{"numero_id": "bm-bmtnaac-1931-10-01", "volume": "bmtnaac_1931-10_01", "ocr_sha256": "ee02cc406510ec72b38ee63852b0d6b6a94fbd74d7261a23640ce4e7919cbe66", "source_tei": "https://github.com/Princeton-CDH/bluemountain-transcriptions/blob/main/periodicals/bmtnaac/issues/1931/10_01/bmtnaac_1931-10_01.tei.xml", "source_mets": "https://github.com/pulibrary/BlueMountain/blob/main/metadata/periodicals/bmtnaac/issues/1931/10_01/bmtnaac_1931-10_01.mets.xml", "url_numero": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01", "articles": [{"article_id": "bm-bmtnaac-1931-10-01-c002", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-10_01#c002", "volume": "bmtnaac_1931-10_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "21", "page_fin": "21", "image_debut": 3, "image_fin": 3, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.2.2", "titre_corps": "Sommaire :", "titre_sommaire": "Sommaire :", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 3, "page_imprimee": "21", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.1.3", "debut_caractere": 100, "fin_caractere_exclue": 449, "texte": "Sommaire :\nLa Société Belge des Métiers d'art . ♦ 21\nUn constructeur de gratte-ciels : Cass-\nGilbert 24\nL'isolement phonique et l'acoustique des\nbâtiments ......... 27\nLe béton vibré et pervibré .... 30\nEchos :\nBruxelles. Aménagement urbain ... 34\nLiège. 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Les der-\nnières expositions des travaux des écoles pro-\nfessionnelles, des académies communales et de\nl'lnstitut Supérieur des Arts Décoratifs, ne\nfurent-elles pas considérées comme des ba-\ntailles? Il apparaît que oui, si on considère\nque, pour la première fois, plusieurs quoti-\ndiens et revues leur consacrèrent de longs arti-\ncles, voire des numéros spéciaux et que I on\nattachait autant d'importance, au point de vue\nde l'évolution de l'art, à ces travux d'élèves,\nqu'aux réalisations définitives présentées par\nles artisans et les industriels dans les salons\nd'art appliqué. Le ton de certaines apprécia-\ntions, sans aller ouvertement jusqu'au déni-\ngrement, fait deviner cependant des colères et\ndes théories divergentes. Enfin, des manœuvres\nrécentes d'intimidation ou destinées à jeter la"}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "22", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.1.4", "debut_caractere": 13, "fin_caractere_exclue": 4680, "texte": "confusion révèlent des passions» Il y a donc\nun enjeu» Selon que Yun ou l'autre l'empor-\ntera, les industries artistiques en Belgique\nconnaîtront une efflorescence ou stagneront»\nTous veulent une perfection technique plus\ngrande, une conscience professionnelle plus\nhaute» Mais, tandis que les uns désirent met-\ntre ces qualités au service d'un art nouveau,\nd'un art à venir, les autres ne cherchent qu'à\nrendre aux conceptions anciennes, aux indus-\ntries locales et traditionnelles, un éclat qu'elles\nont perdu ou perdent de plus en plus.\nLes métiers d'art en Belgique vivent donc\nun moment critique et il ne s'agit pas seule-\nment d'esthétique, mais d'une autre chose en-\ncore, très grave» Si les métiers d'art s'adaptent\naux conditions et adoptent les conceptions\nactuelles, ils produiront, auront une influence,\nvendront, exporteront, prospéreront» Sinon,\nils se confineront dans la reproduction, l'imi-\ntation ou tâcheront maladroitement, puisque\nsans préparation, à suivre les goûts venus\nd'ailleurs et connaîtront le déclin qui les me-\nnace depuis longtemps déjà»\nOr, la renommée de nos métiers d'art fut\ngrande dans le passé» Nos tapissiers, nos orfè-\nvres, nos céramistes, nos ébénistes, nos carros-\nsiers, nos bijoutiers, nos verriers, nos ferron-\nniers, nos émailleurs, ont toujours pu rivaliser\navec les meilleurs» Cette renommée peut-elle\ns'éteindre? Malheureusement, en règle géné-\nrale, nos artisans deviennent moins experts et\nconsciencieux» On en accuse la machine et les\nnouvelles méthodes de travail» Je ne suis pas\nentièrement de cet avis et il y aurait bien des\nchoses à dire sur ce sujet» Pourtant, les arti-\nsans tendent à se multiplier grâce à des écoles\nspécialisées, de plus en plus nombreuses, tandis\nque la production fléchit» Va-t-on, pour main-\ntenir le niveau commercial, faire fléchir aussi\nla qualité de cette production et nos artisans\net nos industriels se verront-ils contraints de\nfabriquer des objets à bas prix, ce qui n'est\npas un mal, de la camelote d'un goût contes-\ntable, ce qui est pis?\nDepuis 1924, la Société belge des Urbanis-\ntes et Architectes modernistes étudie cette ques-\ntion en tâchant de la résoudre, A son initia-\ntive, la Société belge des Métiers d'Art fut\nfondée récemment sous la présidence d'honneur\ndu Maître Henry van de Velde, directeur de\nl'lnstitut Supérieur des Arts Décoratifs, qui\nconstribue si puissamment à la rénovation de\nnos métiers»\nL'esprit de ce nouvel organisme est vivant\net nouveau» Certes, les adhérents sont tenus\nde faire profession de foi moderniste. Ils s'en-\ngagent à militer, par leur œuvre et par tous\nautres moyens, en faveur des principes moder-\nnistes» Mais leur association, groupant créa-\nteurs, artisans et industriels, régie par des\nrègles sévères, est essentiellemnet corporative,\npuisque la qualité de membre de la S»B»M»A.\nconfère la maîtrise» Aussi n'y entre-t-on qu'a-\nprès avoir fait preuve de connaissances tech-\nniques indiscutables, d'une conscience profes-\nsionnelle et d'une honorabilité commerciale\nhors de doute» La signification d'un tel grou-\npement et l'influence salutaire qu'il peut exer-\ncer, comme organisme directeur du mouve-\nment moderniste en Belgique, saute aux yeux»\nJ'extrais des statuts provisoires l'article 3,\nprécisant l'objet de la société qui est : i° de\ncontribuer à la diffusion des conceptions es-\nthétiques modernistes par expositions, mani-\nfestes, etc»; 20 de défendre les intérêts moraux\net matériels des membres; 30 de veiller à ce\nque les professions représentées dans la société\nsoient loyalement exercées; 40 d'intervenir\ndans tous les domaines intéressant la société\npar requêtes ou avis motivés adressés aux\npouvoirs publics, aux confrères, à la presse,\netc»; 50 de réorganiser l'enseignement des\nmétiers d'art; 6° de collaborer avec les indus-\ntriels affiliés pour réaliser les buts de la so-\nciété; 70 de prendre toute initiative, en quel-\nque domaine que ce soit, pouvant contribuer,\ndans la limite des statuts, à atteindre les buts\nque la société s'est assignés, étendre son in-\nfluence et favoriser sa prospérité»\nLe groupement est donc basé sur une doc-\ntrine. Le premier travail auquel s'est attelé la\nS. B» M. A» est de codifier cette doctrine selon\ndes formules assez rigides, pour interdire tout\nretour en arrière, et assez souples, pour prévoir\nles progrès des techniques et des matériaux,\nainsi que l'évolution ultérieure d'une esthéti-\nque qu'il serait absurde de considérer comme\ndéfinitive» C'est pourquoi cette esthétique est\nprésentement limitée par des considérations\ntechniques et qualitatives. En d'autres termes:\nmétier d'abord, forme fonctionnelle atteinte\nà travers le métier et préoccupations esthéti-"}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "23", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.1.5", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 4721, "texte": "ques ensuite, s'il y a lieu. Il est, par exemple,\nvain et ridicule de décorer et même de cher-\ncher à inventer un verre à boire, si une forme\nparfaite, qu'il faut défendre et propager,\nexiste, fabriquée par l'industrie. Il est tout\naussi vain et ridicule de vouloir inventer une\nlampe, puisque c'est empiéter sur le domaine\nde techniciens qui nous proposent des objets\nscientifiquement conçus, donc beaux au même\ntitre qu'un objet naturel et qui ne pourraient\nêtre que déformés ou enlaidis par un esthète.\nIl doit en être de même pour toute création\nqui requiert la collaboration d'ingénieurs et\noù l'esthétique et l'imagination doivent être\nsoumises aux directives de l'homme de\nscience, plutôt qu'à la fantaisie de l'artiste. Et,\npar extension, l'artiste créateur ne doit pas\nêtre obligé, comme c'est trop souvent le cas,\nde venir au secours de l'artisan qui exécute sa\ncréation, parce que la formation technique de\ncet artisan, ainsi que la connaissance qu'il\ndevrait avoir des matières qu'il emploie, sont\ninsuffisantes, ou simplement parce que les pré-\njugés d'une esthétique passéiste que l'école lui\ninculqua, le rendent incompréhensif.\nIl est certain que le côté esthétique est d'une\nimportance primordiale, puisqu'il s'agit de\nmétiers d'art. Mais la propagande en cette\nmatière doit être faite d'abord de négations.\nNe faut-il pas exproprier la laideur? Ne faut-\nil pas élever la qualité de la production? Et\npuisqu'il est entendu que l'ornement inutile,\nappelé improprement artistique, diminue\ninfailliblement la qualité des objets en camou-\nflant leurs défauts, luttons contre l'ornem?nt\ncache-misère, contre les matières fausses, les\ntrompe-l'œil, les modes, les pastiches, les\nfausses esthétiques, contre la ligne et le volume\nornementaux, même dissimulés sous l'étiquette\ncubiste, la ligne et le volume ne devant servir\nqu'à structurer la forme et non à l'orner. En-\nfin, soumission absolue à l'objet, tant en ma-\ntière technique que fonctionnelle.\nOn nous dira que nous manquons d'âme,\nque tout ce qui sortira de nos mains sera froid\net ne révélera aucune sensibilité. Nous ne\nrépudions pas l'émotion, au contraire, nous\nexigeons qu'elle soit pure, directe et résulte\nuniquement des qualités des matières em-\nployées, de la perfection des techniques, d'un\nrationalisme esthétique et de tous les plaisirs\nque peuvent procurer aux sens et à l'esprit,\nla vue, la possession, le maniement d'objets\nphysiquement parfaits et d une beauté inat-\ntaquable. Nous ne disons pas non plus que\nl'imagination et l'originalité sont des tares,\nmais nous voulons que l imagination et l ori-\nginalité soient soumises à la matière, à la tech-\nnique et à l'objet et que tous les buts que\ns'assignent les métiers d'art, y compris l'émo-\ntion, soient atteints à travers le métier.\nOn se rend compte que ces principes doivent\navoir pour corollaire une propagande tenace\nen faveur d'écoles professionnelles et techni-\nques qui ne soient plus nuisibles pour le dé-\nveloppement des industries d'art et la forma-\ntion du goût du public, où une culture géné-\nrale indispensable soit exigée des élèves, où\nl'étude de l'esthétique soit théorique et prati-\nque, non réduit à l'invention et la copie de\ndessins ornementaux.\nQuels seront les moyens d'action? Ils seront\nmultiples, adaptés aux circonstances et vise-\nront toujours des buts précis. C'est une ques-\ntion d'organisation intérieure. Qu'il suffise de\nsavoir que la S. B. M. A. n'est pas partie en\nproclamant qu'elle allait tout transformer en\nun tournemain. Elle ne veut être ni une ma-\nchine de guerre dirigée contre quelqu'un, ni\nune mobilisation générale des forces moder-\nnistes, L'accroissement de ses effectifs sera\nvolontairement lent, mais ininterrompu. Cha-\nque admission nouvelle doit augmenter sa va-\nleur et son prestige. Chaque année à venir doit\nconsolider son crédit et étendre son influence.\nUne administration attentive réglera des\nquestions qui n'ont encore été solutionnées\nque provisoirement ou n'ont jamais été abor-\ndées comme la priorité des modèles, les con-\ntrats types entre industriels et créateurs, les\nrapports commerciaux entre industriels et\nécoles professionnelles. Les relations confra-\nternelles seront régies par un code d'honneur.\nDéjà un office de documentation est créé. Il\ndisposera de photographies, de clichés diaposi-\ntifs, de clichés d'impression, en un mot, de\ntout le matériel nécessaire à la propagande.\nEn parlant de la Société belge des Métiers\nd'art, on a cité la Société des Artistes décora-\nteurs français et le Werkbund. Il serait préma-\nturé de faire de telles comparaisons et vouloir\ncalquer le programme de la S. B. M. A. sur\nles réalisations qu'a su mener à bonne fin la\ngrande organisation allemande des métiers"}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "24", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.1.6", "debut_caractere": 3173, "fin_caractere_exclue": 3789, "texte": "(Fin de l'article précédent)\nd'art, paraîtrait un tantinet ambitieux. Qu'on\nne perde pas de vue que les brillants résultats\natteints en d'autres pays sont le fruit de lon-\ngues années de travail et de persévérance. Nous\ncommencerons par suivre cet exemple-là.\nArtistes, artisans, industriels, amateurs\nd'art, vous tous qui souscrivez à nos concep-\ntions, soutenez notre action pour diffuser la\ncompréhension du beau dans sa forme ini-\ntiale, en concourant avec nous à la création\nd'un art de notre époque, d'un style que nous\nvoulons vivant, sain, nu et souriant.\n\nMaurice CASTEELS,\nSecrétaire Général de la S.B.M.A."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-10-01-c007", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-10_01#c007", "volume": "bmtnaac_1931-10_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "24", "page_fin": "26", "image_debut": 6, "image_fin": 8, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.2.6", "titre_corps": "Un Constructeur de Gratte-ciels : Cass-Gilbert", "titre_sommaire": "Un Constructeur de Gratte-ciels : Cass-Gilbert", "signature_source": "J. MOUTSCHEN", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 6, "page_imprimee": "24", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.1.6", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 3171, "texte": "Figures d'Architectes contemporains\nUn Constructeur de Gratte-ciels :\nCass-Gilbert\n\nApres l'interview du leader allemand, le\nProf. W. Gropius, voici un intéressant repor-\ntage d'outre-Atlantique. Cette vivante narra-\ntion de notre confrère J. Moutschen aidera à\ncomprendre à la fois la mentalité et le milieu\ndes constructeurs américains.\nNew-York City, Fifth Avenue.\nA l'angle de la 38e Avenue, le crépitement\ndes riveteuses d'un gratte-ciel qui dresse son\nsquelette d'acier couvre le ronflement des\nfiles d'autos, interminables et compactes, qui\ns'élancent de bloc en bloc aux signaux lumi-\nneux, en un mouvement effréné. En face, le\n« Calédonian », building peuplé d'architectes\net de constructeurs. Au seizième étage, se trou-\nvent les offices de Mr Cass-Gilbert, l'auteur\ndu Woolworth building, la plus haute mai-\nson du monde, qui érige ses 60 étages à 241\nmètres de hauteur et loge 15,000 occupants.\nDans la salle d'attente, au mobilier somptueux\net lourd, des projets grandioses sont exposés\ndans des cadres de chêne.\nL'accueil de M. Cass-Gilbert fils est cor-\ndial. En français (il fut élève de l'Ecole na-\ntionale des Beaux-Arts de Paris ), il nous pré-\nsente à son père, grand vieillard, légèrement\nvoûté, typiquement Anglo-Saxon regard\nfroidement scrutateur et mains noueuses. Au\ntotal, un businessman yankee, qui doit être\nimplacable en affaires. Avec bonne grâce, ces\nmessieurs nous montrent l'organisation de\nleurs bureaux : la direction, le service des\ndevis, des contrôles, la salle de dessin, au der-\nnier étage, où 175 dessinateurs travaillent,\nserrés à l'excès. Par les grandes baies se déve-\nloppe le paysage urbain le plus titanesque, le\nplus ville future qui puisse s'imaginer.\nD'un album de 2 mètres de long. M. Cass-\nGilbert extrait ses œuvres les plus marquan-\ntes; il les commente en un parler lent, s'ex-\nprimant en de brèves phrases, sèches comme\ndes épures; ce sont les gigantesques douanes\nde New-York, le Capitole de Charleston\n(Virginie ), celui de Saint-Paul (Minnesota ), le\nPalais de Justice de Neewark, des Stores, des\nUniversités, des églises, des ponts, des rési-\ndence-houses toujours d'échelle colossale,\nmais qui, hélas! empruntent leur décor à tous\nles styles connus.\nNotre interlocuteur nous présente deux\nœuvres géantes en béton : les entrepôts de la\nmarine à Brooklyn (Army Supply-Base ),\nconstruits pendant la guerre, et le nouveau\npont sur l'Hudson, en cours d'exécution.\n« En Europe, dis-je à M, Cass-Gilbert,\nces deux constructions tont très admirées par\nles architectes et les ingénieurs, qui les consi-\ndèrent comme des réalisations vraiment origi-\nnales. Les revues spéciales en publient fré-\nquemment des photographies. Mais, laissez-\nmoi vous marquer mon étonnement de cons-\ntater que, dans votre production, si nom-\nbreuse et si variée, ce sont les seules construc-\ntions dont l'élément principal est le béton»\nCe mode de construire n'aurait-il pas votre\nconfiance? Ou estimeriez-vous qu'il est insuf-\nfisamment au point? »\n« Ma réponse sera formelle, dit l'éminent\narchitecte. Je crois le béton armé le réel maté-\nriau de l'avenir. Pouvons-nous même imagi-\nner ce qu'il sera dans peu d'années, tant sont"}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "25", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.1.7", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 4578, "texte": "rapides et déconcertants les progrès de sa\ntechnique? Contrairement à ce que vous pen-\nsez, je l'emploie systématiquement, de même\nd'ailleurs que mes confrères de ce pays ».\n« Cependant, dis-je, j'ai visité, en Alle-\nmagne, à Hambourg, à Cologne, à Stuttgart,\ndes buildings de 10 à 18 étages entièrement\nen béton armé, structure que je n'ai rencon-\ntrée que rarement dans les plus hautes cons-\ntructions américaines ».\nMon illustre confrère en convient, mais,\ndit-il : « N'oubliez pas que la construction\ndes gratte-ciel se fait chez nous depuis pas mal\nd'années. Des firmes métallurgiques puissan-\ntes et nombreuses se sont spécialisées dans la\nconstruction des membrures métalliques qui\nconstituent le squelette habituel de nos sky-\nscrapers, à cause de la simplicité élémentaire\nde montage, de l'extrême rapidité de fourni-\nture et, partant, d'économie. Vous aurez re-\nmarqué que les colonnes, traverses, attaches\nsont livrées en types peu nombreux, en quel-\nque sorte standardisés, maij vous reconnaîtrez\nqu'à part la carcasse squelettique, l'utilisation\ndu béton est générale pour les hourdis, les\nrevêtements, les détails, les terrasses et même\npour les entretoises.\n» Reconnaissons qu'aux Etats-Unis, en\nraison même de la liberté de la profession du\nconstructeur et de la témérité habituelle à no-\ntre tempérament, nombre d'accidents sont\ndûs à l'ignorance de soi-disant techniciens\nabsolument indignes, à un manque de con-\nscience parfois incroyable ou à un défaut de\n:urveillance dû à la hâte. Car il est superflu\nd'y insister, le béton armé ne vaut que par la\nmanière dont il est conçu et exécuté. Ma con-\nviction est que les méthodes de calculs basés\nsur une compréhension plus profonde de la\nmatière, seront bientôt plu sûres et plus pra-\ntiques et que le machinisme nous permettra,\ndans l'avenir, une plus grande élimination de\nl incertitude de la main-d'œuvre en assurant\nun dosage rigoureux, scientifique, constant ».\nM. Cass-Gilbert parlait, assis au milieu des\ncentaines de photographies et de projeta qu'il\nvenait de me montrer et jonchant le tapis.\nSon regard se fit rêveur et, par la grande croi-\nsée du salon, s'égara par-dessus le gigantesque\npanorama du bas Manhattan, vers Brooklyn\net la rade immense limitée à l'horizon par\ndes buées venant de l'Atlantique.\n<< Herbert, dit M. Cass-Gilbert à son fils,\ninterrompant cette fugitive rêverie, montrez\ndonc à vos visiteurs les fondations de FAme-\nrican Life Insurance building, l'Army Sup-\nply Base et les pylônes du pont sur FHudson».\nUne dernière question me restait cependant\nà poser au célèbre architecte. Je lui demandai\npourquoi les dépôts de la Marine, si grandio-\nsement modernes, restent une exception, alors\nque le gothique dans le Woolworth, la Renais-\nsance dans les Doaunes, les romains dans les\nCapitoles, habillaient de formes périmées des\nplans audacieux et neufs- Les œuvres d'esprit\nnouveau sont rarissimes aux Etatis-Unis et\nl'exemple de Mr Frank Lloyd Wright, comme\nmodernistes, reste presque unique.\n« Je suis au regret, me répondit-il. Je ne\npuis vous donner mon avis. C'est très com-\nplexe »♦ M. Cass-Gilbert junior ne me laisse\npas le temps de m'étonner de cette réponse\nsybilline.\nAprès que nous eûmes pris un cordial congé\nde l'architecte le plus riche du monde, son fils\nnous entraîne, avec mon confrère Williams,\nprofesseur d'architecture à l'Université de\nColumbia, pour donner à l'interview son com-\nmentaire pratique.\nNous prenons d'abord le five o'clock dans\nla « Cafétéria », aménagée dans les sous-sols\ndu « Caledonian », restaurant immense, bruis-\nsant d'hommes d'affaires fiévreux. Juchés sur\ndes tabourets métalliques, le long d'un comp-\ntoir à redents, nous prenons «grape-fruit» et\nboissons glacées de rigueur.\nUne auto nous dépose à Madison Square,\nau pied des travaux de l'American Life Insur-\nîance building. C'est à deux pas de la Métro-\npolitan-Tower, cette copie hypertrophiée du\ncampanile de Saint Marc, à Venise, et contre\nle building qui abrite, en son quatorzième\nétage notre modeste consulat de Belgique.\nNotre complaisant cicerone nous décrit les\nétudes faites par son père pour cette construc-\ntion, destinée à l'une des plus importantes\ncompagnies d'assurances d'Amérique. Mon-\nsieur Cass-Gilbert proposa de supprimer les\ncours intérieures pour réaliser l'utilisation\nmaximum de ce terrain qui, toutes démolitions\nfaites, revenait à plus de cinq millions de\nIrancs le mètre carré. La ventilation dans tout\nl'édifice aurait été mécanique et l'éclairage\nartificiel jour et nuit, mais le Conseil d'admi-\nnistration recula devant une solution aussi"}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "26", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.1.8", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 4491, "texte": "radicale qui aurait fait de cet édifice de 32\nétages une véritable machine à habiter. Les\nfondations en béton sont gigantesques, les\nblocs cyclopéens pour les coffres-forts géants\nsont assis sur des cemelles d'une épaisseur phé-\nnoménale, lesquelles supportent la charpente\nmétallique qui s'édifie au milieu d'un bruit\naffreux de ferrailles. C'est la construction\nclassique du gratte-ciel, carcasse en acier, revê-\ntue de céramique fire-proof.\nSouple et silencieuse, la limousine descend\nvers Down-Town, le quartier des banques.\nC'est alors, en un raccourci saisissant, ce que\nNew-York offre de plus monstrueux comme\nconstructions,,, Broadway et les grandes ave-\nnues, avec leurs magasins, leurs buildings\ndémesurés, avec les foules où se mélangent\ntoutes les races le trafic fatigant à force\nd'intensité. Ce sont ensuite les gratte-ciel célè-\nbres qui avoisinent Wall-Street : le Wool-\nworth, le Singer, le City-Hall et tant d'au-\ntres, C'est d'une richesse exagérée, inouië, qui\nrévolte.\nPar le pont de Brooklyn, l'auto traverse\nl'East-River, La célèbre Sky-Line apparaît\nd'ici dans son essor le plus fantastique. Jamais,\nen aucun point du monde, on n'a construit\navec une telle puissance de moyens, une telle\naudace, qu'à la pointe de Manhattan, Dans le\ncadre de la rade fourmillante et immense, cet\nentassement des plus hautes constructions du\nmonde produit une irrésistible impression\nd'écrasement.\nLes quartiers juifs de Brooklyn traversés,\nnous arrivons aux dépôts de la Marine Mili-\ntaire, Blocs énormes de bâtiments successifs\nà 8 étages, tout en lignes verticales, masses\ngrises de béton brut, volumes élémentaires agis-\nsant par leurs répétitions et leurs dimensions.\nEnsemble impressionnant de simplicité gran-\ndiose,\nM, Cass-Gilbert m'avait conté auparavant\nla genèse de cette œuvre si caractéristique de\nnotre époque : pendant la guerre, sur un sim-\nple coup de téléphone de l'officier du port, il\nprésenta à la Commission militaire trois\navant-projets, c'est-à-dire trois modestes des-\nsins au crayon sur calque blanc. Malgré l'op-\nposition des officiers de marine, l'architecte\nput disposer rationnellement, avec une géniale\nsimplicité, les raccordements au chemin de fer,\nles élévateurs et les chargements des navires.\nLe temps pressait, les moyens étaient formida-\nBles, le programme clair et, en peu de mois,\ncette construction colossale, entièrement en\nbéton armé fut érigée, constituant une des\nplus belles réussites d'édifice utilitaire de notre\ntemps*\nL'auto remonte Brooklyn, II embarque sur\nun lourd «ferry» pour traverser l'East-River,\nContre le radiateur, deux vieux musiciens,\ndeux épaves de Vienne l'affamée, jouent sur\nla cithare et sur la harpe des airs désuets et\nfanés, d'une nostalgie suprême, qui fait mal\nau milieu de l'activité surhumaine et fantas-\ntique du port, au pied des gratte-ciel colos:aux\ndu quartier des banques.\nNous coupons Central-Park et Riverside-\nPark pour atteindre le chantier de construc-\ntion du futur pont, entre New-York et New-\nJersey, sur l'Hudson, C'est évidemment le\npont le plus grand du monde. Les travaux\ndoivent durer dix ans. Il est du type suspendu\nle plus moderne et son arche centrale permet-\ntra le passage des grands navires. Elle a une\nportée libre de 1097 mètres. Les deux pylô-\nnes qui cantonnent cette arche centrale ont\ndeux cents mètres de hauteur au-dessus de\nî'eau. L'architecture en incombe à M, Cass,\nGilbert,\nLes arches terminales sont telles que l'Arc\nde Triomphe de l'Etoile de Paris peut se\nplacer à l'aise sous l'intrados.\nQue I on juge, d'après ces données, de l'am-\npleur du chantier et de l'effet écrasant de l'œu-\nvre, C'est du Piranèse et du plus hardi, car\nl'architecture est celle de la Rome Impériale et,\nchose étrange, la grandeur formidable de la\nconstruction, digne d'être comparée avec avan-\ntage aux Thermes et aux édifices les plus\ngrands de l'Empire romain, fait que cette ar-\nchitecture toute classique est à son échelle et\nen harmonie pour habiller ces masses énor-\nmes de béton.\nJ'avais admiré, quatre jours auparavant, à\nla Bibliothèque Fédérale de Washington, la\nrétrospective de Joseph Pennel, le seul gra-\nveur américain qui ait pu rendre avec bon-\nheur la grandeur spécifiquement américaine :\nles gratte-ciel, le canal de Panama, les usines\nformidables et les villes tentaculaires.\nDans le soir qui tombait, j'avais, sur le\nchantier du pont du Hudson, une de ces vi-\nsions gigantesques, hallucinantes, intensément\nvivantes si bien magnifiées par Pennel,\n\nJ. MOUTSCHEN."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-10-01-c008", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-10_01#c008", "volume": "bmtnaac_1931-10_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "27", "page_fin": "30", "image_debut": 9, "image_fin": 12, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.2.7", "titre_corps": "L'lsolement phonique et l'acoustique du Bâtiment", "titre_sommaire": "L'lsolement phonique et l'acoustique du Bâtiment", "signature_source": "I. KATEL, Ingénieur, administrateur-délégué de la Société Anonyme « Absorbit »", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 9, "page_imprimee": "27", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.1.9", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 3768, "texte": "Examen de méthodes constructives\nL'lsolement phonique\net l'acoustique du Bâtiment\n\nOn connaît l'autorité de l'ingénieur\nI. Katel, en matière d'isolation acoustique„ On\nlira donc avec intérêt le rapport ci-après quil\nprésenta à VAssocation française pour l'essai\ndes matériaux.\nIl est étonnant, alors que la cons-\ntruction en béton armé ou avec ossature en\nfer est devenue presque courante, depuis en-\nviron un quart de siècle, que I on fasse si\npeu, sinon rien du tout, pour parer aux in-\nconvénients résultant de la transmission des\nsons par ces matériaux. Ce fait est d'autant\nplus surprenant qu il est actuellement par-\nfaitement possible, par l'application de pro-\ncédés d'isolement phonique, de jouir pleine-\nment des importants avantages des construc-\ntions modernes.\nComment est-il donc possible que les pro-\nblèmes d'isolement phonique ne soient pas\ndûment considérés? La cause de cet état de\nchoses, que j'ose qualifier d'anormal, ne peut\ns'expliquer que :\ni° Par une connaissance insuffisante des\nméthodes d'isolement de la part des architec-\ntes et des propriétaires des immeubles;\n2° Par l'inertie ou, passez-moi le mot, la\nroutine, et la peur des nouveautés qui, pour-\ntant, ont donné leurs preuves;\n3° Et, enfin, par une soi-disant raison\nd'économie.\nOn oublie que si ,pour l'ancienne cons-\ntruction, comportant des planchers en bois\nposés sur des solives en bois et composés ainsi\nde diverses parties d'une épaisseur de 30 à\n40 cm., des murs d'une épaisseur de 2 ou\nmême 2 1/2 briques ainsi que des cloisons\nen briques pleines, la question de sonorité,\nsauf dans quelques cas spéciaux, ne se posait\npas, la construction moderne-monolithe, avec\ndes planchers de 8 à 12 cm. d'épaisseur se\ncomposant de matériaux de grande sonorité\n(la vitesse du son étant dans le fer de\n5,100 mètres par seconde et dans le béton de\n2,200 mètres par seconde) et encore plus sus-\nceptibles de subir des vibrations par suite de\nleur faible épaisseur et de leur grande étendue,\nexige de façon urgente l'application de mé-\nthodes d'isolement phonique pour ne pas\nannuler les avantages que son emploi peut\nprocurer.\nLa question d'isolement se pose donc pour\ntous les genres de bâtiments : maisons de\nrapport, bâtiments publics et, en particulier,\nhôpitaux, maisons de santé, écoles, théâtres,\ncinémas sonores et usines.\nL'isolement phonique le plus efficace d'un\nbâtiment doit, évidemment, commencer par\nles fondations, les poteaux de soutien et les\nmurs portants, mais il doit s'appliquer aussi\naux planchers, cloisons, conduites d'eau,\ncanaux de ventilation et, enfin, aux machines\ndomestiques comme les ascenseurs, les ventila-\nteurs, les moteurs électriques et toutes les au-\ntres machines qui sont souvent installées dans\nles immeubles d'habitations.\nIl va sans dire que les diverses parties d'un\nbâtiment, si différentes au point de vue des\nconditions techniques : charge statique, degré\net genre de transmission des bruits, exigent\ndes matériaux isolants différents quant à leur\ncomposition et à leurs propriétés physiques et\nisolantes.\nIl n'existe pas, et il ne peut pas exister, un\nremède universel pour isoler phoniquement\nles planchers, les murs, les fondations, les\ncloisons, etc. ; il est donc absolument indis-\npensable de faire étudier tous ces problèmes\npar un ingénieur spécialiste afin d'éviter des\ndéceptions souvent très graves.\nD'autre part, il ne s'agit pas seulement des\nmatériaux eux-mêmes qui doivent être, bien\nentendu, choisis judicieusement, mais aussi,\nessentiellement, de l'application rationnelle de\nces matériaux.\nPour l'isolement phonique d'un dancing,\npar exemple, il ne suffit pas, comme il ar-\nrive parfois, d'isoler les murs par une double\nou même par une triple couche de panneaux\nabsorbants, mais il faut aussi isoler les plan-"}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "28", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.1.10", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 4403, "texte": "chers et la base des murs, afin d'éviter ainsi\nla transmision des bruits par le sol aux bâ-\ntiments voisins.\nUne erreur courante, due à la non-connais-\nsance des problèmes d'isolement phonique,\nest celle qui consiste à demander de faire une\nétude d'isolement avec une garantie détermi-\nnée, de 60 p.c> par exemple, d'atténuation\ndes bruits. Une telle garantie n'a aucune va-\nleur pratique car, jusqu'à ce jour, on ne pos-\nsédait pas d'appareils pouvant mesurer les\ndegrés d'atténuation des bruits et cette ques-\ntion restait uniquement soumise aux juge-\nments subjectifs de l'intéressé.\nL'exigence d une atténuation déterminée de\nla sonorité ne présente pas seulement une dif-\nficulté technique; elle est tellement absurde\nque la proposition et l'acceptation d'une telle\ngarantie témoignent d'une ignorance absolue\nde ce problème.\nEn effet, si un mur transmet à travers son\népaisseur 1/1000 de l'intensité d'un son, il\nest considéré comme très mauvais, et, pour ré-\npondre à notre exigence à ce point de vue, il\nfaut que l'intensité sonore transmise ne dépasse\npas la millionième partie de l'intensité origi-\nnale d'émission du son.\nA première vue une telle exigence semble\nêtre trop exagérée et pourtant elle s'explique\npar la très grande sensibilité de notre appareil\nd ouïe : l'oreille.\nEn effet, cet excellent organe nous permet\nde distinguer le son le plus faible, par exem-\nple, la chute d'une aiguille sur un morceau\nde papier d'une hauteur de quelques millimè-\ntres; le frottement d'un morceau de papier\nsur la surface d'une table bien lisse; le frotte-\nment d'un balai sur un plancher en carreaux\nd'un étage au-dessus de nous, et nous sommes\nen état de percevoir avec notre oreille un son\nqui est un million de fois plus faible que celui\nde la voix humaine normale, et d'autre part,\nles éclats sonores provenant du plus fort\ncanon ou d une explosion.\nCette capacité de notre oreille d'enregistrer\nle son sur une échelle d'intensités aussi éten-\ndue s'explique par ce fait que notre percep-\ntion du son, selon la loi de Fechner, n'est pas\nproportionelle à l'intensité du son, mais à\nson logarithme, c'est-à-dire que deux sons\ndont les intensités sont dans le rapport de 10\nà 10,000,000 sont perçus par nous dans le\nrapport de 1 à 6.\nAyant déjà décrit dans mes diverses études\nles méthodes d'isolement de différentes par-\nties des bâtiments en général, il me semble\nsurtout nécessaire d'indiquer, en particulier,\nl'importance de ces isolement pour les hôtels\net, en dernier lieu, pour les cinémas sonores.\nComme nous sommes loin en réalité de\ncette maxime, d'une vérité indiscutable, que\nnous trouvons dans la brochure intitulée\n« Conseils techniques pour l'architecture et\nl'installation hôtelière », éditée par le Crédit\nNational hôtelier ,et qui se formule ainsi :\n« Quand le voyageur est rentré dans sa\nchambre il doit s'y sentir chez lui, dans un\ncadre reposant, loin des bruits et de l'agita-\ntion du dehors, et oublier qu'il est à l'hôtel. »\nN'est-il pas vrai, au contraire, que dans les\nlîôtels, même les plus luxueux et les plus\nconfortables, le voyageur manque du repos\nqui est pourtant la condition la plus élémen-\ntaire d'un vrai confort.\nLes directeurs des hôtels les plus renommés\npourraient faire des volumes des innombra-\nbles réclamations des voyageurs qui se plai-\ngnent du ronflement du voyageur dans la\nchambre voisine, du ronronnement ininter-\nrompu d'un ventilateur ou d'un moteur élec-\ntrique .des bruits persistants d'un ascenseur,\nde conduites d'eau, des va-et-vient dans l'of-\nfice et dans les corridors, etc. Les directeurs\ndes hôtels sont obligés de changer la chambre\nde ces voyageurs mécontents ou, bien sou-\nvent, ces derniers vont chercher, hélas sans\nsuccès, un autre hôtel plus calme.\nAu fond, la direction de l'hôtel ne peut\nque reconnaître le bien-fondé de ces réclama-\ntions, mais considère ces inconvénients com-\nme les attributs inévitables de la construction\nmoderne, comme une maladie tout à fait in-\ncurable.\nCe n'est pas mon domaine et je ne m'at-\ntarderai pas sur les conséquences les plus pé-\nnibles de ces faits pour le développement du\ntourisme dans le pays. La guerre aux bruits,\ndéclarée par le Touring Club de France, por-\ntera certainement les meilleurs fruits; mais,\ncomme technicien, je tiens à souligner qu'il\nest parfaitement possible d'éviter ces incon-\nvénients par des moyens rationnels pris lors\nde la construction de l'hôtel."}, {"page_pdf": 11, "page_imprimee": "29", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.1.11", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 4278, "texte": "Les dépenses pour un isolement approprié\nd'un hôtel moderne sont relativement très\nminimes en comparaison avec les avantages\nque cet isolement apporte et ce serait une\ngrande faute irréparable d'en faire l'économie.\nL'isolement parfait d'un hôtel doit com-\nprendre en premier lieu les parties du bâti-\nment déjà mentionnées, mais il est, en parti-\nculier, nécessaire de tenir compte des faits\nsuivants.\nLes installations d'eau courante sont pres-\nque toujours très gênantes.\nOn entend, en effet, l'écoulement d'un ro-\nbinet à une très grande distance; pour y re-\nmédier, il faut placer les tuyaux de distribu-\ntion dans les corridors et encore dans des\nniches spéciales prévues dans ce but, pour évi-\nter la production de bruits dans la chambre\nmême.\nLes tubes ou les niches doivent être revêtus\nde plaques isolantes qui, pour les tuyaux\nd'eau chaude, empêcheront en même temps la\ntransmission de la chaleur dans la chambre.\nIl faut séparer les colliers en fer des tubes\npar des bandes isolantes et les tiges de ces col-\nliers doivent être, autant que possible, isolées\npar des boîtes isolantes pouvant être fixées\ndans les murs ou dans les planchers.\nIl est également très rationnel d'interrom-\npre les conduites d'eau par des manchons d'un\nautre matériau, par exemple une conduite en\nfer par des manchons en plomb, en caout-\nchouc, en spirale métallique, etc.\nII est enfin à recommander de ne pas relier\nles tuyaux d'eau directement avec ceux de\nhaute pression de la canalisation urbaine,mais\nde prévoir des bassins distributeurs avec une\nsoupape flottante pour diminuer la pression\nd'eau dans les conduites intérieures.\nLes canaux aériens peuvent transmettre les\nbruits de la rue ou ceux d'une machine d'une\nchambre à l'autre, même à travers les étages.\nPour y remédier, il faut revêtir les parois\nde ces canaux par des plaques isolantes et\nprévoir dans certains endroits des chicanes\nabsorbantes qui obligent en même temps le\nson à diminuer de vitesse.\nEn tout cas, il est bien rationnel de pré-\nvoir des canaux de grandes dimensions ainsi\nque des ventilateurs de petite vitesse.\nSi ces canaux ne sont pas prévus dans la\nmaçonnerie même, mais construits en tôle ou\nen bois et posés soit dans le sous-sol, soit\ndans le grenier, il faut interrompre cette cons-\ntruction rigide par des manchons en toile,\ncaoutchouc, etc., comme c'est le cas pour les\nconduites d'eau.\nIl faut enfin éviter, comme c'est couram-\nment le cas dans les hôtels, la construction de\nlongs corridors qui ne sont que des porte-\nvoix de haut-parleur.\nOn sépare rationnellement ces corridors\npar des portes à deux battants, de préférence\ndes portes insonores.\nEnfin, pour les ascenseurs, la source la\nplus répandue des bruits, il est nécessaire de\nprendre toutes les précautions. Le treuil et les\npoutres supportant les poulies de renvoi doi-\nvent être isolés contre la transmission des\nbruits par la construction d'amortisseurs ap-\npropriés.\nLa cage de l'ascenseur établissant une com-\nmunication aérienne entre les étages et trans-\nmettant les bruits doit être revêtue de pla-\nques absorbantes. Enfin, il faut isoler les\nmachines installées dans l'hôtel.\nUn domaine particulièrement important\npour l'isolement phonique et des études ac-\ncoustiques est le cinéma sonore. En effet, il\ns'agit, dans ce cas, de trois problèmes bien\ndéterminés :\ni° Il faut empêcher la transmission des\nbruits parasites et des vibrations provenant\nde l'extérieur à l'intérieur de la salle pour ne\npas compromettre ainsi la pureté du son des\nappareils sonores ;\n2° Il faut empêcher la transmission du\nson provenant des appareils sonores et se\ntransmettant à travers le sol et les murs aux\nappartements voisins, pour ne pas incommo-\nder ces derniers;\n3° Et enfin il faut créer une bonne ac-\ncoustique dans le cinéma lui-même, c'est-à-\n--dire éviter les échos, avoir une durée de pro-\npagation convenable et une bonne transmis-\nsion à toutes les places de la salle.\nEtant donné que sous peu oaraîtra mon\nétude spéciale à ce sujet, je veux me borner\nd'indiquer seulement, dans leurs grandes li-\ngnes, les remèdes à apporter pour résoudre les\nproblèmes ci-dessus posés. S'il s'agit de la\nconstruction d'un nouveau cinéma, on peut\névidemment prévoir le nécessaire lors de la\nconstruction de celui-ci. Le problème est plus"}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "30", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.1.12", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 2868, "texte": "compliqué quand il s'agit de l'amélioration\nde l'accoustique d'une salle existante et pres-\nque impossible s'il s'agit d'empêcher la trans-\nmission des bruits dans l'un et l'autre sens.\nBien que l'importance de l'isolation pho-\nnique d'une salle de cinéma soit tout à fait\névidente, j'ai pu constater, dans beaucoup de\ncas, une négligence parfaite de celle-ci. On se\ncontente généralement, pour améliorer l'ac-\ncoustique d'un cinéma, de l'application pure\net simple de panneaux absorbants au mur et\nau plafond sans penser que ceux-ci ne présen-\ntent pas une isolation phonique du dit ci-\nnéma et même ne suffisent pas, à priori, pour\nrésoudre le premier problème posé.\nEn effet, la bonne accoustique d une salle\npeut être obtenue par la construction appro-\npriée de celle-ci, car elle dépend en premier\nlieu de sa forme, des revêtements des murs et\ndu nombre des auditeurs et peut être établie\nd'une façon suffisante suivant les calculs bien\nsimples indiqués en outre dans mon livre\n« Les bruits dans les bâtiments » ; la salle\nPleyel en donne, d'autre part, un bon exem-\nple pratique, car sa bonne accoustique n'est\ndue qu'à sa constitution et sa ferme appro-\npriées.\nEn outre, une bonne accoustique d'une\nsalle ne se caractérise pas seulement par la\ndurée de la propagation, mais également par\nla conservation de l'intensité du son qui doit\npermettre une bonne transmission même dans\nles endroits les plus éloignés de la source\nsonore*\nEnfin, une salle est considérée comme\nbonne au point de vue accoustique quand elle\nest capable, sinon d'améliorer, du moins de\nconserver le timbre du son.\nSi les calculs prouvent la nécessité d'appli-\nquer des matériaux absorbants, il faut pré-\nvoir des matériaux de différentes capacités\nd'absorption : les matériaux mous et poreux\npour le son aigu, ceux plus élastiques et ru-\ngueux pour le son grave, et de les fixer sous\nforme de mosaïque, comme le recommande,\ndans ses nouvelles études, le professeur sué-\ndois Kreuger. Le matériel d'une seule compo-\nsition peut bien déformer le timbre du son.\nIl résulte déjà de ces quelques considéra-\ntions, forcément réduites, que les problèmes\nd'acoustique des cinémas sonores sont beau-\ncoup plus sérieux qu'on le croit généralement\net qu'il y a tout lieu de se méfier des ven-\ndeurs de panneaux absorbants d'origine\nétrangère, qui, n'étant pas techniciens en la\nmatière, ne cherchent qu'à vendre des maté-\nriaux sans aucune étude préalable de chaque\ncas particulier.\nC'est pourquoi M. Kreuger n'a pas hésité\nà déclarer au sujet de l'accoustique des salles,\nlors du Congrès international des Architectes\nqui a eu lieu tout récemment à Budapest, que\ndans cette matière, il y a trop de bluff et\nqu'une bonne accoustique peut être obtenue\npar des moyens moins coûteux et beaucoup\nplus rationnels.\n\nI. KATEL,\nIngénieur, administrateur-délégué de\nla Société Anonyme « Absorbit »."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-10-01-c009", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-10_01#c009", "volume": "bmtnaac_1931-10_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "30", "page_fin": "33", "image_debut": 12, "image_fin": 31, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.2.8", "titre_corps": "LE BETON VIBRE ET PERVIBRE (Suite)", "titre_sommaire": "LE BETON VIBRE ET PERVIBRE (Suite)", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 12, "page_imprimee": "30", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.1.12", "debut_caractere": 2870, "fin_caractere_exclue": 3743, "texte": "Procédés techniques nouveaux\nLE BETON VIBRE\nET PERVIBRE (Suite)\nIV.─ PROCEDES ACTUELS.\ni° Vibration extérieure.\nLa vibration extérieure constitue la méthode\nla plus ancienne. Sa mise au point a consisté\nseulement à perfectionner la construction des\nappareils électriques et pneumatiques, en sélec-\ntionnant, pour ces derniers, les matières em-\nployées et en adoptant les meilleurs traitements\nthermiques, et, d'autre part, à acquérir une\nexpérience assez complète pour permettre, sur\nle vu des dessins cotés des moules ou des cof-\nfrages, de déterminer le type et le nombre de\nvibrateurs à mettre en œuvre, ainsi que les\npoints et modes d'attache et la manière d'or-\nganiser la coulée. Il faudrait un volume entier\npour cataloguer toutes les variantes de la vi-\nbration externe, et même un résumé descriptif\nsortirait de notre cadre.\nOn peut dire, toutefois, que ce procédé"}, {"page_pdf": 29, "page_imprimee": "31", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.1.29", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 4207, "texte": "s'applique principalement aux cas suivants :\ni° Eléments dont le ferraillage est trop\nserré pour permettre l'utilisation des appareils\nde vibration interne ou superficielle;\n20 Eléments assez petits pour qu'un nom-\nbre réduit de vibrateurs permette la transmis-\nsion des chocs en touc les points du béton.\nOn peut faire entrer dans cette catégorie\nles moules de pierres artificielles, de dalles en\nbéton, etc., dont les parois, généralement\nmétalliques (le métal transmet, d'ailleurs,\nbeaucoup mieux la vibration que le bois, ce\nqui permet d'employer des vibrateurs plus\npetits ou moin:; nombreux ) sont munies de\npattes de fixation sur lesquelles on boulonne\ntrès rapidement les vibrateurs;\n30 Eléments longs et étroits, dans lesquels\nun pervibrateur ne peut être immergé. C'est\nle cas, notamment, des tuyaux en ciment, de:\npoteaux en béton pour lignes électriques, etc.\nLe rayon d'action maximum d'un vibrateur\nattaché sur un moule métallique est de 2 m.\nenviron, et de 1 m. 25 sur du bois. Il varie\nd'ailleurs beaucoup, selon la forme, le poids,\nrépaisseur du coffrage.\nUn vibrateur pneumatique se compose d'un\ncylindre en acier spécial, dans lequel se déplace\nlibrement un piston, formant à la foi dis-\ntributeur d'air comprimé et producteur de\nchocs. Ce piston frappe, à raison de 1,800 à\n4,000 coups à la minute selon le type, sur\ndeux fonds de cyindre en acier particulière-\nment résistant. Généralement, l'un des fonds\nde cylindre est muni d'une patte percée d'un\ntrou, servant à la fixation par l'intermédiaire\nd'un boulon indesserrable. Dans certains cas,\niec deux bouchons sont de ce type-là, et le\nvibrateur est mis en place au moyen de deux\nboulons.\nLes coffrages en bois des chantiers n'ont\nbesoin d'aucune modification par rapport à\nceux qu'on emploierait sans vibrer. Bien con-\nçus, ils ne sont jamais disloqués par les chocs,\ntrop épaic, ils les transmettaient mal.\nLa fixation se fait par l'intermédiaire de\nserre-joints de types courants très légèrement\nmodifiés; dans d'autres cas, on emploie des\ncolliers de serrage, dans d'autres encore des\ntiges filetées traversant la paroi du coffrage\nde part en part, et boulonnées*\n2° Vibration superficielle.\nL'appareil destiné à la vibration superfi-\ncielle porte le nom, déposé par la Société La\nRoute, de « Vibropyl » (brevets Bérenguier ).\nIl est généralement constitué par une pou-\ntre en I portant, selon sa longueur, de un à\nquatre vibrateurs pneumatiques du même type\nque ci-dessus, protégés par un carter; à chaque\nextrémité de la poutre, un manche muni d'une\npoignée; une commande par levier permet la\nmise en marche et l'arrêt simultanés des vibra-\nteurs,\nLa poutre peut, dans certains cas, être rem-\nplacée par une tôle formant plateau, ou tout\nautre dispositif adapté aux circonstances. Les\nvibrateurs peuvent être électriques.\nLe vibropyl est promené sur la surface du\nbéton au fur et à mesure de la coulée. La\nvibration est suffisamment intense pour que,\nm la composition du béton a bien été appro-\npriée au procédé, il soit possible de marcher\nsur la surface quelques instants après l'opé-\nration.\nComme nous l avons vu, la remontée de la\nlaitance permet de faire l'économie dune\nchape, avantageusement remplacée par un lis-\nsage.\nUne chaussée vibrée, plus vite faite, plus\nrésistante, plus homogène qu'une route en\nbéton ordinaire, peut dont être considérée\ncomme formée d'un matériau nouveau. D'ail-\nleurs, 100,000 mètres carrés de chaussées en\n« vibromac » ont déjà été coulés, sans comp-\nter les autres applications du procédé : en\neffet, la vibration superficielle constitue la\nmeilleure méthode toutes les fois que de vastes\nsurfaces horizontales sont en jeu. Elle est par-\nfaite pour les hourdis, les planchers, les\nradiers.\nDans le cao de gros ouvrages, étendus à la\nfois en surface et en profondeur, comme îes\nbarrages par exemple, le vibropyl peut être\nemployé avantageusement. .\nOn déverse alors le béton par lits successifs,\nsur chacun desquels on passe le vibropyl au fur\net à mesure de la coulée.\nLe vibropyl apporte une forte économie de\nmain-d'œuvre par rapport au damage, un , eul\nappareil, mû par deux hommes, faisant le\ntravail de plusieurs fouloirs. C'est un avan-\ntage de plus à l'actif du procédé."}, {"page_pdf": 30, "page_imprimee": "32", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.1.30", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 4237, "texte": "30 Vibration interne ou pervibration.\nToutes les fois qu'elle est applicable, la per-\nvibration est encore supérieure aux autres mé-\nthodes; c'est elle qui donne les résultats plus\nparfaits et les plus réguliers, et qui procure la\nplus forte économie de main-d'œuvre.\nElle est basée sur l'observation suivante :\nlorsqu'on met le béton en vibration par un\nprocédé quelconque, on constate, même avec\nun gros poids d'agrégat et peu d'eau, que\nla masse tout entière se comporte comme un\nliquide. Une expérience très simple met ce\nfait en lumière : plonger une tige quelconque\nau sein du béton en vibration; elle pénètre\ncomme dans un liquide, et en sort de même.\nMais si, pendant la durée de l'immsrsion, on\narrête les vibrateurs, le béton se bloque si bien\nautour de l'objet, qu'on ne peut plus le retirer\nqu'en remettant en marche les appareil .\nOn en déduisit que le principe d'Archimède\n%'applique aux corps plongés dans le béton en\ncours de vibration, ce qui conduisit à l'inven-\ntion des pervibrateurs. Ceux-ci ne sont autres\nque des flotteurs en tôle contenant un ou plu-\nsieurs vibrateurs du type habituel, d'alésage\ncorrespondant au diamètre du pervibrateur, ce\ndernier dépendant de la ection de la masse de\nbéton.\nSupposons, par exemple, qu'on con truise\nun pilier vertical.\nLe pervibrateur est placé au fond du cof-\nfrage, et mis en action dès que le niveau du\nbéton atteint la ligne de flottaison. Le béton\nentre en vibration, et, au fur et à mesure des\napports, l'appareil monte automatiquement,\nsupprimant toute main-d'œuvre assurant une\nvibration énergique, parfaitement régulière.\nLes coffrages n'étant pas interposés entre\nle vibrateur et le béton, toute l'énergie déve-\nloppée par l'appareil est utilisée, et le rende-\nment presque doublé.\nDans la plupatr des cas, le guidage se fait\npar les armatures parallèles au flotteur, parfois\npar le coffrage lui-même. Exceptionnellement,\non peut être amené à suspendre le pervibrateur\npar câble portant un contrepoids et attaché à\nune poulie.\nCe procédé a permis, en coulant des piliers\ncarrés de o m. 32 de côté, de monter de 1 o m.\nà 1 heure, :oit 1 mètre cube de béton. Avec des\npiliers carrés de o m. 70, on monte de 5 m.,\nsoit 2 mètre cube 5 à l'heure, sans aucune\nmain-d'œuvre pour le pilonnage, sans qu'il\nsoit utile, ni de piquer la surface, ni de l'en-\nduire.\nDes pervibrateurs de formes diverses ont été\nréalisés pour répondre à d'autres objets.\nIl existe en particulier un flotteur de faible\nlonngeur et de grande largeur, portant un\nvibrateur placé horizontalement, pour mettre\nen pervibration des mur , des pieds-droits <5?\nvoûtes, etc, Il permet de couler 2 mètres\nde béton à l'heure avec une dépense d'énerpe\nde 5 CV.\nUn appareil à main peut être immergé dans\nle béton; on le déplace pour pervibrer celui-ci.\nOn construit encore d'autres types, tels que\nla herse pezvibrante composée d'un attelage\nde plusieurs flotteurs. Du fait de la liquation\nproduite par le passage de ceux-ci, il n'en\nreste aucune trace dans le béton qui est parfai-\ntement serré.\nEnfin, un dispositif très particulier, cou-\nvert par les mêmes brevets, réalise la vibration\nintérieure, au moyen d'une sorte d'étrier, por-\ntant d'un côté un vibrateur, et, de l'autre, des\ndents en fer qui transmettent les chocs au\nbéton. Ce pervibrateur spécial est utilisé dan]\ncertains cas pour la coulée des poutres; on\nl'emploie aussi pour la confection de divers ag-\nglomérés.\nLa simple description des procédés et des\nappareils de pervibration suffit à convaincre\nimmédiatement de leur supériorité; tous les\navantages que nous avons passés en revue s'y\nretrouvent accrus : résistance à la flexion et à\nla compression, densité, étanchéité, possibilités\ndécoratives, économie de main-d'œuvre. Le\nseul inconvénient e:t une moindre souplesse,\ncar il faut des appareils différents s'adaptant\nà chaque cas envisagé. Parfois aussi, la dispo-\nsition des armatures interdit le passage d'un\nflotteur.\nV. CONCLUSION.\nAvenir du béton vibré et pervibré.\nIl résulte incontestablement des expériences\ndéjà nombreuses et des progrès réalisés ou\nfaciles à prévoir, que le béton vibré est appelé\nà un avenir considérable.\nDes opinions autorisées, des travaux ache-\nvés ou en cours, des fabrications régulièrement"}, {"page_pdf": 31, "page_imprimee": "33", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.1.31", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 4204, "texte": "organisées, on ne peut tirer qu'une conclusion:\n12 vibration se généralisera, et, sous ses diver-\nses formes, s'imposera à tous ceux qui cons-\ntrui ent en béton ou fabriquent des produits\nmoulés de toutes sortes.\nLe choix entre les divers procédés est aisé.\nSi, actuellement, les détails n'en sont pas en-\ncore connus de tous les usagers, leur diffusion,\nà laquelle s'attachent plusieurs techniciens,\ncomblera cette lacune et évitera les hésitations\net les tâtonnements.\nOn préférera le pervibrateur toutes les fois\nque son emploi sera possible. Il est même d'une\nabsolue nécessité que les bureaux d'études\ns'attachent à étudier la disposition des armatu-\nres de manière que la pervibration puisse être\nutilisée chaque fois qu'une impossibilité iné-\nluctable ne s'impo.era pas.\nOn emploiera, lorsque la coulée se fera sur\ndes aires étendues, soit le vibropyl, soit la\nherse pervibrante.\nEnfin, la vibration extérieure, par les cof-\nfrages, sera mise en œuvre à défaut de l'un des\nautres procédés.\nUn béton coulé sec, armé ou non, e.t tassé\npar une vibration énergique, possède des pro-\npriétés tellement supérieures à celles du béton\nordinaire, qu'on est en droit de le considérer\ncomme un matériau différent, le matériau de\nl'avenir.\nIl faudra pourtant l'utiliser d'une manière\nlogique, c'est-à-dire tenir compte, dans les cal-\nculs, non seulement des résistances et des den-\nsités plus grandes, mais aussi de leur constance\net de leur régularité. On est donc conduit à\nl une des conséquences suivantes :\ni° Diminuer les sections;\n20 Diminuer la proportion de ciment;\n30 Choisir un ciment de moindre qualité,\ndonc moins cher;\n40 Réaliser une économie sur les armatures;\n50 Combiner, avec toûte la souplesse dési-\nrable, ces diverses solutions.\nN'oublions pas, en dernier lieu, les effets\ndécoratifs réalisables avec le béton vibré, et\navec lui seul, et les possibilités qui en résultent\npour les architectes.\nAvec un béton sec, on est certain d'avoir\nune homogénéité et une régularité parfaites.\nEn même temps, la vibration agit sur tou-\ntes les caractéristiques du béton, augmentant\nla résistance à la compression, à la flexion et\nla densité.\nEt non seulement ces qualités sont accrues\ndans de proportions, mais, à dosage\négal elles sont presque rigoureusement cons-\ntantes en tous les points de l'ouvrage, ce qui\npermet de réduite les coefficients de sécurité,\nCette constance est d'autant plus rigoureuse\nque le béton est plue sec.\nElle est meilleure encore lorsqu'on peut\nemployer la vibration interne ou pervibration,\ncette méthode étant automatique.\nEnfin, le démoulage peut se faire au bout\nd'un temps réduit de 60 à 80 p,c, à dosage\nd'eau égal. Même, avec un béton très sec, le\ndémoulage des agglomérés, par exemple, de\ntuyaux ou de poteaux, a lieu instantanément.\nNous avons démoulé une extrémité d'un\npoteau électrique de 12 mètres pendant que\nl'autre bout était en cours de coulée. En con-\nséquence, le ciment à prise rapide devient com-\nplètement inutile, excepté pour lec très fortes\nsections, et l'on obtient les mêmes résultats\nà beaucoup meilleur compte. On est en droit\nde se demander, dans ces conditions, si vrai-\nment les effets de la vibration sont purement\nphysiques ou s'il ne se produit pas une cer-\ntaine action d'ordre chimique, activant la com-\nbinaison de l'eau et du ciment-\nLa constance d'un béton bien vibré a été\nmise en lumière par des essais exécutés en labo-\nratoire sur des éprouvettes prélevées sur des\néléments d'une vaste construction, en des\npoints éloignés les uns des autres. Il est facile\nde se rendre compte que nul procédé actuel ne\npourrait obtenir une pareille régularité : la\ndensité et la résistance à la flexion sont exac-\ntement les mêmes pour toutes les éprouvettec.\nQuant à la résistance à la compression, en\nvoici un exemple, pris sur des masses impor-\nantes de béton pervibré dont on a détaché\ndes blocs, régularisés ensuite au ciseau de ma-\nnière à leur donner une forme cubique. Le do-\nsage était à 150 kilos de ciment alumineux par\nmètre cube en œuvre.\nLes essais ont été faits à 6 jours, donnant\n306 et 324 kg/cm2, soit 6 p.c. de variation.\n{Etude de M. Trêves, parue dans le Bulletin\nde la Société des Ingénieurs Civils de France. )"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-10-01-c010", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-10_01#c010", "volume": "bmtnaac_1931-10_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "17", "page_fin": "22", "image_debut": 13, "image_fin": 18, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.2.9", "titre_corps": "ARCHITECTURE ET CONSTRUCTION EN GRANDE-BRETAGNE", "titre_sommaire": "ARCHITECTURE ET CONSTRUCTION EN GRANDE-BRETAGNE", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 13, "page_imprimee": "17", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.1.13", "debut_caractere": 68, "fin_caractere_exclue": 2278, "texte": "ARCHITECTURE ET CONSTRUCTION\nEN GRANDE-BRETAGNE\n\nSi l'on ne craignait les périlleuses géné-\nralités, on pourrait avancer en manière\nd'axiome : plus un pays est éloigné, archi-\ntecturalement parlant, du rationnel, et plus\nil éprouve, s'il est vivace, le besoin d'un\nrenouvellement. Et inversément. Ceci s'ap-\npliquerait fort bien aux pays nordiques, où\nla tradition constructive est, plus qu'ail-\nleurs, singulièrement logique. Les pays\nScandinaves en sont un témoignage plus\nclair encore que la Grande-Bretagne. Mais\ncelle-ci constitue dans l'effort international\nun enjeu bien plus considérable.\nIl ne serait donc pas paradoxal de dire\nque l'atout principal de ce pays est son tra-\nditionalisme profond. Ne parlons pas ici du\nsentimentalisme artificiel qui a pu, comme\ndans les autres pays européens, se greffer\nsur le fond raisonnable de la race.\nQuiconque parcourt la Grande-Bretagne\nobservera combien, en dépit des Ecoles, le\nniveau architectural est élevé. Technique-\nment et organiquement. Si l'on ne peut en\ndire autant de la science urbanistique,\nc'est que celle-ci a épuisé une formule, adé-\nquate il y a quelques années, mais insuffi-\nsanté aujourd'hui. Toutefois l'urbanisme\nmoderne a conquis ses premiers titres en\nGrande-Bretagne.\nLa science raisonnée du « housing » elle\naussi. Observons que, dans la majorité des\ncas, l'extension des quartiers résidentiels\nurbains, accessibles à la classe laborieuse,\neut pour base architecturale, non la maison\nindividuelle de plan et de construction\nquelconques, mais l'habitation standardi-\nsée, traditionnellement constructive, édi-\nfiée suivant les diverses variantes d'un plan\nvéritablement rationnel.\nEn outre, les bâtiments les plus divers, les\nédifices les plus importants, élaborés par\nles architectes officiels, académiques, ne\nsacrifient pas, en général, les élémentaires\nprescriptions de l'hygiène moderne. Si l'on\nadmet que ces prescriptions, communes à\ntous les domaines de l'architecture, en con-\nditionnent au premier chef tout programme,\non jugera qu'il n'y a rien d'exagéré à espé-\nrer beaucoup de la Grande-Bretagne et de\nses constructeurs. Vraisemblablement d'ici\npeu de temps verrons-nous apparaître les\npremières manifestations décisives."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-10-01-c012", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-10_01#c012", "volume": "bmtnaac_1931-10_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "18", "page_fin": "18", "image_debut": 14, "image_fin": 14, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.2.9.2", "titre_corps": "Les En haut : Hall industriel système Booth; près de 18,000 m2 sont couverts; 63 poteaux supportent charpente et couverture. Au centre : Type de tribune, fréquemment érigé dans les stades sportifs. Capacité: 10.000 personnes. (R. V. Twickenham.) Ci-contre : Type de chantier. Construction d'un immeuble d'appartements et de bureaux, au coeur de Londres.", "titre_sommaire": "Les En haut : Hall industriel système Booth; près de 18,000 m2 sont couverts; 63 poteaux supportent charpente et couverture. Au centre : Type de tribune, fréquemment érigé dans les stades sportifs. Capacité: 10.000 personnes. (R. V. Twickenham.) Ci-contre : Type de chantier. Construction d'un immeuble d'appartements et de bureaux, au coeur de Londres.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 14, "page_imprimee": "18", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.1.14", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1302, "texte": "Les ancêtres de la construction mé-\ntallique en Grande-Bretagne : Le\nCrystal Palace et le Forth Bridge.\nPièces uniques, sans doute, dont la\npremière remonte à 1851. La se-\nconde, le Pont du Forth, a sur la Tour\nEifel la supériorité d'avoir été con-\nçue dans un but utile, presque urgent.\nSans doute la construction métalli-\nque anglaise n'a-t-elle plus connu de\nsemblables miracles. Mais le miracle\nimporte peu, s'il ne trouve pas\nd'écho.\nLes pièces uniques ont fait place au-\njourd'hui aux nombreuses réalisations\nd'un intérêt souvent remarquable.\nLa construction métallique anglaise\nest l'une des plus perfectionnées\nd'Europe. Des chantiers de diverse\nimportance se sont succédés dans\nles principales villes de Grande-Bre-\ntagne.\nOn sait donc construire; on possède\nen outre la discipline indispensable\nà l'organisation architecturale. Que\nfaut-il de plus pour faire de l'archi-\ntecture rationnelle ? − Rien, sans\ndoute, sinon le vouloir.\nEn haut : Hall industriel système\nBooth; près de 18,000 m2 sont cou-\nverts; 63 poteaux supportent char-\npente et couverture.\nAu centre : Type de tribune, fré-\nquemment érigé dans les stades\nsportifs. Capacité: 10.000 person-\nnes. (R. V. Twickenham.)\nCi-contre : Type de chantier. Con-\nstruction d'un immeuble d'apparte-\nments et de bureaux, au coeur de\nLondres."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-10-01-c013", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-10_01#c013", "volume": "bmtnaac_1931-10_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "19", "page_fin": "19", "image_debut": 15, "image_fin": 15, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.2.9.3", "titre_corps": "Il y a, en matière d'habitation, une tradition constructive, et une pseudo tradition : le pittoresque. La première est vivace en Grande-Bretagne; quant à la seconde, ceux qui s'y adonnent le font avec une discrétion louable. L' habitation ci-contre, construite récemment, est d'un type très répandu. Son plan, ses matériaux, son exécution soignée, et l'absence d'esthétisme qu'elle manifeste, la range dans la vraie tradition constructive anglaise.", "titre_sommaire": "Il y a, en matière d'habitation, une tradition constructive, et une pseudo tradition : le pittoresque. La première est vivace en Grande-Bretagne; quant à la seconde, ceux qui s'y adonnent le font avec une discrétion louable. L' habitation ci-contre, construite récemment, est d'un type très répandu. Son plan, ses matériaux, son exécution soignée, et l'absence d'esthétisme qu'elle manifeste, la range dans la vraie tradition constructive anglaise.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 15, "page_imprimee": "19", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.1.15", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 453, "texte": "Il y a, en matière d'habitation, une\ntradition constructive, et une pseudo\ntradition : le pittoresque.\nLa première est vivace en Grande-\nBretagne; quant à la seconde, ceux\nqui s'y adonnent le font avec une\ndiscrétion louable.\nL' habitation ci-contre, construite\nrécemment, est d'un type très ré-\npandu. Son plan, ses matériaux, son\nexécution soignée, et l'absence d'es-\nthétisme qu'elle manifeste, la range\ndans la vraie tradition constructive\nanglaise."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-10-01-c014", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-10_01#c014", "volume": "bmtnaac_1931-10_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "19", "page_fin": "19", "image_debut": 15, "image_fin": 15, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.2.9.4", "titre_corps": "Par contre, cette habitation “ moderne ”, érigée dans l'Essex (architectes : Tait, Burnet & Partners), témoigne seulement d'un renouvellement d'aspect. Très décorative au fond, elle est plus éloignée que la précédente ― malgré ses murs unis et ses toitures plates ― de l'architecture rationnelle.", "titre_sommaire": "Par contre, cette habitation “ moderne ”, érigée dans l'Essex (architectes : Tait, Burnet & Partners), témoigne seulement d'un renouvellement d'aspect. Très décorative au fond, elle est plus éloignée que la précédente ― malgré ses murs unis et ses toitures plates ― de l'architecture rationnelle.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 15, "page_imprimee": "19", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.1.15", "debut_caractere": 455, "fin_caractere_exclue": 759, "texte": "Par contre, cette habitation “ mo-\nderne ”, érigée dans l'Essex (architec-\ntes : Tait, Burnet & Partners), témoi-\ngne seulement d'un renouvellement\nd'aspect. 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Cameron Kirby.", "titre_sommaire": "Immeuble d'appartements, en construction dans la région londonienne. Bâtiment sobre, agréable, distingué ― non dépourvu d'esthétisme. C'est peut-être une transition nécessaire, dans cette branche d'architecture sans antécédents décisifs en Grande-Bretagne. Architecte : S. Cameron Kirby.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 15, "page_imprimee": "19", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.1.15", "debut_caractere": 761, "fin_caractere_exclue": 1051, "texte": "Immeuble d'appartements, en con-\nstruction dans la région londonienne.\nBâtiment sobre, agréable, distingué\n― non dépourvu d'esthétisme. C'est\npeut-être une transition nécessaire,\ndans cette branche d'architecture\nsans antécédents décisifs en Grande-\nBretagne.\nArchitecte : S. Cameron Kirby."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-10-01-c016", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-10_01#c016", "volume": "bmtnaac_1931-10_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "20", "page_fin": "20", "image_debut": 16, "image_fin": 16, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.2.9.6", "titre_corps": "Les illustrations des deux présentes pages montrent l'effort moyen, plus ou moins heureux, mais assez volontaire, de quelques \" jeunes \" d'outre-Manche. Projet d'hôtel pour le Pays de Galles. Le plan ne manque pas d'intérêt ― mais quel esthétisme! que n'eut pas toléré, assurément, le vrai, le tradionnel cottage anglais.", "titre_sommaire": "Les illustrations des deux présentes pages montrent l'effort moyen, plus ou moins heureux, mais assez volontaire, de quelques \" jeunes \" d'outre-Manche. Projet d'hôtel pour le Pays de Galles. Le plan ne manque pas d'intérêt ― mais quel esthétisme! que n'eut pas toléré, assurément, le vrai, le tradionnel cottage anglais.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 16, "page_imprimee": "20", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.1.16", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 325, "texte": "Les illustrations des deux présentes\npages montrent l'effort moyen, plus\nou moins heureux, mais assez volon-\ntaire, de quelques \" jeunes \" d'ou-\ntre-Manche.\nProjet d'hôtel pour le Pays de Galles.\nLe plan ne manque pas d'intérêt ―\nmais quel esthétisme! que n'eut\npas toléré, assurément, le vrai, le\ntradionnel cottage anglais."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-10-01-c017", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-10_01#c017", "volume": "bmtnaac_1931-10_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "20", "page_fin": "20", "image_debut": 16, "image_fin": 16, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.2.9.7", "titre_corps": "Ce projet de club nautique, sur la Tamise (architecte J. Pemberton), manifeste bien plus d'honnêteté, de décence. Et c'est d'une bonne organisation de plan, traduite en une technique parfaitement constructive.", "titre_sommaire": "Ce projet de club nautique, sur la Tamise (architecte J. Pemberton), manifeste bien plus d'honnêteté, de décence. Et c'est d'une bonne organisation de plan, traduite en une technique parfaitement constructive.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 16, "page_imprimee": "20", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.1.16", "debut_caractere": 327, "fin_caractere_exclue": 538, "texte": "Ce projet de club nautique, sur la\nTamise (architecte J. Pemberton),\nmanifeste bien plus d'honnêteté, de\ndécence. Et c'est d'une bonne orga-\nnisation de plan, traduite en une\ntechnique parfaitement constructive."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-10-01-c018", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-10_01#c018", "volume": "bmtnaac_1931-10_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "20", "page_fin": "20", "image_debut": 16, "image_fin": 16, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.2.9.8", "titre_corps": "Du même architecte que le projet ci-dessus, ce bâtiment d'exposition permanente, édifié en pleine agglomération londonienne en 1929, eut surtout le mérite du “ coup de poing ” assommant l'aspect routinier des constructions officielles anglaises.", "titre_sommaire": "Du même architecte que le projet ci-dessus, ce bâtiment d'exposition permanente, édifié en pleine agglomération londonienne en 1929, eut surtout le mérite du “ coup de poing ” assommant l'aspect routinier des constructions officielles anglaises.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 16, "page_imprimee": "20", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.1.16", "debut_caractere": 540, "fin_caractere_exclue": 787, "texte": "Du même architecte que le projet\nci-dessus, ce bâtiment d'exposition\npermanente, édifié en pleine agglo-\nmération londonienne en 1929, eut\nsurtout le mérite du “ coup de\npoing ” assommant l'aspect routinier\ndes constructions officielles anglaises."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-10-01-c019", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-10_01#c019", "volume": "bmtnaac_1931-10_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "21", "page_fin": "21", "image_debut": 17, "image_fin": 17, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.2.9.9", "titre_corps": "Autre “ coup de poing ” quasi publicitaire. Ce cinéma londonien, construit par l'architecte W. E. Trent. L'intérieur n'est ni meilleur ni pire que ceux des autres bâtiments du même genre; il est seulement plus “ moderne ”... de décoration.", "titre_sommaire": "Autre “ coup de poing ” quasi publicitaire. Ce cinéma londonien, construit par l'architecte W. E. Trent. L'intérieur n'est ni meilleur ni pire que ceux des autres bâtiments du même genre; il est seulement plus “ moderne ”... de décoration.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 17, "page_imprimee": "21", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.1.17", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 243, "texte": "Autre “ coup de poing ” quasi pu-\nblicitaire. Ce cinéma londonien, con-\nstruit par l'architecte W. E. Trent.\nL'intérieur n'est ni meilleur ni pire\nque ceux des autres bâtiments du\nmême genre; il est seulement plus\n“ moderne ”... de décoration."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-10-01-c020", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-10_01#c020", "volume": "bmtnaac_1931-10_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "21", "page_fin": "21", "image_debut": 17, "image_fin": 17, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.2.9.10", "titre_corps": "Magasin d'une firme de chaussures, à Londres. Ce travail, d'importance modeste, accuse un effort très sincère vers la solution simple, logique, sans prétention décorative. L'architecte, Howard Robertson, est l'un des espoirs de la construction rationaliste en Grande-Bretagne.", "titre_sommaire": "Magasin d'une firme de chaussures, à Londres. Ce travail, d'importance modeste, accuse un effort très sincère vers la solution simple, logique, sans prétention décorative. L'architecte, Howard Robertson, est l'un des espoirs de la construction rationaliste en Grande-Bretagne.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 17, "page_imprimee": "21", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.1.17", "debut_caractere": 245, "fin_caractere_exclue": 527, "texte": "Magasin d'une firme de chaussures,\nà Londres. Ce travail, d'importance\nmodeste, accuse un effort très sin-\ncère vers la solution simple, logique,\nsans prétention décorative. L'archi-\ntecte, Howard Robertson, est l'un\ndes espoirs de la construction ratio-\nnaliste en Grande-Bretagne."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-10-01-c021", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-10_01#c021", "volume": "bmtnaac_1931-10_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "21", "page_fin": "21", "image_debut": 17, "image_fin": 17, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.2.9.11", "titre_corps": "Voici sans doute la plus remarquable, sinon la plus importante, construction industrielle érigée durant ces dernières années en Grande-Bretagne. C'est l'usine meunière de la Cité-Jardin de Welwyn. (Architectes : de Soissons et Kenyon, qui sont des traditionalistes... officiels.) Des locaux récréatifs pour le personnel complètent les installations industrielles.", "titre_sommaire": "Voici sans doute la plus remarquable, sinon la plus importante, construction industrielle érigée durant ces dernières années en Grande-Bretagne. C'est l'usine meunière de la Cité-Jardin de Welwyn. (Architectes : de Soissons et Kenyon, qui sont des traditionalistes... officiels.) Des locaux récréatifs pour le personnel complètent les installations industrielles.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 17, "page_imprimee": "21", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.1.17", "debut_caractere": 529, "fin_caractere_exclue": 900, "texte": "Voici sans doute la plus remarquable,\nsinon la plus importante, construc-\ntion industrielle érigée durant ces\ndernières années en Grande-Bre-\ntagne. C'est l'usine meunière de la\nCité-Jardin de Welwyn. (Architec-\ntes : de Soissons et Kenyon, qui sont\ndes traditionalistes... officiels.)\nDes locaux récréatifs pour le per-\nsonnel complètent les installations\nindustrielles."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-10-01-c022", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-10_01#c022", "volume": "bmtnaac_1931-10_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "22", "page_fin": "22", "image_debut": 18, "image_fin": 18, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.2.9.12", "titre_corps": "L'application raisonnée, et très fréquente, de méthodes constructives satisfaisant aux prescriptions de l'hygiène moderne a provoqué l'édification de multiples bâtiments, plus ou moins importants, et qui pourraient être caractérisés sous le nom d'architecture rationnelle “ inconsciente ”. Voici un intérieur de ferme électrique dans le Sussex, agencé et équipé logiquement. Extérieurement le bâtiment exprime d'ailleurs une prétention assez fâcheuse au pittoresque. (Architecte : M. Ayrton.)", "titre_sommaire": "L'application raisonnée, et très fréquente, de méthodes constructives satisfaisant aux prescriptions de l'hygiène moderne a provoqué l'édification de multiples bâtiments, plus ou moins importants, et qui pourraient être caractérisés sous le nom d'architecture rationnelle “ inconsciente ”. Voici un intérieur de ferme électrique dans le Sussex, agencé et équipé logiquement. Extérieurement le bâtiment exprime d'ailleurs une prétention assez fâcheuse au pittoresque. (Architecte : M. Ayrton.)", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 18, "page_imprimee": "22", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.1.18", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 506, "texte": "L'application raisonnée, et très fré-\nquente, de méthodes constructives\nsatisfaisant aux prescriptions de l'hy-\ngiène moderne a provoqué l'édifi-\ncation de multiples bâtiments, plus\nou moins importants, et qui pour-\nraient être caractérisés sous le nom\nd'architecture rationnelle “ incons-\nciente ”.\nVoici un intérieur de ferme électri-\nque dans le Sussex, agencé et\néquipé logiquement. Extérieurement\nle bâtiment exprime d'ailleurs une\nprétention assez fâcheuse au pitto-\nresque. (Architecte : M. Ayrton.)"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-10-01-c023", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-10_01#c023", "volume": "bmtnaac_1931-10_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "22", "page_fin": "22", "image_debut": 18, "image_fin": 18, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.2.9.13", "titre_corps": "L'hôpital anglais offre, assurément, le plus grand nombre d'exemples de cette architecture rationnelle inconsciente. Il atteint même une rare perfection, aussi bien dans son agencement, son exécution technique (l'industrie anglaise est extraordinairement développée, on le sait, dans les branches sanitaires), son équipement, que dans son aspect extérieur.", "titre_sommaire": "L'hôpital anglais offre, assurément, le plus grand nombre d'exemples de cette architecture rationnelle inconsciente. Il atteint même une rare perfection, aussi bien dans son agencement, son exécution technique (l'industrie anglaise est extraordinairement développée, on le sait, dans les branches sanitaires), son équipement, que dans son aspect extérieur.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 18, "page_imprimee": "22", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.1.18", "debut_caractere": 508, "fin_caractere_exclue": 876, "texte": "L'hôpital anglais offre, assurément,\nle plus grand nombre d'exemples de\ncette architecture rationnelle incons-\nciente. 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Acke.\nLe critique profane, facilement enclin aux\njugements superficiels, a souvent tenté\nd'exclure la construction en briques du\nprogramme technique des travaux d'archi-\ntecture moderne, et à plus forte raison\ndes travaux d'architecture rationnelle. De\nmême, trop zélé, il avait décidé que seule\nla toiture plate méritait d'être appelée fonc-\ntionnelle, la toiture à versants plus ou\nmoins inclinés étant considérée comme\nirrationnelle; un vestige d'anciennes mé-\nthodes constructives destiné à disparaître\ntotalement. C'était presqu'une question de\nprincipe.\nL'expérience des dernières années, au\ncours desquelles plus d'une utile mise au\npoint fut prononcée, engage à des appré-\nciations moins catégoriques. En outre le\nrejet de tous les a priori esthétiques, mê-\nme négatifs, permet de placer au tout pre-\nmier plan des considérations élémentaires,\nà la base du travail architectural, les exi-\ngences économiques et celles, très impé-\nrieuses, de l'industrie du bâtiment. L'état\nde celle-ci exerce une influence prépondé-\nrante sur le problème technique de l'archi-\ntecture. Par exemple, existe-t-il en notre\npays un mode constructif généralisé, don-\nnant les garanties essentielles au construc-\nteur, s'adaptant à la moyenne courante des\nbâtiments habituels (maisons individuelles\net immeubles d'importance très limitée)\nexiste-t-il un mode constructif autre que la\nmaçonnerie de briques? qui ait la même\n« maniabilité », si l'on peut dire, et surtout\nqui possède à son service un personnel"}, {"page_pdf": 20, "page_imprimee": "24", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.1.20", "debut_caractere": 96, "fin_caractere_exclue": 2020, "texte": "entraîné? En dépit des nombreuses appli-\ncations d'autres systèmes divers, on peut\naffirmer que non.\nToutefois soyons justes, et hâtons-nous de\ndire que ceci n'est que la constatation d'un\nfait ; ce n'est pas un programme, et les expé-\nriences doivent être encouragées à tout\nprix. Disons aussi que bien des cas parti-\nculiers peuvent être envisagés en prenant\npour base constructive autre chose que la\nmaçonnerie habituelle, à condition que\nl'importance du problème permette l'appli-\ncation d'une standardisation très poussée.\nMais ceci mis à part, il demeure assuré\nque l'utilisation de la brique reste, en Bel-\ngique, le procédé constructif le plus courant\net le plus facilement applicable aux problè-\nmes habituels. S'il faut considérer ce fait\ncomme déplorable, qu'on en accuse, non\npas les architectes, mais l'industrie même\ndu bâtiment.\nC'est sans doute dans la partie flamande\ndu pays que l'on se sert de la maçonnerie\nde briques avec le plus de soin, et parfois\naussi, au jugement d'un rationaliste, avec\nle plus de fantaisie. Richard Acke, l'archi-\ntecte courtraisien, l'utilise, lui, avec beau-\ncoup de science et de pondération. Rappe-\nlons d'ailleurs que, hors ses intéressantes\npetites constructions en pisé de terre, éri-\ngées à Ypres en 1920, il s'est exclusivement\nlimité à l'architecture de la brique. Et cela\nnous a valu, et nous vaut encore, de probes\nréalisations, agencées et exécutées avec\ngrand soin.\nTout comme Francken dont nous parlions\ndernièrement, Acke répugne au monumen-\ntal, comme à l'extravagance. Il ne cherche\npas là l'échappatoire à la solution qu'il faut\ntrouver dans l'élaboration d'un travail. Et\nl'on peut croire que si ce constructeur\navait eu à réaliser une œuvre importante\npar la masse, il n'eut, à aucun prix, sacri-\nfié son désir de faire simple.\nEn ce sens, Acke est un bon traditionaliste.\nH. Hoste disait de lui : « il a étudié notre\narchitecture ancienne, et vraisemblable-"}, {"page_pdf": 21, "page_imprimee": "25", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.1.21", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1075, "texte": "ment l'a-t-il fait de la bonne manière; car\nil en a retenu l'esprit et non la lettre ».\nCeci est juste et vaut qu'on le considère,\nparce que d'abord le fait est rare aujour-\nd'hui, où l'on court aux plus sottes élucu-\nbrations sous prétexte de « faire moderne ».\nEnsuite n'oublions pas qu'un bon, un vrai\ntraditionaliste est bien près de l'architec-\nture rationnelle. Il n'y a qu'un pas à fran-\nchir. Acke le franchira-t-il ?\nNous sommes heureux de soumettre à nos\nlecteurs quelques-uns des récents travaux\nde R. Acke, en matière d'habitation. Le\nplus caractéristique est sans doute l'habi-\ntation pour un médecin courtraisien. Le\nplan en est clair, et la division des deux\nservices du rez-de-chaussée (habitation et\nconsultation) bien accusée. L'étage, spa-\ncieux, est ordonné avec simplicité. L'exé-\ncution de cette habitation est méticuleuse\net très propre à la construction en briques.\nOn jugera de l'aspect par les photos ci-\ndevant.\nLes autres habitations manifestent égale-\nment un souci de sobriété, étroitement liée\naux fonctions mêmes de la distribution\nintérieure."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-10-01-c026", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-10_01#c026", "volume": "bmtnaac_1931-10_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "23", "page_fin": "23", "image_debut": 19, "image_fin": 19, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.2.10.1", "titre_corps": "Habitation du Dr Y., à Courtrai. Façade latérale vers le jardin. Photo : Duquenne. Cette construction a été primée au Concours Van de Ven 1930.", "titre_sommaire": "Habitation du Dr Y., à Courtrai. Façade latérale vers le jardin. Photo : Duquenne. 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(“ Bauwelt ”, Berlin, 16 avril 1931.)", "titre_sommaire": "Siège de la Société Radiophonique Berlinoise, à Berlin. (“ Bauwelt ”, Berlin, 16 avril 1931.)", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 23, "page_imprimee": "27", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.1.23", "debut_caractere": 31, "fin_caractere_exclue": 682, "texte": "ALLEMAGNE\nBâtiments administratifs et commerciaux\nImmeuble de bureaux, à Magdebourg.\nArchitectes : Schaeffer et Heyrothsberge.\nLa plus haute construction de Magdebourg, récem-\nment terminée, est décrite dans le “ Deutsche Bau-\nzeitung ” (Berlin), numéro du 16 avril 1931.\nDeux bâtiments administratifs\nde l'architecte H. Poelzig.\nCi-contre : Intérieur de l'édifice abritant le siège de\nla I. G. Farben Industrie, à Francfort-sur-Main.\nCe bâtiment, très important, a exigé deux années de\ntravail. (D'après le “ Deutsche Bauzeitung ” (Berlin),\n1er avril 1931.\nSiège de la Société Radiophonique Berlinoise, à Berlin.\n(“ Bauwelt ”, Berlin, 16 avril 1931.)"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-10-01-c033", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-10_01#c033", "volume": "bmtnaac_1931-10_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "28", "page_fin": "28", "image_debut": 24, "image_fin": 24, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.2.11.2", "titre_corps": "Ci-dessous : Intérieur d'un immeuble de commerce, à Francfort s/Main. Architecte : H. Zweigenthal. (D'après “ Die Baugilde ”, Berlin, 10 avril 1931.)", "titre_sommaire": "Ci-dessous : Intérieur d'un immeuble de commerce, à Francfort s/Main. Architecte : H. Zweigenthal. (D'après “ Die Baugilde ”, Berlin, 10 avril 1931.)", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 24, "page_imprimee": "28", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.1.24", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 665, "texte": "Bâtiments administratifs et commerciaux\nImmeuble de bureaux, Celle.\nArchitecte : O. Haesler.\nUn des plus remarquables travaux d'architecture à\nusage commercial, réalisé en Allemagne, durant ces\ndernières années. (D'après “ Tér ès Forma ”, Budapest,\nAvril 1931.\nCi-contre :\nDeux aspect de l'immeuble “ Indanthren ”,\nà Cologne.\nArchitectes : Riphahn et Grod.\nCette construction récente, très habilement agencée,\néquipée avec soin, est décrite en détail dans la revue\n“ Die Baugilde ”, Berlin, numéro du 10 avril 1931.\nCi-dessous :\nIntérieur d'un immeuble de commerce, à\nFrancfort s/Main.\nArchitecte : H. Zweigenthal.\n(D'après “ Die Baugilde ”, Berlin, 10 avril 1931.)"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-10-01-c034", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-10_01#c034", "volume": "bmtnaac_1931-10_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "29", "page_fin": "29", "image_debut": 25, "image_fin": 25, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.2.11.3", "titre_corps": "Bâtiments d'intérêt public Hall de la nouvelle aérogare de Munich. Architecte : J. Mossner. (D'après le “ Deutsche Bauzeitung ”, 8 avril 1931.) Ci-dessous : (à gauche) : Aérogare de Berlin. (à droite) : Bains publics à Dusseldorf. Architecte : W. Furthmann. (“ Bauwarte ”, Cologne, 26 mars 1931.)", "titre_sommaire": "Bâtiments d'intérêt public Hall de la nouvelle aérogare de Munich. Architecte : J. Mossner. (D'après le “ Deutsche Bauzeitung ”, 8 avril 1931.) Ci-dessous : (à gauche) : Aérogare de Berlin. (à droite) : Bains publics à Dusseldorf. Architecte : W. Furthmann. (“ Bauwarte ”, Cologne, 26 mars 1931.)", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 25, "page_imprimee": "29", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.1.25", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 296, "texte": "Bâtiments d'intérêt public\nHall de la nouvelle aérogare de Munich.\nArchitecte : J. Mossner.\n(D'après le “ Deutsche Bauzeitung ”, 8 avril 1931.)\nCi-dessous :\n(à gauche) : Aérogare de Berlin.\n(à droite) : Bains publics à Dusseldorf.\nArchitecte : W. 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(“ Moderne Bauformen ”, Stuttgart, avril 1931.)", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 25, "page_imprimee": "29", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.1.25", "debut_caractere": 298, "fin_caractere_exclue": 511, "texte": "ETATS-UNIS\nUniversité populaire à New-York.\nArchitecte : J. Urban.\n(D'après “ Bauwelt ”, Berlin.)\nCi-dessous :\nRestaurant à Los Angeles.\nArchitecte : J.-R. Davidson.\n(“ Moderne Bauformen ”, Stuttgart, avril 1931.)"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-10-01-c036", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-10_01#c036", "volume": "bmtnaac_1931-10_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "30", "page_fin": "30", "image_debut": 26, "image_fin": 26, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.2.11.5", "titre_corps": "Usine à Viburg. Architectes : V. Aulanko et E. Huttunen. (D'après “ Arkkitehti ”, Helsingfors, N° 3, 1931.)", "titre_sommaire": "Usine à Viburg. Architectes : V. Aulanko et E. Huttunen. (D'après “ Arkkitehti ”, Helsingfors, N° 3, 1931.)", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 26, "page_imprimee": "30", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.1.26", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 138, "texte": "FINLANDE\nBâtiments industriels\nUsine à Viburg.\nArchitectes : V. Aulanko et E. Huttunen.\n(D'après “ Arkkitehti ”, Helsingfors, N° 3, 1931.)"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-10-01-c037", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-10_01#c037", "volume": "bmtnaac_1931-10_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "30", "page_fin": "30", "image_debut": 26, "image_fin": 26, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.2.11.6", "titre_corps": "Usine Van Nelle, à Rotterdam. Architectes : Brinkmann et Van der Vlught. Les deux clichés immédiatement ci-dessus donnent l'aspect intérieur et extérieur du local récréatif, réservé au personnel. (D'après “ Der Baumeister ”, Munich, avril 1931.)", "titre_sommaire": "Usine Van Nelle, à Rotterdam. Architectes : Brinkmann et Van der Vlught. Les deux clichés immédiatement ci-dessus donnent l'aspect intérieur et extérieur du local récréatif, réservé au personnel. 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Architectes : G. Blakstad et Munthe-Kaas. (D'après la revue danoise “ Arkitekten Maanedshaefte ”, Copenhague, mars 1931.)", "titre_sommaire": "Maison d'exposition d'art, à Oslo. Architectes : G. Blakstad et Munthe-Kaas. (D'après la revue danoise “ Arkitekten Maanedshaefte ”, Copenhague, mars 1931.)", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 27, "page_imprimee": "31", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.1.27", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 166, "texte": "NORVÈGE\nMaison d'exposition d'art, à Oslo.\nArchitectes : G. Blakstad et Munthe-Kaas.\n(D'après la revue danoise “ Arkitekten Maaneds-\nhaefte ”, Copenhague, mars 1931.)"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-10-01-c039", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-10_01#c039", "volume": "bmtnaac_1931-10_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "31", "page_fin": "31", "image_debut": 27, "image_fin": 27, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.2.11.8", "titre_corps": "Cinéma “ Flamman ”, à Stockholm. Architecte : Uno Ahren. (D'après “ Bauwelt Berlin ”, 23 avril 1931.) La Suède connaît actuellement une orientation architecturale assez décisive, et qu'il faut considérer avecsympathie. On observera que cette orientation est due, en grande partie, à l'influence exercée par l'exposition de Stockholm de 1930. Et l'on comparera cette influence avec celle qu'exerce encore, dans nos pays, la néfaste exposition de Paris, en 1925.", "titre_sommaire": "Cinéma “ Flamman ”, à Stockholm. Architecte : Uno Ahren. (D'après “ Bauwelt Berlin ”, 23 avril 1931.) La Suède connaît actuellement une orientation architecturale assez décisive, et qu'il faut considérer avecsympathie. On observera que cette orientation est due, en grande partie, à l'influence exercée par l'exposition de Stockholm de 1930. Et l'on comparera cette influence avec celle qu'exerce encore, dans nos pays, la néfaste exposition de Paris, en 1925.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 27, "page_imprimee": "31", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.1.27", "debut_caractere": 168, "fin_caractere_exclue": 640, "texte": "SUÈDE\nCinéma “ Flamman ”, à Stockholm.\nArchitecte : Uno Ahren.\n(D'après “ Bauwelt Berlin ”, 23 avril 1931.)\nLa Suède connaît actuellement une orientation archi-\ntecturale assez décisive, et qu'il faut considérer avec-\nsympathie. On observera que cette orientation est\ndue, en grande partie, à l'influence exercée par l'expo-\nsition de Stockholm de 1930. 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Ce rap-\nport est intéressant à un double point de vue:\nd'abord, il est précis et raisonnable ; ensuite,\nil montre qu'un organisme officiel comme la\nS, C, A. B, fait un effort méritoire pour se\ndégager des considérations routinières et envi-\nsager avec réalisme le problème assez ardu\nqu'est l'aménagement d'un quartier urbain\ntrès ancien.\nI. HISTORIQUE.\nL'Eglise Saint-Nicolas.\nL'église Saint-Nicolas fut le premier édifice\nreligieux élevé aux pieds du «castrum» Saint-\nGéry. Elle fut construite par l'agglomération\nmarchande qui s'y fixa, toute proche de la\nmuraille qui la protégeait, du pont qui assurait\nle passage de la rivière et du marché Soudé à\nSteenweg,\nL'église Saint-Nicolas est née, en cet en-\ndroit, du trafic et des premières palpitations\ndu cœur de la ville. Son emplacement est, de\nce fait, un lieu historique; on ne pourra Vou-\nblier.\nLe chœur de l'église actuelle de la fin du\nXIVe siècle et la chapelle dédiée à la Vierge\nl'agrandit au XVe siècle. Les troubles reli-\ngieux du XVIe siècle la saccagent, et, rebâtie,\nelle est détruite complètement par les canons\nde Villeroy, en 1695,\nOn la relève de ses ruines en maintenant\ncertaines parties restées debout; dès 1760, on\nparle de sa démolition pour des raisons de\nsolidité.\nEn 1799, elle fut vendue comme bien na-\ntional, et quoique sa démollition avait été\nentamée, elle fut rachetée par quelques parois-\nsiens, Aménagée tant bien que mal, elle est\nrendue au culte en 1804, Elle avait été érigée\nen paroisse dès 1618,\nMonument sans unité, triste, lambeau archi-\ntectural, elle se dessine, aujourd'hui, mutilée\net informe, mais évoque ainsi, en plein cen-\ntre de la ville qu'elle a vu naître, les événe-\nments de la cité»\nLa Tour Saint-Nicolas,\nC'est sur les bases de la tour dénommée\n« Tour de Saint-Nicolas », vestige de l'en-\nceinte du « castrum », que fut levée une tour\nau beffroi de laquelle la ville suspendit ses\ncloches. Symbole de la puissance communale.\nCette tour s'effondra en 1367, Reconstruite,\nelle fut incendiée lors du bombardement qui\navait anéanti l'église et rebâtie d'après les\nplans de l'architecte Guillaume De Bruyn,\nElle s'effondra définitivement en 17 14, après\nle triomphe de la politique étatiste instaurée\npar les ducs de Bourgogne, Aucune nécessité ne\nla releva* Une dalle de marbre scellée dans la\nfaçade sud de l'église Saint-Nicolas, nous la\nrappelle et précise son emplacement.\nII. LE PROBLEME ACTUEL.\nLa Reconstruction de la Teu: Saint-Nicolas,\nIl a été question récemment de réédifier, à\nune échelle réduite, îa tour de Saint-Nicolas,\nd'après une maquette conservée au Musée com-\nmunal et établie à la suite d'un projet de re-\nconstruction datant de 17 15, resté sans suite.\nIl ne faut voir dans ce projet qu'une pro-\nposition, parmi d'autres, pour répondre à un\nvœu de la fabrique d'église qui souhaite que\nl'on substitue à la façade sud existante, tour-\nnée vers la rue du Midi et d'un apsect assez\npauvre, une façade monumentale, un décor\nvrai ou faux.\nQue vaut cette proposition en soi? Que\nvaut-elle en regard des divers problèmes\nqu'elle remet en question?\nLes raisons qui avaient déterminé la cons-\ntruction originale du beffroi ont disparu au-\njourd'hui, La nécessité de la reconstruire ne\ns'impose pas,\nLa reconstruction d'édifices anciens com-\nplètement anéantis et ne répondant plus à\naucune nécessité doit, à de très rares excep-\ntions près, être considérée comme un geste\nvain, amoindrissant la mission de l'architec-\nture> art pétri, gonflé de vie, Il faut y renon-\ncer,\nAu surplus, l'idée de réédifier le beffroi à\nune échelle très réduite suffit à condamner le\nprojet.\nL'échelle d'un édifice, c'est-à-dire le rapport\nentre ses dimensions et celles de l'homme, des"}, {"page_pdf": 33, "page_imprimee": "35", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.1.33", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 4015, "texte": "édifices voisins, de l'espace et de tous les élé-\nments ambiants, est l'un des facteurs essen-\ntiels, si pas le facteur essentiel de sa valeur\nmonumentale. 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Il semble bien\nque ce soit celle à laquelle tôt ou tard il faudra\naboutir*\nIl est cependant difficile de se prononcer\net, raisonnablement, de proposer cette solution\nà priori sans rattacher ce point d'urbanisme à\nune étude plus vaste de l'urbanisation de la\nville de Bruxelles, urbanisation dont la néces-\nsité se fait chaque jour sentir plus impérieuse-\nment.\nRien ne prouve, dans l'état actuel de la\nquestion, que la démolition de l'église Saint-\nNicolas, si elle était considérée comme une\nbonne solution du problème présent, avére-\nrait son efficacité en présence des grands pro-\nblèmes de circulation qui- ne peuvent être ré-\nsolus que par une étude d'ensemble.\nUn ensemble archéologique aux abords de la\nGrand' Place,\nAux partisans de la démolition de l'église\ns'opposent ceux qui, poursuivant des buts\ndifférents, désirent conserver l'édifice pour sa\nvaleur archéologique et sentimentale ainsi que\npour isoler le cœur ancien de la ville de l'acti-\nvité trépidante de la vie urbaine.\nAllant plus loin dans cet ordre d'idées,\n1 'église pourrait être, selon certains, un noyau\nautour duquel viendront se grouper des cons-\ntructions anciennes réédifiées, formant ainsi,\naux abords de la Grand' Place, un ensemble\nde souvenirs archéologiques, La reconstruction\nde la Maison de « Goude Huyve » est une\npremière réalisation; celle du beffroi en serait\nune seconde. D'autres encore pourraient sui-\nvre,\nN'a-t-on pas déjà suggéré pour agrémenter\nla façade sud en acceptant le projet d'une\nfaçade neuve d'architecture médiévale le\nplacage de façade déposées et remontées, de\nl'église des Brigittines, de la Chapelle Sainte-\nAnne, en avant de la façade existante, à l'ali-\ngnement du porche; ou, encore, de la porte\ndu Serment des Arbalétriers,\nToutes ces reconstructions n'ont entre\nelles aucun lien logique ni spirituel, La réédi-\nfication de la « Goude Huyve » sans rapport\nni d'échelle, ni de couleur avec les construc-\ntions avoisinantes, dissimulant mal un plan\ntriangulaire ridiculement petit dont elle ne\npeut être la claire expression, est une expé-\nrience suffisamment concluante pour que de\nnouvelles expériences n'en viennent aggraver\nles résultats.\nOn ne peut admettre que la solution à ap-\nporter aux problèmes de la vie de la ville\nactuelle soitj entravée ou rendue impossible\ndemain, par n'importe quelle réalisation archi-\ntecturale,\nIII. CONCLUSIONS.\nLa Société Centrale d'Architecture de Bel-\ngique, en sa séance plénière du 14 juillet 19 31,\na voté les vœux suivants :\n1. Rejet de la réalisation, surtout à une\néchelle réduite, de la reconstruction de la tour\ndénommée « Le Beffroi » comme de toutes\nautres constructions ou appropriations qui\nentraveraient et empêcheraient, demain, l'ap-\nplication d'une solution d'ensemble au pro-\nblème du centre de la ville,\n2, Mise à l'étude par la Ville de Bruxelles,\nde préférence par voie de concours le plus\nrapidement possible de l'urbanisation de\nla capitale, principalement du centre."}, {"page_pdf": 34, "page_imprimee": "36", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.1.34", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 2708, "texte": "Liége.\nJ. ROMAIN.\nNous extrayons d'un journal liégeois la\nprotestation ci-aptes, tendant à défendre un\nsite bien connu contre Venvahissement de l'in-\ndustrie charbonnière.\nLe charbonnage du Baneux prend ses me-\nsures pour surélever le terril qu'il a établi dans\nle vallon des Tawes jusqu'à la lisière ex-\ntrême de la rue, licence que lui interdit d'ail-\nleurs, pensons-nous, le texte de la loi. En tout\nétat de cause, les habitantes du Fond-des-\nTawes se trouvent enterrés sous l'énorme tas\nde pierrailles qu'on va exhausser encore, au\nrisque de compromettre la sécurité des égouts.\nComme cela s est vu, paraît-il, il y a quelques\nannées, sous le terril de la Batterie.\nCe projet d'exhaussement fera bénéficier le\ncharbonnage d'un simple répit de quelques\nannées. Par contre, il aura pour résultat de\nmasquer « ad vitam aeternam », pour les\nhabitants de la rue du Glacis et pour les pro-\nmeneurs du parc de la Citadelle, la belle\néchappée que représente pour eux le joli coteau\ndu Tiehr-à-Liége et, dans le lointain, les gra-\ncieuses collines de la Meu:e. Oui, la beauté du\nsite le plus harmonieux des parages immédiats\nde Liège sera mutilée, de nouveau, par un\nprojet qui s'inspire d'un dédain épais pour le\ncadre plein de charme qui rehausse l'antique\ncité liégeoise.\n« De nouveau », disons-nous; car, ceux\nqui ont connu la vallée il y a quelque vingt-\ncinq ans ne peuvent parler, sans un attendris-\nsement mêlé d'amers regrets, de l'extrême\nintérêt qu'elle présentait avant les déprédations\ndes houillères de la Batterie et du Baneux.\nOn aura une idée de ce que sera la mons-\ntrueuse taupinière qu'on projette de dresser\ndu cœur de ce qui reste du superbe vallon des\nTawes, en jetant un regard sur le terril de la\nBatterie qu'on a exhaussé de quinze mètres\nces dernières années, en lui enlevant son unité,\nc est-à-dire en nuisant considérablement à son\nesthétique déjà fort médiocre.\nMalgré notre désir de ne pas hausser le ton,\nnous ne pouvons taire que nous trouvons im-\npertinent le sans-gêne avec lequel les potentats\nde l'industrie charbonnière lacèrent, sans\nnécessité pressante, l'aimable terroir qui nous\na modelés; auquel, tout au moins, la race doit,\npour une large part, sa fine sensibilité, son\nesprit agile et sa plaisante humeur.\nAh! les fils ingrats. Ah! les malheureux,\nmoins sensibles à la ligne heureuse d'un pay-\nsage qu'à la courbe qui marque la plus minime\nprogression des bénéfices»\nEt puis, quels charmants égoïstes! Car,\nenfin, pour y revenir en terminant, lorsque la\nhouillère du Baneux aura, pour l'éternité,\nabîmé un peu plus le vallon il faudra tout de\nmême qu'elle avise aux mesures à prendre\npour transporter ses déchets dans la plaine\nvoisine.\n(« Liège Echos ». )"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-10-01-c044", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-10_01#c044", "volume": "bmtnaac_1931-10_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "34", "page_fin": "35", "image_debut": 32, "image_fin": 33, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.2.12.1", "titre_corps": "Bruxelles. – Aménagement urbain", "titre_sommaire": "Bruxelles. – Aménagement urbain", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 32, "page_imprimee": "34", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.1.32", "debut_caractere": 7, "fin_caractere_exclue": 3851, "texte": "Bruxelles. - Aménagement urbain\nNous livrons à nos lecteurs les principaux\npassages d'un rapport présenté par le Comité\ndu Tracé des Villes de la S, C, A, B. 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Méconnaître cette vertu fonda-\nmentale, c'est courir au-devant d'un résultat\ncertainement mauvais.\nL'église Saint-Nicolas et le problème d urba-\nnisme.\nCe projet remet en question les problèmes\ninhérents à l'église Saint-Nicolas et demeurés\njusqu'à présent sans solution valable.\nAu premier rang de ceux-ci se place le pro-\nblème de la circulation aux abords. Née du\ntrafic, l'église obstrue, aujourd'hui, la circu-\nlation de la ville développée et étrangle Y artère\nurbaine.\nC'est, en effet, dans un goulot de 4 m. 98,\nentre bordures de trottoirs, que les circulations\nNord-Midi, Midi-Nord et la circulation du\nhaut de la ville, drainée en partie par la rue\nCardinal Mercier, puis détournée par la Grand'\nPlace, se croisent et se mêlent,\nLa démolition pure et simple de l'église et\nla création d'un carrefour giratoire sur son\nemplacement est la seule solution que beau-\ncoup voient à cette situation. Il semble bien\nque ce soit celle à laquelle tôt ou tard il faudra\naboutir*\nIl est cependant difficile de se prononcer\net, raisonnablement, de proposer cette solution\nà priori sans rattacher ce point d'urbanisme à\nune étude plus vaste de l'urbanisation de la\nville de Bruxelles, urbanisation dont la néces-\nsité se fait chaque jour sentir plus impérieuse-\nment.\nRien ne prouve, dans l'état actuel de la\nquestion, que la démolition de l'église Saint-\nNicolas, si elle était considérée comme une\nbonne solution du problème présent, avére-\nrait son efficacité en présence des grands pro-\nblèmes de circulation qui- ne peuvent être ré-\nsolus que par une étude d'ensemble.\nUn ensemble archéologique aux abords de la\nGrand' Place,\nAux partisans de la démolition de l'église\ns'opposent ceux qui, poursuivant des buts\ndifférents, désirent conserver l'édifice pour sa\nvaleur archéologique et sentimentale ainsi que\npour isoler le cœur ancien de la ville de l'acti-\nvité trépidante de la vie urbaine.\nAllant plus loin dans cet ordre d'idées,\n1 'église pourrait être, selon certains, un noyau\nautour duquel viendront se grouper des cons-\ntructions anciennes réédifiées, formant ainsi,\naux abords de la Grand' Place, un ensemble\nde souvenirs archéologiques, La reconstruction\nde la Maison de « Goude Huyve » est une\npremière réalisation; celle du beffroi en serait\nune seconde. D'autres encore pourraient sui-\nvre,\nN'a-t-on pas déjà suggéré pour agrémenter\nla façade sud en acceptant le projet d'une\nfaçade neuve d'architecture médiévale le\nplacage de façade déposées et remontées, de\nl'église des Brigittines, de la Chapelle Sainte-\nAnne, en avant de la façade existante, à l'ali-\ngnement du porche; ou, encore, de la porte\ndu Serment des Arbalétriers,\nToutes ces reconstructions n'ont entre\nelles aucun lien logique ni spirituel, La réédi-\nfication de la « Goude Huyve » sans rapport\nni d'échelle, ni de couleur avec les construc-\ntions avoisinantes, dissimulant mal un plan\ntriangulaire ridiculement petit dont elle ne\npeut être la claire expression, est une expé-\nrience suffisamment concluante pour que de\nnouvelles expériences n'en viennent aggraver\nles résultats.\nOn ne peut admettre que la solution à ap-\nporter aux problèmes de la vie de la ville\nactuelle soitj entravée ou rendue impossible\ndemain, par n'importe quelle réalisation archi-\ntecturale,\nIII. CONCLUSIONS.\nLa Société Centrale d'Architecture de Bel-\ngique, en sa séance plénière du 14 juillet 19 31,\na voté les vœux suivants :\n1. Rejet de la réalisation, surtout à une\néchelle réduite, de la reconstruction de la tour\ndénommée « Le Beffroi » comme de toutes\nautres constructions ou appropriations qui\nentraveraient et empêcheraient, demain, l'ap-\nplication d'une solution d'ensemble au pro-\nblème du centre de la ville,\n2, Mise à l'étude par la Ville de Bruxelles,\nde préférence par voie de concours le plus\nrapidement possible de l'urbanisation de\nla capitale, principalement du centre."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-10-01-c045", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-10_01#c045", "volume": "bmtnaac_1931-10_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "36", "page_fin": "36", "image_debut": 34, "image_fin": 34, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.2.12.2", "titre_corps": "Liége.", "titre_sommaire": "Liége.", "signature_source": "J. ROMAIN", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 34, "page_imprimee": "36", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.1.34", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 2708, "texte": "Liége.\nJ. ROMAIN.\nNous extrayons d'un journal liégeois la\nprotestation ci-aptes, tendant à défendre un\nsite bien connu contre Venvahissement de l'in-\ndustrie charbonnière.\nLe charbonnage du Baneux prend ses me-\nsures pour surélever le terril qu'il a établi dans\nle vallon des Tawes jusqu'à la lisière ex-\ntrême de la rue, licence que lui interdit d'ail-\nleurs, pensons-nous, le texte de la loi. En tout\nétat de cause, les habitantes du Fond-des-\nTawes se trouvent enterrés sous l'énorme tas\nde pierrailles qu'on va exhausser encore, au\nrisque de compromettre la sécurité des égouts.\nComme cela s est vu, paraît-il, il y a quelques\nannées, sous le terril de la Batterie.\nCe projet d'exhaussement fera bénéficier le\ncharbonnage d'un simple répit de quelques\nannées. Par contre, il aura pour résultat de\nmasquer « ad vitam aeternam », pour les\nhabitants de la rue du Glacis et pour les pro-\nmeneurs du parc de la Citadelle, la belle\néchappée que représente pour eux le joli coteau\ndu Tiehr-à-Liége et, dans le lointain, les gra-\ncieuses collines de la Meu:e. Oui, la beauté du\nsite le plus harmonieux des parages immédiats\nde Liège sera mutilée, de nouveau, par un\nprojet qui s'inspire d'un dédain épais pour le\ncadre plein de charme qui rehausse l'antique\ncité liégeoise.\n« De nouveau », disons-nous; car, ceux\nqui ont connu la vallée il y a quelque vingt-\ncinq ans ne peuvent parler, sans un attendris-\nsement mêlé d'amers regrets, de l'extrême\nintérêt qu'elle présentait avant les déprédations\ndes houillères de la Batterie et du Baneux.\nOn aura une idée de ce que sera la mons-\ntrueuse taupinière qu'on projette de dresser\ndu cœur de ce qui reste du superbe vallon des\nTawes, en jetant un regard sur le terril de la\nBatterie qu'on a exhaussé de quinze mètres\nces dernières années, en lui enlevant son unité,\nc est-à-dire en nuisant considérablement à son\nesthétique déjà fort médiocre.\nMalgré notre désir de ne pas hausser le ton,\nnous ne pouvons taire que nous trouvons im-\npertinent le sans-gêne avec lequel les potentats\nde l'industrie charbonnière lacèrent, sans\nnécessité pressante, l'aimable terroir qui nous\na modelés; auquel, tout au moins, la race doit,\npour une large part, sa fine sensibilité, son\nesprit agile et sa plaisante humeur.\nAh! les fils ingrats. Ah! les malheureux,\nmoins sensibles à la ligne heureuse d'un pay-\nsage qu'à la courbe qui marque la plus minime\nprogression des bénéfices»\nEt puis, quels charmants égoïstes! Car,\nenfin, pour y revenir en terminant, lorsque la\nhouillère du Baneux aura, pour l'éternité,\nabîmé un peu plus le vallon il faudra tout de\nmême qu'elle avise aux mesures à prendre\npour transporter ses déchets dans la plaine\nvoisine.\n(« Liège Echos ». )"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-10-01-c046", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-10_01#c046", "volume": "bmtnaac_1931-10_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "36", "page_fin": "36", "image_debut": 34, "image_fin": 34, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.2.13", "titre_corps": "L'INDUSTRIE DU BATIMENT.", "titre_sommaire": "L'INDUSTRIE DU BATIMENT.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 34, "page_imprimee": "36", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.1.34", "debut_caractere": 2710, "fin_caractere_exclue": 3445, "texte": "L'INDUSTRIE DU BATIMENT.\n(.Extrait d'un article de M. F. Deny pava\ndans « Le Soit » du 22-9-31 ) ;\nLes autorisations à bâtir constituent le plus\nfidèle reflet de l'activité de l'industrie du\nbâtiment. Or, les chiffres que I on nous sou-\nmet sont bien moins décevants qu on aurait\npu le prévoir. En 1930, il a été délivré 1 1,400\nautorisations à bâtir, dans les agglomérations\nbruxelloise, anversoise, gantoise et liégeoise,\ncontre 13,067 en 1929.\nActuellement, le chiffre des autorisations\nà bâtir se maintient entre 1,000 et 1,100 par\nmois pour les agglomérations précitées. Depuis\nmars de cette année, on enregistra une sérieuse\nreprise : 1,065 autorisations en mars. 1*093\nen avrilt 1,045 en m2Ll> 11 88 en juin et 1,106\nen juillet."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-10-01-c047", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-10_01#c047", "volume": "bmtnaac_1931-10_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "36", "page_fin": "36", "image_debut": 34, "image_fin": 34, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.2.14", "titre_corps": "CUISINES RATIONNELLES STANDARDISEES.", "titre_sommaire": "CUISINES RATIONNELLES STANDARDISEES.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 34, "page_imprimee": "36", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.1.34", "debut_caractere": 3447, "fin_caractere_exclue": 3838, "texte": "CUISINES RATIONNELLES STAN-\nDARDISEES.\nNous sommes heureux d'informer nos lec-\nteurs de la nouvelle activité des Etablissements\nE. J. Van de Ven, qui viennent d'acquérir les\ndroits d'auteur pour l'exécution des cuisines\nstandards en éléments «Cubex». Nous rappe-\nlons qu'une description complète de ces élé-\nments et de leur agencement a paru dans « La\nCité », numéro 9, vol. IX (mai 1931 )."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-10-01-c048", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-10_01#c048", "volume": "bmtnaac_1931-10_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "37", "page_fin": "38", "image_debut": 35, "image_fin": 36, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.2.15", "titre_corps": "CONCOURS", "titre_sommaire": "CONCOURS", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 35, "page_imprimee": "37", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.1.35", "debut_caractere": 14, "fin_caractere_exclue": 3606, "texte": "CONCOURS\nKHARKOV. THEATRE D'ETAT. L'im-\nportant concours international ouvert par la\nR. S. S. d'Ukraine s'est clôturé récemment.\nSur les cent quarante-quatre projets soumis,\nprès d'une centaine provenaient d'architectes\nétrangers. Trois premiers prix ex-aequo de\n8,000 roubles furent délivrés aux architectes\nA. Kastner (collaborateurs : E. K. Hengerer,\ningénieur, et K. W. Meyer, ingénieur); au\nGroupement d'architectes ukrainiens (Afanas-\nsiev, Kostenko, Meller, etc. ); S. Strizic (colla-\nborateur : K. Ebbecke, ingénieur ).\nLe prix suivant (de 3,000 roubles) fut dé-\ncerné à deux architectes allemands Boesinger\net Storonow.\nEnfin, un prix de 2,000 roubles fut attri-\nbué au professeur Dr. Ing. W. Gropius.\nCe concours, dont nous espérons reparler\nprochainement, compte parmi les plus impor-\ntants et les mieux organisés de ceux auxquels\nles architectes de tous pays purent participer\nau cours de ces récentes années.\nCONCOURS INTERNATIONAL POUR\nle développement des applications de l'alumi-\nnium* Les résultats de ce concours sont les\nsuivants :\nPremier prix (25,000 fr. ) : C. Szmukler,\npour les suggestions de remploi de l'alumi-\nnium dans le tannage des cuirs.\nDeuxième prix (ex-aequo ) : D 1 H. Hampel\n( Allemagne ) et de Haes (Belgique ), pour les\nsuggestions de l'emploi de l'aluminium dans\nles radiateurs de divers systèmes de chauffage\ncentral.\nOn estime à 291, le chiffre des projets et\nmémoires soumis au Bureau International de\nl'Aluminium pour la participation au con-\ncours.\nROTTERDAM. MONUMENT DE\nJONGH. Trois architectes hollandais rempor-\ntent les trois premiers prix de cette compéti-\ntion; ce sont, dans Tordre des distinctions :\n<L P. Hendriks, Ir* Roosenburg et C Estour-\ngie-\nCONCOURS D'ARCHITECTURE DE LA\nSOCIETE COOPERATIVE DU BATI-\nMENT ET DES TRAVAUX PUBLICS.\nLes opérations du jury chargé de juger les\nprojets présentés au concours d'architecture\npour l'édification, boulevard de la Sauvenière,\ni Liège, d'un immeuble pour le compte de la\nSociété Coopérative du Bâtiment et des Tra-\nvaux Publics sont terminés.\nLe jury était composé de MM. le Baron\nHorta, architecte, membre de l'Académie\nRoyale de Belgique, membre de la Commis-\nsion Royale des Monuments, Président; Vic-\ntor Bourgeois, architecte à Bruxelles, profes-\nseur à l'lnstitut Supérieur des Arts Décoratifs\nde l'Etat, délégué de la Société Centrale d'Ar-\nchitecture de Belgique; Victor Rogister, archi-\ntecte à Liège, professeur du Cours Supérieur\nd'Architecture à l'Académie Royale des\nBeaux-Arts à Liège; Alfred Lobet, architecte\nà Liège, président de l'Association des Archi-\ntectes de Liège, et de cinq entrepreneurs, délé-\ngués de la Coopérative du Bâtiment.\nLe jury a classé à l'unanimité les projets\nde MM. Paul Etienne, architecte à Liège.\n34, quai Orban; Léon Barsin, architecte à\nLiège, 28, rue de Moresnet; Victor Docquier,\narchitecte à Liège, 81. quai Henvart; Robert\nToussaint architecte à Liège, 77, rue du\nParc; Paul Petit et Emile Bernimolin, archi-\ntectes à Liège (en collaboration); Charles\nVivroux, architecte à Verviers, et Georges Fa-\nbiel et Henri Michel, architectes à Liège (en\ncollaboration ).\nCONCOURS DE LA SOCIETE GRANI-\nTIERE,\nLa Société Centrale d'Architecture de Bel-\ngique tient à la disposition des architectes et\ndes dessinateurs, qui lui en feront la demande,\nles règlements du concours de la Société Grani-\ntière du Nord,\nCe concours, doté de deux mille francs de\nprix en espèces, a pour but de réagir contre la\nbanalité courante en jnatière de monuments\nfunéraires; il a pour objet « Un Sarcophage\nen granit »♦\nIl sera clôturé le 17 novembre 193 1.\n(Communiqué. )"}, {"page_pdf": 36, "page_imprimee": "38", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.1.36", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 1026, "texte": "BRUXELLES. CONCOURS DIVERS EN\nPROJET.\nAu cours d une séance récente, et après exa-\nment de diverses questions d'intérêt commu-\nnal (cliniques dentaires, aménagement du\nquartier de la Putterie, etc. ), les sections ré-\nunies du Conseil communal de Bruxelles ont\nensuite adopté une proposition formulée par\nle bourgmestre et chargeant le collège d'étudier\nl'organisation d'un concours public pour la\nprésentation d'un plan de la voirie à créer sur\nles terrains expropriés à Bruxelles en vue de\nla jonction Nord-Midi : i° entre le boulevard\ndu Midi et le quartier de la Putterie; 20 entre\nle dit quartier et le boulevard du Jardin Bota-\nnique.\nCe plan pourra comporter l'utilisation des\nimmeubles et parcelles appartenant à la Ville\nde Bruxelles, à la Commission d'assistance\npublique de Bruxelles et à l'Etat belge et joi-\ngnant l'une des deux zones ci-dessus définies.\nNous informerons nos lecteurs, dans notre\nprochain numéro, d'autres projets de Ja Ville\nde Bruxelles, relatifs aux concours publics\nd'architecture."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-10-01-c049", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-10_01#c049", "volume": "bmtnaac_1931-10_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "38", "page_fin": "38", "image_debut": 36, "image_fin": 36, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.2.16", "titre_corps": "ORGANISMES", "titre_sommaire": "ORGANISMES", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 36, "page_imprimee": "38", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.1.36", "debut_caractere": 1028, "fin_caractere_exclue": 2164, "texte": "ORGANISMES\nHENRY VAN DE VELDE, réminent\ndirecteur de l'lnstitut Supérieur des Arts Dé-\ncoratifs, vient d'être élu membre de la Libre\nAcadémie Piccard. On ne peut que se réjouir\nde voir l'architecture et l'art vivant représentés\nau sein de la savante compagnie, par ce grand\npionnier auquel nos institutions officielles ont\ntrop rarement rendu l'hommage qu'il mérite.\nA Tinitiative de la Société Belge des Urba-\nnistes et architectes modernistes, s'est consti-\ntuée la Société Belge des Métiers d'Art, sous\nla présidence de M, Henry van de Velde,\ndirecteur de Flnctitut Supérieur des Arts\nDécoratifs, Cette association aura pour objet\nde contribuer à la diffusion des conceptions\nesthétiques modernistes et de défendre les in-\ntérêts moraux et matériels des créateurs,\nindustriels et artisans.\nLe Conseil de la Société Belge des Métiers\nd'Art est composé comme suit :\nM. Maurice Gaspard, président;\nM. J.-F. Hoeben, vice-président;\nM. Yvan Obozinski, trésorier;\nM* N. Casteels, secrétaire;\nMme J.-F* Hoeben, MM, Robert Dobeu:,\nG* De Vlamynck, Oscar Jespers, conseillers.\nSecrétariat : rue de la Cité Moderne, 27, Ber-\nchem-Sainte-Agathe."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-10-01-c050", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-10_01#c050", "volume": "bmtnaac_1931-10_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "38", "page_fin": "38", "image_debut": 36, "image_fin": 36, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.2.17", "titre_corps": "Au sommaire des prochains numéros de", "titre_sommaire": "Au sommaire des prochains numéros de", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 36, "page_imprimee": "38", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.1.36", "debut_caractere": 2166, "fin_caractere_exclue": 2638, "texte": "Au sommaire des prochains numéros de\nLA CITE :\nl'Architecture en Belgique (travaux\nrécents des architectes Brunfaut, Hoste,\nPoly, Puttemans, etc.).\nl'Architecture à l'Etranger (Berlin,\nHollande, Suisse, Tchéco - Slovaquie,\netc.). | J|jj]|!\nAu sommaire des prochains numéros de\nTEKHNE :\nFigures de l'Architecture Internatio-\nnale. Documentation technique.\nProblèmes divers (Hospices, Ecoles,\nCentres sociaux, etc.). Documenta-\ntion urbanistique. Echos, informa-\ntions, etc."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-10-01-c051", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-10_01#c051", "volume": "bmtnaac_1931-10_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "39", "page_fin": "40", "image_debut": 37, "image_fin": 38, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.2.18", "titre_corps": "BIBLIOGRAPHIE", "titre_sommaire": "BIBLIOGRAPHIE", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 37, "page_imprimee": "39", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.1.37", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 2527, "texte": "BIBLIOGRAPHIE\n\nEtudes Sociales et Urbanistiques\nNAAR EEN INTERNATIONALE\nWERKGEMEENSCHAP, par l'architecte\nH. T. Wijdeveld. Edité par C. A. Mees, à\nSantpoort (Hollande ). Ce modeste ouvrage\nrenferme deux projets de l'architecte hollan-\ndais Wijdeveld, dont celui-ci souhaite ardem-\nment la réalisation. Ces deux projets, l'un de\n1927, l'autre de 1929-1930 ne sont que\ndeux étapes vers un même but : la formation,\ndans un site désigné par Fauteur, d une com-\nmunauté internationale de travail. Dans une\nsorte de centre social, aménagé selon les prin-\ncipes collectivistes, un groupe de travailleurs\nvivrait une vie rimple, de travail et de délasse-\nment physique, dans un paysage choisi. Wij-\ndeveld lance l'appel à tous ceux ,sans distinc-\ntion de nationalité, qui voudraient vivre cette\nvie; lui-même se réserve une cellule dans ce\ncentre auquel il est prêt à consacrer son acti-\nvité. Nous ne discuterons pas ici la valeur\nsociale de ce rêve, qui pourrait bien être uto-\npique. Disons seulement, en nous promettant\nde revenir plus longuement sur ces travaux,\nque la partie architecturale du projet est re-\nmarquable, et que la comparaison entre les\ndeux projets manifeste un progrès, digne d'at-\ntention, de la part de ion auteur.\nWijdeveld se montre assurément à la hau-\nteur de la tâche qu'il s'est proposée, et son\nprojet de centre social mérite d'entrer\ndans les œuvres de l'architecture internationale.\nC'est à ce titre surtout que nous en reparle-\nrons.\nDECENTRALIZATION OF POPULA-\nTION AND INDUSTRY, par Herbert\nWarren et W. R. Davidge. Ouvrage groupant\nune série d'études sociales et urbanistiques,\npublié chez P. S, King et Son, Londres. Prix:\n4 shillings.\nLA TECHNIQUE DES LOTISSEMENTS,\npar R. Danger. Un volume de 108 pages et\n1 5 plans. Edité par la Librairie de l'Enseigne-\nment technique, Paris.\n\nArchitecture\nECOLES. Documents recueillis et précen-\ntés par Roger Poulain. L'album de 104 plan-\nches est édité par Vincent Préal, à Paris. On\ntrouvera en annexe les instructions de la Pré-\nlecture de la Seine relatives aux constructions\nscolaires. Prix : 180 francs français.\nHOTELS ET SANATORIA, documents\nprésentés par G. Guevrekian. Ce cahier est le\nsixième de la série que les éditions S. de Bona-\ndona consacre à un répertoire de l'Architec-\nture moderne. L'ouvrage comporte 56 plan-\nches.\nBAUTEN DER TECHNIK, par W. Lind-\nner. Un volume de 240 pages, avec 614 figu-\ntes (photos et dessins). Une trentaine de pages\nsont réservées au texte de Y auteur. Edité par\nErnst Wasmuth, Berlin* Prix : 34 RM."}, {"page_pdf": 38, "page_imprimee": "40", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.1.38", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 925, "texte": "Habitation.\nDAS KLEIN HAUS SEINE KON-\nSTRUKTION UND EINRICHTUNG, par\nGuido Harbers, rédacteur en chef de la revue\nmunichoise « Der Baumeister ». Un volume\nde 87 pages, 208 illustrations. 124 dessins et\n27 tableaux. Edité par G. D. W. Callwey,\nMunich. Prix : 8.25 francs suisses.\nWOCHENENDE UND WAS MAN DAZU\nBRAUCHT, par Dr Ad. Behne. Un\nvolume de 76 pages illustrées et commentées.\nAux éditions Fuessli, Zurich; collection des\n« Schaubuecher », vingt-sixième ouvrage.\nPrix : 3 francs suisses.\nNEUE ENTWUERFE UND STUDIEN\nPUER KLEIN WOHNUNGEN, par l'archi-\ntecte A. Klein, Aux édition « Die Baugilde »,\nBerlin,\nZWECKMASSIGES WOHNEN FUER\nJEDES EINKOMMEN, par W. Graeff. Un\nvolume de 76 pages. Edite à Postdam, par\nMuller et Kiepenheuer.\nLes ouvrages signalés ci-dessus, ainsi que\nceux qui ont paru précédemment dans notre\nrubrique bibliographique, peuvent s'obtenir\nà la Librairie Dietrich et Cie, 10, Place du\nMusée, Bruxelles."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-10-01-c052", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-10_01#c052", "volume": "bmtnaac_1931-10_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "39", "page_fin": "39", "image_debut": 37, "image_fin": 37, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.2.18.1", "titre_corps": "Etudes Sociales et Urbanistiques", "titre_sommaire": "Etudes Sociales et Urbanistiques", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 37, "page_imprimee": "39", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.1.37", "debut_caractere": 26, "fin_caractere_exclue": 1821, "texte": "Etudes Sociales et Urbanistiques\nNAAR EEN INTERNATIONALE\nWERKGEMEENSCHAP, par l'architecte\nH. T. Wijdeveld. Edité par C. A. Mees, à\nSantpoort (Hollande ). Ce modeste ouvrage\nrenferme deux projets de l'architecte hollan-\ndais Wijdeveld, dont celui-ci souhaite ardem-\nment la réalisation. Ces deux projets, l'un de\n1927, l'autre de 1929-1930 ne sont que\ndeux étapes vers un même but : la formation,\ndans un site désigné par Fauteur, d une com-\nmunauté internationale de travail. Dans une\nsorte de centre social, aménagé selon les prin-\ncipes collectivistes, un groupe de travailleurs\nvivrait une vie rimple, de travail et de délasse-\nment physique, dans un paysage choisi. Wij-\ndeveld lance l'appel à tous ceux ,sans distinc-\ntion de nationalité, qui voudraient vivre cette\nvie; lui-même se réserve une cellule dans ce\ncentre auquel il est prêt à consacrer son acti-\nvité. Nous ne discuterons pas ici la valeur\nsociale de ce rêve, qui pourrait bien être uto-\npique. Disons seulement, en nous promettant\nde revenir plus longuement sur ces travaux,\nque la partie architecturale du projet est re-\nmarquable, et que la comparaison entre les\ndeux projets manifeste un progrès, digne d'at-\ntention, de la part de ion auteur.\nWijdeveld se montre assurément à la hau-\nteur de la tâche qu'il s'est proposée, et son\nprojet de centre social mérite d'entrer\ndans les œuvres de l'architecture internationale.\nC'est à ce titre surtout que nous en reparle-\nrons.\nDECENTRALIZATION OF POPULA-\nTION AND INDUSTRY, par Herbert\nWarren et W. R. Davidge. Ouvrage groupant\nune série d'études sociales et urbanistiques,\npublié chez P. S, King et Son, Londres. Prix:\n4 shillings.\nLA TECHNIQUE DES LOTISSEMENTS,\npar R. Danger. Un volume de 108 pages et\n1 5 plans. Edité par la Librairie de l'Enseigne-\nment technique, Paris."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-10-01-c053", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-10_01#c053", "volume": "bmtnaac_1931-10_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "39", "page_fin": "39", "image_debut": 37, "image_fin": 37, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.2.18.2", "titre_corps": "Architecture", "titre_sommaire": "Architecture", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 37, "page_imprimee": "39", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.1.37", "debut_caractere": 1823, "fin_caractere_exclue": 2527, "texte": "Architecture\nECOLES. Documents recueillis et précen-\ntés par Roger Poulain. L'album de 104 plan-\nches est édité par Vincent Préal, à Paris. On\ntrouvera en annexe les instructions de la Pré-\nlecture de la Seine relatives aux constructions\nscolaires. Prix : 180 francs français.\nHOTELS ET SANATORIA, documents\nprésentés par G. Guevrekian. Ce cahier est le\nsixième de la série que les éditions S. de Bona-\ndona consacre à un répertoire de l'Architec-\nture moderne. L'ouvrage comporte 56 plan-\nches.\nBAUTEN DER TECHNIK, par W. Lind-\nner. Un volume de 240 pages, avec 614 figu-\ntes (photos et dessins). Une trentaine de pages\nsont réservées au texte de Y auteur. 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Un maximum de 5 lignes, par\nannonce et par objet, est fixé demandes et\noffres d'emploi, renseignements divers, cata-\nlogues, échanges, cession de cabinets, etc.\nEcrire au siège de la Revue : io, place Loix,\nruxe es.\nCABINET D ARCHITECTE à céder en Al-\ngérie; bon climat; 4 millions de travaux. Prix\ndemandé : 200,000 francs, dont 150,000 fr.\ncomptant. Le reste un an. Ecrire A. P* J.\n2293 Bureau de La Cité, qui transmettra»\nGEOMETRE COLONIAL. Société Immobi-\nlière cherche pour région saine du Congo, ar-\nchitecte très capable possédant diplôme géo-\nmètre colonial. Ecrire Bureau du journal\nSI.M.\nDESSINATEUR BATIMENT cherche tra-\nvaux après heures. Prix modérés. Ecrire sous\ninitiales D. G,\nDESSINATEUR-ARCHITECTE demande\ntravaux à exécuter à domicile. Elément très\ncapable. Ecrire La Cité sous initiale W. T.\nTRADUCTIONS techniques, en français,\nnéerlandais et allemand. Ecrire au Bureau\nde la Revue sous initiales G♦ K* (Gand ).\nON DEMANDE parallélographe d'occa-\nsion, marque E. Makar. S'adresser à Achille\nNolf. fabricant, Thourout.\nA CEDER d'occasion revues et ouvrages\nrelatifs au bâtiment. Ecrire La Cité sous ini-\ntiales H. D.\nDISPONIBLES. Les clichés ayant paru\njusqu'à ce jour dans « La Cité » peuvent être\nempruntés au tarif de 30 centimes le cm2»\nARCHITECTE céderait d'occasion quel-\nques ouvrages et traités de construction*\nEcrire Bureau de la revue sous initiales V. W,"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-10-01-c057", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-10_01#c057", "volume": "bmtnaac_1931-10_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 4", "page_fin": "couv. 4", "image_debut": 40, "image_fin": 40, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.2.21", "titre_corps": "LA CITE & TEKHNE", "titre_sommaire": "LA CITE & TEKHNE", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 40, "page_imprimee": "couv. 4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.1.40", "debut_caractere": 48, "fin_caractere_exclue": 222, "texte": "LA CITE & TEKHNE\n!««§ plus importantes\nrmts iMrises «Ter«lil-\ntecturt, d*HrliaaisiiM «t\nd*irt public - les plnn\n»€tn«lles « lus mieux\ndocumentées.\nSMtt i Bruxelles, 10 M. uta"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1931-10-01-c058", "article_bluemountain": "bmtnaac_1931-10_01#c058", "volume": "bmtnaac_1931-10_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 3", "page_fin": "couv. 3", "image_debut": 39, "image_fin": 39, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.2.22", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 39, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.1.39", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 193, "texte": "tf EJ.YAN DE YEN\nprésentent-,\nen matériaux d\nles éléments stan\nhoix,\ndises\n' L Ï!A I. ; ■\npour\nl' ÉQUIPEMENT rationnel\net économique de vos\ncuisiNifs,\n19, rue Léopold, Bruxelles. tél. 17.81. iz"}]}], "pages_ocr_originales": [{"page_pdf": 1, "page_imprimee": "couv. 1", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.1.1", "texte": "LIBRAIRIE DIETRICH 6 C°\nBruxelles* 10, Place du Musée\nN° 2\nVolume X\nA\nOctobre 1931\nPrix s S francs"}, {"page_pdf": 2, "page_imprimee": "couv. 2", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.1.2", "texte": "HB ■ H H»\nSiège de la Revue :\nBruxelles, 10, Place Loix.\nCompte Chèques Postaux :\nRevue « La Cité »> N° 166.21.\nDirecteur-Administrateur :\nRaph. VERWILGHEN, ingénieur C. C.\nSecrétaire de la Rédaction :\nEm. HENVÀUX, architecte.\nRédacteurs :\nV. BOURGEOIS, architecte - urbaniste.\nL. H. de KONINCK, architecte.\nA. FRANCKEN, architecte.\nJ. F. HOEBEN, architecte - urbaniste.\nH. HOSTE, architecte.\nJ. MOUTSCHEN, architecte.\nA. NYST, architecte-ingénieur.\nJ. M. van HARDEVELD, architecte.\nJ. EGGERICX, architecte.\nLes Rédacteurs et Collaborateurs sont seuls responsables de leurs articles. Il sera\nrendu compte dans la revue de tout ouvrage dont deux exemplaires lui seront envoyés.\nDépdt principal me la Revue i\nLibrairie DiotfiCh & C\n10i Place «lu Musée\nBruxelles\nPour la vente au numéro s'adresser aux\nlibrairies.\nRevue mensuelle belge\nd'Architecture» d'Urbanisme\net d'Art public.\nSupplément «l'lnformation\net de technique.\nAbonnements : Belgique : 40 francs.\nEtranger : 55 francs.\n(11 belgas).\nL'abonnement donne droit au service bibliographique\ngratuit, ainsi qu'à la rubrique des annonces.\nEn outre, les nouveaux abonnes bénéficient d'une réduc-\ntion de 50 p.c. sur les éditions « Tekhné » (en demander\nla liste)."}, {"page_pdf": 3, "page_imprimee": "21", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.1.3", "texte": "SUPPLÉMENT MENSUEL D'INFORMATION &DE TECHNIQUE\nCINQUIÈME ANNEE (NOUVELLE SERIE) - 1931. - NUMERO 2\n\nSommaire :\nLa Société Belge des Métiers d'art . ♦ 21\nUn constructeur de gratte-ciels : Cass-\nGilbert 24\nL'isolement phonique et l'acoustique des\nbâtiments ......... 27\nLe béton vibré et pervibré .... 30\nEchos :\nBruxelles. Aménagement urbain ... 34\nLiège. Défense d'un site 36\nConcours 37\nOrganismes 38\nBibliographie ........ 39\nAnnonces ......... 40\n\nLe numéro de LA CITE inclus dans le pré-\nsent fascicule comprend les articles illustrés ci-\naprès :\nArchitecture et construction en Grande-\nBretagne.\nQuelques travaux de l'architecte R. Acke.\nL'architecture internationale.\n\nRectification. Une erreur dans la compo-\nsition de notre seconde page de couverture a\nfait omettre de la liste de nos rédacteurs le\nnom de notre distingué confrère, l'architecte\nJ. Eggericx. Nous nous en excusons auprès\nde lui.\n\nLa Société Belge\ndes Métiers d'art\n\npar Maurice Casfeels\nLes métiers d'art sont à l'ordre du jour.\nCertains journaux leur consacrent une rubri-\nque régulière, des publications spécialisées\nmultiplient les études et les enquêtes et jamais\non ne s'occupa tant de l'enseignement profes-\nsionnel et technique.\nCes soudaines manifestations d'intérêt sont-\nelles vraiment provoquées par le désir sin-\ncère de rénover les métiers d'art en Belgique?\nNe seraient-elles pas quelquefois des réactions\ncontre des tendances jugées trop extrémistes?\nLes articles, études, suggestions, rapports, ne\nsont-ils pas des plans de combat, des cris\nd'alarme et même des cris de guerre? Les der-\nnières expositions des travaux des écoles pro-\nfessionnelles, des académies communales et de\nl'lnstitut Supérieur des Arts Décoratifs, ne\nfurent-elles pas considérées comme des ba-\ntailles? Il apparaît que oui, si on considère\nque, pour la première fois, plusieurs quoti-\ndiens et revues leur consacrèrent de longs arti-\ncles, voire des numéros spéciaux et que I on\nattachait autant d'importance, au point de vue\nde l'évolution de l'art, à ces travux d'élèves,\nqu'aux réalisations définitives présentées par\nles artisans et les industriels dans les salons\nd'art appliqué. Le ton de certaines apprécia-\ntions, sans aller ouvertement jusqu'au déni-\ngrement, fait deviner cependant des colères et\ndes théories divergentes. Enfin, des manœuvres\nrécentes d'intimidation ou destinées à jeter la"}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "22", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.1.4", "texte": "T E K H N E\n\nconfusion révèlent des passions» Il y a donc\nun enjeu» Selon que Yun ou l'autre l'empor-\ntera, les industries artistiques en Belgique\nconnaîtront une efflorescence ou stagneront»\nTous veulent une perfection technique plus\ngrande, une conscience professionnelle plus\nhaute» Mais, tandis que les uns désirent met-\ntre ces qualités au service d'un art nouveau,\nd'un art à venir, les autres ne cherchent qu'à\nrendre aux conceptions anciennes, aux indus-\ntries locales et traditionnelles, un éclat qu'elles\nont perdu ou perdent de plus en plus.\nLes métiers d'art en Belgique vivent donc\nun moment critique et il ne s'agit pas seule-\nment d'esthétique, mais d'une autre chose en-\ncore, très grave» Si les métiers d'art s'adaptent\naux conditions et adoptent les conceptions\nactuelles, ils produiront, auront une influence,\nvendront, exporteront, prospéreront» Sinon,\nils se confineront dans la reproduction, l'imi-\ntation ou tâcheront maladroitement, puisque\nsans préparation, à suivre les goûts venus\nd'ailleurs et connaîtront le déclin qui les me-\nnace depuis longtemps déjà»\nOr, la renommée de nos métiers d'art fut\ngrande dans le passé» Nos tapissiers, nos orfè-\nvres, nos céramistes, nos ébénistes, nos carros-\nsiers, nos bijoutiers, nos verriers, nos ferron-\nniers, nos émailleurs, ont toujours pu rivaliser\navec les meilleurs» Cette renommée peut-elle\ns'éteindre? Malheureusement, en règle géné-\nrale, nos artisans deviennent moins experts et\nconsciencieux» On en accuse la machine et les\nnouvelles méthodes de travail» Je ne suis pas\nentièrement de cet avis et il y aurait bien des\nchoses à dire sur ce sujet» Pourtant, les arti-\nsans tendent à se multiplier grâce à des écoles\nspécialisées, de plus en plus nombreuses, tandis\nque la production fléchit» Va-t-on, pour main-\ntenir le niveau commercial, faire fléchir aussi\nla qualité de cette production et nos artisans\net nos industriels se verront-ils contraints de\nfabriquer des objets à bas prix, ce qui n'est\npas un mal, de la camelote d'un goût contes-\ntable, ce qui est pis?\nDepuis 1924, la Société belge des Urbanis-\ntes et Architectes modernistes étudie cette ques-\ntion en tâchant de la résoudre, A son initia-\ntive, la Société belge des Métiers d'Art fut\nfondée récemment sous la présidence d'honneur\ndu Maître Henry van de Velde, directeur de\nl'lnstitut Supérieur des Arts Décoratifs, qui\nconstribue si puissamment à la rénovation de\nnos métiers»\nL'esprit de ce nouvel organisme est vivant\net nouveau» Certes, les adhérents sont tenus\nde faire profession de foi moderniste. Ils s'en-\ngagent à militer, par leur œuvre et par tous\nautres moyens, en faveur des principes moder-\nnistes» Mais leur association, groupant créa-\nteurs, artisans et industriels, régie par des\nrègles sévères, est essentiellemnet corporative,\npuisque la qualité de membre de la S»B»M»A.\nconfère la maîtrise» Aussi n'y entre-t-on qu'a-\nprès avoir fait preuve de connaissances tech-\nniques indiscutables, d'une conscience profes-\nsionnelle et d'une honorabilité commerciale\nhors de doute» La signification d'un tel grou-\npement et l'influence salutaire qu'il peut exer-\ncer, comme organisme directeur du mouve-\nment moderniste en Belgique, saute aux yeux»\nJ'extrais des statuts provisoires l'article 3,\nprécisant l'objet de la société qui est : i° de\ncontribuer à la diffusion des conceptions es-\nthétiques modernistes par expositions, mani-\nfestes, etc»; 20 de défendre les intérêts moraux\net matériels des membres; 30 de veiller à ce\nque les professions représentées dans la société\nsoient loyalement exercées; 40 d'intervenir\ndans tous les domaines intéressant la société\npar requêtes ou avis motivés adressés aux\npouvoirs publics, aux confrères, à la presse,\netc»; 50 de réorganiser l'enseignement des\nmétiers d'art; 6° de collaborer avec les indus-\ntriels affiliés pour réaliser les buts de la so-\nciété; 70 de prendre toute initiative, en quel-\nque domaine que ce soit, pouvant contribuer,\ndans la limite des statuts, à atteindre les buts\nque la société s'est assignés, étendre son in-\nfluence et favoriser sa prospérité»\nLe groupement est donc basé sur une doc-\ntrine. Le premier travail auquel s'est attelé la\nS. B» M. A» est de codifier cette doctrine selon\ndes formules assez rigides, pour interdire tout\nretour en arrière, et assez souples, pour prévoir\nles progrès des techniques et des matériaux,\nainsi que l'évolution ultérieure d'une esthéti-\nque qu'il serait absurde de considérer comme\ndéfinitive» C'est pourquoi cette esthétique est\nprésentement limitée par des considérations\ntechniques et qualitatives. En d'autres termes:\nmétier d'abord, forme fonctionnelle atteinte\nà travers le métier et préoccupations esthéti-"}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "23", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.1.5", "texte": "TEK H N E\n\nques ensuite, s'il y a lieu. Il est, par exemple,\nvain et ridicule de décorer et même de cher-\ncher à inventer un verre à boire, si une forme\nparfaite, qu'il faut défendre et propager,\nexiste, fabriquée par l'industrie. Il est tout\naussi vain et ridicule de vouloir inventer une\nlampe, puisque c'est empiéter sur le domaine\nde techniciens qui nous proposent des objets\nscientifiquement conçus, donc beaux au même\ntitre qu'un objet naturel et qui ne pourraient\nêtre que déformés ou enlaidis par un esthète.\nIl doit en être de même pour toute création\nqui requiert la collaboration d'ingénieurs et\noù l'esthétique et l'imagination doivent être\nsoumises aux directives de l'homme de\nscience, plutôt qu'à la fantaisie de l'artiste. Et,\npar extension, l'artiste créateur ne doit pas\nêtre obligé, comme c'est trop souvent le cas,\nde venir au secours de l'artisan qui exécute sa\ncréation, parce que la formation technique de\ncet artisan, ainsi que la connaissance qu'il\ndevrait avoir des matières qu'il emploie, sont\ninsuffisantes, ou simplement parce que les pré-\njugés d'une esthétique passéiste que l'école lui\ninculqua, le rendent incompréhensif.\nIl est certain que le côté esthétique est d'une\nimportance primordiale, puisqu'il s'agit de\nmétiers d'art. Mais la propagande en cette\nmatière doit être faite d'abord de négations.\nNe faut-il pas exproprier la laideur? Ne faut-\nil pas élever la qualité de la production? Et\npuisqu'il est entendu que l'ornement inutile,\nappelé improprement artistique, diminue\ninfailliblement la qualité des objets en camou-\nflant leurs défauts, luttons contre l'ornem?nt\ncache-misère, contre les matières fausses, les\ntrompe-l'œil, les modes, les pastiches, les\nfausses esthétiques, contre la ligne et le volume\nornementaux, même dissimulés sous l'étiquette\ncubiste, la ligne et le volume ne devant servir\nqu'à structurer la forme et non à l'orner. En-\nfin, soumission absolue à l'objet, tant en ma-\ntière technique que fonctionnelle.\nOn nous dira que nous manquons d'âme,\nque tout ce qui sortira de nos mains sera froid\net ne révélera aucune sensibilité. Nous ne\nrépudions pas l'émotion, au contraire, nous\nexigeons qu'elle soit pure, directe et résulte\nuniquement des qualités des matières em-\nployées, de la perfection des techniques, d'un\nrationalisme esthétique et de tous les plaisirs\nque peuvent procurer aux sens et à l'esprit,\nla vue, la possession, le maniement d'objets\nphysiquement parfaits et d une beauté inat-\ntaquable. Nous ne disons pas non plus que\nl'imagination et l'originalité sont des tares,\nmais nous voulons que l imagination et l ori-\nginalité soient soumises à la matière, à la tech-\nnique et à l'objet et que tous les buts que\ns'assignent les métiers d'art, y compris l'émo-\ntion, soient atteints à travers le métier.\nOn se rend compte que ces principes doivent\navoir pour corollaire une propagande tenace\nen faveur d'écoles professionnelles et techni-\nques qui ne soient plus nuisibles pour le dé-\nveloppement des industries d'art et la forma-\ntion du goût du public, où une culture géné-\nrale indispensable soit exigée des élèves, où\nl'étude de l'esthétique soit théorique et prati-\nque, non réduit à l'invention et la copie de\ndessins ornementaux.\nQuels seront les moyens d'action? Ils seront\nmultiples, adaptés aux circonstances et vise-\nront toujours des buts précis. C'est une ques-\ntion d'organisation intérieure. Qu'il suffise de\nsavoir que la S. B. M. A. n'est pas partie en\nproclamant qu'elle allait tout transformer en\nun tournemain. Elle ne veut être ni une ma-\nchine de guerre dirigée contre quelqu'un, ni\nune mobilisation générale des forces moder-\nnistes, L'accroissement de ses effectifs sera\nvolontairement lent, mais ininterrompu. Cha-\nque admission nouvelle doit augmenter sa va-\nleur et son prestige. Chaque année à venir doit\nconsolider son crédit et étendre son influence.\nUne administration attentive réglera des\nquestions qui n'ont encore été solutionnées\nque provisoirement ou n'ont jamais été abor-\ndées comme la priorité des modèles, les con-\ntrats types entre industriels et créateurs, les\nrapports commerciaux entre industriels et\nécoles professionnelles. Les relations confra-\nternelles seront régies par un code d'honneur.\nDéjà un office de documentation est créé. Il\ndisposera de photographies, de clichés diaposi-\ntifs, de clichés d'impression, en un mot, de\ntout le matériel nécessaire à la propagande.\nEn parlant de la Société belge des Métiers\nd'art, on a cité la Société des Artistes décora-\nteurs français et le Werkbund. Il serait préma-\nturé de faire de telles comparaisons et vouloir\ncalquer le programme de la S. B. M. A. sur\nles réalisations qu'a su mener à bonne fin la\ngrande organisation allemande des métiers"}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "24", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.1.6", "texte": "TEK H N E\n\nFigures d'Architectes contemporains\nUn Constructeur de Gratte-ciels :\nCass-Gilbert\n\nApres l'interview du leader allemand, le\nProf. W. Gropius, voici un intéressant repor-\ntage d'outre-Atlantique. Cette vivante narra-\ntion de notre confrère J. Moutschen aidera à\ncomprendre à la fois la mentalité et le milieu\ndes constructeurs américains.\nNew-York City, Fifth Avenue.\nA l'angle de la 38e Avenue, le crépitement\ndes riveteuses d'un gratte-ciel qui dresse son\nsquelette d'acier couvre le ronflement des\nfiles d'autos, interminables et compactes, qui\ns'élancent de bloc en bloc aux signaux lumi-\nneux, en un mouvement effréné. En face, le\n« Calédonian », building peuplé d'architectes\net de constructeurs. Au seizième étage, se trou-\nvent les offices de Mr Cass-Gilbert, l'auteur\ndu Woolworth building, la plus haute mai-\nson du monde, qui érige ses 60 étages à 241\nmètres de hauteur et loge 15,000 occupants.\nDans la salle d'attente, au mobilier somptueux\net lourd, des projets grandioses sont exposés\ndans des cadres de chêne.\nL'accueil de M. Cass-Gilbert fils est cor-\ndial. En français (il fut élève de l'Ecole na-\ntionale des Beaux-Arts de Paris ), il nous pré-\nsente à son père, grand vieillard, légèrement\nvoûté, typiquement Anglo-Saxon regard\nfroidement scrutateur et mains noueuses. Au\ntotal, un businessman yankee, qui doit être\nimplacable en affaires. Avec bonne grâce, ces\nmessieurs nous montrent l'organisation de\nleurs bureaux : la direction, le service des\ndevis, des contrôles, la salle de dessin, au der-\nnier étage, où 175 dessinateurs travaillent,\nserrés à l'excès. Par les grandes baies se déve-\nloppe le paysage urbain le plus titanesque, le\nplus ville future qui puisse s'imaginer.\nD'un album de 2 mètres de long. M. Cass-\nGilbert extrait ses œuvres les plus marquan-\ntes; il les commente en un parler lent, s'ex-\nprimant en de brèves phrases, sèches comme\ndes épures; ce sont les gigantesques douanes\nde New-York, le Capitole de Charleston\n(Virginie ), celui de Saint-Paul (Minnesota ), le\nPalais de Justice de Neewark, des Stores, des\nUniversités, des églises, des ponts, des rési-\ndence-houses toujours d'échelle colossale,\nmais qui, hélas! empruntent leur décor à tous\nles styles connus.\nNotre interlocuteur nous présente deux\nœuvres géantes en béton : les entrepôts de la\nmarine à Brooklyn (Army Supply-Base ),\nconstruits pendant la guerre, et le nouveau\npont sur l'Hudson, en cours d'exécution.\n« En Europe, dis-je à M, Cass-Gilbert,\nces deux constructions tont très admirées par\nles architectes et les ingénieurs, qui les consi-\ndèrent comme des réalisations vraiment origi-\nnales. Les revues spéciales en publient fré-\nquemment des photographies. Mais, laissez-\nmoi vous marquer mon étonnement de cons-\ntater que, dans votre production, si nom-\nbreuse et si variée, ce sont les seules construc-\ntions dont l'élément principal est le béton»\nCe mode de construire n'aurait-il pas votre\nconfiance? Ou estimeriez-vous qu'il est insuf-\nfisamment au point? »\n« Ma réponse sera formelle, dit l'éminent\narchitecte. Je crois le béton armé le réel maté-\nriau de l'avenir. Pouvons-nous même imagi-\nner ce qu'il sera dans peu d'années, tant sont\n\n(Fin de l'article précédent)\nd'art, paraîtrait un tantinet ambitieux. Qu'on\nne perde pas de vue que les brillants résultats\natteints en d'autres pays sont le fruit de lon-\ngues années de travail et de persévérance. Nous\ncommencerons par suivre cet exemple-là.\nArtistes, artisans, industriels, amateurs\nd'art, vous tous qui souscrivez à nos concep-\ntions, soutenez notre action pour diffuser la\ncompréhension du beau dans sa forme ini-\ntiale, en concourant avec nous à la création\nd'un art de notre époque, d'un style que nous\nvoulons vivant, sain, nu et souriant.\n\nMaurice CASTEELS,\nSecrétaire Général de la S.B.M.A."}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "25", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.1.7", "texte": "TEK H N Ê\n\nrapides et déconcertants les progrès de sa\ntechnique? Contrairement à ce que vous pen-\nsez, je l'emploie systématiquement, de même\nd'ailleurs que mes confrères de ce pays ».\n« Cependant, dis-je, j'ai visité, en Alle-\nmagne, à Hambourg, à Cologne, à Stuttgart,\ndes buildings de 10 à 18 étages entièrement\nen béton armé, structure que je n'ai rencon-\ntrée que rarement dans les plus hautes cons-\ntructions américaines ».\nMon illustre confrère en convient, mais,\ndit-il : « N'oubliez pas que la construction\ndes gratte-ciel se fait chez nous depuis pas mal\nd'années. Des firmes métallurgiques puissan-\ntes et nombreuses se sont spécialisées dans la\nconstruction des membrures métalliques qui\nconstituent le squelette habituel de nos sky-\nscrapers, à cause de la simplicité élémentaire\nde montage, de l'extrême rapidité de fourni-\nture et, partant, d'économie. Vous aurez re-\nmarqué que les colonnes, traverses, attaches\nsont livrées en types peu nombreux, en quel-\nque sorte standardisés, maij vous reconnaîtrez\nqu'à part la carcasse squelettique, l'utilisation\ndu béton est générale pour les hourdis, les\nrevêtements, les détails, les terrasses et même\npour les entretoises.\n» Reconnaissons qu'aux Etats-Unis, en\nraison même de la liberté de la profession du\nconstructeur et de la témérité habituelle à no-\ntre tempérament, nombre d'accidents sont\ndûs à l'ignorance de soi-disant techniciens\nabsolument indignes, à un manque de con-\nscience parfois incroyable ou à un défaut de\n:urveillance dû à la hâte. Car il est superflu\nd'y insister, le béton armé ne vaut que par la\nmanière dont il est conçu et exécuté. Ma con-\nviction est que les méthodes de calculs basés\nsur une compréhension plus profonde de la\nmatière, seront bientôt plu sûres et plus pra-\ntiques et que le machinisme nous permettra,\ndans l'avenir, une plus grande élimination de\nl incertitude de la main-d'œuvre en assurant\nun dosage rigoureux, scientifique, constant ».\nM. Cass-Gilbert parlait, assis au milieu des\ncentaines de photographies et de projeta qu'il\nvenait de me montrer et jonchant le tapis.\nSon regard se fit rêveur et, par la grande croi-\nsée du salon, s'égara par-dessus le gigantesque\npanorama du bas Manhattan, vers Brooklyn\net la rade immense limitée à l'horizon par\ndes buées venant de l'Atlantique.\n<< Herbert, dit M. Cass-Gilbert à son fils,\ninterrompant cette fugitive rêverie, montrez\ndonc à vos visiteurs les fondations de FAme-\nrican Life Insurance building, l'Army Sup-\nply Base et les pylônes du pont sur FHudson».\nUne dernière question me restait cependant\nà poser au célèbre architecte. Je lui demandai\npourquoi les dépôts de la Marine, si grandio-\nsement modernes, restent une exception, alors\nque le gothique dans le Woolworth, la Renais-\nsance dans les Doaunes, les romains dans les\nCapitoles, habillaient de formes périmées des\nplans audacieux et neufs- Les œuvres d'esprit\nnouveau sont rarissimes aux Etatis-Unis et\nl'exemple de Mr Frank Lloyd Wright, comme\nmodernistes, reste presque unique.\n« Je suis au regret, me répondit-il. Je ne\npuis vous donner mon avis. C'est très com-\nplexe »♦ M. Cass-Gilbert junior ne me laisse\npas le temps de m'étonner de cette réponse\nsybilline.\nAprès que nous eûmes pris un cordial congé\nde l'architecte le plus riche du monde, son fils\nnous entraîne, avec mon confrère Williams,\nprofesseur d'architecture à l'Université de\nColumbia, pour donner à l'interview son com-\nmentaire pratique.\nNous prenons d'abord le five o'clock dans\nla « Cafétéria », aménagée dans les sous-sols\ndu « Caledonian », restaurant immense, bruis-\nsant d'hommes d'affaires fiévreux. Juchés sur\ndes tabourets métalliques, le long d'un comp-\ntoir à redents, nous prenons «grape-fruit» et\nboissons glacées de rigueur.\nUne auto nous dépose à Madison Square,\nau pied des travaux de l'American Life Insur-\nîance building. C'est à deux pas de la Métro-\npolitan-Tower, cette copie hypertrophiée du\ncampanile de Saint Marc, à Venise, et contre\nle building qui abrite, en son quatorzième\nétage notre modeste consulat de Belgique.\nNotre complaisant cicerone nous décrit les\nétudes faites par son père pour cette construc-\ntion, destinée à l'une des plus importantes\ncompagnies d'assurances d'Amérique. Mon-\nsieur Cass-Gilbert proposa de supprimer les\ncours intérieures pour réaliser l'utilisation\nmaximum de ce terrain qui, toutes démolitions\nfaites, revenait à plus de cinq millions de\nIrancs le mètre carré. La ventilation dans tout\nl'édifice aurait été mécanique et l'éclairage\nartificiel jour et nuit, mais le Conseil d'admi-\nnistration recula devant une solution aussi"}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "26", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.1.8", "texte": "TEK H N E\n\nradicale qui aurait fait de cet édifice de 32\nétages une véritable machine à habiter. Les\nfondations en béton sont gigantesques, les\nblocs cyclopéens pour les coffres-forts géants\nsont assis sur des cemelles d'une épaisseur phé-\nnoménale, lesquelles supportent la charpente\nmétallique qui s'édifie au milieu d'un bruit\naffreux de ferrailles. C'est la construction\nclassique du gratte-ciel, carcasse en acier, revê-\ntue de céramique fire-proof.\nSouple et silencieuse, la limousine descend\nvers Down-Town, le quartier des banques.\nC'est alors, en un raccourci saisissant, ce que\nNew-York offre de plus monstrueux comme\nconstructions,,, Broadway et les grandes ave-\nnues, avec leurs magasins, leurs buildings\ndémesurés, avec les foules où se mélangent\ntoutes les races le trafic fatigant à force\nd'intensité. Ce sont ensuite les gratte-ciel célè-\nbres qui avoisinent Wall-Street : le Wool-\nworth, le Singer, le City-Hall et tant d'au-\ntres, C'est d'une richesse exagérée, inouië, qui\nrévolte.\nPar le pont de Brooklyn, l'auto traverse\nl'East-River, La célèbre Sky-Line apparaît\nd'ici dans son essor le plus fantastique. Jamais,\nen aucun point du monde, on n'a construit\navec une telle puissance de moyens, une telle\naudace, qu'à la pointe de Manhattan, Dans le\ncadre de la rade fourmillante et immense, cet\nentassement des plus hautes constructions du\nmonde produit une irrésistible impression\nd'écrasement.\nLes quartiers juifs de Brooklyn traversés,\nnous arrivons aux dépôts de la Marine Mili-\ntaire, Blocs énormes de bâtiments successifs\nà 8 étages, tout en lignes verticales, masses\ngrises de béton brut, volumes élémentaires agis-\nsant par leurs répétitions et leurs dimensions.\nEnsemble impressionnant de simplicité gran-\ndiose,\nM, Cass-Gilbert m'avait conté auparavant\nla genèse de cette œuvre si caractéristique de\nnotre époque : pendant la guerre, sur un sim-\nple coup de téléphone de l'officier du port, il\nprésenta à la Commission militaire trois\navant-projets, c'est-à-dire trois modestes des-\nsins au crayon sur calque blanc. Malgré l'op-\nposition des officiers de marine, l'architecte\nput disposer rationnellement, avec une géniale\nsimplicité, les raccordements au chemin de fer,\nles élévateurs et les chargements des navires.\nLe temps pressait, les moyens étaient formida-\nBles, le programme clair et, en peu de mois,\ncette construction colossale, entièrement en\nbéton armé fut érigée, constituant une des\nplus belles réussites d'édifice utilitaire de notre\ntemps*\nL'auto remonte Brooklyn, II embarque sur\nun lourd «ferry» pour traverser l'East-River,\nContre le radiateur, deux vieux musiciens,\ndeux épaves de Vienne l'affamée, jouent sur\nla cithare et sur la harpe des airs désuets et\nfanés, d'une nostalgie suprême, qui fait mal\nau milieu de l'activité surhumaine et fantas-\ntique du port, au pied des gratte-ciel colos:aux\ndu quartier des banques.\nNous coupons Central-Park et Riverside-\nPark pour atteindre le chantier de construc-\ntion du futur pont, entre New-York et New-\nJersey, sur l'Hudson, C'est évidemment le\npont le plus grand du monde. Les travaux\ndoivent durer dix ans. Il est du type suspendu\nle plus moderne et son arche centrale permet-\ntra le passage des grands navires. Elle a une\nportée libre de 1097 mètres. Les deux pylô-\nnes qui cantonnent cette arche centrale ont\ndeux cents mètres de hauteur au-dessus de\nî'eau. L'architecture en incombe à M, Cass,\nGilbert,\nLes arches terminales sont telles que l'Arc\nde Triomphe de l'Etoile de Paris peut se\nplacer à l'aise sous l'intrados.\nQue I on juge, d'après ces données, de l'am-\npleur du chantier et de l'effet écrasant de l'œu-\nvre, C'est du Piranèse et du plus hardi, car\nl'architecture est celle de la Rome Impériale et,\nchose étrange, la grandeur formidable de la\nconstruction, digne d'être comparée avec avan-\ntage aux Thermes et aux édifices les plus\ngrands de l'Empire romain, fait que cette ar-\nchitecture toute classique est à son échelle et\nen harmonie pour habiller ces masses énor-\nmes de béton.\nJ'avais admiré, quatre jours auparavant, à\nla Bibliothèque Fédérale de Washington, la\nrétrospective de Joseph Pennel, le seul gra-\nveur américain qui ait pu rendre avec bon-\nheur la grandeur spécifiquement américaine :\nles gratte-ciel, le canal de Panama, les usines\nformidables et les villes tentaculaires.\nDans le soir qui tombait, j'avais, sur le\nchantier du pont du Hudson, une de ces vi-\nsions gigantesques, hallucinantes, intensément\nvivantes si bien magnifiées par Pennel,\n\nJ. MOUTSCHEN."}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": "27", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.1.9", "texte": "TEK H N E\n\nExamen de méthodes constructives\nL'lsolement phonique\net l'acoustique du Bâtiment\n\nOn connaît l'autorité de l'ingénieur\nI. Katel, en matière d'isolation acoustique„ On\nlira donc avec intérêt le rapport ci-après quil\nprésenta à VAssocation française pour l'essai\ndes matériaux.\nIl est étonnant, alors que la cons-\ntruction en béton armé ou avec ossature en\nfer est devenue presque courante, depuis en-\nviron un quart de siècle, que I on fasse si\npeu, sinon rien du tout, pour parer aux in-\nconvénients résultant de la transmission des\nsons par ces matériaux. Ce fait est d'autant\nplus surprenant qu il est actuellement par-\nfaitement possible, par l'application de pro-\ncédés d'isolement phonique, de jouir pleine-\nment des importants avantages des construc-\ntions modernes.\nComment est-il donc possible que les pro-\nblèmes d'isolement phonique ne soient pas\ndûment considérés? La cause de cet état de\nchoses, que j'ose qualifier d'anormal, ne peut\ns'expliquer que :\ni° Par une connaissance insuffisante des\nméthodes d'isolement de la part des architec-\ntes et des propriétaires des immeubles;\n2° Par l'inertie ou, passez-moi le mot, la\nroutine, et la peur des nouveautés qui, pour-\ntant, ont donné leurs preuves;\n3° Et, enfin, par une soi-disant raison\nd'économie.\nOn oublie que si ,pour l'ancienne cons-\ntruction, comportant des planchers en bois\nposés sur des solives en bois et composés ainsi\nde diverses parties d'une épaisseur de 30 à\n40 cm., des murs d'une épaisseur de 2 ou\nmême 2 1/2 briques ainsi que des cloisons\nen briques pleines, la question de sonorité,\nsauf dans quelques cas spéciaux, ne se posait\npas, la construction moderne-monolithe, avec\ndes planchers de 8 à 12 cm. d'épaisseur se\ncomposant de matériaux de grande sonorité\n(la vitesse du son étant dans le fer de\n5,100 mètres par seconde et dans le béton de\n2,200 mètres par seconde) et encore plus sus-\nceptibles de subir des vibrations par suite de\nleur faible épaisseur et de leur grande étendue,\nexige de façon urgente l'application de mé-\nthodes d'isolement phonique pour ne pas\nannuler les avantages que son emploi peut\nprocurer.\nLa question d'isolement se pose donc pour\ntous les genres de bâtiments : maisons de\nrapport, bâtiments publics et, en particulier,\nhôpitaux, maisons de santé, écoles, théâtres,\ncinémas sonores et usines.\nL'isolement phonique le plus efficace d'un\nbâtiment doit, évidemment, commencer par\nles fondations, les poteaux de soutien et les\nmurs portants, mais il doit s'appliquer aussi\naux planchers, cloisons, conduites d'eau,\ncanaux de ventilation et, enfin, aux machines\ndomestiques comme les ascenseurs, les ventila-\nteurs, les moteurs électriques et toutes les au-\ntres machines qui sont souvent installées dans\nles immeubles d'habitations.\nIl va sans dire que les diverses parties d'un\nbâtiment, si différentes au point de vue des\nconditions techniques : charge statique, degré\net genre de transmission des bruits, exigent\ndes matériaux isolants différents quant à leur\ncomposition et à leurs propriétés physiques et\nisolantes.\nIl n'existe pas, et il ne peut pas exister, un\nremède universel pour isoler phoniquement\nles planchers, les murs, les fondations, les\ncloisons, etc. ; il est donc absolument indis-\npensable de faire étudier tous ces problèmes\npar un ingénieur spécialiste afin d'éviter des\ndéceptions souvent très graves.\nD'autre part, il ne s'agit pas seulement des\nmatériaux eux-mêmes qui doivent être, bien\nentendu, choisis judicieusement, mais aussi,\nessentiellement, de l'application rationnelle de\nces matériaux.\nPour l'isolement phonique d'un dancing,\npar exemple, il ne suffit pas, comme il ar-\nrive parfois, d'isoler les murs par une double\nou même par une triple couche de panneaux\nabsorbants, mais il faut aussi isoler les plan-"}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "28", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.1.10", "texte": "TEK H N E\n\nchers et la base des murs, afin d'éviter ainsi\nla transmision des bruits par le sol aux bâ-\ntiments voisins.\nUne erreur courante, due à la non-connais-\nsance des problèmes d'isolement phonique,\nest celle qui consiste à demander de faire une\nétude d'isolement avec une garantie détermi-\nnée, de 60 p.c> par exemple, d'atténuation\ndes bruits. Une telle garantie n'a aucune va-\nleur pratique car, jusqu'à ce jour, on ne pos-\nsédait pas d'appareils pouvant mesurer les\ndegrés d'atténuation des bruits et cette ques-\ntion restait uniquement soumise aux juge-\nments subjectifs de l'intéressé.\nL'exigence d une atténuation déterminée de\nla sonorité ne présente pas seulement une dif-\nficulté technique; elle est tellement absurde\nque la proposition et l'acceptation d'une telle\ngarantie témoignent d'une ignorance absolue\nde ce problème.\nEn effet, si un mur transmet à travers son\népaisseur 1/1000 de l'intensité d'un son, il\nest considéré comme très mauvais, et, pour ré-\npondre à notre exigence à ce point de vue, il\nfaut que l'intensité sonore transmise ne dépasse\npas la millionième partie de l'intensité origi-\nnale d'émission du son.\nA première vue une telle exigence semble\nêtre trop exagérée et pourtant elle s'explique\npar la très grande sensibilité de notre appareil\nd ouïe : l'oreille.\nEn effet, cet excellent organe nous permet\nde distinguer le son le plus faible, par exem-\nple, la chute d'une aiguille sur un morceau\nde papier d'une hauteur de quelques millimè-\ntres; le frottement d'un morceau de papier\nsur la surface d'une table bien lisse; le frotte-\nment d'un balai sur un plancher en carreaux\nd'un étage au-dessus de nous, et nous sommes\nen état de percevoir avec notre oreille un son\nqui est un million de fois plus faible que celui\nde la voix humaine normale, et d'autre part,\nles éclats sonores provenant du plus fort\ncanon ou d une explosion.\nCette capacité de notre oreille d'enregistrer\nle son sur une échelle d'intensités aussi éten-\ndue s'explique par ce fait que notre percep-\ntion du son, selon la loi de Fechner, n'est pas\nproportionelle à l'intensité du son, mais à\nson logarithme, c'est-à-dire que deux sons\ndont les intensités sont dans le rapport de 10\nà 10,000,000 sont perçus par nous dans le\nrapport de 1 à 6.\nAyant déjà décrit dans mes diverses études\nles méthodes d'isolement de différentes par-\nties des bâtiments en général, il me semble\nsurtout nécessaire d'indiquer, en particulier,\nl'importance de ces isolement pour les hôtels\net, en dernier lieu, pour les cinémas sonores.\nComme nous sommes loin en réalité de\ncette maxime, d'une vérité indiscutable, que\nnous trouvons dans la brochure intitulée\n« Conseils techniques pour l'architecture et\nl'installation hôtelière », éditée par le Crédit\nNational hôtelier ,et qui se formule ainsi :\n« Quand le voyageur est rentré dans sa\nchambre il doit s'y sentir chez lui, dans un\ncadre reposant, loin des bruits et de l'agita-\ntion du dehors, et oublier qu'il est à l'hôtel. »\nN'est-il pas vrai, au contraire, que dans les\nlîôtels, même les plus luxueux et les plus\nconfortables, le voyageur manque du repos\nqui est pourtant la condition la plus élémen-\ntaire d'un vrai confort.\nLes directeurs des hôtels les plus renommés\npourraient faire des volumes des innombra-\nbles réclamations des voyageurs qui se plai-\ngnent du ronflement du voyageur dans la\nchambre voisine, du ronronnement ininter-\nrompu d'un ventilateur ou d'un moteur élec-\ntrique .des bruits persistants d'un ascenseur,\nde conduites d'eau, des va-et-vient dans l'of-\nfice et dans les corridors, etc. Les directeurs\ndes hôtels sont obligés de changer la chambre\nde ces voyageurs mécontents ou, bien sou-\nvent, ces derniers vont chercher, hélas sans\nsuccès, un autre hôtel plus calme.\nAu fond, la direction de l'hôtel ne peut\nque reconnaître le bien-fondé de ces réclama-\ntions, mais considère ces inconvénients com-\nme les attributs inévitables de la construction\nmoderne, comme une maladie tout à fait in-\ncurable.\nCe n'est pas mon domaine et je ne m'at-\ntarderai pas sur les conséquences les plus pé-\nnibles de ces faits pour le développement du\ntourisme dans le pays. La guerre aux bruits,\ndéclarée par le Touring Club de France, por-\ntera certainement les meilleurs fruits; mais,\ncomme technicien, je tiens à souligner qu'il\nest parfaitement possible d'éviter ces incon-\nvénients par des moyens rationnels pris lors\nde la construction de l'hôtel."}, {"page_pdf": 11, "page_imprimee": "29", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.1.11", "texte": "TEK H N E\n\nLes dépenses pour un isolement approprié\nd'un hôtel moderne sont relativement très\nminimes en comparaison avec les avantages\nque cet isolement apporte et ce serait une\ngrande faute irréparable d'en faire l'économie.\nL'isolement parfait d'un hôtel doit com-\nprendre en premier lieu les parties du bâti-\nment déjà mentionnées, mais il est, en parti-\nculier, nécessaire de tenir compte des faits\nsuivants.\nLes installations d'eau courante sont pres-\nque toujours très gênantes.\nOn entend, en effet, l'écoulement d'un ro-\nbinet à une très grande distance; pour y re-\nmédier, il faut placer les tuyaux de distribu-\ntion dans les corridors et encore dans des\nniches spéciales prévues dans ce but, pour évi-\nter la production de bruits dans la chambre\nmême.\nLes tubes ou les niches doivent être revêtus\nde plaques isolantes qui, pour les tuyaux\nd'eau chaude, empêcheront en même temps la\ntransmission de la chaleur dans la chambre.\nIl faut séparer les colliers en fer des tubes\npar des bandes isolantes et les tiges de ces col-\nliers doivent être, autant que possible, isolées\npar des boîtes isolantes pouvant être fixées\ndans les murs ou dans les planchers.\nIl est également très rationnel d'interrom-\npre les conduites d'eau par des manchons d'un\nautre matériau, par exemple une conduite en\nfer par des manchons en plomb, en caout-\nchouc, en spirale métallique, etc.\nII est enfin à recommander de ne pas relier\nles tuyaux d'eau directement avec ceux de\nhaute pression de la canalisation urbaine,mais\nde prévoir des bassins distributeurs avec une\nsoupape flottante pour diminuer la pression\nd'eau dans les conduites intérieures.\nLes canaux aériens peuvent transmettre les\nbruits de la rue ou ceux d'une machine d'une\nchambre à l'autre, même à travers les étages.\nPour y remédier, il faut revêtir les parois\nde ces canaux par des plaques isolantes et\nprévoir dans certains endroits des chicanes\nabsorbantes qui obligent en même temps le\nson à diminuer de vitesse.\nEn tout cas, il est bien rationnel de pré-\nvoir des canaux de grandes dimensions ainsi\nque des ventilateurs de petite vitesse.\nSi ces canaux ne sont pas prévus dans la\nmaçonnerie même, mais construits en tôle ou\nen bois et posés soit dans le sous-sol, soit\ndans le grenier, il faut interrompre cette cons-\ntruction rigide par des manchons en toile,\ncaoutchouc, etc., comme c'est le cas pour les\nconduites d'eau.\nIl faut enfin éviter, comme c'est couram-\nment le cas dans les hôtels, la construction de\nlongs corridors qui ne sont que des porte-\nvoix de haut-parleur.\nOn sépare rationnellement ces corridors\npar des portes à deux battants, de préférence\ndes portes insonores.\nEnfin, pour les ascenseurs, la source la\nplus répandue des bruits, il est nécessaire de\nprendre toutes les précautions. Le treuil et les\npoutres supportant les poulies de renvoi doi-\nvent être isolés contre la transmission des\nbruits par la construction d'amortisseurs ap-\npropriés.\nLa cage de l'ascenseur établissant une com-\nmunication aérienne entre les étages et trans-\nmettant les bruits doit être revêtue de pla-\nques absorbantes. Enfin, il faut isoler les\nmachines installées dans l'hôtel.\nUn domaine particulièrement important\npour l'isolement phonique et des études ac-\ncoustiques est le cinéma sonore. En effet, il\ns'agit, dans ce cas, de trois problèmes bien\ndéterminés :\ni° Il faut empêcher la transmission des\nbruits parasites et des vibrations provenant\nde l'extérieur à l'intérieur de la salle pour ne\npas compromettre ainsi la pureté du son des\nappareils sonores ;\n2° Il faut empêcher la transmission du\nson provenant des appareils sonores et se\ntransmettant à travers le sol et les murs aux\nappartements voisins, pour ne pas incommo-\nder ces derniers;\n3° Et enfin il faut créer une bonne ac-\ncoustique dans le cinéma lui-même, c'est-à-\n--dire éviter les échos, avoir une durée de pro-\npagation convenable et une bonne transmis-\nsion à toutes les places de la salle.\nEtant donné que sous peu oaraîtra mon\nétude spéciale à ce sujet, je veux me borner\nd'indiquer seulement, dans leurs grandes li-\ngnes, les remèdes à apporter pour résoudre les\nproblèmes ci-dessus posés. S'il s'agit de la\nconstruction d'un nouveau cinéma, on peut\névidemment prévoir le nécessaire lors de la\nconstruction de celui-ci. Le problème est plus"}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "30", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.1.12", "texte": "TEK H N E\n\ncompliqué quand il s'agit de l'amélioration\nde l'accoustique d'une salle existante et pres-\nque impossible s'il s'agit d'empêcher la trans-\nmission des bruits dans l'un et l'autre sens.\nBien que l'importance de l'isolation pho-\nnique d'une salle de cinéma soit tout à fait\névidente, j'ai pu constater, dans beaucoup de\ncas, une négligence parfaite de celle-ci. On se\ncontente généralement, pour améliorer l'ac-\ncoustique d'un cinéma, de l'application pure\net simple de panneaux absorbants au mur et\nau plafond sans penser que ceux-ci ne présen-\ntent pas une isolation phonique du dit ci-\nnéma et même ne suffisent pas, à priori, pour\nrésoudre le premier problème posé.\nEn effet, la bonne accoustique d une salle\npeut être obtenue par la construction appro-\npriée de celle-ci, car elle dépend en premier\nlieu de sa forme, des revêtements des murs et\ndu nombre des auditeurs et peut être établie\nd'une façon suffisante suivant les calculs bien\nsimples indiqués en outre dans mon livre\n« Les bruits dans les bâtiments » ; la salle\nPleyel en donne, d'autre part, un bon exem-\nple pratique, car sa bonne accoustique n'est\ndue qu'à sa constitution et sa ferme appro-\npriées.\nEn outre, une bonne accoustique d'une\nsalle ne se caractérise pas seulement par la\ndurée de la propagation, mais également par\nla conservation de l'intensité du son qui doit\npermettre une bonne transmission même dans\nles endroits les plus éloignés de la source\nsonore*\nEnfin, une salle est considérée comme\nbonne au point de vue accoustique quand elle\nest capable, sinon d'améliorer, du moins de\nconserver le timbre du son.\nSi les calculs prouvent la nécessité d'appli-\nquer des matériaux absorbants, il faut pré-\nvoir des matériaux de différentes capacités\nd'absorption : les matériaux mous et poreux\npour le son aigu, ceux plus élastiques et ru-\ngueux pour le son grave, et de les fixer sous\nforme de mosaïque, comme le recommande,\ndans ses nouvelles études, le professeur sué-\ndois Kreuger. Le matériel d'une seule compo-\nsition peut bien déformer le timbre du son.\nIl résulte déjà de ces quelques considéra-\ntions, forcément réduites, que les problèmes\nd'acoustique des cinémas sonores sont beau-\ncoup plus sérieux qu'on le croit généralement\net qu'il y a tout lieu de se méfier des ven-\ndeurs de panneaux absorbants d'origine\nétrangère, qui, n'étant pas techniciens en la\nmatière, ne cherchent qu'à vendre des maté-\nriaux sans aucune étude préalable de chaque\ncas particulier.\nC'est pourquoi M. Kreuger n'a pas hésité\nà déclarer au sujet de l'accoustique des salles,\nlors du Congrès international des Architectes\nqui a eu lieu tout récemment à Budapest, que\ndans cette matière, il y a trop de bluff et\nqu'une bonne accoustique peut être obtenue\npar des moyens moins coûteux et beaucoup\nplus rationnels.\n\nI. KATEL,\nIngénieur, administrateur-délégué de\nla Société Anonyme « Absorbit ».\n\nProcédés techniques nouveaux\nLE BETON VIBRE\nET PERVIBRE (Suite)\nIV.─ PROCEDES ACTUELS.\ni° Vibration extérieure.\nLa vibration extérieure constitue la méthode\nla plus ancienne. Sa mise au point a consisté\nseulement à perfectionner la construction des\nappareils électriques et pneumatiques, en sélec-\ntionnant, pour ces derniers, les matières em-\nployées et en adoptant les meilleurs traitements\nthermiques, et, d'autre part, à acquérir une\nexpérience assez complète pour permettre, sur\nle vu des dessins cotés des moules ou des cof-\nfrages, de déterminer le type et le nombre de\nvibrateurs à mettre en œuvre, ainsi que les\npoints et modes d'attache et la manière d'or-\nganiser la coulée. Il faudrait un volume entier\npour cataloguer toutes les variantes de la vi-\nbration externe, et même un résumé descriptif\nsortirait de notre cadre.\nOn peut dire, toutefois, que ce procédé"}, {"page_pdf": 13, "page_imprimee": "17", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.1.13", "texte": "ARCHITECTURE • URBANISME • ART PUBLIC\nANNÉE 1931 VOLUME X NUMÉRO 2\n\nARCHITECTURE ET CONSTRUCTION\nEN GRANDE-BRETAGNE\n\nSi l'on ne craignait les périlleuses géné-\nralités, on pourrait avancer en manière\nd'axiome : plus un pays est éloigné, archi-\ntecturalement parlant, du rationnel, et plus\nil éprouve, s'il est vivace, le besoin d'un\nrenouvellement. Et inversément. Ceci s'ap-\npliquerait fort bien aux pays nordiques, où\nla tradition constructive est, plus qu'ail-\nleurs, singulièrement logique. Les pays\nScandinaves en sont un témoignage plus\nclair encore que la Grande-Bretagne. Mais\ncelle-ci constitue dans l'effort international\nun enjeu bien plus considérable.\nIl ne serait donc pas paradoxal de dire\nque l'atout principal de ce pays est son tra-\nditionalisme profond. Ne parlons pas ici du\nsentimentalisme artificiel qui a pu, comme\ndans les autres pays européens, se greffer\nsur le fond raisonnable de la race.\nQuiconque parcourt la Grande-Bretagne\nobservera combien, en dépit des Ecoles, le\nniveau architectural est élevé. Technique-\nment et organiquement. Si l'on ne peut en\ndire autant de la science urbanistique,\nc'est que celle-ci a épuisé une formule, adé-\nquate il y a quelques années, mais insuffi-\nsanté aujourd'hui. Toutefois l'urbanisme\nmoderne a conquis ses premiers titres en\nGrande-Bretagne.\nLa science raisonnée du « housing » elle\naussi. Observons que, dans la majorité des\ncas, l'extension des quartiers résidentiels\nurbains, accessibles à la classe laborieuse,\neut pour base architecturale, non la maison\nindividuelle de plan et de construction\nquelconques, mais l'habitation standardi-\nsée, traditionnellement constructive, édi-\nfiée suivant les diverses variantes d'un plan\nvéritablement rationnel.\nEn outre, les bâtiments les plus divers, les\nédifices les plus importants, élaborés par\nles architectes officiels, académiques, ne\nsacrifient pas, en général, les élémentaires\nprescriptions de l'hygiène moderne. Si l'on\nadmet que ces prescriptions, communes à\ntous les domaines de l'architecture, en con-\nditionnent au premier chef tout programme,\non jugera qu'il n'y a rien d'exagéré à espé-\nrer beaucoup de la Grande-Bretagne et de\nses constructeurs. Vraisemblablement d'ici\npeu de temps verrons-nous apparaître les\npremières manifestations décisives."}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "18", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.1.14", "texte": "Les ancêtres de la construction mé-\ntallique en Grande-Bretagne : Le\nCrystal Palace et le Forth Bridge.\nPièces uniques, sans doute, dont la\npremière remonte à 1851. La se-\nconde, le Pont du Forth, a sur la Tour\nEifel la supériorité d'avoir été con-\nçue dans un but utile, presque urgent.\nSans doute la construction métalli-\nque anglaise n'a-t-elle plus connu de\nsemblables miracles. Mais le miracle\nimporte peu, s'il ne trouve pas\nd'écho.\nLes pièces uniques ont fait place au-\njourd'hui aux nombreuses réalisations\nd'un intérêt souvent remarquable.\nLa construction métallique anglaise\nest l'une des plus perfectionnées\nd'Europe. Des chantiers de diverse\nimportance se sont succédés dans\nles principales villes de Grande-Bre-\ntagne.\nOn sait donc construire; on possède\nen outre la discipline indispensable\nà l'organisation architecturale. Que\nfaut-il de plus pour faire de l'archi-\ntecture rationnelle ? − Rien, sans\ndoute, sinon le vouloir.\nEn haut : Hall industriel système\nBooth; près de 18,000 m2 sont cou-\nverts; 63 poteaux supportent char-\npente et couverture.\nAu centre : Type de tribune, fré-\nquemment érigé dans les stades\nsportifs. Capacité: 10.000 person-\nnes. (R. V. Twickenham.)\nCi-contre : Type de chantier. Con-\nstruction d'un immeuble d'apparte-\nments et de bureaux, au coeur de\nLondres."}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "19", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.1.15", "texte": "Il y a, en matière d'habitation, une\ntradition constructive, et une pseudo\ntradition : le pittoresque.\nLa première est vivace en Grande-\nBretagne; quant à la seconde, ceux\nqui s'y adonnent le font avec une\ndiscrétion louable.\nL' habitation ci-contre, construite\nrécemment, est d'un type très ré-\npandu. Son plan, ses matériaux, son\nexécution soignée, et l'absence d'es-\nthétisme qu'elle manifeste, la range\ndans la vraie tradition constructive\nanglaise.\n\nPar contre, cette habitation “ mo-\nderne ”, érigée dans l'Essex (architec-\ntes : Tait, Burnet & Partners), témoi-\ngne seulement d'un renouvellement\nd'aspect. Très décorative au fond,\nelle est plus éloignée que la précé-\ndente ― malgré ses murs unis et ses\ntoitures plates ― de l'architecture\nrationnelle.\n\nImmeuble d'appartements, en con-\nstruction dans la région londonienne.\nBâtiment sobre, agréable, distingué\n― non dépourvu d'esthétisme. C'est\npeut-être une transition nécessaire,\ndans cette branche d'architecture\nsans antécédents décisifs en Grande-\nBretagne.\nArchitecte : S. Cameron Kirby."}, {"page_pdf": 16, "page_imprimee": "20", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.1.16", "texte": "Les illustrations des deux présentes\npages montrent l'effort moyen, plus\nou moins heureux, mais assez volon-\ntaire, de quelques \" jeunes \" d'ou-\ntre-Manche.\nProjet d'hôtel pour le Pays de Galles.\nLe plan ne manque pas d'intérêt ―\nmais quel esthétisme! que n'eut\npas toléré, assurément, le vrai, le\ntradionnel cottage anglais.\n\nCe projet de club nautique, sur la\nTamise (architecte J. Pemberton),\nmanifeste bien plus d'honnêteté, de\ndécence. Et c'est d'une bonne orga-\nnisation de plan, traduite en une\ntechnique parfaitement constructive.\n\nDu même architecte que le projet\nci-dessus, ce bâtiment d'exposition\npermanente, édifié en pleine agglo-\nmération londonienne en 1929, eut\nsurtout le mérite du “ coup de\npoing ” assommant l'aspect routinier\ndes constructions officielles anglaises."}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "21", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.1.17", "texte": "Autre “ coup de poing ” quasi pu-\nblicitaire. Ce cinéma londonien, con-\nstruit par l'architecte W. E. Trent.\nL'intérieur n'est ni meilleur ni pire\nque ceux des autres bâtiments du\nmême genre; il est seulement plus\n“ moderne ”... de décoration.\n\nMagasin d'une firme de chaussures,\nà Londres. Ce travail, d'importance\nmodeste, accuse un effort très sin-\ncère vers la solution simple, logique,\nsans prétention décorative. L'archi-\ntecte, Howard Robertson, est l'un\ndes espoirs de la construction ratio-\nnaliste en Grande-Bretagne.\n\nVoici sans doute la plus remarquable,\nsinon la plus importante, construc-\ntion industrielle érigée durant ces\ndernières années en Grande-Bre-\ntagne. C'est l'usine meunière de la\nCité-Jardin de Welwyn. (Architec-\ntes : de Soissons et Kenyon, qui sont\ndes traditionalistes... officiels.)\nDes locaux récréatifs pour le per-\nsonnel complètent les installations\nindustrielles."}, {"page_pdf": 18, "page_imprimee": "22", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.1.18", "texte": "L'application raisonnée, et très fré-\nquente, de méthodes constructives\nsatisfaisant aux prescriptions de l'hy-\ngiène moderne a provoqué l'édifi-\ncation de multiples bâtiments, plus\nou moins importants, et qui pour-\nraient être caractérisés sous le nom\nd'architecture rationnelle “ incons-\nciente ”.\nVoici un intérieur de ferme électri-\nque dans le Sussex, agencé et\néquipé logiquement. Extérieurement\nle bâtiment exprime d'ailleurs une\nprétention assez fâcheuse au pitto-\nresque. (Architecte : M. Ayrton.)\n\nL'hôpital anglais offre, assurément,\nle plus grand nombre d'exemples de\ncette architecture rationnelle incons-\nciente. Il atteint même une rare per-\nfection, aussi bien dans son agence-\nment, son exécution technique (l'in-\ndustrie anglaise est extraordinaire-\nment développée, on le sait, dans\nles branches sanitaires), son équipe-\nment, que dans son aspect extérieur.\n\nCi-contre : Hôpital à Leicester.\nArchitectes : Pick, Everard, Keay et\nGimson."}, {"page_pdf": 19, "page_imprimee": "23", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.1.19", "texte": "L'ARCHITECTURE EN BELGIQUE\nHABITATIONS DANS LE COURTRAISIS\n\nArchitecte : R. Acke.\nLe critique profane, facilement enclin aux\njugements superficiels, a souvent tenté\nd'exclure la construction en briques du\nprogramme technique des travaux d'archi-\ntecture moderne, et à plus forte raison\ndes travaux d'architecture rationnelle. De\nmême, trop zélé, il avait décidé que seule\nla toiture plate méritait d'être appelée fonc-\ntionnelle, la toiture à versants plus ou\nmoins inclinés étant considérée comme\nirrationnelle; un vestige d'anciennes mé-\nthodes constructives destiné à disparaître\ntotalement. C'était presqu'une question de\nprincipe.\nL'expérience des dernières années, au\ncours desquelles plus d'une utile mise au\npoint fut prononcée, engage à des appré-\nciations moins catégoriques. En outre le\nrejet de tous les a priori esthétiques, mê-\nme négatifs, permet de placer au tout pre-\nmier plan des considérations élémentaires,\nà la base du travail architectural, les exi-\ngences économiques et celles, très impé-\nrieuses, de l'industrie du bâtiment. L'état\nde celle-ci exerce une influence prépondé-\nrante sur le problème technique de l'archi-\ntecture. Par exemple, existe-t-il en notre\npays un mode constructif généralisé, don-\nnant les garanties essentielles au construc-\nteur, s'adaptant à la moyenne courante des\nbâtiments habituels (maisons individuelles\net immeubles d'importance très limitée)\nexiste-t-il un mode constructif autre que la\nmaçonnerie de briques? qui ait la même\n« maniabilité », si l'on peut dire, et surtout\nqui possède à son service un personnel\n\nHabitation du Dr Y., à Courtrai.\nFaçade latérale vers le jardin.\nPhoto : Duquenne.\nCette construction a été primée au\nConcours Van de Ven 1930."}, {"page_pdf": 20, "page_imprimee": "24", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.1.20", "texte": "R. Acke, architecte.\nHabitation du Dr Y., Courtrai.\nFaçade vers la chaussée.\nPhoto : Duquenne.\n\nentraîné? En dépit des nombreuses appli-\ncations d'autres systèmes divers, on peut\naffirmer que non.\nToutefois soyons justes, et hâtons-nous de\ndire que ceci n'est que la constatation d'un\nfait ; ce n'est pas un programme, et les expé-\nriences doivent être encouragées à tout\nprix. Disons aussi que bien des cas parti-\nculiers peuvent être envisagés en prenant\npour base constructive autre chose que la\nmaçonnerie habituelle, à condition que\nl'importance du problème permette l'appli-\ncation d'une standardisation très poussée.\nMais ceci mis à part, il demeure assuré\nque l'utilisation de la brique reste, en Bel-\ngique, le procédé constructif le plus courant\net le plus facilement applicable aux problè-\nmes habituels. S'il faut considérer ce fait\ncomme déplorable, qu'on en accuse, non\npas les architectes, mais l'industrie même\ndu bâtiment.\nC'est sans doute dans la partie flamande\ndu pays que l'on se sert de la maçonnerie\nde briques avec le plus de soin, et parfois\naussi, au jugement d'un rationaliste, avec\nle plus de fantaisie. Richard Acke, l'archi-\ntecte courtraisien, l'utilise, lui, avec beau-\ncoup de science et de pondération. Rappe-\nlons d'ailleurs que, hors ses intéressantes\npetites constructions en pisé de terre, éri-\ngées à Ypres en 1920, il s'est exclusivement\nlimité à l'architecture de la brique. Et cela\nnous a valu, et nous vaut encore, de probes\nréalisations, agencées et exécutées avec\ngrand soin.\nTout comme Francken dont nous parlions\ndernièrement, Acke répugne au monumen-\ntal, comme à l'extravagance. Il ne cherche\npas là l'échappatoire à la solution qu'il faut\ntrouver dans l'élaboration d'un travail. Et\nl'on peut croire que si ce constructeur\navait eu à réaliser une œuvre importante\npar la masse, il n'eut, à aucun prix, sacri-\nfié son désir de faire simple.\nEn ce sens, Acke est un bon traditionaliste.\nH. Hoste disait de lui : « il a étudié notre\narchitecture ancienne, et vraisemblable-"}, {"page_pdf": 21, "page_imprimee": "25", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.1.21", "texte": "ment l'a-t-il fait de la bonne manière; car\nil en a retenu l'esprit et non la lettre ».\nCeci est juste et vaut qu'on le considère,\nparce que d'abord le fait est rare aujour-\nd'hui, où l'on court aux plus sottes élucu-\nbrations sous prétexte de « faire moderne ».\nEnsuite n'oublions pas qu'un bon, un vrai\ntraditionaliste est bien près de l'architec-\nture rationnelle. Il n'y a qu'un pas à fran-\nchir. Acke le franchira-t-il ?\nNous sommes heureux de soumettre à nos\nlecteurs quelques-uns des récents travaux\nde R. Acke, en matière d'habitation. Le\nplus caractéristique est sans doute l'habi-\ntation pour un médecin courtraisien. Le\nplan en est clair, et la division des deux\nservices du rez-de-chaussée (habitation et\nconsultation) bien accusée. L'étage, spa-\ncieux, est ordonné avec simplicité. L'exé-\ncution de cette habitation est méticuleuse\net très propre à la construction en briques.\nOn jugera de l'aspect par les photos ci-\ndevant.\nLes autres habitations manifestent égale-\nment un souci de sobriété, étroitement liée\naux fonctions mêmes de la distribution\nintérieure.\n\nPlans de l'Habitation du Dr Y. à Courtrai\nLégende : I. Entrée; 2. Parloir; 3. Consulta-\ntion; 4. Hall; 5. Vestiaire; 6. Cour; 7. Buan-\nderie; 8. Cuisine; 9. Provisions; 10. Chambre\nd'enfant; 11. Salle à manger; 12. Salon;\n13. Garage.\nEtage : 14. Chambres à coucher; 15. Salle de\nbain; 16. Petite chambre; 17. Dégagement;\n18. Chambre noire."}, {"page_pdf": 22, "page_imprimee": "26", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.1.22", "texte": "R. Acke, architecte.\nMaisons jumelées, à Courtrai.\nFaçade vers la rue.\nPhoto : Duquenne.\n\nPetite habitation, à Courtrai.\nFaçade vers la rue.\nPhoto : Duquenne."}, {"page_pdf": 23, "page_imprimee": "27", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.1.23", "texte": "L'ARCHITECTURE INTERNATIONALE\n\nALLEMAGNE\nBâtiments administratifs et commerciaux\nImmeuble de bureaux, à Magdebourg.\nArchitectes : Schaeffer et Heyrothsberge.\nLa plus haute construction de Magdebourg, récem-\nment terminée, est décrite dans le “ Deutsche Bau-\nzeitung ” (Berlin), numéro du 16 avril 1931.\nDeux bâtiments administratifs\nde l'architecte H. Poelzig.\nCi-contre : Intérieur de l'édifice abritant le siège de\nla I. G. Farben Industrie, à Francfort-sur-Main.\nCe bâtiment, très important, a exigé deux années de\ntravail. (D'après le “ Deutsche Bauzeitung ” (Berlin),\n1er avril 1931.\nSiège de la Société Radiophonique Berlinoise, à Berlin.\n(“ Bauwelt ”, Berlin, 16 avril 1931.)"}, {"page_pdf": 24, "page_imprimee": "28", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.1.24", "texte": "Bâtiments administratifs et commerciaux\nImmeuble de bureaux, Celle.\nArchitecte : O. Haesler.\nUn des plus remarquables travaux d'architecture à\nusage commercial, réalisé en Allemagne, durant ces\ndernières années. (D'après “ Tér ès Forma ”, Budapest,\nAvril 1931.\nCi-contre :\nDeux aspect de l'immeuble “ Indanthren ”,\nà Cologne.\nArchitectes : Riphahn et Grod.\nCette construction récente, très habilement agencée,\néquipée avec soin, est décrite en détail dans la revue\n“ Die Baugilde ”, Berlin, numéro du 10 avril 1931.\nCi-dessous :\nIntérieur d'un immeuble de commerce, à\nFrancfort s/Main.\nArchitecte : H. Zweigenthal.\n(D'après “ Die Baugilde ”, Berlin, 10 avril 1931.)"}, {"page_pdf": 25, "page_imprimee": "29", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.1.25", "texte": "Bâtiments d'intérêt public\nHall de la nouvelle aérogare de Munich.\nArchitecte : J. Mossner.\n(D'après le “ Deutsche Bauzeitung ”, 8 avril 1931.)\nCi-dessous :\n(à gauche) : Aérogare de Berlin.\n(à droite) : Bains publics à Dusseldorf.\nArchitecte : W. Furthmann.\n(“ Bauwarte ”, Cologne, 26 mars 1931.)\n\nETATS-UNIS\nUniversité populaire à New-York.\nArchitecte : J. Urban.\n(D'après “ Bauwelt ”, Berlin.)\nCi-dessous :\nRestaurant à Los Angeles.\nArchitecte : J.-R. Davidson.\n(“ Moderne Bauformen ”, Stuttgart, avril 1931.)"}, {"page_pdf": 26, "page_imprimee": "30", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.1.26", "texte": "FINLANDE\nBâtiments industriels\nUsine à Viburg.\nArchitectes : V. Aulanko et E. Huttunen.\n(D'après “ Arkkitehti ”, Helsingfors, N° 3, 1931.)\n\nHOLLANDE\nUsine Van Nelle, à Rotterdam.\nArchitectes : Brinkmann et Van der Vlught.\nLes deux clichés immédiatement ci-dessus donnent l'as-\npect intérieur et extérieur du local récréatif, réservé\nau personnel.\n(D'après “ Der Baumeister ”, Munich, avril 1931.)"}, {"page_pdf": 27, "page_imprimee": "31", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.1.27", "texte": "NORVÈGE\nMaison d'exposition d'art, à Oslo.\nArchitectes : G. Blakstad et Munthe-Kaas.\n(D'après la revue danoise “ Arkitekten Maaneds-\nhaefte ”, Copenhague, mars 1931.)\n\nSUÈDE\nCinéma “ Flamman ”, à Stockholm.\nArchitecte : Uno Ahren.\n(D'après “ Bauwelt Berlin ”, 23 avril 1931.)\nLa Suède connaît actuellement une orientation archi-\ntecturale assez décisive, et qu'il faut considérer avec-\nsympathie. On observera que cette orientation est\ndue, en grande partie, à l'influence exercée par l'expo-\nsition de Stockholm de 1930. Et l'on comparera cette\ninfluence avec celle qu'exerce encore, dans nos pays,\nla néfaste exposition de Paris, en 1925."}, {"page_pdf": 28, "page_imprimee": "32", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.1.28", "texte": "Eglise à Stockholm.\nArchitecte : K. Ljunberg.\n(D'après la revue “ Byggnadsvärlden ”, Stockholm,\n17, 1931.)\n\nSUISSE\nFragment de la grande salle, à la nouvelle\nBourse de Zurich.\nArchitectes : Henauer et Witschi.\n(“ Das Werk ”, Zurich, avril 1931.)\n\nRECTIFICATION\nNous avons attribué, par erreur, ce pavillon\nde la ville d'Ostende, érigé à Anvers l'an\ndernier, à l'architecte Van Averbecke. C'est\nl'architecte R. Grosemans qui est l'auteur de\ncette intéressante construction.\nNous lui présentons nos excuses."}, {"page_pdf": 29, "page_imprimee": "31", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.1.29", "texte": "TEK H N E\n\ns'applique principalement aux cas suivants :\ni° Eléments dont le ferraillage est trop\nserré pour permettre l'utilisation des appareils\nde vibration interne ou superficielle;\n20 Eléments assez petits pour qu'un nom-\nbre réduit de vibrateurs permette la transmis-\nsion des chocs en touc les points du béton.\nOn peut faire entrer dans cette catégorie\nles moules de pierres artificielles, de dalles en\nbéton, etc., dont les parois, généralement\nmétalliques (le métal transmet, d'ailleurs,\nbeaucoup mieux la vibration que le bois, ce\nqui permet d'employer des vibrateurs plus\npetits ou moin:; nombreux ) sont munies de\npattes de fixation sur lesquelles on boulonne\ntrès rapidement les vibrateurs;\n30 Eléments longs et étroits, dans lesquels\nun pervibrateur ne peut être immergé. C'est\nle cas, notamment, des tuyaux en ciment, de:\npoteaux en béton pour lignes électriques, etc.\nLe rayon d'action maximum d'un vibrateur\nattaché sur un moule métallique est de 2 m.\nenviron, et de 1 m. 25 sur du bois. Il varie\nd'ailleurs beaucoup, selon la forme, le poids,\nrépaisseur du coffrage.\nUn vibrateur pneumatique se compose d'un\ncylindre en acier spécial, dans lequel se déplace\nlibrement un piston, formant à la foi dis-\ntributeur d'air comprimé et producteur de\nchocs. Ce piston frappe, à raison de 1,800 à\n4,000 coups à la minute selon le type, sur\ndeux fonds de cyindre en acier particulière-\nment résistant. Généralement, l'un des fonds\nde cylindre est muni d'une patte percée d'un\ntrou, servant à la fixation par l'intermédiaire\nd'un boulon indesserrable. Dans certains cas,\niec deux bouchons sont de ce type-là, et le\nvibrateur est mis en place au moyen de deux\nboulons.\nLes coffrages en bois des chantiers n'ont\nbesoin d'aucune modification par rapport à\nceux qu'on emploierait sans vibrer. Bien con-\nçus, ils ne sont jamais disloqués par les chocs,\ntrop épaic, ils les transmettaient mal.\nLa fixation se fait par l'intermédiaire de\nserre-joints de types courants très légèrement\nmodifiés; dans d'autres cas, on emploie des\ncolliers de serrage, dans d'autres encore des\ntiges filetées traversant la paroi du coffrage\nde part en part, et boulonnées*\n2° Vibration superficielle.\nL'appareil destiné à la vibration superfi-\ncielle porte le nom, déposé par la Société La\nRoute, de « Vibropyl » (brevets Bérenguier ).\nIl est généralement constitué par une pou-\ntre en I portant, selon sa longueur, de un à\nquatre vibrateurs pneumatiques du même type\nque ci-dessus, protégés par un carter; à chaque\nextrémité de la poutre, un manche muni d'une\npoignée; une commande par levier permet la\nmise en marche et l'arrêt simultanés des vibra-\nteurs,\nLa poutre peut, dans certains cas, être rem-\nplacée par une tôle formant plateau, ou tout\nautre dispositif adapté aux circonstances. Les\nvibrateurs peuvent être électriques.\nLe vibropyl est promené sur la surface du\nbéton au fur et à mesure de la coulée. La\nvibration est suffisamment intense pour que,\nm la composition du béton a bien été appro-\npriée au procédé, il soit possible de marcher\nsur la surface quelques instants après l'opé-\nration.\nComme nous l avons vu, la remontée de la\nlaitance permet de faire l'économie dune\nchape, avantageusement remplacée par un lis-\nsage.\nUne chaussée vibrée, plus vite faite, plus\nrésistante, plus homogène qu'une route en\nbéton ordinaire, peut dont être considérée\ncomme formée d'un matériau nouveau. D'ail-\nleurs, 100,000 mètres carrés de chaussées en\n« vibromac » ont déjà été coulés, sans comp-\nter les autres applications du procédé : en\neffet, la vibration superficielle constitue la\nmeilleure méthode toutes les fois que de vastes\nsurfaces horizontales sont en jeu. Elle est par-\nfaite pour les hourdis, les planchers, les\nradiers.\nDans le cao de gros ouvrages, étendus à la\nfois en surface et en profondeur, comme îes\nbarrages par exemple, le vibropyl peut être\nemployé avantageusement. .\nOn déverse alors le béton par lits successifs,\nsur chacun desquels on passe le vibropyl au fur\net à mesure de la coulée.\nLe vibropyl apporte une forte économie de\nmain-d'œuvre par rapport au damage, un , eul\nappareil, mû par deux hommes, faisant le\ntravail de plusieurs fouloirs. C'est un avan-\ntage de plus à l'actif du procédé."}, {"page_pdf": 30, "page_imprimee": "32", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.1.30", "texte": "TEK H N E\n\n30 Vibration interne ou pervibration.\nToutes les fois qu'elle est applicable, la per-\nvibration est encore supérieure aux autres mé-\nthodes; c'est elle qui donne les résultats plus\nparfaits et les plus réguliers, et qui procure la\nplus forte économie de main-d'œuvre.\nElle est basée sur l'observation suivante :\nlorsqu'on met le béton en vibration par un\nprocédé quelconque, on constate, même avec\nun gros poids d'agrégat et peu d'eau, que\nla masse tout entière se comporte comme un\nliquide. Une expérience très simple met ce\nfait en lumière : plonger une tige quelconque\nau sein du béton en vibration; elle pénètre\ncomme dans un liquide, et en sort de même.\nMais si, pendant la durée de l'immsrsion, on\narrête les vibrateurs, le béton se bloque si bien\nautour de l'objet, qu'on ne peut plus le retirer\nqu'en remettant en marche les appareil .\nOn en déduisit que le principe d'Archimède\n%'applique aux corps plongés dans le béton en\ncours de vibration, ce qui conduisit à l'inven-\ntion des pervibrateurs. Ceux-ci ne sont autres\nque des flotteurs en tôle contenant un ou plu-\nsieurs vibrateurs du type habituel, d'alésage\ncorrespondant au diamètre du pervibrateur, ce\ndernier dépendant de la ection de la masse de\nbéton.\nSupposons, par exemple, qu'on con truise\nun pilier vertical.\nLe pervibrateur est placé au fond du cof-\nfrage, et mis en action dès que le niveau du\nbéton atteint la ligne de flottaison. Le béton\nentre en vibration, et, au fur et à mesure des\napports, l'appareil monte automatiquement,\nsupprimant toute main-d'œuvre assurant une\nvibration énergique, parfaitement régulière.\nLes coffrages n'étant pas interposés entre\nle vibrateur et le béton, toute l'énergie déve-\nloppée par l'appareil est utilisée, et le rende-\nment presque doublé.\nDans la plupatr des cas, le guidage se fait\npar les armatures parallèles au flotteur, parfois\npar le coffrage lui-même. Exceptionnellement,\non peut être amené à suspendre le pervibrateur\npar câble portant un contrepoids et attaché à\nune poulie.\nCe procédé a permis, en coulant des piliers\ncarrés de o m. 32 de côté, de monter de 1 o m.\nà 1 heure, :oit 1 mètre cube de béton. Avec des\npiliers carrés de o m. 70, on monte de 5 m.,\nsoit 2 mètre cube 5 à l'heure, sans aucune\nmain-d'œuvre pour le pilonnage, sans qu'il\nsoit utile, ni de piquer la surface, ni de l'en-\nduire.\nDes pervibrateurs de formes diverses ont été\nréalisés pour répondre à d'autres objets.\nIl existe en particulier un flotteur de faible\nlonngeur et de grande largeur, portant un\nvibrateur placé horizontalement, pour mettre\nen pervibration des mur , des pieds-droits <5?\nvoûtes, etc, Il permet de couler 2 mètres\nde béton à l'heure avec une dépense d'énerpe\nde 5 CV.\nUn appareil à main peut être immergé dans\nle béton; on le déplace pour pervibrer celui-ci.\nOn construit encore d'autres types, tels que\nla herse pezvibrante composée d'un attelage\nde plusieurs flotteurs. Du fait de la liquation\nproduite par le passage de ceux-ci, il n'en\nreste aucune trace dans le béton qui est parfai-\ntement serré.\nEnfin, un dispositif très particulier, cou-\nvert par les mêmes brevets, réalise la vibration\nintérieure, au moyen d'une sorte d'étrier, por-\ntant d'un côté un vibrateur, et, de l'autre, des\ndents en fer qui transmettent les chocs au\nbéton. Ce pervibrateur spécial est utilisé dan]\ncertains cas pour la coulée des poutres; on\nl'emploie aussi pour la confection de divers ag-\nglomérés.\nLa simple description des procédés et des\nappareils de pervibration suffit à convaincre\nimmédiatement de leur supériorité; tous les\navantages que nous avons passés en revue s'y\nretrouvent accrus : résistance à la flexion et à\nla compression, densité, étanchéité, possibilités\ndécoratives, économie de main-d'œuvre. Le\nseul inconvénient e:t une moindre souplesse,\ncar il faut des appareils différents s'adaptant\nà chaque cas envisagé. Parfois aussi, la dispo-\nsition des armatures interdit le passage d'un\nflotteur.\nV. CONCLUSION.\nAvenir du béton vibré et pervibré.\nIl résulte incontestablement des expériences\ndéjà nombreuses et des progrès réalisés ou\nfaciles à prévoir, que le béton vibré est appelé\nà un avenir considérable.\nDes opinions autorisées, des travaux ache-\nvés ou en cours, des fabrications régulièrement"}, {"page_pdf": 31, "page_imprimee": "33", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.1.31", "texte": "TEK H N E\n\norganisées, on ne peut tirer qu'une conclusion:\n12 vibration se généralisera, et, sous ses diver-\nses formes, s'imposera à tous ceux qui cons-\ntrui ent en béton ou fabriquent des produits\nmoulés de toutes sortes.\nLe choix entre les divers procédés est aisé.\nSi, actuellement, les détails n'en sont pas en-\ncore connus de tous les usagers, leur diffusion,\nà laquelle s'attachent plusieurs techniciens,\ncomblera cette lacune et évitera les hésitations\net les tâtonnements.\nOn préférera le pervibrateur toutes les fois\nque son emploi sera possible. Il est même d'une\nabsolue nécessité que les bureaux d'études\ns'attachent à étudier la disposition des armatu-\nres de manière que la pervibration puisse être\nutilisée chaque fois qu'une impossibilité iné-\nluctable ne s'impo.era pas.\nOn emploiera, lorsque la coulée se fera sur\ndes aires étendues, soit le vibropyl, soit la\nherse pervibrante.\nEnfin, la vibration extérieure, par les cof-\nfrages, sera mise en œuvre à défaut de l'un des\nautres procédés.\nUn béton coulé sec, armé ou non, e.t tassé\npar une vibration énergique, possède des pro-\npriétés tellement supérieures à celles du béton\nordinaire, qu'on est en droit de le considérer\ncomme un matériau différent, le matériau de\nl'avenir.\nIl faudra pourtant l'utiliser d'une manière\nlogique, c'est-à-dire tenir compte, dans les cal-\nculs, non seulement des résistances et des den-\nsités plus grandes, mais aussi de leur constance\net de leur régularité. On est donc conduit à\nl une des conséquences suivantes :\ni° Diminuer les sections;\n20 Diminuer la proportion de ciment;\n30 Choisir un ciment de moindre qualité,\ndonc moins cher;\n40 Réaliser une économie sur les armatures;\n50 Combiner, avec toûte la souplesse dési-\nrable, ces diverses solutions.\nN'oublions pas, en dernier lieu, les effets\ndécoratifs réalisables avec le béton vibré, et\navec lui seul, et les possibilités qui en résultent\npour les architectes.\nAvec un béton sec, on est certain d'avoir\nune homogénéité et une régularité parfaites.\nEn même temps, la vibration agit sur tou-\ntes les caractéristiques du béton, augmentant\nla résistance à la compression, à la flexion et\nla densité.\nEt non seulement ces qualités sont accrues\ndans de proportions, mais, à dosage\négal elles sont presque rigoureusement cons-\ntantes en tous les points de l'ouvrage, ce qui\npermet de réduite les coefficients de sécurité,\nCette constance est d'autant plus rigoureuse\nque le béton est plue sec.\nElle est meilleure encore lorsqu'on peut\nemployer la vibration interne ou pervibration,\ncette méthode étant automatique.\nEnfin, le démoulage peut se faire au bout\nd'un temps réduit de 60 à 80 p,c, à dosage\nd'eau égal. Même, avec un béton très sec, le\ndémoulage des agglomérés, par exemple, de\ntuyaux ou de poteaux, a lieu instantanément.\nNous avons démoulé une extrémité d'un\npoteau électrique de 12 mètres pendant que\nl'autre bout était en cours de coulée. En con-\nséquence, le ciment à prise rapide devient com-\nplètement inutile, excepté pour lec très fortes\nsections, et l'on obtient les mêmes résultats\nà beaucoup meilleur compte. On est en droit\nde se demander, dans ces conditions, si vrai-\nment les effets de la vibration sont purement\nphysiques ou s'il ne se produit pas une cer-\ntaine action d'ordre chimique, activant la com-\nbinaison de l'eau et du ciment-\nLa constance d'un béton bien vibré a été\nmise en lumière par des essais exécutés en labo-\nratoire sur des éprouvettes prélevées sur des\néléments d'une vaste construction, en des\npoints éloignés les uns des autres. Il est facile\nde se rendre compte que nul procédé actuel ne\npourrait obtenir une pareille régularité : la\ndensité et la résistance à la flexion sont exac-\ntement les mêmes pour toutes les éprouvettec.\nQuant à la résistance à la compression, en\nvoici un exemple, pris sur des masses impor-\nantes de béton pervibré dont on a détaché\ndes blocs, régularisés ensuite au ciseau de ma-\nnière à leur donner une forme cubique. Le do-\nsage était à 150 kilos de ciment alumineux par\nmètre cube en œuvre.\nLes essais ont été faits à 6 jours, donnant\n306 et 324 kg/cm2, soit 6 p.c. de variation.\n{Etude de M. Trêves, parue dans le Bulletin\nde la Société des Ingénieurs Civils de France. )"}, {"page_pdf": 32, "page_imprimee": "34", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.1.32", "texte": "ECHOS\n\nBruxelles. - Aménagement urbain\nNous livrons à nos lecteurs les principaux\npassages d'un rapport présenté par le Comité\ndu Tracé des Villes de la S, C, A, B. Ce rap-\nport est intéressant à un double point de vue:\nd'abord, il est précis et raisonnable ; ensuite,\nil montre qu'un organisme officiel comme la\nS, C, A. B, fait un effort méritoire pour se\ndégager des considérations routinières et envi-\nsager avec réalisme le problème assez ardu\nqu'est l'aménagement d'un quartier urbain\ntrès ancien.\nI. HISTORIQUE.\nL'Eglise Saint-Nicolas.\nL'église Saint-Nicolas fut le premier édifice\nreligieux élevé aux pieds du «castrum» Saint-\nGéry. Elle fut construite par l'agglomération\nmarchande qui s'y fixa, toute proche de la\nmuraille qui la protégeait, du pont qui assurait\nle passage de la rivière et du marché Soudé à\nSteenweg,\nL'église Saint-Nicolas est née, en cet en-\ndroit, du trafic et des premières palpitations\ndu cœur de la ville. Son emplacement est, de\nce fait, un lieu historique; on ne pourra Vou-\nblier.\nLe chœur de l'église actuelle de la fin du\nXIVe siècle et la chapelle dédiée à la Vierge\nl'agrandit au XVe siècle. Les troubles reli-\ngieux du XVIe siècle la saccagent, et, rebâtie,\nelle est détruite complètement par les canons\nde Villeroy, en 1695,\nOn la relève de ses ruines en maintenant\ncertaines parties restées debout; dès 1760, on\nparle de sa démolition pour des raisons de\nsolidité.\nEn 1799, elle fut vendue comme bien na-\ntional, et quoique sa démollition avait été\nentamée, elle fut rachetée par quelques parois-\nsiens, Aménagée tant bien que mal, elle est\nrendue au culte en 1804, Elle avait été érigée\nen paroisse dès 1618,\nMonument sans unité, triste, lambeau archi-\ntectural, elle se dessine, aujourd'hui, mutilée\net informe, mais évoque ainsi, en plein cen-\ntre de la ville qu'elle a vu naître, les événe-\nments de la cité»\nLa Tour Saint-Nicolas,\nC'est sur les bases de la tour dénommée\n« Tour de Saint-Nicolas », vestige de l'en-\nceinte du « castrum », que fut levée une tour\nau beffroi de laquelle la ville suspendit ses\ncloches. Symbole de la puissance communale.\nCette tour s'effondra en 1367, Reconstruite,\nelle fut incendiée lors du bombardement qui\navait anéanti l'église et rebâtie d'après les\nplans de l'architecte Guillaume De Bruyn,\nElle s'effondra définitivement en 17 14, après\nle triomphe de la politique étatiste instaurée\npar les ducs de Bourgogne, Aucune nécessité ne\nla releva* Une dalle de marbre scellée dans la\nfaçade sud de l'église Saint-Nicolas, nous la\nrappelle et précise son emplacement.\nII. LE PROBLEME ACTUEL.\nLa Reconstruction de la Teu: Saint-Nicolas,\nIl a été question récemment de réédifier, à\nune échelle réduite, îa tour de Saint-Nicolas,\nd'après une maquette conservée au Musée com-\nmunal et établie à la suite d'un projet de re-\nconstruction datant de 17 15, resté sans suite.\nIl ne faut voir dans ce projet qu'une pro-\nposition, parmi d'autres, pour répondre à un\nvœu de la fabrique d'église qui souhaite que\nl'on substitue à la façade sud existante, tour-\nnée vers la rue du Midi et d'un apsect assez\npauvre, une façade monumentale, un décor\nvrai ou faux.\nQue vaut cette proposition en soi? Que\nvaut-elle en regard des divers problèmes\nqu'elle remet en question?\nLes raisons qui avaient déterminé la cons-\ntruction originale du beffroi ont disparu au-\njourd'hui, La nécessité de la reconstruire ne\ns'impose pas,\nLa reconstruction d'édifices anciens com-\nplètement anéantis et ne répondant plus à\naucune nécessité doit, à de très rares excep-\ntions près, être considérée comme un geste\nvain, amoindrissant la mission de l'architec-\nture> art pétri, gonflé de vie, Il faut y renon-\ncer,\nAu surplus, l'idée de réédifier le beffroi à\nune échelle très réduite suffit à condamner le\nprojet.\nL'échelle d'un édifice, c'est-à-dire le rapport\nentre ses dimensions et celles de l'homme, des\n\nTEK H N E"}, {"page_pdf": 33, "page_imprimee": "35", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.1.33", "texte": "TEK H N E\n\nédifices voisins, de l'espace et de tous les élé-\nments ambiants, est l'un des facteurs essen-\ntiels, si pas le facteur essentiel de sa valeur\nmonumentale. Méconnaître cette vertu fonda-\nmentale, c'est courir au-devant d'un résultat\ncertainement mauvais.\nL'église Saint-Nicolas et le problème d urba-\nnisme.\nCe projet remet en question les problèmes\ninhérents à l'église Saint-Nicolas et demeurés\njusqu'à présent sans solution valable.\nAu premier rang de ceux-ci se place le pro-\nblème de la circulation aux abords. Née du\ntrafic, l'église obstrue, aujourd'hui, la circu-\nlation de la ville développée et étrangle Y artère\nurbaine.\nC'est, en effet, dans un goulot de 4 m. 98,\nentre bordures de trottoirs, que les circulations\nNord-Midi, Midi-Nord et la circulation du\nhaut de la ville, drainée en partie par la rue\nCardinal Mercier, puis détournée par la Grand'\nPlace, se croisent et se mêlent,\nLa démolition pure et simple de l'église et\nla création d'un carrefour giratoire sur son\nemplacement est la seule solution que beau-\ncoup voient à cette situation. Il semble bien\nque ce soit celle à laquelle tôt ou tard il faudra\naboutir*\nIl est cependant difficile de se prononcer\net, raisonnablement, de proposer cette solution\nà priori sans rattacher ce point d'urbanisme à\nune étude plus vaste de l'urbanisation de la\nville de Bruxelles, urbanisation dont la néces-\nsité se fait chaque jour sentir plus impérieuse-\nment.\nRien ne prouve, dans l'état actuel de la\nquestion, que la démolition de l'église Saint-\nNicolas, si elle était considérée comme une\nbonne solution du problème présent, avére-\nrait son efficacité en présence des grands pro-\nblèmes de circulation qui- ne peuvent être ré-\nsolus que par une étude d'ensemble.\nUn ensemble archéologique aux abords de la\nGrand' Place,\nAux partisans de la démolition de l'église\ns'opposent ceux qui, poursuivant des buts\ndifférents, désirent conserver l'édifice pour sa\nvaleur archéologique et sentimentale ainsi que\npour isoler le cœur ancien de la ville de l'acti-\nvité trépidante de la vie urbaine.\nAllant plus loin dans cet ordre d'idées,\n1 'église pourrait être, selon certains, un noyau\nautour duquel viendront se grouper des cons-\ntructions anciennes réédifiées, formant ainsi,\naux abords de la Grand' Place, un ensemble\nde souvenirs archéologiques, La reconstruction\nde la Maison de « Goude Huyve » est une\npremière réalisation; celle du beffroi en serait\nune seconde. D'autres encore pourraient sui-\nvre,\nN'a-t-on pas déjà suggéré pour agrémenter\nla façade sud en acceptant le projet d'une\nfaçade neuve d'architecture médiévale le\nplacage de façade déposées et remontées, de\nl'église des Brigittines, de la Chapelle Sainte-\nAnne, en avant de la façade existante, à l'ali-\ngnement du porche; ou, encore, de la porte\ndu Serment des Arbalétriers,\nToutes ces reconstructions n'ont entre\nelles aucun lien logique ni spirituel, La réédi-\nfication de la « Goude Huyve » sans rapport\nni d'échelle, ni de couleur avec les construc-\ntions avoisinantes, dissimulant mal un plan\ntriangulaire ridiculement petit dont elle ne\npeut être la claire expression, est une expé-\nrience suffisamment concluante pour que de\nnouvelles expériences n'en viennent aggraver\nles résultats.\nOn ne peut admettre que la solution à ap-\nporter aux problèmes de la vie de la ville\nactuelle soitj entravée ou rendue impossible\ndemain, par n'importe quelle réalisation archi-\ntecturale,\nIII. CONCLUSIONS.\nLa Société Centrale d'Architecture de Bel-\ngique, en sa séance plénière du 14 juillet 19 31,\na voté les vœux suivants :\n1. Rejet de la réalisation, surtout à une\néchelle réduite, de la reconstruction de la tour\ndénommée « Le Beffroi » comme de toutes\nautres constructions ou appropriations qui\nentraveraient et empêcheraient, demain, l'ap-\nplication d'une solution d'ensemble au pro-\nblème du centre de la ville,\n2, Mise à l'étude par la Ville de Bruxelles,\nde préférence par voie de concours le plus\nrapidement possible de l'urbanisation de\nla capitale, principalement du centre."}, {"page_pdf": 34, "page_imprimee": "36", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.1.34", "texte": "TEK H N E\n\nLiége.\nJ. ROMAIN.\nNous extrayons d'un journal liégeois la\nprotestation ci-aptes, tendant à défendre un\nsite bien connu contre Venvahissement de l'in-\ndustrie charbonnière.\nLe charbonnage du Baneux prend ses me-\nsures pour surélever le terril qu'il a établi dans\nle vallon des Tawes jusqu'à la lisière ex-\ntrême de la rue, licence que lui interdit d'ail-\nleurs, pensons-nous, le texte de la loi. En tout\nétat de cause, les habitantes du Fond-des-\nTawes se trouvent enterrés sous l'énorme tas\nde pierrailles qu'on va exhausser encore, au\nrisque de compromettre la sécurité des égouts.\nComme cela s est vu, paraît-il, il y a quelques\nannées, sous le terril de la Batterie.\nCe projet d'exhaussement fera bénéficier le\ncharbonnage d'un simple répit de quelques\nannées. Par contre, il aura pour résultat de\nmasquer « ad vitam aeternam », pour les\nhabitants de la rue du Glacis et pour les pro-\nmeneurs du parc de la Citadelle, la belle\néchappée que représente pour eux le joli coteau\ndu Tiehr-à-Liége et, dans le lointain, les gra-\ncieuses collines de la Meu:e. Oui, la beauté du\nsite le plus harmonieux des parages immédiats\nde Liège sera mutilée, de nouveau, par un\nprojet qui s'inspire d'un dédain épais pour le\ncadre plein de charme qui rehausse l'antique\ncité liégeoise.\n« De nouveau », disons-nous; car, ceux\nqui ont connu la vallée il y a quelque vingt-\ncinq ans ne peuvent parler, sans un attendris-\nsement mêlé d'amers regrets, de l'extrême\nintérêt qu'elle présentait avant les déprédations\ndes houillères de la Batterie et du Baneux.\nOn aura une idée de ce que sera la mons-\ntrueuse taupinière qu'on projette de dresser\ndu cœur de ce qui reste du superbe vallon des\nTawes, en jetant un regard sur le terril de la\nBatterie qu'on a exhaussé de quinze mètres\nces dernières années, en lui enlevant son unité,\nc est-à-dire en nuisant considérablement à son\nesthétique déjà fort médiocre.\nMalgré notre désir de ne pas hausser le ton,\nnous ne pouvons taire que nous trouvons im-\npertinent le sans-gêne avec lequel les potentats\nde l'industrie charbonnière lacèrent, sans\nnécessité pressante, l'aimable terroir qui nous\na modelés; auquel, tout au moins, la race doit,\npour une large part, sa fine sensibilité, son\nesprit agile et sa plaisante humeur.\nAh! les fils ingrats. Ah! les malheureux,\nmoins sensibles à la ligne heureuse d'un pay-\nsage qu'à la courbe qui marque la plus minime\nprogression des bénéfices»\nEt puis, quels charmants égoïstes! Car,\nenfin, pour y revenir en terminant, lorsque la\nhouillère du Baneux aura, pour l'éternité,\nabîmé un peu plus le vallon il faudra tout de\nmême qu'elle avise aux mesures à prendre\npour transporter ses déchets dans la plaine\nvoisine.\n(« Liège Echos ». )\n\nL'INDUSTRIE DU BATIMENT.\n(.Extrait d'un article de M. F. Deny pava\ndans « Le Soit » du 22-9-31 ) ;\nLes autorisations à bâtir constituent le plus\nfidèle reflet de l'activité de l'industrie du\nbâtiment. Or, les chiffres que I on nous sou-\nmet sont bien moins décevants qu on aurait\npu le prévoir. En 1930, il a été délivré 1 1,400\nautorisations à bâtir, dans les agglomérations\nbruxelloise, anversoise, gantoise et liégeoise,\ncontre 13,067 en 1929.\nActuellement, le chiffre des autorisations\nà bâtir se maintient entre 1,000 et 1,100 par\nmois pour les agglomérations précitées. Depuis\nmars de cette année, on enregistra une sérieuse\nreprise : 1,065 autorisations en mars. 1*093\nen avrilt 1,045 en m2Ll> 11 88 en juin et 1,106\nen juillet.\n\nCUISINES RATIONNELLES STAN-\nDARDISEES.\nNous sommes heureux d'informer nos lec-\nteurs de la nouvelle activité des Etablissements\nE. J. Van de Ven, qui viennent d'acquérir les\ndroits d'auteur pour l'exécution des cuisines\nstandards en éléments «Cubex». Nous rappe-\nlons qu'une description complète de ces élé-\nments et de leur agencement a paru dans « La\nCité », numéro 9, vol. IX (mai 1931 )."}, {"page_pdf": 35, "page_imprimee": "37", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.1.35", "texte": "Y E K §T N E\n\nCONCOURS\nKHARKOV. THEATRE D'ETAT. L'im-\nportant concours international ouvert par la\nR. S. S. d'Ukraine s'est clôturé récemment.\nSur les cent quarante-quatre projets soumis,\nprès d'une centaine provenaient d'architectes\nétrangers. Trois premiers prix ex-aequo de\n8,000 roubles furent délivrés aux architectes\nA. Kastner (collaborateurs : E. K. Hengerer,\ningénieur, et K. W. Meyer, ingénieur); au\nGroupement d'architectes ukrainiens (Afanas-\nsiev, Kostenko, Meller, etc. ); S. Strizic (colla-\nborateur : K. Ebbecke, ingénieur ).\nLe prix suivant (de 3,000 roubles) fut dé-\ncerné à deux architectes allemands Boesinger\net Storonow.\nEnfin, un prix de 2,000 roubles fut attri-\nbué au professeur Dr. Ing. W. Gropius.\nCe concours, dont nous espérons reparler\nprochainement, compte parmi les plus impor-\ntants et les mieux organisés de ceux auxquels\nles architectes de tous pays purent participer\nau cours de ces récentes années.\nCONCOURS INTERNATIONAL POUR\nle développement des applications de l'alumi-\nnium* Les résultats de ce concours sont les\nsuivants :\nPremier prix (25,000 fr. ) : C. Szmukler,\npour les suggestions de remploi de l'alumi-\nnium dans le tannage des cuirs.\nDeuxième prix (ex-aequo ) : D 1 H. Hampel\n( Allemagne ) et de Haes (Belgique ), pour les\nsuggestions de l'emploi de l'aluminium dans\nles radiateurs de divers systèmes de chauffage\ncentral.\nOn estime à 291, le chiffre des projets et\nmémoires soumis au Bureau International de\nl'Aluminium pour la participation au con-\ncours.\nROTTERDAM. MONUMENT DE\nJONGH. Trois architectes hollandais rempor-\ntent les trois premiers prix de cette compéti-\ntion; ce sont, dans Tordre des distinctions :\n<L P. Hendriks, Ir* Roosenburg et C Estour-\ngie-\nCONCOURS D'ARCHITECTURE DE LA\nSOCIETE COOPERATIVE DU BATI-\nMENT ET DES TRAVAUX PUBLICS.\nLes opérations du jury chargé de juger les\nprojets présentés au concours d'architecture\npour l'édification, boulevard de la Sauvenière,\ni Liège, d'un immeuble pour le compte de la\nSociété Coopérative du Bâtiment et des Tra-\nvaux Publics sont terminés.\nLe jury était composé de MM. le Baron\nHorta, architecte, membre de l'Académie\nRoyale de Belgique, membre de la Commis-\nsion Royale des Monuments, Président; Vic-\ntor Bourgeois, architecte à Bruxelles, profes-\nseur à l'lnstitut Supérieur des Arts Décoratifs\nde l'Etat, délégué de la Société Centrale d'Ar-\nchitecture de Belgique; Victor Rogister, archi-\ntecte à Liège, professeur du Cours Supérieur\nd'Architecture à l'Académie Royale des\nBeaux-Arts à Liège; Alfred Lobet, architecte\nà Liège, président de l'Association des Archi-\ntectes de Liège, et de cinq entrepreneurs, délé-\ngués de la Coopérative du Bâtiment.\nLe jury a classé à l'unanimité les projets\nde MM. Paul Etienne, architecte à Liège.\n34, quai Orban; Léon Barsin, architecte à\nLiège, 28, rue de Moresnet; Victor Docquier,\narchitecte à Liège, 81. quai Henvart; Robert\nToussaint architecte à Liège, 77, rue du\nParc; Paul Petit et Emile Bernimolin, archi-\ntectes à Liège (en collaboration); Charles\nVivroux, architecte à Verviers, et Georges Fa-\nbiel et Henri Michel, architectes à Liège (en\ncollaboration ).\nCONCOURS DE LA SOCIETE GRANI-\nTIERE,\nLa Société Centrale d'Architecture de Bel-\ngique tient à la disposition des architectes et\ndes dessinateurs, qui lui en feront la demande,\nles règlements du concours de la Société Grani-\ntière du Nord,\nCe concours, doté de deux mille francs de\nprix en espèces, a pour but de réagir contre la\nbanalité courante en jnatière de monuments\nfunéraires; il a pour objet « Un Sarcophage\nen granit »♦\nIl sera clôturé le 17 novembre 193 1.\n(Communiqué. )"}, {"page_pdf": 36, "page_imprimee": "38", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.1.36", "texte": "TEK H N E\n\nBRUXELLES. CONCOURS DIVERS EN\nPROJET.\nAu cours d une séance récente, et après exa-\nment de diverses questions d'intérêt commu-\nnal (cliniques dentaires, aménagement du\nquartier de la Putterie, etc. ), les sections ré-\nunies du Conseil communal de Bruxelles ont\nensuite adopté une proposition formulée par\nle bourgmestre et chargeant le collège d'étudier\nl'organisation d'un concours public pour la\nprésentation d'un plan de la voirie à créer sur\nles terrains expropriés à Bruxelles en vue de\nla jonction Nord-Midi : i° entre le boulevard\ndu Midi et le quartier de la Putterie; 20 entre\nle dit quartier et le boulevard du Jardin Bota-\nnique.\nCe plan pourra comporter l'utilisation des\nimmeubles et parcelles appartenant à la Ville\nde Bruxelles, à la Commission d'assistance\npublique de Bruxelles et à l'Etat belge et joi-\ngnant l'une des deux zones ci-dessus définies.\nNous informerons nos lecteurs, dans notre\nprochain numéro, d'autres projets de Ja Ville\nde Bruxelles, relatifs aux concours publics\nd'architecture.\n\nORGANISMES\nHENRY VAN DE VELDE, réminent\ndirecteur de l'lnstitut Supérieur des Arts Dé-\ncoratifs, vient d'être élu membre de la Libre\nAcadémie Piccard. On ne peut que se réjouir\nde voir l'architecture et l'art vivant représentés\nau sein de la savante compagnie, par ce grand\npionnier auquel nos institutions officielles ont\ntrop rarement rendu l'hommage qu'il mérite.\nA Tinitiative de la Société Belge des Urba-\nnistes et architectes modernistes, s'est consti-\ntuée la Société Belge des Métiers d'Art, sous\nla présidence de M, Henry van de Velde,\ndirecteur de Flnctitut Supérieur des Arts\nDécoratifs, Cette association aura pour objet\nde contribuer à la diffusion des conceptions\nesthétiques modernistes et de défendre les in-\ntérêts moraux et matériels des créateurs,\nindustriels et artisans.\nLe Conseil de la Société Belge des Métiers\nd'Art est composé comme suit :\nM. Maurice Gaspard, président;\nM. J.-F. Hoeben, vice-président;\nM. Yvan Obozinski, trésorier;\nM* N. Casteels, secrétaire;\nMme J.-F* Hoeben, MM, Robert Dobeu:,\nG* De Vlamynck, Oscar Jespers, conseillers.\nSecrétariat : rue de la Cité Moderne, 27, Ber-\nchem-Sainte-Agathe.\n\nAu sommaire des prochains numéros de\nLA CITE :\nl'Architecture en Belgique (travaux\nrécents des architectes Brunfaut, Hoste,\nPoly, Puttemans, etc.).\nl'Architecture à l'Etranger (Berlin,\nHollande, Suisse, Tchéco - Slovaquie,\netc.). | J|jj]|!\nAu sommaire des prochains numéros de\nTEKHNE :\nFigures de l'Architecture Internatio-\nnale. Documentation technique.\nProblèmes divers (Hospices, Ecoles,\nCentres sociaux, etc.). Documenta-\ntion urbanistique. Echos, informa-\ntions, etc."}, {"page_pdf": 37, "page_imprimee": "39", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.1.37", "texte": "TEK H N E\n\nBIBLIOGRAPHIE\n\nEtudes Sociales et Urbanistiques\nNAAR EEN INTERNATIONALE\nWERKGEMEENSCHAP, par l'architecte\nH. T. Wijdeveld. Edité par C. A. Mees, à\nSantpoort (Hollande ). Ce modeste ouvrage\nrenferme deux projets de l'architecte hollan-\ndais Wijdeveld, dont celui-ci souhaite ardem-\nment la réalisation. Ces deux projets, l'un de\n1927, l'autre de 1929-1930 ne sont que\ndeux étapes vers un même but : la formation,\ndans un site désigné par Fauteur, d une com-\nmunauté internationale de travail. Dans une\nsorte de centre social, aménagé selon les prin-\ncipes collectivistes, un groupe de travailleurs\nvivrait une vie rimple, de travail et de délasse-\nment physique, dans un paysage choisi. Wij-\ndeveld lance l'appel à tous ceux ,sans distinc-\ntion de nationalité, qui voudraient vivre cette\nvie; lui-même se réserve une cellule dans ce\ncentre auquel il est prêt à consacrer son acti-\nvité. Nous ne discuterons pas ici la valeur\nsociale de ce rêve, qui pourrait bien être uto-\npique. Disons seulement, en nous promettant\nde revenir plus longuement sur ces travaux,\nque la partie architecturale du projet est re-\nmarquable, et que la comparaison entre les\ndeux projets manifeste un progrès, digne d'at-\ntention, de la part de ion auteur.\nWijdeveld se montre assurément à la hau-\nteur de la tâche qu'il s'est proposée, et son\nprojet de centre social mérite d'entrer\ndans les œuvres de l'architecture internationale.\nC'est à ce titre surtout que nous en reparle-\nrons.\nDECENTRALIZATION OF POPULA-\nTION AND INDUSTRY, par Herbert\nWarren et W. R. Davidge. Ouvrage groupant\nune série d'études sociales et urbanistiques,\npublié chez P. S, King et Son, Londres. Prix:\n4 shillings.\nLA TECHNIQUE DES LOTISSEMENTS,\npar R. Danger. Un volume de 108 pages et\n1 5 plans. Edité par la Librairie de l'Enseigne-\nment technique, Paris.\n\nArchitecture\nECOLES. Documents recueillis et précen-\ntés par Roger Poulain. L'album de 104 plan-\nches est édité par Vincent Préal, à Paris. On\ntrouvera en annexe les instructions de la Pré-\nlecture de la Seine relatives aux constructions\nscolaires. Prix : 180 francs français.\nHOTELS ET SANATORIA, documents\nprésentés par G. Guevrekian. Ce cahier est le\nsixième de la série que les éditions S. de Bona-\ndona consacre à un répertoire de l'Architec-\nture moderne. L'ouvrage comporte 56 plan-\nches.\nBAUTEN DER TECHNIK, par W. Lind-\nner. Un volume de 240 pages, avec 614 figu-\ntes (photos et dessins). Une trentaine de pages\nsont réservées au texte de Y auteur. Edité par\nErnst Wasmuth, Berlin* Prix : 34 RM.\n\nL'architecte soucieux d'être bien docu-\nmenté\ndoit être abonné à la revue\nLA CITE « TEKHNE\n(40 francs ran)\ndoit posséder tous les ouvrages\npubliés par les éditions Tekhné.\n(En demander la liste.)"}, {"page_pdf": 38, "page_imprimee": "40", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.1.38", "texte": "Habitation.\nDAS KLEIN HAUS SEINE KON-\nSTRUKTION UND EINRICHTUNG, par\nGuido Harbers, rédacteur en chef de la revue\nmunichoise « Der Baumeister ». Un volume\nde 87 pages, 208 illustrations. 124 dessins et\n27 tableaux. Edité par G. D. W. Callwey,\nMunich. Prix : 8.25 francs suisses.\nWOCHENENDE UND WAS MAN DAZU\nBRAUCHT, par Dr Ad. Behne. Un\nvolume de 76 pages illustrées et commentées.\nAux éditions Fuessli, Zurich; collection des\n« Schaubuecher », vingt-sixième ouvrage.\nPrix : 3 francs suisses.\nNEUE ENTWUERFE UND STUDIEN\nPUER KLEIN WOHNUNGEN, par l'archi-\ntecte A. Klein, Aux édition « Die Baugilde »,\nBerlin,\nZWECKMASSIGES WOHNEN FUER\nJEDES EINKOMMEN, par W. Graeff. Un\nvolume de 76 pages. Edite à Postdam, par\nMuller et Kiepenheuer.\nLes ouvrages signalés ci-dessus, ainsi que\nceux qui ont paru précédemment dans notre\nrubrique bibliographique, peuvent s'obtenir\nà la Librairie Dietrich et Cie, 10, Place du\nMusée, Bruxelles.\n\nTEK H N E\n\nANNONCES\nRAPPEL.\nLes abonnés de LA CITE peuvent béné-\nficier d une rubrique d'ANNONCES GRA-\nTUITES. Un maximum de 5 lignes, par\nannonce et par objet, est fixé demandes et\noffres d'emploi, renseignements divers, cata-\nlogues, échanges, cession de cabinets, etc.\nEcrire au siège de la Revue : io, place Loix,\nruxe es.\nCABINET D ARCHITECTE à céder en Al-\ngérie; bon climat; 4 millions de travaux. Prix\ndemandé : 200,000 francs, dont 150,000 fr.\ncomptant. Le reste un an. Ecrire A. P* J.\n2293 Bureau de La Cité, qui transmettra»\nGEOMETRE COLONIAL. Société Immobi-\nlière cherche pour région saine du Congo, ar-\nchitecte très capable possédant diplôme géo-\nmètre colonial. Ecrire Bureau du journal\nSI.M.\nDESSINATEUR BATIMENT cherche tra-\nvaux après heures. Prix modérés. Ecrire sous\ninitiales D. G,\nDESSINATEUR-ARCHITECTE demande\ntravaux à exécuter à domicile. Elément très\ncapable. Ecrire La Cité sous initiale W. T.\nTRADUCTIONS techniques, en français,\nnéerlandais et allemand. Ecrire au Bureau\nde la Revue sous initiales G♦ K* (Gand ).\nON DEMANDE parallélographe d'occa-\nsion, marque E. Makar. S'adresser à Achille\nNolf. fabricant, Thourout.\nA CEDER d'occasion revues et ouvrages\nrelatifs au bâtiment. Ecrire La Cité sous ini-\ntiales H. D.\nDISPONIBLES. Les clichés ayant paru\njusqu'à ce jour dans « La Cité » peuvent être\nempruntés au tarif de 30 centimes le cm2»\nARCHITECTE céderait d'occasion quel-\nques ouvrages et traités de construction*\nEcrire Bureau de la revue sous initiales V. W,"}, {"page_pdf": 39, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.1.39", "texte": "tf EJ.YAN DE YEN\nprésentent-,\nen matériaux d\nles éléments stan\nhoix,\ndises\n' L Ï!A I. ; ■\npour\nl' ÉQUIPEMENT rationnel\net économique de vos\ncuisiNifs,\n19, rue Léopold, Bruxelles. tél. 17.81. iz"}, {"page_pdf": 40, "page_imprimee": "couv. 4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193110-01.1.40", "texte": "B*P. H. KUWPS \\\n81-85 R. KEYENVELD, BRUXELLES/\n\nLA CITE & TEKHNE\n!««§ plus importantes\nrmts iMrises «Ter«lil-\ntecturt, d*HrliaaisiiM «t\nd*irt public - les plnn\n»€tn«lles « lus mieux\ndocumentées.\nSMtt i Bruxelles, 10 M. uta"}]}