nfirmer que les matériaux les plus durables\nsont les bétons qui durcissent sans cesse, alors\n\nTEK H N É"}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.1.5", "texte": "TEK H N É\n\nque les pierres les plus denses, les granits, par\nexemple, perdent de leurs qualités avec le\ntemps. Il y a en Egypte des bétons qui datent\nde plus de 3,500 ans avant Jésus-Christ. Le\nLabyrinthe était ainsi construit et la Pyra-\nmide de Ninus reposait sur une voûte en\nbéton armé percée de canaux garnis de poterie\npour Fécoulement des eaux de gâchage.\nOn peut voir dans les ruines romaines des\nbétons en grandes masses qui, à l'origine,\nn'avaient certainement, étant donné leur com-\nposition, qu'une faible résistance et qui, au-\njourd'hui, sont inattaquables au pic.\nNe voit-on pas, dans ces mêmes ruines ro-\nmaines, des massifs de maçonnerie dont les\njoints en mortier font de grandes saillies sur\nia brique, cette dernière ayant été rongée par\nlej intempéries, et le mortier au contraire dur-\ncissant sans cesse n'ayant pas diminué.\nDu Moyen-âge nous restent dans la Cité de\nCarcassonne, des linteaux en béton qui sont\ntncore tous intacts, alors que beaucoup de\nceux qui soit en pierre ont cas^é.\nC'est donc au béton et au béton de ciment\narmé que nous devrons nous adresser pour\nconstituer l'ossature de notre Musée.\nLa composition de cette ossature est très\nimportante, car elle est au bâtiment ce que le\nsquelette est à l'animal. De même que le sque-\nlette rythmé, équilibré, symétrique de l'animal\ncontient et supporte les organes les plus divers,\net les plus diversement placés, de même l'ossa-\nture de notre édifice devra être composée, ryth-\nmée, équilibrée, symétrique même, et elle devra\npouvoir contenir les organes les plus divers\nexigés par le programme.\nC'est là la base même de l'architecture. Si\nia structure n'est pas digne de rester appa-\nrente, l'architecte a mal rempli sa mission.\nLes matériaux de revêtement et de remplissage\ndevront compléter l'ossature, mais Sans la\ndissimuler, il faut que se montre une poutre,\nlà où il y a une poutre, et un poteau, là où\nil y a un poteau.\nCes dispositions éviteront bien des surpri-\nses désagréables le jour où, par suite de dilata-\ntion, retrait, tassement, les parties portantes\naffirmeront leur présence. L'architecture, c'est\nce qui fait les belles ruines*\nNous ne devons pas plus nous affranchir\ndes lois de la construction que nous ne nous\naffranchissons des conditions du programme.\nL'étude des conditions du programme et\nde la construction nourrit l'imagination de\n1 architecte comme l'exigence du vers inspire\nle poète.\nLes conditions du programme d'un Musée\ncomprennent beaucoup des parties communes\nà d'autres bâtiments nous ne les énumérerons\npas toutes, ce serait un véritable devis descrip-\ntif, nous ne nous occuperons que de celles qui\nsont tout à fait spéciales à ce genre d'édifice.\nC'est la qualité de l'éclairage qui fera le\nbon Musée.\nToutes les parties de l'édifice devront-elles\nêtre éclairées de la même façon? Nous ne\ncroyons pas.\nLa peinture qui présente couvent des sur-\nfaces réfléchissantes devra recevoir sa lumière\ndu zénith.\nLa sculpture sera mieux éclairée par une\nlumière latérale tombant de haut.\nLes recherches faites à l'occasion de l'instal-\nlation de pastels de La Tour au Louvre ont\nconduit aux remarques ou suivantes :\ni° Tout objet éclairé devient lui-même\nune source de lumière et son image est réflé-\nchie proportionnellement à l'éclairage relatif\nde cet objet et de la puissance de la surface\nréfléchissante.\n20 Les couleurs sombres absorbent la lu-\nmière tandis que les couleurs claires et les\nsurfaces polies la réfléchissent.\nLa première remarque veut dire que si vous\nvous promenez en toilette claire devant un\ntableau sombre et brillant vous créerez des\nreflets»\nDe ces deux lois on peut conclure que pour\néviter de voir sur les peintures surtout mi-\nses sous verre les images réfléchiec des spec-\ntateurs et des objets placés aux environs, ces\nspectateurs et ces objets doivent être dans une\nlumière réfléchie, de peu d'intensité en con-\ntraste marqué avec la lumière directe qui doit\ntomber sur le tableau.\nIl faut ajouter que cette lumière directe doit\nfrapper la surface réfléchissante qu'est le ta-\nbleau, de façon telle que le rayon réfléchi n'ar-\nrive pas dans l'œil du spectateur, mais bien\nà ses pieds."}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.1.6", "texte": "!EK H N È\n\nAppliquât ces remarques aux salles de La\nT our, on garnit les fenêtres de verre prisma-\ntique pour envoyer la lumière directement sur\nla paroi du fond. De plus, on obtura ces\nfenêtres jusqu'à hauteur d'un homme de\ngrande taille, puis les parquets furent noircis\net les murs peints de tons sombres aussi neu-\ntres que possible. Enfin, on supprima toutes\nles surfaces polies, ou réfléchissantes. Ces me-\nsures donnèrent d'excellents résultats. Les La\nTour, tous sous verre, apparurent dans tout\nleur éclat; mais l'ensemble resta triste. C'est\nplus un laboratoire qu'un Salon d'exposition.\nToutes les précautions prises pour les La\nTour sont rendues nécessaires par l'éclairage\nlatéral au moyen de fenêtres descendant à\nhauteur d'homme elles deviennent inutiles\nsi la lumière tombe du plafond.\nIl n'est pas douteux que le meilleur éclai-\nrage d'un Musée de peinture est celui qui vient\ndu zénith à condition qu'il ne tombe pas\nde trop haut pour ne pas perdre toute son in-\ntensité, car cette intensité diminue avec le carré\nde distance. C'est-à-dire que si on double la\nhauteur d'une salle, son sol sera quatre fois\nmoins éclairé.\nIl faut donc proportionner la hauteur des\nsalles à la dimension des œuvres exposées\nc'est-à-dire que nous devrons avoir dej salles\nde hauteur variée toutes éclairées par le zénith\nsi possible ou par des jours latéraux placés\nprès du plafond.\nLe défaut des jours de zénith, c'est la dif-\nficulté du nettoyage on devra donc prévoir\ndes accès faciles, par de nombreuses passerelles\nà claire-voie au-dessus des plafonds vitrés. Les\ncombles en verre devront avoir des pentes très\nrapides allant jusqu'à 6o° avec l'horizontale.\nCette disposition, outre qu'elle donne le maxi-\nmum de lumière, retient peu la poutsière que\nla pluie nettoie.\nPour parfaire fréquemment les nettoyages,\nles couvertures en terrasse se recommandent\npar leurs accès faciles.\nLes jours latéraux aussi bien que ceux du\nzénith devront être munis de persiennes pour\nmodérer la lumière du soleil et de panneaux\ntournant ou coulissant commandés mécani-\nquement et électriquement ou tout autre dispo-\nsition facile à manœuvrer pour permettre de\nfaire l'obscurité totale aussi longtemps que\npossible.\nL'obscurité est un des conditions essentielles\nde conservation de toutes matières.\nC est l'obscurité et la sécheresse de F air des\ntombes égyptiennes qui a conservé jusqu'à\nnous et dans toute leur fraîcheur les objets et\nles peintures contenues dans ces tombes.\nNous devrons pouvoir faire l'obscurité\ncomplète dans nO3 salles et en user le plus\npossible.\nIl a souvent été question d'éclairer les\nMusées le soir, certaines- villes, Lyon par\nexemple, l'ont réalisé.\nBien que nous soyons loin d'avoir à notre\ndisposition des éclairages artificiels parfaits,\nnous voyons de nombreux marchands de ta-\nbleaux s'en contenter pour des locaux obscurs»\nSi un Musée doit être vu le soirt nous de-\nvrons faire en sorte que la lumière artificielle\nait sensiblement la même direction que la lu-\nmière naturelle. Pour obtenir ce résultat, nous\ndisposerons des rampes électriques tout autour\ndes plafonds vitrés et au-dessous des jours laté-\nraux.\nL'éclairage de ces rampes pourrait être\nentièrement réfléchi ce serait le moins mau-\nvais, mais de beaucoup le plus coûteux\naussi devra-t-on se contenter d'une disposition\nsemi-directe, c'est-à-dire à la fois réfléchie et\ndiffusée. Réfléchie par des plafonds convena-\nblement orientés; diffusée par des glaces ou des\nverres spéciaux placés devant les lampes.\nLa lumière électrique qui décompose le\nmoins la couleur est celle que nous avons\nobtenue en plaçant dans les rampes alternative-\nment des lampes jour et des lampes survoltées.\nLa lampe jour est bleutée, la lampe survoltée\nrougeâtre. La lumière ainsi produite se rap-\nproche hélas, d'assez loin de la lumière so-\nlaire c'est jusqu'à présent celle qui nous a\ndonné les meilleurs résultats.\nNous avons dit précédemment qu'avec la\nlumière c'est la température constante et le\ndegré hygrométrique constant qu'il faut réa-\nliser pour la bonne conservation des trésors\ncontenus dans nos Musées.\nC'est en effet, nous l'avons déjà dit, par\ndifférence de température amenant des dila-\ntations et des retraits succesifs que périssent à\nla longue toutes les œuvres humaines. C'est\nce phénomène qui fait craqueler les peintures,\nles faïences, les émaux, etc."}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "5", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.1.7", "texte": "TEK H N É\n\nLa sécheresse de l'air est également une con-\ndition de conservation de la matière, nous le\nrépétons, si c'est l'obscurité des tombes égyp-\ntiennes qui nous a conservé la fraîcheur de\nleurs peintures, cette conservation est due au-\ntant à la constance de la température et à la\nsécheresse de l'air qui y règne.\nRamenés à la lumière et à l'air de nos climats\nque dureront les trésors sortis des tombeaux\ndes rois? Nous avons fait une expérience qui\nn'est pas rassurante : descendus dans l'un de\nces tombeaux, nous avions ramasé un frag-\nd'enduit peint d'une belle couleur rouge.\nAprès lavoir enveloppé de papier; nous\nl'avions mis dans notre poche. De retour à\nl'hôtel, nous voulûmes voir notre fragment\net à notre grande surprise, nous constatâmes\nque cette peinture qui dans la tombe s'était\nconservée intacte plus de quatre mille ans,\nn'avait pas résisté à un séjour de quelques heu-\nres dans notre poche et qu'elle avait collé au\npapier,\nLa température du Musée devra donc être\nconstante et son air sec, La température\nconstante, nous l'obtiendrons par la constitu-\ntion des murs et des couvertures de notre bâti-\nment, Nos murs, pour être isolants dans la\nmesure nécessaire, devront être formés d'au\nmoins 5 parois séparées par quatre vides de\n4 centimètres; ces vides parfaitement clos,\npour que l'air y contenu ne se mette pas en\nmouvement.\nIl est reconnu que des murs ainsi constitués\nsont plus isolants que les murs en maçonne-\nrie les plus épais. Les cinq parois peuvent être\nconstruites avec les matériaux les plus ordi-\nnaires. les briques, carreaux de plâtre, agglo-\nmérés de sable ou de mâchefer. Elles devront\nêtre isolées du sol par l'interposition de pla-\nques d asphalte ou de dalles de béton et de\nciment hautement dosés.\nLes dalles de couverture Jformant terrasse\ndevront comporter le même nombre de parois\net de vides que les murs.\nLes plafonds vitrés et les baies latérales\ndevront comporter double verre ou double\nglace, séparés par un vide de 4 centimètres\nétanche.\nUn édifice ainsi constitué varierait peu de\ntempérature et la constance parfaite pourrait\nêtre assurée par un léger chauffage en hiver,\nLa température comme l'état hygrométrique\nde l'air peuvent être maintenus constants par\ndes moyens mécaniques air séché ou humi-\ndifié, air chauffé et filtré puis insufflé au\nmoyen de ventilateurs, c'est le dernier cri.\nMais à ces dispositions artificielles, nous\npréférerions substituer des moyens naturels qui\nassureraient sans le secours de l'homme la\npérennité des trésors accumulés; un système de\nventouses, judicieusement placées et orientées,\npourrait suffire*\nLa visite d'un Musée est toujours fati-\ngante et cette fatigue provient en grande partie\nde la nature des sols qui, pour la plupart, sont\ndes parquets cirés,\nA notre avis, le meilleur rendement sera\ndonné par des parquets recouverts dans les\ncirculations de chemins de tapis, de linoléum\nou de caoutchouc.\nUne question très importante après l'éclai-\nrage est celle de la nature des parois où seront\naccrochées les peintures,\nLa mise en valeur des tableaux sera d'autant\nmieux réalisée qu'ils se détacheront sur des\nsurfaces dont la matière ne se rencontre pas\ndans leur composition ce sera la pierre, le\nbois, les étoffes.\nLe Musée devra-t-il être décoré? Nous ne\nle croyons pas. L'aspect des salles ne doit pas\nlutter avec les œuvres exposées.\nLe Musée doit se présenter comme un écrin\nfortement charpenté par l ossature de l'édifice,\ndont les divisions serviront à sérier les œuvres\npour en rendre l'examen et l'étude plus lisible.\nLa partie centrale ou lieu de délectation et de\nfête dans laquelle les tableaux, les cculptures,\nne seront pas exposées chronologiquement,\npourra emprunter pour sa construction les ma-\ntières les plus précieuses, digne cadre des tré-\nsors exposés, mais sans s'éloigner de la règle\nexprimée par Fénelon dans son discours de\nréception à l'Académie Française :\n« Il ne faut pas admettre dans un édifice\naucune partie destinée au seul ornement, mais,\nvisant toujours aux belles proportions, on\ndoit tourner en ornements toutes les parties\nnécessaires à supporter un édifice »,\n(Mouseion, ) Auguste PERRET,\nN. B. Nous publierons ultérieurement quelques croquis\nschématiques du Mi/sée moderne de 1 Architecte Perret,\nà l'occasion d'une étude documentaire sur les musées."}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "6", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.1.8", "texte": "TEK H N É\n\nQuestions Professionnelles\nCode des Devoirs Professionnels\nde l'Architecte Mandataire\nNos lecteurs trouveront ci-après l'Essai\nd'adaptation du Code Guadet proposé par la\nSociété Professionnelle dyArchitectes français.\n(cfr le précédent numéro de « Tekhné ». )\n/. Devoirs de l architecte envers lui-même et\nses confrères.\n1. L'architecte est défini par le diction-\nnaire de l'Académie française (édition 1878)\nen ces termes :\n« L'artiste qui compose les édifices, en dé-\ntermine les proportions, les distributions, les\ndécorations, les fait exécuter sous ses ordres\net en règle les dépenses. »\nPar conséquent, l'architecte est à la fois un\nartiste et un praticien. Sa fonction est de con-\ncevoir et étudier la composition d'un édifice;\nde s'entourer des compétences spéciales\nqu'exige la technique moderne, de diriger et\nsurveiller l'exécution des ouvrages, de vérifier\net de régler les comptes des dépenses y rela-\ntives.\n2. Il exerce une profession libérale et\nnon commerciale. Cette profession est incom-\npatible avec relie d'entrepreneur proprement\ndit, industriel ou fournisseur de matières ou\nobjets employés dans la construction. Elle\nn'est pas incompatible avec celle d'adminis-\ntrateur d'immeuble, de vérificateur, ni avec\ntoutes autres commerciales ou non, n'ayant\nrapport avec la propriété bâtie» Elle\nn'est pas incompatible non plus avec les fonc-\ntions d'administrateur, directeur ou conseil\ntechnique de sociétés immobilières.\nL'architecte est rétribué par des honoraires\ndont il lui appartient de déterminer à l'avan-\nce, d'accord avec ses clients, le montant ou le\ntaux ainsi que les modalités de payement, le\ntout en fonction notamment de la nature de\nchaque affaire, de son importance, du lieu\nd'exécution et des difficultés techniques, ar-\ntistiques, juridiques ou financières que chaque\naffaire est susceptible de présenter. À défaut\nd'entente préalable, le tarif applicable est\ncelui de la Fédération des Architectes français.\nCette rétribution est exclusive de toute\nautre source de gain dont son client n'aurait\npas eu connaissance au moment de l'accepta-\ntion de l'accord.\n3. - Si un architecte a pris un brevet\npour un produit concernant l'industrie du\nbâtiment, il ne l'exploite pas personnelle-\nment» mais il vend à un industriel en lui cé-\ndant tous ses droits de propriété pour l'ex-\nploitation.\nEn cas de cession à une société, l'architecte\ninventeur peut recevoir des actions d'apport\nou parts de fondateur, mais il s'interdit de\nprendre part à la vie active de la société en y\nacceptant une fonction de quelque nature\nqu'elle soit.\nQuel que soit le concessionnaire, l'ar-\nchitecte inventeur s'interdit toute rémunéra-\ntion proportionnelle au chiffre d'affaire.\n4. L'architecte n'étant ni commerçant\nni agent d'affaires, s'interdit toute opération\nqui donnerait lieu à des remises ou commis-\nsions concernant les travaux dont il a la di-\nrection ou le mandat qui lui a été conféré.\nIl pourra toutefois recevoir des émoluments\nsupplémentaires pour toute opération con-\nnexe à sa profession, telle que, notamment,\nrecherche et achat de terrain, recherche de ca-\npitaux, gérance ou administration d'immeu-\nbles, etc.\nIl s'abstient de faire, dans un but person-\nnel, des annonces, réclames ou offres de ser-\nvices par voie de journaux, affiches, ensei-\ngnes prospectus, ou tous autres moyens de\npublicité en usage dans les professions com-\nmerciales. Une telle publicité n'est licite que\npour faire connaître au public les opérations\ndont l'architecte est momentanément chargé\npar des tiers : lotissements, appartements dis-\nponibles, terrains à vendre, etc.\n5. Il s'interdit de rechercher des tra-\nvaux ou de la clientèle au moyen de conces-\nsions, commissions, remises sur ses honorai-\nres ou autres avantages qu'il ferait à des in-\ntermédiaires tels que gérants, hommes d'af-"}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": "7", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.1.9", "texte": "TEK H N É\n\nfaires ou mandataires quelconques de pro-\npriétaires, et en général tous agissements qui\npuissent rester secrets vis-à-vis de son client.\nPar contre, le droit de rémunérer de ses\ndeniers un service rendu demeure imprescrip-\ntible au profit de l'architecte*\n20. Lorsqu'un architecte a pour client\nun entrepreneur ou une société d'entrepre-\nneurs, il est, dans ce cas encore, rémunéré uni-\nquement par des honoraires. Il ne Lubit ja-\nmais l'aléa de gains ou de pertes qui est l'es-\nsence même de l'entreprise, en contradiction\navec l'exercice de la profession libérale de\nl'architecte.\nPar contre, l'architecte qui serait intéressé\npécuniairement dans une affaire immobilière\nou dans toute affaire industrielle ou com-\nmerciale étrangère au bâtiment, subira selon\nle droit commun tous les aléas dont il s'agit\nsans être pour cela déchu de sa qualité d'ar-\nchitecte.\n21. L'architecte qui se fait commis\nd'architecte, vérificateur ou commis de véri-\nficateur ne perd pas sa qualité d'architecte.\nII la perd en se faisant entrepreneur, com-\nmis d'entrepreneur, métreur, commis métreur,\nou en prenant des intérêts dans une entreprise\nsous ses ordres.\nToutefois, l'architecte qui cumule la pro-\nfession d'architecte avec celle d'entrepreneur\ngénéral et qui a adhéré au code des maîtres\nd'œuvre conserve sa qualité d'architecte. Mais\ndans ce cas il ne peut exercer que sous la dé-\nnomination d'architecte maître d'œuvre. S'il\nfait ou désire faire partie d une société d'ar-\nchitectes, il ne peut être inscrit qu'à la section\nspécialement réservée aux architectes de cette\ncatégorie.\n6.\ntecte s'interdit le plagiat ainsi que la mécon-\nnaissance des règles délicates que la con-\nscience impose aux artistes dignes de ce nom\ndans leurs rapports entre eux.\nIl s'interdit notamment toute concurrence\ndéloyale en acceptant, par exemple, des hono-\nraires réduits, inférieurs au tarif de la Fédéra-\ntion des Architectes de France, tarif qui, dans\ntous les cas, doit être considéré comme un\nminimum.\nIl ne recherche pas la situation ou la clien-\ntèle acquise à un confrère. S'il est cependant\nappelé à recueillir cette situation ou cette\nclientèle par suite du décès, de la retraite vo-\nlontaire ou de la révocation d'un confrère par\nqui de droit, le nouvel architecte se considère\ncomme le gardien de l'honneur et des intérêts\nde ce confrère.\n7. Il reconnaît la qualité de confrère et\nen donne le titre à tout architecte exerçant\nhonorablement la profession.\nIl donne, autant que possible, la priorité\nà ses confrères pour les fixations de rendez-\nvous, les convocations, les réceptions, etc.;\nlorsqu'il y a lieu à réunion entre plusieurs\narchitectes, les réunions ont lieu au cabinet\ndu plus âgé.\n8. Lorsque l'architecte emploie chez\nlui, comme dessinateurs, comme vérificateurs\nou comme commis, des jeunes gens qui font\nun stage d'instruction professionnelle, il leur\ndonne le concours de son expérience et les\ntraite avec les égards voulus par la fraternité.\n//. Devoirs de Varchitecte envers ses clients.\n9. L'architecte consacre à son client :\nLe concours de tout son savoir et de son\nexpérience dans l'étude des projets qu'il lui a\ndemandés, dans la direction et la surveillance\nde ses travaux ainsi que dans les avis et con-\nseils à lui donner.\nTout son dévouement à la défense des in-\ntérêts qu'il lui a confiés.\n10. Toutefois, l'architecte ne se prête\npas à des opérations, même exigées par le\nclient, qui seraient de nature à léser les droits\ndes tiers.\nIl ne se prête pas davantage à des opéra-\ntions qui lui paraissent de nature à le com-\npromettre, ou à compromettre des tiers, ou\nà entraîner des accidents.\nDans ce cas, il avertit ses clients de l'im-\npossibilité qui lui apparaît de donner suite à\nses demandes.\n11. - Il avertit également son client,lors-\nque celui-ci, par des modifications aux tra-\nvaux prévus, s'oppose à une augmentation de\ndépenses.\n1 2. Il est rémunéré par son client, et\npar son client seul, au moyen d'honoraires.\nSont toutefois réputées provenir du client\ntoutes sommes reçues par l'architecte au su"}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "8", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.1.10", "texte": "TEK H N É\n\nou avec l'accord explicite ou tacite de ce der-\nnier, Ainsi l'architecte ne reçoit aucune rému-\nnération occulte sous quelque forme que ce\nsoit de la part d'entrepreneurs, fournisseurs*\nvendeurs ou acheteurs de terrains ou de pro-\npriétés bâties ayant contracté avec son client;\nen outre, lorsque la rémunération de son tra-\nvail doit rester, en fin de compte, à la charge\nde tiers, l'architecte ne peut s'opposer à ce que\nles honoraires qui lui sont dus de ce chef\nsoient soldés par son client, sauf à ce dernier\nà s'en faire rembourser par qui de droit,\n13, Il remet à son client une expédi-\ntion des plans, cahiers des charges ou mar-\nchés ayant servi à la passation du contrat; il\nconserve lui-même un exemplaire dûment si-\ngné de ces mêmes documents et reste en outre\nen possession de ses minutes ainsi que de\ntoutes les études préparatoires à des détails\nd'exécution. Il remet également à son client,\nsi ce dernier le demande, les mémoires des en-\ntrepreneurs qu'il a vérifiés et réglés,\n14, Pour les travaux d'entretien, ad-\nministration, vacations, l'architecte produit\nsa note d'honoraires, soit annuellement, soit\nà l'achèvement de chaque opération.\nPour les travaux neufs ou les travaux de\ngrosses réparations, il reçoit sur ses honorai-\nres des acomptes qui sont soit proportionnels\nau travail des entrepreneurs sous ses ordres,\nsoit, ce qui est plus normal, proportionnels\nà son propre travail.\nLes honoraires de l'architecte ne sont pas-\nsibles d'aucune retenue de garantie et l'exi-\ngence par l'architecte du payement d'une\nprovision avant tout commencement d'étude\nou d'examen n'est pas illicite*\n15* L'architecte se récuse s'il est\nnommé expert dans une affaire où l'un de ses\nclients est en cause* II en est de même s'il a\ndéjà émis un avis au sujet de l'affaire en\nlitige*\nLorsqu'il est désigné comme expert par\nson client, par exemple dans une question\nd'assurance, d'enregistrement, etc,, il reste\nnéanmoins mandataire de son client et peut\nmême accepter un mandat impératif.\nQuand il opère comme arbitre, ses obliga-\ntions sont celles de la fonction même, selon\nles termes du procès-verbal délimitant sa\nmission*\n11L Devoirs de Varchitecte envers les en-\ntrepreneurs et le personnel du bâtiment*\n16* L'architecte emploie son autorité\nmorale en vue de rendre aux ouvriers les tra-\nvaux de leur profession le moins pénibles\npossible et d'assurer la bonne harmonie, la\ncordialité et l'honorabilité dans les rapports\nentre toutes les personnes occupées à ces tra-\nvaux,\n17* Vis-à-vis des entrepreneurs, l'archi-\ntecte s'interdit de recevoir aucune remise,\ncommission ou don, soit en argent soit en\nnature, que ces entrepreneurs ou fournis-\nseurs soient d'ailleurs employés ou non dans\nses travaux»\n18* L'architecte s'interdit également\nd'exiger des entrepreneurs, autrement qu'en\nexécution de clauses explicitement exprimées\ndans les cahiers des charges ou marchés et par\nconséquent approuvées par le client, aucun\nremboursement ou aucune redevance pour\nfrais de déplacement, frais de plans, vacations\nou allocation générale de frais généraux ou\nparticuliers*\n19* Il délivre à l'entrepreneur des pro-\npositions d'acomptes ou de soldes, d'après\nles conditions du marché, ou, en l'absence de\nmarché, d'après l'état d'avancement des tra-\nvaux*\nDans les travaux en règlement, il donne,\nsans déplacement de pièces, communication à\nl'entrepreneur de ses mémoires vérifiés et ré-\nglés; il vérifie et règle ensuite ses réclama-\ntions, s'il en est produit*\nA moins d'une mission spéciale et d'une\nrémunération particulière de son client, il ne\nse charge pas du payement*\nEn cas de divergelnce de vue entre son client\net un entrepreneur sous ses ordres, l'architecte\ns'emploiera, en raison de sa fonction, de sa\nconnaissance des faits du litige, de sa techni-\nque et de son expérience, à résoudre le diffé-\nrend, non pas selon l'arbitraire éventuel du\nclient, mais suivant sa conscience, la logique\net l'équité.\n\nFavorisez les firmes qui confient leur publi-\ncité à LA CITE revue de progrès archi-\ntectural et technique*"}, {"page_pdf": 11, "page_imprimee": "9", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.1.11", "texte": "TEK H N É\n\nProcédés techniques nouveaux\nLE BETON VIBRE\nET PERVIBRE\nI. Historique succinct.\nLe véritable inventeur du béton vibré,\nc'est l'ouvrier qui, le premier, a aidé au tas-\nsement des matériaux en donnant instinctive-\nment des coups de manche d'outil sur les cof-\nfrages. Il n'avait certainement pas conscience\nd'être un novateur, ni d'ouvrir la voie à une\ntechnique présentant un avenir considérable.\nEt, cependant c'est en constatant que des\nchocs répétés aident à tasser le béton beaucoup\nmieux que le pilonnage, que l'idée vint d'aug-\nmenter la fréquence et l'intensité de ces chocs\nau moyen d'un outillage approprié.\nEn 1917. M. Freyssinet fit exécuter les\npremiers essais de vibration systématique en\nFrance, soit en frappant sur les coffrages au\nmoyen de marteaux pneumatiques à main,\nsoit en y adaptant des vibrateurs du type de\nfonderie. Les résultats obtenus furent si pro-\nbants que M. Freyssinet généralisa k procède,\net le fit appliquer à tous les ouvrages dont il\neut la direction depuis cette époque, entre\nautres aux magnifiques hangars d'Orly,\naux ponts de Saint-Pierre-du-Vauvray, de\nl'Elorn, etc.\nParallèlement à ces travaux, la Compagnie\nParisienne d'Outillage à air comprimé per-\nfectionnait les appareils destinés à la vibra-\ntion.\nEn effet, la méthode qui consiste à pro-\nmener un marteau le long des coffrages ne\npouvait constituer qu'une étape, car, si l'on\nemploie à cet objet des marteaux brise-béton,\nleur poids (30 à 40 kilos) fatigue les ou-\nvriers, et si l'on a recours à des marteaux\nplus légers, ils risquent d'être inefficaces; de\nplus, en tenant un marteau à la main, on\nrisque, soit d'insister exagérément en certains\npoints et de disloquer les coffrages, soit d'ap\npuyer insuffisamment, et de mal vibrer le\nbéton, tout en gaspillant de la force motrice.\nLa meilleure méthode consistait donc à\nemployer des vibrateurs, à les adapter, en des\npoints convenable choisis, sur ses serre-joints\net ceux-ci sur les coffrages, à des distances\ntelles que la vibration se fît sentir partout.\nLe rôle des ouvriers consiste alors unique-\nment à mettre les serre-joints en place, et à\nouvrir et fermer les robinets d'air comprimé.\nMais la vibration extérieure des coffrages\nn est plus la seule méthode d'exécution du\nbéton vibré; deux nouveaux procédés, que\nnous étudierons plus en détail tout à l'heure,\nsont venus la compléter : ce sont la vibration\nsuperficielle et la vibration interne ou pervi-\nbration,\nLa vibration superficielle s'applique aux\naires étendues sur des épaisseurs relativement\nfaibles : routes, radiers, planchers, barrages\nmême. Elle consiste à promener sur la sur-\nface du béton, au fur et à mesure de sa mise\nen place, une poutre ou une plaque portant\nun ou plusieurs vibrateurs. Le brevet de ce\nprocédé a été pris par M. Bérenguier et est\nappliqué industriellement depuis 1927.\nLa vibration interne ou pervibration. dont\nles brevets appartiennent depuis 1928 à la\nSociété des procédés techniques de construc-\ntion, consiste à immerger un flotteur vibrant\nou pervibrateur, dans la masse même du\nbéton. On voit à priori que les chocs sont\nmieux transmis que par toute autre méthode.\nIl y a encore d'autres avantages que nous\nétudierons plus loin.\nII. Avantages des procédés de vibration.\nLa vibration a d'abord eu pour but uni-\nque, comme nous l avons vu, de remplacer le\npilonnage, à la main ou au fouloir pneuma-\ntique, pour faciliter la descente du béton, sur-\ntout quand les coffrages sont étroits ou le\nferraillage serré»\nIl en résulte une homogénéité absolument\nparfaite du béton.\nLes deux ennemis du constructeur, l'eau\nnon combinée et l'air, sont en bonne partie\néliminés par une vibration énergique.\nCependant, il y a le plus grand intérêt à\ncouler le béton aussi sec que porsible. En\neffet, d'une part la vibration rend l'écoule-\nment d'un béton très sec aussi facile que celui\nd'un béton liquide et le tassement considéra-\nblement meilleur, d'autre part on se rend\ncompte que le moment est venu d'arrêter la\nvibration, lorsque la laitance remonte : s'il\ny a de l'eau en excès, l'instant propice est\nbeaucoup plus difficile à saisir, et l'on risque"}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "10", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.1.12", "texte": "TEK H N Ë\n\ncf avoir un béton trop vibre ou incomplète-\nment vibré*\nLorsqu'on fait varier la proportion de ci-\nment, cette constance de la résistance se main-\ntient* C'est ainsi que des essais exécutés au\nbout de 28 jours sur trois éléments, conte-\nnant tous 800 litres de gravillon et 400 li-\ntres de sable, ont donné :\nPour 300 kilos de Portland ordinaire :\n15 5 kg:cm2.\nPour 400 kilos de Portland ordinaire :\n285 kg: cm2.\nPour 500 kilos de Portland ordinaire :\n295 kg:cm2.\nNon seulement la résistance à la compres-\nsion est constante â dosage égal, mais elle est\nnotablement supérieure à celle du béton non\nvibré, et cela avec les trois méthodes de vi-\nbration qui seront décrites plus loin.\nC'est ainsi que des essais comparatifs ont\nété exécutés dans une construction impor-\ntante, d'une part sur du béton non vibré, de\nl'autre sur du béton pervibré, mais beaucoup\nplus pauvre :\nBét. non vibré Bét. pervibré\nCaillou 550 litres 700 litres\nGravillon 250 litres 350 litres\nSable 500 litres 350 litres\nCiment de laitier 250 kilos 175 kilos\nRésist. à la compression 56 kg:cm2 215 kilos\nà 135 jours à 81 jours\nLa résistance à la flexion, qualité particu-\nlièrement intéressante, pour les poutres en\nparticulier, est acrue de 16 p*c* (dans certains\nessais comparatifs, par exemple, le béton per-\nvibré donne 19,3; le béton non vibré 11,5)-\nLa densité augmente, et cela est évident,\npuisque le tassement est parfait* Pour obtenir\n1 mètre cube de béton en œuvre, on compte\nen moyenne 1,200 litres de matériaux; avec\nla vibration, il entre 1,300 litres à 1,400 li-\ntres de matériaux au mètre cube, et jusqu'à\n1*450 par pervibration.\nSi ron recherche le volume des vides sub-\nsistant dans le béton, on trouve, toutes cho-\nses égales d'ailleurs : en tassant à la main,\n25 p*c*; en tassant au fouloir pneumatique,\n20 p*c*; en vibrant, 12 p*c* Ces chiffres sont\nle résultat d'essais exécutés dans des condi-\ntions volontairement médiocres : la propor-\ntion reste du même ordre dans tous les cas\nd'espèces*\nD'autres propriétés intéressantes du béton\nvibré découlent d'un de ses caractères que\nl'observation melt immédiatement en lu-\nmière : lorsqu'on regarde du béton pendant\nla vibration, on constate que la laitance tend\nà remonter à la surface* En particulier, sur-\ntout quand le béton est coulé sec, on se base\nsur ce phénomène pour régler l'instant où\nI on doit arrêter la vibration*\nA ce moment, si l'on s'empresse de lis:er la\nsurface du béton, on évite certaines opéra-\ntions :\n1* Dans la construction des immeubles et\ndes ouvrages d'art, on n'a pas besoin d'exé-\ncuter d'enduits;\n20 Dans les travaux routiers, on supprime\nla confection onéreuse d'une chape,\nNon seulement sur la face où la laitance a\nremonté, mais partout ailleurs, le béton coulé\nsec et vibré porte au décoffrage des surfaces\nlissesqui résistent à l'action des agents phy-\nsiques et chimiques (fumées, vapeurs diverses,\neau atmosphérique, etc* )*\nIl en résulte deux conséquence très impor-\ntantes :\ni° Le béton vibré comporte un minimum\nde porosité* Or, c'est par capillarité que l'eau\npénètre dans les ouvrages et les dégrade :\nnous obtenons donc une étanchéitê maxima,\nintéressante pour les parements de tous les\nouvrages, mais plus particulièrement dans le\ncas des barrages;\n20 La surface peut être polie, ce qui per-\nmet d'obtenir un aspect agréable au point de\nvue esthétique* Le polissage est avantageuse-\nment exécuté au moyen de la polisseuse pneu-\nmatique Plancq, légère et faible consomma-\ntrice d'air comprimé.\nLorsqu'on veut pousser plus loin Yeffet\ndécoratif du béton vibré, on peut se baser sur\nles considérations suivantes :\nLe béton vibré, au moins sur les faces dont\nles coffrages ont porté des vibrateurs, le béton\npervibré, sur toutes ses faces, est cou-\nvert d'une pellicule mince, d'une épaisseur\nmoyenne de 1/10 mm.\nCette pellicule peut être enlevée au jet de\nsable; lorsqu'on pousse plus loin l'opération\nde sablage, on ôte le ciment et le sable super-\nfiieels, et l'agrégat devient apparent* Si Fon"}, {"page_pdf": 13, "page_imprimee": "1", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.1.13", "texte": "ARCHITECTURE • URBANISME «ART PUBLIC\nANNÉE 1931 VOLUME X NUMÉRO 1\n\nL'ARCHITECTURE EN BELGIQUE\nQUELQUES TRAVAUX D'ALF. FRANCKEN\n\nLorsqu'on parcourt l'œuvre accomplie jus-\nqu'à présent par Alf. Francken on ne peut\nmanquer d'éprouver la certitude qu'elle\ndoit son caractère à un tempérament probe,\nextrêmement consciencieux, personnel par\nson goût du simple et du pratique, et l'on\ndevine aisément que ce tempérament ne fut\njamais enclin à la grandiloquence. En ou-\ntre, la courbe de cette œuvre est ascen-\ndante, nettement et sûrement. Elle est aussi\nrégulière ; on n'y trouve pas de ces à-coups\nqui sont dûs le plus souvent à l'audace lyri-\nque, bien plus qu'à la réflexion. Et préci-\nsément chaque œuvre de Francken est un\nacte parfois modeste, toujours sans pré-\ntention mais procédant de la réflexion\nde celui qui reste parfaitement averti des\nconditions diverses de la vie en notre pays.\nFrancken n'est donc pas un théoricien ;\nc'est sans doute pour cette raison qu'il a\nbeaucoup construit. C'est aussi parce qu'il\nest au sens exact et matériel du mot\nun constructeur.\nLes premières réalisations d'Alf. Francken\nremontent à une dizaine d'années. Ce sont\nd'abord deux habitations modernes dans un\nquartier nouveau d'Anvers. Puis c'est le\nbâtiment « Noord Natie », solution nette\nd'un problème alors peu étudié; aussi les\nrevues d'avant-garde de cette période hé-\nroïque du cubisme architectural firent-elles\nun accueil enthousiaste à la récente con-\nstruction de Francken. Il faut d'ailleurs\nconvenir que parmi ces éloges, bien peu\nportaient sur la valeur proprement archi-\ntecturale de l'œuvre. Alors surtout on s'oc-\ncupait de formes (*).\nDe 1922 à 1926, Alf. Francken eut son ac-\ntivité presque exclusivement limitée par la\nconstruction d'habitations individuelles, vil-\nlas, maisons de campagne, etc. Un construc-\n\n(*) Francken prît part, durant ces années, à divers con-\ncours d'architecture. Ses projets connurent le succès à\nmaintes reprises. Nous signalerons ici, principalement,\ndeux études qu'il fît, l'un pour l'élargissement du\n« Meirbrug » (en collaboration avec l'architecte Del-\nvaux), l'autre pour l'aménagement du parc « Ter Ri-\nvieren », tous deux à Anvers. Ces deux études furent\nprimées, ainsi que divers projets de monuments."}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "2", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.1.14", "texte": "Maison de rapport cinq appartements et magasin ― édifiée en 1927, à Anvers, rue Breydel.\nA gauche : Plan-type d'un appartement."}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.1.15", "texte": "teur-né sait toujours tirer, des circonstances\nqui s imposent, de quoi enrichir son expé-\nrience personnelle. Francken améliora ses\nqualités de technicien, et commença, en\n1926, 1 édification de ses trois grands im-\nmeubles de logements, hauts de huit étages,\net qui furent dénommés « Gyclops », « Vul-\ncan » et « Titan ». Ce furent les premières\nvastes constructions en hauteur que connut\nAnvers, et, assurément, cela n'est pas leur\nseul mérite. Nous ne parlerons pas plus\nlonguement de ces travaux qui ont été re-\nproduits et commentés, il y a quelques\nannées, dans maintes revues du pays et de\nl'étranger. On peut dire que ces trois con-\nstructions closent la première part de l'œu-\nvre de Francken.\nG est de 1927 que date la maison de rapport\nde la rue Breydel, reproduite ci-contre.\nCette construction d'allure sobre, édifiée\nsur un terrain ingrat l'éternel lotisse-\nment en longueur que nous connaissons\ntous et dont il faut bien tirer parti est\nd'une exécution remarquable. Le plan des\nappartements montre assez la volonté de\nl'architecte d'assurer, au maximum, l'aé-\nration et l'éclairement des locaux. La fa-\nçade sacrifie à ce souci, par ses larges baies\nouvertes à l'extrême, ses grands châssis de\nmétal des pièces de séjour. Une telle con-\nstruction, imposée par un constructeur\naverti, est un appoint très réel pour le mou-\nvement d'architecture moderne en notre\npays. Elle marque, en outre, chez Franc-\nken, une compréhension nette des vrais ca-\nractères de cette architecture et nous auto-\nrise à compter sur lui pour l'avenir, comme\nnous avons eu foi dans son œuvre passée.\nAu cours des années 1928 et 1929, Alf.\nFrancken construisit encore diverses habi-\ntations particulières dans la région anver-\nsoise. Bâtiments modestes, très simples\nd'aspect, utilisant au mieux le terrain qu'ils\ncouvrent.\nEnfin, l'an dernier, Francken commença\n1 édification d'un vaste complexe de loge-\nments populaires, pour le compte de la So-\nciété coopérative « Onze Woning ». L'état\nactuel des travaux ne nous a pas permis de\npublier les aspects, extérieurs et intérieurs,\nde ce vaste bâtiment. Nous reviendrons ul-\ntérieurement sur cette importante réalisa-\ntion qui intéressera à plus d'un titre. Ré-\njouissons-nous de voir qu'une œuvre de\ncette envergure ait été confiée au construc-\nteur averti qu'est Alf. Francken.\n\nMaisons jumelées édifiées en 1927,\nrue Mercure, à Berchem-Anvers."}, {"page_pdf": 16, "page_imprimee": "4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.1.16", "texte": "Quelques travaux\nd'Alf. FRANCKEK\narchitecte anversois\nMaison particulière, rue Morphée, Berchem-Anvers (1927).\nMaison particulière, rue Morphée, Berchem-Anvers (1928)."}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "5", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.1.17", "texte": "Pavillon \" Floréal \" (brasserie-restaurant), édifié à l'Exposition Internationale d'Anvers 1930.\n\nVues prises pendant les travaux du Complexe de logements à bon marché \" Onze Woning \". Plaine\nde Stuivenberg, Anvers."}, {"page_pdf": 18, "page_imprimee": "6", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.1.18", "texte": "L'ARCHITECTURE INTERNATIONALE\nA travers l'œuvre du leader :\nWALTER GROPIUS.\n\nALLEMAGNE\nUsines “ Fagus \", à Alfeld (1912).\nBâtiment érigé à l'Exposition\ndu Werkbund, Cologne (1914).\nCi-contre : Détail du bâtiment de l'Exposition\nde Cologne.\n\nLa carrière du professeur Walter Gropius\ns'avère d'une singulière fécondité. Archi-\ntecte de grande classe, Gropius possède sur-\ntout un tempérament de chercheur réfléchi\net positif, dont la clairvoyance saisit l'essen-\ntiel des conditions de la vie moderne. Ainsi\nGropius s'est acheminé, dès ses débuts et en\ntoute conscience, vers les problèmes so-\nciaux dont la solution conditionne l'avenir\nmême de l'architecture. Ainsi aussi, le cons-\ntructeur étonnant ne s'est jamais laissé ab-\nsorber totalement par le seul côté technique\nde l'architecture moderne ; sa raison, son\nhumanité Font poussé à approfondir les\nthéories qui le guident, théories basées sur\nles réalités actuelles dont dépendent les\nréalités prochaines. On aura lu, avec le plus\ngrand intérêt, les très remarquables rap-\nports que Gropius présenta aux derniers\nCongrès Internationaux d'Architecture Mo-\nderne.\nA titre documentaire, nous rappelons ici les\nprincipales étapes de la carrière du grand\nconstructeur allemand :\nNé à Berlin, en 1883, d'une famille d'ar-\nchitectes, W. Gropius fait ses premières\nétudes dans la capitale de l'Empire, suit les\ncours de l'Université technique, à Charlot-\ntenburg, puis à Munich, et travaille dans di-\nvers bureaux d'architectes. Il entre, en 1910,"}, {"page_pdf": 19, "page_imprimee": "7", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.1.19", "texte": "Le \"Bauhaus\" de Dessau ( 1926).\nIntérieur d'habitation à Dessau\n(1926).\n\nà l'atelier de P. Behrens, puis installe son\npropre bureau à Berlin, Divers voyages à\ntravers l'Europe interrompent ses premiè-\nres activités. En 1911, il entre au Werk-\nbund. Jusqu'ici il a construit quelques ha-\nbitations privées, deux ou trois cités ouvriè-\nres, fait de nombreux projets d'urbanisation\net d'habitations types et de séries. Il est as-\nsocié à Ad. Meyer. En 1912, il érige, à Al-\nfeld, la remarquable usine « Fagus ». Il\naborde, avec ce beau travail, 1 architecture\nindustrielle jusqu'en 1914 ou il édifie, à\nl'Exposition de Werkbund de Cologne, le\nbâtiment de la section industrielle.\nAprès la guerre, Gropius construit de\ngrands bâtiments d'administration ou a ca-\nractère social (theatre communal d lena,\nSommerfeld, etc.). En 1926, c'est une réa-\nlisation capitale : le Bauhaus de Dessau,\nœuvre justement célèbre et qui fait date\ndans le carrière de l'architecte berlinois.\nC'est à partir de 1928 que Gropius com-\nmença ses grandes réalisations d habitations\npopulaires, basées sur ses études approfon-\ndies de l'architecture sociale et ses remar-\nquables expériences techniques. Il y eut\nsuccessivement et pour ne citer que\nles principales Dessau, Dammerstock,\nFrancfort, Hasselhorst et /Cehlendorf (Ber-\nlin) .\nNous parlerons un jour, de façon detaillee,\nde ces vastes et intéressantes constructions\nauxquelles la science du logement populaire\ndoit beaucoup. Ajoutons, en terminant ce\nbref aperçu, que Gropius a construit, avec\nsuccès, de nombreuses habitations privées\ndans diverses régions de l'Allemagne, et\nnotamment à Berlin et à Dessau."}, {"page_pdf": 20, "page_imprimee": "8", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.1.20", "texte": "Bâtiments administratifs\nImmeuble des Assurances Sociales à Franc-\nfort s/M.\nSalle des pas-perdus.\nArchitecte : E. Balser.\n(D'après la revue Wasmuths Monatshefte, Berlin, 2-1931.)\nImmeuble de l'Administration communale à\nKiel.\nHall du public.\nArchitectes : Hahn et Schroeder.\n(D'après la revue \" Deutsche Bauzeitung \", Berlin, 26-\n2-1931.)\nBâtiment de la Chancellerie, Berlin.\nCabinet du Chancelier et Hall des bureaux.\nL'architecte E.-J. Sied ler, dont le projet fut primé au\nconcours public, reçut la mission d'aménager, dans le\ncadre difficile de la Wilhelmstrasse, les nouvelles instal-\nlations du siège gouvernemental, à Berlin.\n(D'après la revue \" Die Baugilde \", Berlin, 1-1931.)"}, {"page_pdf": 21, "page_imprimee": "9", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.1.21", "texte": "Bâtiments communaux\nLa nouvelle bibliothèque municipale de\nLeipzig.\nArchitecte : Fischbeck.\n(D'après la revue \" Ostdeutsche Bauzeitung \", Breslau,\n1-1931.)\nHospice à Berlin-Neu Kölln\nArchitecte : K. Bonatz.\n(D'après \" Bauwelt \", Berlin, 5-3-1931.)\nCi-contre :\nEcole à Stuttgart.\nArchitecte : Em. Weippert.\n(D'après \" Die Baugilde \", Berlin, 2-1931.)\nNouvel hospice des vieillards, à Francfort\ns/Main.\nArchitectes : MM. Stam, Kramer, Moser.\n(D'après \" Stavba \", Prague, 11-1930.)"}, {"page_pdf": 22, "page_imprimee": "10", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.1.22", "texte": "Bâtiments communaux (suite)\nNouvel hospice des vieillards, à Francfort\ns/Main.\nHall.\nLes architectes M. Stam, Moser et Kramer sont les\nauteurs de cette remarquable construction, étudiée\navec un grand souci de progrès social.\nLa plage de Wannsee, près de Berlin.\nArchitecte : Wagner et collaborateurs.\nOn lira avec intérêt l'étude relative à cette importante\nréalisation, parue dans la revue \" L'Architecture d'Au-\njourd'hui \", Paris, 12-1930.\nIntérieur du nouvel établissement de Bainsy\nà Francfort s/M.\nArchitecte : M. Elsässer.\nLe problème des établissements de bains modernes a\nété traité de façon très complète par la revue \" Der\nBaumeister \" (Munich), qui a consacré son numéro de\nfévrier 1931 à l'examen de cette question."}, {"page_pdf": 23, "page_imprimee": "11", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.1.23", "texte": "Edifices religieux\nEglise à carcasse métallique, érigée à Essen.\nArchitecte : O. Bartning.\n(D'après \" Der Baumeister \", Munich, 1-1931.)\nEglise à Plauen.\nArchitecte : Welzenbacker.\nCe cliché et le précédent ont été exécutés d'après des\ndocuments du plus haut intérêt, relatifs au problème de\nl'église moderne, auquel la revue munichoise \" Der\nBaumeister \", 1-1931, a consacré un numéro spécial.\nIntérieur de villa, à Berlin\nArchitecte : J.-E. Margold.\n(D'après \" Innen Dekoration \", Darm-\nstadt, 2-1931.)\nIntérieur d'habitation minimum.\nArchitecte : A. Schneck.\n(D'après \" Die Form \", Berlin, 2-1931.)"}, {"page_pdf": 24, "page_imprimee": "12", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.1.24", "texte": "Mobiliers d'habitation\nDétail d'un vestibule\nArchitecte : Cari Grossberg.\nIllustration extraite d'une étude parue dans \" Die\nForm \", Berlin, 2-1931.\nMagasins\nPharmacie à Berlin\nArchitecte : Latté.\n(Daprès la revue \" Bauwelt \", Berlin, 4-12-1930.)\nMagasins de la firme Indanthren, à Leipzig.\nArchitecte : Schiemichen.\nExtrait d'une étude sur l'illumination des bâtiments,\nparue dans le \"Deutsche Bauzeitung \", ( 18-2-1931)."}, {"page_pdf": 25, "page_imprimee": "13", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.1.25", "texte": "ANGLETERRE\nThe Cambridge Theatre, Londres.\nDégagement.\nArchitectes : Wimperis, Simpson et Guthrie.\nUn essai encore timide de réalisation moderne,\nappliquée à un bâtiment public situé dans un vieux et\ntraditionaliste quartier de Londres.\n(Illustration extraite de la revue viennoise \" Die Bau-\nund Werkkunst \", 12-1930.)\n\nAUTRICHE\nVilla à Vienne.\nArchitecte : A. Loos.\n(D'après \" Das Neue Frankfurt \", 1-1931.)\n\nL'Exposition du Bâtiment, Berlin 1931.\nArchitectes : Poelzig et Wagner.\nUne partie seulement de ce vaste ensemble a pu être\nréalisée actuellement.\n(D'après \" Wasmuths Monatshefte \", 1-1931.)"}, {"page_pdf": 26, "page_imprimee": "14", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.1.26", "texte": "ETATS-UNIS\nDownton Athletic Club\nArchitectes : Starrett et Van Vleck.\n(D'après \"The Architectural Forum\", New-York, février\n1931.)\nCi-contre :\nThe News Building.\nUn des plus récents gratte-ciel de New-York.\nArchitectes : Howells et Hood.\n(D'après I' \" Architecture d'aujourd'hui\", Paris, 12-1930.)\n\nHOLLANDE\nEglise nouvelle au Kiefhoek (Rotterdam).\nArchitecte : J.-J. Oud.\nExtrait du numéro spécial, consacré aux édifices reli-\ngieux, publié par \" Der Baumeister \", Munich, 1-1931."}, {"page_pdf": 27, "page_imprimee": "15", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.1.27", "texte": "JAPON\nInstitut technique à Kioto.\nD'après l'article-reportage de R. Neutra sur le mouve-\nment architectural moderne au Japon article paru\ndans \" Die Form \", Berlin, 1-1931.\n\nSUÈDE\nIntérieur d'habitation à Stockholm.\nArchitecte : E. Friberger.\n(D'après \" Svenska Slöjdföreningens Tidskrift \", Stock-\nholm, 1-1931.)\nCi-contre :\nMobilier moderne : poste radiophonique.\nLa revue \" Boet \" (Göteborg), achève, dans un récent\nnuméro l'examen des divers objets mobiliers exposés à\nStockholm en 1930. C'est de cette étude qu'est ex-\ntraite l'illustration ci-contre."}, {"page_pdf": 28, "page_imprimee": "16", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.1.28", "texte": "TCHÉCO-SLOVAQUIE\nImmeuble commercial et de rapport, à\nBrno.\nCette remarquable construction, édifiée sur un plan in-\ngénieux, est due a l'architecte F. Bartos, dont la revue\nautrichienne \" Die Bau- und Werkkunst \" ( 11-1930) pu-\nblie quelques œuvres.\nImmeuble de bureaux à Oderberg.\nArchitecte F. Knobloch.\n(D'après 'Die Bau- und Werkkunst \", Vienne, 2-1931.)\nIntérieur d'habitation à Prague.\nArchitecte : J. Krejcar.\n(D'après l'excellente revue tchèque \" Stavitel \", Pra-\ngue, 10-11-1930.)"}, {"page_pdf": 29, "page_imprimee": "11", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.1.29", "texte": "TEK H N É\n\nemploie deux sortes de bétons l'un ordinaire,\nl'autre, coulé le long des parements, conte-\nnant des pierres de couleur ou des débris de\nmosaïque, la vibration assure une liaison par-\nfaite entre les deux matériaux.\nLe sablage permet alors de mettre les pier-\nres à nu, ce qui produit un effet décoratif\noriginal.\nSi l'on ponce la surface au lieu de la sabler,\non obtient un effet différent, imitant le mar-\nbre, et très agréable à l'œil.\nEnfin, si l'on se contente de passer sur la\npellicule superficielle un lait de plâtre léger,\net qu'on le brosse ou qu'on le ponce après sé-\nchage, il en résulte une surface jaune brillante\nqui remplace utilement la grisaille terne ha-\nbituelle du béton.\nPour terminer avec les avantages caractéris-\ntiques du béton vibré, il nous reste à indi-\nquer que la vibration a beaucoup moins de\ntendance à déplacer les fers des armatures,\nsurtout petits, que le pilonnage.\n///, Appareils électriques et appareils pneuma-\ntiques,\nLa vibration peut être obtenue par des ap-\npareils électriques ou des appareils pneumati-\nques, Ces derniers seuls sont actuellement fa-\nbriqués en grande série et il semble que l'élec-\ntricité ne soit préférable à l'air comprimé que\ndans des cas très particuliers,\n(A suivre♦ )\n(Etude de M, Trêves parue danjs le Bulletin\nde la Société des Ingénieurs Civils de France, )\n\nACOUSTIQUE\nUACOUSTIQUE DANS LES CINEMAS.\nEtant donné que les cinémas construits jus-\nqu'à présent» servaient .exclusivement à la\nprojection de films muets, on s'est fort peu\npréoccupé de donner aux salles une confor-\nmation répondant aux exigences de l'accous-\ntique. Or, actuellement, le film sonore ayant\npris possession du cinéma, et les salles, en\noutre, servant fréquemment à l'exécution de\nconcerts, le constructeur, ne peut plus négliger\nde veiller à l'accoustique des salles qu'il édifie.\nA ce point de vue» le plan rectangulaire ou\ncarré est préférable à la surface de forme\nronde ou polygonale. Il est d'ailleurs, en ma-\ntière d'accoustique, erronné de faire des sallc3\ns'étendant sur une grande longueur, parce que\nla distance séparant les rangées du fond du\ncentre sonore est trop considérable. Il est en-\ncore plus défectueux d'établir dans les salles\ndev: galeries à trop grande capacité, parce que\nles spectateurs assis sous ces encorbellements\nreçoivent mal une faible partie desi son s, La\npartie de salle située cious une galerie ne doit\npas atteindre plus de cinq mètresi de profon-\ndeur, si l'on veut encore profiter des ondes\nréfléchies,\nLa construction de parties en forme de\ncoupoles, sphères, etc,» e:t aussi peu désirable,\nquoique l'architecte utilise volontiers cette\nforme dans le but d'y pratiquer l'éclairage\nindirect. Un plafond, préférablement en bois,\narticulé, horizontal ou incliné vers le centre\nsonore, donnera les meilleurs résultats. Pour\néviter les réverbérations défectueuses du son,\non se sert de cloisons» latérales ou de fond,\nfaites de matériaux absorbants, tandis qu'au\ncontraire l'orchestre doit être recouvert préfé-\nrablement de bois, de manière à projeter vers\nla salle, le pluft puissamment possible. Les\nbaies de la salle, portes et fenêtres; doivent\nêtre fermées d'épais rideaux.\nIl va de soi que» dans le cas de projection\nde films sonores, le haut-parleur doit être\nplacé aussi près que possible de l'orchestre, et\ncontre l'écran. L'emplacement d'appareils so-\nnores au-dessus de l'écran est, au point de vue\naccoustique à déconseiller, (D'après <c Het\nBouwbedrijf », 12-6-1931,)\n\nECLAIRAGISME\nL'ECLAIRAGE GENERAL, COMPLE-\nMENT DE L'ECLAIRAGE INDIVIDUEL\nDans tout problème d'éclairage d'une usine,\nd'un atelier, d'un bureau, il est aisé d'appli-\nquer la solution adéquate, dès qu'on a pu dé-\nterminer le genre d'éclairage qui donnera, non\nseulement la meilleure vision, mais la main-\ntiendra.\nIl ne suffit pas, en effet, d'éviter la fatigue\nvisuelle pendant quelque temps, il faut veiller"}, {"page_pdf": 30, "page_imprimee": "12", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.1.30", "texte": "TEK H N É\n\navec soin à ce qu elle soit réduite au minimum,\nmême après plusieurs heures de travail.\nLe but de ces quelques lignes est de mon-\ntrer qu'un éclairage général, renforcé éventuel-\nlement par un éclairage particulier donne pres-\nque toujours la meilleure solution.\nPrenons le cas simple d'un ouvrier qui tra-\nvaille au ciselage d une médaille et détermi-\nnons, par le raisonnement, l'éclairage qui con-\nvient pour effectuer ce travail avec facilité, sans\nfatigue.\nSupposons d'abord que l'éclairage soit très\nfaible. Dans ces conditions, l'objet travaillé est\névidemment peu éclairé et ne réfléchit donc que\ntrès peu de lumière. Or, c'est précisément cette\nlumière réfléchie qui, partiellement captée par\nl'œil de l'ouvrier, lui permet de distinguer plus\nou moins nettement les détails du travail\n(l'aspect pris par l'objet grâce à la lumière\nréfléchie, se nomme éclat et peut s'exprimer en\nbougies par cm2 )♦\nIl va sans dire que la quantité de lumière\nréfléchie par l'objet travaillé est d'autant plus\ngrande que la matière qui le compose est moins\nabsorbante. Il en découle tout naturellement\nqu'une matière claire nécessitera donc moins de\nlumèire qu'une matière sombre pour impres-\nsionner l'œil de l'ouvrier d'une manière iden-\ntique.\nSi nous augmentons l'intensité de notre\néclairage, la quantité de lumière diffuse réflé-\nchie par l'objet augmente dans le même rap-\nport et la sensibilité de l'œil gauche augmente\navec elle pour atteindre pourtant une certaine\nlimite située aux environs de i/iooo bougie\npar cm2. Si l'éclairage continue à augmenter\nprogressivement, la sensibilité de l'œil reste\nquasi constante jusqu'à ce que l'objet éclairé\ndevienne éblouissant (i/io bougie par cm2).\nA partir de ce momet, une augmentation\nd'éclairage influence défavorablement l'œil et\ndes troubles oculaires ne tardent pas à se pro-\nduire. Disons que cette limite n'est jamais at-\nteinte pratiquement avec l'éclairage artificiel,\nsauf lorsque l'objet travaillé est très brillant;\ndans ce cas, il réfléchit l'image de la source\nlumineuse (éblouissement par réflexion ), in-\nconvénient facilement combattu d'ailleurs par\nl'emploi de foyers plus diffusants, de plus\ngrande surface.\nCes observations montrent qu'un bon éclai-\nrage devra être suffisant pour permettre à l'ob-\njet travaillé de réfléchir une quantité de lumière\ntelle que son éclat puisse atteindre I/ 1000\nbougie par cm2.\nA cette valeur, correspondent les éclate-\nments minimums suivants :\n630 Lux pour un objet travaillé très sombre;\n160 Lux pour un objet travaillé sombre;\n80 Lux pour un objet travaillé moyen;\n52 Lux pour un objet travaillé clair;\n40 Lux pour un objet travaillé très clair.\nLorsque la matière travaillée est sombre, on\nvoit qu'il sera parfois trop dispendieux de vou-\nloir fournir toute la lumière nécessaire avec\nl'éclairage général seul; il faudra donc avoir\nrecours à une lumière d'appoint donnée par\nl'éclairage individuel. Mais peut-on, sous pré-\ntexte d'économie, supprimer l'éclairage géné-\nral? Certainement non, parce qu'un autre fac-\nteur très important aussi entre en ligne de\ncompte. C'est : « L'influence de l'entourage\nsur la vision ».\nChacun a remarqué, en effet, combien un\nphare d'automobile est éblouissant dans la\ncampagne; dans une rue bien éclairée, il l'est\ninfiniment moins, et pendant le jour, on le\nremarque à peine.\nLe phénomène est dû au fait que l'œil ne\npeut s'adapter à des éclairements simultanés ou\nsuccessifs très différents. Les meilleures con-\nditions seront donc réalisées lorsque l'objet à\ntravailler et le fond sur lequel il se détache\nparaîtront être éclairés avec une égale inten-\nsité. Ce résultat ne doit pas nous étonner car,\nquel que soit le genre de travail effectué, l'ou-\nvrier lèvera nécessairement les yeux, de temps\nen temps au moins, et éprouvera donc, au\nbout d'un certain temps, une fatigue visuelle\nd'autant plus grande que les constrastes sont\nplus importantes et le déplacement du champ\nvisuel plus fréquent.\nC'est au voisinage immédiat de l'objet à tra-\nvailler que Funiformtié devra être particulière-\nment soignée; il serait peu adroit, par exem-\nple, de graver une médaille d'argent ou d'ivoire\nsur un fond de velours noir et d'examiner des\néchantillons de soies foncées sur un fond\nblanc.\nIl va sans dire que l'uniformité dépendra\nplutôt de la couleur des objets proches que de\nl'intensité de la lumière elle-même, celle-ci\nétant sensiblement uniforme aux abords im-\nmédiats de la matière travaillée, même s'il est"}, {"page_pdf": 31, "page_imprimee": "13", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.1.31", "texte": "TEK H N É\n\nlait mage de l'éclairage individuel. Il n'en est\npas de même éloignés, pour lesquels il sera\nplus difficile de réaliser l'uniformité.\nLa chose ne sera possible que grâce à un\néclairage général. S'il est utilisé seul, il devra\nêtre calculé pour produire un éclairement uni-\nforme au moins égal à celui que nous avons\ndéterminé comme minimum sur l'objet tra-\nvaillé.\nA ces conditions seulement, le rendement\nmaximum du travail sera assuré et cela sans\ncraindre la fatigue visuelle dont l'influence est\nsi néfaste sur le rendement industriel.\nLa main-d'œuvre intervient largement dans\nles frais de production; il est donc de la plus\nhaute importance d'en augmenter le rende-\nment en installant un bon éclairage général\ndont la consommation sera couverte jusqu'à\n10 foist parfois davantage, par l'économie de\nmain-d'œuvre ainsi réalisée.\n« Comité National Belge de l'Eclairage ».\n\nECHOS\nINFORMATIONS\n\nEn Belgique :\nANVERS. L'ECOLE SUPERIEURE DE\nNAVIGATION, qui fit l'objet d'un récent\nconcours public, sera confiée aux architectes\nVan Kriekinge, lauréats de la compétition.\nLe projet adopté est d'un réel intérêt, bien\nque le plan nous paraisse moins clair et 1 as-\npect plus décoratif que ceux de Y école d'Ostende\n(cfr « La Cité », p. 83, n° 8, vol. IX).\nNous extrayons ce qui suit des divers com-\nmentaires accompagnant le projet vainqueur:\n« L'idée générale qui nous a guidés dans\nl'étude du plan d'ensemble fut la coordina-\ntion des deux divisions d'ejiseignement : di-\nvision de Navigation et division de Méca-\nnique.\n» Les locaux affectés à chacune des divi-\nsions forment, dans la plus large mesure, un\nensemble distinct l'un de l'autre. L'idée do-\nminante fut le choix, pour les locaux des\nclasses, de la meilleure orientation possible.\n» L'école sera édifiée au bord de l'Escaut\n(coude d'Austruweel ) sur un emplacement\ntrès bien orienté et permettant une visibilité\nparfaite sur la ville et le port.\n» Les façades, en matériaux apparents,\nd'une conception nettement utilitaire, sont\npourvues de larges baies, permettant un ma-\nximum d'éclairage de tous les locaux. »\nParmi le jury, que présidait M. H. Lebon,\néchevin d'Anvers, siégeaient entr'autres les\narchitectes Van Averbeke. Stan Leurs et\nHoeben.\nUNE EXPOSITION DE F. LLOYD\nWRIGHT.\nLes travaux du grand architecte américain\nsont trop peu connus dans notre pays, par\nrapport à la place prépondérante qu'ils occu-\npent dans le mouvement architectural mo-\nderne.\nLeur vulgarisation est d'une importance\nculturelle capitale et nous ne pouvons assez\nlouer l'initiative prise par « L'Art Contem-\nporain » et la « Société Royale des Archi-\ntectes » d'initier notre public à ces travaux.\nGrâce aux efforts réunis de ces deux Socié-\ntés. l'œuvre complète de l'artiste réputé sera\nexposée à Anvers, du 12 au 28 septembre\nprochain à la Salle des Fêtes, place de Meir.\nCette exposition de dessins et photographies,\norganisée par les deux Sociétés susdites, don-\nnera une idée exacte de ce que Frank Lloyd\nWright a cr'é et conçu.\nNous attendons avec impatience cette inté-\nressante manifestation.\n(Communiqué. )\nLITTORAL. A PROPOS DU « CLAS-\nSEMENT » DES DUNES, mesure qu'ont\nréclamée depuis longtemps les urbanistes,\nnous avons extrait d'un article du « Soir »\n(ier août) les passages suivants :\n« Ces dunes superbes, qui devraient consti-\ntuer une réserve nationale, sont en danger!\nLeur lotissement et leur mise en vente pu-\nblique n'est plus, parait-il, qu'une question\nde mois. Elles appartiennent en ce moment à\n87 héritiers.\n» Un jugement de la Cour d'appel a dé-\nclaré impossible le partage en nature, et il est\nvraisemblable que cette décision sera confirmée"}, {"page_pdf": 32, "page_imprimee": "14", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.1.32", "texte": "¥ m m H M Ê\n\npar la Cour de cassation : une vente publi-\nque mettrait fin à l'indivision.\n» Ce serait un crime impardonnable que\nde laisser morceler et galvauder cet incompa-\nrable site, remarquable au surplus par les dé-\ncouvertes archéologiques qu'y ont faites déjà\nMM. Donny, de Hoë, Rahir, Loppens, etc.,\ndont les recherches prouvent que, à l'époque\nromaine, les dunes de La Panne étaient ha-\nbitées.\n» On imagine très bien une solution qui\nréserverait toute la région sauvage comprise\nentre La Panne et la frontière française aux\nenfants des villes et des provinces belges où\nl'air pur fait défaut; on concevrait un accord\nentre l'Etat, les provinces, les grandes villes,\nles grands collèges et les œuvres scolaires,\npour créer un fonds commun suffisant pour\nl'achat des dunes en un bloc; des locaux\npourraient être construits à la périphérie de\nla région des dunes pour l'organisation\nd'écoles en plein air, au bénéfice de l'enfance\net de la jeunesse débiles; les dunes resteraient\nce qu'elles sont, pour le plus grand bien des\nenfants et des adolescents, qui y trouveraient\ndes conditions hygiéniques excellentes, et\npour la plus grande satisfaction des touristes\nqui préfèrent les joies de la nature aux plai-\nsirs des palaces et des dancings.\n» Mais, quoi qu'il en advienne, une déci-\nsion s'impose à bref délai : celle de faire\n« classer » le site, tout entiee, de manière à\nempêcher les spéculateurs de le transformer\nquelque jour à leur gré, pour leur plus grand\nprofit, sans égard à l'intérêt général. »\nTOURNAI.\nAU CONSEIL COMMUNAL. Le Con-\nseil communal de Tournai réuni jeudi soir, a\ndécrété une série de grands travaux qui, tout\nen permettant de parer à la crise industrielle\ndu moment, contribueront à embellir la ville\net à mettre en évidence de vieux monuments\nde style particulièrement intéressants. Un cré-\ndit de 82,413 francs a d'abord été voté pout\nla restauration de Féglise Sainte-Marguerite;\nun autre crédit de 350,000 francs a été éga-\nlement voté pour la restauration de la cha-\npelle de l'athénée, aujourd'hui désaffectée et\nqui est un magnifique monument d'architec-\ntore. Un troisième crédit de 1,774,796 francs\na été voté en vue de la restauration d'une\nmaison romane sLe rue Barre-Saint-Brice et\nqui est un des spécimens les plus complets\nde l'architecture du XIIe siècle en Europe sep-\ntentrionale; enfin, un crédit de 102,289 r*\na été adopté pour restaurer le cloître de l'an-\ncienne abbaye de Saint-Martin.\nLe conseil a aussi voté l avant-projet de\ntransformation du boulevard du Roi Albert\ndont le devis s'élève à plus d'un million de\nfrancs, ainsi que le résultat du concours ou-\nvert entre architectes en vue de l'agrandisse-\nment de la bibliothèque communale. Pour\ncompléter le programme des grands travaux\npour lesquels des crédits ont été prévus aux\nbudgets de 1929 et de 1931, le eollège\néchevinal a été autorisé à faire un emprunt de\n900,000 francs et un autre de 1,140,000\nfrancs à valoir sur les emprunts de 3 mil-\nlions 598,000 francs et de 2,520,000 francs\ndécrétés antérieurement par le conseil com-\nmunal.\n\nA l'Etranger :\nAllemagne.\nUNE HEURE AVEC. W. GROPIUS\nNotre distingué confrère J. Moutschen a\ninterviewé récemment pour un journal lié-\ngeois, Vêminent leader allemand, Prof. W.\nGropius. Nous repoduisons ci-apres le texte\nmême de cet intéressant reportage.\nParmi les architectes allemands de l'école\nla plus radicale, Walter Gropius fait figure\nde chef. Elève de Peter Behrens, Walter Gro-\npius est Berlinois. Il a construit aux quatre\ncoins de l'Allemagne. Son influence est visible\ndans le groupe qui compte les Meyer, les Frè-\nres Taut, Mies van der Rohe, Mendelssohn,\nHilberseimer, Haesler, etc.\nNotre dernier entretien remonte au mois\ndernier. Nous parcourûmes ensemble les prin-\ncipaux stands de l'exposition du Bâtiment\nqui vient de finir à Bêrlin.\nDe taille moyenne sobrement vêtu\ngestes calmes très pondéré d'allure, le pro-\nfesseur Gropius n'a rien de l'Allemand clas-"}, {"page_pdf": 33, "page_imprimee": "15", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.1.33", "texte": "TEK H N É\n\nsique sa figure pensive, au teint mat est\nplutôt celle d'un Nordique.\nTrès cultivé, connaissant d'ailleurs très\nbien la Belgique et la France qu'il a parcou-\nrues en vélo, dans tous les sens, réminent\narchitecte est d'un abord facile. Et je m'ex-\nplique son ascendant sur ses nombreux élèves\net disciples.\n%\nLe malheur des temps l'incline vers un cer-\ntain pessimisme. Dans les grandes villes et à\nBerlin particulièrement, les constructions se\nraréfient. La plupart des architectes alle-\nmands, sauf quelques brillantes exceptions,\nn'ont pour ainsi dire pas de travaux, pas\nmême de projets à l'étude*\nLe professeur Gropius lui-même s'occupe\nde dresser des épures pour les carrosseries\nd'automobiles de la firme Adler. Avec une\nbonne grâce parfaite il me montre ses plus\nrécentes réalisations dans ce domaine au\nmoins très spécial. Quelques ensembles me\nparaissent, particulièrement bien venus, supé-\nrieurement raisonnés et proportionnésf avec\nun goût qui dénote l'architecte de grande\nvaleur.\nNous examinons ensemble le stand où Le\nCorbusier, l'architecte parisien, présente la sé-\nrie de ses plans de réforme du grand Paris.\nD'accord sur les principes de Le Corbusier,\nil est extrêmement curieux de voir combien\nGropius diffère du Français dans les applica-\ntions de ces principes communs.\nIl me montre les stands comportant l'étude\ncomplète pour un boardinghouse de 10 éta-\nges : matériaux nouveaux meubles d'acier\n- luminaires et décors exécutés suivant les\nprincipes de rationalisation, d'économie, de\n« fonctionnalisme » poussés à l'extrême et\nsans concession aucune.\nCette conception, avouons-le, correspond\nbien à une vie de sport, d'activité intense et\nextérieure exclusive de toute idée d'intimité et\nde quiétude.\nEt pourtant des œuvres nombreuses que\nme montre le maître allemand, il se dégage\nune unité de doctrine, une constance dans\nl'effort qui étonne et qui frappe.\nDans sa villa de Berlin-Zehlendorf, Wal-\nter Gropius veut bien me montrer la suite de\nses œuvres dont la plupart sont maintenant\npopularisées par les revues d'architecture de\ntous les pays.\nDe 191 1 à 1926 ses constructions mon-\ntrent une évolution continue qui va de\nl'Usine Fagus à Hanovre au Bauhaus de Des-\nsau. Dans la première les murs portants se ré-\nduisent déjà, dans la dernière les murs sont\ndisparus et remplacés par d'énormes vitrages.\nEn 1928 et 1929 les cités ouvrières de\nDammerstoek et Hasselhort à Berlin donnent\ndes réalisations très caractéristiques de son art.\nLes pâtés de maisons sont uniformes ra-\ntionnels hygiéniques entièrement su-\nbordonnés aux nécessités pratiques de l'in-\ntérieur.\nËtats-Unis.\nLE PLUS HAUT DES « GRATTE-\nCIEL ». On vient d'entreprendre à New-\nYork, la construction d'un building, qui sera\nincontestablement le gratte-ciel le plus haut\ndu monde. Le dernier édifice dépassait quel-\nque peu la taille de la Tour Eiffel. Celui-ci\natteindra, d'après les plans, 407 mètres, soit\nl'équivalent de 102 étages moyens, du ras\ndu trottoir à la pointe de la flèche.\nEn réalité, 88 étages seulement, seront uti-\nlisés. Au-dessus courra une galerie d'observa-\ntion, desservie par deux ascenseurs spéciaux,\net surmontée d'une pyramide aiguë qui pourra\nservir, dit-on, à amarrer les zeppelins au\npassage. Toute la construction sera en acier\navec un revêtement en briques, en béton et en\npierre.\nUne formidable accumulation de maté-\nriaux est déjà commencée.\nIl arrive chaque jour une moyenne de\n5,000 sacs de ciment, 400 m 1 de sable,\n300 sacs de chaux, 16,000 briques creuses\npour cloisons, etc. Lorsque la construction\nsera terminée on compte avoir utilisé 50,000\ntonnes d'acier, 10 millions de briques,\n20,000 m de pierre, 108 kilomètre de con-\nduite d'eau et 700 kilomètres de fils électri-\nques, etc.\nPlus de 2,000 personnes travaillent cha-\nque jour :\n290 charpentiers en fer;"}, {"page_pdf": 34, "page_imprimee": "16", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.1.34", "texte": "TEK H N É\n\n290 maçons;\n380 aides-maçons;\n225 charpentiers;\n320 coffreurs;\n250 spécialistes des ascenseurs;\n110 électriciens;\n200 plombiers;\n190 spécialistes du chauffage et de la\nventilation.\nAjoutez les contremaîtres, surveillants,\npointeurs, mécaniciens, chefs d'équipes. Les\nplans sont dus à deux architectes, en collabo-\nration avec deux ingénieurs. La pierre em-\nployée ne dépasse pas un mètre cube par\n200 mètres cubes exécutés, alors que dans les\nédifices similaires, la proportion était de un\nsur 45 ou 50 mètres cubes. C'est une écono-\nmie considérable.\nN'empêche que la dépense prévue repré-\nsente un capital de 50 millions de dollars,\nsoit environ 1,250 millions de francs.\n(« Bâtiment et Travaux Public », )\nLE RECORD DE VITESSE... EN AS-\nCENSEUR! Les gratte-ciels américains de\nquelque importance utilisent, pour accélérer\nle service, deux sortes d'ascenseurs : les ascen-\nseurs locaux, qui desservent par exemple les\ndix premiers étages, et les ascenseurs express,\nqui montent sans arrêt jusqu'au dixième, ou\nau vingtième, trentième... et s'arrêtent à\npartir de là aux étages intermédiaires.\nLa Société Westinghouse vient d'appliquer\nune nouvelle méthode : un ascenseur double,\nc'est-à-dire comportant deux cabine dans le\nmême puits. On se rend compte de la place\ngagnée dans des immeubles où l'on utilise\njusqu'à cinquante ascenseurs.\nIl s'agit, par exemple, d'un immeuble de\nvingt étages : la cabine n° i, destinée au ser-\nvice express, part du niveau de la rue et ne\ns'arrête qu'à partir du dixième étage. Aussi-\ntôt que la cabine n° i est partie, la cabine\nn° 2, qui attendait dans le sous-sol, démarre\net dessert les dix étages inférieurs. Le service\nest réglé de manière à faire atteindre leur li-\nmite supérieure aux deux cabines à peu près\nen même temps. Pour la descente, disposi-\ntions semblables.\nUn dispositif, qu'on imagine assez com-\nplexe, empêche les cabines de venir à la ren-\ncontre l'une de l'autre. Trois systèmes de\nsûreté sont prévus et une signalisation par-\nfaite.\nLa première installation, réalisée à East\nPittsburg, ne sert que onze étages; la vitesse\ndes cabines est de 180 mètres à la minute.\nAjoutons que l'on construit couramment,\npour les grands gratte-ciels, des ascenseurs\ndont la vitesse atteint 270 mètres à la minute\net qu'on espère arriver bientôt à 360 mètres!\nFrance.\nLE CORBUSIER et JEANNERET ont\nadressé au Président du Conseil de la Société\ndes Nations une requête démontrant, plans et\npreuves à l'appui, que les architectes du Palais\nde la Société des Nations, ayant dû améliorer\nles plans du dit Palair, ont nettement repro-\nduit les dispositions essentielles du projet sou-\nmis par Le Corbusier et Jeanneret au Con-\ncours international de Genève. Ce plagiat est\nd'autant plus honteux que c'est sur la raicon\nde motifs puérils que les deux architectes pa-\nrisiens fut écartés de l'exécution de leur pro-\njet. La Société des Nations qui a toléré le pre-\nmier scandale, acceptera-t-elle encore ce plagiat\ndont se rendent coupables ses élus?\nPARIS. NOUVEL HOPITAL, Le Con-\nseil Municipal de Paris a voté récemment la\nconstruction à Clichy d'un hôpital de tiné à\nremplacer l'hôpital Beaujon, définitivement\ncondamné.\nLe futur bâtiment sera construit en hauteur\net atteindra 48 mètres. Il abritera un millier\nde malades et coûtera 95 millions de francs\nfrançais. Ce sera le premier véritable gratte-\ncieln édifié aux portes de Paris.\nPARIS, IMMEUBLE FORD, L'archi-\ntecte M. Roux-Spitz vient de terminer à Paris,\nboulevard des Italiens, la construction d'un\nintéressant immeuble de tiné à l'Agence pari-\nsienne des automobiles Ford. Le bâtiment,\nqui atteint 8 mètres de profondeur en sous-\nsol,' s'élève à 7 étages, y compris l'entre-sol\ndes magasins. L'établis; ement des fondations\nfut difficile, par suite d'un ancien lit de ri-\nvière mis à nu dans le creusement du terrain,"}, {"page_pdf": 35, "page_imprimee": "17", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.1.35", "texte": "TEK H N É\n\nOn dut aménager un cuvelage et un radier en\nbéton armé capable de résister à la pression\nde l'eau. Les fondations posées, on procéda à\nl érection de l'ossature en béton armé, laquelle\nse compose des poteaux et planchers habituels.\nSignalons que pour les deux planchers hauts\ndu sous-sol, on adopta une surcharge de 500\nkg/m2, tandis que pour les autres plancher:,\non limita cette surcharge à 300 kg/m2.\nQuant à l'aspect extérieur, l'immeuble Ford\nest caractérisé par un soubassement en pierre\nbelge polie (Soignies ) de couleur gris-noir,\npuis les poteaux du magasin, revêtus d'acier\ninoxydable Krupp (alliage d'acier, de nickel et\nde chrome, ayant subi un traitement ther-\nmique). Aux étage:; des bureaux, la façade est\nrevêtue de pierre d'Hauteville polie, les pilas-\ntres limitant les baies étant recouverts de tôle\npeinte.\nL'architecte Roux-Spitz emploie fréquem-\nment les revêtements en pierre d'Hauteville.\nVoici schématiquemelnt en quoi consiste ce\nsystème, d'après l'ingénieur Sée (« La Cons-\ntruction Moderne », Paris, août 1931) :\nLes pierres polies en sciages minces de 2, 3\nou 4 cm. sont posées en laissant un vide\nnécessité par les irrégularités du béton et le\nsoin d'éviter les taches sur le poli. Celles-ci se\nproduiraient faute d une aération.\nLes sciages arrivent de l'usine coupés aux\ndimensions et polis. Ces dimensions sont en\nmoyenne de 1 m. 20 de hauteur et o m. 60\nde largeur.\nChaque dalle est fixée indépendamment des\nautres et comporte 3 patties de soutien sous\nla tranche inférieure et 3 crampons de retenue\nancrés dans la tranche supérieure avec ancrage\nde 12 cm. dans le béton armé. La pose est\nfaite au ciment de manière à en enrober le\nmétal et à former des tampons de calage. Les\njoints des plaques de pierre sont soigneuse-\nment calfeutrés à l'arrière par un tampon de\nciment. Quant au métal qui-compose cet agra-\nfagel, on emploie soit le bronze, soit plus\ngénéralement le fer parkerisé, Rappelons que\nle procédé Parker consiste à tremper les piè-\nces préalablement décapées dans un bain phos-\nphatant composé de phosphate de fer et d'acide\nphosphorique à la température d'ébullition.\nAprès une heure environ de trempage, la pièce\nest recouverte d une couche de phosphate de\nter solidement incrustée, insoluble dans l'eau\net très adhérente qui suffit à protéger le métal.\nLettonie.\nLE MOUVEMENT DU BATIMENT\nET LES CREDITS DE CONSTRUC-\nTION. La Lettonie appartient au groupe de\npays ayant reconquis leur indépendance après\nla guerre, qui, tous, souffrent d'un manque\nde capitaux. Malgré cet obstacle la Lettonie\na su, d'une façon remarquable, développer sa\nvie économique tant dans le domaine agricole\nque dans le domaine industriel. Les résultats\nréalisés sont dus autant à l'effort des particu-\nliers qu'à l'aide du gouvernement qui sait\nréaliser un programme économique bien\nconçu.\nT outef ois, il existe un domaine où le\nmanque de capitaux disponibles se fait forte-\nment ressentir. C'est le domaine des construc-\ntions urbaines, car à la campagne à la suite\ndu morcellement des grandes propriétés rura-\nles plusieurs dizaines de milliers de nouvelles\nfermes ont été construites.\nDans les villes où le manque de logements\nse fait sentir, le mouvement du bâtiment est\npeu développé. Ainsi en 1929 on a construit\ndans les 57 villes lettones comptant 683,902\nhabitants, 804 nouvelles maisons d'habita-\ntion comptant 4,540 pièces. C'est moins que\nl'accroissement annuel de la population ur-\nbaine nécessiterait.\nCe manque de mouvement du bâtiment est\ndû exclusivement au manque d'argent et aux\ntaux élevés des crédits, résultat inévitable de\nleur insuffisance.\n(« Le Bâtiment ». )\n\nAu sommaire des prochains numéros de LA\nCITE :\nL'Architecture en Belgique (travaux ré-\ncents des architectes Acket Brunfaut, Hoste,\nPolyt Puttemans etc. ).\nL'Architecture à l'Etranger, (Berlin Hol-\nlande, Suisse, Tchécoslovaquie, etc. )»\nAu sommaire des prochains numéros de\nTEKHNE :\nFigure: de F Architecture internationale,\nDocumentation technique. Problèmes di-\nvers (Hospices, Ecoles, Centres sociaux, etc. ).\nDocumentation urbanistique, Echos,\ninformations, etc."}, {"page_pdf": 36, "page_imprimee": "18", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.1.36", "texte": "TEK H N É\n\nCONCOURS\nS. C, A, B. Les concours organisés en\n1930 par la Société Centrale ont donné les\nrésultats suivants :\nConcours d'Esquisse : installation de\nbains en plein air» Premier prix : A. Van\nAntwerpen. Primés : P. Votquenne et G.\nScgers*\nConcours de relevé : Premier prix : J.\nMceus. Primés : F. Buntincx, W. Segers, G.\nMasure, W, Van Hoorenbeek.\nConcours de monuments funéraires : Pre-\nmier prix : L. Stijnen. Primés : R- De Vuyst\net W. Valcke*\n\nORGANISMES\nA, T. B. C* C. Nous apprenons la for-\nmation toute récente d'une Association de\nTechniciens belges de Constructions Civiles,\ndont le siège social est situé 52, rue de la\nMontagne, à Bruxelles La nouvelle associa-\ntion compte actuellement les membres sui-\nvants : F. Amoré, E, Boileau, A. De Camp,\nH, Mathys, M. Mommens, architectes, L.\nOor, conducteur de travaux, secrétaire de\nl'A. T. B, C. C, L'objet social, défini par les\narticles 3 et 4 des statuts, est « le perfection-\nnement professionnel des membres et réta-\nblissement entre eux et les groupements simi-\nlaires de liens de confraternité et d'entr'aide »,\n« Pour réaliser ce but, l'association em-\nployera tous les moyens qui lui sembleront\nutiles : locaux de réunions, conférences, visi-\ntes de chantiers, d'usines, d'établissements\nscientifiques, voyages d'études, congrès, do-\ncumentation, bibliothèques, publications ser-\nvice d'offres et demandes d'emplois, etc.\nLA SOCIETE BELGE DES METIERS\nD'ART vient d'être fondée sous la présidence\nd'honneur de M. Henry Van de Velde, et à\nl'initiative de la Société belge des Urbanistes\net Architectes modernistes.\n\nBIBLIOGRAPHIE\nLA CONSTRUCTION DE PETITS\nLOGEMENTS A LOYERS ABORDA-\nBLES, par l'architecte Prof. F. Schuster. Un\nvolume de texte accompagné de 245 illus-\ntrations* Edité par « International Verband\nfuer Wobnungswesen », Francfort-s~M. Dans\nce recueil très documenté, F. Schuster, spécia-\nliste autorisé de ce problème, étudie et com-\npare! les divers types de solution proposés en\nAllemagne et à l'étranger.\nBERLINER WOHNBAUTEN DER\nLETZTEN JAHRE, volume groupant les\nprincipaux ensemble réalisés à Berlin en ma-\ntière d'H. B. M. Présenté par J. Schallenber-\nger et E. Gutkind, édité par W, G♦ S. Lœ-\nwenthal, Berlin, S. W, 19.\nDIE FLACHBAUWOHNUNG FUER\nDAS EXISTENZMINIMUM, par le Mag,\nOb. E, Heinicke, Berlin. Examen approfondi\ndu problème de l'habitation minimum et de\nia solution par l'habitation basse. Aux édi-\ntions « Bauwelt », à Berlin (193 1 )♦ Le vo-\nlume, d'une cinquantaine de pages, comporte\n32 illustrations et 4 planches. Prix: 4,5 RM.\nIL CEMENTO ARMATO. par L. San-\ntarella. Un fort volume de 480 pages in-8°\net 281 figures, édité par Hoepli, Milan (Prix:\n48 lires). Important ouvrage mis à jour, et\ndivisé en deux parties : La tecnica e la sta-\ntica, et théorie des ouvrages en béton armé.\nUn prochain volume doit paraître pour com-\npléter « Il Cemento Armato »; il sera con-\nsacré aux applications du béton armé.\nLEHRGANG FUER BETON-FACH-\nARBEITER, ouvrage en deux parties, publié\npar les Editions « Deutscher Ausschusz fuer\nTechmsches Schulwesen », Berlin.\nPARIS ET SES ENVIRONS.\nCe manuel du voyageur, par Karl Baede-\nker, vient d'être soigneusement mis à jour.\nEn outre des qualités si remarquables des\nguides Baedeker, l'ouvrage en question offre"}, {"page_pdf": 37, "page_imprimee": "19", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.1.37", "texte": "TEK H N Ë\n\nun aperçu vivant des constructions architec-\nturales nouvelles, qui méritent l'attention des\nvisiteurs. C'est à Jacques Mesnil que l'on doit\ncette intéressante mise au point de l'attraction\narchitecturale de la région parisienne* Ce cri-\ntique érudit est aussi l'auteur de l'étude\nincorporée dans l'ouvrage, et dont le sujet est\n« l'art dans la région parisienne »♦ Certains\nont trouvé cependant que Ton eut pu être\nmoins complet dans rénumération de ces af-\nfreux monuments commémoratifs « qui sont\nl une des hontes du Paris moderne »♦\nL ANNUAIRE GENERAL DU BATI-\nMENT, des Travaux Publics et des Indus-\ntries qui s'y rattachent, vient de paraître.\n1,250 pages in-8° raisin.\nPremière partie : Documentation profes-\nsionnelle, par Jean Delvaux, avocat à la\nCour d'appel de Bruxelles; le lecteur y trouve\nde précieux renseignements sur tous les cas\nqui l'intéressent, notamment : Allocations\nfamiliales; Arbitrage; Assurances; Contrats\nd'emploi, de travail; Droits d'auteur; Enre-\ngistrement; Expertises; Honoraires des ar-\nchitectes; Mitoyenneté; Privilèges et respon-\nsabilités des architectes et des entrepre-\nneurs, etc.\nDeuxième partie. Nom, adresse et n° de\ntéléphone des architectes, géomètres, entrepre-\nneurs, etc., classés par ordre alphabétique et\npar localités.\nTroisième partie. Nom, adresse et n° de\ntéléphone de tous les fournisseurs de Travaux\nPublics et privés, classés alphabétiquement\npar produits et par localités.\nQuatrième partie. Répertoire alphabétique\ndes marques des produits employés en cons-\ntruction; chaque nom de produit est suivi\ndes noms et adresses des fournisseurs.\nEdité par la S. A. des Anciens Etablisse-\nments Aug. Puvrez, 59, avenue Fonsny,\nBruxelles. Prix : 40 francs franco.\nLes ouvrages signalés ci-dessus, ainsi que\nceux qui ont paru précédemment dans notre\nlubrique bibliographique, peuvent s'obtenir\nà la Librairie Dietrich et Cie, 10, Place du\nMusée, Bruxelles.\n\nQUELQUES REVUES\nSTAVITEL (Prague) publie un double\nnuméro (4 et 5 ) d'un très grand intérêt.Nous\nsignalerons surtout les documents photogra-\nphiques excellents et les plans relatifs à la\nBanque de Moravie, à Brnot architectes B.\nFuehs et A* Wiesner; l'lmmeuble commercial\nBrouk et Babka, à Mor-Ostrava, architecte\nK. Kotas; le bâtiment de l'Association spor-\ntive de Barrandov-Praguet architecte V.\nGregr. Deux intéressants projets sont aussi à\nmentionner : une usine à Veltrusy (arch. J.\net K. Fiser ) et l'immeuble Bata à Mor-Os-\ntrava (arch. E. Stalmach et J. Svoboda ). Tous\nces travaux, réalisations et projets révélant\ndes préoccupations de concevoir rationnelle-\nment, largement et simplement. Certains ma-\nnifestent cependant quelque souci d'esthé-\ntisme d'ailleurs débordé par l'ampleur du tra-\nvail et ses nécessités utilitaires. Nous publie-\nrons prochainement, dans notre chronique\ndu Mouvement International (« La Cité »)\nquelques vues de l'une ou l'autre d:s réalisa-\ntions mentionnées ci-dessus.\nA, C. n° 2. La sympathique revue du\nnouveau groupe rationaliste d'Espagne pré-\nsente, en son second fascicule, une série de\nremarquables documents sur l'exposition per-\nmanente d'architecture, récemment inaugurée\nà Barcelone, dans les locaux mêmes du grou-\npement, aménagés habilement.\nDans le même numéro, vues et plan d'un\nintéressant immeuble construit à Barcelone,\npar l'architecte J. Luis Sert; article illustré\nsur l'urbanisation du Madrid futur; étude\nurbanistique et architecturale de Ceuta, par\nl'architecte F* G. Mercadal, etc.\nLa présentation de ce numéro varié est\nfaite avec grand soin.\nSTEIN, HOLZ, EISEN (Francfort-s-M. )\npublie (n° 15 ) un projet de colonie d'habi-\ntations basses, pour Dantzig (architecte : H.\nRiechert ). Une intéressante étude documen-\ntaire et critique accompagne les plans et sché-\nmas d'illustration. Dans le même numéro,\ngrande habitation bourgeoise construite"}, {"page_pdf": 38, "page_imprimee": "20", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.1.38", "texte": "TEK H N i\n\nd'après un procédé particulier (arch. : F.\nWolff ).\nHET BOUWBEDRIJF (La Haye) con-\nsacre son numéro du 7 août à diverses études\ndu béton. Signalons les articles suivants :\nVilla en béton armé, à Vaueresson (arch. P-\nAbraham); étude sur les colonnes en béton\narmé; courts de tennis en béton; ciment et\nbéton en Pologne, etc.\nLA TECHNIQUE DES TRAVAUX,\ndans son numéro d'août, publie une étude\ndocumentaire sur la construction des garages\nmodernes, étude illustrée de nombreux plans\net photographies.\nAvec le développement croissant de la trac-\ntion automobile et la multiplication des ga-\nrages qui en résulte, principalement dans les\ngrandes villes, il se crée peu à peu une tech-\nnique de la construction des garages. La ques-\ntion des rampes notamment est la plus épi-\nneuse à résoudre. D'autre part, certains ar-\nchitectes ont mis en pratique, dans certains\ncas, la solution de demi-étages qui consiste à\ndécaler les planchers à mi-hauteur d'étage; de\ncette façon, la hauteur à monter chaque fois\nest moitié moindre, car on ne monte que de\ni m. 55 ou i m. 65 pour un développement\nde rampe. Entre les deux parties successives\nde la rampe, chaque demi-étage forme un\npalier. Autre avantage, les rampes étant cour-\ntes et sans murs de séparation, la visibilité est\nparfaite.\nDans le même numéro, on lira, entre au-\ntres, les articles suivants : La salle de fêtes et\nde réunions de la Croix-Rousse à Lyon. Ar-\nchitecte : Michel Roux-Spitz. D. P. L. G.,\nPremier grand prix de Rome.— La « Mann-\nheimer Hof » à Mannheim. Architectes :\nProf. Fritz Becker et Doct. Erich Kutzner.\nLe chemin de fer métropolitain de Paris,\nL'achèvement de la ligne n° 8 (Exposition\nColoniale ). Le nouveau pont en béton\narmé de Naou-Hounts, près de Luchon\n(Haute-Garonne ). Calcul du portique rectan-\ngulaire, doublement encastré aux pieds et\nprolongé par des poutres non articulées, re-\nposant sur appuis fixes ou mobiles; par Léon\nLégens, ingénieur.\n\nANNONCES\nRAPPEL.\nLes abonnés de LA CITE peuvent béné-\nficier d'une rubrique d ANNONCES GRA-\nTUITES. Un maximum de 5 lignes, par\nannonce et par objet, est fixé demandes et\noffres d'emploi, renseignement: divers, cata-\nlogues, échanges, cession de cabinets, etc.\nEcrire au siège de la Revue : 10, place Loix,\nBruxelles.\nCABINET D'ARCHITECTE à céder en Al-\ngérie; bon climat; 4 millions de travaux. Prix\ndemandé : 200,000 francs, dont 150,000 fr.\ncomptant. Le reste un an. Ecrire A. P. J.\n2293 Bureau de La Cité\\ qui transmettra»\nDESSINATEUR BATIMENT cherche tra-\nvaux après heures. Prix modérés. Ecrire sous\ninitiales D* G.\nDESSINATEUR-ARCHITECTE demande\ntravaux à exécuter à domicile. Elément très\ncapable. Ecrire La Cité sous initiale W. T»\nTRADUCTIONS techniques, en français,\nnéerlandais et allemand. Ecrire au Bureau\nde la Revue sous initiales G. K. (Gand ).\nON DEMANDE parallélographe d'occa-\nsion, marque E. Makar. S'adresser à Achille\nNolf, fabricant, Thourout-\nA CEDER d'occasion revues et ouvrages\nrelatifs au bâtiment. Ecrire La Cité sous ini-\ntiales H. D.\nDISPONIBLES. Les clichés ayant paru\njusqu'à ce jour dans « La Cité » peuvent être\nempruntés au tarif de 30 centimes le cm2.\nARCHITECTE céderait d'occasion quel-\nques ouvrages et traités de construction.\nEcrire Bureau de la revue sous initiales V» W,"}, {"page_pdf": 39, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.1.39", "texte": "I\nes\nK E.J. VAN db YEN\nvous présentent,\nen matériaux d\nles élément\nnoix\naisés\nan\npour\ni' ÉOUiPEMENT rationnel\net économique de vos\nCUISINES\n19, rue Léopold, Bruxelles, tél. 17: ai. iz"}, {"page_pdf": 40, "page_imprimee": "couv. 4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193109-01.1.40", "texte": "(' IMP. H. KUMPS -- - \\\n81-85 R. KEYENVELO, BRUXELLES/\n\nLA CiTE TEKHHE\nl«s plus impcrtantM\nwwmwm iielties «Terchi-\ntecture, d'urbanisme et\n«Tart public « Ici plus\nactuelles - les mieux -\ndocumentées.\niltga i Bruxelles. 10 Pl. L*»lx"}]}