{"numero_id": "bm-bmtnaac-1932-05-01", "volume": "bmtnaac_1932-05_01", "ocr_sha256": "37ade734c6ec3be63a87b977016184a4e3e4792f4e54a10de0e1969bc9fef11e", "source_tei": "https://github.com/Princeton-CDH/bluemountain-transcriptions/blob/main/periodicals/bmtnaac/issues/1932/05_01/bmtnaac_1932-05_01.tei.xml", "source_mets": "https://github.com/pulibrary/BlueMountain/blob/main/metadata/periodicals/bmtnaac/issues/1932/05_01/bmtnaac_1932-05_01.mets.xml", "url_numero": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193205-01", "articles": [{"article_id": "bm-bmtnaac-1932-05-01-c002", "article_bluemountain": "bmtnaac_1932-05_01#c002", "volume": "bmtnaac_1932-05_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "133", "page_fin": "133", "image_debut": 3, "image_fin": 3, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193205-01.2.2", "titre_corps": "Sommaire :", "titre_sommaire": "Sommaire :", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 3, "page_imprimee": "133", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193205-01.1.3", "debut_caractere": 99, "fin_caractere_exclue": 307, "texte": "Sommaire :\nProjet de Théâtre pour Kharkov\n(Archit. : Moszkowski et Vulliamy.\nParis)» Analyse du problème, par\nR. 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MOSZKOWSKI", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 3, "page_imprimee": "133", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193205-01.1.3", "debut_caractere": 526, "fin_caractere_exclue": 1756, "texte": "Projet d'un grand\nThéâtre d'Etat\n\nArchitectes : R. Noszkowski\n-\nGv MM ui■ iciwwy% w*sàn s»\nLe problème du grand théâtre moderne, par\nsa complexité même, est sans aucun doute\n'un des P^us ardus —et des plus captivants\nde l'architecture.\nLe présent numéro de LA CITE contient\n~\nl essentiel du très remarquable projet que pre-\nsentèrent deux architectes parisiens au cgp-\ncours international organisé Van dernier pour\nle Théâtre d'Etat de Kharkov (Ukraine).\nNon moins intéressante est l'étude ana-\nlytique ci-après, écrite à l'intention de nos lec-\nteurs, par l'architecte Moszkowski.\nLe programme et le domaine de la libre per-\nsonnalité de Varchitecte.\nLe projet du théâtre que nous présentons\naux lecteurs de « La Cité » est une réponse\naussi rigoureuse que possible au programme\nminutieux et intransigeant du concours de\nKharkov.\nNous nous sommes plus dans cette obser-\nvation farouche et presque maniaque de ces\nconditions, l'art étant, en effet, un jeu dans\nlequel la règle est la condition même de la\nliberté (non du caprice anarchique ), la base\net le « récipient » de l'invention; en sorte\nque le lyrisme architectural résulte de l'élé-\ngance des solutions données, de l'unité des\nméthodes mises en œuvre et du caractère des"}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "134", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193205-01.1.4", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 4409, "texte": "proportions; ces dernières étant les ultimes\ndéterminations de grandeurs qui ne sont justi-\nfiables que par notre personnalité au-delà de\nla logique (mais non pas « illogiques » des\nstyles-parasites ).\nLe dessin et la réalité (architecturale ),\nAvant de commencer la justification des\nméthodes employées et des solutions choisies\npar nous, nous voudrions dire quelques mots\ndes inconvénients graves que comportent les\nmodes d'expression usités par l'architecte\navant et en dehors de la réalisation même:\nceci en général, mais aussi et surtout dans le\ncas d'un concours. On a pu, en effet, se ren-\ndre compte maintes fois que les (belles) épures\npréparent une surprise trop souvent pénible\n(et toujours inavouée par l'auteur ) au moment\nde la réalisation et que souvent aussi (nous\nsongeons ici à l'œuvre de Palladio surtout) le\nvrai chef-d'œuvre fia réalité en est la preuve )\nsemble, à l'état de dessin, insignifiant et même\nmaladroit. Il n'est que trop évident que nous\nsommes dupes du langage employé; l'esthé-\ntique propre du plan, de la coupe, etc., des-\nsinés n'est pas nécessairement adéquate à l'es-\nthétique de la réalité ainsi représentée! Il sem-\nble que deux vices professionnels en résultent:\ni ) Une composition plate, graphique en\nquelque sorte (le bâtiment spacial n'étant\nqu'un sous-produit ) et 2 ) la mauvaise lec-\nture d'un projet dessiné. Il est à souligner,\nd'autre part, que l'expérience et la pratique\nn'ont rien à faire ici; il n'est que trop courant\nle type du respectable académicien, à qui ses\n60 ans de réalisation « n'ont rien appris à\ncet égard ».\n(Les mêmes tares existent dans les autres do-\nmaines de la pensée, notamment dans la com-\nposition musicale ).\nL'architecture à « plan libre »,\nC'est surtout depuis l'apparition des nou-\nveaux matériaux de construction (acier et bé-\nton ), depuis la formation des éléments por-\ntants distincts, que l'architecte est devenu plus\nlibre (« plan libre » de Le Corbusier ). Le\ntype structural nouveau est, par rapport au\ntype ancien (en pierre ou brique), comme le\ngenre vertébré est au crustacé. Par conséquent,\nla lecture d'un plan moderne demande plus\nque jamais de l'imagination spatiale et plus\nd'effort et de bonne volonté de comprendre.\n(Il est bien rare qu'on veuille comprendre réel-\nlement! )\nLa réalisation, aujourd'hui peut-être plus\nqu'autrefois, est une expérience décisive de\nvérification et, à son défaut, nous devons sans\ncesse nous contrôler par une manière d' «ex-\npérience mentale, réalisation imaginaire basée\nsur l'intuition de l'espace et sur l'intuition de\nl'échelle qui sont les deux « qualités premiè-\nres » de l'architecte véritable.\nUne comparaison constante des dessins\nentre eux est absolument indispensable à la\ncompréhension d'un projet « moderne » :\nla compréhension résultera du sentiment de la\ncohérence entre les épures (à cet effet, nous\navons accompagné nos plans et nos coupes\nprincipaux de petits schémas de « secours » ).\nLes fonctions et leur classement,\nDans le cas du théâtre, les fonctions à discer-\nner sont nombreuses et de plusieurs sortes. Il\nserait abusif de dire qu'ici « la fonction crée\nl'organe » et que sa définition précise doit\nprécéder nettement la composition.\nOn est souvent dupe de cette formule em-\npruntée à une biologie vieillotte. Les fonctions\net les organes correspondants se précisent en\nse déterminant mutuellement au cours de leur\névolution. Dans notre cas presque aucune fonc-\ntion (visibilité, audition, circulation, service,\netc. ) ne pouvait être discernée et discutée « in\nabstracto ».\nIl a fallu les « expérimenter » sur des\navants-projets plus ou moins poussés. (Il est\nregrettable qu'on n'ait pas l'habitude de pu-\nblier « l'historique » d'un projet, ce qui serait\nd'un haut intérêt didactique. )\nLe théâtre « nouveau »,\nIl importe de faire ici une remarque impor-\ntante concernant la fonction « capitale »,\nNous n'avons nullement la prétention\nd'avoir « inventé » un théâtre nouveau (dans\nle sens de la mise en scène surtout, comme\nl a fait Piscator, par exemple). C'eut été peut-\nêtre le désir des auteurs (marxistes ) du pro-\ngramme. A notre connaissance, ce théâtre nou-\nveau n'a été réalisé dans aucun des projets\nprésentés.\nAu contraire, nous avons voulu créer un\ncadre pour les spectacles les pîus divers (depuis\nShakespeare jusqu'à Pirandello depuis\nMczart et Rossini jusqu'à Stravinsky ou Pro-\ncoffiev ) du drame, de l'opéra ou du ballet"}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "135", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193205-01.1.5", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 4390, "texte": "dans le sens « occidental » du terme» (Ceci\nétait d'ailleurs sous-entendu dans le pro-\ngramme, même en ce qui concerne l'orchestre,\nla scène, la cale, etc., etc. )♦\nIl n'est évidemment pas impossible que le\nspectacle de « demain », en U. R. S. S. sur-\ntout, ne devienne nettement différent du nô-\ntre. Il sera, à coup sûr, une manifestation nou-\nvelle d'une culture nouvelle aujourd'hui en\nétat de promesse.\nD'autre part, il est littéralement impossible\nde deviner le caractère d'un tel événement,\nsurtout à nous qui demeurons (malgré tout )\nnettement extérieurs au milieu où il pourrait\nprendre naissance. La mise en scène d'avant-\ngarde n'est souvent que la volonté d'échapper\nà la routine « pompier » désir plutôt déca-\ndent de faire « autre chose » et c'est pour ainsi\ndire du théâtre conventionnel à rebours dont\nles lois primaires et intimes demeurent in-\nchangées*\nIl est donc clair qu'on ne fera du réellement\n« nouveau » pas plus en s'opposant qu'en\n« copiant ». II s'agit d'aller plus loin, de\ndépasser! (Il nous est littéralement impossible\nd'« oublier »! )\nToutefois, une tendance nouvelle dans l'art\ndu théâtre se fait sentir d'une façon manifeste:\nle spectacle théâtral tout en restant «frontal»\n(en opposition à celui du stade sportif et du\ncirque qui sont « isomorphes » ) devient plus\nspatial, et « convexe » plutôt que «concave».\nL'acteur (en partie ) pénètre dans le public,\nse fait entourer par lui, d'où résulte une im-\npression esthétique plus vigoureuse et un con-\ntact plus vivant entre «l'actif» et le «passif».\nNous avons cherché à souligner autant que\npossible ce caractère du théâtre nouveau! Nous\navons aussi, d'autre part, tâché d'augmenter\net de multiplier la scène pour permettre de\nréaliser une sorte de « polyphonie » d'action\nthéâtrale. II nous semble, en effet, que cette\ntendance est impliquée en quelque sorte par\nla structure du drame occidental qui s'oppose\nà celui des anciens avec leurs « 3 unités ».\nL'accompagnement de l'action principale peut\nêtre assuré par la projection (ou les projections\nmultiples ) du cinéma.\nLes organes, leur urbanisme et leurs connec-\ntions internes.\nDans notre projet, -nous avons explicite-\nment distingué deux parties du bâtiment cor-\nrespondant chacune à une fonction principale:\nle théâtre proprement dit et l'usine (le bâti-\nment des services ). Ici le spectacle se prépare,\nlà il se joue. Nous avons donné à l'ensemble\nune configuration inusitée pour obtenir l'ur-\nbanisation de la place la plus satisfaisante. Le\nsecteur de cercle à 90° servant de plan au\nthéâtre, nous permettait de créer dans un sys-\ntème orthogonal bien ordonné, la centralisa-\ntion de tous les services et une circultaion li-\nbre autour d'eux.\nGrâce à la disposition des entrées en «arc»\nsituées en «biais» par rapport â la rue prin-\ncipale, nous évitons l'embouteillage. (La\nfoule a toute la place voulue pour se disper-\nser avant d'aboutir au carrefour des deux rues\nprincipale menant au centre de la ville! )\nLe bâtiment de service qui a la forme d'un\nH (la cavité nord est occupée par les ateliers\net magasins, celle du sud forme jardin ) ou-\nvre ses longues façades (sans cours fermées)\nau libre accès de tous les côtés; tout en étant\nunique et centralisé intérieurement, il possède\n6 entrées auxiliaires pour ses 6 sortes de tra-\nvailleurs (solistes, statistes, musiciens, em-\nployés, machinistes et artisans) et de nom-\nbreux accès pour camions et grandes pièces!\n(Overhead doors, ) Tous les services sont grou-\npés, sans être mêlés, de façon qu'ils possèdent\nles concours nécessaires les plus multiples.\nLes artères de circulation qui les canalisent\naboutissent toutes d'un côté de la scène.\nLa marche du spectacle et l'asymétrie du bâti-\nment.\nEn effet, nous n'avons nullement cherché\nà éviter l'asymétrie et le désaxement des deux\nbâtiments : c'est ce qui donne un aspect peu\nusité à l'ensemble et qui ne correspond pas\nau schéma « monumental » de l'opéra à la\nGarnier qu'ont adopté les concurrents même\nles plus « modernes ».\nCette asymétrie dans la structure corres-\npond nettement à la marche irréversible du\nspectacle : à son « devenir »; c'est pour cette\nraison (aussi ) que nous avons adopté la scène\ntournante, qui est servie et préparée d'un côté\n(toujours le même ) et desservie de l'autre.\nLe Cyclorama étant habituellement levé, le\nplateau est accessible sur les 3/4 de sa péri-\nphérie du côté des coulisses."}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "136", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193205-01.1.6", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 4271, "texte": "La scene.\nLe plateau tournant, mesurant 28 m. de\ndiamètre, environ 700 m 2, est subdivisé en\n25 segments qui possèdent la liberté du mou-\nvement universel assuré par un système de\npistons hydrauliques articulés à leurs extré-\nmités.\nLe plateau se prête aux changements scéni-\nques les plus rapides, variés et multiples. Il\npourrait» d'autre part, grâce à son jeu de mou-\nvement, être la base, lui-même, d'un effet\nscénique très curieux!\nLe « 22 mètres acoustiques ».\nL'ouverture maxima de la scène ne mesure\nque 22 m. En effet, les sources sonores diver-\nses ne doivent pas être espacées de plus de\n22 m., l'une de l'autre et cela dans n'importe\nquelles conditions et indépendamment du\nprincipe mis en œuvre pour le reste de la salle.\nIl ne s'agit pas seulement de discipliner (ou\nde détruite ) l'écho pour garantir la simulta-\nnéité des impressions reçues par chaque audi-\nteur, mais aussi et surtout d'assurer la simul-\ntanéité des émissions. On a fait peu de cas\njusqu'ici de cette nécessité.\nTout le monde a pu constater que les\nchœurs trop vastes chantent toujours faux\n(dans les unissons surtout et même à ciel ou-\nvert) et dans nos cirques on n'arrive jamais\nà synchroniser les solistes de la piste avec l'or-\nchestre trop éloigné.\nCette condition de distance maxima entre\nsources sonores doit être respectée même pour\nles haut-parleurs.\nL'influence de /'architecture sur la musique.\nA ce propos, il est intéressant de noter, en\npassant, un fait curieux de l'histoire de la\nmusique : la mauvaise acoustique des églises\net surtout l'étendue du chœur des croyants\nont nécessité l'adaptation du style musical lui-\nmême; de là. à coup sûr. le « légato » d'or-\ngue caractéristique et son très lent «tempo».\nUne influence de la salle nouvelle du type\nPleyel sur la musique de l'avenir est à prévoir\nà son tour.\nIl nous fallait donc loger toutes les sources\nsonores supposées (l'ochestre, l'orgue, les\nchanteurs, etc. ) dans une sphère idéale de\n22 mètres de diamètre. Au centre de cette\nsphère idéale, nous avons placé une grande\ncaisse de résonnance formée par le porte-à-faux\ndu proscenium et exécutée en bois acoustique.\nLe plan de la salle.\nDans tous les théâtre existants, on place\nles rangs (du parterre tout au moins ) en arcs\nde cercles ayant leur centre au milieu de la\nscène. La question à résoudre c est, en dehors\nde celle de la coupe à choisir, le dessin des\nmurs latéraux (et du fond ). On aurait pu\nadopter le plan elliptique (le premier rang ne\ndevant avoir en tout cas que 22 mètres de\nlongueur au maximum ) qui a l'avantage\nde donner aux places moyennes leur\nmaximum de développement, mais cette\ndisposition nécessite, pour un nombre de\nplaces donné. une profondeur relative-\nment grande. Or, une grande profondeur de\nsalle est indésirable pour deux raisons : la\ngrandeur des images diminue rapidement avec\nla distance; le décalage des impressions audi-\ntives sur les impressions visuelles devient gê-\nnant (au-delà de 100 m., semble-t-il : dans\nce cas. il est de 1/4 de seconde environ).\nA profondeur donnée, la surface maxima\nest celle d'un secteur de cercle : la scène étant\nfrontale, le secteur doit être pointu, son angle\nreste à déterminer.\nDeux mots sur /'histoire du théâtre.\nDans l'amphithéâtre grec, cet angle était de\nplus de 180\"; cela s'explique par l'intérêt\nqu'on portait alors à 1' « orchestra » et à son\n« chœur », la scène jouant le rôle du fond.\nLes Romains établissaient leurs théâtres\nsur un angle de 180°; cette disposition était\ndéfectueuse parce que l'orchestre étant occupé\npar le public distingué (c'est lui qui était\nsans doute le centre d'intérêt), la pièce se\njouait sur une scène longue et plate.\nLes théâtres en « fer à cheval » ont le\nmême défaut, pour les balcons en tous cas\nqui sont dirigés vers le parterre et non vers\nla scène.\nDans les quelques théâtres à « secteur »\nconstruits depuis Bayreuth, on a adopté un\nangle très pointu. Mais pour des raisons\ndéjà expliquées et au dire des acteurs\net des chanteurs eux-mêmes, l'intimité, le\n« contact » avec le public n'existe pas dans\nune salle où les spectateurs ne se trouvent que\ndevant l'estrade. La scène doit être entourée\nne fut-ce que partiellement; c'est pour cette\nraison, entre autres, que nous avons choisi\nl'angle « moyen » (peut-on dire) de 90°;"}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "137", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193205-01.1.7", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 4292, "texte": "l'angle droit étant précisément de nature à\nfaciliter la composition.\nLa circulation; la coupe verticale de la salle.\nIl est de première nécessité de garantir à\nune salle de telles dimensions (4.000 places)\nun accès facile et de lui fournir un système de\ncirculation aussi rationnel que possible.\nNous avons à cet effet imaginé un système\nde corridors-vestiaires, en arcs concentriques,\ndisposés en crémaillère. Ces vestiaires commu-\nniquent, d'une part, avec le grand vestibule\npar de grandes cages d'escaliers situées des\ndeux côtés (gauche et droite) et, d'autre part,\navec la salle par de nombreux vomitoires. Le\npublic est trié automatiquesent et classé gra-\nduellement à gauche ou à droite d'abord, puis\nen 4 séries pour le parterre et en 3 séries pour\nle balcon.\nLes loges de représentations se trouvent\ndans le fond de la salle.\nEncore Vacoustique.\nNous avons délibéremment évité les espaces\nau-dessous d'un balcon; ces espaces sont pla-\ncés nécessairement dans « l'ombre » acousti-\nque; c'est pour cette raison que nous n'avons\nprévu qu'un seul balcon et sa faible saillie\nformant réflecteur, sert de galerie de projec-\ntion.\nLe plafond tracé d'après les règles célè-\nbres de M. G. Lyon forme une vaste nappe\ncouverte d'une mosaïque lisse (se prêtant à\nmerveille à une décoration picturale grandiose,\nformant réflecteur pour le son et la lumière\n(éclairage indirect ).\nLa forme du plafond, aussi difficile à des-\nsiner qu'à décrire, est un ensemble de surfaces\ngauches raccordées dont la partie principale se\nrapproche d'un « paraboloïde de révolution ».\nL,a hauteur du Proscenium.\nUn trait caractéristique de la salle est à\nsignaler : pour capter le maximum d'énergie\nsonore, il faut descendre aussi bas que possible\nau-dessus et derrlère le chanteur, en consé-\nquence il faut réduire au minimum admissible\nla hauteur du proscenium!\nDans le théâtre traditionnel, le proscenium\nest toujours plus haut que large; sa hauteur\ndémesurée n'est pas dictée par les nécessités\nde la scène, mais a pour seul but d'agrandir le\nchamp de vision vers le haut (les théâtres ont\nd'habitude plus de 3 balcons).\nLe proscenium bas, au contraire, semble\nfavorable au spectacle. La vue est attirée\nvers le bas du plateau et non dispersée par le\nvide qui se trouve audessus des têtes des spec-\ntateurs. Le plafond dessiné par nous canalise,\nsi l'on peut s'exprimer ainsi, la vue du public\net la conduit vers la scène.\nLe proscenium doit, d'autre part, être large\nou extensible dans le sens de la largeur (l'ac-\nteur formant le « module » fixe du spectacle\npeut être démultiplié, mais toujours l'un\ncontre l'autre, et pas l'un sur l'autre). Bref,\nl'effet « monumental » obtenu habituelle-\nment par ce portail vertical est artificiel et\npurement décoratif.\nLes dégagements, les foyers.\nIl fallait assurer à la foule immense rem-\nplissant le théâtre un vaste local pour l'abri-\nter et le distraire pendant les entr actes.\nVestibules. foyers, buffets, etc., forment,\ndans notre projet, un vaste ensemble où le\npublic peut librement s'entre-mêler, circuler\nd'un bout à l'autre et de bas en haut, on est\nensemble et séparément à la fois, on se voit\nd'un étage à l'autre à travers les ouvertures\naménagées dans tous les planchers. Les esca-\nliers et les plans inclinés en spirales font com-\nmuniquer les salles d'expositions mezza-\nnino et le grand vestibule avec les autres\nniveaux du foyer.\nTous les espaces sont rythmés par une co-\nlonnade dont les poteaux, disposés en arcs,\npercent le bâtiment de bas en haut. Les plus\nrobustes d'entre eux portent les 8 demi-arcs\ndisposés parallèlement à l'axe principal et aux'\nquels est suspendu le grand plafond.\nCes arcs forment, par leurs profils supé-\nrieurs une cavité conique que nous avons amé-\nnagée en amphithéâtre d'été.\nCe théâtre ouvert est desservi par le plan\nincliné communiquant directement avec la\nrue, les ascenseurs et monte - charges; il est\nrelié aussi à un vaste promenoir protégé par\nune corniche surplombant la façade principale.\nLa «mesure» de la composition, le «canevas».\nToute la composition est basée sur le mo-\ndule 7 mètres en plan et 4 mètres en coupe (en\nhauteur) : la surface de 50 m 2 forme l'élé-\nment standard ldu plan (7 m. 10 d'axe en axe\nde colonnes exactement ).\nToutes les parties en porte-à-faux ont 2 m.\nde saillie."}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "138", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193205-01.1.8", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 4382, "texte": "Les rapports simples 2 14 :y : 9 : 1 1 et\nleurs multiples entiers forment le « canevas »\nde la composition.\nQuelques mots sur la construction, les maté-\nriaux et les installations.\nLe squelette du bâtiment est en général en\nbéton armé, les arcs de la grande salle excep-\ntés, qui doivent être exécutés en acier (les effets\nde leur dilatation sont annulés par des cou-\nples « rotules-roulements » ) et noyés dans\nl'aerokret (gaz-béton ).\nToutes les cloisons et les remplissages sont\nexécutés dans la même matière, l'aerokret étant\nun excellent isolant thermique et acoustique.\nToutes les fenêtres comportent 3 verres mon-\ntés sur 2 châssis métalliques. Les planchers\nsont couverts d'une compoition de caoutchouc.\nLes façades sont revêtues de pierre et de métal\ninoxydable.\nLe chauffage et la ventilation sont assurés\npar le système rationnel « Carrier » pour\nthéâtre. Dans le plafond et le parqcet de la\ngrande salle sont aménagés des prises d'air:\nle bâtiment est parcouru dans tous les sens\npar les conduites d'air « conditionné ».\n(L'air frais est pris par deux groupes d'aspira-\nteurs au-dessus de la grande terrasse ).\nL'éclairage électrique de la scène est divisé\nen cinq groupes : 1 ) une rampe à bascule\nlogée au bord du proscenium; 2) des batte-\nries de lampes suspendues aux grilles; 3 ) des\nréflecteurs mobiles; 4) les projecteurs « des\nimages »; 5) les appareils logés dans la\ngrande galerie du cinéma. Les 150 toiles sus-\npendues aux grilles sont manœuvrées par des\npistons hydrauliques système Fritsch, de\nDresde, avec commande unique se trouvant\nsur une galerie de contrôle au-dessus du pro-\nscérium. La sous-station électrique et hydrau-\nlique faisant suite à l'usine de « l'air exact »\nsituée en sous-sol et entre la salle et les\nbâtiments de service.\nLe fonctionnement et l'aménagement des\nlocaux de service (magasins, ateliers sous les\nsheds, loges, salles d'exercice et de répétition,\netc., leurs monte-charges, ascenseurs, « pater-\nnoster », etc. ) se lisent aisément sur les plans\net les coupes.\nQuelques digressions sur les fautes et les non-\nvaleurs en architecture.\nNous ne dirons que quelques mots au sujet\nde l'apparence extérieure du bâtiment et de son\n« architecture » dans le sens laïque du mot.\nNous n'avons évidemment pas cherché à\nexprimer ou à symboliser la signification de\nl'édifice, par les artifices habituels du monu-\nmental, jeu de masses, etc. Le bâtiment doit\n« exprimer » extérieuremùent sa fonction par\nsa structure nécessaire elle-même; son appa-\nrence sert à prouver ses vertus organiques. Et\nlà où existent des faiblesses ou des défauts\ninternes quelconques («les défauts des qualités»\nsurtout sont inévitables, l'idéal d'une cohé-\nrence absolue n'existant qu'en état de tendance,\n« à la limite » ) là aussi doit apparaître une\ndésharmonie extérieure et plastique plus ou\nmoins choquante.\nQu'on nous permette cette réflexion d'ordre\nplus général : ces points faibles, en soit\n« indésirables » sont souvent le témoignage\nd'une cohérence viable du reste de l'ensemble*\nIls sont d'autre part la source d'un développe-\nment ultérieur possible et d'une évolution\nefficace.\nIl est manifeste que les non-valeurs et les\ntautologies sont dépourvues, par essence, de\ntels points faibles et produisent par conséquent\nsouvent l'impresseion d'une perfection abso-\nlue.\nIl n'est pas superflu d'y insister, semble-t-\n-ilf parce que c'est là qu'il faut chercher 1 ori-\ngine des égarements esthétiques dont nous\nsommes si souvent les témoins. Un désordre\npeut être pris trop facilement pour une (pit-\ntoresque ) richesse d'invention à l'abri de toute\ncritique possible.\nL?aspect extérieur.\nA la division des fonctions, correspond\nl'opposition des caractères des deux parties\nprincipales de l'édifice. Le théâtre est à l'échelle\nd'une grande foule (plutôt amorphe); le bâti-\nment de service à l'échelle du travailleur, nom-\nbreux (500), mais différencié et spécialisé.\nLa partie abritant les ateliers donne l'im-\npression d'une usine, la scène cylindrique cor-\nrespond par son apparence aux fonctions du\ncycloroma (nécessairement courbe ) et du pla-\nteau tournant. Les façades, sauf la principale,\nétant, pour des raisons utilitaires et logiques,\nconformes à l'esthétique régnante ne deman-\ndent à être ni défendues, ni justifiées.\nLa grande façade principale.\nLa grande façade étant composée d'une fa-\nçon peu conforme aux règles à la mode de"}, {"page_pdf": 25, "page_imprimee": "139", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193205-01.1.25", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 2084, "texte": "« l'horizontalisme », nous désirons émettre\nquelques réflexions à son sujet.\nNous avions le choix entre plusieurs solu-\ntions possibles (la question étant peu détcrmi-\nnable ).\nNous ne pouvions songer à vitrer entière-\nment la grande surface courbe pour obtenir\nun effet de la « Bauhaus ». Il est évident que\nles foyers n ont guère besoin de la lumière du\njour ni de contact avec la vie de la rue exté-\nrieure.\nNous aurions pu. d'autre part, créer un\nmur immense plein et aveugle, à la manière\ndu mur du théâtre d'Orange, compatible d'ail-\nleurs avec le système d aérage artificiel adopté.\nMa is il nous semblait indiqué de rythmer\ncette grande surface sans l interrompre toute-\nfois par des bandes horizontales ou verticales\ncontinues.\nIl semble, en effet, qu'une superficie aussi\nconsidérable toute unie produirait le sentiment\ndu vide plutôt que celui de la grandeur. L'élé-\nment « dimentionnant » et « rythmant »\nsemble être nécessaire.\nIci, ni la maquette, ni les dessins ne sont\nd aucun secours, 1 échelle réelle n ayant aucun\néquivalent dans les moyens de la représentation\n(on l'indique par un chiffre abstrait! )\nEn effet, les fenêtres (que nous avons, du\nreste, prévues ) apparaîtraient dans une per-\nspective réelle une à une et non toutes à la\nfois comme sur le petit dessin. Le plein restant\ncontinu serait mis en valeur par l'élément de\nl'ouverture.\nQu on songe à la coque d'un grand paque-\nbot où les petites fenêtres font valoir la puis-\nsance de la carène. On pourrait citer égale-\nment le Palais des Doges de Venise; personne\nne se souvient de l existence de fenêtres (consi-\ndérables d'ailleurs ) perçant la plénitude du\nmur dont le dessin produit toute limpression.\nDans notre maquette, nous avons supprimé\nces fenêtres « en soi » sans importance!\nNous faisons donc appel chez nos lecteurs\nau sens de l'échelle.\nLe fait de la conscience de l'échelle (le fait\nque les rapports relatifs varient avec la gran-\ndeur absolue ) semble être la caractéristique\nprincipale de l'architecture occidentale (en op-\nposition à l'antique par exemple ).\n\nR. MOSZKOWSKI."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1932-05-01-c006", "article_bluemountain": "bmtnaac_1932-05_01#c006", "volume": "bmtnaac_1932-05_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "133", "page_fin": "138", "image_debut": 9, "image_fin": 14, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193205-01.2.5", "titre_corps": "HENRI SAUVAGE", "titre_sommaire": "HENRI SAUVAGE", "signature_source": "H", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 9, "page_imprimee": "133", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193205-01.1.9", "debut_caractere": 67, "fin_caractere_exclue": 2258, "texte": "HENRI SAUVAGE\n\nC'est une belle figure de l'architecture\ncontemporaine qui disparaît, avec la mort\nd'Henri Sauvage. Une figure probe et\nremarquable, étrangement attirante.\nNé à Rouen, en 1873, Sauvage passa ses\nvingt premières années dans la cité nor-\nmande, au riche passé architectural. Puis,\nil s'installa à Paris pour y étudier, mais\naussi pour vivre plus intensément. Ceux\nqu'il fréquenta assidûment eurent sur le\ndéveloppement de sa jeune personnalité\nune influence autrement vivace que l'Ecole\ndes Beaux-Arts, où il travaillait. Il connut,\nen effet, Rodin, Albeniz et Aubert, Antoine\net Zola, et bien d'autres parmi lesquels\nFrantz-Jourdain, qui fut son maître, son\nami, et dont il fut, à plusieurs reprises, le\ncollaborateur dévoué.\nCe qui frappe surtout chez Sauvage, et ce\nqui hausse singulièrement la valeur de ce\ntempérament, c'est la diversité des connais-\nsances dont son esprit était avide. Sauvage\nétait un architecte-né, mais il était épris\naussi de musique et de philosophie. Les ma-\nthématiques l'intéressaient au plus haut\npoint. Et n'oublions pas qu'il fût un vérita-\nble inventeur.\nSon ami, Emmanuel de Thubert, a pu\nsituer, au cours d'un récent écrit, paru peu\naprès la mort de l'architecte, la valeur de\nson œuvre, qui « passe de loin la commune\nmesure, tant fut toujours vif et neuf le\ngénie inventif qui l'anime ». Et M. de Thu-\nbert précise : « Le premier devoir de l'ar-\nchitecte est d'établir à notre usage les bon-\nnes dispositions d'un plan; mais en remplis-\nsant cette obligation, Sauvage cherchait plus\navant, et c'est ainsi que toutes ses construc-\ntions procèdent d'un principe nouveau : de\nla maison « à gradins » à la maison « en\nacier », il n'a cessé d'employer des maté-\nriaux qui faisaient là leur preuve, et de\ntrouver des méthodes qui assuraient à l'ar-\nchitecture un ordre original. Pour le sur-\nplus, dans un temps où les fabriques se\nmontrent elles-mêmes si soucieuses de nou-\nveauté, nombre d'entre elles lui doivent\nd'avoir orienté leurs recherches, et telle\nest, en effet, une des nouvelles vertus qui\nappartiennent à l'architecture : dans notre\ntemps, l'art, c'est l'homme ajouté à l'indus-\ntrie, comme, autrefois, il s'ajoutait à la\nnature. »"}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "134", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193205-01.1.10", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 2810, "texte": "On sait que Sauvage était, comme les « ra-\ntionalistes », un partisan enthousiaste de la\nconstruction usinée; à cette conviction il\napportait tout le poids de sa considérable\nexpérience technique.\nVoici encore comment M. de Thubert ex-\nplique cette conviction de Sauvage : « Nous\nsommes des éphémères, et c'est le temps\nqui forme le plus précieux de notre subs-\ntance, mais il nous échappe comme l'eau\ndans la main, et nous n'en retenons que le\nsouvenir: c'est pourquoi notre activité est\nsi souvent hésitante. Dans l'œuvre d'archi-\ntecture notamment, qui fait appel aux per-\nsonnalités les plus différentes, le moment\nvient et passe comme au hasard; d'où une\nconfusion, un désordre qui ne sont pas les\nmoindres maux dont puissent souffrir l'ar-\nchitecte et l'entrepreneur. Pour les éviter,\nSauvage pratiquait l'usinage. » « L'usi-\nnage procède d'un programme de travail\ndans le temps comme dans l'espace. Chaque\nmétier vient à point nommé produire son\neffort, sans que le chantier ait à souffrir de\nsa hâte ni de sa lenteur. Le facteur «temps»\ndont parlait si souvent Sauvage, n'offre\ndonc rien de commun avec cette folie de\nvitesse qui nous dévore. Il entraîne, au con-\ntraire, une exacte distribution de l'activité;\nchaque homme, chaque groupe d'hommes\ntrouve son heure comme sa place : le temps\nde Sauvage, c'est l'ordre. »\nL'un des derniers travaux d'Henry Sauvage\nles Grands Magasins Decré, à Nantes\napparaît déjà comme l'un des plus significa-\ntifs du constructeur. C'est là qu'il put met-\ntre en action toute sa puissance de réalisa-\nteur, en accomplissant rigoureusement le\nprogramme qu'il s'était tracé : « six étages\nde vente, sur douze cents mètres carrés,\nlivrables en cent jours »!\nCe facteur « temps » prend dans l'œuvre de\nSauvage une importance décisive. On se\nsouvient de ses nombreuses expériences de\nconstruction usinée, dont le but final est\ntoujours d'ordonner rationnellement le\ntemps*. C'est d'ailleurs par là que cet œu-\nvre prend, aux yeux des architectes d'au-\njourd'hui, la valeur d'une précieuse leçon.\nMais c'est aussi par une maîtrise peu com-\nmune de la science de construire. « Le bois,\nle fer, la pierre, la brique, l'ardoise ou le\nbéton n'avaient aucun secret pour lui »,\nécrit M. Ad. Dervaux. « Il savait comment\non forge, comment on assemble, comment\non modèle, comment on enduit. Nul des\nmatériaux nouveaux ne lui était étranger.\nIl trouvait toujours ingénieusement le\nmoyen pratique d'utiliser les découvertes.\nIl découvrait lui-même maintes méthodes\n\n* Rappelons encore deux tentatives impressionnantes\naccomplies par H. Sauvage : 1 une en 1926, lorsqu'il\nédifia, en trois jours, au Salon des Arts ménagers de\nParis, une habitation composée de 8 éléments usinés;\nl'autre, en 1928, un immeuble de huit étages, érigé\nen plein Paris en trois mois (application du solomite)."}, {"page_pdf": 11, "page_imprimee": "135", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193205-01.1.11", "debut_caractere": 58, "fin_caractere_exclue": 1672, "texte": "au grand bénéfice des constructions qu'il\nédifiait, et des constructeurs pour qui il fai-\nsait école. »\nAtteignant à peine à la soixantaine, Sauvage\ndevance singulièrement sa génération, par\nla curiosité de son esprit avide aussi bien\nque par son tempérament audacieux. Mais\nil est un point de sa personnalité qui n'a pu\nse dégager de l'empreinte « sentimentale »\npourrait-on dire de son époque : c'est\nl'ornement, qui occupe dans son œuvre une\nplace, après tout, secondaire. Mais il ne\npouvait le proscrire, ni le voulait, ainsi\nqu'il en fit l'aveu, lors d'une conférence\ndonnée à Paris à la fin de l'an dernier.\nPour Sauvage, comme pour ses contempo-\nrains les plus remarquables, le mal-entendu\nde l'ornement subsiste. Une œuvre d'archi-\ntecture n'est complète sans émotion et\nl'émotion, c'est l'ornement, qui se traduit\nd'ailleurs de manières variées décora-\ntions, composition de façades ou même dis-\nposition a priori du plan.\nDans la maison qu'il se construisit récem-\nment en Seine-et-Oise, Sauvage montre\nl'antagonisme de son tempérament. C'est\nune bonne demeure rustique et saine\ncomme la tradition paysanne, mais où des\nsolutions de plans et de technique nouvelles\ntémoignent d'un désir de renouveau, d'une\ninquiétude. Ici aussi l'ornement s'est mon-\ntré, mais le plus discrètement possible, car\nSauvage est sensible et il devine que l'émo-\ntion de l'ornement est bien factice devant\ncelle que dégagent les arbres, les champs, la\nSeine et les nuages qui accompagnent son\ncours.\nEt cette émotion-là est de celles que parta-\ngent tous les hommes, et surtout les archi-\ntectes modernes ceux qui luttent pour"}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "136", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193205-01.1.12", "debut_caractere": 219, "fin_caractere_exclue": 762, "texte": "que Ton cesse d'entasser les pauvres hu-\nmains dans les villes de pierre, pour qu'on\nleur donne le soleil, l'air et la jouissance\nd'un peu de nature vraie...\nVoilà aussi du sentiment. Mais qui nous\nsemble avoir plus de profondeur que les\nexpressions décoratives artificielles défen-\ndues à cor et à cri.\nLes architectes modernes n'oublieront pas\nl'exemple d'Henri Sauvage, homme probe,\nconstructeur expérimenté et hardi, qui\nnourrissait de grands espoirs envers une\nère nouvelle. Lui n'a pu que la pressentir;\nnous travaillons à son avènement."}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "136", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193205-01.1.12", "debut_caractere": 883, "fin_caractere_exclue": 885, "texte": "H."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1932-05-01-c009", "article_bluemountain": "bmtnaac_1932-05_01#c009", "volume": "bmtnaac_1932-05_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "135", "page_fin": "135", "image_debut": 11, "image_fin": 11, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193205-01.2.5.3", "titre_corps": "Projet d'un quartier de ville, avec immeubles à gradins.", "titre_sommaire": "Projet d'un quartier de ville, avec immeubles à gradins.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 11, "page_imprimee": "135", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193205-01.1.11", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 56, "texte": "Projet d'un quartier de ville, avec immeubles\nà gradins."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1932-05-01-c010", "article_bluemountain": "bmtnaac_1932-05_01#c010", "volume": "bmtnaac_1932-05_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "135", "page_fin": "135", "image_debut": 11, "image_fin": 11, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193205-01.2.5.4", "titre_corps": "Immeuble à gradins, édifié rue Vavin, à Paris.", "titre_sommaire": "Immeuble à gradins, édifié rue Vavin, à Paris.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 11, "page_imprimee": "135", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193205-01.1.11", "debut_caractere": 1674, "fin_caractere_exclue": 1720, "texte": "Immeuble à gradins, édifié rue Vavin, à Paris."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1932-05-01-c011", "article_bluemountain": "bmtnaac_1932-05_01#c011", "volume": "bmtnaac_1932-05_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "136", "page_fin": "136", "image_debut": 12, "image_fin": 12, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193205-01.2.5.5", "titre_corps": "Garage pour 1,000 voitures, édifié, en 1926, à Paris, rue Campagne-Première. 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A gauche : Maison standardisée utilisant, comme éléments de résistance et d'isolement, des tuyaux en amiante-ciment. A droite : Villa à deux étages, appliquant les procédés de construction rapide (ossature métallique légère, cloisons intérieures en \" Solomite \", cloisons extérieures en \" Celotex \"). Durée totale du montage et de l'achèvement (équipement électrique, canalisations, etc.) : quarante-deux jours.", "titre_sommaire": "Deux expériences d'Henri Sauvage. A gauche : Maison standardisée utilisant, comme éléments de résistance et d'isolement, des tuyaux en amiante-ciment. A droite : Villa à deux étages, appliquant les procédés de construction rapide (ossature métallique légère, cloisons intérieures en \" Solomite \", cloisons extérieures en \" Celotex \"). Durée totale du montage et de l'achèvement (équipement électrique, canalisations, etc.) : quarante-deux jours.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 13, "page_imprimee": "137", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193205-01.1.13", "debut_caractere": 123, "fin_caractere_exclue": 570, "texte": "Deux expériences d'Henri Sauvage.\nA gauche : Maison standardisée utilisant, comme éléments de résistance et d'isolement, des\ntuyaux en amiante-ciment.\nA droite : Villa à deux étages, appliquant les procédés de construction rapide (ossature métalli-\nque légère, cloisons intérieures en \" Solomite \", cloisons extérieures en \" Celotex \"). Durée totale du\nmontage et de l'achèvement (équipement électrique, canalisations, etc.) : quarante-deux jours."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1932-05-01-c016", "article_bluemountain": "bmtnaac_1932-05_01#c016", "volume": "bmtnaac_1932-05_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "138", "page_fin": "138", "image_debut": 14, "image_fin": 14, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193205-01.2.5.10", "titre_corps": "Un des derniers grands travaux d'Henri Sauvage: les Grands Magasins Decré, à Nantes. Caractéristiques générales : 1,200 m2, soit soussol, rez-de-chaussée et 6 étages. Ossature métallique (850 tonnes). Façade entièrement suspendue. Durée de la construction : cent jours.", "titre_sommaire": "Un des derniers grands travaux d'Henri Sauvage: les Grands Magasins Decré, à Nantes. Caractéristiques générales : 1,200 m2, soit soussol, rez-de-chaussée et 6 étages. Ossature métallique (850 tonnes). Façade entièrement suspendue. Durée de la construction : cent jours.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 14, "page_imprimee": "138", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193205-01.1.14", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 275, "texte": "Un des derniers grands travaux d'Henri Sauvage:\nles Grands Magasins Decré, à Nantes.\nCaractéristiques générales : 1,200 m2, soit sous-\nsol, rez-de-chaussée et 6 étages. Ossature métal-\nlique (850 tonnes). Façade entièrement suspen-\ndue. Durée de la construction : cent jours."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1932-05-01-c017", "article_bluemountain": "bmtnaac_1932-05_01#c017", "volume": "bmtnaac_1932-05_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "139", "page_fin": "144", "image_debut": 15, "image_fin": 20, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193205-01.2.6", "titre_corps": "UN THÉATRE D'ÉTAT A KHARKOV", "titre_sommaire": "UN THÉATRE D'ÉTAT A KHARKOV", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 15, "page_imprimee": "139", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193205-01.1.15", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 2006, "texte": "UN THÉATRE D'ÉTAT A KHARKOV\n\nPROJET DES ARCHITECTES R. MOSZKOWSKI ET J. VULLIAMY (PARIS 1931).\nL'an dernier eut lieu le jugement du con-\ncours international d'architecture pour\nl'élaboration des plans du grand Théâtre\nd'Etat de Kharkov, capitale de la Républi-\nque d'Ukraine. Un grand nombre d'archi-\ntectes européens et américains participè-\nrent à ce concours, qui dépassait, par l'am-\npleur du problème posé, la plupart des\ngrandes compétitions ouvertes jusqu'ici à\nl'activité des constructeurs. Nous en avons\npublié les résultats, il y a quelques mois *.\nLe projet dont nous avons la bonne fortune\nde reproduire ici l'essentiel, fut élaboré en\nvue du concours de Kharkov par deux\narchitectes parisiens, MM. Richard Mosz-\nkowski et Julien Vulliamy; il figura\nrécemment au Salon d'Automne de Paris.\nCette œuvre complexe, traitée avec un sens\ntrès vif de la « réalité architecturale », est\naccompagnée de notes analytiques écrites\npar l'architecte Moszkowski, placées en\ntête du présent numéro de « Tekhné ». On\nles lira avec le plus grand profit.\nAfin de préciser davantage, dans l'esprit du\nlecteur, l'intérêt du problème posé, nous\ndonnons ci-après quelques détails extraits\ndu programme de Kharkov :\nLa décision d'édifier dans la capitale\nukrainienne un vaste Théâtre-Opéra fut\nprise par les diverses organisations, sovié-\ntiques et professionnelles de la République.\nLe but ainsi visé étant de collaborer puis-\nsamment au développement culturel et\nsocial des masses populaires.Le programme\nmême du concours, élaboré très soigneuse-\nment par les techniciens russes, constitue\nun remarquable dossier des exi-\ngences fondamentales du théâtre\nmoderne. En voici quelques\npoints essentiels :\nEmplacement du théâtre : La\nconstruction s'élèvera dans un\nquartier central de Kharkov, sur\nla place Komsomolskaya, l'accès\nprincipal de l'édifice étant im-\nposé (rue Karl Liehnecht). Les\nconcurrents ont à tenir compte\ndes projets de réaménagement\nde la place et de ses abords, ainsi\nque des plantations qui seront"}, {"page_pdf": 16, "page_imprimee": "140", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193205-01.1.16", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 3047, "texte": "voisines. L'attention est attirée sur les bon-\nnes conditions d'évacuation du théâtre.\nConstruction : Le choix du système de\nconstruction ainsi que les matériaux à em-\nployer sont laissés au jugement du concur-\nrent. De même, « l'achèvement architectural\nde l'édifice dépend du point de vue de\nl'auteur ».\nLa salle du théâtre aura une capacité de\n4,000 places, toutes disposées favorablement\nau trois points de vue visibilité, audition et\naccès. Le standard d'encombrement prévu\npour chaque place est de 0 m. 53 sur 0 m. 90.\nLes passages d'accès établis en fonction du\nnombre de places à desservir, auront une\nlargeur minima de 0 m. 90, avec accroisse-\nment graduel basé sur la norme de 70 hom-\nmes par mètre. Dans le cas d'une salle à\nplusieurs étages, le nombre de ceux-ci ne\npeut dépasser trois, non compris le parterre.\nLa scène : « Le problème de la disposition\nde la scène dit le programme est étroi-\ntement lié aux exigences du théâtre contem-\nporain, visant à obtenir les grands effets\navec une économie maxima de temps, de\nmain-d'œuvre et de moyens matériels, tout\nen assurant aux spectateurs le maximum\nd'impressions, et en évitant les pertes de\ntemps aux entr'actes ». La scène utilisera\ndonc les procédés mécaniques les plus com-\nplets, et sera soumise à une direction for-\ntement centralisée de tous les services. Il\nest requis d'établir, par l'aménagement de\nla scène, la plus étroite cohésion entre celle-\nci et la salle, afin de répondre aux exigen-\nces idéologiques du théâtre moderne des\nmasses. Enfin l'on tiendra compte que la\nscène doit pouvoir servir au déploiement\nd'une foule pouvant aller jusqu'à 500 hom-\nmes et plus.\nLa complexité d'un tel théâtre apparaîtra\naisément au seul aperçu des locaux, classés\ncomme suit :\nGroupe I : La salle de spectacle, avec ses loges réser-\nvées au corps diplomatique et aux organisations, la\ngalerie-cinéma et ses annexes;\nGroupe II : Les dégagements publics, vestibules, ves-\ntiaires, escaliers et ascenseurs, caisses, locaux admi-\nnistratifs, locaux sanitaires, le foyer, les fumoirs, les\nbuffets et deux salles d'exposition;\nGroupe 111 : Les locaux de l'orchestre (120 musiciens),\nl'orchestre proprement dit, le foyer des musiciens,\nfumoir, vestiaire, etc. Les chambres d'accordage et de\nconservation des instruments;\nGroupe IV : La scène et ses annexes : l avant-scène,\nl'arrière-scène, les scènes latérales, les cales, magasins,\nentrepôts d'accessoires et de costumes, les voies de\ncirculation ;\nGroupe V : Les ateliers de décors, de maquettes, de\ncouture, coiffure, teinture, menuiserie, tapisserie, etc.\nLes locaux du personnel des ateliers;\nGroupe VI : Les locaux de service pour la scène,\nloges des acteurs, foyer, buffet, fumoirs, salle de répé-\ntitions, bureaux des régisseurs, salles de gymnastique,\nbibliothèque, etc.;\nGroupe VII : Les locaux administratif s (direction,\ngénérale, technique, comptabilité, inventaire, médecin,\netc.) ;\nGroupe VIII : Locaux complémentaires (installations\nélectrique, hydraulique, d'aération, de chauffage, d'as-\npiration, de réparation, etc.)."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1932-05-01-c018", "article_bluemountain": "bmtnaac_1932-05_01#c018", "volume": "bmtnaac_1932-05_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "139", "page_fin": "139", "image_debut": 15, "image_fin": 15, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193205-01.2.6.1", "titre_corps": "Disposition générale de l'édifice. 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Vol. X, p. 37.\nDisposition générale de l'édifice.\n(Cliché \"Architecture d'Aujourd'hui\".)"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1932-05-01-c019", "article_bluemountain": "bmtnaac_1932-05_01#c019", "volume": "bmtnaac_1932-05_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "140", "page_fin": "140", "image_debut": 16, "image_fin": 16, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193205-01.2.6.2", "titre_corps": "En haut : Vue des dégagements de l'entrée. En bas : Vue dans les magasins.", "titre_sommaire": "En haut : Vue des dégagements de l'entrée. 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(Clichés \" Architecture d'Aujourd'hui \".)", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 17, "page_imprimee": "141", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193205-01.1.17", "debut_caractere": 57, "fin_caractere_exclue": 199, "texte": "Vue générale (à droite les services du théâtre).\nTrois aspects de la Maquette du Théâtre de Kharkov.\n(Clichés \" Architecture d'Aujourd'hui \".)"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1932-05-01-c023", "article_bluemountain": "bmtnaac_1932-05_01#c023", "volume": "bmtnaac_1932-05_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "142", "page_fin": "142", "image_debut": 18, "image_fin": 18, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193205-01.2.6.6", "titre_corps": "Projet d'un Théâtre d'Etat à Kharkov (Ukraine 1931).", "titre_sommaire": "Projet d'un Théâtre d'Etat à Kharkov (Ukraine 1931).", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 18, "page_imprimee": "142", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193205-01.1.18", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 138, "texte": "De bas en haut, successivement :\nPlans des rez-de-chaussée, premier et second étages.\nProjet d'un Théâtre d'Etat à Kharkov (Ukraine 1931)."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1932-05-01-c024", "article_bluemountain": "bmtnaac_1932-05_01#c024", "volume": "bmtnaac_1932-05_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "143", "page_fin": "143", "image_debut": 19, "image_fin": 19, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193205-01.2.6.7", "titre_corps": "Architectes : R. 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[n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193205-01.2.6.10", "titre_corps": "Coupe longitudinale sur l'ensemble de l'édifice, montrant successivement les vastes dégagements et accès au théâtre, la forme de la grande salle et la disposition du théâtre d'été, le grand cylindre vertical occupé par la scène et sa machinerie, et enfin les ateliers et magasins.", "titre_sommaire": "Coupe longitudinale sur l'ensemble de l'édifice, montrant successivement les vastes dégagements et accès au théâtre, la forme de la grande salle et la disposition du théâtre d'été, le grand cylindre vertical occupé par la scène et sa machinerie, et enfin les ateliers et magasins.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 20, "page_imprimee": "144", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193205-01.1.20", "debut_caractere": 138, "fin_caractere_exclue": 418, "texte": "Coupe longitudinale sur l'ensemble de l'édifice, montrant successivement les vastes dégagements\net accès au théâtre, la forme de la grande salle et la disposition du théâtre d'été, le grand cylindre\nvertical occupé par la scène et sa machinerie, et enfin les ateliers et magasins."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1932-05-01-c028", "article_bluemountain": "bmtnaac_1932-05_01#c028", "volume": "bmtnaac_1932-05_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "145", "page_fin": "148", "image_debut": 21, "image_fin": 24, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; 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Architecte : H. Kugler. (\" Der Baumeister \", Munich, N° 2.)", "titre_sommaire": "Projet de Théâtre pour Breslau. Architecte : H. Kugler. (\" Der Baumeister \", Munich, N° 2.)", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 21, "page_imprimee": "145", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193205-01.1.21", "debut_caractere": 31, "fin_caractere_exclue": 950, "texte": "Quelques projets récents de théâtres modernes.\nProjet de théâtre pour la ville de\nRostow.\nArchitectes : A. et M. Marchin.\n(\" Stavba \", Prague, Nº II. Rappelons que cet\nintéressant numéro de la revue tchèque est\nentièrement consacré au problème de l'acousti-\nque des gandes salles.)\nProjet de l'architecte M. Breuer\npour le Théâtre d'Etat de Kharkov.\n(Paru dans la revue \" Bauwelt \", Berlin, N° 33.)\nProjet de l'architecte Olenew pour\nle Théâtre d'Etat de Kharkov.\n(Paru dans la revue \"Die Baugilde\", Berlin, N° 20.)\nNOTA. — Nous avons cru bon de signaler — à\nla suite du projet de MM. Moszkowski et Vul-\nliamy, — quelques récents travaux accomplis\ndans le domaine du théâtre moderne.\nPour ce qui concerne le concours de Kharkov,\nrappelons qu'une analyse détaillée a paru dans\nla revue berlinoise \" Die Baugilde \", N° 20 (1931).\nProjet de Théâtre pour Breslau.\nArchitecte : H. Kugler.\n(\" Der Baumeister \", Munich, N° 2.)"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1932-05-01-c030", "article_bluemountain": "bmtnaac_1932-05_01#c030", "volume": "bmtnaac_1932-05_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "146", "page_fin": "146", "image_debut": 22, "image_fin": 22, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193205-01.2.7.2", "titre_corps": "Ci-dessous : Le nouveau Stade de Vienne, (capacité: 60.000 pers.) Architecte : Scweizer. (\" Die Baugilde \", Berlin, N° 16.)", "titre_sommaire": "Ci-dessous : Le nouveau Stade de Vienne, (capacité: 60.000 pers.) Architecte : Scweizer. (\" Die Baugilde \", Berlin, N° 16.)", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 22, "page_imprimee": "146", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193205-01.1.22", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 462, "texte": "Bâtiments pour les Sports et exercices physiques.\nSalle d'exercices physiques.\nArchitectes : Prof. W. Gropius.\n(\" Moderne Bauformen Stuttgart, août 1931.)\nStade à Naghadejo (Japon).\nArchitecte : T. Nakao.\n(\" Arkitecturo internacia \", Kioto, N° 6.)\nPavillon d'un club nautique à Prague.\nArchitecte : V. Grér.\n(\" Stavitel \", Prague, N° II.)\nCi-dessous :\nLe nouveau Stade de Vienne, (capacité:\n60.000 pers.) Architecte : Scweizer.\n(\" Die Baugilde \", Berlin, N° 16.)"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1932-05-01-c031", "article_bluemountain": "bmtnaac_1932-05_01#c031", "volume": "bmtnaac_1932-05_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "146", "page_fin": "148", "image_debut": 22, "image_fin": 24, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193205-01.2.7.3", "titre_corps": "La Edifice de l'Industrie et du Commerce à Dortmund. Architectes : Pinno et Grund. (\"D.B.Z. Deutsche Bauzeitung\", Berlin, N°s 83/84.)", "titre_sommaire": "La Edifice de l'Industrie et du Commerce à Dortmund. Architectes : Pinno et Grund. (\"D.B.Z. 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Frank.\n(\" Stein, Holz, Eisen \", Francfort s/M., N° 16.)\nNouvelle Ecole primaire à Hambourg.\nArchitecte : Prof. Schumacher.\n(\" The Architects' Journal \", Londres, sept. 1931.)\nCollège Montmorency à Paris.\nArchitecte : P. Abraham.\n(\" L'Architecte \", Paris, juin.)\nEcole à Maastricht. Architecte : 1-F. Peutz.\n(\" Het R. B. Bouwblad \", Laren, N° 26.)\nCollège Montmorency.\nSystème d'appui de la construction sur un sol\nparticulièrement défavorable."}, {"page_pdf": 24, "page_imprimee": "148", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193205-01.1.24", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 392, "texte": "Bâtiments d'utilité publique.\nLa nouvelle Bibliothèque de Leipzig.\nArchitecte : Fischbeck.\nExtrait de la revue berlinoise \" Bauwelt \" (N° 38).\nBâtiment administratif de l'Aéroport de\nMunich. Architecte : J. Mossner.\n(\" Ostdeutsche Bauzeitung \", Breslau, N° 29.)\nEdifice de l'Industrie et du Commerce\nà Dortmund. Architectes : Pinno et Grund.\n(\"D.B.Z. Deutsche Bauzeitung\", Berlin, N°s 83/84.)"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1932-05-01-c032", "article_bluemountain": "bmtnaac_1932-05_01#c032", "volume": "bmtnaac_1932-05_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "148", "page_fin": "148", "image_debut": 24, "image_fin": 24, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193205-01.2.7.4", "titre_corps": "Salle des Cérémonies au Cimetière d'Augsbourg. Architectes : Holzer et Mzuler. (\" D. B. Z. Deutsche Bauzeitung \", Berlin, N° 79.)", "titre_sommaire": "Salle des Cérémonies au Cimetière d'Augsbourg. Architectes : Holzer et Mzuler. (\" D. B. Z. 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VOIE TRIOMPHALE.\nSans doute, une revue urbanistique ferait-\nelle mieux de passer sous un silence disons\ncompatissant ce singulier, ce bizarre, cet\nahurissant concours pour une « voie triom-\nphale », imaginé vraisemblablement par des\nesprits que paralyse une effroyable sérénité\nen mal de parade.\nCar enfin. Paris reste Paris quatre mil-\nlions d'individus entassés sous un coin de ciel\nd'lle de France: haut luxe, et très basse mi-\nsère; tous les plaisirs élégants, et le taux de\nmortalité le plus élevé des grandes villes d'Eu-\nrope, etc. Autant de termes multiples d une\néquation formidable qu'il faut arriver à préci-\nser. et à résoudre!\nMais cette voie dite « triomphale », c est\ntout de même quelque chose de déplacé, de dé-\nmodé, de barbare; ça pouvait se concevoir, il y\na trente ans, dans un empire épais où tout\nétant minutieusement organisé, on pouvait\nsonger à glorifier colossalement des phénomè-\nnes propres à la gloire du dit empire des\nprinces, des hommes de guerre altièrement fi-\ngés dans la pierre... Mais faire cela à Paris,\npour laquelle on revendique une tradition\nd'esprit, de mesure, de finesse... l'affubler\nd'une aussi grossière décoration, dont ne vou-\ndrait même pas la plus « nouvelle riche » des\nvilles d'U. S. A.\nAu reste, voici ce qu'écrit M. Jean Galotti,\ndans l'hebdomadaire « Vu » (n° 209) :\n« Dans cette contrée hier charmante (la grande\nbanlieue ouest), les paysages sont massacrés,\nles maisons croissent sans ordonnance, les rues\nnaissent sans tracé; la circulation devient de\nplus en plus difficile, en un mot, tout se pré-\npare pour que, d'ici vingt ans, on se trouve\ndans l'obligation d'exproprier à coups de mil-\nliards l'emplacement d'une ville entière qu'il\nfaudra refaire à coup d'autres milliards encore.\nC'est devant cette menace que la population\nde Paris et de la banlieue attend avec impa-\ntience des prévisions, des plans, des mesures\nd'ordre. Aussi bien des personnes ont-elles\néprouvé de Tétonnement à l'annonce du Con-\ncours d'idées organisé par la Préfecture de la\nSeine « pour l'aménagejnent de la voie allant\nde l'Etoile au rond-point de la Défense »."}, {"page_pdf": 26, "page_imprimee": "140", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193205-01.1.26", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 3583, "texte": "Car, enfin, il s'agit précisément là de la seule\nvoie suburbaine déjà largement et noblement\ntracée ». Et M. Galotti poursuit : « Quant\naux grands concours d'ensemble, souhaitons\nen voir bientôt d'autres nous apporter la lu-\nmière sur les moyens d'urbaniser la banlieue,\navec peut-être moins de monuments, mais plus\nde travaux utiles et de mesures efficaces. Des\nidées? Tout le monde en réclame. Des idées\npour mieux lotir les mal lotis, pour bien loger\nles habitants des taudis, pour construire des\nsanatoria et des hôpitaux; des idées contre les\nvillas ridicules, contre les panneaux-réclames,\ncontre les nids de fils de fer, de poteaux et de\ncâbles, contre les fumées malsaines, contre les\nchemins défoncés; des idées pour conserver les\narbres, épargner les vieux châteaux, les vieilles\néglises, etc. ».\nAu fait, des gens d'idées, la France, et même\nParis, n'en manquent pas. Mais c'est à d'autres\nque l'on confie les réalisations. N'est-ce pas\nsuffisant d'en faire des membres de l'lnstitut?\nPARIS ENCORE...\nUn groupement corporatif, dit « des artis-\ntes, artisans et maîtres de métiers français »,\nfortement impressionné par la crise économi-\nque actuelle, a donné à la salle Wagram une\nmanifestation publique au cours de laquelle\nun certain M. Umbdenstock, architecte D. P.\nL. G., eut l'occasion de prononcer une confé-\nrence vraiment significative. Qu'on apprécie\net qu'on pèse la valeur de ces quelques perles :\n« En excommuniant l'emploi des maté-\nriaux extraits de notre sol par l'excès inverse\ndes matériaux métalliques ou de béton armé,\non semble vouer notre humanité à la domi-\nnation dangereuse du royaume infernal... »\nEt ceci : « Nous voudrions que nulle édi-\nfication privée ne puisse être conçue autrement\nqu'avec ses murs de force ou de façades comme\nau temps de nos aïeux romans et gothiques ».\nEncore : «... et dans la lice nous relevons\nle gant contre ceux qui osent, dans notre pays,\nprôner l'adoption de procédés soi-disant mo-\ndernes, mais de caractère morbide, qui triom-\nphent trop volontiers en dehors de nos fron-\ntières françaises ».\nEt il y a comme cela toute une moisson,\nau point que ce Monsieur Umbdenstock pour-\nrait vraiment passer pour un parfait humo-\nriste.\nSHAKESPEARE MEMORIAL THEA-\nTRE. Le 23 avril, date anniversaire de la\nnaissance du grand dramaturge anglais, fut\ninauguré le nouveau théâtre de Stratford-\nupon-Avon. On se souvient que l'ancien théâ-\ntre de cette ville le Bayreuth britannique\nfut détruit par un incendie en 1926. Un con-\ncours ouvert il y a 4 ans fit attribuer l'édifi-\ncation du nouveau théâtre à l'architecte Eliza-\nbeth Scott.\nLe nouvel édifice offre un intérêt certain;\nles exigences du théâtre shakespearien sont\nmultiples et font appel à une technique de\nmise en scène souple et très variée. C'est pour-\nquoi l'espace réservé aux services de la scène\nest considérable, dans le nouveau théâtre de\nStratford. L'architecte Elizabeth Scott tint\nd'ailleurs à étudier en détail les principales réa-\nlisations accomplies sur le Continent, et prin-\ncipalement en Allemagne et en France. La\nsalle proprement dite du Shakespeare Theatre\npeut contenir un millier de spectateurs. Nous\ndonnerons prochainement quelques docu-\nments graphiques de ce nouvel édifice.\nGENEVE. LE PALAIS DE LA S. D. N.\nLa revue zurichoise « Das Werk » écrit :\n«A toutes les difficultés que la Société des Na-\ntions rencontre actuellement vient de s'ajou-\nter l'aventure du Palais, qui a été la cause\nd'un conflit assez sérieux. La Commission de\ncontrôle, par 3 voix contre 2, propose d'ajour-\nner la construction du nouveau Palais des As-"}, {"page_pdf": 27, "page_imprimee": "141", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193205-01.1.27", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 1095, "texte": "semblées. D'après cette décision, on achèverait\nseulement les ailes comprenant la bibliothèque\net le secrétariat, puis on laisserait, jusqu'à ce\nque les temps soient devenus plus cléments,\nun vaste trou entre ces deux édifices.\n« Il est évident continue «Das Werk»\nque cette affaire du bâtiment a été dès le\ndébut mal engagée et que la Société des Na-\ntions elle-même est totalement responsable de\nses propres malheurs. Ce fut une lourde erreur\nque d'éparpiller entre cinq architectes de\nnationalités et de tendances différentes la res-\nponsabilité de la constructions Un seul\nhomme énergique, comme Le Corbusier (le\nvainqueur moral du Concours de la S. D. N. )\naurait mené cette tâche à bien. Trop de con-\nsidérations qui n'avaient rien à voir avec le\nbut à atteindre sont intervenues qui ont d'a-\nbord dénaturé les résultats du concours, puis\nralenti les travaux et conduit toute l'affaire\ndans une impasse. Où l'autorité était nécessaire\non a installé les rivalités et l'incompétence de\nla politique. Il en résulte aujourd'hui des re-\ntards très coûteux et des erreurs ridicules »."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1932-05-01-c034", "article_bluemountain": "bmtnaac_1932-05_01#c034", "volume": "bmtnaac_1932-05_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "140", "page_fin": "140", "image_debut": 26, "image_fin": 26, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193205-01.2.9", "titre_corps": "Favorisez les firmes qui confient leur publicité à", "titre_sommaire": "Favorisez les firmes qui confient leur publicité à", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 26, "page_imprimee": "140", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193205-01.1.26", "debut_caractere": 3585, "fin_caractere_exclue": 3687, "texte": "Favorisez les firmes qui confient leur publicité à\nLA CITÉ\nrevue de progrès architectural et technique"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1932-05-01-c035", "article_bluemountain": "bmtnaac_1932-05_01#c035", "volume": "bmtnaac_1932-05_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "141", "page_fin": "141", "image_debut": 27, "image_fin": 27, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193205-01.2.10", "titre_corps": "ORGANISMES", "titre_sommaire": "ORGANISMES", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 27, "page_imprimee": "141", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193205-01.1.27", "debut_caractere": 1097, "fin_caractere_exclue": 4186, "texte": "ORGANISMES\nASSOCIATION DES ARTISTES PRO-\nFESSIONNELS DE BELGIQUE\nL'Association des Artistes professionnels\nde Belgique, association sans but lucratif, a\nété fondée à Bruxelles le 22 décembre 1931-\nElle a pour but la défense des intérêts maté-\nriels des artistes de toutes les branches, quelles\nque soient leurs tendances artistiques. Elle as-\nsume la gestion du fonds de crise des artistes\nprofessionnels.\nTous les artistes, y compris les architectes,\nles dessinateurs et les créateurs d'art appliqué\npeuvent y adhérer, à condition d être exclusi-\nvement professionnels et de n'appartenir à\naucun autre organisme de défense profession-\nnelle offrant les mêmes avantages que TA. A.\nP. B. _ -\nLa cotisation est fixée à 10 francs par mois,\npayables trimestriellement. La moitié de cette\nsomme est versée au fonds de crise, l'autre\nmoitié servant à couvrir les frais d'adminis-\ntration.\nParmi les avantages dont peuvent bénéfi-\ncier dès à présent les adhérents, citons : un\nservice médical gratuit, un service de trans-\nports à prix réduits, les conseils- et services\nd'une commission juridique composée de ju-\nristes connus et chargés de défendre les mem-\nbres en cas de conflits judiciaires d'ordre pro-\nfessionnel.\nPour renseignements et bulletins d'adhé-\nsion, s'adresser soit au secrétariat central, rue\ndes Ebats, 5, à Berchem-Sainte-Agathe (télé-\nphone, 26,73,89), soit au secrétariat de la\nsection Anvers-Limbourg, av. Elsdonck, 10,\nWilrijck-Anvers. (Communiqué. )\nART ET INDUSTRIE\nGROUPE DES ARTS GRAPHIQUES\nSous cette dénomination s'est constituée à\nBruxelles, le 2 mars 1932, une Association\nsans but lucratif, ayant pour objet de pro-\nmouvoir le développement artistique et indus-\ntriel de l'imprimerie en Belgique; d'établir une\ncollaboration effective entre les industriels, les\ntechniciens, les éditeurs et les artistes; de pro-\nvoquer et favoriser, à l'usage du plus grand\nnombre, la production d'oeuvres de qualité\npar l'utilisation des procédés modernes; de\ndévelopper dans le public le goût pour les\ntravaux graphiques exécutés d une manière\nparfaite.\nL'Association envisage comme modes d'ac-\ntivité, la propagande et l'information géné-\nrales : Expositions, Conférences, Publications;\nla création d'un service mettant en rapport\nles artistes et les industriels; l'agréation de\nfirmes et l'organisation d'un système de label;\nla participation des Arts Graphiques Belges\naux Expositions en Belgique et à l'étranger;\nl'organisation de concours de qualité; l'adap-\ntation de l'enseignement professionnel aux né-\ncessités et aux possibilités de la Technique Mo-\nderne.\nLe Conseil d'Administration, sous la pré-\nsidence du député Louis Piérard, comprend\ndes représentants de chacune des branches des\nIndustries Graphiques.\nLes associés, dont le nombre minimum est\nde dix, versent une cotisation annuelle de 50\n(cinquante) francs minimum à 500 francs\nmaximum, s'ils sont inscrits à titre personnel,\net de 500 francs minimum à 5,000 francs\nmaximum, s'ils représentent une firme ou une\ncollectivité»\nL'Association a son Siège Social 12, rue des\nColonies, à Bruxelles. (Communiqué. )"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1932-05-01-c036", "article_bluemountain": "bmtnaac_1932-05_01#c036", "volume": "bmtnaac_1932-05_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "142", "page_fin": "144", "image_debut": 28, "image_fin": 30, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193205-01.2.11", "titre_corps": "BIBLIOGRAPHIE", "titre_sommaire": "BIBLIOGRAPHIE", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 28, "page_imprimee": "142", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193205-01.1.28", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 2462, "texte": "BIBLIOGRAPHIE\n\nHallenbauten, par L. Hilberseimer\nNouveau volume de la série « Handbuch der\nArchitektur ». L'auteur examine, du seul\npoint de vue constructif, les salles de concert,\nde réunion et les halls d'exposition; on y\ntrouve aussi de précieux renseignements sur\nquelques constructions à l'usage des sports :\ngymnases, tennis couverts, vélodromes, etc.\nQuelques exemples historiques sont analysés\navec soin : « Le Crystal Palace écrit Hil-\nberseimer est, en son aspect, une vaste ba-\nsilique de métal et de verre. La nef centrale\n?. moins de largeur que celle du fameux « Sa-\nlone » du Palazzo délia Ragione, édifié à Pa-\ndoue en 1420. C'est en tout cas, le premier\nexemple d'une combinaison vraiment archi-\ntecturale du métal et du verre ».\nToutefois, le premier édifice pouvant satis-\nfaire la notion que l'on appelle en Allemagne\n« Raumumschliessung » est bien le vaste hall\nde la gare Saint-Pancrast à Londres, édifié en\n1866, et couvert d'une voûte métallique demi-\ncirculaire. Hilberseimer fait observer cependant\nque c'est la Galerie des Machines, de Cottan-\ncin (Exposition de Paris, 1889) qui offre le\npremier exemple logique de couverture métal-\nlique. Ce hall spacieux présentait les caracté-\nristiques suivantes : largeur (portée ), 115 m.;\nhauteur, 45 mètres; carcasse formée de\nvingt poutres métalliques, réunies deux à\ndeux, en forme de voûtes ogivales surbaissées.\nLa section de ces poutres va s'amincissant jus-\nqu'au sommet, et la partie verticale de chacune\nest appuyée par un contrefort métallique. Ces\npoutres ne sont pas ancrées dans d'épaisses\nfondations, mais reposent simplement sur des\narticulations de section réduite.\nParmi les grandes constructions examinées\nencore dans ce remarquable ouvrage, citons :\nle New Horticultural Hall (Londres ), le «Al-\nbert Hall », le Hall des Fêtes de Francfort\n(1907 ), les « Stadthallen » de Hanovre et de\nMagdebourg, le Hall du Centenaire à Breslau\n(19 13 ), le Grand Marché couvert de Leipzig\n(1929). Le progrès technique accompli entre\nl'édification de ces deux bâtiments, est, d'après\nHilberseimer, plus important que celui qui\ns'est opéré entre la construction du Panthéon\nde Rome et celle du Hall de Breslau.\nEn 1913, le béton commençait à peine à\nrivaliser avec l'acier pour couvrir les grands\nespaces. En 1929, l'invention du système\n« Dywdiag » marque une victoire quasi déci-\nsive du béton.\nL'ouvrage de L. Hilberseimer est édité à\nLeipzig, par la firme A. M. Gebhardt. 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I. N. TASCHENBUCH. LB. WOH-\nNUNGSBAU. Edité par la « Deutscher Nor-\nmen Ausschuss », Beuth-Verlag, Berlin, S. 14.\nPrix : 5.50 RM.\nCOSTRUZIONE RAZIONALE DELLA\nCASA, par le Prof. E. Griffini, ing. Ouvrage\nvraiment remarquable, autant par l'esprit qui\nranime que par la somme de documentation\nanalytique qu'il renferme. Voici d'ailleurs un\naperçu sommaire des sujets traités par le Prof.\nGriffini : Regard rétrospectif sur le dévelop-\npement historique et ethnographique de l'ha-\nbitation humaine. Caractéristiques du loge-\nment moderne. Etude rationnelle du logement.\nLes nouveaux systèmes de construction. Mai-\nsons métalliques, verre, béton, etc. En appen-\ndice : répertoire des nouveaux matériaux em-\nployés en construction.\nCet ouvrage très utile est édité par la firme\nHoepli, à Milan. 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Cet\nimportant ouvrage réunit les travaux les plus\nsignificatifs réalisés depuis la guerre, en ma-\ntière de bâtiments scolaires, surtout en Alle-\nmagne. mais aussi en Suisse, en Tchécoslo-\nvaquie, en Hollande, au Danemark, en\nFrance, etc. La dernière partie de 1 ouvrage\nprésente d'excellents documents relatifs à 76\nécoles typiques. Ce livre, de plus de 300 illus-\ntrations, est édité par J. Hoffmann, à Stutt-\ngart. Prix : 14.50 RM.\nONDERWIJS EN SCHOLENBOUW IN\nBELGIE EN NEDERLAND. Intéressant\npetit ouvrage dû à la collaboration de plu-\nsieurs écrivains, et édité par « De Sikkel »,\nà Anvers.\n\nEtudes techniques\nde construction.\nCONSTRUCTIE VAN GEBOUWEN, par\nle professeur J. G. Wattjes. Ce nouvel ou-\nvrage du critique hollandais porte principa-\nlement sur l'examen des bâtiments modernes\net de leur couverture en bois, fer et béton\narmé ainsi que sur les couvertures de tours\net la construction des coupoles, etc. Aux édi-\ntions Kosmos. Amsterdam. Prix : fl. 13.50.\nDER STAHLSKELETTBAU. mit Beriick-\nsichtigung der Hoch- und Turmhâuser, par le\nDr. ing. A. Hawranek. Cet important ouvrage\nsur la construction métallique comprend trois\nparties principales : élaboration des plans de\nconstruction en métal, charges et profils, plan-\nchers, murs et couvertures, applications à la\nmaison et au grand immeuble, etc. La seconde\npartie expose en détails les méthodes en usage\npour l'érection des constructions métalliques.\nEnfin, l'auteur traite le problème économique\ndu bâtiment d'acier, illustrant ses théories par\ndes exemples et des graphiques de spécialistes\nallemands et américains.\nCet ouvrage qui donne un aperçu très com-\nplet de l'état présent de la construction métal-\nlique. est édité par la firme berlinoise Julius\nSpringer.\nDER PRAKTISCHE STAHLHOCHBAU,\nM. Alfred Gregor. Le nouveau volume\nporte comme titre : « Stahlskeletthochhaus\nund Tràgerbau »; il comporte 330 pages, 344\nillustrations, et est édité par Hermann Meuser,\nBerlin XII. Prix : 43.20 RM.\n\nOuvrages techniques divers.\nAGENDAS DUNOD 1932. Ont paru récem-\nment les deux volumes suivants, qui intéres-\nsent spécialement les architectes et construc-\nteurs : « Bâtiment et Travaux publics »t\npar M. Aucamus, ing. E. C. P., et « Béton\narmé », par M. V. Forestier, ing. A. M. Aux\nEditions Dunod, Paris. Prix de chaque volu-\nme : 20 francs français.\nVAN GENDT S BOUWKALENDER, un\npetit livre pratique édité par L.-J. Veen, à\nAmsterdam. Prix : 3.25 fl.\nMODERNE HOUTEN TRAPPEN, par F.\nNijling. Edité par Ten Hagen's Uitgevers\nM aatschappij, La Haye. Prix : 3.50 fl.\nTRAITE DE CONDITIONNNEMENT\nDE L'AIR, calcul des tuyauteries, par Ed. Le-\ndoux, ing. E. T. P. Un volume de 274 pages,\n1 1 5 figures, 1 2 planche§. Librairie polytech-\nnique Ch. Béranger, Paris. 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Tous ces travaux, construits\navec beaucoup de soin, méritent un examen\nattentif.\nSTAVBA, l'excellente revue que publie le\n« Klub Architektuv Praze » (Prague) repro-\nduit. en son numéro 6, quelques documents\nrelatifs à une récente construction de l'archi-\ntecte K. Hannauer, l'Hôtel-pension « Arosa »,\nédifié à Prague XVII. Dans ce même numéro,\nquelques travaux urbanistiques, et le projet\nd'école de J. Gillar, primé à un récent con-\ncours pour de nouveaux bâtiments scolaires.\nDAS WERK. Le numéro de mars, de la revue\nzurichoise, intéressera les architectes par une\ndocumentation photographique remarquable\nreproduisant des aspects et quelques détails du\nParthénon. Au sommaire du même numéro :\nLe conflit du nouveau Musée de Bâle; Quel-\nques récents bâtiments scolaires en Suisse; etc.\nLA TECHNIQUE DES TRAVAUX (n° de\nmars ). Signalons les constructions suivantes,\nanalysées ou commentées dans ce numéro : le\nBâtiment de la Conférence dite du Désarme-\nment. à Genève; la nouvelle piscine de Buda-\npest; un immeuble de bureaux à Liège, et\nquelques immeubles récents construits en\nFrance.\nLes ouvrages signalés dans notre rubrique\nbibliographique peuvent s'obtenir à la Librai-\nrie Dietrich et Cie, 10, Place du Musée, Bru-\nxelles."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1932-05-01-c037", "article_bluemountain": "bmtnaac_1932-05_01#c037", "volume": "bmtnaac_1932-05_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "142", "page_fin": "142", "image_debut": 28, "image_fin": 28, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193205-01.2.11.1", "titre_corps": "Hallenbauten, par L. 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G. Wattjes. Ce nouvel ou-\nvrage du critique hollandais porte principa-\nlement sur l'examen des bâtiments modernes\net de leur couverture en bois, fer et béton\narmé ainsi que sur les couvertures de tours\net la construction des coupoles, etc. Aux édi-\ntions Kosmos. Amsterdam. Prix : fl. 13.50.\nDER STAHLSKELETTBAU. mit Beriick-\nsichtigung der Hoch- und Turmhâuser, par le\nDr. ing. A. Hawranek. Cet important ouvrage\nsur la construction métallique comprend trois\nparties principales : élaboration des plans de\nconstruction en métal, charges et profils, plan-\nchers, murs et couvertures, applications à la\nmaison et au grand immeuble, etc. La seconde\npartie expose en détails les méthodes en usage\npour l'érection des constructions métalliques.\nEnfin, l'auteur traite le problème économique\ndu bâtiment d'acier, illustrant ses théories par\ndes exemples et des graphiques de spécialistes\nallemands et américains.\nCet ouvrage qui donne un aperçu très com-\nplet de l'état présent de la construction métal-\nlique. est édité par la firme berlinoise Julius\nSpringer.\nDER PRAKTISCHE STAHLHOCHBAU,\nM. Alfred Gregor. Le nouveau volume\nporte comme titre : « Stahlskeletthochhaus\nund Tràgerbau »; il comporte 330 pages, 344\nillustrations, et est édité par Hermann Meuser,\nBerlin XII. Prix : 43.20 RM."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1932-05-01-c042", "article_bluemountain": "bmtnaac_1932-05_01#c042", "volume": "bmtnaac_1932-05_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "143", "page_fin": "143", "image_debut": 29, "image_fin": 29, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193205-01.2.11.6", "titre_corps": "Ouvrages techniques divers.", "titre_sommaire": "Ouvrages techniques divers.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 29, "page_imprimee": "143", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193205-01.1.29", "debut_caractere": 2676, "fin_caractere_exclue": 3461, "texte": "Ouvrages techniques divers.\nAGENDAS DUNOD 1932. Ont paru récem-\nment les deux volumes suivants, qui intéres-\nsent spécialement les architectes et construc-\nteurs : « Bâtiment et Travaux publics »t\npar M. Aucamus, ing. E. C. P., et « Béton\narmé », par M. V. Forestier, ing. A. M. Aux\nEditions Dunod, Paris. Prix de chaque volu-\nme : 20 francs français.\nVAN GENDT S BOUWKALENDER, un\npetit livre pratique édité par L.-J. Veen, à\nAmsterdam. Prix : 3.25 fl.\nMODERNE HOUTEN TRAPPEN, par F.\nNijling. Edité par Ten Hagen's Uitgevers\nM aatschappij, La Haye. Prix : 3.50 fl.\nTRAITE DE CONDITIONNNEMENT\nDE L'AIR, calcul des tuyauteries, par Ed. Le-\ndoux, ing. E. T. P. Un volume de 274 pages,\n1 1 5 figures, 1 2 planche§. Librairie polytech-\nnique Ch. Béranger, Paris. Prix : 130 francs\nfrançais."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1932-05-01-c043", "article_bluemountain": "bmtnaac_1932-05_01#c043", "volume": "bmtnaac_1932-05_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "144", "page_fin": "144", "image_debut": 30, "image_fin": 30, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193205-01.2.11.7", "titre_corps": "Urbanisation.", "titre_sommaire": "Urbanisation.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 30, "page_imprimee": "144", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193205-01.1.30", "debut_caractere": 12, "fin_caractere_exclue": 226, "texte": "Urbanisation.\nWEST SURREY REGIONAL PLANNING\nSCHEME, intéressant rapport, illustré de\ncartes et de photos, présenté par la Commis-\nsion urbanistique du Surrey occidental. Edité\nà Londres, par Adams, Thompson et Fry."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1932-05-01-c044", "article_bluemountain": "bmtnaac_1932-05_01#c044", "volume": "bmtnaac_1932-05_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "144", "page_fin": "144", "image_debut": 30, "image_fin": 30, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193205-01.2.11.8", "titre_corps": "Revues.", "titre_sommaire": "Revues.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 30, "page_imprimee": "144", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193205-01.1.30", "debut_caractere": 228, "fin_caractere_exclue": 1915, "texte": "Revues.\nSTAVITEL, la revue mensuelle de l'Asso-\nciation des Architectes de Prague, con-\nsacre la majeure partie de son numéro 8\n(XIII- 1932) aux récents travaux d'un de ses\nrédacteurs, l'architecte J. Polasek. Ces tra-\nvaux, dignes de remarque, comprennent : un\ncomplexe de logements réduits, édifié à Brno,\nun ensemble d'immeubles à petits apparte-\nments, en construction à Krevolo Pôle, et un\nimportant quartier destiné aux employés de\nbanque, à Kosice. Tous ces travaux, construits\navec beaucoup de soin, méritent un examen\nattentif.\nSTAVBA, l'excellente revue que publie le\n« Klub Architektuv Praze » (Prague) repro-\nduit. en son numéro 6, quelques documents\nrelatifs à une récente construction de l'archi-\ntecte K. Hannauer, l'Hôtel-pension « Arosa »,\nédifié à Prague XVII. Dans ce même numéro,\nquelques travaux urbanistiques, et le projet\nd'école de J. Gillar, primé à un récent con-\ncours pour de nouveaux bâtiments scolaires.\nDAS WERK. Le numéro de mars, de la revue\nzurichoise, intéressera les architectes par une\ndocumentation photographique remarquable\nreproduisant des aspects et quelques détails du\nParthénon. Au sommaire du même numéro :\nLe conflit du nouveau Musée de Bâle; Quel-\nques récents bâtiments scolaires en Suisse; etc.\nLA TECHNIQUE DES TRAVAUX (n° de\nmars ). Signalons les constructions suivantes,\nanalysées ou commentées dans ce numéro : le\nBâtiment de la Conférence dite du Désarme-\nment. à Genève; la nouvelle piscine de Buda-\npest; un immeuble de bureaux à Liège, et\nquelques immeubles récents construits en\nFrance.\nLes ouvrages signalés dans notre rubrique\nbibliographique peuvent s'obtenir à la Librai-\nrie Dietrich et Cie, 10, Place du Musée, Bru-\nxelles."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1932-05-01-c045", "article_bluemountain": "bmtnaac_1932-05_01#c045", "volume": "bmtnaac_1932-05_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "144", "page_fin": "144", "image_debut": 30, "image_fin": 30, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193205-01.2.12", "titre_corps": "ANNONCES", "titre_sommaire": "ANNONCES", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 30, "page_imprimee": "144", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193205-01.1.30", "debut_caractere": 1917, "fin_caractere_exclue": 3408, "texte": "ANNONCES\nLes abonnés de LA CITE peuvent béné-\nficier d une rubrique d'ANNONCES GRA-\nTUITES. Un maximum de 5 lignes, par\nannonce et par objet est fixé demandes et\noffres d'emploi, renseignements divers, cata-\nlogues, échanges, cession de cabinets, etc.\nEcrire au siège de la Revue : 10, place Loix,\nBruxelles.\nARCHITECTE ECLAIRAGISTE ayant des\ndispositions dans l'architecture lumineuse, est\ndemandé au Bureau d'Etudes Philips, LA\nLAMPE PHILIPS, 37-39, rue d Anderlecht,\nBruxelles.\nPrière faire offre en indiquant âge, préten-\ntions, références et photographie.\nDECORATEUR - ENSEMBLIER désirerait\ncollaboration avec architecte moderne. Ecrire\n19, avenue de Foestraets. Nel. Nice. Télé-\nphone : 44,55,47, Uccle.\nDESSINATEUR-ARCHITECTE ayant fait\nétudes d'architecte aux Beaux-Arts de Bru-\nxelles, 4 ans de pratique de bureau et chan-\ntiers dans études d'architectes et constructions\npersonnelles, cherche emploi chez architecte\nou entrepreneur pour demi-journée ou travail\nà domicile. Ecrire L. C. bureau du journal.\nDACTYLOGRAPHIE. Demoiselle\nexécute à domicile tous travaux de copie :\ncahiers des charges, rapports, expertises, etc.\nRapidité - Soin - Prix avantageux\nG. Halloy, 9, av. des Aquarellistes, Auderghem\nDISPONIBLES. Les clichés ayant paru jus-\nqu'à ce jour dans « La Cité » peuvent être\nempruntés au tarif de 30 centimes le cm2.\nEcrire au siège de la Revue.\nTRADUCTIONS techniques, en français,\nnéerlandais et allemand —. Ecrire au Bureau\nde la Revue sous initiales G» K. (Gand )."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1932-05-01-c046", "article_bluemountain": "bmtnaac_1932-05_01#c046", "volume": "bmtnaac_1932-05_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 4", "page_fin": "couv. 4", "image_debut": 32, "image_fin": 32, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193205-01.2.13", "titre_corps": "LA CITE * TEKHNE", "titre_sommaire": "LA CITE * TEKHNE", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 32, "page_imprimee": "couv. 4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193205-01.1.32", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 167, "texte": "LA CITE * TEKHNE\nles plus importa sites\nrevues belges\ntecture, d'urbanisme et\nd'art public - les plus\nactuelles - les mieux\ndocumentées.\nSiège i Bruxelles, 10 Pl. 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E.J.VAN DE YEN\npréaenlenh ,\nen matériaux de choix,\n\\e/> élément\nV\n%\npour\ni' ÉQUIPEMENT rationnel\neh économique de vo-d\nCUISINES\n>9, rue Léopold, Bruxelles, tél. iz 81. iz"}]}], "pages_ocr_originales": [{"page_pdf": 1, "page_imprimee": "couv. 1", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193205-01.1.1", "texte": "LIBRAIRIE DIETRICH C-C°\nBruxelles, 10, Place du Musée\nr 9\nVolume X\nMai 1932\nPrix : 5 francs"}, {"page_pdf": 2, "page_imprimee": "couv. 2", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193205-01.1.2", "texte": "| M\nLU Cl W\n■ *\nTBVIIMB\n\" ■ ■imiillß\nRevue mensuelle belge\nmMd'Architecture, d'Urbanisme\net d'Art public.\nSupplément d'information\net de techniaue.\nSiège de la Revue :\nBruxelles, 10, Place Loix.\nCompte Chèques Postaux :\nRevue « La Cité » N° 166.21.\nDirecteur-Administrateur :\nRaph. VERWILGHEN, ingénieur C. C.\nSecrétaire de la Rédaction :\nEm. HENVAUX, architecte.\nRédacteurs :\nV. BOURGEOIS, architecte - urbaniste.\nL. H. de KONINCK, architecte.\nJ. EGGERICX, architecte.\nA. FRANCKEN, architecte.\nJ. F. HOEBEN, architecte - urbaniste.\nH. HOSTE, architecte.\nJ. MOUTSCHEN, architecte.\nA. NYST, architecte-ingénieur.\nJ. M. van HARDEVELD, architecte.\nLes Rédacteurs et Collaborateurs sont seuls responsables de leurs articles. 11 sera\nrendu compte dans la revue de tout ouvrage dont deux exemplaires lui seront envoyés.\nDépôt principal de la Revue i\nLibrairie Dietrich 6\n10, Place «la Musée\nBruxelles\nPour la vente au numéro s'adresser aux\nlibrairies.\nAbonnements : Belgique : 40 francs.\nEtranger : 60 francs.\n(12 belgas).\nL'abonnement donne droit au service bibliographique\ngratuit, ainsi qu'à la rubrique des annonces.\nEn outre, les nouveaux abonnés bénéficient d'une réduc-\ntion de 50 p.c. sur les éditions « Tekhné » (en demander\nla liste)."}, {"page_pdf": 3, "page_imprimee": "133", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193205-01.1.3", "texte": "SUPPLÉMENT MENSUEL DINFORMATION & DE TECHNIQUE\nCINQUIÈME ANNEE (NOUVELLE SERIE) -1932. - NUMERO 9\n\nSommaire :\nProjet de Théâtre pour Kharkov\n(Archit. : Moszkowski et Vulliamy.\nParis)» Analyse du problème, par\nR. Moszkowski .133\nQuelques échos 139\nr>, ■\nOrganismes 141\n1 îographie 142\nRevues 134\nAnnonces 144\n\nLe numéro de LA CITE, inclus dans le pré-\nsent fascicule, contient les articles suivants :\nHenri Sauvage;\nProjet de Théâtre pour Kharkov (archi-\ntectes : R. Moszkowski et J. Vulliamy);\nL'Architecture Internationale.\n\nProjet d'un grand\nThéâtre d'Etat\n\nArchitectes : R. Noszkowski\n-\nGv MM ui■ iciwwy% w*sàn s»\nLe problème du grand théâtre moderne, par\nsa complexité même, est sans aucun doute\n'un des P^us ardus —et des plus captivants\nde l'architecture.\nLe présent numéro de LA CITE contient\n~\nl essentiel du très remarquable projet que pre-\nsentèrent deux architectes parisiens au cgp-\ncours international organisé Van dernier pour\nle Théâtre d'Etat de Kharkov (Ukraine).\nNon moins intéressante est l'étude ana-\nlytique ci-après, écrite à l'intention de nos lec-\nteurs, par l'architecte Moszkowski.\nLe programme et le domaine de la libre per-\nsonnalité de Varchitecte.\nLe projet du théâtre que nous présentons\naux lecteurs de « La Cité » est une réponse\naussi rigoureuse que possible au programme\nminutieux et intransigeant du concours de\nKharkov.\nNous nous sommes plus dans cette obser-\nvation farouche et presque maniaque de ces\nconditions, l'art étant, en effet, un jeu dans\nlequel la règle est la condition même de la\nliberté (non du caprice anarchique ), la base\net le « récipient » de l'invention; en sorte\nque le lyrisme architectural résulte de l'élé-\ngance des solutions données, de l'unité des\nméthodes mises en œuvre et du caractère des"}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "134", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193205-01.1.4", "texte": "TEK H N É\n\nproportions; ces dernières étant les ultimes\ndéterminations de grandeurs qui ne sont justi-\nfiables que par notre personnalité au-delà de\nla logique (mais non pas « illogiques » des\nstyles-parasites ).\nLe dessin et la réalité (architecturale ),\nAvant de commencer la justification des\nméthodes employées et des solutions choisies\npar nous, nous voudrions dire quelques mots\ndes inconvénients graves que comportent les\nmodes d'expression usités par l'architecte\navant et en dehors de la réalisation même:\nceci en général, mais aussi et surtout dans le\ncas d'un concours. On a pu, en effet, se ren-\ndre compte maintes fois que les (belles) épures\npréparent une surprise trop souvent pénible\n(et toujours inavouée par l'auteur ) au moment\nde la réalisation et que souvent aussi (nous\nsongeons ici à l'œuvre de Palladio surtout) le\nvrai chef-d'œuvre fia réalité en est la preuve )\nsemble, à l'état de dessin, insignifiant et même\nmaladroit. Il n'est que trop évident que nous\nsommes dupes du langage employé; l'esthé-\ntique propre du plan, de la coupe, etc., des-\nsinés n'est pas nécessairement adéquate à l'es-\nthétique de la réalité ainsi représentée! Il sem-\nble que deux vices professionnels en résultent:\ni ) Une composition plate, graphique en\nquelque sorte (le bâtiment spacial n'étant\nqu'un sous-produit ) et 2 ) la mauvaise lec-\nture d'un projet dessiné. Il est à souligner,\nd'autre part, que l'expérience et la pratique\nn'ont rien à faire ici; il n'est que trop courant\nle type du respectable académicien, à qui ses\n60 ans de réalisation « n'ont rien appris à\ncet égard ».\n(Les mêmes tares existent dans les autres do-\nmaines de la pensée, notamment dans la com-\nposition musicale ).\nL'architecture à « plan libre »,\nC'est surtout depuis l'apparition des nou-\nveaux matériaux de construction (acier et bé-\nton ), depuis la formation des éléments por-\ntants distincts, que l'architecte est devenu plus\nlibre (« plan libre » de Le Corbusier ). Le\ntype structural nouveau est, par rapport au\ntype ancien (en pierre ou brique), comme le\ngenre vertébré est au crustacé. Par conséquent,\nla lecture d'un plan moderne demande plus\nque jamais de l'imagination spatiale et plus\nd'effort et de bonne volonté de comprendre.\n(Il est bien rare qu'on veuille comprendre réel-\nlement! )\nLa réalisation, aujourd'hui peut-être plus\nqu'autrefois, est une expérience décisive de\nvérification et, à son défaut, nous devons sans\ncesse nous contrôler par une manière d' «ex-\npérience mentale, réalisation imaginaire basée\nsur l'intuition de l'espace et sur l'intuition de\nl'échelle qui sont les deux « qualités premiè-\nres » de l'architecte véritable.\nUne comparaison constante des dessins\nentre eux est absolument indispensable à la\ncompréhension d'un projet « moderne » :\nla compréhension résultera du sentiment de la\ncohérence entre les épures (à cet effet, nous\navons accompagné nos plans et nos coupes\nprincipaux de petits schémas de « secours » ).\nLes fonctions et leur classement,\nDans le cas du théâtre, les fonctions à discer-\nner sont nombreuses et de plusieurs sortes. Il\nserait abusif de dire qu'ici « la fonction crée\nl'organe » et que sa définition précise doit\nprécéder nettement la composition.\nOn est souvent dupe de cette formule em-\npruntée à une biologie vieillotte. Les fonctions\net les organes correspondants se précisent en\nse déterminant mutuellement au cours de leur\névolution. Dans notre cas presque aucune fonc-\ntion (visibilité, audition, circulation, service,\netc. ) ne pouvait être discernée et discutée « in\nabstracto ».\nIl a fallu les « expérimenter » sur des\navants-projets plus ou moins poussés. (Il est\nregrettable qu'on n'ait pas l'habitude de pu-\nblier « l'historique » d'un projet, ce qui serait\nd'un haut intérêt didactique. )\nLe théâtre « nouveau »,\nIl importe de faire ici une remarque impor-\ntante concernant la fonction « capitale »,\nNous n'avons nullement la prétention\nd'avoir « inventé » un théâtre nouveau (dans\nle sens de la mise en scène surtout, comme\nl a fait Piscator, par exemple). C'eut été peut-\nêtre le désir des auteurs (marxistes ) du pro-\ngramme. A notre connaissance, ce théâtre nou-\nveau n'a été réalisé dans aucun des projets\nprésentés.\nAu contraire, nous avons voulu créer un\ncadre pour les spectacles les pîus divers (depuis\nShakespeare jusqu'à Pirandello depuis\nMczart et Rossini jusqu'à Stravinsky ou Pro-\ncoffiev ) du drame, de l'opéra ou du ballet"}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "135", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193205-01.1.5", "texte": "TEK H N É\n\ndans le sens « occidental » du terme» (Ceci\nétait d'ailleurs sous-entendu dans le pro-\ngramme, même en ce qui concerne l'orchestre,\nla scène, la cale, etc., etc. )♦\nIl n'est évidemment pas impossible que le\nspectacle de « demain », en U. R. S. S. sur-\ntout, ne devienne nettement différent du nô-\ntre. Il sera, à coup sûr, une manifestation nou-\nvelle d'une culture nouvelle aujourd'hui en\nétat de promesse.\nD'autre part, il est littéralement impossible\nde deviner le caractère d'un tel événement,\nsurtout à nous qui demeurons (malgré tout )\nnettement extérieurs au milieu où il pourrait\nprendre naissance. La mise en scène d'avant-\ngarde n'est souvent que la volonté d'échapper\nà la routine « pompier » désir plutôt déca-\ndent de faire « autre chose » et c'est pour ainsi\ndire du théâtre conventionnel à rebours dont\nles lois primaires et intimes demeurent in-\nchangées*\nIl est donc clair qu'on ne fera du réellement\n« nouveau » pas plus en s'opposant qu'en\n« copiant ». II s'agit d'aller plus loin, de\ndépasser! (Il nous est littéralement impossible\nd'« oublier »! )\nToutefois, une tendance nouvelle dans l'art\ndu théâtre se fait sentir d'une façon manifeste:\nle spectacle théâtral tout en restant «frontal»\n(en opposition à celui du stade sportif et du\ncirque qui sont « isomorphes » ) devient plus\nspatial, et « convexe » plutôt que «concave».\nL'acteur (en partie ) pénètre dans le public,\nse fait entourer par lui, d'où résulte une im-\npression esthétique plus vigoureuse et un con-\ntact plus vivant entre «l'actif» et le «passif».\nNous avons cherché à souligner autant que\npossible ce caractère du théâtre nouveau! Nous\navons aussi, d'autre part, tâché d'augmenter\net de multiplier la scène pour permettre de\nréaliser une sorte de « polyphonie » d'action\nthéâtrale. II nous semble, en effet, que cette\ntendance est impliquée en quelque sorte par\nla structure du drame occidental qui s'oppose\nà celui des anciens avec leurs « 3 unités ».\nL'accompagnement de l'action principale peut\nêtre assuré par la projection (ou les projections\nmultiples ) du cinéma.\nLes organes, leur urbanisme et leurs connec-\ntions internes.\nDans notre projet, -nous avons explicite-\nment distingué deux parties du bâtiment cor-\nrespondant chacune à une fonction principale:\nle théâtre proprement dit et l'usine (le bâti-\nment des services ). Ici le spectacle se prépare,\nlà il se joue. Nous avons donné à l'ensemble\nune configuration inusitée pour obtenir l'ur-\nbanisation de la place la plus satisfaisante. Le\nsecteur de cercle à 90° servant de plan au\nthéâtre, nous permettait de créer dans un sys-\ntème orthogonal bien ordonné, la centralisa-\ntion de tous les services et une circultaion li-\nbre autour d'eux.\nGrâce à la disposition des entrées en «arc»\nsituées en «biais» par rapport â la rue prin-\ncipale, nous évitons l'embouteillage. (La\nfoule a toute la place voulue pour se disper-\nser avant d'aboutir au carrefour des deux rues\nprincipale menant au centre de la ville! )\nLe bâtiment de service qui a la forme d'un\nH (la cavité nord est occupée par les ateliers\net magasins, celle du sud forme jardin ) ou-\nvre ses longues façades (sans cours fermées)\nau libre accès de tous les côtés; tout en étant\nunique et centralisé intérieurement, il possède\n6 entrées auxiliaires pour ses 6 sortes de tra-\nvailleurs (solistes, statistes, musiciens, em-\nployés, machinistes et artisans) et de nom-\nbreux accès pour camions et grandes pièces!\n(Overhead doors, ) Tous les services sont grou-\npés, sans être mêlés, de façon qu'ils possèdent\nles concours nécessaires les plus multiples.\nLes artères de circulation qui les canalisent\naboutissent toutes d'un côté de la scène.\nLa marche du spectacle et l'asymétrie du bâti-\nment.\nEn effet, nous n'avons nullement cherché\nà éviter l'asymétrie et le désaxement des deux\nbâtiments : c'est ce qui donne un aspect peu\nusité à l'ensemble et qui ne correspond pas\nau schéma « monumental » de l'opéra à la\nGarnier qu'ont adopté les concurrents même\nles plus « modernes ».\nCette asymétrie dans la structure corres-\npond nettement à la marche irréversible du\nspectacle : à son « devenir »; c'est pour cette\nraison (aussi ) que nous avons adopté la scène\ntournante, qui est servie et préparée d'un côté\n(toujours le même ) et desservie de l'autre.\nLe Cyclorama étant habituellement levé, le\nplateau est accessible sur les 3/4 de sa péri-\nphérie du côté des coulisses."}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "136", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193205-01.1.6", "texte": "TEK H N É\n\nLa scene.\nLe plateau tournant, mesurant 28 m. de\ndiamètre, environ 700 m 2, est subdivisé en\n25 segments qui possèdent la liberté du mou-\nvement universel assuré par un système de\npistons hydrauliques articulés à leurs extré-\nmités.\nLe plateau se prête aux changements scéni-\nques les plus rapides, variés et multiples. Il\npourrait» d'autre part, grâce à son jeu de mou-\nvement, être la base, lui-même, d'un effet\nscénique très curieux!\nLe « 22 mètres acoustiques ».\nL'ouverture maxima de la scène ne mesure\nque 22 m. En effet, les sources sonores diver-\nses ne doivent pas être espacées de plus de\n22 m., l'une de l'autre et cela dans n'importe\nquelles conditions et indépendamment du\nprincipe mis en œuvre pour le reste de la salle.\nIl ne s'agit pas seulement de discipliner (ou\nde détruite ) l'écho pour garantir la simulta-\nnéité des impressions reçues par chaque audi-\nteur, mais aussi et surtout d'assurer la simul-\ntanéité des émissions. On a fait peu de cas\njusqu'ici de cette nécessité.\nTout le monde a pu constater que les\nchœurs trop vastes chantent toujours faux\n(dans les unissons surtout et même à ciel ou-\nvert) et dans nos cirques on n'arrive jamais\nà synchroniser les solistes de la piste avec l'or-\nchestre trop éloigné.\nCette condition de distance maxima entre\nsources sonores doit être respectée même pour\nles haut-parleurs.\nL'influence de /'architecture sur la musique.\nA ce propos, il est intéressant de noter, en\npassant, un fait curieux de l'histoire de la\nmusique : la mauvaise acoustique des églises\net surtout l'étendue du chœur des croyants\nont nécessité l'adaptation du style musical lui-\nmême; de là. à coup sûr. le « légato » d'or-\ngue caractéristique et son très lent «tempo».\nUne influence de la salle nouvelle du type\nPleyel sur la musique de l'avenir est à prévoir\nà son tour.\nIl nous fallait donc loger toutes les sources\nsonores supposées (l'ochestre, l'orgue, les\nchanteurs, etc. ) dans une sphère idéale de\n22 mètres de diamètre. Au centre de cette\nsphère idéale, nous avons placé une grande\ncaisse de résonnance formée par le porte-à-faux\ndu proscenium et exécutée en bois acoustique.\nLe plan de la salle.\nDans tous les théâtre existants, on place\nles rangs (du parterre tout au moins ) en arcs\nde cercles ayant leur centre au milieu de la\nscène. La question à résoudre c est, en dehors\nde celle de la coupe à choisir, le dessin des\nmurs latéraux (et du fond ). On aurait pu\nadopter le plan elliptique (le premier rang ne\ndevant avoir en tout cas que 22 mètres de\nlongueur au maximum ) qui a l'avantage\nde donner aux places moyennes leur\nmaximum de développement, mais cette\ndisposition nécessite, pour un nombre de\nplaces donné. une profondeur relative-\nment grande. Or, une grande profondeur de\nsalle est indésirable pour deux raisons : la\ngrandeur des images diminue rapidement avec\nla distance; le décalage des impressions audi-\ntives sur les impressions visuelles devient gê-\nnant (au-delà de 100 m., semble-t-il : dans\nce cas. il est de 1/4 de seconde environ).\nA profondeur donnée, la surface maxima\nest celle d'un secteur de cercle : la scène étant\nfrontale, le secteur doit être pointu, son angle\nreste à déterminer.\nDeux mots sur /'histoire du théâtre.\nDans l'amphithéâtre grec, cet angle était de\nplus de 180\"; cela s'explique par l'intérêt\nqu'on portait alors à 1' « orchestra » et à son\n« chœur », la scène jouant le rôle du fond.\nLes Romains établissaient leurs théâtres\nsur un angle de 180°; cette disposition était\ndéfectueuse parce que l'orchestre étant occupé\npar le public distingué (c'est lui qui était\nsans doute le centre d'intérêt), la pièce se\njouait sur une scène longue et plate.\nLes théâtres en « fer à cheval » ont le\nmême défaut, pour les balcons en tous cas\nqui sont dirigés vers le parterre et non vers\nla scène.\nDans les quelques théâtres à « secteur »\nconstruits depuis Bayreuth, on a adopté un\nangle très pointu. Mais pour des raisons\ndéjà expliquées et au dire des acteurs\net des chanteurs eux-mêmes, l'intimité, le\n« contact » avec le public n'existe pas dans\nune salle où les spectateurs ne se trouvent que\ndevant l'estrade. La scène doit être entourée\nne fut-ce que partiellement; c'est pour cette\nraison, entre autres, que nous avons choisi\nl'angle « moyen » (peut-on dire) de 90°;"}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "137", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193205-01.1.7", "texte": "TEK H N i\n\nl'angle droit étant précisément de nature à\nfaciliter la composition.\nLa circulation; la coupe verticale de la salle.\nIl est de première nécessité de garantir à\nune salle de telles dimensions (4.000 places)\nun accès facile et de lui fournir un système de\ncirculation aussi rationnel que possible.\nNous avons à cet effet imaginé un système\nde corridors-vestiaires, en arcs concentriques,\ndisposés en crémaillère. Ces vestiaires commu-\nniquent, d'une part, avec le grand vestibule\npar de grandes cages d'escaliers situées des\ndeux côtés (gauche et droite) et, d'autre part,\navec la salle par de nombreux vomitoires. Le\npublic est trié automatiquesent et classé gra-\nduellement à gauche ou à droite d'abord, puis\nen 4 séries pour le parterre et en 3 séries pour\nle balcon.\nLes loges de représentations se trouvent\ndans le fond de la salle.\nEncore Vacoustique.\nNous avons délibéremment évité les espaces\nau-dessous d'un balcon; ces espaces sont pla-\ncés nécessairement dans « l'ombre » acousti-\nque; c'est pour cette raison que nous n'avons\nprévu qu'un seul balcon et sa faible saillie\nformant réflecteur, sert de galerie de projec-\ntion.\nLe plafond tracé d'après les règles célè-\nbres de M. G. Lyon forme une vaste nappe\ncouverte d'une mosaïque lisse (se prêtant à\nmerveille à une décoration picturale grandiose,\nformant réflecteur pour le son et la lumière\n(éclairage indirect ).\nLa forme du plafond, aussi difficile à des-\nsiner qu'à décrire, est un ensemble de surfaces\ngauches raccordées dont la partie principale se\nrapproche d'un « paraboloïde de révolution ».\nL,a hauteur du Proscenium.\nUn trait caractéristique de la salle est à\nsignaler : pour capter le maximum d'énergie\nsonore, il faut descendre aussi bas que possible\nau-dessus et derrlère le chanteur, en consé-\nquence il faut réduire au minimum admissible\nla hauteur du proscenium!\nDans le théâtre traditionnel, le proscenium\nest toujours plus haut que large; sa hauteur\ndémesurée n'est pas dictée par les nécessités\nde la scène, mais a pour seul but d'agrandir le\nchamp de vision vers le haut (les théâtres ont\nd'habitude plus de 3 balcons).\nLe proscenium bas, au contraire, semble\nfavorable au spectacle. La vue est attirée\nvers le bas du plateau et non dispersée par le\nvide qui se trouve audessus des têtes des spec-\ntateurs. Le plafond dessiné par nous canalise,\nsi l'on peut s'exprimer ainsi, la vue du public\net la conduit vers la scène.\nLe proscenium doit, d'autre part, être large\nou extensible dans le sens de la largeur (l'ac-\nteur formant le « module » fixe du spectacle\npeut être démultiplié, mais toujours l'un\ncontre l'autre, et pas l'un sur l'autre). Bref,\nl'effet « monumental » obtenu habituelle-\nment par ce portail vertical est artificiel et\npurement décoratif.\nLes dégagements, les foyers.\nIl fallait assurer à la foule immense rem-\nplissant le théâtre un vaste local pour l'abri-\nter et le distraire pendant les entr actes.\nVestibules. foyers, buffets, etc., forment,\ndans notre projet, un vaste ensemble où le\npublic peut librement s'entre-mêler, circuler\nd'un bout à l'autre et de bas en haut, on est\nensemble et séparément à la fois, on se voit\nd'un étage à l'autre à travers les ouvertures\naménagées dans tous les planchers. Les esca-\nliers et les plans inclinés en spirales font com-\nmuniquer les salles d'expositions mezza-\nnino et le grand vestibule avec les autres\nniveaux du foyer.\nTous les espaces sont rythmés par une co-\nlonnade dont les poteaux, disposés en arcs,\npercent le bâtiment de bas en haut. Les plus\nrobustes d'entre eux portent les 8 demi-arcs\ndisposés parallèlement à l'axe principal et aux'\nquels est suspendu le grand plafond.\nCes arcs forment, par leurs profils supé-\nrieurs une cavité conique que nous avons amé-\nnagée en amphithéâtre d'été.\nCe théâtre ouvert est desservi par le plan\nincliné communiquant directement avec la\nrue, les ascenseurs et monte - charges; il est\nrelié aussi à un vaste promenoir protégé par\nune corniche surplombant la façade principale.\nLa «mesure» de la composition, le «canevas».\nToute la composition est basée sur le mo-\ndule 7 mètres en plan et 4 mètres en coupe (en\nhauteur) : la surface de 50 m 2 forme l'élé-\nment standard ldu plan (7 m. 10 d'axe en axe\nde colonnes exactement ).\nToutes les parties en porte-à-faux ont 2 m.\nde saillie."}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "138", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193205-01.1.8", "texte": "TEK H N É\n\nLes rapports simples 2 14 :y : 9 : 1 1 et\nleurs multiples entiers forment le « canevas »\nde la composition.\nQuelques mots sur la construction, les maté-\nriaux et les installations.\nLe squelette du bâtiment est en général en\nbéton armé, les arcs de la grande salle excep-\ntés, qui doivent être exécutés en acier (les effets\nde leur dilatation sont annulés par des cou-\nples « rotules-roulements » ) et noyés dans\nl'aerokret (gaz-béton ).\nToutes les cloisons et les remplissages sont\nexécutés dans la même matière, l'aerokret étant\nun excellent isolant thermique et acoustique.\nToutes les fenêtres comportent 3 verres mon-\ntés sur 2 châssis métalliques. Les planchers\nsont couverts d'une compoition de caoutchouc.\nLes façades sont revêtues de pierre et de métal\ninoxydable.\nLe chauffage et la ventilation sont assurés\npar le système rationnel « Carrier » pour\nthéâtre. Dans le plafond et le parqcet de la\ngrande salle sont aménagés des prises d'air:\nle bâtiment est parcouru dans tous les sens\npar les conduites d'air « conditionné ».\n(L'air frais est pris par deux groupes d'aspira-\nteurs au-dessus de la grande terrasse ).\nL'éclairage électrique de la scène est divisé\nen cinq groupes : 1 ) une rampe à bascule\nlogée au bord du proscenium; 2) des batte-\nries de lampes suspendues aux grilles; 3 ) des\nréflecteurs mobiles; 4) les projecteurs « des\nimages »; 5) les appareils logés dans la\ngrande galerie du cinéma. Les 150 toiles sus-\npendues aux grilles sont manœuvrées par des\npistons hydrauliques système Fritsch, de\nDresde, avec commande unique se trouvant\nsur une galerie de contrôle au-dessus du pro-\nscérium. La sous-station électrique et hydrau-\nlique faisant suite à l'usine de « l'air exact »\nsituée en sous-sol et entre la salle et les\nbâtiments de service.\nLe fonctionnement et l'aménagement des\nlocaux de service (magasins, ateliers sous les\nsheds, loges, salles d'exercice et de répétition,\netc., leurs monte-charges, ascenseurs, « pater-\nnoster », etc. ) se lisent aisément sur les plans\net les coupes.\nQuelques digressions sur les fautes et les non-\nvaleurs en architecture.\nNous ne dirons que quelques mots au sujet\nde l'apparence extérieure du bâtiment et de son\n« architecture » dans le sens laïque du mot.\nNous n'avons évidemment pas cherché à\nexprimer ou à symboliser la signification de\nl'édifice, par les artifices habituels du monu-\nmental, jeu de masses, etc. Le bâtiment doit\n« exprimer » extérieuremùent sa fonction par\nsa structure nécessaire elle-même; son appa-\nrence sert à prouver ses vertus organiques. Et\nlà où existent des faiblesses ou des défauts\ninternes quelconques («les défauts des qualités»\nsurtout sont inévitables, l'idéal d'une cohé-\nrence absolue n'existant qu'en état de tendance,\n« à la limite » ) là aussi doit apparaître une\ndésharmonie extérieure et plastique plus ou\nmoins choquante.\nQu'on nous permette cette réflexion d'ordre\nplus général : ces points faibles, en soit\n« indésirables » sont souvent le témoignage\nd'une cohérence viable du reste de l'ensemble*\nIls sont d'autre part la source d'un développe-\nment ultérieur possible et d'une évolution\nefficace.\nIl est manifeste que les non-valeurs et les\ntautologies sont dépourvues, par essence, de\ntels points faibles et produisent par conséquent\nsouvent l'impresseion d'une perfection abso-\nlue.\nIl n'est pas superflu d'y insister, semble-t-\n-ilf parce que c'est là qu'il faut chercher 1 ori-\ngine des égarements esthétiques dont nous\nsommes si souvent les témoins. Un désordre\npeut être pris trop facilement pour une (pit-\ntoresque ) richesse d'invention à l'abri de toute\ncritique possible.\nL?aspect extérieur.\nA la division des fonctions, correspond\nl'opposition des caractères des deux parties\nprincipales de l'édifice. Le théâtre est à l'échelle\nd'une grande foule (plutôt amorphe); le bâti-\nment de service à l'échelle du travailleur, nom-\nbreux (500), mais différencié et spécialisé.\nLa partie abritant les ateliers donne l'im-\npression d'une usine, la scène cylindrique cor-\nrespond par son apparence aux fonctions du\ncycloroma (nécessairement courbe ) et du pla-\nteau tournant. Les façades, sauf la principale,\nétant, pour des raisons utilitaires et logiques,\nconformes à l'esthétique régnante ne deman-\ndent à être ni défendues, ni justifiées.\nLa grande façade principale.\nLa grande façade étant composée d'une fa-\nçon peu conforme aux règles à la mode de"}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": "133", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193205-01.1.9", "texte": "ARCHITECTURE • URBANISME «ART PUBLIC\nANNÉE 1932 VOLUME X NUMÉRO 9\n\nHENRI SAUVAGE\n\nC'est une belle figure de l'architecture\ncontemporaine qui disparaît, avec la mort\nd'Henri Sauvage. Une figure probe et\nremarquable, étrangement attirante.\nNé à Rouen, en 1873, Sauvage passa ses\nvingt premières années dans la cité nor-\nmande, au riche passé architectural. Puis,\nil s'installa à Paris pour y étudier, mais\naussi pour vivre plus intensément. Ceux\nqu'il fréquenta assidûment eurent sur le\ndéveloppement de sa jeune personnalité\nune influence autrement vivace que l'Ecole\ndes Beaux-Arts, où il travaillait. Il connut,\nen effet, Rodin, Albeniz et Aubert, Antoine\net Zola, et bien d'autres parmi lesquels\nFrantz-Jourdain, qui fut son maître, son\nami, et dont il fut, à plusieurs reprises, le\ncollaborateur dévoué.\nCe qui frappe surtout chez Sauvage, et ce\nqui hausse singulièrement la valeur de ce\ntempérament, c'est la diversité des connais-\nsances dont son esprit était avide. Sauvage\nétait un architecte-né, mais il était épris\naussi de musique et de philosophie. Les ma-\nthématiques l'intéressaient au plus haut\npoint. Et n'oublions pas qu'il fût un vérita-\nble inventeur.\nSon ami, Emmanuel de Thubert, a pu\nsituer, au cours d'un récent écrit, paru peu\naprès la mort de l'architecte, la valeur de\nson œuvre, qui « passe de loin la commune\nmesure, tant fut toujours vif et neuf le\ngénie inventif qui l'anime ». Et M. de Thu-\nbert précise : « Le premier devoir de l'ar-\nchitecte est d'établir à notre usage les bon-\nnes dispositions d'un plan; mais en remplis-\nsant cette obligation, Sauvage cherchait plus\navant, et c'est ainsi que toutes ses construc-\ntions procèdent d'un principe nouveau : de\nla maison « à gradins » à la maison « en\nacier », il n'a cessé d'employer des maté-\nriaux qui faisaient là leur preuve, et de\ntrouver des méthodes qui assuraient à l'ar-\nchitecture un ordre original. Pour le sur-\nplus, dans un temps où les fabriques se\nmontrent elles-mêmes si soucieuses de nou-\nveauté, nombre d'entre elles lui doivent\nd'avoir orienté leurs recherches, et telle\nest, en effet, une des nouvelles vertus qui\nappartiennent à l'architecture : dans notre\ntemps, l'art, c'est l'homme ajouté à l'indus-\ntrie, comme, autrefois, il s'ajoutait à la\nnature. »"}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "134", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193205-01.1.10", "texte": "On sait que Sauvage était, comme les « ra-\ntionalistes », un partisan enthousiaste de la\nconstruction usinée; à cette conviction il\napportait tout le poids de sa considérable\nexpérience technique.\nVoici encore comment M. de Thubert ex-\nplique cette conviction de Sauvage : « Nous\nsommes des éphémères, et c'est le temps\nqui forme le plus précieux de notre subs-\ntance, mais il nous échappe comme l'eau\ndans la main, et nous n'en retenons que le\nsouvenir: c'est pourquoi notre activité est\nsi souvent hésitante. Dans l'œuvre d'archi-\ntecture notamment, qui fait appel aux per-\nsonnalités les plus différentes, le moment\nvient et passe comme au hasard; d'où une\nconfusion, un désordre qui ne sont pas les\nmoindres maux dont puissent souffrir l'ar-\nchitecte et l'entrepreneur. Pour les éviter,\nSauvage pratiquait l'usinage. » « L'usi-\nnage procède d'un programme de travail\ndans le temps comme dans l'espace. Chaque\nmétier vient à point nommé produire son\neffort, sans que le chantier ait à souffrir de\nsa hâte ni de sa lenteur. Le facteur «temps»\ndont parlait si souvent Sauvage, n'offre\ndonc rien de commun avec cette folie de\nvitesse qui nous dévore. Il entraîne, au con-\ntraire, une exacte distribution de l'activité;\nchaque homme, chaque groupe d'hommes\ntrouve son heure comme sa place : le temps\nde Sauvage, c'est l'ordre. »\nL'un des derniers travaux d'Henry Sauvage\nles Grands Magasins Decré, à Nantes\napparaît déjà comme l'un des plus significa-\ntifs du constructeur. C'est là qu'il put met-\ntre en action toute sa puissance de réalisa-\nteur, en accomplissant rigoureusement le\nprogramme qu'il s'était tracé : « six étages\nde vente, sur douze cents mètres carrés,\nlivrables en cent jours »!\nCe facteur « temps » prend dans l'œuvre de\nSauvage une importance décisive. On se\nsouvient de ses nombreuses expériences de\nconstruction usinée, dont le but final est\ntoujours d'ordonner rationnellement le\ntemps*. C'est d'ailleurs par là que cet œu-\nvre prend, aux yeux des architectes d'au-\njourd'hui, la valeur d'une précieuse leçon.\nMais c'est aussi par une maîtrise peu com-\nmune de la science de construire. « Le bois,\nle fer, la pierre, la brique, l'ardoise ou le\nbéton n'avaient aucun secret pour lui »,\nécrit M. Ad. Dervaux. « Il savait comment\non forge, comment on assemble, comment\non modèle, comment on enduit. Nul des\nmatériaux nouveaux ne lui était étranger.\nIl trouvait toujours ingénieusement le\nmoyen pratique d'utiliser les découvertes.\nIl découvrait lui-même maintes méthodes\n\n* Rappelons encore deux tentatives impressionnantes\naccomplies par H. Sauvage : 1 une en 1926, lorsqu'il\nédifia, en trois jours, au Salon des Arts ménagers de\nParis, une habitation composée de 8 éléments usinés;\nl'autre, en 1928, un immeuble de huit étages, érigé\nen plein Paris en trois mois (application du solomite)."}, {"page_pdf": 11, "page_imprimee": "135", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193205-01.1.11", "texte": "Projet d'un quartier de ville, avec immeubles\nà gradins.\n\nau grand bénéfice des constructions qu'il\nédifiait, et des constructeurs pour qui il fai-\nsait école. »\nAtteignant à peine à la soixantaine, Sauvage\ndevance singulièrement sa génération, par\nla curiosité de son esprit avide aussi bien\nque par son tempérament audacieux. Mais\nil est un point de sa personnalité qui n'a pu\nse dégager de l'empreinte « sentimentale »\npourrait-on dire de son époque : c'est\nl'ornement, qui occupe dans son œuvre une\nplace, après tout, secondaire. Mais il ne\npouvait le proscrire, ni le voulait, ainsi\nqu'il en fit l'aveu, lors d'une conférence\ndonnée à Paris à la fin de l'an dernier.\nPour Sauvage, comme pour ses contempo-\nrains les plus remarquables, le mal-entendu\nde l'ornement subsiste. Une œuvre d'archi-\ntecture n'est complète sans émotion et\nl'émotion, c'est l'ornement, qui se traduit\nd'ailleurs de manières variées décora-\ntions, composition de façades ou même dis-\nposition a priori du plan.\nDans la maison qu'il se construisit récem-\nment en Seine-et-Oise, Sauvage montre\nl'antagonisme de son tempérament. C'est\nune bonne demeure rustique et saine\ncomme la tradition paysanne, mais où des\nsolutions de plans et de technique nouvelles\ntémoignent d'un désir de renouveau, d'une\ninquiétude. Ici aussi l'ornement s'est mon-\ntré, mais le plus discrètement possible, car\nSauvage est sensible et il devine que l'émo-\ntion de l'ornement est bien factice devant\ncelle que dégagent les arbres, les champs, la\nSeine et les nuages qui accompagnent son\ncours.\nEt cette émotion-là est de celles que parta-\ngent tous les hommes, et surtout les archi-\ntectes modernes ceux qui luttent pour\n\nImmeuble à gradins, édifié rue Vavin, à Paris."}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "136", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193205-01.1.12", "texte": "Garage pour 1,000 voitures, édifié, en 1926, à Paris, rue Campagne-Première.\nArchitecte : H. Sauvage.\n\nLes nouveaux magasins de\n\" La Samaritaine \", à Paris (1929).\n(En collaboration avec l'architecte\nFrantz-Jourdain.)\n\nque Ton cesse d'entasser les pauvres hu-\nmains dans les villes de pierre, pour qu'on\nleur donne le soleil, l'air et la jouissance\nd'un peu de nature vraie...\nVoilà aussi du sentiment. Mais qui nous\nsemble avoir plus de profondeur que les\nexpressions décoratives artificielles défen-\ndues à cor et à cri.\nLes architectes modernes n'oublieront pas\nl'exemple d'Henri Sauvage, homme probe,\nconstructeur expérimenté et hardi, qui\nnourrissait de grands espoirs envers une\nère nouvelle. Lui n'a pu que la pressentir;\nnous travaillons à son avènement.\n\nCi-dessous :\nProjet d'Henri Sauvage pour l'aménagement\nurbanistique et achitectural de la Porte Maillot\n(Paris 1931).\n\nH."}, {"page_pdf": 13, "page_imprimee": "137", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193205-01.1.13", "texte": "La maison d'Henri Sauvage, à St-Martin (S.et O.)\nLa salle de séjour, au sud-ouest, commande la\nvallée de la Seine (1930).\n\nDeux expériences d'Henri Sauvage.\nA gauche : Maison standardisée utilisant, comme éléments de résistance et d'isolement, des\ntuyaux en amiante-ciment.\nA droite : Villa à deux étages, appliquant les procédés de construction rapide (ossature métalli-\nque légère, cloisons intérieures en \" Solomite \", cloisons extérieures en \" Celotex \"). Durée totale du\nmontage et de l'achèvement (équipement électrique, canalisations, etc.) : quarante-deux jours."}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "138", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193205-01.1.14", "texte": "Un des derniers grands travaux d'Henri Sauvage:\nles Grands Magasins Decré, à Nantes.\nCaractéristiques générales : 1,200 m2, soit sous-\nsol, rez-de-chaussée et 6 étages. Ossature métal-\nlique (850 tonnes). Façade entièrement suspen-\ndue. Durée de la construction : cent jours."}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "139", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193205-01.1.15", "texte": "UN THÉATRE D'ÉTAT A KHARKOV\n\nPROJET DES ARCHITECTES R. MOSZKOWSKI ET J. VULLIAMY (PARIS 1931).\nL'an dernier eut lieu le jugement du con-\ncours international d'architecture pour\nl'élaboration des plans du grand Théâtre\nd'Etat de Kharkov, capitale de la Républi-\nque d'Ukraine. Un grand nombre d'archi-\ntectes européens et américains participè-\nrent à ce concours, qui dépassait, par l'am-\npleur du problème posé, la plupart des\ngrandes compétitions ouvertes jusqu'ici à\nl'activité des constructeurs. Nous en avons\npublié les résultats, il y a quelques mois *.\nLe projet dont nous avons la bonne fortune\nde reproduire ici l'essentiel, fut élaboré en\nvue du concours de Kharkov par deux\narchitectes parisiens, MM. Richard Mosz-\nkowski et Julien Vulliamy; il figura\nrécemment au Salon d'Automne de Paris.\nCette œuvre complexe, traitée avec un sens\ntrès vif de la « réalité architecturale », est\naccompagnée de notes analytiques écrites\npar l'architecte Moszkowski, placées en\ntête du présent numéro de « Tekhné ». On\nles lira avec le plus grand profit.\nAfin de préciser davantage, dans l'esprit du\nlecteur, l'intérêt du problème posé, nous\ndonnons ci-après quelques détails extraits\ndu programme de Kharkov :\nLa décision d'édifier dans la capitale\nukrainienne un vaste Théâtre-Opéra fut\nprise par les diverses organisations, sovié-\ntiques et professionnelles de la République.\nLe but ainsi visé étant de collaborer puis-\nsamment au développement culturel et\nsocial des masses populaires.Le programme\nmême du concours, élaboré très soigneuse-\nment par les techniciens russes, constitue\nun remarquable dossier des exi-\ngences fondamentales du théâtre\nmoderne. En voici quelques\npoints essentiels :\nEmplacement du théâtre : La\nconstruction s'élèvera dans un\nquartier central de Kharkov, sur\nla place Komsomolskaya, l'accès\nprincipal de l'édifice étant im-\nposé (rue Karl Liehnecht). Les\nconcurrents ont à tenir compte\ndes projets de réaménagement\nde la place et de ses abords, ainsi\nque des plantations qui seront\n\n* Cfr. « Tekhné », N° 2. Vol. X, p. 37.\nDisposition générale de l'édifice.\n(Cliché \"Architecture d'Aujourd'hui\".)"}, {"page_pdf": 16, "page_imprimee": "140", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193205-01.1.16", "texte": "voisines. L'attention est attirée sur les bon-\nnes conditions d'évacuation du théâtre.\nConstruction : Le choix du système de\nconstruction ainsi que les matériaux à em-\nployer sont laissés au jugement du concur-\nrent. De même, « l'achèvement architectural\nde l'édifice dépend du point de vue de\nl'auteur ».\nLa salle du théâtre aura une capacité de\n4,000 places, toutes disposées favorablement\nau trois points de vue visibilité, audition et\naccès. Le standard d'encombrement prévu\npour chaque place est de 0 m. 53 sur 0 m. 90.\nLes passages d'accès établis en fonction du\nnombre de places à desservir, auront une\nlargeur minima de 0 m. 90, avec accroisse-\nment graduel basé sur la norme de 70 hom-\nmes par mètre. Dans le cas d'une salle à\nplusieurs étages, le nombre de ceux-ci ne\npeut dépasser trois, non compris le parterre.\nLa scène : « Le problème de la disposition\nde la scène dit le programme est étroi-\ntement lié aux exigences du théâtre contem-\nporain, visant à obtenir les grands effets\navec une économie maxima de temps, de\nmain-d'œuvre et de moyens matériels, tout\nen assurant aux spectateurs le maximum\nd'impressions, et en évitant les pertes de\ntemps aux entr'actes ». La scène utilisera\ndonc les procédés mécaniques les plus com-\nplets, et sera soumise à une direction for-\ntement centralisée de tous les services. Il\nest requis d'établir, par l'aménagement de\nla scène, la plus étroite cohésion entre celle-\nci et la salle, afin de répondre aux exigen-\nces idéologiques du théâtre moderne des\nmasses. Enfin l'on tiendra compte que la\nscène doit pouvoir servir au déploiement\nd'une foule pouvant aller jusqu'à 500 hom-\nmes et plus.\nLa complexité d'un tel théâtre apparaîtra\naisément au seul aperçu des locaux, classés\ncomme suit :\nGroupe I : La salle de spectacle, avec ses loges réser-\nvées au corps diplomatique et aux organisations, la\ngalerie-cinéma et ses annexes;\nGroupe II : Les dégagements publics, vestibules, ves-\ntiaires, escaliers et ascenseurs, caisses, locaux admi-\nnistratifs, locaux sanitaires, le foyer, les fumoirs, les\nbuffets et deux salles d'exposition;\nGroupe 111 : Les locaux de l'orchestre (120 musiciens),\nl'orchestre proprement dit, le foyer des musiciens,\nfumoir, vestiaire, etc. Les chambres d'accordage et de\nconservation des instruments;\nGroupe IV : La scène et ses annexes : l avant-scène,\nl'arrière-scène, les scènes latérales, les cales, magasins,\nentrepôts d'accessoires et de costumes, les voies de\ncirculation ;\nGroupe V : Les ateliers de décors, de maquettes, de\ncouture, coiffure, teinture, menuiserie, tapisserie, etc.\nLes locaux du personnel des ateliers;\nGroupe VI : Les locaux de service pour la scène,\nloges des acteurs, foyer, buffet, fumoirs, salle de répé-\ntitions, bureaux des régisseurs, salles de gymnastique,\nbibliothèque, etc.;\nGroupe VII : Les locaux administratif s (direction,\ngénérale, technique, comptabilité, inventaire, médecin,\netc.) ;\nGroupe VIII : Locaux complémentaires (installations\nélectrique, hydraulique, d'aération, de chauffage, d'as-\npiration, de réparation, etc.).\n\nEn haut : Vue des dégagements de l'entrée.\nEn bas : Vue dans les magasins."}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "141", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193205-01.1.17", "texte": "Les ateliers-magasins.\n\nL'entrée principale du théâtre.\n\nVue générale (à droite les services du théâtre).\nTrois aspects de la Maquette du Théâtre de Kharkov.\n(Clichés \" Architecture d'Aujourd'hui \".)"}, {"page_pdf": 18, "page_imprimee": "142", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193205-01.1.18", "texte": "De bas en haut, successivement :\nPlans des rez-de-chaussée, premier et second étages.\nProjet d'un Théâtre d'Etat à Kharkov (Ukraine 1931)."}, {"page_pdf": 19, "page_imprimee": "143", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193205-01.1.19", "texte": "De bas en haut, successivement :\nPlans des troisième, quatrième et cinquième étages (Théâtre d'été).\nArchitectes : R. Moszkowski et J. Vulliamy (Paris)."}, {"page_pdf": 20, "page_imprimee": "144", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193205-01.1.20", "texte": "Croquis donnant l'aspect de la grande salle, vu de la galerie, vers la scène.\n\nCoupe transversale sur la salle et les ateliers-magasins.\n\nCoupe longitudinale sur l'ensemble de l'édifice, montrant successivement les vastes dégagements\net accès au théâtre, la forme de la grande salle et la disposition du théâtre d'été, le grand cylindre\nvertical occupé par la scène et sa machinerie, et enfin les ateliers et magasins."}, {"page_pdf": 21, "page_imprimee": "145", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193205-01.1.21", "texte": "L'ARCHITECTURE INTERNATIONALE\n\nQuelques projets récents de théâtres modernes.\nProjet de théâtre pour la ville de\nRostow.\nArchitectes : A. et M. Marchin.\n(\" Stavba \", Prague, Nº II. Rappelons que cet\nintéressant numéro de la revue tchèque est\nentièrement consacré au problème de l'acousti-\nque des gandes salles.)\nProjet de l'architecte M. Breuer\npour le Théâtre d'Etat de Kharkov.\n(Paru dans la revue \" Bauwelt \", Berlin, N° 33.)\nProjet de l'architecte Olenew pour\nle Théâtre d'Etat de Kharkov.\n(Paru dans la revue \"Die Baugilde\", Berlin, N° 20.)\nNOTA. — Nous avons cru bon de signaler — à\nla suite du projet de MM. Moszkowski et Vul-\nliamy, — quelques récents travaux accomplis\ndans le domaine du théâtre moderne.\nPour ce qui concerne le concours de Kharkov,\nrappelons qu'une analyse détaillée a paru dans\nla revue berlinoise \" Die Baugilde \", N° 20 (1931).\nProjet de Théâtre pour Breslau.\nArchitecte : H. Kugler.\n(\" Der Baumeister \", Munich, N° 2.)"}, {"page_pdf": 22, "page_imprimee": "146", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193205-01.1.22", "texte": "Bâtiments pour les Sports et exercices physiques.\nSalle d'exercices physiques.\nArchitectes : Prof. W. Gropius.\n(\" Moderne Bauformen Stuttgart, août 1931.)\nStade à Naghadejo (Japon).\nArchitecte : T. Nakao.\n(\" Arkitecturo internacia \", Kioto, N° 6.)\nPavillon d'un club nautique à Prague.\nArchitecte : V. Grér.\n(\" Stavitel \", Prague, N° II.)\nCi-dessous :\nLe nouveau Stade de Vienne, (capacité:\n60.000 pers.) Architecte : Scweizer.\n(\" Die Baugilde \", Berlin, N° 16.)\n\nBâtiments Scolaires.\nNouvelle Ecole de Commerce, à Ham-\nbourg. Architectes : Hinsch et Deimling.\n(\" Bauwelt Berlin, Nº 40.)\nEcole élémentaire à Dusseldorf.\nArchitecte : G. Schmalz.\n(\" Bauwarte \", Cologne, N° 31.)"}, {"page_pdf": 23, "page_imprimee": "147", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193205-01.1.23", "texte": "Projet d'Ecole moderne.\nArchitecte : E.-G. Frank.\n(\" Stein, Holz, Eisen \", Francfort s/M., N° 16.)\nNouvelle Ecole primaire à Hambourg.\nArchitecte : Prof. Schumacher.\n(\" The Architects' Journal \", Londres, sept. 1931.)\nCollège Montmorency à Paris.\nArchitecte : P. Abraham.\n(\" L'Architecte \", Paris, juin.)\nEcole à Maastricht. Architecte : 1-F. Peutz.\n(\" Het R. B. Bouwblad \", Laren, N° 26.)\nCollège Montmorency.\nSystème d'appui de la construction sur un sol\nparticulièrement défavorable."}, {"page_pdf": 24, "page_imprimee": "148", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193205-01.1.24", "texte": "Bâtiments d'utilité publique.\nLa nouvelle Bibliothèque de Leipzig.\nArchitecte : Fischbeck.\nExtrait de la revue berlinoise \" Bauwelt \" (N° 38).\nBâtiment administratif de l'Aéroport de\nMunich. Architecte : J. Mossner.\n(\" Ostdeutsche Bauzeitung \", Breslau, N° 29.)\nEdifice de l'Industrie et du Commerce\nà Dortmund. Architectes : Pinno et Grund.\n(\"D.B.Z. Deutsche Bauzeitung\", Berlin, N°s 83/84.)\n\nEdifices funéraires.\nCrématorium à Graz (projet).\nArchitecte : E. Boltenstern.\n(\" Bau-Wettbewerbe Carlsruhe, N° 67.)\nSalle des Cérémonies au Cimetière\nd'Augsbourg. Architectes : Holzer et Mzuler.\n(\" D. B. Z. Deutsche Bauzeitung \", Berlin, N° 79.)"}, {"page_pdf": 25, "page_imprimee": "139", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193205-01.1.25", "texte": "TEK H N É\n\n« l'horizontalisme », nous désirons émettre\nquelques réflexions à son sujet.\nNous avions le choix entre plusieurs solu-\ntions possibles (la question étant peu détcrmi-\nnable ).\nNous ne pouvions songer à vitrer entière-\nment la grande surface courbe pour obtenir\nun effet de la « Bauhaus ». Il est évident que\nles foyers n ont guère besoin de la lumière du\njour ni de contact avec la vie de la rue exté-\nrieure.\nNous aurions pu. d'autre part, créer un\nmur immense plein et aveugle, à la manière\ndu mur du théâtre d'Orange, compatible d'ail-\nleurs avec le système d aérage artificiel adopté.\nMa is il nous semblait indiqué de rythmer\ncette grande surface sans l interrompre toute-\nfois par des bandes horizontales ou verticales\ncontinues.\nIl semble, en effet, qu'une superficie aussi\nconsidérable toute unie produirait le sentiment\ndu vide plutôt que celui de la grandeur. L'élé-\nment « dimentionnant » et « rythmant »\nsemble être nécessaire.\nIci, ni la maquette, ni les dessins ne sont\nd aucun secours, 1 échelle réelle n ayant aucun\néquivalent dans les moyens de la représentation\n(on l'indique par un chiffre abstrait! )\nEn effet, les fenêtres (que nous avons, du\nreste, prévues ) apparaîtraient dans une per-\nspective réelle une à une et non toutes à la\nfois comme sur le petit dessin. Le plein restant\ncontinu serait mis en valeur par l'élément de\nl'ouverture.\nQu on songe à la coque d'un grand paque-\nbot où les petites fenêtres font valoir la puis-\nsance de la carène. On pourrait citer égale-\nment le Palais des Doges de Venise; personne\nne se souvient de l existence de fenêtres (consi-\ndérables d'ailleurs ) perçant la plénitude du\nmur dont le dessin produit toute limpression.\nDans notre maquette, nous avons supprimé\nces fenêtres « en soi » sans importance!\nNous faisons donc appel chez nos lecteurs\nau sens de l'échelle.\nLe fait de la conscience de l'échelle (le fait\nque les rapports relatifs varient avec la gran-\ndeur absolue ) semble être la caractéristique\nprincipale de l'architecture occidentale (en op-\nposition à l'antique par exemple ).\n\nR. MOSZKOWSKI.\n\nQUELQUES ECHOS\nPARIS. VOIE TRIOMPHALE.\nSans doute, une revue urbanistique ferait-\nelle mieux de passer sous un silence disons\ncompatissant ce singulier, ce bizarre, cet\nahurissant concours pour une « voie triom-\nphale », imaginé vraisemblablement par des\nesprits que paralyse une effroyable sérénité\nen mal de parade.\nCar enfin. Paris reste Paris quatre mil-\nlions d'individus entassés sous un coin de ciel\nd'lle de France: haut luxe, et très basse mi-\nsère; tous les plaisirs élégants, et le taux de\nmortalité le plus élevé des grandes villes d'Eu-\nrope, etc. Autant de termes multiples d une\néquation formidable qu'il faut arriver à préci-\nser. et à résoudre!\nMais cette voie dite « triomphale », c est\ntout de même quelque chose de déplacé, de dé-\nmodé, de barbare; ça pouvait se concevoir, il y\na trente ans, dans un empire épais où tout\nétant minutieusement organisé, on pouvait\nsonger à glorifier colossalement des phénomè-\nnes propres à la gloire du dit empire des\nprinces, des hommes de guerre altièrement fi-\ngés dans la pierre... Mais faire cela à Paris,\npour laquelle on revendique une tradition\nd'esprit, de mesure, de finesse... l'affubler\nd'une aussi grossière décoration, dont ne vou-\ndrait même pas la plus « nouvelle riche » des\nvilles d'U. S. A.\nAu reste, voici ce qu'écrit M. Jean Galotti,\ndans l'hebdomadaire « Vu » (n° 209) :\n« Dans cette contrée hier charmante (la grande\nbanlieue ouest), les paysages sont massacrés,\nles maisons croissent sans ordonnance, les rues\nnaissent sans tracé; la circulation devient de\nplus en plus difficile, en un mot, tout se pré-\npare pour que, d'ici vingt ans, on se trouve\ndans l'obligation d'exproprier à coups de mil-\nliards l'emplacement d'une ville entière qu'il\nfaudra refaire à coup d'autres milliards encore.\nC'est devant cette menace que la population\nde Paris et de la banlieue attend avec impa-\ntience des prévisions, des plans, des mesures\nd'ordre. Aussi bien des personnes ont-elles\néprouvé de Tétonnement à l'annonce du Con-\ncours d'idées organisé par la Préfecture de la\nSeine « pour l'aménagejnent de la voie allant\nde l'Etoile au rond-point de la Défense »."}, {"page_pdf": 26, "page_imprimee": "140", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193205-01.1.26", "texte": "TEK M N É\n\nCar, enfin, il s'agit précisément là de la seule\nvoie suburbaine déjà largement et noblement\ntracée ». Et M. Galotti poursuit : « Quant\naux grands concours d'ensemble, souhaitons\nen voir bientôt d'autres nous apporter la lu-\nmière sur les moyens d'urbaniser la banlieue,\navec peut-être moins de monuments, mais plus\nde travaux utiles et de mesures efficaces. Des\nidées? Tout le monde en réclame. Des idées\npour mieux lotir les mal lotis, pour bien loger\nles habitants des taudis, pour construire des\nsanatoria et des hôpitaux; des idées contre les\nvillas ridicules, contre les panneaux-réclames,\ncontre les nids de fils de fer, de poteaux et de\ncâbles, contre les fumées malsaines, contre les\nchemins défoncés; des idées pour conserver les\narbres, épargner les vieux châteaux, les vieilles\néglises, etc. ».\nAu fait, des gens d'idées, la France, et même\nParis, n'en manquent pas. Mais c'est à d'autres\nque l'on confie les réalisations. N'est-ce pas\nsuffisant d'en faire des membres de l'lnstitut?\nPARIS ENCORE...\nUn groupement corporatif, dit « des artis-\ntes, artisans et maîtres de métiers français »,\nfortement impressionné par la crise économi-\nque actuelle, a donné à la salle Wagram une\nmanifestation publique au cours de laquelle\nun certain M. Umbdenstock, architecte D. P.\nL. G., eut l'occasion de prononcer une confé-\nrence vraiment significative. Qu'on apprécie\net qu'on pèse la valeur de ces quelques perles :\n« En excommuniant l'emploi des maté-\nriaux extraits de notre sol par l'excès inverse\ndes matériaux métalliques ou de béton armé,\non semble vouer notre humanité à la domi-\nnation dangereuse du royaume infernal... »\nEt ceci : « Nous voudrions que nulle édi-\nfication privée ne puisse être conçue autrement\nqu'avec ses murs de force ou de façades comme\nau temps de nos aïeux romans et gothiques ».\nEncore : «... et dans la lice nous relevons\nle gant contre ceux qui osent, dans notre pays,\nprôner l'adoption de procédés soi-disant mo-\ndernes, mais de caractère morbide, qui triom-\nphent trop volontiers en dehors de nos fron-\ntières françaises ».\nEt il y a comme cela toute une moisson,\nau point que ce Monsieur Umbdenstock pour-\nrait vraiment passer pour un parfait humo-\nriste.\nSHAKESPEARE MEMORIAL THEA-\nTRE. Le 23 avril, date anniversaire de la\nnaissance du grand dramaturge anglais, fut\ninauguré le nouveau théâtre de Stratford-\nupon-Avon. On se souvient que l'ancien théâ-\ntre de cette ville le Bayreuth britannique\nfut détruit par un incendie en 1926. Un con-\ncours ouvert il y a 4 ans fit attribuer l'édifi-\ncation du nouveau théâtre à l'architecte Eliza-\nbeth Scott.\nLe nouvel édifice offre un intérêt certain;\nles exigences du théâtre shakespearien sont\nmultiples et font appel à une technique de\nmise en scène souple et très variée. C'est pour-\nquoi l'espace réservé aux services de la scène\nest considérable, dans le nouveau théâtre de\nStratford. L'architecte Elizabeth Scott tint\nd'ailleurs à étudier en détail les principales réa-\nlisations accomplies sur le Continent, et prin-\ncipalement en Allemagne et en France. La\nsalle proprement dite du Shakespeare Theatre\npeut contenir un millier de spectateurs. Nous\ndonnerons prochainement quelques docu-\nments graphiques de ce nouvel édifice.\nGENEVE. LE PALAIS DE LA S. D. N.\nLa revue zurichoise « Das Werk » écrit :\n«A toutes les difficultés que la Société des Na-\ntions rencontre actuellement vient de s'ajou-\nter l'aventure du Palais, qui a été la cause\nd'un conflit assez sérieux. La Commission de\ncontrôle, par 3 voix contre 2, propose d'ajour-\nner la construction du nouveau Palais des As-\n\nFavorisez les firmes qui confient leur publicité à\nLA CITÉ\nrevue de progrès architectural et technique"}, {"page_pdf": 27, "page_imprimee": "141", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193205-01.1.27", "texte": "TEK H N É\n\nsemblées. D'après cette décision, on achèverait\nseulement les ailes comprenant la bibliothèque\net le secrétariat, puis on laisserait, jusqu'à ce\nque les temps soient devenus plus cléments,\nun vaste trou entre ces deux édifices.\n« Il est évident continue «Das Werk»\nque cette affaire du bâtiment a été dès le\ndébut mal engagée et que la Société des Na-\ntions elle-même est totalement responsable de\nses propres malheurs. Ce fut une lourde erreur\nque d'éparpiller entre cinq architectes de\nnationalités et de tendances différentes la res-\nponsabilité de la constructions Un seul\nhomme énergique, comme Le Corbusier (le\nvainqueur moral du Concours de la S. D. N. )\naurait mené cette tâche à bien. Trop de con-\nsidérations qui n'avaient rien à voir avec le\nbut à atteindre sont intervenues qui ont d'a-\nbord dénaturé les résultats du concours, puis\nralenti les travaux et conduit toute l'affaire\ndans une impasse. Où l'autorité était nécessaire\non a installé les rivalités et l'incompétence de\nla politique. Il en résulte aujourd'hui des re-\ntards très coûteux et des erreurs ridicules ».\n\nORGANISMES\nASSOCIATION DES ARTISTES PRO-\nFESSIONNELS DE BELGIQUE\nL'Association des Artistes professionnels\nde Belgique, association sans but lucratif, a\nété fondée à Bruxelles le 22 décembre 1931-\nElle a pour but la défense des intérêts maté-\nriels des artistes de toutes les branches, quelles\nque soient leurs tendances artistiques. Elle as-\nsume la gestion du fonds de crise des artistes\nprofessionnels.\nTous les artistes, y compris les architectes,\nles dessinateurs et les créateurs d'art appliqué\npeuvent y adhérer, à condition d être exclusi-\nvement professionnels et de n'appartenir à\naucun autre organisme de défense profession-\nnelle offrant les mêmes avantages que TA. A.\nP. B. _ -\nLa cotisation est fixée à 10 francs par mois,\npayables trimestriellement. La moitié de cette\nsomme est versée au fonds de crise, l'autre\nmoitié servant à couvrir les frais d'adminis-\ntration.\nParmi les avantages dont peuvent bénéfi-\ncier dès à présent les adhérents, citons : un\nservice médical gratuit, un service de trans-\nports à prix réduits, les conseils- et services\nd'une commission juridique composée de ju-\nristes connus et chargés de défendre les mem-\nbres en cas de conflits judiciaires d'ordre pro-\nfessionnel.\nPour renseignements et bulletins d'adhé-\nsion, s'adresser soit au secrétariat central, rue\ndes Ebats, 5, à Berchem-Sainte-Agathe (télé-\nphone, 26,73,89), soit au secrétariat de la\nsection Anvers-Limbourg, av. Elsdonck, 10,\nWilrijck-Anvers. (Communiqué. )\nART ET INDUSTRIE\nGROUPE DES ARTS GRAPHIQUES\nSous cette dénomination s'est constituée à\nBruxelles, le 2 mars 1932, une Association\nsans but lucratif, ayant pour objet de pro-\nmouvoir le développement artistique et indus-\ntriel de l'imprimerie en Belgique; d'établir une\ncollaboration effective entre les industriels, les\ntechniciens, les éditeurs et les artistes; de pro-\nvoquer et favoriser, à l'usage du plus grand\nnombre, la production d'oeuvres de qualité\npar l'utilisation des procédés modernes; de\ndévelopper dans le public le goût pour les\ntravaux graphiques exécutés d une manière\nparfaite.\nL'Association envisage comme modes d'ac-\ntivité, la propagande et l'information géné-\nrales : Expositions, Conférences, Publications;\nla création d'un service mettant en rapport\nles artistes et les industriels; l'agréation de\nfirmes et l'organisation d'un système de label;\nla participation des Arts Graphiques Belges\naux Expositions en Belgique et à l'étranger;\nl'organisation de concours de qualité; l'adap-\ntation de l'enseignement professionnel aux né-\ncessités et aux possibilités de la Technique Mo-\nderne.\nLe Conseil d'Administration, sous la pré-\nsidence du député Louis Piérard, comprend\ndes représentants de chacune des branches des\nIndustries Graphiques.\nLes associés, dont le nombre minimum est\nde dix, versent une cotisation annuelle de 50\n(cinquante) francs minimum à 500 francs\nmaximum, s'ils sont inscrits à titre personnel,\net de 500 francs minimum à 5,000 francs\nmaximum, s'ils représentent une firme ou une\ncollectivité»\nL'Association a son Siège Social 12, rue des\nColonies, à Bruxelles. (Communiqué. )"}, {"page_pdf": 28, "page_imprimee": "142", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193205-01.1.28", "texte": "BIBLIOGRAPHIE\n\nHallenbauten, par L. Hilberseimer\nNouveau volume de la série « Handbuch der\nArchitektur ». L'auteur examine, du seul\npoint de vue constructif, les salles de concert,\nde réunion et les halls d'exposition; on y\ntrouve aussi de précieux renseignements sur\nquelques constructions à l'usage des sports :\ngymnases, tennis couverts, vélodromes, etc.\nQuelques exemples historiques sont analysés\navec soin : « Le Crystal Palace écrit Hil-\nberseimer est, en son aspect, une vaste ba-\nsilique de métal et de verre. La nef centrale\n?. moins de largeur que celle du fameux « Sa-\nlone » du Palazzo délia Ragione, édifié à Pa-\ndoue en 1420. C'est en tout cas, le premier\nexemple d'une combinaison vraiment archi-\ntecturale du métal et du verre ».\nToutefois, le premier édifice pouvant satis-\nfaire la notion que l'on appelle en Allemagne\n« Raumumschliessung » est bien le vaste hall\nde la gare Saint-Pancrast à Londres, édifié en\n1866, et couvert d'une voûte métallique demi-\ncirculaire. Hilberseimer fait observer cependant\nque c'est la Galerie des Machines, de Cottan-\ncin (Exposition de Paris, 1889) qui offre le\npremier exemple logique de couverture métal-\nlique. Ce hall spacieux présentait les caracté-\nristiques suivantes : largeur (portée ), 115 m.;\nhauteur, 45 mètres; carcasse formée de\nvingt poutres métalliques, réunies deux à\ndeux, en forme de voûtes ogivales surbaissées.\nLa section de ces poutres va s'amincissant jus-\nqu'au sommet, et la partie verticale de chacune\nest appuyée par un contrefort métallique. Ces\npoutres ne sont pas ancrées dans d'épaisses\nfondations, mais reposent simplement sur des\narticulations de section réduite.\nParmi les grandes constructions examinées\nencore dans ce remarquable ouvrage, citons :\nle New Horticultural Hall (Londres ), le «Al-\nbert Hall », le Hall des Fêtes de Francfort\n(1907 ), les « Stadthallen » de Hanovre et de\nMagdebourg, le Hall du Centenaire à Breslau\n(19 13 ), le Grand Marché couvert de Leipzig\n(1929). Le progrès technique accompli entre\nl'édification de ces deux bâtiments, est, d'après\nHilberseimer, plus important que celui qui\ns'est opéré entre la construction du Panthéon\nde Rome et celle du Hall de Breslau.\nEn 1913, le béton commençait à peine à\nrivaliser avec l'acier pour couvrir les grands\nespaces. En 1929, l'invention du système\n« Dywdiag » marque une victoire quasi déci-\nsive du béton.\nL'ouvrage de L. Hilberseimer est édité à\nLeipzig, par la firme A. M. Gebhardt. Prix :\n1 2 RM.\n\nTEK H N Ê\n\nL'Habitation. - Le Logement.\nNEUE WOHNBAUTEN, par Hans Eckstein.\nUn volume de 120 pages, 180 illustrations,\nédité par F. Bruckmann, à Munich. L'auteur\nexamine, dans cet ouvrage, les travaux d'ha-\nbitations et de logements, dus à de nombreux\narchitectes de valeur : E. May, C. Haesler,\nB. Taut, Schneck. Artaria et Schmidt, Scha-\nroun. H., etc. Prix de l'ouvrage : 5.50 RM.\nNEUES HAUS, NEUE WELT, par Erich\nMendelssohn. Le célèbre architecte berlinois,\naprès s'être fait construire une habitation re-\nmarquable aux environs de la capitale, a tenu\nà présenter en une monographie soignée les\ndifférents aspects et de multiples détails de\ncette nouvelle réalisation. Ce petit livre plein\nd'intérêts est édité par Rudolf Mosset Berlin.\nNous en reparlerons prochainement.\nD. I. N. TASCHENBUCH. LB. WOH-\nNUNGSBAU. Edité par la « Deutscher Nor-\nmen Ausschuss », Beuth-Verlag, Berlin, S. 14.\nPrix : 5.50 RM.\nCOSTRUZIONE RAZIONALE DELLA\nCASA, par le Prof. E. Griffini, ing. Ouvrage\nvraiment remarquable, autant par l'esprit qui\nranime que par la somme de documentation\nanalytique qu'il renferme. Voici d'ailleurs un\naperçu sommaire des sujets traités par le Prof.\nGriffini : Regard rétrospectif sur le dévelop-\npement historique et ethnographique de l'ha-\nbitation humaine. Caractéristiques du loge-\nment moderne. Etude rationnelle du logement.\nLes nouveaux systèmes de construction. Mai-\nsons métalliques, verre, béton, etc. En appen-\ndice : répertoire des nouveaux matériaux em-\nployés en construction.\nCet ouvrage très utile est édité par la firme\nHoepli, à Milan. Prix : 75 lires."}, {"page_pdf": 29, "page_imprimee": "143", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193205-01.1.29", "texte": "TEK H N É\n\nMonographie d'architecte.\nALBERTO SARTORIS, monographie illus-\ntrée sur le jeune constructeur italien, par P.M,\nBardi. Edition de la Galleria di Roma. Prix :\n5 lires.\n\nAnalyses et documentation\narchitecturales.\nDER HOTELBAU VON HEUTE. par\nFritz Kunz. Intéressant ouvrage conçu sui-\nvant une pratique qui devient courante en\nAllemagne, lorsqu'un problème architectural\nfait l'objet d'un livre : examen théorique du\nproblème, et documentation graphique com-\nposée d'un choix de réalisations caractéristi-\nques.\nLe volume dont il s'agit comporte une\ncentaine de pages, environ 200 illustrations\nplans, coupes et détails). Prix :\n1 2 RM.\nDER NEUE SCHULBAU IM IN- UND\nAUSLAND, par le Dr. ing. J, Vischer. Cet\nimportant ouvrage réunit les travaux les plus\nsignificatifs réalisés depuis la guerre, en ma-\ntière de bâtiments scolaires, surtout en Alle-\nmagne. mais aussi en Suisse, en Tchécoslo-\nvaquie, en Hollande, au Danemark, en\nFrance, etc. La dernière partie de 1 ouvrage\nprésente d'excellents documents relatifs à 76\nécoles typiques. Ce livre, de plus de 300 illus-\ntrations, est édité par J. Hoffmann, à Stutt-\ngart. Prix : 14.50 RM.\nONDERWIJS EN SCHOLENBOUW IN\nBELGIE EN NEDERLAND. Intéressant\npetit ouvrage dû à la collaboration de plu-\nsieurs écrivains, et édité par « De Sikkel »,\nà Anvers.\n\nEtudes techniques\nde construction.\nCONSTRUCTIE VAN GEBOUWEN, par\nle professeur J. G. Wattjes. Ce nouvel ou-\nvrage du critique hollandais porte principa-\nlement sur l'examen des bâtiments modernes\net de leur couverture en bois, fer et béton\narmé ainsi que sur les couvertures de tours\net la construction des coupoles, etc. Aux édi-\ntions Kosmos. Amsterdam. Prix : fl. 13.50.\nDER STAHLSKELETTBAU. mit Beriick-\nsichtigung der Hoch- und Turmhâuser, par le\nDr. ing. A. Hawranek. Cet important ouvrage\nsur la construction métallique comprend trois\nparties principales : élaboration des plans de\nconstruction en métal, charges et profils, plan-\nchers, murs et couvertures, applications à la\nmaison et au grand immeuble, etc. La seconde\npartie expose en détails les méthodes en usage\npour l'érection des constructions métalliques.\nEnfin, l'auteur traite le problème économique\ndu bâtiment d'acier, illustrant ses théories par\ndes exemples et des graphiques de spécialistes\nallemands et américains.\nCet ouvrage qui donne un aperçu très com-\nplet de l'état présent de la construction métal-\nlique. est édité par la firme berlinoise Julius\nSpringer.\nDER PRAKTISCHE STAHLHOCHBAU,\nM. Alfred Gregor. Le nouveau volume\nporte comme titre : « Stahlskeletthochhaus\nund Tràgerbau »; il comporte 330 pages, 344\nillustrations, et est édité par Hermann Meuser,\nBerlin XII. Prix : 43.20 RM.\n\nOuvrages techniques divers.\nAGENDAS DUNOD 1932. Ont paru récem-\nment les deux volumes suivants, qui intéres-\nsent spécialement les architectes et construc-\nteurs : « Bâtiment et Travaux publics »t\npar M. Aucamus, ing. E. C. P., et « Béton\narmé », par M. V. Forestier, ing. A. M. Aux\nEditions Dunod, Paris. Prix de chaque volu-\nme : 20 francs français.\nVAN GENDT S BOUWKALENDER, un\npetit livre pratique édité par L.-J. Veen, à\nAmsterdam. Prix : 3.25 fl.\nMODERNE HOUTEN TRAPPEN, par F.\nNijling. Edité par Ten Hagen's Uitgevers\nM aatschappij, La Haye. Prix : 3.50 fl.\nTRAITE DE CONDITIONNNEMENT\nDE L'AIR, calcul des tuyauteries, par Ed. Le-\ndoux, ing. E. T. P. Un volume de 274 pages,\n1 1 5 figures, 1 2 planche§. Librairie polytech-\nnique Ch. Béranger, Paris. Prix : 130 francs\nfrançais."}, {"page_pdf": 30, "page_imprimee": "144", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193205-01.1.30", "texte": "T E K H NÉ\n\nUrbanisation.\nWEST SURREY REGIONAL PLANNING\nSCHEME, intéressant rapport, illustré de\ncartes et de photos, présenté par la Commis-\nsion urbanistique du Surrey occidental. Edité\nà Londres, par Adams, Thompson et Fry.\n\nRevues.\nSTAVITEL, la revue mensuelle de l'Asso-\nciation des Architectes de Prague, con-\nsacre la majeure partie de son numéro 8\n(XIII- 1932) aux récents travaux d'un de ses\nrédacteurs, l'architecte J. Polasek. Ces tra-\nvaux, dignes de remarque, comprennent : un\ncomplexe de logements réduits, édifié à Brno,\nun ensemble d'immeubles à petits apparte-\nments, en construction à Krevolo Pôle, et un\nimportant quartier destiné aux employés de\nbanque, à Kosice. Tous ces travaux, construits\navec beaucoup de soin, méritent un examen\nattentif.\nSTAVBA, l'excellente revue que publie le\n« Klub Architektuv Praze » (Prague) repro-\nduit. en son numéro 6, quelques documents\nrelatifs à une récente construction de l'archi-\ntecte K. Hannauer, l'Hôtel-pension « Arosa »,\nédifié à Prague XVII. Dans ce même numéro,\nquelques travaux urbanistiques, et le projet\nd'école de J. Gillar, primé à un récent con-\ncours pour de nouveaux bâtiments scolaires.\nDAS WERK. Le numéro de mars, de la revue\nzurichoise, intéressera les architectes par une\ndocumentation photographique remarquable\nreproduisant des aspects et quelques détails du\nParthénon. Au sommaire du même numéro :\nLe conflit du nouveau Musée de Bâle; Quel-\nques récents bâtiments scolaires en Suisse; etc.\nLA TECHNIQUE DES TRAVAUX (n° de\nmars ). Signalons les constructions suivantes,\nanalysées ou commentées dans ce numéro : le\nBâtiment de la Conférence dite du Désarme-\nment. à Genève; la nouvelle piscine de Buda-\npest; un immeuble de bureaux à Liège, et\nquelques immeubles récents construits en\nFrance.\nLes ouvrages signalés dans notre rubrique\nbibliographique peuvent s'obtenir à la Librai-\nrie Dietrich et Cie, 10, Place du Musée, Bru-\nxelles.\n\nANNONCES\nLes abonnés de LA CITE peuvent béné-\nficier d une rubrique d'ANNONCES GRA-\nTUITES. Un maximum de 5 lignes, par\nannonce et par objet est fixé demandes et\noffres d'emploi, renseignements divers, cata-\nlogues, échanges, cession de cabinets, etc.\nEcrire au siège de la Revue : 10, place Loix,\nBruxelles.\nARCHITECTE ECLAIRAGISTE ayant des\ndispositions dans l'architecture lumineuse, est\ndemandé au Bureau d'Etudes Philips, LA\nLAMPE PHILIPS, 37-39, rue d Anderlecht,\nBruxelles.\nPrière faire offre en indiquant âge, préten-\ntions, références et photographie.\nDECORATEUR - ENSEMBLIER désirerait\ncollaboration avec architecte moderne. Ecrire\n19, avenue de Foestraets. Nel. Nice. Télé-\nphone : 44,55,47, Uccle.\nDESSINATEUR-ARCHITECTE ayant fait\nétudes d'architecte aux Beaux-Arts de Bru-\nxelles, 4 ans de pratique de bureau et chan-\ntiers dans études d'architectes et constructions\npersonnelles, cherche emploi chez architecte\nou entrepreneur pour demi-journée ou travail\nà domicile. Ecrire L. C. bureau du journal.\nDACTYLOGRAPHIE. Demoiselle\nexécute à domicile tous travaux de copie :\ncahiers des charges, rapports, expertises, etc.\nRapidité - Soin - Prix avantageux\nG. Halloy, 9, av. des Aquarellistes, Auderghem\nDISPONIBLES. Les clichés ayant paru jus-\nqu'à ce jour dans « La Cité » peuvent être\nempruntés au tarif de 30 centimes le cm2.\nEcrire au siège de la Revue.\nTRADUCTIONS techniques, en français,\nnéerlandais et allemand —. Ecrire au Bureau\nde la Revue sous initiales G» K. (Gand )."}, {"page_pdf": 31, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193205-01.1.31", "texte": "I*4 El? E.J.VAN DE YEN\npréaenlenh ,\nen matériaux de choix,\n\\e/> élément\nV\n%\npour\ni' ÉQUIPEMENT rationnel\neh économique de vo-d\nCUISINES\n>9, rue Léopold, Bruxelles, tél. iz 81. iz"}, {"page_pdf": 32, "page_imprimee": "couv. 4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193205-01.1.32", "texte": "LA CITE * TEKHNE\nles plus importa sites\nrevues belges\ntecture, d'urbanisme et\nd'art public - les plus\nactuelles - les mieux\ndocumentées.\nSiège i Bruxelles, 10 Pl. Lobe"}]}