{"numero_id": "bm-bmtnaai-1905-05-01", "volume": "bmtnaai_1905-05_01", "ocr_sha256": "ca57b76ec0be6a79435c6651bc11d48a06159c4421fe9d87a9c101a290835e2e", "source_tei": "https://github.com/Princeton-CDH/bluemountain-transcriptions/blob/main/periodicals/bmtnaai/issues/1905/05_01/bmtnaai_1905-05_01.tei.xml", "source_mets": "https://github.com/pulibrary/BlueMountain/blob/main/metadata/periodicals/bmtnaai/issues/1905/05_01/bmtnaai_1905-05_01.mets.xml", "url_numero": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190505-01", "articles": [{"article_id": "bm-bmtnaai-1905-05-01-c002", "article_bluemountain": "bmtnaai_1905-05_01#c002", "volume": "bmtnaai_1905-05_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 2", "page_fin": "couv. 2", "image_debut": 2, "image_fin": 2, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190505-01.2.2", "titre_corps": "A GUSTAVE KAHN", "titre_sommaire": "A GUSTAVE KAHN", "signature_source": "F. 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M.\n0 genie Africain dont Fame ensoleillée\npavoisa de lumière les brumes Parisiennes,\ntu fus sans doute en quelque vie lointaine,\nun langoureux poète arabe aux yeux mi-clos,\nassis, jambes croisées, sous un vieux sycomore,\nque le soir remplissait d'un tumulte sonore\nd'étoiles et d'oiseaux.\n»\nLa volage fumèe des blondes cigarettes\nprolongeait vaguement ta barbiolie narquoise,\nse mélant anx nuages pensifs de tes yeux\nqui se souviennent des turquoises de la mer.\nAvec un lent dandinement de ton torse vouté,\nqui fait baller le pompon noir de ton tarbouehe,\net la bouclie fleurie d'un bonlieur qui se cache,\ntu cliantais la souplesse alanguie de Syriennes\nmolleinent accoudées aux balcons pleins de roses,\nsur le Nil qui dorlote un soleil moribond...\nLes rayons nuanpaient ton visage en triangle,\net ta galabieh de soie couleur pistaclie.\nSous les minarets bleus que la nuit fauve étrangle,\ntu cliantais la splendeur des couchants asiatiques\nqui ruissellent d'or liquéfìó\ntels de grandioses ruches de miei....\nla chair rose du ciel aux sueurs amoureuses....\net les folàtres aventures de la lune\nsur le sommeil en fleurs des villes orientales !...\nEt tu fus le conteur de\nle roi de l'horizon anx cents Palais nomades,\navec dans ta voix grise le cliant du muezzin\net dans tes yeux l'esprit subtil de Schaliraezad,\nó Génie Africain que le sort exila\ndans le tohu-bohu des foules Parisiennes !...."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1905-05-01-c004", "article_bluemountain": "bmtnaai_1905-05_01#c004", "volume": "bmtnaai_1905-05_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 2", "page_fin": "couv. 2", "image_debut": 2, "image_fin": 2, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190505-01.2.3", "titre_corps": "{PubInfo}Untitled Text", "titre_sommaire": "{PubInfo}Untitled Text", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 2, "page_imprimee": "couv. 2", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190505-01.1.2", "debut_caractere": 1414, "fin_caractere_exclue": 1569, "texte": "ir \\£ì?ì lo°ll.g*lhhl*(;herenlo 1 me\nAdi SSSf Viele-Griftin, Stuart Merrill,\nFred Bowìes Vittoria Aganoor, Helène Vacar esco, A. 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T. Marinetti.\nElles m'ont toutes, monsieur,\ndemandò le secret.\nMaurice Barrès.\nMONSIEUR\nLa beauté de la femme italienne\nresplendit du feu magique de la\npassion. C'est ce qu'a compris et\nadmiró Stendhal.\nLes mille et mille portraits de\nYos musées sublimes, des pages\ninoubliables de D'Annunzio atte-\nstent cette incomparable éclat de\nla femme italienne, cette ardeur\ngrave et concentrée d'ames inten-\nses. ì\\Tous leur reportons ici l'hom-\nmage, banal a force d'evidence, une\nfois de plus, de notre admiration.\nCroyez à nos sentiments de\nsympathie distinguée, les meilleurs.\nPaul et 'Victor Margneritte.\nLa beauté de la femme italienne\nentre toutes, m'apparait naturelle\ncomme un fruit, non pas sauvage\nni de serre chaude, mais préparé\npar une longue hérédité de culture,\néclos et mùri au soleil; un fruit\noù se plaisent particulièrement les\njeux de lumière et de l'ombre,\nsimple et net en sa forme, et de\ncoloris mat et doux, de peau fraì-\nche et de pulpe saine ; un fruit\noffert à l'homme pour étanclier la\nsoif d'amour, et qui porte en soi,\npour la perpótuer, ie germe auguste\nde la vie.\nLiouiGanci erax.\nLa beautè do la fenime italienne\nn'a qu'un défaut mais elle l'a bien :\nc'est d'ètre elassique.\nFlachilde.\nOinq fois, j'ai pórégriné en Ita-\nlie ; aux eglises avant l'ouverture\ndes musóes, aux eglises eneor après\nleur fermeture, je n'ai jamais bien\nregardó les vivants étant venu pour\nles immortels.\nIl ni'a semblé que les jeunes\nhommes l'emportaient sur les fem-\nmes ; en d'autres termes j'ai ren-\ncontré des enfants de choeur &\ndes séminaristes qui auraient pu\nfìgurer dans les chef-d'oeuvres. Aux\nCascines, au Corso, j'ai vu des éló-\ngantes sans caractére special. Dans\nla campagne romaine, quelques\nbeaux types me sont apparus. Je\ncrois que c'est faire tort au plus\nvarie des paysque de vouloir l'u-\nnifier sous le point de vue plastique.\nIl n'y a aucun rapport entre la\nbeante fiorentine si nerveuse et\ncomplexe et la rèverie lombarde ;\nentre l'éclat des napolitaines et le\ncaractère siennois ; entre la Pió-\nmontaise et la Palermitaine.\nVOLIS avez l'heur insigne de\nposséder vingt types au moins en\nart, et vous questionnez sur un\nqui n'existe pas. Il n'y a pas plus de\nlemme italienne qu'il n'y a d'ltalie ;\nil y a Florence, Sienne, Venise,\nRome, Milan, Naples etc. etc.\nJPéladan.\nMON CHER CONFRÈRE,\nVotre question me force à un\naveu qui ravive en moi un cruel\nregret et un grand désir : je ne\nsuis jamais alle en Italie.\nJe ne devrais, ayant dit cela,\nqu' ajouter mes excuses pour ce\nvéritable délit artistique, que j'e-\nspère bien effacer un jour. Mais\ns'il m'est interdit de parler de la\nbeauté caractéristique de la femme\nitalienne, je puis tout de mème"}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190505-01.1.4", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1571, "texte": "vous iaire part de 1' idée que je\nm'en suis faite par ies livres et les\nrnusées : l'idée de ce que j'aime le\nplus au monde, et de ce qui ni'}7\nsemble ètre le plus rare,\nnie passionnèe.\nJ' ai connu des étres ardents,\nj'en ai connu d'harmonieux, mais\nj'attends encore de rencontrer cette\nunion vivante, et je crois qu'on la\ntrouve en Italie. J'ai été sérieuse-\nment amoureux d'une Italienne\nqui s'appelait Laura Dianti, sur la\nfoi de son portrait au Louvre par\nTitien. O'était à l'àge où le coeur\nest assez riche encore des espó-\nrances de l'imagination pour aimer\nune femme qn' il ne rencontrera\njamais. Je pense d'ailleurs que\nLaura vit toujours et est plus belle\nqu'au seizième siècle, car l'admi-\nration des àges rehausse, spiritua-\nlise et preservo la beauté d'une\nfemme. Celle là, et l'Anatolia des\nVierges aux Rockersque fai re-\ntrouvée dans le beau livre de d'An-\nnunzio cornine une sceur aosolue\nd'une certame Maia que j'avais\nfait vivre en 1895, en un roman\nappeló Couronne : mon\nrè ve de femmé, incarnò en celle-ci,\ntenait singuliórement de Laura, et\nd'Anatolia. Il n'a pas changé. Ren-\ncontrerai-je ces chères ombres à\nFlorence ou à Rome, ou à Venise ?\nPeut-ètre, sans doute, car une cliose\nbelle est belle pour toujours, il\nn'y a que ceux qui l'admirent qui\nmeurent...\nEt voilà une réponse qui ne\nvous servirà de rien, encore que je\nvous prie d'y voir la preuve de\nma cordiale sympatliie.\nCamillo Alano la,ir.\nNel prossimo fascicolo daremo\nl'elenco di tutti i poemi che hanno\npartecipato al nostro concorso e\nche furono giudicati degni della se-\nconda lettura."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1905-05-01-c006", "article_bluemountain": "bmtnaai_1905-05_01#c006", "volume": "bmtnaai_1905-05_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 4, "image_fin": 4, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190505-01.2.5", "titre_corps": "GALE E FANFARE", "titre_sommaire": "GALE E FANFARE", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 4, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190505-01.1.4", "debut_caractere": 1573, "fin_caractere_exclue": 7495, "texte": "GALE\nUE FANFARE\n! n Figlio dei tempi,\nil poema moderno e\ncaratteristico di Sem\nBenelii ha suscitato\nnella più autorevole critica italiana una discus-\nsione vastissima, ottenendo lodi non comuni\nper la profondità del suo contenuto e l'origi-\nnalità e bellezza della sua forma. Citiamo alcuni\nfra i più. importanti giudizii :\nDomenico Oliva, il colto ed eletto critico\ned artista, lia dedicato all'opera del Benelli un\nlungo articolo nei Giornale d'ltalia e fra l'al-\ntro egli dice ;\nu La concezione è originale, anche se sorge\nsovra fondamenti stirneriani e nietzschiani : è\noriginale, in mezzo alla poesia del giorno, che\npcco si preoccupa dei problemi dell'anima e in\ngenerale si appaga dell'immagine. Ed è origi-\nnale anche la forma del poema rude, tagliente,\nincisiva, semplice, scarna.\nu Un Figlio dei tempi è forse indizio d'un\nritorno a quella verità, da cui ci siamo al-\nquanto allontanati per seguire chimere, beile\nsenza dubbio, ma chimere? ri\nInnocenzo Cappa, il geniale scrittore, nel-\nYltalia del popolo parla diffusamente del libro\nconcludendo col dire:\nLa poesia del Benelli è sobria, austera,\npersonale, intensa. Isel fìngere, un po' in sà e\ndi sa e un po' in un tipo, figlio di fantasia, le\ntristezze, le speranze, le voluttà, i sogni, per\ncui gli Italiani giovani dell'oggi sono spesso\ndei libertari! in arte ed in morale e degli au-\ntoritari! e degli indifferenti in politica, il poeta\nha saputo con semplici ed antiche parole rag-\ngiungere una profondità moderna.\nLucio d'Ambra, il giovane e ben noto\ncommediografo e poeta scrive lungamente del\npoema nella Gazzetta di Venezia. E dopo avere\naccennato anche aila lettura che del suo poema\nfece il Benelli a Roma, dice :\na 'Tale è questo Figlio dei tempi che il\npiù intellettuale pubblico di Roma ha accla-\nmato udendolo dalla voce del poeta, che è anche\nbuon dicitore, senza leziosaggini e senza ser-\nvilismi di mode, rude e schietto come il suo in-\ngegno e come la sua arte. Anche dal lato for-\nmale il poema del Benelli è pregevole. Egli ha\nadoperata la quartina, eh' egli preferisse di\nchiamar quarta rima, dandone le ragioni me-\ntriche. Per Benelli la quarta rima è una forma\nelementare della poesia, perchè fa parte dei\nprimi co omonime LI ti italiani e perchè è la forma\npiù semplice del narrare in rima. Il Benelli\nl'adopera con eleganza scevra di grazie ecces-\nsive. La batte a colpi di martello, più che pie-\ngarla in esili e lini forme. Talora anzi il verso\ndel Benelli è un po' duro ed aspro, ma c'è tanto\npensiero in quei versi, c' è tanta vera aspira-\nzione, che uno di quei versi pei quali si pensa\ncol posta che ce c'è ritmo anche nei colpi dei\nrovaio e; vai più di tutto un sonetto magnifi-\ncamente orchestrato. Nella sua opera il Benelli\nha detto col Figlio dei tempi un'alta e fiera\nparola e una parola tutta sua i\\\nRiccardo Forster il poeta della Fiorita\nscrive sul Mattino :\nr> Sem Benelli non si mette sul volto la\nmaschera dei poeti più celebri : non li imita\nnelle ricerche \"verbali, nel conio ritmico : e dei\npiù deboli non ripete il flaccidume umanitario\ne i grossi luoghi comuni messi a navigare su\nuna correntia versaiola, uscita non da rocce o\nda muri ma da tuguri, da opifici e da soffitte.\nUn figlio dei tempi non è neppure un saggio\ndi quelle ondule, pallide evanescenze liriche\nsembrano godere un po' di fugace voga.\nu E poesia questa che tornerà senza dubbio\ngradita a quanti desiderano che un pensiero\nvirile e moderno animi l'arte, e che questa a\nsua volta, non serva ma alleata e sorella dei-\nidea, aiuti il pensiero nuovo a conquistare le\nintelligenze r.\nO 0\nCario Basilici il giovine poeta romano\nin un lungo articolo scrive così nella Patria :\nu Benelli infatti ha pubblicato ultimamente\ndalla Roux e Viareggio un u Figlio dei Tempi »\npoema nel quale ha cercato di liberarsi da\ntutte quelle reminiscenze che costituiscono il\nbagaglio letterario dei poeti parrucchieri, da\ntutte quelle sentimentalità fatue e falsi scru-\npoli bizzochi che vibrano nei cuori timorati\ne cristiani ; ed è assurto ad una poesia che af-\nfascina per altezza di volo e profonbità di pen-\nsiero.\nu In questo poema la guerra al vecchiaine\ne ai feticci è dichiaiata apertamente gene-\nrosa ribellione degna di plauso !\nGuelfo Civimini il noto e delicato poeta\ndell'Uri?a scrive così del Figlio dei Tempi.\na In questo rifiorire di poesia, quella di\nSem Ben giunge come una parola nuova e\nvigorosa; essa ci da la rappresentazione del\nmondo in contrasto con l'anima nuova dell'u-\nmanità. Questo hanno sentito coloro che dalla\nviva voce del poeta ascoltarono iersera questo\nFiglio dei tempi. E gli applausi che saluta-\nrono ogni canto, si mutarono alla fine delia\nlettura in una calda e lunga ovazione a questo\ngiovane autore di una elettissima opera d'arte\ne di pensiero. ri\nu Il poema del Benelli ha già ottenuto\nampie e autorevoli lodi; io ho voluto segna-\nlarlo semplicemente per la sua originalità e\nsingolarità fra i frutti acerbi o già sfatti di\ntanti versificatori proletarii o semi-proletarii\nproclamati dalla pietosa nullaggine intellet-\ntuale di qualche critico ameno poeti sol per-\nchè mettono in versi gli articoli delle rassegne\ne dei eri ornali socialisti, ri\no\nLuigi Fabbri il noto e profondo sociologo\ndedica all'opera del Benelli un lungo articolo\nsul Messaggero, e così conclude :\nu Un figlio dei tempi ha il pregio della\nbrevità concisa, oltre che della bellezza del\nverso, oltre che della potenza lirica di ciascuno\ndei suoi canti. Il metro medesimo scelto dal-\nl'autore, la quarta rima, contribuisce a non af-\nfaticare il lettore ; e così pure la costruzione\ndei periodo, tale che il pensiero ne scaturisce\nsempre limpido. E il pensiero sempre vivo del-\nl'autore guida chi da una all'altra delle\nliriche, tutte brevi anch'esse e concise, che co-\nstituiscono i vari canti del poema, senza oscu-\nrità e senza que' contorcimenti di forma dietro\ncui si nasconde così volentieri l'assenva o la\npovertà di idee di tanti altri poeti."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1905-05-01-c008", "article_bluemountain": "bmtnaai_1905-05_01#c008", "volume": "bmtnaai_1905-05_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "1", "page_fin": "3", "image_debut": 5, "image_fin": 7, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190505-01.2.6", "titre_corps": "TITO SPERI", "titre_sommaire": "TITO SPERI", "signature_source": "Giovanni Marradi", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 5, "page_imprimee": "1", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190505-01.1.5", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 672, "texte": "TITO SPERI\n\nI.\nUdita ch'ebber, senza batter ciglio,\nla sentenza di morte, d' un' istessa\nserena fronte e d'un saluto istesso,\nnel cospetto di Mantova affollata,\nsalutaronla i tre martiri nuovi\nche la forca attendea.\nMeglio morire\nche viver d'odio sotto l'Austria ! disse,\nleon di Brescia, Tito Speri in ceppi,\nfra la pallida folla ammutolita\nd'angoscia.\nMeglio alle sue forche appesi\nche prostrati a' suoi piedi ! assecondava\nl'imperturbabile anima patrizia\ndi Montanari.\nMeglio martiri oggi\nche schiavi sempre ! confermò la santa\npastoral voce di Grazioli anch'essa.\nE il leone di Brescia e il veronese\npatrizio imperturbato e il venerando\npastor santo di Revere, pensosi"}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "2", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190505-01.1.6", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 1269, "texte": "più d'altrui che di sè,cuore ed orecchio\nriconversero intenti al banditore\ndella giustizia imperiai d'Asburgo\ne di Radeschi, che Lazzati e Pinzi\ne Cavalletto e Pastro, e venti insieme\nfratelli di speranza e di martirio,\nserbava, in grazia, alle catene e agli antri\ndel suo Spilbergo e della sua Boemia,\ntombe vive a' Italia. Indi, fra un doppio\ncanneto di fucili e fra il silenzio\nfremebondo del popolo, nel riso\ndi quel sol di febbraio ultimo e mite\nche i lor volti blandìa, con fermo passo\ntornarono essi al carcere lugubre\ndei morituri, al sacrificio pronti.\nPronti al Grolgota loro, con attrite\nbraccia, de' ferri alleviate appena,\ns'abbracciarono allor quei morituri\nfraternamente ; e 1' infrangibil patto\nche li unì per la vita in una sola\nanima, d'una sola anima ancora\nsuggellaron col bacio della morte.\n• •••••••\nII.\nE mentre nel silenzio di tre celle\ncominciava così la passione\ndi tre nuove agonie, tacita e lenta\nsi disperdea la folla per le strade\ndi Mantova ampie, con ancor negli occhi\nla vision di cinque in tetra fila\npenzolanti cadaveri al barlume\nd'una brumale alba recente, e a notte\nbuia gittati un dopo l'altro in fretta\ngiù nelle fosse di Belfiore, ai piedi\nde' patiboli austriaci, onde altre cinque\nvite fiorenti, cinque vite a un punto,"}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190505-01.1.7", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 1004, "texte": "consacraron col grido ultimo il nome\nd'ltalia. Ed era in tutti i volti ancora\nquel domestico lutto della verde\ntua giovinezza di tal colpo infranta,\no anima cortese mantovana\ndi Carlo Poma, lacrimato orgoglio\ndell'orba madre come te animosa\ne come te gentile ! Ed era in tutti\nquei petti ancora il cupo fremito onde\npiangea Venezia di materno pianto\nCanal, Zambelli, Scarsellini, altera\ntriade di forti ; il fremito bollente\nche dal funereo Mincio al nativo Oglio\nrigemeva il tuo nome, o, ben accese\ndi doppia fiamma con te solo estinta,\ncuor d' Enrico Tazzoli, sacerdote\ndell' Italia e di Cristo !\nCome oppressa\ndalle invisibili ale della Morte\nnovellamente sopra a lei distese,\nsi sfollò la città sempre più mesta,\nsempre più muta. E in breve, nel deserto\ndelle sue vie, più non s'udì per lunghe\nore che qualche tintinnìo chiassoso\ndi trascicanti sciabole croate,\no un fragore e uno scalpito di gravi\ntraini tedeschi, o il passo della ronda\nferreo, pesante, misurato, uguale.\n\nGiovanni Marradi."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1905-05-01-c010", "article_bluemountain": "bmtnaai_1905-05_01#c010", "volume": "bmtnaai_1905-05_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "4", "page_fin": "4", "image_debut": 8, "image_fin": 8, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190505-01.2.7", "titre_corps": "TEMPÊTE SUR LA MER", "titre_sommaire": "TEMPÊTE SUR LA MER", "signature_source": "Emile Verhaeren", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 8, "page_imprimee": "4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190505-01.1.8", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 1409, "texte": "TEMPÊTE SUR LA MER\nEmile Verhaeren.\nOn écoute rouler comme un tonnerre d'eau\nLà bas, au loin, sur la mer grise,\nEt les vagues, ainsi que des bloos d'eau\nMonumentaux\nSur le sable se brisent.\nLes yeux menus des petites lumières\nVeillent partout dans les chaumières\nEt regardent depuis hier soir\nLa mer gronder sous l'envóutement noii.\nDerrière un mur de brume,\nIls sont partis, les pécheurs roux\nIls s'acharnent, mais dieu sait où\nParmi des monts de tempete eo d écume.\nAveo leur àme, aveo leurs corps,\nAvec leurs yeux brulés de sei,\nAveo leurs doigts mordus de gel,\nIls travaillent oontre la mort.\nIls s'appellent et ne s'entendent pas.\nL'ouest, le nord, toute la mer fait rage,\nLe màt\nCrie et tremble de haut en bas\nComme une bete, en un naufrage.\nLe bàteau meurt et se disjoint t\nEt se creuse une fosse en la vague profonde;\nEt les phares lointains apparaissent plus loin\nQue s'ils règnaient au bout du monde.\nEt néanmoins, les petites lumiéres\nVeillent toujours dans les chaumières\nEt parsèment les enclos noirs\nComme des miettes du pain d espoir,\nEt les fernmes, sous leurs manteaux funèbres,\nLe poing orispé contre la bouche,\nSont là toujours muettes et farouoh.es\nA regarder la mer, dans les ténèbres.\nEt jusqu' au soir, toujours,\nLes forces mornes\nLuttent et s'aoliarnent sous le firmament olos,\nEt jusqu'au soir, toujours,\nLes grands vents coment\nOn. ne sait quel appel, vers les anoiens obaos."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1905-05-01-c011", "article_bluemountain": "bmtnaai_1905-05_01#c011", "volume": "bmtnaai_1905-05_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "5", "page_fin": "5", "image_debut": 9, "image_fin": 9, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190505-01.2.8", "titre_corps": "LE SIGNE DOUBLE", "titre_sommaire": "LE SIGNE DOUBLE", "signature_source": "Paul Adam", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 9, "page_imprimee": "5", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190505-01.1.9", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 1028, "texte": "LE SIGNE DOUBLE\nPaul Adam.\nLes volutes de vos cheveux - eelles aussi des eaux - ondent vera notes loie tentée.\nL'eau corame la force mene ou efface.\nLeg crétes de vos mains - celles aussi des éeneils - luisent à notre coaur téméraire.\nL'écueil, comme la lutte, se surmonte ou écrase.\nLes lanières de vos regards - eelles aussi de la Nse - cinglont notre prudence démantelée\nLa bis e comme l'amour, vivifle ou disperse.\nLes influences de votre voix celles aussi du vertige meuveut notre passion du Centre.\nLe Vertige, comme la pensee, attiro dans la Fin.\nEt Vous,\nL'Elle mème Beauté,\nPareille à l'Aphrodité d' Hellas,\nVous étes le Signe Doublé.\nAvec cette face qu' on nomme Ourania\nMiroir des mondes Intelligibles\nEt cette autre Face\nPar quoi la Déesse\nTroubla la Mer.\nAh! seronsnous jamais ces dieux\nDont les bras d' Empyróe\nEmbrassèrent yotre Doublé Porrne,\nUnivers de l'Univers?\nOu\nNous faudra-t-il aussi\nPérir devant le Perii de votre Beauté\nExhalant notre vie-désir,\nLes bras ouverts\nComme des ailes d'oiseaux tues ?"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1905-05-01-c012", "article_bluemountain": "bmtnaai_1905-05_01#c012", "volume": "bmtnaai_1905-05_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "6", "page_fin": "7", "image_debut": 10, "image_fin": 11, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190505-01.2.9", "titre_corps": "IL PADRE MIO DELLA MONTAGNA", "titre_sommaire": "IL PADRE MIO DELLA MONTAGNA", "signature_source": "Sem Benelli", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 10, "page_imprimee": "6", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190505-01.1.10", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 2735, "texte": "IL PADRE MIO\nDELLA MONTAGNA\n\na Giuseppe Giacosa\nPoi che fui giunto in cima alla giogaia\ndove la roccia domina men vaia\nche lungo il dorso, sì come l'uliva\no l'uva che pur tanto m'aggradiva\nil piluccare, via cammin facendo ;\nmontata ch'ebbi la giogaia, intendo\nforte una voce uscir dalle ginestre\nin mezzo del rialto ; era silvestre\ncome il suon d'uno zufolo, benigna\ncòme quella di un capro in una vigna\nebbro di mosto ; e disse : Ogni fiducia\nrito riposta nel fuoco che non brucia,\nnel fuoco che mi sta den\nche mi riscalda e non s\nSi veggon tre città d\nci son tre rughe sopra\nTale uscia di tra il verde la gran voce,\nche parve in una montanina foce\nstridulo vento o suono di zampogna ;\nma per me dubitante una rampogna,\nche mi pienò di tremula paura....\nEd ecco uscir dal verde la figura\ngrave d'un vecchio dai grandi occhi spenti...\nspenti, ma, come se vedesse, intenti,\nfissi su me, fissi sul mio respiro\ntimoroso ; e le vaste mani in giro\nbramose di pigliarmi : urlai,\nil Mago, il Mago, e mi precipitai\ndalla roccia com'un cervo scoperto,\nancor fanciullo e nei salti inesperto....\nE caddi nè sentii più zufolare,\ne non vidi più il cielo sfavillare....\nE poi come finisse un triste incanto,\ntutto mi prese un gran desio di pianto,\nchè da due braccia ben sentii cullarmi\ne da una folta barba riscaldarmi....\nAperti gli occhi, vidi il cielo e il piano\nbaciarsi in un sospir di nebbia.... invano\ncontemplati dai vuoti occhi del vecchio\nafflitto come un appannato specchio.\nE quel vecchio a me fu come il castagno\nal suo pollone : alimento e compagno ;\ned ebbi il pane della sua scienza,\nnato dalla più semplice semenza,\npane sincero, che non ha bisogno\ndi condimento, e sì ben giova al sogno\ncome al reale, poiché tutto intorno\n'laere ammoniva limpido o piovorno.\nTutto sentiva e non vedeva il cieco\npadre come rinchiuso in uno speco\nrisonante ; sentiva la bufera\ngaloppare pe' cieli umida e nera,\ne nelle sue carni riarse serpere\nil baleno, le prime luci splendere\ne l'ultime sparire ; era indovino\ndi tutte cose ed era cristallino\nil suo predire come acqua di fonte ;\ne prima comparian sulla sua fronte\ne poi nel cielo il sole e la bufera ;\nsì ch'io mi stavo presso alla severa\npersona non sapendo che la vita\nmia, come pietra chiusa e custodita\n1 cavo eli una fionda incerta e forte,\ngenià dondolava in mano della sorte.\nLungi era il piano e i campi riquadrati\ndalle viti e dai fossi, e ben guardati\nda' casolari : tutto come un mare\nE proprio ci parea di navigare\ncon le nostre montagne sulla fonda\npace del piano, sollevando l'onda\nargentea schiumosa degli ulivi\nrisaliente perinfino ai clivi.\nNavigare così senza temenza\nnavigare con grande sapienza\nsopra la terra, ma persi nel cielo ;\ned aver per antenna un verde stelo"}, {"page_pdf": 11, "page_imprimee": "7", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190505-01.1.11", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 1008, "texte": "debole sì, ma forte eli speranza,\ne un pilota che sa darti fidanza\nse il cielo rugge e il mare si travaglia,\ne a cui nessuno darà mai battaglia,\nperchè nessuno mai lo vide afflitto\nper la vittoria d'essere sconfitto.\nI corvi scavalcavan l'Appennino\nda mare a mar nel cielo vespertino,\ndalle Maremme a' lidi di Romagna,\nscrutando giù la florida campagna\nrissando in lor fastidiose frotte.\nE tempo venne in cui, vicino a notte,\nsopra di noi rotando, il cupo stuolo\nvide, disteso a braccia aperte al suolo,\ncome una cosa, il vecchio padre morto.\nScesero protendo quel ritorto\nbecco rapace. Il vecchio sorrideva\nnell'ultimo barlume ; ancora aveva\nsul volto manifesta la vittoria.\nEd a quel forte spirito ogni scoria\ndi vita udii lacerar nella notte;\ne scricchiolar tutte le membra rotte\nE non tremai, ma navigavo ancora\ncon sapienza verso l'aurora,\nsì come il padre aveva comandato\nnell'armonico ritmo del creato....\n♦\nE poi che vidi, nel cielo lontano,\nl'alba, discesi lentamente al piano.\n\nSem Benelli."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1905-05-01-c013", "article_bluemountain": "bmtnaai_1905-05_01#c013", "volume": "bmtnaai_1905-05_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "7", "page_fin": "7", "image_debut": 11, "image_fin": 11, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190505-01.2.10", "titre_corps": "GROTTESCO D'INVERNO.", "titre_sommaire": "GROTTESCO D'INVERNO.", "signature_source": "Aurelio Ugolini", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 11, "page_imprimee": "7", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190505-01.1.11", "debut_caractere": 1010, "fin_caractere_exclue": 1640, "texte": "GROTTESCO D'INVERNO.\nAurelio Ugolini.\nTutti i lampioni s'accendono, e sui marciapiedi bagnati\ntrema il riverbero già dei mille becchi di gaz.\nSfolgoran di lampadari caffé drogherie parrucchieri :\nocchi di fosforo che vegliano sulla città.\nTreman le vie cittadine d'un grave fragor di carrozze\ne di cavalli che sul lastrico scalpitano.\nLà frettolose attraversan le zone degli aurei riflessi\nanime, ne io seguir nella penombra le so :\ntale il pulviscolo, poi che s'accese e brillò turbinando\nin una fascia di sol, cade ne l'oscurità:\ntali gli argentei mondi che danzano a un raggio di sole\ne si dileguan via nel gorgo de l'eternità."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1905-05-01-c014", "article_bluemountain": "bmtnaai_1905-05_01#c014", "volume": "bmtnaai_1905-05_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "8", "page_fin": "8", "image_debut": 12, "image_fin": 12, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190505-01.2.11", "titre_corps": "VENTO", "titre_sommaire": "VENTO", "signature_source": "Gustavo Botta", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 12, "page_imprimee": "8", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190505-01.1.12", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 492, "texte": "VENTO\nAW amico Sem Bene Ili.\nLevato, il vento inebriò la selva.\nEbro era anch'esso del suo lungo volo\ne battea l'ali cupido di spazio :\npiega il fogliame e sbianca al suo passare.\nE le starne s'adunano in sospetto\ndi quello stormire a,lto ampio all'intorno\ne dimenare di virenti braccia.\nMa il cacciatore, là, sotto il frascato\ndell'osteria, fumando in pace, beve\nil vino nuovo e guarda il cielo terso.\nA' suoi piedi accucciato, il cane sogna\nlepri fuggenti e guàiola nel sonno.\n1903."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1905-05-01-c015", "article_bluemountain": "bmtnaai_1905-05_01#c015", "volume": "bmtnaai_1905-05_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "8", "page_fin": "8", "image_debut": 12, "image_fin": 12, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190505-01.2.12", "titre_corps": "TRAMONTO", "titre_sommaire": "TRAMONTO", "signature_source": "Gustavo Botta", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 12, "page_imprimee": "8", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190505-01.1.12", "debut_caractere": 494, "fin_caractere_exclue": 874, "texte": "TRAMONTO\nGustavo Botta.\nLa fìtta nuvolaglia\nche ingombra l'occidente\nsanguinosamente\nil sole imbavaglia.\nPer l'erma boscaglia\nnon uno sgriglio si sente:\ndi tra stecchi e rami, ardente\nil lago da lungi abbarbaglia.\nSterpi e grovigli di vepri\nlungo il sentiero che svolta\nnè ritenne orma veruna.\nYi andranno guardinghe le lepri\nquando tu l'ombra folta\nmieterai, falce di luna.\n1903."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1905-05-01-c016", "article_bluemountain": "bmtnaai_1905-05_01#c016", "volume": "bmtnaai_1905-05_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "9", "page_fin": "9", "image_debut": 13, "image_fin": 13, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190505-01.2.13", "titre_corps": "APRIL MONTMARTRE.", "titre_sommaire": "APRIL MONTMARTRE.", "signature_source": "Richard Capell", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 13, "page_imprimee": "9", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190505-01.1.13", "debut_caractere": 386, "fin_caractere_exclue": 1058, "texte": "APRIL MONTMARTRE.\nRichard Çapell.\nThe days of song being done, o silent brother,\nLikewise the bitter mockery and derision\nWiped out, of the new springtime ?s sweet decision\nThat wintry doubts be gone, of this another\nExquiste April here, fair as the other\nAnd bygone springs, no voice tells thee, no vision :\nNone knows of such beyond the dark division,\nLost in the bosom of the eternal mother.\nAnd though ? tis good to know thus sweet and fresh\nAll freshness and delight that ever was,\nAnd April with us, and star-flowers in the grass,\nBetter thine infinite peace with those that are\nFar from this reborn world, o brother, far\nFrom carnal things and day of the sad flesh."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1905-05-01-c017", "article_bluemountain": "bmtnaai_1905-05_01#c017", "volume": "bmtnaai_1905-05_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "9", "page_fin": "9", "image_debut": 13, "image_fin": 13, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190505-01.2.14", "titre_corps": "NIGHT.", "titre_sommaire": "NIGHT.", "signature_source": "Fred. G. Bowles", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 13, "page_imprimee": "9", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190505-01.1.13", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 384, "texte": "NIGHT.\nFred. G. Bowles.\nNight, inscrutable and wise\nTreads the lonely lake;\nPeace within her brooding eyes\nFor the worn world's sake.\nOne sweet star runs singing down\nGod's abyss of blue;\nHeav'n's high gateways of renown\nBreak on mortal view.\nNight, inscrutable and wise,\nTouches each tired lid,\nAnd Earth's children close their eyes-\nBurning splendours hid!\nUllsivater, 1904."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1905-05-01-c018", "article_bluemountain": "bmtnaai_1905-05_01#c018", "volume": "bmtnaai_1905-05_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "10", "page_fin": "10", "image_debut": 14, "image_fin": 14, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190505-01.2.15", "titre_corps": "RITORNO", "titre_sommaire": "RITORNO", "signature_source": "Antonio Cippico", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 14, "page_imprimee": "10", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190505-01.1.14", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 573, "texte": "RITORNO\nAntonio Cippico.\nDopo dieci anni, ritorno\nno la mia città natale.\nDeli, come ne '1 nuovo soggiorno.,\nnulla parmi a '1 vecchio eguale !\nMutate le case, le strade,\nle insegne, ma più le persone :\nodor di sfiorite corone\nTari a ed il mare pervade.\nOdore di vecchie cose\nàlita da le porte :\npianto di cose corrose,\nsorriso di cose morte.\nI bimbi d'allora, gli eguali,\nnon li riconosco più :\nquali sono vecchi, e quali\nson dileguati laggiù..,.\nlaggiù, ne la correntia\nde '1 Tempo, che tutto muta ;\n0 laggiù, su la grigia via\nde i Morti, oltre il tempo sperduta !"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1905-05-01-c019", "article_bluemountain": "bmtnaai_1905-05_01#c019", "volume": "bmtnaai_1905-05_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "10", "page_fin": "10", "image_debut": 14, "image_fin": 14, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190505-01.2.16", "titre_corps": "L'AMAZONE", "titre_sommaire": "L'AMAZONE", "signature_source": "Ernest Gaubert", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 14, "page_imprimee": "10", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190505-01.1.14", "debut_caractere": 575, "fin_caractere_exclue": 1262, "texte": "L'AMAZONE\nErnest Gaubert.\nDe quel voyage étrange es-tu donc revenue,\nSur un fleuye sans bords où des astres d'or vert\nIlluminaient les flots? En quel palais désert\nLes lys et les miroirs t'auront-ils reconnue?\nDes paysages morts en tes grands yeux cernés\nRevivent, éclairés de lueurs magnetiques....\nTon sang qui se souvient des soirs d'orgie antique\nSe meurt d'un spasine lent qui s'efface et renait\nTour à tour, fortement et d'une ivresse telle\nQue l'heure du baiser voudrait è tre éternelle...\nEt, sur la peau de tigre où fleurit ton beau corps\nOdorant et plus pale et trois fois taché d'or,\nTu sembles, seins aigus, belles cuisses agiles,\nL'Amazone qui dort sous la tente d'Achille !"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1905-05-01-c020", "article_bluemountain": "bmtnaai_1905-05_01#c020", "volume": "bmtnaai_1905-05_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "11", "page_fin": "11", "image_debut": 15, "image_fin": 15, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190505-01.2.17", "titre_corps": "Chanson des sabots jolis", "titre_sommaire": "Chanson des sabots jolis", "signature_source": "Jules Lafforgue", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 15, "page_imprimee": "11", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190505-01.1.15", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 1489, "texte": "Chanson des sabots jolis\nJules Lafforgue.\nJe fais des sabots jolis.\nJL)es sabots pour les fìllettes\n.Et pour les gas da pays,\nPonr les vieux, mes yienx amis.\nPour le travail, pour les fètes\nQui veut des sabots jolis ?\nVenez tous, venez tous chez le vieux sabotier\nQui vit petitement de son petit metier\nEt que le Bon Dieu vous protege !\nAchetez pour les vieux! Quand viendront les jours froids\nIls n'auront pas peur de la neige\nEt leurs pieds auront chaud dans nos sabots de bois.\nJe fais des sabots jolis,\nDes sabots pour les fìllettes\nEt pour es gas du pays,\nPour les vieux, mes vieux amis,\nPour le travail, pour les fètes:\nQui veut des sabots jolis ?\nVenez les gas! Venez: j'ai des sabots vernis\nEt ce sera bientot la fète du pays ;\nJ'ai des sabots en bois sonore\nEt le jour de la fète et toute la saison\nVour pourrez bien frapper encore\nLongtemps et cranement la terre du talon.\nJe fais des sabots jolis,\nDes sabots pour les fìllettes\nEt pour les gas du pays,\nPour les vieux, nos vieux amis,\nPour le travail, pour les fètes:\nQui veut des sabots jolis?\nEt toi, petite, viens, prends mes sabots aussi ;\nJ'ai mis les plus coquets de coté : les voici ,*\nIls te rendront plus joliette\nEt si quelque galant veut te prendre en ses bras\nMes sabots, folletto Jeannette,\nNe te feront tomber que lorsque tu voudras.\nJe fais des sabots jolis,\nDes sabots pour les fìllettes,\nEt pour les gas du pays,\nPour les vieux, mes vieux amis,\nPour le travail pour la fète :\nQui veut des sabots jolis ?"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1905-05-01-c021", "article_bluemountain": "bmtnaai_1905-05_01#c021", "volume": "bmtnaai_1905-05_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "12", "page_fin": "13", "image_debut": 16, "image_fin": 17, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190505-01.2.18", "titre_corps": "LA MORT DES FORTERESSES : petit drame de lumières", "titre_sommaire": "LA MORT DES FORTERESSES : petit drame de lumières", "signature_source": "F. T. Marinetti", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 16, "page_imprimee": "12", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190505-01.1.16", "debut_caractere": 10, "fin_caractere_exclue": 1705, "texte": "LA MORT DES FORTERESSES\n\npetit drame de Lumières\npour Henri\nI.\nLES CARÈNES COQUETTES\nOr c'est depuis la vieillesse des àges,\nque les rugueuses Eorteresses du port\nsont assises sur les quais noirs,\npanni des cargaisons pyramidales\nde fruits juteux et de metaux et de bois odorants.\nElles ont leur óchine colossale encastrée\ndans les remparts et les pieds dans la mer,\noonlant leur ombre et leurs vies monotones\nparmi les huiles somptueuses de la houle\net ses longs soliloques de ventriloquo.\nElles paressent en la douce intimitó\nde leurs enfants, les tout jeunes navires\nmi-vètus de leurs voiles en loques\nainsi que des gavroches, jouant en liesse\navec la balle incandescente du soleil.\nEt le parfuni vermeil et fertile des Iles\nberce leur sommeil d'aieules yénérables...\nMais parfois au sourire desenchanté des soirs d'Automne,\nles grands saos pleins d'écorces d'oranges dessóchées\nleur lancent des bouffées de senteurs violettes\ndont s'exaspérent leurs grands dos pétrifiés.\nCar les vieilles Eorteresses du port\nfurent jadis de vivantes carènes\ndont la quille éraflait élegamment\nles reins souples des vagues, au hasard des voyages..;.\nElles s' en allaient nonchalamment,\nen s'inclinant à droite, à gauche, au gre des brises,\nroulant leur poupe comme des hanches,\ngonflant leurs voiles blanches,\ncomme des seins jaillis hors du corsage.\nElles voguaient soulevant aa passage\nleur jupe ébouriffée d'écume en éventail,\ncambrant le gouvernail ainsi qu'une cheville\nen un sillage froufroutant de dentelles.\nLes carènes fìlaient sournoisement\nsous la lanterne rouge des couchants maraudeurs,\nserrant sur leur poitrine leurs voiles palpitantes,\néteignant sur la proue leurs grands fanaux versicolore»,"}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "13", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190505-01.1.17", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 1914, "texte": "cornine on cache des bijoux fascinatemi,\ndans les pans rabattus d'un ampie manteau noir.\nAu large de la mer, les carènes vècurent,\nheureuses, de la pulpe mure\net parfumante de l'aurore....\nDans la pàmoison des nuits printanières,\nelles se lamentèrent, en panne au large,\navec un frais roulis de berceau qui s'endort,\ndeséspérées d'attendre la brise favorable\nen le ricanement strident des lunes jaunes,\nguettant le cuivre d'une étoile filante\nqui tinte au creux des mers comme une aumòne,\ndans la sébile d'un misérable.\nDans les chantiers fuligineux qui ronflent\net bourdonnent comme des cloches sous la pluie,\ntous les ans,\nà la Saint-Jean,\ndes calfats empouacrés de suie\nradoubaient le bas-ventre moussu des carènes\nà grands coups de marteaux pour refondre\nleur native beauté.\nEt les pilons hissés dans les grasses buées\nretombaient avec un fracas de mine,\nen fcacassant les enclumes qui fument\ndans la sanguinolence échevelée des torches.\nEt la beauté dófaillante des belles,\nrefìeurissait toute rajeunie au soleil.\nIls écrasaient l'ótoupe goudronnóe\nfines de la peau,\nen guise de fards et d'onguents miraculeux,\naplatissant la tète noire des grands clous protecteurs\nque l'on dit tout-puissants sur l'orgueil des Orages\n. .. On eut dit, ca et là, des mouches de coquette.\nMais un jour les marteaux retombèrent inutiles\npour radouber les vertèbres d'acier\net la coque mollasse des carènes....\nLes clous, les maquillages et les mouches de fer\nne tenaient plus sur la peau.\nLes cloisons n'étanchaient plus les fuites d'eau.\nLes calfats ricanaient tendant leur mufìe rogue\net boucanó de dogue : Oh ! les belles carènes\nont fini de jouir dans les bras des Orages\ndu moment qu'elles font\npipi au lit de leurs amants,\nles belles de jadis!...\nCe fut le soir de leur défaite....\n(La seconda parte di questo poema, intitolata u La Victoire de\nVAurore 11 sarà pubblicata nel prossimo fascicolo).\n\nF. T. Marinetti."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1905-05-01-c022", "article_bluemountain": "bmtnaai_1905-05_01#c022", "volume": "bmtnaai_1905-05_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "14", "page_fin": "14", "image_debut": 18, "image_fin": 18, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190505-01.2.19", "titre_corps": "LA FESTA DA BALLO", "titre_sommaire": "LA FESTA DA BALLO", "signature_source": "Alfredo Oriani", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 18, "page_imprimee": "14", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190505-01.1.18", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 2521, "texte": "LA FESTA DA BALLO\nAlfredo Oriani.\nPoe' oltre mezzanotte in carnevale,\nmentre più ferve delle danze l'ora\nscheletro muto salirò le scale\ndel tuo palazzo per ancora.\nNelle notturne, fiammeggianti sale\nrosea passerai come l'aurora,\nma dai cavi miei occhi un freddo strale\nti colorirà nel cuor, bella signora.\nE ti dirò, non visto cavaliero,\nfra tanta luce, d'aurei riflessi :\nv' è ballo questa notte al cimitero,\ndanzano i morti in mezzo dei cipressi.\nI fidi amanti van sotto le arcate,\nper l'ombra avvolti in candidi lenzuoli\ne tornano a sognar la grande estate,\nodor di rose e canti d' usignuoli.\nVieni. La luna solitaria imbianca\ndi freddo argento il nostro camposanto ;\nnon ti ricordi ? Non ti senti stanca\nd'esser sola tu clie mi amavi tanto ?\nNon ti ricordi i baci, i giuramenti,\ne quello sguardo, che mi ardeva il cuore,\nquando toccando colle dita aulenti\nle mie ferite sospiravi : amore,\namore mio, che fa? Perchè ferito\nti sei tu a morte, amore mio crudele ?\nPortami teco o solo mio marito,\no solo amante del mio cor fedele !\nPortami teco : il cor non s' impaura,\nse a te la morte nell'amor sorrise ;\neternamente dormirò sicura\nsopra il tuo cuore, che per me s'uccise.\nMa lungamente nella tomba attesi\nla, tua promessa, o nobile signora ;\noh ! quante volte ai nuovi morti chiesi\ns'eri venuta, s'eri bella ancora.\nBella, infedele ad altri cor suggevi,\nun'altro sangue dalle ree ferite :\no mio vampiro dagli artigli brevi,\no bianca donna dalla faccia mite,\nvieni a danzar nel mesto cimitero,\npoiché danzando non fan chiasso i morti,\nnon ebbe mai più fido cavaliero\nsuperba dama di regali corti.\nBallano dentro quel pallor d'argento\ngli spettri avvolti in candidi lenzuoli :\nvieni, la danza in lungo avvolgimento\nci rapirà con amorosi voli,\nfinche del gallo al terzo canto, quando\nl'avara luce noi spiriti caccia,\nnel mio sepolcro dormirai posando,\no dolce amor, fra le mie scarne braccia.\nNe temere per cosa che ti desti\nsciorti più mai dal freddo abbracciamento:\nle promesse d'amor che mi facesti\nlassù nel mondo, non le sperde il vento.\nSe la stanza nuzial non à lucerna,\nne s'apre al sole, che nel ciel rimonta,\nnon ti lagnare qui nell'ombra eterna,\nson fidi i morti ed è l'amor senz'onta.\nSon fidi i morti. Ancor Francesca al vento\ndella bufera, che giammai non resta,\nfra pianti fiochi e voci di lamento\nlevando al cielo, la superba testa,\nguarda i beati nell'eterna brama\nlungi da Dio girar pel paradiso,\ne stretta al collo dell'amante esclama :\nu questi che mai da me non fia diviso ».\nGasola valsenio."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1905-05-01-c023", "article_bluemountain": "bmtnaai_1905-05_01#c023", "volume": "bmtnaai_1905-05_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "15", "page_fin": "15", "image_debut": 19, "image_fin": 19, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190505-01.2.20", "titre_corps": "Madrigali alla Povertà", "titre_sommaire": "Madrigali alla Povertà", "signature_source": "Vitaliano Ponti", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 19, "page_imprimee": "15", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190505-01.1.19", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 1067, "texte": "Madrigali alla Povertà\nVitaliano Ponti.\nI.\nPoi che sfuggisti gli aurei raggiri\ndella Speranza aretinesca Alvigia,\nil tuo corpo ondeggiante quale fiamma,\nfanciulla Povertà, co7 miei sospiri\ninvoco, pur se sulla riva stigia\nla vanità del passeggero dramma\noggi dilegui o sien lenti i martiri:\ncome chi dolorosamente cede\nvàntati mia, fedele tra le prede!\nII.\nMa tu mi guiderai, sono un alunno\ndocile, nelle terme e su per gli orti\nallor che alla distesa urbe il dio ride\npurpureo suntuoso autunno.\nSempre un passato che ci esalti agogno\ne gl'immortali miei poeti morti!\nIn urna greca imagina il mio sogno\nle ceneri di quei che ci conquide,\nrendendoci in pensier di gloria assorti.\nIII.\nQui giacque, in terra nostra; adorò Dante.\nTu sorella gli fosti nel terreno\nviaggio, Povertà, con cuor costante,\npur se Bellezza volle, unica amante,\noffrirgli per guanciale ultimo il seno.\nTutto l'amor ch'io non saprò mai dirti\nt'accenda, come invade me l'aroma\nde' tuoi pini ariosi e de' tuoi mirti,\no viva sol nelle tue tombe, Roma !\nOfferti ai mani del poeta cZ'Hyperion."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1905-05-01-c024", "article_bluemountain": "bmtnaai_1905-05_01#c024", "volume": "bmtnaai_1905-05_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "16", "page_fin": "16", "image_debut": 20, "image_fin": 20, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190505-01.2.21", "titre_corps": "Deux sonnets pour la Mousmé", "titre_sommaire": "Deux sonnets pour la Mousmé", "signature_source": "K. Rosenval", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 20, "page_imprimee": "16", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190505-01.1.20", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 1415, "texte": "Deux sonnets pour la Mousmé\nK. Rosenval.\nI.\nCRÉPUSCULE\n•\nDans la pénombre où meurt l'or des laques antiques,\nOù l'air est par l'encens lourdement parfumé,\nYoici qu' à pas menus s' avance la mousmé,\nSilencieuse avec des gestes li iératiques ;\nFleurant le jasmin blanc, les fards, les cosmétiques\nYoici la face froide aux tons de lys pamé,\nLa boucle, tei un fruit de soi-mème affamé,\nLes cheveux qu'ont lissés de savantes pratiques.\nPrisonniéres des cils, les prunelles d'email\nGruettent leur rève errant loin de l'étroite chambre.\nPar de là le papier laiteux du bas vitrail...\nEt ce n'est plus, sculpté dans l'ivoire et dans l'ambre»\nQu' un fréle bibelot dont la ligne se cambre\nSous le kimono large ouvert en éventail.\nII.\nPETITE RÉCEPTION DU SOIR\nLa lanterne a voile de rayons endormis\nLes parayents laqués et les coussins orange\nQue la servante avec des mouvements lents range\nMéticuleusement sur les fìns tatamis.\nYoici les invités. Par groupements amis,\nPloyés pour des saluts dont sans fin croit l'échange>\nLes paumes aux genoux, ils disent la louange\nOu le souhait qui rend propices les Kamis.\nA leur tour les geisclias discrètes sont venues,\nEt sous leurs doigts experts aux caresses menues\nRésonne le Koto fait en bois de kiri.\nTouzoumi, shamicen dont geint la chanterelle\nRytliment les chants aigus que scande un brusque cri....\nEt l'on dirait de quelque volière en querelle.\nKioto, Settembre 1900."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1905-05-01-c025", "article_bluemountain": "bmtnaai_1905-05_01#c025", "volume": "bmtnaai_1905-05_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "[17]", "page_fin": "[18]", "image_debut": 21, "image_fin": 22, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190505-01.2.22", "titre_corps": "LA MUSA DI FRANCESCO PASTONCHI", "titre_sommaire": "LA MUSA DI FRANCESCO PASTONCHI", "signature_source": "Sem Benelli", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 21, "page_imprimee": "[17]", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190505-01.1.21", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 8248, "texte": "FOCHI MONTANI\nLA MUSA DI\nFRANCESCO\nPASTONCHI\nSem Benelli.\nAssenza asso-\nluta d'idee e\nd'immagini :\necco il contras-\nsegno'della poe-\nsia di rrancesco Pastonchi.\nE il contrassegno della saa critica: odio\nimplacabile verso il pensiero, verso l'esaltazione\n-poetica. Le sue cronache di poesia sul Corriere\ndella sera sono le vere orgie della mediocrità\npoetica italiana. Il Pastonchi esalta, ad esempio\nle molto belanti pecorelle raccolte nell'ovile\nael suo editore Streglio e Compagni e massacra\n-come può il D'Annunzio, il De Bosis, il Tu-\nmiati, il Damiani e non parla nemmeno dei\njroemi Conviviali.\nQualcuno potrebbe credere che questo fosse\nun gioco d'interesse. Io no ; e penso che sia\npochezza d ingegno, la quale, elevata a tanto\nulncio, non sarà mai più pericolosa che diver-\ntente.\nLa prima volta che il lamoso Stupidirli si\nreco aLe urne dette il suo voto a se stesso;\nma non fu eletto. Stupidirli allora non votò più\nper nessuno: ma fischiò regolarmente orni can-\ndidato.\nMa lasciando Stupidirti ai per finire, dirò\nche Francesco Pastonchi è un poeta men che\nmediocre, per quanto sia critico giocoso e lettor\ngrave.\nSul limite dell ombra, la sua quarta o quinta\nraccolta di versi, l'ho letta e riletta con pa-\nzienza. r\nyoiumi pastonchi ani sono come certi\nalbum illustrati ad uso dei ragazzi, cioè adat-\ntati alla loro immatfura intelligenza: aui c'è\nil mare, e s'insegna il modo di sillabare la pa-\nrola mare ; qua un monte ; qua c'è un pesco in\n' J-U *rie llna zebra. Tutto ciò che capita\nsotto gli occhi di questo poeta è una vera for-\nuna pei lui, che non vive una vita interiore *\nma nel suo vagabondaggio poetico fa una fer-\nmata ad ogni cosa comune, come se non... a-\nvesse inai visto quattro uova in un paniere.\nnou pensa dunque, e ciò che lo colpi-\nsce dail esterno è quanto c'è di più vuoto di\npiù comune, perchè volgarissimo è il modo col\nquale egli guarda.\nPer il Pastonchi la poesia non è nè un\nmezzo ne un fine: è una scusa: una scusa allo\ncontinuo del suo cervello.\n, '\"\"S'.' parla sempre però di questa poesìa\nnei suoi articoli : _ Oh, che bella invenzione\nquesta poesia: Ella mi permette di vivere senza\npensare, senza soffrire, senza cure: mi basta\ndi comporre in suo onore, una strimpellatina,\nogni tanto. Che gioia essere agl'intimi servizi\ndi una vecchia: si mangia molto e c'è poco da\nlare. Anzi coloro che si travagliano per\ndifferenti, io li compiango, li detesto: non sono\npoeti. Ma che immagini; ma che pensiero:\npoesia, poesia, poesia!\nE così quel suo ozio artistico da pensio-\nnato si unisce in lui ad una irrequietezza cri-\ntica da scavezzacollo. Ecco perchè un giorno o\nl'altro, dalla sua cattedra, sul Corriere cleila\nsera, egli ci dirà: Signori, io Sono il più grande\npoeta del mondo !\nIntanto lia incominciato a chiamare il suo\nlibro novello: Sul limite dell'ombra. Egli ci\navverte dunque che è per entrare nella luce\ndella sua gloria. E questo libro è ispirato dalla\numoristica malinconia di chi è per intrapren-\ndere un viaggio lunghissimo e non s' è mai\nmosso da casa : Dio mio questo viaggio, que-\nsto partire verso chi sa dove ! Questo' abban-\ndonar tante cose care. Che dolore\nprima di uscir nel sole\na qualche aspra battaglia.\nE il poeta sta sulla soglia e canta con ac-\ncompagnamento di chitarra :\nO mio dolce passato\ncalmo solingo chiaro,\nfonte d'ogni mio canto,\nvorrei darti un commiato\nche non sembrasse amaro,\nanzi vivace alquanto.\nÈ una bella pretensione ! v oler dare un\ncommiato con tanti aggettivi, che non sembri\namaro, anzi vivace alquanto. E poiché nem-\nmeno il poeta ci riesco, si mette a sedere\nsulla soglia e incomincia al solito a poetare.\nnoi ce lo lascieremmo star volentieri se\nnon ci premesse per il suo bene il fargli ca-\npire che è meglio per lui non partire. E' vero\nche, se continuerà con la sua tiritera, perderà\nil tieno cne conduce alla gloria ] ma, siccome\nè capace all'improvviso di scriverci un libro\ndal della gloria stessa, per darci ad in-\ntendere di esservi già, così gli diciamo: Rien-\ntra, rientra nell'ombra a chiudere in un ar-\nmadio la tua chitarra, a curar la tua gola, a\nschiacciare con l'unghia del pollice rovesciato\ntutti i luoghi comuni della tua poesia, a pen-\nsare, a pensare ; e, se, a furia di lambiccarti il\ncervello, non ti riuscirà di trovare un'idea, a\nsentire, a sentire : e, so, a furia di px*ovarti,\nnon saprai nemmeno sentire, a studiar la poesia\ndegli altii, non per fare il critico, veli, ma per\nconvincerti che non sei un poeta.\nSì; perchè egli non ci persuaderà che sia\npoesia questa roba, ad esempio :\nSe quando appena uscian l'ltale terre\ncon la prima canzon del secol tardo,\na un tratto generò pensier di guerre...\nCon quel che segue. Ed io cito, quasi ad\napertura di libro. E così questa :\nLa schiettezza del cielo mattutino\nm'ha tratto a ricercar verdi sentieri.\nPassata porta Angelica, in pensieri\nd'amor cammino.\nE questa quartina, che e un vero insulto\nal dantesco u era già l'ora che volge al desio »:\nÈ l'ora che il vinto si adagia,\nsi affonda in un torpido stagno\ne invoca la Morte randagia\nche venga a troncare il suo lagno.\nPoesia da colascione!\nE vuoPesser poesia pura!\nNè ci dirà, egli che tiene alla poesia per\nla poesia, che queste siano eleganze di forma:\nCosì mi trovo a respirar la molle\nnotte, che di suoi fieni aulisce ilma^^io\nOO •\n, , .... pioggie che son manna\nai solco ma se troppo copiose\nposson marcire il grano....\nl'anima, per quanto ombra sia rimasta\nm lei, subitamente si fa monda....\nE di queste delizie di forma ce ne sono a\nogni pagina. Si, perclie il Pastonchi è noto nei*\nl'eleganza dello scrivere.\nIN è ci larà trovar belle od esatte queste\nfigure :\nla rose ghirlandali la bocca\ndel pozzo, si fanno guaina\ndel ferro....\nlavoran sì gioconde,\nsparse nei prati a schiere,\nche sembran mattiniere\nrondini sulle\nLe squille dell'Ave Maria\nondeggiano in grembo alla sera....\nNe accresco il numero delle citazioni per\nbrevità. Nè farei citazioni di tal genere se il\nlibro contenesse un poeta vero. Ma il guaio è\nche questo libro è un luogo comune da cima\na tondo.\nIl Pastonchi possiede alcune virtù dei ver-\nseggiare comuni a moltissimi in Italia, o<rgi.\nMa non altro possiede. Ma quel che è pego-io\nnemmeno agogna qualcosa di più : una vanità\ngrande e dannosa gl'impedisce di progredire\nc 1 uscire dai suoi stretti limiti. In questo so-\nlamente egli è differente da molti noeti italiani\nche tentano e stentano. Egli tutto risolve con\nle parole poesia, cantare, poesia, cantare. Esrli\ndice a se stesso :\nTu canta ; non resta che questa\nagi uomini divina grazia,\nla sola die mai non li sazia,\nla sola che non si calpesta.\nEd infine :\nfarne vibrare il mistero,\npiù giovano, d'ogni pensiero\nprofondo, gli squilli d'un verso !\nNon io credo ] pero dico che per comporre\nun verso che faccia vibrare il mistero dell'uni-\nverso ci vuol a1tr0....\nC'è il caso che questo verso non debba so-\nlamente squillare come una cornetta ma\ndire od accennare a qualcosa.... E onesto Qual-\ncosa da aire 1' ha il Pastonchi ? Non mi pare.\nl.M?an\"a solamente, egli squilla solamente !\nbquuu pure; ma la sua poesia, agli uomini eh\"\nhanno un po' di cervello, fa ì' effetto di una\niantara che si eserciti, nel bel mezzo di un\ntranquillo paesetcs, in un pomeriggio d'agosto:\nsecca la gente ed ogni tanto stona....\n(Jn italiano, poeta in voga, ci manda, ac-\ncompagnate eia una sua lettera austera, quattro\npoesie che ci gabella per meditate e moderne\nUna s intitola Plenilunio ed è scolorita e zoppa •\nun altra s intitola il Mandorlo, conversi armo-\nma fatti a orecchio e senza sugo : la terza\nsi chiama Affresco bacchico e incomincia con\ndue magnifiche ottave :\nVieri sopra un carro d'elitra e di pampino\ncoperto Bacco, il qual due tigri guidano\ne con lui par che l'alta rena stampino\nsatiri e Bacche : e con voci alte gridano.\nQuel si vede ondeggiar ; que par ch'inciampino •\nquel con un cembal bee : quei par che ridano\nQuel fa d'un corno, e qual delle man ciotola:\nqual ha preso una Ninfa, e qual si rotola.\nSopra l'asin Silen, di ber sempre avido•\ncon vene grosse, nere, e di mosto umide\nmarcido sembra, sonnacchioso, e gravido •\nle luci ha di vin rosse, enfiate, e fumide :\nardite Ninfe l'asinel suo pavido\npungon col tirso : ed ei con le man umide\na crin s'appiglia ; e mentre sì l'attizzano\ncasca nel collo, a i Satiri lo rizzano,"}, {"page_pdf": 22, "page_imprimee": "[18]", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190505-01.1.22", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 2196, "texte": "Belle, bellissime ottave, •che però ci son\nparse troppo belle, per essere opera del nostro\norecchiantissimo e rotondissimo poeta in voga.\nTroppo I elle ; la memoria ci ha salvati dall'im-\nbroglio dei poeta ladro. Le succitate ottave ap-\npartengono a un certo Ambrogini detto il Po-\nliziano. Le ottave che seguono sono un' imita-\nzione delle stanze e appartengono al malcapi-\ntato poeta in voga e son brutte.\nFinalmente la quarta posta inviataci, inti-\ntolata Ventaglio, è una variazione su un tema\nche c'è accaduto di riconoscere. Il Ventaglio\ninfatti è una pessima traduzione di una pagina\ndi Albert Samain nemmeno tra le . più felici.\nE se volete la prova, eccovi i primi quattro\nversi del tondeggiante poeta nostro :\nVeli, come i nostri sensi, bimbi ignudi\nscherzati tra l'onde de' pagani mari\ninnocenti, raggianti, ebri, le mani\npiene di frutti colti in bei giardini...\nEd ecco i versi del Samain:\nNos sens, nos sens divins sont de beaux enfants nits\nlouant aux vagues d'or des vielles mers paicnnes,\nìnnocents, radìeux, ivres, les deux mains pleines\ndes fruits juteux ciivillis aux Jardins ingènus.\nNon vogliamo nominare il miserrimo, ce-\nlebre poeta, che, se non altro, ha il merito\ndella... fedeltà. Ci basta conoscerlo noi. E' uno\ndi più ! E non c*è da credere che abbia tentato\ninvano di burlarci, perchè è troppo celebre\npoeta per simili burle da principianti.\nCerti poeti nostri grandi e piccoli hanno\nimparato un metodo assai'positivo del poetare ;\ne i critici italiani o indifferenti o ignoranti\ntengono loro il sacco\nA\n*\nE comparsa alla luce in bella veste la\nGaia Scienza del Nietzsche tradotta in prosa\ne in rima, come l'originale, da Antonio Cip-\npico, giovine e colto poeta, amico nostro.\nLa prosa italiana serba il sapore agro dolce\ndella tedesca, ed è chiara, scorrevole, pura.\nLa poesia è snella e rende non ostante la\ndifficoltà delle metriche leggi il pensiero nietz-\nschiano a meraviglia.\nEsempio :\nAssaggiate i miei cibi, o mangiatori !\npoiché domani saranno migliori,\ne dopodomani eccellenti !\nChe, se di più ne chiedete ben sette\nvivande mie vecchie, a offrirvi altre sette\nnovelle, mi daran gì' incitamenti.\nLode adunque a questa rara avis tra le\ntraduzioni italiane !"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1905-05-01-c027", "article_bluemountain": "bmtnaai_1905-05_01#c027", "volume": "bmtnaai_1905-05_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "[18]", "page_fin": "[18]", "image_debut": 22, "image_fin": 22, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190505-01.2.23", "titre_corps": "{PubInfo}Nel prossimo fascicolo", "titre_sommaire": "{PubInfo}Nel prossimo fascicolo", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 22, "page_imprimee": "[18]", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190505-01.1.22", "debut_caractere": 2198, "fin_caractere_exclue": 2444, "texte": "Wel prossimo fascicolo da-\nremo ¥ elenco di tutti i poemi\nche hanno partecip\nstro concorso e che furono\ngiudicati degni della seconda\nlettura.\nPOESIA, pubblica solamente\n■versi inediti. - JSTella dispo-\nsizione delle\nal possibile l\ntico dei nomi."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1905-05-01-c028", "article_bluemountain": "bmtnaai_1905-05_01#c028", "volume": "bmtnaai_1905-05_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "[18]", "page_fin": "[18]", "image_debut": 22, "image_fin": 22, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190505-01.2.24", "titre_corps": "{PubInfo}POESIA \" HA PUBBLICATO:", "titre_sommaire": "{PubInfo}POESIA \" HA PUBBLICATO:", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 22, "page_imprimee": "[18]", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190505-01.1.22", "debut_caractere": 2446, "fin_caractere_exclue": 4918, "texte": "POESIA „ HA PUBBLICATO:\nnel 1° Fascicolo: GABRIELE D'ANNUNZIO.\nLa nave. PAUL ADAM. - Amen\nSEM BENELLI. - L'A ARTURO\nCOLAUTTI. - La Conquis(LA Parte)\nGUSTAVE KAHN. - Le\nEDOUARD SCHURÉ. - La\ncarnee. F. T. MARINETTI. -\nJaponaise. CAMILLE MAUCLAIR. - Paye\nsage d'Ouest. CATULLE MENDES. -\nSonnets d'ltalie. ETTORE MOSCHINO. -\nIt canto della pace not COMTESSE\nDE NOAILLES. - Poes VITALIANO\nPONTI. - Il distruttore. HENRI DE\nREGNIER. - Palazzo. RACHILDE. - La\nmain de Freclegoncle FRED. BOAVLES. -\nThe leni by the lake. TÉRÉSAH. - Ar-\nmonia. CECCARDO ROCCATAGLIATA-\nCECCARDI. - Il Viandante ALMA TA-\nDEMA. Frost.\nnel il0 Fascicolo : MISTRAL. -\nnega t. VITTORIA AGANOOR. -\nsoleitore. SEM BENELLI. -\nKANDEL. - A face in a croivcl. ARTURO\nCOLAUTTI. - La Conquist(lIa parte).\nCOSIMO GIORGIER CONTRI. - La Carmeli-\ntana. PAUL FORT. - Le\nFRED. BOWLES. - Noon. GUSTAVE\nKAHN. - Le prince Etè. CLOVIS HUGUES.\nJeanne presonniè're. F. T. MARINETTI. -\nLa folle eles maisonneties. ANGELO OR-\nVIETO. - Antologia di STUART\nMERRILL. - Romance. VITALIANO PONTI.\nEris et Eros. HÉLÈNE VACARESCO. -\nNi ce soir.\nne! 111° Fascicolo: GIOVANNI PASCOLI. -\nI gemelli. SAINT GEORGES DE BOUHE-\nLIER. - Elègie d'Autonne. FRANCESCO\nCHIESA. - Ararne. ARTURO COLAUTTI.\n- La Conquista. (lIP parte). FRANCIS\nJAMMES. - Poesie. FRANCIS VIÉLÉ-\nGRIFFIN. - Sarcopha g ETTORE MO-\nSCHINO. - Crepuscoli Antichi.— LUCIENNE\nKAHN. - Melancolie. G. P.\nLUCINE - La solita ca F. T. MA-\nRINETTI. - Les Courtisane CATULLE\nMENDES. - Les sept L MARIA STAR.\n- Taormina.\nPOESIA „ PUBBLICHERÀ\nNE! PROSSIMI FASCICOLI r\nADOLFO DE BOSIS. - Esametri.\nGUSTAVE IVAHN. -\nMARIA STAR. - La\ntrice. FRED. BOWLES. -\nLyrics. ALBERT MOCKEL. - Deux\nCkansons. ADA NEGRI. -\nRosse. PAUL FORT. - Les voiles\nde mori ncivire.\nSAINT-POL ROUX. - Le Vitrail.\nALFRED JARRY. - Li/risme militariste.\nRENÉE VIVIEN. - Elle passe. Vi-\nviano. AUTEUR INCONNU. - Deux\nchansons Albanaises. FÉLICIEN\nFAGUS. - La défaite\nPantoum. DOMENICO OLIVA. - Ode\na Nietzsche. 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FORSTER. - Rose."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1905-05-01-c029", "article_bluemountain": "bmtnaai_1905-05_01#c029", "volume": "bmtnaai_1905-05_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "[18]", "page_fin": "[18]", "image_debut": 22, "image_fin": 22, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190505-01.2.25", "titre_corps": "L'ERMITAGE", "titre_sommaire": "L'ERMITAGE", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 22, "page_imprimee": "[18]", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190505-01.1.22", "debut_caractere": 4920, "fin_caractere_exclue": 5002, "texte": "L'ERMITAGE\nREVUE DE LITTÉRATURE ET D'ART\nDirecteur : J^doa\nParis, 3S Rue de Sevres"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1905-05-01-c030", "article_bluemountain": "bmtnaai_1905-05_01#c030", "volume": "bmtnaai_1905-05_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 3", "page_fin": "couv. 3", "image_debut": 23, "image_fin": 23, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190505-01.2.26", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 23, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190505-01.1.23", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 366, "texte": "MERCVRE DE FRANGE\nPARIS - 26, rue de Condé - PARIS\nSEIZIÈME ANNÉE Paraìt le I6r et le 15 de chaque mois SEIZIEME ANNÉE\nDircctcur : Alfred Vallette\nN XJ .M IÌC R O\nFRANCE .... 1 fr. 25 | ÉTUANGER ... 1 fr. 50\nA B O N N E JVX JSt T\nFrance : Un an . . . 25 fr. 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Dan Cerkcz,\nE. Dantine, P. Devoluy, Z. Essaian, De la\nFayette, E. Fayolle, Kenè Ghil, S. Levy,\nF. T. Marinetti, <3. Moreilhon, John-Anfoine\nNati, A. Pelletier, T. 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M.\n0 genie Africain dont Fame ensoleillée\npavoisa de lumière les brumes Parisiennes,\ntu fus sans doute en quelque vie lointaine,\nun langoureux poète arabe aux yeux mi-clos,\nassis, jambes croisées, sous un vieux sycomore,\nque le soir remplissait d'un tumulte sonore\nd'étoiles et d'oiseaux.\n»\nLa volage fumèe des blondes cigarettes\nprolongeait vaguement ta barbiolie narquoise,\nse mélant anx nuages pensifs de tes yeux\nqui se souviennent des turquoises de la mer.\nAvec un lent dandinement de ton torse vouté,\nqui fait baller le pompon noir de ton tarbouehe,\net la bouclie fleurie d'un bonlieur qui se cache,\ntu cliantais la souplesse alanguie de Syriennes\nmolleinent accoudées aux balcons pleins de roses,\nsur le Nil qui dorlote un soleil moribond...\nLes rayons nuanpaient ton visage en triangle,\net ta galabieh de soie couleur pistaclie.\nSous les minarets bleus que la nuit fauve étrangle,\ntu cliantais la splendeur des couchants asiatiques\nqui ruissellent d'or liquéfìó\ntels de grandioses ruches de miei....\nla chair rose du ciel aux sueurs amoureuses....\net les folàtres aventures de la lune\nsur le sommeil en fleurs des villes orientales !...\nEt tu fus le conteur de\nle roi de l'horizon anx cents Palais nomades,\navec dans ta voix grise le cliant du muezzin\net dans tes yeux l'esprit subtil de Schaliraezad,\nó Génie Africain que le sort exila\ndans le tohu-bohu des foules Parisiennes !....\n\nir \\£ì?ì lo°ll.g*lhhl*(;herenlo 1 me\nAdi SSSf Viele-Griftin, Stuart Merrill,\nFred Bowìes Vittoria Aganoor, Helène Vacar esco, A. C. Swinburne, W. O. Yeats,"}, {"page_pdf": 3, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190505-01.1.3", "texte": "LA BELLEZZA DELLA DONNA ITALIANA\nINCHIESTA INTERNAZIONALE DI \" POESIA',,\nI grandi poeti d'ogni tempo e di ogni nazione, dal Petrarca al Goethe, dal Byron al Lamartine,\nhanno cantato in versi immortali la sovrana bellezza della donna italiana.\nCi è parso quindi nobile e adatto ai molteplici aspetti di POESIA indagare quali sensazioni este-\ntiche questa bellezza ispiratrice abbia suscitato nell'animo dei poeti stranieri contemporanei.\nA questo fine abbiamo rivolto ai maggiori poeti e letterati d'Europa la seguente domanda :\nVeuillez iious dire en vers ou en prose ce\nfemme italieime en ajoiitant vos impressious inédite ros\nPubblichiamo in questo fascicolo le risposte di Maurice Barrès, Paul et Victor Margueritte, Ra-\nchilde, Sar Peladan, Camille Mauclair, e nel prossimo fascicolo daremo quelle di Francois de Cu rei, Gu-\nstave Kahn, Jules Olaretie, Edouard Rod, Jules Lemaitre, Francis Yiéló-Griffin, Louis Payen, Ernest\nGaubert ecc. ricevute dal nostro condirettore F. T. Marinetti.\nElles m'ont toutes, monsieur,\ndemandò le secret.\nMaurice Barrès.\nMONSIEUR\nLa beauté de la femme italienne\nresplendit du feu magique de la\npassion. C'est ce qu'a compris et\nadmiró Stendhal.\nLes mille et mille portraits de\nYos musées sublimes, des pages\ninoubliables de D'Annunzio atte-\nstent cette incomparable éclat de\nla femme italienne, cette ardeur\ngrave et concentrée d'ames inten-\nses. ì\\Tous leur reportons ici l'hom-\nmage, banal a force d'evidence, une\nfois de plus, de notre admiration.\nCroyez à nos sentiments de\nsympathie distinguée, les meilleurs.\nPaul et 'Victor Margneritte.\nLa beauté de la femme italienne\nentre toutes, m'apparait naturelle\ncomme un fruit, non pas sauvage\nni de serre chaude, mais préparé\npar une longue hérédité de culture,\néclos et mùri au soleil; un fruit\noù se plaisent particulièrement les\njeux de lumière et de l'ombre,\nsimple et net en sa forme, et de\ncoloris mat et doux, de peau fraì-\nche et de pulpe saine ; un fruit\noffert à l'homme pour étanclier la\nsoif d'amour, et qui porte en soi,\npour la perpótuer, ie germe auguste\nde la vie.\nLiouiGanci erax.\nLa beautè do la fenime italienne\nn'a qu'un défaut mais elle l'a bien :\nc'est d'ètre elassique.\nFlachilde.\nOinq fois, j'ai pórégriné en Ita-\nlie ; aux eglises avant l'ouverture\ndes musóes, aux eglises eneor après\nleur fermeture, je n'ai jamais bien\nregardó les vivants étant venu pour\nles immortels.\nIl ni'a semblé que les jeunes\nhommes l'emportaient sur les fem-\nmes ; en d'autres termes j'ai ren-\ncontré des enfants de choeur &\ndes séminaristes qui auraient pu\nfìgurer dans les chef-d'oeuvres. Aux\nCascines, au Corso, j'ai vu des éló-\ngantes sans caractére special. Dans\nla campagne romaine, quelques\nbeaux types me sont apparus. Je\ncrois que c'est faire tort au plus\nvarie des paysque de vouloir l'u-\nnifier sous le point de vue plastique.\nIl n'y a aucun rapport entre la\nbeante fiorentine si nerveuse et\ncomplexe et la rèverie lombarde ;\nentre l'éclat des napolitaines et le\ncaractère siennois ; entre la Pió-\nmontaise et la Palermitaine.\nVOLIS avez l'heur insigne de\nposséder vingt types au moins en\nart, et vous questionnez sur un\nqui n'existe pas. Il n'y a pas plus de\nlemme italienne qu'il n'y a d'ltalie ;\nil y a Florence, Sienne, Venise,\nRome, Milan, Naples etc. etc.\nJPéladan.\nMON CHER CONFRÈRE,\nVotre question me force à un\naveu qui ravive en moi un cruel\nregret et un grand désir : je ne\nsuis jamais alle en Italie.\nJe ne devrais, ayant dit cela,\nqu' ajouter mes excuses pour ce\nvéritable délit artistique, que j'e-\nspère bien effacer un jour. Mais\ns'il m'est interdit de parler de la\nbeauté caractéristique de la femme\nitalienne, je puis tout de mème"}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190505-01.1.4", "texte": "vous iaire part de 1' idée que je\nm'en suis faite par ies livres et les\nrnusées : l'idée de ce que j'aime le\nplus au monde, et de ce qui ni'}7\nsemble ètre le plus rare,\nnie passionnèe.\nJ' ai connu des étres ardents,\nj'en ai connu d'harmonieux, mais\nj'attends encore de rencontrer cette\nunion vivante, et je crois qu'on la\ntrouve en Italie. J'ai été sérieuse-\nment amoureux d'une Italienne\nqui s'appelait Laura Dianti, sur la\nfoi de son portrait au Louvre par\nTitien. O'était à l'àge où le coeur\nest assez riche encore des espó-\nrances de l'imagination pour aimer\nune femme qn' il ne rencontrera\njamais. Je pense d'ailleurs que\nLaura vit toujours et est plus belle\nqu'au seizième siècle, car l'admi-\nration des àges rehausse, spiritua-\nlise et preservo la beauté d'une\nfemme. Celle là, et l'Anatolia des\nVierges aux Rockersque fai re-\ntrouvée dans le beau livre de d'An-\nnunzio cornine une sceur aosolue\nd'une certame Maia que j'avais\nfait vivre en 1895, en un roman\nappeló Couronne : mon\nrè ve de femmé, incarnò en celle-ci,\ntenait singuliórement de Laura, et\nd'Anatolia. Il n'a pas changé. Ren-\ncontrerai-je ces chères ombres à\nFlorence ou à Rome, ou à Venise ?\nPeut-ètre, sans doute, car une cliose\nbelle est belle pour toujours, il\nn'y a que ceux qui l'admirent qui\nmeurent...\nEt voilà une réponse qui ne\nvous servirà de rien, encore que je\nvous prie d'y voir la preuve de\nma cordiale sympatliie.\nCamillo Alano la,ir.\nNel prossimo fascicolo daremo\nl'elenco di tutti i poemi che hanno\npartecipato al nostro concorso e\nche furono giudicati degni della se-\nconda lettura.\n\nGALE\nUE FANFARE\n! n Figlio dei tempi,\nil poema moderno e\ncaratteristico di Sem\nBenelii ha suscitato\nnella più autorevole critica italiana una discus-\nsione vastissima, ottenendo lodi non comuni\nper la profondità del suo contenuto e l'origi-\nnalità e bellezza della sua forma. Citiamo alcuni\nfra i più. importanti giudizii :\nDomenico Oliva, il colto ed eletto critico\ned artista, lia dedicato all'opera del Benelli un\nlungo articolo nei Giornale d'ltalia e fra l'al-\ntro egli dice ;\nu La concezione è originale, anche se sorge\nsovra fondamenti stirneriani e nietzschiani : è\noriginale, in mezzo alla poesia del giorno, che\npcco si preoccupa dei problemi dell'anima e in\ngenerale si appaga dell'immagine. Ed è origi-\nnale anche la forma del poema rude, tagliente,\nincisiva, semplice, scarna.\nu Un Figlio dei tempi è forse indizio d'un\nritorno a quella verità, da cui ci siamo al-\nquanto allontanati per seguire chimere, beile\nsenza dubbio, ma chimere? ri\nInnocenzo Cappa, il geniale scrittore, nel-\nYltalia del popolo parla diffusamente del libro\nconcludendo col dire:\nLa poesia del Benelli è sobria, austera,\npersonale, intensa. Isel fìngere, un po' in sà e\ndi sa e un po' in un tipo, figlio di fantasia, le\ntristezze, le speranze, le voluttà, i sogni, per\ncui gli Italiani giovani dell'oggi sono spesso\ndei libertari! in arte ed in morale e degli au-\ntoritari! e degli indifferenti in politica, il poeta\nha saputo con semplici ed antiche parole rag-\ngiungere una profondità moderna.\nLucio d'Ambra, il giovane e ben noto\ncommediografo e poeta scrive lungamente del\npoema nella Gazzetta di Venezia. E dopo avere\naccennato anche aila lettura che del suo poema\nfece il Benelli a Roma, dice :\na 'Tale è questo Figlio dei tempi che il\npiù intellettuale pubblico di Roma ha accla-\nmato udendolo dalla voce del poeta, che è anche\nbuon dicitore, senza leziosaggini e senza ser-\nvilismi di mode, rude e schietto come il suo in-\ngegno e come la sua arte. Anche dal lato for-\nmale il poema del Benelli è pregevole. Egli ha\nadoperata la quartina, eh' egli preferisse di\nchiamar quarta rima, dandone le ragioni me-\ntriche. Per Benelli la quarta rima è una forma\nelementare della poesia, perchè fa parte dei\nprimi co omonime LI ti italiani e perchè è la forma\npiù semplice del narrare in rima. Il Benelli\nl'adopera con eleganza scevra di grazie ecces-\nsive. La batte a colpi di martello, più che pie-\ngarla in esili e lini forme. Talora anzi il verso\ndel Benelli è un po' duro ed aspro, ma c'è tanto\npensiero in quei versi, c' è tanta vera aspira-\nzione, che uno di quei versi pei quali si pensa\ncol posta che ce c'è ritmo anche nei colpi dei\nrovaio e; vai più di tutto un sonetto magnifi-\ncamente orchestrato. Nella sua opera il Benelli\nha detto col Figlio dei tempi un'alta e fiera\nparola e una parola tutta sua i\\\nRiccardo Forster il poeta della Fiorita\nscrive sul Mattino :\nr> Sem Benelli non si mette sul volto la\nmaschera dei poeti più celebri : non li imita\nnelle ricerche \"verbali, nel conio ritmico : e dei\npiù deboli non ripete il flaccidume umanitario\ne i grossi luoghi comuni messi a navigare su\nuna correntia versaiola, uscita non da rocce o\nda muri ma da tuguri, da opifici e da soffitte.\nUn figlio dei tempi non è neppure un saggio\ndi quelle ondule, pallide evanescenze liriche\nsembrano godere un po' di fugace voga.\nu E poesia questa che tornerà senza dubbio\ngradita a quanti desiderano che un pensiero\nvirile e moderno animi l'arte, e che questa a\nsua volta, non serva ma alleata e sorella dei-\nidea, aiuti il pensiero nuovo a conquistare le\nintelligenze r.\nO 0\nCario Basilici il giovine poeta romano\nin un lungo articolo scrive così nella Patria :\nu Benelli infatti ha pubblicato ultimamente\ndalla Roux e Viareggio un u Figlio dei Tempi »\npoema nel quale ha cercato di liberarsi da\ntutte quelle reminiscenze che costituiscono il\nbagaglio letterario dei poeti parrucchieri, da\ntutte quelle sentimentalità fatue e falsi scru-\npoli bizzochi che vibrano nei cuori timorati\ne cristiani ; ed è assurto ad una poesia che af-\nfascina per altezza di volo e profonbità di pen-\nsiero.\nu In questo poema la guerra al vecchiaine\ne ai feticci è dichiaiata apertamente gene-\nrosa ribellione degna di plauso !\nGuelfo Civimini il noto e delicato poeta\ndell'Uri?a scrive così del Figlio dei Tempi.\na In questo rifiorire di poesia, quella di\nSem Ben giunge come una parola nuova e\nvigorosa; essa ci da la rappresentazione del\nmondo in contrasto con l'anima nuova dell'u-\nmanità. Questo hanno sentito coloro che dalla\nviva voce del poeta ascoltarono iersera questo\nFiglio dei tempi. E gli applausi che saluta-\nrono ogni canto, si mutarono alla fine delia\nlettura in una calda e lunga ovazione a questo\ngiovane autore di una elettissima opera d'arte\ne di pensiero. ri\nu Il poema del Benelli ha già ottenuto\nampie e autorevoli lodi; io ho voluto segna-\nlarlo semplicemente per la sua originalità e\nsingolarità fra i frutti acerbi o già sfatti di\ntanti versificatori proletarii o semi-proletarii\nproclamati dalla pietosa nullaggine intellet-\ntuale di qualche critico ameno poeti sol per-\nchè mettono in versi gli articoli delle rassegne\ne dei eri ornali socialisti, ri\no\nLuigi Fabbri il noto e profondo sociologo\ndedica all'opera del Benelli un lungo articolo\nsul Messaggero, e così conclude :\nu Un figlio dei tempi ha il pregio della\nbrevità concisa, oltre che della bellezza del\nverso, oltre che della potenza lirica di ciascuno\ndei suoi canti. Il metro medesimo scelto dal-\nl'autore, la quarta rima, contribuisce a non af-\nfaticare il lettore ; e così pure la costruzione\ndei periodo, tale che il pensiero ne scaturisce\nsempre limpido. E il pensiero sempre vivo del-\nl'autore guida chi da una all'altra delle\nliriche, tutte brevi anch'esse e concise, che co-\nstituiscono i vari canti del poema, senza oscu-\nrità e senza que' contorcimenti di forma dietro\ncui si nasconde così volentieri l'assenva o la\npovertà di idee di tanti altri poeti."}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "1", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190505-01.1.5", "texte": "TITO SPERI\n\nI.\nUdita ch'ebber, senza batter ciglio,\nla sentenza di morte, d' un' istessa\nserena fronte e d'un saluto istesso,\nnel cospetto di Mantova affollata,\nsalutaronla i tre martiri nuovi\nche la forca attendea.\nMeglio morire\nche viver d'odio sotto l'Austria ! disse,\nleon di Brescia, Tito Speri in ceppi,\nfra la pallida folla ammutolita\nd'angoscia.\nMeglio alle sue forche appesi\nche prostrati a' suoi piedi ! assecondava\nl'imperturbabile anima patrizia\ndi Montanari.\nMeglio martiri oggi\nche schiavi sempre ! confermò la santa\npastoral voce di Grazioli anch'essa.\nE il leone di Brescia e il veronese\npatrizio imperturbato e il venerando\npastor santo di Revere, pensosi"}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "2", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190505-01.1.6", "texte": "POESIA\n\npiù d'altrui che di sè,cuore ed orecchio\nriconversero intenti al banditore\ndella giustizia imperiai d'Asburgo\ne di Radeschi, che Lazzati e Pinzi\ne Cavalletto e Pastro, e venti insieme\nfratelli di speranza e di martirio,\nserbava, in grazia, alle catene e agli antri\ndel suo Spilbergo e della sua Boemia,\ntombe vive a' Italia. Indi, fra un doppio\ncanneto di fucili e fra il silenzio\nfremebondo del popolo, nel riso\ndi quel sol di febbraio ultimo e mite\nche i lor volti blandìa, con fermo passo\ntornarono essi al carcere lugubre\ndei morituri, al sacrificio pronti.\nPronti al Grolgota loro, con attrite\nbraccia, de' ferri alleviate appena,\ns'abbracciarono allor quei morituri\nfraternamente ; e 1' infrangibil patto\nche li unì per la vita in una sola\nanima, d'una sola anima ancora\nsuggellaron col bacio della morte.\n• •••••••\nII.\nE mentre nel silenzio di tre celle\ncominciava così la passione\ndi tre nuove agonie, tacita e lenta\nsi disperdea la folla per le strade\ndi Mantova ampie, con ancor negli occhi\nla vision di cinque in tetra fila\npenzolanti cadaveri al barlume\nd'una brumale alba recente, e a notte\nbuia gittati un dopo l'altro in fretta\ngiù nelle fosse di Belfiore, ai piedi\nde' patiboli austriaci, onde altre cinque\nvite fiorenti, cinque vite a un punto,"}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190505-01.1.7", "texte": "POESIA\n\nconsacraron col grido ultimo il nome\nd'ltalia. Ed era in tutti i volti ancora\nquel domestico lutto della verde\ntua giovinezza di tal colpo infranta,\no anima cortese mantovana\ndi Carlo Poma, lacrimato orgoglio\ndell'orba madre come te animosa\ne come te gentile ! Ed era in tutti\nquei petti ancora il cupo fremito onde\npiangea Venezia di materno pianto\nCanal, Zambelli, Scarsellini, altera\ntriade di forti ; il fremito bollente\nche dal funereo Mincio al nativo Oglio\nrigemeva il tuo nome, o, ben accese\ndi doppia fiamma con te solo estinta,\ncuor d' Enrico Tazzoli, sacerdote\ndell' Italia e di Cristo !\nCome oppressa\ndalle invisibili ale della Morte\nnovellamente sopra a lei distese,\nsi sfollò la città sempre più mesta,\nsempre più muta. E in breve, nel deserto\ndelle sue vie, più non s'udì per lunghe\nore che qualche tintinnìo chiassoso\ndi trascicanti sciabole croate,\no un fragore e uno scalpito di gravi\ntraini tedeschi, o il passo della ronda\nferreo, pesante, misurato, uguale.\n\nGiovanni Marradi."}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190505-01.1.8", "texte": "POESIA\n\nTEMPÊTE SUR LA MER\nEmile Verhaeren.\nOn écoute rouler comme un tonnerre d'eau\nLà bas, au loin, sur la mer grise,\nEt les vagues, ainsi que des bloos d'eau\nMonumentaux\nSur le sable se brisent.\nLes yeux menus des petites lumières\nVeillent partout dans les chaumières\nEt regardent depuis hier soir\nLa mer gronder sous l'envóutement noii.\nDerrière un mur de brume,\nIls sont partis, les pécheurs roux\nIls s'acharnent, mais dieu sait où\nParmi des monts de tempete eo d écume.\nAveo leur àme, aveo leurs corps,\nAvec leurs yeux brulés de sei,\nAveo leurs doigts mordus de gel,\nIls travaillent oontre la mort.\nIls s'appellent et ne s'entendent pas.\nL'ouest, le nord, toute la mer fait rage,\nLe màt\nCrie et tremble de haut en bas\nComme une bete, en un naufrage.\nLe bàteau meurt et se disjoint t\nEt se creuse une fosse en la vague profonde;\nEt les phares lointains apparaissent plus loin\nQue s'ils règnaient au bout du monde.\nEt néanmoins, les petites lumiéres\nVeillent toujours dans les chaumières\nEt parsèment les enclos noirs\nComme des miettes du pain d espoir,\nEt les fernmes, sous leurs manteaux funèbres,\nLe poing orispé contre la bouche,\nSont là toujours muettes et farouoh.es\nA regarder la mer, dans les ténèbres.\nEt jusqu' au soir, toujours,\nLes forces mornes\nLuttent et s'aoliarnent sous le firmament olos,\nEt jusqu'au soir, toujours,\nLes grands vents coment\nOn. ne sait quel appel, vers les anoiens obaos."}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": "5", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190505-01.1.9", "texte": "POESIA\n\nLE SIGNE DOUBLE\nPaul Adam.\nLes volutes de vos cheveux - eelles aussi des eaux - ondent vera notes loie tentée.\nL'eau corame la force mene ou efface.\nLeg crétes de vos mains - celles aussi des éeneils - luisent à notre coaur téméraire.\nL'écueil, comme la lutte, se surmonte ou écrase.\nLes lanières de vos regards - eelles aussi de la Nse - cinglont notre prudence démantelée\nLa bis e comme l'amour, vivifle ou disperse.\nLes influences de votre voix celles aussi du vertige meuveut notre passion du Centre.\nLe Vertige, comme la pensee, attiro dans la Fin.\nEt Vous,\nL'Elle mème Beauté,\nPareille à l'Aphrodité d' Hellas,\nVous étes le Signe Doublé.\nAvec cette face qu' on nomme Ourania\nMiroir des mondes Intelligibles\nEt cette autre Face\nPar quoi la Déesse\nTroubla la Mer.\nAh! seronsnous jamais ces dieux\nDont les bras d' Empyróe\nEmbrassèrent yotre Doublé Porrne,\nUnivers de l'Univers?\nOu\nNous faudra-t-il aussi\nPérir devant le Perii de votre Beauté\nExhalant notre vie-désir,\nLes bras ouverts\nComme des ailes d'oiseaux tues ?"}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "6", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190505-01.1.10", "texte": "POESIA\n\nIL PADRE MIO\nDELLA MONTAGNA\n\na Giuseppe Giacosa\nPoi che fui giunto in cima alla giogaia\ndove la roccia domina men vaia\nche lungo il dorso, sì come l'uliva\no l'uva che pur tanto m'aggradiva\nil piluccare, via cammin facendo ;\nmontata ch'ebbi la giogaia, intendo\nforte una voce uscir dalle ginestre\nin mezzo del rialto ; era silvestre\ncome il suon d'uno zufolo, benigna\ncòme quella di un capro in una vigna\nebbro di mosto ; e disse : Ogni fiducia\nrito riposta nel fuoco che non brucia,\nnel fuoco che mi sta den\nche mi riscalda e non s\nSi veggon tre città d\nci son tre rughe sopra\nTale uscia di tra il verde la gran voce,\nche parve in una montanina foce\nstridulo vento o suono di zampogna ;\nma per me dubitante una rampogna,\nche mi pienò di tremula paura....\nEd ecco uscir dal verde la figura\ngrave d'un vecchio dai grandi occhi spenti...\nspenti, ma, come se vedesse, intenti,\nfissi su me, fissi sul mio respiro\ntimoroso ; e le vaste mani in giro\nbramose di pigliarmi : urlai,\nil Mago, il Mago, e mi precipitai\ndalla roccia com'un cervo scoperto,\nancor fanciullo e nei salti inesperto....\nE caddi nè sentii più zufolare,\ne non vidi più il cielo sfavillare....\nE poi come finisse un triste incanto,\ntutto mi prese un gran desio di pianto,\nchè da due braccia ben sentii cullarmi\ne da una folta barba riscaldarmi....\nAperti gli occhi, vidi il cielo e il piano\nbaciarsi in un sospir di nebbia.... invano\ncontemplati dai vuoti occhi del vecchio\nafflitto come un appannato specchio.\nE quel vecchio a me fu come il castagno\nal suo pollone : alimento e compagno ;\ned ebbi il pane della sua scienza,\nnato dalla più semplice semenza,\npane sincero, che non ha bisogno\ndi condimento, e sì ben giova al sogno\ncome al reale, poiché tutto intorno\n'laere ammoniva limpido o piovorno.\nTutto sentiva e non vedeva il cieco\npadre come rinchiuso in uno speco\nrisonante ; sentiva la bufera\ngaloppare pe' cieli umida e nera,\ne nelle sue carni riarse serpere\nil baleno, le prime luci splendere\ne l'ultime sparire ; era indovino\ndi tutte cose ed era cristallino\nil suo predire come acqua di fonte ;\ne prima comparian sulla sua fronte\ne poi nel cielo il sole e la bufera ;\nsì ch'io mi stavo presso alla severa\npersona non sapendo che la vita\nmia, come pietra chiusa e custodita\n1 cavo eli una fionda incerta e forte,\ngenià dondolava in mano della sorte.\nLungi era il piano e i campi riquadrati\ndalle viti e dai fossi, e ben guardati\nda' casolari : tutto come un mare\nE proprio ci parea di navigare\ncon le nostre montagne sulla fonda\npace del piano, sollevando l'onda\nargentea schiumosa degli ulivi\nrisaliente perinfino ai clivi.\nNavigare così senza temenza\nnavigare con grande sapienza\nsopra la terra, ma persi nel cielo ;\ned aver per antenna un verde stelo"}, {"page_pdf": 11, "page_imprimee": "7", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190505-01.1.11", "texte": "POESIA\n\ndebole sì, ma forte eli speranza,\ne un pilota che sa darti fidanza\nse il cielo rugge e il mare si travaglia,\ne a cui nessuno darà mai battaglia,\nperchè nessuno mai lo vide afflitto\nper la vittoria d'essere sconfitto.\nI corvi scavalcavan l'Appennino\nda mare a mar nel cielo vespertino,\ndalle Maremme a' lidi di Romagna,\nscrutando giù la florida campagna\nrissando in lor fastidiose frotte.\nE tempo venne in cui, vicino a notte,\nsopra di noi rotando, il cupo stuolo\nvide, disteso a braccia aperte al suolo,\ncome una cosa, il vecchio padre morto.\nScesero protendo quel ritorto\nbecco rapace. Il vecchio sorrideva\nnell'ultimo barlume ; ancora aveva\nsul volto manifesta la vittoria.\nEd a quel forte spirito ogni scoria\ndi vita udii lacerar nella notte;\ne scricchiolar tutte le membra rotte\nE non tremai, ma navigavo ancora\ncon sapienza verso l'aurora,\nsì come il padre aveva comandato\nnell'armonico ritmo del creato....\n♦\nE poi che vidi, nel cielo lontano,\nl'alba, discesi lentamente al piano.\n\nSem Benelli.\n\nGROTTESCO D'INVERNO.\nAurelio Ugolini.\nTutti i lampioni s'accendono, e sui marciapiedi bagnati\ntrema il riverbero già dei mille becchi di gaz.\nSfolgoran di lampadari caffé drogherie parrucchieri :\nocchi di fosforo che vegliano sulla città.\nTreman le vie cittadine d'un grave fragor di carrozze\ne di cavalli che sul lastrico scalpitano.\nLà frettolose attraversan le zone degli aurei riflessi\nanime, ne io seguir nella penombra le so :\ntale il pulviscolo, poi che s'accese e brillò turbinando\nin una fascia di sol, cade ne l'oscurità:\ntali gli argentei mondi che danzano a un raggio di sole\ne si dileguan via nel gorgo de l'eternità."}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "8", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190505-01.1.12", "texte": "POESIA\n\nVENTO\nAW amico Sem Bene Ili.\nLevato, il vento inebriò la selva.\nEbro era anch'esso del suo lungo volo\ne battea l'ali cupido di spazio :\npiega il fogliame e sbianca al suo passare.\nE le starne s'adunano in sospetto\ndi quello stormire a,lto ampio all'intorno\ne dimenare di virenti braccia.\nMa il cacciatore, là, sotto il frascato\ndell'osteria, fumando in pace, beve\nil vino nuovo e guarda il cielo terso.\nA' suoi piedi accucciato, il cane sogna\nlepri fuggenti e guàiola nel sonno.\n1903.\n\nTRAMONTO\nGustavo Botta.\nLa fìtta nuvolaglia\nche ingombra l'occidente\nsanguinosamente\nil sole imbavaglia.\nPer l'erma boscaglia\nnon uno sgriglio si sente:\ndi tra stecchi e rami, ardente\nil lago da lungi abbarbaglia.\nSterpi e grovigli di vepri\nlungo il sentiero che svolta\nnè ritenne orma veruna.\nYi andranno guardinghe le lepri\nquando tu l'ombra folta\nmieterai, falce di luna.\n1903."}, {"page_pdf": 13, "page_imprimee": "9", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190505-01.1.13", "texte": "POESIA\n\nNIGHT.\nFred. G. Bowles.\nNight, inscrutable and wise\nTreads the lonely lake;\nPeace within her brooding eyes\nFor the worn world's sake.\nOne sweet star runs singing down\nGod's abyss of blue;\nHeav'n's high gateways of renown\nBreak on mortal view.\nNight, inscrutable and wise,\nTouches each tired lid,\nAnd Earth's children close their eyes-\nBurning splendours hid!\nUllsivater, 1904.\n\nAPRIL MONTMARTRE.\nRichard Çapell.\nThe days of song being done, o silent brother,\nLikewise the bitter mockery and derision\nWiped out, of the new springtime ?s sweet decision\nThat wintry doubts be gone, of this another\nExquiste April here, fair as the other\nAnd bygone springs, no voice tells thee, no vision :\nNone knows of such beyond the dark division,\nLost in the bosom of the eternal mother.\nAnd though ? tis good to know thus sweet and fresh\nAll freshness and delight that ever was,\nAnd April with us, and star-flowers in the grass,\nBetter thine infinite peace with those that are\nFar from this reborn world, o brother, far\nFrom carnal things and day of the sad flesh."}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "10", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190505-01.1.14", "texte": "POESIA\n\nRITORNO\nAntonio Cippico.\nDopo dieci anni, ritorno\nno la mia città natale.\nDeli, come ne '1 nuovo soggiorno.,\nnulla parmi a '1 vecchio eguale !\nMutate le case, le strade,\nle insegne, ma più le persone :\nodor di sfiorite corone\nTari a ed il mare pervade.\nOdore di vecchie cose\nàlita da le porte :\npianto di cose corrose,\nsorriso di cose morte.\nI bimbi d'allora, gli eguali,\nnon li riconosco più :\nquali sono vecchi, e quali\nson dileguati laggiù..,.\nlaggiù, ne la correntia\nde '1 Tempo, che tutto muta ;\n0 laggiù, su la grigia via\nde i Morti, oltre il tempo sperduta !\n\nL'AMAZONE\nErnest Gaubert.\nDe quel voyage étrange es-tu donc revenue,\nSur un fleuye sans bords où des astres d'or vert\nIlluminaient les flots? En quel palais désert\nLes lys et les miroirs t'auront-ils reconnue?\nDes paysages morts en tes grands yeux cernés\nRevivent, éclairés de lueurs magnetiques....\nTon sang qui se souvient des soirs d'orgie antique\nSe meurt d'un spasine lent qui s'efface et renait\nTour à tour, fortement et d'une ivresse telle\nQue l'heure du baiser voudrait è tre éternelle...\nEt, sur la peau de tigre où fleurit ton beau corps\nOdorant et plus pale et trois fois taché d'or,\nTu sembles, seins aigus, belles cuisses agiles,\nL'Amazone qui dort sous la tente d'Achille !"}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "11", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190505-01.1.15", "texte": "POESIA\n\nChanson des sabots jolis\nJules Lafforgue.\nJe fais des sabots jolis.\nJL)es sabots pour les fìllettes\n.Et pour les gas da pays,\nPonr les vieux, mes yienx amis.\nPour le travail, pour les fètes\nQui veut des sabots jolis ?\nVenez tous, venez tous chez le vieux sabotier\nQui vit petitement de son petit metier\nEt que le Bon Dieu vous protege !\nAchetez pour les vieux! Quand viendront les jours froids\nIls n'auront pas peur de la neige\nEt leurs pieds auront chaud dans nos sabots de bois.\nJe fais des sabots jolis,\nDes sabots pour les fìllettes\nEt pour es gas du pays,\nPour les vieux, mes vieux amis,\nPour le travail, pour les fètes:\nQui veut des sabots jolis ?\nVenez les gas! Venez: j'ai des sabots vernis\nEt ce sera bientot la fète du pays ;\nJ'ai des sabots en bois sonore\nEt le jour de la fète et toute la saison\nVour pourrez bien frapper encore\nLongtemps et cranement la terre du talon.\nJe fais des sabots jolis,\nDes sabots pour les fìllettes\nEt pour les gas du pays,\nPour les vieux, nos vieux amis,\nPour le travail, pour les fètes:\nQui veut des sabots jolis?\nEt toi, petite, viens, prends mes sabots aussi ;\nJ'ai mis les plus coquets de coté : les voici ,*\nIls te rendront plus joliette\nEt si quelque galant veut te prendre en ses bras\nMes sabots, folletto Jeannette,\nNe te feront tomber que lorsque tu voudras.\nJe fais des sabots jolis,\nDes sabots pour les fìllettes,\nEt pour les gas du pays,\nPour les vieux, mes vieux amis,\nPour le travail pour la fète :\nQui veut des sabots jolis ?"}, {"page_pdf": 16, "page_imprimee": "12", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190505-01.1.16", "texte": "PO E S A\n\nLA MORT DES FORTERESSES\n\npetit drame de Lumières\npour Henri\nI.\nLES CARÈNES COQUETTES\nOr c'est depuis la vieillesse des àges,\nque les rugueuses Eorteresses du port\nsont assises sur les quais noirs,\npanni des cargaisons pyramidales\nde fruits juteux et de metaux et de bois odorants.\nElles ont leur óchine colossale encastrée\ndans les remparts et les pieds dans la mer,\noonlant leur ombre et leurs vies monotones\nparmi les huiles somptueuses de la houle\net ses longs soliloques de ventriloquo.\nElles paressent en la douce intimitó\nde leurs enfants, les tout jeunes navires\nmi-vètus de leurs voiles en loques\nainsi que des gavroches, jouant en liesse\navec la balle incandescente du soleil.\nEt le parfuni vermeil et fertile des Iles\nberce leur sommeil d'aieules yénérables...\nMais parfois au sourire desenchanté des soirs d'Automne,\nles grands saos pleins d'écorces d'oranges dessóchées\nleur lancent des bouffées de senteurs violettes\ndont s'exaspérent leurs grands dos pétrifiés.\nCar les vieilles Eorteresses du port\nfurent jadis de vivantes carènes\ndont la quille éraflait élegamment\nles reins souples des vagues, au hasard des voyages..;.\nElles s' en allaient nonchalamment,\nen s'inclinant à droite, à gauche, au gre des brises,\nroulant leur poupe comme des hanches,\ngonflant leurs voiles blanches,\ncomme des seins jaillis hors du corsage.\nElles voguaient soulevant aa passage\nleur jupe ébouriffée d'écume en éventail,\ncambrant le gouvernail ainsi qu'une cheville\nen un sillage froufroutant de dentelles.\nLes carènes fìlaient sournoisement\nsous la lanterne rouge des couchants maraudeurs,\nserrant sur leur poitrine leurs voiles palpitantes,\néteignant sur la proue leurs grands fanaux versicolore»,"}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "13", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190505-01.1.17", "texte": "POESIA\n\ncornine on cache des bijoux fascinatemi,\ndans les pans rabattus d'un ampie manteau noir.\nAu large de la mer, les carènes vècurent,\nheureuses, de la pulpe mure\net parfumante de l'aurore....\nDans la pàmoison des nuits printanières,\nelles se lamentèrent, en panne au large,\navec un frais roulis de berceau qui s'endort,\ndeséspérées d'attendre la brise favorable\nen le ricanement strident des lunes jaunes,\nguettant le cuivre d'une étoile filante\nqui tinte au creux des mers comme une aumòne,\ndans la sébile d'un misérable.\nDans les chantiers fuligineux qui ronflent\net bourdonnent comme des cloches sous la pluie,\ntous les ans,\nà la Saint-Jean,\ndes calfats empouacrés de suie\nradoubaient le bas-ventre moussu des carènes\nà grands coups de marteaux pour refondre\nleur native beauté.\nEt les pilons hissés dans les grasses buées\nretombaient avec un fracas de mine,\nen fcacassant les enclumes qui fument\ndans la sanguinolence échevelée des torches.\nEt la beauté dófaillante des belles,\nrefìeurissait toute rajeunie au soleil.\nIls écrasaient l'ótoupe goudronnóe\nfines de la peau,\nen guise de fards et d'onguents miraculeux,\naplatissant la tète noire des grands clous protecteurs\nque l'on dit tout-puissants sur l'orgueil des Orages\n. .. On eut dit, ca et là, des mouches de coquette.\nMais un jour les marteaux retombèrent inutiles\npour radouber les vertèbres d'acier\net la coque mollasse des carènes....\nLes clous, les maquillages et les mouches de fer\nne tenaient plus sur la peau.\nLes cloisons n'étanchaient plus les fuites d'eau.\nLes calfats ricanaient tendant leur mufìe rogue\net boucanó de dogue : Oh ! les belles carènes\nont fini de jouir dans les bras des Orages\ndu moment qu'elles font\npipi au lit de leurs amants,\nles belles de jadis!...\nCe fut le soir de leur défaite....\n(La seconda parte di questo poema, intitolata u La Victoire de\nVAurore 11 sarà pubblicata nel prossimo fascicolo).\n\nF. T. Marinetti."}, {"page_pdf": 18, "page_imprimee": "14", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190505-01.1.18", "texte": "POESIA\n\nLA FESTA DA BALLO\nAlfredo Oriani.\nPoe' oltre mezzanotte in carnevale,\nmentre più ferve delle danze l'ora\nscheletro muto salirò le scale\ndel tuo palazzo per ancora.\nNelle notturne, fiammeggianti sale\nrosea passerai come l'aurora,\nma dai cavi miei occhi un freddo strale\nti colorirà nel cuor, bella signora.\nE ti dirò, non visto cavaliero,\nfra tanta luce, d'aurei riflessi :\nv' è ballo questa notte al cimitero,\ndanzano i morti in mezzo dei cipressi.\nI fidi amanti van sotto le arcate,\nper l'ombra avvolti in candidi lenzuoli\ne tornano a sognar la grande estate,\nodor di rose e canti d' usignuoli.\nVieni. La luna solitaria imbianca\ndi freddo argento il nostro camposanto ;\nnon ti ricordi ? Non ti senti stanca\nd'esser sola tu clie mi amavi tanto ?\nNon ti ricordi i baci, i giuramenti,\ne quello sguardo, che mi ardeva il cuore,\nquando toccando colle dita aulenti\nle mie ferite sospiravi : amore,\namore mio, che fa? Perchè ferito\nti sei tu a morte, amore mio crudele ?\nPortami teco o solo mio marito,\no solo amante del mio cor fedele !\nPortami teco : il cor non s' impaura,\nse a te la morte nell'amor sorrise ;\neternamente dormirò sicura\nsopra il tuo cuore, che per me s'uccise.\nMa lungamente nella tomba attesi\nla, tua promessa, o nobile signora ;\noh ! quante volte ai nuovi morti chiesi\ns'eri venuta, s'eri bella ancora.\nBella, infedele ad altri cor suggevi,\nun'altro sangue dalle ree ferite :\no mio vampiro dagli artigli brevi,\no bianca donna dalla faccia mite,\nvieni a danzar nel mesto cimitero,\npoiché danzando non fan chiasso i morti,\nnon ebbe mai più fido cavaliero\nsuperba dama di regali corti.\nBallano dentro quel pallor d'argento\ngli spettri avvolti in candidi lenzuoli :\nvieni, la danza in lungo avvolgimento\nci rapirà con amorosi voli,\nfinche del gallo al terzo canto, quando\nl'avara luce noi spiriti caccia,\nnel mio sepolcro dormirai posando,\no dolce amor, fra le mie scarne braccia.\nNe temere per cosa che ti desti\nsciorti più mai dal freddo abbracciamento:\nle promesse d'amor che mi facesti\nlassù nel mondo, non le sperde il vento.\nSe la stanza nuzial non à lucerna,\nne s'apre al sole, che nel ciel rimonta,\nnon ti lagnare qui nell'ombra eterna,\nson fidi i morti ed è l'amor senz'onta.\nSon fidi i morti. Ancor Francesca al vento\ndella bufera, che giammai non resta,\nfra pianti fiochi e voci di lamento\nlevando al cielo, la superba testa,\nguarda i beati nell'eterna brama\nlungi da Dio girar pel paradiso,\ne stretta al collo dell'amante esclama :\nu questi che mai da me non fia diviso ».\nGasola valsenio."}, {"page_pdf": 19, "page_imprimee": "15", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190505-01.1.19", "texte": "POESIA\n\nMadrigali alla Povertà\nVitaliano Ponti.\nI.\nPoi che sfuggisti gli aurei raggiri\ndella Speranza aretinesca Alvigia,\nil tuo corpo ondeggiante quale fiamma,\nfanciulla Povertà, co7 miei sospiri\ninvoco, pur se sulla riva stigia\nla vanità del passeggero dramma\noggi dilegui o sien lenti i martiri:\ncome chi dolorosamente cede\nvàntati mia, fedele tra le prede!\nII.\nMa tu mi guiderai, sono un alunno\ndocile, nelle terme e su per gli orti\nallor che alla distesa urbe il dio ride\npurpureo suntuoso autunno.\nSempre un passato che ci esalti agogno\ne gl'immortali miei poeti morti!\nIn urna greca imagina il mio sogno\nle ceneri di quei che ci conquide,\nrendendoci in pensier di gloria assorti.\nIII.\nQui giacque, in terra nostra; adorò Dante.\nTu sorella gli fosti nel terreno\nviaggio, Povertà, con cuor costante,\npur se Bellezza volle, unica amante,\noffrirgli per guanciale ultimo il seno.\nTutto l'amor ch'io non saprò mai dirti\nt'accenda, come invade me l'aroma\nde' tuoi pini ariosi e de' tuoi mirti,\no viva sol nelle tue tombe, Roma !\nOfferti ai mani del poeta cZ'Hyperion."}, {"page_pdf": 20, "page_imprimee": "16", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190505-01.1.20", "texte": "POESIA\n\nDeux sonnets pour la Mousmé\nK. Rosenval.\nI.\nCRÉPUSCULE\n•\nDans la pénombre où meurt l'or des laques antiques,\nOù l'air est par l'encens lourdement parfumé,\nYoici qu' à pas menus s' avance la mousmé,\nSilencieuse avec des gestes li iératiques ;\nFleurant le jasmin blanc, les fards, les cosmétiques\nYoici la face froide aux tons de lys pamé,\nLa boucle, tei un fruit de soi-mème affamé,\nLes cheveux qu'ont lissés de savantes pratiques.\nPrisonniéres des cils, les prunelles d'email\nGruettent leur rève errant loin de l'étroite chambre.\nPar de là le papier laiteux du bas vitrail...\nEt ce n'est plus, sculpté dans l'ivoire et dans l'ambre»\nQu' un fréle bibelot dont la ligne se cambre\nSous le kimono large ouvert en éventail.\nII.\nPETITE RÉCEPTION DU SOIR\nLa lanterne a voile de rayons endormis\nLes parayents laqués et les coussins orange\nQue la servante avec des mouvements lents range\nMéticuleusement sur les fìns tatamis.\nYoici les invités. Par groupements amis,\nPloyés pour des saluts dont sans fin croit l'échange>\nLes paumes aux genoux, ils disent la louange\nOu le souhait qui rend propices les Kamis.\nA leur tour les geisclias discrètes sont venues,\nEt sous leurs doigts experts aux caresses menues\nRésonne le Koto fait en bois de kiri.\nTouzoumi, shamicen dont geint la chanterelle\nRytliment les chants aigus que scande un brusque cri....\nEt l'on dirait de quelque volière en querelle.\nKioto, Settembre 1900."}, {"page_pdf": 21, "page_imprimee": "[17]", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190505-01.1.21", "texte": "FOCHI MONTANI\nLA MUSA DI\nFRANCESCO\nPASTONCHI\nSem Benelli.\nAssenza asso-\nluta d'idee e\nd'immagini :\necco il contras-\nsegno'della poe-\nsia di rrancesco Pastonchi.\nE il contrassegno della saa critica: odio\nimplacabile verso il pensiero, verso l'esaltazione\n-poetica. Le sue cronache di poesia sul Corriere\ndella sera sono le vere orgie della mediocrità\npoetica italiana. Il Pastonchi esalta, ad esempio\nle molto belanti pecorelle raccolte nell'ovile\nael suo editore Streglio e Compagni e massacra\n-come può il D'Annunzio, il De Bosis, il Tu-\nmiati, il Damiani e non parla nemmeno dei\njroemi Conviviali.\nQualcuno potrebbe credere che questo fosse\nun gioco d'interesse. Io no ; e penso che sia\npochezza d ingegno, la quale, elevata a tanto\nulncio, non sarà mai più pericolosa che diver-\ntente.\nLa prima volta che il lamoso Stupidirli si\nreco aLe urne dette il suo voto a se stesso;\nma non fu eletto. Stupidirli allora non votò più\nper nessuno: ma fischiò regolarmente orni can-\ndidato.\nMa lasciando Stupidirti ai per finire, dirò\nche Francesco Pastonchi è un poeta men che\nmediocre, per quanto sia critico giocoso e lettor\ngrave.\nSul limite dell ombra, la sua quarta o quinta\nraccolta di versi, l'ho letta e riletta con pa-\nzienza. r\nyoiumi pastonchi ani sono come certi\nalbum illustrati ad uso dei ragazzi, cioè adat-\ntati alla loro immatfura intelligenza: aui c'è\nil mare, e s'insegna il modo di sillabare la pa-\nrola mare ; qua un monte ; qua c'è un pesco in\n' J-U *rie llna zebra. Tutto ciò che capita\nsotto gli occhi di questo poeta è una vera for-\nuna pei lui, che non vive una vita interiore *\nma nel suo vagabondaggio poetico fa una fer-\nmata ad ogni cosa comune, come se non... a-\nvesse inai visto quattro uova in un paniere.\nnou pensa dunque, e ciò che lo colpi-\nsce dail esterno è quanto c'è di più vuoto di\npiù comune, perchè volgarissimo è il modo col\nquale egli guarda.\nPer il Pastonchi la poesia non è nè un\nmezzo ne un fine: è una scusa: una scusa allo\ncontinuo del suo cervello.\n, '\"\"S'.' parla sempre però di questa poesìa\nnei suoi articoli : _ Oh, che bella invenzione\nquesta poesia: Ella mi permette di vivere senza\npensare, senza soffrire, senza cure: mi basta\ndi comporre in suo onore, una strimpellatina,\nogni tanto. Che gioia essere agl'intimi servizi\ndi una vecchia: si mangia molto e c'è poco da\nlare. Anzi coloro che si travagliano per\ndifferenti, io li compiango, li detesto: non sono\npoeti. Ma che immagini; ma che pensiero:\npoesia, poesia, poesia!\nE così quel suo ozio artistico da pensio-\nnato si unisce in lui ad una irrequietezza cri-\ntica da scavezzacollo. Ecco perchè un giorno o\nl'altro, dalla sua cattedra, sul Corriere cleila\nsera, egli ci dirà: Signori, io Sono il più grande\npoeta del mondo !\nIntanto lia incominciato a chiamare il suo\nlibro novello: Sul limite dell'ombra. Egli ci\navverte dunque che è per entrare nella luce\ndella sua gloria. E questo libro è ispirato dalla\numoristica malinconia di chi è per intrapren-\ndere un viaggio lunghissimo e non s' è mai\nmosso da casa : Dio mio questo viaggio, que-\nsto partire verso chi sa dove ! Questo' abban-\ndonar tante cose care. Che dolore\nprima di uscir nel sole\na qualche aspra battaglia.\nE il poeta sta sulla soglia e canta con ac-\ncompagnamento di chitarra :\nO mio dolce passato\ncalmo solingo chiaro,\nfonte d'ogni mio canto,\nvorrei darti un commiato\nche non sembrasse amaro,\nanzi vivace alquanto.\nÈ una bella pretensione ! v oler dare un\ncommiato con tanti aggettivi, che non sembri\namaro, anzi vivace alquanto. E poiché nem-\nmeno il poeta ci riesco, si mette a sedere\nsulla soglia e incomincia al solito a poetare.\nnoi ce lo lascieremmo star volentieri se\nnon ci premesse per il suo bene il fargli ca-\npire che è meglio per lui non partire. E' vero\nche, se continuerà con la sua tiritera, perderà\nil tieno cne conduce alla gloria ] ma, siccome\nè capace all'improvviso di scriverci un libro\ndal della gloria stessa, per darci ad in-\ntendere di esservi già, così gli diciamo: Rien-\ntra, rientra nell'ombra a chiudere in un ar-\nmadio la tua chitarra, a curar la tua gola, a\nschiacciare con l'unghia del pollice rovesciato\ntutti i luoghi comuni della tua poesia, a pen-\nsare, a pensare ; e, se, a furia di lambiccarti il\ncervello, non ti riuscirà di trovare un'idea, a\nsentire, a sentire : e, so, a furia di px*ovarti,\nnon saprai nemmeno sentire, a studiar la poesia\ndegli altii, non per fare il critico, veli, ma per\nconvincerti che non sei un poeta.\nSì; perchè egli non ci persuaderà che sia\npoesia questa roba, ad esempio :\nSe quando appena uscian l'ltale terre\ncon la prima canzon del secol tardo,\na un tratto generò pensier di guerre...\nCon quel che segue. Ed io cito, quasi ad\napertura di libro. E così questa :\nLa schiettezza del cielo mattutino\nm'ha tratto a ricercar verdi sentieri.\nPassata porta Angelica, in pensieri\nd'amor cammino.\nE questa quartina, che e un vero insulto\nal dantesco u era già l'ora che volge al desio »:\nÈ l'ora che il vinto si adagia,\nsi affonda in un torpido stagno\ne invoca la Morte randagia\nche venga a troncare il suo lagno.\nPoesia da colascione!\nE vuoPesser poesia pura!\nNè ci dirà, egli che tiene alla poesia per\nla poesia, che queste siano eleganze di forma:\nCosì mi trovo a respirar la molle\nnotte, che di suoi fieni aulisce ilma^^io\nOO •\n, , .... pioggie che son manna\nai solco ma se troppo copiose\nposson marcire il grano....\nl'anima, per quanto ombra sia rimasta\nm lei, subitamente si fa monda....\nE di queste delizie di forma ce ne sono a\nogni pagina. Si, perclie il Pastonchi è noto nei*\nl'eleganza dello scrivere.\nIN è ci larà trovar belle od esatte queste\nfigure :\nla rose ghirlandali la bocca\ndel pozzo, si fanno guaina\ndel ferro....\nlavoran sì gioconde,\nsparse nei prati a schiere,\nche sembran mattiniere\nrondini sulle\nLe squille dell'Ave Maria\nondeggiano in grembo alla sera....\nNe accresco il numero delle citazioni per\nbrevità. Nè farei citazioni di tal genere se il\nlibro contenesse un poeta vero. Ma il guaio è\nche questo libro è un luogo comune da cima\na tondo.\nIl Pastonchi possiede alcune virtù dei ver-\nseggiare comuni a moltissimi in Italia, o<rgi.\nMa non altro possiede. Ma quel che è pego-io\nnemmeno agogna qualcosa di più : una vanità\ngrande e dannosa gl'impedisce di progredire\nc 1 uscire dai suoi stretti limiti. In questo so-\nlamente egli è differente da molti noeti italiani\nche tentano e stentano. Egli tutto risolve con\nle parole poesia, cantare, poesia, cantare. Esrli\ndice a se stesso :\nTu canta ; non resta che questa\nagi uomini divina grazia,\nla sola die mai non li sazia,\nla sola che non si calpesta.\nEd infine :\nfarne vibrare il mistero,\npiù giovano, d'ogni pensiero\nprofondo, gli squilli d'un verso !\nNon io credo ] pero dico che per comporre\nun verso che faccia vibrare il mistero dell'uni-\nverso ci vuol a1tr0....\nC'è il caso che questo verso non debba so-\nlamente squillare come una cornetta ma\ndire od accennare a qualcosa.... E onesto Qual-\ncosa da aire 1' ha il Pastonchi ? Non mi pare.\nl.M?an\"a solamente, egli squilla solamente !\nbquuu pure; ma la sua poesia, agli uomini eh\"\nhanno un po' di cervello, fa ì' effetto di una\niantara che si eserciti, nel bel mezzo di un\ntranquillo paesetcs, in un pomeriggio d'agosto:\nsecca la gente ed ogni tanto stona....\n(Jn italiano, poeta in voga, ci manda, ac-\ncompagnate eia una sua lettera austera, quattro\npoesie che ci gabella per meditate e moderne\nUna s intitola Plenilunio ed è scolorita e zoppa •\nun altra s intitola il Mandorlo, conversi armo-\nma fatti a orecchio e senza sugo : la terza\nsi chiama Affresco bacchico e incomincia con\ndue magnifiche ottave :\nVieri sopra un carro d'elitra e di pampino\ncoperto Bacco, il qual due tigri guidano\ne con lui par che l'alta rena stampino\nsatiri e Bacche : e con voci alte gridano.\nQuel si vede ondeggiar ; que par ch'inciampino •\nquel con un cembal bee : quei par che ridano\nQuel fa d'un corno, e qual delle man ciotola:\nqual ha preso una Ninfa, e qual si rotola.\nSopra l'asin Silen, di ber sempre avido•\ncon vene grosse, nere, e di mosto umide\nmarcido sembra, sonnacchioso, e gravido •\nle luci ha di vin rosse, enfiate, e fumide :\nardite Ninfe l'asinel suo pavido\npungon col tirso : ed ei con le man umide\na crin s'appiglia ; e mentre sì l'attizzano\ncasca nel collo, a i Satiri lo rizzano,"}, {"page_pdf": 22, "page_imprimee": "[18]", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190505-01.1.22", "texte": "Belle, bellissime ottave, •che però ci son\nparse troppo belle, per essere opera del nostro\norecchiantissimo e rotondissimo poeta in voga.\nTroppo I elle ; la memoria ci ha salvati dall'im-\nbroglio dei poeta ladro. Le succitate ottave ap-\npartengono a un certo Ambrogini detto il Po-\nliziano. Le ottave che seguono sono un' imita-\nzione delle stanze e appartengono al malcapi-\ntato poeta in voga e son brutte.\nFinalmente la quarta posta inviataci, inti-\ntolata Ventaglio, è una variazione su un tema\nche c'è accaduto di riconoscere. Il Ventaglio\ninfatti è una pessima traduzione di una pagina\ndi Albert Samain nemmeno tra le . più felici.\nE se volete la prova, eccovi i primi quattro\nversi del tondeggiante poeta nostro :\nVeli, come i nostri sensi, bimbi ignudi\nscherzati tra l'onde de' pagani mari\ninnocenti, raggianti, ebri, le mani\npiene di frutti colti in bei giardini...\nEd ecco i versi del Samain:\nNos sens, nos sens divins sont de beaux enfants nits\nlouant aux vagues d'or des vielles mers paicnnes,\nìnnocents, radìeux, ivres, les deux mains pleines\ndes fruits juteux ciivillis aux Jardins ingènus.\nNon vogliamo nominare il miserrimo, ce-\nlebre poeta, che, se non altro, ha il merito\ndella... fedeltà. Ci basta conoscerlo noi. E' uno\ndi più ! E non c*è da credere che abbia tentato\ninvano di burlarci, perchè è troppo celebre\npoeta per simili burle da principianti.\nCerti poeti nostri grandi e piccoli hanno\nimparato un metodo assai'positivo del poetare ;\ne i critici italiani o indifferenti o ignoranti\ntengono loro il sacco\nA\n*\nE comparsa alla luce in bella veste la\nGaia Scienza del Nietzsche tradotta in prosa\ne in rima, come l'originale, da Antonio Cip-\npico, giovine e colto poeta, amico nostro.\nLa prosa italiana serba il sapore agro dolce\ndella tedesca, ed è chiara, scorrevole, pura.\nLa poesia è snella e rende non ostante la\ndifficoltà delle metriche leggi il pensiero nietz-\nschiano a meraviglia.\nEsempio :\nAssaggiate i miei cibi, o mangiatori !\npoiché domani saranno migliori,\ne dopodomani eccellenti !\nChe, se di più ne chiedete ben sette\nvivande mie vecchie, a offrirvi altre sette\nnovelle, mi daran gì' incitamenti.\nLode adunque a questa rara avis tra le\ntraduzioni italiane !\n\nWel prossimo fascicolo da-\nremo ¥ elenco di tutti i poemi\nche hanno partecip\nstro concorso e che furono\ngiudicati degni della seconda\nlettura.\nPOESIA, pubblica solamente\n■versi inediti. - JSTella dispo-\nsizione delle\nal possibile l\ntico dei nomi.\n\nPOESIA „ HA PUBBLICATO:\nnel 1° Fascicolo: GABRIELE D'ANNUNZIO.\nLa nave. PAUL ADAM. - Amen\nSEM BENELLI. - L'A ARTURO\nCOLAUTTI. - La Conquis(LA Parte)\nGUSTAVE KAHN. - Le\nEDOUARD SCHURÉ. - La\ncarnee. F. T. MARINETTI. -\nJaponaise. CAMILLE MAUCLAIR. - Paye\nsage d'Ouest. CATULLE MENDES. -\nSonnets d'ltalie. ETTORE MOSCHINO. -\nIt canto della pace not COMTESSE\nDE NOAILLES. - Poes VITALIANO\nPONTI. - Il distruttore. HENRI DE\nREGNIER. - Palazzo. RACHILDE. - La\nmain de Freclegoncle FRED. BOAVLES. -\nThe leni by the lake. TÉRÉSAH. - Ar-\nmonia. CECCARDO ROCCATAGLIATA-\nCECCARDI. - Il Viandante ALMA TA-\nDEMA. Frost.\nnel il0 Fascicolo : MISTRAL. -\nnega t. VITTORIA AGANOOR. -\nsoleitore. SEM BENELLI. -\nKANDEL. - A face in a croivcl. ARTURO\nCOLAUTTI. - La Conquist(lIa parte).\nCOSIMO GIORGIER CONTRI. - La Carmeli-\ntana. PAUL FORT. - Le\nFRED. BOWLES. - Noon. GUSTAVE\nKAHN. - Le prince Etè. CLOVIS HUGUES.\nJeanne presonniè're. F. T. MARINETTI. -\nLa folle eles maisonneties. ANGELO OR-\nVIETO. - Antologia di STUART\nMERRILL. - Romance. VITALIANO PONTI.\nEris et Eros. HÉLÈNE VACARESCO. -\nNi ce soir.\nne! 111° Fascicolo: GIOVANNI PASCOLI. -\nI gemelli. SAINT GEORGES DE BOUHE-\nLIER. - Elègie d'Autonne. FRANCESCO\nCHIESA. - Ararne. ARTURO COLAUTTI.\n- La Conquista. (lIP parte). FRANCIS\nJAMMES. - Poesie. FRANCIS VIÉLÉ-\nGRIFFIN. - Sarcopha g ETTORE MO-\nSCHINO. - Crepuscoli Antichi.— LUCIENNE\nKAHN. - Melancolie. G. P.\nLUCINE - La solita ca F. T. MA-\nRINETTI. - Les Courtisane CATULLE\nMENDES. - Les sept L MARIA STAR.\n- Taormina.\nPOESIA „ PUBBLICHERÀ\nNE! PROSSIMI FASCICOLI r\nADOLFO DE BOSIS. - Esametri.\nGUSTAVE IVAHN. -\nMARIA STAR. - La\ntrice. FRED. BOWLES. -\nLyrics. ALBERT MOCKEL. - Deux\nCkansons. ADA NEGRI. -\nRosse. PAUL FORT. - Les voiles\nde mori ncivire.\nSAINT-POL ROUX. - Le Vitrail.\nALFRED JARRY. - Li/risme militariste.\nRENÉE VIVIEN. - Elle passe. Vi-\nviano. AUTEUR INCONNU. - Deux\nchansons Albanaises. FÉLICIEN\nFAGUS. - La défaite\nPantoum. DOMENICO OLIVA. - Ode\na Nietzsche. CHARLES VILDRAC.\nLes bras. ■— ESHMER VALDOR. T'ers\nivres-fous. ■—- RENÉ ARCOS. -\nFileuse. ALBERT SAINT-PAUL. -\nChansons gitane de l'Epousie. - VA-\nLENTIN MANDELSTAMM. -\nJEAN ROYERE. - Eooute. EN-\nRICO FONDI. - Bal\nSELÈNE YACARESCO. - Que fais tu ?\nJEAN LORRAIN. - Poesie. - GIU-\nSEPPE BRUNATI. - L'i\nMARIE DAUGUET. -\nmour. ERNEST GAUBERT. -\nLane use. Louis PAYEN. -\nGIOVANNI CHIGGIATO. - Sul\ndisastro. ERVIN ALEXANDER -\nHeimwàrts (Verso casa) - Abend\n(La sera) GUSTAVO BOTTA. -\ncercate R. FORSTER. - Rose.\n\nL'ERMITAGE\nREVUE DE LITTÉRATURE ET D'ART\nDirecteur : J^doa\nParis, 3S Rue de Sevres"}, {"page_pdf": 23, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190505-01.1.23", "texte": "MERCVRE DE FRANGE\nPARIS - 26, rue de Condé - PARIS\nSEIZIÈME ANNÉE Paraìt le I6r et le 15 de chaque mois SEIZIEME ANNÉE\nDircctcur : Alfred Vallette\nN XJ .M IÌC R O\nFRANCE .... 1 fr. 25 | ÉTUANGER ... 1 fr. 50\nA B O N N E JVX JSt T\nFrance : Un an . . . 25 fr. Étranger : Un an. . . 80 fr.\nSix mois. . . 14 fr. Six mois. . 17 fr.\nTrois mois. . 8 fr. Trois mois . 10 fr.\n\nLA REVUE\n(Revue cìes Revues)\nDirecteur: J\nReclaction et Administration :\nAvenue de l'Opera 12 - PARIS\n\nLa renaissance latine\nREVUE MENSUELLE, LITTÉRAIRE ET POLITIQUE\nParis - 25, rue Boissy-d'Anglas - Paris\ni\nDirectcur: Costantin de Brancoran\nAboimemeiit : 20 francs par an Le numero i 2 francs\nKn vent© ti Iti lit>rairi© des Gare®\n\nECRITS POUR L'ART\nLITTÉRAIRES ET PHILOSOPHIQUES\nRedacteur ea chef: Jean Royere. -\nde Redaction : Ed§ar*d Baes, !. Dan Cerkcz,\nE. Dantine, P. Devoluy, Z. Essaian, De la\nFayette, E. Fayolle, Kenè Ghil, S. Levy,\nF. T. Marinetti, <3. Moreilhon, John-Anfoine\nNati, A. Pelletier, T. De Visàn.\nDirection : Rue de 29\n\nIL TEATRO ILLUSTRATO\nDirettore : NOTARI\nUnico giornale illustrato d'ltalia dedicato esclusivamente al Teatro.\nOltre 100 illustrazioni ogni numero - Gran formato - Carta di lusso\nCopertina a colori. - Esce il I e il 15 di ogni mese - Ogni numero C-mi 50."}, {"page_pdf": 24, "page_imprimee": "couv. 4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190505-01.1.24", "texte": "POESIA ~ si pubblica il 20 di ogni mese j\nOgni numero costa in Italia £. I all'Estero £. 1,50 J\nAbbonamento annuo » £. IO » £.15\nPOESIA è in vendita !\nIN ITALIA\nMILANO : Fratelli Treves - Baldini & Castoldi - Sanciron- ROMA :\nFratelli Treves - 0. Garroni - B. Lux - Modes & Mendel - Manlegazza MODENA : C. Malucchi - Vincenzi & Nipoti\nBRESCIA : G. Cittadini MONDOYÌ : S. Barqlli MESSINA : CHIETI : PADOVA :\nDruker - Draghi FIRENZE : B. Seeber - Lyomachi - Beltrami - Pratesi TORINO : R. Sfregilo - Casanova - Lattes\n& C. - Maddalena PARMA : Battei - Bocchialini BOLOGNA : FORLÌ :\nDamerini MORTARA : Botto VERONA : Druker - Brus AQUILA : - CAMPOBASSO : j\nTorre NAPOLI: Vallardi -Cimmino - Morano - Pierro UDINE: CASERTA: PISA:\nPizzanelli LIVORNO: Fornaciari - Giusti RIETI: Peron VENEZIA: - Sera fin REGGIO EMILIA: j\nBonvicini & Galeotti—FEßßAßA: Soati—GENOVA \\ Borzone - MANTOVA: —IVREA:\nViàssone ASTI : Molta ved. Borgo TERNI : Alterocca TARANTO : Materazzi AREZZO : Pellegrini PALERMO :\nLauriel BELLUNO: Breveglieri TREVISO: Zappetti SASSARI: BERGAMO: Conti SE-\nNIGALLIA : Pongetli.\nALL' ESTERO !\nTRIESTE :A. Schimpff - E. Schubert TRENTO :G. Oberoster ZARA : SPALATO :\nFIUME: C. Louvier GORIZIA: Pallidi POLA : Schrinner PARIGI: Librairie Nouvelle - Vanier - Sansot\n& C. - E. Flammarion - E. Vaillant LONDRA: Ilatchards - Hachette & C, - Lawley <&. C. - Bumpus BERLINO:\nBrockhaus-Asher VIENNA : Gerold-FrickMADRID : Capd BARCELLONA : ALESSANDRIA\nD' EGITTO : Schiller - CAIRO : Bardier LIPSIA : Max Rùbe NIZZA : Gallignani ATENE : Nìlsson CORFU :\nGoulis MALTA : Prof. Tua BUKAREST : Sothschek LUGANO : - PIETROBURGO :\nAJA : Belinfanle BAR-LE-DUG: Collot. * 1\nStabilimento Tipografico (li ltedaelli Pietro Bovisio (Milano), 1905.\nCalinosi Alfredo, qerente responsabile.\n\nSEfl DEBELLI\nUN FIGLIO DEI TEMPI\npoema\n(Roux e Viarengo, Editore)\nLire 2.80\nD'imminente pubblicazione :\nLA MASCHERA\ntragedia in versi.\n\nF. T. nflKmeTTI\nLA CONQUETE DES ETOILES\npoème cpique\net43 Iti. JPIU-iia© 99\n3 tr.\nDEST RU CT IO N\npoèmes lyriquos\nIvóon Vanier, Kclitecir - Ir*\n3 fr.\n/•\nSous presse :\nLE RO I BOMBANCE\n(LES MAItMITONS SACIIÉS)\ntragedie satirique\n(i 6 MerouLT»© de 099 Editeur»"}]}