{"numero_id": "bm-bmtnaac-1934-03-01", "volume": "bmtnaac_1934-03_01", "ocr_sha256": "83fef723d6a5e8a42e8e2e7e0730d44f0fab7f74face443e600444b5a9cb7c4f", "source_tei": "https://github.com/Princeton-CDH/bluemountain-transcriptions/blob/main/periodicals/bmtnaac/issues/1934/03_01/bmtnaac_1934-03_01.tei.xml", "source_mets": "https://github.com/pulibrary/BlueMountain/blob/main/metadata/periodicals/bmtnaac/issues/1934/03_01/bmtnaac_1934-03_01.mets.xml", "url_numero": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193403-01", "articles": [{"article_id": "bm-bmtnaac-1934-03-01-c001", "article_bluemountain": "bmtnaac_1934-03_01#c001", "volume": "bmtnaac_1934-03_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 1", "page_fin": "couv. 1", "image_debut": 1, "image_fin": 1, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193403-01.2.1", "titre_corps": "SOMMAIRE", "titre_sommaire": "SOMMAIRE", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 1, "page_imprimee": "couv. 1", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193403-01.1.1", "debut_caractere": 114, "fin_caractere_exclue": 420, "texte": "SOMMAIRE\nCONCOURS VAN DE VEN\n19 3 3\nL'activité de la\nS. B. U. A. M.\nConférence sur la rationalisa-\ntion par l'architecte S.B.U.A.M.\nL. H. de Koninck.\nLes conduites de fumée et les\ngaines de ventilation dans les\nimmeubles à étages multiples,\npar A. Nyst, architecte-ingé-\nnieur.\nConférences - Comptes rendus"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1934-03-01-c004", "article_bluemountain": "bmtnaac_1934-03_01#c004", "volume": "bmtnaac_1934-03_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "37", "page_fin": "40", "image_debut": 3, "image_fin": 6, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193403-01.2.2", "titre_corps": "LE par Lucien FRANÇOIS, Architecte S.B.U.A.M.", "titre_sommaire": "LE par Lucien FRANÇOIS, Architecte S.B.U.A.M.", "signature_source": "Lucien FRANÇOIS, architecte", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 3, "page_imprimee": "37", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193403-01.1.3", "debut_caractere": 38, "fin_caractere_exclue": 3942, "texte": "LE CONCOURS\nVAN DE VEN 1934\npar Lucien FRANÇOIS, Architecte S.B.U.A.M.\n\nLe concours Van de Ven vient d'être jugé.\nCe prix annuel est devenu, ainsi que chacun\nsait, l'une des manifestations les plus inté-\nressantes et les plus significatives en ce qui\nconcerne l'art architectural de notre pays\net son auteur a droit, nous ne devons point\ncraindre de le redire, à la reconnaissance\nde tous ceux-là qui, chez nous, luttent de-\npuis nombre d'années pour le renouvelle-\nment d'un art que l'esprit et la vie avait\nabandonné.\nCependant, on se tromperait singulière-\nment en considérant tous les participants à\ncette épreuve, de plus en plus disputée,\ncomme les pionniers d'une architecture\nnouvelle et vivante. L'exposition organisée\nà la Stéréothèque nous révèle le désarroi\nqui continue à régner parmi nos construc-\nteurs, et il s'avère que l'accord est loin\nd'être fait sur le choix d'une formule ou\nd'un principe susceptible de rendre a notre\nart majeur la vérité et la pérennité, qualités\nprincipales de tout art véritable.\nHélas, combien ces qualités semblent diffi-\nciles à réaliser et combien il paraît dur de\ns'évader du cercle du formalisme. Il semble\nqu'il n'y ait point de salut hors de la diver-\nsité, celle-ci étant comprise dans son sens\nle plus étroit, pour la vaine gloire de faire\nautrement que les autres. Il en résulte ainsi\nune incohérence et une anarchie qui consti-\ntuent l'une des maladies endémiques de nos\nvilles belges d'aujourd'hui.\nSans doute, nous avons tous péchés, à des\ndegrés divers, contre la simplicité et il nous\nsiérait mal de jeter la pierre à ceux qui,\naujourd'hui encore, sont en état de péché !\nIl faut bien reconnaître cependant que ce\nque l'on croit ainsi être de l'originalité n'est\nqu'une manifestation de l'esprit d'imitation.\nToutes ces œuvres disparates « s'inspirent »\nquelque part et il n'est point difficile de\nleur trouver une origine bien souvent étran-\ngère. L'on confond la véritable originalité\ndont la source réside dans la plus grande\nsincérité avec cette propension dont sont\nanimés la plupart d'entre nous et qui nous\nincite à identifier ce que nous croyons être\nnotre personnalité vraie avec des expres-\nsions formelles vers lesquelles un simple\nengouement passager nous attire.\nL'architecture moderne ne sera que le jour\nou toute recherche formaliste, en soi, sera\nabandonnée. C'est un lieu commun que de\nrépéter que l'œuvre architecturale, dans\nson aspect extérieur, doit être l'expression\ndu plan, lequel doit répondre d'une façon\nlogique, rationnelle et harmonieuse à un\nensemble de nécessités déterminées par\nun programme bien élaboré. Ainsi l'art de\nl'architecture consiste à ordonner, sans fas-\ntes ni truculences mais avec un sens tou-\njours accru de l'ordre et de la mesure ces\ndeux éléments indissolubles; le plan, la fa-\nçade. A ce seul point de vue, bien des pro-\njets présentés méritent d'être critiqués. Le\nplus important de ceux-ci nous paraît être\ncelui de M. Neerman qui a obtenu la pre-\nmière mention (immeuble pour bureaux) la\nfaçade de cette oeuvre, remarquable en\nsoi ne semble pas être l'expression des dis-\npositions internes, on remarque en effet\nque la succession des grandes fenêtres ver-\nticales est coupée en son milieu par un\nplan d'étage. Notons encore, ceci d'une\nmanière générale, l'abus de certains élé-\nments qui, fort caractéristiques quand ils\nsont employés à propos, faussent dans le\ncas contraire la signification d'un édifice.\nCitons comme exemple de cette erreur les\nénormes horloges surmontant le Home du\nGrand air de l'architecte G. Dedoyard\n(Prix Van de Ven de cette année) et qui lui\ndonne l'apparence d'une gare de chemin\nde fer.\nNous aurions voulu nous étendre davantage\nsur l'analyse de certaines œuvres, l'absence\nde plans, à notre avis indispensable, ne\nnous le permet pas. Nous émettons le vœu\nqu'à l'avenir les plans soient exposés avec\nles photographies et les dessins qu'ils doi-\nvent compléter."}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "40", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193403-01.1.6", "debut_caractere": 56, "fin_caractere_exclue": 1867, "texte": "Il n'est pas souhaitable, d'autre part, de\nvoir exposés tous les projets.\nIl en est trop qui ne sont vraiment pas à\nleur place dans une exposition d'oeuvres\nmodernes sensées être d'une qualité supé-\nrieure. Le public, non averti, sera tenté de\nse méprendre singulièrement sur le carac-\ntère et la valeur de celles-ci, le résultat,\nau point de vue éducatif serait en consé-\nquence plutôt négatif.\nIl serait utile, pensons-nous, de ne plus ex-\nposer les œuvres éliminées au premier tour,\nla place récupérée serait utilement em-\nployée pour la présentation des plans des\nmeilleurs projets.\nDisons pour terminer cette brève disgres-\nsion qu'il est du plus haut intérêt que ce\nconcours, n serait-ce que par respect pour\nles intentions de son promoteur, ne soit pas\ndétourné de son but initial qui consiste à\nprimer la meilleure oeuvre architecturale\nd'esprit moderne. Celle-ci n'est pas tou-\njours la plus importante ni la plus cossue, la\nqualité n'a que faire avec la quantité.\nLes principes appliqués actuellement quant\nau choix du jury ne nous donnent pas entiè-\nrement satisfaction. Il serait désirable que,\nindépendamment des qualités particulières\nque l'on est en droit d'exiger toujours des\npersonnalités composant un jury, celles-cî\nsoient choisies uniquement parmi les archi-\ntectes modernistes et reconnus comme tels.\nNous ne pouvons concevoir, en effet, que\nl'on juge ou que l'on apprécie des oeuvres\nen raison d'un principe que l'on ignore ou\nque l'on méconnaît soi-même. Faute d'ap-\npliquer strictement celui-ci, le concours Van\nde Ven perdrait rapidement de son intérêt\net l'on ne tarderait pas à observer l'aban-\ndon des éléments les plus intéressants et\nqu'il importe de mettre en lumière, ces\nderniers n'ayant que trop rarement l'occa-\nsion chez nous, de se manifester.\n\nLucien FRANÇOIS,\narchitecte."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1934-03-01-c005", "article_bluemountain": "bmtnaac_1934-03_01#c005", "volume": "bmtnaac_1934-03_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "38", "page_fin": "38", "image_debut": 4, "image_fin": 4, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193403-01.2.2.1", "titre_corps": "2 mention. C. Eysselinck, Architecte S.B.U.A.M. GAND.", "titre_sommaire": "2 mention. C. 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B. U. A. M.\nSociété Belge des Urbanistes\net Architectes Modernistes\nLe Comité Belge de Rationalisation de\nl'Habitation et de l'lndustrie du Bâtiment\nAu Palais des Beaux-Arts a eu lieu l'instal-\nlation officielle du Comité Belge de Ratio-\nnalisation de l'Habitation et de l'lndustrie\ndu Bâtiment, créé par la S. B. U. A. M.\nCette séance a été honorée de la présence\nde MM. CARTON DE WIART, Ministre\nd'Etat, délégué permanent belge à la So-\nciété des Nations; Ad. MAX, Ministre\nd'Etat, Bourgmestre de la ville de Bruxelles;\nle Sénateur FRANÇOIS; M. MAERTENS,\nreprésentant le Ministre des Travaux Pu-\nblics; quatre délégués des Ministères des\nTravaux Publics, du Travail et de la Pré-\nvoyance Sociale.\nL'on comptait encore parmi l'assemblée les\nreprésentants de plusieurs organismes offi-\nciels et étrangers.\nM. J.-F. HOEBEN, Président de la S. B. U.\nA. M., après un court exposé de la vie\nprofessionnelle, intellectuelle et culturelle\nde son groupement, montra que l'archi-\ntecture moderne n'est pas seulement un art\nsocialement vivant mais qu'il est doublé\npar l'esprit d'organisation et de rationali-\nsation. Il définit ensuite la rationalisation et\nfit ressortir que le principe sur lequel elle\ns'appuie est le principe scientifique con-\nsistant à développer pour chaque élément\nde travail une science qui remplacera les\nanciennes méthodes de travail empiriques.\nIl développa ensuite les origines lointaines\nde la rationalisation et démontra que la\ncrise économique actuelle ne peut être\nimputée à l'esprit de rationalisation.\nIl fit ressortir ensuite les sources de défi-\nciences dans tous les domaines de la con-\nstruction. Il montra les sources des pertes\ninhérentes à l'homme, à la machine, aux\nmatériaux et à l'organisation dans les chan-\ntiers, qui conjuguées mènent à la faillite\ndes entreprises, des résultats constructifs et\nmême des résultats architecturaux. Après\nles chantiers ou organes d'exécution du bâ-\ntiment, il parla des organes d'élaboration\ndu travail, ou ingénieurs et architectes, et\ndes oraanes producteurs de matériaux et\nmatériel.\nil effleura aussi l'imporfanfe question des\nrésultats déficients de ce manque de ratio-\nnalisation sur l'organisme humain du point\nde vue physiologique et psychologique et\nmontra l'importance sociale et nationale\ndes travaux que poursuivra le nouveau co-\nmité composé de sommités scientifiques et\ndes représentants les plus autorisés de nom-\nbreux organismes intellectuels, corporatifs,\nsyndicaux, commerciaux et scientifiques.\nM. CHAMBARD, professeur à l'Ecole\nd'Ergologie (institut des Hautes Etudes\nBelgique), exposa ce qui suit :\nA l'époque, déjà lointaine, où après-guerre\non vit dans les champs d'activité prendre\nun essor considérable, le bureau ne pouvait\nfaire face aux travaux de plus ne plus nom-\nbreux qui lui incombaient. Car, il ne faut\npas le dissimuler, les bons employés de\nbureau ne sont pas tellement nombreux\nalors que, par contre, les manoeuvres du\ntravail de bureau sont légion.\nOn vit alors se développer l'emploi de\nmachines de bureau de toute espèce dont\non peut dire, en général qu'elles n'ont pas\ntenu ce qu'elles promettaient. Et cepen-\ndant, quand on étudie le matériel très spé-\ncial on le constate susceptible de rendre\nd'immenses services, à condition, toutefois,\nque les applications en soient très attenti-\nvement étudiées.\nOr, nous traversons une période de ralen-\ntissement des affaires qui laissent malheu-\nreusement, beaucoup de loisirs tant aux\nchefs d'industrie qu'à leurs collaborateurs,\nli convient donc de reprendre, à tête re-\nposée cette fois, le problème de la méca-\nnisation du travail de bureau et d'en étu-\ndier très attentivement les applications. Les\nméthodes nouvelles de travail donneront,\ndans ces conditions, leur plein rendement\net l'on aura tôt fait de rencontrer les objec-\ntions qui surgissent, actuellement à leur\négard.\nMais, quand se manifestera la reprise des\naffaires se posera un problème d'un tout\nautre aspect : le recrutement du personnel.\nCette question est agitée depuis, déjà,\nquelques lustres soit qu'elle soit présentée\nsous forme d'orientation professionnelle,\nqu'on l'envisage sous l'aspect plus pratique\nde sélection professionnelle. Une fois en-\ncore, le moment est propice pour étudier\nce point très important du rendement du\npersonnel. Car, si nombreuses sont les théo-\nries sur la matière, bien rares par contre\nsont les réalisations réellement pratiques\ndont les résultats puissent être cités. En\neffet, les conditions de travail sont si dif-\nférentes, dans une même profession, qu'il\nse justifie de créer dans chaque entreprise\nde quelqu'envergure un service de recru-\ntement qui soit à même de déceler parmi\nles candidats aux emplois, les futurs colla-\nborateurs de la firme. Mais, bien que très\nimportant, cet aspect de la question ne\npourrait être envisagé que pour autant que\nles bureaux soient dotés du matériel mo-\nderne nécessaire et que l'on en ait étudié\npréalablement l'application rationnelle.\nM. DELSINE, Directeur de l'Ecole Ouvrière\nSupérieure, exposa que, contrairement à ce\nque l'on croit souvent, la rationalisation\npeut s'appliquer dans l'industrie du bâti-\nment au moins autant que dans les autres.\nElle comprendrait :\n1) Une conception d'ensemble sur les bâti-\nments à édifier selon leur destination;\n2) Une étude systématique :\na) des matériaux à employer;\nb) du matériel mécanique à utiliser;\nc) du temps nécessaire pour chaque ca-\ntégorie de travaux;\nd) des méthodes de travail à appliquer;\ne) du facteur humain.\nL'orateur rappelle que Taylor prétendait\ndéterminer le rendement maximum que\npeut fournir un ouvrier et voulait imposer\nses méthodes aux ouvriers, quitte à écarter\nceux qui ne pouvaient ou ne voulaient pas\ns'y soumettre. Une telle pratique est inap-\nplicable aux ouvriers qualifiés, particulière-\nment nombreux dans le bâtiment."}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "42", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193403-01.1.8", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 7156, "texte": "En fait, pour obtenir le rendement opti-\nmum, il faut obtenir la bonne volonté des\nouvriers, ce qui n'est possible qu'en ayant\ntoujours en vue les conséquences sociales\nde la rationalisation.\nSuivant l'orateur, quatre points paraissent\nimportants à considérer :\n1° Le chômage. Le but de toute\nrationalisation étant de réduire la quantité\nde main-d'œuvre nécessaire par unité de\nproduit il convient de s'occuper d'éviter le\nchômage, source de misère imméritée, la\ndépréciation professionnelle qui a un effet\nmoral déprimant et en tout cas d'assurer la\nsubsistance aux chômeurs et d augmenter\nles chances de réemploi. Il faut donc envi-\nsager une assurance chômage généralisée\net efficace, une réduction des heures de\ntravail, des institutions pour la réadaptation\nprofessionnelle et, quand c est nécessaire,\nles travaux d'équipement du pays propres\nà employer la main-d'œuvre disponible.\n2° La fatigue. Taylor et ses colla-\nborateurs se targuaient de faire la chasse\naux « mouvements inutiles » sous prétexte\nde gagner du temps. Ils ne se sont pas\ninquiétés de savoir si certains gestes appa-\nremment inutiles n'étaient pas des gestes\ndo repos dont la suppression augmenterait\nla fatigue. Il convient donc, si l'on veut\nobtenir la collaboration des ouvriers, de\ndonner à ceux-ci l'assurance que I on s oc-\ncupe de ces questions, soit en veillant à\nl'hygiène du travail, soit par d'autres me-\nsures adéquates.\n3° Les salaires. Les salaires sont\nun sujet de contestations nombreuses, sur-\ntout lorsqu'il s'agit de salaire aux pièces\nqui comporte des aléas et rend les ouvriers\nméfiants. On pourrait éliminer la plupart\ndes difficultés par des ententes et des con-\nventions collectives avec les organisations\nouvrières.\n4° La sauvegarde de la per-\nsonnalité ouvrière. Il n'v a pas\nde bon travail sans joie au travail et pas\nde joie au travail dans la soumission. L'ob-\nservation prouve que les travailleurs indé-\npendants œuvrent avec entrain. Assuré-\nment, un travail parfaitement organisé im-\nplique une discipline et le respect des ré-\nglés établies. Cette nécessité n'est pas\nincompatible avec le sens de la responsa-\nbilité. Pour faire naître celui-ci, il suffît de\nconsulter les ouvriers, par l'intermédiaire\nde leurs déléqués, librement choisis, au\nsuiet de ces règles. La réglementation qui\nrésultera de ces entretiens paraîtra néces-\nsaire, donc juste, et l'ouvrier sera tout dis-\nposé a s'y soumettre.\nEt l'orateur conclut en disant : les ouvriers\nont constitué des oraanisations de defense\nprofessionnelle qui sont à leurs veux la con-\ndition de leur indépendance. C'est en ap-\npelant ces organisations à étudier tous les\nproblèmes oue pose la rationalisation,\nqu'on peut obtenir une collaboration em-\npressée du personnel. Moyennant cela, la\nrationalisation peut être un facteur de relè-\nvement social et d'augmentation du bien-\nêtre pour tous.\nL'architecte L. H. de KONINCK nous parla\nde la rationalisation des matériaux et de\nleur mise en œuvre (voir exposé p. 43).\nCe Comité constitue la réalisation pratique\nd'une série de vœux émis au premier Con-\ngrès de Rationalisation de l'Habitation et\nde l'lndustrie du Bâtiment que la S. B. U.\nA. M. a organisé en 1933 à l'initiative de\nl'architecte J. F. HOEBEN, Président de ce\ngroupement. (Les Rapports de ce Congrès\nviennent d'être publiés en un important vo-\nlume qui sera envoyé, sur demande, adres-\nsée au bureau S. B. U. A. M., 158, rue\nHôtel des Monnaies, à Bruxelles, au prix de\n20 francs. C. C. Postal n° 1220.63 S. B. U.\nA. M. Congrès.)\nLe Comité qui vient d'être créé ne sera\npas un groupement de théoriciens, et les\ntravaux qu'il poursuivra avec la collabora-\ntion de docteurs en médecine, psychologie,\npsychotechnîe, etc., seront places stricte-\nment sous le signe de la pratique.\nPour faciliter ces travaux, il a été fondé,\nsous la direction de ce Comité, trois sec-\ntions comprenant chacune un certain nom-\nbre de commissions qui se répartissent\ncomme suit :\nI. SECTION DES MATERIAUX\n1° Etude scientifique des m a -\nt é r i a u x , de leur rôle et de leurs con-\nditions d'emploi, en vue de rechercher leurs\ndéfauts et les améliorations à apporter;\n2° Etude des améliorations à apporter par\nla standardisation des matériaux;\n3° Etude des améliorations à apporter par\nla préparation à l'usine d'éléments\nconstructifs.\n11. SECTION DES ORGANES D'ELABO-\nRATION DU TRAVAIL\n1° Etude psychologique des professionnels,\npour la préparation des tests psy-\nchotechniques des profes-\nsions libérales du bâtiment;\n2\" Etude des méthodes de tra-\nvail des professions;\n3\" Etude de l'organisation des\nbureaux d'élaboration.\n111. SECTION DES ORGANES D'EXE-\nCUTION DU TRAVAIL\n1° Etude psychologique des professionnels\npour la préparation des tests psy-\nchotechniques des profes-\nsions d'exécution du bâti-\nment ;\n2\" Etude de l'organisation des\nbureaux de préparation, de\ncontrôle et d'avancement\ndu trav a i I ;\n3° Etude de l'organisation des\nchantiers et de la mise en\nœuvre des matériaux.\nIl va de soi que ces travaux ne sont qu'un\npoint de départ de l'activité du Comité et\nque cette énumération n'est pas limitative.\nIl est inutile de démontrer que ce Comité\nrendra des services aux industriels et pro-\nfessions du bâtiment et appellera l'intérêt\nde toute la population vers des besoins en-\ncore inavoués de confort, que la rationali-\nsation lui permettra d'acquérir, grâce à une\nréduction suffisante des prix de revient de\nla construction, base essentielle d'une re-\nprise de l'activité de l'industrie du bâti-\nment. Vus sous cet angle, il n'est pas exa-\ngéré de dire que ces besoins constihueront\nnon seulement une source nationale pour\nl'écoulement des produits conçus rationnel-\nlement, mais permettront en plus, dans\nquelques années, à nos industries du bâti-\nment, d'occuper une situation avantageuse\nsur les marchés étrangers.\nOutre ces séances d'études, ce Comité\norganisera périodiquement des confé-\nrences de vulgarisation,\ndes Congrès nationaux et\ninternationaux, des expo-\nsitions, publiera dans « La\nCité », organe de la Société Belge des\nUrbanistes et Architectes Modernistes,\néditera des brochures où seront expo-\nsés, en détail, par des personnalités mar-\nquantes, les divers travaux du Comité et\nles expériences qui auront été faîtes soit\ndans l'industrie, soît au chantier, soit aux\nbureaux d'ingénieurs ou architectes, soit\ndans les laboratoires d'essais de matériaux\net psychotechnîe.\nOutre les membres du Comité, délégués\npar les organismes intéressés, il est créé\nune catéqorîe de membres protecteurs et\nde membres adhérents qui bénéficieront\ndes avantages suivants :\n1) Accès aux conférences non publiques;\n2) Accès gratuit aux conférences de vulga-\nrisation;\n3) Accès gratuit aux Congrès nationaux;\n4) Accès gratuit aux expositions;\n5) Service gratuit de « La Cité », organe\nde la Société Belge des Urbanistes et\nArchitectes Modernistes;\n6) Réductions importantes sur toutes les\npublications du Comité de Rationalisa-\ntion;\n7) Invitations aux visites d'usines, chantiers,\nétablissements;\nCOTISATIONS :\n100 francs pour les personnes affiliées à\ntitre individuel;\n300 francs pour sociétés, établissements,\ngroupements;\n500 francs, pour les membres protecteurs,\nà titre individuel."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1934-03-01-c011", "article_bluemountain": "bmtnaac_1934-03_01#c011", "volume": "bmtnaac_1934-03_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "43", "page_fin": "46", "image_debut": 9, "image_fin": 12, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193403-01.2.4", "titre_corps": "Conférence donnée par l'architecte L.-H. de Koninck à l'installation du Comité Belge de Rationalisation de l'Habitation et de l'Industrie du Bâtiment.", "titre_sommaire": "Conférence donnée par l'architecte L.-H. de Koninck à l'installation du Comité Belge de Rationalisation de l'Habitation et de l'Industrie du Bâtiment.", "signature_source": "L.-H. 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Comme science\nla standardisation compte quelques années\nà peine.\nNORMALISATION ET STANDARDISA-\nTION NE SONT, EN EUX-MEMES, QUE\nDES ASPECTS DE LA RATIONALISATION\net nous, architectes, nous pensons que\nLA QUALITE D'UN STANDARD DEVRAIT\nETRE FONCTION DIRECTE DE SA DESTI-\nNATION HUMAINE et non pas être\ndépendante de fluctuations de prix des\nmatières premières, du mouvement des\nsalaires et des conditions économiques\ngénérales.\nTrop ignoré est le «standard humain».\nTrop connus sont les «standard fabri-\ncat », « standard prix de revient »,\n«standard qualité dosée»\net surtout le «standard rapport».\nC'est une négation de progrès virtuel.\nLe standard profite, à l'architecte, en ce\nsens qu'il lui épargne du temps et de l'éner-\ngie intellectuelle en plaçant son action sur\nson plan véritable, le plan social. Des élé-\nments standardisés tenus en stock lui lais-\nsent une consécration plus complète à des\nproblèmes plus intéressants et plus impor-\ntants de l'architecture pure.\nNous admettons que les normes généra-\nteurs des standards ne soient pas immua-\nbles et peuvent même se détruire. Un stan-\ndard auquel on n'aurait pas appliqué les\nderniers progrès scientifiques possibles ne\npourrait plus guère, à nos yeux, être qua-\nlifié tel.\nA notre Congrès de l'an dernier, j'ai pu\nvous dire que construire conformément à\nla raison, partant et surtout sans influence\nde sentimentalisme est le problème pas-\nsionnant posé aux techniciens modernes du\nbâtiment. Si cela est profondément vrai\npour le concept des acrhitectures, ce ne\nl'est non moins pour les infinitésimaux ma-\ntériels qui réalisent les édifices : les maté-\nriaux.\nPresque généralement et je n'en écarte\npas les meilleurs, les architectes font, si\nl'on peut dire, de la technique sentimen-\ntaie, résultat direct mais certain d'un man-\nque de formation technique suffisante dans\nles écoles d'enseignement de l'architecture\nde notre pays.\nA ce titre qu'il me soit permis de vous\nciter un exemple personnel.\n« Quoique ayant suivi pendant douze an-\nnées des cours d'académie et ce sans me\nsoustraire à la chaîne de ceux imposés, il ne\nme fut fait, notamment, aucun enseigne-\nment, ni théorique, ni pratique, sur le ma-\ntériau qu'évoque d'emblée le vulgaire s'il\npense construction la brique.\nCette lacune de l'élémentaire n'est mal-\nheureusement que trop courante, je n'ose\ndire classique. Le résultat, toutes autres\nrelations gardées, n'en est que trop déplo-\nrable.\nDès lors, comment s'étonner, si, en Belgi-\nque, les règlements communaux sur la bâ-\ntisse sont trop bien établis puisqu'ils consti-\ntuent, le plus souvent, des traités pratiques\nde contruction à l'usage de ceux, ils ne\nmanquent guère chez nous, qui classent\nl'architecte parmi les parfaits inutiles de ce\nmonde. Le professionnel entravé de règles\nsurannées voit, avec combien de regrets,\ns'accomplir une véritable stérilisation de la\nprogressivité normale des méthodes con-\nstructives rationnelles.\nSi autrefois le respect d'un maître permet-\ntait aux candidats architectes une longue\nformation pratique par stage ou presta-\ntions bénévoles chez les hommes de valeur\nil n'en est plus guère ainsi et la tradition\ndu matériau ne se fait plus d'autorité mais\npar ouï-dire. Son enseignement passe ainsi\npar tous les errements des méthodes « self\nmade man » qui, quoi que l'on puisse\nen apprécier, ne servent pas toujours la\nbonne cause et émoussent les énergies les\nmieux trempées.\nQui ne décèlera là une déficience sinon un\navilissement rapide possible du « stan-\nding » professionnel de l'architecte sur-\ntout si l'on songe qu'à l'accroissement des\ndifficultés dues à l'apport des inventions\nmodernes correspond cet amoindrissement\nde culture technique. Trop de ceux qui sont\nles éléments producteurs ne veulent appré-\ncier sinon connaître et sont, par conséquent,\nincapables d'enseigner aux nouvelles géné-\nrations les techniques nouvelles. Trop, mal-\ngré des trompeurs dehors, n'ont pas abdi-\nqué d'avec le temps de la calèche.\nEt les barbares bousculeurs de vieux pré-\njugés d'aucuns pensent de tradition\nils se trompent ces révolutionnaires\ndonc, architectes modernistes sont classés :\narchitectes spontanés, « utilitectes », en\ntous cas hommes au cœur de pierre, ingé-\nnieurs et... ç'eût pu être le beau conflit...\nMais voilà : ingénieurs et architectes mo-\ndernes étant seuls à se connaître, l'alarme\ntinta mat et, enthousiasme de la pure créa-\ntion libérée des entraves des temps, archi-\ntectes et ingénieurs sont entraînés vers une\nvictorieuse collaboration : ART, TECHNI-\nQUE ESPRIT, MATIERE.\nNous avons pu dire l'an dernier :\n« La où les fonctions sont génératrices de\nl'Architecture. Elles précisent en œuvre,\nses aspects multiples et divers, son carac-\ntère. Les moyens de réalisation MATE-\nRIAUX par contre, donnent à « I ' A r -\nchitecture-idée» le «ser-\nvice-matérialisation». Nous\nleur nions le droit de prétendre à la moin-\ndre influence archîtectonique. »\nEn d'autres mots ceci revient à dire que le\nmatériau doit comporter en lui même une\nperfection telle que l'architecte débarrassé\ndes soucis de la matière recouvre dans\nl'exercice du concept des édifices et de\nleur composition une libération du maté-\nriel qui lui garantisse la sérénité complète\nque réclame l'art pur.\nAinsi pas d'empirisme pour la matière,\nmais des certitudes.\nQuelles sont donc les conditions auxquelles\ndevraient répondre des matériaux ration-\nnels ?\nNous pensons pouvoir formuler ainsi des\nexigences :\nI Standardisation aussi poussée et aussi\nsouple que possible non d'ensembles mais\nd'éléments simples ou composés indépen-\ndants à l'origine, tenant compte de la main-\nd'œuvre naturelle ou en combinaison avec\nle mécanique. Nous y comprendrions une\nimposition de simplification extrême dans\nle montage propre aux éléments et dimen-\nsions relatives maximums en vue d'une ré-\nduction aussi grande que possible du nom-\nbre de ces éléments. On sait, en effet, que\nles problèmes posés par la construction ont\ntoujours révélé des difficultés réelles pour\nles jointures ou juxtapositions de matériaux\nde natures différentes. Ceci pose aussi les\nproblèmes non seulement du matériau en-\nvers lui-même mais également ceux des re-\nlativités que d'autres matériaux qui lui se-\nraient superposables pourraient engendrer\nréactions chimiques, magnétiques, etc."}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "44", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193403-01.1.10", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 7448, "texte": "2 Observance stricte de l'échelle humaine\nsoit d'origine manuelle directe, soit d'ori-\ngine mécanique adaptée à cette mesure.\nExemple : le mur qui, dans le premier cas,\nsera constitué d'éléments dont la plus\ngrande dimension aura à peine 20/21 cen-\ntimètres Briques et dans le second\ncas d éléments dont la plus grande dimen-\nsion peut, tout aussi bien, être quatre mè-\ntres par exemple les éléments muraux\nemployés par Ernst May dans certains bâ-\ntiments du nouveau Francfort.\n3 Détermination des meilleures mesures\ncommerciales en tenant compte du 1° et\ndu 2\", celles-ci dépendant néanmoins aussi\nde conditionnements divers résultant no-\ntamment de la nature des matières premiè-\nres simples ou en combinaison et des stan-\ndardisations métriques y relatives. Ces\ndernières peuvent dépendre, entr'autres,\nde modes d'extraction, d'abattage, de\nproduction naturelle, de combinaisons chi-\nmiques, de façonnage, etc.\n4 Suppression à l'origine de toute inten-\ntion ornementale, cette prétention étant\nun droit sacré du compositeur tout\ncomme en musique les notes, éléments neu-\ntres sont les matériaux modestes du com-\npositeur musical.\n5' Nécessité de réalisation possible, par le\nmatériau, d'ensembles intrinsèquement sa-\nlubres. Tout matériau standard doit con-\ncourir à l'obtention d'une résolution inté-\ngrale des besoins vitaux indispensables à\nl'homme : Le Corbusîer les a défini : AIR,\nSON. LUMIERE. Nous ajoutons ici : SPI-\nRITUALITE.\nOn voit ainsi qu'il est bien exact que la\nrationalisation ne consiste pas, et tant s'en\nfaut, à produire des matériaux de série en\nleur imposant uniquement des dimensions\nfixes, des résistances physîaues normalisées.\nNOMS, architectes, nous réclamons un COR-\nRECTIF HUMAIN. Nous tenons par des\nconceptions scientifiques à la production\nde constructions rationnellement saines\nbioloaiquement et spirituellement. De nos\nmatériaux nous attendons une souplesse\ntelle qu'ils nous libèrent de toutes contrain-\ntes nos consentions les plus diverses\net quelle que soit l'échelle de leurs néces-\nsités.\nNous apprécions mieux à présent que la\nrationalisation des matériaux doit se faire\nnon seulement sur des bases matérielles\nmais aussi et peut-être plus encore HU-\nMAINEMENT.\nAinsi la science peut aider l'humanité\nentière, mais nous n'aurons pu admettre la\nqualification de scientifique qu'au standard\nharmonieusement équilibré avec les lois\nnaturelles de l'Univers. L'homme veut ainsi\nla maîtrise de la « machine-moyen »\npour réaliser tous les besoins essentiels à sa\nnature humaine pour l'asservissement défi-\nnitif et complet du matériel par le spirituel.\nC'est ce côté spirituel du problème humain\nqu'il faut établir à sa juste position.\nLe regretté Docteur O. Decroly a pu s'ex-\nprimer ainsi :\n« La plupart des ingénieurs étant sans cesse\naux prises avec l'immédiat de la matière,\nsont assez portés à croire que seul, la tan-\ngible des problèmes matériels est suscep-\ntible de solution exacte; la part humaine\nd'une question économique leur apparaît\npratiquement insoluble, sinon négligeable.\nCela ne veut pas dire qu'ils en nient tou-\njours l'importance; mais rien dans leur for-\nmation professionnelle ne les prépare à\nenvisager les solutions sous cet angle. Ce\nsont donc, et tout naturellement, des psy-\nchologues qui entreprirent l'étude délicate\ndu rôle des facteurs humains dans les diver-\nses directions de l'activité économique.\nL'extraordinaire développement industriel\ndes grandes nations et l'intensité du mou-\nvement des affaires mondiales devaient,\nen effet, quelques années avant la guerre,\nattirer l'attention des savants, dont\nl'horizon intellectuel ne\ns'arrêtait pas aux fenê-\ntres bien closes d'un la-\nboratoire quiet ».\nIl faut bien admettre que les relations entre\nles hommes ne se superposent pas seule-\nment au travail des matériauv, à des mani-\npulations exactes des outils ou à un confor-\nmisme aux procédés techniques mais s'in-\nterpénétrent intensément puisque, en fin\nde compte, dans l'industrie, même la plus\nmécanisée, l'être humain doit être à l'ori-\ngine et que tout aussi infailliblement il se\ntrouve à l'aboutissement.\nUne richesse accrue par la rationalisation\ndoit surgir de la collaboration scientifique\nde l'intelligence et de la matière. Educa-\ntion de volonté et d'esprit. Dans le\nbâtiment tout est presque\nà faire puisque peu est fait.\nNous vivons encore dans cette industrie au\n«STADE DE L'IMPRESSIONNISME». C'est\nce stade de l'impressionnisme, moyen em-\npirique total, cause de toutes nos décep-\ntions, que nous voulons une fois pour toutes\nextirper dans les appréciations communes\net sur le personnel entrepreneur, ouvriers\nou employés et sur les matériaux.\nA notre époque les chefs d'entreprises, en-\ntrepreneurs ayant toutes les ressources de\nl'esprit critique, doivent être à même de\nfaire subir I'EPREUVE DES TESTS à leurs\ncollaborateurs de tous les degrés. Eux-mê-\nmes doivent ainsi, avant tous autres, subir\nde telles épreuves de capacité qui leurs\nseront inculquées par une préparation\nscientifique solide, de telle manière que\nl'architecte aura en premier contact des\norganisateurs façonnés à la situation sociale\ndes temps présents à laquelle trop de peu\nou non-initiés, pensent hélas encore pouvoir\nprétendre.\nNous entendons définir ici l'entrepreneur,\nla personne respectable aussi bien de l'or-\nganisation d'un chantier proprement dit\nque celle qui s'octroie mission d'exécution,\nen usine, d'éléments destinés au bâtiment.\nVous remarquez maintenant mieux que dès\nl'effort originel il est déjà un rapport avec\nla mise en oeuvre rationnelle du matériau.\nSur le plan manuel, soit de l'organisation du\nchantier, soit de construction préliminaire\nen usine ou sur le chantier luî-même il fau-\ndra :\n1 Un dépistage des insuffisants;\n2 Possibilité d'un classement rationnel des\nhommes d'après leur capacité mentale\ntoutes graduations considérées;\n3° Fa cilitation de la sélection des mieux\ndoués pour les postes d'initiatives et de\nresponsabilités.\nRésultat escompté :\nObtention de groupes homogènes au point\nde vue mental, chacun dans une telle\néquipe travaillant aisément jusqu'au maxi-\nmum des aptitudes qui lui sont particuliè-\nres.\nDonc : HARMONIE GENERALE DANS\nL'EFFORT DU GROUPE et REGULARITE\nquasi mathématique dans l'obtention DU\nPRODUIT FINAL\nEn plus, des « GROUPES D'ELITE » pour-\nront être organisés là où cette supériorité\ncollective peut être requise par la nature\ndu travail exigé.\nA titre éminemment indicatif et pour\npreuve tangible de cette nécessité sélec-\ntive voici des conclusions tirées de tests\nappliqués à 150,000 soldats d e l'armée\naméricaine :\nSur 100 hommes, dits de\nmétier, il y a 6 experts,\n24 ouvriers, 40 apprentis\net 30 non qualifiés.\nLe Docteur O. Decroly, à qui j'emprunte\nces chiffres, ajoute :\n« L'importance économique de ce fait\nn échappera à personne. Il est d'autant plus\nsignificatif qu'il a été constaté, dans le\npays où l'instruction prévocationnelle et\nl'enseignement professionnel ont atteint le\nhaut degré de perfectionnement décrit par\nM. Orner Buysse, dans son ouvrage bien\nconnu : « Les méthodes américaines d'édu-\ncation générale et technique ». On est\nfondé à croire que ces ré-\nsultats seraient encore\nplus défavorables chez nous\noù l'enseignement est en-\ncore si imbu de verbalisme\net où l'établissement de l'instruction obli-\ngatoire et la création des 4mes degrés à\ntendances pratiques sont des réformes ré-\ncentes. »\nEst-ce assez clair, sinon triste si nous son-\ngeons combien nous souffrons sur nos chan-"}, {"page_pdf": 11, "page_imprimee": "45", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193403-01.1.11", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 7091, "texte": "tiers de l'ignorance des « chefs » de la\nvaleur réelle des hommes.\nQue l'on ne s'aveugle pas cependant des\ncomparaisons à faire, et à ce sujet il m'est\nagréable de vous rappeler l'expérience\nsignificative d'efficience accrue ou mieux,\nobtenue par M. l'ingénieur Caussin dont\nvous avez pu encore apprécier l'an dernier\nla prenante autorité à notre précédent\nCongrès.\nIl s'agit d'un pari... Quoique je ne les aime\nguère, celui-ci n'est-il pas sympathique\npuisqu'il éclaire notre cause ?\n« En l'année 1923 une scierie belge de mar-\nbres nantie d'un outillage traditionnel, d'un\npersonnel traditionnel et, excusez-moi...\nd'une direction traditionnelle, sciait bon an,\nmal an, ses 460 mètres cubes de pierre.\nDes doutes furent émis par la direction sur\nla possibilité de tayloriser une scierie de\nmarbre. Mise au défi fut faite de relever\nla production connue de 50 p. c. et enga-\ngement de passer commande à l'intéressé\nde tous les blocs de marbre qui seraient\nnécessaires en plus de la consommation\nhabituelle.\nL'occasion, dit M. Caussin, était trop belle\nde réaliser à la fois une tentative intéres-\nsante et une bonne affaire et la gageure\nfut tenue, mais... avec un handicap. Si le\npropriétaire de la scierie avait laissé enten-\ndre qu'il accordait carte blanche pour cette\norqanisatîon de son entreprise il se révéla\ndès le début qu'il n'en serait pas ainsi. Le\nproblème devenait très clair sous la forme :\n« Sans aucune modification, faire rendre\naux moyens de production disponibles le\nmaximum dont ils sont capables. »\nBref, après une analyse scrupuleuse basée\nsur des remèdes généraux\npréparation du travail, contrôle rîqoureux\ndes coefficients de productivité, système\nde rémunération stimulant et sur des\nremèdes particuliers capa-\ncité. vitesse, temps les résultats compa-\nrés s'établirent comme suit :\nancienne formule\nformule orqanisée\na) Production 460 M 3 1.011 M 3\nou en\nancienne nouvelle\nformu'e formule\nrendement capacité 51,1 % 68.9 %\nrendement temps .. 61,8 % 79.3 %\nrendement vitesse . 80,8 % 103,0 %\nsoit\nrendement général . 25,5 % 56,3 %\nb) Le prix de revient . 330 fr. 254,37 fr.\nc) Les salaires (p. jour) 28 fr. 46,90 fr.\nsoit, en résumé :\npour la production, une augmen-\ntation de 120 %\npour le prix de revient, une dimi-\nnution de 23 %\npour les salaires, une augmenta-\ntion de 67,5 %\nSignalons encore ce fait sur lequel insiste\nl'organisateur : ces résultats furent obtenus\nsans aucune dépense autre que l'impression\nde quelques fiches et 3 à 4 heures de tra-\nvail de préparation hebdomadaire par le\ncontre-maître et un employé. Donc frais\npratiquement nuls et c'est ainsi, ajoute\nM. Caussin, que nous avons gagné notre\npari. Il précise ne pas avoir voulu faire de\nl'organisation scientifique ne croyant pas\nque les méthodes auxquelles il dut avoir\nrecours puissent se réclamer de cette belle\nscience mais a néanmoins la convictions\nqu'elles y conduisent. Nous conclurons avec\nlui : OBSERVER, COMPRENDRE, AGIR.\ni\nDans toutes les industries, les à-coups dans\nla fabrication résultant de l'absence de\npréparation du travail se traduisent par une\nélévation du prix de revient, mais il en est\ncertaines où les brusques changements de\nmarche entraînent non seulement une perte\nde temps et par suite une dépense de\nmain-d'œuvre sans résultat mais encore un\naccroissement de frais de fabrication.\nL'industrie du bâtiment est sans conteste\nde celles-là.\nVoulant accentuer à votre compréhension\nla situation dans l'industrie du bâtiment\nelle-même, en reqard de ce maqîstral\nexemple Caussin, je vous donne à la ré-\nflexion « Quelques considérations en faveur\nde l'usinage de la maison » par le qrand et\nregretté Henri Sauvage. Je les relève dans\nla « Construction Moderne ».\nL'avantage de l'usinage se traduit par un\ngain qui porte tout ensemble sur la durée\ndes travaux et sur le prix de revient.\nA titre d'exemple voici certains chiffres\nparticulièrement démonstratifs :\na) Les entrepreneurs dans un bâti-\nment sont au nombre environ de 30\nb) Chacun d'eux s'adresse à un ou\ndeux sous-traitants soit en moyenne 45\nc) Le nombre de fournisseurs intéres-\nsés directement ou indirectement à\nl'exécution dépasse le chiffre de . . 500\nTotal . . 575\nC'est une armée qui ne peut être mise en\nmarche qu'avec des difficultés de coordi-\nnation extrêmes, de plus elle est sujette à\ndes à-coups quotidiens qui apportent au-\ntant de perturbations dans l'ordre des tra-\nvaux. J'y ajoute la psychose classique du\nretard.\nLa répercussion sur le prix est, elle, très\nsuggestive. Henri Sauvage en est arrivé à\nconclure que les pertes se chiffraient ainsi :\nRetard et dégradations provenant des in-\ntempéries pour mémoire\nTemps perdu 12,5 %\nMatériaux 2,5 °/0\nExcès de trais généraux ... 9 °/G\nFrais d'assurances, gardiennages,\netc., prorata 3 %\nPerte d'intérêts et non valeur . 10,5 %\nSoit au total, des pertes de 37,5 %\nRapportées à un bâtiment valorisé I mil-\nlion en entreprise, celui-ci ne vaudrait\nguère plus de 625,000 francs s'il était pos-\nsi ble de I' usiner entièrement et puis livré à\npied-d'œuvre. Evidemment, pareille solu-\ntion n'est valable qu'en théorie mais cet\nexemple extrême permettra, du moins,\nd'aider à tendre vers une amélioration rai-\nsonnée du prix de revient. Sî pratiquement\nl'on ne peut usiner tout l'immeuble, ses élé-\nments constitutifs, en tous cas, le pour-\nraient.\nIl nous semble opportun de dire ici quel-\nques mots des achats de matériaux.\nSavoir acheter, a dit Fayol,\nest aussi important que\nsavoir fabriquer.\nSi, à première vue l'architecte peut se de-\nmander s'il y a pour lui nécessité réelle de\nparler achat de matériaux, cet achat, en\ndéfinitive, il le pratique tout au long de\nses investigations professionnelles. La ré-\nception des travaux entr'autres, n'est-elle\npas en somme l'ultime appréciation de\nl'achat des matériaux mis en oeuvre. Déjà,\nà l'origine, l'établissement des cahiers des\ncharges règle les normes marchandes des\nentreprises. Or, ici, comme dans tous les\nstades de l'industrie du bâtiment l'action est\npurement sentimentale, de flair ou intuitive.\nQu'est-ce que l'expérience en regard de\nfabrîcats incontrôlables de visu et dont la\nsource des composants est très communé-\nment confuse sinon ignorée. Vous savez\nque, même pour de grosses entreprises, il\nest impossible de faire subir des épreuves\ndécisives. Aux intentions les meilleures le\nfacteur temps s'oppose impitoyablement.\nEn communauté d'esprit avec M. l'lnten-\ndant Général Chayrou nous dirons :\nL'achat des matériaux doit pouvoir être\nnettement fondé d'une façon implicite sur\nle rapport de FUTILITE RELATIVE aux prix\ndes matériaux semblables considérés.\n« Un matériau A est dit deux fois, trois\nfois, fois plus utile qu'un autre sembla-\nble B s'il peut remplacer 2, 3, maté-\nriaux B, pour l'usage commun auquel on les\ndestine. »\n« Les achats de sentiment exigent chez\nl'acheteur des qualités incertaines et rares\net sont sujets à erreur. Les achats scientifi-\nques sont, sans préparation spéciale, à la\nportée de tout acheteur doué de simple\nbon sens; de plus, ils sont presque infailli-\nbles. Les avantages et la supériorité des\nachats rationnels sont donc indiscutables. »"}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "46", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193403-01.1.12", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 3762, "texte": "« Dans le même but, il est utile que tout\nacheteur soit convaincu de cette pensée\nque la réalisation d'une méthode scientifi-\nque d achat est génératrice d'économies\nimportantes permet de réaliser une di-\nminution importante du prix de revient et\nconstitue une source de bénéfices pour\nl'industrie considérée. »\nLe docteur Hellmuth Boller, premier secré-\ntaire du « Handels Muséum » autrichien,\nexprime ainsi son opinion à cet égard :\n« Acheter mieux et meilleur marché n'est-\nce pas aussi un des secrets de la rationalisa-\ntion? Et cependant, c'est bien souvent que\nprécisément ce domaine est négligé en\npratique, même dans les entreprises qui,\npour le reste, n'épargnent aucune dépense,\naucune fatigue, en vue de comprimer les\nfrais dans toutes les phases, depuis la pro-\nduction jusqu'à la vente. C'est que là se\ntrouvent les vieux et chers fournisseurs\nauxquels on a affaire depuis toujours...; les\nmarchandises auxquelles nous sommes habi-\ntués depuis longtemps. »\nEncore cet avis de Monsieur le Directeur\nGénéral de l'Association Française de Nor-\nmalisation :\n« Quels que soient les cahiers des charges,\nquelques perfections que l'on prévoit dans\nles méthodes d'essai, si détaillées que\nsoient les conditions exigées, elles ne repré-\nsenteront jamais qu'un minimum dont veut\ns'assurer l'acheteur. »\nEn résumé, en opposition à la méthode\nd'appréciation intuitive nous devons retenir\nici avec grand intérêt l'application à nos\nmatériaux des principes que peut compor-\nter la MESURE DES UTILITES RELATIVES.\nAinsi leur achat, description et réception\nsera virtuellement scientifique c'est-à-dîre\nexclusivement basé sur des mesures et un\nraisonnement strict à l'exclusion de toute\nappréciation non chiffrable. Senti-\nment et chiffres égalent\nantinomie.\nD'amples développements actuels ne me\nsont guère possibles ici sur ce qui a été fait\nchez nous en vue de la rationalisation des\nmatériaux et de leur mise en œuvre mais\nqu'il me soit permis de souligner toute la\nsympathie que notre Union professionnelle\nS. B. U. A. M. témoigne pour des organis-\nmes tels l'A. B. S., le 0. P. C., l'O. M.,\nl'lnstitut d'Ergologie, d'autres encore.\nPour terminer, j'essayerai de classer quel-\nque peu les éléments d'une conception\nscientifique des matériaux et vous la sou-\nmets comme suit :\nI\" Sélection méthodique des éléments\nconstitutifs des matériaux comportant :\na) celle de la standardisation des ma-\ntières premières;\nb) le principe d'interchangeabilité\nabsolue des éléments;\nc) les soins d'utilisations.\n2 Sélection méthodique de la standardisa-\ntion proprement dite des matériaux\nbasés également sur le principe d'inter-\nchangeabilité absolue des éléments\ncompte tenu du 3°.\n3° Détermination des usages basés sur la\nnécessité absolue de garantir à l'homme\nair, son, lumière en un cadre urbanisti-\nque et architectonique digne des pro-\ngrès de notre temps.\n4° Sélection des mises en œuvre, laquelle\nne peut se concevoir sans la sélection\ndes urbanistes et architectes, des ingé-\nnieurs spécialisés, des entrepreneurs et\ndes professionnels du bâtiment de tous\nles degrés hiérarchiques.\n5° Détermination pour le matériau brut et\npour le matériau mis en œuvre des me-\nsures d'utilité relative et d'échelles\ncorrespondantes des valeurs de ces uti-\nlités. Eventuellement, cette codification\npourrait se traduire par l'apposition sur\nles matériaux expérimentés de signes\nconventionnels des utilités reconnues.\nEtant donné de telles conditions de la pro-\nduction, l'architecte pourra alors choisir le\nmeilleur d'entre tous les mondes possibles\net avec Max Raphaël nous aurons admis\nque pour l'architecte le « monde le meil-\nleur » c'est la réunion du maximum de ren-\ndement pratique avec la spiritualité la plus\navancée.\nFévrier 1934.\n\nL.-H. DE KONINCK.\nArchitecte S.B.U.A.M."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1934-03-01-c012", "article_bluemountain": "bmtnaac_1934-03_01#c012", "volume": "bmtnaac_1934-03_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "46", "page_fin": "46", "image_debut": 12, "image_fin": 12, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193403-01.2.4.1", "titre_corps": "Le Stand de la revue LA CITE à la 6e Exposition Internationale du Bâtiment au Cinquantenaire à Bruxelles – 1934.", "titre_sommaire": "Le Stand de la revue LA CITE à la 6e Exposition Internationale du Bâtiment au Cinquantenaire à Bruxelles – 1934.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 12, "page_imprimee": "46", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193403-01.1.12", "debut_caractere": 4110, "fin_caractere_exclue": 4222, "texte": "Le Stand de la revue LA CITE à la\n6e Exposition Internationale du Bâtiment\nau Cinquantenaire à Bruxelles - 1934."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1934-03-01-c013", "article_bluemountain": "bmtnaac_1934-03_01#c013", "volume": "bmtnaac_1934-03_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "46", "page_fin": "46", "image_debut": 12, "image_fin": 12, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193403-01.2.5", "titre_corps": "BIBLIOGRAPHIE", "titre_sommaire": "BIBLIOGRAPHIE", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 12, "page_imprimee": "46", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193403-01.1.12", "debut_caractere": 3764, "fin_caractere_exclue": 4108, "texte": "BIBLIOGRAPHIE\n\nLes Applications Américaines de la Psycho-\nlogie à l'Organisation Humaine et à l'Education,\npar le Dr Decroly, professeur à l'Université de\nBruxelles, et R. Buyse, Inspecteur de l'Enseigne-\nment primaire, Docteur ès Sciences Pédolo-\ngiques.\nLes comptes-rendus du Congrès de l'Orga-\nnisation Scientifique du Travail. - Paris 1929."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1934-03-01-c014", "article_bluemountain": "bmtnaac_1934-03_01#c014", "volume": "bmtnaac_1934-03_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "46", "page_fin": "46", "image_debut": 12, "image_fin": 12, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193403-01.2.5.1", "titre_corps": "Les Applications Américaines de la", "titre_sommaire": "Les Applications Américaines de la", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 12, "page_imprimee": "46", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193403-01.1.12", "debut_caractere": 3779, "fin_caractere_exclue": 4108, "texte": "Les Applications Américaines de la Psycho-\nlogie à l'Organisation Humaine et à l'Education,\npar le Dr Decroly, professeur à l'Université de\nBruxelles, et R. 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Ingénieur électricien. Ingénieur civil des Mines A. I. Lg", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 13, "page_imprimee": "47", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193403-01.1.13", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 4260, "texte": "Les Gaines de fumée et la Ventillation\ndans les immeubles à étages multiples\npar Alfred NYST,\narchitecte S.B.U.A.M. et S.C.A.B.,\ningénieur électricien,\ningénieur des Mines A.I.Lg.\n\nL'établissement des conduits de cheminées\nconstitue l'un des chapitres de la technique\ndu bâtiment qui donne le plus de fil à retor-\ndre à l'architecte.\nIl peut paraître paradoxal de s'en occuper\nencore au moment où la centralisation des\nservices semble devoir résoudre son pro-\nblème par simple suppression des gaines\nparticulières. Mais, si rapides et décisifs\nque soient les progrès réalisés dans le do-\nmaine du confort, bien des annnées s'écou-\nleront encore avant que les bienfaits du\nmur neutralisant, de l'air exact et du chauf-\nfage par rayonnement soient accessibles à\ntoutes les classes de la société.\nEn attendant, le conduit de cheminée reste\nun accessoire indispensable du logement.\nLe système d'habitation par appartement\nimplique l'existence d'un statut immobilier\nqui règle les obligations des occupants les\nuns envers les autres. Ce statut prévoit\nl'allumage et l'extinction du chauffage cen-\ntral à dates fixes ce quî entraîne la néces-\nsité de donner à chacun la possibilité de\nse chauffer. D'autre part, le traitement de\ncertaines maladies exige une température\nélevée. On doit donc pouvoir demander à\nune source de chaleur particulière de re-\nmédier, en été, aux défaillances du climat,\nd'apporter son appoint, en hiver, au chauf-\nfage central de l'immeuble.\nLe chauffage à l'électricité est coûteux,\nl'emploi du gaz contre-indiqué dans les\nchambres. Le feu de bois ou de charbon\nreste ce que l'on a inventé de mieux au\npoint de vue de l'hygiène. Au point de vue\ndu confort, l'humanité réaliste d'après-\nguerre semble revenir aux vertus familiales\ndu « coin du feu » : c'est peut-être à mé-\nditer devant la flamme fugitive qu'elle re-\ntrouvera la sagesse.\nL'une des préoccupations essentielles de\nl'architecte qui construit un immeuble col-\nlectif doit être de réduire au stricte mini-\nmum les inconvénients de la promiscuité.\nOr, rien ne traduit de façon plus odieuse\nla présence du voisin que les odeurs de sa\ncuisine. Celles-ci doivent être captées à la\nsource par des bouches d'aspiration pla-\ncées aux endroits voulus et à l'exclusion de\nce souvenir d'un autre âge qu'on appelle\nla hotte. Ces conduits de ventilation éva-\ncueront également les produits de la com-\nbustion du fourneau à gaz, mais une secon-\nde gaine est néanmoins indispensable dans\nchaque cuisine, soit pour le four des cui-\nsinières à gaz importantes, soit pour le four-\nneau à charbon à quoi les fins-becs restent\nirréductiblement attachés.\nL'air confiné règne malheureusement en-\ncore en maître dans tous les milieux dont\nles ressources sont limitées et qui ne voient\ndans l'air frais que des calories perdues. Le\nvieux poêle à charbon de nos pères assu-\nrait le renouvellement de l'air par son sim-\nple tirage : le chauffage central est dé-\nsastreux au point de vue de l'hygiène lors-\nqu'il n'est pas accompagné de conduits de\nventilation suffisantes dont les bouches\nsoient constamment ouvertes.\nLe problème à résoudre se pose donc com-\nme suit :\nPlacer dans trois pièces au moins (cuisine,\nliving, chambre principale) des apparte-\nments les plus modestes, des cheminées\ndoubles (fumée et ventilation) occupant\npeu de place même aux étages supérieurs,\nne grevant pas outre mesure le budget et\nd'entretien facile.\nLes conduits d'évacuation se divisent en\ntrois classes :\na) Le conduit individuel;\nb) Le conduit unitaire;\nc) Le conduit « shunt » ou mixte à collec-\nteur.\na) CONDUITS INDIVIDUELS\nLa gaine individuelle a 0,20 x 0,20 ou\n0,18x0,18 suivant qu'elle est montée en\nbriques de four ou de canal (voir planche\nannexée). Ses parois intérieures sont en-\nduites de mortier appliqué à la truelle et\nqui devrait être lissé à la brosse mouillée :\npresque jamais le maçon n'apporte à son\ntravail cette indispensable finition : l'enduit\ndevant s'appliquer au fur et à mesure de\nl'élévation de la maçonnerie dans des con-\nditions malcommodes, chaque coup de\ntruelle laisse, à sa partie inférieure, une\nbavure qui accroche la suie et nuit au\ntirage.\nLa cheminée en maçonnerie est sujette aux\ntassements : il en résulte des fissures et\ndécollements auxquels il est difficile de\nremédier."}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "48", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193403-01.1.14", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 7401, "texte": "Aussi l'usage s'est-il introduit dans les con-\nstructions soignées, du boisseau en terre\ncuite ou du « wagon » en béton maigre qui\npermettent une réduction de la section en\nraison de la netteté des parois et des an-\ngles arrondis. Le format courant est celui\nde 0,1 3 x 0,1 6 intérieur.\nLe boisseau en terre cuite presque exclusi-\nvement employé en Belgique est fragile et\ndoit être protégé par un revêtement en\nmaçonnerie d'une demi-brique d'épaisseur.\nDans la bonne construction l'on conserve\nmême la languette de séparation ce qui\nconduit à un encombrement final égal à\ncelui du corps de cheminée en maçonnerie,\ntandis que la suppression de la languette\npermet une économie de place de 35 %.\nNous ne signalons que pour mémoire les\nboisseaux combinés et autres « Schofer-\nKamine » (fig. 50) dont les Allemands ont la\nspécialité : ce sont matériaux précis et de\ngrand luxe mais lourds, encombrants et\nchers; leur fabrication a été abandonnée\npar les industriels belges.\nLe conduit en éternit ou asbestyle marque\nun progrès sérieux dans la technique de la\ncheminée : la nature de la matière, la pos-\nsibilité des grandes longueurs, le poids et\nl'encombrement restreints sont des qualités\nprécieuses. On a malheureusement une ten-\ndance à employer ces tuyaux en sections\ntrop étroites, des conduits de 7 cm. de\ndiamètre sont monnaie courante dans les\ncuisines des immeubles les plus récents :\nles poussières qrasses qui se collent à leurs\nparois et la difficulté du ramonage font\nqu'ils s'obstruent au bout de peu de temps.\nLa section des conduits ne doit jamais des-\ncendre en-dessous de 2,5 cm2 quel que soit\nle matériau employé.\nLe coût de la cheminée individuelle en ma-\nçonnerie s'établit au grand cube en ajou-\ntant la valeur de l'enduit et éventuellement\ncelle des boisseaux.\nLa cheminée individuelle, considérée com-\nme seule admissible il y a peu de temps\nencore, a des défauts capitaux.\nI ) Son encombrement notamment la rend\nimpraticable dans les immeubles à étages\nmultiples (voir planche annexée).\nUn corps de cheminées en maçonnerie\ncomportant pour chaque étage une gaine\nde fumée et un conduit de ventilation oc-\ncupe, au 8 étage, 1,65 m 2 sur 5,50 m. de\nlong quand on parvient à les grouper à\nl'enfilade. Le manque de place et la néces-\nsité de placer les prises en des endroits\ndéterminés obligent l'architecteà dévoyer\nles conduits et, parfois, à les grouper sur\ndeux ou trois épaisseurs. Or tout dévoie-\nment est un obstacle au tirage et un dan-\nger d'obstruction : son exécution demande\ndes soins particuliers pour éviter le rétré-\ncissement des gaines : encore peut-on esti-\nmer heureux lorsque le maçon se retrouve\ndans la complication des plans et ne se\ntrompe pas dans l'établissement des rac-\ncords. D'autre part, les coudes en boisseau\nde terre cuite sont régulièrement cassés\npar le boulet du ramoneur.\n2) Au point de vue du tirage, les sou-\nches comportant de nombreux conduits\nsont une nuisance car ils réactionnent les\nuns sur les autres à la sortie de la toiture et\ndonnent lieu à des refoulements (fig. 49).\n3) Au point de vue « efficience », ce fac-\nteur essentiel de l'économie moderne, le\nconduit privé n'est pas défendable. Nous\navons vu, en effet, qu'il convient de don-\nner à chacun la possibilité de chauffer au\nbois ou au charbon.\nIl n'en est pas moins vrai que la plupart des\nusagers préfèrent les facilités du confort\nmoderne et ne veulent plus entendre par-\nler que du gaz. D'où résulte que le deux\ntiers au moins de nos gaines à fumée n'en\nvoient jamais passer et n'évacuent que des\nproduits de combustion pour lesquels une\nsection réduite serait suffisante (v. fig. 49).\nSi l'on tient compte, d'autre part, de ce\nqu'il y a des heures de pointes et des heu-\nres creuses, et de ce que tous les foyers\nd'une même colonne ne fonctionnent pas\nsimultanément, l'on doit conclure que l'éta-\nblissement de gaines individuelles dans les\nimmeubles de rapport constitue un gaspil-\nlage sans nom.\nIl n'y a donc rien de surprenant à ce que\nl'on aie songé à les remplacer par un con-\nduit unitaire dont la section réalise une\nmoyenne suffisante, croissant ou non avec\nle nombre de prises et l'importance des\nfeux.\nb) CONDUIT UNITAIRE\nSon principe est ancien. Avant 1870, M.\nMousseron avait déjà proposé la gaine uni-\nque desservant une série de cheminées pla-\ncées aux différents étages d'une construc-\ntion. En 1875, la Préfecture de Police en\ndéfendit la construction à la suite des\nennuis et commencement d'asphysie dont\nces conduits furent la source. M. Maubras,\nprofesseur à l'Ecole Centrale, écrit à leur\nsujet dans son traité pratique de fumiste-\nrie :\n« On conçoit très bien que l'idée soit ve-\n» nue de construire ces conduits surtout\n» dans les maisons de six à sept étages.\n» Les murs, en effet, sont absolument ha-\n» chés par le passage des conduits de\n» fumée, et la pose des poutres du plan-\n» cher offre souvent une complication assez\n» grande. On pensa donc tout naturelle-\n» ment à ne construire qu'un tuyau unique\n» dont la section aurait été la somme de\n» toutes celles nécessaires pour les dîffé-\n» rentes cheminées.\n» Nous avons dit que des essais minutieux\n» furent faits qui donnèrent au début de\n» bons résultats, mais qu'à la pratique les\n» inconvénients furent nombreux.\n» En principe et théoriquement il semble,\n» à notre avis, qu'une solution pratique\n» peut être donnée à ce problème. »\nDans ces conditions, il fallait avoir un cer-\ntain courage et être poussé par l'insuffi-\nsance croissante du conduit individuel, pour\nreprendre les essais.\nIl est probable que les premières expé-\nriences avaient été entreprises sur des gai-\nnes mal établies et à tirage insuffisant.\nAussi les spécialistes qui reprirent le pro-\nblème, n'eurent-ils d'autre préoccupation\nque d'améliorer celui-ci. La section circu-\nlaire du conduit, sa protection au moyen\nd'un m'atelas d'air stagnant empêchant son\nrefroidissement, sa construction sous for-\nme de boisseaux ou wagons à emboîte-\nment, la matière de ces wagons (béton\nléger), la paroi lisse de la gaine sont autant\nde perfectionnements qui, s'ajoutant, abou-\ntirent a un résultat favorable.\nDepuis peu d'années le conduit unitaire est\ndonc admis dans la plupart des pays.\nMalheureusement les meilleurs soins appor-\ntés à la fabrication ne sauraient écarter les\ndéfauts inhérents au principe même du\nconduit unitaire simple, défauts dont le plus\ngrave est l'interdépendance absolue qu'il\nci ée entre ses divers usagers. L'accumula-\ntion des suies de tous les étages dans le\nbas de la colonne peut provoquer l'obstruc-\ntion de certaines prises : l'introduction d'un\nraccord trop avant dans la conduite para-\nlyse le tirage à tous les étages inférieurs :\nle ramonage qui doit être fréquent exige\nl'arrêt de tous les feux.\nD'autre part, les sections circulaires ou car-\nrées, généralement adoptées, conduisent à\ndes boisseaux de proportions malcommo-\ndes et encombrantes qui limitent leur em-\nploi à des cas particuliers (fiq. 3). Enfin, le\nconduit unitaire simple établit une commu-\nnication acoustique entre les étages : cet\ninconvénient est particulièrement à redou-\nter lorsque la gaine sert à la ventilation.\nc) CONDUIT «SHUNT» OU MIXTE A\nCOLLECTEUR\nIl semble bien que la cheminée « Shunt »\nréalise enfin la solution définitive et prati-\nque que M. Maubras prévoyait il y a plus\nde trente ans dans l'ouvrage cité ci-dessus.\nL'examen des dessins illustrant cet article\npermet de se rendre compte de son fonc-"}, {"page_pdf": 16, "page_imprimee": "50", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193403-01.1.16", "debut_caractere": 121, "fin_caractere_exclue": 4086, "texte": "tionnement. Elle est formée par une série\nde conduits individuels (50) débouchant à\nleur partie supérieure dans un conduit col-\nlecteur (53) qui règne sur toute la hauteur\nde l'immeuble (fig. 52).\nLe conduit individuel qui monte générale-\nment jusqu au niveau du plancher supérieur\nest en quelque sorte « privatif » comme\ndisent les notaires: il comporte une bouche\nde ramonage au plafond, une autre pour\nl'enlèvement des suies à hauteur de plin-\nthe : le propriétaire est libre de supprimer\nsa gaine individuelle, d'y apporter des mo-\ndifications, de la faire ramoner sans de-\nmander l'avis des copropriétaires et sans\ninfluencer en quoi que ce soit le fonction-\nnement des autres cheminées.\nLe conduit collecteur est « propriété com-\nmune » : il monte en ligne droite du bas\nde l'immeuble jusqu'à la toiture : son ra-\nmonage, peu fréquent puisque la grosse\npartie des suies se dépose dans les conduits\nindividuels, est assuré par la gérance : les\nsuies sont enlevées au sous-sol.\nLa cheminée « Shunt » est composée de\nboisseaux wagons) fabriqués à la machine\nen béton de bims, ponce artificielle ou mâ-\nchefer concassés et calibrés. Ces boisseaux,\nfabriqués à la machine ou vibrés, compor-\ntent deux trous formant, par superposition,\nun conduit individuel de 0,12 X 0,20 et une\ngaine collectrice de section variable suivant\nles nécessités mais dont la section ne des-\ncend pas en dessous de 4 décîm. carrés.\nL'épaisseur des parois est de 3 cm. environ.\nLa languette de séparation assure un\néchange de chaleur qui régularise les tem-\npératures des gaz circulant dans les deux\ngaines voisines et, de ce fait, évite les re-\nmous qui pourraient se produire à la ren-\ncontre des deux colonnes de fumée.\nLa bifurcation des deux gaines et l'élargis-\nsement du conduit collecteur sont réalisés\nau moyen de pièces spéciales (fig. 53 et\n54) dont les courbes sont calculées de fa-\nçon que le cheminement des gaz se fasse\navec un minimum de pertes de charges.\nLes cheminées d'aérage sont basées sur le\nmême principe que les cheminées à fumée\net identiques comme construction; la seule\ndifférence réside dans le montage des\nboisseaux, la prise de fumée étant rempla-\ncée par une bouche d'aspiration et les por-\ntelles de ramonage supprimées.\nLes cheminées d'aérage et de fumée peu-\nvent être montées indépendamment l'une\nde l'autre, mais il est généralement indi-\nqué de les juxtaposer comme indiqué sur\nla planche annexée. Dans ce cas l'encom-\nbrement total varie de 0,83 minimum à\n1,15 maximum en largeur sur 0,26 de sail-\nlie.\nLa prise de fumée étant légèrement dé-\nsaxée, il est nécessaire, si on désire la ra-\nmener dans l'axe du corps de cheminée, de\ncharger celui-ci de 0,20 de maçonnerie\ncontre le conduit de fumée collecteur :\ndans ces conditions, la largeur maxîma du\ntrumeau est de I m. 35 pour les cheminées\njumelées : c'est une dimension courante\npermettant la garniture en marbre avec\nretour ou à la française et ne compromet-\ntant pas le placement des meubles latéraux.\nL'encombrement total de la cheminée\n« Shunt » n'est donc, aux étages supérieurs,\nque 25 p. c. de l'emplacement occupé par\nun corps de cheminées individuelles en ma-\nçonnerie.\nSi l'on admet que trois cheminées doubles\n(cuisine, living-room et chambre à coucher)\nsont nécessaires dans un appartement de\n100 m 2, l'économie de place réalisée est\nde 4 m 2.\nPour les feux ouverts au boîs ou au charbon\nqui dégagent une quantité de fumée et\ndemandent un appel d'air considérables,\nla section de la cheminée doit être aug-\nmentée et il est même parfois désirable de\nsupprimer la ventilation qui pourrait retar-\nder le tirage au point de rendre l'allumage\ndes bûches difficile : l'aspiration de la che-\nminée agrandie assure du reste à elle seule\nune ventilation suffisante, même si le foyer\nest éteint. Dans ce cas, la cheminée peut\nse monter comme indiqué sur la planche\nannexée : l'atre classique de 0 m. 43 per-\nmettant l'introduction des rondins de bois\nse trouve au centre, surmonté d'une che-"}, {"page_pdf": 19, "page_imprimee": "51", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193403-01.1.19", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 6014, "texte": "minée individuelle de 0,2 X 0,4 qui bifur-\nque à gauche et à droite dans deux con-\nduits collecteurs de section constante ou\ncroissante selon les circonstances. Cette\ndisposition est celle qui se prête égale-\nment le mieux au placement des foyers\nles plus variés à feu continu, au gaz, ou\nautres. Elle donne un encombrement de\n0 m. 35 en profondeur sur 0 m. 98, I m. 18\nou I m. 30 en largeur, suivant étage.\nAu point de vue acoustique, la cheminée\n« Shunt » est a I abri du reproche que nous\navons fait a la cheminee unitaire simple de\nformer porte-voix entre les différents éta-\nges. Il suffit de suivre I un des dessins sché-\nmatiques en partant d une bouche d'aspi-\nration pour voir que les ondes sonores de-\nvraient parcourir la hauteur d'un étage\ndans le conduit individuel, puis une ou plu-\nsieurs hauteurs d etages dans le conduit\ncollectif et redescendre alors à contre-cou-\nrant dans un conduit individuel avant d'ar-\nriver chez un voisin; elles sont évidem-\nment amorties avant la fin de ce voyage.\nLa souche extérieure de la cheminée\n«Shunt» (fig, 54) possède une double paroi\nformant une gaine annulaire de 6 cm., dans\nlaquelle viennent s'engouffrer les courants\ntraînant le long des versants des toitures\net particulièrement à la surface des terras-\nses; il se produit ainsi un courant annulaire\nascendant qui active le tirage.\nElle comporte en outre deux chicanes incli-\nnées qui rétrécissent le passage, augmen-\ntent la vitesse des gaz et empêchent tout\nrefoulement. Ces chicanes, dont l'inférieure\ndoit être placée dans la direction des vents\ndominants, sont disposées de façon à éva-\ncuer à l'extérieur les eaux de pluie qui\npourraient pénétrer dans la gaine.\nL on connaît les difficultés que les cuisiniè-\nres éprouvent le matin à l'allumage du\nfourneau de cuisine : le feu étant éteint,\nl'air de la nuit aspiré dans la gaine la re-\nfroidit et il arrive, lorsque le soleil a ré-\nchauffe I atmosphère, que la colonne d'air\nqui remplît la cheminée est plus froide que\nl'air extérieur, ce qui renverse le tirage.\nPour éviter le refroidissement de la chemi-\nnée, on peut placer à la partie supérieure\ndu conduit individuel un clapet en équerre\n(fig. 55) manoeuvré par une tige rigide et\nqu on peut fermer pendant la nuit lorsque\nles feux sont éteints : dans ces conditions,\nle conduit conserve la chaleur accumulée\ndans ses parois. En pratique cette précau-\ntion ne se justifie guère, car une fois le\npremier feu amorcé, le tirage est établi\ndans la gaine commune et provoque, dans\nles conduits individuels, une aspiration dont\ntous les usagers bénéficient.\nLe même renversement peut se produire\npar la simple pénétration des rayons du so-\nleil dans la gaine de fumée rendue bonne\nconductrice par la présence de la suie : il\nse produit alors toute une série de cou-\nrants partiels qui se réfléchissent contre les\nparois et dont la résultante est un courant\nd'air refluant.\nCe phénomène est écarté, dans la chemi-\nnée « Shunt » par la disposition de la sou-\nche extérieure avec sa chemise et ses chi-\ncanes.\nLes conduits « Shunt » permettent de trai-\nter indépendamment l'évacuation des fu-\nmées et la ventilation.\nS'ils traversent des locaux qui ne requiè-\nrent pas leur usage, l'on peut, ou bien sup-\nprimer les conduits individuels sur la hau-\nteur de ces locaux ou bien prolonger d'au-\ntant les gaines individuelles de l'étage infé-\nrieur (fig. 52). Dans ce dernier cas la cha-\nleur irradiée de ces gaines permet un\nchauffage modéré des locaux en question.\nLe boisseau se prête à toutes les combi-\nnaisons possibles, la prise de fumée et la\nbouche de ventilation pouvant se placer\nsur l'une quelconque des faces accessibles\nde la gaine de départ (fig. 56).\nIl va de soi que les accroissements de sec-\ntion du conduit collecteur doivent être\nétudiés suivant les nécessités des circons-\ntances : la planche accompagnant cette\nétude se rapporte au cas fréquent de huit\nlocaux semblables superposés, mais si l'on\ndevait brancher un feu plus important au\n2 étage par exemple, on y passerait direc-\ntement de la section 0,20 X 0,20 à la sec-\ntion 0,20 X 0,36.\nThéoriquement, il était indiqué d'appliquer\na la cheminée « Shunt » le principe de la\nsection croissante que la nature et les in-\ndustriels ont adopté depuis que le monde\nest monde chaque fois qu'il s'est agi de\nI écoulement d un fluide quelconque; en\npratique, et sacrifiant ainsi au principe\nsacdr de la standardisation, le constructeur\ndonne au conduit collecteur une section\nconstante de 7,2 dm2. Cette section a été\ncalculée de façon à permettre, en toutes\ncirconstances, l'évacuation totale des gaz :\nelle est sanctionnée par la pratique. La sec-\ntion constante a pour effet non seulement\nde normaliser les éléments de la cheminée\net d en réduire le nombre au strict mini-\nmum mais encore de permettre, par sur-\ncroît, la standardisation complète des par-\nties décoratives des corps de cemînées à\ntous les étages.\nII va de soi que les raccords des foyers et\ndes fourneaux de cuisine doivent être pour-\nvus de clefs et que celles-ci doivent être\nfermées lorsque les feux sont éteints : cette\nprécaution élémentaire s'impose pour tous\nles conduits unitaires.\nIl est recommandable d'entourer les bois-\nseaux «Shunt» d'un revêtement en bri-\nques de bims ou autres de 5 cm. d'épais-\nseur afin d'assurer l'adhérence des enduits,\nrevêtements en faïence, etc.\nCONCLUSIONS\nLa tendance de construire en hauteur rend\nle conduit individuel impossible en raison\nde son encombrement,\nLe conduit unitaire est possible mais, dans\nsa réalisation simpliste, il présente des dé-\nfauts essentiels (interdépendance entre\nles usagers, encombrement, communication\nacoustique) qui limitent son emploi à des\ncas particuliers.\nLe conduit breveté « Shunt » donne un\nmaximum de sécurité avec un minimum\nd'encombrement : il n'établit aucune com-\nmunication acoustique entre les usagers :\nil est écanomique et de placement facile.\nNous pensons qu'il apporte la solution dé-\nfinitive du conduit de cheminée dans les\nimmeubles de rapport.\nBruxelles, le 28 février 1934."}, {"page_pdf": 19, "page_imprimee": "51", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193403-01.1.19", "debut_caractere": 6026, "fin_caractere_exclue": 6131, "texte": "Alfred NYST,\nArchitecte S.C.A.B. et S.B.U.A.M.\nIngénieur électricien.\nIngénieur civil des Mines A. 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Batterie de cheminées de cuisines construite en 1929. On constate que deux usagers sur sept emploient le charbon, l'un d'eux a fait placer des rallonges en tôle galvanisée bavant la suie et la rouille et qu'il doit remplacer chaque année. Tous les autres conduits sont trop importants pour le service qu'on leur demande.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 13, "page_imprimee": "47", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193403-01.1.13", "debut_caractere": 4262, "fin_caractere_exclue": 4624, "texte": "Fig. 49.\nLa grande pitié de nos toitures.\nBatterie de cheminées de cuisines construite\nen 1929. On constate que deux usagers\nsur sept emploient le charbon, l'un\nd'eux a fait placer des rallonges en tôle\ngalvanisée bavant la suie et la rouille et\nqu'il doit remplacer chaque année. 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Le Corbusier et Fierens, le\nR. P. MORLION nous a entretenu de\nl'esthétique contemporaine.\nSa conférence débuta par une synthèse des\nthéories scolastiques du beau, qui consti-\ntuent d'après le R. P. Morlion une\njustification de l'art moderne.\nL'imitation de la nature est la néga-\ntion de l'art, qui ne peut être que créa-\nteur. La photographie, elle-même, en se\nservant des moyens qui lui sont propres,\nl'éclairage, les gros plans... crée un monde\nnouveau. Les projections d'admirables\nphotographies contrastant avec les platitu-\ndes d'une certaine école de peinture réa-\nliste, le démontrent éloquemment.\nL'histoire de la peinture contemporaine se\ncaractérise par une réaction continue con-\ntre le réalisme en art. Cette orientation\nnouvelle, débute avec l'impressionnisme\nqui poursuit la destruction de la forme,\npour nous découvrir le royaume de la\nlumière. Pointillisme, expressionnisme, sur-\nréalisme s'éloignent de plus en plus du réel,\ndont le dadaïsme achève la destruction\ntotale.\nL'art est dans une impasse. Pour l'en sor-\ntir, le cubisme et la « neue zachlichheit »\ns'efforcent de construire, mais ils se figent\ndans une froideur mortelle. L'art, en effet,\nn'est pas que « forme », mais il est aussi\n« pensée ».\nC'est dans l'œuvre des Marc Ernst, Fritz\nvan den Berghe... qu'on voit le plus claire-\nment cette recherche tourmentée de la\npensée, de l'âme propre au monde irréel\nque la peinture contemporaine fait surgir,\npensée, le plus souvent démoniaque, chez\nd'aucuns cependant, d'essence divine, par\nla sérénité de la méditation, voisine de\ncelle des boudhas recueillis, dont le R. P.\nMorlion nous laisse voir un admirable spé-\ncimen qui caractérise les tendances de\ntout art religieux.\nMalgré sa longueur et l'imperfection de la\nlangue français traduit du flamand\ncette conférence fut pour les admirateurs\nde l'art moderne, d'un réel réconfort.\nQuelque temps après, nous eûmes le plai-\nsir d aller entendre l'architecte parisien\nMALLET-STEVENS, qui nous parla de l'ar-\nchitecture moderne et du public.\nLe public n'accorde pas à l'architecture\nl'attention qu'elle mérite; les rues, pour lui,\nne sont qu'une suite de magasins, mais sa\ncuriosité ne dépasse pas le premier étage.\nDans les milieux officiels, les styles servent\nà une chose : indiquer la destination des\nédifices : gothique pour les églises, classi-\nque pour les palais de justice. A l'intérieur,\nle salon sera d'un Louis quelconque, le bu-\nreau sera Empire, seule la salle de bains\nsera moderne.\nEn moderniste passionné, Mallet-Stevens\nvoit dans le style de la baignoire, une rai-\nson d'espérer.\nVînt ensuite une énergique défense de l'ar-\nchitecture moderne, et de ses caractéristi-\nques : la terrasse, la fenêtre en longueur,\nles meubles métalliques, les surfaces net-\ntes...\n« On va partout répétant que le style\nmoderne tue les métiers d'art, c'est peut-\nêtre vrai, mais jamais l'architecture n'a fait\nappel à une main-d'œuvre plus spécialisée.\nOn dit aussi : « Je ne veux pas que mon\nmobilier me rappelle le style des clini-\nques », mais on oublie que jadis, on cou-\nchait les patients sur des tables de bois.\nEn conclusion, M. Mallet-Stevens, souligne\nque c'est l'ignorance du passé, qui est\ncause de l'incompréhension qui heureu-\nsement disparaît de plus en plus de\nl'architecture contemporaine.\nLa conférence, d'une tenue impeccable,\némaillée de traits d'esprit, obtint un suc-\ncès facile."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1934-03-01-c026", "article_bluemountain": "bmtnaac_1934-03_01#c026", "volume": "bmtnaac_1934-03_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "52", "page_fin": "52", "image_debut": 20, "image_fin": 20, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193403-01.2.8", "titre_corps": "BOUWKUNDIGE COMPOSITIE", "titre_sommaire": "BOUWKUNDIGE COMPOSITIE", "signature_source": "P. J. J. 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V.\nCet ouvrage vient de sortir des presses\nd'Erasmus où il a été imprimé pour la So-\nciété Standaard d'Anvers.\nPas d'étude de proportions mathématiques\ntel que le faisaient les auteurs du XVI siè-\ncle, pas de critiques de théories du genre\nde celles des précurseurs de l'encyclopé-\ndisme, ni de considérations pleines de spé-\nculations philosophiques à l'allemande.\nPas un livre dans le genre du Guadet qui\ncontient quantité de connaissances utiles\nmais n'approfondît pas la nature même du\nphénomène architecture comme\nont tenté de le faire les auteurs améri-\ncains.\nPas un livre de théorie sur la géométrie,\nbase de la forme, comme Matila Ghika en\na écrit un.\nPas une histoire de l'art.\nNon ! Un ouvrage né de la pratique et\ntendant à y puiser des considérations sur\nl'architecture.\nDans son introduction l'auteur débute par\nl'appréciation bien connue de John Bel-\ncher «Enssentials in archi-\ntecture » et reprise depuis par\nbien d'autres auteurs, sur l'élément spiri-\ntuel dans l'architecture.\nA l'appui de nombreuses illustrations il étu-\ndie ensuite :\nLes principes : bon, vrai, beau.\nLes qualités ou caractéristiques :\nI. Vie (mouvement);\n11. Force (contraste);\n111. Largesse;\nIV. Limitation (dépendance, suprématie),\nfinesse, grâce, sentiment, échelle, repos,\nunité, harmonie musique et architecture).\nLes facteurs :\nLa proportion, symétrie, sens accent;\nLes pleins et les vides;\nLumière et ombre;\nLa couleur;\nLa situation, l'entourage.\nDans ses conclusions l'auteur déclare qu'en\nces temps où l'architecture a évolué avec\ntant de rapidité, il est utile, voire indispen-\nsable, de sonder un peu plus profondément\ndans les principes essentiels de la compo-\nsition architecturale et proclame sa foi\ndans la valeur de l'art dans la vie.\nNous pensons avec lui qu'à côté de l'étude\ndes facteurs techniques de l'architecture,\nà côté de son caractère social il faut\nessayer de rechercher le pourquoi de nos\nimpressions artistiques, les règles profon-\ndes et éternelles de la beauté; mais nous\ncroyons aussi que cette étude n'est vrai-\nment profitable que pratiquée comme un\nexamen de soi-même et qu'aucun autre\nlivre quelle qu'en soit la valeur, ne pourra\ncréer un artiste, tout au plus peut-il éveil-\nler des impressions, provoquer l'éclosion de\nsentiments à celui qui y est prédisposé.\nSans ce sens spécial, l'étude ne dévelop-\npera jamais une personnalité.\nPar ailleurs, la lecture du livre est agréa-\nble; il peut être un bon auxiliaire pour\nl'enseignement."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1934-03-01-c027", "article_bluemountain": "bmtnaac_1934-03_01#c027", "volume": "bmtnaac_1934-03_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "53", "page_fin": "53", "image_debut": 21, "image_fin": 21, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193403-01.2.9", "titre_corps": "LE PARQUET BRUCE", "titre_sommaire": "LE PARQUET BRUCE", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 21, "page_imprimee": "53", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193403-01.1.21", "debut_caractere": 57, "fin_caractere_exclue": 73, "texte": "LE PARQUET BRUCE"}, {"page_pdf": 21, "page_imprimee": "53", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193403-01.1.21", "debut_caractere": 115, "fin_caractere_exclue": 2143, "texte": "LE BOIS : Chêne blanc d'Amérique. Grâce à sa\ntexture serrée, le chêne d'Amérique\nne s'encrasse pas, son entretien est\naisé, sa surface cirée brillante. La\nfirme Bruce exploitant ses propres\nforêts, les parquets ont invariable-\nment la même origine, ce qui assure\nleur homogénéité.\nLE SECHAGE : Est exécuté au moyen de vapeur et\nd'air chaud, selon les mêmes métho-\ndes, les mêmes principes et avec les\nmêmes soins consacrés par des an-\nnées d'expérience.\nLA LONGUEUR : Variable, c'est-à-dire que la pièce la\nplus courte mesure 0 m. 55 et la plus\nlongue 3 m. 50. Ainsi donc le nombre\nde joints habituels est réduit de\n65 p. c. Nous recommandons, pour\nla bonne apparence du parquet, de\nne pas faire apparaître en cours de\nplacement, un joint à moins de 25 cm.\nd'un autre.\nL'EPAISSEUR : Nette, 21 mm.\nLA LARGEUR : Nette, 57 mm. Afin de fournir des\nlames parfaitement planes et droites,\nla firme Bruce n'a pas hésité à les\nmachiner hors des pièces sensible-\nment plus larges et plus épaisses.\nAinsi la largeur nette de 57 mm. est\ndébitée hors 75 mm. et l'épaisseur\nnette de 21 mm. hors de 25 mm.\nLE POIDS : 15 kilos par m2 de surface nette.\nLE PLACEMENT : Le parquet Bruce se cloue sur gîtage\net sur lambourdes. Ces dernières ne\nsont jamais comprises dans nos entre-\nprises sauf stipulation contraire et\nexpresse. Nous fournissons le parquet\nBruce :\nSans placement : dans ce cas nos prix\ns'entendent par m2 de surface nette,\nutilisable, c'est-à-dire qu'ils sont me-\nsurés languettes déduites.\nAvec placement : dans ce cas nos\nprix comprennent la mise à niveau,\nle raclage et la première mise en\ncire. Nous entreprenons le placement\ndans tout le pays.\nLES FOURNITURES : La rapidité des livraisons et le res-\npect des délais de fournitures sont\nassurés par un stock permanent de\nplusieurs milliers de mètres carrés\nque nous tenons en magasin à Anvers\net à Bruxelles. Nous acceptons les\ncommandes jusqu'à douze mois avant\nleur exécution, les marchandises étant\ndans ce cas, immobilisées en maga-\nsins, sans aucun frais pour nos clients."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1934-03-01-c028", "article_bluemountain": "bmtnaac_1934-03_01#c028", "volume": "bmtnaac_1934-03_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "53", "page_fin": "53", "image_debut": 21, "image_fin": 21, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193403-01.2.9.1", "titre_corps": "Détail – Grandeur – Coupe transversale", "titre_sommaire": "Détail – Grandeur – Coupe transversale", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 21, "page_imprimee": "53", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193403-01.1.21", "debut_caractere": 75, "fin_caractere_exclue": 113, "texte": "Détail - Grandeur - Coupe transversale"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1934-03-01-c029", "article_bluemountain": "bmtnaac_1934-03_01#c029", "volume": "bmtnaac_1934-03_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "54", "page_fin": "54", "image_debut": 22, "image_fin": 22, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193403-01.2.10", "titre_corps": "Le Parquet BRUCE en chêne d'Amérique séché scientifiquement", "titre_sommaire": "Le Parquet BRUCE en chêne d'Amérique séché scientifiquement", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 22, "page_imprimee": "54", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193403-01.1.22", "debut_caractere": 57, "fin_caractere_exclue": 3747, "texte": "Le Parquet BRUCE\nen chêne d'Amérique séché scientifiquement\nIl est une question qui, au cours de ces dernières années, nous fut souvent posée :\n« Ne pourriez-vous pas nous livrer des parquets offrant les mêmes avantages et les\nmêmes garanties que vos portes WOCO et LAMINEX ? C'est donc en réponse à la\ndemande de nombreux clients, que nous avons introduit le parquet Bruce. Nous\ndéclarons en tout premier lieu que nous n'avons été guidés que par un seul souci :\nfournir un parquet dur, résistant, de belle apparence, facile à l'entretien, garanti au\nchauffage et à l'humidité et de plus économique. Nous avons donc recherché la\nqualité pure et simple en évitant d'aborder le domaine de la fantaisie que nous\nlaissons aux firmes spécialisées. Le parquet Bruce fait fi des dessins : il ne cherche\npas à amuser l'oeil : il ne désire qu'être utile dans sa simplicité.\nAu fait comment se fait-il qu'à l'heure présente où les plafonds sont de plus en plus\ndépourvus d'ornements; où les murs sont de plus en plus unis, le parquet, lui, s'obstine\nà s'encadrer de filets et de bordures, à se diviser en petits rectangles, à s'étendre\nen arêtes de poisson et à s'entrecouper en morceaux minuscules ?\nSerait-ce dans le vain espoir de paraître plus luxueux ?\nSerait-ce donc parce que le public l'exige ?\nQu'il nous soit permis de poser ces questions. Nous nous demandons si la raison de\nla popularité du dessin en parquets ne doit pas être recherchée dans le fait qu'il\npermet l'emploi de petits morceaux de bois, de déchets, de frises sciées entre les\nnoeuds et l'uilisation ainsi jusqu'aux moindres branches de chênes, grâce à l'étroitesse\net la petitesse des pièces nécessaires. Le dessin n'a-t-il pas été imposé plutôt par les\nnécessités d'une fabrication économique ? Et cette fabrication économique n'a-t-elle\npas popularisé le dessin au point que ce dernier paraît pour beaucoup aujourd'hui,\ninséparable de toute conception de parquet de qualité ?\nNous avons donc voulu quant à nous, offrir un parquet uni : notre ambition avait pour\nidéal la lame unique sur toute la longueur de la pièce. Mais nous avons été obligés\nde constater que cette solution était par trop coûteuse vu le prix élevé des bois de\nchêne en fortes longueurs. Nous avons alors adopté une solution moyenne : les lon-\ngueurs variables avec par conséquent, des joints irréguliers. Ceci permet l'emploi de\npièces dont la plus courte est de 0.55 m. et la plus longue de 3.50 m. La dispersion\net le nombre réduit des joints qui sont tous languettés, rainurés et machinés à la\nperfection, ne frappe pas le regard comme les joints réguliers et répétés à courte\ndistance : on obtient ainsi l'impression d'une surface parfaitement unie. De plus,\ntoutes les lames étant placées dans le même sens, l'entretien du parquet est de\nbeaucoup plus aisé que celui de petites pièces de bois chevauchant en sens contraire\net qui rendent le nettoyage à la paille de fer par exemple, pour ainsi dire impossible.\nPourtant, un raclage de ce genre est bien souvent nécessaire. Nous facilitons par\nconséquent le travail ménager.\nQuant aux prix, si on les compare avec ceux d'un plancher en sapin qui doit être\npeint et verni, ou recouvert de tapis ou de linoléum, on constatera qu'il y a un\navantage considérable en faveur du parquet Bruce, surtout si l'on tient compte que\nla peinture, le linoléum et les tapis n'ont qu'une durée relativement éphémère et\ndoivent être renouvelés plusieurs fois au cours de l'existence du bâtiment.\nC'est donc avec la plus entière confiance que nous invitons nos clients à faire usage\ndu parquet Bruce, confiance justifiée par les mérites des matériaux que nous vous\nprésentons et la satisfaction qu'il leur procurera."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1934-03-01-c030", "article_bluemountain": "bmtnaac_1934-03_01#c030", "volume": "bmtnaac_1934-03_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 2", "page_fin": "couv. 2", "image_debut": 2, "image_fin": 2, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193403-01.2.11", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 2, "page_imprimee": "couv. 2", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193403-01.1.2", "debut_caractere": 1360, "fin_caractere_exclue": 1887, "texte": "W\"\nMl\nV\nrS\n'1\nr\n<0\nf\nV2V\no\nn\ne\nz\nKM\nd\nte\na\na\ne\nArôih\nSondages\n03\ns*\nle jaune\n/\n_is\n■\n<c.<\n<J w.\nvos sondages\ns Pieux Franki\nEtant spécialiste en fondations, elle est en mesure\nd apprécier comme il convient la nature des\ndifférentes couches composant le sous-sol et de\nvous en indiquer le degré de compressibilité.\n■.y--'A\nrn-V\nK3s£\n03\nnoire\no>\nDemandez prix et conditions\nsans frais ni engagement\npour vous à\nArdue blanchâtre\n03\n<o\nPIEUX FRANKI\nun spécialiste pour vos fondations\n1 96, Rue Grétry\nLIÈGE\nGravier noir\n05\nV 3\n2140"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1934-03-01-c031", "article_bluemountain": "bmtnaac_1934-03_01#c031", "volume": "bmtnaac_1934-03_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "53", "page_fin": "53", "image_debut": 21, "image_fin": 21, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193403-01.2.12", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 21, "page_imprimee": "53", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193403-01.1.21", "debut_caractere": 2145, "fin_caractere_exclue": 2260, "texte": "Etablissements E.-J. 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MOUTSCFtEN, Architecte\nCompte Chèque Postal : N\" 1204 ABONNEMENT : A_ NYST, Ingénieur-Architecte\nLIBRAIRIE : Di.trich îC- Belgique :50 francs SECRETARIAT •\nRue du Musée, 10, Bruxelles Etranger : 70 francs SECRETARIAT\nimrn —— (14 belgasj Rue de la Croix-de-Per, 79\nPUBLICITE . Le sureau (je |a Revue est ouvert tous les jours de 2h.à 6 h.\nM. Lud. Schwachhoter (samedis et dimanches exceptés).\nd l i jiw oo Les rédacteurs e* collaborateurs sont seuls responsables\nBoulevard d T près, 28 de leurs articles. Il sera rendu compte dans la revue\nTéléphone 17 73 12 de tout °uvra9e dont un exemplaire lui sera envoyé.\n\nW\"\nMl\nV\nrS\n'1\nr\n<0\nf\nV2V\no\nn\ne\nz\nKM\nd\nte\na\na\ne\nArôih\nSondages\n03\ns*\nle jaune\n/\n_is\n■\n<c.<\n<J w.\nvos sondages\ns Pieux Franki\nEtant spécialiste en fondations, elle est en mesure\nd apprécier comme il convient la nature des\ndifférentes couches composant le sous-sol et de\nvous en indiquer le degré de compressibilité.\n■.y--'A\nrn-V\nK3s£\n03\nnoire\no>\nDemandez prix et conditions\nsans frais ni engagement\npour vous à\nArdue blanchâtre\n03\n<o\nPIEUX FRANKI\nun spécialiste pour vos fondations\n1 96, Rue Grétry\nLIÈGE\nGravier noir\n05\nV 3\n2140"}, {"page_pdf": 3, "page_imprimee": "37", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193403-01.1.3", "texte": "LA CITÉ. XIIe Année. N° 3.\nMARS 1934\n\nLE CONCOURS\nVAN DE VEN 1934\npar Lucien FRANÇOIS, Architecte S.B.U.A.M.\n\nLe concours Van de Ven vient d'être jugé.\nCe prix annuel est devenu, ainsi que chacun\nsait, l'une des manifestations les plus inté-\nressantes et les plus significatives en ce qui\nconcerne l'art architectural de notre pays\net son auteur a droit, nous ne devons point\ncraindre de le redire, à la reconnaissance\nde tous ceux-là qui, chez nous, luttent de-\npuis nombre d'années pour le renouvelle-\nment d'un art que l'esprit et la vie avait\nabandonné.\nCependant, on se tromperait singulière-\nment en considérant tous les participants à\ncette épreuve, de plus en plus disputée,\ncomme les pionniers d'une architecture\nnouvelle et vivante. L'exposition organisée\nà la Stéréothèque nous révèle le désarroi\nqui continue à régner parmi nos construc-\nteurs, et il s'avère que l'accord est loin\nd'être fait sur le choix d'une formule ou\nd'un principe susceptible de rendre a notre\nart majeur la vérité et la pérennité, qualités\nprincipales de tout art véritable.\nHélas, combien ces qualités semblent diffi-\nciles à réaliser et combien il paraît dur de\ns'évader du cercle du formalisme. Il semble\nqu'il n'y ait point de salut hors de la diver-\nsité, celle-ci étant comprise dans son sens\nle plus étroit, pour la vaine gloire de faire\nautrement que les autres. Il en résulte ainsi\nune incohérence et une anarchie qui consti-\ntuent l'une des maladies endémiques de nos\nvilles belges d'aujourd'hui.\nSans doute, nous avons tous péchés, à des\ndegrés divers, contre la simplicité et il nous\nsiérait mal de jeter la pierre à ceux qui,\naujourd'hui encore, sont en état de péché !\nIl faut bien reconnaître cependant que ce\nque l'on croit ainsi être de l'originalité n'est\nqu'une manifestation de l'esprit d'imitation.\nToutes ces œuvres disparates « s'inspirent »\nquelque part et il n'est point difficile de\nleur trouver une origine bien souvent étran-\ngère. L'on confond la véritable originalité\ndont la source réside dans la plus grande\nsincérité avec cette propension dont sont\nanimés la plupart d'entre nous et qui nous\nincite à identifier ce que nous croyons être\nnotre personnalité vraie avec des expres-\nsions formelles vers lesquelles un simple\nengouement passager nous attire.\nL'architecture moderne ne sera que le jour\nou toute recherche formaliste, en soi, sera\nabandonnée. C'est un lieu commun que de\nrépéter que l'œuvre architecturale, dans\nson aspect extérieur, doit être l'expression\ndu plan, lequel doit répondre d'une façon\nlogique, rationnelle et harmonieuse à un\nensemble de nécessités déterminées par\nun programme bien élaboré. Ainsi l'art de\nl'architecture consiste à ordonner, sans fas-\ntes ni truculences mais avec un sens tou-\njours accru de l'ordre et de la mesure ces\ndeux éléments indissolubles; le plan, la fa-\nçade. A ce seul point de vue, bien des pro-\njets présentés méritent d'être critiqués. Le\nplus important de ceux-ci nous paraît être\ncelui de M. Neerman qui a obtenu la pre-\nmière mention (immeuble pour bureaux) la\nfaçade de cette oeuvre, remarquable en\nsoi ne semble pas être l'expression des dis-\npositions internes, on remarque en effet\nque la succession des grandes fenêtres ver-\nticales est coupée en son milieu par un\nplan d'étage. Notons encore, ceci d'une\nmanière générale, l'abus de certains élé-\nments qui, fort caractéristiques quand ils\nsont employés à propos, faussent dans le\ncas contraire la signification d'un édifice.\nCitons comme exemple de cette erreur les\nénormes horloges surmontant le Home du\nGrand air de l'architecte G. Dedoyard\n(Prix Van de Ven de cette année) et qui lui\ndonne l'apparence d'une gare de chemin\nde fer.\nNous aurions voulu nous étendre davantage\nsur l'analyse de certaines œuvres, l'absence\nde plans, à notre avis indispensable, ne\nnous le permet pas. Nous émettons le vœu\nqu'à l'avenir les plans soient exposés avec\nles photographies et les dessins qu'ils doi-\nvent compléter."}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "38", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193403-01.1.4", "texte": "Fig. 44.\n2 mention.\nC. Eysselinck,\nArchitecte S.B.U.A.M.\nGAND.\n\nFig. 45. Ecole Supérieure de Navigation à Anvers\n4 mention.\nVan Kriekinge,\nArchitecte.\nBRUXELLES."}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "39", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193403-01.1.5", "texte": "Fig. 46 Préventorium à Coq-sur-Mer.\nPrix d'architecture\nVan de Ven, 1934.\nDedoyard,\nArchitecte.\nLIEGE.\n\nFig. 47. Bâtiment pour administration privée.\nI mention.\nNeerman,\nArchitecte.\nGAND."}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "40", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193403-01.1.6", "texte": "Fig. 48.\n3 mention.\nVan der Voort,\nArchitecte.\nANVERS.\n\nIl n'est pas souhaitable, d'autre part, de\nvoir exposés tous les projets.\nIl en est trop qui ne sont vraiment pas à\nleur place dans une exposition d'oeuvres\nmodernes sensées être d'une qualité supé-\nrieure. Le public, non averti, sera tenté de\nse méprendre singulièrement sur le carac-\ntère et la valeur de celles-ci, le résultat,\nau point de vue éducatif serait en consé-\nquence plutôt négatif.\nIl serait utile, pensons-nous, de ne plus ex-\nposer les œuvres éliminées au premier tour,\nla place récupérée serait utilement em-\nployée pour la présentation des plans des\nmeilleurs projets.\nDisons pour terminer cette brève disgres-\nsion qu'il est du plus haut intérêt que ce\nconcours, n serait-ce que par respect pour\nles intentions de son promoteur, ne soit pas\ndétourné de son but initial qui consiste à\nprimer la meilleure oeuvre architecturale\nd'esprit moderne. Celle-ci n'est pas tou-\njours la plus importante ni la plus cossue, la\nqualité n'a que faire avec la quantité.\nLes principes appliqués actuellement quant\nau choix du jury ne nous donnent pas entiè-\nrement satisfaction. Il serait désirable que,\nindépendamment des qualités particulières\nque l'on est en droit d'exiger toujours des\npersonnalités composant un jury, celles-cî\nsoient choisies uniquement parmi les archi-\ntectes modernistes et reconnus comme tels.\nNous ne pouvons concevoir, en effet, que\nl'on juge ou que l'on apprécie des oeuvres\nen raison d'un principe que l'on ignore ou\nque l'on méconnaît soi-même. Faute d'ap-\npliquer strictement celui-ci, le concours Van\nde Ven perdrait rapidement de son intérêt\net l'on ne tarderait pas à observer l'aban-\ndon des éléments les plus intéressants et\nqu'il importe de mettre en lumière, ces\nderniers n'ayant que trop rarement l'occa-\nsion chez nous, de se manifester.\n\nLucien FRANÇOIS,\narchitecte."}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "41", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193403-01.1.7", "texte": "L'ACTIVITÉ DE LA\nS. B. U. A. M.\nSociété Belge des Urbanistes\net Architectes Modernistes\nLe Comité Belge de Rationalisation de\nl'Habitation et de l'lndustrie du Bâtiment\nAu Palais des Beaux-Arts a eu lieu l'instal-\nlation officielle du Comité Belge de Ratio-\nnalisation de l'Habitation et de l'lndustrie\ndu Bâtiment, créé par la S. B. U. A. M.\nCette séance a été honorée de la présence\nde MM. CARTON DE WIART, Ministre\nd'Etat, délégué permanent belge à la So-\nciété des Nations; Ad. MAX, Ministre\nd'Etat, Bourgmestre de la ville de Bruxelles;\nle Sénateur FRANÇOIS; M. MAERTENS,\nreprésentant le Ministre des Travaux Pu-\nblics; quatre délégués des Ministères des\nTravaux Publics, du Travail et de la Pré-\nvoyance Sociale.\nL'on comptait encore parmi l'assemblée les\nreprésentants de plusieurs organismes offi-\nciels et étrangers.\nM. J.-F. HOEBEN, Président de la S. B. U.\nA. M., après un court exposé de la vie\nprofessionnelle, intellectuelle et culturelle\nde son groupement, montra que l'archi-\ntecture moderne n'est pas seulement un art\nsocialement vivant mais qu'il est doublé\npar l'esprit d'organisation et de rationali-\nsation. Il définit ensuite la rationalisation et\nfit ressortir que le principe sur lequel elle\ns'appuie est le principe scientifique con-\nsistant à développer pour chaque élément\nde travail une science qui remplacera les\nanciennes méthodes de travail empiriques.\nIl développa ensuite les origines lointaines\nde la rationalisation et démontra que la\ncrise économique actuelle ne peut être\nimputée à l'esprit de rationalisation.\nIl fit ressortir ensuite les sources de défi-\nciences dans tous les domaines de la con-\nstruction. Il montra les sources des pertes\ninhérentes à l'homme, à la machine, aux\nmatériaux et à l'organisation dans les chan-\ntiers, qui conjuguées mènent à la faillite\ndes entreprises, des résultats constructifs et\nmême des résultats architecturaux. Après\nles chantiers ou organes d'exécution du bâ-\ntiment, il parla des organes d'élaboration\ndu travail, ou ingénieurs et architectes, et\ndes oraanes producteurs de matériaux et\nmatériel.\nil effleura aussi l'imporfanfe question des\nrésultats déficients de ce manque de ratio-\nnalisation sur l'organisme humain du point\nde vue physiologique et psychologique et\nmontra l'importance sociale et nationale\ndes travaux que poursuivra le nouveau co-\nmité composé de sommités scientifiques et\ndes représentants les plus autorisés de nom-\nbreux organismes intellectuels, corporatifs,\nsyndicaux, commerciaux et scientifiques.\nM. CHAMBARD, professeur à l'Ecole\nd'Ergologie (institut des Hautes Etudes\nBelgique), exposa ce qui suit :\nA l'époque, déjà lointaine, où après-guerre\non vit dans les champs d'activité prendre\nun essor considérable, le bureau ne pouvait\nfaire face aux travaux de plus ne plus nom-\nbreux qui lui incombaient. Car, il ne faut\npas le dissimuler, les bons employés de\nbureau ne sont pas tellement nombreux\nalors que, par contre, les manoeuvres du\ntravail de bureau sont légion.\nOn vit alors se développer l'emploi de\nmachines de bureau de toute espèce dont\non peut dire, en général qu'elles n'ont pas\ntenu ce qu'elles promettaient. Et cepen-\ndant, quand on étudie le matériel très spé-\ncial on le constate susceptible de rendre\nd'immenses services, à condition, toutefois,\nque les applications en soient très attenti-\nvement étudiées.\nOr, nous traversons une période de ralen-\ntissement des affaires qui laissent malheu-\nreusement, beaucoup de loisirs tant aux\nchefs d'industrie qu'à leurs collaborateurs,\nli convient donc de reprendre, à tête re-\nposée cette fois, le problème de la méca-\nnisation du travail de bureau et d'en étu-\ndier très attentivement les applications. Les\nméthodes nouvelles de travail donneront,\ndans ces conditions, leur plein rendement\net l'on aura tôt fait de rencontrer les objec-\ntions qui surgissent, actuellement à leur\négard.\nMais, quand se manifestera la reprise des\naffaires se posera un problème d'un tout\nautre aspect : le recrutement du personnel.\nCette question est agitée depuis, déjà,\nquelques lustres soit qu'elle soit présentée\nsous forme d'orientation professionnelle,\nqu'on l'envisage sous l'aspect plus pratique\nde sélection professionnelle. Une fois en-\ncore, le moment est propice pour étudier\nce point très important du rendement du\npersonnel. Car, si nombreuses sont les théo-\nries sur la matière, bien rares par contre\nsont les réalisations réellement pratiques\ndont les résultats puissent être cités. En\neffet, les conditions de travail sont si dif-\nférentes, dans une même profession, qu'il\nse justifie de créer dans chaque entreprise\nde quelqu'envergure un service de recru-\ntement qui soit à même de déceler parmi\nles candidats aux emplois, les futurs colla-\nborateurs de la firme. Mais, bien que très\nimportant, cet aspect de la question ne\npourrait être envisagé que pour autant que\nles bureaux soient dotés du matériel mo-\nderne nécessaire et que l'on en ait étudié\npréalablement l'application rationnelle.\nM. DELSINE, Directeur de l'Ecole Ouvrière\nSupérieure, exposa que, contrairement à ce\nque l'on croit souvent, la rationalisation\npeut s'appliquer dans l'industrie du bâti-\nment au moins autant que dans les autres.\nElle comprendrait :\n1) Une conception d'ensemble sur les bâti-\nments à édifier selon leur destination;\n2) Une étude systématique :\na) des matériaux à employer;\nb) du matériel mécanique à utiliser;\nc) du temps nécessaire pour chaque ca-\ntégorie de travaux;\nd) des méthodes de travail à appliquer;\ne) du facteur humain.\nL'orateur rappelle que Taylor prétendait\ndéterminer le rendement maximum que\npeut fournir un ouvrier et voulait imposer\nses méthodes aux ouvriers, quitte à écarter\nceux qui ne pouvaient ou ne voulaient pas\ns'y soumettre. Une telle pratique est inap-\nplicable aux ouvriers qualifiés, particulière-\nment nombreux dans le bâtiment."}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "42", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193403-01.1.8", "texte": "En fait, pour obtenir le rendement opti-\nmum, il faut obtenir la bonne volonté des\nouvriers, ce qui n'est possible qu'en ayant\ntoujours en vue les conséquences sociales\nde la rationalisation.\nSuivant l'orateur, quatre points paraissent\nimportants à considérer :\n1° Le chômage. Le but de toute\nrationalisation étant de réduire la quantité\nde main-d'œuvre nécessaire par unité de\nproduit il convient de s'occuper d'éviter le\nchômage, source de misère imméritée, la\ndépréciation professionnelle qui a un effet\nmoral déprimant et en tout cas d'assurer la\nsubsistance aux chômeurs et d augmenter\nles chances de réemploi. Il faut donc envi-\nsager une assurance chômage généralisée\net efficace, une réduction des heures de\ntravail, des institutions pour la réadaptation\nprofessionnelle et, quand c est nécessaire,\nles travaux d'équipement du pays propres\nà employer la main-d'œuvre disponible.\n2° La fatigue. Taylor et ses colla-\nborateurs se targuaient de faire la chasse\naux « mouvements inutiles » sous prétexte\nde gagner du temps. Ils ne se sont pas\ninquiétés de savoir si certains gestes appa-\nremment inutiles n'étaient pas des gestes\ndo repos dont la suppression augmenterait\nla fatigue. Il convient donc, si l'on veut\nobtenir la collaboration des ouvriers, de\ndonner à ceux-ci l'assurance que I on s oc-\ncupe de ces questions, soit en veillant à\nl'hygiène du travail, soit par d'autres me-\nsures adéquates.\n3° Les salaires. Les salaires sont\nun sujet de contestations nombreuses, sur-\ntout lorsqu'il s'agit de salaire aux pièces\nqui comporte des aléas et rend les ouvriers\nméfiants. On pourrait éliminer la plupart\ndes difficultés par des ententes et des con-\nventions collectives avec les organisations\nouvrières.\n4° La sauvegarde de la per-\nsonnalité ouvrière. Il n'v a pas\nde bon travail sans joie au travail et pas\nde joie au travail dans la soumission. L'ob-\nservation prouve que les travailleurs indé-\npendants œuvrent avec entrain. Assuré-\nment, un travail parfaitement organisé im-\nplique une discipline et le respect des ré-\nglés établies. Cette nécessité n'est pas\nincompatible avec le sens de la responsa-\nbilité. Pour faire naître celui-ci, il suffît de\nconsulter les ouvriers, par l'intermédiaire\nde leurs déléqués, librement choisis, au\nsuiet de ces règles. La réglementation qui\nrésultera de ces entretiens paraîtra néces-\nsaire, donc juste, et l'ouvrier sera tout dis-\nposé a s'y soumettre.\nEt l'orateur conclut en disant : les ouvriers\nont constitué des oraanisations de defense\nprofessionnelle qui sont à leurs veux la con-\ndition de leur indépendance. C'est en ap-\npelant ces organisations à étudier tous les\nproblèmes oue pose la rationalisation,\nqu'on peut obtenir une collaboration em-\npressée du personnel. Moyennant cela, la\nrationalisation peut être un facteur de relè-\nvement social et d'augmentation du bien-\nêtre pour tous.\nL'architecte L. H. de KONINCK nous parla\nde la rationalisation des matériaux et de\nleur mise en œuvre (voir exposé p. 43).\nCe Comité constitue la réalisation pratique\nd'une série de vœux émis au premier Con-\ngrès de Rationalisation de l'Habitation et\nde l'lndustrie du Bâtiment que la S. B. U.\nA. M. a organisé en 1933 à l'initiative de\nl'architecte J. F. HOEBEN, Président de ce\ngroupement. (Les Rapports de ce Congrès\nviennent d'être publiés en un important vo-\nlume qui sera envoyé, sur demande, adres-\nsée au bureau S. B. U. A. M., 158, rue\nHôtel des Monnaies, à Bruxelles, au prix de\n20 francs. C. C. Postal n° 1220.63 S. B. U.\nA. M. Congrès.)\nLe Comité qui vient d'être créé ne sera\npas un groupement de théoriciens, et les\ntravaux qu'il poursuivra avec la collabora-\ntion de docteurs en médecine, psychologie,\npsychotechnîe, etc., seront places stricte-\nment sous le signe de la pratique.\nPour faciliter ces travaux, il a été fondé,\nsous la direction de ce Comité, trois sec-\ntions comprenant chacune un certain nom-\nbre de commissions qui se répartissent\ncomme suit :\nI. SECTION DES MATERIAUX\n1° Etude scientifique des m a -\nt é r i a u x , de leur rôle et de leurs con-\nditions d'emploi, en vue de rechercher leurs\ndéfauts et les améliorations à apporter;\n2° Etude des améliorations à apporter par\nla standardisation des matériaux;\n3° Etude des améliorations à apporter par\nla préparation à l'usine d'éléments\nconstructifs.\n11. SECTION DES ORGANES D'ELABO-\nRATION DU TRAVAIL\n1° Etude psychologique des professionnels,\npour la préparation des tests psy-\nchotechniques des profes-\nsions libérales du bâtiment;\n2\" Etude des méthodes de tra-\nvail des professions;\n3\" Etude de l'organisation des\nbureaux d'élaboration.\n111. SECTION DES ORGANES D'EXE-\nCUTION DU TRAVAIL\n1° Etude psychologique des professionnels\npour la préparation des tests psy-\nchotechniques des profes-\nsions d'exécution du bâti-\nment ;\n2\" Etude de l'organisation des\nbureaux de préparation, de\ncontrôle et d'avancement\ndu trav a i I ;\n3° Etude de l'organisation des\nchantiers et de la mise en\nœuvre des matériaux.\nIl va de soi que ces travaux ne sont qu'un\npoint de départ de l'activité du Comité et\nque cette énumération n'est pas limitative.\nIl est inutile de démontrer que ce Comité\nrendra des services aux industriels et pro-\nfessions du bâtiment et appellera l'intérêt\nde toute la population vers des besoins en-\ncore inavoués de confort, que la rationali-\nsation lui permettra d'acquérir, grâce à une\nréduction suffisante des prix de revient de\nla construction, base essentielle d'une re-\nprise de l'activité de l'industrie du bâti-\nment. Vus sous cet angle, il n'est pas exa-\ngéré de dire que ces besoins constihueront\nnon seulement une source nationale pour\nl'écoulement des produits conçus rationnel-\nlement, mais permettront en plus, dans\nquelques années, à nos industries du bâti-\nment, d'occuper une situation avantageuse\nsur les marchés étrangers.\nOutre ces séances d'études, ce Comité\norganisera périodiquement des confé-\nrences de vulgarisation,\ndes Congrès nationaux et\ninternationaux, des expo-\nsitions, publiera dans « La\nCité », organe de la Société Belge des\nUrbanistes et Architectes Modernistes,\néditera des brochures où seront expo-\nsés, en détail, par des personnalités mar-\nquantes, les divers travaux du Comité et\nles expériences qui auront été faîtes soit\ndans l'industrie, soît au chantier, soit aux\nbureaux d'ingénieurs ou architectes, soit\ndans les laboratoires d'essais de matériaux\net psychotechnîe.\nOutre les membres du Comité, délégués\npar les organismes intéressés, il est créé\nune catéqorîe de membres protecteurs et\nde membres adhérents qui bénéficieront\ndes avantages suivants :\n1) Accès aux conférences non publiques;\n2) Accès gratuit aux conférences de vulga-\nrisation;\n3) Accès gratuit aux Congrès nationaux;\n4) Accès gratuit aux expositions;\n5) Service gratuit de « La Cité », organe\nde la Société Belge des Urbanistes et\nArchitectes Modernistes;\n6) Réductions importantes sur toutes les\npublications du Comité de Rationalisa-\ntion;\n7) Invitations aux visites d'usines, chantiers,\nétablissements;\nCOTISATIONS :\n100 francs pour les personnes affiliées à\ntitre individuel;\n300 francs pour sociétés, établissements,\ngroupements;\n500 francs, pour les membres protecteurs,\nà titre individuel."}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": "43", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193403-01.1.9", "texte": "Propos sur a Rationalisation des\nmatériaux et leur mise en oeuvre\nConférence donnée par l'architecte L.-H. de Koninck\nà l'installation du Comité Belge de Rationalisation de l'Habitation\net de l'Industrie du Bâtiment.\n\nHistoriquement les tendances à normalisa-\ntion sont très anciennes. Comme science\nla standardisation compte quelques années\nà peine.\nNORMALISATION ET STANDARDISA-\nTION NE SONT, EN EUX-MEMES, QUE\nDES ASPECTS DE LA RATIONALISATION\net nous, architectes, nous pensons que\nLA QUALITE D'UN STANDARD DEVRAIT\nETRE FONCTION DIRECTE DE SA DESTI-\nNATION HUMAINE et non pas être\ndépendante de fluctuations de prix des\nmatières premières, du mouvement des\nsalaires et des conditions économiques\ngénérales.\nTrop ignoré est le «standard humain».\nTrop connus sont les «standard fabri-\ncat », « standard prix de revient »,\n«standard qualité dosée»\net surtout le «standard rapport».\nC'est une négation de progrès virtuel.\nLe standard profite, à l'architecte, en ce\nsens qu'il lui épargne du temps et de l'éner-\ngie intellectuelle en plaçant son action sur\nson plan véritable, le plan social. Des élé-\nments standardisés tenus en stock lui lais-\nsent une consécration plus complète à des\nproblèmes plus intéressants et plus impor-\ntants de l'architecture pure.\nNous admettons que les normes généra-\nteurs des standards ne soient pas immua-\nbles et peuvent même se détruire. Un stan-\ndard auquel on n'aurait pas appliqué les\nderniers progrès scientifiques possibles ne\npourrait plus guère, à nos yeux, être qua-\nlifié tel.\nA notre Congrès de l'an dernier, j'ai pu\nvous dire que construire conformément à\nla raison, partant et surtout sans influence\nde sentimentalisme est le problème pas-\nsionnant posé aux techniciens modernes du\nbâtiment. Si cela est profondément vrai\npour le concept des acrhitectures, ce ne\nl'est non moins pour les infinitésimaux ma-\ntériels qui réalisent les édifices : les maté-\nriaux.\nPresque généralement et je n'en écarte\npas les meilleurs, les architectes font, si\nl'on peut dire, de la technique sentimen-\ntaie, résultat direct mais certain d'un man-\nque de formation technique suffisante dans\nles écoles d'enseignement de l'architecture\nde notre pays.\nA ce titre qu'il me soit permis de vous\nciter un exemple personnel.\n« Quoique ayant suivi pendant douze an-\nnées des cours d'académie et ce sans me\nsoustraire à la chaîne de ceux imposés, il ne\nme fut fait, notamment, aucun enseigne-\nment, ni théorique, ni pratique, sur le ma-\ntériau qu'évoque d'emblée le vulgaire s'il\npense construction la brique.\nCette lacune de l'élémentaire n'est mal-\nheureusement que trop courante, je n'ose\ndire classique. Le résultat, toutes autres\nrelations gardées, n'en est que trop déplo-\nrable.\nDès lors, comment s'étonner, si, en Belgi-\nque, les règlements communaux sur la bâ-\ntisse sont trop bien établis puisqu'ils consti-\ntuent, le plus souvent, des traités pratiques\nde contruction à l'usage de ceux, ils ne\nmanquent guère chez nous, qui classent\nl'architecte parmi les parfaits inutiles de ce\nmonde. Le professionnel entravé de règles\nsurannées voit, avec combien de regrets,\ns'accomplir une véritable stérilisation de la\nprogressivité normale des méthodes con-\nstructives rationnelles.\nSi autrefois le respect d'un maître permet-\ntait aux candidats architectes une longue\nformation pratique par stage ou presta-\ntions bénévoles chez les hommes de valeur\nil n'en est plus guère ainsi et la tradition\ndu matériau ne se fait plus d'autorité mais\npar ouï-dire. Son enseignement passe ainsi\npar tous les errements des méthodes « self\nmade man » qui, quoi que l'on puisse\nen apprécier, ne servent pas toujours la\nbonne cause et émoussent les énergies les\nmieux trempées.\nQui ne décèlera là une déficience sinon un\navilissement rapide possible du « stan-\nding » professionnel de l'architecte sur-\ntout si l'on songe qu'à l'accroissement des\ndifficultés dues à l'apport des inventions\nmodernes correspond cet amoindrissement\nde culture technique. Trop de ceux qui sont\nles éléments producteurs ne veulent appré-\ncier sinon connaître et sont, par conséquent,\nincapables d'enseigner aux nouvelles géné-\nrations les techniques nouvelles. Trop, mal-\ngré des trompeurs dehors, n'ont pas abdi-\nqué d'avec le temps de la calèche.\nEt les barbares bousculeurs de vieux pré-\njugés d'aucuns pensent de tradition\nils se trompent ces révolutionnaires\ndonc, architectes modernistes sont classés :\narchitectes spontanés, « utilitectes », en\ntous cas hommes au cœur de pierre, ingé-\nnieurs et... ç'eût pu être le beau conflit...\nMais voilà : ingénieurs et architectes mo-\ndernes étant seuls à se connaître, l'alarme\ntinta mat et, enthousiasme de la pure créa-\ntion libérée des entraves des temps, archi-\ntectes et ingénieurs sont entraînés vers une\nvictorieuse collaboration : ART, TECHNI-\nQUE ESPRIT, MATIERE.\nNous avons pu dire l'an dernier :\n« La où les fonctions sont génératrices de\nl'Architecture. Elles précisent en œuvre,\nses aspects multiples et divers, son carac-\ntère. Les moyens de réalisation MATE-\nRIAUX par contre, donnent à « I ' A r -\nchitecture-idée» le «ser-\nvice-matérialisation». Nous\nleur nions le droit de prétendre à la moin-\ndre influence archîtectonique. »\nEn d'autres mots ceci revient à dire que le\nmatériau doit comporter en lui même une\nperfection telle que l'architecte débarrassé\ndes soucis de la matière recouvre dans\nl'exercice du concept des édifices et de\nleur composition une libération du maté-\nriel qui lui garantisse la sérénité complète\nque réclame l'art pur.\nAinsi pas d'empirisme pour la matière,\nmais des certitudes.\nQuelles sont donc les conditions auxquelles\ndevraient répondre des matériaux ration-\nnels ?\nNous pensons pouvoir formuler ainsi des\nexigences :\nI Standardisation aussi poussée et aussi\nsouple que possible non d'ensembles mais\nd'éléments simples ou composés indépen-\ndants à l'origine, tenant compte de la main-\nd'œuvre naturelle ou en combinaison avec\nle mécanique. Nous y comprendrions une\nimposition de simplification extrême dans\nle montage propre aux éléments et dimen-\nsions relatives maximums en vue d'une ré-\nduction aussi grande que possible du nom-\nbre de ces éléments. On sait, en effet, que\nles problèmes posés par la construction ont\ntoujours révélé des difficultés réelles pour\nles jointures ou juxtapositions de matériaux\nde natures différentes. Ceci pose aussi les\nproblèmes non seulement du matériau en-\nvers lui-même mais également ceux des re-\nlativités que d'autres matériaux qui lui se-\nraient superposables pourraient engendrer\nréactions chimiques, magnétiques, etc."}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "44", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193403-01.1.10", "texte": "2 Observance stricte de l'échelle humaine\nsoit d'origine manuelle directe, soit d'ori-\ngine mécanique adaptée à cette mesure.\nExemple : le mur qui, dans le premier cas,\nsera constitué d'éléments dont la plus\ngrande dimension aura à peine 20/21 cen-\ntimètres Briques et dans le second\ncas d éléments dont la plus grande dimen-\nsion peut, tout aussi bien, être quatre mè-\ntres par exemple les éléments muraux\nemployés par Ernst May dans certains bâ-\ntiments du nouveau Francfort.\n3 Détermination des meilleures mesures\ncommerciales en tenant compte du 1° et\ndu 2\", celles-ci dépendant néanmoins aussi\nde conditionnements divers résultant no-\ntamment de la nature des matières premiè-\nres simples ou en combinaison et des stan-\ndardisations métriques y relatives. Ces\ndernières peuvent dépendre, entr'autres,\nde modes d'extraction, d'abattage, de\nproduction naturelle, de combinaisons chi-\nmiques, de façonnage, etc.\n4 Suppression à l'origine de toute inten-\ntion ornementale, cette prétention étant\nun droit sacré du compositeur tout\ncomme en musique les notes, éléments neu-\ntres sont les matériaux modestes du com-\npositeur musical.\n5' Nécessité de réalisation possible, par le\nmatériau, d'ensembles intrinsèquement sa-\nlubres. Tout matériau standard doit con-\ncourir à l'obtention d'une résolution inté-\ngrale des besoins vitaux indispensables à\nl'homme : Le Corbusîer les a défini : AIR,\nSON. LUMIERE. Nous ajoutons ici : SPI-\nRITUALITE.\nOn voit ainsi qu'il est bien exact que la\nrationalisation ne consiste pas, et tant s'en\nfaut, à produire des matériaux de série en\nleur imposant uniquement des dimensions\nfixes, des résistances physîaues normalisées.\nNOMS, architectes, nous réclamons un COR-\nRECTIF HUMAIN. Nous tenons par des\nconceptions scientifiques à la production\nde constructions rationnellement saines\nbioloaiquement et spirituellement. De nos\nmatériaux nous attendons une souplesse\ntelle qu'ils nous libèrent de toutes contrain-\ntes nos consentions les plus diverses\net quelle que soit l'échelle de leurs néces-\nsités.\nNous apprécions mieux à présent que la\nrationalisation des matériaux doit se faire\nnon seulement sur des bases matérielles\nmais aussi et peut-être plus encore HU-\nMAINEMENT.\nAinsi la science peut aider l'humanité\nentière, mais nous n'aurons pu admettre la\nqualification de scientifique qu'au standard\nharmonieusement équilibré avec les lois\nnaturelles de l'Univers. L'homme veut ainsi\nla maîtrise de la « machine-moyen »\npour réaliser tous les besoins essentiels à sa\nnature humaine pour l'asservissement défi-\nnitif et complet du matériel par le spirituel.\nC'est ce côté spirituel du problème humain\nqu'il faut établir à sa juste position.\nLe regretté Docteur O. Decroly a pu s'ex-\nprimer ainsi :\n« La plupart des ingénieurs étant sans cesse\naux prises avec l'immédiat de la matière,\nsont assez portés à croire que seul, la tan-\ngible des problèmes matériels est suscep-\ntible de solution exacte; la part humaine\nd'une question économique leur apparaît\npratiquement insoluble, sinon négligeable.\nCela ne veut pas dire qu'ils en nient tou-\njours l'importance; mais rien dans leur for-\nmation professionnelle ne les prépare à\nenvisager les solutions sous cet angle. Ce\nsont donc, et tout naturellement, des psy-\nchologues qui entreprirent l'étude délicate\ndu rôle des facteurs humains dans les diver-\nses directions de l'activité économique.\nL'extraordinaire développement industriel\ndes grandes nations et l'intensité du mou-\nvement des affaires mondiales devaient,\nen effet, quelques années avant la guerre,\nattirer l'attention des savants, dont\nl'horizon intellectuel ne\ns'arrêtait pas aux fenê-\ntres bien closes d'un la-\nboratoire quiet ».\nIl faut bien admettre que les relations entre\nles hommes ne se superposent pas seule-\nment au travail des matériauv, à des mani-\npulations exactes des outils ou à un confor-\nmisme aux procédés techniques mais s'in-\nterpénétrent intensément puisque, en fin\nde compte, dans l'industrie, même la plus\nmécanisée, l'être humain doit être à l'ori-\ngine et que tout aussi infailliblement il se\ntrouve à l'aboutissement.\nUne richesse accrue par la rationalisation\ndoit surgir de la collaboration scientifique\nde l'intelligence et de la matière. Educa-\ntion de volonté et d'esprit. Dans le\nbâtiment tout est presque\nà faire puisque peu est fait.\nNous vivons encore dans cette industrie au\n«STADE DE L'IMPRESSIONNISME». C'est\nce stade de l'impressionnisme, moyen em-\npirique total, cause de toutes nos décep-\ntions, que nous voulons une fois pour toutes\nextirper dans les appréciations communes\net sur le personnel entrepreneur, ouvriers\nou employés et sur les matériaux.\nA notre époque les chefs d'entreprises, en-\ntrepreneurs ayant toutes les ressources de\nl'esprit critique, doivent être à même de\nfaire subir I'EPREUVE DES TESTS à leurs\ncollaborateurs de tous les degrés. Eux-mê-\nmes doivent ainsi, avant tous autres, subir\nde telles épreuves de capacité qui leurs\nseront inculquées par une préparation\nscientifique solide, de telle manière que\nl'architecte aura en premier contact des\norganisateurs façonnés à la situation sociale\ndes temps présents à laquelle trop de peu\nou non-initiés, pensent hélas encore pouvoir\nprétendre.\nNous entendons définir ici l'entrepreneur,\nla personne respectable aussi bien de l'or-\nganisation d'un chantier proprement dit\nque celle qui s'octroie mission d'exécution,\nen usine, d'éléments destinés au bâtiment.\nVous remarquez maintenant mieux que dès\nl'effort originel il est déjà un rapport avec\nla mise en oeuvre rationnelle du matériau.\nSur le plan manuel, soit de l'organisation du\nchantier, soit de construction préliminaire\nen usine ou sur le chantier luî-même il fau-\ndra :\n1 Un dépistage des insuffisants;\n2 Possibilité d'un classement rationnel des\nhommes d'après leur capacité mentale\ntoutes graduations considérées;\n3° Fa cilitation de la sélection des mieux\ndoués pour les postes d'initiatives et de\nresponsabilités.\nRésultat escompté :\nObtention de groupes homogènes au point\nde vue mental, chacun dans une telle\néquipe travaillant aisément jusqu'au maxi-\nmum des aptitudes qui lui sont particuliè-\nres.\nDonc : HARMONIE GENERALE DANS\nL'EFFORT DU GROUPE et REGULARITE\nquasi mathématique dans l'obtention DU\nPRODUIT FINAL\nEn plus, des « GROUPES D'ELITE » pour-\nront être organisés là où cette supériorité\ncollective peut être requise par la nature\ndu travail exigé.\nA titre éminemment indicatif et pour\npreuve tangible de cette nécessité sélec-\ntive voici des conclusions tirées de tests\nappliqués à 150,000 soldats d e l'armée\naméricaine :\nSur 100 hommes, dits de\nmétier, il y a 6 experts,\n24 ouvriers, 40 apprentis\net 30 non qualifiés.\nLe Docteur O. Decroly, à qui j'emprunte\nces chiffres, ajoute :\n« L'importance économique de ce fait\nn échappera à personne. Il est d'autant plus\nsignificatif qu'il a été constaté, dans le\npays où l'instruction prévocationnelle et\nl'enseignement professionnel ont atteint le\nhaut degré de perfectionnement décrit par\nM. Orner Buysse, dans son ouvrage bien\nconnu : « Les méthodes américaines d'édu-\ncation générale et technique ». On est\nfondé à croire que ces ré-\nsultats seraient encore\nplus défavorables chez nous\noù l'enseignement est en-\ncore si imbu de verbalisme\net où l'établissement de l'instruction obli-\ngatoire et la création des 4mes degrés à\ntendances pratiques sont des réformes ré-\ncentes. »\nEst-ce assez clair, sinon triste si nous son-\ngeons combien nous souffrons sur nos chan-"}, {"page_pdf": 11, "page_imprimee": "45", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193403-01.1.11", "texte": "tiers de l'ignorance des « chefs » de la\nvaleur réelle des hommes.\nQue l'on ne s'aveugle pas cependant des\ncomparaisons à faire, et à ce sujet il m'est\nagréable de vous rappeler l'expérience\nsignificative d'efficience accrue ou mieux,\nobtenue par M. l'ingénieur Caussin dont\nvous avez pu encore apprécier l'an dernier\nla prenante autorité à notre précédent\nCongrès.\nIl s'agit d'un pari... Quoique je ne les aime\nguère, celui-ci n'est-il pas sympathique\npuisqu'il éclaire notre cause ?\n« En l'année 1923 une scierie belge de mar-\nbres nantie d'un outillage traditionnel, d'un\npersonnel traditionnel et, excusez-moi...\nd'une direction traditionnelle, sciait bon an,\nmal an, ses 460 mètres cubes de pierre.\nDes doutes furent émis par la direction sur\nla possibilité de tayloriser une scierie de\nmarbre. Mise au défi fut faite de relever\nla production connue de 50 p. c. et enga-\ngement de passer commande à l'intéressé\nde tous les blocs de marbre qui seraient\nnécessaires en plus de la consommation\nhabituelle.\nL'occasion, dit M. Caussin, était trop belle\nde réaliser à la fois une tentative intéres-\nsante et une bonne affaire et la gageure\nfut tenue, mais... avec un handicap. Si le\npropriétaire de la scierie avait laissé enten-\ndre qu'il accordait carte blanche pour cette\norqanisatîon de son entreprise il se révéla\ndès le début qu'il n'en serait pas ainsi. Le\nproblème devenait très clair sous la forme :\n« Sans aucune modification, faire rendre\naux moyens de production disponibles le\nmaximum dont ils sont capables. »\nBref, après une analyse scrupuleuse basée\nsur des remèdes généraux\npréparation du travail, contrôle rîqoureux\ndes coefficients de productivité, système\nde rémunération stimulant et sur des\nremèdes particuliers capa-\ncité. vitesse, temps les résultats compa-\nrés s'établirent comme suit :\nancienne formule\nformule orqanisée\na) Production 460 M 3 1.011 M 3\nou en\nancienne nouvelle\nformu'e formule\nrendement capacité 51,1 % 68.9 %\nrendement temps .. 61,8 % 79.3 %\nrendement vitesse . 80,8 % 103,0 %\nsoit\nrendement général . 25,5 % 56,3 %\nb) Le prix de revient . 330 fr. 254,37 fr.\nc) Les salaires (p. jour) 28 fr. 46,90 fr.\nsoit, en résumé :\npour la production, une augmen-\ntation de 120 %\npour le prix de revient, une dimi-\nnution de 23 %\npour les salaires, une augmenta-\ntion de 67,5 %\nSignalons encore ce fait sur lequel insiste\nl'organisateur : ces résultats furent obtenus\nsans aucune dépense autre que l'impression\nde quelques fiches et 3 à 4 heures de tra-\nvail de préparation hebdomadaire par le\ncontre-maître et un employé. Donc frais\npratiquement nuls et c'est ainsi, ajoute\nM. Caussin, que nous avons gagné notre\npari. Il précise ne pas avoir voulu faire de\nl'organisation scientifique ne croyant pas\nque les méthodes auxquelles il dut avoir\nrecours puissent se réclamer de cette belle\nscience mais a néanmoins la convictions\nqu'elles y conduisent. Nous conclurons avec\nlui : OBSERVER, COMPRENDRE, AGIR.\ni\nDans toutes les industries, les à-coups dans\nla fabrication résultant de l'absence de\npréparation du travail se traduisent par une\nélévation du prix de revient, mais il en est\ncertaines où les brusques changements de\nmarche entraînent non seulement une perte\nde temps et par suite une dépense de\nmain-d'œuvre sans résultat mais encore un\naccroissement de frais de fabrication.\nL'industrie du bâtiment est sans conteste\nde celles-là.\nVoulant accentuer à votre compréhension\nla situation dans l'industrie du bâtiment\nelle-même, en reqard de ce maqîstral\nexemple Caussin, je vous donne à la ré-\nflexion « Quelques considérations en faveur\nde l'usinage de la maison » par le qrand et\nregretté Henri Sauvage. Je les relève dans\nla « Construction Moderne ».\nL'avantage de l'usinage se traduit par un\ngain qui porte tout ensemble sur la durée\ndes travaux et sur le prix de revient.\nA titre d'exemple voici certains chiffres\nparticulièrement démonstratifs :\na) Les entrepreneurs dans un bâti-\nment sont au nombre environ de 30\nb) Chacun d'eux s'adresse à un ou\ndeux sous-traitants soit en moyenne 45\nc) Le nombre de fournisseurs intéres-\nsés directement ou indirectement à\nl'exécution dépasse le chiffre de . . 500\nTotal . . 575\nC'est une armée qui ne peut être mise en\nmarche qu'avec des difficultés de coordi-\nnation extrêmes, de plus elle est sujette à\ndes à-coups quotidiens qui apportent au-\ntant de perturbations dans l'ordre des tra-\nvaux. J'y ajoute la psychose classique du\nretard.\nLa répercussion sur le prix est, elle, très\nsuggestive. Henri Sauvage en est arrivé à\nconclure que les pertes se chiffraient ainsi :\nRetard et dégradations provenant des in-\ntempéries pour mémoire\nTemps perdu 12,5 %\nMatériaux 2,5 °/0\nExcès de trais généraux ... 9 °/G\nFrais d'assurances, gardiennages,\netc., prorata 3 %\nPerte d'intérêts et non valeur . 10,5 %\nSoit au total, des pertes de 37,5 %\nRapportées à un bâtiment valorisé I mil-\nlion en entreprise, celui-ci ne vaudrait\nguère plus de 625,000 francs s'il était pos-\nsi ble de I' usiner entièrement et puis livré à\npied-d'œuvre. Evidemment, pareille solu-\ntion n'est valable qu'en théorie mais cet\nexemple extrême permettra, du moins,\nd'aider à tendre vers une amélioration rai-\nsonnée du prix de revient. Sî pratiquement\nl'on ne peut usiner tout l'immeuble, ses élé-\nments constitutifs, en tous cas, le pour-\nraient.\nIl nous semble opportun de dire ici quel-\nques mots des achats de matériaux.\nSavoir acheter, a dit Fayol,\nest aussi important que\nsavoir fabriquer.\nSi, à première vue l'architecte peut se de-\nmander s'il y a pour lui nécessité réelle de\nparler achat de matériaux, cet achat, en\ndéfinitive, il le pratique tout au long de\nses investigations professionnelles. La ré-\nception des travaux entr'autres, n'est-elle\npas en somme l'ultime appréciation de\nl'achat des matériaux mis en oeuvre. Déjà,\nà l'origine, l'établissement des cahiers des\ncharges règle les normes marchandes des\nentreprises. Or, ici, comme dans tous les\nstades de l'industrie du bâtiment l'action est\npurement sentimentale, de flair ou intuitive.\nQu'est-ce que l'expérience en regard de\nfabrîcats incontrôlables de visu et dont la\nsource des composants est très communé-\nment confuse sinon ignorée. Vous savez\nque, même pour de grosses entreprises, il\nest impossible de faire subir des épreuves\ndécisives. Aux intentions les meilleures le\nfacteur temps s'oppose impitoyablement.\nEn communauté d'esprit avec M. l'lnten-\ndant Général Chayrou nous dirons :\nL'achat des matériaux doit pouvoir être\nnettement fondé d'une façon implicite sur\nle rapport de FUTILITE RELATIVE aux prix\ndes matériaux semblables considérés.\n« Un matériau A est dit deux fois, trois\nfois, fois plus utile qu'un autre sembla-\nble B s'il peut remplacer 2, 3, maté-\nriaux B, pour l'usage commun auquel on les\ndestine. »\n« Les achats de sentiment exigent chez\nl'acheteur des qualités incertaines et rares\net sont sujets à erreur. Les achats scientifi-\nques sont, sans préparation spéciale, à la\nportée de tout acheteur doué de simple\nbon sens; de plus, ils sont presque infailli-\nbles. Les avantages et la supériorité des\nachats rationnels sont donc indiscutables. »"}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "46", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193403-01.1.12", "texte": "« Dans le même but, il est utile que tout\nacheteur soit convaincu de cette pensée\nque la réalisation d'une méthode scientifi-\nque d achat est génératrice d'économies\nimportantes permet de réaliser une di-\nminution importante du prix de revient et\nconstitue une source de bénéfices pour\nl'industrie considérée. »\nLe docteur Hellmuth Boller, premier secré-\ntaire du « Handels Muséum » autrichien,\nexprime ainsi son opinion à cet égard :\n« Acheter mieux et meilleur marché n'est-\nce pas aussi un des secrets de la rationalisa-\ntion? Et cependant, c'est bien souvent que\nprécisément ce domaine est négligé en\npratique, même dans les entreprises qui,\npour le reste, n'épargnent aucune dépense,\naucune fatigue, en vue de comprimer les\nfrais dans toutes les phases, depuis la pro-\nduction jusqu'à la vente. C'est que là se\ntrouvent les vieux et chers fournisseurs\nauxquels on a affaire depuis toujours...; les\nmarchandises auxquelles nous sommes habi-\ntués depuis longtemps. »\nEncore cet avis de Monsieur le Directeur\nGénéral de l'Association Française de Nor-\nmalisation :\n« Quels que soient les cahiers des charges,\nquelques perfections que l'on prévoit dans\nles méthodes d'essai, si détaillées que\nsoient les conditions exigées, elles ne repré-\nsenteront jamais qu'un minimum dont veut\ns'assurer l'acheteur. »\nEn résumé, en opposition à la méthode\nd'appréciation intuitive nous devons retenir\nici avec grand intérêt l'application à nos\nmatériaux des principes que peut compor-\nter la MESURE DES UTILITES RELATIVES.\nAinsi leur achat, description et réception\nsera virtuellement scientifique c'est-à-dîre\nexclusivement basé sur des mesures et un\nraisonnement strict à l'exclusion de toute\nappréciation non chiffrable. Senti-\nment et chiffres égalent\nantinomie.\nD'amples développements actuels ne me\nsont guère possibles ici sur ce qui a été fait\nchez nous en vue de la rationalisation des\nmatériaux et de leur mise en œuvre mais\nqu'il me soit permis de souligner toute la\nsympathie que notre Union professionnelle\nS. B. U. A. M. témoigne pour des organis-\nmes tels l'A. B. S., le 0. P. C., l'O. M.,\nl'lnstitut d'Ergologie, d'autres encore.\nPour terminer, j'essayerai de classer quel-\nque peu les éléments d'une conception\nscientifique des matériaux et vous la sou-\nmets comme suit :\nI\" Sélection méthodique des éléments\nconstitutifs des matériaux comportant :\na) celle de la standardisation des ma-\ntières premières;\nb) le principe d'interchangeabilité\nabsolue des éléments;\nc) les soins d'utilisations.\n2 Sélection méthodique de la standardisa-\ntion proprement dite des matériaux\nbasés également sur le principe d'inter-\nchangeabilité absolue des éléments\ncompte tenu du 3°.\n3° Détermination des usages basés sur la\nnécessité absolue de garantir à l'homme\nair, son, lumière en un cadre urbanisti-\nque et architectonique digne des pro-\ngrès de notre temps.\n4° Sélection des mises en œuvre, laquelle\nne peut se concevoir sans la sélection\ndes urbanistes et architectes, des ingé-\nnieurs spécialisés, des entrepreneurs et\ndes professionnels du bâtiment de tous\nles degrés hiérarchiques.\n5° Détermination pour le matériau brut et\npour le matériau mis en œuvre des me-\nsures d'utilité relative et d'échelles\ncorrespondantes des valeurs de ces uti-\nlités. Eventuellement, cette codification\npourrait se traduire par l'apposition sur\nles matériaux expérimentés de signes\nconventionnels des utilités reconnues.\nEtant donné de telles conditions de la pro-\nduction, l'architecte pourra alors choisir le\nmeilleur d'entre tous les mondes possibles\net avec Max Raphaël nous aurons admis\nque pour l'architecte le « monde le meil-\nleur » c'est la réunion du maximum de ren-\ndement pratique avec la spiritualité la plus\navancée.\nFévrier 1934.\n\nL.-H. DE KONINCK.\nArchitecte S.B.U.A.M.\n\nBIBLIOGRAPHIE\n\nLes Applications Américaines de la Psycho-\nlogie à l'Organisation Humaine et à l'Education,\npar le Dr Decroly, professeur à l'Université de\nBruxelles, et R. Buyse, Inspecteur de l'Enseigne-\nment primaire, Docteur ès Sciences Pédolo-\ngiques.\nLes comptes-rendus du Congrès de l'Orga-\nnisation Scientifique du Travail. - Paris 1929.\n\nLe Stand de la revue LA CITE à la\n6e Exposition Internationale du Bâtiment\nau Cinquantenaire à Bruxelles - 1934."}, {"page_pdf": 13, "page_imprimee": "47", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193403-01.1.13", "texte": "Les Gaines de fumée et la Ventillation\ndans les immeubles à étages multiples\npar Alfred NYST,\narchitecte S.B.U.A.M. et S.C.A.B.,\ningénieur électricien,\ningénieur des Mines A.I.Lg.\n\nL'établissement des conduits de cheminées\nconstitue l'un des chapitres de la technique\ndu bâtiment qui donne le plus de fil à retor-\ndre à l'architecte.\nIl peut paraître paradoxal de s'en occuper\nencore au moment où la centralisation des\nservices semble devoir résoudre son pro-\nblème par simple suppression des gaines\nparticulières. Mais, si rapides et décisifs\nque soient les progrès réalisés dans le do-\nmaine du confort, bien des annnées s'écou-\nleront encore avant que les bienfaits du\nmur neutralisant, de l'air exact et du chauf-\nfage par rayonnement soient accessibles à\ntoutes les classes de la société.\nEn attendant, le conduit de cheminée reste\nun accessoire indispensable du logement.\nLe système d'habitation par appartement\nimplique l'existence d'un statut immobilier\nqui règle les obligations des occupants les\nuns envers les autres. Ce statut prévoit\nl'allumage et l'extinction du chauffage cen-\ntral à dates fixes ce quî entraîne la néces-\nsité de donner à chacun la possibilité de\nse chauffer. D'autre part, le traitement de\ncertaines maladies exige une température\nélevée. On doit donc pouvoir demander à\nune source de chaleur particulière de re-\nmédier, en été, aux défaillances du climat,\nd'apporter son appoint, en hiver, au chauf-\nfage central de l'immeuble.\nLe chauffage à l'électricité est coûteux,\nl'emploi du gaz contre-indiqué dans les\nchambres. Le feu de bois ou de charbon\nreste ce que l'on a inventé de mieux au\npoint de vue de l'hygiène. Au point de vue\ndu confort, l'humanité réaliste d'après-\nguerre semble revenir aux vertus familiales\ndu « coin du feu » : c'est peut-être à mé-\nditer devant la flamme fugitive qu'elle re-\ntrouvera la sagesse.\nL'une des préoccupations essentielles de\nl'architecte qui construit un immeuble col-\nlectif doit être de réduire au stricte mini-\nmum les inconvénients de la promiscuité.\nOr, rien ne traduit de façon plus odieuse\nla présence du voisin que les odeurs de sa\ncuisine. Celles-ci doivent être captées à la\nsource par des bouches d'aspiration pla-\ncées aux endroits voulus et à l'exclusion de\nce souvenir d'un autre âge qu'on appelle\nla hotte. Ces conduits de ventilation éva-\ncueront également les produits de la com-\nbustion du fourneau à gaz, mais une secon-\nde gaine est néanmoins indispensable dans\nchaque cuisine, soit pour le four des cui-\nsinières à gaz importantes, soit pour le four-\nneau à charbon à quoi les fins-becs restent\nirréductiblement attachés.\nL'air confiné règne malheureusement en-\ncore en maître dans tous les milieux dont\nles ressources sont limitées et qui ne voient\ndans l'air frais que des calories perdues. Le\nvieux poêle à charbon de nos pères assu-\nrait le renouvellement de l'air par son sim-\nple tirage : le chauffage central est dé-\nsastreux au point de vue de l'hygiène lors-\nqu'il n'est pas accompagné de conduits de\nventilation suffisantes dont les bouches\nsoient constamment ouvertes.\nLe problème à résoudre se pose donc com-\nme suit :\nPlacer dans trois pièces au moins (cuisine,\nliving, chambre principale) des apparte-\nments les plus modestes, des cheminées\ndoubles (fumée et ventilation) occupant\npeu de place même aux étages supérieurs,\nne grevant pas outre mesure le budget et\nd'entretien facile.\nLes conduits d'évacuation se divisent en\ntrois classes :\na) Le conduit individuel;\nb) Le conduit unitaire;\nc) Le conduit « shunt » ou mixte à collec-\nteur.\na) CONDUITS INDIVIDUELS\nLa gaine individuelle a 0,20 x 0,20 ou\n0,18x0,18 suivant qu'elle est montée en\nbriques de four ou de canal (voir planche\nannexée). Ses parois intérieures sont en-\nduites de mortier appliqué à la truelle et\nqui devrait être lissé à la brosse mouillée :\npresque jamais le maçon n'apporte à son\ntravail cette indispensable finition : l'enduit\ndevant s'appliquer au fur et à mesure de\nl'élévation de la maçonnerie dans des con-\nditions malcommodes, chaque coup de\ntruelle laisse, à sa partie inférieure, une\nbavure qui accroche la suie et nuit au\ntirage.\nLa cheminée en maçonnerie est sujette aux\ntassements : il en résulte des fissures et\ndécollements auxquels il est difficile de\nremédier.\n\nFig. 49.\nLa grande pitié de nos toitures.\nBatterie de cheminées de cuisines construite\nen 1929. On constate que deux usagers\nsur sept emploient le charbon, l'un\nd'eux a fait placer des rallonges en tôle\ngalvanisée bavant la suie et la rouille et\nqu'il doit remplacer chaque année. Tous\nles autres conduits sont trop importants\npour le service qu'on leur demande."}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "48", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193403-01.1.14", "texte": "Aussi l'usage s'est-il introduit dans les con-\nstructions soignées, du boisseau en terre\ncuite ou du « wagon » en béton maigre qui\npermettent une réduction de la section en\nraison de la netteté des parois et des an-\ngles arrondis. Le format courant est celui\nde 0,1 3 x 0,1 6 intérieur.\nLe boisseau en terre cuite presque exclusi-\nvement employé en Belgique est fragile et\ndoit être protégé par un revêtement en\nmaçonnerie d'une demi-brique d'épaisseur.\nDans la bonne construction l'on conserve\nmême la languette de séparation ce qui\nconduit à un encombrement final égal à\ncelui du corps de cheminée en maçonnerie,\ntandis que la suppression de la languette\npermet une économie de place de 35 %.\nNous ne signalons que pour mémoire les\nboisseaux combinés et autres « Schofer-\nKamine » (fig. 50) dont les Allemands ont la\nspécialité : ce sont matériaux précis et de\ngrand luxe mais lourds, encombrants et\nchers; leur fabrication a été abandonnée\npar les industriels belges.\nLe conduit en éternit ou asbestyle marque\nun progrès sérieux dans la technique de la\ncheminée : la nature de la matière, la pos-\nsibilité des grandes longueurs, le poids et\nl'encombrement restreints sont des qualités\nprécieuses. On a malheureusement une ten-\ndance à employer ces tuyaux en sections\ntrop étroites, des conduits de 7 cm. de\ndiamètre sont monnaie courante dans les\ncuisines des immeubles les plus récents :\nles poussières qrasses qui se collent à leurs\nparois et la difficulté du ramonage font\nqu'ils s'obstruent au bout de peu de temps.\nLa section des conduits ne doit jamais des-\ncendre en-dessous de 2,5 cm2 quel que soit\nle matériau employé.\nLe coût de la cheminée individuelle en ma-\nçonnerie s'établit au grand cube en ajou-\ntant la valeur de l'enduit et éventuellement\ncelle des boisseaux.\nLa cheminée individuelle, considérée com-\nme seule admissible il y a peu de temps\nencore, a des défauts capitaux.\nI ) Son encombrement notamment la rend\nimpraticable dans les immeubles à étages\nmultiples (voir planche annexée).\nUn corps de cheminées en maçonnerie\ncomportant pour chaque étage une gaine\nde fumée et un conduit de ventilation oc-\ncupe, au 8 étage, 1,65 m 2 sur 5,50 m. de\nlong quand on parvient à les grouper à\nl'enfilade. Le manque de place et la néces-\nsité de placer les prises en des endroits\ndéterminés obligent l'architecteà dévoyer\nles conduits et, parfois, à les grouper sur\ndeux ou trois épaisseurs. Or tout dévoie-\nment est un obstacle au tirage et un dan-\nger d'obstruction : son exécution demande\ndes soins particuliers pour éviter le rétré-\ncissement des gaines : encore peut-on esti-\nmer heureux lorsque le maçon se retrouve\ndans la complication des plans et ne se\ntrompe pas dans l'établissement des rac-\ncords. D'autre part, les coudes en boisseau\nde terre cuite sont régulièrement cassés\npar le boulet du ramoneur.\n2) Au point de vue du tirage, les sou-\nches comportant de nombreux conduits\nsont une nuisance car ils réactionnent les\nuns sur les autres à la sortie de la toiture et\ndonnent lieu à des refoulements (fig. 49).\n3) Au point de vue « efficience », ce fac-\nteur essentiel de l'économie moderne, le\nconduit privé n'est pas défendable. Nous\navons vu, en effet, qu'il convient de don-\nner à chacun la possibilité de chauffer au\nbois ou au charbon.\nIl n'en est pas moins vrai que la plupart des\nusagers préfèrent les facilités du confort\nmoderne et ne veulent plus entendre par-\nler que du gaz. D'où résulte que le deux\ntiers au moins de nos gaines à fumée n'en\nvoient jamais passer et n'évacuent que des\nproduits de combustion pour lesquels une\nsection réduite serait suffisante (v. fig. 49).\nSi l'on tient compte, d'autre part, de ce\nqu'il y a des heures de pointes et des heu-\nres creuses, et de ce que tous les foyers\nd'une même colonne ne fonctionnent pas\nsimultanément, l'on doit conclure que l'éta-\nblissement de gaines individuelles dans les\nimmeubles de rapport constitue un gaspil-\nlage sans nom.\nIl n'y a donc rien de surprenant à ce que\nl'on aie songé à les remplacer par un con-\nduit unitaire dont la section réalise une\nmoyenne suffisante, croissant ou non avec\nle nombre de prises et l'importance des\nfeux.\nb) CONDUIT UNITAIRE\nSon principe est ancien. Avant 1870, M.\nMousseron avait déjà proposé la gaine uni-\nque desservant une série de cheminées pla-\ncées aux différents étages d'une construc-\ntion. En 1875, la Préfecture de Police en\ndéfendit la construction à la suite des\nennuis et commencement d'asphysie dont\nces conduits furent la source. M. Maubras,\nprofesseur à l'Ecole Centrale, écrit à leur\nsujet dans son traité pratique de fumiste-\nrie :\n« On conçoit très bien que l'idée soit ve-\n» nue de construire ces conduits surtout\n» dans les maisons de six à sept étages.\n» Les murs, en effet, sont absolument ha-\n» chés par le passage des conduits de\n» fumée, et la pose des poutres du plan-\n» cher offre souvent une complication assez\n» grande. On pensa donc tout naturelle-\n» ment à ne construire qu'un tuyau unique\n» dont la section aurait été la somme de\n» toutes celles nécessaires pour les dîffé-\n» rentes cheminées.\n» Nous avons dit que des essais minutieux\n» furent faits qui donnèrent au début de\n» bons résultats, mais qu'à la pratique les\n» inconvénients furent nombreux.\n» En principe et théoriquement il semble,\n» à notre avis, qu'une solution pratique\n» peut être donnée à ce problème. »\nDans ces conditions, il fallait avoir un cer-\ntain courage et être poussé par l'insuffi-\nsance croissante du conduit individuel, pour\nreprendre les essais.\nIl est probable que les premières expé-\nriences avaient été entreprises sur des gai-\nnes mal établies et à tirage insuffisant.\nAussi les spécialistes qui reprirent le pro-\nblème, n'eurent-ils d'autre préoccupation\nque d'améliorer celui-ci. La section circu-\nlaire du conduit, sa protection au moyen\nd'un m'atelas d'air stagnant empêchant son\nrefroidissement, sa construction sous for-\nme de boisseaux ou wagons à emboîte-\nment, la matière de ces wagons (béton\nléger), la paroi lisse de la gaine sont autant\nde perfectionnements qui, s'ajoutant, abou-\ntirent a un résultat favorable.\nDepuis peu d'années le conduit unitaire est\ndonc admis dans la plupart des pays.\nMalheureusement les meilleurs soins appor-\ntés à la fabrication ne sauraient écarter les\ndéfauts inhérents au principe même du\nconduit unitaire simple, défauts dont le plus\ngrave est l'interdépendance absolue qu'il\nci ée entre ses divers usagers. L'accumula-\ntion des suies de tous les étages dans le\nbas de la colonne peut provoquer l'obstruc-\ntion de certaines prises : l'introduction d'un\nraccord trop avant dans la conduite para-\nlyse le tirage à tous les étages inférieurs :\nle ramonage qui doit être fréquent exige\nl'arrêt de tous les feux.\nD'autre part, les sections circulaires ou car-\nrées, généralement adoptées, conduisent à\ndes boisseaux de proportions malcommo-\ndes et encombrantes qui limitent leur em-\nploi à des cas particuliers (fiq. 3). Enfin, le\nconduit unitaire simple établit une commu-\nnication acoustique entre les étages : cet\ninconvénient est particulièrement à redou-\nter lorsque la gaine sert à la ventilation.\nc) CONDUIT «SHUNT» OU MIXTE A\nCOLLECTEUR\nIl semble bien que la cheminée « Shunt »\nréalise enfin la solution définitive et prati-\nque que M. Maubras prévoyait il y a plus\nde trente ans dans l'ouvrage cité ci-dessus.\nL'examen des dessins illustrant cet article\npermet de se rendre compte de son fonc-\n\nFig. 50."}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "49", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193403-01.1.15", "texte": "Fig. 51.\nConduit unitaire système «Sehofer».\nEncombrement environ 0,45 x 0,45.\n\nFig. 52.\nSchéma de la cheminée „ Shunt\".\nA gauche : A droite:\nConduit Conduit\nde fumée. de ventilation."}, {"page_pdf": 16, "page_imprimee": "50", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193403-01.1.16", "texte": "Fig. 53.\nBifurcation des conduits.\n\nFig. 55.\n\nFig. 54.\nBifurcation supérieure et\ncouronnement de la chemi-\nnée «Shunt».\n\ntionnement. Elle est formée par une série\nde conduits individuels (50) débouchant à\nleur partie supérieure dans un conduit col-\nlecteur (53) qui règne sur toute la hauteur\nde l'immeuble (fig. 52).\nLe conduit individuel qui monte générale-\nment jusqu au niveau du plancher supérieur\nest en quelque sorte « privatif » comme\ndisent les notaires: il comporte une bouche\nde ramonage au plafond, une autre pour\nl'enlèvement des suies à hauteur de plin-\nthe : le propriétaire est libre de supprimer\nsa gaine individuelle, d'y apporter des mo-\ndifications, de la faire ramoner sans de-\nmander l'avis des copropriétaires et sans\ninfluencer en quoi que ce soit le fonction-\nnement des autres cheminées.\nLe conduit collecteur est « propriété com-\nmune » : il monte en ligne droite du bas\nde l'immeuble jusqu'à la toiture : son ra-\nmonage, peu fréquent puisque la grosse\npartie des suies se dépose dans les conduits\nindividuels, est assuré par la gérance : les\nsuies sont enlevées au sous-sol.\nLa cheminée « Shunt » est composée de\nboisseaux wagons) fabriqués à la machine\nen béton de bims, ponce artificielle ou mâ-\nchefer concassés et calibrés. Ces boisseaux,\nfabriqués à la machine ou vibrés, compor-\ntent deux trous formant, par superposition,\nun conduit individuel de 0,12 X 0,20 et une\ngaine collectrice de section variable suivant\nles nécessités mais dont la section ne des-\ncend pas en dessous de 4 décîm. carrés.\nL'épaisseur des parois est de 3 cm. environ.\nLa languette de séparation assure un\néchange de chaleur qui régularise les tem-\npératures des gaz circulant dans les deux\ngaines voisines et, de ce fait, évite les re-\nmous qui pourraient se produire à la ren-\ncontre des deux colonnes de fumée.\nLa bifurcation des deux gaines et l'élargis-\nsement du conduit collecteur sont réalisés\nau moyen de pièces spéciales (fig. 53 et\n54) dont les courbes sont calculées de fa-\nçon que le cheminement des gaz se fasse\navec un minimum de pertes de charges.\nLes cheminées d'aérage sont basées sur le\nmême principe que les cheminées à fumée\net identiques comme construction; la seule\ndifférence réside dans le montage des\nboisseaux, la prise de fumée étant rempla-\ncée par une bouche d'aspiration et les por-\ntelles de ramonage supprimées.\nLes cheminées d'aérage et de fumée peu-\nvent être montées indépendamment l'une\nde l'autre, mais il est généralement indi-\nqué de les juxtaposer comme indiqué sur\nla planche annexée. Dans ce cas l'encom-\nbrement total varie de 0,83 minimum à\n1,15 maximum en largeur sur 0,26 de sail-\nlie.\nLa prise de fumée étant légèrement dé-\nsaxée, il est nécessaire, si on désire la ra-\nmener dans l'axe du corps de cheminée, de\ncharger celui-ci de 0,20 de maçonnerie\ncontre le conduit de fumée collecteur :\ndans ces conditions, la largeur maxîma du\ntrumeau est de I m. 35 pour les cheminées\njumelées : c'est une dimension courante\npermettant la garniture en marbre avec\nretour ou à la française et ne compromet-\ntant pas le placement des meubles latéraux.\nL'encombrement total de la cheminée\n« Shunt » n'est donc, aux étages supérieurs,\nque 25 p. c. de l'emplacement occupé par\nun corps de cheminées individuelles en ma-\nçonnerie.\nSi l'on admet que trois cheminées doubles\n(cuisine, living-room et chambre à coucher)\nsont nécessaires dans un appartement de\n100 m 2, l'économie de place réalisée est\nde 4 m 2.\nPour les feux ouverts au boîs ou au charbon\nqui dégagent une quantité de fumée et\ndemandent un appel d'air considérables,\nla section de la cheminée doit être aug-\nmentée et il est même parfois désirable de\nsupprimer la ventilation qui pourrait retar-\nder le tirage au point de rendre l'allumage\ndes bûches difficile : l'aspiration de la che-\nminée agrandie assure du reste à elle seule\nune ventilation suffisante, même si le foyer\nest éteint. Dans ce cas, la cheminée peut\nse monter comme indiqué sur la planche\nannexée : l'atre classique de 0 m. 43 per-\nmettant l'introduction des rondins de bois\nse trouve au centre, surmonté d'une che-"}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193403-01.1.17", "texte": "TYPES COM PARES DE CONDUITS DE FUMEE ET DE VENTILATION\nDANS UN IMMEUBLE DE 7 ÉTAGES SUR REZ-DE-CHAUSSEE\nFig. 57.\n\nSupplément du n° 3, de Mars 1934, de la Revue d'Architecture LA CITÉ"}, {"page_pdf": 19, "page_imprimee": "51", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193403-01.1.19", "texte": "minée individuelle de 0,2 X 0,4 qui bifur-\nque à gauche et à droite dans deux con-\nduits collecteurs de section constante ou\ncroissante selon les circonstances. Cette\ndisposition est celle qui se prête égale-\nment le mieux au placement des foyers\nles plus variés à feu continu, au gaz, ou\nautres. Elle donne un encombrement de\n0 m. 35 en profondeur sur 0 m. 98, I m. 18\nou I m. 30 en largeur, suivant étage.\nAu point de vue acoustique, la cheminée\n« Shunt » est a I abri du reproche que nous\navons fait a la cheminee unitaire simple de\nformer porte-voix entre les différents éta-\nges. Il suffit de suivre I un des dessins sché-\nmatiques en partant d une bouche d'aspi-\nration pour voir que les ondes sonores de-\nvraient parcourir la hauteur d'un étage\ndans le conduit individuel, puis une ou plu-\nsieurs hauteurs d etages dans le conduit\ncollectif et redescendre alors à contre-cou-\nrant dans un conduit individuel avant d'ar-\nriver chez un voisin; elles sont évidem-\nment amorties avant la fin de ce voyage.\nLa souche extérieure de la cheminée\n«Shunt» (fig, 54) possède une double paroi\nformant une gaine annulaire de 6 cm., dans\nlaquelle viennent s'engouffrer les courants\ntraînant le long des versants des toitures\net particulièrement à la surface des terras-\nses; il se produit ainsi un courant annulaire\nascendant qui active le tirage.\nElle comporte en outre deux chicanes incli-\nnées qui rétrécissent le passage, augmen-\ntent la vitesse des gaz et empêchent tout\nrefoulement. Ces chicanes, dont l'inférieure\ndoit être placée dans la direction des vents\ndominants, sont disposées de façon à éva-\ncuer à l'extérieur les eaux de pluie qui\npourraient pénétrer dans la gaine.\nL on connaît les difficultés que les cuisiniè-\nres éprouvent le matin à l'allumage du\nfourneau de cuisine : le feu étant éteint,\nl'air de la nuit aspiré dans la gaine la re-\nfroidit et il arrive, lorsque le soleil a ré-\nchauffe I atmosphère, que la colonne d'air\nqui remplît la cheminée est plus froide que\nl'air extérieur, ce qui renverse le tirage.\nPour éviter le refroidissement de la chemi-\nnée, on peut placer à la partie supérieure\ndu conduit individuel un clapet en équerre\n(fig. 55) manoeuvré par une tige rigide et\nqu on peut fermer pendant la nuit lorsque\nles feux sont éteints : dans ces conditions,\nle conduit conserve la chaleur accumulée\ndans ses parois. En pratique cette précau-\ntion ne se justifie guère, car une fois le\npremier feu amorcé, le tirage est établi\ndans la gaine commune et provoque, dans\nles conduits individuels, une aspiration dont\ntous les usagers bénéficient.\nLe même renversement peut se produire\npar la simple pénétration des rayons du so-\nleil dans la gaine de fumée rendue bonne\nconductrice par la présence de la suie : il\nse produit alors toute une série de cou-\nrants partiels qui se réfléchissent contre les\nparois et dont la résultante est un courant\nd'air refluant.\nCe phénomène est écarté, dans la chemi-\nnée « Shunt » par la disposition de la sou-\nche extérieure avec sa chemise et ses chi-\ncanes.\nLes conduits « Shunt » permettent de trai-\nter indépendamment l'évacuation des fu-\nmées et la ventilation.\nS'ils traversent des locaux qui ne requiè-\nrent pas leur usage, l'on peut, ou bien sup-\nprimer les conduits individuels sur la hau-\nteur de ces locaux ou bien prolonger d'au-\ntant les gaines individuelles de l'étage infé-\nrieur (fig. 52). Dans ce dernier cas la cha-\nleur irradiée de ces gaines permet un\nchauffage modéré des locaux en question.\nLe boisseau se prête à toutes les combi-\nnaisons possibles, la prise de fumée et la\nbouche de ventilation pouvant se placer\nsur l'une quelconque des faces accessibles\nde la gaine de départ (fig. 56).\nIl va de soi que les accroissements de sec-\ntion du conduit collecteur doivent être\nétudiés suivant les nécessités des circons-\ntances : la planche accompagnant cette\nétude se rapporte au cas fréquent de huit\nlocaux semblables superposés, mais si l'on\ndevait brancher un feu plus important au\n2 étage par exemple, on y passerait direc-\ntement de la section 0,20 X 0,20 à la sec-\ntion 0,20 X 0,36.\nThéoriquement, il était indiqué d'appliquer\na la cheminée « Shunt » le principe de la\nsection croissante que la nature et les in-\ndustriels ont adopté depuis que le monde\nest monde chaque fois qu'il s'est agi de\nI écoulement d un fluide quelconque; en\npratique, et sacrifiant ainsi au principe\nsacdr de la standardisation, le constructeur\ndonne au conduit collecteur une section\nconstante de 7,2 dm2. Cette section a été\ncalculée de façon à permettre, en toutes\ncirconstances, l'évacuation totale des gaz :\nelle est sanctionnée par la pratique. La sec-\ntion constante a pour effet non seulement\nde normaliser les éléments de la cheminée\net d en réduire le nombre au strict mini-\nmum mais encore de permettre, par sur-\ncroît, la standardisation complète des par-\nties décoratives des corps de cemînées à\ntous les étages.\nII va de soi que les raccords des foyers et\ndes fourneaux de cuisine doivent être pour-\nvus de clefs et que celles-ci doivent être\nfermées lorsque les feux sont éteints : cette\nprécaution élémentaire s'impose pour tous\nles conduits unitaires.\nIl est recommandable d'entourer les bois-\nseaux «Shunt» d'un revêtement en bri-\nques de bims ou autres de 5 cm. d'épais-\nseur afin d'assurer l'adhérence des enduits,\nrevêtements en faïence, etc.\nCONCLUSIONS\nLa tendance de construire en hauteur rend\nle conduit individuel impossible en raison\nde son encombrement,\nLe conduit unitaire est possible mais, dans\nsa réalisation simpliste, il présente des dé-\nfauts essentiels (interdépendance entre\nles usagers, encombrement, communication\nacoustique) qui limitent son emploi à des\ncas particuliers.\nLe conduit breveté « Shunt » donne un\nmaximum de sécurité avec un minimum\nd'encombrement : il n'établit aucune com-\nmunication acoustique entre les usagers :\nil est écanomique et de placement facile.\nNous pensons qu'il apporte la solution dé-\nfinitive du conduit de cheminée dans les\nimmeubles de rapport.\nBruxelles, le 28 février 1934.\n\nFig. 56.\n\nAlfred NYST,\nArchitecte S.C.A.B. et S.B.U.A.M.\nIngénieur électricien.\nIngénieur civil des Mines A. I. Lg."}, {"page_pdf": 20, "page_imprimee": "52", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193403-01.1.20", "texte": "CONFERENCES\nNous avons signalé, en son temps, l'heu-\nreuse initiative qu'avait prise « La Maison\nd'Art », d'organiser en son local de l'ave-\nnue Louise, une série de conférences, trai-\ntant de l'esthétique et de l'architecture\ncontemporaine.\nAprès MM. Le Corbusier et Fierens, le\nR. P. MORLION nous a entretenu de\nl'esthétique contemporaine.\nSa conférence débuta par une synthèse des\nthéories scolastiques du beau, qui consti-\ntuent d'après le R. P. Morlion une\njustification de l'art moderne.\nL'imitation de la nature est la néga-\ntion de l'art, qui ne peut être que créa-\nteur. La photographie, elle-même, en se\nservant des moyens qui lui sont propres,\nl'éclairage, les gros plans... crée un monde\nnouveau. Les projections d'admirables\nphotographies contrastant avec les platitu-\ndes d'une certaine école de peinture réa-\nliste, le démontrent éloquemment.\nL'histoire de la peinture contemporaine se\ncaractérise par une réaction continue con-\ntre le réalisme en art. Cette orientation\nnouvelle, débute avec l'impressionnisme\nqui poursuit la destruction de la forme,\npour nous découvrir le royaume de la\nlumière. Pointillisme, expressionnisme, sur-\nréalisme s'éloignent de plus en plus du réel,\ndont le dadaïsme achève la destruction\ntotale.\nL'art est dans une impasse. Pour l'en sor-\ntir, le cubisme et la « neue zachlichheit »\ns'efforcent de construire, mais ils se figent\ndans une froideur mortelle. L'art, en effet,\nn'est pas que « forme », mais il est aussi\n« pensée ».\nC'est dans l'œuvre des Marc Ernst, Fritz\nvan den Berghe... qu'on voit le plus claire-\nment cette recherche tourmentée de la\npensée, de l'âme propre au monde irréel\nque la peinture contemporaine fait surgir,\npensée, le plus souvent démoniaque, chez\nd'aucuns cependant, d'essence divine, par\nla sérénité de la méditation, voisine de\ncelle des boudhas recueillis, dont le R. P.\nMorlion nous laisse voir un admirable spé-\ncimen qui caractérise les tendances de\ntout art religieux.\nMalgré sa longueur et l'imperfection de la\nlangue français traduit du flamand\ncette conférence fut pour les admirateurs\nde l'art moderne, d'un réel réconfort.\nQuelque temps après, nous eûmes le plai-\nsir d aller entendre l'architecte parisien\nMALLET-STEVENS, qui nous parla de l'ar-\nchitecture moderne et du public.\nLe public n'accorde pas à l'architecture\nl'attention qu'elle mérite; les rues, pour lui,\nne sont qu'une suite de magasins, mais sa\ncuriosité ne dépasse pas le premier étage.\nDans les milieux officiels, les styles servent\nà une chose : indiquer la destination des\nédifices : gothique pour les églises, classi-\nque pour les palais de justice. A l'intérieur,\nle salon sera d'un Louis quelconque, le bu-\nreau sera Empire, seule la salle de bains\nsera moderne.\nEn moderniste passionné, Mallet-Stevens\nvoit dans le style de la baignoire, une rai-\nson d'espérer.\nVînt ensuite une énergique défense de l'ar-\nchitecture moderne, et de ses caractéristi-\nques : la terrasse, la fenêtre en longueur,\nles meubles métalliques, les surfaces net-\ntes...\n« On va partout répétant que le style\nmoderne tue les métiers d'art, c'est peut-\nêtre vrai, mais jamais l'architecture n'a fait\nappel à une main-d'œuvre plus spécialisée.\nOn dit aussi : « Je ne veux pas que mon\nmobilier me rappelle le style des clini-\nques », mais on oublie que jadis, on cou-\nchait les patients sur des tables de bois.\nEn conclusion, M. Mallet-Stevens, souligne\nque c'est l'ignorance du passé, qui est\ncause de l'incompréhension qui heureu-\nsement disparaît de plus en plus de\nl'architecture contemporaine.\nLa conférence, d'une tenue impeccable,\némaillée de traits d'esprit, obtint un suc-\ncès facile.\n\nBOUWKUNDIGE COMPOSITIE\nP. J. J. V.\nCet ouvrage vient de sortir des presses\nd'Erasmus où il a été imprimé pour la So-\nciété Standaard d'Anvers.\nPas d'étude de proportions mathématiques\ntel que le faisaient les auteurs du XVI siè-\ncle, pas de critiques de théories du genre\nde celles des précurseurs de l'encyclopé-\ndisme, ni de considérations pleines de spé-\nculations philosophiques à l'allemande.\nPas un livre dans le genre du Guadet qui\ncontient quantité de connaissances utiles\nmais n'approfondît pas la nature même du\nphénomène architecture comme\nont tenté de le faire les auteurs améri-\ncains.\nPas un livre de théorie sur la géométrie,\nbase de la forme, comme Matila Ghika en\na écrit un.\nPas une histoire de l'art.\nNon ! Un ouvrage né de la pratique et\ntendant à y puiser des considérations sur\nl'architecture.\nDans son introduction l'auteur débute par\nl'appréciation bien connue de John Bel-\ncher «Enssentials in archi-\ntecture » et reprise depuis par\nbien d'autres auteurs, sur l'élément spiri-\ntuel dans l'architecture.\nA l'appui de nombreuses illustrations il étu-\ndie ensuite :\nLes principes : bon, vrai, beau.\nLes qualités ou caractéristiques :\nI. Vie (mouvement);\n11. Force (contraste);\n111. Largesse;\nIV. Limitation (dépendance, suprématie),\nfinesse, grâce, sentiment, échelle, repos,\nunité, harmonie musique et architecture).\nLes facteurs :\nLa proportion, symétrie, sens accent;\nLes pleins et les vides;\nLumière et ombre;\nLa couleur;\nLa situation, l'entourage.\nDans ses conclusions l'auteur déclare qu'en\nces temps où l'architecture a évolué avec\ntant de rapidité, il est utile, voire indispen-\nsable, de sonder un peu plus profondément\ndans les principes essentiels de la compo-\nsition architecturale et proclame sa foi\ndans la valeur de l'art dans la vie.\nNous pensons avec lui qu'à côté de l'étude\ndes facteurs techniques de l'architecture,\nà côté de son caractère social il faut\nessayer de rechercher le pourquoi de nos\nimpressions artistiques, les règles profon-\ndes et éternelles de la beauté; mais nous\ncroyons aussi que cette étude n'est vrai-\nment profitable que pratiquée comme un\nexamen de soi-même et qu'aucun autre\nlivre quelle qu'en soit la valeur, ne pourra\ncréer un artiste, tout au plus peut-il éveil-\nler des impressions, provoquer l'éclosion de\nsentiments à celui qui y est prédisposé.\nSans ce sens spécial, l'étude ne dévelop-\npera jamais une personnalité.\nPar ailleurs, la lecture du livre est agréa-\nble; il peut être un bon auxiliaire pour\nl'enseignement.\n\nERRATUM. Sur la tablette d ocumentaîre MOLER n 699844 il faut lire au bas de la I face : Planchers nervures au lieu de Plans chers\nnervures."}, {"page_pdf": 21, "page_imprimee": "53", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193403-01.1.21", "texte": "Supplément au n° 3 du volume 12 de la revue 99 LA CITE\"\n\nLE PARQUET BRUCE\n\nDétail - Grandeur - Coupe transversale\n\nLE BOIS : Chêne blanc d'Amérique. Grâce à sa\ntexture serrée, le chêne d'Amérique\nne s'encrasse pas, son entretien est\naisé, sa surface cirée brillante. La\nfirme Bruce exploitant ses propres\nforêts, les parquets ont invariable-\nment la même origine, ce qui assure\nleur homogénéité.\nLE SECHAGE : Est exécuté au moyen de vapeur et\nd'air chaud, selon les mêmes métho-\ndes, les mêmes principes et avec les\nmêmes soins consacrés par des an-\nnées d'expérience.\nLA LONGUEUR : Variable, c'est-à-dire que la pièce la\nplus courte mesure 0 m. 55 et la plus\nlongue 3 m. 50. Ainsi donc le nombre\nde joints habituels est réduit de\n65 p. c. Nous recommandons, pour\nla bonne apparence du parquet, de\nne pas faire apparaître en cours de\nplacement, un joint à moins de 25 cm.\nd'un autre.\nL'EPAISSEUR : Nette, 21 mm.\nLA LARGEUR : Nette, 57 mm. Afin de fournir des\nlames parfaitement planes et droites,\nla firme Bruce n'a pas hésité à les\nmachiner hors des pièces sensible-\nment plus larges et plus épaisses.\nAinsi la largeur nette de 57 mm. est\ndébitée hors 75 mm. et l'épaisseur\nnette de 21 mm. hors de 25 mm.\nLE POIDS : 15 kilos par m2 de surface nette.\nLE PLACEMENT : Le parquet Bruce se cloue sur gîtage\net sur lambourdes. Ces dernières ne\nsont jamais comprises dans nos entre-\nprises sauf stipulation contraire et\nexpresse. Nous fournissons le parquet\nBruce :\nSans placement : dans ce cas nos prix\ns'entendent par m2 de surface nette,\nutilisable, c'est-à-dire qu'ils sont me-\nsurés languettes déduites.\nAvec placement : dans ce cas nos\nprix comprennent la mise à niveau,\nle raclage et la première mise en\ncire. Nous entreprenons le placement\ndans tout le pays.\nLES FOURNITURES : La rapidité des livraisons et le res-\npect des délais de fournitures sont\nassurés par un stock permanent de\nplusieurs milliers de mètres carrés\nque nous tenons en magasin à Anvers\net à Bruxelles. Nous acceptons les\ncommandes jusqu'à douze mois avant\nleur exécution, les marchandises étant\ndans ce cas, immobilisées en maga-\nsins, sans aucun frais pour nos clients.\n\nEtablissements E.-J. VAN DE VEN s. a.\nSPÉCIALISTES EN MATÉRIAUX NOUVEAUX\nRue Léopold, 19, BRUXELLES • Tél. 17.81.17"}, {"page_pdf": 22, "page_imprimee": "54", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193403-01.1.22", "texte": "Supplément au n° 3 du volume 12 de la revue «9 LA CITE\"\n\nLe Parquet BRUCE\nen chêne d'Amérique séché scientifiquement\nIl est une question qui, au cours de ces dernières années, nous fut souvent posée :\n« Ne pourriez-vous pas nous livrer des parquets offrant les mêmes avantages et les\nmêmes garanties que vos portes WOCO et LAMINEX ? C'est donc en réponse à la\ndemande de nombreux clients, que nous avons introduit le parquet Bruce. Nous\ndéclarons en tout premier lieu que nous n'avons été guidés que par un seul souci :\nfournir un parquet dur, résistant, de belle apparence, facile à l'entretien, garanti au\nchauffage et à l'humidité et de plus économique. Nous avons donc recherché la\nqualité pure et simple en évitant d'aborder le domaine de la fantaisie que nous\nlaissons aux firmes spécialisées. Le parquet Bruce fait fi des dessins : il ne cherche\npas à amuser l'oeil : il ne désire qu'être utile dans sa simplicité.\nAu fait comment se fait-il qu'à l'heure présente où les plafonds sont de plus en plus\ndépourvus d'ornements; où les murs sont de plus en plus unis, le parquet, lui, s'obstine\nà s'encadrer de filets et de bordures, à se diviser en petits rectangles, à s'étendre\nen arêtes de poisson et à s'entrecouper en morceaux minuscules ?\nSerait-ce dans le vain espoir de paraître plus luxueux ?\nSerait-ce donc parce que le public l'exige ?\nQu'il nous soit permis de poser ces questions. Nous nous demandons si la raison de\nla popularité du dessin en parquets ne doit pas être recherchée dans le fait qu'il\npermet l'emploi de petits morceaux de bois, de déchets, de frises sciées entre les\nnoeuds et l'uilisation ainsi jusqu'aux moindres branches de chênes, grâce à l'étroitesse\net la petitesse des pièces nécessaires. Le dessin n'a-t-il pas été imposé plutôt par les\nnécessités d'une fabrication économique ? Et cette fabrication économique n'a-t-elle\npas popularisé le dessin au point que ce dernier paraît pour beaucoup aujourd'hui,\ninséparable de toute conception de parquet de qualité ?\nNous avons donc voulu quant à nous, offrir un parquet uni : notre ambition avait pour\nidéal la lame unique sur toute la longueur de la pièce. Mais nous avons été obligés\nde constater que cette solution était par trop coûteuse vu le prix élevé des bois de\nchêne en fortes longueurs. Nous avons alors adopté une solution moyenne : les lon-\ngueurs variables avec par conséquent, des joints irréguliers. Ceci permet l'emploi de\npièces dont la plus courte est de 0.55 m. et la plus longue de 3.50 m. La dispersion\net le nombre réduit des joints qui sont tous languettés, rainurés et machinés à la\nperfection, ne frappe pas le regard comme les joints réguliers et répétés à courte\ndistance : on obtient ainsi l'impression d'une surface parfaitement unie. De plus,\ntoutes les lames étant placées dans le même sens, l'entretien du parquet est de\nbeaucoup plus aisé que celui de petites pièces de bois chevauchant en sens contraire\net qui rendent le nettoyage à la paille de fer par exemple, pour ainsi dire impossible.\nPourtant, un raclage de ce genre est bien souvent nécessaire. Nous facilitons par\nconséquent le travail ménager.\nQuant aux prix, si on les compare avec ceux d'un plancher en sapin qui doit être\npeint et verni, ou recouvert de tapis ou de linoléum, on constatera qu'il y a un\navantage considérable en faveur du parquet Bruce, surtout si l'on tient compte que\nla peinture, le linoléum et les tapis n'ont qu'une durée relativement éphémère et\ndoivent être renouvelés plusieurs fois au cours de l'existence du bâtiment.\nC'est donc avec la plus entière confiance que nous invitons nos clients à faire usage\ndu parquet Bruce, confiance justifiée par les mérites des matériaux que nous vous\nprésentons et la satisfaction qu'il leur procurera.\n\nEtablissements E.-J. VAN DE VEN s. a.\nSPÉCIALISTES EN MATÉRIAUX NOUVEAUX\nRue Léopold, 19, BRUXELLES - Tél. 17.81.17"}]}