{"numero_id": "bm-bmtnaai-1908-08-01", "volume": "bmtnaai_1908-08_01", "ocr_sha256": "2731503defac008d10be303200f2540275350abec753bb72a5aaa406cca9ef47", "source_tei": "https://github.com/Princeton-CDH/bluemountain-transcriptions/blob/main/periodicals/bmtnaai/issues/1908/08_01/bmtnaai_1908-08_01.tei.xml", "source_mets": "https://github.com/pulibrary/BlueMountain/blob/main/metadata/periodicals/bmtnaai/issues/1908/08_01/bmtnaai_1908-08_01.mets.xml", "url_numero": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190808-01", "articles": [{"article_id": "bm-bmtnaai-1908-08-01-c002", "article_bluemountain": "bmtnaai_1908-08_01#c002", "volume": "bmtnaai_1908-08_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 2", "page_fin": "couv. 2", "image_debut": 2, "image_fin": 2, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190808-01.2.2", "titre_corps": "{PubInfo}IL NUOVO GRANDE CONCORSO DI \"POESIA\"", "titre_sommaire": "{PubInfo}IL NUOVO GRANDE CONCORSO DI \"POESIA\"", "signature_source": "F. 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MARINETTI.\nLA nostra Rivista, considerando la poesia come elemento essenziale di ogni crea-\nzione letteraria, ha deciso di attribuire un premio di\nLire 3000\nad un Romanzo italiano inedito.\n1. — È lasciata ai concorrenti la più assoluta libertà circa il soggetto e il -genere\ndel romanzo.\n2. — Il romanzo premiato sarà pubblicato e diffuso per cura ed a spese di Poesia\nnelle proprie edizioni.\n3. - Sul guadagno netto che darà la vendita l'autore percepirà il 50 °L\n4. - Il resto sarà devoluto al fondo premi per i successivi concorsi di Poesia.\n5. - Ogni manoscritto potrà essere firmato col nome o con un pseudonimo, e\ndovrà essere accompagnato dalla bolletta d' abbonamento 1907, oppure da\nquella 1908.\n6. 31 prezzo d'abbonamento a Poesia è di L. 10 per l'Italia, 15 per l'estero, e deve\nessere mandato direttamente alla nostra Amministrazione (Via Senato 2,\nMilano) mediante cartolina vaglia.\n7. - La chiusura del Concorso, dato il grandissimo numero dei\nconcorrenti, e volendosi soddisfare alle loro insistenti ri-\nchieste, è stata prorogata al 30 agosto 1908.\nIL DIRETTORE"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1908-08-01-c003", "article_bluemountain": "bmtnaai_1908-08_01#c003", "volume": "bmtnaai_1908-08_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "1", "page_fin": "5", "image_debut": 3, "image_fin": 7, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190808-01.2.3", "titre_corps": "IL CLAMOROSO SUCCESSO DI ”LES DIEUX S'EN VONT, D'ANNUNZIO RESTE\"", "titre_sommaire": "IL CLAMOROSO SUCCESSO DI ”LES DIEUX S'EN VONT, D'ANNUNZIO RESTE\"", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 3, "page_imprimee": "1", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190808-01.1.3", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 4410, "texte": "IL CLAMOROSO SUCCESSO\nDI ”LES DIEUX S'EN VONT,\nD'ANNUNZIO RESTE„\n(Giudizi della stampa e di Max Nordau,\nHenri de Régnier, Pierre Loti, C. Lemonnier, E. Rod,\nL. Dierx, M. Batilliat, ecc.)\nDal « Figaro » /\nEnfin, M. Marinetti, dont je signalais\nl'autre semaine l'étrange et lumineux re-\ncueil de poèmes, La Ville charnelleì nous\noffre cette semaine un ouvrage d'un genre\ntout différent, intitulé : Les Dieux s'eri vo?it}\nd'Annunzio reste> où l'auteur fait; quoi qu'il\ns'en défende, de la critique, et méme de la\ncritique terriblement mordante. J'ai trop\naimé l'enthousiasme que ce poète dit en\ndes strophes ardentes à d'autres poètes, j'ai\ntrop loué sa généreuse faculté d'admiration,\npour ne pas dire aujourd'hui combien je\nl'aime moins dans le ròle de briseur d'i-\ndoles.\nBien qu'il s'en défende, à son insù mème\npeut-ètre, son livre a presque les allures\nd'un pamphlet contre d'Annunzio. Pamphlet\namusant, certes, littéraire, mordant, incisif,\nplein de qualités et parfois de remarques\njudicieuses, mais outrancier comme tous les\npamphlets.\nAu seuil de son livre, qu'il dédie « aux\nombres goguenardes de Cagliostro et de\nCasanova », l'écrivain adresse un salut aux\ndieux qui s'en vont, à Giuseppe Verdi, dont\n« la chétive bière contenait la grande àme\nchantante et généreuse de l'Italie, où était\nenfermé tout le lyrisme sanglant de son\nindépendance conquise, toute sa volonté li-\nberatrice » ; et à Giosuè Carducci, le vaste,\ngrand et généreux poète. Avec ses enthou-\nsiasmes pour ces illustres dépouilles et ses\nironies pour les cérémonies de leurs funé-\nrailles, M. Marinetti a tracé un tableau lu-\nmineux, émouvant, éloquent, et dont les\nvives couleurs font ressortir le second ta-\nbleau du dyptique, le plus considérable, ce-\nlui qui est consacrò à d'Annunzio, « d'An-\nnunzio reste », dans lequel les enthousia-\nsrnes ont presque entièrement cédé la place\naux ironies.\nA certaines pages, M. Marinetti nous dit\nson gout pour ielle oeuvre de d'Annunzio,\nmais c'est immédiatement pour lui sacrifier\ntoute une sèrie d'autres plus importantes,\nou pour découvrir dans celle-là méme qu'il\na choisie, des défauts, des lacunes, des fai-\nblesses; et pourtant, il se défend, nous-dit-\nil, contre l'ironie: « Que de fois j'ai pris\nla piume pour exercer mon ironie sur l'oeu-\nvre de Gabriele d'Annunzio, et que de\nfois la piume a glissò sournoisement entre\nmes doigts au spectacle enchanteur et tou-\njours amusant de sa vie bariolée de tous\nles rayons de la fortune! ». Vous voyez\ntout de suite l'intention; je ne veux retenir\nque la déclaration du début, d'où il résul-\nterait que M. Marinetti n'a jamais exercé\nson ironie sur Gabriele d'Annunzio, et je\nreste confondu, car cette phrase est écrite\nà la fin du livre où j'ai vu pour mon compte\ndes ironies sans nombre à l'adresse de l'é-\ncrivain italien.\nJ'en ai mème trouvé, oserai-je avouer,\nd'un peu excessives Celles qui concernent\nla toilette de d'Annunzio - et qui sont d'ail-\nleurs infiniment spirituelles - ne devraient\npas trouver place, à mon sens, dans un li-\nvre qui reste toujours d'une haute tenue\nlittéraire et où, lorsque de temps à autre,\nTauteur làche un peu sa vieti me, pour par-\nler de certains paysages d'Italie, où de cer-\ntaines pièces de la littérature italienne, se\ntrouvent des pages d'une grande et géné-\nreuse beauté. En somme, et malgré toutes\nles réserves que j'ai cru devoir faire, à cause\njustement de l'estime littéraire où je tiens\nM. Marinetti, son livre reste une oeuvre tout\nà la fois très divertissante et très remar-\nquable, oeuvre d'un ciseleur de mots et d'un\nciseleur d'idées.\nPh. Emmanue\nDall' « Action » :\nUn beau livre sur d'Annunzio nous ar-\nrive à la fois d'outre-monts et de Paris. Il\nest écrit en franjais mais par un jeune ita-\nlien, singulièrement subtil, au sens critique\nle plus aiguisé, et qui. en tant que poète,\ncompte parmi les plus doués de la jeune\ngénération; ce M. F. T. Marinetti, d'ori-\ngine italienne et vivant pour la plupart du\ntemps en Italie, n'en est pas moins un\npoète francais puisqu'il a choisi le fran9ais\ncomme la langue de ses rèves et le véte-\nment des belles métaphores qu' il sait\ntrouver.\nLe livre sur d'Annunzio, provenant d'un\nécrivain d' un telle information mixte, ne\npouvait étre que très curieux. Son titre est\namusant: Les Dieux s' en vont, cT An-\nnunzio reste. Ce n'est point, ce titre, en\nsa forme explicite, une attaque. Il veut\ndire: Carducci étant mort et Verdi étant"}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "2", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190808-01.1.4", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 6449, "texte": "mort, pour l'étranger l'art italìen est ac-\ntuellement représenté par d'Annunzio.\nEn effet, si Verga est plus solide, de\ntout ce réalisme puissant de son talent qui\nl'apparente à un Balzac ou à un Tolstoi',\navec moins de verve et de langue, mais\nnon avec moins d'intuition puissante et de\nrelief, d'Annunzio, infiniment plus théà-\ntral, agile, bluffant un peu, ingénieux, grisé\nde son succès, metteur en oeuvre extraordi-\nnairement habile, d'un talent d'ailleurs réel\noccupe bien plus que Verga le devant de\nla scène. Pour emprunter un mot à l'argot\ndu théàtre, d'Annunzio est san cesse sur\nle plateau. Il a des effets de publicitè ex-\ncessivement variés, bariolés, bruyants, on\ndirait qu'un Arlequin lyrique domine en\nl'air des chàteaux enchantés avec sa batte,\net pirouette sans cesse, mettant en valeur\nles bizarreries rouges, bleues, noir et or\nde son constume.\nC'est un peu ainsi que F. T. Marinetti\nle voit. Un juge clairvoyant verrà toujours\nque d'Annunzio a travaillé avec un soin\nénorme, avec un particulière ingéniosité\nl'aspect physique de sa personnalité.\nLes mauvaises langues prétendent que\ncela correspond chez lui à un besoin ; que,\ndoué d'un flair très juste et d'une belle con-\nnaissance de lui-mème, il sait bien que ce\nqui lui manque le plus, c'est une origina-\nlitè profonde et une base littéraire tout à\nfait personnelle. Aussi, persuade que c'est\nlà son défaut, il y remédierait par le soin\ndu dandysme, par des allures tantòt sou-\nples tantòt cassantes.\nL'opinion generale, et celle que donne\nMarinetti, sont pourtant que tout ce bluff\nn'est fait que pour le gros public et que\nvis-à-vis de ses confrères, d'Annunzio est\nsimple, comme il convient au bon homme\nde lettres.\nTel qu'il est, il est bien curieux. S' il\nn'avait point de personnalité à ses débuts\ndans la vie littéraire, il a certainement\nréussi à s'en fabriquer une, et peut-ètre\nmème à faire jaillir de lui une personnalité\nréelle.\nIl a été tous les reflets. Dans ses pre-\nmiers volumes, les pages à la Flaubert\nvoisinent avec les scènes à la Dostoi'ewski.\nIl a pris à Zola des mouvements de foule\nà Bourget des inventaires de mobilier et\nd'état d'àme, aux poètes anglais comme\nShelley des noblesses, à Baudelaire des\nlassitudes, aux symbolistes des\nsymboles.\nIl apparait qu'il n'a rien pris aux mo-\ndèles italiens. Il a apporté aux Italiens\ncomme une corbeille des plus beaux fruits\net de plus rares, éclos hors d1 Italie et\nil les a ainsi prodigieusement inléressés.\nMais il n'a pas négligé de les captiver\naussi pour le travail de vannier d'art que\nnécessitait cette corbeille. Il l'a fait admi-\nrable. C'est-à dire que panni ses adversai-\nres mème les plus acharnés. personne ne\nlui dénie d'avoir fait admirablement le vers\net d'ètre un styliste absolument remar-\nquable, et n'est-ce pas assez pour légitimer\nune gioire dans ces heureux pays du Midi,\noù l'éloquence est reine des foules et des\nélites? Pour nous, laissant de coté M. d'An-\nnunzio le romancier pénétrant qui a ana-\nlysé des cceurs un peu littéraires, et le ro-\nmancier qui dans le Feii, a élevé à la\nhaute littérature des confidences féminines\nsurannées, nous nous intéressons beaucoup\nà la tentative de d'Annunzio pour parler\nau peuple en beaux vers.\nMème si les moyens littéraires de d'An-\nnunzio ont des comptes à rendre à des\nceuvres fran£aises, il a innové dans le poème\npolitique, par les masses et les dimensions.\nIl y a, en Italie, comme il y en a en\nFrance, des universités populaires. Elles\nparaissent y ètre très prospères.\nC'est là que d'Annunzio vient faire des\nlectures du beau poème qu' il a dédié à\nGaribaldi, poème politique, civique et so-\ncial, qui doublé une belle oeuvre. Il est ainsi\nune preuve de plus que le développement\nesthétique va vers une communion avec le\npeuple, mais non point en tàchant de le\nservir d'après les veilles coutumes, c'est-à-\ndire en diminuant l'effort populaire de com-\npréhension, mais en l'amenant à écouter\ndes poèmes où la langue ne se réfuse au-\ncune beauté intellectuelle, c'est là le bon\nart populaire et c'est le plus clair de cette\ngioire de d'Annunzio, qu'on a contestée\navec raison, lorsqu' il amalgamait des élé-\nments d'art égoi'ste et qui brille maintenant\nd'un beau reflet altruiste.\nDalla « Libertà » :\nLe livre qu'un écrivain, également estimé\ncomme critique et comme poète, M. F. T. Ma-\nrinetti, vient de consacrer à M. Gabriele\nd'Annunzio, sous ce titre : JLes Dieux $ en\nvont, D*Annunzio reste, offre tout Y intérèt\nd'une énigme ingénieuse, dont on cherche\nvainement le mot. Dès la premiere page,\non pressent un mystère, car il porte cette\ndédicace étrange: « Aux ombres goguenar-\ndes de Cagliostro et de Casanova ».\nM. F. T. Marinetti raille-t-il quand, aux\ndieux qui s' en vont, Giuseppe Verdi et\nGiosuè Carducci, il oppose Gabriele d'An-\nnunzio, qui reste ? Il lui dècerne des eloges\ndithyrambiques et, l'instant d'apres, il lui\ndit mille choses désagréables : désagreables\npour 1' homme, dont il rappelle avec une\ninsistance très informée, l'incroyable vanite\nle très làcheux cabotinage et les regretta-\nbles habitudes d' arrivisme ; désagréables\npour le poète, le romancier et le drama-\nturge, auquel il reproche de n'avoir étudié\nla vie que dans les livres, de sacrifìer la\nréalité a la littérature, de s' ètre parfois\nrendu coupable de véritables plagiats et,\nd'une fa9on générale, d' « accueillir dans la\nvaste hòtellerie de son style les pensées et\nles images des autres ».\nCertes, il l'admire, mais, en mème temps\nqu' il agite Y eacensoir devant l'idole, il\n1' ébranle à petits coups répétés qui, à la\nlongue, la feraient choir. Il célèbre son\ngénie, mais en le qualifiant de livresque,\net il entrevoit dans < sa mignonne figure\nla plus fascinante et inoubliable des courti-\nsanes parisiennes ». Et il dit : « Que de\nfois j' ai pris la piume pour exercer mon\nironie sur l'oeuvre de Gabriele d'Annunzio,\net que de fois la piume a glissé sournoi-\nsement entre mes doigts au spectacle enchan-\nteur et toujours amusant de sa vie bariolée\nde tous le rayons de la fortune. En verite\nsa seule présence suffit à desarmer la sa-\ntire et le sarcasme de ses ennemis et de\nses détracteurs systématiques. Je ne suis\npas de ces derniers, Dieu merci ! car une\nviolente sympathie personnelle m' oblige\ntoujours à admirer en lui le séducteur pre-\nstigieux, l'ineffable descendant de Casanova\net de Cagliostro et de tant d'autres aven-\nturiers italiens, dont la finesse, le courage\nvictorieux et l'infatigable stratégie diplo-"}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190808-01.1.5", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 6166, "texte": "matique demeurent légendaires. Je ne puis\nguère saluer l'auteur du Feu sans humer\navec volupté le mystérieux parfum de veine\net de roublardise que répand son geste\nféminin ».\nM. Marinetti, dans le déroulement de la\nvie littéraire de M. Gabriele d'Annunzio,\nne néglige aucun de ses ouvrages, mais\ns'arrète complaisamment aux anecdotes qui\nrévèlent 1' immensité sans bornes de son\négotisme et de sa vanité, son réclamisme\net son puffisme maladifs, que des dessins\nà la piume de M. Valeri soulignent avec\nautant d'esprit que de cruauté: « Pourra-\nt-on jamais, écrit-il, énumérer tous les ca-\nnards, toutes les carottes et tous les cra-\npauds élégants que l'auteur du Feu fìt avaler\naux innombrables microcéphales qui l'ap-\nplaudissent sans le comprendre ? »\nCe critique sans indulgence nous montre\nM. Gabriele d'Annunzio tout vètu de blanc,\n— veston, culotte, chapeau, eravate, bot-\ntes, gants, — monté sur un cheval blanc\nharnaché de blanc, et allant, en cet équi-\npage, écouter le dimanche l'orchestre mu-\nnicipal sur la place d'un petit village tos-\ncan, dont les habitants murmurent: « Voilà\nle poète en train d'essayer son monument\néquestre ! » y\nIl rapporte aussi, sans garantir la véra-\ncité de ces anecdotes, que, si l'on en croit\nles racontars, M. d'Annunzio s' affublerait\nd'une éblouissante étole d' or et travaillerait\nsur la terrasse de sa villa, debout devant\nun lutrin gothique, entre deux grands en-\ncensoirs qui fument; que, à un diner qu'il\noffrait, dans un salon tout tapissé de pé-\ntales de roses, à son interprète, la Duse,\net à son éditeur, M. Emile Trèves, il s'était\nréservé un tròne orné d'un baldaquin.\nCe sont là des légendes sans doute, mais\ndes légendes que n'a pas démenties le poète,\nparce qu'elles servaient sa gioire en occupant\nl'opinion de sa personne, qui lui est si chère,\net de sa personnalité, qu'il place si haut.\nM, Marinetti admire, et s'en flatte,\nM. d'Annunzio, mais je pense que l'auteur\nde l'Eìifant de volupté, des Vierges aux\nrockers et de la Ville morte, s' il a lu le\nlivre si délicieusement féroce de ce terrible\nadmirateur, a dù répéter le mot de Vol-\ntaire : « Dieu me garde de mes amis ! »\nEtienn\nDal « Siècle » :\nLe poète italien Marinetti vient de publier\nsur Gabriele d'Annunzio un livre qui fait\nquelque bruit ; il y dénonce, entre autres\ntraits, l'extraordinaire móthode de reclame\npersonnelle qu'emploie, pour le succès de\nses ouvrages, le célèbre écrivain. D'Annunzio\nest convaincu, paraìt-il — sa modestie pa-\nraìtra ici excessive — qu' il ne suffit pas\npour qu' un homme arrive à la renommée\nqu'il écrive admirablement, qu' il soit un\ngrand poète ou un abile romancier ; s'il ne\nse fait pas connaitre par quelques excen-\ntricités, ses livres ne se vendront pas. « Ce\nlivre, diraparesemple l'acheteur, est l'oeuvre\nde celui qui a pris un bain de mer à cheval.\nAchetons-le ».\nA l'appui de son dire, Marinetti raconte\nque d'Annunzio se trouvant récemment à\nViareggio se fit ainsi l'agent de sa propre\nréclame. Les baigneurs virent, en effet, ap-\nparaìtre tout a coup sur le bord de la mer\nun homme, anssi peu vètu que possible,\nmontant un vrai cheval de bataille. Il ca-\nracola au milieu des brisants et des vagues,\npuis, lentements, il se rapprocha du rivage;\nune bienveillante amie, qui avait dans\ncette vue des instructions, le revètit d' un\ngrand manteau de pourpre et le cavalier-\nbaigneur, comme illuminò de rayons divins,\nse retira majestueux et digne.\n« Il faut toujours croire le mal par pré-\ncaution et faire semblant de croire le bien\npar politesse », disait un sceptique. Tenons\ndonc pour certaine la scène de Viareggio.\nIl est permis toutefois d'y voir une raillerie\ndes moeurs actuelles, du battage grandis-\nsant, des procédés à-còté employés par les\nambitieux impuissants pour attirer l'atten-\ntion publique.\n« Si je n' étais d'Annunzio, voyez ce\nque je pourrais faire, semble dire 1' illu-\nstre écrivain ; je prends un bain de\nmer, monté sur un cheval, et on racon-\ntera l'aventure; mais, en réalité, je ne monte\nque Pégase, le cheval ailé qui naquit du\nsang de Méduse, lorsque Persée lui eut\ntranché la tète, Hésiode raconte qu'aussitòt\nqu'il eut vu la lumière, il s'envola au séjour\ndes immortels et que dans le palais de\nJupiter il porta la foudre et les éclairs.\nMon vrai domarne à moi, poète, ce n' est\npas le sable de la mer, mais le ciel bleu »,\nMon interprétation est bien supérieure,\non en conviendra, a l'auto-réclame dénon-\ncée par Marinetti. Il faut d'ailleurs toujours\ncroire le bien, par politesse,\nA. Erette.\nDalla « Petite Oironde » .*\nOn aurait tort de croire que les Anglo-\nSaxons ont le monopole du bluff et du puf-\nfìsme, et qu'il faut traverser l'Océan pou-\naller cueillir chez les Yankees les fruits mon-\nstrueux d'une excentricité proclamée hors\nconcours,\nLa race latine n'a rien à envier à son\némule quand il plait à certains de ses re-\nprésentants de « se mettre en ligne » Et ce\nn'est pas seulement les marchands de cra-\nyons, de pàtes alimentaires ou de boni-\nments électoraux qui sont maìtres en Fart\nde battre la caisse. Les poètes s'entendent\nfort bien à appeler l'attention sur eux et\nleurs produits.\nCes jours derniers, à Paris, une nouvelle\nécole poétique, désireuse de lancer una re-\nvue, se passa aisément des entrepreneurs\npatentés de publicité. Les rédacteurs, munis\nde cartes délivrées par la préfecture — on\nest respectueux de l'autorité — crièrent leur\nrevue sur le boulevard. Et le numéro fut\nenlevé. Nous sommes loin du temps où les\nécoles poétiques naissaient dans les greniers\nou dans les caves!\nMais le prince de la reclame outrancière\ndans l'Art est le divin Gabriel d'Annunzio.\nLe romancier italien ne craint personne à\nce petit jeu; nous connaissions déjà quel-\nques-unes de ses incartades préméditées.\nVoici qu'un de ses amis — un ami comme\nil y en a tant, plus dangereux que le sage\nennemi — nous conte quelques traits inédits\ndu « poète de la Beauté », qui feront tres-\nsaillir l'ombre de Barnum aux Champs-\nElysées.\nM. Marinetti proclame G. d'Annunzio\nprince des pufììstes. 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Peut-ètre avons-nous de la\nBeauté en soi une idée autre que M. de-\nnunzio, mais il nous semble que le chan-\ngement des ròles c'est à-dire l'actrice sor-\ntant de l'eau telle « Vénus Astarté, fille de\nl'onde amère », aurait un attrait plus vif et\nun caractère plus esthétique..\nCe doit étre Favis de M. Marinetti, qui\nest lui-mème un poète d'une sensualité ma-\ngnifìque, si j'en juge par la dédicace sui-\nvante de ses poèmes écrits en francais : « La\nVille charnelle\nJe dédie ce livre d'amour\nA mes fossoyeurs,\nPour qu'au dernier soir,\nSous la chair lasse et auguste\nD'un beau ciel printanier,\nEt parmi la bousculade\nDes croix soules et des herbes passionnées,\nIls veuillent bien ne pas secouer mon corps\nEn songeant aux lèvres féminines\nQui l'ont embaumé de volupté\nReligieusement.\nP. B.\nHENRI DE RÉQNIER A MARINETTI\nParisy 17 Juìllet 1908.\nCher monsieur et ami,\nMerci de votre donile et amicai envoi.\nfai hi avec beaucoitp de plaisir votre\nlivre si vivant\\ si curieux sur Gabriele\nD'Annunzio, et, dans la Ville charnelle,\nfai retronvé toutes vos belles qualités de\npoete eloquente fougueux, riche en images\noriginales et en rythmes heureux.\nMerci encore, et parti cu lierevieni dio\npoème qui porte mon nom, et veuillez\ncigre'er, cher Monsieur, avee toutes mes\nsmcères /élicitations, lexpression de mes\nsentiments bien cordiaux.\nHenri\nMAX NORDAU A MARINETTI\nParis, le 23 Juillet 1908.\nCher poète,\n« Les Dieux s'en vont, D'Annunzio re-\nste » vous révèle sous un aspe et nouveau.\nVous étes terrible et délicieux. Vous\navez beau protester de votre admiration.\nJe ne sais pas comment vous pourriez\nfaire avee plus de eruauté si vous aviez\nà inftiger à D'Annunzio le traitement\nde Marsyas.\nExcusez-moi df estimer que votre héros\nne mérite ménte pas cette dépense d'esprit\nmoqueur. Il faut prendre très au sérieux\nun Monsieur pour s'en moquer avee tant\nd'entrain.\nPar eontre, ioute la partie consaeree\nau grand Carducci est profondément\némouvante, parce que très sincèrement\nemue.\nMerci, et croyez-moi votre admirateur.\nj,\nPIERRE LOTI A MARINETTI\nvous remercie de tout cceur, /£\n7/20/ « admiratio7i » prononcé par vous\nm'est infiniment précieux....\nCAMILLE LEMONNIER A MARINETTI\nFz/i remerciements, mon cher Confrère,\npour l'envoi de vos deux livres,\nforme parodiste, demeure malgré\ntout un hommage à ttn très grand Ar-\ntiste, Vautre en qui je retrouve la ner-\nvosité coruscante et tumultueuse qu on\nadviire en vous. Votre\nCamille Lemonnier.\nEDOUARD ROD A MARINETTI\nEdouard Rod\nprésente à M. F. T. Marinetti ses com-\npliments et ses meilleurs remerciements\npour raimable envoi de ses deux beaux\nvolumes d'un art si personnel, si remplis\net si riches9 et serait heureux de le ren-\ncoìitrer à son prochaÌ7i voyage à Paris.\nEdouard Rod.\nLEON DIERX A MARINETTI\nCher Monsieur Marinetti,\nDes troubles de la vue qui menacent\nde durer longtemps me rendent la lecture\nexcessivement pénible. — Excusez-moi,\nje vous prie, de ne pouvoir que vous re-\nmercier vivement de votre trop flatteur\net doublé envoi.\nAffectueusement et sympathiquement à\nvous,\n> Léon Dierx.\nMARCEL BATILLIAT A MARINETTI\nParis, 77 Juillet igo8,\nMon cher confrère,\nVoici une satire delicate et charmante;\nje crois que les amis de D'Annunzio\neux-mémes auraient bien mauvaise gràce\nà vous en tenir rigueur. Votre critique\nest aussi artiste que renseignée, aussi\namusante que profonde. Et puis, quelles\nbelles et nobles pages vous avez écrites\nsur Carducci!\nEn vous remerciant de tout cceurf mon\ncher confrère, je saisis avee joie Voccasioni\nqui m'est donnée de vous dire avee quel\nintérét je suis les destinées de Poesia,"}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "5", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190808-01.1.7", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 3473, "texte": "C est une belle oeuvre d'art que vous\npoursuivez là, parallèlement avec votre\noeuvre personnelle.\nCroyez bien, mon cher Poetey à mes\nsentiments affectueux et dévoués.\nMarcel Batilliat\nLEO LARGUIER A MARINETTI\nMon cher Poète,\nJe vous remercie de votre beau livre\nque je viens de lire,\nJe vous connaissais depuis longtemps\net f ai aimé vos vers nombreux, touffus\net tumultueux. — Vous savez que je\nsuis tin atroce réactionnaire, et si votre\nmétrique me choque quelquefois, j'admire\ntoujours la violence de vos images et la\nforce sanguine de vos vers.\nDes fantaisies comme Le Directeur s'a-\nmuse m ont tout à fait charmé.\nJe souhaite à votre oeuvre le succes\nquelle mérite: je suis heureux de l'avoir\net vous prie de me croire bien cordiale-\nment votre\nLeo Larguier.\nParis, 16 Juillet 1908.\nMon cher confrere,\nQuelle richesse vous avez, et quelle\nJorce !\nJ'ai à peine relu votre « Ville char-\nnelle » et je trouve sur mon établi le\n«D'Annunzio». Je vous en remercie.\nCela ma beaucoup intéressé.\nJe vous avoue que j'ai un faible pour\ncet auteur, pour ses somptueuses images\ndont je ne suis pas dupe et dont je con-\nnais souvent la frovenance, mais étant\ncomme vous et comme lui Latin, ie\nme laisse prendre à cette éloquence ma-\ngnifique.\nfe ne vous reprocherai donc pas d'a-\nvoir un peu mis les choses au point et\nGabriele à sa place, et je vous remerete\ninfiniment.\nLéo Larguier.\nMARIE DAUGUET A MARINETTI\nMonsieur et cher Grand poete,\nVers vous mes chauds re?nerciements\npour l'envoi de votre magnifique Ville\ncharnelle. Vos images me ravis sentì\nQuelle richesse et quelle audace! fai\nsavouré surtout vos Vignes folles et cette\nprestigieuse Mort de la Lune. Vous ètes\nbien un décuvreur de rapports nouveaux.\nVous nous créez zen monde plus subtil,\nplus superbe que celui jusqu à nous ima-\nginé.\nDes aujourd' hui no tre art vous doit\nbeaucoup. D'un beau geste aristocratique\nvous repoussez la sordide Banalité; vous\ninventez des apparences, vous remaniez\nla Vie et lui donnez des aspeets médits.\nTout mon entourage vous àime et vous\nadmire à travers vos poemes, d'accord\navec moi, et j'ai toute une brassee d'hom-\nmages fleuris et enthousiastes à déposer\nentre vos bras.\nVotre D'Annunzio est campé de main\nde maitre. f applaudis à ce croquis inef-\nfablement comique. Il était nécessaire.\nfe vous remets quelques poemes pour\nvotre belle Poesia, fe spere qu' il lui piai-\nfont; je les ai choisis dans mon livre\nLes Pastorales qui paraitra le 75 octobre\nchez Sansot.\nVeuillez croire, cher Monsieur, à ma\nvive admiration et à ma grande sym-\npathie.\nAUREL A MARINETTI\nfai déjà lu, cher artiste,\n//zw dfe critique tres créée, D'An-\nnunzio. Quel beaux dons descriptifs vous\navez !\nJe n' ai pas ftu lire encore tous vos\npoemes si pleins d' imagination. Je les\ngarde pour mes vacances, car je suis en\nce moment accablée de choses à faire;\nmais je n ai pu quitter votre D'Annunzio.\n— Je le trouve si bien vu, courageuse-\nment, avec tant d' invention ! Puis vous\nètes d'une richesse de termes tout à fait\nenviable: vous avez le don de la vie, et\nje pense que vous ferez des romans,\nchez nous, avec éclat. Quelles belles cou-\nleurs aussi, et je vois papilloter votre\nciel fiamme, de rose, d'un bleu si chaud\net si dansantl\nVous avez aussi le don de V image,\nc est à dire le don des plus prodigues\nfées. Et vous m avez fait connaitre D'An-\nnunzio avec ce quii faut lui passer, à\nlui comme à la gioire, ce plat des Dieux\nau gout si faux !\nSes mains.\nAurei\n(La continuai, al prossimo numero)."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1908-08-01-c004", "article_bluemountain": "bmtnaai_1908-08_01#c004", "volume": "bmtnaai_1908-08_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "6", "page_fin": "8", "image_debut": 8, "image_fin": 10, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190808-01.2.4", "titre_corps": "CARLO DOSSI", "titre_sommaire": "CARLO DOSSI", "signature_source": "Gian Pietro Lucini", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 8, "page_imprimee": "6", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190808-01.1.8", "debut_caractere": 34, "fin_caractere_exclue": 4130, "texte": "CARLO DOSSI\n\n(DAL VOLUME: IL\nD'IMMINENTE UBBLICAZIONE NELLE EDIZIONI DI \"POESIA,,)\nDentro alla boscaglia del romanticismo manzoniano,\nvivido, poderoso, solenne, aveva frondeggiato un abete\ndi perennità fruttuosa, che sorpassava dalle cime le be-\ntulle e le quercie, per quanto rigogliose, più basse e non\nperennemente verdi: Giuseppe Rovani1). E, raccolta al-\nl'ombra sua, nutrita dello stesso suolo, un'altra pianta,\nspecialissima, privilegiata di fiori e di frutti profumati e\nsaporosi in modo insolito, dipinti di novissimi colori:\nCarlo Dossi2). Verzicò, si espanse, oltrepassò erbe,\nvirgulti, alberi, distese le sue rame, ne coperse la foresta\ne sotto intristirono per vecchiaia e per caducità betulle\ne quercie ; morirono, tornarono in polvere vegetale a\nconfondersi colla terra, spore per altre vegetazioni : la\npianta rara insiste lucidissima a canto dell' abete, a suo\nparagone. — A Carlo Dossi, oggi, è obbligo che il\ngiovane ritorni, se vuol conoscere per quali vene discese\nnella nostra letteratura la virtù del saper rivedere con\nocchio personale il mondo e li uomini: a lui deve esser\ngrato se interruttivamente gli è lecito pretendere alla\noriginalità, continuandone la sequenza attiva e operante.\nSe oggi la letteratura si spaccia e si redime dalle pa-\nstoje e dalla soggezione nelle quali l'avevano costretta\nromantici, classici, cruscanti, naturalisti ; se può mostrarsi\nlibera e indipendente, suo è il merito d'averne indicato\ne sperimentato, per il primo, la via. Si allontanò dai\nluoghi comuni e dalla gente comune; determinò un tipo\npersonale e distinto ; ha costituito una vera rivoluzione\nin estetica... e per ciò è dimenticato. I grossi baccalari,\nche fan l'occhio pio alla prebenda governativa, avevano\ngridato subito al sacrilegio ; avevano sbalordito li steno-\ngrafi delle frasi stereotipate dai trecentisti e dal Manzoni,\naccattoni di riboboli fiorentini e cucinatori di sdolcina-\nture e di graziette a fior di crusca di Val d'Arno;\negli è tutta polpa turgida, sopra di uno scheletro ele-\ngante, ardito, solidissimo ; è di una efficace vivacità\npersonale, di una abitudine determinata e potenziale\n\n(i) Carlo Dossi, prima, in Saggi di critica nuova, poi in Amori, fa il rive-\nrente ossequio al maestro venerato e simboleggia l'opera sua in un mirabile\npalazzo: « Ho detto appartamento, ma avrei dovuto dire reggia, o meglio\ntempio. Entrare e sentirsi di troppo il cappello è tutt'uno. È una fuga d'im-\nponenti saloni sulle cui volte si stende l'ampia pittura del Tiepolo, e dalle\ncui immense pareti pendono arazzi, tessuti a disegno di Raffaelo immichelan-\ngiolito... Qui, non la boria fracassona del ricco, ma silente maestà del Signore.\nParticolari ed insieme vi hanno pari valore e i più modesti mobili respirano\nsolennità ; qui insomma, ammiri, non fai la stima. E tutto, vedi, è massiccio.\nNiente indorature, niente impiallacciatura. Mogano e Rovere fin all'ultima\nfibra, oro sino all'ultima scaglia. I sedili comodi tanto per invitarci al riposo,\nnon al dormire; i camini vasti abbastanza perchè il calore si diffonda egual-\nmente in quanti mai vi si assidono. E nella splendida calma di queste sale\nreali, i pensieri vanno pigliando un far grave e svolgonsi grandiosamente;\npiù non rammenti le piccolezze del vivere quotidiano se non per deriderle,\nnè la famiglia ti appare fuor dallo sfondo della umanità. Sono sale per un\ncongresso di legislatori e di principi. In ogni dove, l'invisìbil presenza del\nnume. — E la reggia di Giuseppe Rovani. » (Di tre scrittori contemporanei,\n« La Lombardia» di Milano), N. 187, 9 luglio 1877. Oggi noi attendiamo da lui com-\npleta una Rovaniana promessaci, dove il letterato ed il suo tempo riviveranno\nmaestrevolmente precisi e vivi alla lettura; magica penna questa del Dossi,\nche suggestiona e risuscita, come vuole, uomini, cose, defunti o dimenticate,\nalle attualità e ne' loro uffici operanti.\n(2) Su di lui, vedi specialmente: PRIMO, Carlo Dossi e isuoi libri, Roma,\nStabilimento Tipografico Italiano diretto da L. Perelli. — Carlo Dossi e la\nDesinenza in A, sulla Idea Umanista, I maggio 1907, di CALOCBRO IMMORDINO."}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": "7", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190808-01.1.9", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 5047, "texte": "presta a scattare, a muoversi ed assumere tutti i gesti,\ntutte le pose, dalla corsa al raccoglimento. Tutto\nin lui è italiano ; pensiero denso, espressione foggiata\ngenuinamente senza ricorrere a stampi, a reminescenze,\na ricalchi, a strofinature pedagoghe,... ed è per questo che\nlo hanno detto oscuro, contorto,\n— Non solo, aveva messo a profitto della sua origina-\nlità di espressione, del suo modo genuino di concepire,\nuna vastissima erudizione ; ma col sicuro osservare le\nsmorfie dell'uomo civile, qualche volta, si sentiva preso\ndalla nostalgia del selvaggio: notò le piccolezze, le grette\nsparagnerie, le povertà del cuore, della borsa e del cer-\nvello borghese italiano ; humorista come Foscolo, quando\ntraduce Sterne, non li risparmia, nè, se gli piace, si ri-\nsparmia con lui. La sua arguzia è spesso una commise-\nrazione; ma il sorriso maschera il singulto, la risata le\nlacrime; egli soffre e maledice la miseria, la laidezza, il\ndelitto e li trova pur sempre necessari alla vita. Senza\ndogmatismo, senza preconcetti, aperto a tutte le influenze,\nacuto e previdente per farne suo prò, fu il primo, pa-\ndroneggiando la forma con sfarzosità d'artista, ad acco-\nstarsi, senza partito preso, senza pretesti d'utilità e di\nmorale, senza smanie da professore, alla vita ed alla\nnatura. Di tutti i privilegi che la natura e la società gli\nhanno conferiti solo accolse e pregiò l'aristocrazia, desi-\ngnazione di nascita, genialità. —- La sua giovanezza si\naperse collo sbocciare della patria. Nato nei giorni, in\ncùi la cannonata miseranda d'Agogna contro Novara\nconduceva un giovane principe a Vignale, davanti ad un\nvecchio maresciallo austriaco, arbitro di guerra e di\npace, incerto sulla fortuna del suo regno, poco vagheg-\ngiando speranze verso di lui l'Italia vinta, crebbe, col\ncrescere di quella. Conobbe la Milano de' primi anni\ndell' Indipendenza, quando assomigliava alla città fine ed\nintellettuale amata da Stendhal ; quando la musica, le\nbelle arti, la letteratura avevano passo di preminenza\nsopra i traffici e le officine; ed oggi la osserva enorme\ndistesa sulla pianura lombarda, fervida di mille cuori di\nbronzo e di acciaio fumanti, trasformata, trasfigurata. —\nDa allora ad oggi, egli sempre interruppe la consuetu-\ndine; l'obbligò a pensar molto prima di poterlo giudi-\ncare ; tutto quanto sciorina, evidentemente, la sua prosa,\nè il meno di quanto ha dato e può dare l'arte sua :\nsuscita, coll'emozione di sentimento, come un romantico,\nl'emozione di pensiero, come un classico, ed è conti-\nnuativo. — Egli aveva conosciuto, prima dei simbolisti\nfrancesi, Gian Paolo e Novalis ; si era fatto vicino ad\nEmerson e Carlyle ; prediletto Shakespeare ; inteso una\ngrave ed intensa armonia conclamare dalle filosofie nor-\ndiche. Aveva saputo che non vi è confine, linea di\ndemarcazione, tra il bene ed il male, tra perversità e\nnaturalezza, tra necessità ed utilità. Profondamente deter-\nminista, se fu amico tra i più cari di Paolo Gorini,\nmago moderno di sintesi chimiche, demiurgo di vulcani\naddomesticati, nelle riprove di gabinetto, conservatore di\ncadaveri e mirabile distruttore di putredini umane, aveva,\nnel medesimo modo, ascoltato la favola, il sentimento,\nla passionalità, la fede della religione; perchè ogni cosa\numana concordava con lui, dall'amore al ragionamento,\ndalle Pandette al Contratto dalle\nPietroburgo alla Micceide. Così, si manifesta la sua sensi-\nbilità coli' essere universale, vibrare a tutto quanto esor-\nbita dalla lenta e comune pigrizia, dalla fortunata ed\naccidiosa ignoranza della mediocrità ; cosi sfoggia la sua\ndottrina, la sua pratica, la sua ironia, che qualche volta\neccede e diventa sarcasmo ; così, è padrone di una sua\nlingua ; la quale osa l'ineffabile e raggiunge, senza ur-\ntare l'educazione, i confini dell' inesprimibile : ed ha del-\nl' uomo una grande indulgenza ed una grande compas-\nsione, e spesso se ne serve per giuocare e per burlarsi:\ne mente, sesso, scherno, applauso, applica, intende, am-\nministra. Grande psicologo, che, sotto le vesti, l'appa-\nrato, l'ornamento dei fronzoli e delle sopraposizioni e\n1' incrostati depositi della civiltà, ha scoperto ancora\nl'uomo nudo, ed, oltre ai giardini, ai parchi circo-\nscritti e tosati dal giardiniere e dalle cesoje d\ntopiaria, la natura. Merito enorme, che sa svellere i\nveli della ipocrisia e spogliare i falbalà della gente per\nbene, onde si vedano le miserabili anatomie, e qualche\nvolta, noi che amiamo di riguardarci nello specchio azzi-\nmati, vi ci possiamo, con orrore, scorgere nani, gobbi,\nsciancati, animali lupini incontro ad imagine e crudeli.\nGli * servi e s'impose stoica freddezza di cuore; nelli\nistanti dell'osservazione, sicura maestria del gesto ; quando\nviviseziona, imperturbabile serenità, se anche sopra sé\nstesso ed i suoi opera, notomizzando, sulli organi vivi\nche pulsano, sul cervello che farnetica ; usò metodo\nd'ordine; ripristinò, per-suo conto, delle categorie prima\ndi lui non autorizzate a comparire in filosofia ed in este-\ntica. Egli stesso fu la sua pietra di paragone, perchè"}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "8", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190808-01.1.10", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 2478, "texte": "ebbe il più grande e meritato disprezzo per la folla\nche fischia ed applaude; libero uomo sopra tutti i pre-\ngiudizi, tanto da sapersene usare contro coloro che ne\nabbondano, e da piegarli alla sua volontà, uomo forte.\nHa iscritto, per ciò, sul frontone di un suo palazzo:\n« Pax candida fortis ». Carlo Dossi ci ha arricchiti di\nun opera singolare d'eccezione, intensa e completa, come\nun Albero della Scienza, del Bene e del Male. Rivide\nsé stesso in una trasmutazione estetica, colla Vita di\nAlberto Pisani e li Amori; il suo tempo con L'Altrieri,\nNero su bianco, Goccied' Inch ripassò il mondo\ncome una successione di fenomeni e d'anime, col suo\nRomanzo della Bontà, coli'altro della Malvagità, i di\ncui completi fascicoli rappresentano Regno de Cieli, La\nColonia felice,in opposizione di\numani, Dal calamajo di un m\nRifuse la critica; l'avviò per altra via; concretò le idee,\nle rivestì di panni tagliati su misura esatta ; si è com-\nposto uno stile specialissimo, una interpunzione sua, una\nsua ortografia ; e anche con questo ha voluto provarci che\n« lo scrittore, il quale infrange l'ortografia tradizionale,\nprova luminosamente il valore della sua forza creatrice ».\n— Poi, si volse per altro campo ; le sue distintive qua-\nlità non Io abbandonarono ; collaborò col più audace e\ngeniale uomo di stato italiano, per asserire il nostro\nnome e farlo rivivere grande fuori e dentro la patria.\nSeppe le sale auliche, ma non si dimenticò delle foreste\nvergini e della sacra verginità delli artisti : consultò il\nventre della terra nostra, perchè ci indicasse l'età pas-\nsata, la forma delle cose scomparse, in cui si è conser-\nvata l'anima delli avi, e, s'egli oggi tace, da ventanni,\nil suo silenzio non ha abolito la passata eloquenza, ma\nla condecora di dignità. Erige al suo desiderio ed alla\nmemoria delli illustri conosciuti da lui, un Palazzo,\ntempio della Fama, cimato dalle Tre Arti in caldo e\nfraterno abbraccio, un' altra sintesi a specchio nel Lario\nsereno, incoronato di cipressi, cuspidi brune di una co-\nrona comitale, difeso dai monti azzurri orobici e ridenti,\nindice sulla scogliera tra i lauri e le rose canine, vigile\ned eterno entusiasmo. — Carlo Dossi era ed è chi do-\nvrebbe assumere il governo della giovane letteratura ;\ncolui che non ci ha aspettato, ma non ci ha schivato ;\nche ha preparato suggello sull' arte, come verrà tra poco\nriconosciuto, glorioso e trionfante. 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De Bosis, V- Aganoor,\nburne, Arthur Symons, W. C. Yeats, Fred. Bowles,\nRapisardi, Stecchetti, Angiolo Orvieto, Francesco\nGaeta, Di Giacomo, C. Pascarella, G. A. Cesareo,\nTrilussa, G. Bertacchi."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1908-08-01-c007", "article_bluemountain": "bmtnaai_1908-08_01#c007", "volume": "bmtnaai_1908-08_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "9", "page_fin": "10", "image_debut": 11, "image_fin": 12, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190808-01.2.6", "titre_corps": "Discours pour une Vierge", "titre_sommaire": "Discours pour une Vierge", "signature_source": "Lucie Delarue-Mardrus", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 11, "page_imprimee": "9", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190808-01.1.11", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 746, "texte": "Discours pour une Vierge\n\nJeune fille, saluti Ton oreille est plus rouge\nQue ta petite bouche en fleur,\nIntacte, indubitable ed royale fraicheur,\nFéminité fermée où pas un nerf ne bouge,\n4\nTes flancs sont murs pour leur devoir d'éternité,\nMais tu n' as pas encor pàli d' une parole\nD'amour; nul soufflé errant n'effleura ta corolle,\nGrand lys qu' aucun pollen encor n' a visite.\nUrne scellée, humble, petite, pathétique\nDe toute la candeur de ton ceil ignorant,\nSois vouée à l'amour qui renverse et qui prend\nLe cceur clos de la vierge et son corps hermétique.\nTu ne sais pas l'orgueil de subir un amant,\nDe gémir sous sa force ardente qui vous plie.\nPourtant n' es-tu pas femme aussi, monstre charmant,\nO vierge ! inquietante et douce anomalie ?"}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "10", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190808-01.1.12", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 1080, "texte": "Tu portes sans savoir, parmi les plis peureux\nDes robes, ne pouvant toi-mème te connaitre,\nLe vide sensuel ou glacé de ton étre.\nTu ne sens pas encor comme ton corps est creux.\nEt tu portes aussi sans soup9onner ses rèves\nTon coeur encor léger qui peserà si lourd,\nTon coeur où ne sont pas entrés les quatre glaives:\nDésir insatiable, haine, douleur, amour.\nCependant tu seras à ton tour poignardée\nDans ton àme innocente et ta candide chair,\nEt tu te sentiras à jamais possédée\nPar l'homme, esclave et maitre, ennemi, mais si cher!\nJe te regarde au seuil de l'enfance achevée,\nJeunesse sans histoire encor, transition !\nMais je sais qu' en toi guette, endormie et lovée,\nLa bète du plaisir et de la passion.\nTe voici, dangereuse à la fois et si pure,\nO petit sphinx, charnel, ò petit sphinx mental !\nTe voici: salut donc à toi, femme future\nA qui l'amour fera tant de bien et de mal,\nSalut, salut à toi dont 1' oreille est plus rouge\nQue ta petite bouche en fìeur,\nIntacte, indubitable et royale fraìcheur,\nFéminité fermée où pas un nerf ne bouge!\n\nLucie Delarue=Mardrus."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1908-08-01-c009", "article_bluemountain": "bmtnaai_1908-08_01#c009", "volume": "bmtnaai_1908-08_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "10", "page_fin": "10", "image_debut": 12, "image_fin": 12, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190808-01.2.7", "titre_corps": "{PubInfo}NB. — POESIA pubblica solamente scritti inediti.", "titre_sommaire": "{PubInfo}NB. — POESIA pubblica solamente scritti inediti.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 12, "page_imprimee": "10", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190808-01.1.12", "debut_caractere": 1082, "fin_caractere_exclue": 1164, "texte": "NB. — POESIA pubblica solamente scritti inediti.\nPOESIA ne publie que de l'inédit."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1908-08-01-c010", "article_bluemountain": "bmtnaai_1908-08_01#c010", "volume": "bmtnaai_1908-08_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "11", "page_fin": "12", "image_debut": 13, "image_fin": 14, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190808-01.2.8", "titre_corps": "LA SINFONIA DELLA VILLA", "titre_sommaire": "LA SINFONIA DELLA VILLA", "signature_source": "Enrico Fondi", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 13, "page_imprimee": "11", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190808-01.1.13", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 2224, "texte": "LA SINFONIA DELLA VILLA\n\nALLEGRO\nDa le recenti ne' vicini prati\nferite delle falci il denso aroma\nsgorga e fluisce della fienatura.\nNell'aria afosa van voli affamati\ne ogni forza che aneli è presto doma\ndal peso della fervida calura.\nAma cosi preludere a l'insano\nscrosciar del suo furore l'uragano.\nNel polveroso involucro\nansiman fiori ed alberi:\nmeglio, meglio una raffica\nche li uccida svellendoli !\nLe fonti aspre singhiozzano,\ndella bufera trepide\nnon il lor canto soffochi\nper entro al pluvio sonito.\nGià s'aprono solchi di luce ne' grembi\ndell'aere torpido e mugge\ncol tuono un fragor che s'inoltra. Da' nembi,\nsconvolti nel vento che rugge,\ncordoni di pioggia ecco attorti cadere,\nstrappate ecco di controbassi,\npoi fini e più folti come acquee criniere\nche, liquide furie, si squassino ;\ne il rombo dei cieli squarciati e le sùbite\nenormi accensioni e il rabbioso\nbramir del libeccio tra il voi delle nubi\nè un'orgia che non ha riposo!...\nA. mano a man si chetano\nle posse ebre dell' etera\ne le fonti ricantano\nne' loro argentei flauti.\nA mano a man su l'umida\nterra una pace effondesi\nlimpida e in essa un fremito\ndi trilli e olezzi vagola.\nIn torno, ora, da' mucchi de' falciati\nfieni ne' campi un' odorosa soma\ngrava le brezze, e irrompe nella pura\natmosfera. Non più ansie d'alati\nnè di fiori, chè molle ogni rizoma\ne stelo si è per la nova frescura,\nche ogni volo s'allieva... Non invano\nmorde a gli spazi e a' cuori 1' Uragano !\nADAGIO\nGhirlandata di pini, verdeggia una breve radura\nnel vespro opaca di virtù metallica ;\nfra' rami il sol sanguina, calante ne' rossi vapori\nche la tempesta accende da' suoi fumidi avanzi.\nA pena s'invermiglian le tremole erbette chè vivi\nancor da' cieli piovon riflessi azzurri\ne intorno ornai le imbruna e le assorbe in sua fitta nerezza\nl'ombra che s'alza dal coronante bosco.\nDa le cose una calma dolce sprigionasi e inonda\nl'anime in pena: il plenilunio levasi;\nun chiaro fulgere d'astri col buio che cresce han già sfatto\nl'abito ardente de' cavalli solari,...\nD'un usignolo, fiammelle sonore, lontano gì' inni\ne or si or no nell'aria passa l'odor de' fieni.\nIl cuor sogna e sospira. Silenzio. La notte e il mistero\nvan calando a le loro nozze il fosco velario."}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "12", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190808-01.1.14", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 3378, "texte": "MINUETTO\nTra i viali (le mescenti polle di vasche lontane\nsi confondono nel parco) come di candide lane\nDiana le statue ravvolge, che pel suo bianco respiro\ns'animano a poco a poco, ondeggian lievi e sul giro\nsi libran de' piedestalli. Pare allo sguardo (la notte,\nsarta di tutti i fantasmi, lo può) che scendano a frotte\nin fogge di cavalieri e dame settecenteschi.\nForse gli antichi signori si disciolsero da' freschi\ndelle sale e dal palazzo si chiuser dentro a' viluppi\nde5 marmi e or, destri a la danza, ritmano i mobili gruppi.\nChè dal raccòr delle vesti al salutar del berretto\nper la grazia degl'inchini, è ben questo il minuetto !\nDa le rame del laureto e da le ombrelle de' pini\nsuscita il vento leggero, con fremer di violini,\nuno smorzando e un crescendo, a tempo, quasi una dea\nle docili aiire mova con fluttuar di marea.\nE folleggiano le coppie nel marmo vivificato\ne non odon sotto il suolo come l'eco di un boato,\ndi qualcosa di solenne, di doloroso che mina\nla gaiezza di lor danze.... e la folla ballerina\ntra i radi fusti del parco segue il melos vegetale\nche s'attenua s'accalora guizza riscende risale.\nArpeggian su' piedestalli vuoti le gocce stillanti\nda le alte foglie: la luna, ora, ha una nube davanti.\nSi ferman sotto le scure rame e a la lunga cadenza\nlente si curvan le coppie nella grave riverenza.\nTRIO\nRifulge or tenue la luna; nella sua melanconia\nl'incipriata parrucca di una dama in gelosia\nravvolge e i boccoli biondi d'un cavalier giovinetto.\nEi le giura e le rigiura saldo e immutevole affetto.\nElla è in capricci, non crede, ed è stanca di danzare.\nCade a ginocchi e sussurra, ei, le parole più care.\nElla cede e si concede a l'ardor delle sue braccia.\nTutta ora splende la luna e nel mesto lume allaccia\nl'estasi delle due bocche baciate... e trema sommessa\nla maschia voce: « Per sempre... cosi... fior di principessa. »\nNel molle abbraccio gli amanti languono nè dicon più:\nil chioccolar delle fonti palpita anch'esso là giù.\nPassano intanto le coppie riaccese nella danza\ne rifolleggiano liete nella melica esultanza\ndelle brezze armoniose tra il folto della pineta.\nMa la dea moderatrice di lor moto, ecco, si queta.\nIl plenilunio declina e abbandona, a una cadenza,\nle coppie lente che inarcano la estrema riverenza.\nFINALE\nUn flutto dilaga di giocondità per la villa.\nLe stelle si spengono: è l'alba.\nDa' nidi, da' rami, che un'ala raccolgano in sonno,\nsi desta una dolce lietezza,\ne aromi e gorgheggi riempiono l'aria: la terra,\ndormente pudica, si scioglie\ndai vel' della notte e sospira il levarsi del sole\nper tutto goderne l'amplesso\nda le umide zolle da' torbidi fiori dal verde\nlanguor delle tremole foglie,\nper tutta a lui darsi tra l'inno di fervidi lampi\nsul vasto imenèo del giorno.\nGorgoglian tra le rose tra i garofani\ntra il lucer delle brine\nle vive polle e i rossi pesci guizzano\nnelle acque alabastrine.\nSpira tra il lieve delle rame fremito\nuna brezza più fresca....\nL'alba, ecco, s'inargenta e sotto gli alberi\nspia se la notte n'esca.\nDal colle, là, sopra il suo carro contesto di fiori\nl'aurora nel mondo, ecco, balza.\nChe gioia ne' cuori a gli umani alle fiere alle cose...\nUn'onda di fuoco.,.. Ecco il sole!...\nCantate al grand'occhio di luce, al datore di vita,\nsorgete, inneggiate, esultate....\nDà fiato, o gran Tutto, a le mille tue bocche sonore;\nSia gloria! Sia gloria! Sia gloria!\n\nEnrico Fondi."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1908-08-01-c011", "article_bluemountain": "bmtnaai_1908-08_01#c011", "volume": "bmtnaai_1908-08_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "13", "page_fin": "13", "image_debut": 15, "image_fin": 15, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190808-01.2.9", "titre_corps": "A MIRAMAR, D'OTTOBRE", "titre_sommaire": "A MIRAMAR, D'OTTOBRE", "signature_source": "Haydée", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 15, "page_imprimee": "13", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190808-01.1.15", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 956, "texte": "A MIRAMAR, D'OTTOBRE\nHaydée.\nI.\nPioggia e nebbia. Un diluvio\nVaporoso e cinereo\nIn molli falde spandesi\nSu la terra e su l'acque;\nAppar, scompare, cereo,\nNel chiarore biancastro\nIl caste! d'alabastro\nChe ier tanto ne piacque,\nMentre una vela, lenta,\nFlaccida e sonnolenta,\nPalpita e s'addormenta\nCome un grande augel languido.\nII\nNon dal fondo dei pallidi\nFlutti crebber per magico\nPoter gli ampi giardini\nChiusi di neri pini?\nDove han fine o principio\nL'onde, il verde, la nebbia?\nO silenzi incantati\nSui laghetti e sui prati!\nSu un'isola natante\nCerto il castello fluttua,\nEd il mondo è distante,\nE distante, è distante....\nIII.\nMa, a un tratto, un largo soffio\n(Giocano di ventaglio\nForse lassù le fate\nCapricciose e imbronciate?)\nDe la nebbia il sipario\nSquarcia : nel bigio e vario\nLume, Trieste tremola,\nViolaceo scenario.\nE sul mar liscio e tetro\nBalena un sole-spetro,\nLampa d'argento e vetro\nSu una città di spiriti.\nTRIESTE, ottobre 1907."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1908-08-01-c012", "article_bluemountain": "bmtnaai_1908-08_01#c012", "volume": "bmtnaai_1908-08_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "14", "page_fin": "14", "image_debut": 16, "image_fin": 16, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190808-01.2.10", "titre_corps": "LE PAROXYSME HUMAIN : (EXTRAIT)", "titre_sommaire": "LE PAROXYSME HUMAIN : (EXTRAIT)", "signature_source": "René Arcos", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 16, "page_imprimee": "14", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190808-01.1.16", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 1972, "texte": "LE PAROXYSME HUMAIN\nRené Arcos.\n(EXTRAIT)\nNous avions épuisé sans fruit tout le patir;\naprès chaque problème, retrouvé un problème.\nNous avions affrèté en vain tous les espoirs\net disloqué à l'usage tous les systèmes.\nNous étions las, si las !, d' avoir vu tant de soirs\ncomme les fossoyeurs éternels du destin\nenfouir tant de matins ou chantaient nos vigueurs !\ndans nos fronts bas, il y avait tant de défaites!\net dans notre fierté tant d'agenouillements !\nque déjà nous avions, renoncant aux conquètes,\ndans le silence indifférent des astres étrangers\npeuplant notre agonie d'impassibles grandeurs,\nsonné loin et longtemps, triste à susciter Dieu,\nla retraite des fils d' Icare et leur déscente\nen le renoncement\net ses lits au sommeil profond comme la mort:\n• •*•••••••\n#•••••\nMais la vie ne veut pas le sommeil de ses forces.\nElle tisse sa toile en gestes innombrables\nqui sont ses chaìnes et ses trames.\nElle n'accorde pas de repos, mème aux morts.\nEt son galop nous a repris et emporté\nbrisant encor les amarres de nos fiertés.\nNous nous sommes raidis dans notre volonté,\nne voulant pas, ne voulant plus le jeu de dupe ;\nle galop fou nous a soulevés malgré nous,\nbousculés, submergés, roulés dans ses remous,\nbaillonnés de vitesse.\nEt nous sommes partis,\nsans pouvoir un cri ;\nrigides et crispés,\nla tète avec colère\nrejetée en arrière,\net dans notre désir tètu de Tinertie\nrefrénant des deux poings la monture emportée !\nEt nous sommes passés roides dans le galop\ncomme des morts restés debout sur les chevaux\nrebondissant à triple allure\ndans une charge de bataille.\nMais la grande clameur du delire lyrique\na traverse nos corps comme une onde électrique\net tout à coup, jaillis droits sur les étriers,\nbrandissant une épée fulgurante en avant,\n. vers Tavenir .\nle coeur battant, cheveux au vent en fuite d'ailes,\nnous avons, frissonnant d'émotion jusqu' aux moelles,\net la face inondée de larmes frénétiques,\naugmenté d' un grand cri la clameur héroique."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1908-08-01-c013", "article_bluemountain": "bmtnaai_1908-08_01#c013", "volume": "bmtnaai_1908-08_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "15", "page_fin": "16", "image_debut": 17, "image_fin": 18, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190808-01.2.11", "titre_corps": "UN RICORDO D'INFANZIA : (NEL MIRARE I RESTAURATI MOSAICI DEL SAN GIOVANNI)", "titre_sommaire": "UN RICORDO D'INFANZIA : (NEL MIRARE I RESTAURATI MOSAICI DEL SAN GIOVANNI)", "signature_source": "Guido Mazzoni", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 17, "page_imprimee": "15", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190808-01.1.17", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 2142, "texte": "UN RICORDO D'INFANZIA\n\n(NEL MIRARE I RESTAURATI MOSAICI DEL SAN GIOVANNI)\nAD ONORATO ROUX.\nLibero dal castello delle travi,\nChe ti chiudeano il ciel, cui sospiravi,\nCome, o bel San Giovanni, oh, finalmente,\nTi glorii della cupola lucente!\nVe' lo sfondo dell'oro e le figure\nDel Creatore e delle creature\nVariopinte nel poema grande,\nChe su per gli osannanti archi si spande!\nLa curva, colassù, dell'ardua mole\n(Fuori, ella è tutta candida nel sole)\nAl raggio del mattin sfolgora in mille\nD'oro, di rosso, d'azzurro scintille,\nE, in un sogno d'immagini giulive,\nTutta la Bibbia e il Vangelo rivive.\nMa, quaggiù, dove il sol non la palesa,\nVelan misteriose ombre la chiesa;\nEd io, seduto a contemplar, mi sento\nTrepido di contento e di sgomento.\nQui vagì Dante pargolo al lavacro\nSalutifero; qui ruppe egli il sacro\nFonte,* animoso ; qui levò la fronte\nRingraziando, la piegò nelle onte,\nSupplicando ; ed all' ultimo lavoro\nDa lunge, qui, si coronò d'alloro.\nPur me, pur me, minuscolo, rivedo\nMentre, pe' labbri altrui, confesso il Credo\nE su' tenui capelli ho le acque sante,\nNel tempio vostro, o buon Ghiberti, o Dante!\nPer tanta gloria, per le mura istesse,\nTutto l'animo mio par che s'empiesse,\nSin da quel punto, d'un amor profondo.\nSbarravo gli occhi ad ammirare il mondo,\nE la reggia del mondo erami questa.\nSovente, prono la piccola testa\nDe' vividi fantasimi fervente,\nIo li miravo estasiatamente.\nArsi per lenta febbre. E le figure\nDel Creatore e delle creature\nScendevano, talor, dal cielo d'oro,\nA dar sollievo al pargoletto loro ;\nE di contento e sgomento m'empivano,\nQuando apparivano e via via svanivano.\nUn di che smaniavo e, più rissoso,\nNon davo altrui, non trovavo riposo,\nE respingevo i farmachi, nè v'era\nMinaccia che valesse, nè preghiera,\nQuesto pretesi, che mi fu promesso :\nGir con mia Madre a rimirar da presso,\nNello sfondo dell'oro, le figure\nDel Creatore e delle creature.\nRicordo ; e, ohimè !, tranquillo mi ritrovo,\nCome uccellino in un tiepido covo,\nFra le braccia a mia Madre ; odo l'ansare,\nVedo il sorriso suo stanco, a montare\nPer le scalette rampicanti, le une\nSu le altre, fino alle aperte tribune."}, {"page_pdf": 18, "page_imprimee": "16", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190808-01.1.18", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 688, "texte": "Oh gloria trionfai di luce e forme,\nOh innumerevol popolo ed enorme\nDi spirti alati, corpi nudi, irsute\nE cornute demonia, che m'incute,\nNel deboletto cuore, un sentimento\nFervido di contento e di sgomento !\nMa vinse lo sgomento. Impaurito\nDalla confusa idea dell' infinito,\nChe mi si profilava in quei giganti\nEsultanti d'intorno o tormentati,\nQuasi sentissi gli squilli e le stride,\nTutto mi chiusi fra le braccia fide,\nNé volli veder più. Bel San Giovanni,\nPochi a te, molti a me, corsero gli anni ;\nMa tutto ancor nell'anima mi sento\nTrepido di contento e di sgomento,\nRimirando il ciel d'oro e le figure\nDel Creatore e delle creature.\nFIRENZE, 25 Maggio 1908.\n\nGuido Mazzoni."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1908-08-01-c014", "article_bluemountain": "bmtnaai_1908-08_01#c014", "volume": "bmtnaai_1908-08_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "16", "page_fin": "16", "image_debut": 18, "image_fin": 18, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190808-01.2.12", "titre_corps": "LE CHAPEAU DE TABARIN", "titre_sommaire": "LE CHAPEAU DE TABARIN", "signature_source": "Alfred Mortier", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 18, "page_imprimee": "16", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190808-01.1.18", "debut_caractere": 690, "fin_caractere_exclue": 1866, "texte": "LE CHAPEAU DE TABARIN\nAlfred Mortier.\nBourgeois, chambrières, laquais,\nEcoliers, pages, beaux musqués,\nNobles dames en leurs litières,\nSoudards, tire-laines, tripières,\nBien que ne sois né sur un tróne\nIl n'est couronne\nQui vaille le chapeau de Tabarin.\nCe bonnet illustre à bon droit\nMe vient, mes chers seigneurs, tout droit\nDu très antique dieu Saturne\nLequel se cachant à Minturne,\nAinsi que l'affirme Strabo,\nY con9ut un garcon fort beau\nNommè Tabarum, mon ancètre,\nQui né coiffé nous fit trasmettre\nEn bon parrain\nCe merveilleux chapeau de Tabarin.\nChapeau fantasque et lunatique\nQu'à mon gré pétris et mastique :\nArdez, le voici carrabin,\nPorteur de hotte, coquebin,\nSoldat de Suisse; humeur de soupe,\nMeneur d'ours ou fileur d'étoupe,\nCoureur de poulets gras à lard,\nCourtisan, tocque de Biar,\nRueur de pierres à frelonde !\nBref, tous les couvre-chefs du monde\nC'est de l'Euphrate au Rhin\nA lui seul le chapeau de Tabarin.\nPourtant il faut que vous confie\nLe déboire où me mortifie\nCe tant mirifìque chapeau.\nC'est Francisquine à douce peau\nQui de sa faqon le chef m'orne.\nEt comme que je roule mon bonnet,\nLas ! ne parviens, pauvre benèt,\nA cacher ma paire de cornes."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1908-08-01-c015", "article_bluemountain": "bmtnaai_1908-08_01#c015", "volume": "bmtnaai_1908-08_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "17", "page_fin": "18", "image_debut": 19, "image_fin": 20, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190808-01.2.13", "titre_corps": "LUNDÙ : (POEMA BRASILIANO)", "titre_sommaire": "LUNDÙ : (POEMA BRASILIANO)", "signature_source": "Carlos Magalhaes de Azeredo ; Carlos Magalhaes de Azeredo", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 19, "page_imprimee": "17", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190808-01.1.19", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 2811, "texte": "LUNDÙ\n\n0\n(POEMA BRASILIANO)\nO mulato bohemio, a un canto\nda sala forrada de azul com rosas,\ntange o violao de notas baixas, lacrimosas....\nN ào sei se rompe da sua alma aquelle pranto\nselvagem, voluptuoso, obscuro,\non se é de algum gnomo negro, encolhido\nna caixa do violào enternecido...\nSabem-no acaso as flores, pinto ao muro\ndo jardim onde, pàlidas, se escondem;\ne misteriosamente lhe respondem.\nToda a paixào, toda a melancolia\ndos manacàs, dos bogaris, dos cactos,\nergum-se em flagrantes suspiros compactos,\nao purpurino declinar do dia...\nSabe-o tabez aquella patativa...\noh! sempre tao timida e esquiva\nno mais èrmo do mato, agora pousa\nno ramo da jaqueira antiga, ao lodo\ndessa janella toda aberta; e ousa\nmodular um suavissimo trinado...\nTu, certo, o sabes, pardinha nova,\nbella mestitpa carnai e ardente,\nde bóca tùmida e olhar dolente,\nque urna precoce luxuria encova...\nE ao som da tordas, tao simplesmente\nmoves, com gracas ingenuas, francas,\nos pés ligeiros, as fortes ancas...\nAo vivo ritmo, pelo ar fremente,\ncom ruflos de azos brancas esvoa9a,\no teu vestido leve de cassa...\nTodo o teu sangue bater se sente\nnas quentes fontes, no seio puente,\ncom o brusco impulso de urna torrente...\nTu o sabes, filha da nova ra9a,\nbella mestÌ9a carnai e ardente !\n\nLe mulàtre vagabonda dans un coin de la salle tendue de\nbleu aux roses, caresse le violao (2) aux notes basses) sanglotantes...\nJe ne sais pas si ces pleurs proviennent de so?i dine a lui, ou bien\nsJil y a quelque gnome negre biotti dans le creux du violao pàmè\nde tendresse,..\nPeut-e,tre les fleurs le savent-elles, si pàles) cachées auprès du\nmurì dans le jardin, mystérieusementa elles leur répondent.\nTonte la passioni tonte la mélancolie des manacàs, des bogarys (3)\ndes cactus, s'exhalent en lourds soupirs parfumés, dans l'agonie\nempourprée du jour...\nPeut-etre le sait-elle aussi, cette patativa (4)... Oh! toujours\nsi timide, si farouche, dans la profondeur la plus deserte de la\nforét vierge, <?//<? wV#/ maintenant se poser sur cette branche du\nvieux jaquier, tout près de la fenètre grande ouverte ; elle s*enhardit\njusqu* à essayer une chanson'très-suave, oh! si suave!.,.\nMais toi, tu le sais sans doute, jeune creole au teint cuivré>\nbelle mctisse cha7'nelle et ardente aux lèvres épaisses, aux yeux\ncerncs par une luxure precoce... toi qui, aux accords du lundù,\nsi naìvenent agités avec mie gràce naturelle et franche, tes pieds\nlégers, tes hanches fortes... Secouées par le rythme delirante tes jupes\nde mousseline volent dans tair frémissant> avec des bruissements\nd)ailes blanches...\n0?i senty sous tes tempes brillante s, sous ton seins brulant,\ntout ton sàng frissonner, se précipiter avec les élans brusques\nd'un torrente. Oh ! tu le sais bien> fille de la nouvelle race> belle\nmctisse charnelle et ardente !..."}, {"page_pdf": 20, "page_imprimee": "18", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190808-01.1.20", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 1325, "texte": "Eu nào. Minha alma é diversa.\nMas, escutando o chóro melodioso,\ncheio de estranhos segrèdos\nde desejo, angùstia, e góso\n(emtanto os cilios e os dèdos\ntremem ao mùsico errante,\npelo lundù excitante,\non pela intima ternura\nque o vestido de cassa espalha em tórno...)\nMinha alma, tenue, dispersa,\nfoge - me e se dilue numa docura\nprimitiva, innorente, ainda que impura,\ntal corno se un lago de oleo mórno,\nexótico, aromàtico, inebriante,\njazesse deliciosamente immersa...\nCarlos Magaihaes\n\nììfoiy je ne le sais pas. Et pourtant, tandìs que fécouie ces\npleurs mélodieux, pleins d'éfrange s secrets de desir, d* angoisse,\nde volupté (les doigts et les cils du musicien errant tremblent bien\nfort, soit par l'influence du lundù excitant, soit à cause de Vintime\ntendresse que les jupes de mousse line éveillent tout autour...)> mon\nsouple, ondoyante, me quitte doucement, et se perd tout entière\ndans une puissanc innocente, quoiqu impurey conime si\ndans un lac dìhuile tiède, exotique, odorante} enivrante, elle se\ntrouvait délicieusement plongée...\n0) Musique et danse africaines, très-voluptueuses et très mélancoliques,\nintroduites au Brésil par les nègres.\n(2) Espèce de guitare.\n(3) Fleurs du Brésil.\n(4) Oiseau du Brésil, au chant délicieusement tendre et triste.\n\nTraduction de l'Auteur\nCarlos Magalhaes de Azeredo."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1908-08-01-c016", "article_bluemountain": "bmtnaai_1908-08_01#c016", "volume": "bmtnaai_1908-08_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "18", "page_fin": "18", "image_debut": 20, "image_fin": 20, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190808-01.2.14", "titre_corps": "CAVAUCADO : (POEMA PROVENZALE)", "titre_sommaire": "CAVAUCADO : (POEMA PROVENZALE)", "signature_source": "Valère Bernard", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 20, "page_imprimee": "18", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190808-01.1.20", "debut_caractere": 1327, "fin_caractere_exclue": 2871, "texte": "CAVAUCADO\nValère Bernard.\n(POEMA PROVENZALE)\nSUBKE UN DESSIN D'EN A. RODIN.\nO passieu ! sei cremour e sei flamo, naturo\nen elo leis a messo,\ne leis aubre e lei roco e lou céu vòu estregne,\nmatrico inassedado, eterno crearello,\nforco descadenado e caludo, ò femello !\nde mounde greion dins sei flanc,\nourlo au vènt seis amour, sa ràbi pieno d'àrsi.\nE veici que, desbardana,\njouve e gaujous e souleious\npasso un centaure:\nEstarpo libramen, mèstre de l'estendudo\npouderousamen sadou de nerviho\nem'un rire esclatant fuso...\nMai la fremo l'a vist, subran se precepito,\nse jito sus d'éu, lou cavauco.\nLou centaure suspres loucho, loucho emé ràbi,\nmai n'es touca dins soun masclueri,\ne dóumaci qu un mounde es fegounda,\nun proumié frejoulun de feblesso lou glaijo.\nSUR UN DEJSSIN DB A. RODIN.\nO passion ! toutes ses flammes, toutes ses ardeurs, nature\nles a mises en elle,\net les arbres et les rochers et le ciel elle veut étreindre,\nmatrice inassouvie, créatrice éternelle,\nforce aveugle et déchainée, ó femelle !\ndes mondes en germe s'agitent en ses flancs,\nelle hurle au vent ses amours, sa rage pleine de désirs...\nEt V0Ì91 que, échevelé,\njeune et joyeux et resplendissant\npasse un centaure :\nil foule librement le sol, maitre de l'espace,\npuissant, enivré de force\nil passe avec un rire éclatant...\nMais la femme l'a vu ; aussitót elle se précipite,\nse jette sur lui, le chevauche.\nLe centaure surpris lutte, lutte avec rage,\nmais c'en est fait de sa virilité,\net tandis qu'un monde est fécondé,\nun premier frisson de faiblesse le giace.\nValére B"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1908-08-01-c017", "article_bluemountain": "bmtnaai_1908-08_01#c017", "volume": "bmtnaai_1908-08_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "19", "page_fin": "19", "image_debut": 21, "image_fin": 21, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190808-01.2.15", "titre_corps": "La cavalcata del Leone", "titre_sommaire": "La cavalcata del Leone", "signature_source": "Ferdinand Freiligrath ; Giulia Cavallari Cantalamessa", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 21, "page_imprimee": "19", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190808-01.1.21", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 2796, "texte": "La cavalcata del Leone\nFerdinand Freiligrath.\nTraduzione dal tedesco, di\nGiulia Cavallari Cantalamessa.\nE' del deserto il re sempre il leone.\nQuando i domini suoi percorrer vuole\nVèr la laguna, dove la gazzella\nE la giraffa bevon, muover suole.\nLà nel canneto in mezzo a l'alte canne\nl'asconde circonspetto: e sul potente.\nDel Sicomor la foglia tremolante\nstormir si sente\nQuando alla sera splendon nei villaggi\nDegli Ottentotti i fuochi rilucenti,\nE sovra l'erto monte de la Tavola\nPiù non campeggian segni differenti,\nE '1 solitario Caffaro va errando\nLungo il Carrù, e l'antilope dormente\nSta nel cespuglio, ed il veloce Gnu\npresso il torrente ;\nCon passo maestoso la giraffa\nVia pel deserto vedi ricercare\nDella laguna i pantanosi flutti\nE l'arsa lingua in essi rinfrescare;\nVa l'assetata per la nuda strada\nLungo il deserto, e sorbe inginocchiata\nCon lungo collo l'acqua del bacino\nintorpidita.\nMa d'improvviso s'agita il canneto\nEd il leon d'un salto a lei s' aggrappa\nCon un ruggito. Oh ! qual cavai da sella !\nChi vide mai così ricca gualdrappa\nEntro la scuderia d'un regal prence,\nCome la pelle, inver, del corridore\nChe delle fiere il principe cavalca\ncon truce ardore ?\nEi su la nuca le sue ingorde sanne\nPianta, e sull'omer del cavai gigante\nVola del cavalier la fai va chioma,\nSalta con grido la giraffa ansante\nE fugge dal dolor martirizzata ;\nOh come unito Ella ha del leopardo\nIl pel rigato e del cavai la corsa !\nVa come dardo.\nVe' come batte co' leggeri piedi\nIl piano dalla luna illuminato;\nVe' come gli occhi sporgono dall'orbita\nImmobili ! e sul collo macchiettato\nScolan di sangue grosse goccie nere :\nOde il deserto allor vasto, silente\nIl battito del cor della straziata\nfiera fuggente.\nAlla nube simile il cui splendore\nGÌ' Israeliti dall'Egitto addusse\nE quale spirto del deserto o fulva\nOmbra per quelle terre li condusse,\nUna tromba d'arena nel sabbioso\nMar del deserto rapida s'aggira\nCome gialla colonna, e le due fiere\nsegue ed aggira.\nSegue la traccia loro l'avoltoio,\nChe ognor gracchiando via per l'aria vola;\nSegue la jena, la profanatrice\nDelle tombe; indi vien quella che invola\nGli armenti al Capo, la pantera ardita.\nSangue e sudore segnano la strada\nDel viaggio orribil del possente rege,\ndovunque ei vada.\nTremante vedon sul vivente trono\nIl padrone sedere, ed il guanciale,\nCon l'unghie acute, del sedil graffiare.\nVa senza tregua, va come uno strale\nFin che la forza manca a la giraffa ;\nCon simil cavalier non son d'aiuto\nIl tirar calci o l'impennarsi in alto\ntutto é perduto.\nSfinita all'orlo del deserto cade,\nE rantola sommessa, e a morte viene;\nAllor, di polve e schiuma ricoperto,\nPasto il cavallo al cavalier diviene.\nGià nel Madagascar, all'oriente,\nBalena della luce il primo segno,\nCosì di notte il prence delle fiere\nva pel suo regno."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1908-08-01-c018", "article_bluemountain": "bmtnaai_1908-08_01#c018", "volume": "bmtnaai_1908-08_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "20", "page_fin": "20", "image_debut": 22, "image_fin": 22, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190808-01.2.16", "titre_corps": "DÉPART", "titre_sommaire": "DÉPART", "signature_source": "Henry Rigal", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 22, "page_imprimee": "20", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190808-01.1.22", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 1481, "texte": "DÉPART\nHenry Rigal.\nO Village d'enfant, de roses et d'automne,\ntu vis heureusement au creux du vallon d'or.\nLe soleil du midi te tresse des couronnes\nde la première aurore à l'heure ou tu t'endors.\nJe respire ta bonne odeur franche et sauvage\npour qu'elle me pénètre et me rende plus fort ;\nje prends des talismans pour conjurer le sort\ncar je vais m'en aller bientòt, ó mon Village.\nJ'ai lutté bien longtemps contre tous mes désirs,\nmais les arbres, ce soir, me font des prophéties.\nJ'ai vu des vols d'oiseaux passer sur la prairie;\nune force inconnue me pousse à l'avenir. ~\nQuand la nuit revenue fermerà notre porte\nsur la route déjà je presserai mes pas;\nje prie pour que ma mère aimée ne pleure pas;\net pour que je retourne avant qu'elle soit morte.\nJe m'en vais vers la ville au son de mon bàton ;\nmon étre résolu déborde de courage ;\nj'entends les arbres bleus parler à mon passage\nde fètes, de baisers, de vers, d'acclamations.\nLa lune dans le ciel luit pour me protéger\net mon ombre est légère à la poussière grise.\nLa montagne où bientót monteront les bergers\nn'est plus derrière moi qu' une masse imprécise.\nDepuis longtemps déjà ma marche cadencée\ndans le silence emù réveille les échos.\nMais la ville apparait à l'horizon nouveau\ncomme les beaux chàteaux dans les contes de fées.\nLorsque je rentrerai dans l'aube déployée\nj'entonnerai tout haut ma plus belle chanson :\nje veux qu'en m'entendant on ouvre les maisons\net qu'on jette des fleurs sur me tète levée."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1908-08-01-c019", "article_bluemountain": "bmtnaai_1908-08_01#c019", "volume": "bmtnaai_1908-08_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "20", "page_fin": "20", "image_debut": 22, "image_fin": 22, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190808-01.2.17", "titre_corps": "IL COFANETTO", "titre_sommaire": "IL COFANETTO", "signature_source": "Willy Dias", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 22, "page_imprimee": "20", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190808-01.1.22", "debut_caractere": 1483, "fin_caractere_exclue": 2388, "texte": "IL COFANETTO\nWilly Dias.\nIl cofanetto ornato\ndi leggiadre figure\n(esili miniature\nd'un artista malato)\nesala tenue odore\ndi dolci cose morte\n(forse di rose smorte\nche non hanno colore,\nche non hanno bellezza).\nL'anima, tristemente\nper te ricorda, sente,\npensa la Giovanezza,\npensa il tempo lontano.\n(O creature sparite,\no larve che inseguite\nabbiamo sempre invano,\ne sempre, invano, amato,\nnulla resta di voi,\nsolo il ricordo in noi,\nsolo il dolor passato).\nLettere, che canzoni\nfoste d'ignoti cieli\nper cui fummo crudeli\nper cui fummo più buoni\nOra nel cofanetto\nsiete carta ingiallita\nche un palpito di vita\nnon sa destare in petto.\nPassarono gli anni,\ne con le cose morte,\ne tra le rose smorte\nl'ebbrezze e i disinganni.\nE travolse l'oblio\nle bocche che baciammo,\ngli sguardi che scambiammo,\npallidi di desio....\nLa nebbia lentamente\nscende gelida al piano,\nsvanisce nel lontano\nl'amor, gelidamente...."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1908-08-01-c020", "article_bluemountain": "bmtnaai_1908-08_01#c020", "volume": "bmtnaai_1908-08_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "21", "page_fin": "21", "image_debut": 23, "image_fin": 23, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190808-01.2.18", "titre_corps": "La serenata dei Sogni", "titre_sommaire": "La serenata dei Sogni", "signature_source": "Libero Ausonio", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 23, "page_imprimee": "21", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190808-01.1.23", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 1136, "texte": "La serenata dei Sogni\nLibero Ausonio.\nMentre eh' io veglio su le carte dotte,\nscendon ne l'ombra i sogni a frotte a frotte.\nBattono i sogni a la mia porta bianca,\ne dicono: — Ti leva, anima stanca.\nBattono i sogni a la mia porta chiusa,\ne dicono : — Ti leva, anima illusa.\nVieni, la notte è mite e tace il vento;\nnoi ti addurremo ne l'incantamento.\nAd una ad una scendono dal cielo\nle stelle bianche avvolte in bianco velo.\nScendon dal ciel le stelle silenziose,\nleggere come petali di rose;\ne sul sonno fragrante de le aiuole\ntessono soavissime carole.\nFurtivamente la luna è discesa\ndal suo trono di perla e di turchesa,\ned all'amplesso limpido del rivo\nconsente il corpo che par latte vivo.\nVieni, ti porteremo ove riposa\ncolei che noi t'abbiamo eletta a sposa.\nHa il corpo bianco come neve alpina,\ne le vesti intessute di pruina;\ned ha sul seno due fioriti gigli,\ne su le labbra due bocci vermigli.\nHa gli occhi grandi del color del cielo\nse oscura nube non gli faccia velo.\nHa gli occhi grandi del color del mare;\nvieni, o poeta, ch'è tempo d'amare....\nE la torma dei sogni alto s'invola.\nAnima mia, come sei triste e sola!"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1908-08-01-c021", "article_bluemountain": "bmtnaai_1908-08_01#c021", "volume": "bmtnaai_1908-08_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "21", "page_fin": "21", "image_debut": 23, "image_fin": 23, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190808-01.2.19", "titre_corps": "DA SAN GIUSTO", "titre_sommaire": "DA SAN GIUSTO", "signature_source": "Francesco Stranschi", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 23, "page_imprimee": "21", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190808-01.1.23", "debut_caractere": 1138, "fin_caractere_exclue": 1683, "texte": "DA SAN GIUSTO\nFrancesco Stranschi.\nSui marmi, sacri a qualche Iddia pagana,\nT'innalzi, forte come un baluardo,\nO cattedrale ; e il secolar tuo sguardo\nVigila il mare e la città romana.\nAl suon guerriero della tua campana\nSpiegavan gli avi il trionfai stendardo :\nEd ogni petto divenia gagliardo,\nEd ogni offesa di nemico vana.\nA chi tradìa la patria l'ultim'ora\nTu, vindice, segnavi; ed alle feste\nIl popolo adunavi e alla preghiera.\nSolenne, a sfida, o patrio bronzo ancora\nSuoni la voce della mia Tergeste\nChe freme, libertà sognando, e spera."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1908-08-01-c022", "article_bluemountain": "bmtnaai_1908-08_01#c022", "volume": "bmtnaai_1908-08_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "21", "page_fin": "21", "image_debut": 23, "image_fin": 23, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190808-01.2.20", "titre_corps": "A DONNA ELDA", "titre_sommaire": "A DONNA ELDA", "signature_source": "Ottorino Checchi", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 23, "page_imprimee": "21", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190808-01.1.23", "debut_caractere": 1685, "fin_caractere_exclue": 2234, "texte": "A DONNA ELDA\nOttorino Checchi.\nSignora, vi sovvien di quei diletti\nFolli, per entro i ciechi laberinti,\nOve tra i rami ora frondosi or schietti\nSi ergevan Y Erme, sopra i vasti plinti ?\nRicordate le aiuole ove eli eletti\nFusticini sorgevan dei giacinti,\nE le rose de i volti giovinetti\nCingèan di serti, stranamente avvinti ?\nBen io ricordo ! E nel meriggio lento\nAllor che m' imponeste in vostra ebrezza,\nPresso al sedile, il bel comandamento,\nLa bocca vostra come una notturna\nAlgente rosa, trassi a la dolcezza\nNelle mie labbra pure, o taciturna."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1908-08-01-c023", "article_bluemountain": "bmtnaai_1908-08_01#c023", "volume": "bmtnaai_1908-08_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "22", "page_fin": "22", "image_debut": 24, "image_fin": 24, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190808-01.2.21", "titre_corps": "Stèle Funéraire", "titre_sommaire": "Stèle Funéraire", "signature_source": "Cécile Périn", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 24, "page_imprimee": "22", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190808-01.1.24", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 712, "texte": "Stèle Funéraire\nCécile Périn.\nDes regards curieux ont profané ma peine,\nDes regards curieux... Ma douleur, la voilà\nQui crie et qui sanglote, et qui n'écoute pas\nLe bruit que font, pour consoler, des phrases vaines...\nMa Douleur, calme-toi, ó vierge inconsolable !\nTais-toi; ne livre pas ta chair nue aux passants.\nLeur pitié, comme une eau légère et tarissable,\nS'enfuira, sans meurtrir leurs yeux ìndifférents.\nViens; cherchons l'ombre morne où glt la solitude\nVierge, relève-toi, voile ton sein jaloux,\nEt pose à mes sanglots le sceau de ta main rude,\nCar il n'est pas d'amis pour soufifrir avec nous,\nPour pleurer a jamais comme nous... Et farouche,\nMa Douleur a crispé ses poings durs sur ma bouche."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1908-08-01-c024", "article_bluemountain": "bmtnaai_1908-08_01#c024", "volume": "bmtnaai_1908-08_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "22", "page_fin": "22", "image_debut": 24, "image_fin": 24, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190808-01.2.22", "titre_corps": "La Boîte de Psyché", "titre_sommaire": "La Boîte de Psyché", "signature_source": "Emmanuel des Essarts", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 24, "page_imprimee": "22", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190808-01.1.24", "debut_caractere": 714, "fin_caractere_exclue": 1421, "texte": "La Boîte de Psyché\nEmmanuel des Essarts.\nAinsi qu un jeune oiseau qui d une aile enfantine\nEssaye et puis suspend son voi effarouché,\nPale encor des terreurs de l'Erèbe, Psyché,\nQuitte et prend tour à tour la boìte clandestine\nOù son regard rèveur est toujours attaché.\nInsouciante enfant, la Mort guette sa proie.\nPour savoir le secret de Vénus, dis adieu\nA la Vie, au Soleil, aux fètes du ciel bleu.\nTu ne connaitras plus les larmes de la joie,\nLe réveil souriant sous les baisers d'un dieu.\nArtiste, ta Psyché c'est Pandore, c'est Ève,\nC'est le désir humain, ce chercheur tourmenté\nQui croit porter en lui 1' éternelle Beauté\nEt, trop impatient de contempler son réve\nTombe mort à l'aspect de la Réalité."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1908-08-01-c025", "article_bluemountain": "bmtnaai_1908-08_01#c025", "volume": "bmtnaai_1908-08_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "23", "page_fin": "24", "image_debut": 25, "image_fin": 26, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190808-01.2.23", "titre_corps": "\"TOUTE LA LYRE\"", "titre_sommaire": "\"TOUTE LA LYRE\"", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 25, "page_imprimee": "23", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190808-01.1.25", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 6199, "texte": "“TOUTE LA LYRE„\nGÉRARTF d'MauiriUe. — LE TEMPS\nD'ÀIMERJ Roman — Paris; Calmann-\nLévyy Editeur.\nCodesta, è una bella e sincera con-\nfessione: si chiama romanzo; vanta nome\nmaschile, ma racchiude animo e sentimento\nfemminili, come l'autore, Madame Henri\nde Régnier: ciò basta per suscitarvi da-\nvanti grazia, gioventù, arguzia e buona\nscuola. - Il Tempo d1 Amare: un Pascal,\npoeta, fumatore d'oppio, schivo, beffardo\ned acre, interrompe la sua reverie, cessa\ndal fumare, si rizza d'in sulla poltrona,\nmormora: « Le temps d'aimer, mon enfant,\ntu tas peu connUy ou bien, tu ne le connais\npas encore; mais sais-tu bien que e'est im\nmoment funeste, autant qicy il est délicieux ?»\nEccolo, dunque, e triste e lieto come il cielo\ndi una giornata indecisa tra il sole e la\npioggia, tra sorrisi e lagrime non ancora\nespressi; come il vespero, che imagina Sha-\nkespeare, quando Jessica ebrea, figlia di\nSylok, dice la sua passione al bel cristiano\ndebitore.\nL'ironia può suggerire con molta malizia:\n« Signora, confessatevi, confessatevi: qual-\nche cosa ne uscirà. » Tal quale la ca-\nlunnia classica di Beaumarchais : « Sussurra-\ntela, sussurratela ; qualche cosa ne uscirà. »\nUscirono plurimi amori dal racconto di\namore. Oggi, ha vent'anni, Madame Lau-\nrette,ed è scultrice; fu già moglie d'un grande\nscultore, Saint-Hélier ; oggi, è un'altra Clau-\ndine d'altro genere e di più alto garbo;\nma l'attualità vi si compiace a Parigi ed a\nMilano; scrive e gode scrivendo per Raoul,\nil buon amico, uomo di lettere e giovane;\ngli si apre, pagina a pagina. Svolge una\nintima psicologia d'Ebe moderna, ne scio-\nrina le multiple pieghe che danno, in sin-\ntesi, la semplicità dell'anima sua; ricama de'\nricordi che compiacciono all'insistente cu-\nriosità di Rachilde. E' semplice ed è deli-\nziosa: il suo stile ha delle trouvailles im-\npensate: Agnès, una biondina incensata e\nfrascheggiante « C est ime folle-avoine » ;\nespressione gustosissima e profonda.\nDe' paesaggi, sorgono colle loro profon-\ndità; l'aria, la luce, lo spazio, la fuga delle\npiante, l'apparato dell'edilìzio, il silenzio e\nla frequenza, il colore ed il sapore delle\ncose viste, sentite, tutto è vissuto. Vi è un\nautunno, dentro cui agonizzano e si sfo-\ngliano delle rose, turgido, ben disegnato,\ndipinto con una tavolozza fornita di lacche\nlucide, trasparenti e sgargianti. La sinfonia\ndelle tinte si marita a quella delli odori;\nmanifesta sensibilità squisita e sottile d'ar-\ntista di razza; i molti passi descrittivi tu-\nmidi di voluttà secrete, diligentemente ram-\nmentate e di un sensualismo morbido e\nfresco, emulano le migliori pagine della Com-\ntesse de Noailles, prima indicatrice e maestra\ndel genere.\nVi ho detto che le imagini sono sorpren-\ndenti e superbe nella loro umiltà: « Jepris\nun rameau fleuri, et je le mis entre les\nmains de ma mère: elle civciit fair d'une\npale sainte endormie, en Jìlant une quenouil-\nle de fleurs. » Chi ha scritto ciò si è\nspogliato di tutto l'artifizio, di tutto il lezio\ningombrante, donde riesce la Signora mo-\nderna agghindata d'affettazioni: costei che\nsi espresse in questo modo è la donna\nnuda; in lei ricordo e pensiero rivivono e\nscattano sotto l'urto evocatore di una sen-\nsazione attuale: si sgranano, chicchi diversi,\ndiversamente faccettati, colorati e riflessi,\ngemme di varie sensualità, lungo le quali\nscorse il suo tempo, riapparendo, l'una dopo\nl'altra, tangibili, distinte per essere rivissute.\nLa favola? Comunque, incomincia con\nuna nascita dubbia e misteriosa. Ma Lau-\nrette, da un fidanzamento sentimentale, inu-\ntile e doloroso ad una prova matrimoniale\ntroppo positiva e brutale, in cui fu, a volta\na volta, schiava e cortigiana; dopo questo\ncorso pratico di filosofia naturale, soppor-\ntato con disgusto, sazia di sentimentalità,\nnauseata dall'erotismo, domanda se vi ha\npiacere ad amare ancora. E pure, oggi, é\ntempo d'amare: Raoul le si presenta, ed\nessa si vuole ingannare chiamandolo e ma-\nscherandolo « amico ». E Raoul Saviange,\nnaturalmente, muore di amore, di etisia, di\nnostalgia a Candia, mentr'ella corre verso\ndi lui, sull'yacht di un poeta inglese e\nstrambo, lord Arthur. La leggenda di Me-\nlisanda s'inverte, ma codesta ultima Meli-\nsanda insiste nella vita ridonatale dalle cure\ne dall'affetto dell'altra. — Ecco l'anima\nfemminile in bilancia, nella serie dei suoi\npassaggi. Una moralità profonda ne sgorga:\nl'esistere si rappresenta come una catena\ndi necessità morali e fisiche; ma il cuore\nfemminile è pur sempre pratico: si nutre\nd'amore che è il suo cibo: serve perciò ajla\nnatura ed alla bellezza: quando il sesso\ntrabocca nel cervello interviene la lettera-\ntura a condecorare di lirica l'abbraccio, o\ndi sentimentalità il sacrificio. L'eterna can-\nzone si ripete per i secoli, da Sappho a\nLaurette de Saint Hélier.\nGuglielmo Aasastush ELDORADO.\n— Romanzo — Milano, Frat. Treves,\neditori.\nL'Arge?it di Zola è il poema epico della\nfinanza. Questo nuovissimo romanzo del-\nl'Anastasi ne è il poema lirico. Anche qui\nla fucina della Borsa tiene il campo cen-\ntrale. Ma i personaggi si muovono con più\nverosimile lussuria di gesti e di frenesie :\nè il romanzo moderno per eccellenza : un\nseguito di pagine rapide, nervose, qua e là\nun poco nevrasteniche, che trascina via\nl'anima del lettore quasi attraverso le spire\ndi un impeto meteorico consecutivo. Il ro-\nmanzo è freddo come l'acciaio e scottante\ncome una rupe di luglio. Le persone sono\nsimboli; Filippo Baldese e Mario Alclovisi\nappaiono come due esseri quasi mitologici\nper statura è per nerbo. La loro lotta a\ncolpi di milioni fa germinare, intorno, un\nmondo di altri titani del rischio. Il duello\niperbolico rialza e bassa tutte le sorti\numane cui il romanzo fissa con una po-\ntenza dinamica che somiglia tutta ad una\nforza della natura. La donna è qui un pro-\nfilo a pena percettibile. Ma ha tutte le gra-\ndazioni classiche del suo tipo. L'adultera\nvendicativa, la sorella purissima, 1' amante\ninebriata, la cortigiana mortale. Una cono-\nscenza perfetta dell'ambiente e del mecca-\nnismo borsistico, una concisa arte della\nfigurazione umana, uno spirito drammatico\nevidentissimo, uno stile sicuro, sobrio, atto\na rendere tutte le complicazioni del mondo\npsicologico e del mondo reale. Lo stile"}, {"page_pdf": 26, "page_imprimee": "24", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190808-01.1.26", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 5594, "texte": "dell'Anastasi merita una speciale considera-\nzione. E' un vero stile italiano, moderno\nsciolto, libero, senza influenze letterarie di\nsorta, nato dalla vita e per la vita tem-\nprato a bellezza. Pochi scrittori rivelano\noggi in Italia con tanta sicurezza e nobiltà\nil difficilissimo intrico della visione e del-\nl'idea. I suoi personaggi non si perdono in\nchiacchere inutili. I suoi commenti psico-\nlogici e descrittivi non sciupano nessuna\nlinea alla geometria del concetto ideale. E'\nun'arte di sintesi, insomma, e come tale\nammirabile, data la tendenza inesorabilmente\nretorica che ancora mostrano avere molti\nprodotti letterari della stirpe latina. L'Ana-\nstasi con YEldorado, si è rivelato, come già\nnel Ministro, uno dei più forti romanzieri\ndelia giovane scuola italiana. Spirito agile,\nacuto, penetratore d' ambienti e d'anime\ncomplesse: conoscitore profondo di tattica\ne di strategia scrittoria : rivelatore d'un'arte\nsquisita, e insieme profonda, al Paese sazio\ndi umorismi squallidi e di sonorità senza\nflato.\nPaolo Buzzi.\nHFAANDÌALBAITT — APAISEMENT. — Paris;\nLibrairie générale des Sciences Occultes.\nI libri che fanno pensare e che, per la\nnatura dei pensieri che ispirano, possono\nrealmente giovare a lenir le pene delle\nanime affrante o ferite in quella diuturna\nlotta che è l'esistenza, Sono incredibilmente\nrari in tutte le letterature di tutti i tempi.\nMolto s'è scritto e si scrive intorno al-\nl'igiene del corpo ; ben poco, invece, intorno\na quella dello spirito, la cui importanza è\ninfinitamente maggiore. Questo, perchè l'i-\ngiene dello spirito non può esser trattata\ndegnamente che da pensatori nutriti di\nvasta coltura filosofica e ben muniti di una\nilluminata e riflessiva esperienza di vita, e\nperchè simili pensatori ordinariamente si\nmanifestano in opere d'un carattere troppo\nscientifico, troppo elevato, per poter essere\naccessibili a tutti e per poter quindi dive-\nnire popolari, cioè di vera e largamente\ndiffusa utilità.\nE' dunque con sincero entusiasmo, che\nnoi annunciamo la pubblicazione, recentis-\nsima. di un piccolo libro il quale, pel suo\ngrande contenuto di pensiero e di bontà\ngenerosa, nonché per la sua facile com-\nprensibilità, commovente e consolatrice, sarà\nmolto amato e mille volte benedetto da\ntutti coloro che avranno la fortuna di leg-\ngerlo in uno di quei giorni di amaro\nsconforto di cui la vita è prodiga anche\nagli esseri meglio temprati per sopportarne\ngli urti, i disgusti, le più dolorose contin-\ngenze.\nEdito a Parigi dalla Librairie gcnérale\ndes Sciences Occultes> (Bibliothèque Chacor-\nnac) questo libro ha un titolo deliziosamente\nsuggestivo: APAISEMENT, e l'autore, anzi\nl'autrice di esso si cela sotto un pseudo-\nnimo strano Khandalla. Ma noi siamo in\ngrado di rivelare che quest'opera veramente\naurea è dovuta alla penna inspirata, nobi-\nlissima e benefica di una illustre gentildonna,\nitaliana di nascita, il cui nome — Maria\nStar — è già celebre nella letteratura fran-\ncese come firma di numerosi libri che ot-\ntennero un successo giustamente propor-\nzionato al loro eccezionale valore artistico\ne ideologico.\nApaisement compendia, in un numero\nassai limitato di pagine, tutto un tesoro\ndi pensieri profondi, stillati, come goccie\ndi una preziosa essenza, attraverso una\nmente eccelsa, irradiata da ogni possibile\nbellezza materiale e spirituale, ed attraverso\nun cuore grande, generoso, pieno d' ogni\nbontà.\nScritto soprattutto per chi soffre e per\nchi spera, scritto per chi si dibatte ango-\nsciosamente nel velenoso stagno dello scon-\nforto e del pessimismo, il nuovo libro di\nMaria Star costituisce un risultato filantro-\npico pienamente raggiunto, poiché la let-\ntura di esso è di tale e sì suggestiva po-\ntenza da schiudere alle anime più buie i\nsereni, radiosi orizzonti della tranquillità\nristoratrice, e da lasciare ai cuori più esul-\ncerati l'impressione letificante d'un balsamo\nmeraviglioso.\nContiene, questo libro, una quantità\ngrande di quelle semplici verità che, ap-\npunto perchè semplici sfuggono spesso a\nchi non ha speciali facoltà speculative, e\nche, nondimeno, possono avere un potere\nconsolatore oltremodo giovevole. Vi sono\npagine, per esempio, che unicamente col\nsuggerire certi confronti e coir indurre a\nscrutare il valore e il significato di certi\nfatti e di certi eventi comuni nella vita\numana, acquistano una forza persuasiva\nassolutamente sorprendente e risultano quindi\nassai più convincenti e benefiche di qual-\nsiasi disquisizione filosofica.\nIl segreto di una tal forza risiede an-\nzitutto nella profonda volontà di bene da\ncui quelle pagine furono dettate, e, inoltre,\nnella straordinaria efficacia dello stile terso\ne perfetto con cui l'autrice illustre di Ames\nde chefs-dìcenvres ha dato anche a questa\nsua opera di pensiero e di cuore l'indele-\nbile impronta della sua arte di grande\nscrittrice.\nNoi auguriamo che Apaisement sia molto\nletto anche in Italia; abbia cioè nel nostro\npaese una diffusione pari a quella che ha\navuto ed ha tuttora in Francia, e possa\ngiovare — secondo l'intenzione nobilissima\ndell'autrice — ad un numero sempre mag-\ngiore di esseri umani minacciati o travolti\ndall'onde amare dello sconforto, del dubbio,\ndelle angosciose incertezze.\nE perchè, anzi, domandiamo, qualcuno\ndei nostri editori non provvederebbe a\npubblicare di questo piccolo libro, vera-\nmente prezioso, una traduzione italiana? Il\nsuccesso non potrebbe mancare ad una si-\nmile pubblicazione, come non manca mai\na nessuna di quelle che, per contenuto\nd'idee e per vera potenza d'arte, sono su-\nscettibili di destare echi profondi e vibranti\nin ogni mente e in ogni cuore.\nDecio Cinti."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1908-08-01-c026", "article_bluemountain": "bmtnaai_1908-08_01#c026", "volume": "bmtnaai_1908-08_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 3", "page_fin": "couv. 3", "image_debut": 27, "image_fin": 27, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190808-01.2.24", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 27, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190808-01.1.27", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 149, "texte": "PMERCURE DE FRANCE !\nPARIS - 26, rue de Condé - PARIS\nSEiZIÈME ANNÉE-Parait le I\" et le 15 de chaque mois - SEIZIÈME ANNÉE\nDirecteur: Alfred Vallette"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1908-08-01-c027", "article_bluemountain": "bmtnaai_1908-08_01#c027", "volume": "bmtnaai_1908-08_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 3", "page_fin": "couv. 3", "image_debut": 27, "image_fin": 27, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190808-01.2.25", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 27, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190808-01.1.27", "debut_caractere": 151, "fin_caractere_exclue": 468, "texte": "LA RENOVATION ESTHETIQUE\n(QUATRIÈME ANNÉE)\nRédacteurs en chef: EMI LE BERNARD, LOUIS LORMEL, ARMAIND POIINT\nParaissant le premier de chaque mois sui- 56 pages imprimèes avec luxe,\nformarti par ari deux magnìfiques volumes de 336 pages.\nABONNEMENT: France et Etranger, IO francs par an\n12, Rite Cortot, PARIS (XVIII.*)"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1908-08-01-c028", "article_bluemountain": "bmtnaai_1908-08_01#c028", "volume": "bmtnaai_1908-08_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 3", "page_fin": "couv. 3", "image_debut": 27, "image_fin": 27, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190808-01.2.26", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 27, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190808-01.1.27", "debut_caractere": 470, "fin_caractere_exclue": 812, "texte": "LA. 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Lemonnier, E. Rod,\nL. Dierx, M. Batilliat, ecc.)\nDal « Figaro » /\nEnfin, M. Marinetti, dont je signalais\nl'autre semaine l'étrange et lumineux re-\ncueil de poèmes, La Ville charnelleì nous\noffre cette semaine un ouvrage d'un genre\ntout différent, intitulé : Les Dieux s'eri vo?it}\nd'Annunzio reste> où l'auteur fait; quoi qu'il\ns'en défende, de la critique, et méme de la\ncritique terriblement mordante. J'ai trop\naimé l'enthousiasme que ce poète dit en\ndes strophes ardentes à d'autres poètes, j'ai\ntrop loué sa généreuse faculté d'admiration,\npour ne pas dire aujourd'hui combien je\nl'aime moins dans le ròle de briseur d'i-\ndoles.\nBien qu'il s'en défende, à son insù mème\npeut-ètre, son livre a presque les allures\nd'un pamphlet contre d'Annunzio. Pamphlet\namusant, certes, littéraire, mordant, incisif,\nplein de qualités et parfois de remarques\njudicieuses, mais outrancier comme tous les\npamphlets.\nAu seuil de son livre, qu'il dédie « aux\nombres goguenardes de Cagliostro et de\nCasanova », l'écrivain adresse un salut aux\ndieux qui s'en vont, à Giuseppe Verdi, dont\n« la chétive bière contenait la grande àme\nchantante et généreuse de l'Italie, où était\nenfermé tout le lyrisme sanglant de son\nindépendance conquise, toute sa volonté li-\nberatrice » ; et à Giosuè Carducci, le vaste,\ngrand et généreux poète. Avec ses enthou-\nsiasmes pour ces illustres dépouilles et ses\nironies pour les cérémonies de leurs funé-\nrailles, M. Marinetti a tracé un tableau lu-\nmineux, émouvant, éloquent, et dont les\nvives couleurs font ressortir le second ta-\nbleau du dyptique, le plus considérable, ce-\nlui qui est consacrò à d'Annunzio, « d'An-\nnunzio reste », dans lequel les enthousia-\nsrnes ont presque entièrement cédé la place\naux ironies.\nA certaines pages, M. Marinetti nous dit\nson gout pour ielle oeuvre de d'Annunzio,\nmais c'est immédiatement pour lui sacrifier\ntoute une sèrie d'autres plus importantes,\nou pour découvrir dans celle-là méme qu'il\na choisie, des défauts, des lacunes, des fai-\nblesses; et pourtant, il se défend, nous-dit-\nil, contre l'ironie: « Que de fois j'ai pris\nla piume pour exercer mon ironie sur l'oeu-\nvre de Gabriele d'Annunzio, et que de\nfois la piume a glissò sournoisement entre\nmes doigts au spectacle enchanteur et tou-\njours amusant de sa vie bariolée de tous\nles rayons de la fortune! ». Vous voyez\ntout de suite l'intention; je ne veux retenir\nque la déclaration du début, d'où il résul-\nterait que M. Marinetti n'a jamais exercé\nson ironie sur Gabriele d'Annunzio, et je\nreste confondu, car cette phrase est écrite\nà la fin du livre où j'ai vu pour mon compte\ndes ironies sans nombre à l'adresse de l'é-\ncrivain italien.\nJ'en ai mème trouvé, oserai-je avouer,\nd'un peu excessives Celles qui concernent\nla toilette de d'Annunzio - et qui sont d'ail-\nleurs infiniment spirituelles - ne devraient\npas trouver place, à mon sens, dans un li-\nvre qui reste toujours d'une haute tenue\nlittéraire et où, lorsque de temps à autre,\nTauteur làche un peu sa vieti me, pour par-\nler de certains paysages d'Italie, où de cer-\ntaines pièces de la littérature italienne, se\ntrouvent des pages d'une grande et géné-\nreuse beauté. En somme, et malgré toutes\nles réserves que j'ai cru devoir faire, à cause\njustement de l'estime littéraire où je tiens\nM. Marinetti, son livre reste une oeuvre tout\nà la fois très divertissante et très remar-\nquable, oeuvre d'un ciseleur de mots et d'un\nciseleur d'idées.\nPh. Emmanue\nDall' « Action » :\nUn beau livre sur d'Annunzio nous ar-\nrive à la fois d'outre-monts et de Paris. Il\nest écrit en franjais mais par un jeune ita-\nlien, singulièrement subtil, au sens critique\nle plus aiguisé, et qui. en tant que poète,\ncompte parmi les plus doués de la jeune\ngénération; ce M. F. T. Marinetti, d'ori-\ngine italienne et vivant pour la plupart du\ntemps en Italie, n'en est pas moins un\npoète francais puisqu'il a choisi le fran9ais\ncomme la langue de ses rèves et le véte-\nment des belles métaphores qu' il sait\ntrouver.\nLe livre sur d'Annunzio, provenant d'un\nécrivain d' un telle information mixte, ne\npouvait étre que très curieux. Son titre est\namusant: Les Dieux s' en vont, cT An-\nnunzio reste. Ce n'est point, ce titre, en\nsa forme explicite, une attaque. Il veut\ndire: Carducci étant mort et Verdi étant"}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "2", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190808-01.1.4", "texte": "POESIA\n\nmort, pour l'étranger l'art italìen est ac-\ntuellement représenté par d'Annunzio.\nEn effet, si Verga est plus solide, de\ntout ce réalisme puissant de son talent qui\nl'apparente à un Balzac ou à un Tolstoi',\navec moins de verve et de langue, mais\nnon avec moins d'intuition puissante et de\nrelief, d'Annunzio, infiniment plus théà-\ntral, agile, bluffant un peu, ingénieux, grisé\nde son succès, metteur en oeuvre extraordi-\nnairement habile, d'un talent d'ailleurs réel\noccupe bien plus que Verga le devant de\nla scène. Pour emprunter un mot à l'argot\ndu théàtre, d'Annunzio est san cesse sur\nle plateau. Il a des effets de publicitè ex-\ncessivement variés, bariolés, bruyants, on\ndirait qu'un Arlequin lyrique domine en\nl'air des chàteaux enchantés avec sa batte,\net pirouette sans cesse, mettant en valeur\nles bizarreries rouges, bleues, noir et or\nde son constume.\nC'est un peu ainsi que F. T. Marinetti\nle voit. Un juge clairvoyant verrà toujours\nque d'Annunzio a travaillé avec un soin\nénorme, avec un particulière ingéniosité\nl'aspect physique de sa personnalité.\nLes mauvaises langues prétendent que\ncela correspond chez lui à un besoin ; que,\ndoué d'un flair très juste et d'une belle con-\nnaissance de lui-mème, il sait bien que ce\nqui lui manque le plus, c'est une origina-\nlitè profonde et une base littéraire tout à\nfait personnelle. Aussi, persuade que c'est\nlà son défaut, il y remédierait par le soin\ndu dandysme, par des allures tantòt sou-\nples tantòt cassantes.\nL'opinion generale, et celle que donne\nMarinetti, sont pourtant que tout ce bluff\nn'est fait que pour le gros public et que\nvis-à-vis de ses confrères, d'Annunzio est\nsimple, comme il convient au bon homme\nde lettres.\nTel qu'il est, il est bien curieux. S' il\nn'avait point de personnalité à ses débuts\ndans la vie littéraire, il a certainement\nréussi à s'en fabriquer une, et peut-ètre\nmème à faire jaillir de lui une personnalité\nréelle.\nIl a été tous les reflets. Dans ses pre-\nmiers volumes, les pages à la Flaubert\nvoisinent avec les scènes à la Dostoi'ewski.\nIl a pris à Zola des mouvements de foule\nà Bourget des inventaires de mobilier et\nd'état d'àme, aux poètes anglais comme\nShelley des noblesses, à Baudelaire des\nlassitudes, aux symbolistes des\nsymboles.\nIl apparait qu'il n'a rien pris aux mo-\ndèles italiens. Il a apporté aux Italiens\ncomme une corbeille des plus beaux fruits\net de plus rares, éclos hors d1 Italie et\nil les a ainsi prodigieusement inléressés.\nMais il n'a pas négligé de les captiver\naussi pour le travail de vannier d'art que\nnécessitait cette corbeille. Il l'a fait admi-\nrable. C'est-à dire que panni ses adversai-\nres mème les plus acharnés. personne ne\nlui dénie d'avoir fait admirablement le vers\net d'ètre un styliste absolument remar-\nquable, et n'est-ce pas assez pour légitimer\nune gioire dans ces heureux pays du Midi,\noù l'éloquence est reine des foules et des\nélites? Pour nous, laissant de coté M. d'An-\nnunzio le romancier pénétrant qui a ana-\nlysé des cceurs un peu littéraires, et le ro-\nmancier qui dans le Feii, a élevé à la\nhaute littérature des confidences féminines\nsurannées, nous nous intéressons beaucoup\nà la tentative de d'Annunzio pour parler\nau peuple en beaux vers.\nMème si les moyens littéraires de d'An-\nnunzio ont des comptes à rendre à des\nceuvres fran£aises, il a innové dans le poème\npolitique, par les masses et les dimensions.\nIl y a, en Italie, comme il y en a en\nFrance, des universités populaires. Elles\nparaissent y ètre très prospères.\nC'est là que d'Annunzio vient faire des\nlectures du beau poème qu' il a dédié à\nGaribaldi, poème politique, civique et so-\ncial, qui doublé une belle oeuvre. Il est ainsi\nune preuve de plus que le développement\nesthétique va vers une communion avec le\npeuple, mais non point en tàchant de le\nservir d'après les veilles coutumes, c'est-à-\ndire en diminuant l'effort populaire de com-\npréhension, mais en l'amenant à écouter\ndes poèmes où la langue ne se réfuse au-\ncune beauté intellectuelle, c'est là le bon\nart populaire et c'est le plus clair de cette\ngioire de d'Annunzio, qu'on a contestée\navec raison, lorsqu' il amalgamait des élé-\nments d'art égoi'ste et qui brille maintenant\nd'un beau reflet altruiste.\nDalla « Libertà » :\nLe livre qu'un écrivain, également estimé\ncomme critique et comme poète, M. F. T. Ma-\nrinetti, vient de consacrer à M. Gabriele\nd'Annunzio, sous ce titre : JLes Dieux $ en\nvont, D*Annunzio reste, offre tout Y intérèt\nd'une énigme ingénieuse, dont on cherche\nvainement le mot. Dès la premiere page,\non pressent un mystère, car il porte cette\ndédicace étrange: « Aux ombres goguenar-\ndes de Cagliostro et de Casanova ».\nM. F. T. Marinetti raille-t-il quand, aux\ndieux qui s' en vont, Giuseppe Verdi et\nGiosuè Carducci, il oppose Gabriele d'An-\nnunzio, qui reste ? Il lui dècerne des eloges\ndithyrambiques et, l'instant d'apres, il lui\ndit mille choses désagréables : désagreables\npour 1' homme, dont il rappelle avec une\ninsistance très informée, l'incroyable vanite\nle très làcheux cabotinage et les regretta-\nbles habitudes d' arrivisme ; désagréables\npour le poète, le romancier et le drama-\nturge, auquel il reproche de n'avoir étudié\nla vie que dans les livres, de sacrifìer la\nréalité a la littérature, de s' ètre parfois\nrendu coupable de véritables plagiats et,\nd'une fa9on générale, d' « accueillir dans la\nvaste hòtellerie de son style les pensées et\nles images des autres ».\nCertes, il l'admire, mais, en mème temps\nqu' il agite Y eacensoir devant l'idole, il\n1' ébranle à petits coups répétés qui, à la\nlongue, la feraient choir. Il célèbre son\ngénie, mais en le qualifiant de livresque,\net il entrevoit dans < sa mignonne figure\nla plus fascinante et inoubliable des courti-\nsanes parisiennes ». Et il dit : « Que de\nfois j' ai pris la piume pour exercer mon\nironie sur l'oeuvre de Gabriele d'Annunzio,\net que de fois la piume a glissé sournoi-\nsement entre mes doigts au spectacle enchan-\nteur et toujours amusant de sa vie bariolée\nde tous le rayons de la fortune. En verite\nsa seule présence suffit à desarmer la sa-\ntire et le sarcasme de ses ennemis et de\nses détracteurs systématiques. Je ne suis\npas de ces derniers, Dieu merci ! car une\nviolente sympathie personnelle m' oblige\ntoujours à admirer en lui le séducteur pre-\nstigieux, l'ineffable descendant de Casanova\net de Cagliostro et de tant d'autres aven-\nturiers italiens, dont la finesse, le courage\nvictorieux et l'infatigable stratégie diplo-"}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190808-01.1.5", "texte": "POESIA\n\nmatique demeurent légendaires. Je ne puis\nguère saluer l'auteur du Feu sans humer\navec volupté le mystérieux parfum de veine\net de roublardise que répand son geste\nféminin ».\nM. Marinetti, dans le déroulement de la\nvie littéraire de M. Gabriele d'Annunzio,\nne néglige aucun de ses ouvrages, mais\ns'arrète complaisamment aux anecdotes qui\nrévèlent 1' immensité sans bornes de son\négotisme et de sa vanité, son réclamisme\net son puffisme maladifs, que des dessins\nà la piume de M. Valeri soulignent avec\nautant d'esprit que de cruauté: « Pourra-\nt-on jamais, écrit-il, énumérer tous les ca-\nnards, toutes les carottes et tous les cra-\npauds élégants que l'auteur du Feu fìt avaler\naux innombrables microcéphales qui l'ap-\nplaudissent sans le comprendre ? »\nCe critique sans indulgence nous montre\nM. Gabriele d'Annunzio tout vètu de blanc,\n— veston, culotte, chapeau, eravate, bot-\ntes, gants, — monté sur un cheval blanc\nharnaché de blanc, et allant, en cet équi-\npage, écouter le dimanche l'orchestre mu-\nnicipal sur la place d'un petit village tos-\ncan, dont les habitants murmurent: « Voilà\nle poète en train d'essayer son monument\néquestre ! » y\nIl rapporte aussi, sans garantir la véra-\ncité de ces anecdotes, que, si l'on en croit\nles racontars, M. d'Annunzio s' affublerait\nd'une éblouissante étole d' or et travaillerait\nsur la terrasse de sa villa, debout devant\nun lutrin gothique, entre deux grands en-\ncensoirs qui fument; que, à un diner qu'il\noffrait, dans un salon tout tapissé de pé-\ntales de roses, à son interprète, la Duse,\net à son éditeur, M. Emile Trèves, il s'était\nréservé un tròne orné d'un baldaquin.\nCe sont là des légendes sans doute, mais\ndes légendes que n'a pas démenties le poète,\nparce qu'elles servaient sa gioire en occupant\nl'opinion de sa personne, qui lui est si chère,\net de sa personnalité, qu'il place si haut.\nM, Marinetti admire, et s'en flatte,\nM. d'Annunzio, mais je pense que l'auteur\nde l'Eìifant de volupté, des Vierges aux\nrockers et de la Ville morte, s' il a lu le\nlivre si délicieusement féroce de ce terrible\nadmirateur, a dù répéter le mot de Vol-\ntaire : « Dieu me garde de mes amis ! »\nEtienn\nDal « Siècle » :\nLe poète italien Marinetti vient de publier\nsur Gabriele d'Annunzio un livre qui fait\nquelque bruit ; il y dénonce, entre autres\ntraits, l'extraordinaire móthode de reclame\npersonnelle qu'emploie, pour le succès de\nses ouvrages, le célèbre écrivain. D'Annunzio\nest convaincu, paraìt-il — sa modestie pa-\nraìtra ici excessive — qu' il ne suffit pas\npour qu' un homme arrive à la renommée\nqu'il écrive admirablement, qu' il soit un\ngrand poète ou un abile romancier ; s'il ne\nse fait pas connaitre par quelques excen-\ntricités, ses livres ne se vendront pas. « Ce\nlivre, diraparesemple l'acheteur, est l'oeuvre\nde celui qui a pris un bain de mer à cheval.\nAchetons-le ».\nA l'appui de son dire, Marinetti raconte\nque d'Annunzio se trouvant récemment à\nViareggio se fit ainsi l'agent de sa propre\nréclame. Les baigneurs virent, en effet, ap-\nparaìtre tout a coup sur le bord de la mer\nun homme, anssi peu vètu que possible,\nmontant un vrai cheval de bataille. Il ca-\nracola au milieu des brisants et des vagues,\npuis, lentements, il se rapprocha du rivage;\nune bienveillante amie, qui avait dans\ncette vue des instructions, le revètit d' un\ngrand manteau de pourpre et le cavalier-\nbaigneur, comme illuminò de rayons divins,\nse retira majestueux et digne.\n« Il faut toujours croire le mal par pré-\ncaution et faire semblant de croire le bien\npar politesse », disait un sceptique. Tenons\ndonc pour certaine la scène de Viareggio.\nIl est permis toutefois d'y voir une raillerie\ndes moeurs actuelles, du battage grandis-\nsant, des procédés à-còté employés par les\nambitieux impuissants pour attirer l'atten-\ntion publique.\n« Si je n' étais d'Annunzio, voyez ce\nque je pourrais faire, semble dire 1' illu-\nstre écrivain ; je prends un bain de\nmer, monté sur un cheval, et on racon-\ntera l'aventure; mais, en réalité, je ne monte\nque Pégase, le cheval ailé qui naquit du\nsang de Méduse, lorsque Persée lui eut\ntranché la tète, Hésiode raconte qu'aussitòt\nqu'il eut vu la lumière, il s'envola au séjour\ndes immortels et que dans le palais de\nJupiter il porta la foudre et les éclairs.\nMon vrai domarne à moi, poète, ce n' est\npas le sable de la mer, mais le ciel bleu »,\nMon interprétation est bien supérieure,\non en conviendra, a l'auto-réclame dénon-\ncée par Marinetti. Il faut d'ailleurs toujours\ncroire le bien, par politesse,\nA. Erette.\nDalla « Petite Oironde » .*\nOn aurait tort de croire que les Anglo-\nSaxons ont le monopole du bluff et du puf-\nfìsme, et qu'il faut traverser l'Océan pou-\naller cueillir chez les Yankees les fruits mon-\nstrueux d'une excentricité proclamée hors\nconcours,\nLa race latine n'a rien à envier à son\némule quand il plait à certains de ses re-\nprésentants de « se mettre en ligne » Et ce\nn'est pas seulement les marchands de cra-\nyons, de pàtes alimentaires ou de boni-\nments électoraux qui sont maìtres en Fart\nde battre la caisse. Les poètes s'entendent\nfort bien à appeler l'attention sur eux et\nleurs produits.\nCes jours derniers, à Paris, une nouvelle\nécole poétique, désireuse de lancer una re-\nvue, se passa aisément des entrepreneurs\npatentés de publicité. Les rédacteurs, munis\nde cartes délivrées par la préfecture — on\nest respectueux de l'autorité — crièrent leur\nrevue sur le boulevard. Et le numéro fut\nenlevé. Nous sommes loin du temps où les\nécoles poétiques naissaient dans les greniers\nou dans les caves!\nMais le prince de la reclame outrancière\ndans l'Art est le divin Gabriel d'Annunzio.\nLe romancier italien ne craint personne à\nce petit jeu; nous connaissions déjà quel-\nques-unes de ses incartades préméditées.\nVoici qu'un de ses amis — un ami comme\nil y en a tant, plus dangereux que le sage\nennemi — nous conte quelques traits inédits\ndu « poète de la Beauté », qui feront tres-\nsaillir l'ombre de Barnum aux Champs-\nElysées.\nM. Marinetti proclame G. d'Annunzio\nprince des pufììstes. Il est, dit-il, « l'ineffa-\nble descendant de Casanova et de Caglio-\nstro, et de tant d'autres aventuriers ita-\nliens dont la finesse, le courage victorieux et"}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190808-01.1.6", "texte": "POESIA\n\nl'infatigable strategie diplomatique demeu-\nrent légendaires ». Quelques exemples ;\nDans un village toscan, où il a une villa,\nle poète se rend sur la place monté sur\nun cheval blanc, et, vètu lui-mème de blanc\ndepuis les bottes jusqu'au chapeau, il as-\nsiste en ce costume de statue au concert\nmunicipal. « Déja! » dirait le héros d'o-\npérette.\nMais voici mieux. A Viareggio, le poète\nse baigne à cheval, tout nu, dans les ondes\nécumantes. Et quand il sort de l'eau, une\nillustre actrice, son amie, vient jeter sur\nses épaules un manteau de pourpre en guise\nde peignoir. Peut-ètre avons-nous de la\nBeauté en soi une idée autre que M. de-\nnunzio, mais il nous semble que le chan-\ngement des ròles c'est à-dire l'actrice sor-\ntant de l'eau telle « Vénus Astarté, fille de\nl'onde amère », aurait un attrait plus vif et\nun caractère plus esthétique..\nCe doit étre Favis de M. Marinetti, qui\nest lui-mème un poète d'une sensualité ma-\ngnifìque, si j'en juge par la dédicace sui-\nvante de ses poèmes écrits en francais : « La\nVille charnelle\nJe dédie ce livre d'amour\nA mes fossoyeurs,\nPour qu'au dernier soir,\nSous la chair lasse et auguste\nD'un beau ciel printanier,\nEt parmi la bousculade\nDes croix soules et des herbes passionnées,\nIls veuillent bien ne pas secouer mon corps\nEn songeant aux lèvres féminines\nQui l'ont embaumé de volupté\nReligieusement.\nP. B.\nHENRI DE RÉQNIER A MARINETTI\nParisy 17 Juìllet 1908.\nCher monsieur et ami,\nMerci de votre donile et amicai envoi.\nfai hi avec beaucoitp de plaisir votre\nlivre si vivant\\ si curieux sur Gabriele\nD'Annunzio, et, dans la Ville charnelle,\nfai retronvé toutes vos belles qualités de\npoete eloquente fougueux, riche en images\noriginales et en rythmes heureux.\nMerci encore, et parti cu lierevieni dio\npoème qui porte mon nom, et veuillez\ncigre'er, cher Monsieur, avee toutes mes\nsmcères /élicitations, lexpression de mes\nsentiments bien cordiaux.\nHenri\nMAX NORDAU A MARINETTI\nParis, le 23 Juillet 1908.\nCher poète,\n« Les Dieux s'en vont, D'Annunzio re-\nste » vous révèle sous un aspe et nouveau.\nVous étes terrible et délicieux. Vous\navez beau protester de votre admiration.\nJe ne sais pas comment vous pourriez\nfaire avee plus de eruauté si vous aviez\nà inftiger à D'Annunzio le traitement\nde Marsyas.\nExcusez-moi df estimer que votre héros\nne mérite ménte pas cette dépense d'esprit\nmoqueur. Il faut prendre très au sérieux\nun Monsieur pour s'en moquer avee tant\nd'entrain.\nPar eontre, ioute la partie consaeree\nau grand Carducci est profondément\némouvante, parce que très sincèrement\nemue.\nMerci, et croyez-moi votre admirateur.\nj,\nPIERRE LOTI A MARINETTI\nvous remercie de tout cceur, /£\n7/20/ « admiratio7i » prononcé par vous\nm'est infiniment précieux....\nCAMILLE LEMONNIER A MARINETTI\nFz/i remerciements, mon cher Confrère,\npour l'envoi de vos deux livres,\nforme parodiste, demeure malgré\ntout un hommage à ttn très grand Ar-\ntiste, Vautre en qui je retrouve la ner-\nvosité coruscante et tumultueuse qu on\nadviire en vous. Votre\nCamille Lemonnier.\nEDOUARD ROD A MARINETTI\nEdouard Rod\nprésente à M. F. T. Marinetti ses com-\npliments et ses meilleurs remerciements\npour raimable envoi de ses deux beaux\nvolumes d'un art si personnel, si remplis\net si riches9 et serait heureux de le ren-\ncoìitrer à son prochaÌ7i voyage à Paris.\nEdouard Rod.\nLEON DIERX A MARINETTI\nCher Monsieur Marinetti,\nDes troubles de la vue qui menacent\nde durer longtemps me rendent la lecture\nexcessivement pénible. — Excusez-moi,\nje vous prie, de ne pouvoir que vous re-\nmercier vivement de votre trop flatteur\net doublé envoi.\nAffectueusement et sympathiquement à\nvous,\n> Léon Dierx.\nMARCEL BATILLIAT A MARINETTI\nParis, 77 Juillet igo8,\nMon cher confrère,\nVoici une satire delicate et charmante;\nje crois que les amis de D'Annunzio\neux-mémes auraient bien mauvaise gràce\nà vous en tenir rigueur. Votre critique\nest aussi artiste que renseignée, aussi\namusante que profonde. Et puis, quelles\nbelles et nobles pages vous avez écrites\nsur Carducci!\nEn vous remerciant de tout cceurf mon\ncher confrère, je saisis avee joie Voccasioni\nqui m'est donnée de vous dire avee quel\nintérét je suis les destinées de Poesia,"}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "5", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190808-01.1.7", "texte": "C est une belle oeuvre d'art que vous\npoursuivez là, parallèlement avec votre\noeuvre personnelle.\nCroyez bien, mon cher Poetey à mes\nsentiments affectueux et dévoués.\nMarcel Batilliat\nLEO LARGUIER A MARINETTI\nMon cher Poète,\nJe vous remercie de votre beau livre\nque je viens de lire,\nJe vous connaissais depuis longtemps\net f ai aimé vos vers nombreux, touffus\net tumultueux. — Vous savez que je\nsuis tin atroce réactionnaire, et si votre\nmétrique me choque quelquefois, j'admire\ntoujours la violence de vos images et la\nforce sanguine de vos vers.\nDes fantaisies comme Le Directeur s'a-\nmuse m ont tout à fait charmé.\nJe souhaite à votre oeuvre le succes\nquelle mérite: je suis heureux de l'avoir\net vous prie de me croire bien cordiale-\nment votre\nLeo Larguier.\nParis, 16 Juillet 1908.\nMon cher confrere,\nQuelle richesse vous avez, et quelle\nJorce !\nJ'ai à peine relu votre « Ville char-\nnelle » et je trouve sur mon établi le\n«D'Annunzio». Je vous en remercie.\nCela ma beaucoup intéressé.\nJe vous avoue que j'ai un faible pour\ncet auteur, pour ses somptueuses images\ndont je ne suis pas dupe et dont je con-\nnais souvent la frovenance, mais étant\ncomme vous et comme lui Latin, ie\nme laisse prendre à cette éloquence ma-\ngnifique.\nfe ne vous reprocherai donc pas d'a-\nvoir un peu mis les choses au point et\nGabriele à sa place, et je vous remerete\ninfiniment.\nLéo Larguier.\nMARIE DAUGUET A MARINETTI\nMonsieur et cher Grand poete,\nVers vous mes chauds re?nerciements\npour l'envoi de votre magnifique Ville\ncharnelle. Vos images me ravis sentì\nQuelle richesse et quelle audace! fai\nsavouré surtout vos Vignes folles et cette\nprestigieuse Mort de la Lune. Vous ètes\nbien un décuvreur de rapports nouveaux.\nVous nous créez zen monde plus subtil,\nplus superbe que celui jusqu à nous ima-\nginé.\nDes aujourd' hui no tre art vous doit\nbeaucoup. D'un beau geste aristocratique\nvous repoussez la sordide Banalité; vous\ninventez des apparences, vous remaniez\nla Vie et lui donnez des aspeets médits.\nTout mon entourage vous àime et vous\nadmire à travers vos poemes, d'accord\navec moi, et j'ai toute une brassee d'hom-\nmages fleuris et enthousiastes à déposer\nentre vos bras.\nVotre D'Annunzio est campé de main\nde maitre. f applaudis à ce croquis inef-\nfablement comique. Il était nécessaire.\nfe vous remets quelques poemes pour\nvotre belle Poesia, fe spere qu' il lui piai-\nfont; je les ai choisis dans mon livre\nLes Pastorales qui paraitra le 75 octobre\nchez Sansot.\nVeuillez croire, cher Monsieur, à ma\nvive admiration et à ma grande sym-\npathie.\nAUREL A MARINETTI\nfai déjà lu, cher artiste,\n//zw dfe critique tres créée, D'An-\nnunzio. Quel beaux dons descriptifs vous\navez !\nJe n' ai pas ftu lire encore tous vos\npoemes si pleins d' imagination. Je les\ngarde pour mes vacances, car je suis en\nce moment accablée de choses à faire;\nmais je n ai pu quitter votre D'Annunzio.\n— Je le trouve si bien vu, courageuse-\nment, avec tant d' invention ! Puis vous\nètes d'une richesse de termes tout à fait\nenviable: vous avez le don de la vie, et\nje pense que vous ferez des romans,\nchez nous, avec éclat. Quelles belles cou-\nleurs aussi, et je vois papilloter votre\nciel fiamme, de rose, d'un bleu si chaud\net si dansantl\nVous avez aussi le don de V image,\nc est à dire le don des plus prodigues\nfées. Et vous m avez fait connaitre D'An-\nnunzio avec ce quii faut lui passer, à\nlui comme à la gioire, ce plat des Dieux\nau gout si faux !\nSes mains.\nAurei\n(La continuai, al prossimo numero).\n\nPOESÌA"}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "6", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190808-01.1.8", "texte": "POESIA\n\nDisegno di CARLO AGAZZI.\n\nCARLO DOSSI\n\n(DAL VOLUME: IL\nD'IMMINENTE UBBLICAZIONE NELLE EDIZIONI DI \"POESIA,,)\nDentro alla boscaglia del romanticismo manzoniano,\nvivido, poderoso, solenne, aveva frondeggiato un abete\ndi perennità fruttuosa, che sorpassava dalle cime le be-\ntulle e le quercie, per quanto rigogliose, più basse e non\nperennemente verdi: Giuseppe Rovani1). E, raccolta al-\nl'ombra sua, nutrita dello stesso suolo, un'altra pianta,\nspecialissima, privilegiata di fiori e di frutti profumati e\nsaporosi in modo insolito, dipinti di novissimi colori:\nCarlo Dossi2). Verzicò, si espanse, oltrepassò erbe,\nvirgulti, alberi, distese le sue rame, ne coperse la foresta\ne sotto intristirono per vecchiaia e per caducità betulle\ne quercie ; morirono, tornarono in polvere vegetale a\nconfondersi colla terra, spore per altre vegetazioni : la\npianta rara insiste lucidissima a canto dell' abete, a suo\nparagone. — A Carlo Dossi, oggi, è obbligo che il\ngiovane ritorni, se vuol conoscere per quali vene discese\nnella nostra letteratura la virtù del saper rivedere con\nocchio personale il mondo e li uomini: a lui deve esser\ngrato se interruttivamente gli è lecito pretendere alla\noriginalità, continuandone la sequenza attiva e operante.\nSe oggi la letteratura si spaccia e si redime dalle pa-\nstoje e dalla soggezione nelle quali l'avevano costretta\nromantici, classici, cruscanti, naturalisti ; se può mostrarsi\nlibera e indipendente, suo è il merito d'averne indicato\ne sperimentato, per il primo, la via. Si allontanò dai\nluoghi comuni e dalla gente comune; determinò un tipo\npersonale e distinto ; ha costituito una vera rivoluzione\nin estetica... e per ciò è dimenticato. I grossi baccalari,\nche fan l'occhio pio alla prebenda governativa, avevano\ngridato subito al sacrilegio ; avevano sbalordito li steno-\ngrafi delle frasi stereotipate dai trecentisti e dal Manzoni,\naccattoni di riboboli fiorentini e cucinatori di sdolcina-\nture e di graziette a fior di crusca di Val d'Arno;\negli è tutta polpa turgida, sopra di uno scheletro ele-\ngante, ardito, solidissimo ; è di una efficace vivacità\npersonale, di una abitudine determinata e potenziale\n\n(i) Carlo Dossi, prima, in Saggi di critica nuova, poi in Amori, fa il rive-\nrente ossequio al maestro venerato e simboleggia l'opera sua in un mirabile\npalazzo: « Ho detto appartamento, ma avrei dovuto dire reggia, o meglio\ntempio. Entrare e sentirsi di troppo il cappello è tutt'uno. È una fuga d'im-\nponenti saloni sulle cui volte si stende l'ampia pittura del Tiepolo, e dalle\ncui immense pareti pendono arazzi, tessuti a disegno di Raffaelo immichelan-\ngiolito... Qui, non la boria fracassona del ricco, ma silente maestà del Signore.\nParticolari ed insieme vi hanno pari valore e i più modesti mobili respirano\nsolennità ; qui insomma, ammiri, non fai la stima. E tutto, vedi, è massiccio.\nNiente indorature, niente impiallacciatura. Mogano e Rovere fin all'ultima\nfibra, oro sino all'ultima scaglia. I sedili comodi tanto per invitarci al riposo,\nnon al dormire; i camini vasti abbastanza perchè il calore si diffonda egual-\nmente in quanti mai vi si assidono. E nella splendida calma di queste sale\nreali, i pensieri vanno pigliando un far grave e svolgonsi grandiosamente;\npiù non rammenti le piccolezze del vivere quotidiano se non per deriderle,\nnè la famiglia ti appare fuor dallo sfondo della umanità. Sono sale per un\ncongresso di legislatori e di principi. In ogni dove, l'invisìbil presenza del\nnume. — E la reggia di Giuseppe Rovani. » (Di tre scrittori contemporanei,\n« La Lombardia» di Milano), N. 187, 9 luglio 1877. Oggi noi attendiamo da lui com-\npleta una Rovaniana promessaci, dove il letterato ed il suo tempo riviveranno\nmaestrevolmente precisi e vivi alla lettura; magica penna questa del Dossi,\nche suggestiona e risuscita, come vuole, uomini, cose, defunti o dimenticate,\nalle attualità e ne' loro uffici operanti.\n(2) Su di lui, vedi specialmente: PRIMO, Carlo Dossi e isuoi libri, Roma,\nStabilimento Tipografico Italiano diretto da L. Perelli. — Carlo Dossi e la\nDesinenza in A, sulla Idea Umanista, I maggio 1907, di CALOCBRO IMMORDINO."}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": "7", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190808-01.1.9", "texte": "POESIA\n\npresta a scattare, a muoversi ed assumere tutti i gesti,\ntutte le pose, dalla corsa al raccoglimento. Tutto\nin lui è italiano ; pensiero denso, espressione foggiata\ngenuinamente senza ricorrere a stampi, a reminescenze,\na ricalchi, a strofinature pedagoghe,... ed è per questo che\nlo hanno detto oscuro, contorto,\n— Non solo, aveva messo a profitto della sua origina-\nlità di espressione, del suo modo genuino di concepire,\nuna vastissima erudizione ; ma col sicuro osservare le\nsmorfie dell'uomo civile, qualche volta, si sentiva preso\ndalla nostalgia del selvaggio: notò le piccolezze, le grette\nsparagnerie, le povertà del cuore, della borsa e del cer-\nvello borghese italiano ; humorista come Foscolo, quando\ntraduce Sterne, non li risparmia, nè, se gli piace, si ri-\nsparmia con lui. La sua arguzia è spesso una commise-\nrazione; ma il sorriso maschera il singulto, la risata le\nlacrime; egli soffre e maledice la miseria, la laidezza, il\ndelitto e li trova pur sempre necessari alla vita. Senza\ndogmatismo, senza preconcetti, aperto a tutte le influenze,\nacuto e previdente per farne suo prò, fu il primo, pa-\ndroneggiando la forma con sfarzosità d'artista, ad acco-\nstarsi, senza partito preso, senza pretesti d'utilità e di\nmorale, senza smanie da professore, alla vita ed alla\nnatura. Di tutti i privilegi che la natura e la società gli\nhanno conferiti solo accolse e pregiò l'aristocrazia, desi-\ngnazione di nascita, genialità. —- La sua giovanezza si\naperse collo sbocciare della patria. Nato nei giorni, in\ncùi la cannonata miseranda d'Agogna contro Novara\nconduceva un giovane principe a Vignale, davanti ad un\nvecchio maresciallo austriaco, arbitro di guerra e di\npace, incerto sulla fortuna del suo regno, poco vagheg-\ngiando speranze verso di lui l'Italia vinta, crebbe, col\ncrescere di quella. Conobbe la Milano de' primi anni\ndell' Indipendenza, quando assomigliava alla città fine ed\nintellettuale amata da Stendhal ; quando la musica, le\nbelle arti, la letteratura avevano passo di preminenza\nsopra i traffici e le officine; ed oggi la osserva enorme\ndistesa sulla pianura lombarda, fervida di mille cuori di\nbronzo e di acciaio fumanti, trasformata, trasfigurata. —\nDa allora ad oggi, egli sempre interruppe la consuetu-\ndine; l'obbligò a pensar molto prima di poterlo giudi-\ncare ; tutto quanto sciorina, evidentemente, la sua prosa,\nè il meno di quanto ha dato e può dare l'arte sua :\nsuscita, coll'emozione di sentimento, come un romantico,\nl'emozione di pensiero, come un classico, ed è conti-\nnuativo. — Egli aveva conosciuto, prima dei simbolisti\nfrancesi, Gian Paolo e Novalis ; si era fatto vicino ad\nEmerson e Carlyle ; prediletto Shakespeare ; inteso una\ngrave ed intensa armonia conclamare dalle filosofie nor-\ndiche. Aveva saputo che non vi è confine, linea di\ndemarcazione, tra il bene ed il male, tra perversità e\nnaturalezza, tra necessità ed utilità. Profondamente deter-\nminista, se fu amico tra i più cari di Paolo Gorini,\nmago moderno di sintesi chimiche, demiurgo di vulcani\naddomesticati, nelle riprove di gabinetto, conservatore di\ncadaveri e mirabile distruttore di putredini umane, aveva,\nnel medesimo modo, ascoltato la favola, il sentimento,\nla passionalità, la fede della religione; perchè ogni cosa\numana concordava con lui, dall'amore al ragionamento,\ndalle Pandette al Contratto dalle\nPietroburgo alla Micceide. Così, si manifesta la sua sensi-\nbilità coli' essere universale, vibrare a tutto quanto esor-\nbita dalla lenta e comune pigrizia, dalla fortunata ed\naccidiosa ignoranza della mediocrità ; cosi sfoggia la sua\ndottrina, la sua pratica, la sua ironia, che qualche volta\neccede e diventa sarcasmo ; così, è padrone di una sua\nlingua ; la quale osa l'ineffabile e raggiunge, senza ur-\ntare l'educazione, i confini dell' inesprimibile : ed ha del-\nl' uomo una grande indulgenza ed una grande compas-\nsione, e spesso se ne serve per giuocare e per burlarsi:\ne mente, sesso, scherno, applauso, applica, intende, am-\nministra. Grande psicologo, che, sotto le vesti, l'appa-\nrato, l'ornamento dei fronzoli e delle sopraposizioni e\n1' incrostati depositi della civiltà, ha scoperto ancora\nl'uomo nudo, ed, oltre ai giardini, ai parchi circo-\nscritti e tosati dal giardiniere e dalle cesoje d\ntopiaria, la natura. Merito enorme, che sa svellere i\nveli della ipocrisia e spogliare i falbalà della gente per\nbene, onde si vedano le miserabili anatomie, e qualche\nvolta, noi che amiamo di riguardarci nello specchio azzi-\nmati, vi ci possiamo, con orrore, scorgere nani, gobbi,\nsciancati, animali lupini incontro ad imagine e crudeli.\nGli * servi e s'impose stoica freddezza di cuore; nelli\nistanti dell'osservazione, sicura maestria del gesto ; quando\nviviseziona, imperturbabile serenità, se anche sopra sé\nstesso ed i suoi opera, notomizzando, sulli organi vivi\nche pulsano, sul cervello che farnetica ; usò metodo\nd'ordine; ripristinò, per-suo conto, delle categorie prima\ndi lui non autorizzate a comparire in filosofia ed in este-\ntica. Egli stesso fu la sua pietra di paragone, perchè"}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "8", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190808-01.1.10", "texte": "POESIA\n\nebbe il più grande e meritato disprezzo per la folla\nche fischia ed applaude; libero uomo sopra tutti i pre-\ngiudizi, tanto da sapersene usare contro coloro che ne\nabbondano, e da piegarli alla sua volontà, uomo forte.\nHa iscritto, per ciò, sul frontone di un suo palazzo:\n« Pax candida fortis ». Carlo Dossi ci ha arricchiti di\nun opera singolare d'eccezione, intensa e completa, come\nun Albero della Scienza, del Bene e del Male. Rivide\nsé stesso in una trasmutazione estetica, colla Vita di\nAlberto Pisani e li Amori; il suo tempo con L'Altrieri,\nNero su bianco, Goccied' Inch ripassò il mondo\ncome una successione di fenomeni e d'anime, col suo\nRomanzo della Bontà, coli'altro della Malvagità, i di\ncui completi fascicoli rappresentano Regno de Cieli, La\nColonia felice,in opposizione di\numani, Dal calamajo di un m\nRifuse la critica; l'avviò per altra via; concretò le idee,\nle rivestì di panni tagliati su misura esatta ; si è com-\nposto uno stile specialissimo, una interpunzione sua, una\nsua ortografia ; e anche con questo ha voluto provarci che\n« lo scrittore, il quale infrange l'ortografia tradizionale,\nprova luminosamente il valore della sua forza creatrice ».\n— Poi, si volse per altro campo ; le sue distintive qua-\nlità non Io abbandonarono ; collaborò col più audace e\ngeniale uomo di stato italiano, per asserire il nostro\nnome e farlo rivivere grande fuori e dentro la patria.\nSeppe le sale auliche, ma non si dimenticò delle foreste\nvergini e della sacra verginità delli artisti : consultò il\nventre della terra nostra, perchè ci indicasse l'età pas-\nsata, la forma delle cose scomparse, in cui si è conser-\nvata l'anima delli avi, e, s'egli oggi tace, da ventanni,\nil suo silenzio non ha abolito la passata eloquenza, ma\nla condecora di dignità. Erige al suo desiderio ed alla\nmemoria delli illustri conosciuti da lui, un Palazzo,\ntempio della Fama, cimato dalle Tre Arti in caldo e\nfraterno abbraccio, un' altra sintesi a specchio nel Lario\nsereno, incoronato di cipressi, cuspidi brune di una co-\nrona comitale, difeso dai monti azzurri orobici e ridenti,\nindice sulla scogliera tra i lauri e le rose canine, vigile\ned eterno entusiasmo. — Carlo Dossi era ed è chi do-\nvrebbe assumere il governo della giovane letteratura ;\ncolui che non ci ha aspettato, ma non ci ha schivato ;\nche ha preparato suggello sull' arte, come verrà tra poco\nriconosciuto, glorioso e trionfante. L'avvenire si rivolge\na lui ed egli vi si protende.\n\nGian Pietro Lucini.\n\nPOESIA ha pubblicato i medaglioni di G. CardG.\nG. Marradi, Gustave Kahn, A. Colautti, Henri de Régnier, Térésah, Vielé-Griffin, S. Ferrari, Paul\nFort, Ada Negri, Francis Jammes, Gian Pietro Lucini, Arno Holz, Domenico Oliva, Emi le Verhaeren,\nCamille Mauclair, Edmondo De Amicis, F. T. Marin\nPOESIA pubblicherà i medaglioni di Jean Moréas,\nMaeterlinck, Catulle Mendès, L. Tailhade, Léon Dierx, Jean Dornis, Jane Catulle Mendès, Rachilde,\nJules Bois, A. Mockel, Saint-Pol-Roux, P. Claudel, J. Richepin, Auguste Dorchain, Remy de Gourmont,\nLucie Delarue=Mardrus, A. De Bosis, V- Aganoor,\nburne, Arthur Symons, W. C. Yeats, Fred. Bowles,\nRapisardi, Stecchetti, Angiolo Orvieto, Francesco\nGaeta, Di Giacomo, C. Pascarella, G. A. Cesareo,\nTrilussa, G. Bertacchi."}, {"page_pdf": 11, "page_imprimee": "9", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190808-01.1.11", "texte": "Discours pour une Vierge\n\nJeune fille, saluti Ton oreille est plus rouge\nQue ta petite bouche en fleur,\nIntacte, indubitable ed royale fraicheur,\nFéminité fermée où pas un nerf ne bouge,\n4\nTes flancs sont murs pour leur devoir d'éternité,\nMais tu n' as pas encor pàli d' une parole\nD'amour; nul soufflé errant n'effleura ta corolle,\nGrand lys qu' aucun pollen encor n' a visite.\nUrne scellée, humble, petite, pathétique\nDe toute la candeur de ton ceil ignorant,\nSois vouée à l'amour qui renverse et qui prend\nLe cceur clos de la vierge et son corps hermétique.\nTu ne sais pas l'orgueil de subir un amant,\nDe gémir sous sa force ardente qui vous plie.\nPourtant n' es-tu pas femme aussi, monstre charmant,\nO vierge ! inquietante et douce anomalie ?"}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "10", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190808-01.1.12", "texte": "POESIA\n\nTu portes sans savoir, parmi les plis peureux\nDes robes, ne pouvant toi-mème te connaitre,\nLe vide sensuel ou glacé de ton étre.\nTu ne sens pas encor comme ton corps est creux.\nEt tu portes aussi sans soup9onner ses rèves\nTon coeur encor léger qui peserà si lourd,\nTon coeur où ne sont pas entrés les quatre glaives:\nDésir insatiable, haine, douleur, amour.\nCependant tu seras à ton tour poignardée\nDans ton àme innocente et ta candide chair,\nEt tu te sentiras à jamais possédée\nPar l'homme, esclave et maitre, ennemi, mais si cher!\nJe te regarde au seuil de l'enfance achevée,\nJeunesse sans histoire encor, transition !\nMais je sais qu' en toi guette, endormie et lovée,\nLa bète du plaisir et de la passion.\nTe voici, dangereuse à la fois et si pure,\nO petit sphinx, charnel, ò petit sphinx mental !\nTe voici: salut donc à toi, femme future\nA qui l'amour fera tant de bien et de mal,\nSalut, salut à toi dont 1' oreille est plus rouge\nQue ta petite bouche en fìeur,\nIntacte, indubitable et royale fraìcheur,\nFéminité fermée où pas un nerf ne bouge!\n\nLucie Delarue=Mardrus.\n\nNB. — POESIA pubblica solamente scritti inediti.\nPOESIA ne publie que de l'inédit."}, {"page_pdf": 13, "page_imprimee": "11", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190808-01.1.13", "texte": "POESIA\n\nLA SINFONIA DELLA VILLA\n\nALLEGRO\nDa le recenti ne' vicini prati\nferite delle falci il denso aroma\nsgorga e fluisce della fienatura.\nNell'aria afosa van voli affamati\ne ogni forza che aneli è presto doma\ndal peso della fervida calura.\nAma cosi preludere a l'insano\nscrosciar del suo furore l'uragano.\nNel polveroso involucro\nansiman fiori ed alberi:\nmeglio, meglio una raffica\nche li uccida svellendoli !\nLe fonti aspre singhiozzano,\ndella bufera trepide\nnon il lor canto soffochi\nper entro al pluvio sonito.\nGià s'aprono solchi di luce ne' grembi\ndell'aere torpido e mugge\ncol tuono un fragor che s'inoltra. Da' nembi,\nsconvolti nel vento che rugge,\ncordoni di pioggia ecco attorti cadere,\nstrappate ecco di controbassi,\npoi fini e più folti come acquee criniere\nche, liquide furie, si squassino ;\ne il rombo dei cieli squarciati e le sùbite\nenormi accensioni e il rabbioso\nbramir del libeccio tra il voi delle nubi\nè un'orgia che non ha riposo!...\nA. mano a man si chetano\nle posse ebre dell' etera\ne le fonti ricantano\nne' loro argentei flauti.\nA mano a man su l'umida\nterra una pace effondesi\nlimpida e in essa un fremito\ndi trilli e olezzi vagola.\nIn torno, ora, da' mucchi de' falciati\nfieni ne' campi un' odorosa soma\ngrava le brezze, e irrompe nella pura\natmosfera. Non più ansie d'alati\nnè di fiori, chè molle ogni rizoma\ne stelo si è per la nova frescura,\nche ogni volo s'allieva... Non invano\nmorde a gli spazi e a' cuori 1' Uragano !\nADAGIO\nGhirlandata di pini, verdeggia una breve radura\nnel vespro opaca di virtù metallica ;\nfra' rami il sol sanguina, calante ne' rossi vapori\nche la tempesta accende da' suoi fumidi avanzi.\nA pena s'invermiglian le tremole erbette chè vivi\nancor da' cieli piovon riflessi azzurri\ne intorno ornai le imbruna e le assorbe in sua fitta nerezza\nl'ombra che s'alza dal coronante bosco.\nDa le cose una calma dolce sprigionasi e inonda\nl'anime in pena: il plenilunio levasi;\nun chiaro fulgere d'astri col buio che cresce han già sfatto\nl'abito ardente de' cavalli solari,...\nD'un usignolo, fiammelle sonore, lontano gì' inni\ne or si or no nell'aria passa l'odor de' fieni.\nIl cuor sogna e sospira. Silenzio. La notte e il mistero\nvan calando a le loro nozze il fosco velario."}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "12", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190808-01.1.14", "texte": "POESIA\n\nMINUETTO\nTra i viali (le mescenti polle di vasche lontane\nsi confondono nel parco) come di candide lane\nDiana le statue ravvolge, che pel suo bianco respiro\ns'animano a poco a poco, ondeggian lievi e sul giro\nsi libran de' piedestalli. Pare allo sguardo (la notte,\nsarta di tutti i fantasmi, lo può) che scendano a frotte\nin fogge di cavalieri e dame settecenteschi.\nForse gli antichi signori si disciolsero da' freschi\ndelle sale e dal palazzo si chiuser dentro a' viluppi\nde5 marmi e or, destri a la danza, ritmano i mobili gruppi.\nChè dal raccòr delle vesti al salutar del berretto\nper la grazia degl'inchini, è ben questo il minuetto !\nDa le rame del laureto e da le ombrelle de' pini\nsuscita il vento leggero, con fremer di violini,\nuno smorzando e un crescendo, a tempo, quasi una dea\nle docili aiire mova con fluttuar di marea.\nE folleggiano le coppie nel marmo vivificato\ne non odon sotto il suolo come l'eco di un boato,\ndi qualcosa di solenne, di doloroso che mina\nla gaiezza di lor danze.... e la folla ballerina\ntra i radi fusti del parco segue il melos vegetale\nche s'attenua s'accalora guizza riscende risale.\nArpeggian su' piedestalli vuoti le gocce stillanti\nda le alte foglie: la luna, ora, ha una nube davanti.\nSi ferman sotto le scure rame e a la lunga cadenza\nlente si curvan le coppie nella grave riverenza.\nTRIO\nRifulge or tenue la luna; nella sua melanconia\nl'incipriata parrucca di una dama in gelosia\nravvolge e i boccoli biondi d'un cavalier giovinetto.\nEi le giura e le rigiura saldo e immutevole affetto.\nElla è in capricci, non crede, ed è stanca di danzare.\nCade a ginocchi e sussurra, ei, le parole più care.\nElla cede e si concede a l'ardor delle sue braccia.\nTutta ora splende la luna e nel mesto lume allaccia\nl'estasi delle due bocche baciate... e trema sommessa\nla maschia voce: « Per sempre... cosi... fior di principessa. »\nNel molle abbraccio gli amanti languono nè dicon più:\nil chioccolar delle fonti palpita anch'esso là giù.\nPassano intanto le coppie riaccese nella danza\ne rifolleggiano liete nella melica esultanza\ndelle brezze armoniose tra il folto della pineta.\nMa la dea moderatrice di lor moto, ecco, si queta.\nIl plenilunio declina e abbandona, a una cadenza,\nle coppie lente che inarcano la estrema riverenza.\nFINALE\nUn flutto dilaga di giocondità per la villa.\nLe stelle si spengono: è l'alba.\nDa' nidi, da' rami, che un'ala raccolgano in sonno,\nsi desta una dolce lietezza,\ne aromi e gorgheggi riempiono l'aria: la terra,\ndormente pudica, si scioglie\ndai vel' della notte e sospira il levarsi del sole\nper tutto goderne l'amplesso\nda le umide zolle da' torbidi fiori dal verde\nlanguor delle tremole foglie,\nper tutta a lui darsi tra l'inno di fervidi lampi\nsul vasto imenèo del giorno.\nGorgoglian tra le rose tra i garofani\ntra il lucer delle brine\nle vive polle e i rossi pesci guizzano\nnelle acque alabastrine.\nSpira tra il lieve delle rame fremito\nuna brezza più fresca....\nL'alba, ecco, s'inargenta e sotto gli alberi\nspia se la notte n'esca.\nDal colle, là, sopra il suo carro contesto di fiori\nl'aurora nel mondo, ecco, balza.\nChe gioia ne' cuori a gli umani alle fiere alle cose...\nUn'onda di fuoco.,.. Ecco il sole!...\nCantate al grand'occhio di luce, al datore di vita,\nsorgete, inneggiate, esultate....\nDà fiato, o gran Tutto, a le mille tue bocche sonore;\nSia gloria! Sia gloria! Sia gloria!\n\nEnrico Fondi."}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "13", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190808-01.1.15", "texte": "POESIA\n\nA MIRAMAR, D'OTTOBRE\nHaydée.\nI.\nPioggia e nebbia. Un diluvio\nVaporoso e cinereo\nIn molli falde spandesi\nSu la terra e su l'acque;\nAppar, scompare, cereo,\nNel chiarore biancastro\nIl caste! d'alabastro\nChe ier tanto ne piacque,\nMentre una vela, lenta,\nFlaccida e sonnolenta,\nPalpita e s'addormenta\nCome un grande augel languido.\nII\nNon dal fondo dei pallidi\nFlutti crebber per magico\nPoter gli ampi giardini\nChiusi di neri pini?\nDove han fine o principio\nL'onde, il verde, la nebbia?\nO silenzi incantati\nSui laghetti e sui prati!\nSu un'isola natante\nCerto il castello fluttua,\nEd il mondo è distante,\nE distante, è distante....\nIII.\nMa, a un tratto, un largo soffio\n(Giocano di ventaglio\nForse lassù le fate\nCapricciose e imbronciate?)\nDe la nebbia il sipario\nSquarcia : nel bigio e vario\nLume, Trieste tremola,\nViolaceo scenario.\nE sul mar liscio e tetro\nBalena un sole-spetro,\nLampa d'argento e vetro\nSu una città di spiriti.\nTRIESTE, ottobre 1907."}, {"page_pdf": 16, "page_imprimee": "14", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190808-01.1.16", "texte": "POESIA\n\nLE PAROXYSME HUMAIN\nRené Arcos.\n(EXTRAIT)\nNous avions épuisé sans fruit tout le patir;\naprès chaque problème, retrouvé un problème.\nNous avions affrèté en vain tous les espoirs\net disloqué à l'usage tous les systèmes.\nNous étions las, si las !, d' avoir vu tant de soirs\ncomme les fossoyeurs éternels du destin\nenfouir tant de matins ou chantaient nos vigueurs !\ndans nos fronts bas, il y avait tant de défaites!\net dans notre fierté tant d'agenouillements !\nque déjà nous avions, renoncant aux conquètes,\ndans le silence indifférent des astres étrangers\npeuplant notre agonie d'impassibles grandeurs,\nsonné loin et longtemps, triste à susciter Dieu,\nla retraite des fils d' Icare et leur déscente\nen le renoncement\net ses lits au sommeil profond comme la mort:\n• •*•••••••\n#•••••\nMais la vie ne veut pas le sommeil de ses forces.\nElle tisse sa toile en gestes innombrables\nqui sont ses chaìnes et ses trames.\nElle n'accorde pas de repos, mème aux morts.\nEt son galop nous a repris et emporté\nbrisant encor les amarres de nos fiertés.\nNous nous sommes raidis dans notre volonté,\nne voulant pas, ne voulant plus le jeu de dupe ;\nle galop fou nous a soulevés malgré nous,\nbousculés, submergés, roulés dans ses remous,\nbaillonnés de vitesse.\nEt nous sommes partis,\nsans pouvoir un cri ;\nrigides et crispés,\nla tète avec colère\nrejetée en arrière,\net dans notre désir tètu de Tinertie\nrefrénant des deux poings la monture emportée !\nEt nous sommes passés roides dans le galop\ncomme des morts restés debout sur les chevaux\nrebondissant à triple allure\ndans une charge de bataille.\nMais la grande clameur du delire lyrique\na traverse nos corps comme une onde électrique\net tout à coup, jaillis droits sur les étriers,\nbrandissant une épée fulgurante en avant,\n. vers Tavenir .\nle coeur battant, cheveux au vent en fuite d'ailes,\nnous avons, frissonnant d'émotion jusqu' aux moelles,\net la face inondée de larmes frénétiques,\naugmenté d' un grand cri la clameur héroique."}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "15", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190808-01.1.17", "texte": "POESIA\n\nUN RICORDO D'INFANZIA\n\n(NEL MIRARE I RESTAURATI MOSAICI DEL SAN GIOVANNI)\nAD ONORATO ROUX.\nLibero dal castello delle travi,\nChe ti chiudeano il ciel, cui sospiravi,\nCome, o bel San Giovanni, oh, finalmente,\nTi glorii della cupola lucente!\nVe' lo sfondo dell'oro e le figure\nDel Creatore e delle creature\nVariopinte nel poema grande,\nChe su per gli osannanti archi si spande!\nLa curva, colassù, dell'ardua mole\n(Fuori, ella è tutta candida nel sole)\nAl raggio del mattin sfolgora in mille\nD'oro, di rosso, d'azzurro scintille,\nE, in un sogno d'immagini giulive,\nTutta la Bibbia e il Vangelo rivive.\nMa, quaggiù, dove il sol non la palesa,\nVelan misteriose ombre la chiesa;\nEd io, seduto a contemplar, mi sento\nTrepido di contento e di sgomento.\nQui vagì Dante pargolo al lavacro\nSalutifero; qui ruppe egli il sacro\nFonte,* animoso ; qui levò la fronte\nRingraziando, la piegò nelle onte,\nSupplicando ; ed all' ultimo lavoro\nDa lunge, qui, si coronò d'alloro.\nPur me, pur me, minuscolo, rivedo\nMentre, pe' labbri altrui, confesso il Credo\nE su' tenui capelli ho le acque sante,\nNel tempio vostro, o buon Ghiberti, o Dante!\nPer tanta gloria, per le mura istesse,\nTutto l'animo mio par che s'empiesse,\nSin da quel punto, d'un amor profondo.\nSbarravo gli occhi ad ammirare il mondo,\nE la reggia del mondo erami questa.\nSovente, prono la piccola testa\nDe' vividi fantasimi fervente,\nIo li miravo estasiatamente.\nArsi per lenta febbre. E le figure\nDel Creatore e delle creature\nScendevano, talor, dal cielo d'oro,\nA dar sollievo al pargoletto loro ;\nE di contento e sgomento m'empivano,\nQuando apparivano e via via svanivano.\nUn di che smaniavo e, più rissoso,\nNon davo altrui, non trovavo riposo,\nE respingevo i farmachi, nè v'era\nMinaccia che valesse, nè preghiera,\nQuesto pretesi, che mi fu promesso :\nGir con mia Madre a rimirar da presso,\nNello sfondo dell'oro, le figure\nDel Creatore e delle creature.\nRicordo ; e, ohimè !, tranquillo mi ritrovo,\nCome uccellino in un tiepido covo,\nFra le braccia a mia Madre ; odo l'ansare,\nVedo il sorriso suo stanco, a montare\nPer le scalette rampicanti, le une\nSu le altre, fino alle aperte tribune."}, {"page_pdf": 18, "page_imprimee": "16", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190808-01.1.18", "texte": "POESIA\n\nOh gloria trionfai di luce e forme,\nOh innumerevol popolo ed enorme\nDi spirti alati, corpi nudi, irsute\nE cornute demonia, che m'incute,\nNel deboletto cuore, un sentimento\nFervido di contento e di sgomento !\nMa vinse lo sgomento. Impaurito\nDalla confusa idea dell' infinito,\nChe mi si profilava in quei giganti\nEsultanti d'intorno o tormentati,\nQuasi sentissi gli squilli e le stride,\nTutto mi chiusi fra le braccia fide,\nNé volli veder più. Bel San Giovanni,\nPochi a te, molti a me, corsero gli anni ;\nMa tutto ancor nell'anima mi sento\nTrepido di contento e di sgomento,\nRimirando il ciel d'oro e le figure\nDel Creatore e delle creature.\nFIRENZE, 25 Maggio 1908.\n\nGuido Mazzoni.\n\nLE CHAPEAU DE TABARIN\nAlfred Mortier.\nBourgeois, chambrières, laquais,\nEcoliers, pages, beaux musqués,\nNobles dames en leurs litières,\nSoudards, tire-laines, tripières,\nBien que ne sois né sur un tróne\nIl n'est couronne\nQui vaille le chapeau de Tabarin.\nCe bonnet illustre à bon droit\nMe vient, mes chers seigneurs, tout droit\nDu très antique dieu Saturne\nLequel se cachant à Minturne,\nAinsi que l'affirme Strabo,\nY con9ut un garcon fort beau\nNommè Tabarum, mon ancètre,\nQui né coiffé nous fit trasmettre\nEn bon parrain\nCe merveilleux chapeau de Tabarin.\nChapeau fantasque et lunatique\nQu'à mon gré pétris et mastique :\nArdez, le voici carrabin,\nPorteur de hotte, coquebin,\nSoldat de Suisse; humeur de soupe,\nMeneur d'ours ou fileur d'étoupe,\nCoureur de poulets gras à lard,\nCourtisan, tocque de Biar,\nRueur de pierres à frelonde !\nBref, tous les couvre-chefs du monde\nC'est de l'Euphrate au Rhin\nA lui seul le chapeau de Tabarin.\nPourtant il faut que vous confie\nLe déboire où me mortifie\nCe tant mirifìque chapeau.\nC'est Francisquine à douce peau\nQui de sa faqon le chef m'orne.\nEt comme que je roule mon bonnet,\nLas ! ne parviens, pauvre benèt,\nA cacher ma paire de cornes."}, {"page_pdf": 19, "page_imprimee": "17", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190808-01.1.19", "texte": "POESIA\n\nLUNDÙ\n\n0\n(POEMA BRASILIANO)\nO mulato bohemio, a un canto\nda sala forrada de azul com rosas,\ntange o violao de notas baixas, lacrimosas....\nN ào sei se rompe da sua alma aquelle pranto\nselvagem, voluptuoso, obscuro,\non se é de algum gnomo negro, encolhido\nna caixa do violào enternecido...\nSabem-no acaso as flores, pinto ao muro\ndo jardim onde, pàlidas, se escondem;\ne misteriosamente lhe respondem.\nToda a paixào, toda a melancolia\ndos manacàs, dos bogaris, dos cactos,\nergum-se em flagrantes suspiros compactos,\nao purpurino declinar do dia...\nSabe-o tabez aquella patativa...\noh! sempre tao timida e esquiva\nno mais èrmo do mato, agora pousa\nno ramo da jaqueira antiga, ao lodo\ndessa janella toda aberta; e ousa\nmodular um suavissimo trinado...\nTu, certo, o sabes, pardinha nova,\nbella mestitpa carnai e ardente,\nde bóca tùmida e olhar dolente,\nque urna precoce luxuria encova...\nE ao som da tordas, tao simplesmente\nmoves, com gracas ingenuas, francas,\nos pés ligeiros, as fortes ancas...\nAo vivo ritmo, pelo ar fremente,\ncom ruflos de azos brancas esvoa9a,\no teu vestido leve de cassa...\nTodo o teu sangue bater se sente\nnas quentes fontes, no seio puente,\ncom o brusco impulso de urna torrente...\nTu o sabes, filha da nova ra9a,\nbella mestÌ9a carnai e ardente !\n\nLe mulàtre vagabonda dans un coin de la salle tendue de\nbleu aux roses, caresse le violao (2) aux notes basses) sanglotantes...\nJe ne sais pas si ces pleurs proviennent de so?i dine a lui, ou bien\nsJil y a quelque gnome negre biotti dans le creux du violao pàmè\nde tendresse,..\nPeut-e,tre les fleurs le savent-elles, si pàles) cachées auprès du\nmurì dans le jardin, mystérieusementa elles leur répondent.\nTonte la passioni tonte la mélancolie des manacàs, des bogarys (3)\ndes cactus, s'exhalent en lourds soupirs parfumés, dans l'agonie\nempourprée du jour...\nPeut-etre le sait-elle aussi, cette patativa (4)... Oh! toujours\nsi timide, si farouche, dans la profondeur la plus deserte de la\nforét vierge, <?//<? wV#/ maintenant se poser sur cette branche du\nvieux jaquier, tout près de la fenètre grande ouverte ; elle s*enhardit\njusqu* à essayer une chanson'très-suave, oh! si suave!.,.\nMais toi, tu le sais sans doute, jeune creole au teint cuivré>\nbelle mctisse cha7'nelle et ardente aux lèvres épaisses, aux yeux\ncerncs par une luxure precoce... toi qui, aux accords du lundù,\nsi naìvenent agités avec mie gràce naturelle et franche, tes pieds\nlégers, tes hanches fortes... Secouées par le rythme delirante tes jupes\nde mousseline volent dans tair frémissant> avec des bruissements\nd)ailes blanches...\n0?i senty sous tes tempes brillante s, sous ton seins brulant,\ntout ton sàng frissonner, se précipiter avec les élans brusques\nd'un torrente. Oh ! tu le sais bien> fille de la nouvelle race> belle\nmctisse charnelle et ardente !..."}, {"page_pdf": 20, "page_imprimee": "18", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190808-01.1.20", "texte": "POESIA\n\nEu nào. Minha alma é diversa.\nMas, escutando o chóro melodioso,\ncheio de estranhos segrèdos\nde desejo, angùstia, e góso\n(emtanto os cilios e os dèdos\ntremem ao mùsico errante,\npelo lundù excitante,\non pela intima ternura\nque o vestido de cassa espalha em tórno...)\nMinha alma, tenue, dispersa,\nfoge - me e se dilue numa docura\nprimitiva, innorente, ainda que impura,\ntal corno se un lago de oleo mórno,\nexótico, aromàtico, inebriante,\njazesse deliciosamente immersa...\nCarlos Magaihaes\n\nììfoiy je ne le sais pas. Et pourtant, tandìs que fécouie ces\npleurs mélodieux, pleins d'éfrange s secrets de desir, d* angoisse,\nde volupté (les doigts et les cils du musicien errant tremblent bien\nfort, soit par l'influence du lundù excitant, soit à cause de Vintime\ntendresse que les jupes de mousse line éveillent tout autour...)> mon\nsouple, ondoyante, me quitte doucement, et se perd tout entière\ndans une puissanc innocente, quoiqu impurey conime si\ndans un lac dìhuile tiède, exotique, odorante} enivrante, elle se\ntrouvait délicieusement plongée...\n0) Musique et danse africaines, très-voluptueuses et très mélancoliques,\nintroduites au Brésil par les nègres.\n(2) Espèce de guitare.\n(3) Fleurs du Brésil.\n(4) Oiseau du Brésil, au chant délicieusement tendre et triste.\n\nTraduction de l'Auteur\nCarlos Magalhaes de Azeredo.\n\nCAVAUCADO\nValère Bernard.\n(POEMA PROVENZALE)\nSUBKE UN DESSIN D'EN A. RODIN.\nO passieu ! sei cremour e sei flamo, naturo\nen elo leis a messo,\ne leis aubre e lei roco e lou céu vòu estregne,\nmatrico inassedado, eterno crearello,\nforco descadenado e caludo, ò femello !\nde mounde greion dins sei flanc,\nourlo au vènt seis amour, sa ràbi pieno d'àrsi.\nE veici que, desbardana,\njouve e gaujous e souleious\npasso un centaure:\nEstarpo libramen, mèstre de l'estendudo\npouderousamen sadou de nerviho\nem'un rire esclatant fuso...\nMai la fremo l'a vist, subran se precepito,\nse jito sus d'éu, lou cavauco.\nLou centaure suspres loucho, loucho emé ràbi,\nmai n'es touca dins soun masclueri,\ne dóumaci qu un mounde es fegounda,\nun proumié frejoulun de feblesso lou glaijo.\nSUR UN DEJSSIN DB A. RODIN.\nO passion ! toutes ses flammes, toutes ses ardeurs, nature\nles a mises en elle,\net les arbres et les rochers et le ciel elle veut étreindre,\nmatrice inassouvie, créatrice éternelle,\nforce aveugle et déchainée, ó femelle !\ndes mondes en germe s'agitent en ses flancs,\nelle hurle au vent ses amours, sa rage pleine de désirs...\nEt V0Ì91 que, échevelé,\njeune et joyeux et resplendissant\npasse un centaure :\nil foule librement le sol, maitre de l'espace,\npuissant, enivré de force\nil passe avec un rire éclatant...\nMais la femme l'a vu ; aussitót elle se précipite,\nse jette sur lui, le chevauche.\nLe centaure surpris lutte, lutte avec rage,\nmais c'en est fait de sa virilité,\net tandis qu'un monde est fécondé,\nun premier frisson de faiblesse le giace.\nValére B"}, {"page_pdf": 21, "page_imprimee": "19", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190808-01.1.21", "texte": "POESIA\n\nLa cavalcata del Leone\nFerdinand Freiligrath.\nTraduzione dal tedesco, di\nGiulia Cavallari Cantalamessa.\nE' del deserto il re sempre il leone.\nQuando i domini suoi percorrer vuole\nVèr la laguna, dove la gazzella\nE la giraffa bevon, muover suole.\nLà nel canneto in mezzo a l'alte canne\nl'asconde circonspetto: e sul potente.\nDel Sicomor la foglia tremolante\nstormir si sente\nQuando alla sera splendon nei villaggi\nDegli Ottentotti i fuochi rilucenti,\nE sovra l'erto monte de la Tavola\nPiù non campeggian segni differenti,\nE '1 solitario Caffaro va errando\nLungo il Carrù, e l'antilope dormente\nSta nel cespuglio, ed il veloce Gnu\npresso il torrente ;\nCon passo maestoso la giraffa\nVia pel deserto vedi ricercare\nDella laguna i pantanosi flutti\nE l'arsa lingua in essi rinfrescare;\nVa l'assetata per la nuda strada\nLungo il deserto, e sorbe inginocchiata\nCon lungo collo l'acqua del bacino\nintorpidita.\nMa d'improvviso s'agita il canneto\nEd il leon d'un salto a lei s' aggrappa\nCon un ruggito. Oh ! qual cavai da sella !\nChi vide mai così ricca gualdrappa\nEntro la scuderia d'un regal prence,\nCome la pelle, inver, del corridore\nChe delle fiere il principe cavalca\ncon truce ardore ?\nEi su la nuca le sue ingorde sanne\nPianta, e sull'omer del cavai gigante\nVola del cavalier la fai va chioma,\nSalta con grido la giraffa ansante\nE fugge dal dolor martirizzata ;\nOh come unito Ella ha del leopardo\nIl pel rigato e del cavai la corsa !\nVa come dardo.\nVe' come batte co' leggeri piedi\nIl piano dalla luna illuminato;\nVe' come gli occhi sporgono dall'orbita\nImmobili ! e sul collo macchiettato\nScolan di sangue grosse goccie nere :\nOde il deserto allor vasto, silente\nIl battito del cor della straziata\nfiera fuggente.\nAlla nube simile il cui splendore\nGÌ' Israeliti dall'Egitto addusse\nE quale spirto del deserto o fulva\nOmbra per quelle terre li condusse,\nUna tromba d'arena nel sabbioso\nMar del deserto rapida s'aggira\nCome gialla colonna, e le due fiere\nsegue ed aggira.\nSegue la traccia loro l'avoltoio,\nChe ognor gracchiando via per l'aria vola;\nSegue la jena, la profanatrice\nDelle tombe; indi vien quella che invola\nGli armenti al Capo, la pantera ardita.\nSangue e sudore segnano la strada\nDel viaggio orribil del possente rege,\ndovunque ei vada.\nTremante vedon sul vivente trono\nIl padrone sedere, ed il guanciale,\nCon l'unghie acute, del sedil graffiare.\nVa senza tregua, va come uno strale\nFin che la forza manca a la giraffa ;\nCon simil cavalier non son d'aiuto\nIl tirar calci o l'impennarsi in alto\ntutto é perduto.\nSfinita all'orlo del deserto cade,\nE rantola sommessa, e a morte viene;\nAllor, di polve e schiuma ricoperto,\nPasto il cavallo al cavalier diviene.\nGià nel Madagascar, all'oriente,\nBalena della luce il primo segno,\nCosì di notte il prence delle fiere\nva pel suo regno."}, {"page_pdf": 22, "page_imprimee": "20", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190808-01.1.22", "texte": "POESIA\n\nDÉPART\nHenry Rigal.\nO Village d'enfant, de roses et d'automne,\ntu vis heureusement au creux du vallon d'or.\nLe soleil du midi te tresse des couronnes\nde la première aurore à l'heure ou tu t'endors.\nJe respire ta bonne odeur franche et sauvage\npour qu'elle me pénètre et me rende plus fort ;\nje prends des talismans pour conjurer le sort\ncar je vais m'en aller bientòt, ó mon Village.\nJ'ai lutté bien longtemps contre tous mes désirs,\nmais les arbres, ce soir, me font des prophéties.\nJ'ai vu des vols d'oiseaux passer sur la prairie;\nune force inconnue me pousse à l'avenir. ~\nQuand la nuit revenue fermerà notre porte\nsur la route déjà je presserai mes pas;\nje prie pour que ma mère aimée ne pleure pas;\net pour que je retourne avant qu'elle soit morte.\nJe m'en vais vers la ville au son de mon bàton ;\nmon étre résolu déborde de courage ;\nj'entends les arbres bleus parler à mon passage\nde fètes, de baisers, de vers, d'acclamations.\nLa lune dans le ciel luit pour me protéger\net mon ombre est légère à la poussière grise.\nLa montagne où bientót monteront les bergers\nn'est plus derrière moi qu' une masse imprécise.\nDepuis longtemps déjà ma marche cadencée\ndans le silence emù réveille les échos.\nMais la ville apparait à l'horizon nouveau\ncomme les beaux chàteaux dans les contes de fées.\nLorsque je rentrerai dans l'aube déployée\nj'entonnerai tout haut ma plus belle chanson :\nje veux qu'en m'entendant on ouvre les maisons\net qu'on jette des fleurs sur me tète levée.\n\nIL COFANETTO\nWilly Dias.\nIl cofanetto ornato\ndi leggiadre figure\n(esili miniature\nd'un artista malato)\nesala tenue odore\ndi dolci cose morte\n(forse di rose smorte\nche non hanno colore,\nche non hanno bellezza).\nL'anima, tristemente\nper te ricorda, sente,\npensa la Giovanezza,\npensa il tempo lontano.\n(O creature sparite,\no larve che inseguite\nabbiamo sempre invano,\ne sempre, invano, amato,\nnulla resta di voi,\nsolo il ricordo in noi,\nsolo il dolor passato).\nLettere, che canzoni\nfoste d'ignoti cieli\nper cui fummo crudeli\nper cui fummo più buoni\nOra nel cofanetto\nsiete carta ingiallita\nche un palpito di vita\nnon sa destare in petto.\nPassarono gli anni,\ne con le cose morte,\ne tra le rose smorte\nl'ebbrezze e i disinganni.\nE travolse l'oblio\nle bocche che baciammo,\ngli sguardi che scambiammo,\npallidi di desio....\nLa nebbia lentamente\nscende gelida al piano,\nsvanisce nel lontano\nl'amor, gelidamente...."}, {"page_pdf": 23, "page_imprimee": "21", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190808-01.1.23", "texte": "POESIA\n\nLa serenata dei Sogni\nLibero Ausonio.\nMentre eh' io veglio su le carte dotte,\nscendon ne l'ombra i sogni a frotte a frotte.\nBattono i sogni a la mia porta bianca,\ne dicono: — Ti leva, anima stanca.\nBattono i sogni a la mia porta chiusa,\ne dicono : — Ti leva, anima illusa.\nVieni, la notte è mite e tace il vento;\nnoi ti addurremo ne l'incantamento.\nAd una ad una scendono dal cielo\nle stelle bianche avvolte in bianco velo.\nScendon dal ciel le stelle silenziose,\nleggere come petali di rose;\ne sul sonno fragrante de le aiuole\ntessono soavissime carole.\nFurtivamente la luna è discesa\ndal suo trono di perla e di turchesa,\ned all'amplesso limpido del rivo\nconsente il corpo che par latte vivo.\nVieni, ti porteremo ove riposa\ncolei che noi t'abbiamo eletta a sposa.\nHa il corpo bianco come neve alpina,\ne le vesti intessute di pruina;\ned ha sul seno due fioriti gigli,\ne su le labbra due bocci vermigli.\nHa gli occhi grandi del color del cielo\nse oscura nube non gli faccia velo.\nHa gli occhi grandi del color del mare;\nvieni, o poeta, ch'è tempo d'amare....\nE la torma dei sogni alto s'invola.\nAnima mia, come sei triste e sola!\n\nDA SAN GIUSTO\nFrancesco Stranschi.\nSui marmi, sacri a qualche Iddia pagana,\nT'innalzi, forte come un baluardo,\nO cattedrale ; e il secolar tuo sguardo\nVigila il mare e la città romana.\nAl suon guerriero della tua campana\nSpiegavan gli avi il trionfai stendardo :\nEd ogni petto divenia gagliardo,\nEd ogni offesa di nemico vana.\nA chi tradìa la patria l'ultim'ora\nTu, vindice, segnavi; ed alle feste\nIl popolo adunavi e alla preghiera.\nSolenne, a sfida, o patrio bronzo ancora\nSuoni la voce della mia Tergeste\nChe freme, libertà sognando, e spera.\n\nA DONNA ELDA\nOttorino Checchi.\nSignora, vi sovvien di quei diletti\nFolli, per entro i ciechi laberinti,\nOve tra i rami ora frondosi or schietti\nSi ergevan Y Erme, sopra i vasti plinti ?\nRicordate le aiuole ove eli eletti\nFusticini sorgevan dei giacinti,\nE le rose de i volti giovinetti\nCingèan di serti, stranamente avvinti ?\nBen io ricordo ! E nel meriggio lento\nAllor che m' imponeste in vostra ebrezza,\nPresso al sedile, il bel comandamento,\nLa bocca vostra come una notturna\nAlgente rosa, trassi a la dolcezza\nNelle mie labbra pure, o taciturna."}, {"page_pdf": 24, "page_imprimee": "22", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190808-01.1.24", "texte": "POESIA\n\nStèle Funéraire\nCécile Périn.\nDes regards curieux ont profané ma peine,\nDes regards curieux... Ma douleur, la voilà\nQui crie et qui sanglote, et qui n'écoute pas\nLe bruit que font, pour consoler, des phrases vaines...\nMa Douleur, calme-toi, ó vierge inconsolable !\nTais-toi; ne livre pas ta chair nue aux passants.\nLeur pitié, comme une eau légère et tarissable,\nS'enfuira, sans meurtrir leurs yeux ìndifférents.\nViens; cherchons l'ombre morne où glt la solitude\nVierge, relève-toi, voile ton sein jaloux,\nEt pose à mes sanglots le sceau de ta main rude,\nCar il n'est pas d'amis pour soufifrir avec nous,\nPour pleurer a jamais comme nous... Et farouche,\nMa Douleur a crispé ses poings durs sur ma bouche.\n\nLa Boîte de Psyché\nEmmanuel des Essarts.\nAinsi qu un jeune oiseau qui d une aile enfantine\nEssaye et puis suspend son voi effarouché,\nPale encor des terreurs de l'Erèbe, Psyché,\nQuitte et prend tour à tour la boìte clandestine\nOù son regard rèveur est toujours attaché.\nInsouciante enfant, la Mort guette sa proie.\nPour savoir le secret de Vénus, dis adieu\nA la Vie, au Soleil, aux fètes du ciel bleu.\nTu ne connaitras plus les larmes de la joie,\nLe réveil souriant sous les baisers d'un dieu.\nArtiste, ta Psyché c'est Pandore, c'est Ève,\nC'est le désir humain, ce chercheur tourmenté\nQui croit porter en lui 1' éternelle Beauté\nEt, trop impatient de contempler son réve\nTombe mort à l'aspect de la Réalité."}, {"page_pdf": 25, "page_imprimee": "23", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190808-01.1.25", "texte": "POESIA\n\n“TOUTE LA LYRE„\nGÉRARTF d'MauiriUe. — LE TEMPS\nD'ÀIMERJ Roman — Paris; Calmann-\nLévyy Editeur.\nCodesta, è una bella e sincera con-\nfessione: si chiama romanzo; vanta nome\nmaschile, ma racchiude animo e sentimento\nfemminili, come l'autore, Madame Henri\nde Régnier: ciò basta per suscitarvi da-\nvanti grazia, gioventù, arguzia e buona\nscuola. - Il Tempo d1 Amare: un Pascal,\npoeta, fumatore d'oppio, schivo, beffardo\ned acre, interrompe la sua reverie, cessa\ndal fumare, si rizza d'in sulla poltrona,\nmormora: « Le temps d'aimer, mon enfant,\ntu tas peu connUy ou bien, tu ne le connais\npas encore; mais sais-tu bien que e'est im\nmoment funeste, autant qicy il est délicieux ?»\nEccolo, dunque, e triste e lieto come il cielo\ndi una giornata indecisa tra il sole e la\npioggia, tra sorrisi e lagrime non ancora\nespressi; come il vespero, che imagina Sha-\nkespeare, quando Jessica ebrea, figlia di\nSylok, dice la sua passione al bel cristiano\ndebitore.\nL'ironia può suggerire con molta malizia:\n« Signora, confessatevi, confessatevi: qual-\nche cosa ne uscirà. » Tal quale la ca-\nlunnia classica di Beaumarchais : « Sussurra-\ntela, sussurratela ; qualche cosa ne uscirà. »\nUscirono plurimi amori dal racconto di\namore. Oggi, ha vent'anni, Madame Lau-\nrette,ed è scultrice; fu già moglie d'un grande\nscultore, Saint-Hélier ; oggi, è un'altra Clau-\ndine d'altro genere e di più alto garbo;\nma l'attualità vi si compiace a Parigi ed a\nMilano; scrive e gode scrivendo per Raoul,\nil buon amico, uomo di lettere e giovane;\ngli si apre, pagina a pagina. Svolge una\nintima psicologia d'Ebe moderna, ne scio-\nrina le multiple pieghe che danno, in sin-\ntesi, la semplicità dell'anima sua; ricama de'\nricordi che compiacciono all'insistente cu-\nriosità di Rachilde. E' semplice ed è deli-\nziosa: il suo stile ha delle trouvailles im-\npensate: Agnès, una biondina incensata e\nfrascheggiante « C est ime folle-avoine » ;\nespressione gustosissima e profonda.\nDe' paesaggi, sorgono colle loro profon-\ndità; l'aria, la luce, lo spazio, la fuga delle\npiante, l'apparato dell'edilìzio, il silenzio e\nla frequenza, il colore ed il sapore delle\ncose viste, sentite, tutto è vissuto. Vi è un\nautunno, dentro cui agonizzano e si sfo-\ngliano delle rose, turgido, ben disegnato,\ndipinto con una tavolozza fornita di lacche\nlucide, trasparenti e sgargianti. La sinfonia\ndelle tinte si marita a quella delli odori;\nmanifesta sensibilità squisita e sottile d'ar-\ntista di razza; i molti passi descrittivi tu-\nmidi di voluttà secrete, diligentemente ram-\nmentate e di un sensualismo morbido e\nfresco, emulano le migliori pagine della Com-\ntesse de Noailles, prima indicatrice e maestra\ndel genere.\nVi ho detto che le imagini sono sorpren-\ndenti e superbe nella loro umiltà: « Jepris\nun rameau fleuri, et je le mis entre les\nmains de ma mère: elle civciit fair d'une\npale sainte endormie, en Jìlant une quenouil-\nle de fleurs. » Chi ha scritto ciò si è\nspogliato di tutto l'artifizio, di tutto il lezio\ningombrante, donde riesce la Signora mo-\nderna agghindata d'affettazioni: costei che\nsi espresse in questo modo è la donna\nnuda; in lei ricordo e pensiero rivivono e\nscattano sotto l'urto evocatore di una sen-\nsazione attuale: si sgranano, chicchi diversi,\ndiversamente faccettati, colorati e riflessi,\ngemme di varie sensualità, lungo le quali\nscorse il suo tempo, riapparendo, l'una dopo\nl'altra, tangibili, distinte per essere rivissute.\nLa favola? Comunque, incomincia con\nuna nascita dubbia e misteriosa. Ma Lau-\nrette, da un fidanzamento sentimentale, inu-\ntile e doloroso ad una prova matrimoniale\ntroppo positiva e brutale, in cui fu, a volta\na volta, schiava e cortigiana; dopo questo\ncorso pratico di filosofia naturale, soppor-\ntato con disgusto, sazia di sentimentalità,\nnauseata dall'erotismo, domanda se vi ha\npiacere ad amare ancora. E pure, oggi, é\ntempo d'amare: Raoul le si presenta, ed\nessa si vuole ingannare chiamandolo e ma-\nscherandolo « amico ». E Raoul Saviange,\nnaturalmente, muore di amore, di etisia, di\nnostalgia a Candia, mentr'ella corre verso\ndi lui, sull'yacht di un poeta inglese e\nstrambo, lord Arthur. La leggenda di Me-\nlisanda s'inverte, ma codesta ultima Meli-\nsanda insiste nella vita ridonatale dalle cure\ne dall'affetto dell'altra. — Ecco l'anima\nfemminile in bilancia, nella serie dei suoi\npassaggi. Una moralità profonda ne sgorga:\nl'esistere si rappresenta come una catena\ndi necessità morali e fisiche; ma il cuore\nfemminile è pur sempre pratico: si nutre\nd'amore che è il suo cibo: serve perciò ajla\nnatura ed alla bellezza: quando il sesso\ntrabocca nel cervello interviene la lettera-\ntura a condecorare di lirica l'abbraccio, o\ndi sentimentalità il sacrificio. L'eterna can-\nzone si ripete per i secoli, da Sappho a\nLaurette de Saint Hélier.\nGuglielmo Aasastush ELDORADO.\n— Romanzo — Milano, Frat. Treves,\neditori.\nL'Arge?it di Zola è il poema epico della\nfinanza. Questo nuovissimo romanzo del-\nl'Anastasi ne è il poema lirico. Anche qui\nla fucina della Borsa tiene il campo cen-\ntrale. Ma i personaggi si muovono con più\nverosimile lussuria di gesti e di frenesie :\nè il romanzo moderno per eccellenza : un\nseguito di pagine rapide, nervose, qua e là\nun poco nevrasteniche, che trascina via\nl'anima del lettore quasi attraverso le spire\ndi un impeto meteorico consecutivo. Il ro-\nmanzo è freddo come l'acciaio e scottante\ncome una rupe di luglio. Le persone sono\nsimboli; Filippo Baldese e Mario Alclovisi\nappaiono come due esseri quasi mitologici\nper statura è per nerbo. La loro lotta a\ncolpi di milioni fa germinare, intorno, un\nmondo di altri titani del rischio. Il duello\niperbolico rialza e bassa tutte le sorti\numane cui il romanzo fissa con una po-\ntenza dinamica che somiglia tutta ad una\nforza della natura. La donna è qui un pro-\nfilo a pena percettibile. Ma ha tutte le gra-\ndazioni classiche del suo tipo. L'adultera\nvendicativa, la sorella purissima, 1' amante\ninebriata, la cortigiana mortale. Una cono-\nscenza perfetta dell'ambiente e del mecca-\nnismo borsistico, una concisa arte della\nfigurazione umana, uno spirito drammatico\nevidentissimo, uno stile sicuro, sobrio, atto\na rendere tutte le complicazioni del mondo\npsicologico e del mondo reale. Lo stile"}, {"page_pdf": 26, "page_imprimee": "24", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190808-01.1.26", "texte": "POESIA\n\ndell'Anastasi merita una speciale considera-\nzione. E' un vero stile italiano, moderno\nsciolto, libero, senza influenze letterarie di\nsorta, nato dalla vita e per la vita tem-\nprato a bellezza. Pochi scrittori rivelano\noggi in Italia con tanta sicurezza e nobiltà\nil difficilissimo intrico della visione e del-\nl'idea. I suoi personaggi non si perdono in\nchiacchere inutili. I suoi commenti psico-\nlogici e descrittivi non sciupano nessuna\nlinea alla geometria del concetto ideale. E'\nun'arte di sintesi, insomma, e come tale\nammirabile, data la tendenza inesorabilmente\nretorica che ancora mostrano avere molti\nprodotti letterari della stirpe latina. L'Ana-\nstasi con YEldorado, si è rivelato, come già\nnel Ministro, uno dei più forti romanzieri\ndelia giovane scuola italiana. Spirito agile,\nacuto, penetratore d' ambienti e d'anime\ncomplesse: conoscitore profondo di tattica\ne di strategia scrittoria : rivelatore d'un'arte\nsquisita, e insieme profonda, al Paese sazio\ndi umorismi squallidi e di sonorità senza\nflato.\nPaolo Buzzi.\nHFAANDÌALBAITT — APAISEMENT. — Paris;\nLibrairie générale des Sciences Occultes.\nI libri che fanno pensare e che, per la\nnatura dei pensieri che ispirano, possono\nrealmente giovare a lenir le pene delle\nanime affrante o ferite in quella diuturna\nlotta che è l'esistenza, Sono incredibilmente\nrari in tutte le letterature di tutti i tempi.\nMolto s'è scritto e si scrive intorno al-\nl'igiene del corpo ; ben poco, invece, intorno\na quella dello spirito, la cui importanza è\ninfinitamente maggiore. Questo, perchè l'i-\ngiene dello spirito non può esser trattata\ndegnamente che da pensatori nutriti di\nvasta coltura filosofica e ben muniti di una\nilluminata e riflessiva esperienza di vita, e\nperchè simili pensatori ordinariamente si\nmanifestano in opere d'un carattere troppo\nscientifico, troppo elevato, per poter essere\naccessibili a tutti e per poter quindi dive-\nnire popolari, cioè di vera e largamente\ndiffusa utilità.\nE' dunque con sincero entusiasmo, che\nnoi annunciamo la pubblicazione, recentis-\nsima. di un piccolo libro il quale, pel suo\ngrande contenuto di pensiero e di bontà\ngenerosa, nonché per la sua facile com-\nprensibilità, commovente e consolatrice, sarà\nmolto amato e mille volte benedetto da\ntutti coloro che avranno la fortuna di leg-\ngerlo in uno di quei giorni di amaro\nsconforto di cui la vita è prodiga anche\nagli esseri meglio temprati per sopportarne\ngli urti, i disgusti, le più dolorose contin-\ngenze.\nEdito a Parigi dalla Librairie gcnérale\ndes Sciences Occultes> (Bibliothèque Chacor-\nnac) questo libro ha un titolo deliziosamente\nsuggestivo: APAISEMENT, e l'autore, anzi\nl'autrice di esso si cela sotto un pseudo-\nnimo strano Khandalla. Ma noi siamo in\ngrado di rivelare che quest'opera veramente\naurea è dovuta alla penna inspirata, nobi-\nlissima e benefica di una illustre gentildonna,\nitaliana di nascita, il cui nome — Maria\nStar — è già celebre nella letteratura fran-\ncese come firma di numerosi libri che ot-\ntennero un successo giustamente propor-\nzionato al loro eccezionale valore artistico\ne ideologico.\nApaisement compendia, in un numero\nassai limitato di pagine, tutto un tesoro\ndi pensieri profondi, stillati, come goccie\ndi una preziosa essenza, attraverso una\nmente eccelsa, irradiata da ogni possibile\nbellezza materiale e spirituale, ed attraverso\nun cuore grande, generoso, pieno d' ogni\nbontà.\nScritto soprattutto per chi soffre e per\nchi spera, scritto per chi si dibatte ango-\nsciosamente nel velenoso stagno dello scon-\nforto e del pessimismo, il nuovo libro di\nMaria Star costituisce un risultato filantro-\npico pienamente raggiunto, poiché la let-\ntura di esso è di tale e sì suggestiva po-\ntenza da schiudere alle anime più buie i\nsereni, radiosi orizzonti della tranquillità\nristoratrice, e da lasciare ai cuori più esul-\ncerati l'impressione letificante d'un balsamo\nmeraviglioso.\nContiene, questo libro, una quantità\ngrande di quelle semplici verità che, ap-\npunto perchè semplici sfuggono spesso a\nchi non ha speciali facoltà speculative, e\nche, nondimeno, possono avere un potere\nconsolatore oltremodo giovevole. Vi sono\npagine, per esempio, che unicamente col\nsuggerire certi confronti e coir indurre a\nscrutare il valore e il significato di certi\nfatti e di certi eventi comuni nella vita\numana, acquistano una forza persuasiva\nassolutamente sorprendente e risultano quindi\nassai più convincenti e benefiche di qual-\nsiasi disquisizione filosofica.\nIl segreto di una tal forza risiede an-\nzitutto nella profonda volontà di bene da\ncui quelle pagine furono dettate, e, inoltre,\nnella straordinaria efficacia dello stile terso\ne perfetto con cui l'autrice illustre di Ames\nde chefs-dìcenvres ha dato anche a questa\nsua opera di pensiero e di cuore l'indele-\nbile impronta della sua arte di grande\nscrittrice.\nNoi auguriamo che Apaisement sia molto\nletto anche in Italia; abbia cioè nel nostro\npaese una diffusione pari a quella che ha\navuto ed ha tuttora in Francia, e possa\ngiovare — secondo l'intenzione nobilissima\ndell'autrice — ad un numero sempre mag-\ngiore di esseri umani minacciati o travolti\ndall'onde amare dello sconforto, del dubbio,\ndelle angosciose incertezze.\nE perchè, anzi, domandiamo, qualcuno\ndei nostri editori non provvederebbe a\npubblicare di questo piccolo libro, vera-\nmente prezioso, una traduzione italiana? Il\nsuccesso non potrebbe mancare ad una si-\nmile pubblicazione, come non manca mai\na nessuna di quelle che, per contenuto\nd'idee e per vera potenza d'arte, sono su-\nscettibili di destare echi profondi e vibranti\nin ogni mente e in ogni cuore.\nDecio Cinti."}, {"page_pdf": 27, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190808-01.1.27", "texte": "PMERCURE DE FRANCE !\nPARIS - 26, rue de Condé - PARIS\nSEiZIÈME ANNÉE-Parait le I\" et le 15 de chaque mois - SEIZIÈME ANNÉE\nDirecteur: Alfred Vallette\n\nLA RENOVATION ESTHETIQUE\n(QUATRIÈME ANNÉE)\nRédacteurs en chef: EMI LE BERNARD, LOUIS LORMEL, ARMAIND POIINT\nParaissant le premier de chaque mois sui- 56 pages imprimèes avec luxe,\nformarti par ari deux magnìfiques volumes de 336 pages.\nABONNEMENT: France et Etranger, IO francs par an\n12, Rite Cortot, PARIS (XVIII.*)\n\nLA. TOISON D'OR\n2.e ANNÉE\nON SOUSCRIT à la Rédaction : MOSCOU, Norvinsky boulevard, maison\nRogo fine; PARIS, Union des artistes russes, 25, boulevard Montparnasse; H.\nFLOURY, Boulevard des Capucines; HACHETTE, 79, Boulevard St. Germain.\nPrix d'abonnement pour l'étranger: 55 francs.\nPrix du numéro : 5 frs. Le Directeur: NICOLAS RIABOUCHINSKY\n\nRomànu\nPOLITIC — LITERAR — RELIGIOS\nRedactia si administratia :\nStrada Lucaci, N. - Bucarest\n\n« PAN „\nR ElV U E LIBRE\nDirecteur: JOEL DUMAS\ncMONTPELLIER - Rtte de l'Observance, W\n\nLES MARGES\nGAZETTE LITTÈRAIRE\nPubliée par M. EUGÈNE MONTFORT\nLe numéro ordinaire: O'fr. 5$ - L'abonnement à 6 numerosi 3 francs\nLe premier volume est en vente au prix de 5 francs\npO 5, Rue Chaptal, PARIS (IX.)\n— . —\n\nVERS ET PROSE\nì \\/r?T->e nx Pr.nor\nPARIS — 18, Rue Boissonade\nDirecteur: Patii Fort\n\nLE BEFFROI\nNOUVELLE SÈRIE (8C ANNÉE)\nART ET LITTÉRATURE MODERNES\nRevue du Nord de la France & de la Belgique\nPARAISSANT LE 15 DE CHAQUE MOIS\nLEON BOUCQUET, Directeur - Rue de la Rondelle, 4 - ROUBAIX\n\nLA B ALAIN CE\n(VIESSY)\n' REVUE RUSSE DE LITTÉR ATURE ET D'ART\n1908 - C1NQUIÈME ANNÉE\nPrix d'czhonnement pour l'Union Postale: 18 fr. par an.\nDìrecteur: SERGE POLJAKOFF\nBureau: Moscou, Place du Théàtre, Métropole, 23.\n\nV I R\nRivista, di Idee ed Arte\nVia Dante Alighieri, 14\nDIREZIONE: FIRENZE\n\nLa Phalange\nDirecteurs: JEAN ROYÈRE - JULIEN OCHSE\n6,Dilla\n=====\n\n■■X'11!!!!*!!! inK^u\"A^SnTnignr*,n><fìrrr,*>nn[-ì«ut— ■» ■■ri—n i — RN i*i'nia——r^t—jMMÌH»*BMÌ—wn<——W^ÌH—^Ka^i^^'i^^MMBWMrTiiMinMinnKrn\nRENACIMIENTO\nDirector: U. MARTINBZ SIERRA\nVelasquez\n5li"}, {"page_pdf": 28, "page_imprimee": "couv. 4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190808-01.1.28", "texte": "Ptetto del presente fascicolo! Lite I.-\nSocietà Anonima POLIGRAFIA ITALIANA Via Stella, 9 - MILANO - 7559\nLUE MARIO, gerente responsabile.\n\nE. SANSOT ET CI E. EPITEURS. - PARIS\nìlc m\nVIENNENT DE PARA1TRE:\nLa Ville charn\nPOÈMES LYRIQUES\nDE\nF. T. MARINETTI\nPfix: 3 f*. 50\nLes diexsx s'eri vont\nf\nD'Annunzio reste\nETUDE CRITIQUE\nDE\nF. T. MARINETTI\nillustrée par le peintre UGO VALERI\nbt: 3 ir. 50\n?"}]}