{"numero_id": "bm-bmtnaai-1908-07-01", "volume": "bmtnaai_1908-07_01", "ocr_sha256": "4f2e019e5c2391fce05ffdf92152ff0ddc7675e55dc42db9467a11be6fe8c79b", "source_tei": "https://github.com/Princeton-CDH/bluemountain-transcriptions/blob/main/periodicals/bmtnaai/issues/1908/07_01/bmtnaai_1908-07_01.tei.xml", "source_mets": "https://github.com/pulibrary/BlueMountain/blob/main/metadata/periodicals/bmtnaai/issues/1908/07_01/bmtnaai_1908-07_01.mets.xml", "url_numero": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190807-01", "articles": [{"article_id": "bm-bmtnaai-1908-07-01-c002", "article_bluemountain": "bmtnaai_1908-07_01#c002", "volume": "bmtnaai_1908-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 2", "page_fin": "couv. 2", "image_debut": 2, "image_fin": 2, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190807-01.2.2", "titre_corps": "{PubInfo}IL NUOVO GRANDE CONCORSO DI \"POESIA\"", "titre_sommaire": "{PubInfo}IL NUOVO GRANDE CONCORSO DI \"POESIA\"", "signature_source": "F. 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Le poète Marinetti s'impose au-\njourd' hui par un livre d'une puissante ori-\nginalité: La Ville charnelle, qui vient de\nparaìtre chez l'éditeur Sansot. Ce sont des\npoèmes orientaux, d'un charme voluptueux\net aux descriptions dramatiques, qui clas-\nsent dès aujourd' hui F.-T. Marinetti au\nrang des très intéressants poètes franfais.\n• ••••• •#•♦••••«\ns.\nDal « Figaro » ••\nVoici un recueil de poèmes : la Ville\ncharnelle, qui va soulever bien des enthou-\nsiames et ben des réprobations; il mérite\nles uns et les autres, et son auteur, le poè-\nte Marinetti, digne très souvent d'une hau-\nte et fervente admiration, a besoin parfois\nde quelques excuses. Donnons-les-lui tout\nde suite; ce poète italien est né sous le\nsoleil d'Egypte, la lumière d'Afrique l'a\nquelque peu ébloui, et ses yeux se sont em-\nplis des voluptueuses visions de l'antique\nEgypte, et c'est pourquoi il y a dans ce\nlivre des pièces dont on ne saurait parler\nici, mais il en est d'autres, et beaucoup,\ndont on peut sans restriction admirer la\nforce lyrique, la délirante imagination, le\nrythme étrange, harmonieux et nouveau.\nN'en doutons pas, il y a dans ce « livre\nd'amour», que M. Marinetti dédie à ses\nfossoyeurs, des pages qui sont d'un vrai,\nd'un beau poète, et d'un poète généreux,\nenthousiaste, désintéressé, qui aime la Muse,\nmème et surtout dans le génie des autres;\nil faut lire, après ces « petits drames de\nlumières », ces dithyrambes où sont exaltés\nl'art de Gustave Kahn :\nO Génie africain que le sort exila\nDans le tohu-bohu des foules parisiennes !....\net celui d'Henri de Régnier:\nO rameur nonchalant dont la voix nostalgique\nCadence les saccades de l'avirou sonore\nEt le mol froissement velouté de la pale,\net celui de Mme de Noailles, dont il dit\njoliment que:\nC'est elle dont la voix jaillissante et lunaire\nSe balance parfois dans ses poèmes.\nComme la tige mème des astres parfumés!\n«••••••• #••*•••\nPh. Glaser.\nDall' « intransigeant » .*\nM. Marinetti joint au gout qu'il professe\npour la poésie une activité dévorante. Dans\nle mème temps qu' il publie à Paris un\nvolume de poèmes écrits en francais : La\nVille charnelle, il èdite à Milan une revue,\nPoesia, où il hospitalise la poésie franco-\nitalienne, et il met au jour, encore en France,\nun volume assez inordant contre d'Annun-\nzio, qui mérite tout de mème mieux que\ncet éreintement.\n• •\n• •••• «• ••••••\nIl faut citer comme un modèJe d'ètrange\nexaltation romantique la dédicace que don-\nne M. Marinetti à son volume; La Ville\nCharnelle, Rien que ces lignes suffiraient à\nfaire comprendre la différence qui séparé\nle gout francais de l'italien.\nCette dédicace, la voici:\nJe dédie ce livre d'amour\nà mas fossi\nPour qu'au derni er so ir\nSous la chair lasse et auguste\nD'un beau ciel printanier\nEt parrai la bousculade\nDes croix soùles et des herbes passionnées\nIls veuillent bien ne pas secouer mon corps\nEn songeant aux lèvres féminines\nQui l'ont embaumé de volupté\nReligieusement.\nLe B.\nDall' « Intransigeant »/\nM. F.-T. Marinetti, directeur de Poesia\net l'auteur de La Ville charnelle, poèmes,\net de Le Dieax s'enyont, dJAnnunzio reste...\n(deux volumes chez Sansot et C.ie, 7, rue\nde l'Eperpn, Paris), M. F. T. Marinetti est\nun admirable tempérament lyrique, d'une\nfougue irrésistible et d' une chaleur qui\ngardent toujours leur rythmè, dans le tour-\nbillonnement d'un armée de métaphores.\nCar M. Marinetti est essentiellement un\npoète et un latin. Son désordre est tou-\njours volontaire et M. Marinetti en con—\nnaìt les limites. Par cela on pourrait l'ap-\nparenter aux lyriques éclatants du crépuscule\nromain, aux Rutilius, aux Claudien, aux\nMaximianus, s'il ne les surpassait par le\nmouvement qui, chez lui, pourtant, ne dé-\nplace jamais fàcheusement la ligne. M. Ma-\nrinetti nous a donné, hier, cette kermesse\nsatirique où la truculence d'un Jordaéns\nse mèle aux songes dròlatiques de Panta-\ngruel et encore aux songes sataniques de\nDùrer, revus par Goya y Lucientes, et qu'il\nnomma Le Roi Bombance. Aujourd'hui ses\npoèmes de La Ville charnelle permettent\nd'évoquer Rubens et Dante par leur mé-"}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "2", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190807-01.1.4", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 4971, "texte": "lange de sensualité, d'étrangeté de mysti-\ncisme cruel ed de libre volupté. Ils mar-\nquent l'audace de la force, la ruse et T i-\nvresse de la lumière d'une sorte de faune\nsymboliste qui rit au Soleil et ricane à la\nNuit. Mais, ne vous y trompez pas, cette\ndoublé sincérité de l'ironie et de Tenthou-\nsiasme que dit une dédicace digne d'Ha-\nmlet, cache encore un critique spirituel.\nM. D'Annunzio seul n'en conviendra peut*\nétre pas !\nG. Valette.\nDal « La Province » .*\n*• ® e » e. • « • • • • . • • •\nJe disais plus Tiaut que des écrivains,\nmèine des plus grands, n'ont pas dédaigné\nde décrire les courses d'automobiles. Paul\nAdam a été 1' envoyé spécial du journal\n« L'Auto » au circuit d' Auvergne, si j' ai\nbonne mémoire. Et je recois précisément\nle dernier livre de ce grand et passionné\npoète F. T. Marinetti : « La Ville Char-\nnelle », où sous le titre: « La Mort tient\nle volant », l'auteur décrit avec une force\nd' expression vraiment admirable la fièvre\npassionnante, haletante et tragique du spec-\ntateur des courses d'automobiles. Voici, du\nreste, un extrait de ce petit chef*d'oeuvre:\n« — Voici ton ennerni : 1' Espace!\nT Espace devant toi !... Tue-le donc! Dé-\ncharge-toi sur lui à brule-pourpoint !...\n« Les bombes galopantes éclataient sur\ntous les points du circuit, omniprésentes et\nrancunières comme les drapeaux rouges\nd'une révolution. Le levain de l'enthousiasme\ngénéral gonflait bizarrement la pàté du ter-\nrain, dont la croute brune se lézardait de\njoie.\n« La folie souffla si violemment datis le\npneumatique immensurable du circuit, qu'il\nprit la forme d'un montant en\nvis vers le Zénith, dont le plafond nuageux\nétait troué cà et là par les curiosités du\nSoleil.\n« Et les chauffeurs mèlaient leur cris dé-\nments :\n« — Plus vite que le vent! Plus vite que\nla foudre!... Plus vite que le curaro lancé\ndans le circuit des veines!... En vérité...\nen vérité, on peut bien lancer sa machine\nsur la cascade de l'averse, en montant vers\nles nues à grands coup de moteur!... Sur\nl'aroen-ciel!... Sur les rayons de lune!...\nIl s'agit de vouloir! Se détache qui veut!...\nMonte au ciel qui désire!... Triomphe qui\ncroit!... Il faut croire et vouloir!... O désir,\néternelle magnéto!... Et toi, ma volonté\ntorride, grand carburateur de rèves! Tran-\nsmission de mes nerfs, embrayant les orbi-\ntes planétaires !... Instinct divinateur, o boite\ndes vitesses!... O mon coeur explosif et\ndétonnant, qui t' empéche de terrasser la\nMort?... Qui te défend de commander à\nl'Impossible?... Et rends-toi immortel, d'un\ncoup de volonté !. .\n« C'est ainsi que le Jaguar métallique,\navalant d' un seul trait 1' immense serpent\ndu circuit, enjamba le torpilleur funèbre de\nla Mort, et mordit en plein dans son sca-\nphandre vitré de diamants. >>\nPierre Louys raconte quelque part qu'un\nsculpteur grec menacé par la foule pour\navoir martyrisé un esclave à qui il voulait\nfaire représenter la Douleur luttant contre\nl5 Orgueil, éleva la statue à la face de la\nfoule, et que la haine de celle-ci se changea\nen un immense sentiment d'admiration\nDe mème, devant mts lecteurs, j'élève cette\nprécieuse page du poète Mari netti pour\nqu'ils oublient et la hardiesse et l'impopu-\nlaritè de mon paradoxe.\nLuca Nizzardi.\nJULIETTE ADAM A F. T. MARINETTI\nAbbaye de Gif, io Juillet igoS.\nMonsieur,\nVous devine z, j 'imagine !Veffet de\ndynamite que produisent vos vers\ndans un cerveau classique. Pataboum!\nPataboum ! Chaque image crtpite,\neclate en ina tete et que ne peuvent\nun moment engourdir les rythmes des\n« écrivassiers qui comptent sur les\nvingt doigts de leurs pattes fangeu-\nses. >\nJe veux bien reconnaitre, Monsieur,\nquii y a une puis sance a faire jail-\nlir rimage rutilante, effrènce, fulgu-\nrante, automobilesque, tourmentèe, ti-\nrebouchonnèe, des choses les plus vissees\na leur immobilitè, et reconnaitre que\nje suis souvent emportke avec vous\ndans leur cours et aveuglée de leur\nlumière. Mais ce « nouveau » ne me\nfait pas oublier V « ancien » .\nJ'aime les lentes théories traditio7i-\nnelles d'art qui se dérottieni et s*en~\nchament les unes aux autres, cornine\nj amie mon arrière-grand-pere et mon\na rrière-petits-fils.\nCourez, Monsieur ; vous ètes habile\na manier la machinerie poètique et\nje ne vous marchande pas Vadmira-\ntion qu on a pour les chauffeurs ha-\nbiles : mais permettez que je prèfère,\nti 771071 àge!, les vieux teinples enco-\nlonnés ou circule la bri se embamnèe\ndes chaì7ips atheniens, ci Facre pa7rfum\n(si parfuTn il y a) du petrole dans\nles garages et aux odeurs zolesques\ndes rues des villes. J'applaudis aux\njeunes, mais je reste vieille.\nMes sympathies « quand-mème ».\nJuliette Adam.\nARTHUR SYMONS A F, T. MARINETTI\nCher chauffeur\nde la Muse automobile !\nVous avez fait le gra7id tour par\nterre et aux cieux avec une vitesse\nttonnante. Merci pour ces beaux petits\nDratnes de lumières et pour les hom-\nmages ètoilés que vous avez verscs sur\nles tètes (étonnées!) des gra7ids poètes\nde la terre,\nArthur Symons.\n(La continuazione al pross. numero)."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1908-07-01-c004", "article_bluemountain": "bmtnaai_1908-07_01#c004", "volume": "bmtnaai_1908-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "3", "page_fin": "4", "image_debut": 5, "image_fin": 6, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190807-01.2.4", "titre_corps": "IL CLAMOROSO SUCCESSO DI ”LES DIEUX S'EN VONT, D'ANNUNZIO RESTE\"", "titre_sommaire": "IL CLAMOROSO SUCCESSO DI ”LES DIEUX S'EN VONT, D'ANNUNZIO RESTE\"", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 5, "page_imprimee": "3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190807-01.1.5", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 4460, "texte": "IL CLAMOROSO SUCCESSO\nDI ”LES DIEUX S'EN VONT,\nD'ANNUNZIO RESTE„\n(Giudizi della stampa\ne di Camille Mauclair, Francis Jammes, ecc.)\nDa «L'ActionFrangaise »\nUn livre ironique et amusant de M. Ma-\nrinetti, illustre de dessins baroques, Les\nDieux s'en vo?it, & Annunzio reste, rap-\npelle Tattention sur ce singulier melange\nde talent et de plagiat, de lyrisme et de\npuftisme, de cabotinage et de sincérité ai-\ngué qui a noni Gabriel d'Annunzio. Rien\nde ce que nous apprend M. Marinetti sur\nles bizarreries de son liéros ne nous étonne.\nD'Annunzio est un des derniers imitateurs\nde lord Byron, avec moins de style et de\nnoblesse d'àme. Les procédés par lesquels\nil attire, sans la retenir, l'attention de ses\ncontemporains ont quelque chose de falla-\ncieux, de bariolé, de disparate qui décon-\ncerte et qui irrite. Quelques belles pages\ndu Triomphe de la Mort et du Feu font\nnéanmoins pardonner ces allures d'un\nromantisme chauve et désuet,\nA Paris, D'Annunzio eut peu de succès\nmondains. Son insupportable infatuation\ndéconcertait ses admiratrices les plus dé-\ncidées. Sa conversation paraissait médiocre.\nL'exubérance, la gaìté, l'esprit de M.me\nMathilde Serao achevèrent de le mettre au\nsecond pian, car il n'y a pas de place ioi\npour deux vedettes italiennes à la fois. On\nraconte que le glorieux m'as-tu lu\nde cette dépréciation quelque amertume.\nSes récentes « victoires mutilées » (ainsi\ndénomme-t-il ses fours les plus notoires)\nne lui furent pas une consolation.\nAu reste, il entre toujours quelque con-\nvention et quelque stiobisme dans l'admi-\nration que nous portons aux auteurs étran-\ngers. La contexture mème de leur oeuvre,\nle chant, c'est-à-dire l'essentiel, nous é-\nchappe. Ouant à la personne, il est bien\nrare qu'elle ne diminue pas l'effet des li-\nvres.\nLeon Daudet.\nDal « Daily Mail»:\nA POET'S S\nAn amusing book has just come out,\nby the Italian poet Marinetti, ali about\nGabriele d'Annunzio and his extraordinary\nmelhods of self-advertisement. D'Annunzio\nis convinced that it is not enough for a\nman tho write well and be a fine poet and\nnovelist. No; he must also do amazing,\neccentric things. People will ten buy his\nbooks, saying : « Here is something by\nthe man who takes sea-baths on horseback.\nIt must be interesting. Let us read it ».\nFor that is what d'Annunzio is accused\nof doing. It is said that at Viareggio, not\nlong ago, he was perceived, wearing no\nclothes worth mentioning, riding seawards\non a fine charger. After caracoling about\namongst the breakers lor a time, much to\nthe alarm of less illustrious bathers, he\ncarne hout on to the sands an obliging\nfriend, posted there for the purpose, threw\na gorgeous purple mantle over him, and\nhe withdrew.\nD. M.\nDal «Journal des débats»:\nM. F.-T. Marinetti qui est à la fois un\npoète plein d'emphase, un critique plein de\nfinesse et un pamphlétaire plein de verve\nvien de consacrer au divin Gabriel un pe-\ntit livre plein de mystère... Il porte ce titre\nobscur : Les Dieux s'eri vont, /'?'Annunzio\nreste. M. Marinetti appartieni:-il aux ad ini\nrateurs du poète? doit-il étre rangé au\ncontraire parmi ceux qui ne V apprécient\npas à son juste mérite? En vérité, on ne\nsait trop.\nLe livre de M. Marinetti est écrit dans\nun style, si l'on peut dire, moitié figue,\nmoitié raisin. Hyperboliquement laudati!\" par\nmoments, ce bibiographe sait ètre aussi\ncruellement ironique... Tel qu'il est d'ail-\nleurs, son volume est d'une lectureinstructive.\nIl réjouira ceux que le puffisme du div n\nGabriel exaspère, il n'empèchera pas ceux\nqui aiment ses vers et sa prose splendides\nde continuer à les aimer...\nGabriel d'Annunzio est avant tout, pour\nM. Marinetti, un Barnum de genie, sans\négal dans l'art d' administrer sa gioire et\nde tenir en haleine l'étonnement béat d'une\nclientèle de snobs. Il est « l'ineffable descen-\ndant de Casanova et de Cagliostro et de\ntant d'autres aventuriers italiens dont la\nfinesse, le courage victorieux et l'infatiga-\nble strategie diplomatique demeurent lé-\ngendaires ». Dans une sèrie de croquis\nlégers, M. Marinetti montre « le fils de\nCasanava et de Cagliostro » dans les atti-\ntudes caractéristiques qu'il prend pour l'é-\nternité. Séjournant dans un petit village\ntoscan, le divin Gabriel se rend tous les\ndimanches matin sur un grand cheval plus\nblanc que le marbré de Carrare, vètu\nlui-mème de blanc, botté de blanc, cha-\npeauté de blanc, cravaté de blanc, gante\nde blanc. Immobile, il assiste dans cet équi-\npage au concert que donne l'orchestre"}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190807-01.1.6", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 2980, "texte": "municipal. Et les paysans de s'écrier : « Eh\nlà ! Le poète est en train d'essayer son\nmonument equestre ».\nEt voici le divin d'Annunzio, se bai-\ngnant à Viareggio, à cheval, tout nu, dans\nla mer divine. Sur la plage, une très il-\nlustre actrice, son amie, J'attend. -Entre ses\nbras déployés elle soulève un lourd man-\nteau de pourpre et le jette sur le corps\nruisselant du poète sortant de l'onde.\nQu'y a-t-il d'exact dans ces récits, dans\nces légendes ? Rien n'est plus difficile à\ndéterminer. Le poète lui-mème prend plai-\nsir à propager ces historiettes. N'est-il pas\nétabli aujourd'hui qu'il est personnellement\ni/ao eur de. la lettre anonyme par ou fu-\nrent dénoncés au monde ses. « plagiats »\nretentissants ? Dans la carrière du « fils de\nCagliostro et de Casanova », ce fut là un\nmoment difficile entre tous. Déjà, ses amis\nle croyaient écrasé sous le ridicule et sous\nla honte. D'Annunzio se releva d'un bond,\net, par une sèrie de pirouettes légères,\nmit les rieurs de son coté. Depuis lors, le\ndivin Gabriel passe pour invulnérable. En-\nfant gate de la gioire et du gènie, il a\nsu se faire tout pardonner. La renommée\nde l'écrivain se fonde d'ailleurs sur une base\nsi solide, que les fàcheuses gamineries par\noù l'homme croit l'étendre ne reussissent\nqu'à la ternir sans l'ébranler.\nMaurice Muret.\nCAMILLE MAUCLAIR A F. T. MARINETTI\nSaint-Leu- Taverny, 15 Juillet.\nMon cher confrère,\nJe vous remercie de vos deux livres.\nDans la Ville Charnelle, f ai retrouvè\navec plaisir, panni de beattx mor-\nceaux lyriques, le poème que vous\navez bien voulu me consacrer.\nJSotre pamphlet sur D'Annunzio\nma beaucoup renseignè et diverti. T ai\neu le bonheur d'è tre dentarquè par ce\ncelebre ècrivain, qui a bien voulu em-\nprunter toute mie scène, avec le style\npresque Ut ter al, au dèbut de moti ro-\nnzati Couronne de clarté, et la re-\npiacer dans les Vierges aux rochers.\nMais je suis très fer de cet emprunt\nfait au second livre d'un j'enne homme\nalors ignoré, et j9 y ai vti un e?icou-\nragement. D'ailleurs D'Annunzio en\na fait un usage excellent, et f ai la\nplus gr aride admiration pour la più-\npari de ses romans) qui sont d} un\ngrand artiste de lettres.\nJe vous serre bien cordialement la\nmain.\nCarni Ile Mauclair.\nFRANCIS JÀMMES A F. T. MARINETTI\nMar inetti,\nQue vous écriviez en vers ou en\nprose, c est toujours u?ie incroyable\nfougue et vous faites songer à ce clown\nde Banville qui fait un tei saut sur\nso?i tr empiiti quii rebondit jusqu aux\nètoiles. Mais le jour oil votre muse\ns assagira, de quelles harmonies lentes\net hautaines ne disposerà pas votre\nluth?\nOn cite dans la Petite Gironde\nd'aujourd'htti, qui est un très grand\njournal de province, des passages de\nvotre ctude sur D'Annunzio. Si ce\npoète est vraiment aussi spirituel que\nvous le dites, il sera bien content de\nvotre ctude ttincelante.\nJe vous tends les mains en vous re-\nni erri ant d'une faQon speciale pour le\npoème que vous ni avez de die.\nFrancis Jammes.\n(.La continuazione al pross. numero)."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1908-07-01-c005", "article_bluemountain": "bmtnaai_1908-07_01#c005", "volume": "bmtnaai_1908-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "4", "page_fin": "4", "image_debut": 6, "image_fin": 6, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190807-01.2.5", "titre_corps": "Les fêtes de poésie", "titre_sommaire": "Les fêtes de poésie", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 6, "page_imprimee": "4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190807-01.1.6", "debut_caractere": 2982, "fin_caractere_exclue": 3896, "texte": "Les fêtes de poésie\nAu Théàtre d'Grange\nLe prochain cycle des représenta=\ntions du Théàtre Antique d'Orange,\nsous la chorégie de MM. Paul Ma=\nriéton et Antony Réal, est definiti»\nvement fixé aux 8, et 10 aout.\nIl comprend trois soirées :\nSamedi, 8: Iphtgéme, tragèdie de\nJean Racine; — Danses grecques\nà'eliceste t de Glùck, par le corps\nde ballet FOpéra-Comique ; —\nclope, drame satirique en 1 acte, de\nM. Leon Riffard, d'après Euripide.\nDimanche, 9: Métragèdie de\nM. Catulle Mendès, avec la partition\nde M. Vincent d'Indy; — Le\ncMidas, comédie antique en 4 actes,\nde MM. André Avèze et Paul Sou=\nchon.\nLundi, IO: Les cButgraves, de Vic-\ntor Hugo.\nCes différents auvrages seront in-\nterprétés par des artistes de la Co-\navec le concours\nmusical accoutumé.\nL'Italie littéraire sera représentée à\nces fètes des Muses latines par notre\nDirecteur F. T. Marinetti, qui vient\nd'y ètre tout spécialement invité,\n\"POESIA„"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1908-07-01-c006", "article_bluemountain": "bmtnaai_1908-07_01#c006", "volume": "bmtnaai_1908-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "5", "page_fin": "6", "image_debut": 7, "image_fin": 8, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190807-01.2.6", "titre_corps": "A MARINETTI", "titre_sommaire": "A MARINETTI", "signature_source": "Emile Bernard", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 7, "page_imprimee": "5", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190807-01.1.7", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 1166, "texte": "A MARINETTI\n\nVous, le Conquérant des étoiles\nEmporté sur la fulgurante trajectoire\nDe l'Automobile furibonde;\nVous, le Peintre des fabuleuses Toiles\nOù Bombance résumé l'histoire\nEt résumé aussi le Drame du Monde,\nJe vous salue, Chevalier du lyrisme fort\nEn qui se tord le Cyclone du Génie ;\nJe vous salue, Conquistador de la Mort\nQui chevauchez le Pégase de la Eolie !\nVous courez sur la Plage de feu des Astres,\nVous poursuivez les Infinis, vous franchissez\nLes portes de l'Ether aux nuageux Pilastres\nEt dans l'Inconnu, splendide, vous surgissez.\nVos Nerfs sont les plumes de vos Ailes ;\nFils subtils, ils vous attachent aux cieux,\nEt dans la Harpe qu'ils érigent se mèlent\nLe soupir du Zéphir et le Vent furieux.\nO Fou, malade du Sublime,\nAppareillez pour les Amériques des Nues;\nFou Visionnaire et Sage\nDe la Sagesse et de la vision des Ages\nEt de la Folie des Extases inconnues.\nVous qui ne connaissez le Marteau ni la Lime\nEt qui coulez comme une Cascade frémissante\n(Chanteuse en les bercant des Roseaux ed des Menthes)\nEt qui dans l'Abìme\nJetez le bruit énorme d'un Lyre d' Eau\nDont les Cordes tombent d'en Haut,\nJe vous salue du pied de votre Cime."}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "6", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190807-01.1.8", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 2236, "texte": "Trois Nations en vousont leur Hóte présent:\nL'Egypte et sa clarté dansante et son Désert,\nL'Italie suave et ses Concerts\nLa France et son Ardeur de Révolte et de Sang ;\nEt vous ètes ainsi la belle Trilogie\nDe trois Forces en vous jetant leur energie ;\nEt vous ètes marqué par le sceau du Soleil\nQui, comme un Epervier, posé sur votre Grane,\nFouille votre Cerveaux avec son bec vermeil\nEt prète son Essor à votre Front qui piane;\nEt vous ètes marqué de la Vigueur première\nQue T Homme reconquiert aux sables de Lumière,\nEt dont vous dotent les Trois Patries\nQui tendent votre Lyre au vent de 1' Hystérie.\nVous nous avez chanté les Edens de Clarté\nVous nous avez chanté les astrales Ravines,\nVous avez découvert la nerveuse Beauté\nDu Mécanisme fou qui torture les Villes,\nEt, comme un Mage pur qui déchiffre et dévine,\nVous avez, après la prodigieuse féerie des Iles,\nTourné le tourbillon des Ivresses subtiles,\nEt dans le Cauchemar de notre Enfer de Rails\n— Emprisonnant le Monde au filet de ses Mailles,\nArrachant son symbole à 1' Elément captif —\nVous avez faconné la Clef d'Or du Portail\nEt révélé le Rève hystérique et lascif\nPlongé dans le Néant du Mal et du Blasphème,\nToujours trainant votre aile effarante d'Icare\nQue ne fond pas la Foudre et que l'Ivresse égare,\nVous avez ambrassé le Secret du Problème.\nEt dès lors, déchainant les Forces au carcan,\nYous avez fait légers le Granit et la Fonte\nEt vous avez franchi les Obstacles Balkans\nAu dos du Monstre en Fer que votre Course monte.\nChevauchez, ò Poète, en nos Maux infinis.\nPartout où la Vigueur voyage elle est feconde.\nLe suprème Idéal, libéré du Granit,\nS'envole, et va se perdre aux purs Contours du Monde.\nDomptez notre Univers à vos Rythmes habiles,\nFranchissez TAbsoiu que 1' Inertie nous voile ;\nTélescope, Boulet, Ballon, Automobile\nServent à votre Rage a cueillir les Etoiles.\nVisitez le Ciel vaste où pendent tous le Dieux\nRutilants suicides de la Forèt des Astres ;\nVisitez tout le Mal des Nérons vicieux\nEt toute la Splendeur qui couvre les Désastres.\nChantez ! Que chaque corde éclate d' Etincelles\nEt résonne à vos Doigts en Rythmes d'Océan,\nAfin que les Foréts debout sur les Libans\nBénissent votre Front d'un Cèdre aux larges Ailes.\n\nEmile Bernard."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1908-07-01-c007", "article_bluemountain": "bmtnaai_1908-07_01#c007", "volume": "bmtnaai_1908-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "5", "page_fin": "5", "image_debut": 7, "image_fin": 7, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190807-01.2.6.1", "titre_corps": "(Disegno di R. ROMANI).", "titre_sommaire": "(Disegno di R. ROMANI).", "signature_source": "R. 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CarduG.", "titre_sommaire": "{PubInfo}POESIA ha pubblicato i medaglioni di G. CarduG.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 8, "page_imprimee": "6", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190807-01.1.8", "debut_caractere": 2238, "fin_caractere_exclue": 2900, "texte": "POESIA ha pubblicato i medaglioni di G. CarduG.\nG. Mar radi, Gustave Kahn, A. Colautti, Henri de\nFort, Ada Negri, Francis Jammes, Gian Pietro Lucin\nCamille Mauclair, Edmondo De Amicis.\nPOESIA pubblicherà i medaglioni di Jean Moréas,\nMaetertinck, Catulle Mendès, L. Tailhade, Léon Die\nJules Bois, A. Mockel, SainPPoFRoux, P. Claudel, J\nLucie Delarue-Mardrus, A. De Bosis, V. Aganoor, F. Chiesa, D. Tumiati, H. Vacaresco, A. C. Swin=\nburne, Arthur Symons, W. C. Yeats, Fred. Bowles, R, Dehmel, S. Rueda, E. Marquina, Ruben Dario,\nRapisardi, Stecchetti, Angiolo Orvieto, Francesco P\nFrancesco Gaeta, Di Giacomo, C. Pascarella, G. A\nD. Gnoli, Trilussa, G. Bertacchi."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1908-07-01-c009", "article_bluemountain": "bmtnaai_1908-07_01#c009", "volume": "bmtnaai_1908-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "7", "page_fin": "7", "image_debut": 9, "image_fin": 9, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190807-01.2.8", "titre_corps": "Le coffret aux parfums", "titre_sommaire": "Le coffret aux parfums", "signature_source": "Hélène Vacaresco", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 9, "page_imprimee": "7", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190807-01.1.9", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 767, "texte": "Le coffret aux parfums\nHélène Vacaresco.\nLe coffret or et bleu dont la clef est perdue\nGarde aux flacons captifs un arome enfermé\nEt nul ne connaltra la force et l'étendue\nDu silence où profond dort ce cri parfumé.\nQuel chaleureux visage et quels bras de vivante\nOnt rèvé de rouler sur lui leurs désirs noirs !\nJe t'appuie à mon front, ò coffret d'épouvante\nPlus attirant et plus lointain que des miroirs.\nQui sait si tes flacons dont j'ignore la forme\nNe tiennent point le sue qui tue obscurément\nOu le parfum fluet, percant, tragique, énorme,\nQui me mettrait tout le delire humain au sang,\nQui me ferait crier à toute extase: Arrière,\nJ'ai tout brulé, i'ai tout traverse, j'ai tout su !\nLa criminelle odeur resterà prisonnière\nEt la serrure tait son secret disparu."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1908-07-01-c011", "article_bluemountain": "bmtnaai_1908-07_01#c011", "volume": "bmtnaai_1908-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "7", "page_fin": "7", "image_debut": 9, "image_fin": 9, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; 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che belando e vezzeggiando assai\nin signoria le vacue anime tenne\nfin ch'altro verso al sol lanciò sua fionda."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1908-07-01-c012a", "article_bluemountain": "bmtnaai_1908-07_01#c012a", "volume": "bmtnaai_1908-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "8", "page_fin": "8", "image_debut": 10, "image_fin": 10, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190807-01.2.10.1", "titre_corps": "IL SONETTO", "titre_sommaire": "IL SONETTO", "signature_source": "Elda Gianelli", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 10, "page_imprimee": "8", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190807-01.1.10", "debut_caractere": 31, "fin_caractere_exclue": 559, "texte": "IL SONETTO\nAlta bellezza in ferrea cerchia stretta\nsfavilla sì di sua luce solenne\nche picciol scrigno mai gemma contenne\npiù di valore e di lavor perfetta :\nl'Idea, che non da vincoli costretta,\nanche dal career freddo alza le penne,\ne del ritmo al vigor del suo perenne\nfoco le gaie iridescenze getta.\nO bella forma italica e serena,\nch'esser puoi quando forte al par di maglio,\nquando fiore di grazia e passione,\ntu non invecchi insin che fiamma vera\ndi poesia t'avvolga in suo barbaglio\ne s'opri in vivo cor la tua fusione !"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1908-07-01-c012b", "article_bluemountain": "bmtnaai_1908-07_01#c012b", "volume": "bmtnaai_1908-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "8", "page_fin": "8", "image_debut": 10, "image_fin": 10, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190807-01.2.10.2", "titre_corps": "LA CANZONE", "titre_sommaire": "LA CANZONE", "signature_source": "Elda Gianelli", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 10, "page_imprimee": "8", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190807-01.1.10", "debut_caractere": 561, "fin_caractere_exclue": 1099, "texte": "LA CANZONE\nVa, grametta, ostentando una freschezza\nche non è più né in lei, né intorno a lei,\nla facil'ode a quanti inganni e bei\nsogni incanto già diedero e mollezza,\nAltra del mondo i cuori urge l'asprezza\nperchè d'amore e di dolore omei,\no Arcadia che ogni dì più ignota sei,\nabbian a esercitar possa o vaghezza.\nSe v'è una morta poesia che mai\nnon risorga, è l'imbelle onde non venne\ndi pensier luce o d'opera feconda,\nmai; che belando e vezzeggiando assai\nin signoria le vacue anime tenne\nfin ch'altro verso al sol lanciò sua fionda."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1908-07-01-c013", "article_bluemountain": "bmtnaai_1908-07_01#c013", "volume": "bmtnaai_1908-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "9", "page_fin": "9", "image_debut": 11, "image_fin": 11, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; 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[n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190807-01.2.12", "titre_corps": "LA CANCION DEL PAJE", "titre_sommaire": "LA CANCION DEL PAJE", "signature_source": "Alfredo Gómez Jaime", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 12, "page_imprimee": "10", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190807-01.1.12", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 2594, "texte": "LA CANCION DEL PAJE\n\nYo fui un caballero de galana corte,\nla galante corte de la fior de Lis ;\nfui preso en Italia, me bati en el norte.\nYo fui un caballero de galana corte\nla galante corte de la fior de Lis.\nPajecillo rubio de la regia estancia\ny al noble servicio de Su Majestad ;\ncual màgico ensueno floreció mi infancia\ny en dorado ambiente de sutil fragancia\nresbaló entre rosas mi primera edad !\nDespues, en las jiras y fiestas reales,\nnovel cortesano, Jas damas servi.\nCegaban mis ojos sus gemas triunfales\ny entre un oleaje de sedas ducales\nconfusas pasiones nacieron en mi.\nDe muchas intrigas desgarré los tules\nguardando secretos aprendi à callar,\ny adoré à esas damas de ojeras azules\nde gallajdo porte y onduloso andar\nBajo las soberbias iluminaciones\nlas vi en las alfombras deslizar su pie ;\npurpùreos brillaban sus rojos tacones\ncual si resbalasen sobre corazones\nen las amplias curvas del gentil minué.\nSiendo aun muy nino j Como me inquietaban !\nCon su deliciosa gracia femenil,\ny si picarescas en mi se fijaban,\nun fulgor de gloria sus ojos dejaban\nen el claroscuro de mi alma infanti!.\nLuego adolescente, las ingenuidades\npronto se trocaron en hondo saber.\nFui fior de capricho de altivas deidades,\nlas que deshojaron mis virginidades,\ncon sus milagrosos dedos de mujer.\nI despues, osado? decidor, valiente,\nen hermosas lides sali vencedor,\ny en mas de un rosado camarin de seda,\nconio el cisne loco tras la fior de Leda\ncon mis veinte abriles corone al Amor !\nOh que de aventuras! Disipa el hastio\nevocar escenas de remota edad :\nAqui la acechanza y alla, el desafio;\ny por sobre todas el cuadro sotnbrio\nde aquél duelo tràgico en la oscuridad !\nI cuantas zozobras y rabia infinita\nfieras se adueiìaron de mi corazón,\ncuando en esa noche de suprema cita,\nmi dulce coloquio con la duquesita\nmalicioso y pèrfido sorprendió el bufón !\nPero siempre osado, por lograr mi empeno,\ndesafié el peligro, lleno de altivez ;\nla locuela rubia me robaba el sueno,\ncon sus grandes ojos, su labio risueno\ny el albor sedoso de su fina tez.\nI fui el mas dichoso dn todos los pajes,\nabeja de amores, acudi al rosai ;\nnos dieron abrigo discretos follajes,\ny entre aromas tibios y crugir de encajes\nmiei de crespos oros se rompió el panai.\nOlvidar no puedo la egregia aventura\nque ocurrió en el bosque : De la Reina en pos?\nun instante, solo, bajo la espesura\nme encontré con ella. Miré su hermosura\ny en grave silencio temblamos los dos.\nPoblaban el bosque rumores lejanos,\nvibraban las trompas con extrano son ;\nyo crei muy tejos à los cortesanos\ny oprimi sus manos con febril pasión !"}, {"page_pdf": 13, "page_imprimee": "11", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190807-01.1.13", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 598, "texte": "Vencido el respeto, con vivos antojos,\npensé q'en amores la ocasión es ley;\nmàs su faz de pronto floreció en sonrojos,\ny juntos miramos con inquietos ojos\nasomar los finos sabuesos del Rey !\nDeliciosas damas, nobles caballeros,\nsiluetas rosadas, de pupila azul ;\nguardias, chambelanes, pajes y monteros,\ncon rumor de copas y chocar de aceros\nos borrais lejanos à traves de un tul !\nYo fui un caballero de galana corte,\nla galante corte de la fior de Lis ;\nfui preso en Italia, me bati en el norte;\nyo fui un caballero de galana corte\nla galante corte de la fior de Lis!\n\nAlfredo Gómez Jaime"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1908-07-01-c015", "article_bluemountain": "bmtnaai_1908-07_01#c015", "volume": "bmtnaai_1908-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "11", "page_fin": "11", "image_debut": 13, "image_fin": 13, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190807-01.2.13", "titre_corps": "A un suggello", "titre_sommaire": "A un suggello", "signature_source": "Icilio Bianchi", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 13, "page_imprimee": "11", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190807-01.1.13", "debut_caractere": 600, "fin_caractere_exclue": 1217, "texte": "A un suggello\nIcilio Bianchi.\nStilla dorata, pendula su'l foglio,\nla fiamma t'arde e illumina le dita,\nsoffuse d'un nitore di germoglio\ncui l'acqua doni palpito di Vita !....\nTu serri a'1 soffio di brutture umane\nil dolce spasimar de le parole,\nsi che pe'l foglio, vergine, permane\nun profumo d'incenso e di viole.\nAnima, allora che tremante scocca\nla goccia d'oro e il tuo suggel l'incide,\nfulgido per il bacio d'una bocca,\nche pur nel pianto, per dolcezza, irride,\npensa che in core va stillando e in mente\nil o-ioco de le dita e che su l'oro,\no\npurificato a'1 palpito lucente,\nsfavilla de'l tuo nome il bel tesoro."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1908-07-01-c016", "article_bluemountain": "bmtnaai_1908-07_01#c016", "volume": "bmtnaai_1908-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "12", "page_fin": "13", "image_debut": 14, "image_fin": 15, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190807-01.2.14", "titre_corps": "IL POLITTICO DELLE CAMPANE", "titre_sommaire": "IL POLITTICO DELLE CAMPANE", "signature_source": "Ferdinando Paolieri", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 14, "page_imprimee": "12", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190807-01.1.14", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 2347, "texte": "IL POLITTICO DELLE CAMPANE\n\nL'ALBA.\nAprì la stalla. — Riempiva l'aia\nqualche gallo canoro. — Impallidiva\nl'ultima stella sopra la giogaia\nnera, sul cielo tremola e tardiva.\nA tratti nella gran calma opprimente\nun vento lieve come una carezza\nrecava il rombo rotto d'un torrente\ncon un sospiro gelido, di brezza.\nL'erbe, nell'ombra luminosa, a pena\nlucean di rugiadose opre di ragni,\nquando una squilla tinnula, serena\nscoppiò di mezzo un fitto di castagni.\nInsistente, tremante, esile, sola\nviva nell'ombre della gran vallata\naspettando una tarda boscaiola\nda sommessi belati accompagnata.\nNota per nota svaniva una bianca\nfalce pendula. — S'acchetava il vento;\nla campana batteva, come stanca,\nuno, due squilli... il fremito era spento,\ne il Mastro trasse i buoi possenti dove\nil plaustro aspettava, ove solenne\ndormia l'aratro sulle alterne prove\nde' solchi. — Un falco batteva le penne\nsollevandosi verso l'aurora\nche disegnava i monti di cobalto\ne l'ombra al piano indugiava ancora\nsotto la luce che nasceva, in alto.\nRuppe da monti il sole. — Errò, pei campi,\npei boschi, sulle vette auree battendo\ne sfolgorò di suoi purpurei lampi ,\ni bovi che partirono, muggendo.\nIL MEZZOGIORNO.\nPoi che concesse il buon seminatore\nper lunghe ore a' solchi azzurri il seme,\nil Mastro volle, propiziatore,\nbever coWopre il rosso vino, insieme.\nE su la terra madre, ancor fremente\ndel rude bacio degli aratri, volle\nil vecchio con la man benedicente\nfrangere il pane sulle infrante zolle.\nEd anche a' bovi, immobili nel solco,\nbasso il mite-sognante occhio sereno\nporse col braccio bronzeo il bifolco\nun buon mannello d'odoroso fieno,\ne tutti ricevè la terra antica\ncui già nel grembo riposava il seme,\nquella che dopo l'ultima fatica\nci terrà tatti addormentati insieme.\nEbber comune il nitido bicchiere;\nrompeano, a tratti, semplici parole,\ne il terren molle, come un incensiere,\nfumava sotto il folgorio del sole.\nQuando dal monte, tremolo, sonoro\nun ondar rimbombante di campane\nl'ora nunciò che agli altri cessa, a Loro\ntorna il lavoro assiduo e rimane !\nVidero a mensa, nelle menti oscure\ni signori dei campi e un'ombra nacque\nrapida, di felicità future;\nma la campana, rimbombante, tacque.\nE i Puri si levaron sulle zolle\nstretti nel pugno i lucidi bidenti,\ncol Mastro antico, e sì com'egli volle,\ndettero il Seme, d'un gran gesto, ai venti !"}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "13", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190807-01.1.15", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 2284, "texte": "LA SERA.\nUn fremito lontano di campane\nempie la strada opaca di mistero\ne da vette purissime e lontane\nsquilla e romba pel ciel che si fa nero.\nParte dai monti dove brilla fioco\nqualche lume che è forse una fiammata\ndi sterpi a cui si stenderà fra poco\nuna ruvida destra affaticata,\ntorna alle selve dove indugia il vento\ncol rumore di qualche ultimo volo,\nad una casa, dove a lume spento,\nforse, memore, un vecchio aspetta, solo...\nL'antico Mastro, zufolando, punge\nle pecore su su per la salita ;\nil suon delle campane lo raggiunge\ntutto empiendo di sè, come la Vita ;\ne l'armento così, va nella sera\ncol gemito di perse anime umane\ntra i citisi dell'arida brughiera\ninseguito dall'auree campane,\nmentre sfumano in una nebbia fonda\nle cime dei contorti alberi strani\ne nella fosca nube che gl'inonda\nimmemori di sè, dormono i piani.\nL'ultimo squillo che riscosse i monti\ned affrettò lo stanco pellegrino,\nebbro l'occhio di rosei tramonti,\nlungo tremò sotto il gran ciel turchino,\ne d'un rombo sonoro empì il chiomato\narco dei colli di rosse fiammelle\nmentre sul padiglione sconfinato\nrapidamente s'accendean le stelle.\nLA NOTTE.\nPoi che la Notte vigilò da' cieli\ntacquero i monti in un raccoglimento\ne, radunando i tempestosi veli,\ntornò leggero alle sue rupi il vento.\nDalle vette superbe al pian scheggiato\nsi confuse la roccia alla foresta\ncome onde d'un mar pietrificato\nper subita virtù, nella tempesta.\nA tutti nell'oscurità, lontano\nsinuoso gettando un suo barlume\ns'affaticava sul remoto piano\nbiscia d'argento smisurata, un fiume.\nUn campanile tenue, salito\nfuori degli archi d'un merlato claustro,\nin un sogno impotente d'Infinito\nil ricurvo attingea timon del Plaustro\nportentoso e tacea, come aspettante\ndi ridonar, col sole, all'indomane,\nai sottoposti campi alto e sonante,\nl'ammonimento delle sue campane.\nTutto dormìa così, ma per l'oscuro\naer passava qualche sogno enorme,\nqualche non visto nunzio del futuro\nfacea la notte palpitar di forme.\nUn soffio blando, come lene incenso,\nondeggiava tra' solchi, al cielo terso\nsollevandosi in un profumo intenso,\nsuscitando armonie nell'universo,\nmentre le stelle ardean sul firmamento\ne i monti erano immemori e sul piano\nnell'ombra senza luna e senza vento\ntacitamente germogliava il grano !\n\nFerdinando Paolieri."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1908-07-01-c017", "article_bluemountain": "bmtnaai_1908-07_01#c017", "volume": "bmtnaai_1908-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "14", "page_fin": "14", "image_debut": 16, "image_fin": 16, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190807-01.2.15", "titre_corps": "Le parfum des tabacs blancs", "titre_sommaire": "Le parfum des tabacs blancs", "signature_source": "Marie Dauguet", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 16, "page_imprimee": "14", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190807-01.1.16", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 2123, "texte": "Le parfum des tabacs blancs\nMarie Dauguet.\n(I)\nLe cantique rouge du soleil est défunt,\nLa nuit secrète et lente et bercante m'enchante;\nLe bonheur d'un repos sans limite me tente;\nJ'écoute le silence alourdi de parfums.\nL'odeur des tabcs blancs sous les étoiles vogue ;\nLe vent rèvant a des soupirs mystiques d'orgue\nEt, candide, la lune au bord du firmament\nFleurit splendidement.\nOh! plus jamais, heurtant l'écho endolori,\nDe ces cris fous ! L'envie d'ètre soi s'amoindrit;\nToute funeste ardeur au fond du cceur défaille;\nL'universelle vie en mon ètre tressaille.\nPuisqu'il te faut sortir de toi et te répandre,\nMon coeur actif, mon coeur, impétueuse cendre ;\nMon coeur, oiseau captif, froissant son envergure,\nQue tout circuit contraint, à ces parois obscures\nD'une hnmaine poitrine; ó mon coeur obstiné,\nEt semblable, en l'effort où nous nous acharnons,\nAu fou hagard blessant son geste forcenè\nA la muraille étreignante du cabanon,\nDéborde en la ò coeur olympien ;\nEvade du fini, penètre en Téternelle\nExistence flottante, éparse et sans lien\nOù l'àme de la bète et du dieu s'entremèlent;\nOù cette àme de l'astre et de la piante et celle\nQue tu crois ètre tienne, éperdument s'enlacent\nEt d'un inique essor frémissent dans l'espace,\nTelles, dans un feu clair, des milliers d'étincelles.\nr\nEcoute en l'ombre bleue ce bruissement de palmes\nMonter dans le silence et soudain s'apaiser;\nDéguste ces parfums, aux calices diaphanes,\nPar la lune embaumant, à profusion versés.\nGrise-toi de cette onde échappée à son urne,\nQui tombe de ses bords si finement blutée\nEt submerge ces fìeurs à la pulpe argentee,\nOù s'attarde le voi des papillons nocturnes.\nVois-tu, par millions, les étoiles éclore,\nSemblables à ces fleurs qui ornent ton jardin ;\nLeur pollen lumineux en les cieux s'évapore,\nComme le vii Désir agonise et s'éteint!\nSors du tourment de vivre étouffant en toi-mème;\nVois donc, autour de nous, quelle exaltation.\nTout se confond et le parfum devient rayon ;\nSois la note perdue en l'orchestre suprème.\n(I) vers soni tirès des « PASTORALES », volume qui paraitra le 15 octobre chez tEditeur Sansot, à Paris."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1908-07-01-c018", "article_bluemountain": "bmtnaai_1908-07_01#c018", "volume": "bmtnaai_1908-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "15", "page_fin": "15", "image_debut": 17, "image_fin": 17, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190807-01.2.16", "titre_corps": "Il Girino scettico in amore : DA \"LE RANOCCHIE TURCHINE\"", "titre_sommaire": "Il Girino scettico in amore : DA \"LE RANOCCHIE TURCHINE\"", "signature_source": "Enrico Cavacchioli", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 17, "page_imprimee": "15", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190807-01.1.17", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 2627, "texte": "Il Girino scettico in amore\nEnrico Cavacchioli\nDA \" LE RANOCCHIE TURCHINE „\nStriscie di luce nei pantani. Torba\nl'acqua gorgoglia sotto alla gramigna:\nle raganelle dalla voce arcigna\nconcertano al trillar d'una tiorba.\nDanzan le rane in loro coppie ignude\ninclinandosi al suono che s'inchina;\nstrilla la rannocchietta più turchina\nnascondendosi dentro alla palude;\nstrilla l'amante imberbe e l'accompagna:\nl'ombra si allunga come una voragine,\ne appar la luna in una sua compagine\nche fra le nubi livide ristagna.\n*\n* *\nLa rana ascolta; s'ode un frullar d'ale.\nSilenzio. Chiama il cicisbeo malato,\ned accorre un girino, impomatato\ndi mercurio e d'unguento vegetale.\nAh, quante femminelle in dolci aspetti\nha conosciuto e quante treccie ha morso !\nMa per fortuna, se salta sul dorso\nil ranocchio alla rana, non la spettina!\nMa per fortuna, se l'amore è grande\ne la luna col tondo occhio di rame\nscivola e infrasca e sfrasca nel fogliame,\nle rannocchie non portano mutande !\nLimpidamente, al lume di tre stelle\ns'ama, si bacia e canta in folle abbraccio,\ne si tracanna lo champagne in ghiaccio\nsul petto ansante delle puttanelle.\nDice allora il girino in tono lirico\nall'amatrice i suoi dolori atroci,\nnel plenilunio s'odono le voci\nmodulare sommesse il panegerico :\n« Accorda i tuoi sospiri, o vecchia amante\nsentimentale e raspami un fandango;\n10 rido come un pazzo anche se piango,\nal rischio di tua gola delirante.\nAccarezzami l'anima con tronchi\nbrividi: io voglio addormentarmi, io posso\ndormire in un tuo spasimo commosso\ned allargare in tuoi singhiozzi i bronchi.\nCosì, cullati, come una sottile\nfantasima, volante in nuvolaglie,\nnavigheremo sopra alle boscaglie\ntutte fiorite al sol primaverile;\ne sfioreremo cuore ed acquitrini\ntutti stellati d'oro e lapislazzoli;\no ranocchietta ingorda, come razzoli\nnel mio sogno e ne' miei cento destini!...\nAprile ! Aprile ! Aprii ! Quante vedette !\nTaciti rimarremo ad ascoltare\ncome le gemme rompano, alle chiare\nnotti, e s'infiorin tutte le ramette,\ne sogneremo di regine azzurre,\ne di torrenti d'oro, e di notturni\nlanguidi, in ritmi lenti e taciturni\nche sanno gli occhi al pianto ricondurre !... »\nLa rana ascolta, Poi si stringe al seno\n11 girino che sogna, impomatato\ndi mercurio e d'unguento adulterato,\ne sospirando trema in ogni vena.\nSi guardano negli occhi i due batraci ;\nla vecchia e l'amatore adolescente:\nla luna è bianca ed è la notte ardente\nin una sinfonia come di baci.\nPassan le nubi. E guardano. Dall'alto\ndei cieli si disegna lor fiorita\ndi giglio. Ora la notte s'è smarrita\nnel candore, smerlata di cobalto.\nVINCITORE DEL II CONCORSO DI \" POESIA ,,"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1908-07-01-c019", "article_bluemountain": "bmtnaai_1908-07_01#c019", "volume": "bmtnaai_1908-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "16", "page_fin": "17", "image_debut": 18, "image_fin": 19, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190807-01.2.17", "titre_corps": "COMMENCEMENT D'UN POÈME : au Poète Jean-Marc Bernard", "titre_sommaire": "COMMENCEMENT D'UN POÈME : au Poète Jean-Marc Bernard", "signature_source": "Jules Romains", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 18, "page_imprimee": "16", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190807-01.1.18", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 2698, "texte": "COMMENCEMENT D'UN POÈME\n\nau Poète JEAN-MA.RC BERNARD.\nMon corps sur le fauteuil est un bourg au soleil\nQui s'indine selon la pente et la colline.\nL'heure y sonne. La rue est faite d'enfants blonds.\nDes femmes, à leur seuil, sourient cTètre vivantes.\nAvant de galoper, mes instants se relayent.\nJe ne sais pas si quelqu'un meurt dans ma poitrine\nOù la lumière envoie un voi de petits plombs\nQui déchirent à peine assez pour qu'on les sente.\nMon sang n'a pas de fin ni de commencement.\nlei mon corps; puis la table, puis les murailles;\nJe suis moi vaguement. Mes yeux et mes oreilles\nNe reconnaissent pas l'univers et s'embrouillent.\nJe suis moi, par dessus quelque chose d'opaque.\nCe qui pense dans moi ressemble au chevrier\nQui est sur les plateaux un matin de printemps.\nLa brume emplit tous les vallons jusqu'à ses pieds\nTandis que le soleil lui dilate les tempes.\nUn robinet en làchant son eau\nFrémit comme un vieillard furieux.\nDes spasmes courts longent les tuyaux.\nMes paupières ont peur pour mes yeux.\nLe chant d'un serin sautille\nSur le bruit dur d'un baiai\nEt le piqué à petits cris\nComme un morceau de pain sec.\nLe matin m'éparpille. On est moi n'importe où,\nEt je ne cesse pas si près que d'habitude;\nJe h'existe pas plus ici que tout autour;\nJe ne crois pas sentir, comme les autres jours,\nLe monde m'appuyer contre la peau sa joue\nDe paysan à barbe rude.\nDes choses qui sont moi se faufilent et coulent\nEntre d'immenses choses qui ne sont personne,\nQui viennent, qui vont loin, qui se contorsionnent,\nQui m'embrassent, qui me traversent, qui m'épongent.\nTe suis le marécage ou passent des racines.\nTout n'est qu'un tas de glaise ; et des mains le faconnent,\nMais soudain d'autres mains le brisent et l'éboulent;\nMoi, je n'ai pas de chair. Toi, tu n'as pas de foule.\nUn tremblement se perd de la rue à la chaise.\nPas de centre et pas de limites;\nRien qui soit mon àme ou mon sang ;\nRien qui soit toute la maison,\nEt rien qui soit toute la ville.\nLes éléments de l'univers restent assis\nCoude à coude, pareils aux enfants dans le cirque\nOuand on n'a pas encore amené les chevaux;\nIls regardent les murs, les trapèzes, les cordes ;\nIls bougent; ils sont mal sur les stalles trop dures;\nMais leg chevaux vont accourir au son des cors.\nOn se fròle sans se presser l'un contre Tautre.\nAucun soufflé ne jette un peu d'air sur la peau.\nLes longs trains de frissons n'entrent plus dans ma tète;\nLa gare dort ; tous les butoirs sont au repos,\nMes sens ne craquent plus sous les tampons de fer.\nDes chocs, des tensions, des ondes, des sursauts\nN'essaient plus d'accoler brutalement les choses.\nIl a poussé de Fherbe et de la mousse entre elles\nComme entre les pavés des places de village."}, {"page_pdf": 19, "page_imprimee": "17", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190807-01.1.19", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 1155, "texte": "Mais voilà que sans déchirure, sans secousse,\nMon soufflé se faisant à peine un peu plus court,\nMa téte à peine un peu plus lourde, je m'attriste;\nEt que, sentant les muscles dans mon corps, parto ut,\nCeux de mes bras, ceux de mon front, ceux de mon cou,\nS'ennuyer, ètre plus aveugles et plus sourds,\nDevenir des bètes, piaffer sur un caillou,\nComme des mules au piquet dans une cour;\nSentant une torpeur me saisir aux genoux\nEt me pétrifier lentement jusqu'aux moelles;\nLas d'avoir l'air vivant sans pouvoir ètre moi ;\nHonteux d'ètre une multitude qui s'affale ;\nAyant l'espoir de mon unité, mais déjà\nLe ténace dégout de l'avoir attendue;\nEssayant un effort pour tasser en bloc dur\nCe qui préfère encore ètre moi que la rue ;\nPour maìtriser de haut quatre forces qui ruent\nOu me faire par eìles quatre écarteler,\nEt n'étre plus au moins cette àme qui s'endure;\nComme un roulier se met debout sur la voiture,\nEt d'une main jetant à bas sa couverture.\nDe l'autre, en un seul coup qui lui distend les lèvres,\nTire les et redresse les chevaux,\nRepoussant de ma chair je ne sais quoi de chaud\nQui se laisse tomber à terre, je me lève.\n\nJules Romains."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1908-07-01-c020", "article_bluemountain": "bmtnaai_1908-07_01#c020", "volume": "bmtnaai_1908-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "17", "page_fin": "17", "image_debut": 19, "image_fin": 19, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190807-01.2.18", "titre_corps": "IL GIORNO DI TUTTI I VIVI : (POESIA SLOVENA)", "titre_sommaire": "IL GIORNO DI TUTTI I VIVI : (POESIA SLOVENA)", "signature_source": "Ottone Zupancic ; Luigi Crociato", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 19, "page_imprimee": "17", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190807-01.1.19", "debut_caractere": 1157, "fin_caractere_exclue": 2128, "texte": "IL GIORNO DI TUTTI I VIVI\nOttone Zupancic\nLuigi Crociato, trad.\n(POESIA SLOVENA)\nDi tutti i vivi, io sento,\nil gran giorno dei vivi. Il cor mi è parso.\nbalzar con matti palpiti ;\nl'anima in sen ciurlar d' un godimento,\nquasi ebbra fosse a un buon Ferran del Carso.\nUdite? Dove incupisce la selva\nscapigliata bufera\ncome fra il negro pel urli di belva ?\nCome sovra lo scudo della nera\nnube, di sangue rorida\nspesso spesso fiammeggi una gran spada?\nQuesta, o fratelli, è del gran dì l'aurora.\nAl nono dì, alla vita ! Non invada\nsgomento il sano e il forte, in nessun'ora\nper la spada di sangue ! Ell'è temprata\nper i sepolcri, dov'è crollo e morte.\nAh, tutto ciò ch'è forte\nvive sicuro della sua durata !\nO fratelli, ecco il tempo ; il tempo è giunto\nCome la va ? Su, ditemi !\nSolcò il vomere d'oro i vostri campi?\nDall' incubo del sogno, via, scuotetevi !\nE lampi il cielo, è lampi il di dei vivi !\nPer chi è in letargo, è inutile ;\nè per chi vuole e freme che si abbrivi."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1908-07-01-c021", "article_bluemountain": "bmtnaai_1908-07_01#c021", "volume": "bmtnaai_1908-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "18", "page_fin": "18", "image_debut": 20, "image_fin": 20, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190807-01.2.19", "titre_corps": "MENDELSSOHN", "titre_sommaire": "MENDELSSOHN", "signature_source": "Corrado Govoni", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 20, "page_imprimee": "18", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190807-01.1.20", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 557, "texte": "MENDELSSOHN\nA GIAN PIETRO LUCIMI\n....Suona un\nScalpita il piano ! E via ! come Mazeppa\necco d'un lampo l'anima allibita\nsu un focoso cavai bianco rapita\nin un abisso tra un'infernal teppa.\nNotte intorno ed orrore. Ed ecco gli astri\nche si gonfiano come mongolfiere\npiene di candide angeliche schiere,\ne s'alzano azzurrognoli e verdastri.\nDegli amanti malati a un pianterreno\nsi baciano a traverso freddi vetri.\nSboccia un insipido fior di camelia.\nNella sera straziata d'urli tetri\nsu dal fiume colore del veleno\nfluttua il liquido fascino d'Ofelia."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1908-07-01-c022", "article_bluemountain": "bmtnaai_1908-07_01#c022", "volume": "bmtnaai_1908-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "18", "page_fin": "18", "image_debut": 20, "image_fin": 20, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190807-01.2.20", "titre_corps": "CHOPIN", "titre_sommaire": "CHOPIN", "signature_source": "Corrado Govoni", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 20, "page_imprimee": "18", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190807-01.1.20", "debut_caractere": 559, "fin_caractere_exclue": 1110, "texte": "CHOPIN\nCorrado Govoni.\nA FILIBERTO SCARPELLI\n....Suona un violino\nOh scacciate quei gatti dalle gambe!\nVoglio morir di questa straziante\nmusica ! Le cortine in un istante\ns'aprono sulle tenebre profonde.\nTremano gli intestini. Sulla soglia\ntutta ignuda e in capelli come furia\nterribile apparisce la lussuria\na gridare la sua infame voglia.\nE svanisce in un bolide turchino.\nO bacio di vetriolo interminabile !\nOcchi bianchi d'un bianco allucinante\ncome calici d'alcool imfiammabile !\nOh la frenetica, oh la delirante\nrossa masturbazione del violino !"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1908-07-01-c023", "article_bluemountain": "bmtnaai_1908-07_01#c023", "volume": "bmtnaai_1908-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "18", "page_fin": "18", "image_debut": 20, "image_fin": 20, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190807-01.2.21", "titre_corps": "MISTERO", "titre_sommaire": "MISTERO", "signature_source": "Angelo Maria Tirabassi", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 20, "page_imprimee": "18", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190807-01.1.20", "debut_caractere": 1112, "fin_caractere_exclue": 1674, "texte": "MISTERO\nAngelo Maria Tirabassi.\nNon un sorriso d'astri che illumini\nil buio fondo, pien di fantasimi,\ne non una nota che palpiti\nnel silente dominio de l'ombra.\nDietro una mesta visione perdesi\nla mia pupilla, molle di lagrime,\ne, in metro di ardente preghiera,\nsu dal core s'eleva una voce.\nTutto è silenzio d'intorno. Un gemito\nvien da lontano. Che sia lo spasimo\ndi un essere senza speranza,\nil supremo conato di un vinto ?\nInvano io chiedo. Silenzio e tenebra\nnon hanno voci. Invano l'Anima\nsi affanna. Sta sopra i mortali\nsfinge eterna, assoluta il Mistero."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1908-07-01-c024", "article_bluemountain": "bmtnaai_1908-07_01#c024", "volume": "bmtnaai_1908-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "19", "page_fin": "19", "image_debut": 21, "image_fin": 21, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190807-01.2.22", "titre_corps": "LE RONDINI SIMBOLICHE : (FRAMMENTO)", "titre_sommaire": "LE RONDINI SIMBOLICHE : (FRAMMENTO)", "signature_source": "Nella Doria-Cambon", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 21, "page_imprimee": "19", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190807-01.1.21", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 1004, "texte": "LE RONDINI SIMBOLICHE\nNella Doria=Cambon.\n(FRAMMENTO)\nDormono le sibille\nin seno a le sacre foreste\ncon lor veggenti pupille\nancora scrutevoli e deste ;\nElle seppero tutti i misteri\ndei venti, dei mari, dei fiumi.\nElle seppero tutti i pensieri\ndegli uomini folli e dei Numi...\nUno stormir di dodonee\nquerce il lor murmure estende\noltre i riversi tripodi\ncui la gramigna offende.\nEd i profeti barbuti\ncon dentro i pugni serrati\ni rotoli dagli acuti\nverbi non iscrutati,\nposano dentro l'arche\ninviolati sigilli,\ncon le pupille carche\nd'un attesa di squilli\nd'oricalchi lontani...\nDormon le profluenti\ncandide barbe stese\nsovra i petti possenti\nche furono gli arcani\nechi delle distese.\nE le rondini in alto\ntessono larghi voli,\nsquarciano rosei veli\ndi nubi e grigi veli\ndi vapori terreni...\ne sovra i prati ameni\ne sui deserti immensi,\nricamano parole\nefesie, e sopra i cieli,\nsu le città, sui mari,\nsu le tombe e gli altari.\nEd hanno stridi rari,\ncanti intensi e garriti\ndi rampogna... ed inviti!"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1908-07-01-c025", "article_bluemountain": "bmtnaai_1908-07_01#c025", "volume": "bmtnaai_1908-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "20", "page_fin": "20", "image_debut": 22, "image_fin": 22, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190807-01.2.23", "titre_corps": "Gli occhi del mio teschio", "titre_sommaire": "Gli occhi del mio teschio", "signature_source": "Biagio Chiara", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 22, "page_imprimee": "20", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190807-01.1.22", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 2204, "texte": "Gli occhi del mio teschio\nBiagio Chiara.\nIl legnaiulo che serrò la cassa\na colpi di martello, sordamente,\nconfisse un chiodo nella fronte al morto;\ne il chiodo che la fronte ora trapassa\ntiene una ciocca morbida e lucente,\npiccolo serpe dal dolore attorto.\nO teschio dal sogghigno funerario,\nin vita non cosi punse l'idea\nquel che i vermi corrosero cervello.\nAlta la notte: il sogno mortuario\nsta prono in terra e splende l'umil Dea\nfra nubi bianche come bianco vello.\nPur me vedo nel teschio e già sogghigno\ndai denti che non hanno più gengive\nil beffardo sogghigno della morte.\nQual desiderio chiude l'osseo scrigno\ndi vane forze, vane e fuggitive,\ninerti del mistero sulle porte?\nScheletri bianchi, ad un incude immane\nfoggeremo un piccone distruttore\ne smuoverem dai cardini le porte\ncon cigolio di ferri, se il dimane\ndi nostra vita è l'ombra, ed il terrore\nvien da quest'ombra più che vita forte.\nMacabra ridda d'esili fantasmi\nnoi sospinga l'ignavia dei viventi,\nistrioni loquaci nella farsa.\nLe verità nascoste ed i sarcasmi\nfioriscano con stridere di denti,\nmordano loro l'ugola riarsa.\nSe daireternità che sola voglio\nspremere posso un calice d'oblio,\nla scheletrita mano, ancora arguta\nnel gesto dello scherno e senza orgoglio,\nl'effonderà sul seno immondo e pio\ndell'unica pietà : - la Prostituta.\nChi simil chiodo rugginoso in fronte\nmi fisserà come una gemma in oro?\nDi mistero in mistero e d'ombra in ombra,\nvagherei calpestando nere impronte,\nfin che giunga a toccar l'aureo tesoro\ndi ciascuno mister, di ciascun'ombra.\nNelle occhiaie più grandi degli spechi\ne fonde come il cuor delle caverne\npersisteranno, tragiche, impudiche,\nlumi di morte, lumi foschi e biechi,\nfisse a scrutare le demenze eterne,\ndue stelle verdi come furie antiche.\nDue stelle verdi come furie antiche\nlampeggeran dentro le occhiaie vuote,\ninverdiranno l'ombra di lor verde;\ne coronato il cranio delle ortiche,\nse un martellare nuovo lo percuote,\nad ogni colpo diverrà più verde.\nO teschi dal sogghigno tanto grande\nquanto di voglie nudo e di menzogna,\ntutti vi schiarirò di quei verdi occhi,\nche non sapeste sotto le ghirlande\ndella vita, ghignare alla vergogna,\ncome or ghignate a questa vita, sciocchi !"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1908-07-01-c026", "article_bluemountain": "bmtnaai_1908-07_01#c026", "volume": "bmtnaai_1908-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "21", "page_fin": "21", "image_debut": 23, "image_fin": 23, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190807-01.2.24", "titre_corps": "Intorno a una cappella chiusa", "titre_sommaire": "Intorno a una cappella chiusa", "signature_source": "Umberto da Montereale", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 23, "page_imprimee": "21", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190807-01.1.23", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 3780, "texte": "Intorno a una cappella chiusa\nUmberto da Montereale.\nPar da secoli chiusa. — In su la porta\nsculto è un agnello e un Cristo che lo regge ;\nnè il latino si legge\nquasi più, che ad entrare ancor conforta.\nSui gradini, sgranando un suo rosario,\nsiede il mendico, cieco e solitario.\nChiusa è in eterno. — Gente\nmorta quanta vi entrò, con dietro ardente\ncera e stolto dolore ! — Or de l'informi\numide mura ne le crepe, un muschio\ncresce, d' un verde nero.\nDietro, del cimitero\nfra le tombe, onde sparsa è quella terra\nstan fanciulli, che guerra\nfingono e paci a gara.\nBrucano capre di quell'erba amara.\nCosì sosto, ed un poco\nanche la guardo, e guardo quei fanciulli\nnovi e l'antico gioco,\ne le croci e i già franti\nmarmi : ed una speranza, ecco, mi nasce\ndentro, sì che a un fragor che mi dispiace\nmeno, movo per vie tumultuanti.\nChe a chi soverchiamente\nl'ama - questa che sola è in sul natio\ncolle, o rovina simile che ingombra\nsimilemente -\nl'anima gli fa pure come l'ombra\nd'una sua croce, se di, veleggiante\nluna al gelido lume, su sacrata\nterra il suo tedio stampa.\nAl suo ricordo, come a spalancata\nfinestra aurea fiammella,\nd'in su la cima del suo cuor la bella\ngioia involasi e svampa.\nScorda ogni bene — se taluno n'ebbe. —\nmisero! e non vorrebbe\npascersi se non di dolorose\nricordanze, non fondersi a le cose\ntutte, che a noi fan cara\nsempre la triste, l'inutile vita;\nessere con Dio ne 1' infinita\npace d'albe e tramonti, in quell'austera\nsolitudine come ne la nera\nfolla, e nel gioco di colui che bara\nanche, o in festa prepara\nla sua tomba: e cosi piangere poche\nlacrime a la rovina\nd'un antica grandezza,\nridere ne l'ebbrezza\ndei flutti a la marina.\nAnima — che per te quest'inneggiante\nstrofa disciolsi, o forse mi consolo\ndi come sei nel vero,\ncantandoti così come il pensiero\nti vorrebbe — se quel sempre più basso\nmuro riguardo, di tra il cimitero\nvecchio e la strada, e il nero\nmuschio tra sasso e sasso,\ntosto in lunghi rivivo ma soavi\npomeriggi — e son venti anni passati ! —\nche in me timida e muta eri, e fra i guasti\nmarmi e l'erbe i compagni in affannati\ngiochi scorgendo, viva mi balzavi\ndentro il petto, nè intoppo il muricciolo\nm'era, pur come a capra che le forre\nsalta, e colà dove più dolci pasti\nvede l'altre brucar, belando accorre.\nMa talvolta; giungendo da la via\ndi ruote, di mestieri\nun'eco, un'armonia\nne l'aria costassù cerula e tersa,\no i capelli da spersa\nrondine che poi stride e sormonta,\ntocchi così che m'illudea, con pronta\nmano, fermar quel volo;\nlà d'un tratto parevami esser solo\nfra i compagni, ed in me come una strana\npresentiva possanza.\nnascere di ciò, d'una lontana\nopera il germe o la ricordanza.\nE se pur sempre come in quell'aurora\nd'un'anima — che già più d'una sera\ns'ebbe, più d'un aurora? —\nsta la cappella, in breve nel mio canto\nsolo avrà lunga e dolce\nvita, che intorno a lei tutto è già tanto\npiù ridente d'allora.\nSono polvere al vento oggi quei tetri\ncasolari sul colle, onde preclusa\nera un dì la diffusa\nvista del mar, del sole che nel golfo\ncade, infuocando de le ville i vetri.\nOggi, da la riviera\npopolosa discopro in fin l'estrema\npunta ; una vela palpita e si perde\nlà dove tosto un verde\nlame rispecchierà l'acqua che trema.\nL'Alpi discopro, e i colli, e la città\nche sui colli si estende, che di borghi\ns'arricchisce e di enormi\nnavi, onde tutti sonano i cantieri,\nnavi per mari, per porti remoti,\na chi li vide o non li vide mai\nsempre noti ed ignoti.\nE pur essa — dei caldi\nmari non credo ancor farà la nave\nultima spumeggiar l'onda — che grave\nd'anni e tedio, rovina\nsolitaria non più forse sarà.\nAl suo posto una scuola, un'officina,\nun mormoreo teatro sorgerà.\nCosì sempre al suo jeri\nspera l'Uomo migliore il suo domani,\nben che una voce gli dica : — Domani\nsi soffrirà come soffrimmo jeri! —"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1908-07-01-c027", "article_bluemountain": "bmtnaai_1908-07_01#c027", "volume": "bmtnaai_1908-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "22", "page_fin": "24", "image_debut": 24, "image_fin": 26, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190807-01.2.25", "titre_corps": "\"TOUTE LA LYRE\"", "titre_sommaire": "\"TOUTE LA LYRE\"", "signature_source": "Paolo Buzzi", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 24, "page_imprimee": "22", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190807-01.1.24", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 6235, "texte": "“TOUTE LA LYRE„\n\nJules Bois. — LE VAISSEAU DES\nCARESSES — Paris; Fasquelle, èditeur.\nE' un magnifico romanzo di costumi\ncontemporanei, fatto per rinvigorire le anime\ned ammaliare i sensi in queste ore di sner-\nvante canicola. — Maledetto e delizioso libro\n— lo definisce una bellissima donna ita-\nliana che è anche una scrittrice piena di\ncapriccio. E voglio, già che la ricordo,\ndare un' idea del suo entusiasmo espresso\ncon un? di quelle formule ingenue e pure\nprofonde che sono affatto proprie delle\ndonne d'ingegno latino: —- Voglia grande\ndi parlare di qiiesto Vaisseau... Conoscete,\nvoi, nevvero, la mia frenesia di propaganda\nquando scopro una cosa che mi piace ? Io\ndevo parlarjze : tutti devono parlarìie. Ma\nè anche, questa9 l'unica arte hi cui ima\ndomia si sente sicura. La donna, del libro\nnon sa ?iiente, non capisce nieìite, ripete ciò\nche dicono gli uomini. Essa si se7ite sicura\nsolo dinnanzi la pagina che piace. E que-\nsto libro 7i è pieno.\nDunque il Vaisseau des caresses è un\nlibro per piacere immensamente alle donne\ne — aggiungo io, — per piacere immen-\nsamente agli uomini. Jules Bois vi ha tra-\nsfusa tutta la sua arte meravigliosa, fatta\ndel più pittoresco fra gli stili letterari e\ndella più squisita conoscenza del cuore\numano. Ouesto Poema della Nave moderna\nè il poema stesso della Vita, con tutte le\nsue misteriose attrazioni, i suoi folli pas-\nsaggi, le sue minute angherie, le sue for-\nmidabili passioni, i suoi terribili schianti.\nL'elemento infinitesimale delle onde, culla,\nrimbalza, precipita, redime con la sua vi-\ncenda ritmica incoercibile quel piccolo e\npure completo mondo che passa sulla guan-\ncia molle del globo. Il viaggio è verso i\npaesi di tutte le forme e di tutti i colori,\nverso quell'estremo Oriente, fra asiatico ed\naustraliano, che rimane sempre la Mecca\nnostalgica d'ogni delirazione d'artista euro-\npeo. Tra una folla varia ma determinatis-\nsima di personaggi nei quali l'Autore ha,\ncon mano maestra, abbozzate le smorfie\neterne della perfidia, della gelosia, della\nsensualità, dell'idiozìa, della lealtà e dell'in-\nteresse, si avanza sul cassero della Nave e\ndel Destino la coppia eroina di Glatic e\ndi Odon.\nGlatic è un tipo incantevole di donna :\nla deraciné e, la internazionale, la zingara\ndella vita e dell'amore. Occhi di baiadera,\nnome e voce d'uccello malese, carne d' in-\nferno, di purgatorio e di paradiso. Odon\nè un tipo incantevole d'uomo: lo scienziato\ne l'artista del pensiero, il buddista filosofico\ne letterario, colui che va a portare la sua\ngran pace etica verso il paese dei Veda e\ndel Nirvana: e, quasi, nell'atto, crede di\ncompiere con la Vita le sue definitive augu-\nste nozze d'amore. A descrivere il genere\ndi passione che scoppia fra i due esseri\nantitetici e pure profondamente vocati l'uno\nverso l'altro, provvede l'Opera che è una se-\nquela di pagine spremute dalla più intenta\ne radiosa visione della verità. 1 due amanti\ncelebrano le loro nozze supreme di fronte\nall'infinita maestà del paesaggio oceanico,\nstretti, tutt' all' intorno, dalle anguste bar-\nriere della mediocrità umana : e, ben sa-\npendo di doversi lasciare al primo sbarco,\npregustano tutte le nostalgie divine di sè\nstessi e dei loro destini futuri disgiunti.\nSono due creature intere, nel loro continuo\nsmarrirai fra gli uomini e le cose. Sono i\nsimboli dell'attimo, dell'ora, del giorno, del\nmese, dell'anno, del secolo, del mondo che\npassa, passa, passa, come 1' eterna Nave\nnell'eterna tempesta. Pochi libri, ormai ser-\nbano in sè gli elementi che divertono e che\nfanno pensare. Questo è uno dei più elo-\nquenti. La rapidità elettrica della vita mo-\nderna, il carattere sporadico dell'amore, la\nlinea quasi folgorea della bellezza femmi-\nnina in passaggio, la tendenza delle anime\nvicendevolmente prese, a sempre più re-\nstringere il cerchio della loro danza tetanica\nfra l'immanente potenza della natura, sono\nresi con una insuperabile arte dello spasi-\nmo, si che dalla lettura del libro si esce\ncome esercitati, di vene e di polsi, ad un\nrespiro di vita più scettico, ad un piacere\nd'amore meno doloroso. In due punti l'arte\ndi Jules Bois, nel Romanzo, tocca le cime.\nQuando, in pochi tocchi, egli ci dà la per-\nfetta imagine del mare nelle diverse ore\ndella giornata, il mare visto e sentito, il\nmare d? acqua, d'aria e di mistero : e quando,\ndurante il più tremendo infuriare della tem-\npesta, mentre gli amanti sono abbracciati\ne la nave sembra dover profondare nell'a-\nbisso ogni momento, Glatic invoca di mo-\nrire, Odon invoca di vivere.\nLì è veramente l'uomo che sempre resta\nla bestia superlativamente egoista, che sem-\npre sa vivere un po' fuori dell'amore anche\nsul più vertiginoso vertice dell' amore ; lì\nveramente è la donna che, quando ama,\nnon percepisce più nulla e si dà tutta al-\nl'amore cui si abbandona, sempre convinta,\nun poco, di abbandonarsi alla morte. La\nscena dà il brivido che segna il prodigio\ntoccato.\nQuesto libro che si potrebbe definire il\npiù liquido e il più salubre dei Poemi\nmoderni, per il quadro umano che forma\ne per la bellezza di stile che prodiga, ag-\ngiunge una stupenda foglia d'alloro all'au-\ntore illustre dell' Ippolito coronato e della\nFuria. E ci auguriamo che anche in Italia\nquesto Vaisseau des caresses trovi la sorte\nriservata ai sempre più rari capolavori del\nmoderno spirito latino.\nNotai*L — I TRE LADRI — Milano;\nEdiz. deirAmmiìiistrazioìie Notari.\nIl romanzo si legge d'un fiato. E' nella\ncostruzione pieno di rischi e, pure, di pro-\nporzioni esatte. Dalla prima all' ultima pa-\ngina 1' interesse dura, tenuto acceso con\ngrande accorgimento. Vi si vive una se-\nquela di avventure snodate a filo di rasoio,\nsvolte per una di quelle atmosfere d'inve-\nrosomiglianza che la letteratura inglese ed\namericana hanno reso di moda ma che,\nnel libro di Notari, serba tutto il profumo\ned il fremito della nostrana realtà d' ogni\ngiorno.\nI libri di Notari, checché si dica, sona\nlibri d'idea ed è specialmente sotto questo\npunto di vista che vanno considerati. Il\nloro successo non solo non ebbe mai per\nme, sapore di scandolo ma, anzi, mi signi-\nficò sempre, nel modo più eloquente, un\nrisveglio della assopita coscienza umanitaria\nitaliana. Anche qui la miseria dell' alto e\ndel sottofondo sociale è lumeggiata con rude"}, {"page_pdf": 25, "page_imprimee": "23", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190807-01.1.25", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 6328, "texte": "chiarore di lanterne: ogni scoppio di risa\nsoffoca un singhiozzo di pianto : ogni scor-\ncio comico della vita comunica con una\nprospettiva di tragedia : gli uomini sono le\nstesse maschere che si sovrappongono sovra\nlo stesso fantasma squallido, e la vita è un\ncarnevale dai gettoni d'oro e di fango7\ndove chi più raccatta arrischia di essere\npiù rispettato. L' amarezza che spira dalle\npagine dei Tre ladri è quella che fa la loro\ngloria. Si: il mondo è, e sempre più\npromette di essere, come lo simboleggia\nNotari in questo rapido schizzo di costumi\nultra-moderni, che, non esito a dichiarare,\nin taluni punti ha lo scroscio dinamico di\n■certe pagine del Balzac e in altri 1' acuto\nzampillo umoristico di certe pagine del\nMirbeau. Il mondo, insomma, è quella casa\ndove tutti rubano e sono derubati.\nLo stile di Notari non accontenterà tutti\n1 puristi. Ma è uno stile fatto per penetrare\nin tutte le carni ed io dico subito che\nl'Italia poteva anche aver bisogno di uno\nscrittore il quale la rompesse una volta per\nsempre con le tiranniche barriere del così\nnon si scrive. Così si parla, ed il romanzo\nè fatto. Tapioca bestemmia benissimo. Ca-\nscarilla perora come un avvocato-poeta.\nOrnano tace come un buon marito. La\npsicologia dei tre Eroi non potrebbe essere\nmeglio pensata nè meglio resa. In quanto\nall'unica figura di donna, del Romanzo, la\nsignora Noris Ornano, sfido a trovare nel-\nl'ultima produzione letteraria italiana una\ncaricatura meglio tratteggiata e più delizio-\nsamente tipica dell'eterno femminino infer-\nnale.\nAl celebre autore di Quelle Signore au-\nguriamo, poi, di comporre molte pagine\nsimili a quella nella quale egli descrive il\ngetto di monete fatto da Cascarilla dentro\nl'aula del Tribunale:\n« — Un momento, signor Presidente....\n— interruppe Cascarilla. — Voglia con-\nsentire anche a me di compiere alla mia\nvolta un atto di giustizia... mi permetta\nprima di restituire questa somma a chi le-\ngittimamente appartiene...\n« Il commendatore si avvicinò, allungando\nistintivamente le mani; Cascarilla lo fermò.\n« — Commendatore — soggiunse con un\ntono tagliente — ho detto che io intendo\ndi restituire questo denaro al suo legittimo\nproprietario: ma questo legittimo proprie-\ntario non è lei !. .\n« La sala parve vuota, sì grande fu il si-\nlenzio nel quale risuonarono metalliche le\nparole di Cascarilla.\n« — No; non è lei ! — ripetè questi. —\nLei... del denaro, di questo denaro è sem-\nplicemente un grassatore... un volgare gras-\nsatore, molto, molto più volgare di Ta-\npioca... Solamente, lei per forzare le ser-\nrature... adopera quei grimaldelli, più per-\nfezionati, più insidiosi, più criminali che si\nchiamano « gli affari »... Vuol sapere chi\nè il proprietario di questo denaro?... Ecco...\nguardi !...\n« Cascarilla aveva afferrato uno dei car-\ntocci ; lo lacerò con un colpo secco e ful-\nmineo e, trattenendo per una punta 1' in-\nvolucro rotto, come se fosse una fionda,\nlanciò il contenuto verso il fondo dell'aula.\n« Nel raggio di sole che dai finestroni alti\ntagliava obliquo la sala, saettarono guizzi\ndi luce che parvero uno sciame in fuga di\ninsetti d'oro.\n« Sulle porte e sulle pareti si udì un cre-\npitìo, indi un tintinnar di suoni come una\ngrandinata di vetri infranti.\n« Vi fu un istante di immobilità paurosa,\nseguita da uno schianto improvviso.\n« Il pavimento parve crollare sotto la\npressione di una forza immane e scono-\nsciuta.\n« La folla come attaccata da una convul-\nsione simultanea si era precipitata e rove-\nsciata sull'oro come una catapulta. Casca-\nrilla aveva preso altri pacchi e successiva-\nmente li lanciò in ogni direzione.\n« Una ferocia voluttuosa e sadica splen-\ndeva nei solchi madidi della sua fronte e\nsi aggrappava agli angoli duri delle sue\nlabbra aride, mentre le sue mani tremanti,\nfrenetiche e folli scagliavano senza posa il\ndenaro come quelle di una maschera briaca\nnella più orgiastica vampata di veglione.\n« Tutta l'aula fu una bolgia scatenata La\nbalaustra di legno che difendeva il pretorio\nscricchiolò e volò in pezzi.\n« L'onda umana sormontò e travolse i de-\nboli, gli incerti, i ritardatari. Dalle tribune\ns'alzò un urlo di spavento.\n« Manate d'oro e di biglietti di banca rag-\ngiunsero quella folla variopinta e la roto-\nlarono in una lotta bieca di fame che si\nrivolta.\n« Giudici, avvocati, carabinieri, panche,\nseggiole, tutto fu travolto e divelto da quella\nfuria di rapina che non distinse più osta-\ncoli, che non conobbe più limiti e che li-\nvellò l'aula sotto un maroso spaventevole\ndi torsi e di carne, di piccola, povera, ri-\nbuttante carne umana. »\nA parte la trovata d'indole etico, il pit-\ntore di fantasie umane qui si è rivelato gi-\ngante: e la misura accorta nella quale il\nquadro (che sarebbe stato pur tanto facile\nesagerare) viene dall' artista contenuta è\nquella che più contribuisce a renderlo per-\nfetto nella sua suggestività e a dare un'idea\ndel potente ingegno artistico dello scrittore.\nUn'ultima notizia sensazionale. Il libro,\nmalgrado gli effetti del treno direttissimo\nsui buoni lardi dorsali del Commendatore\nOrnàno e i conseguenti diritti (non doveri)\ndella di lui vezzosa consorte, è innocente\ncome l'acqua di neve e non potrebbe essere\nquesta volta (libro infelice !) sequestrato\nneppure da Sua Eminenza il Procuratore\ndella Reverendissima Rota Romana.\nIn quanto alle copiose illustrazioni di\nUgo Valeri, dico subito che mi sembrano,\nveri capolavori.\nFranoesGO Pa&tonchL — IL VIO-\nLINISTA — Romanzo — Torino ;\nJLattes, Editore.\nPare sia scoccata l'ora del risveglio pel\nRomanzo italiano. Ora è la volta di un\npoeta. Francesco Pastonchi, dopo lunga at-\ntesa, ha dato alla luce il suo Romanzo che\nnon esitiamo a dichiarare opera magnifica,\ndegna di un intelletto aristocratico e tale\nda segnare un punto assai elevato nella\nodierna produzione letteraria del nostro\nPaese.\nNoi non vogliamo dire che molto ori-\nginale sia il tema impreso a trattare in\nquest' Opera dall' Autore delle Odi Itali-\nche. Trattasi di una storia abbastanza\nsemplice dove V amore spicca con tutte le\nsue luci e l'adulterio si proietta con tutte\nle sue ombre. Nè queste di Poesia sono\ncolonne che possano andar spese in uno dei\nconsueti riepiloghi della favola romantica,\ni quali tornano tanto comodi agli autori\npavidi d'un'analisi critica inesorata, quanto\nai critici che vogliano cavarsela senza\ntroppo scoprire il loro animo color di verde-"}, {"page_pdf": 26, "page_imprimee": "24", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190807-01.1.26", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 5843, "texte": "rame. Diciamo solo che 1' atmosfera musi-\ncale in cui la dolorosa storia di Jacopo e\ndi Laura è condotta con così esperta ma-\nno, serve, di per sé sola, a dare un ca-\nrattere nuovo al romanzo ed a spostarne\ncerte linee, alquanto usuali, verso zone di\nluce ancora quasi inesplorate.\nCosì, fin dalle prime pagine, l'opera ha\nuna sua bellezza tutta particolare; il fascino\nirrompe, via via, dalla prosa perfetta, avvolge\nl'anima d'un incanto indefinibile, cresce di\npotenza nel centro e, sulla fine, raggiunge\ncerti limiti di splendore estetico ai quali,\ndopo i migliori romanzi dannunziani, pa-\nreva più non fosse possibile arrivare.\nRipetiamo: il Poeta non ha voluto stac-\ncarsi dagli esempi che offrono, ormai così\nfrequenti, il Dramma ed il Romanzo con-\ntemporanei. L'adulterio usurpa la vita, la\nscena, il libro e si fa indice dei tempi.\nL'amore, ormai, è una partita che più non\nriesce interessante se non viene giocata in\ntrio. Quale stranezza, dunque, se anche\nFrancesco Pastonchi, il dolce poeta dei\npeschi fioriti e delle chiome d'oro, abbia\nvoluto svolgere, nella sua prosa magistrale,\nun tema di passione idealistica a base di\ntradimento coniugale? Egli, in fondo, non\nha fatto che porgere intento ascolto alle voci\ndella vita moderna e guardare, nella vita stes-\nsa, con occhi di grande sincerità, da finestre\nvoluttuosamente spalancate. Ma, come il\nRomanzo resta sempre, secondo la defini-\nzione zoliana, un lembo di vita visto at-\ntraverso un temperamento, Francesco Pa-\nstonchi, pura anima di Poeta, non ha saputo\nresistere alla voglia di esprimere il fondo\nmigliore della sua visione e di purificare,\nquasi diremmo, l'ambiente del peccato\nsolito con la creazione del tipo protagoni-\nstico eccezionale di Jacopo, una delle più\nsquisite, delle più alte, delle più dolorose\nanime d'arte incontrate sulla via del sogno.\nLa bellezza simbolica dell'opera e il me-\nrito dell' Autore stanno, per noi, tutti in\nquesto : nel fatto di una vicenda abbastanza\ncomune messa dentro un'atmosfera d'arte su-\nblime, nel cerchio d'uno di quei misteri psi-\nchici che tanto spesso, auspice la Musica, sem-\nbrano oggi più che mai direttamente confinare\ncol mistero universale. Non per nulla il ritmo,\nr indefinibile ritmo che prende le parole e\nle solleva indipendentemente dal metro o\ndalla rima, governa dalla prima all' ultima\npagina questo nuovo Romanzo d'Italia e,\nin taluni punti, ne fa una corretta ma vi-\nbrante sinfonia di febbri umane. Bastereb-\nbero, a provar ciò, le pagine di psicologia\ndella musica e del musicista, sgorganti ogni\nqualvolta l'archetto di Jacopo delira sul\ntetracordo dello strumento nominato il Di-\nvino: e le molteplici diffuse scene d'amore,\ndi dolore, di poesia, di tormento, di no-\nstalgia, di morte. Le pagine estreme che\ndescrivono l'agonia del Violinista suicida di\nveleno (agonia della carne e dell' ideale)\nsono d'un effetto irresistibile e assoluta-\nmente degne di un grande artista.\nNoi apparteniamo al numero di coloro\nche credono all'avvenire del Romanzo ita-\nliano, le cui sorti presentiamo affidate alle\nsacre mani della Poesia.\nFrancesco Pastonchi è venuto a darci pie-\nnamente ragione. Egli ha dato un forte\nRomanzo perchè è sovratutto un forte Poeta,\nossia un cervello invigorito alle onde della\nmusica e del pensiero. — Avanti !\nG&iiiSo Verona* — L' AMORE CHE\nTORNA — Romanzo. — Milano; Baldijii\ne Castoldi, editori.\nIl poeta del Bianco Amore ha portato\nnel Romanzo il suo notevole senso lirico\ne una forte esperienza del giovine sangue\numano felice di vivere e di disciplinare la\nvita. Anche questo è un libro che si legge con\nvero piacere. È fatto d'uno stile semplice ma\nluminoso. I tipi vi sono delineati con vero-\nsimiglianza e analizzati con potere psicolo-\ngico. Le descrizioni sono sempre pittoriche:\ni viluppi degli esseri e dei casi, interessanti:\ngli sguardi sulla vita e sul destino, impec-\ncabili. Il romanzo, che è di gran mole (e,\nsenza dubbio di eccessiva mole data la\ntenuità etica del soggetto e la evidente scarsa\nintenzione, nel Poeta, di fare della sinfo-\nnia d' anime e di cose) conquista, passo\npasso, la sua vittoria, ed appare fatto per\nsuscitare un mondo di sensazioni nostal-\ngiche nelle anime che hanno vissuto, ama-\nto e disamato senza nè piegarsi nè rom-\npersi sulle vie della vita.\nDiego Santambrogio* — Pensieri,\nfavole, allegorie e profezie di Leonardo\nda Vinci volte in versi italiani. — Ber-\ngamo; (Istituto Italiano d)arti grafiche).\nIl traduttore, un caro dolce tipo di padre\nsensitivo, porta un nome assai noto ai\ncultori della critica e della storia dell'arte.\nAntico patriota e soldato, egli vibra an-\ncora di entusiasmi giovanili che furono\ntutti per la Patria e per la Poesia. Chi\nnon conosce la sua limpida traduzione di\nLenau e i suoi versi originali sparsi do-\nvunque, pieni di soavità e di pensiero ?\nDiego Santambrogio ha avuto Y eccellente\nidea di volgere in poesia taluni dei più\ncelebri piccoli componimenti di Leonardo\nda Vinci. Questo gran Mago dello spirito\nlatino, nella multiforme vampa del suo genio\npoliedrico, ha trovato modo di schizzare\nsulle carte pensieri, favole, facezie, allego-\nrie, profezie nelle quali si direbbe confes-\nsata tutta la singolarissima natura dell'uo-\nmo e dell' artefice. Schizzi letterari che\nhanno un indefinibile ritmo il quale li fa\napparire costantemente figliati in un im-\npeto di esaltazione poetica, tanto preziosa\nquanto ingenua appare la forma usata a\nrivelarli. Diego Santambrogio ha vestito\nla forma arcaica e, talvolta, astrusa del\nVinci, co' suoi versi chiarissimi, precisi\nnel loro sapore classico, assai idonei a far\npenetrare nell'animo dei lettori la vergini-\ntà e la potenza del concetto vinciano. E'\nun'opera che merita l'attenzione del mondo\nletterario e che ci auguriamo abbia ad\nentrare come testo nelle scuole, dove la\nfigura leonardesca sempre ci parve troppo\ntrascurata.\n\nPaolo Buzzi."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1908-07-01-c028", "article_bluemountain": "bmtnaai_1908-07_01#c028", "volume": "bmtnaai_1908-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 3", "page_fin": "couv. 3", "image_debut": 27, "image_fin": 27, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190807-01.2.26", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 27, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190807-01.1.27", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 139, "texte": "DE FRANGE ?\nPARIS - 2 6,rue de Condé - PARIS\nSEIZIÈME ANNÉE-Parait le I\" et le 15 de chaque mois - SEIZ1ÈME ANNÉE\nDirecteur:Alfred Vallette"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1908-07-01-c029", "article_bluemountain": "bmtnaai_1908-07_01#c029", "volume": "bmtnaai_1908-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 3", "page_fin": "couv. 3", "image_debut": 27, "image_fin": 27, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190807-01.2.27", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 27, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190807-01.1.27", "debut_caractere": 141, "fin_caractere_exclue": 423, "texte": "LA RÉNOVATION ESTHÉTIQUE\nCQUATRIÈME ANNÉE)\nRédacteursen chef: EMI LE BERNARD, LOUIS LORiVIEL, ARMAND POIINT\nParaissant le Premier de chaque mois sur 56 pages imprìmèes avec luxe,\nformant par an deux magnijiques volumes de 336 pages.\nABONNEMENT : France et Etranger, IO francs par an"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1908-07-01-c030", "article_bluemountain": "bmtnaai_1908-07_01#c030", "volume": "bmtnaai_1908-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 3", "page_fin": "couv. 3", "image_debut": 27, "image_fin": 27, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190807-01.2.28", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 27, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190807-01.1.27", "debut_caractere": 425, "fin_caractere_exclue": 769, "texte": "LA TGISON D'OR\n2.e ANNÉE\nON SOUSCRIT à la Rèdaction : MOSCO U, Norvinsky boulevard, maison\nRogo fine; PARIS, Union des artiste s russes, 25, boulevard Montparnasse ; H.\nFLOURY, Boulevard des Capucines; HACHETTE, 79, Boulevard St. Germain.\nPrix d'abonnement pour l'étranger: 55 francs.\nPrix du numéro: 6 frs. 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SANSOT ET CIE. EPITEURS. - PARIS\nV1ENNENT DE PARA1TRE:\nVille chamelle\nPOÈMES LYRIQUES\nDE\nF. T. MARINETTI\nPfix: 3 fu. 50\nLes dtettx s'en vont\nr\nD'Annttnzio teste\nÉTUDE CRITIQUE\nDE\nF. T. MARINETTI\nillustrée par le peintre UGO VALERI\nix: 3 fr. 50"}]}], "pages_ocr_originales": [{"page_pdf": 1, "page_imprimee": "couv. 1", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190807-01.1.1", "texte": "Luglio\nN. 6\n1908"}, {"page_pdf": 2, "page_imprimee": "couv. 2", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190807-01.1.2", "texte": "IL NUOVO GRANDE CONCORSO\nDI “POESIA„\nF. T. MARINETTI.\nT va nostra Rivista, considerando la poesia come elemento essenziale di ogni crea\nzione letteraria, ha deciso di attribuire un premio di\nLire 3000\nad un Romanzo italiano inedito.\n1. — È lasciata ai concorrenti la più assoluta libertà circa il soggetto e il genere\ndel romanzo.\n2. — Il romanzo premiato sarà pubblicato e diffuso per cura ed a spese di Poesia\nnelle proprie edizioni.\n3. - Sul guadagno netto che darà la vendita l'autore percepirà il 50 °j0.\n4. - Il resto sarà devoluto al fondo premi per i successivi concorsi di\n5. - Ogni manoscritto potrà essere firmato col nome o con un pseudonimo, e\ndovrà essere accompagnato dalla bolletta d' abbonamento 1907, oppure da\nquella 1908.\n6. Il prezzo d'abbonamento a Poesia è di L. 10 per 1 Italia, 15 per 1 estero, e deve\nessere mandato direttamente alla nostra Amministrazione (Via Senato 2,\nMilano) mediante cartolina vaglia.\n7. - La chiusura del Concorso, dato il grandissimo numero dei\nconcorrenti, e volendosi soddisfare alle loro insistenti ri-\nchieste, è stata prorogata al 30 agosto 1908.\nIL DIRETTORE"}, {"page_pdf": 3, "page_imprimee": "1", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190807-01.1.3", "texte": "POESIA\n\nIL CLAMOROSO SUCCESSO\nDELLA\n”VILLE CHARNELLE„ DI F. T. MARINETTI\n(Giudizi della stampa e lettere di Juliette Adam»\nArthur Symons, ecc.)\nDal « Figaro » /\nC'est une personnalité bien connue dans\nles milieux littéraires de Paris que celle du\npoète F-.T. Mari netti, auteur du Roi Bom-\nbance, et directeur de Poesia, cette belle\nrevue internationale vraiment unique en ce\nqu'elle public dans leur langue originale\nles vers inédits des grands poètes de tous\nles pays. Le poète Marinetti s'impose au-\njourd' hui par un livre d'une puissante ori-\nginalité: La Ville charnelle, qui vient de\nparaìtre chez l'éditeur Sansot. Ce sont des\npoèmes orientaux, d'un charme voluptueux\net aux descriptions dramatiques, qui clas-\nsent dès aujourd' hui F.-T. Marinetti au\nrang des très intéressants poètes franfais.\n• ••••• •#•♦••••«\ns.\nDal « Figaro » ••\nVoici un recueil de poèmes : la Ville\ncharnelle, qui va soulever bien des enthou-\nsiames et ben des réprobations; il mérite\nles uns et les autres, et son auteur, le poè-\nte Marinetti, digne très souvent d'une hau-\nte et fervente admiration, a besoin parfois\nde quelques excuses. Donnons-les-lui tout\nde suite; ce poète italien est né sous le\nsoleil d'Egypte, la lumière d'Afrique l'a\nquelque peu ébloui, et ses yeux se sont em-\nplis des voluptueuses visions de l'antique\nEgypte, et c'est pourquoi il y a dans ce\nlivre des pièces dont on ne saurait parler\nici, mais il en est d'autres, et beaucoup,\ndont on peut sans restriction admirer la\nforce lyrique, la délirante imagination, le\nrythme étrange, harmonieux et nouveau.\nN'en doutons pas, il y a dans ce « livre\nd'amour», que M. Marinetti dédie à ses\nfossoyeurs, des pages qui sont d'un vrai,\nd'un beau poète, et d'un poète généreux,\nenthousiaste, désintéressé, qui aime la Muse,\nmème et surtout dans le génie des autres;\nil faut lire, après ces « petits drames de\nlumières », ces dithyrambes où sont exaltés\nl'art de Gustave Kahn :\nO Génie africain que le sort exila\nDans le tohu-bohu des foules parisiennes !....\net celui d'Henri de Régnier:\nO rameur nonchalant dont la voix nostalgique\nCadence les saccades de l'avirou sonore\nEt le mol froissement velouté de la pale,\net celui de Mme de Noailles, dont il dit\njoliment que:\nC'est elle dont la voix jaillissante et lunaire\nSe balance parfois dans ses poèmes.\nComme la tige mème des astres parfumés!\n«••••••• #••*•••\nPh. Glaser.\nDall' « intransigeant » .*\nM. Marinetti joint au gout qu'il professe\npour la poésie une activité dévorante. Dans\nle mème temps qu' il publie à Paris un\nvolume de poèmes écrits en francais : La\nVille charnelle, il èdite à Milan une revue,\nPoesia, où il hospitalise la poésie franco-\nitalienne, et il met au jour, encore en France,\nun volume assez inordant contre d'Annun-\nzio, qui mérite tout de mème mieux que\ncet éreintement.\n• •\n• •••• «• ••••••\nIl faut citer comme un modèJe d'ètrange\nexaltation romantique la dédicace que don-\nne M. Marinetti à son volume; La Ville\nCharnelle, Rien que ces lignes suffiraient à\nfaire comprendre la différence qui séparé\nle gout francais de l'italien.\nCette dédicace, la voici:\nJe dédie ce livre d'amour\nà mas fossi\nPour qu'au derni er so ir\nSous la chair lasse et auguste\nD'un beau ciel printanier\nEt parrai la bousculade\nDes croix soùles et des herbes passionnées\nIls veuillent bien ne pas secouer mon corps\nEn songeant aux lèvres féminines\nQui l'ont embaumé de volupté\nReligieusement.\nLe B.\nDall' « Intransigeant »/\nM. F.-T. Marinetti, directeur de Poesia\net l'auteur de La Ville charnelle, poèmes,\net de Le Dieax s'enyont, dJAnnunzio reste...\n(deux volumes chez Sansot et C.ie, 7, rue\nde l'Eperpn, Paris), M. F. T. Marinetti est\nun admirable tempérament lyrique, d'une\nfougue irrésistible et d' une chaleur qui\ngardent toujours leur rythmè, dans le tour-\nbillonnement d'un armée de métaphores.\nCar M. Marinetti est essentiellement un\npoète et un latin. Son désordre est tou-\njours volontaire et M. Marinetti en con—\nnaìt les limites. Par cela on pourrait l'ap-\nparenter aux lyriques éclatants du crépuscule\nromain, aux Rutilius, aux Claudien, aux\nMaximianus, s'il ne les surpassait par le\nmouvement qui, chez lui, pourtant, ne dé-\nplace jamais fàcheusement la ligne. M. Ma-\nrinetti nous a donné, hier, cette kermesse\nsatirique où la truculence d'un Jordaéns\nse mèle aux songes dròlatiques de Panta-\ngruel et encore aux songes sataniques de\nDùrer, revus par Goya y Lucientes, et qu'il\nnomma Le Roi Bombance. Aujourd'hui ses\npoèmes de La Ville charnelle permettent\nd'évoquer Rubens et Dante par leur mé-"}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "2", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190807-01.1.4", "texte": "POESIA\n\nlange de sensualité, d'étrangeté de mysti-\ncisme cruel ed de libre volupté. Ils mar-\nquent l'audace de la force, la ruse et T i-\nvresse de la lumière d'une sorte de faune\nsymboliste qui rit au Soleil et ricane à la\nNuit. Mais, ne vous y trompez pas, cette\ndoublé sincérité de l'ironie et de Tenthou-\nsiasme que dit une dédicace digne d'Ha-\nmlet, cache encore un critique spirituel.\nM. D'Annunzio seul n'en conviendra peut*\nétre pas !\nG. Valette.\nDal « La Province » .*\n*• ® e » e. • « • • • • . • • •\nJe disais plus Tiaut que des écrivains,\nmèine des plus grands, n'ont pas dédaigné\nde décrire les courses d'automobiles. Paul\nAdam a été 1' envoyé spécial du journal\n« L'Auto » au circuit d' Auvergne, si j' ai\nbonne mémoire. Et je recois précisément\nle dernier livre de ce grand et passionné\npoète F. T. Marinetti : « La Ville Char-\nnelle », où sous le titre: « La Mort tient\nle volant », l'auteur décrit avec une force\nd' expression vraiment admirable la fièvre\npassionnante, haletante et tragique du spec-\ntateur des courses d'automobiles. Voici, du\nreste, un extrait de ce petit chef*d'oeuvre:\n« — Voici ton ennerni : 1' Espace!\nT Espace devant toi !... Tue-le donc! Dé-\ncharge-toi sur lui à brule-pourpoint !...\n« Les bombes galopantes éclataient sur\ntous les points du circuit, omniprésentes et\nrancunières comme les drapeaux rouges\nd'une révolution. Le levain de l'enthousiasme\ngénéral gonflait bizarrement la pàté du ter-\nrain, dont la croute brune se lézardait de\njoie.\n« La folie souffla si violemment datis le\npneumatique immensurable du circuit, qu'il\nprit la forme d'un montant en\nvis vers le Zénith, dont le plafond nuageux\nétait troué cà et là par les curiosités du\nSoleil.\n« Et les chauffeurs mèlaient leur cris dé-\nments :\n« — Plus vite que le vent! Plus vite que\nla foudre!... Plus vite que le curaro lancé\ndans le circuit des veines!... En vérité...\nen vérité, on peut bien lancer sa machine\nsur la cascade de l'averse, en montant vers\nles nues à grands coup de moteur!... Sur\nl'aroen-ciel!... Sur les rayons de lune!...\nIl s'agit de vouloir! Se détache qui veut!...\nMonte au ciel qui désire!... Triomphe qui\ncroit!... Il faut croire et vouloir!... O désir,\néternelle magnéto!... Et toi, ma volonté\ntorride, grand carburateur de rèves! Tran-\nsmission de mes nerfs, embrayant les orbi-\ntes planétaires !... Instinct divinateur, o boite\ndes vitesses!... O mon coeur explosif et\ndétonnant, qui t' empéche de terrasser la\nMort?... Qui te défend de commander à\nl'Impossible?... Et rends-toi immortel, d'un\ncoup de volonté !. .\n« C'est ainsi que le Jaguar métallique,\navalant d' un seul trait 1' immense serpent\ndu circuit, enjamba le torpilleur funèbre de\nla Mort, et mordit en plein dans son sca-\nphandre vitré de diamants. >>\nPierre Louys raconte quelque part qu'un\nsculpteur grec menacé par la foule pour\navoir martyrisé un esclave à qui il voulait\nfaire représenter la Douleur luttant contre\nl5 Orgueil, éleva la statue à la face de la\nfoule, et que la haine de celle-ci se changea\nen un immense sentiment d'admiration\nDe mème, devant mts lecteurs, j'élève cette\nprécieuse page du poète Mari netti pour\nqu'ils oublient et la hardiesse et l'impopu-\nlaritè de mon paradoxe.\nLuca Nizzardi.\nJULIETTE ADAM A F. T. MARINETTI\nAbbaye de Gif, io Juillet igoS.\nMonsieur,\nVous devine z, j 'imagine !Veffet de\ndynamite que produisent vos vers\ndans un cerveau classique. Pataboum!\nPataboum ! Chaque image crtpite,\neclate en ina tete et que ne peuvent\nun moment engourdir les rythmes des\n« écrivassiers qui comptent sur les\nvingt doigts de leurs pattes fangeu-\nses. >\nJe veux bien reconnaitre, Monsieur,\nquii y a une puis sance a faire jail-\nlir rimage rutilante, effrènce, fulgu-\nrante, automobilesque, tourmentèe, ti-\nrebouchonnèe, des choses les plus vissees\na leur immobilitè, et reconnaitre que\nje suis souvent emportke avec vous\ndans leur cours et aveuglée de leur\nlumière. Mais ce « nouveau » ne me\nfait pas oublier V « ancien » .\nJ'aime les lentes théories traditio7i-\nnelles d'art qui se dérottieni et s*en~\nchament les unes aux autres, cornine\nj amie mon arrière-grand-pere et mon\na rrière-petits-fils.\nCourez, Monsieur ; vous ètes habile\na manier la machinerie poètique et\nje ne vous marchande pas Vadmira-\ntion qu on a pour les chauffeurs ha-\nbiles : mais permettez que je prèfère,\nti 771071 àge!, les vieux teinples enco-\nlonnés ou circule la bri se embamnèe\ndes chaì7ips atheniens, ci Facre pa7rfum\n(si parfuTn il y a) du petrole dans\nles garages et aux odeurs zolesques\ndes rues des villes. J'applaudis aux\njeunes, mais je reste vieille.\nMes sympathies « quand-mème ».\nJuliette Adam.\nARTHUR SYMONS A F, T. MARINETTI\nCher chauffeur\nde la Muse automobile !\nVous avez fait le gra7id tour par\nterre et aux cieux avec une vitesse\nttonnante. Merci pour ces beaux petits\nDratnes de lumières et pour les hom-\nmages ètoilés que vous avez verscs sur\nles tètes (étonnées!) des gra7ids poètes\nde la terre,\nArthur Symons.\n(La continuazione al pross. numero)."}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190807-01.1.5", "texte": "POESIA\n\nIL CLAMOROSO SUCCESSO\nDI ”LES DIEUX S'EN VONT,\nD'ANNUNZIO RESTE„\n(Giudizi della stampa\ne di Camille Mauclair, Francis Jammes, ecc.)\nDa «L'ActionFrangaise »\nUn livre ironique et amusant de M. Ma-\nrinetti, illustre de dessins baroques, Les\nDieux s'en vo?it, & Annunzio reste, rap-\npelle Tattention sur ce singulier melange\nde talent et de plagiat, de lyrisme et de\npuftisme, de cabotinage et de sincérité ai-\ngué qui a noni Gabriel d'Annunzio. Rien\nde ce que nous apprend M. Marinetti sur\nles bizarreries de son liéros ne nous étonne.\nD'Annunzio est un des derniers imitateurs\nde lord Byron, avec moins de style et de\nnoblesse d'àme. Les procédés par lesquels\nil attire, sans la retenir, l'attention de ses\ncontemporains ont quelque chose de falla-\ncieux, de bariolé, de disparate qui décon-\ncerte et qui irrite. Quelques belles pages\ndu Triomphe de la Mort et du Feu font\nnéanmoins pardonner ces allures d'un\nromantisme chauve et désuet,\nA Paris, D'Annunzio eut peu de succès\nmondains. Son insupportable infatuation\ndéconcertait ses admiratrices les plus dé-\ncidées. Sa conversation paraissait médiocre.\nL'exubérance, la gaìté, l'esprit de M.me\nMathilde Serao achevèrent de le mettre au\nsecond pian, car il n'y a pas de place ioi\npour deux vedettes italiennes à la fois. On\nraconte que le glorieux m'as-tu lu\nde cette dépréciation quelque amertume.\nSes récentes « victoires mutilées » (ainsi\ndénomme-t-il ses fours les plus notoires)\nne lui furent pas une consolation.\nAu reste, il entre toujours quelque con-\nvention et quelque stiobisme dans l'admi-\nration que nous portons aux auteurs étran-\ngers. La contexture mème de leur oeuvre,\nle chant, c'est-à-dire l'essentiel, nous é-\nchappe. Ouant à la personne, il est bien\nrare qu'elle ne diminue pas l'effet des li-\nvres.\nLeon Daudet.\nDal « Daily Mail»:\nA POET'S S\nAn amusing book has just come out,\nby the Italian poet Marinetti, ali about\nGabriele d'Annunzio and his extraordinary\nmelhods of self-advertisement. D'Annunzio\nis convinced that it is not enough for a\nman tho write well and be a fine poet and\nnovelist. No; he must also do amazing,\neccentric things. People will ten buy his\nbooks, saying : « Here is something by\nthe man who takes sea-baths on horseback.\nIt must be interesting. Let us read it ».\nFor that is what d'Annunzio is accused\nof doing. It is said that at Viareggio, not\nlong ago, he was perceived, wearing no\nclothes worth mentioning, riding seawards\non a fine charger. After caracoling about\namongst the breakers lor a time, much to\nthe alarm of less illustrious bathers, he\ncarne hout on to the sands an obliging\nfriend, posted there for the purpose, threw\na gorgeous purple mantle over him, and\nhe withdrew.\nD. M.\nDal «Journal des débats»:\nM. F.-T. Marinetti qui est à la fois un\npoète plein d'emphase, un critique plein de\nfinesse et un pamphlétaire plein de verve\nvien de consacrer au divin Gabriel un pe-\ntit livre plein de mystère... Il porte ce titre\nobscur : Les Dieux s'eri vont, /'?'Annunzio\nreste. M. Marinetti appartieni:-il aux ad ini\nrateurs du poète? doit-il étre rangé au\ncontraire parmi ceux qui ne V apprécient\npas à son juste mérite? En vérité, on ne\nsait trop.\nLe livre de M. Marinetti est écrit dans\nun style, si l'on peut dire, moitié figue,\nmoitié raisin. Hyperboliquement laudati!\" par\nmoments, ce bibiographe sait ètre aussi\ncruellement ironique... Tel qu'il est d'ail-\nleurs, son volume est d'une lectureinstructive.\nIl réjouira ceux que le puffisme du div n\nGabriel exaspère, il n'empèchera pas ceux\nqui aiment ses vers et sa prose splendides\nde continuer à les aimer...\nGabriel d'Annunzio est avant tout, pour\nM. Marinetti, un Barnum de genie, sans\négal dans l'art d' administrer sa gioire et\nde tenir en haleine l'étonnement béat d'une\nclientèle de snobs. Il est « l'ineffable descen-\ndant de Casanova et de Cagliostro et de\ntant d'autres aventuriers italiens dont la\nfinesse, le courage victorieux et l'infatiga-\nble strategie diplomatique demeurent lé-\ngendaires ». Dans une sèrie de croquis\nlégers, M. Marinetti montre « le fils de\nCasanava et de Cagliostro » dans les atti-\ntudes caractéristiques qu'il prend pour l'é-\nternité. Séjournant dans un petit village\ntoscan, le divin Gabriel se rend tous les\ndimanches matin sur un grand cheval plus\nblanc que le marbré de Carrare, vètu\nlui-mème de blanc, botté de blanc, cha-\npeauté de blanc, cravaté de blanc, gante\nde blanc. Immobile, il assiste dans cet équi-\npage au concert que donne l'orchestre"}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190807-01.1.6", "texte": "POESIA\n\nmunicipal. Et les paysans de s'écrier : « Eh\nlà ! Le poète est en train d'essayer son\nmonument equestre ».\nEt voici le divin d'Annunzio, se bai-\ngnant à Viareggio, à cheval, tout nu, dans\nla mer divine. Sur la plage, une très il-\nlustre actrice, son amie, J'attend. -Entre ses\nbras déployés elle soulève un lourd man-\nteau de pourpre et le jette sur le corps\nruisselant du poète sortant de l'onde.\nQu'y a-t-il d'exact dans ces récits, dans\nces légendes ? Rien n'est plus difficile à\ndéterminer. Le poète lui-mème prend plai-\nsir à propager ces historiettes. N'est-il pas\nétabli aujourd'hui qu'il est personnellement\ni/ao eur de. la lettre anonyme par ou fu-\nrent dénoncés au monde ses. « plagiats »\nretentissants ? Dans la carrière du « fils de\nCagliostro et de Casanova », ce fut là un\nmoment difficile entre tous. Déjà, ses amis\nle croyaient écrasé sous le ridicule et sous\nla honte. D'Annunzio se releva d'un bond,\net, par une sèrie de pirouettes légères,\nmit les rieurs de son coté. Depuis lors, le\ndivin Gabriel passe pour invulnérable. En-\nfant gate de la gioire et du gènie, il a\nsu se faire tout pardonner. La renommée\nde l'écrivain se fonde d'ailleurs sur une base\nsi solide, que les fàcheuses gamineries par\noù l'homme croit l'étendre ne reussissent\nqu'à la ternir sans l'ébranler.\nMaurice Muret.\nCAMILLE MAUCLAIR A F. T. MARINETTI\nSaint-Leu- Taverny, 15 Juillet.\nMon cher confrère,\nJe vous remercie de vos deux livres.\nDans la Ville Charnelle, f ai retrouvè\navec plaisir, panni de beattx mor-\nceaux lyriques, le poème que vous\navez bien voulu me consacrer.\nJSotre pamphlet sur D'Annunzio\nma beaucoup renseignè et diverti. T ai\neu le bonheur d'è tre dentarquè par ce\ncelebre ècrivain, qui a bien voulu em-\nprunter toute mie scène, avec le style\npresque Ut ter al, au dèbut de moti ro-\nnzati Couronne de clarté, et la re-\npiacer dans les Vierges aux rochers.\nMais je suis très fer de cet emprunt\nfait au second livre d'un j'enne homme\nalors ignoré, et j9 y ai vti un e?icou-\nragement. D'ailleurs D'Annunzio en\na fait un usage excellent, et f ai la\nplus gr aride admiration pour la più-\npari de ses romans) qui sont d} un\ngrand artiste de lettres.\nJe vous serre bien cordialement la\nmain.\nCarni Ile Mauclair.\nFRANCIS JÀMMES A F. T. MARINETTI\nMar inetti,\nQue vous écriviez en vers ou en\nprose, c est toujours u?ie incroyable\nfougue et vous faites songer à ce clown\nde Banville qui fait un tei saut sur\nso?i tr empiiti quii rebondit jusqu aux\nètoiles. Mais le jour oil votre muse\ns assagira, de quelles harmonies lentes\net hautaines ne disposerà pas votre\nluth?\nOn cite dans la Petite Gironde\nd'aujourd'htti, qui est un très grand\njournal de province, des passages de\nvotre ctude sur D'Annunzio. Si ce\npoète est vraiment aussi spirituel que\nvous le dites, il sera bien content de\nvotre ctude ttincelante.\nJe vous tends les mains en vous re-\nni erri ant d'une faQon speciale pour le\npoème que vous ni avez de die.\nFrancis Jammes.\n(.La continuazione al pross. numero).\n\nLes fêtes de poésie\nAu Théàtre d'Grange\nLe prochain cycle des représenta=\ntions du Théàtre Antique d'Orange,\nsous la chorégie de MM. Paul Ma=\nriéton et Antony Réal, est definiti»\nvement fixé aux 8, et 10 aout.\nIl comprend trois soirées :\nSamedi, 8: Iphtgéme, tragèdie de\nJean Racine; — Danses grecques\nà'eliceste t de Glùck, par le corps\nde ballet FOpéra-Comique ; —\nclope, drame satirique en 1 acte, de\nM. Leon Riffard, d'après Euripide.\nDimanche, 9: Métragèdie de\nM. Catulle Mendès, avec la partition\nde M. Vincent d'Indy; — Le\ncMidas, comédie antique en 4 actes,\nde MM. André Avèze et Paul Sou=\nchon.\nLundi, IO: Les cButgraves, de Vic-\ntor Hugo.\nCes différents auvrages seront in-\nterprétés par des artistes de la Co-\navec le concours\nmusical accoutumé.\nL'Italie littéraire sera représentée à\nces fètes des Muses latines par notre\nDirecteur F. T. Marinetti, qui vient\nd'y ètre tout spécialement invité,\n\"POESIA„"}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "5", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190807-01.1.7", "texte": "POESIA\n\nA MARINETTI\n\nVous, le Conquérant des étoiles\nEmporté sur la fulgurante trajectoire\nDe l'Automobile furibonde;\nVous, le Peintre des fabuleuses Toiles\nOù Bombance résumé l'histoire\nEt résumé aussi le Drame du Monde,\nJe vous salue, Chevalier du lyrisme fort\nEn qui se tord le Cyclone du Génie ;\nJe vous salue, Conquistador de la Mort\nQui chevauchez le Pégase de la Eolie !\nVous courez sur la Plage de feu des Astres,\nVous poursuivez les Infinis, vous franchissez\nLes portes de l'Ether aux nuageux Pilastres\nEt dans l'Inconnu, splendide, vous surgissez.\nVos Nerfs sont les plumes de vos Ailes ;\nFils subtils, ils vous attachent aux cieux,\nEt dans la Harpe qu'ils érigent se mèlent\nLe soupir du Zéphir et le Vent furieux.\nO Fou, malade du Sublime,\nAppareillez pour les Amériques des Nues;\nFou Visionnaire et Sage\nDe la Sagesse et de la vision des Ages\nEt de la Folie des Extases inconnues.\nVous qui ne connaissez le Marteau ni la Lime\nEt qui coulez comme une Cascade frémissante\n(Chanteuse en les bercant des Roseaux ed des Menthes)\nEt qui dans l'Abìme\nJetez le bruit énorme d'un Lyre d' Eau\nDont les Cordes tombent d'en Haut,\nJe vous salue du pied de votre Cime.\n\n(Disegno di R. ROMANI)."}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "6", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190807-01.1.8", "texte": "POESIA\n\nTrois Nations en vousont leur Hóte présent:\nL'Egypte et sa clarté dansante et son Désert,\nL'Italie suave et ses Concerts\nLa France et son Ardeur de Révolte et de Sang ;\nEt vous ètes ainsi la belle Trilogie\nDe trois Forces en vous jetant leur energie ;\nEt vous ètes marqué par le sceau du Soleil\nQui, comme un Epervier, posé sur votre Grane,\nFouille votre Cerveaux avec son bec vermeil\nEt prète son Essor à votre Front qui piane;\nEt vous ètes marqué de la Vigueur première\nQue T Homme reconquiert aux sables de Lumière,\nEt dont vous dotent les Trois Patries\nQui tendent votre Lyre au vent de 1' Hystérie.\nVous nous avez chanté les Edens de Clarté\nVous nous avez chanté les astrales Ravines,\nVous avez découvert la nerveuse Beauté\nDu Mécanisme fou qui torture les Villes,\nEt, comme un Mage pur qui déchiffre et dévine,\nVous avez, après la prodigieuse féerie des Iles,\nTourné le tourbillon des Ivresses subtiles,\nEt dans le Cauchemar de notre Enfer de Rails\n— Emprisonnant le Monde au filet de ses Mailles,\nArrachant son symbole à 1' Elément captif —\nVous avez faconné la Clef d'Or du Portail\nEt révélé le Rève hystérique et lascif\nPlongé dans le Néant du Mal et du Blasphème,\nToujours trainant votre aile effarante d'Icare\nQue ne fond pas la Foudre et que l'Ivresse égare,\nVous avez ambrassé le Secret du Problème.\nEt dès lors, déchainant les Forces au carcan,\nYous avez fait légers le Granit et la Fonte\nEt vous avez franchi les Obstacles Balkans\nAu dos du Monstre en Fer que votre Course monte.\nChevauchez, ò Poète, en nos Maux infinis.\nPartout où la Vigueur voyage elle est feconde.\nLe suprème Idéal, libéré du Granit,\nS'envole, et va se perdre aux purs Contours du Monde.\nDomptez notre Univers à vos Rythmes habiles,\nFranchissez TAbsoiu que 1' Inertie nous voile ;\nTélescope, Boulet, Ballon, Automobile\nServent à votre Rage a cueillir les Etoiles.\nVisitez le Ciel vaste où pendent tous le Dieux\nRutilants suicides de la Forèt des Astres ;\nVisitez tout le Mal des Nérons vicieux\nEt toute la Splendeur qui couvre les Désastres.\nChantez ! Que chaque corde éclate d' Etincelles\nEt résonne à vos Doigts en Rythmes d'Océan,\nAfin que les Foréts debout sur les Libans\nBénissent votre Front d'un Cèdre aux larges Ailes.\n\nEmile Bernard.\n\nPOESIA ha pubblicato i medaglioni di G. CarduG.\nG. Mar radi, Gustave Kahn, A. Colautti, Henri de\nFort, Ada Negri, Francis Jammes, Gian Pietro Lucin\nCamille Mauclair, Edmondo De Amicis.\nPOESIA pubblicherà i medaglioni di Jean Moréas,\nMaetertinck, Catulle Mendès, L. Tailhade, Léon Die\nJules Bois, A. Mockel, SainPPoFRoux, P. Claudel, J\nLucie Delarue-Mardrus, A. De Bosis, V. Aganoor, F. Chiesa, D. Tumiati, H. Vacaresco, A. C. Swin=\nburne, Arthur Symons, W. C. Yeats, Fred. Bowles, R, Dehmel, S. Rueda, E. Marquina, Ruben Dario,\nRapisardi, Stecchetti, Angiolo Orvieto, Francesco P\nFrancesco Gaeta, Di Giacomo, C. Pascarella, G. A\nD. Gnoli, Trilussa, G. Bertacchi."}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": "7", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190807-01.1.9", "texte": "Le coffret aux parfums\nHélène Vacaresco.\nLe coffret or et bleu dont la clef est perdue\nGarde aux flacons captifs un arome enfermé\nEt nul ne connaltra la force et l'étendue\nDu silence où profond dort ce cri parfumé.\nQuel chaleureux visage et quels bras de vivante\nOnt rèvé de rouler sur lui leurs désirs noirs !\nJe t'appuie à mon front, ò coffret d'épouvante\nPlus attirant et plus lointain que des miroirs.\nQui sait si tes flacons dont j'ignore la forme\nNe tiennent point le sue qui tue obscurément\nOu le parfum fluet, percant, tragique, énorme,\nQui me mettrait tout le delire humain au sang,\nQui me ferait crier à toute extase: Arrière,\nJ'ai tout brulé, i'ai tout traverse, j'ai tout su !\nLa criminelle odeur resterà prisonnière\nEt la serrure tait son secret disparu.\n\nINB. — POESIA pubblica solamente scritti inediti.\nPOESIA ne publie que de l'inédit."}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "8", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190807-01.1.10", "texte": "POESIA\n\nDITTCO\nElda Gianelli.\n\nIL SONETTO\nAlta bellezza in ferrea cerchia stretta\nsfavilla sì di sua luce solenne\nche picciol scrigno mai gemma contenne\npiù di valore e di lavor perfetta :\nl'Idea, che non da vincoli costretta,\nanche dal career freddo alza le penne,\ne del ritmo al vigor del suo perenne\nfoco le gaie iridescenze getta.\nO bella forma italica e serena,\nch'esser puoi quando forte al par di maglio,\nquando fiore di grazia e passione,\ntu non invecchi insin che fiamma vera\ndi poesia t'avvolga in suo barbaglio\ne s'opri in vivo cor la tua fusione !\n\nLA CANZONE\nVa, grametta, ostentando una freschezza\nche non è più né in lei, né intorno a lei,\nla facil'ode a quanti inganni e bei\nsogni incanto già diedero e mollezza,\nAltra del mondo i cuori urge l'asprezza\nperchè d'amore e di dolore omei,\no Arcadia che ogni dì più ignota sei,\nabbian a esercitar possa o vaghezza.\nSe v'è una morta poesia che mai\nnon risorga, è l'imbelle onde non venne\ndi pensier luce o d'opera feconda,\nmai; che belando e vezzeggiando assai\nin signoria le vacue anime tenne\nfin ch'altro verso al sol lanciò sua fionda."}, {"page_pdf": 11, "page_imprimee": "9", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190807-01.1.11", "texte": "POESIA\n\nLA FURÎO\nValére Bernard.\nValére Bernard, trad.\n(POESIA PROVENZALE)\nSUBRE UN DESSIN D'EN RODIN.\n« Coumo subre sa predo, entahina vampiri,\nchucharai lou sang de toun couer;\nd'espavènto implirai lou founs de tei medoulo ;\ne de ma presènci, jamai,\njamai te poudras deliéura.\n« Ma poussessieu dins tu, amo vuejo, es entiero,\nperco qu'as pas sachu pensa,\nas pas sachu vougué, as pas sachu n'auja.\n« De toun atoumie n'ai fa ma demouero,\ne me nourrirai de tu,\nde tu ! de tu !\nfinqu'à la man de-la de la mouert\ne finqu'ei racino de toun èsse. »\nE Tespaventablo Furio\nduerbè sa bouco d'oumbro en un crid de trioumfle.\nSUR UN DESSIN DE RODIN.\n« Comme un vampire attaché sur sa proie,\nje sucerai le sang de tori cceur;\nj'emplirai d'épouvante tes moelles ;\net de ma présence, jamais,\njamais tu ne pourras te délivrer.\n« Ma possession en toi, àme vide, est entière,\nparce que tu n'as pas pensé, .\ntu n'as pas voulu, tu n'as pas osé.\n« J' ai fait ma demeure de ta carcasse,\net je me nourrirai de toi,\nde toi ! de toi !\njusqu'au delà de la mort,\njusqu'à la racine de ton étre ».\nEt Tépouvantable Furie\nouvrit sa bouche d'ombre en un cri de triomphe."}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "10", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190807-01.1.12", "texte": "POESIA\n\nLA CANCION DEL PAJE\n\nYo fui un caballero de galana corte,\nla galante corte de la fior de Lis ;\nfui preso en Italia, me bati en el norte.\nYo fui un caballero de galana corte\nla galante corte de la fior de Lis.\nPajecillo rubio de la regia estancia\ny al noble servicio de Su Majestad ;\ncual màgico ensueno floreció mi infancia\ny en dorado ambiente de sutil fragancia\nresbaló entre rosas mi primera edad !\nDespues, en las jiras y fiestas reales,\nnovel cortesano, Jas damas servi.\nCegaban mis ojos sus gemas triunfales\ny entre un oleaje de sedas ducales\nconfusas pasiones nacieron en mi.\nDe muchas intrigas desgarré los tules\nguardando secretos aprendi à callar,\ny adoré à esas damas de ojeras azules\nde gallajdo porte y onduloso andar\nBajo las soberbias iluminaciones\nlas vi en las alfombras deslizar su pie ;\npurpùreos brillaban sus rojos tacones\ncual si resbalasen sobre corazones\nen las amplias curvas del gentil minué.\nSiendo aun muy nino j Como me inquietaban !\nCon su deliciosa gracia femenil,\ny si picarescas en mi se fijaban,\nun fulgor de gloria sus ojos dejaban\nen el claroscuro de mi alma infanti!.\nLuego adolescente, las ingenuidades\npronto se trocaron en hondo saber.\nFui fior de capricho de altivas deidades,\nlas que deshojaron mis virginidades,\ncon sus milagrosos dedos de mujer.\nI despues, osado? decidor, valiente,\nen hermosas lides sali vencedor,\ny en mas de un rosado camarin de seda,\nconio el cisne loco tras la fior de Leda\ncon mis veinte abriles corone al Amor !\nOh que de aventuras! Disipa el hastio\nevocar escenas de remota edad :\nAqui la acechanza y alla, el desafio;\ny por sobre todas el cuadro sotnbrio\nde aquél duelo tràgico en la oscuridad !\nI cuantas zozobras y rabia infinita\nfieras se adueiìaron de mi corazón,\ncuando en esa noche de suprema cita,\nmi dulce coloquio con la duquesita\nmalicioso y pèrfido sorprendió el bufón !\nPero siempre osado, por lograr mi empeno,\ndesafié el peligro, lleno de altivez ;\nla locuela rubia me robaba el sueno,\ncon sus grandes ojos, su labio risueno\ny el albor sedoso de su fina tez.\nI fui el mas dichoso dn todos los pajes,\nabeja de amores, acudi al rosai ;\nnos dieron abrigo discretos follajes,\ny entre aromas tibios y crugir de encajes\nmiei de crespos oros se rompió el panai.\nOlvidar no puedo la egregia aventura\nque ocurrió en el bosque : De la Reina en pos?\nun instante, solo, bajo la espesura\nme encontré con ella. Miré su hermosura\ny en grave silencio temblamos los dos.\nPoblaban el bosque rumores lejanos,\nvibraban las trompas con extrano son ;\nyo crei muy tejos à los cortesanos\ny oprimi sus manos con febril pasión !"}, {"page_pdf": 13, "page_imprimee": "11", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190807-01.1.13", "texte": "POESIA\n\nVencido el respeto, con vivos antojos,\npensé q'en amores la ocasión es ley;\nmàs su faz de pronto floreció en sonrojos,\ny juntos miramos con inquietos ojos\nasomar los finos sabuesos del Rey !\nDeliciosas damas, nobles caballeros,\nsiluetas rosadas, de pupila azul ;\nguardias, chambelanes, pajes y monteros,\ncon rumor de copas y chocar de aceros\nos borrais lejanos à traves de un tul !\nYo fui un caballero de galana corte,\nla galante corte de la fior de Lis ;\nfui preso en Italia, me bati en el norte;\nyo fui un caballero de galana corte\nla galante corte de la fior de Lis!\n\nAlfredo Gómez Jaime\n\nA un suggello\nIcilio Bianchi.\nStilla dorata, pendula su'l foglio,\nla fiamma t'arde e illumina le dita,\nsoffuse d'un nitore di germoglio\ncui l'acqua doni palpito di Vita !....\nTu serri a'1 soffio di brutture umane\nil dolce spasimar de le parole,\nsi che pe'l foglio, vergine, permane\nun profumo d'incenso e di viole.\nAnima, allora che tremante scocca\nla goccia d'oro e il tuo suggel l'incide,\nfulgido per il bacio d'una bocca,\nche pur nel pianto, per dolcezza, irride,\npensa che in core va stillando e in mente\nil o-ioco de le dita e che su l'oro,\no\npurificato a'1 palpito lucente,\nsfavilla de'l tuo nome il bel tesoro."}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "12", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190807-01.1.14", "texte": "POESIA\n\nIL POLITTICO DELLE CAMPANE\n\nL'ALBA.\nAprì la stalla. — Riempiva l'aia\nqualche gallo canoro. — Impallidiva\nl'ultima stella sopra la giogaia\nnera, sul cielo tremola e tardiva.\nA tratti nella gran calma opprimente\nun vento lieve come una carezza\nrecava il rombo rotto d'un torrente\ncon un sospiro gelido, di brezza.\nL'erbe, nell'ombra luminosa, a pena\nlucean di rugiadose opre di ragni,\nquando una squilla tinnula, serena\nscoppiò di mezzo un fitto di castagni.\nInsistente, tremante, esile, sola\nviva nell'ombre della gran vallata\naspettando una tarda boscaiola\nda sommessi belati accompagnata.\nNota per nota svaniva una bianca\nfalce pendula. — S'acchetava il vento;\nla campana batteva, come stanca,\nuno, due squilli... il fremito era spento,\ne il Mastro trasse i buoi possenti dove\nil plaustro aspettava, ove solenne\ndormia l'aratro sulle alterne prove\nde' solchi. — Un falco batteva le penne\nsollevandosi verso l'aurora\nche disegnava i monti di cobalto\ne l'ombra al piano indugiava ancora\nsotto la luce che nasceva, in alto.\nRuppe da monti il sole. — Errò, pei campi,\npei boschi, sulle vette auree battendo\ne sfolgorò di suoi purpurei lampi ,\ni bovi che partirono, muggendo.\nIL MEZZOGIORNO.\nPoi che concesse il buon seminatore\nper lunghe ore a' solchi azzurri il seme,\nil Mastro volle, propiziatore,\nbever coWopre il rosso vino, insieme.\nE su la terra madre, ancor fremente\ndel rude bacio degli aratri, volle\nil vecchio con la man benedicente\nfrangere il pane sulle infrante zolle.\nEd anche a' bovi, immobili nel solco,\nbasso il mite-sognante occhio sereno\nporse col braccio bronzeo il bifolco\nun buon mannello d'odoroso fieno,\ne tutti ricevè la terra antica\ncui già nel grembo riposava il seme,\nquella che dopo l'ultima fatica\nci terrà tatti addormentati insieme.\nEbber comune il nitido bicchiere;\nrompeano, a tratti, semplici parole,\ne il terren molle, come un incensiere,\nfumava sotto il folgorio del sole.\nQuando dal monte, tremolo, sonoro\nun ondar rimbombante di campane\nl'ora nunciò che agli altri cessa, a Loro\ntorna il lavoro assiduo e rimane !\nVidero a mensa, nelle menti oscure\ni signori dei campi e un'ombra nacque\nrapida, di felicità future;\nma la campana, rimbombante, tacque.\nE i Puri si levaron sulle zolle\nstretti nel pugno i lucidi bidenti,\ncol Mastro antico, e sì com'egli volle,\ndettero il Seme, d'un gran gesto, ai venti !"}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "13", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190807-01.1.15", "texte": "POESIA\n\nLA SERA.\nUn fremito lontano di campane\nempie la strada opaca di mistero\ne da vette purissime e lontane\nsquilla e romba pel ciel che si fa nero.\nParte dai monti dove brilla fioco\nqualche lume che è forse una fiammata\ndi sterpi a cui si stenderà fra poco\nuna ruvida destra affaticata,\ntorna alle selve dove indugia il vento\ncol rumore di qualche ultimo volo,\nad una casa, dove a lume spento,\nforse, memore, un vecchio aspetta, solo...\nL'antico Mastro, zufolando, punge\nle pecore su su per la salita ;\nil suon delle campane lo raggiunge\ntutto empiendo di sè, come la Vita ;\ne l'armento così, va nella sera\ncol gemito di perse anime umane\ntra i citisi dell'arida brughiera\ninseguito dall'auree campane,\nmentre sfumano in una nebbia fonda\nle cime dei contorti alberi strani\ne nella fosca nube che gl'inonda\nimmemori di sè, dormono i piani.\nL'ultimo squillo che riscosse i monti\ned affrettò lo stanco pellegrino,\nebbro l'occhio di rosei tramonti,\nlungo tremò sotto il gran ciel turchino,\ne d'un rombo sonoro empì il chiomato\narco dei colli di rosse fiammelle\nmentre sul padiglione sconfinato\nrapidamente s'accendean le stelle.\nLA NOTTE.\nPoi che la Notte vigilò da' cieli\ntacquero i monti in un raccoglimento\ne, radunando i tempestosi veli,\ntornò leggero alle sue rupi il vento.\nDalle vette superbe al pian scheggiato\nsi confuse la roccia alla foresta\ncome onde d'un mar pietrificato\nper subita virtù, nella tempesta.\nA tutti nell'oscurità, lontano\nsinuoso gettando un suo barlume\ns'affaticava sul remoto piano\nbiscia d'argento smisurata, un fiume.\nUn campanile tenue, salito\nfuori degli archi d'un merlato claustro,\nin un sogno impotente d'Infinito\nil ricurvo attingea timon del Plaustro\nportentoso e tacea, come aspettante\ndi ridonar, col sole, all'indomane,\nai sottoposti campi alto e sonante,\nl'ammonimento delle sue campane.\nTutto dormìa così, ma per l'oscuro\naer passava qualche sogno enorme,\nqualche non visto nunzio del futuro\nfacea la notte palpitar di forme.\nUn soffio blando, come lene incenso,\nondeggiava tra' solchi, al cielo terso\nsollevandosi in un profumo intenso,\nsuscitando armonie nell'universo,\nmentre le stelle ardean sul firmamento\ne i monti erano immemori e sul piano\nnell'ombra senza luna e senza vento\ntacitamente germogliava il grano !\n\nFerdinando Paolieri."}, {"page_pdf": 16, "page_imprimee": "14", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190807-01.1.16", "texte": "POESIA\n\nLe parfum des tabacs blancs\nMarie Dauguet.\n(I)\nLe cantique rouge du soleil est défunt,\nLa nuit secrète et lente et bercante m'enchante;\nLe bonheur d'un repos sans limite me tente;\nJ'écoute le silence alourdi de parfums.\nL'odeur des tabcs blancs sous les étoiles vogue ;\nLe vent rèvant a des soupirs mystiques d'orgue\nEt, candide, la lune au bord du firmament\nFleurit splendidement.\nOh! plus jamais, heurtant l'écho endolori,\nDe ces cris fous ! L'envie d'ètre soi s'amoindrit;\nToute funeste ardeur au fond du cceur défaille;\nL'universelle vie en mon ètre tressaille.\nPuisqu'il te faut sortir de toi et te répandre,\nMon coeur actif, mon coeur, impétueuse cendre ;\nMon coeur, oiseau captif, froissant son envergure,\nQue tout circuit contraint, à ces parois obscures\nD'une hnmaine poitrine; ó mon coeur obstiné,\nEt semblable, en l'effort où nous nous acharnons,\nAu fou hagard blessant son geste forcenè\nA la muraille étreignante du cabanon,\nDéborde en la ò coeur olympien ;\nEvade du fini, penètre en Téternelle\nExistence flottante, éparse et sans lien\nOù l'àme de la bète et du dieu s'entremèlent;\nOù cette àme de l'astre et de la piante et celle\nQue tu crois ètre tienne, éperdument s'enlacent\nEt d'un inique essor frémissent dans l'espace,\nTelles, dans un feu clair, des milliers d'étincelles.\nr\nEcoute en l'ombre bleue ce bruissement de palmes\nMonter dans le silence et soudain s'apaiser;\nDéguste ces parfums, aux calices diaphanes,\nPar la lune embaumant, à profusion versés.\nGrise-toi de cette onde échappée à son urne,\nQui tombe de ses bords si finement blutée\nEt submerge ces fìeurs à la pulpe argentee,\nOù s'attarde le voi des papillons nocturnes.\nVois-tu, par millions, les étoiles éclore,\nSemblables à ces fleurs qui ornent ton jardin ;\nLeur pollen lumineux en les cieux s'évapore,\nComme le vii Désir agonise et s'éteint!\nSors du tourment de vivre étouffant en toi-mème;\nVois donc, autour de nous, quelle exaltation.\nTout se confond et le parfum devient rayon ;\nSois la note perdue en l'orchestre suprème.\n(I) vers soni tirès des « PASTORALES », volume qui paraitra le 15 octobre chez tEditeur Sansot, à Paris."}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "15", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190807-01.1.17", "texte": "POESIA\n\nIl Girino scettico in amore\nEnrico Cavacchioli\nDA \" LE RANOCCHIE TURCHINE „\nStriscie di luce nei pantani. Torba\nl'acqua gorgoglia sotto alla gramigna:\nle raganelle dalla voce arcigna\nconcertano al trillar d'una tiorba.\nDanzan le rane in loro coppie ignude\ninclinandosi al suono che s'inchina;\nstrilla la rannocchietta più turchina\nnascondendosi dentro alla palude;\nstrilla l'amante imberbe e l'accompagna:\nl'ombra si allunga come una voragine,\ne appar la luna in una sua compagine\nche fra le nubi livide ristagna.\n*\n* *\nLa rana ascolta; s'ode un frullar d'ale.\nSilenzio. Chiama il cicisbeo malato,\ned accorre un girino, impomatato\ndi mercurio e d'unguento vegetale.\nAh, quante femminelle in dolci aspetti\nha conosciuto e quante treccie ha morso !\nMa per fortuna, se salta sul dorso\nil ranocchio alla rana, non la spettina!\nMa per fortuna, se l'amore è grande\ne la luna col tondo occhio di rame\nscivola e infrasca e sfrasca nel fogliame,\nle rannocchie non portano mutande !\nLimpidamente, al lume di tre stelle\ns'ama, si bacia e canta in folle abbraccio,\ne si tracanna lo champagne in ghiaccio\nsul petto ansante delle puttanelle.\nDice allora il girino in tono lirico\nall'amatrice i suoi dolori atroci,\nnel plenilunio s'odono le voci\nmodulare sommesse il panegerico :\n« Accorda i tuoi sospiri, o vecchia amante\nsentimentale e raspami un fandango;\n10 rido come un pazzo anche se piango,\nal rischio di tua gola delirante.\nAccarezzami l'anima con tronchi\nbrividi: io voglio addormentarmi, io posso\ndormire in un tuo spasimo commosso\ned allargare in tuoi singhiozzi i bronchi.\nCosì, cullati, come una sottile\nfantasima, volante in nuvolaglie,\nnavigheremo sopra alle boscaglie\ntutte fiorite al sol primaverile;\ne sfioreremo cuore ed acquitrini\ntutti stellati d'oro e lapislazzoli;\no ranocchietta ingorda, come razzoli\nnel mio sogno e ne' miei cento destini!...\nAprile ! Aprile ! Aprii ! Quante vedette !\nTaciti rimarremo ad ascoltare\ncome le gemme rompano, alle chiare\nnotti, e s'infiorin tutte le ramette,\ne sogneremo di regine azzurre,\ne di torrenti d'oro, e di notturni\nlanguidi, in ritmi lenti e taciturni\nche sanno gli occhi al pianto ricondurre !... »\nLa rana ascolta, Poi si stringe al seno\n11 girino che sogna, impomatato\ndi mercurio e d'unguento adulterato,\ne sospirando trema in ogni vena.\nSi guardano negli occhi i due batraci ;\nla vecchia e l'amatore adolescente:\nla luna è bianca ed è la notte ardente\nin una sinfonia come di baci.\nPassan le nubi. E guardano. Dall'alto\ndei cieli si disegna lor fiorita\ndi giglio. Ora la notte s'è smarrita\nnel candore, smerlata di cobalto.\nVINCITORE DEL II CONCORSO DI \" POESIA ,,"}, {"page_pdf": 18, "page_imprimee": "16", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190807-01.1.18", "texte": "POESIA\n\nCOMMENCEMENT D'UN POÈME\n\nau Poète JEAN-MA.RC BERNARD.\nMon corps sur le fauteuil est un bourg au soleil\nQui s'indine selon la pente et la colline.\nL'heure y sonne. La rue est faite d'enfants blonds.\nDes femmes, à leur seuil, sourient cTètre vivantes.\nAvant de galoper, mes instants se relayent.\nJe ne sais pas si quelqu'un meurt dans ma poitrine\nOù la lumière envoie un voi de petits plombs\nQui déchirent à peine assez pour qu'on les sente.\nMon sang n'a pas de fin ni de commencement.\nlei mon corps; puis la table, puis les murailles;\nJe suis moi vaguement. Mes yeux et mes oreilles\nNe reconnaissent pas l'univers et s'embrouillent.\nJe suis moi, par dessus quelque chose d'opaque.\nCe qui pense dans moi ressemble au chevrier\nQui est sur les plateaux un matin de printemps.\nLa brume emplit tous les vallons jusqu'à ses pieds\nTandis que le soleil lui dilate les tempes.\nUn robinet en làchant son eau\nFrémit comme un vieillard furieux.\nDes spasmes courts longent les tuyaux.\nMes paupières ont peur pour mes yeux.\nLe chant d'un serin sautille\nSur le bruit dur d'un baiai\nEt le piqué à petits cris\nComme un morceau de pain sec.\nLe matin m'éparpille. On est moi n'importe où,\nEt je ne cesse pas si près que d'habitude;\nJe h'existe pas plus ici que tout autour;\nJe ne crois pas sentir, comme les autres jours,\nLe monde m'appuyer contre la peau sa joue\nDe paysan à barbe rude.\nDes choses qui sont moi se faufilent et coulent\nEntre d'immenses choses qui ne sont personne,\nQui viennent, qui vont loin, qui se contorsionnent,\nQui m'embrassent, qui me traversent, qui m'épongent.\nTe suis le marécage ou passent des racines.\nTout n'est qu'un tas de glaise ; et des mains le faconnent,\nMais soudain d'autres mains le brisent et l'éboulent;\nMoi, je n'ai pas de chair. Toi, tu n'as pas de foule.\nUn tremblement se perd de la rue à la chaise.\nPas de centre et pas de limites;\nRien qui soit mon àme ou mon sang ;\nRien qui soit toute la maison,\nEt rien qui soit toute la ville.\nLes éléments de l'univers restent assis\nCoude à coude, pareils aux enfants dans le cirque\nOuand on n'a pas encore amené les chevaux;\nIls regardent les murs, les trapèzes, les cordes ;\nIls bougent; ils sont mal sur les stalles trop dures;\nMais leg chevaux vont accourir au son des cors.\nOn se fròle sans se presser l'un contre Tautre.\nAucun soufflé ne jette un peu d'air sur la peau.\nLes longs trains de frissons n'entrent plus dans ma tète;\nLa gare dort ; tous les butoirs sont au repos,\nMes sens ne craquent plus sous les tampons de fer.\nDes chocs, des tensions, des ondes, des sursauts\nN'essaient plus d'accoler brutalement les choses.\nIl a poussé de Fherbe et de la mousse entre elles\nComme entre les pavés des places de village."}, {"page_pdf": 19, "page_imprimee": "17", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190807-01.1.19", "texte": "POESIA\n\nMais voilà que sans déchirure, sans secousse,\nMon soufflé se faisant à peine un peu plus court,\nMa téte à peine un peu plus lourde, je m'attriste;\nEt que, sentant les muscles dans mon corps, parto ut,\nCeux de mes bras, ceux de mon front, ceux de mon cou,\nS'ennuyer, ètre plus aveugles et plus sourds,\nDevenir des bètes, piaffer sur un caillou,\nComme des mules au piquet dans une cour;\nSentant une torpeur me saisir aux genoux\nEt me pétrifier lentement jusqu'aux moelles;\nLas d'avoir l'air vivant sans pouvoir ètre moi ;\nHonteux d'ètre une multitude qui s'affale ;\nAyant l'espoir de mon unité, mais déjà\nLe ténace dégout de l'avoir attendue;\nEssayant un effort pour tasser en bloc dur\nCe qui préfère encore ètre moi que la rue ;\nPour maìtriser de haut quatre forces qui ruent\nOu me faire par eìles quatre écarteler,\nEt n'étre plus au moins cette àme qui s'endure;\nComme un roulier se met debout sur la voiture,\nEt d'une main jetant à bas sa couverture.\nDe l'autre, en un seul coup qui lui distend les lèvres,\nTire les et redresse les chevaux,\nRepoussant de ma chair je ne sais quoi de chaud\nQui se laisse tomber à terre, je me lève.\n\nJules Romains.\n\nIL GIORNO DI TUTTI I VIVI\nOttone Zupancic\nLuigi Crociato, trad.\n(POESIA SLOVENA)\nDi tutti i vivi, io sento,\nil gran giorno dei vivi. Il cor mi è parso.\nbalzar con matti palpiti ;\nl'anima in sen ciurlar d' un godimento,\nquasi ebbra fosse a un buon Ferran del Carso.\nUdite? Dove incupisce la selva\nscapigliata bufera\ncome fra il negro pel urli di belva ?\nCome sovra lo scudo della nera\nnube, di sangue rorida\nspesso spesso fiammeggi una gran spada?\nQuesta, o fratelli, è del gran dì l'aurora.\nAl nono dì, alla vita ! Non invada\nsgomento il sano e il forte, in nessun'ora\nper la spada di sangue ! Ell'è temprata\nper i sepolcri, dov'è crollo e morte.\nAh, tutto ciò ch'è forte\nvive sicuro della sua durata !\nO fratelli, ecco il tempo ; il tempo è giunto\nCome la va ? Su, ditemi !\nSolcò il vomere d'oro i vostri campi?\nDall' incubo del sogno, via, scuotetevi !\nE lampi il cielo, è lampi il di dei vivi !\nPer chi è in letargo, è inutile ;\nè per chi vuole e freme che si abbrivi."}, {"page_pdf": 20, "page_imprimee": "18", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190807-01.1.20", "texte": "POESIA\n\nMENDELSSOHN\nA GIAN PIETRO LUCIMI\n....Suona un\nScalpita il piano ! E via ! come Mazeppa\necco d'un lampo l'anima allibita\nsu un focoso cavai bianco rapita\nin un abisso tra un'infernal teppa.\nNotte intorno ed orrore. Ed ecco gli astri\nche si gonfiano come mongolfiere\npiene di candide angeliche schiere,\ne s'alzano azzurrognoli e verdastri.\nDegli amanti malati a un pianterreno\nsi baciano a traverso freddi vetri.\nSboccia un insipido fior di camelia.\nNella sera straziata d'urli tetri\nsu dal fiume colore del veleno\nfluttua il liquido fascino d'Ofelia.\n\nCHOPIN\nCorrado Govoni.\nA FILIBERTO SCARPELLI\n....Suona un violino\nOh scacciate quei gatti dalle gambe!\nVoglio morir di questa straziante\nmusica ! Le cortine in un istante\ns'aprono sulle tenebre profonde.\nTremano gli intestini. Sulla soglia\ntutta ignuda e in capelli come furia\nterribile apparisce la lussuria\na gridare la sua infame voglia.\nE svanisce in un bolide turchino.\nO bacio di vetriolo interminabile !\nOcchi bianchi d'un bianco allucinante\ncome calici d'alcool imfiammabile !\nOh la frenetica, oh la delirante\nrossa masturbazione del violino !\n\nMISTERO\nAngelo Maria Tirabassi.\nNon un sorriso d'astri che illumini\nil buio fondo, pien di fantasimi,\ne non una nota che palpiti\nnel silente dominio de l'ombra.\nDietro una mesta visione perdesi\nla mia pupilla, molle di lagrime,\ne, in metro di ardente preghiera,\nsu dal core s'eleva una voce.\nTutto è silenzio d'intorno. Un gemito\nvien da lontano. Che sia lo spasimo\ndi un essere senza speranza,\nil supremo conato di un vinto ?\nInvano io chiedo. Silenzio e tenebra\nnon hanno voci. Invano l'Anima\nsi affanna. Sta sopra i mortali\nsfinge eterna, assoluta il Mistero."}, {"page_pdf": 21, "page_imprimee": "19", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190807-01.1.21", "texte": "POESIA\n\nLE RONDINI SIMBOLICHE\nNella Doria=Cambon.\n(FRAMMENTO)\nDormono le sibille\nin seno a le sacre foreste\ncon lor veggenti pupille\nancora scrutevoli e deste ;\nElle seppero tutti i misteri\ndei venti, dei mari, dei fiumi.\nElle seppero tutti i pensieri\ndegli uomini folli e dei Numi...\nUno stormir di dodonee\nquerce il lor murmure estende\noltre i riversi tripodi\ncui la gramigna offende.\nEd i profeti barbuti\ncon dentro i pugni serrati\ni rotoli dagli acuti\nverbi non iscrutati,\nposano dentro l'arche\ninviolati sigilli,\ncon le pupille carche\nd'un attesa di squilli\nd'oricalchi lontani...\nDormon le profluenti\ncandide barbe stese\nsovra i petti possenti\nche furono gli arcani\nechi delle distese.\nE le rondini in alto\ntessono larghi voli,\nsquarciano rosei veli\ndi nubi e grigi veli\ndi vapori terreni...\ne sovra i prati ameni\ne sui deserti immensi,\nricamano parole\nefesie, e sopra i cieli,\nsu le città, sui mari,\nsu le tombe e gli altari.\nEd hanno stridi rari,\ncanti intensi e garriti\ndi rampogna... ed inviti!"}, {"page_pdf": 22, "page_imprimee": "20", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190807-01.1.22", "texte": "POESIA\n\nGli occhi del mio teschio\nBiagio Chiara.\nIl legnaiulo che serrò la cassa\na colpi di martello, sordamente,\nconfisse un chiodo nella fronte al morto;\ne il chiodo che la fronte ora trapassa\ntiene una ciocca morbida e lucente,\npiccolo serpe dal dolore attorto.\nO teschio dal sogghigno funerario,\nin vita non cosi punse l'idea\nquel che i vermi corrosero cervello.\nAlta la notte: il sogno mortuario\nsta prono in terra e splende l'umil Dea\nfra nubi bianche come bianco vello.\nPur me vedo nel teschio e già sogghigno\ndai denti che non hanno più gengive\nil beffardo sogghigno della morte.\nQual desiderio chiude l'osseo scrigno\ndi vane forze, vane e fuggitive,\ninerti del mistero sulle porte?\nScheletri bianchi, ad un incude immane\nfoggeremo un piccone distruttore\ne smuoverem dai cardini le porte\ncon cigolio di ferri, se il dimane\ndi nostra vita è l'ombra, ed il terrore\nvien da quest'ombra più che vita forte.\nMacabra ridda d'esili fantasmi\nnoi sospinga l'ignavia dei viventi,\nistrioni loquaci nella farsa.\nLe verità nascoste ed i sarcasmi\nfioriscano con stridere di denti,\nmordano loro l'ugola riarsa.\nSe daireternità che sola voglio\nspremere posso un calice d'oblio,\nla scheletrita mano, ancora arguta\nnel gesto dello scherno e senza orgoglio,\nl'effonderà sul seno immondo e pio\ndell'unica pietà : - la Prostituta.\nChi simil chiodo rugginoso in fronte\nmi fisserà come una gemma in oro?\nDi mistero in mistero e d'ombra in ombra,\nvagherei calpestando nere impronte,\nfin che giunga a toccar l'aureo tesoro\ndi ciascuno mister, di ciascun'ombra.\nNelle occhiaie più grandi degli spechi\ne fonde come il cuor delle caverne\npersisteranno, tragiche, impudiche,\nlumi di morte, lumi foschi e biechi,\nfisse a scrutare le demenze eterne,\ndue stelle verdi come furie antiche.\nDue stelle verdi come furie antiche\nlampeggeran dentro le occhiaie vuote,\ninverdiranno l'ombra di lor verde;\ne coronato il cranio delle ortiche,\nse un martellare nuovo lo percuote,\nad ogni colpo diverrà più verde.\nO teschi dal sogghigno tanto grande\nquanto di voglie nudo e di menzogna,\ntutti vi schiarirò di quei verdi occhi,\nche non sapeste sotto le ghirlande\ndella vita, ghignare alla vergogna,\ncome or ghignate a questa vita, sciocchi !"}, {"page_pdf": 23, "page_imprimee": "21", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190807-01.1.23", "texte": "POESIA\n\nIntorno a una cappella chiusa\nUmberto da Montereale.\nPar da secoli chiusa. — In su la porta\nsculto è un agnello e un Cristo che lo regge ;\nnè il latino si legge\nquasi più, che ad entrare ancor conforta.\nSui gradini, sgranando un suo rosario,\nsiede il mendico, cieco e solitario.\nChiusa è in eterno. — Gente\nmorta quanta vi entrò, con dietro ardente\ncera e stolto dolore ! — Or de l'informi\numide mura ne le crepe, un muschio\ncresce, d' un verde nero.\nDietro, del cimitero\nfra le tombe, onde sparsa è quella terra\nstan fanciulli, che guerra\nfingono e paci a gara.\nBrucano capre di quell'erba amara.\nCosì sosto, ed un poco\nanche la guardo, e guardo quei fanciulli\nnovi e l'antico gioco,\ne le croci e i già franti\nmarmi : ed una speranza, ecco, mi nasce\ndentro, sì che a un fragor che mi dispiace\nmeno, movo per vie tumultuanti.\nChe a chi soverchiamente\nl'ama - questa che sola è in sul natio\ncolle, o rovina simile che ingombra\nsimilemente -\nl'anima gli fa pure come l'ombra\nd'una sua croce, se di, veleggiante\nluna al gelido lume, su sacrata\nterra il suo tedio stampa.\nAl suo ricordo, come a spalancata\nfinestra aurea fiammella,\nd'in su la cima del suo cuor la bella\ngioia involasi e svampa.\nScorda ogni bene — se taluno n'ebbe. —\nmisero! e non vorrebbe\npascersi se non di dolorose\nricordanze, non fondersi a le cose\ntutte, che a noi fan cara\nsempre la triste, l'inutile vita;\nessere con Dio ne 1' infinita\npace d'albe e tramonti, in quell'austera\nsolitudine come ne la nera\nfolla, e nel gioco di colui che bara\nanche, o in festa prepara\nla sua tomba: e cosi piangere poche\nlacrime a la rovina\nd'un antica grandezza,\nridere ne l'ebbrezza\ndei flutti a la marina.\nAnima — che per te quest'inneggiante\nstrofa disciolsi, o forse mi consolo\ndi come sei nel vero,\ncantandoti così come il pensiero\nti vorrebbe — se quel sempre più basso\nmuro riguardo, di tra il cimitero\nvecchio e la strada, e il nero\nmuschio tra sasso e sasso,\ntosto in lunghi rivivo ma soavi\npomeriggi — e son venti anni passati ! —\nche in me timida e muta eri, e fra i guasti\nmarmi e l'erbe i compagni in affannati\ngiochi scorgendo, viva mi balzavi\ndentro il petto, nè intoppo il muricciolo\nm'era, pur come a capra che le forre\nsalta, e colà dove più dolci pasti\nvede l'altre brucar, belando accorre.\nMa talvolta; giungendo da la via\ndi ruote, di mestieri\nun'eco, un'armonia\nne l'aria costassù cerula e tersa,\no i capelli da spersa\nrondine che poi stride e sormonta,\ntocchi così che m'illudea, con pronta\nmano, fermar quel volo;\nlà d'un tratto parevami esser solo\nfra i compagni, ed in me come una strana\npresentiva possanza.\nnascere di ciò, d'una lontana\nopera il germe o la ricordanza.\nE se pur sempre come in quell'aurora\nd'un'anima — che già più d'una sera\ns'ebbe, più d'un aurora? —\nsta la cappella, in breve nel mio canto\nsolo avrà lunga e dolce\nvita, che intorno a lei tutto è già tanto\npiù ridente d'allora.\nSono polvere al vento oggi quei tetri\ncasolari sul colle, onde preclusa\nera un dì la diffusa\nvista del mar, del sole che nel golfo\ncade, infuocando de le ville i vetri.\nOggi, da la riviera\npopolosa discopro in fin l'estrema\npunta ; una vela palpita e si perde\nlà dove tosto un verde\nlame rispecchierà l'acqua che trema.\nL'Alpi discopro, e i colli, e la città\nche sui colli si estende, che di borghi\ns'arricchisce e di enormi\nnavi, onde tutti sonano i cantieri,\nnavi per mari, per porti remoti,\na chi li vide o non li vide mai\nsempre noti ed ignoti.\nE pur essa — dei caldi\nmari non credo ancor farà la nave\nultima spumeggiar l'onda — che grave\nd'anni e tedio, rovina\nsolitaria non più forse sarà.\nAl suo posto una scuola, un'officina,\nun mormoreo teatro sorgerà.\nCosì sempre al suo jeri\nspera l'Uomo migliore il suo domani,\nben che una voce gli dica : — Domani\nsi soffrirà come soffrimmo jeri! —"}, {"page_pdf": 24, "page_imprimee": "22", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190807-01.1.24", "texte": "POESIA\n\n“TOUTE LA LYRE„\n\nJules Bois. — LE VAISSEAU DES\nCARESSES — Paris; Fasquelle, èditeur.\nE' un magnifico romanzo di costumi\ncontemporanei, fatto per rinvigorire le anime\ned ammaliare i sensi in queste ore di sner-\nvante canicola. — Maledetto e delizioso libro\n— lo definisce una bellissima donna ita-\nliana che è anche una scrittrice piena di\ncapriccio. E voglio, già che la ricordo,\ndare un' idea del suo entusiasmo espresso\ncon un? di quelle formule ingenue e pure\nprofonde che sono affatto proprie delle\ndonne d'ingegno latino: —- Voglia grande\ndi parlare di qiiesto Vaisseau... Conoscete,\nvoi, nevvero, la mia frenesia di propaganda\nquando scopro una cosa che mi piace ? Io\ndevo parlarjze : tutti devono parlarìie. Ma\nè anche, questa9 l'unica arte hi cui ima\ndomia si sente sicura. La donna, del libro\nnon sa ?iiente, non capisce nieìite, ripete ciò\nche dicono gli uomini. Essa si se7ite sicura\nsolo dinnanzi la pagina che piace. E que-\nsto libro 7i è pieno.\nDunque il Vaisseau des caresses è un\nlibro per piacere immensamente alle donne\ne — aggiungo io, — per piacere immen-\nsamente agli uomini. Jules Bois vi ha tra-\nsfusa tutta la sua arte meravigliosa, fatta\ndel più pittoresco fra gli stili letterari e\ndella più squisita conoscenza del cuore\numano. Ouesto Poema della Nave moderna\nè il poema stesso della Vita, con tutte le\nsue misteriose attrazioni, i suoi folli pas-\nsaggi, le sue minute angherie, le sue for-\nmidabili passioni, i suoi terribili schianti.\nL'elemento infinitesimale delle onde, culla,\nrimbalza, precipita, redime con la sua vi-\ncenda ritmica incoercibile quel piccolo e\npure completo mondo che passa sulla guan-\ncia molle del globo. Il viaggio è verso i\npaesi di tutte le forme e di tutti i colori,\nverso quell'estremo Oriente, fra asiatico ed\naustraliano, che rimane sempre la Mecca\nnostalgica d'ogni delirazione d'artista euro-\npeo. Tra una folla varia ma determinatis-\nsima di personaggi nei quali l'Autore ha,\ncon mano maestra, abbozzate le smorfie\neterne della perfidia, della gelosia, della\nsensualità, dell'idiozìa, della lealtà e dell'in-\nteresse, si avanza sul cassero della Nave e\ndel Destino la coppia eroina di Glatic e\ndi Odon.\nGlatic è un tipo incantevole di donna :\nla deraciné e, la internazionale, la zingara\ndella vita e dell'amore. Occhi di baiadera,\nnome e voce d'uccello malese, carne d' in-\nferno, di purgatorio e di paradiso. Odon\nè un tipo incantevole d'uomo: lo scienziato\ne l'artista del pensiero, il buddista filosofico\ne letterario, colui che va a portare la sua\ngran pace etica verso il paese dei Veda e\ndel Nirvana: e, quasi, nell'atto, crede di\ncompiere con la Vita le sue definitive augu-\nste nozze d'amore. A descrivere il genere\ndi passione che scoppia fra i due esseri\nantitetici e pure profondamente vocati l'uno\nverso l'altro, provvede l'Opera che è una se-\nquela di pagine spremute dalla più intenta\ne radiosa visione della verità. 1 due amanti\ncelebrano le loro nozze supreme di fronte\nall'infinita maestà del paesaggio oceanico,\nstretti, tutt' all' intorno, dalle anguste bar-\nriere della mediocrità umana : e, ben sa-\npendo di doversi lasciare al primo sbarco,\npregustano tutte le nostalgie divine di sè\nstessi e dei loro destini futuri disgiunti.\nSono due creature intere, nel loro continuo\nsmarrirai fra gli uomini e le cose. Sono i\nsimboli dell'attimo, dell'ora, del giorno, del\nmese, dell'anno, del secolo, del mondo che\npassa, passa, passa, come 1' eterna Nave\nnell'eterna tempesta. Pochi libri, ormai ser-\nbano in sè gli elementi che divertono e che\nfanno pensare. Questo è uno dei più elo-\nquenti. La rapidità elettrica della vita mo-\nderna, il carattere sporadico dell'amore, la\nlinea quasi folgorea della bellezza femmi-\nnina in passaggio, la tendenza delle anime\nvicendevolmente prese, a sempre più re-\nstringere il cerchio della loro danza tetanica\nfra l'immanente potenza della natura, sono\nresi con una insuperabile arte dello spasi-\nmo, si che dalla lettura del libro si esce\ncome esercitati, di vene e di polsi, ad un\nrespiro di vita più scettico, ad un piacere\nd'amore meno doloroso. In due punti l'arte\ndi Jules Bois, nel Romanzo, tocca le cime.\nQuando, in pochi tocchi, egli ci dà la per-\nfetta imagine del mare nelle diverse ore\ndella giornata, il mare visto e sentito, il\nmare d? acqua, d'aria e di mistero : e quando,\ndurante il più tremendo infuriare della tem-\npesta, mentre gli amanti sono abbracciati\ne la nave sembra dover profondare nell'a-\nbisso ogni momento, Glatic invoca di mo-\nrire, Odon invoca di vivere.\nLì è veramente l'uomo che sempre resta\nla bestia superlativamente egoista, che sem-\npre sa vivere un po' fuori dell'amore anche\nsul più vertiginoso vertice dell' amore ; lì\nveramente è la donna che, quando ama,\nnon percepisce più nulla e si dà tutta al-\nl'amore cui si abbandona, sempre convinta,\nun poco, di abbandonarsi alla morte. La\nscena dà il brivido che segna il prodigio\ntoccato.\nQuesto libro che si potrebbe definire il\npiù liquido e il più salubre dei Poemi\nmoderni, per il quadro umano che forma\ne per la bellezza di stile che prodiga, ag-\ngiunge una stupenda foglia d'alloro all'au-\ntore illustre dell' Ippolito coronato e della\nFuria. E ci auguriamo che anche in Italia\nquesto Vaisseau des caresses trovi la sorte\nriservata ai sempre più rari capolavori del\nmoderno spirito latino.\nNotai*L — I TRE LADRI — Milano;\nEdiz. deirAmmiìiistrazioìie Notari.\nIl romanzo si legge d'un fiato. E' nella\ncostruzione pieno di rischi e, pure, di pro-\nporzioni esatte. Dalla prima all' ultima pa-\ngina 1' interesse dura, tenuto acceso con\ngrande accorgimento. Vi si vive una se-\nquela di avventure snodate a filo di rasoio,\nsvolte per una di quelle atmosfere d'inve-\nrosomiglianza che la letteratura inglese ed\namericana hanno reso di moda ma che,\nnel libro di Notari, serba tutto il profumo\ned il fremito della nostrana realtà d' ogni\ngiorno.\nI libri di Notari, checché si dica, sona\nlibri d'idea ed è specialmente sotto questo\npunto di vista che vanno considerati. Il\nloro successo non solo non ebbe mai per\nme, sapore di scandolo ma, anzi, mi signi-\nficò sempre, nel modo più eloquente, un\nrisveglio della assopita coscienza umanitaria\nitaliana. Anche qui la miseria dell' alto e\ndel sottofondo sociale è lumeggiata con rude"}, {"page_pdf": 25, "page_imprimee": "23", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190807-01.1.25", "texte": "chiarore di lanterne: ogni scoppio di risa\nsoffoca un singhiozzo di pianto : ogni scor-\ncio comico della vita comunica con una\nprospettiva di tragedia : gli uomini sono le\nstesse maschere che si sovrappongono sovra\nlo stesso fantasma squallido, e la vita è un\ncarnevale dai gettoni d'oro e di fango7\ndove chi più raccatta arrischia di essere\npiù rispettato. L' amarezza che spira dalle\npagine dei Tre ladri è quella che fa la loro\ngloria. Si: il mondo è, e sempre più\npromette di essere, come lo simboleggia\nNotari in questo rapido schizzo di costumi\nultra-moderni, che, non esito a dichiarare,\nin taluni punti ha lo scroscio dinamico di\n■certe pagine del Balzac e in altri 1' acuto\nzampillo umoristico di certe pagine del\nMirbeau. Il mondo, insomma, è quella casa\ndove tutti rubano e sono derubati.\nLo stile di Notari non accontenterà tutti\n1 puristi. Ma è uno stile fatto per penetrare\nin tutte le carni ed io dico subito che\nl'Italia poteva anche aver bisogno di uno\nscrittore il quale la rompesse una volta per\nsempre con le tiranniche barriere del così\nnon si scrive. Così si parla, ed il romanzo\nè fatto. Tapioca bestemmia benissimo. Ca-\nscarilla perora come un avvocato-poeta.\nOrnano tace come un buon marito. La\npsicologia dei tre Eroi non potrebbe essere\nmeglio pensata nè meglio resa. In quanto\nall'unica figura di donna, del Romanzo, la\nsignora Noris Ornano, sfido a trovare nel-\nl'ultima produzione letteraria italiana una\ncaricatura meglio tratteggiata e più delizio-\nsamente tipica dell'eterno femminino infer-\nnale.\nAl celebre autore di Quelle Signore au-\nguriamo, poi, di comporre molte pagine\nsimili a quella nella quale egli descrive il\ngetto di monete fatto da Cascarilla dentro\nl'aula del Tribunale:\n« — Un momento, signor Presidente....\n— interruppe Cascarilla. — Voglia con-\nsentire anche a me di compiere alla mia\nvolta un atto di giustizia... mi permetta\nprima di restituire questa somma a chi le-\ngittimamente appartiene...\n« Il commendatore si avvicinò, allungando\nistintivamente le mani; Cascarilla lo fermò.\n« — Commendatore — soggiunse con un\ntono tagliente — ho detto che io intendo\ndi restituire questo denaro al suo legittimo\nproprietario: ma questo legittimo proprie-\ntario non è lei !. .\n« La sala parve vuota, sì grande fu il si-\nlenzio nel quale risuonarono metalliche le\nparole di Cascarilla.\n« — No; non è lei ! — ripetè questi. —\nLei... del denaro, di questo denaro è sem-\nplicemente un grassatore... un volgare gras-\nsatore, molto, molto più volgare di Ta-\npioca... Solamente, lei per forzare le ser-\nrature... adopera quei grimaldelli, più per-\nfezionati, più insidiosi, più criminali che si\nchiamano « gli affari »... Vuol sapere chi\nè il proprietario di questo denaro?... Ecco...\nguardi !...\n« Cascarilla aveva afferrato uno dei car-\ntocci ; lo lacerò con un colpo secco e ful-\nmineo e, trattenendo per una punta 1' in-\nvolucro rotto, come se fosse una fionda,\nlanciò il contenuto verso il fondo dell'aula.\n« Nel raggio di sole che dai finestroni alti\ntagliava obliquo la sala, saettarono guizzi\ndi luce che parvero uno sciame in fuga di\ninsetti d'oro.\n« Sulle porte e sulle pareti si udì un cre-\npitìo, indi un tintinnar di suoni come una\ngrandinata di vetri infranti.\n« Vi fu un istante di immobilità paurosa,\nseguita da uno schianto improvviso.\n« Il pavimento parve crollare sotto la\npressione di una forza immane e scono-\nsciuta.\n« La folla come attaccata da una convul-\nsione simultanea si era precipitata e rove-\nsciata sull'oro come una catapulta. Casca-\nrilla aveva preso altri pacchi e successiva-\nmente li lanciò in ogni direzione.\n« Una ferocia voluttuosa e sadica splen-\ndeva nei solchi madidi della sua fronte e\nsi aggrappava agli angoli duri delle sue\nlabbra aride, mentre le sue mani tremanti,\nfrenetiche e folli scagliavano senza posa il\ndenaro come quelle di una maschera briaca\nnella più orgiastica vampata di veglione.\n« Tutta l'aula fu una bolgia scatenata La\nbalaustra di legno che difendeva il pretorio\nscricchiolò e volò in pezzi.\n« L'onda umana sormontò e travolse i de-\nboli, gli incerti, i ritardatari. Dalle tribune\ns'alzò un urlo di spavento.\n« Manate d'oro e di biglietti di banca rag-\ngiunsero quella folla variopinta e la roto-\nlarono in una lotta bieca di fame che si\nrivolta.\n« Giudici, avvocati, carabinieri, panche,\nseggiole, tutto fu travolto e divelto da quella\nfuria di rapina che non distinse più osta-\ncoli, che non conobbe più limiti e che li-\nvellò l'aula sotto un maroso spaventevole\ndi torsi e di carne, di piccola, povera, ri-\nbuttante carne umana. »\nA parte la trovata d'indole etico, il pit-\ntore di fantasie umane qui si è rivelato gi-\ngante: e la misura accorta nella quale il\nquadro (che sarebbe stato pur tanto facile\nesagerare) viene dall' artista contenuta è\nquella che più contribuisce a renderlo per-\nfetto nella sua suggestività e a dare un'idea\ndel potente ingegno artistico dello scrittore.\nUn'ultima notizia sensazionale. Il libro,\nmalgrado gli effetti del treno direttissimo\nsui buoni lardi dorsali del Commendatore\nOrnàno e i conseguenti diritti (non doveri)\ndella di lui vezzosa consorte, è innocente\ncome l'acqua di neve e non potrebbe essere\nquesta volta (libro infelice !) sequestrato\nneppure da Sua Eminenza il Procuratore\ndella Reverendissima Rota Romana.\nIn quanto alle copiose illustrazioni di\nUgo Valeri, dico subito che mi sembrano,\nveri capolavori.\nFranoesGO Pa&tonchL — IL VIO-\nLINISTA — Romanzo — Torino ;\nJLattes, Editore.\nPare sia scoccata l'ora del risveglio pel\nRomanzo italiano. Ora è la volta di un\npoeta. Francesco Pastonchi, dopo lunga at-\ntesa, ha dato alla luce il suo Romanzo che\nnon esitiamo a dichiarare opera magnifica,\ndegna di un intelletto aristocratico e tale\nda segnare un punto assai elevato nella\nodierna produzione letteraria del nostro\nPaese.\nNoi non vogliamo dire che molto ori-\nginale sia il tema impreso a trattare in\nquest' Opera dall' Autore delle Odi Itali-\nche. Trattasi di una storia abbastanza\nsemplice dove V amore spicca con tutte le\nsue luci e l'adulterio si proietta con tutte\nle sue ombre. Nè queste di Poesia sono\ncolonne che possano andar spese in uno dei\nconsueti riepiloghi della favola romantica,\ni quali tornano tanto comodi agli autori\npavidi d'un'analisi critica inesorata, quanto\nai critici che vogliano cavarsela senza\ntroppo scoprire il loro animo color di verde-\n\nPOESIA"}, {"page_pdf": 26, "page_imprimee": "24", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190807-01.1.26", "texte": "POESIA\n\nrame. Diciamo solo che 1' atmosfera musi-\ncale in cui la dolorosa storia di Jacopo e\ndi Laura è condotta con così esperta ma-\nno, serve, di per sé sola, a dare un ca-\nrattere nuovo al romanzo ed a spostarne\ncerte linee, alquanto usuali, verso zone di\nluce ancora quasi inesplorate.\nCosì, fin dalle prime pagine, l'opera ha\nuna sua bellezza tutta particolare; il fascino\nirrompe, via via, dalla prosa perfetta, avvolge\nl'anima d'un incanto indefinibile, cresce di\npotenza nel centro e, sulla fine, raggiunge\ncerti limiti di splendore estetico ai quali,\ndopo i migliori romanzi dannunziani, pa-\nreva più non fosse possibile arrivare.\nRipetiamo: il Poeta non ha voluto stac-\ncarsi dagli esempi che offrono, ormai così\nfrequenti, il Dramma ed il Romanzo con-\ntemporanei. L'adulterio usurpa la vita, la\nscena, il libro e si fa indice dei tempi.\nL'amore, ormai, è una partita che più non\nriesce interessante se non viene giocata in\ntrio. Quale stranezza, dunque, se anche\nFrancesco Pastonchi, il dolce poeta dei\npeschi fioriti e delle chiome d'oro, abbia\nvoluto svolgere, nella sua prosa magistrale,\nun tema di passione idealistica a base di\ntradimento coniugale? Egli, in fondo, non\nha fatto che porgere intento ascolto alle voci\ndella vita moderna e guardare, nella vita stes-\nsa, con occhi di grande sincerità, da finestre\nvoluttuosamente spalancate. Ma, come il\nRomanzo resta sempre, secondo la defini-\nzione zoliana, un lembo di vita visto at-\ntraverso un temperamento, Francesco Pa-\nstonchi, pura anima di Poeta, non ha saputo\nresistere alla voglia di esprimere il fondo\nmigliore della sua visione e di purificare,\nquasi diremmo, l'ambiente del peccato\nsolito con la creazione del tipo protagoni-\nstico eccezionale di Jacopo, una delle più\nsquisite, delle più alte, delle più dolorose\nanime d'arte incontrate sulla via del sogno.\nLa bellezza simbolica dell'opera e il me-\nrito dell' Autore stanno, per noi, tutti in\nquesto : nel fatto di una vicenda abbastanza\ncomune messa dentro un'atmosfera d'arte su-\nblime, nel cerchio d'uno di quei misteri psi-\nchici che tanto spesso, auspice la Musica, sem-\nbrano oggi più che mai direttamente confinare\ncol mistero universale. Non per nulla il ritmo,\nr indefinibile ritmo che prende le parole e\nle solleva indipendentemente dal metro o\ndalla rima, governa dalla prima all' ultima\npagina questo nuovo Romanzo d'Italia e,\nin taluni punti, ne fa una corretta ma vi-\nbrante sinfonia di febbri umane. Bastereb-\nbero, a provar ciò, le pagine di psicologia\ndella musica e del musicista, sgorganti ogni\nqualvolta l'archetto di Jacopo delira sul\ntetracordo dello strumento nominato il Di-\nvino: e le molteplici diffuse scene d'amore,\ndi dolore, di poesia, di tormento, di no-\nstalgia, di morte. Le pagine estreme che\ndescrivono l'agonia del Violinista suicida di\nveleno (agonia della carne e dell' ideale)\nsono d'un effetto irresistibile e assoluta-\nmente degne di un grande artista.\nNoi apparteniamo al numero di coloro\nche credono all'avvenire del Romanzo ita-\nliano, le cui sorti presentiamo affidate alle\nsacre mani della Poesia.\nFrancesco Pastonchi è venuto a darci pie-\nnamente ragione. Egli ha dato un forte\nRomanzo perchè è sovratutto un forte Poeta,\nossia un cervello invigorito alle onde della\nmusica e del pensiero. — Avanti !\nG&iiiSo Verona* — L' AMORE CHE\nTORNA — Romanzo. — Milano; Baldijii\ne Castoldi, editori.\nIl poeta del Bianco Amore ha portato\nnel Romanzo il suo notevole senso lirico\ne una forte esperienza del giovine sangue\numano felice di vivere e di disciplinare la\nvita. Anche questo è un libro che si legge con\nvero piacere. È fatto d'uno stile semplice ma\nluminoso. I tipi vi sono delineati con vero-\nsimiglianza e analizzati con potere psicolo-\ngico. Le descrizioni sono sempre pittoriche:\ni viluppi degli esseri e dei casi, interessanti:\ngli sguardi sulla vita e sul destino, impec-\ncabili. Il romanzo, che è di gran mole (e,\nsenza dubbio di eccessiva mole data la\ntenuità etica del soggetto e la evidente scarsa\nintenzione, nel Poeta, di fare della sinfo-\nnia d' anime e di cose) conquista, passo\npasso, la sua vittoria, ed appare fatto per\nsuscitare un mondo di sensazioni nostal-\ngiche nelle anime che hanno vissuto, ama-\nto e disamato senza nè piegarsi nè rom-\npersi sulle vie della vita.\nDiego Santambrogio* — Pensieri,\nfavole, allegorie e profezie di Leonardo\nda Vinci volte in versi italiani. — Ber-\ngamo; (Istituto Italiano d)arti grafiche).\nIl traduttore, un caro dolce tipo di padre\nsensitivo, porta un nome assai noto ai\ncultori della critica e della storia dell'arte.\nAntico patriota e soldato, egli vibra an-\ncora di entusiasmi giovanili che furono\ntutti per la Patria e per la Poesia. Chi\nnon conosce la sua limpida traduzione di\nLenau e i suoi versi originali sparsi do-\nvunque, pieni di soavità e di pensiero ?\nDiego Santambrogio ha avuto Y eccellente\nidea di volgere in poesia taluni dei più\ncelebri piccoli componimenti di Leonardo\nda Vinci. Questo gran Mago dello spirito\nlatino, nella multiforme vampa del suo genio\npoliedrico, ha trovato modo di schizzare\nsulle carte pensieri, favole, facezie, allego-\nrie, profezie nelle quali si direbbe confes-\nsata tutta la singolarissima natura dell'uo-\nmo e dell' artefice. Schizzi letterari che\nhanno un indefinibile ritmo il quale li fa\napparire costantemente figliati in un im-\npeto di esaltazione poetica, tanto preziosa\nquanto ingenua appare la forma usata a\nrivelarli. Diego Santambrogio ha vestito\nla forma arcaica e, talvolta, astrusa del\nVinci, co' suoi versi chiarissimi, precisi\nnel loro sapore classico, assai idonei a far\npenetrare nell'animo dei lettori la vergini-\ntà e la potenza del concetto vinciano. E'\nun'opera che merita l'attenzione del mondo\nletterario e che ci auguriamo abbia ad\nentrare come testo nelle scuole, dove la\nfigura leonardesca sempre ci parve troppo\ntrascurata.\n\nPaolo Buzzi."}, {"page_pdf": 27, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190807-01.1.27", "texte": "DE FRANGE ?\nPARIS - 2 6,rue de Condé - PARIS\nSEIZIÈME ANNÉE-Parait le I\" et le 15 de chaque mois - SEIZ1ÈME ANNÉE\nDirecteur:Alfred Vallette\n\nLA RÉNOVATION ESTHÉTIQUE\nCQUATRIÈME ANNÉE)\nRédacteursen chef: EMI LE BERNARD, LOUIS LORiVIEL, ARMAND POIINT\nParaissant le Premier de chaque mois sur 56 pages imprìmèes avec luxe,\nformant par an deux magnijiques volumes de 336 pages.\nABONNEMENT : France et Etranger, IO francs par an\n\nLA TGISON D'OR\n2.e ANNÉE\nON SOUSCRIT à la Rèdaction : MOSCO U, Norvinsky boulevard, maison\nRogo fine; PARIS, Union des artiste s russes, 25, boulevard Montparnasse ; H.\nFLOURY, Boulevard des Capucines; HACHETTE, 79, Boulevard St. Germain.\nPrix d'abonnement pour l'étranger: 55 francs.\nPrix du numéro: 6 frs. Le Directeur: NICOLAS RIABOUCHINSKY.\n\nRoma nu I\nPOLI TIC — LITERAR — RELIGIOS\nRedactia sì administratia :\nStrada Locaci, N. - Bucarest\n\n« PAN „\nR E V U E LIBRE\nDirecteur: JOEL DUMAS\n\nLES MARGES\nGAZETTE LITTÈRAIRE\nPubliée par M. EUGÈNE MONTFORT\nLe numéro ordinaire: O Ir. 59 - L'abonnement à 6 numerosi 3 francs\nLe premier volume est en vente au prix de 5 francs\n5, Rue Chaptal, PARIS (IX.)\n\nVERS ET PROSE\nPARIS — 18, Rue Boissonade\nDirecteur: Paul Fort\n\nLE BEFFROI\nNOUVELLE SÈRIE (8C ANNÉE)\nART ET L1TTÉRATURE MODERNES\nRevtte da Nord de la France & de la Belgique\nPARAISSANT LE 15 DE CHAQUE MOIS\nLEON BOUCQUET, Directeur - Rue de la Rondelle, 4 - ROUBAIX\n\nLA BALANCE\n(VIESSY)\nREVUE RUSSE DE LITTÉRATURE ET D'ART\n1908 - CINQUIÈME ANNÉE\nPrix d'abonnement pour VUnion Postate: 18 ir. par an.\nDìrecteur: SEROE POLIAKOFF\nBureau: Moscou, Place du Théàtre, Métropole, 23.\n\nV I R\nRivista, di Idee ed Arte\nDIREZIONE : £a Dante Alighieri, I4\n\nLa Phalange\nDirecteurs: JEAN ROYÈRE - JULIEN OCHSE\n6, \"Villa cMichon (Rite Hoissière)\n=^—=—=\n\nRENACIMIENTO\nDirector: G. MARTINEZ\nVelasquez, 76 = MADRID\nì ni"}, {"page_pdf": 28, "page_imprimee": "couv. 4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190807-01.1.28", "texte": "Pretto del presente fascicolo* I\nSocietà Anonima POLIGRAFIA ITALIANA Via Stella, 9 - MILANO - 7095\nLUÈ MARIO, gerente responsabile,\n\nE. SANSOT ET CIE. EPITEURS. - PARIS\nV1ENNENT DE PARA1TRE:\nVille chamelle\nPOÈMES LYRIQUES\nDE\nF. T. MARINETTI\nPfix: 3 fu. 50\nLes dtettx s'en vont\nr\nD'Annttnzio teste\nÉTUDE CRITIQUE\nDE\nF. T. MARINETTI\nillustrée par le peintre UGO VALERI\nix: 3 fr. 50"}]}