{"numero_id": "bm-bmtnaac-1935-06-01", "volume": "bmtnaac_1935-06_01", "ocr_sha256": "8e50947148635b020b45549286206668e4779b55b311d5bfef643c0d46e7998b", "source_tei": "https://github.com/Princeton-CDH/bluemountain-transcriptions/blob/main/periodicals/bmtnaac/issues/1935/06_01/bmtnaac_1935-06_01.tei.xml", "source_mets": "https://github.com/pulibrary/BlueMountain/blob/main/metadata/periodicals/bmtnaac/issues/1935/06_01/bmtnaac_1935-06_01.mets.xml", "url_numero": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193506-01", "articles": [{"article_id": "bm-bmtnaac-1935-06-01-c001", "article_bluemountain": "bmtnaac_1935-06_01#c001", "volume": "bmtnaac_1935-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 1", "page_fin": "couv. 1", "image_debut": 1, "image_fin": 1, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193506-01.2.1", "titre_corps": "Photo aérienne prise par les services de la S.A.P.E.P.A., 54, Avenue Huart Hamoir à Bruxelles.", "titre_sommaire": "Photo aérienne prise par les services de la S.A.P.E.P.A., 54, Avenue Huart Hamoir à Bruxelles.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 1, "page_imprimee": "couv. 1", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193506-01.1.1", "debut_caractere": 222, "fin_caractere_exclue": 316, "texte": "Photo aérienne prise par les services de la S.A.P.E.P.A., 54, Avenue Huart Hamoir à Bruxelles."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1935-06-01-c002", "article_bluemountain": "bmtnaac_1935-06_01#c002", "volume": "bmtnaac_1935-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 5, "image_fin": 5, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193506-01.2.2", "titre_corps": "INDEX DES ANNONCES", "titre_sommaire": "INDEX DES ANNONCES", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 5, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193506-01.1.5", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1932, "texte": "INDEX DES ANNONCES\nAMEUBLEMENT:\nRod. Cla es\nVan Der Borght Frères, S.A.\nAMEUBLEMENT DE CUISINE:\nEtablissements E. J. Van De Ven\nAPPUIS DE FENÊTRES :\nL. Claes\nASCENSEURS :\nSchindler & Cie\nBETON :\nBétons flottants\nMarcel Delvaux\nArmand Detry\nImprégnation des Bois, S.A.\nM. E. Rossbach\nBRIQUES :\nTuileries et Briqueteries d'Hennuyères\nMaison Kessels\nBRONZES:\nRod. Cla es\nBUREAU D'ETUDES:\nM. E. Rossbach\nLéon Tirifahy\nCARREAUX :\nL. Claes\nCÉRAMIQUES :\nL. Claes\nCHASSIS METALLIQUES:\nAlfred François\nCHAUFFAGE :\nJ. Lasserre\nCIMENT:\nCiments d'Obourg\nCOFFRAGE :\nFarcométal - Léon Tirifahy\nCOULEURS :\nDe Keyn Frères\nLes Fils Lévy-Finger\nCOUVRE-MURS ;\nL. Claes\nDÉCORATION :\nHenri Manneback\nfrjMgTRICITÉ :\nf Fernand Deswert\n• JX:\nDe Keyn Frères\n| Les Fils Lévy-Finger\nVDREMENTS :\na L. Claes\n■EPRISES GENERALES :\nMarcel Delvaux\nI Armand Detry\n/\n§ François & Fils\nETALAGES :\nRod. Claes\nFERRONNERIES :\nAlfred François\nGRANIT :\nSociété Anonyme de Merbes Sprimont\nHOURDIS :\nFarcométal - Léon Tirifahy\nTuil. et Br/q. d'Hennuyères et de Wanlin\nImprégnation dés Bois\nPlancher Tubacier\nLATTIS METALLIQUES:\nLéon Tirifahy\nLINOLEUM :\nVan Der Borght Frères, S.A.\nLUMINAIRES :\nRod. Cla es\nMARBRES :\nSociété Anonyme de Merbes Sprimont\nMONTE-CHARGE :\nSchindler & Co.\nPLAQUES ET PANNEAUX ISOLANTS :\nInsulite\nFrance & Co.\nPARQUET:\nFrance & Co.\nPEINTURE:\nH. Manneback\nPOTEAUX :\nImprégnation des Bois, S.A.\nREPRODUCTION DE PLANS :\nFernand Couvreur\nREVETEMENTS :\nImprégnation des Bois, S.A.\nJanlet, Pardoen & Roelants\nSEUILS :\nL. Claes\nTuileries et Briqueteries d'Hennuyères\nTAPIS :\nVan Der Borght Frères, S.A.\nTAPIS CAOUTCHOUC\nFrance & Co.\nTAPISSERIES :\nH. Manneback\nVan Der Borght Frères, S.A.\nTENTES :\nA. François\nTHERMOSTATS :\nThe Reostatic Co.\nTUBES :\nUsines à tubes de la Meuse\nTUILES :\nMaison Kessels\nTuileries et Briqueteries d'Flennuyères et de Wanlin\nTUYAUX DE DRAINAGE :\nTuileries et Briqueteries d'Hennuyères\nVERNIS :\nDe Keyn Frères\nLes Fils Lévy-Finger"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1935-06-01-c003", "article_bluemountain": "bmtnaac_1935-06_01#c003", "volume": "bmtnaac_1935-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "85", "page_fin": "95", "image_debut": 11, "image_fin": 21, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193506-01.2.3", "titre_corps": "A par RICHARD MOSZKOWSKI, Architecte. (Suite voir N° 5)", "titre_sommaire": "A par RICHARD MOSZKOWSKI, Architecte. (Suite voir N° 5)", "signature_source": "R. NOSZKOWSKI", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 11, "page_imprimee": "85", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193506-01.1.11", "debut_caractere": 34, "fin_caractere_exclue": 203, "texte": "A propos du Grand palais de\nI'Exposition de Bruxelles 1935.\nRÉFLEXIONS\nsur I'Architecture Monumentale Contemporaine\npar RICHARD MOSZKOWSKI, Architecte. (Suite voir N° 5)"}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "86", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193506-01.1.12", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 3431, "texte": "Ainsi que nous l'avons vu déjà, on a donné à la ligne moyenne des\narcs la forme d'une anse de panier à trois centres ; il fallait ensuite\ndéterminer les sections de ces arcs, et cela en admettant la dispo-\nsition des terrasses et des entretoises comme définitive, ainsi que\nleur poids. Tout d'abord on a pensé leur donner des sections creuses\nsauf aux endroits d'encastrement des entretoises : l'arc eût res-\nsemblé ainsi à une tige de bambou. Mais une telle disposition était\nassez ingrate à réaliser et, finalement, on a prévu des arcs pleins.\nLa section a reçu une largeur constante de 85 cm., la hauteur étant\nde 1,50 m. au pied, de I m. à la clef et de 1,80 m. dans la zone des\nplus grandes flexions, c'est-à-dire en plein rein.\nTout au début on avait insisté pour que les sections soient rectan-\ngulaires. Mais étant donné qu'en dehors des flexions composées\ndans le plan même des arcs, des flexions dans d'autres plans sont\négalement possibles, une section polygonale ou même elliptique était\nmieux indiquée.\nLes armatures devant résister aux efforts tranchants ainsi qu'aux\ntorsions, constituent des systèmes de spirales se chevauchant.\nIl eût été peu commode de plier les aciers suivant les arrêtes vives\ndu rectangle ; d'autre part il est presqu'impossible d'obtenir un\ndémoulage parfait de ces arrêtes : pour toutes ces raisons on a\ndonné à la section de l'arc la forme d'un octogone ou plutôt d'un\nrectangle aux angles fortement chanfreinés.\n\"Les chanfreins, dit !e prof. Baes, améliorent sensiblement l'aspect\narchitectural des arcs ; ils concourent à les faire paraître plus légers\nqu'ils ne sont, tout en soulignant nettement la forme des arcs par\nune ligne plus puissante que l'arrête vive.\"\nIl semble surtout qu'une section rectangulaire vue de biais (en\nprojection diagonale) apparaît plus grosse, plus lourde qu'elle ne\nl'est en réalité ; quant à la légèreté d'une section, surtout si elle est\ncreuse, elle ne peut être rendue sensible que par des artifices plas-\ntiques.\nL'art de donner une vie à la surface s'appelle la modénature. Il ne\ns'agit pas d'ajouter, à cette intention, des moulures arbitraires, des\nprofils fantaisistes, mais de souligner, de rendre explicite la structure\nintérieure des pièces.\nUne section creuse eût du reste été difficile à réaliser. Légèrement\nallégé sur les flancs, l'arc prenant l'aspect d'une poutre cintrée en\ndouble T ou en 8, eût peut être eu un aspect plus léger, plus\n\"nerveux\". (Fig. 28).\nLa modénature ne vise pas tellement un effet sculptural qu'elle ne\nsert à rendre l'œuvre plus immédiatement lisible : son modelé ne\ndoit jamais être en désaccord avec la structure interne.\nA la clef (voir fig. 2, N' 5), la rotule est composée de 2 articulations\ncylindriques s écartant l'une de l'autre autant que possible, pour\nlaisser la place aux vérins provisoires ; ces vérins (deux par arc, de\n200 tonnes chacun, la poussée a la clef étant de 400 tonnes) servent\nà écarter les demi-arcs pour permettre le décintrage suivant un\nprocédé très simple de soulèvement (procédé Freyssinet). Pour don-\nner plus de base aux sommiers des rotules il a fallu supprimer les\nchanfreins des angles aux environs de la clef.\nLes arcs se terminent a la base par des articulations sphériques ;\nces chevilles ' sont vraiment impressionnantes : dans leur partie\nétroite on peut apercevoir le grain en acier, qui n'a que 50 cm. de\ndiamètre ; le poids des demi-arcs à transmettre aux fondations est"}, {"page_pdf": 13, "page_imprimee": "87", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193506-01.1.13", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 3492, "texte": "de 900 tonnes. (L'acier employé est un acier spécial au chrome-\nnickel dont la limite d'élasticité est de 90 Kgr. par mm 2). (Fig. 29).\nLes sommiers dans lesquels s'emboîtent les grains sont en acier coulé.\nCes organes d'appui ont l'aspect le plus machiniste qui soit, mais\nils font preuve d'un souci d'élégance et d'architecture (plus ou moins\nconsciente) chez leurs réalisateurs.\nPour s'en rendre compte on n'a qu'à regarder les consoles; leur\nforme, la façon dont elles font corps avec le cylindre enveloppant\nle grain et le sommier de l'arc, n'ont pas été déterminées uniquement,\npar les conditions de coulée ou d'utilité.\nCes organes d'articulation sont très importants au point de vue de\nl'architecture du palais : ils jouent en quelque sorte le rôle de\n\"bases\" et de \"chapitaux\".\nQui sait ! peut être verrons-nous bientôt de fausses articulations\ndécoratives en staff patiné (on connaît déjà les fausses charnières\ndans les cabriolets indécapotables . . .\").\nJamais l'histoire des ordres architecturaux n'a été autre. Un langage\nconventionnel s'élabore à notre insu, à tous moments ; la significa-\ntion des signes d'abord concrets, se décolore peu à peu. Ce qui\npeut être considéré comme un signe de vieillissement extrême c'est\nle désir de renouvellement des signes de convenance, sans une véri-\ntable renaissance des réalités matérielles qui, seules, .peuvent en-\ngendrer des symboles nouveaux.\nTous les styles modernes (et il y en a !) qu'on a essayé d'inventer\ndepuis quarante ans sont la preuve d'un vieillissement et d'une\nfatigue extrême.\nLa révolution récente en architecture fut elle-même provoquée par\nles artistes écœurés par les vieilleries et les esthéticiens méditant\nsur l'acropole. Leurs yeux se tournent vers les navires, les avions.\nMais le charme ingénu cesse de l'être dès qu'on le regarde avec\ntrop d'insistance ! et vouloir greffer telle ou telle forme d'allure\ntechnique sur des objets dont la fonction, l'exécution sont tout\nautres, n'est que du romantisme machiniste (d'une autre espèce\nque celui de la \"Sachlichkeit\" : ce dernier veut donner à une bâtisse\nune apparence plus objective, plus \"machine\" qu'elle ne l'est: l'autre\ns'inspire de la morphologie machiniste pour l'appliquer arbitraire-\nment ailleurs).\nLes vrais techniciens aiment et soignent leurs œuvres sans en parler\net même sans le savoir ! Et les plus belles œuvres d'architecture\nactuelle sont sans aucune \"prétention\" architecturale !\nMais les techniciens ne se rendent pas suffisamment compte de la\nportée même esthétique de leurs œuvres ; ils ne s'aperçoivent pas\nde ce que la réalité symbolisée, exprimée par les formes de l'archi-\ntecture officielle n'existe plus ! Que ce qu'ils font ne demande ni\nà être caché, ni à être orné de décors qui ne disent plus rien. Le\nrôle utile des mouvements \"Sachlichkeit\" ou \"Esprit nouveau\" est\nde réduire le prestige de l'art officiel aux yeux des techniciens plu-\ntôt.que de mettre la technique en valeur aux yeux des \"artistes\".\nIl faut féliciter l'architecte, dans le cas du palais de l'exposition, de\nn'avoir camouflé ni les arcs, ni les articulations (comme on l'a fait\nà côté, dans la salle des fêtes).\nJe ne sais si effectivement, comme l'écrit le professeur Baes, \"tout\nl'effet architectural de l'intérieur devait être atteint par la pureté\net l'ampleur des lignes, ainsi que par la compréhension claire de\nleur rôle constructif\", ou bien si, au contraire, l'effet obtenu n'est\npas plutôt attribuabîe à une simple réussite à peine entrevue par"}, {"page_pdf": 13, "page_imprimee": "87", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193506-01.1.13", "debut_caractere": 3622, "fin_caractere_exclue": 4019, "texte": "\" Voir prof. Hautecœur : L'influence de l'emploi des matériaux sur I évolution\ndes formes architecturales.\nLes points d'appuis avec leurs superbes articulations, ont été, pendant I expo-\nsition, cachés par les cloisons provisoires installées pour les besoins de la Gare\nmodèle \". Il est à souhaiter que les cloisons ne soient pas rétablies à I occasion\nde l'a ménagement définitif du Grand Palais."}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "88", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193506-01.1.14", "debut_caractere": 138, "fin_caractere_exclue": 2105, "texte": "I architecte : je pense que ce!ui-c! fut plutôt poussé à la \"pureté des\nlignes par des raisons d'écononme, ou par un mouvement de timi-\ndité réveillée par le prestige trop évident de la beauté technique.\nAu nom de quel principe prétend-on que c'est la façade qui doit\nêfre conçue de la façon la plus artistique? Dans les grands paque-\nbots c est le contraire qui a lieu : la coque doit être nette et précise,\nles décorateurs sont pour ainsi dire chassés vers l'intérieur du ba-\nteau ! L inteneur du grand palais nous apparaît au contraire comme\nun clair et ingénieux support de façade ! Il n'est somme toute qu'un\nrevers ; nous savons déjà que les poutres soutenant les terrasses ne\npouvant suffire à l'entretoisement des arcs il a fallu en ajouter\nd'autres.\nLes couples d'arcs forment avec les poutres qui les relient, de gran-\ndes poutres cintrées du type hyperstatique : une telle poutre eût\nété plus simple a calculer et plus îégere si la rigidité des nœuds\navait été remplacée par des diagonales en croix ; la poutre eût\nalors été du type statique. Mais des exigences d'un autre ordre\n(notamment l'éclairage) ont fait prévaloir ici (comme dans la grande\nmajorité des constructions utilitaires) le type hyperstatique qui per-\nmet de dégager les panneaux rectangulaires.\"\"'\nLes entretoises proprement dites non prévues par l'architecte ont une\nsection sensiblement carree : étant comprimées elles doivent résis-\nter au flanbement. Les autres entretoises, celles qui soutiennent les\nterrasses, ont la section d'un L renversé (voir fig. 22, N\" 5).\nNous avons déjà discuté la disposition générale de toutes ces\npoutres , elles découlent de I allure générale de la coupe tracée par\nl'architecte.\nLes bas-côtés sont I une des parties les plus importantes de l'édifice:\nen effet c'est là que le visiteur entre en contact immédiat avec le\nbâtiment, et se rend compte de son échelle.\nIl y avait plusieurs solutions intéressantes à envisager pour cette\npartie de l'édifice."}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "88", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193506-01.1.14", "debut_caractere": 2302, "fin_caractere_exclue": 2926, "texte": "\"\" L'expression de monolithisme du béton armé, se traduit le mieux dans la poutre\nVierendeel formée en somme d'une série de cadres. On y retrouve \"cette répar-\ntition régulière des masses, cette homogénité, cette continuité de sections,\nconstitutives d'un ensemble formant ainsi monolithisme visuel\", et contrastant\navec les variations brusques de sections des éléments d'un bowsting ordinaire\n(aiguilles et arc par exemple). C'est pourquoi la poutre Vierendeel nous semble\nune solution de I avenir et, son matériau par excellence, le béton armé plutôt\nque le fer, écrit Mr. J. Pilpoul, dans I Esthétique des ponts, page 81."}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "89", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193506-01.1.15", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 3819, "texte": "On pouvait par exemple exclure les articulations de l'intérieur ; les\nnaissances des arcs eussent été visibles en dehors comme les arc-\nboutants d'une cathédrale (voir la charpente de la gare d'Anvers).\nL'intérieur légèrement plus étroit eût été plus dégagé ; les bas-\ncôtés plus élevés (fig. 32).\nUne obligation d'ordre statique pouvait aussi inspirer des solutions\nintéressantes : les poussées obliques des arcs sont, en effet, absor-\nbées par des pieux ; mais de tels pieux ne pouvant être battus sous\nun angie plus grand que 22°, il a fallu,, pour \"redresser\" la poussée\njusqu'à cet angle, alourdir considérablement la fondation au moyen\nde blocs en béton. Mais la poussée oblique pouvait être annulée\nsoit I) par des tirants enterrés reliant les deux appuis d'un même\narc, ces tirants pouvant, dans certains cas, jouer avantageusement\nle rôle d'une poutre continue soutenant le plancher d'un rez-de-\nch aussée, comme dans les halles de Reims et les observatoires de\nla Villette à Paris ; 2) par des demi-arcs solidaires des demi-arcs\nprincipaux ; ces arcs supplémentaires eussent pu soutenir les gale-\nries ou les ferrasses des bas-côtés élargis ; 3) par une charge verti-\ncale (les gothiques chargeaient leurs contreforts au moyen de hautes\ntourelles \"décoratives\"); cette charge verticale pouvant être exer-\ncée par des galeries soutenues par des pilotis (fig. 33 et 34).\nA la clef, I es toitures pouvaient à la rigueur passer en-dessous des\narcs en laissant en dehors les rotules. Des arcs moins surbaissés\nauraient peut-être permis une telle solution, sans diminution du\nvolume de la salle.\nJe ne sais si ces combinaisons auraient présenté un avantage quel-\nconque, mais il n'est pas iuutile de montrer combien riches sont les\npossibilités techniques et architecturales.\nL'architecte doit modifier sans cesse sa première pensée en s'inspi-\nra nv des suggestions faites par les techniciens en ce qui concerne\nses propositions précédentes. Sans nécessairement devenir spécia-\nliste lui-même, l'architecte doit avoir le sens de l'ordre d'importance\ndes techniques et des limites de leurs pouvoirs.\nTout ce dont nous avons parlé jusqu'à présent s'exprime en \"coupe\ntransversale\" : dans une structure orientée suivant un axe, c'est tou-\njours cette coupe qui est Sa plus expressive. Mais c'est l'espace en-\nveloppé, son subdivisement, ses dimensions, qui doivent préoccuper\navant tout l'architecte. La construction n'est qu'un langage, mais\nsuivant la célèbre boutade de Stéphane Malarmé, 'c'est avec des\nmots qu'on fait des Vers, et non pas avec des idées\".\nCompatiblernent avec les exigences de contiguïté et de circula-\ntion, l'architecte droit créer des harmonies, les contrastes divers des\nvolumes se succédant suivant le rythme de la structure.\nCes effets peuvent être lus sur les coupes et sur tous les plans. Mais\nle plan n'engendre pas l'espace, il n'est que sa projection, une\nombre pale, un instrument de travail qui l'exprime partiellement.\nL'ordre suivant lequel le visiteur aborde les espaces d'un édifice\nest de très grande importance, pour cette raison que l'entrée, les\nvestibules jouent un rôle essentiel dans ce que Choisy appelle:\n\"la mise en scène architecturale\".\nGrâce à la légèreté des charpentes modernes et à la concentration\ndes points-d'appui, les murs portants n'existant plus, les volumes\npeuvent être ordonnés avec une grande liberté. (Voir les plans et\nles façades \"libres\" de Le Corbusier).\nLa façade principale du grand palais abritant les entrées est \"libre\",\nautostable au vent ; elle forme paravent dans toute l'acceptation\ndu mot, en cachant aussi bien que possible la grande nef ! La fa-\nçade postérieure, autostable également, est sans prétention artis-\ntique. Il est regrettable que les deux façades n'aient pas été con-\nçues de façon à \"montrer\" autant que possible la nef."}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "91", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193506-01.1.17", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 6477, "texte": "En reliant solidement par couple les arcs extrêmes au moyen de\nvoûtes, on aurait pu se passer de paravent : les façades eussent été\nsuspendues aux arcs extrêmes et pu être entièrement vitrées. Des\nchâssis haubanés et très légers auraient pu s'arrêter à 3 m. par\nexemple du sol, laissant un passage libre avec ou sans portes, sur\ntoute la largeur du bâtiment (fig. 40).\nUne grande surface unie à diviser suivant un rythme quelconque\nen panneaux de proportions diverses, voilà un problème d'art magni-\nfique. De telles surfaces ordonnées peuvent être infiniment expres-\nsives et émouvantes. Mais il ne faut pas croire que l'on peut obtenir\nde telles harmonies à l'état pur, ainsi que par l'effet d'une pierre\nphilosophale. il faut que quelque chose y soit concret, ordonné,\nproportionné. Les tableaux d'un Mondrian, par exemple, ne disent,\nn'expriment rien.\nLes considérations d'ordre technique ne suffisent donc point pour\npréciser les dimensions et les formes de l'édifice.\nLes rapports entre les longueurs, les proportions entre les rapports,\nles rythmes et leurs combinaisons diverses forment le langage d'ar-\nchitecture en tant qu'art.\nIl existe évidemment une infinité de rapports et de proportions :\ncertaines de leurs combinaisons peuvent être les signes évidents et\nimmédiats d'émotions ; il est toutefois clair que là où la liberté\nse meut dans des limites trop étroites, on ne peut pas vouloir\nexprimer beaucoup de lyrisme (une petite façade de maison ne\npeut être équivalente à une symphonie). Il n'existe évidemment pas\nde règle d'emploi de telle ou telle proportion, mais un classement\ngénéral des rapports et des proportions géométriques forme une\nthéorie générale analogue à la théorie de l'harmonie en musique.\nLes rapports entre les longueurs peuvent être de trois espèces :\n1°) Les rapports exprimables par des nombres entiers ou par des\nfractions rationnelles,\n2°) les rapports exprimables par les racines du second degré ou\npar leurs combinaisons,\n3°) Les rapports exprimables par des nombres algébriques plus com-\nplexes (3,1415, par exemple).\nLes premiers résultent d'une combinaison des éléments standards\n(briques, plaques ou châssis ) (fig. 41 A).\nLes seconds s'obtiennent par des tracés géométriques (par exemple\npar le rabattement d'une diagonale) (fig. 41 B).\nLes troisièmes ne s'obtiennent que d'une manière approximative (la\nquadrature d'un cercle).\nUne proportion est l'équivalence de deux rapports :\nb a\npar exemple la proportion dite \"OR\" est = .\na a + b\nEn général il faut au moins trois grandeurs pour déterminer une\nproportion.\nOn dit de deux rectangles semblables qu'ils sont de même propor-\ntion : de tels rectangles ont la diagonale inclinée sur le même\nangle (alpha ou alpha + 90\").\nLes tracés (régulateurs) des diagonales parallèles ou perpendicu-\nlaires, assurent la stricte ressemblance des rectangles. Mais ces\nformes de rectangles peuvent être dissemblables et pourtant s'ap-\nparenter (de manières diverses).\nPar exemple, dans le cas du Grand Palais, les hauteurs des châssis\ndes différentes terrasses auraient dû logiquement diminuer suivant\nune fonction exprimée par la courbe même de l'arc (fig. 41 D).\nL'expérience montre que ce sont les lois simples qui engendrent les\nformes les plus expressives.\nPeut-être est-ce parce que l'unité de l'œuvre est ainsi la plus saisis-\nsable. Aujourd'hui, en tous cas, nous avons le goût des rapports\nnumériques simples, des surfaces subdivisées en panneaux d'égale\ngrandeur ; mais je ne crois pas que de telles préférences ont quel-\nque chose d inévitable ; elles sont peut-être aussi passagères que le\ngoût des horizontales ou des volumes de forme essentiellement\ncubique.\nToutes les proportions et tous les rapports peuvent être excessifs.\nNous savons tracer un rectangle d'une manière précise, grâce à\ncertains procédés géométriques, mais pour \"découvrir\" ce rectangle\nnotre goût sera le seul guide. Qui va à coup sûr répète le déjà\nvu ,le déjà fait. On répète un autre ou soi-même. Tandis que pour\nfa ire du neuf on est réduit à tâtonner, et cela aussi bien en art\nqu'en technique. On doit hésiter, comparer, ajouter, revenir sur ses\npas, choisir, même là où la préférence est donnée par des raisons\n\"personnelles\" à demi-obscures, inavouables quelquefois.\nAu cours de l'analyse du grand palais, nous avons vu qu'à chaque\nétape de l'étude, l'architecte et l'ingénieur se trouvent devant un\nchoix de solutions : ils hésitent, ils tâtonnent avant de savoir ; si telle\nsolution est la meilleure à tel point de vue, le sera-t-elle aussi à tel\nautre?\nDes coups de sonde donnés à gauche puis à droite, situent de proche\nen proche la position possible d'une solution optima.\nAinsi, des éliminations successives nous aiguillent vers la solution la\nplus convenable. Ces éliminations \"convergeantes\" ne s'effectuent,\nje pense, qu'à un seul point de vue à la fois. Les \"possibilités\" sont\nrangées suivant une seule dimension déterminée : autrement dit, on\nne fait varier les paramètres que séparément, quoique presque simul-\ntanément.\nLa difficulté véritable ne réside pas dans la détermination d'un\ncentre de convergeance, d'un optimum (s'il en existe), de \"mettre\nau point\", mais plutôt dans le fait de choisir convenablement le\nparamètre, de trouver, de créer le point de vue, de \"poser\" le\nproblème. Le goût, l'art n'apparaît que là où la technique n'a plus\nrien à dire : au contraire dans le cas où le problème technique est\ntrop neuf et demande toute l'attention du constructeur, il n'y a\npas encore de place pour les considérations artistiques. L'ex-\npérience montre qu'une mise en ordre artistique s'opère plutôt là\noù la routine remplace l'invention technique : l'art n'est qu'un fruit\ntardif et n'est possible que quand les difficultés n'existent plus, ou\nne semblent plus exister. L'architecte applique les innovations\ntechniques sans y attacher trop d'attention. Cela ne veut pas dire\nque l'ordre dans lequel se placent les différentes manières de poser\nle problème soit immuable, ni que les décisions soient prises une\nfois pour toutes. Au contraire, nous avons vu que rien n'est plus\nnéfaste à l'heureuse réussite d'une œuvre, qu'un attachement trop\nabsolu au parti-pris et que seule la longue attente d'une décision\ndéfinitive peut empêcher une concrétisation hâtive qui ne serait\nqu'un avortement i ::\n\n' Voir \"Cours d'Architecture de l'Ecole Centrale\", professé par M. E. Arnaud.\nIre partie: Ensemble des opérations à envisager pour l'édification des bâtiments,\npage 30 et suivantes."}, {"page_pdf": 19, "page_imprimee": "93", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193506-01.1.19", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 4594, "texte": "Tout doit être indéfiniment recommencé et tous les points de vue\ndoivent être envisagés chaque fois presqu'instantanément ; c'est\npour cette rapidité et à cause de la multiplicité des points de vue,\nqu'un architecte se fait aider et s'entoure d'ingénieurs qui, par\nexemple, lui calculent rapidement les charpentes et lui indiquent\nles types les moins coûteux, les plus légers, etc. Il ne dicte rien, mais\ncompare et coordonne.\nLa science donne des réponses de pius en plus précises et mul-\ntiples : elle exige que l'on \"pose le problème\" des manières les plus\ndiverses. Mais en général, comment arriver à savoir si un problème\nse pose réellement d'une manière ou d'une autre? que tel ou tel\npoint de vue existe, est légitime? Eh bien, il me semble (et ceci\nest, je crois, assez important) que c'est l'existence d'un optimum\nqui peut nous le prouver (non pas nous prouver sa valeur, mais son\nexistence). Dans ces conditions voici comment une mise au point\ndevient possible ; si notre mécontentement grandit chaque fois que\nnous faisons varier la cause qui l'engendre dans les deux sens\nopposés d'une même direction (ou même dimension) nous sen-\ntons que la position la moins mauvaise existe (nous l'appellerons la\nbonne) ; il existe donc une congergeance et un optimum. Cela semble\npeut-être un peu abstrait et, dans les cas courants, tech-\nnique et bien inutile ; mais un pareil critère peut être précieux\ndans le cas d'un problème posé de manière nouvelle, et par\nconséquent posé du point de vue du goût, de l'art, car, dans ce cas\nlà, le problème est toujours nouveau. On ne peut jamais savoir à\nl'avance si telle ou telle modification de forme, de couleur ou de\nproportion a un sens, si elle exprime quelque chose. Par contre, si\nl'on constate qu'on améliore .. . pour gâter ensuite, c'est alors\nqu'on sent qu'un optimum existe.\nJe pense qu'une découverte artistique, et même foute découverte\nréside dans l'établissement d'un certain ordre de tâtonnements effi-\ncaces (convergeants). Et cela ne peut être basé que sur une honnê-\nteté d'artiste tout intime et incontrôlable, sur une probité du goût ;\ntoute personne qui a cherché artistiquement, comprendra cela aisé-\nment.\nCe qui distingue \"le trouveur\" du \"chercheur\" c'est que le second\nn'a pas seulement l'impression de s'approcher du but, mais, par\nmoments de s'en éloigner aussi. On prend mieux et plus tôt con-\nscience de ce qu'on sait ne pas désirer, que de ce qu'on désire.\nLa création ressemble à la fois à un pointage (par défaut et par\nexcès) et à une sorte de sélection naturelle dans laquelle l'élimina-\ntion ne s'opère pas sur l'objet concret, mais, un à un, sur ses\nschémas.\nL'optimum d'un point de vue ne correspond pas nécessairement à\nl'optimum d'un autre point de vue. L'optimum concret est un\ncompromis : pour le trouver, il faut l'ajuster et le réajuster sans\ncesse (on envisage donc des zones optima plutôt que des points).\nNous avons vu que pour concrétiser, les déterminations rationnelles\nchaque jour plus précises (la science serre de près la réalité) ne suf-\nfisent pas. Un hasard, un caprice ou le besoin impérieux de dire\nquelque chose comble cette indétermination : et c'est ici que le\ncritère d'existence d'un optimum devient précieux.\nEn art on tâtonne toujours ; mais le critère objectif d une efficacité\névidente, d'une réussite matérielle manque.\nTout semble possible à priori, et foute production peut avoir droit\nlégitime au chef-d'œuvre. Nous avons, ces dernières années, assisté\nà de telles extravagances artistiques qu'on est bien obligé de se\ndemander s'il n'y a pas, malgré tout, quelque différence essentielle\nentre ces fruits étranges de l'imagination et des expressions plus\nhumaines.\nOn a constaté souvent avec justesse que ces tableaux, ces sculp-\ntures, ces poèmes, malgré qu'ils prennent Ses aspects les plus divers,\nsont toujours les mêmes . . . On a beau essayer de provoquer le\nhasard, si on ne sait pas s'y prendre, l! répond (contre toute appa-\nrence) toujours la même chose.\nLe représentant le plus brillant et le pius typique de cette totale\nanarchie dans l'art est bien Picasse qui lui-même s'est exprimé en\nces termes : \"Je ne cherche pas, je trouve\". Cette phrase en dit\nlong sur une manière d'art par trop répandue aujourd'hui. *\nUn pareil artiste tâtonne, oui, mais jamais il n'abandonne\nune solution pour une autre, car toutes lui sont également bonnes ;\nde là son immense production.\nEn ne suivant qu'un seul chemin l'effet obtenu semble toujours plus\nample. C'est une illusion ; on n'amoindrit jamais, on ne dépasse\njamais un optimum qui se trouve partout (n'étant nulle part)."}, {"page_pdf": 20, "page_imprimee": "94", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193506-01.1.20", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 6186, "texte": "Nous trouvons en général que notre goût est infaillible, notre génie\nsans limite, ce qui me paraît fort effrayant\", car après tout, cela\npeut être aussi bien le fruit d une folie a la lettre* que resu Iter d' un\n\"accord\" social, d'une réussite : l'homme finit par se croire infail-\nlible à partir du moment où on lui répète qu'il l'est ; chez les fous\nc'est tout le contraire ; eux commencent par se croire infaillibles\net n'attachent qu'une importance secondaire à l'opinion d'autruit.\nMais comment un tel succès est-il possible? On pourrait croire qu'il\nest le fruit d'un amour pour la personnalité la plus libre possible,\ntotale, incontrôlée. Mais quand on dit n'importe quoi on ne donne\nl'image que d'une série de ses réflexes d'imagination, de l'habitude\n(qui n'est qu'une seconde nature). Mais c'est uniquement notre goût,\ndonc l'élimination qui dit vraiment quelque chose de nous-même et\nnon pas l'imagination. Et je pense que malgré tout nos œuvres\nconscientes nous trahissent plus et mieux que nos rêves. Chacun a par\nmilliers, ses images, ses souvenirs, ses idées. Ici c'est choisir qui\nest l'essentiel et le plus difficile.\nLe succès passager mais considérable des arts du type picaciste s'ex-\nplique autrement : c'est l'expression d'une fuite et d'une réaction,\nd'une volonté de n'être pas ceci ou cela. Et ce besoin de fuite (signe\nde décadence et de fatigue) est très grand depuis un demi-siècle.\nPour fuir toute figure qui nous a fatigués au delà de toute résistance\n(oh, que l'on a donc assez de l'art officiel, académique !) toute direc-\ntion nous semble bonne. Pourvu que la distance qui nous sépare du\nfantôme augmente toujours et indéfiniment ; mais, si on s'éloigne\ntrop on risque d'oublier ce que l'on fuit et à quel endroit il se trouve.\nA ce moment il faut l'approcher un peu à nouveau pour le mieux\nfuir ensuite.\nLa seule preuve qu'on en est loin réside dans l'Etrangeté grandis-\nsante. Car c'est bien l'étrangeté (par rapport à quelque chose) et\nnon quelque chose de précis que l'on cherche. Cette chose qui nous\ndonne le vertige agit comme un centre qu'on fuit : tout nous semble\nbon sauf cette chose elle-même ; nous trouvons toujours et sans\ncesse ce qui n'est pas elle et nous ne sommes jamais assez loin d'elle.\nEn somme ce qui devrait nous inquéter c'est de ne jamais rien gâter,\nde ne jamais dépasser un optimum (en art un optimum d'expression).\nLes considérations qui précèdent s'appliquent particulièrement aux\narts de notre temps. Certaines œuvres d'architecture moderne sont\nles fruits d'un semblable mouvement de réaction ; s'ils sont heureu-\nsement peu nombreux, il n'est cependant pas inutile d'insister sur\nle danger d'un tâtonnement aveugle qui donne, comme résultat, des\npiliers jamais assez hauts, des bandeaux de fenêtres jamais assez\nlarges.\nLa construction du Grand Palais de Bruxelles a été exécutée magis-\ntralement par les ingénieurs, les contre-maîtres et les ouvriers de\nla société Engema, sous la direction du théoricien bien connu, le\nprofesseur Baes. Il faut rendre hommage à l'admirable maîtrise et\nà l'audace des chefs, à l'exactitude et au \"fair play\" des exécutants.\nLa beauté de ce chantier décrit maintes fois dans la presse tech-\nnique était saisissante.\nIl n est rien de plus passionnant que ces grands chantiers où la régu-\nlarité, le rythme, l'accord dans les travaux rappelle une symphonie\nmusicale exécutée par un orchestre uni autour d'un chef ; tout\ncomme une œuvre d'art véritable est nette et inattendue dans sa\nréussite d'ensemble, et nécessaire, inévitable dans l'enchaînement de\nses parties.\nIl ne faut jamais perdre de vue que \"pour toutes les constructions,\n\"même les plus modestes, le tracé des formes suppose la connais-\nsance, au préalable, des moyens d'exécution.\n\"La nécessité d'une étude des matérieux et de leurs moyens de\n\"mise en œuvre, n'apparaît pas s'il s'agit de constructions con-\nformes à des modèles classiques, exécutés par des moyens connus\n\"de longue date ; mais, dès que l'on veut réaliser un programme\n\"neuf par des moyens nouveaux, on constate que l'étude de l'exécu-\ntion doit marcher de pair avec le tracé des ouvrages\". (E.Freyssinet,\nà propos du Hangar d'Orly, dans son merveilleux article publié en\n1923 dans le Génie Civil).\nAujourd'hui la fonction de l'architecte qui conçoit l'œuvre et celle\nde l'entrepreneur qui prévoit son exécution, sont hélas tout à fait\ndissociées, au point que les lois de certains pays défendent d'être\narchitecte en même temps que réalisateur entrepreneur.\nL'architecte compose son projet sans appliquer le critère d'écono-\nmie qui échappe à sa compétence ; l'ingénieur, l'entrepreneur réa-\nlisent une pensée qui leur est souvent totalement étrangère et\nmême antipathique. L'entrepreneur doit savoir réaliser n'importe\nquoi. L'architecte pense que tout est réalisable.\nD'autre part les ingénieurs se désintéressent volontairement de toute\npréoccupation qu'ils jugent d'esthétique (ce qui dans leur bouche\nest presque péjoratif); ils créent des œuvres magnifiques par leur\nhardiesse et leur simplicité, mais qui, malgré tout, ne forcent que\nnotre admiration, sans nous émouvoir artistiquement. Les techniciens\nne savent ou ne veulent pas être artistes, ignorant tout de l'effica-\ncité émotive des rapports de proportions et de rythme. Parfois,\npour réaliser de grands ouvrages (des ponts, par exemple), les in-\ngénieurs se font aider par des architectes : mais ceux-ci ne peuvent\nque gâter le travail de ceux-là en voulant parer (décorer) des\nouvrages parfaitement viables et déjà concrets par eux-mêmes et\nqui ne nécessitent ni moulures, ni profils, ni pilastres.\nCe rôle d'architecte est absolument stéril, nuisible même.\nMr. Arnoud dit fort justement : \"L'ingénieur fait une étude sur\nquelque chose, et, ce quelque chose est du domaine de l'art\".\nL'artiste précède donc l'ingénieur. Sans doute ! Mais l'artiste\nne doit pas puiser parmi les visions déjà sensibles des réalisations\nplus ou moins anciennes, mais dans le répertoire des schémas que\nlui offre la technique contemporaine.\nIl nous est donné de connaître la richesse des possibilités confondues\naux yeux trop exclusivement pratiques : c'est cette conscience qui\nfait l'artiste.\n\nR. NOSZKOWSKI."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1935-06-01-c004", "article_bluemountain": "bmtnaac_1935-06_01#c004", "volume": "bmtnaac_1935-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "85", "page_fin": "85", "image_debut": 11, "image_fin": 11, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193506-01.2.3.1", "titre_corps": "ENTREPRISE ENGEMA PHOTO KESSELS", "titre_sommaire": "ENTREPRISE ENGEMA PHOTO KESSELS", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 11, "page_imprimee": "85", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193506-01.1.11", "debut_caractere": 205, "fin_caractere_exclue": 236, "texte": "ENTREPRISE ENGEMA PHOTO KESSELS"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1935-06-01-c005", "article_bluemountain": "bmtnaac_1935-06_01#c005", "volume": "bmtnaac_1935-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "86", "page_fin": "86", "image_debut": 12, "image_fin": 12, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193506-01.2.3.2", "titre_corps": "FIG. 28. – Sections possibles des arcs : les pièces a sections elliptiques résistent bien à la torsion. 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FIG. 29. – On voit sur cette photo I'articulation à la naissance de I'arc ; une sphère en acier à haute résistance de 50 cm. de diamètre est emboîtée dans un sommier en acier coulé. Au premier plan on aperçoit une des quatre articulations de base du cintre.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 12, "page_imprimee": "86", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193506-01.1.12", "debut_caractere": 3670, "fin_caractere_exclue": 3963, "texte": "Entreprise \"Engéma\".\nPhoto Kessels.\nFIG. 29. - On voit sur cette photo I'articulation\nà la naissance de I'arc ; une sphère\nen acier à haute résistance de 50 cm. de\ndiamètre est emboîtée dans un sommier en\nacier coulé. 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[n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193506-01.2.3.7", "titre_corps": "FIG. 35. – On a beaucoup imité Palladio (aujourd'hui même en U.R.S.S.), mais les buts et les moyens d'alors n'ont rien de commun avec les nôtres; toutefois les plans palladiens peuvent servir de Ieçon : la suite des espaces, leurs proportions, leurs rythmes, produisent sur le visteur une impression \"architecturale\" unique.", "titre_sommaire": "FIG. 35. – On a beaucoup imité Palladio (aujourd'hui même en U.R.S.S.), mais les buts et les moyens d'alors n'ont rien de commun avec les nôtres; toutefois les plans palladiens peuvent servir de Ieçon : la suite des espaces, leurs proportions, leurs rythmes, produisent sur le visteur une impression \"architecturale\" unique.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 15, "page_imprimee": "89", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193506-01.1.15", "debut_caractere": 3821, "fin_caractere_exclue": 4145, "texte": "FIG. 35. - On a beaucoup imité Palladio\n(aujourd'hui même en U.R.S.S.),\nmais les buts et les moyens d'alors\nn'ont rien de commun avec les nôtres;\ntoutefois les plans palladiens\npeuvent servir de Ieçon : la suite des\nespaces, leurs proportions, leurs\nrythmes, produisent sur le visteur une\nimpression \"architecturale\" unique."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1935-06-01-c011", "article_bluemountain": "bmtnaac_1935-06_01#c011", "volume": "bmtnaac_1935-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "89", "page_fin": "89", "image_debut": 15, "image_fin": 15, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193506-01.2.3.8", "titre_corps": "FIG. 36. – Dans le Garage Marbeuf on a réalisé une belle façade entièrement vitrée.", "titre_sommaire": "FIG. 36. – Dans le Garage Marbeuf on a réalisé une belle façade entièrement vitrée.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 15, "page_imprimee": "89", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193506-01.1.15", "debut_caractere": 4147, "fin_caractere_exclue": 4230, "texte": "FIG. 36. - Dans le Garage Marbeuf\non a réalisé une belle façade entièrement\nvitrée."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1935-06-01-c012", "article_bluemountain": "bmtnaac_1935-06_01#c012", "volume": "bmtnaac_1935-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "90", "page_fin": "90", "image_debut": 16, "image_fin": 16, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193506-01.2.3.9", "titre_corps": "(Cliché Cimariné.)", "titre_sommaire": "(Cliché Cimariné.)", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 16, "page_imprimee": "90", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193506-01.1.16", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 18, "texte": "(Cliché Cimariné.)"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1935-06-01-c013", "article_bluemountain": "bmtnaac_1935-06_01#c013", "volume": "bmtnaac_1935-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "90", "page_fin": "90", "image_debut": 16, "image_fin": 16, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193506-01.2.3.10", "titre_corps": "(Cliché Cimariné.)", "titre_sommaire": "(Cliché Cimariné.)", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 16, "page_imprimee": "90", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193506-01.1.16", "debut_caractere": 20, "fin_caractere_exclue": 38, "texte": "(Cliché Cimariné.)"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1935-06-01-c014", "article_bluemountain": "bmtnaac_1935-06_01#c014", "volume": "bmtnaac_1935-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "90", "page_fin": "90", "image_debut": 16, "image_fin": 16, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193506-01.2.3.11", "titre_corps": "FIG. 37-38-39. – Pour soutenir la façade principale avec sa pyramide à gradins, il a fallu deux lourds portiques et toute une série de poutres et de colonnes ; ces dernières très hautes ont dû être épaissies pour les préserver du flambement.", "titre_sommaire": "FIG. 37-38-39. – Pour soutenir la façade principale avec sa pyramide à gradins, il a fallu deux lourds portiques et toute une série de poutres et de colonnes ; ces dernières très hautes ont dû être épaissies pour les préserver du flambement.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 16, "page_imprimee": "90", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193506-01.1.16", "debut_caractere": 40, "fin_caractere_exclue": 318, "texte": "Entreprises \"Engéma\".\nPhoto Kessels.\nFIG. 37-38-39. - Pour soutenir la façade\nprincipale avec sa pyramide à\ngradins, il a fallu deux lourds portiques\net toute une série de poutres\net de colonnes ; ces dernières très\nhautes ont dû être épaissies pour\nles préserver du flambement."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1935-06-01-c015", "article_bluemountain": "bmtnaac_1935-06_01#c015", "volume": "bmtnaac_1935-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "90", "page_fin": "90", "image_debut": 16, "image_fin": 16, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193506-01.2.3.12", "titre_corps": "FIG. 40. – Le Grand Palais aurait pu avoir une façade transparente suspendue à I'arc.", "titre_sommaire": "FIG. 40. – Le Grand Palais aurait pu avoir une façade transparente suspendue à I'arc.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 16, "page_imprimee": "90", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193506-01.1.16", "debut_caractere": 320, "fin_caractere_exclue": 405, "texte": "FIG. 40. - Le Grand Palais aurait\npu avoir une façade transparente\nsuspendue à I'arc."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1935-06-01-c016", "article_bluemountain": "bmtnaac_1935-06_01#c016", "volume": "bmtnaac_1935-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "92", "page_fin": "92", "image_debut": 18, "image_fin": 18, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193506-01.2.3.13", "titre_corps": "TABLEAU N° 2. FIG. 41. – Proportions: A) Arithmétiques. B) Obtenues par des tracés géométriques. C) Les proportions des Fenêtres en B.A. du Grand Palais (réalisation Cimarmé). D) Les proportions des façades latérales telles qu'elles sont actuellement et telles qu'elles auraient été si I'on avait suivi la loi exprimée par la courbure des arcs. E) Exemples de belles proportions.", "titre_sommaire": "TABLEAU N° 2. FIG. 41. – Proportions: A) Arithmétiques. B) Obtenues par des tracés géométriques. C) Les proportions des Fenêtres en B.A. du Grand Palais (réalisation Cimarmé). D) Les proportions des façades latérales telles qu'elles sont actuellement et telles qu'elles auraient été si I'on avait suivi la loi exprimée par la courbure des arcs. E) Exemples de belles proportions.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 18, "page_imprimee": "92", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193506-01.1.18", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 379, "texte": "TABLEAU N° 2.\nFIG. 41. - Proportions:\nA) Arithmétiques.\nB) Obtenues par des tracés géométriques.\nC) Les proportions des Fenêtres en B.A. du Grand Palais (réalisation Cimarmé).\nD) Les proportions des façades latérales telles qu'elles sont actuellement et telles qu'elles auraient\nété si I'on avait suivi la loi exprimée par la courbure des arcs.\nE) Exemples de belles proportions."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1935-06-01-c017", "article_bluemountain": "bmtnaac_1935-06_01#c017", "volume": "bmtnaac_1935-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "93", "page_fin": "93", "image_debut": 19, "image_fin": 19, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193506-01.2.3.14", "titre_corps": "FIG. 42 * II est évident que si on critique a certains égards un Picasso, cela ne veut pas dire qu'on lui préfère des Paul Chabas. II faut y insister expressément.", "titre_sommaire": "FIG. 42 * II est évident que si on critique a certains égards un Picasso, cela ne veut pas dire qu'on lui préfère des Paul Chabas. II faut y insister expressément.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 19, "page_imprimee": "93", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193506-01.1.19", "debut_caractere": 4596, "fin_caractere_exclue": 4759, "texte": "FIG. 42\n* II est évident que si on critique a certains égards un Picasso, cela ne veut pas\ndire qu'on lui préfère des Paul Chabas. II faut y insister expressément."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1935-06-01-c018", "article_bluemountain": "bmtnaac_1935-06_01#c018", "volume": "bmtnaac_1935-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "95", "page_fin": "95", "image_debut": 21, "image_fin": 21, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193506-01.2.3.15", "titre_corps": "(Cl. La Technique des Travaux.) FIG. 43. – On fait venir I'achitecte après I'ingénieur pour \"habiller son ouvrage\": mieux vaudrait laisser à celui-ci sa nudité ! Les quelques moulures surajoutées à la Gare de Reims compromettent cette belle réalisation de I'Entreprise Limousin.", "titre_sommaire": "(Cl. La Technique des Travaux.) FIG. 43. – On fait venir I'achitecte après I'ingénieur pour \"habiller son ouvrage\": mieux vaudrait laisser à celui-ci sa nudité ! Les quelques moulures surajoutées à la Gare de Reims compromettent cette belle réalisation de I'Entreprise Limousin.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 21, "page_imprimee": "95", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193506-01.1.21", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 278, "texte": "(Cl. La Technique des Travaux.)\nFIG. 43. - On fait venir I'achitecte après\nI'ingénieur pour \"habiller son ouvrage\":\nmieux vaudrait laisser à celui-ci sa nudité !\nLes quelques moulures surajoutées à la\nGare de Reims compromettent cette belle\nréalisation de I'Entreprise Limousin."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1935-06-01-c019", "article_bluemountain": "bmtnaac_1935-06_01#c019", "volume": "bmtnaac_1935-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "95", "page_fin": "95", "image_debut": 21, "image_fin": 21, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193506-01.2.3.16", "titre_corps": "FIG. 44. – L'intérieur du Grand Palais n'étant, dans certaines de ses parties tout au moins, que le revers des façades, évoque la belle charpente combinée par Eiffel pour la statue de la Liberté.", "titre_sommaire": "FIG. 44. – L'intérieur du Grand Palais n'étant, dans certaines de ses parties tout au moins, que le revers des façades, évoque la belle charpente combinée par Eiffel pour la statue de la Liberté.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 21, "page_imprimee": "95", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193506-01.1.21", "debut_caractere": 357, "fin_caractere_exclue": 552, "texte": "FIG. 44. - L'intérieur du Grand Palais\nn'étant, dans certaines de ses parties tout\nau moins, que le revers des façades, évoque\nla belle charpente combinée par Eiffel pour\nla statue de la Liberté."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1935-06-01-c020", "article_bluemountain": "bmtnaac_1935-06_01#c020", "volume": "bmtnaac_1935-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "95", "page_fin": "95", "image_debut": 21, "image_fin": 21, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193506-01.2.3.17", "titre_corps": "(Cl. Génie Civil.) FIG. 45. – L'impressionnant chantier des Hangars d'Orly.", "titre_sommaire": "(Cl. Génie Civil.) FIG. 45. – L'impressionnant chantier des Hangars d'Orly.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 21, "page_imprimee": "95", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193506-01.1.21", "debut_caractere": 280, "fin_caractere_exclue": 355, "texte": "(Cl. 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Le nombre restreint\nd'architectes, et le fait qu'ils sont loin\nd'être tous affiliés à des unions profession-\nnelles reconnues, rend d'ailleurs quasi im-\npossible la création d'un organisme sem-\nblable.\nJamais nos unions professionnelles se sont\ntrouvées devant des difficultés aussi excep-\ntionnelles ; ce qui explique l'absence ab-\nsolue de moyens préventifs de leur part.\nCe qui est fait, ne peut se refaire ! SI n'est\ntoutefois pas admissible que ce manque de\nprévoyance puisse être ou devenir une rai-\nson pour laisser se perdre un groupe in-\ncontestablement intéressant et utile de la\nCollectivité !\nQuiconque est au courant de ce qui fut\nréalisé par le monde entier, principalement\naprès-guerre, dans le domaine de la réno-\nvation des formes et de l'adaptation esthé-\ntique de la technique moderne, n'osera mé-\nconnaître que, dans notre société actuelle,\nl'architecte a encore bel et bien une raison\nd'être.\nL'architecte est le coordinateur par excel-\nlence, à qui incombe de réunir en un tout\nharmonique les multiples productions des\ntechniques diverses. A ce titre, il est de\nnos jours aussi indispensable, voire même\nà un degré plus élevé, que ses confrères\nde l'ancienne Egypte, de la Grèce et du\nMoyen-Age.\nSa situation pénible actuelle lui vient in-\ncontestablement en tout premier lieu de\nla Crise. La bonne bourgeoisie, les entre-\nprises commerciales et industrielles, en un\nmot tous ses mandants habituels, en fu-\nrent, on ne peut plus, profondément affec-\ntés ... et la pénurie de commandes en fut\npour lui le bien triste corollaire !\nPrécisément ces circonstances attirent plus\nque jamais l'attention sur un tas de maux\net de situations plus ou moins erronées,\nqui, il est vrai, existèrent et existeront tou-\njours, mais qui, en ces heures critiques, pa-\nraissent d'autant plus iniques, que Ses ef-\nfets en sont bien plus cruels qu'en temps\nnormal.\nIl s'impose donc de rechercher des moyens\npropres à annihiler ces causes, ou du moins\nà en atténuer les effets néfastes qu'elles\nexercent sur les occasions de travail des\narchitectes.\nAvant d'y procéder, rappelons qu'il y a\nun moyen fort simple qui, du coup, arrête-\nrait toute menace de chômage pour les\narchitectes capables et dignes d'être re-\nconnus comme tel.\nPROMULGER UN BRIN DE LOI, PAR LA-\nQUELLE IL SERAIT DEFENDU D'ENCORE\nCONSTRUIRE SANS PLANS DRESSES\nPAR, ET EXECUTES SOUS LA DIRECTION\nD'UN ARCHITECTE.\nVoilà où I on doit en venir ! Voilà ce que\nla logique exige !\nLes médecins, avocats, notaires, pharma-\nciens . . . doivent être possesseurs d'un ti-\ntre légal avant de pouvoir exercer leur pro-\nfession ! On est même arrivé à ne plus per-\nmettre d'échanger la monnaie qu'à ceux,\nreconnus officiellement à cette fin ! Mais\nle premier venu peut construire, peut gas-\npiller dans de mauvaises constructions, l'ar-\ngent de gent naïfs, peut élever des bâtisses\nscandaleuses et criardes, qui gâteront l'es-\nthétique des biens environnants et gâche-\nront tout un entourage ! Il est défendu de\nfaire du bruit exagéré dans sa propre mai-\nson, de chanter en rue à certaines heures,\nde faire ceci ou de faire cela ; mais cons-\ntruire, le peut qui veut . . . même s'il s'agit\nde constructions qui narguent le Ciel et\nseront une dissonance éternelle dans l'har-\nmonie d'un paysage !\nOui, l'on devra en venir à reconnaître juri-\ndiquement le titre d'architecte, et à ne\nl'octroyer qu'à ceux qui auront fait les étu-\ndes nécessaires, auront prouvé leur savoir,\net posséderont le sentiment certain de leur\ndignité et de leurs responsabilités. A eux\nseuls la Loi devra encore permettre d'éla-\nborer des plans et d'en diriger l'exécution.\nNous posons donc comme condition et\nexigence première :\nL'INSTITUTION D'UN EXAMEN SCIENTI-\nFIQUE A L'OBTENTION DU TITRE D'AR-\nCHITECTE, appuyée d'une stipulation à\ninsérer dans la Loi, comme quoi PER-\nSONNE NE POURRA CONSTRUIRE SANS\nARCHITECTE.\nCette exigence repose, non pas sur l'in-\ntérêt particulier des architectes présents et\nfuturs, mais sur l'intérêt général bien com-\npris, l'intérêt social, économique et cultu-\nrel du Pays.\nC'est Sa raison pour laquelle la question de\nla protection légale du titre d'architecte\nest devenue, à l'heure présente, d'un in-\ntérêt vraiment universel, de la plus brû-\nlante actualité.\nL'exemple d'autres pays est là pour nous\nprouver que la réalisation en est fort bien\npossible !\nQu'il nous suffi se de jeter un coup d'oeil\nchez nos voisins du Nord et de l'Est !\nEn ALLEMAGNE :\nUne mesure gouvernemen-\ntale protège la profession\nd'architecte. \"Il fut entr'autres\nstipulé,\" - ainsi nous raconte le \" Nieuwe\nRoHerdamsche Courant \" du 22 mars der-\nnier, \" que dornavant seul pourra s'in-\ntituler architecte, celui qui, après examen\nsévère du travail qu'il aura présenté, aura\nété reçu membre de la Section d'Architec-\nture de la Chambre de Culture du Reich.\nSeuls les architectes de la Chambre ont en-\ncore le droit d'introduire des plans. Seuls\nles plans introduits par ces architectes peu-\nvent encore être acceptés pour examen\npar les services de contrôle sur la bâtisse.\nTous les architectes sont, en outre, astreints\naux mêmes normes et à un même barème\nd'honoraires.\nLa loi promulgée en septembre 1934, en-\ntra en vigueur le lerIer février dernier. D'après\ncertains journaux professionnels allemands,\nla séparation entre architecte et entrepre-\nneur, technicien et ingénieur, est déjà net-\ntement perceptible ; en effet, il n'est plus\npossible à un entrepreneur d'être simulta-\nnément architecte et d'introduire une de-\nmande à bâtir. La loi a aussi réuni tous\nles architectes en un seul organisme disci-\npliné, qui compte dès à présent 10.000\nmembres. Il paraît que dans les grandes\nvilles les résultats sont déjà très favorables\naux architectes, tandis que dans les petites\nagglomérations et à la campagne, elles ne\nsont que fort minimes. En tous cas, toute\nconcurrence entre architecte-particulier et\narchitecte-fonctionnaire est défintivement\nécartée.\nD'autres résultats importants sont encore\nà attendre. Ainsi il y aurait, à ce qu'il pa-\nraît, trop d'architectes en certains endroits,\ntandis qu'en d'autres, on en chercherait en"}, {"page_pdf": 23, "page_imprimee": "97", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193506-01.1.23", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 7428, "texte": "vain dans un rayon de 20 Km. La propor-\ntion du nombre des architectes par rap-\nport au chiffre de la population, est très\nirréqulière. Elle varie de I à 2800, à I à\n33.000. Il s'en suit qu'on cherche à répar-\ntir les architectes de façon qu'il y en ait\ndans toute commune rurale, par rayon mini-\nmum de 10 Km.\"\nEn HOLLANDE:\nMinistre Marchant annonce\nen séance de la Première\nChambre, qu'un projet de\nLoi réglant la profession\nd'architecte a quitté son\ndépartement.\nLa nouvelle est relatée par le \" Nieuwe\nRotterdamsche Courant\" du 16 avril der-\nnier, dans son rapport sur la Session du\nPrintemps, tenue à Utrecht par les Archi-\ntectes Néerlandais.\nIl y est dit :\n\" Cet acte est considéré comme un fait de\ngrande signification. Les architectes fédérés\nnéerlandais se demandent ,non sans impa-\ntience, si le projet est conçu de façon qu'on\npuisse escompter qu'il mettra fin à la con-\ncurrence effrénée et sans nom qu'une masse\nd'incompétents ne cessent de faire à la pro-\nfession d'architecte. L'intérêt général et\ncelui de l'habitat pooulaire en ont qrande-\nment besoin. Le président forme le vœu\nque du contenu du projet puisse appa-\nraître que le Ministre est pleinement cons-\ncient du rôle culturel important de l'archi-\ntecture dans la vie sociale.\"\nNous partageons son espoir. Et nous espé-\nrons que, s'il devait se réaliser en Hollande,\nnous aussi nous rencontrerons un ministre\nqui tiendra à s'occuper de cette même\ncause d'intérêt généra! et de toute pre-\nmière importance culturelle. NOUS AUSSI,\nNOUS ATTENDONS AVEC UNE REELLE\nIMPATIENCE!\nEntretemps il n'est pas sans intérêt de cons-\ntater que le principe de la défense juri-\ndique des professions voit de jour en iour\naugmenter le nombre de ses adeotes, même\ndans les pays à tendances nullement dic-\ntatoriales, nationalistes, socialistes, commu-\nnistes, fascistes, corporatistes, etc.\nEn SUISSE, pays classique certes de la Li-\nberté, il n'est plus permis depuis le 10 jan-\nvier dernier, de porter le titre d'entreore-\nneur de constructions ou de travaux publics,\nsans avoir satisfait au préalable avec suc-\ncès aux divers examens menant à la ~ Maî-\ntrise\".\nAussi nous nous demandons : quand aurons-\nnous, chez nous, la protection de notre pro-\nfession?\nNous savons qu'elle a été réalisée en d'au-\ntres pays ; non seulement en Allemaqne,\ndont nous avons parlé, mais aussi en Rou-\nmanie, en Bulqarie et en Lettonie, des res-\ntrictions léqales ont été promulqées con-\ncernant la bâtisse, et le titre d'architecte y\nest protégé par la Loi.\nCe n'est donc nullement insensé de notre\npart d'exiger une réglementation légale de\nnotre profession.\nDans l'attente toutefois qu'elle se réalise,\nnotre navire fait eau de toutes parts\net la sagesse nous commande de mettre\ntout en œuvre pour le tenir droit, sans de-\nvoir baisser pavillon.\nA cette fin, sont nécessaires :\n1. des mesures de détresse, c.-à-d. de né-\ncessité et de possibilité immédiate ;\n2. des moyens de remise en état.\nMESURES DE DETRESSE\nDETRESSE suppose une situation extrême-\nment critique, donc absolument exception-\nnelle, exige et justifie la mise en œuvre\nde moyens exceptionnels, fait appel et\na dorit à l'aide immédiate de quiconque\npeut octroyer aide et salut.\nI. ADMINISTRATIONS PUBLIQUES\nA. La S.R.A.A. prit connaissance en\nséance du 14 mars dernier de divers com-\nmuniqués officiels émanant de la Commis-\nsion Nationale du Travail et de la Sous-\nCommission Anversoise, celle-ci proposant\npour le Grand-Anvers seul, en vue de la\nrésorption du chômage, des grands travaux\nd'utilité publique d'une valeur de plus de\n100 millions de francs; notamment: des\nécoles (10 millions), des casernes (20 mil-\nlions), des habitations (6 millions), la mo-\ndernisation du théâtre néerlandais (4 mil-\nlions), des locaux de recrutement au port,\ndes buanderies publiques, une station de\npompage, etc., etc.\nNous avons constaté que pour tous les\ntravaux envisagés, sans exception, les plans\nexistaient, élaborés par des fonctionnaires\ndes services publics, de sorte qu'aucune\noccasion est laissée aux architectes parti-\nculiers de participer à cette action ~const-\nructive \" de grande envergure.\nPour cette raison, la S.R.A.A. émit un or-\ndre du jour, qu'elle transmit au Gouverne-\nment, à la Commission Nationale de Tra-\nvail et à la Sous-Commission Anversoise.\nElle y présenta sa collaboration, en tant\nque S.R.A.A.\nORDRE DU JOUR :\nLa Société Royale des Architectes d'An-\nvers, réunie en assemblée générale du 14\nmars 1935, après avoir pris connaissance\ndes communiqués officiels de la Commis-\nsion Nationale du Travail et de la Sous-\nCommission Anversoise, concernant l'acti-\nvité des Sections et le programme des tra-\nvaux à exécuter en vue de la résorption du\nchômage ;\nRend hommage à ces Commissions pour la\nlargeur de vues de leurs initiatives, la\npromptitude et l'énergie de leur action ;\nExprime l'espoir qu'elles puissent pleine-\nment réussir à atténuer dans la plus large\nmesure possible les misères extrêmes des\nchômeurs, en les remettant au travail dans\nleurs professions respectives ;\nLa S.R.A.A. constate toutefois, non sans\nétonnement et avec profond désappointe-\nment :\nqu'à l'occasion des nombreux travaux\nimportants de construction, que la Sous-\nCommission anversoise proposa pour exé-\ncution immédiate, aucun appel ne lui fut\nfait pour avis ou concours ;\nque pour tous les travaux envisagés, par-\nmi lesquels des écoles, casernes, etc., les\nprojets existent déjà, élaborés par des fonc-\ntionnaires des services publics ;\nqu'en conséquence il n'existe, pour le\nmoment, dans toute cette action de grande\nenvergure, ayant pour but toute une série\nde constructions, aucune chance de colla-\nboration pour les architectes anversois ;\nla S.R.A.A., Union Professionnelle re-\nconnue, se voit dès lors dans l'obligation\nde soumettre aux Commissions et aux Ad-\nministrations publiques intéressées, les con-\nsidérations suivantes :\nque les membres de la S.R.A.A. sont des\nprofessionnenls indépendants de l'Art Ar-\nchitectural, qui, d'une part possèdent une\nexpérience et des connaissances techniques\nspéciales, d'autre part sont touchés par le\nchômage qui sévit parmi eux et qui me-\nnace leur avenir, au même titre que tous\nles autres citoyens ;\nque l'expérience démontre que les tra-\nvaux exécutés par les services techniques\ndes Administrations publiques coûtent gé-\nnéralement fort cher, sans pour cela être\nmeilleurs à plusieurs points de vue ;\nque dans les moments critiques que tra-\nverse notre pays, la nécessité s'impose de\nmettre tout en œuvre pour :\n1. réaliser la plus grande économie pos-\nsible ;\n2. procurer à nouveau du travail au plus\ngrand nombre possible de chômeurs et ce\ndans leur profession et métier respectifs ;\n3. faire exécuter avec les moyens dispo-\nnibles les travaux les plus utiles et du meil-\nleur rendement ;\nque les architectes privés sont les élé-\nments les mieux qualifiés pour mettre ces\ndirectives en pratique avec bon résultat,\nen raison des fonctions directrices et réali-\nsatrices qu'ils remplissent journellement en\ncontact avec la profession du bâtiment,\nouverte à la libre concurrence.\nPour ces raisons :\nla S.R.A.A. désireuse :\nde collaborer à l'action nationale, en vue\nde coopérer au soulagement de la détresse\ndes chômeurs en général et des architectes\nchômeurs en particulier ;\nrespectueuse du prestige des fonctionnaires\ndes Services Publics ;\na l'honneur de présenter son concours au\nGouvernement, à la Commission Nationale\ndu Travail, à la Sous-Commission anver-"}, {"page_pdf": 24, "page_imprimee": "98", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193506-01.1.24", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 7722, "texte": "soise, aux Administrations publiques et aux\nInstitutions intéressées ;\nse permet de soumettre des a présent à\nl'avis de ces organismes l'idée de procéder,\npréalablement à toute exécution, a la re-\nvision des projets existants dressés par les\nServices Publics, et ce principalement au\npoint de vue des économies à réaliser, de\nl'emploi du plus grand nombre de travail-\nleurs, de l'adoption de la technique la plus\nmoderne, etc.;\ncharge le Bureau de la S.R.A.A. de trans-\nmettre ces considérations et propositions\nà la connaissance du Gouvernement de la\nCommission Nationale du Travail, de la\nSous-Commission anversoise et de toutes\nles administrations et institutions intéres-\nsées ainsi qu'éventuellement à la popula-\ntion anversoise.\nEt passe à l'ordre du jour.\"\nIl est un fait que presque toutes les ad-\nministrations publiques, les ministères, les\nconseils provinciaux, les administrations\ncommunales, les Sociétés des Chemin de\nfer, de transports vicinaux, de tramways,\nles commissions d'Assistance Publique, etc.,\nexécutent encore des travaux, même par-\nfois très importants, sans consulter un ar-\nchitecte, et cela même dans des cas où il\ns'agit de problèmes tout à fait spéciaux\nconcernant l'habitat ; ou bien s'ils le font,\nils se servent d'un fonctionnaire, attaché à\nla dite administration publique ou à la dite\nsociété dans un but tout autre que préci-\nsément ~construire neuf \" I\nCe que nous demandons aux Administra-\ntions et Institutions publiques au titre de\nmesure de détresse, peut peut-être paraître\nà l'un ou l'autre, dirigé contre la routine\nde la machine administrative bien organi-\nsée, avec l'intention d'en troubler, d'en\namoindrir ou d'en anéantir le bon fonction-\nnement.\nCe serait interpréter bien faussement les\nintentions des architectes-particuliers.\nL'organisation technique des administra-\ntions publiques, regrettable à nombre de\npoints de vue, a aussi son bon côté.\nLes architectes privés n'ignorent pas que\nnombre d'organismes administratifs lui doi-\nvent précisément la faveur d'avoir bien\nsouvent sous la main des éléments des plus\nqualifiés pour connaître leurs besoins di-\nvers.\nL'intervention d'un architecte reste toute-\nfois en toutes occasions, et à tous points\nde vue, absolument indispensable !\nLa demande des architectes ne vise nulle-\nment à nuire au prestige des services tech-\nniques des administrations publiques, ni à\nentraver leurs fonctions directrices.\nEn présentant leur collaboration aux ad-\nministrations et institutions publiques sur\nun terrain quasi complètement fermé pour\neux jusqu'à ce jour, ils n'ont qu'un but: ten-\ndre la planche de salut aux architectes chô-\nmeurs, que la misère touche !\nBeaucoup se demanderont si cette colla-\nboration est pratiquement possible?\nNous sommes d'avis qu'elle peut fort bien\nse réaliser.\nDans nos pays de superficie restreinte, cha-\nque architecte se trouve journellement\nobligé de se familiariser avec une masse\nde nouveaux problèmes et un tas de né-\ncessités pratiques ou techniques constam-\nment nouvelles, que ses clients lui soumet-\ntent.\nLa profession d'architecte en effet ne s'est\npas encore fortement spécialisé.On deman-\nde aux architectes successivement des pro-\njets du genre le plus différent ! Pourquoi ne\npourraient-ils se consacrer également à la\nconstruction d'écoles, de groupes d'habi-\ntations, de casernes, de gare, etc., etc.?\nDès lors, pourquoi ne pourrions nous pas,\nà cette heure où les administrations pu-\nbliques vont passer à l'exécution de tra-\nvaux pour des millions de francs, dans le\nbut de soulager la détresse des chômeurs,\npourquoi ne pourrions-nous pas leur de-\nmander de faire également appel aux ser-\nvices, d'ailleurs nullement inutiles, de nos\nconfrères nécessiteux?\nNous le demandons, et nous y insistons\ntout spécialement !\nEt puisqu'il s'agit avant tout de procurer\ndu travail à des architectes indépendants,\nnous ne voyons pas pourquoi on ne pour-\nrait leur adresser un appel collectif, c.à.d.:\nconfier des travaux à des groupes de 4 à 5\narchitectes, avec à leur tête un des leurs\ncomme responsable.\nCette idée n'est pas neuve. Elle fut appli-\nquée à Francfurt a/Main.\nB. Nous nous rallions aux vœux expri-\nmés par nos confrères du \" Bouwmeester-\nkring van West-Vlaanderen \" (8.K.W.) lors\nde leur visite à Monsieur le Gouverneur\nde la Flandre Occidentale, et demandant\nd'INSERER DANS TOUS LES REGLE-\nMENTS COMMUNAUX SUR LA BATISSE\nUN ARTICLE STIPULANT QUE TOUT\nPLAN NOUVEAU D'HABITATIONS, DE\nBATIMENTS INDUSTRIELS ET DE TOUTES\nAUTRES CONSTRUCTIONS OU TRANS-\nFORMATIONS, DEVRA ETRE DRESSE ET\nSIGNE POUR RESPONSABLE PAR UN\nARCHITECTE PARTICULIER.\nMesure de détresse, qui, dans l'attente que\nle diplôme légal d'architecte soit institué\net que le titre ne s'en trouve plus à la\nportée du premier venu, si elle ne nous\ndébarrassera certes pas de tous les maux,\nsaura toutefois en maintes occasions\nprocurer du travail à plus d'un confrère.\nC. Nous demandons ensuite avec les\nmêmes confrères de la Flandre Occiden-\ntale de \" DESIGNER DES ARCHITECTES\nCOMMUNAUX, SOIT PAR COMMUNE,\nSOIT PAR GROUPE DE COMMUNES, DE\nFAÇON TOUTEFOIS A LEUR ASSURER\nDES MOYENS D'EXISTENCE EN RAP-\nPORT AVEC LA DIGNITE DE LEUR PRO-\nFESSSON, AFIN QU'ILS NE SE VOIENT\nPAS OBLIGES D'ACCEPTER DU TRAVAIL\nPRIVE\nA ce propos, il n'est pas sans intérêt de\ntaire remarquer que sur les 151 communes\nde la Province d'Anvers, 30 à peine pos-\nsèdent une réglementation sommaire sur\nla bâtisse, dont S 0 à peine peuvent être\nconsidérées comme sérieuses. Comment\ndans ces 10 communes,le contrôle sur la bâ-\ntisse, c.-à-d. l'application du règlement, est\nexercé? Il est préférable, croyons-nous, de\nne pas en parler.\nD. Nous lisons dans les journaux que le\nCONSEIL D'ADMINISTRATION DES CHE-\nMINS DE FER BELGES s'est réuni le 8 mars\ndernier, et que le dit Conseil y a adopté\nUN TYPE DE GARE INTERMEDIAIRE\nCONÇU D'APRES LES CONCEPTIONS\nLES PLUS MODERNES.\nNous demandons au Conseil d'Adminis-\ntration en question, s'il est vraiment si con-\nvaincu de détenir le meilleur projet qui\npeut se construire conformément aux con-\nceptions architecturales modernes?\nNous n'avons d'ailleurs pas entendu que\nla ch ose fit l'objet d'un concours entre tous\nles architectes du Pays,\nSI nous semble que la Société des Chemins\nde Fer Belges, qui, pour la réalisation de\nson programme de modernisation du maté-\nriel seul, ne prévoit déjà pas moins de 850\nmillions de francs, de quoi procurer du\ntravail pendant 3 ans à 10.000 ouvriers,\naurait bien pu également songer un tan-\ntinet aux parias de l'architecture, et ce en\ntout premier lieu, en mettant ses gares au\nconcours.\nSans parler des travaux possibles de la\njonction Bruxelles-Nord-Midi, combien de\ncentaines d'occasions n'y aurait-il pas\ndans le service des Chemins de Fer Belges,\noù appel pourrait être fait à l'activité tech-\nnique et artistique des architectes? Nous\nne demandons pas tous de pouvoir ériger\nune Gare Centrale d'Anvers ou une Gare\nSt. Pierre de Gand ! Beaucoup d'entre nous\nseraient déjà bien heureux de pouvoir éla-\nborer un projet pour les marches de la\nGare de l'Est à Anvers I NOUS SOU-\nHAITONS COLLABORER A LA BEAUTE\nUTILE DE NOTRE PAYS.\nE, Il nous semble que la construction\nd'habitations pour la Gendarmerie ne peut\nêtre étrangère au Ministère de la Défense\nNationale. L'Etat loue les constructions né-\ncessaires aux communes ou aux particuliers.\nOr, il arrive de nos jours que, par suite\ndu grand développement que le Corps de\nGendarmerie a pris les dernières années,\nl'Etat se met directement d'accord pour\nl'érection de telles constructions, avec un\nparticulier, propriétaire ou entrepreneur.\nNous comprenons qu'il ne peut s'agir ici de\nconstructions luxueuses ; leur nombre ce-\npendant permettrait de faire de tels grou-\npes d'habitations un ensemble architectu-"}, {"page_pdf": 25, "page_imprimee": "99", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193506-01.1.25", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 7487, "texte": "ral intéressant. Dès lors, comment expli-\nquer, que divers de ces groupes se construi-\nsent actuellement sans l'intervention d'un\narchitecte? Et peut-on justifier, même au\npoint de vue purement commercial, cette\nfaçon de ne s'adresser qu'à une seule per-\nsonne ou d'accepter sans plus les proposi-\ntions d'une seule firme?\nNous demandons qu'en de telles occasions :\n1° un concours public soit\nouvert entre tous les propriétaires, entre-\npreneurs, etc., donnant à chacun l'occa-\nsion de faire valoir les m e i I I eu r s\np r oj e t s (qu'ils feront probablement dres-\nser par des architectes qualifiés) ainsi que\nles propositions financières\nles plus favorables;\n2° aucune construction in-\ntéressante semblable, à la-\nquelle l'Etat se trouvera donc directement\nintéressé, ne poura encore être\nexécutée sans qu'un archi-\ntecte particulier qualifié\nse trouve chargé de l'éla-\nboration des plans et de la\nconduite des travaux.\nF. Nous fîmes parvenir à nombre de mi-\nnistres un exemplaire de l'article compor-\ntant nos plaintes, concernant les situations\nimpossibles contre lesquelles notre profes-\nsion se débat.\nDes réponses des plus bienveillantes nous\nparvinrent. Parmi elles pourtant la ré-\nponse courte et claire du Ministre de la\nJustice est à retenir : ~Mon Département\nne fait jamais, pour ses travaux de\nconstruction ou d'aménagement, appel au\nconcours d'architectes privés, parce que\nson service des constructions est organisé\nde façon à pouvoir répondre au néces-\nsaire.\"\nCes paroles bien simples confirment entiè-\nrement l'existence du MUR, ... du mur qui\nnon seulement au Ministère de la Justice,\nmais dans tous les Ministères, la plupart\ndes Administrations et Institutions Publi-\nques, barre de façon impitoyable la voie\nà l'architecte privé.\nNous sommes d'avis qu'à l'heure présente,\noù le chômage atteint profondément les\narchitectes, toutes les administrations pu-\nbliques, le Ministère de la Justice inclus,\ndevraient ne fusse au besoin qu'à titre\nde mesure provisoire RENONCER A\nELABORER ET A EXECUTER AVEC LEUR\nPERSONNEL PROPRE TOUS TRAVAUX\nNOUVEAUX DE CONSTRUCTION OU DE\nTRANSFORMATION.\nG. Nous demandons à toutes les ad-\nministrations publiques et institutions pu-\nbliques, de mettre le principe suivant en\napplication :\nTRAVAUX DE CONSTRUCTION ET\nD'AMENAGEMENT NOUVEAUX LO-\nCAUX, ARCHITECTES LOCAUX ;\nTRAVAUX D'UTILITE GENERALE,\nD'INTERET NATIONAL, CONCOURS\nPUBLICS ENTRE TOUS LES ARCHITEC-\nTES BELGES.\nH - I - d - K - L, etc. Nous pourrions\ncontinuer d'énumérer des griefs et de po-\nser des demandes aux Administrations et\nInstitutions Publiques, qui pourraient en-\nsuite, moyennant un peu de bonne volon-\nté, nous tirer pour une grande part du ma-\nrais qu'est le chômage, ainsi que de l'oisi-\nveté forcée dans laquelle nous végétons.\nNous n'attendons toutefois pas TOUT de\nl'Etat. Mais nous voulons cependant espé-\nrer que nos plaintes et nos revendications\nseront quelque peu entendues, et qu'elles\ninciteront nos administrations publiques à\nne plus continuer à se passer de nous com-\nme ils l'ont généralement fait jusqu'ici\nen toutes occasions ; que les moyens que\nnous avons indiqués, auront attiré l'atten-\ntion des Autorités sur la profession d'ar-\nchitecte, que bien souvent Elles semblent\nmême ne pas connaître !\nNe lisions-nous pas dans les journaux :\n\" Quelque temps avant sa démission, le\nministère Theunis décida de laisser cons-\ntruire mille nouvelles habitations en\nvue de mettre des chômeurs au travail.\nDe plus, il avait fait con-\nnaître son intention de char-\nger un organisme public de\nce travail.\"\nNous demandons avec ces journaux, s'il ne\nvaudrait pas mieux encourager l'ini-\ntiative privée, par exemple en\nreconnaissant des primes à la con-\nstruction d'habitations? En\ntous cas, nous demandons\nqu'on tienne compte de nous!\nNous résumons :\nMESURES DE DETRESSE PROPOSEES:\nL Collaboration des architectes parti-\nculiers aux travaux envisagés pour la résorp-\ntion du chômage éventuellement sous\nforme collective.\n11. lnsertion dans les règlements com-\nmunaux sur la bâtisse d'un article stipulant\nque tout plan ayant pour but la construc-\ntion d'habitations, de bâtiments indus-\ntriels ou de toutes autres constructions ou\ntransformations, devra être dressé par un\narchitecte indépendant qualifié et signé par\nlui pour responsable (8.K.W.).\nNI. Désignation d'architectes commu-\nnaux comme contrôleurs sur la bâtisse, soit\npar commune, soit par groupe de commu-\nnes, de façon à leur assurer un salaire en\nrapport avec la dignité de leur profession,\net qui ne les obligera pas de devoir re-\ncourir à du travail particulier (8.K.W.).\nIV. Collaboration des architectes privés\nà la Beauté Utile du Pays et ce princi-\npalement en ce qui concerne les construc-\ntions à exécuter pour compte des Chemins\nde Fer Belges.\nV. Concernant la construction d'habi-\ntations auxquelles le Ministère de la Dé-\nfen se Nationale (tel pour la Gendarmerie)\nserait intéressé :\na) organisation de concours publics, ouverts\nà tous les propriétaires, entrepreneurs, etc.,\nqui y auraient intérêt, leur donnant l'occa-\nsion de faire valoir les meilleurs projets\n(qu'ils feraient, conformément au 2°, dres-\nser par des architectes qualifiés) et les pro-\npositions financières les plus favorables ;\nb) n'autoriser aucune exécution de construc-\ntions intéressantes semblables, - auxquelles\nl'Etat se trouve donc directement intéres-\nsé, - sans qu'un architecte privé qualifié se\ntrouve chargé de l'élaboration des plans et\nde la conduite des travaux.\nVI. Ne fusse au besoin qu'à titre de me-\nsure de détresse provisoire, renonciation\nmomentanée par toutes les administrations\npublique d'encore élaborer et d'exécuter\navec leur personnel propre tous travaux\nnouveaux de construction ou de transfor-\nmation. Appel sera fait comme de-\nmandé pour les travaux exceptionnels en-\nvisagés pour la résorption du chômage\nà la collaboration des architectes particu-\nliers.\nVII. Toutes les administrations et insti-\ntutions publiques confieront leurs travaux\nlocaux de construction et d'aménagement à\ndes architectes particuliers locaux.\nVIII. Quand il s'agira de travaux d'Uti-\nlité Générale, d'intérêt national, il sera fait\nappel par voie de concours à tous les ar-\nchitectes belges.\nIX. Encourager l'initiative privée, p. Ex.\npar l'octroi de primes à la construction\nd'habitations, qui se réaliseraient avec le\nconcours d'un architecte particulier.\n11. FONCTIONNAIRES\nLes fonctionnaires, préposés p. Ex. à l'en-\ntretien)!) d'édifices publics, l'examen d'ad-\njudications, la surveillance de travaux tech-\nniques en exécution, le contrôle de de-\nmandes à bâtir, etc., ces mêmes fonction-\nnaires, de même que leurs subordonnés,\nusurpent non seulement tous les travaux de\nconstruction vraiment intéressants, mais\nmettent également la main sur nombre de\ncommandes privées, élaborent des projets\npour les particuliers, en dehors ou pen-\ndant | leurs heures officieles de service,\net en surveillent aussi l'exécution (égale-\nment en dehors ou pendant ! les\nheures de service). Nous savons tous que\nnombre d'administrations publiques leur\ndéfendent ces occupations. Mais où est le\ncontrôle? Qui de ces fonctionnaires n'a\npas un parent, un élève ou un ancien pa-\ntron qui bénévolement signera pour lui\nplans et documents? De plus, la préférence\nde nombreux particuliers leur est acquise,\npour la bonne raison qu'ils sont en bien\ndes cas (les autorisations à bâtir, p. Ex.)\nen même temps juge et partie ! Personne\nn'est a même d'introduire des preuves po-\nsitives contre eux. Ils continuent en toute"}, {"page_pdf": 26, "page_imprimee": "100", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193506-01.1.26", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 7818, "texte": "liberté ! Aussi longtemps que la Loi ne pro-\ntégera notre profession, ils auront toujours\ntoute lattitude de contourner les règlements\npar l'entremise d'un homme de paille.\nNous déclarons ici que notre exposé des\ncauses du malaise dont pâtissent les archi-\ntectes ne vise aucun service ou aucune per-\nsonne en particulier, mais s'adresse exclu-\nsivement à la masse.\nNous n'envisageons qu'une chose : la dé-\ntresse des architectes chômeurs.\nLa meilleure des preuves, que nous ne nou-\nrissons aucun mauvais dessein à l'égard des\nfonctionnaires, est bien le fait que nous-\nmêmes nous demandions sous la rubrique\nprécédente la création de nouveaux fonc-\ntionnaires : des architectes communaux !\nNous y mettions toutefois la condition qu'ils\nne pourront s'occuper de constructions\nnouvelles, et certainement pas de travaux\nparticuliers !\nMais, nous demandera-t-on : que doivent\nfaire dans ce cas les administrations pu-\nbliques de tous les fonctionnaires-architec-\ntes qui se trouvent bel et bien à leur ser-\nvice, et comme tel, nommés à titre défi-\nnitif?\n(La question ne se pose pas pour les autres\nfonctionnaires. Ceux-ci n'ont qu'à faire leur\nservice, et à ne pas jouer à l'architecte.)\nIl faut en tout premier lieu que l'activité des\nservices techniques reste limitée aux seuls\nfins de leur création : avis, recherche, con-\ntrôle, direction administrative, entretien des\nbâtiments publics, etc.! Mais, ensuite?\nA cette question nous répondrons par le\ncas qui nous est le plus proche : celui no-\ntamment des architectes communaux et\nprovinciaux et de leurs subordonnés ... et\nen corrélation avec lui, nous attirons l'at-\ntention sur l'état pitoyable dans lequel vé-\ngète notre pays au point de urbanistique\ngénéral et urbain !\nVoici un terrain immense, qui nous semble\nlargement ouvert à l'activité généreuse de\ntous les architectes officiels ! Même à côté\nd'eux, il y a encore place pour nombre\nd'architectes chômeurs !\nPrenons un instant pour exemple le cas\nd'Amsterdam, dont les plans d'urbanisation\nviennent d'être achevés! Dès 1901, année\noù la Loi Néerlandaise sur l'Habitat entra\nen vigueur (nous attendrons, hélas, encore\nbien longtemps avant d'en avoir également\nune pareille), un service spécial d'urbanisme\nfut créé à Amsterdam. Ce service élabora\ndepuis,un grand nombre d'études d'aména-\ngement général. Mais ce qui est plus in-\ntéressant : pendant les quatre dernières\nannées, une phalange d'une dizaine\nd'architectes communaux,\ncomplétée de divers spé-\ncialistes, travailla avec la plus grande\nénergie comme ils en témoignent eux-\nmêmes dans un volumineux rapport à\nl'élaboration d'un plan où tout se trouve\nprévu pour permettre à Amsterdam\nde devenir d'ici 6u années une ville parfai-\ntement outillée et simultanément belle d'un\nmillion d'habitants ! Ce plan n'est pas\nune fantaisie ! Non ; il est le résultat d'une\ndocumentation complète, de statistiques, et\nde calculs ; il est dressé suivant les prin-\ncipes d'urbanisme les plus modernes et les\nplus appropriés aux besoins du pays ! Un\ntel travail n'est pas à la portée d'un ar-\nchitecte privé ! Aucune vie humaine ne sau-\nrait suffire pour rassembler tout seul toutes\nles données qui régissent la vie et la crois-\nsance d'une ville.\nDe même qu'on ne négligea pas de de-\nmander, lors de l'élaboration du plan, l'avis\nnotamment d'architectes-urbanistes, de\nmême on ne rendit pas impossible la col-\nlaboration future des dits spécialistes.\nC'est bien ce qu'il faut : collaboration là\noù possible, entre tous les éléments quali-\nfiés dont il y a ou il y aurait possibilité de\ndisposer ! Des urbanistes consommés aux\ncôtés de tous autres spécialistes, en qua-\nlité de conseillers ; mais le grand travail,\ncelui appuyé de chiffres et de données\npratiques, (et non pas fait à la façon \"d'es-\ntimations économiques\"), voilà le ter-\nrain d'activité tout indiqué pour tous les\néléments vraiment capables, présentement\nau service des administrations publiques. Ils\ny trouveront plus d'honneur et de gloire\nque dans les problèmes tout de même gé-\nnéralement moins importants qui leur sont\nconfiés présentement, même parfois en\nconcurrence peu délicate avec leurs con-\nfrères besogneux !\nNous comprenons la chose comme suit :\nTravail des fonctionnaires : documentation\nhistorique ; possibilités de développement ;\nstatistiques ; importance de la ville future ;\ncommunications intercommunales par voies\nde terre et routes d'eau ; ports ; terrains\nindustriels ; culture, agriculture et élevage ;\nreboisements ; terrains recréatifs ; écoule-\nment des eaux ; canevas général des ar-\ntères primaires de circulation ; cimetières,\nterrains d'Exposition ; nivellements et ex-\npropriations . . .\nQuant aux questions d'ordre esthétique,\nqui se posent pour l'aménagement de quar-\ntiers d'habitations, les parcs, les types de\nconstructions à ériger dans la ville ou la\ncommune de demain, les transformations à\neffectuer dans les parties anciennes des\nagglomérations, la collaboration d'architec-\ntes-urbanistes particuliers est absolument\nINDISPENSABLE.\nNous souhaitons du plus profond de nous-\nmêmes que nos administrations publiques\npuissent prendre à cœur cette suggestion,\net qu'elles se décident à mettre au travail\ntous les éléments dont elles disposent dans\nle pays, dans la province toute entière, et\nsurtout dans les grandes villes et agglomé-\nrations, afin de réaliser enfin une collabo-\nration étroite entre tous les services publics\n(villes, communes, provinces, chemins de fer,\ngrande voirie, etc., etc.) susceptible de\nmettre un terme au gâchis innommable,\ndont nous sommes journellement témoins.\nN'est-ce pas tripoter, cette façon dont un\nparticulier peut de nos jours ouvrir des rues\ndans le seul but de la meilleure exploita-\ntion de ses propriétés, et sans la moindre\nliaison avec l'aménagement général de la\ngrande ville? L'ouverture de rues est sub-\nordonnée, il-est vrai, à l'introduction d'un\nplan. Mais qui dans nos agglomérations est\njuge de ces plans? Les Conseils Commu-\nnaux ! Et qui fait les plans? Une personne,\nchargé de ce travail et payé à cet effet\npar l'exploitant ; quelqu'un donc qui a tout\nintérêt à satisfaire au mieux son client.\nMême dans les communes, qui font faire\nun plan d'extension, tout ceci se passe en\npetit comité, et nous savons que les pe-\ntits intérêts privés y ont toujours le dessus.\nJamais il n'est question d'un plan d'ensem-\nble, qui ne se borne pas à une seule com-\nmune ou quartier, mais qui engloberait\ntoute une région. \" Tout notre Pays, disait\nle Roi Léopold 11, n'est qu'une grande ville.\"\nBien peu de ses sujets sont imbus de cette\nvérité.\nNous avons pris comme exemple les archi-\ntectes communaux et similaires. Ceux qui\nauront suivi notre raisonnement, auront\ncompris que tous les services techniques\nindistinctement se trouvent mêlés à un tel\ntravail.\nIl nous semble inutile de prouver que p. Ex.\ndans cette collaboration indispensable se-\nront compris : les docteurs, le service des\nPompiers, les Tramways, le Service de Pro-\npreté, etc.\nNous souhaitons:\n1° dans l'intérêt GENERAL: UNE COL-\nLABORATION ETROITE ENTRE TOUTES\nLES ADMINISTRATIONS ;\n2° dans l'intérêt des FONCTIONNAIRES\nOFFICIELS: DES MISSIONS, AYANT\nPOUR BUT L'ETUDE DES POSSIBILITES\nGENERALES D'AMENAGEMENT ET DE\nDEVELOPPEMENT DES VILLES, COMMU-\nNES ET REGIONS ;\n3° dans l'intérêt des ARCHITECTES,\nSOUFFRANT DU CHOMAGE : DU TRA-\nVÂÏÛ\nen défendant formellement aux fonc-\ntionnaires publics d'accepter encore du tra-\nvail particulier ;\nen confiant tout nouveau travail public\nà des architectes particuliers ;\nen réglementant judicieusement le champ\nd'activité des fonctionnaires officiels, dans\nl'esprit qui présida à la création du service\nauquel ils sont attachés : avis, contrôle,\ndirection administrative, entretien des bâti-\nments gouvernementaux, provinciaux, com-\nmunaux ; aménagement et développement\ngénéral du territoire.\n(A suivre)."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1935-06-01-c023", "article_bluemountain": "bmtnaac_1935-06_01#c023", "volume": "bmtnaac_1935-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 2", "page_fin": "couv. 2", "image_debut": 2, "image_fin": 2, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193506-01.2.5", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 2, "page_imprimee": "couv. 2", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193506-01.1.2", "debut_caractere": 1296, "fin_caractere_exclue": 1372, "texte": "Ed. 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Vanderborght à Bruxelles\nLa plupart des Cies d'Assurances\nautant de preuves de la valeur incontestable de nos\nascenseurs. - 60 années d'expérience, 30.000 appareils\ninstallés. - Notre spécialité : LA MARCHE SILENCIEUSE.\nPour l'installation d'ascenseurs ou monte-charge de tous\ngenres, vous avez intérêt à consulter la Fabrique Belge d'\n(49 app.)\n(6 app.)\n(22 app.)\n(14 app.)\n(30 app.)\n(6 app.)\n(22 app.)\nASCENSEURS\nes\n30, RUE DE LA SOURCE, BRUXELLES • TÉL. 37.1 2.30"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1935-06-01-c026", "article_bluemountain": "bmtnaac_1935-06_01#c026", "volume": "bmtnaac_1935-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 6, "image_fin": 6, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193506-01.2.8", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 6, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193506-01.1.6", "debut_caractere": 761, "fin_caractere_exclue": 986, "texte": "ENTREPRISES GENÉRALES ET MATÉRIAUX\nENGEMA\nBRUXELLES\nAVENUE EMILE BECO, 109-111\n■\nTéléphones : 48.44.51 - 48.08.05\nAdresse Télégraphique : ENGEMA-BRUXELLES\n■\nDevis et études sur demande\nEntreprises de Travaux publics et privés"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1935-06-01-c027", "article_bluemountain": "bmtnaac_1935-06_01#c027", "volume": "bmtnaac_1935-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 7, "image_fin": 7, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193506-01.2.9", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 7, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193506-01.1.7", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 677, "texte": "TUILES DE DIVERS MODELES\nNOMBREUX ACCESSOIRES\nBRIQUES DE PAREMENT\nlisses ou sablées.\nPLANCHERS TRANSPOR-\nTABLES EN BRIQUES\nCREUSES armées de\nfers feuillards.\nNos produits sont exposés\nà la Bourse du Bâtiment\n82, Rue de la Loi, 82\nBRUXELLES\nStands n\"' 10 et\nBoisseaux,\nCouvre - murs,\nTuyaux de drainage,\nSeuils de fenêtres,\nHourdis de luxe, couvre câbles,\nBriques ordinaires et d'épau-\nlement pour rails de tramways,\netc... etc...\nBriques creuses ( H x 15 x 30 ) pour\nmaçonnerie économique ( remplissage,\nmurs de clôture, cloisons, etc...\nTuileries et Briqueteries\nd'Hennuyères et de Wanlin\nSOCIETE ANONYME\nà HENNUYÈRES (BELGIQUE)\nTéléphones t BRAINE-LE-COMTE n» 9 REBECQ n» 214"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1935-06-01-c028", "article_bluemountain": "bmtnaac_1935-06_01#c028", "volume": "bmtnaac_1935-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 8, "image_fin": 8, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193506-01.2.10", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 8, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193506-01.1.8", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 398, "texte": "Depuis 1 898\nl/CCQPI Q BRUXELLES -1 à 3 QUAI DES USINES (Ponts de Laeken)\nixCIwOCILO est votre adresse pour: Tél. 15.29.85\nTniltoc DnirillûC Ho Farorip (véritable frique de Venloo C. 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Elément constructif de fai-\nble densité, grande résistance et du plus haut rendement. Fabrication nationale.\nParquet de luxe fourni en planches prêtes à poser à un prix guère plus élevé\nque le plancher usuel plus sa peinture. Saisonné et séché scientifiquement.\nLe seul tapis en caoutchouc de qualité inégalable, le seul inodore, inaltérable,\ninusable, résultat d'expérience plus que centenaire. Fabriqué en 150 coloris.\nLe premier panneau isolant: Le premier il y a plus d'un quart de siècle au-\njourd'hui encore le premier. 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ROSSBACH\nIngénieur des Constructions (T. HCHS. - VIENNE)\n78, RUE DE TREVES, BRUXELLES - TELEPH. 11.61.99"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1935-06-01-c040", "article_bluemountain": "bmtnaac_1935-06_01#c040", "volume": "bmtnaac_1935-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "103", "page_fin": "103", "image_debut": 29, "image_fin": 29, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193506-01.2.22", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 29, "page_imprimee": "103", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193506-01.1.29", "debut_caractere": 307, "fin_caractere_exclue": 435, "texte": "REPRODUCTION\n... 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Therm.: 0.034 Kcal/H/M C°C\nFROID\nCHALEUR\nBRUIT\nCONDENSATION\nDECORATION\nCORRECTION ACOUSTIQUE\nEchantillons et Brochure C\ngratis sur demande\nfe Panneau Isolant en Fibre de Bois\n~ i i\n42, rue Plétinckx - BRUXELLES (Bourse)\nTéléphone: 11.68.85"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1935-06-01-c046", "article_bluemountain": "bmtnaac_1935-06_01#c046", "volume": "bmtnaac_1935-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "104", "page_fin": "104", "image_debut": 30, "image_fin": 30, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193506-01.2.28", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 30, "page_imprimee": "104", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193506-01.1.30", "debut_caractere": 692, "fin_caractere_exclue": 888, "texte": "Alfred FRANÇOIS\nFerronneries Châssis métalliques.\nPortes, ébrassements et chambranles\nen tôle emboutie. Tentes mécaniques\nC. Ch. Post. No 280.1 6\nTéléphone 33.08.30\n98, rue Champ du Roi, Bruxelles"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1935-06-01-c047", "article_bluemountain": "bmtnaac_1935-06_01#c047", "volume": "bmtnaac_1935-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "104", "page_fin": "104", "image_debut": 30, "image_fin": 30, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193506-01.2.29", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 30, "page_imprimee": "104", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193506-01.1.30", "debut_caractere": 890, "fin_caractere_exclue": 1267, "texte": "Pour les Constructions Métalliques\nEMPLOYEZ\nLA FERRILINE\nLE MEILLEUR PROTECTEUR DU FER,\nDE LA PLUS GRANDE DURABILITE ET\nDU PLUS BEL EFFET POUR TOUTES\nCONSTRUCTIONS METALLIQUES\nNOTICES ET PRIX SUR DEMANDE\nSeuls Fabricants pour la Belgique et les Pays-Bas\nLes Fils LÉ VY-FINGER\n32-34, rue Edmond Tolllenaere\nBRUXELLES-LAEKEN\nTéléphones : 26.43.07 - 26.39.60\nCOULEURS-EMAUX-VERNIS"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1935-06-01-c048", "article_bluemountain": "bmtnaac_1935-06_01#c048", "volume": "bmtnaac_1935-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "105", "page_fin": "105", "image_debut": 31, "image_fin": 31, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193506-01.2.30", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 31, "page_imprimee": "105", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193506-01.1.31", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 177, "texte": "50\nc%\nuirnj\nM\n0!\n\"'\"'iiriii\n\"\"mu\nS\nwV\nN>\nm\nPRO\nSEULS FABRICANTS\nANCIENS ETABLISSEMENTS\nJAM LET. 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A.\nCharpentes métalliques\nSoudure électrique\nChâssis métalliques\nLA LOUVIERE\nTél. 279"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1935-06-01-c052", "article_bluemountain": "bmtnaac_1935-06_01#c052", "volume": "bmtnaac_1935-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "106", "page_fin": "106", "image_debut": 32, "image_fin": 32, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193506-01.2.34", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 32, "page_imprimee": "106", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193506-01.1.32", "debut_caractere": 388, "fin_caractere_exclue": 618, "texte": "Soc. An. de MERBES SPRIMONT\nSalles d'Exposition et\nServices de Vente:\n2, RUE DE SUISSE\nBRUXELLES\nMarbres\nPetit Granit\nTRAVAUX D'ART\nTRAVAUX D'ARCHITECTURE\nET DECORATION:\nCHEMINEES, REVETEMENTS,\nPAVEMENTS, ESCALIERS,\nCOLONNES, ETC."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1935-06-01-c053", "article_bluemountain": "bmtnaac_1935-06_01#c053", "volume": "bmtnaac_1935-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "106", "page_fin": "106", "image_debut": 32, "image_fin": 32, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193506-01.2.35", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 32, "page_imprimee": "106", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193506-01.1.32", "debut_caractere": 620, "fin_caractere_exclue": 816, "texte": "B E L GIC A\nEnduits en toutes\nteintes pour façades\nUSINE CANAL\nA LOUVAIN - TÉL. 69\nENDUIT\nRICHE\nimitation parfaite de toutes pierres naturelles\nF A B RI CANTS :\nEm. Meulemans & A. Verhulst\nLOUVAIN"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1935-06-01-c054", "article_bluemountain": "bmtnaac_1935-06_01#c054", "volume": "bmtnaac_1935-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "107", "page_fin": "107", "image_debut": 33, "image_fin": 33, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193506-01.2.36", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 33, "page_imprimee": "107", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193506-01.1.33", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 226, "texte": "Eclairage urbain\ni\nSOUPLESSE\nÉLÉGANCE\nDISCRÉTION\nqualités qui s'allient à la solidité et\nà la facilité de montage pour per-\nmettre à l'urbaniste de réaliser une\ninstallation économique respectant\nl'esthétique des villes\nrx\n: -"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1935-06-01-c055", "article_bluemountain": "bmtnaac_1935-06_01#c055", "volume": "bmtnaac_1935-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "108", "page_fin": "108", "image_debut": 34, "image_fin": 34, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193506-01.2.37", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 34, "page_imprimee": "108", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193506-01.1.34", "debut_caractere": 71, "fin_caractere_exclue": 405, "texte": "UNE DE NOS RÉFÉRENCES RÉCENTES\nIMMEUBLE SHELL,, A BRUXELLES\n* t f\nARCHITECTE : ALEXIS DUMONT |\nf\nD E\nFABRICATION KROMMENIE\nPLACEMENT PAR COLLAGE SPÉCIAL\nPROCÉDÉ VANDERBORGHT\nÉTUDE DE PLACEMENT PAR SPÉCIALISTES ET DEVIS SANS ENGAGEMENT\nG. M. VANDERBORGHT Fss, S. A.\n46 à 58, RUE DE L'ÊC U Y E R • BRUXE L L E S • TÊLÉP H O N E 17.22.60"}]}], "pages_ocr_originales": [{"page_pdf": 1, "page_imprimee": "couv. 1", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193506-01.1.1", "texte": "ICT IIuEÏ l>i^li\nA propos du Grand Palais de l'Exposition de Bruxelles.\nRéflexions sur l'Architecture\nMonumentale Contemporaine\npar Richard Moszkowski, Archit. (2mH partie, aapardon®\nv\n13e année 1935\n6\nCe numéro 5 francs\n\nPhoto aérienne prise par les services de la S.A.P.E.P.A., 54, Avenue Huart Hamoir à Bruxelles."}, {"page_pdf": 2, "page_imprimee": "couv. 2", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193506-01.1.2", "texte": "* REVUE MENSUELLE BELGE D'ARCHITECTURE ET D'URBANISME\nLA CITE comprenant la Revue d'information technique parue jusqu'ici sous le titre'Tekhné'\nSOCIETE COOPERATIVE Organe de la Société Belge des Urbanistes et Architectes Modernistes\nXIIIe ANNEE\nBRUXELLES ■ COMITE DE REDACTION:\nADMINISTRATEUR-DIRECTEUR : Chefsderubrique\ni L FRANÇOIS, Architecte\nCONSEIL D 'ADMINISTRATION : j. FRANSEN, Architecte\nA. CORNUT, Architecte c VAN NUETEN, Architecte\nG. FRANCE, Architecte\nJ. HOEBEN, Architecte R- VERWILGHEN, Ing. urbaniste\nP. VERBRUGGEN, Architecte\nR. VERWILGHEN, Ing. c. c. REDACTION:\nREDACTEUR EN CHEF : V. BOURGEOIS, Architecte\nR. VANDERBORGHT, Architecte L.-H. DE KONINCK, Architecte\nAvenue de la Tenderie, 28, Bruxelles _ _wrr_. A , ,\nG. EYSSELINCK, Architecte\nIMPRESSION ET PUBLICITE : H. HOSTE, Architecte\nERNEST-FR. DE ROY j MOUTSCHEN, Architecte\n41, Avenue de France, Anvers . nA...,r, irn-r\nChèques postaux : ABONNEMENT: A. NYST, Ingénieur-Architecte\nErnest Fr. De Roy -La Ci'é n» 1211.27 Belgique : 50 francs\nEtranger : 70 francs\nABONNEMENTS: (14 belgas)\nLIBRAIRIE DIETRICH & Co es r®clac*eurs e* collaborateurs sont seuls responsables\n/ * de leurs articles. Il sera rendu compte dans la revue\n10, Rue du Musee. de fouf ouvrage dont un exemplaire lui sera envoyé.\nChèques postaux : 571.03\n\nEd. FRANÇOIS & FILS\n/ r\nENTREPRISES GENERALES\n43, RUE DU CORNET, BRUXELLES\nm"}, {"page_pdf": 3, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193506-01.1.3", "texte": "■'> -:K\nSUITE A L'INDEX\nSOMEBA\nChâssis métalliques\nFerronneries - Quincailleries\nCharpentes métalliques"}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193506-01.1.5", "texte": "INDEX DES ANNONCES\nAMEUBLEMENT:\nRod. Cla es\nVan Der Borght Frères, S.A.\nAMEUBLEMENT DE CUISINE:\nEtablissements E. J. Van De Ven\nAPPUIS DE FENÊTRES :\nL. Claes\nASCENSEURS :\nSchindler & Cie\nBETON :\nBétons flottants\nMarcel Delvaux\nArmand Detry\nImprégnation des Bois, S.A.\nM. E. Rossbach\nBRIQUES :\nTuileries et Briqueteries d'Hennuyères\nMaison Kessels\nBRONZES:\nRod. Cla es\nBUREAU D'ETUDES:\nM. E. Rossbach\nLéon Tirifahy\nCARREAUX :\nL. Claes\nCÉRAMIQUES :\nL. Claes\nCHASSIS METALLIQUES:\nAlfred François\nCHAUFFAGE :\nJ. Lasserre\nCIMENT:\nCiments d'Obourg\nCOFFRAGE :\nFarcométal - Léon Tirifahy\nCOULEURS :\nDe Keyn Frères\nLes Fils Lévy-Finger\nCOUVRE-MURS ;\nL. Claes\nDÉCORATION :\nHenri Manneback\nfrjMgTRICITÉ :\nf Fernand Deswert\n• JX:\nDe Keyn Frères\n| Les Fils Lévy-Finger\nVDREMENTS :\na L. Claes\n■EPRISES GENERALES :\nMarcel Delvaux\nI Armand Detry\n/\n§ François & Fils\nETALAGES :\nRod. Claes\nFERRONNERIES :\nAlfred François\nGRANIT :\nSociété Anonyme de Merbes Sprimont\nHOURDIS :\nFarcométal - Léon Tirifahy\nTuil. et Br/q. d'Hennuyères et de Wanlin\nImprégnation dés Bois\nPlancher Tubacier\nLATTIS METALLIQUES:\nLéon Tirifahy\nLINOLEUM :\nVan Der Borght Frères, S.A.\nLUMINAIRES :\nRod. Cla es\nMARBRES :\nSociété Anonyme de Merbes Sprimont\nMONTE-CHARGE :\nSchindler & Co.\nPLAQUES ET PANNEAUX ISOLANTS :\nInsulite\nFrance & Co.\nPARQUET:\nFrance & Co.\nPEINTURE:\nH. Manneback\nPOTEAUX :\nImprégnation des Bois, S.A.\nREPRODUCTION DE PLANS :\nFernand Couvreur\nREVETEMENTS :\nImprégnation des Bois, S.A.\nJanlet, Pardoen & Roelants\nSEUILS :\nL. Claes\nTuileries et Briqueteries d'Hennuyères\nTAPIS :\nVan Der Borght Frères, S.A.\nTAPIS CAOUTCHOUC\nFrance & Co.\nTAPISSERIES :\nH. Manneback\nVan Der Borght Frères, S.A.\nTENTES :\nA. François\nTHERMOSTATS :\nThe Reostatic Co.\nTUBES :\nUsines à tubes de la Meuse\nTUILES :\nMaison Kessels\nTuileries et Briqueteries d'Flennuyères et de Wanlin\nTUYAUX DE DRAINAGE :\nTuileries et Briqueteries d'Hennuyères\nVERNIS :\nDe Keyn Frères\nLes Fils Lévy-Finger"}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193506-01.1.6", "texte": "pd\ni »\n« i\ni «\n\"vvjj|\\«p*\nRésidence-Palace à Bruxelles\nArchitecte : Michel Polak\n#ii\n... i»\n%\ni lis\nsi\ni\n.\npt\nLe\n<iM!qu£l> tek/wnceb\nMhTANT D'AUTRES\nRésidence Palace\nLa Fabrique Nationale à Herstal\nLa Société Générale de Belgique\nLa Sofina à Bruxelles\nL'Université de Louvain ...\nLes Gds Mag. 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(Suite voir N° 5)\n\nENTREPRISE ENGEMA PHOTO KESSELS"}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "86", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193506-01.1.12", "texte": "Ainsi que nous l'avons vu déjà, on a donné à la ligne moyenne des\narcs la forme d'une anse de panier à trois centres ; il fallait ensuite\ndéterminer les sections de ces arcs, et cela en admettant la dispo-\nsition des terrasses et des entretoises comme définitive, ainsi que\nleur poids. Tout d'abord on a pensé leur donner des sections creuses\nsauf aux endroits d'encastrement des entretoises : l'arc eût res-\nsemblé ainsi à une tige de bambou. Mais une telle disposition était\nassez ingrate à réaliser et, finalement, on a prévu des arcs pleins.\nLa section a reçu une largeur constante de 85 cm., la hauteur étant\nde 1,50 m. au pied, de I m. à la clef et de 1,80 m. dans la zone des\nplus grandes flexions, c'est-à-dire en plein rein.\nTout au début on avait insisté pour que les sections soient rectan-\ngulaires. Mais étant donné qu'en dehors des flexions composées\ndans le plan même des arcs, des flexions dans d'autres plans sont\négalement possibles, une section polygonale ou même elliptique était\nmieux indiquée.\nLes armatures devant résister aux efforts tranchants ainsi qu'aux\ntorsions, constituent des systèmes de spirales se chevauchant.\nIl eût été peu commode de plier les aciers suivant les arrêtes vives\ndu rectangle ; d'autre part il est presqu'impossible d'obtenir un\ndémoulage parfait de ces arrêtes : pour toutes ces raisons on a\ndonné à la section de l'arc la forme d'un octogone ou plutôt d'un\nrectangle aux angles fortement chanfreinés.\n\"Les chanfreins, dit !e prof. Baes, améliorent sensiblement l'aspect\narchitectural des arcs ; ils concourent à les faire paraître plus légers\nqu'ils ne sont, tout en soulignant nettement la forme des arcs par\nune ligne plus puissante que l'arrête vive.\"\nIl semble surtout qu'une section rectangulaire vue de biais (en\nprojection diagonale) apparaît plus grosse, plus lourde qu'elle ne\nl'est en réalité ; quant à la légèreté d'une section, surtout si elle est\ncreuse, elle ne peut être rendue sensible que par des artifices plas-\ntiques.\nL'art de donner une vie à la surface s'appelle la modénature. Il ne\ns'agit pas d'ajouter, à cette intention, des moulures arbitraires, des\nprofils fantaisistes, mais de souligner, de rendre explicite la structure\nintérieure des pièces.\nUne section creuse eût du reste été difficile à réaliser. Légèrement\nallégé sur les flancs, l'arc prenant l'aspect d'une poutre cintrée en\ndouble T ou en 8, eût peut être eu un aspect plus léger, plus\n\"nerveux\". (Fig. 28).\nLa modénature ne vise pas tellement un effet sculptural qu'elle ne\nsert à rendre l'œuvre plus immédiatement lisible : son modelé ne\ndoit jamais être en désaccord avec la structure interne.\nA la clef (voir fig. 2, N' 5), la rotule est composée de 2 articulations\ncylindriques s écartant l'une de l'autre autant que possible, pour\nlaisser la place aux vérins provisoires ; ces vérins (deux par arc, de\n200 tonnes chacun, la poussée a la clef étant de 400 tonnes) servent\nà écarter les demi-arcs pour permettre le décintrage suivant un\nprocédé très simple de soulèvement (procédé Freyssinet). Pour don-\nner plus de base aux sommiers des rotules il a fallu supprimer les\nchanfreins des angles aux environs de la clef.\nLes arcs se terminent a la base par des articulations sphériques ;\nces chevilles ' sont vraiment impressionnantes : dans leur partie\nétroite on peut apercevoir le grain en acier, qui n'a que 50 cm. de\ndiamètre ; le poids des demi-arcs à transmettre aux fondations est\n\nFIG. 28. - Sections possibles des arcs : les\npièces a sections elliptiques résistent bien\nà la torsion. A une section creuse, difficile\nà réaliser, correspond une section en double\nT ou en 8 ; ces deux sections sont très\n\"expressives\".\n\nEntreprise \"Engéma\".\nPhoto Kessels.\nFIG. 29. - On voit sur cette photo I'articulation\nà la naissance de I'arc ; une sphère\nen acier à haute résistance de 50 cm. de\ndiamètre est emboîtée dans un sommier en\nacier coulé. Au premier plan on aperçoit\nune des quatre articulations de base du\ncintre."}, {"page_pdf": 13, "page_imprimee": "87", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193506-01.1.13", "texte": "de 900 tonnes. (L'acier employé est un acier spécial au chrome-\nnickel dont la limite d'élasticité est de 90 Kgr. par mm 2). (Fig. 29).\nLes sommiers dans lesquels s'emboîtent les grains sont en acier coulé.\nCes organes d'appui ont l'aspect le plus machiniste qui soit, mais\nils font preuve d'un souci d'élégance et d'architecture (plus ou moins\nconsciente) chez leurs réalisateurs.\nPour s'en rendre compte on n'a qu'à regarder les consoles; leur\nforme, la façon dont elles font corps avec le cylindre enveloppant\nle grain et le sommier de l'arc, n'ont pas été déterminées uniquement,\npar les conditions de coulée ou d'utilité.\nCes organes d'articulation sont très importants au point de vue de\nl'architecture du palais : ils jouent en quelque sorte le rôle de\n\"bases\" et de \"chapitaux\".\nQui sait ! peut être verrons-nous bientôt de fausses articulations\ndécoratives en staff patiné (on connaît déjà les fausses charnières\ndans les cabriolets indécapotables . . .\").\nJamais l'histoire des ordres architecturaux n'a été autre. Un langage\nconventionnel s'élabore à notre insu, à tous moments ; la significa-\ntion des signes d'abord concrets, se décolore peu à peu. Ce qui\npeut être considéré comme un signe de vieillissement extrême c'est\nle désir de renouvellement des signes de convenance, sans une véri-\ntable renaissance des réalités matérielles qui, seules, .peuvent en-\ngendrer des symboles nouveaux.\nTous les styles modernes (et il y en a !) qu'on a essayé d'inventer\ndepuis quarante ans sont la preuve d'un vieillissement et d'une\nfatigue extrême.\nLa révolution récente en architecture fut elle-même provoquée par\nles artistes écœurés par les vieilleries et les esthéticiens méditant\nsur l'acropole. Leurs yeux se tournent vers les navires, les avions.\nMais le charme ingénu cesse de l'être dès qu'on le regarde avec\ntrop d'insistance ! et vouloir greffer telle ou telle forme d'allure\ntechnique sur des objets dont la fonction, l'exécution sont tout\nautres, n'est que du romantisme machiniste (d'une autre espèce\nque celui de la \"Sachlichkeit\" : ce dernier veut donner à une bâtisse\nune apparence plus objective, plus \"machine\" qu'elle ne l'est: l'autre\ns'inspire de la morphologie machiniste pour l'appliquer arbitraire-\nment ailleurs).\nLes vrais techniciens aiment et soignent leurs œuvres sans en parler\net même sans le savoir ! Et les plus belles œuvres d'architecture\nactuelle sont sans aucune \"prétention\" architecturale !\nMais les techniciens ne se rendent pas suffisamment compte de la\nportée même esthétique de leurs œuvres ; ils ne s'aperçoivent pas\nde ce que la réalité symbolisée, exprimée par les formes de l'archi-\ntecture officielle n'existe plus ! Que ce qu'ils font ne demande ni\nà être caché, ni à être orné de décors qui ne disent plus rien. Le\nrôle utile des mouvements \"Sachlichkeit\" ou \"Esprit nouveau\" est\nde réduire le prestige de l'art officiel aux yeux des techniciens plu-\ntôt.que de mettre la technique en valeur aux yeux des \"artistes\".\nIl faut féliciter l'architecte, dans le cas du palais de l'exposition, de\nn'avoir camouflé ni les arcs, ni les articulations (comme on l'a fait\nà côté, dans la salle des fêtes).\nJe ne sais si effectivement, comme l'écrit le professeur Baes, \"tout\nl'effet architectural de l'intérieur devait être atteint par la pureté\net l'ampleur des lignes, ainsi que par la compréhension claire de\nleur rôle constructif\", ou bien si, au contraire, l'effet obtenu n'est\npas plutôt attribuabîe à une simple réussite à peine entrevue par\n\nEntreprise \"Engéma\". Photo Kessels.\nFIG. 30. - Rien dans les façades latérales\nne laisse soupçonner les beaux arts intérieurs.\n\n\" Voir prof. Hautecœur : L'influence de l'emploi des matériaux sur I évolution\ndes formes architecturales.\nLes points d'appuis avec leurs superbes articulations, ont été, pendant I expo-\nsition, cachés par les cloisons provisoires installées pour les besoins de la Gare\nmodèle \". Il est à souhaiter que les cloisons ne soient pas rétablies à I occasion\nde l'a ménagement définitif du Grand Palais."}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "88", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193506-01.1.14", "texte": "Entreprise \"Engéma\". Photo Kessels.\nFIG. 31 et 32. - Les articulations aux naissances des arcs auraient pu etre reportées à I'extérieur.\n\nI architecte : je pense que ce!ui-c! fut plutôt poussé à la \"pureté des\nlignes par des raisons d'écononme, ou par un mouvement de timi-\ndité réveillée par le prestige trop évident de la beauté technique.\nAu nom de quel principe prétend-on que c'est la façade qui doit\nêfre conçue de la façon la plus artistique? Dans les grands paque-\nbots c est le contraire qui a lieu : la coque doit être nette et précise,\nles décorateurs sont pour ainsi dire chassés vers l'intérieur du ba-\nteau ! L inteneur du grand palais nous apparaît au contraire comme\nun clair et ingénieux support de façade ! Il n'est somme toute qu'un\nrevers ; nous savons déjà que les poutres soutenant les terrasses ne\npouvant suffire à l'entretoisement des arcs il a fallu en ajouter\nd'autres.\nLes couples d'arcs forment avec les poutres qui les relient, de gran-\ndes poutres cintrées du type hyperstatique : une telle poutre eût\nété plus simple a calculer et plus îégere si la rigidité des nœuds\navait été remplacée par des diagonales en croix ; la poutre eût\nalors été du type statique. Mais des exigences d'un autre ordre\n(notamment l'éclairage) ont fait prévaloir ici (comme dans la grande\nmajorité des constructions utilitaires) le type hyperstatique qui per-\nmet de dégager les panneaux rectangulaires.\"\"'\nLes entretoises proprement dites non prévues par l'architecte ont une\nsection sensiblement carree : étant comprimées elles doivent résis-\nter au flanbement. Les autres entretoises, celles qui soutiennent les\nterrasses, ont la section d'un L renversé (voir fig. 22, N\" 5).\nNous avons déjà discuté la disposition générale de toutes ces\npoutres , elles découlent de I allure générale de la coupe tracée par\nl'architecte.\nLes bas-côtés sont I une des parties les plus importantes de l'édifice:\nen effet c'est là que le visiteur entre en contact immédiat avec le\nbâtiment, et se rend compte de son échelle.\nIl y avait plusieurs solutions intéressantes à envisager pour cette\npartie de l'édifice.\n\nFIG. 33 et 34. - La poussée des arcs peut\nêtre absorbée par le plancher du rez-dechaussée\njouant le rôle de tirants ou annulée\npartiellement par des demi-arcs partant des\nbasses nefs latéarles.\n\n\"\" L'expression de monolithisme du béton armé, se traduit le mieux dans la poutre\nVierendeel formée en somme d'une série de cadres. On y retrouve \"cette répar-\ntition régulière des masses, cette homogénité, cette continuité de sections,\nconstitutives d'un ensemble formant ainsi monolithisme visuel\", et contrastant\navec les variations brusques de sections des éléments d'un bowsting ordinaire\n(aiguilles et arc par exemple). C'est pourquoi la poutre Vierendeel nous semble\nune solution de I avenir et, son matériau par excellence, le béton armé plutôt\nque le fer, écrit Mr. J. Pilpoul, dans I Esthétique des ponts, page 81."}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "89", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193506-01.1.15", "texte": "On pouvait par exemple exclure les articulations de l'intérieur ; les\nnaissances des arcs eussent été visibles en dehors comme les arc-\nboutants d'une cathédrale (voir la charpente de la gare d'Anvers).\nL'intérieur légèrement plus étroit eût été plus dégagé ; les bas-\ncôtés plus élevés (fig. 32).\nUne obligation d'ordre statique pouvait aussi inspirer des solutions\nintéressantes : les poussées obliques des arcs sont, en effet, absor-\nbées par des pieux ; mais de tels pieux ne pouvant être battus sous\nun angie plus grand que 22°, il a fallu,, pour \"redresser\" la poussée\njusqu'à cet angle, alourdir considérablement la fondation au moyen\nde blocs en béton. Mais la poussée oblique pouvait être annulée\nsoit I) par des tirants enterrés reliant les deux appuis d'un même\narc, ces tirants pouvant, dans certains cas, jouer avantageusement\nle rôle d'une poutre continue soutenant le plancher d'un rez-de-\nch aussée, comme dans les halles de Reims et les observatoires de\nla Villette à Paris ; 2) par des demi-arcs solidaires des demi-arcs\nprincipaux ; ces arcs supplémentaires eussent pu soutenir les gale-\nries ou les ferrasses des bas-côtés élargis ; 3) par une charge verti-\ncale (les gothiques chargeaient leurs contreforts au moyen de hautes\ntourelles \"décoratives\"); cette charge verticale pouvant être exer-\ncée par des galeries soutenues par des pilotis (fig. 33 et 34).\nA la clef, I es toitures pouvaient à la rigueur passer en-dessous des\narcs en laissant en dehors les rotules. Des arcs moins surbaissés\nauraient peut-être permis une telle solution, sans diminution du\nvolume de la salle.\nJe ne sais si ces combinaisons auraient présenté un avantage quel-\nconque, mais il n'est pas iuutile de montrer combien riches sont les\npossibilités techniques et architecturales.\nL'architecte doit modifier sans cesse sa première pensée en s'inspi-\nra nv des suggestions faites par les techniciens en ce qui concerne\nses propositions précédentes. Sans nécessairement devenir spécia-\nliste lui-même, l'architecte doit avoir le sens de l'ordre d'importance\ndes techniques et des limites de leurs pouvoirs.\nTout ce dont nous avons parlé jusqu'à présent s'exprime en \"coupe\ntransversale\" : dans une structure orientée suivant un axe, c'est tou-\njours cette coupe qui est Sa plus expressive. Mais c'est l'espace en-\nveloppé, son subdivisement, ses dimensions, qui doivent préoccuper\navant tout l'architecte. La construction n'est qu'un langage, mais\nsuivant la célèbre boutade de Stéphane Malarmé, 'c'est avec des\nmots qu'on fait des Vers, et non pas avec des idées\".\nCompatiblernent avec les exigences de contiguïté et de circula-\ntion, l'architecte droit créer des harmonies, les contrastes divers des\nvolumes se succédant suivant le rythme de la structure.\nCes effets peuvent être lus sur les coupes et sur tous les plans. Mais\nle plan n'engendre pas l'espace, il n'est que sa projection, une\nombre pale, un instrument de travail qui l'exprime partiellement.\nL'ordre suivant lequel le visiteur aborde les espaces d'un édifice\nest de très grande importance, pour cette raison que l'entrée, les\nvestibules jouent un rôle essentiel dans ce que Choisy appelle:\n\"la mise en scène architecturale\".\nGrâce à la légèreté des charpentes modernes et à la concentration\ndes points-d'appui, les murs portants n'existant plus, les volumes\npeuvent être ordonnés avec une grande liberté. (Voir les plans et\nles façades \"libres\" de Le Corbusier).\nLa façade principale du grand palais abritant les entrées est \"libre\",\nautostable au vent ; elle forme paravent dans toute l'acceptation\ndu mot, en cachant aussi bien que possible la grande nef ! La fa-\nçade postérieure, autostable également, est sans prétention artis-\ntique. Il est regrettable que les deux façades n'aient pas été con-\nçues de façon à \"montrer\" autant que possible la nef.\n\nFIG. 35. - On a beaucoup imité Palladio\n(aujourd'hui même en U.R.S.S.),\nmais les buts et les moyens d'alors\nn'ont rien de commun avec les nôtres;\ntoutefois les plans palladiens\npeuvent servir de Ieçon : la suite des\nespaces, leurs proportions, leurs\nrythmes, produisent sur le visteur une\nimpression \"architecturale\" unique.\n\nFIG. 36. - Dans le Garage Marbeuf\non a réalisé une belle façade entièrement\nvitrée."}, {"page_pdf": 16, "page_imprimee": "90", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193506-01.1.16", "texte": "(Cliché Cimariné.)\n\n(Cliché Cimariné.)\n\nEntreprises \"Engéma\".\nPhoto Kessels.\nFIG. 37-38-39. - Pour soutenir la façade\nprincipale avec sa pyramide à\ngradins, il a fallu deux lourds portiques\net toute une série de poutres\net de colonnes ; ces dernières très\nhautes ont dû être épaissies pour\nles préserver du flambement.\n\nFIG. 40. - Le Grand Palais aurait\npu avoir une façade transparente\nsuspendue à I'arc."}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "91", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193506-01.1.17", "texte": "En reliant solidement par couple les arcs extrêmes au moyen de\nvoûtes, on aurait pu se passer de paravent : les façades eussent été\nsuspendues aux arcs extrêmes et pu être entièrement vitrées. Des\nchâssis haubanés et très légers auraient pu s'arrêter à 3 m. par\nexemple du sol, laissant un passage libre avec ou sans portes, sur\ntoute la largeur du bâtiment (fig. 40).\nUne grande surface unie à diviser suivant un rythme quelconque\nen panneaux de proportions diverses, voilà un problème d'art magni-\nfique. De telles surfaces ordonnées peuvent être infiniment expres-\nsives et émouvantes. Mais il ne faut pas croire que l'on peut obtenir\nde telles harmonies à l'état pur, ainsi que par l'effet d'une pierre\nphilosophale. il faut que quelque chose y soit concret, ordonné,\nproportionné. Les tableaux d'un Mondrian, par exemple, ne disent,\nn'expriment rien.\nLes considérations d'ordre technique ne suffisent donc point pour\npréciser les dimensions et les formes de l'édifice.\nLes rapports entre les longueurs, les proportions entre les rapports,\nles rythmes et leurs combinaisons diverses forment le langage d'ar-\nchitecture en tant qu'art.\nIl existe évidemment une infinité de rapports et de proportions :\ncertaines de leurs combinaisons peuvent être les signes évidents et\nimmédiats d'émotions ; il est toutefois clair que là où la liberté\nse meut dans des limites trop étroites, on ne peut pas vouloir\nexprimer beaucoup de lyrisme (une petite façade de maison ne\npeut être équivalente à une symphonie). Il n'existe évidemment pas\nde règle d'emploi de telle ou telle proportion, mais un classement\ngénéral des rapports et des proportions géométriques forme une\nthéorie générale analogue à la théorie de l'harmonie en musique.\nLes rapports entre les longueurs peuvent être de trois espèces :\n1°) Les rapports exprimables par des nombres entiers ou par des\nfractions rationnelles,\n2°) les rapports exprimables par les racines du second degré ou\npar leurs combinaisons,\n3°) Les rapports exprimables par des nombres algébriques plus com-\nplexes (3,1415, par exemple).\nLes premiers résultent d'une combinaison des éléments standards\n(briques, plaques ou châssis ) (fig. 41 A).\nLes seconds s'obtiennent par des tracés géométriques (par exemple\npar le rabattement d'une diagonale) (fig. 41 B).\nLes troisièmes ne s'obtiennent que d'une manière approximative (la\nquadrature d'un cercle).\nUne proportion est l'équivalence de deux rapports :\nb a\npar exemple la proportion dite \"OR\" est = .\na a + b\nEn général il faut au moins trois grandeurs pour déterminer une\nproportion.\nOn dit de deux rectangles semblables qu'ils sont de même propor-\ntion : de tels rectangles ont la diagonale inclinée sur le même\nangle (alpha ou alpha + 90\").\nLes tracés (régulateurs) des diagonales parallèles ou perpendicu-\nlaires, assurent la stricte ressemblance des rectangles. Mais ces\nformes de rectangles peuvent être dissemblables et pourtant s'ap-\nparenter (de manières diverses).\nPar exemple, dans le cas du Grand Palais, les hauteurs des châssis\ndes différentes terrasses auraient dû logiquement diminuer suivant\nune fonction exprimée par la courbe même de l'arc (fig. 41 D).\nL'expérience montre que ce sont les lois simples qui engendrent les\nformes les plus expressives.\nPeut-être est-ce parce que l'unité de l'œuvre est ainsi la plus saisis-\nsable. Aujourd'hui, en tous cas, nous avons le goût des rapports\nnumériques simples, des surfaces subdivisées en panneaux d'égale\ngrandeur ; mais je ne crois pas que de telles préférences ont quel-\nque chose d inévitable ; elles sont peut-être aussi passagères que le\ngoût des horizontales ou des volumes de forme essentiellement\ncubique.\nToutes les proportions et tous les rapports peuvent être excessifs.\nNous savons tracer un rectangle d'une manière précise, grâce à\ncertains procédés géométriques, mais pour \"découvrir\" ce rectangle\nnotre goût sera le seul guide. Qui va à coup sûr répète le déjà\nvu ,le déjà fait. On répète un autre ou soi-même. Tandis que pour\nfa ire du neuf on est réduit à tâtonner, et cela aussi bien en art\nqu'en technique. On doit hésiter, comparer, ajouter, revenir sur ses\npas, choisir, même là où la préférence est donnée par des raisons\n\"personnelles\" à demi-obscures, inavouables quelquefois.\nAu cours de l'analyse du grand palais, nous avons vu qu'à chaque\nétape de l'étude, l'architecte et l'ingénieur se trouvent devant un\nchoix de solutions : ils hésitent, ils tâtonnent avant de savoir ; si telle\nsolution est la meilleure à tel point de vue, le sera-t-elle aussi à tel\nautre?\nDes coups de sonde donnés à gauche puis à droite, situent de proche\nen proche la position possible d'une solution optima.\nAinsi, des éliminations successives nous aiguillent vers la solution la\nplus convenable. Ces éliminations \"convergeantes\" ne s'effectuent,\nje pense, qu'à un seul point de vue à la fois. Les \"possibilités\" sont\nrangées suivant une seule dimension déterminée : autrement dit, on\nne fait varier les paramètres que séparément, quoique presque simul-\ntanément.\nLa difficulté véritable ne réside pas dans la détermination d'un\ncentre de convergeance, d'un optimum (s'il en existe), de \"mettre\nau point\", mais plutôt dans le fait de choisir convenablement le\nparamètre, de trouver, de créer le point de vue, de \"poser\" le\nproblème. Le goût, l'art n'apparaît que là où la technique n'a plus\nrien à dire : au contraire dans le cas où le problème technique est\ntrop neuf et demande toute l'attention du constructeur, il n'y a\npas encore de place pour les considérations artistiques. L'ex-\npérience montre qu'une mise en ordre artistique s'opère plutôt là\noù la routine remplace l'invention technique : l'art n'est qu'un fruit\ntardif et n'est possible que quand les difficultés n'existent plus, ou\nne semblent plus exister. L'architecte applique les innovations\ntechniques sans y attacher trop d'attention. Cela ne veut pas dire\nque l'ordre dans lequel se placent les différentes manières de poser\nle problème soit immuable, ni que les décisions soient prises une\nfois pour toutes. Au contraire, nous avons vu que rien n'est plus\nnéfaste à l'heureuse réussite d'une œuvre, qu'un attachement trop\nabsolu au parti-pris et que seule la longue attente d'une décision\ndéfinitive peut empêcher une concrétisation hâtive qui ne serait\nqu'un avortement i ::\n\n' Voir \"Cours d'Architecture de l'Ecole Centrale\", professé par M. E. Arnaud.\nIre partie: Ensemble des opérations à envisager pour l'édification des bâtiments,\npage 30 et suivantes."}, {"page_pdf": 18, "page_imprimee": "92", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193506-01.1.18", "texte": "TABLEAU N° 2.\nFIG. 41. - Proportions:\nA) Arithmétiques.\nB) Obtenues par des tracés géométriques.\nC) Les proportions des Fenêtres en B.A. du Grand Palais (réalisation Cimarmé).\nD) Les proportions des façades latérales telles qu'elles sont actuellement et telles qu'elles auraient\nété si I'on avait suivi la loi exprimée par la courbure des arcs.\nE) Exemples de belles proportions."}, {"page_pdf": 19, "page_imprimee": "93", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193506-01.1.19", "texte": "Tout doit être indéfiniment recommencé et tous les points de vue\ndoivent être envisagés chaque fois presqu'instantanément ; c'est\npour cette rapidité et à cause de la multiplicité des points de vue,\nqu'un architecte se fait aider et s'entoure d'ingénieurs qui, par\nexemple, lui calculent rapidement les charpentes et lui indiquent\nles types les moins coûteux, les plus légers, etc. Il ne dicte rien, mais\ncompare et coordonne.\nLa science donne des réponses de pius en plus précises et mul-\ntiples : elle exige que l'on \"pose le problème\" des manières les plus\ndiverses. Mais en général, comment arriver à savoir si un problème\nse pose réellement d'une manière ou d'une autre? que tel ou tel\npoint de vue existe, est légitime? Eh bien, il me semble (et ceci\nest, je crois, assez important) que c'est l'existence d'un optimum\nqui peut nous le prouver (non pas nous prouver sa valeur, mais son\nexistence). Dans ces conditions voici comment une mise au point\ndevient possible ; si notre mécontentement grandit chaque fois que\nnous faisons varier la cause qui l'engendre dans les deux sens\nopposés d'une même direction (ou même dimension) nous sen-\ntons que la position la moins mauvaise existe (nous l'appellerons la\nbonne) ; il existe donc une congergeance et un optimum. Cela semble\npeut-être un peu abstrait et, dans les cas courants, tech-\nnique et bien inutile ; mais un pareil critère peut être précieux\ndans le cas d'un problème posé de manière nouvelle, et par\nconséquent posé du point de vue du goût, de l'art, car, dans ce cas\nlà, le problème est toujours nouveau. On ne peut jamais savoir à\nl'avance si telle ou telle modification de forme, de couleur ou de\nproportion a un sens, si elle exprime quelque chose. Par contre, si\nl'on constate qu'on améliore .. . pour gâter ensuite, c'est alors\nqu'on sent qu'un optimum existe.\nJe pense qu'une découverte artistique, et même foute découverte\nréside dans l'établissement d'un certain ordre de tâtonnements effi-\ncaces (convergeants). Et cela ne peut être basé que sur une honnê-\nteté d'artiste tout intime et incontrôlable, sur une probité du goût ;\ntoute personne qui a cherché artistiquement, comprendra cela aisé-\nment.\nCe qui distingue \"le trouveur\" du \"chercheur\" c'est que le second\nn'a pas seulement l'impression de s'approcher du but, mais, par\nmoments de s'en éloigner aussi. On prend mieux et plus tôt con-\nscience de ce qu'on sait ne pas désirer, que de ce qu'on désire.\nLa création ressemble à la fois à un pointage (par défaut et par\nexcès) et à une sorte de sélection naturelle dans laquelle l'élimina-\ntion ne s'opère pas sur l'objet concret, mais, un à un, sur ses\nschémas.\nL'optimum d'un point de vue ne correspond pas nécessairement à\nl'optimum d'un autre point de vue. L'optimum concret est un\ncompromis : pour le trouver, il faut l'ajuster et le réajuster sans\ncesse (on envisage donc des zones optima plutôt que des points).\nNous avons vu que pour concrétiser, les déterminations rationnelles\nchaque jour plus précises (la science serre de près la réalité) ne suf-\nfisent pas. Un hasard, un caprice ou le besoin impérieux de dire\nquelque chose comble cette indétermination : et c'est ici que le\ncritère d'existence d'un optimum devient précieux.\nEn art on tâtonne toujours ; mais le critère objectif d une efficacité\névidente, d'une réussite matérielle manque.\nTout semble possible à priori, et foute production peut avoir droit\nlégitime au chef-d'œuvre. Nous avons, ces dernières années, assisté\nà de telles extravagances artistiques qu'on est bien obligé de se\ndemander s'il n'y a pas, malgré tout, quelque différence essentielle\nentre ces fruits étranges de l'imagination et des expressions plus\nhumaines.\nOn a constaté souvent avec justesse que ces tableaux, ces sculp-\ntures, ces poèmes, malgré qu'ils prennent Ses aspects les plus divers,\nsont toujours les mêmes . . . On a beau essayer de provoquer le\nhasard, si on ne sait pas s'y prendre, l! répond (contre toute appa-\nrence) toujours la même chose.\nLe représentant le plus brillant et le pius typique de cette totale\nanarchie dans l'art est bien Picasse qui lui-même s'est exprimé en\nces termes : \"Je ne cherche pas, je trouve\". Cette phrase en dit\nlong sur une manière d'art par trop répandue aujourd'hui. *\nUn pareil artiste tâtonne, oui, mais jamais il n'abandonne\nune solution pour une autre, car toutes lui sont également bonnes ;\nde là son immense production.\nEn ne suivant qu'un seul chemin l'effet obtenu semble toujours plus\nample. C'est une illusion ; on n'amoindrit jamais, on ne dépasse\njamais un optimum qui se trouve partout (n'étant nulle part).\n\nFIG. 42\n* II est évident que si on critique a certains égards un Picasso, cela ne veut pas\ndire qu'on lui préfère des Paul Chabas. II faut y insister expressément."}, {"page_pdf": 20, "page_imprimee": "94", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193506-01.1.20", "texte": "Nous trouvons en général que notre goût est infaillible, notre génie\nsans limite, ce qui me paraît fort effrayant\", car après tout, cela\npeut être aussi bien le fruit d une folie a la lettre* que resu Iter d' un\n\"accord\" social, d'une réussite : l'homme finit par se croire infail-\nlible à partir du moment où on lui répète qu'il l'est ; chez les fous\nc'est tout le contraire ; eux commencent par se croire infaillibles\net n'attachent qu'une importance secondaire à l'opinion d'autruit.\nMais comment un tel succès est-il possible? On pourrait croire qu'il\nest le fruit d'un amour pour la personnalité la plus libre possible,\ntotale, incontrôlée. Mais quand on dit n'importe quoi on ne donne\nl'image que d'une série de ses réflexes d'imagination, de l'habitude\n(qui n'est qu'une seconde nature). Mais c'est uniquement notre goût,\ndonc l'élimination qui dit vraiment quelque chose de nous-même et\nnon pas l'imagination. Et je pense que malgré tout nos œuvres\nconscientes nous trahissent plus et mieux que nos rêves. Chacun a par\nmilliers, ses images, ses souvenirs, ses idées. Ici c'est choisir qui\nest l'essentiel et le plus difficile.\nLe succès passager mais considérable des arts du type picaciste s'ex-\nplique autrement : c'est l'expression d'une fuite et d'une réaction,\nd'une volonté de n'être pas ceci ou cela. Et ce besoin de fuite (signe\nde décadence et de fatigue) est très grand depuis un demi-siècle.\nPour fuir toute figure qui nous a fatigués au delà de toute résistance\n(oh, que l'on a donc assez de l'art officiel, académique !) toute direc-\ntion nous semble bonne. Pourvu que la distance qui nous sépare du\nfantôme augmente toujours et indéfiniment ; mais, si on s'éloigne\ntrop on risque d'oublier ce que l'on fuit et à quel endroit il se trouve.\nA ce moment il faut l'approcher un peu à nouveau pour le mieux\nfuir ensuite.\nLa seule preuve qu'on en est loin réside dans l'Etrangeté grandis-\nsante. Car c'est bien l'étrangeté (par rapport à quelque chose) et\nnon quelque chose de précis que l'on cherche. Cette chose qui nous\ndonne le vertige agit comme un centre qu'on fuit : tout nous semble\nbon sauf cette chose elle-même ; nous trouvons toujours et sans\ncesse ce qui n'est pas elle et nous ne sommes jamais assez loin d'elle.\nEn somme ce qui devrait nous inquéter c'est de ne jamais rien gâter,\nde ne jamais dépasser un optimum (en art un optimum d'expression).\nLes considérations qui précèdent s'appliquent particulièrement aux\narts de notre temps. Certaines œuvres d'architecture moderne sont\nles fruits d'un semblable mouvement de réaction ; s'ils sont heureu-\nsement peu nombreux, il n'est cependant pas inutile d'insister sur\nle danger d'un tâtonnement aveugle qui donne, comme résultat, des\npiliers jamais assez hauts, des bandeaux de fenêtres jamais assez\nlarges.\nLa construction du Grand Palais de Bruxelles a été exécutée magis-\ntralement par les ingénieurs, les contre-maîtres et les ouvriers de\nla société Engema, sous la direction du théoricien bien connu, le\nprofesseur Baes. Il faut rendre hommage à l'admirable maîtrise et\nà l'audace des chefs, à l'exactitude et au \"fair play\" des exécutants.\nLa beauté de ce chantier décrit maintes fois dans la presse tech-\nnique était saisissante.\nIl n est rien de plus passionnant que ces grands chantiers où la régu-\nlarité, le rythme, l'accord dans les travaux rappelle une symphonie\nmusicale exécutée par un orchestre uni autour d'un chef ; tout\ncomme une œuvre d'art véritable est nette et inattendue dans sa\nréussite d'ensemble, et nécessaire, inévitable dans l'enchaînement de\nses parties.\nIl ne faut jamais perdre de vue que \"pour toutes les constructions,\n\"même les plus modestes, le tracé des formes suppose la connais-\nsance, au préalable, des moyens d'exécution.\n\"La nécessité d'une étude des matérieux et de leurs moyens de\n\"mise en œuvre, n'apparaît pas s'il s'agit de constructions con-\nformes à des modèles classiques, exécutés par des moyens connus\n\"de longue date ; mais, dès que l'on veut réaliser un programme\n\"neuf par des moyens nouveaux, on constate que l'étude de l'exécu-\ntion doit marcher de pair avec le tracé des ouvrages\". (E.Freyssinet,\nà propos du Hangar d'Orly, dans son merveilleux article publié en\n1923 dans le Génie Civil).\nAujourd'hui la fonction de l'architecte qui conçoit l'œuvre et celle\nde l'entrepreneur qui prévoit son exécution, sont hélas tout à fait\ndissociées, au point que les lois de certains pays défendent d'être\narchitecte en même temps que réalisateur entrepreneur.\nL'architecte compose son projet sans appliquer le critère d'écono-\nmie qui échappe à sa compétence ; l'ingénieur, l'entrepreneur réa-\nlisent une pensée qui leur est souvent totalement étrangère et\nmême antipathique. L'entrepreneur doit savoir réaliser n'importe\nquoi. L'architecte pense que tout est réalisable.\nD'autre part les ingénieurs se désintéressent volontairement de toute\npréoccupation qu'ils jugent d'esthétique (ce qui dans leur bouche\nest presque péjoratif); ils créent des œuvres magnifiques par leur\nhardiesse et leur simplicité, mais qui, malgré tout, ne forcent que\nnotre admiration, sans nous émouvoir artistiquement. Les techniciens\nne savent ou ne veulent pas être artistes, ignorant tout de l'effica-\ncité émotive des rapports de proportions et de rythme. Parfois,\npour réaliser de grands ouvrages (des ponts, par exemple), les in-\ngénieurs se font aider par des architectes : mais ceux-ci ne peuvent\nque gâter le travail de ceux-là en voulant parer (décorer) des\nouvrages parfaitement viables et déjà concrets par eux-mêmes et\nqui ne nécessitent ni moulures, ni profils, ni pilastres.\nCe rôle d'architecte est absolument stéril, nuisible même.\nMr. Arnoud dit fort justement : \"L'ingénieur fait une étude sur\nquelque chose, et, ce quelque chose est du domaine de l'art\".\nL'artiste précède donc l'ingénieur. Sans doute ! Mais l'artiste\nne doit pas puiser parmi les visions déjà sensibles des réalisations\nplus ou moins anciennes, mais dans le répertoire des schémas que\nlui offre la technique contemporaine.\nIl nous est donné de connaître la richesse des possibilités confondues\naux yeux trop exclusivement pratiques : c'est cette conscience qui\nfait l'artiste.\n\nR. NOSZKOWSKI."}, {"page_pdf": 21, "page_imprimee": "95", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193506-01.1.21", "texte": "(Cl. La Technique des Travaux.)\nFIG. 43. - On fait venir I'achitecte après\nI'ingénieur pour \"habiller son ouvrage\":\nmieux vaudrait laisser à celui-ci sa nudité !\nLes quelques moulures surajoutées à la\nGare de Reims compromettent cette belle\nréalisation de I'Entreprise Limousin.\n\n(Cl. Génie Civil.)\nFIG. 45. - L'impressionnant\nchantier des Hangars d'Orly.\n\nFIG. 44. - L'intérieur du Grand Palais\nn'étant, dans certaines de ses parties tout\nau moins, que le revers des façades, évoque\nla belle charpente combinée par Eiffel pour\nla statue de la Liberté.\n\n(Cl. Génie Civil.)\nFIG. 46. - Le beau chantier du Pont de Plougastel."}, {"page_pdf": 22, "page_imprimee": "96", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193506-01.1.22", "texte": "XVE CONGRÈS NATIONAL DES ARCHITECTES\nRAPPORT présenté par la Société Royale des Architectes d'Anvers\nLe Chômage des Architectes\nNombre de confrères sont à l'heure pré-\nsente réduits à une gêne, qui pour certains\nconfine à la détresse.\nIls sont complètement livrés à eux-mêmes !\nNulle caisse d'assistance pour secourir leur\nétat de chômage ! Le nombre restreint\nd'architectes, et le fait qu'ils sont loin\nd'être tous affiliés à des unions profession-\nnelles reconnues, rend d'ailleurs quasi im-\npossible la création d'un organisme sem-\nblable.\nJamais nos unions professionnelles se sont\ntrouvées devant des difficultés aussi excep-\ntionnelles ; ce qui explique l'absence ab-\nsolue de moyens préventifs de leur part.\nCe qui est fait, ne peut se refaire ! SI n'est\ntoutefois pas admissible que ce manque de\nprévoyance puisse être ou devenir une rai-\nson pour laisser se perdre un groupe in-\ncontestablement intéressant et utile de la\nCollectivité !\nQuiconque est au courant de ce qui fut\nréalisé par le monde entier, principalement\naprès-guerre, dans le domaine de la réno-\nvation des formes et de l'adaptation esthé-\ntique de la technique moderne, n'osera mé-\nconnaître que, dans notre société actuelle,\nl'architecte a encore bel et bien une raison\nd'être.\nL'architecte est le coordinateur par excel-\nlence, à qui incombe de réunir en un tout\nharmonique les multiples productions des\ntechniques diverses. A ce titre, il est de\nnos jours aussi indispensable, voire même\nà un degré plus élevé, que ses confrères\nde l'ancienne Egypte, de la Grèce et du\nMoyen-Age.\nSa situation pénible actuelle lui vient in-\ncontestablement en tout premier lieu de\nla Crise. La bonne bourgeoisie, les entre-\nprises commerciales et industrielles, en un\nmot tous ses mandants habituels, en fu-\nrent, on ne peut plus, profondément affec-\ntés ... et la pénurie de commandes en fut\npour lui le bien triste corollaire !\nPrécisément ces circonstances attirent plus\nque jamais l'attention sur un tas de maux\net de situations plus ou moins erronées,\nqui, il est vrai, existèrent et existeront tou-\njours, mais qui, en ces heures critiques, pa-\nraissent d'autant plus iniques, que Ses ef-\nfets en sont bien plus cruels qu'en temps\nnormal.\nIl s'impose donc de rechercher des moyens\npropres à annihiler ces causes, ou du moins\nà en atténuer les effets néfastes qu'elles\nexercent sur les occasions de travail des\narchitectes.\nAvant d'y procéder, rappelons qu'il y a\nun moyen fort simple qui, du coup, arrête-\nrait toute menace de chômage pour les\narchitectes capables et dignes d'être re-\nconnus comme tel.\nPROMULGER UN BRIN DE LOI, PAR LA-\nQUELLE IL SERAIT DEFENDU D'ENCORE\nCONSTRUIRE SANS PLANS DRESSES\nPAR, ET EXECUTES SOUS LA DIRECTION\nD'UN ARCHITECTE.\nVoilà où I on doit en venir ! Voilà ce que\nla logique exige !\nLes médecins, avocats, notaires, pharma-\nciens . . . doivent être possesseurs d'un ti-\ntre légal avant de pouvoir exercer leur pro-\nfession ! On est même arrivé à ne plus per-\nmettre d'échanger la monnaie qu'à ceux,\nreconnus officiellement à cette fin ! Mais\nle premier venu peut construire, peut gas-\npiller dans de mauvaises constructions, l'ar-\ngent de gent naïfs, peut élever des bâtisses\nscandaleuses et criardes, qui gâteront l'es-\nthétique des biens environnants et gâche-\nront tout un entourage ! Il est défendu de\nfaire du bruit exagéré dans sa propre mai-\nson, de chanter en rue à certaines heures,\nde faire ceci ou de faire cela ; mais cons-\ntruire, le peut qui veut . . . même s'il s'agit\nde constructions qui narguent le Ciel et\nseront une dissonance éternelle dans l'har-\nmonie d'un paysage !\nOui, l'on devra en venir à reconnaître juri-\ndiquement le titre d'architecte, et à ne\nl'octroyer qu'à ceux qui auront fait les étu-\ndes nécessaires, auront prouvé leur savoir,\net posséderont le sentiment certain de leur\ndignité et de leurs responsabilités. A eux\nseuls la Loi devra encore permettre d'éla-\nborer des plans et d'en diriger l'exécution.\nNous posons donc comme condition et\nexigence première :\nL'INSTITUTION D'UN EXAMEN SCIENTI-\nFIQUE A L'OBTENTION DU TITRE D'AR-\nCHITECTE, appuyée d'une stipulation à\ninsérer dans la Loi, comme quoi PER-\nSONNE NE POURRA CONSTRUIRE SANS\nARCHITECTE.\nCette exigence repose, non pas sur l'in-\ntérêt particulier des architectes présents et\nfuturs, mais sur l'intérêt général bien com-\npris, l'intérêt social, économique et cultu-\nrel du Pays.\nC'est Sa raison pour laquelle la question de\nla protection légale du titre d'architecte\nest devenue, à l'heure présente, d'un in-\ntérêt vraiment universel, de la plus brû-\nlante actualité.\nL'exemple d'autres pays est là pour nous\nprouver que la réalisation en est fort bien\npossible !\nQu'il nous suffi se de jeter un coup d'oeil\nchez nos voisins du Nord et de l'Est !\nEn ALLEMAGNE :\nUne mesure gouvernemen-\ntale protège la profession\nd'architecte. \"Il fut entr'autres\nstipulé,\" - ainsi nous raconte le \" Nieuwe\nRoHerdamsche Courant \" du 22 mars der-\nnier, \" que dornavant seul pourra s'in-\ntituler architecte, celui qui, après examen\nsévère du travail qu'il aura présenté, aura\nété reçu membre de la Section d'Architec-\nture de la Chambre de Culture du Reich.\nSeuls les architectes de la Chambre ont en-\ncore le droit d'introduire des plans. Seuls\nles plans introduits par ces architectes peu-\nvent encore être acceptés pour examen\npar les services de contrôle sur la bâtisse.\nTous les architectes sont, en outre, astreints\naux mêmes normes et à un même barème\nd'honoraires.\nLa loi promulgée en septembre 1934, en-\ntra en vigueur le lerIer février dernier. D'après\ncertains journaux professionnels allemands,\nla séparation entre architecte et entrepre-\nneur, technicien et ingénieur, est déjà net-\ntement perceptible ; en effet, il n'est plus\npossible à un entrepreneur d'être simulta-\nnément architecte et d'introduire une de-\nmande à bâtir. La loi a aussi réuni tous\nles architectes en un seul organisme disci-\npliné, qui compte dès à présent 10.000\nmembres. Il paraît que dans les grandes\nvilles les résultats sont déjà très favorables\naux architectes, tandis que dans les petites\nagglomérations et à la campagne, elles ne\nsont que fort minimes. En tous cas, toute\nconcurrence entre architecte-particulier et\narchitecte-fonctionnaire est défintivement\nécartée.\nD'autres résultats importants sont encore\nà attendre. Ainsi il y aurait, à ce qu'il pa-\nraît, trop d'architectes en certains endroits,\ntandis qu'en d'autres, on en chercherait en"}, {"page_pdf": 23, "page_imprimee": "97", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193506-01.1.23", "texte": "vain dans un rayon de 20 Km. La propor-\ntion du nombre des architectes par rap-\nport au chiffre de la population, est très\nirréqulière. Elle varie de I à 2800, à I à\n33.000. Il s'en suit qu'on cherche à répar-\ntir les architectes de façon qu'il y en ait\ndans toute commune rurale, par rayon mini-\nmum de 10 Km.\"\nEn HOLLANDE:\nMinistre Marchant annonce\nen séance de la Première\nChambre, qu'un projet de\nLoi réglant la profession\nd'architecte a quitté son\ndépartement.\nLa nouvelle est relatée par le \" Nieuwe\nRotterdamsche Courant\" du 16 avril der-\nnier, dans son rapport sur la Session du\nPrintemps, tenue à Utrecht par les Archi-\ntectes Néerlandais.\nIl y est dit :\n\" Cet acte est considéré comme un fait de\ngrande signification. Les architectes fédérés\nnéerlandais se demandent ,non sans impa-\ntience, si le projet est conçu de façon qu'on\npuisse escompter qu'il mettra fin à la con-\ncurrence effrénée et sans nom qu'une masse\nd'incompétents ne cessent de faire à la pro-\nfession d'architecte. L'intérêt général et\ncelui de l'habitat pooulaire en ont qrande-\nment besoin. Le président forme le vœu\nque du contenu du projet puisse appa-\nraître que le Ministre est pleinement cons-\ncient du rôle culturel important de l'archi-\ntecture dans la vie sociale.\"\nNous partageons son espoir. Et nous espé-\nrons que, s'il devait se réaliser en Hollande,\nnous aussi nous rencontrerons un ministre\nqui tiendra à s'occuper de cette même\ncause d'intérêt généra! et de toute pre-\nmière importance culturelle. NOUS AUSSI,\nNOUS ATTENDONS AVEC UNE REELLE\nIMPATIENCE!\nEntretemps il n'est pas sans intérêt de cons-\ntater que le principe de la défense juri-\ndique des professions voit de jour en iour\naugmenter le nombre de ses adeotes, même\ndans les pays à tendances nullement dic-\ntatoriales, nationalistes, socialistes, commu-\nnistes, fascistes, corporatistes, etc.\nEn SUISSE, pays classique certes de la Li-\nberté, il n'est plus permis depuis le 10 jan-\nvier dernier, de porter le titre d'entreore-\nneur de constructions ou de travaux publics,\nsans avoir satisfait au préalable avec suc-\ncès aux divers examens menant à la ~ Maî-\ntrise\".\nAussi nous nous demandons : quand aurons-\nnous, chez nous, la protection de notre pro-\nfession?\nNous savons qu'elle a été réalisée en d'au-\ntres pays ; non seulement en Allemaqne,\ndont nous avons parlé, mais aussi en Rou-\nmanie, en Bulqarie et en Lettonie, des res-\ntrictions léqales ont été promulqées con-\ncernant la bâtisse, et le titre d'architecte y\nest protégé par la Loi.\nCe n'est donc nullement insensé de notre\npart d'exiger une réglementation légale de\nnotre profession.\nDans l'attente toutefois qu'elle se réalise,\nnotre navire fait eau de toutes parts\net la sagesse nous commande de mettre\ntout en œuvre pour le tenir droit, sans de-\nvoir baisser pavillon.\nA cette fin, sont nécessaires :\n1. des mesures de détresse, c.-à-d. de né-\ncessité et de possibilité immédiate ;\n2. des moyens de remise en état.\nMESURES DE DETRESSE\nDETRESSE suppose une situation extrême-\nment critique, donc absolument exception-\nnelle, exige et justifie la mise en œuvre\nde moyens exceptionnels, fait appel et\na dorit à l'aide immédiate de quiconque\npeut octroyer aide et salut.\nI. ADMINISTRATIONS PUBLIQUES\nA. La S.R.A.A. prit connaissance en\nséance du 14 mars dernier de divers com-\nmuniqués officiels émanant de la Commis-\nsion Nationale du Travail et de la Sous-\nCommission Anversoise, celle-ci proposant\npour le Grand-Anvers seul, en vue de la\nrésorption du chômage, des grands travaux\nd'utilité publique d'une valeur de plus de\n100 millions de francs; notamment: des\nécoles (10 millions), des casernes (20 mil-\nlions), des habitations (6 millions), la mo-\ndernisation du théâtre néerlandais (4 mil-\nlions), des locaux de recrutement au port,\ndes buanderies publiques, une station de\npompage, etc., etc.\nNous avons constaté que pour tous les\ntravaux envisagés, sans exception, les plans\nexistaient, élaborés par des fonctionnaires\ndes services publics, de sorte qu'aucune\noccasion est laissée aux architectes parti-\nculiers de participer à cette action ~const-\nructive \" de grande envergure.\nPour cette raison, la S.R.A.A. émit un or-\ndre du jour, qu'elle transmit au Gouverne-\nment, à la Commission Nationale de Tra-\nvail et à la Sous-Commission Anversoise.\nElle y présenta sa collaboration, en tant\nque S.R.A.A.\nORDRE DU JOUR :\nLa Société Royale des Architectes d'An-\nvers, réunie en assemblée générale du 14\nmars 1935, après avoir pris connaissance\ndes communiqués officiels de la Commis-\nsion Nationale du Travail et de la Sous-\nCommission Anversoise, concernant l'acti-\nvité des Sections et le programme des tra-\nvaux à exécuter en vue de la résorption du\nchômage ;\nRend hommage à ces Commissions pour la\nlargeur de vues de leurs initiatives, la\npromptitude et l'énergie de leur action ;\nExprime l'espoir qu'elles puissent pleine-\nment réussir à atténuer dans la plus large\nmesure possible les misères extrêmes des\nchômeurs, en les remettant au travail dans\nleurs professions respectives ;\nLa S.R.A.A. constate toutefois, non sans\nétonnement et avec profond désappointe-\nment :\nqu'à l'occasion des nombreux travaux\nimportants de construction, que la Sous-\nCommission anversoise proposa pour exé-\ncution immédiate, aucun appel ne lui fut\nfait pour avis ou concours ;\nque pour tous les travaux envisagés, par-\nmi lesquels des écoles, casernes, etc., les\nprojets existent déjà, élaborés par des fonc-\ntionnaires des services publics ;\nqu'en conséquence il n'existe, pour le\nmoment, dans toute cette action de grande\nenvergure, ayant pour but toute une série\nde constructions, aucune chance de colla-\nboration pour les architectes anversois ;\nla S.R.A.A., Union Professionnelle re-\nconnue, se voit dès lors dans l'obligation\nde soumettre aux Commissions et aux Ad-\nministrations publiques intéressées, les con-\nsidérations suivantes :\nque les membres de la S.R.A.A. sont des\nprofessionnenls indépendants de l'Art Ar-\nchitectural, qui, d'une part possèdent une\nexpérience et des connaissances techniques\nspéciales, d'autre part sont touchés par le\nchômage qui sévit parmi eux et qui me-\nnace leur avenir, au même titre que tous\nles autres citoyens ;\nque l'expérience démontre que les tra-\nvaux exécutés par les services techniques\ndes Administrations publiques coûtent gé-\nnéralement fort cher, sans pour cela être\nmeilleurs à plusieurs points de vue ;\nque dans les moments critiques que tra-\nverse notre pays, la nécessité s'impose de\nmettre tout en œuvre pour :\n1. réaliser la plus grande économie pos-\nsible ;\n2. procurer à nouveau du travail au plus\ngrand nombre possible de chômeurs et ce\ndans leur profession et métier respectifs ;\n3. faire exécuter avec les moyens dispo-\nnibles les travaux les plus utiles et du meil-\nleur rendement ;\nque les architectes privés sont les élé-\nments les mieux qualifiés pour mettre ces\ndirectives en pratique avec bon résultat,\nen raison des fonctions directrices et réali-\nsatrices qu'ils remplissent journellement en\ncontact avec la profession du bâtiment,\nouverte à la libre concurrence.\nPour ces raisons :\nla S.R.A.A. désireuse :\nde collaborer à l'action nationale, en vue\nde coopérer au soulagement de la détresse\ndes chômeurs en général et des architectes\nchômeurs en particulier ;\nrespectueuse du prestige des fonctionnaires\ndes Services Publics ;\na l'honneur de présenter son concours au\nGouvernement, à la Commission Nationale\ndu Travail, à la Sous-Commission anver-"}, {"page_pdf": 24, "page_imprimee": "98", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193506-01.1.24", "texte": "soise, aux Administrations publiques et aux\nInstitutions intéressées ;\nse permet de soumettre des a présent à\nl'avis de ces organismes l'idée de procéder,\npréalablement à toute exécution, a la re-\nvision des projets existants dressés par les\nServices Publics, et ce principalement au\npoint de vue des économies à réaliser, de\nl'emploi du plus grand nombre de travail-\nleurs, de l'adoption de la technique la plus\nmoderne, etc.;\ncharge le Bureau de la S.R.A.A. de trans-\nmettre ces considérations et propositions\nà la connaissance du Gouvernement de la\nCommission Nationale du Travail, de la\nSous-Commission anversoise et de toutes\nles administrations et institutions intéres-\nsées ainsi qu'éventuellement à la popula-\ntion anversoise.\nEt passe à l'ordre du jour.\"\nIl est un fait que presque toutes les ad-\nministrations publiques, les ministères, les\nconseils provinciaux, les administrations\ncommunales, les Sociétés des Chemin de\nfer, de transports vicinaux, de tramways,\nles commissions d'Assistance Publique, etc.,\nexécutent encore des travaux, même par-\nfois très importants, sans consulter un ar-\nchitecte, et cela même dans des cas où il\ns'agit de problèmes tout à fait spéciaux\nconcernant l'habitat ; ou bien s'ils le font,\nils se servent d'un fonctionnaire, attaché à\nla dite administration publique ou à la dite\nsociété dans un but tout autre que préci-\nsément ~construire neuf \" I\nCe que nous demandons aux Administra-\ntions et Institutions publiques au titre de\nmesure de détresse, peut peut-être paraître\nà l'un ou l'autre, dirigé contre la routine\nde la machine administrative bien organi-\nsée, avec l'intention d'en troubler, d'en\namoindrir ou d'en anéantir le bon fonction-\nnement.\nCe serait interpréter bien faussement les\nintentions des architectes-particuliers.\nL'organisation technique des administra-\ntions publiques, regrettable à nombre de\npoints de vue, a aussi son bon côté.\nLes architectes privés n'ignorent pas que\nnombre d'organismes administratifs lui doi-\nvent précisément la faveur d'avoir bien\nsouvent sous la main des éléments des plus\nqualifiés pour connaître leurs besoins di-\nvers.\nL'intervention d'un architecte reste toute-\nfois en toutes occasions, et à tous points\nde vue, absolument indispensable !\nLa demande des architectes ne vise nulle-\nment à nuire au prestige des services tech-\nniques des administrations publiques, ni à\nentraver leurs fonctions directrices.\nEn présentant leur collaboration aux ad-\nministrations et institutions publiques sur\nun terrain quasi complètement fermé pour\neux jusqu'à ce jour, ils n'ont qu'un but: ten-\ndre la planche de salut aux architectes chô-\nmeurs, que la misère touche !\nBeaucoup se demanderont si cette colla-\nboration est pratiquement possible?\nNous sommes d'avis qu'elle peut fort bien\nse réaliser.\nDans nos pays de superficie restreinte, cha-\nque architecte se trouve journellement\nobligé de se familiariser avec une masse\nde nouveaux problèmes et un tas de né-\ncessités pratiques ou techniques constam-\nment nouvelles, que ses clients lui soumet-\ntent.\nLa profession d'architecte en effet ne s'est\npas encore fortement spécialisé.On deman-\nde aux architectes successivement des pro-\njets du genre le plus différent ! Pourquoi ne\npourraient-ils se consacrer également à la\nconstruction d'écoles, de groupes d'habi-\ntations, de casernes, de gare, etc., etc.?\nDès lors, pourquoi ne pourrions nous pas,\nà cette heure où les administrations pu-\nbliques vont passer à l'exécution de tra-\nvaux pour des millions de francs, dans le\nbut de soulager la détresse des chômeurs,\npourquoi ne pourrions-nous pas leur de-\nmander de faire également appel aux ser-\nvices, d'ailleurs nullement inutiles, de nos\nconfrères nécessiteux?\nNous le demandons, et nous y insistons\ntout spécialement !\nEt puisqu'il s'agit avant tout de procurer\ndu travail à des architectes indépendants,\nnous ne voyons pas pourquoi on ne pour-\nrait leur adresser un appel collectif, c.à.d.:\nconfier des travaux à des groupes de 4 à 5\narchitectes, avec à leur tête un des leurs\ncomme responsable.\nCette idée n'est pas neuve. Elle fut appli-\nquée à Francfurt a/Main.\nB. Nous nous rallions aux vœux expri-\nmés par nos confrères du \" Bouwmeester-\nkring van West-Vlaanderen \" (8.K.W.) lors\nde leur visite à Monsieur le Gouverneur\nde la Flandre Occidentale, et demandant\nd'INSERER DANS TOUS LES REGLE-\nMENTS COMMUNAUX SUR LA BATISSE\nUN ARTICLE STIPULANT QUE TOUT\nPLAN NOUVEAU D'HABITATIONS, DE\nBATIMENTS INDUSTRIELS ET DE TOUTES\nAUTRES CONSTRUCTIONS OU TRANS-\nFORMATIONS, DEVRA ETRE DRESSE ET\nSIGNE POUR RESPONSABLE PAR UN\nARCHITECTE PARTICULIER.\nMesure de détresse, qui, dans l'attente que\nle diplôme légal d'architecte soit institué\net que le titre ne s'en trouve plus à la\nportée du premier venu, si elle ne nous\ndébarrassera certes pas de tous les maux,\nsaura toutefois en maintes occasions\nprocurer du travail à plus d'un confrère.\nC. Nous demandons ensuite avec les\nmêmes confrères de la Flandre Occiden-\ntale de \" DESIGNER DES ARCHITECTES\nCOMMUNAUX, SOIT PAR COMMUNE,\nSOIT PAR GROUPE DE COMMUNES, DE\nFAÇON TOUTEFOIS A LEUR ASSURER\nDES MOYENS D'EXISTENCE EN RAP-\nPORT AVEC LA DIGNITE DE LEUR PRO-\nFESSSON, AFIN QU'ILS NE SE VOIENT\nPAS OBLIGES D'ACCEPTER DU TRAVAIL\nPRIVE\nA ce propos, il n'est pas sans intérêt de\ntaire remarquer que sur les 151 communes\nde la Province d'Anvers, 30 à peine pos-\nsèdent une réglementation sommaire sur\nla bâtisse, dont S 0 à peine peuvent être\nconsidérées comme sérieuses. Comment\ndans ces 10 communes,le contrôle sur la bâ-\ntisse, c.-à-d. l'application du règlement, est\nexercé? Il est préférable, croyons-nous, de\nne pas en parler.\nD. Nous lisons dans les journaux que le\nCONSEIL D'ADMINISTRATION DES CHE-\nMINS DE FER BELGES s'est réuni le 8 mars\ndernier, et que le dit Conseil y a adopté\nUN TYPE DE GARE INTERMEDIAIRE\nCONÇU D'APRES LES CONCEPTIONS\nLES PLUS MODERNES.\nNous demandons au Conseil d'Adminis-\ntration en question, s'il est vraiment si con-\nvaincu de détenir le meilleur projet qui\npeut se construire conformément aux con-\nceptions architecturales modernes?\nNous n'avons d'ailleurs pas entendu que\nla ch ose fit l'objet d'un concours entre tous\nles architectes du Pays,\nSI nous semble que la Société des Chemins\nde Fer Belges, qui, pour la réalisation de\nson programme de modernisation du maté-\nriel seul, ne prévoit déjà pas moins de 850\nmillions de francs, de quoi procurer du\ntravail pendant 3 ans à 10.000 ouvriers,\naurait bien pu également songer un tan-\ntinet aux parias de l'architecture, et ce en\ntout premier lieu, en mettant ses gares au\nconcours.\nSans parler des travaux possibles de la\njonction Bruxelles-Nord-Midi, combien de\ncentaines d'occasions n'y aurait-il pas\ndans le service des Chemins de Fer Belges,\noù appel pourrait être fait à l'activité tech-\nnique et artistique des architectes? Nous\nne demandons pas tous de pouvoir ériger\nune Gare Centrale d'Anvers ou une Gare\nSt. Pierre de Gand ! Beaucoup d'entre nous\nseraient déjà bien heureux de pouvoir éla-\nborer un projet pour les marches de la\nGare de l'Est à Anvers I NOUS SOU-\nHAITONS COLLABORER A LA BEAUTE\nUTILE DE NOTRE PAYS.\nE, Il nous semble que la construction\nd'habitations pour la Gendarmerie ne peut\nêtre étrangère au Ministère de la Défense\nNationale. L'Etat loue les constructions né-\ncessaires aux communes ou aux particuliers.\nOr, il arrive de nos jours que, par suite\ndu grand développement que le Corps de\nGendarmerie a pris les dernières années,\nl'Etat se met directement d'accord pour\nl'érection de telles constructions, avec un\nparticulier, propriétaire ou entrepreneur.\nNous comprenons qu'il ne peut s'agir ici de\nconstructions luxueuses ; leur nombre ce-\npendant permettrait de faire de tels grou-\npes d'habitations un ensemble architectu-"}, {"page_pdf": 25, "page_imprimee": "99", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193506-01.1.25", "texte": "ral intéressant. Dès lors, comment expli-\nquer, que divers de ces groupes se construi-\nsent actuellement sans l'intervention d'un\narchitecte? Et peut-on justifier, même au\npoint de vue purement commercial, cette\nfaçon de ne s'adresser qu'à une seule per-\nsonne ou d'accepter sans plus les proposi-\ntions d'une seule firme?\nNous demandons qu'en de telles occasions :\n1° un concours public soit\nouvert entre tous les propriétaires, entre-\npreneurs, etc., donnant à chacun l'occa-\nsion de faire valoir les m e i I I eu r s\np r oj e t s (qu'ils feront probablement dres-\nser par des architectes qualifiés) ainsi que\nles propositions financières\nles plus favorables;\n2° aucune construction in-\ntéressante semblable, à la-\nquelle l'Etat se trouvera donc directement\nintéressé, ne poura encore être\nexécutée sans qu'un archi-\ntecte particulier qualifié\nse trouve chargé de l'éla-\nboration des plans et de la\nconduite des travaux.\nF. Nous fîmes parvenir à nombre de mi-\nnistres un exemplaire de l'article compor-\ntant nos plaintes, concernant les situations\nimpossibles contre lesquelles notre profes-\nsion se débat.\nDes réponses des plus bienveillantes nous\nparvinrent. Parmi elles pourtant la ré-\nponse courte et claire du Ministre de la\nJustice est à retenir : ~Mon Département\nne fait jamais, pour ses travaux de\nconstruction ou d'aménagement, appel au\nconcours d'architectes privés, parce que\nson service des constructions est organisé\nde façon à pouvoir répondre au néces-\nsaire.\"\nCes paroles bien simples confirment entiè-\nrement l'existence du MUR, ... du mur qui\nnon seulement au Ministère de la Justice,\nmais dans tous les Ministères, la plupart\ndes Administrations et Institutions Publi-\nques, barre de façon impitoyable la voie\nà l'architecte privé.\nNous sommes d'avis qu'à l'heure présente,\noù le chômage atteint profondément les\narchitectes, toutes les administrations pu-\nbliques, le Ministère de la Justice inclus,\ndevraient ne fusse au besoin qu'à titre\nde mesure provisoire RENONCER A\nELABORER ET A EXECUTER AVEC LEUR\nPERSONNEL PROPRE TOUS TRAVAUX\nNOUVEAUX DE CONSTRUCTION OU DE\nTRANSFORMATION.\nG. Nous demandons à toutes les ad-\nministrations publiques et institutions pu-\nbliques, de mettre le principe suivant en\napplication :\nTRAVAUX DE CONSTRUCTION ET\nD'AMENAGEMENT NOUVEAUX LO-\nCAUX, ARCHITECTES LOCAUX ;\nTRAVAUX D'UTILITE GENERALE,\nD'INTERET NATIONAL, CONCOURS\nPUBLICS ENTRE TOUS LES ARCHITEC-\nTES BELGES.\nH - I - d - K - L, etc. Nous pourrions\ncontinuer d'énumérer des griefs et de po-\nser des demandes aux Administrations et\nInstitutions Publiques, qui pourraient en-\nsuite, moyennant un peu de bonne volon-\nté, nous tirer pour une grande part du ma-\nrais qu'est le chômage, ainsi que de l'oisi-\nveté forcée dans laquelle nous végétons.\nNous n'attendons toutefois pas TOUT de\nl'Etat. Mais nous voulons cependant espé-\nrer que nos plaintes et nos revendications\nseront quelque peu entendues, et qu'elles\ninciteront nos administrations publiques à\nne plus continuer à se passer de nous com-\nme ils l'ont généralement fait jusqu'ici\nen toutes occasions ; que les moyens que\nnous avons indiqués, auront attiré l'atten-\ntion des Autorités sur la profession d'ar-\nchitecte, que bien souvent Elles semblent\nmême ne pas connaître !\nNe lisions-nous pas dans les journaux :\n\" Quelque temps avant sa démission, le\nministère Theunis décida de laisser cons-\ntruire mille nouvelles habitations en\nvue de mettre des chômeurs au travail.\nDe plus, il avait fait con-\nnaître son intention de char-\nger un organisme public de\nce travail.\"\nNous demandons avec ces journaux, s'il ne\nvaudrait pas mieux encourager l'ini-\ntiative privée, par exemple en\nreconnaissant des primes à la con-\nstruction d'habitations? En\ntous cas, nous demandons\nqu'on tienne compte de nous!\nNous résumons :\nMESURES DE DETRESSE PROPOSEES:\nL Collaboration des architectes parti-\nculiers aux travaux envisagés pour la résorp-\ntion du chômage éventuellement sous\nforme collective.\n11. lnsertion dans les règlements com-\nmunaux sur la bâtisse d'un article stipulant\nque tout plan ayant pour but la construc-\ntion d'habitations, de bâtiments indus-\ntriels ou de toutes autres constructions ou\ntransformations, devra être dressé par un\narchitecte indépendant qualifié et signé par\nlui pour responsable (8.K.W.).\nNI. Désignation d'architectes commu-\nnaux comme contrôleurs sur la bâtisse, soit\npar commune, soit par groupe de commu-\nnes, de façon à leur assurer un salaire en\nrapport avec la dignité de leur profession,\net qui ne les obligera pas de devoir re-\ncourir à du travail particulier (8.K.W.).\nIV. Collaboration des architectes privés\nà la Beauté Utile du Pays et ce princi-\npalement en ce qui concerne les construc-\ntions à exécuter pour compte des Chemins\nde Fer Belges.\nV. Concernant la construction d'habi-\ntations auxquelles le Ministère de la Dé-\nfen se Nationale (tel pour la Gendarmerie)\nserait intéressé :\na) organisation de concours publics, ouverts\nà tous les propriétaires, entrepreneurs, etc.,\nqui y auraient intérêt, leur donnant l'occa-\nsion de faire valoir les meilleurs projets\n(qu'ils feraient, conformément au 2°, dres-\nser par des architectes qualifiés) et les pro-\npositions financières les plus favorables ;\nb) n'autoriser aucune exécution de construc-\ntions intéressantes semblables, - auxquelles\nl'Etat se trouve donc directement intéres-\nsé, - sans qu'un architecte privé qualifié se\ntrouve chargé de l'élaboration des plans et\nde la conduite des travaux.\nVI. Ne fusse au besoin qu'à titre de me-\nsure de détresse provisoire, renonciation\nmomentanée par toutes les administrations\npublique d'encore élaborer et d'exécuter\navec leur personnel propre tous travaux\nnouveaux de construction ou de transfor-\nmation. Appel sera fait comme de-\nmandé pour les travaux exceptionnels en-\nvisagés pour la résorption du chômage\nà la collaboration des architectes particu-\nliers.\nVII. Toutes les administrations et insti-\ntutions publiques confieront leurs travaux\nlocaux de construction et d'aménagement à\ndes architectes particuliers locaux.\nVIII. Quand il s'agira de travaux d'Uti-\nlité Générale, d'intérêt national, il sera fait\nappel par voie de concours à tous les ar-\nchitectes belges.\nIX. Encourager l'initiative privée, p. Ex.\npar l'octroi de primes à la construction\nd'habitations, qui se réaliseraient avec le\nconcours d'un architecte particulier.\n11. FONCTIONNAIRES\nLes fonctionnaires, préposés p. Ex. à l'en-\ntretien)!) d'édifices publics, l'examen d'ad-\njudications, la surveillance de travaux tech-\nniques en exécution, le contrôle de de-\nmandes à bâtir, etc., ces mêmes fonction-\nnaires, de même que leurs subordonnés,\nusurpent non seulement tous les travaux de\nconstruction vraiment intéressants, mais\nmettent également la main sur nombre de\ncommandes privées, élaborent des projets\npour les particuliers, en dehors ou pen-\ndant | leurs heures officieles de service,\net en surveillent aussi l'exécution (égale-\nment en dehors ou pendant ! les\nheures de service). Nous savons tous que\nnombre d'administrations publiques leur\ndéfendent ces occupations. Mais où est le\ncontrôle? Qui de ces fonctionnaires n'a\npas un parent, un élève ou un ancien pa-\ntron qui bénévolement signera pour lui\nplans et documents? De plus, la préférence\nde nombreux particuliers leur est acquise,\npour la bonne raison qu'ils sont en bien\ndes cas (les autorisations à bâtir, p. Ex.)\nen même temps juge et partie ! Personne\nn'est a même d'introduire des preuves po-\nsitives contre eux. Ils continuent en toute"}, {"page_pdf": 26, "page_imprimee": "100", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193506-01.1.26", "texte": "liberté ! Aussi longtemps que la Loi ne pro-\ntégera notre profession, ils auront toujours\ntoute lattitude de contourner les règlements\npar l'entremise d'un homme de paille.\nNous déclarons ici que notre exposé des\ncauses du malaise dont pâtissent les archi-\ntectes ne vise aucun service ou aucune per-\nsonne en particulier, mais s'adresse exclu-\nsivement à la masse.\nNous n'envisageons qu'une chose : la dé-\ntresse des architectes chômeurs.\nLa meilleure des preuves, que nous ne nou-\nrissons aucun mauvais dessein à l'égard des\nfonctionnaires, est bien le fait que nous-\nmêmes nous demandions sous la rubrique\nprécédente la création de nouveaux fonc-\ntionnaires : des architectes communaux !\nNous y mettions toutefois la condition qu'ils\nne pourront s'occuper de constructions\nnouvelles, et certainement pas de travaux\nparticuliers !\nMais, nous demandera-t-on : que doivent\nfaire dans ce cas les administrations pu-\nbliques de tous les fonctionnaires-architec-\ntes qui se trouvent bel et bien à leur ser-\nvice, et comme tel, nommés à titre défi-\nnitif?\n(La question ne se pose pas pour les autres\nfonctionnaires. Ceux-ci n'ont qu'à faire leur\nservice, et à ne pas jouer à l'architecte.)\nIl faut en tout premier lieu que l'activité des\nservices techniques reste limitée aux seuls\nfins de leur création : avis, recherche, con-\ntrôle, direction administrative, entretien des\nbâtiments publics, etc.! Mais, ensuite?\nA cette question nous répondrons par le\ncas qui nous est le plus proche : celui no-\ntamment des architectes communaux et\nprovinciaux et de leurs subordonnés ... et\nen corrélation avec lui, nous attirons l'at-\ntention sur l'état pitoyable dans lequel vé-\ngète notre pays au point de urbanistique\ngénéral et urbain !\nVoici un terrain immense, qui nous semble\nlargement ouvert à l'activité généreuse de\ntous les architectes officiels ! Même à côté\nd'eux, il y a encore place pour nombre\nd'architectes chômeurs !\nPrenons un instant pour exemple le cas\nd'Amsterdam, dont les plans d'urbanisation\nviennent d'être achevés! Dès 1901, année\noù la Loi Néerlandaise sur l'Habitat entra\nen vigueur (nous attendrons, hélas, encore\nbien longtemps avant d'en avoir également\nune pareille), un service spécial d'urbanisme\nfut créé à Amsterdam. Ce service élabora\ndepuis,un grand nombre d'études d'aména-\ngement général. Mais ce qui est plus in-\ntéressant : pendant les quatre dernières\nannées, une phalange d'une dizaine\nd'architectes communaux,\ncomplétée de divers spé-\ncialistes, travailla avec la plus grande\nénergie comme ils en témoignent eux-\nmêmes dans un volumineux rapport à\nl'élaboration d'un plan où tout se trouve\nprévu pour permettre à Amsterdam\nde devenir d'ici 6u années une ville parfai-\ntement outillée et simultanément belle d'un\nmillion d'habitants ! Ce plan n'est pas\nune fantaisie ! Non ; il est le résultat d'une\ndocumentation complète, de statistiques, et\nde calculs ; il est dressé suivant les prin-\ncipes d'urbanisme les plus modernes et les\nplus appropriés aux besoins du pays ! Un\ntel travail n'est pas à la portée d'un ar-\nchitecte privé ! Aucune vie humaine ne sau-\nrait suffire pour rassembler tout seul toutes\nles données qui régissent la vie et la crois-\nsance d'une ville.\nDe même qu'on ne négligea pas de de-\nmander, lors de l'élaboration du plan, l'avis\nnotamment d'architectes-urbanistes, de\nmême on ne rendit pas impossible la col-\nlaboration future des dits spécialistes.\nC'est bien ce qu'il faut : collaboration là\noù possible, entre tous les éléments quali-\nfiés dont il y a ou il y aurait possibilité de\ndisposer ! Des urbanistes consommés aux\ncôtés de tous autres spécialistes, en qua-\nlité de conseillers ; mais le grand travail,\ncelui appuyé de chiffres et de données\npratiques, (et non pas fait à la façon \"d'es-\ntimations économiques\"), voilà le ter-\nrain d'activité tout indiqué pour tous les\néléments vraiment capables, présentement\nau service des administrations publiques. Ils\ny trouveront plus d'honneur et de gloire\nque dans les problèmes tout de même gé-\nnéralement moins importants qui leur sont\nconfiés présentement, même parfois en\nconcurrence peu délicate avec leurs con-\nfrères besogneux !\nNous comprenons la chose comme suit :\nTravail des fonctionnaires : documentation\nhistorique ; possibilités de développement ;\nstatistiques ; importance de la ville future ;\ncommunications intercommunales par voies\nde terre et routes d'eau ; ports ; terrains\nindustriels ; culture, agriculture et élevage ;\nreboisements ; terrains recréatifs ; écoule-\nment des eaux ; canevas général des ar-\ntères primaires de circulation ; cimetières,\nterrains d'Exposition ; nivellements et ex-\npropriations . . .\nQuant aux questions d'ordre esthétique,\nqui se posent pour l'aménagement de quar-\ntiers d'habitations, les parcs, les types de\nconstructions à ériger dans la ville ou la\ncommune de demain, les transformations à\neffectuer dans les parties anciennes des\nagglomérations, la collaboration d'architec-\ntes-urbanistes particuliers est absolument\nINDISPENSABLE.\nNous souhaitons du plus profond de nous-\nmêmes que nos administrations publiques\npuissent prendre à cœur cette suggestion,\net qu'elles se décident à mettre au travail\ntous les éléments dont elles disposent dans\nle pays, dans la province toute entière, et\nsurtout dans les grandes villes et agglomé-\nrations, afin de réaliser enfin une collabo-\nration étroite entre tous les services publics\n(villes, communes, provinces, chemins de fer,\ngrande voirie, etc., etc.) susceptible de\nmettre un terme au gâchis innommable,\ndont nous sommes journellement témoins.\nN'est-ce pas tripoter, cette façon dont un\nparticulier peut de nos jours ouvrir des rues\ndans le seul but de la meilleure exploita-\ntion de ses propriétés, et sans la moindre\nliaison avec l'aménagement général de la\ngrande ville? L'ouverture de rues est sub-\nordonnée, il-est vrai, à l'introduction d'un\nplan. Mais qui dans nos agglomérations est\njuge de ces plans? Les Conseils Commu-\nnaux ! Et qui fait les plans? Une personne,\nchargé de ce travail et payé à cet effet\npar l'exploitant ; quelqu'un donc qui a tout\nintérêt à satisfaire au mieux son client.\nMême dans les communes, qui font faire\nun plan d'extension, tout ceci se passe en\npetit comité, et nous savons que les pe-\ntits intérêts privés y ont toujours le dessus.\nJamais il n'est question d'un plan d'ensem-\nble, qui ne se borne pas à une seule com-\nmune ou quartier, mais qui engloberait\ntoute une région. \" Tout notre Pays, disait\nle Roi Léopold 11, n'est qu'une grande ville.\"\nBien peu de ses sujets sont imbus de cette\nvérité.\nNous avons pris comme exemple les archi-\ntectes communaux et similaires. Ceux qui\nauront suivi notre raisonnement, auront\ncompris que tous les services techniques\nindistinctement se trouvent mêlés à un tel\ntravail.\nIl nous semble inutile de prouver que p. Ex.\ndans cette collaboration indispensable se-\nront compris : les docteurs, le service des\nPompiers, les Tramways, le Service de Pro-\npreté, etc.\nNous souhaitons:\n1° dans l'intérêt GENERAL: UNE COL-\nLABORATION ETROITE ENTRE TOUTES\nLES ADMINISTRATIONS ;\n2° dans l'intérêt des FONCTIONNAIRES\nOFFICIELS: DES MISSIONS, AYANT\nPOUR BUT L'ETUDE DES POSSIBILITES\nGENERALES D'AMENAGEMENT ET DE\nDEVELOPPEMENT DES VILLES, COMMU-\nNES ET REGIONS ;\n3° dans l'intérêt des ARCHITECTES,\nSOUFFRANT DU CHOMAGE : DU TRA-\nVÂÏÛ\nen défendant formellement aux fonc-\ntionnaires publics d'accepter encore du tra-\nvail particulier ;\nen confiant tout nouveau travail public\nà des architectes particuliers ;\nen réglementant judicieusement le champ\nd'activité des fonctionnaires officiels, dans\nl'esprit qui présida à la création du service\nauquel ils sont attachés : avis, contrôle,\ndirection administrative, entretien des bâti-\nments gouvernementaux, provinciaux, com-\nmunaux ; aménagement et développement\ngénéral du territoire.\n(A suivre)."}, {"page_pdf": 27, "page_imprimee": "101", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193506-01.1.27", "texte": "V)*\n\\Kv\nN niO\n0\ncO\no\nv\nsv-\nvjO\nfcV>\n/\nN\n-\\\nde\n\\\\t©s\n\\\\c\\°e\nQV>e\no^s\n\\es\nttt\\\\\nac\n\\V^e\n\\\\o^\ns£uv sT^è' ~'^al\nV»\nDEMANDEZ DEVIS ET DOCUMENTATION N° 11 A :\nLe Plancher Tubacier, 158, Boulevard Adolphe Max, Bruxelles - Tél. 17.53.95"}, {"page_pdf": 28, "page_imprimee": "102", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193506-01.1.28", "texte": "1\n.\nO\n550\nk- 125-^1\n3 32\nEznnu\nLLAJLJ\nTOIT\n12/20\n36/20\nventilation\nfumées\n20/20\n12/20\n36/20\nu~>\nUi\nU\nU\n/,\nD\no\nw\nREZ\nS -SOL\n6 6\nCONDUITS et\nASPIRATEURS\nSHUNT\nBREV E T É S\nPOUR FUMÉES ET\nVENTILATION\n? 5\nSeule solution PRATIQUE\nde I\na cnemmee «ans tes\n1\nimmeubles de rapport\nLa Ckemmée \"SHUNT\" ne coûte\nRIEN\nLa place qu'elle récupère paie son prix.\nEn combrement réduit au minimum et semblable\nà tous les étages.\n(Voir ci-contre les encombrements respectifs d'un corps de ckeminée en maçonnerie\net d'une ckeminée '\"SHUNT\" dans un immeuble de 7 étages).\nAgent Général pour la Belgique\nle Congo et le Luxembourg\nFELIX LEYDER\nRUE DU BAILLI, 69\nBRUXELLES\nTÉLÉPHONE : 3 7.47.86\nFig. 1.\nFig. 2."}, {"page_pdf": 29, "page_imprimee": "103", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193506-01.1.29", "texte": "Rodolphe CLAES\n\nLe Chauffage\nà vide différentiel\nETABLISSEMENTS\nJ.LASSERRE\n144, RUE DU MONTENEGRO, BRUXELLES\nTéléphone : 37.64.89\n\nBureau d'Etudes\nET ENTREPRISE DE\nTRAVAUX SPECIAUX EN\nBéton Armé\nM.-E. ROSSBACH\nIngénieur des Constructions (T. HCHS. - VIENNE)\n78, RUE DE TREVES, BRUXELLES - TELEPH. 11.61.99\n\nREPRODUCTION\n... DE PLANS ...\nFernand Couvreur\n347, C haussée de Waterloo\nSt-Gilles-Bruxelles (Ma Campagne)\nTéléphone : 37.04.91\n\nMARCEL DELVAUX\n\nLA REGULATION AUTOMATIQUE\nEST LE COMPLEMENT INDISPENSABLE DES\nINSTALLATIONS DE CHAUFFAGE MODERNE\nElle permet de réaliser des\nECONO M I ES\nimportantes par une utilisation\nrationnelle de calories ainsi\nqu'une amélioration considé-\nrable du CONFORT.\nContrôle de la température\ndes locaux divisés en plusieurs\nréseaux, de la production\nd'eau chaude, etc., pour\nTHERMOSTATS\nAQUASTATS\nVANNES MOTORISEES\n\"SATCHWELL\"\nCATALOGUE ET NOTICES SUR DEMANDE\nTHE RHEOSTATIC COMPANY Ltd\nSLOUGH (ANGLETERRE)\nRepr. L. GRIGSON-PAGE\n70, RUE TRAVERSIÈRE, BBUXELLES, 3'"}, {"page_pdf": 30, "page_imprimee": "104", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193506-01.1.30", "texte": "CONSTRUCTIONS MODERNES\n| MATERIAUX MODERNE S\nLES BETONS FLOTTANTS\n29, RUE DUCALE, BRUXELLES. Tél. 12.79.44 PRESENTENT\nB M A\nBETON MULTICELLULAIRE ATHERMEX\nLE MEILLEUR ISOLANT : FROID - CHALEUR - BRUIT\n\nInstallations\nélectriques\nparfaites\nFERNAND DESWERT\nINGÉNIEUR\n255, rue Rogier, SCHAERBEEK\nTÉLÉPHONE 17.16.92\nMaison fondé en 1913\nLes plus hautes références\n\nLe Panneau Isolant\nqui s'impose\nle\nisolant\nde\nfibre\nbois\npanneau\nen\nCONTRE\nPOUR :\nConduct. Therm.: 0.034 Kcal/H/M C°C\nFROID\nCHALEUR\nBRUIT\nCONDENSATION\nDECORATION\nCORRECTION ACOUSTIQUE\nEchantillons et Brochure C\ngratis sur demande\nfe Panneau Isolant en Fibre de Bois\n~ i i\n42, rue Plétinckx - BRUXELLES (Bourse)\nTéléphone: 11.68.85\n\nAlfred FRANÇOIS\nFerronneries Châssis métalliques.\nPortes, ébrassements et chambranles\nen tôle emboutie. Tentes mécaniques\nC. Ch. Post. 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Verhulst\nLOUVAIN"}, {"page_pdf": 33, "page_imprimee": "107", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193506-01.1.33", "texte": "Eclairage urbain\ni\nSOUPLESSE\nÉLÉGANCE\nDISCRÉTION\nqualités qui s'allient à la solidité et\nà la facilité de montage pour per-\nmettre à l'urbaniste de réaliser une\ninstallation économique respectant\nl'esthétique des villes\nrx\n: -"}, {"page_pdf": 34, "page_imprimee": "108", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac193506-01.1.34", "texte": "IMPRIMEUR - ÉDITEUR\nERNEST FR. DE ROY\n41, AVENUE DE FRANCE\n■ ANVERS m\n\nUNE DE NOS RÉFÉRENCES RÉCENTES\nIMMEUBLE SHELL,, A BRUXELLES\n* t f\nARCHITECTE : ALEXIS DUMONT |\nf\nD E\nFABRICATION KROMMENIE\nPLACEMENT PAR COLLAGE SPÉCIAL\nPROCÉDÉ VANDERBORGHT\nÉTUDE DE PLACEMENT PAR SPÉCIALISTES ET DEVIS SANS ENGAGEMENT\nG. M. VANDERBORGHT Fss, S. A.\n46 à 58, RUE DE L'ÊC U Y E R • BRUXE L L E S • TÊLÉP H O N E 17.22.60"}]}