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Une fusée coule de l'étoile & s'épanouit, tricolore. Le bourgeois d'en face dit : « Oh!\nregarde l'aréoplane, Marie, on dirait une étoile filante ! » (Poésie simpliste & douceur des\namours simples).\n|f§to Jolies petites imitations de la nature, jeux de métal, de toile, d'électricité & d'essence\nminérale, qui jouez à l'étoile de bonne première grandeur avec votre petit falot d'automobile,\nvous êtes tout de même un peu ridicules, mais comment ne pas constater, cependant, que vos\nmédiocres dimensions nous importent plus que l'infini des mondes? Espaces vertigineux, com-\nbien vous rendez ridicule & presque touchant, tant il est grotesque, le goût du colossal humain !\nf§§# & cependant, vertiges des abîmes & des dimensions stellaires, vous n'importez guère plus\nà l'homme que les griseries des opiums ou des éthers.\nBP® II y a la vie de la chair, la chasse au bonheur, & tout le fonctionnement social de la terre entière &\ncela suffit à absorber toutes les forces des hommes & beaucoup de leur sang!\nPourquoi, ce soir, sur la terrasse, contemplant l'ombre perlée, regretté-je que Canopus soit de\nl'autre hémisphère, l'effrayant soleil austral qui serait le despote des abîmes l'aimant des mondes ?\nHjt Dans la rue passe l'auto postale qui fait trembler la maison : peut-être elle porte des lettres de soldats\nqui ne sont déjà plus que substance.\nL'aéroplane lumineux revient d'avoir visité la Grande Ourse, & le bourdonnement s'enfle, rageur,\ncomme vers une crise qui ne se résout jamais.\nHP# Il joue à la comète affolée qui promènerait son panache sur la terre.\nDe l'horizon montent des rais; des faisceaux blêmes fouillent d'innocentes nuées qui se plaisent à\njouer à la plume d'autruche « crosse » dans les espaces.\nComme tu es favorable à l'homme, ce soir, nature, douce nuit, & cependant là-bas,\npresque tout prés, sous de beaux artifices blafards qui te font reculer plus bleue & plus sombre,\nil y a tant de sang & des cadavres !\nUS# Ici la ville est pacifique, comme je comprends qu'il est facile d'être Capoue!\ni|§i9 Je pense que ces étoiles éclairent (avec une bienveillante neutralité tout américaine) les\ntranchées de toute l'Europe, &je me figure celles de mon pays natal, vers la Somme; je revois\naussi les vastes espaces tristes de la Pologne où il y a peu de mois je cherchais à m'imaginer les\nmêlées furieuses du futur, hélas ! bien prochaines alors... & puis loin, là-bas, à l'Oural, au bord\nd'un fleuve immense & indolent, l'usine de Motovilikha, le erand arsenal russe, où ie m'aneois-\nsais de constater l'adorable nonchalance orientale des tours à obus, ignorants encore de l'acier à coupe\nrapide! Quelques jours avant, j'avais vu les Allemands travailler furieusement à plusieurs voies paral-\nlèles vers la frontière polonaise.\nHH# Nuit, 1 homme ne peut pas ne pas suivre les lois de l'univers, mais combien elles sont inconcevables\nces lois, puisqu'il faut que les hommes s'entre-tuent, lois universelles qui permettez aussi qu'on songe !\nil a été tiré de ce exemplaires sur japon impérial,\nexemplaire nZC tl"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaaf-1915-07-01-01-c003", "article_bluemountain": "bmtnaaf_1915-07-01_01#c003", "volume": "bmtnaaf_1915-07-01_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "3", "page_fin": "3", "image_debut": 3, "image_fin": 3, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaf19150701-01.2.3", "titre_corps": "LA nos femmes pendant la guerre (I) dessin de AMÉDÉE OZENFANT", "titre_sommaire": "LA nos femmes pendant la guerre (I) dessin de AMÉDÉE OZENFANT", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 3, "page_imprimee": "3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaf19150701-01.1.3", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 70, "texte": "LA PATIENCE\nnos femmes pendant la guerre (I) dessin de AMÉDÉE OZENFANT"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaaf-1915-07-01-01-c004", "article_bluemountain": "bmtnaaf_1915-07-01_01#c004", "volume": "bmtnaaf_1915-07-01_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "4", "page_fin": "4", "image_debut": 4, "image_fin": 4, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaf19150701-01.2.4", "titre_corps": "ALLEMAGNE, NOCTURNE ALLEMAGNE!", "titre_sommaire": "ALLEMAGNE, NOCTURNE ALLEMAGNE!", "signature_source": "LUCIEN MAINSSIEUX", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 4, "page_imprimee": "4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaf19150701-01.1.4", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 2455, "texte": "ALLEMAGNE,\nNOCTURNE ALLEMAGNE!\nLUCIEN MAINSSIEUX.\n« Ces ALLEMANDS ont la poésie du Mal ! », parole du jeune soldat vénitien —\ndéfinition complète & admirable !\nLes ALLEMANDS ! ! autant ce nom sonne prestigieusement dans notre mémoire\nartistique, si l'on pense à ces Kappelmeister étendant une baguette vertigineuse\ncomme une épée sur une houle de sons domptés, autant maintenant il évoque les\nmasses sombres & sinistres, vêtues de gris & de verdâtre, casquées de toile ou\nluisantes d'éclairs sombres, masses tragiques, que votre imagination vous montre\nentassées dans les wagons roulant sourdement, précipitées sans cesse vers la fron-\ntière dévorante, là-bas, toujours là-bas ; ou interminablement acheminées sur les\nroutes des pays envahis ; ou dissimulées dans les forêts, les taillis, aux sous-bois\ndes ruisseaux, entassées dans les chemins creux. & aussi les usines géantes\ncomme des villes, aux cheminées nuageuses, forgeant sans trêve & sans repos,\nNibelheim moderne.\nLe glaive est donc tiré, 1 ALLEMAND a aiguisé ses baïonnettes; rien ne saurait\nplus l'arrêter..., sinon le châtiment jusque dans le crime, il veut se plonger\ndémesurément.\nIvresse de mort, ivresse d'incendies, vous êtes encore une ivresse ! ! Dévastation,\ncomme ton image réjouit l'âme nostalgique du soldat ALLEMAND ! Plus de règle,\nplus de loi ; du vin, des flammes, délivrance de la vie, volupté colossale !\n« Morgenroth, Morgenroth ! » chante-t-il avec une voix lugubre !\nMorgenroth, Morgenroth !\nLeutchs-mïr zùm-friihen Todt !\nALLEMAGNE ! tu voudrais tant être semblable à une Gorgone, à une Méduse\neffrayante dont le seul regard glacerait tout un monde d'épouvante ! & tu agites\ntes cheveux désespérément !\nMais le soldat français est peu sensible aux symboles ; il ne craint que le danger\nqu'il conçoit clairement, & s'il le conçoit, il se donne une joyeuse raison de le\nmépriser. 11 n'approfondit pas les choses de crainte d'avoir un jour à hésiter.\nJamais un spectre ne le troubla. 11 commence à s'élancer ; il réfléchit après, s'il en\na le temps. ggse\nNocturne ALLEMAGNE, tu ne peux rien sur lui, car mieux que de ne pas te\ncomprendre, il t'ignore ! L'Enchantement est terminé. Mais, toi, maintenant, tes\nyeux vont s'ouvrir, toi qui ne sais ce qu'est la force française, prompte comme la\nfoudre, éclatante comme l'éclair. Tu apprendras alors cette vérité élémentaire que,\nlorsqu'on est touché, on n'a qu'à peine vu l'éclair & qu il est trop tard pour\nentendre la foudre."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaaf-1915-07-01-01-c005", "article_bluemountain": "bmtnaaf_1915-07-01_01#c005", "volume": "bmtnaaf_1915-07-01_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "5", "page_fin": "5", "image_debut": 5, "image_fin": 5, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaf19150701-01.2.5", "titre_corps": "DESSIN DE A.-D. DE SEGONZAC, SERGENT", "titre_sommaire": "DESSIN DE A.-D. 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Je suis donc rentré\nà Paris par le plus grand hasard, je veux dire par le hasard d'une balle\nperdue qui, il y a cinq ou six semaines, en Flandre, vint maladroitement se\nréfugier dans mon poumon.\nHeureusement, on a découvert sa cachette &, débarrassé de cette affolée, je\ncommence d'aller mieux, de reprendre un semblant d'existence, de me\nressouvenir...\nN'eussiez-vous d'ailleurs jamais été dans mes pensées que ce grand & toujours\nsublime hasard m'aurait contraint de songer à votre souple personne.\nCriez au merveilleux! Je suis soigné au Majestic, dans cet hôtel inouï où j'ai\npassé tant de soirées, où vous-même avez habité près d'un an & où nous\ndansâmes, s'il m'en souvient bien, plus d'un tendre tango.\nRien n'a changé &, n'était le silence d'une religion continue, je pourrais\npresque croire que ces hommes couchés sur leurs lits tout blancs dans\nïancienne salle de danse parfumée de lis & de pois de senteur, ne sont là\nque pour le décor de quelque fantastique cauchemar.\nNe croyez pas pourtant, douce Edna, que la glorieuse tristesse de notre\népoque ne suinte jamais sur les murs : hier, près de ce bar où vous\ncommandiez jadis ces boissons affreuses que vous ne buviez jamais, mais\nque vous réclamiez toujours, rien que pour la joie d'être juchée sur un de ces\nsièges ridicules, si hauts qu'ils ont l'air de vouloir rappeler leur patrie qui\nest aussi, n'est-ce pas, celle des gratte-ciel, près de ce bar, au lieu du\nbruit métallique d'un cocktail quon prépare, j'ai entendu hier le râle dun\nagonisant : c'était un lieutenant de chasseurs qui mourait, les doigts convulsés\ndans la main de son infirmière devenue plus pâle que lui."}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "7", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaf19150701-01.1.7", "debut_caractere": 32, "fin_caractere_exclue": 1676, "texte": "Mais, au fait, vous la connaissez, c'était Marie-Jeanne de L. & je me souviens\nde vous avoir vues ensemble un après-midi chez Rumpel.\nVous ne viendrez pas en Europe cet été, vous n'aurez pas vu Paris pendant\nla guerre ! Quel dommage !\nJe conçois bien que la perspective de rejoindre le pauvre Lusitania dans sa\nretraite involontaire & profonde vous laisse réfléchir, mais ne serait-ce pas\nplutôt chez-vous, ô Wagnérienne! l'idée d'être à Paris sans pouvoir entendre\nde longtemps Mlle Demougeot dans Parsifal, qui vous arrête ?\nCar on ne joue plus Parsifal !\nMais à son défaut & à celui de son interprète (ce qui est une manière de\nparler) vous pourriez entendre tous les jours et souvent deux lois par jour\nMademoiselle Chenal, une artiste assez forte qui chante et mime sur lair\npourtant majestueux de notre Marseillaise une espèce de gigue désarticulée :\ncette danse ne rappelle heureusement que de très loin la Marseillaise mais cela\nvaut presque le voyage, je vous jure!\nEt puis, d'ailleurs, que craindriez-vous désormais, puisque M. Wilson s'est\ndécidé à faire respecter vos existences !...\nO lointaine Edha, vous n'aurez pas vu Paris pendant la guerre ! Vous n aurez\npas connu ce sublime Paris, lucide, calme, farouche & spirituel! Pleurez,\nlointaine Edna, cest un Paris merveilleux que ce Paris printanier qui sent\nbattre dans son cœur la palpitation de toute la France nouvelle. Pleurez,\npleurez, de rester l étrangère, celle à qui Paris n aura pas permis de connaître\nson visage, son visage au regard si fixe, mais où la ferme espérance s étale\nparmi la douceur grave dun sourire, son visage, son visage pendant la\nguerre ! ,\n\nP. c. c."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaaf-1915-07-01-01-c008", "article_bluemountain": "bmtnaaf_1915-07-01_01#c008", "volume": "bmtnaaf_1915-07-01_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "7", "page_fin": "7", "image_debut": 7, "image_fin": 7, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaf19150701-01.2.6.2", "titre_corps": "dessin de MAXIMILIEN VOLOCHINE", "titre_sommaire": "dessin de MAXIMILIEN VOLOCHINE", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 7, "page_imprimee": "7", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaf19150701-01.1.7", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 30, "texte": "dessin de MAXIMILIEN VOLOCHINE"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaaf-1915-07-01-01-c009", "article_bluemountain": "bmtnaaf_1915-07-01_01#c009", "volume": "bmtnaaf_1915-07-01_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "8", "page_fin": "8", "image_debut": 8, "image_fin": 8, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaf19150701-01.2.7", "titre_corps": "un BOIS de I'ARGONNE de A. 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Lin jeune enfant vient de pousser un cri ;\nPlus loin sonne d'un coq la clameur triomphale !"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaaf-1915-07-01-01-c011", "article_bluemountain": "bmtnaaf_1915-07-01_01#c011", "volume": "bmtnaaf_1915-07-01_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "9", "page_fin": "9", "image_debut": 9, "image_fin": 9, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaf19150701-01.2.9", "titre_corps": "LE MIRACLE DES FLEURS", "titre_sommaire": "LE MIRACLE DES FLEURS", "signature_source": "LES JOURNAUX ; J.N.Jaurs. 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O y\nvr c est assez pour vous qu une corolle frêle,\nSupportant sa rosée ainsi qu'un diadème,\nMette sa grâce entre la bombe & la dentelle.\n★\nCe qui compte n'est pas la force ni la taille ;\nUn jardin se défend mieux qu'un champ de bataille;\nIl n'y a pas besoin de feu ni de cuirasse\n★\nPour protéger la boucle blonde sur la joue.\nQuand vous ne voulez pas qu'une chose se fasse\nVous mettez un rosier près d'un enfant qui joue,"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaaf-1915-07-01-01-c012", "article_bluemountain": "bmtnaaf_1915-07-01_01#c012", "volume": "bmtnaaf_1915-07-01_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "10", "page_fin": "10", "image_debut": 10, "image_fin": 10, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaf19150701-01.2.10", "titre_corps": "L'INVASION", "titre_sommaire": "L'INVASION", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 10, "page_imprimee": "10", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaf19150701-01.1.10", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 27, "texte": "dessin de ABADIE\nL'INVASION"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaaf-1915-07-01-01-c013", "article_bluemountain": "bmtnaaf_1915-07-01_01#c013", "volume": "bmtnaaf_1915-07-01_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "11", "page_fin": "11", "image_debut": 11, "image_fin": 11, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaf19150701-01.2.11", "titre_corps": "à propos d'un discours", "titre_sommaire": "à propos d'un discours", "signature_source": "Amed Atrabile", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 11, "page_imprimee": "11", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaf19150701-01.1.11", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 5555, "texte": "à propos d'un discours\nAmed Atrabile.\n« Il est réconfortant, tandis que le canon gronde aux fron-\ntières voisinesy de pouvoir penser aux choses de Vart & de\ndonner ainsi au monde le grand exemple de sérénité que lui\ndoivent les peuples loyaux, les peuples sains, les peuples\nforts. y>\nensée supérieure que, sous la forme habi-\ntuelle des discours officiels, exprima\nM. Dalimier, notre sous-secrétaire aux\nBeaux-Arts, comme il inaugurait l'expo-\nsition du Guildhall.\n(& combien elle justifie un effort comme celui de l'Elan ? quand certains médiocres disent\npompeusement : « le sang coule à flot, & vous rêvez »!)\nL art, cest le plus bel enfant des civilisations & le plus pacifique, aussi met-on la destruction des\ncathédrales parmi les crimes odieux : cest que lart demeure quand périssent les formes sociales.\nAssassiner un homme lèse le présent, assassiner une œuvre d'art est un crime qui mutile l'avenir!\nNous nous battons moins peut-etre pour la defense de nos droits actuels que pour préserver notre\nesprit, qui doit nous survivre.\nDéfendre nos monuments du passé, là-dessus tous s'accordent & le ministre prononce un beau\ndiscours, mais est-il dans les desseins de ce meme ministre que lon profite de la guerre pour faire la\nguerre à nos jeunes artistes ? Cest bien, cette amitié des belles choses du passé, belles choses rendues\nplus touchantes encore par tant de barbarie, mais que diable, les cathédrales aussi furent modernes\nun jour! & voici que sous couleur de nettoyage national des bonzes officiels s'en prennent aux audaces\nde nos artistes!\nPour eux est contaminé de germanisme tout ce qui n'est pas Louis XIII, XIV, XV, XVI, ou Pompier.\nPlusieurs de ces braves messieurs de 1 Institut, ayant passé 1 âge des audaces, ne les comprennent\nplus, meme ils sen effraient; mieux, ils les taxent d étrangères. De bonne foi, ils croient que ce leur\nhaute situation » les désigne comme libérateurs du génie national. Nous avons eu déjà M. Saint-\nSaëns voici que les peintres se sont piqués au jeu, mais ceux-ci s'attaquent aux Français !\nGrandes occasions & petits profits ou bonnes intentions ridicules ? Se croire capable d'expurger,\nquelle bonhomie ! & penser que des expositions sans jury, qui se parent d'allures nationales (ouvertes\nà tous les Français), se donnent le droit d exclure délibérément tel ou tel de nos jeunes peintres ardents,\npeut-être frondeur, mais Français que diable!....\nUn de nos amis nous communique la lettre suivante qu'il adresse à M. Léon Bonnat & qui donne\nun exemple\nA Monsieur le Président de l'Exposition des Œuvres des Artistes originaires des Départements envahis.\nMonsieur,\nExposant, invité par le Comité, porté au catalogue* artiste notoirement professionnel, originaire de j'ai vainement\ncherche mes toiles : elles sont encore dans le bureau du secrétaire.\nMonsieur le secrétaire X. à qui je témoignai de ma surprise, me répondit d'abord en me demandant si j'exposais au Salon des Artistes\nfrançais ou de la Nationale Je lui repondis par V affirmative. lime demanda alors si ces toiles en particulier y avaient été exposées —\nelles sont médités . — C est la certainement la raison de votre exclusion, afjirma-t-il\nJe m'étonnais ; il me dit que c'était probablement question « de convenance » & il me montra une petite femme troussée, exclue\nJe lui montrai mes toiles représentant : Une réfugiée — Une allée d'arbres au bois de Fayet — Les vieux remparts de Péronne.\nIl m affirma alors que c était cependant question de convenance, vu la tendance de mon art ; il me fit comprendre sans douceur que\nmon ar aval sein e une ion e pour l art français , il m assura aussi que s'il n'était pour rien dans mon exclusion, il ne m'aurait pas\nnon plus cependant accroche si on lavait consulté, car on avait voulu faire une exposition d'un certain genre\ndémarche UmiS tOUJOUrS essa-?er de tâcher de m'arranger avec Monsieur le Président, quoiqu'il fût persuadé de l'inutilité de cette\nVraiment stupéfait, je me retirai, en m'étonnant de semblables intrigues & de ces raisons, dont aucune n'empêche que je sois de\n, peintre et invite. r 2 J\nAvant de connaître les raisons du Comité, je considère cette exclusion comme une offense personnelle, la qualité ou la tendance ne pouvant\nTJZ 7 tl™S Cf orëaV-lsatlon ouverte aux artistes des pays envahis dont je suis. Je vous prie, afin de réparer, dans la\nmesure au possible, le préjudice moral que me cause mon exclusion, de me faire exposer honorablement, sans retard.\nLa place, a ailleurs, ne manque nullement, ainsi que je Vai constaté hier.\nJe vous prie de recevoir? Monsieur le Président, mes sentiments distingués.\nM. Léon Bonnat, président d honneur, répondit qu'il était président d'honneur; notre ami écrivit au\nprésident du Comité, qui ne répondit pas du tout.\nAprès mille péripéties, lassé, il retira ses toiles & comme il venait les chercher, on eut cette parole\nadmirable d inconséquence : <( Vous ne nous ferez pas cette injure I »\nAh ! mes bons messieurs, l'art international, voyez-vous, ce n'est ni cette audace, ni telle autre, ni telle\nioiie meme, mais cest celui qui permet à ces internationales & toujours semblables ballerines roses\n(comme celles de M. Léon Comerre) de couvrir les cimaises d'Europe et d'Amérique. A Paris, à\nLondres, a New-York, à St-Pétersbourg, à Bome, à Berlin, au Japon même, on les revovait périodi-\nquement & signees d'un nom célèbre ou inconnu.\nSingulière aberration de ces médiocres : ils expurgent & voilà la sélection tout à fait internationale.\nI I 11 /A JL 1' ¥ , _ _ 1 _ 1 T*\\ k S m\nQu'on en juge à l'Ecole des Beaux-Arts!"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaaf-1915-07-01-01-c015", "article_bluemountain": "bmtnaaf_1915-07-01_01#c015", "volume": "bmtnaaf_1915-07-01_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "12", "page_fin": "12", "image_debut": 12, "image_fin": 12, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaf19150701-01.2.12", "titre_corps": "les BOIS ORIGINAL DE LABOUREUR", "titre_sommaire": "les BOIS ORIGINAL DE LABOUREUR", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 12, "page_imprimee": "12", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaf19150701-01.1.12", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 53, "texte": "les écossais & la sablaise\nBOIS ORIGINAL DE LABOUREUR"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaaf-1915-07-01-01-c016", "article_bluemountain": "bmtnaaf_1915-07-01_01#c016", "volume": "bmtnaaf_1915-07-01_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "13", "page_fin": "13", "image_debut": 13, "image_fin": 13, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaf19150701-01.2.13", "titre_corps": "les dames à la ford", "titre_sommaire": "les dames à la ford", "signature_source": "AMED ATRABILE", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 13, "page_imprimee": "13", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaf19150701-01.1.13", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 2182, "texte": "les dames à la ford\nAMED ATRABILE.\nD'abord, voici des mois que cela dure : impossible de sortir sans rencontrer les héroïnes, sans\ncroiser certaine auto Ford, constellee de grandes, de moyennes & de petites croix rouges : par\ndevant, par derrière, sur le pare-brise, sur les portières, sur le capot, à droite, à gauche, &je\ncrois au-dessous. On fait bien de se protéger (quoique cette amulette soit en général, pour l'Alle-\nmagne, une assez mauvaise recommandation). Au front, il faut craindre les artilleurs, les mitrail-\nleurs, la mousqueterie, les crapouillots, les grenades à main avec ou sans rugueux, les catapultes,\nque sais-je encore, le 77 & le 420 & tous les calibres intermédiaires. A Paris, il y a les Zeppelins\n& les Taubes. Il y a aussi de braves gens pas méchants qui n'aiment pas voir une auto conduite\npar une femme. Il y aurait aussi les excès de vitesse, enfin toutes sortes de dangers. On ne\nsaurait pousser trop loin les précautions ; l'Allemagne, il faut bien le reconnaître, elle, n'en\nnéglige aucune.\nL'héroïne a une voisine que je crois aussi héroïque ; toutes deux portent le chapeau de boy-scout,\nle parapluie du chauffeur, austerement noir, elles l'arborent par les temps les plus bleus (prouvant\njusqu à 1 évidence qu elles sont prêtes & que l'orage même improbable ne saurait les faire\nhésiter). Elles portent aussi des bottes.\nA Passy, à Montrouge, à l'Opéra, ici & là, au Bois même, les héroïnes passent, - passent,\ndépassent & repassent, si bien que la foule se demande si elles ne sont pas übiquistes.\nUn jour, avenue des Champs-Elysées, ce fut comme un bouquet de fleurs : des gerbes,\ndes gerbes, d où émergeaient noblement raides, comme il sied à deux héroïnes, les deux héroïnes.\nQuelquefois les dames de la Ford s en vont en guerre : l'autre jour elles foncèrent droit sur moi\nde toute la force de leurs quatre maigres cylindres. Heureusement la conductrice conduit\nmal & me manqua : je l'y aidai.\nPourquoi je les appelle héroïnes, me demande le paysan du Danube ?\nNe faut-il pas un admirable héroïsme pour consentir à paraître aussi ridicules ?\nQui nous délivrera de ces grotesques agaçants qui gâtent la rue quand il y a du drame\ndans l'air !"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaaf-1915-07-01-01-c017", "article_bluemountain": "bmtnaaf_1915-07-01_01#c017", "volume": "bmtnaaf_1915-07-01_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "13", "page_fin": "13", "image_debut": 13, "image_fin": 13, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaf19150701-01.2.14", "titre_corps": "UNE ENQUÊTE", "titre_sommaire": "UNE ENQUÊTE", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 13, "page_imprimee": "13", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaf19150701-01.1.13", "debut_caractere": 2184, "fin_caractere_exclue": 3721, "texte": "UNE ENQUÊTE\n\nII\nNotre collaborateur dirigea ensuite ses pas vers la fosse\ncommune & carrée où les ours sont retenus. Comme\nil s'approchait, un murmure atteignit son oreille. Au\nbord de la grille, il regarda. Mélancoliquement sur\ndeux pattes lourdes & molles, un ours au pelage brun\ndansait; ses yeux, noyés de langueur, écoutaient une\nmélodie lointaine, & il se laissait bercer au rythme de\nla musique de son rêve. — Il s'arrêta poliment lorsque\nnotre collaborateur lui adressa la parole, & voyant le\ntour que prenait la conversation, il s'en fut vers une\npetite hutte, & en revint coiffé d'une casquette mos-\ncovite. Puis une patte au cœur, il dit :\n\nL'OURS\n— Mort & damnation ! ces Allemands, ces archi-\naristocrates regardent toutes les autres créatures\navec l'insolence du seigneur & maître !\nIl nous enlèvent femmes & enfants, nous enchaî-\nnent, nous battent, nous tuent pour vendre notre\npeau & notre graisse ;\n& ils se croient permis ces forfaits, surtout contre\nla race russe, & ils appellent cela les droits de\nl'homme.\nLes droits de l'homme ! les droits de l'homme ! &\nqui vous les a octroyés? ce n'est pas la nature,\nelle n'est pas dénaturée à ce point.\nAllemands, valez-vous mieux que nous à cause de\nvos arts & de vos sciences! Nous autres, nous ne\nsommes pas des crétins pourtant !\nNotre collaborateur nota ces paroles mémorables sur\nson calepin, puis pour compléter & préciser son en-\nquête, il s'approcha d'un gardien & lui demanda le\nnom de cet ours inspiré.\n— Atta-Troll, lui fut-il répondu.\n(Suite au prochain numéro.)"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaaf-1915-07-01-01-c018", "article_bluemountain": "bmtnaaf_1915-07-01_01#c018", "volume": "bmtnaaf_1915-07-01_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "13", "page_fin": "13", "image_debut": 13, "image_fin": 13, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaf19150701-01.2.14.1", "titre_corps": "[Sans titre]", "titre_sommaire": "[Sans titre]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 13, "page_imprimee": "13", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaf19150701-01.1.13", "debut_caractere": 2197, "fin_caractere_exclue": 2834, "texte": "II\nNotre collaborateur dirigea ensuite ses pas vers la fosse\ncommune & carrée où les ours sont retenus. 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Nous autres, nous ne\nsommes pas des crétins pourtant !\nNotre collaborateur nota ces paroles mémorables sur\nson calepin, puis pour compléter & préciser son en-\nquête, il s'approcha d'un gardien & lui demanda le\nnom de cet ours inspiré.\n— Atta-Troll, lui fut-il répondu.\n(Suite au prochain numéro.)"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaaf-1915-07-01-01-c020", "article_bluemountain": "bmtnaaf_1915-07-01_01#c020", "volume": "bmtnaaf_1915-07-01_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "14", "page_fin": "14", "image_debut": 14, "image_fin": 14, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaf19150701-01.2.15", "titre_corps": "Sùr que c'est le mieux informé, regardez-moi tous ces blancs ! dessin de CHAZALVIEL", "titre_sommaire": "Sùr que c'est le mieux informé, regardez-moi tous ces blancs ! dessin de CHAZALVIEL", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 14, "page_imprimee": "14", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaf19150701-01.1.14", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 83, "texte": "Sùr que c'est le mieux informé, regardez-moi tous ces blancs !\ndessin de CHAZALVIEL"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaaf-1915-07-01-01-c021", "article_bluemountain": "bmtnaaf_1915-07-01_01#c021", "volume": "bmtnaaf_1915-07-01_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "14", "page_fin": "14", "image_debut": 14, "image_fin": 14, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaf19150701-01.2.16", "titre_corps": "à nos lecteurs", "titre_sommaire": "à nos lecteurs", "signature_source": "La Direction", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 14, "page_imprimee": "14", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaf19150701-01.1.14", "debut_caractere": 745, "fin_caractere_exclue": 1858, "texte": "à nos lecteurs\nLa Direction.\nBeaux jours et soleil, beaucoup de nos lecteurs quittent Paris pour la nature. Il est certain que notre vente se\nressentirait lourdement de ces départs; or, /'Elan qui a pour seul but la défense de lart français et de\nF esprit français se vend au-dessous du prix coûtant; il se doit d'éviter de grosses pertes pendant l été pour\npouvoir reparaître en octobre, perfectionné encore. .\n(Nous rappelons à ce sujet les nombreuses améliorations que nous avons successivement apportées a\n/'Elan : couleur posée àla main, augmentation des pages, etc )\nNous ne donnons pas les raisons à côté (mobilisation du personnel...): notre œuvre est utile, nous voulons\nquelle vive longtemps, nous désirons éviter les pertes de la saison d'été et, comme plusieurs journaux\nartistiques, nous donnons rendez-vous à nos amis en octobre.\nNaturellement, nos abonnés verront leur abonnement prolongé proportionnellement. „ ,\nNous remercions vivement les lecteurs de leur appui qui a si efficacement soutenu nos premiers efforts,\nnous ferons tout le possible pour les intéresser encore davantage à notre œuvre."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaaf-1915-07-01-01-c022", "article_bluemountain": "bmtnaaf_1915-07-01_01#c022", "volume": "bmtnaaf_1915-07-01_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "15", "page_fin": "15", "image_debut": 15, "image_fin": 15, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaf19150701-01.2.17", "titre_corps": "POUSSIÈRES", "titre_sommaire": "POUSSIÈRES", "signature_source": "Jupapards", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 15, "page_imprimee": "15", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaf19150701-01.1.15", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1029, "texte": "POUSSIÈRES\nJupapards.\n\nameublement\nMonsieur Seg..n est un homme de goût. Dans son bureau du Sous-Secrétariat d'État des Beaux-Arts il fit\ndécrocher quelques vieilleries & sortir de crasseux fauteuils verts. En France on admet le goût de la propreté\ncela n'est pas méchant. '\nMais ne voilà-t-il pas que la sotte moquette à ramages est remplacée par une simple moquette grise ! les fauteuils\ndirectoriaux par de sobres sièges modernes :\nCe fut une révolution : au boche, au boche !\nIgnoriez-vous monsieur S. .ui. qu'il convient qu'un fonctionnaire républicain s'asseye dans un fauteuil Louis Ne.\n\nune découverte\nUn de nos plus distingués pilotes d'aéronefs, monsieur K aurait trouvé un moyen simple de doubler notre\nflotte de dirigeables. Au moyen d'un simple procédé d'aterrissage nouveau, il double chaque unité.\n\nune annonce\nUne annonce du Times fait appel à tous les chiens et chats de la Grande-Bretagne pour qu'ils souscrivent\nchacun 60 centimes au fonds destiné à venir en aide aux soldats.\nQuel peuple léger, ces Français !"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaaf-1915-07-01-01-c023", "article_bluemountain": "bmtnaaf_1915-07-01_01#c023", "volume": "bmtnaaf_1915-07-01_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "15", "page_fin": "15", "image_debut": 15, "image_fin": 15, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaf19150701-01.2.17.1", "titre_corps": "[Sans titre]", "titre_sommaire": "[Sans titre]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 15, "page_imprimee": "15", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaf19150701-01.1.15", "debut_caractere": 23, "fin_caractere_exclue": 593, "texte": "ameublement\nMonsieur Seg..n est un homme de goût. 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Je m'assure que c'est un\nbougre de première grandeur.\nGénéral Cherfils, Echo de Paris, 23 juin.\n★\n« Pour entretenir la vague de pessimisme... ils ont jeté dans\nl'air le bluf... »\n★\n« Les naissants de 1914... ne sont pas encore soldats en 1915. »\n★\n« Il convient de ne considérer que les populations des années\nqui (/oi'respondent aux années de la naissance... »\n« Celles des trois Allemagnes, la Turquie comprise. »\n★\n« Aux mensonges répercutés par les agents boches. »\n★\n« Le jour est prochain où leur offensive reprendra des ailes. »\nGénéral Cherfils, Echo de Paris, 19 juin.\n★\n« La surprise a deux ailes, selon l'expression du général Cardof,\nle grand penseur éclairé de la lumière du matin (?). Ces ailes\nsont le secret & la vitesse. »\n★\n« Aujourd'hui... le mouvement vainqueur a les ailes coupées\npar les cisailles qui tordent les fils de fer barbelés. »\n*\n« Il n'y a qu'à faire monter ces monoplans excellents par les\nartistes... »\n★\n« Ces raids, c'était la surprise au bout du mouvement. »\n*\n« Rapprocher le travail utile de nos escadres de Pair du concert\ndes armes. »\n★\n« L'avionnerie.... »\n★\n« Voici que le communiqué officiel du 18 juin répond à ce\nvœu, au moment même où je l'exprime. »\nGénéral Cherfils, Echo de Paris, 25 juin.\n★\n« Je n'ai pas compris les craintes qui ont pris l'alarme. »\n*\n« Il est assurément fâcheux que nous n'ayons pas pu ouvrir\nune poterne militaire ou diplomatique... pour y faire passer\ndes approvisionnements. »\nGénéral Cherfils, Echo de Paris y 14 juin.\n★\n« Le mur boche vacille... sa résistance passe de la valeur du\nciment armé à celle du torchis. »\n★\n« Nos amis vont faire tache d'huile... Rien n'est plus clas-\nsique. »\nGénéral Cherfils, Echo de Paris, 15 juin.\n*\n« Ce succès diplomatique déjà important, la reprise de la\nGalicie. »\nGénéral Cherfils, Echo de Paris, 2 juillet."}]}], "pages_ocr_originales": [{"page_pdf": 1, "page_imprimee": "1", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaf19150701-01.1.1", "texte": "l'élan\n\nLA RONDE va se fermer\nDessin de Z. LÉWITZKA"}, {"page_pdf": 2, "page_imprimee": "2", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaf19150701-01.1.2", "texte": "/ élan\ndirection-rédaction : 34, rué des vignes, paris | amédée ozenfant, directeur\nier juillet 1915 n° 6 1 fr. 25 net le numéro\n\npetits faits & association d'idées plutôt tristes\nVAGUEMENT PHILOSOPHIQUES\nAmédée OZENFANT.\nSamedi — belle nuit — silence — étoiles froides dans l'ombre tiède &, comme c'est samedi,\nil y a quelques lumières de plus au ciel : petites planètes anarchistes qui semblez prises de fré-\nnésie & parcourez les constellations à rebrousse-poil, à toute allure, dans un bourdonnement de\nfrelon. Une fusée coule de l'étoile & s'épanouit, tricolore. Le bourgeois d'en face dit : « Oh!\nregarde l'aréoplane, Marie, on dirait une étoile filante ! » (Poésie simpliste & douceur des\namours simples).\n|f§to Jolies petites imitations de la nature, jeux de métal, de toile, d'électricité & d'essence\nminérale, qui jouez à l'étoile de bonne première grandeur avec votre petit falot d'automobile,\nvous êtes tout de même un peu ridicules, mais comment ne pas constater, cependant, que vos\nmédiocres dimensions nous importent plus que l'infini des mondes? Espaces vertigineux, com-\nbien vous rendez ridicule & presque touchant, tant il est grotesque, le goût du colossal humain !\nf§§# & cependant, vertiges des abîmes & des dimensions stellaires, vous n'importez guère plus\nà l'homme que les griseries des opiums ou des éthers.\nBP® II y a la vie de la chair, la chasse au bonheur, & tout le fonctionnement social de la terre entière &\ncela suffit à absorber toutes les forces des hommes & beaucoup de leur sang!\nPourquoi, ce soir, sur la terrasse, contemplant l'ombre perlée, regretté-je que Canopus soit de\nl'autre hémisphère, l'effrayant soleil austral qui serait le despote des abîmes l'aimant des mondes ?\nHjt Dans la rue passe l'auto postale qui fait trembler la maison : peut-être elle porte des lettres de soldats\nqui ne sont déjà plus que substance.\nL'aéroplane lumineux revient d'avoir visité la Grande Ourse, & le bourdonnement s'enfle, rageur,\ncomme vers une crise qui ne se résout jamais.\nHP# Il joue à la comète affolée qui promènerait son panache sur la terre.\nDe l'horizon montent des rais; des faisceaux blêmes fouillent d'innocentes nuées qui se plaisent à\njouer à la plume d'autruche « crosse » dans les espaces.\nComme tu es favorable à l'homme, ce soir, nature, douce nuit, & cependant là-bas,\npresque tout prés, sous de beaux artifices blafards qui te font reculer plus bleue & plus sombre,\nil y a tant de sang & des cadavres !\nUS# Ici la ville est pacifique, comme je comprends qu'il est facile d'être Capoue!\ni|§i9 Je pense que ces étoiles éclairent (avec une bienveillante neutralité tout américaine) les\ntranchées de toute l'Europe, &je me figure celles de mon pays natal, vers la Somme; je revois\naussi les vastes espaces tristes de la Pologne où il y a peu de mois je cherchais à m'imaginer les\nmêlées furieuses du futur, hélas ! bien prochaines alors... & puis loin, là-bas, à l'Oural, au bord\nd'un fleuve immense & indolent, l'usine de Motovilikha, le erand arsenal russe, où ie m'aneois-\nsais de constater l'adorable nonchalance orientale des tours à obus, ignorants encore de l'acier à coupe\nrapide! Quelques jours avant, j'avais vu les Allemands travailler furieusement à plusieurs voies paral-\nlèles vers la frontière polonaise.\nHH# Nuit, 1 homme ne peut pas ne pas suivre les lois de l'univers, mais combien elles sont inconcevables\nces lois, puisqu'il faut que les hommes s'entre-tuent, lois universelles qui permettez aussi qu'on songe !\nil a été tiré de ce exemplaires sur japon impérial,\nexemplaire nZC tl"}, {"page_pdf": 3, "page_imprimee": "3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaf19150701-01.1.3", "texte": "LA PATIENCE\nnos femmes pendant la guerre (I) dessin de AMÉDÉE OZENFANT"}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaf19150701-01.1.4", "texte": "ALLEMAGNE,\nNOCTURNE ALLEMAGNE!\nLUCIEN MAINSSIEUX.\n« Ces ALLEMANDS ont la poésie du Mal ! », parole du jeune soldat vénitien —\ndéfinition complète & admirable !\nLes ALLEMANDS ! ! autant ce nom sonne prestigieusement dans notre mémoire\nartistique, si l'on pense à ces Kappelmeister étendant une baguette vertigineuse\ncomme une épée sur une houle de sons domptés, autant maintenant il évoque les\nmasses sombres & sinistres, vêtues de gris & de verdâtre, casquées de toile ou\nluisantes d'éclairs sombres, masses tragiques, que votre imagination vous montre\nentassées dans les wagons roulant sourdement, précipitées sans cesse vers la fron-\ntière dévorante, là-bas, toujours là-bas ; ou interminablement acheminées sur les\nroutes des pays envahis ; ou dissimulées dans les forêts, les taillis, aux sous-bois\ndes ruisseaux, entassées dans les chemins creux. & aussi les usines géantes\ncomme des villes, aux cheminées nuageuses, forgeant sans trêve & sans repos,\nNibelheim moderne.\nLe glaive est donc tiré, 1 ALLEMAND a aiguisé ses baïonnettes; rien ne saurait\nplus l'arrêter..., sinon le châtiment jusque dans le crime, il veut se plonger\ndémesurément.\nIvresse de mort, ivresse d'incendies, vous êtes encore une ivresse ! ! Dévastation,\ncomme ton image réjouit l'âme nostalgique du soldat ALLEMAND ! Plus de règle,\nplus de loi ; du vin, des flammes, délivrance de la vie, volupté colossale !\n« Morgenroth, Morgenroth ! » chante-t-il avec une voix lugubre !\nMorgenroth, Morgenroth !\nLeutchs-mïr zùm-friihen Todt !\nALLEMAGNE ! tu voudrais tant être semblable à une Gorgone, à une Méduse\neffrayante dont le seul regard glacerait tout un monde d'épouvante ! & tu agites\ntes cheveux désespérément !\nMais le soldat français est peu sensible aux symboles ; il ne craint que le danger\nqu'il conçoit clairement, & s'il le conçoit, il se donne une joyeuse raison de le\nmépriser. 11 n'approfondit pas les choses de crainte d'avoir un jour à hésiter.\nJamais un spectre ne le troubla. 11 commence à s'élancer ; il réfléchit après, s'il en\na le temps. ggse\nNocturne ALLEMAGNE, tu ne peux rien sur lui, car mieux que de ne pas te\ncomprendre, il t'ignore ! L'Enchantement est terminé. Mais, toi, maintenant, tes\nyeux vont s'ouvrir, toi qui ne sais ce qu'est la force française, prompte comme la\nfoudre, éclatante comme l'éclair. Tu apprendras alors cette vérité élémentaire que,\nlorsqu'on est touché, on n'a qu'à peine vu l'éclair & qu il est trop tard pour\nentendre la foudre."}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "5", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaf19150701-01.1.5", "texte": "DESSIN DE A.-D. DE SEGONZAC, SERGENT"}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "6", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaf19150701-01.1.6", "texte": "lettre d'un blessé à une américaine\n\nAinsi, c'est décidé, ma chère Edna, vous ne viendrez pas en Europe cet été.\nQuel dommage !\nCertes, nous serons peu à déplorer cette triste nouvelle car, hélas ! il est à\nprévoir que de vos admirateurs coutumiers il ne s'en trouve guère en ce\nmoment à Paris ; mais, soyez-en certaine, pour n'être pas aussi nombreux qu'à\nl'ordinaire, ceux qui pensent à vous le font intensément. Je suis donc rentré\nà Paris par le plus grand hasard, je veux dire par le hasard d'une balle\nperdue qui, il y a cinq ou six semaines, en Flandre, vint maladroitement se\nréfugier dans mon poumon.\nHeureusement, on a découvert sa cachette &, débarrassé de cette affolée, je\ncommence d'aller mieux, de reprendre un semblant d'existence, de me\nressouvenir...\nN'eussiez-vous d'ailleurs jamais été dans mes pensées que ce grand & toujours\nsublime hasard m'aurait contraint de songer à votre souple personne.\nCriez au merveilleux! Je suis soigné au Majestic, dans cet hôtel inouï où j'ai\npassé tant de soirées, où vous-même avez habité près d'un an & où nous\ndansâmes, s'il m'en souvient bien, plus d'un tendre tango.\nRien n'a changé &, n'était le silence d'une religion continue, je pourrais\npresque croire que ces hommes couchés sur leurs lits tout blancs dans\nïancienne salle de danse parfumée de lis & de pois de senteur, ne sont là\nque pour le décor de quelque fantastique cauchemar.\nNe croyez pas pourtant, douce Edna, que la glorieuse tristesse de notre\népoque ne suinte jamais sur les murs : hier, près de ce bar où vous\ncommandiez jadis ces boissons affreuses que vous ne buviez jamais, mais\nque vous réclamiez toujours, rien que pour la joie d'être juchée sur un de ces\nsièges ridicules, si hauts qu'ils ont l'air de vouloir rappeler leur patrie qui\nest aussi, n'est-ce pas, celle des gratte-ciel, près de ce bar, au lieu du\nbruit métallique d'un cocktail quon prépare, j'ai entendu hier le râle dun\nagonisant : c'était un lieutenant de chasseurs qui mourait, les doigts convulsés\ndans la main de son infirmière devenue plus pâle que lui."}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "7", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaf19150701-01.1.7", "texte": "dessin de MAXIMILIEN VOLOCHINE\n\nMais, au fait, vous la connaissez, c'était Marie-Jeanne de L. & je me souviens\nde vous avoir vues ensemble un après-midi chez Rumpel.\nVous ne viendrez pas en Europe cet été, vous n'aurez pas vu Paris pendant\nla guerre ! Quel dommage !\nJe conçois bien que la perspective de rejoindre le pauvre Lusitania dans sa\nretraite involontaire & profonde vous laisse réfléchir, mais ne serait-ce pas\nplutôt chez-vous, ô Wagnérienne! l'idée d'être à Paris sans pouvoir entendre\nde longtemps Mlle Demougeot dans Parsifal, qui vous arrête ?\nCar on ne joue plus Parsifal !\nMais à son défaut & à celui de son interprète (ce qui est une manière de\nparler) vous pourriez entendre tous les jours et souvent deux lois par jour\nMademoiselle Chenal, une artiste assez forte qui chante et mime sur lair\npourtant majestueux de notre Marseillaise une espèce de gigue désarticulée :\ncette danse ne rappelle heureusement que de très loin la Marseillaise mais cela\nvaut presque le voyage, je vous jure!\nEt puis, d'ailleurs, que craindriez-vous désormais, puisque M. Wilson s'est\ndécidé à faire respecter vos existences !...\nO lointaine Edha, vous n'aurez pas vu Paris pendant la guerre ! Vous n aurez\npas connu ce sublime Paris, lucide, calme, farouche & spirituel! Pleurez,\nlointaine Edna, cest un Paris merveilleux que ce Paris printanier qui sent\nbattre dans son cœur la palpitation de toute la France nouvelle. Pleurez,\npleurez, de rester l étrangère, celle à qui Paris n aura pas permis de connaître\nson visage, son visage au regard si fixe, mais où la ferme espérance s étale\nparmi la douceur grave dun sourire, son visage, son visage pendant la\nguerre ! ,\n\nP. c. c."}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "8", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaf19150701-01.1.8", "texte": "un BOIS de I'ARGONNE de A. OZENFANT"}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": "9", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaf19150701-01.1.9", "texte": "LÀ-BAS...\nRENÉ-ADOLPHE DRANCOURT\n2 Juin 1915.\n(Sonnet)\nCharmante fut l église où, d'un canon rageur.\nLe Vaincu s'acharnait, ivre de la voir belle...\nSur les piliers rompus la voûte s'amoncelle,\nMêlant à ses gravats des débris de ferveur.\n*\nDolente, une madone à la grille du chœur\nChancelle ; un angelot s'accroche encor d'une aile.\nOffrant en holocauste un corps qui s'écartèle,\nLe Grand Supplicié pardonne au Destructeur...\n★\nDans ce trou lumineux, vidé par la mitraille\nDe ses vitraux discrets aux doux tons de grisaille,\nS'encadre, en un ciel pur, un cerisier fleuri...\n*\nLa iSature Eternelle, en sa force intégrale,\nSurvit... Lin jeune enfant vient de pousser un cri ;\nPlus loin sonne d'un coq la clameur triomphale !\n\nLE MIRACLE DES FLEURS\nLES JOURNAUX.\nJ.N.Jaurs. Biguer\nDernièrement, au milieu d'un jardin\npublic où jouaient des enfants, une\nbombe est tombée sur des fleurs qui\nl'ont empêchée d'éclater.\nMon Dieu, vous employez toutes les choses... même\nLa plus petite, ou la plus douce, ou la plus belle.\n& vous faites parfois un bouclier suprême\nDe la fragilité d'une fleur, ou d'une aile.\n★\nLa défense de l'homme est un vain stratagème,\nJ , \" . O y\nvr c est assez pour vous qu une corolle frêle,\nSupportant sa rosée ainsi qu'un diadème,\nMette sa grâce entre la bombe & la dentelle.\n★\nCe qui compte n'est pas la force ni la taille ;\nUn jardin se défend mieux qu'un champ de bataille;\nIl n'y a pas besoin de feu ni de cuirasse\n★\nPour protéger la boucle blonde sur la joue.\nQuand vous ne voulez pas qu'une chose se fasse\nVous mettez un rosier près d'un enfant qui joue,"}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "10", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaf19150701-01.1.10", "texte": "dessin de ABADIE\nL'INVASION"}, {"page_pdf": 11, "page_imprimee": "11", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaf19150701-01.1.11", "texte": "à propos d'un discours\nAmed Atrabile.\n« Il est réconfortant, tandis que le canon gronde aux fron-\ntières voisinesy de pouvoir penser aux choses de Vart & de\ndonner ainsi au monde le grand exemple de sérénité que lui\ndoivent les peuples loyaux, les peuples sains, les peuples\nforts. y>\nensée supérieure que, sous la forme habi-\ntuelle des discours officiels, exprima\nM. Dalimier, notre sous-secrétaire aux\nBeaux-Arts, comme il inaugurait l'expo-\nsition du Guildhall.\n(& combien elle justifie un effort comme celui de l'Elan ? quand certains médiocres disent\npompeusement : « le sang coule à flot, & vous rêvez »!)\nL art, cest le plus bel enfant des civilisations & le plus pacifique, aussi met-on la destruction des\ncathédrales parmi les crimes odieux : cest que lart demeure quand périssent les formes sociales.\nAssassiner un homme lèse le présent, assassiner une œuvre d'art est un crime qui mutile l'avenir!\nNous nous battons moins peut-etre pour la defense de nos droits actuels que pour préserver notre\nesprit, qui doit nous survivre.\nDéfendre nos monuments du passé, là-dessus tous s'accordent & le ministre prononce un beau\ndiscours, mais est-il dans les desseins de ce meme ministre que lon profite de la guerre pour faire la\nguerre à nos jeunes artistes ? Cest bien, cette amitié des belles choses du passé, belles choses rendues\nplus touchantes encore par tant de barbarie, mais que diable, les cathédrales aussi furent modernes\nun jour! & voici que sous couleur de nettoyage national des bonzes officiels s'en prennent aux audaces\nde nos artistes!\nPour eux est contaminé de germanisme tout ce qui n'est pas Louis XIII, XIV, XV, XVI, ou Pompier.\nPlusieurs de ces braves messieurs de 1 Institut, ayant passé 1 âge des audaces, ne les comprennent\nplus, meme ils sen effraient; mieux, ils les taxent d étrangères. De bonne foi, ils croient que ce leur\nhaute situation » les désigne comme libérateurs du génie national. Nous avons eu déjà M. Saint-\nSaëns voici que les peintres se sont piqués au jeu, mais ceux-ci s'attaquent aux Français !\nGrandes occasions & petits profits ou bonnes intentions ridicules ? Se croire capable d'expurger,\nquelle bonhomie ! & penser que des expositions sans jury, qui se parent d'allures nationales (ouvertes\nà tous les Français), se donnent le droit d exclure délibérément tel ou tel de nos jeunes peintres ardents,\npeut-être frondeur, mais Français que diable!....\nUn de nos amis nous communique la lettre suivante qu'il adresse à M. Léon Bonnat & qui donne\nun exemple\nA Monsieur le Président de l'Exposition des Œuvres des Artistes originaires des Départements envahis.\nMonsieur,\nExposant, invité par le Comité, porté au catalogue* artiste notoirement professionnel, originaire de j'ai vainement\ncherche mes toiles : elles sont encore dans le bureau du secrétaire.\nMonsieur le secrétaire X. à qui je témoignai de ma surprise, me répondit d'abord en me demandant si j'exposais au Salon des Artistes\nfrançais ou de la Nationale Je lui repondis par V affirmative. lime demanda alors si ces toiles en particulier y avaient été exposées —\nelles sont médités . — C est la certainement la raison de votre exclusion, afjirma-t-il\nJe m'étonnais ; il me dit que c'était probablement question « de convenance » & il me montra une petite femme troussée, exclue\nJe lui montrai mes toiles représentant : Une réfugiée — Une allée d'arbres au bois de Fayet — Les vieux remparts de Péronne.\nIl m affirma alors que c était cependant question de convenance, vu la tendance de mon art ; il me fit comprendre sans douceur que\nmon ar aval sein e une ion e pour l art français , il m assura aussi que s'il n'était pour rien dans mon exclusion, il ne m'aurait pas\nnon plus cependant accroche si on lavait consulté, car on avait voulu faire une exposition d'un certain genre\ndémarche UmiS tOUJOUrS essa-?er de tâcher de m'arranger avec Monsieur le Président, quoiqu'il fût persuadé de l'inutilité de cette\nVraiment stupéfait, je me retirai, en m'étonnant de semblables intrigues & de ces raisons, dont aucune n'empêche que je sois de\n, peintre et invite. r 2 J\nAvant de connaître les raisons du Comité, je considère cette exclusion comme une offense personnelle, la qualité ou la tendance ne pouvant\nTJZ 7 tl™S Cf orëaV-lsatlon ouverte aux artistes des pays envahis dont je suis. Je vous prie, afin de réparer, dans la\nmesure au possible, le préjudice moral que me cause mon exclusion, de me faire exposer honorablement, sans retard.\nLa place, a ailleurs, ne manque nullement, ainsi que je Vai constaté hier.\nJe vous prie de recevoir? Monsieur le Président, mes sentiments distingués.\nM. Léon Bonnat, président d honneur, répondit qu'il était président d'honneur; notre ami écrivit au\nprésident du Comité, qui ne répondit pas du tout.\nAprès mille péripéties, lassé, il retira ses toiles & comme il venait les chercher, on eut cette parole\nadmirable d inconséquence : <( Vous ne nous ferez pas cette injure I »\nAh ! mes bons messieurs, l'art international, voyez-vous, ce n'est ni cette audace, ni telle autre, ni telle\nioiie meme, mais cest celui qui permet à ces internationales & toujours semblables ballerines roses\n(comme celles de M. Léon Comerre) de couvrir les cimaises d'Europe et d'Amérique. A Paris, à\nLondres, a New-York, à St-Pétersbourg, à Bome, à Berlin, au Japon même, on les revovait périodi-\nquement & signees d'un nom célèbre ou inconnu.\nSingulière aberration de ces médiocres : ils expurgent & voilà la sélection tout à fait internationale.\nI I 11 /A JL 1' ¥ , _ _ 1 _ 1 T*\\ k S m\nQu'on en juge à l'Ecole des Beaux-Arts!"}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "12", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaf19150701-01.1.12", "texte": "les écossais & la sablaise\nBOIS ORIGINAL DE LABOUREUR"}, {"page_pdf": 13, "page_imprimee": "13", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaf19150701-01.1.13", "texte": "les dames à la ford\nAMED ATRABILE.\nD'abord, voici des mois que cela dure : impossible de sortir sans rencontrer les héroïnes, sans\ncroiser certaine auto Ford, constellee de grandes, de moyennes & de petites croix rouges : par\ndevant, par derrière, sur le pare-brise, sur les portières, sur le capot, à droite, à gauche, &je\ncrois au-dessous. On fait bien de se protéger (quoique cette amulette soit en général, pour l'Alle-\nmagne, une assez mauvaise recommandation). Au front, il faut craindre les artilleurs, les mitrail-\nleurs, la mousqueterie, les crapouillots, les grenades à main avec ou sans rugueux, les catapultes,\nque sais-je encore, le 77 & le 420 & tous les calibres intermédiaires. A Paris, il y a les Zeppelins\n& les Taubes. Il y a aussi de braves gens pas méchants qui n'aiment pas voir une auto conduite\npar une femme. Il y aurait aussi les excès de vitesse, enfin toutes sortes de dangers. On ne\nsaurait pousser trop loin les précautions ; l'Allemagne, il faut bien le reconnaître, elle, n'en\nnéglige aucune.\nL'héroïne a une voisine que je crois aussi héroïque ; toutes deux portent le chapeau de boy-scout,\nle parapluie du chauffeur, austerement noir, elles l'arborent par les temps les plus bleus (prouvant\njusqu à 1 évidence qu elles sont prêtes & que l'orage même improbable ne saurait les faire\nhésiter). Elles portent aussi des bottes.\nA Passy, à Montrouge, à l'Opéra, ici & là, au Bois même, les héroïnes passent, - passent,\ndépassent & repassent, si bien que la foule se demande si elles ne sont pas übiquistes.\nUn jour, avenue des Champs-Elysées, ce fut comme un bouquet de fleurs : des gerbes,\ndes gerbes, d où émergeaient noblement raides, comme il sied à deux héroïnes, les deux héroïnes.\nQuelquefois les dames de la Ford s en vont en guerre : l'autre jour elles foncèrent droit sur moi\nde toute la force de leurs quatre maigres cylindres. Heureusement la conductrice conduit\nmal & me manqua : je l'y aidai.\nPourquoi je les appelle héroïnes, me demande le paysan du Danube ?\nNe faut-il pas un admirable héroïsme pour consentir à paraître aussi ridicules ?\nQui nous délivrera de ces grotesques agaçants qui gâtent la rue quand il y a du drame\ndans l'air !\n\nUNE ENQUÊTE\n\nII\nNotre collaborateur dirigea ensuite ses pas vers la fosse\ncommune & carrée où les ours sont retenus. Comme\nil s'approchait, un murmure atteignit son oreille. Au\nbord de la grille, il regarda. Mélancoliquement sur\ndeux pattes lourdes & molles, un ours au pelage brun\ndansait; ses yeux, noyés de langueur, écoutaient une\nmélodie lointaine, & il se laissait bercer au rythme de\nla musique de son rêve. — Il s'arrêta poliment lorsque\nnotre collaborateur lui adressa la parole, & voyant le\ntour que prenait la conversation, il s'en fut vers une\npetite hutte, & en revint coiffé d'une casquette mos-\ncovite. Puis une patte au cœur, il dit :\n\nL'OURS\n— Mort & damnation ! ces Allemands, ces archi-\naristocrates regardent toutes les autres créatures\navec l'insolence du seigneur & maître !\nIl nous enlèvent femmes & enfants, nous enchaî-\nnent, nous battent, nous tuent pour vendre notre\npeau & notre graisse ;\n& ils se croient permis ces forfaits, surtout contre\nla race russe, & ils appellent cela les droits de\nl'homme.\nLes droits de l'homme ! les droits de l'homme ! &\nqui vous les a octroyés? ce n'est pas la nature,\nelle n'est pas dénaturée à ce point.\nAllemands, valez-vous mieux que nous à cause de\nvos arts & de vos sciences! Nous autres, nous ne\nsommes pas des crétins pourtant !\nNotre collaborateur nota ces paroles mémorables sur\nson calepin, puis pour compléter & préciser son en-\nquête, il s'approcha d'un gardien & lui demanda le\nnom de cet ours inspiré.\n— Atta-Troll, lui fut-il répondu.\n(Suite au prochain numéro.)"}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "14", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaf19150701-01.1.14", "texte": "Sùr que c'est le mieux informé, regardez-moi tous ces blancs !\ndessin de CHAZALVIEL\n\nl'Elan\nil paraîtra chaque quinzaine, à partir du 15 avril, sur beaux papiers de luxe hollande, arches, vergés, japon, de\nformat in-quarto raisin (25X32,5) — typographie très soignée — couleur posée à la main par Saudé, coloriste,\nil publiera des bois, des eaux-fortes, des lithographies, en noir et en couleurs,\nle numéro sera vendu 1 fr. 25.\nabonnement pour 12 numéros, en France: 15 francs.\nà l'Etranger : 20 francs.\n11 sera tiré quelques exemplaires de grand luxe sur japon impérial au prix de 5 francs le numéro 60 fr. pour\n12 numéros, les numéros des abonnés à l'édition de luxe porteront le nom du souscripteui et seront signes par\nle directeur-gérant.\n\nà nos lecteurs\nLa Direction.\nBeaux jours et soleil, beaucoup de nos lecteurs quittent Paris pour la nature. Il est certain que notre vente se\nressentirait lourdement de ces départs; or, /'Elan qui a pour seul but la défense de lart français et de\nF esprit français se vend au-dessous du prix coûtant; il se doit d'éviter de grosses pertes pendant l été pour\npouvoir reparaître en octobre, perfectionné encore. .\n(Nous rappelons à ce sujet les nombreuses améliorations que nous avons successivement apportées a\n/'Elan : couleur posée àla main, augmentation des pages, etc )\nNous ne donnons pas les raisons à côté (mobilisation du personnel...): notre œuvre est utile, nous voulons\nquelle vive longtemps, nous désirons éviter les pertes de la saison d'été et, comme plusieurs journaux\nartistiques, nous donnons rendez-vous à nos amis en octobre.\nNaturellement, nos abonnés verront leur abonnement prolongé proportionnellement. „ ,\nNous remercions vivement les lecteurs de leur appui qui a si efficacement soutenu nos premiers efforts,\nnous ferons tout le possible pour les intéresser encore davantage à notre œuvre."}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "15", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaf19150701-01.1.15", "texte": "POUSSIÈRES\nJupapards.\n\nameublement\nMonsieur Seg..n est un homme de goût. Dans son bureau du Sous-Secrétariat d'État des Beaux-Arts il fit\ndécrocher quelques vieilleries & sortir de crasseux fauteuils verts. En France on admet le goût de la propreté\ncela n'est pas méchant. '\nMais ne voilà-t-il pas que la sotte moquette à ramages est remplacée par une simple moquette grise ! les fauteuils\ndirectoriaux par de sobres sièges modernes :\nCe fut une révolution : au boche, au boche !\nIgnoriez-vous monsieur S. .ui. qu'il convient qu'un fonctionnaire républicain s'asseye dans un fauteuil Louis Ne.\n\nune découverte\nUn de nos plus distingués pilotes d'aéronefs, monsieur K aurait trouvé un moyen simple de doubler notre\nflotte de dirigeables. Au moyen d'un simple procédé d'aterrissage nouveau, il double chaque unité.\n\nune annonce\nUne annonce du Times fait appel à tous les chiens et chats de la Grande-Bretagne pour qu'ils souscrivent\nchacun 60 centimes au fonds destiné à venir en aide aux soldats.\nQuel peuple léger, ces Français !\n\nflorilège cherfîlial n° IV\n«Je crois qu'il est inutile de se mettre en frais d'imagination... »\nGénéral Cherfils, Echo de Paris, 15 juin.\n★\nUn beau jour arrivait, avec l'allure et un costume très humbles,\nun inconnu qui entrait dans les boutiques, achetait des choses\nextraordinaires : cravates, dentelles, bimbeloterie, ombrelles,\ncasseroles.\nGénéral Cherfils, Echo de Paris, 28 juin.\n★\nJ'imagine que nos cavaliers russes ont dû s'envoler avant d'en\nsouffrir, ou mieux se mettre à pied pour tenir des contre-lignes\nface aux Boches & les passer ensuite à leur infanterie revenue\nà la rescousse.\n:k\nIl faut saluer le nom du « Bourgogne » russe qui a lancé cette\ncharge, le général Volodchenko. Je m'assure que c'est un\nbougre de première grandeur.\nGénéral Cherfils, Echo de Paris, 23 juin.\n★\n« Pour entretenir la vague de pessimisme... ils ont jeté dans\nl'air le bluf... »\n★\n« Les naissants de 1914... ne sont pas encore soldats en 1915. »\n★\n« Il convient de ne considérer que les populations des années\nqui (/oi'respondent aux années de la naissance... »\n« Celles des trois Allemagnes, la Turquie comprise. »\n★\n« Aux mensonges répercutés par les agents boches. »\n★\n« Le jour est prochain où leur offensive reprendra des ailes. »\nGénéral Cherfils, Echo de Paris, 19 juin.\n★\n« La surprise a deux ailes, selon l'expression du général Cardof,\nle grand penseur éclairé de la lumière du matin (?). Ces ailes\nsont le secret & la vitesse. »\n★\n« Aujourd'hui... le mouvement vainqueur a les ailes coupées\npar les cisailles qui tordent les fils de fer barbelés. »\n*\n« Il n'y a qu'à faire monter ces monoplans excellents par les\nartistes... »\n★\n« Ces raids, c'était la surprise au bout du mouvement. »\n*\n« Rapprocher le travail utile de nos escadres de Pair du concert\ndes armes. »\n★\n« L'avionnerie.... »\n★\n« Voici que le communiqué officiel du 18 juin répond à ce\nvœu, au moment même où je l'exprime. »\nGénéral Cherfils, Echo de Paris, 25 juin.\n★\n« Je n'ai pas compris les craintes qui ont pris l'alarme. »\n*\n« Il est assurément fâcheux que nous n'ayons pas pu ouvrir\nune poterne militaire ou diplomatique... pour y faire passer\ndes approvisionnements. »\nGénéral Cherfils, Echo de Paris y 14 juin.\n★\n« Le mur boche vacille... sa résistance passe de la valeur du\nciment armé à celle du torchis. »\n★\n« Nos amis vont faire tache d'huile... Rien n'est plus clas-\nsique. »\nGénéral Cherfils, Echo de Paris, 15 juin.\n*\n« Ce succès diplomatique déjà important, la reprise de la\nGalicie. »\nGénéral Cherfils, Echo de Paris, 2 juillet.\n\nce numéro a été imprimé par la Société Générale d'lmpression, 2i, rue Ganneron, à Paris, J. Van Gindertaele étant directeur, pour Amédée Ozenfant, directeur-gérant de l'Élan"}]}