{"numero_id": "bm-bmtnaai-1905-04-01", "volume": "bmtnaai_1905-04_01", "ocr_sha256": "bdd010e0d3dd5edf970916c348af106c325bfcf32231a755dff90924e349bf6d", "source_tei": "https://github.com/Princeton-CDH/bluemountain-transcriptions/blob/main/periodicals/bmtnaai/issues/1905/04_01/bmtnaai_1905-04_01.tei.xml", "source_mets": "https://github.com/pulibrary/BlueMountain/blob/main/metadata/periodicals/bmtnaai/issues/1905/04_01/bmtnaai_1905-04_01.mets.xml", "url_numero": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190504-01", "articles": [{"article_id": "bm-bmtnaai-1905-04-01-c002", "article_bluemountain": "bmtnaai_1905-04_01#c002", "volume": "bmtnaai_1905-04_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 2", "page_fin": "couv. 2", "image_debut": 2, "image_fin": 2, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190504-01.2.2", "titre_corps": "A Giovanni Marradi", "titre_sommaire": "A Giovanni Marradi", "signature_source": "F. 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M.\n0 Poète, ton rève éblouissant flamba de pourpre\net de riches brocarts, comme un grand orifìamme\nenveloppant d'orgueil Luorece Borgia,\ndont le corps souple d'amazone\ns'abandonne à l'encolure d'un coursier,\nqui s'avance à longs pas moelleux,\ndans l'immense emeraude ensoleillée des plaines.\nParmi l'escorte bariolée de ses prélats\ntout chamarrés et tintinnabulants,\nson clair profìl épouse l'eventail des feuillages,\net le galop figé des montagnes lointaines.\nEt les gourmettes sonnent, monotones,\nsur la cadence apprivoisée d'une rivière,\nqui traine en la chaleur fertile de la brise,\nun nonchaloir de fleurs et de nuages refletés.\nL'espoir de rafraichìr l'acre nausee du Rève,\n— cette blessure inguérissable\net qui ronge nos muscles d'animai\nguida ton àme nostalgique, tei un yoilier pensif,\ndont les voiles vermeilles et soules de soleil,\nroucoulent en quètant la brise favorable,\nde promontoire \"en promontoire,\nen la bonace monotone de l'ennui....\n« Par delà les miroirs fallacieux des horizons,\nquand verrons-nous s'éclore le golfe d'or\ntout pavoisé d'azur, où reposer enfin\nla fiévre des antennes et le sanglot des chaìnes ?...\nEt la mélancolie des soirs Adriatiques\nyint effeuiller ses roses au creux des voiles noires\net couronner tes màts d'un diadème d' Étoiles.\nQu' importe les oaquets des niveleurs balourds,\net leurs croassements parlementaires.\npuisqu'enfin, tu brandis la torcile aux eheveux droits,\neri chantant le heros de Caprera,\nGaribaldi, et son manteau couleur de l'avalanche,\net sa voix de toesiii qui s'affole,\net son illuminant sillage d'incendio !...\nRegardez ! Ecoutez l'essor des strophes d'or,\nenvolóes vers le ciel à tire d'ailes sonores !...\nLes Yoiles sur les flots, les Nuages au eouchant,\nbombent dejà leurs joues de seraphin,\nsoufiiant dans les buccins orageux de la mer,\nla sanglante Epopee de ton ame guerrière,\nhéro'ique Italie au grand cceur volcanique !..."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1905-04-01-c004", "article_bluemountain": "bmtnaai_1905-04_01#c004", "volume": "bmtnaai_1905-04_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 2", "page_fin": "couv. 2", "image_debut": 2, "image_fin": 2, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190504-01.2.3", "titre_corps": "{PubInfo}Nei pròssimi fascicoli pubblicheremo JCahn,", "titre_sommaire": "{PubInfo}Nei pròssimi fascicoli pubblicheremo JCahn,", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 2, "page_imprimee": "couv. 2", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190504-01.1.2", "debut_caractere": 1925, "fin_caractere_exclue": 2104, "texte": "Nei pròssimi fascicoli pubblicheremo JCahn,\nFtegnier, E. Verhseren, F.Viélé-Griìlìn, Stua A.da\nNegri, Térésah, Vittoria JLganoor, Hèlène Vacar esco, A.. C. Swinburne, W. B. 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T. MARINETTI\ne SEM. BENELLI,\nGrazie dell'invito squisitamente cor-\ntese. \"Poesia,?, mi pare pubblicazione\neli bella audacia e di altissimo significato\nartistico e sarò felice di mandare ad\nessa qualche umile verso.\nE gra zie al poeta Marinetti del pre-\nzioso dono che ha voluto farmi coli1 invio\nde1 suoi scritti. « La Conquete E-\ntoiles ÌI è un meraviglioso poema pieno\ndi misteriose possenti caotiche armo-\nnie. « La momie sanglante » fa fremere.\nCoi migliori augurii pel trionfo di\n6S Poesia 99 e un saluto ai direttori-\npoeti.\nA.da Negri.\n23 Mars 1905.\nMON CHER POÈTE,\nVotre \" Poesia 99 est une belle\nrevue. Elle était nécessaire. Vous Vavez\nfaite.\n»«••••••• • •\nCróyez, mon cher poète, à mes sen-\ntiments les meilleurs.\nPaul Pori*\nL'opinion qui consiste à considérer les\npoètes cornine des étres fossiles, sortes de cu-\nriosités arcaiques, bonnes tout au plus à peupler\nles musées des antiquités, tend malheureuse-\nment à se généraliser, et il faut une foi robuste\nen la Muse pour se livrer à l'heure actuelle\nau sport plutòt e; yieux jeu n de la ballade et\ndu sonnet. Au tliéàtre, le vers se défend en-\ncore, à condition d'ètre dit par Mou.net ou\nSarah Bernhardt. Mais en librairie, à quels\nsuccés peut-il prétendre, au milieu de l'indiffé-\nrence generale, que le silence de la critique,\nsur tout ce qui est son domain©, ne fait qu?ac-\nce ntuer ?\nCette décadence de la poesie est regrettable\nà plus d'un ti tre. Non seulement l'esprit fran-\ncaise se détourne d'une voi e à la quelle il doit\nses plus beaux succés littéraires, mais encore\nnotre estliétique generale souffre profondément\ndans ses ceuvres vives, de ce mépris injuste\nque l'on professe a l'heure actuelle pour l'ale-\nxandrin. Le poète a sa mission en ce bas monde.\nSon vers doit marteler nos joies et consoler\nnos douleurs, célébrer nos triomphes et pleurer\nnos défaites. Un peuple qui n'a plus de poétes\nest un peuple dont la sensibilité s'émousse,\ndont le cceur se ferme aux beaux et nobles\nsentimeats. La décadence de la poésie, c'est le\ntriste aveu de notre vulgarité et de notre mer-\ncantilisme. Nous méritions une lecon. Elle\nvient de nous étre donnée. Ce sont les u étran-\ngers » maintenant qui écrivent... en prose ry-\nthmée les meilleures poésies francaises. Aprés\nEenée Vivien qui, si je ne me trompe, est\nd'origine americane, voici Marinetti, le distin-\ngue directeur de catte merveilleuse revae in-\nternationale IPoesia, qu'il à fondée à Milan,\nsans doute pour nous - faire honte. Son beau\nlivre Destraction, qu'il vient de publier chez\nl'éditeur Messein, nous révèle une ame rare et\ndelicate, sur laquelle a glisso le scepticisme.\ncontomporain. M. Marinetti, blen quo ne s'at-\ntachant pas aux consonances, est non seule-\nnient un poeto dans toute la force du terme,\nmais un convaincu. Il ne croit pas à la neces-\nsitò de la rime pour faire de la bonne poésie ;\nses étranges poèmes lyriques, qui no reposent\nque sur la torco du rythme et la beauté de\nl'idée, sont uno des choses los plus originales\nqu'il nous soit donné do lire. Et l'on croit en-\ntendre parler l'auteur lui-méme, dans cette ex-\ntraordinaire c; Chanson du mendiant d'amour 11:\nCar je suis le mendiant affamò d'Idéal,\nQui va le long des gréves,\nQuètant l'amour et les baisers\nDe quoi nourrir son rève...\n(( JEJ0 Gri-Z JBlas »• -\nF. T. Marinetti vient de fonder, à Milan, une\nrevue internationale, JpQQSia. Son premier\nnuméro est plein de promesses. Le soinmaire\nrèunit les noms de Giovanni Pascoli, Léon\nDierx, Giovanni Marradi, Guido Mazzoni, G.\nd'Annunzio, Paul Adam, Gustave Kahn, Schure,\netc. Les poètes, avant les peuples, ont proclamò\nla République universelle.\n« Jha Petite Flépuhlique ».\nM. F. T. Marinetti, qui a beaucoup con-\ntribué, par des conférences et des récitations\nde poèmes, à répandre en Italie la littérature\nsymb oliste, vient do créer une revue uni ver-\nseli© : iPoesia.\nL'intention du fondateur est exceliente et\nles deux premiers fascicnles de JPoeSia\n(février et mars) la réalisent par faitement.\nLe n° 1, dédié a Giosuè Carducci, débute\npar un fragment de la Nave de d'Annunzio,\ncjue suivent des vers de MM. Paul Adam, Sem\nBenelli, A. Colautti, Gustave Kahn, E. Schuré,\nMari netti, C. Mauclair, Catullo Mendès, E. Mo-\nscerino ; un poèmo en prose de M. de Régnier\net un fragment de prose poétique de M.me Ba-\ncliilde; et aussi des vers de Fred. Bowles et\nde Laurence Alma Tadema.\nLe fascicule de Mars ouvre sur un poèmo\nde F. Mistral et il contient une ballade de M.\nPaul Fort, un extrait inédit de la Chanson de\nJehanne d'Are de M. Ciò vis Hugues, quatre\nromances de M. Stuart Merrill, des poèmes\nd'auteurs italiens et anglais, — et, aussi, un\nportrait de M.me la Comtesse de Noailles.\n« lì'lercure de Franco ».\nThe second number of JpoeSia that\ninteresting international journal has just been\nissued from Milan. It opens with some remar-\nkably fine stanzas entitled u Lou Henegat »\nby F. Mistral, the Provencal poet, whose work\nis accompanied by a clever translation into the\nItalian by Vitaliano Ponti, Arturo Colautti re-\nsumes his long poem u La Conquista » which\nwill be concluded in the next number. Cosimo\nGriorgieri Contri writes some delicate Italian\nlines entitled u La Carmelitana w, and these\nare succeeded by a beaatiful French u Pastoral J?\nby that graceful writer Paul Fort, whose mor-\nning thoughts are lovely as the pictures ot\nCorot. G-ustave Kahn contributes some happy\nfancies dedicated to F. T. Marinetti, and Ma-\nrine tti himself, that young conjuror of maje-\nstic dreams, is represented by his clever u La\nFolie des Maisonnettes » The English school\nof poetry is again identified with the work of\nMr. Fred. Gr. Bowles, who contributes one of\nhis charming u Lake Lyrics » entitled u iNoon. n\nAmong other contributors to this magazine of\nmany languages are Helene Vacaresco with her\ntender lines, Stuart Merrill, the Countess Vit-\ntoria Aganoor Pompili, Sem Benelli, and the\nComtesse de Noailles.\n(( Pal Mall Gazette »*"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1905-04-01-c006", "article_bluemountain": "bmtnaai_1905-04_01#c006", "volume": "bmtnaai_1905-04_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 4, "image_fin": 4, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190504-01.2.5", "titre_corps": "La bellezza della donna italiana", "titre_sommaire": "La bellezza della donna italiana", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 4, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190504-01.1.4", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1900, "texte": "La bellezza della\ndonna italiana\nInchiesta internazionale di Poesia\nI grandi poeti d'ogni tempo e\ndi ogni nazione, dal Petrarca al\nGoethe, dal Byron al Lamartine,\nhanno cantato in versi immortali\nla sovrana bellezza della donna\nitaliana.\nCi è parso quindi nobile e adatto\nai molteplici aspetti di FOMSIA\nindagare quali sensazioni estetiche\nquesta bellezza ispiratrice abbia\nsuscitato nell'anima dei poeti stra-\nnieri contemporanei.\nA questo fine abbiamo rivolto ai\nmaggiori poeti e letterati d'Europa\nla seguente domanda :\nVe ni He z nous dire eu vera 011\nen prose ce que\nla beauté inspiratriee\nme ìtalienne en zijontani vos\nimpressiona inédìtes et vos sou-\nvenirs personnels.\nCi'sono già pervenute risposte\nsottili e profonde di Maurice Bar-\nres, Sar Peladan, Paul et Victor\nMargueritte, Jules Claretie, Fran-\ncois de Curel, Camillo Mauclair,\nÌ '\nGustave Kahn, Rachilde, Edouard\nRod ecc. ecc. che pubblicheremo\nnei prossimi numeri.\nPrimo concorso eli POESIA\nPoesia \"bandisce un Concorso annuale ita-\nliano, fra i suoi soli abbonati, per la miglior\npoesia scritta in lingua italiana di qualunque\nargomento, genere e metro.\nIl poeta prescelto riceverà in premio\nLire 500 ;\ned una targa appositamente incisa e scolpita\nin argeuto.\nPoesia darà tutto il suo appoggio al vin-\ncitore : pubblicherà il suo ritratto, la sua bio-\ngrafìa e, al posto d5onore in prima pagina, i\nversi premiati.\nI manoscritti devono essere inviati alla\nDirezione via Senato, 2, Milano, non più tardi\ndel 30 Giugno 1905.\nOgni manoscritto deve recare, come per\nfirma, un motto che sarà ripetuto su una busta\nnon trasparente e ben suggellata, contenente\nil nome del poeta e la ricevuta del proprio\nabbonamento.\nI versi saranno giudicati dai direttori di\nPoesia:\n* .SEM BENELLI, F. T. MARINETTI, VITALIANO PONTI.\nPer abbonarsi a Poesia basta inviare una\ncartolina vaglia di lire dieci alla Ammini-\nstrazione, via Senato,- 2 — Milano."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1905-04-01-c007", "article_bluemountain": "bmtnaai_1905-04_01#c007", "volume": "bmtnaai_1905-04_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 4, "image_fin": 4, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190504-01.2.6", "titre_corps": "FOCHI MONTANI", "titre_sommaire": "FOCHI MONTANI", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 4, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190504-01.1.4", "debut_caractere": 1902, "fin_caractere_exclue": 4129, "texte": "FOCHI\nMONTANI\nella Fiaccola sotto il\nmoggio che percorre\nvittoriosame.nte le\nma sfiori scene italia-\no o\nne e die reputiamo una delie più geniali tragedie\ndi Gabriele d'Annunzio, parleremo adeguata-\nmente. alla sua prossima pubblicazione in\nvolume.\nA proposito delle innumerevoli inesattezze\nstampate in Italia e altrove sul simbolismo\nfrancese contemporaneo, e rispondendo anclie\nad alcune domande rivolteci dai nostri lettori\nsullo stesso argomento, togliamo dal volume\nLa Poesie Nonvelie dell'eminente critico lette-\nrario del Figaro. André Beaunier questo, giu-\ndizio assolutamente definitivo:\nu II me semble d'abord quo l'enterreirent\ndu Symboli sme était un peu prématuré. Crai-\ngnons les inhumations liàtives !\nu Parmi les grands poétes symbolistes, je\nne mentionnerai, pour abréger, que ceux-ci :\nGustave Kahn, Emili Verhaeren, Francis Yielé\nGrifnn, Maurice Maeterlinck, Henri de Eégnier.\nVoilà cinq nonis tels que, peut-ètre, nulle école\ncontemporaine n'en trouvèrait cinq aussi beaux\nà citer. Gustave Kahn, inventeur étonnant ima-\ngination fastueuse, apte à susci ter les plus\nneuves visions. à créer les plus ensorcelantes\nmusiques : Emi le Veriiaeren, halluciné, lianté\nde fantasmagories redoutables et belles, terrifìé\ndu spectacle que son rève lui suggère, évocateur\ndes féeries qui dorment au fona des ténèbres\nde l'àme ; Vielé-Griffìn, subtil, sage et melo-\ndieux, niétapliysicien délicat, penseur attentif,\nincertain quelquefois entre l'allégresse de la\nvie et la mélancolie du souveuir; Maurice Mae-\nterlinck, qui -tarava des phrases imprévues\npour rendre évident et palpable le mystère\nessentiel du Destin, de la Mort, de l'Existence\net de toute réalité ; Henri de Régnier, dont\nc'est le privilége merveilleux de n'apercevoir\nles idées que sous la forme plastique, et dont\nl'ceeuvre est toute en images, parfaites de gràce\nou de majesté!...\nu Ces cinq poétes sont, je crois, bien por-\ntants: IÌs sont jeunes. Les derniers poémes\nqu'ils aient publiés ne sont pas trés anciens.\nJe ne saclie pas qu'aucun d'entre eux ait an-\nnoncé l'intention de passer à l'Humanisme....\nEn veri té, le Symbolisme n'est pas mort, et il\ny aurait de la précipitation désinvolte à vouloir\ncélébrer tout de suite sa pompe funebre n."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1905-04-01-c009", "article_bluemountain": "bmtnaai_1905-04_01#c009", "volume": "bmtnaai_1905-04_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 4, "image_fin": 4, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190504-01.2.7", "titre_corps": "{PubInfo}PUBBLICHEREMO NEI PROSSIMI FASCICLIOLI", "titre_sommaire": "{PubInfo}PUBBLICHEREMO NEI PROSSIMI FASCICLIOLI", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 4, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190504-01.1.4", "debut_caractere": 4131, "fin_caractere_exclue": 4985, "texte": "PUBBLICHEREMO\nNEI PROSSIMI FASCiOLIOLI :\nGIOVANNI MARRADI. -\n— ADOLFO DE BOSIS. - Esametri.\n— EMILE YERHAEREN: -\nmer.- — PAUL ADAM. -\ndoublé. — CAPEL. - Sonnet\n— GUSTATE IYAHN. - Lettre à Elle.\n— MARIA STAR. - La Citè eie V im-\npératrice. — FRED. BOWLES. - Lake\nrics. — ALBERT MOCKEL. - Deux\nChansons. — K. ROSENVAL. - Deux\nsonnets pour la — FÉLI-\nCIEN FAGUS. - La\n- Fantolini. —• DOMENICO OLIVA. -\nOde a Nietzsche. — AURELIO UGO-\nLINI. - Grottesco d'inverno. -— JULES\nLAFFORGUE. - Chanson\njolis. — ETTORE MOSCHINO. - Tri-\nstano e Isotta. — CIPPICO. -\n'■— ALFREDO ORIANI. -\nballo. — ALBERT SAINT-PAUL. -\nChanson gitane —\nVALENTIN MANDELSTAMM. -\nfitte. — JEAN EOYERE. - —\nENRICO FONDI - B —\nHÉLÈNE VACARESCO. - Que\n— JEAN LORRAIN. - — GIU-\nSEPPE BRUNATI. - L'\n— MARIE DAUGUET. - —\nERNEST GAUBERT. - Vamazone. —\nGUSTAVO . BOTTA. - —\nLOUIS PAJEN. - La mine."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1905-04-01-c010", "article_bluemountain": "bmtnaai_1905-04_01#c010", "volume": "bmtnaai_1905-04_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 4, "image_fin": 4, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190504-01.2.8", "titre_corps": "{PubInfo}POIEJIS IA. pubblica solamente", "titre_sommaire": "{PubInfo}POIEJIS IA. pubblica solamente", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 4, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190504-01.1.4", "debut_caractere": 4987, "fin_caractere_exclue": 5121, "texte": "JPOIEJIS IA. pubblica solamente\nversi inediti. —\nsizione delle poesie segue\nal possìbile l'ordine al f ah e-\naAìm * ■*\nheiico dei nomi"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1905-04-01-c011", "article_bluemountain": "bmtnaai_1905-04_01#c011", "volume": "bmtnaai_1905-04_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "1", "page_fin": "3", "image_debut": 5, "image_fin": 7, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190504-01.2.9", "titre_corps": "I GEMELLI", "titre_sommaire": "I GEMELLI", "signature_source": "Giovanni Pascoli", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 5, "page_imprimee": "1", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190504-01.1.5", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1081, "texte": "I GEMELLI\n\nChe sente il fiore cui la molle forza\ndi vita svolge i petali del boccio?\nQuel che sentiva allora la fanciulla,\nche si svolgea dal calice più bianca\ne più sottile, il collo cosi lasso,\nche lo piegava l'occhio di sua madre.\nLa neve già struggeva, ma non tutta:\nse ne vedeva qua e là sui monti.\nSpuntava l'erba, verdicava il salcio,\ne ravvenate ora mescean le polle.\nEra sui monti, era a bacìo la neve\nancora: ella si fece anche più bianca\ne più sottile : un pianto nella casa\nsonò: poi, la fanciulla era sparita.\nE il suo gemello la richiese al padre\nmeditabondo. Egli accennò lontano.\nE la richiese alla soletta madre,\nche gli sorrise, e lagrimò più tanto.\n« Sappi: è nel prato asfodelo... C'è bello...\nLieta, sebbene senza il suo gemello...\nNo, non è sola, ma tra un fìtto sciame...\nUn fiore hanno alla sete ed alla fame...\nSì: tu ci andrai... Sì: la vedrai... tra giorni-\nResta con me! S'ora ci vai, non torni! »\nMa il giovinetto andò per prati e boschi,\nsempre cercando. Un giorno seguì l'api\na un prato, le ronzanti api ad un fonte.\nNel fonte ritrovò la sua sorella."}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "2", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190504-01.1.6", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 1650, "texte": "Il giovinetto si chinò sul fónte,\ne la fanciulla apparve su dal fonte.\nEgli era mesto, ed. era, anch'ella, mesta.\nMa le sorrise, ed ella gli sorrise.\nAprì la bocca per chiamarla a nome;\nsubito anch'ella aprì la bocca a un nome.\nEd egli chiese, chi l'avea rapita,\nse lieta le era la solinga vita;\ned ella presto rispondea, ma troppo,\nch'ella parlava mentre egli parlava.\nEd egli tacque, ed ella tacque: allora\negli riprese, ma riprese anch'ella.\nE il giovinetto non intese, e pianse.\nE la fanciulla si confuse, e pianse.\nOra una voce chiamò lui : la voce\ndella sua madre che l'avea smarrito.\n« Ci chiama. Vieni con il tuo gemello\ndalla tua madre. C' è, con lei, più bello ! >\nElla rispose ; ma fondea nell'ansia\nle sue parole con le sue parole.\n« Qui non c' è fiori per il tuo digiuno 1\nTu sei nel prato ove non è nessuno 1 »\nLa madre ancora lo chiamò. Le labbra\nchinò... che freddo in quelle dolci labbra I\nLe diede un bacio sussurrando, Addio!\ned un gorgoglio udì nell'acqua: Addio!\nE il giovinetto s'alzò su dal fonte,\ne la fanciulla sparve giù nel fonte.\n« O madre I O madre ! È dove tu m'hai detto 1\nMa ella è sola, nel fonte soletto.\nNon ho veduto altro che il suo, di capi.\nNon ho sentito altro ronzìo, che d'api.\nNon ha vicine altre compagne care!\nNon ha quei fiori per il suo mangiare I\nVieni tu, madre : ella ritornerà I »\n€ O figlio 1 O figlio I- T'ha deluso un Diol\nIl fior che dissi è il fiore dell'oblio.-\nE tu non vieni dal fiorito prato\neh' è più lontano del cielo stellato !\nA chi ci va, gli è presso, come l'orto;\nma chi ne torna,' anche se arriva smorto\na-dove dormi, è tuttavia di là! »\nMa il giovinetto le afferrò la mano,"}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190504-01.1.7", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 1644, "texte": "e disse: « O vieni, se non è lontano! »\nE, giunti al prato, si chinò sul fonte,\ne la sorella venne su dal fonte.\nAh! ma nel fonte presso il suo sorriso\nc'era la madre col suo mesto viso!\n« O madre I O madre 1 Ecco che lei s'attrista\ndacché nel grave tuo dolor t'ha vista! »\n« O figlio! O figlio! Io sono lì pur quella!\nNon hai due madri ! E non hai più sorella ! »\nE turbò l'acqua. E madre e figlia sparve\noscuramente, qua e là, nel gorgo;\nfin che ondeggiando, tremuli, a fior d'acqua\nvennero ancora figlio e madre in pianto.\nEd egli allora oh! sì, capì! Ma venne\nper molti giorni al tralucente lago,\na rivedere in sè la sua sorella •\nche in lui viveva; ed esso in lei moriva.\nEd era il tempo che il nostro dolore\ncadea qual seme, e ne nasceva un fiore :\nun fior dal sangue delle nostre vene,\nun fior dal pianto delle nostre pene.\nEd egli fu il leucoio, ella il galantho,\nil fior campanellino e il bucaneve.\nE questo avea tre petali soltanto;\nerano a mezzo gli altri tre rimasti;\ne quello, sei, coi sommoli un po' verdi.\nCandidi entrambi, a capo chino entrambi.\nSpuntava il croco, il morto per amore\nbel giovinetto. E non fu lor compagno.\nE non l'Ai AI videro del giacinto\ndal vento ucciso. Non fioriva ancora.\nErano soli, soli ; chè la neve\nera sui monti, era a bacìo, tuttora.\nE qualche alato, ch'ebbe vita umana\ngià, come loro, già piangea, ma seco,\nsommessamente ; o dentro sè pensava\nqual pianto amaro ch'è poi dolce canto.\nI due puri gemelli esili fiori,\nfu breve la lor vita anche di fiori.\nAmor fu quello prima dell'amore.\nNon forse amore, ma dolor, sì, era.\nSparvero prima della primavera.\nFebbraio del 1905.\n\nGiovanni Pascoli."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1905-04-01-c013", "article_bluemountain": "bmtnaai_1905-04_01#c013", "volume": "bmtnaai_1905-04_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "4", "page_fin": "4", "image_debut": 8, "image_fin": 8, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190504-01.2.10", "titre_corps": "ÉLÉGIE D'AUTOMNE", "titre_sommaire": "ÉLÉGIE D'AUTOMNE", "signature_source": "Saint-Georges de Bouhélier", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 8, "page_imprimee": "4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190504-01.1.8", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 2710, "texte": "ÉLÉGIE D'AUTOMNE\nSaint-Georges de Bouhélier.\nIl fait gris ; nul rayon ne luit dans le vent lisse\nIl pleut non loin, là-bas.\nUn corbeau d'un grand voi d'angoisse piane et glisse\nJe gémis. Je suis las.\nJe songe aux lieures d'or de l'été quand l'air tonne\nD'un chaud crepitement\nFini! Voici venir le funéraire automne\nPorteur de longs tourments.\nIl traine par ici des relents de bitume\nSur des bancs de brouillard.\nJ'ai froid. L'ennui rongeur me perce d'amertume\nEt d'ardeur de départs !...\n*\n* *\nQue j'aimerais, fìlant loin de ces lieux moroses\nMe griser de couleurs,\nD'azur, de feux et de ce gout d'ambre et de rose\nQuapportent les cbaleurs !\nQu'il me plairait de fuir cette brume et la boue\nQue font ces gras charbons !\nSemblable à l'émigrant des routes je vous loue\nGrands bateaux vagabonds.\nPartir ! Ah ! S'en aller ! J'aime le3 équipages\nDes océans heureux.\nJe voudrais avec eux me rouler sur les plages\nDans les suds sulfureux.\nJe rè ve de brasiers de sable et d'herbe infuse\nD'éclairs de papillons,\nEt de tous ces geysers de soufre et d'or qui fusent\nParmi des tourbillons.\nAli ! la-bas ! Le roc sue et crève, et dans la vase\nTremblent de frais varechs.\n\"Un jet d'odeur j ai Ili du sol éclate et passe\nDans le silence sec.\nSur les arbres en fleurs rutilants d'aube bianche\nDorment des perroquets.\nEt de chauds arc-en-ciel tendus dans l'air épanchent\nLes jeux de leurs bouquets.\nLes voir ! Et puis pàmer deyant ces paysages\nSoudainement éclos !\nEntends, mon àme, entends qui t'invito au voyage\nL'appel des matelots.\nEmbarquons ! Embarquons ! Nous passerons la rade\nBercés sur les steamers.\nGonflez, voiles ; ronflez, machines ; et nomades\nFendons le flot des mers !\nLa còte fuit, enfìn, voguons ! Que se déroule\nL'azur des équateurs !\nBientòt se lèveront en dansant sur les houles\nDes ìles de senteurs.\nVoilà que, fous, s'en vont les vaisseaux sans mature\nSur de glauques bouillons,\nProue et poupe tournant sur place, à l'aventure.\nMais qu'importe ! Partons !\nSans souci des écueils dangereux ni des trombes,\nDes gouffres, des ressacs,\nNarguons tout ! Que la pluie ou le tonnerre tombent\nChavirent les tillacs ;\nQuand nous aborderons au gai pays où poussent\nDes palmiers pleins d'aras,\nNous nous reposerons dans ces visions douces\nDe ces hurlants fracas...\n*\n* *\nMais non ! J'avais rèvé. J'évoque en vain la roue\nDe l'hélice et le pont,\nEt les archipels d'or où le printemps dénoue\nSes beaux nuages blonds.\nlei rode un soleil tout empreint de fumee\nEt de tristesse aussi.\nUn oiseau qu'on ignore agite la ramée\nEt pleure mon souci.\nEt, seuls, on voit tanguant entre les mornes rues\nLes omnibus criards,\nJaunes et noirs, tirés par des chevaux qui ruent\nHagards dans les brouillards....\nNovembre 1904."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1905-04-01-c014", "article_bluemountain": "bmtnaai_1905-04_01#c014", "volume": "bmtnaai_1905-04_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "5", "page_fin": "5", "image_debut": 9, "image_fin": 9, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190504-01.2.11", "titre_corps": "ARACNE", "titre_sommaire": "ARACNE", "signature_source": "Francesco Chiesa", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 9, "page_imprimee": "5", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190504-01.1.9", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 3252, "texte": "ARACNE\nFrancesco Chiesa.\nPenso: o gesto di tue dita sottili,\nAracne ! Sinuose ivan cercando\nquell'un perfetto che tra mille fili\nsi convenisse, oro od argento, a quando\na quando. Sorridean le femminili\nlabbra, e dagli occhi limpido il comando,\ncome imperio di sol raggiava sopra\nil fiorimento della nobil opra.\nDolce fioriva sotto le tue dita,\nquasi un aprile morbido, la tela\nbianca, fioriva d'una gaia vita..».\nTu stendevi la man che vola e cela,\nma non sì che una vision fiorita\nnon trasparisse, come alba trapela\ndal chiuso cielo, rivo di viole,\nfiume di rose, poi divino il sole.\nTalor gli occhi levavi. Io vedo o parmi\ngli occhi tuoi fìssi, o reginetta, vivi\ncome una sfida, nitidi com'armi.\nMa s'arrendevan placidi, e seguivi\nnella vita che palpita o nei marmi\nche stanno, un gesto grazioso ; udivi\nforse lieve un cantarello : fontane,\nalberi, uccelli, vaghe voci umane.\nGli occhi adagiavi nel verde ampio ; e un volo\ndi rondine alti li traeva, aneli\nseco nell'aria ; o nel fresco bocciuolo\nd'una rosa scendevano dai cieli ;\ned ascoltavi forse un usignolo\ncom'ebbro canti, o come un gregge beli\npresso un ruscello: e quanti eran soavi\nritmi in cielo ed in terra accompagnavi.\nRiprendevi tue fila indi, e più pronte\nalla legge che più limpida e vera\nesercitavi dalla china fronte.\nEra un dolce obbedir qual d'acqua mera\na colore di cielo ; e come in fonte\nspecchiasi il volto della Primavera,\nsu la tela inchinava i suoi colori\ncosi l'anima tua piena di fiori.\nE tra i fiori venia gesto fiorendo\ncome di mani ; parea ch'ogni giglio\nsua virtù modulasse a più stupendo\ncandor, come di carni ; e un fior vermiglio\ns'apria qual bocca che dicesse : Io splendo !....\nLa materia cedea lieta al consiglio\ndelle tue dita carche d'un impero\ngentile, inanellate di pensiero.\nChe pensavi ? Di sotto l'operose\ndita mentre fluian molli i capegli\ne le labbra ch'Europa e l'altre spose\nconsacraro all'amor di Griove, ed egli\ndolce accoglieva : di quali altre rose\nfìoria l'anima tua ? Qual oro in te gli\nscuri sensi occupava, onde al lavoro\ntuo cotal prò venia fremito d'oro?\nE l'alme mani nella cui seguace\nconca il trepido sen d'Io s'accoglieva,\ne gli occhi ebbri negli occhi, la vorace\nbocca, chi t'insegnava ? e come beva\nbocca alle fonti dove si compiace\npiù nostra sete ? Di che mani allieva\ntua man veniva candida e virginea\nscrivendo amore con sì dolce linea ?\nPura la mano ; ne a virtù d'esterna\nlegge obbedivi. Inconsapevol una\nlieta via seguitavi, come sverna\nusignolo ; seguivi tua fortuna.\nO camminavi come chi discerna\nuno spiraglio nella selva bruna,\nun porto queto dopo molta rabbia\ndi flutti, un'ombra dopo un mar di sabbia.\nUnica verità ch'è certa, sola\nbontà ch'è buona è la bellezza. Estrema\ngioia, adorarla ; mirar come vola,\ncome splende e fiorisce e mai non scema ;\nuna musica, un raggio, una parola\nsvellere, un ritmo al suo divin poema,\ne viverne. In felicità perfetta\ncosì gli anni passavi, o reginetta.\nPur, passando, ascoltavi... Che? presagio\ndi tuo fato? e venir già passo udivi\ncupo a le spalle ?... Errava in tuo palagio\ncome il fruscio d'un sogno immenso. Scrivi,\nmia man! dicevi. E nelle ombre che adagio\ncumulavansi intorno, ardean più vivi\ngli occhi, e fendendo le grandi ombre, sola\nvenia, placida nave, la tua spola."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1905-04-01-c015", "article_bluemountain": "bmtnaai_1905-04_01#c015", "volume": "bmtnaai_1905-04_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "6", "page_fin": "8", "image_debut": 10, "image_fin": 12, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190504-01.2.12", "titre_corps": "LA CONQUISTA : Canto dei plenilunî", "titre_sommaire": "LA CONQUISTA : Canto dei plenilunî", "signature_source": "Arturo Colautti", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 10, "page_imprimee": "6", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190504-01.1.10", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 2097, "texte": "LA CONQUISTA\n\nCanto dei pleniluni\nIII.\nVano, dunque, è il tuo riso, e vano il pianto,\ne più vano il silenzio, o sonnolenta\nfidanzata del mar, nomade Sfinge !\nAntico enimma è il tuo, sì che le arcane\ncifre nel volto doloroso porti\nad acuir nostro pupille; antica\nè la virtù religiosa espressa\nda tua bianca mestizia, che suade\nlanguidi sogni e nuziali carmi\nperennemente.\nDeiforme sei,\ncerea Signora delle notti, in tua\nnatività misteriosa, quando\nogni cima travarchi agile, e dietro\nl'arbori amiche di vapor vermigli\no di candidi cirri ti rinzoni\nper conquistar l'alta scalea de' cieli ;\no quando in gloria, il grado ultimo attinto,\ndissipi il coro delle nubi, e plachi\nl'onde convulse, e tutte offuschi e vinci\nl'inclite stelle col diffuso argento.\nAssai vedesti, ambigua Luna, turbe\ngenuflesse a' tuoi pallidi ritorni,\ncome ne' tetri ascondimenti ; assai,\nconsiderasti le demenze umane,\ne nomi e riti e dignità mutando\nin diuturna vece.\nvergine, d'evie e di cerbiatte vaga,\nOr sagittaria\nsnella scendevi alle selvette argive\nper aspre corse e nitidi lavacri ;\ned or, bendata vedova, l'inulto\nmùtilo sposo su' niliaci marghi\nclamavi in pianto ; quinci, intatta madre\nmite raggiasti nel maggior tuo tempio\nad Efeso canora, anzi che il folle '\nsitibondo d'infamia alto la torcia\nsacrilega agitasse; e quindi, lieta\ndi matura bellezza, sorridesti\ndelle cetre all'omaggio, ailor che in verdi\ndèlubri Gallia ti sacrava il vischio\npropiziale.\nE ti nomar maestra\ndi libidini enormi alle di vote\ndi Siria e di Babele nelle attese\nrinascite, o ne' cupi algidi ecclissi\ninstigatrice d'olocausti orrendi\na Cartago, di sangue avida e d'oro.\nEd altra virginal Madre, di cielo\nnon scesa in terra, ma di terra assunta,\ndivinamente in sua purezza umana\nd'ogni mistico serto e d'ogni impero\nt'alleviava, a te lasciando il culto\nabbominoso delle streghe intente\na' deprecali sabbati, e de' calvi\nastrologhi l'amor cupido e grave\ndi vaticini; mentre di tra il vasto\ndelirio della strage, ultimi oranti,\nte riverian del gran Profeta al nome\ni purpurei Califfi;\nE ancor tu salpi\nmirifica galea pari all'egizia"}, {"page_pdf": 11, "page_imprimee": "7", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190504-01.1.11", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 2582, "texte": "traente al fiume l'onta dilettosa\nd'Antonio ; ancora in cecità tu splendi,\nostensorio di gioia offerto a' mille\npopoli afflitti, o d'alabastro e d'oro\neccelso aitar de' sogni, urna custode\ndelle infinite lacrime stillate\nne' sommersi millenni ; ancor tu tremi\narpa de' cieli e lampa degli abissi,\nfalce che miete, come in guerra, i nembi\ndel silenzio nimici, arco soave\nrisaettante del desio gli strali;\nancor ti schiudi, ambracea porta alzata\nalle mute in dolcezza anime amanti,\nlucida rosa che non teme oltraggio\ndi biechi autunni, cuor de' cuori ardente,\narca del patto fra la Terra e il Sole,\nfra la luce e le tenebre.\nMa dinne,\ntu che Malinconia ti chiami, dinne\nveracemente : Qual poter t'asserve\nin vassallaggio che non ha speranza,\na nostr' ermo pianeta ? E qual ti freme\nentro l'eburna piccioletta mole\nflutto ascoso di vita ? 0 non t'aggela,\nnell'amplesso del Sol, morte profonda ?\nNon sei tu, d'erbe ignuda e di fontane,\nceleste Libia degli adusti mari\ne degli spenti mongibelli, dove\nnon bramito di belve, o favellìo\nd'alati, o canto di pastori, o furia\ndi tormentosi turbini sospenda\nl'alta quiete millenaria in torno\ndella cosmica inerzia ? E non sei cuna\npetrificata e sempiterna bara\nforse d'alcuna nazion precoce,\nche la sublime vanità dell'Arte\ntutta conobbe, e l'ironia del bacio,\ne la indigenza della gloria? 0 forse,\nper carità dell'Astro onniparente,\nnella contraria tua parte inibita\na ciglio uman, qualche infecondo asilo\nnon offri ai condannati ultimi eredi\ndella stirpe miserrima, cui l'orbe\nnostro riluce nell'algor notturno\nfuneraria lucerna ?\n0 dolce Morta,\no fantasima astrai, mummia errabonda,\nmuta sirena d'ogni eterea Sirte,\ntu non ascolti, e non rispondi! Lenta\nsegui tuo mensual pèriplo in torno\nalla fervida Terra, che governa\nil concorde viaggio, e ti ricambia\namicamente il grazioso lume\nderivato dal Cfiorno, e nella fronte\ntua circonfusa, come in vetro, mira\nripercosso il suo fato, allor che tutta\nla gran virtù, che le feconda il grembo,\nsarà consunta al digradar del Sole\nincanutito.\nDimandar che giova ?\nGià più secure e nove armi l'ingegno\numan dirige contro tua procace\nritrosia, che tante estasi effuse;\ngià, qual d'amata riamante, il tuo\nrorido volto a' nivei pleniluni\nuna pittrice machina ritrae\nin caratteri d'alpi e di marine\nmeravigliosi ; ed altri nomi, ai fasti\ne alle dimore de' terrestri attinti,\nsulla carta fedel, che ti ripete\nqual terso lago, già segnan tue rughe\nsimili a circhi.\nContro il sacrilegio,\nÈcate fosca, te più non protegge\nl'ombra dell'Ade; il vedovil tuo manto\nsacro terror più non infonde, o stanca"}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "8", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190504-01.1.12", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 1851, "texte": "Iside avara; nè spietata morte\nl'audace attende involator d'un velo,\nsanguinaria Thanit. Ridesto ornai,\nl'ingrato Endimion per altra ebbrezza,\n0 Diana, ne' chiari occhi profondi\nti scruta; il radioso ultimo inganno\nsi dissigilla del tuo riso, Astarte;\ntuo gran misterio, Artemide triforme,\ntramonta, come in mar la gloria achea;\ne tua verginità, Trivia, si muore !\nAd ogni impero, ad og.ii arcano, ad ogni\ndivieto ribelle, o sogni o indaghi,\nil titanio Pensier, giovine etórno,\ndopo gran corsa per notturna via\necco t'aggiunge al sommo arco, e t'annoda\ndi sue valide braccia, e reluttante\nti costringe in servaggio, a uno a uno\n1 castissimi tuoi lini sciogliendo\ncon l'affannosa febbre del conteso\npossedimento.\nTale un giorno, in riva\nall'Eurota sonoro, di tra ignude\nvergini in teorie nitide al sole,\nla bilustre Tindaride movea,\nl'epinicio d'aprii cantando. Lunge,\nin sua bianchezza d'ogni albor più bianca,\ncon la pupilla d'astore la vide\nil ben targato domator di tauri\nTeseo divino, (cui sbendati in gioia\naveano i vezzi floridi la fida\nAriadne, ed Ippolita reina,\ne Fedra invitta) e divampò repente\ndi brama furiai. Gittata allora\nla gran clava infrangibile, l'eroe\nsulla ignara e fatai figlio del Cigno\ncurvo s'avventa, e la ghermisce, ed alto,\nquasi opimo trofeo, l'estolle a' Numi\ninvidi, e ratto col soave carco\ns'inselva, a' cieli di tripudio urlando.\nRidean le accese Pleiadi un lor chiaro\nriso all'audace ; i trepidi Favoni\nblandian tra' mirti in voluttà le fonti\ndisìose; le pie quercie tutrici\npiegavan come per più dolce varco\nal terribile Amante; aprian le aulenti\nciglia le rose a sogguardar la smorta\nèmula ; il coro aligero tacea\nper ascoltarne i gemebondi prieghi,\nrotti dal bacio: e tutti i musicali\nantri del bosco, ad Afrodite sacro,\nstrofe di trionfai èpodo ardente\nscandìan, chiamando: « Elèna! Elèna! Elèna! »\nFINE."}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "8", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190504-01.1.12", "debut_caractere": 2326, "fin_caractere_exclue": 2342, "texte": "Arturo Colautti."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1905-04-01-c016", "article_bluemountain": "bmtnaai_1905-04_01#c016", "volume": "bmtnaai_1905-04_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "8", "page_fin": "8", "image_debut": 12, "image_fin": 12, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190504-01.2.13", "titre_corps": "POÉSIE", "titre_sommaire": "POÉSIE", "signature_source": "Francis Jammes", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 12, "page_imprimee": "8", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190504-01.1.12", "debut_caractere": 1853, "fin_caractere_exclue": 2324, "texte": "POÉSIE\nFrancis Jammes.\nAu pied de mon lit, une Vierge négresse\nfut mise par ma mère. Et j' aime oette Vierge\nd'une réligion un peu italienne.\nVirgo Lauretana, debout dans un fond d'or,\nqui me faites penser à mille fruits de mer\nque l'on vend sur des quais où pas un soufflé d'air\nn'émeut les pavillons qui lourdement s'endorment,\nVirgo Lauretana, vous savez qu'en oes heures\noù je ne me sens pas digne d'étre aimé d'elle,\nc'est vous dont le parfum me rafraichit le cceur."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1905-04-01-c017", "article_bluemountain": "bmtnaai_1905-04_01#c017", "volume": "bmtnaai_1905-04_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "9", "page_fin": "9", "image_debut": 13, "image_fin": 13, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190504-01.2.14", "titre_corps": "SARCOPHAGE", "titre_sommaire": "SARCOPHAGE", "signature_source": "Francis Vielé-Griffin", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 13, "page_imprimee": "9", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190504-01.1.13", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 943, "texte": "SARCOPHAGE\nFrancis Vielé-Griffin.\nDans l'ombre de la forge\nOù — tout le jour —\nLe fer, ainsi qu' un bétail qu' on égorge,\nSaigne aux encluines sonnantes;\nAu fond du deuil de l'ombre qui le voile\n— Comme au fond d'une crypte -—\nLe Sarcophage s'allonge\nEt rève sous la pluie des étincelles\nA quelque nuit d' JEgypte\nOù pleuvaient des étoiles...\nLa pierre en fut polie\n(On ròverait au fìanc la oliasse de Méléagre)\nEntro ses parois que souille\nLa crasse des charbons et des rouilles\nUne eau noire stagne,\nEau morte de JLóthée et d'oubli.\nMais chaque fois que le fer rouge y plonge\n— Comme un poignard sanglant —\nL'eau siffle des dix gueules de ILerne\nEt ferme sur le fer que ternit leur haleine\nDes lèvres faibles qui n' y rongent\nQue l'écume de leur rage vaine....\nCi-git, me dis-je, 1' Envie et sa haine\nImpuissante bien que sans repos, sa rage\nDépitée, enlisée aux fanges de ses songes ;\nEt je cherchais un noni au flanc du Sarcophage."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1905-04-01-c018", "article_bluemountain": "bmtnaai_1905-04_01#c018", "volume": "bmtnaai_1905-04_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "9", "page_fin": "9", "image_debut": 13, "image_fin": 13, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190504-01.2.15", "titre_corps": "CREPUSCOLI ANTICHI", "titre_sommaire": "CREPUSCOLI ANTICHI", "signature_source": "Ettore Moschino", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 13, "page_imprimee": "9", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190504-01.1.13", "debut_caractere": 945, "fin_caractere_exclue": 2034, "texte": "CREPUSCOLI ANTICHI\nEttore Moschino.\nI.\nLE AQUILE\nFiglie de la Vittoria, aquile erranti,\ncui fu nido e fastigio il Campidoglio,\nchi vi piegò, senz' inni a senza canti,\nsotto l'urne augustee cardie d'orgoglio?\nTràssevi con le danze e i coribanti\nDioniso re nel suo purpureo soglio ?\no Gresù, coronato di cordoglio,\npace v'addusse e v'addolcì co' pianti ?\nIl silenzio è su Roma. Non più '1 coro\nmormorante de' lauri al Palatino\ncanta in sua gloria fulgide parole ;\nma gli archi di tre imperi ardono al sole,\nrisognando in un lampo repentino,\naquile immense su quadrighe d'oro.\nII.\nPOMPEIANA\nNevoleia, Cestilia e Taletusa,\nvergini citarèdo occhi-luna] i,\nor van tra l'ombre, emerse da' sudari,\ncon lampa d'eternale olio perfusa.\nE ciascuna ricerca, entro la chiusa\nmalinconìa de gli atri solitari,\nil suo sogno, e i suoi combusti Tutelari\ne i giardini ove amò Dèrbola Drusa.\nYagan tra' mirti in tunica bissale,\nle tre vergini incaute... Repente,\nsquassa il gran monte ignivomo le poi te,\ne, recinta di fiamma trionfale,\nporpora alata, Furia oltrapossente,\nsovra il campo letèo torna la Morte !"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1905-04-01-c019", "article_bluemountain": "bmtnaai_1905-04_01#c019", "volume": "bmtnaai_1905-04_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "10", "page_fin": "10", "image_debut": 14, "image_fin": 14, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190504-01.2.16", "titre_corps": "MÉLANCOLIE", "titre_sommaire": "MÉLANCOLIE", "signature_source": "Lucienne Kahn", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 14, "page_imprimee": "10", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190504-01.1.14", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 776, "texte": "MÉLANCOLIE\nParfums dété, parfums de vie,\nparfums de roses loards et troublants;\nmontent du grand verger fleuri\nportant l'étrange nostalgie,\ndu souvenir, au coeur souffrant.\nDans la eadence au rythme lent,\ns'agitent feuilles en émoi\nbercées doucement par le verit;\nEt ce frisselis mélodique\névoque en mon coeur nostalgique\nun rève ébauché autrefois.\nUn grand frisson énamouré\ncourt dans le verger et l'enserre,\nles fleurs ont un air de mystère,\nelles semblent murmurer\nun secret à l'air irrise.\nL' heure est douce de mélancolie,\nl'heure indecise où meurt le jour\nberce et endort l'àme alanguie\nde sa caresse lente d'amour.\n0 verger de Mélancolie,\nverger des visions astrales,\nbercez ma pauvre àme attendrie\net mon coeur, cherchant l'oubli\ndans votre splendeur floreale."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1905-04-01-c021", "article_bluemountain": "bmtnaai_1905-04_01#c021", "volume": "bmtnaai_1905-04_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "11", "page_fin": "11", "image_debut": 15, "image_fin": 15, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190504-01.2.18", "titre_corps": "LA SOLITA CANZONE", "titre_sommaire": "LA SOLITA CANZONE", "signature_source": "G. P. Lucini", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 15, "page_imprimee": "11", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190504-01.1.15", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 2076, "texte": "LA SOLITA CANZONE\nG. P. Lucini.\nPei* F. T. Marineffi.\ni\nE tornata\nla sfacciata,\nl'insistente\ndelinquente ;\nspia là,\ndietro a un nocciuolo giovane e gagliardo.\nNon lasciatela passare\nquesta vecchia fantesca\nche si è abbigliata a festa\nda un ebreo rigattiere.\nNo, per or stia ancor fuor a ;\nno, signora, qui non s'entra ;\ni diamanti invernali vi sbarrano la strada.\nNon lasciatela passare ;\nv'ha ingannato l'altr'anno, vi ingannerà tutt'ora.\nS'è imbellettata alle porte cimmerie\ndi cerussa e d'unguenti ;\nle pustole e le piaghe si ha coperte\nsotto la spessa cipria.\nE vecchia come il mondo,\nè una ruffiana che non ha già mai fatto la prostituta ;\nnon fu mai giovane.\nMa cacciatela via!\nVi pare che disboccino le rose ?\nVi pare che incomincino a cantare i passeri e le allodole ?\nVi pare tempo questo d'amore ?\nLa graziosa bestemia !\n*\nE una scimiona che s'avanza in gale,\nper farvi imbertucciati.\nEccovi il ghigno, eccovi le smorfie :\npassa via, non ti fermare.\nTutti i gatti ingattiscono,\ne le sorchie squittiscono ;\nl'asini ragliano ;\ns'accordali le chitarre ;\nle capre stanno belando al caprone.\nOdor di becchi,\nodore di fornicazione ;\ntutte le cose buone\nlievitan dentro d'umor prolifico.\nCon questa fame\nnon è ridicolo figliare ancora ?...\nMalthus, li insegnamenti preventivi\nsono egregi motivi\nper un trattato di sociologia.\nLa ruffiana batte all'uscio :\nnon vi si pensa e poi si fa,\nin una sciocca ebrietà,\nquanto eterna la razza.\nTutta la gente è pazza,\ncorre incontro a baciarsi ;\ne le piante germogliano,\ned i fiori disbocciano.\nPietà, pietà,\nper questa enorme fecondità.\nEvireremo i maschi ;\nlibererem le femine\ndal goloso assorbir della matrice ;\nsradicherem le piante,\nsoffocheremo i fiori.\nBatti, procuratrice, ai nostri usciuoli :\nvi saranno de' vecchi ad aprirti :\nall'anno nuovo non vedrai figliuoli\nruzzare per la piazza.\nTutta la gente è pazza,\ns'abbraccia e va nei boschi,\nOh, torniamo alle selve a divorarci !\nLa scimiona è tornata,\nspudorata ;\nrisuscita dal gelo e dalle nevi :\nha commosso l'azzurro dei cieli,\no maligna scimiona,\ndecrepita lenona."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1905-04-01-c022", "article_bluemountain": "bmtnaai_1905-04_01#c022", "volume": "bmtnaai_1905-04_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "12", "page_fin": "13", "image_debut": 16, "image_fin": 17, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190504-01.2.19", "titre_corps": "LES COURTISANES", "titre_sommaire": "LES COURTISANES", "signature_source": "F. T. Marinetti", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 16, "page_imprimee": "12", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190504-01.1.16", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 3057, "texte": "LES COURTISANES\n\nPour Francis Viélé-Griffin.\nToutes les Étoiles, ce soir, ont braqué sur moi\nleurs grands yeux d'émeraude élastique,\nsous leurs cils retombant en frange de lumière !....\nElles fouillent ma chair de leur regard en yrille,\nqui frétille et furète tei un doigt de larron\nComme le soir tombait sur la suffocation\ndes campagnes bàillonnées de chaleur,\nje bondis hors des murs\nparmi l'embrasement vertigineux de l'horizon\nvers la fraìcheur nacrée des grands rivages\naux bras ouverts, qui s'abandonnent\nsous le corps souple insatiable de la mer !...\nJe bondis loin des villes\nvers les flots puérils qui jasent, jouent,\net s' émerveillent en égrenant le sable d'or\net les cailloux plus lumineux que des bijoux !...\nOr voici, par delà les collines ocreuses,\nsur la désinvolture argentée des riyières\net leurs noeuds scintillants de couleuvre,\nf\nles Etoiles surgissent,\navec l'éclat prodigieux de leurs visages,\net le troublant froufrou de leurs robes d'azur.\nC'est ainsi que s'évadent dans le chaste soir d'été\nles courtisanes, hors de leurs gites ténébreux,\naprès leurs longs sommeils de boue et de nausee,\nà l'heure morne ou l'antique Nuit voutée,\nà tàtons, s'empare des sentiers bleus,\net les disloque et les défonce...\nEt vous ròdez comme elles, Étoiles, Courtisanes d'or,\naprès vos longs repos\nde flaque miroitante au creux du ciel !...\nEt vous errez comme elles, par les sentiers fanés\nplus mous que les écliarpes volages des fumées\nqui s'enroulent aux nuages !...\nParmi l'odeur de la lavande et du pain cliaud\net d'un rut animai exaspérant la brise,\nje vois courir des feux follets sur les moissons !....\nEt ce sont les Étoiles qui viennent à ma rencontre,\navec les Angélus qui s'agenouillent dans l'espace...\navec les blancs troupeaux, aux museaux argentins...\nf\nLes Etoiles ont des chignons roussis par le henne sol aire...\net leurs pas de lumière éclairent les chemins !...\nElles sont à demi nues, car elles ont dégrafó\nleurs robes vaporantes de sapbir assoupi,\nsi bien que leur moite nudité se marie\nà la pàleur maladive du ciel...\nLeurs traìnes en eventail de brume violette\ntressaillent mollement sur les coteaux esclaves !\nr\nFolles Etoiles vertes, qui pleurez\net chantez à loisir... allez-vous dono bientòt\nfroisser et déchirer ce soir fragile et rose\npar le crépitement de vos éclats de rire....\nou submerger la nuit de pleurs intarissables ?...\nQue voulez-vous de moi ?... Qu' avez-vous à scruter\ndans les tréfonds impénétrables de mon àme ?...\nJ' ai fui la ville einpouacrée, recuite de soleil !...\nJ' ai fui son àme jaune de poussière envolée,\net ses rues etranglées ou fermente Tangoisse,\nmarchant vers la tendresse émouvante du soir\net son effeuillaison d'aromes sur la mer !...\nEt vous voilà surgies de toutes parts en un prodigo!...\nJe le sais, vos grands yeux abreuvés de lumière\nont surveillé mes reins d'adolescent !...\nDepuis toujours, vos longs regards plongeurs\nont pénétré mes moélles chauffées d'alcool\net de printemps !... Yous guettiez au passage\nla luxure ancestrale et le vertige du Néant\nau fond des 03 !...."}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "13", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190504-01.1.17", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 2781, "texte": "C' est ainsi que les pècheurs\nguettent sournoisement les jeux de la marèe\ndu haut de leurs bateaux qui tanguent\ndans la houle moirée d'ceillades convulsives.\nEt YOS langues dardées, Courfcisanes maudites,\npourquoi dono les traìner ainsi sur ma cliair lasse?...\nVoulez-vous exciter les remords somnolents\net le Désir atroce en marche au creux des nerfs\net les lévains exaspérés de l'Idéal ?...\nÉtoiles soules d'orgueil et de carnage,\nc' est pour cela que vous avez donné le feu\nà vos vastes prunelles fantastiques\npareilles à des lampes vitrées de diamant,\ndont la fiamme roucoule et s'esclaffe\nen se multipliant !\nCar il fait noir de plus en plus, dans la campagne,\net la pesante Nuit ratatinée\nva ramant de ses bras dans le flux des ténèbres,\nliquéfìant tous les sentiers bleuàtres\nentre ses doigts méticuleux de fumèe grise !...\nYoici que je tàtonne au fond d'un chemin creux,\ndans la forèt momifìée par le silence...\nQuelle épouvante en atteignant l'orée !...\nAvec des longs détours, et les mains dans la boue\ncomme un fauve écorchant son ventre sur les pierres,\nje rampe dans les hautes herbes ondoyantes,\nvoutant mon dos et creusant ma poitrine\noù je maintiens cachés mes crimes préférés\net mes luxures idéales, tandis que vous passez,\nR\nEtoiles triomphales, Courtisanes sublimes\nsur les cimes lointaines, et moélleusement\nvous traversez les plaines, dont les moissons fléchissent\nainsi qu' un opulent tapis persan\nsous la paresse exténuée de vos sandales.\nEt bien, soit ! me voici debout, o Courtisanes !...\nPuisque vous le voulez, je me livre ! Approcliez !...\nBraquez immensément vos prunelles d'extase...\nC' est moi, c' est moi, celili que vous ch.erch.ez !\nVoici ma chair et voici sa tristesse !...\net puis voici l'ennui de mon vieux coeur,\nimmensurable ennui... de quoi snffoquer l'àme\npuissante de la Terre !...\nt t\nEcoutez !... Ecoutez !... La mer a des soupirs\nde volupté qui se propagent au long des plages....\nr\nEcoutez !... Les vents défaillent\ntels de mols éventails surpris de lassitude !...\nf\nEtoiles, vous voulez me parler de caresses\nsi pénétrantes et douces que mon coeur en mourra !\nJe connais la chanson. N' importe ? Prenez-moi !...\nVous boirez dans ma chair tout le sang qu' il vous faut,\nce soir, et vous réclamerez, à grands cris noirs,\nsur ma bouclie, le spasme écartelant mon coeur\ncomme une roue d'acier,\nle spasme aux dents aigues et frottées de pavots....\nCar je serai, malgré mon apre volonté\net malgré tous les dieux, votre pale martyr !...\nr r\nEtoiles, Etoiles, faites de moi votre fougueux plaisir !\nJusqu' à la mort des vieux Soleils mélancoliques\nqui charbonnent silencieusement,\nje veux jouir entre vos bras de fiamme torse\net ràler sous vos iines morsures sataniques,\nr\nò maudites Etoiles, ò Courtisanes d'or !...\n\nF. T. Marinetti."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1905-04-01-c023", "article_bluemountain": "bmtnaai_1905-04_01#c023", "volume": "bmtnaai_1905-04_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "14", "page_fin": "15", "image_debut": 18, "image_fin": 19, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190504-01.2.20", "titre_corps": "LES SEPT LACS", "titre_sommaire": "LES SEPT LACS", "signature_source": "Catulle Mendes", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 18, "page_imprimee": "14", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190504-01.1.18", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 1460, "texte": "LES SEPT LACS\n\nI.\nLA VENDEUSE DE FLEURS MONTAGNARDES.\nRousse, le front de brique, et le cou bas piante,\nLe buste ampie et puissant comme un relief du Rude,\nElle confronte à la touriste piate et prude\nSa massive impudeur de force et de santé.\nQuel dur garpon, suant de luxure et d'ótó,\nDans la ronce ou le roc de la libre altitude,\nA les reins assez ohauds et l'etreinte assez rude\nPour l'essouffler et la ployer de volupté?...\nAux dames, de l'air grave et lent que rien n'altère,\nD'une femelle humaine aux vieux jours de la terre,\nElle offre l'edelweiss et le cytise alpin :\nEt dans l'air affadi de muse ou de lubin\nSort d'elle une àcreté vivace et salutaire\nDe miei sauvage et de jeunes pousses de pin.\nZeli am see.\nII.\nLES SEPT LACS.\nA l'uri dea góanta endormia\ndana lea montagnea.\nCouverte d'un noir gazon rampant de pins et d'ormes,\nCes monts sont les tombeaux des antiques géants;\nOù le roo bàille, on voit en amas déchéants\nBianchir des os crayeux de squelettes enormes.\nSeul, un sommet, parmi les sépulcres informes,\nEn stature de Chef s'accoude aux cieux béants.\nSublime enseveli préservó des néants!\nDans ta vaste effigie il semble que tu dormes.\nEt sans doute tu fus aux combats radieux\nLe plus hardi parmi les assaillants des Dieux;\nCar les Sept Laos, de vai en vai, entre les faìtes,\nLumineux aciers ronds qui bombent leur splendeur,\nSont les grands boucliers des célestes défaites\nÉtagés en trophée au tombeau du vainqueur!\nS. Bartholomoe."}, {"page_pdf": 19, "page_imprimee": "15", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190504-01.1.19", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 1091, "texte": "III.\nOMBRES DE PAPILLONS.\nPourquoi s'étonner\nQue le divin rève\nD'aimer ne se lève\nQue pour se faner,\nQu' il faille ajourner\nLa jeunesse d' Ève\nA la rose brève\nQui va dócliner,\nQue sceptres et gloires\nSoient de vains semblants,\nPuisqu'on voit, aux moires\nDes gazons tremblants,\nFuir des ombres noires\nDe papillons blancs?....\nPare de Omunden.\nIV.\nCOMMEMORAISON.\nPour celle Q[ui ch.aque mfttin\nenvoyait dea lis au Boi Vierge.\nLohengrin sana Elsa, Pylade sans Oreste\nHylas du rève, Argo, Narcisse du Léthé,\nQuoi! l'ont-il empoigné, poussé prócipitó\nDans la tombe fluide ou nul frisson n'en reste?\nOu bien sous l'infini fraternel et funeste\nLe firmament du lac, d'astres diamanté,\nBleuissait-il si pur par cette nuit d'étó\nQu' il crut s'y envoler comme un cygne celeste ?\nJe vois, de loin blèmir sous les ifs du coteau\nLa chapelle, plaintive. Ah ! le dernier chateau !\nUne forme à genoux semble un ange fidèle....\nMarbré ou femme, elle évoque à la croix des chemins\nCelle qu ' il espéra sans rien désirer d'elle,\nLa donneuse de lis aux invisibles mains.\nLac de Starnberg.\n\nCatulle Mendes"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1905-04-01-c024", "article_bluemountain": "bmtnaai_1905-04_01#c024", "volume": "bmtnaai_1905-04_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "16", "page_fin": "16", "image_debut": 20, "image_fin": 20, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190504-01.2.21", "titre_corps": "TAORMINA", "titre_sommaire": "TAORMINA", "signature_source": "Maria Star", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 20, "page_imprimee": "16", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190504-01.1.20", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 1970, "texte": "TAORMINA\nMaria Star.\nTaormina, terrestre asile des grands Dieux nostalgiques,\nle soleil ecarlate dólivré des nuages,\nruisselant vers la plage éclatante et divine,\nillumine tes pierres d'éclairs sanguinolents,\npour couronner d'audace le promontoire antique.\nVoici que le soir \"blond se parfume d'étoiles\nen defaillant nonchalamment sur tes ruines,\npour rafraiehir ton coeur aux remous sulfureux\net oonsoler tes grottes de l'abandon des Dieux.\nTes colonnes ordonnent tels des sceptres royaux.\nTes gradins fastueux étagés dans l'espace,\nconfondent leur blancheur veinulée de saphir\navec l'azur humide et palissant du ciel.\nC'est en vain que la mer charnelle de Sicile\nfremit de volupté et s'étale à loisir\nsur tes flancs agités d'une lave étérnelle,\ncar les Dieux t'ont trempé dans leur sang immortel.\nCes degrés ont tremblé sous leurs grands pas agi les,\nquand lassés de la terre et la bouche assouvie,\nles Dieux escaladerent le Zenith immobile !...\nC'est par la que les Dieux redescendent parfois\ndans la mollesse ópanouie des soirs d'Avril\npareils à ce beau soir qui chanto sa tendresse\nà la mer eblouie d'avoir vu les Sirènes!\nYoici les Dieux s'avancent... Ou je ré ve?\nLes flutes des bergers ont des cadences persuasives\npour le coeur amolli des grands Dieux nostalgiques.\nLes flutes somnoleutes ont entrarne leurs pas,\nvers les baisers juteux d'une vierge mi-nue\ndont les seins violents, au rythme de la marche,\ns'efforcent de bondir d'un corsage d'ecorce,\net qui balance sur sa tète un blanc fromage\nemprisonné d'osier et parfumé de mentile.\nYoici les Dieux s'avancent.,.. Ou je rève?\nGestìculants Silènes dont le poil odorant\net les thyrses brandis continuent les ramures !..\no Faunes embrouillés aux chevelures des Bacchantes,\nfragiles nudités de danseuses graciles,\nqui deroulez vos théories le long des fleuves,\ndans les sentiers fleuris festonnant la campagne,\ngrisantes visions, je vous bois à longs traits,\ncomme un vin sidéral dont mon ame s'abreuve."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1905-04-01-c025", "article_bluemountain": "bmtnaai_1905-04_01#c025", "volume": "bmtnaai_1905-04_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "[17]", "page_fin": "[18]", "image_debut": 21, "image_fin": 22, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190504-01.2.22", "titre_corps": "ANTOLOGIA POETICA", "titre_sommaire": "ANTOLOGIA POETICA", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 21, "page_imprimee": "[17]", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190504-01.1.21", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 5827, "texte": "ANTOLOGIA POETICA\n\nÉLÉGIE\nFrancis Jammes.\nje fus ci Hambourg quatre mois, puis h la Haye.\nJe pris le paquebot pour Londre ou j'arrivai\nle 10 Janvier 1705, après clix ans\net neufinois cl'absence — et, dès lors, me préparant\na un plus long voyage — a soixante-douze ans\nd'une vie remplie de toutes sories d'incidents.\nJ'avais été assez èprouvé pour connaìtre\nle bonheur de finir ses jours dans la retraite.\nC'est ainsi que s'exprime, à la derni ere page,\nKobinson Crnsoé. lln parium de rnuscacie\ns'exliale de sa robe aux somptueux ramages.\nL'ora<re au loin qui roule en bruit de caronade\nfait trombi or la Citò d'Albion. Et, dans l'imago\ncine j'ai là sous ics yeux, on \\oic ie \"voyageui\nmedi ter sur sa Bible et bénir le Seigneur.\nAu milieu de la table est une iongue-vue\ndont il guettait jadis l'empreinte des pieds nus.\nAu mur soni accrochés le parasol de clievre\net le bonnet de clièvre et l'are avec les fi.ech.es,\nla ha eh e d'abordage et le sabre inaiin.\nlei le médaillon de Yendredi. Enfin,\nplacé contre la carte où est l'ilot désert,\ndans sa cage erapai 11 é un perroquet très verte\nGomme toì, Eobinson, j'ossuyai des tempètes\net, cornine toì, j'ai vu au-dessus eie m?* teue\nla mer verser au ciel des flots couleur de plomb.\nEt l'amour furieux qui balayait le pont\nme jetait à genoux et sifflait. Crusoé!\nCrusoè! L'océan et l'amour sont pareils:\nA l'un et l'autre il faut de desséchants soleils\nqui creusent notre coeur ainsi qu'une coquille;\nil faut que les agrés grincent cornine des fìlles,\net que la passion soit cette ncire mer\nqui monte et nous empiit avec son bruit arneì\".\nAh! Yieil Anglais ! Tu fus cependant bien plus sago\nque je ne fus, car où que tu fasses naufrago,\nau Cap Bonne-Espérance ou à Juan Fernandez,\non te yoit aussitòt suivi ou précède\nde ta malie touiours confortable et prudente.\nJ'aime ta poesie pratique et coinniercante,\net j'apprécie beaucoup la veuvo qui prit soin\nde tous tes capitaux tant que tu ms au loin.\n.... C'est ce qui te permit de finir doucement\ntes jours dans ce grisàtre et doux appartement\nque je viens d'évoquer au début du poème.\nAli ! Tu n'oublias rien dans ton ile, pas méme\nton parasol et ton bonnet de peau de chèvre\nCe que j'ai rapportò? — me demanderas-tu, —\nde cet ìlot désert dont je suis revenu?\nRieri, ni une bouée ni une cage a poules.\nMais écoute comment je fus pris par la houle :\nCe fut au doux Avril, quand la mer du Printemps\ns'ouvre à lous ces oiseaux, indiens de Ceylan,\nqui plongent dans l'azur de nacre où sont les perles :\nrouge-gorge, bulbul, fauvette, linot, merle.\nOn entendait briser les àmes des lilas\nsur les coraux des pècliers roses des villas.\nJe ne pensais point certo à ces autres coraux\noù la Pèrouse d'or, c'est à Yanikoro,\ntrouva la mort mal gre son geste autoritaire.\nL'amour semblait dormir et le ciel et la terre.\nPonce comme une nuit des Nuits, la nuit tomba.\nMais bientot le parfum des vergers s'exalta.\nAlors, o Robinson! oubliant comme toi\nles dangers que j'avais courus, n'écoutant pas\nles conseils des aieux qui rèvent dans leurs cadres,\nivre de mettre à flot une nouvelle escadre,\nje dirigeai mon coeur affolé par l'amour\nvers une ile pensive et grave comme un jour.\nL'ile était enchantée et n'était qivune femme.\nLa voix de ses oiseaux eut r ai son de mon àme.\nD'autres m'avaient séduifc par l'horreur ' des volcans.\nJ'ai mai, o Crusoe ! ces monts qu un Yucatan\nprolonge sous laj mer pour lormer oes Anuilles.\nMa race a habité panni ces jeunes fìlles\nqui tiennent d'une main leur sein d'ombre et de feu\net qui de l'autre envoient de longs baisers d'adieu.\nlei. ce ne fut point le feu, ce fut la neige,\nmais la neige impassible aux foudres qui l'assiègent,\nneige dont les yeux clalrs ont la calme passion\ndu feu qu' allume un patre au milieu des glacons.\nEt c'est l'ile la plus terrible : 6 Crusoe !\ncar c'est par sa froideur que l'on est enflammé.\nComment j'ai écliappé aux dangers de cetfce ile:\nil faudrait pour cela que je fusse Yirgile ;\ncar jamais tout entier l'océan\ncette vague aux doux mouvements qui m' enlaca.\nMaintenant, comme toi, ò Crusoe ! je pense\nqu' il est bon de rè ver de cela dans sa chambre.\nMa cafetière bout comme un roman anglais.\nJ' ai des lettres d'amour que j' entends murmurer\nainsi que murmurait l'Océan Pacifìque\nou tu avais conduit ton àme magni fique.\nPepar tirai-je un jour? Je ne l'afiìrme pas.\nJ'eusse voulu pourtant encor nouer mes bras\nà la bianche bouée que nous nommons la femme,\net revenir rieur parnii les liautes lames.\nTous les oiseaux de Mars me conseillent d'aimer.\nCe matin, au réveil, leurs chants neufs s'essayaient.\nLTn moineau insistait beaucoup. Que vais-je faire?\nPetits oiseaux, ò rouges-gorges de mon coeur,\nje ne pourrais vous suivre ou, du moins, j'en ai peur.\nLes buissons sont trop verts. J\"e vous attristerai s....\nIl faut laisser tomber l'ombre sur la foréfc.\nDai Mercure de France.\n\nLA LAMPE\n\nJe ne l'entendis pas entrer, mais je l'ai vue\nSoudain, debout à mon coté.\nElle était nue\nEt souriait, silencieuse, et, dans sa main,\nUne lampe brulait avec un feu divin\nQui faisait toute l'ombre éblouie et vermeille....\nEt c'ètait Elle, et je sentis à mon oreillo\nSa bouclie haletante et son soufflé penché...\nMon cceur battait d'amour, mais je lui dis :\nPsyché !\nTu viens bien tard. Jadis tu lieurtais à ma porte\nDès l'aube et non à l'heure où la lumière est morte,\nEt les cliamps étaient beaux en ces matins d'été\nOù riait ma jeunesse à ta jeune beaute !\nMais aujourd'hui cju'irions-nous faire dans la plaine ?\nSaurions-nous retrouver le bois et la fontaine\nOù poussait ce laurier dont nous cueillions le brin\nImmortel et fort cornine un ieuillage ciaiictin?\nCar la nuit est venue et le temps a passe.\nEt je lui dis encor:\nPourquoi m'as-tu laissé\nEt nourcjuoi re venir ainsi avec ta lampe\nE ci air er mes clieveux c|ui sont blancs a mes tempes.\nEt, furieux, je lui criai :"}, {"page_pdf": 22, "page_imprimee": "[18]", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190504-01.1.22", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 2086, "texte": "Va-t-en ! Va-t-en !\nYa-t-en !\nDebout, elle écoutait en souriant\nMon reproclie liaineux et ma brusque colere,\nEt la lampe dardait toujours sa fiamme claire.\nElle me répondit :\nti Tu as raison. C'est vrai,\nPendant des jours, des jours et des jours, j'ai erre\nLoin de ton seuil quitté et de ta porte ouverte\nEt j'ai sui vi la route à mon désir offerte,\nMais les chemins divers m'ont ramenée à toi.\nMe voici. Ne me maudis point. Ecoute-moi w.\nEt je me souvenais da temps où, dès l'aurore,\nNous allions vera les fleurs qu'avril faisait éelore,\nYers la fontaine vive et vers le bois vivant\nOù son voile léger s'envolait d?vns le vent....\nEt maintenant,, elle était nue et semblait lasse.\nElle reprit. Sa voix était lontaine et basse :\nu Je n'étais qu'une enfant merveilleuse et naive,\nAlors. Les seules fleurs me rendaient attentive\nEt je te demandais leurs noms, mais j'ignorais\nLeurs pouvoirs, leus vertus, leurs pliiltres, leurs secrets,\nCar à prèsent je sais leur force et leur usage\nEt j'en puis composer le magique breuvage,\nEfficace, savant, brusque, mystérieux,\nQui fait le sang plus rouge et plus ardents les yeux 11.\nElle parlait, et son regard d'abord timide\nS'éclairait peu à peu d'une fiamme intrèpide,\nEt sa stature, tout à coup, avait grandi.\nu IN e clierche plus en moi la Psyché de jadis,\nEnfant silencieuse et compagne ingenue...\nCelle qui vient à toi n'est qu'une femme nue\nDont la cliair a frèmi et dont la jeune bouclie\nA mordu le fruit mur avec des dents farouches,\nDont les bras ont étreint et dont les pas errants\nOnt saignè sur la ronce aux cbemins différents,\nEt qui t'apporte ici, sur sa lèvre meurtrie,\nLe baiser de l'amour et l'odeur de la vie...\nC'est la nuit. Que crains-tu de l'ombre ? Nai-je pas\nCette lampe à la main pour conduire nos pas ? ».\nEt, soudain, souveraine, éblouissante et nue,\nD'un geste, elle liaussa sa lampe devenue\nTout à coup eclatante et semblable au soleil.\nEt moi, je regardais son visage vermeil\nQui s'empourprait encor du reflet orgueilleux\nDe s'etre, un soir, penché sur le sommeil d'un Dieu.\nDa « Vers et Prose 55.\n\nHenri De Régnier."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1905-04-01-c026", "article_bluemountain": "bmtnaai_1905-04_01#c026", "volume": "bmtnaai_1905-04_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "[17]", "page_fin": "[17]", "image_debut": 21, "image_fin": 21, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190504-01.2.22.1", "titre_corps": "ÉLÉGIE", "titre_sommaire": "ÉLÉGIE", "signature_source": "Francis Jammes", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 21, "page_imprimee": "[17]", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190504-01.1.21", "debut_caractere": 19, "fin_caractere_exclue": 4841, "texte": "ÉLÉGIE\nFrancis Jammes.\nje fus ci Hambourg quatre mois, puis h la Haye.\nJe pris le paquebot pour Londre ou j'arrivai\nle 10 Janvier 1705, après clix ans\net neufinois cl'absence — et, dès lors, me préparant\na un plus long voyage — a soixante-douze ans\nd'une vie remplie de toutes sories d'incidents.\nJ'avais été assez èprouvé pour connaìtre\nle bonheur de finir ses jours dans la retraite.\nC'est ainsi que s'exprime, à la derni ere page,\nKobinson Crnsoé. lln parium de rnuscacie\ns'exliale de sa robe aux somptueux ramages.\nL'ora<re au loin qui roule en bruit de caronade\nfait trombi or la Citò d'Albion. Et, dans l'imago\ncine j'ai là sous ics yeux, on \\oic ie \"voyageui\nmedi ter sur sa Bible et bénir le Seigneur.\nAu milieu de la table est une iongue-vue\ndont il guettait jadis l'empreinte des pieds nus.\nAu mur soni accrochés le parasol de clievre\net le bonnet de clièvre et l'are avec les fi.ech.es,\nla ha eh e d'abordage et le sabre inaiin.\nlei le médaillon de Yendredi. Enfin,\nplacé contre la carte où est l'ilot désert,\ndans sa cage erapai 11 é un perroquet très verte\nGomme toì, Eobinson, j'ossuyai des tempètes\net, cornine toì, j'ai vu au-dessus eie m?* teue\nla mer verser au ciel des flots couleur de plomb.\nEt l'amour furieux qui balayait le pont\nme jetait à genoux et sifflait. Crusoé!\nCrusoè! L'océan et l'amour sont pareils:\nA l'un et l'autre il faut de desséchants soleils\nqui creusent notre coeur ainsi qu'une coquille;\nil faut que les agrés grincent cornine des fìlles,\net que la passion soit cette ncire mer\nqui monte et nous empiit avec son bruit arneì\".\nAh! Yieil Anglais ! Tu fus cependant bien plus sago\nque je ne fus, car où que tu fasses naufrago,\nau Cap Bonne-Espérance ou à Juan Fernandez,\non te yoit aussitòt suivi ou précède\nde ta malie touiours confortable et prudente.\nJ'aime ta poesie pratique et coinniercante,\net j'apprécie beaucoup la veuvo qui prit soin\nde tous tes capitaux tant que tu ms au loin.\n.... C'est ce qui te permit de finir doucement\ntes jours dans ce grisàtre et doux appartement\nque je viens d'évoquer au début du poème.\nAli ! Tu n'oublias rien dans ton ile, pas méme\nton parasol et ton bonnet de peau de chèvre\nCe que j'ai rapportò? — me demanderas-tu, —\nde cet ìlot désert dont je suis revenu?\nRieri, ni une bouée ni une cage a poules.\nMais écoute comment je fus pris par la houle :\nCe fut au doux Avril, quand la mer du Printemps\ns'ouvre à lous ces oiseaux, indiens de Ceylan,\nqui plongent dans l'azur de nacre où sont les perles :\nrouge-gorge, bulbul, fauvette, linot, merle.\nOn entendait briser les àmes des lilas\nsur les coraux des pècliers roses des villas.\nJe ne pensais point certo à ces autres coraux\noù la Pèrouse d'or, c'est à Yanikoro,\ntrouva la mort mal gre son geste autoritaire.\nL'amour semblait dormir et le ciel et la terre.\nPonce comme une nuit des Nuits, la nuit tomba.\nMais bientot le parfum des vergers s'exalta.\nAlors, o Robinson! oubliant comme toi\nles dangers que j'avais courus, n'écoutant pas\nles conseils des aieux qui rèvent dans leurs cadres,\nivre de mettre à flot une nouvelle escadre,\nje dirigeai mon coeur affolé par l'amour\nvers une ile pensive et grave comme un jour.\nL'ile était enchantée et n'était qivune femme.\nLa voix de ses oiseaux eut r ai son de mon àme.\nD'autres m'avaient séduifc par l'horreur ' des volcans.\nJ'ai mai, o Crusoe ! ces monts qu un Yucatan\nprolonge sous laj mer pour lormer oes Anuilles.\nMa race a habité panni ces jeunes fìlles\nqui tiennent d'une main leur sein d'ombre et de feu\net qui de l'autre envoient de longs baisers d'adieu.\nlei. ce ne fut point le feu, ce fut la neige,\nmais la neige impassible aux foudres qui l'assiègent,\nneige dont les yeux clalrs ont la calme passion\ndu feu qu' allume un patre au milieu des glacons.\nEt c'est l'ile la plus terrible : 6 Crusoe !\ncar c'est par sa froideur que l'on est enflammé.\nComment j'ai écliappé aux dangers de cetfce ile:\nil faudrait pour cela que je fusse Yirgile ;\ncar jamais tout entier l'océan\ncette vague aux doux mouvements qui m' enlaca.\nMaintenant, comme toi, ò Crusoe ! je pense\nqu' il est bon de rè ver de cela dans sa chambre.\nMa cafetière bout comme un roman anglais.\nJ' ai des lettres d'amour que j' entends murmurer\nainsi que murmurait l'Océan Pacifìque\nou tu avais conduit ton àme magni fique.\nPepar tirai-je un jour? 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Jadis tu lieurtais à ma porte\nDès l'aube et non à l'heure où la lumière est morte,\nEt les cliamps étaient beaux en ces matins d'été\nOù riait ma jeunesse à ta jeune beaute !\nMais aujourd'hui cju'irions-nous faire dans la plaine ?\nSaurions-nous retrouver le bois et la fontaine\nOù poussait ce laurier dont nous cueillions le brin\nImmortel et fort cornine un ieuillage ciaiictin?\nCar la nuit est venue et le temps a passe.\nEt je lui dis encor:\nPourquoi m'as-tu laissé\nEt nourcjuoi re venir ainsi avec ta lampe\nE ci air er mes clieveux c|ui sont blancs a mes tempes.\nEt, furieux, je lui criai :"}, {"page_pdf": 22, "page_imprimee": "[18]", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190504-01.1.22", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 2086, "texte": "Va-t-en ! Va-t-en !\nYa-t-en !\nDebout, elle écoutait en souriant\nMon reproclie liaineux et ma brusque colere,\nEt la lampe dardait toujours sa fiamme claire.\nElle me répondit :\nti Tu as raison. C'est vrai,\nPendant des jours, des jours et des jours, j'ai erre\nLoin de ton seuil quitté et de ta porte ouverte\nEt j'ai sui vi la route à mon désir offerte,\nMais les chemins divers m'ont ramenée à toi.\nMe voici. Ne me maudis point. Ecoute-moi w.\nEt je me souvenais da temps où, dès l'aurore,\nNous allions vera les fleurs qu'avril faisait éelore,\nYers la fontaine vive et vers le bois vivant\nOù son voile léger s'envolait d?vns le vent....\nEt maintenant,, elle était nue et semblait lasse.\nElle reprit. Sa voix était lontaine et basse :\nu Je n'étais qu'une enfant merveilleuse et naive,\nAlors. Les seules fleurs me rendaient attentive\nEt je te demandais leurs noms, mais j'ignorais\nLeurs pouvoirs, leus vertus, leurs pliiltres, leurs secrets,\nCar à prèsent je sais leur force et leur usage\nEt j'en puis composer le magique breuvage,\nEfficace, savant, brusque, mystérieux,\nQui fait le sang plus rouge et plus ardents les yeux 11.\nElle parlait, et son regard d'abord timide\nS'éclairait peu à peu d'une fiamme intrèpide,\nEt sa stature, tout à coup, avait grandi.\nu IN e clierche plus en moi la Psyché de jadis,\nEnfant silencieuse et compagne ingenue...\nCelle qui vient à toi n'est qu'une femme nue\nDont la cliair a frèmi et dont la jeune bouclie\nA mordu le fruit mur avec des dents farouches,\nDont les bras ont étreint et dont les pas errants\nOnt saignè sur la ronce aux cbemins différents,\nEt qui t'apporte ici, sur sa lèvre meurtrie,\nLe baiser de l'amour et l'odeur de la vie...\nC'est la nuit. Que crains-tu de l'ombre ? Nai-je pas\nCette lampe à la main pour conduire nos pas ? ».\nEt, soudain, souveraine, éblouissante et nue,\nD'un geste, elle liaussa sa lampe devenue\nTout à coup eclatante et semblable au soleil.\nEt moi, je regardais son visage vermeil\nQui s'empourprait encor du reflet orgueilleux\nDe s'etre, un soir, penché sur le sommeil d'un Dieu.\nDa « Vers et Prose 55.\n\nHenri De Régnier."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1905-04-01-c028", "article_bluemountain": "bmtnaai_1905-04_01#c028", "volume": "bmtnaai_1905-04_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "[18]", "page_fin": "[18]", "image_debut": 22, "image_fin": 22, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190504-01.2.23", "titre_corps": "GALE E FANFARE", "titre_sommaire": "GALE E FANFARE", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 22, "page_imprimee": "[18]", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190504-01.1.22", "debut_caractere": 2088, "fin_caractere_exclue": 6685, "texte": "GALE\nDE FANFARE\na un articolo di Giulio de\nFrenzi sul poema di\nSemBenelli, Un Figlio\nde' Tempi, stralciamo\nquestrbrani eloquenti:\nu Chi siamo e che cosa vogliamo precisa-\nmente noi. figliuoli dell'ipocrisia utilitaria in cui\nparve torpidamente sdraiarsi la borghesia, noi\nche sdegniamo il volterianesimo, perchè ci sem-\nbra che ormai non valga nemmen più la pena di\nscherzare su la religione; oppure, insaziati di\nsoprannaturale, ci adattiamo a impetrarne qual-\nche rivelazione fin anche dai tavolini a tre gambe\no, peggio ancora, dall' imparaticcio buddistico\ndei manuali di teosofìa? Chi siamo e che cosa\nvogliamo noi che, con la nostra etica intima\nd'individualisti, siam già trascorsi di là dal bene\ne dal male, ed è via senza ritorno ; e pensiamo\ndi purificarci nella contemplazione di tante for-\nmule astratte della futura giustizia sociale?\nQuesto doglioso antagonismo di tendenze\ncoesistenti e contradditorie è riflesso e signifi-\ncato nel poema di Sem Benelli, Un Figlio dei\ntempi.\nTutte le cose osserva e interroga il Figlio,\ndi ogni potere cui gli uomini vollero piegarsi:\nd'ogni istituto cui vollero avvincersi, egli discute\nansiosamente l'essenza e la virtù. Dio, la Fa-\nmiglia, l'Amore, la Patria, la Tradizione, la\nScienza, l'Umanità, la Morale non sembrano\nintangibili per la critica ingenua del Figlio.\nEgli è condotto da una temeraria curiosità a\nverificare i suoi rapporti con essi, le leggi che\na lui, come ad ogni altro uomo, appena nato,\nassicurarono, nell'inconsapevole servitù, l'ordine\ndella vita spirituale.\nMa la sua curiosità, mentre non gli vieta\ndi amare ciò eh' egli è pur tratto a discutere,\nimplica già la negazione: tutto è vero e niente\nè vero, e ogni individuo contiene un mondo a\nsè, diverso e incomunicabile, sì che qualunque\nnorma presuma governare il pensiero e l'azione\ndella generalità equivale a un inganno e ad\nuna tirannia. Pochi uomini se ne accorgono,\nperò: la maggior parte, anzi, ci si trova molto\nbene, perchè ignora ed è lieta d'ignorare che\ndeve la propria sicurtà a un'illusione, illusione\nmolteplice e immortale, provvidenziale e neces-\nsaria.... Ma qualcuno può, senza tremare, pene-\ntrar oltre e limpidamente vedere nelle cause e\nnelle anime.\nDa siffatta intuizione nascerà una poesia\ntriste, e non aspra; dolorosa più che pessimistica.\n• •••••••• • ♦••••••\nDensa, e tal volta fin troppo, di pensieri\nforti, che non in ogni strofa riescono ad espri-\nmersi con chiara eleganza questa lunga u me-\nditazione ti mi sembra, oltre che un singolare\ndocumento per la storia dell'anima moderna,\nuna assai notevole opera d'arte. Il filosofo vi\nsovrasta continuamente al poeta: ma non lo\nsoffoca mai. E il poeta si rivela, non ancora\nabbastanza agile per poter sempre maneggiare\nsenza sforzo così dura e intatta materia, ma\npur vivace poderoso e sopra tutto u personale. r>\nQuesto giovane si è formato un mondo in-\nteriore e uno stile fuor d'ogni imitazione, oserei\ndire: fuor d'ogni filiazione letteraria. Il suo\nendecasillabo ha una apparente facilità popola-\nresca e discorsiva, che non sapreste commisu-\nrare ad alcun modello : poi che il Benelli, come\ntutti gli artisti atti veramente a trovare una\nespressione loro propria, rifugge dalle stranezze\nfaticose care a chi si stima poeta originale, solo\nperchè ha messo a soqquadro la metrica o il\nsenso comune. La sua Musa libertaria indossa\ni panni più onesti della tradizione n.\nIl Mercure de Frcince questa rassegna\nispiratrice della letteratura francese contem-\nporanea contiene nel fascicolo del 1 aprile\ninteressantissime cronache filosofiche e lettera-\nrie di Remy de Gourmont e di Rachilde.\nNotiamo inoltre un articolo profondo ed\narguto di Henri de Regnier sul 'Serperti noir l'ul-\ntimo romanzo dell'illustre collaboratore nostro\nPaul Adam l'affascinante autore di L'Année de\nClarisse.\nLe ultime poesie di Vittoria Aganoor Pom-\npili mirabilmente lette dal conte Gr. L. Passe-\nrini ottennero un' accoglienza trionfale alla\nLeonardo da Vinci di Firenze.\nEttore Moschi no ha riunito le sue liriche\narmoniose ed ispirate in un volume intitolato\nI Lauri che vedrà presto la luce nei tipi ele-\ngantissimi della nuova casa editrice lombarda\nAntongini.\nJsU\nSiamo lieti di annunciare la nascita di\nVers et Prose raccolta trimestrale di lettera-\ntura, diretta dal nostro eminente collaboratore\nPaul Port il quale si propone di continuare\nstrenuamente le gloriose battaglie del simbo-\nlismo, propugnando l'individualismo la since-\nrità e l'indipendenza assoluta in arte.\nIl 1° fascicolo contiene ammirevoli poemi\ne prose di Vielé Griffm, Marcel Scwob, Jean\nMoréas, Henri de Regnier, Albert Mockel, ecc."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1905-04-01-c030", "article_bluemountain": "bmtnaai_1905-04_01#c030", "volume": "bmtnaai_1905-04_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "[18]", "page_fin": "[18]", "image_debut": 22, "image_fin": 22, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190504-01.2.24", "titre_corps": "{PubInfo}Lege sive incende", "titre_sommaire": "{PubInfo}Lege sive incende", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 22, "page_imprimee": "[18]", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190504-01.1.22", "debut_caractere": 6687, "fin_caractere_exclue": 7509, "texte": "Lege sive incende\nTancrede de Visan. — Paysages introspectifs-\n— Paris; Henri Jouve, editeur.\nPoi Leyengard. — Les po-urpres mystiques.—\nParis; Mercure de France, editeur.\nEiccardo Forster. — La Fiorita, sonetti. —\nNapoli; Società editrice meridionale.\nAnna Scalerà. — Eoliche. — Napoli; Tipografia\nMelzi.\nCorrado Goyouì» — Fuochi d'artifizio. — Pa-\nlermo; G-anguzza Lajosa, editore.\nFrancesco Margaritis. — Primule. — Milano;.\nGiuseppe Celli, editore.\nAlfredo Morotti. — Il traforo del Sempione.\n— Yarzo.\nEené Grliil. — Le Pantoun des Pantouns. —\nParis et Batavia. •\nJean de la Ialine. — Le Livre de Loula. —\nParis; Lemerre, editeur.\nJean Boyère. — Eurytamies. — Paris; A. Mes-\nsein, editeur.\nCorrado Martinetti. — indolenze. — Torino-\nRoma; Houx e Vi arengo.\nFrancis Eon. — La Promeneuse. — Lille; edi-\nti on du BefFroi."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1905-04-01-c031", "article_bluemountain": "bmtnaai_1905-04_01#c031", "volume": "bmtnaai_1905-04_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 3", "page_fin": "couv. 3", "image_debut": 23, "image_fin": 23, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190504-01.2.25", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 23, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190504-01.1.23", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 336, "texte": "MÈRCVRE DE FRÀNCE\nPARIS - 20, rue de Condé - PARIS\nSEIZIÌME ANNÉE Paraìt le ]>r et le 15 de chaque mois SE1ZIÈME ANNÉE\nDircctcur: Alfre\nIv B\nFEANCE .... 1 fr. 25 | ÉTltANGEB ... 1 fr. 50\nABONNEMENT\nFrane© : Un a n . . . 25 fr; Étrang'er : Un an. . . 30 fr.\nSix mois. . , 14 fr. Six mois. . 17 fr,\nTrois mois. . 8 fr. 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Dasì Cerkez,\nE. Dantine, P« Devoluy, Z. Essaian, De la\nFayette, E. Fa voi le, René GhiI, S. Levy,\nF. T. Marinettr, G. Moreilhon, John=Anfoine\nNau, A. Pelleticr, T. 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T. nflRINETTI\nLA CO NQUÉTE\n. . ' poème épique\n' (Edltions ci<3 66 PiULtxi© 99 FeLris)\n3 fr. 50\n1 0 • 4\nDESTRUCTION\npoèmes lyriques\n> a TI VOLixier» \" IParìs\n3 fr.\nSous presse :\nLE ROI BOMBANCE\n(LES MARMITONS SACRÉS) . .\ntragèdie satirique\n(*6 ti© 99 E)clÌt©tJLr9"}]}], "pages_ocr_originales": [{"page_pdf": 1, "page_imprimee": "couv. 1", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190504-01.1.1", "texte": "Aprile\n1905\nN. 3"}, {"page_pdf": 2, "page_imprimee": "couv. 2", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190504-01.1.2", "texte": "A Giovanni Marradi\nF. T. M.\n0 Poète, ton rève éblouissant flamba de pourpre\net de riches brocarts, comme un grand orifìamme\nenveloppant d'orgueil Luorece Borgia,\ndont le corps souple d'amazone\ns'abandonne à l'encolure d'un coursier,\nqui s'avance à longs pas moelleux,\ndans l'immense emeraude ensoleillée des plaines.\nParmi l'escorte bariolée de ses prélats\ntout chamarrés et tintinnabulants,\nson clair profìl épouse l'eventail des feuillages,\net le galop figé des montagnes lointaines.\nEt les gourmettes sonnent, monotones,\nsur la cadence apprivoisée d'une rivière,\nqui traine en la chaleur fertile de la brise,\nun nonchaloir de fleurs et de nuages refletés.\nL'espoir de rafraichìr l'acre nausee du Rève,\n— cette blessure inguérissable\net qui ronge nos muscles d'animai\nguida ton àme nostalgique, tei un yoilier pensif,\ndont les voiles vermeilles et soules de soleil,\nroucoulent en quètant la brise favorable,\nde promontoire \"en promontoire,\nen la bonace monotone de l'ennui....\n« Par delà les miroirs fallacieux des horizons,\nquand verrons-nous s'éclore le golfe d'or\ntout pavoisé d'azur, où reposer enfin\nla fiévre des antennes et le sanglot des chaìnes ?...\nEt la mélancolie des soirs Adriatiques\nyint effeuiller ses roses au creux des voiles noires\net couronner tes màts d'un diadème d' Étoiles.\nQu' importe les oaquets des niveleurs balourds,\net leurs croassements parlementaires.\npuisqu'enfin, tu brandis la torcile aux eheveux droits,\neri chantant le heros de Caprera,\nGaribaldi, et son manteau couleur de l'avalanche,\net sa voix de toesiii qui s'affole,\net son illuminant sillage d'incendio !...\nRegardez ! Ecoutez l'essor des strophes d'or,\nenvolóes vers le ciel à tire d'ailes sonores !...\nLes Yoiles sur les flots, les Nuages au eouchant,\nbombent dejà leurs joues de seraphin,\nsoufiiant dans les buccins orageux de la mer,\nla sanglante Epopee de ton ame guerrière,\nhéro'ique Italie au grand cceur volcanique !...\n\nNei pròssimi fascicoli pubblicheremo JCahn,\nFtegnier, E. Verhseren, F.Viélé-Griìlìn, Stua A.da\nNegri, Térésah, Vittoria JLganoor, Hèlène Vacar esco, A.. C. Swinburne, W. B. Yeats."}, {"page_pdf": 3, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190504-01.1.3", "texte": "IL TRIONFO DI “Poesia„\nGIUDIZII DI ADA NEGRI, PAUL FORT E DEI GIORNALI: LE GIL BLAS, LA PETITE REPUBBLIQUE,\nMERCURE DE FRANCE E PALL MALL GAZETTE.\nIllustri Signori F. T. MARINETTI\ne SEM. BENELLI,\nGrazie dell'invito squisitamente cor-\ntese. \"Poesia,?, mi pare pubblicazione\neli bella audacia e di altissimo significato\nartistico e sarò felice di mandare ad\nessa qualche umile verso.\nE gra zie al poeta Marinetti del pre-\nzioso dono che ha voluto farmi coli1 invio\nde1 suoi scritti. « La Conquete E-\ntoiles ÌI è un meraviglioso poema pieno\ndi misteriose possenti caotiche armo-\nnie. « La momie sanglante » fa fremere.\nCoi migliori augurii pel trionfo di\n6S Poesia 99 e un saluto ai direttori-\npoeti.\nA.da Negri.\n23 Mars 1905.\nMON CHER POÈTE,\nVotre \" Poesia 99 est une belle\nrevue. Elle était nécessaire. Vous Vavez\nfaite.\n»«••••••• • •\nCróyez, mon cher poète, à mes sen-\ntiments les meilleurs.\nPaul Pori*\nL'opinion qui consiste à considérer les\npoètes cornine des étres fossiles, sortes de cu-\nriosités arcaiques, bonnes tout au plus à peupler\nles musées des antiquités, tend malheureuse-\nment à se généraliser, et il faut une foi robuste\nen la Muse pour se livrer à l'heure actuelle\nau sport plutòt e; yieux jeu n de la ballade et\ndu sonnet. Au tliéàtre, le vers se défend en-\ncore, à condition d'ètre dit par Mou.net ou\nSarah Bernhardt. Mais en librairie, à quels\nsuccés peut-il prétendre, au milieu de l'indiffé-\nrence generale, que le silence de la critique,\nsur tout ce qui est son domain©, ne fait qu?ac-\nce ntuer ?\nCette décadence de la poesie est regrettable\nà plus d'un ti tre. Non seulement l'esprit fran-\ncaise se détourne d'une voi e à la quelle il doit\nses plus beaux succés littéraires, mais encore\nnotre estliétique generale souffre profondément\ndans ses ceuvres vives, de ce mépris injuste\nque l'on professe a l'heure actuelle pour l'ale-\nxandrin. Le poète a sa mission en ce bas monde.\nSon vers doit marteler nos joies et consoler\nnos douleurs, célébrer nos triomphes et pleurer\nnos défaites. Un peuple qui n'a plus de poétes\nest un peuple dont la sensibilité s'émousse,\ndont le cceur se ferme aux beaux et nobles\nsentimeats. La décadence de la poésie, c'est le\ntriste aveu de notre vulgarité et de notre mer-\ncantilisme. Nous méritions une lecon. Elle\nvient de nous étre donnée. Ce sont les u étran-\ngers » maintenant qui écrivent... en prose ry-\nthmée les meilleures poésies francaises. Aprés\nEenée Vivien qui, si je ne me trompe, est\nd'origine americane, voici Marinetti, le distin-\ngue directeur de catte merveilleuse revae in-\nternationale IPoesia, qu'il à fondée à Milan,\nsans doute pour nous - faire honte. Son beau\nlivre Destraction, qu'il vient de publier chez\nl'éditeur Messein, nous révèle une ame rare et\ndelicate, sur laquelle a glisso le scepticisme.\ncontomporain. M. Marinetti, blen quo ne s'at-\ntachant pas aux consonances, est non seule-\nnient un poeto dans toute la force du terme,\nmais un convaincu. Il ne croit pas à la neces-\nsitò de la rime pour faire de la bonne poésie ;\nses étranges poèmes lyriques, qui no reposent\nque sur la torco du rythme et la beauté de\nl'idée, sont uno des choses los plus originales\nqu'il nous soit donné do lire. Et l'on croit en-\ntendre parler l'auteur lui-méme, dans cette ex-\ntraordinaire c; Chanson du mendiant d'amour 11:\nCar je suis le mendiant affamò d'Idéal,\nQui va le long des gréves,\nQuètant l'amour et les baisers\nDe quoi nourrir son rève...\n(( JEJ0 Gri-Z JBlas »• -\nF. T. Marinetti vient de fonder, à Milan, une\nrevue internationale, JpQQSia. Son premier\nnuméro est plein de promesses. Le soinmaire\nrèunit les noms de Giovanni Pascoli, Léon\nDierx, Giovanni Marradi, Guido Mazzoni, G.\nd'Annunzio, Paul Adam, Gustave Kahn, Schure,\netc. Les poètes, avant les peuples, ont proclamò\nla République universelle.\n« Jha Petite Flépuhlique ».\nM. F. T. Marinetti, qui a beaucoup con-\ntribué, par des conférences et des récitations\nde poèmes, à répandre en Italie la littérature\nsymb oliste, vient do créer une revue uni ver-\nseli© : iPoesia.\nL'intention du fondateur est exceliente et\nles deux premiers fascicnles de JPoeSia\n(février et mars) la réalisent par faitement.\nLe n° 1, dédié a Giosuè Carducci, débute\npar un fragment de la Nave de d'Annunzio,\ncjue suivent des vers de MM. Paul Adam, Sem\nBenelli, A. Colautti, Gustave Kahn, E. Schuré,\nMari netti, C. Mauclair, Catullo Mendès, E. Mo-\nscerino ; un poèmo en prose de M. de Régnier\net un fragment de prose poétique de M.me Ba-\ncliilde; et aussi des vers de Fred. Bowles et\nde Laurence Alma Tadema.\nLe fascicule de Mars ouvre sur un poèmo\nde F. Mistral et il contient une ballade de M.\nPaul Fort, un extrait inédit de la Chanson de\nJehanne d'Are de M. Ciò vis Hugues, quatre\nromances de M. Stuart Merrill, des poèmes\nd'auteurs italiens et anglais, — et, aussi, un\nportrait de M.me la Comtesse de Noailles.\n« lì'lercure de Franco ».\nThe second number of JpoeSia that\ninteresting international journal has just been\nissued from Milan. It opens with some remar-\nkably fine stanzas entitled u Lou Henegat »\nby F. Mistral, the Provencal poet, whose work\nis accompanied by a clever translation into the\nItalian by Vitaliano Ponti, Arturo Colautti re-\nsumes his long poem u La Conquista » which\nwill be concluded in the next number. Cosimo\nGriorgieri Contri writes some delicate Italian\nlines entitled u La Carmelitana w, and these\nare succeeded by a beaatiful French u Pastoral J?\nby that graceful writer Paul Fort, whose mor-\nning thoughts are lovely as the pictures ot\nCorot. G-ustave Kahn contributes some happy\nfancies dedicated to F. T. Marinetti, and Ma-\nrine tti himself, that young conjuror of maje-\nstic dreams, is represented by his clever u La\nFolie des Maisonnettes » The English school\nof poetry is again identified with the work of\nMr. Fred. Gr. Bowles, who contributes one of\nhis charming u Lake Lyrics » entitled u iNoon. n\nAmong other contributors to this magazine of\nmany languages are Helene Vacaresco with her\ntender lines, Stuart Merrill, the Countess Vit-\ntoria Aganoor Pompili, Sem Benelli, and the\nComtesse de Noailles.\n(( Pal Mall Gazette »*"}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190504-01.1.4", "texte": "La bellezza della\ndonna italiana\nInchiesta internazionale di Poesia\nI grandi poeti d'ogni tempo e\ndi ogni nazione, dal Petrarca al\nGoethe, dal Byron al Lamartine,\nhanno cantato in versi immortali\nla sovrana bellezza della donna\nitaliana.\nCi è parso quindi nobile e adatto\nai molteplici aspetti di FOMSIA\nindagare quali sensazioni estetiche\nquesta bellezza ispiratrice abbia\nsuscitato nell'anima dei poeti stra-\nnieri contemporanei.\nA questo fine abbiamo rivolto ai\nmaggiori poeti e letterati d'Europa\nla seguente domanda :\nVe ni He z nous dire eu vera 011\nen prose ce que\nla beauté inspiratriee\nme ìtalienne en zijontani vos\nimpressiona inédìtes et vos sou-\nvenirs personnels.\nCi'sono già pervenute risposte\nsottili e profonde di Maurice Bar-\nres, Sar Peladan, Paul et Victor\nMargueritte, Jules Claretie, Fran-\ncois de Curel, Camillo Mauclair,\nÌ '\nGustave Kahn, Rachilde, Edouard\nRod ecc. ecc. che pubblicheremo\nnei prossimi numeri.\nPrimo concorso eli POESIA\nPoesia \"bandisce un Concorso annuale ita-\nliano, fra i suoi soli abbonati, per la miglior\npoesia scritta in lingua italiana di qualunque\nargomento, genere e metro.\nIl poeta prescelto riceverà in premio\nLire 500 ;\ned una targa appositamente incisa e scolpita\nin argeuto.\nPoesia darà tutto il suo appoggio al vin-\ncitore : pubblicherà il suo ritratto, la sua bio-\ngrafìa e, al posto d5onore in prima pagina, i\nversi premiati.\nI manoscritti devono essere inviati alla\nDirezione via Senato, 2, Milano, non più tardi\ndel 30 Giugno 1905.\nOgni manoscritto deve recare, come per\nfirma, un motto che sarà ripetuto su una busta\nnon trasparente e ben suggellata, contenente\nil nome del poeta e la ricevuta del proprio\nabbonamento.\nI versi saranno giudicati dai direttori di\nPoesia:\n* .SEM BENELLI, F. T. MARINETTI, VITALIANO PONTI.\nPer abbonarsi a Poesia basta inviare una\ncartolina vaglia di lire dieci alla Ammini-\nstrazione, via Senato,- 2 — Milano.\n\nFOCHI\nMONTANI\nella Fiaccola sotto il\nmoggio che percorre\nvittoriosame.nte le\nma sfiori scene italia-\no o\nne e die reputiamo una delie più geniali tragedie\ndi Gabriele d'Annunzio, parleremo adeguata-\nmente. alla sua prossima pubblicazione in\nvolume.\nA proposito delle innumerevoli inesattezze\nstampate in Italia e altrove sul simbolismo\nfrancese contemporaneo, e rispondendo anclie\nad alcune domande rivolteci dai nostri lettori\nsullo stesso argomento, togliamo dal volume\nLa Poesie Nonvelie dell'eminente critico lette-\nrario del Figaro. André Beaunier questo, giu-\ndizio assolutamente definitivo:\nu II me semble d'abord quo l'enterreirent\ndu Symboli sme était un peu prématuré. Crai-\ngnons les inhumations liàtives !\nu Parmi les grands poétes symbolistes, je\nne mentionnerai, pour abréger, que ceux-ci :\nGustave Kahn, Emili Verhaeren, Francis Yielé\nGrifnn, Maurice Maeterlinck, Henri de Eégnier.\nVoilà cinq nonis tels que, peut-ètre, nulle école\ncontemporaine n'en trouvèrait cinq aussi beaux\nà citer. Gustave Kahn, inventeur étonnant ima-\ngination fastueuse, apte à susci ter les plus\nneuves visions. à créer les plus ensorcelantes\nmusiques : Emi le Veriiaeren, halluciné, lianté\nde fantasmagories redoutables et belles, terrifìé\ndu spectacle que son rève lui suggère, évocateur\ndes féeries qui dorment au fona des ténèbres\nde l'àme ; Vielé-Griffìn, subtil, sage et melo-\ndieux, niétapliysicien délicat, penseur attentif,\nincertain quelquefois entre l'allégresse de la\nvie et la mélancolie du souveuir; Maurice Mae-\nterlinck, qui -tarava des phrases imprévues\npour rendre évident et palpable le mystère\nessentiel du Destin, de la Mort, de l'Existence\net de toute réalité ; Henri de Régnier, dont\nc'est le privilége merveilleux de n'apercevoir\nles idées que sous la forme plastique, et dont\nl'ceeuvre est toute en images, parfaites de gràce\nou de majesté!...\nu Ces cinq poétes sont, je crois, bien por-\ntants: IÌs sont jeunes. Les derniers poémes\nqu'ils aient publiés ne sont pas trés anciens.\nJe ne saclie pas qu'aucun d'entre eux ait an-\nnoncé l'intention de passer à l'Humanisme....\nEn veri té, le Symbolisme n'est pas mort, et il\ny aurait de la précipitation désinvolte à vouloir\ncélébrer tout de suite sa pompe funebre n.\n\nPUBBLICHEREMO\nNEI PROSSIMI FASCiOLIOLI :\nGIOVANNI MARRADI. -\n— ADOLFO DE BOSIS. - Esametri.\n— EMILE YERHAEREN: -\nmer.- — PAUL ADAM. -\ndoublé. — CAPEL. - Sonnet\n— GUSTATE IYAHN. - Lettre à Elle.\n— MARIA STAR. - La Citè eie V im-\npératrice. — FRED. BOWLES. - Lake\nrics. — ALBERT MOCKEL. - Deux\nChansons. — K. ROSENVAL. - Deux\nsonnets pour la — FÉLI-\nCIEN FAGUS. - La\n- Fantolini. —• DOMENICO OLIVA. -\nOde a Nietzsche. — AURELIO UGO-\nLINI. - Grottesco d'inverno. -— JULES\nLAFFORGUE. - Chanson\njolis. — ETTORE MOSCHINO. - Tri-\nstano e Isotta. — CIPPICO. -\n'■— ALFREDO ORIANI. -\nballo. — ALBERT SAINT-PAUL. -\nChanson gitane —\nVALENTIN MANDELSTAMM. -\nfitte. — JEAN EOYERE. - —\nENRICO FONDI - B —\nHÉLÈNE VACARESCO. - Que\n— JEAN LORRAIN. - — GIU-\nSEPPE BRUNATI. - L'\n— MARIE DAUGUET. - —\nERNEST GAUBERT. - Vamazone. —\nGUSTAVO . BOTTA. - —\nLOUIS PAJEN. - La mine.\n\nJPOIEJIS IA. pubblica solamente\nversi inediti. —\nsizione delle poesie segue\nal possìbile l'ordine al f ah e-\naAìm * ■*\nheiico dei nomi"}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "1", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190504-01.1.5", "texte": "I GEMELLI\n\nChe sente il fiore cui la molle forza\ndi vita svolge i petali del boccio?\nQuel che sentiva allora la fanciulla,\nche si svolgea dal calice più bianca\ne più sottile, il collo cosi lasso,\nche lo piegava l'occhio di sua madre.\nLa neve già struggeva, ma non tutta:\nse ne vedeva qua e là sui monti.\nSpuntava l'erba, verdicava il salcio,\ne ravvenate ora mescean le polle.\nEra sui monti, era a bacìo la neve\nancora: ella si fece anche più bianca\ne più sottile : un pianto nella casa\nsonò: poi, la fanciulla era sparita.\nE il suo gemello la richiese al padre\nmeditabondo. Egli accennò lontano.\nE la richiese alla soletta madre,\nche gli sorrise, e lagrimò più tanto.\n« Sappi: è nel prato asfodelo... C'è bello...\nLieta, sebbene senza il suo gemello...\nNo, non è sola, ma tra un fìtto sciame...\nUn fiore hanno alla sete ed alla fame...\nSì: tu ci andrai... Sì: la vedrai... tra giorni-\nResta con me! S'ora ci vai, non torni! »\nMa il giovinetto andò per prati e boschi,\nsempre cercando. Un giorno seguì l'api\na un prato, le ronzanti api ad un fonte.\nNel fonte ritrovò la sua sorella."}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "2", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190504-01.1.6", "texte": "POESIA\n\nIl giovinetto si chinò sul fónte,\ne la fanciulla apparve su dal fonte.\nEgli era mesto, ed. era, anch'ella, mesta.\nMa le sorrise, ed ella gli sorrise.\nAprì la bocca per chiamarla a nome;\nsubito anch'ella aprì la bocca a un nome.\nEd egli chiese, chi l'avea rapita,\nse lieta le era la solinga vita;\ned ella presto rispondea, ma troppo,\nch'ella parlava mentre egli parlava.\nEd egli tacque, ed ella tacque: allora\negli riprese, ma riprese anch'ella.\nE il giovinetto non intese, e pianse.\nE la fanciulla si confuse, e pianse.\nOra una voce chiamò lui : la voce\ndella sua madre che l'avea smarrito.\n« Ci chiama. Vieni con il tuo gemello\ndalla tua madre. C' è, con lei, più bello ! >\nElla rispose ; ma fondea nell'ansia\nle sue parole con le sue parole.\n« Qui non c' è fiori per il tuo digiuno 1\nTu sei nel prato ove non è nessuno 1 »\nLa madre ancora lo chiamò. Le labbra\nchinò... che freddo in quelle dolci labbra I\nLe diede un bacio sussurrando, Addio!\ned un gorgoglio udì nell'acqua: Addio!\nE il giovinetto s'alzò su dal fonte,\ne la fanciulla sparve giù nel fonte.\n« O madre I O madre ! È dove tu m'hai detto 1\nMa ella è sola, nel fonte soletto.\nNon ho veduto altro che il suo, di capi.\nNon ho sentito altro ronzìo, che d'api.\nNon ha vicine altre compagne care!\nNon ha quei fiori per il suo mangiare I\nVieni tu, madre : ella ritornerà I »\n€ O figlio 1 O figlio I- T'ha deluso un Diol\nIl fior che dissi è il fiore dell'oblio.-\nE tu non vieni dal fiorito prato\neh' è più lontano del cielo stellato !\nA chi ci va, gli è presso, come l'orto;\nma chi ne torna,' anche se arriva smorto\na-dove dormi, è tuttavia di là! »\nMa il giovinetto le afferrò la mano,"}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190504-01.1.7", "texte": "POESIA\n\ne disse: « O vieni, se non è lontano! »\nE, giunti al prato, si chinò sul fonte,\ne la sorella venne su dal fonte.\nAh! ma nel fonte presso il suo sorriso\nc'era la madre col suo mesto viso!\n« O madre I O madre 1 Ecco che lei s'attrista\ndacché nel grave tuo dolor t'ha vista! »\n« O figlio! O figlio! Io sono lì pur quella!\nNon hai due madri ! E non hai più sorella ! »\nE turbò l'acqua. E madre e figlia sparve\noscuramente, qua e là, nel gorgo;\nfin che ondeggiando, tremuli, a fior d'acqua\nvennero ancora figlio e madre in pianto.\nEd egli allora oh! sì, capì! Ma venne\nper molti giorni al tralucente lago,\na rivedere in sè la sua sorella •\nche in lui viveva; ed esso in lei moriva.\nEd era il tempo che il nostro dolore\ncadea qual seme, e ne nasceva un fiore :\nun fior dal sangue delle nostre vene,\nun fior dal pianto delle nostre pene.\nEd egli fu il leucoio, ella il galantho,\nil fior campanellino e il bucaneve.\nE questo avea tre petali soltanto;\nerano a mezzo gli altri tre rimasti;\ne quello, sei, coi sommoli un po' verdi.\nCandidi entrambi, a capo chino entrambi.\nSpuntava il croco, il morto per amore\nbel giovinetto. E non fu lor compagno.\nE non l'Ai AI videro del giacinto\ndal vento ucciso. Non fioriva ancora.\nErano soli, soli ; chè la neve\nera sui monti, era a bacìo, tuttora.\nE qualche alato, ch'ebbe vita umana\ngià, come loro, già piangea, ma seco,\nsommessamente ; o dentro sè pensava\nqual pianto amaro ch'è poi dolce canto.\nI due puri gemelli esili fiori,\nfu breve la lor vita anche di fiori.\nAmor fu quello prima dell'amore.\nNon forse amore, ma dolor, sì, era.\nSparvero prima della primavera.\nFebbraio del 1905.\n\nGiovanni Pascoli."}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190504-01.1.8", "texte": "POESIA\n\nÉLÉGIE D'AUTOMNE\nSaint-Georges de Bouhélier.\nIl fait gris ; nul rayon ne luit dans le vent lisse\nIl pleut non loin, là-bas.\nUn corbeau d'un grand voi d'angoisse piane et glisse\nJe gémis. Je suis las.\nJe songe aux lieures d'or de l'été quand l'air tonne\nD'un chaud crepitement\nFini! Voici venir le funéraire automne\nPorteur de longs tourments.\nIl traine par ici des relents de bitume\nSur des bancs de brouillard.\nJ'ai froid. L'ennui rongeur me perce d'amertume\nEt d'ardeur de départs !...\n*\n* *\nQue j'aimerais, fìlant loin de ces lieux moroses\nMe griser de couleurs,\nD'azur, de feux et de ce gout d'ambre et de rose\nQuapportent les cbaleurs !\nQu'il me plairait de fuir cette brume et la boue\nQue font ces gras charbons !\nSemblable à l'émigrant des routes je vous loue\nGrands bateaux vagabonds.\nPartir ! Ah ! S'en aller ! J'aime le3 équipages\nDes océans heureux.\nJe voudrais avec eux me rouler sur les plages\nDans les suds sulfureux.\nJe rè ve de brasiers de sable et d'herbe infuse\nD'éclairs de papillons,\nEt de tous ces geysers de soufre et d'or qui fusent\nParmi des tourbillons.\nAli ! la-bas ! Le roc sue et crève, et dans la vase\nTremblent de frais varechs.\n\"Un jet d'odeur j ai Ili du sol éclate et passe\nDans le silence sec.\nSur les arbres en fleurs rutilants d'aube bianche\nDorment des perroquets.\nEt de chauds arc-en-ciel tendus dans l'air épanchent\nLes jeux de leurs bouquets.\nLes voir ! Et puis pàmer deyant ces paysages\nSoudainement éclos !\nEntends, mon àme, entends qui t'invito au voyage\nL'appel des matelots.\nEmbarquons ! Embarquons ! Nous passerons la rade\nBercés sur les steamers.\nGonflez, voiles ; ronflez, machines ; et nomades\nFendons le flot des mers !\nLa còte fuit, enfìn, voguons ! Que se déroule\nL'azur des équateurs !\nBientòt se lèveront en dansant sur les houles\nDes ìles de senteurs.\nVoilà que, fous, s'en vont les vaisseaux sans mature\nSur de glauques bouillons,\nProue et poupe tournant sur place, à l'aventure.\nMais qu'importe ! Partons !\nSans souci des écueils dangereux ni des trombes,\nDes gouffres, des ressacs,\nNarguons tout ! Que la pluie ou le tonnerre tombent\nChavirent les tillacs ;\nQuand nous aborderons au gai pays où poussent\nDes palmiers pleins d'aras,\nNous nous reposerons dans ces visions douces\nDe ces hurlants fracas...\n*\n* *\nMais non ! J'avais rèvé. J'évoque en vain la roue\nDe l'hélice et le pont,\nEt les archipels d'or où le printemps dénoue\nSes beaux nuages blonds.\nlei rode un soleil tout empreint de fumee\nEt de tristesse aussi.\nUn oiseau qu'on ignore agite la ramée\nEt pleure mon souci.\nEt, seuls, on voit tanguant entre les mornes rues\nLes omnibus criards,\nJaunes et noirs, tirés par des chevaux qui ruent\nHagards dans les brouillards....\nNovembre 1904."}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": "5", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190504-01.1.9", "texte": "POESIA\n\nARACNE\nFrancesco Chiesa.\nPenso: o gesto di tue dita sottili,\nAracne ! Sinuose ivan cercando\nquell'un perfetto che tra mille fili\nsi convenisse, oro od argento, a quando\na quando. Sorridean le femminili\nlabbra, e dagli occhi limpido il comando,\ncome imperio di sol raggiava sopra\nil fiorimento della nobil opra.\nDolce fioriva sotto le tue dita,\nquasi un aprile morbido, la tela\nbianca, fioriva d'una gaia vita..».\nTu stendevi la man che vola e cela,\nma non sì che una vision fiorita\nnon trasparisse, come alba trapela\ndal chiuso cielo, rivo di viole,\nfiume di rose, poi divino il sole.\nTalor gli occhi levavi. Io vedo o parmi\ngli occhi tuoi fìssi, o reginetta, vivi\ncome una sfida, nitidi com'armi.\nMa s'arrendevan placidi, e seguivi\nnella vita che palpita o nei marmi\nche stanno, un gesto grazioso ; udivi\nforse lieve un cantarello : fontane,\nalberi, uccelli, vaghe voci umane.\nGli occhi adagiavi nel verde ampio ; e un volo\ndi rondine alti li traeva, aneli\nseco nell'aria ; o nel fresco bocciuolo\nd'una rosa scendevano dai cieli ;\ned ascoltavi forse un usignolo\ncom'ebbro canti, o come un gregge beli\npresso un ruscello: e quanti eran soavi\nritmi in cielo ed in terra accompagnavi.\nRiprendevi tue fila indi, e più pronte\nalla legge che più limpida e vera\nesercitavi dalla china fronte.\nEra un dolce obbedir qual d'acqua mera\na colore di cielo ; e come in fonte\nspecchiasi il volto della Primavera,\nsu la tela inchinava i suoi colori\ncosi l'anima tua piena di fiori.\nE tra i fiori venia gesto fiorendo\ncome di mani ; parea ch'ogni giglio\nsua virtù modulasse a più stupendo\ncandor, come di carni ; e un fior vermiglio\ns'apria qual bocca che dicesse : Io splendo !....\nLa materia cedea lieta al consiglio\ndelle tue dita carche d'un impero\ngentile, inanellate di pensiero.\nChe pensavi ? Di sotto l'operose\ndita mentre fluian molli i capegli\ne le labbra ch'Europa e l'altre spose\nconsacraro all'amor di Griove, ed egli\ndolce accoglieva : di quali altre rose\nfìoria l'anima tua ? Qual oro in te gli\nscuri sensi occupava, onde al lavoro\ntuo cotal prò venia fremito d'oro?\nE l'alme mani nella cui seguace\nconca il trepido sen d'Io s'accoglieva,\ne gli occhi ebbri negli occhi, la vorace\nbocca, chi t'insegnava ? e come beva\nbocca alle fonti dove si compiace\npiù nostra sete ? Di che mani allieva\ntua man veniva candida e virginea\nscrivendo amore con sì dolce linea ?\nPura la mano ; ne a virtù d'esterna\nlegge obbedivi. Inconsapevol una\nlieta via seguitavi, come sverna\nusignolo ; seguivi tua fortuna.\nO camminavi come chi discerna\nuno spiraglio nella selva bruna,\nun porto queto dopo molta rabbia\ndi flutti, un'ombra dopo un mar di sabbia.\nUnica verità ch'è certa, sola\nbontà ch'è buona è la bellezza. Estrema\ngioia, adorarla ; mirar come vola,\ncome splende e fiorisce e mai non scema ;\nuna musica, un raggio, una parola\nsvellere, un ritmo al suo divin poema,\ne viverne. In felicità perfetta\ncosì gli anni passavi, o reginetta.\nPur, passando, ascoltavi... Che? presagio\ndi tuo fato? e venir già passo udivi\ncupo a le spalle ?... Errava in tuo palagio\ncome il fruscio d'un sogno immenso. Scrivi,\nmia man! dicevi. E nelle ombre che adagio\ncumulavansi intorno, ardean più vivi\ngli occhi, e fendendo le grandi ombre, sola\nvenia, placida nave, la tua spola."}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "6", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190504-01.1.10", "texte": "POESIA\n\nLA CONQUISTA\n\nCanto dei pleniluni\nIII.\nVano, dunque, è il tuo riso, e vano il pianto,\ne più vano il silenzio, o sonnolenta\nfidanzata del mar, nomade Sfinge !\nAntico enimma è il tuo, sì che le arcane\ncifre nel volto doloroso porti\nad acuir nostro pupille; antica\nè la virtù religiosa espressa\nda tua bianca mestizia, che suade\nlanguidi sogni e nuziali carmi\nperennemente.\nDeiforme sei,\ncerea Signora delle notti, in tua\nnatività misteriosa, quando\nogni cima travarchi agile, e dietro\nl'arbori amiche di vapor vermigli\no di candidi cirri ti rinzoni\nper conquistar l'alta scalea de' cieli ;\no quando in gloria, il grado ultimo attinto,\ndissipi il coro delle nubi, e plachi\nl'onde convulse, e tutte offuschi e vinci\nl'inclite stelle col diffuso argento.\nAssai vedesti, ambigua Luna, turbe\ngenuflesse a' tuoi pallidi ritorni,\ncome ne' tetri ascondimenti ; assai,\nconsiderasti le demenze umane,\ne nomi e riti e dignità mutando\nin diuturna vece.\nvergine, d'evie e di cerbiatte vaga,\nOr sagittaria\nsnella scendevi alle selvette argive\nper aspre corse e nitidi lavacri ;\ned or, bendata vedova, l'inulto\nmùtilo sposo su' niliaci marghi\nclamavi in pianto ; quinci, intatta madre\nmite raggiasti nel maggior tuo tempio\nad Efeso canora, anzi che il folle '\nsitibondo d'infamia alto la torcia\nsacrilega agitasse; e quindi, lieta\ndi matura bellezza, sorridesti\ndelle cetre all'omaggio, ailor che in verdi\ndèlubri Gallia ti sacrava il vischio\npropiziale.\nE ti nomar maestra\ndi libidini enormi alle di vote\ndi Siria e di Babele nelle attese\nrinascite, o ne' cupi algidi ecclissi\ninstigatrice d'olocausti orrendi\na Cartago, di sangue avida e d'oro.\nEd altra virginal Madre, di cielo\nnon scesa in terra, ma di terra assunta,\ndivinamente in sua purezza umana\nd'ogni mistico serto e d'ogni impero\nt'alleviava, a te lasciando il culto\nabbominoso delle streghe intente\na' deprecali sabbati, e de' calvi\nastrologhi l'amor cupido e grave\ndi vaticini; mentre di tra il vasto\ndelirio della strage, ultimi oranti,\nte riverian del gran Profeta al nome\ni purpurei Califfi;\nE ancor tu salpi\nmirifica galea pari all'egizia"}, {"page_pdf": 11, "page_imprimee": "7", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190504-01.1.11", "texte": "POESIA\n\ntraente al fiume l'onta dilettosa\nd'Antonio ; ancora in cecità tu splendi,\nostensorio di gioia offerto a' mille\npopoli afflitti, o d'alabastro e d'oro\neccelso aitar de' sogni, urna custode\ndelle infinite lacrime stillate\nne' sommersi millenni ; ancor tu tremi\narpa de' cieli e lampa degli abissi,\nfalce che miete, come in guerra, i nembi\ndel silenzio nimici, arco soave\nrisaettante del desio gli strali;\nancor ti schiudi, ambracea porta alzata\nalle mute in dolcezza anime amanti,\nlucida rosa che non teme oltraggio\ndi biechi autunni, cuor de' cuori ardente,\narca del patto fra la Terra e il Sole,\nfra la luce e le tenebre.\nMa dinne,\ntu che Malinconia ti chiami, dinne\nveracemente : Qual poter t'asserve\nin vassallaggio che non ha speranza,\na nostr' ermo pianeta ? E qual ti freme\nentro l'eburna piccioletta mole\nflutto ascoso di vita ? 0 non t'aggela,\nnell'amplesso del Sol, morte profonda ?\nNon sei tu, d'erbe ignuda e di fontane,\nceleste Libia degli adusti mari\ne degli spenti mongibelli, dove\nnon bramito di belve, o favellìo\nd'alati, o canto di pastori, o furia\ndi tormentosi turbini sospenda\nl'alta quiete millenaria in torno\ndella cosmica inerzia ? E non sei cuna\npetrificata e sempiterna bara\nforse d'alcuna nazion precoce,\nche la sublime vanità dell'Arte\ntutta conobbe, e l'ironia del bacio,\ne la indigenza della gloria? 0 forse,\nper carità dell'Astro onniparente,\nnella contraria tua parte inibita\na ciglio uman, qualche infecondo asilo\nnon offri ai condannati ultimi eredi\ndella stirpe miserrima, cui l'orbe\nnostro riluce nell'algor notturno\nfuneraria lucerna ?\n0 dolce Morta,\no fantasima astrai, mummia errabonda,\nmuta sirena d'ogni eterea Sirte,\ntu non ascolti, e non rispondi! Lenta\nsegui tuo mensual pèriplo in torno\nalla fervida Terra, che governa\nil concorde viaggio, e ti ricambia\namicamente il grazioso lume\nderivato dal Cfiorno, e nella fronte\ntua circonfusa, come in vetro, mira\nripercosso il suo fato, allor che tutta\nla gran virtù, che le feconda il grembo,\nsarà consunta al digradar del Sole\nincanutito.\nDimandar che giova ?\nGià più secure e nove armi l'ingegno\numan dirige contro tua procace\nritrosia, che tante estasi effuse;\ngià, qual d'amata riamante, il tuo\nrorido volto a' nivei pleniluni\nuna pittrice machina ritrae\nin caratteri d'alpi e di marine\nmeravigliosi ; ed altri nomi, ai fasti\ne alle dimore de' terrestri attinti,\nsulla carta fedel, che ti ripete\nqual terso lago, già segnan tue rughe\nsimili a circhi.\nContro il sacrilegio,\nÈcate fosca, te più non protegge\nl'ombra dell'Ade; il vedovil tuo manto\nsacro terror più non infonde, o stanca"}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "8", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190504-01.1.12", "texte": "POESIA\n\nIside avara; nè spietata morte\nl'audace attende involator d'un velo,\nsanguinaria Thanit. Ridesto ornai,\nl'ingrato Endimion per altra ebbrezza,\n0 Diana, ne' chiari occhi profondi\nti scruta; il radioso ultimo inganno\nsi dissigilla del tuo riso, Astarte;\ntuo gran misterio, Artemide triforme,\ntramonta, come in mar la gloria achea;\ne tua verginità, Trivia, si muore !\nAd ogni impero, ad og.ii arcano, ad ogni\ndivieto ribelle, o sogni o indaghi,\nil titanio Pensier, giovine etórno,\ndopo gran corsa per notturna via\necco t'aggiunge al sommo arco, e t'annoda\ndi sue valide braccia, e reluttante\nti costringe in servaggio, a uno a uno\n1 castissimi tuoi lini sciogliendo\ncon l'affannosa febbre del conteso\npossedimento.\nTale un giorno, in riva\nall'Eurota sonoro, di tra ignude\nvergini in teorie nitide al sole,\nla bilustre Tindaride movea,\nl'epinicio d'aprii cantando. Lunge,\nin sua bianchezza d'ogni albor più bianca,\ncon la pupilla d'astore la vide\nil ben targato domator di tauri\nTeseo divino, (cui sbendati in gioia\naveano i vezzi floridi la fida\nAriadne, ed Ippolita reina,\ne Fedra invitta) e divampò repente\ndi brama furiai. Gittata allora\nla gran clava infrangibile, l'eroe\nsulla ignara e fatai figlio del Cigno\ncurvo s'avventa, e la ghermisce, ed alto,\nquasi opimo trofeo, l'estolle a' Numi\ninvidi, e ratto col soave carco\ns'inselva, a' cieli di tripudio urlando.\nRidean le accese Pleiadi un lor chiaro\nriso all'audace ; i trepidi Favoni\nblandian tra' mirti in voluttà le fonti\ndisìose; le pie quercie tutrici\npiegavan come per più dolce varco\nal terribile Amante; aprian le aulenti\nciglia le rose a sogguardar la smorta\nèmula ; il coro aligero tacea\nper ascoltarne i gemebondi prieghi,\nrotti dal bacio: e tutti i musicali\nantri del bosco, ad Afrodite sacro,\nstrofe di trionfai èpodo ardente\nscandìan, chiamando: « Elèna! Elèna! Elèna! »\nFINE.\n\nPOÉSIE\nFrancis Jammes.\nAu pied de mon lit, une Vierge négresse\nfut mise par ma mère. Et j' aime oette Vierge\nd'une réligion un peu italienne.\nVirgo Lauretana, debout dans un fond d'or,\nqui me faites penser à mille fruits de mer\nque l'on vend sur des quais où pas un soufflé d'air\nn'émeut les pavillons qui lourdement s'endorment,\nVirgo Lauretana, vous savez qu'en oes heures\noù je ne me sens pas digne d'étre aimé d'elle,\nc'est vous dont le parfum me rafraichit le cceur.\n\nArturo Colautti."}, {"page_pdf": 13, "page_imprimee": "9", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190504-01.1.13", "texte": "POESIA\n\nSARCOPHAGE\nFrancis Vielé-Griffin.\nDans l'ombre de la forge\nOù — tout le jour —\nLe fer, ainsi qu' un bétail qu' on égorge,\nSaigne aux encluines sonnantes;\nAu fond du deuil de l'ombre qui le voile\n— Comme au fond d'une crypte -—\nLe Sarcophage s'allonge\nEt rève sous la pluie des étincelles\nA quelque nuit d' JEgypte\nOù pleuvaient des étoiles...\nLa pierre en fut polie\n(On ròverait au fìanc la oliasse de Méléagre)\nEntro ses parois que souille\nLa crasse des charbons et des rouilles\nUne eau noire stagne,\nEau morte de JLóthée et d'oubli.\nMais chaque fois que le fer rouge y plonge\n— Comme un poignard sanglant —\nL'eau siffle des dix gueules de ILerne\nEt ferme sur le fer que ternit leur haleine\nDes lèvres faibles qui n' y rongent\nQue l'écume de leur rage vaine....\nCi-git, me dis-je, 1' Envie et sa haine\nImpuissante bien que sans repos, sa rage\nDépitée, enlisée aux fanges de ses songes ;\nEt je cherchais un noni au flanc du Sarcophage.\n\nCREPUSCOLI ANTICHI\nEttore Moschino.\nI.\nLE AQUILE\nFiglie de la Vittoria, aquile erranti,\ncui fu nido e fastigio il Campidoglio,\nchi vi piegò, senz' inni a senza canti,\nsotto l'urne augustee cardie d'orgoglio?\nTràssevi con le danze e i coribanti\nDioniso re nel suo purpureo soglio ?\no Gresù, coronato di cordoglio,\npace v'addusse e v'addolcì co' pianti ?\nIl silenzio è su Roma. Non più '1 coro\nmormorante de' lauri al Palatino\ncanta in sua gloria fulgide parole ;\nma gli archi di tre imperi ardono al sole,\nrisognando in un lampo repentino,\naquile immense su quadrighe d'oro.\nII.\nPOMPEIANA\nNevoleia, Cestilia e Taletusa,\nvergini citarèdo occhi-luna] i,\nor van tra l'ombre, emerse da' sudari,\ncon lampa d'eternale olio perfusa.\nE ciascuna ricerca, entro la chiusa\nmalinconìa de gli atri solitari,\nil suo sogno, e i suoi combusti Tutelari\ne i giardini ove amò Dèrbola Drusa.\nYagan tra' mirti in tunica bissale,\nle tre vergini incaute... Repente,\nsquassa il gran monte ignivomo le poi te,\ne, recinta di fiamma trionfale,\nporpora alata, Furia oltrapossente,\nsovra il campo letèo torna la Morte !"}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "10", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190504-01.1.14", "texte": "POESIA\n\nMÉLANCOLIE\nParfums dété, parfums de vie,\nparfums de roses loards et troublants;\nmontent du grand verger fleuri\nportant l'étrange nostalgie,\ndu souvenir, au coeur souffrant.\nDans la eadence au rythme lent,\ns'agitent feuilles en émoi\nbercées doucement par le verit;\nEt ce frisselis mélodique\névoque en mon coeur nostalgique\nun rève ébauché autrefois.\nUn grand frisson énamouré\ncourt dans le verger et l'enserre,\nles fleurs ont un air de mystère,\nelles semblent murmurer\nun secret à l'air irrise.\nL' heure est douce de mélancolie,\nl'heure indecise où meurt le jour\nberce et endort l'àme alanguie\nde sa caresse lente d'amour.\n0 verger de Mélancolie,\nverger des visions astrales,\nbercez ma pauvre àme attendrie\net mon coeur, cherchant l'oubli\ndans votre splendeur floreale.\n\nCHANSON\nLucienne Kahn.\nPour un coeur qui souffre £audrait-il pleurer ?\ntoute peine est èphémère;\nle coeur oublie,\nl'àme est légère\net pleurer ce serait folie.\nPour un coeur perdu faut-il s'attrister ?\nN'ayez de tristesse\nen votre jeunesse.\nPour un coeur perdu, un de retrouvé.\n)\nCe serait folie que de s'attrister.\nMais un coeur aimant faudra-t-il aimer?\nl'amour n'est que leurre\net que grand tourment.\nCraignez qu Jil ne meure\nl'amour tant rèvé.\nMais un coeur aimant,\nAimez tendrement."}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "11", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190504-01.1.15", "texte": "POESIA\n\nLA SOLITA CANZONE\nG. P. Lucini.\nPei* F. T. Marineffi.\ni\nE tornata\nla sfacciata,\nl'insistente\ndelinquente ;\nspia là,\ndietro a un nocciuolo giovane e gagliardo.\nNon lasciatela passare\nquesta vecchia fantesca\nche si è abbigliata a festa\nda un ebreo rigattiere.\nNo, per or stia ancor fuor a ;\nno, signora, qui non s'entra ;\ni diamanti invernali vi sbarrano la strada.\nNon lasciatela passare ;\nv'ha ingannato l'altr'anno, vi ingannerà tutt'ora.\nS'è imbellettata alle porte cimmerie\ndi cerussa e d'unguenti ;\nle pustole e le piaghe si ha coperte\nsotto la spessa cipria.\nE vecchia come il mondo,\nè una ruffiana che non ha già mai fatto la prostituta ;\nnon fu mai giovane.\nMa cacciatela via!\nVi pare che disboccino le rose ?\nVi pare che incomincino a cantare i passeri e le allodole ?\nVi pare tempo questo d'amore ?\nLa graziosa bestemia !\n*\nE una scimiona che s'avanza in gale,\nper farvi imbertucciati.\nEccovi il ghigno, eccovi le smorfie :\npassa via, non ti fermare.\nTutti i gatti ingattiscono,\ne le sorchie squittiscono ;\nl'asini ragliano ;\ns'accordali le chitarre ;\nle capre stanno belando al caprone.\nOdor di becchi,\nodore di fornicazione ;\ntutte le cose buone\nlievitan dentro d'umor prolifico.\nCon questa fame\nnon è ridicolo figliare ancora ?...\nMalthus, li insegnamenti preventivi\nsono egregi motivi\nper un trattato di sociologia.\nLa ruffiana batte all'uscio :\nnon vi si pensa e poi si fa,\nin una sciocca ebrietà,\nquanto eterna la razza.\nTutta la gente è pazza,\ncorre incontro a baciarsi ;\ne le piante germogliano,\ned i fiori disbocciano.\nPietà, pietà,\nper questa enorme fecondità.\nEvireremo i maschi ;\nlibererem le femine\ndal goloso assorbir della matrice ;\nsradicherem le piante,\nsoffocheremo i fiori.\nBatti, procuratrice, ai nostri usciuoli :\nvi saranno de' vecchi ad aprirti :\nall'anno nuovo non vedrai figliuoli\nruzzare per la piazza.\nTutta la gente è pazza,\ns'abbraccia e va nei boschi,\nOh, torniamo alle selve a divorarci !\nLa scimiona è tornata,\nspudorata ;\nrisuscita dal gelo e dalle nevi :\nha commosso l'azzurro dei cieli,\no maligna scimiona,\ndecrepita lenona."}, {"page_pdf": 16, "page_imprimee": "12", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190504-01.1.16", "texte": "POESIA\n\nLES COURTISANES\n\nPour Francis Viélé-Griffin.\nToutes les Étoiles, ce soir, ont braqué sur moi\nleurs grands yeux d'émeraude élastique,\nsous leurs cils retombant en frange de lumière !....\nElles fouillent ma chair de leur regard en yrille,\nqui frétille et furète tei un doigt de larron\nComme le soir tombait sur la suffocation\ndes campagnes bàillonnées de chaleur,\nje bondis hors des murs\nparmi l'embrasement vertigineux de l'horizon\nvers la fraìcheur nacrée des grands rivages\naux bras ouverts, qui s'abandonnent\nsous le corps souple insatiable de la mer !...\nJe bondis loin des villes\nvers les flots puérils qui jasent, jouent,\net s' émerveillent en égrenant le sable d'or\net les cailloux plus lumineux que des bijoux !...\nOr voici, par delà les collines ocreuses,\nsur la désinvolture argentée des riyières\net leurs noeuds scintillants de couleuvre,\nf\nles Etoiles surgissent,\navec l'éclat prodigieux de leurs visages,\net le troublant froufrou de leurs robes d'azur.\nC'est ainsi que s'évadent dans le chaste soir d'été\nles courtisanes, hors de leurs gites ténébreux,\naprès leurs longs sommeils de boue et de nausee,\nà l'heure morne ou l'antique Nuit voutée,\nà tàtons, s'empare des sentiers bleus,\net les disloque et les défonce...\nEt vous ròdez comme elles, Étoiles, Courtisanes d'or,\naprès vos longs repos\nde flaque miroitante au creux du ciel !...\nEt vous errez comme elles, par les sentiers fanés\nplus mous que les écliarpes volages des fumées\nqui s'enroulent aux nuages !...\nParmi l'odeur de la lavande et du pain cliaud\net d'un rut animai exaspérant la brise,\nje vois courir des feux follets sur les moissons !....\nEt ce sont les Étoiles qui viennent à ma rencontre,\navec les Angélus qui s'agenouillent dans l'espace...\navec les blancs troupeaux, aux museaux argentins...\nf\nLes Etoiles ont des chignons roussis par le henne sol aire...\net leurs pas de lumière éclairent les chemins !...\nElles sont à demi nues, car elles ont dégrafó\nleurs robes vaporantes de sapbir assoupi,\nsi bien que leur moite nudité se marie\nà la pàleur maladive du ciel...\nLeurs traìnes en eventail de brume violette\ntressaillent mollement sur les coteaux esclaves !\nr\nFolles Etoiles vertes, qui pleurez\net chantez à loisir... allez-vous dono bientòt\nfroisser et déchirer ce soir fragile et rose\npar le crépitement de vos éclats de rire....\nou submerger la nuit de pleurs intarissables ?...\nQue voulez-vous de moi ?... Qu' avez-vous à scruter\ndans les tréfonds impénétrables de mon àme ?...\nJ' ai fui la ville einpouacrée, recuite de soleil !...\nJ' ai fui son àme jaune de poussière envolée,\net ses rues etranglées ou fermente Tangoisse,\nmarchant vers la tendresse émouvante du soir\net son effeuillaison d'aromes sur la mer !...\nEt vous voilà surgies de toutes parts en un prodigo!...\nJe le sais, vos grands yeux abreuvés de lumière\nont surveillé mes reins d'adolescent !...\nDepuis toujours, vos longs regards plongeurs\nont pénétré mes moélles chauffées d'alcool\net de printemps !... Yous guettiez au passage\nla luxure ancestrale et le vertige du Néant\nau fond des 03 !...."}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "13", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190504-01.1.17", "texte": "POESIA\n\nC' est ainsi que les pècheurs\nguettent sournoisement les jeux de la marèe\ndu haut de leurs bateaux qui tanguent\ndans la houle moirée d'ceillades convulsives.\nEt YOS langues dardées, Courfcisanes maudites,\npourquoi dono les traìner ainsi sur ma cliair lasse?...\nVoulez-vous exciter les remords somnolents\net le Désir atroce en marche au creux des nerfs\net les lévains exaspérés de l'Idéal ?...\nÉtoiles soules d'orgueil et de carnage,\nc' est pour cela que vous avez donné le feu\nà vos vastes prunelles fantastiques\npareilles à des lampes vitrées de diamant,\ndont la fiamme roucoule et s'esclaffe\nen se multipliant !\nCar il fait noir de plus en plus, dans la campagne,\net la pesante Nuit ratatinée\nva ramant de ses bras dans le flux des ténèbres,\nliquéfìant tous les sentiers bleuàtres\nentre ses doigts méticuleux de fumèe grise !...\nYoici que je tàtonne au fond d'un chemin creux,\ndans la forèt momifìée par le silence...\nQuelle épouvante en atteignant l'orée !...\nAvec des longs détours, et les mains dans la boue\ncomme un fauve écorchant son ventre sur les pierres,\nje rampe dans les hautes herbes ondoyantes,\nvoutant mon dos et creusant ma poitrine\noù je maintiens cachés mes crimes préférés\net mes luxures idéales, tandis que vous passez,\nR\nEtoiles triomphales, Courtisanes sublimes\nsur les cimes lointaines, et moélleusement\nvous traversez les plaines, dont les moissons fléchissent\nainsi qu' un opulent tapis persan\nsous la paresse exténuée de vos sandales.\nEt bien, soit ! me voici debout, o Courtisanes !...\nPuisque vous le voulez, je me livre ! Approcliez !...\nBraquez immensément vos prunelles d'extase...\nC' est moi, c' est moi, celili que vous ch.erch.ez !\nVoici ma chair et voici sa tristesse !...\net puis voici l'ennui de mon vieux coeur,\nimmensurable ennui... de quoi snffoquer l'àme\npuissante de la Terre !...\nt t\nEcoutez !... Ecoutez !... La mer a des soupirs\nde volupté qui se propagent au long des plages....\nr\nEcoutez !... Les vents défaillent\ntels de mols éventails surpris de lassitude !...\nf\nEtoiles, vous voulez me parler de caresses\nsi pénétrantes et douces que mon coeur en mourra !\nJe connais la chanson. N' importe ? Prenez-moi !...\nVous boirez dans ma chair tout le sang qu' il vous faut,\nce soir, et vous réclamerez, à grands cris noirs,\nsur ma bouclie, le spasme écartelant mon coeur\ncomme une roue d'acier,\nle spasme aux dents aigues et frottées de pavots....\nCar je serai, malgré mon apre volonté\net malgré tous les dieux, votre pale martyr !...\nr r\nEtoiles, Etoiles, faites de moi votre fougueux plaisir !\nJusqu' à la mort des vieux Soleils mélancoliques\nqui charbonnent silencieusement,\nje veux jouir entre vos bras de fiamme torse\net ràler sous vos iines morsures sataniques,\nr\nò maudites Etoiles, ò Courtisanes d'or !...\n\nF. T. Marinetti."}, {"page_pdf": 18, "page_imprimee": "14", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190504-01.1.18", "texte": "POESIA\n\nLES SEPT LACS\n\nI.\nLA VENDEUSE DE FLEURS MONTAGNARDES.\nRousse, le front de brique, et le cou bas piante,\nLe buste ampie et puissant comme un relief du Rude,\nElle confronte à la touriste piate et prude\nSa massive impudeur de force et de santé.\nQuel dur garpon, suant de luxure et d'ótó,\nDans la ronce ou le roc de la libre altitude,\nA les reins assez ohauds et l'etreinte assez rude\nPour l'essouffler et la ployer de volupté?...\nAux dames, de l'air grave et lent que rien n'altère,\nD'une femelle humaine aux vieux jours de la terre,\nElle offre l'edelweiss et le cytise alpin :\nEt dans l'air affadi de muse ou de lubin\nSort d'elle une àcreté vivace et salutaire\nDe miei sauvage et de jeunes pousses de pin.\nZeli am see.\nII.\nLES SEPT LACS.\nA l'uri dea góanta endormia\ndana lea montagnea.\nCouverte d'un noir gazon rampant de pins et d'ormes,\nCes monts sont les tombeaux des antiques géants;\nOù le roo bàille, on voit en amas déchéants\nBianchir des os crayeux de squelettes enormes.\nSeul, un sommet, parmi les sépulcres informes,\nEn stature de Chef s'accoude aux cieux béants.\nSublime enseveli préservó des néants!\nDans ta vaste effigie il semble que tu dormes.\nEt sans doute tu fus aux combats radieux\nLe plus hardi parmi les assaillants des Dieux;\nCar les Sept Laos, de vai en vai, entre les faìtes,\nLumineux aciers ronds qui bombent leur splendeur,\nSont les grands boucliers des célestes défaites\nÉtagés en trophée au tombeau du vainqueur!\nS. Bartholomoe."}, {"page_pdf": 19, "page_imprimee": "15", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190504-01.1.19", "texte": "POESIA\n\nIII.\nOMBRES DE PAPILLONS.\nPourquoi s'étonner\nQue le divin rève\nD'aimer ne se lève\nQue pour se faner,\nQu' il faille ajourner\nLa jeunesse d' Ève\nA la rose brève\nQui va dócliner,\nQue sceptres et gloires\nSoient de vains semblants,\nPuisqu'on voit, aux moires\nDes gazons tremblants,\nFuir des ombres noires\nDe papillons blancs?....\nPare de Omunden.\nIV.\nCOMMEMORAISON.\nPour celle Q[ui ch.aque mfttin\nenvoyait dea lis au Boi Vierge.\nLohengrin sana Elsa, Pylade sans Oreste\nHylas du rève, Argo, Narcisse du Léthé,\nQuoi! l'ont-il empoigné, poussé prócipitó\nDans la tombe fluide ou nul frisson n'en reste?\nOu bien sous l'infini fraternel et funeste\nLe firmament du lac, d'astres diamanté,\nBleuissait-il si pur par cette nuit d'étó\nQu' il crut s'y envoler comme un cygne celeste ?\nJe vois, de loin blèmir sous les ifs du coteau\nLa chapelle, plaintive. Ah ! le dernier chateau !\nUne forme à genoux semble un ange fidèle....\nMarbré ou femme, elle évoque à la croix des chemins\nCelle qu ' il espéra sans rien désirer d'elle,\nLa donneuse de lis aux invisibles mains.\nLac de Starnberg.\n\nCatulle Mendes"}, {"page_pdf": 20, "page_imprimee": "16", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190504-01.1.20", "texte": "POESIA\n\nTAORMINA\nMaria Star.\nTaormina, terrestre asile des grands Dieux nostalgiques,\nle soleil ecarlate dólivré des nuages,\nruisselant vers la plage éclatante et divine,\nillumine tes pierres d'éclairs sanguinolents,\npour couronner d'audace le promontoire antique.\nVoici que le soir \"blond se parfume d'étoiles\nen defaillant nonchalamment sur tes ruines,\npour rafraiehir ton coeur aux remous sulfureux\net oonsoler tes grottes de l'abandon des Dieux.\nTes colonnes ordonnent tels des sceptres royaux.\nTes gradins fastueux étagés dans l'espace,\nconfondent leur blancheur veinulée de saphir\navec l'azur humide et palissant du ciel.\nC'est en vain que la mer charnelle de Sicile\nfremit de volupté et s'étale à loisir\nsur tes flancs agités d'une lave étérnelle,\ncar les Dieux t'ont trempé dans leur sang immortel.\nCes degrés ont tremblé sous leurs grands pas agi les,\nquand lassés de la terre et la bouche assouvie,\nles Dieux escaladerent le Zenith immobile !...\nC'est par la que les Dieux redescendent parfois\ndans la mollesse ópanouie des soirs d'Avril\npareils à ce beau soir qui chanto sa tendresse\nà la mer eblouie d'avoir vu les Sirènes!\nYoici les Dieux s'avancent... Ou je ré ve?\nLes flutes des bergers ont des cadences persuasives\npour le coeur amolli des grands Dieux nostalgiques.\nLes flutes somnoleutes ont entrarne leurs pas,\nvers les baisers juteux d'une vierge mi-nue\ndont les seins violents, au rythme de la marche,\ns'efforcent de bondir d'un corsage d'ecorce,\net qui balance sur sa tète un blanc fromage\nemprisonné d'osier et parfumé de mentile.\nYoici les Dieux s'avancent.,.. Ou je rève?\nGestìculants Silènes dont le poil odorant\net les thyrses brandis continuent les ramures !..\no Faunes embrouillés aux chevelures des Bacchantes,\nfragiles nudités de danseuses graciles,\nqui deroulez vos théories le long des fleuves,\ndans les sentiers fleuris festonnant la campagne,\ngrisantes visions, je vous bois à longs traits,\ncomme un vin sidéral dont mon ame s'abreuve."}, {"page_pdf": 21, "page_imprimee": "[17]", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190504-01.1.21", "texte": "ANTOLOGIA POETICA\n\nÉLÉGIE\nFrancis Jammes.\nje fus ci Hambourg quatre mois, puis h la Haye.\nJe pris le paquebot pour Londre ou j'arrivai\nle 10 Janvier 1705, après clix ans\net neufinois cl'absence — et, dès lors, me préparant\na un plus long voyage — a soixante-douze ans\nd'une vie remplie de toutes sories d'incidents.\nJ'avais été assez èprouvé pour connaìtre\nle bonheur de finir ses jours dans la retraite.\nC'est ainsi que s'exprime, à la derni ere page,\nKobinson Crnsoé. lln parium de rnuscacie\ns'exliale de sa robe aux somptueux ramages.\nL'ora<re au loin qui roule en bruit de caronade\nfait trombi or la Citò d'Albion. Et, dans l'imago\ncine j'ai là sous ics yeux, on \\oic ie \"voyageui\nmedi ter sur sa Bible et bénir le Seigneur.\nAu milieu de la table est une iongue-vue\ndont il guettait jadis l'empreinte des pieds nus.\nAu mur soni accrochés le parasol de clievre\net le bonnet de clièvre et l'are avec les fi.ech.es,\nla ha eh e d'abordage et le sabre inaiin.\nlei le médaillon de Yendredi. Enfin,\nplacé contre la carte où est l'ilot désert,\ndans sa cage erapai 11 é un perroquet très verte\nGomme toì, Eobinson, j'ossuyai des tempètes\net, cornine toì, j'ai vu au-dessus eie m?* teue\nla mer verser au ciel des flots couleur de plomb.\nEt l'amour furieux qui balayait le pont\nme jetait à genoux et sifflait. Crusoé!\nCrusoè! L'océan et l'amour sont pareils:\nA l'un et l'autre il faut de desséchants soleils\nqui creusent notre coeur ainsi qu'une coquille;\nil faut que les agrés grincent cornine des fìlles,\net que la passion soit cette ncire mer\nqui monte et nous empiit avec son bruit arneì\".\nAh! Yieil Anglais ! Tu fus cependant bien plus sago\nque je ne fus, car où que tu fasses naufrago,\nau Cap Bonne-Espérance ou à Juan Fernandez,\non te yoit aussitòt suivi ou précède\nde ta malie touiours confortable et prudente.\nJ'aime ta poesie pratique et coinniercante,\net j'apprécie beaucoup la veuvo qui prit soin\nde tous tes capitaux tant que tu ms au loin.\n.... C'est ce qui te permit de finir doucement\ntes jours dans ce grisàtre et doux appartement\nque je viens d'évoquer au début du poème.\nAli ! Tu n'oublias rien dans ton ile, pas méme\nton parasol et ton bonnet de peau de chèvre\nCe que j'ai rapportò? — me demanderas-tu, —\nde cet ìlot désert dont je suis revenu?\nRieri, ni une bouée ni une cage a poules.\nMais écoute comment je fus pris par la houle :\nCe fut au doux Avril, quand la mer du Printemps\ns'ouvre à lous ces oiseaux, indiens de Ceylan,\nqui plongent dans l'azur de nacre où sont les perles :\nrouge-gorge, bulbul, fauvette, linot, merle.\nOn entendait briser les àmes des lilas\nsur les coraux des pècliers roses des villas.\nJe ne pensais point certo à ces autres coraux\noù la Pèrouse d'or, c'est à Yanikoro,\ntrouva la mort mal gre son geste autoritaire.\nL'amour semblait dormir et le ciel et la terre.\nPonce comme une nuit des Nuits, la nuit tomba.\nMais bientot le parfum des vergers s'exalta.\nAlors, o Robinson! oubliant comme toi\nles dangers que j'avais courus, n'écoutant pas\nles conseils des aieux qui rèvent dans leurs cadres,\nivre de mettre à flot une nouvelle escadre,\nje dirigeai mon coeur affolé par l'amour\nvers une ile pensive et grave comme un jour.\nL'ile était enchantée et n'était qivune femme.\nLa voix de ses oiseaux eut r ai son de mon àme.\nD'autres m'avaient séduifc par l'horreur ' des volcans.\nJ'ai mai, o Crusoe ! ces monts qu un Yucatan\nprolonge sous laj mer pour lormer oes Anuilles.\nMa race a habité panni ces jeunes fìlles\nqui tiennent d'une main leur sein d'ombre et de feu\net qui de l'autre envoient de longs baisers d'adieu.\nlei. ce ne fut point le feu, ce fut la neige,\nmais la neige impassible aux foudres qui l'assiègent,\nneige dont les yeux clalrs ont la calme passion\ndu feu qu' allume un patre au milieu des glacons.\nEt c'est l'ile la plus terrible : 6 Crusoe !\ncar c'est par sa froideur que l'on est enflammé.\nComment j'ai écliappé aux dangers de cetfce ile:\nil faudrait pour cela que je fusse Yirgile ;\ncar jamais tout entier l'océan\ncette vague aux doux mouvements qui m' enlaca.\nMaintenant, comme toi, ò Crusoe ! je pense\nqu' il est bon de rè ver de cela dans sa chambre.\nMa cafetière bout comme un roman anglais.\nJ' ai des lettres d'amour que j' entends murmurer\nainsi que murmurait l'Océan Pacifìque\nou tu avais conduit ton àme magni fique.\nPepar tirai-je un jour? Je ne l'afiìrme pas.\nJ'eusse voulu pourtant encor nouer mes bras\nà la bianche bouée que nous nommons la femme,\net revenir rieur parnii les liautes lames.\nTous les oiseaux de Mars me conseillent d'aimer.\nCe matin, au réveil, leurs chants neufs s'essayaient.\nLTn moineau insistait beaucoup. Que vais-je faire?\nPetits oiseaux, ò rouges-gorges de mon coeur,\nje ne pourrais vous suivre ou, du moins, j'en ai peur.\nLes buissons sont trop verts. J\"e vous attristerai s....\nIl faut laisser tomber l'ombre sur la foréfc.\nDai Mercure de France.\n\nLA LAMPE\n\nJe ne l'entendis pas entrer, mais je l'ai vue\nSoudain, debout à mon coté.\nElle était nue\nEt souriait, silencieuse, et, dans sa main,\nUne lampe brulait avec un feu divin\nQui faisait toute l'ombre éblouie et vermeille....\nEt c'ètait Elle, et je sentis à mon oreillo\nSa bouclie haletante et son soufflé penché...\nMon cceur battait d'amour, mais je lui dis :\nPsyché !\nTu viens bien tard. Jadis tu lieurtais à ma porte\nDès l'aube et non à l'heure où la lumière est morte,\nEt les cliamps étaient beaux en ces matins d'été\nOù riait ma jeunesse à ta jeune beaute !\nMais aujourd'hui cju'irions-nous faire dans la plaine ?\nSaurions-nous retrouver le bois et la fontaine\nOù poussait ce laurier dont nous cueillions le brin\nImmortel et fort cornine un ieuillage ciaiictin?\nCar la nuit est venue et le temps a passe.\nEt je lui dis encor:\nPourquoi m'as-tu laissé\nEt nourcjuoi re venir ainsi avec ta lampe\nE ci air er mes clieveux c|ui sont blancs a mes tempes.\nEt, furieux, je lui criai :"}, {"page_pdf": 22, "page_imprimee": "[18]", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190504-01.1.22", "texte": "Va-t-en ! Va-t-en !\nYa-t-en !\nDebout, elle écoutait en souriant\nMon reproclie liaineux et ma brusque colere,\nEt la lampe dardait toujours sa fiamme claire.\nElle me répondit :\nti Tu as raison. C'est vrai,\nPendant des jours, des jours et des jours, j'ai erre\nLoin de ton seuil quitté et de ta porte ouverte\nEt j'ai sui vi la route à mon désir offerte,\nMais les chemins divers m'ont ramenée à toi.\nMe voici. Ne me maudis point. Ecoute-moi w.\nEt je me souvenais da temps où, dès l'aurore,\nNous allions vera les fleurs qu'avril faisait éelore,\nYers la fontaine vive et vers le bois vivant\nOù son voile léger s'envolait d?vns le vent....\nEt maintenant,, elle était nue et semblait lasse.\nElle reprit. Sa voix était lontaine et basse :\nu Je n'étais qu'une enfant merveilleuse et naive,\nAlors. Les seules fleurs me rendaient attentive\nEt je te demandais leurs noms, mais j'ignorais\nLeurs pouvoirs, leus vertus, leurs pliiltres, leurs secrets,\nCar à prèsent je sais leur force et leur usage\nEt j'en puis composer le magique breuvage,\nEfficace, savant, brusque, mystérieux,\nQui fait le sang plus rouge et plus ardents les yeux 11.\nElle parlait, et son regard d'abord timide\nS'éclairait peu à peu d'une fiamme intrèpide,\nEt sa stature, tout à coup, avait grandi.\nu IN e clierche plus en moi la Psyché de jadis,\nEnfant silencieuse et compagne ingenue...\nCelle qui vient à toi n'est qu'une femme nue\nDont la cliair a frèmi et dont la jeune bouclie\nA mordu le fruit mur avec des dents farouches,\nDont les bras ont étreint et dont les pas errants\nOnt saignè sur la ronce aux cbemins différents,\nEt qui t'apporte ici, sur sa lèvre meurtrie,\nLe baiser de l'amour et l'odeur de la vie...\nC'est la nuit. Que crains-tu de l'ombre ? Nai-je pas\nCette lampe à la main pour conduire nos pas ? ».\nEt, soudain, souveraine, éblouissante et nue,\nD'un geste, elle liaussa sa lampe devenue\nTout à coup eclatante et semblable au soleil.\nEt moi, je regardais son visage vermeil\nQui s'empourprait encor du reflet orgueilleux\nDe s'etre, un soir, penché sur le sommeil d'un Dieu.\nDa « Vers et Prose 55.\n\nHenri De Régnier.\n\nGALE\nDE FANFARE\na un articolo di Giulio de\nFrenzi sul poema di\nSemBenelli, Un Figlio\nde' Tempi, stralciamo\nquestrbrani eloquenti:\nu Chi siamo e che cosa vogliamo precisa-\nmente noi. figliuoli dell'ipocrisia utilitaria in cui\nparve torpidamente sdraiarsi la borghesia, noi\nche sdegniamo il volterianesimo, perchè ci sem-\nbra che ormai non valga nemmen più la pena di\nscherzare su la religione; oppure, insaziati di\nsoprannaturale, ci adattiamo a impetrarne qual-\nche rivelazione fin anche dai tavolini a tre gambe\no, peggio ancora, dall' imparaticcio buddistico\ndei manuali di teosofìa? Chi siamo e che cosa\nvogliamo noi che, con la nostra etica intima\nd'individualisti, siam già trascorsi di là dal bene\ne dal male, ed è via senza ritorno ; e pensiamo\ndi purificarci nella contemplazione di tante for-\nmule astratte della futura giustizia sociale?\nQuesto doglioso antagonismo di tendenze\ncoesistenti e contradditorie è riflesso e signifi-\ncato nel poema di Sem Benelli, Un Figlio dei\ntempi.\nTutte le cose osserva e interroga il Figlio,\ndi ogni potere cui gli uomini vollero piegarsi:\nd'ogni istituto cui vollero avvincersi, egli discute\nansiosamente l'essenza e la virtù. Dio, la Fa-\nmiglia, l'Amore, la Patria, la Tradizione, la\nScienza, l'Umanità, la Morale non sembrano\nintangibili per la critica ingenua del Figlio.\nEgli è condotto da una temeraria curiosità a\nverificare i suoi rapporti con essi, le leggi che\na lui, come ad ogni altro uomo, appena nato,\nassicurarono, nell'inconsapevole servitù, l'ordine\ndella vita spirituale.\nMa la sua curiosità, mentre non gli vieta\ndi amare ciò eh' egli è pur tratto a discutere,\nimplica già la negazione: tutto è vero e niente\nè vero, e ogni individuo contiene un mondo a\nsè, diverso e incomunicabile, sì che qualunque\nnorma presuma governare il pensiero e l'azione\ndella generalità equivale a un inganno e ad\nuna tirannia. Pochi uomini se ne accorgono,\nperò: la maggior parte, anzi, ci si trova molto\nbene, perchè ignora ed è lieta d'ignorare che\ndeve la propria sicurtà a un'illusione, illusione\nmolteplice e immortale, provvidenziale e neces-\nsaria.... Ma qualcuno può, senza tremare, pene-\ntrar oltre e limpidamente vedere nelle cause e\nnelle anime.\nDa siffatta intuizione nascerà una poesia\ntriste, e non aspra; dolorosa più che pessimistica.\n• •••••••• • ♦••••••\nDensa, e tal volta fin troppo, di pensieri\nforti, che non in ogni strofa riescono ad espri-\nmersi con chiara eleganza questa lunga u me-\nditazione ti mi sembra, oltre che un singolare\ndocumento per la storia dell'anima moderna,\nuna assai notevole opera d'arte. Il filosofo vi\nsovrasta continuamente al poeta: ma non lo\nsoffoca mai. E il poeta si rivela, non ancora\nabbastanza agile per poter sempre maneggiare\nsenza sforzo così dura e intatta materia, ma\npur vivace poderoso e sopra tutto u personale. r>\nQuesto giovane si è formato un mondo in-\nteriore e uno stile fuor d'ogni imitazione, oserei\ndire: fuor d'ogni filiazione letteraria. Il suo\nendecasillabo ha una apparente facilità popola-\nresca e discorsiva, che non sapreste commisu-\nrare ad alcun modello : poi che il Benelli, come\ntutti gli artisti atti veramente a trovare una\nespressione loro propria, rifugge dalle stranezze\nfaticose care a chi si stima poeta originale, solo\nperchè ha messo a soqquadro la metrica o il\nsenso comune. La sua Musa libertaria indossa\ni panni più onesti della tradizione n.\nIl Mercure de Frcince questa rassegna\nispiratrice della letteratura francese contem-\nporanea contiene nel fascicolo del 1 aprile\ninteressantissime cronache filosofiche e lettera-\nrie di Remy de Gourmont e di Rachilde.\nNotiamo inoltre un articolo profondo ed\narguto di Henri de Regnier sul 'Serperti noir l'ul-\ntimo romanzo dell'illustre collaboratore nostro\nPaul Adam l'affascinante autore di L'Année de\nClarisse.\nLe ultime poesie di Vittoria Aganoor Pom-\npili mirabilmente lette dal conte Gr. L. Passe-\nrini ottennero un' accoglienza trionfale alla\nLeonardo da Vinci di Firenze.\nEttore Moschi no ha riunito le sue liriche\narmoniose ed ispirate in un volume intitolato\nI Lauri che vedrà presto la luce nei tipi ele-\ngantissimi della nuova casa editrice lombarda\nAntongini.\nJsU\nSiamo lieti di annunciare la nascita di\nVers et Prose raccolta trimestrale di lettera-\ntura, diretta dal nostro eminente collaboratore\nPaul Port il quale si propone di continuare\nstrenuamente le gloriose battaglie del simbo-\nlismo, propugnando l'individualismo la since-\nrità e l'indipendenza assoluta in arte.\nIl 1° fascicolo contiene ammirevoli poemi\ne prose di Vielé Griffm, Marcel Scwob, Jean\nMoréas, Henri de Regnier, Albert Mockel, ecc.\n\nLege sive incende\nTancrede de Visan. — Paysages introspectifs-\n— Paris; Henri Jouve, editeur.\nPoi Leyengard. — Les po-urpres mystiques.—\nParis; Mercure de France, editeur.\nEiccardo Forster. — La Fiorita, sonetti. —\nNapoli; Società editrice meridionale.\nAnna Scalerà. — Eoliche. — Napoli; Tipografia\nMelzi.\nCorrado Goyouì» — Fuochi d'artifizio. — Pa-\nlermo; G-anguzza Lajosa, editore.\nFrancesco Margaritis. — Primule. — Milano;.\nGiuseppe Celli, editore.\nAlfredo Morotti. — Il traforo del Sempione.\n— Yarzo.\nEené Grliil. — Le Pantoun des Pantouns. —\nParis et Batavia. •\nJean de la Ialine. — Le Livre de Loula. —\nParis; Lemerre, editeur.\nJean Boyère. — Eurytamies. — Paris; A. Mes-\nsein, editeur.\nCorrado Martinetti. — indolenze. — Torino-\nRoma; Houx e Vi arengo.\nFrancis Eon. — La Promeneuse. — Lille; edi-\nti on du BefFroi."}, {"page_pdf": 23, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190504-01.1.23", "texte": "MÈRCVRE DE FRÀNCE\nPARIS - 20, rue de Condé - PARIS\nSEIZIÌME ANNÉE Paraìt le ]>r et le 15 de chaque mois SE1ZIÈME ANNÉE\nDircctcur: Alfre\nIv B\nFEANCE .... 1 fr. 25 | ÉTltANGEB ... 1 fr. 50\nABONNEMENT\nFrane© : Un a n . . . 25 fr; Étrang'er : Un an. . . 30 fr.\nSix mois. . , 14 fr. Six mois. . 17 fr,\nTrois mois. . 8 fr. Trois mois . 10 fr.\n\nLà renaissance\nREVUE MENSUELLE, LITTÉRAIRE ET POLITIQUE\nParis - 25, rue Boissy-d'Anglas - Paris\nDirecteur: Costantin de Brancovan\nAbonnement : 20 francs par an — Le numero : 2 francs\nEn. vent© éi la lit>raLÌri© de» Gares\n\nLA\nJ\n(Revue des Revues)\nDirecteur: J\nRedaction et Administration :\nAvenue de l'Opera 12 - PARIS\n\nECRITS POUR L'ART\nLITTÉRAIRES ET PHILOSOPHIQUES\nRedacteur eti chef:Jean Rovere. =\nde Redaction : Edgard Baès, T. Dasì Cerkez,\nE. Dantine, P« Devoluy, Z. Essaian, De la\nFayette, E. Fa voi le, René GhiI, S. Levy,\nF. T. Marinettr, G. Moreilhon, John=Anfoine\nNau, A. Pelleticr, T. De Vìsan.\nDirection : Rue de I\n\nIL TEATRO ILLUSTRATO\nDirettores NOTARI\nUnico giornale illustrato d'Italia dedicato esclusivamente al Teatro.\nOltre 100 illustrazioni ogni numero - Gran formato - Carta di lusso\nCopertina a colori. - Esce il 1 e il 15 di ogni mese - Ogni numero Cui"}, {"page_pdf": 24, "page_imprimee": "couv. 4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190504-01.1.24", "texte": "POESIA ,, si pubblica il 20 di ogni mese\n©giti numero costa: in Italia £. É all'Estero £. ij§©\nilisisonaeraaento annuo » £.10 » £.85\nh ______\n:'V • t ' • t ' »\nP O E SIA è in vendita\n, IN ITALIA\nMILANO : Fratelli Treves - Baldini & Castoldi - Sandron - Fratelli Bocca - Casiroli - Carrara - Robecchi — ROMA :\nFratelli Treves - 0. Garroni - B. Lux - Modes <&. Mendel - — MODENA :\nBRESCIA : G. Cittadini — MONDOYÌ : S. Barelli — MESSINA : CHIETI : - — PADOVA :\nDruker - Draghi — FIRENZE : B. Seeber- Lumachi - Beltram- — TORINO : - -\n& C. - Maddalena — PARMA : Battei -Bocchiaiini — BOLOGNA : — FORLÌ :\nDamerini — MORTARA : Botto — VERONA : Druker - Brus — AQUILA : — CAMPOBASSO :\nTorre — NAPOLI: Vallardi - Cimmino - Morano - Pierro — UDINE: — CASERTA: — PISA:\nPizzanelli — LIVORNO: Fornaciari - Giusti — RIETI: Pero — VENEZIA: — REGGIO EMILIA:\n, Bonvicini & Galeotti — FERRARA : Soati — GENOVA: Borzone- — MANTOVA : IVREA :\nVidssone — ASTI : Motta ved. Borgo — TERNI : Alterocca — TARANTO : Materazzi — AREZZO : Pellegrini — PALERMO :\nLauriel — BELLUNO: Breveglieri — TREVISO: Zoppelli — SASSARI: Balliers — BERGAMO: Conti — SE-\nNIGALLIA : Pongetli.\nÉULL' estero\nTRIESTE : A. Scliimpff- E. Schubert — TRENTO : G. Oberosler — ZARA : — SPALATO :\n— FIUME: C. Louvier — GORIZIA: Pallidi — POLA : Sc— PARIGI: -\n1 ' i * ** 1 I\n& C. - E. Flammarion- E. Vaillant — LONDRA: Hatehards — BERLINO:\nBr'ockh aus-Asher — VIENNA : Gerold-Fric/c — MADRID: Capdeville — BARCELLONA: G. ddat taglia — ALESSANDRIA\nD'EGITTO: Schuier — CAIRO: Bardier — LIPSIA : Max Rube — NIZZA: Gallignani — ATENE : Nìlsson — CORFU :\nGoulisMALTA: Prof. Tua — BUKAREST : Sothschek — LUGANO: — PIETROBURGO: —\nAJA : Belinfante — BAR-LE-DUC: Collot. \" '\nParma, 1905 — Tip. Commerciale di lledaelli Pietro.\nCalinosi Alfredo, gerente responsabile.\n\nSEH BENELLI\nl1 . ,\nI UN FIGLIO DEI TEMPI\npoema\n(Roux e Yiarengo, Editore)\nLire 2.BO\n% «r\n♦ ' / v , '' ') 1\nD'imminente pubblicazione :\nLA MÀSCHERA DI BRUTO\nsi ' \" V ' . #\ntragedia in versi.\n\nF. T. nflRINETTI\nLA CO NQUÉTE\n. . ' poème épique\n' (Edltions ci<3 66 PiULtxi© 99 FeLris)\n3 fr. 50\n1 0 • 4\nDESTRUCTION\npoèmes lyriques\n> a TI VOLixier» \" IParìs\n3 fr.\nSous presse :\nLE ROI BOMBANCE\n(LES MARMITONS SACRÉS) . .\ntragèdie satirique\n(*6 ti© 99 E)clÌt©tJLr9"}]}