{"numero_id": "bm-bmtnaac-1933-03-01", "volume": "bmtnaac_1933-03_01", "ocr_sha256": "d93201c4517648ec99e3f2fbedc4cfdd1fa1e0503a61fee9db1c2a1da9a2a2bf", "source_tei": "https://github.com/Princeton-CDH/bluemountain-transcriptions/blob/main/periodicals/bmtnaac/issues/1933/03_01/bmtnaac_1933-03_01.tei.xml", "source_mets": "https://github.com/pulibrary/BlueMountain/blob/main/metadata/periodicals/bmtnaac/issues/1933/03_01/bmtnaac_1933-03_01.mets.xml", "url_numero": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193303-01", "articles": [{"article_id": "bm-bmtnaac-1933-03-01-c001", "article_bluemountain": "bmtnaac_1933-03_01#c001", "volume": "bmtnaac_1933-03_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 1", "page_fin": "couv. 1", "image_debut": 1, "image_fin": 1, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193303-01.2.1", "titre_corps": "Sommaire:", "titre_sommaire": "Sommaire:", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 1, "page_imprimee": "couv. 1", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193303-01.1.1", "debut_caractere": 110, "fin_caractere_exclue": 635, "texte": "Sommaire:\n• Le Prix Van de Ven 1933 :\nL'Ecole de Marine de l'Etat à Ostende.\n(Architecte : P. 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Van de\nVen; c'est pourquoi nous nous réjouissons particulière-\nment des résultats du Prix 1933 qui marquent, cette fois\nencore, un progrès sur les attributions des précédentes\nannées. Nous nous plaisons aussi à constater qu'une réali-\nsation, dont la portée dépasse le cadre de l'architecture\ndomestique privée, emporte, pour la première fois depuis\nI existence du Prix Van de Ven, la toute première place.\nEt nous en félicitons le jury.\nOn se souvient que « La Cité » a consacré, dans son\nhuitième volume (N° 8), un article illustré exposant les\nlignes essentielles du problème résolu ingénieusement\npar l'architecte Verbruggen. Nous ne croyons pas devoir\ny revenir.\nNous nous bornerons à rappeler que c'est à la suite du\nconcours public, organisé en 1930 par le Ministère des\nTransports, que P. Verbruggen, lauréat, fut chargé de\nl'édification de l'Ecole de Marine d'Ostende.\nL'implantation du bâtiment est heureusement résolue; la\ndistinction des divers services nettement établie. Les\néléments essentiels ventilation, éclairage naturel,\norientation, réduction des dégagements ont été\ndéterminés avec soin.\nL'exécution soignée de la construction ne manquera pas\nd'étonner si l'on sait que l'ensemble des travaux, y com-\npris l'installation du chauffage, n'a guère dépassé un mil-\nlion et demi, dont 250,000 francs environ pour les fonda-\ntions.\nLe mode de construction adopté, tient compte de l'état\ndu sol qui ne peut être trop lourdement chargé : ossature\nen béton armé, murs extérieurs en deux parties distinctes,\nmaçonnerie en briques « Belvédère » vers le dehors (sur\népaisseur d'une demi-brique), plaques de « bims » vers\nle dedans."}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "66", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193303-01.1.4", "debut_caractere": 162, "fin_caractere_exclue": 1804, "texte": "Les quatre autres œuvres primées au Concours Van de\nVen 1933 sont quatre habitations. Trois d'entre elles sont\nconnues de nos lecteurs, particulièrement l'habitation\nd'Auderghem (architecte L.-H. de Koninck) dont nous\navons déjà souligné le grand intérêt (« La Cité », N° I,\nvol. XI).\nTous ces travaux élèvent singulièrement le niveau du Prix\nVan de Ven, et l'exposition tenue ces jours derniers au\nPalais des Beaux-Arts le démontre clairement.\nOn trouvera ci-après le rapport élaboré par l'architecte\nJ. De Ligne, président de la S. C. A. 8., ainsi que le pro-\ncès-verbal de la session 1933.\nRAPPORT\nUn trop grand nombre d'oeuvres et surtout parmi celles\nexécutées en Province révèlent des fautes de goût, de\nproportion et même de technique constructive. Elles\ndénotent un manque de formation et une mauvaise com-\npréhension de l'architecture nouvelle.\nD'autres accusent un formalisme dangereux et un manque\nde simplicité, de raisonnement et de sincérité qui les\néloignent des principes essentiels de l'architecture saine\net fonctionnelle que le Prix Van de Ven tend à dévelop-\nper et à propager en Belgique.\nMalgré de très belles qualités, certaines oeuvres ont été\néliminées parce qu'elles ne répondaient point à l'esprit\ndu Prix Van de Ven qui a été créé pour couronner la meil-\nleure oeuvre d'architecture moderne.\nLes oeuvres primées précisent parfaitement la doctrine\nnouvelle de l'architecture et dans une très belle simplicité,\nfaite d harmonie et de raison, leurs auteurs ont répondu\ntrès heureusement aux divers problèmes qui leur avaient\nété posés.\n\nSigné: J. DE LIGNE,\nPrésident de la Société Centrale\nd'Architecture de Belgique."}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "67", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193303-01.1.5", "debut_caractere": 205, "fin_caractere_exclue": 2697, "texte": "PROCES-VERBAL\nLe iury s'est réuni le mardi 14 février 1933,\nà 10 heures. Il comprend :\nM. Fr. Blockx, représentant la Société\nRoyale des Architectes d'Anvers;\nM. V. Bourgeois, représentant la Société\nBelge des Urbanistes et Architectes Mo-\ndernistes;\nM. O. Carpet, représentant l'Association\ndes Architectes de Charleroî;\nM. De Ligne, représentant la Société Cen-\ntrale d'Architecture de Belgique;\nM. J. Haché, représentant la Société des\nArchitectes de la Flandre Orientale;\nM. J. Leclercq, représentant l'Association\ndes Architectes de Bruxelles.\nLe délégué de l'Association des Architec-\ntes de Liège, M. Moutschen, n'a pu pren-\ndre part aux délibérations du jury.\n84 oeuvres sont soumises à son examen.\nLe jury procède à trois éliminations succes-\nsives.\nSont éliminés : au premier tour : 42 œu-\nvres; au second tour : 32 œuvres; au troi-\nsième tour : 5 œuvres.\nRestent en présence les œuvres des archî-\ntectes de Koninck, Obozinski, Vanden\nBroeck, Van Nueten et Verbruggen.\nil procède au vote qui donne le classement\nsuivant :\nPrix de 5,000 francs :\nŒuvre NQ 80 de M. P. Verbruggen, ar-\nchitecte à Bruxelles.\nClassée cinq fois première et une fois\ndeuxième.\nTotal : 7 points.\nI' Mention de 2,000 francs :\nŒuvre NQ 65 de M. L. de Koninck, ar-\nchitecte à Bruxelles.\nClassée cinq fois deuxième et une fois\ntroisième.\nTotal : 13 points.\n2' Mention de 1,500 francs :\nŒuvre Na 2 I de M. Vanden Broeck, ar-\nchitecte à Anvers.\nClassée une fois première, trois fo:s troi-\nsième et deux fois cinquième.\nTotal : 20 points.\n3\" Mention de 1,000 francs :\nŒuvre N° 8 de M. J. Obozinski, archi-\ntecte à Bruxelles.\nClassée six fois quatrième.\nTotal : 24 points.\n4 Mention de 500 francs :\nŒuvre NQ 43 de M. Van Nueten, archi-\ntecte à Bruxelles.\nClassée deux fois troisième et quatre\nfois cinquième.\nTotal : 26 points.\nM. J. De Ligne a accepté la mission de\nrapporteur.\n(Communiqué.)\nEn même temps qu'avait lieu l'attribution\ndu Prix Van de Ven 1933, une exposition\nrétrospective des oeuvres primées aux cinq\nconcours précédents, était organisée au\nPalais des Beau-Arts de Bruxelles. Cette\nexposition est certes un bel encourage-\nment, car elle montre dans la sélection des\ntravaux une progression réelle d'année en\nannée. On y voit aussi que la généreuse\ninitiative de M. Van de Ven ne cesse pas\nd'être efficace.\nPour mémoire nous rappelons les noms des\nlauréats des cinq concours précédents :\nA. Pompe (1928), Smekens et Vandervoort\n(1929), E. Taeiemans (1930), G. Hendrix\n(1931) et R. 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Hannauer, ing.\n\nLe bâtiment dont nous publions ci-contre quelques vues,\nplans et détails, est d'un type peu courant, dans nos pays;\nsous cette forme, c'est également la seule réalisation\nde ce genre que connaisse jusqu'à présent la Tchéco-\nslovaquie.\nCet essai, à échelle réduite, d'habitation collective offre\nnéanmoins un intérêt certain, autant par la précision\napportée dans le problème technique de la construction,\nque par le parti judicieux tiré de l'étude du logement\nminimum, de son aménagement, son équipement et sa\nrelation avec les services communs.\nL'Hôtel-pension AROSA, dont l'auteur est un jeune\narchitecte tchèque, Karel Hannauer, ing., est la réalisation\ndu programme suivant : au rez-de-chaussée surélevé, hall\nd'entrée, escalier et ascenseur, salles communes (buffet,\nsalle de lecture) et quatre logements-types. Quatre éta-\nges, de six logements chacun, portent donc à vingt-huit\nle nombre total des petits appartements, tous semblable-\nment aménagés et équipés. En sous-sol, les locaux de ser-\nvices généraux : cuisine, buanderie, séchoir et repassage.\nLe terrain, assez exigu (18.50 x 18.20), dont disposait\nl'architecte, a nécessité une étude complexe de la\ndimension des logements et du système de construction.\nVoici, au sujet de ce système, quelques renseignements\nque complétera l'examen des plans et détails reproduits\nci-contre :\nL'ossature du bâtiment est en béton armé, reposant sur\nle sol par le moyen d'un radier. Sous le niveau des sous-\nsols se trouvent des galeries d'accès aux canalisations. Le\ncloisonnement extérieur se compose de blocs « Isostone »\nrevêtus de plaques isolantes « Olcedyt ». Le cloisonne-\nment intérieur, en parois minces, est du type « Hodo ».\nLes logements sont isolés contre la transmission du son à\nla fois horizontalement et verticalement, suivant un pro-\ncédé primé à un récent concours organisé par une Com-\nmission technique d'Allemagne (cfr. Illustration 160).\nLe problème de la ventilation a été lui aussi étudié en\ndétail. Un système de doubles-plafonds est aménagé dans\ntous les locaux de services, créant des gaînes de ventila-\ntion horizontale, lesquelles débouchent dans des aéras\nverticaux desservant tous les logements. (Cfr. plans 159\net 161.) Les gaines horizontales sont construites au moyen\nde plaques « Olcedyt » isolantes.\nTous les châssis de fenêtre (système breveté «Aéro») sont\nmétalliques; les portes sont en contreplacage « Arbor ».\nL architecte avait conçu divers locaux à usage commun,\nen créant au rez-de-chaussée un niveau intermédiaire\n(salle de récréation, isolement de malade, douches); ces\ndétails cnt ete refuses par la Commission de régularisa-\ntion de Prague, laquelle invoquait des motifs dénués de\nfondement.\nVoici la description d'un logement-type de l'Hôtel-pen-\nsion AROSA :\nVestibule d'entrée, avec armoire-vestiaire; W.-C. et ar-\nmoire-cuisine d une part (ce réduit comporte essentielle-\nment un fourneau au gaz); d'autre part, la toilette-salle de\nbain, extrêmement réduite, chauffe-bain électrique. Tous"}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "69", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193303-01.1.7", "debut_caractere": 143, "fin_caractere_exclue": 595, "texte": "ces petits locaux, traités nettement comme accessoires de\nla cellule proprement dite, occupent un rectangle de\n3 m. 60 x 2 m. 30 environ. La chambre, en façade (l'im-\nmeuble fait face à un vaste parc) couvre un espace de\n6 m. 50 x 3 m. 60 environ; son équipement comporte :\narmoires, deux lits, table fixe et siège devant la fenêtre;\ncelle-ci s'ouvre sur toute la largeur du local et donne\naccès àun balcon (cfr. illustrations I 57, 158 et 161, p. 70)."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1933-03-01-c017", "article_bluemountain": "bmtnaac_1933-03_01#c017", "volume": "bmtnaac_1933-03_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "68", "page_fin": "68", "image_debut": 6, "image_fin": 6, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193303-01.2.3.1", "titre_corps": "152. La façade principale des logements.", "titre_sommaire": "152. La façade principale des logements.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 6, "page_imprimee": "68", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193303-01.1.6", "debut_caractere": 3060, "fin_caractere_exclue": 3100, "texte": "152. La façade principale des logements."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1933-03-01-c018", "article_bluemountain": "bmtnaac_1933-03_01#c018", "volume": "bmtnaac_1933-03_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "69", "page_fin": "69", "image_debut": 7, "image_fin": 7, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193303-01.2.3.2", "titre_corps": "153. Hôtel-pension \" Arosa\". 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Verwilghen, a\nsouligné ici même (voir n I) les nombreu-\nses lacunes du programme.\nPresqu'en même temps, l'organe de la\nSociété Royale des Architectes d'Anvers\n(K. M. B. A., n 10) publiait une importante\nétude de Gérard De Ridder, président de\nla Commission d'Urbanisme de cette So-\nciété et membre du Jury auquel sera con-\nfié le jugement du Concours.\nConfirmant nombre d'objections soulevées\npar notre collaborateur, M. De Ridder con-\nstate que le Centre du Grand-Anvers s'est,\nde même que celui de bien des villes,\nsouvent déplacé et qu'il s'est toujours\néloigné de l'Escaut. « Aussi, dit-il, même à\n» présent que la ville s'étend si considéra-\n» blâment, il n'existe pas de motifs d'amé-\n» nager de nouveaux quartiers sur la rive\n» gauche, étant donné que durant nombre\n» d'années encore les quartiers créés sur\n» la rive droite seront préférés aux loca-\n» lités isolées situées à l'ouest de la ville. »\nM. De Ridder ajoute :\n« Des projets d'avenir sont sans nul doute\n» utiles et prudents, mais il aurait évîdem-\n» ment été encore plus utile et plus natu-\n» rel de dresser ce plan d'aménagement\n» avant de construire les tunnels et avant\n» de combler le fort de Sainte-Anne; on\n» aurait pu trouver des solutions permet-\n» tant le maintien du fort et prévoyant,\n» pour les tunnels, d'autres sorties adap-\n» tées à un aménagement plus avantageux,\n» meilleur et plus beau. »\nM. De Ridder est d'avis que les terrains de\nla rive gauche ne conviennent pas à des\ninstallations industrielles ou maritimes et\ndoivent donc être réservés à des quartiers\nd'habitation, de récréation et d'amuse-\nment. « Mais, ajoute-t-il, nous avons quel-\n» que crainte que ces quartiers d'habita-\n» tion n'auront que peu de succès s'il n'y\n» vient quelques avantages ou attraits nou-\n» veaux. Actuellement, les terrains de la\n» rive gauche n'en offrent aucun, car la\n» présence d'une grande voie de commu-\n» nication peut difficilement passer pour\n» un avantage de cette nature.\n» Nous n'y découvrons, au contraire qu'un\n» terrain désert entouré de trois côtés par\n» l'Escaut et sans relations avec la ville\n» dont il devrait faire partie (sauf un trou\n» de taupe de 9 m.). On doit reconnaître\n» que cela n'est pas très attrayant, d'au-\n» tant plus qu'on n'y trouve point non plus,\n» d'avantages économiques. » Les quar-\ntiers de la rive gauche constitueront, en\nréalité, une petite ville indépendante :\n« Mais on ne peut faire surgir du sol, par\n» un coup de baguette, une pareille ville\n» à côté d'une autre déjà existante qui\n» possède tous les éléments d'attrait et\n» offre assez de facilités de logement. »\nM. De Ridder publie, en annexe de son\nétude, un projet (dont nous donnons une\nreproduction réduite) dressé par la Com-\nmission d'Urbanisme de la K. M. B. A.\nComme plusieurs architectes ont eu con-\nnaissance de ce plan, la Commission a\nestimé qu'il était de son devoir de le ren-\ndre public afin de mettre tous les con-\ncurrents sur le même pied et d'éviter tout\nmalentendu.\nNous sommes heureux de trouver sous la\nplume de M. Gérard De Ridder, qui com-\nmente longuement ce projet, les réflexions\nsuivantes :\n« Ce serait une erreur de recourir pour\n» cet aménagement aux méthodes péri-\n» mées : la forme des quartiers de la rive\n» gauche ne doit avoir aucun rapport\n» avec la ville existante et peuvent donc\n» être aménagés suivant les conceptions\n» les plus modernes.\n» Pour des raisons d'ordre économique et\n» technique, la construction de petites ha-\n» bitations sera l'exception sur la rive\n» gauche : la construction en grande série\n» et les édifices publics y occuperont la\n» principale place avec les parcs et les\n» lieux de divertissement.\n» Quand il s'agit de constructions en série,\n» l'hygiène impose des conditions spécia-\n» les pour l'orientation des rues d'habita-\n» tion : leur direction doit être Nord-Sud...\n» A la vue d'un plan régulier d'aucuns\n» s'effrayeront peut-être de la soit-disant\n» monotonie américaine, mais nous pou-\n» vons les tranquiliser en leur assurant\n» qu'un plan de ville bien ordonné n'ex-\n» clut pas le pittoresque. Ceux qui jugent\n» un plan d'aménagement uniquement\n» d'après le tracé des rues et places publi-\n» ques, doivent encore apprendre les pre-\n» miers principes de l'Urbanisme : un plan\n>. aux formes simples, une fois réalisé peut\n» former une ville agréable et inversement\n» un plan recherché peut conduire à une\n» ville banale si la conception et l'exécu-\n» tion de la Ville Nouvelle n'a pas été\n» étudiée en même temps en plan et en\n» élévation, ce qui malheureusement a,\n» jusqu'à présent, toujours été le cas chez\n» nous, à quelques exceptions près.\n» Bâtir une ville, ce n'est pas seulement\n» percer des rues conformément à un plan"}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "72", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193303-01.1.10", "debut_caractere": 122, "fin_caractere_exclue": 5499, "texte": "» bien ou mal tracé, c'est réaliser une\n» conception qui fera de l'organisme vi-\n» vant que constitue la ville moderne, un\n» tout harmonieux. Conçu avec enthou-\n» siasme et réalité, avec amour, l'aména-\n» gement d'un nouveau quartier ou d'une\n» nouvelle ville constitue une des expres-\n» sions les plus hautes de la pensée hu-\n» maine et de la sensibilité artistique. »\nA l'étranger également c'est tout natu-\nrel puisqu'il s'agit d'une joute internatio-\nnale des critiques se sont fait jour à\nl'égard du Concours d'Anvers.\nDans le n 47 de l'organe officiel du\nB. N. A., le « Bouwkundig Weekblad-Archi-\ntectura », on peut lire : « A la Commission\n» (hollandaise) permanente des Concours\n» et dans d'autres milieux encore on s'est\n» élevé contre le programme. Une des ob-\n» jections les plus graves c'est que les\n» organisateurs du concours ne respectent\n» pas les droits d'auteurs des concurrents\n» et se réservent le droit d'acheter pour\n» la somme de 7,500 francs tous les pro-\n» jets primés et même d'autres, pour s'en\n» servir comme bon leur semble sans con-\n»suer I auteurs.\n» Fort suspect également l'art. 6 du pro-\n» gramme quî autorise les concurrents\n» d'introduire comme bon leur semble\n» d'autres plans, dessins et documents que\n» ceux demandés (alors qu'à cet égard le\n» programme est déjà très exigeant puis-\n» qu'il demande en plus des plans d'ur'ba-\n» nisation proprement dits des croquis\n» des édifices publics et principaux batî-\n» ments (?).\n» D'autre part, on permet aux concurrents,\n» afin de rendre leurs idées plus compré-\n» hensibles, de donner des vues perspec-\n» tives de l'ensemble ou d'une partie de\n» leurs projets.\n» Enfin, n néglige de fournir une adresse\n» permettant aux concurrents de poser des\n» questions; les plans soumis au jury ne\n» sont pas assurés contre les risques.\n» Etant donné ces lacunes, le Bond Neder-\n» landsche Architecten s'efforce, d'accord\n» avec d'autres organismes, d'obtenir des\n» améliorations au programme. »\nLa revue « L'Emulation » consacre pres-\nqu'intégralement son n\" I I (novembre\n1930), qui vient seulement de nous parve-\nnir, à l'Exposition qui eut lieu au Palais des\nFêtes de la ville d'Anvers et dont nous\navons également rendu compte.\nLa conférence de M. De Heem, secrétaire\nde la Commission d'étude pour l'aménage-\nment de l'agglomération anversoise, consti-\ntue une énumération très sèche, disons\nadministrative, de l'activité de cette Com-\nmission. Elle serait de peu d'intérêt si elle\nn'était accompagnée de quelques très\nbonnes reproductions de plans qui étaient\nexposés à Anvers, entre autres de ceux\nfigurant les parcs du Grand-Anvers et les\nartères de grande communication proje-\ntées.\nUn interview que le journal « La Métro-\npole » a pris à M. Schobbens, greffier pro-\nvincial, nous met au courant de quelques\ndétails du programme d'urbanisation.\nLa contribution la plus intéressante est le\ncompte rendu, malheureusement condensé\nen une page, d'une conférence que M. Fio-\nns Prims, l'archiviste de la ville, a consa-\ncrée à « l'Escaut à travers les Ages ».\nL'Escaut a fait Anvers. Le sort de la ville\na toujours été et reste conditionné par\ncelui du fleuve. Il y eut périodiquement au\ncours des temps, des périodes de prospé-\nrité; mouvements de marée créant une\nbrise printanière qui souffle sur toute la\ncommunauté anversoise. Il en a été ainsi\nau XIIIe, au XVIe et aux XIX-XXe siècles.\nMais si nous donnons au port du XIIIe siècle\nune valeur-index de 100, nous devons écrire\n1000 pour le XVIe et 10000 pour le XIXe.\nLe savant archiviste analyse successive-\nment ces périodes d'apogée.\nLa Société Belge des Urbanistes et Archi-\ntectes Modernistes [S. B. U. A. M.) s'est,\nelle aussi, émue des conditions dans les-\nquelles ce concours était organisé. En son\nnom et au nom d'autres organismes profes-\nsionnels elle a insisté auprès des organisa-\nteurs du concours pour que le programme\nen soit amendé. A la suite de ces démar-\nches I'IMALSO a adressé, le 12 novembre\n1932, à la S. B. U. A. M. la lettre qui suit :\nMessieurs. Donnant suite aux désiderata\nque vous avez exprimés dans l'entretien de\nvos délégués avec MM. les Ingénieurs en\nChef-Directeurs De Heem et Thonet, et\nqui sont décrits dans la note remise à ces\nderniers, j'ai l'honneur de vous faire part,\nau nom du Conseil d'Administration, de ce\nqui suit :\nI 0 que le plan complet dont il est question\nà l'art. I ne devra comprendre que le plan-\nterrier et les profils en travers des routes,\nà l'exclusion des systèmes d'égoûts, de pa-\nvage, etc.;\n2° que les amateurs peuvent obtenir dans\nies bureaux des Services du Port et de Pro-\npagande de la Ville, une carte montrant\nl'extension du port d'Anvers;\n3° qu'une certaine latitude est laissée aux\nconcurrents, en ce qui concerne les ave-\nnues CD et EF, lesquelles sont indiquées au\nplan comme étant « sujettes à variations »;\nque cependant il convient de tenir compte,\nen ce qui concerne l'avenue AB, que des\ntravaux de remblai du polder, d'après ce\ntracé, sont en voie d'exécution;\n4° que, quel que puisse être l'usage dans\ndes concours semblables, le Conseil d'Ad-\nministration ne désire pas apporter de mo-\ndifications, ni dans la composition du jury,\nni dans la façon de désigner des membres-\nremplaçants du jury.\nVeuillez agréer, Messieurs, l'expression\nde mes sentiments très distingués.\nAu nom du Conseil d'Administration\nde l'lmalso : Le Président-Gouverneur\nde la province d'Anvers,"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1933-03-01-c029", "article_bluemountain": "bmtnaac_1933-03_01#c029", "volume": "bmtnaac_1933-03_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "72", "page_fin": "72", "image_debut": 10, "image_fin": 10, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193303-01.2.4.2", "titre_corps": "163-164. 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Les obligations que\nla Cité leur remettrait et celles qui seraient\nsouscrites en espèces par eux seraient of-\nfertes aux Etats-Unis en amortissement, à\ndue concurrence des sommes éventuelle-\nment dues. Ainsi les Etats-Unis, qui possè-\ndent déjà de grands établissements à An-\nvers même, seraient intéressés à coopérer\nà la Cité Mondiale. L'Allemagne, en con-\ntre partie de ses réparations, ferait aussi\nles apports en nature à la Cité. Celle-ci\nserait conçue comme un grand centre de\ncoopération internationale pour la vie éco-\nnomique et intellectuelle. Les obligations\nremises aux Etats-Unis auraient la valeur\nde celles d'une corporation self supporting\net toutes difficultés de transfert seraient\névitées.\nLes événements internationaux ont mainte-\nnant déroulé la chaîne de leurs causes et\nde leurs effets et rendu plus valable que\njamais le faisceau des motifs qui justifient\nla création de la Cité Mondiale : C'est la\ncrise qui perdure, l'imbroglio des dettes\ninternationales, la faiblesse croissante de\nl'organisme de Genève, la nécessité de\nfaire dominer les problèmes politiques par\nles problèmes économiques et intellectuels.\nD'autre part, pour Anvers, c'est la réper-\ncussion de ces événements sur l'état an-\ngoissant de son port. A quoi lui aura servi\nd'établir son port magnifique si la struc-\nture autarchique apportée à la vie écono-\nmique en fait l'instrument d'un ordre de\nchoses qui serait désormais périmé. Anvers\navec ses 33 kilomètres de quais et sa gare\nmaritime aux 800 kilomètres de voies, ne\npeut vivre de la Belgique seule et encore\nmoins d'une Belgique « contingentée ».\nLa ville d'Anvers dépend de son port,\ncelui-ci dépend d'un monde à base de coo-\npération et d'échange. Puisque les gouver-\nnements sont occupés ailleurs par des pro-\nblèmes militaires, douaniers, financiers,\nsociaux, n'y aurait-il pas un acte magnifi-\nque, grandiose, historique de la part d'une\nCité comme Anvers, de poser, elle, le\nproblème devant le monde d'une double\nmanière : un appel angoissant en faveur\nde l'échange économique plus libre dans\nle monde et la proposition pratique d'éta-\nblir chez elle un centre mondial, actif et\nefficient pour l'échange et la coopération.\nAnvers était déjà « mondiale » au XVI siè-\nCle et sa Bourse, institution nouvelle pour\nl'époque, y remplissait une fonction inter-\nnationale. Pourquoi ce qui a été ne pour-\nrait-il plus être, en y apportant les trans-\nformations qu'impose la vie universelle de\nnos jours?\nOn pourrait conjuguer les trois occasions\nde l'aménagement de la rive gauche, du\nrèglement des dettes américaines, des\ngrands travaux pour utiliser les chômeurs.\nI. LA RIVE GAUCHE : Voici que loin de\nse replier sur elle-même par ces temps de\ncrise et de grisailles, Anvers appelle les\narchitectes de partout à l'aider à aména-\nger la rive gauche de l'Escaut. Quel émo-\ntionnant optimisme, quelle leçon aux « neu-\nrasthéniques », aux paresseux, aux hommes\nde peu de foi. Voilà l'occasion locale de\nréaliser à la Tête de Flandre la Cité Mon-\ndiale.\n11. L'AMERIQUE : Voici que les Etats-Unis\ndemandent à régler le problème des det-\ntes séparément avec chacun de leurs débi-\nteurs et sur la base de compensation. Voilà\nl'occasion de proposer, comme compen-\nsation, les avantages à tirer de la Cité\nMondiale. Il serait offert aux Etats-Unis\nde réaliser celle-ci en commun de manière\nqu'elle puisse devenir, pour l'Amérique,\nune sorte de base économique et morale\nen Europe; les sommes que la Belgique\nreconnaîtrait lui devoir, elle commencerait\npar les verser à la Cité Mondiale contre"}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "74", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193303-01.1.12", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1121, "texte": "des obligations de celle-ci et elle remet-\ntrait ensuite ces obligations, à due concur-\nrence au Gouvernement américain. Ainsi,\nrépétons-le, il n'y aurait pas de transfert\nperturbateur et de ces dettes néfastes,\nnées de la néfaste guerre, sortirait au\nmoins quelque bien commun pour tous.\n111. LES CHOMEURS : Voici enfin qu'on\nse rend compte que mieux vaudrait em-\nployer en travaux les sommes versées dans\nle gouffre des indemnités de chômage. Il\ny a en élaboration un Plan Européen de\ngrands travaux. On l'étudié à Genève.\nDelaisi et ses amis y ont attaché leurs\nnoms. Voilà l'occasion de faire inclure les\ntravaux de la Cité Mondiale parmi les tra-\nvaux utilitaires et non concurrents, travaux\nproductifs aussi; indirectement, c'est évi-\ndent, mais directement aussi, car une fois\nérigée en autonomie administrative et fis-\ncale et devenue siège principal ou succur-\nsale des grandes compagnies et des grands\ntrusts internationaux, la Cité Mondiale\ntrouverait dans ses impôts locaux, en même\ntemps que dans la plus-value de ses ter-\nrains les ressources nécessaires à l'intérêt\net à l'amortissement de ses obligations."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1933-03-01-c033", "article_bluemountain": "bmtnaac_1933-03_01#c033", "volume": "bmtnaac_1933-03_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "74", "page_fin": "74", "image_debut": 12, "image_fin": 12, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193303-01.2.5.1", "titre_corps": "167. 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Le linoléum\ndans l'habitation moderne\nAutrefois, les artisans et les artistes parti-\ncipaient séparément à la décoration d'un\nintérieur sans qu'une même pensée soit\nappelée à coordonner leurs efforts.\nDe nos jours, il est d'un usage courant de\nconfier le soin de la conception décora-\ntive et la direction des travaux à un\narchitecte-décorateur qui agit\nalors comme ensemblier.\nDans ce cas, le même artiste préside au\nchoix et au dessin des meubles, il déter-\nmine la nature et la couleur des revête-\nments des planchers et des murs, il har-\nmonise les moindres détails d'appareillage\nélectrique ou sanitaire, afin que tous les\néléments d'un intérieur concourent à la\nréalisation d'un ensemble décoratif.\nIl est évident que dans une réalisation de\nce genre, le revêtement du sol prend une\ngrande importance et un sens nouveau.\nL'harmonie des couleurs, la qualité et l'as-\npect de la matière qui recouvre les plan-\nchers et les murs sont des facteurs qui\npeuvent influer très heureusement sur le\nrésultat d'une composition décorative et\nassurer son succès. Le linoléum offre\nà I ensemblier des possibilités inconnues\nauparavant : les couleurs vives des unis,\nla variété des dessins des inla i d s , la\nbelle matière des flie s e n \" sont au-\ntant d éléments dont il peut tirer un parti\nintéressant.\nIl ne faut pas oublier que le plancher est\nla seule surface horizontale de l'habitation\noù la couleur puisse intervenir.\nSur le linoléum la marche est aisée et\nassourdie ; ses qualités hygiéniques, sa\nfaculté de ne pas retenir la poussière, son\ninsonorité, sa facilité d'entretien, en font\nnon seulement un élément précieux de\nl'intérieur élégant, mais portent encore\nI architecte a I employer dans toutes les\npièces d'un appartement.\nLa construction des habitations modernes\npour toutes les classes de la société\nest un problème qui préoccupe les archi-\ntectes du monde entier.\nII est reconnu, à l'heure actuelle, que le\nlinoléum est le revêtement le plus indiqué\nde tout appartement sain et confortable.\nSes propriétés et ses aspects variés per-\nmettent à l'architecte d'améliorer les con-\nditions hygiéniques et l'agrément de l'inté-\nrieur moderne.\n9. Le linoléum\ndans les hôpitaux\nLe revêtement des planchers des hôpitaux,\ndes sanatoria, et des maisons de conva-\nlescence doit avant tout être hygiéni-\nque.\nDe nos jours, l'emploi du linoléum est géné-\nralise dans la construction des hôpitaux\nnouveaux et dans la réfection des hôpitaux\nanciens.\nCette préférence est justifiée par des\nrecherches nombreuses qui ont défini les\npropriétés hygiéniques de ce matériau :\n1 Le linoléum est pratiquement sans\njoints;\n2 La facilité de nettoyage permet un\nentretien rapide;\n3 Le raccordement des planchers et des\nmurs est réalisé sans difficulté au moyen\nde pièces façonnées qui assurent égale-\nment le revêtement commode des angles\ntant saillants que rentrants;\n4 Par suite de la présence de la linoxyne\nle linoléum peut être consi-\ndéré comme un agent nette-\nment bactéricide.\nLes recherches poursuivies par les docteurs\nBitter (de Kiel) et Lehmann, directeur de\nI Institut d hygiène de ainsi\nque par les professeurs italiens Mazzetti et\nSepilli et autres ont confirmé cette pro-\npriété essentielle du linoléum."}, {"page_pdf": 13, "page_imprimee": "75", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193303-01.1.13", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1953, "texte": "L'âge du revêtement n'atténue pas\ncette qualité d'importance capitale au\npoint de vue hygiénique : des cul-\ntures de bactéries déposées\nsur le sol sont détruites\naprès quelques heures.\nCette propriété particulière au\nlinoléum en fait un auxiliaire précieux\ndes médecins qui l'apprécient et le recom-\nmandent sans réserve;\n5' Les couleurs agréables du linoléum\ncréent une atmosphère bienfaisante dans\nles hôpitaux et ont une influence heureuse\nsur le moral des malades;\n6 Le linoléum ne refroidit pas les pieds;\n7° Enfin le linoléum possède des qualités\nd'isolant acoustique très appréciées dans\nun hôpital.\nEn effet, si le silence est un élément de\nconfort dans l'habitation, il est une con-\ndition indispensable au travail intellectuel,\nune besoin impérieux pour le convalescent\net une nécessité absolue pour le malade.\nEn ce qui concerne l'isolation acoustique,\nle chapitre 7 (p. 36, n° 2), précise les qua-\nlités particulières des différentes sortes de\nlinoléum.\nDans un hôpital, l'emploi du linoléum ne se\nlimite pas au revêtement des sols, il est\nencore appliqué couramment sur les murs,\nles portes et les meubles.\nOn utilise alors la lincrusta lisse\net le linoléum pour meubles.\nCes deux produits sont lavables.\nLes portes sont étudiées spécialement\nau point de vue de l'isolation acoustique.\nElles sont constituées de matériaux diffé-\nrents juxtaposés et recouvertes de linoléum\nsur les deux faces.\nLes meubles se composent de panneaux de\nbois contreplaqués montés sur des cadres\net revêtus de linoléum. Ils sont lavables et\nrépondent ainsi à toutes les exigences de\nl'hygiène.\nLes pieds des lits doivent être munis de\nbases élargies, répartîssant le poids sur le\nplancher et ne laissant pas d'empreintes\nsur le linoléum.\n(A suivre.)\nLe dernier chapitre de cette étude sur le\nlinoléum traitant de I 'aménagement des\nconstructions scolaires, nous le réservons\naux numéros spéciaux que nous préparons\nactuellement sur ce problème de haut inté-\nrêt."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1933-03-01-c035", "article_bluemountain": "bmtnaac_1933-03_01#c035", "volume": "bmtnaac_1933-03_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "75", "page_fin": "75", "image_debut": 13, "image_fin": 13, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193303-01.2.6.1", "titre_corps": "168. 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C. Duesberg, l'amusante chronique que\nvoici : l'humour ne dispense pas de ré-\nflexion sérieuse et s'accommode parfaite-\nment des tâches de l'architecte moderne.\n\nACADEMIE ROYALE DE BELGIQUE\nBulletin de la Classe des Beaux-Arts XIV.\n1932.\nUne étude de M. Paul Jaspar.\n\"Un vieux chandelier d'une époque décriée.\"\n\n\" L'inélucfable beauté qui Drvoient\ndu but parfaitement atteint. \"\n•'Xnt'ciantîons.\nL'architecte Paul Jaspar, membre de l'Aca-\ndémie, vient de publier dans le Bulletin de\nla Classe des Beaux-Arts de l'Académie de\nBelgique, une étude intitulée \" Un vieux\nchandelier d'une époque décriée\nCette étude se présente au premier abord\ncomme l'aimable passe-temps d'un archéo-\nlogue doublé d'un artiste. M. Paul Jaspar\npossède un chandelier, un chandelier de\nl'époque méconnue qui n'a pas encore les\nhonneurs de l'archéologie, de l'époque\nromantique, et ce chandelier est en zinc,\nsa patine en bronze a même disparu.\nMalgré cette insignifiance, cette indi-\ngnité : \" Tel quel ce chandelier me plaît \"\ndéclare avec crânerie M. Jaspar, et il le\nsitue et il le décrit.\nIl est de ce style bizarre dérivé du\nLouis XV à l'époque romantique où Victor\nHugo écrivit ses Burgraves et Vioilet-le-\nDuc son dictionnaire, où l'on fit des pen-\ndules dans le style de mon chandelier ou\ndans le style gothique. \"\nQuand bien même l'étude ne serait pas\nillustrée d'un de ces excellents dessins à la\nplume dans lesquels excelle l'éminent archi-\ntechte liégeois, on s'imagine d'ici le chan-\ndelier.\nViollet-le-Duc serait peut-être surpris d'être\nclassé avec son dictionnaire dans l'époque\nromantique, lui dont l'œuvre savante est\nau contraire de l'époque positiviste et a\ntout de la méthode expérimentale, mais\nenfin...\nM. Jaspar sait que son sujet est un peu un\ndéfi aux idées reçues. Il est conscient que\nson chandelier est d'une époque décriée\nà laquelle jusque maintenant on n'avait pas\nencore consenti à attribuer quelque valeur\nmais déjà l'on pressent qu'à l'aide de ce\nchandelier il va tirer une leçon d'art et\ns'élever à des considérations générales.\nA dessein il l'a choisi de cette époque où\nl'on s'accorde à dire que le sens décoratif\nest en décadence, que l'ornement n'est\nplus amené par la destination de l'objet,\nque celui-ci est orné par pure virtuosité.\nEn effet, ce chandelier comme le montre\nle minutieux dessin de l'auteur de cette\nétude, ne saurait s'empoigner sans que la\nmain ne sente les aspérités désagréables\ndes ornements, la bobèche est si façonnée\nqu'on ne saurait la nettoyer...\nMais ce chandelier n'est qu'ornement, c'est\nce qui intéresse surtout M. Jaspar, car\ncomme il l'explique \" le besoin de la pa-\nrure s'étend à tout ce qu'il touche \".\nEt j'étudie mon chandelier!... il est trï-\npode et il est tripoté... Ses pieds, ses trois\npieds, s'amortissent en volutes et se relient,\nen ceinture fantaisiste et gracieuse par des\nraccords volutés aux deux bouts, qui s'ac-\ncolent, laissant des à-jour; ajourés eux-\nmêmes, une sorte de végétation, de feuil-\nlage, chapelets de fruits ou de perles, tout\ncela fait une assiette fantaisiste, légère, sur\nlaquelle posent des feuillages en couronne,\nà refends; les feuilles descendent, sont\ncrevées par caprice, besoin de légèreté;\nelles se doublent d'autres feuilles plus pe-\ntites et leurs pédoncules soutiennent des\nmembrons courbes et volutés qui s'entre-\ncroisent avec d'autres feuilles et des cha-\npelets de fruits ou de perles..., etc. \" La\ndescription se poursuit.\nTout cela est très bien décrit, dépeint et\ncomme modelé par un écrivain délicat;\nl'on voit toujours mieux ce chandelier et\ncertains commenceront peut-être avec moi\nà concevoir des doutes au sujet de son\ngoût et de sa beauté.\nMais M. Jaspar a son idée, il va nous la\nrévéler, ce chandelier est beaucoup plus\nbeau que ce que l'on fait à présent.\nAvant cela, comme tout amateur décou-\nvrant une œuvre d'art, M. Jaspar désire\nen connaître l'auteur. Il en ignore la pro-\nvenance, mais il le suppose français à moins\nqu'il ne soit wallon. Dans son fini il trouve\n\" une conscience du détail bien fait dont\nParis nous témoigne encore de nos jours\nle souci... \" Dont Paris nous témoigne en-\ncore de nos jours le souci? Soit.\nMais le décor, continue M. Jaspar, sem-\nble inspiré d'un artiste liégeois Liénard.\nComment M. Jaspar arrive à la conviction\nque ce chandelier est bien l'œuvre de\nLiénard dont il existe à l'Académie Royale\ndes Beaux-Arts de Liège un ouvrage \" Spé-\ncimens de la décoration et de l'ornemen-\ntation au XIX siècle \", édité à Liège en\n1866, comment il l'explique et arrive à con-\nclure \" j'avais vu juste \", est une de ces\ndémonstrations que seul le chercheur lui-\nmême trouve péremptoire.\nL'on a beau lire et relire ce passage, l'on\nne voit pas la moindre raison d'attribuer le\ndit chandelier à ce Liénard.\nC'est qu'une fois qu'un archéologue dou-\nblé d'un chercheur a décidé de donner la\npaternité d'une œuvre à tel artiste, il pour-\nsuit son idée et il la réalise. \" Le désir\ndevient alors le père de sa pensée.\nMais cela n'a pas d'importance, une chose\nest à retenir c'est que M. Jaspar tient à ce\nque son chandelier soit l'œuvre d'un artiste\nconnu.\nVoici que se précise maintenant la leçon\nque M. Jaspar veut tirer de son chandelier,\ncar ce chandelier a beau être d'une épo-\nque décriée, il vaut beaucoup mieux que\nce que l'on fait à présent.\n\" Quand on considère la composition, l'ap-\npropriation aux services rendus, l'emploi\ndes matériaux, la beauté de la ligne, la\nlogique, le choix des matériaux, en un mot\nl'invention et l'exécution de cet objet, et\nqu'on le compare à l'invention et à la com-\nposition des œuvres modernes, qu'elles\nsoient appliquées au mobilier, voire aux\nmonuments, on ne peut que déplorer l'igno-\nrance actuelle.\nUne diatribe serrée contre le modernisme,\nau cours de laquelle M. Jaspar concède\nironiquement en passant une belle simpli-\ncité à l'hôtel de ville d'Hilversum, souffle\npendant plusieurs pages et se résoud ainsi :\nLa brutalité sèche et monotone du trans-\natlantique, l'horrible gratte-ciel, égoïste\nfacteur d'ombre qui dispute la lumière et\nl'horizon à son voisin moins fortuné, l'af-\nfreuse lanterne où produisent, à la chaîne,\nles fils d'artisans aujourd'hui prolétaires, et\nle suffrage universel en fait les maîtres du\nmonde!... \"\nL'affreuse lanterne est quelque chose com-\nme la merveilleuse usine Van Nelle à Rot-\nterdam ou le Bauhaus de Dessau.\nOubliant qu'il a cherché et trouvé l'artiste\nqui a pu faire son chandelier, M. Jaspar\nsuppose que chacun des prolétaires de\ncette ruche eut été capable autrefois de\nfaire une œuvre équivalente et il évoque\nen ces termes cette bienheureuse époque :\n\" Vieil artisan qui fis mon chandelier il y a\nmoins d'un siècle, tu chantais en œuvrant\ndans ta froide mansarde, tu étais ton maî-\ntre heureux, malgré la misère; tu avais\nfemme et enfants... Maintenant, esclave du\nsyndicat plus que du patronat, ton fils sur-\nveille sans goût la machine à produire... Le\njour il ne chante plus, le soir il écoute une\nmusique enregistrée ou les racontars de la\nT.5.F.... Il est un rouage, etc., etc. \"\nC'est une des illusions auxquelles tiennent\nles passéistes qu'autrefois chaque artisan\nétait un artiste donnant un cachet person-\nnel à son travail et que cette note indivi-\nduelle a disparu, remplacée par le machi-\nnisme anonyme.\nCurieuse contradiction, M. Jaspar s'em-\npresse quand même de découvrir l'artiste\nrare qui a pu faire son chandelier.\nLes admirateurs du passé aiment à imagi-\nner qu'il n'y avait pas autrefois comme\nmaintenant une masse de manœuvres,\nd'ouvriers non qualifiés, employés à des\ntravaux secondaires et qui étaient aussi"}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "77", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193303-01.1.15", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 6768, "texte": "mécanisés que possible pour obtenir un bon\nrendement et, contempteurs du présent, ils\ns'étendent sur le thème : la machine à pro-\nduire et l'artisan abruti qui assiste passive-\nment à cette production.\nCette suspicion jetée sur le machinisme,\ncette manière de le considérer un peu\ncomme un animal sécrétant ses produits\nsans contrôle humain, produits que l'hom-\nme accepterait tels quels par paresse, est\nun préjugé qui nous est resté de la réaction\nRuskinienne.\nPendant presque tout le XIX siècle le ma-\nchinisme n'a connu en matière d'art appli-\nqué que la production rapide, l'imitation\néconomique de ce que l'on faisait à la\nmaîn, sans aucune préoccupation de don-\nner à l'objet fabriqué un caractère.\nC'est dans les dernières années du dix-\nneuvième siècle que Ruskin et William\nMorris ont suscité la réaction esthétique\ncontre la machine et remis en honneur le\ntravail manuel. L'étude de M. Jaspar est\nune manifestation attardée de ce mouve-\nment.\nMais actuellement l'architecture moderne\net les arts mobiliers modernes sont une\nréhabilitation de la machine et de ses pro-\nduits standardisés.\nLes théories de Ruskin ont attribué à tort\nla décadence des arts décoratifs à la ma-\nchine, cette décadence provenait seule-\nment de l'esprit qui présidait à son emploi.\nCar en somme de tout temps l'homme s'est\nservi de machine, l'outil le plus primitif\nn'est-il pas un rudiment de machine?\nUne machine n'est qu'un outil plus ou moins\ncompliqué. L'objet qui sortira de cette\nmachine, s'il veut avoir des qualités de\nbeauté, tout comme celui qui sortait de\nl'outil de l'artisan, devra être étudié, ré-\nfléchi, senti.\nQu'avec les outils primitifs d'autrefois l'on\nn'a pas pu fabriquer une série d'objets\nidentiques quoiqu'on ait essayé autant que\npossible de le faire *.\nQuel avantage cela présentait-il ? Entre\nchaque objet il pouvait exister une minime\ndifférence et cela a son charme, il faut le\nreconnaître. Cela en a surtout par réaction\ncontre l'objet fabriqué sans autre souci qùe\nde créer à bon marché et vite, tel que\ncela s'est pratiqué pendant la période pri-\nmaire du machinisme au XIX siècle, tel\nque cela se pratique encore aujourd'hui\ndans les pays arriérés.\nToutefois M. Jaspar s'étend longuement\net savamment sur la \" genèse \" de son\nchandelier. \" Son auteur crée sa forme,\ndit-il, et doit connaître toute une série de\nmétiers. Tour à tour il est dessinateur, mo-\ndeleur en cire ou en terre, mouleur en\nplâtre, retoucheur, mouleur en cuivre, cise-\nleur, mouleur en zinc, retoucheur, tourneur\net bronzeur.\nDès qu'il crée le modèle, des raisons tech-\nniques, participant de tous ces métiers\nguident ses créations ou s'y opposent, etc.\nChacune des phases de la fabrication du\nchandelier sont ainsi décrites.\nEt M. Jaspar conclut : \" Rendez-vous\ncompte de l'habileté professionnelle néces-\nsaire si vous la comparez à celle d'un\nouvrier de nos jours...\nMais un objet fait à la machine qui voudra\nêtre beau devra, lui ausi, être combiné\navec soin avant qu'on ne se décide à le\nstandardiser, un technicien aura étudié le\nmeilleur emploi de la matière, la forme la\nplus adéquate pour obtenir le meilleur ré-\nsultat, pour que l'objet soit bien adapté\nà sa destination.\nQuand un objet est compliqué, orné, tara-\nbiscoté comme le chandelier de M. Jaspar,\nl'on s'en laisse facilement imposer par\ntoute cette surcharge vaine et l'on s'ima-\ngine que c'est une œuvre d'art parce qu'il\nsemble y avoir beaucoup de talent dé-\npensé.\nTandis qu'un objet simple, sobre, d'une\nforme adaptée à ce qu'il veut être, objet\nqu'on voit tous les. jours, telle lampe élec-\ntrique standardisée par exemple semble,\nquoique dessinée, combinée par un véri-\ntable artiste, un produit du hasard à ceux\nque ne savent pas se demander le pour-\nquoi des choses.\nLe grand avantage d'un objet standardisé\nc'est qu'il offre à prix égal un travail d'une\nqualité supérieure à un objet qui n'est\nédité qu'en nombre restreint.\nSans doute y aura-t-il dans les objets exé-\ncutés à la machine moins d'ornements\nmodelés que dans ce chandelier que nous\na présenté M. Jaspar, la machine n'est pas\nune main, n'a pas un pouce de modeleur,\nun pouce qui veut intempestîvement se\nmanifester, étaler hors de propos sa vir-\ntuosité comme cela a été le cas pour ce\nchandelier entre autre où l'artisan qui l'a\nconçu a trop voulu montrer ce qu'il savait\nfaire avec son pouce, d'ornements dans la\nmatière molle de la cire de son modèle,\nsans réfléchir à la destination, à la forme\nintelligente qui convenait à son sujet, qui\nétait ce chandelier.\nY en a-t-il eu de ces produits intempes-\ntifs du pouce du modeleur parmi les objets\nd'art anciens! Quelle superfétatîon d'orne-\nments cela nous a valu.\nEt comme l'aspect simple, lisse et net des\nobjets faits à la machine semble après cela\ncalme et reposant.\nLes idées générales qu'on découvre sous la\nsubtile étude de ce chandelier d'une épo-\nque décriée sont représentatives de ce\nmouvement d'art issu des théories de John\nRuskin qui, vers 1890, renouvela les métiers\nd'art et fut un incontestable progrès.\nM. Paul Jaspar y eut une part pour la Bel-\ngique, ce dont on lui garde une grande\nreconnaissance.\nMais ces idées sont révolues et ceux qui\nn'ont pas adopté les nouvelles techniques\ns'en désolent comme si tout était perdu.\nPourtant M. Jaspar lui-même, en terminant\nson étude combative, la tempère par cette\ncitation de Duhamel : \" Si je cherche que-\nrelle au monde c'est que, jusqu'à nouvel\nordre, je lui fais confiance \". Il ne s'éton-\nnera donc pas, lui qui en son temps a\ncontribué à l'évolution, que d'autres veu-\nlent la continuer aujourd'hui.\n* Les anciens ateliers d'objets artistiques\nétaient montés pour une production répé-\ntée, tels les grès de Raeren, les pierres\ntombales en ardoises de Vielsalm, les mon-\ntants de cheminées en grès de Landen. Ces\nobjets étaient faits en série.\n\nA.-C. DUESBERG.\n\nLes ouvrages mentionnés dans la rubrique\n« Bibliographie » peuvent être obtenus\nchez MM. Dietrich & Cîe, 10, rue du\nMusée, Bruxelles.\n\nOuvrages signalés:\nSOCIOLOGIE\nLondon Statistics 1830-193 1.\nOuvrage important, exposant en chiffres,\ndiagrammes et cartes, la vie de la grande\nmétropole britannique, au cours d'un siè-\ncle. (S'adresser à \" The Garden Cities and\nTown Planning Association \", Londres, 3,\nGray's Inn Place.)\nHousing and the Community.\nConférence présidentielle sur la construc-\ntion de logements et l'Habitation privée\nen U. S. A, Washing+on, D. C. Prix : I do!l.\n15 cents.\nTECHNIQUE\nStaal constructies, par P. Bu-\nstraan. Edit, AE. E. Kluwer, Dwenter, Prix :\n4 fl.\nDer Stahlbochbau, par le Prof.\nC, Kersten. Edit, W. Erns+ et Sohn, Berlin.\nPrix : 18 R.M.\nStaal als Bouwmateriaal, par\nIng. E. A. Van Genderen Stort. Ouvrage\nde 80 pages, édité par le « Groep Con-\nstructiewerkplaatsen van de Ver. van Me-\ntaalindustrieelen », La Haye, 1932."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1933-03-01-c040", "article_bluemountain": "bmtnaac_1933-03_01#c040", "volume": "bmtnaac_1933-03_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "76", "page_fin": "76", "image_debut": 14, "image_fin": 14, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193303-01.2.7.1", "titre_corps": "Nous avons reçu de l'architecte verviétois,", "titre_sommaire": "Nous avons reçu de l'architecte verviétois,", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 14, "page_imprimee": "76", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193303-01.1.14", "debut_caractere": 15, "fin_caractere_exclue": 222, "texte": "Nous avons reçu de l'architecte verviétois,\nA. 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Paul Jaspar\npossède un chandelier, un chandelier de\nl'époque méconnue qui n'a pas encore les\nhonneurs de l'archéologie, de l'époque\nromantique, et ce chandelier est en zinc,\nsa patine en bronze a même disparu.\nMalgré cette insignifiance, cette indi-\ngnité : \" Tel quel ce chandelier me plaît \"\ndéclare avec crânerie M. Jaspar, et il le\nsitue et il le décrit.\nIl est de ce style bizarre dérivé du\nLouis XV à l'époque romantique où Victor\nHugo écrivit ses Burgraves et Vioilet-le-\nDuc son dictionnaire, où l'on fit des pen-\ndules dans le style de mon chandelier ou\ndans le style gothique. \"\nQuand bien même l'étude ne serait pas\nillustrée d'un de ces excellents dessins à la\nplume dans lesquels excelle l'éminent archi-\ntechte liégeois, on s'imagine d'ici le chan-\ndelier.\nViollet-le-Duc serait peut-être surpris d'être\nclassé avec son dictionnaire dans l'époque\nromantique, lui dont l'œuvre savante est\nau contraire de l'époque positiviste et a\ntout de la méthode expérimentale, mais\nenfin...\nM. Jaspar sait que son sujet est un peu un\ndéfi aux idées reçues. Il est conscient que\nson chandelier est d'une époque décriée\nà laquelle jusque maintenant on n'avait pas\nencore consenti à attribuer quelque valeur\nmais déjà l'on pressent qu'à l'aide de ce\nchandelier il va tirer une leçon d'art et\ns'élever à des considérations générales.\nA dessein il l'a choisi de cette époque où\nl'on s'accorde à dire que le sens décoratif\nest en décadence, que l'ornement n'est\nplus amené par la destination de l'objet,\nque celui-ci est orné par pure virtuosité.\nEn effet, ce chandelier comme le montre\nle minutieux dessin de l'auteur de cette\nétude, ne saurait s'empoigner sans que la\nmain ne sente les aspérités désagréables\ndes ornements, la bobèche est si façonnée\nqu'on ne saurait la nettoyer...\nMais ce chandelier n'est qu'ornement, c'est\nce qui intéresse surtout M. Jaspar, car\ncomme il l'explique \" le besoin de la pa-\nrure s'étend à tout ce qu'il touche \".\nEt j'étudie mon chandelier!... il est trï-\npode et il est tripoté... Ses pieds, ses trois\npieds, s'amortissent en volutes et se relient,\nen ceinture fantaisiste et gracieuse par des\nraccords volutés aux deux bouts, qui s'ac-\ncolent, laissant des à-jour; ajourés eux-\nmêmes, une sorte de végétation, de feuil-\nlage, chapelets de fruits ou de perles, tout\ncela fait une assiette fantaisiste, légère, sur\nlaquelle posent des feuillages en couronne,\nà refends; les feuilles descendent, sont\ncrevées par caprice, besoin de légèreté;\nelles se doublent d'autres feuilles plus pe-\ntites et leurs pédoncules soutiennent des\nmembrons courbes et volutés qui s'entre-\ncroisent avec d'autres feuilles et des cha-\npelets de fruits ou de perles..., etc. \" La\ndescription se poursuit.\nTout cela est très bien décrit, dépeint et\ncomme modelé par un écrivain délicat;\nl'on voit toujours mieux ce chandelier et\ncertains commenceront peut-être avec moi\nà concevoir des doutes au sujet de son\ngoût et de sa beauté.\nMais M. Jaspar a son idée, il va nous la\nrévéler, ce chandelier est beaucoup plus\nbeau que ce que l'on fait à présent.\nAvant cela, comme tout amateur décou-\nvrant une œuvre d'art, M. Jaspar désire\nen connaître l'auteur. Il en ignore la pro-\nvenance, mais il le suppose français à moins\nqu'il ne soit wallon. Dans son fini il trouve\n\" une conscience du détail bien fait dont\nParis nous témoigne encore de nos jours\nle souci... \" Dont Paris nous témoigne en-\ncore de nos jours le souci? Soit.\nMais le décor, continue M. Jaspar, sem-\nble inspiré d'un artiste liégeois Liénard.\nComment M. Jaspar arrive à la conviction\nque ce chandelier est bien l'œuvre de\nLiénard dont il existe à l'Académie Royale\ndes Beaux-Arts de Liège un ouvrage \" Spé-\ncimens de la décoration et de l'ornemen-\ntation au XIX siècle \", édité à Liège en\n1866, comment il l'explique et arrive à con-\nclure \" j'avais vu juste \", est une de ces\ndémonstrations que seul le chercheur lui-\nmême trouve péremptoire.\nL'on a beau lire et relire ce passage, l'on\nne voit pas la moindre raison d'attribuer le\ndit chandelier à ce Liénard.\nC'est qu'une fois qu'un archéologue dou-\nblé d'un chercheur a décidé de donner la\npaternité d'une œuvre à tel artiste, il pour-\nsuit son idée et il la réalise. \" Le désir\ndevient alors le père de sa pensée.\nMais cela n'a pas d'importance, une chose\nest à retenir c'est que M. Jaspar tient à ce\nque son chandelier soit l'œuvre d'un artiste\nconnu.\nVoici que se précise maintenant la leçon\nque M. Jaspar veut tirer de son chandelier,\ncar ce chandelier a beau être d'une épo-\nque décriée, il vaut beaucoup mieux que\nce que l'on fait à présent.\n\" Quand on considère la composition, l'ap-\npropriation aux services rendus, l'emploi\ndes matériaux, la beauté de la ligne, la\nlogique, le choix des matériaux, en un mot\nl'invention et l'exécution de cet objet, et\nqu'on le compare à l'invention et à la com-\nposition des œuvres modernes, qu'elles\nsoient appliquées au mobilier, voire aux\nmonuments, on ne peut que déplorer l'igno-\nrance actuelle.\nUne diatribe serrée contre le modernisme,\nau cours de laquelle M. Jaspar concède\nironiquement en passant une belle simpli-\ncité à l'hôtel de ville d'Hilversum, souffle\npendant plusieurs pages et se résoud ainsi :\nLa brutalité sèche et monotone du trans-\natlantique, l'horrible gratte-ciel, égoïste\nfacteur d'ombre qui dispute la lumière et\nl'horizon à son voisin moins fortuné, l'af-\nfreuse lanterne où produisent, à la chaîne,\nles fils d'artisans aujourd'hui prolétaires, et\nle suffrage universel en fait les maîtres du\nmonde!... \"\nL'affreuse lanterne est quelque chose com-\nme la merveilleuse usine Van Nelle à Rot-\nterdam ou le Bauhaus de Dessau.\nOubliant qu'il a cherché et trouvé l'artiste\nqui a pu faire son chandelier, M. Jaspar\nsuppose que chacun des prolétaires de\ncette ruche eut été capable autrefois de\nfaire une œuvre équivalente et il évoque\nen ces termes cette bienheureuse époque :\n\" Vieil artisan qui fis mon chandelier il y a\nmoins d'un siècle, tu chantais en œuvrant\ndans ta froide mansarde, tu étais ton maî-\ntre heureux, malgré la misère; tu avais\nfemme et enfants... Maintenant, esclave du\nsyndicat plus que du patronat, ton fils sur-\nveille sans goût la machine à produire... Le\njour il ne chante plus, le soir il écoute une\nmusique enregistrée ou les racontars de la\nT.5.F.... Il est un rouage, etc., etc. \"\nC'est une des illusions auxquelles tiennent\nles passéistes qu'autrefois chaque artisan\nétait un artiste donnant un cachet person-\nnel à son travail et que cette note indivi-\nduelle a disparu, remplacée par le machi-\nnisme anonyme.\nCurieuse contradiction, M. Jaspar s'em-\npresse quand même de découvrir l'artiste\nrare qui a pu faire son chandelier.\nLes admirateurs du passé aiment à imagi-\nner qu'il n'y avait pas autrefois comme\nmaintenant une masse de manœuvres,\nd'ouvriers non qualifiés, employés à des\ntravaux secondaires et qui étaient aussi"}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "77", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193303-01.1.15", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 5812, "texte": "mécanisés que possible pour obtenir un bon\nrendement et, contempteurs du présent, ils\ns'étendent sur le thème : la machine à pro-\nduire et l'artisan abruti qui assiste passive-\nment à cette production.\nCette suspicion jetée sur le machinisme,\ncette manière de le considérer un peu\ncomme un animal sécrétant ses produits\nsans contrôle humain, produits que l'hom-\nme accepterait tels quels par paresse, est\nun préjugé qui nous est resté de la réaction\nRuskinienne.\nPendant presque tout le XIX siècle le ma-\nchinisme n'a connu en matière d'art appli-\nqué que la production rapide, l'imitation\néconomique de ce que l'on faisait à la\nmaîn, sans aucune préoccupation de don-\nner à l'objet fabriqué un caractère.\nC'est dans les dernières années du dix-\nneuvième siècle que Ruskin et William\nMorris ont suscité la réaction esthétique\ncontre la machine et remis en honneur le\ntravail manuel. L'étude de M. Jaspar est\nune manifestation attardée de ce mouve-\nment.\nMais actuellement l'architecture moderne\net les arts mobiliers modernes sont une\nréhabilitation de la machine et de ses pro-\nduits standardisés.\nLes théories de Ruskin ont attribué à tort\nla décadence des arts décoratifs à la ma-\nchine, cette décadence provenait seule-\nment de l'esprit qui présidait à son emploi.\nCar en somme de tout temps l'homme s'est\nservi de machine, l'outil le plus primitif\nn'est-il pas un rudiment de machine?\nUne machine n'est qu'un outil plus ou moins\ncompliqué. L'objet qui sortira de cette\nmachine, s'il veut avoir des qualités de\nbeauté, tout comme celui qui sortait de\nl'outil de l'artisan, devra être étudié, ré-\nfléchi, senti.\nQu'avec les outils primitifs d'autrefois l'on\nn'a pas pu fabriquer une série d'objets\nidentiques quoiqu'on ait essayé autant que\npossible de le faire *.\nQuel avantage cela présentait-il ? Entre\nchaque objet il pouvait exister une minime\ndifférence et cela a son charme, il faut le\nreconnaître. Cela en a surtout par réaction\ncontre l'objet fabriqué sans autre souci qùe\nde créer à bon marché et vite, tel que\ncela s'est pratiqué pendant la période pri-\nmaire du machinisme au XIX siècle, tel\nque cela se pratique encore aujourd'hui\ndans les pays arriérés.\nToutefois M. Jaspar s'étend longuement\net savamment sur la \" genèse \" de son\nchandelier. \" Son auteur crée sa forme,\ndit-il, et doit connaître toute une série de\nmétiers. Tour à tour il est dessinateur, mo-\ndeleur en cire ou en terre, mouleur en\nplâtre, retoucheur, mouleur en cuivre, cise-\nleur, mouleur en zinc, retoucheur, tourneur\net bronzeur.\nDès qu'il crée le modèle, des raisons tech-\nniques, participant de tous ces métiers\nguident ses créations ou s'y opposent, etc.\nChacune des phases de la fabrication du\nchandelier sont ainsi décrites.\nEt M. Jaspar conclut : \" Rendez-vous\ncompte de l'habileté professionnelle néces-\nsaire si vous la comparez à celle d'un\nouvrier de nos jours...\nMais un objet fait à la machine qui voudra\nêtre beau devra, lui ausi, être combiné\navec soin avant qu'on ne se décide à le\nstandardiser, un technicien aura étudié le\nmeilleur emploi de la matière, la forme la\nplus adéquate pour obtenir le meilleur ré-\nsultat, pour que l'objet soit bien adapté\nà sa destination.\nQuand un objet est compliqué, orné, tara-\nbiscoté comme le chandelier de M. Jaspar,\nl'on s'en laisse facilement imposer par\ntoute cette surcharge vaine et l'on s'ima-\ngine que c'est une œuvre d'art parce qu'il\nsemble y avoir beaucoup de talent dé-\npensé.\nTandis qu'un objet simple, sobre, d'une\nforme adaptée à ce qu'il veut être, objet\nqu'on voit tous les. jours, telle lampe élec-\ntrique standardisée par exemple semble,\nquoique dessinée, combinée par un véri-\ntable artiste, un produit du hasard à ceux\nque ne savent pas se demander le pour-\nquoi des choses.\nLe grand avantage d'un objet standardisé\nc'est qu'il offre à prix égal un travail d'une\nqualité supérieure à un objet qui n'est\nédité qu'en nombre restreint.\nSans doute y aura-t-il dans les objets exé-\ncutés à la machine moins d'ornements\nmodelés que dans ce chandelier que nous\na présenté M. Jaspar, la machine n'est pas\nune main, n'a pas un pouce de modeleur,\nun pouce qui veut intempestîvement se\nmanifester, étaler hors de propos sa vir-\ntuosité comme cela a été le cas pour ce\nchandelier entre autre où l'artisan qui l'a\nconçu a trop voulu montrer ce qu'il savait\nfaire avec son pouce, d'ornements dans la\nmatière molle de la cire de son modèle,\nsans réfléchir à la destination, à la forme\nintelligente qui convenait à son sujet, qui\nétait ce chandelier.\nY en a-t-il eu de ces produits intempes-\ntifs du pouce du modeleur parmi les objets\nd'art anciens! Quelle superfétatîon d'orne-\nments cela nous a valu.\nEt comme l'aspect simple, lisse et net des\nobjets faits à la machine semble après cela\ncalme et reposant.\nLes idées générales qu'on découvre sous la\nsubtile étude de ce chandelier d'une épo-\nque décriée sont représentatives de ce\nmouvement d'art issu des théories de John\nRuskin qui, vers 1890, renouvela les métiers\nd'art et fut un incontestable progrès.\nM. Paul Jaspar y eut une part pour la Bel-\ngique, ce dont on lui garde une grande\nreconnaissance.\nMais ces idées sont révolues et ceux qui\nn'ont pas adopté les nouvelles techniques\ns'en désolent comme si tout était perdu.\nPourtant M. Jaspar lui-même, en terminant\nson étude combative, la tempère par cette\ncitation de Duhamel : \" Si je cherche que-\nrelle au monde c'est que, jusqu'à nouvel\nordre, je lui fais confiance \". Il ne s'éton-\nnera donc pas, lui qui en son temps a\ncontribué à l'évolution, que d'autres veu-\nlent la continuer aujourd'hui.\n* Les anciens ateliers d'objets artistiques\nétaient montés pour une production répé-\ntée, tels les grès de Raeren, les pierres\ntombales en ardoises de Vielsalm, les mon-\ntants de cheminées en grès de Landen. Ces\nobjets étaient faits en série.\n\nA.-C. DUESBERG."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1933-03-01-c042", "article_bluemountain": "bmtnaac_1933-03_01#c042", "volume": "bmtnaac_1933-03_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "77", "page_fin": "77", "image_debut": 15, "image_fin": 15, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193303-01.2.7.3", "titre_corps": "Ouvrages signalés:", "titre_sommaire": "Ouvrages signalés:", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 15, "page_imprimee": "77", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193303-01.1.15", "debut_caractere": 5949, "fin_caractere_exclue": 6768, "texte": "Ouvrages signalés:\nSOCIOLOGIE\nLondon Statistics 1830-193 1.\nOuvrage important, exposant en chiffres,\ndiagrammes et cartes, la vie de la grande\nmétropole britannique, au cours d'un siè-\ncle. (S'adresser à \" The Garden Cities and\nTown Planning Association \", Londres, 3,\nGray's Inn Place.)\nHousing and the Community.\nConférence présidentielle sur la construc-\ntion de logements et l'Habitation privée\nen U. S. A, Washing+on, D. C. Prix : I do!l.\n15 cents.\nTECHNIQUE\nStaal constructies, par P. Bu-\nstraan. Edit, AE. E. Kluwer, Dwenter, Prix :\n4 fl.\nDer Stahlbochbau, par le Prof.\nC, Kersten. Edit, W. Erns+ et Sohn, Berlin.\nPrix : 18 R.M.\nStaal als Bouwmateriaal, par\nIng. E. A. Van Genderen Stort. 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Depuis le Congrès de Bruxelles\nd'abord, en 1930, des pourparlers eurent\nlieu afin d'organiser le Congrès de Mos-\ncou.\nCes derniers jours, le Président du Con-\ngrès (M. C. van Eesteren, Amsterdam), et\nle secrétaire général (M. S. Giedîon, Zu-\nrich) prirent contact à Moscou avec une\ncommission composée des représentants du\nmonde de l'architecture, des coopératives\nd'habitation, et de la société de Coopé-\nration Intellectuelle avec l'Etranger.\nIl a été convenu que le Congrès de Mos-\ncou aurait lieu dans un cadre plus vaste,\npuisque les Autorités accordent une impor-\ntance toute spéciale au thème \" La Ville\nfonctionnelle \".\nPour la première fois, tous les travaux des\ncongrès précédents seront montrés dans\ndes expositions. Il y sera rattaché une expo-\nsition de l'architecture moderne dans tous\nles pays, démontrée dans ses réalisations\nles plus remarquables.\nUne exposition internationale de bâtiments\nscolaires démontrera les nouveaux prin-\ncipes de la pédagogie par rapport aux\nanciens.\nLTJ.R.S.S . se propose d'organiser une expo-\nsition d'architecture illustrant \" La Vie nou-\nvelle \" dans l'Union Soviétique.\nLe Congrès groupant les représentants de\nvingt pays a été invité par I'U.R.S.S., mais\nil a été prévu que les personnes ne faisant\npas partie du Congrès pourront participer\na cette manifestation et au voyage à des\nconditions de faveur, pour autant qu'elles\nfassent partie de : \" L'Association des\nAmis des Congrès Internationaux d'Archi-\ntecture Moderne\nAdresser la correspondance au bureau de\nla Revue.\n\nCONCOURS POUR L'AMENAGE-\nMENT DE LA VILLE DE TERMONDE\nLa Ville de Termonde a, comme nos lec-\nteurs le savent, organisé un Concours pour\nl'utilisation des anciens terrains militaires\nà récupérer et le développement ultérieur\nde la ville.\nLe programme de ce concours était, hélas,\nplète et erronée; attributions du jury mal\ndéfinies; droits d'auteurs non sauvegardés,\nobjet du concours peu précis, etc. Mais\nquand on constate les défauts d'un con-\ncours organisé par une grande ville comme\nAnvers, peut-on vraiment adresser des\ngriefs à l'édilité de Termonde qu'on pou-\nvait supposer animée de bonnes inten-\ntions?\nHélas, les bruits quî nous parviennent con-\ncernant ce concours, nous portent à moins\nde complaisance.\nLe programme stipulait que les projets de-\nvaient être rentrés le 15 octobre et que le\nConseil statuerait en dernier ressort avant\nle 15 novembre 1932. Nous voilà mi-mars.\nIl paraît que le Jury a depuis longtemps\nclôturé ses travaux et rendu son jugement.\nL'Administration communale songerait-elle\nà le récuser? Ce serait un beau scandale.\n\nEXPOSITION D'ARCHITECTURE\nVoici le programme de l'importante expo-\nsition d'architecture moderne et d'urba-\nnisme, organisée par la revue \" L'Equerre \"\nau Palais des Beaux-Arts de Liège.\nArchitecture. Sections locale et\nétrangère; exposition de projets, photos,\nréalisations, plans, schémas; architecture\ncivile et religieuse. Urbanisation des villes.\nArchitecture des jardins.\nCet ensemble est réalisé par la Société\nBelge des Architectes et Urbanistes Mo-\ndernistes, le Groupe des jeunes Architec-\ntes de l'lnstitut supérieur des Arts décora-\ntifs de Bruxelles et le Groupe \"L'Equerre \"\nde Liège.\nHabitation. Réalisation avec équi-\npement complet d'une petite maison-type\nfaisant partie d'une cité. Salle de séjour,\nchambre à coucher, cuisine, bain-douche,\netc., etc.\nLe problème est réalisé au point de vue\nde la stricte économie.\nBureau. Meubles métalliques.\nMatériaux nouveaux : nouveaux procédés\ntechniques (éclairage, hourdîs, isolation,\nbéton armé, etc.). Un stand sera réservé\naux éditions européennes, revues, livres\ntraitant de l'architecture.\nUne grande salle du Palais sera occupée\npar les peintres du Groupe \" Anthologie\n(paysages, peintres de la machine, aéro-\npeinture, peintures abstraites, etc.).\nDes conférences, des débats, des voyages\ncollectifs en Belgique, seront organisés.\nCorrespondance : 40, rue des Eglantiers,\nLiège.\n\n2me SALON DE LA SOCIETE FRANÇAISE\nDES URBANISTES\nComme en 1932, le Salon de la Société\nFrançaise des Urbanistes se tiendra cette\nannée au Grand-Palais dans les locaux obli-\ngeamment prêtés par la Société Nationale\ndes Beaux-Arts.\nAu 2me Salon de la S. F. U. sont conviés\ntous les Urbanistes.\nLes dessins, maquettes, ouvrages imprimés,\netc., seront placés dans les meilleures con-\nditions au premier étage du Grand-Palais.\nLes désignations et dimensions des oeuvres\nqui seront exposées devront parvenir à\nM. VIRET, commissaire-trésorier, 66, rue\nde Monceau, à Paris, avant le 28 mars,\ndernier délai pour figurer au Catalogue\nqui paraîtra joint à celui de la Société Na-\ntionale des Beaux-Arts.\nLa livraison des oeuvres devra avoir lieu\ndans la matinée du 22 avril prochain, de\ndix heures à midi, à la grande porte du\nGrand-Palais, avenue Victor Emmanuel 111.\nLes cotisations sont de :\nI' Un droit fixe de 150. francs donnant\ndroit à exposer une maquette, une vitrine\nou deux mètres carrés de châssis;\n2 Un supplément de 50. francs par\nmaquette ou vitrine supplémentaire ou\npar mètre carré (ou fraction) de châssis\nsupplémentaires.\nLes cotisations seront perçues à la récep-\ntion des oeuvres.\nLa Commission du Salon de 1933 :\nA. D. Dervaux, Président de la S.F.U.;\nH. Prost, Vice-Président de la S.F.U.;\nD. A. Agache, Vice-Président de la S.F.U.;\nR. De Souza, Secrétaire Général de la\nS.F.U.;\nJ. Royer, Secrétaire-Adioint de la S.F.U.;\nE. L. Viret, Commissaire-Trésorier de l'Ex-\nposition.\nN. B. Les oeuvres exposées ne devront\navoir figuré antérieurement dans aucun\nSalon.\n\nBUREAU DE LA SOCIETE ROYALE\nDES ARCHITECTES D'ANVERS\nPOUR L'ANNEE 1933\nLa Société Royale des Architectes d'An-\nvers (S.R.A.A.) a constitué comme suit son\nbureau pour 1933 :\nPrésident, M. J. De Braey; Premier vice-\nprésident, M. H. Van Dijk; Second vice-\nprésident, M. W. Van Kuyck; Secrétaire,\nM. F. Dermond; Secrétaire-adjoint, M. H.\nClaes; Trésorier, M. F. Bellekens; Biblio-\nthécaire, M. L. De Mol; Bibliothécaire-\nadjoint, M. L. Stijnen."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1933-03-01-c045", "article_bluemountain": "bmtnaac_1933-03_01#c045", "volume": "bmtnaac_1933-03_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "78", "page_fin": "78", "image_debut": 16, "image_fin": 16, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193303-01.2.8.1", "titre_corps": "HENRI VAN DE VELDE, pionnier de I", "titre_sommaire": "HENRI VAN DE VELDE, pionnier de I", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 16, "page_imprimee": "78", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193303-01.1.16", "debut_caractere": 22, "fin_caractere_exclue": 400, "texte": "HENRI VAN DE VELDE, pionnier de I Ar-\nchitecture moderne, entrera, sous peu,\ndans sa soixante-dixième année.\nDésireuse de rendre hommage à l'archi-\ntecte éminent, LA CITE publiera, à l'occa-\nsion de cet anniversaire, un numéro spécial\nconsacré aux travaux d'H. van de Velde.\nEn même temps la Galerie Dietrich ouvrira\nune exposition de l'ensemble des travaux\ndu grand précurseur."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1933-03-01-c046", "article_bluemountain": "bmtnaac_1933-03_01#c046", "volume": "bmtnaac_1933-03_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "78", "page_fin": "78", "image_debut": 16, "image_fin": 16, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193303-01.2.8.2", "titre_corps": "IVe CONGRES INTERNATIONAL", "titre_sommaire": "IVe CONGRES INTERNATIONAL", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 16, "page_imprimee": "78", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193303-01.1.16", "debut_caractere": 402, "fin_caractere_exclue": 2159, "texte": "IVe CONGRES INTERNATIONAL\nD'ARCHITECTURE MODERNE\nLe IV Congrès International d'Architec-\nture Moderne aura lieu du 1\" au 10 juin\n1933 à Moscou.\nLe thème de ce Congrès, \" La Ville fonc-\ntionnelle \" a nécessité de longs préli-\nminaires. Depuis le Congrès de Bruxelles\nd'abord, en 1930, des pourparlers eurent\nlieu afin d'organiser le Congrès de Mos-\ncou.\nCes derniers jours, le Président du Con-\ngrès (M. C. van Eesteren, Amsterdam), et\nle secrétaire général (M. S. Giedîon, Zu-\nrich) prirent contact à Moscou avec une\ncommission composée des représentants du\nmonde de l'architecture, des coopératives\nd'habitation, et de la société de Coopé-\nration Intellectuelle avec l'Etranger.\nIl a été convenu que le Congrès de Mos-\ncou aurait lieu dans un cadre plus vaste,\npuisque les Autorités accordent une impor-\ntance toute spéciale au thème \" La Ville\nfonctionnelle \".\nPour la première fois, tous les travaux des\ncongrès précédents seront montrés dans\ndes expositions. Il y sera rattaché une expo-\nsition de l'architecture moderne dans tous\nles pays, démontrée dans ses réalisations\nles plus remarquables.\nUne exposition internationale de bâtiments\nscolaires démontrera les nouveaux prin-\ncipes de la pédagogie par rapport aux\nanciens.\nLTJ.R.S.S . se propose d'organiser une expo-\nsition d'architecture illustrant \" La Vie nou-\nvelle \" dans l'Union Soviétique.\nLe Congrès groupant les représentants de\nvingt pays a été invité par I'U.R.S.S., mais\nil a été prévu que les personnes ne faisant\npas partie du Congrès pourront participer\na cette manifestation et au voyage à des\nconditions de faveur, pour autant qu'elles\nfassent partie de : \" L'Association des\nAmis des Congrès Internationaux d'Archi-\ntecture Moderne\nAdresser la correspondance au bureau de\nla Revue."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1933-03-01-c047", "article_bluemountain": "bmtnaac_1933-03_01#c047", "volume": "bmtnaac_1933-03_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "78", "page_fin": "78", "image_debut": 16, "image_fin": 16, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193303-01.2.8.3", "titre_corps": "CONCOURS POUR", "titre_sommaire": "CONCOURS POUR", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 16, "page_imprimee": "78", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193303-01.1.16", "debut_caractere": 2161, "fin_caractere_exclue": 3216, "texte": "CONCOURS POUR L'AMENAGE-\nMENT DE LA VILLE DE TERMONDE\nLa Ville de Termonde a, comme nos lec-\nteurs le savent, organisé un Concours pour\nl'utilisation des anciens terrains militaires\nà récupérer et le développement ultérieur\nde la ville.\nLe programme de ce concours était, hélas,\nplète et erronée; attributions du jury mal\ndéfinies; droits d'auteurs non sauvegardés,\nobjet du concours peu précis, etc. Mais\nquand on constate les défauts d'un con-\ncours organisé par une grande ville comme\nAnvers, peut-on vraiment adresser des\ngriefs à l'édilité de Termonde qu'on pou-\nvait supposer animée de bonnes inten-\ntions?\nHélas, les bruits quî nous parviennent con-\ncernant ce concours, nous portent à moins\nde complaisance.\nLe programme stipulait que les projets de-\nvaient être rentrés le 15 octobre et que le\nConseil statuerait en dernier ressort avant\nle 15 novembre 1932. 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F. U. sont conviés\ntous les Urbanistes.\nLes dessins, maquettes, ouvrages imprimés,\netc., seront placés dans les meilleures con-\nditions au premier étage du Grand-Palais.\nLes désignations et dimensions des oeuvres\nqui seront exposées devront parvenir à\nM. 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Pierre VERBRUGGEN,\nPrésident de la S.B.U.A.M.\nLe but de la S.B.U.A.M. pouf se résumer\nen un mot \" SERVIR \".\nConscients de notre responsabilité per-\nsonnelle, mus par le besoin impérieux, par\nla volonté de coopérer efficacement aux\ndésirs constructifs des hommes, nous aspi-\nrons tous au RELEVEMENT DE LA PRO-\nFESSION.\nDepuis longtemps déjà nous nous efforçons\nd'appliquer à l'architecture une cure de\nsimplification qui se révèle salutaire.\nDéjà nous sentons la convalescence et\nentrevoyons la guérison.\nMais nos moyens sont faibles eu égard à\nl'ambiance de particularisme où nous\nvivons.\nAussi les juvéniles efforts de la S.B.U.A.M.\nse sont-ils en tout premier lieu attachés à\nétablir un plan général.\nC'est de ce plan que dérive en ligne\ndirecte l'idée des assises auxquelles vous\nnous faites l'honneur de participer.\nNotre objectif étant l'organisation de la\nprofession sur un plan aussi élevé que pos-\nsible, il faut provoquer l'ascension de cha-\ncune des cellules, individus et sociétés\nd'architectes.\nDe là nécessité de modifier, et jusque\ndans ses fondements, l'enseignement de\nl'architecture.\nLa S.B.U.A.M. a étudié cette réorganisa-\ntion et a présenté un projet de programme\nà la Fédération des Sociétés d'Architectes\nde Belgique où, soit dit avec éloge, ses\ndélégués ont rencontré une compréhension\net des concours auxquels il me plaît de\nrendre hommage.\nNotre projet s'appuie sur le vieil adage de\nLéonard de Vinci, qui veut que la science\net l'art se prêtent un mutuel concours.\n« On doit, dit-il, étudier la science ou\navant l'art ou en même temps pour\napprendre dans quelle limite l'art est con-\ntraint de se renfermer. »\nCe que nous voulons, c'est assurer le déve-\nloppement intégral de l'esprit de l'élève,\nen favorisant ses aptitudes intrinsèques par\nune méthode d'enseignement développant\nspécialement le sens critique.\nNous avons profondément conscience de\nl'interdépendance des sciences.\nNous croyons qu'il est de notre devoir de\nnous intéresser aux travaux de l'ingénieur,\nde l'hygiéniste, du sociologue; de suivre et\nd'aider les industriels, producteurs et les\nmetteurs en oeuvre.\nNous voulons établir une collaboration\nentre ces différentes activités.\nNous espérons, par l'analyse et la syn-\nthèse multipliée, que l'aptitude créatrice\nacquierra une intensité qui, purifiée par le\nchoix judicieux des éléments de réalisation,\nfera de l'architecte un être utile à la\nSociété.\nCes quelques considérations vous expli-\nquent l'idée génératrice de ces journées.\nIl faut pourtant encore que je précise le\ntitre « Rationalisation ».\nNous entendons employer ce mot dans son\nsens étymologique.\nLa raison opposée à l'empirisme.\nNous voulons, pour le mieux être géné-\nral, que les conceptions, les réalisations en\nmatière d'architecture et d'urbanisme\nsoient guidées par la raison. Une raison\nsaine qui s'appuie sur une connaissance\napprofondie des éléments en cause.\nEn d'autres mots, nous voulons pour l'ar-\nchitecte une formation technique, une\nculture générale bien équilibrée, afin que\nceux qui seront appelés à nous succéder\npuissent reconstruire en efficience et en\nbeauté le cadre adéquat que nous sou-\nhaitons à l'humanité de demain.\nLes différentes communications qui vous\nseront faites au cours de ce congrès ont\nuniquement pour but de situer le pro-\nblème, d'en faire saisir l'ampleur.\nSESSION DU 21 JANVIER\nN. B. - Le résumé du rapport de M. le Prot.\nF. Baud'huin ne nous étant pas parvenu à\ntemps, force nous est d'en remettre la\npublication au prochain numéro.\nLe rapport suivant est celui intitulé :\nStandardisation\ndes Eléments Constructits\npar M. M. REICHERT,\nIngénieur, Secrétaire de l'Association\nBelge de Standardisation.\nOn reconnaît, en général, l'importance de\nla standardisation, mais on voit mal l'éten-\ndue de son domaine et on sous-estime faci-\nlement ses difficultés. La vérité est qu'elle\npeut fournir des résultats remarquables,\nmais au prix de temps, de sacrifices et\nd'efforts.\nLes applications les plus nombreuses des\nprincipes de la standardisation portent sur\nla forme des objets, leurs dimensions, la\nqualité des matières premières et l'exécu-\ntion, les conditions de réception, les usa-\nges commerciaux, les conditions d'emploi\net de sécurité.\nCette énumération montre :\n1°) que la fixation des dimensions n'est pas\nle seul objet des études à entreprendre;\n2°) que la standardisation ne peut se faire\net se répandre que si elle est le résultat\nd'un accord entre les différents groupes\nd'intéressés;\n3°) que les standards ne peuvent pas être\ndes règles immuables qui entravent le pro-\ngrès, mais, au contraire, qu'il faut les revi-\nser périodiquement pour les mettre au\nniveau des progrès de la technique.\nLa conception et l'édification d'un bâti-\nment exigent, de l'architecte et de l'en-\ntrepreneur, des connaissances toujours plus\nvariées et leur imposent des contrôles tou-\njours plus nombreux. Ils doivent donc favo-\nriser le développement et la diffusion de\nla standardisation, car elle leur apporte le\nmoyen de simplifier leur tâche, dans ce\nqu'elle a de moins intéressant, et de con-\nsacrer le temps gagné à des activités\nmieux en rapport avec leurs goûts ou avec\nleurs intérêts.\nL'Organisation Scientifique\ndans l'Industrie du Bâtiment.\nOrganisation Générale\ndes Chantiers\npar M. R. CAUSSIN.\nParmi les facteurs qui contribuent au prix\nde revient relativement élevé des con-\nstructions, on peut noter tout d'abord la\nprépondérance du travail physique et l'em-\nploi limité d'auxiliaires mécaniques. Il faut\ny ajouter une importance réduite accordée\nà l'organisation du travail, une collabora-\ntion limitée des organes d'étude et un\nmanque de concentration des entreprises.\nSi l'on ajoute à cela la diversité des tra-\nvaux exécutés et le caractère spécial de\nl'activité des entreprises de construction,\non a à peu près une vue d'ensemble des"}, {"page_pdf": 18, "page_imprimee": "80", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193303-01.1.18", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 6691, "texte": "facteurs qui contrarient la rationalisation\nde la construction.\nDepuis quelques années cependant, une\névolution s'est produite, caractérisée dans\nle domaine de l'organisation proprement\ndite par la plus grande importance appor-\ntée au facteur temps, c'est-à-dire à\nl'avancement des travaux, par une étude\nplus poussée du prix de revient et, dans\ncertains cas, par des essais d'applicaiion\ndes principes de Taylor.\nLa technique de l'organisation scientifique\nn'est guère différente suivant que l'on\nenvisage le travail des chantiers de con-\nstruction ou le travail en usine. On retrouve\ndans les deux cas l'analyse de toutes les\ndépenses en temps, en matières et en\neftorts, poussée jusqu'aux détails élémen-\ntaires; puis vient la préparation du travail,\nc'est-à-dire la détermination de la meil-\nleure méthode d'exécution, la fixation de\nnormes de rendement; celles-ci donnent\nlieu à la rédaction de fiches d'instructions\nprécisant pour chaque travail la marche à\nsuivre et servant de base à la rémunération\ndu personnel; enfin le contrôle du rende-\nment permet, par la comparaison des ré-\nsultats réels et des normes, de rechercher\nles causes d'insuffisances et d'y porter\nremède.\nDes exemples choisis dans l'industrie de\nla construction montrent que cette tech-\nnique de l'organisation, loin d'être théori-\nque, devrait être d'application courante.\nSi l'on applique systématiquement ces\nprincipes à l'ensemble des services d'une\nentreprise, la gestion de celle-ci peut être\nsimplifiée dans une large mesure; le chef\nn'ayant plus à porter son attention que\nsur les points qui présentent des écarts par\nrapport aux prévisions, peut consacrer son\ntemps et son activité à l'étude de ces\nanomalies afin de prendre les décisions\nqu'elles appellent.\nFilms Commentés\npar M. BERTRAND, Ingénieur.\n1°) «L'Architecture Moderne en France»,\nœuvres des architectes Le Corbusîer, les\nfreres Perret, Jeanneret, Mallet-Stévens,\netc., avec projection du plan de moderni-\nsation du centre de Paris élaboré par l'ar-\nchitecte Le Corbusîer.\n2W) Projection de « L'Habitation du Pro-\nfesseur Gropius à Berlin », spécimen de\nI architecture moderniste en Allemagne.\n3°) « La Construction d'habitations en\nsérie par éléments de béton moulés\nd'avance. »\n4°) « L'Architecture française d'aujour-\nd hui », œuvres des architectes Tony Gar-\nnîer, Roux-Spitz, Delaage et Demaret.\nFilm sur la Fabrication et la Pose\nRationnelle du Linoléum, commenté\npar M. De Volder\nLe matériau, ses qualités de durabilité,\nd'entretien, d'hygiène; son aspect.\nDiverses sortes de lino : uni,\ngranité, jaspé, moiré, Fliesen, Kork.\nLes planchers destinés à re-\ncevoir le lino.\nLes sous-fonds : ciment plâtre.\nDe la question sonorité.\nSESSION DU 22 JANVIER\nL'Urbanisme\net la Crise Economique\npar M. R. VERWILGHEN.\nAu Moyen-Age, nos villes étaient des cen-\ntres exclusivement industriels. E!les perdi-\nrent ce caractère au début de la Renais-\nsance.\nAux temps modernes, la Machine amena\nle développement rapide et considérable\ndes villes; elle leur conféra en outre, à\nnouveau, un caractère industriel prédomi-\nnant.\nAu cours du XIX siècle, ni les pouvoirs\npublics, ni les techniciens ne se rendirent\ncompte du rôle économique des viiles. Ils\nse préoccupèrent presque uniquement du\nrôle monumental et récréatif des villes. De\nce fait, celles-ci ne sont nullement adap-\ntées à leurs fonctions économiques. Elles\nconstituent des instruments de travail très\ndéfectueux et très onéreux.\nCes déficiences sont mises en relief par la\ncrise économique actuelle. Exemples.\nNombreux sont ceux qui mettent en doute\nl'utilité des grandes villes et prêchent le\nretour vers la campagne — non pour les\nraisons d'ordre sentimental invoquées au\ndébut du siècle — mais pour des raisons\nd'ordre économique.\nMais on ne saurait réussir à arrêter par\ndes mesures artificielles le mouvement de\nconcentration des populations industrielles\nqui est facteur de progrès.\nNéanmoins, des réformes radicales s'im-\nposent.\nTout d abord révision des techniques urba-\nnistiques, par la substitution de l'esprit\nfonctionnel à l'esprit monumental.\nEnsuite, révision du concept Ville, lui-\nmême, par la substitution de la région\nurbanisée a la ville mondiale radio-\nconcentrique.\nLes logements des ouvriers industriels doi-\nvent être proches de l'usine et proches des\ncampagnes. On les situera donc le long\ndes arteres qui canalisent la vie économi-\nque du pays. En reliant ces groupements\npar des moyens de transport rapides,\non constituera de véritables courbatîons\nlinéaires.\nLa crise nous apprend que l'Urbanisme\ndoit tendre à décentraliser afin\nde recentraliser.\nLe Facteur Humain\ndans la Rationalisation\nde l'Habitation\npar le Dr Paul SOLLIER,\nPrésident de l'Institut des Hautes Etudes\nde Belgique,\nDirecteur de l'Ecole d'Ergologie\nde Bruxelles.\nL'étude du facteur humain se présente\nsous trois aspects différents aux trois pha-\nses de l'évolution d'une habitation : 1° en\nvue de sa conception; 2° en vue\nde sa construction, de son exé-\ncution; 3\" en vue de son usage, de\nson utilisation.\n1° CONCEPTION. Il s'agit de recher-\ncher, chez les sujets qui se destinent à la\nprofession d'architecte et aux emplois con-\nnexes, s'ils possèdent les aptitudes et les\nqualités reconnues nécessaires. (Orienta-\ntion et sélection professionnelles; psycho-\ntechnique).\n2° CONSTRUCTION, EXECUTION. Il\ns'agit ici : I' de rechercher si les sujets ont\nles aptitudes et les qualités physiologiques\net psychologiques voulues pour exécuter\nconvenablement les travaux du bâtiment\ndans leurs diverses phases, déterminées\npar une analyse précise (orientation et\nsélection professionnelles; psychotechni-\nque), et 2 d'adapter les méthodes de tra-\nvail et les procédés de construction à la\nconstitution physique et physiologique des\ntravailleurs (Ex : Etude de Gilbreth sur le\ntravail des maçons), travaillant soit indivi-\nduellement, soit en équipe, de façon à\ndiminuer la durée des opérations, et à aug-\nmenter leur rendement.\n3 USAGE, UTILISATION. Principe fon-\ndamental : L habitation doit être\nfaite pour i'habitant et\nnon I habitant pour l'habi-\ntation.\nL usage peut être temporaire et\ngénéralement collectif (écoles, théâ-\ntres, salles de réunions, etc.), ou con-\ntinu : soit collectif (hôpitaux, prisons,\ncasernes) avec affectation spéciale, soit\nindividuel et familial (hôtels, maisons par-\nticulières, appartements privés).\nToute habitation d'usage continu et com-\nplet doit satisfaire :\na) aux besoins biologiques: air,\ntempérature, lumière, exigeant la connais-\nsance des limites de ces besoins;\nb) aux besoins d'hygiène : pro-\npreté, salubrité (eaux, évacuation des\nordures, des excréments - W.-C., etc.);\nc) aux besoins d'entretien : ali-\nmentation (agencement de la cuisine et\nannexes);"}, {"page_pdf": 19, "page_imprimee": "81", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193303-01.1.19", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 4553, "texte": "d) aux besoins moteurs: tous les\nactes de la vie courante tendent, par leur\nrépétition, à devenir machinaux, automati-\nques, d'où facilité et rapidité d'exécution,\nd'où commodité plus grande.\nPour favoriser cette automa-\ntisation il faut : a) que la distribution\ndes pièces soit faite selon la subordi-\nnation des usages particuliers qu'elles\nont respectivement, ce qui facilite les dé-\nplacements de l'habitant à travers l'appar-\ntement; b) que les portes et fenê-\ntre soient disposées dans les pièces de\nfaçon à ne pas gêner la disposition ration-\nnelle des meubles qui y sont destinés;\nc) que dans chaque pièce l'emplacement\ndes appareils fixes (chauffage,\néclairage, eaux, sonneries, prises de cou-\nranl, etc.) soit établi de façon à en faci-\nliter l'accès et la manoeuvre; d) que cet\nemplacement et ces appareils soient nor-\nmalisés et standardisés de\nfaçon à éviter les tâtonnements et les\nfausses manoeuvres quand on passe d'une\nhabitation à une autre; e) que l'emplace-\nment des appareils mobiles ou\ndes ustensiles soit prévu de façon à en\nrendre l'accès et l'emploi aussi faciles que\npossible, en se basant sur la constitution\nphysique de l'homme.\nUne maison particulière ou un apparte-\nment, est à la fois : un hôtel (chambre à\ncoucher), un laboratoire (cuisine), un ate-\nlier ou un bureau (travaux d'entretien ou\nprofessionnels), un lieu de réunion (salon,\nsalle de jeux pour les enfants, etc.).\nToute pièce d'une habita-\ntion doit être adaptée à\nce que celui qui l'occupe\ndoit y faire - repos, tra-\nvail, cuisine, réception :\nSuppression des bruits du dehors ou\ndu fonctionnement d'appareils intérieurs,\npour le repos et le travail; éclairage ration-\nnel pour le travail.\nEnfin l'habitant, pour se plaire dans son\nlogement, a des besoins affectifs\nà satisfaire : ambiance générale, colora-\ntion des intérieurs, ornementation, etc.\nL'Habitation et son Equipement\npar L. H. DE KONINCK,\nArchitecte S.B.U.A.M.\nDes raisons sociales et économiques amè-\nnent l'architecte contemporain à considé-\nrer les locaux des habitations actuelles\ncomme devant être réduits à leurs plus\npetites dimensions possibles.\nLe local exact pose le problème du local\nminimum acceptable en raison des lois de\nl'hygiène et des lois résultant de mensu-\nrations expérimentales des fatigues ména-\ngères.\nLe I ocal minimum, en réduisant la surface\nbâtie, procure une réduction sensible du\ncoût d'une habitation. Le procédé de con-\nstruction peut accentuer cette économie :\nI par une nouvelle réduction de la sur-\nface bâtie en raison d'un amincissement\ndes parois verticales, et 2 par la concep-\ntion de systèmes standards. Dans ce der-\nnier domaine peu de choses sont acquises.\nLa réduction des surfaces demande une\nutilisation très raisonnée de petits espa-\nces et appelle un confort localisé maxi-\nmum. Solution unique : l'équipement mo-\nbilier conçu suivant l'idée du standard.\nAperçu sur la mise au point d'un standard\nen Belgique.\nLa Hauteur Rationnelle\ndes Immeubles\npar Victor BOURGEOIS,\nArchitecte-Urbaniste,\nProcesseur à l'Institut Supérieur\ndes Arts Décoratifs.\n1) Les règlements communaux sont péri-\nmés : notamment en ce qui concerne le\nnombre d'étages basé sur la largeur de la\nrue, la hauteur des locaux, la superficie\ndes cours.\n2) La hauteur rationnelle des immeubles\ndoit être déterminée par des considéra-\ntions qui ressortissent à l'urbanisme, au\nlotissement et à l'architecture.\nA) URBANISME.\nBut : Condenser la ville pour établir des\nagglomérations plus rationnelles et surtout\nperfectionner les transports.\nMoyen : politique foncière résultant d'un\nplan général d'urbanisation.\nB) LOTISSEMENT.\nBut : Etablir une relation entre la hauteur\net l'éloignement des immeubles d'où peut\nrésulter l'ensoleillement de tous les locaux\nde séjour.\nMoyens : Application progressive d'un\nrèglement communal type « Schaerbeek »\net « Union des Villes » dans lequel l'article\n« Superficie de cour par rapport à la par-\ncelle occupée » est remplacé par des\ndirectives pour l'éloignement entre les\nimmeubles.\nC) ARCHITECTURE.\nBut : Solutionner plus aisément par la con-\nstruction en hauteur : a) les « bases phy-\nsiques de l'habitation » et notamment le\nconditionnement de l'air (suppression des\nminimums de hauteur des étages; b) les\nservices communs.\nMoyens : Développer la construction en\nhauteur : a) Etude des procédés techni-\nques, notamment des ossatures; b) établis-\nsement de règles sévères pour la construc-\ntion de maisons à plusieurs logements de\nfaçon à éliminer la maison individuelle à\n2 ou 3 étages transformée en maison à\nplusieurs logements.\n(A suivre.)"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1933-03-01-c052", "article_bluemountain": "bmtnaac_1933-03_01#c052", "volume": "bmtnaac_1933-03_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "81", "page_fin": "81", "image_debut": 19, "image_fin": 19, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193303-01.2.10", "titre_corps": "Ve Exposition Internationale du Bâtiment BRUXELLES-CINQUANTENAIRE (18-30 janvier 1933)", "titre_sommaire": "Ve Exposition Internationale du Bâtiment BRUXELLES-CINQUANTENAIRE (18-30 janvier 1933)", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 19, "page_imprimee": "81", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193303-01.1.19", "debut_caractere": 4555, "fin_caractere_exclue": 7142, "texte": "Ve Exposition Internatio-\nnale du Bâtiment\nBRUXELLES-CINQUANTENAIRE\n(18-30 janvier 1933)\nOn contesterait difficilement l'utilité de\nl'Exposition du bâtiment qui, à l'instar de\nce qui se pratique dans toutes les grandes\nvilles étrangères, se tient annuellement à\nBruxelles dans les Halls du Cinquantenaire.\nPareille « toire » périodique, tournit aux\ntechniciens le moyen de se documenter\naisément concernant les matériaux et pro-\ncédés de construction auxquels ils peuvent\nrecourir et les tient au courant des progrès\net inventions nouvelles; elle suscite auprès\ndu grand public une curiosité qui ne peut\nêtre que protitable à l'industrie du bâti-\nment et au progrès de l'architecture.\nL'exposition qui vient de se termer mar-\nquait une avance considérable sur ses de-\nvancières. Sans nul doute ce succès était\ndû au patronage très actif de groupements\npro.essionnels d'architectes et tout parti-\nculièrement à celui de la Société Belge\ndes Urbanistes et Architectes Modernistes\n(S. B. U. A. M.). Le Congrès de la Ratio-\nnalisation du Bâtiment, que cette Société\norganisa, et dont il est rendu compte ail-\nleurs, ne contribua pas seulement à attirer\nau Cinquantenaire un public de techniciens\nque les rigueurs de la saison auraient pu\ntenir à l'écart. Il créa parmi les exposants\nune émulation qui leur fit déployer un\neffort qui contraste vraiment avec le lais-\nser-aller de l'Exposition de 1932. Il en\nrésulta un nombre plus élevé de participa-\ntions, une importance plus grande des\nstands, mais surtout une présentation meil-\nleure, en vue de laquelle plusieurs expo-\nsants eurent l'idée heureuse de s'assurer la\ncollaboration d'architectes et d'ensem-\nbliers.\nC'est l'effort déployé pour présenter\nla marchandise qui a surtout frappé le visi-\nteur de l'Exposition du Bâtiment et dont\nnous avons cru utile, en nous aidant de\nla coopération des industriels intéressés,\nde prolonger le souvenir par la reproduc-\ntion de quelques-uns des principaux stands.\nNous n'avons pas voulu opérer une sélec-\ntion rigoureuse, notre but étant de donner\nau lecteur le spectacle que fournissait une\npromenade à l'Exposition du Bâtiment.\nC'est au cours d'une promenade égale-\nment que nous avons recueilli les échos\ntechniques * qui suivent et qui ont pour\nbut de signaler à nos lecteurs, dans cha-\nque catégorie de spécialités, les produits\nintéressants et nouveaux. Examen succinct\net rapide qui ne prétend pas épuiser le\n[sujet ni être sans lacunes.\n* Fn consultent les pages d'annonces de nos récents\nnuméros nos lecteurs y trouveront l'adresse des firmes\ndont le nom est accompagné d'un astérisque."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1933-03-01-c053", "article_bluemountain": "bmtnaac_1933-03_01#c053", "volume": "bmtnaac_1933-03_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "82", "page_fin": "84", "image_debut": 20, "image_fin": 22, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193303-01.2.11", "titre_corps": "PRODUITS CERAMIQUES ET BRIQUES DE PAREMENT", "titre_sommaire": "PRODUITS CERAMIQUES ET BRIQUES DE PAREMENT", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 20, "page_imprimee": "82", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193303-01.1.20", "debut_caractere": 302, "fin_caractere_exclue": 5042, "texte": "PRODUITS CERAMIQUES\nET BRIQUES DE PAREMENT\n\nD'une façon générale des progrès considé-\nrables ont été réalisés dans les arts du feu.\nAlors qu'il y a une dizaine d'années, il était\ntort difficile, pour ne pas dire impossible,\nde trouver en Belgique de bons produits\nde revêtement donnant satisfaction à la\nfois du point de vue de la résistance et de\nl'aspect, le marché offre aujourd'hui nom-\nbre d'excellents produits d'origine natio-\nnale ou étrangère. Signalons :\nLa firme Edgard Houben, S. A.\nBriqueteries du Belvédère et\nCéramiques «Le Sphinx»\nprésentait, dans un très grand stand, que\nnous reproduisons, la riche gamme de ses\ncarreaux de revêtements intérieurs et exté-\nrieurs, de ses produits céramiques divers\net de ses briques de parement. La réputa-\niion mondiale de ces produits n'est plus à\nfaire. Nous comptons publier dans la revue\ndes matériaux sélectionnés quelques pré-\ncisions techniques à leur sujet.\nLa fi rme Lucien Claes * présen-\ntait des seuils et appuis de fenêtres, des\nchaperons (couvre-murs), des encadrements\nde portes et fenêtres, des carreaux de\ngrande dimension, dont la face posté-\nrieure est à tenons très prononcés pour\npermettre une adhérence idéale au mor-\ntier. Cette firme nous signale que la\nmatière est de la terre céramique cuite à\nune température de 1,200 à 1,350\" et qui\nde ce fait peut être garantie contre les\nintempéries et le gel. Toutes les gammes\nen émaux, brillants ou mats, et une grande\nvariété de tons non émaillés permettent à\nl'architecte de réaliser des formes et\nnuances que bien d'autres matériaux ne\npermettent pas.\nLe stand de la Maison Helman\ntémoignait d'un bel effort de l'industrie\nnationale. Cette firme relève tout parti-\nculièrement que ses produits étant fabri-\nqués en terre à grès sont ingélifs en eux-\nmêmes.\nLa firme N. V. Tegelfabrîek «De\nNethe » exposait toute la série de ses\nproduits céramiques parmi lesquels ses car-\nrelages bien connus, qu'elle garantit con-\ntre les craquelures, les influences atmo-\nsphériques et les acides. L'architecte Jos.\nRitzen, auteur du stand, s'était efforcé de\nfaire ressortir les différents modèles et\ndimensions usités pour la construction de\nfaçades. Les tons bronze, noir brun, jaune,\ncontrastant avec le vieil argent de la\ncolonne étaient d'un aspect calme.\nCIMENTS BLANCS\nL on sait que ce n'est que tout récemment\nque I industrie est parvenue à fabriquer\ndes ciments artificiels absolument blancs.\nLes produits que l'on vendait autrefois\nn'étaient pas des ciments proprement dits\nmais des chaux hydrauliques.\nAujou rd'h ui l'industrie fournit des ciments\nblancs et extra-blancs possédant toutes les\nqualités des meilleurs ciments portland\nartificiels. Rien de surprenant, dès lors, que\nnombreuses sont les tentatives de mise en\noeuvre rationnelle de ce matériau pouvant\ninfluencer dans une forte mesure l'aspect\narchitectural des édifices en béton armé.\nLe stand des Cimenteries et Bri-\nqueteries Réunies ( C. B. R. ) *\navait pour but de mettre en évidence les\nnombreuses possibilités d'emploi de ce\nmatériau. Le hall, que nous reproduisons\nétait revêtu d'enduits Simili Carrare et\nSimili Euville. Un auvent extérieur était\nexécuté en béton blanc apparent et non\nenduit, pierre artificielle de haute résis-\ntance pouvant être bouchardée ou cise-\nlée.\nLa S. A. des Ciments Portland\nArtificiels d'Harmignies fabri-\nque un ciment « Harmiblanc » dont le\nstand que nous reproduisons, manifestait\nles propriétés. D'un procès-verbal officiel\nil résulte que les résistances probables du\nmortier normal sont de 520 kg. à 7 jours\net 644 kg. à 28 jours. C'est dire la haute\nqualité de ce ciment. Signalons que ces\nmêmes usines sont également fabricants\nde Ciment Portland Artificiel Normal, à\nHaute Résistance et Durcissement lent et\nà Haute Résistance et Durcissement ra-\npide.\nHOURDIS\nLes Tuileries et Briqueteries\nd Hennuyères et de Wanl i n *\nexposaient leurs nombreux produits parmi\nlesquels les planchers transportables en\nbriques creuses armées de fers feuillards\nsont universellement connus.\nIl s agit comme on le sait de poutres for-\nmées de 4 à 5 rangées de briques creuses,\nconditionnées pour des surcharges variant\nnormalement entre 150 et 500 kg. par\nmetre carré, dont la longueur va de 0m.55\nà 6 m. 35.\nLa même firme exposait une variété de\nbriques creuses et de façade.\nLes briques creuses, qui servent en géné-\nral, à construire les murs de clôture, des\ncloisons légères, à remplir les ossatures en\nmétal ou en béton, se font en divers for-\nmats et sont percées de 2, 3 ou 6 trous.\nElles pèsent de I '/2 à 3 1/2 kg. suivant les\ntypes ef réalisent une maçonnerie très éco-\nnomique.\nLes briques de façade existent en formats\nwallon, de Bruxelles et de Boom et en for-\nmat romain. Elles se fabriquent en 8 teintes\ndifférentes."}, {"page_pdf": 21, "page_imprimee": "83", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193303-01.1.21", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 4464, "texte": "COUVERTURES\nLes Tuileries et Briqueteries\nd'Hennuyères et de Wanlin*\nétaient quasi seules à représenter la cou-\nverture classique en tuiles. Celles-ci sont\nfabriquées en pâte molle et subissent une\ncuisson lente à 1000° dans des fours con-\ntinus.\nLa grande tuile à côtes, marque Hen-\nnuyères, pèse environ 3 kg., il en faut 15 au\nmètre carré. L'étanchéité est assurée par\ndes emboîtements très profonds en tête\net sur les côtés.\nLa résistance aux vents est particulière-\nment grande en raison des dimensions de\nla tuile et de la possibilité de la placer à\njoints croisés.\nRappelons aussi l'existence des tuiles « Es-\nthétic » 20 '/2 au m 2, des rectangulaires ou\nécailles, de la nouvelle tuile « Star » 22\nau m 2 et de tous les accessoires de toi-\nture.\nSignalons en passant les ardoises artifi-\ncielles bien connues en Asbeste et Ciment\nreprésentées par la S. A. Am e lit et\nle produit C o v e r i t de la S. A. des\nCiments Portland Artificiels Belges d'Har-\nmignies, dont nous reproduisons le beau\nstand.\nLa firme Asbeste exposait en outre\ndes gaines de ventilation et de climatisa-\ntion ainsi que des conduits de fumée.\nElle présentait une autre nouveauté : les\nardoises artificielles entourées d'une mince\nfeuille de cuivre.\nNombreuses étaient les firmes utilisant des\nproduits asphaltiques pour la fabrication\nde toitures plates, preuve évidentee d'une\névolution dans les conceptions architecto-\nniques.\nMoins connus étaient les modes de mise\nen oeuvre de toitures en cuivre exposées\npar la S. A. des Usines à Cuivre\net à Zinc de Liège, travaillant en\ncollaboration avec l'Union Minière\ndu Haut Kat a n g a * qui fournit\ngratuitement aux intéressés tous renseigne-\nments concernant l'emploi du cuivre dans\nle bâtiment. La baisse du prix de ce métal\net les nouvelles méthodes de mise en œu-\nvre permettent l'exécution de toitures en\nfeuilles très minces à des prix très abor-\ndables. C'est ainsi que si l'on ne considère\nque les prix du métal (et non la main-d'œu-\nvre) le prix des toitures en zinc n° 14 est\nde 27 fr. 70, n 15 de 36 fr. 40 au m . Les\ntoitures en cuivre varient entre 27 fr. 80\net 56 francs.\nPLOMBERIE\nLa S. A. des Usines à Cuivre\net à Zinc de Liège exposait éga-\nlement les tubes et raccords pour instal-\nlations sanitaires. Dans ce domaine le cui-\nvre lutte aisément avec le plomb et le fer,\ncomme des adjudications récentes l'ont\ndémontré. Le point délicat c'est l'appren-\ntissage d'un métier nouveau qui exige un\noutillage spécial. L'Union Minière\nintervient ici de nouveau comme instruc-\nteur. Le placement des tuyauteries en cui-\nvre est d'ailleurs grandement facilité par\nles raccords spéciaux tels le « Monobloc »\nexposé ici.\nPAVEMENTS\nNous avons signalé les céramistes. Les fa-\nbricants de pavements en granito avaient\ndes représentants importants.\nLes Etablissements Ghilardi\n& C\" * exposaient une grande variété\nde carrelages et de matériaux en pierre\nartificielle.\nLa Société Belge des Agglo-\nmérés de Marbres (Agma) a\nattiré notre attention sur les méthodes\nrationnelles auxquelles elle a recours pour\nla fabrication par voie humide des car-\nreaux comprimés à haute pression hydrau-\nlique. Après avoir été entreposés pendant\nun mois au moins dans des locaux, dont la\ntempérature et le degré hygrométrique de\nl'air ambiants sont tels que la prise et le\ndurcissement du ciment se font dans les\nconditions les plus favorables, les carreaux\npassent au lapidaire, sont bouche-porrés\net enfin polis.\nCLOISONS\nL utilisation dans le bâtiment de cloisons\net plaques de revêtement fabriquées à\nl'avance s'étend toujours. Le grand nom-\nbre de matériaux de ce genre exposés en\ntémoigne.\nEtaient représentés, le Celo t e x (S. A.\nCommerce et Technique *), le Maftex\n(Firme Van de Ven * ), produits dont les\nqualités isolantes sont bien connues. La S.A.\n« Commerce et Technique », concession-\nnaire du Celotex, exposait également ses\nnouvelles spécialités : La Planche « Ligno-\nlith », en laine de bois enrobée de ciment,\net la Plaque « Armstrong », en liège pur\nexpansé, aggloméré par sa propre résine.\nLe Xylotekt (Andry-Tauner, S. A.,\nXylotekt) se compose d'une feuille de bois\ncontreplaqué, revêtue sur chacune de ses\nfaces d une mince couche de fibro-ciment.\nCe produit qui est malheureusement d'un\nprix assez élevé, a la propriété d'être\nrigoureusement plan.\nUn stand, que nous reproduisons, figurait\nles qualités et les modes d'application des\npanneaux isolants en fibres de bois «In-\nsulite» de la Société Générale des Bois\net Placages."}, {"page_pdf": 22, "page_imprimee": "84", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193303-01.1.22", "debut_caractere": 243, "fin_caractere_exclue": 4879, "texte": "Les produits de la S. A. M a s o n i t e se\ndistinguent par leur ton naturel qui va du\nbrun pâle au brun sombre et par leurs tex-\ntures plus ou moins serrées obtenues grâce\nà des compressions effectuées à hautes\npressions.\nLa Masonite n'est ni de la sciure ni de la\npâte de bois. C'est du pitch-pin dont les\nfibres ont été désagrégées et ensuite com-\nprimé et aggloméré sans liant chimique,\nni colle. Elle est homogène et pratique-\nment indéformable et imputrescible. Sa\ncouleur brune dorée permet de la laisser\napparente.\nLa Masonit se fabrique en quatre variétés.\nLe n\" I, isolant, à I I mm. d'épaisseur. Il a\nde hautes qualités comme isolant thermi-\nque et acoustique. Le n' 2 isolant demi-\ndur a 6.3 mm. d'épaisseur. Les n' 3 Presd-\nvvood (bois comprimé) et le n' 4 Tempered\nPresdwood conviennent surtout pour la dé-\ncoration et l'ameublement. Epaisseur de\n3.5 à 8 mm. Largeur I m. 22. Longueur\nI m. 83 à 3 m. 66.\nLa firme Fi . Visser* occupait un très\nvaste emplacement réservé en ordre prin-\ncipal à P Héraclite. Ces plaques en\ncopeaux de bois agglomérés au ciment\nde magnésie sont fournies aux dimensions\nde 2 m. x 0 m. 50, et en épaisseurs varia-\nbles de 1.5, 2.5, 3.5, 5, 7.5 et 10.5 cm.\nElles constituent un isolant thermique et\nphonique de tout premier ordre. Un pro-\nduit dérivé appelé Héracoustic est\nd'après le fabricant, le matériau antiacous-\ntique le moins coûteux. Signalons en pas-\nsant que la firme Visser exposait égale-\nment ses crosses de portes « Demu » d'un\najustage facile, ses planchers sans joint\n« Fama », et enfin des portes et parquets\nen bois de Teak Moulmain et Bornéo.\nLes PARQUETS Noël, en bois posé,\navec larges joints, au moyen d'un ciment\nspécial, constituaient pour bien des visi-\nteurs une nouveauté.\nMENUISERIES STANDARDISEES\nNombreuses d'ailleurs étaient les firmes\nqui exposaient des portes standardisées.\nCitons-les :\nAteliers Lorfèvre Frères, égale-\nment la firme Vallayes & Vierin\ndont nous reparlerons.\nUne mention spéciale revient comme de\njuste aux Etablissements Van de\nV e n * dont on pouvait examiner toute\nla série de matériaux standards parmi les\nquels les célèbres portes « Woco » et\n« Pacific ».\nLa même firme exposait en collaboration\navec la S. A. Electrolux, la cuisine standard\n« Cubex » bien connue de nos lecteurs.\nPRODUITS D'IMITATION\nSignalons parmi les nouveautés en ce\ndomaine le Flexwood, pellicules de\nbois appliquées sur toile, et les tissus et\npapiers enduits de caoutchouc.\nMais le triomphe de l'imitation était réalisé\npar les extraordinaires procédés d'impres-\nsions de la Société Sepori, qui exploite les\nlicences « Masa ».\nVITRERIE\nL'Association des Manufac-\ntures de Glaces de l'Europe Con-\ntinentale, montrait les avantages de la\nglace polie. Le public suivait avec intérêt\nles expériences de rupture effectuées sur\ndes glaces de sécurité pour automobile.\nL'Union des Verreries Méca-\nniques, fournissait une documentation\ntrop peu connue concernant les dimensions\net les épaisseurs des verres mécaniques.\nCeux-ci fournissent à l'architecte, dont le\nbudget ne permet pas l'emploi de glaces\ncoulées, un substitut de haute qualité et\nde prix très abordable.\nPEINTURE\nLes exposants attiraient l'attention du pu-\nblic sur les émaux et les peintures plasti-\nques dont la fabrication a fortement pro-\ngressé ces derniers temps.\nLes Usines De Keyn Frères,\nfabricants de couleurs et vernis, exposaient\nles principales spécialités de leur fabrica-\ntion : l'« Aciérine », couleur antirouille, le\n« Simili Pierre de France », imitation par-\nfaite de la pierre de France naturelle, leurs\ncouleurs « Peint-Neuf » et « Perfecta », à\nbase de vernis gras, et surtout la « Lacke-\nclair Olian », qui est considérée à bon\ndroit dans le domaine de la peinture com-\nme un produit sensationnel. Le stand,\nd'une tonalité très chaude (jaune d'or,\norange et bleue d'outremer) était entière-\nment peint avec leur couleur à l'eau la\n« Decorine ».\nLe stand des Fil s Levy-Finger*\navait été exécuté avec les peintures plasti-\nques Marb-L-Cote et Celustuc qui peuvent\nêtre travaillées tant à la brosse que com-\nme pâtes à modeler. Les décors exécutés\navec ces produits sont recouverts soit de\nla peinture à la détrempe « Le Swanolin »\nsoit avec les couleurs cellulosiques « Cel-\nlulo », soit avec différents glacis de teintes\nassorties.\nLa Cie des Vernis Valentine\nattirait surtout l'attention par ses peintures\nspéciales, mates et émaillées, pour ciment\nfrais, plâtre frais et murs humides.\nNous comptons rendre compte dans un\nprochain numéro de la Section des Pro-\nduits Sélectionnés, organisée sous le con-\ntrôle de la S.B.U.A.M. et qui constituait\nsans conteste le clou de l'Exposition."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1933-03-01-c054", "article_bluemountain": "bmtnaac_1933-03_01#c054", "volume": "bmtnaac_1933-03_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "82", "page_fin": "82", "image_debut": 20, "image_fin": 20, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193303-01.2.11.1", "titre_corps": "172. 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Verbruggen.)\n• Hôtel-Pension \" Arosa à Prague.\n(Architecte : K. Hannauer, ing.)\n• Chronique de l'Urbanisme :\nLe Concours d'Anvers.\nLa Cité mondiale (par P. Otlet),\n° Le Linoléum : Son emploi rationnel dans la\nconstruction (suite).\n° Echos. - Informations.\n• Bibliographie :\nChronique d'A.-C. Duesberg.\n• I Congrès National de Rationalisation de\nl'Habitation et de l'lndustrie du Bâtiment.\n• V Exposition Internationale du Bâtiment."}, {"page_pdf": 2, "page_imprimee": "couv. 2", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193303-01.1.2", "texte": "■_ M REVUE MENSUELLE BELGE D'ARCHITECTURE ET D'URBANISME\nI SIK comprenant la Revue d'information technique parue jusqu ici sous le t. tre Tekhné\nVIE ANN F F Organe —de la Section Belge des\nCongrès Internationaux d'Architec-\nRUE DU MUSEE, 10 iur,® Hoderne; -de la Société\nP Q « - y r | | r c Belge des Urbanistes et Architectes\nKU X - Modernistes; —de la Ligue pour le\nA » .. , . p.. , Relèvement de l'Architecture et des\nAdministrateur-Directeur : Arh Associés. _ et de ~Association\nR. VERWILGPIEN, Ingénieur cjes Architectes et Urbanistes de\nn. s. A. D.\nEDITION : COMITE DE REDACTION :\nRevue d'architecture \" La Cité \" V. BOURGEOIS, architecte.\nCompte Chèque Postal : N° 166.21 L.-H. DE KONINCK, architecte.\n■■■■■nHHHHaßßaßi J.-J. EGGERICX, architecte.\nLIBRAIRIE : G. EYSSELINCK, architecte.\nDîetrich & C° A. FRANCKEN, architecte.\nRue du Musée, 10, Bruxelles M. HcYMANS, architecte.\nJ.-F. HOEBEN, architecte.\nPUBLICITE • HOSTE, architecte.\nM. Lud. Schwâchhofcr J-\nBoulevard d'Ypres, 28 A- NYST' '\"gemeur-architecte. _\nTéléphone : R- VERWILGHEN, tng. c. c. urbaniste.\nEm. HENVAUX, architecte, Secrétaire de\nABONNEMENT : la Rédaction.\nBelgique : 40 francs t es rédacteurs et collaborateurs sont seuls responsables\nr± //\\ £ Il O L I \\ oe leurs articles, u sera renau compte dans la revue\nttranger ; OU trancs [I L beigas) rte tout ouvrage, dont un exemplaire lui sera envoyé\n\ncouvir-uui/\nBit un #o y lIR\ntUAIft HOIR"}, {"page_pdf": 3, "page_imprimee": "65", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193303-01.1.3", "texte": "LA CITÉ XI- An née N° 4.\nMars 1933.\n\nLe Prix d'Architecture\nVan de Ven 1933:\nL'Ecole de Marine de l'Etat,\nà Ostende\nArchitecte: P. Verbruggen.\n\nL'attribution du Prix d'Architecture Annuel Van de Ven\na eu lieu, le mois dernier, pour la sixième fois. C'est à un\ntravail d'un indiscutable intérêt que sont allés les suffra-\nges unanimes du jury : à l'Ecole de Marine de l'Etat, dont\nI architecte est M. Pierre Verbruggen.\nNous avons toujours noté avec sympathie la valeur d'en-\ncouragement que constitue l'initiative de M. E.-J. Van de\nVen; c'est pourquoi nous nous réjouissons particulière-\nment des résultats du Prix 1933 qui marquent, cette fois\nencore, un progrès sur les attributions des précédentes\nannées. Nous nous plaisons aussi à constater qu'une réali-\nsation, dont la portée dépasse le cadre de l'architecture\ndomestique privée, emporte, pour la première fois depuis\nI existence du Prix Van de Ven, la toute première place.\nEt nous en félicitons le jury.\nOn se souvient que « La Cité » a consacré, dans son\nhuitième volume (N° 8), un article illustré exposant les\nlignes essentielles du problème résolu ingénieusement\npar l'architecte Verbruggen. Nous ne croyons pas devoir\ny revenir.\nNous nous bornerons à rappeler que c'est à la suite du\nconcours public, organisé en 1930 par le Ministère des\nTransports, que P. Verbruggen, lauréat, fut chargé de\nl'édification de l'Ecole de Marine d'Ostende.\nL'implantation du bâtiment est heureusement résolue; la\ndistinction des divers services nettement établie. Les\néléments essentiels ventilation, éclairage naturel,\norientation, réduction des dégagements ont été\ndéterminés avec soin.\nL'exécution soignée de la construction ne manquera pas\nd'étonner si l'on sait que l'ensemble des travaux, y com-\npris l'installation du chauffage, n'a guère dépassé un mil-\nlion et demi, dont 250,000 francs environ pour les fonda-\ntions.\nLe mode de construction adopté, tient compte de l'état\ndu sol qui ne peut être trop lourdement chargé : ossature\nen béton armé, murs extérieurs en deux parties distinctes,\nmaçonnerie en briques « Belvédère » vers le dehors (sur\népaisseur d'une demi-brique), plaques de « bims » vers\nle dedans.\n\n142\n142. L'Ecole telle qu'elle apparaît du chenal\nde Mey.\nPhoto Antony, Ypres.)\n\n143\n143. Vue prise dans le hall principal.\n(Photo W. Kessels.)"}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "66", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193303-01.1.4", "texte": "144. Plan de l'Ecole de Marine\nniveau inférieur : classes, réfectoire,\nservices.\n\n145. Plan au niveau de la\nroute : administration, dortoirs,\ncorps professoral.\n\nLes quatre autres œuvres primées au Concours Van de\nVen 1933 sont quatre habitations. Trois d'entre elles sont\nconnues de nos lecteurs, particulièrement l'habitation\nd'Auderghem (architecte L.-H. de Koninck) dont nous\navons déjà souligné le grand intérêt (« La Cité », N° I,\nvol. XI).\nTous ces travaux élèvent singulièrement le niveau du Prix\nVan de Ven, et l'exposition tenue ces jours derniers au\nPalais des Beaux-Arts le démontre clairement.\nOn trouvera ci-après le rapport élaboré par l'architecte\nJ. De Ligne, président de la S. C. A. 8., ainsi que le pro-\ncès-verbal de la session 1933.\nRAPPORT\nUn trop grand nombre d'oeuvres et surtout parmi celles\nexécutées en Province révèlent des fautes de goût, de\nproportion et même de technique constructive. Elles\ndénotent un manque de formation et une mauvaise com-\npréhension de l'architecture nouvelle.\nD'autres accusent un formalisme dangereux et un manque\nde simplicité, de raisonnement et de sincérité qui les\néloignent des principes essentiels de l'architecture saine\net fonctionnelle que le Prix Van de Ven tend à dévelop-\nper et à propager en Belgique.\nMalgré de très belles qualités, certaines oeuvres ont été\néliminées parce qu'elles ne répondaient point à l'esprit\ndu Prix Van de Ven qui a été créé pour couronner la meil-\nleure oeuvre d'architecture moderne.\nLes oeuvres primées précisent parfaitement la doctrine\nnouvelle de l'architecture et dans une très belle simplicité,\nfaite d harmonie et de raison, leurs auteurs ont répondu\ntrès heureusement aux divers problèmes qui leur avaient\nété posés.\n\nSigné: J. DE LIGNE,\nPrésident de la Société Centrale\nd'Architecture de Belgique.\n\n146. L'entrée principale.\n\n147. Développement des façades vers l'Ouest.\n\n148. L'Ecole vue de l'avant-port. (Photos W. Kessels.)"}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "67", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193303-01.1.5", "texte": "150. Habitation à Uccle.\nArchitecte : J. Obozinski.\n(3e mention.)\n\n151. Habitation à Laeken.\nArchitecte : C. Van Nueten.\n(4e mention.)\n\n149. Habitation à Anvers. Architecte : Vanden Broeck. (2e mention.)\n\nPROCES-VERBAL\nLe iury s'est réuni le mardi 14 février 1933,\nà 10 heures. Il comprend :\nM. Fr. Blockx, représentant la Société\nRoyale des Architectes d'Anvers;\nM. V. Bourgeois, représentant la Société\nBelge des Urbanistes et Architectes Mo-\ndernistes;\nM. O. Carpet, représentant l'Association\ndes Architectes de Charleroî;\nM. De Ligne, représentant la Société Cen-\ntrale d'Architecture de Belgique;\nM. J. Haché, représentant la Société des\nArchitectes de la Flandre Orientale;\nM. J. Leclercq, représentant l'Association\ndes Architectes de Bruxelles.\nLe délégué de l'Association des Architec-\ntes de Liège, M. Moutschen, n'a pu pren-\ndre part aux délibérations du jury.\n84 oeuvres sont soumises à son examen.\nLe jury procède à trois éliminations succes-\nsives.\nSont éliminés : au premier tour : 42 œu-\nvres; au second tour : 32 œuvres; au troi-\nsième tour : 5 œuvres.\nRestent en présence les œuvres des archî-\ntectes de Koninck, Obozinski, Vanden\nBroeck, Van Nueten et Verbruggen.\nil procède au vote qui donne le classement\nsuivant :\nPrix de 5,000 francs :\nŒuvre NQ 80 de M. P. Verbruggen, ar-\nchitecte à Bruxelles.\nClassée cinq fois première et une fois\ndeuxième.\nTotal : 7 points.\nI' Mention de 2,000 francs :\nŒuvre NQ 65 de M. L. de Koninck, ar-\nchitecte à Bruxelles.\nClassée cinq fois deuxième et une fois\ntroisième.\nTotal : 13 points.\n2' Mention de 1,500 francs :\nŒuvre Na 2 I de M. Vanden Broeck, ar-\nchitecte à Anvers.\nClassée une fois première, trois fo:s troi-\nsième et deux fois cinquième.\nTotal : 20 points.\n3\" Mention de 1,000 francs :\nŒuvre N° 8 de M. J. Obozinski, archi-\ntecte à Bruxelles.\nClassée six fois quatrième.\nTotal : 24 points.\n4 Mention de 500 francs :\nŒuvre NQ 43 de M. Van Nueten, archi-\ntecte à Bruxelles.\nClassée deux fois troisième et quatre\nfois cinquième.\nTotal : 26 points.\nM. J. De Ligne a accepté la mission de\nrapporteur.\n(Communiqué.)\nEn même temps qu'avait lieu l'attribution\ndu Prix Van de Ven 1933, une exposition\nrétrospective des oeuvres primées aux cinq\nconcours précédents, était organisée au\nPalais des Beau-Arts de Bruxelles. Cette\nexposition est certes un bel encourage-\nment, car elle montre dans la sélection des\ntravaux une progression réelle d'année en\nannée. On y voit aussi que la généreuse\ninitiative de M. Van de Ven ne cesse pas\nd'être efficace.\nPour mémoire nous rappelons les noms des\nlauréats des cinq concours précédents :\nA. Pompe (1928), Smekens et Vandervoort\n(1929), E. Taeiemans (1930), G. Hendrix\n(1931) et R. Van der Aa (1932)."}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "68", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193303-01.1.6", "texte": "L'Hôtel-Pension \"Arosa\",\nà Prague\nArchitecte : K. Hannauer, ing.\n\nLe bâtiment dont nous publions ci-contre quelques vues,\nplans et détails, est d'un type peu courant, dans nos pays;\nsous cette forme, c'est également la seule réalisation\nde ce genre que connaisse jusqu'à présent la Tchéco-\nslovaquie.\nCet essai, à échelle réduite, d'habitation collective offre\nnéanmoins un intérêt certain, autant par la précision\napportée dans le problème technique de la construction,\nque par le parti judicieux tiré de l'étude du logement\nminimum, de son aménagement, son équipement et sa\nrelation avec les services communs.\nL'Hôtel-pension AROSA, dont l'auteur est un jeune\narchitecte tchèque, Karel Hannauer, ing., est la réalisation\ndu programme suivant : au rez-de-chaussée surélevé, hall\nd'entrée, escalier et ascenseur, salles communes (buffet,\nsalle de lecture) et quatre logements-types. Quatre éta-\nges, de six logements chacun, portent donc à vingt-huit\nle nombre total des petits appartements, tous semblable-\nment aménagés et équipés. En sous-sol, les locaux de ser-\nvices généraux : cuisine, buanderie, séchoir et repassage.\nLe terrain, assez exigu (18.50 x 18.20), dont disposait\nl'architecte, a nécessité une étude complexe de la\ndimension des logements et du système de construction.\nVoici, au sujet de ce système, quelques renseignements\nque complétera l'examen des plans et détails reproduits\nci-contre :\nL'ossature du bâtiment est en béton armé, reposant sur\nle sol par le moyen d'un radier. Sous le niveau des sous-\nsols se trouvent des galeries d'accès aux canalisations. Le\ncloisonnement extérieur se compose de blocs « Isostone »\nrevêtus de plaques isolantes « Olcedyt ». Le cloisonne-\nment intérieur, en parois minces, est du type « Hodo ».\nLes logements sont isolés contre la transmission du son à\nla fois horizontalement et verticalement, suivant un pro-\ncédé primé à un récent concours organisé par une Com-\nmission technique d'Allemagne (cfr. Illustration 160).\nLe problème de la ventilation a été lui aussi étudié en\ndétail. Un système de doubles-plafonds est aménagé dans\ntous les locaux de services, créant des gaînes de ventila-\ntion horizontale, lesquelles débouchent dans des aéras\nverticaux desservant tous les logements. (Cfr. plans 159\net 161.) Les gaines horizontales sont construites au moyen\nde plaques « Olcedyt » isolantes.\nTous les châssis de fenêtre (système breveté «Aéro») sont\nmétalliques; les portes sont en contreplacage « Arbor ».\nL architecte avait conçu divers locaux à usage commun,\nen créant au rez-de-chaussée un niveau intermédiaire\n(salle de récréation, isolement de malade, douches); ces\ndétails cnt ete refuses par la Commission de régularisa-\ntion de Prague, laquelle invoquait des motifs dénués de\nfondement.\nVoici la description d'un logement-type de l'Hôtel-pen-\nsion AROSA :\nVestibule d'entrée, avec armoire-vestiaire; W.-C. et ar-\nmoire-cuisine d une part (ce réduit comporte essentielle-\nment un fourneau au gaz); d'autre part, la toilette-salle de\nbain, extrêmement réduite, chauffe-bain électrique. Tous\n\n152. La façade principale des logements."}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "69", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193303-01.1.7", "texte": "153. Hôtel-pension \" Arosa\". Aspect du bâtiment.\n\n154. Cage d'escalier et dégagements.\n\n155. Plan d'un étage.\n\n156. Plan du rez-de-\nchaussée.\n\nces petits locaux, traités nettement comme accessoires de\nla cellule proprement dite, occupent un rectangle de\n3 m. 60 x 2 m. 30 environ. La chambre, en façade (l'im-\nmeuble fait face à un vaste parc) couvre un espace de\n6 m. 50 x 3 m. 60 environ; son équipement comporte :\narmoires, deux lits, table fixe et siège devant la fenêtre;\ncelle-ci s'ouvre sur toute la largeur du local et donne\naccès àun balcon (cfr. illustrations I 57, 158 et 161, p. 70)."}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "70", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193303-01.1.8", "texte": "157, 158. Vues d'une chambre-type de I'Hôtel-pension\" Arosa\"\n\n159. Coupe dans les annexes d'un logement-type, montrant le\nsystème de ventilation.\n\n160. Détails des systèmes employés contre la transmission du son.\n\n161. Plan d'un logement-type.\n(Voir description, p. 68.)"}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": "71", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193303-01.1.9", "texte": "162. Hôtel-pension \"Arosa\", Prague.\nLe buffet-bar.\n\nCHRONIQUE\nDE L'URBANISME\nLe Concours pour l'Aménagement de\nla Rive gauche de l'Escaut, à Anvers\n\nCe Concours continue à préoccuper l'opi-\nnion publique et principalement les milieux\nprofessionnels, comme étant un événement\nurbanîstique de premier ordre.\nNotre collaborateur, M. Verwilghen, a\nsouligné ici même (voir n I) les nombreu-\nses lacunes du programme.\nPresqu'en même temps, l'organe de la\nSociété Royale des Architectes d'Anvers\n(K. M. B. A., n 10) publiait une importante\nétude de Gérard De Ridder, président de\nla Commission d'Urbanisme de cette So-\nciété et membre du Jury auquel sera con-\nfié le jugement du Concours.\nConfirmant nombre d'objections soulevées\npar notre collaborateur, M. De Ridder con-\nstate que le Centre du Grand-Anvers s'est,\nde même que celui de bien des villes,\nsouvent déplacé et qu'il s'est toujours\néloigné de l'Escaut. « Aussi, dit-il, même à\n» présent que la ville s'étend si considéra-\n» blâment, il n'existe pas de motifs d'amé-\n» nager de nouveaux quartiers sur la rive\n» gauche, étant donné que durant nombre\n» d'années encore les quartiers créés sur\n» la rive droite seront préférés aux loca-\n» lités isolées situées à l'ouest de la ville. »\nM. De Ridder ajoute :\n« Des projets d'avenir sont sans nul doute\n» utiles et prudents, mais il aurait évîdem-\n» ment été encore plus utile et plus natu-\n» rel de dresser ce plan d'aménagement\n» avant de construire les tunnels et avant\n» de combler le fort de Sainte-Anne; on\n» aurait pu trouver des solutions permet-\n» tant le maintien du fort et prévoyant,\n» pour les tunnels, d'autres sorties adap-\n» tées à un aménagement plus avantageux,\n» meilleur et plus beau. »\nM. De Ridder est d'avis que les terrains de\nla rive gauche ne conviennent pas à des\ninstallations industrielles ou maritimes et\ndoivent donc être réservés à des quartiers\nd'habitation, de récréation et d'amuse-\nment. « Mais, ajoute-t-il, nous avons quel-\n» que crainte que ces quartiers d'habita-\n» tion n'auront que peu de succès s'il n'y\n» vient quelques avantages ou attraits nou-\n» veaux. Actuellement, les terrains de la\n» rive gauche n'en offrent aucun, car la\n» présence d'une grande voie de commu-\n» nication peut difficilement passer pour\n» un avantage de cette nature.\n» Nous n'y découvrons, au contraire qu'un\n» terrain désert entouré de trois côtés par\n» l'Escaut et sans relations avec la ville\n» dont il devrait faire partie (sauf un trou\n» de taupe de 9 m.). On doit reconnaître\n» que cela n'est pas très attrayant, d'au-\n» tant plus qu'on n'y trouve point non plus,\n» d'avantages économiques. » Les quar-\ntiers de la rive gauche constitueront, en\nréalité, une petite ville indépendante :\n« Mais on ne peut faire surgir du sol, par\n» un coup de baguette, une pareille ville\n» à côté d'une autre déjà existante qui\n» possède tous les éléments d'attrait et\n» offre assez de facilités de logement. »\nM. De Ridder publie, en annexe de son\nétude, un projet (dont nous donnons une\nreproduction réduite) dressé par la Com-\nmission d'Urbanisme de la K. M. B. A.\nComme plusieurs architectes ont eu con-\nnaissance de ce plan, la Commission a\nestimé qu'il était de son devoir de le ren-\ndre public afin de mettre tous les con-\ncurrents sur le même pied et d'éviter tout\nmalentendu.\nNous sommes heureux de trouver sous la\nplume de M. Gérard De Ridder, qui com-\nmente longuement ce projet, les réflexions\nsuivantes :\n« Ce serait une erreur de recourir pour\n» cet aménagement aux méthodes péri-\n» mées : la forme des quartiers de la rive\n» gauche ne doit avoir aucun rapport\n» avec la ville existante et peuvent donc\n» être aménagés suivant les conceptions\n» les plus modernes.\n» Pour des raisons d'ordre économique et\n» technique, la construction de petites ha-\n» bitations sera l'exception sur la rive\n» gauche : la construction en grande série\n» et les édifices publics y occuperont la\n» principale place avec les parcs et les\n» lieux de divertissement.\n» Quand il s'agit de constructions en série,\n» l'hygiène impose des conditions spécia-\n» les pour l'orientation des rues d'habita-\n» tion : leur direction doit être Nord-Sud...\n» A la vue d'un plan régulier d'aucuns\n» s'effrayeront peut-être de la soit-disant\n» monotonie américaine, mais nous pou-\n» vons les tranquiliser en leur assurant\n» qu'un plan de ville bien ordonné n'ex-\n» clut pas le pittoresque. Ceux qui jugent\n» un plan d'aménagement uniquement\n» d'après le tracé des rues et places publi-\n» ques, doivent encore apprendre les pre-\n» miers principes de l'Urbanisme : un plan\n>. aux formes simples, une fois réalisé peut\n» former une ville agréable et inversement\n» un plan recherché peut conduire à une\n» ville banale si la conception et l'exécu-\n» tion de la Ville Nouvelle n'a pas été\n» étudiée en même temps en plan et en\n» élévation, ce qui malheureusement a,\n» jusqu'à présent, toujours été le cas chez\n» nous, à quelques exceptions près.\n» Bâtir une ville, ce n'est pas seulement\n» percer des rues conformément à un plan"}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "72", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193303-01.1.10", "texte": "163-164. Plan général de la rive gauche,\net projet d'urbanisation dressé par la Commission\nd'Urbanisme de la K. M. B. A.\n\n» bien ou mal tracé, c'est réaliser une\n» conception qui fera de l'organisme vi-\n» vant que constitue la ville moderne, un\n» tout harmonieux. Conçu avec enthou-\n» siasme et réalité, avec amour, l'aména-\n» gement d'un nouveau quartier ou d'une\n» nouvelle ville constitue une des expres-\n» sions les plus hautes de la pensée hu-\n» maine et de la sensibilité artistique. »\nA l'étranger également c'est tout natu-\nrel puisqu'il s'agit d'une joute internatio-\nnale des critiques se sont fait jour à\nl'égard du Concours d'Anvers.\nDans le n 47 de l'organe officiel du\nB. N. A., le « Bouwkundig Weekblad-Archi-\ntectura », on peut lire : « A la Commission\n» (hollandaise) permanente des Concours\n» et dans d'autres milieux encore on s'est\n» élevé contre le programme. Une des ob-\n» jections les plus graves c'est que les\n» organisateurs du concours ne respectent\n» pas les droits d'auteurs des concurrents\n» et se réservent le droit d'acheter pour\n» la somme de 7,500 francs tous les pro-\n» jets primés et même d'autres, pour s'en\n» servir comme bon leur semble sans con-\n»suer I auteurs.\n» Fort suspect également l'art. 6 du pro-\n» gramme quî autorise les concurrents\n» d'introduire comme bon leur semble\n» d'autres plans, dessins et documents que\n» ceux demandés (alors qu'à cet égard le\n» programme est déjà très exigeant puis-\n» qu'il demande en plus des plans d'ur'ba-\n» nisation proprement dits des croquis\n» des édifices publics et principaux batî-\n» ments (?).\n» D'autre part, on permet aux concurrents,\n» afin de rendre leurs idées plus compré-\n» hensibles, de donner des vues perspec-\n» tives de l'ensemble ou d'une partie de\n» leurs projets.\n» Enfin, n néglige de fournir une adresse\n» permettant aux concurrents de poser des\n» questions; les plans soumis au jury ne\n» sont pas assurés contre les risques.\n» Etant donné ces lacunes, le Bond Neder-\n» landsche Architecten s'efforce, d'accord\n» avec d'autres organismes, d'obtenir des\n» améliorations au programme. »\nLa revue « L'Emulation » consacre pres-\nqu'intégralement son n\" I I (novembre\n1930), qui vient seulement de nous parve-\nnir, à l'Exposition qui eut lieu au Palais des\nFêtes de la ville d'Anvers et dont nous\navons également rendu compte.\nLa conférence de M. De Heem, secrétaire\nde la Commission d'étude pour l'aménage-\nment de l'agglomération anversoise, consti-\ntue une énumération très sèche, disons\nadministrative, de l'activité de cette Com-\nmission. Elle serait de peu d'intérêt si elle\nn'était accompagnée de quelques très\nbonnes reproductions de plans qui étaient\nexposés à Anvers, entre autres de ceux\nfigurant les parcs du Grand-Anvers et les\nartères de grande communication proje-\ntées.\nUn interview que le journal « La Métro-\npole » a pris à M. Schobbens, greffier pro-\nvincial, nous met au courant de quelques\ndétails du programme d'urbanisation.\nLa contribution la plus intéressante est le\ncompte rendu, malheureusement condensé\nen une page, d'une conférence que M. Fio-\nns Prims, l'archiviste de la ville, a consa-\ncrée à « l'Escaut à travers les Ages ».\nL'Escaut a fait Anvers. Le sort de la ville\na toujours été et reste conditionné par\ncelui du fleuve. Il y eut périodiquement au\ncours des temps, des périodes de prospé-\nrité; mouvements de marée créant une\nbrise printanière qui souffle sur toute la\ncommunauté anversoise. Il en a été ainsi\nau XIIIe, au XVIe et aux XIX-XXe siècles.\nMais si nous donnons au port du XIIIe siècle\nune valeur-index de 100, nous devons écrire\n1000 pour le XVIe et 10000 pour le XIXe.\nLe savant archiviste analyse successive-\nment ces périodes d'apogée.\nLa Société Belge des Urbanistes et Archi-\ntectes Modernistes [S. B. U. A. M.) s'est,\nelle aussi, émue des conditions dans les-\nquelles ce concours était organisé. En son\nnom et au nom d'autres organismes profes-\nsionnels elle a insisté auprès des organisa-\nteurs du concours pour que le programme\nen soit amendé. A la suite de ces démar-\nches I'IMALSO a adressé, le 12 novembre\n1932, à la S. B. U. A. M. la lettre qui suit :\nMessieurs. Donnant suite aux désiderata\nque vous avez exprimés dans l'entretien de\nvos délégués avec MM. les Ingénieurs en\nChef-Directeurs De Heem et Thonet, et\nqui sont décrits dans la note remise à ces\nderniers, j'ai l'honneur de vous faire part,\nau nom du Conseil d'Administration, de ce\nqui suit :\nI 0 que le plan complet dont il est question\nà l'art. I ne devra comprendre que le plan-\nterrier et les profils en travers des routes,\nà l'exclusion des systèmes d'égoûts, de pa-\nvage, etc.;\n2° que les amateurs peuvent obtenir dans\nies bureaux des Services du Port et de Pro-\npagande de la Ville, une carte montrant\nl'extension du port d'Anvers;\n3° qu'une certaine latitude est laissée aux\nconcurrents, en ce qui concerne les ave-\nnues CD et EF, lesquelles sont indiquées au\nplan comme étant « sujettes à variations »;\nque cependant il convient de tenir compte,\nen ce qui concerne l'avenue AB, que des\ntravaux de remblai du polder, d'après ce\ntracé, sont en voie d'exécution;\n4° que, quel que puisse être l'usage dans\ndes concours semblables, le Conseil d'Ad-\nministration ne désire pas apporter de mo-\ndifications, ni dans la composition du jury,\nni dans la façon de désigner des membres-\nremplaçants du jury.\nVeuillez agréer, Messieurs, l'expression\nde mes sentiments très distingués.\nAu nom du Conseil d'Administration\nde l'lmalso : Le Président-Gouverneur\nde la province d'Anvers,"}, {"page_pdf": 11, "page_imprimee": "73", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193303-01.1.11", "texte": "165. La formation du noyau anversois.\nAutour du bourg, se concentre la première agglomération protégée\npar une ceinture de fossés (vers 1100).\n\n166. L'enceinte du bourg.\nCes deux clichés caractéristiques et celui de la page suivante, sont\nextraits du remarquable ouvrage de FI. Prims \"De Geschiedenis\nvan Antwerpen\", N.V. Standaard Boekhandel.\n\nLa Cité Mondiale\nà Anvers\npar Paul OTLET.\n\nMémoire présenté aux Hautes Autorités\nen complément et amendement de la\ndemande présentée au Gouvernement\nbelge le 8 mai 1931.\nLe Comité de la Cité Mondiale a l'hon-\nneur de présenter aux Hautes Autorités\nbelges la suggestion suivante : Que ce\nsoit à Anvers, sur les rives de l'Escaut,\ndésormais internationalisé, et avec un port\nfranc, que s'établisse la Cité Mondiale.\nDans ce but la ville d'Anvers et le Gou-\nvernement feraient apport à la Cité des\n3,000 hectares de terrains qu'ils possèdent\nà la Tête de Flandre. Les obligations que\nla Cité leur remettrait et celles qui seraient\nsouscrites en espèces par eux seraient of-\nfertes aux Etats-Unis en amortissement, à\ndue concurrence des sommes éventuelle-\nment dues. Ainsi les Etats-Unis, qui possè-\ndent déjà de grands établissements à An-\nvers même, seraient intéressés à coopérer\nà la Cité Mondiale. L'Allemagne, en con-\ntre partie de ses réparations, ferait aussi\nles apports en nature à la Cité. Celle-ci\nserait conçue comme un grand centre de\ncoopération internationale pour la vie éco-\nnomique et intellectuelle. Les obligations\nremises aux Etats-Unis auraient la valeur\nde celles d'une corporation self supporting\net toutes difficultés de transfert seraient\névitées.\nLes événements internationaux ont mainte-\nnant déroulé la chaîne de leurs causes et\nde leurs effets et rendu plus valable que\njamais le faisceau des motifs qui justifient\nla création de la Cité Mondiale : C'est la\ncrise qui perdure, l'imbroglio des dettes\ninternationales, la faiblesse croissante de\nl'organisme de Genève, la nécessité de\nfaire dominer les problèmes politiques par\nles problèmes économiques et intellectuels.\nD'autre part, pour Anvers, c'est la réper-\ncussion de ces événements sur l'état an-\ngoissant de son port. A quoi lui aura servi\nd'établir son port magnifique si la struc-\nture autarchique apportée à la vie écono-\nmique en fait l'instrument d'un ordre de\nchoses qui serait désormais périmé. Anvers\navec ses 33 kilomètres de quais et sa gare\nmaritime aux 800 kilomètres de voies, ne\npeut vivre de la Belgique seule et encore\nmoins d'une Belgique « contingentée ».\nLa ville d'Anvers dépend de son port,\ncelui-ci dépend d'un monde à base de coo-\npération et d'échange. Puisque les gouver-\nnements sont occupés ailleurs par des pro-\nblèmes militaires, douaniers, financiers,\nsociaux, n'y aurait-il pas un acte magnifi-\nque, grandiose, historique de la part d'une\nCité comme Anvers, de poser, elle, le\nproblème devant le monde d'une double\nmanière : un appel angoissant en faveur\nde l'échange économique plus libre dans\nle monde et la proposition pratique d'éta-\nblir chez elle un centre mondial, actif et\nefficient pour l'échange et la coopération.\nAnvers était déjà « mondiale » au XVI siè-\nCle et sa Bourse, institution nouvelle pour\nl'époque, y remplissait une fonction inter-\nnationale. Pourquoi ce qui a été ne pour-\nrait-il plus être, en y apportant les trans-\nformations qu'impose la vie universelle de\nnos jours?\nOn pourrait conjuguer les trois occasions\nde l'aménagement de la rive gauche, du\nrèglement des dettes américaines, des\ngrands travaux pour utiliser les chômeurs.\nI. LA RIVE GAUCHE : Voici que loin de\nse replier sur elle-même par ces temps de\ncrise et de grisailles, Anvers appelle les\narchitectes de partout à l'aider à aména-\nger la rive gauche de l'Escaut. Quel émo-\ntionnant optimisme, quelle leçon aux « neu-\nrasthéniques », aux paresseux, aux hommes\nde peu de foi. Voilà l'occasion locale de\nréaliser à la Tête de Flandre la Cité Mon-\ndiale.\n11. L'AMERIQUE : Voici que les Etats-Unis\ndemandent à régler le problème des det-\ntes séparément avec chacun de leurs débi-\nteurs et sur la base de compensation. Voilà\nl'occasion de proposer, comme compen-\nsation, les avantages à tirer de la Cité\nMondiale. Il serait offert aux Etats-Unis\nde réaliser celle-ci en commun de manière\nqu'elle puisse devenir, pour l'Amérique,\nune sorte de base économique et morale\nen Europe; les sommes que la Belgique\nreconnaîtrait lui devoir, elle commencerait\npar les verser à la Cité Mondiale contre"}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "74", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193303-01.1.12", "texte": "des obligations de celle-ci et elle remet-\ntrait ensuite ces obligations, à due concur-\nrence au Gouvernement américain. Ainsi,\nrépétons-le, il n'y aurait pas de transfert\nperturbateur et de ces dettes néfastes,\nnées de la néfaste guerre, sortirait au\nmoins quelque bien commun pour tous.\n111. LES CHOMEURS : Voici enfin qu'on\nse rend compte que mieux vaudrait em-\nployer en travaux les sommes versées dans\nle gouffre des indemnités de chômage. Il\ny a en élaboration un Plan Européen de\ngrands travaux. On l'étudié à Genève.\nDelaisi et ses amis y ont attaché leurs\nnoms. Voilà l'occasion de faire inclure les\ntravaux de la Cité Mondiale parmi les tra-\nvaux utilitaires et non concurrents, travaux\nproductifs aussi; indirectement, c'est évi-\ndent, mais directement aussi, car une fois\nérigée en autonomie administrative et fis-\ncale et devenue siège principal ou succur-\nsale des grandes compagnies et des grands\ntrusts internationaux, la Cité Mondiale\ntrouverait dans ses impôts locaux, en même\ntemps que dans la plus-value de ses ter-\nrains les ressources nécessaires à l'intérêt\net à l'amortissement de ses obligations.\n\n167. L'enceinte d'Anvers\nvers 1200.\n\nLe linoléum. Son emploi rationnel dans\nla construction\n\n(suite)\n8. Le linoléum\ndans l'habitation moderne\nAutrefois, les artisans et les artistes parti-\ncipaient séparément à la décoration d'un\nintérieur sans qu'une même pensée soit\nappelée à coordonner leurs efforts.\nDe nos jours, il est d'un usage courant de\nconfier le soin de la conception décora-\ntive et la direction des travaux à un\narchitecte-décorateur qui agit\nalors comme ensemblier.\nDans ce cas, le même artiste préside au\nchoix et au dessin des meubles, il déter-\nmine la nature et la couleur des revête-\nments des planchers et des murs, il har-\nmonise les moindres détails d'appareillage\nélectrique ou sanitaire, afin que tous les\néléments d'un intérieur concourent à la\nréalisation d'un ensemble décoratif.\nIl est évident que dans une réalisation de\nce genre, le revêtement du sol prend une\ngrande importance et un sens nouveau.\nL'harmonie des couleurs, la qualité et l'as-\npect de la matière qui recouvre les plan-\nchers et les murs sont des facteurs qui\npeuvent influer très heureusement sur le\nrésultat d'une composition décorative et\nassurer son succès. Le linoléum offre\nà I ensemblier des possibilités inconnues\nauparavant : les couleurs vives des unis,\nla variété des dessins des inla i d s , la\nbelle matière des flie s e n \" sont au-\ntant d éléments dont il peut tirer un parti\nintéressant.\nIl ne faut pas oublier que le plancher est\nla seule surface horizontale de l'habitation\noù la couleur puisse intervenir.\nSur le linoléum la marche est aisée et\nassourdie ; ses qualités hygiéniques, sa\nfaculté de ne pas retenir la poussière, son\ninsonorité, sa facilité d'entretien, en font\nnon seulement un élément précieux de\nl'intérieur élégant, mais portent encore\nI architecte a I employer dans toutes les\npièces d'un appartement.\nLa construction des habitations modernes\npour toutes les classes de la société\nest un problème qui préoccupe les archi-\ntectes du monde entier.\nII est reconnu, à l'heure actuelle, que le\nlinoléum est le revêtement le plus indiqué\nde tout appartement sain et confortable.\nSes propriétés et ses aspects variés per-\nmettent à l'architecte d'améliorer les con-\nditions hygiéniques et l'agrément de l'inté-\nrieur moderne.\n9. Le linoléum\ndans les hôpitaux\nLe revêtement des planchers des hôpitaux,\ndes sanatoria, et des maisons de conva-\nlescence doit avant tout être hygiéni-\nque.\nDe nos jours, l'emploi du linoléum est géné-\nralise dans la construction des hôpitaux\nnouveaux et dans la réfection des hôpitaux\nanciens.\nCette préférence est justifiée par des\nrecherches nombreuses qui ont défini les\npropriétés hygiéniques de ce matériau :\n1 Le linoléum est pratiquement sans\njoints;\n2 La facilité de nettoyage permet un\nentretien rapide;\n3 Le raccordement des planchers et des\nmurs est réalisé sans difficulté au moyen\nde pièces façonnées qui assurent égale-\nment le revêtement commode des angles\ntant saillants que rentrants;\n4 Par suite de la présence de la linoxyne\nle linoléum peut être consi-\ndéré comme un agent nette-\nment bactéricide.\nLes recherches poursuivies par les docteurs\nBitter (de Kiel) et Lehmann, directeur de\nI Institut d hygiène de ainsi\nque par les professeurs italiens Mazzetti et\nSepilli et autres ont confirmé cette pro-\npriété essentielle du linoléum."}, {"page_pdf": 13, "page_imprimee": "75", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193303-01.1.13", "texte": "L'âge du revêtement n'atténue pas\ncette qualité d'importance capitale au\npoint de vue hygiénique : des cul-\ntures de bactéries déposées\nsur le sol sont détruites\naprès quelques heures.\nCette propriété particulière au\nlinoléum en fait un auxiliaire précieux\ndes médecins qui l'apprécient et le recom-\nmandent sans réserve;\n5' Les couleurs agréables du linoléum\ncréent une atmosphère bienfaisante dans\nles hôpitaux et ont une influence heureuse\nsur le moral des malades;\n6 Le linoléum ne refroidit pas les pieds;\n7° Enfin le linoléum possède des qualités\nd'isolant acoustique très appréciées dans\nun hôpital.\nEn effet, si le silence est un élément de\nconfort dans l'habitation, il est une con-\ndition indispensable au travail intellectuel,\nune besoin impérieux pour le convalescent\net une nécessité absolue pour le malade.\nEn ce qui concerne l'isolation acoustique,\nle chapitre 7 (p. 36, n° 2), précise les qua-\nlités particulières des différentes sortes de\nlinoléum.\nDans un hôpital, l'emploi du linoléum ne se\nlimite pas au revêtement des sols, il est\nencore appliqué couramment sur les murs,\nles portes et les meubles.\nOn utilise alors la lincrusta lisse\net le linoléum pour meubles.\nCes deux produits sont lavables.\nLes portes sont étudiées spécialement\nau point de vue de l'isolation acoustique.\nElles sont constituées de matériaux diffé-\nrents juxtaposés et recouvertes de linoléum\nsur les deux faces.\nLes meubles se composent de panneaux de\nbois contreplaqués montés sur des cadres\net revêtus de linoléum. Ils sont lavables et\nrépondent ainsi à toutes les exigences de\nl'hygiène.\nLes pieds des lits doivent être munis de\nbases élargies, répartîssant le poids sur le\nplancher et ne laissant pas d'empreintes\nsur le linoléum.\n(A suivre.)\nLe dernier chapitre de cette étude sur le\nlinoléum traitant de I 'aménagement des\nconstructions scolaires, nous le réservons\naux numéros spéciaux que nous préparons\nactuellement sur ce problème de haut inté-\nrêt.\n\n168. Revêtement\narrondi d'un angle\nrentrant et saillant,\net raccordement\nau droit\nd'une porte.\n\n169. Coupes verticales\nd'arrondis\nraccordant planchers\net murs.\n1 Enduit\n2 Baguette en métal\n3 Forme en plâtre\n4 Linoléum\n5 Forme\n6 Béton\n\n170. Embase métallique\net embase\nen bois pour lit.\n1 Tube en métal\n2 Embase métallique\n3 Rondelle de feutre\n4 Embase en bois\n5 Rondelle de linoléum\n\n171. Revêtement\narrondi en linoléum,\nsans application\nde pièces\nfaçonnées de linoléum."}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "76", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193303-01.1.14", "texte": "Bibliographie\n\nNous avons reçu de l'architecte verviétois,\nA. C. Duesberg, l'amusante chronique que\nvoici : l'humour ne dispense pas de ré-\nflexion sérieuse et s'accommode parfaite-\nment des tâches de l'architecte moderne.\n\nACADEMIE ROYALE DE BELGIQUE\nBulletin de la Classe des Beaux-Arts XIV.\n1932.\nUne étude de M. Paul Jaspar.\n\"Un vieux chandelier d'une époque décriée.\"\n\n\" L'inélucfable beauté qui Drvoient\ndu but parfaitement atteint. \"\n•'Xnt'ciantîons.\nL'architecte Paul Jaspar, membre de l'Aca-\ndémie, vient de publier dans le Bulletin de\nla Classe des Beaux-Arts de l'Académie de\nBelgique, une étude intitulée \" Un vieux\nchandelier d'une époque décriée\nCette étude se présente au premier abord\ncomme l'aimable passe-temps d'un archéo-\nlogue doublé d'un artiste. M. Paul Jaspar\npossède un chandelier, un chandelier de\nl'époque méconnue qui n'a pas encore les\nhonneurs de l'archéologie, de l'époque\nromantique, et ce chandelier est en zinc,\nsa patine en bronze a même disparu.\nMalgré cette insignifiance, cette indi-\ngnité : \" Tel quel ce chandelier me plaît \"\ndéclare avec crânerie M. Jaspar, et il le\nsitue et il le décrit.\nIl est de ce style bizarre dérivé du\nLouis XV à l'époque romantique où Victor\nHugo écrivit ses Burgraves et Vioilet-le-\nDuc son dictionnaire, où l'on fit des pen-\ndules dans le style de mon chandelier ou\ndans le style gothique. \"\nQuand bien même l'étude ne serait pas\nillustrée d'un de ces excellents dessins à la\nplume dans lesquels excelle l'éminent archi-\ntechte liégeois, on s'imagine d'ici le chan-\ndelier.\nViollet-le-Duc serait peut-être surpris d'être\nclassé avec son dictionnaire dans l'époque\nromantique, lui dont l'œuvre savante est\nau contraire de l'époque positiviste et a\ntout de la méthode expérimentale, mais\nenfin...\nM. Jaspar sait que son sujet est un peu un\ndéfi aux idées reçues. Il est conscient que\nson chandelier est d'une époque décriée\nà laquelle jusque maintenant on n'avait pas\nencore consenti à attribuer quelque valeur\nmais déjà l'on pressent qu'à l'aide de ce\nchandelier il va tirer une leçon d'art et\ns'élever à des considérations générales.\nA dessein il l'a choisi de cette époque où\nl'on s'accorde à dire que le sens décoratif\nest en décadence, que l'ornement n'est\nplus amené par la destination de l'objet,\nque celui-ci est orné par pure virtuosité.\nEn effet, ce chandelier comme le montre\nle minutieux dessin de l'auteur de cette\nétude, ne saurait s'empoigner sans que la\nmain ne sente les aspérités désagréables\ndes ornements, la bobèche est si façonnée\nqu'on ne saurait la nettoyer...\nMais ce chandelier n'est qu'ornement, c'est\nce qui intéresse surtout M. Jaspar, car\ncomme il l'explique \" le besoin de la pa-\nrure s'étend à tout ce qu'il touche \".\nEt j'étudie mon chandelier!... il est trï-\npode et il est tripoté... Ses pieds, ses trois\npieds, s'amortissent en volutes et se relient,\nen ceinture fantaisiste et gracieuse par des\nraccords volutés aux deux bouts, qui s'ac-\ncolent, laissant des à-jour; ajourés eux-\nmêmes, une sorte de végétation, de feuil-\nlage, chapelets de fruits ou de perles, tout\ncela fait une assiette fantaisiste, légère, sur\nlaquelle posent des feuillages en couronne,\nà refends; les feuilles descendent, sont\ncrevées par caprice, besoin de légèreté;\nelles se doublent d'autres feuilles plus pe-\ntites et leurs pédoncules soutiennent des\nmembrons courbes et volutés qui s'entre-\ncroisent avec d'autres feuilles et des cha-\npelets de fruits ou de perles..., etc. \" La\ndescription se poursuit.\nTout cela est très bien décrit, dépeint et\ncomme modelé par un écrivain délicat;\nl'on voit toujours mieux ce chandelier et\ncertains commenceront peut-être avec moi\nà concevoir des doutes au sujet de son\ngoût et de sa beauté.\nMais M. Jaspar a son idée, il va nous la\nrévéler, ce chandelier est beaucoup plus\nbeau que ce que l'on fait à présent.\nAvant cela, comme tout amateur décou-\nvrant une œuvre d'art, M. Jaspar désire\nen connaître l'auteur. Il en ignore la pro-\nvenance, mais il le suppose français à moins\nqu'il ne soit wallon. Dans son fini il trouve\n\" une conscience du détail bien fait dont\nParis nous témoigne encore de nos jours\nle souci... \" Dont Paris nous témoigne en-\ncore de nos jours le souci? Soit.\nMais le décor, continue M. Jaspar, sem-\nble inspiré d'un artiste liégeois Liénard.\nComment M. Jaspar arrive à la conviction\nque ce chandelier est bien l'œuvre de\nLiénard dont il existe à l'Académie Royale\ndes Beaux-Arts de Liège un ouvrage \" Spé-\ncimens de la décoration et de l'ornemen-\ntation au XIX siècle \", édité à Liège en\n1866, comment il l'explique et arrive à con-\nclure \" j'avais vu juste \", est une de ces\ndémonstrations que seul le chercheur lui-\nmême trouve péremptoire.\nL'on a beau lire et relire ce passage, l'on\nne voit pas la moindre raison d'attribuer le\ndit chandelier à ce Liénard.\nC'est qu'une fois qu'un archéologue dou-\nblé d'un chercheur a décidé de donner la\npaternité d'une œuvre à tel artiste, il pour-\nsuit son idée et il la réalise. \" Le désir\ndevient alors le père de sa pensée.\nMais cela n'a pas d'importance, une chose\nest à retenir c'est que M. Jaspar tient à ce\nque son chandelier soit l'œuvre d'un artiste\nconnu.\nVoici que se précise maintenant la leçon\nque M. Jaspar veut tirer de son chandelier,\ncar ce chandelier a beau être d'une épo-\nque décriée, il vaut beaucoup mieux que\nce que l'on fait à présent.\n\" Quand on considère la composition, l'ap-\npropriation aux services rendus, l'emploi\ndes matériaux, la beauté de la ligne, la\nlogique, le choix des matériaux, en un mot\nl'invention et l'exécution de cet objet, et\nqu'on le compare à l'invention et à la com-\nposition des œuvres modernes, qu'elles\nsoient appliquées au mobilier, voire aux\nmonuments, on ne peut que déplorer l'igno-\nrance actuelle.\nUne diatribe serrée contre le modernisme,\nau cours de laquelle M. Jaspar concède\nironiquement en passant une belle simpli-\ncité à l'hôtel de ville d'Hilversum, souffle\npendant plusieurs pages et se résoud ainsi :\nLa brutalité sèche et monotone du trans-\natlantique, l'horrible gratte-ciel, égoïste\nfacteur d'ombre qui dispute la lumière et\nl'horizon à son voisin moins fortuné, l'af-\nfreuse lanterne où produisent, à la chaîne,\nles fils d'artisans aujourd'hui prolétaires, et\nle suffrage universel en fait les maîtres du\nmonde!... \"\nL'affreuse lanterne est quelque chose com-\nme la merveilleuse usine Van Nelle à Rot-\nterdam ou le Bauhaus de Dessau.\nOubliant qu'il a cherché et trouvé l'artiste\nqui a pu faire son chandelier, M. Jaspar\nsuppose que chacun des prolétaires de\ncette ruche eut été capable autrefois de\nfaire une œuvre équivalente et il évoque\nen ces termes cette bienheureuse époque :\n\" Vieil artisan qui fis mon chandelier il y a\nmoins d'un siècle, tu chantais en œuvrant\ndans ta froide mansarde, tu étais ton maî-\ntre heureux, malgré la misère; tu avais\nfemme et enfants... Maintenant, esclave du\nsyndicat plus que du patronat, ton fils sur-\nveille sans goût la machine à produire... Le\njour il ne chante plus, le soir il écoute une\nmusique enregistrée ou les racontars de la\nT.5.F.... Il est un rouage, etc., etc. \"\nC'est une des illusions auxquelles tiennent\nles passéistes qu'autrefois chaque artisan\nétait un artiste donnant un cachet person-\nnel à son travail et que cette note indivi-\nduelle a disparu, remplacée par le machi-\nnisme anonyme.\nCurieuse contradiction, M. Jaspar s'em-\npresse quand même de découvrir l'artiste\nrare qui a pu faire son chandelier.\nLes admirateurs du passé aiment à imagi-\nner qu'il n'y avait pas autrefois comme\nmaintenant une masse de manœuvres,\nd'ouvriers non qualifiés, employés à des\ntravaux secondaires et qui étaient aussi"}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "77", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193303-01.1.15", "texte": "mécanisés que possible pour obtenir un bon\nrendement et, contempteurs du présent, ils\ns'étendent sur le thème : la machine à pro-\nduire et l'artisan abruti qui assiste passive-\nment à cette production.\nCette suspicion jetée sur le machinisme,\ncette manière de le considérer un peu\ncomme un animal sécrétant ses produits\nsans contrôle humain, produits que l'hom-\nme accepterait tels quels par paresse, est\nun préjugé qui nous est resté de la réaction\nRuskinienne.\nPendant presque tout le XIX siècle le ma-\nchinisme n'a connu en matière d'art appli-\nqué que la production rapide, l'imitation\néconomique de ce que l'on faisait à la\nmaîn, sans aucune préoccupation de don-\nner à l'objet fabriqué un caractère.\nC'est dans les dernières années du dix-\nneuvième siècle que Ruskin et William\nMorris ont suscité la réaction esthétique\ncontre la machine et remis en honneur le\ntravail manuel. L'étude de M. Jaspar est\nune manifestation attardée de ce mouve-\nment.\nMais actuellement l'architecture moderne\net les arts mobiliers modernes sont une\nréhabilitation de la machine et de ses pro-\nduits standardisés.\nLes théories de Ruskin ont attribué à tort\nla décadence des arts décoratifs à la ma-\nchine, cette décadence provenait seule-\nment de l'esprit qui présidait à son emploi.\nCar en somme de tout temps l'homme s'est\nservi de machine, l'outil le plus primitif\nn'est-il pas un rudiment de machine?\nUne machine n'est qu'un outil plus ou moins\ncompliqué. L'objet qui sortira de cette\nmachine, s'il veut avoir des qualités de\nbeauté, tout comme celui qui sortait de\nl'outil de l'artisan, devra être étudié, ré-\nfléchi, senti.\nQu'avec les outils primitifs d'autrefois l'on\nn'a pas pu fabriquer une série d'objets\nidentiques quoiqu'on ait essayé autant que\npossible de le faire *.\nQuel avantage cela présentait-il ? Entre\nchaque objet il pouvait exister une minime\ndifférence et cela a son charme, il faut le\nreconnaître. Cela en a surtout par réaction\ncontre l'objet fabriqué sans autre souci qùe\nde créer à bon marché et vite, tel que\ncela s'est pratiqué pendant la période pri-\nmaire du machinisme au XIX siècle, tel\nque cela se pratique encore aujourd'hui\ndans les pays arriérés.\nToutefois M. Jaspar s'étend longuement\net savamment sur la \" genèse \" de son\nchandelier. \" Son auteur crée sa forme,\ndit-il, et doit connaître toute une série de\nmétiers. Tour à tour il est dessinateur, mo-\ndeleur en cire ou en terre, mouleur en\nplâtre, retoucheur, mouleur en cuivre, cise-\nleur, mouleur en zinc, retoucheur, tourneur\net bronzeur.\nDès qu'il crée le modèle, des raisons tech-\nniques, participant de tous ces métiers\nguident ses créations ou s'y opposent, etc.\nChacune des phases de la fabrication du\nchandelier sont ainsi décrites.\nEt M. Jaspar conclut : \" Rendez-vous\ncompte de l'habileté professionnelle néces-\nsaire si vous la comparez à celle d'un\nouvrier de nos jours...\nMais un objet fait à la machine qui voudra\nêtre beau devra, lui ausi, être combiné\navec soin avant qu'on ne se décide à le\nstandardiser, un technicien aura étudié le\nmeilleur emploi de la matière, la forme la\nplus adéquate pour obtenir le meilleur ré-\nsultat, pour que l'objet soit bien adapté\nà sa destination.\nQuand un objet est compliqué, orné, tara-\nbiscoté comme le chandelier de M. Jaspar,\nl'on s'en laisse facilement imposer par\ntoute cette surcharge vaine et l'on s'ima-\ngine que c'est une œuvre d'art parce qu'il\nsemble y avoir beaucoup de talent dé-\npensé.\nTandis qu'un objet simple, sobre, d'une\nforme adaptée à ce qu'il veut être, objet\nqu'on voit tous les. jours, telle lampe élec-\ntrique standardisée par exemple semble,\nquoique dessinée, combinée par un véri-\ntable artiste, un produit du hasard à ceux\nque ne savent pas se demander le pour-\nquoi des choses.\nLe grand avantage d'un objet standardisé\nc'est qu'il offre à prix égal un travail d'une\nqualité supérieure à un objet qui n'est\nédité qu'en nombre restreint.\nSans doute y aura-t-il dans les objets exé-\ncutés à la machine moins d'ornements\nmodelés que dans ce chandelier que nous\na présenté M. Jaspar, la machine n'est pas\nune main, n'a pas un pouce de modeleur,\nun pouce qui veut intempestîvement se\nmanifester, étaler hors de propos sa vir-\ntuosité comme cela a été le cas pour ce\nchandelier entre autre où l'artisan qui l'a\nconçu a trop voulu montrer ce qu'il savait\nfaire avec son pouce, d'ornements dans la\nmatière molle de la cire de son modèle,\nsans réfléchir à la destination, à la forme\nintelligente qui convenait à son sujet, qui\nétait ce chandelier.\nY en a-t-il eu de ces produits intempes-\ntifs du pouce du modeleur parmi les objets\nd'art anciens! Quelle superfétatîon d'orne-\nments cela nous a valu.\nEt comme l'aspect simple, lisse et net des\nobjets faits à la machine semble après cela\ncalme et reposant.\nLes idées générales qu'on découvre sous la\nsubtile étude de ce chandelier d'une épo-\nque décriée sont représentatives de ce\nmouvement d'art issu des théories de John\nRuskin qui, vers 1890, renouvela les métiers\nd'art et fut un incontestable progrès.\nM. Paul Jaspar y eut une part pour la Bel-\ngique, ce dont on lui garde une grande\nreconnaissance.\nMais ces idées sont révolues et ceux qui\nn'ont pas adopté les nouvelles techniques\ns'en désolent comme si tout était perdu.\nPourtant M. Jaspar lui-même, en terminant\nson étude combative, la tempère par cette\ncitation de Duhamel : \" Si je cherche que-\nrelle au monde c'est que, jusqu'à nouvel\nordre, je lui fais confiance \". Il ne s'éton-\nnera donc pas, lui qui en son temps a\ncontribué à l'évolution, que d'autres veu-\nlent la continuer aujourd'hui.\n* Les anciens ateliers d'objets artistiques\nétaient montés pour une production répé-\ntée, tels les grès de Raeren, les pierres\ntombales en ardoises de Vielsalm, les mon-\ntants de cheminées en grès de Landen. Ces\nobjets étaient faits en série.\n\nA.-C. DUESBERG.\n\nLes ouvrages mentionnés dans la rubrique\n« Bibliographie » peuvent être obtenus\nchez MM. Dietrich & Cîe, 10, rue du\nMusée, Bruxelles.\n\nOuvrages signalés:\nSOCIOLOGIE\nLondon Statistics 1830-193 1.\nOuvrage important, exposant en chiffres,\ndiagrammes et cartes, la vie de la grande\nmétropole britannique, au cours d'un siè-\ncle. (S'adresser à \" The Garden Cities and\nTown Planning Association \", Londres, 3,\nGray's Inn Place.)\nHousing and the Community.\nConférence présidentielle sur la construc-\ntion de logements et l'Habitation privée\nen U. S. A, Washing+on, D. C. Prix : I do!l.\n15 cents.\nTECHNIQUE\nStaal constructies, par P. Bu-\nstraan. Edit, AE. E. Kluwer, Dwenter, Prix :\n4 fl.\nDer Stahlbochbau, par le Prof.\nC, Kersten. Edit, W. Erns+ et Sohn, Berlin.\nPrix : 18 R.M.\nStaal als Bouwmateriaal, par\nIng. E. A. Van Genderen Stort. Ouvrage\nde 80 pages, édité par le « Groep Con-\nstructiewerkplaatsen van de Ver. van Me-\ntaalindustrieelen », La Haye, 1932."}, {"page_pdf": 16, "page_imprimee": "78", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193303-01.1.16", "texte": "Echos - Informations\n\nHENRI VAN DE VELDE, pionnier de I Ar-\nchitecture moderne, entrera, sous peu,\ndans sa soixante-dixième année.\nDésireuse de rendre hommage à l'archi-\ntecte éminent, LA CITE publiera, à l'occa-\nsion de cet anniversaire, un numéro spécial\nconsacré aux travaux d'H. van de Velde.\nEn même temps la Galerie Dietrich ouvrira\nune exposition de l'ensemble des travaux\ndu grand précurseur.\n\nIVe CONGRES INTERNATIONAL\nD'ARCHITECTURE MODERNE\nLe IV Congrès International d'Architec-\nture Moderne aura lieu du 1\" au 10 juin\n1933 à Moscou.\nLe thème de ce Congrès, \" La Ville fonc-\ntionnelle \" a nécessité de longs préli-\nminaires. Depuis le Congrès de Bruxelles\nd'abord, en 1930, des pourparlers eurent\nlieu afin d'organiser le Congrès de Mos-\ncou.\nCes derniers jours, le Président du Con-\ngrès (M. C. van Eesteren, Amsterdam), et\nle secrétaire général (M. S. Giedîon, Zu-\nrich) prirent contact à Moscou avec une\ncommission composée des représentants du\nmonde de l'architecture, des coopératives\nd'habitation, et de la société de Coopé-\nration Intellectuelle avec l'Etranger.\nIl a été convenu que le Congrès de Mos-\ncou aurait lieu dans un cadre plus vaste,\npuisque les Autorités accordent une impor-\ntance toute spéciale au thème \" La Ville\nfonctionnelle \".\nPour la première fois, tous les travaux des\ncongrès précédents seront montrés dans\ndes expositions. Il y sera rattaché une expo-\nsition de l'architecture moderne dans tous\nles pays, démontrée dans ses réalisations\nles plus remarquables.\nUne exposition internationale de bâtiments\nscolaires démontrera les nouveaux prin-\ncipes de la pédagogie par rapport aux\nanciens.\nLTJ.R.S.S . se propose d'organiser une expo-\nsition d'architecture illustrant \" La Vie nou-\nvelle \" dans l'Union Soviétique.\nLe Congrès groupant les représentants de\nvingt pays a été invité par I'U.R.S.S., mais\nil a été prévu que les personnes ne faisant\npas partie du Congrès pourront participer\na cette manifestation et au voyage à des\nconditions de faveur, pour autant qu'elles\nfassent partie de : \" L'Association des\nAmis des Congrès Internationaux d'Archi-\ntecture Moderne\nAdresser la correspondance au bureau de\nla Revue.\n\nCONCOURS POUR L'AMENAGE-\nMENT DE LA VILLE DE TERMONDE\nLa Ville de Termonde a, comme nos lec-\nteurs le savent, organisé un Concours pour\nl'utilisation des anciens terrains militaires\nà récupérer et le développement ultérieur\nde la ville.\nLe programme de ce concours était, hélas,\nplète et erronée; attributions du jury mal\ndéfinies; droits d'auteurs non sauvegardés,\nobjet du concours peu précis, etc. Mais\nquand on constate les défauts d'un con-\ncours organisé par une grande ville comme\nAnvers, peut-on vraiment adresser des\ngriefs à l'édilité de Termonde qu'on pou-\nvait supposer animée de bonnes inten-\ntions?\nHélas, les bruits quî nous parviennent con-\ncernant ce concours, nous portent à moins\nde complaisance.\nLe programme stipulait que les projets de-\nvaient être rentrés le 15 octobre et que le\nConseil statuerait en dernier ressort avant\nle 15 novembre 1932. Nous voilà mi-mars.\nIl paraît que le Jury a depuis longtemps\nclôturé ses travaux et rendu son jugement.\nL'Administration communale songerait-elle\nà le récuser? Ce serait un beau scandale.\n\nEXPOSITION D'ARCHITECTURE\nVoici le programme de l'importante expo-\nsition d'architecture moderne et d'urba-\nnisme, organisée par la revue \" L'Equerre \"\nau Palais des Beaux-Arts de Liège.\nArchitecture. Sections locale et\nétrangère; exposition de projets, photos,\nréalisations, plans, schémas; architecture\ncivile et religieuse. Urbanisation des villes.\nArchitecture des jardins.\nCet ensemble est réalisé par la Société\nBelge des Architectes et Urbanistes Mo-\ndernistes, le Groupe des jeunes Architec-\ntes de l'lnstitut supérieur des Arts décora-\ntifs de Bruxelles et le Groupe \"L'Equerre \"\nde Liège.\nHabitation. Réalisation avec équi-\npement complet d'une petite maison-type\nfaisant partie d'une cité. Salle de séjour,\nchambre à coucher, cuisine, bain-douche,\netc., etc.\nLe problème est réalisé au point de vue\nde la stricte économie.\nBureau. Meubles métalliques.\nMatériaux nouveaux : nouveaux procédés\ntechniques (éclairage, hourdîs, isolation,\nbéton armé, etc.). Un stand sera réservé\naux éditions européennes, revues, livres\ntraitant de l'architecture.\nUne grande salle du Palais sera occupée\npar les peintres du Groupe \" Anthologie\n(paysages, peintres de la machine, aéro-\npeinture, peintures abstraites, etc.).\nDes conférences, des débats, des voyages\ncollectifs en Belgique, seront organisés.\nCorrespondance : 40, rue des Eglantiers,\nLiège.\n\n2me SALON DE LA SOCIETE FRANÇAISE\nDES URBANISTES\nComme en 1932, le Salon de la Société\nFrançaise des Urbanistes se tiendra cette\nannée au Grand-Palais dans les locaux obli-\ngeamment prêtés par la Société Nationale\ndes Beaux-Arts.\nAu 2me Salon de la S. F. U. sont conviés\ntous les Urbanistes.\nLes dessins, maquettes, ouvrages imprimés,\netc., seront placés dans les meilleures con-\nditions au premier étage du Grand-Palais.\nLes désignations et dimensions des oeuvres\nqui seront exposées devront parvenir à\nM. VIRET, commissaire-trésorier, 66, rue\nde Monceau, à Paris, avant le 28 mars,\ndernier délai pour figurer au Catalogue\nqui paraîtra joint à celui de la Société Na-\ntionale des Beaux-Arts.\nLa livraison des oeuvres devra avoir lieu\ndans la matinée du 22 avril prochain, de\ndix heures à midi, à la grande porte du\nGrand-Palais, avenue Victor Emmanuel 111.\nLes cotisations sont de :\nI' Un droit fixe de 150. francs donnant\ndroit à exposer une maquette, une vitrine\nou deux mètres carrés de châssis;\n2 Un supplément de 50. francs par\nmaquette ou vitrine supplémentaire ou\npar mètre carré (ou fraction) de châssis\nsupplémentaires.\nLes cotisations seront perçues à la récep-\ntion des oeuvres.\nLa Commission du Salon de 1933 :\nA. D. Dervaux, Président de la S.F.U.;\nH. Prost, Vice-Président de la S.F.U.;\nD. A. Agache, Vice-Président de la S.F.U.;\nR. De Souza, Secrétaire Général de la\nS.F.U.;\nJ. Royer, Secrétaire-Adioint de la S.F.U.;\nE. L. Viret, Commissaire-Trésorier de l'Ex-\nposition.\nN. B. Les oeuvres exposées ne devront\navoir figuré antérieurement dans aucun\nSalon.\n\nBUREAU DE LA SOCIETE ROYALE\nDES ARCHITECTES D'ANVERS\nPOUR L'ANNEE 1933\nLa Société Royale des Architectes d'An-\nvers (S.R.A.A.) a constitué comme suit son\nbureau pour 1933 :\nPrésident, M. J. De Braey; Premier vice-\nprésident, M. H. Van Dijk; Second vice-\nprésident, M. W. Van Kuyck; Secrétaire,\nM. F. Dermond; Secrétaire-adjoint, M. H.\nClaes; Trésorier, M. F. Bellekens; Biblio-\nthécaire, M. L. De Mol; Bibliothécaire-\nadjoint, M. L. Stijnen."}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "79", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193303-01.1.17", "texte": "1er Congrès National de Rationalisation de\nl'Habitation et de l'Industrie du Bâtiment\n(Bruxelles 21, 22 et 23 janvier I933.)\nNous publions ci-après le résumé des divers\nrapports et allocutions, présentés au Con-\ngrès, dont nous avons déjà reproduit les\nvœux (n° 3, p. 64).\nALLOCUTION D'OUVERTURE\nprononcée par M. Pierre VERBRUGGEN,\nPrésident de la S.B.U.A.M.\nLe but de la S.B.U.A.M. pouf se résumer\nen un mot \" SERVIR \".\nConscients de notre responsabilité per-\nsonnelle, mus par le besoin impérieux, par\nla volonté de coopérer efficacement aux\ndésirs constructifs des hommes, nous aspi-\nrons tous au RELEVEMENT DE LA PRO-\nFESSION.\nDepuis longtemps déjà nous nous efforçons\nd'appliquer à l'architecture une cure de\nsimplification qui se révèle salutaire.\nDéjà nous sentons la convalescence et\nentrevoyons la guérison.\nMais nos moyens sont faibles eu égard à\nl'ambiance de particularisme où nous\nvivons.\nAussi les juvéniles efforts de la S.B.U.A.M.\nse sont-ils en tout premier lieu attachés à\nétablir un plan général.\nC'est de ce plan que dérive en ligne\ndirecte l'idée des assises auxquelles vous\nnous faites l'honneur de participer.\nNotre objectif étant l'organisation de la\nprofession sur un plan aussi élevé que pos-\nsible, il faut provoquer l'ascension de cha-\ncune des cellules, individus et sociétés\nd'architectes.\nDe là nécessité de modifier, et jusque\ndans ses fondements, l'enseignement de\nl'architecture.\nLa S.B.U.A.M. a étudié cette réorganisa-\ntion et a présenté un projet de programme\nà la Fédération des Sociétés d'Architectes\nde Belgique où, soit dit avec éloge, ses\ndélégués ont rencontré une compréhension\net des concours auxquels il me plaît de\nrendre hommage.\nNotre projet s'appuie sur le vieil adage de\nLéonard de Vinci, qui veut que la science\net l'art se prêtent un mutuel concours.\n« On doit, dit-il, étudier la science ou\navant l'art ou en même temps pour\napprendre dans quelle limite l'art est con-\ntraint de se renfermer. »\nCe que nous voulons, c'est assurer le déve-\nloppement intégral de l'esprit de l'élève,\nen favorisant ses aptitudes intrinsèques par\nune méthode d'enseignement développant\nspécialement le sens critique.\nNous avons profondément conscience de\nl'interdépendance des sciences.\nNous croyons qu'il est de notre devoir de\nnous intéresser aux travaux de l'ingénieur,\nde l'hygiéniste, du sociologue; de suivre et\nd'aider les industriels, producteurs et les\nmetteurs en oeuvre.\nNous voulons établir une collaboration\nentre ces différentes activités.\nNous espérons, par l'analyse et la syn-\nthèse multipliée, que l'aptitude créatrice\nacquierra une intensité qui, purifiée par le\nchoix judicieux des éléments de réalisation,\nfera de l'architecte un être utile à la\nSociété.\nCes quelques considérations vous expli-\nquent l'idée génératrice de ces journées.\nIl faut pourtant encore que je précise le\ntitre « Rationalisation ».\nNous entendons employer ce mot dans son\nsens étymologique.\nLa raison opposée à l'empirisme.\nNous voulons, pour le mieux être géné-\nral, que les conceptions, les réalisations en\nmatière d'architecture et d'urbanisme\nsoient guidées par la raison. Une raison\nsaine qui s'appuie sur une connaissance\napprofondie des éléments en cause.\nEn d'autres mots, nous voulons pour l'ar-\nchitecte une formation technique, une\nculture générale bien équilibrée, afin que\nceux qui seront appelés à nous succéder\npuissent reconstruire en efficience et en\nbeauté le cadre adéquat que nous sou-\nhaitons à l'humanité de demain.\nLes différentes communications qui vous\nseront faites au cours de ce congrès ont\nuniquement pour but de situer le pro-\nblème, d'en faire saisir l'ampleur.\nSESSION DU 21 JANVIER\nN. B. - Le résumé du rapport de M. le Prot.\nF. Baud'huin ne nous étant pas parvenu à\ntemps, force nous est d'en remettre la\npublication au prochain numéro.\nLe rapport suivant est celui intitulé :\nStandardisation\ndes Eléments Constructits\npar M. M. REICHERT,\nIngénieur, Secrétaire de l'Association\nBelge de Standardisation.\nOn reconnaît, en général, l'importance de\nla standardisation, mais on voit mal l'éten-\ndue de son domaine et on sous-estime faci-\nlement ses difficultés. La vérité est qu'elle\npeut fournir des résultats remarquables,\nmais au prix de temps, de sacrifices et\nd'efforts.\nLes applications les plus nombreuses des\nprincipes de la standardisation portent sur\nla forme des objets, leurs dimensions, la\nqualité des matières premières et l'exécu-\ntion, les conditions de réception, les usa-\nges commerciaux, les conditions d'emploi\net de sécurité.\nCette énumération montre :\n1°) que la fixation des dimensions n'est pas\nle seul objet des études à entreprendre;\n2°) que la standardisation ne peut se faire\net se répandre que si elle est le résultat\nd'un accord entre les différents groupes\nd'intéressés;\n3°) que les standards ne peuvent pas être\ndes règles immuables qui entravent le pro-\ngrès, mais, au contraire, qu'il faut les revi-\nser périodiquement pour les mettre au\nniveau des progrès de la technique.\nLa conception et l'édification d'un bâti-\nment exigent, de l'architecte et de l'en-\ntrepreneur, des connaissances toujours plus\nvariées et leur imposent des contrôles tou-\njours plus nombreux. Ils doivent donc favo-\nriser le développement et la diffusion de\nla standardisation, car elle leur apporte le\nmoyen de simplifier leur tâche, dans ce\nqu'elle a de moins intéressant, et de con-\nsacrer le temps gagné à des activités\nmieux en rapport avec leurs goûts ou avec\nleurs intérêts.\nL'Organisation Scientifique\ndans l'Industrie du Bâtiment.\nOrganisation Générale\ndes Chantiers\npar M. R. CAUSSIN.\nParmi les facteurs qui contribuent au prix\nde revient relativement élevé des con-\nstructions, on peut noter tout d'abord la\nprépondérance du travail physique et l'em-\nploi limité d'auxiliaires mécaniques. Il faut\ny ajouter une importance réduite accordée\nà l'organisation du travail, une collabora-\ntion limitée des organes d'étude et un\nmanque de concentration des entreprises.\nSi l'on ajoute à cela la diversité des tra-\nvaux exécutés et le caractère spécial de\nl'activité des entreprises de construction,\non a à peu près une vue d'ensemble des"}, {"page_pdf": 18, "page_imprimee": "80", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193303-01.1.18", "texte": "facteurs qui contrarient la rationalisation\nde la construction.\nDepuis quelques années cependant, une\névolution s'est produite, caractérisée dans\nle domaine de l'organisation proprement\ndite par la plus grande importance appor-\ntée au facteur temps, c'est-à-dire à\nl'avancement des travaux, par une étude\nplus poussée du prix de revient et, dans\ncertains cas, par des essais d'applicaiion\ndes principes de Taylor.\nLa technique de l'organisation scientifique\nn'est guère différente suivant que l'on\nenvisage le travail des chantiers de con-\nstruction ou le travail en usine. On retrouve\ndans les deux cas l'analyse de toutes les\ndépenses en temps, en matières et en\neftorts, poussée jusqu'aux détails élémen-\ntaires; puis vient la préparation du travail,\nc'est-à-dire la détermination de la meil-\nleure méthode d'exécution, la fixation de\nnormes de rendement; celles-ci donnent\nlieu à la rédaction de fiches d'instructions\nprécisant pour chaque travail la marche à\nsuivre et servant de base à la rémunération\ndu personnel; enfin le contrôle du rende-\nment permet, par la comparaison des ré-\nsultats réels et des normes, de rechercher\nles causes d'insuffisances et d'y porter\nremède.\nDes exemples choisis dans l'industrie de\nla construction montrent que cette tech-\nnique de l'organisation, loin d'être théori-\nque, devrait être d'application courante.\nSi l'on applique systématiquement ces\nprincipes à l'ensemble des services d'une\nentreprise, la gestion de celle-ci peut être\nsimplifiée dans une large mesure; le chef\nn'ayant plus à porter son attention que\nsur les points qui présentent des écarts par\nrapport aux prévisions, peut consacrer son\ntemps et son activité à l'étude de ces\nanomalies afin de prendre les décisions\nqu'elles appellent.\nFilms Commentés\npar M. BERTRAND, Ingénieur.\n1°) «L'Architecture Moderne en France»,\nœuvres des architectes Le Corbusîer, les\nfreres Perret, Jeanneret, Mallet-Stévens,\netc., avec projection du plan de moderni-\nsation du centre de Paris élaboré par l'ar-\nchitecte Le Corbusîer.\n2W) Projection de « L'Habitation du Pro-\nfesseur Gropius à Berlin », spécimen de\nI architecture moderniste en Allemagne.\n3°) « La Construction d'habitations en\nsérie par éléments de béton moulés\nd'avance. »\n4°) « L'Architecture française d'aujour-\nd hui », œuvres des architectes Tony Gar-\nnîer, Roux-Spitz, Delaage et Demaret.\nFilm sur la Fabrication et la Pose\nRationnelle du Linoléum, commenté\npar M. De Volder\nLe matériau, ses qualités de durabilité,\nd'entretien, d'hygiène; son aspect.\nDiverses sortes de lino : uni,\ngranité, jaspé, moiré, Fliesen, Kork.\nLes planchers destinés à re-\ncevoir le lino.\nLes sous-fonds : ciment plâtre.\nDe la question sonorité.\nSESSION DU 22 JANVIER\nL'Urbanisme\net la Crise Economique\npar M. R. VERWILGHEN.\nAu Moyen-Age, nos villes étaient des cen-\ntres exclusivement industriels. E!les perdi-\nrent ce caractère au début de la Renais-\nsance.\nAux temps modernes, la Machine amena\nle développement rapide et considérable\ndes villes; elle leur conféra en outre, à\nnouveau, un caractère industriel prédomi-\nnant.\nAu cours du XIX siècle, ni les pouvoirs\npublics, ni les techniciens ne se rendirent\ncompte du rôle économique des viiles. Ils\nse préoccupèrent presque uniquement du\nrôle monumental et récréatif des villes. De\nce fait, celles-ci ne sont nullement adap-\ntées à leurs fonctions économiques. Elles\nconstituent des instruments de travail très\ndéfectueux et très onéreux.\nCes déficiences sont mises en relief par la\ncrise économique actuelle. Exemples.\nNombreux sont ceux qui mettent en doute\nl'utilité des grandes villes et prêchent le\nretour vers la campagne — non pour les\nraisons d'ordre sentimental invoquées au\ndébut du siècle — mais pour des raisons\nd'ordre économique.\nMais on ne saurait réussir à arrêter par\ndes mesures artificielles le mouvement de\nconcentration des populations industrielles\nqui est facteur de progrès.\nNéanmoins, des réformes radicales s'im-\nposent.\nTout d abord révision des techniques urba-\nnistiques, par la substitution de l'esprit\nfonctionnel à l'esprit monumental.\nEnsuite, révision du concept Ville, lui-\nmême, par la substitution de la région\nurbanisée a la ville mondiale radio-\nconcentrique.\nLes logements des ouvriers industriels doi-\nvent être proches de l'usine et proches des\ncampagnes. On les situera donc le long\ndes arteres qui canalisent la vie économi-\nque du pays. En reliant ces groupements\npar des moyens de transport rapides,\non constituera de véritables courbatîons\nlinéaires.\nLa crise nous apprend que l'Urbanisme\ndoit tendre à décentraliser afin\nde recentraliser.\nLe Facteur Humain\ndans la Rationalisation\nde l'Habitation\npar le Dr Paul SOLLIER,\nPrésident de l'Institut des Hautes Etudes\nde Belgique,\nDirecteur de l'Ecole d'Ergologie\nde Bruxelles.\nL'étude du facteur humain se présente\nsous trois aspects différents aux trois pha-\nses de l'évolution d'une habitation : 1° en\nvue de sa conception; 2° en vue\nde sa construction, de son exé-\ncution; 3\" en vue de son usage, de\nson utilisation.\n1° CONCEPTION. Il s'agit de recher-\ncher, chez les sujets qui se destinent à la\nprofession d'architecte et aux emplois con-\nnexes, s'ils possèdent les aptitudes et les\nqualités reconnues nécessaires. (Orienta-\ntion et sélection professionnelles; psycho-\ntechnique).\n2° CONSTRUCTION, EXECUTION. Il\ns'agit ici : I' de rechercher si les sujets ont\nles aptitudes et les qualités physiologiques\net psychologiques voulues pour exécuter\nconvenablement les travaux du bâtiment\ndans leurs diverses phases, déterminées\npar une analyse précise (orientation et\nsélection professionnelles; psychotechni-\nque), et 2 d'adapter les méthodes de tra-\nvail et les procédés de construction à la\nconstitution physique et physiologique des\ntravailleurs (Ex : Etude de Gilbreth sur le\ntravail des maçons), travaillant soit indivi-\nduellement, soit en équipe, de façon à\ndiminuer la durée des opérations, et à aug-\nmenter leur rendement.\n3 USAGE, UTILISATION. Principe fon-\ndamental : L habitation doit être\nfaite pour i'habitant et\nnon I habitant pour l'habi-\ntation.\nL usage peut être temporaire et\ngénéralement collectif (écoles, théâ-\ntres, salles de réunions, etc.), ou con-\ntinu : soit collectif (hôpitaux, prisons,\ncasernes) avec affectation spéciale, soit\nindividuel et familial (hôtels, maisons par-\nticulières, appartements privés).\nToute habitation d'usage continu et com-\nplet doit satisfaire :\na) aux besoins biologiques: air,\ntempérature, lumière, exigeant la connais-\nsance des limites de ces besoins;\nb) aux besoins d'hygiène : pro-\npreté, salubrité (eaux, évacuation des\nordures, des excréments - W.-C., etc.);\nc) aux besoins d'entretien : ali-\nmentation (agencement de la cuisine et\nannexes);"}, {"page_pdf": 19, "page_imprimee": "81", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193303-01.1.19", "texte": "d) aux besoins moteurs: tous les\nactes de la vie courante tendent, par leur\nrépétition, à devenir machinaux, automati-\nques, d'où facilité et rapidité d'exécution,\nd'où commodité plus grande.\nPour favoriser cette automa-\ntisation il faut : a) que la distribution\ndes pièces soit faite selon la subordi-\nnation des usages particuliers qu'elles\nont respectivement, ce qui facilite les dé-\nplacements de l'habitant à travers l'appar-\ntement; b) que les portes et fenê-\ntre soient disposées dans les pièces de\nfaçon à ne pas gêner la disposition ration-\nnelle des meubles qui y sont destinés;\nc) que dans chaque pièce l'emplacement\ndes appareils fixes (chauffage,\néclairage, eaux, sonneries, prises de cou-\nranl, etc.) soit établi de façon à en faci-\nliter l'accès et la manoeuvre; d) que cet\nemplacement et ces appareils soient nor-\nmalisés et standardisés de\nfaçon à éviter les tâtonnements et les\nfausses manoeuvres quand on passe d'une\nhabitation à une autre; e) que l'emplace-\nment des appareils mobiles ou\ndes ustensiles soit prévu de façon à en\nrendre l'accès et l'emploi aussi faciles que\npossible, en se basant sur la constitution\nphysique de l'homme.\nUne maison particulière ou un apparte-\nment, est à la fois : un hôtel (chambre à\ncoucher), un laboratoire (cuisine), un ate-\nlier ou un bureau (travaux d'entretien ou\nprofessionnels), un lieu de réunion (salon,\nsalle de jeux pour les enfants, etc.).\nToute pièce d'une habita-\ntion doit être adaptée à\nce que celui qui l'occupe\ndoit y faire - repos, tra-\nvail, cuisine, réception :\nSuppression des bruits du dehors ou\ndu fonctionnement d'appareils intérieurs,\npour le repos et le travail; éclairage ration-\nnel pour le travail.\nEnfin l'habitant, pour se plaire dans son\nlogement, a des besoins affectifs\nà satisfaire : ambiance générale, colora-\ntion des intérieurs, ornementation, etc.\nL'Habitation et son Equipement\npar L. H. DE KONINCK,\nArchitecte S.B.U.A.M.\nDes raisons sociales et économiques amè-\nnent l'architecte contemporain à considé-\nrer les locaux des habitations actuelles\ncomme devant être réduits à leurs plus\npetites dimensions possibles.\nLe local exact pose le problème du local\nminimum acceptable en raison des lois de\nl'hygiène et des lois résultant de mensu-\nrations expérimentales des fatigues ména-\ngères.\nLe I ocal minimum, en réduisant la surface\nbâtie, procure une réduction sensible du\ncoût d'une habitation. Le procédé de con-\nstruction peut accentuer cette économie :\nI par une nouvelle réduction de la sur-\nface bâtie en raison d'un amincissement\ndes parois verticales, et 2 par la concep-\ntion de systèmes standards. Dans ce der-\nnier domaine peu de choses sont acquises.\nLa réduction des surfaces demande une\nutilisation très raisonnée de petits espa-\nces et appelle un confort localisé maxi-\nmum. Solution unique : l'équipement mo-\nbilier conçu suivant l'idée du standard.\nAperçu sur la mise au point d'un standard\nen Belgique.\nLa Hauteur Rationnelle\ndes Immeubles\npar Victor BOURGEOIS,\nArchitecte-Urbaniste,\nProcesseur à l'Institut Supérieur\ndes Arts Décoratifs.\n1) Les règlements communaux sont péri-\nmés : notamment en ce qui concerne le\nnombre d'étages basé sur la largeur de la\nrue, la hauteur des locaux, la superficie\ndes cours.\n2) La hauteur rationnelle des immeubles\ndoit être déterminée par des considéra-\ntions qui ressortissent à l'urbanisme, au\nlotissement et à l'architecture.\nA) URBANISME.\nBut : Condenser la ville pour établir des\nagglomérations plus rationnelles et surtout\nperfectionner les transports.\nMoyen : politique foncière résultant d'un\nplan général d'urbanisation.\nB) LOTISSEMENT.\nBut : Etablir une relation entre la hauteur\net l'éloignement des immeubles d'où peut\nrésulter l'ensoleillement de tous les locaux\nde séjour.\nMoyens : Application progressive d'un\nrèglement communal type « Schaerbeek »\net « Union des Villes » dans lequel l'article\n« Superficie de cour par rapport à la par-\ncelle occupée » est remplacé par des\ndirectives pour l'éloignement entre les\nimmeubles.\nC) ARCHITECTURE.\nBut : Solutionner plus aisément par la con-\nstruction en hauteur : a) les « bases phy-\nsiques de l'habitation » et notamment le\nconditionnement de l'air (suppression des\nminimums de hauteur des étages; b) les\nservices communs.\nMoyens : Développer la construction en\nhauteur : a) Etude des procédés techni-\nques, notamment des ossatures; b) établis-\nsement de règles sévères pour la construc-\ntion de maisons à plusieurs logements de\nfaçon à éliminer la maison individuelle à\n2 ou 3 étages transformée en maison à\nplusieurs logements.\n(A suivre.)\n\nVe Exposition Internatio-\nnale du Bâtiment\nBRUXELLES-CINQUANTENAIRE\n(18-30 janvier 1933)\nOn contesterait difficilement l'utilité de\nl'Exposition du bâtiment qui, à l'instar de\nce qui se pratique dans toutes les grandes\nvilles étrangères, se tient annuellement à\nBruxelles dans les Halls du Cinquantenaire.\nPareille « toire » périodique, tournit aux\ntechniciens le moyen de se documenter\naisément concernant les matériaux et pro-\ncédés de construction auxquels ils peuvent\nrecourir et les tient au courant des progrès\net inventions nouvelles; elle suscite auprès\ndu grand public une curiosité qui ne peut\nêtre que protitable à l'industrie du bâti-\nment et au progrès de l'architecture.\nL'exposition qui vient de se termer mar-\nquait une avance considérable sur ses de-\nvancières. Sans nul doute ce succès était\ndû au patronage très actif de groupements\npro.essionnels d'architectes et tout parti-\nculièrement à celui de la Société Belge\ndes Urbanistes et Architectes Modernistes\n(S. B. U. A. M.). Le Congrès de la Ratio-\nnalisation du Bâtiment, que cette Société\norganisa, et dont il est rendu compte ail-\nleurs, ne contribua pas seulement à attirer\nau Cinquantenaire un public de techniciens\nque les rigueurs de la saison auraient pu\ntenir à l'écart. Il créa parmi les exposants\nune émulation qui leur fit déployer un\neffort qui contraste vraiment avec le lais-\nser-aller de l'Exposition de 1932. Il en\nrésulta un nombre plus élevé de participa-\ntions, une importance plus grande des\nstands, mais surtout une présentation meil-\nleure, en vue de laquelle plusieurs expo-\nsants eurent l'idée heureuse de s'assurer la\ncollaboration d'architectes et d'ensem-\nbliers.\nC'est l'effort déployé pour présenter\nla marchandise qui a surtout frappé le visi-\nteur de l'Exposition du Bâtiment et dont\nnous avons cru utile, en nous aidant de\nla coopération des industriels intéressés,\nde prolonger le souvenir par la reproduc-\ntion de quelques-uns des principaux stands.\nNous n'avons pas voulu opérer une sélec-\ntion rigoureuse, notre but étant de donner\nau lecteur le spectacle que fournissait une\npromenade à l'Exposition du Bâtiment.\nC'est au cours d'une promenade égale-\nment que nous avons recueilli les échos\ntechniques * qui suivent et qui ont pour\nbut de signaler à nos lecteurs, dans cha-\nque catégorie de spécialités, les produits\nintéressants et nouveaux. Examen succinct\net rapide qui ne prétend pas épuiser le\n[sujet ni être sans lacunes.\n* Fn consultent les pages d'annonces de nos récents\nnuméros nos lecteurs y trouveront l'adresse des firmes\ndont le nom est accompagné d'un astérisque."}, {"page_pdf": 20, "page_imprimee": "82", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193303-01.1.20", "texte": "172. Stand de la Firme Edg. Houben,\nS. A. Briqueteries du \"Belvédère\" et\nCéramiques \"Le Sphinx\",\nAuteur du stand :\nJ. J. Eggericx, architecte.\n\n173. Stand de la Firme Lucien Claes.\nAuteur du stand : M. G. Claes.\n\n174. Stand de la N. V. Tegelfabriek\n\"De Nethe\".\nAuteur du stand : J. Ritzen architecte.\n\nPRODUITS CERAMIQUES\nET BRIQUES DE PAREMENT\n\nD'une façon générale des progrès considé-\nrables ont été réalisés dans les arts du feu.\nAlors qu'il y a une dizaine d'années, il était\ntort difficile, pour ne pas dire impossible,\nde trouver en Belgique de bons produits\nde revêtement donnant satisfaction à la\nfois du point de vue de la résistance et de\nl'aspect, le marché offre aujourd'hui nom-\nbre d'excellents produits d'origine natio-\nnale ou étrangère. Signalons :\nLa firme Edgard Houben, S. A.\nBriqueteries du Belvédère et\nCéramiques «Le Sphinx»\nprésentait, dans un très grand stand, que\nnous reproduisons, la riche gamme de ses\ncarreaux de revêtements intérieurs et exté-\nrieurs, de ses produits céramiques divers\net de ses briques de parement. La réputa-\niion mondiale de ces produits n'est plus à\nfaire. Nous comptons publier dans la revue\ndes matériaux sélectionnés quelques pré-\ncisions techniques à leur sujet.\nLa fi rme Lucien Claes * présen-\ntait des seuils et appuis de fenêtres, des\nchaperons (couvre-murs), des encadrements\nde portes et fenêtres, des carreaux de\ngrande dimension, dont la face posté-\nrieure est à tenons très prononcés pour\npermettre une adhérence idéale au mor-\ntier. Cette firme nous signale que la\nmatière est de la terre céramique cuite à\nune température de 1,200 à 1,350\" et qui\nde ce fait peut être garantie contre les\nintempéries et le gel. Toutes les gammes\nen émaux, brillants ou mats, et une grande\nvariété de tons non émaillés permettent à\nl'architecte de réaliser des formes et\nnuances que bien d'autres matériaux ne\npermettent pas.\nLe stand de la Maison Helman\ntémoignait d'un bel effort de l'industrie\nnationale. Cette firme relève tout parti-\nculièrement que ses produits étant fabri-\nqués en terre à grès sont ingélifs en eux-\nmêmes.\nLa firme N. V. Tegelfabrîek «De\nNethe » exposait toute la série de ses\nproduits céramiques parmi lesquels ses car-\nrelages bien connus, qu'elle garantit con-\ntre les craquelures, les influences atmo-\nsphériques et les acides. L'architecte Jos.\nRitzen, auteur du stand, s'était efforcé de\nfaire ressortir les différents modèles et\ndimensions usités pour la construction de\nfaçades. Les tons bronze, noir brun, jaune,\ncontrastant avec le vieil argent de la\ncolonne étaient d'un aspect calme.\nCIMENTS BLANCS\nL on sait que ce n'est que tout récemment\nque I industrie est parvenue à fabriquer\ndes ciments artificiels absolument blancs.\nLes produits que l'on vendait autrefois\nn'étaient pas des ciments proprement dits\nmais des chaux hydrauliques.\nAujou rd'h ui l'industrie fournit des ciments\nblancs et extra-blancs possédant toutes les\nqualités des meilleurs ciments portland\nartificiels. Rien de surprenant, dès lors, que\nnombreuses sont les tentatives de mise en\noeuvre rationnelle de ce matériau pouvant\ninfluencer dans une forte mesure l'aspect\narchitectural des édifices en béton armé.\nLe stand des Cimenteries et Bri-\nqueteries Réunies ( C. B. R. ) *\navait pour but de mettre en évidence les\nnombreuses possibilités d'emploi de ce\nmatériau. Le hall, que nous reproduisons\nétait revêtu d'enduits Simili Carrare et\nSimili Euville. Un auvent extérieur était\nexécuté en béton blanc apparent et non\nenduit, pierre artificielle de haute résis-\ntance pouvant être bouchardée ou cise-\nlée.\nLa S. A. des Ciments Portland\nArtificiels d'Harmignies fabri-\nque un ciment « Harmiblanc » dont le\nstand que nous reproduisons, manifestait\nles propriétés. D'un procès-verbal officiel\nil résulte que les résistances probables du\nmortier normal sont de 520 kg. à 7 jours\net 644 kg. à 28 jours. C'est dire la haute\nqualité de ce ciment. Signalons que ces\nmêmes usines sont également fabricants\nde Ciment Portland Artificiel Normal, à\nHaute Résistance et Durcissement lent et\nà Haute Résistance et Durcissement ra-\npide.\nHOURDIS\nLes Tuileries et Briqueteries\nd Hennuyères et de Wanl i n *\nexposaient leurs nombreux produits parmi\nlesquels les planchers transportables en\nbriques creuses armées de fers feuillards\nsont universellement connus.\nIl s agit comme on le sait de poutres for-\nmées de 4 à 5 rangées de briques creuses,\nconditionnées pour des surcharges variant\nnormalement entre 150 et 500 kg. par\nmetre carré, dont la longueur va de 0m.55\nà 6 m. 35.\nLa même firme exposait une variété de\nbriques creuses et de façade.\nLes briques creuses, qui servent en géné-\nral, à construire les murs de clôture, des\ncloisons légères, à remplir les ossatures en\nmétal ou en béton, se font en divers for-\nmats et sont percées de 2, 3 ou 6 trous.\nElles pèsent de I '/2 à 3 1/2 kg. suivant les\ntypes ef réalisent une maçonnerie très éco-\nnomique.\nLes briques de façade existent en formats\nwallon, de Bruxelles et de Boom et en for-\nmat romain. Elles se fabriquent en 8 teintes\ndifférentes."}, {"page_pdf": 21, "page_imprimee": "83", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193303-01.1.21", "texte": "COUVERTURES\nLes Tuileries et Briqueteries\nd'Hennuyères et de Wanlin*\nétaient quasi seules à représenter la cou-\nverture classique en tuiles. Celles-ci sont\nfabriquées en pâte molle et subissent une\ncuisson lente à 1000° dans des fours con-\ntinus.\nLa grande tuile à côtes, marque Hen-\nnuyères, pèse environ 3 kg., il en faut 15 au\nmètre carré. L'étanchéité est assurée par\ndes emboîtements très profonds en tête\net sur les côtés.\nLa résistance aux vents est particulière-\nment grande en raison des dimensions de\nla tuile et de la possibilité de la placer à\njoints croisés.\nRappelons aussi l'existence des tuiles « Es-\nthétic » 20 '/2 au m 2, des rectangulaires ou\nécailles, de la nouvelle tuile « Star » 22\nau m 2 et de tous les accessoires de toi-\nture.\nSignalons en passant les ardoises artifi-\ncielles bien connues en Asbeste et Ciment\nreprésentées par la S. A. Am e lit et\nle produit C o v e r i t de la S. A. des\nCiments Portland Artificiels Belges d'Har-\nmignies, dont nous reproduisons le beau\nstand.\nLa firme Asbeste exposait en outre\ndes gaines de ventilation et de climatisa-\ntion ainsi que des conduits de fumée.\nElle présentait une autre nouveauté : les\nardoises artificielles entourées d'une mince\nfeuille de cuivre.\nNombreuses étaient les firmes utilisant des\nproduits asphaltiques pour la fabrication\nde toitures plates, preuve évidentee d'une\névolution dans les conceptions architecto-\nniques.\nMoins connus étaient les modes de mise\nen oeuvre de toitures en cuivre exposées\npar la S. A. des Usines à Cuivre\net à Zinc de Liège, travaillant en\ncollaboration avec l'Union Minière\ndu Haut Kat a n g a * qui fournit\ngratuitement aux intéressés tous renseigne-\nments concernant l'emploi du cuivre dans\nle bâtiment. La baisse du prix de ce métal\net les nouvelles méthodes de mise en œu-\nvre permettent l'exécution de toitures en\nfeuilles très minces à des prix très abor-\ndables. C'est ainsi que si l'on ne considère\nque les prix du métal (et non la main-d'œu-\nvre) le prix des toitures en zinc n° 14 est\nde 27 fr. 70, n 15 de 36 fr. 40 au m . Les\ntoitures en cuivre varient entre 27 fr. 80\net 56 francs.\nPLOMBERIE\nLa S. A. des Usines à Cuivre\net à Zinc de Liège exposait éga-\nlement les tubes et raccords pour instal-\nlations sanitaires. Dans ce domaine le cui-\nvre lutte aisément avec le plomb et le fer,\ncomme des adjudications récentes l'ont\ndémontré. Le point délicat c'est l'appren-\ntissage d'un métier nouveau qui exige un\noutillage spécial. L'Union Minière\nintervient ici de nouveau comme instruc-\nteur. Le placement des tuyauteries en cui-\nvre est d'ailleurs grandement facilité par\nles raccords spéciaux tels le « Monobloc »\nexposé ici.\nPAVEMENTS\nNous avons signalé les céramistes. Les fa-\nbricants de pavements en granito avaient\ndes représentants importants.\nLes Etablissements Ghilardi\n& C\" * exposaient une grande variété\nde carrelages et de matériaux en pierre\nartificielle.\nLa Société Belge des Agglo-\nmérés de Marbres (Agma) a\nattiré notre attention sur les méthodes\nrationnelles auxquelles elle a recours pour\nla fabrication par voie humide des car-\nreaux comprimés à haute pression hydrau-\nlique. Après avoir été entreposés pendant\nun mois au moins dans des locaux, dont la\ntempérature et le degré hygrométrique de\nl'air ambiants sont tels que la prise et le\ndurcissement du ciment se font dans les\nconditions les plus favorables, les carreaux\npassent au lapidaire, sont bouche-porrés\net enfin polis.\nCLOISONS\nL utilisation dans le bâtiment de cloisons\net plaques de revêtement fabriquées à\nl'avance s'étend toujours. Le grand nom-\nbre de matériaux de ce genre exposés en\ntémoigne.\nEtaient représentés, le Celo t e x (S. A.\nCommerce et Technique *), le Maftex\n(Firme Van de Ven * ), produits dont les\nqualités isolantes sont bien connues. La S.A.\n« Commerce et Technique », concession-\nnaire du Celotex, exposait également ses\nnouvelles spécialités : La Planche « Ligno-\nlith », en laine de bois enrobée de ciment,\net la Plaque « Armstrong », en liège pur\nexpansé, aggloméré par sa propre résine.\nLe Xylotekt (Andry-Tauner, S. A.,\nXylotekt) se compose d'une feuille de bois\ncontreplaqué, revêtue sur chacune de ses\nfaces d une mince couche de fibro-ciment.\nCe produit qui est malheureusement d'un\nprix assez élevé, a la propriété d'être\nrigoureusement plan.\nUn stand, que nous reproduisons, figurait\nles qualités et les modes d'application des\npanneaux isolants en fibres de bois «In-\nsulite» de la Société Générale des Bois\net Placages.\n\n175. Stand du Ciment Blanc.\n(Cimenteries et Briqueteries Réunies\nC. B. R.)\n\n176. Stand de la S. A. des Ciments\nPortland Artificiels Belges d'Harmignies\n(\"Harmiblanc\" et \"Coverit\").\nAuteur : De Vlaminck, décorateur.\n\n177. Stand de la Société Générale des\nBois et Placages Insulite\")."}, {"page_pdf": 22, "page_imprimee": "84", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193303-01.1.22", "texte": "178. Stand de la Firme H. Visser\n(\"Héraclite\").\n\n179. Stand de la S.A. Masonite.\n\n180. Stand de la Firme De Keyn Freres\nCouleurs, Vernis, Emaux.\n\n181. Stand de la Firme Les Fils Lévy-Finger.\nCouleurs et Vernis.\nAuteur : De Block, décorateur.\n\nLes produits de la S. A. M a s o n i t e se\ndistinguent par leur ton naturel qui va du\nbrun pâle au brun sombre et par leurs tex-\ntures plus ou moins serrées obtenues grâce\nà des compressions effectuées à hautes\npressions.\nLa Masonite n'est ni de la sciure ni de la\npâte de bois. C'est du pitch-pin dont les\nfibres ont été désagrégées et ensuite com-\nprimé et aggloméré sans liant chimique,\nni colle. Elle est homogène et pratique-\nment indéformable et imputrescible. Sa\ncouleur brune dorée permet de la laisser\napparente.\nLa Masonit se fabrique en quatre variétés.\nLe n\" I, isolant, à I I mm. d'épaisseur. Il a\nde hautes qualités comme isolant thermi-\nque et acoustique. Le n' 2 isolant demi-\ndur a 6.3 mm. d'épaisseur. Les n' 3 Presd-\nvvood (bois comprimé) et le n' 4 Tempered\nPresdwood conviennent surtout pour la dé-\ncoration et l'ameublement. Epaisseur de\n3.5 à 8 mm. Largeur I m. 22. Longueur\nI m. 83 à 3 m. 66.\nLa firme Fi . Visser* occupait un très\nvaste emplacement réservé en ordre prin-\ncipal à P Héraclite. Ces plaques en\ncopeaux de bois agglomérés au ciment\nde magnésie sont fournies aux dimensions\nde 2 m. x 0 m. 50, et en épaisseurs varia-\nbles de 1.5, 2.5, 3.5, 5, 7.5 et 10.5 cm.\nElles constituent un isolant thermique et\nphonique de tout premier ordre. Un pro-\nduit dérivé appelé Héracoustic est\nd'après le fabricant, le matériau antiacous-\ntique le moins coûteux. Signalons en pas-\nsant que la firme Visser exposait égale-\nment ses crosses de portes « Demu » d'un\najustage facile, ses planchers sans joint\n« Fama », et enfin des portes et parquets\nen bois de Teak Moulmain et Bornéo.\nLes PARQUETS Noël, en bois posé,\navec larges joints, au moyen d'un ciment\nspécial, constituaient pour bien des visi-\nteurs une nouveauté.\nMENUISERIES STANDARDISEES\nNombreuses d'ailleurs étaient les firmes\nqui exposaient des portes standardisées.\nCitons-les :\nAteliers Lorfèvre Frères, égale-\nment la firme Vallayes & Vierin\ndont nous reparlerons.\nUne mention spéciale revient comme de\njuste aux Etablissements Van de\nV e n * dont on pouvait examiner toute\nla série de matériaux standards parmi les\nquels les célèbres portes « Woco » et\n« Pacific ».\nLa même firme exposait en collaboration\navec la S. A. Electrolux, la cuisine standard\n« Cubex » bien connue de nos lecteurs.\nPRODUITS D'IMITATION\nSignalons parmi les nouveautés en ce\ndomaine le Flexwood, pellicules de\nbois appliquées sur toile, et les tissus et\npapiers enduits de caoutchouc.\nMais le triomphe de l'imitation était réalisé\npar les extraordinaires procédés d'impres-\nsions de la Société Sepori, qui exploite les\nlicences « Masa ».\nVITRERIE\nL'Association des Manufac-\ntures de Glaces de l'Europe Con-\ntinentale, montrait les avantages de la\nglace polie. Le public suivait avec intérêt\nles expériences de rupture effectuées sur\ndes glaces de sécurité pour automobile.\nL'Union des Verreries Méca-\nniques, fournissait une documentation\ntrop peu connue concernant les dimensions\net les épaisseurs des verres mécaniques.\nCeux-ci fournissent à l'architecte, dont le\nbudget ne permet pas l'emploi de glaces\ncoulées, un substitut de haute qualité et\nde prix très abordable.\nPEINTURE\nLes exposants attiraient l'attention du pu-\nblic sur les émaux et les peintures plasti-\nques dont la fabrication a fortement pro-\ngressé ces derniers temps.\nLes Usines De Keyn Frères,\nfabricants de couleurs et vernis, exposaient\nles principales spécialités de leur fabrica-\ntion : l'« Aciérine », couleur antirouille, le\n« Simili Pierre de France », imitation par-\nfaite de la pierre de France naturelle, leurs\ncouleurs « Peint-Neuf » et « Perfecta », à\nbase de vernis gras, et surtout la « Lacke-\nclair Olian », qui est considérée à bon\ndroit dans le domaine de la peinture com-\nme un produit sensationnel. Le stand,\nd'une tonalité très chaude (jaune d'or,\norange et bleue d'outremer) était entière-\nment peint avec leur couleur à l'eau la\n« Decorine ».\nLe stand des Fil s Levy-Finger*\navait été exécuté avec les peintures plasti-\nques Marb-L-Cote et Celustuc qui peuvent\nêtre travaillées tant à la brosse que com-\nme pâtes à modeler. Les décors exécutés\navec ces produits sont recouverts soit de\nla peinture à la détrempe « Le Swanolin »\nsoit avec les couleurs cellulosiques « Cel-\nlulo », soit avec différents glacis de teintes\nassorties.\nLa Cie des Vernis Valentine\nattirait surtout l'attention par ses peintures\nspéciales, mates et émaillées, pour ciment\nfrais, plâtre frais et murs humides.\nNous comptons rendre compte dans un\nprochain numéro de la Section des Pro-\nduits Sélectionnés, organisée sous le con-\ntrôle de la S.B.U.A.M. et qui constituait\nsans conteste le clou de l'Exposition."}]}