{"numero_id": "bm-bmtnaac-1934-02-01", "volume": "bmtnaac_1934-02_01", "ocr_sha256": "30e2b2d889cabda513d42472d731647e46bfd07fb31dc7a0706382e28ff18476", "source_tei": "https://github.com/Princeton-CDH/bluemountain-transcriptions/blob/main/periodicals/bmtnaac/issues/1934/02_01/bmtnaac_1934-02_01.tei.xml", "source_mets": "https://github.com/pulibrary/BlueMountain/blob/main/metadata/periodicals/bmtnaac/issues/1934/02_01/bmtnaac_1934-02_01.mets.xml", "url_numero": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193402-01", "articles": [{"article_id": "bm-bmtnaac-1934-02-01-c002", "article_bluemountain": "bmtnaac_1934-02_01#c002", "volume": "bmtnaac_1934-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "17", "page_fin": "29", "image_debut": 3, "image_fin": 15, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193402-01.2.2", "titre_corps": "PROJET DES ARCHITECTES CH. VAN NUETEN ET M. KEYM", "titre_sommaire": "PROJET DES ARCHITECTES CH. VAN NUETEN ET M. KEYM", "signature_source": "C. V", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 3, "page_imprimee": "17", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193402-01.1.3", "debut_caractere": 41, "fin_caractere_exclue": 2647, "texte": "Concours I. N. R.\nPROJET DES ARCHITECTES\nCH. VAN NUETEN ET M. KEYM\n\nLE PROJET QUE NOTRE COLLABORATEUR CH. VAN NUETEN A PRESENTE EN ASSOCIATION AVEC L'ARCHITECTE M. KEYM\nA ETE CLASSE A LA DEUXIEME EPREUVE DU CONCOURS DE L'l. N. R. DONT LE LAUREAT FUT L'ARCHITECTE JOSEPH DIONGRE.\nLA « CITE » EST HEUREUSE D'OFFRIR A SES LECTEURS LA PRIMEUR DE LA PUBLICATION DE LA PRESENTE ETUDE EN RAISON\nDES QUALITES TECHNIQUES CERTAINES QUI SONT A LA BASE DE CETTE CONCEPTION RATIONNELLE DU PROBLEME POSE.\nLA REDACTION.\nExposé Préliminaire\nLE PROGRAMME :\nLe concours avait pour objet l'élaboration\ndu projet d'un bâtiment destiné à loger\nles services centraux de l'lnstitut National\nBelge de Radiodiffusion, à Bruxelles.\nLe terrain mis à la disposition des concur-\nrents occupe, avec une salle de fêtes et\ndes immeubles de rapport projetés par la\nCommune d'lxelles, le quadrilatère limité\npar la place Sainte-Croix, la rue Alphonse\nDe Witte, la rue du Belvédère et la chaus-\nsée de Boendael.\nDans ce quadrilatère, la partie de terrain\nréservée aux services de l'l. N. R. couvre\nune superficie de 3.845 rrr avec un déve-\nloppement de façade de 61,14 mètres\nplace Sainte-Croix, 65 m. 60 rue Alphonse\nDe Witte, et 54 m. 40 rue du Belvédère.\nLes différents services dont l'lnstitut Natio-\nnal Belge de Radiodiffusion a décidé la\ncentralisation à l'emplacement décrit ci-\ndessus nécessitent la création de nombreux\nbureaux d'administration et de studios avec\nleurs services annexes indépendamment\ndes services auxiliaires et d'intérêt général.\nLes locaux que comporte chacune de ces\ncatégories se répartissent de la façon sui-\nvante :\nA) Administration et Direc-\ntion générale:\nSalle de conseil;\nSalle de réunions;\nSalles de Commissions (deux);\nBureau direction générale;\nContentieux et bibliothèque;\nBureaux administratifs;\nBureaux administratifs (dix);\nComptabilité;\nAntichambre, huissiers, etc.\nB) Emissions parlées:\nService en langue française;\nService en langue flamande (groupés autant\nque possible en un seul étage);\nDirection des émissions parlées (deux);\nJournal parlé (deux);\nBureaux divers (six);\nSalles d'audition (deux);\nBibliothèque;\nAntichambres, huissiers, etc.\nC) Emissions musicales :\nDirecteur;\nAdministrateur;\nBureaux divers (six);\nSalle d'audition;\nSalles d'écoute (deux) (doivent être traitées\nacoustiquement);\nBibliothèque musicale;\nDiscothèque;\nAntichambres, huissiers, etc.\nD) Service technique :\nDirecteur;\nBureaux (six);\nBibliothèque;\nLaboratoires (deux);\nEnregistrement;\nSalles d'écoute (deux) (doivent être traitées\nacoustiquement);\nAntichambres, huissiers, etc.;\nMagasins (deux);\nAteliers (deux)."}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "18", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193402-01.1.4", "debut_caractere": 255, "fin_caractere_exclue": 2467, "texte": "E) Studios et services\nannexes :\nGrand studio (120 musiciens, 150 choristes\net environ 350 auditeurs);\nStudio moyen (45 musiciens, 30 choristes et\n100 auditeurs);\nStudios moyens (deux) (30 musiciens et\n50 auditeurs);\nStudios récitals (deux) (15 musiciens et\n20 auditeurs);\nSalle d'écho (réverbération acoustique très\nélevée);\nBruits dramatiques (isolement acoustique\ntrès poussé);\nStudios radio-drames conjugués (deux) (au-\nditoire d'environ 20 personnes ayant vue\nsur les deux studios ;\nStudios parole deux);\nEmission de musique enregistrée (deux);\nSalles d'accord des musiciens (deux);\nSalle d'attente des choristes;\nSalons d'attente des solistes (deux);\nSalons des chefs d'orchestre (deux);\nRégisseurs (deux);\nCentrale des amplificateurs;\nChambres de contrôle (trois) (doivent être\ntraitées acoustiquement);\nSalle des accumulateurs;\nSalle de charge des accumulateurs;\nSalle d'écoute (doit être traitées acousti-\nquement);\nAntichambres, huissiers, etc.\nF) Services auxiliaires :\nChauffage;\nVentilation;\nEclairage et éclairage de secours;\nInstallations sanitaires;\nNettoyage;\nVestiaires;\nCentrale téléphonique;\nLogement concierge;\nService incendie;\nCentrale électrique de secours;\nGarage (30 vélos);\nGarage (8 voitures);\nMess (pour 60 personnes, avec cuisine);\nBuvette et fumoir;\nAscenseurs et monte-charges;\nArchives.\nComplétant ce qui précède, et afin de\nsituer nettement l'esprit du programme, en\nvoici quelques passages qui semblent être\nles plus suggestifs :\n« Les constructions à ériger et les installa-\ntions à réaliser s'inspireront des derniers\nperfectionnements obtenus dans l'art de\nbâtir, tant en ce qui concerne les conditions\nhygiéniques que les conditions de sécurité.\nIl en est de même des conditions particu-\nlières d'emploi des différents locaux, no-\ntamment en ce qui concerne leur iso-\nlation acoustique et spéciale-\nment celle des studios.\nEn particulier, chaque studio devra présen-\nter une isolation d'au moins 60 décibels\npar rapport aux bruits extérieurs (bruits de\nla rue, bruits intérieurs du bâtiment et d'au-\ntres studios.\nLa distribution des diffé-\nrents studios sera étudiée\nde façon à présenter le\nmaximum de garanties au\npoint de vue de l'isola-\ntion acoustique en évitant, dans"}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "19", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193402-01.1.5", "debut_caractere": 63, "fin_caractere_exclue": 2638, "texte": "toute la mesure du possible, des dispositifs\ncoûteux et aléatoires et des matériaux\nn'étant pas consacrés par une longue pra-\ntique ou par un succès incontesté.\nLes proportions et la for-\nme des studios ainsi que\nla constitution de leurs\nparois devront être telles\nqu'elles permettent d'ob-\ntenir économiquement et\nsans aléa, des conditions\nacoustiques internes plei-\nnement satisfaisantes.\nL'attention des concurrents est spéciale-\nment attirée sur le fait que les conditions\nacoustiques optima d'un studio ne sont pas\nnécessairement identiques à celles d'une\nsalle de spectacles ou d'une salle de con-\ncerts. Dans le premier cas, le but\ncapital est d'impression-\nner favorablement le mi-\ncrophone, tandis que dans le deu-\nxième cas, le but principal\nest d'impressionner favo-\nrablement les spectateurs\ndans toute la salle.\nLa distribution des différents locaux devra\nêtre étudié de façon rationnelle eu égard\nè leur affectation particulière.\nIl est précisé que le but\nprincipal poursuivi est la\nradiodiffusion des con-\ncerts ou autres produc-\ntions artistiques exécutées\ndevant le microphone, et\nnon pas l'organisation de\nspectacles pour un public\nlimité admis éventuelle-\nment dans les studios.\nCeci implique que les relations internes\ndoivent être facilitées, dans toute la me-\nsure du possible, grâce au groupement des\nlocaux appartenant à un même service ou\nà des services conjugués, et en étudiant les\ndégagements de façon à éviter le mélange\ndu public et des diverses catégories du\npersonnel.\nLe bâtiment comprendra u n sous-sol,\nun rez-de-chaussée de 4 mètres au mini-\nmum et des étages de 3 mètres au mini-\nmum de plancher à plafond.\nPlace Sainte-Croix et rue Alphonse de\nWitte, les façades seront occupées au rez-\nde-chaussée, dans toute la mesure du pos-\nsible, par des magasins à usage commercial\navec grandes vitrines d'exposition.\nCes magasins auront un sous-sol, et un\nentre-sol pour l'habitation.\nEn façade, il ne pourra être fait emploi que\nde matériaux apparents, tous les enduits\nétant prohibés d'une façon absolue. Les\nmatériaux apparents autorisés sont : la bri-\nque dominant, agrémentée de pierre blan-\nche et (ou) de pierre bleue.\nLe projet excluera toute dépense dun\ncaractère somptuaire.\nISOLATION ACOUSTIQUE\nDES STUDIOS\nOn entend par isolation acoustique des\nstudios les dispositions constructives per-\nmettant de soustraire l'enceinte du studio\naux bruits extérieurs (bruits de la rue, bruits\ninternes du bâtiment, bruits des autres stu-\ndios) et, réciproquement, d'éviter que les\nbruits produits dans le studio puissent être\nperçus à l'extérieur."}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "20", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193402-01.1.6", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 5629, "texte": "En règle générale, la meilleure disposition\nen plan est celle qui évite dans la mesure\ndu possible, la contiguïté des studios et\npar suite même qui limite les précautions à\nprendre dans la constitution des planchers,\ndes plafonds et des parois.\nLa meilleure disposition en coupe est celle\nqui isole les locaux de tout voisinage\nbruyant soit par l'interposition d'un étage\ndit de silence soit par tout autre moyen, à\nproposer par les concurrents.\nL'isolation acoustique a été obtenue dans\nles exemples qui ont été cités lors du pre-\nmier concours soit par des murs épais en\nmaçonnerie ordinaire, soit par des cloisons\nmultiples placés à distances judicieusement\ncalculées pour éviter la transmission du son\navec ou sans interposition de produits iso-\nlants.\nLa première solution, en général moins\ncoûteuse, est recherchée par les techni-\nciens pour la construction de bâtiments\nsimilaires et a été adoptée par exemple à\nBerlin, lorsque l'on disposait d'une super-\nficie relativement importante pour l'im-\nplantation du bâtiment.\nPar contre, lorsque la superficie disponible\nest réduite comme à Londres et à New-\nY ork, on a obligatoirement adopté la deu-\nxième solution.\nSans que I'I.N.R. veuille influencer en au-\ncune façon la libre conception des concur-\nrents, il peut être utile de remarquer ici\nque le terrain dont dispose I'I.N.R. a envi-\nron trois fois l'étendue de celui sur lequel\na été construit le bâtiment de la 8.8.C.\n(Londres).\nQuant au béton armé et aux structures\nmétalliques, qui par leurs liaisons favori-\nsent la propagation du son, il est utile de\nprévoir soit des solutions de continuité tout\nautre traitement à proposer par les con-\ncurrents et sous leur responsabilité.\nToutefois, ces traitements sont générale-\nment délicats, coûteux et aléatoires; étant\nappliqués dans l'ossature même, il est im-\npossible de les modifier après coup en cas\nd'insuffisance. Le seul remède dans ce der-\nnier cas consiste à utiliser à l'intérieur des\nstudios des revêtements acoustiques absor-\nbants, mais ceux-ci compromettent en gé-\nnéral gravemenl la qualité acoustique\ninterne de ces studios.\nD'une manière gé né raie,\nla préférence doit être\ndonnée aux studios réa-\nlisés à l'aide de murs\népais en briques.\nFORME ET PROPORTIONS\nDES STUDIOS\nL'expérience confirmée par tous les experts\nen la matière, a montré que les formes d'un\nstudio doivent être simples (voir Berlin,\nLondres et New-York). Les résultats obte-\nnus dans les studios de forme compliquée\n(surfaces courbes exagérées, cylindriques,\nparaboliques ou sphériques) sont très aléa-\ntoires : ils peuvent être parfois bons, autres\nfois mauvais suivant la nature de certaines\nauditions.\nD'autre part, il est préférable d'éviter le\nparallélisme des grandes parois, bien que\ncette condition ne soit pas indispensable.\nAinsi qu'il a été dit antérieurement dans le\nrèglement, les conditions acoustiques idéa-\nles d'un studio ne sont pas nécessairement\nles mêmes que les conditions acoustiques\nidéales d'une salle de concerts.\nDans !e premier cas on joue pour le micro-\nphone, dans le deuxième cas on joue pour\nle public.\nDans le cas où une forme trapézoïdale est\nadoptée en surface pour les grands et\nmoyens studios de musique, il est préféra-\nble que l'emplacement prévu pour l'or-\nchestre se trouve du côté de la petite\nbase du trapèze.\nEn ce qui concerne les proportions d'un\nstudio, l'expérience a montré que le rap-\nport 5-3-2 (longueur, largeur, hauteur)\nétait généralement favorable; cette con-\ndition n'est pas impérative.\nElle facilite aussi dans la plupart des cas\nla mise au point de la « balance acousti-\nque » à réaliser entre les différents instru-\nments; cette règle n'a toutefois rien d'ab-\nsolu.\nPAROIS DES STUDIOS\nOn sait que la qualité acoustique d'un stu-\ndio dépend avant tout pour un volume\ndonné, du temps de réverbération ou\nplutôt de la-courbe des temps de réverbé-\nration en fonction des différentes fréquen-\nces. Cette courbe est tracée généralement\nentre 100 et 4 ou 5.000 périodes par\nseconde.\nLa courbe des temps de réverbération est\naffectée au premier chef par la constitu-\ntion même et par le revêtement acoustique\nsuperficiel des parois.\nL'expérience semble vouloir confirmer la\nthéorie en ce qui concerne la valeur des\nparois épaisses, lourdes et rigides; elle a\nmontré que les parois minces sont suscepti-\nbles d'entrer en résonance pour certaines\nfréquences basses, ce qui est d'autant plus\nmauvais que dans le spectre sonore d'un\norchestre le maximum d'énergie acoustique\nest observé pour ces fréquences : il en\nrésulte un déplorable effet de diaphragme\nauquel il est impossible de remédier par\ndes moyens électriques.\nPour éviter cet effet de diaphragme on est\namené à renforcer le traitement acousti-\nque superficiel des parois minces, pour pro-\nvoquer une absorption du son. Mais on\naltère alors la qualité acoustique de l'en-\nsemble du studio en déformant et en abais-\nsant la courbe des temps de réverbération\nen fonction de la fréquence.\nLes parois minces et les systèmes suspendus\nou flottant sont d'une réalisation coûteuse,\nprovoquant presque toujours des aléas;\nleur efficacité est souvent médiocre. »\nDescription du projet\nDe l'exposé qui précède il appert nette-\nment à notre avis qu'avant toute chose\nla technique constructive\nmise au service de l'isolation\nacoustique poussée au\nmaximum devait asservir dans la con-\nception du projet toute autre considéra-\ntion. Pas un instant nous n'avons songé à\nsubordonner ces points essentiels a la re-\ncherche d'un plan classique, axé, plaisant\nou décoratif; un plan rationnel répondant\nà sa fonction pouvait seul, nous semblait-il,\ndonner entière satisfaction en l'occurence."}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "21", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193402-01.1.7", "debut_caractere": 103, "fin_caractere_exclue": 2982, "texte": "Nous avons donc, partant de ce principe,\nconsidéré le bâtiment à projeter en tant\nque bâtiment purement utilitaire usine\noù s'élaborent et où s'exécutent les pro-\ngrammes destinés à être transmis par les\nondes aux auditeurs disséminés de par le\nmonde.\nNous nous sommes efforcés de nous écar-\nter de la conception « salles de spectacles\net de concerts ».\nNous n'avons du reste suivi en cela que\nles données très précises du programme\nqui insistait tout particulièrement sur le fait\nque le but principal poursuivi est la radio-\ndiffusion des concerts ou autres produc-\ntions artistiques exécutées devant le micro-\nphone et non pas l'organi-\nsation de spectacles pour\nun public limité admis\néventuellement dans les\nstudios.\nIl fallait néanmoins songer au facteur « Au-\nditeurs », et cet élément tendait plutôt à\ncompliquer le problème si l'on tient compte\ndes circulations nécessitées par ce public\noccasionnel qui aux termes du programme\ndevait cependant pouvoir occuper simulta-\nnément tous les studios. (Eventualité peu\nprobable cependant puisque l'l. N. R. ne\npossède que deux stations émettrices.)\nQuoi qu'il en soit,ce sont ces considérations\nqui nous ont poussés à multiplier les circu-\nlations que nous avons voulu indépendantes\npour chacun des studios ou groupes de\nstudios; la simplicité du plan dut-elle en\nsouffrir.\nD'autre part, ces circulations de par leur\nmultiplicité même, constituaient autant\nd'éléments tampons auxiliaires précieux\ndu point de vue isolation acoustique\ncar en dehors de tous les moyens dont on\ndispose grâce à la technique moderne pour\nisoler phoniquement deux sources de bruit,\ncelui qui consiste à les séparer nettement\npar des locaux accessoires n'est certes pas\nnégligeable!\nC'est le principe de construction des murs\nportants en maçonnerie de briques (voir\nnote technique) qui a déterminé l'empla-\ncement des plus petits studios à même le\nradier des fondations. Cette disposition\npermettait de constituer, sans sous-struc-\nture onéreuse, une ceinture en maçonnerie\népaisse indépendante pour chacun des stu-\ndios. D'autre part, la nécessité de descen-\ndre la ceinture de la grande salle égale-\nment jusqu'aux fondations a suscité l'idée\nd'inscrire un certain nombre de studios\ndans ce même gabarit; les murs formant\nceinture individuelle à chacune des petites\nsalles constituant les éléments portants des\nétages supérieurs.\nLe souci de descendre le niveau des salles\nsituées en sous-sol le moins possible par\nrapport au niveau de l'entrée tout en régu-\nlarisant le niveau des différents plafonds à\nhauteur de l'étage de silence a déterminé\nla différence des niveaux d'accès aux stu-\ndios tant pour les auditeurs que pour les\nmusiciens.\nLes bureaux des différents services ont été\nrépartis sur tout le pourtour des façades\nconstituant une zone de protection pour\nles studios contre les bruits de la rue.\nLe premier étage est occupé par les ser-"}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "22", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193402-01.1.8", "debut_caractere": 169, "fin_caractere_exclue": 3138, "texte": "vices techniques, le deuxième étage par\nle service des émissions parlées, le troi-\nsième etage par le service des émissions\nmusicales et le quatrième étage par la\ndirection générale. Cette classification a\nété établie en raison directe du trafic inté-\nrieur dépendant de l'organisation générale.\nLes étages inférieurs (parce que d'un accès\nplus facile de l'extérieur) ont été dévolus\naux bureaux dont les usagers sont astreints\na des prestations moins régulières, éven-\ntuellement même à des prestations du soir;\nil en est de même pour les bureaux qui\nsont en relation plus fréquente avec des\nétrangers à la maison. D'autre part, les\nlocaux réservés à la direction générale\nseront installés avantageusement au der-\nnier étage du bâtiment parce que plus\nisolés des circulations verticales intérieures\net parce que devant être en relation moins\ndirecte avec les studios.\nL'emplacement de la machinerie du con-\nditionnement de l'air, de la chaufferie, de\nla centrale électrique, et des garages,\nsource de bruits et de vibrations, ont été\nrecherchés en dehors des enceintes des\nstudios. Le système de fondations préco-\nnisé (voir note technique) situe pratique-\nment ces locaux dans des bâtiments indé-\npendants :\nEntrée place Sainte-Croix\n(symétrique à l'entrée de la salle des fêtes\nde la commune d'lxelles, (suivant le désir\nexprime par les promoteurs du concours et\nl'Administration communale de qui dépend\nI approbation des façades) affectée, d'une\npart, au personnel des bureaux et, d'autre\npart, aux chefs d'orchestre et aux solistes\nde marque ne faisant pas partie du per-\nsonnel régulier de la maison.\nEntrée rue du Belvédère,\nplus spécialement affectée au personnel\nartiste habituel.\nEntrée rue A. Dewitte,\nréservée aux auditeurs des studios.\nA remarquer toutefois que la disposition\ndu plan assure un accès aussi aisé par l'en-\ntrée place Sainte-Croix. Au cas où quel-\nques privilégiés seulement seraient admis\na visiter les installations, cette disposition\npermettrait de les canaliser dès l'entrée\npar les circulations réservées au public sans\nqu'il faille cependant mobiliser le person-\nnel préposé à l'entrée « Auditeurs ».\nLes dégagements et les cages d'escaliers\nont été combinés de façon à isoler et les\nauditeurs et les différentes catégories du\npersonnel, tout en observant les prescrip-\ntions de l'arrêté royal du 9 août 1920 rela-\ntif aux escaliers et sorties de secours. Cel-\nles-ci totalisent une largeur de 15 mètres\npour un total de 1.045 personnes (nombre\nfixé par le règlement du concours en sup-\nposant l'occupation simultanée de tous les\nlocaux). Une marge de 4,55 mètres en\nexcédent sur la largeur strictement régle-\nmentaire à appliquer aux sorties reste\ndonc correspondre au personnel des bu-\nreaux et aux auditeurs des petits studios\nprévus dans les extensions futures.\nLes chambres de contrôle, enregistrement,\nsalle des accumulateurs, salle de charge\ndes accumulateurs, centrale des amplifica-\nteurs, constituant le centre vital au point"}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": "23", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193402-01.1.9", "debut_caractere": 295, "fin_caractere_exclue": 2150, "texte": "de vue technique, sont disposés à l'étage\nintermédiaire entre les studios récitals et\nles petits studios moyens et à proximité du\ngrand studio moyen.\nCette disposition a en outre l'avantage de\ncréer un étage tampon entre les studios\nsuperposés, étage où trouveront place éga-\nlement les locaux d'archives et les réserves.\nDe plus, le projet a été étudié de façon à\npermettre de surseoir éventuellement pour\nraison budgétaire, à la construction du\ngrand studio.\nLa ceinture en maçonnerie épaisse étant\ntotalement indépendante de l'ossature des\nlocaux contigus, pourrait en effet, sans\ninconvénients, être momentanément aban-\ndonnée au niveau du premier étage. De\ncette façon, l'abandon éventuel de la con-\nstruction du grand studio ne nuirait en rien\nà l'aspect d'ensemble de l'édifice et, d'au-\ntre part, l'organisation des divers services\npourrait être définitive et le trafic inté-\nrieur ne subirait ni modification ni trouble\nlors de la construction de la grande salle.\nNOTES TECHNIQUES\nLes sondages nous indiquaient que le sol\nest de très mauvaise qualité jusqu'à une\nprofondeur variant de 6 à 10 mètres sous\nle niveau actuel du terrain.\nNous avions donc préconisé des fonda-\ntions sur pieux et nos préférences\nallaient aux pieux moulés dans le sol. Leur\nlongueur n'est déterminée que par la résis-\ntance des terrains rencontrés, leur adhé-\nrence latérale aux terres traversées est très\ngrande et ils ne risquent pas de se briser\npendant le battage comme les pieux mou-\nlés d'avance.\nLes pieux moulés assurent en outre un\nexcellent damage du béton à grande pro-\nfondeur et donnent toutes les garanties\ndésirables contre les étranglements éven-\ntuels de la colonne de béton et contre les\ninvasions d'eau de la nappe aquifère à l'in-\ntérieur du fourreau pendant le bétonnage.\nCes pieux peuvent porter avec sécurité\nune charge de 50 tonnes, ce qui aurait"}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "24", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193402-01.1.10", "debut_caractere": 96, "fin_caractere_exclue": 3183, "texte": "exigé pour le présent projet le battage\nd'environ 690 pieux.\nLes pieux assemblés par des semelles d'en-\nviron 70 cm. d'épaisseur, supporteraient\nonze radiers indépendants avec blindages\nlatéraux étanches. Ces radiers et ces blin-\ndages asphaltes, même s'ils n'étaient pas\nabsolument indispensables pour résister à\nune sous-pression des eaux, auront pour\neffet de supprimer l'inconvénient qui pour-\nrait résulter, au point de vue acoustique,\nde l'humidité du sol.\nC est pour cette raison que nous avons cru\nnécessaire de prévoir ces cuvettes étan-\nches indépendamment de l'isolant appro-\nprié contre la transmission des vibrations\nelles-mêmes.\nLe sectionnement de la fondation en onze\nradiers indépendants est préconisé non\nseulement aux fins de constituer les joints\nde dilatation indispensables étant donné\nla surface du bâtiment mais encore aux\nfins d'isoler les studios du sous-sol chacun\nsur un radier sans aucun point de contact\nni avec les studios situés au même niveau,\nni avec les locaux susceptibles d'être une\nsource de bruit ou de vibrations tels les\nlocaux du conditionnement, du chauffage,\netc., etc.\nAfin de protéger le bâtiment contre les\nvibrations de source extérieure transmises\npar le sol, une interposition de plaques en\nliège comprimé munies de deux couches\nde feutre bitumé (Korsil asphalté) a été\nprévue entre les semelles et les radiers.\nDe plus, les murs de ceinture des studios\nsont encore isolés du radier qui les porte\npar une autre interposition du même pro-\nduit. Quoique nous ayons pleine confiance\ndans les résultats acquis par l'emploi ration-\nnel des matériaux dont dispose la techni-\nque nouvelle en matière d'isolation acous-\ntique matériaux grâce auxquels nos\nconstructions monolithes et légères peu-\nvent se prévaloir d'être isolées phonique-\nment au même titre que les maisons de\nnos pères les conditions tout à fait par-\nticulières du problème posé méritaient un\nexamen approfondi de la question : Les\nmurs épais en maçonnerie préconisés par\nle programme comme isolants phoniques\nsans aléas devenaient illogiques comme\nremplissages; dès lors, il apparaissait ration-\nnel de donner à ces murs une épaisseur\nsuffisante pour en faire l'élément portant\nen même temps que la paroi isolante et\nd'écarter du même coup le monolithisme\ntransmetteur de bruit inhérent à tout\nsystème d'ossature.\nIci surtout où la superposition de certaines\nenceintes sonores s'imposait, ce système\nnous a paru prévaloir à coup sûr, étant\ndonné la possibilité de sectionner aux en-\ndroits voulus, et avec toute garantie de\nstabilité, ces murs-éléments portants com-\nmuns, par l'interposition d'une plaque iso-\nlante ayant pour effet de supprimer la\nrésonance transmise par la structure même\ndu bâtiment.\nDe plus, avec des murs de forte épaisseur\nil n'y a pas lieu de craindre les oscillations\nde flexion comme dans le cas de murs ou\nde cloisons de faible épaisseur.\nNe perdons pas de vue non plus, qu'en ce\nqui concerne les studios, la réflection des\nondes sonores joue un rôle de premier plan,\nd'où proscription de matériaux à trop\ngrand pouvoir absorbant. En outre la ques-"}, {"page_pdf": 11, "page_imprimee": "25", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193402-01.1.11", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 4807, "texte": "tion de l'acoustique des salles, encore\nqu'elle soit moins urgente que la question\nde l'isolement phonique (celle-ci intéres-\nsant la structure même du bâtiment et\ncelle-là pouvant être modifiée par l'em-\nploi de revêtements appropriés), doit être\nprise néanmoins en considération dans les\nétudes préliminaires, non seulement au\npoint de vue forme et volume des encein-\ntes sonores mais aussi au point de vue\nmatériaux.\nDes matériaux capables de conserver le\nson dans une salle réaliseront déjà une des\nconditions susceptibles de créer technique-\nment une bonne acoustique dans cette\nsalle.\nLa forme trapézoïdale des studios nous a\npermis de prévoir la répartition des gaines\ndu conditionnement dans l'espace libre\nentre la ceinture et les cloisons de redres-\nsement. Ces dernières cloisons, conçues en\nmatériaux à pouvoir absorbant, constitue-\nraient une paroi supplémentaire s'opposant\nà la transmission des bruits de chocs pou-\nvant provenir des circulations et contre\nlesquels la ceinture des studios construite\nen matériaux durs réagirait apec moins de\nbonheur.\nEn ce qui concerne les hourdis nous avons\ncherché à supprimer l'encastrement dans\ntoute la mesure du possible.\nNous pensons en effet que l'encastrement\nest une cause importante de la transmission\ndu son par les planchers même s'ils sont\nrecouverts de matériaux efficacement ab-\nsorbants, car ces dalles, alors même qu'elles\ns'opposent à une transmission directe du\nson, n'en conduiront pas moins dans le mur\navec lequel elles sont en contact les bruits\naériens ou de chocs qu'elles auront absor-\nbés.\nEn conséquence en réduisant au minimum\nces points de contact leur isolation sera\nd'autant plus aisée; c'est à cela que tend\nle système que nous préconisons en répar-\ntissant les charges des hourdis de telle\nsorte que seules les poutres maîtresses\nprennent appuis sur les murs.\nL'affaiblissement du son au travers des\nhourdis est augmenté encore, en ce qui\nconcerne les studios, par l'emploi de dou-\nbles plafonds indépendants des hourdis\nformant plancher du studio.\nLes hourdis pourraient être réalisé en élé-\nment de béton multicellulaire armé et ren-\nforcés par des nervures.\nLes contre-plafonds dont la surcharge sera\nminime pourraient être constitués par des\ndalles en bi-béton béton de bims et\nbéton de gravier. La superposition des\ndeux bétons de densité différente dont\nl'un est mauvais conducteur du son, dimi-\nnue sensiblement la sonorité du hourdis. La\nzone de traction d'une dalle appuyée aux\ndeux bouts correspond à la partie en béton\nde bims, dont les armatures équilibrent tout\nl'effort de traction. Au contraire, la zone\nde compression est constituée par la par-\ntie en béton de gravier dont la résistance\nà la compression est bien connue. L'arma-\nture est constituée de préférence par un\ntreillis (Farcométal par exemple).\nLa face supérieure des contre-plafonds\nserait complétée par une chape, tandis que\nle hourdis supérieur recevra en outre une\ncouche isolante formée de bandes de liège\nespacées entre elles de 30 a 40 centi-\nmètres. L'espace vide entre les bandes\nétant rempli d'une masse très élastique et\nabsorbante, par exemple du liège granulé.\nCet isolant est interposé entre la couche\nde béton de gravier et le lissage de ciment\ndestiné à recevoir le tapis ou le linoléum\n(procédé Antiphon préconisé par I. Katel).\nLes poutres maîtresses s'encastrent dans\nles murs et se terminent chacune par une\nsemelle de répartition; ces semelles indi-\nviduelles sont nécessitées par l'obligation\nde supprimer tout point de contact entre\nles deux hourdis dont les poutres sont dis-\nposées en quinconce.\nL'extrémité des poutres et les semelles\ndevraient être entourées elles aussi de pla-\nques isolantes.\nLes hourdis eux-mêmes ne s'encastrent\njamais dans les murs, ils sont supportés par\ndes poutres auxiliaires et des nervures dont\nla dernière est séparée du mur par une\nplaque de Korsil.\nL'espace libre entre les deux hourdis sera\nutilisé pour la répartition des gaines d'ame-\nnée et de retour de l'installation du con-\nditionnement de l'air ainsi que l'établisse-\nment de caniveaux destinés à recevoir les\ncables nombreux nécessités par l'appareil-\nlage électrique, électro-acoustique, etc.\nSi l'étude approfondie du problème a dé-\nmontré que, pour la ceinture des studios\net pour les locaux isolés acoustiquement,\ndes murs épais en maçonnerie réalisent la\nsolution idéale, il n'en est pas moins vrai\nque l'ossature en béton armé avec remplis-\nsages en matériaux légers s'indiquait pour\ntous les autres locaux, à condition toutefois\nque ces deux systèmes de construction\nsoient différents l'un de l'autre depuis la\nfondation.\nLes remplissages seront constitués en fa-\nçade par un parement extérieur, d une\ndemi-brique donnant toutes garanties au\npoint de vue de la non-porosité et maçon-\nnée au ciment hydrofugé. Une doublure"}, {"page_pdf": 13, "page_imprimee": "27", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193402-01.1.13", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1242, "texte": "intérieure est faite d'une cloison de béton\nmulticellulaire (densité 0.3) de 8 cm. Un\nvide de 5 cm. est laissé entre la brique et\nle béton.\nLes cloissons intérieures, indépendantes des\nmontants en béton seraient soit en plaques\nou en blocs de bims soit en béton multi-\ncellulaire coulé sur parois en treillage céra-\nmique suivant les cas et l'isolation requise\npour les divers locaux dont elles constituent\nles parois.\nUne plaque isolante s'interposant entre la\nbase de la cloison et le hourdis compléte-\nrait le dispositif d'isolation.\nEnfin, les dispositifs d'isolation acoustique\ndevront s'étendre encore aux conduites\nd'eau, aux canalisations du chauffage, aux\nascenseurs, etc.; dans chaque cas les dis-\npositifs adoptés varieront suivant qu'il\ns'agisse de sons aériens ou de sons de\nchocs, toutefois, afin de réduire au mini-\nmum les dispositifs à adopter, nous nous\nsommes efforcés d'obfenir de par le plan\nmême la meilleure garantie d'isolation en\nsituant les locaux tels que lavatory, w.-c.,\nmachinerie d'ascenseur, chaufferie, machi-\nnerie du conditionnement, garage, etc. en\nnon-contiguité avec les enceintes des stu-\ndios.\nCHAUFFAGE ET AERATION\nL'installation de chauffage dessert tous les\nlocaux pour lesquels une aération directe"}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "28", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193402-01.1.14", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 2608, "texte": "est possible sans avoir a tenir compte du\nbruit pouvant provenir de l'extérieur.\nAu contraire le système du CONDITION-\nNEMENT DE L'AIR a été envisagé pour\nles studios, locaux annexes, et en général\npour tous les locaux acoustiqués.\nL'étude de l'installation de conditionne-\nment de l'air a été faite conformément aux\nprincipes du système Anémostat, qui sem-\nble pouvoir résoudre le problème posé,\ngrâce aux conditions techniques qu'il\nréunit.\nDes avantages principaux du procédé Ané-\nmostat, nous avons retenu ce qui suit :\na) En raison du contact intime de l'air et\nde l'eau pulvérisée, dans le filtre laveur, la\ndimension des conditionneurs est très sen-\nsiblement réduite;\nb) En été, le refroidissement de l'air est\nobtenu, non seulement par son contact pro-\nlongé avec les surfaces refroidissantes, mais\nencore par la vaporisation d'une partie de\nl'eau qui traverse le filtre laveur. Il s'en-\nsuit qu'une installation pour la réfrigération\nde l'air en été, ne comporte jamais de\nmachine frigorifique, si l'eau de la ville (ou\nde puits) ne dépasse pas 10-I2°C. Ceci a\npour effet de simplifier l'installation et d'en\nrédu ire le prix de revient;\nc) L'air circulant en circuit fermé, il ne\nfaut réchauffer que le quart du volume\nd'air en circulation (air d'appoint); ceci per-\nmet de réduire sensiblement la dépense de\nvapeur et d'eau;\nd) La ventilation peut être énergique\nsans créer de courants d'air, la vitesse à la\nsortie des anémostats n'excédant pas 20 à\n25 centimètres à la seconde. L'air frais est\nrépandu en une véritable nappe au point\nhaut des locaux.\nSous la pression du ventilateur, et par la\ndépression due à l'aspiration des bouches\nd'évacuation, l'air introduit dans les par-\nties hautes des locaux, traverse ces der-\nniers, y descendant en nappes horizontales\nvers le parquet. A ce niveau, il est repris\npour être dirigé à nouveau vers le condi-\ntionneur;\ne) La vitesse de l'air dans les canalisations\nn'excède pas 4 m. à la seconde; ceci est\ntrès important, dans le problème qui nous\nintéresse, pour la suppression des vibra-\ntions et du bruit dans les canalisations;\nf) L'installation assure le maintien d'une\nfraîcheur constante en été, et d'une cha-\nleur constante, en hiver.\nLa température, aussi bien que le degré\nd'humidité, sont parfaitement réglables.\nLe conditionnement de l'air des divers\nlocaux serait assuré par trois conditionneurs\npouvant fonctionner séparément ou simul-\ntanément.\nL'installation comprend :\nI) Un ventilateur centrifuge aspirant de\nl'air frais, audehors, dans la proportion de\n25 % environ, et de l'air provenant des\nlocaux à ventiler, dans la proportion de"}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "29", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193402-01.1.15", "debut_caractere": 35, "fin_caractere_exclue": 2296, "texte": "-75 % environ. Ce ventilateur refoule le\ntout vers un appareil conditionneur;\n2) Trois appareils conditionneurs (un pour\nchaque groupe) recevant le mélange d'air\npur et d'air vicié provenant du ventilateur;\nces appareils comportent un premier fai-\nsceau tubulaire de préchauffage, un filtre\nlaveur spécial, une seconde batterie de\nchauffage après lavage et un humificateur\nd'appoint;\n3) Une conduite d'air conditionné, avec\nramifications allant de chaque condition-\nneur aux différents locaux à ventiler;\n4) Des diffuseurs, permettant à l'air pro-\nvenant de la conduite de se répandre, sans\nvitesse et sans courant d'air, au point haut\ndu local à ventiler, mais pourtant avec une\ncertaine pression rabattant l'air vicié vers\nle sol;\n5) Au point bas du local à ventiler, une\nsérie de bouches d'aspiration, reliées par\ndes conduites de retour d'air vîcié, à l'as-\npiration du ventilateur.\nCes bouches sont constituées par des gril-\nlages en cuivre, de sections assez grandes\npour permettre l'entrée d'air à une vitesse\nne dépassant pas 2 m. à la seconde;\n6) Les canalisations d'amenée sont pré-\nvues, en caves, de sections rectangulaires,\nen maçonnerie avec doublures en panneaux\nde fibres végétales. Les canalisations de\nreprise sont prévues en tôle. Les colonnes\nmontantes sont établies en tuyaux d'éter-\nnit de diamètres variables, qui seraient\nlogées dans les vides entourant les studios.\nLes canalisations dans les doubles plafonds\nseraient également en éternit avec assem-\nblage par bagues. Les réductions, les cou-\ndes et les ramifications seraient en tôle.\nLes conduites d'amenée sont prévues calo-\nrifugées en 30 mm. d'épaisseur;\n7) Toutes les gaines sont divisées en tron-\nçons, reliés entre eux par des joints anti-\nacoustiques en toile ou en caoutchouc pour\nsupprimer toute transmission de vibrations\npar la masse des conduites.\nEn surcroit à la ventilation et à l'aération\nréalisées par le conditionnement de l'air,\nune ventilation naturelle de secours est\npossible pour chacun des studios.\nCes prises d'air libre hermétiquement clo-\nses en période normale se feraient au tra-\nvers de locaux tampons toujours pour les\nmêmes raisons d'isolation acoustique qui,\navant tout autre considération, nous ont\nguidés dans la conception de notre projet.\n\nC. V."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1934-02-01-c003", "article_bluemountain": "bmtnaac_1934-02_01#c003", "volume": "bmtnaac_1934-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "18", "page_fin": "18", "image_debut": 4, "image_fin": 4, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193402-01.2.2.1", "titre_corps": "25. PLAN DU SOUS-SOL Niveau des trois studios moyens — les deux plus petits étant inscrits dans le gabarit du grand studio dont la forme en plan s'ébauche déjà. En dehors des ceintures de studios, les locaux réservés au conditionnement, chaufferie, etc.", "titre_sommaire": "25. PLAN DU SOUS-SOL Niveau des trois studios moyens — les deux plus petits étant inscrits dans le gabarit du grand studio dont la forme en plan s'ébauche déjà. En dehors des ceintures de studios, les locaux réservés au conditionnement, chaufferie, etc.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 4, "page_imprimee": "18", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193402-01.1.4", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 253, "texte": "25. PLAN DU SOUS-SOL\nNiveau des trois studios moyens — les deux\nplus petits étant inscrits dans le gabarit du\ngrand studio dont la forme en plan s'ébauche\ndéjà.\nEn dehors des ceintures de studios, les\nlocaux réservés au conditionnement, chaufferie, etc."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1934-02-01-c004", "article_bluemountain": "bmtnaac_1934-02_01#c004", "volume": "bmtnaac_1934-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "19", "page_fin": "19", "image_debut": 5, "image_fin": 5, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193402-01.2.2.2", "titre_corps": "26. PLAN DU REZ-DE-CHAUSSEE Niveau des deux studios-récitals.", "titre_sommaire": "26. 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Envisageons ces\nseuls exemples : L'isolation thermique et\nl'isolation du son. Autrefois l'expérience\navait prouvé que celles-ci pouvaient être\nobtenues au moyen de cloisons épaisses et\nlourdes fait confirmé par les essais mo-\ndernes. Cependant des raisons d'économie\nne permettent plus d'employer ni du poids\nni du volume, superflus au point de vue\nrésistance; on ne construit point une tour\nEiffel sur le modèle des pyramides. D'une\npart, nous avons actuellement la tendance\nà diminuer le poids des cloisons ten-\ndance justifiée par les procédés de con-\nstruction à squelette en acier ou béton —;\nd'autre part, on se trouve devant la néces-\nsité d'obvier aux inconvénients des bruits\ntoujours croissants de la vie moderne. Il a\ndonc fallu faire appel à la science pour\nreviser complètement les méthodes de\nconstruction au point de vue acoustiaue.\nAinsi certaines branches de la science, qui\njadis ne présentaient qu'un intérêt théori-\nque, reçoivent aujourd'hui une application\npratique.\nL'isolation thermique est étudiée depuis\nquelques années à des fins industrielles. Il\nen est tout autre cependant de l'isolation\nacoustique, restée livre fermé jusqu'à ces\nderniers temps.\nAvant d'aborder le problème à résoudre\nil peut être intéressant de rappeler quel-\nques notions au sujet du son, de sa nature,\nde sa transmission, de sa perception et de\nsa mesure.\nTout son est produit par un corps en vibra-\ntion. Ces vibrations ou ondes se transmet-\ntent soit dans le corps lui-même soit dans\nle milieu ambiant. Il est important de noter\nque pour la transmission du son il faut un\nmilieu matériel, solide, liquide ou gazeux\n(le son ne se transmet pas dans le vide) et\nque ce milieu exerce une influence primor-\ndiale sur cette transmission.\nParmi les différentes propriétés du son on\ndistingue l'intensité et la hauteur. L'inten-\nsité, qu'on désigne vulgairement par des\ntermes tels que « bruyant », « sourd », etc.\ndépend de l'amplitude du mouvement vi-\nbratoire de la source sonore, c'est-à-dire\nde la plus grande ou plus petite violence\nde ce mouvement.\nLa hauteur qui se distingue par des sons\n« graves » ou « aigus », dépend du nombre\nde vibrations par seconde ou fréquence.\nUn ténor se distingue d'une basse par la\nhauteur de la voix tandis que la puissance\nde la voix est fonction de son intensité.\nLe timbre est une autre propriété dont\nl'importance au point de vue de l'isolation\nest minime.\nL'étude des différentes espèces d'ondes\nest pluôt académique et nous amènerait\ntrop ioin.\nIl faut faire une distinction pratique entre\ndeux espèces de sons; les premiers, que\nnous appellerons « a é r i en s », sont ceux\nqui sont produits dans un milieu gazeux,\ntels la voix dans un appartement; les se-\nconds, dits «de chocs», sont pro-\nduits dans un milieu solide, tels le bruit de\npas, du déplacement d'un meuble, d'un\ninterrupteur électrique, etc. Il est souvent\ndifficile de délimiter exactement la dif-\nférence. Par exemple une sonnette élec-\ntrique, un moulin à café, fixés au mur, com-\nmuniquent en partie leurs vibrations à l'air\nambiant et en partie au mur auquel ils sont\nfixés.\nLes vibrations se transmettent dans toutes\nles directions sous formes d'ondes, qui se\ncomposent de compressions et dépressions\nsuccessives du milieu. La vitesse de trans-\nmission varie largement suivant le milieu\nde propagation et dépend en grande par-\ntie de l'élasticité et de la densité de celui-\nci. Elle croît avec l'élasticité et diminue\navec la densité.\nChaque fois que ces ondes rencontrent un\ncorps d'une élasticité ou d'une densité dif-\nférente leur progression normale est dé-\nrangée. En effet, une partie du son incident\nest réfléchie et retourne dans le premier\nmilieu. Une deuxième partie est absorbée\npar le deuxième milieu et enfin une troi-\nsième partie peut être transmise par ce\ndeuxième milieu si son pouvoir absorbant\nn'est pas suffisant.\nLa réflexion du son est surtout inté-\nressante au point de vue « acoustique »\ndu milieu tandis que la transmission est du\ndomaine de l'isolation du bruit. La réflexion\nne nous intéresse à présent que pour autant\nqu'elle constitue la différence entre le son\nincident d'une part et l'absorption et la\ntransmission du son d'autre part. De ce fait\n« l'acoustique », qui s'occupe en partie de\nréduire la réflexion peut devenir l'anta-\nganiste de « l'insonorité ».\nEn général le son n'est que peu réfléchi par\nles matériaux poreux ou mous tandis qu'il\nl'est considérablement par les corps denses\net rigides : ainsi un mur rigide, recouvert\nde plâtre, réfléchit plus de bruit que le\nmeilleur miroir ne réfléchît de lumière.\nPar contre un son de choc, c'est-à-dire un\nson produit dans un milieu solide, tend à y\ndemeurer et progresse rapidement dans\nson milieu.\nL' absorption s'explique par la fric-\ntion occasionnée par les particules d'air en\nvibration au passage d'orifices étroits,\nfriction, qui change ces vibrations en cha-\nleur. On conçoit donc que la forme et les\ndimensions de ces orifices ou interstices\njouent un rôle important mais difficile ac-\ntuellement à déterminer.\nIl est important de noter que pratiquement\ntout objet absorbe du son, ce qui explique\nla différence entre l'acoustique d'une salle\nvide et celui d'une salle remplie, entre\nl'acoustique d'un appartement meublé et\ncelui d'un appartement non meublé.\nLa transmission du son à travers un\nobstacle peut se faire de trois façons dif-\nférentes. Premièrement, le son peut se\ntransmettre à travers les interstices d'un\ncorps poreux (où il sera partiellement ab-\nsorbé). Deuxièmement, les particules du\npremier milieu peuvent transmettre leurs\noscillations aux particules de l'obstacle, qui\nse les communiquent de proche en proche\npour les transmettre à leur tour au milieu\nse trouvant de l'autre côté de l'obstacle;\nà cause du poids des particules de l'ob-\nstacle, qui est généralement assez élevé\nen comparaison de celui des particules du\nmilieu ambiant (l'air) le son transmis de\ncette façon est assez faible.\nLe troisième mode de transmission est le\nplus important. Sous l'influence des com-\npressions et dépressions successives, que\nsont les ondes sonores, l'ensemble de l'ob-\nstacle se met à vibrer et devient lui-même\nsource de son, qui produit des ondes sono-\ndes du côté opposé à celui où les ondes\ninitiales sont venues le frapper. Les ondes\nengendrées et transmises par l'obstacle ne\nsont plus les mêmes, n'ont plus la même\nfréquence que celles qui ont produit les\nvibrations de l'obstacle et c'est ce qui\nexplique qu'une voix entendue à travers\nune paroi change de hauteur (devient d'or-\ndinaire plus grave) puisque la hauteur dé-\npend du nombre de vibrations.\nChaque objet possède potentiellement un\nnombre de vibrations qui lui est propre et\nqui dépend de sa nature, de son volume,\nde son mode de fixation, etc. Si ce nombre\nse rapproche du nombre de vibrations pro-\nduites par la source sonore, l'objet se met-\ntra à vibrer à l'unisson, pourra amplifier les\nvibrations et donc augmenter l'intensité.\nCeci explique comment un même obstacle\nse comporte différemment suivant la fré-\nquence de la source sonore. Si les résultats\ndes essais de différents laboratoires ne\nconcordent pas toujours, cela est dû en\npartie au fait que les échantillons n'ont"}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "31", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193402-01.1.17", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 5749, "texte": "pas les mêmes dimensions, ne sont pas fixés\nde la même façon, etc. et qu'ils ont de ce\nfait une autre vibration propre, qui a son\ninfluence sur la transmission. Il en découle\nnotamment la nécessité de standardiser les\nconditions d'essai et aussi, avant de com-\nparer différents résultats, de s'assurer qu'ils\nont été obtenus de la même façon.\nOn peut conclure de ce qui précède que\nla transmission du son est un problème\nextrêmement complexe et qu'il est impos-\nsible à l'heure actuelle du moin d'ar-\nrêter à ce sujet des règles rigides et fixes.\nEn étudiant et en comparant les résultats\nobtenus par différents laboratoires on peut\ncependant en déduire certaines conclusions\nd'ordre pratique.\nMESURE\nNous ne nous proposons pas de décrire les\ndifférents systèmes et appareils employés\npour déterminer le pouvoir isolant des ma-\niérîaux. Qu'il nous suffise de dire que d'or-\ndinaire on dispose d'une source sonore\ndont on connaît l'intensité et dont on fait\nvarier la hauteur dans des limites connues.\nOn mesure alors de l'autre côté de l'échan-\ntillon d'essai l'intensité du son perçu pour\nune fréquence déterminée.\nLes mesures d'intensité se font d'ordinaire\nau moyen de microphones et sont graduées\nsuivant une échelle physique. Dans la pra-\ntique cependant c'est l'oreille humaine qui\ndoit juger et apprécier l'intensité du son\nperçu et celle-ci ne réagit pas suivant cette\néchelle. Il y a probablement dans l'oreille\nun mécanisme, qui, comme le mécanisme\nde la contraction de la pupille de l'œil,\nprotège l'organe de l'ouïe contre une sti-\nmulation excessive. L'expérience a démon-\ntré que la réponse de l'oreille est propor-\ntionnelle au logarithme de l'intensité phy-\nsique; en d'autres termes, des intensités\nproportionnelles à 10, 100, 1000, produi-\nsent dans l'oreille des effets proportionnels\nà 1, 2 et 3 respectivement. C'est cette\ndernière échelle qui est le plus souvent\nadoptée.\nToutefois on y a apporté une légère va-\nriation; on a notamment convenu de mul-\ntiplier cette échelle par 10, l'unité de\nl'échelle ainsi obtenue constituant la plus\npetite variation d'intensité perceptible par\nl'oreille. Cette unité s'appelle le déci-\nbel et l'échelle celle de la perceptibilité.\nOn procède en faisant d'abord l'essai avec\nla paroi a contrôler et puis sans cette paroi.\nLe rapport de l'intensité du son dans le\npremier cas à celle du deuxième cas est\nappelé le « rapport de transmission » de\nla paroi dans les conditions de I essai pour\nune fréquence déterminée et indique la\npartie transmise de l'intensité du son émis.\nL'inverse de ce rapport est appelé le « fac-\nteur d'affaiblissement du son » de la paroi.\nCe sont les logarithmes de ces facteurs\nqui constituent l'échelle auditive et qui,\nmultipliés par 10, s'expriment en décibels\net indiquent la réduction du son suivant\nl'échelle de perceptibilité de l'oreille.\nNous donnons îcî à titre documentaire une\néchelle de différents bruits d'après Water-\nfa II (fig. A).\nUne réduction de 25 db. (décibels) : une\nconversation normale est distincte;\nUne réduction de 30 db. : une conversa-\ntion bruyante n'est pas très distincte dans\nune ambiance assez calme;\nUne réduction de 35 db. : une conversa-\ntion bruyante est perceptible mais peu\ncompréhensible dans une ambiance assez\ncalme;\nUne réduction de 40 db. : une conversa-\ntion normale n'est plus perceptible; une\nconversation bruyante est à peine per-\nceptible, et on peut dire que la cloison\nest pratiquement insonore.\nLes cloisons entre appartements devraient\ndonc donner une réduction du son d'iu\nmoins 40 décibels.\nQuelques explications sont nécessaires pour\npermettre de tirer des conclusions exactes\nde l'examen des résultats des essais et de\nles appliquer à des cas concrets.\nD'abord on ne peut dire d'une cloison, qui\na une réduction de 40 db., qu'elle isole\ndeux fois mieux qu'une autre cloison, qui\nn'a que 20 db. de réduction. En effet, sup-\nposons qu'il s'agisse d'amortir un bruit\nd'une intensité de 50 db. La première cloi-\nson arrêtera 40 db. et en laissera passer\n10 tandis que pour la seconde ces chiffres\nseront de 20 et 30 respectivement, ce qui\npourrait laisser supposer que la première\ncloison isole trois fois mieux que la seconde.\nSi la source a une intensité de 80 db. la\npremière cloison laissera passer 40 db. et\nla seconde 60 db., ce qui ne constituerait\nplus qu'une supériorité de I 1/2 ou la moi-\ntié du premier exemple. Il n'est donc pas\ncorrect de dire qu'une cloison isole au -\ntant de fois mieux qu'une autre. Il\nfaut dire qu'une cloison est supérieure à\nune autre au point de vue de la réduction\ndu son d'autant de décibels\n(dans notre exemple de 40 20 = 20 dé-\ncibels).\nEn général les essais se font, l'appareil\nd'écoute se trouvant dans une chambre\nassez réverbérante où il n'y a pas le moin-\ndre bruit. Si l'écoute se tait dans une cham-\nbre où il y a une autre source de bruit la\ntransmission paraîtra beaucoup moindre :\nC'est en effet chose très connue qu'un mur\nmitoyen entre deux maisons isole beau-\ncoup moins bien la nuit que le jour; de\nmême une cloison déterminée isolera mieux\nau centre d'une ville animée qu'à la cam-\npagne où tout est calme. L atmosphère\nd'une ville est pour ainsi dire saturée de\nbruits; l'on ne peut distinguer nettement\nque les bruits particulièrement proches ou\nparticulièrement forts. En pratique les\nchambres des habitations ne sont pas aussi\nréverbérantes que les chambres d essai. En\neffet, grâce à leur pouvoir absorbant, les\ntapis, draperies, meubles, etc. arrêtent une\npartie du son. Cela se constate aisement\ndans une maison vide, où la transmission a\ntravers une paroi est beaucoup plus pro-\nnoncée que dans la meme maison meublee.\nCette absorption a son importance tout\nautant pour la salle où le bruit se produit\nque pour celle où il se perçoit. Une demon-"}, {"page_pdf": 18, "page_imprimee": "32", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193402-01.1.18", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 7822, "texte": "stration pratique a été faite au moyen\nd'une boite, qui devait normalement amor-\ntir une voix déterminée au point de la ren-\ndre difficilement compréhensible. Cette\nboîte fut alors doublée à l'intérieur de ma-\ntière éminemment absorbante et placée\ndans une chambre très réverbérante. Une\npersonne à l'intérieur de la boîte pût com-\nprendre tout ce qui se disait à l'extérieur\nde la boîte dans la chambre, tandis qu'il\nétait impossible à des personnes se trou-\nvant dans la chambre de comprendre une\nseule parole prononcée par la personne se\ntrouvant dans la boîte. Ceci est dû au fait\nque la matière absorbante amortit l'inten-\nsité du son produit à l'intérieur de la boîte\nde telle façon qu'il n'est plus à même de\ntraverser la paroi tandis que la chambre\nréverbérante, loin d'amortir l'intensité,\nl'amplifie.\nCette expérience démontre que les maté-\nriaux absorbants peuvent être efficaces\npour amortir la transmission dans un sens\nmais pas nécessairement dans l'autre.\nUne autre déduction à faire de cette expé-\nrience est la suivante : pour diminuer le\nbruit produit à un étage supérieur il vaut\nmieux placer des tapis sur le plancher de\ncelui-ci que de revêtir de panneaux absor-\nbants lè plafond de l'étage inférieur : Prin-\ncipe d'amortissement et d'absorption du\nson à la source.\nEn tenant compte de ces diverses obser-\nvations préliminaires, examinons quelques\nrésultats obtenus dans différents labora-\ntoires. Comme il a été dit plus haut il nous\nfaut distinguer entre les bruits aériens et\nles bruits de choc.\nA. BRUITS AERIENS\nIci encore il faudrait faire plusieurs distinc-\ntions. D'abord celle qui a trait aux maté-\nriaux. On classifie parfois ces derniers en\ncorps poreux et non-poreux. En réalité, on\npeut dire que tout corps est poreux; c'est\nplutôt une question de plus ou de moins et\nil serait certainement intéressant d'étudier\nl'influence de la porosité, distincte de la\ndensité, sur la transmission du son.\nEnsuite, on distingue généralement entre\nles cloisons simples et les cloisons compo-\nsées.\nI CLOISONS SIMPLES. Ce que nous\navons dit plus haut en expliquant le méca-\nnisme de la transmission s'applique surtout\naux cloisons simples. Les cloisons simples\nsont ainsi appelées par opposition aux cloi-\nsons composées, qui sont celles, qui se com-\nposent de plusieurs couches d'un ou de dif-\nférents matériaux, séparées par un ou plu-\nsieurs matelas d'air. Par extension, on ap-\npelle également cloisons composées celles\noù ces matelas d'air ont été remplis d'un\nmatériau généralement absorbant.\nDe l'explication que nous avons donnée du\nmécanisme de la transmission, il découle\nqu'une cloison réagit au son comme une\nmembrane ou diaphragme élastique, tel\ncelui d'un cornet de téléphone, et il est évi-\ndent qu'elle transmettra d'autant moins de\nson qu'elle vibrera moins sous l'influence\ndes compressions et dépressions successives\ndu milieu ambiant. Il en résulte qu'en ren-\nforçant la rigidité ou le poids\nde la cloison on rend celle-ci plus insonore.\nEn effet, quand on examine les résultats on\nconstate que cette loi est universelle. Elle\nest plus évidente cependant pour les corps\npeu poreux parce que l'absorption y est\nmoindre.\nSi on construit un diagramme en portant\nen abscisses les logarithmes du poids par\nunité de surface et en ordonnées les fac-\nteurs de réduction en décibels, on trouve\nque les résultats des essais sur des cloisons\nassez homogènes, construites de corps peu\nporeux, se placent plus ou moins suivant\nune droite.\nIl y a à cela des exceptions dont bien sou-\nvent on peut découvrir la raison. Une feuille\nde plomb isolera moins qu'une vitre ou\nune tôle de même poids parce qu'elle est\nnotablement moins rigide. A poids\négal, la cloison la plus rigide\nsera la plus insonore.\nCeci fut également constaté avec des cloi-\nsons plus ou moins identiques, où cepen-\ndant la plus legere avait des propriétés iso-\nlantes plus marquées.\nEn examinant de plus près ces cloisons on\npeut constater que l'exécution de la plus\nlégère était mieux soignée, que les joints\nen avaient été faits d'une façon très méti-\nculeuse. Cette meilleure exécution avait\nrendu cette cloison plus rigide que les au-\ntres, qui étaient cependant plus lourdes.\nDans l'exécution des cloisons il faut donc\nveiller à ce que les joints soient exécutés\navec beaucoup de soins.\nDe ces essais pourrait donc découler une\nformule qui donnerait la réduction d'un\nmatériau en fonction de son poids. Mais ici\nencore le manque de conformité des diffé-\nrentes méthodes d'essai rend les résultats\nde I application de cette formule plus ou\nmoins problématiques.\nIl y a lieu d'ajouter également qu'au delà\nd un certain poids l'accroissement de l'in-\nsonorité n'est plus proportionnel à l'aug-\nmentation de poids.\nEn outre, il est clair que la porosité joue\naussi un rôle; mais, comme bien souvent les\ncorps poreux sont peu rigides, il se fait que\nI on perd par le manque de rigidité ce que\nI on gagne par la porosité. La rigidité se\ntrouve fréquemment être en raison directe\nde la résistance du matériau de sorte que\nla densité et la résistance d'un matériau\nainsi que sa porosité peuvent donner des\nindications intéressantes au sujet de l'inso-\nnorité de ce matériau.\nA cause de l'importance qu'il faut attacher\nà la réduction du poids mort des murs de\nremplissage et des cloisons dans les bâti-\nments modernes, il arrive fréquemment\nqu'il est impossible de donner à ces murs\net cloisons un poids qui les rendrait inso-\nnores. L avantage doit donc aller aux maté-\nriaux légers mais rigides.\n2 CLOISONS COMPOSES. A cause de\nla couche d'air dans les cloisons composées,\nla transmission à travers ces cloisons ne se\nfait plus exactement comme elle se fait\na travers les cloisons simples. Examinons ce\nqui se passe quand des ondes sonores vien-\nnent buter contre une cloison composée de\npanneaux fixés plus ou moins rigidement\nsur les deux faces opposées d'une série de\nmontants.\nNe considérons d'abord que la partie des\npanneaux située entre les montants. Le\npanneau situé du côté de la source se met\nà vibrer au contact des ondes, ce qui pro-\nduit une série d'ondes dans la couche\nd air. Celles-ci mettent en vibration le se-\ncond panneau, qui, à son tour, engendre\ndes ondes sonores de l'autre côté. Comme\nla couche d air constitue un lien élastique\nentre les deux panneaux, le mouvement vi-\nbratoire du second panneau est notable-\nment plus faible que celui du premier. La\ncouche d'air agit donc comme un bon iso-\nlant.\nToutefois, il faut tenir compte de l'influence\ndes montants. Ceux-ci constituent un lien\nplus ou moins rigide et forcent le second\npanneau au droit des montants à vibrer à\nI unisson du premier. Celui-ci vibre moins\nau droit des montants que dans sa partie\nmédiane (influence de la rigidité) mais le\nsecond vibre plus au droit des montants\nque dans sa partie médiane et en ces\nendroits la transmission s'en trouve ainsi\naccentuée. L'influence du montant ne\ns'exerce donc pas également sur toute la\nsurface du panneau. Le montant réduit ce-\npendant dans une large mesure l'isolation\ndue à la couche d'air.\nOn a relevé des mesures sur de pareilles\ncloisons et on a constaté que la plus grande\npartie de la transmission se fait au droit\ndes montants. Il s'en suit donc qu'il faut\nréduire leur nombre au minimum en pre-\nnant des panneaux aussi rigides que possi-\nble, cela autant pour des raisons constructi-\nves qu au point de vue de l'insonorité.\nL idéal serait une cloison\nà double membrane sans\nlien aucun entre les deux\nparties.\nOn a également fait des expériences pour\ndéterminer si on n'augmenterait pas l'iso-\nlation en remplaçant la couche d'air par\ndes matériaux absorbants. On a longtemps\ncru que des matériaux isolants au point de\nvue chaleur remplaçaient efficacement la\ncouche d'air. Un calorifuge n'est pas né-\ncessairement un bon isolant sonore. Ceci\nest dû à la différence entre la nature des"}, {"page_pdf": 19, "page_imprimee": "33", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193402-01.1.19", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 4017, "texte": "ondes calorifiques et des ondes sonores.\nD'une part, le remplissage peut absorber\ndu bruit mais, d'autre part, il constitue un\nlien entre les deux parois, lien moins rigide\nqu'un montant mais moins élastique que\nl'air. D'un autre côté, le remplissage rend\nla cloison plus lourde et donc plus inso-\nnore : Il était donc difficile de prévoir à\npriori de quel côté pencherait la balance.\nLes essais ont démontré que la valeur du\nremplissage était en tout cas très incer-\ntaine et que le plus souvent la trans-\nmission était légèrement\nplus forte lorsqu'il y avait\nremplissage.\nCes expériences furent faites, entre autres,\nsur des cloisons doubles en treillis, hourdées\nau plâtre et séparées par des pièces de\nbois au droit des joints des panneaux. En\ninterposant des tampons de feutre entre\nles panneaux et les pièces de bois la trans-\nmission fut diminuée, ce qui confirme que\nla transmission se fait principalement par\nles montants. En plaçant une couche de\nfeutre, de varech, de fibres comprimées\ndans la couche d'air il arriva que la trans-\nmission, fut augmentée.\nDe même, des essais ont prouvé qu'un plan-\ncher comprenant un hourdis en béton com-\nposé d'éléments creux et présentant un in-\ntervalle discontinu entre la dalle obtenue\net le plancher proprement dit (système de\nplancher à lambourdes) isole mieux que le\nmême complexe dont l'intervalle avait été\nrempli d'un béton de cendrées. Celui-ci\nn'augmente que très peu la rigidité de\nl'ensemble et constitue un lien entre le\nbéton et le plancher de sorte que les vibra-\ntions du béton se transmettent plus facile-\nment au plancmer et de là à la salle\nd'écoute.\nOn soumit également à l'essai une cloison\nen briques creuses et ensuite la même cloi-\nson regarnie sur ses deux faces de latteaux\nde bois et de panneaux, sur lesquels on\nappliqua le plâtrage. L'insonorité se trou-\nvait augmentée quoique l'augmentation du\npoids fut faible.\nIl ressort d'autre essais que l'insonorité ne\ndiffère guère suivant qu'on emploie du\ntreillis ou des panneaux en fibre compri-\nmées comme base du plâtrage. En outre,\nla composition de celui-ci ainsi que la façon\nde fixer les latteaux n'exercent qu'une in-\nfluence minime.\nLa question de la composition du crépi a\négalement retenu l'attention des expéri-\nmentateurs. Il y a des plâtres dont le pou-\nvoir absorbant est assez considérable. Leur\nemploi ne s'indique cependant pas pour\ndes pièces meublées, où les tapis, tentures\net meubles absorbent assez le bruit. Toute-\nfois, il sont à préconiser pour des pièces\ntelles que corridors, salles de dactylogra-\nphie, bureaux peu meublés, etc., qui sont\nhabituellement trop réverbérants.\nUn essai qui, à première vue, semblait assez\nparadoxal, a démontré que deux couches\nde feutre, doublées de papier, transmet-\ntaient plus de son qu'une seule couche. En\neffet, a l'essai, une couche réfléchissait\n80 p. c. du son et n'en transmettait que\n13 p. c., tandis qu'elle en absorbait 7 p. c.\nDeux couches, quoique en absorbant\n22 p. c., transmettaient 55 p. c. et n'en\nréfléchissaient plus que 23 p. c. Pour trois\ncouches, la réflexion était de 38 p. c., l'ab-\nsorption de 52 p. c. et la transmission\nn'était plus que de I 0 p. c. (fig. B). La seule\nexplication possible de ce fait est que la\nhauteur du son ou le nombre de vibrations\nconcordait dans ce cas avec le nombre de\nvibrations propre des deux couches, qui,\nloin de doubler l'amortissement, ampli-\nfiaient le son en vibrant plus ou moins à\nl'unisson. Le manque de rigidité se faisait\nsentir.\nCe que nous venons de dire au sujet des\ncloisons s'applique aussi aux planchers,\nquoique pour ces derniers les bruits de\nchoc prédominent.\nComme conclusions, nous pouvons dire que,\npour être insonore aux bruits aériens, une\ncloison simple doit être assez lourde mais\nsurtout rigide; que, pour les cloisons com-\nposées, une cavité d'air est généralement\npréférable à un remplissage; et enfin, qu'il\nfaut diminuer autant que possible les liens\nentre les deux parois d'une cloison compo-\nsée et également augmenter la rigidité de\ncelles-ci."}, {"page_pdf": 20, "page_imprimee": "34", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193402-01.1.20", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 7478, "texte": "B. BRUITS DE CHOC\nCes bruits, produits ou communiqués par\nun milieu solide, tels le bruit de moteurs,\nd'ascenseurs, de déplacement d'un meuble,\nde pas sur le plancher, sont très difficiles\nà contrôler. En effet, il semble parfois que\nces bruits sont aussi intenses d'un côté de\nla cloison ou du hourdis que de l'autre.\nIci encore on peut se rapporter à ce qui\na été dit plus haut au sujet de la transmis-\nsion des bruits aériens. C'est l'ensemble de\nla cloison ou du plancher qui vibre mais il\nest évident, puisque la source du bruit se\ntrouve en contact avec la paroi, que la vi-\nbration de celle-ci et par conséquent le son\ntransmis seront beaucoup plus forts.\nComme les milieux solides sont bons con-\nducteurs, les bruits de choc se transmettent\nsouvent à des distances considérables. Il est\ndémontré également que les ondes pro-\nduites de cette façon sont d'une autre na-\nture que celles produites par des sons\naériens. Il en découle que telle cloison, qui\npeut être efficace contre les sons aériens,\nne convient pas pour amortir les bruits de\nchocs. Ainsi, un hourdis en béton de 4\"\nd'épaisseur présente une réduction de\n55 décibels aux sons aériens et seulement\n1,2 décibel aux sons de choc.\nPour ces essais on se sert d'un petit appa-\nreil, qui est composé essentiellement de\nplusieurs tiges, soulevées et relâchées alter-\nnativement par des cames de façon qu'elles\nviennent buter contre les parois d'essai.\nDes mesures d'intensité sont relevées des\ndeux côtés des parois et leur rapport s'ex-\nprime comme pour les bruits aériens.\nCes essais ont surtout été pratiqués sur des\nplanchers parce que les sons de choc se\nproduisent le plus souvent sur ceux-ci.\nQuelques résultats des essais valent 'îa\npeine d'être examinés. Considérons trois\ntypes de planchers qui furent essayés : le\npremier, composé de solives, le second de\nbéton plein, et le troisième de béton avec\néléments creux. Dans chacun des types dif-\nférentes modifications furent effectuées\npour déterminer leur influence.\nI) Un gîtage, constitué de solives du\n2\" x 4\", plafonnage sur lattes du côté\ninférieur, sous-plancher de 3/4\" x 3i/2\"\net parquet de 3/8\" du côté supérieur\ndonnait une réduction de 47 décibels\naux sons aériens et de 14 décibels aux\nsons de choc,\nla) Un panneau de fibres comprimées de\n1/2\" d'épaisseur fut placé entre le\nsous-plancher et le plancher; ceci aug-\nmentait la réduction des sons aériens\nde 47 à 47,1 et conservait la réduc-\ntion des sons de choc à 14. L'influence\ndu panneau fut donc pratiquement né-\ngligeable.\nIb) Sur le panneau de fibres et le sous-\nplancher furent interposées des lam-\nbourdes de I\" x 2\" auxquelles fut\ncloué à angle droit un second sous-\nplancher et ensuite à angle droit à ce\ndernier le parquet. Résultat : la réduc-\ntion des deux sons passait à 57,8 et à\n22 respectivement,\nle) L'interposition d'un deuxième panneau\nde fibres comprimées entre le second\nsous-plancher et le plancher ne don-\nnait pas de différence ni pour les sons\naériens ni pour les sons de choc.\n2) Le second type était composé d'un\nhourdis en béton (1:2:4) de 4\" d'épais-\nseur et de barres de 3/8\" à 9\" de dis-\ntance. Un panneau de fibre compri-\nmées, enduit de plâtre, fit office de\nplafond. Réduction aux sons aériens :\n55 db. aux sons de choc : 1,2 db.\n2a) Un plancher et sous-plancher furent\najoutés comme au I b). Réduction : res-\npectivement 61,1 et 30.\n2b) L'addition au 2a) d'un panneau de fi-\nbres comprimées sur le béton donnait\n61,3 et 33.\n3) Le troisième type était à éléments\ncreux en terre cuite de 4\" x 12\" x 12\"\nà trois ouvertures, placés à 18\" d'axe\nen axe. L'espace entre les éléments fut\nrempli de béton (même composition\nqu'au 2) et une couche de 2\" de béton\nfut coulée au-dessus. Dans chaque ner-\nvure on plaça deux barres de 3/8\". Le\nplafond était en panneaux de fibres,\nenduits de plâtre. Réduction 57,1 con-\ntre les bruits aériens et 3,1 contre les\nbruits de chocs.\n3a) Un plancher et deux sous-planchers\ncomme au Ib) furent ajoutés et aug-\nmentèrent la réduction à 65,6 et 34\nrespectivement.\n3b) Comme au 2b) un panneau de fibres\ncomprimées sur béton augmenta les\nchiffres précédents à 66,3 et 35.\n3c) Même échantillon qu'au 3b) dont on\navait remplacé le plafond par un pla-\nfond indépendant. Réduction : au-delà\nde 70db. pour les bruits aériens et\n51 db pour les bruits de choc.\nOn peut considérer ce dernier type comme\nparfaitement insonore dans la pratique.\nIl ressort d'emblée de ces résultats, l'im-\nportance des cavités et l'inutilité d'inter-\nposer des matériaux souvent réputés inso-\nnores.\nLe gîtage en bois est supérieur au béton\nen tant que réducteur des sons de chocs. Il\nest inférieur au béton au point de vue de\nla réduction des sons aériens. Le béton\ndevient cependant supérieur au gitage en\nbois, également quant à la réduction des\nsons de choc, si on lui adjoint un plancher\nplus ou moins indépendant.\nL'influence du poids se fait moins sentir.\nEn effet, le 3c) pèse moins que le 3a) et le\n3b) et cependant sa supériorité est incon-\ntestable. D'ailleurs, comme il s'agit de ty-\npes composés il était à prévoir que le poids\naurait moins d'influence.\nMalheureusement, les essais faits jusqu'à\nprésent sont trop peu variés pour que l'on\npuisse en tirer des conclusions complètes.\nPar exemple, on n'a pas examiné l'influence\nde la composition du béton; il n'est pas\nétabli si des bétons de cendrées, de bims,\netc., ont une influence marquée, s'il est à\nconseiller de n'employer que du béton po-\nreux et léger et s'il vaut mieux construire\nle hourdis en béton ordinaire et y adjoin-\ndre une couche de cendrée ou de bims.\nToutefois, les quelques essais précités per-\nmettent de conclure qu'un plancher ne\npeut être rendu suffisamment insonore\nqu'en y ménageant des cavités. Comme\ndans la construction des cloisons composées\nil faut éliminer ou réduire au minimum les\npoints de contact entre les parties consti-\ntuantes des gîtages. La présence seule\nd'éléments creux dans le béton, quoique\nréduisant le poids, donne à celui-ci une\ninsonorité qui dépasse de 4db. celle du bé-\nton plein. L'adjonction au béton d'un plan-\ncher sur lambourdes en augmente l'inso-\nnorité de 30 db.\nIl est évident que la face supérieure du\nplancher joue un rôle important dans la\nproduction et l'intensité des bruits de C*noc.\nPar exemple, des pas sur un parquet pro-\nduisent un bruit plus intense que des pas\nsur du linoléum ou sur un tapis. Il s'en suit\nque le revêtement du plancher doit être\npris en considération quand on compare\ndifférentes constructions au point de vue\nisolation des bruits de chocs.\nIl y aurait lieu de considérer aussi l'isolation\ndes sources du bruit ou la diminution de\nl'intensité de celles-ci, par exemple du bruit\nde moteurs, de l'installation de chauffage,\ndes conduites d'eau, des ascenseurs. Il faut\nnoter cependant que la solution de ces pro-\nblèmes est différente dans chaque cas par-\nticulier et doit donc être étudiée en se\nbasant sur les quelques principes énoncés\nplus haut puisqu'il s'agit dans tous les cas\nde sons aériens ou de sons de choc ou\nd'une combinaison des deux.\nCette courte étude démontre combien la\nquestion est complexe et combien est\nvaste le champ d'investigation. Espérons\ncependant que les expérimentateurs réus-\nsiront à coordonner leurs efforts et que\nceux-ci seront appréciés par les construc-\nteurs, qui en tireront les conclusions néces-\nsaires pour le plus grand bien et la quié-\ntude de l'humanité moderne dont l'am-\nbiance complexement bruyante surexcite et\nfatigue trop le système nerveux.\n\nA. 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S. 0., nous\napprend que « ..les travaux de Monsieur (!)\nLe Corbusier appartiennent surtout au do-\nmaine de la philosophie... » Vraiment?\nL'architecture, comme d'ailleurs la plupart\ndes manifestations intellectuelles, est-elle\nautre chose qu'une espèce de philosophie\ncondensée?\nPour nous, qui l'envisageons comme échap-\npatoire aux mesquineries, aux vilenies qui\ntout autour de nous se meuvent, l'architec-\nture d'un Le Corbusier, dans sa splendide\nréalité, est d'un réconfort inestimable :\nacte de foi, acte d'espérance aussi.\nN° 12.\nLa Trienale de Milan.\n« OPBOUWEN »\nN° I.\nL'immeuble de l'Armée du Salut à Paris,\npar l'architecte Le Corbusier.\nN° 2.\nDeux réalisations de l'architecte G. Eysse-\nlinck, qui nous paraissent être parmi les\nmeilleures de l'école rationaliste belge.\nSuite et fin de l'intéressante étude consa-\ncrée à l'urbanisme en U. R. S. S., par M. C.\nHeymans.\n\nITALIE\n« ARCHITETTURA »\nN° I.\nConcours pour un monument commémora-\ntif aux martyrs de la révolution fasciste.\n« SANT'ELIA »\nOrgane combattit aux destinées duquel\nprésident, Mazzoni, Somenzi et Marinetti.\nSon titre évoque le seul véritable précur-\nseur de l'architecture moderne en Italie :\nAntonio Sant'Elia, tué à la guerre en 1916,\ndont il porte en exergue le manifeste futu-\nriste lancé en 1914.\n« L'architettura futurista è l'architettura del\ncalcolo, del l'audacia temeraria e délia\nsemplicità... »\nSimplicité?\nLa jeune Ecole italienne, sauf de rares ex-\nceptions, en est encore à la période de\nl'enthousiasme démesuré. 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Nul\ndoute que de leur collaboration naîtront\ndes oeuvres méritoires.\nAu moment de mettre sous presse, nous\napprenons précisément que la première\nplace vient de leur être attribué au con-\ncours « BEXHILL ». 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Aucun classement n'eut lieu\nparmi les primés.\nSTYLE BELGE\nA L'EXPOSITION 1935\nUn journal de théâtre de Bruxelles, appré-\ncié pour la haute valeur de ses chroniques\nmusicales et mondaines, s'est, si j'en crois\nles augures, adjoint un critique d'art plas-\ntique, archéologue érudit et promoteur\nd'une nouvelle esthétique qui dénote chez\nlui un sentiment patriotique aussi noble\nqu'admirable. Jugenz-en : « L'ldée heu-\nreuse ».\n« Il est question d'unir en un pavillon com-\nmun, à l'Exposition de Bruxelles, la partici-\npation de la ville de Liège et celle de la\nville de Gand. Il y aurait deux façades,\nl'une de style flamand, l'autre de style lié-\ngeois, mais la vieille capitale de la Wallo-\nnie et la vieille capitale de la Flandre\nseraient représentées dans le même édi-\nfice : les deux cités affirmeraient leur fra-\nternité.\n» il y aurait là l'expression à la fois de la\ndiversité et de l'unité de nos provinces.\n» Ce serait une manifestation de bonne\nharmonie.\n» Le pavillon liégeois-gantois serait un\nsymbole. »\nIl est heureux que les autorités aient eu\ntant d'hésitation à signer les projets des\narchitectes (modernes?) et que ce ne soit\npas encore chose faite. Ainsi encore nous\navons l'espoir de voir ces architectes reve-\nnir à une compréhension plus juste de leur\ndevoir et se rallier à la formule nouvelle."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1934-02-01-c033", "article_bluemountain": "bmtnaac_1934-02_01#c033", "volume": "bmtnaac_1934-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 2", "page_fin": "couv. 2", "image_debut": 2, "image_fin": 2, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193402-01.2.7", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 2, "page_imprimee": "couv. 2", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193402-01.1.2", "debut_caractere": 1373, "fin_caractere_exclue": 1807, "texte": "tsr—\nr* w iiw\npieux forés à la main et béton-\nnés à l'air comprimé, constituent un\nprocédé de fondations économique, là\noù l'emploi d'une sonnette de battage\nne semble pas indiqué : près des im-\nmeubles vétustés, dans les chantiers\nexigus ou encombrés, pour les reprises\nen sous-œuvre, etc.\nIls ne provoquent ni ébranlement, ni\nbruit, ni fumée.\nDemandez la brochure explicative illustrée R 32 q\nPIEUX FRANKI\n196, rue Grétry\nLIEGE\n2140"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1934-02-01-c034", "article_bluemountain": "bmtnaac_1934-02_01#c034", "volume": "bmtnaac_1934-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "37", "page_fin": "37", "image_debut": 23, "image_fin": 23, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193402-01.2.8", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 23, "page_imprimee": "37", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193402-01.1.23", "debut_caractere": 59, "fin_caractere_exclue": 1195, "texte": "t\nElles sont les seules qui réunissent une grande résistance mécanique, une grande légèreté\net une excellente isolation. Elles sont inorganiques, incombustibles et imputrescibles. Elles se\nlaissent clouer et scier, et n'ont aucun retrait après la pose. Elles résistent au feu sans se\ncrevasser et cette qualité, jointe au pouvoir isolant, en fait le matériau idéal de protection\ncontre le feu.\nBRIQUES CREUSES :\nPouvoir isolant : lambda\n0.13 à 0.15.\nPoids : 575 kg. au m3.\nRésistance à l'écrasement :\n80 kg. au cm2.\nBRIQUES PLEINES :\nPouvoir isolant : lambda\n0.15 à 0.18.\nPoids : 800 kg. au m3.\nRésistance à l'écrasement :\n120 kg. au cm2.\nCloisons légères, cloisons doubles insonores, murs coupe-feu (garage, bibliothèques, chemi-\nnées; usines, etc.); protection contre le feu de l'ossature métallique et en béton, isolation\nthermique de plate-formes, toitures, chambres froides, brasseries, fours de boulangerie, chau-\ndières industrielles, etc. Plans chers nervurés, etc.\nVALLAEYS & VIER1N» Ingénieurs\nAvenue Broustin, 69, GANSHOREN - BRUXELLES - Téléphone 26.34.11\nTroyentenhoflaan, 81, B E R C H E M - A N V E R S - Téléphone 913.84"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1934-02-01-c035", "article_bluemountain": "bmtnaac_1934-02_01#c035", "volume": "bmtnaac_1934-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "38", "page_fin": "38", "image_debut": 24, "image_fin": 24, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193402-01.2.9", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 24, "page_imprimee": "38", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193402-01.1.24", "debut_caractere": 57, "fin_caractere_exclue": 755, "texte": "Après préparation, moulage\net cuisson, il n'y a pas de\ndéformation de la structure\ncellulaire. 1 000 fois.\n/\ni\n*\nil\n#Èjm\nUne analyse du gisement naturel donne\nà peu près la composition suivante :\nSédiment MOLER complet,\nmontrant ia structure des\ncellules. 750 fois.\nSi 02 (soluble) .\nSi 02 (insoluble)\nAl, 03\nFe2 03\nCaO .\nMgO .\nAlcalins\nPerte au feu\n64,3\nI 1.9\n10,5\n3,4\n0.1\n1,7\n0,9\n7.2\nc. -\nGP\nISOLATION DES TERRAINS\nET PLANCHERS CREUX\n30.5 x 1 0 x 2 cm.\n(voir fig ci-contre)\n6.000\n700\n/\n£\n/\n/\nm\n2\n\\ /\nJl\nL\n-\nm\n\\\nf\n» •\nm\nPLACEMENT\nNombre de pièces au m2 Poids au m2\n10FB3 + 10GP 42 kos\n10FB4 + 10GP 49 .\n8 1/3 GB 4 + 1 0 GP 49\n8 1/3 GB 5 + 1 0 GP 67 .\n8 1/3 GB 6+10 GP 67 .\n9 1/2 GB 8 + 1 0 GP 78 ."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1934-02-01-c036", "article_bluemountain": "bmtnaac_1934-02_01#c036", "volume": "bmtnaac_1934-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "39", "page_fin": "39", "image_debut": 25, "image_fin": 25, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193402-01.2.10", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 25, "page_imprimee": "39", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193402-01.1.25", "debut_caractere": 60, "fin_caractere_exclue": 1153, "texte": "LE CASIER P 6\nEquipé en cellier pouvant contenir environ une tren-\ntaine de bouteilles et muni d'une trinqle.\nLargeur : 0.60 m. Hauteur : 0.60 m\nProfondeur : 0.40 ou 0.60 m\nLE CASIER P 9\nEquipé de trois tiroirs pour le classement du linge et\ndivers.\nLargeur : 0.60 m. Hauteur : 0.60 m.\nProfondeur : 0.40 ou 0.60 m.\n0* (W jj .\n& &>\nS)\ns\nLE CASIER P 7\nEquipé pour le classement des poêles a frire, casserole\na friture et muni de crochets.\nLargeur : 0.60 m. Hauteur : 0.60 m.\nProfondeur : 0.40 ou 0.60 m.\nLE CASIER P 8\nEquipé de quatre tiroirs dont un pour les couverts et\nun hermétique doublé de métal pour conserver le pain.\nLargeur : 0.60 m. Hauteur : 0.60 m\nProfondeur : 0.40 ou 0.60 m.\nLA TABLETTE COULISSANTE T I\nSe place entre les casiers et mesure 0.60 x 0.60 m. ou\n0.60 x 0.40 m.\nLE BAC-EVIER E I\nEst doublé de zinc et pourvu d'une crépine. Peut être\négalement fourni en grès.\nPeut être également fourni double en 1.20 m. de\nlargeur. Il se dénomme alors E 2.\nEtablissements E.-J. VAN DE VEN\nSPÉCIALISTES EN MATÉRIAUX NOUVEAUX\nRue Léopold, 19, BRUXELLES - Tél. 17.81.17\no>\nCD\nO)\nŒ>\nGû\n(Ji"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1934-02-01-c037", "article_bluemountain": "bmtnaac_1934-02_01#c037", "volume": "bmtnaac_1934-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "40", "page_fin": "40", "image_debut": 26, "image_fin": 26, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193402-01.2.11", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 26, "page_imprimee": "40", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193402-01.1.26", "debut_caractere": 56, "fin_caractere_exclue": 1500, "texte": "CUBEX\nNE VOUS COUTE RIEN!\nVoici pourquoi :\nLa plupart des cuisines modernes étant pour-\nvues de réfrigérateurs, Cubex permet l'en-\ncastrement de ces derniers. La suppression\ndes parois du réfrigérateur fait ainsi réaliser à\nl'acheteur une économie sensible qui réduit\nd'autant le coût de l'équipement rationnel des\ncuisines.\nLa Société Electrolux, désireuse de contribuer\nà la généralisation de l'équipement des\ncuisines, offre ses réfrigérateurs du type à\nencastrer de Frs. I, 150 à Frs. 1,500 moins cher\nque les réfrigérateurs indépendants.\nDonc : I\" Si l'on déduit cette somme du prix\ndu mobilier Cubex :\n2\" Si l'on tient compte que ce dernier fait réa-\nliser une économie dans la surface construite,\ndans les revêtements muraux, dans les pave-\nments;\n3' Si l'on tient compte encore que l'équipe-\nment Cubex supprime tout autre achat de\nmeubles,\nO\nn arrive a conclure\nEQUIPER UNE CUISINE AVEC CUBEX\nC'EST L'EQUIPER GRATUITEMENT\nIII! !\nwmmMêmmâ ;\nDelamare & Cerf, Bruxelles\nELEMENTS STANDARDISES\nBEX\nPOUR L'EQUIPEMENT\nRATIONNEL ET ECONOMIQUE DE VOS\nCUISINES\nNote : En dehors des éléments standar-\ndisés Cubex, nous sommes éga-\nlement vendeurs des :\nPortes indéformables LAMINEX.\nParquets BRUCE en chêne\nd'Amérique.\nPanneaux isolants MAFTEX.\nSi l'un de ces articles vous intéresse,\nn'hésitez pas à nous demander notre\nCATALOGUE GENERAL\nEtablissements E.-J. VAN DE\nEN\nSPÉCIALISTES EN MATÉRIAUX NOUVEAUX\nRue LéonoldL 19. BRUXELLES » Tôl 17 R1 17"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1934-02-01-c038", "article_bluemountain": "bmtnaac_1934-02_01#c038", "volume": "bmtnaac_1934-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "41", "page_fin": "41", "image_debut": 27, "image_fin": 27, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193402-01.2.12", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 27, "page_imprimee": "41", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193402-01.1.27", "debut_caractere": 57, "fin_caractere_exclue": 2802, "texte": "wmaiÊmimÊmm\nÉQUIPONS\nNOS CUISINES!\nLa cuisine moderne peut être considérée\ncomme le centre important des occupations\nde la ménagère. Cette conception cependant\nest loin d avoir rallié tous les suffrages en Bel-\ngique. A ce sujet, nous rappelons les légen-\ndaires cuisines-caves de la plupart de nos\nmaisons dans lesquelles la parcimonie avec\nlaquelle l'air et la lumière y sont distribués n'a\npour équivalent que l'empreinte du souci\nd'éviter, semble-t-il, la moindre commodité à\nl'occupant.\nDans la conception de ces cuisines, la mé-\nthode est absente. Les objets et les meubles\nqui servent à les classer sont épars, et les dis-\ntances entre les points fonctionnels fréquem-\nment mal établis, sont souvent exagérées. Une\nménagère trop fatiguée n'est plus à la hauteur\nde sa tâche et peut compromettre sa santé et\nmême celle des siens. Il faut donc rationaliser\nnon seulement le travail ménager en lui-même,\nmais encore le faciliter en permettant une\ncoordination judicieuse de toutes les diffé-\nrentes et si nombreuses opérations qu'il com-\nporte.\nL'architecte moderne doit à présent se dou-\nbler d'un expert en art ménager et, corrolaire-\nment en équipement, car il faut bien recon-\nÀ. • , OxQ/LQL.NLyU\nlilllii!!\nV, V\nm.\nWm\nm\n-\nr.\nILm k,O J\n1 \"\nA * <?\n4 l\n»\nt-\nnaître qu'il ne suffit pas d'être une cuisinière\nexperte pour concevoir l'agencement définitif\nde la cuisine. Le régulateur, si l'on peut dire,\nde cette coordination dans le travail ménager\nest le mobilier conçu à l'échelle humaine éga-\nlement, c'est-à-dire ni trop grand ni trop petit,\ncar dans l'un comme dans l'autre de ces deux\ncas extrêmes, il pourrait en résulter un surcroît\nde fatigue inutile.\nLa cuisine moderne doit être fonctionnelle. Si\nle commerce fournit des ustensiles de cuisine\nrelativement satisfaisants, il n'en est pas de\nmême en ce qui concerne le mobilier dont la\nfonction est de permettre le classement de\nces ustensiles. Ainsi une part importante des\navantages procurés par des ustensiles con-\nvenables est atténuée par leur classement\ndéfectueux.\nLe problème de l'équipement rationnel de la\ncuisine restait donc posé, puisqu'il n'avait reçu\njusqu'ici aucune solution satisfaisante. Il récla-\nmait une standardisation : Cubex la lui offre.\nProfitant de l'occasion que fut le lII' Congrès\nInternational d'Architecture Moderne, les\nmembres de la Section Belge de ces congrès,\ndécidèrent de présenter au public une cuisine\néquipée. Ils établirent en collaboration avec\nnos établissements, une série de casiers per-\nmettant de réaliser des ensembles de mobi-\nliers du type semi-encastré, c'est-à-dire com-\nposés d'éléments construits d'avance à l'usine\nEfablissements E.-J. VAN DE VEN\nSPÉCIALISTES EN MATÉRIAUX NOUVEAUX\nRue Léopold, 19, BRUXELLES - Tél. 17.81.17"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1934-02-01-c039", "article_bluemountain": "bmtnaac_1934-02_01#c039", "volume": "bmtnaac_1934-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "42", "page_fin": "42", "image_debut": 28, "image_fin": 28, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193402-01.2.13", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 28, "page_imprimee": "42", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193402-01.1.28", "debut_caractere": 57, "fin_caractere_exclue": 2648, "texte": "et à assembler sur place par juxtaposition et\nsuperposition. Ces casiers ont des dimensions\nstandardisées rigoureusement établies. De\nformat relativement réduit, les combinaisons\nqu'ils offrent entre eux sont si diverses que\npratiquement, on peut les considérer comme\nillimitées.\nL'équipement d'une cuisine au moyen d'élé-\nments Cubex ne constitue pas, à l'examen, un\nsupplément réel s'il s'agit d'une construction\nneuve, puisque, en réalité, la surface con-\nstruite peut être réduite et que d'autre part\nles casiers éliminent une partie importante du\nrevêtement mural. De plus, par l'espace qu'ils\noccupent, la surface du pavement en est d'au-\ntant réduit. Enfin, il faut aussi envisager que\nl'achat de meubles n'est plus à considérer\ndans ce cas.\nE\nn résumé donc\nI \" La surface du local peut être sensiblement réduite,\nce qui veut dire que la cuisine en elle-même coûtera\nmoins cher ou que l'on pourra consacrer la surface\nainsi économisée à d'autres locaux ou dégagements;\n2\" Economie dans les revêtements muraux et les pave-\nments;\n3' Rationalisation du travail ménager, soit économie\nde temps, donc, d'efforts et de fatigue;\n4\" Suppression de tout autre achat de meubles;\n5\" Equipement de la cuisine au moyen d'éléments\nconçus, étudiés et mis à point par des spécialistes\npour les besoins particuliers de chaque ménage.\nLi\ni\nili ris\nà\nNous croyons, par les quelques mofs qui pré-\ncèdent, avoir mis en valeur les avantages inhé-\nrents à l'équipement rationnel des cuisines. Il\nne faut plus qu'une cuisine soit un simple loca'\nrevêtu de quelques faïences et pourvu d'un\névier, dans lequel le classique « buffet », au-\nquel on a daigné réserver un pan de mur, fait\nfigure d'objet encombrant et incommode. Il\nne faut plus de ces étagères auxquelles on\nn'atteint qu'avec difficulté et qui ne semblent\nexister que pour servir de « garniture ». Il ne\nfaut plus de ces objets ménagers rangés pêle-\nmêle sur quelques planches fléchissantes.\nNous avons la conviction que la conception\nd'une cuisine convenablement agencée de-\nviendra aussi inséparable de toute construc-\ntion moderne, que l'installation du chauffage\ncentral par exemple.\nNous espérons que les éléments Cubex, con-\nçus pour le bien-être de la ménagère, auront\nl'avantage de vulgariser l'idée de la cuisine\néquipée. Nous aurons ainsi la satisfaction\nd'avoir servi la cause de l'architecture mo-\nderne et parconséquent de tous ceux qui dési-\nrent voir régner chez eux, l'ordre, le confort,\nla méthode et l'esprit pratique.\nEtablissements E.-J. VAN DE VEN\nSPÉCIALISTES EN MATÉRIAUX NOUVEAUX\nRue Léopold, 19, BRUXELLES - Tél. 17.81.17"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1934-02-01-c040", "article_bluemountain": "bmtnaac_1934-02_01#c040", "volume": "bmtnaac_1934-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "43", "page_fin": "43", "image_debut": 29, "image_fin": 29, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193402-01.2.14", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 29, "page_imprimee": "43", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193402-01.1.29", "debut_caractere": 53, "fin_caractere_exclue": 1003, "texte": "L'ETAGERE B2\nDestinée au classement de la batterie de cuisine. Est\nmunie d'une porte coulissante et rentrante.\nB. I mesure 0.30 H. x 0.60 L. x 0.40 P.\nB. 2 mesure 0.30 H. x 1.20 L. x 0.40 P.\n□\n□\nLE CASIER VI\nEst pourvu de tiroirs et de bocaux en verre,\nV. I mesure 0.30 H. x 0.15 L. x 0.225 P.\nV. 2 mesure 0.30 H. x 1.20 L. x 0.225 P.\nV. 3 mesure 0.15 H. x 1.20 L. x 0.225 P.\nV. 4 mesure 0.60 H. x 0.60 L. x 0.225 P.\n*7Hll»\nH)\n*€ T\nLE CASIER N I\nEst pourvu d'un rayon coulissant, de crochets nickelés\net de deux supports pour brosses.\nLargeur : 0.60 m. Hauteur: 1.80 m.\nProfondeur : 0.40 ou 0.60 m.\nLE PASSE-PLATS G I\nLa porte coulisse sur billes et mesure 0.60 x 0.60 m,\nLe passe-plats peut être double en 1.20 m. de largeur,\nIl se dénomme alors : G. 2.\nELEMENTS STANDARDISES\nCUBEX\nPOUR L'EQUIPEMENT\nRATIONNEL ET ECONOMIQUE DE VOS\nCUISINES\nEtablissements E.-J. VAN DE VEN\nSPÉCIALISTES EN MATÉRIAUX NOUVEAUX\nRue Léopold, 19, BRUXELLES - Tél. 17.81.17"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1934-02-01-c041", "article_bluemountain": "bmtnaac_1934-02_01#c041", "volume": "bmtnaac_1934-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "44", "page_fin": "44", "image_debut": 30, "image_fin": 30, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193402-01.2.15", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 30, "page_imprimee": "44", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193402-01.1.30", "debut_caractere": 57, "fin_caractere_exclue": 1145, "texte": "LE CASIER PO\nC'est le casier sans équipement. Utilisations diverses\net, entre autres, classement de grands objets.\nLargeur : 0.60 m. Hauteur : 0.60 m.\nProfondeur : 0.40 ou 0.60 m.\nLE CASIER P I\nEquipé d'un rayon pouvant coulisser et réglable de\n3 en 3 cm.\nLargeur : 0.60 m. Hauteur : 0.60 m.\nProfondeur : 0.40 ou 0.60 m.\nLE CASIER P 2\nEquipé de deux rayons pouvant coulisser et réglables\nde 3 en 3 cm.\nLargeur : 0.60 m.\nHauteur : 0.60 m\nProfondeur : 0.40 ou 0.60 m,\nLE CASIER P 3\nEquipé de trois rayons pouvant coulisser et réglables\nde 3 en 3 cm.\nLargeur : 0.60 m. Hauteur : 0.60 m.\nProfondeur : 0.40 ou 0.60 m.\nLE CASIER P 4\nEquipé pour une provision de pommes de terre de\n50 kg. environ avec planches amovibles et vidage\nautomatique.\nLargeur : 0.60 m. Hauteur : 0.60 m.\nProfondeur : 0.40 ou 0.60 m.\nLE CASIER P 5\nEquipé en garde-manger ou en fruitier avec cinq claies\npouvant coulisser, réglables de 3 en 3 cm.\nLargeur : 0.60 m. Hauteur : 0.60 m.\nProfondeur : 0.40 ou 0.60 m.\nEtablissements E.-J. VAN DE VEN\nSPÉCIALISTES EN MATÉRIAUX NOUVEAUX\nRue Léopold, 19, BRUXELLES - Tél. 17.81.17"}]}], "pages_ocr_originales": [{"page_pdf": 1, "page_imprimee": "couv. 1", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193402-01.1.1", "texte": "mli/y A u(i HT iot ni i: Ï 1 V\nSOMMAIRE :\nCONCOURS I. N. R.\nProjet des architectes Van Nueten et Keym.\nINSONORITE par l'ingénieur A. Vallaeys.\nEchos et Informations. Revue des revues. Bibliographie.\n12e ANNÉE\nFévrier\nCe numéro 5 francs\n19 3 4\nHKH\nJÊL\nLIBRAIRIE DIETRICH & C, RUE DU MUSEE, 10, BRUXELLES"}, {"page_pdf": 2, "page_imprimee": "couv. 2", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193402-01.1.2", "texte": "■ m REVUE MENSUELLE BELGE D'ARCHITECTURE ET D'URBANISME\nJfM m M H comprenant la Revue d'information technique parue jusqu'ici sous le titre'Tekhné\"\nCOOPÉRATIVE Organe de la Société Belge des Urbanistes et Architectes Modernistes\nXir ANNEE\nRUE DE L'ENSEIGNEMENT, 64 COMITE DE REDACTION :\nBRUXELLES Chefs de rubrique\nAdministrateur-Directeur : L. FRANÇOIS, Architecte\nj. FRANSSEN, Architecte\nCONSEIL D'ADMINISTRATION : c- VAN NUETEN, Architecte\nG. FRANCE, Architecte R. VERWILGHEN, Ing. urbaniste\nJ. HOEBEN, Architecte\nP. VERBRUGGEN, Architecte REDACTION :\nR. VERWILGHEN, Ing. c. c. V. BOURGEOIS, Architecte\nL.-H. DE KONINCK, Architecte\n0 V. . , r..-.. G. EYSSELINCK, Architecte\nRevue d architecture La Cite '\nSoc Cooo H. HOSTE, Architecte\nCompte Chèque Postal : N° 1204 j. MOUTSCHEN, Architecte\n1 ABONNEMENT : A NYST, Ingénieur-Architecte\nLIBRéIRJE= Belgique : 50 francs\nDietrich & C° E+ranaer • 70 francs SECRETARIAT :\nRue du Musée, 10, Bruxelles mranger /u îrancs\n«mmmmmhmmmmmhbhmhmmhb (14 belgas) 64, rue de I Enseignement\nPUBLICITE . I_e sureau de |a Revue est ouvert tous les jours de 2h.à 6 h.\nM. Lud. Schwachhofer (samedis et dimanches exceptés).\nD I J J«V oo Les rédacteurs et collaborateurs sont seuls responsables\nBoulevard d Y près, 28 de leurs articles. Il sera rendu compte dans la revue\nTéléphone 17 73 12 010 *out ouvra9e dont un exemplaire lui sera envoyé.\n\ntsr—\nr* w iiw\npieux forés à la main et béton-\nnés à l'air comprimé, constituent un\nprocédé de fondations économique, là\noù l'emploi d'une sonnette de battage\nne semble pas indiqué : près des im-\nmeubles vétustés, dans les chantiers\nexigus ou encombrés, pour les reprises\nen sous-œuvre, etc.\nIls ne provoquent ni ébranlement, ni\nbruit, ni fumée.\nDemandez la brochure explicative illustrée R 32 q\nPIEUX FRANKI\n196, rue Grétry\nLIEGE\n2140"}, {"page_pdf": 3, "page_imprimee": "17", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193402-01.1.3", "texte": "LA CITÉ. XII' Année. N° 2.\nFEVRIER 1934\n\nConcours I. N. R.\nPROJET DES ARCHITECTES\nCH. VAN NUETEN ET M. KEYM\n\nLE PROJET QUE NOTRE COLLABORATEUR CH. VAN NUETEN A PRESENTE EN ASSOCIATION AVEC L'ARCHITECTE M. KEYM\nA ETE CLASSE A LA DEUXIEME EPREUVE DU CONCOURS DE L'l. N. R. DONT LE LAUREAT FUT L'ARCHITECTE JOSEPH DIONGRE.\nLA « CITE » EST HEUREUSE D'OFFRIR A SES LECTEURS LA PRIMEUR DE LA PUBLICATION DE LA PRESENTE ETUDE EN RAISON\nDES QUALITES TECHNIQUES CERTAINES QUI SONT A LA BASE DE CETTE CONCEPTION RATIONNELLE DU PROBLEME POSE.\nLA REDACTION.\nExposé Préliminaire\nLE PROGRAMME :\nLe concours avait pour objet l'élaboration\ndu projet d'un bâtiment destiné à loger\nles services centraux de l'lnstitut National\nBelge de Radiodiffusion, à Bruxelles.\nLe terrain mis à la disposition des concur-\nrents occupe, avec une salle de fêtes et\ndes immeubles de rapport projetés par la\nCommune d'lxelles, le quadrilatère limité\npar la place Sainte-Croix, la rue Alphonse\nDe Witte, la rue du Belvédère et la chaus-\nsée de Boendael.\nDans ce quadrilatère, la partie de terrain\nréservée aux services de l'l. N. R. couvre\nune superficie de 3.845 rrr avec un déve-\nloppement de façade de 61,14 mètres\nplace Sainte-Croix, 65 m. 60 rue Alphonse\nDe Witte, et 54 m. 40 rue du Belvédère.\nLes différents services dont l'lnstitut Natio-\nnal Belge de Radiodiffusion a décidé la\ncentralisation à l'emplacement décrit ci-\ndessus nécessitent la création de nombreux\nbureaux d'administration et de studios avec\nleurs services annexes indépendamment\ndes services auxiliaires et d'intérêt général.\nLes locaux que comporte chacune de ces\ncatégories se répartissent de la façon sui-\nvante :\nA) Administration et Direc-\ntion générale:\nSalle de conseil;\nSalle de réunions;\nSalles de Commissions (deux);\nBureau direction générale;\nContentieux et bibliothèque;\nBureaux administratifs;\nBureaux administratifs (dix);\nComptabilité;\nAntichambre, huissiers, etc.\nB) Emissions parlées:\nService en langue française;\nService en langue flamande (groupés autant\nque possible en un seul étage);\nDirection des émissions parlées (deux);\nJournal parlé (deux);\nBureaux divers (six);\nSalles d'audition (deux);\nBibliothèque;\nAntichambres, huissiers, etc.\nC) Emissions musicales :\nDirecteur;\nAdministrateur;\nBureaux divers (six);\nSalle d'audition;\nSalles d'écoute (deux) (doivent être traitées\nacoustiquement);\nBibliothèque musicale;\nDiscothèque;\nAntichambres, huissiers, etc.\nD) Service technique :\nDirecteur;\nBureaux (six);\nBibliothèque;\nLaboratoires (deux);\nEnregistrement;\nSalles d'écoute (deux) (doivent être traitées\nacoustiquement);\nAntichambres, huissiers, etc.;\nMagasins (deux);\nAteliers (deux)."}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "18", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193402-01.1.4", "texte": "25. PLAN DU SOUS-SOL\nNiveau des trois studios moyens — les deux\nplus petits étant inscrits dans le gabarit du\ngrand studio dont la forme en plan s'ébauche\ndéjà.\nEn dehors des ceintures de studios, les\nlocaux réservés au conditionnement, chaufferie, etc.\n\nE) Studios et services\nannexes :\nGrand studio (120 musiciens, 150 choristes\net environ 350 auditeurs);\nStudio moyen (45 musiciens, 30 choristes et\n100 auditeurs);\nStudios moyens (deux) (30 musiciens et\n50 auditeurs);\nStudios récitals (deux) (15 musiciens et\n20 auditeurs);\nSalle d'écho (réverbération acoustique très\nélevée);\nBruits dramatiques (isolement acoustique\ntrès poussé);\nStudios radio-drames conjugués (deux) (au-\nditoire d'environ 20 personnes ayant vue\nsur les deux studios ;\nStudios parole deux);\nEmission de musique enregistrée (deux);\nSalles d'accord des musiciens (deux);\nSalle d'attente des choristes;\nSalons d'attente des solistes (deux);\nSalons des chefs d'orchestre (deux);\nRégisseurs (deux);\nCentrale des amplificateurs;\nChambres de contrôle (trois) (doivent être\ntraitées acoustiquement);\nSalle des accumulateurs;\nSalle de charge des accumulateurs;\nSalle d'écoute (doit être traitées acousti-\nquement);\nAntichambres, huissiers, etc.\nF) Services auxiliaires :\nChauffage;\nVentilation;\nEclairage et éclairage de secours;\nInstallations sanitaires;\nNettoyage;\nVestiaires;\nCentrale téléphonique;\nLogement concierge;\nService incendie;\nCentrale électrique de secours;\nGarage (30 vélos);\nGarage (8 voitures);\nMess (pour 60 personnes, avec cuisine);\nBuvette et fumoir;\nAscenseurs et monte-charges;\nArchives.\nComplétant ce qui précède, et afin de\nsituer nettement l'esprit du programme, en\nvoici quelques passages qui semblent être\nles plus suggestifs :\n« Les constructions à ériger et les installa-\ntions à réaliser s'inspireront des derniers\nperfectionnements obtenus dans l'art de\nbâtir, tant en ce qui concerne les conditions\nhygiéniques que les conditions de sécurité.\nIl en est de même des conditions particu-\nlières d'emploi des différents locaux, no-\ntamment en ce qui concerne leur iso-\nlation acoustique et spéciale-\nment celle des studios.\nEn particulier, chaque studio devra présen-\nter une isolation d'au moins 60 décibels\npar rapport aux bruits extérieurs (bruits de\nla rue, bruits intérieurs du bâtiment et d'au-\ntres studios.\nLa distribution des diffé-\nrents studios sera étudiée\nde façon à présenter le\nmaximum de garanties au\npoint de vue de l'isola-\ntion acoustique en évitant, dans"}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "19", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193402-01.1.5", "texte": "26. PLAN DU REZ-DE-CHAUSSEE\nNiveau des deux studios-récitals.\n\ntoute la mesure du possible, des dispositifs\ncoûteux et aléatoires et des matériaux\nn'étant pas consacrés par une longue pra-\ntique ou par un succès incontesté.\nLes proportions et la for-\nme des studios ainsi que\nla constitution de leurs\nparois devront être telles\nqu'elles permettent d'ob-\ntenir économiquement et\nsans aléa, des conditions\nacoustiques internes plei-\nnement satisfaisantes.\nL'attention des concurrents est spéciale-\nment attirée sur le fait que les conditions\nacoustiques optima d'un studio ne sont pas\nnécessairement identiques à celles d'une\nsalle de spectacles ou d'une salle de con-\ncerts. Dans le premier cas, le but\ncapital est d'impression-\nner favorablement le mi-\ncrophone, tandis que dans le deu-\nxième cas, le but principal\nest d'impressionner favo-\nrablement les spectateurs\ndans toute la salle.\nLa distribution des différents locaux devra\nêtre étudié de façon rationnelle eu égard\nè leur affectation particulière.\nIl est précisé que le but\nprincipal poursuivi est la\nradiodiffusion des con-\ncerts ou autres produc-\ntions artistiques exécutées\ndevant le microphone, et\nnon pas l'organisation de\nspectacles pour un public\nlimité admis éventuelle-\nment dans les studios.\nCeci implique que les relations internes\ndoivent être facilitées, dans toute la me-\nsure du possible, grâce au groupement des\nlocaux appartenant à un même service ou\nà des services conjugués, et en étudiant les\ndégagements de façon à éviter le mélange\ndu public et des diverses catégories du\npersonnel.\nLe bâtiment comprendra u n sous-sol,\nun rez-de-chaussée de 4 mètres au mini-\nmum et des étages de 3 mètres au mini-\nmum de plancher à plafond.\nPlace Sainte-Croix et rue Alphonse de\nWitte, les façades seront occupées au rez-\nde-chaussée, dans toute la mesure du pos-\nsible, par des magasins à usage commercial\navec grandes vitrines d'exposition.\nCes magasins auront un sous-sol, et un\nentre-sol pour l'habitation.\nEn façade, il ne pourra être fait emploi que\nde matériaux apparents, tous les enduits\nétant prohibés d'une façon absolue. Les\nmatériaux apparents autorisés sont : la bri-\nque dominant, agrémentée de pierre blan-\nche et (ou) de pierre bleue.\nLe projet excluera toute dépense dun\ncaractère somptuaire.\nISOLATION ACOUSTIQUE\nDES STUDIOS\nOn entend par isolation acoustique des\nstudios les dispositions constructives per-\nmettant de soustraire l'enceinte du studio\naux bruits extérieurs (bruits de la rue, bruits\ninternes du bâtiment, bruits des autres stu-\ndios) et, réciproquement, d'éviter que les\nbruits produits dans le studio puissent être\nperçus à l'extérieur."}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "20", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193402-01.1.6", "texte": "En règle générale, la meilleure disposition\nen plan est celle qui évite dans la mesure\ndu possible, la contiguïté des studios et\npar suite même qui limite les précautions à\nprendre dans la constitution des planchers,\ndes plafonds et des parois.\nLa meilleure disposition en coupe est celle\nqui isole les locaux de tout voisinage\nbruyant soit par l'interposition d'un étage\ndit de silence soit par tout autre moyen, à\nproposer par les concurrents.\nL'isolation acoustique a été obtenue dans\nles exemples qui ont été cités lors du pre-\nmier concours soit par des murs épais en\nmaçonnerie ordinaire, soit par des cloisons\nmultiples placés à distances judicieusement\ncalculées pour éviter la transmission du son\navec ou sans interposition de produits iso-\nlants.\nLa première solution, en général moins\ncoûteuse, est recherchée par les techni-\nciens pour la construction de bâtiments\nsimilaires et a été adoptée par exemple à\nBerlin, lorsque l'on disposait d'une super-\nficie relativement importante pour l'im-\nplantation du bâtiment.\nPar contre, lorsque la superficie disponible\nest réduite comme à Londres et à New-\nY ork, on a obligatoirement adopté la deu-\nxième solution.\nSans que I'I.N.R. veuille influencer en au-\ncune façon la libre conception des concur-\nrents, il peut être utile de remarquer ici\nque le terrain dont dispose I'I.N.R. a envi-\nron trois fois l'étendue de celui sur lequel\na été construit le bâtiment de la 8.8.C.\n(Londres).\nQuant au béton armé et aux structures\nmétalliques, qui par leurs liaisons favori-\nsent la propagation du son, il est utile de\nprévoir soit des solutions de continuité tout\nautre traitement à proposer par les con-\ncurrents et sous leur responsabilité.\nToutefois, ces traitements sont générale-\nment délicats, coûteux et aléatoires; étant\nappliqués dans l'ossature même, il est im-\npossible de les modifier après coup en cas\nd'insuffisance. Le seul remède dans ce der-\nnier cas consiste à utiliser à l'intérieur des\nstudios des revêtements acoustiques absor-\nbants, mais ceux-ci compromettent en gé-\nnéral gravemenl la qualité acoustique\ninterne de ces studios.\nD'une manière gé né raie,\nla préférence doit être\ndonnée aux studios réa-\nlisés à l'aide de murs\népais en briques.\nFORME ET PROPORTIONS\nDES STUDIOS\nL'expérience confirmée par tous les experts\nen la matière, a montré que les formes d'un\nstudio doivent être simples (voir Berlin,\nLondres et New-York). Les résultats obte-\nnus dans les studios de forme compliquée\n(surfaces courbes exagérées, cylindriques,\nparaboliques ou sphériques) sont très aléa-\ntoires : ils peuvent être parfois bons, autres\nfois mauvais suivant la nature de certaines\nauditions.\nD'autre part, il est préférable d'éviter le\nparallélisme des grandes parois, bien que\ncette condition ne soit pas indispensable.\nAinsi qu'il a été dit antérieurement dans le\nrèglement, les conditions acoustiques idéa-\nles d'un studio ne sont pas nécessairement\nles mêmes que les conditions acoustiques\nidéales d'une salle de concerts.\nDans !e premier cas on joue pour le micro-\nphone, dans le deuxième cas on joue pour\nle public.\nDans le cas où une forme trapézoïdale est\nadoptée en surface pour les grands et\nmoyens studios de musique, il est préféra-\nble que l'emplacement prévu pour l'or-\nchestre se trouve du côté de la petite\nbase du trapèze.\nEn ce qui concerne les proportions d'un\nstudio, l'expérience a montré que le rap-\nport 5-3-2 (longueur, largeur, hauteur)\nétait généralement favorable; cette con-\ndition n'est pas impérative.\nElle facilite aussi dans la plupart des cas\nla mise au point de la « balance acousti-\nque » à réaliser entre les différents instru-\nments; cette règle n'a toutefois rien d'ab-\nsolu.\nPAROIS DES STUDIOS\nOn sait que la qualité acoustique d'un stu-\ndio dépend avant tout pour un volume\ndonné, du temps de réverbération ou\nplutôt de la-courbe des temps de réverbé-\nration en fonction des différentes fréquen-\nces. Cette courbe est tracée généralement\nentre 100 et 4 ou 5.000 périodes par\nseconde.\nLa courbe des temps de réverbération est\naffectée au premier chef par la constitu-\ntion même et par le revêtement acoustique\nsuperficiel des parois.\nL'expérience semble vouloir confirmer la\nthéorie en ce qui concerne la valeur des\nparois épaisses, lourdes et rigides; elle a\nmontré que les parois minces sont suscepti-\nbles d'entrer en résonance pour certaines\nfréquences basses, ce qui est d'autant plus\nmauvais que dans le spectre sonore d'un\norchestre le maximum d'énergie acoustique\nest observé pour ces fréquences : il en\nrésulte un déplorable effet de diaphragme\nauquel il est impossible de remédier par\ndes moyens électriques.\nPour éviter cet effet de diaphragme on est\namené à renforcer le traitement acousti-\nque superficiel des parois minces, pour pro-\nvoquer une absorption du son. Mais on\naltère alors la qualité acoustique de l'en-\nsemble du studio en déformant et en abais-\nsant la courbe des temps de réverbération\nen fonction de la fréquence.\nLes parois minces et les systèmes suspendus\nou flottant sont d'une réalisation coûteuse,\nprovoquant presque toujours des aléas;\nleur efficacité est souvent médiocre. »\nDescription du projet\nDe l'exposé qui précède il appert nette-\nment à notre avis qu'avant toute chose\nla technique constructive\nmise au service de l'isolation\nacoustique poussée au\nmaximum devait asservir dans la con-\nception du projet toute autre considéra-\ntion. Pas un instant nous n'avons songé à\nsubordonner ces points essentiels a la re-\ncherche d'un plan classique, axé, plaisant\nou décoratif; un plan rationnel répondant\nà sa fonction pouvait seul, nous semblait-il,\ndonner entière satisfaction en l'occurence.\n\n27. PLAN DE L'ENTRESOL\nEtage tampon entre les studios superposés.\nRépartition des locaux techniques devant\nêtre en relation immédiate avec les studios\n(centrale des amplificateurs, salles des accumulateurs,\nchambres de contrôle et d'enregistrement,\netc.)."}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "21", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193402-01.1.7", "texte": "28. PLAN DU PREMIER ETAGE\nNiveau bas de la grande salle. En ceinture\nles locaux du Service Technique.\n\nNous avons donc, partant de ce principe,\nconsidéré le bâtiment à projeter en tant\nque bâtiment purement utilitaire usine\noù s'élaborent et où s'exécutent les pro-\ngrammes destinés à être transmis par les\nondes aux auditeurs disséminés de par le\nmonde.\nNous nous sommes efforcés de nous écar-\nter de la conception « salles de spectacles\net de concerts ».\nNous n'avons du reste suivi en cela que\nles données très précises du programme\nqui insistait tout particulièrement sur le fait\nque le but principal poursuivi est la radio-\ndiffusion des concerts ou autres produc-\ntions artistiques exécutées devant le micro-\nphone et non pas l'organi-\nsation de spectacles pour\nun public limité admis\néventuellement dans les\nstudios.\nIl fallait néanmoins songer au facteur « Au-\nditeurs », et cet élément tendait plutôt à\ncompliquer le problème si l'on tient compte\ndes circulations nécessitées par ce public\noccasionnel qui aux termes du programme\ndevait cependant pouvoir occuper simulta-\nnément tous les studios. (Eventualité peu\nprobable cependant puisque l'l. N. R. ne\npossède que deux stations émettrices.)\nQuoi qu'il en soit,ce sont ces considérations\nqui nous ont poussés à multiplier les circu-\nlations que nous avons voulu indépendantes\npour chacun des studios ou groupes de\nstudios; la simplicité du plan dut-elle en\nsouffrir.\nD'autre part, ces circulations de par leur\nmultiplicité même, constituaient autant\nd'éléments tampons auxiliaires précieux\ndu point de vue isolation acoustique\ncar en dehors de tous les moyens dont on\ndispose grâce à la technique moderne pour\nisoler phoniquement deux sources de bruit,\ncelui qui consiste à les séparer nettement\npar des locaux accessoires n'est certes pas\nnégligeable!\nC'est le principe de construction des murs\nportants en maçonnerie de briques (voir\nnote technique) qui a déterminé l'empla-\ncement des plus petits studios à même le\nradier des fondations. Cette disposition\npermettait de constituer, sans sous-struc-\nture onéreuse, une ceinture en maçonnerie\népaisse indépendante pour chacun des stu-\ndios. D'autre part, la nécessité de descen-\ndre la ceinture de la grande salle égale-\nment jusqu'aux fondations a suscité l'idée\nd'inscrire un certain nombre de studios\ndans ce même gabarit; les murs formant\nceinture individuelle à chacune des petites\nsalles constituant les éléments portants des\nétages supérieurs.\nLe souci de descendre le niveau des salles\nsituées en sous-sol le moins possible par\nrapport au niveau de l'entrée tout en régu-\nlarisant le niveau des différents plafonds à\nhauteur de l'étage de silence a déterminé\nla différence des niveaux d'accès aux stu-\ndios tant pour les auditeurs que pour les\nmusiciens.\nLes bureaux des différents services ont été\nrépartis sur tout le pourtour des façades\nconstituant une zone de protection pour\nles studios contre les bruits de la rue.\nLe premier étage est occupé par les ser-"}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "22", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193402-01.1.8", "texte": "29. PLAN DU DEUXIEME ETAGE\nNiveau des studios Radio-drames.\nEn ceinture, les locaux du service des\nEmissions Parlées et les locaux disponibles\npour extensions futures.\n\nvices techniques, le deuxième étage par\nle service des émissions parlées, le troi-\nsième etage par le service des émissions\nmusicales et le quatrième étage par la\ndirection générale. Cette classification a\nété établie en raison directe du trafic inté-\nrieur dépendant de l'organisation générale.\nLes étages inférieurs (parce que d'un accès\nplus facile de l'extérieur) ont été dévolus\naux bureaux dont les usagers sont astreints\na des prestations moins régulières, éven-\ntuellement même à des prestations du soir;\nil en est de même pour les bureaux qui\nsont en relation plus fréquente avec des\nétrangers à la maison. D'autre part, les\nlocaux réservés à la direction générale\nseront installés avantageusement au der-\nnier étage du bâtiment parce que plus\nisolés des circulations verticales intérieures\net parce que devant être en relation moins\ndirecte avec les studios.\nL'emplacement de la machinerie du con-\nditionnement de l'air, de la chaufferie, de\nla centrale électrique, et des garages,\nsource de bruits et de vibrations, ont été\nrecherchés en dehors des enceintes des\nstudios. Le système de fondations préco-\nnisé (voir note technique) situe pratique-\nment ces locaux dans des bâtiments indé-\npendants :\nEntrée place Sainte-Croix\n(symétrique à l'entrée de la salle des fêtes\nde la commune d'lxelles, (suivant le désir\nexprime par les promoteurs du concours et\nl'Administration communale de qui dépend\nI approbation des façades) affectée, d'une\npart, au personnel des bureaux et, d'autre\npart, aux chefs d'orchestre et aux solistes\nde marque ne faisant pas partie du per-\nsonnel régulier de la maison.\nEntrée rue du Belvédère,\nplus spécialement affectée au personnel\nartiste habituel.\nEntrée rue A. Dewitte,\nréservée aux auditeurs des studios.\nA remarquer toutefois que la disposition\ndu plan assure un accès aussi aisé par l'en-\ntrée place Sainte-Croix. Au cas où quel-\nques privilégiés seulement seraient admis\na visiter les installations, cette disposition\npermettrait de les canaliser dès l'entrée\npar les circulations réservées au public sans\nqu'il faille cependant mobiliser le person-\nnel préposé à l'entrée « Auditeurs ».\nLes dégagements et les cages d'escaliers\nont été combinés de façon à isoler et les\nauditeurs et les différentes catégories du\npersonnel, tout en observant les prescrip-\ntions de l'arrêté royal du 9 août 1920 rela-\ntif aux escaliers et sorties de secours. Cel-\nles-ci totalisent une largeur de 15 mètres\npour un total de 1.045 personnes (nombre\nfixé par le règlement du concours en sup-\nposant l'occupation simultanée de tous les\nlocaux). Une marge de 4,55 mètres en\nexcédent sur la largeur strictement régle-\nmentaire à appliquer aux sorties reste\ndonc correspondre au personnel des bu-\nreaux et aux auditeurs des petits studios\nprévus dans les extensions futures.\nLes chambres de contrôle, enregistrement,\nsalle des accumulateurs, salle de charge\ndes accumulateurs, centrale des amplifica-\nteurs, constituant le centre vital au point"}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": "23", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193402-01.1.9", "texte": "30. PLAN DU TROISIEME ETAGE\nEn ceinture, les locaux du Service des\nEmissions Musicales et les locaux disponibles\npour extensions futures.\n\n31. PLAN DU QUATRIEME ETAGE\nEn ceinture, les locaux de la Direction\nGénérale avec disponible pour extensions\nfutures parmi lesquelles deux petits studios.\n\nde vue technique, sont disposés à l'étage\nintermédiaire entre les studios récitals et\nles petits studios moyens et à proximité du\ngrand studio moyen.\nCette disposition a en outre l'avantage de\ncréer un étage tampon entre les studios\nsuperposés, étage où trouveront place éga-\nlement les locaux d'archives et les réserves.\nDe plus, le projet a été étudié de façon à\npermettre de surseoir éventuellement pour\nraison budgétaire, à la construction du\ngrand studio.\nLa ceinture en maçonnerie épaisse étant\ntotalement indépendante de l'ossature des\nlocaux contigus, pourrait en effet, sans\ninconvénients, être momentanément aban-\ndonnée au niveau du premier étage. De\ncette façon, l'abandon éventuel de la con-\nstruction du grand studio ne nuirait en rien\nà l'aspect d'ensemble de l'édifice et, d'au-\ntre part, l'organisation des divers services\npourrait être définitive et le trafic inté-\nrieur ne subirait ni modification ni trouble\nlors de la construction de la grande salle.\nNOTES TECHNIQUES\nLes sondages nous indiquaient que le sol\nest de très mauvaise qualité jusqu'à une\nprofondeur variant de 6 à 10 mètres sous\nle niveau actuel du terrain.\nNous avions donc préconisé des fonda-\ntions sur pieux et nos préférences\nallaient aux pieux moulés dans le sol. Leur\nlongueur n'est déterminée que par la résis-\ntance des terrains rencontrés, leur adhé-\nrence latérale aux terres traversées est très\ngrande et ils ne risquent pas de se briser\npendant le battage comme les pieux mou-\nlés d'avance.\nLes pieux moulés assurent en outre un\nexcellent damage du béton à grande pro-\nfondeur et donnent toutes les garanties\ndésirables contre les étranglements éven-\ntuels de la colonne de béton et contre les\ninvasions d'eau de la nappe aquifère à l'in-\ntérieur du fourreau pendant le bétonnage.\nCes pieux peuvent porter avec sécurité\nune charge de 50 tonnes, ce qui aurait\n\n32. PLAN DES FONDATIONS\nII radiers indépendants sur pieux."}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "24", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193402-01.1.10", "texte": "33. PLAN DU CINQUIEME ETAGE\nExtensions futures.\n\n34. PLAN DU SIXIEME ETAGE\nExtensions futures.\n\nexigé pour le présent projet le battage\nd'environ 690 pieux.\nLes pieux assemblés par des semelles d'en-\nviron 70 cm. d'épaisseur, supporteraient\nonze radiers indépendants avec blindages\nlatéraux étanches. Ces radiers et ces blin-\ndages asphaltes, même s'ils n'étaient pas\nabsolument indispensables pour résister à\nune sous-pression des eaux, auront pour\neffet de supprimer l'inconvénient qui pour-\nrait résulter, au point de vue acoustique,\nde l'humidité du sol.\nC est pour cette raison que nous avons cru\nnécessaire de prévoir ces cuvettes étan-\nches indépendamment de l'isolant appro-\nprié contre la transmission des vibrations\nelles-mêmes.\nLe sectionnement de la fondation en onze\nradiers indépendants est préconisé non\nseulement aux fins de constituer les joints\nde dilatation indispensables étant donné\nla surface du bâtiment mais encore aux\nfins d'isoler les studios du sous-sol chacun\nsur un radier sans aucun point de contact\nni avec les studios situés au même niveau,\nni avec les locaux susceptibles d'être une\nsource de bruit ou de vibrations tels les\nlocaux du conditionnement, du chauffage,\netc., etc.\nAfin de protéger le bâtiment contre les\nvibrations de source extérieure transmises\npar le sol, une interposition de plaques en\nliège comprimé munies de deux couches\nde feutre bitumé (Korsil asphalté) a été\nprévue entre les semelles et les radiers.\nDe plus, les murs de ceinture des studios\nsont encore isolés du radier qui les porte\npar une autre interposition du même pro-\nduit. Quoique nous ayons pleine confiance\ndans les résultats acquis par l'emploi ration-\nnel des matériaux dont dispose la techni-\nque nouvelle en matière d'isolation acous-\ntique matériaux grâce auxquels nos\nconstructions monolithes et légères peu-\nvent se prévaloir d'être isolées phonique-\nment au même titre que les maisons de\nnos pères les conditions tout à fait par-\nticulières du problème posé méritaient un\nexamen approfondi de la question : Les\nmurs épais en maçonnerie préconisés par\nle programme comme isolants phoniques\nsans aléas devenaient illogiques comme\nremplissages; dès lors, il apparaissait ration-\nnel de donner à ces murs une épaisseur\nsuffisante pour en faire l'élément portant\nen même temps que la paroi isolante et\nd'écarter du même coup le monolithisme\ntransmetteur de bruit inhérent à tout\nsystème d'ossature.\nIci surtout où la superposition de certaines\nenceintes sonores s'imposait, ce système\nnous a paru prévaloir à coup sûr, étant\ndonné la possibilité de sectionner aux en-\ndroits voulus, et avec toute garantie de\nstabilité, ces murs-éléments portants com-\nmuns, par l'interposition d'une plaque iso-\nlante ayant pour effet de supprimer la\nrésonance transmise par la structure même\ndu bâtiment.\nDe plus, avec des murs de forte épaisseur\nil n'y a pas lieu de craindre les oscillations\nde flexion comme dans le cas de murs ou\nde cloisons de faible épaisseur.\nNe perdons pas de vue non plus, qu'en ce\nqui concerne les studios, la réflection des\nondes sonores joue un rôle de premier plan,\nd'où proscription de matériaux à trop\ngrand pouvoir absorbant. En outre la ques-"}, {"page_pdf": 11, "page_imprimee": "25", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193402-01.1.11", "texte": "tion de l'acoustique des salles, encore\nqu'elle soit moins urgente que la question\nde l'isolement phonique (celle-ci intéres-\nsant la structure même du bâtiment et\ncelle-là pouvant être modifiée par l'em-\nploi de revêtements appropriés), doit être\nprise néanmoins en considération dans les\nétudes préliminaires, non seulement au\npoint de vue forme et volume des encein-\ntes sonores mais aussi au point de vue\nmatériaux.\nDes matériaux capables de conserver le\nson dans une salle réaliseront déjà une des\nconditions susceptibles de créer technique-\nment une bonne acoustique dans cette\nsalle.\nLa forme trapézoïdale des studios nous a\npermis de prévoir la répartition des gaines\ndu conditionnement dans l'espace libre\nentre la ceinture et les cloisons de redres-\nsement. Ces dernières cloisons, conçues en\nmatériaux à pouvoir absorbant, constitue-\nraient une paroi supplémentaire s'opposant\nà la transmission des bruits de chocs pou-\nvant provenir des circulations et contre\nlesquels la ceinture des studios construite\nen matériaux durs réagirait apec moins de\nbonheur.\nEn ce qui concerne les hourdis nous avons\ncherché à supprimer l'encastrement dans\ntoute la mesure du possible.\nNous pensons en effet que l'encastrement\nest une cause importante de la transmission\ndu son par les planchers même s'ils sont\nrecouverts de matériaux efficacement ab-\nsorbants, car ces dalles, alors même qu'elles\ns'opposent à une transmission directe du\nson, n'en conduiront pas moins dans le mur\navec lequel elles sont en contact les bruits\naériens ou de chocs qu'elles auront absor-\nbés.\nEn conséquence en réduisant au minimum\nces points de contact leur isolation sera\nd'autant plus aisée; c'est à cela que tend\nle système que nous préconisons en répar-\ntissant les charges des hourdis de telle\nsorte que seules les poutres maîtresses\nprennent appuis sur les murs.\nL'affaiblissement du son au travers des\nhourdis est augmenté encore, en ce qui\nconcerne les studios, par l'emploi de dou-\nbles plafonds indépendants des hourdis\nformant plancher du studio.\nLes hourdis pourraient être réalisé en élé-\nment de béton multicellulaire armé et ren-\nforcés par des nervures.\nLes contre-plafonds dont la surcharge sera\nminime pourraient être constitués par des\ndalles en bi-béton béton de bims et\nbéton de gravier. La superposition des\ndeux bétons de densité différente dont\nl'un est mauvais conducteur du son, dimi-\nnue sensiblement la sonorité du hourdis. La\nzone de traction d'une dalle appuyée aux\ndeux bouts correspond à la partie en béton\nde bims, dont les armatures équilibrent tout\nl'effort de traction. Au contraire, la zone\nde compression est constituée par la par-\ntie en béton de gravier dont la résistance\nà la compression est bien connue. L'arma-\nture est constituée de préférence par un\ntreillis (Farcométal par exemple).\nLa face supérieure des contre-plafonds\nserait complétée par une chape, tandis que\nle hourdis supérieur recevra en outre une\ncouche isolante formée de bandes de liège\nespacées entre elles de 30 a 40 centi-\nmètres. L'espace vide entre les bandes\nétant rempli d'une masse très élastique et\nabsorbante, par exemple du liège granulé.\nCet isolant est interposé entre la couche\nde béton de gravier et le lissage de ciment\ndestiné à recevoir le tapis ou le linoléum\n(procédé Antiphon préconisé par I. Katel).\nLes poutres maîtresses s'encastrent dans\nles murs et se terminent chacune par une\nsemelle de répartition; ces semelles indi-\nviduelles sont nécessitées par l'obligation\nde supprimer tout point de contact entre\nles deux hourdis dont les poutres sont dis-\nposées en quinconce.\nL'extrémité des poutres et les semelles\ndevraient être entourées elles aussi de pla-\nques isolantes.\nLes hourdis eux-mêmes ne s'encastrent\njamais dans les murs, ils sont supportés par\ndes poutres auxiliaires et des nervures dont\nla dernière est séparée du mur par une\nplaque de Korsil.\nL'espace libre entre les deux hourdis sera\nutilisé pour la répartition des gaines d'ame-\nnée et de retour de l'installation du con-\nditionnement de l'air ainsi que l'établisse-\nment de caniveaux destinés à recevoir les\ncables nombreux nécessités par l'appareil-\nlage électrique, électro-acoustique, etc.\nSi l'étude approfondie du problème a dé-\nmontré que, pour la ceinture des studios\net pour les locaux isolés acoustiquement,\ndes murs épais en maçonnerie réalisent la\nsolution idéale, il n'en est pas moins vrai\nque l'ossature en béton armé avec remplis-\nsages en matériaux légers s'indiquait pour\ntous les autres locaux, à condition toutefois\nque ces deux systèmes de construction\nsoient différents l'un de l'autre depuis la\nfondation.\nLes remplissages seront constitués en fa-\nçade par un parement extérieur, d une\ndemi-brique donnant toutes garanties au\npoint de vue de la non-porosité et maçon-\nnée au ciment hydrofugé. Une doublure\n\n35."}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "26", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193402-01.1.12", "texte": "36.\nCoupe transversale sur\nla grande salle et sur le\ngrand studio moyen.\n\n37.\nCoupe longitudinale sur\nla grande salle et sur les\nstudios moyens et récitals.\n\n38.\nCoupe longitudinale sur\nle grand studio moyen."}, {"page_pdf": 13, "page_imprimee": "27", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193402-01.1.13", "texte": "intérieure est faite d'une cloison de béton\nmulticellulaire (densité 0.3) de 8 cm. Un\nvide de 5 cm. est laissé entre la brique et\nle béton.\nLes cloissons intérieures, indépendantes des\nmontants en béton seraient soit en plaques\nou en blocs de bims soit en béton multi-\ncellulaire coulé sur parois en treillage céra-\nmique suivant les cas et l'isolation requise\npour les divers locaux dont elles constituent\nles parois.\nUne plaque isolante s'interposant entre la\nbase de la cloison et le hourdis compléte-\nrait le dispositif d'isolation.\nEnfin, les dispositifs d'isolation acoustique\ndevront s'étendre encore aux conduites\nd'eau, aux canalisations du chauffage, aux\nascenseurs, etc.; dans chaque cas les dis-\npositifs adoptés varieront suivant qu'il\ns'agisse de sons aériens ou de sons de\nchocs, toutefois, afin de réduire au mini-\nmum les dispositifs à adopter, nous nous\nsommes efforcés d'obfenir de par le plan\nmême la meilleure garantie d'isolation en\nsituant les locaux tels que lavatory, w.-c.,\nmachinerie d'ascenseur, chaufferie, machi-\nnerie du conditionnement, garage, etc. en\nnon-contiguité avec les enceintes des stu-\ndios.\nCHAUFFAGE ET AERATION\nL'installation de chauffage dessert tous les\nlocaux pour lesquels une aération directe\n\n39.\nPERSPECTIVE AXONOMETRIQUE MONTRANT LA CONSTRUCTION LEGERE DES\nLOCAUX TAMPONS INDEPENDANTE DE LA CONSTRUCTION LOURDE DES STUDIOS"}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "28", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193402-01.1.14", "texte": "est possible sans avoir a tenir compte du\nbruit pouvant provenir de l'extérieur.\nAu contraire le système du CONDITION-\nNEMENT DE L'AIR a été envisagé pour\nles studios, locaux annexes, et en général\npour tous les locaux acoustiqués.\nL'étude de l'installation de conditionne-\nment de l'air a été faite conformément aux\nprincipes du système Anémostat, qui sem-\nble pouvoir résoudre le problème posé,\ngrâce aux conditions techniques qu'il\nréunit.\nDes avantages principaux du procédé Ané-\nmostat, nous avons retenu ce qui suit :\na) En raison du contact intime de l'air et\nde l'eau pulvérisée, dans le filtre laveur, la\ndimension des conditionneurs est très sen-\nsiblement réduite;\nb) En été, le refroidissement de l'air est\nobtenu, non seulement par son contact pro-\nlongé avec les surfaces refroidissantes, mais\nencore par la vaporisation d'une partie de\nl'eau qui traverse le filtre laveur. Il s'en-\nsuit qu'une installation pour la réfrigération\nde l'air en été, ne comporte jamais de\nmachine frigorifique, si l'eau de la ville (ou\nde puits) ne dépasse pas 10-I2°C. Ceci a\npour effet de simplifier l'installation et d'en\nrédu ire le prix de revient;\nc) L'air circulant en circuit fermé, il ne\nfaut réchauffer que le quart du volume\nd'air en circulation (air d'appoint); ceci per-\nmet de réduire sensiblement la dépense de\nvapeur et d'eau;\nd) La ventilation peut être énergique\nsans créer de courants d'air, la vitesse à la\nsortie des anémostats n'excédant pas 20 à\n25 centimètres à la seconde. L'air frais est\nrépandu en une véritable nappe au point\nhaut des locaux.\nSous la pression du ventilateur, et par la\ndépression due à l'aspiration des bouches\nd'évacuation, l'air introduit dans les par-\nties hautes des locaux, traverse ces der-\nniers, y descendant en nappes horizontales\nvers le parquet. A ce niveau, il est repris\npour être dirigé à nouveau vers le condi-\ntionneur;\ne) La vitesse de l'air dans les canalisations\nn'excède pas 4 m. à la seconde; ceci est\ntrès important, dans le problème qui nous\nintéresse, pour la suppression des vibra-\ntions et du bruit dans les canalisations;\nf) L'installation assure le maintien d'une\nfraîcheur constante en été, et d'une cha-\nleur constante, en hiver.\nLa température, aussi bien que le degré\nd'humidité, sont parfaitement réglables.\nLe conditionnement de l'air des divers\nlocaux serait assuré par trois conditionneurs\npouvant fonctionner séparément ou simul-\ntanément.\nL'installation comprend :\nI) Un ventilateur centrifuge aspirant de\nl'air frais, audehors, dans la proportion de\n25 % environ, et de l'air provenant des\nlocaux à ventiler, dans la proportion de\n\n40. LES FAÇADES"}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "29", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193402-01.1.15", "texte": "41. CROQUIS PERSPECTIF D'ENSEMBLE\n\n-75 % environ. Ce ventilateur refoule le\ntout vers un appareil conditionneur;\n2) Trois appareils conditionneurs (un pour\nchaque groupe) recevant le mélange d'air\npur et d'air vicié provenant du ventilateur;\nces appareils comportent un premier fai-\nsceau tubulaire de préchauffage, un filtre\nlaveur spécial, une seconde batterie de\nchauffage après lavage et un humificateur\nd'appoint;\n3) Une conduite d'air conditionné, avec\nramifications allant de chaque condition-\nneur aux différents locaux à ventiler;\n4) Des diffuseurs, permettant à l'air pro-\nvenant de la conduite de se répandre, sans\nvitesse et sans courant d'air, au point haut\ndu local à ventiler, mais pourtant avec une\ncertaine pression rabattant l'air vicié vers\nle sol;\n5) Au point bas du local à ventiler, une\nsérie de bouches d'aspiration, reliées par\ndes conduites de retour d'air vîcié, à l'as-\npiration du ventilateur.\nCes bouches sont constituées par des gril-\nlages en cuivre, de sections assez grandes\npour permettre l'entrée d'air à une vitesse\nne dépassant pas 2 m. à la seconde;\n6) Les canalisations d'amenée sont pré-\nvues, en caves, de sections rectangulaires,\nen maçonnerie avec doublures en panneaux\nde fibres végétales. Les canalisations de\nreprise sont prévues en tôle. Les colonnes\nmontantes sont établies en tuyaux d'éter-\nnit de diamètres variables, qui seraient\nlogées dans les vides entourant les studios.\nLes canalisations dans les doubles plafonds\nseraient également en éternit avec assem-\nblage par bagues. Les réductions, les cou-\ndes et les ramifications seraient en tôle.\nLes conduites d'amenée sont prévues calo-\nrifugées en 30 mm. d'épaisseur;\n7) Toutes les gaines sont divisées en tron-\nçons, reliés entre eux par des joints anti-\nacoustiques en toile ou en caoutchouc pour\nsupprimer toute transmission de vibrations\npar la masse des conduites.\nEn surcroit à la ventilation et à l'aération\nréalisées par le conditionnement de l'air,\nune ventilation naturelle de secours est\npossible pour chacun des studios.\nCes prises d'air libre hermétiquement clo-\nses en période normale se feraient au tra-\nvers de locaux tampons toujours pour les\nmêmes raisons d'isolation acoustique qui,\navant tout autre considération, nous ont\nguidés dans la conception de notre projet.\n\nC. V."}, {"page_pdf": 16, "page_imprimee": "30", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193402-01.1.16", "texte": "Insonorité\npar A. Vallaeys, ingénieur civil.\n\nOn ne peut contester qu'à l'heure actuelle\nla science s'infiltre de plus en plus dans les\ndifférentes sphères de l'activité humaine.\nAutrefois on se servait de formules empi-\nriques; aujourd'hui, la science dicte ses lois\npour circonscrire avec plus de précision et\nde sécurité les méthodes à suivre. Le labo-\nratoire se fait l'allié indispensable du chan-\ntier pour résoudre des problèmes nouveaux\nou à peine soupçonnés jadis.\nPrenons le cas de l'architecture et consi-\ndérons un instant les mille et un problèmes,\nqui se posent à l'architecte chargé de réa-\nliser un building moderne. Envisageons ces\nseuls exemples : L'isolation thermique et\nl'isolation du son. Autrefois l'expérience\navait prouvé que celles-ci pouvaient être\nobtenues au moyen de cloisons épaisses et\nlourdes fait confirmé par les essais mo-\ndernes. Cependant des raisons d'économie\nne permettent plus d'employer ni du poids\nni du volume, superflus au point de vue\nrésistance; on ne construit point une tour\nEiffel sur le modèle des pyramides. D'une\npart, nous avons actuellement la tendance\nà diminuer le poids des cloisons ten-\ndance justifiée par les procédés de con-\nstruction à squelette en acier ou béton —;\nd'autre part, on se trouve devant la néces-\nsité d'obvier aux inconvénients des bruits\ntoujours croissants de la vie moderne. Il a\ndonc fallu faire appel à la science pour\nreviser complètement les méthodes de\nconstruction au point de vue acoustiaue.\nAinsi certaines branches de la science, qui\njadis ne présentaient qu'un intérêt théori-\nque, reçoivent aujourd'hui une application\npratique.\nL'isolation thermique est étudiée depuis\nquelques années à des fins industrielles. Il\nen est tout autre cependant de l'isolation\nacoustique, restée livre fermé jusqu'à ces\nderniers temps.\nAvant d'aborder le problème à résoudre\nil peut être intéressant de rappeler quel-\nques notions au sujet du son, de sa nature,\nde sa transmission, de sa perception et de\nsa mesure.\nTout son est produit par un corps en vibra-\ntion. Ces vibrations ou ondes se transmet-\ntent soit dans le corps lui-même soit dans\nle milieu ambiant. Il est important de noter\nque pour la transmission du son il faut un\nmilieu matériel, solide, liquide ou gazeux\n(le son ne se transmet pas dans le vide) et\nque ce milieu exerce une influence primor-\ndiale sur cette transmission.\nParmi les différentes propriétés du son on\ndistingue l'intensité et la hauteur. L'inten-\nsité, qu'on désigne vulgairement par des\ntermes tels que « bruyant », « sourd », etc.\ndépend de l'amplitude du mouvement vi-\nbratoire de la source sonore, c'est-à-dire\nde la plus grande ou plus petite violence\nde ce mouvement.\nLa hauteur qui se distingue par des sons\n« graves » ou « aigus », dépend du nombre\nde vibrations par seconde ou fréquence.\nUn ténor se distingue d'une basse par la\nhauteur de la voix tandis que la puissance\nde la voix est fonction de son intensité.\nLe timbre est une autre propriété dont\nl'importance au point de vue de l'isolation\nest minime.\nL'étude des différentes espèces d'ondes\nest pluôt académique et nous amènerait\ntrop ioin.\nIl faut faire une distinction pratique entre\ndeux espèces de sons; les premiers, que\nnous appellerons « a é r i en s », sont ceux\nqui sont produits dans un milieu gazeux,\ntels la voix dans un appartement; les se-\nconds, dits «de chocs», sont pro-\nduits dans un milieu solide, tels le bruit de\npas, du déplacement d'un meuble, d'un\ninterrupteur électrique, etc. Il est souvent\ndifficile de délimiter exactement la dif-\nférence. Par exemple une sonnette élec-\ntrique, un moulin à café, fixés au mur, com-\nmuniquent en partie leurs vibrations à l'air\nambiant et en partie au mur auquel ils sont\nfixés.\nLes vibrations se transmettent dans toutes\nles directions sous formes d'ondes, qui se\ncomposent de compressions et dépressions\nsuccessives du milieu. La vitesse de trans-\nmission varie largement suivant le milieu\nde propagation et dépend en grande par-\ntie de l'élasticité et de la densité de celui-\nci. Elle croît avec l'élasticité et diminue\navec la densité.\nChaque fois que ces ondes rencontrent un\ncorps d'une élasticité ou d'une densité dif-\nférente leur progression normale est dé-\nrangée. En effet, une partie du son incident\nest réfléchie et retourne dans le premier\nmilieu. Une deuxième partie est absorbée\npar le deuxième milieu et enfin une troi-\nsième partie peut être transmise par ce\ndeuxième milieu si son pouvoir absorbant\nn'est pas suffisant.\nLa réflexion du son est surtout inté-\nressante au point de vue « acoustique »\ndu milieu tandis que la transmission est du\ndomaine de l'isolation du bruit. La réflexion\nne nous intéresse à présent que pour autant\nqu'elle constitue la différence entre le son\nincident d'une part et l'absorption et la\ntransmission du son d'autre part. De ce fait\n« l'acoustique », qui s'occupe en partie de\nréduire la réflexion peut devenir l'anta-\nganiste de « l'insonorité ».\nEn général le son n'est que peu réfléchi par\nles matériaux poreux ou mous tandis qu'il\nl'est considérablement par les corps denses\net rigides : ainsi un mur rigide, recouvert\nde plâtre, réfléchit plus de bruit que le\nmeilleur miroir ne réfléchît de lumière.\nPar contre un son de choc, c'est-à-dire un\nson produit dans un milieu solide, tend à y\ndemeurer et progresse rapidement dans\nson milieu.\nL' absorption s'explique par la fric-\ntion occasionnée par les particules d'air en\nvibration au passage d'orifices étroits,\nfriction, qui change ces vibrations en cha-\nleur. On conçoit donc que la forme et les\ndimensions de ces orifices ou interstices\njouent un rôle important mais difficile ac-\ntuellement à déterminer.\nIl est important de noter que pratiquement\ntout objet absorbe du son, ce qui explique\nla différence entre l'acoustique d'une salle\nvide et celui d'une salle remplie, entre\nl'acoustique d'un appartement meublé et\ncelui d'un appartement non meublé.\nLa transmission du son à travers un\nobstacle peut se faire de trois façons dif-\nférentes. Premièrement, le son peut se\ntransmettre à travers les interstices d'un\ncorps poreux (où il sera partiellement ab-\nsorbé). Deuxièmement, les particules du\npremier milieu peuvent transmettre leurs\noscillations aux particules de l'obstacle, qui\nse les communiquent de proche en proche\npour les transmettre à leur tour au milieu\nse trouvant de l'autre côté de l'obstacle;\nà cause du poids des particules de l'ob-\nstacle, qui est généralement assez élevé\nen comparaison de celui des particules du\nmilieu ambiant (l'air) le son transmis de\ncette façon est assez faible.\nLe troisième mode de transmission est le\nplus important. Sous l'influence des com-\npressions et dépressions successives, que\nsont les ondes sonores, l'ensemble de l'ob-\nstacle se met à vibrer et devient lui-même\nsource de son, qui produit des ondes sono-\ndes du côté opposé à celui où les ondes\ninitiales sont venues le frapper. Les ondes\nengendrées et transmises par l'obstacle ne\nsont plus les mêmes, n'ont plus la même\nfréquence que celles qui ont produit les\nvibrations de l'obstacle et c'est ce qui\nexplique qu'une voix entendue à travers\nune paroi change de hauteur (devient d'or-\ndinaire plus grave) puisque la hauteur dé-\npend du nombre de vibrations.\nChaque objet possède potentiellement un\nnombre de vibrations qui lui est propre et\nqui dépend de sa nature, de son volume,\nde son mode de fixation, etc. Si ce nombre\nse rapproche du nombre de vibrations pro-\nduites par la source sonore, l'objet se met-\ntra à vibrer à l'unisson, pourra amplifier les\nvibrations et donc augmenter l'intensité.\nCeci explique comment un même obstacle\nse comporte différemment suivant la fré-\nquence de la source sonore. Si les résultats\ndes essais de différents laboratoires ne\nconcordent pas toujours, cela est dû en\npartie au fait que les échantillons n'ont"}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "31", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193402-01.1.17", "texte": "pas les mêmes dimensions, ne sont pas fixés\nde la même façon, etc. et qu'ils ont de ce\nfait une autre vibration propre, qui a son\ninfluence sur la transmission. Il en découle\nnotamment la nécessité de standardiser les\nconditions d'essai et aussi, avant de com-\nparer différents résultats, de s'assurer qu'ils\nont été obtenus de la même façon.\nOn peut conclure de ce qui précède que\nla transmission du son est un problème\nextrêmement complexe et qu'il est impos-\nsible à l'heure actuelle du moin d'ar-\nrêter à ce sujet des règles rigides et fixes.\nEn étudiant et en comparant les résultats\nobtenus par différents laboratoires on peut\ncependant en déduire certaines conclusions\nd'ordre pratique.\nMESURE\nNous ne nous proposons pas de décrire les\ndifférents systèmes et appareils employés\npour déterminer le pouvoir isolant des ma-\niérîaux. Qu'il nous suffise de dire que d'or-\ndinaire on dispose d'une source sonore\ndont on connaît l'intensité et dont on fait\nvarier la hauteur dans des limites connues.\nOn mesure alors de l'autre côté de l'échan-\ntillon d'essai l'intensité du son perçu pour\nune fréquence déterminée.\nLes mesures d'intensité se font d'ordinaire\nau moyen de microphones et sont graduées\nsuivant une échelle physique. Dans la pra-\ntique cependant c'est l'oreille humaine qui\ndoit juger et apprécier l'intensité du son\nperçu et celle-ci ne réagit pas suivant cette\néchelle. Il y a probablement dans l'oreille\nun mécanisme, qui, comme le mécanisme\nde la contraction de la pupille de l'œil,\nprotège l'organe de l'ouïe contre une sti-\nmulation excessive. L'expérience a démon-\ntré que la réponse de l'oreille est propor-\ntionnelle au logarithme de l'intensité phy-\nsique; en d'autres termes, des intensités\nproportionnelles à 10, 100, 1000, produi-\nsent dans l'oreille des effets proportionnels\nà 1, 2 et 3 respectivement. C'est cette\ndernière échelle qui est le plus souvent\nadoptée.\nToutefois on y a apporté une légère va-\nriation; on a notamment convenu de mul-\ntiplier cette échelle par 10, l'unité de\nl'échelle ainsi obtenue constituant la plus\npetite variation d'intensité perceptible par\nl'oreille. Cette unité s'appelle le déci-\nbel et l'échelle celle de la perceptibilité.\nOn procède en faisant d'abord l'essai avec\nla paroi a contrôler et puis sans cette paroi.\nLe rapport de l'intensité du son dans le\npremier cas à celle du deuxième cas est\nappelé le « rapport de transmission » de\nla paroi dans les conditions de I essai pour\nune fréquence déterminée et indique la\npartie transmise de l'intensité du son émis.\nL'inverse de ce rapport est appelé le « fac-\nteur d'affaiblissement du son » de la paroi.\nCe sont les logarithmes de ces facteurs\nqui constituent l'échelle auditive et qui,\nmultipliés par 10, s'expriment en décibels\net indiquent la réduction du son suivant\nl'échelle de perceptibilité de l'oreille.\nNous donnons îcî à titre documentaire une\néchelle de différents bruits d'après Water-\nfa II (fig. A).\nUne réduction de 25 db. (décibels) : une\nconversation normale est distincte;\nUne réduction de 30 db. : une conversa-\ntion bruyante n'est pas très distincte dans\nune ambiance assez calme;\nUne réduction de 35 db. : une conversa-\ntion bruyante est perceptible mais peu\ncompréhensible dans une ambiance assez\ncalme;\nUne réduction de 40 db. : une conversa-\ntion normale n'est plus perceptible; une\nconversation bruyante est à peine per-\nceptible, et on peut dire que la cloison\nest pratiquement insonore.\nLes cloisons entre appartements devraient\ndonc donner une réduction du son d'iu\nmoins 40 décibels.\nQuelques explications sont nécessaires pour\npermettre de tirer des conclusions exactes\nde l'examen des résultats des essais et de\nles appliquer à des cas concrets.\nD'abord on ne peut dire d'une cloison, qui\na une réduction de 40 db., qu'elle isole\ndeux fois mieux qu'une autre cloison, qui\nn'a que 20 db. de réduction. En effet, sup-\nposons qu'il s'agisse d'amortir un bruit\nd'une intensité de 50 db. La première cloi-\nson arrêtera 40 db. et en laissera passer\n10 tandis que pour la seconde ces chiffres\nseront de 20 et 30 respectivement, ce qui\npourrait laisser supposer que la première\ncloison isole trois fois mieux que la seconde.\nSi la source a une intensité de 80 db. la\npremière cloison laissera passer 40 db. et\nla seconde 60 db., ce qui ne constituerait\nplus qu'une supériorité de I 1/2 ou la moi-\ntié du premier exemple. Il n'est donc pas\ncorrect de dire qu'une cloison isole au -\ntant de fois mieux qu'une autre. Il\nfaut dire qu'une cloison est supérieure à\nune autre au point de vue de la réduction\ndu son d'autant de décibels\n(dans notre exemple de 40 20 = 20 dé-\ncibels).\nEn général les essais se font, l'appareil\nd'écoute se trouvant dans une chambre\nassez réverbérante où il n'y a pas le moin-\ndre bruit. Si l'écoute se tait dans une cham-\nbre où il y a une autre source de bruit la\ntransmission paraîtra beaucoup moindre :\nC'est en effet chose très connue qu'un mur\nmitoyen entre deux maisons isole beau-\ncoup moins bien la nuit que le jour; de\nmême une cloison déterminée isolera mieux\nau centre d'une ville animée qu'à la cam-\npagne où tout est calme. L atmosphère\nd'une ville est pour ainsi dire saturée de\nbruits; l'on ne peut distinguer nettement\nque les bruits particulièrement proches ou\nparticulièrement forts. En pratique les\nchambres des habitations ne sont pas aussi\nréverbérantes que les chambres d essai. En\neffet, grâce à leur pouvoir absorbant, les\ntapis, draperies, meubles, etc. arrêtent une\npartie du son. Cela se constate aisement\ndans une maison vide, où la transmission a\ntravers une paroi est beaucoup plus pro-\nnoncée que dans la meme maison meublee.\nCette absorption a son importance tout\nautant pour la salle où le bruit se produit\nque pour celle où il se perçoit. Une demon-"}, {"page_pdf": 18, "page_imprimee": "32", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193402-01.1.18", "texte": "stration pratique a été faite au moyen\nd'une boite, qui devait normalement amor-\ntir une voix déterminée au point de la ren-\ndre difficilement compréhensible. Cette\nboîte fut alors doublée à l'intérieur de ma-\ntière éminemment absorbante et placée\ndans une chambre très réverbérante. Une\npersonne à l'intérieur de la boîte pût com-\nprendre tout ce qui se disait à l'extérieur\nde la boîte dans la chambre, tandis qu'il\nétait impossible à des personnes se trou-\nvant dans la chambre de comprendre une\nseule parole prononcée par la personne se\ntrouvant dans la boîte. Ceci est dû au fait\nque la matière absorbante amortit l'inten-\nsité du son produit à l'intérieur de la boîte\nde telle façon qu'il n'est plus à même de\ntraverser la paroi tandis que la chambre\nréverbérante, loin d'amortir l'intensité,\nl'amplifie.\nCette expérience démontre que les maté-\nriaux absorbants peuvent être efficaces\npour amortir la transmission dans un sens\nmais pas nécessairement dans l'autre.\nUne autre déduction à faire de cette expé-\nrience est la suivante : pour diminuer le\nbruit produit à un étage supérieur il vaut\nmieux placer des tapis sur le plancher de\ncelui-ci que de revêtir de panneaux absor-\nbants lè plafond de l'étage inférieur : Prin-\ncipe d'amortissement et d'absorption du\nson à la source.\nEn tenant compte de ces diverses obser-\nvations préliminaires, examinons quelques\nrésultats obtenus dans différents labora-\ntoires. Comme il a été dit plus haut il nous\nfaut distinguer entre les bruits aériens et\nles bruits de choc.\nA. BRUITS AERIENS\nIci encore il faudrait faire plusieurs distinc-\ntions. D'abord celle qui a trait aux maté-\nriaux. On classifie parfois ces derniers en\ncorps poreux et non-poreux. En réalité, on\npeut dire que tout corps est poreux; c'est\nplutôt une question de plus ou de moins et\nil serait certainement intéressant d'étudier\nl'influence de la porosité, distincte de la\ndensité, sur la transmission du son.\nEnsuite, on distingue généralement entre\nles cloisons simples et les cloisons compo-\nsées.\nI CLOISONS SIMPLES. Ce que nous\navons dit plus haut en expliquant le méca-\nnisme de la transmission s'applique surtout\naux cloisons simples. Les cloisons simples\nsont ainsi appelées par opposition aux cloi-\nsons composées, qui sont celles, qui se com-\nposent de plusieurs couches d'un ou de dif-\nférents matériaux, séparées par un ou plu-\nsieurs matelas d'air. Par extension, on ap-\npelle également cloisons composées celles\noù ces matelas d'air ont été remplis d'un\nmatériau généralement absorbant.\nDe l'explication que nous avons donnée du\nmécanisme de la transmission, il découle\nqu'une cloison réagit au son comme une\nmembrane ou diaphragme élastique, tel\ncelui d'un cornet de téléphone, et il est évi-\ndent qu'elle transmettra d'autant moins de\nson qu'elle vibrera moins sous l'influence\ndes compressions et dépressions successives\ndu milieu ambiant. Il en résulte qu'en ren-\nforçant la rigidité ou le poids\nde la cloison on rend celle-ci plus insonore.\nEn effet, quand on examine les résultats on\nconstate que cette loi est universelle. Elle\nest plus évidente cependant pour les corps\npeu poreux parce que l'absorption y est\nmoindre.\nSi on construit un diagramme en portant\nen abscisses les logarithmes du poids par\nunité de surface et en ordonnées les fac-\nteurs de réduction en décibels, on trouve\nque les résultats des essais sur des cloisons\nassez homogènes, construites de corps peu\nporeux, se placent plus ou moins suivant\nune droite.\nIl y a à cela des exceptions dont bien sou-\nvent on peut découvrir la raison. Une feuille\nde plomb isolera moins qu'une vitre ou\nune tôle de même poids parce qu'elle est\nnotablement moins rigide. A poids\négal, la cloison la plus rigide\nsera la plus insonore.\nCeci fut également constaté avec des cloi-\nsons plus ou moins identiques, où cepen-\ndant la plus legere avait des propriétés iso-\nlantes plus marquées.\nEn examinant de plus près ces cloisons on\npeut constater que l'exécution de la plus\nlégère était mieux soignée, que les joints\nen avaient été faits d'une façon très méti-\nculeuse. Cette meilleure exécution avait\nrendu cette cloison plus rigide que les au-\ntres, qui étaient cependant plus lourdes.\nDans l'exécution des cloisons il faut donc\nveiller à ce que les joints soient exécutés\navec beaucoup de soins.\nDe ces essais pourrait donc découler une\nformule qui donnerait la réduction d'un\nmatériau en fonction de son poids. Mais ici\nencore le manque de conformité des diffé-\nrentes méthodes d'essai rend les résultats\nde I application de cette formule plus ou\nmoins problématiques.\nIl y a lieu d'ajouter également qu'au delà\nd un certain poids l'accroissement de l'in-\nsonorité n'est plus proportionnel à l'aug-\nmentation de poids.\nEn outre, il est clair que la porosité joue\naussi un rôle; mais, comme bien souvent les\ncorps poreux sont peu rigides, il se fait que\nI on perd par le manque de rigidité ce que\nI on gagne par la porosité. La rigidité se\ntrouve fréquemment être en raison directe\nde la résistance du matériau de sorte que\nla densité et la résistance d'un matériau\nainsi que sa porosité peuvent donner des\nindications intéressantes au sujet de l'inso-\nnorité de ce matériau.\nA cause de l'importance qu'il faut attacher\nà la réduction du poids mort des murs de\nremplissage et des cloisons dans les bâti-\nments modernes, il arrive fréquemment\nqu'il est impossible de donner à ces murs\net cloisons un poids qui les rendrait inso-\nnores. L avantage doit donc aller aux maté-\nriaux légers mais rigides.\n2 CLOISONS COMPOSES. A cause de\nla couche d'air dans les cloisons composées,\nla transmission à travers ces cloisons ne se\nfait plus exactement comme elle se fait\na travers les cloisons simples. Examinons ce\nqui se passe quand des ondes sonores vien-\nnent buter contre une cloison composée de\npanneaux fixés plus ou moins rigidement\nsur les deux faces opposées d'une série de\nmontants.\nNe considérons d'abord que la partie des\npanneaux située entre les montants. Le\npanneau situé du côté de la source se met\nà vibrer au contact des ondes, ce qui pro-\nduit une série d'ondes dans la couche\nd air. Celles-ci mettent en vibration le se-\ncond panneau, qui, à son tour, engendre\ndes ondes sonores de l'autre côté. Comme\nla couche d air constitue un lien élastique\nentre les deux panneaux, le mouvement vi-\nbratoire du second panneau est notable-\nment plus faible que celui du premier. La\ncouche d'air agit donc comme un bon iso-\nlant.\nToutefois, il faut tenir compte de l'influence\ndes montants. Ceux-ci constituent un lien\nplus ou moins rigide et forcent le second\npanneau au droit des montants à vibrer à\nI unisson du premier. Celui-ci vibre moins\nau droit des montants que dans sa partie\nmédiane (influence de la rigidité) mais le\nsecond vibre plus au droit des montants\nque dans sa partie médiane et en ces\nendroits la transmission s'en trouve ainsi\naccentuée. L'influence du montant ne\ns'exerce donc pas également sur toute la\nsurface du panneau. Le montant réduit ce-\npendant dans une large mesure l'isolation\ndue à la couche d'air.\nOn a relevé des mesures sur de pareilles\ncloisons et on a constaté que la plus grande\npartie de la transmission se fait au droit\ndes montants. Il s'en suit donc qu'il faut\nréduire leur nombre au minimum en pre-\nnant des panneaux aussi rigides que possi-\nble, cela autant pour des raisons constructi-\nves qu au point de vue de l'insonorité.\nL idéal serait une cloison\nà double membrane sans\nlien aucun entre les deux\nparties.\nOn a également fait des expériences pour\ndéterminer si on n'augmenterait pas l'iso-\nlation en remplaçant la couche d'air par\ndes matériaux absorbants. On a longtemps\ncru que des matériaux isolants au point de\nvue chaleur remplaçaient efficacement la\ncouche d'air. Un calorifuge n'est pas né-\ncessairement un bon isolant sonore. Ceci\nest dû à la différence entre la nature des"}, {"page_pdf": 19, "page_imprimee": "33", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193402-01.1.19", "texte": "ondes calorifiques et des ondes sonores.\nD'une part, le remplissage peut absorber\ndu bruit mais, d'autre part, il constitue un\nlien entre les deux parois, lien moins rigide\nqu'un montant mais moins élastique que\nl'air. D'un autre côté, le remplissage rend\nla cloison plus lourde et donc plus inso-\nnore : Il était donc difficile de prévoir à\npriori de quel côté pencherait la balance.\nLes essais ont démontré que la valeur du\nremplissage était en tout cas très incer-\ntaine et que le plus souvent la trans-\nmission était légèrement\nplus forte lorsqu'il y avait\nremplissage.\nCes expériences furent faites, entre autres,\nsur des cloisons doubles en treillis, hourdées\nau plâtre et séparées par des pièces de\nbois au droit des joints des panneaux. En\ninterposant des tampons de feutre entre\nles panneaux et les pièces de bois la trans-\nmission fut diminuée, ce qui confirme que\nla transmission se fait principalement par\nles montants. En plaçant une couche de\nfeutre, de varech, de fibres comprimées\ndans la couche d'air il arriva que la trans-\nmission, fut augmentée.\nDe même, des essais ont prouvé qu'un plan-\ncher comprenant un hourdis en béton com-\nposé d'éléments creux et présentant un in-\ntervalle discontinu entre la dalle obtenue\net le plancher proprement dit (système de\nplancher à lambourdes) isole mieux que le\nmême complexe dont l'intervalle avait été\nrempli d'un béton de cendrées. Celui-ci\nn'augmente que très peu la rigidité de\nl'ensemble et constitue un lien entre le\nbéton et le plancher de sorte que les vibra-\ntions du béton se transmettent plus facile-\nment au plancmer et de là à la salle\nd'écoute.\nOn soumit également à l'essai une cloison\nen briques creuses et ensuite la même cloi-\nson regarnie sur ses deux faces de latteaux\nde bois et de panneaux, sur lesquels on\nappliqua le plâtrage. L'insonorité se trou-\nvait augmentée quoique l'augmentation du\npoids fut faible.\nIl ressort d'autre essais que l'insonorité ne\ndiffère guère suivant qu'on emploie du\ntreillis ou des panneaux en fibre compri-\nmées comme base du plâtrage. En outre,\nla composition de celui-ci ainsi que la façon\nde fixer les latteaux n'exercent qu'une in-\nfluence minime.\nLa question de la composition du crépi a\négalement retenu l'attention des expéri-\nmentateurs. Il y a des plâtres dont le pou-\nvoir absorbant est assez considérable. Leur\nemploi ne s'indique cependant pas pour\ndes pièces meublées, où les tapis, tentures\net meubles absorbent assez le bruit. Toute-\nfois, il sont à préconiser pour des pièces\ntelles que corridors, salles de dactylogra-\nphie, bureaux peu meublés, etc., qui sont\nhabituellement trop réverbérants.\nUn essai qui, à première vue, semblait assez\nparadoxal, a démontré que deux couches\nde feutre, doublées de papier, transmet-\ntaient plus de son qu'une seule couche. En\neffet, a l'essai, une couche réfléchissait\n80 p. c. du son et n'en transmettait que\n13 p. c., tandis qu'elle en absorbait 7 p. c.\nDeux couches, quoique en absorbant\n22 p. c., transmettaient 55 p. c. et n'en\nréfléchissaient plus que 23 p. c. Pour trois\ncouches, la réflexion était de 38 p. c., l'ab-\nsorption de 52 p. c. et la transmission\nn'était plus que de I 0 p. c. (fig. B). La seule\nexplication possible de ce fait est que la\nhauteur du son ou le nombre de vibrations\nconcordait dans ce cas avec le nombre de\nvibrations propre des deux couches, qui,\nloin de doubler l'amortissement, ampli-\nfiaient le son en vibrant plus ou moins à\nl'unisson. Le manque de rigidité se faisait\nsentir.\nCe que nous venons de dire au sujet des\ncloisons s'applique aussi aux planchers,\nquoique pour ces derniers les bruits de\nchoc prédominent.\nComme conclusions, nous pouvons dire que,\npour être insonore aux bruits aériens, une\ncloison simple doit être assez lourde mais\nsurtout rigide; que, pour les cloisons com-\nposées, une cavité d'air est généralement\npréférable à un remplissage; et enfin, qu'il\nfaut diminuer autant que possible les liens\nentre les deux parois d'une cloison compo-\nsée et également augmenter la rigidité de\ncelles-ci."}, {"page_pdf": 20, "page_imprimee": "34", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193402-01.1.20", "texte": "B. BRUITS DE CHOC\nCes bruits, produits ou communiqués par\nun milieu solide, tels le bruit de moteurs,\nd'ascenseurs, de déplacement d'un meuble,\nde pas sur le plancher, sont très difficiles\nà contrôler. En effet, il semble parfois que\nces bruits sont aussi intenses d'un côté de\nla cloison ou du hourdis que de l'autre.\nIci encore on peut se rapporter à ce qui\na été dit plus haut au sujet de la transmis-\nsion des bruits aériens. C'est l'ensemble de\nla cloison ou du plancher qui vibre mais il\nest évident, puisque la source du bruit se\ntrouve en contact avec la paroi, que la vi-\nbration de celle-ci et par conséquent le son\ntransmis seront beaucoup plus forts.\nComme les milieux solides sont bons con-\nducteurs, les bruits de choc se transmettent\nsouvent à des distances considérables. Il est\ndémontré également que les ondes pro-\nduites de cette façon sont d'une autre na-\nture que celles produites par des sons\naériens. Il en découle que telle cloison, qui\npeut être efficace contre les sons aériens,\nne convient pas pour amortir les bruits de\nchocs. Ainsi, un hourdis en béton de 4\"\nd'épaisseur présente une réduction de\n55 décibels aux sons aériens et seulement\n1,2 décibel aux sons de choc.\nPour ces essais on se sert d'un petit appa-\nreil, qui est composé essentiellement de\nplusieurs tiges, soulevées et relâchées alter-\nnativement par des cames de façon qu'elles\nviennent buter contre les parois d'essai.\nDes mesures d'intensité sont relevées des\ndeux côtés des parois et leur rapport s'ex-\nprime comme pour les bruits aériens.\nCes essais ont surtout été pratiqués sur des\nplanchers parce que les sons de choc se\nproduisent le plus souvent sur ceux-ci.\nQuelques résultats des essais valent 'îa\npeine d'être examinés. Considérons trois\ntypes de planchers qui furent essayés : le\npremier, composé de solives, le second de\nbéton plein, et le troisième de béton avec\néléments creux. Dans chacun des types dif-\nférentes modifications furent effectuées\npour déterminer leur influence.\nI) Un gîtage, constitué de solives du\n2\" x 4\", plafonnage sur lattes du côté\ninférieur, sous-plancher de 3/4\" x 3i/2\"\net parquet de 3/8\" du côté supérieur\ndonnait une réduction de 47 décibels\naux sons aériens et de 14 décibels aux\nsons de choc,\nla) Un panneau de fibres comprimées de\n1/2\" d'épaisseur fut placé entre le\nsous-plancher et le plancher; ceci aug-\nmentait la réduction des sons aériens\nde 47 à 47,1 et conservait la réduc-\ntion des sons de choc à 14. L'influence\ndu panneau fut donc pratiquement né-\ngligeable.\nIb) Sur le panneau de fibres et le sous-\nplancher furent interposées des lam-\nbourdes de I\" x 2\" auxquelles fut\ncloué à angle droit un second sous-\nplancher et ensuite à angle droit à ce\ndernier le parquet. Résultat : la réduc-\ntion des deux sons passait à 57,8 et à\n22 respectivement,\nle) L'interposition d'un deuxième panneau\nde fibres comprimées entre le second\nsous-plancher et le plancher ne don-\nnait pas de différence ni pour les sons\naériens ni pour les sons de choc.\n2) Le second type était composé d'un\nhourdis en béton (1:2:4) de 4\" d'épais-\nseur et de barres de 3/8\" à 9\" de dis-\ntance. Un panneau de fibre compri-\nmées, enduit de plâtre, fit office de\nplafond. Réduction aux sons aériens :\n55 db. aux sons de choc : 1,2 db.\n2a) Un plancher et sous-plancher furent\najoutés comme au I b). Réduction : res-\npectivement 61,1 et 30.\n2b) L'addition au 2a) d'un panneau de fi-\nbres comprimées sur le béton donnait\n61,3 et 33.\n3) Le troisième type était à éléments\ncreux en terre cuite de 4\" x 12\" x 12\"\nà trois ouvertures, placés à 18\" d'axe\nen axe. L'espace entre les éléments fut\nrempli de béton (même composition\nqu'au 2) et une couche de 2\" de béton\nfut coulée au-dessus. Dans chaque ner-\nvure on plaça deux barres de 3/8\". Le\nplafond était en panneaux de fibres,\nenduits de plâtre. Réduction 57,1 con-\ntre les bruits aériens et 3,1 contre les\nbruits de chocs.\n3a) Un plancher et deux sous-planchers\ncomme au Ib) furent ajoutés et aug-\nmentèrent la réduction à 65,6 et 34\nrespectivement.\n3b) Comme au 2b) un panneau de fibres\ncomprimées sur béton augmenta les\nchiffres précédents à 66,3 et 35.\n3c) Même échantillon qu'au 3b) dont on\navait remplacé le plafond par un pla-\nfond indépendant. Réduction : au-delà\nde 70db. pour les bruits aériens et\n51 db pour les bruits de choc.\nOn peut considérer ce dernier type comme\nparfaitement insonore dans la pratique.\nIl ressort d'emblée de ces résultats, l'im-\nportance des cavités et l'inutilité d'inter-\nposer des matériaux souvent réputés inso-\nnores.\nLe gîtage en bois est supérieur au béton\nen tant que réducteur des sons de chocs. Il\nest inférieur au béton au point de vue de\nla réduction des sons aériens. Le béton\ndevient cependant supérieur au gitage en\nbois, également quant à la réduction des\nsons de choc, si on lui adjoint un plancher\nplus ou moins indépendant.\nL'influence du poids se fait moins sentir.\nEn effet, le 3c) pèse moins que le 3a) et le\n3b) et cependant sa supériorité est incon-\ntestable. D'ailleurs, comme il s'agit de ty-\npes composés il était à prévoir que le poids\naurait moins d'influence.\nMalheureusement, les essais faits jusqu'à\nprésent sont trop peu variés pour que l'on\npuisse en tirer des conclusions complètes.\nPar exemple, on n'a pas examiné l'influence\nde la composition du béton; il n'est pas\nétabli si des bétons de cendrées, de bims,\netc., ont une influence marquée, s'il est à\nconseiller de n'employer que du béton po-\nreux et léger et s'il vaut mieux construire\nle hourdis en béton ordinaire et y adjoin-\ndre une couche de cendrée ou de bims.\nToutefois, les quelques essais précités per-\nmettent de conclure qu'un plancher ne\npeut être rendu suffisamment insonore\nqu'en y ménageant des cavités. Comme\ndans la construction des cloisons composées\nil faut éliminer ou réduire au minimum les\npoints de contact entre les parties consti-\ntuantes des gîtages. La présence seule\nd'éléments creux dans le béton, quoique\nréduisant le poids, donne à celui-ci une\ninsonorité qui dépasse de 4db. celle du bé-\nton plein. L'adjonction au béton d'un plan-\ncher sur lambourdes en augmente l'inso-\nnorité de 30 db.\nIl est évident que la face supérieure du\nplancher joue un rôle important dans la\nproduction et l'intensité des bruits de C*noc.\nPar exemple, des pas sur un parquet pro-\nduisent un bruit plus intense que des pas\nsur du linoléum ou sur un tapis. Il s'en suit\nque le revêtement du plancher doit être\npris en considération quand on compare\ndifférentes constructions au point de vue\nisolation des bruits de chocs.\nIl y aurait lieu de considérer aussi l'isolation\ndes sources du bruit ou la diminution de\nl'intensité de celles-ci, par exemple du bruit\nde moteurs, de l'installation de chauffage,\ndes conduites d'eau, des ascenseurs. Il faut\nnoter cependant que la solution de ces pro-\nblèmes est différente dans chaque cas par-\nticulier et doit donc être étudiée en se\nbasant sur les quelques principes énoncés\nplus haut puisqu'il s'agit dans tous les cas\nde sons aériens ou de sons de choc ou\nd'une combinaison des deux.\nCette courte étude démontre combien la\nquestion est complexe et combien est\nvaste le champ d'investigation. Espérons\ncependant que les expérimentateurs réus-\nsiront à coordonner leurs efforts et que\nceux-ci seront appréciés par les construc-\nteurs, qui en tireront les conclusions néces-\nsaires pour le plus grand bien et la quié-\ntude de l'humanité moderne dont l'am-\nbiance complexement bruyante surexcite et\nfatigue trop le système nerveux.\n\nA. VALLAEYS."}, {"page_pdf": 21, "page_imprimee": "35", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193402-01.1.21", "texte": "Revue des revues\n\nANGLETERRE\n« THE ARCHITECT'S JOURNAL ».\nN° 2035.\nNouveaux groupes scolaires en Grèce, par\nM. P. Karantinos.\nN° 2036.\nL'esthétique des navires. Spirituel parallèle\nentre leurs extérieurs et leurs aménage-\nments intérieurs. D'une part, l'évolution\nincessante, d'autre part, la stagnation... et\nde quel ordre. Cette étude présentée avec\nesprit, agrémentée de photomontages élo-\nquents, et de questionnaires, illustre par-\nfaitement la compréhension du caractère\nde notre architecture moderne.\nN° 2037.\nUne villa des architectes Connell et Ward.\n\nBELGIQUE\n« ARCHITECTURE ET URBANISME »\n(L'Emulation).\nN° 11.\nLe concours d'urbanisation de la rive gau-\nche d'Anvers.\nLe confrère P. Bonduelle, parlant également\ndu concours de Pl. M. A. L. S. 0., nous\napprend que « ..les travaux de Monsieur (!)\nLe Corbusier appartiennent surtout au do-\nmaine de la philosophie... » Vraiment?\nL'architecture, comme d'ailleurs la plupart\ndes manifestations intellectuelles, est-elle\nautre chose qu'une espèce de philosophie\ncondensée?\nPour nous, qui l'envisageons comme échap-\npatoire aux mesquineries, aux vilenies qui\ntout autour de nous se meuvent, l'architec-\nture d'un Le Corbusier, dans sa splendide\nréalité, est d'un réconfort inestimable :\nacte de foi, acte d'espérance aussi.\nN° 12.\nLa Trienale de Milan.\n« OPBOUWEN »\nN° I.\nL'immeuble de l'Armée du Salut à Paris,\npar l'architecte Le Corbusier.\nN° 2.\nDeux réalisations de l'architecte G. Eysse-\nlinck, qui nous paraissent être parmi les\nmeilleures de l'école rationaliste belge.\nSuite et fin de l'intéressante étude consa-\ncrée à l'urbanisme en U. R. S. S., par M. C.\nHeymans.\n\nITALIE\n« ARCHITETTURA »\nN° I.\nConcours pour un monument commémora-\ntif aux martyrs de la révolution fasciste.\n« SANT'ELIA »\nOrgane combattit aux destinées duquel\nprésident, Mazzoni, Somenzi et Marinetti.\nSon titre évoque le seul véritable précur-\nseur de l'architecture moderne en Italie :\nAntonio Sant'Elia, tué à la guerre en 1916,\ndont il porte en exergue le manifeste futu-\nriste lancé en 1914.\n« L'architettura futurista è l'architettura del\ncalcolo, del l'audacia temeraria e délia\nsemplicità... »\nSimplicité?\nLa jeune Ecole italienne, sauf de rares ex-\nceptions, en est encore à la période de\nl'enthousiasme démesuré. Souhaitons que\nvienne bientôt pour elle la période « del\ncalcolo », non point de contrainte, mais de\nmodération, non point d'impulsion, mais de\nréflexion.\nLe N° 2 donne quelques détails techniques\nde volets en aluminium.\nLe N° 3 contient le « Manifesto Futurista\ndell'architettura aerea ».\nA titre purement documentaire faut-il\nle dire? nous extrayons ce passage :\n« Il faut que nous ajoutions un facteur im-\nportant au glorieux et indispensable mani-\nfeste de l'Architecture futuriste italienne\nde 1914 d'où se sont inspirés tous les archi-\ntectes nouveaux. Ce nouveau facteur, c'est\nl'Aviation.\n» D'un point de vue militaire et civil, l'avia-\ntion modifie le monde, pose de nouveaux\nproblèmes artistiques, sociaux, politiques,\nindustriels, commerciaux. C'est donc une\nnouvelle atmosphère spirituelle qui enfante\nce deuxième manifeste, élargissant encore\nles ailes grandes ouvertes du premier.\n» Les belles cités que les automobilistes ad-\nmirent, ont été bâties par des hommes qui\nignoraient ou qui ne se souciaient que mé-\ndiocrement du vol, et ne présentent, vues\nd'en haut, qu'un pauvre aspect mélancoli-\nque.\n» Les aviateurs les voient comme des amas\nde débris, des montagnes de maçonnerie :\ndébandade de briques, plaies ouvertes.\n» Ni couleur, ni caractère, ni géométrie, ni\nrythme.\n» Nous, poètes, architectes et journalistes\nfuturistes, nous avons découvert la Ville\nUnique aux lignes continues, à admirer au\nvolant, élan parallèle d'aérostrades et d'aé-\nrocanaux larges de cinquante mètres et\nséparés entre eux par d'agiles « habita-\ntions », pourvoyeurs d'esprit et fournisseurs\ncapables d'alimenter toutes les différentes\nvitesses jamais atteintes. Les aérostrades\net les aérocanaux changeront la configura-\ntion des plaines, des collines et des mon-\ntagnes.\n» Les routes zigzaguantes de poussière et\nde boue seront abolies. On remplira les\ncanaux d'irrigation et on libérera les\nchamps des quatre parois formées par les\narbres, aidant ainsi à tout atterrissage.\n» Aux côtés des aérostrades et des aéro-\ncanaux s'ouvriront des aéro-escades souter-\nraines et des hydro-escales blindées.\n» La ville unique à lignes continues mon-\ntrera au ciel son parallélisme d'aérostrades\nazur, or, orange, d'aérocanaux miroitants\net de longs édifices distributeurs à surface\nmobile.\n» Ni lois verticales, ni lois horizontales. Les\nédifices en forme de sphère, de cône, de\npyramide, de prisme droit triangulaire, de\nprisme oblique quadrangulaire, de triangle\nscalène, de triangle isocèle, polyédrique ou\nen losange auront une individualité esthéti-\nque et pratique, mais subiront la note do-\nminante de l'édifice distributeur.\n» Celui-ci apparaîtra aux aviateurs comme\nune flèche, un anneau, une hélice, un dia-\nmant, une matrice.\n» Nous abolirons la nuit grâce à d'énormes\nprojecteurs et à des soleils artificiels mobi-\nles et immobiles, de façon à obtenir la con-\ntinuité du jour et la distribution scientifique\ndu sommeil.\n» Les aérostrades seront surtout peintes\nd'une teinte dorée éclatante optimiste et\nimpériale. En volant elles apparaîtront ainsi\ncomme le sillon du soleil dans l'Océan mé-\nlangé d'air bleu et d'un vert terrestre et\ntendre.\n» En volant la nuit à soleils éteints, nous les\naurons au-dessous de nous comme de bril-\nlantes voies lactées étoilées par la tran-\nquille explosion des lettres resplendissantes\nde ce mot, le long des Alpes et jusqu'à\nMogadiscio : ITALIA.\n» F. T. Marinettî, Angilio Mazzoni,\nMino Somenzi. »\n« EDILIZIA MODERNA »\nN° 10/1 I.\nLa Trienale de Milan.\n\nTCHECO-SLOVAQUIE\n« STAVBA »\nN° 10.\nUne remarquable réalisation suédoise : le\ncinéma Flamman de l'architecte Sven Mar-\nkelius.\nProjets du lotissement de Pankrac à Prague.\n« STAVITEL »\nN° 5/6.\nProjets de concours pour petits logements\nà Prague.\nLa cité Vieusseux à Genève.\nLa cité Hellerhof à Francfort (arch. Mart\nStam).\nMaison de rapport de l'architecte Jan Gil-\nlar, à Prague."}, {"page_pdf": 22, "page_imprimee": "36", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193402-01.1.22", "texte": "SUISSE\n« DAS WERK »\nN° 2.\nImmeuble à appartements, à Lausanne\n(arch. Gîlliard et Godet).\n« ŒUVRES »\nJanvier.\nUn siècle de progrès à Chicago, par F. Au-\nberjonois.\nPassage souterrain et station-abri place de\nCornavin, à Genève.\nLe concours international de sièges en alu-\nminium. Exécutions primées de M. Breuer,\nBreulin et Beckerick.\n\nPAYS-BAS\n« BOUWBEDRIJF »\nN° I.\nSuite de l'étude que le Pr. Dr C. Zwikker\nconsacre à l'acoustique.\nN° 2.\nLa tâche de l'architecte en collaboration\navec les services de protection contre les\nattaques aériennes, par le lieutenant-colo-\nnel Scharroo.\nL'auteur, après avoir donné l'aperçu des\ndangers des attaques aériennes préconise\ndes directives urbanistiques et constructi-\nves afin d'en diminuer, au moins, les désas-\ntreux effets.\nLe bruit et la lutte contre le bruit, par\nM. A. Dubois.\n« BOUWKUNDIG WEEKBLAD »\nN° 4.\nLa sculpture italienne, présentée par M. T.\nVan Rijn.\n\nInformations\n\nL'architecte allemand exilé, ERICH MEN-\nDELSOHN, vient de s'associer avec un con-\nfrère anglais, SERGE CHERMAYEFF. Nul\ndoute que de leur collaboration naîtront\ndes oeuvres méritoires.\nAu moment de mettre sous presse, nous\napprenons précisément que la première\nplace vient de leur être attribué au con-\ncours « BEXHILL ». Heureux début.\n\nRECTIFICATION\nCONCOURS DE L'INSTITUT\nDE RADIOTHERAPIE\nNous avons appris, après parution, que plu-\nsieurs concurrents avaient bénéficié d'une\nprime équivalente à celle attribuée à notre\nconfrère Brunfaut, dont le N° 12 de « La\nCité » signalait le projet comme ayant été\nclassé premier. Aucun classement n'eut lieu\nparmi les primés.\nSTYLE BELGE\nA L'EXPOSITION 1935\nUn journal de théâtre de Bruxelles, appré-\ncié pour la haute valeur de ses chroniques\nmusicales et mondaines, s'est, si j'en crois\nles augures, adjoint un critique d'art plas-\ntique, archéologue érudit et promoteur\nd'une nouvelle esthétique qui dénote chez\nlui un sentiment patriotique aussi noble\nqu'admirable. Jugenz-en : « L'ldée heu-\nreuse ».\n« Il est question d'unir en un pavillon com-\nmun, à l'Exposition de Bruxelles, la partici-\npation de la ville de Liège et celle de la\nville de Gand. Il y aurait deux façades,\nl'une de style flamand, l'autre de style lié-\ngeois, mais la vieille capitale de la Wallo-\nnie et la vieille capitale de la Flandre\nseraient représentées dans le même édi-\nfice : les deux cités affirmeraient leur fra-\nternité.\n» il y aurait là l'expression à la fois de la\ndiversité et de l'unité de nos provinces.\n» Ce serait une manifestation de bonne\nharmonie.\n» Le pavillon liégeois-gantois serait un\nsymbole. »\nIl est heureux que les autorités aient eu\ntant d'hésitation à signer les projets des\narchitectes (modernes?) et que ce ne soit\npas encore chose faite. Ainsi encore nous\navons l'espoir de voir ces architectes reve-\nnir à une compréhension plus juste de leur\ndevoir et se rallier à la formule nouvelle."}, {"page_pdf": 23, "page_imprimee": "37", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193402-01.1.23", "texte": "Supplément au n° 2 du volume 12 de la revue 99 LA CITE \"■\n\nt\nElles sont les seules qui réunissent une grande résistance mécanique, une grande légèreté\net une excellente isolation. Elles sont inorganiques, incombustibles et imputrescibles. Elles se\nlaissent clouer et scier, et n'ont aucun retrait après la pose. Elles résistent au feu sans se\ncrevasser et cette qualité, jointe au pouvoir isolant, en fait le matériau idéal de protection\ncontre le feu.\nBRIQUES CREUSES :\nPouvoir isolant : lambda\n0.13 à 0.15.\nPoids : 575 kg. au m3.\nRésistance à l'écrasement :\n80 kg. au cm2.\nBRIQUES PLEINES :\nPouvoir isolant : lambda\n0.15 à 0.18.\nPoids : 800 kg. au m3.\nRésistance à l'écrasement :\n120 kg. au cm2.\nCloisons légères, cloisons doubles insonores, murs coupe-feu (garage, bibliothèques, chemi-\nnées; usines, etc.); protection contre le feu de l'ossature métallique et en béton, isolation\nthermique de plate-formes, toitures, chambres froides, brasseries, fours de boulangerie, chau-\ndières industrielles, etc. Plans chers nervurés, etc.\nVALLAEYS & VIER1N» Ingénieurs\nAvenue Broustin, 69, GANSHOREN - BRUXELLES - Téléphone 26.34.11\nTroyentenhoflaan, 81, B E R C H E M - A N V E R S - Téléphone 913.84"}, {"page_pdf": 24, "page_imprimee": "38", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193402-01.1.24", "texte": "Supplément au n° 2 du volume 12 de la revue\n99 LA CITE\"\n\nAprès préparation, moulage\net cuisson, il n'y a pas de\ndéformation de la structure\ncellulaire. 1 000 fois.\n/\ni\n*\nil\n#Èjm\nUne analyse du gisement naturel donne\nà peu près la composition suivante :\nSédiment MOLER complet,\nmontrant ia structure des\ncellules. 750 fois.\nSi 02 (soluble) .\nSi 02 (insoluble)\nAl, 03\nFe2 03\nCaO .\nMgO .\nAlcalins\nPerte au feu\n64,3\nI 1.9\n10,5\n3,4\n0.1\n1,7\n0,9\n7.2\nc. -\nGP\nISOLATION DES TERRAINS\nET PLANCHERS CREUX\n30.5 x 1 0 x 2 cm.\n(voir fig ci-contre)\n6.000\n700\n/\n£\n/\n/\nm\n2\n\\ /\nJl\nL\n-\nm\n\\\nf\n» •\nm\nPLACEMENT\nNombre de pièces au m2 Poids au m2\n10FB3 + 10GP 42 kos\n10FB4 + 10GP 49 .\n8 1/3 GB 4 + 1 0 GP 49\n8 1/3 GB 5 + 1 0 GP 67 .\n8 1/3 GB 6+10 GP 67 .\n9 1/2 GB 8 + 1 0 GP 78 ."}, {"page_pdf": 25, "page_imprimee": "39", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193402-01.1.25", "texte": "Supplément au n° 2 du volume 12 de la revue 99 la JOk CITE\n\nLE CASIER P 6\nEquipé en cellier pouvant contenir environ une tren-\ntaine de bouteilles et muni d'une trinqle.\nLargeur : 0.60 m. Hauteur : 0.60 m\nProfondeur : 0.40 ou 0.60 m\nLE CASIER P 9\nEquipé de trois tiroirs pour le classement du linge et\ndivers.\nLargeur : 0.60 m. Hauteur : 0.60 m.\nProfondeur : 0.40 ou 0.60 m.\n0* (W jj .\n& &>\nS)\ns\nLE CASIER P 7\nEquipé pour le classement des poêles a frire, casserole\na friture et muni de crochets.\nLargeur : 0.60 m. Hauteur : 0.60 m.\nProfondeur : 0.40 ou 0.60 m.\nLE CASIER P 8\nEquipé de quatre tiroirs dont un pour les couverts et\nun hermétique doublé de métal pour conserver le pain.\nLargeur : 0.60 m. Hauteur : 0.60 m\nProfondeur : 0.40 ou 0.60 m.\nLA TABLETTE COULISSANTE T I\nSe place entre les casiers et mesure 0.60 x 0.60 m. ou\n0.60 x 0.40 m.\nLE BAC-EVIER E I\nEst doublé de zinc et pourvu d'une crépine. Peut être\négalement fourni en grès.\nPeut être également fourni double en 1.20 m. de\nlargeur. Il se dénomme alors E 2.\nEtablissements E.-J. VAN DE VEN\nSPÉCIALISTES EN MATÉRIAUX NOUVEAUX\nRue Léopold, 19, BRUXELLES - Tél. 17.81.17\no>\nCD\nO)\nŒ>\nGû\n(Ji"}, {"page_pdf": 26, "page_imprimee": "40", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193402-01.1.26", "texte": "Supplément au n 2 du volume 12 de la revue 99 LA CITE\"\n\nCUBEX\nNE VOUS COUTE RIEN!\nVoici pourquoi :\nLa plupart des cuisines modernes étant pour-\nvues de réfrigérateurs, Cubex permet l'en-\ncastrement de ces derniers. La suppression\ndes parois du réfrigérateur fait ainsi réaliser à\nl'acheteur une économie sensible qui réduit\nd'autant le coût de l'équipement rationnel des\ncuisines.\nLa Société Electrolux, désireuse de contribuer\nà la généralisation de l'équipement des\ncuisines, offre ses réfrigérateurs du type à\nencastrer de Frs. I, 150 à Frs. 1,500 moins cher\nque les réfrigérateurs indépendants.\nDonc : I\" Si l'on déduit cette somme du prix\ndu mobilier Cubex :\n2\" Si l'on tient compte que ce dernier fait réa-\nliser une économie dans la surface construite,\ndans les revêtements muraux, dans les pave-\nments;\n3' Si l'on tient compte encore que l'équipe-\nment Cubex supprime tout autre achat de\nmeubles,\nO\nn arrive a conclure\nEQUIPER UNE CUISINE AVEC CUBEX\nC'EST L'EQUIPER GRATUITEMENT\nIII! !\nwmmMêmmâ ;\nDelamare & Cerf, Bruxelles\nELEMENTS STANDARDISES\nBEX\nPOUR L'EQUIPEMENT\nRATIONNEL ET ECONOMIQUE DE VOS\nCUISINES\nNote : En dehors des éléments standar-\ndisés Cubex, nous sommes éga-\nlement vendeurs des :\nPortes indéformables LAMINEX.\nParquets BRUCE en chêne\nd'Amérique.\nPanneaux isolants MAFTEX.\nSi l'un de ces articles vous intéresse,\nn'hésitez pas à nous demander notre\nCATALOGUE GENERAL\nEtablissements E.-J. VAN DE\nEN\nSPÉCIALISTES EN MATÉRIAUX NOUVEAUX\nRue LéonoldL 19. BRUXELLES » Tôl 17 R1 17"}, {"page_pdf": 27, "page_imprimee": "41", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193402-01.1.27", "texte": "Supplément au n 2 du volume 12 de la revue ■« L Ci 7 9E\n\nwmaiÊmimÊmm\nÉQUIPONS\nNOS CUISINES!\nLa cuisine moderne peut être considérée\ncomme le centre important des occupations\nde la ménagère. Cette conception cependant\nest loin d avoir rallié tous les suffrages en Bel-\ngique. A ce sujet, nous rappelons les légen-\ndaires cuisines-caves de la plupart de nos\nmaisons dans lesquelles la parcimonie avec\nlaquelle l'air et la lumière y sont distribués n'a\npour équivalent que l'empreinte du souci\nd'éviter, semble-t-il, la moindre commodité à\nl'occupant.\nDans la conception de ces cuisines, la mé-\nthode est absente. Les objets et les meubles\nqui servent à les classer sont épars, et les dis-\ntances entre les points fonctionnels fréquem-\nment mal établis, sont souvent exagérées. Une\nménagère trop fatiguée n'est plus à la hauteur\nde sa tâche et peut compromettre sa santé et\nmême celle des siens. Il faut donc rationaliser\nnon seulement le travail ménager en lui-même,\nmais encore le faciliter en permettant une\ncoordination judicieuse de toutes les diffé-\nrentes et si nombreuses opérations qu'il com-\nporte.\nL'architecte moderne doit à présent se dou-\nbler d'un expert en art ménager et, corrolaire-\nment en équipement, car il faut bien recon-\nÀ. • , OxQ/LQL.NLyU\nlilllii!!\nV, V\nm.\nWm\nm\n-\nr.\nILm k,O J\n1 \"\nA * <?\n4 l\n»\nt-\nnaître qu'il ne suffit pas d'être une cuisinière\nexperte pour concevoir l'agencement définitif\nde la cuisine. Le régulateur, si l'on peut dire,\nde cette coordination dans le travail ménager\nest le mobilier conçu à l'échelle humaine éga-\nlement, c'est-à-dire ni trop grand ni trop petit,\ncar dans l'un comme dans l'autre de ces deux\ncas extrêmes, il pourrait en résulter un surcroît\nde fatigue inutile.\nLa cuisine moderne doit être fonctionnelle. Si\nle commerce fournit des ustensiles de cuisine\nrelativement satisfaisants, il n'en est pas de\nmême en ce qui concerne le mobilier dont la\nfonction est de permettre le classement de\nces ustensiles. Ainsi une part importante des\navantages procurés par des ustensiles con-\nvenables est atténuée par leur classement\ndéfectueux.\nLe problème de l'équipement rationnel de la\ncuisine restait donc posé, puisqu'il n'avait reçu\njusqu'ici aucune solution satisfaisante. Il récla-\nmait une standardisation : Cubex la lui offre.\nProfitant de l'occasion que fut le lII' Congrès\nInternational d'Architecture Moderne, les\nmembres de la Section Belge de ces congrès,\ndécidèrent de présenter au public une cuisine\néquipée. Ils établirent en collaboration avec\nnos établissements, une série de casiers per-\nmettant de réaliser des ensembles de mobi-\nliers du type semi-encastré, c'est-à-dire com-\nposés d'éléments construits d'avance à l'usine\nEfablissements E.-J. VAN DE VEN\nSPÉCIALISTES EN MATÉRIAUX NOUVEAUX\nRue Léopold, 19, BRUXELLES - Tél. 17.81.17"}, {"page_pdf": 28, "page_imprimee": "42", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193402-01.1.28", "texte": "Supplément au n° 2 du volume 12 de la revue\n99 LA CITE\"\n\net à assembler sur place par juxtaposition et\nsuperposition. Ces casiers ont des dimensions\nstandardisées rigoureusement établies. De\nformat relativement réduit, les combinaisons\nqu'ils offrent entre eux sont si diverses que\npratiquement, on peut les considérer comme\nillimitées.\nL'équipement d'une cuisine au moyen d'élé-\nments Cubex ne constitue pas, à l'examen, un\nsupplément réel s'il s'agit d'une construction\nneuve, puisque, en réalité, la surface con-\nstruite peut être réduite et que d'autre part\nles casiers éliminent une partie importante du\nrevêtement mural. De plus, par l'espace qu'ils\noccupent, la surface du pavement en est d'au-\ntant réduit. Enfin, il faut aussi envisager que\nl'achat de meubles n'est plus à considérer\ndans ce cas.\nE\nn résumé donc\nI \" La surface du local peut être sensiblement réduite,\nce qui veut dire que la cuisine en elle-même coûtera\nmoins cher ou que l'on pourra consacrer la surface\nainsi économisée à d'autres locaux ou dégagements;\n2\" Economie dans les revêtements muraux et les pave-\nments;\n3' Rationalisation du travail ménager, soit économie\nde temps, donc, d'efforts et de fatigue;\n4\" Suppression de tout autre achat de meubles;\n5\" Equipement de la cuisine au moyen d'éléments\nconçus, étudiés et mis à point par des spécialistes\npour les besoins particuliers de chaque ménage.\nLi\ni\nili ris\nà\nNous croyons, par les quelques mofs qui pré-\ncèdent, avoir mis en valeur les avantages inhé-\nrents à l'équipement rationnel des cuisines. Il\nne faut plus qu'une cuisine soit un simple loca'\nrevêtu de quelques faïences et pourvu d'un\névier, dans lequel le classique « buffet », au-\nquel on a daigné réserver un pan de mur, fait\nfigure d'objet encombrant et incommode. Il\nne faut plus de ces étagères auxquelles on\nn'atteint qu'avec difficulté et qui ne semblent\nexister que pour servir de « garniture ». Il ne\nfaut plus de ces objets ménagers rangés pêle-\nmêle sur quelques planches fléchissantes.\nNous avons la conviction que la conception\nd'une cuisine convenablement agencée de-\nviendra aussi inséparable de toute construc-\ntion moderne, que l'installation du chauffage\ncentral par exemple.\nNous espérons que les éléments Cubex, con-\nçus pour le bien-être de la ménagère, auront\nl'avantage de vulgariser l'idée de la cuisine\néquipée. Nous aurons ainsi la satisfaction\nd'avoir servi la cause de l'architecture mo-\nderne et parconséquent de tous ceux qui dési-\nrent voir régner chez eux, l'ordre, le confort,\nla méthode et l'esprit pratique.\nEtablissements E.-J. VAN DE VEN\nSPÉCIALISTES EN MATÉRIAUX NOUVEAUX\nRue Léopold, 19, BRUXELLES - Tél. 17.81.17"}, {"page_pdf": 29, "page_imprimee": "43", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193402-01.1.29", "texte": "Supplément au n° 2du volume 12 de la revue LA CITE\"\n\nL'ETAGERE B2\nDestinée au classement de la batterie de cuisine. Est\nmunie d'une porte coulissante et rentrante.\nB. I mesure 0.30 H. x 0.60 L. x 0.40 P.\nB. 2 mesure 0.30 H. x 1.20 L. x 0.40 P.\n□\n□\nLE CASIER VI\nEst pourvu de tiroirs et de bocaux en verre,\nV. I mesure 0.30 H. x 0.15 L. x 0.225 P.\nV. 2 mesure 0.30 H. x 1.20 L. x 0.225 P.\nV. 3 mesure 0.15 H. x 1.20 L. x 0.225 P.\nV. 4 mesure 0.60 H. x 0.60 L. x 0.225 P.\n*7Hll»\nH)\n*€ T\nLE CASIER N I\nEst pourvu d'un rayon coulissant, de crochets nickelés\net de deux supports pour brosses.\nLargeur : 0.60 m. Hauteur: 1.80 m.\nProfondeur : 0.40 ou 0.60 m.\nLE PASSE-PLATS G I\nLa porte coulisse sur billes et mesure 0.60 x 0.60 m,\nLe passe-plats peut être double en 1.20 m. de largeur,\nIl se dénomme alors : G. 2.\nELEMENTS STANDARDISES\nCUBEX\nPOUR L'EQUIPEMENT\nRATIONNEL ET ECONOMIQUE DE VOS\nCUISINES\nEtablissements E.-J. VAN DE VEN\nSPÉCIALISTES EN MATÉRIAUX NOUVEAUX\nRue Léopold, 19, BRUXELLES - Tél. 17.81.17"}, {"page_pdf": 30, "page_imprimee": "44", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193402-01.1.30", "texte": "Supplément au n° 2 du volume 12 de la revue\n99 LA CITE\"\n\nLE CASIER PO\nC'est le casier sans équipement. Utilisations diverses\net, entre autres, classement de grands objets.\nLargeur : 0.60 m. Hauteur : 0.60 m.\nProfondeur : 0.40 ou 0.60 m.\nLE CASIER P I\nEquipé d'un rayon pouvant coulisser et réglable de\n3 en 3 cm.\nLargeur : 0.60 m. Hauteur : 0.60 m.\nProfondeur : 0.40 ou 0.60 m.\nLE CASIER P 2\nEquipé de deux rayons pouvant coulisser et réglables\nde 3 en 3 cm.\nLargeur : 0.60 m.\nHauteur : 0.60 m\nProfondeur : 0.40 ou 0.60 m,\nLE CASIER P 3\nEquipé de trois rayons pouvant coulisser et réglables\nde 3 en 3 cm.\nLargeur : 0.60 m. Hauteur : 0.60 m.\nProfondeur : 0.40 ou 0.60 m.\nLE CASIER P 4\nEquipé pour une provision de pommes de terre de\n50 kg. environ avec planches amovibles et vidage\nautomatique.\nLargeur : 0.60 m. Hauteur : 0.60 m.\nProfondeur : 0.40 ou 0.60 m.\nLE CASIER P 5\nEquipé en garde-manger ou en fruitier avec cinq claies\npouvant coulisser, réglables de 3 en 3 cm.\nLargeur : 0.60 m. Hauteur : 0.60 m.\nProfondeur : 0.40 ou 0.60 m.\nEtablissements E.-J. VAN DE VEN\nSPÉCIALISTES EN MATÉRIAUX NOUVEAUX\nRue Léopold, 19, BRUXELLES - Tél. 17.81.17"}]}