{"numero_id": "bm-bmtnaac-1933-06-01", "volume": "bmtnaac_1933-06_01", "ocr_sha256": "042a51b58fa2c55de647e70a99615b8598de15e13b7617aaa4fccb1793cc4e0c", "source_tei": "https://github.com/Princeton-CDH/bluemountain-transcriptions/blob/main/periodicals/bmtnaac/issues/1933/06_01/bmtnaac_1933-06_01.tei.xml", "source_mets": "https://github.com/pulibrary/BlueMountain/blob/main/metadata/periodicals/bmtnaac/issues/1933/06_01/bmtnaac_1933-06_01.mets.xml", "url_numero": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193306-01", "articles": [{"article_id": "bm-bmtnaac-1933-06-01-c001", "article_bluemountain": "bmtnaac_1933-06_01#c001", "volume": "bmtnaac_1933-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 1", "page_fin": "couv. 1", "image_debut": 1, "image_fin": 1, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193306-01.2.1", "titre_corps": "Au Sommaire de ce Numéro :", "titre_sommaire": "Au Sommaire de ce Numéro :", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 1, "page_imprimee": "couv. 1", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193306-01.1.1", "debut_caractere": 152, "fin_caractere_exclue": 721, "texte": "Au Sommaire de ce Numéro :\n• Habitation moderne à Gand.\nArchitecte : G. 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Voici donc ce qu'écrit non sans humour l'archi-\ntecte lui-même, Gaston Eysselinck :\nUn problème se posa. Et voici toute l'histoire.\nHabiter, je le répète et insiste : HA-81-TER, et à Gand.\nBudget limité : Construction strictement à mesure, maté-\nriaux économiques.\nPour une habitation à mesure, terrain à mesure; c'est\nlogique !\nUne des extensions de la ville répond, à peu de chose\nprès, au programme, notamment le nouveau quartier\nSaint-Pierre (dit Cheval Bayart), partie de l'ancienne\nexposition de 1918 (de tristes décombres, à regret, la\nrappellent encore).\nQuel terrain choisir? La conception et les qualités urba-\nnistiques exceptionnelles (!) n'ont, malgré une liberté\nabsolue, pas conduit à une extension exemplaire. Un ter-\nrain de 92 nrr, de forme pas très heureuse, et dont\nI orientation était la meilleure de celles rencontrées est\nacquis.\nUn premier projet introduit auprès de l'administration\ncommunale présente une construction à ossature et com-\nporte deux habitations, l'une de 55 et l'autre de 44 nrr.\nQUELLE CATASTROPHE !!!!\nQu on imagine qu'il me fallut étudier DOUZE différents\nprojets, avant (et comment encore?) d'obtenir une auto-\nrisation. Un règlement préhistorique laisse libre interpré-\ntation aux dirigeants des communes ou services compé-\ntents (?). Rares sont celles faisant exception. Dirigeants\nou services tout puissants et sans appel possible\nrefusent ou acceptent, motifs ou pas.\nJ ai passé d un système de paroi à un autre, passant par\nHéraklith, Tôles, Béton et que sais-je encore; d'une ossa-\nture a une autre, pour finalement aboutir au gros mur de\nmaçonnerie (OBLIGATION 0.40 M. D'EPAISSEUR). Con-\nstruction infiniment plus lourde, perte de terrain consi-\ndérable, etc., enfin je ne dois pas énumérer tout ce qui\ns en suit. On m'impose : épaisseur - grandeur - hauteur;\nenfin le projet définitif est presque entièrement terminé\nsans grandes innovations de ma part. Exclue l'idée de la\npetite maison à mesure, exclue l'idée de prouver que\nI architecture, en dépit des siècles routiniers, n'en est pas\nrestée à son point de départ.\nDiscussions, démarches, projets, etc., m'ont causé un\nretard de TREIZE mois, OUI, treize mois de retard,\ntreize mois de capital immobilisé, et de plus obligation\nde construire un mastodonte (ma foi ils ont peut-être\nraison d appeler ce quartier, le quartier des millionnaires)\nde 10.50 m. de hauteur. Où es-tu belle intention FUGI-\nTIVE d obtenir des artères a hauteurs régulières, des rues\ncorridors (à tuer quand même) mais qui pourraient encore\nparaître amusantes a conditions d'être régulièrement\ndélimitées.\nJ'oublie l'aspect. 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L'étude logique d'un programme de vie, net-\ntement retracé après le bouleversement complet, a\nconduit à trois grandes divisions horizontales superposées.\nRez-de-chaussée trav a i I\nLa cour obligée est devant et sert de garage\njournalier, auto et vélos.\nCette espèce de tour qui à travers toute la\nfaçade traîne sa pesante lourdeur, pas transparente mal-\nheureusement, est la seule solution admise au point de\nvue alignement. Le plan indique en traits interrompus\nl'alignement proposé. Curieux, cette défense de con-\nstruire un coin de façon à remettre les rues d'aplomb\net d'équerre; le règlement devait l'autoriser vu la pré-\nsence du jardinet.\nArmoire à compteurs.\nHall d'entrée, vestiaires, toilette, garage. (Ce dernier\nest conçu de façon à ce que la voiture serve comme\nmeuble, et il est tout naturel qu'un meuble est un objet\nrégulièrement en service.)\nDEUX bureaux. L'un pour dessinateurs, l'autre personnel.\nUn bureau d'architecture est une des études les plus com-\nplexes qu'on puisse rencontrer, si du moins l'on tient à\norganiser. En effet, représentants, correspondances, dos-\nsiers, échantillons, bibliothèque, archives, etc., sont jour-\nnellement à consulter.\nLa logique avec un programme complet ont donné une\nsolution assez sympathique. Un gosse le ferait aussi;\nd'ailleurs si le problème est bien posé, il doit forcément\ntrouver bonne solution.\nUn local de format allongé (4.90 x 2.90 m.) est en prin-\ncipe divisé en deux parties par une table\n(bureau dit-on) (béton et caoutchouc), la première est\npetite et réservée aux visiteurs. Assis derrière cette\ntable on a devant soi le visiteur, à sa gauche beaucoup\nde lumière (diffuse), à sa droite des armoires. 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Deux parties, la première : toilette,\nlavabo, armoires, donne accès à chambre à coucher pro-\nprement dite; lit, barre pliante à aérer literies.\nDeux cabines : chacune d'elles comprend : lits\nsuperposés, système comme précédent, lavabo, armoire,\ntable coulissante, chaise, etc.\nTOUS les lavabos et tables de travail reçoivent la lumière\nde gauche.\nLa présence d'un ob|et quelconque doit être justifiée et\nen plus cet objet doit rigoureusement répondre à sa\nfonction.\nTerrasse : partie couverte et découverte, barre fixe,\narmoires, etc.\nLa partie couverte accessible et voilà\nle bain de soleil.\nToit, jardin.\nUne maison ainsi conçue, une vie ainsi tracée, habitants\net maison ne font qu'un, forment bloc.\nJe joins un écrit de la plume de Walter Cantré, qui\nj espère ne gênera pas dans le paysage; Walter Cantré\nest un des jeunes qui promettent. Et ainsi l'architecture\nrationnelle poursuit sa lente mais sûre progression.\n\nG. EYSSELINCK.\n\nAstene, December 1932.\nDe woonmachiene - Gaston Eysselinck.\nWie in deze roerige jaren na den Europeeschen oorlog belangsteit\nin de architectuur, in de waarlijke \" HEDENDAAGSCHE ARCHI-\nTECTUUR zal langzamerhand tôt de overtuiging geraken dat\nalleen zij die het romantische laten vallen en aan het daglicht dur-\nven verschijnen met een woning zooals deze van Gaston Eysselinck\nop het ware pad staan.\nEysselinck is een van die menschen die w:l gedaan maken met\nhet karakterlooze tijdperk van antiquaren. Hi| denkt alleen aan de\nnieuwe vondst der menschheid \" De MACHIENE Schokt en\nstampt het in onze hersenen niet even sterk als op de met auto's\ngevulde wegen? Trilt en spand het in onze zielen niet minder hevig\ndan in de wereld van radio en vliegmachîene?"}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "132", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193306-01.1.6", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 2258, "texte": "Wij worden gedwongen het nieuwe te\nwillen, ook zij die niet willen. De paradoxen\nvan het hedendaagscheleven; de auto-\nvlieg- en motoren fabrikant in een styl\nintérieur Zij werken mede zonder het-\nzelf te besetfen en worden niet zoolang in\nde stroom meegesleurd, tôt allen onge-\nmerkt aan de zijde der nieuwen staan.\nGaston Eysselinck 's huis is namelijk een\nmachiene...\nEen machien ?\nJa Mîjnheer !\nLîcht, lucht, zon, bad, warm water, koud\nwater, de ruime, blije gezonde woonma-\nchiene met daktuin die U ver doet uitzien\nover stad en land.\nMen leeft in dit huis naar believen even\ngeschikt buiten als bînnen, van een eigen-\nlijk binnen is overdag geen sprake. Hel\nbuiten stroomt dwars door het binnen\nheen. Men leeft dus te midden van de\nnatuur. Er zijn plekken in het huis dat men\nniet weet of men binnen dan wel buiten\nstaat. Scherpe begrenzingen tusschen bin-\nnen en buiten bestaan hier niet. Het\naloude begrip van huis is nu verdwenen,\nhet huis als omsloten en vaste beschutting\nvan den mensch tegen de invloeden en\nbedreigingen van de natuur verschijnselen\nen van de buiten wereld. Het huis die\nelkeen met een ziertje verstand zeker moet\nverkiezen boven de donkere holen waar-\nmee zoo menig stadsbewoner zich voor\nlucht verversching behelbt, een architec-\ntuur die aan aile leven en aan aile spanning\nvermag te geven en waarîn vooral de onna-\nvolgbare met lichtspelende tooveraar Eys-\nselinck uitmunt. Wij kunnen de bedoeling\nvan deze nieuwe bouwvormen niet misver-\nstaan.\nOm het even welk machien bevat noch\nrader, noch kettîng waar er geen moet\nzijn, even zoo bij Eysselinck's woonma-\nchiene, hîj zet tafel, stoel en zetel waar\ndeze hooren te staan.\nHîj bekleed zijn meubels met zînk, Heeren\nloodgieters, bespant ze met keurige water-\ndichtte stoffen niet zooals de vliegma-\nchienen, bekomt er een wonderbare iso-\nleering door. Bedenkt wel... Schoonheid\nbestaat niet in ornamenten en tijrelan-\ntijntjes maar door een naakte en stellige\nschoonheid. Zijn proportie, zijn lîcht en\ndonker... Bouwen bedenkt het \" Vlaamsche\nhespenfretters en pîntenpakkers \"... WO-\nNIN-GEN bouwen geschied niet meer met\nwuifgebaar teder als pruimenbloesem uit\neen zijden armsgat, maar met een taaie\nhersenspan die al het verleden wegmaait.\n\nWalter CANTRE,\nArchitect, Astene."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1933-06-01-c005", "article_bluemountain": "bmtnaac_1933-06_01#c005", "volume": "bmtnaac_1933-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "129", "page_fin": "131", "image_debut": 3, "image_fin": 5, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193306-01.2.2.1", "titre_corps": "L habitation illustrée ici, constitue sans doute une", "titre_sommaire": "L habitation illustrée ici, constitue sans doute une", "signature_source": "G. 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Hi| denkt alleen aan de\nnieuwe vondst der menschheid \" De MACHIENE Schokt en\nstampt het in onze hersenen niet even sterk als op de met auto's\ngevulde wegen? Trilt en spand het in onze zielen niet minder hevig\ndan in de wereld van radio en vliegmachîene?"}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "132", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193306-01.1.6", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 2258, "texte": "Wij worden gedwongen het nieuwe te\nwillen, ook zij die niet willen. De paradoxen\nvan het hedendaagscheleven; de auto-\nvlieg- en motoren fabrikant in een styl\nintérieur Zij werken mede zonder het-\nzelf te besetfen en worden niet zoolang in\nde stroom meegesleurd, tôt allen onge-\nmerkt aan de zijde der nieuwen staan.\nGaston Eysselinck 's huis is namelijk een\nmachiene...\nEen machien ?\nJa Mîjnheer !\nLîcht, lucht, zon, bad, warm water, koud\nwater, de ruime, blije gezonde woonma-\nchiene met daktuin die U ver doet uitzien\nover stad en land.\nMen leeft in dit huis naar believen even\ngeschikt buiten als bînnen, van een eigen-\nlijk binnen is overdag geen sprake. Hel\nbuiten stroomt dwars door het binnen\nheen. Men leeft dus te midden van de\nnatuur. Er zijn plekken in het huis dat men\nniet weet of men binnen dan wel buiten\nstaat. Scherpe begrenzingen tusschen bin-\nnen en buiten bestaan hier niet. Het\naloude begrip van huis is nu verdwenen,\nhet huis als omsloten en vaste beschutting\nvan den mensch tegen de invloeden en\nbedreigingen van de natuur verschijnselen\nen van de buiten wereld. Het huis die\nelkeen met een ziertje verstand zeker moet\nverkiezen boven de donkere holen waar-\nmee zoo menig stadsbewoner zich voor\nlucht verversching behelbt, een architec-\ntuur die aan aile leven en aan aile spanning\nvermag te geven en waarîn vooral de onna-\nvolgbare met lichtspelende tooveraar Eys-\nselinck uitmunt. Wij kunnen de bedoeling\nvan deze nieuwe bouwvormen niet misver-\nstaan.\nOm het even welk machien bevat noch\nrader, noch kettîng waar er geen moet\nzijn, even zoo bij Eysselinck's woonma-\nchiene, hîj zet tafel, stoel en zetel waar\ndeze hooren te staan.\nHîj bekleed zijn meubels met zînk, Heeren\nloodgieters, bespant ze met keurige water-\ndichtte stoffen niet zooals de vliegma-\nchienen, bekomt er een wonderbare iso-\nleering door. Bedenkt wel... Schoonheid\nbestaat niet in ornamenten en tijrelan-\ntijntjes maar door een naakte en stellige\nschoonheid. Zijn proportie, zijn lîcht en\ndonker... Bouwen bedenkt het \" Vlaamsche\nhespenfretters en pîntenpakkers \"... WO-\nNIN-GEN bouwen geschied niet meer met\nwuifgebaar teder als pruimenbloesem uit\neen zijden armsgat, maar met een taaie\nhersenspan die al het verleden wegmaait.\n\nWalter CANTRE,\nArchitect, Astene."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1933-06-01-c011", "article_bluemountain": "bmtnaac_1933-06_01#c011", "volume": "bmtnaac_1933-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "132", "page_fin": "132", "image_debut": 6, "image_fin": 6, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193306-01.2.2.2.1", "titre_corps": "280. 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DE VESTEL", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 7, "page_imprimee": "133", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193306-01.1.7", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 6740, "texte": "Un projet d'urbanisation du Quartier Léopold,\nà Bruxelles, avec aménagement des abords du\nMusée Royal d'Histoire Naturelle.\nArchitecte : L. DE VESTEL\n\nA I occasion d un important travail dont il a été chargé — le nouveau Musée d'Histoire\nNaturelle — I architecte L. De Vestel a étudié ce qui constituait le cadre fonctionnel de\nce travail, en le rattachant, comme il est normal, à un ensemble urbanistique plus consé-\nquent : le Quartier Léopold.\nNous publions ici, en même temps que les principaux documents graphiques de ce projet,\nle rapport qui les accompagne.\nSans doute ce travail ne sera pas sans susciter des critiques; il est même souhaitable, pour\n! intérêt du problème ici posé, qu'une discussion objective permette de mettre en relief\nce qui conditionne l'avenir de ce quartier bruxellois. (N.D.L.R.)\n• Le site dont l'urbanisation est étudiée,\nse trouve situé entre deux systèmes circu-\nlatoires rayonnants, et deux systèmes cir-\nculatoires circonférenciels. Tous quatre de\npremier ordre.\n9 Les deux systèmes circulatoires rayon-\nnants sont :\nA. Rue de la Loi, desservant :\n1) Partiellement Crainhem, Woluwe-St-\nEtienne, L o u v a î n ;\n2) Tir National, Roodebeek;\n3) Cinquantenaire, Woluwe, Tervueren,\nStockel;\n4) Chasse Royale, Auderghem, Tervue-\nren, Overyssche, N a m u r .\nB. Avenue Louise, desservant :\n1) Av. des Nations, Boitsfort, Hoeylaert,\nN a m u r , La Hulpe, Genval;\n2) Bois de la Cambre, chauss. de Vleur-\ngat, Espinette, Waterloo, Buysin-\nghen, etc.\n9 Les deux systèmes circulatoires circon-\nférentiels sont :\nC. Première ceinture : Avenue des Arts,\navenue Marnix.\nD. Grande ceinture : boulevard Jacques\nde Dixmude, boulevard Saint-Michel.\n0 Entre ces quatre systèmes de circulation\nde premier ordre, existent des systèmes\ncirculatoires d'ordre secondaire et locaux,\nou tellement insuffisants qu'ils sont inutili-\nsables ou en voie de le devenir prochai-\nnement.\n• Les deux systèmes circulatoires circon-\nférentiels susdits, sont parfaits sauf qu'ils\ndeviennent difficilement praticables par\nsuite des nombreux carrefours réglés élec-\ntriquement.\n• Les deux systèmes circulatoires rayon-\nnants deviennent insuffisants par leur\nétranglement, leur étroitesse et l'encom-\nbrement des tramways. (Etranglement de\n1 avenue Louise I \" tronçon; étroitesse de\nla rue de la Loi). Mais ce n'est pas ici le\nlieu de discuter ces inconvénients qui pour-\nront d'ailleurs être supprimés par des me-\nsures prises en temps voulu.\n• La leçon à tirer des faits exposés, est\nqu'il est désirable de créer de nouvelles\nvoies circulatoires ou d'aménager celles\ndevenues insuffisantes, dans la zone à ur-\nbaniser, de façon à soulager les systèmes\ncirculatoires de premier ordre que nous\navons cités.\n• Nous remarquons en examinant le cro-\nquis I et en délimitant en rouge les zones\ndesservies directement par les deux sys-\ntèmes circulatoires rayonnants, qu'il existe\nune zone laissée en blanc sur le croquis, et\nqui n'est desservie que par des systèmes\ncirculatoires locaux de second ordre.\n• Parmi les systèmes circulatoires de se-\ncond ordre locaux et sufisants nous\npouvons ranger : la voie de ceinture rue\nGray, chaussée d'Etterbeek, prévue par la\nProvince de Brabant, à largeur de 20 mè-\ntres, et que nous considérons comme ac-\nquise; et la voie de ceinture, rue de la\nBrasserie, avenue Victor Jacobs, rue Eu-\ndore Pîrmez, avenue de la Chasse, avenue\ndes Celtes. Ces deux voies relient locale-\nment trois centres importants : d'une part,\nla place Sainte-Croix, et d'autre part, la\nplace Saînt-Josse ou le Cinquantenaire.\n(Ces deux systèmes sont circonférentîels.)\n• Parmi les systèmes circulatoires de se-\ncond ordre locaux mais insuffisants\nnous pouvons ranger quatre systèmes (tous\nrayonnants) :\na) La chaussée de Wavre (dans son par-\ncours porte de Namur-place Jourdan);\nb) La rue du Trône-avenue de la Cou-\nronne-Watermael;\nc) Chaussée d'lxelles;\nd) Rue Bellîard-avenue des Nerviens-ave-\nnue des Gaulois (passage à niveau).\n• Nous voyons donc que le site à urba-\nniser a principalement besoin d'artères\nrayonnantes suffisantes, soit qu'on\nles lui donne par la création de voies nou-\nvelles, soit qu'on aménage les voies exis-\ntantes.\n• Les différents centres urbains impor-\ntants, se trouvant en contact direct avec\nle quartier Léopold sont ;\na) Le Cinquantenaire;\nb) La place Sainte-Croix;\nc) L'ensemble du Parc, place Royale;\nd) La porte de Namur;\ne) La place Saint-Josse.\n• On ne peut songer a créer d'un coup\ndes voies de circulation convenables, et\nune solution transitoire doit être choisie.\nIl est certain que dans l'avenir la chaussée\nd'lxelles et la rue de Luxembourg, entre\nautre, devront être fortement élargies.\nOn ne peut songer à réaliser cela que par\ndécret d'alignement; cependant nous pou-\nvons envisager une amélioration par divi-\nsion de la circulation et création de sens\nuniques. Le plan 2 donne une proposition\ndans ce sens.\n• Modelé du terrain. Le site à\nurbaniser se trouve situé sur un versant de\nla vallée du Maelbeek. Des différences de\nniveau très fortes compliquent le pro-\nblème. Le plan 3 permet de se rendre\ncompte du modelé du terrain.\n• Le site à urbaniser comprend trois cen-\ntres d'attraction importants :\na) La gare;\nb) Le Musée Royal d'Histoire Naturelle et\nle Parc Léopold;\nc) La place Jourdan.\n• Gare du Quartier Léopold.\nCette gare a actuellement un trafic in-\ntense et dessert toute la banlieue rurale\nS.-E. de Bruxelles. On peut dire qu'elle est\ndéjà l'équivalent d'une gare de métro des-\nservant cette région. La création du che-\nmin de fer de Tervueren n'a fait qu'accen-\ntuer ce caractère et l'on peut dire que\ndans l'avenir cette gare fera partie du\nréseau des métros bruxellois. D'autre part,\nde nombreux trains venant des provinces\nS.-E. y ont déjà leur point d'aboutissement.\nSi la jonction Nord-Midi ne se réalise pas,\ncette gare est appelée à devenir une gare\ninternationale de premier ordre.\nLe projet de qare fiquré à la feuille 2 du\ngrand plan d'ensemble n'est présenté qu'à\ntitre indicatif et devra être l'objet d'exa-\nmens plus approfondis. Ce projet indique\ncependant les grandes lignes suivant les-\nquelles cette gare devrait être conçue.\nLa Société Nationale des Chemins de Fer\navait envisagé un projet prévoyant un\npont unique à double circulation, dans\nl'axe de la rue de Luxembourg avec gare\nscindée en deux. D'un côté du pont se\ntrouvait la gare d'arrivée et de l'autre la\ngare de départ.\nCe projet a le très gros désavantage de\ncouper les services en deux, d'où difficul-\ntés d'exploitation, d'organisation et de di-\nrection.\n• Au point de vue circulatoire, il y a de\ntrès gros avantages à pouvoir tourner\nautour d'une gare. A titre d'exemple,\nla gare de Hambourg peut être citée.\nCette disposition permet autant d'accès\nqu'on peut le désirer pour les différents"}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": "135", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193306-01.1.9", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 7846, "texte": "services. Elle permet également la circu-\nlation en sens unique autour de\nla gare, ce qui évite complètement les\nembouteillages de circulation (ceci est es-\nsentiel pour une gare).\nComme on dispose d'un grand développe-\nment de façade, on peut y prévoir des\nlocaux commerciaux, boutiques et maga-\nsins, qui sont d'un rapport locatif élevé. Le\nprojet actuel prévoit 20 boutiques.\n• Au point de vue esthétique, il serait\ndésastreux de prolonger l'axe de la rue de\nLuxembourg. De par la situation des lieux,\ncet axe doit être brisé au delà\ndu pont. Il vaudrait donc mieux dissimuler\ncette rupture et arrêter la perspective de\nla rue de Luxembourg par le bâtiment de\nla gare. L'art de l'urbaniste consiste à sa-\nvoir arrêter l'œil du spectateur à temps.\nIl n'y a d'ailleurs rien de plus monotone\nque des perspectives ininterrompues telles\nque celle de la Friedrichstrasse à Berlin.\nL'arrêt adroit des perspectives est d'ail-\nleurs ce qui fait le charme de nos vieilles\ncités.\n• Il est à remarquer qu'après le pont au-\ndessus du chemin de fer les futures ave-\nnues qui y ont leur point de départ, effec-\ntueront de par le modelé du terrain, une\nplongée brusque et forte. Il serait inesthé-\ntique d'avoir cet aspect de plongée et de\ndos d'âne \" en fond de la rue de Luxem-\nbourg. Le même aspect disgracieux serait\négalement créé du côté du parc.\n• Dans ces conditions, la gare telle qu'elle\nest proposée, présente, au point de vue\nurbanistîque et au point de vue technique,\nle maximum d'avantages.\n• Au point de vue circulation intérieure,\nnous avons prévu, une large entrée et une\nlarge sortie, qui desservent une plate-\nforme surplombant transversalement les\nquais et communiquant avec eux par une\nsérie d'escaliers.\nCette plate-forme accessible au public\n(le contrôle se faisant au haut des esca-\nliers) est pourvues à nouveau de 16 bouti-\nques, dont la location serait très avanta-\ngeuse. Il est fait ici application d'un usage\ntrès répandu en Allemagne. Ce principe\noffre le double avantage de donner sous\nforme de location, un gros rapport à la\nSociété exploitante, et de permettre aux\nvoyageurs de se procurer tous objets dont\nils pourraient avoir besoin.\nTous les organes intérieurs de la gare se\ntrouvent situés sous une vaste toiture para-\nbolique en béton translucide.\n• Deux gratte-ciel de 20 étages chacun\nsont prévus pour contenir les bureaux de\nla direction et de l'administration centrale\ndes chemins de fer belges. Ces gratte-ciel\nsont figurés à l'état schématique et de-\nvront être étudiés d'après les besoins de\nla Société nationale.\nCe projet permettrait à la Société, si elle\nest dans l'obligation de quitter ses locaux\nactuels de la rue de Louvaîn, de ne devoir\nacquérir aucun terrain nouveau et de s'ins-\ntaller sur son territoire. Il permettrait éga-\nlement aux fonctionnaires de se trouver en\ncontact direct avec le réseau.\nIl est à remarquer que tout fait prévoir\nI existence d'un très bon sol de fondation\npermettant la construction des assises de\nces gratte-ciel à un prix modéré.\n• De part et d'autre du double pont, se\ntrouvent 4 petits bâtiments. L'un d'eux\nservira de station pour le métro électrique\nde Tervueren. Les autres serviront pour les\nservices de pompiers, police-ambulance,\net postes-téléphone-télégraphes.\n• Le trapèze constitué par les rues de\nTreves, Belliard, Wiertz, du Remorqueur et\nGodecharles, est entièrement destiné aux\nchemins de fer, par expropriation des pro-\npriétés comprises dans son périmètre. Ces\nexpropriations sont d'ailleurs nécessitées\npar l'élargissement des rues susdites. Afin\nd'amortir ces expropriations, 4 vastes bâti-\nments de rapport seraient construits par la\nSociété Nationale ou les Pouvoirs publics.\nCes bâtiments aménagés en bureaux, pour-\nraient être loués momentanément et ser-\nviraient ultérieurement de possibilité d'ex-\ntension pour les services de chemins de fer.\ne Ces grandes li gnes du projet, donneront\nau point de vue aspect, un ensemble mo-\nnumental. Elles suppriment complètement\ndans l'enceinte de la gare, l'aspect misé-\nrable des arrières d'habitation, qui donne\nà l'étranger une impression si mauvaise.\nPar les vides laissés entre les bâtiments de\nrapport, le territoire de la gare sera large-\nment ventilé; de plus des perspectives\nintéressantes sont ainsi créées pour les\npromeneurs circulants dans les rues voisi-\nnes.\n• Passage à niveau rue Belliard : devra être\nsupprimé; la rue Belliard passerait sous\nun pont-rail. Le passage sous ce pont est\nuniquement destiné aux automobiles. Les\ntramways n'y pourraient passer par suite\ndu manque de hauteur, et sont détournés\nau carrefour rue Belliard-chaussée d'Et-\nterbeek. Pour permettre l'exécution ration-\nnelle de ce pont, nous sommes obligés\nd'envisager la suppression de la rue d'Ar-\ndenne. Rue de peu de valeur et de peu\nd'utilité.\no Du côté du Parc Léopold, le double\npont aboutit à une place demi-circulaire, à\ncirculation giratoire. Cette place se trouve\nenviron 4 m. 50 plus haut que le niveau\nactuel. Elle serait construite sur poteaux et\ndans le souterrain ainsi créé à peu de frais\npourront être aménagés des parcages\nd'autos privées ou taxis.\n• Cette place est \" fermée \" (genre place\nRoyale), les bâtiments la bordant, se pro-\nlongeant au-dessus des rues y aboutissant.\nCette disposition garde à cette place son\naspect monumental, sans que les rues qui\ny aboutissent, dissymétriquement, rompent\nson harmonie,\n• Les bâtiments qui bordent cette place,\nse trouvent situés exactement aux sommets\ndes pentes et évitent aux rues l'aspect en\n\" dos d'âne Ces bâtiments pourraient\nêtre à usage de musée (musée de moyens\nde transports, musée technique, etc.,\ngenre Science Muséum de Londres, ou\nDeutsche Muséum de Munich ou tout au-\ntre suivant besoin).\n• Le bâtiment du côté du Musée d'His-\ntoire Naturelle s'adapte à l'ensemble de\ncelui-ci.\n• Le groupement : Gare, gratte-ciel, Mu-\nsée Technique (?), Musée d'Histoire Natu-\nrelle, forme un grand ensemble monumen-\ntal, dont l'harmonie doterait Bruxelles d'un\nmagnifique centre moderne.\n• Ce groupement n'est possible que par\nl'expropriation de la Brasserie Léopold,\ndont l'industrie au centre de la ville consti-\ntue d'ailleurs une nuisance publique. Il est\nà remarquer que cette usine arrose les\nenvirons d'une pluie de fine cendrée et a\ncausé des graves préjudices aux collections\ndu Musée d'Histoire Naturelle.\n• Ce groupement déterminé, il nous reste\nà relier ce centre urbanistîque de premier\nordre aux divers centres qui l'avoisinent et\naux deux systèmes circulatoires importants\nque nous avons cités plus haut.\n• Une voie de grande importance et dont\nl'économie est réelle s'impose d'abord. Il\ns'agit de l'avenue partant en ligne droite\nde la place circulaire derrière la gare et\naboutissant au croisement de la rue Bel-\nliard et de la chaussée d'Etterbeek (pente\n5.9 à 6.6).\n• Il est tout indiqué de prolonger cette\nvoie jusqu'à sa rencontre avec la rue de\nComines. Nous assurons ainsi la liaison\ndirecte gare - rond-point - rue de la Loi\n(ensemble du Cinquantenaire). Cette voie\nnous permet de détourner les tramways\nj n s 20, 22 et de les diriger directement\nsur la gare Léopold. (Nous avons vu que\nces tramways ne pourraient pas passer sous\nle pont-rail (passage à niveau supprimé) de\nla rue Belliard, par suite d'insuffisance de\nhauteur). Les expropriations ne sont néces-\nsaires que dans la partie rue Belliard-rue\nde Comines. Une partie d'entre-elles est\ndéjà nécessitée par l'élargissement de la\nchaussée d'Etterbeek prévu par la Province\nde Brabant (aménagement de la vallée du\nMaelbeek). Les deux blocs de terrain à\nbâtir restant disponibles après réalisation\ndes voies, acquèrront une plus-value qui\ncompensera les dépenses engagées.\n• Une seconde voie s'indique d'elle-\nmême. C'est celle partant de la place cir-\nculaire derrière la gare et aboutissant dans\nle bas de la chaussée de Wavre en épou-\nsant la forme de la façade du Musée"}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "136", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193306-01.1.10", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 7532, "texte": "d'Histoire Naturelle (pente 2.5 à 5 p. c.).\nCette voie relie le groupe gare-Musée, à\nla place Jourdan. Il ne peut être question\nde faire circuler des tramways dans cette\nvoie pas plus que le charroi lourd, les tré-\npidations étant très nuisibles aux collec-\ntions du Musée.\n• Pour la création de ces deux voies pas-\nsant au travers du parc, des déblais et\nremblais relativement peu importants sont\nnécessaires. Le minimum d'arbres seront\nabatus. Aucune démolition des bâtiments\nexistant dans le parc n'est nécessaire.\n• Examinons maintenant le centre place\nJourdan et abords. Comme éléments de\ndépart nous avons :\na) La place Jourdan est reliée directement\net de façon parfaite au rond-point de\nla rue de la Loi par la rue Froissard;\nb) Elle est également sur le parcours de la\nvoie de ceinture secondaire chaussée\nd'Etterbeek-rue Gray, que la Province\ncompte porter à la largeur de 20 mè-\ntres;\nc) Cette place est l'emplacement d'un\nmarché en plein air, florissant mais en-\ncombrant la circulation;\nd) La voie passant devant le Musée abou-\ntit dans le bas de la chauss. de Wavre.\n• Si nous examinons le territoire compris\nentre la rue Gray et le boulevard de\ngrande ceinture et limité latéralement par\nle chemin de fer et la chaussée de Wavre,\nnous pouvons remarquer que ce territoire\nest très mal desservi et qu'il serait utile\nde le dégager par une voie qui serait le\nprolongement de notre avenue passant de-\nvant le Musée.\n• En étudiant le modelé du terrain sur\nnotre plan de courbes de niveau (plan 3),\nnous pouvons déterminer logiquement le\ntracé de cette voie qui suivrait celui d'un\nancien affluent du Maelbeek et celui d'un\nancien sentier séculaire dénommé \" Ver-\nlorenhoek \" sur la carte Le Hardy de Beau-\nlieu de 1848. Ce tracé peut se résumer\ncomme suit : voie partant du croisement\nchaussée de Wavre—rue du Maelbeek, et\nallant rejoindre la rue de Haerne dont la\nlargeur serait portée à 24 mètres. La rue\nde Haerne se dégage naturellement par\nl'avenue du Champ-de-Manœuvres.\n• La voie ainsi tracée pourrait être pro-\nlongée au travers du champ de manœu-\nvres jusqu'à Watermael (avenue des Prin-\nces) dégageant ainsi la 3' ceinture (boule-\nvard du Souverain). Le passage au travers\ndu champ de manœuvres pourraient être\neffectué en partie en tunnel, et chemin\ncreux, si le Ministère de la Défense Natio-\nnale l'exige. Nous croyons d'ailleurs que\nle modelé du terrain et le raccordement à\nWatermael au-dessus du chemin de fer\nnécessitera, en partie, cette disposition.\nLe tracé définitif de cette voie devra être\nétudié par la Commission du Grand-Bru-\nxelles en collaboration avec les communes\nde Watermael-Boitsfort, Auderghem, Et-\nterbeek et les administrations des Chemins\nde Fer de la Défense Nationale.\n• Il est indispensable de dégager la place\nJourdan du Marché qui, à certaines heu-\nres, embouteille complètement la circula-\ntion. Nous proposons donc de créer, dans\nle triangle place Jourdan - rue du Mael-\nbeek - chaussée de Wavre, une place inté-\nrieure pour ce marché. Les parties adjac-\ncentes aux rues seraient occupées par des\nimmeubles de rapport, l'accès à la place\nintérieure se faisant largement par les\nsommets du triangle.\nLes expropriations à faire trouveront leur\ncompensation dans la location ou la vente\nde ces immeubles de rapport, la plus-value\ndu quartier entraînant également la majo-\nration du rendement des impôts.\nLa place Jourdan aménagée pour recevoir\nune circulation devenue intensive, permet-\ntrait le parcage de 39 voitures.\n• Tous ces aménagements ont pour résul-\ntat le dégagement du Parc Léopold et du\nMusée Royal d'Histoire Naturelle.\n• La rue de l'Etang et la chaussée de\nWavre qui en est le prolongement, jus-\nqu'au boulevard de grande ceinture,\nseraient élargies à 20 mètres (ou 24 mè-\ntres si les tramways sont destinés à y être\nmaintenu). Il faudrait prévoir, en outre, la\nrectification et la mise à 20 ou 24 mètres\nde la rue Louis Hap, de façon à soulager\nla rue Général Léman devenue insuffi-\nsante.\nEn attendant ces réalisations, qui devront\nêtre étudiées en détail, nous proposons la\ncréation de sens uniques : l'aller se faisant\npar les rues Général Léman - rue Eglise\nSainte-Gertrude - rue du Cornet - avenue\ndes Gaulois; le retour par l'avenue des\nCeltes - chaussée Saint-Pierre. Ce sens uni-\nque serait également valable pour les\ntramways. C'est la situation prévue au\ngrand plan d'ensemble (voir également\nplan N' 2).\n• Nous avons vu plus haut que les tram-\nways et le lourd charroi ne pouvaient em-\nprunter la voie passant devant le Musée.\nDe plus, cette voie prévue à 20 mètres de\nlargeur (sans tramways) deviendrait rapi-\ndement insuffisante si nous créons les voies\nde grande circulation décrites plus haut.\nIl est donc indispensable de porter la lar-\ngeur de ia chaussée de Wavre dans son\ntronçon, depuis la rue de l'Etang jusqu'à\nla rue Godecharles, à 20 mètres, par dé-\ncret d'alignement.\nCette dernière rue longeant désormais le\nterritoire de la gare, sera également élar-\ngie à 20 mètres.\n• Nous pouvons remarquer que la rue de\nTrêves a été prolongée en ligne droite,\njusqu'à sa rencontre avec la rue Gode-\ncharl es. Par ces aménagements, nous avons\ncréé une voie de dégagement facile et\ndirecte pour les tramways, comme pour les\nvéhicules (chaussée de Wavre - rue Gode-\ncharles - rue de Trêves).\n• La partie de la chaussée de Wavre\nentre la rue Godecharles et la Porte de\nNamur serait à sens unique. On peut pen-\nser qu'un décret d'alignement, portant la\nlargeur de ce tronçon à 24 mètres, serait\nsouhaitable. Mais on peut croire que cette\nmesure n'est pas strictement indispensable\nsi l'élargissement à 40 mètres de la rue\nde Luxembourg est prévu dans un avenir\nassez rapproché.\n® Il est, en effet, indispensable d'envisa-\nger cette mesure qui permettrait de lier,\npar une voie monumentale, le nouvel en-\nsemble monumental que nous créons, à\nl'ensemble monumental du Parc et de la\nplace Royale. Cette mesure peut se réali-\nser soit par expropriation, soit par décret\nd'alignement.\nLes bâtiments en bordure de cette large\nartère, devraient être construits d'archi-\ntecture uniforme et pourraient avoir une\nhauteur de 40 mètres à front de rue et\n50 mètres avec recul de la partie supé-\nrieure de 5 mètres (soit 12 étages), Cette\nautorisation de bâtir en hauteur inciterait\nles propriétaires riverains à réaliser rapi-\ndement le nouvel alignement.\n• La place de Luxembourg, en attendant\nun aménagement définitif, en corrélation\navec l'élargissement de la rue de Luxem-\nbourg, recevrait l'aménagement prévu au\nplan. Les tramways se trouvant au centre,\nun parcage de 42 voitures peut être amé-\nnagé. La rue de Luxembourg serait à sens\nunique (tramways compris) la circulation\nse dirigeant vers la gare. La circulation\nvers le centre de la ville serait détournés\npar la rue Bellîard. Les tramways allant\ndans les deux directions se rejoindraient\nplace des Palais (voir plan N° 2).\n• Il nous reste à examiner la liaison de\nnotre ensemble avec la place de la Cou-\nronne, la place Communale d'Ixelles, l'ave-\nnue Louise.\nNous devons également examiner com-\nment nous pourrions détourner une partie\nde la circulation de l'avenue de la Cou-\nronne qui devient insuffisante.\n• La I iaîson avec la place Communale\nd'Ixelles sera assurée par la rue du Viaduc,\nla rue de la Croix et la rue du Beau-Site\ndont les largeurs seraient portées à 20 mè-\ntres, par décret d'alignement.\nEn attendant la réalisation de ces largeurs,\nl'étude d es sens uniques que nous avons\nfaite au début de ce travail, peut assurer\nle trafic à titre précaire (voir plan N° 2).\n(Lire la fin p. 144.)"}, {"page_pdf": 18, "page_imprimee": "144", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193306-01.1.18", "debut_caractere": 2926, "fin_caractere_exclue": 6582, "texte": "(Suite de la page I 36.)\n• L'avenue de la Couronne devenant in-\nsuffisante, il faudra créer une nouvelle voie\nde 24 mètres, partant de l'angle de la rue\nGodecharles et de la chaussée de Wavre\n(pont du chemin de fer) et qui, passant au-\ndessus du chemin de fer, rejoindrait le\npont actuel rue du Viaduc, puis longerait\nle chemin de fer en passant en pont au-\ndessus de la chaussée d'Etterbeek pour\nrejoindre le boulevard de grande ceinture\nà la gare d'Etterbeek. Cette voie pourrait\névidemment utiliser dans la mesure du\npossible, les rues existantes, et à ses points\nd'arrivée et de départ, se trouverait au-\ndessus du chemin de fer. Une grosse par-\ntie du trajet de cette voie (près de la\nchaussée d'Etterbeek) se trouvera dans un\nquartier ayant peu de valeur actuellement\net où les expropriations seraient peu coû-\nteuses.\n• La liaison avec la place Sainte-Croix\nest déjà assurée dans le bas par la rue\nGray, et dans le haut nous créons une nou-\nvelle voie partant de l'angle formé par la\nchaussée de Wavre, et la rue du Viaduc,\net se dirigeant vers la place de la Cou-\nronne.\n• Tous ces dégagements ont été étudiés\nen tenant compte de l'axe du nouveau\nMusée Royal d'Histoire Naturelle.\nUne série de jardins en gradins de part et\nd'autre de la chaussée de Wavre, permet-\ntent à cet axe de donner son plein effet\nmonumental.\nSignalons que nous avons été obligés pour\nce faire de rectifier la rue Vautier, afin de\ndégager l'axe. L'expropriation de la pro-\npriété « Francomme » est indispensable\npour réaliser un aménagement docent de\nce côté. A son emplacement nous avons\nprévu la construction des bâtiments desti-\nnés au Service Géologique et au Corps\ndes Mines.\n• Si cet emplacement ne convenait pas,\nou pour toute autre raison l'on pourrait\nutiliser ce terrain pour d'autres buts, mais\navec gabarit et architecture imposés.\nDans ce cas le Service Géologique pour-\nrait peut être trouver place dans l'actuel\nbâtiment de l'lnstitut Pasteur, celui-ci\nétant appelé à quitter ses locaux existants\noù il se trouve trop à l'étroit.\n• Rue Vautier, près du Musée Wiert, nous\navons prévu un emplacement pour le par-\ncage d'autocars (visiteurs étrangers très\nnombreux).\nRESUMONS\nNous voyons en examinant le plan 4 (p. 134)\nqui schématise les nouvelles circulations,\nque les nécessités exposées au début de\ncette étude, sont satisfaites.\na) Par la suppression du passage à niveau\nle système circulatoire rayonnant, rue Bel-\nlîard, avenue des Nervîens, avenue des\nGaulois, devient suffisant.\nb) Nous prévoyons l'élargissement de la\nchaussée d'Ixelles à 24 mètres et en atten-\ndant cette réalisation, nous créons des sens\nuniques pouvant palier à son insuffisance\nde largeur actuelle.\nc) Le système circulatoire rayonnant insuf-\nfisant rue du Trône-avenue de la Couronne\nest remplacé par le nouveau boulevard\ncréé de l'autre côté du chemin de fer.\nd) Par la voie prolongeant l'avenue devant\nle Musée Royal d'Histoire Naturelle et se\ndirigeant au travers du champs de ma-\nnœuvre jusqu'au boulevard du Souverain,\nnous avons ajouté une nouvelle voie rayon-\nnante de premier ordre.\ne) De même nous créons un système cir-\nculatoire de premier ordre en élargissant\nles voies : chaussée de Wavre-rue de\nl'Etang, chaussée de Wavre-rue Gode-\ncharles-rue de Trèves-rue de Luxembourg,\net un embranchement important par l'amé-\nnagement de la rue Louis Hap.\nCONCLUSIONS\nLe Site à urbaniser est relié convenable-\nment à tous les centres importants voisins.\nNous avons créé un ensemble monumental\nsoudé à l'ensemble du Parc — Place\nRoyale. Nous revivifions des quartiers sa-\ncrifiés de Bruxelles et prévoyons pour de\nnombreuses années une circulation large\net facile.\n\nL. DE VESTEL."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1933-06-01-c016", "article_bluemountain": "bmtnaac_1933-06_01#c016", "volume": "bmtnaac_1933-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "134", "page_fin": "134", "image_debut": 8, "image_fin": 8, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193306-01.2.3.1", "titre_corps": "LEGENDE : a) Place du Luxembourg; b) Rond-point, rue de la Loi. c) Place Jourdan; d) Place de la Couronne. 1. Musée Royal d'Histoire Naturelle (agrandi). 2. Gare du Luxembourg (nouvel état). 3. Musées techniques (nouvel état). 4. Musée Wiertz. 5. Service géologique de l'Etat (nouveau). 6. 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Henderick (Gand) la lettre sui-\nvante :\nMonsieur l'Administrateur,\nMes élèves à l'A. R. D. B. A. de Gand\nm'ont soumis, pour appréciation, votre\nnuméro de janvier s'occupant des cinémas.\nAprès avoir lu avec attention l'étude de\nM. Herbosch et celle relative au \" Capi-\ntole \" d'Anvers, j'ai dû me déclarer en\ndésaccord avec certaines théories émises\net je crois de mon devoir de vous commu-\nniquer, en toute franchise, ma critique telle\nque je l'ai émise dans ma classe.\nM. Herbosch joint à son étude analytique\ndes croquis de salles de cinéma qui répon-\ndent parfaitement à son idée : «La\nsale de cinéma doit être un\nendroit confortable, d'ac-\ncès facile, où l'on vient vi -\nsionner et auditionner un film\net non voir de l'architec-\nture. »\nJe ne suis pas tout à fait de son avis.\nUne salle de cinéma est avant tout une\nsalle de spectacle dans laquelle on passe\ndeux ou trois heures, et le fait d'astreindre\nun nombre d'individus plus ou moins grand\nà cette unique pensée et occupation, la\nfixation d'un écran, correspond pour moi à\nla déprimante oppression que procure la\nvue d'une chambre d'hôpital ou de celle\nd'un cabanon.\nCette boîte oblongue aux murs nus, à la\ncouleur sombre vers l'écran et s'éclaircis-\nsant au fur et à mesure qu'elle s'éloigne,\nd'une seule tonalité rose ou jaune, sans\naucune note décorative ni aucune plaque\nde couleur pétillante pouvant distraire le\nregard fatigué de l'écran trop lumineux,\ndoit impressionner péniblement la vue, à\nla longue.\nLe fait d'ail er au ciné, ne porte pas en soi\nune pensée de recueîlement ni de médi-\ntation; le plus beau film ne procure, tout\nau plus, qu'un peu de délassement à notre\nesprit, et il lui reste toujours assez de capa-\ncité pour emmagasiner l'impression d'une\nbelle li gne, d'un beau motif ou d'une har-\nmonie de couleur, entre deux projections,\nou de souffrir de leur absence, quand la\nlumière réapparaît.\nNous avons trop en nous le besoin des\nchoses belles, pour ne pas nous laisser cap-\ntiver par une jolie salle décorative comme\ncelle du \" Métropole \" par exemple. Que\nm importe si la répartition des couleurs\nn est pas tout à fait rationnelle, quand elle\nest quand même agréable à regarder. La\nsalle de spectacle est une espèce d'écrîn\nqni gagne à être bien éclairée jusque dans\nses extrémités.\nTelle que la préconise M. Herbosch, sa\nsalle développe un trou d'ombre qui va en\ns'approfondissant vers l'écran. Cela doit\ncréer une atmosphère un peu angoissante;\non n'est jamais attiré par l'ombre et la sen-\nsation du crépuscule crée par atavisme une\nespèce de mélancolie peureuse. Nous ne\npouvons oublier du reste le phénomène\nnaturel qui fait que nos yeux fatigués par\nla vue d'une lumière uniformément blan-\nche, se reposent sur les couleurs très va-\nriées; c'est de ce fait que sont nés les\nvitraux de couleur malheureusement dé-\ncriés par nos modernistes.\nLe deuxième point sur lequel je me trouve\nen désaccord avec M. Herbosch est son\nsystème de plan de salle à rebours, c'est-\nà-dire l'entrée derrière l'écran, et la ca-\nbine dans le fond.\nJ'ai pour cela deux raisons sérieuses :\n1 Dès l'entrée, les nouveaux arrivants, une\nfois le film en projection, ont une tendance\nà piétiner sur place pour ne rien perdre\ndu spectacle et comme ils sont obligés de\nse retourner, ils obstruent le passage pour\nceux qui les suivent;\n2 En cas de panique, presque tout le\nmonde perd la tête et veut se sauver; il\nen résulte un mouvement irréfléchi qui\njette le public vers le fond de la salle, la\nlongue habitude lui ayant appris à tourner\nle dos à la scène, d'où venait d'ailleurs\npresque toujours le danger, jadis, et si cela\nse produit, avec le plan Herbosch, c'est\nl'embouteillage complet.\nJe sais que vous m'objecterez que le dan-\nger vient maintenant de la cabine, et non\npas de la scène; mais je trouve cet argu-\nment sans importance, parce que la cabine\nest parfaitement isolée de la salle et qu'en\ncas d'incendie de celle-ci, le public ne peut\nmême pas s'en apercevoir. Comme nous\nsommes à la recherche de la salle-type, il\nfaut, à mon avis, avant tout, s'occuper de\nla sécurité du public, et se mettre pour\ncela au niveau de son raisonnement.\nLa cabine est mieux au-dessus des entrées\nque dans le fond de la salle presque tou-\njours englobée dans les bâtisses voisines.\nCelle placée au fond, est en cas de sinistre,\nisolée de l'extérieur par le public même\nqui bloque tout le devant, et le foyer de\npropagation devient plus grand parce que\nle secours ne l'atteint plus.\nEn ce qui concerne l'acoustique, sans aller\njusqu'à prétendre avec mes confrères visés\npar M. Herbosch, que celui-ci est l'effet\ndu simple hasard, je prétends toutefois,\nn'en déplaise aux théoriciens, qu'un acous-\ntique impeccable peut résulter aussi d'une\nlongue expérience comparative, tout com-\nme l'étude la mieux ordonnée peut donner\nlieu à des mécomptes inexplicables.\nEn voici une preuve : Ayant à construire\ndernièrement une salle de 1.800 places\ndans un emplacement carré de 20 à 25 mè-\ntres, j'ai été en rapport avec des firmes de\npremier rang pour la question acoustique.\nLa première de celles-ci prétendait, chif-\nfres en mains, qu'il me fallait 1.800 mètres\ncarrés de matière absorbante.\nA mon refus d'adhérer à cette idée, la\nmême firme revenait avec une nouvelle\nétude tablant sur 800 mètres carrés. Quel-\nques jours après, une autre firme spéciali-\nsée, vint me prouver, chiffres à l'appui,\nqu'il ne m'en fallait que 400. 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C'est encore un excès de\nluxe qu'il ne lui sera jamais permis de met-\ntre en pratique. Par simple comparaison,\nje vous citerai la salle construite citée plus\nhaut; celle-ci comporte un terrain de 38 m.\nsur 25 m. = 950 mètres carrés; la salle\nproprement dite en prend 25 X 25, la\nproportion utilisée par le public est donc\nde 2/3 environ, alors que celle du projet\nHerbosch n'est que de 2/5 environ. La\nsalle de Gand, a sur une façade de 25 m.,\nplus de 18 m. de sorties et quoique en\ntemps ordinaires les 2/3 de celles-ci ne\nsont pas usagées, l'évacuation se fait en\ndeux ou trois minutes; en cas de panique,\ntoutes les issues ouvertes, il ne faudrait\nqu'une minute et demie pour une évacua-\ntion complète.\nNous ne pouvons admettre, n'est-ce pas,\nque sur un terrain de 960 mètres carrés,\nl'importance de la salle ne soit que de\n2/5, soit pour la partie occupée pendant\nde longues heures, alors que les 3/5 qui\nrestent ne le seront que pendant quelques\nminutes. 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Herbosch, parce que je consi-\ndéré que chacun de nous doit apporter sa\npetite pierro o l'édifice du 7 art.; je m'en\nexcuse près de mon jeune confrère, dont\nje n'apprécie pas moins à sa juste valeur\nla belle étude sur le sujet Cinéma.\nPar rapport à votre article sur le cinéma\n\" Capitole \" d'Anvers, oeuvre de confrère\nStynen, permettez-moi également une pe-\ntite objection à vos points de vue, quant\na I aménagement que vous trouvez judi-\ncieux.\nBien que j aime le talent de Stynen, je\nn'approuve pas tout à fait la disposition\nde sa salle, parce que, dès l'entrée il y\ncrée un embouteillage, la moitié du public\ndevant faire le tour complet de la salle\npour atteindre un siège (tous ceux qui doi-\nvent s'asseoir à gauche). Les personnes à\ndroite doivent être incommodées par les\nentrées et sorties.\nLes sorties sont excellentes pour l'évacua-\ntion rapide, mais désagréables au public,\nqui n'aime pas qu'on le sème à la sortie,\naux quatre points cardinaux. Je crois qu'un\naménagement de plan tel que l'indique\nmon croquis B, aurait donné une ordon-\nnance plus rationnelle et moins tortueuse.\nJe sais bien que vous pouvez m'objecter\nque dans cet ordre d'idée les sorties de\nsecours auraient été dans le tond de la\nsalle, mais il restait toujours l'entrée, et\npuis de deux maux je préfère le moindre.\nVeuillez excuser, Monsieur l'Administrateur,\nla liberté que j ai prise de vous soumettre\nces remarques concernant votre numéro\nsur le cinéma, et agréer l'assurance de ma\nconsidération toute distinguée.\n\nGéo HENDERICK,\nArchitecte,\nProfesseur à l'Académie\ndes Beaux-Arts, Gand."}, {"page_pdf": 13, "page_imprimee": "139", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193306-01.1.13", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 5950, "texte": "L. STYNEN.\nNous avons transmis la lettre de M. Hen-\nderick à notre confrère L. Stynen; celui-ci\nnous écrit :\nJ'ai pris connaissance des objections de\nM. Henderick, mais ne suis pas d'accord\navec lui.\nLe plan proposé par lui ne trouve pas mon\napprobation. La forme circulaire est mau-\nvaise et de plus il est impossible de situer\nl'entrée de la salle dans l'axe vu la confi-\nguration du terrain.\nLa disposition des sorties telle que la con-\nçoit M. Henderick n'est pas heureuse. Le\npublic est tout autant « semé aux quatre\npoints cardinaux », chose qui, dans le cas\nqui nous occupe, n'est pas mauvaise étant\ndonné que les autos stationnent en général\ndu côté des sorties dans une rue débou-\nchant sur une artère principale.\nLes sièges ont été disposés tout autre-\nment que je l'avais prévu. C'est d'ailleurs\npour cette raison que je n'ai pas fait figu-\nrer cette disposition au plan. J'avais pré-\nconisé un couloir de dimensions suffisantes\nvenant du hall d'entrée et séparant la salle\nen deux parties. Les sièges placés derrière\nce couloir auraient été surélevés d'envi-\nron 0 m. 60 afin que leurs occupants ne\nsoient pas gênés par les gens circulant\ndans le couloir.\nIl y a ensuite les considérations d'ordre\npratique que je ne pouvais perdre de vue.\nEn effet, ce cinéma est divisé en deux\nparties : l'une comprenant la salle,\nl'autre l'entrée et les dégagements de\nservice.\nLes deux propriétés ont été louées; à l'ex-\npiration du bail la salle devient le\nbien du propriétaire du ter-\nrain, l'autre devra être re-\nmise dans son état primitif '\nLa salle devrait pouvoir être exploitée ulté-\nrieurement sans l'entrée côté avenue de\nKeyser. Le plan a été fait dans le but de\nrendre cette transformation peu consé-\nquente.\nEn glissant la salle sur le terrain comme je\nl'ai fait, la charpente devenait très simple\net pouvait être placée en paliers.\nJe joins à la présente quelques croquis jus-\ntifiant mes remarques (p. 138).\nJe vous remercie et tiens à vous faire sa-\nvoir que je suis heureux de ce que mon\ntravail ait pu servir de base à une discus-\nsion sur des questions de principe.\nVeuillez agréer, cher Confrère, l'expression\nde mes sentiments les meilleurs.\nM. Henderick empiète avec sa salle sur\nla propriété n\" 11.\n\nG. HERBOSCH.\nD'autre part, M. G. Herbosch répond\ncomme suit aux objections de M. Hende-\nrick :\n« Une salie de cinéma est avant tout une\nsalle de spectaJe » dit M. Henderick.\nNous considérons, au contraire, que l'in-\ntérêt du cinéma réside dans le film même,\nnon dans la salle. Lorsqu'on se rend au con-\ncert, c'est bien dans l'espoir d'y entendre\nde la musique, non d'être préoccupé par\nl'architecture. A plus forte raison au ci-\nnéma, l'on s'y rend pour jouir du spectacle,\nlequel se donne dans une obscurité plus ou\nmoins complète. On peut se demander\npourquoi M. Henderick va au cinéma, si,\npour lui, « la fixation d'un écran corres-\npond à la déprimante oppression que pro-\ncure la vue d'une chambre d'hôpital ou\ncelle d un cabanon »! Quant à l'éclairage\npermanent que nous recherchons, il n'a\npour but que d'éviter, pour l'œil, la fatigue\npouvant résulter du contraste entre un\nécran très lumineux et une salle absolument\nobscure. La gradation d'éclairages rose ou\njaune peut être aussi agréable que celle\nde toutes autres couleurs.\n« Le fait d'aller au cinéma ne porte pas en\nsoi une pensée de recueillement. » Cette\nfaçon de voir nous écarte bien davantage\nencore de la notion réelle de l'art du ci-\nnéma. Qu'il faille une salle « belle », nous\nen sommes convaincus tout autant que M.\nHenderick; encore faut-îl s'entendre sur les\nmoyens a employer pour faire une salle\n« belie »... Recourir à des effets décoratifs\nne nous semble pas nécessaire; des volu-\nmes, des lignes et des couleurs parfaite-\nment fonctionnels peuvent y atteindre :\nexemple la salle du « Métropole », qu'on\nne peut assurément pas qualifier de déco-\nrative, puisqu'elle se distingue des salles\nhabituelles par une grande sobriété dans\nla ligne comme dans la couleur.\nQuant au système d'éclairage permanent\nque nous préconisons, loin de créer un\n« trou d'ombre », il tend à supprimer\n« l'atmosphère angoissante » (?) de l'ob-\nscurité quasi totale des salles habituelles.\nLa peur de l'ombre ne paraît pas d'ailleurs\nêtre atavique; Freud démontre que c'est\nune question très individuelle.\nM. Henderick dit encore que dans notre\nconception de salle « les nouveaux arri-\nvants ont tendance à piétiner sur place ».\nNous prétendons qu'il n'en est rien; c'est\nprécisément quand le spectateur entre,\nface à l'écran, qu'il est ébloui par sa lumi-\nnosité, s'arrête pour voir et crée ainsi un\nobstacle dans le cours des entrées.\nEn cas de panique, le public ne se portera\nni vers le fond, ni vers l'écran, mais vers les\nportes de secours latérales qui se trouvent\ndans son voisinage le plus immédiat.\nQuant au plaidoyer de M. Henderick en\nfaveur de l'empirisme acoustique, il est loin\nde nous convaincre : La science acous-\ntique est encore à ses débuts, certes; mais\nles résultats acquis sont bien positifs. Quant\naux contradictions des firmes commercia-\nles, elles n'ont rien de surprenant. Le der-\nnier mot en cette matière, comme en toute\nmatière scientifique, appartient à l'expert\nindépendant de toute influence commer-\nciale. Nous avions déjà souligné ceci dans\nnotre étude.\nEnfin les observations de M. Henderick\nconcernant les dimensions des dégage-\nments sont sans pertinence. Notre projet\nthéorique ne comportait que l'étude de la\nsalle proprement dite; les couloirs et déga-\ngements ne figurant que de façon schéma-\ntique.\nNous tenons, pour terminer, à faire obser-\nver cette remarque générale sur notre tra-\nvail : nous avions entrepris, dans notre\nétude, la recherche de la forme la mieux\nappropriée au cinéma.\nM. H enderick juge primordiale la question\nde l'effet architectural; pour nous, nous\nestimons essentiel de subordonner l'archi-\ntecture au programme à exprimer : dans le\ncas qui nous occupe à la salle de pro-\njections cinématographiques."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1933-06-01-c019", "article_bluemountain": "bmtnaac_1933-06_01#c019", "volume": "bmtnaac_1933-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "137", "page_fin": "138", "image_debut": 11, "image_fin": 12, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193306-01.2.4.1", "titre_corps": "A la suite de notre N 2 relatif aux Salles", "titre_sommaire": "A la suite de notre N 2 relatif aux Salles", "signature_source": "Géo HENDERICK, Architecte, Professeur à l'Académie des Beaux-Arts, Gand", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 11, "page_imprimee": "137", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193306-01.1.11", "debut_caractere": 37, "fin_caractere_exclue": 7472, "texte": "A la suite de notre N 2 relatif aux Salles\nde Cinéma, nous avons reçu de M. le Pro-\nfesseur G. Henderick (Gand) la lettre sui-\nvante :\nMonsieur l'Administrateur,\nMes élèves à l'A. R. D. B. A. de Gand\nm'ont soumis, pour appréciation, votre\nnuméro de janvier s'occupant des cinémas.\nAprès avoir lu avec attention l'étude de\nM. Herbosch et celle relative au \" Capi-\ntole \" d'Anvers, j'ai dû me déclarer en\ndésaccord avec certaines théories émises\net je crois de mon devoir de vous commu-\nniquer, en toute franchise, ma critique telle\nque je l'ai émise dans ma classe.\nM. Herbosch joint à son étude analytique\ndes croquis de salles de cinéma qui répon-\ndent parfaitement à son idée : «La\nsale de cinéma doit être un\nendroit confortable, d'ac-\ncès facile, où l'on vient vi -\nsionner et auditionner un film\net non voir de l'architec-\nture. »\nJe ne suis pas tout à fait de son avis.\nUne salle de cinéma est avant tout une\nsalle de spectacle dans laquelle on passe\ndeux ou trois heures, et le fait d'astreindre\nun nombre d'individus plus ou moins grand\nà cette unique pensée et occupation, la\nfixation d'un écran, correspond pour moi à\nla déprimante oppression que procure la\nvue d'une chambre d'hôpital ou de celle\nd'un cabanon.\nCette boîte oblongue aux murs nus, à la\ncouleur sombre vers l'écran et s'éclaircis-\nsant au fur et à mesure qu'elle s'éloigne,\nd'une seule tonalité rose ou jaune, sans\naucune note décorative ni aucune plaque\nde couleur pétillante pouvant distraire le\nregard fatigué de l'écran trop lumineux,\ndoit impressionner péniblement la vue, à\nla longue.\nLe fait d'ail er au ciné, ne porte pas en soi\nune pensée de recueîlement ni de médi-\ntation; le plus beau film ne procure, tout\nau plus, qu'un peu de délassement à notre\nesprit, et il lui reste toujours assez de capa-\ncité pour emmagasiner l'impression d'une\nbelle li gne, d'un beau motif ou d'une har-\nmonie de couleur, entre deux projections,\nou de souffrir de leur absence, quand la\nlumière réapparaît.\nNous avons trop en nous le besoin des\nchoses belles, pour ne pas nous laisser cap-\ntiver par une jolie salle décorative comme\ncelle du \" Métropole \" par exemple. 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Je crois qu'un\naménagement de plan tel que l'indique\nmon croquis B, aurait donné une ordon-\nnance plus rationnelle et moins tortueuse.\nJe sais bien que vous pouvez m'objecter\nque dans cet ordre d'idée les sorties de\nsecours auraient été dans le tond de la\nsalle, mais il restait toujours l'entrée, et\npuis de deux maux je préfère le moindre.\nVeuillez excuser, Monsieur l'Administrateur,\nla liberté que j ai prise de vous soumettre\nces remarques concernant votre numéro\nsur le cinéma, et agréer l'assurance de ma\nconsidération toute distinguée.\n\nGéo HENDERICK,\nArchitecte,\nProfesseur à l'Académie\ndes Beaux-Arts, Gand."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1933-06-01-c020", "article_bluemountain": "bmtnaac_1933-06_01#c020", "volume": "bmtnaac_1933-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "138", "page_fin": "138", "image_debut": 12, "image_fin": 12, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193306-01.2.4.1.1", "titre_corps": "236. 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Le\npublic est tout autant « semé aux quatre\npoints cardinaux », chose qui, dans le cas\nqui nous occupe, n'est pas mauvaise étant\ndonné que les autos stationnent en général\ndu côté des sorties dans une rue débou-\nchant sur une artère principale.\nLes sièges ont été disposés tout autre-\nment que je l'avais prévu. C'est d'ailleurs\npour cette raison que je n'ai pas fait figu-\nrer cette disposition au plan. J'avais pré-\nconisé un couloir de dimensions suffisantes\nvenant du hall d'entrée et séparant la salle\nen deux parties. Les sièges placés derrière\nce couloir auraient été surélevés d'envi-\nron 0 m. 60 afin que leurs occupants ne\nsoient pas gênés par les gens circulant\ndans le couloir.\nIl y a ensuite les considérations d'ordre\npratique que je ne pouvais perdre de vue.\nEn effet, ce cinéma est divisé en deux\nparties : l'une comprenant la salle,\nl'autre l'entrée et les dégagements de\nservice.\nLes deux propriétés ont été louées; à l'ex-\npiration du bail la salle devient le\nbien du propriétaire du ter-\nrain, l'autre devra être re-\nmise dans son état primitif '\nLa salle devrait pouvoir être exploitée ulté-\nrieurement sans l'entrée côté avenue de\nKeyser. Le plan a été fait dans le but de\nrendre cette transformation peu consé-\nquente.\nEn glissant la salle sur le terrain comme je\nl'ai fait, la charpente devenait très simple\net pouvait être placée en paliers.\nJe joins à la présente quelques croquis jus-\ntifiant mes remarques (p. 138).\nJe vous remercie et tiens à vous faire sa-\nvoir que je suis heureux de ce que mon\ntravail ait pu servir de base à une discus-\nsion sur des questions de principe.\nVeuillez agréer, cher Confrère, l'expression\nde mes sentiments les meilleurs.\nM. Henderick empiète avec sa salle sur\nla propriété n\" 11."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1933-06-01-c024", "article_bluemountain": "bmtnaac_1933-06_01#c024", "volume": "bmtnaac_1933-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "139", "page_fin": "139", "image_debut": 13, "image_fin": 13, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193306-01.2.4.3", "titre_corps": "D'autre part, M. G. Herbosch répond", "titre_sommaire": "D'autre part, M. G. Herbosch répond", "signature_source": "G. HERBOSCH", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 13, "page_imprimee": "139", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193306-01.1.13", "debut_caractere": 2222, "fin_caractere_exclue": 5950, "texte": "G. HERBOSCH.\nD'autre part, M. G. Herbosch répond\ncomme suit aux objections de M. Hende-\nrick :\n« Une salie de cinéma est avant tout une\nsalle de spectaJe » dit M. Henderick.\nNous considérons, au contraire, que l'in-\ntérêt du cinéma réside dans le film même,\nnon dans la salle. Lorsqu'on se rend au con-\ncert, c'est bien dans l'espoir d'y entendre\nde la musique, non d'être préoccupé par\nl'architecture. A plus forte raison au ci-\nnéma, l'on s'y rend pour jouir du spectacle,\nlequel se donne dans une obscurité plus ou\nmoins complète. On peut se demander\npourquoi M. Henderick va au cinéma, si,\npour lui, « la fixation d'un écran corres-\npond à la déprimante oppression que pro-\ncure la vue d'une chambre d'hôpital ou\ncelle d un cabanon »! Quant à l'éclairage\npermanent que nous recherchons, il n'a\npour but que d'éviter, pour l'œil, la fatigue\npouvant résulter du contraste entre un\nécran très lumineux et une salle absolument\nobscure. La gradation d'éclairages rose ou\njaune peut être aussi agréable que celle\nde toutes autres couleurs.\n« Le fait d'aller au cinéma ne porte pas en\nsoi une pensée de recueillement. » Cette\nfaçon de voir nous écarte bien davantage\nencore de la notion réelle de l'art du ci-\nnéma. Qu'il faille une salle « belle », nous\nen sommes convaincus tout autant que M.\nHenderick; encore faut-îl s'entendre sur les\nmoyens a employer pour faire une salle\n« belie »... Recourir à des effets décoratifs\nne nous semble pas nécessaire; des volu-\nmes, des lignes et des couleurs parfaite-\nment fonctionnels peuvent y atteindre :\nexemple la salle du « Métropole », qu'on\nne peut assurément pas qualifier de déco-\nrative, puisqu'elle se distingue des salles\nhabituelles par une grande sobriété dans\nla ligne comme dans la couleur.\nQuant au système d'éclairage permanent\nque nous préconisons, loin de créer un\n« trou d'ombre », il tend à supprimer\n« l'atmosphère angoissante » (?) de l'ob-\nscurité quasi totale des salles habituelles.\nLa peur de l'ombre ne paraît pas d'ailleurs\nêtre atavique; Freud démontre que c'est\nune question très individuelle.\nM. Henderick dit encore que dans notre\nconception de salle « les nouveaux arri-\nvants ont tendance à piétiner sur place ».\nNous prétendons qu'il n'en est rien; c'est\nprécisément quand le spectateur entre,\nface à l'écran, qu'il est ébloui par sa lumi-\nnosité, s'arrête pour voir et crée ainsi un\nobstacle dans le cours des entrées.\nEn cas de panique, le public ne se portera\nni vers le fond, ni vers l'écran, mais vers les\nportes de secours latérales qui se trouvent\ndans son voisinage le plus immédiat.\nQuant au plaidoyer de M. Henderick en\nfaveur de l'empirisme acoustique, il est loin\nde nous convaincre : La science acous-\ntique est encore à ses débuts, certes; mais\nles résultats acquis sont bien positifs. Quant\naux contradictions des firmes commercia-\nles, elles n'ont rien de surprenant. Le der-\nnier mot en cette matière, comme en toute\nmatière scientifique, appartient à l'expert\nindépendant de toute influence commer-\nciale. Nous avions déjà souligné ceci dans\nnotre étude.\nEnfin les observations de M. Henderick\nconcernant les dimensions des dégage-\nments sont sans pertinence. Notre projet\nthéorique ne comportait que l'étude de la\nsalle proprement dite; les couloirs et déga-\ngements ne figurant que de façon schéma-\ntique.\nNous tenons, pour terminer, à faire obser-\nver cette remarque générale sur notre tra-\nvail : nous avions entrepris, dans notre\nétude, la recherche de la forme la mieux\nappropriée au cinéma.\nM. H enderick juge primordiale la question\nde l'effet architectural; pour nous, nous\nestimons essentiel de subordonner l'archi-\ntecture au programme à exprimer : dans le\ncas qui nous occupe à la salle de pro-\njections cinématographiques."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1933-06-01-c025", "article_bluemountain": "bmtnaac_1933-06_01#c025", "volume": "bmtnaac_1933-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "139", "page_fin": "140", "image_debut": 13, "image_fin": 14, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193306-01.2.5", "titre_corps": "L'Aménagement de la Rive Gauche à Anvers", "titre_sommaire": "L'Aménagement de la Rive Gauche à Anvers", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 13, "page_imprimee": "139", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193306-01.1.13", "debut_caractere": 5952, "fin_caractere_exclue": 7033, "texte": "L'Aménagement\nde la Rive Gauche\nà Anvers\n\nLe jury chargé d'examiner les projets des\nconcurrents du grand concours internatio-\nnal pour l'aménagement de la rive gauche\nvient de terminer ses travaux. Il a estimé\nqu'il n'y avait pas lieu d'attribuer le pre-\nmier prix, aucun des projets ne répondant\nexactement aux conditions du concours. Il a\ntoutefois accordé les prîmes suivantes :\nI\" Trois deuxièmes primes de 50.000 fr.,\n« ex-aequo » à MM. Cols et De Roeck,\nd'Anvers, A. Gutton, de Paris, Viret, Mer-\nmorat et Monnoyer, de Paris et Bruxelles;\n2 quatre troisièmes primes de 25.000 fr.,\n« ex-aequo » à MM, Van Asperen, d'An-\nvers, Fahrenkamp, Blume, Heinicke, Her-\nbeck, Jenny Pitzer, Schmidt et Winkelman,\nde Dusseldorf. Girard et Roméjon, de\nParis, Reickow, Hogg, Gortze, Heller et\nSchwarsbach, de Dresde.\nAvec l'autorisation de l'lmalso, le jury\na acheté pour le compte de la Société\nintercommunale et pour une somme de\n10.000 francs chacun des projets de MM.\nBeaudhuin et Lod, de Paris, Flegenheimer,\nde Genève, Rotinel, de Paris, Winden,\nGoormans et Stynen, d'Anvers, Tompson,"}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "140", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193306-01.1.14", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 415, "texte": "Turnbull, Fein, de Bloomfield, Rills, Michi-\ngan (Etats-Unis). Tous les projets seront\nexposés à l'ancien vélodrome du Sud. Ils\noccuperont une longueur totale de I kilo-\nmètre.\nLes résultats de ce concours et les condi-\ntions dans lesquelles il a été jugé ont sou-\nlevé de vives protestations. Nous atten-\ndons avec impatience la publication du\nrapport du jury et ne manquerons pas de\nrevenir alors sur la question."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1933-06-01-c026", "article_bluemountain": "bmtnaac_1933-06_01#c026", "volume": "bmtnaac_1933-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "140", "page_fin": "140", "image_debut": 14, "image_fin": 14, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193306-01.2.5.1", "titre_corps": "289. Lotissement urbain d'après le système de construction, de l'ingénieur Fiorini.", "titre_sommaire": "289. 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N", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 14, "page_imprimee": "140", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193306-01.1.14", "debut_caractere": 502, "fin_caractere_exclue": 4853, "texte": "Techniques de l'architecture - Tensistruttura\n\nLe N° d'avril 1932, année VI, N\"s 1-2\ndu Bolletino Tecnîco Saviglîano (edito a\ncura délia Soc. Nat. délia Officine di Sa-\nviglîano) est entièrement consacré à l'étu-\nde d'un type de construction métallique\nde l'ingénieur-architecte G. Fiorini, dont la\ncaractéristique est de faire travailler à la\ntension la majeure partie de l'ossature.\nLa brochure contient tous les calculs de la\ncharpente et donne une description dé-\ntaillée du building. Elle comporte une tra-\nduction française qui gagnerait à l'être\ndavantage.\nAprès le building sur pilotis voici le gratte-\nciel en porte-à-faux, la maison suspendue.\nVous vous souvenez du \" plan Voisin \".\nSoixante étages sur 5 p. c. de surface\nbât ie sur pilotis aux angles d'un carré ré-\ngulateur de 400 mètres de côté : les pilo-\ntis absorbent environ 5 p. c. de la construc-\ntion et tout le reste c'est les parcs, les\ncirculations, les jardins. Sur le blanc du\nplan régulateur on aperçoit à peine le\npoché des pilliers d'acier : c'est pratique-\nment le sol libre 100 p. c. et comme il est\nà deux étages (les piétons en sous-sol), on\nne se heurtera guère dans les villes de\nl'avenir.\nPour l'architecte Fiorini cet excès d'espace\nest encore insuffisant. Les piliers extrêmes,\nvoilà l'ennemi. \" La disposition sans appui,\ndit-il, est non pas un avantage, mais une\nNECCESITE ABSOLUE \".\nJ'aime assez ces solutions à l'emporte-\npièce.\nUn examen rapide des plans d'ensemble\nde l'auteur paraît justifier son ostracisme.\nLes trois noyaux centraux ont quelque\nchose de définitif qui exclut l'idée d'ap-\npuis supplémentaires : les escaliers de\nsecours, qui ne sont pas des appuis, ont\nmême quelque chose de gênant parce\nqu'ils en ont l'aspect : je les croîs du reste,\nd'une efficacité problématique.\nMais si l'on fait des comparaisons avec le\nplan Voisin l'on se demande si c'était bien\nla peine de supprimer le rez-de-chaussée\npour le remplacer par des \" magazino di\nesposizîone \" qui prennent tout et la seule\nplace disponible pour la verdure, si c'était\nla peine de renverser les circulations et de\nramener les piétons au soleil, ce qui est\nbien, mais sur un sol percé de formidables\ntrous livrant passage aux pestilences des\n\" vetture \", ce qui est mal.\nC'est que, malheureusement, tout se tient\nici-bas. Le porte-à-faux est ennemi d'Eole :\npour résister à sa pression, il doit réduire\nà 36 le nombre de ses étages; il s'en suit\nqu'à densité égale de la population, le\ncarré régulateur que la science et l'instinct\nde Le Corbusier fixait à 400 mètres, des-\ncend à 225. Aussitôt tout s'étrique, les\nplantations disparaissent, le charme s'éva-\nnouit. Ici le système commande le plan\net c'est l'inverse qui devrait se produire..\nLe rationalisme nu c'est l'indigence de\nl'architecte.\nHeureusement, l'artiste est là qui fait vivre\net anime l'œuvre de l'ingénieur.\nDans son projet pour la \" Cité d'Affaires\nd'Alger \" l'inépuisable imagination de Le\nCorbusier fait une application magistrale\ndes gratte-ciels Fiorini : groupés en série,\nils forment des redents qui provoquent la\nmer; leurs terrasses alignées deviennent\ndes circulations et s'animent d'autos; leur\nmasse transparente est percée d'auto-\nstrades en viaduc sous quoi logent des\npopulations : conte de fée savamment or-\ndonné dans une débauche de lumière et\nde fantaisie.\nCe n'est, décidément, que sur le plan des\ngrandes conceptions urbanistiques que\nl'architecture moderne trouvera son ex-\npression véritable et ralliera les masses.\nMais ceci est une autre histoire...\nAu point de vue technique, le système\n\" Tensîstruttura \" est du plus haut intérêt :\nil ouvre des perspectives nouvelles. Com-\nme le pont suspendu il étale au grand jour\nle secret de son \" statisme le vitrage\nlaissant apparaître les diagonales consti-\ntuant son principe : il a la séduction des\nchoses que les non-initiés comprennent\nd'instinct.\nImaginez un jeu de parapluies groupés en\nsérie : j'entends une tige longue et forte\navec, tous les trois centimètres environ,\nune carcasse de baleines ouverte à moi-\ntié : à ces baleines, accrochez les hourdis\nprenant appuis sur le noyau central : intro-\nduisez dans ce dernier des escaliers et\nascenseurs et vous aurez une image du\nsystème Fiorini. Vous avez compris qu'à\nl'exception de la tour portante tout y tra-\nvaille à la tension et que planchers et\ntirants sont identiques du haut en bas."}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "141", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193306-01.1.15", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 977, "texte": "Il en résulte que les 2/3 du bâtiment sont\nstandart et réalisables en série : tout flam-\nbage étant aboli le poîds d'acier descend\nà 35 kg. par mètre cube contre 50 pour\nle Woolwortn Building : les fondations sont\nréduites en conséquence.\nLa surface dappu, occupe 17 p. c. de la\nsuperficie bâtie.\nL ossature est calculée pour une pression\ndu vent de 150 kg.\nToute la construction est prévue en acier.\nLes murs comportent un matelas d'air,\n3 centimètres de non plus ultra et une\nplaque d eternit poli. Les murs sont... neu-\ntralisants (procédé Le Corbusier-P. Jean-\nnere+)-\nPour un mètre carré de paroi vitrée,\n1,2 mètre carré de plein,\nExW dW |et+re de Le Corbusier à\n0 Fîorîni •\n\" Ah| si Autorité savait employer les\n\" idées constructrices ! Mais, c'est misé-\n\"rable, NOUS SOMMES NES VINGT\n\" ANS TROP TOT! 11\nHeureusement!\nSans précurseurs le monde irait à la dérive.\nQue ferions.nous sans VOUSi f|ammes viv;_\nfiantes qui entretenez l'enthousiasme et la\nconfiance en l'avenir?"}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "141", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193306-01.1.15", "debut_caractere": 1068, "fin_caractere_exclue": 1073, "texte": "A. N."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1933-06-01-c028", "article_bluemountain": "bmtnaac_1933-06_01#c028", "volume": "bmtnaac_1933-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "141", "page_fin": "141", "image_debut": 15, "image_fin": 15, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193306-01.2.6.1", "titre_corps": "290. Plan d'un étage – type d'un «building», d'après le système de l'ingénieur Fiorini.", "titre_sommaire": "290. 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C'est la\nquestion que l'on s'est posée dans tous les\nmilieux qui portent intérêt aux progrès de\nI architecture d'esprit nouveau.\nLa revue « Die Neue Stadt » a publié\nrécemment (sept.-oct. 1932) une communi-\ncation de Hans Schmidt, un des membres\nles plus en vue de l'équipe d'architectes\nétrangers qui oeuvrent en Russie sous la\ndirection de Ernest May.\nSon opinion est catégorique : Un courant\nd'idées se fait jour en Russie, en réaction\ncontre l'architecture fonctionnelle qui y\nétait, jusqu'à présent, en faveur. Schmidt\nnous apprend de plus que les adversaires\nde l'architecture fonctionnelle lui repro-\nchent d'être une émanation du capitalisme,\nalors que souvent, dans les pays occiden-\ntaux, on a cru lui porter des coups mortels\nen la qualifiant d'architecture bolchevîste!\nSi regrettable que soit la réaction que\nl'on constate en Russie, elle aura du moins\nle résultat heureux d'enlever à nos adver-\nsaires un argument peu loyal dont ils\navaient tendance à abuser.\nPour le surplus, nous croyons bien faire en\npubliant, in extenso, une traduction de l'ar-\nticle d'Hans Schmidt.\nLe résultat du Concours pour le Palais des\nSoviets, a porté l'indignation dans le clan\ndes Architectes Modernistes d'Occident.\nLoin de nous de vouloir apaiser cette indi-\ngnation, d'autant plus qu'il nous faut leur\ndire que cette décision ne constitue pas\nun cas isolé, et qu'un concours récent, plus\nrestreint celui-là, entre dix architectes de\nla Russie Soviétique, aboutira au même\nrésultat.\nNous devons cependant donner à nos col-\nlègues qui oeuvrent en Occident, une\nimage plus objective de la situation de\nl'Architecture Fonctionnelle en l'Union So-\nviétique, que celle qui leur est fournie par\nces deux cas particuliers.\nPour être objectif, il faut considérer l'Ar-\nchitecture d'Esprit nouveau, non pas\ncomme une formule arrêtée mais comme\nun processus en relation étroite avec les\nphénomènes sociaux, politiques et techni-\nques, qui conditionnent une culture.\n\n(Note du traducteur.)"}, {"page_pdf": 16, "page_imprimee": "142", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193306-01.1.16", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 4950, "texte": "Tâchons d'abord de suivre la marche de ce\nprocessus en ce qui concerne l'Occident.\nLa situation actuelle de l'Architecture\nFonctionnelle y est le résultat d'une longue\nsuite de luttes entre des mouvements très\ncomplexes qui s'influencèrent réciproque-\nment et souvent même parurent antagonis-\ntes, tels que le mouvement des \" Arts and\nCraft \", en Angleterre, des rationalistes\nhollandais avec Berlage, du \" Jugendstii\net de \" l'Esthétique \" de 1900.\nLa bourgeoisie du XIX siècle, qui, après\nla Révolution française vécut sur l'héritage\nd'une architecture de style féodal, chercha\nde la sorte de se créer également dans le\ndomaine de l'architecture une culture bien\nà elle.\nIl est caractéristique de l'époque que tou-\ntes ces tentatives premières avaient pour\nbut de créer une détente dans une société\ndominée par le Grand Capitalisme.\nDe là le renouveau de l'artisanat, la lutte\ncontre la grande ville, l'adoption d'idées\nsociales, telles que les cités-jardins ouvriè-\nres. etc., influencées par les progrès tech-\nniques de la dernière phase du capitalisme.\nSous le signe de la rationalisation et de la\nstandardisation se créa en fin de compte\nle véritable programme de l'Architecture\nFonctionnelle, qui, elle, exiga l'identité\nabsolue de la forme artistique et de la\nforme technique, et qui se plaça, sans au-\ncun romantisme, sur le terrain de la tech-\nnique capitaliste évoluée.\nCette fois encore les conceptions sociales\njouèrent un rôle, principalement l'idée que\nla technique capitaliste de nos jours est\ncapable à elle seule de fournir du bien-\nêtre à tous.\nDès que l'on s'est rendu compte qu'il n'en\nétait point ainsi, l'aile gauche du groupe\ndes architectes fonctionnantes s'est tour-\nnée vers le Socialisme.\nVoyons à présent ce qui se passe en\nU. R. S. S.\nEn tout premier lieu il faut constater que\nla Russie tsariste d'avant-guerre, s'est te-\nnue à l'écart de tous les mouvements qui\nont précédé l'Architecture d'esprit nou-\nveau. Cette vieille Russie ne possédait ni\nl'ouvrier spécialisé, ni la bourgeoisie\nmoyenne et aisée de l'Occident.\nUn abîme séparait le standard d'existence\ndes travailleurs et celui des commerçants\net des fonctionnaires. Aucun problème ne\nse posait ni pour l'histoire ouvrière ni pour\ncelle des classes moyennes; la possibilité\nd'acquérir l'expérience de ses collègues\noccidentaux n'était pas offerte à l'archi-\ntecte russe.\nLa victoire de la Révolution d'octobre per-\nmit à une foule de jeunes artistes révolu-\ntionnaires de se mettre en avant; ils entrè-\nrnt en lutte avec la génération des vieux\narchitectes et menèrent l'Architecture\nFonctionnelle vers une victoire qui parut\ncomplète. A l'époque, où en Russie Sovié-\ntique on ne construisait encore que relati-\nvement peu, cette génération de jeunes\ntechniciens quasi sans expérience, consacra\ntoutes ses forces à élaborer des projets\nfantastiques et crut pouvoir, sur bien des\npoints, dépasser de plusieurs décades la\nsituation réelie créée par la Révolution.\nTant en ce qui concernait les travaux des\narchitectes que pour ce qui en était de la\ncompréhension du public, il manquait un\nterrain bien préparé. Ce ne fut qu'avec la\ntâche gigantesque du Plan Quinquenal,\nque la véritable situation fut mise à jour;\nce Plan Quinquennal imposait à l'Etat\nSocialiste, en place de beaux rêves, des\ndevoirs concrets.\nDans l'U. R. S. S. d'aujourd'hui les utopies\nne valent plus rien. La parole est au tech-\nnicien expert, à l'architecte expérimenté.\nD'autre part, toute une pléiade d'anciens\narchitectes est venue se mettre à la dis-\nposition du Gouvernement.\nIl est évident qu'ils profitent de la défi-\ncience que l'Architecture d'esprit nouveau\na creusée, déficience provenant du man-\nque de préparation technique et du man-\nque de culture. C'est ainsi que l'Architec-\ntue Fonctionnelle a été vaincue.\nCette défaite est accentuée encore par le\ncontraste essentiel entre l'Occident et\nl'Union Soviétique.\nEn Occident, jusqu'à un certain point, le\nprincipe de la libre concurrence en matière\nd'art est admis. En U. R. S. S. l'ldée doit se\nsoumettre à la ligne générale de la Révo-\nlution.\nL'Architecture Fonctionnelle a perdu l'en-\njeu, et de ce fait elle a contre elle non\npas seulement la foule, mais surtout la jeu-\nnesse. Et ce qui est pire encore, contre\nelle se dresse aujourd'hui un front idéolo-\ngique. Ce front part en guerre contre\nl'Architecture Fonctionnelle, en invoquant\nles raisons suivantes :\n1. Les idées fondamentales de l'Archi-\ntecture Fonctionalîste, caractérisées par\nles appellations \" Constructivisme\nFonctionalîsme \" Mécanisme sont la\nconséquence du capitalisme, de sa techni-\nque rationalisée et standardisée.\n2. L'aversion que l'Architecture Fonc-\ntionalîste témoigne à l'égard du \" monu-\nment \" et du \" symbole \", sa négation de\nBeau Absolu \", son incapacité de s'ac-\nquiter de la tâche artistico-idéologique\nincombant à l'architecte, sont l'expression\nmême de la décadence d'une culture bour-\ngeoise.\n3. Lez directives idéalistico-utopiques"}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "143", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193306-01.1.17", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 3242, "texte": "de l'architecture fonctionnelle, Le Cor-\nbusier, tendent, tout comme les \" Uto-\npistes de Gauche \" le font dans le domaine\npolitique, à franchir des étapes sur la route\nqui conduit au socialisme; leur action en\ndevient anti-révolutionnaire dans le sens\npolitique du mot.\n4. Le but du socialisme n'est pas de dé-\ntruire les valeurs culturelles du passé, loin\nde la; il désire reprendre ces valeurs du\ncapitalisme qui se désagrège afin d'en\nhâter l'évolution.\nNous laisserons à des compétences du mar-\nxisme le soin d'examiner le bien-fondé de\nces thèses. Pour l'histoire de l'architecture\ntout comme pour d'autres domaines intel-\nlectuels, des investigations historico-maté-\nrialistes approfondies manquent encore à\nce jour.\nNos critiques, qui déploient tant de zèle et\nde dévouement, à décrire dans ses détails\nles plus infimes, la moindre oeuvre d'art ne\nse sont guère creusé la tête aux fins de\ndécouvrir pourquoi telle oeuvre d'art et\nnon pas telle autre ait pu naître à une épo-\nque donnée et non pas à une autre épo-\nque.\nFaute de mieux, tenons-nous en au pro-\ngramme que l'architecture fonctionnelle\ns'est imposé. Il est indiscutable que ce pro-\ngramme prend son point de départ dans\nles contingences créées par le capitalisme\nmoderne. On pourrait même admettre que\nles idées fondamentales de ce programme\nsont une manifestation de la décadence de\nce même capitalisme, pour autant que l'on\nadmette que ces idées dépassent déjà les\nbornes du dit capitalisme,— ce qui serait\nle cas si l'art fonctionnel en Occident de-\nvait se contenter de n'être qu'une mode\nnouvelle sur la grande foire artistique,\nmode dont aujourd'hui déjà on se lasserait\nquelque peu.\nL'Occident posséderait sur une vaste\néchelle les possibilités techniques et les\nconditions culturelles que l'architecture\nfonctionnelle a choisies comme point de\ndépart du renversement total de notre\nattitude en face de l'architecture.\nLa Russie des Soviets, au contraire, ne pos-\nsède ni les possibilités techniques ni les\nconditions culturelles requises; ses efforts\nextraordinaires dans le domaine de l'indus-\ntrialisation et de la révolution culturelle ne\nconstituent encore que des fondations.\nDans ces conditions, la réaction qui se\nmanifeste en Russie Soviétique contre l'ar-\nchitecture fonctionnelle, devient plausible,\nquoique regrettable; elle ne constitue pas,\nd'ailleurs, un argument contre le bien-\nfondé de nos revendications.\nIl n'est même pas surprenant de voir ces\nmêmes jeunes architectes qui, fascinés par\nLe Corbusier, couvrirent des kilomètres de\npapier Whatman avec des façades en\nverre et des toits jardins, voir aujour-\nd hui ces mêmes jeunes architectes couvrir\nce même papier Whatman, sous l'égide\ndes anciens maîtres de l'architecture, de\nfaçades d'une ordonnance classique.\nEst-ce sans raisons que l'architecture fonc-\ntionnelle n'a cessé de proclamer cette pro-\nfession de foi si violemment combattue,\n\"qu'il ne s'agissait pas d'un\nchangement de style mais\nd'une conception fondamen-\ntalement nouvelle des obli-\ngations qui incombent à l'ar-\nchitecture ?\nLes architectes de la Russie Soviétique qui\nse trouvent devant une tâche technique et\nculturelle exceptionnellement lourde et\nvaste, ne peuvent manquer de revenir un\njour à la raison.\n\nHANS SCHMIDT."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1933-06-01-c031", "article_bluemountain": "bmtnaac_1933-06_01#c031", "volume": "bmtnaac_1933-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "142", "page_fin": "142", "image_debut": 16, "image_fin": 16, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; 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A. L. Brunfaut, à qui fut confiée\nl'élaboration d'une première tranche des\ntravaux.\nLa revue « L'Architecture d'Aujourd'hui »\norganise, en septembre prochain, sa seconde\nRéunion Internationale d'Architecture à\nMilan, à l'occasion de l'Exposition Trien-\nnale. Pour tous renseignements, s'adresser\nà MM. Dietrich & C\", 10, rue du Musée, à\nBruxelles."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1933-06-01-c035", "article_bluemountain": "bmtnaac_1933-06_01#c035", "volume": "bmtnaac_1933-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "143", "page_fin": "144", "image_debut": 17, "image_fin": 18, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193306-01.2.9", "titre_corps": "Pour le relèvement de l'architecture et des arts et des industries associées", "titre_sommaire": "Pour le relèvement de l'architecture et des arts et des industries associées", "signature_source": "M. GASPARD", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 17, "page_imprimee": "143", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193306-01.1.17", "debut_caractere": 3244, "fin_caractere_exclue": 3320, "texte": "Pour le relèvement de\nl'architecture et des arts\net des industries associées"}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "143", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193306-01.1.17", "debut_caractere": 4337, "fin_caractere_exclue": 6579, "texte": "A une époque où toutes les forces se cher-\nchent et pressentent qu'il n'est de salut\npour le monde que dans l'organisation et\nla concentration des efforts, une initiative\ncomme celle qu'eut Henry van de Velde\nen créant \" La Ligue \", vient à son heure.\nLes forces modernistes en Belgique, si elles\nétaient agissantes dans certains domaines,\ncomme dans l'architecture par exemple,\nétaient encore éparses et elles n'avaient\npu imprimer, en Belgique, un courant suf-\ntisamment fort pour imposer les tendances\nmodernistes et rationnelles comme celles,\nqui devaient mener à un art propre à\nnotre époque et capables d'effectuer le\nrelèvement du niveau des arts et indus-\ntries ou métiers d'art de notre pays.\nC'est cette tâche que la Ligue s'est don-\nnée de réaliser et le retentissement qu'a\neut l'appel d'Henry van de Velde auprès\nde toutes les forces vives modernes est\nsans contredit symptomatique de la néces-\nsite d une telle ligue en Belgique.\nLa Ligue a en effet pu grouper dès à pré-\nsent :\n1. Art et Industrie, Bruxelles.\n2. Société Belge des Métiers d'Art, Bru-\nxelles.\n3. Société Belge des Urbanistes et Archi-\ntectes Modernistes, Bruxelles.\n4. Société d'Art Religieux, Bruxelles.\n5. Section Belge des Congrès Interna-\ntionaux d'Architecture Moderne, Bru-\nxelles.\n6. L'Equerre, Liège.\n7. Association des Critiques d'Art Mo-\ndernistes, Bruxelles.\n8. Les Amis de l'lnstitut Supérieur des\nArts Décoratifs, Bruxelles.\n9. Vlaamsche Architekten Vereeniging,\nAntwerpen.\n10. Association pour l'étude xpérimen-\ntale de la mise en scène moderne.\nVerennigîng voor de laboratoriumstu-\ndie der moderne insceneering, Brussel.\nLa Li gue, par l'intermédiaire de ces so-\nciétés fédérées, touche presque tous les\ndomaines de l'architecture et des arts qui\ny sont associés.\nL'idée fondamentale qui préside à la\ncréation de cette Ligue fut celle qui est à\nla base des associations autrichiennes et\nallemandes, des « Werkbunde ».\nCette idée avait pénétré en Belgique\ngrâce à Louis Piérard qui avait déjà créé\ndans cet esprit l'association « Art et Indus-\ntrie » et grâce également à Henry van de\nVelde qui fut rappelé en Belgique par\nCamille Huysmans, pour fonder et diriger\nl'lnstitut Supérieur des Arts Décoratifs.\nLe but de ces « Werkbunde » est d'établir"}, {"page_pdf": 18, "page_imprimee": "144", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193306-01.1.18", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 2924, "texte": "des liens entre industriels, artistes et arti-\nsans d'art, aux fins d'influencer la produc-\ntion artistique, industrielle ou artisanale\ndans le sens d'un relèvement, d'une ten-\ndance vers une forme plus pure et plus\nrationnelle des objets d'art.\nCe qui différencie \" La Ligue \" des\nWerkbunde \", c'est que \" La Ligue \" ne\ngroupe que des associations et non des\npersonnalités, et que les liens entre indus-\ntriels et artistes doivent se réaliser par le\ncanal des associations fédérées.\nLe domaine de \"La Ligue\" est de coordon-\nner l'action de ces associations fédérées,\nde susciter la création d'associations nou-\nvelles là où ces associations n'existeraient\npas et enfin d'établir les bases d'une\nesthétique et d'une morale d'exécution qui\ncaractériseraient toutes les créations dans\nle domaine de l'architecture, de l'artisanat\net les distingueraient par leur perfection.\nDe cet article des statuts découle toute\nl'activité de \"La Ligue\". \"La Ligue\" aura\ntout d'abord à entreprendre des enquêtes\nsur ce qui a été réalisé de ce point de vue\ndans le monde entier, à se mettre à des\nétudes de laboratoire se rapportant aux\nmatériaux et aux modes de production\nnouveaux, en vue de rechercher les formes\nles plus adéquates et les modèles les plus\nappropriés à la satisfaction des besoins\npratiques.\nil faudra ensuite que La Ligue puisse faire\nconnaître, par des congrès et des exposi-\ntions, le résultat de ses expériences, non\nseulement aux industriels et aux artisans\nd'art, mais encore au public, afin de créer\nun état d'esprit d'acceptation d'une dis-\ncipline en matière d'art.\nC'est ce dernier but qui constitue la plus\ngrande partie de l'activité de \"La Ligue\".\nIl ne s'agira pas, lorsqu'on devra trouver la\nforme pure d'un objet, de seulement s'en\nréjouir et suivant la conception bourgeoise\nde l'art, d'en faire l'objet d'autant plus\napprécié qu'il est plus rare, mais au con-\ntraire d'en multiplier la forme, d'en susci-\nter le goût, le besoin dans le public, de\nfaire pénétrer les principes de la concep-\ntion pure de cet objet dans l'esprit même\nde la société, et d'arriver à ce que chacun\naccepte plus comme beau et ne veuille\nutiliser que des choses conçues suivant tes\nprincipes même d'une esthétique qui tend\nà faire de chaque objet le plus parfait et\nle plus adéquat à son rôle.\nLe rôle social de \" La Ligue \" s'affirmerait\ndonc par l'imposition à tous de la dis-\ncipline morale consistant à n'accepter\nl'usage que d'objets purs et beaux dans\nleur simple logique. \" La Ligue \" contri-\nbuerait ainsi, non seulement au relèvement\nartistique de la production industrielle\nd'art, mais encore au relèvement artistique\nde la production industrielle d'art, mais\nencore au relèvement moral de l'individu,\neri mettant à sa portée une discipline mo-\nrale et une conception claire, qui lui don-\nnerait au moins dans le domaine de l'art,\nl'équilibre qu'il cherche encore avidement\ndans l'économique et le social.\n\nM. GASPARD."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1933-06-01-c036", "article_bluemountain": "bmtnaac_1933-06_01#c036", "volume": "bmtnaac_1933-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "144", "page_fin": "144", "image_debut": 18, "image_fin": 18, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193306-01.2.10", "titre_corps": "Bibliographie", "titre_sommaire": "Bibliographie", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 18, "page_imprimee": "144", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193306-01.1.18", "debut_caractere": 6584, "fin_caractere_exclue": 7283, "texte": "Bibliographie\n\nOuvrages signalés :\nSOCIOLOGIE\nProbl ems of City Life, a study\nin urban sociology, par M. R. Davie. Edité\nà New-York, 1932, par John Willey & Sons.\nUn volume illustré de 730 pages. Prix :\n4,35 dollars.\nDécentralisation of Popula-\ntion and Industry, a new principle\nin town-plannîng, par H. Warren et W. R.\nDavidge. Edité par P. S. King & Son, Lon-\ndres. Un vol. de 154 pages. Prix : 4 sh.\nARCHITECTURE\nMartin E I s à s s e r . Bauten und\nEntwurfe. Ouvrage important com-\nprenant près de 500 illustrations. Edité par\n« Bauwelt », Berlin. Prix : 12 RM.\n\nLes ouvrages mentionnés dans nos rubri-\nques bibliographiques peuvent s'obtenir\nchez MM. Dietrich & C°, 10, rue du Musée,\nBruxelles."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1933-06-01-c037", "article_bluemountain": "bmtnaac_1933-06_01#c037", "volume": "bmtnaac_1933-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "144", "page_fin": "144", "image_debut": 18, "image_fin": 18, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193306-01.2.10.1", "titre_corps": "Ouvrages signalés :", "titre_sommaire": "Ouvrages signalés :", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 18, "page_imprimee": "144", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193306-01.1.18", "debut_caractere": 6599, "fin_caractere_exclue": 7149, "texte": "Ouvrages signalés :\nSOCIOLOGIE\nProbl ems of City Life, a study\nin urban sociology, par M. 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HOIR"}]}], "pages_ocr_originales": [{"page_pdf": 1, "page_imprimee": "couv. 1", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193306-01.1.1", "texte": "r \"Cv /\n♦* x k - *\nH . H\n« •■& &\npUé^SPa'\"! W I ' JSï\nB^iiÉ^Éiréi\nPUJ m\nHb K\ne* —J| I\nK>fôî©s€Mbïv - te,\nJuin 1933 mh\nXIe Année\nM\nCe numéro : 5 francs\n\nAu Sommaire de ce Numéro :\n• Habitation moderne à Gand.\nArchitecte : G. Eysselinck.\n• Projet d'urbanisation du Quartier Léopold,\nà Bruxelles, avec aménagement des abords\ndu Musée Royal d'Histoire Naturelle.\nArchitecte : L. De Vestel.\n• Discussion sur les salles de Cinéma, entre les\narchitectes G. Henderick, L. Stynen et\nG. Herbosch.\n• Tensistruttura.\n• Où en est l'Architecture fonctionnelle en\nU. R. S. S. ? par H. Schmidt.\n• La Ligue pour le relèvement de l'Architec-\nture, des Arts et des Industries associées,\nM. Gaspard.\n• Echos. - Informations.\n• Bibliographie."}, {"page_pdf": 2, "page_imprimee": "couv. 2", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193306-01.1.2", "texte": "■ jm REVUE MENSUELLE BELGE D'ARCHITECTURE ET D'URBANISME\nI I WÊcomprenant la Revue d'information technique parue jusqu'ici sous le titre'Tekhrié'\nXIE ANNEE Organe de la Section Belge des\nCongrès Internationaux d'Architec-\nRUE DU MUSEE 10 *ure erneî 'â Société\nBn i i v c i i c c Belge des Urbanistes et Architectes\nKUALLLLJ IL I • , JII* I\nModernistes; de la Ligue pour le\nA « ». , , rv a Relèvement de l'Architecture et des\nAdministrateur-Directeur : AXA •/ . J PA\nArts Associes; et de I Association\nR. VERWILGHEN, Ingénieur cjes Architectes et Urbanistes de\n——————|'|. S. A. D.\nEDITION : COMITE DE REDACTION :\nRevue d'architecture \" La Cité \" V. BOURGEOIS, architecte.\nCompte Chèque Postal : N° 166.21 L.-H. DE KONINCK, architecte.\nJ.-J. EGGERICX, architecte.\nLIBRAIRIE : G. EYSSELINCK, architecte.\nDietrich & C° A. FRANCKEN, architecte.\nRue du Musée, 10, Bruxelles M. HEYMANS, architecte.\nMHHBHHHHHMMHHHMMHHHHHBHMHHMHNMMNM J.-F. HOEBEN, architecte.\nPUBLICITE : H. HOSTE, architecte.\nM. Lud. Schwachhofer J- MOUTSCHEN, architecte.\nBoulevard d'Ypres, 28 A- NYST' ingénieur-architecte.\nTéléphone : 17.73.12 R- VERWILGHEN, ing. c. c. urbaniste.\nEm. HENVAUX, architecte, Secrétaire de\nABONNEMENI : la Rédaction.\nBelgique . 40 francs Les rédacteurs et collaborateurs sont seuls responsables\nEtr/*nnf=>r • AH M 9 de leurs articles. Il sera rendu compte dans la revue\nL-ircîrigcr . OU Trancs (Il oeigas) de tout ouvrage, dont un exemplaire lui sera envoyé\n\nmm/mmm\ncouvir-uui/\nBOU6E BAIQUC\nBIUII #OUBBI\n(MAI! HOIR"}, {"page_pdf": 3, "page_imprimee": "129", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193306-01.1.3", "texte": "LA CITÉ. Xl* An née. N° 7.\nJUIN 1933\n\nHabitation moderne à Gand.\nArchitecte : G. EYSSELINCK.\n\n276. Aspect de l'Habitation.\n\nL habitation illustrée ici, constitue sans doute une nou-\nvelle et appréciable réalisation d'architecture domestique\nmoderne.\nSon histoire car elle en a une vaut d'être contée,\npuisqu elle montre encore une fois la ténacité que doit\ndéployer I architecte moderne pour combattre, de ses\nseules forces, la routine des vétustés organismes offi-\nciels. Voici donc ce qu'écrit non sans humour l'archi-\ntecte lui-même, Gaston Eysselinck :\nUn problème se posa. Et voici toute l'histoire.\nHabiter, je le répète et insiste : HA-81-TER, et à Gand.\nBudget limité : Construction strictement à mesure, maté-\nriaux économiques.\nPour une habitation à mesure, terrain à mesure; c'est\nlogique !\nUne des extensions de la ville répond, à peu de chose\nprès, au programme, notamment le nouveau quartier\nSaint-Pierre (dit Cheval Bayart), partie de l'ancienne\nexposition de 1918 (de tristes décombres, à regret, la\nrappellent encore).\nQuel terrain choisir? La conception et les qualités urba-\nnistiques exceptionnelles (!) n'ont, malgré une liberté\nabsolue, pas conduit à une extension exemplaire. Un ter-\nrain de 92 nrr, de forme pas très heureuse, et dont\nI orientation était la meilleure de celles rencontrées est\nacquis.\nUn premier projet introduit auprès de l'administration\ncommunale présente une construction à ossature et com-\nporte deux habitations, l'une de 55 et l'autre de 44 nrr.\nQUELLE CATASTROPHE !!!!\nQu on imagine qu'il me fallut étudier DOUZE différents\nprojets, avant (et comment encore?) d'obtenir une auto-\nrisation. Un règlement préhistorique laisse libre interpré-\ntation aux dirigeants des communes ou services compé-\ntents (?). Rares sont celles faisant exception. Dirigeants\nou services tout puissants et sans appel possible\nrefusent ou acceptent, motifs ou pas.\nJ ai passé d un système de paroi à un autre, passant par\nHéraklith, Tôles, Béton et que sais-je encore; d'une ossa-\nture a une autre, pour finalement aboutir au gros mur de\nmaçonnerie (OBLIGATION 0.40 M. D'EPAISSEUR). Con-\nstruction infiniment plus lourde, perte de terrain consi-\ndérable, etc., enfin je ne dois pas énumérer tout ce qui\ns en suit. On m'impose : épaisseur - grandeur - hauteur;\nenfin le projet définitif est presque entièrement terminé\nsans grandes innovations de ma part. Exclue l'idée de la\npetite maison à mesure, exclue l'idée de prouver que\nI architecture, en dépit des siècles routiniers, n'en est pas\nrestée à son point de départ.\nDiscussions, démarches, projets, etc., m'ont causé un\nretard de TREIZE mois, OUI, treize mois de retard,\ntreize mois de capital immobilisé, et de plus obligation\nde construire un mastodonte (ma foi ils ont peut-être\nraison d appeler ce quartier, le quartier des millionnaires)\nde 10.50 m. de hauteur. Où es-tu belle intention FUGI-\nTIVE d obtenir des artères a hauteurs régulières, des rues\ncorridors (à tuer quand même) mais qui pourraient encore\nparaître amusantes a conditions d'être régulièrement\ndélimitées.\nJ'oublie l'aspect. QUEL SCANDALE ! C'est qu'il faut\nlutter pour la caisse trouée, pour la vérité toute nue.\nDans ce beau quartier, une maison pareille, que\npensez-vous!"}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "130", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193306-01.1.4", "texte": "La superficie n'admettait guère la construction d'appar-\ntements en hauteur, dont les intérêts auraient pu com-\nbler la brèche formidable dans le budget.\nIl * / •\nn obéissance.\nSupplément nécessaire 125 %.\nLE PROBLEME\nPLAN. L'étude logique d'un programme de vie, net-\ntement retracé après le bouleversement complet, a\nconduit à trois grandes divisions horizontales superposées.\nRez-de-chaussée trav a i I\nLa cour obligée est devant et sert de garage\njournalier, auto et vélos.\nCette espèce de tour qui à travers toute la\nfaçade traîne sa pesante lourdeur, pas transparente mal-\nheureusement, est la seule solution admise au point de\nvue alignement. Le plan indique en traits interrompus\nl'alignement proposé. Curieux, cette défense de con-\nstruire un coin de façon à remettre les rues d'aplomb\net d'équerre; le règlement devait l'autoriser vu la pré-\nsence du jardinet.\nArmoire à compteurs.\nHall d'entrée, vestiaires, toilette, garage. (Ce dernier\nest conçu de façon à ce que la voiture serve comme\nmeuble, et il est tout naturel qu'un meuble est un objet\nrégulièrement en service.)\nDEUX bureaux. L'un pour dessinateurs, l'autre personnel.\nUn bureau d'architecture est une des études les plus com-\nplexes qu'on puisse rencontrer, si du moins l'on tient à\norganiser. En effet, représentants, correspondances, dos-\nsiers, échantillons, bibliothèque, archives, etc., sont jour-\nnellement à consulter.\nLa logique avec un programme complet ont donné une\nsolution assez sympathique. Un gosse le ferait aussi;\nd'ailleurs si le problème est bien posé, il doit forcément\ntrouver bonne solution.\nUn local de format allongé (4.90 x 2.90 m.) est en prin-\ncipe divisé en deux parties par une table\n(bureau dit-on) (béton et caoutchouc), la première est\npetite et réservée aux visiteurs. Assis derrière cette\ntable on a devant soi le visiteur, à sa gauche beaucoup\nde lumière (diffuse), à sa droite des armoires. Cette par-\ntie (la deuxième) uniquement personnelle, est réservée\nà la correspondance, la table à dessin, le classement, les\néchantillons, etc. Chaque différent service nettement\nisolé; classement immédiatement à por-\ntée de rnain.\nLes armoires ou meubles si on veut, sont de :\nbois, sundeala, zinc, béton, caoutchouc, toiles galvanisées.\nAux châssis pas de volets roulants (ceux-ci fonctionnent\nmal) : du verre armé. Un bureau c'est fait pour travailler,\npas vrai? et il faut qu'ainsi chaque local réponde exacte-\nment à ce qu'on lui demande, à quoi il est destiné.\n\n277. Plans de I'Habitation.\nDe haut en bas :\n— Le jardin-terrasse.\n— Le 2d étage (chambres à coucher, solarium).\n— Le 1er étage, réservé au pièces de séjour.\n— Le rez-de-chaussée (garage et bureaux)."}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "131", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193306-01.1.5", "texte": "278. Vue dans la salle de séjour.\n\n279. Le coin-à-déjeuner.\n\nPremier étage habitation\nAccès intérieur et extérieur. Hall, vestiaires, etc.\nLiv i n g : vitrages de trois côtés, meubles encastrés,\narmoire à tableaux, mur à tableaux, serre à cactées, etc.\nCoin à diner : table fixe, béton et caoutchouc, armoire\na classer : argenterie, vaiselle, linge de table; passe-\nplats, etc. Toujours concentration et rationalisation du\ntravail, l'attention est toujours attirée sur les objets prin-\ncipaux.\nCuisine. Sur toute la longueur vitree : table et éviers. La\ncuisine comme toutes les cuisines d'aujourd'hui ressemble\nplutôt a un laboratoire d hôpital qu'à ce qu'on appelait\ncuisine. Je ne m'étends donc pas outre mesure à son\nsujet. Je dirai toutefois que toutes les armoires sont\nencastrées. Rien qui encombre; tout est classé, bref cha-\nque chose à sa place et une place pour chaque chose.\nChambre de bonne : lit béton (liège, matelas ressorts\nd acier), lavabo, armoires, table coulissante, chaise, box\npour coffres, etc.\nProvisions, rayonnages.\nDeuxième étage repos\nChambre principale. Deux parties, la première : toilette,\nlavabo, armoires, donne accès à chambre à coucher pro-\nprement dite; lit, barre pliante à aérer literies.\nDeux cabines : chacune d'elles comprend : lits\nsuperposés, système comme précédent, lavabo, armoire,\ntable coulissante, chaise, etc.\nTOUS les lavabos et tables de travail reçoivent la lumière\nde gauche.\nLa présence d'un ob|et quelconque doit être justifiée et\nen plus cet objet doit rigoureusement répondre à sa\nfonction.\nTerrasse : partie couverte et découverte, barre fixe,\narmoires, etc.\nLa partie couverte accessible et voilà\nle bain de soleil.\nToit, jardin.\nUne maison ainsi conçue, une vie ainsi tracée, habitants\net maison ne font qu'un, forment bloc.\nJe joins un écrit de la plume de Walter Cantré, qui\nj espère ne gênera pas dans le paysage; Walter Cantré\nest un des jeunes qui promettent. Et ainsi l'architecture\nrationnelle poursuit sa lente mais sûre progression.\n\nG. EYSSELINCK.\n\nAstene, December 1932.\nDe woonmachiene - Gaston Eysselinck.\nWie in deze roerige jaren na den Europeeschen oorlog belangsteit\nin de architectuur, in de waarlijke \" HEDENDAAGSCHE ARCHI-\nTECTUUR zal langzamerhand tôt de overtuiging geraken dat\nalleen zij die het romantische laten vallen en aan het daglicht dur-\nven verschijnen met een woning zooals deze van Gaston Eysselinck\nop het ware pad staan.\nEysselinck is een van die menschen die w:l gedaan maken met\nhet karakterlooze tijdperk van antiquaren. Hi| denkt alleen aan de\nnieuwe vondst der menschheid \" De MACHIENE Schokt en\nstampt het in onze hersenen niet even sterk als op de met auto's\ngevulde wegen? Trilt en spand het in onze zielen niet minder hevig\ndan in de wereld van radio en vliegmachîene?"}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "132", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193306-01.1.6", "texte": "Wij worden gedwongen het nieuwe te\nwillen, ook zij die niet willen. De paradoxen\nvan het hedendaagscheleven; de auto-\nvlieg- en motoren fabrikant in een styl\nintérieur Zij werken mede zonder het-\nzelf te besetfen en worden niet zoolang in\nde stroom meegesleurd, tôt allen onge-\nmerkt aan de zijde der nieuwen staan.\nGaston Eysselinck 's huis is namelijk een\nmachiene...\nEen machien ?\nJa Mîjnheer !\nLîcht, lucht, zon, bad, warm water, koud\nwater, de ruime, blije gezonde woonma-\nchiene met daktuin die U ver doet uitzien\nover stad en land.\nMen leeft in dit huis naar believen even\ngeschikt buiten als bînnen, van een eigen-\nlijk binnen is overdag geen sprake. Hel\nbuiten stroomt dwars door het binnen\nheen. Men leeft dus te midden van de\nnatuur. Er zijn plekken in het huis dat men\nniet weet of men binnen dan wel buiten\nstaat. Scherpe begrenzingen tusschen bin-\nnen en buiten bestaan hier niet. Het\naloude begrip van huis is nu verdwenen,\nhet huis als omsloten en vaste beschutting\nvan den mensch tegen de invloeden en\nbedreigingen van de natuur verschijnselen\nen van de buiten wereld. Het huis die\nelkeen met een ziertje verstand zeker moet\nverkiezen boven de donkere holen waar-\nmee zoo menig stadsbewoner zich voor\nlucht verversching behelbt, een architec-\ntuur die aan aile leven en aan aile spanning\nvermag te geven en waarîn vooral de onna-\nvolgbare met lichtspelende tooveraar Eys-\nselinck uitmunt. Wij kunnen de bedoeling\nvan deze nieuwe bouwvormen niet misver-\nstaan.\nOm het even welk machien bevat noch\nrader, noch kettîng waar er geen moet\nzijn, even zoo bij Eysselinck's woonma-\nchiene, hîj zet tafel, stoel en zetel waar\ndeze hooren te staan.\nHîj bekleed zijn meubels met zînk, Heeren\nloodgieters, bespant ze met keurige water-\ndichtte stoffen niet zooals de vliegma-\nchienen, bekomt er een wonderbare iso-\nleering door. Bedenkt wel... Schoonheid\nbestaat niet in ornamenten en tijrelan-\ntijntjes maar door een naakte en stellige\nschoonheid. Zijn proportie, zijn lîcht en\ndonker... Bouwen bedenkt het \" Vlaamsche\nhespenfretters en pîntenpakkers \"... WO-\nNIN-GEN bouwen geschied niet meer met\nwuifgebaar teder als pruimenbloesem uit\neen zijden armsgat, maar met een taaie\nhersenspan die al het verleden wegmaait.\n\nWalter CANTRE,\nArchitect, Astene.\n\n280. Vue prise dans la salle de séjour,\nvers le coin-à-dèjeuner.\n\n281. Le bureau principal.\n\n282. Entrée de l'habitation.\n\n283. Détail au niveau du jardin-terrasse."}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "133", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193306-01.1.7", "texte": "Un projet d'urbanisation du Quartier Léopold,\nà Bruxelles, avec aménagement des abords du\nMusée Royal d'Histoire Naturelle.\nArchitecte : L. DE VESTEL\n\nA I occasion d un important travail dont il a été chargé — le nouveau Musée d'Histoire\nNaturelle — I architecte L. De Vestel a étudié ce qui constituait le cadre fonctionnel de\nce travail, en le rattachant, comme il est normal, à un ensemble urbanistique plus consé-\nquent : le Quartier Léopold.\nNous publions ici, en même temps que les principaux documents graphiques de ce projet,\nle rapport qui les accompagne.\nSans doute ce travail ne sera pas sans susciter des critiques; il est même souhaitable, pour\n! intérêt du problème ici posé, qu'une discussion objective permette de mettre en relief\nce qui conditionne l'avenir de ce quartier bruxellois. (N.D.L.R.)\n• Le site dont l'urbanisation est étudiée,\nse trouve situé entre deux systèmes circu-\nlatoires rayonnants, et deux systèmes cir-\nculatoires circonférenciels. Tous quatre de\npremier ordre.\n9 Les deux systèmes circulatoires rayon-\nnants sont :\nA. Rue de la Loi, desservant :\n1) Partiellement Crainhem, Woluwe-St-\nEtienne, L o u v a î n ;\n2) Tir National, Roodebeek;\n3) Cinquantenaire, Woluwe, Tervueren,\nStockel;\n4) Chasse Royale, Auderghem, Tervue-\nren, Overyssche, N a m u r .\nB. Avenue Louise, desservant :\n1) Av. des Nations, Boitsfort, Hoeylaert,\nN a m u r , La Hulpe, Genval;\n2) Bois de la Cambre, chauss. de Vleur-\ngat, Espinette, Waterloo, Buysin-\nghen, etc.\n9 Les deux systèmes circulatoires circon-\nférentiels sont :\nC. Première ceinture : Avenue des Arts,\navenue Marnix.\nD. Grande ceinture : boulevard Jacques\nde Dixmude, boulevard Saint-Michel.\n0 Entre ces quatre systèmes de circulation\nde premier ordre, existent des systèmes\ncirculatoires d'ordre secondaire et locaux,\nou tellement insuffisants qu'ils sont inutili-\nsables ou en voie de le devenir prochai-\nnement.\n• Les deux systèmes circulatoires circon-\nférentiels susdits, sont parfaits sauf qu'ils\ndeviennent difficilement praticables par\nsuite des nombreux carrefours réglés élec-\ntriquement.\n• Les deux systèmes circulatoires rayon-\nnants deviennent insuffisants par leur\nétranglement, leur étroitesse et l'encom-\nbrement des tramways. (Etranglement de\n1 avenue Louise I \" tronçon; étroitesse de\nla rue de la Loi). Mais ce n'est pas ici le\nlieu de discuter ces inconvénients qui pour-\nront d'ailleurs être supprimés par des me-\nsures prises en temps voulu.\n• La leçon à tirer des faits exposés, est\nqu'il est désirable de créer de nouvelles\nvoies circulatoires ou d'aménager celles\ndevenues insuffisantes, dans la zone à ur-\nbaniser, de façon à soulager les systèmes\ncirculatoires de premier ordre que nous\navons cités.\n• Nous remarquons en examinant le cro-\nquis I et en délimitant en rouge les zones\ndesservies directement par les deux sys-\ntèmes circulatoires rayonnants, qu'il existe\nune zone laissée en blanc sur le croquis, et\nqui n'est desservie que par des systèmes\ncirculatoires locaux de second ordre.\n• Parmi les systèmes circulatoires de se-\ncond ordre locaux et sufisants nous\npouvons ranger : la voie de ceinture rue\nGray, chaussée d'Etterbeek, prévue par la\nProvince de Brabant, à largeur de 20 mè-\ntres, et que nous considérons comme ac-\nquise; et la voie de ceinture, rue de la\nBrasserie, avenue Victor Jacobs, rue Eu-\ndore Pîrmez, avenue de la Chasse, avenue\ndes Celtes. Ces deux voies relient locale-\nment trois centres importants : d'une part,\nla place Sainte-Croix, et d'autre part, la\nplace Saînt-Josse ou le Cinquantenaire.\n(Ces deux systèmes sont circonférentîels.)\n• Parmi les systèmes circulatoires de se-\ncond ordre locaux mais insuffisants\nnous pouvons ranger quatre systèmes (tous\nrayonnants) :\na) La chaussée de Wavre (dans son par-\ncours porte de Namur-place Jourdan);\nb) La rue du Trône-avenue de la Cou-\nronne-Watermael;\nc) Chaussée d'lxelles;\nd) Rue Bellîard-avenue des Nerviens-ave-\nnue des Gaulois (passage à niveau).\n• Nous voyons donc que le site à urba-\nniser a principalement besoin d'artères\nrayonnantes suffisantes, soit qu'on\nles lui donne par la création de voies nou-\nvelles, soit qu'on aménage les voies exis-\ntantes.\n• Les différents centres urbains impor-\ntants, se trouvant en contact direct avec\nle quartier Léopold sont ;\na) Le Cinquantenaire;\nb) La place Sainte-Croix;\nc) L'ensemble du Parc, place Royale;\nd) La porte de Namur;\ne) La place Saint-Josse.\n• On ne peut songer a créer d'un coup\ndes voies de circulation convenables, et\nune solution transitoire doit être choisie.\nIl est certain que dans l'avenir la chaussée\nd'lxelles et la rue de Luxembourg, entre\nautre, devront être fortement élargies.\nOn ne peut songer à réaliser cela que par\ndécret d'alignement; cependant nous pou-\nvons envisager une amélioration par divi-\nsion de la circulation et création de sens\nuniques. Le plan 2 donne une proposition\ndans ce sens.\n• Modelé du terrain. Le site à\nurbaniser se trouve situé sur un versant de\nla vallée du Maelbeek. Des différences de\nniveau très fortes compliquent le pro-\nblème. Le plan 3 permet de se rendre\ncompte du modelé du terrain.\n• Le site à urbaniser comprend trois cen-\ntres d'attraction importants :\na) La gare;\nb) Le Musée Royal d'Histoire Naturelle et\nle Parc Léopold;\nc) La place Jourdan.\n• Gare du Quartier Léopold.\nCette gare a actuellement un trafic in-\ntense et dessert toute la banlieue rurale\nS.-E. de Bruxelles. On peut dire qu'elle est\ndéjà l'équivalent d'une gare de métro des-\nservant cette région. La création du che-\nmin de fer de Tervueren n'a fait qu'accen-\ntuer ce caractère et l'on peut dire que\ndans l'avenir cette gare fera partie du\nréseau des métros bruxellois. D'autre part,\nde nombreux trains venant des provinces\nS.-E. y ont déjà leur point d'aboutissement.\nSi la jonction Nord-Midi ne se réalise pas,\ncette gare est appelée à devenir une gare\ninternationale de premier ordre.\nLe projet de qare fiquré à la feuille 2 du\ngrand plan d'ensemble n'est présenté qu'à\ntitre indicatif et devra être l'objet d'exa-\nmens plus approfondis. Ce projet indique\ncependant les grandes lignes suivant les-\nquelles cette gare devrait être conçue.\nLa Société Nationale des Chemins de Fer\navait envisagé un projet prévoyant un\npont unique à double circulation, dans\nl'axe de la rue de Luxembourg avec gare\nscindée en deux. D'un côté du pont se\ntrouvait la gare d'arrivée et de l'autre la\ngare de départ.\nCe projet a le très gros désavantage de\ncouper les services en deux, d'où difficul-\ntés d'exploitation, d'organisation et de di-\nrection.\n• Au point de vue circulatoire, il y a de\ntrès gros avantages à pouvoir tourner\nautour d'une gare. A titre d'exemple,\nla gare de Hambourg peut être citée.\nCette disposition permet autant d'accès\nqu'on peut le désirer pour les différents"}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "134", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193306-01.1.8", "texte": "285. Plan général du Quartier Léopold.\n\n284. Plan des abords du Musée d'Histoire Naturelle.\nLEGENDE :\na) Place du Luxembourg; b) Rond-point, rue de la Loi.\nc) Place Jourdan; d) Place de la Couronne.\n1. Musée Royal d'Histoire Naturelle (agrandi).\n2. Gare du Luxembourg (nouvel état).\n3. Musées techniques (nouvel état).\n4. Musée Wiertz.\n5. Service géologique de l'Etat (nouveau).\n6. Place intérieure pour marché (nouveau).\n7. Ancien Institut d'Anatomie de LU. L. B.\n8. Institut Solvay.\n9. Lycée de jeunes filles de la Ville.\n10. Clinique dentaire Eastman.\n11. Institut Pasteur.\n12. Police, ambulance.\n13. Pompiers.\n14. Postes - téléphoné - télégraphe.\n15. Train électrique et future station métro."}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": "135", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193306-01.1.9", "texte": "services. Elle permet également la circu-\nlation en sens unique autour de\nla gare, ce qui évite complètement les\nembouteillages de circulation (ceci est es-\nsentiel pour une gare).\nComme on dispose d'un grand développe-\nment de façade, on peut y prévoir des\nlocaux commerciaux, boutiques et maga-\nsins, qui sont d'un rapport locatif élevé. Le\nprojet actuel prévoit 20 boutiques.\n• Au point de vue esthétique, il serait\ndésastreux de prolonger l'axe de la rue de\nLuxembourg. De par la situation des lieux,\ncet axe doit être brisé au delà\ndu pont. Il vaudrait donc mieux dissimuler\ncette rupture et arrêter la perspective de\nla rue de Luxembourg par le bâtiment de\nla gare. L'art de l'urbaniste consiste à sa-\nvoir arrêter l'œil du spectateur à temps.\nIl n'y a d'ailleurs rien de plus monotone\nque des perspectives ininterrompues telles\nque celle de la Friedrichstrasse à Berlin.\nL'arrêt adroit des perspectives est d'ail-\nleurs ce qui fait le charme de nos vieilles\ncités.\n• Il est à remarquer qu'après le pont au-\ndessus du chemin de fer les futures ave-\nnues qui y ont leur point de départ, effec-\ntueront de par le modelé du terrain, une\nplongée brusque et forte. Il serait inesthé-\ntique d'avoir cet aspect de plongée et de\ndos d'âne \" en fond de la rue de Luxem-\nbourg. Le même aspect disgracieux serait\négalement créé du côté du parc.\n• Dans ces conditions, la gare telle qu'elle\nest proposée, présente, au point de vue\nurbanistîque et au point de vue technique,\nle maximum d'avantages.\n• Au point de vue circulation intérieure,\nnous avons prévu, une large entrée et une\nlarge sortie, qui desservent une plate-\nforme surplombant transversalement les\nquais et communiquant avec eux par une\nsérie d'escaliers.\nCette plate-forme accessible au public\n(le contrôle se faisant au haut des esca-\nliers) est pourvues à nouveau de 16 bouti-\nques, dont la location serait très avanta-\ngeuse. Il est fait ici application d'un usage\ntrès répandu en Allemagne. Ce principe\noffre le double avantage de donner sous\nforme de location, un gros rapport à la\nSociété exploitante, et de permettre aux\nvoyageurs de se procurer tous objets dont\nils pourraient avoir besoin.\nTous les organes intérieurs de la gare se\ntrouvent situés sous une vaste toiture para-\nbolique en béton translucide.\n• Deux gratte-ciel de 20 étages chacun\nsont prévus pour contenir les bureaux de\nla direction et de l'administration centrale\ndes chemins de fer belges. Ces gratte-ciel\nsont figurés à l'état schématique et de-\nvront être étudiés d'après les besoins de\nla Société nationale.\nCe projet permettrait à la Société, si elle\nest dans l'obligation de quitter ses locaux\nactuels de la rue de Louvaîn, de ne devoir\nacquérir aucun terrain nouveau et de s'ins-\ntaller sur son territoire. Il permettrait éga-\nlement aux fonctionnaires de se trouver en\ncontact direct avec le réseau.\nIl est à remarquer que tout fait prévoir\nI existence d'un très bon sol de fondation\npermettant la construction des assises de\nces gratte-ciel à un prix modéré.\n• De part et d'autre du double pont, se\ntrouvent 4 petits bâtiments. L'un d'eux\nservira de station pour le métro électrique\nde Tervueren. Les autres serviront pour les\nservices de pompiers, police-ambulance,\net postes-téléphone-télégraphes.\n• Le trapèze constitué par les rues de\nTreves, Belliard, Wiertz, du Remorqueur et\nGodecharles, est entièrement destiné aux\nchemins de fer, par expropriation des pro-\npriétés comprises dans son périmètre. Ces\nexpropriations sont d'ailleurs nécessitées\npar l'élargissement des rues susdites. Afin\nd'amortir ces expropriations, 4 vastes bâti-\nments de rapport seraient construits par la\nSociété Nationale ou les Pouvoirs publics.\nCes bâtiments aménagés en bureaux, pour-\nraient être loués momentanément et ser-\nviraient ultérieurement de possibilité d'ex-\ntension pour les services de chemins de fer.\ne Ces grandes li gnes du projet, donneront\nau point de vue aspect, un ensemble mo-\nnumental. Elles suppriment complètement\ndans l'enceinte de la gare, l'aspect misé-\nrable des arrières d'habitation, qui donne\nà l'étranger une impression si mauvaise.\nPar les vides laissés entre les bâtiments de\nrapport, le territoire de la gare sera large-\nment ventilé; de plus des perspectives\nintéressantes sont ainsi créées pour les\npromeneurs circulants dans les rues voisi-\nnes.\n• Passage à niveau rue Belliard : devra être\nsupprimé; la rue Belliard passerait sous\nun pont-rail. Le passage sous ce pont est\nuniquement destiné aux automobiles. Les\ntramways n'y pourraient passer par suite\ndu manque de hauteur, et sont détournés\nau carrefour rue Belliard-chaussée d'Et-\nterbeek. Pour permettre l'exécution ration-\nnelle de ce pont, nous sommes obligés\nd'envisager la suppression de la rue d'Ar-\ndenne. Rue de peu de valeur et de peu\nd'utilité.\no Du côté du Parc Léopold, le double\npont aboutit à une place demi-circulaire, à\ncirculation giratoire. Cette place se trouve\nenviron 4 m. 50 plus haut que le niveau\nactuel. Elle serait construite sur poteaux et\ndans le souterrain ainsi créé à peu de frais\npourront être aménagés des parcages\nd'autos privées ou taxis.\n• Cette place est \" fermée \" (genre place\nRoyale), les bâtiments la bordant, se pro-\nlongeant au-dessus des rues y aboutissant.\nCette disposition garde à cette place son\naspect monumental, sans que les rues qui\ny aboutissent, dissymétriquement, rompent\nson harmonie,\n• Les bâtiments qui bordent cette place,\nse trouvent situés exactement aux sommets\ndes pentes et évitent aux rues l'aspect en\n\" dos d'âne Ces bâtiments pourraient\nêtre à usage de musée (musée de moyens\nde transports, musée technique, etc.,\ngenre Science Muséum de Londres, ou\nDeutsche Muséum de Munich ou tout au-\ntre suivant besoin).\n• Le bâtiment du côté du Musée d'His-\ntoire Naturelle s'adapte à l'ensemble de\ncelui-ci.\n• Le groupement : Gare, gratte-ciel, Mu-\nsée Technique (?), Musée d'Histoire Natu-\nrelle, forme un grand ensemble monumen-\ntal, dont l'harmonie doterait Bruxelles d'un\nmagnifique centre moderne.\n• Ce groupement n'est possible que par\nl'expropriation de la Brasserie Léopold,\ndont l'industrie au centre de la ville consti-\ntue d'ailleurs une nuisance publique. Il est\nà remarquer que cette usine arrose les\nenvirons d'une pluie de fine cendrée et a\ncausé des graves préjudices aux collections\ndu Musée d'Histoire Naturelle.\n• Ce groupement déterminé, il nous reste\nà relier ce centre urbanistîque de premier\nordre aux divers centres qui l'avoisinent et\naux deux systèmes circulatoires importants\nque nous avons cités plus haut.\n• Une voie de grande importance et dont\nl'économie est réelle s'impose d'abord. Il\ns'agit de l'avenue partant en ligne droite\nde la place circulaire derrière la gare et\naboutissant au croisement de la rue Bel-\nliard et de la chaussée d'Etterbeek (pente\n5.9 à 6.6).\n• Il est tout indiqué de prolonger cette\nvoie jusqu'à sa rencontre avec la rue de\nComines. Nous assurons ainsi la liaison\ndirecte gare - rond-point - rue de la Loi\n(ensemble du Cinquantenaire). Cette voie\nnous permet de détourner les tramways\nj n s 20, 22 et de les diriger directement\nsur la gare Léopold. (Nous avons vu que\nces tramways ne pourraient pas passer sous\nle pont-rail (passage à niveau supprimé) de\nla rue Belliard, par suite d'insuffisance de\nhauteur). Les expropriations ne sont néces-\nsaires que dans la partie rue Belliard-rue\nde Comines. Une partie d'entre-elles est\ndéjà nécessitée par l'élargissement de la\nchaussée d'Etterbeek prévu par la Province\nde Brabant (aménagement de la vallée du\nMaelbeek). Les deux blocs de terrain à\nbâtir restant disponibles après réalisation\ndes voies, acquèrront une plus-value qui\ncompensera les dépenses engagées.\n• Une seconde voie s'indique d'elle-\nmême. C'est celle partant de la place cir-\nculaire derrière la gare et aboutissant dans\nle bas de la chaussée de Wavre en épou-\nsant la forme de la façade du Musée"}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "136", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193306-01.1.10", "texte": "d'Histoire Naturelle (pente 2.5 à 5 p. c.).\nCette voie relie le groupe gare-Musée, à\nla place Jourdan. Il ne peut être question\nde faire circuler des tramways dans cette\nvoie pas plus que le charroi lourd, les tré-\npidations étant très nuisibles aux collec-\ntions du Musée.\n• Pour la création de ces deux voies pas-\nsant au travers du parc, des déblais et\nremblais relativement peu importants sont\nnécessaires. Le minimum d'arbres seront\nabatus. Aucune démolition des bâtiments\nexistant dans le parc n'est nécessaire.\n• Examinons maintenant le centre place\nJourdan et abords. Comme éléments de\ndépart nous avons :\na) La place Jourdan est reliée directement\net de façon parfaite au rond-point de\nla rue de la Loi par la rue Froissard;\nb) Elle est également sur le parcours de la\nvoie de ceinture secondaire chaussée\nd'Etterbeek-rue Gray, que la Province\ncompte porter à la largeur de 20 mè-\ntres;\nc) Cette place est l'emplacement d'un\nmarché en plein air, florissant mais en-\ncombrant la circulation;\nd) La voie passant devant le Musée abou-\ntit dans le bas de la chauss. de Wavre.\n• Si nous examinons le territoire compris\nentre la rue Gray et le boulevard de\ngrande ceinture et limité latéralement par\nle chemin de fer et la chaussée de Wavre,\nnous pouvons remarquer que ce territoire\nest très mal desservi et qu'il serait utile\nde le dégager par une voie qui serait le\nprolongement de notre avenue passant de-\nvant le Musée.\n• En étudiant le modelé du terrain sur\nnotre plan de courbes de niveau (plan 3),\nnous pouvons déterminer logiquement le\ntracé de cette voie qui suivrait celui d'un\nancien affluent du Maelbeek et celui d'un\nancien sentier séculaire dénommé \" Ver-\nlorenhoek \" sur la carte Le Hardy de Beau-\nlieu de 1848. Ce tracé peut se résumer\ncomme suit : voie partant du croisement\nchaussée de Wavre—rue du Maelbeek, et\nallant rejoindre la rue de Haerne dont la\nlargeur serait portée à 24 mètres. La rue\nde Haerne se dégage naturellement par\nl'avenue du Champ-de-Manœuvres.\n• La voie ainsi tracée pourrait être pro-\nlongée au travers du champ de manœu-\nvres jusqu'à Watermael (avenue des Prin-\nces) dégageant ainsi la 3' ceinture (boule-\nvard du Souverain). Le passage au travers\ndu champ de manœuvres pourraient être\neffectué en partie en tunnel, et chemin\ncreux, si le Ministère de la Défense Natio-\nnale l'exige. Nous croyons d'ailleurs que\nle modelé du terrain et le raccordement à\nWatermael au-dessus du chemin de fer\nnécessitera, en partie, cette disposition.\nLe tracé définitif de cette voie devra être\nétudié par la Commission du Grand-Bru-\nxelles en collaboration avec les communes\nde Watermael-Boitsfort, Auderghem, Et-\nterbeek et les administrations des Chemins\nde Fer de la Défense Nationale.\n• Il est indispensable de dégager la place\nJourdan du Marché qui, à certaines heu-\nres, embouteille complètement la circula-\ntion. Nous proposons donc de créer, dans\nle triangle place Jourdan - rue du Mael-\nbeek - chaussée de Wavre, une place inté-\nrieure pour ce marché. Les parties adjac-\ncentes aux rues seraient occupées par des\nimmeubles de rapport, l'accès à la place\nintérieure se faisant largement par les\nsommets du triangle.\nLes expropriations à faire trouveront leur\ncompensation dans la location ou la vente\nde ces immeubles de rapport, la plus-value\ndu quartier entraînant également la majo-\nration du rendement des impôts.\nLa place Jourdan aménagée pour recevoir\nune circulation devenue intensive, permet-\ntrait le parcage de 39 voitures.\n• Tous ces aménagements ont pour résul-\ntat le dégagement du Parc Léopold et du\nMusée Royal d'Histoire Naturelle.\n• La rue de l'Etang et la chaussée de\nWavre qui en est le prolongement, jus-\nqu'au boulevard de grande ceinture,\nseraient élargies à 20 mètres (ou 24 mè-\ntres si les tramways sont destinés à y être\nmaintenu). Il faudrait prévoir, en outre, la\nrectification et la mise à 20 ou 24 mètres\nde la rue Louis Hap, de façon à soulager\nla rue Général Léman devenue insuffi-\nsante.\nEn attendant ces réalisations, qui devront\nêtre étudiées en détail, nous proposons la\ncréation de sens uniques : l'aller se faisant\npar les rues Général Léman - rue Eglise\nSainte-Gertrude - rue du Cornet - avenue\ndes Gaulois; le retour par l'avenue des\nCeltes - chaussée Saint-Pierre. Ce sens uni-\nque serait également valable pour les\ntramways. C'est la situation prévue au\ngrand plan d'ensemble (voir également\nplan N' 2).\n• Nous avons vu plus haut que les tram-\nways et le lourd charroi ne pouvaient em-\nprunter la voie passant devant le Musée.\nDe plus, cette voie prévue à 20 mètres de\nlargeur (sans tramways) deviendrait rapi-\ndement insuffisante si nous créons les voies\nde grande circulation décrites plus haut.\nIl est donc indispensable de porter la lar-\ngeur de ia chaussée de Wavre dans son\ntronçon, depuis la rue de l'Etang jusqu'à\nla rue Godecharles, à 20 mètres, par dé-\ncret d'alignement.\nCette dernière rue longeant désormais le\nterritoire de la gare, sera également élar-\ngie à 20 mètres.\n• Nous pouvons remarquer que la rue de\nTrêves a été prolongée en ligne droite,\njusqu'à sa rencontre avec la rue Gode-\ncharl es. Par ces aménagements, nous avons\ncréé une voie de dégagement facile et\ndirecte pour les tramways, comme pour les\nvéhicules (chaussée de Wavre - rue Gode-\ncharles - rue de Trêves).\n• La partie de la chaussée de Wavre\nentre la rue Godecharles et la Porte de\nNamur serait à sens unique. On peut pen-\nser qu'un décret d'alignement, portant la\nlargeur de ce tronçon à 24 mètres, serait\nsouhaitable. Mais on peut croire que cette\nmesure n'est pas strictement indispensable\nsi l'élargissement à 40 mètres de la rue\nde Luxembourg est prévu dans un avenir\nassez rapproché.\n® Il est, en effet, indispensable d'envisa-\nger cette mesure qui permettrait de lier,\npar une voie monumentale, le nouvel en-\nsemble monumental que nous créons, à\nl'ensemble monumental du Parc et de la\nplace Royale. Cette mesure peut se réali-\nser soit par expropriation, soit par décret\nd'alignement.\nLes bâtiments en bordure de cette large\nartère, devraient être construits d'archi-\ntecture uniforme et pourraient avoir une\nhauteur de 40 mètres à front de rue et\n50 mètres avec recul de la partie supé-\nrieure de 5 mètres (soit 12 étages), Cette\nautorisation de bâtir en hauteur inciterait\nles propriétaires riverains à réaliser rapi-\ndement le nouvel alignement.\n• La place de Luxembourg, en attendant\nun aménagement définitif, en corrélation\navec l'élargissement de la rue de Luxem-\nbourg, recevrait l'aménagement prévu au\nplan. Les tramways se trouvant au centre,\nun parcage de 42 voitures peut être amé-\nnagé. La rue de Luxembourg serait à sens\nunique (tramways compris) la circulation\nse dirigeant vers la gare. La circulation\nvers le centre de la ville serait détournés\npar la rue Bellîard. Les tramways allant\ndans les deux directions se rejoindraient\nplace des Palais (voir plan N° 2).\n• Il nous reste à examiner la liaison de\nnotre ensemble avec la place de la Cou-\nronne, la place Communale d'Ixelles, l'ave-\nnue Louise.\nNous devons également examiner com-\nment nous pourrions détourner une partie\nde la circulation de l'avenue de la Cou-\nronne qui devient insuffisante.\n• La I iaîson avec la place Communale\nd'Ixelles sera assurée par la rue du Viaduc,\nla rue de la Croix et la rue du Beau-Site\ndont les largeurs seraient portées à 20 mè-\ntres, par décret d'alignement.\nEn attendant la réalisation de ces largeurs,\nl'étude d es sens uniques que nous avons\nfaite au début de ce travail, peut assurer\nle trafic à titre précaire (voir plan N° 2).\n(Lire la fin p. 144.)"}, {"page_pdf": 11, "page_imprimee": "137", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193306-01.1.11", "texte": "Discussion sur les Salles de Cinéma\n\nA la suite de notre N 2 relatif aux Salles\nde Cinéma, nous avons reçu de M. le Pro-\nfesseur G. Henderick (Gand) la lettre sui-\nvante :\nMonsieur l'Administrateur,\nMes élèves à l'A. R. D. B. A. de Gand\nm'ont soumis, pour appréciation, votre\nnuméro de janvier s'occupant des cinémas.\nAprès avoir lu avec attention l'étude de\nM. Herbosch et celle relative au \" Capi-\ntole \" d'Anvers, j'ai dû me déclarer en\ndésaccord avec certaines théories émises\net je crois de mon devoir de vous commu-\nniquer, en toute franchise, ma critique telle\nque je l'ai émise dans ma classe.\nM. Herbosch joint à son étude analytique\ndes croquis de salles de cinéma qui répon-\ndent parfaitement à son idée : «La\nsale de cinéma doit être un\nendroit confortable, d'ac-\ncès facile, où l'on vient vi -\nsionner et auditionner un film\net non voir de l'architec-\nture. »\nJe ne suis pas tout à fait de son avis.\nUne salle de cinéma est avant tout une\nsalle de spectacle dans laquelle on passe\ndeux ou trois heures, et le fait d'astreindre\nun nombre d'individus plus ou moins grand\nà cette unique pensée et occupation, la\nfixation d'un écran, correspond pour moi à\nla déprimante oppression que procure la\nvue d'une chambre d'hôpital ou de celle\nd'un cabanon.\nCette boîte oblongue aux murs nus, à la\ncouleur sombre vers l'écran et s'éclaircis-\nsant au fur et à mesure qu'elle s'éloigne,\nd'une seule tonalité rose ou jaune, sans\naucune note décorative ni aucune plaque\nde couleur pétillante pouvant distraire le\nregard fatigué de l'écran trop lumineux,\ndoit impressionner péniblement la vue, à\nla longue.\nLe fait d'ail er au ciné, ne porte pas en soi\nune pensée de recueîlement ni de médi-\ntation; le plus beau film ne procure, tout\nau plus, qu'un peu de délassement à notre\nesprit, et il lui reste toujours assez de capa-\ncité pour emmagasiner l'impression d'une\nbelle li gne, d'un beau motif ou d'une har-\nmonie de couleur, entre deux projections,\nou de souffrir de leur absence, quand la\nlumière réapparaît.\nNous avons trop en nous le besoin des\nchoses belles, pour ne pas nous laisser cap-\ntiver par une jolie salle décorative comme\ncelle du \" Métropole \" par exemple. Que\nm importe si la répartition des couleurs\nn est pas tout à fait rationnelle, quand elle\nest quand même agréable à regarder. La\nsalle de spectacle est une espèce d'écrîn\nqni gagne à être bien éclairée jusque dans\nses extrémités.\nTelle que la préconise M. Herbosch, sa\nsalle développe un trou d'ombre qui va en\ns'approfondissant vers l'écran. Cela doit\ncréer une atmosphère un peu angoissante;\non n'est jamais attiré par l'ombre et la sen-\nsation du crépuscule crée par atavisme une\nespèce de mélancolie peureuse. Nous ne\npouvons oublier du reste le phénomène\nnaturel qui fait que nos yeux fatigués par\nla vue d'une lumière uniformément blan-\nche, se reposent sur les couleurs très va-\nriées; c'est de ce fait que sont nés les\nvitraux de couleur malheureusement dé-\ncriés par nos modernistes.\nLe deuxième point sur lequel je me trouve\nen désaccord avec M. Herbosch est son\nsystème de plan de salle à rebours, c'est-\nà-dire l'entrée derrière l'écran, et la ca-\nbine dans le fond.\nJ'ai pour cela deux raisons sérieuses :\n1 Dès l'entrée, les nouveaux arrivants, une\nfois le film en projection, ont une tendance\nà piétiner sur place pour ne rien perdre\ndu spectacle et comme ils sont obligés de\nse retourner, ils obstruent le passage pour\nceux qui les suivent;\n2 En cas de panique, presque tout le\nmonde perd la tête et veut se sauver; il\nen résulte un mouvement irréfléchi qui\njette le public vers le fond de la salle, la\nlongue habitude lui ayant appris à tourner\nle dos à la scène, d'où venait d'ailleurs\npresque toujours le danger, jadis, et si cela\nse produit, avec le plan Herbosch, c'est\nl'embouteillage complet.\nJe sais que vous m'objecterez que le dan-\nger vient maintenant de la cabine, et non\npas de la scène; mais je trouve cet argu-\nment sans importance, parce que la cabine\nest parfaitement isolée de la salle et qu'en\ncas d'incendie de celle-ci, le public ne peut\nmême pas s'en apercevoir. Comme nous\nsommes à la recherche de la salle-type, il\nfaut, à mon avis, avant tout, s'occuper de\nla sécurité du public, et se mettre pour\ncela au niveau de son raisonnement.\nLa cabine est mieux au-dessus des entrées\nque dans le fond de la salle presque tou-\njours englobée dans les bâtisses voisines.\nCelle placée au fond, est en cas de sinistre,\nisolée de l'extérieur par le public même\nqui bloque tout le devant, et le foyer de\npropagation devient plus grand parce que\nle secours ne l'atteint plus.\nEn ce qui concerne l'acoustique, sans aller\njusqu'à prétendre avec mes confrères visés\npar M. Herbosch, que celui-ci est l'effet\ndu simple hasard, je prétends toutefois,\nn'en déplaise aux théoriciens, qu'un acous-\ntique impeccable peut résulter aussi d'une\nlongue expérience comparative, tout com-\nme l'étude la mieux ordonnée peut donner\nlieu à des mécomptes inexplicables.\nEn voici une preuve : Ayant à construire\ndernièrement une salle de 1.800 places\ndans un emplacement carré de 20 à 25 mè-\ntres, j'ai été en rapport avec des firmes de\npremier rang pour la question acoustique.\nLa première de celles-ci prétendait, chif-\nfres en mains, qu'il me fallait 1.800 mètres\ncarrés de matière absorbante.\nA mon refus d'adhérer à cette idée, la\nmême firme revenait avec une nouvelle\nétude tablant sur 800 mètres carrés. Quel-\nques jours après, une autre firme spéciali-\nsée, vint me prouver, chiffres à l'appui,\nqu'il ne m'en fallait que 400. Finalement,\nquand les plans furent envoyés à la firme\nWestern pour l'application des appareils\nsonores, celle-ci me fit savoir que ma salle\nétait parfaite au point de vue acoustique\net qu'elle ne réclamait aucune matière\nabsorbante, autre que les velours des fau-\nteuils, portières et tapis.\nPour la jeune école, j'ai donc marché ici\ncomme l'aveugle qui se fie à son instinct,\nce qui m'a toutefois permis une grosse\ndépense inutile et probablement nuisible\nà mes clients.\nUn autre défaut du projet Herbosch, à\nmon avis le plus grand, c'est le manque de\nproportion entre la salle et les dépendan-\nces.\nEn effet . I sur un terrain de 960 mètres\ncarrés il se propose de construire une salle\nde 390 mètres carrés avec des accès et\ndépendances de 570 mètres carrés.\nC'est là un luxe de dégagements qu'aucun\npropriétaire ne permettra.\n2 Pour une salle de 600 spectateurs il\nfait des sorties de 14 mètres de large,\ndonc correspondantes à celles d'une salle\nde 1.400 places. C'est encore un excès de\nluxe qu'il ne lui sera jamais permis de met-\ntre en pratique. Par simple comparaison,\nje vous citerai la salle construite citée plus\nhaut; celle-ci comporte un terrain de 38 m.\nsur 25 m. = 950 mètres carrés; la salle\nproprement dite en prend 25 X 25, la\nproportion utilisée par le public est donc\nde 2/3 environ, alors que celle du projet\nHerbosch n'est que de 2/5 environ. La\nsalle de Gand, a sur une façade de 25 m.,\nplus de 18 m. de sorties et quoique en\ntemps ordinaires les 2/3 de celles-ci ne\nsont pas usagées, l'évacuation se fait en\ndeux ou trois minutes; en cas de panique,\ntoutes les issues ouvertes, il ne faudrait\nqu'une minute et demie pour une évacua-\ntion complète.\nNous ne pouvons admettre, n'est-ce pas,\nque sur un terrain de 960 mètres carrés,\nl'importance de la salle ne soit que de\n2/5, soit pour la partie occupée pendant\nde longues heures, alors que les 3/5 qui\nrestent ne le seront que pendant quelques\nminutes. Ce sacrifice fait aux dégagements"}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "138", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193306-01.1.12", "texte": "236. Croquis comparatifs de l'architecte G. Henderick.\n\n287. Etat des lieux, tel que le donne l'architecte L. Stijnen.\n\n288. Critique des objections faites par M. Henderick.\n(Croquis de L. Stijnen.)\n\nn'est nullement proportionné à la diminu-\ntion du chiffre d'affaires.\nCes quelques remarques au sujet de l'arti-\ncle de M. Herbosch, parce que je consi-\ndéré que chacun de nous doit apporter sa\npetite pierro o l'édifice du 7 art.; je m'en\nexcuse près de mon jeune confrère, dont\nje n'apprécie pas moins à sa juste valeur\nla belle étude sur le sujet Cinéma.\nPar rapport à votre article sur le cinéma\n\" Capitole \" d'Anvers, oeuvre de confrère\nStynen, permettez-moi également une pe-\ntite objection à vos points de vue, quant\na I aménagement que vous trouvez judi-\ncieux.\nBien que j aime le talent de Stynen, je\nn'approuve pas tout à fait la disposition\nde sa salle, parce que, dès l'entrée il y\ncrée un embouteillage, la moitié du public\ndevant faire le tour complet de la salle\npour atteindre un siège (tous ceux qui doi-\nvent s'asseoir à gauche). Les personnes à\ndroite doivent être incommodées par les\nentrées et sorties.\nLes sorties sont excellentes pour l'évacua-\ntion rapide, mais désagréables au public,\nqui n'aime pas qu'on le sème à la sortie,\naux quatre points cardinaux. Je crois qu'un\naménagement de plan tel que l'indique\nmon croquis B, aurait donné une ordon-\nnance plus rationnelle et moins tortueuse.\nJe sais bien que vous pouvez m'objecter\nque dans cet ordre d'idée les sorties de\nsecours auraient été dans le tond de la\nsalle, mais il restait toujours l'entrée, et\npuis de deux maux je préfère le moindre.\nVeuillez excuser, Monsieur l'Administrateur,\nla liberté que j ai prise de vous soumettre\nces remarques concernant votre numéro\nsur le cinéma, et agréer l'assurance de ma\nconsidération toute distinguée.\n\nGéo HENDERICK,\nArchitecte,\nProfesseur à l'Académie\ndes Beaux-Arts, Gand."}, {"page_pdf": 13, "page_imprimee": "139", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193306-01.1.13", "texte": "L. STYNEN.\nNous avons transmis la lettre de M. Hen-\nderick à notre confrère L. Stynen; celui-ci\nnous écrit :\nJ'ai pris connaissance des objections de\nM. Henderick, mais ne suis pas d'accord\navec lui.\nLe plan proposé par lui ne trouve pas mon\napprobation. La forme circulaire est mau-\nvaise et de plus il est impossible de situer\nl'entrée de la salle dans l'axe vu la confi-\nguration du terrain.\nLa disposition des sorties telle que la con-\nçoit M. Henderick n'est pas heureuse. Le\npublic est tout autant « semé aux quatre\npoints cardinaux », chose qui, dans le cas\nqui nous occupe, n'est pas mauvaise étant\ndonné que les autos stationnent en général\ndu côté des sorties dans une rue débou-\nchant sur une artère principale.\nLes sièges ont été disposés tout autre-\nment que je l'avais prévu. C'est d'ailleurs\npour cette raison que je n'ai pas fait figu-\nrer cette disposition au plan. J'avais pré-\nconisé un couloir de dimensions suffisantes\nvenant du hall d'entrée et séparant la salle\nen deux parties. Les sièges placés derrière\nce couloir auraient été surélevés d'envi-\nron 0 m. 60 afin que leurs occupants ne\nsoient pas gênés par les gens circulant\ndans le couloir.\nIl y a ensuite les considérations d'ordre\npratique que je ne pouvais perdre de vue.\nEn effet, ce cinéma est divisé en deux\nparties : l'une comprenant la salle,\nl'autre l'entrée et les dégagements de\nservice.\nLes deux propriétés ont été louées; à l'ex-\npiration du bail la salle devient le\nbien du propriétaire du ter-\nrain, l'autre devra être re-\nmise dans son état primitif '\nLa salle devrait pouvoir être exploitée ulté-\nrieurement sans l'entrée côté avenue de\nKeyser. Le plan a été fait dans le but de\nrendre cette transformation peu consé-\nquente.\nEn glissant la salle sur le terrain comme je\nl'ai fait, la charpente devenait très simple\net pouvait être placée en paliers.\nJe joins à la présente quelques croquis jus-\ntifiant mes remarques (p. 138).\nJe vous remercie et tiens à vous faire sa-\nvoir que je suis heureux de ce que mon\ntravail ait pu servir de base à une discus-\nsion sur des questions de principe.\nVeuillez agréer, cher Confrère, l'expression\nde mes sentiments les meilleurs.\nM. Henderick empiète avec sa salle sur\nla propriété n\" 11.\n\nG. HERBOSCH.\nD'autre part, M. G. Herbosch répond\ncomme suit aux objections de M. Hende-\nrick :\n« Une salie de cinéma est avant tout une\nsalle de spectaJe » dit M. Henderick.\nNous considérons, au contraire, que l'in-\ntérêt du cinéma réside dans le film même,\nnon dans la salle. Lorsqu'on se rend au con-\ncert, c'est bien dans l'espoir d'y entendre\nde la musique, non d'être préoccupé par\nl'architecture. A plus forte raison au ci-\nnéma, l'on s'y rend pour jouir du spectacle,\nlequel se donne dans une obscurité plus ou\nmoins complète. On peut se demander\npourquoi M. Henderick va au cinéma, si,\npour lui, « la fixation d'un écran corres-\npond à la déprimante oppression que pro-\ncure la vue d'une chambre d'hôpital ou\ncelle d un cabanon »! Quant à l'éclairage\npermanent que nous recherchons, il n'a\npour but que d'éviter, pour l'œil, la fatigue\npouvant résulter du contraste entre un\nécran très lumineux et une salle absolument\nobscure. La gradation d'éclairages rose ou\njaune peut être aussi agréable que celle\nde toutes autres couleurs.\n« Le fait d'aller au cinéma ne porte pas en\nsoi une pensée de recueillement. » Cette\nfaçon de voir nous écarte bien davantage\nencore de la notion réelle de l'art du ci-\nnéma. Qu'il faille une salle « belle », nous\nen sommes convaincus tout autant que M.\nHenderick; encore faut-îl s'entendre sur les\nmoyens a employer pour faire une salle\n« belie »... Recourir à des effets décoratifs\nne nous semble pas nécessaire; des volu-\nmes, des lignes et des couleurs parfaite-\nment fonctionnels peuvent y atteindre :\nexemple la salle du « Métropole », qu'on\nne peut assurément pas qualifier de déco-\nrative, puisqu'elle se distingue des salles\nhabituelles par une grande sobriété dans\nla ligne comme dans la couleur.\nQuant au système d'éclairage permanent\nque nous préconisons, loin de créer un\n« trou d'ombre », il tend à supprimer\n« l'atmosphère angoissante » (?) de l'ob-\nscurité quasi totale des salles habituelles.\nLa peur de l'ombre ne paraît pas d'ailleurs\nêtre atavique; Freud démontre que c'est\nune question très individuelle.\nM. Henderick dit encore que dans notre\nconception de salle « les nouveaux arri-\nvants ont tendance à piétiner sur place ».\nNous prétendons qu'il n'en est rien; c'est\nprécisément quand le spectateur entre,\nface à l'écran, qu'il est ébloui par sa lumi-\nnosité, s'arrête pour voir et crée ainsi un\nobstacle dans le cours des entrées.\nEn cas de panique, le public ne se portera\nni vers le fond, ni vers l'écran, mais vers les\nportes de secours latérales qui se trouvent\ndans son voisinage le plus immédiat.\nQuant au plaidoyer de M. Henderick en\nfaveur de l'empirisme acoustique, il est loin\nde nous convaincre : La science acous-\ntique est encore à ses débuts, certes; mais\nles résultats acquis sont bien positifs. Quant\naux contradictions des firmes commercia-\nles, elles n'ont rien de surprenant. Le der-\nnier mot en cette matière, comme en toute\nmatière scientifique, appartient à l'expert\nindépendant de toute influence commer-\nciale. Nous avions déjà souligné ceci dans\nnotre étude.\nEnfin les observations de M. Henderick\nconcernant les dimensions des dégage-\nments sont sans pertinence. Notre projet\nthéorique ne comportait que l'étude de la\nsalle proprement dite; les couloirs et déga-\ngements ne figurant que de façon schéma-\ntique.\nNous tenons, pour terminer, à faire obser-\nver cette remarque générale sur notre tra-\nvail : nous avions entrepris, dans notre\nétude, la recherche de la forme la mieux\nappropriée au cinéma.\nM. H enderick juge primordiale la question\nde l'effet architectural; pour nous, nous\nestimons essentiel de subordonner l'archi-\ntecture au programme à exprimer : dans le\ncas qui nous occupe à la salle de pro-\njections cinématographiques.\n\nL'Aménagement\nde la Rive Gauche\nà Anvers\n\nLe jury chargé d'examiner les projets des\nconcurrents du grand concours internatio-\nnal pour l'aménagement de la rive gauche\nvient de terminer ses travaux. Il a estimé\nqu'il n'y avait pas lieu d'attribuer le pre-\nmier prix, aucun des projets ne répondant\nexactement aux conditions du concours. Il a\ntoutefois accordé les prîmes suivantes :\nI\" Trois deuxièmes primes de 50.000 fr.,\n« ex-aequo » à MM. Cols et De Roeck,\nd'Anvers, A. Gutton, de Paris, Viret, Mer-\nmorat et Monnoyer, de Paris et Bruxelles;\n2 quatre troisièmes primes de 25.000 fr.,\n« ex-aequo » à MM, Van Asperen, d'An-\nvers, Fahrenkamp, Blume, Heinicke, Her-\nbeck, Jenny Pitzer, Schmidt et Winkelman,\nde Dusseldorf. Girard et Roméjon, de\nParis, Reickow, Hogg, Gortze, Heller et\nSchwarsbach, de Dresde.\nAvec l'autorisation de l'lmalso, le jury\na acheté pour le compte de la Société\nintercommunale et pour une somme de\n10.000 francs chacun des projets de MM.\nBeaudhuin et Lod, de Paris, Flegenheimer,\nde Genève, Rotinel, de Paris, Winden,\nGoormans et Stynen, d'Anvers, Tompson,"}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "140", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193306-01.1.14", "texte": "Turnbull, Fein, de Bloomfield, Rills, Michi-\ngan (Etats-Unis). Tous les projets seront\nexposés à l'ancien vélodrome du Sud. Ils\noccuperont une longueur totale de I kilo-\nmètre.\nLes résultats de ce concours et les condi-\ntions dans lesquelles il a été jugé ont sou-\nlevé de vives protestations. Nous atten-\ndons avec impatience la publication du\nrapport du jury et ne manquerons pas de\nrevenir alors sur la question.\n\n289.\nLotissement urbain\nd'après le système\nde construction, de\nl'ingénieur Fiorini.\n\nTechniques de l'architecture - Tensistruttura\n\nLe N° d'avril 1932, année VI, N\"s 1-2\ndu Bolletino Tecnîco Saviglîano (edito a\ncura délia Soc. Nat. délia Officine di Sa-\nviglîano) est entièrement consacré à l'étu-\nde d'un type de construction métallique\nde l'ingénieur-architecte G. Fiorini, dont la\ncaractéristique est de faire travailler à la\ntension la majeure partie de l'ossature.\nLa brochure contient tous les calculs de la\ncharpente et donne une description dé-\ntaillée du building. Elle comporte une tra-\nduction française qui gagnerait à l'être\ndavantage.\nAprès le building sur pilotis voici le gratte-\nciel en porte-à-faux, la maison suspendue.\nVous vous souvenez du \" plan Voisin \".\nSoixante étages sur 5 p. c. de surface\nbât ie sur pilotis aux angles d'un carré ré-\ngulateur de 400 mètres de côté : les pilo-\ntis absorbent environ 5 p. c. de la construc-\ntion et tout le reste c'est les parcs, les\ncirculations, les jardins. Sur le blanc du\nplan régulateur on aperçoit à peine le\npoché des pilliers d'acier : c'est pratique-\nment le sol libre 100 p. c. et comme il est\nà deux étages (les piétons en sous-sol), on\nne se heurtera guère dans les villes de\nl'avenir.\nPour l'architecte Fiorini cet excès d'espace\nest encore insuffisant. Les piliers extrêmes,\nvoilà l'ennemi. \" La disposition sans appui,\ndit-il, est non pas un avantage, mais une\nNECCESITE ABSOLUE \".\nJ'aime assez ces solutions à l'emporte-\npièce.\nUn examen rapide des plans d'ensemble\nde l'auteur paraît justifier son ostracisme.\nLes trois noyaux centraux ont quelque\nchose de définitif qui exclut l'idée d'ap-\npuis supplémentaires : les escaliers de\nsecours, qui ne sont pas des appuis, ont\nmême quelque chose de gênant parce\nqu'ils en ont l'aspect : je les croîs du reste,\nd'une efficacité problématique.\nMais si l'on fait des comparaisons avec le\nplan Voisin l'on se demande si c'était bien\nla peine de supprimer le rez-de-chaussée\npour le remplacer par des \" magazino di\nesposizîone \" qui prennent tout et la seule\nplace disponible pour la verdure, si c'était\nla peine de renverser les circulations et de\nramener les piétons au soleil, ce qui est\nbien, mais sur un sol percé de formidables\ntrous livrant passage aux pestilences des\n\" vetture \", ce qui est mal.\nC'est que, malheureusement, tout se tient\nici-bas. Le porte-à-faux est ennemi d'Eole :\npour résister à sa pression, il doit réduire\nà 36 le nombre de ses étages; il s'en suit\nqu'à densité égale de la population, le\ncarré régulateur que la science et l'instinct\nde Le Corbusier fixait à 400 mètres, des-\ncend à 225. Aussitôt tout s'étrique, les\nplantations disparaissent, le charme s'éva-\nnouit. Ici le système commande le plan\net c'est l'inverse qui devrait se produire..\nLe rationalisme nu c'est l'indigence de\nl'architecte.\nHeureusement, l'artiste est là qui fait vivre\net anime l'œuvre de l'ingénieur.\nDans son projet pour la \" Cité d'Affaires\nd'Alger \" l'inépuisable imagination de Le\nCorbusier fait une application magistrale\ndes gratte-ciels Fiorini : groupés en série,\nils forment des redents qui provoquent la\nmer; leurs terrasses alignées deviennent\ndes circulations et s'animent d'autos; leur\nmasse transparente est percée d'auto-\nstrades en viaduc sous quoi logent des\npopulations : conte de fée savamment or-\ndonné dans une débauche de lumière et\nde fantaisie.\nCe n'est, décidément, que sur le plan des\ngrandes conceptions urbanistiques que\nl'architecture moderne trouvera son ex-\npression véritable et ralliera les masses.\nMais ceci est une autre histoire...\nAu point de vue technique, le système\n\" Tensîstruttura \" est du plus haut intérêt :\nil ouvre des perspectives nouvelles. Com-\nme le pont suspendu il étale au grand jour\nle secret de son \" statisme le vitrage\nlaissant apparaître les diagonales consti-\ntuant son principe : il a la séduction des\nchoses que les non-initiés comprennent\nd'instinct.\nImaginez un jeu de parapluies groupés en\nsérie : j'entends une tige longue et forte\navec, tous les trois centimètres environ,\nune carcasse de baleines ouverte à moi-\ntié : à ces baleines, accrochez les hourdis\nprenant appuis sur le noyau central : intro-\nduisez dans ce dernier des escaliers et\nascenseurs et vous aurez une image du\nsystème Fiorini. Vous avez compris qu'à\nl'exception de la tour portante tout y tra-\nvaille à la tension et que planchers et\ntirants sont identiques du haut en bas."}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "141", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193306-01.1.15", "texte": "Il en résulte que les 2/3 du bâtiment sont\nstandart et réalisables en série : tout flam-\nbage étant aboli le poîds d'acier descend\nà 35 kg. par mètre cube contre 50 pour\nle Woolwortn Building : les fondations sont\nréduites en conséquence.\nLa surface dappu, occupe 17 p. c. de la\nsuperficie bâtie.\nL ossature est calculée pour une pression\ndu vent de 150 kg.\nToute la construction est prévue en acier.\nLes murs comportent un matelas d'air,\n3 centimètres de non plus ultra et une\nplaque d eternit poli. Les murs sont... neu-\ntralisants (procédé Le Corbusier-P. Jean-\nnere+)-\nPour un mètre carré de paroi vitrée,\n1,2 mètre carré de plein,\nExW dW |et+re de Le Corbusier à\n0 Fîorîni •\n\" Ah| si Autorité savait employer les\n\" idées constructrices ! Mais, c'est misé-\n\"rable, NOUS SOMMES NES VINGT\n\" ANS TROP TOT! 11\nHeureusement!\nSans précurseurs le monde irait à la dérive.\nQue ferions.nous sans VOUSi f|ammes viv;_\nfiantes qui entretenez l'enthousiasme et la\nconfiance en l'avenir?\n\n290.\nPlan d'un étage - type\nd'un «building», d'après\nle système de l'ingénieur\nFiorini.\n\nA. N.\n\nCoupe et élévation d'un «building» Fiorini.\n\nOù en est l'Architecture fonctionnelle en U. R. S. S.?\n\nLes résultats du Concours International\norganisé en vue de la construction du Pa-\nlais des Soviets, à Moscou, auquel plus de\n450 architectes de tous pays, prirent part,\nsont très significatifs. Les projets primés\nse caractérisent, en effet, par la rémi-\nniscence de formes pseudo-classiques ou\npseudo-modernes. Est-ce le résultat d'une\nerreur de jugement accidentelle ? Ou\ns'agit-il d'un revirement de principe, d'une\norientation nouvelle des idées? C'est la\nquestion que l'on s'est posée dans tous les\nmilieux qui portent intérêt aux progrès de\nI architecture d'esprit nouveau.\nLa revue « Die Neue Stadt » a publié\nrécemment (sept.-oct. 1932) une communi-\ncation de Hans Schmidt, un des membres\nles plus en vue de l'équipe d'architectes\nétrangers qui oeuvrent en Russie sous la\ndirection de Ernest May.\nSon opinion est catégorique : Un courant\nd'idées se fait jour en Russie, en réaction\ncontre l'architecture fonctionnelle qui y\nétait, jusqu'à présent, en faveur. Schmidt\nnous apprend de plus que les adversaires\nde l'architecture fonctionnelle lui repro-\nchent d'être une émanation du capitalisme,\nalors que souvent, dans les pays occiden-\ntaux, on a cru lui porter des coups mortels\nen la qualifiant d'architecture bolchevîste!\nSi regrettable que soit la réaction que\nl'on constate en Russie, elle aura du moins\nle résultat heureux d'enlever à nos adver-\nsaires un argument peu loyal dont ils\navaient tendance à abuser.\nPour le surplus, nous croyons bien faire en\npubliant, in extenso, une traduction de l'ar-\nticle d'Hans Schmidt.\nLe résultat du Concours pour le Palais des\nSoviets, a porté l'indignation dans le clan\ndes Architectes Modernistes d'Occident.\nLoin de nous de vouloir apaiser cette indi-\ngnation, d'autant plus qu'il nous faut leur\ndire que cette décision ne constitue pas\nun cas isolé, et qu'un concours récent, plus\nrestreint celui-là, entre dix architectes de\nla Russie Soviétique, aboutira au même\nrésultat.\nNous devons cependant donner à nos col-\nlègues qui oeuvrent en Occident, une\nimage plus objective de la situation de\nl'Architecture Fonctionnelle en l'Union So-\nviétique, que celle qui leur est fournie par\nces deux cas particuliers.\nPour être objectif, il faut considérer l'Ar-\nchitecture d'Esprit nouveau, non pas\ncomme une formule arrêtée mais comme\nun processus en relation étroite avec les\nphénomènes sociaux, politiques et techni-\nques, qui conditionnent une culture.\n\n(Note du traducteur.)"}, {"page_pdf": 16, "page_imprimee": "142", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193306-01.1.16", "texte": "Tâchons d'abord de suivre la marche de ce\nprocessus en ce qui concerne l'Occident.\nLa situation actuelle de l'Architecture\nFonctionnelle y est le résultat d'une longue\nsuite de luttes entre des mouvements très\ncomplexes qui s'influencèrent réciproque-\nment et souvent même parurent antagonis-\ntes, tels que le mouvement des \" Arts and\nCraft \", en Angleterre, des rationalistes\nhollandais avec Berlage, du \" Jugendstii\net de \" l'Esthétique \" de 1900.\nLa bourgeoisie du XIX siècle, qui, après\nla Révolution française vécut sur l'héritage\nd'une architecture de style féodal, chercha\nde la sorte de se créer également dans le\ndomaine de l'architecture une culture bien\nà elle.\nIl est caractéristique de l'époque que tou-\ntes ces tentatives premières avaient pour\nbut de créer une détente dans une société\ndominée par le Grand Capitalisme.\nDe là le renouveau de l'artisanat, la lutte\ncontre la grande ville, l'adoption d'idées\nsociales, telles que les cités-jardins ouvriè-\nres. etc., influencées par les progrès tech-\nniques de la dernière phase du capitalisme.\nSous le signe de la rationalisation et de la\nstandardisation se créa en fin de compte\nle véritable programme de l'Architecture\nFonctionnelle, qui, elle, exiga l'identité\nabsolue de la forme artistique et de la\nforme technique, et qui se plaça, sans au-\ncun romantisme, sur le terrain de la tech-\nnique capitaliste évoluée.\nCette fois encore les conceptions sociales\njouèrent un rôle, principalement l'idée que\nla technique capitaliste de nos jours est\ncapable à elle seule de fournir du bien-\nêtre à tous.\nDès que l'on s'est rendu compte qu'il n'en\nétait point ainsi, l'aile gauche du groupe\ndes architectes fonctionnantes s'est tour-\nnée vers le Socialisme.\nVoyons à présent ce qui se passe en\nU. R. S. S.\nEn tout premier lieu il faut constater que\nla Russie tsariste d'avant-guerre, s'est te-\nnue à l'écart de tous les mouvements qui\nont précédé l'Architecture d'esprit nou-\nveau. Cette vieille Russie ne possédait ni\nl'ouvrier spécialisé, ni la bourgeoisie\nmoyenne et aisée de l'Occident.\nUn abîme séparait le standard d'existence\ndes travailleurs et celui des commerçants\net des fonctionnaires. Aucun problème ne\nse posait ni pour l'histoire ouvrière ni pour\ncelle des classes moyennes; la possibilité\nd'acquérir l'expérience de ses collègues\noccidentaux n'était pas offerte à l'archi-\ntecte russe.\nLa victoire de la Révolution d'octobre per-\nmit à une foule de jeunes artistes révolu-\ntionnaires de se mettre en avant; ils entrè-\nrnt en lutte avec la génération des vieux\narchitectes et menèrent l'Architecture\nFonctionnelle vers une victoire qui parut\ncomplète. A l'époque, où en Russie Sovié-\ntique on ne construisait encore que relati-\nvement peu, cette génération de jeunes\ntechniciens quasi sans expérience, consacra\ntoutes ses forces à élaborer des projets\nfantastiques et crut pouvoir, sur bien des\npoints, dépasser de plusieurs décades la\nsituation réelie créée par la Révolution.\nTant en ce qui concernait les travaux des\narchitectes que pour ce qui en était de la\ncompréhension du public, il manquait un\nterrain bien préparé. Ce ne fut qu'avec la\ntâche gigantesque du Plan Quinquenal,\nque la véritable situation fut mise à jour;\nce Plan Quinquennal imposait à l'Etat\nSocialiste, en place de beaux rêves, des\ndevoirs concrets.\nDans l'U. R. S. S. d'aujourd'hui les utopies\nne valent plus rien. La parole est au tech-\nnicien expert, à l'architecte expérimenté.\nD'autre part, toute une pléiade d'anciens\narchitectes est venue se mettre à la dis-\nposition du Gouvernement.\nIl est évident qu'ils profitent de la défi-\ncience que l'Architecture d'esprit nouveau\na creusée, déficience provenant du man-\nque de préparation technique et du man-\nque de culture. C'est ainsi que l'Architec-\ntue Fonctionnelle a été vaincue.\nCette défaite est accentuée encore par le\ncontraste essentiel entre l'Occident et\nl'Union Soviétique.\nEn Occident, jusqu'à un certain point, le\nprincipe de la libre concurrence en matière\nd'art est admis. En U. R. S. S. l'ldée doit se\nsoumettre à la ligne générale de la Révo-\nlution.\nL'Architecture Fonctionnelle a perdu l'en-\njeu, et de ce fait elle a contre elle non\npas seulement la foule, mais surtout la jeu-\nnesse. Et ce qui est pire encore, contre\nelle se dresse aujourd'hui un front idéolo-\ngique. Ce front part en guerre contre\nl'Architecture Fonctionnelle, en invoquant\nles raisons suivantes :\n1. Les idées fondamentales de l'Archi-\ntecture Fonctionalîste, caractérisées par\nles appellations \" Constructivisme\nFonctionalîsme \" Mécanisme sont la\nconséquence du capitalisme, de sa techni-\nque rationalisée et standardisée.\n2. L'aversion que l'Architecture Fonc-\ntionalîste témoigne à l'égard du \" monu-\nment \" et du \" symbole \", sa négation de\nBeau Absolu \", son incapacité de s'ac-\nquiter de la tâche artistico-idéologique\nincombant à l'architecte, sont l'expression\nmême de la décadence d'une culture bour-\ngeoise.\n3. Lez directives idéalistico-utopiques\n\nONTWERPER: ARCHITECT JOFAN\n\nONTWERPER: ARCHITECT HAMILTON\n\n292-293.\nLes trois projets ayant obtenu la première place au récent Concours pour le Palais\ndes Soviets, à Moscou.\nDe haut en bas : Projet de l'architecte Jofan, projet de l'Américain Hamilton, et\nprojet de l'architecte Joltowski."}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "143", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193306-01.1.17", "texte": "de l'architecture fonctionnelle, Le Cor-\nbusier, tendent, tout comme les \" Uto-\npistes de Gauche \" le font dans le domaine\npolitique, à franchir des étapes sur la route\nqui conduit au socialisme; leur action en\ndevient anti-révolutionnaire dans le sens\npolitique du mot.\n4. Le but du socialisme n'est pas de dé-\ntruire les valeurs culturelles du passé, loin\nde la; il désire reprendre ces valeurs du\ncapitalisme qui se désagrège afin d'en\nhâter l'évolution.\nNous laisserons à des compétences du mar-\nxisme le soin d'examiner le bien-fondé de\nces thèses. Pour l'histoire de l'architecture\ntout comme pour d'autres domaines intel-\nlectuels, des investigations historico-maté-\nrialistes approfondies manquent encore à\nce jour.\nNos critiques, qui déploient tant de zèle et\nde dévouement, à décrire dans ses détails\nles plus infimes, la moindre oeuvre d'art ne\nse sont guère creusé la tête aux fins de\ndécouvrir pourquoi telle oeuvre d'art et\nnon pas telle autre ait pu naître à une épo-\nque donnée et non pas à une autre épo-\nque.\nFaute de mieux, tenons-nous en au pro-\ngramme que l'architecture fonctionnelle\ns'est imposé. Il est indiscutable que ce pro-\ngramme prend son point de départ dans\nles contingences créées par le capitalisme\nmoderne. On pourrait même admettre que\nles idées fondamentales de ce programme\nsont une manifestation de la décadence de\nce même capitalisme, pour autant que l'on\nadmette que ces idées dépassent déjà les\nbornes du dit capitalisme,— ce qui serait\nle cas si l'art fonctionnel en Occident de-\nvait se contenter de n'être qu'une mode\nnouvelle sur la grande foire artistique,\nmode dont aujourd'hui déjà on se lasserait\nquelque peu.\nL'Occident posséderait sur une vaste\néchelle les possibilités techniques et les\nconditions culturelles que l'architecture\nfonctionnelle a choisies comme point de\ndépart du renversement total de notre\nattitude en face de l'architecture.\nLa Russie des Soviets, au contraire, ne pos-\nsède ni les possibilités techniques ni les\nconditions culturelles requises; ses efforts\nextraordinaires dans le domaine de l'indus-\ntrialisation et de la révolution culturelle ne\nconstituent encore que des fondations.\nDans ces conditions, la réaction qui se\nmanifeste en Russie Soviétique contre l'ar-\nchitecture fonctionnelle, devient plausible,\nquoique regrettable; elle ne constitue pas,\nd'ailleurs, un argument contre le bien-\nfondé de nos revendications.\nIl n'est même pas surprenant de voir ces\nmêmes jeunes architectes qui, fascinés par\nLe Corbusier, couvrirent des kilomètres de\npapier Whatman avec des façades en\nverre et des toits jardins, voir aujour-\nd hui ces mêmes jeunes architectes couvrir\nce même papier Whatman, sous l'égide\ndes anciens maîtres de l'architecture, de\nfaçades d'une ordonnance classique.\nEst-ce sans raisons que l'architecture fonc-\ntionnelle n'a cessé de proclamer cette pro-\nfession de foi si violemment combattue,\n\"qu'il ne s'agissait pas d'un\nchangement de style mais\nd'une conception fondamen-\ntalement nouvelle des obli-\ngations qui incombent à l'ar-\nchitecture ?\nLes architectes de la Russie Soviétique qui\nse trouvent devant une tâche technique et\nculturelle exceptionnellement lourde et\nvaste, ne peuvent manquer de revenir un\njour à la raison.\n\nHANS SCHMIDT.\n\nPour le relèvement de\nl'architecture et des arts\net des industries associées\n\nECHOS\nLe Bureau International de l'Aluminium\n(23 bis, rue Balzac, Paris, 8 ), vient d'ouvrir\nun concours, accessible aux architectes,\ndécorateurs et artisans de tous pays, pour\nles meilleurs modèles de sièges en alumi-\nnium.\nCe concours, doté de 30.000 francs (fr.) de\nprix, sera clôturé le I octobre prochain.\nLe jury se compose de membres du Bureau\net de quelques personnalités artistiques.\nSe renseigner au Siège du Bureau.\nLe concours restreint organisé par « Les\nVacances Ouvrières » pour l'édification\nd un centre de villégiature dans les dunes\nde Oostduynkerke, a donné lieu a d'inté-\nressa n+s envois.\nLe vainqueur de cette compétition est l'ar-\nchitecte G. A. L. Brunfaut, à qui fut confiée\nl'élaboration d'une première tranche des\ntravaux.\nLa revue « L'Architecture d'Aujourd'hui »\norganise, en septembre prochain, sa seconde\nRéunion Internationale d'Architecture à\nMilan, à l'occasion de l'Exposition Trien-\nnale. Pour tous renseignements, s'adresser\nà MM. Dietrich & C\", 10, rue du Musée, à\nBruxelles.\n\nA une époque où toutes les forces se cher-\nchent et pressentent qu'il n'est de salut\npour le monde que dans l'organisation et\nla concentration des efforts, une initiative\ncomme celle qu'eut Henry van de Velde\nen créant \" La Ligue \", vient à son heure.\nLes forces modernistes en Belgique, si elles\nétaient agissantes dans certains domaines,\ncomme dans l'architecture par exemple,\nétaient encore éparses et elles n'avaient\npu imprimer, en Belgique, un courant suf-\ntisamment fort pour imposer les tendances\nmodernistes et rationnelles comme celles,\nqui devaient mener à un art propre à\nnotre époque et capables d'effectuer le\nrelèvement du niveau des arts et indus-\ntries ou métiers d'art de notre pays.\nC'est cette tâche que la Ligue s'est don-\nnée de réaliser et le retentissement qu'a\neut l'appel d'Henry van de Velde auprès\nde toutes les forces vives modernes est\nsans contredit symptomatique de la néces-\nsite d une telle ligue en Belgique.\nLa Ligue a en effet pu grouper dès à pré-\nsent :\n1. Art et Industrie, Bruxelles.\n2. Société Belge des Métiers d'Art, Bru-\nxelles.\n3. Société Belge des Urbanistes et Archi-\ntectes Modernistes, Bruxelles.\n4. Société d'Art Religieux, Bruxelles.\n5. Section Belge des Congrès Interna-\ntionaux d'Architecture Moderne, Bru-\nxelles.\n6. L'Equerre, Liège.\n7. Association des Critiques d'Art Mo-\ndernistes, Bruxelles.\n8. Les Amis de l'lnstitut Supérieur des\nArts Décoratifs, Bruxelles.\n9. Vlaamsche Architekten Vereeniging,\nAntwerpen.\n10. Association pour l'étude xpérimen-\ntale de la mise en scène moderne.\nVerennigîng voor de laboratoriumstu-\ndie der moderne insceneering, Brussel.\nLa Li gue, par l'intermédiaire de ces so-\nciétés fédérées, touche presque tous les\ndomaines de l'architecture et des arts qui\ny sont associés.\nL'idée fondamentale qui préside à la\ncréation de cette Ligue fut celle qui est à\nla base des associations autrichiennes et\nallemandes, des « Werkbunde ».\nCette idée avait pénétré en Belgique\ngrâce à Louis Piérard qui avait déjà créé\ndans cet esprit l'association « Art et Indus-\ntrie » et grâce également à Henry van de\nVelde qui fut rappelé en Belgique par\nCamille Huysmans, pour fonder et diriger\nl'lnstitut Supérieur des Arts Décoratifs.\nLe but de ces « Werkbunde » est d'établir"}, {"page_pdf": 18, "page_imprimee": "144", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193306-01.1.18", "texte": "des liens entre industriels, artistes et arti-\nsans d'art, aux fins d'influencer la produc-\ntion artistique, industrielle ou artisanale\ndans le sens d'un relèvement, d'une ten-\ndance vers une forme plus pure et plus\nrationnelle des objets d'art.\nCe qui différencie \" La Ligue \" des\nWerkbunde \", c'est que \" La Ligue \" ne\ngroupe que des associations et non des\npersonnalités, et que les liens entre indus-\ntriels et artistes doivent se réaliser par le\ncanal des associations fédérées.\nLe domaine de \"La Ligue\" est de coordon-\nner l'action de ces associations fédérées,\nde susciter la création d'associations nou-\nvelles là où ces associations n'existeraient\npas et enfin d'établir les bases d'une\nesthétique et d'une morale d'exécution qui\ncaractériseraient toutes les créations dans\nle domaine de l'architecture, de l'artisanat\net les distingueraient par leur perfection.\nDe cet article des statuts découle toute\nl'activité de \"La Ligue\". \"La Ligue\" aura\ntout d'abord à entreprendre des enquêtes\nsur ce qui a été réalisé de ce point de vue\ndans le monde entier, à se mettre à des\nétudes de laboratoire se rapportant aux\nmatériaux et aux modes de production\nnouveaux, en vue de rechercher les formes\nles plus adéquates et les modèles les plus\nappropriés à la satisfaction des besoins\npratiques.\nil faudra ensuite que La Ligue puisse faire\nconnaître, par des congrès et des exposi-\ntions, le résultat de ses expériences, non\nseulement aux industriels et aux artisans\nd'art, mais encore au public, afin de créer\nun état d'esprit d'acceptation d'une dis-\ncipline en matière d'art.\nC'est ce dernier but qui constitue la plus\ngrande partie de l'activité de \"La Ligue\".\nIl ne s'agira pas, lorsqu'on devra trouver la\nforme pure d'un objet, de seulement s'en\nréjouir et suivant la conception bourgeoise\nde l'art, d'en faire l'objet d'autant plus\napprécié qu'il est plus rare, mais au con-\ntraire d'en multiplier la forme, d'en susci-\nter le goût, le besoin dans le public, de\nfaire pénétrer les principes de la concep-\ntion pure de cet objet dans l'esprit même\nde la société, et d'arriver à ce que chacun\naccepte plus comme beau et ne veuille\nutiliser que des choses conçues suivant tes\nprincipes même d'une esthétique qui tend\nà faire de chaque objet le plus parfait et\nle plus adéquat à son rôle.\nLe rôle social de \" La Ligue \" s'affirmerait\ndonc par l'imposition à tous de la dis-\ncipline morale consistant à n'accepter\nl'usage que d'objets purs et beaux dans\nleur simple logique. \" La Ligue \" contri-\nbuerait ainsi, non seulement au relèvement\nartistique de la production industrielle\nd'art, mais encore au relèvement artistique\nde la production industrielle d'art, mais\nencore au relèvement moral de l'individu,\neri mettant à sa portée une discipline mo-\nrale et une conception claire, qui lui don-\nnerait au moins dans le domaine de l'art,\nl'équilibre qu'il cherche encore avidement\ndans l'économique et le social.\n\nM. GASPARD.\n\n(Suite de la page I 36.)\n• L'avenue de la Couronne devenant in-\nsuffisante, il faudra créer une nouvelle voie\nde 24 mètres, partant de l'angle de la rue\nGodecharles et de la chaussée de Wavre\n(pont du chemin de fer) et qui, passant au-\ndessus du chemin de fer, rejoindrait le\npont actuel rue du Viaduc, puis longerait\nle chemin de fer en passant en pont au-\ndessus de la chaussée d'Etterbeek pour\nrejoindre le boulevard de grande ceinture\nà la gare d'Etterbeek. Cette voie pourrait\névidemment utiliser dans la mesure du\npossible, les rues existantes, et à ses points\nd'arrivée et de départ, se trouverait au-\ndessus du chemin de fer. Une grosse par-\ntie du trajet de cette voie (près de la\nchaussée d'Etterbeek) se trouvera dans un\nquartier ayant peu de valeur actuellement\net où les expropriations seraient peu coû-\nteuses.\n• La liaison avec la place Sainte-Croix\nest déjà assurée dans le bas par la rue\nGray, et dans le haut nous créons une nou-\nvelle voie partant de l'angle formé par la\nchaussée de Wavre, et la rue du Viaduc,\net se dirigeant vers la place de la Cou-\nronne.\n• Tous ces dégagements ont été étudiés\nen tenant compte de l'axe du nouveau\nMusée Royal d'Histoire Naturelle.\nUne série de jardins en gradins de part et\nd'autre de la chaussée de Wavre, permet-\ntent à cet axe de donner son plein effet\nmonumental.\nSignalons que nous avons été obligés pour\nce faire de rectifier la rue Vautier, afin de\ndégager l'axe. L'expropriation de la pro-\npriété « Francomme » est indispensable\npour réaliser un aménagement docent de\nce côté. A son emplacement nous avons\nprévu la construction des bâtiments desti-\nnés au Service Géologique et au Corps\ndes Mines.\n• Si cet emplacement ne convenait pas,\nou pour toute autre raison l'on pourrait\nutiliser ce terrain pour d'autres buts, mais\navec gabarit et architecture imposés.\nDans ce cas le Service Géologique pour-\nrait peut être trouver place dans l'actuel\nbâtiment de l'lnstitut Pasteur, celui-ci\nétant appelé à quitter ses locaux existants\noù il se trouve trop à l'étroit.\n• Rue Vautier, près du Musée Wiert, nous\navons prévu un emplacement pour le par-\ncage d'autocars (visiteurs étrangers très\nnombreux).\nRESUMONS\nNous voyons en examinant le plan 4 (p. 134)\nqui schématise les nouvelles circulations,\nque les nécessités exposées au début de\ncette étude, sont satisfaites.\na) Par la suppression du passage à niveau\nle système circulatoire rayonnant, rue Bel-\nlîard, avenue des Nervîens, avenue des\nGaulois, devient suffisant.\nb) Nous prévoyons l'élargissement de la\nchaussée d'Ixelles à 24 mètres et en atten-\ndant cette réalisation, nous créons des sens\nuniques pouvant palier à son insuffisance\nde largeur actuelle.\nc) Le système circulatoire rayonnant insuf-\nfisant rue du Trône-avenue de la Couronne\nest remplacé par le nouveau boulevard\ncréé de l'autre côté du chemin de fer.\nd) Par la voie prolongeant l'avenue devant\nle Musée Royal d'Histoire Naturelle et se\ndirigeant au travers du champs de ma-\nnœuvre jusqu'au boulevard du Souverain,\nnous avons ajouté une nouvelle voie rayon-\nnante de premier ordre.\ne) De même nous créons un système cir-\nculatoire de premier ordre en élargissant\nles voies : chaussée de Wavre-rue de\nl'Etang, chaussée de Wavre-rue Gode-\ncharles-rue de Trèves-rue de Luxembourg,\net un embranchement important par l'amé-\nnagement de la rue Louis Hap.\nCONCLUSIONS\nLe Site à urbaniser est relié convenable-\nment à tous les centres importants voisins.\nNous avons créé un ensemble monumental\nsoudé à l'ensemble du Parc — Place\nRoyale. Nous revivifions des quartiers sa-\ncrifiés de Bruxelles et prévoyons pour de\nnombreuses années une circulation large\net facile.\n\nL. DE VESTEL.\n\nBibliographie\n\nOuvrages signalés :\nSOCIOLOGIE\nProbl ems of City Life, a study\nin urban sociology, par M. R. Davie. Edité\nà New-York, 1932, par John Willey & Sons.\nUn volume illustré de 730 pages. Prix :\n4,35 dollars.\nDécentralisation of Popula-\ntion and Industry, a new principle\nin town-plannîng, par H. Warren et W. R.\nDavidge. Edité par P. S. King & Son, Lon-\ndres. Un vol. de 154 pages. Prix : 4 sh.\nARCHITECTURE\nMartin E I s à s s e r . Bauten und\nEntwurfe. Ouvrage important com-\nprenant près de 500 illustrations. Edité par\n« Bauwelt », Berlin. Prix : 12 RM.\n\nLes ouvrages mentionnés dans nos rubri-\nques bibliographiques peuvent s'obtenir\nchez MM. Dietrich & C°, 10, rue du Musée,\nBruxelles."}]}