{"numero_id": "bm-bmtnaai-1909-02-01", "volume": "bmtnaai_1909-02_01", "ocr_sha256": "a5afd5499c276f3bed1b815681fd67955a4779942d0f878e3691493594829361", "source_tei": "https://github.com/Princeton-CDH/bluemountain-transcriptions/blob/main/periodicals/bmtnaai/issues/1909/02_01/bmtnaai_1909-02_01.tei.xml", "source_mets": "https://github.com/pulibrary/BlueMountain/blob/main/metadata/periodicals/bmtnaai/issues/1909/02_01/bmtnaai_1909-02_01.mets.xml", "url_numero": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01", "articles": [{"article_id": "bm-bmtnaai-1909-02-01-c002", "article_bluemountain": "bmtnaai_1909-02_01#c002", "volume": "bmtnaai_1909-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 2", "page_fin": "couv. 2", "image_debut": 2, "image_fin": 2, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.2.2", "titre_corps": "{PubInfo}EDIZIONI DI \"POESIA,,", "titre_sommaire": "{PubInfo}EDIZIONI DI \"POESIA,,", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 2, "page_imprimee": "couv. 2", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.2", "debut_caractere": 342, "fin_caractere_exclue": 2151, "texte": "EDIZIONI DI \"POESIA,,\n¥ t Romanzo di JPaolO Buzzi, vincitore del i.° Concorso di \" Poesia,, — Parte Prima: VERSO IL\n■ -■ BALENO ; elegantissimo volume di 300 pagine con copertina a colori di Enrico Sacchetti). . L* 29\nParte Seconda: SU L'ALI DEL NEMBO (elegantissimo volume di 300 pagine con copertina a colori di Enrico\nSacchetti) *\nParte Terza : VERSO LA FOLGORE (elegantissimo volume di 500 pagine con copertina a colori di E. 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Donnons-nous à manger à l'Inconnu,\nnon par désespoir, mais simplement pour enrichir les insondables réservoirs de l'Absurde !\nComme j'avais dit ces mots, je virai brusquement sur moi-mème avec l'ivresse folle des\ncaniches qui se mordent la queue, et voilà tout à coup que deux cyclistes me désapprouvèrent,\ntitubant devant moi ainsi que deux raisonnements persuasifs et pourtant contradictoires. Leur\nondoiement stupide discutait sur mon terrain.... Quel ennui! PouahL. Je coupai court, et par dégoùt,\nje me flanquai — vlan! — cui par-dessus tète, dans un fossé....\nOh! maternel fossé, à moitié plein d'une eau vaseuse! Fossé d'usine! J'ai savouré à pleine\nbouche ta boue fortifìante qui me rappelle la sainte mamelle noire de ma nourrice soudanaise!\nComme je dressai mon corps, fangeuse et malodorante vadrouille, je sentis le fer rouge\nde la joie me percer délicieusement le cceur.\nUne foule de pècheurs à la ligne et de naturalistes podagreux s'était ameutée d'épouvante\nautoUr du prodige. D'une àme patiènte et tàtillonne, ils élevèrent très haut denormes éperviers\nde fer, pour pècher mon automobile, pareille à un grand requin embourbé. 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Nous voulons glorifier la guerre, — seule hygiène du monde — le militarisme, le patriotisme,\nle geste destructeur des anarchistes, les belles Idées qui tuent, et le mépris de la femme.\n10. Nous voulons démolir les musées, les bibliothèques, combattre le moralisme, le fémi-\nnisme et toutes les làchetés opportunistes et utilitaires.\n11. Nous chanterons les grandes foules agitées par le travail, le plaisir ou la révolte; les\nressacs multicolores et polyphoniques des révolutions dans les capitales modernes; la vibration\nnocturne des arsenaux et des chantiers sous leurs violentes lunes électriques; les gares gloutonnes\navaleuses de serpents qui fument; les usines suspendues aux nuages par les ficelles de leurs fumées;\nles ponts aux bonds de gymnastes lancés sur la coutellerie diabolique des fleuves ensoleillés; les\npaquebots aventureux flairant l'horizon; les locomotives au grand poitrail, qui piaffent sur les\nrails, tels d'énormes chevaux d'acier bridés de longs tuyaux, et le voi glissant des aéroplanes,\ndont 1' hélice a des claquements de drapeau et des applaudissements de foule enthousiaste.\nC'est en Italie que nous lan9ons ce manifeste de violence culbutante et incendiaire, par lequel\nnous fondons aujourd'hui le Futurisme, parce que nous voulons délivrer l'Italie de sa gangrène\nde professeurs, d'archéologues, de cicérones et d'antiquaires.\nL'Italie a été trop longtemps le grand marché des brocanteurs. Nous voulons la débarrasser\ndes musées innombrables qui la couvrent d'innombrables cimetières.\nMusées, cimetières!... Identiques vraiment dans leur sinistre coudoiement de corps qui ne se\nconnaissent pas. Dortoirs publics où l'on dort à jamais cote à còte avec des étres hai's ou inconnus.\nFérocité réciproque des peintres et des sculpteurs s'entre-tuant à coups de lignes et de couleurs\ndans le mème musée.\nQu'on y fasse une visite chaque année comme on va voir ses morts une fois par an.... Nous\npouvons bien l'admettre !... Qu'on dépose mème des fleurs une fois par an aux pieds de la Joconde,\nnous le concevons !... Mais que l'on aille promener quotidiennement dans les musées nos tristesses,\nnos courages fragiles et notre inquiétude, nous ne l'admettons pas!... Voulez-vous donc vous empoi-\nsonner ? Voulez-vous donc pourrir ?\nQue peut-on bien trouver dans un vieux tableau si ce n'est la contorsion pénible de l'artiste\nde briser les barrières infranchissables à son désir d'exprimer entièrement son rève ?\nAdmirer un vieux tableau c'est verser notre sensibilité dans une urne funéraire au lieu de la\nlancer en avant par jets violents de création et d'action. Voulez-vous donc gàcher ainsi vos meilleures\nforces dans une admiration inutile du passé, dont vous sortez forcément épuisés, amoindris, piétinés ?\nEn vérité la fréquentation quotidienne des musées, des bibliothèques et des académies (ces ci-\nmetières d'efforts perdus, ces calvaires de rèves crucifìés, ces régistres d'élans brisés !..) est pour\nles artistes ce qu'est la tutelle prolongée des parents pour de jeunes gens intelligents, ivres de\nleur talent et de leur volonté ambitieuse.\nPour des moribonds, des invalides et des prisonniers, passe encore. 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Quand nous aurons quarante ans, que de plus jeunes et plus vaillants\nque nous veuillent bien nous jeter au panier comme des manuscrits inutiles!.. Ils viendront contre\nnous de très loin, de partout, en bondissant sur la cadence légère de leurs premiers poèmes, griffant\nl'air de leurs doigts crochus, et humant, aux portes des académies, la bonne odeur de nos esprits\npourrissants, déjà promis aux catacombes des bibliothèques.\nMais nous ne serons pas là. Ils nous trouveront enfìn, par une nuit d'hiver, en pleine cam-\npagne, sous un triste hangar pianoté par la pluie monotone, accroupis près de aéroplanes\ntrépidants, en train de chauffer nos mains sur le misérable feu que feront nos livres d aujourd hui\nflambant gaiement sous le voi étincelant de leurs images.\nIls s'ameuteront autour de nous, haletants d'angoisse et de dépit, et tous exaspéres par\nnotre fier courage infatigable, s'élanceront pour nous tuer, avec d'autant plus de haine que leur\ncoeur sera ivre d'amour et d'admiration pour nous. Et la forte et la saine In ustice éclatera ra-\ndieusement dans leurs yeux. Car l'art ne peut ètre que violence, cruauté et injustice.\nLes plus àgés d'entre nous n'ont pas encore trente ans, et pourtant nous avons déjà\ngaspillé des trésors, des trésors de force, d'amour, de courage et d'apre volonté, à la hate, en\ndélire, sans compter, à tour de bras, à perdre haleine!...\nRegardez-nous ! Nous ne sorames pas essoufflés... Notre coeur n'a pas la moindre fatiguel\nCar il s'est nourri de feu, de haine et de vitesse!... Ca vous étonne? Cest que vous ne vous\nsouvenez meni e pas d'avoir vécul — Debout sur la cime du monde, nous lanQons encore une fois\nìc cicli aux étoiles !\nVos objections? Assez! Assez! Je les connais ! C'est entendu! Nous savons bien ce que\nnotre belle et fausse intelligence nous affirme. — Nous ne sommes, dit-elle, que le résumé et le\nprolongement de nos ancètres. — Peut-ètre! Soit !... Qu'importe?... Mais nous ne voulons pas en-\ntendre ! Gardez-vous de répéter ces mots infàmes ! Levez plutòt la téte !\nDebout sur la cime du monde, nous langons encore une fois le défì aux étoiles!\n\nF. T. 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Nous voulons chanter l'homme qui tient le volant, dont la tige ideale traverse la Terre,\nlancée elle-mème sur le circuit de son orbite.\n6. 11 faut que le poète se dépense avec chaleur, éclat et prodigalité, pour augmenter la ferveur\nenthousiaste des éléments primordiaux."}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.5", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 3686, "texte": "7. Il n'y a plus de beauté que dans la lutte. Pas de chef-d'oeuvre sans un caractère agressif.\nLa poésie doit ètre un assaut violent contre les forces inconnues, pour les sommer de se coucher\ndevant l'homme.\n8. Nous sommes sur le promontoire extrème des siècles!... A quoi bon regarder derrière\nnous, du moment qu'il nous faut défoncer les vantaux mystérieux de l'impossible? Le Temps et\nl'Espace sont morts hier. Nous vivons déjà dans l'Absolu, puisque nous avons déjà créé l'éternelle\nvitesse omniprésente.\n9. Nous voulons glorifier la guerre, — seule hygiène du monde — le militarisme, le patriotisme,\nle geste destructeur des anarchistes, les belles Idées qui tuent, et le mépris de la femme.\n10. Nous voulons démolir les musées, les bibliothèques, combattre le moralisme, le fémi-\nnisme et toutes les làchetés opportunistes et utilitaires.\n11. Nous chanterons les grandes foules agitées par le travail, le plaisir ou la révolte; les\nressacs multicolores et polyphoniques des révolutions dans les capitales modernes; la vibration\nnocturne des arsenaux et des chantiers sous leurs violentes lunes électriques; les gares gloutonnes\navaleuses de serpents qui fument; les usines suspendues aux nuages par les ficelles de leurs fumées;\nles ponts aux bonds de gymnastes lancés sur la coutellerie diabolique des fleuves ensoleillés; les\npaquebots aventureux flairant l'horizon; les locomotives au grand poitrail, qui piaffent sur les\nrails, tels d'énormes chevaux d'acier bridés de longs tuyaux, et le voi glissant des aéroplanes,\ndont 1' hélice a des claquements de drapeau et des applaudissements de foule enthousiaste.\nC'est en Italie que nous lan9ons ce manifeste de violence culbutante et incendiaire, par lequel\nnous fondons aujourd'hui le Futurisme, parce que nous voulons délivrer l'Italie de sa gangrène\nde professeurs, d'archéologues, de cicérones et d'antiquaires.\nL'Italie a été trop longtemps le grand marché des brocanteurs. Nous voulons la débarrasser\ndes musées innombrables qui la couvrent d'innombrables cimetières.\nMusées, cimetières!... Identiques vraiment dans leur sinistre coudoiement de corps qui ne se\nconnaissent pas. Dortoirs publics où l'on dort à jamais cote à còte avec des étres hai's ou inconnus.\nFérocité réciproque des peintres et des sculpteurs s'entre-tuant à coups de lignes et de couleurs\ndans le mème musée.\nQu'on y fasse une visite chaque année comme on va voir ses morts une fois par an.... Nous\npouvons bien l'admettre !... Qu'on dépose mème des fleurs une fois par an aux pieds de la Joconde,\nnous le concevons !... Mais que l'on aille promener quotidiennement dans les musées nos tristesses,\nnos courages fragiles et notre inquiétude, nous ne l'admettons pas!... Voulez-vous donc vous empoi-\nsonner ? Voulez-vous donc pourrir ?\nQue peut-on bien trouver dans un vieux tableau si ce n'est la contorsion pénible de l'artiste\nde briser les barrières infranchissables à son désir d'exprimer entièrement son rève ?\nAdmirer un vieux tableau c'est verser notre sensibilité dans une urne funéraire au lieu de la\nlancer en avant par jets violents de création et d'action. Voulez-vous donc gàcher ainsi vos meilleures\nforces dans une admiration inutile du passé, dont vous sortez forcément épuisés, amoindris, piétinés ?\nEn vérité la fréquentation quotidienne des musées, des bibliothèques et des académies (ces ci-\nmetières d'efforts perdus, ces calvaires de rèves crucifìés, ces régistres d'élans brisés !..) est pour\nles artistes ce qu'est la tutelle prolongée des parents pour de jeunes gens intelligents, ivres de\nleur talent et de leur volonté ambitieuse.\nPour des moribonds, des invalides et des prisonniers, passe encore. C'est peut-ètre un"}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.6", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 2761, "texte": "baume à leurs blessures, que l'admirable passé, du moment que l'avenir leur est interdit.,. Mais\nnous n'en voulons pas, nous, les jeunes, les forts et les vivants futuristesl\nViennent donc les bona incendiaires aux doigts carbonisés !... Les voici! Les voici!... Et\nboutez donc le-feu aux rayons des bibliothèques ! Détournez le cours des canaux pour inonder\nles caveaux des musées!... Oh! qu'elles nagent à la dérive, les toiles glorieuses! A vous les pioches\net les marteaux!.. sapez les fondements des villes vénérables!\nLes plus àgés d'entre nous n'ont pas encore trente ans; nous avons donc au moins dix ans\npour accom plir notre tàche. Quand nous aurons quarante ans, que de plus jeunes et plus vaillants\nque nous veuillent bien nous jeter au panier comme des manuscrits inutiles!.. Ils viendront contre\nnous de très loin, de partout, en bondissant sur la cadence légère de leurs premiers poèmes, griffant\nl'air de leurs doigts crochus, et humant, aux portes des académies, la bonne odeur de nos esprits\npourrissants, déjà promis aux catacombes des bibliothèques.\nMais nous ne serons pas là. Ils nous trouveront enfìn, par une nuit d'hiver, en pleine cam-\npagne, sous un triste hangar pianoté par la pluie monotone, accroupis près de aéroplanes\ntrépidants, en train de chauffer nos mains sur le misérable feu que feront nos livres d aujourd hui\nflambant gaiement sous le voi étincelant de leurs images.\nIls s'ameuteront autour de nous, haletants d'angoisse et de dépit, et tous exaspéres par\nnotre fier courage infatigable, s'élanceront pour nous tuer, avec d'autant plus de haine que leur\ncoeur sera ivre d'amour et d'admiration pour nous. Et la forte et la saine In ustice éclatera ra-\ndieusement dans leurs yeux. Car l'art ne peut ètre que violence, cruauté et injustice.\nLes plus àgés d'entre nous n'ont pas encore trente ans, et pourtant nous avons déjà\ngaspillé des trésors, des trésors de force, d'amour, de courage et d'apre volonté, à la hate, en\ndélire, sans compter, à tour de bras, à perdre haleine!...\nRegardez-nous ! Nous ne sorames pas essoufflés... Notre coeur n'a pas la moindre fatiguel\nCar il s'est nourri de feu, de haine et de vitesse!... Ca vous étonne? Cest que vous ne vous\nsouvenez meni e pas d'avoir vécul — Debout sur la cime du monde, nous lanQons encore une fois\nìc cicli aux étoiles !\nVos objections? Assez! Assez! Je les connais ! C'est entendu! Nous savons bien ce que\nnotre belle et fausse intelligence nous affirme. — Nous ne sommes, dit-elle, que le résumé et le\nprolongement de nos ancètres. — Peut-ètre! Soit !... Qu'importe?... Mais nous ne voulons pas en-\ntendre ! Gardez-vous de répéter ces mots infàmes ! Levez plutòt la téte !\nDebout sur la cime du monde, nous langons encore une fois le défì aux étoiles!"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1909-02-01-c006", "article_bluemountain": "bmtnaai_1909-02_01#c006", "volume": "bmtnaai_1909-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "5", "page_fin": "8", "image_debut": 7, "image_fin": 10, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.2.4", "titre_corps": "Fondazione e Manifesto del FUTURISMO", "titre_sommaire": "Fondazione e Manifesto del FUTURISMO", "signature_source": "F. T. Marinetti", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 7, "page_imprimee": "5", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.7", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 3032, "texte": "Fondazione e Manifesto\ndel\nFUTURISMO\n\nAvevamo vegliato tutta la notte - i miei amici ed io - sotto lampade di moschea dalle cu-\npole di ottone traforato, stellate come le nostre anime, perchè come queste irradiate dal chiuso\nfulgóre di un cuore elettrico. Avevamo lungamente calpestata su opulenti tappeti orientali la nostra\natavica accidia, discutendo davanti ai confini estremi della lògica ed annerendo molta carta di\nfrenetiche scritture.\nUn immenso orgoglio gonfiava i nostri petti, poiché ci sentivamo soli, in quell'ora, ad esser\ndesti e ritti, come fari superbi o come sentinelle avanzate, di fronte all'esercito delle stelle nemiche,\nocchieggianti dai loro celesti accampamenti. Soli coi fuochisti che s'agitano davanti ai forni infer-\nnali delle grandi navi, soli coi neri fantasmi che frugano nelle pance arroventate delle locomotive\nlanciate a pazza corsa, soli cogli ubbriachi annaspanti, con un incerto batter d'ali, lungo i muri\nciclici città.\nSussultammo ad un tratto, all'udire il romore formidabile degli enormi tramvai a due piani,\nche passano sobbalzando, risplendenti di luci multicolori, come i villaggi in festa che il Po strari-\npato squassa e sràdica d'improvviso, per trascinarli fino al mare, sulle cascate e attraverso i gor-\nghi di un diluvio.\nPoi, il silenzio divenne più cupo. Ma, mentre ascoltavamo l'estenuato borbottìo di preghiere\ndel vecchio canale e lo scricchiolar dell'ossa dei palazzi moribondi sulle loro barbe di umida ver-\ndura, noi udimmo subitamente ruggire, sotto le finestre, gli automobili famelici.\n— Andiamo diss'io; andiamo, amici! Partiamo! Finalmente, la mitologia e l'ideale mistico\nsono superati. Noi stiamo per assistere alla nascita del Centauro e presto vedremo volare i primi\nAngeli!.... Bisognerà scuotere le porte della vita, per provarne i cardini e i chiavistelli !... Partiamo !\nEcco, sulla terra, la primissima aurora ! Non v' è cosa che agguagli lo splendore della rossa spada\ndel sole, che schermeggia per la prima volta nelle nostre tenebre millenarie!....\nCi avvicinammo alle tre belve sbuffanti, per palparne amorosamente i torridi petti. Io mi\nstesi sulla mia macchina come un cadavere nella bara, ma subito risuscitai sotto il volante, lama\ndi ghigliottina che minacciava il mio stomaco.\nLa furente scopa della pazzia ci strappò a noi stessi e ci cacciò attraverso le vie, scoscese\ne profonde come letti di torrenti. Qua e là, una lampada malata, dietro i vetri d'una finestra,\nc'insegnava a disprezzare la fallace matematica dei nostri occhi perituri.\nlo gridai: — Il fiuto, il fiuto solo, basta alle belve!...\nE noi, come giovani leoni, inseguivamo la Morte, dal pelame nero maculato di pallide croci,\nche correva via pel vasto cielo violaceo, vivo e palpitante.\nEppure, non avevamo un'Amante ideale che ergesse fino alle nuvole la sua sublime figura,\nnè una Regina crudele a cui offrire le nostre salme, contorte a guisa di anelli bizantini ! Nulla,\nper voler morire, se non il desiderio di liberarci finalmente dal nostro coraggio troppo pesante !"}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "6", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.8", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 3241, "texte": "E noi correvamo, schiacciando su le soglie delle case i cani da guardia, che si arrotondavano,\nsotto i nostri pneumatici scottanti, come solini sotto il ferro da stirare. La Morte, addomesticata,\nmi sorpassava ad ogni svolto, per porgermi la zampa con grazia, e a quando a quando si stendeva\na terra, con un rumore di mascelle stridenti, mandandomi, da ogni pozzanghera, sguardi vellutati\ne carezzevoli\n— Usciamo dalla saggezza come da un orribile guscio, e gettiamoci, come frutti pimentati\nd'orgoglio, entro la bocca immensa e tórta del vento !... Diamoci in pasto all'Ignoto, non già per\ndisperazione, ma soltanto per colmare i profondi pozzi dell Assurdo!\nAvevo appena pronunciate queste parole, quando girai bruscamente su mè stesso, con la\nstessa ebrietà folle dei cani che voglion mordersi la coda, ed ecco ad un tratto venirmi incontro\ndue ciclisti, che mi diedero torto, titubando davanti a me come due ragionamenti, entrambi\npersuasivi e nondimeno contradittorii. 11 loro stupido dilemma discuteva sul ipio terreno.... Che\nnoia! AuffL. Tagliai corto, e, pel disgusto, mi scaraventai colle ruote all'aria in un fossato....\nOh! materno fossato, quasi pieno di un'acqua fangosa! Bei fossato d'officina! Io gustai\navidamente la tua melma fortificante, che mi ricordò la santa mammella nera della mia nutrice\nsudanese... Quando mi sollevai — cencio sozzo e puzzolente — di sotto la macchina capovolta, io\nmi sentii attraversare il cuore, deliziosamente, dal ferro arroventato della gioia !\nUna folla di pescatori armati di lenza e di naturalisti podagrosi tumultuava già intorno al\nprodigio. Con cura paziente e meticolosa quella gente dispose alte armature ed enormi reti di\nferro, per pescare il mio automobile, simile ad un grande pescecane arenato. La macchina emerse\nlentamente dal fosso, abbandonando nel fondo, come squame, la sua pesante carrozzeria di buon\nsenso e le sue morbide imbottiture di comodità. ...\nCredevano che fosse morto, il mio bel pescecane, ma una mia carezza bastò a nanimarlo,\ned eccolo risuscitato, eccolo in corsa, di nuovo, sulle sue pinne possenti!\nAllora, col volto coperto della buona melma delle officine — impasto di scorie metalliche,\ndi sudori inutili, di fuliggini celesti — noi, contusi e fasciate le braccia, ma impavidi, dettammo\nle nostre prime volontà a tutti gli uomini vivi della terra:\n\nManifesto del Futurismo\n1. Noi vogliamo cantare l'amor del pericolo, l'abitudine all'energia ed alla temerità.\n2. Il coraggio, l'audacia, la ribellione, saranno elementi essenziali della nostra poesia.\n3. La letteratura esaltò, fino ad oggi, l'immobilità pensosa, l'estasi e il sonno. Noi vogliamo\nesaltare il movimento aggressivo, l'insonnia febbrile, il passo di corsa, il salto mortale, lo schiaffo\ned il pugno.\n4. Noi affermiamo che la magnificenza del mondo si è arricchita di una bellezza nuova: la\nbellezza della velocità. Un automobile da corsa, col suo cofano adorno di grossi tubi simili a ser-\npenti dall'alito esplosivo... un automobile ruggente, che sembra correre sulla mitraglia, è più bello\ndella Vittoria di Samotracia.\n5. Noi vogliamo inneggiare all'uomo che tiene il volante, la cui asta ideale attraversa la\nTerra, lanciata a corsa, essa pure, sul circuito della sua orbita."}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": "7", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.9", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 3980, "texte": "6. Bisogna che il poeta si prodighi, con ardore, sfarzo e munificenza, per aumentare l'entu-\nsiastico fervore degli elementi primordiali.\n7. Non v'è più bellezza, se non nella lotta. Nessuna opera che non abbia un carattere\naggressivo può essere un capolavoro. La poesia deve essere concepita come un violento assalto\ncontro le forze ignote, per ridurle a prostrarsi davanti all'uomo.\n8. Noi siamo sul promontorio estremo dei secoli!... Perchè dovremmo guardarci alle spalle,\nse vogliamo sfondare le misteriose porte dell'Impossibile? Il Tempo e lo Spazio morirono ieri.\nNoi viviamo già nell'Assoluto, poiché abbiamo già creata l'eterna velocità onnipresente.\n9. Noi vogliamo glorificare la guerra — sola igiene del mondo — il militarismo, il patriot-\ntismo, il gesto distruttore dei libertarii, le belle Idee per cui si muore e il disprezzo della donna.\n10. Noi vogliamo distruggere i musei, le biblioteche, le accademie d'ogni specie, e combattere\ncontro il moralismo, il femminismo e contro ogni viltà opportunistica o utilitaria.\n11. Noi canteremo le grandi folle agitate dal lavoro, dal piacere o dalla sommossa; cante-\nremo le maree multicolori e polifoniche delle rivoluzioni nelle capitali moderne; canteremo il vibrante\nfervore notturno degli arsenali e dei cantieri incendiati da violente lune elettriche; le stazioni ingorde,\ndivoratrici di serpi che fumano; le officine appese alle nuvole pei contorti fili dei loro fumi; i ponti\nsimili a ginnasti giganti che scavalcano i fiumi, balenanti al sole con un luccichio di coltelli ; i\npiroscafi avventurosi che fiutano l'orizzonte ; le locomotive dall'ampio petto, che scalpitano sulle\nrotaie, come enormi cavalli d'acciaio imbrigliati di tubi, e il volo scivolante degli aeroplani, la cui\nelica garrisce al vento come una bandiera e sembra applaudire come una folla entusiasta.\nE' dall'Italia, che noi lanciamo pel mondo questo nostro manifesto di violenza travolgente\ne incendiaria, col quale fondiamo oggi il « Futurismo », perchè vogliamo liberare questo paese\ndalla sua fetida cancrena di professori, d'archeologhi, di ciceroni e d'antiquarii.\nGià per troppo tempo l'Italia è stata un mercato di rigattieri. Noi vogliamo liberarla da-\ngl' innumerevoli musei, che la coprono tutta di cimiteri innumerevoli.\nMusei: cimiteri!... Identici, veramente, per la sinistra promiscuità di tanti corpi che non si\nconoscono. Musei: dormitorii pubblici in cui si riposa per sempre accanto ad esseri odiati o ignoti!\nMusei : assurdi macelli di pittori e scultori che vanno trucidandosi ferocemente a colpi di colori e\ndi linee, lungo pareti contese!\nChe vi si vada in pellegrinaggio, una volta all'anno, come si va al camposanto nel Giorno\ndei morti... ve lo concedo. Che una volta all'anno sia deposto un omaggio di fiori davanti alla\nGioconda, ve lo concedo... Ma non ammetto che si conducano quotidianamente a passeggio per i\nmusei le nostre tristezze, il nostro fragile coraggio, la nostra morbosa inquietudine. Perchè volersi\navvelenare? Perchè volere imputridire? .\nE che mai si può vedere, in un vecchio quadro, se non la faticosa contorsione dell artista,\nche si sforzò di infrangere le insuperabili barriere opposte al suo desiderio di esprimere intera-\nmente il suo sogno?... Ammirare un quadro antico equivale a versare la nostra sensibilità in\nun'urna funeraria, invece di proiettarla lontano, in violenti getti di creazione e di azione.\nVolete dunque sprecare tutte le vostre forze migliori, in questa eterna ed inutile ammira-\nzione del passato, da cui uscite fatalmente esausti, diminuiti e calpesti?\nIn verità io vi dichiaro che la frequentazione quotidiana dei musei, delle biblioteche e delle\naccademie (cimiteri di sforzi vani, calvarii di sogni crocifissi, registri di slanci troncati !...) è per gli\nartisti altrettanto dannosa che la tutela prolungata dei parenti per certi giovani ebbri del loro in-\ngegno e della loro volontà ambiziosa. Per i moribondi, per gl'infermi, pei prigionieri, sia pure : —•"}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "8", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.10", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 2999, "texte": "l'ammirabile passato è forse un balsamo ai loro mali, poiché per essi l'avvenire è sbarrato... Ma\nnoi, non vogliamo più saperne, del passato, noi, giovani e forti futuristi!\nE vengano dunque, gli allegri incendiarii dalle dita carbonizzate!... Eccoli! Eccoli!... Suvvia!\ndate fuoco agli scaffali delle biblioteche!... Sviate il corso dei canali, per inondare i museiI... Oh, la\ngioia di veder galleggiare alla deriva, lacere e stinte su quelle acque, le vecchie tele gloriose!...\nImpugnate i picconi, le scuri, i martelli, e demolite, demolite senza pietà le città venerate!\nI più anziani fra noi non hanno ancora trent'anni; ci rimane dunque almeno un decennio,\nper compier l'opera nostra. Quando avremo quarant'anni, altri uomini più giovani e più validi di noi,\nci gettino pure nel cestino, come manoscritti inutili. — Noi lo desideriamo !\nVerranno contro di noi, i nostri successori; verranno di lontano, da ogni parte, danzando\nsu la cadenza alata dei loro primi canti, protendendo dita adunche di predatori, e fiutando cani-\nnamente, alle porte delle accademie, il buon odore delle nostre menti in putrefazione, già promesse\nalle catacombe delle biblioteche.\nMa noi non saremo là... Essi ci troveranno alfine — una notte d'inverno — in aperta cam-\npagna, sotto una triste tettoia tamburellata da una pioggia monotona, e ci vedranno accoccolati,\naccanto ai nostri aeroplani trepidanti e nell'atto di scaldarci le mani al fuocherello meschino che\ndaranno i nostri libri d'oggi, fiammeggiando sotto il volo delle nostre immagini.\nEssi tumultueranno intorno a noi, ansando per angoscia e per dispetto, e tutti, esasperati\ndal nostro superbo, instancabile ardire, si avventeranno per ucciderci, spinti da un odio tanto più\nimplacabile inquantochè i loro cuori saranno ebbri di amore e di ammirazione per noi.\nLa forte e sana Ingiustizia scoppierà radiosa nei loro occhi. — L'arte, infatti, non può essere\nche violenza, crudeltà ed ingiustizia!\nI più anziani fra noi non hanno ancora trent'anni; eppure, noi abbiamo già sperperati te-\nsori, mille tesori di forza, di amore, d'audacia, d'astuzia e di rude volontà; li abbiam gettati via\nimpazientemente, in furia, senza contare, senza mai esitare, senza riposarci mai, a perdifiato...\nGuardateci! Non siamo ancora spossati! I nostri cuori non sentono alcuna stanchezza, poiché\nsono nutriti di fuoco, di odio e di velocità!... Ve ne stupite?... È logico, poiché voi non vi ricordate\nnemmeno di aver vissuto ! — Ritti sulla cima del mondo, noi scagliamo, una volta ancora, la nostra\nsfida alle stelle!\nCi opponete delle obiezioni?... Basta! Basta! Le conosciamo... Abbiamo capito!... La nostra\nbella e mendace intelligenza ci afferma che noi siamo il riassunto e il prolungamento degli avi\nnostri. — Forse!... Sia pure!... Ma che importa? Non vogliamo intendere!... Guai a chi ci ripeterà\nqueste parole infami!...\nAlzate la testa!...\nRitti su la cima del mondo, noi scagliamo, una volta ancora, la nostra sfida alle stelle!...\n\nF. T. Marinetti."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1909-02-01-c007", "article_bluemountain": "bmtnaai_1909-02_01#c007", "volume": "bmtnaai_1909-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "5", "page_fin": "6", "image_debut": 7, "image_fin": 8, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.2.4.1", "titre_corps": "[Sans titre]", "titre_sommaire": "[Sans titre]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 7, "page_imprimee": "5", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.7", "debut_caractere": 46, "fin_caractere_exclue": 3032, "texte": "Avevamo vegliato tutta la notte - i miei amici ed io - sotto lampade di moschea dalle cu-\npole di ottone traforato, stellate come le nostre anime, perchè come queste irradiate dal chiuso\nfulgóre di un cuore elettrico. Avevamo lungamente calpestata su opulenti tappeti orientali la nostra\natavica accidia, discutendo davanti ai confini estremi della lògica ed annerendo molta carta di\nfrenetiche scritture.\nUn immenso orgoglio gonfiava i nostri petti, poiché ci sentivamo soli, in quell'ora, ad esser\ndesti e ritti, come fari superbi o come sentinelle avanzate, di fronte all'esercito delle stelle nemiche,\nocchieggianti dai loro celesti accampamenti. Soli coi fuochisti che s'agitano davanti ai forni infer-\nnali delle grandi navi, soli coi neri fantasmi che frugano nelle pance arroventate delle locomotive\nlanciate a pazza corsa, soli cogli ubbriachi annaspanti, con un incerto batter d'ali, lungo i muri\nciclici città.\nSussultammo ad un tratto, all'udire il romore formidabile degli enormi tramvai a due piani,\nche passano sobbalzando, risplendenti di luci multicolori, come i villaggi in festa che il Po strari-\npato squassa e sràdica d'improvviso, per trascinarli fino al mare, sulle cascate e attraverso i gor-\nghi di un diluvio.\nPoi, il silenzio divenne più cupo. Ma, mentre ascoltavamo l'estenuato borbottìo di preghiere\ndel vecchio canale e lo scricchiolar dell'ossa dei palazzi moribondi sulle loro barbe di umida ver-\ndura, noi udimmo subitamente ruggire, sotto le finestre, gli automobili famelici.\n— Andiamo diss'io; andiamo, amici! Partiamo! Finalmente, la mitologia e l'ideale mistico\nsono superati. Noi stiamo per assistere alla nascita del Centauro e presto vedremo volare i primi\nAngeli!.... Bisognerà scuotere le porte della vita, per provarne i cardini e i chiavistelli !... Partiamo !\nEcco, sulla terra, la primissima aurora ! Non v' è cosa che agguagli lo splendore della rossa spada\ndel sole, che schermeggia per la prima volta nelle nostre tenebre millenarie!....\nCi avvicinammo alle tre belve sbuffanti, per palparne amorosamente i torridi petti. Io mi\nstesi sulla mia macchina come un cadavere nella bara, ma subito risuscitai sotto il volante, lama\ndi ghigliottina che minacciava il mio stomaco.\nLa furente scopa della pazzia ci strappò a noi stessi e ci cacciò attraverso le vie, scoscese\ne profonde come letti di torrenti. Qua e là, una lampada malata, dietro i vetri d'una finestra,\nc'insegnava a disprezzare la fallace matematica dei nostri occhi perituri.\nlo gridai: — Il fiuto, il fiuto solo, basta alle belve!...\nE noi, come giovani leoni, inseguivamo la Morte, dal pelame nero maculato di pallide croci,\nche correva via pel vasto cielo violaceo, vivo e palpitante.\nEppure, non avevamo un'Amante ideale che ergesse fino alle nuvole la sua sublime figura,\nnè una Regina crudele a cui offrire le nostre salme, contorte a guisa di anelli bizantini ! Nulla,\nper voler morire, se non il desiderio di liberarci finalmente dal nostro coraggio troppo pesante !"}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "6", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.8", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 2345, "texte": "E noi correvamo, schiacciando su le soglie delle case i cani da guardia, che si arrotondavano,\nsotto i nostri pneumatici scottanti, come solini sotto il ferro da stirare. La Morte, addomesticata,\nmi sorpassava ad ogni svolto, per porgermi la zampa con grazia, e a quando a quando si stendeva\na terra, con un rumore di mascelle stridenti, mandandomi, da ogni pozzanghera, sguardi vellutati\ne carezzevoli\n— Usciamo dalla saggezza come da un orribile guscio, e gettiamoci, come frutti pimentati\nd'orgoglio, entro la bocca immensa e tórta del vento !... Diamoci in pasto all'Ignoto, non già per\ndisperazione, ma soltanto per colmare i profondi pozzi dell Assurdo!\nAvevo appena pronunciate queste parole, quando girai bruscamente su mè stesso, con la\nstessa ebrietà folle dei cani che voglion mordersi la coda, ed ecco ad un tratto venirmi incontro\ndue ciclisti, che mi diedero torto, titubando davanti a me come due ragionamenti, entrambi\npersuasivi e nondimeno contradittorii. 11 loro stupido dilemma discuteva sul ipio terreno.... Che\nnoia! AuffL. Tagliai corto, e, pel disgusto, mi scaraventai colle ruote all'aria in un fossato....\nOh! materno fossato, quasi pieno di un'acqua fangosa! Bei fossato d'officina! Io gustai\navidamente la tua melma fortificante, che mi ricordò la santa mammella nera della mia nutrice\nsudanese... Quando mi sollevai — cencio sozzo e puzzolente — di sotto la macchina capovolta, io\nmi sentii attraversare il cuore, deliziosamente, dal ferro arroventato della gioia !\nUna folla di pescatori armati di lenza e di naturalisti podagrosi tumultuava già intorno al\nprodigio. Con cura paziente e meticolosa quella gente dispose alte armature ed enormi reti di\nferro, per pescare il mio automobile, simile ad un grande pescecane arenato. La macchina emerse\nlentamente dal fosso, abbandonando nel fondo, come squame, la sua pesante carrozzeria di buon\nsenso e le sue morbide imbottiture di comodità. ...\nCredevano che fosse morto, il mio bel pescecane, ma una mia carezza bastò a nanimarlo,\ned eccolo risuscitato, eccolo in corsa, di nuovo, sulle sue pinne possenti!\nAllora, col volto coperto della buona melma delle officine — impasto di scorie metalliche,\ndi sudori inutili, di fuliggini celesti — noi, contusi e fasciate le braccia, ma impavidi, dettammo\nle nostre prime volontà a tutti gli uomini vivi della terra:"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1909-02-01-c008", "article_bluemountain": "bmtnaai_1909-02_01#c008", "volume": "bmtnaai_1909-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "6", "page_fin": "8", "image_debut": 8, "image_fin": 10, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.2.4.2", "titre_corps": "Manifesto del Futurismo", "titre_sommaire": "Manifesto del Futurismo", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 8, "page_imprimee": "6", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.8", "debut_caractere": 2347, "fin_caractere_exclue": 3241, "texte": "Manifesto del Futurismo\n1. Noi vogliamo cantare l'amor del pericolo, l'abitudine all'energia ed alla temerità.\n2. Il coraggio, l'audacia, la ribellione, saranno elementi essenziali della nostra poesia.\n3. La letteratura esaltò, fino ad oggi, l'immobilità pensosa, l'estasi e il sonno. Noi vogliamo\nesaltare il movimento aggressivo, l'insonnia febbrile, il passo di corsa, il salto mortale, lo schiaffo\ned il pugno.\n4. Noi affermiamo che la magnificenza del mondo si è arricchita di una bellezza nuova: la\nbellezza della velocità. Un automobile da corsa, col suo cofano adorno di grossi tubi simili a ser-\npenti dall'alito esplosivo... un automobile ruggente, che sembra correre sulla mitraglia, è più bello\ndella Vittoria di Samotracia.\n5. Noi vogliamo inneggiare all'uomo che tiene il volante, la cui asta ideale attraversa la\nTerra, lanciata a corsa, essa pure, sul circuito della sua orbita."}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": "7", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.9", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 3980, "texte": "6. Bisogna che il poeta si prodighi, con ardore, sfarzo e munificenza, per aumentare l'entu-\nsiastico fervore degli elementi primordiali.\n7. Non v'è più bellezza, se non nella lotta. Nessuna opera che non abbia un carattere\naggressivo può essere un capolavoro. La poesia deve essere concepita come un violento assalto\ncontro le forze ignote, per ridurle a prostrarsi davanti all'uomo.\n8. Noi siamo sul promontorio estremo dei secoli!... Perchè dovremmo guardarci alle spalle,\nse vogliamo sfondare le misteriose porte dell'Impossibile? Il Tempo e lo Spazio morirono ieri.\nNoi viviamo già nell'Assoluto, poiché abbiamo già creata l'eterna velocità onnipresente.\n9. Noi vogliamo glorificare la guerra — sola igiene del mondo — il militarismo, il patriot-\ntismo, il gesto distruttore dei libertarii, le belle Idee per cui si muore e il disprezzo della donna.\n10. Noi vogliamo distruggere i musei, le biblioteche, le accademie d'ogni specie, e combattere\ncontro il moralismo, il femminismo e contro ogni viltà opportunistica o utilitaria.\n11. Noi canteremo le grandi folle agitate dal lavoro, dal piacere o dalla sommossa; cante-\nremo le maree multicolori e polifoniche delle rivoluzioni nelle capitali moderne; canteremo il vibrante\nfervore notturno degli arsenali e dei cantieri incendiati da violente lune elettriche; le stazioni ingorde,\ndivoratrici di serpi che fumano; le officine appese alle nuvole pei contorti fili dei loro fumi; i ponti\nsimili a ginnasti giganti che scavalcano i fiumi, balenanti al sole con un luccichio di coltelli ; i\npiroscafi avventurosi che fiutano l'orizzonte ; le locomotive dall'ampio petto, che scalpitano sulle\nrotaie, come enormi cavalli d'acciaio imbrigliati di tubi, e il volo scivolante degli aeroplani, la cui\nelica garrisce al vento come una bandiera e sembra applaudire come una folla entusiasta.\nE' dall'Italia, che noi lanciamo pel mondo questo nostro manifesto di violenza travolgente\ne incendiaria, col quale fondiamo oggi il « Futurismo », perchè vogliamo liberare questo paese\ndalla sua fetida cancrena di professori, d'archeologhi, di ciceroni e d'antiquarii.\nGià per troppo tempo l'Italia è stata un mercato di rigattieri. Noi vogliamo liberarla da-\ngl' innumerevoli musei, che la coprono tutta di cimiteri innumerevoli.\nMusei: cimiteri!... Identici, veramente, per la sinistra promiscuità di tanti corpi che non si\nconoscono. Musei: dormitorii pubblici in cui si riposa per sempre accanto ad esseri odiati o ignoti!\nMusei : assurdi macelli di pittori e scultori che vanno trucidandosi ferocemente a colpi di colori e\ndi linee, lungo pareti contese!\nChe vi si vada in pellegrinaggio, una volta all'anno, come si va al camposanto nel Giorno\ndei morti... ve lo concedo. Che una volta all'anno sia deposto un omaggio di fiori davanti alla\nGioconda, ve lo concedo... Ma non ammetto che si conducano quotidianamente a passeggio per i\nmusei le nostre tristezze, il nostro fragile coraggio, la nostra morbosa inquietudine. Perchè volersi\navvelenare? Perchè volere imputridire? .\nE che mai si può vedere, in un vecchio quadro, se non la faticosa contorsione dell artista,\nche si sforzò di infrangere le insuperabili barriere opposte al suo desiderio di esprimere intera-\nmente il suo sogno?... Ammirare un quadro antico equivale a versare la nostra sensibilità in\nun'urna funeraria, invece di proiettarla lontano, in violenti getti di creazione e di azione.\nVolete dunque sprecare tutte le vostre forze migliori, in questa eterna ed inutile ammira-\nzione del passato, da cui uscite fatalmente esausti, diminuiti e calpesti?\nIn verità io vi dichiaro che la frequentazione quotidiana dei musei, delle biblioteche e delle\naccademie (cimiteri di sforzi vani, calvarii di sogni crocifissi, registri di slanci troncati !...) è per gli\nartisti altrettanto dannosa che la tutela prolungata dei parenti per certi giovani ebbri del loro in-\ngegno e della loro volontà ambiziosa. Per i moribondi, per gl'infermi, pei prigionieri, sia pure : —•"}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "8", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.10", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 2981, "texte": "l'ammirabile passato è forse un balsamo ai loro mali, poiché per essi l'avvenire è sbarrato... Ma\nnoi, non vogliamo più saperne, del passato, noi, giovani e forti futuristi!\nE vengano dunque, gli allegri incendiarii dalle dita carbonizzate!... Eccoli! Eccoli!... Suvvia!\ndate fuoco agli scaffali delle biblioteche!... Sviate il corso dei canali, per inondare i museiI... Oh, la\ngioia di veder galleggiare alla deriva, lacere e stinte su quelle acque, le vecchie tele gloriose!...\nImpugnate i picconi, le scuri, i martelli, e demolite, demolite senza pietà le città venerate!\nI più anziani fra noi non hanno ancora trent'anni; ci rimane dunque almeno un decennio,\nper compier l'opera nostra. Quando avremo quarant'anni, altri uomini più giovani e più validi di noi,\nci gettino pure nel cestino, come manoscritti inutili. — Noi lo desideriamo !\nVerranno contro di noi, i nostri successori; verranno di lontano, da ogni parte, danzando\nsu la cadenza alata dei loro primi canti, protendendo dita adunche di predatori, e fiutando cani-\nnamente, alle porte delle accademie, il buon odore delle nostre menti in putrefazione, già promesse\nalle catacombe delle biblioteche.\nMa noi non saremo là... Essi ci troveranno alfine — una notte d'inverno — in aperta cam-\npagna, sotto una triste tettoia tamburellata da una pioggia monotona, e ci vedranno accoccolati,\naccanto ai nostri aeroplani trepidanti e nell'atto di scaldarci le mani al fuocherello meschino che\ndaranno i nostri libri d'oggi, fiammeggiando sotto il volo delle nostre immagini.\nEssi tumultueranno intorno a noi, ansando per angoscia e per dispetto, e tutti, esasperati\ndal nostro superbo, instancabile ardire, si avventeranno per ucciderci, spinti da un odio tanto più\nimplacabile inquantochè i loro cuori saranno ebbri di amore e di ammirazione per noi.\nLa forte e sana Ingiustizia scoppierà radiosa nei loro occhi. — L'arte, infatti, non può essere\nche violenza, crudeltà ed ingiustizia!\nI più anziani fra noi non hanno ancora trent'anni; eppure, noi abbiamo già sperperati te-\nsori, mille tesori di forza, di amore, d'audacia, d'astuzia e di rude volontà; li abbiam gettati via\nimpazientemente, in furia, senza contare, senza mai esitare, senza riposarci mai, a perdifiato...\nGuardateci! Non siamo ancora spossati! I nostri cuori non sentono alcuna stanchezza, poiché\nsono nutriti di fuoco, di odio e di velocità!... Ve ne stupite?... È logico, poiché voi non vi ricordate\nnemmeno di aver vissuto ! — Ritti sulla cima del mondo, noi scagliamo, una volta ancora, la nostra\nsfida alle stelle!\nCi opponete delle obiezioni?... Basta! Basta! Le conosciamo... Abbiamo capito!... La nostra\nbella e mendace intelligenza ci afferma che noi siamo il riassunto e il prolungamento degli avi\nnostri. — Forse!... Sia pure!... Ma che importa? Non vogliamo intendere!... Guai a chi ci ripeterà\nqueste parole infami!...\nAlzate la testa!...\nRitti su la cima del mondo, noi scagliamo, una volta ancora, la nostra sfida alle stelle!..."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1909-02-01-c009", "article_bluemountain": "bmtnaai_1909-02_01#c009", "volume": "bmtnaai_1909-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "9", "page_fin": "9", "image_debut": 11, "image_fin": 11, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.2.5", "titre_corps": "La donna e mobile", "titre_sommaire": "La donna e mobile", "signature_source": "F. T. MARINETTI", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 11, "page_imprimee": "9", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.11", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 468, "texte": "F. T. MARINETTI.\nmio dramma in 3 atti\nfu clamorosamente fischiato dal pubblico del Teatro Alfieri\ndi Torino,\nal quale, dalla ribalta, risposi con queste parole:\n\"Ringrazio gli organizzatori\nche mi onora profondamente. „\nParole di legittimo disprezzo, che confermo con piacere,\ndopo aver letto\nben 468 articoli di commento e di critica al mio gesto.\nInvito\ni fischiatori di Torino al Théàtre de TOEuvre, a Parigi,\nper la imminente prima rappresentazione del mio"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1909-02-01-c010", "article_bluemountain": "bmtnaai_1909-02_01#c010", "volume": "bmtnaai_1909-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "10", "page_fin": "15", "image_debut": 12, "image_fin": 17, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.2.6", "titre_corps": "CORRADO GOVONI : e la sua opera poeticaViaggio nell'Azzurro", "titre_sommaire": "CORRADO GOVONI : e la sua opera poeticaViaggio nell'Azzurro", "signature_source": "Corrado Govoni", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 12, "page_imprimee": "10", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.12", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 620, "texte": "CORRADO GOVONI\ne la sua opera poetica\nViaggio nell'Azzurro\n\nALL'AMICO E FRATELLO G. P. LUCINI\n\nLE FINESTRE\nSulle finestre nelle pentole\ni garofani e le malve intonano\nla loro polka rossa,\nsbocciano lungo il triste ciel algente\ndei vetri le caduche nebulose\ndei gelsomini,\ns'arrampican leggeri\ngli esili rosari di campane '\ndei convolvoli turchini.\nSulle finestre posan le colombe\ncome dolci isole di neve,\ni gatti bianchi e neri\nal sole fan la siesta\ni giorni di festa.\nAlle finestre sventolano\ni cenci tesi ad asciugare\nsopra fili di ferro\ncome dei fazzoletti colorati\nagitati\nin segno d'addio\nverso i passanti."}, {"page_pdf": 13, "page_imprimee": "11", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.13", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 3623, "texte": "Sulle finestre il sole mattutino stende\nil suo bianco drappo,\nla luna vaga come un pallido fantasma\nnella lunga camicia delle tende.\nAlle finestre i deboli convalescenti\nprotendono con infantile gioia\nle loro dissanguate mani\nnella refrigerante pioggia:\nguardan con meraviglia\ni fiori che hanno l'aria,\nsotto l'acqua, di donne scapigliate.\nSotto le finestre vegliano\ni tristi nembi dei fanali.\nDalle finestre piovon nelle vie\nbucce d'oro d'aranci\ncome schegge d'astri infranti.\nDalle finestre si fa una piccola\nelemosina di rame ossidato\nche risuona tristemente sul selciato.\n\nPER UNA CANZONETTA\nAD UNA PICCOLA CANZONETTISTA\nO tu che canti, non cantare\npiù ! E' troppo triste il tuo canto.\nVorrebbe esser riso : è pianto.\nHa detto il medico che si dovrà sfogliare\nquando le prime foglie\ncadranno sulle soglie.\nPovera sorellina!\nEd il male cammina! ed il male cammina!\nOh cessa di cantare!\nE' troppo triste quel fanciullo\ningenuo, là, che raccoglie\nnel suo orto brullo\nsulla neve silenziosa le povere foglie\nperchè la cara sorellina\nnon possa più morire,\n(oh quell'eterna tossina\nche la fa così impallidire!):\ntutte le povere foglie morte\nche cadono contro le porte.\n\nI TETTI\nDolci pendii dei tetti!\nRosei taluni come dei guanciali\nsu cui le diafane nubi\nabbiano impresso le tenere gote,\naltri sanguigni come torchi\ndi tramonti e d'aurore,\ncome ceppi per le serali\ndecapitazioni del sole,\naltri nerastri come letti\ndella funebre notte,\naltri madreperlacei come\nse la chiocciola della luna\nv'abbia lasciato la sua scìa luminosa.\nVecchie vele tignose\nconciate dal sole e dall'intemperie,\nin secca in un canale senza uscita,\nvalanghe immobili di neve, nell'inverno,\nlividi sgocciolatoi\ndel pianto tedioso\ndella pioggia autunnale,\nlogori asciugatoi\ndei crepuscoli violetti.\nCon le loro ventarole di latta,\ncon i loro galletti inverniciati\nche montano la guardia giorno e notte,\ncon le indorate baionette\ninastate dei parafulmini,\ncoi loro bianchi e grigi campanili\nche sbucan qua e là sottili\nparacarri di mistici confini :\nincombono i bigi tetti.\nUna verde speranza d'edera\ns'ostina su una gronda;\nun glicine dispone lungo un muro\nla sua solitaria uva gioconda.\nAlla sera, sui tegoli rossi,\na due a due come suore\nfanno la loro scalza passeggiata\nle colombe, soffuse di pallore;\nmentre sopra i leggìi degli abbaini\ni gatti scorticano l'acrobatica\nmusica delle stelle\ncon i loro epilettici violini.\n\nLE STAGIONI\nALLA MIA DILETTA SPOSA\n10 canto te, o dolce primavera,\ngiovinezza del mondo,\ncon le tue rondini che arrivano dal mare\nun mattino di marzo,\ncon il tuo timido sereno\ndi violette lungo i fossi,\ncoi tuoi brevi crepuscoli di peschi\nnell'orto fioribondo,\ncol tuo cuculo che va d'albero in albero\ne non sa dove attaccar la sua pendola beffarda,\ncon le tue rose che arrossiscono\nai baci ardenti del sole,\ncon i tuoi puri gigli\nche si portano in processione\ncome un bianco miracolo,\ncon il tuo verde pane\nche matura tra gli alberi tranquilli,\ncon i tuoi acquazzoni repentini\nsimili ad improvvisi pianti\nsenza causa di bambini,\ncol tuo magico arcobaleno\neh' è la tua cintura di festa,\ncon le tue belle nuvole pompose\nche sono i tuoi molli divani,\ncon i tuoi limpidi canali\nche specchiano in andare\ntante dolci e triste cose:\n1' afflizione scapigliata\ndei salici piangenti,\n11 diniego dei pioppi solitari,\nle malve rosse a le finestre nellejpentole.\ne le bianche facciate delle case ;\ncon i tuoi pozzi freschi\nsparsi per la pianura,\ncon i tuoi chiari tramonti\nin cui scopri i lontani monti\nsimili a enormi cavalloni,\ncon le tue aurore d'oro\nquando tuonano le campane\ne i galli cantano nelle lontane\ncascine l'ave maria."}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "12", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.14", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 3688, "texte": "&\nCanto anche te, o ardente estate,\ncon il tuo frumento biondo\nentro cui brillano i papaveri\ncome garibaldini nascosti\ncon il tuo verde ed odoroso oceano di canepa,\ncol tuo torrido caldo\nche fa cercar con voluttà\nla frigida acqua dei fossi :\nvengono a galla stupiti\ni lunghi lucci, le biscie acquaiole\ninseguono i ranocchi paurosi.\nOh nelle notti languide\nle verdi fiaccolate delle lucciole\ne gli usignuoli avveniristi\nche si contentan degli applausi delle rane !\nNei prati i cumuli di fieno\nson come un accampamento d'odore.\nI lunghi pioppi vigilano la pianura.\nNei maceri e nei pozzi i rospi\nfan sentire la loro voce di fagotto.\nE la civetta nei cimiteri\ndichiara orgogliosamente:\n« Tutto è mio! tutto è mio! »\nCanto anche te, o grave autunno,\ncon la tua frutta squisita\nche pende dai rami brulli\ncome una felicità compita,\ncon le tue tristezze finali:\nle monotone pioggie\nche rigano le gote dei pallidi vetri\ne intirizzi scoti 1' anime,\nle implacabili nebbie\nche sfuman come un inodoro incenso\ne restringono intorno a noi il mondo,\ne i nobili corvi\nsempre vestiti a lutto stretto,\ni poveri camposanti\npieni di corone variopinte,\ntristi girandole di fiori sulle tombe.\nOh lungo le spogliate siepi\nil triste campanellino del pettirosso,\ncome se da mane a sera\nsi porti il viatico a qualcuno !\nÈ la fine, la dolce fine prevista.\nSenza rimpianti cadono|le foglie.\nSonnecchia il sole\nsulle deserte soglie.\nMa perchè il cuore si duole?\nPerchè 1' anima si rattrista ?\nMa vieni tu, o inverno, padre putativo\ndelle stagioni, a celebrare\nle bianche nozze della neve,\na coprire tutte le macchie\ncol tuo bianco collettivo,\na riempire le povere vetrate\ndi felci complicate e palme fragili,\na frangiare le gronde\ndi stalattiti lamentose di ghiaccinoli,\na imbacuccare gli esili camini,\na riempire di sfingi i giardini,\na mettere su tutti i davanzali\ndei bianchi appoggiatoi,\ncome per una processione di comunicanti,!\na cingere il collo delle statue\ndi bianchi boa.\nI pioppi sparsi per la campagna\nsembrano enormi rocche cariche di neve.\nTutte le peste nei sentieri sono monde,\nsembrai! fatte da angeli lievi.\ned ogni casa è buona come un presepe.\nE in una notte radiosa\nin cui scivolano le stelle\nnel ghiacciaio del celo\nsui loro lunghi pattini d'argento,\ndal fantastico fondo dei paesi,\ndal più profondo dell' infanzia\ncredula e innocente sale\na riunirsi nel vostro torbido cuore soave\nil divino conclave\ndelle campane di Natale.\n\nAUTUNNO\n0 triste vento !\nVolteggiano come volani\n1 frutti alati delle samare.\nTra gli alberi il frumento\nsi stende lontano lontano\ncome una verde nevicata d'astri.\nLe oche, in triangolo, vanno\nin numero pari\nverso le paludi.\nAddio belle nubi kleksografiche !\nAddio bei tramonti di cinabro!\nScricchiolano sotto i piedi\ni piccoli obici delle ghiande.\nPensate al figliuol prodigo.\nUn triste ritornello\nfischia sul labbro.\nAddio belle notti crittografiche !\nE il sonno che non viene più....\nOh quando ci sarai tu\ne metterai nelle lenzuola\ndei mazzetti odorosi di lavanda!\n\nFIGURINE DI MAIOLICA\nUna mascherina di zucchero rosa.\nDei fiammiferi azzurri.\nUna rana che suona un organetto rosso.\nUn quarto di luna d'un cocomero bianco.\nUn gallo elmato come un guerriero\nche canta a squarciagola l'inno di vittoria.\nUn piccolo cariglione rotondo\nsimile ad un mulino di suoni.\nUn fungo simile ad un parasole per i fiori.\nUna marionetta nera che piange.\nUna tartaruga simile a un piccolo\nblasone di bronzo.\nUn Pierotto infarinato di neve, che ride.\nUna civetta che legge il foglio con gli occhiali.\nUn angelo che giuoca al cerchio con la luna.\nUn piccolo spazzacamino che spazza\nun camino del paradiso pieno di stelle.\nUn pagliaccio che si fa una cravatta\ncon l'arcobaleno."}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "13", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.15", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 3394, "texte": "ANIMA\nOh quel verde di menta glaciale !\nOh quel rosso recidivo !\nOh quell'azzurro tonico del l'anima !\nNella sua bara di cristallo blù,\npiccola come una bomboniera,\npiccola come una scatola di cerini,\npiccola come una tabacchiera,\ngiace il cadaverino impube dell'anima\nsimile a quei puttini di sapone roseo\nche si vendono nelle fiere.\nUn pettine d'ambra pieno di rose?\nUn fresco pozzo di mercurio\nsimile a un gran termometro?\nUn osso di reliquia legato in argento?\nUn arcobaleno sotto vetro?\nUna chiara maschera sorridente\nsul volto cereo d'un malato?\nUn'elemosina tepente\ndi sole sopra la deserta soglia?\nUna pallida rosa in un bicchiere\nche sopra il davanzale si sfoglia ?\nUno specchio come una cella frigorifera?\nOh quelle campane,\ndolci pillole domenicali\nper l'anima stitica e malinconica!\n\nALBA\nI rossi galli sparsi a le cascine\ncantan la loro diana puntuale;\nun lontano pavone grida\nil suo fiero disprezzo coniugale.\nSull'aie ancora, le maciulle\nche hanno forma di strane ghigliottine\npettinano le grandi chiome grulle\ndi streghe centenarie della canepa.\nVanno e vengon le bianche rogazioni\ndei pacifici bovi pei filari ;\ns'agitan divorate dall' insonnia\nle scope nevrasteniche dei pioppi solitari.\nNel giardino rosseggiano le melagrane,\npiccoli vulcanici mondi\nl'ultime rose autunnali\nhanno perduto i loro bei riflessi biondi.\nOh quelle chiocciole sempre bocconi\ndavanti a qualche cosa\ncome degli umili ambasciatori\norientali davanti impassibili troni !\nFumano all'aria del mattino i tetti\ncome piccoli campi dalla terra bruna,\narati a solchi lunghi e stretti\ndall'aratro d'argento della luna.\n\nSERA\nAnima secca e amara come resta\nd'aglio, rana galvanica,\nnon senti le campane magnetiche\nche rimbombano a festa?\nCalamite della fede e del bene\nchiaman gli audaci pensieri\na inchinarsi davanti ai misteri\nalla bontà delle preci serene.\nBiancheggia un pozzo in un giardino,\nfresco paradiso della sete;\nsui muri, come chiazze di sfumino\npassan l'ombre delle nuvole liete.\nLa sua intestinale gioia\ndivulga un'organo di Barberia;\ndei fiori sotto una rialzata stuoia\nannuiscono contro la via.\nVerso estuari di sogni languidi\nsi perde il placido canale;\nfluttua nella sera malinconica\nla gran pace cereale.\n\nTRISTE ADAGIO\nOh che triste adagio\nsul tuo addolorato violoncello\ntu suoni, o tragico ceco in piedi sul limitare\ndella tua povera casa galante\nche porta un bel garofano fiammante\nall' occhiello !\nSembra il tuo istrumento\nuna macabra idropica persona\nstranamente abbozzata\nche col sottile moncherino\ndel suo unico braccio\nsolletica fino al tormento\ni suoi secchi intestini messi a nudo.\nE quel monotono ritornello\nche non si stanca\nche non si stanca mai di ritornare !\nChe cosa spera di trovare?\nMa è buio impenetrabile per tutto !\nEgli può ascendere e discendere\ntutte le scale,\npuò spalancare tutte le finestre.\nFuori non rugge che un infuriato mare,\nun mar di pianto e di singhiozzi.\nS'illude forse rallentando,\nd'incontrare un'ignota mano\nche lo conduca fuori\nsu su in un abbaino\nsfolgorante di sole?\nTanto è inutile, o povero ceco!\nQuel debole ed instabile barlume\nche ti sembra di scorger da vicino\ne ti fa indugiare\nnon è che una tua lacrima cocente\nche ti spunta negli occhi\ninfiammati e scompare.\nChè sempre più d'intorno a te la sera\nsi fa rigida e nera.\nE sul tuo reumatico violoncello\no disgraziato ceco\ntnuor come un' eco\nche invano si ricerca,\nil triste ritornello."}, {"page_pdf": 16, "page_imprimee": "14", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.16", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 3149, "texte": "GLI ASTRI\nFiumi tortuosi di refrigerante\nmercurio con delti di sereno,\nsmeraldine paludi di veleno,\ndirupati Imalaia di diamante.\nVulcani squallidi cicatrizzati,\nabbaini d'inferno, roccie brune\ndi calamita coperte di lune\ndiafane e di soli congelati,\nOceani di sangue, mari morti\nd'inchiostro, nevicate cilestrine,\nvasti Sahara candidi di sale,\ne valanghe d'arcobaleni attorti,\ncateratte di stelle solferine,\ninaccessibili ghiacciai d'opale.\n\nGIARDINO ANTICO\nSopra il muro decrepito di cinta,\no vecchie statue, che cosa aspettate?\ntu con la tua spuntata falce, estate?\ntu, primavera formosa e discinta?\nSilenzio e oblio. Sul tetto col suo ganzo\nuna colomba dall'azzurra gola\nsi pavoneggia, fa la civettuola.\nOh il monotono idillio da romanzo!\nS'alza e s'abbassa nel giardino il getto\ncome un fresco ventaglio di diamanti\niridati che s'apre e che si chiude.\nGiacciono al sole come sopra un letto\ndi porpora, ebbre d'abbracci strazianti,\nle rose scandalosamente ignude.\n\nTUTTO QUELLO\nCHE PASSA IN UNA VIA\nPassa con la sua fascinetta sotto il braccio\nil povero spazzacamino tutto nero\nche getta il suo grido acuto e triste\npieno di nostalgia, che fa pensare\na un Natale tra i monti\ne a tante cose bianche e malinconiche;\nil filosofo cenciaiuolo\nche si ferma a frugare col bastone\nnell'immondizie accumulate\nai canti delle case,\npassa l'imbacuccata cerinaia,\npoverina ! che ha tanto freddo e porta\ntanto fuoco con sè\nda incendiare tutta la città;\npassano i mendicanti campagnoli\nche si ferman di porta in porta\na chiedere la carità;\npassan le grigie squadre d'Orsoline\nche vanno a passeggiare sulle mura\nnel pomeriggio di domenica\ned i neri seminaristi\nche si spargon tra gli alberi forensi\ncome corvi a pasturarsi,\nreclute del paradiso;\npassan le coppie degli amanti preoccupati,\npassan le coppie pallide degli sposi,\npassano i vecchi stanchi,\npassano i poveri morti\nche vanno all'ultima dimora;\npassano i girovaghi\ncon la lor musica a tracolla\nche non é buona che di piangere\no gli organi di Barberia\nche ridon piangono per pochi soldi\ncome i pagliacci ;\npassano i carvi pellegrini stranieri\nche domandano il cammino di Roma.\n\nNOVEMBRE\nTutto il giorno le gronde sui selciati\nor fanno le lor leste digestioni :\ns'odono lungo i flebili bastioni\nle sonore chiarine dei soldati.\nL'ultime rose senza leggiadria\nmuoion nei stereotipi giardini;\nnel ciel spiegan gli altissimi camini\nlunghe cravatte di malinconia.\nE dalle pioppe con cartacei pianti\ncadon le foglie senza interruzione\nlungo il viale che se ne inquieta,\ndove col lor fruscio ai tristi amanti\nche le calpestano dàn l'illusione\ndi portare degli abiti di seta.\n\nVALSE\nA MI EOO\nFragilissimi portici d'opale\ns'allungan nel crepuscolo, infiniti,\nsotto il magico ascender dei tuoi diti,\ncome un'eco che muore, esili scale\ndi brillanti prismatici se scendi\nscendono a un tetro mare di cantaride\ne i giardini d'Armida oscuri e l'aride\nspiagge letée s'aprono e inferni orrendi.\nTu sosti: e si sprofondan verdi pozzi\nda cui s'alzano flebili singhiozzi\ncome di vergine che si trucidi.\nE delle maschere si guardan, bianche,\nsorrider tristemente in specchi, stanche\ndi pensare a impossibili suicidi."}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "15", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.17", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 3271, "texte": "IL GIARDINO\nDI PROSERPINA\nPerpetuo ciel di piombo incandescente,\no Proserpina, sui tuoi fiori grava,\nche il tuo triste pianto indarno lava\nmentre gusti il tuo frutto deiscente.\nNel verdastro canal che Lete inquina,\nnon le ninfee idrofile ed i cigni;\ne le aiuole han papaveri sanguigni\ncome rosse campane di morfina.\nE mai qui dentro ai fiori non arriva\nun po' di gioia dell'azzurro esterno.\nSol, maturate al fuoco dell'inferno,\nper le scale, dintorno alle fontane,\novunque scoppiano le melagrane\nla lor dolce mitraglia inoffensiva.\n\nGLI AIRONI\nLaggiù s'allunga livido e fetente\nlo stagno all'infinito dentro un nimbo\ncrepuscolare come un grigio limbo\nsopra cui piove piove eternamente.\nOh la vecchia acqua tutta scaglie e rughe\ncome l'orribil pelle d'un lebbroso,\ne quei cipressi che suggon uggioso\npianto dell celo, come sanguisughe!\nNella pioggia gli aironi impermeabili\ncon sotto l'ala le lor grandi forbici\ndel mestiere, guazzano instancabili.\nSembran malati uccelli senza gambe\nche si strascicai! nello stagno torbido,\nlagnandosi, su lunghe grucce strambe.\n\nNEL GIARDINO\nUna rosa accerita. — Dio mio che sole!\nE non c'è neanche un qualche ventaglio\ndi seta di farfalla per farmi un po' vento.\nIl gelsomino. — Io sono un piccolo\nfirmamento caduco per bambole.\ni\nLe meraviglie. — Noi sbocciamo solo di\nnotte come le stelle.\nLa mimosa. — Io sono pudica: non toc-\ncatemi nè parlatemi d'amore! chè svengo\ncome una vergine.\nLa gaggìa. — I miei fiorellini sono i\npiumini per la cipria d'oro delle belle far-\nfalle azzurre.\nI begli uomini. — Noi siamo begli uo-\nmini, benché le rose a cui facciamo una\ncorte spietata non ci degnino neanche di\nuno sguardo.\n/ garofani. — Noi siamo simili a piccoli\nrazzi accesi.\nLe ceiosie. — Noi siamo un esercito di\nguerrieri francesi che passa in rivista il re\nsole.\nUn glicine fiorito. — Io sono il sereno :\nnon vedete come sono azzurro?\nI giaggioli. — Certo ci è caduto addosso\nl'arcobaleno. Non sentite che odor di pa-\nradiso ?\ncampanule dei convolvoli. — Benché\nsiamo anche noi campane e non suoniamo\ndoppi od avemarie, pure facciamo una dol-\ncissima musica di colori.\nIntanto la vecchia diligenza d'una chioc-\nciola abbandona il giardino e va per l'orto\ncercando di evitare i paracarri degli asparagi.\n\nIL PALAZZO\ndelle principesse Salamandre\nNella pallida reggia d'amianto\nle principesse salamandre apire\nridono alle finestre nelle spire\ndel fuoco, ignude sotto un lungo manto.\nVanno e vengono come spettri a un tratto ;\ne il palazzo fiammeggia di lozanghe\nor d'azzurro o di bianco di valanghe,\nd'un verde di legumi o di scarlatto.\nNulla. E nell'ombra piena di misteri\ns'alzan rumori riterati e secchi\ndi nacchere squassate da una Furia.\nSono i fantastici trampolieri\nche sforbiciano coi lor lunghi becchi\nnella palude d'un color d'anguria.\n\nL'USIGNUOLO\nTetre ruine: suppurazioni\nacri, lembi di mura scorticate,\nmoncherini di torri massacrate,\npilastri divorati da flemmoni,\nin riva d'una incartapecorita\npalude dalla faccia di megera;\nma intorno è una gioconda primavera\ndi fiori nella gran pace allibita.\nE confessa la sua dolce follia\ne le continue veglie tormentose\n1' usignuolo alla bella tra le belle *\nin un sobborgo soffice di rose.\nSi perde l'ineffabile elegia\nneir Alharnbra d'argento delle stelle.\n\nCorrado Govoni."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1909-02-01-c011", "article_bluemountain": "bmtnaai_1909-02_01#c011", "volume": "bmtnaai_1909-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "10", "page_fin": "10", "image_debut": 12, "image_fin": 12, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.2.6.1", "titre_corps": "CORRADO GOVONI", "titre_sommaire": "CORRADO GOVONI", "signature_source": "UGO VALERI", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 12, "page_imprimee": "10", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.12", "debut_caractere": 622, "fin_caractere_exclue": 660, "texte": "(Disegno di UGO VALERI)\nCORRADO GOVONI"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1909-02-01-c012", "article_bluemountain": "bmtnaai_1909-02_01#c012", "volume": "bmtnaai_1909-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "10", "page_fin": "10", "image_debut": 12, "image_fin": 12, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.2.6.2", "titre_corps": "ALL'AMICO E FRATELLO G. 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LUCINI"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1909-02-01-c013", "article_bluemountain": "bmtnaai_1909-02_01#c013", "volume": "bmtnaai_1909-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "10", "page_fin": "11", "image_debut": 12, "image_fin": 13, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.2.6.3", "titre_corps": "LE FINESTRE", "titre_sommaire": "LE FINESTRE", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 12, "page_imprimee": "10", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.12", "debut_caractere": 103, "fin_caractere_exclue": 620, "texte": "LE FINESTRE\nSulle finestre nelle pentole\ni garofani e le malve intonano\nla loro polka rossa,\nsbocciano lungo il triste ciel algente\ndei vetri le caduche nebulose\ndei gelsomini,\ns'arrampican leggeri\ngli esili rosari di campane '\ndei convolvoli turchini.\nSulle finestre posan le colombe\ncome dolci isole di neve,\ni gatti bianchi e neri\nal sole fan la siesta\ni giorni di festa.\nAlle finestre sventolano\ni cenci tesi ad asciugare\nsopra fili di ferro\ncome dei fazzoletti colorati\nagitati\nin segno d'addio\nverso i passanti."}, {"page_pdf": 13, "page_imprimee": "11", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.13", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 583, "texte": "Sulle finestre il sole mattutino stende\nil suo bianco drappo,\nla luna vaga come un pallido fantasma\nnella lunga camicia delle tende.\nAlle finestre i deboli convalescenti\nprotendono con infantile gioia\nle loro dissanguate mani\nnella refrigerante pioggia:\nguardan con meraviglia\ni fiori che hanno l'aria,\nsotto l'acqua, di donne scapigliate.\nSotto le finestre vegliano\ni tristi nembi dei fanali.\nDalle finestre piovon nelle vie\nbucce d'oro d'aranci\ncome schegge d'astri infranti.\nDalle finestre si fa una piccola\nelemosina di rame ossidato\nche risuona tristemente sul selciato."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1909-02-01-c014", "article_bluemountain": "bmtnaai_1909-02_01#c014", "volume": "bmtnaai_1909-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "11", "page_fin": "11", "image_debut": 13, "image_fin": 13, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.2.6.4", "titre_corps": "PER UNA CANZONETTA : AD UNA PICCOLA CANZONETTISTA", "titre_sommaire": "PER UNA CANZONETTA : AD UNA PICCOLA CANZONETTISTA", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 13, "page_imprimee": "11", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.13", "debut_caractere": 585, "fin_caractere_exclue": 1173, "texte": "PER UNA CANZONETTA\nAD UNA PICCOLA CANZONETTISTA\nO tu che canti, non cantare\npiù ! E' troppo triste il tuo canto.\nVorrebbe esser riso : è pianto.\nHa detto il medico che si dovrà sfogliare\nquando le prime foglie\ncadranno sulle soglie.\nPovera sorellina!\nEd il male cammina! ed il male cammina!\nOh cessa di cantare!\nE' troppo triste quel fanciullo\ningenuo, là, che raccoglie\nnel suo orto brullo\nsulla neve silenziosa le povere foglie\nperchè la cara sorellina\nnon possa più morire,\n(oh quell'eterna tossina\nche la fa così impallidire!):\ntutte le povere foglie morte\nche cadono contro le porte."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1909-02-01-c015", "article_bluemountain": "bmtnaai_1909-02_01#c015", "volume": "bmtnaai_1909-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "11", "page_fin": "11", "image_debut": 13, "image_fin": 13, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.2.6.5", "titre_corps": "I TETTI", "titre_sommaire": "I TETTI", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 13, "page_imprimee": "11", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.13", "debut_caractere": 1175, "fin_caractere_exclue": 2401, "texte": "I TETTI\nDolci pendii dei tetti!\nRosei taluni come dei guanciali\nsu cui le diafane nubi\nabbiano impresso le tenere gote,\naltri sanguigni come torchi\ndi tramonti e d'aurore,\ncome ceppi per le serali\ndecapitazioni del sole,\naltri nerastri come letti\ndella funebre notte,\naltri madreperlacei come\nse la chiocciola della luna\nv'abbia lasciato la sua scìa luminosa.\nVecchie vele tignose\nconciate dal sole e dall'intemperie,\nin secca in un canale senza uscita,\nvalanghe immobili di neve, nell'inverno,\nlividi sgocciolatoi\ndel pianto tedioso\ndella pioggia autunnale,\nlogori asciugatoi\ndei crepuscoli violetti.\nCon le loro ventarole di latta,\ncon i loro galletti inverniciati\nche montano la guardia giorno e notte,\ncon le indorate baionette\ninastate dei parafulmini,\ncoi loro bianchi e grigi campanili\nche sbucan qua e là sottili\nparacarri di mistici confini :\nincombono i bigi tetti.\nUna verde speranza d'edera\ns'ostina su una gronda;\nun glicine dispone lungo un muro\nla sua solitaria uva gioconda.\nAlla sera, sui tegoli rossi,\na due a due come suore\nfanno la loro scalza passeggiata\nle colombe, soffuse di pallore;\nmentre sopra i leggìi degli abbaini\ni gatti scorticano l'acrobatica\nmusica delle stelle\ncon i loro epilettici violini."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1909-02-01-c016", "article_bluemountain": "bmtnaai_1909-02_01#c016", "volume": "bmtnaai_1909-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "11", "page_fin": "12", "image_debut": 13, "image_fin": 14, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.2.6.6", "titre_corps": "LE STAGIONI : ALLA MIA DILETTA SPOSA", "titre_sommaire": "LE STAGIONI : ALLA MIA DILETTA SPOSA", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 13, "page_imprimee": "11", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.13", "debut_caractere": 2403, "fin_caractere_exclue": 3623, "texte": "LE STAGIONI\nALLA MIA DILETTA SPOSA\n10 canto te, o dolce primavera,\ngiovinezza del mondo,\ncon le tue rondini che arrivano dal mare\nun mattino di marzo,\ncon il tuo timido sereno\ndi violette lungo i fossi,\ncoi tuoi brevi crepuscoli di peschi\nnell'orto fioribondo,\ncol tuo cuculo che va d'albero in albero\ne non sa dove attaccar la sua pendola beffarda,\ncon le tue rose che arrossiscono\nai baci ardenti del sole,\ncon i tuoi puri gigli\nche si portano in processione\ncome un bianco miracolo,\ncon il tuo verde pane\nche matura tra gli alberi tranquilli,\ncon i tuoi acquazzoni repentini\nsimili ad improvvisi pianti\nsenza causa di bambini,\ncol tuo magico arcobaleno\neh' è la tua cintura di festa,\ncon le tue belle nuvole pompose\nche sono i tuoi molli divani,\ncon i tuoi limpidi canali\nche specchiano in andare\ntante dolci e triste cose:\n1' afflizione scapigliata\ndei salici piangenti,\n11 diniego dei pioppi solitari,\nle malve rosse a le finestre nellejpentole.\ne le bianche facciate delle case ;\ncon i tuoi pozzi freschi\nsparsi per la pianura,\ncon i tuoi chiari tramonti\nin cui scopri i lontani monti\nsimili a enormi cavalloni,\ncon le tue aurore d'oro\nquando tuonano le campane\ne i galli cantano nelle lontane\ncascine l'ave maria."}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "12", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.14", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 2426, "texte": "&\nCanto anche te, o ardente estate,\ncon il tuo frumento biondo\nentro cui brillano i papaveri\ncome garibaldini nascosti\ncon il tuo verde ed odoroso oceano di canepa,\ncol tuo torrido caldo\nche fa cercar con voluttà\nla frigida acqua dei fossi :\nvengono a galla stupiti\ni lunghi lucci, le biscie acquaiole\ninseguono i ranocchi paurosi.\nOh nelle notti languide\nle verdi fiaccolate delle lucciole\ne gli usignuoli avveniristi\nche si contentan degli applausi delle rane !\nNei prati i cumuli di fieno\nson come un accampamento d'odore.\nI lunghi pioppi vigilano la pianura.\nNei maceri e nei pozzi i rospi\nfan sentire la loro voce di fagotto.\nE la civetta nei cimiteri\ndichiara orgogliosamente:\n« Tutto è mio! tutto è mio! »\nCanto anche te, o grave autunno,\ncon la tua frutta squisita\nche pende dai rami brulli\ncome una felicità compita,\ncon le tue tristezze finali:\nle monotone pioggie\nche rigano le gote dei pallidi vetri\ne intirizzi scoti 1' anime,\nle implacabili nebbie\nche sfuman come un inodoro incenso\ne restringono intorno a noi il mondo,\ne i nobili corvi\nsempre vestiti a lutto stretto,\ni poveri camposanti\npieni di corone variopinte,\ntristi girandole di fiori sulle tombe.\nOh lungo le spogliate siepi\nil triste campanellino del pettirosso,\ncome se da mane a sera\nsi porti il viatico a qualcuno !\nÈ la fine, la dolce fine prevista.\nSenza rimpianti cadono|le foglie.\nSonnecchia il sole\nsulle deserte soglie.\nMa perchè il cuore si duole?\nPerchè 1' anima si rattrista ?\nMa vieni tu, o inverno, padre putativo\ndelle stagioni, a celebrare\nle bianche nozze della neve,\na coprire tutte le macchie\ncol tuo bianco collettivo,\na riempire le povere vetrate\ndi felci complicate e palme fragili,\na frangiare le gronde\ndi stalattiti lamentose di ghiaccinoli,\na imbacuccare gli esili camini,\na riempire di sfingi i giardini,\na mettere su tutti i davanzali\ndei bianchi appoggiatoi,\ncome per una processione di comunicanti,!\na cingere il collo delle statue\ndi bianchi boa.\nI pioppi sparsi per la campagna\nsembrano enormi rocche cariche di neve.\nTutte le peste nei sentieri sono monde,\nsembrai! fatte da angeli lievi.\ned ogni casa è buona come un presepe.\nE in una notte radiosa\nin cui scivolano le stelle\nnel ghiacciaio del celo\nsui loro lunghi pattini d'argento,\ndal fantastico fondo dei paesi,\ndal più profondo dell' infanzia\ncredula e innocente sale\na riunirsi nel vostro torbido cuore soave\nil divino conclave\ndelle campane di Natale."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1909-02-01-c017", "article_bluemountain": "bmtnaai_1909-02_01#c017", "volume": "bmtnaai_1909-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "12", "page_fin": "12", "image_debut": 14, "image_fin": 14, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.2.6.7", "titre_corps": "AUTUNNO", "titre_sommaire": "AUTUNNO", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 14, "page_imprimee": "12", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.14", "debut_caractere": 2428, "fin_caractere_exclue": 2995, "texte": "AUTUNNO\n0 triste vento !\nVolteggiano come volani\n1 frutti alati delle samare.\nTra gli alberi il frumento\nsi stende lontano lontano\ncome una verde nevicata d'astri.\nLe oche, in triangolo, vanno\nin numero pari\nverso le paludi.\nAddio belle nubi kleksografiche !\nAddio bei tramonti di cinabro!\nScricchiolano sotto i piedi\ni piccoli obici delle ghiande.\nPensate al figliuol prodigo.\nUn triste ritornello\nfischia sul labbro.\nAddio belle notti crittografiche !\nE il sonno che non viene più....\nOh quando ci sarai tu\ne metterai nelle lenzuola\ndei mazzetti odorosi di lavanda!"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1909-02-01-c018", "article_bluemountain": "bmtnaai_1909-02_01#c018", "volume": "bmtnaai_1909-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "12", "page_fin": "12", "image_debut": 14, "image_fin": 14, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.2.6.8", "titre_corps": "FIGURINE DI MAIOLICA", "titre_sommaire": "FIGURINE DI MAIOLICA", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 14, "page_imprimee": "12", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.14", "debut_caractere": 2997, "fin_caractere_exclue": 3688, "texte": "FIGURINE DI MAIOLICA\nUna mascherina di zucchero rosa.\nDei fiammiferi azzurri.\nUna rana che suona un organetto rosso.\nUn quarto di luna d'un cocomero bianco.\nUn gallo elmato come un guerriero\nche canta a squarciagola l'inno di vittoria.\nUn piccolo cariglione rotondo\nsimile ad un mulino di suoni.\nUn fungo simile ad un parasole per i fiori.\nUna marionetta nera che piange.\nUna tartaruga simile a un piccolo\nblasone di bronzo.\nUn Pierotto infarinato di neve, che ride.\nUna civetta che legge il foglio con gli occhiali.\nUn angelo che giuoca al cerchio con la luna.\nUn piccolo spazzacamino che spazza\nun camino del paradiso pieno di stelle.\nUn pagliaccio che si fa una cravatta\ncon l'arcobaleno."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1909-02-01-c019", "article_bluemountain": "bmtnaai_1909-02_01#c019", "volume": "bmtnaai_1909-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "13", "page_fin": "13", "image_debut": 15, "image_fin": 15, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.2.6.9", "titre_corps": "ANIMA", "titre_sommaire": "ANIMA", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 15, "page_imprimee": "13", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.15", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 802, "texte": "ANIMA\nOh quel verde di menta glaciale !\nOh quel rosso recidivo !\nOh quell'azzurro tonico del l'anima !\nNella sua bara di cristallo blù,\npiccola come una bomboniera,\npiccola come una scatola di cerini,\npiccola come una tabacchiera,\ngiace il cadaverino impube dell'anima\nsimile a quei puttini di sapone roseo\nche si vendono nelle fiere.\nUn pettine d'ambra pieno di rose?\nUn fresco pozzo di mercurio\nsimile a un gran termometro?\nUn osso di reliquia legato in argento?\nUn arcobaleno sotto vetro?\nUna chiara maschera sorridente\nsul volto cereo d'un malato?\nUn'elemosina tepente\ndi sole sopra la deserta soglia?\nUna pallida rosa in un bicchiere\nche sopra il davanzale si sfoglia ?\nUno specchio come una cella frigorifera?\nOh quelle campane,\ndolci pillole domenicali\nper l'anima stitica e malinconica!"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1909-02-01-c020", "article_bluemountain": "bmtnaai_1909-02_01#c020", "volume": "bmtnaai_1909-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "13", "page_fin": "13", "image_debut": 15, "image_fin": 15, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.2.6.10", "titre_corps": "ALBA", "titre_sommaire": "ALBA", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 15, "page_imprimee": "13", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.15", "debut_caractere": 804, "fin_caractere_exclue": 1609, "texte": "ALBA\nI rossi galli sparsi a le cascine\ncantan la loro diana puntuale;\nun lontano pavone grida\nil suo fiero disprezzo coniugale.\nSull'aie ancora, le maciulle\nche hanno forma di strane ghigliottine\npettinano le grandi chiome grulle\ndi streghe centenarie della canepa.\nVanno e vengon le bianche rogazioni\ndei pacifici bovi pei filari ;\ns'agitan divorate dall' insonnia\nle scope nevrasteniche dei pioppi solitari.\nNel giardino rosseggiano le melagrane,\npiccoli vulcanici mondi\nl'ultime rose autunnali\nhanno perduto i loro bei riflessi biondi.\nOh quelle chiocciole sempre bocconi\ndavanti a qualche cosa\ncome degli umili ambasciatori\norientali davanti impassibili troni !\nFumano all'aria del mattino i tetti\ncome piccoli campi dalla terra bruna,\narati a solchi lunghi e stretti\ndall'aratro d'argento della luna."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1909-02-01-c021", "article_bluemountain": "bmtnaai_1909-02_01#c021", "volume": "bmtnaai_1909-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "13", "page_fin": "13", "image_debut": 15, "image_fin": 15, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.2.6.11", "titre_corps": "SERA", "titre_sommaire": "SERA", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 15, "page_imprimee": "13", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.15", "debut_caractere": 1611, "fin_caractere_exclue": 2214, "texte": "SERA\nAnima secca e amara come resta\nd'aglio, rana galvanica,\nnon senti le campane magnetiche\nche rimbombano a festa?\nCalamite della fede e del bene\nchiaman gli audaci pensieri\na inchinarsi davanti ai misteri\nalla bontà delle preci serene.\nBiancheggia un pozzo in un giardino,\nfresco paradiso della sete;\nsui muri, come chiazze di sfumino\npassan l'ombre delle nuvole liete.\nLa sua intestinale gioia\ndivulga un'organo di Barberia;\ndei fiori sotto una rialzata stuoia\nannuiscono contro la via.\nVerso estuari di sogni languidi\nsi perde il placido canale;\nfluttua nella sera malinconica\nla gran pace cereale."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1909-02-01-c022", "article_bluemountain": "bmtnaai_1909-02_01#c022", "volume": "bmtnaai_1909-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "13", "page_fin": "13", "image_debut": 15, "image_fin": 15, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.2.6.12", "titre_corps": "TRISTE ADAGIO", "titre_sommaire": "TRISTE ADAGIO", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 15, "page_imprimee": "13", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.15", "debut_caractere": 2216, "fin_caractere_exclue": 3394, "texte": "TRISTE ADAGIO\nOh che triste adagio\nsul tuo addolorato violoncello\ntu suoni, o tragico ceco in piedi sul limitare\ndella tua povera casa galante\nche porta un bel garofano fiammante\nall' occhiello !\nSembra il tuo istrumento\nuna macabra idropica persona\nstranamente abbozzata\nche col sottile moncherino\ndel suo unico braccio\nsolletica fino al tormento\ni suoi secchi intestini messi a nudo.\nE quel monotono ritornello\nche non si stanca\nche non si stanca mai di ritornare !\nChe cosa spera di trovare?\nMa è buio impenetrabile per tutto !\nEgli può ascendere e discendere\ntutte le scale,\npuò spalancare tutte le finestre.\nFuori non rugge che un infuriato mare,\nun mar di pianto e di singhiozzi.\nS'illude forse rallentando,\nd'incontrare un'ignota mano\nche lo conduca fuori\nsu su in un abbaino\nsfolgorante di sole?\nTanto è inutile, o povero ceco!\nQuel debole ed instabile barlume\nche ti sembra di scorger da vicino\ne ti fa indugiare\nnon è che una tua lacrima cocente\nche ti spunta negli occhi\ninfiammati e scompare.\nChè sempre più d'intorno a te la sera\nsi fa rigida e nera.\nE sul tuo reumatico violoncello\no disgraziato ceco\ntnuor come un' eco\nche invano si ricerca,\nil triste ritornello."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1909-02-01-c023", "article_bluemountain": "bmtnaai_1909-02_01#c023", "volume": "bmtnaai_1909-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "14", "page_fin": "14", "image_debut": 16, "image_fin": 16, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.2.6.13", "titre_corps": "GLI ASTRI", "titre_sommaire": "GLI ASTRI", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 16, "page_imprimee": "14", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.16", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 449, "texte": "GLI ASTRI\nFiumi tortuosi di refrigerante\nmercurio con delti di sereno,\nsmeraldine paludi di veleno,\ndirupati Imalaia di diamante.\nVulcani squallidi cicatrizzati,\nabbaini d'inferno, roccie brune\ndi calamita coperte di lune\ndiafane e di soli congelati,\nOceani di sangue, mari morti\nd'inchiostro, nevicate cilestrine,\nvasti Sahara candidi di sale,\ne valanghe d'arcobaleni attorti,\ncateratte di stelle solferine,\ninaccessibili ghiacciai d'opale."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1909-02-01-c024", "article_bluemountain": "bmtnaai_1909-02_01#c024", "volume": "bmtnaai_1909-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "14", "page_fin": "14", "image_debut": 16, "image_fin": 16, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.2.6.14", "titre_corps": "GIARDINO ANTICO", "titre_sommaire": "GIARDINO ANTICO", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 16, "page_imprimee": "14", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.16", "debut_caractere": 451, "fin_caractere_exclue": 975, "texte": "GIARDINO ANTICO\nSopra il muro decrepito di cinta,\no vecchie statue, che cosa aspettate?\ntu con la tua spuntata falce, estate?\ntu, primavera formosa e discinta?\nSilenzio e oblio. Sul tetto col suo ganzo\nuna colomba dall'azzurra gola\nsi pavoneggia, fa la civettuola.\nOh il monotono idillio da romanzo!\nS'alza e s'abbassa nel giardino il getto\ncome un fresco ventaglio di diamanti\niridati che s'apre e che si chiude.\nGiacciono al sole come sopra un letto\ndi porpora, ebbre d'abbracci strazianti,\nle rose scandalosamente ignude."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1909-02-01-c025", "article_bluemountain": "bmtnaai_1909-02_01#c025", "volume": "bmtnaai_1909-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "14", "page_fin": "14", "image_debut": 16, "image_fin": 16, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.2.6.15", "titre_corps": "TUTTO QUELLO CHE PASSA IN UNA VIA", "titre_sommaire": "TUTTO QUELLO CHE PASSA IN UNA VIA", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 16, "page_imprimee": "14", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.16", "debut_caractere": 977, "fin_caractere_exclue": 2131, "texte": "TUTTO QUELLO\nCHE PASSA IN UNA VIA\nPassa con la sua fascinetta sotto il braccio\nil povero spazzacamino tutto nero\nche getta il suo grido acuto e triste\npieno di nostalgia, che fa pensare\na un Natale tra i monti\ne a tante cose bianche e malinconiche;\nil filosofo cenciaiuolo\nche si ferma a frugare col bastone\nnell'immondizie accumulate\nai canti delle case,\npassa l'imbacuccata cerinaia,\npoverina ! che ha tanto freddo e porta\ntanto fuoco con sè\nda incendiare tutta la città;\npassano i mendicanti campagnoli\nche si ferman di porta in porta\na chiedere la carità;\npassan le grigie squadre d'Orsoline\nche vanno a passeggiare sulle mura\nnel pomeriggio di domenica\ned i neri seminaristi\nche si spargon tra gli alberi forensi\ncome corvi a pasturarsi,\nreclute del paradiso;\npassan le coppie degli amanti preoccupati,\npassan le coppie pallide degli sposi,\npassano i vecchi stanchi,\npassano i poveri morti\nche vanno all'ultima dimora;\npassano i girovaghi\ncon la lor musica a tracolla\nche non é buona che di piangere\no gli organi di Barberia\nche ridon piangono per pochi soldi\ncome i pagliacci ;\npassano i carvi pellegrini stranieri\nche domandano il cammino di Roma."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1909-02-01-c026", "article_bluemountain": "bmtnaai_1909-02_01#c026", "volume": "bmtnaai_1909-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "14", "page_fin": "14", "image_debut": 16, "image_fin": 16, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.2.6.16", "titre_corps": "NOVEMBRE", "titre_sommaire": "NOVEMBRE", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 16, "page_imprimee": "14", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.16", "debut_caractere": 2133, "fin_caractere_exclue": 2621, "texte": "NOVEMBRE\nTutto il giorno le gronde sui selciati\nor fanno le lor leste digestioni :\ns'odono lungo i flebili bastioni\nle sonore chiarine dei soldati.\nL'ultime rose senza leggiadria\nmuoion nei stereotipi giardini;\nnel ciel spiegan gli altissimi camini\nlunghe cravatte di malinconia.\nE dalle pioppe con cartacei pianti\ncadon le foglie senza interruzione\nlungo il viale che se ne inquieta,\ndove col lor fruscio ai tristi amanti\nche le calpestano dàn l'illusione\ndi portare degli abiti di seta."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1909-02-01-c027", "article_bluemountain": "bmtnaai_1909-02_01#c027", "volume": "bmtnaai_1909-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "14", "page_fin": "14", "image_debut": 16, "image_fin": 16, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.2.6.17", "titre_corps": "VALSE : A MIECIO", "titre_sommaire": "VALSE : A MIECIO", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 16, "page_imprimee": "14", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.16", "debut_caractere": 2623, "fin_caractere_exclue": 3149, "texte": "VALSE\nA MI EOO\nFragilissimi portici d'opale\ns'allungan nel crepuscolo, infiniti,\nsotto il magico ascender dei tuoi diti,\ncome un'eco che muore, esili scale\ndi brillanti prismatici se scendi\nscendono a un tetro mare di cantaride\ne i giardini d'Armida oscuri e l'aride\nspiagge letée s'aprono e inferni orrendi.\nTu sosti: e si sprofondan verdi pozzi\nda cui s'alzano flebili singhiozzi\ncome di vergine che si trucidi.\nE delle maschere si guardan, bianche,\nsorrider tristemente in specchi, stanche\ndi pensare a impossibili suicidi."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1909-02-01-c028", "article_bluemountain": "bmtnaai_1909-02_01#c028", "volume": "bmtnaai_1909-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "15", "page_fin": "15", "image_debut": 17, "image_fin": 17, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.2.6.18", "titre_corps": "IL GIARDINO DI PROSERPINA", "titre_sommaire": "IL GIARDINO DI PROSERPINA", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 17, "page_imprimee": "15", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.17", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 539, "texte": "IL GIARDINO\nDI PROSERPINA\nPerpetuo ciel di piombo incandescente,\no Proserpina, sui tuoi fiori grava,\nche il tuo triste pianto indarno lava\nmentre gusti il tuo frutto deiscente.\nNel verdastro canal che Lete inquina,\nnon le ninfee idrofile ed i cigni;\ne le aiuole han papaveri sanguigni\ncome rosse campane di morfina.\nE mai qui dentro ai fiori non arriva\nun po' di gioia dell'azzurro esterno.\nSol, maturate al fuoco dell'inferno,\nper le scale, dintorno alle fontane,\novunque scoppiano le melagrane\nla lor dolce mitraglia inoffensiva."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1909-02-01-c029", "article_bluemountain": "bmtnaai_1909-02_01#c029", "volume": "bmtnaai_1909-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "15", "page_fin": "15", "image_debut": 17, "image_fin": 17, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.2.6.19", "titre_corps": "GLI AIRONI", "titre_sommaire": "GLI AIRONI", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 17, "page_imprimee": "15", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.17", "debut_caractere": 541, "fin_caractere_exclue": 1069, "texte": "GLI AIRONI\nLaggiù s'allunga livido e fetente\nlo stagno all'infinito dentro un nimbo\ncrepuscolare come un grigio limbo\nsopra cui piove piove eternamente.\nOh la vecchia acqua tutta scaglie e rughe\ncome l'orribil pelle d'un lebbroso,\ne quei cipressi che suggon uggioso\npianto dell celo, come sanguisughe!\nNella pioggia gli aironi impermeabili\ncon sotto l'ala le lor grandi forbici\ndel mestiere, guazzano instancabili.\nSembran malati uccelli senza gambe\nche si strascicai! nello stagno torbido,\nlagnandosi, su lunghe grucce strambe."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1909-02-01-c030", "article_bluemountain": "bmtnaai_1909-02_01#c030", "volume": "bmtnaai_1909-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "15", "page_fin": "15", "image_debut": 17, "image_fin": 17, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.2.6.20", "titre_corps": "NEL GIARDINO", "titre_sommaire": "NEL GIARDINO", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 17, "page_imprimee": "15", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.17", "debut_caractere": 1071, "fin_caractere_exclue": 2246, "texte": "NEL GIARDINO\nUna rosa accerita. — Dio mio che sole!\nE non c'è neanche un qualche ventaglio\ndi seta di farfalla per farmi un po' vento.\nIl gelsomino. — Io sono un piccolo\nfirmamento caduco per bambole.\ni\nLe meraviglie. — Noi sbocciamo solo di\nnotte come le stelle.\nLa mimosa. — Io sono pudica: non toc-\ncatemi nè parlatemi d'amore! chè svengo\ncome una vergine.\nLa gaggìa. — I miei fiorellini sono i\npiumini per la cipria d'oro delle belle far-\nfalle azzurre.\nI begli uomini. — Noi siamo begli uo-\nmini, benché le rose a cui facciamo una\ncorte spietata non ci degnino neanche di\nuno sguardo.\n/ garofani. — Noi siamo simili a piccoli\nrazzi accesi.\nLe ceiosie. — Noi siamo un esercito di\nguerrieri francesi che passa in rivista il re\nsole.\nUn glicine fiorito. — Io sono il sereno :\nnon vedete come sono azzurro?\nI giaggioli. — Certo ci è caduto addosso\nl'arcobaleno. Non sentite che odor di pa-\nradiso ?\ncampanule dei convolvoli. — Benché\nsiamo anche noi campane e non suoniamo\ndoppi od avemarie, pure facciamo una dol-\ncissima musica di colori.\nIntanto la vecchia diligenza d'una chioc-\nciola abbandona il giardino e va per l'orto\ncercando di evitare i paracarri degli asparagi."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1909-02-01-c031", "article_bluemountain": "bmtnaai_1909-02_01#c031", "volume": "bmtnaai_1909-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "15", "page_fin": "15", "image_debut": 17, "image_fin": 17, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.2.6.21", "titre_corps": "IL PALAZZO delle principesse Salamandre", "titre_sommaire": "IL PALAZZO delle principesse Salamandre", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 17, "page_imprimee": "15", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.17", "debut_caractere": 2248, "fin_caractere_exclue": 2786, "texte": "IL PALAZZO\ndelle principesse Salamandre\nNella pallida reggia d'amianto\nle principesse salamandre apire\nridono alle finestre nelle spire\ndel fuoco, ignude sotto un lungo manto.\nVanno e vengono come spettri a un tratto ;\ne il palazzo fiammeggia di lozanghe\nor d'azzurro o di bianco di valanghe,\nd'un verde di legumi o di scarlatto.\nNulla. E nell'ombra piena di misteri\ns'alzan rumori riterati e secchi\ndi nacchere squassate da una Furia.\nSono i fantastici trampolieri\nche sforbiciano coi lor lunghi becchi\nnella palude d'un color d'anguria."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1909-02-01-c032", "article_bluemountain": "bmtnaai_1909-02_01#c032", "volume": "bmtnaai_1909-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "15", "page_fin": "15", "image_debut": 17, "image_fin": 17, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.2.6.22", "titre_corps": "L'USIGNUOLO", "titre_sommaire": "L'USIGNUOLO", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 17, "page_imprimee": "15", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.17", "debut_caractere": 2788, "fin_caractere_exclue": 3254, "texte": "L'USIGNUOLO\nTetre ruine: suppurazioni\nacri, lembi di mura scorticate,\nmoncherini di torri massacrate,\npilastri divorati da flemmoni,\nin riva d'una incartapecorita\npalude dalla faccia di megera;\nma intorno è una gioconda primavera\ndi fiori nella gran pace allibita.\nE confessa la sua dolce follia\ne le continue veglie tormentose\n1' usignuolo alla bella tra le belle *\nin un sobborgo soffice di rose.\nSi perde l'ineffabile elegia\nneir Alharnbra d'argento delle stelle."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1909-02-01-c033", "article_bluemountain": "bmtnaai_1909-02_01#c033", "volume": "bmtnaai_1909-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "16", "page_fin": "18", "image_debut": 18, "image_fin": 20, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.2.7", "titre_corps": "\"IL VERSO LIBERO\" di GIAN PIETRO LUCINI : (EDIZIONE DI \"POESIA\")", "titre_sommaire": "\"IL VERSO LIBERO\" di GIAN PIETRO LUCINI : (EDIZIONE DI \"POESIA\")", "signature_source": "Paolo Buzzi", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 18, "page_imprimee": "16", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.18", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 3798, "texte": "“IL VERSO LIBERO„\ndi GIAN PIETRO LUCINI\n\n(EDIZIONE DI\nNon scioglierò su queste pagine un nuovo ditirambo al\nRomito di Varazze e di Breglia. So che Gian Pietro Lucini odia\nle esaltazioni.\nEgli (l'anima più formidabilmente critica apparsa nella let-\nteratura italiana dopo il Carducci) sa ciò che vale la sua mente,\nciò che significa la sua opera: e.... (cosa più tragica per noi) ciò\nche valgono e significhino quei pochi che azzardano parlare di\nlui, mettere le mani nell'opera sua.\nIo, dunque, solo dirò — rapidamente — l'impressione che\nquesto libro, così nuovo ed eroico per l'Italia, ha suscitato nell'a-\nnima mia.\nE non farò che additarlo ai giovani ingegni, i quali sono\nmolti, oggi, che anelano bere ad una fontana di pura idealità indigena.\nParlare con diffusione e con precisione, oggi, di questo Li-\nbro è impossibile. Su queste colonne, con questa penna mia,\nimproprio.\nAltri dovrà portare alto il nome del Poeta ed il significato\ndell'opera sua, se la letteratura italiana non è veramente morta\nin Italia. È un dovere per la classe intellettuale della Patria (se\nesiste) discutere ed assimilare queste pagine piene di tutte le cor-\nrenti ideali di due secoli: il XIX consumato, il XX che avanza\ne che l'Artefice mirabile dell'idea e del verbo intuisce in tutti i\nsuoi corsi con titanico potere di profezia.\nChe cosa è mai questa specie di bibbia letteraria medievale\ne, insieme, futurista?\nLa prima parte di due altre a venire.\nLasciamo la parola ad uno scatto confidente dell'Autore:\n« Questa che può piacere a molti anche per l'impeto po-\nlemico, è la più facile. È, in fatto, la ragion critica. Tutte le ra-\ngioni critiche hanno ragioni. Così trionfò quella di Emanuelt- Kant:\nquando è necessario costruire, quando interviene, per logica pla-\nstica, la ragion pratica, tutti i demiurghi si stancano e sbagliano:\ncome Odino, Gehova, Huizilopotli ed Emanuele Kant. Farò io\nstesso così coll'applicazione alla Proposta. »\nNon credo, Maestro.\nIl vostro impeto polemico porterà il vostro ideale fino ai suo\ngiusto segno planetare. Non è possibile, leggendo le vostre pa-\ngine, trovare il minimo indice d'una dinamica la quale stia per\nperdere il suo tono di fuoco. Voi non avete età. Siete come l'aria\nstéssa della Patria in cui i Poeti, che voi fustigate o incoraggiate,\nrespirano.\nNè vi stancherete, nè sbaglierete. Avremo — con l'Accademia\nperfetta, —- l'Opera perfetta di Libertà e d'Amore, quella che pro-\nietterà sull'avvenire tutte le luci che sono giunte fino al vostro\nCulmine umano, dalle Cime incalcolabili del passato.\nNoi vi siamo grati perchè avete gettato, in queste pagine, il\ntestamento maraviglioso della vostra anima di pensatore e di\npoeta: perchè nessun Libro, in paese, mai, è apparso, da anni,\ncosì pregno d'idee, così lucido di dottrine, così fresco di suoni,\ncosì genuino di verità, così italiano di razza.\nE di un Libro simile è a sperare che molto l'Italia, riscossa dal\nlutto dell' atroce cataclisma meridionale, abbia da avvedersi e da\ninorgoglirsi.\nSono tempi di miserie carnali ed ideali questi. Non per\nnulla provincie intere di nostra terra si tramutano in cimiteri.\nIl simbolo non avrebbe potuto essere più atrocemente am-\nmonitore.\nVoi date la prima squilla della diana.\nSia come volete voi ! È 1' augurio che vi mando in questa\npestifera aurora dell'anno! Sorga il volo dell'aquila futurista su\nqueste macerie d'upupa! La bandiera dell'arte che adoriamo nes-\nsun cataclisma la scuote. Bisogna che gii avversari trovino già\nspiegate a battaglia le schiere e le passino in rassegna, formida-\nbili, nella vigilia d'armi. Sia come volete voi, Maestro!\nSi scorra il volume, adunque, in questo freddissimo inverno\nmortale ! È pieno di fiamme.\nStrano cervello, questo, d'una spaventevole massa di coltura\ne d'una incantevole fosforescenza di genialità."}, {"page_pdf": 19, "page_imprimee": "17", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.19", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 5327, "texte": "Ripeto, il libro è medievale: presume un circolo d'anacoreti,\nun cenacolo d'anime elette, un convento di spiriti renunziatori\nche facciano, dell' arte e della ragion d'arte, quasi l'oggetto con-\ntemplativo e la celebrazione scenica d'un Mito.\nE un libro che non è fatto per gli occhi degli uomini che in-\ncontriamo dovunque. È fatto per le menti che estendono 1' arco\ndel loro volo sopra le distese della Natura e della Storia. Per\nqueste pagine, l'ora è l'anno, l'anno il decennio; ed il libro, nel-\nl'insieme, non è che una grande specola secolare. Bisogna affron-\ntarne il blocco a poco a poco.\nQuando dalla massa rupestre zampilla l'acqua della vita, be-\nvetevela a sorsi se volete che i sorsi vi vadano al sangue, se volete\nche l'anima, senza poli, proceda orientata ed invigorisca ne' suoi\ngiri di conquista!\nPoi che il libro, è, più che altro, un prodigioso ininterrotto\ngiuoco di giri mentali intorno all' universo, o, per meglio dire,\nagli universi delle idee.\nTalora, la ruota cerebrale ha movimenti così vasti e così\nrapidi e così complessi che, anche il più intento lettore, minaccia\ndi restare come preso da una vertigine. Così, non di rado, pas-\nsato l'attimo d'obnubilamento psichico e fisico, nasce fervido l'i-\nstinto di misurare con noi stessi, la miracolosa architettura aerea\ndel paradosso. La turbina agisce velocissima e vorrebbe travol-\ngerci, quasi tirannica. Questi cervelli d' anarchia sono tanto più\nadorati quanto più tentano esercitare, sopra le nostre mentalità, il\nloro impero autocratico.\nDolcissima e fortissima cosa è tentare di vincere la stessa\nterribile simpatica corrente rapinatrice!\nMolto spesso il Maestro ammalia. Ma lo spirito del discepolo,\nammaliato, vuole dominare il medesimo incanto, spezzarne 1' ar-\ncano, trovare la ragion critica tutta sua: e, se non irridere, elu-\ndere scettica del grande scetticismo appreso alla stessa sua scuola,\nla disciplina imperatoria del nuovo Demiurgo.\nMagnifico libro, adunque, anche per gli strani fenomeni sog-\ngettivi e suggestivi che stuzzica e scatena dentro di noi, intorno\na noi, così, come per un potere elettrico d'indefinibile presa.\nGli ignoranti letterati dicono: — Scrive sbrodando, alla\nSbarbaro. Non è ancora morto lo stile delle \" Forche Caudine! ,,\nE allora può scoppiare una battaglia.\nE l'artista che pensa e crea e spasima solitario leva, affilando\nl'armi, un'elegia di gratitudine a questo Eroe del lavoro ideale\nche scaglia lampi ed oracoli di rivoluzione per l'oscuro cielo vi-\ngliacco delle lettere italiane.\nAnalizzate l'opera di Gian Pietro Lucini, se siete capaci!\nE un'ammasso di materie ignivome che va accolto così come\npiomba dall'infinito degli spazi cerebrali. È un libro di critica? è un\n> •\nlibro d'estetica? è un sistema di fatti? è un sistema d'idee? E la\nconfessione di un figlio di due secoli: questa mi pare. E mi pare\nche la figura letteraria di Gian Pietro Lucini ne esca in una di-\nmensione morale che non può sopportare confronti.\nCome il Baumgarten, egli vede quanto i precetti che ci pos-\nsono dare i trattatisti intorno al si può e al non si può nella let-\nteratura e nell'arte debbano dedurre direttamente dalla filosofia.\nLucini è il filosofo che sa indicarvi perchè si nasca poeti e come\nsi giunga a creare la Poesia.\nRicordate Platone che nelYIppia Maggiore introduce un sofi-\nsta il quale s'inoltra con arroganza per dimostrare a Socrate in\nche cosa consista l'essenza del bello?\nLucini ha la arroganza magnifica del dimostratore e l'inten-\nsità ascoltativa del dimostratario: Lucini, il demoniaco, l'essere\nimbevuto di tutti i più pirici filtri umani, colui che ricorda la de-\nfinizione platonica del Fedro e ne fa il canone principe di tutto\nil suo sistema estetico morale : il bello è il raggio dell' essenza\ndivina manifestato nel mondo visibile.\nMa Gian Pietro Lucini non é solamente l'uomo che, come gli\nantichi filosofi (e i filosofi di tutti i tempi) preferisca, in fondo, al\nfare il ragionarci sii. Lucini è anche l'uomo che crea dal nulla.\nCerte sue pagine, oltre che lucidamente dimostrative, sono pro-\nfondamente emotive e ci ricordano che l'Autore del Verso Libero\nè l'Autore delle Figurazioni terrene, e del Carme d'Angoscia e\ndi Speranza, e del Giampietro da Core, cioè un filosofo che ha\nscritto e scriverà le pagine più significativamente barbare della\ngenialità italiana.\nNessuno, forse, mai in Italia (oggi è Giovanni Papini che\ntenta) ebbe la virtù di saper riconoscere il carattere scientifico del\nbello e, insieme, di sentirne tutto il puro splendore estetico, e di\ncrearne il sistema bellissimo di prova.\nLocke in Inghilterra, Leibnitz in Germania, e ancora, altrove,\nHegel, Hogart, Elvezius, Diderot, D'Alembert, Lessing, Kant me-\ndesimi non si può dire che conoscessero tutti radicalmente il va-\nlore delle opere d'arte alle quali andavano decretando l'onore delia\ncosi detta bellezza scientifica.\nLucini è paragonabile, in questo senso, a Schiller per l'elo-\nquenza espositiva della sua dottrina sul bello e per la sua poesia\npossente, nata, si può dire, sulla stessa turrita rocca della ragion\npoetica.\nNè la critica estetica di Gian Pietro Lucini ha a che fare con\nquel genere empirico il quale fu di moda un tempo e più che\nmai lo è presso i moderni: critica che riduce il possibile al reale,\nche prende quanto fu fatto per misura di ciò che potrà farsi, che"}, {"page_pdf": 20, "page_imprimee": "18", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.20", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 4165, "texte": "si riduce a condannare tutto, a non riconoscere, principalmente,\nforme di bellezza nuova. E neppure è una di quelle critiche im-\npressioniste a un tanto la linea che si limitano a descriveie le\nemozioni prodotte dalle opere della fantasia; una di quelle criti-\nche che considerano come bellezze assolute certe bellezze relati\\ e\nal carattere individuale o nazionale dell'artista, ai pregiudizi, agli\nusi della sua epoca e a mille altre circostanze egualmente varia-\nbili e secondarie. Ma una critica, ripeto, di essenzial metodo filo-\nsofico: che comincia con lo stabilire nitide teorie sull essenza e\nsulle condizioni del bello nell'arte della parola: e nel vagliare 1\nmezzi adottati per realizzare la bellezza è tollerante, progressiva,\nilluminata quant'altre mai. È una critica che, (miracolo stupefa-\ncente!) sa capire come un'opera nuova soddisfi, in fine, a un modo\nnuovo, a un nuovo bisogno, a una già conosciuta e preparata di-\nsposizione dell'anima individuale e collettiva; e, prendendo talvolta\nun atteggiamento d'iniziativa, può, essa medesima, riuscii guida\nal genio, il quale possa trovar vie nuove, creare nuove bellezze.\nChe Gian Pietro Lucini vi parli di purismo, di classicismo,\ndi naturalismo, di spiritualismo, di simbolismo, sempre si sente\ncome egli, posta una bronzea dimostrazione del beilo e fattane,\na più riprese, una conveniente applicazione, sia di coloro che non\ncredono alla effettiva importanza di quelle parole le quali solo\nhanno un vero valore quando possano garrire come bandiere in\nun vento di battaglia e sopra un quadrato d'eroi dai fuochi mi-\ncidiali. Una parola non fa Gian Pietro Lucini, nel suo Libro.\nFuturismo. Ma, pure, questa parola si direbbe creata dal suo libro.\nEssa, comunque, è nata con lui, se non da lui. E risponde alla\nstessa norma genetica naturale. La letteratura vuole, oggi, innal-\nzarsi sull'ecatombe a volo d'aeroplano.\nTutti i profili del massimo e del minimo interesse letterario\nsono passati in rassegna da questo Demiurgo atroce e pensoso che\nsi direbbe impugni la fiaccola, nella mano manca, per meglio accen-\ndere la giusta carneficina che, con la destra armata di spada, in-\nfaticabilmente consuma.\nLa lettura di questo enorme volume materiato di tumulti\nideali è quanto di più incantevole e di più ginnico oggi si po-\ntesse, a pascolo d'anime, desiderare. Vi si entra assetati : se ne\nesce quasi agoniaci della troppo onda bevuta. E quanta cultura\nche vi assimilate ! Quanti poteri mnemonici e comprensivi che vi\nandate afforzando e conquistando! Quanta sicurezza di criterio,\nquanta logistica, quanta meccanica, quanta elettricità di fatti e di\nidee andate incontrando ed infondendo in voi stessi ai mille con-\ntatti antipodici ed antitetici di questo latino atleta del fenomeno\nletterario universale !\nBasta consultare l'indice strabocchevole delle opere, lettere,\ne pubblicazioni varie citate, ovvero scorrere quello ancora più sug-\ngestivo dei nomi d'autore per farsi un'idea della vastità del campo\nimpreso ad arare dal solitario di Breglia e GÌ Varazze, per mi-\nsurare la profondità delle fondamenta ch'egli ha dato, si può dire,\ncol cemento del suo stesso sangue e col materiale della sua stessa\nvita, alla mole del suo tempio ideale.\nÈ la sintesi di venti anni di lavoro continuo e sereno che ci\nsi trova di fronte e ci proietta fasci di luce futuiista sulla stiada\nin avanti. Qui si divaga platonicamente e socraticamente s'incorre\nper i meandri della Critica, dell'Arte e della Vita. Qui si succe-\ndono le competenze, i motivi e la premessa della Ragion Poetica\npropria all'Autore. Verranno, poi, la propedeutica e l'ermeneutica\ndi una storia e di una filosofìa intorno al Simbolismo. In line, si\navranno le sospirate ragioni storiche ed evolutive del Verso Li-\nbero. Tutta l'Arte Poetica nuova ed eterna, insomma: il canone\ndell'eterno essere e divenire, per la bellezza, per la libeita.\nPoi che cosa altro è questo Verso Libero, se non l'onda me-\ndesima della Vita che seguita a rampollare sulla macerie cata-\nstrofica fatta con l'innumerevole detrito delle ossa o delle idee\numane falciate e precipitate, nell'abisso del tempo, dal gesto della\nDea misteriosa?\n\nPaolo Buzzi."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1909-02-01-c034", "article_bluemountain": "bmtnaai_1909-02_01#c034", "volume": "bmtnaai_1909-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "18", "page_fin": "18", "image_debut": 20, "image_fin": 20, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.2.8", "titre_corps": "{PubInfo}DI PROSSIMA PUBBLICAZIONE NELLE EDIZIONI DI \"POESIA,,", "titre_sommaire": "{PubInfo}DI PROSSIMA PUBBLICAZIONE NELLE EDIZIONI DI \"POESIA,,", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 20, "page_imprimee": "18", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.20", "debut_caractere": 4167, "fin_caractere_exclue": 4267, "texte": "DI PROSSIMA PUBBLICAZIONE NELLE EDIZIONI DI \"POESIA,,\nREVOLVERATE\nVersi liberi di GIAN PIETRO LUCINI"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1909-02-01-c035", "article_bluemountain": "bmtnaai_1909-02_01#c035", "volume": "bmtnaai_1909-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "19", "page_fin": "21", "image_debut": 21, "image_fin": 23, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.2.9", "titre_corps": "\"LA LEGGENDA DELLA VITA\" di FEDERICO DE MARIA : (EDIZIONE DI \"POESIA\")", "titre_sommaire": "\"LA LEGGENDA DELLA VITA\" di FEDERICO DE MARIA : (EDIZIONE DI \"POESIA\")", "signature_source": "Paolo Buzzi", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 21, "page_imprimee": "19", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.21", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 4316, "texte": "“LA LEGGENDA DELLA VITA„\ndi FEDERICO DE MARIA\n\n(EDIZIONE DI \" POESIA „)\nCome il libro mi ha colpito, ho chiesto, ad amici, notizie\nsulla vita e sulla preparazione artistica del poeta. E non credo\ndi aver fatto male. Il critico che voglia lare seriamente il suo\ndovere è come il clinico che esamina, per la prima volta, un\nmalato: ha bisogno di conoscere tutti i precedenti del soggetto: il\nquadro anamnestico è ciò che più gli preme. Ecco le notizie\ndegli amici :\nFederico de Maria è ancora assai giovane (nacque nel 1883),\ne pure la sua arte può già chiamarsi evoluta. Una precocità strana,\ntutta meridionale, ha aperto la sua anima ai venti della vita. Di-\ncono che fin da fanciullo egli fosse un artista : a sette anni sba-\nlordiva nella declamazione e nella recitazione dei versi tanto\nche i giornali del suo paese (Il giornale di Sicilia, Il Corriere\ndell' Isola, La Patria, L'amico del popolo, di Palermo) nel 1890,\nnel 91 nel 93, nel 94, parlavano dì lui come di un enfant pro-\ndige. — La solitudine in cui trascorse quasi tutta la sua infanzia\nalimentò in lui questi germi, i quali crebbero, fin che, a undici anni,\negli cominciò a scriver versi : versi, naturalmente, d'imitazione\ne di stento, simili a quelli di tutti i ragazzi che cominciano.\nLa lettura di libri fantastici, di storie avventurose, sviluppò la\nsua immaginazione : ed egli si diede anche a far romanzi. Per\nqualche tempo ebbe una passione sfrenata per la vita del mari-\nnaio, e le sue giornate passavano al porto, dopo aver salata la\nscuola, dinanzi al mare, tra il pulsare gigantesco delle grandi\nnavi, tra il movimento vasto su i moli.\nA quindici anni, nel 1898, pubblicò il suo primo libro: una\nnovella orientale, esuberante di coloriti, romantica e pagana ad\nun tempo, sfoggiante un'erudizione alquanto imparaticela di fan-\nciullo presuntuoso, che pure gli valse i primi elogi, da parte an-\nche di giornali e di riviste serie, come l'allora rinomatissima Gaz-\nzetta letteraria, il Fracassa, la Bohème, il Fanfulla ecc.\nNon aveva che diciottenni quando il suo spirito irrequieto\nlo spinge a compire una tournée letteraria per l'Italia, in onore\ndi Victor Hugo, del quale ricorreva il centenario della nascita\n(1902). Egli si proponeva di raccogliere in un album autografi\ndei principali letterati e scrittori nostri, per farne poi dono alla\ncittà di Parigi. Partì, infatti, di nascosto de' suoi, e andò a Cata-\nnia, Messina, Napoli, Roma, tenendo in ognuna di queste città\ndelle conferenze su lo scopo veramente nobile e simpatico del suo\nviaggio. Riuscì, così a raccogliere autografi di Rapisardi, Pascoli,\nCannizzaro, Bracco, Verga, Capuana, Bernardini, Pieran toni-Ma ri-\ncini, Cesareo, D'Ancona, e di molti altri illustri. Ma, arrivato a\nPisa, le forze, o meglio.... i quattrini, gli vennero meno e, dopo\nun telegramma d'appello disperato a casa sua, si vide arrivare\nl'irato genitore in persona, che ricondusse, per un orecchio, a\ncasa e a scuola il figliuol prodigo..,.\nDi là a due anni, egli pubblicava il primo libro di versi:\nVoci, che ampollosamente chiamava: poema della Natura. Il poeta\nadolescente fu accolto con grande benignità dalla critica, che ìi-\nconosceva in questi canti un vigore ed una ricchezza di senti-\nmento e di colorito non comuni. Egli si presentava audacemente,\nin posa balda e quasi temeraria, rompendola fin da allora con le\ntradizioni e, più, con la moda poetica dei tempi quasi tutta in-\ntonata sul D'Annunzio e sul Pascoli. Francesco Pastonchi ebbe per\nlui sul Corriere della sera del 6 ottobre 1903 delle paiole calde,\nquali il biondo critico di Grugliasco non suol prodigare spesso ai\ngiovani. Scrissero anche di questo primo libro del De Maria, pre-\nsentandolo come una vera rivelazione, Sfinge, Jolanda, Sacheri,\nO. Fava, M. Pilo, ecc. Un articoletto entusiastico pubblicò II\nFanfulla della Domenica; e un altro La Settimana, di Matilde\nSerao. Nella Rivista d'Italia, anche, Picciola se ne occupò\ndiffusamente.\nMa il suo successo più bello ebbe Federico de Maria, due\nanni dopo, con Le Canzoni rosse, un libro che, conteneva audaci\ne geniali saggi di rinnovamento metrico, di rinnovamento stilistico,\ndiciamo anche di rinnovamento etico. Le Canzoni Rosse furono\nesaltate e vituperate, come tutte le cose forti: un anima nuova vi\nsi rivelava, un tratto di moneto moderno vi s intravedeva di"}, {"page_pdf": 22, "page_imprimee": "20", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.22", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 5177, "texte": "scorcio, ma disegnato con abilità e con potere suggestivo. Pochi li-\nbri di poeti ventenni furono più discussi di questo. Luigi Ca-\npuana, nella Nuova parola, gli dedicò un lungo articolo pieno di\nsimpatia e di calore, Luigi Pirandello, pur essendo vivace avver-\nsario dei rinnovamenti metrici, lo considerò con seria attenzione\nnella Nuova Antologia; Maurizio Muret, in Francia, ne scriveva\nnel Journal des Débats come di una delle pubblicazioni più inte-\nressanti dell'annata; Edoardo Rod applaudiva all'arte del poeta\nqui garde une franchise d'allure qui fait piaisir.\nNel 1907 il De Maria pubblicò un piccolo Interludio classico,\nrisposta un po' bizzosa a quanti dei suoi critici avevano insinuato\nch'egli non fosse capace di trattare i metri chiusi. Ma pure in\nquesti egli affermava |vittoriosamente il suo talento e la sua\ngenialità, riuscendo ad esser personale anche in argomenti e in\nmetri già triti, e meritandosi magnifiche parole di lode da critici\nausteri come il Cesareo e G. S. Gargano, il quale nel Marzocco lo\nchiamò uno dei temperamenti più originali fra i giovani.\nAdesso, finalmente, il De Maria si presenta con La leggenda\ndella Vita.\nDico subito che, nel miserrimo campo della moderna poesia\nitaliana, questo è un fiore tanto bello quanto generoso.\nVi è il tentativo di allargare la portata della |propria arte,\ndi estendere il volo dell'anima, di abbracciare l'universo cosmico\ned umano che rivela subito l'ingegno non consueto, lo spirito\nche della Poesia non fa un semplice passatempo ma l'espressione\ndi uno spasimo, la nota d'una musica interiore, l'atto d'una con-\nquista e, insieme, d'una liberazione ideale.\nÈ poesia, insomma, questa del De Maria: e tutt' altro che\npoesia comune.\nL'autore voleva darci il Poema novissimo. Se non vi è com-\npletamente riuscito, potrebbe riuscirvi assai presto.\nCerto, in questa Leggenda della Vita vi sono ancora troppe\nrime e vecchi ritmi riconoscibili. Credo che, salvo fatta qualche\neccezione d'ardire, — la quale è per me una assai significante pro-\nmessa, — il De Maria stesso non abbia ancora voluto in questo\nlibro romperla assolutamente con quelle forme della poesia tra-\ndizionaria alle quali egli stesso seppe strappare delle gemme e il\nsuo nome deve pur qualcosa,\nNella sua prefazione notevole e discutibile quanto la sua\npoesia, il De Maria si manifesta portato ali 'individualismo espres-\nsivo che è appunto la prima ragion poetica del Verso Libero.\nE poeti liberi sono, per lui, in fondo, tutti i grandi Poeti\ndella vStoria: Dante che fa sonetti diversi di quelli che furono i\nsonetti di Guido Cavalcanti e che saranno, poi, i sonetti del Pe-\ntrarca; Chiabrera che fa canzoni dissimili da quelle di Lorenzo\nde' Medici; Ariosto che ottaveggia vario dal Tasso; Parini che\nscrive versi brevi e tenaci come ferro; Foscolo che tempra en-\ndecasillabi sciolti larghi come esametri, accentuandone alcuni in\nmodo particolare; Manzoni che versa un'onda di melodia infinita\nne' suoi inni; Leopardi che dà la canzone libera; Carducci che\nritenta i metri barbari.\nE il De Maria afferma un principio estetico di grande verità:\n« Tutti i poeti che per la concezione, P espressione, la ver si fi-\ncazione si somigliano tra loro sono i mediocri, quelli che non da-\nranno mai un palpito nuovo, quelli che non rivelano, che hanno\nuna debole individualità.\nIl poeta veramente grande, come se rivelasse delle verità\nnuove,. afferma simpaticamente in gran numero d'uomini le sue\nespressioni, la sita versificazione. »\nE Federico De Maria confessa di aver tentato, pure ammet-\ntendo che egli stesso non sa veramente cosa possa essere o sem-\nbrare il suo libro.\nIo dico — un bel libro, abbastanza originale, di poesia ita-\nliana. — Ed è già al giorno d'oggi, un gran merito. Liriche\ncome la Vecchia (pagina 123) e specialmente come il Bimbo (pa-\ngina 127) sono notevolissime e rivelano, di per sè sole, la po-\ntenza artistica, sia pure non rivoluzionaria, del giovine Poeta\nsiciliano.\n10 credo una cosa del tutto diversa il meccanismo metrico\ndella versificazione libera che si dovrebbe inaugurare, con un bel\ngesto, fosse pur detto anarchico, nel Paese delle terzine e dei\nsonetti. Certe forme intermedie, caro e valoroso De Maria, non\nhanno, forse, tutto il merito innovatorio che vi figurate. Poiché\nin questo genere di battaglie non è ammesso che si militi al\ncentro. Bisogna stare o ad un'ala o ad un'altra.\n11 futurismo di cui le diane già squillano ci chiama ben\noltre, e voi siete ben degno d'inoltrare!\nIl Vento, ad esempio è una lirica che, pure richiamando qua\ne là, qualche influenza metrica latina (l'esametro come l'endeca-\nsillabo sono dei grandi compromettitori della inspirazione poetica\nliberista) riesce a dare una misura evidentissima del valore mu-\nsicale di questo Poeta e, spesso, porta quegli elementi polifonici\nche sono essenziali in una Poesia la quale non deve essere più\nCanto, intendiamoci bene, ma Sinfonia.\nIl De Maria è uri musicista, oltre che un Poeta? Questo non\nlo saprei ben dire, ancora.\nLa Leggenda della Vita è spesso più scultura e pittura che\nnon musica.\nNon ho ancora bene capito se quest' Uomo sappia anche\ncome e perchè si ragioni e si parli col linguaggio dei suoni. Se"}, {"page_pdf": 23, "page_imprimee": "21", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.23", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 1816, "texte": "non lo sapesse con precisione, ben difficilmente egli potrebbe di-\nvenire il Poeta libero ideale.\nTuttavia, questo suo primo sforzo non è privo di bellezza\ne di eroismo: e noi dobbiamo essergli profondamente grati.\nNon sempre necessario che una inspirazione poetica ci\nvenga da un gorgo strumentale di Brahms o di De Bussy. Basta\nuna buona fanciulla che se ne vada, per sempre:\nEcco, e quest'è l'ultimo giorno. Guardami\nnegli occhi, fissamente\nsenza turbarti : diciamoci\naddio guardandoci negli occhi.\nIl tuo inconsapevole ctviore,\nla fiamma che t'arde in fondo del cuore\nignota a te stessa, lontano\nda me s'estinguerà, forse,\nsenza violento dolore\nAddio. Come sei bella!\ncome sei mite! La mia\npassione che ieri\nera estinta, rinasce con un impeto\ndi dolcezza novella\nora oh si, solo ora!\nTu forse andrai sposa\nad un giovanotto a la buona\nche qualche volta ti farà rimpiangere\ni sogni tuoi di fanciulla....\nVedete la tendenza al rimare?\nIstintiva, comprendo. Ma, forse, da evitare. E il tono del\ncomponimento pieno di verità. Ma io preferisco, allora, le forme\nschiave di Nostalgia cV oriente, di Le pampas, di Tigre della\nG?ingla, nello stesso Volume. Se la forma libera non è sostenuta\nda un altissimo concetto e giustificata di un'esplosione magnifica\ndi spasimi, minaccia di far apparire sciatto e comune il compo-\nnimento.\nQuesto è il mio parere, senza preconcetti di persone e di\nscuole.\nA Federico De Maria un saluto ed un augurio.\nLa sua Sicilia, la sua isola sacra, ha perduto migliaia e mi-\ngliaia dei fortissimi figli.\nEgli rimane a riassumere ciò che di una terra, per sfacelo\ndi cataclismi, non giunge a morire.\nLo spirito pervigile, la bellezza del Canto e dell'Idea.\nGrande simbolo, grandissima luce in cima al cammino.\nO Poeta di Sicilia, ascendete la vostra Etna senza titubare!\n\nPaolo Buzzi."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1909-02-01-c036", "article_bluemountain": "bmtnaai_1909-02_01#c036", "volume": "bmtnaai_1909-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "21", "page_fin": "21", "image_debut": 23, "image_fin": 23, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.2.10", "titre_corps": "D'IMMINENTE PUBBLICAZIONE NELLE EDIZIONI DI \"POESIA\": LE RANOCCHIE TURCHINE", "titre_sommaire": "D'IMMINENTE PUBBLICAZIONE NELLE EDIZIONI DI \"POESIA\": LE RANOCCHIE TURCHINE", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 23, "page_imprimee": "21", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.23", "debut_caractere": 1818, "fin_caractere_exclue": 2010, "texte": "D'IMMINENTE PUBBLICAZIONE NELLE EDIZ\nLE RANOCCHIE TURCHINE\ndi ENRICO CAVACCHIOLI\ncol Manifesto del Futurismo\nL- 3.5°\nENQUÈTE INTERNATIONALE SUR LE VERS LIBRE\net Manifeste du Futurisme\n3 fr- 5°"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1909-02-01-c037", "article_bluemountain": "bmtnaai_1909-02_01#c037", "volume": "bmtnaai_1909-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "22", "page_fin": "24", "image_debut": 24, "image_fin": 26, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.2.11", "titre_corps": "ROBERTO BRACCO", "titre_sommaire": "ROBERTO BRACCO", "signature_source": "Libero Ausonio", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 24, "page_imprimee": "22", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.24", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 1600, "texte": "ROBERTO BRACCO\n\n*\nE anche poeta.\nDi versi ne ha scritti molti in vernacolo napoletano,\ne tra breve, raccogliendoli in volume, li ridarà in patri-\nmonio ai suoi concittadini, che non hanno ancora dimen-\nticato le strofe appassionate di ed\naltre canzonette, ove lo scoppiettìo vivido dell' arguzia\nillumina a sprazzi certe ali di pensiero che ci passano\nsopra fugaci. Artista essenzialmente soggettivo e aristo-\ncratico, egli, più che dar vita ideale a sentimenti di po-\npolo, esercita nei suoi versi vernacoli l'ironia ed il mot-\nteggio di una canail, lerietutta personale, o — non di\nrado — li contorce tra le tenaglie di un raziocinio sot-\ntilmente paradossale. In lingua italiana ha scritto ulti-\nmamente un poemetto eroicomico per musica :\ninnamorato,, in cui pur non manca qualche ottava ben\ntornita. Ma non per ciò ho detto poeta Roberto Bracco.\nDi questo e di quelli egli ride, consapevole che ben\naltro gli dà diritto all'altissimo nome.\nSe nobilmente sentire e nobilmente i sentimenti\nmanifestare in finzioni d'arte, se trarre dalla realtà quo-\ntidiana imagini di bellezza che trascendano i limiti di\nciò che si è convenuto chiamare verità, se esprimere\ndall'anima e dal cervello creature di vita, che vibrino\nin tutte le umane fibre idealità di pensieri e di affetti,\nse la maternità, l'abnegazione, il sacrificio corporale e\nspirituale sono ancora e sempre saranno la poesia della\nvita e la vita della poesia, Roberto Bracco é indiscuti-\nbilmente poeta.\nQualità che la critica gazzettiera gli ha troppo a\nlungo negata, ma che credo sia ormai tempo di rendergli,\nperchè gli è dovuta."}, {"page_pdf": 25, "page_imprimee": "23", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.25", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 5021, "texte": "Spirito naturalmente beffardo, caustico, mordace,\nironico, umorista, paradossale, egli, novellatore e causeur\ne critico già sperimentato e approvato, all' inizio della\ncarriera teatrale parve indugiarsi con compiacimento in\nun genere di commedia brillante e satirica, comica nel-\nl'espressione e fustigatrice spietata di umane debolezze\nnell'essenza, in cui il paradosso è veste che cela verità\nbrucianti e il sarcasmo è spesso spuntato da un sorriso\ndi umana indulgenza. Di quel tempo ci resta un capo-\nlavoro : Infedele, che unanimità di giudizio a ragione\nritiene commedia tra le più belle e vitali del teatro con-\ntemporaneo, e che, non meno a ragione, credo il Bracco\ndebba odiare per aver la fama luminosa di quella lasciato\nnell'ombra altre sue opere, che rivelano più nutrite virtù\ndi pensatore e di poeta.\nIn quella sua giovinezza ancora scomposta e di-\nsorientata egli fu un nomade dell'arte — \" Il sistema è\nun limite alla verità, un vincolo alla libertà ,, — avea\nsentenziato giustamente Ferdinando Martini. Roberto\nBracco non volle seguire alcun sistema, non volle ap-\npartenere a nessuna scuola, confutazione vivente a coloro\nche si ostinano a voler guidare gli artisti per l'unico sen-\ntiero di salvazione che vede la lor miopìa ereditaria. Non\nvolle essere né classico nè romantico, né verista, nè sim-\nbolista ; ma fece ad ora ad ora delle punte negli orti con-\nclusi del simbolismo e del classicismo e delle escursioni più\no meno lunghe nei regni vasti del romanticismo e del ve-\nrismo. Andò innanzi, senza guida, ma non senza meta, un\npo' sbandato ma sempre consapevole del proprio vagabon-\ndaggio e vigile su le proprie intenzioni, come a provare\ned esercitare le forze alla prossima ardua fatica. Fu un\nbene, fu un male? Fu un bene: egli uscì fortificato da\nquesto allenamento e più sicuro di sè: il tempo perduto\nnell'esercizio salutare seppe ben presto riguadagnarlo in\nispazio su la via che presto trovò essere la sua.\nVolle, così, e seppe essere un innovatore. Dopo gli\nultimi fornicamenti del più rancido romanticismo con la\npiù grottesca franceseria sardouiana, tra i primi palpiti\nvitali — e vigorosamente vitali — del verismo, egli, sol-\nlevando gli occhi alla vasta ombra titanica, che dagli\norizzonti polari si ergeva di contro al sole meridiano,\nvolle e seppe innovare da noi i.1 dramma di idee {ii\ndiritto di vivere, ecc.) Logico sottile e penetrante, para-\ndossale e profondo, creatore meditativo, egli lanciò dalla\nribalta nella platea la scintilla della discussione, e, na-\nscosto dietro le quinte, giocondamente si compiacque al\nvampeggiar dell'incendio.\nHo coniugato i verbi al passato remoto, potrei co-\nniugarli al presente. La discussione vivace, animata, tem-\npestosa talora, è naturai corollario a tutte le opere del\nBracco. Egli prosegue per la diritta via, ormai sua, con\ngiovenil lena immutata e con più sicura padronanza dei\npropri mezzi. S'ingannerebbe chi volesse vedere, negli\nultimi anni, una deviazione nell'opera e nell'ingegno di\nRoberto Bracco. Non è deviazione; è soltanto un atteg-\ngiamento diverso, direi quasi un più ampio e necessario\nsvolgimento del suo complesso temperamento d'artista :\nartista di pensiero e di sentimento. Cosi il dramma di\nidee, senza cessar di esser tale, s'è approfondito e slar-\ngato e spiritualizzato in dramma d'anime: d'anime mu-\nliebri in singoiar modo, che l'autore fa vivere in un at-\nmosfera superiore di verità e di ideale. Roberto Bracco\nha fraternizzato con Maurice Donnay.\nDramma di idee e dramma di anime si fondono\ninsieme nelle opere ultime del Bracco, son la stessa cosa.\nEgli scende nel mistero dell'anima, ne svolge tutte le\npieghe, ne sconvolge gli strati remoti, vi penetra dentro,\ncon insistenza che é febbre, con tenacia che è spasimo,\nne trae profondità di affetti e idealizzandoli nel suo conge-\ngno cerebrale li rivela alla folla del teatro nelle loro es-\nsenza e forma più che umane. E però certa critica ha\nchiamato creature d'eccezione le persone del teatro di\nRoberto Bracco. La critica ha in ogni tempo un patri-\nmonio di frasi, in parte ereditato, in parte acquistato di\nproprio ; anzi il suo valore può commisurarsi su la ric-\nchezza di tal patrimonio: la su riferita è frase acquistata\noggi. Ma chi saprebbe dire qual' è, nella vita, la regola?\nE non è forse verità l'ideale ? E non è forse vita\nla poesia? Poeta è Roberto Bracco, poeta quando espri-\nme dal cuore limpidi rivoli di sentimento, poeta quando\npunta nell'azzurro le aspre solitarie vette del pensiero,\npoeta quando penetra negli abissi delle anime ; allor che\nci stringe la gola in un singhiozzo alla tristezza preveg-\ngente e all'abbandono di Nunzio, il cieco suonator di\nviolino, (espressione fisica e simbolica del dolore che non\nha sollievo di lacrime e della miseria che non ha lenimento\ndi amore), allor che ci trae a meditazione su la follia materna\ndi Claudia di Montefranco, su l'olocausto di Giulia Astunni,\nsu l'esulcerazione e la perfidia vendicatrice di Nellina;\ne quando scrive Tragedie dell' anima e La piccola fonte —"}, {"page_pdf": 26, "page_imprimee": "24", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.26", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 3477, "texte": "questa, a parer mio, l'opera meglio sentita del Bracco,\nquella l'espressione più perfetta o compiuta dell'arte sua —\ne quando scrive il Trionfo, commedia che culmina so-\nlitaria nella linea ascensionale dell'opera bracchiana: la-\nvoro, nella essenza, di alta poesia che per sua virtù inalza\na maggior nobiltà di stile la forma, qui più che altrove\nstudiata ; poesia di verità e di umanità, poesia di amore\ne della giovinezza, un inno alla vita, che Nora e Gio-\nvanni cantano a coro concorde, che il buon Ziegler so-\nspira in rassegnazione, e che alla fine anche Lucio è\ntratto a cantare, Lucio, il sognatore della comunione\nspirituale, l'utopista dell'irrealizzabile\n*\n* *\nL'autore di queste tre opere di pensiero e di sen-\ntimento, di verità e di poesia, è ancora giovane. Giovane\ndi corpo e d'animo, egli porta nella vita e nelP arte,\nnell'azione e nella meditazione, tutto l'entusiasmo, tutto\nl'impeto gagliardo, tutta la passione degli anni primi.\nAi giorni di vigilia e di ansia e di segreto tormento,\nparrebbe che il trionfo avesse dovuto sostituire una se-\nrenità calma; invece questo spirito irrequieto ama ancora\nritemprarsi nella lotta. Lotta di odii e di amori.\nMolte cose odia Roberto Bracco. Odia la consor-\nteria letteraria. Mentre l'opera ferve nella metropoli lom-\nbarda, ove vaneggia la febbre della modernità e i petti\nansimano di notorietà e di guadagno, di fama intellet-\ntuale e di speculazione mercantile, egli si apparta solitario\nnella vasta indolente città meridionale, e pertinacemente\nlavora in con spetto a questo perenne riso di cielo e di\nmare, che meglio consiglia la improvvisazione gioconda\ne scapigliata del ditirambo, anzi che la meditazione si-\nlenziosa e laboriosa.\nOdia il giogo della platea. Mentre l'odierno artefice\ndi teatro, attratto, riluttante o condiscendente, nel gorgo\nmicidiale dell'affarismo, piega il suo ingegno a vii lu-\nsinga e a basso solleticamento dei gusti plateali, il Bracco\nvuol dominare, non esser dominato. L'Italia del nord è\ncoalizzata contro di lui ? Egli vuole imporsi all' Italia del\nnord. Milano gli fischia i Fantasmi? Egli vuol trionfare\ndi Milano con Nellina. Ma il trionfo non è ancora pieno.\nAltre opere occorrono per infrenare le bizzarrie di un\npubblico cosi recalcitrante che lo ammira e lo fischia,\nlo proclama primo commediografo d'Italia su le riviste\ned aspramente lo attacca sui quotidiani. Egli prepara\nnel silenzio altre opere.\nOdia X auto reclame. Al bel costume di annunciare\ni propri lavori quando ancora sono nel primo periodo\ndi gestazione, di gridarle compiute quando si è pensato\na pena il titolo, di sbrandellarle a scene su per le gaz-\nzette, subito che cominciano le prove in teatro, Roberto\nBracco non sa adattarsi. La prima rappresentazione di\nun suo dramma non è preceduta da nessuna proces-\nsione di soffietti chierichetti, che reggono la torcia innanzi\nall'idolo di argento o di cartapesta. Giunge cosi improv-\nvisa, ma febbrilmente attesa. Con tale austera dignitosa\nscaltrezza l'autor drammatico riesce a meglio far conver-\ngere su la propria persona lo sguardo avido del pubblico.\nMa anche molte cose ama Roberto Bracco. Ama\nl'arte sua, ama la nobiltà e la austerità del lavoro, ama\nle virtù e le aspirazioni e i diritti della donna, che hanno\nin lui il più simpatico e convinto assertore, ama i giovani.\nE i giovani lo amano e lo seguono. La via, che\negli ha segnato di un solco profondo, è sparsa, sul prin-\ncipio, di molte ed ampie orme giovanili.\n\nLibero Ausonio."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1909-02-01-c038", "article_bluemountain": "bmtnaai_1909-02_01#c038", "volume": "bmtnaai_1909-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "22", "page_fin": "22", "image_debut": 24, "image_fin": 24, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.2.11.1", "titre_corps": "[Illustration sans titre]", "titre_sommaire": "[Illustration sans titre]", "signature_source": "UGO VALERI", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 24, "page_imprimee": "22", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.24", "debut_caractere": 1602, "fin_caractere_exclue": 1625, "texte": "(Disegno di UGO VALERI)"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1909-02-01-c039", "article_bluemountain": "bmtnaai_1909-02_01#c039", "volume": "bmtnaai_1909-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "25", "page_fin": "30", "image_debut": 27, "image_fin": 32, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.2.12", "titre_corps": "NELLINA di ROBERTO BRACCO", "titre_sommaire": "NELLINA di ROBERTO BRACCO", "signature_source": "N. d. 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NELLINA,\ncome la sua madre ignorata e maledetta, ha trovato in\nun uomo abietto, personificazione di tutti gli egoismi ma-\nschili, la forza malefica della domi?iazione corruttrice e\nspietata. Ma la piccola donna, che mia madre brutahz-\nzata dalla mascolinità violenta ha abbandonata alla me-\ndesima cupida ed esiziale mascolinità, credendosi capace\nd1elevarsi a simbolo della vendetta femminile, se messa\na compiere questa ipotetica missione contro gli uomini che\nha incontrati sulla sua strada. Ella ha voluto, per ima\ninconscia gentilezza nascosta nel suo animo inasprito, ri-\nsparmiare GIACOMO, il giovane purissimo, l'uomo ecce-\nzion ale, che sognava di redimerla e, di condurla, verso\nla virtù ; e intanto, per risparmiarlo, si è crudelmente\ndistaccata da lui costringendolo a soffrire e facendone\nuna vittima: l'unica vittima, forse, della sua vana, esal-\ntazione vendicatrice.\n(/ pochi che amano d'un amore nobile scon-\ntano i peccati e le turpitudini degli altri. Questo è il\nconcetto dell ' autore.)\nGIGETTA, nella casa bieca, dove il turbine della sua\nvita £ ha trascinata, vuole mostrare a NELLINA l orribile\nagonia. La sua estrema speranza è che questo patir oso\nspettacolo possa farla indietreggiare e possa convincerla\ndella inanità di quei ribelli tentativi di vendetta. Ella\nvagheggia di rivelarle finalmente d'essere sua madre per\nmorii'e perdonata. Ella vagheggia di poterla affidare a\nGIACOMO, che ancora £ama e taspetta. Nella casa bieca,\nsi uniranno in una sola figurazione scenica la vita di\nGIGETTA e la vita di NELLINA, le quali, insieme, si sot-\ntrarranno alle ombre della nauseante e funesta cupidigia\nmaschile. A traverso un altra piccola corrotta, a traverso\nun altra piccola femmina disgraziata — ESTER —, nella\ncasa bieca riappare il fantasma del Maschio. Non e il\nfantasma a un individuo: è il fantasma d'un tipo: e il\nfantasma dell'avvelenatore : è il fantasma della brutalità\nmaschile che impresse la marca della prostituzione nel~\nl'anima di GIGETTA e in quella di NELLINA.\nQuesto terzo atto è, dunque, la sintesi poetica della\nsignificazione del dramma. E fatto di segni e di traspa-\nrenze, che possono sfuggire alt occhio dello spettatore e\ndi cui raramente il palcoscenico italiano consente la ri-\nproduzione esatta."}, {"page_pdf": 28, "page_imprimee": "26", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.28", "debut_caractere": 7, "fin_caractere_exclue": 4523, "texte": "ATTO TERZO\nÈ una stanza di aspetto squallido: piccola, polverosa, male\nammobigliata, con le pareti di un colore piuttosto fosco. I mobili\n— un cassettone, un armadietto, un lavamano — son roba vec-\nchia. C'è, a destra, un letto umile. Qualche altra sedia qua e là.\n— Una poltrona sdrucita, quasi nel mezzo della stanza. — Verso\nil lato sinistro, un tavolino con sopra un po' di carta, un cala-\nmaio, una penna e un lume a petrolio. Sul cassettone, qualche\nfiala, qualche pannolino. — Alle pareti, qualche oleografia sbia-\ndita. — Due porte nella parete di fondo, a molta distanza l'una\ndall'altra. Tutt'e due queste porte dànno in un corridoio oscuro.\nAlla parete sinistra, una finestra chiusa. E' notte. Il lume è acceso.\nSCENA PRIMA\nGigetta, poi Ester.\nG [GETTA — [in una modesta vestaglia bianca, è adagiata\nnella poltrona, col capo arrovesciato sulla spalliera.)\n( Un orologio interno suona le cinque.)\nGIGETTA —■ (seguendo i rintocchi, li conta:) Uno... due...\ntre... quattro... c nque... [Pausai) Non viene! (Pausa.)\nSe potessi mandarle un'altra lettera... un'altra let-\ntera più chiara, più urgente... (Si leva. E diventata\nsottile, diafana. Ha il viso magro e bianchissimo,\ngli occhi più gra?idi nelle orbite disseccate. Cammina\ncome una so?mambula. — Giunge al tavolino. Siede.\nPrende e intinge la penna, e su di un pezzo di carta\nche è lassù, la fa scorrere lentamente, pronunziando,\nlievi\\ le parole che sente e che scrive.-) « Non ritar-\ndare più, Nellina... Tra qualche ora, sarà l'alba...\nPensa che sono in una trista casa, dove... anche la\nmorte... non vuole entrare che di notte... Pensa che\nse ritardi ancora, essa arriverà prima di te... e io\nmorirò sola sola. Capisco che il trovarmi già finita...\nnon ti impedirebbe di darmi un bacio... Ma io...\nnon me ne accorgerei... e non ne avrei nessuna\ngioia... » {Le dita 7'e stano inerti. La pernia cade sulla\ncarta. Ella, con le braccia penzoloni, gli sguardi nel\nvuoto pronunzia queste altre parole che il suo cuore\nle suggerisce e che la sua pernia non deve scriverei)\n« Vieni a mamma tua, Nellina... Io ti aspetto per\ndirtelo, in questa notte di addio, che sono la tua\nmamma.., Vieni a saperlo... Vieni a perdonarmi.. »\nLA VOCE DI ESTER — (con falsa infantilità scherzosa e\nrumorosa) Zia Fanny, zia Fanny ! Io me ne scappo !...\nUN'ALTRA VOCE FEMMINILE — {un po vecchigna e comi-\ncamente autorevole) Ester! Non ti muovere di qua,\nti dico !\nLA VOCE DI ESTER — E pazzo! E pazzo!... Io ho paura\ndei pazzi !\nL'ALTRA VOCE —• Ma dove porti la pelliccia e il cappello\ndel signore? Sono scherzi di maleducata ! Hai inteso?\nESTER — (entra dalla porta a sinistra. E una donna\ngiovanettache ha le guance e le labbra tinte di ros-\nsetto, i capélli arricciati e pettinati con soverchia ri-\ncercatezza. Indossa una vestaglia edestre piuttosto\nsciatta e breve, che lascia scoperti i piedi, stretti\nnelle scarpine di pelle colorata. Porta sopra un brac-\ncio una pelliccia maschile e in una mano un ele-\ngante cappello duro da uomo. Ella è, evidentemente,\nun po brilla. Ha gli occhi scintillanti. Le parole\nle sdrucciolano dalla bocca. Entra ridendo:) Ah ah\nah ah!... Com'è ridicolo! Se tu vedessi, Gigettona !...\nTrema dal capo ai piedi... Non si regge più sulle\ngambe... E poi, appena Elviruccia e io gli facciamo\nl'occhiolino, si elettrizza e farnetica che sembra dav-\nvero un pazzo!... Elviruccia lo ha chiamato: «Vec-\nchio lupo rammollito!... » (Ride) Intanto, ohè, il\nlupo rammollito... è spendereccio... {Colpollice e con\nl'indice di iena mano accenna ai quattrini.) Ha per-\nfino fatto comperare una bottiglia di « Cognac Tre\nStelle »... E come beve!... Ma, saperlotte !. . ha vo-\nluto per forza darne a bere anche a me... e sono\ndiventata... alquanto rammollita anch'io!... {Le si\naccosta molto e abbassa la voce:) Vuoi che te ne\nporti un bicchierino di nascosto?\nGIGETTA — (tha sogguardata sinora con uno smarri-\nmento malinconico e pietoso. Ma, all' avvicinarsi di\nlei, ha una, sensazione tra di nausea e di spavento.\nLe risponde, nondimeno, con bontà:) No... ti prego...\nlasciami stare...\nESTER — Ma perchè?!... Sono venuta apposta per farti\ndistrarre... Guarda, guarda che copricapo forastiero!...\nMostra, a rovescio, il cappello che ha una nitida\nfodera bianca.) Guarda che sfarzo di pelliccia!...\nAspetta che me la voglio godere un po'... (Mette\nil cappello a terra e infila la pelliccia) Nei nostri\nparaggi ignobili, non era mai comparso un animale\ncon questo bellissimo pelo indosso. (Cacciando le\nmani nelle saccocce, le dice in confidenza: Fu un ani-"}, {"page_pdf": 29, "page_imprimee": "27", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.29", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 3906, "texte": "miratore di Zia Fanny quando lei faceva la mima\nnel ballo \" Amor,, e se la intendeva con Adamo...\nEpoca remota!... Adesso, poveraccia,... se non avesse\ninventate delle nipotine... addio Adamo!... (Cavando\nda un a saccoccia un grosso portasigari di terso me-\ntallo bianco e pesandolo sulla palma della mano)\nSaper lotte % che valigetta d'argento! (.Lo apre e ne\ntira fuori un avana dalla fascetta lucente.) Giget-\ntona, ne avrai visti tu, ai tuoi tempi, di questi si-\ngari di prezzo! (Glielo mostra con ammirazione.)\nLA VOCE DI ZIA FANNY -— (più severa di prima) Ester !\nEster!...\nESTER — (senza gridare, come se la sedicente zia le stesse\ndavanti) Impiccati !\nLA VOCE — Ma, insomma, che stai macchinando in quel\ncorridoio oscuro?\nESTER — (con una mano affettuosamente posata sulla\nspalla di GIGETTA e con la testa voltata verso la\nporta per farsi sentire) Non sono nel corridoio...\nTengo compagnia alla nostra... (Interrompendosi e\naobassando il tono) Diavolo!... Stavo per fare una\nbrioche ! (Piano a GIGETTA :) La zia non lo dice a\nnessuno che ha affittata una stanza a te... Capirai\nche se si venisse a sapere che in casa c'è un'am-\nmalata...\nLA VOCE DI ZIA FANNY -— Subito qua. Obbedisci !\nESTER — Pronti! (Si ficca il sigaro in un angolo della\nbocca-. Piglia da terra il cappello e se lo mette in\ntesta, calcandolo sopra un orecchio. E con addosso\nla pelliccia, il sigaro in bocca, il cappello messo a\nsghimbescio, si avvia quasi vacillando.) E curioso\nche il rammollimento comincia a prendermi le gambe\ncome a quell'ometto li... Ma, con la buona volontà,\nsi va avanti lo stesso ! {Ella esce, e si ode che rau-\ncamente grida :) Cognac !... Absinthe/... Whisky !...\n(Giunge, attenuato dalla lontananza, un prorompere di\nrisa femminili.)\nLA VOCE DI ZIA FANNY — (risonante di compiacenza)\nBoietta ! Boietta, che non sei altro !\n(Poi, silenzio.)\nGIGETTA — {ha continuato a guardare ESTER, non più\n. con smarrimento e commiserazione, bensì in una te-\ntra impassibilità. Ed ora, di nuovo sola, ritorna,\nestatica, al suo pensiero. Rivolge lo sguardo alla\ncarta scritta e rileggei) \" Non ritardare più, Nel-\nlina. . Fra qualche ora sarà l'alba.;. Pensa che...\n(5 interrompe. 7rasalisce. Mormora /) Una carrozza...\n(Animandosi) È lei! & lei! Deve essere lei! {Con\nuna energia prodigiosa, vince la debolezza del corpo.\nSi alza., protendendo le braccia, correndo alla\nporta a destra, oltrepassando la soglia, uri an-\nsia incalzante, prima a bassa voce, jzW Z/TZ pd più\nforte, chiama:) Nellina! Nellina! Nellina!... Nellina!\n(i? buio del si aggrappa a lei forte-\nmente.)\nSCENA SECONDA\nGigetta e Nellina.\nGIGETTA — (rientra lasciandosi reggere da Nellina.)\nNELLINA — {indossa un ricchissimo mantello di ermel-\nlino. Ma nei capelli un qualche smagliante fiore.\nSulla testa un velo. Di sotto al mantello in disor-\ndine, si scorge la ricchezza bizzarra dell'abito e la\nnudità delle spalle e del petto. JB.lla adagia GIGETTA\nsulla poltrona, avvolgendola nel suo sguardo.) Fi-\nnalmente... Finalmente ti ritrovo...\nGIGETTA — Non parlare, te ne supplico prima di aver\nchiuso quelle porte !\nNELLINA — (chiude le due porte, getta via il velo e si\nslancia a riabbracciare Gigetta.) Gigetta mia cara,\nGigetta mia cara! Quando verso le quattro sono\ntornata a casa e ho lette le poche parole con cui\ntu mi chiamavi, m è parso che, nelle ore passate\nstanotte fra la solita spensieratezza mentre tu mi\naspettavi a mia insaputa, io avessi commesso il mio\npiù cattivo peccato ! Che odio ho avuto per me,\nGigetta, e, anche, come ti ho rimproverata di es-\nserti nascosta per tanto tempo ! Io non avevo più\na chi rivolgermi, non sapevo più dove cercarti!...\nTu eri sparita da un momento all'altro, senza la-\nsciare traccia di te, come sparisce un'ombra... Per-\nchè, perchè ti sei nascosta così?\nGIGETTA — Non te l'avevo forse avvertito che mi sarei\nnascosta se mi tossi ridotta al punto di non poter\nrifiutare i tuoi soccorsi?"}, {"page_pdf": 30, "page_imprimee": "28", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.30", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 4126, "texte": "NELLINA — La più incomprensibile, la più strana di\ntutte le cose strane che mi hai sempre dette !\nGIGETTA — Io dovevo evitare a qualunque costo la ten-\ntazione di lasciarmi soccorrere da te; e credo che\npoche donne, nelle condizioni mie, non avrebbero\nsentito lo stesso dovere. Ma ... a quali atrocità mi\nsono piegata!... Non parlarti, non udirti, non ve-\nderti più ... ed essere costretta a insozzare il mio\ndolore strisciando ancora, con la morte alle spalle,\nnella muffa del vizio! Che cosa funesta, Nellina!\nChe abiezione! Che orrore!\nNELLINA — (stringendosi a lei) No, non pensarci, non\npensarci, ora! E non farmici pensare! Mi metti ad-\ndosso come dei vermi !\nGIGETTA — Tu non puoi immaginare neppure vaga-\nmente ciò che io ho provato ! Del male che mi\nprendeva il petto io mi vergognavo non meno di\nquanto ne soffrissi, perchè capivo che la consun-\nzione mi rendeva ogni giorno più misera, ogni giorno\npiù brutta... E mi rifugiavo nel buio della notte..\nE la luce dell'alba mi avviliva anche più dell'offesa\nche era passata sulle rovine della mia persona !\nNELLINA — (stringendosi sempre più a lei\\ dolorosa-\nmente) Ed io ero nel lusso, Gigetta, e ridevo, ri-\ndevo, ridevo...\nGIGETTA — Ridevi, come ho riso io alla tua età!\nNELLINA — Ma io avrò il coraggio del suicidio se da\nquesti medesimi tormenti inauditi sarò minacciata!\n[Si allontana un poco, tutta vibrante, e siede, guar-\ndando ancora con la mente il quadro orrido che ella\ns'è visto comporre dinanzi )\nGIGETTA — (con riluttante dolcezza) E stato più grande,\ncredimi, il coraggio... di non voler morire. E qje-\nsto coraggio io l'ho avuto... (indugiando nella re-\nticenza)... per te.\nNELLINA — (si leva con una scossa di sorpresa. Poi, at-\ntonita, le chiede;) Per me?!\nGIGETTA — [nelt alternativa della speranza e del timore\ndi essere indovinala) Di che ti meravigli?\nNELLINA — (trasognata) Non so... Stanotte, più che\nmai, mi sembra che ci sia qualche cosa di straordi-\nnario, qualche cosa di prodigioso in tutto quello che\naccade tra noi. E il pensiero che per me tu non\nti sei stancata di vivere nella più crudele mortifi-\ncazione mentre perfino m'impedivi di soccorrerti,\nmi trasporta addirittura fuori della vita... Io ti vedo\ncome in un mistero, come in un sogno .\nGì GETTA — isovra eccitandosi) Ma io, al contrario, voglio\nche questa notte tu mi veda nella realtà di una\ncolpa, che non hai mai sospettata! Nulla di prodi-\ngioso! Nulla! Nulla! Non illuderti più, Nellina! In\ntutto quello che accade tra noi due non c'è che un\nrimorso: un rimorso perenne, un rimorso crescente:\nil mio rimorso!\nNELLINA — (spaventata e teneramente soccorrevole) Il ri-\nmorso di che, Gigetta? Spiègati!\nGIGEITA —• (levandosi freneticamente} Io sono stata una\ndi quelle madri mostruose che meriterebbero di es-\nsere bruciate vive!\nNELLINA — divamente perplessa) TU avesti una creatura?!\nGIGETTA — Si, ebbi una creatura.\nNELLINA — E che ne facesti?! Di', parla: che ne facesti?!\nGIGETTA — ... Avevo ceduto alla violenza feroce di un\nvile... Quando la bambina mi nacque, io era una\npiccola belva, senza amore, senza coscienza .. Non\nl'amavo, non mi pareva mia...\nNELLI MA — (interrompendola con un accento di furore\norribilmente minaccioso) E tu l'abbandonasti?! Tu\nfosti capace di questo delitto che è il più iniquo\ndei delitti?!\nGIGETTA — (atterrita da quell'ira inesorabile) No... Ascol-\ntami... Ascoltami...\nNELLINA — (con un grido selvaggio) Toglierla dal mondo,\npiuttosto che abbandonarla !\nGIGETTA — (spalanca gli occhi in un terrore di istan-\ntanea chiaroveggenza. Poi chinando la fronte, con\nribrezzo e raccapriccio, stentatamente balbetta) ... Io...\ndifatti... la tolsi dal mondo. (Come abbattuta da un\npeso enorme, cade sopra una sedia.)\n[Breve pausa),\nNELLINA — (accigliata, cupa, truce, ma placata)... In tal\ncaso la tua coscienza — è vero — non può non\nessere divorata dal rimorso, ma lei, intanto,... fu\nmessa in salvo.\nGIGETTA — No, perchè io l'ho sempre riveduta nella tua\npersona... Dinanzi ai miei occhi, ella rivive in te.\n(Scendendo in ginocchio) Calpestami, schiacciami,\nmaledicimi... Fammi tutto quello che mi faresti se\ntu sentissi di essere lei!"}, {"page_pdf": 31, "page_imprimee": "29", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.31", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 4032, "texte": "NELLINA — (sopraffatta dalle sensazioni più diverse, in-\nvasa da una commozione Ma che dici ? !\nChe dici?! Alzati subito! {La prende, la solleva, la\nmantiene serrata fra le braccia.) Ti pare possibile\nche io voglia maledirti? Ti pare possibile che io\nvoglia giudicarti?!. . Questa tua allucinazione di ma-\ndre, che dura da tanto tempo e che mi spiega la\ntua tenerezza, la tua umiltà, i tuoi scrupoli, i tuoi\nsacrifizi, mi ha fatto per lo meno comprendere che\nanche una donna come noi può alimentarsi di bontà\ne di amore. Tu hai carezzato il mio cuore come si\ncarezza un bambino sordo e muto e, facendo così,\ngli hai dato, a poco a poco, l'udito e la parola. Io\nti sono riconoscente, Gigetta, io ti copro di bene-\ndizioni, e, giacché tu rivedi in me la figlia che vo-\nlesti perdere, ciò che io ti dico dovrebbe bastare,\nse non altro, a liberarti dal tuo cilicio.\nGIGETTA — Non basta, non basta! La tua indulgenza\nè un dono generoso che tu mi fai, e io me lo\nprendo con devozione... Ma non ho ancora ottenuto\nlo scopo per il quale volli avere la forza di vivere...\ne non posso ancora morire tranquillamente vicino\na lei... e vicino a te. (Si distacca e ricasca sulla\nsedia),\n( Un silenzio})\nNELLINA — {sede7idole acca7ito, le si curva all' orecchio\namorosamente) Che altro vorresti che io ti dicessi?....\nGIGETTA — {la contempla, la osserva, la carezza, tratte-\nnendo le lagrime)... Queste perle che hai al collo....\nQuesto ricco mantello... [Poi, ritira la mano e ab-\nbassa il capo scoraggiata.)\nNELLINA — (Si drizza con lentezza e, cautamente, alle\nspalle di lei, si toglie il fdo di perle e il mantello\ne fa scivolare P uno e f altro sopra una sedia. Indi\nsi turba per la nudità audace del seno. Prende il\nvelo che aveva sul capo, vi si avvolge per nascon-\nderla e resta tuttora indietro in atto di trepida\numiltà.)\nGIGETTA — (chiamandola ad un tratto, paurosamente :)\nNellina! (Erge il torace, contrae le linee della fronte,\ndilata gli occhi resta in ascolto.)\nNELLINA — (avanzandosi) Che hai, Gigetta?!\nGIGETTA — Non senti?\nNELLINA — {per rassiwirarla)... Un rumore di passi...\nQualche voce... Saranno le persone di casa.\nGIGETTA — (;misteriosamente) Lo sai che casa è questa?\nNELLINA — E che temi?\nGIGETTA — Di là... c'è un uomo orribile...\nNELLINA — Ma tu non devi temerne.\nGIGETTA — (con gli occhi straordinariamente aperti e\nfissi),.. Egli... si trascina fra quelle donne... Ha le\nmani tremanti, che offrono... Ha le labbra livide,\nche chiedono... Ti cerca, Nellina! Ti scorge... Ti\nvuole... (Con un grido) Viene a prenderti! {Affer-\nrandola tutta rapidamente e difendendola, quasi che,\ndifatti, l'uomo fosse entrato avido e rapace) Ah no:\nquesta no ! (Paiisa) {Indi, tenendola ancora stretta)\nSi allontana... Giunge alla porta di scala... {Pausa)\nSe n' è andato.\n{Si ode nel silenzio il rumore di una porta che si chiude\npesantemente).\nNELLINA — {ha un sussulto).\nGIGETTA — Hai visto che ti ho difesa?\nNELLINA — {come convinta) Ho visto. {Si drizza e resta\nimmota, in un atteggiamento d'ipnotizzata, con sul\nvolto i segni di una veggenza estatica).\nGIGETTA — (in un tono segreto di paura e di ambascia\nincalzante) Ma quando, tra breve, io non potrò più\ndifenderti, egli ritornerà .. E ritorneranno gli altri\nche sono come lui... E tu non vorrai respingerli, e\ncontinuerai a credere di compiere così la tua ven-\ndetta, continuerai a non vedere che essa ricade\nsulla tua testa, continuerai a ridere, a ridere, a ri-\ndere {Scoppia in singhiozzi).\nNELLINA — {in ima profonda crisi di lacrime) Non ri-\nderò più, Gigetta !\nGIGETTA — (irritandosi) Tu?!\nNELLINA — Si, io piango, io piango ! Per la prima volta\npiango, perchè con te mi addoloro, con te mi pento,\ncon te, oramai, non desidero e non cerco che un\npoco di riposo.\nGIGETTA — (in una suprema emozione di giubilo che\nesaurisce le sue forze) Io lo trovo, finalmente ! Io\nlo trovo in questo tuo pianto, che ho voluto aspet-\ntare e che è, per te, il principio di una vita pu-\nrificata !\nNELLINA — piangendo) Di un'altra vita infelice ! Di\nun'altra vita senza rifugio !"}, {"page_pdf": 32, "page_imprimee": "30", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.32", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 2262, "texte": "GIGETTA — (sfinita) Non è vero. T'indicherò io... il ri-\nfugio... e forse..... la felicità. (Ha un gesto di sosta).\nAdagiami sul letto... e dammi dell'aria...\nNELLINA — [la sorregge fino al letto e ve /'adagia de-\nlicatamente. Poi apre la finestra).\n(/ primi riverberi dell' alba invadono la stanzetta).\nGIGETTA — Anche l'alba?... (Ravvivandosi) Tutte le gra-\nzie, Nellina! E la nostra festa, è la nostra festa,\ne diremo ancora tante cose belle ! Vieni qua, vieni\nqua •....\nNELLINA — (smorza il lume, raccoglie il mantello, e si\naccinge a stenderlo sul corpo di GIGETTA.)\nGIGETTA — No, non coprirmi con questo mantello!...\nNELLINA —- {si arresta, ha un brivido, lascia cadere il\nmantello a terrai)\nGIGETTA — (per dissimulare il significato del suo rifiuto)\nNon ho freddo, {E implora:} Accostati...\nNELLINA — {si accosta al capezzale, s inginocchia, posa\nuna guancia sui cuscini, sicché la sua testa sfiora\nquella di GIGETTA).\nGIGETTA — (si volta tutta dal lato dov è NELLINA e, con\nsoave intimità, le susurra .*) Hai più avuto notizie...\ndi Giacomo?\nNELLINA — Notizie di Giacomo?!.... No.\nGIGETTA — Io si, perchè... un giorno... mi recai da lui,\nNELLINA — ... Era lontano?\nGIGETTA — Non troppo lontano.\nNELLINA — Era... solo?\nGIGETTA — Tutto solo, in una casetta di campagna.\nNELLINA — Ti ricevette male?\nGIGETTA — Io m'inginocchiai sulla soglia..» e lui mi\nsollevò fra le sue braccia... come tu hai fatto poc'anzi.\n{La voce di GIGETTA si va spegnendo.)\n(NELLINA ha la bocca chiusa che quasi combacia con\nla bocca di GIGETTA e ne respira £alito.)\nNELLINA — E poi?\nGIGETTA — Poi... parlammo di te.\nNELLINA — (subito) Che disse?\nGIGETTA — Le sue prime parole... furono queste: \" Quan-\ndo voi; Gigetta,... avete bussato., alla mia porta,.,\nio... non so perchè,... ho creduto che fosse Nellina... ,,\nNELLINA — (si abbandona nuovamente al pianto: a un\npianto sommesso di dolce effusione.)\nGIGETTA —• \" Qui... in questa pace — egli soggiunse —...\nio,... qualche volta,... la chiamo a nome, sottovoce,...\ncome se ella fosse... nella stanza accanto ,, E\nmi disse di più Mi disse... (Il languore vince\nla su z voce ; ma il suo pensiero continua a parlare.)\n{Si odono appena, in ttn ritmo piano, i singulti di\nNELLINA.)\nIL SIPARIO CADE LENTAMENTE.\n\nRoberto Bracco."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1909-02-01-c041", "article_bluemountain": "bmtnaai_1909-02_01#c041", "volume": "bmtnaai_1909-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "30", "page_fin": "30", "image_debut": 32, "image_fin": 32, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.2.13", "titre_corps": "{PubInfo}NB. — POESIA pubblica solamente scritti inediti.", "titre_sommaire": "{PubInfo}NB. — POESIA pubblica solamente scritti inediti.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 32, "page_imprimee": "30", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.32", "debut_caractere": 2264, "fin_caractere_exclue": 2345, "texte": "NB. — POESIA pubblica solamente scritti inediti.\nPOESIA ne publie que de Pinédit."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1909-02-01-c042", "article_bluemountain": "bmtnaai_1909-02_01#c042", "volume": "bmtnaai_1909-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "31", "page_fin": "33", "image_debut": 33, "image_fin": 35, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.2.14", "titre_corps": "L'EMOTION NOUVELLE PROPOS DE FEMMES", "titre_sommaire": "L'EMOTION NOUVELLE PROPOS DE FEMMES", "signature_source": "Aurel", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 33, "page_imprimee": "31", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.33", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 1116, "texte": "L'EMOTION NOUVELLE\nPROPOS DE FEMMES\n\nPOUR CYRILLE BESSET\nLisbé pensive : si mon agresseur était revenu, je\nl'aurais fait écharper II n'est pas revenu, j'y songe.\n»\n&\nLa vanite de Y homme est d'une candeur charmante.\nQuel malheur de la défriser et de leur dire: « on na\ncertainement que les femmes que tout le monde peut\navoir >.\nChez les abeilles, les reines n'ont pas de rois, et chez\nnous, on n'a que les demi-femmes.\nje n'ai pas connu d'homme dont je n'aurais pu faire\nquelque chose, mais ceux qui sont faits pour m'entendre,\nsont ceux qui se passent de moi.\nLa seule bonne foi féminine qui vaille: maintenir\nrinsécurité.\nIls devraient bien nous épargner d'avoir à leur. at-\ntester des froideurs dont on est si peu sùre.\n£\nEntre les heureux et les malheurenx je sais enfin\nqu'il ne faut plus voir mème une nuance.\n£\nLes escrocs, ceux qui m'envient ! Ils me volent 1 é-\nmotion qui m'est due, la seule gioire dont je veuille.\nQu'ils sont injustes ceux qui ne nous aiment pas!\nSont-ils mème polis?\ns\nfe suis le sourd qui chante pour s'entendre.\njt\nEn art, on ne part du bon pied, qu'en quittant ce\nqui plaìt."}, {"page_pdf": 34, "page_imprimee": "32", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.34", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 1109, "texte": "Il y a les beaux livres que j'aime et les beaux livres\nque je n'aime pas. Je ne sais lesquels je préfère ; je\nreviens a ceux que je n'aime pas.\nJ'écris pour l'homme ce qu'il lui faut savoir de nous;\nmais il ne le reconnaìt pas,\nj*\nLes femmes ne sont pas de mon coté. Elles ne\nsentent pas le prix que je leur rends, par mes différences\nharofneuses.\no\nCeux qui me donneront la joie d'aimer mon dernier\nlivre, ne l'auront pas compris.\ns\n}e n'aime que les ennemis de mon esprit. En art,\nc'est à dire en amour, c'est la colère qui donne.\n&\nEntre les amis et les ennemis, qu'on me montre\nune dififérence.\nPropos de Lui ou d\"Elle: Moi seul suis écrasé de\ntàches. Qu'est-ce que le voisin a jamais eu à faire?\nTout écrivain à qui j'offre mon livre, me donne\nenvie de Tavoir écrit, autrement.\n-j*\nUn seul écoute ou deux : ceux qui n'importent pas.\nEt cependant, ailleurs, il y a de grands curieux\nAilleurs.\nOui, mais voyager. quelle moisissure, quand on ne\nlaisse rien qu'on aime.\n&\nUn grand artiste ne sait pas mieux parler à la\nfemme quJ un autre, mais il la froisse en des paroles,\nun peu plus incurablement."}, {"page_pdf": 35, "page_imprimee": "33", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.35", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 1084, "texte": "&\nPar leur souci de se faire admettre, il n'est plus\nqu' une espèce d'hommes qui retrouve le ton de la con-\nversation : il n'est peut-ètre plus que l'homme un peu\ndéchu pour ètre tout à fait charmant.\nCombien le public est docile ! Pourquoi ne lui jette-\nt-on que des croutes? Je vous jure qu'il enfournerait\ntout, et surtout la beauté.\nJe ne demande pas à voir naitre un Censeur de\nla critique ; son métier serait trop facile.\n£\nCe que nous aimons tant dans la louange, c'est\nqu'elle « descend » qui la donne.\nJe ne me reconnais qu'un don littéraire : c'est un\nmanque absolu de mémoire.\n*\nQue c'est difficile à faire, l'amitié !\n&\nLe mariage est un crime, car il lèse deux ètres de\npartout. Dès lors il reprend son beau prestige cruel,\nqu'en secret il a toujours eu. 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TERREMOTO : (FRAMMENTI DEL \"CARME DI AGNOSCIA E DI SPERANZA\" PUBBLICATO NELLE EDIZIONI DI \"POESIA\")", "signature_source": "Gian Pietro Lucini", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 36, "page_imprimee": "34", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.36", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 2917, "texte": "IL TERREMOTO\n\n(FRAMMENTI DEL «CARME DI ANGOSCIA E DI SPERANZA» PUBBLICATO NELLE EDIZIONI DI «POESIA»)\n(Additiamo ai nostri lettori questo meraviglioso canto di GIAN PIETRO LUCINI come\ndei primi capolavori del verso Ubero in Italia e come 1' grande manifestazione del genio\npoetico italiano di fronte all'immane disastro nazionale).\nVI.\nDove si arresta l'ascosa bufera,\nse smantella i pilastri monoliti,\nse fonde i graniti, se storce\nle volte millenarie,\nse abbatte le arenarie in suo cammino,\ne penetra e sconvolge e si dibatte,\ntra strato e strato composto e compresso,\ndalla diuturna fatica delli Evi?\nSi riavvoltola e rota la caligine,\ns'affolta all'aquilone ;\ntraspare il ghigno del Dio-Terrore\ndalle membrane incrunate, lacere della Notte\ntremulo a luccicare, indi s'inghiotte,\nsformato e sgangherato,\ncome un osceno sbadiglio ;\nscompare, si spegne cachinno lugùbre\ntra cilio e cilio, delle nuvole negre.\nS'innalzano trincee; s'improvvisan fossati;\nfuma esausta la fonte\nrimbucata nel monte;\nzampilla una fontana d'acqua medica\nin mezzo al selciato:\ns'incendiano i roveti nelle forre;\nschioppettano i sarmenti raggomitolati,\nsi storcono allo strazio le rame delli ulivi.\nDanzan, sobbalzan le piazze ;\ndondolano la torre, il campanile, i comignoli;\nsi sgretola il muro, discorre\nsopra sè stesso obliquo,\ndegrada, scivola liquido torrente di pietre ;\nestua l'alluvione del brecciame ;\nsi sfondano i tetti in un tonfo,\nricopron le sale, i tuguri, i tesori, lo strame.\nTorte ringhiere disalveolate\nvacillano sospese ;\nlastre di marmo aeree\nrafferman desiderii di salvezza,\nmiracolo alla statica ;\ns'incuneali le pareti,\nrisolvono impensate ragion d'ingegneria,\nmareggiano e procombono ;\nrimbalza il pietrame e si sfascia.\nTutto si rotola al bujo,\ndentro un'asfissia di polvere.\nUrla, lamenti, tormenti,\nl'epilessia dell'irrefrenato,\nspasimo de' giacenti,\npanico pazzo: fuggire!\nDal fondo preistorico, risorge il troglodita ;\nè il selvaggio impotente che ripara all' inferno,\nspoglio, nudo, coperto e difeso dai semplici istinti.\nEd, ecco, in alto, quel frutto-uomo\ndi cui si incinse la trave di ferro ;\ns'aggrappa coll'ugne scarnate,\npenzola al vento, ludibrio alla piova e lo sferza ;\nballa col vento che va, suppliziato\ndalla speranza;... ma allenta le braccia;\nsi schiaccia.... il gorgo ciottoloso lo maciulla.\nAncora una volta, Meteora-Tifone\nbalena intermesso Iddio-Terrore;\narcua le lacche, ghigna, sbadiglia,\ns'immelma di sangue e fanghiglia.\nPerchè il fondo del Mare si solleva,\nrovescia l'immane marata\nscoscende la cresta spumosa ed occhiata,\ncome il viscido corpo del Pitone,\nsublima ed affonda navigli e tartane ;\ndilaga, travolge, confonde ed uguaglia,\nrisale per fiumi improvvisi alli assalti\ninnaturali di alture, racchiuso\nda dighe e da spalti scheggiati ;\nrotola, ruba, ritirasi, raschia,\nripiomba nell'alveo lasciato.\nTutto ha con sè dalla piuma al cadavere,\ndal frusto di pane al giojello."}, {"page_pdf": 37, "page_imprimee": "35", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.37", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 3058, "texte": "Gavazza la Terra e dimena il trescone,\norribile a viver l'amore.\n- - « lo ti posseggo per sempre mia\nPrincipessa - Figliuola - Sicilia,\ned esclusivame?ite, e in allegria;\ngodi ramor di tua Madre,\no troppo adorata dagli Uomini ladri.\nIo ti riassorbo nella Teogonia;\nciò che la Terra abbozza\nperfezionano VAcqua e il Fuoco,\nvalletti, a richiesta. di razza, perfetti. »\nMa serbansi le umili cose,\nresiste il fiore.\nLe siepi di gerani vivono ancora;\nslabrano tra le frappe,\ncolle boccuccie rosse,\nconfortano di porpora serena,\ninsistenza alla vita.\nSi sradicano i cedri e le quercie;\nma turgide poma d'oro,\nnelli orti e nei parchi, tondeggiano,\nplacide, natalizie,\nsilvestre strenna a bionde puerizie;\nfrutti d'intatti aranceti,\nsopra la distruzione, sarcasmo innocente,\nmiti, invitanti e spavaldi.\nVII.\nLa coppia, che dormiva il buon riposo,\ndopo il lavoro e l'amore,\nla sposa affidata allo sposo,\nora, dorme la morte.\nIl bimbo, che sognava\ncorre ai primi tepori, il domane,\nper le ajuole, narcisi e violette,\nha colto, ne' pugnetti irrigiditi, pietrame.\nL'avola pargoleggiava,\nnel breve sogno, coli'ultimo nepote:\nbalocchi nuovi, desiderati\nporgeva ridendo e provocando,\ntra le graziette imperiose,\nla cara stizza al bambino:\nella stende col braccio spezzato e il capo fesso,\nscheggia di trave ai Lemuri,\nlembi macchiati di stoffe.\nAveva vagheggiato, commossa, la fidanzata,\ntra uno sguardo compreso e una promessa,\ne vi aveva assegnato, tra il frascheggiar d'un giardino\ne un poggiolo proteso come la sua fede,\nqui, la sua breve casa,\nqui, nido fresco, imbottito\npe' baci ed i piccoli a nascere.\nCaverna d'improvviso spalancasi e s'infosca;\nla racchiude mal viva nella cripta,\nsuppliziata di fame, sepolta.\nStringeva le ugna l'avaro\nfarneticando favole miliardarie,\ninganni astuti e chiusi,\nfraudi sapienti e tenaci,\nspilorcerìe ridicole,...\nl'ebbrezza di un bagno nell'oro,\nnudo sentire sul corpo pulsante\nle mille lingue fredde delle monete a lambirlo,\nimmerso tutto, sino alla gola;....\nprecipita, sprofonda;....\nil forziere si squarcia su di lui;\nsoperchia il denaro, l'innonda;\nsoffoca, si contorce sotto la propria avarizia,\nne guarda la dovizia colla morte.\nCinico arguto il pezzente,\ndentro l'androne non suo. assolveva,\ntra i cenci del giaciglio, all'illusione un groviglio,\nozii, palazzi e festini,\nabbondanza di cibi e di vini:\nmordono i denti lunghi\nmota di chiavica e sterco,\nbocconi, rotto, schiacciato.\nE un vagito a rispondere a un grido:\nsugge alla mamma un pargolo\nl'ultima stilla di latte.\nElla si schiva e si dibatte,\nrantola nell'agonia, ne aborre il contatto:....\nle labra, innocenti mignatte,\nnon lasciano il capezzolo freddo e martoriato.\nPer quali speranze si apriva\nil cuore in tumulto de' giovani?\nAmore desiderii, battaglie e vittorie,\npiegare all'ingegno materia,\nfoggiarne utilità;\nspronati, emularsi, la gloria\nsorprender dai lunghi capelli,\nrizzarsi, Eroi, sopra l'umanità.\nScavate picozze e picconi,\ns'immergano le pale dentro le macerie;\nzappi l'uncino dall'erpice,\nrifrughi a fondo la vanga, larga alabarda pacifica;"}, {"page_pdf": 38, "page_imprimee": "36", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.38", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 3257, "texte": "calcolate alla leva d'acciajo la soma,\nbilichi al fulcro il masso e lo sollevi;\nmordete coll'ugna e coi denti\nsul cumulo che palpita;\ncercate nuove agonie;.,.\ncodesti giovani forti,\nquesto calmo scienziato,\nl'infermo protetto da un tetto fortuito, miracolato,\nla cortigiana bellissima, lussuria generosa,\nla monaca spirata coi diti in sul rosario;...\ntutta la folla di questa città;\nla folla delle mani che fanno, accarezzano, pregano,\nspiegano, additano, negano;....\ndelle bocche, delli occhi; parlarono, risero,\nmentirono, vivi, testé:....\nla folla delle membra e de' pensieri\ndiversi, inimici, uguagliati\ndentro l'inevitabile, promiscuo cimitero.\nEccone le pupille dilatate\nscernere da spiragli, sotto le ciglia arruffate;\nocchi non più umani ;\nglobi emersi dall'orbita,\nfrutti viscidi e vitrei, peduncolati al cranio,\nocchi revulsi dell'appiccato;\nocchi disciolti in lagrime,\nocchi vuoti e spenti,\nocchi bruciati dal fuoco;\nocchi che insistono nell'ultima preghiera,\nchiamano ancora, gemono;\nocchi pietà disilluse,\nocchi violacei singhiozzi,\nocchi divini, e non sofrono più, isterici, rapiti ;\nocchi di spose, di vergini, di bimbi;\nocchi di prostituta ed impazziti;\nocchi pervinche e asfodeli\ncalpestati sui cespiti,\nall'alba, e svelti di sulli steli;\ne l'occhio del vegliardo che seppe molte cose;\ne tutti li occhi miserandi e pesti,\nanonimi, in folla, a guardare\nspalancati, o velati, o feriti, o sconciati;\ne ciascun d'essi, non morto, a respirare.\nE vagellar, così, come per l'uragano,\narbori torti al refolo in vortice —\nle braccia infangate di sangue,:\ndita divaricate, cianotiche foliole,\nanular fidanzato, mignolo ingiojellato,\npalme escoriate, convulse,\nresto di tutto un uomo,\nindice di una sepolta :\nchiamano, si dimenano,\ns'aggrappano alla ragna,\nal fuscello, ad un soffio di vento,\nall'acquazzone che scroscia e stempera la mota,\nall'ultima illusione.\n« Morire, morire insensati ! »\nRecusa la pigra natura:\ntestarda succhia dalla rovina\ncostanza — o radice maligna ? —\nnutrimento a sè stessa e si ostina:\nvivere vile, feroce, insaziato ;\nvivere agonizzando, il tremendo peccato!\n« Bere, morire/ » singulta e mormora\nil ferito impotente a trascinarsi ;\nmorire è dono imparadisato,\nper non sofrire più !\nMa vive il superstite ch'ode\nrespirar sotto i piedi il parente?\nMa vive, se chiede dimentico\npane pel ventre sacro ed ignobile?\ned acqua all'arsura? Pane!.... Un tesoro.\nLa prossima fonte è scomparsa.\nVivono? Fantasiine!\nHanno paura di vivere.\n— Nè vivi i fratelli rimasti,\nch'insidia la pazzia,\nche l'egoismo abbrutisce,\nche si combatton tra loro;\ngaloppano, s'arrestano e nitriscono,\ncome cavalli all'assillo!\nSon cenci insanguinati,\nmembra spezzate e commiste\ntra la pietra e le incastra;\nmateria che vi si agglutina\ndi belletta, di carne e cervella.\nQuesto si chiama vivere,\nse ancora si respira,\nquando la Terra carnivora,\nvuole amare Sè-stessa, baciando\nnell'incesto mortale, Sicilia.\nE queste l'ombre pallide,\ntra l'ombre opache ed immobili,\nlarve scomposte ed urlanti,\napparizioni fantastiche ;\nfluttuare di camici lacerati e flosci,\nbrandelli, cuori vivi, esposti dietro le costole,\ncuori che si svuotano, rovesciati in gola,\nsquarci, che osceni boccheggiano,\nsingulto che rompesi in bocca. —\nQuale delirio il ritrovarsi,"}, {"page_pdf": 39, "page_imprimee": "37", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.39", "debut_caractere": 9, "fin_caractere_exclue": 2891, "texte": "sorelle madri, mariti,\nin traccia, sui ruderi scossi,\npiangere, finalmente, riuniti!\nLa carogna fetente già appesta ed avvelena.\nVien la Rapina co suoi Predoni;\nfescenna e determina,\nsull'orror di natura,\nmeticolosamente l'orrore dell'uomo.\nPassa la notte.\nVagheggia il suo dominio incontrastato,\nangela distituita,\npolluta d'ogni mano e d'ogni sesso,\nse ne compiace, Vampiro - Disperazione.\nTurbinano voli intorno di corvi, e gracchiano\ndentro la nebbia, su l'acque immonde,\nsopra ai roghi mal spenti:\nchiamanosi al pasto in mezzo ai carnai,\ncontendono ai cani vaganti\nlacerti e putride anatomie.\nCome in sua rocca forte\nconvita la Morte sorella;\naccorre e ne inchioda le porte a chi bussa.\nPrefica inefficace, la Commiserazione\nne batte colle nocche pie l'usciuolo.\n€ Ritorna :... venisti assai tarda,\nlasciaci al nostro piacere silenzioso ed accorto. »\nScioglie i voti prolissi di cenere,\ne sorride Augusta beffarda.\nVIII.\n••••••••»\nTerra d'Italia,\nTerra precaria ed instabile,\nTerra di fuoco, avvampa:\nscuotiti, apriti, ruggì,\nmuggi, sul baratro scoperto e svuotato\ndel mar che ti abissa ed innalza;\nturibola soffi e pomici:\nTerra, prodigio, proclama\nla tua passione profonda;\nlagrima bragie, romba ;\naffidati all'anima tua,\nda crepa, spiraglio ferita;\nesùla. esulta e fuma,\nvittimata, sull'ara,\ndà inferie di te stessa al tuo furore,\nconvulsa il tuo Popolo,\nspegniti dentro l'ombre.\nOggi ti fuga ed onora ed affranca\nl'eroismo recente,\ncolla indefessa temerarietà,\nti risigilla a noi,\nti incatena alla nostra nazionalità.\nNoi ti ameremo di più, se ci è dato ;\nnoi ti adoriamo, così, spodestata,\nmilite, artiere, sapiente,\nartista, agricoltore e magistrato.\nPrendi di noi la parte migliore,\nquanto più vuoi e ti possiamo offrire:\nnoi siamo senza invidie,\ne stiamo senza timore,\ntributeremo a te tutta l'anima nostra;\nsorgeran le Città luminose e ridenti,\npopolate, frequenti, guardate in la chiostra\ndelle colline, aperte in sulle rade offerenti.\nPerò che Italia è nostra patria viva,\nsi ristaura, s'abbella e si glorifica,\nnel fluttuar de' secoli :\ncon guerra lunga e tormento,\nvenimmo a possederti\nverde, placida, pia,\nuna, redenta, sicura,\nPatria indivisa per sempre,\nd'opere, d'arti e di biade,\nriconquistata sempre\ncontro te-stessa ed i Barbari\nfatica, stimolo, premio,\nprotesa volontà.\nSta,\nsacro e tragico orgoglio !\nBaciato dal Disastro in sulla bocca,\nmostro, che sforma e sublima,\nrispondi col fervore\nalla notte d'orrore :\nsi rinsalda e risorge\nnel suo grembo ferace,\nItalia, amore e dolore.\nViva la Terra d'Italia ;\nè muscolo, è carne rossa.\nspiccata da lei la sua Prole le semina\nl'ubero e vi si infossa.\nIo ti canto a rinascere come la primavera\ncanto le giovani schiatte\ntornate al suolo delli avi ;\n10 ripolisce e lo fabrica.\nCanto i nuovi palazzi rizzati,\ni porti accomandati,\n11 faro che segna allo stretto le vie,\nle messi e le raccolte, pacifiche, georgiche,"}, {"page_pdf": 40, "page_imprimee": "38", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.40", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 2130, "texte": "i casolari, le malinconie\ncare dei vespri che calano\nsilenziosi ai coltivi,\nviolacei ad imbrunir di tra li ulivi.\nCanto Colei che non muore mai,\nnon si abolisce, s'inradica nel cuore,\nnelle membra, nelli atti nella lingua;\ncanto la Patria nutrice\ne dalle prime origini\nalle postreme età.\nE canto le nostre speranze\nsul giorno lagrimato,\nse il triste fato adduggia l'Angoscia.\nChe balza il Peana e declama;\nche intona la fanfara, al clangor delle trombe,\nIl lucido avvenir riaffermato.\nNoi, che abbiamo già vinto,\nvinceremo di nuovo ;\na noi tutto è dovere,\nnon piangere, operare.\nMa se il grigio Egoismo si rimbuca,\nragno dentro i crepacci,\na tessere la ragna,\nstacciando colla tela\nil sole, la piova e la noja,\nvigile al volo della preda innocente,\ninteressata impudenza all'agguato,\nquesto si additi e maledica\ndisertar, scellerato, imperdonato.\nOh, ciascuno che è nato\nsia il buon valoroso ;\ndia ogni mano moneta,\ned ogni bimba un fiore,\ned ogni giovane un bacio,\nun canto ogni poeta,\nogni veg!iarda preghiere,\nogni bellezza un palpito d'amore;\ndiano dalle glebe il grano,\ndella officina il ferro,\ndalla foresta la trave,\ne tele dai telai,\nlane li armenti,\ned il bronzo campane e mortai.\nPer il fior, per il bacio ed il sorriso,\nsi plachi lo strido alla strozza,\ntorni il sangue alle gote, alla carezza;\nferita fragilezza s'appoggi alle spalle\ndi chi la sorregge e la guida ;\nma il pianto no, quest'oggi\nbisogna lavorare.\nOh, ciascuno che è nato\nvenga predestinato a riscattare,\ndalle tombe insaziate,\nvite che si dibattono e vogliono sorvivere ;\nl'amore ci sfavilli dalla faccia,\ncome il sole, e la indora ; .\nquesta è l'ora suprema\ndi sapere morire e rinascere.\nOperiam s<>lla Terra,\nsul ferro che sprizza al martello scintille,\nsulla pietra scheggiata allo scarpello,\noperiam sulla Patria\nEd il sangue versato ?\nFluttuai! sulle acropoli gonfaloni scarlatti ;\nchi accorge sulla porpora\nmacchie eh sangue umano?\nConvien che ognuno si ri accia Iddio;\negli, che dà sè stesso in redenzione,\nnon riconduca 1 oblio, ma l'azione.\nStirpe grande dJ Italia,\ninesausto tesoro ;\nFratelli, operiamo: al lavoro!\n\nGian Pietro Lucini."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1909-02-01-c044", "article_bluemountain": "bmtnaai_1909-02_01#c044", "volume": "bmtnaai_1909-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "39", "page_fin": "39", "image_debut": 41, "image_fin": 41, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.2.16", "titre_corps": "A L'IDEA NUOVA", "titre_sommaire": "A L'IDEA NUOVA", "signature_source": "Federico De Maria", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 41, "page_imprimee": "39", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.41", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 731, "texte": "A L'IDEA NUOVA\nFederico De Maria.\nO mio santo pensiero, perdona se ancora una sosta\ninutile mi tenne sospeso nel cammino mio;\nperdonami qualche momento di dubbio, il desio\ndi farmi udir, la vana fatica che a Yanima ho imposta.\nSian questi versi come la mia ghirlanda d'addio\nun po' vana, di fiori dei vecchi verzieri composta;\ncome un peso ch'io gitto per liberar la nascosta\nidea che dentro il cuore mi batte chiedendo l'avvio.\nIdea che, s'io riguardo nel mio Desiderio, m'appare\ncome un luminoso, sanguigno e terribile mare:\ne il cuor trema talora di giungerne i porti lontani.\nMa — Volontà — squarciata l'ultima nube, domani\nio risorgerò forse, recando — fiaccola o stella —\na gli uomini una luce di rivelazione novella."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1909-02-01-c045", "article_bluemountain": "bmtnaai_1909-02_01#c045", "volume": "bmtnaai_1909-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "39", "page_fin": "39", "image_debut": 41, "image_fin": 41, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.2.17", "titre_corps": "SERA D'URAGANO", "titre_sommaire": "SERA D'URAGANO", "signature_source": "Paolo Buzzi", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 41, "page_imprimee": "39", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.41", "debut_caractere": 733, "fin_caractere_exclue": 1793, "texte": "SERA D'URAGANO\nPaolo Buzzi\nIl cielo é nero fumo che voltola, sfiocca, imperversa\ncome a un fiato d'incendio. Corron ruote di cenere\nper l'infinito campo : gorghi d'ocra e di fuliggine\nsi riproducono e ripercotono. Tutto fugge come a un gran fosco mare.\nLe case impallidiscono di spasimi su le montagne,\nmostrano i mille occhi da le palpebre chiuse. I lampi sono rosei\ncome i filari efimeri de le gambe a le ballerine\nin passo di finale.\nLe folgori son come bisce verdi o violette.\nSpesso han vene di sangue a capo, a coda.\nSparve la scena de' monti lontani.\nI monti attigui sono i lontani. S'opaca la distanza.\nEccoli dispariti.\nUna dolomia, sola, il chiaro picco mantiene\nalto, in un canto de la nerezza, teso.\nPiovon tutte le acque, a gocce, a schegge, a frecce, a micce arse di fuoco.\nGli uccelli fuggono gli occhi accesi dei gatti saliti su le piante :\ni gatti fuggono le spire di bragia de le folgori :\nle foglie degli alberi tremano per l'Universo.\nIo m'abbandono a tutti i fiumi oscuri di me stesso che straripano.\nVINCITORE DEL I CONCORSO DI u POESIA „"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1909-02-01-c046", "article_bluemountain": "bmtnaai_1909-02_01#c046", "volume": "bmtnaai_1909-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "40", "page_fin": "40", "image_debut": 42, "image_fin": 42, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.2.18", "titre_corps": "Da le \"RANOCCHIE TURCHINE\" : DANZA DEL VENTRE", "titre_sommaire": "Da le \"RANOCCHIE TURCHINE\" : DANZA DEL VENTRE", "signature_source": "Enrico Cavacchioli", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 42, "page_imprimee": "40", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.42", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 1936, "texte": "Da le “RANOCCHIE TURCHINE„\nDANZA DEL VENTRE\nEnrico Cavacchioli.\nFemmine ignude con pupille immonde\navidamente saltano un trescone,\ne lor mammelle sitibonde e prone\nsgonfian sul petto flaccide e profonde.\nScattano torsi e ventri si ripiegano :\ncoppe sanguigne in nudità di latte.\nSotto le ascelle la cesarie sbatte\ne le pupille in mar d'ansie s'annegano.\nIl desiderio sminuetta addosso,\nride, saltella, guizza e non addenta ;\nvigila e ringhia, lascia e poi s'avventa\ncon un urlo bramoso di molosso.\nOscenamente si avviticchia e morde\nle carni, e le martella, e le ritorce;\nanime e braccia fuman come torce;\nsi tendon seni e succhian bocche ingorde.\nStrani tintinni orchestra a scrosci il sangue,\npassano fasce rosse sopra agli occhi\ne sembra a un tratto, o sogno, che trabocchi\ntutta la vita dalla vulva esangue.\nIL GIUOCATORE EBBRO\nBisbiglia: — Bevi, cane di taverna!\nTutto l'azzurro sembra più turchino;\nora le stelle in cielo smeraldino\ndormono: a loro il sol fa da lucerna. —\nL'uomo compiace quella voce interna,\ne beve e grida, e canta ebbro di vino.\nCantano le campane anche al mattino\nperdute nella giovinezza eterna.\nTracanna ancora, livido, e sghignazza.\nGiuoca la fame. Ride, ebete, ignaro.\nE, cieco, a un tratto, trema, e si recide\nla mano, che non ha più rame, e ride\nmentre irritato dalla luce pazza\nla getta nel piattello del denaro!\nLA FORCA\nO forca, aperta come una finestra\ndell'ombra, in tuo silenzio ecco m'affaccio !\nUn prete passa. Gesù Cristo ha in braccio.\nUna campana dondola maldestra.\nOr sento il collo che mi si sbalestra\ne irrigidisce al taglio del tuo laccio;\nmi divincolo, grido e non discaccio\nquest'angoscia mortai che m'incapestra.\nGli occhi schizzan dalle orbite sanguigne,\ne vedon sotto a me livide, ingorde,\nle case accoccolarsi in loro frotte;\nmentre le stelle arrazzano rossigne,\ne la Morte che sa, falcia le corde\ne mi sprofonda nel cuor della notte.\nVINCITORE DEL II CONCORSO DI \" POESIA „"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1909-02-01-c047", "article_bluemountain": "bmtnaai_1909-02_01#c047", "volume": "bmtnaai_1909-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "41", "page_fin": "41", "image_debut": 43, "image_fin": 43, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.2.19", "titre_corps": "APOCALISSE", "titre_sommaire": "APOCALISSE", "signature_source": "Libero Altomare", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 43, "page_imprimee": "41", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.43", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 992, "texte": "APOCALISSE\nLibero Altomare.\n« Au fona! de l'Inconnu pour trover le Nouveau »\nCH. BADDELAIKE.\nPER F. T. MARINETTI\nFilibustieri del Tempo, corriamo\nall'arrembaggio sotto le nubi sanguinolente\ndella Fatica demente !...\nPierrots sdrucciolevoli, ansiamo\ncome dynamo.\nAcrobati stellari,\ndanziamo sul filo d'oro falso\ndel millenario lavoro terrestre.\nOh gnomi dalle ispide barbe gialle\nvi opprimeremo di un rupestre\nsogno millenario.\nTemplario distruttore\nche aizza le polpute cavalle\nin foja,\ncontro la Noja.\n— Pende il nembo\ncome spada di Damocle a sghembo\nsui Vulcani\ngonfi di dyonisyaco furore.\nEd ecco il Distruttore\nsi avanza\ncon la ganza incestuosa,\namante briosa\ndel boja adulterino.\nE gittano all'aria la coltre\ndel Sogno e del Silenzio\nche gravava sui Mondi malati.\n— Rinnovate! Rinnovate!... —\ngridano i Secoli strozzati\nnel nascere....\na la volontà che accende la mina.\nL'Avvenire in fasce d'assenzio\nsbadiglia un sorriso perverso :\n— Chi raccoglierà le scorie\ndell' Universo?..."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1909-02-01-c048", "article_bluemountain": "bmtnaai_1909-02_01#c048", "volume": "bmtnaai_1909-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "42", "page_fin": "42", "image_debut": 44, "image_fin": 44, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.2.20", "titre_corps": "RÊVE ROUGE", "titre_sommaire": "RÊVE ROUGE", "signature_source": "Hélène Vacaresco", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 44, "page_imprimee": "42", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.44", "debut_caractere": 10, "fin_caractere_exclue": 534, "texte": "RÊVE ROUGE\nHélène Vacaresco.\nL'albanais pale à la ceinture rouge ;\nUn grand portique ; un tendre soir roumain ;\nDans la cour rose un puits verdi qui bouge\nLa perche haute 011 brille le carmin.\nAu loin le bruit des violons en fièvre ;\nEt 1' homme joue avec son couteau fin.\nLe fourreau vert soyeux comme une lèvre,\nL'air du couchant léger comme une main,\nLui font revoir le meurtre qui l'enivre,\nLa femme en sang et l'acier dans sa chair....\nEt sur le ciel d'airain, d'ambre et de cuivre\nL'albanais pale et brun baise le fer."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1909-02-01-c049", "article_bluemountain": "bmtnaai_1909-02_01#c049", "volume": "bmtnaai_1909-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "43", "page_fin": "43", "image_debut": 45, "image_fin": 45, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.2.21", "titre_corps": "POÈME DANS LA ROSÉE", "titre_sommaire": "POÈME DANS LA ROSÉE", "signature_source": "Jacques d'Adelswärd=Fersen", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 45, "page_imprimee": "43", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.45", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 1327, "texte": "POÈME DANS LA ROSÉE\nDans ce calme matutinal où trembleraient des flutes\naux doigts virgiliens des bergers,\ntu reposes, ile de silence et d'or rose,\n6 Capri,\nparmi tes ombres aériennes,\nsur les genoux limpides de la mer.\nAu port qui rit, du seuil des vagues,\nles barques — pareilles à des palombes frèles —\ndorment avec la tète sous leurs ailes,\nla proue baignée par l'eau peureuse....\nUn marin chante quelque part\nla Tarentelle....\nDu village en clair de lune,\ndes pergolas fraìches et des rochers\nvient un parfum sucré de figues et de treiiles ;\nc'est le naif moment humide où tu t'éveilles\nsvelte et ruisselant de jeunesse\ncomme un joueur de lyre!\nTends-moi les bras, petite esclave\ndont les yeux rieurs ont contenu ma vie!\nTu sais que mon coeur tremble au glai'eul de tes lèvresL.\nje veux presser, cornine aux vendanges,\nta chevelure de mures noires\net ton corps clair.\nVoici qu'avec un friselis soyeux,\ntes pieds cambrés glissent sur le marbré :\nTe voilà au jardin, plus jeune que n'est un dieu\ndans l'aurore et dans la >rosée!\nEt tu danses sur\nle profil du ciel bleu....\nJusqu'à T instant où pale et comme ivre de joie\ntu tendras tes poignets à mon rauque baiser,\ntes poignets et tes paumes un peu moites,\nton ventre duveté et tes hanches étroites\nqui on effeuillé sur leur amphore\ntoutes les roses de TrimalcionL."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1909-02-01-c050", "article_bluemountain": "bmtnaai_1909-02_01#c050", "volume": "bmtnaai_1909-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "43", "page_fin": "43", "image_debut": 45, "image_fin": 45, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.2.22", "titre_corps": "MEDIANOCHE", "titre_sommaire": "MEDIANOCHE", "signature_source": "Jacques d'Adelswärd=Fersen", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 45, "page_imprimee": "43", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.45", "debut_caractere": 1329, "fin_caractere_exclue": 2349, "texte": "MEDIANOCHE\nJacques d'Adelswärd=Fersen.\nJ'ai compris combien je t'aimais en voyant la nuitlunaire...\nSon reflet qui tremblait sur la mer\nsemblait couvrir de diamants\nune poitrine qui respire,\net que l'ori n'étreindra jamais,...\nCe reflet qui tremblait sur la mer\n— Floraison pale du nocturne cimetière —\nsemblait aussi des lys de larmes, des nacres mortes,\ntoutes les jeunesses effeuillées\nd'un doux cadavre qu'on emporte!...\nOn aurait dit enfin quelque sente mystérieuse,\nle chemin des destinées\nqui prennent envol dans la lumière.\nla route vers les terres promises, vers les chimères\nirréalisées comme notre Amour!\nCependant, les rocs derrière nous, les rocs\ndressés à Thorizon implacable,\nnous heurtaient tels que la vie brutale et la réalité!..«\nNous ne verrons plus ces lueurs éteintes,\nni ces paradis introuvables....\nCar ces beaux corps frémissants d'eau,\nces gerbes d'éphémères pétales\nce chemin nostalgique et sans personne,\nce clair de lune qui coule et tremble,\naspirent — tei mon coeur — au delà du désir!...."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1909-02-01-c051", "article_bluemountain": "bmtnaai_1909-02_01#c051", "volume": "bmtnaai_1909-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "44", "page_fin": "44", "image_debut": 46, "image_fin": 46, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.2.23", "titre_corps": "LES MAIΝS", "titre_sommaire": "LES MAIΝS", "signature_source": "Georges Périn", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 46, "page_imprimee": "44", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.46", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 2448, "texte": "LES MAIΝS\nGeorges Périn.\nÀ CARLES VILDRAC.\nUn bel été, si calme et pur, nous fut donne,\nQue plus harmonieux vont nos pas dans l'automne.\nTout reste illuminé d'une ardeur forte et sobre\nEt voici qu'au jardin, ce dimanche d'octobre,\nL air a gardé le gout d'une oeuvre de santé.\nSplendeur des dahlias ou s'enclot le bassin !\nJeux d'enfants dont le rythme en mes yeux se balancc!\nSincère envolement de petits bras qui lancent\nLeur naissante vigueur vers de plus clairs destins,\nVous qui ne savez pas la rancoeur grandissante\nDe mon ètre, tandis qu'appuyé là je pense\nAu recommencement des gestes faux demain !\nSouple beauté de ce dimanche, qu'ont tissée\nTant de travaux, d'efifbrts, de rythmes, de pensées !\nIguorez. ignorez ce qui fait qu'à cette heure\nParmi votre éclat qui palpite je demeure\nA regarder, penché sur la rampe, mes mains !...\nOh ! peut-ètre déjà le long de la terrasse\nL'inconscient aveu aujourd'hui s'est posé\nDe mains pareillement infécondes et lasses ;\nEt peut-ètre elles s'approchèrent tour à tour\nDivaguantes encor d'avoir accompagné\nLa vieille semaine et son branlement de jours ?\nOh ! hantise et remords d'une tàche de vide !\nQu'est-ce, ce coeur qui bat, ce cerveau, dites, dites ?\nCes pas sonnant sous l'azur, e l'ambition\nDe ces yeux qui cherchaient des tours à l'horizon,\n— Si posent là, réel, leur misérable exemple\nToutes ces mains sans joie, en ligne, sur la rampe ?\nOh ! combien sommes-nous qui ne les pouvons suivre\nD' un élan de l'esprit assez heureux et clair,\n— Ce moment — tous les petits bras battant dans l'air,\nEt qui songeons aux mains que nul temps ne délivre\nDe l'inutilité lourde comme les fers ?\nPar l'allée au genie ardent et bourdonnant,\nFont la cueillette d'avenir — allant, venant,\nAttendant les destins — ces doux gestes d'enfants....\nMais nos mains ! mais nos mains, elles n'ont pas le temps!\nCar leur tiédeur vivante est faible ; et les jours passent,\nEt le possible éclat s'éloigne de nos faces,\nQu'un jour, en s'en allant comme de jeunes sources,\nY auraient reflété nos mains fières et douces....\n— O jeux qui tournez dans les fleurs ! O vaste éclat\nQui les vouliez — mes pauvres mains — illuminées,\nNoyez-les dans Tinstant trop beau, dans tout cela,\nNoyez-les plutót d'or vivant — ces condamnées !\nEt laissez mes regards les fuir en ce beau jour,\nPour qu'ilspuissentdu moins monterdans un grand trouble\nEt peut-étre évoquer au sommet de la tour,\nS'agitant vers le ciel, des paumes délivrées"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1909-02-01-c052", "article_bluemountain": "bmtnaai_1909-02_01#c052", "volume": "bmtnaai_1909-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "45", "page_fin": "45", "image_debut": 47, "image_fin": 47, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.2.24", "titre_corps": "Mon cœur est un ciel lourd...", "titre_sommaire": "Mon cœur est un ciel lourd...", "signature_source": "Cécile Périn", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 47, "page_imprimee": "45", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.47", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 1377, "texte": "Mon cœur est un ciel lourd...\nCécile Périn.\nMoti coeur est un ciel lourd d'orage 011 la tempète\nEploie immensément ses deux ailes de plomb,\nEt ne s'abat jamais, et semble toujours prète\nA fondre, éblouissante, en l'espace profond.\nJ'étoufFe ! Oh ! ce cou verde écrasant sur ma tè te !\nCe brasier sombre ou le vent meurt sans un frisson!\nLa terre sous mes pas semble craquer et quète\nUn peu d'ombre, un peu d'eau... Ou refratchir mon front?\nJ'ai p]ongé mon visage au fleuve, et j'y retrouve\nLe plomb de Fair et la torpeur de l'air brulant.\nN'éclateras-tu pas, orage ardent qui couves\nDans mon coeur accablé, depuis un si long temps ?\nN'éclateras-tu pas? Toute ma chair t'appelle.\nIvre-mort le soleil a coulé dans mon sang.\nDans un fracas sacre, dans un voi d'étincelles,\nOuvre Técluse d'or de tes doigts ruisselants:\nLes fauves passions aux gestes frénétiques,\nDebout dans le réfuge ébloui de mon coeur,\nVont dénouer leurs chevelures électriques,\nEt je crierai de joie aigué et de douleur.\nQu'importe ! Que l'orage exaspéré massacre\nTout ce qui fut jadis ma joie et mon orgueil,\nEt que la foudre de son baiser bleu consacre\nL'arbre qui se dressait, magnifique, à mon seuil,\nQue l'espoir clair des nids s'écrase sur la terre,\nQue le fleuve déborde en noyant les chemins,\nQue flambent les moissons, que croule le tonnerre,\n— Mais que le ciel devienne enfin pur et serein !"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1909-02-01-c053", "article_bluemountain": "bmtnaai_1909-02_01#c053", "volume": "bmtnaai_1909-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "45", "page_fin": "45", "image_debut": 47, "image_fin": 47, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.2.25", "titre_corps": "VIRGO PURISSIMA : A LA FRANCE", "titre_sommaire": "VIRGO PURISSIMA : A LA FRANCE", "signature_source": "Philéas Lebesgue", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 47, "page_imprimee": "45", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.47", "debut_caractere": 1379, "fin_caractere_exclue": 2403, "texte": "VIRGO PURISSIMA\nPhiléas Lebesgue.\nA LA FRANCE\nTandis que complaisante et lointaine, presque étrangère,\nTu te livres à leurs caresses,\nComme une reine et comme une catin tout à la fois,\nTandis que leurs gestes vicieux\nS'efforcent d'éveiller en toi, ó Vierge,\nL'impossible volupté,\nJe contemple tes yeux, tes beaux yeux d'immortelle,\nAfin d y découvrir ton àme!\nQue mimporte ton corps qu'ils ne peuvent mème pas souiller;\nQue m'importent les chants obscénes,\nEt la fausse ivresse qui les pàme?\nTu ne saurais fremir sous leur baiser!\nMais en moi, qui n'ai pas souci de te prendre,\nje sens pénétrer tout doucement\nQuelque chose de divin, quelquechose quidépasse le songe.\nEt qui émane de ta vie, de ton tourment, de ta beauté,\nComme d'une fleur sauvage l'odeur profonde,\nEt je pleure.\nJe voudrais te donner mon sang:\nCela vaudrait mieux que des cris, des chants ou des psaumes;\nMais je suis si humble\nEt pour t'offrir mon coeur, je ne sais comment;\nCar tu acceptes les caresses\nDe tant de faux amants qui ne croient pas en Toi !"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1909-02-01-c054", "article_bluemountain": "bmtnaai_1909-02_01#c054", "volume": "bmtnaai_1909-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "46", "page_fin": "46", "image_debut": 48, "image_fin": 48, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.2.26", "titre_corps": "A mia figlia Renata perugina", "titre_sommaire": "A mia figlia Renata perugina", "signature_source": "Nicola Marchese", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 48, "page_imprimee": "46", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.48", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 2137, "texte": "A mia figlia Renata perugina\nNicola Marchese.\nPerchè Davide di Domenichino,\nperchè san Giorgio in te di Donatello\nrinacquero, fratelli al tuo fratello,\nio ti chiamai col bel nome angioino.\nNè odoroso cosi nè così fresco\nmai, come il fior del tuo nome regale,\nalla stagion sua grande, il madrigale\nsulla bocca fiori di re Francesco.\nMa gl'ignari e i sereni occhi tu sgrani;\nride l'aurora tua della parola\nvespertina che oscura i versi miei ;\ned io nel riso tuo sento il domani\nrider dell'arte che falli. Tu sola\nla mia posterità, sola tu sei.\nOdi, o tu che biancheggi unico fiore,\nnella notte del cuor, come un ligustro ;\ntu che sei, nell'albor del primo lustro,\nal cuor vecchio e non lasso ultimo amore.\nChiare così come le luci chiare\nche per quegli occhi parlano del sole,\nparole io d'arte, io vo' d'amor parole,\nchiare che tu le intenda, oggi parlare.\nIo ti dirò che là Tor degli Sciri,\nlà dove tu vagisti, alto alla luna\nfavoleggia di Braccio e di sue bande.\nChe l'Umbria di smeraldi e di zaffiri\nornò la povertà della tua cuna,\nche Pier Vannucci fu vicin tuo grande.\nE ti dirò che là, dove s'inarca\nPorta San Luca, Cesarin Roscetto\nla chiesa architettò come un sonetto,\npuro come un sonetto del Petrarca.\nEntriamo : è del disio Torà di miele ;\ne tu, T ignara del peccato, piega,\nsenza gravarlo, il tuo ginocchio, e prega\ntu, che sorella sei di Gabriele.\nAve, o piena di grazia, ave Maria ;\n0 madre, che mi dici unica il cuore\nmuto, il cuor muto della madre mia.\nTu, Teletta che hai teco Iddio Signore,\nsei benedetta in fra le donne, e sia :\ntu che il frutto maturi e che sei fiore.\nNo, del sognar mio vano io non vergogno ;\nanzi, la man che i riccioli ti sfiocca\nseminare a te vuol fra ciocca e ciocca,\nper il tuo pane, i chicchi aurei del sogno.\nEd il tuo cuore eleggasi origliere\ndall'assiduo tepore il cuor paterno:\neleggansi origliere il cuor del verno\n1 sogni di tue cinque primavere.\nE, se l'ultima notte a me consenta\nch'io non veda il tuo bel maggio sfiorire,\npieni del tuo riflesso a me bendare\nlascia tu gli occhi; e che, dormendo, io senta\ntutte del maggio tuo le rose aulire,\ntutti i nidi del tuo maggio cantare."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1909-02-01-c055", "article_bluemountain": "bmtnaai_1909-02_01#c055", "volume": "bmtnaai_1909-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "47", "page_fin": "47", "image_debut": 49, "image_fin": 49, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.2.27", "titre_corps": "A mia figlia Lidia romana", "titre_sommaire": "A mia figlia Lidia romana", "signature_source": "Nicola Marchese", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 49, "page_imprimee": "47", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.49", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 1604, "texte": "A mia figlia Lidia romana\nNicola Marchese.\nLidia, sapessi tu qual nel tuo nome\nalbeggia venustà paria di forme ;\nquale, mentre che tu dormi, ti dorme\naurora del di greco entro le chiome.\nLidia, sapessi tu quali ad Orazio\nstrali ed a Giosuè saettò strali\nl'arco del ciglio tuo ; sapessi quali\nlampi die* Telmo tuo d'oro e topazio.\nFior della strofe, onor gemmeo dell'ode,\nil tuo nome odorò, fulse; nè ornai\nrosa odora cosi, gemma non brilla.\nE, d'effluvio e di luce avido, gode\ntutti il cuor per la tua bocca i rosai,\ntutti i zaffiri per la tua pupilla.\nTu vivesti altra volta; ed il maroso\nche la statua rendea d'Anzio negl'idi\nfausti, in essa, rapita ad altri lidi,\nil ritratto rendea dolce e pensoso,\nil ritratto in cui l'omero il chitone\nti veste e il pie' lo zoccolo t allaccia :\ndolce così che a te d'ogni bonaccia\ndebitor fu il Tirreno e fu Nerone.\nOr l'anima, che di tutti i dolori\nsà zanna ed unghia e sa rostro ed artiglio,\nin tua serenità bianca si queti,\nse promesse pur tarde a me di albori\neffondansi dal tuo marmoreo ciglio,\nse per te m'abbian caro i tuoi poeti.\nCh io sogni per la tua chioma di mirra\nl'aprii breve di Ofelia auricrinita;\ne ch'io beva, ne' tuoi di Margherita\ni capelli baciando, estasi e birra.\nLa corolla mi sii tu dello svevo\nfiore la qual fu capo a Corradino ;\na me odora nell'ultimo cammino\ndi quante hanno ginestre Agro e Vesevo.\nAccendersi vegga io del tuo profilo\nil sol d'una medaglia, e ne' verzieri\nrifiorire a quel sole il fior di Milo.\nIo vegga, per virtù del crin tuo sauro,\nal trionfo anelar quattro destrieri,\nfrondeggiar nel romano oro il mio lauro."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1909-02-01-c056", "article_bluemountain": "bmtnaai_1909-02_01#c056", "volume": "bmtnaai_1909-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "48", "page_fin": "48", "image_debut": 50, "image_fin": 50, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.2.28", "titre_corps": "LA MORTE DELLA TERRA", "titre_sommaire": "LA MORTE DELLA TERRA", "signature_source": "Alfredo Baccelli", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 50, "page_imprimee": "48", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.50", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 1195, "texte": "LA MORTE DELLA TERRA\nAlfredo Baccelli.\nI.\nAddio feconde, trionfanti aurore,\nFresche fontane, imbalsamati cespi,\nStormir di selve, mormorar di venti\nEd inni di viventi !\nAddio trilli d'allodole e falcate\nFughe di rondinelle in biondi cieli !\nUmana gloria, vasta orma di Dio,\nA te per sempre addio!\nSull'arido piano di scheletri\nCoperto e d'immense ruine\nLa luce spettrale s'indugia\nDel sole che muore,\nSommerso nel livido algore.\nSmeraldo nel cielo diafano,\nDeserto d'alati e di nubi:\nImmobile, gelido, gemmeo.\nLa tiepida vita\nPer sempre, per sempre è fuggita.\nII.\nPallido a mezza notte dal cielo senza vento\nDiscese un raggio di cinerea luna\nIn fondo al vitreo mare,\nE apparve un mondo spento.\nFori, colonne ed archi sotto l'equoreo velo\nGiacean sepolti in candida ruina,\nCol poema di gloria\nChe cantarono al cielo.\nColà fu Roma, triplice madre d'imperi e donna\nD'innumerate genti, in tre pensieri.\nOr negli abissi giace\nNé più mai si dissonna.\nPassò lunga di secoli un'alata coorte,\nFu mar la terra e fu la terra mare:\nFioca vanì Y Istoria\nE s'accampò la Morte,\nOra il fulgente nome chi sa? Nel nulla sparve,\nE al nulla torna ornai tutta la Terra,\nChe la morente Luna\nRipopola di larve."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1909-02-01-c057", "article_bluemountain": "bmtnaai_1909-02_01#c057", "volume": "bmtnaai_1909-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "49", "page_fin": "49", "image_debut": 51, "image_fin": 51, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.2.29", "titre_corps": "SANTA MARIA DEI CATALANI : (MESSINA)", "titre_sommaire": "SANTA MARIA DEI CATALANI : (MESSINA)", "signature_source": "Guido Menasci", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 51, "page_imprimee": "49", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.51", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 1983, "texte": "SANTA MARIA DEI CATALANI\nGuido Menasci.\n(MESSINA)\nForse su '1 bianco cimitero immenso\nche il mar flagella disperatamente\nancora s'erge la vetusta chiesa\ndei Catalani....\n.... E la marina sorrideva, tutta\npalpiti d'onde, palpiti di luce,\ne la voce s'udìa delle sirene\ndi tra le spume,\nquando, pensosi del divino Ulisse,\ninnalzavano i Greci al Dio del Mare\nqueste colonne per placar del Nume\nPira superba.\nMa si tingeva d'un color di fiamma\nfingendo forme d'oasi lontane\nl'opposta riva che nel lutto tace\ntra le ruine,\nquando il grido echeggiò del muezzino\ne sotto gli archi di tra le penombre\nsi prosternava il popolo silente\ndei Saraceni.\nLiete coorti d'angeli, le nove\nsperanze sollevarono un candore\nd'ali dischiuse su gli arbusti cupi\ndai frutti d'oro ;\nsovra il delubro, sovra la moschea\nsalda sorgeva la normanna chiesa\nil soave messaggio a celebrare\ndi Gabriele\nVia nelle brume delle età lontane\nsi disperdono i fior delle leggende\nnate dal gran desìo d'essere eterno\nche l'uom corrode\nNon indagate indarno tra le stelle\nla muta eternità che non v'ascolta.\nIn ogni istante che dilegua è il germe\nd'eterno bene.\nLa vita della specie, ecco l'eterno.\nIddio cercate in ogni volto umano.\nIn ogni umana lagrima tergete\npianto divino!\nIl grido di dolore ha superato\ntutte le terre, le montagne, i mari.\nChi non rudi? Chi non accorse al grido?\nChi, tra gli umani?\nL'ora fu sacra. Niuna così sacra\nvide il mortale mai come quest'ora.\nDa tutti i mari veleggiò la scolta\nverso quel grido;\ntacito, per la notte paurosa\navendo in core una segreta angoscia\nda tutti i mari si drizzò il pilota\nverso il dolore.\nDiede ogni terra il nuovo peregrino,\ncui la febbre rodea, rodea l'assillo\ndi giunger prima della morte all'arsa\ntomba dei vivi.\nNon mai, non mai discenderà l'oblìo\nsu la suprema stretta disperata,\nsovra lo sguardo che rivide il sole\ndopo il sepolcro.\nNon si rallenti il vincolo sublime!\nLe mani che si strinsero, fraterne,\nnon s'armino del ferro dei rivali\npiù su la terra!"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1909-02-01-c058", "article_bluemountain": "bmtnaai_1909-02_01#c058", "volume": "bmtnaai_1909-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "50", "page_fin": "51", "image_debut": 52, "image_fin": 53, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.2.30", "titre_corps": "DIE MUTTER : (LA MADRE)", "titre_sommaire": "DIE MUTTER : (LA MADRE)", "signature_source": "G. Pascoli ; Benno Geiger", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 52, "page_imprimee": "50", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.52", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 3946, "texte": "DIE MUTTER\n\n(LA MADRE)\nO wie so trunken Glaukos sich vergessend\ndie hehre Mutter schlug! Doch war der Mutter\nes nicht gegeben mit gelassnem Antlitz\nin Schmerz und Demut jenen Schlag zu tragen,\nzumai ihr Herz von solcher Qual verwundet\nin Stiicke brach - dass sie dran sterben musste.\nUnd allsogleich erschien - ihr guter Dàmon\nund schheller noch denn einer Mutter letzter\nGedanke nahm er die gelinde Seele\nmit sich herauf und brachte sie von hinnen\nund tauchte sie des òftern in den Lethe.\nUnd redete: \"So mògest du vergessen,\ndie du zu viel, betrùbte Seele, littest! ,,\nUnd liess zu Hàupten sie der Erde nieder,\nallwo mehr Licht, mehr Schòne wohnt, mehr Gottheit:\nin dem Elysium, von wannen niemals\ndie Seele kehrt ihr Leben zu beweinen.\nDoch in den Kern der dunklen Erde sfurzte\nder Sohn, in einen Abgrund, unterirdisch :\nuni so viel tief herab als hoch die Sterne\ndes Himmels iiber seinem Grabe schienen.\nIm Finstern ward er von dem Uebermasse\ndes Wassers umgeworfen, das inmitten\nvon einem unbegrenzten Abgrund gurgelt\nund wàhrend sich der Erdball weiter fortschwingt\nda drinnen flutet und die starken Wànde\nbestùrmt und mit Gewaltsamkeit zuriickschlàgt.\nUnd unaufhòrlich ward des Glaukos Seele\nvom dunklen Wasser bald auf glatte Klippen\nheraufgeschleudert bald herabgerissen.\nUnd keine Sonne, blos ein dumpfes Dròhnen,\ngedankenlos, und der Verlauf undendlich!\nAls eine Woge sich mit einem Seufzer\nin einen Spalt ergoss, und er kopfiiber\nin das Geschàum hinunterglitt von einem\nverdeckt und nàchtig reissenden Gefàlle.\nUnd ein verdecktes allgemeines Weinen\nverhallte dort, ein Weinen nach dem Tode,\nach, so vergeblich, dass an ali den Trànen\nnur noch die nackten Regenwiirmer schliirften!\nUnd Acheron, der Strom des dunklen Schmerzes,\nliess ihn im Sumpfe seiner Mundung nieder,\nwo sich in Flut und Ebbe die vom Tode\ngepriiften Seelen aufzuhalten pflegen,\ndie dermaleinst zum Leben wiederkehren\nwenn sich nach ihnen das Geschick erkundigt.\nUnd Glaukos sah die sehnsuchtsvollen Seelen\nim Schlamm gelagert, an den Strand gestossen;\nund es schrie Glaukos laut und rief die Mutter:\n\"Durch mich gekrànkte du, durch mich verletzte,\ndurch mich betrùbte Mutter, ich erreiche \"\ndich, Mutter, endlich auf dem Strom der Trànen!\nIch liess dich sterben, Miitterchen ! Gestorben\nbin ich nun auch und mehr noch als gestorben !\nIch weiss, ich schlug dich; doch du kannst nicht wissen\nmit welcher Wucht das Wasser auf das rauhe\nGestein des Abgrunds mich im Dunklen schleudre,\nzutiefst! O dass ich nie geboren wàre!\nVergib mir, Mutter, lass mich zu dir steigen,\nund as genùgt dein Wille, dass ich steige!\nOh! Ich will artig sein, far immer artig !\ndich nicht mehr schlagen...,. Miitterchen. die Welle\nreisst mich mit sich.... Vergib mir also, Mutter,\nich sinke fort, beeile dich.... einst warest\ndu giitiger! Dich hat der Tod veràndert! ,,\nDer Sohn bat also, da die dumpfe Brandiing\nihn aus dem Schlamme riss und ihn kopfuber\nin das Geschàum des Trànen fiusses tauchte,\nund seinerseits ergoss mit einem Seufzer\nder Strom sich in den Abgrund und im Ahgrund\nergriff ihn wieder der geheime Wirbel,\nund des Verruchten Seele ward vom Wasser\nherumgeschleudert und herabgerissen\nund hin und wieder auf den Stein gehauen.\nDoch die zu Hàupten heiter sass der Erde,\nallwo mehr Licht, mehr Schòne wohnt, mehr Gottheit,\nsie lehnte lieblich die gekrànkte Wange\nauf ihre flache Hand und liess vom Meere\nder blauen Luft sich wiegen, von dem leisen,\ndort oben leisesten Geràusch der Erde.\nAls sie mit einmal die gekrànkte Wange\nvon ihrer Hand erhob und uni sich schaute^\nbestiirzt. Und es erschien ihr guter Dàmon\nund redete : u So komm zum siissen Lethe,\nzu trinken, noch, du trankest nicht geniigend ! ,\nSo trank sie denn, doch tràufelten die Trànen\nzugleich ihr aus den Augen in die Wellen.\nUnd leise bog der Dàmon ihren Nacken,\nunmerklich leis und fliisterte: \" So trinke!\nSo trinke! Noch! Du trankest nicht geniigend!,,\nUnd folgsam trank sie, da die bittern Trànen"}, {"page_pdf": 53, "page_imprimee": "51", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.53", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 1458, "texte": "ihr immer bittrer in den Lethe fielen.\nVergebens sich die Mutter ein Vergessen\ndes Schmerzes trank und sie stand auf im Schluchzen\nund sprach \" Ich fuhle dass mein Son weint! Bringe\nmich hin zu ihm. ,, Was er ihr nicht versagte.\nweil Gòtter selbst vor Mutterherzen weichen.\nIhr Dàmom fùhrte sie, die veinend immer\nbis in den Kern der Erde stieg, zum Ufer\ndes Acherons. Und in dem Tang der Miindung\nverstrickte sie sich und im eklen Schlamme,\nzu jedem neuen Wasserschub hineilend\nwenn sie die Brandung unterirdisch rauschen\nund das Gejammer der verstorbnen Seelen\nauf schwarzen Fliissen, roten Flussen hòrte.\nUnd eine Woge schleuderte dort unten\nmit einem Seufzer Glaukos ins Gelàlle\ndes schwarzen Stromes reissend unterirdisch,\nda, wo verdeckt ein allgemeines Weinen\nim Sumpf erscholl, ein Weinen nach dem Tode.\nUnd es schrie Glaukos laut und rief die Mutter:\n\"O Mutter du, dich hat der Tod veràndert!\nIch liess dich weinen, Mutter, kleine Mutter,\nich liess dich sterben, ich, dein Sohn, dich sterben!,,\nDoch schrie die Mutter eher noch womòglich\ndeen er, im Schlamm, durch das Gebriill der Wogen:\n\" Du mein Geschópf, ich tat es nicht mit Absicht\ndir so zu sterben, so mit einem Male\nzu sterben... dir zu hehlen, dass es garnichts,\ndass es zum Spiel war.... komm herauf, verzeihe ! ,,\nUnd Glaukos stieg. Und Sohn und Mutter kamen\nalsdann vom Sumpf ein zweites Mal zur Erde\nherauf. Er Leids zu tun, sie Leid zu tragen.\n\nG. Pascoli.\nBenno Geiger, trad."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1909-02-01-c059", "article_bluemountain": "bmtnaai_1909-02_01#c059", "volume": "bmtnaai_1909-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "51", "page_fin": "51", "image_debut": 53, "image_fin": 53, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.2.31", "titre_corps": "O, HEART, BE STRONG!", "titre_sommaire": "O, HEART, BE STRONG!", "signature_source": "Fred. G. Bowles", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 53, "page_imprimee": "51", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.53", "debut_caractere": 1460, "fin_caractere_exclue": 2136, "texte": "O, HEART, BE STRONG!\nFred. G. Bowles.\nAwake! awake to ev'ry song\nThat brings the heart delight,\nFor life is short, and sleep is long,\nAnd day will close in night.\nThe harp that thrills, the voice that cheers,\nAre gifts for ev'ry day —\nO, rest thine eyes upon the hills,\nTill sorrow steals away.\nAwake ! awake to ev'ry joy,\nFor earth has many tears;\nThy guardian angel will destroy\nThy greatest doubts or fears.\nThe gift of life, the gift of love,\nAre thine for ev 'ry day,\nAnd ever shine the hills above —\nLet sorow steal away.\nAwake! awake! O, heart, be strong;\nKeep bright thy love, keep sweet thy song\nAnd thou shalt live, and thou shalt be\nBright as the stars of eternity."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1909-02-01-c060", "article_bluemountain": "bmtnaai_1909-02_01#c060", "volume": "bmtnaai_1909-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "52", "page_fin": "52", "image_debut": 54, "image_fin": 54, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.2.32", "titre_corps": "IL CONDORE", "titre_sommaire": "IL CONDORE", "signature_source": "Vincenzo Coronado ; Gilberto Beccarì", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 54, "page_imprimee": "52", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.54", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 1644, "texte": "IL CONDORE\nVincenzo Coronado\nGilberto Beccarì, trad.\ndall'ispano-americano.\nSulla rupe elevata\nche domina la valle\ne maestosa tra le nubi s'avventa,\nsta l'aquila dell'Ande,\nil superbo condór, re dello spazio,\ne calpesta la vetta eccelsa altero,\ne nella luce, dall'eterea reggia,\nl'infinito misura.\nSolleva il collo nudo\ne cresta e rostro adunco con baldanza,\ne con occhi di vivido fulgore\npenétra l'estensione e la pianura.\nPoi sbatte l'ali di potenza somma\ne si slancia a scalare il firmamento ;\ne divora lo spazio; impetuoso\nla piuma bruna aquilon gli rabbuffa.\nLascia addietro la nube,\nove si forma la folgore ed il tuono,\nruggisce e volteggiando oscilla, sale,\nascende le regioni del sereno.\nNè l'aria sublimata, nè la fiamma\ndell'astro incendiario — eterno fuoco\nche riscalda la terra —\npuò frenarne un istante la carriera.\nNulla trattien l'audacia sua, l'ardore:\nd'immensità, di luce ha bramosia,\ne luce e immensità gli porge il cielo,\ne del sole, al cratere drizza il volo.\nE già si libra ad un'altezza eccelsa,\nper i deserti dello spazio avanza\ne su nell'aria un lieve punto sembra,\nche l'occhio non discerne.\nUn alato battello meno ratto\nsolca l'onde del mare e si dilegua\nnelle brume lontane.\nGià il fuoco aspira della zona ardente\ne corona l'ardore l'albagia ;\nvede da presso i raggi rifulgenti,\nda cui è cinto il luminar dei giorno ;\nvede di sotto i mari in lotta eterna\ne da per tutto la voragin'erma.\nDominator di questa solitudine,\nRe d'ogni esser che lo spazio serra,\ngode l'azzurro per volare augusto,\ndi contro il sole ed ai suoi piè la terra.\nCotal s'innalza peregrino ingegno\ne alla gloria immortale s'apre il varco."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1909-02-01-c061", "article_bluemountain": "bmtnaai_1909-02_01#c061", "volume": "bmtnaai_1909-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "52", "page_fin": "52", "image_debut": 54, "image_fin": 54, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.2.33", "titre_corps": "NUBI D'OCCASO", "titre_sommaire": "NUBI D'OCCASO", "signature_source": "Miguel de Unamuno", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 54, "page_imprimee": "52", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.54", "debut_caractere": 1646, "fin_caractere_exclue": 3048, "texte": "NUBI D'OCCASO\nMiguel de Unamuno\nAl cader della sera e delle foglie,\nverso ponente, sulle lunghe ombre\nvagando, giva il sogno mio,\na perdersi del cielo tra le rosse\nnubi d'occaso.\nE al giaciglio del sol se ne volavano\ndisperse, come il sogno mio, le foglie.\n0 autunno, autunno di mia gloria, come\nla tua calma serena è malinconica,\nquando verso occidente, sul tramonto,\nva la ronda de' sogni, e sulla terra\ncosparge semi d'altri mondi ed ombre !\nE verso il sole occiduo s'ammucchiano\nle giallognole foglie\nche, verdi ieri ed attaccate all'albero,\n1 suoi raggi ne bevvero\ndalle cime ignorate, dello stesso\nsole assetate, ed anelanti\nla sola eterna sorte\nd'ardere del suo cuor nella fucina\nardente sempre.\nE là, cenere e fumo,\ndar alla terra ciò che d'essa sorte\ned alle nubi e al ciel l'azzurro,\ned ogni giorno sulle azzurre coste\nal sol che, lasso d'opra sua, si corca,\nasciugare il sudore d'oro fulgido,\nvital succo vermiglio.\nE voi pure, miei sogni,\ndeirarbor della vita fresche foglie,\nlascerete alla gleba il vostro cenere,\nche fu terra fangosa,\ne al sole eterno,\nnel tempio della gloria,\ndove oriente e occidente s'affratellano,\nin suprema vittoria renderete\nalfin l'anima intera,\nal suo fonte di vita.\nAl cader della sera e delle foglie,\ncome le foglie pallidi, i miei sogni\nsen vanno; accavallandosi com'onde:\nnel giaciglio del sole van cercando\nlibertà redentrice.\n(, Versione libera\ndi Gilberto"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1909-02-01-c062", "article_bluemountain": "bmtnaai_1909-02_01#c062", "volume": "bmtnaai_1909-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "53", "page_fin": "53", "image_debut": 55, "image_fin": 55, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.2.34", "titre_corps": "DEUX SONNETS DE JOHN KEATS", "titre_sommaire": "DEUX SONNETS DE JOHN KEATS", "signature_source": "John Keats ; Léon Bocquet", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 55, "page_imprimee": "53", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.55", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 1480, "texte": "DEUX SONNETS DE JOHN KEATS\nLéon Bocquet, trad.\nI.\nHeureuse est TAngleterre! Je pourrais ètre satisfait\nde ne voir d/autre verdure que la sienne;\nde ne sentir d'autres brises que celles qui soufflent\nà travers ses bois vigoureux, mèlées aux claires chansons.\nCependant, j'éprouve souvent une langueur\npour les cieux d'Italie et je souhaite au fond de moi, en soupirant,\nm'asseoir sur l'Alpe comme sur un tróne,\net oublier à peu près ce que le monde et les vivants se proposent\nHeureuse est l'Angleterre ! douces ses fìlles ingénues ;\nc'est assez de leur simple tendresse pour moi,\nc'est assez que leurs bras si blancs en silence m'étreignent !\nCependant souvent, j'ai été brulé du chaud désir de voir\ndes beautés au plus profond regard, d'entendre leurs chants\nde glisser avec elles sur les eaux de l'été.\nII.\nPour celui qui a été longtemps parqué dans la ville,\nil est doux de regarder le beau\net frane visage du ciel, de soupirer une prière\nvers le plein sourire du bleu firmament.\nPeut-on ètre heureux davantage, quand, le contentement au coeur\nlasse, on se plonge dans quelque agréable retraite\nd'onduleux gazon et qu'on lit une simple\net douce histoire d'amour et de langueur?\nOn retourne ebez soi, le soir, l'oreille\ncaptivée par le chant du rossignol, Toeil\nattentif à la course brillante des petits nuages qui appareillent.\nOn s'afflige que le jour si vite se soit\nsoir pareil à une larme furtive d'un ange,\nà une larme qui tombe à travers le pur espace silencieux."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1909-02-01-c063", "article_bluemountain": "bmtnaai_1909-02_01#c063", "volume": "bmtnaai_1909-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "54", "page_fin": "54", "image_debut": 56, "image_fin": 56, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.2.35", "titre_corps": "IL SUICIDIO D'UN'ARMATA : FRAMMENTO DI UNA TRADUZIONE DELLA \"CONQUÊTE DES ÉTOILES\"", "titre_sommaire": "IL SUICIDIO D'UN'ARMATA : FRAMMENTO DI UNA TRADUZIONE DELLA \"CONQUÊTE DES ÉTOILES\"", "signature_source": "F. T. Marinetti ; Elda Gianelli", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 56, "page_imprimee": "54", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.56", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 3117, "texte": "IL SUICIDIO D'UN'ARMATA\nF. T. Marinetti.\nElda Gianelli, trad.\nFRAMMENTO DI UNA TRADUZIONE DELLA \" CONQUÈTE DES ÉTOILES „\nLe gigantesche braccia entro gli abissi,\nil Mar Sovrano,\ncarponi, si chinò su l'orizzonte\na sorvegliar de le sue armate il moto.\nLibravasi altissima l'enorme lozanga\nde la sua faccia olivastra\nil cielo ingombrando, e la nera\nsua chioma torrenziale\ninondava lo Zenit.\nIn un gran riso pieno d'alterigia solare,\nil Mar Sovrano aperse la colossal sua bocca\nove la carneficina fumava del tramonto\ne gridò: Avanti!\nSubito lentamente s'avanzarono le Trombe,\ni lembi congiungendo\nde le loro tre file interminabili;\nformavan esse una vasta\ncircolar colonnata\nche andava richiudendosi\nsui condannati eserciti.\nO disperazione dei sacrificati squadroni!\nO spaventevol suicidio\nd'una intera armata, che lenta\ninanellarsi intorno a sè vedea\nla cintura mortale,\nla ronda veemente e mostruosa\nde le Trombe allineate!\nGli squadroni de l'Onde da ogni lato\nde l'orizzonte\nvolgean le briglie e convergeano al centro.\nImpazzava il galoppo fino alla frenesia.\nLe zampe lor convulsive picchiavano\nil suolo, in crescente precipitazione,\ncosì che i disfrenati\nzoccoli battevan la carica\nsui sonori tamburi dei terreni.\nTra lo sfregamento del vento infaticabile\nstringente a caso le omicide spazzole\ndi ferro, per strigliar, a grand'acquanel fango,\nfino al sangue i nervosi\nfianchi de l'Onde nitrenti.\nTra il fracasso tonante\ne la vertiginosa stridenza\nd'un milion di martelli su l'incudine,\ntutti gì' infuriati martelli d'un cantiere\na l'elettrizzante vigilia\nd'un combattimento navale.\nSi richiudeano i ranghi sempre,\ni cavalli l'un l'altro\nsi mordevan la groppa e la criniera.\nTra le fila de l'Onde il sol fuggiva\nsiccome l'acqua nera, un sol vetroso\ngiallastro e maciullato,\ntutto feltrato di vipere e d'erbe agitate,\ntutto di rossa bava inondato e di fiele.\nE talor la Cavalcata\nbattea la testa entro a pozze di sague.\nAd un tratto un abisso si scavò\ndavanti al primo rango, che sbuffò troppo tardi,\ngiù cadendo nel baratro sì come\nfalde d'una ruina, in un fracassamento\ndi zampe e di narici. La caduta\nfu ratta, e nondimeno\nsalì sul primo il secondo\nrango in tutta la sua prestezza, e su l'informe\nmucchio de Tonde schiacciate\naltri squadroni schiumanti\nprecipitaronsi, al cielo\nbrandite tutte le lor spade come\ndenti d'un colossal pettine d'oro.\nFile su file, in grandi soprassalti\nrutilanti di serpi prodigiosi !\nE le cavalle s'abbattean boccone\nrantolando. O sinistra divulsione d'armate !\nPoiché dietro, altre d'Onde\ncavallerie, lanciate a gran carriera,\nsentendosi perdute, s'impennarono\nin fino al cielo con terrificanti\ngiravolte su sè stesse. Scavavano\nmille zoccoli il vóto, a sbalzi,\ne mille rivulse narici\nsprizzavan sangue sotto le strappate\ndelle briglie. I pesanti cavalieri, crestuti\ndi fiamme, dimenavansi,\ngesticolavano, altissima-\nmente levati, le bocche scoppianti,\nsputando in un delirio la lor anima.\nLe cavalle sbandate, a dritta e a manca,\ngittavano di sella i cavalieri, drizzandosi\ngrondanti, rivestite de le loro criniere di neve,\nquali fantasmi velati di bruma,\nal chiaro di luna !"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1909-02-01-c064", "article_bluemountain": "bmtnaai_1909-02_01#c064", "volume": "bmtnaai_1909-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "55", "page_fin": "55", "image_debut": 57, "image_fin": 57, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.2.36", "titre_corps": "ARC-EN-CIEL", "titre_sommaire": "ARC-EN-CIEL", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 57, "page_imprimee": "55", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.57", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 930, "texte": "ARC-EN-CIEL\nA CLAUDINE DE LA TOUR\nLe temps est uni. De mouvement et d'éclat les\nrues abondent. — Il n'a pas più sur la ville — Les\nnuages n'essayent pas d'étouffer le jour — Il ne pleuvra\npas sur la ville...\n)' ai pleuré.. . Maintenant mes yeux sont secs. Je\nsoupire encore... Mon coeur tremble autant qu'un enfant\nperdu dans la nuit... Je ne sais plus pourquoi j'ai pleuré...\nMon coeur s'apaise autant qu'un enfant qui se re-\nfugie dans l'ombre douce .. 11 ne fait plus gris dans\nmon àme; il fait mauve comme à l'aurore...\nMon coeur s'anime autant qu'un enfant qui s'evade...\nEn moi surgissent l'amour, bleu comme la mer, la science,\nverte comme les cadavres, la volupté, jaune comme l'or,\nla gioire, rouge comme le feu...\nIl ne fait plus gris dans mon àme. je crois voir\nresplendir la joie. J'ai toutes les couleurs du spectre...\nLe crépuscule prend la ville ..\nJ'ai pleuré... Je ne soupire plus... Voici Tarc-en-ciel..."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1909-02-01-c065", "article_bluemountain": "bmtnaai_1909-02_01#c065", "volume": "bmtnaai_1909-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "55", "page_fin": "55", "image_debut": 57, "image_fin": 57, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.2.37", "titre_corps": "CROQUIS MATINAL", "titre_sommaire": "CROQUIS MATINAL", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 57, "page_imprimee": "55", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.57", "debut_caractere": 932, "fin_caractere_exclue": 1691, "texte": "CROQUIS MATINAL\nDes roses.... Des roses.... Il y a des océans de roses\ndans les gazons. Il y a des fleuves de roses dans les\nallées. Il y a des cascades de roses dans les massifs.\nC'est un déìuge de roses....\nDes papillons.... Il y a des nuages de papillons. Ils\nprennent l espace ensoleillé. C'est un vivant arc-en-ciel\nqui joue dans un vivant ciel bariolé.\nil y a des tourbillons de parfums. Il jaillit des mu-\nsiques d'allégresse : les mélodies des oiseaux, les refrains\ndes cigales e des grillons, les chants de la brise parmi\nles feuilles.\nCe matin, la terre a tout engendré dans une joie\nexubérante.\nLe matin, la terre est une bacchante gigantesque !...\nAh! il y a aussi des hommes. Ils ont les paupiéres\ngrosses, les yeux petits et des coeurs stériles."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1909-02-01-c066", "article_bluemountain": "bmtnaai_1909-02_01#c066", "volume": "bmtnaai_1909-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "55", "page_fin": "55", "image_debut": 57, "image_fin": 57, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.2.38", "titre_corps": "CROQUIS NOCTURNE", "titre_sommaire": "CROQUIS NOCTURNE", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 57, "page_imprimee": "55", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.57", "debut_caractere": 1693, "fin_caractere_exclue": 1893, "texte": "CROQUIS NOCTURNE\nIl n' y avait au ciel que du deuil\ntraìnant dans du sang...\nUne étoile apparut, petite,\ntrès lointaine...\nEt je me mis à prier l'étoile,\nToute pale, perdue dans le deuil et le sang..."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1909-02-01-c067", "article_bluemountain": "bmtnaai_1909-02_01#c067", "volume": "bmtnaai_1909-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "55", "page_fin": "55", "image_debut": 57, "image_fin": 57, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.2.39", "titre_corps": "ARMES", "titre_sommaire": "ARMES", "signature_source": "Charlette Adrianne", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 57, "page_imprimee": "55", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.57", "debut_caractere": 1895, "fin_caractere_exclue": 2629, "texte": "ARMES\nCharlette Adrianne.\nLe chat a des griffes ; mais l'oiseau a des ailes.\nLe richard a de l'or; mais le poète a des dettes.\nL'àne a de l'entétement ; mais son maitre a un fouet.\nL'homme modèle a de la raison ; mais Tivrogne a\ndes illusions.\nLe loup a des crocs ; mais le moiiton a de l'innocence.\nL'éditeur a des bénéfices; mais l'écrivain a du travail.\nLe serpent a du venin ; mais le journaliste a de la\nbave.\nLe sanglier a des défenses ; mais la femme a de la\n*\npitié.\nLa vierge folle a des amants; mais la vierge sage\na des bien-aimés.\nL'honnète épouse a des vertus en conserve ; mais\nla courtisane a des cceurs en réserve...\nEtc., etc.\nTout est donc pour le mieux sur notre terre, puis-\nque toutes les créatures ont des armes."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1909-02-01-c068", "article_bluemountain": "bmtnaai_1909-02_01#c068", "volume": "bmtnaai_1909-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "56", "page_fin": "57", "image_debut": 58, "image_fin": 59, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.2.40", "titre_corps": "LA NEMICA : (POEMA IN PROSA)", "titre_sommaire": "LA NEMICA : (POEMA IN PROSA)", "signature_source": "Mario Puccini", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 58, "page_imprimee": "56", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.58", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 3409, "texte": "LA NEMICA\n\n(POEMA IN PROSA)\nPER LA SIGNORA PIA BARTOCCI FONTANA.\nLa mia nemica è là. Stamane ha dei riflessi strani\ne degli scintillìi insoliti nelle sue cento chiome. Quella\nneve che giuoca col sole sulle rame gelate, quasi per\ncoprire al mio occhio investigatore il palpito di tanta\nvita nascosta, manda all'anima un sapore di placida dol-\ncezza. Mi diverto. Anche perchè la mia nemica, sotto la\ntirannia dell'autunno, non desta in me quell'ammirazione\ninconfessata, che pure le ho dovuta quando ogni sua\nbellezza aveva il potere dell' incantamento.\nPoiché se io odio la mia selva, sento di odiarla solo\nper l'odio che essa mi porta, non perchè a me non giunga\nil fremito della sua vasta vita e l'alito della sua potenza.\nEcco dunque perchè nel mio odio c'è lo stupore,\nquel vago stupore ammirativo che sanno destare nelle\npiccole anime silenziose lé forze gagliarde di natura.\nIo vivo qui in questa balza di monte, fuori dai\nsorrisi della vera vita : ma è qui eh' io discerno ed ascolto\ntutte le voci che mi amano e tutti i colloqui vergini delle\npiccole cose, cui gli uomini han negato l'anima e soffo-\ncata la vita. Ma anche qui, dove pure la ripercossa delle\namarezze e l'eco della giocondità non giunge, io mi di-\nbatto con l'odio e con l'amore, con tutte le avide necessità\ndel mio egoismo.\nr\nE vero che la mia lotta è fatta di prepotenza e\nquasi sempre di vittoria: poiché io non combatto gli\nuomini, ma tiranneggio e violento le forze inferiori che\na me son soggette; e non per capriccio insano io mi\nerigo sui trionfi della morte, ma per l'amore che mi preme\nl'anima di leggere e di vivere nell' infinito delle verginità\nignote.\nMa ogni odio è spento dall'amore, quando, come\noggi, io vedo la mia selva soffrire: poiché nel suo sof-\nfrire c'è aperta e visibile la paura del mio giogo e la\nconfessione della sua inferiorità.\nNon che essa ini creda despota degli elementi e\nsignore del sole e del cielo, ma la selva comprende —\ned io lo leggo nell'ondeggiare delle sue chiome — che\nquando io non ammiro il suo verde ed il tremolio della\nsua aulente bellezza, la mia potenza non è discussa:\ned oggi io son certo di essere temuto. La neve è solo\nrimasta qua e là sulle rame de' suoi alberi, come per\ndileggio : chè tutto all' intorno la montagna ride di sole,\ndi un sole che le era ignoto da tempo.\nMa il sole, con uno sforzo ultimo fugherà quel gelo\nche mi protegge ? Amerà egli ancora la mia selva di tutto\nl'ardore estivo ? Io non voglio temerlo, nè pensarlo : ho\nfiducia ancora nei vénti e nelle nuvole che su nell'alto\ndel monte cicaleggiano con le aquile :\n«Un po' di acqua», dicono le aquile: «dacci an-\ncora un po' di neve », sospirano gli aquilotti dai nidi :\n« fateci godere ancora la carezza diaccia del gelo », ur-\nlano i corvi famelici, lanciandosi verso le forre, dove la\nprima neve non ha finito di sciogliersi.\nRispondono le nubi : « Perchè tanta fretta vi scuote,\no compagne di solitudine? Verrà l'ora della dispensa\nlunga, non dubitate. E quell'ora non avrà il termine vi-\ncino, quell'ora vi sembrerà eterna. Siete proprio stanche\ndi sole? »\nE la selva, dal basso, unisce alla voce delle nuvole\nil suo rimprovero: «Voi piangete il sole e chiedete il\n>\nbianco riposo della neve: ma perchè, o aquile, quando\nil candore non vuol cessare e il sogno della luce vi tor-\nmenta, volate a me per cantare il gran coro della riscossa? »\nIl coro della primavera che giunge, segna il prin-"}, {"page_pdf": 59, "page_imprimee": "57", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.59", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 1716, "texte": "cipio del mio tormento. Non perchè io non senta nell'anima\nil fluido d'una nuova vita e il gagliardo tremore della\nbellezza che risorge : ma io mi tormento perchè la poesia\ndella selva riesce nuovamente a vincermi e ad attirarmi.\nIo sento che dovrò tornarvi. Nell'anima il gran de-\nsiderio rode e s'approfonda, come un verme eternamente\ninsazio che ha perduto ogni via di satollamento.\nEd essa è là, la nemica terribile, che sorride, ed\nattende; poiché nel suo tragico aspetto di stamani c'è in\napparenza rimpianto, ma il rimpianto nasconde un sorriso\nche è di scherno, che è di gioia repressa: essa attende\ne sa eh' io andrò e tornerò ancora a subire il suo fascino\nagghiacciante, ad udire ancora la sua voce ammonitrice.\nMa io non devo, non dovrò andare. Poiché so bene\nche anche questa volta, se tornassi, sarei costretto a pie-\ngarmi od a fuggire: là sotto io non son più il signore\nche taglia e fa tagliare, che uccide e fa morire: io divengo\npiccolo ed inconscio, come il carbonaio che prega il Si-\ngnore ed accende il fuoco la notte per rispetto del cielo.\nSotto la mia selva tornerebbero ad intristirmi il cuore i\ncanti ed i lamenti, tutti i ricordi d'una millenaria freschezza.\nLa foresta parla: tre volte ha parlato per la mia\nvita, le sole tre volte che io considero come dolorosi\nmomenti di sconforto, tre volte essa mi ha tenuto per\nla notte e per l'alba, sotto il canto avvincente.\nLi ho chiamati i canti dell'amore, dell'odio e della\nmorte e non ho ritegno di farli palesi: e poi non era\nattenta ad udirli la luna fedele? Furono tre notti estive\nche raccolsero le voci della foresta : e quei canti sorsero\nper la mia anima e contro la mia signoria.\nSento che dovrò raccontarli.\n\nMario Puccini."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1909-02-01-c069", "article_bluemountain": "bmtnaai_1909-02_01#c069", "volume": "bmtnaai_1909-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "57", "page_fin": "57", "image_debut": 59, "image_fin": 59, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.2.41", "titre_corps": "QUIA PECCAVI NIMIS", "titre_sommaire": "QUIA PECCAVI NIMIS", "signature_source": "Angelo Maria Tirabassi", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 59, "page_imprimee": "57", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.59", "debut_caractere": 1718, "fin_caractere_exclue": 2279, "texte": "QUIA PECCAVI NIMIS\nAngelo Maria Tirabassi.\nTalora, in un momento di tollia,\n10 ti chiedo perchè m'hai messo ai mondo\nin un'età che vive di bugia\ne di coscienze in un mercato immondo.\nMa tu, buona e gentile, o Madre mia,\nmi guardi col pensoso occhio profondo\ne un sorriso di gran malinconia\nha il labbro, che fu sempre verecondo.\nE' un sorriso di spasimo. Dio ! quanto\nè dura freccia d'una madre al cuore\n11 tristo grido: A che m'hai generato?\nPoi piango, piango, ma il mio lungo pianto\nè vano, chè tremendi, in tutte l'ore\nm'addentano il rimorso ed il peccato !"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1909-02-01-c070", "article_bluemountain": "bmtnaai_1909-02_01#c070", "volume": "bmtnaai_1909-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "58", "page_fin": "59", "image_debut": 60, "image_fin": 61, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.2.42", "titre_corps": "SPARTACO : (POEMETTO)", "titre_sommaire": "SPARTACO : (POEMETTO)", "signature_source": "Ottorino Checchi", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 60, "page_imprimee": "58", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.60", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 3979, "texte": "SPARTACO\n\n(POEMETTO)\nA DONNA ELDA, OMAGGIO DI AMMIRAZIONE E DI AFFETTO\nSui corpi stanchi de' giacenti rùtila\nL'ultima fiamma il sole e pel difforme\nPiano, s'adagia la caterva mùtila.\nPer entro il campo non 1' Eroe s'addorme\nPesantemente chino sul ginocchio\nAlla maniera de l'antiche forme:\nNon ei s'addorme, ma pensoso è l'occhio\nChe sogguarda pel tacito sentiero\nNel ciel notturno, se ripieghi il cocchio\nDi Delio verso il risonante Ibèro.\nOra Spartaco parla e il campo desto\nD'ampie file lo cinge: O figli, il nero\nIstante de la gran vendetta è questo....\nVedete voi come s'accenda Marte\nTra una pioggia di stelle, e di tra '1 mesto\nGialleggiamento de le foglie sparte\nCome l'armi corruschino racchiuse\nNel saldo pugno? Il buon Varino, in arte\nDi guerra buon maestro, qui ci chiuse\nTra le biade sonanti come un mare,\nSiccome in cerchio tragico che 1' use\nNostre lancie non valgono a spezzare\nNè il giavellotto. Ma non vi donò\nLa Maliarda, il ferro che sull'are\nDi Rodope, distrutte si temprò\nNel vostro sangue e di terribil via\nLo sovvenne ed il petto corazzò\nContro la lotta e l'onta?.... L'arme dira\nChe ben conobbe che non mai si tacque,\nPiù forte ben di quella che Lamira\nTemprò ne l'officine sue con l'acque\nE il foco, l'arme ignota a la fatica\nEd al riposo, che giammai si giacque\nE nel silenzio si fè più nimica,\nL'Odio sarà per voi l'arma dai sordi\nColpi: sarà per voi spada e lorica\nEd asta: l'Odio su dai gran precordi\nDel cuor vermiglio risalisca a Voi\nO magnanimi figli dei ricordi,\nE vi rafforzi ! Or quante o tristi Eroi\nDi nostre donne e figlie, semispente\nGiacquero immote pur davanti a noi ?\nVi sovvien ne la calda ora lucente\nLa sorella violata in su la soglia\nDi vostra casa, al vespero tepente?\nE la tristizia de l'ansante voglia\nChe nel triclinio cadde? Oh vi sovvenga\nQui, tra '1 gialleggiamento de la foglia.\nTre m'erano sorelle: e Marinenga,\nLasi crinita e Fècasa dai corti\nPolsi : (ognuno di voi ben lo ritenga)\nTre m'erano sorelle ardite e forti\nA la mola, a condurre il cocchio in corsa\nA disfiorare ed irrigare gli orti :\nE tre con l'occhio mio che or vede l'Orsa\nTra le foglie non anche giù cadute\nE distingue la rama ancor non morsa,\nAi gran cocchi del Despota ho vedute\nCalcar la polve con la faccia pronta,\nCalpeste dai cavalli e fatte mute,\nSenza grida nè lacrime per l'onta....\nPer la strozza con mille e mille lai\nAl gran combattitore il pianto monta :\nSpartaco piange, che non pianse mai.\nUn ululato vasto ora per l'Etra\nChe s'accende di triste meraviglia\nS'alza e le grotte tacite penètra.\nNon più l'occhio purissimo s'ingiglia\nDe la memoria, al risuonare alterno\nChe tra le rupi informi si assottiglia,\nMa la Vendetta erompe e l'odio eterno\nNe la sua voce chioccia si confonde\nRipalpitando de l'oblio fraterno.\nE il Grande or parla : Noi de le profonde\nScaturigini figli, l'orgoglioso\nSeguimmo, a dilettar sue schiave bionde.\nNel gran circo di pugne fragoroso\nChi di noi, chi di noi giammai non vide\nIl bel fratello volger l'occhio ansioso\nNell'attesa del colpo, e le numide\nVergini ancelle pronte a la canzone\nChe accompagni la danza di chi uccide?\nChi di noi non posò l'ampio tallone\nSovra le membra del buon padre tardo\nNe la pugna, ridendo le matrone?\nO figli de l'angoscia, o del gagliardo\nVendicator magnifici compagni,\nOr v'accendete nel sanguigno sguardo:\nV'accendete nell'occhio ai tristi lagni\nPerò che ancor la verga del lanista\nCurva, minacci nei romani bagni.\n... Or son diritti in lor forza commista\nMirabilmente vigili i Titani\nDe la vendetta.... e il cielo è d'ametista.\nNon risorridon pei notturni piani\nLe falbe spiche all'avido certame,\nPoi che la luna sembra s'allontani?\nMa per la sete ardente e per la fame\nChe le membra attenaglia acri ed attorte,\nOr si fa acuto il ferro. (Per le rame\nS'agita il vento, e mormora la Morte\nTra le acacie del piano e i verdi mirti).\nAi mani, or dice Spartaco, la sorte\nNostra accomando, o sanguinosi spirti\nDe le foreste Tracie, ai mani santi\nDei nostri morti; sui Romani irti"}, {"page_pdf": 61, "page_imprimee": "59", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.61", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 1812, "texte": "Di saette, tra mille e mille canti\nL'odio vermiglio ci dominerà:\nCi darà il giavellotto e le rugghianti\nSpade a due tagli, e l'onta ci sarà\nLorica ! Che ricordi i figli suoi\nNon anche nati, che ricordi e avrà\nBuon polso e braccio fermo ognun di voi!\nS'accenda l'odio ne le membra snelle\nO magnanimi figli, invitti Eroi,\nE si sovvenga de le sue sorelle )\nCiascuno, de le sue sorelle falbe\nCome l'Aurora, e morse alle mammelle.\nFigli di Tracia, su le schiere scialbe\nDel despota ancor nuovo a la sconfìtta,\nChe germogliò tra i mirti e le vitalbe,\nSu le schiere che mai la forza invitta\nDe la Tracia domaron fra i tormenti\nOr passate: al prostrato che vi gitta\nL'ultimo sguardo, or dite voi: Rammenti\nLa triste cella le percosse amare\nE i bramitii de'laceri morenti?\nCosì, così direte, e tu o gran Mare\nDove la guerra tacita s'ammorza,\nTu ci darai riposo, o padre Mare !\nNon vorrai tu ne la tua verde forza\nDi Roma dischiantar le navi adorne\nE protegger di noi la ruvida orza?\n. ... Or la notte è discesa: la bicorne\nPallidamente ride e la sonora\nMesse biondeggia al lume : O pio Petorne,\nSpartaco dice, è giunta la gran d'ora\nDe la vendetta: temi tu il notturno\nMilite, o l'ansia in volto ti scolora?\nMa ne la notte or scende taciturno\nIl dolce eroe, dal vertice penoso,\nSuperbamente: è l'ultimo Caturno\nDa la selvaggia chioma, e del petroso\nMonte Vesèvo or indica le prode\nChe non vider giammai l'uomo pensoso.\nCosì la negra schiera che non l'ode\nDell'aedo ebbe mai, verso l'ignoto\nMaravigliosamente va, tacita e prode :\nCosì ella va, ridendo nel cuor vuoto\nD'ogni cura, e il ricordo delle arene\nPercuote il forte Spartaco devoto\nAi patrii mani. Non l'Eroe ritiene\nLa morte in pugno ed ha la vita in cuore,\nMentre la notte ancor profonda è lene?\nPur la Vendetta ha il suo combattitore !\n\nOttorino Checchi."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1909-02-01-c071", "article_bluemountain": "bmtnaai_1909-02_01#c071", "volume": "bmtnaai_1909-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "59", "page_fin": "59", "image_debut": 61, "image_fin": 61, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.2.43", "titre_corps": "SONNET", "titre_sommaire": "SONNET", "signature_source": "René Benézech", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 61, "page_imprimee": "59", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.61", "debut_caractere": 1814, "fin_caractere_exclue": 2548, "texte": "SONNET\nRené Benézech.\nEn automne j'avais le printemps dans le coeur,\nLes bois prenaient pour moi des couleurs de lumière,\nEt dans le vent qui pleure aux portes des chaumières,\nJ'entendais rire avril, tendre, jeune et moqueur.\nQuand vint l'hiver, traìnant son fardeau le rancoeurs,\nLe vent sinistrement chantait dans les oulmières,\nEt je croyais renaitre en la chaleur première\nQu'épandait pour moi seul un bel été vainqueur.\nQuand ce fut le printemps, tous, Fame émerveillée,\nJoyeux, allaient revoir la nature, éveillée\nIl courut sur mon coeur un étrange frisson.\nA présent, c'est réte.... J'ai froid; mon coeur se gerce ;\nEt, quand l'air est tout blanc de soleil, sous l'averse,\nMon coeur et moi, dans notre coin, nous frémissons...."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1909-02-01-c072", "article_bluemountain": "bmtnaai_1909-02_01#c072", "volume": "bmtnaai_1909-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "59", "page_fin": "59", "image_debut": 61, "image_fin": 61, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.2.44", "titre_corps": "CRÉPUSCULE", "titre_sommaire": "CRÉPUSCULE", "signature_source": "René Benézech", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 61, "page_imprimee": "59", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.61", "debut_caractere": 2550, "fin_caractere_exclue": 3187, "texte": "CRÉPUSCULE\nRené Benézech.\nDans le vai silencieux, piane un calme profond,\nL'air très souple balance un parfum de fìeurs mortes,\nEt les vents, ralentis aux branches, vous apportent\nLe chant vague du soir dans les feuillages blonds.\nLes reflets du couchant, au loin, teintent les brumes,\nLe jour n'est déjà plus, la nuit n'est pas encor;\nEntre tes cils mi-clos des étoiles s'allument\nEt du soleil s'éteint parmi tes boucles d'or....\nJe t'aitile.Theure est douce, inquiétante. Je t'aime...\nNos lèvres vont bientòt se trouver dans la nuit,\nEt nos coeurs, en glissant sur les grands rayons blèmes,\nVont monter lentement vers la lune qui luit."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1909-02-01-c073", "article_bluemountain": "bmtnaai_1909-02_01#c073", "volume": "bmtnaai_1909-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "60", "page_fin": "64", "image_debut": 62, "image_fin": 66, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.2.45", "titre_corps": "\"TOUTE LA LYRE\"", "titre_sommaire": "\"TOUTE LA LYRE\"", "signature_source": "Paolo Buzzi", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 62, "page_imprimee": "60", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.62", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 6345, "texte": "“TOUTE LA LYRE„\n\nfSiov&MSii Pascoli — LE CANZONI\nDI RE ENZIO. — Zanichelli ; Bologna.\nIl potere dell'arte pascoliana appare sem-\npre più indefinibile. Nei Poemi Conviviali\nera un lontanissimo mondo che sorgeva\ncon tutto l'occulto fremito di un mondo,\nquasi più che presente, avvenire. In queste\ndue Canzoni (il Carroccio, Y Olifayite) è\nl'anima del Medio-Evo che ci balza din-\nnanzi espressa in formule magnifiche, in\nquella serie di lotta dall'intonazione solenne\ne insieme primitiva che non potrebbe ren-\ndere meglio il bel tipo canoro d'un popolo\ndi vittoria e di libertà.\nCome milanese d'antica razza sono gra-\ntissimo, al Poeta di Mirycae, della superba\ndedica impressa alla Canzone del Carroccio.\nOggi Milano inaugura una sioria di nuova\ngloria. Affermatasi in conspetto dell' Italia,\ntende, ormai, ad affermarsi in conspetto\ndell'Europi. Ma nessuna gloria furura di\nlei uguaglierà la gloria di cui questa poesia\ndel Medio Evo italico viene a cantarci, so-\nvrana.\nQueste Canzo7ii, nell'insieme, dovranno\ncostituire un saggio perfetto di poesia na-\nzionale. Enzo, o Enzio (chiamato anche\nEnrico dagli Italiani) re di Torres in Sar-\ndegna, figlio naturale di Federico II, è, dopo\nDante, il personaggio forse più incisivo nella\nstoria delle imprese guerresche e letterarie\nche il medio-evo italico abbia presentato.\nAver pensato a lui come il centro umano\ndi quel mondoT d'eroismo panico nel quale\nla Patria nostra, precipitata dentro l'abisso\ndelle sventure, seppe pur sempre fremere\ndel suo fremito immortale e dare, quasi,\na se stessa la nota del gigantesco risveglio\nfuturo, è, senza dubbio, prova di una for-\nmidabile coscienza della missione che il\nPoeta d'Italia può, oggi, ancora imporsi se\nvuol dare, al suo canto, il raggio di gloria\nideale che lo giustifichi e lo innalzi a sim-\nbolo dell'anima nazionale.\nRe Enzio ha una vita non lunga ma\ntutta piena d'un veemente soffio d'Italia-\nnità. Egli è un'espressione salica: ma i\nsuoi atti mentali e muscolari, sulla gran\nscena della Patria, ne fanno una di quelle\nstupende figurazioni dello stile vulgare le\nquali, sia sulla carta come nella carne, die-\ndero la prova massima che il popolo italiano\naveva i suoi guerrieri-poeti pr< nti a riassu-\nmerlo e che nulla d'un passato e d'un av-\nvenire di grandezza pot va considerarsi\nperduto. Enzo è una specie di Boezio che\nannunzia Garibaldi.\nMi pare che nulla di più grande e di\npiù singolare potesse offrirsi ad un Poeta\ndi schietto genio indigeno qual'è Giovanni\nPascoli.\nLe guerre di Enzio il Re Poeta sono,\nsi può dire sempre, combattute contro l'e-\nlemento guello per non dire a diiittura\ncontro il papa. Nel Bolognese, quasi ancora\nfanciullo, Enzio aiuta il padre in campo\ntravagliato dalle armi pontificie e dalle sco-\nmuniche di Gregorio IX Alla Meloria scon-\nfigge una flotta genov se che p< rtava a\nRoma i cardinali pel concilio. In Lombardia\ne nell'Emilia, il suo braccio è sempre dato\na sostegno della causa ghibellina. A Fos-\nsalta, nel 1249, è fatto prigionero dai Bo-\nlognesi dopo sforzi d'inaudito valore per-\nsonale. Buttato in un carcere, a B logna,\nvi dura 26 anni non valendo a farlo libero\nnè le offerte, nè le preghiere, nè le minacce\ndel padre imperiale, nè la pietà nè i mezzi\nposti in opera dagli amici suoi e della sua\ncasa. Unico conforto, nella prigionia mor-\ntale, songli le lettere.\nAbbiamo, di lui, una canzone nella Rac-\ncolta dei poeti antichi dei Giunta e un\nsonetto pubblicato dal Crescin beni. La fama\nlo definì — solatiosus homo quando volebat\net ccLìitionuiu inventor. La sua gloria e le\nsue sventure furono cantate da Alessandro\nTassoni che ne fece un personaggio prin-\ncipale della Secchia Rapita.\nOra il nuovo cantore è Giovanni Pascoli\ncolui che sarà sempre il più gentile dei\npoeti italiani. E non è a dubitarsi che la\nnobilissima dolorosa figura di questo prin-\ncipe-trovatore avrà in lui il rievocatore più\ndegno.\nNei due libri che abbiamo dinnanzi, la\nCaìizoìie del Carroccio e la Canzone del-\nr Olifante, il sogno evidente di portare l'a-\nnima comunarda del Medio-Evo dentro la\nsua giusta cornice d'arte e di gloria, ci\nsembra, ripetiamo, magnificamente realiz-\nzato.\nAlla luminosiià del concetto etico, ri-\nsponde la perfezione adamantina della forma.\nIl Pascoli è il grande artefice dell'ende-\ncasillabo. A lui quel verso viene con la\nmaestosa facilità del getto d'acqua al ciglio\ndella mpe. Egli sa ripiegarlo, sn< darlo,\nspezzarlo, erigerlo con ima elasticità in-\ncomparabile. E se ne serve come un libe-\nrista si servirei be del verso libero.\nPer distendervi la maggior copia di sen-\nsazic ni, per ricavarne, come da una corda\ndi fibre mu tiple, il più complesso ordine\ndi suoni.\nQi esto potere tecnico ha fatto sì che,\nin fondo, il Pascoli fosse un poco sempre\nconsiderato come uno dei poeti più virtual-\nmente insili alla sfera ri\\ oluzionaria del\nverso libero e, quasi, lo stesso punto di\npartenza classico della novissima Scuola\nche preparerà all'arte italiana il suo grande\nAvvenire.\nE venne tempo, e patria sola il plaustro\nrestò. Giaceva la città di pietra.\nE il plaustio pa've il grt n carro di stelle\nche intorno a un punto sempre va nel cielo.\nMa vennero altri plaustri, altre vaganti\ncittà trainate dai muggenti bovi,\naltri raminghi popoli. Fu il mese\nd'apr le. il mese che aprono le gemme.\nDi fiori in boccia sorridea l'altare.\nLe Martinelle navano a gloria.\nE il dopi io a festa si faceva immenso\ne percotea nell'avvenir p ofondo.\nMisto era a scrosci, a voci, a urla, a rombi.\nEra d'a rilt. Dalle tue macerie\nnascean, M lano, l'erbe ancora e i fiori.\nVi aveva arato l'arator selvaggio:\ndal fondo germinò l'Italia.\nE fu l'Italia giovinetta, eterna,\nSu te, c< il te, Carroccio di Milano,\nquel fin di maggio ! Giù sfiorian le rose.\nAndava lento m vai d'Olona il plaustro.\nIl distrutt' re di città lo scorse :\ngli si avventò coi cavalier di ferro,\nruppe la schiere, i sacri bovi attinse,\nl'azza scagliò contro la sacra antenna.\nAllor su fui con novecento spade\nsplendide al sole si gettò la Morte.\nE quella sera il carro del convento,\nil santo carro di Pontida, attese.\nReddiano stanchi i falciatori a vespro\nrossi di sangue e rosso era di sangue\nil carro, e i bovi, che muggian sommesso.\nMa il canto andava, delle trombe, al cielo.\nRosso era il cielo, che s'empia di stelle.\nLucean le stelle ai morti. In mezzo, eretto,\nsi riposava sull'enorme spada Alberto da Giussano"}, {"page_pdf": 63, "page_imprimee": "61", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.63", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 6568, "texte": "Se è vero che in Italia sta per trion-\nfare la scuola del Futurismo, la quale per\nprimo suo canone ha: Noi vogliamo can-\ntare ramor del pericolo, /'abitudine all'e-\nnergia ed alla temerità, queste due canzoni\ndi Giovanni Pascoli, scritte nella più sciolta\ndelle misure e disegnate col più franco\nmoto dell'idea, ci sembrano veramente de-\ngne di preludiare al nuovo movimento let-\nterario della patria nostra.\nQual soffio più magnifico di musicale\nitalianità che non sia quello emanante, ad\nesempio, da tutta la canzone dell'Olifante,\nla canzone che io chiamerei Aralda della\nPoesia che viene?\nDi là, l'altr'anno, sorgere una stella\nsoleva, lunga, che parea selvaggia\ndel cupo cielo, e lo fendeva in fuga,\nlasciando il segno come una ferita.\nÈ la stella di una nuova Poesia. Siamo\nin vigilia d'armi. Ed il poeta sa gli accenti\nche infiammano i giovani come diane.\nRolando amico in bocca l'olifante!\nÈ pieno il monte, è piena ormai la valle.\nTanti elmi al sole ! Tanti spade e lancie,\nbandiere al vento rosse azzurre e bianche!\nGiammai non vidi sforzo cosi grande.\nQuanti begli anni vanno via col sangue !\nMaravigliosa è la battaglia e forte.\nPer tutto il mondo tanto non si muore!\nScorre tra l'erbe, sgronda dalle foglie,\nbulica il sangue, come quando piove.\nVanno cavalli, con le selle vuote,\nnel campo, in fuga, e scalciano alla morte.\nLontan lontano, tutto il ciel si muta.\nTempesta in terra, in alto mar fortuna.\nA mezzodì, come di notte, abbuia.\nCielo non v' è se un lampo non 1' alluma.\nTuona con una cupa romba lunga.\nLa terra trema, crollano le mura.\nDice la gente: Secol si consuma.\nAh sì; vigilia d'armi: ora di morte è\nquesta! Mentre mi beo di questi versi bel-\nlissimi, l'amico Marinetti mi legge il pro-\nclama del Futurismo, con la sua voce che\nsembra lo squillo dell'Olifante di Rolando\ne, fuori, le voci spaventose degli strilloni\nmi annunziano Reggio e Messina rase al\nsuolo.\nMaravigliosa è la battaglia, e f>rte.\nPer tutto il mondo tanto non si muore.\nAh si, Maestro ! Avete trovato il distico\nglorioso e tremendo dell'ora.\nIn Italia, nascono i guerrieri del Futu-\nrismo sulle duecentomila salme del cata-\nclisma infernale.\nPaul Adam* — LA. MORALE DE L'A-\nMOUR. — Méricant; Paris.\nParlare di Paul Adam e della sua arte\nè ormai inutile. Sappiamo tutti che egli è\nuno dei più grandi scrittori francesi viventi.\nDello scrittore ò! Images sentimentales, di\nLettres de la Malésie, delle Vues d'Ameri-\nque del formidabile analista e sintetizzatore\nd'Epoque chi più recentemente e degna-\nmente ha parlato in Italia è Giampietro\nLucini nel suo Verso libero, usando quelle\npoche frasi incisive e definitive che sono\ntutte sue proprie. Paul Adam è il roman-\nziere satirico e mistico per eccellenza. Egli\nè colui che, maneggiando i fatti psichici\ned estetici, sa comandare la metamorfosi\ned esserne capace, ispirare vita d'arte 7iel-\nl'idea, fare delle ayiime, delle carni.\nQuesto libro La morale de l'amour è uno\ndei più benefici che si possano incontrare.\nSul fenomeno dell'amore, nessun libro è\nmai inutile. Non abbiamo mai appreso ab-\nbastanza alla scuola del'a vita. Gli eruditi\nsono, un poco sempre, gli analfabeti e vi-\nceversa. V'è della confusione, insomma, in\nquesto gran corso di scienza umana.\nPaul Adam è, tra i professori che pro-\nfessano questa scienzi in una cattedra di\ngloria, il più degno di portare la luce e\nl'ordine, il più sicuro d'essere ascoltato e\ncreduto.\nDopo la loison d'Or di Jean de Gour-\nmont, dopo le Vaisseau des Caresses di\nJules Bois, dopo la Conquète des Femmes\ndi Maurice Magre, ecco quest'altra mono-\ngrafia sull'Amore, senza dubbio, fra tutte,\nla più formidabile.\nE' difficile trovare espressi giudizi cosi\nprofondi, coraggiosi e definitivi sul conven-\nzionalismo dei sentimenti e dei sensi umani\nin fatto di passione. Gli amanti ed i ma-\nriti, gli adulteri ed i matrimoni, i divorzi\ne le indissolubilità macabre trovano, ad\nogni pagina, nel Libro, il gesto critico\nche uccide e seppellisce. E nessuna delle\nclassi sociali è risparmiata. Ferocemente\ncolpita l'aristocrazia sulla quale il Leit-motiv\nè questo : les deux tiers des familles nobles\ndoivent un blason a la comf)laisance de leurs\naìeulespour les caprices des grands seigneurs.\nSferzata a sangue la borghesia che ne copia\ni costumi : e, qui, magnificamente reso il\ndocumento umano della coppia coniugale\nche, co' suoi cataclismi spirituali e i suoi\ntrascorsi pratici, è l'elemento dinamico de-\nterminante di tutta la società. Gli esempi\nnon mancano. E la prosa, squisitamente\nnaturalista di Paul Adam, \"sa metterla in\nluce con suprema evidenza.\nGuardate la fidanzata di quasi tutti i di !\nEssa, se spera di realizzare delle scene d'o-\npera e cantare il duetto col suo bel tenore\nideale vedrà sicuramente eclissarsi il suo\nsogno. Dunque, domani, essa, sposa, finirà col\ntradire per realizzare la commedia dei co-\nstumi : poi per realizzare la farsa, a meno\nche bisbetica e cattiva, essa non disgusti\nil marito il quale, presso le amanti, andrà\na cercare maggiore indulgenza. Dunque,\nconclude Paul Adam, il matrimonio non\nvale nulla per le anime sentimentali. Esso\nnon le accontenta. Le unioni appassionate\navvizziscono al primo capello bianco. Ancora\ni meno delusi sono quei temperamenti po-\nsitivi che fanno del matrimonio una combi-\nnazione d'affari. Essi sanno ciò che pren-\ndono. Pagano e ricevono. E' della conta-\nbilità.\nOra (e il libro di Paul Adam ha su\nquesto tema una di quelle pagine che tras-\nportano per la potenza epica del concetto\ne della forma) il matrimonio deve essere\nqualcosa di meglio che non tutto questo sia.\nComporre fra sè e l'altro essere un solo\ncarattere che si educa e si istruisce. Voler\ndiventare in due una persona sola dotata\nd'energia migliore. Augurarsi di essere per\nl'altro, l'esempio del bene. Sacrificargli\naffine di apprendergli la possibilità del sa-\ncrifizio. Sentire che, se si muore, si conti-\nnuerà a vivere nell'altro. Trarre dall'amore\nun'amicizia, una stima, una scienza, una\ndevozione, un pensiero, un'emozione sin-\ncera. Spogliarsi a poco a poco dell'amore\nsentimentale per rivestirsi d'una saggezza\nmanifesta. Fondare insieme un'opera utile\nagli uomini, volerle bene con tutta forza,\nconsacrarle tutta la potenza di due cuori\nesaltati dalla loro passione mentale : poi,\nil giorno in cui l'opera raggiunge il suo\nscopo, procreare l'essere che la perpetuerà.\nRealmente è ancora questo solo che il\nmatrimonio può offrire di grande. E per\narrivare al binomio così perfetto quanto\neroismo d'individualità è d'uopo trovare in\nsè stesso e gettare a fondo perduto! Cosi\nche, per la maggioranza ormai provata alle"}, {"page_pdf": 64, "page_imprimee": "62", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.64", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 6635, "texte": "tragedie dell'anime che si cercano e non\nsi trovano, le meravigliose pagine ammo-\nnitrici di Paul Adam aiutano e celebrano\nl'opera di propaganda a favore del celibato.\nAltre pagine deliziose sono quelle in cui\nil grande scrittore francese studia i delicatis-\nsimi rapporti d'anima che, naturalmente,\nsorgono fra la madre e il figlio i quali\nhanno raggiunta una relativa maturità e\nsi narrano le loro giovinezze, le loro av-\nventure, i loro dolori : essi possono dirsi\ntutto. E sono, al mondo (non c'è che dire)\ngli unici tipi d'esseri che lo possano fare.\n« Mais comment décrire la pudeur tra-\ngique d'une mère avide de savoir, sans\ntrop interroger, les amours du fils, à fin\nde les comparer à ce qu'elle crut ètre les\nsentiments du pere quand il la conquit.\nS'est-elle trompée? Fut-elle chérie selon\nses espoirs? Elle ressuscite tout le poème\ndes épousailles. Le fils explique le secret\ndu pére. En retour, le fils apprend quels\némois de femme surent l'adorer, quels le\npourront, un jour, adorer. Les deux vies\néclosent une seconde fois. »\nE altrove, pagine d'un verismo psico-\nlogico sorprendente ha fermato l'autore del\nTriomphe des Médiocres parlando di quella\ntendenza umana, ormai universale, di cam-\nminar nella vita plagiando Dante che cam-\nmina nell'Inferno sfrontando i suoi nemici,\ndannati alle pene del contrapasso : Il bisogno\nd'essere invidiati, (Les plagiaires du Dante).\nLa bella adorata che passa a volo di fol-\ngore nell'automobile fiammante a fianco del-\nl'uomo innamorato, gode più di vedersi in-\ntorno una folla sbattuta e asfissiata dal tur-\nbine che non di sapersi amata e spinta verso\ni più divini punti della natura. Un uomo senza\namanti, sia pur giovane, bello, piacevole, è\nsempre meno corteggiato dalle donne che non\nil marito o l'amante d'una donna bella, fosse\npur egli brutto, citrullo, maturo e pedante.\nE così in tutti i fenomeni, in tutti i vol-\ngimenti, in tutti gli alti e bassi fondi della\ncostruzione sociale. E' la crudeltà brutale\ne obliqua che sostituisce la crudeltà bru-\ntale e franca del medio-evo. La scienza di\naddolorare le anime succede a quella di\ntorturare i corpi. E ciò prepara delle gene-\nrazioni criminali, necessariamente. Ci man-\ncano dei professori di bontà, i quali ab-\nbiano ad insegnare che l'onore non è\nd'essere invidiati ma rispettati.\nAltre pagine magnifiche sono scritte sul\nDivorzio al quale, naturalmente, il grande\nscrittore francese è favorevole.\nSi tratta di emancipare il matrimonio\ndal sospetto d'ipocrisia; si tratta di dargli\ntutte le sue influenze morali. Il divorzio,\nlunge dall'ostacolare il miglioramento dei\ncostumi, vi gioverà al massimo grado.\nPerchè, grazie ad esso, verranno subito a\ncrearsi due categorie ben determinate di\ncoppie; da una parte quelle che saranno\nlealmente, definitivamente acquisite al dovere\ndell'eredità famigliare e capaci di subordinare\ni capricci dei loro istinti alla vita della razza;\ndall'altra, quelle che intendono il matri-\nmonio come una specie di moda a seguire\nindispensabilmente da tutti gli snobs desi-\nderosi di relazioni mondane, per tutti gli\noperai e borghesi avidi di essere ben no-\ntati nello spirito morale dal padrone, ma\nche si sottomettono alla regola verbale pie-\nnamente sottraendosi alle reali tirannidi\ndi questa regola. Costoro finiranno col tro-\nvarsi smascherati. Dovranno confessare la\nloro logica libertaria, affrancarsi pubblica-\nmente, separarsi dai primi, abdicare, in-\nsomma, la menzogna.\nE Paul Adam crede sicura la forma-\nzione d'una nuova società che onorerà\nl'unione libera e gli amori successivi tro-\nvandoli indispensabili alla sua vita ed al\ncompimento delle nuove opere grandi. La\nnobiltà della franchezza ; ecco la più bella\nforma di morale. La metamorfosi dell'ideale.\nE una metamorfosi che è un ingigantire.\nLibri, naturalmente, scritti per le anime\nforti, per le anime sole. Libri che la Con-\ngregazione dell'Indice condannerà: ma che\nlo spirito moderno, travagliato e naufrago,\ndomanda con tutta la voce ed assimila come\nsangue di rigenerazione\nPaul Adam non avrebbe potuto essere\npiù logico, più temperante ed umano nella\nsua magnifica diagnosi del male sociale.\nBisogna avere, a parte la potente virtù scrit-\ntoria, una gran dote di mente e di cuore\nper disegnare il profilo etico d'un'opera\nsimile e scaldarne l'insieme con tanta vee-\nmenza di filantropico calore. A noi, scet-\ntici, questo libro di uno che è scettico alla\nsua maniera, lascia un poco perplessi ma\nprofondamente compresi. Esiste una reli-\ngione che nacque per adornare d'un velo\ncandidissimo.\nAmore nudo in Grecia e nudo in Roma...\nquesta religione ha un Pontefice e dei Ve-\nscovi e dei Sacerdoti e dei bronzi che tuo-\nnano da mane a sera sopra il nostro ronzio di\nditteri lascivi : questa religione è considerata\nla tutrice augusta della morale corre?ite e\nl'Amore è più che mai, è più che sempre\nimmorale?\nI due ultimi capitoli del libro di Paul\nAdam parlano di templi della bellezza, di\nfeste della bellezza.\n« Le théàtre sort descoulisses,lesfigurantes\nparent la rue de leur présence évocatrice,\nles ballérines et les modèles de leur beautè\ncorporelle. Avec le cortège, l'art descend\nsur la voie publique ! Il enseigne.»\nVedremo noi dunque veramente la tua\nrinascita, o Paganesimo, eterno amante na-\nscosto dell'anima umana?\nAurei• — POUR EN FINIR AVEC L'A-\nMANT. — « Mercure de France » ; Paris.\nChi scrive è una donna, una delle più\nacute e squisite e misteriose donne di Francia,\nIl libro non potrebbe essere più originale\ne profondo. Certo, si comprende come que-\nste pagine siano state anche scritte con la\nvolontà che non avessero a piacere.\nA pena la loro indovinatissima forma\ndialogata, tra scenica e mentale, riesce a\nvelare l'urtante struttura del concetto che\nè la guerra dichiarata all'amore (al maschio,\ninsomma, trattandosi d'una dichiarazione di\ndiritti della donna) e che non è certo il\npiù adatto a deliziare le donnine e gli omun-\ncoli comuni.\nMa quanta stupenda verità, quanta ine-\nsorabile magistero morale in questi cinque\nsaggi classici della vita e della critica della\nvita che hanno per titolo dei brividi di\nparole universali !\n]J insociale — La manie d'aimer — An-\nde là du pardon — Nus — Mère,\nLa scrittrice incantevole che, ripeto, parmi\ndebba essere una delle anime più misteriose\ned elette cui sia oggi possibile incontrare\nsulla linea dei fantasmi umani, ha dell'a-\nmore, opinioni di questo genere: ramore\nè il così detto amore: l'amante è un perso-\nnaggio nauseabondo e divino: la donna è\nin procinto dì inventare la coppia ideale: la\ndonna, in amore, può fare uri altra figura\ndi quella che le si attribuisce : essa può ap-\nparire bella e emancipata dal maschio per"}, {"page_pdf": 65, "page_imprimee": "63", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.65", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 6448, "texte": "amore. Tutto ciò potrebbe apparire deso-\nlante pel nostro sesso brutale, o uomini, e\nlegittimare qualche sospetto sul naturismo\nsessuale ed etico di queste nozze ideali. Ma\nla finalità della nostra scrittrice incantevole\nè in tutto degna d'una regina del sesso gen-\ntile. Essa conclude col credere che vi siano\naltri omaggi, all' infuori del sorriso e delle\nmenzogne della grazia, da offrire all'uomo,\nal nostro fratello (dice la Fata) di peyia}\nd'ardore e di pensiero. Non più amanti, in-\nsomma, nel senso troppo corrente del vo-\ncabolo, come non più mariti: ma l'uomo e\nla donna nel tentativo supremo di uscire\ndalle tradizionarie costumanze erotiche, nella\nmeravigliosa lotta per denudare, d'un gesto\ncommosso ed armonico, il povero chiuso\ncuore di p >lpa e di sangue. Insomma un\nlibro di interesse estremo una battaglia\neroica combattuta in cinque episodi dei\nquali taluno, quale Au de là du pardon, Nus\ne Mère ci avvincono, oltre che col mistero\nsimbolico, con la potenza drammatica del\nverbo e della scena. Bisognerebbe diffondere\nquesto libro nella società italiana che è,\nsenza dubbio, in fatto d'amore, una delle\npiù legate a tutti i più malsani pregiudizi.\nQuesto, nel genere. Nella specie ognuno di\nnoi, che pure vincendo sempre ha le sue\nsofferenze d'anima mortali, vorrebbe poter\nincontrare questo delizioso tipo di donna\nper confidarle, come ad una dea, la pena\ned implorare il conforto.\nA completare questo cenno e a dare\nun'idea più esatta del libro, stimo oppor-\ntuno, d'altronde, riprodurre qui, intera, la\nmirabile prefazione dell'autrice:\n« L'arnant, ce personnage nauséeux et\ndivin, apparaìt depuis temps assez\nmal en pomt sur la scène. Il m'a semblé\nqu'il y était encore trop bien. Voici du\nmoins trop longtemps qu'on nous en parie,\npour que ce vague état de l'homme pré-\nposé à l'amour, garde une once de vraisem-\nblance. Rien ne s'use comme la vérité.\n« Si ce terme d'amant répondit parfois\nà une réalité, il n'exprime, de plus en\nplus, qu'une condition trop précaire, trop\néloignée de notre esprit de simplification\npour valoir les égards qu'on lui accorde\nencore. C'est la grandeur de la goujaterie\nmoderne, que son besoin d'aveux et de\nsituations claires.\n« Il m'a semblé que notre temps procréait\npeu à peu une sorte d'union plus andacieuse\nqu'on ne l'espéra jamais. J'ai vu des cou-\nples, un peu partout, réaliser une forme\nde la sincérité antique, dont l'antiquité ne\ndonna que la prévision. Alceste n'accom-\nplit que ce qu'on fait au Malabar. Nous\nsommes devenus moins sobres.\n« La femme est en train d'inventer le ma-\nriane et d'en fai re le seul vertige qui nous\nreste, celui qu'on ne détruit pas d'une chi-\nquenaude. Je voudrais definir cette espéce\nd'union, ce qui ne se pourra qu'en dépouil-\nlant tout d'abord le vieil ètre.\n« J'ai vu surtout la femme, dans l'amour,\nfaire une autre figure que celle qu'on lui\ncroit; et je me donnerai la paix d'avouer\ncomme je l'ai vue belle et dégagée du male,\npar amour.\n« Il y a un autre hommage que le sourire\net les mensonges de la gràce, à offrir à\nnotre frère de peine et de pensée.\n« Donc, plus d'amants (je ne lutte que\ncontre un mot) pas plus de maris, mais\nrhomme et la femme achevant de sortir\ndes coutumes d'aimer, tentant, d'un geste\nému, d'en dénuder le coeur ».\nPani Fori* — ILE DE FRANCE. —\nEditions de « Vers et Prose »; Paris.\nLa poesia di Paul Fort (l'autore di quelle\normai copiose Ballades Frangaises che sono\ncerto uno dei più eloquenti della mo-\nderna lirica francese) esercita un fascino\ntutto particolare determinato dalla continua\nonda della inspirazione e dalla struttura\noriginalissima delle strofe nelle quali l'ales-\nsandrino è così abilmente combinato e ri-\nfratto da apparire la più libera delle misure\nlibere, la stessa prosa ritmata.\nQuesto nuovo volume ha un interesse\nspeciale perchè l'inspirazione del Poeta è\ncircoscritta a un paesaggio fra i più cari a\ncoloro che amano la terra francese per le\nsue memorie storiche e le sue bellezze na-\nturali. Coucy-le-Chàteau, Senlis, Saint Jean-\naux Bois, Gonesse, Roisy-en-France, Jouy-\nen-Josas sono altrettanti luoghi che la poesia\ndi Paul Fort disegna, colora, sviscera ed\nesalta con tutte le risorse della sua arte\nfatta di contemplazione e di commozione\nsquisitamente disposate.\nLa lune se lève sur les chaumes. Surleschau-\nmes le soleil se pose. Lune et soleil sont en ba-\nlance aux deux confins de l'horizon.\nLes maitis tendues vers eux, il semble, comtne\nje les vois, au ras des paumes, que je m'eri vais\nenfin jongler avec ces grands fruits de la Terre.\nMargot sur l'orbe du soleil, sur l'orbe de la\nlune Marcelle, font soudain glisser leur profil et\nj'hésite entre ces deux astres.\nMarcelle pleure, Margot sourit, et la balance\nest dérèglée Le soleil d'un seul coup s'enfonce.\nLa lune légère sauté en l'air.\nO Marcelle! O Margot! berceuses d'espérances.\nMinuit sonne. La neige couvre 1' Ile-de-France.\nGAIETTE WILLY. — LES VRILLES DE\nLA. VlG-NE. — Ed. de « La Vie Pari-\nsienne » ; Paris.\nNulla di più amabile e di più sorpren-\ndente, ormai, d'un libro di Colette Willy.\nQuesta scrittrice è venuta affermandosi una\ndelle più originali e delle più potenti del\nnostro tempo. Le sue pagine hanno il me-\nraviglioso sapore della vita Parigma, non\nsolo, ma ne racchiudono lo stesso incante-\nvole macchinismo, portano il medesimo\nstraordinario viluppo di correnti e di luci\ninnanzi il telaio dei nostri sensi : ci lasciano\ndeliziosamente intontiti e, pure, esaltati.\nIl libro va letto da chi voglia divertirsi\ne, insieme, bearsi all'incantesimo di un'arte\nche va facendosi sempre più difficile e rara.\nNon esito a definire taluno di questi ado-\nrabili Viticci della Vigna dei veri capo-\nlavori di grazia e di potenza scrittoria. Leg-\ngete Nuit bianche, Nonoche, De quoi est-ce\nqu'071 a rair f Partie de Pèche, e quella\nperfetta Dame qui citante: e vi persuaderete\ndi quale raffinatissimo gusto, di quale stu-\npenda virtù veristica, dì quale modernità di\nconcetti creativi questa scrittrice possa van-\ntarsi dotata.\nNon è possibile che certe pagine di Co-\nlette Willy siano scritte solamente coll'in-\nchiostro. Direi che siano scritte con lo\nChampagne....\n— L'INDOMANI. — F.lli Treves;\nMilano.\n11 romanzo, scritto e pubblicato la prima\nvolta parecchi anni or sono, ha una storia,\nquasi direi, eroica. Dopo averlo scelto per\nla Revue des deux Mo?ides, ove sarebbe\napparso nella limpida traduzione di Herelle\n(il traduttore di D'Annunzio) Ferdinando\nBrunetière, all' ultimo momento, decise di"}, {"page_pdf": 66, "page_imprimee": "64", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.66", "debut_caractere": 8, "fin_caractere_exclue": 3997, "texte": "sopprimere il capitolo finale : e l'autrice rice-\nvette le bozze mutilate. O mi pubblicate il\nromanzo come Vho scritto, o ritiro tutto —\nprotesta Neera. Brunetière, con la tenacia,\nsacramentale d'un Eminentissimo di Curia,\ninsiste. Neera perde Parigi per pochi fogli\ndi stampa : perchè Neera è fiera più di En-\nrico IV.... e non andrebbe ad ascoltare una\nMessa se.... puta caso, a un dato momento,\nla Messa le riuscisse una cosa noiosa... e\nresistenza del Paradiso, in compenso, le\napparisse una cosa ancora più sicura del-\nl'esistenza di Parigi.\nQuesta scrittrice resta pur sempre il tipo\npiù singolare della moderna letteratura ita-\nliana. Feconda come una buona madre\nd'altri tempi, essa ha lanciato al pubblico,\nuna trentina di romanzi nei quali il sapore\ndella vita e della sua relatività è reso con\nla più semplice potenza di mezzi e la cui\nlettura può essere in certi momenti d'ogni\ngiorno, necessaria come il pane.\nNeera è, senza far torto a nessun'altra,\nla più sincera fra le scrittrici italiane. In\nciò sta la sua forza e, possiamo ben dire,\nla sua gloria. L'idea de' suoi romanzi è\nsempre desunta da un diretto contatto colla\nvita quotidiana. I suoi personaggi sono della\ncarne che soffre e che capisce. Le loro pa-\nrole non soffi vani, ma espressioni positive\nd'un'anima che esiste e vuol farne esistere\naltre.\nPerciò ogni romanzo di Neera, a parte\ni gusti estetici che ognuno di noi può avere,\nriesce sempre simpaticissimo e ci riconcilia,\nuu poco sempre, con quel genere di lette-\nratura ormai vicino a dichiarare il falli-\nmento. — E' della vita ! Andiamo a trovare\nnoi stessi dentro queste pagine! — E si\nrespira.\nL'indomani parmi uno dei capolavori\n(e sono diversi) della illustre scrittrice lom-\nbarda. Si sente ad ogni pagina, l'arte squi-\nsita che ha dettate le non dimenticatili di\nTeresa e di Lydia.\nMarta, la protagonista del Romanzo, è\nuna delle figure più appassionatamente e\ndolorosamente vive uscite dal fervido cer-\nvello di Neera. La quale pare si sia pre-\nfissa uno scopo sacro: quello di additare\nagli uomini increduli le creature ideali che,\npure ci sono. Marta è la sposa giovine,\nbella, buona, ingenua che sogna il suo\namore come potrebbero darglielo gli an-\ngeli : e va verso l'indomani, sorpresa, non\nspoetizzata dalla cruda realtà che conti-\nnuamente le dimostra essere invece gli uo-\nmini, specie nell'amore, tutt'altra cosa che\nnon gli ufficialetti aviatorii del paradiso.\nUna creatura che, malgrado i tempi evo-\nluti, ognuno di noi (spesso nella cerchia\ndella sua stessa famiglia) può aver cono-\nsciuto e conoscere: perchè, se è vero che\nsi estende oggi il tipo della donna eman-\ncipata, non è men vero che, nelle famiglie,\nsi perpetua il tipo della donna nata per\nessere compagna sommessa dell'uomo:; e\nquesto sogno, tutto femineo, dell'amore fatto\ndi assoluta reciproca dedizione fino alla\nmorte, è antico quanto il mondo e non\nsvanirà mai. Perciò il libro di Neera, più\nche scritto, parlato con uno stile semplice\ne profondo come quello degli oracoli di\nCuma, esercitò sempre un fascino speciale\nsul sesso gentile ed ancor oggi troverà le\nlettrici entusiastiche che ne comprenderanno\ntntta la soave bellezza e la potenza confor-\ntatrice. A noi uomini, naturalmente, una\ndonna dei tipo di Marta, quanto più piace\nper la significazione ideale, altrettanto sembra\neccessivamente morbosa nella sua applica-\nzione alla vita reale. Di questa pasta si\nfanno le gelose classiche della commedia e\ndella tragedia umana. Alla larga ! vien\nvoglia di gridare. Ma Neera sa quello che\nha scritto. La sua fu ed è sempre grande\narte perchè è, in fondo, arte di simbolo.\nE' un altro frammento di questa atroce\nmiseria umana ch'essa ha voluto fermare\nnel lucido raggio de' suoi occhi esperti come\nquelli delle Aquile. Si vive per amare, si\nama per morire. Facciamoci alla scuola\ndella pazienza se non vogliamo gettarci dal\nquinto piano. UincLomani è il tramonto,\nper tutti, uomini e donne, con la sua gioia,\ncon la sua gloria color del sangue quieto.\n\nPaolo Buzzi."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1909-02-01-c074", "article_bluemountain": "bmtnaai_1909-02_01#c074", "volume": "bmtnaai_1909-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "64", "page_fin": "64", "image_debut": 66, "image_fin": 66, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.2.46", "titre_corps": "\"La Giovane Italia,,", "titre_sommaire": "\"La Giovane Italia,,", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 66, "page_imprimee": "64", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.66", "debut_caractere": 3999, "fin_caractere_exclue": 4085, "texte": "\"La Giovane Italia,,\nRivista di combattimento\nguidata da\nNOTARI\nMILANO, Via Revere, 15"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1909-02-01-c075", "article_bluemountain": "bmtnaai_1909-02_01#c075", "volume": "bmtnaai_1909-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 3", "page_fin": "couv. 3", "image_debut": 67, "image_fin": 67, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.2.47", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 67, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.67", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 146, "texte": "' MERCURE DE FRANCE •\nPARIS - 26,rue de Condé - PARIS\nSEIZIÈME ANNÉE-Parait le et le 15 de chaque mois - SEIZIÈME ANNÉE\nDirecteur: Alfred Vallette"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaai-1909-02-01-c076", "article_bluemountain": "bmtnaai_1909-02_01#c076", "volume": "bmtnaai_1909-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 3", "page_fin": "couv. 3", "image_debut": 67, "image_fin": 67, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.2.48", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 67, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.67", "debut_caractere": 148, "fin_caractere_exclue": 470, "texte": "LA RENOVATION ESTHÉTIQUE\n(QUATRIÈME ANNÉE) <\nRédacteursen chef: EM!LE BERNARD, LOUIS LORMEL, ARMA1ND POINT\nParaissant le premier de chaque mois sur j6 pages imprimé e s avec lux e,\nformant par ari deux viagnijìques volumes de 336 pages. 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' , ' ' ; : \" V\nA PUBLIÉ DES VERS INÉDITS\nDES PLUS GRANDS POÈTES\nCONTEMPORAINS:\nG. D'Annunzio, Henri de Régnier, Gustave Kahn, Verhaeren,\nPascoli, Francis Jammes, Paul Adam, Catulle Mendès, Vielé\nGriffin, La Comtesse de Noailles, M.me Catulle Mendès, Lucie\nDelarue-Mardrus, Ada Negri, Jules Bois, Mockel, Mauclair,\nArno Holz, Arthur Symons, Dehmel, Paul Fort, Rachilde,\nHélène Vacaresco, Stuart Merrill, E. Marquina, S. Rueda,\nG. Marradi, R. Bracco, Capuana, E. A. Butti, F. Chiesa, G, Lip-\nparini, D. Tumiati, A. Baccelli, D. Angeli, V. Aganoor, Colautti,\nG. P. Lucini, F. De Maria, C. Govoni, Paolo Buzzi, E. 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L* 29\nParte Seconda: SU L'ALI DEL NEMBO (elegantissimo volume di 300 pagine con copertina a colori di Enrico\nSacchetti) *\nParte Terza : VERSO LA FOLGORE (elegantissimo volume di 500 pagine con copertina a colori di E. Sacchetti) » 2,—\nI 9 inoilhn vplato Versi di Enrico Cavacollioli, vincitore del II.0 Concorso di \"Poesia,, (elegan-\nU VCiaiU tissimo volume stampato su carta di Fabriano, con copertina a colori di Romolo\nRomani) * 3,50\nSfatico Hmore Poema di Guido Verona (elegantissimo volume stampato su carta di Fabriano) » 3,50\n«B«wa«ni imi imtwmBuammmmmkMtmuu* ■■■■>■■ iiiiiHiiiiiaiaMM—a\nStudio critico di Emilio Zanette, vincitore del III° Concorso di \"Poesia,, (ele-\nVdisili I flSCmi gantissimo volume con maschera disegnata da Romolo Romani) . » 3,50\nLa leaaenda della vita Versi di Federico De Maria (elegantissimo volume su carta di\nII \\lpr«n lihprn (ParteI) — Studio critico di Gian Pietro Lueini (elegantissimo volume di 700 pa-\n11 VC1gine, con acquaforte di Carlo Agazzi) » 6,—\nIl Carme di Angoscia e di Speranza\ne Sicilia\nI Ok Versi di Enrico Oavaechioli, vincitore del 11° concorso di\" Poesia,,\nliClliOvv C (elegantissimo volume, con copertina a colori di U. 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Et tou t\nen piétinant notre native paresse sur d'opulents tapis persans, nous avions discutè aux frontières\nextrèmes de la logique et griffé le papier de démentes écritures.\nUn immense orgueil gonflait nos poitrines à nous sentir debout tous seuls, comme des\nphares ou comme des sentinelles avancées, face à Parmée des étoiles ennemies, qui campent\ndans leurs bivouacs célestes. Seuls avec les mécaniciens dans les infernales chaufferies des grands\nnavires, seuls avec les noirs fantòmes qui fourragent dans le ventre rouge des locomotives affo-\nlées, seuls avec les ivrognes battant des ailes contre les murs!\nEt nous voilà brusquement distraits par le roulement des énormes tramways à doublé\nétage, qui passent sursautants, bariolés de lumières, tels les hameaux en fète que le Po débordé\nébranle tout à coup et déracine, pour les entrainer, sur les cascades et les remous d'un déluge,\njusqu'à la mer.\nPuis le silence s'aggrava. Comme nous écoutions la prière exténuée du vieux canal et\ncrisser les os des palais moribonds dans leur barbe de verdure, soudain rugirent sous nos fenè-\ntres les automobiles affamées.\n— Allons, dis-je, mes amis ! Partons ! Enfin la Mytologie et l'Idéal mystique sont surpassés. Nous\nallons assister à la naissance du Centaure et nous verrons bientót voler les premiers Anges ! —\nIl faudra ébranler les portes de la vie pour en essayer les gonds et les verrous!... Partons! Voilà\nbien le premier soleil levant sur la terre!... Rien n'égale la splendeur de son épée rouge qui\ns'escrime pour la première fois dans nos ténèbres millénaires.\nNous nous approchàmes des trois machines renàclantes pour fìatter leur poitrail. Je\nm'allongeai sur la mienne comme un cadavre dans sa bière, mais je ressuscitai soudain sous le\nle volant — couperet de guillotine — qui mena9ait mon estomac.\nLe grand baiai de la folie nous arracha à nous mèmes et nous poussa à travers les rues\nescarpées et profondes comme des torrents desséchés. Cà et là des lampes malheureuses, aux\nfenètres, nous enseignaient à mépriser nos yeux mathématiques.\n— Le flair, criai-je, le flair suffit aux fauves !...\nEt nous chassions, tels de jeunes lions, la Mort au pelage noir tacheté de croix pàles, qui\nfilait devant nous dans le vaste ciel mauve, palpable et vivant.\nEt pourtant nous n'avions pas de Maitresse ideale dressant sa taille jusqu'aux nuages, ni\nde Reine cruelle à qui offrir nos cadavres tordus en bagues byzantines !... Rien pour mourir si\nce n'est le désir de nous débarrasser enfin de notre trop pesant courage!\nNous allions écrasant sur le seuil des maisons les chiens de garde, qui s'aplatissaient arrondis\nsous nos pneus brùlants, comme un faux-col sous un fer à repasser."}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "2", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.4", "texte": "POESIA\n\nLa Mort amadouée me dévaiKpait à chaque virage pour m'offrir gentiment la patte, et tour\nà tour se couchait au ras de terre avec un bruit de màchoires stridentes en me coulant des\nregards veloutés du fond des flaques.\n— Sortons de la Sagesse comme d'une gangue hideuse et entrons, comme des fruits\npimentés d'orgueil, danslabouche immense et torse du venti... Donnons-nous à manger à l'Inconnu,\nnon par désespoir, mais simplement pour enrichir les insondables réservoirs de l'Absurde !\nComme j'avais dit ces mots, je virai brusquement sur moi-mème avec l'ivresse folle des\ncaniches qui se mordent la queue, et voilà tout à coup que deux cyclistes me désapprouvèrent,\ntitubant devant moi ainsi que deux raisonnements persuasifs et pourtant contradictoires. Leur\nondoiement stupide discutait sur mon terrain.... Quel ennui! PouahL. Je coupai court, et par dégoùt,\nje me flanquai — vlan! — cui par-dessus tète, dans un fossé....\nOh! maternel fossé, à moitié plein d'une eau vaseuse! Fossé d'usine! J'ai savouré à pleine\nbouche ta boue fortifìante qui me rappelle la sainte mamelle noire de ma nourrice soudanaise!\nComme je dressai mon corps, fangeuse et malodorante vadrouille, je sentis le fer rouge\nde la joie me percer délicieusement le cceur.\nUne foule de pècheurs à la ligne et de naturalistes podagreux s'était ameutée d'épouvante\nautoUr du prodige. D'une àme patiènte et tàtillonne, ils élevèrent très haut denormes éperviers\nde fer, pour pècher mon automobile, pareille à un grand requin embourbé. Elle émergea lentement\nen abandonnant dans le fossé, telles des écailles, sa lourde carrosserie de bon sens et son\ncapitonnage de confort.\nOn le croyait mort, mon bon requin, mais je le réveillai d'une seule caresse sur son dos\ntout-puissant, et le voilà ressuscité, courant a toute vitesse sur ses nageoires.\nAlors, le visage masqué de la bonne boue des usines, pleine de scories de métal, de sueurs\ninutiles et de suie céleste, portant nos bras foulés en écharpe, parmi la complainte des sages\npècheurs à la ligne et des naturalistes navrés, nous dictàmes nos premières volontés à tous les\nhommes vivants de la terre:\n\nManifeste du Futurisme\n1. Nous voulons chanter l'amour du danger, l'habitude de l'énergie et de la témérité.\n2. Les éléments essentiels de notre poésie seront le courage, l'audace et la révolte.\n3. La littérature ayant jusqu'ici magnifié l'immobilité pensive, l'extase et le somnieil, nous\nvoulons exalter le mouvement agressif, l'insomnie fièvreuse, le pas gymnastique, le saut périlleux,\nla gifle et le coup de poing.\n4. Nous déclarons que la splendeur da monde s'est enrichie d'une beauté nouvelle: la beauté\nde la vitesse. Une automobile de course avec son coff're orné de gros tuyaux tels des serpents à\nl'haleine explosive... une automobile rugissante, qui a l'air de courir sur de la mitraille, est plus\nbelle que la Victoire de Samothrace.\n5. Nous voulons chanter l'homme qui tient le volant, dont la tige ideale traverse la Terre,\nlancée elle-mème sur le circuit de son orbite.\n6. 11 faut que le poète se dépense avec chaleur, éclat et prodigalité, pour augmenter la ferveur\nenthousiaste des éléments primordiaux."}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.5", "texte": "POESIA\n\n7. Il n'y a plus de beauté que dans la lutte. Pas de chef-d'oeuvre sans un caractère agressif.\nLa poésie doit ètre un assaut violent contre les forces inconnues, pour les sommer de se coucher\ndevant l'homme.\n8. Nous sommes sur le promontoire extrème des siècles!... A quoi bon regarder derrière\nnous, du moment qu'il nous faut défoncer les vantaux mystérieux de l'impossible? Le Temps et\nl'Espace sont morts hier. Nous vivons déjà dans l'Absolu, puisque nous avons déjà créé l'éternelle\nvitesse omniprésente.\n9. Nous voulons glorifier la guerre, — seule hygiène du monde — le militarisme, le patriotisme,\nle geste destructeur des anarchistes, les belles Idées qui tuent, et le mépris de la femme.\n10. Nous voulons démolir les musées, les bibliothèques, combattre le moralisme, le fémi-\nnisme et toutes les làchetés opportunistes et utilitaires.\n11. Nous chanterons les grandes foules agitées par le travail, le plaisir ou la révolte; les\nressacs multicolores et polyphoniques des révolutions dans les capitales modernes; la vibration\nnocturne des arsenaux et des chantiers sous leurs violentes lunes électriques; les gares gloutonnes\navaleuses de serpents qui fument; les usines suspendues aux nuages par les ficelles de leurs fumées;\nles ponts aux bonds de gymnastes lancés sur la coutellerie diabolique des fleuves ensoleillés; les\npaquebots aventureux flairant l'horizon; les locomotives au grand poitrail, qui piaffent sur les\nrails, tels d'énormes chevaux d'acier bridés de longs tuyaux, et le voi glissant des aéroplanes,\ndont 1' hélice a des claquements de drapeau et des applaudissements de foule enthousiaste.\nC'est en Italie que nous lan9ons ce manifeste de violence culbutante et incendiaire, par lequel\nnous fondons aujourd'hui le Futurisme, parce que nous voulons délivrer l'Italie de sa gangrène\nde professeurs, d'archéologues, de cicérones et d'antiquaires.\nL'Italie a été trop longtemps le grand marché des brocanteurs. Nous voulons la débarrasser\ndes musées innombrables qui la couvrent d'innombrables cimetières.\nMusées, cimetières!... Identiques vraiment dans leur sinistre coudoiement de corps qui ne se\nconnaissent pas. Dortoirs publics où l'on dort à jamais cote à còte avec des étres hai's ou inconnus.\nFérocité réciproque des peintres et des sculpteurs s'entre-tuant à coups de lignes et de couleurs\ndans le mème musée.\nQu'on y fasse une visite chaque année comme on va voir ses morts une fois par an.... Nous\npouvons bien l'admettre !... Qu'on dépose mème des fleurs une fois par an aux pieds de la Joconde,\nnous le concevons !... Mais que l'on aille promener quotidiennement dans les musées nos tristesses,\nnos courages fragiles et notre inquiétude, nous ne l'admettons pas!... Voulez-vous donc vous empoi-\nsonner ? Voulez-vous donc pourrir ?\nQue peut-on bien trouver dans un vieux tableau si ce n'est la contorsion pénible de l'artiste\nde briser les barrières infranchissables à son désir d'exprimer entièrement son rève ?\nAdmirer un vieux tableau c'est verser notre sensibilité dans une urne funéraire au lieu de la\nlancer en avant par jets violents de création et d'action. Voulez-vous donc gàcher ainsi vos meilleures\nforces dans une admiration inutile du passé, dont vous sortez forcément épuisés, amoindris, piétinés ?\nEn vérité la fréquentation quotidienne des musées, des bibliothèques et des académies (ces ci-\nmetières d'efforts perdus, ces calvaires de rèves crucifìés, ces régistres d'élans brisés !..) est pour\nles artistes ce qu'est la tutelle prolongée des parents pour de jeunes gens intelligents, ivres de\nleur talent et de leur volonté ambitieuse.\nPour des moribonds, des invalides et des prisonniers, passe encore. C'est peut-ètre un"}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.6", "texte": "POESIA\n\nbaume à leurs blessures, que l'admirable passé, du moment que l'avenir leur est interdit.,. Mais\nnous n'en voulons pas, nous, les jeunes, les forts et les vivants futuristesl\nViennent donc les bona incendiaires aux doigts carbonisés !... Les voici! Les voici!... Et\nboutez donc le-feu aux rayons des bibliothèques ! Détournez le cours des canaux pour inonder\nles caveaux des musées!... Oh! qu'elles nagent à la dérive, les toiles glorieuses! A vous les pioches\net les marteaux!.. sapez les fondements des villes vénérables!\nLes plus àgés d'entre nous n'ont pas encore trente ans; nous avons donc au moins dix ans\npour accom plir notre tàche. Quand nous aurons quarante ans, que de plus jeunes et plus vaillants\nque nous veuillent bien nous jeter au panier comme des manuscrits inutiles!.. Ils viendront contre\nnous de très loin, de partout, en bondissant sur la cadence légère de leurs premiers poèmes, griffant\nl'air de leurs doigts crochus, et humant, aux portes des académies, la bonne odeur de nos esprits\npourrissants, déjà promis aux catacombes des bibliothèques.\nMais nous ne serons pas là. Ils nous trouveront enfìn, par une nuit d'hiver, en pleine cam-\npagne, sous un triste hangar pianoté par la pluie monotone, accroupis près de aéroplanes\ntrépidants, en train de chauffer nos mains sur le misérable feu que feront nos livres d aujourd hui\nflambant gaiement sous le voi étincelant de leurs images.\nIls s'ameuteront autour de nous, haletants d'angoisse et de dépit, et tous exaspéres par\nnotre fier courage infatigable, s'élanceront pour nous tuer, avec d'autant plus de haine que leur\ncoeur sera ivre d'amour et d'admiration pour nous. Et la forte et la saine In ustice éclatera ra-\ndieusement dans leurs yeux. Car l'art ne peut ètre que violence, cruauté et injustice.\nLes plus àgés d'entre nous n'ont pas encore trente ans, et pourtant nous avons déjà\ngaspillé des trésors, des trésors de force, d'amour, de courage et d'apre volonté, à la hate, en\ndélire, sans compter, à tour de bras, à perdre haleine!...\nRegardez-nous ! Nous ne sorames pas essoufflés... Notre coeur n'a pas la moindre fatiguel\nCar il s'est nourri de feu, de haine et de vitesse!... Ca vous étonne? Cest que vous ne vous\nsouvenez meni e pas d'avoir vécul — Debout sur la cime du monde, nous lanQons encore une fois\nìc cicli aux étoiles !\nVos objections? Assez! Assez! Je les connais ! C'est entendu! Nous savons bien ce que\nnotre belle et fausse intelligence nous affirme. — Nous ne sommes, dit-elle, que le résumé et le\nprolongement de nos ancètres. — Peut-ètre! Soit !... Qu'importe?... Mais nous ne voulons pas en-\ntendre ! Gardez-vous de répéter ces mots infàmes ! Levez plutòt la téte !\nDebout sur la cime du monde, nous langons encore une fois le défì aux étoiles!\n\nF. T. Marinetti."}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "5", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.7", "texte": "POESIA\n\nFondazione e Manifesto\ndel\nFUTURISMO\n\nAvevamo vegliato tutta la notte - i miei amici ed io - sotto lampade di moschea dalle cu-\npole di ottone traforato, stellate come le nostre anime, perchè come queste irradiate dal chiuso\nfulgóre di un cuore elettrico. Avevamo lungamente calpestata su opulenti tappeti orientali la nostra\natavica accidia, discutendo davanti ai confini estremi della lògica ed annerendo molta carta di\nfrenetiche scritture.\nUn immenso orgoglio gonfiava i nostri petti, poiché ci sentivamo soli, in quell'ora, ad esser\ndesti e ritti, come fari superbi o come sentinelle avanzate, di fronte all'esercito delle stelle nemiche,\nocchieggianti dai loro celesti accampamenti. Soli coi fuochisti che s'agitano davanti ai forni infer-\nnali delle grandi navi, soli coi neri fantasmi che frugano nelle pance arroventate delle locomotive\nlanciate a pazza corsa, soli cogli ubbriachi annaspanti, con un incerto batter d'ali, lungo i muri\nciclici città.\nSussultammo ad un tratto, all'udire il romore formidabile degli enormi tramvai a due piani,\nche passano sobbalzando, risplendenti di luci multicolori, come i villaggi in festa che il Po strari-\npato squassa e sràdica d'improvviso, per trascinarli fino al mare, sulle cascate e attraverso i gor-\nghi di un diluvio.\nPoi, il silenzio divenne più cupo. Ma, mentre ascoltavamo l'estenuato borbottìo di preghiere\ndel vecchio canale e lo scricchiolar dell'ossa dei palazzi moribondi sulle loro barbe di umida ver-\ndura, noi udimmo subitamente ruggire, sotto le finestre, gli automobili famelici.\n— Andiamo diss'io; andiamo, amici! Partiamo! Finalmente, la mitologia e l'ideale mistico\nsono superati. Noi stiamo per assistere alla nascita del Centauro e presto vedremo volare i primi\nAngeli!.... Bisognerà scuotere le porte della vita, per provarne i cardini e i chiavistelli !... Partiamo !\nEcco, sulla terra, la primissima aurora ! Non v' è cosa che agguagli lo splendore della rossa spada\ndel sole, che schermeggia per la prima volta nelle nostre tenebre millenarie!....\nCi avvicinammo alle tre belve sbuffanti, per palparne amorosamente i torridi petti. Io mi\nstesi sulla mia macchina come un cadavere nella bara, ma subito risuscitai sotto il volante, lama\ndi ghigliottina che minacciava il mio stomaco.\nLa furente scopa della pazzia ci strappò a noi stessi e ci cacciò attraverso le vie, scoscese\ne profonde come letti di torrenti. Qua e là, una lampada malata, dietro i vetri d'una finestra,\nc'insegnava a disprezzare la fallace matematica dei nostri occhi perituri.\nlo gridai: — Il fiuto, il fiuto solo, basta alle belve!...\nE noi, come giovani leoni, inseguivamo la Morte, dal pelame nero maculato di pallide croci,\nche correva via pel vasto cielo violaceo, vivo e palpitante.\nEppure, non avevamo un'Amante ideale che ergesse fino alle nuvole la sua sublime figura,\nnè una Regina crudele a cui offrire le nostre salme, contorte a guisa di anelli bizantini ! Nulla,\nper voler morire, se non il desiderio di liberarci finalmente dal nostro coraggio troppo pesante !"}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "6", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.8", "texte": "POESIA\n\nE noi correvamo, schiacciando su le soglie delle case i cani da guardia, che si arrotondavano,\nsotto i nostri pneumatici scottanti, come solini sotto il ferro da stirare. La Morte, addomesticata,\nmi sorpassava ad ogni svolto, per porgermi la zampa con grazia, e a quando a quando si stendeva\na terra, con un rumore di mascelle stridenti, mandandomi, da ogni pozzanghera, sguardi vellutati\ne carezzevoli\n— Usciamo dalla saggezza come da un orribile guscio, e gettiamoci, come frutti pimentati\nd'orgoglio, entro la bocca immensa e tórta del vento !... Diamoci in pasto all'Ignoto, non già per\ndisperazione, ma soltanto per colmare i profondi pozzi dell Assurdo!\nAvevo appena pronunciate queste parole, quando girai bruscamente su mè stesso, con la\nstessa ebrietà folle dei cani che voglion mordersi la coda, ed ecco ad un tratto venirmi incontro\ndue ciclisti, che mi diedero torto, titubando davanti a me come due ragionamenti, entrambi\npersuasivi e nondimeno contradittorii. 11 loro stupido dilemma discuteva sul ipio terreno.... Che\nnoia! AuffL. Tagliai corto, e, pel disgusto, mi scaraventai colle ruote all'aria in un fossato....\nOh! materno fossato, quasi pieno di un'acqua fangosa! Bei fossato d'officina! Io gustai\navidamente la tua melma fortificante, che mi ricordò la santa mammella nera della mia nutrice\nsudanese... Quando mi sollevai — cencio sozzo e puzzolente — di sotto la macchina capovolta, io\nmi sentii attraversare il cuore, deliziosamente, dal ferro arroventato della gioia !\nUna folla di pescatori armati di lenza e di naturalisti podagrosi tumultuava già intorno al\nprodigio. Con cura paziente e meticolosa quella gente dispose alte armature ed enormi reti di\nferro, per pescare il mio automobile, simile ad un grande pescecane arenato. La macchina emerse\nlentamente dal fosso, abbandonando nel fondo, come squame, la sua pesante carrozzeria di buon\nsenso e le sue morbide imbottiture di comodità. ...\nCredevano che fosse morto, il mio bel pescecane, ma una mia carezza bastò a nanimarlo,\ned eccolo risuscitato, eccolo in corsa, di nuovo, sulle sue pinne possenti!\nAllora, col volto coperto della buona melma delle officine — impasto di scorie metalliche,\ndi sudori inutili, di fuliggini celesti — noi, contusi e fasciate le braccia, ma impavidi, dettammo\nle nostre prime volontà a tutti gli uomini vivi della terra:\n\nManifesto del Futurismo\n1. Noi vogliamo cantare l'amor del pericolo, l'abitudine all'energia ed alla temerità.\n2. Il coraggio, l'audacia, la ribellione, saranno elementi essenziali della nostra poesia.\n3. La letteratura esaltò, fino ad oggi, l'immobilità pensosa, l'estasi e il sonno. Noi vogliamo\nesaltare il movimento aggressivo, l'insonnia febbrile, il passo di corsa, il salto mortale, lo schiaffo\ned il pugno.\n4. Noi affermiamo che la magnificenza del mondo si è arricchita di una bellezza nuova: la\nbellezza della velocità. Un automobile da corsa, col suo cofano adorno di grossi tubi simili a ser-\npenti dall'alito esplosivo... un automobile ruggente, che sembra correre sulla mitraglia, è più bello\ndella Vittoria di Samotracia.\n5. Noi vogliamo inneggiare all'uomo che tiene il volante, la cui asta ideale attraversa la\nTerra, lanciata a corsa, essa pure, sul circuito della sua orbita."}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": "7", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.9", "texte": "POESIA\n\n6. Bisogna che il poeta si prodighi, con ardore, sfarzo e munificenza, per aumentare l'entu-\nsiastico fervore degli elementi primordiali.\n7. Non v'è più bellezza, se non nella lotta. Nessuna opera che non abbia un carattere\naggressivo può essere un capolavoro. La poesia deve essere concepita come un violento assalto\ncontro le forze ignote, per ridurle a prostrarsi davanti all'uomo.\n8. Noi siamo sul promontorio estremo dei secoli!... Perchè dovremmo guardarci alle spalle,\nse vogliamo sfondare le misteriose porte dell'Impossibile? Il Tempo e lo Spazio morirono ieri.\nNoi viviamo già nell'Assoluto, poiché abbiamo già creata l'eterna velocità onnipresente.\n9. Noi vogliamo glorificare la guerra — sola igiene del mondo — il militarismo, il patriot-\ntismo, il gesto distruttore dei libertarii, le belle Idee per cui si muore e il disprezzo della donna.\n10. Noi vogliamo distruggere i musei, le biblioteche, le accademie d'ogni specie, e combattere\ncontro il moralismo, il femminismo e contro ogni viltà opportunistica o utilitaria.\n11. Noi canteremo le grandi folle agitate dal lavoro, dal piacere o dalla sommossa; cante-\nremo le maree multicolori e polifoniche delle rivoluzioni nelle capitali moderne; canteremo il vibrante\nfervore notturno degli arsenali e dei cantieri incendiati da violente lune elettriche; le stazioni ingorde,\ndivoratrici di serpi che fumano; le officine appese alle nuvole pei contorti fili dei loro fumi; i ponti\nsimili a ginnasti giganti che scavalcano i fiumi, balenanti al sole con un luccichio di coltelli ; i\npiroscafi avventurosi che fiutano l'orizzonte ; le locomotive dall'ampio petto, che scalpitano sulle\nrotaie, come enormi cavalli d'acciaio imbrigliati di tubi, e il volo scivolante degli aeroplani, la cui\nelica garrisce al vento come una bandiera e sembra applaudire come una folla entusiasta.\nE' dall'Italia, che noi lanciamo pel mondo questo nostro manifesto di violenza travolgente\ne incendiaria, col quale fondiamo oggi il « Futurismo », perchè vogliamo liberare questo paese\ndalla sua fetida cancrena di professori, d'archeologhi, di ciceroni e d'antiquarii.\nGià per troppo tempo l'Italia è stata un mercato di rigattieri. Noi vogliamo liberarla da-\ngl' innumerevoli musei, che la coprono tutta di cimiteri innumerevoli.\nMusei: cimiteri!... Identici, veramente, per la sinistra promiscuità di tanti corpi che non si\nconoscono. Musei: dormitorii pubblici in cui si riposa per sempre accanto ad esseri odiati o ignoti!\nMusei : assurdi macelli di pittori e scultori che vanno trucidandosi ferocemente a colpi di colori e\ndi linee, lungo pareti contese!\nChe vi si vada in pellegrinaggio, una volta all'anno, come si va al camposanto nel Giorno\ndei morti... ve lo concedo. Che una volta all'anno sia deposto un omaggio di fiori davanti alla\nGioconda, ve lo concedo... Ma non ammetto che si conducano quotidianamente a passeggio per i\nmusei le nostre tristezze, il nostro fragile coraggio, la nostra morbosa inquietudine. Perchè volersi\navvelenare? Perchè volere imputridire? .\nE che mai si può vedere, in un vecchio quadro, se non la faticosa contorsione dell artista,\nche si sforzò di infrangere le insuperabili barriere opposte al suo desiderio di esprimere intera-\nmente il suo sogno?... Ammirare un quadro antico equivale a versare la nostra sensibilità in\nun'urna funeraria, invece di proiettarla lontano, in violenti getti di creazione e di azione.\nVolete dunque sprecare tutte le vostre forze migliori, in questa eterna ed inutile ammira-\nzione del passato, da cui uscite fatalmente esausti, diminuiti e calpesti?\nIn verità io vi dichiaro che la frequentazione quotidiana dei musei, delle biblioteche e delle\naccademie (cimiteri di sforzi vani, calvarii di sogni crocifissi, registri di slanci troncati !...) è per gli\nartisti altrettanto dannosa che la tutela prolungata dei parenti per certi giovani ebbri del loro in-\ngegno e della loro volontà ambiziosa. Per i moribondi, per gl'infermi, pei prigionieri, sia pure : —•"}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "8", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.10", "texte": "POESIA\n\nl'ammirabile passato è forse un balsamo ai loro mali, poiché per essi l'avvenire è sbarrato... Ma\nnoi, non vogliamo più saperne, del passato, noi, giovani e forti futuristi!\nE vengano dunque, gli allegri incendiarii dalle dita carbonizzate!... Eccoli! Eccoli!... Suvvia!\ndate fuoco agli scaffali delle biblioteche!... Sviate il corso dei canali, per inondare i museiI... Oh, la\ngioia di veder galleggiare alla deriva, lacere e stinte su quelle acque, le vecchie tele gloriose!...\nImpugnate i picconi, le scuri, i martelli, e demolite, demolite senza pietà le città venerate!\nI più anziani fra noi non hanno ancora trent'anni; ci rimane dunque almeno un decennio,\nper compier l'opera nostra. Quando avremo quarant'anni, altri uomini più giovani e più validi di noi,\nci gettino pure nel cestino, come manoscritti inutili. — Noi lo desideriamo !\nVerranno contro di noi, i nostri successori; verranno di lontano, da ogni parte, danzando\nsu la cadenza alata dei loro primi canti, protendendo dita adunche di predatori, e fiutando cani-\nnamente, alle porte delle accademie, il buon odore delle nostre menti in putrefazione, già promesse\nalle catacombe delle biblioteche.\nMa noi non saremo là... Essi ci troveranno alfine — una notte d'inverno — in aperta cam-\npagna, sotto una triste tettoia tamburellata da una pioggia monotona, e ci vedranno accoccolati,\naccanto ai nostri aeroplani trepidanti e nell'atto di scaldarci le mani al fuocherello meschino che\ndaranno i nostri libri d'oggi, fiammeggiando sotto il volo delle nostre immagini.\nEssi tumultueranno intorno a noi, ansando per angoscia e per dispetto, e tutti, esasperati\ndal nostro superbo, instancabile ardire, si avventeranno per ucciderci, spinti da un odio tanto più\nimplacabile inquantochè i loro cuori saranno ebbri di amore e di ammirazione per noi.\nLa forte e sana Ingiustizia scoppierà radiosa nei loro occhi. — L'arte, infatti, non può essere\nche violenza, crudeltà ed ingiustizia!\nI più anziani fra noi non hanno ancora trent'anni; eppure, noi abbiamo già sperperati te-\nsori, mille tesori di forza, di amore, d'audacia, d'astuzia e di rude volontà; li abbiam gettati via\nimpazientemente, in furia, senza contare, senza mai esitare, senza riposarci mai, a perdifiato...\nGuardateci! Non siamo ancora spossati! I nostri cuori non sentono alcuna stanchezza, poiché\nsono nutriti di fuoco, di odio e di velocità!... Ve ne stupite?... È logico, poiché voi non vi ricordate\nnemmeno di aver vissuto ! — Ritti sulla cima del mondo, noi scagliamo, una volta ancora, la nostra\nsfida alle stelle!\nCi opponete delle obiezioni?... Basta! Basta! Le conosciamo... Abbiamo capito!... La nostra\nbella e mendace intelligenza ci afferma che noi siamo il riassunto e il prolungamento degli avi\nnostri. — Forse!... Sia pure!... Ma che importa? Non vogliamo intendere!... Guai a chi ci ripeterà\nqueste parole infami!...\nAlzate la testa!...\nRitti su la cima del mondo, noi scagliamo, una volta ancora, la nostra sfida alle stelle!...\n\nF. T. Marinetti."}, {"page_pdf": 11, "page_imprimee": "9", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.11", "texte": "POESIA\n\nF. T. MARINETTI.\nmio dramma in 3 atti\nfu clamorosamente fischiato dal pubblico del Teatro Alfieri\ndi Torino,\nal quale, dalla ribalta, risposi con queste parole:\n\"Ringrazio gli organizzatori\nche mi onora profondamente. „\nParole di legittimo disprezzo, che confermo con piacere,\ndopo aver letto\nben 468 articoli di commento e di critica al mio gesto.\nInvito\ni fischiatori di Torino al Théàtre de TOEuvre, a Parigi,\nper la imminente prima rappresentazione del mio"}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "10", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.12", "texte": "POESIA\n\nCORRADO GOVONI\ne la sua opera poetica\nViaggio nell'Azzurro\n\nALL'AMICO E FRATELLO G. P. LUCINI\n\nLE FINESTRE\nSulle finestre nelle pentole\ni garofani e le malve intonano\nla loro polka rossa,\nsbocciano lungo il triste ciel algente\ndei vetri le caduche nebulose\ndei gelsomini,\ns'arrampican leggeri\ngli esili rosari di campane '\ndei convolvoli turchini.\nSulle finestre posan le colombe\ncome dolci isole di neve,\ni gatti bianchi e neri\nal sole fan la siesta\ni giorni di festa.\nAlle finestre sventolano\ni cenci tesi ad asciugare\nsopra fili di ferro\ncome dei fazzoletti colorati\nagitati\nin segno d'addio\nverso i passanti.\n\n(Disegno di UGO VALERI)\nCORRADO GOVONI"}, {"page_pdf": 13, "page_imprimee": "11", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.13", "texte": "POESIA\n\nSulle finestre il sole mattutino stende\nil suo bianco drappo,\nla luna vaga come un pallido fantasma\nnella lunga camicia delle tende.\nAlle finestre i deboli convalescenti\nprotendono con infantile gioia\nle loro dissanguate mani\nnella refrigerante pioggia:\nguardan con meraviglia\ni fiori che hanno l'aria,\nsotto l'acqua, di donne scapigliate.\nSotto le finestre vegliano\ni tristi nembi dei fanali.\nDalle finestre piovon nelle vie\nbucce d'oro d'aranci\ncome schegge d'astri infranti.\nDalle finestre si fa una piccola\nelemosina di rame ossidato\nche risuona tristemente sul selciato.\n\nPER UNA CANZONETTA\nAD UNA PICCOLA CANZONETTISTA\nO tu che canti, non cantare\npiù ! E' troppo triste il tuo canto.\nVorrebbe esser riso : è pianto.\nHa detto il medico che si dovrà sfogliare\nquando le prime foglie\ncadranno sulle soglie.\nPovera sorellina!\nEd il male cammina! ed il male cammina!\nOh cessa di cantare!\nE' troppo triste quel fanciullo\ningenuo, là, che raccoglie\nnel suo orto brullo\nsulla neve silenziosa le povere foglie\nperchè la cara sorellina\nnon possa più morire,\n(oh quell'eterna tossina\nche la fa così impallidire!):\ntutte le povere foglie morte\nche cadono contro le porte.\n\nI TETTI\nDolci pendii dei tetti!\nRosei taluni come dei guanciali\nsu cui le diafane nubi\nabbiano impresso le tenere gote,\naltri sanguigni come torchi\ndi tramonti e d'aurore,\ncome ceppi per le serali\ndecapitazioni del sole,\naltri nerastri come letti\ndella funebre notte,\naltri madreperlacei come\nse la chiocciola della luna\nv'abbia lasciato la sua scìa luminosa.\nVecchie vele tignose\nconciate dal sole e dall'intemperie,\nin secca in un canale senza uscita,\nvalanghe immobili di neve, nell'inverno,\nlividi sgocciolatoi\ndel pianto tedioso\ndella pioggia autunnale,\nlogori asciugatoi\ndei crepuscoli violetti.\nCon le loro ventarole di latta,\ncon i loro galletti inverniciati\nche montano la guardia giorno e notte,\ncon le indorate baionette\ninastate dei parafulmini,\ncoi loro bianchi e grigi campanili\nche sbucan qua e là sottili\nparacarri di mistici confini :\nincombono i bigi tetti.\nUna verde speranza d'edera\ns'ostina su una gronda;\nun glicine dispone lungo un muro\nla sua solitaria uva gioconda.\nAlla sera, sui tegoli rossi,\na due a due come suore\nfanno la loro scalza passeggiata\nle colombe, soffuse di pallore;\nmentre sopra i leggìi degli abbaini\ni gatti scorticano l'acrobatica\nmusica delle stelle\ncon i loro epilettici violini.\n\nLE STAGIONI\nALLA MIA DILETTA SPOSA\n10 canto te, o dolce primavera,\ngiovinezza del mondo,\ncon le tue rondini che arrivano dal mare\nun mattino di marzo,\ncon il tuo timido sereno\ndi violette lungo i fossi,\ncoi tuoi brevi crepuscoli di peschi\nnell'orto fioribondo,\ncol tuo cuculo che va d'albero in albero\ne non sa dove attaccar la sua pendola beffarda,\ncon le tue rose che arrossiscono\nai baci ardenti del sole,\ncon i tuoi puri gigli\nche si portano in processione\ncome un bianco miracolo,\ncon il tuo verde pane\nche matura tra gli alberi tranquilli,\ncon i tuoi acquazzoni repentini\nsimili ad improvvisi pianti\nsenza causa di bambini,\ncol tuo magico arcobaleno\neh' è la tua cintura di festa,\ncon le tue belle nuvole pompose\nche sono i tuoi molli divani,\ncon i tuoi limpidi canali\nche specchiano in andare\ntante dolci e triste cose:\n1' afflizione scapigliata\ndei salici piangenti,\n11 diniego dei pioppi solitari,\nle malve rosse a le finestre nellejpentole.\ne le bianche facciate delle case ;\ncon i tuoi pozzi freschi\nsparsi per la pianura,\ncon i tuoi chiari tramonti\nin cui scopri i lontani monti\nsimili a enormi cavalloni,\ncon le tue aurore d'oro\nquando tuonano le campane\ne i galli cantano nelle lontane\ncascine l'ave maria."}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "12", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.14", "texte": "POESIA\n\n&\nCanto anche te, o ardente estate,\ncon il tuo frumento biondo\nentro cui brillano i papaveri\ncome garibaldini nascosti\ncon il tuo verde ed odoroso oceano di canepa,\ncol tuo torrido caldo\nche fa cercar con voluttà\nla frigida acqua dei fossi :\nvengono a galla stupiti\ni lunghi lucci, le biscie acquaiole\ninseguono i ranocchi paurosi.\nOh nelle notti languide\nle verdi fiaccolate delle lucciole\ne gli usignuoli avveniristi\nche si contentan degli applausi delle rane !\nNei prati i cumuli di fieno\nson come un accampamento d'odore.\nI lunghi pioppi vigilano la pianura.\nNei maceri e nei pozzi i rospi\nfan sentire la loro voce di fagotto.\nE la civetta nei cimiteri\ndichiara orgogliosamente:\n« Tutto è mio! tutto è mio! »\nCanto anche te, o grave autunno,\ncon la tua frutta squisita\nche pende dai rami brulli\ncome una felicità compita,\ncon le tue tristezze finali:\nle monotone pioggie\nche rigano le gote dei pallidi vetri\ne intirizzi scoti 1' anime,\nle implacabili nebbie\nche sfuman come un inodoro incenso\ne restringono intorno a noi il mondo,\ne i nobili corvi\nsempre vestiti a lutto stretto,\ni poveri camposanti\npieni di corone variopinte,\ntristi girandole di fiori sulle tombe.\nOh lungo le spogliate siepi\nil triste campanellino del pettirosso,\ncome se da mane a sera\nsi porti il viatico a qualcuno !\nÈ la fine, la dolce fine prevista.\nSenza rimpianti cadono|le foglie.\nSonnecchia il sole\nsulle deserte soglie.\nMa perchè il cuore si duole?\nPerchè 1' anima si rattrista ?\nMa vieni tu, o inverno, padre putativo\ndelle stagioni, a celebrare\nle bianche nozze della neve,\na coprire tutte le macchie\ncol tuo bianco collettivo,\na riempire le povere vetrate\ndi felci complicate e palme fragili,\na frangiare le gronde\ndi stalattiti lamentose di ghiaccinoli,\na imbacuccare gli esili camini,\na riempire di sfingi i giardini,\na mettere su tutti i davanzali\ndei bianchi appoggiatoi,\ncome per una processione di comunicanti,!\na cingere il collo delle statue\ndi bianchi boa.\nI pioppi sparsi per la campagna\nsembrano enormi rocche cariche di neve.\nTutte le peste nei sentieri sono monde,\nsembrai! fatte da angeli lievi.\ned ogni casa è buona come un presepe.\nE in una notte radiosa\nin cui scivolano le stelle\nnel ghiacciaio del celo\nsui loro lunghi pattini d'argento,\ndal fantastico fondo dei paesi,\ndal più profondo dell' infanzia\ncredula e innocente sale\na riunirsi nel vostro torbido cuore soave\nil divino conclave\ndelle campane di Natale.\n\nAUTUNNO\n0 triste vento !\nVolteggiano come volani\n1 frutti alati delle samare.\nTra gli alberi il frumento\nsi stende lontano lontano\ncome una verde nevicata d'astri.\nLe oche, in triangolo, vanno\nin numero pari\nverso le paludi.\nAddio belle nubi kleksografiche !\nAddio bei tramonti di cinabro!\nScricchiolano sotto i piedi\ni piccoli obici delle ghiande.\nPensate al figliuol prodigo.\nUn triste ritornello\nfischia sul labbro.\nAddio belle notti crittografiche !\nE il sonno che non viene più....\nOh quando ci sarai tu\ne metterai nelle lenzuola\ndei mazzetti odorosi di lavanda!\n\nFIGURINE DI MAIOLICA\nUna mascherina di zucchero rosa.\nDei fiammiferi azzurri.\nUna rana che suona un organetto rosso.\nUn quarto di luna d'un cocomero bianco.\nUn gallo elmato come un guerriero\nche canta a squarciagola l'inno di vittoria.\nUn piccolo cariglione rotondo\nsimile ad un mulino di suoni.\nUn fungo simile ad un parasole per i fiori.\nUna marionetta nera che piange.\nUna tartaruga simile a un piccolo\nblasone di bronzo.\nUn Pierotto infarinato di neve, che ride.\nUna civetta che legge il foglio con gli occhiali.\nUn angelo che giuoca al cerchio con la luna.\nUn piccolo spazzacamino che spazza\nun camino del paradiso pieno di stelle.\nUn pagliaccio che si fa una cravatta\ncon l'arcobaleno."}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "13", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.15", "texte": "POESIA\n\nANIMA\nOh quel verde di menta glaciale !\nOh quel rosso recidivo !\nOh quell'azzurro tonico del l'anima !\nNella sua bara di cristallo blù,\npiccola come una bomboniera,\npiccola come una scatola di cerini,\npiccola come una tabacchiera,\ngiace il cadaverino impube dell'anima\nsimile a quei puttini di sapone roseo\nche si vendono nelle fiere.\nUn pettine d'ambra pieno di rose?\nUn fresco pozzo di mercurio\nsimile a un gran termometro?\nUn osso di reliquia legato in argento?\nUn arcobaleno sotto vetro?\nUna chiara maschera sorridente\nsul volto cereo d'un malato?\nUn'elemosina tepente\ndi sole sopra la deserta soglia?\nUna pallida rosa in un bicchiere\nche sopra il davanzale si sfoglia ?\nUno specchio come una cella frigorifera?\nOh quelle campane,\ndolci pillole domenicali\nper l'anima stitica e malinconica!\n\nALBA\nI rossi galli sparsi a le cascine\ncantan la loro diana puntuale;\nun lontano pavone grida\nil suo fiero disprezzo coniugale.\nSull'aie ancora, le maciulle\nche hanno forma di strane ghigliottine\npettinano le grandi chiome grulle\ndi streghe centenarie della canepa.\nVanno e vengon le bianche rogazioni\ndei pacifici bovi pei filari ;\ns'agitan divorate dall' insonnia\nle scope nevrasteniche dei pioppi solitari.\nNel giardino rosseggiano le melagrane,\npiccoli vulcanici mondi\nl'ultime rose autunnali\nhanno perduto i loro bei riflessi biondi.\nOh quelle chiocciole sempre bocconi\ndavanti a qualche cosa\ncome degli umili ambasciatori\norientali davanti impassibili troni !\nFumano all'aria del mattino i tetti\ncome piccoli campi dalla terra bruna,\narati a solchi lunghi e stretti\ndall'aratro d'argento della luna.\n\nSERA\nAnima secca e amara come resta\nd'aglio, rana galvanica,\nnon senti le campane magnetiche\nche rimbombano a festa?\nCalamite della fede e del bene\nchiaman gli audaci pensieri\na inchinarsi davanti ai misteri\nalla bontà delle preci serene.\nBiancheggia un pozzo in un giardino,\nfresco paradiso della sete;\nsui muri, come chiazze di sfumino\npassan l'ombre delle nuvole liete.\nLa sua intestinale gioia\ndivulga un'organo di Barberia;\ndei fiori sotto una rialzata stuoia\nannuiscono contro la via.\nVerso estuari di sogni languidi\nsi perde il placido canale;\nfluttua nella sera malinconica\nla gran pace cereale.\n\nTRISTE ADAGIO\nOh che triste adagio\nsul tuo addolorato violoncello\ntu suoni, o tragico ceco in piedi sul limitare\ndella tua povera casa galante\nche porta un bel garofano fiammante\nall' occhiello !\nSembra il tuo istrumento\nuna macabra idropica persona\nstranamente abbozzata\nche col sottile moncherino\ndel suo unico braccio\nsolletica fino al tormento\ni suoi secchi intestini messi a nudo.\nE quel monotono ritornello\nche non si stanca\nche non si stanca mai di ritornare !\nChe cosa spera di trovare?\nMa è buio impenetrabile per tutto !\nEgli può ascendere e discendere\ntutte le scale,\npuò spalancare tutte le finestre.\nFuori non rugge che un infuriato mare,\nun mar di pianto e di singhiozzi.\nS'illude forse rallentando,\nd'incontrare un'ignota mano\nche lo conduca fuori\nsu su in un abbaino\nsfolgorante di sole?\nTanto è inutile, o povero ceco!\nQuel debole ed instabile barlume\nche ti sembra di scorger da vicino\ne ti fa indugiare\nnon è che una tua lacrima cocente\nche ti spunta negli occhi\ninfiammati e scompare.\nChè sempre più d'intorno a te la sera\nsi fa rigida e nera.\nE sul tuo reumatico violoncello\no disgraziato ceco\ntnuor come un' eco\nche invano si ricerca,\nil triste ritornello."}, {"page_pdf": 16, "page_imprimee": "14", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.16", "texte": "POESIA\n\nGLI ASTRI\nFiumi tortuosi di refrigerante\nmercurio con delti di sereno,\nsmeraldine paludi di veleno,\ndirupati Imalaia di diamante.\nVulcani squallidi cicatrizzati,\nabbaini d'inferno, roccie brune\ndi calamita coperte di lune\ndiafane e di soli congelati,\nOceani di sangue, mari morti\nd'inchiostro, nevicate cilestrine,\nvasti Sahara candidi di sale,\ne valanghe d'arcobaleni attorti,\ncateratte di stelle solferine,\ninaccessibili ghiacciai d'opale.\n\nGIARDINO ANTICO\nSopra il muro decrepito di cinta,\no vecchie statue, che cosa aspettate?\ntu con la tua spuntata falce, estate?\ntu, primavera formosa e discinta?\nSilenzio e oblio. Sul tetto col suo ganzo\nuna colomba dall'azzurra gola\nsi pavoneggia, fa la civettuola.\nOh il monotono idillio da romanzo!\nS'alza e s'abbassa nel giardino il getto\ncome un fresco ventaglio di diamanti\niridati che s'apre e che si chiude.\nGiacciono al sole come sopra un letto\ndi porpora, ebbre d'abbracci strazianti,\nle rose scandalosamente ignude.\n\nTUTTO QUELLO\nCHE PASSA IN UNA VIA\nPassa con la sua fascinetta sotto il braccio\nil povero spazzacamino tutto nero\nche getta il suo grido acuto e triste\npieno di nostalgia, che fa pensare\na un Natale tra i monti\ne a tante cose bianche e malinconiche;\nil filosofo cenciaiuolo\nche si ferma a frugare col bastone\nnell'immondizie accumulate\nai canti delle case,\npassa l'imbacuccata cerinaia,\npoverina ! che ha tanto freddo e porta\ntanto fuoco con sè\nda incendiare tutta la città;\npassano i mendicanti campagnoli\nche si ferman di porta in porta\na chiedere la carità;\npassan le grigie squadre d'Orsoline\nche vanno a passeggiare sulle mura\nnel pomeriggio di domenica\ned i neri seminaristi\nche si spargon tra gli alberi forensi\ncome corvi a pasturarsi,\nreclute del paradiso;\npassan le coppie degli amanti preoccupati,\npassan le coppie pallide degli sposi,\npassano i vecchi stanchi,\npassano i poveri morti\nche vanno all'ultima dimora;\npassano i girovaghi\ncon la lor musica a tracolla\nche non é buona che di piangere\no gli organi di Barberia\nche ridon piangono per pochi soldi\ncome i pagliacci ;\npassano i carvi pellegrini stranieri\nche domandano il cammino di Roma.\n\nNOVEMBRE\nTutto il giorno le gronde sui selciati\nor fanno le lor leste digestioni :\ns'odono lungo i flebili bastioni\nle sonore chiarine dei soldati.\nL'ultime rose senza leggiadria\nmuoion nei stereotipi giardini;\nnel ciel spiegan gli altissimi camini\nlunghe cravatte di malinconia.\nE dalle pioppe con cartacei pianti\ncadon le foglie senza interruzione\nlungo il viale che se ne inquieta,\ndove col lor fruscio ai tristi amanti\nche le calpestano dàn l'illusione\ndi portare degli abiti di seta.\n\nVALSE\nA MI EOO\nFragilissimi portici d'opale\ns'allungan nel crepuscolo, infiniti,\nsotto il magico ascender dei tuoi diti,\ncome un'eco che muore, esili scale\ndi brillanti prismatici se scendi\nscendono a un tetro mare di cantaride\ne i giardini d'Armida oscuri e l'aride\nspiagge letée s'aprono e inferni orrendi.\nTu sosti: e si sprofondan verdi pozzi\nda cui s'alzano flebili singhiozzi\ncome di vergine che si trucidi.\nE delle maschere si guardan, bianche,\nsorrider tristemente in specchi, stanche\ndi pensare a impossibili suicidi."}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "15", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.17", "texte": "POESIA\n\nIL GIARDINO\nDI PROSERPINA\nPerpetuo ciel di piombo incandescente,\no Proserpina, sui tuoi fiori grava,\nche il tuo triste pianto indarno lava\nmentre gusti il tuo frutto deiscente.\nNel verdastro canal che Lete inquina,\nnon le ninfee idrofile ed i cigni;\ne le aiuole han papaveri sanguigni\ncome rosse campane di morfina.\nE mai qui dentro ai fiori non arriva\nun po' di gioia dell'azzurro esterno.\nSol, maturate al fuoco dell'inferno,\nper le scale, dintorno alle fontane,\novunque scoppiano le melagrane\nla lor dolce mitraglia inoffensiva.\n\nGLI AIRONI\nLaggiù s'allunga livido e fetente\nlo stagno all'infinito dentro un nimbo\ncrepuscolare come un grigio limbo\nsopra cui piove piove eternamente.\nOh la vecchia acqua tutta scaglie e rughe\ncome l'orribil pelle d'un lebbroso,\ne quei cipressi che suggon uggioso\npianto dell celo, come sanguisughe!\nNella pioggia gli aironi impermeabili\ncon sotto l'ala le lor grandi forbici\ndel mestiere, guazzano instancabili.\nSembran malati uccelli senza gambe\nche si strascicai! nello stagno torbido,\nlagnandosi, su lunghe grucce strambe.\n\nNEL GIARDINO\nUna rosa accerita. — Dio mio che sole!\nE non c'è neanche un qualche ventaglio\ndi seta di farfalla per farmi un po' vento.\nIl gelsomino. — Io sono un piccolo\nfirmamento caduco per bambole.\ni\nLe meraviglie. — Noi sbocciamo solo di\nnotte come le stelle.\nLa mimosa. — Io sono pudica: non toc-\ncatemi nè parlatemi d'amore! chè svengo\ncome una vergine.\nLa gaggìa. — I miei fiorellini sono i\npiumini per la cipria d'oro delle belle far-\nfalle azzurre.\nI begli uomini. — Noi siamo begli uo-\nmini, benché le rose a cui facciamo una\ncorte spietata non ci degnino neanche di\nuno sguardo.\n/ garofani. — Noi siamo simili a piccoli\nrazzi accesi.\nLe ceiosie. — Noi siamo un esercito di\nguerrieri francesi che passa in rivista il re\nsole.\nUn glicine fiorito. — Io sono il sereno :\nnon vedete come sono azzurro?\nI giaggioli. — Certo ci è caduto addosso\nl'arcobaleno. Non sentite che odor di pa-\nradiso ?\ncampanule dei convolvoli. — Benché\nsiamo anche noi campane e non suoniamo\ndoppi od avemarie, pure facciamo una dol-\ncissima musica di colori.\nIntanto la vecchia diligenza d'una chioc-\nciola abbandona il giardino e va per l'orto\ncercando di evitare i paracarri degli asparagi.\n\nIL PALAZZO\ndelle principesse Salamandre\nNella pallida reggia d'amianto\nle principesse salamandre apire\nridono alle finestre nelle spire\ndel fuoco, ignude sotto un lungo manto.\nVanno e vengono come spettri a un tratto ;\ne il palazzo fiammeggia di lozanghe\nor d'azzurro o di bianco di valanghe,\nd'un verde di legumi o di scarlatto.\nNulla. E nell'ombra piena di misteri\ns'alzan rumori riterati e secchi\ndi nacchere squassate da una Furia.\nSono i fantastici trampolieri\nche sforbiciano coi lor lunghi becchi\nnella palude d'un color d'anguria.\n\nL'USIGNUOLO\nTetre ruine: suppurazioni\nacri, lembi di mura scorticate,\nmoncherini di torri massacrate,\npilastri divorati da flemmoni,\nin riva d'una incartapecorita\npalude dalla faccia di megera;\nma intorno è una gioconda primavera\ndi fiori nella gran pace allibita.\nE confessa la sua dolce follia\ne le continue veglie tormentose\n1' usignuolo alla bella tra le belle *\nin un sobborgo soffice di rose.\nSi perde l'ineffabile elegia\nneir Alharnbra d'argento delle stelle.\n\nCorrado Govoni."}, {"page_pdf": 18, "page_imprimee": "16", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.18", "texte": "POESIA\n\n“IL VERSO LIBERO„\ndi GIAN PIETRO LUCINI\n\n(EDIZIONE DI\nNon scioglierò su queste pagine un nuovo ditirambo al\nRomito di Varazze e di Breglia. So che Gian Pietro Lucini odia\nle esaltazioni.\nEgli (l'anima più formidabilmente critica apparsa nella let-\nteratura italiana dopo il Carducci) sa ciò che vale la sua mente,\nciò che significa la sua opera: e.... (cosa più tragica per noi) ciò\nche valgono e significhino quei pochi che azzardano parlare di\nlui, mettere le mani nell'opera sua.\nIo, dunque, solo dirò — rapidamente — l'impressione che\nquesto libro, così nuovo ed eroico per l'Italia, ha suscitato nell'a-\nnima mia.\nE non farò che additarlo ai giovani ingegni, i quali sono\nmolti, oggi, che anelano bere ad una fontana di pura idealità indigena.\nParlare con diffusione e con precisione, oggi, di questo Li-\nbro è impossibile. Su queste colonne, con questa penna mia,\nimproprio.\nAltri dovrà portare alto il nome del Poeta ed il significato\ndell'opera sua, se la letteratura italiana non è veramente morta\nin Italia. È un dovere per la classe intellettuale della Patria (se\nesiste) discutere ed assimilare queste pagine piene di tutte le cor-\nrenti ideali di due secoli: il XIX consumato, il XX che avanza\ne che l'Artefice mirabile dell'idea e del verbo intuisce in tutti i\nsuoi corsi con titanico potere di profezia.\nChe cosa è mai questa specie di bibbia letteraria medievale\ne, insieme, futurista?\nLa prima parte di due altre a venire.\nLasciamo la parola ad uno scatto confidente dell'Autore:\n« Questa che può piacere a molti anche per l'impeto po-\nlemico, è la più facile. È, in fatto, la ragion critica. Tutte le ra-\ngioni critiche hanno ragioni. Così trionfò quella di Emanuelt- Kant:\nquando è necessario costruire, quando interviene, per logica pla-\nstica, la ragion pratica, tutti i demiurghi si stancano e sbagliano:\ncome Odino, Gehova, Huizilopotli ed Emanuele Kant. Farò io\nstesso così coll'applicazione alla Proposta. »\nNon credo, Maestro.\nIl vostro impeto polemico porterà il vostro ideale fino ai suo\ngiusto segno planetare. Non è possibile, leggendo le vostre pa-\ngine, trovare il minimo indice d'una dinamica la quale stia per\nperdere il suo tono di fuoco. Voi non avete età. Siete come l'aria\nstéssa della Patria in cui i Poeti, che voi fustigate o incoraggiate,\nrespirano.\nNè vi stancherete, nè sbaglierete. Avremo — con l'Accademia\nperfetta, —- l'Opera perfetta di Libertà e d'Amore, quella che pro-\nietterà sull'avvenire tutte le luci che sono giunte fino al vostro\nCulmine umano, dalle Cime incalcolabili del passato.\nNoi vi siamo grati perchè avete gettato, in queste pagine, il\ntestamento maraviglioso della vostra anima di pensatore e di\npoeta: perchè nessun Libro, in paese, mai, è apparso, da anni,\ncosì pregno d'idee, così lucido di dottrine, così fresco di suoni,\ncosì genuino di verità, così italiano di razza.\nE di un Libro simile è a sperare che molto l'Italia, riscossa dal\nlutto dell' atroce cataclisma meridionale, abbia da avvedersi e da\ninorgoglirsi.\nSono tempi di miserie carnali ed ideali questi. Non per\nnulla provincie intere di nostra terra si tramutano in cimiteri.\nIl simbolo non avrebbe potuto essere più atrocemente am-\nmonitore.\nVoi date la prima squilla della diana.\nSia come volete voi ! È 1' augurio che vi mando in questa\npestifera aurora dell'anno! Sorga il volo dell'aquila futurista su\nqueste macerie d'upupa! La bandiera dell'arte che adoriamo nes-\nsun cataclisma la scuote. Bisogna che gii avversari trovino già\nspiegate a battaglia le schiere e le passino in rassegna, formida-\nbili, nella vigilia d'armi. Sia come volete voi, Maestro!\nSi scorra il volume, adunque, in questo freddissimo inverno\nmortale ! È pieno di fiamme.\nStrano cervello, questo, d'una spaventevole massa di coltura\ne d'una incantevole fosforescenza di genialità."}, {"page_pdf": 19, "page_imprimee": "17", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.19", "texte": "POESIA\n\nRipeto, il libro è medievale: presume un circolo d'anacoreti,\nun cenacolo d'anime elette, un convento di spiriti renunziatori\nche facciano, dell' arte e della ragion d'arte, quasi l'oggetto con-\ntemplativo e la celebrazione scenica d'un Mito.\nE un libro che non è fatto per gli occhi degli uomini che in-\ncontriamo dovunque. È fatto per le menti che estendono 1' arco\ndel loro volo sopra le distese della Natura e della Storia. Per\nqueste pagine, l'ora è l'anno, l'anno il decennio; ed il libro, nel-\nl'insieme, non è che una grande specola secolare. Bisogna affron-\ntarne il blocco a poco a poco.\nQuando dalla massa rupestre zampilla l'acqua della vita, be-\nvetevela a sorsi se volete che i sorsi vi vadano al sangue, se volete\nche l'anima, senza poli, proceda orientata ed invigorisca ne' suoi\ngiri di conquista!\nPoi che il libro, è, più che altro, un prodigioso ininterrotto\ngiuoco di giri mentali intorno all' universo, o, per meglio dire,\nagli universi delle idee.\nTalora, la ruota cerebrale ha movimenti così vasti e così\nrapidi e così complessi che, anche il più intento lettore, minaccia\ndi restare come preso da una vertigine. Così, non di rado, pas-\nsato l'attimo d'obnubilamento psichico e fisico, nasce fervido l'i-\nstinto di misurare con noi stessi, la miracolosa architettura aerea\ndel paradosso. La turbina agisce velocissima e vorrebbe travol-\ngerci, quasi tirannica. Questi cervelli d' anarchia sono tanto più\nadorati quanto più tentano esercitare, sopra le nostre mentalità, il\nloro impero autocratico.\nDolcissima e fortissima cosa è tentare di vincere la stessa\nterribile simpatica corrente rapinatrice!\nMolto spesso il Maestro ammalia. Ma lo spirito del discepolo,\nammaliato, vuole dominare il medesimo incanto, spezzarne 1' ar-\ncano, trovare la ragion critica tutta sua: e, se non irridere, elu-\ndere scettica del grande scetticismo appreso alla stessa sua scuola,\nla disciplina imperatoria del nuovo Demiurgo.\nMagnifico libro, adunque, anche per gli strani fenomeni sog-\ngettivi e suggestivi che stuzzica e scatena dentro di noi, intorno\na noi, così, come per un potere elettrico d'indefinibile presa.\nGli ignoranti letterati dicono: — Scrive sbrodando, alla\nSbarbaro. Non è ancora morto lo stile delle \" Forche Caudine! ,,\nE allora può scoppiare una battaglia.\nE l'artista che pensa e crea e spasima solitario leva, affilando\nl'armi, un'elegia di gratitudine a questo Eroe del lavoro ideale\nche scaglia lampi ed oracoli di rivoluzione per l'oscuro cielo vi-\ngliacco delle lettere italiane.\nAnalizzate l'opera di Gian Pietro Lucini, se siete capaci!\nE un'ammasso di materie ignivome che va accolto così come\npiomba dall'infinito degli spazi cerebrali. È un libro di critica? è un\n> •\nlibro d'estetica? è un sistema di fatti? è un sistema d'idee? E la\nconfessione di un figlio di due secoli: questa mi pare. E mi pare\nche la figura letteraria di Gian Pietro Lucini ne esca in una di-\nmensione morale che non può sopportare confronti.\nCome il Baumgarten, egli vede quanto i precetti che ci pos-\nsono dare i trattatisti intorno al si può e al non si può nella let-\nteratura e nell'arte debbano dedurre direttamente dalla filosofia.\nLucini è il filosofo che sa indicarvi perchè si nasca poeti e come\nsi giunga a creare la Poesia.\nRicordate Platone che nelYIppia Maggiore introduce un sofi-\nsta il quale s'inoltra con arroganza per dimostrare a Socrate in\nche cosa consista l'essenza del bello?\nLucini ha la arroganza magnifica del dimostratore e l'inten-\nsità ascoltativa del dimostratario: Lucini, il demoniaco, l'essere\nimbevuto di tutti i più pirici filtri umani, colui che ricorda la de-\nfinizione platonica del Fedro e ne fa il canone principe di tutto\nil suo sistema estetico morale : il bello è il raggio dell' essenza\ndivina manifestato nel mondo visibile.\nMa Gian Pietro Lucini non é solamente l'uomo che, come gli\nantichi filosofi (e i filosofi di tutti i tempi) preferisca, in fondo, al\nfare il ragionarci sii. Lucini è anche l'uomo che crea dal nulla.\nCerte sue pagine, oltre che lucidamente dimostrative, sono pro-\nfondamente emotive e ci ricordano che l'Autore del Verso Libero\nè l'Autore delle Figurazioni terrene, e del Carme d'Angoscia e\ndi Speranza, e del Giampietro da Core, cioè un filosofo che ha\nscritto e scriverà le pagine più significativamente barbare della\ngenialità italiana.\nNessuno, forse, mai in Italia (oggi è Giovanni Papini che\ntenta) ebbe la virtù di saper riconoscere il carattere scientifico del\nbello e, insieme, di sentirne tutto il puro splendore estetico, e di\ncrearne il sistema bellissimo di prova.\nLocke in Inghilterra, Leibnitz in Germania, e ancora, altrove,\nHegel, Hogart, Elvezius, Diderot, D'Alembert, Lessing, Kant me-\ndesimi non si può dire che conoscessero tutti radicalmente il va-\nlore delle opere d'arte alle quali andavano decretando l'onore delia\ncosi detta bellezza scientifica.\nLucini è paragonabile, in questo senso, a Schiller per l'elo-\nquenza espositiva della sua dottrina sul bello e per la sua poesia\npossente, nata, si può dire, sulla stessa turrita rocca della ragion\npoetica.\nNè la critica estetica di Gian Pietro Lucini ha a che fare con\nquel genere empirico il quale fu di moda un tempo e più che\nmai lo è presso i moderni: critica che riduce il possibile al reale,\nche prende quanto fu fatto per misura di ciò che potrà farsi, che"}, {"page_pdf": 20, "page_imprimee": "18", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.20", "texte": "POESIA\n\nsi riduce a condannare tutto, a non riconoscere, principalmente,\nforme di bellezza nuova. E neppure è una di quelle critiche im-\npressioniste a un tanto la linea che si limitano a descriveie le\nemozioni prodotte dalle opere della fantasia; una di quelle criti-\nche che considerano come bellezze assolute certe bellezze relati\\ e\nal carattere individuale o nazionale dell'artista, ai pregiudizi, agli\nusi della sua epoca e a mille altre circostanze egualmente varia-\nbili e secondarie. Ma una critica, ripeto, di essenzial metodo filo-\nsofico: che comincia con lo stabilire nitide teorie sull essenza e\nsulle condizioni del bello nell'arte della parola: e nel vagliare 1\nmezzi adottati per realizzare la bellezza è tollerante, progressiva,\nilluminata quant'altre mai. È una critica che, (miracolo stupefa-\ncente!) sa capire come un'opera nuova soddisfi, in fine, a un modo\nnuovo, a un nuovo bisogno, a una già conosciuta e preparata di-\nsposizione dell'anima individuale e collettiva; e, prendendo talvolta\nun atteggiamento d'iniziativa, può, essa medesima, riuscii guida\nal genio, il quale possa trovar vie nuove, creare nuove bellezze.\nChe Gian Pietro Lucini vi parli di purismo, di classicismo,\ndi naturalismo, di spiritualismo, di simbolismo, sempre si sente\ncome egli, posta una bronzea dimostrazione del beilo e fattane,\na più riprese, una conveniente applicazione, sia di coloro che non\ncredono alla effettiva importanza di quelle parole le quali solo\nhanno un vero valore quando possano garrire come bandiere in\nun vento di battaglia e sopra un quadrato d'eroi dai fuochi mi-\ncidiali. Una parola non fa Gian Pietro Lucini, nel suo Libro.\nFuturismo. Ma, pure, questa parola si direbbe creata dal suo libro.\nEssa, comunque, è nata con lui, se non da lui. E risponde alla\nstessa norma genetica naturale. La letteratura vuole, oggi, innal-\nzarsi sull'ecatombe a volo d'aeroplano.\nTutti i profili del massimo e del minimo interesse letterario\nsono passati in rassegna da questo Demiurgo atroce e pensoso che\nsi direbbe impugni la fiaccola, nella mano manca, per meglio accen-\ndere la giusta carneficina che, con la destra armata di spada, in-\nfaticabilmente consuma.\nLa lettura di questo enorme volume materiato di tumulti\nideali è quanto di più incantevole e di più ginnico oggi si po-\ntesse, a pascolo d'anime, desiderare. Vi si entra assetati : se ne\nesce quasi agoniaci della troppo onda bevuta. E quanta cultura\nche vi assimilate ! Quanti poteri mnemonici e comprensivi che vi\nandate afforzando e conquistando! Quanta sicurezza di criterio,\nquanta logistica, quanta meccanica, quanta elettricità di fatti e di\nidee andate incontrando ed infondendo in voi stessi ai mille con-\ntatti antipodici ed antitetici di questo latino atleta del fenomeno\nletterario universale !\nBasta consultare l'indice strabocchevole delle opere, lettere,\ne pubblicazioni varie citate, ovvero scorrere quello ancora più sug-\ngestivo dei nomi d'autore per farsi un'idea della vastità del campo\nimpreso ad arare dal solitario di Breglia e GÌ Varazze, per mi-\nsurare la profondità delle fondamenta ch'egli ha dato, si può dire,\ncol cemento del suo stesso sangue e col materiale della sua stessa\nvita, alla mole del suo tempio ideale.\nÈ la sintesi di venti anni di lavoro continuo e sereno che ci\nsi trova di fronte e ci proietta fasci di luce futuiista sulla stiada\nin avanti. Qui si divaga platonicamente e socraticamente s'incorre\nper i meandri della Critica, dell'Arte e della Vita. Qui si succe-\ndono le competenze, i motivi e la premessa della Ragion Poetica\npropria all'Autore. Verranno, poi, la propedeutica e l'ermeneutica\ndi una storia e di una filosofìa intorno al Simbolismo. In line, si\navranno le sospirate ragioni storiche ed evolutive del Verso Li-\nbero. Tutta l'Arte Poetica nuova ed eterna, insomma: il canone\ndell'eterno essere e divenire, per la bellezza, per la libeita.\nPoi che cosa altro è questo Verso Libero, se non l'onda me-\ndesima della Vita che seguita a rampollare sulla macerie cata-\nstrofica fatta con l'innumerevole detrito delle ossa o delle idee\numane falciate e precipitate, nell'abisso del tempo, dal gesto della\nDea misteriosa?\n\nPaolo Buzzi.\n\nDI PROSSIMA PUBBLICAZIONE NELLE EDIZIONI DI \"POESIA,,\nREVOLVERATE\nVersi liberi di GIAN PIETRO LUCINI"}, {"page_pdf": 21, "page_imprimee": "19", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.21", "texte": "POESIA\n\n“LA LEGGENDA DELLA VITA„\ndi FEDERICO DE MARIA\n\n(EDIZIONE DI \" POESIA „)\nCome il libro mi ha colpito, ho chiesto, ad amici, notizie\nsulla vita e sulla preparazione artistica del poeta. E non credo\ndi aver fatto male. Il critico che voglia lare seriamente il suo\ndovere è come il clinico che esamina, per la prima volta, un\nmalato: ha bisogno di conoscere tutti i precedenti del soggetto: il\nquadro anamnestico è ciò che più gli preme. Ecco le notizie\ndegli amici :\nFederico de Maria è ancora assai giovane (nacque nel 1883),\ne pure la sua arte può già chiamarsi evoluta. Una precocità strana,\ntutta meridionale, ha aperto la sua anima ai venti della vita. Di-\ncono che fin da fanciullo egli fosse un artista : a sette anni sba-\nlordiva nella declamazione e nella recitazione dei versi tanto\nche i giornali del suo paese (Il giornale di Sicilia, Il Corriere\ndell' Isola, La Patria, L'amico del popolo, di Palermo) nel 1890,\nnel 91 nel 93, nel 94, parlavano dì lui come di un enfant pro-\ndige. — La solitudine in cui trascorse quasi tutta la sua infanzia\nalimentò in lui questi germi, i quali crebbero, fin che, a undici anni,\negli cominciò a scriver versi : versi, naturalmente, d'imitazione\ne di stento, simili a quelli di tutti i ragazzi che cominciano.\nLa lettura di libri fantastici, di storie avventurose, sviluppò la\nsua immaginazione : ed egli si diede anche a far romanzi. Per\nqualche tempo ebbe una passione sfrenata per la vita del mari-\nnaio, e le sue giornate passavano al porto, dopo aver salata la\nscuola, dinanzi al mare, tra il pulsare gigantesco delle grandi\nnavi, tra il movimento vasto su i moli.\nA quindici anni, nel 1898, pubblicò il suo primo libro: una\nnovella orientale, esuberante di coloriti, romantica e pagana ad\nun tempo, sfoggiante un'erudizione alquanto imparaticela di fan-\nciullo presuntuoso, che pure gli valse i primi elogi, da parte an-\nche di giornali e di riviste serie, come l'allora rinomatissima Gaz-\nzetta letteraria, il Fracassa, la Bohème, il Fanfulla ecc.\nNon aveva che diciottenni quando il suo spirito irrequieto\nlo spinge a compire una tournée letteraria per l'Italia, in onore\ndi Victor Hugo, del quale ricorreva il centenario della nascita\n(1902). Egli si proponeva di raccogliere in un album autografi\ndei principali letterati e scrittori nostri, per farne poi dono alla\ncittà di Parigi. Partì, infatti, di nascosto de' suoi, e andò a Cata-\nnia, Messina, Napoli, Roma, tenendo in ognuna di queste città\ndelle conferenze su lo scopo veramente nobile e simpatico del suo\nviaggio. Riuscì, così a raccogliere autografi di Rapisardi, Pascoli,\nCannizzaro, Bracco, Verga, Capuana, Bernardini, Pieran toni-Ma ri-\ncini, Cesareo, D'Ancona, e di molti altri illustri. Ma, arrivato a\nPisa, le forze, o meglio.... i quattrini, gli vennero meno e, dopo\nun telegramma d'appello disperato a casa sua, si vide arrivare\nl'irato genitore in persona, che ricondusse, per un orecchio, a\ncasa e a scuola il figliuol prodigo..,.\nDi là a due anni, egli pubblicava il primo libro di versi:\nVoci, che ampollosamente chiamava: poema della Natura. Il poeta\nadolescente fu accolto con grande benignità dalla critica, che ìi-\nconosceva in questi canti un vigore ed una ricchezza di senti-\nmento e di colorito non comuni. Egli si presentava audacemente,\nin posa balda e quasi temeraria, rompendola fin da allora con le\ntradizioni e, più, con la moda poetica dei tempi quasi tutta in-\ntonata sul D'Annunzio e sul Pascoli. Francesco Pastonchi ebbe per\nlui sul Corriere della sera del 6 ottobre 1903 delle paiole calde,\nquali il biondo critico di Grugliasco non suol prodigare spesso ai\ngiovani. Scrissero anche di questo primo libro del De Maria, pre-\nsentandolo come una vera rivelazione, Sfinge, Jolanda, Sacheri,\nO. Fava, M. Pilo, ecc. Un articoletto entusiastico pubblicò II\nFanfulla della Domenica; e un altro La Settimana, di Matilde\nSerao. Nella Rivista d'Italia, anche, Picciola se ne occupò\ndiffusamente.\nMa il suo successo più bello ebbe Federico de Maria, due\nanni dopo, con Le Canzoni rosse, un libro che, conteneva audaci\ne geniali saggi di rinnovamento metrico, di rinnovamento stilistico,\ndiciamo anche di rinnovamento etico. Le Canzoni Rosse furono\nesaltate e vituperate, come tutte le cose forti: un anima nuova vi\nsi rivelava, un tratto di moneto moderno vi s intravedeva di"}, {"page_pdf": 22, "page_imprimee": "20", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.22", "texte": "POESIA\n\nscorcio, ma disegnato con abilità e con potere suggestivo. Pochi li-\nbri di poeti ventenni furono più discussi di questo. Luigi Ca-\npuana, nella Nuova parola, gli dedicò un lungo articolo pieno di\nsimpatia e di calore, Luigi Pirandello, pur essendo vivace avver-\nsario dei rinnovamenti metrici, lo considerò con seria attenzione\nnella Nuova Antologia; Maurizio Muret, in Francia, ne scriveva\nnel Journal des Débats come di una delle pubblicazioni più inte-\nressanti dell'annata; Edoardo Rod applaudiva all'arte del poeta\nqui garde une franchise d'allure qui fait piaisir.\nNel 1907 il De Maria pubblicò un piccolo Interludio classico,\nrisposta un po' bizzosa a quanti dei suoi critici avevano insinuato\nch'egli non fosse capace di trattare i metri chiusi. Ma pure in\nquesti egli affermava |vittoriosamente il suo talento e la sua\ngenialità, riuscendo ad esser personale anche in argomenti e in\nmetri già triti, e meritandosi magnifiche parole di lode da critici\nausteri come il Cesareo e G. S. Gargano, il quale nel Marzocco lo\nchiamò uno dei temperamenti più originali fra i giovani.\nAdesso, finalmente, il De Maria si presenta con La leggenda\ndella Vita.\nDico subito che, nel miserrimo campo della moderna poesia\nitaliana, questo è un fiore tanto bello quanto generoso.\nVi è il tentativo di allargare la portata della |propria arte,\ndi estendere il volo dell'anima, di abbracciare l'universo cosmico\ned umano che rivela subito l'ingegno non consueto, lo spirito\nche della Poesia non fa un semplice passatempo ma l'espressione\ndi uno spasimo, la nota d'una musica interiore, l'atto d'una con-\nquista e, insieme, d'una liberazione ideale.\nÈ poesia, insomma, questa del De Maria: e tutt' altro che\npoesia comune.\nL'autore voleva darci il Poema novissimo. Se non vi è com-\npletamente riuscito, potrebbe riuscirvi assai presto.\nCerto, in questa Leggenda della Vita vi sono ancora troppe\nrime e vecchi ritmi riconoscibili. Credo che, salvo fatta qualche\neccezione d'ardire, — la quale è per me una assai significante pro-\nmessa, — il De Maria stesso non abbia ancora voluto in questo\nlibro romperla assolutamente con quelle forme della poesia tra-\ndizionaria alle quali egli stesso seppe strappare delle gemme e il\nsuo nome deve pur qualcosa,\nNella sua prefazione notevole e discutibile quanto la sua\npoesia, il De Maria si manifesta portato ali 'individualismo espres-\nsivo che è appunto la prima ragion poetica del Verso Libero.\nE poeti liberi sono, per lui, in fondo, tutti i grandi Poeti\ndella vStoria: Dante che fa sonetti diversi di quelli che furono i\nsonetti di Guido Cavalcanti e che saranno, poi, i sonetti del Pe-\ntrarca; Chiabrera che fa canzoni dissimili da quelle di Lorenzo\nde' Medici; Ariosto che ottaveggia vario dal Tasso; Parini che\nscrive versi brevi e tenaci come ferro; Foscolo che tempra en-\ndecasillabi sciolti larghi come esametri, accentuandone alcuni in\nmodo particolare; Manzoni che versa un'onda di melodia infinita\nne' suoi inni; Leopardi che dà la canzone libera; Carducci che\nritenta i metri barbari.\nE il De Maria afferma un principio estetico di grande verità:\n« Tutti i poeti che per la concezione, P espressione, la ver si fi-\ncazione si somigliano tra loro sono i mediocri, quelli che non da-\nranno mai un palpito nuovo, quelli che non rivelano, che hanno\nuna debole individualità.\nIl poeta veramente grande, come se rivelasse delle verità\nnuove,. afferma simpaticamente in gran numero d'uomini le sue\nespressioni, la sita versificazione. »\nE Federico De Maria confessa di aver tentato, pure ammet-\ntendo che egli stesso non sa veramente cosa possa essere o sem-\nbrare il suo libro.\nIo dico — un bel libro, abbastanza originale, di poesia ita-\nliana. — Ed è già al giorno d'oggi, un gran merito. Liriche\ncome la Vecchia (pagina 123) e specialmente come il Bimbo (pa-\ngina 127) sono notevolissime e rivelano, di per sè sole, la po-\ntenza artistica, sia pure non rivoluzionaria, del giovine Poeta\nsiciliano.\n10 credo una cosa del tutto diversa il meccanismo metrico\ndella versificazione libera che si dovrebbe inaugurare, con un bel\ngesto, fosse pur detto anarchico, nel Paese delle terzine e dei\nsonetti. Certe forme intermedie, caro e valoroso De Maria, non\nhanno, forse, tutto il merito innovatorio che vi figurate. Poiché\nin questo genere di battaglie non è ammesso che si militi al\ncentro. Bisogna stare o ad un'ala o ad un'altra.\n11 futurismo di cui le diane già squillano ci chiama ben\noltre, e voi siete ben degno d'inoltrare!\nIl Vento, ad esempio è una lirica che, pure richiamando qua\ne là, qualche influenza metrica latina (l'esametro come l'endeca-\nsillabo sono dei grandi compromettitori della inspirazione poetica\nliberista) riesce a dare una misura evidentissima del valore mu-\nsicale di questo Poeta e, spesso, porta quegli elementi polifonici\nche sono essenziali in una Poesia la quale non deve essere più\nCanto, intendiamoci bene, ma Sinfonia.\nIl De Maria è uri musicista, oltre che un Poeta? Questo non\nlo saprei ben dire, ancora.\nLa Leggenda della Vita è spesso più scultura e pittura che\nnon musica.\nNon ho ancora bene capito se quest' Uomo sappia anche\ncome e perchè si ragioni e si parli col linguaggio dei suoni. Se"}, {"page_pdf": 23, "page_imprimee": "21", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.23", "texte": "POESIA\n\nnon lo sapesse con precisione, ben difficilmente egli potrebbe di-\nvenire il Poeta libero ideale.\nTuttavia, questo suo primo sforzo non è privo di bellezza\ne di eroismo: e noi dobbiamo essergli profondamente grati.\nNon sempre necessario che una inspirazione poetica ci\nvenga da un gorgo strumentale di Brahms o di De Bussy. Basta\nuna buona fanciulla che se ne vada, per sempre:\nEcco, e quest'è l'ultimo giorno. Guardami\nnegli occhi, fissamente\nsenza turbarti : diciamoci\naddio guardandoci negli occhi.\nIl tuo inconsapevole ctviore,\nla fiamma che t'arde in fondo del cuore\nignota a te stessa, lontano\nda me s'estinguerà, forse,\nsenza violento dolore\nAddio. Come sei bella!\ncome sei mite! La mia\npassione che ieri\nera estinta, rinasce con un impeto\ndi dolcezza novella\nora oh si, solo ora!\nTu forse andrai sposa\nad un giovanotto a la buona\nche qualche volta ti farà rimpiangere\ni sogni tuoi di fanciulla....\nVedete la tendenza al rimare?\nIstintiva, comprendo. Ma, forse, da evitare. E il tono del\ncomponimento pieno di verità. Ma io preferisco, allora, le forme\nschiave di Nostalgia cV oriente, di Le pampas, di Tigre della\nG?ingla, nello stesso Volume. Se la forma libera non è sostenuta\nda un altissimo concetto e giustificata di un'esplosione magnifica\ndi spasimi, minaccia di far apparire sciatto e comune il compo-\nnimento.\nQuesto è il mio parere, senza preconcetti di persone e di\nscuole.\nA Federico De Maria un saluto ed un augurio.\nLa sua Sicilia, la sua isola sacra, ha perduto migliaia e mi-\ngliaia dei fortissimi figli.\nEgli rimane a riassumere ciò che di una terra, per sfacelo\ndi cataclismi, non giunge a morire.\nLo spirito pervigile, la bellezza del Canto e dell'Idea.\nGrande simbolo, grandissima luce in cima al cammino.\nO Poeta di Sicilia, ascendete la vostra Etna senza titubare!\n\nPaolo Buzzi.\n\nD'IMMINENTE PUBBLICAZIONE NELLE EDIZ\nLE RANOCCHIE TURCHINE\ndi ENRICO CAVACCHIOLI\ncol Manifesto del Futurismo\nL- 3.5°\nENQUÈTE INTERNATIONALE SUR LE VERS LIBRE\net Manifeste du Futurisme\n3 fr- 5°"}, {"page_pdf": 24, "page_imprimee": "22", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.24", "texte": "POESIA\n\nROBERTO BRACCO\n\n*\nE anche poeta.\nDi versi ne ha scritti molti in vernacolo napoletano,\ne tra breve, raccogliendoli in volume, li ridarà in patri-\nmonio ai suoi concittadini, che non hanno ancora dimen-\nticato le strofe appassionate di ed\naltre canzonette, ove lo scoppiettìo vivido dell' arguzia\nillumina a sprazzi certe ali di pensiero che ci passano\nsopra fugaci. Artista essenzialmente soggettivo e aristo-\ncratico, egli, più che dar vita ideale a sentimenti di po-\npolo, esercita nei suoi versi vernacoli l'ironia ed il mot-\nteggio di una canail, lerietutta personale, o — non di\nrado — li contorce tra le tenaglie di un raziocinio sot-\ntilmente paradossale. In lingua italiana ha scritto ulti-\nmamente un poemetto eroicomico per musica :\ninnamorato,, in cui pur non manca qualche ottava ben\ntornita. Ma non per ciò ho detto poeta Roberto Bracco.\nDi questo e di quelli egli ride, consapevole che ben\naltro gli dà diritto all'altissimo nome.\nSe nobilmente sentire e nobilmente i sentimenti\nmanifestare in finzioni d'arte, se trarre dalla realtà quo-\ntidiana imagini di bellezza che trascendano i limiti di\nciò che si è convenuto chiamare verità, se esprimere\ndall'anima e dal cervello creature di vita, che vibrino\nin tutte le umane fibre idealità di pensieri e di affetti,\nse la maternità, l'abnegazione, il sacrificio corporale e\nspirituale sono ancora e sempre saranno la poesia della\nvita e la vita della poesia, Roberto Bracco é indiscuti-\nbilmente poeta.\nQualità che la critica gazzettiera gli ha troppo a\nlungo negata, ma che credo sia ormai tempo di rendergli,\nperchè gli è dovuta.\n\n(Disegno di UGO VALERI)"}, {"page_pdf": 25, "page_imprimee": "23", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.25", "texte": "POESIA\n\nSpirito naturalmente beffardo, caustico, mordace,\nironico, umorista, paradossale, egli, novellatore e causeur\ne critico già sperimentato e approvato, all' inizio della\ncarriera teatrale parve indugiarsi con compiacimento in\nun genere di commedia brillante e satirica, comica nel-\nl'espressione e fustigatrice spietata di umane debolezze\nnell'essenza, in cui il paradosso è veste che cela verità\nbrucianti e il sarcasmo è spesso spuntato da un sorriso\ndi umana indulgenza. Di quel tempo ci resta un capo-\nlavoro : Infedele, che unanimità di giudizio a ragione\nritiene commedia tra le più belle e vitali del teatro con-\ntemporaneo, e che, non meno a ragione, credo il Bracco\ndebba odiare per aver la fama luminosa di quella lasciato\nnell'ombra altre sue opere, che rivelano più nutrite virtù\ndi pensatore e di poeta.\nIn quella sua giovinezza ancora scomposta e di-\nsorientata egli fu un nomade dell'arte — \" Il sistema è\nun limite alla verità, un vincolo alla libertà ,, — avea\nsentenziato giustamente Ferdinando Martini. Roberto\nBracco non volle seguire alcun sistema, non volle ap-\npartenere a nessuna scuola, confutazione vivente a coloro\nche si ostinano a voler guidare gli artisti per l'unico sen-\ntiero di salvazione che vede la lor miopìa ereditaria. Non\nvolle essere né classico nè romantico, né verista, nè sim-\nbolista ; ma fece ad ora ad ora delle punte negli orti con-\nclusi del simbolismo e del classicismo e delle escursioni più\no meno lunghe nei regni vasti del romanticismo e del ve-\nrismo. Andò innanzi, senza guida, ma non senza meta, un\npo' sbandato ma sempre consapevole del proprio vagabon-\ndaggio e vigile su le proprie intenzioni, come a provare\ned esercitare le forze alla prossima ardua fatica. Fu un\nbene, fu un male? Fu un bene: egli uscì fortificato da\nquesto allenamento e più sicuro di sè: il tempo perduto\nnell'esercizio salutare seppe ben presto riguadagnarlo in\nispazio su la via che presto trovò essere la sua.\nVolle, così, e seppe essere un innovatore. Dopo gli\nultimi fornicamenti del più rancido romanticismo con la\npiù grottesca franceseria sardouiana, tra i primi palpiti\nvitali — e vigorosamente vitali — del verismo, egli, sol-\nlevando gli occhi alla vasta ombra titanica, che dagli\norizzonti polari si ergeva di contro al sole meridiano,\nvolle e seppe innovare da noi i.1 dramma di idee {ii\ndiritto di vivere, ecc.) Logico sottile e penetrante, para-\ndossale e profondo, creatore meditativo, egli lanciò dalla\nribalta nella platea la scintilla della discussione, e, na-\nscosto dietro le quinte, giocondamente si compiacque al\nvampeggiar dell'incendio.\nHo coniugato i verbi al passato remoto, potrei co-\nniugarli al presente. La discussione vivace, animata, tem-\npestosa talora, è naturai corollario a tutte le opere del\nBracco. Egli prosegue per la diritta via, ormai sua, con\ngiovenil lena immutata e con più sicura padronanza dei\npropri mezzi. S'ingannerebbe chi volesse vedere, negli\nultimi anni, una deviazione nell'opera e nell'ingegno di\nRoberto Bracco. Non è deviazione; è soltanto un atteg-\ngiamento diverso, direi quasi un più ampio e necessario\nsvolgimento del suo complesso temperamento d'artista :\nartista di pensiero e di sentimento. Cosi il dramma di\nidee, senza cessar di esser tale, s'è approfondito e slar-\ngato e spiritualizzato in dramma d'anime: d'anime mu-\nliebri in singoiar modo, che l'autore fa vivere in un at-\nmosfera superiore di verità e di ideale. Roberto Bracco\nha fraternizzato con Maurice Donnay.\nDramma di idee e dramma di anime si fondono\ninsieme nelle opere ultime del Bracco, son la stessa cosa.\nEgli scende nel mistero dell'anima, ne svolge tutte le\npieghe, ne sconvolge gli strati remoti, vi penetra dentro,\ncon insistenza che é febbre, con tenacia che è spasimo,\nne trae profondità di affetti e idealizzandoli nel suo conge-\ngno cerebrale li rivela alla folla del teatro nelle loro es-\nsenza e forma più che umane. E però certa critica ha\nchiamato creature d'eccezione le persone del teatro di\nRoberto Bracco. La critica ha in ogni tempo un patri-\nmonio di frasi, in parte ereditato, in parte acquistato di\nproprio ; anzi il suo valore può commisurarsi su la ric-\nchezza di tal patrimonio: la su riferita è frase acquistata\noggi. Ma chi saprebbe dire qual' è, nella vita, la regola?\nE non è forse verità l'ideale ? E non è forse vita\nla poesia? Poeta è Roberto Bracco, poeta quando espri-\nme dal cuore limpidi rivoli di sentimento, poeta quando\npunta nell'azzurro le aspre solitarie vette del pensiero,\npoeta quando penetra negli abissi delle anime ; allor che\nci stringe la gola in un singhiozzo alla tristezza preveg-\ngente e all'abbandono di Nunzio, il cieco suonator di\nviolino, (espressione fisica e simbolica del dolore che non\nha sollievo di lacrime e della miseria che non ha lenimento\ndi amore), allor che ci trae a meditazione su la follia materna\ndi Claudia di Montefranco, su l'olocausto di Giulia Astunni,\nsu l'esulcerazione e la perfidia vendicatrice di Nellina;\ne quando scrive Tragedie dell' anima e La piccola fonte —"}, {"page_pdf": 26, "page_imprimee": "24", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.26", "texte": "POESIA\n\nquesta, a parer mio, l'opera meglio sentita del Bracco,\nquella l'espressione più perfetta o compiuta dell'arte sua —\ne quando scrive il Trionfo, commedia che culmina so-\nlitaria nella linea ascensionale dell'opera bracchiana: la-\nvoro, nella essenza, di alta poesia che per sua virtù inalza\na maggior nobiltà di stile la forma, qui più che altrove\nstudiata ; poesia di verità e di umanità, poesia di amore\ne della giovinezza, un inno alla vita, che Nora e Gio-\nvanni cantano a coro concorde, che il buon Ziegler so-\nspira in rassegnazione, e che alla fine anche Lucio è\ntratto a cantare, Lucio, il sognatore della comunione\nspirituale, l'utopista dell'irrealizzabile\n*\n* *\nL'autore di queste tre opere di pensiero e di sen-\ntimento, di verità e di poesia, è ancora giovane. Giovane\ndi corpo e d'animo, egli porta nella vita e nelP arte,\nnell'azione e nella meditazione, tutto l'entusiasmo, tutto\nl'impeto gagliardo, tutta la passione degli anni primi.\nAi giorni di vigilia e di ansia e di segreto tormento,\nparrebbe che il trionfo avesse dovuto sostituire una se-\nrenità calma; invece questo spirito irrequieto ama ancora\nritemprarsi nella lotta. Lotta di odii e di amori.\nMolte cose odia Roberto Bracco. Odia la consor-\nteria letteraria. Mentre l'opera ferve nella metropoli lom-\nbarda, ove vaneggia la febbre della modernità e i petti\nansimano di notorietà e di guadagno, di fama intellet-\ntuale e di speculazione mercantile, egli si apparta solitario\nnella vasta indolente città meridionale, e pertinacemente\nlavora in con spetto a questo perenne riso di cielo e di\nmare, che meglio consiglia la improvvisazione gioconda\ne scapigliata del ditirambo, anzi che la meditazione si-\nlenziosa e laboriosa.\nOdia il giogo della platea. Mentre l'odierno artefice\ndi teatro, attratto, riluttante o condiscendente, nel gorgo\nmicidiale dell'affarismo, piega il suo ingegno a vii lu-\nsinga e a basso solleticamento dei gusti plateali, il Bracco\nvuol dominare, non esser dominato. L'Italia del nord è\ncoalizzata contro di lui ? Egli vuole imporsi all' Italia del\nnord. Milano gli fischia i Fantasmi? Egli vuol trionfare\ndi Milano con Nellina. Ma il trionfo non è ancora pieno.\nAltre opere occorrono per infrenare le bizzarrie di un\npubblico cosi recalcitrante che lo ammira e lo fischia,\nlo proclama primo commediografo d'Italia su le riviste\ned aspramente lo attacca sui quotidiani. Egli prepara\nnel silenzio altre opere.\nOdia X auto reclame. Al bel costume di annunciare\ni propri lavori quando ancora sono nel primo periodo\ndi gestazione, di gridarle compiute quando si è pensato\na pena il titolo, di sbrandellarle a scene su per le gaz-\nzette, subito che cominciano le prove in teatro, Roberto\nBracco non sa adattarsi. La prima rappresentazione di\nun suo dramma non è preceduta da nessuna proces-\nsione di soffietti chierichetti, che reggono la torcia innanzi\nall'idolo di argento o di cartapesta. Giunge cosi improv-\nvisa, ma febbrilmente attesa. Con tale austera dignitosa\nscaltrezza l'autor drammatico riesce a meglio far conver-\ngere su la propria persona lo sguardo avido del pubblico.\nMa anche molte cose ama Roberto Bracco. Ama\nl'arte sua, ama la nobiltà e la austerità del lavoro, ama\nle virtù e le aspirazioni e i diritti della donna, che hanno\nin lui il più simpatico e convinto assertore, ama i giovani.\nE i giovani lo amano e lo seguono. La via, che\negli ha segnato di un solco profondo, è sparsa, sul prin-\ncipio, di molte ed ampie orme giovanili.\n\nLibero Ausonio."}, {"page_pdf": 27, "page_imprimee": "25", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.27", "texte": "NELLINA\ndi ROBERTO BRACCO\nΝ. d. R.\n\nNel terzo atto di questo dramma, Roberto Bracco\nha concentrata la sua idea coi mezzi eh' egli predilige.\nGIGETTA, la madre di NELLINA, vive la sua ultima\nora — la sua ultima ora di strazio e di vergogna —\nin una mala casa. Ella ha chiamata a se NELLINA, che,\nconcepita involontariamente per la violenza d'un bruto,\nera stata da lei gettata via e poi invano adorata in un\npentimento timido, silenzioso, tardivo e inefficace. NELLINA,\ncome la sua madre ignorata e maledetta, ha trovato in\nun uomo abietto, personificazione di tutti gli egoismi ma-\nschili, la forza malefica della domi?iazione corruttrice e\nspietata. Ma la piccola donna, che mia madre brutahz-\nzata dalla mascolinità violenta ha abbandonata alla me-\ndesima cupida ed esiziale mascolinità, credendosi capace\nd1elevarsi a simbolo della vendetta femminile, se messa\na compiere questa ipotetica missione contro gli uomini che\nha incontrati sulla sua strada. Ella ha voluto, per ima\ninconscia gentilezza nascosta nel suo animo inasprito, ri-\nsparmiare GIACOMO, il giovane purissimo, l'uomo ecce-\nzion ale, che sognava di redimerla e, di condurla, verso\nla virtù ; e intanto, per risparmiarlo, si è crudelmente\ndistaccata da lui costringendolo a soffrire e facendone\nuna vittima: l'unica vittima, forse, della sua vana, esal-\ntazione vendicatrice.\n(/ pochi che amano d'un amore nobile scon-\ntano i peccati e le turpitudini degli altri. Questo è il\nconcetto dell ' autore.)\nGIGETTA, nella casa bieca, dove il turbine della sua\nvita £ ha trascinata, vuole mostrare a NELLINA l orribile\nagonia. La sua estrema speranza è che questo patir oso\nspettacolo possa farla indietreggiare e possa convincerla\ndella inanità di quei ribelli tentativi di vendetta. Ella\nvagheggia di rivelarle finalmente d'essere sua madre per\nmorii'e perdonata. Ella vagheggia di poterla affidare a\nGIACOMO, che ancora £ama e taspetta. Nella casa bieca,\nsi uniranno in una sola figurazione scenica la vita di\nGIGETTA e la vita di NELLINA, le quali, insieme, si sot-\ntrarranno alle ombre della nauseante e funesta cupidigia\nmaschile. A traverso un altra piccola corrotta, a traverso\nun altra piccola femmina disgraziata — ESTER —, nella\ncasa bieca riappare il fantasma del Maschio. Non e il\nfantasma a un individuo: è il fantasma d'un tipo: e il\nfantasma dell'avvelenatore : è il fantasma della brutalità\nmaschile che impresse la marca della prostituzione nel~\nl'anima di GIGETTA e in quella di NELLINA.\nQuesto terzo atto è, dunque, la sintesi poetica della\nsignificazione del dramma. E fatto di segni e di traspa-\nrenze, che possono sfuggire alt occhio dello spettatore e\ndi cui raramente il palcoscenico italiano consente la ri-\nproduzione esatta."}, {"page_pdf": 28, "page_imprimee": "26", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.28", "texte": "POESI\n\nATTO TERZO\nÈ una stanza di aspetto squallido: piccola, polverosa, male\nammobigliata, con le pareti di un colore piuttosto fosco. I mobili\n— un cassettone, un armadietto, un lavamano — son roba vec-\nchia. C'è, a destra, un letto umile. Qualche altra sedia qua e là.\n— Una poltrona sdrucita, quasi nel mezzo della stanza. — Verso\nil lato sinistro, un tavolino con sopra un po' di carta, un cala-\nmaio, una penna e un lume a petrolio. Sul cassettone, qualche\nfiala, qualche pannolino. — Alle pareti, qualche oleografia sbia-\ndita. — Due porte nella parete di fondo, a molta distanza l'una\ndall'altra. Tutt'e due queste porte dànno in un corridoio oscuro.\nAlla parete sinistra, una finestra chiusa. E' notte. Il lume è acceso.\nSCENA PRIMA\nGigetta, poi Ester.\nG [GETTA — [in una modesta vestaglia bianca, è adagiata\nnella poltrona, col capo arrovesciato sulla spalliera.)\n( Un orologio interno suona le cinque.)\nGIGETTA —■ (seguendo i rintocchi, li conta:) Uno... due...\ntre... quattro... c nque... [Pausai) Non viene! (Pausa.)\nSe potessi mandarle un'altra lettera... un'altra let-\ntera più chiara, più urgente... (Si leva. E diventata\nsottile, diafana. Ha il viso magro e bianchissimo,\ngli occhi più gra?idi nelle orbite disseccate. Cammina\ncome una so?mambula. — Giunge al tavolino. Siede.\nPrende e intinge la penna, e su di un pezzo di carta\nche è lassù, la fa scorrere lentamente, pronunziando,\nlievi\\ le parole che sente e che scrive.-) « Non ritar-\ndare più, Nellina... Tra qualche ora, sarà l'alba...\nPensa che sono in una trista casa, dove... anche la\nmorte... non vuole entrare che di notte... Pensa che\nse ritardi ancora, essa arriverà prima di te... e io\nmorirò sola sola. Capisco che il trovarmi già finita...\nnon ti impedirebbe di darmi un bacio... Ma io...\nnon me ne accorgerei... e non ne avrei nessuna\ngioia... » {Le dita 7'e stano inerti. La pernia cade sulla\ncarta. Ella, con le braccia penzoloni, gli sguardi nel\nvuoto pronunzia queste altre parole che il suo cuore\nle suggerisce e che la sua pernia non deve scriverei)\n« Vieni a mamma tua, Nellina... Io ti aspetto per\ndirtelo, in questa notte di addio, che sono la tua\nmamma.., Vieni a saperlo... Vieni a perdonarmi.. »\nLA VOCE DI ESTER — (con falsa infantilità scherzosa e\nrumorosa) Zia Fanny, zia Fanny ! Io me ne scappo !...\nUN'ALTRA VOCE FEMMINILE — {un po vecchigna e comi-\ncamente autorevole) Ester! Non ti muovere di qua,\nti dico !\nLA VOCE DI ESTER — E pazzo! E pazzo!... Io ho paura\ndei pazzi !\nL'ALTRA VOCE —• Ma dove porti la pelliccia e il cappello\ndel signore? Sono scherzi di maleducata ! Hai inteso?\nESTER — (entra dalla porta a sinistra. E una donna\ngiovanettache ha le guance e le labbra tinte di ros-\nsetto, i capélli arricciati e pettinati con soverchia ri-\ncercatezza. Indossa una vestaglia edestre piuttosto\nsciatta e breve, che lascia scoperti i piedi, stretti\nnelle scarpine di pelle colorata. Porta sopra un brac-\ncio una pelliccia maschile e in una mano un ele-\ngante cappello duro da uomo. Ella è, evidentemente,\nun po brilla. Ha gli occhi scintillanti. Le parole\nle sdrucciolano dalla bocca. Entra ridendo:) Ah ah\nah ah!... Com'è ridicolo! Se tu vedessi, Gigettona !...\nTrema dal capo ai piedi... Non si regge più sulle\ngambe... E poi, appena Elviruccia e io gli facciamo\nl'occhiolino, si elettrizza e farnetica che sembra dav-\nvero un pazzo!... Elviruccia lo ha chiamato: «Vec-\nchio lupo rammollito!... » (Ride) Intanto, ohè, il\nlupo rammollito... è spendereccio... {Colpollice e con\nl'indice di iena mano accenna ai quattrini.) Ha per-\nfino fatto comperare una bottiglia di « Cognac Tre\nStelle »... E come beve!... Ma, saperlotte !. . ha vo-\nluto per forza darne a bere anche a me... e sono\ndiventata... alquanto rammollita anch'io!... {Le si\naccosta molto e abbassa la voce:) Vuoi che te ne\nporti un bicchierino di nascosto?\nGIGETTA — (tha sogguardata sinora con uno smarri-\nmento malinconico e pietoso. Ma, all' avvicinarsi di\nlei, ha una, sensazione tra di nausea e di spavento.\nLe risponde, nondimeno, con bontà:) No... ti prego...\nlasciami stare...\nESTER — Ma perchè?!... Sono venuta apposta per farti\ndistrarre... Guarda, guarda che copricapo forastiero!...\nMostra, a rovescio, il cappello che ha una nitida\nfodera bianca.) Guarda che sfarzo di pelliccia!...\nAspetta che me la voglio godere un po'... (Mette\nil cappello a terra e infila la pelliccia) Nei nostri\nparaggi ignobili, non era mai comparso un animale\ncon questo bellissimo pelo indosso. (Cacciando le\nmani nelle saccocce, le dice in confidenza: Fu un ani-"}, {"page_pdf": 29, "page_imprimee": "27", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.29", "texte": "POESIA\n\nmiratore di Zia Fanny quando lei faceva la mima\nnel ballo \" Amor,, e se la intendeva con Adamo...\nEpoca remota!... Adesso, poveraccia,... se non avesse\ninventate delle nipotine... addio Adamo!... (Cavando\nda un a saccoccia un grosso portasigari di terso me-\ntallo bianco e pesandolo sulla palma della mano)\nSaper lotte % che valigetta d'argento! (.Lo apre e ne\ntira fuori un avana dalla fascetta lucente.) Giget-\ntona, ne avrai visti tu, ai tuoi tempi, di questi si-\ngari di prezzo! (Glielo mostra con ammirazione.)\nLA VOCE DI ZIA FANNY -— (più severa di prima) Ester !\nEster!...\nESTER — (senza gridare, come se la sedicente zia le stesse\ndavanti) Impiccati !\nLA VOCE — Ma, insomma, che stai macchinando in quel\ncorridoio oscuro?\nESTER — (con una mano affettuosamente posata sulla\nspalla di GIGETTA e con la testa voltata verso la\nporta per farsi sentire) Non sono nel corridoio...\nTengo compagnia alla nostra... (Interrompendosi e\naobassando il tono) Diavolo!... Stavo per fare una\nbrioche ! (Piano a GIGETTA :) La zia non lo dice a\nnessuno che ha affittata una stanza a te... Capirai\nche se si venisse a sapere che in casa c'è un'am-\nmalata...\nLA VOCE DI ZIA FANNY -— Subito qua. Obbedisci !\nESTER — Pronti! (Si ficca il sigaro in un angolo della\nbocca-. Piglia da terra il cappello e se lo mette in\ntesta, calcandolo sopra un orecchio. E con addosso\nla pelliccia, il sigaro in bocca, il cappello messo a\nsghimbescio, si avvia quasi vacillando.) E curioso\nche il rammollimento comincia a prendermi le gambe\ncome a quell'ometto li... Ma, con la buona volontà,\nsi va avanti lo stesso ! {Ella esce, e si ode che rau-\ncamente grida :) Cognac !... Absinthe/... Whisky !...\n(Giunge, attenuato dalla lontananza, un prorompere di\nrisa femminili.)\nLA VOCE DI ZIA FANNY — (risonante di compiacenza)\nBoietta ! Boietta, che non sei altro !\n(Poi, silenzio.)\nGIGETTA — {ha continuato a guardare ESTER, non più\n. con smarrimento e commiserazione, bensì in una te-\ntra impassibilità. Ed ora, di nuovo sola, ritorna,\nestatica, al suo pensiero. Rivolge lo sguardo alla\ncarta scritta e rileggei) \" Non ritardare più, Nel-\nlina. . Fra qualche ora sarà l'alba.;. Pensa che...\n(5 interrompe. 7rasalisce. Mormora /) Una carrozza...\n(Animandosi) È lei! & lei! Deve essere lei! {Con\nuna energia prodigiosa, vince la debolezza del corpo.\nSi alza., protendendo le braccia, correndo alla\nporta a destra, oltrepassando la soglia, uri an-\nsia incalzante, prima a bassa voce, jzW Z/TZ pd più\nforte, chiama:) Nellina! Nellina! Nellina!... Nellina!\n(i? buio del si aggrappa a lei forte-\nmente.)\nSCENA SECONDA\nGigetta e Nellina.\nGIGETTA — (rientra lasciandosi reggere da Nellina.)\nNELLINA — {indossa un ricchissimo mantello di ermel-\nlino. Ma nei capelli un qualche smagliante fiore.\nSulla testa un velo. Di sotto al mantello in disor-\ndine, si scorge la ricchezza bizzarra dell'abito e la\nnudità delle spalle e del petto. JB.lla adagia GIGETTA\nsulla poltrona, avvolgendola nel suo sguardo.) Fi-\nnalmente... Finalmente ti ritrovo...\nGIGETTA — Non parlare, te ne supplico prima di aver\nchiuso quelle porte !\nNELLINA — (chiude le due porte, getta via il velo e si\nslancia a riabbracciare Gigetta.) Gigetta mia cara,\nGigetta mia cara! Quando verso le quattro sono\ntornata a casa e ho lette le poche parole con cui\ntu mi chiamavi, m è parso che, nelle ore passate\nstanotte fra la solita spensieratezza mentre tu mi\naspettavi a mia insaputa, io avessi commesso il mio\npiù cattivo peccato ! Che odio ho avuto per me,\nGigetta, e, anche, come ti ho rimproverata di es-\nserti nascosta per tanto tempo ! Io non avevo più\na chi rivolgermi, non sapevo più dove cercarti!...\nTu eri sparita da un momento all'altro, senza la-\nsciare traccia di te, come sparisce un'ombra... Per-\nchè, perchè ti sei nascosta così?\nGIGETTA — Non te l'avevo forse avvertito che mi sarei\nnascosta se mi tossi ridotta al punto di non poter\nrifiutare i tuoi soccorsi?"}, {"page_pdf": 30, "page_imprimee": "28", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.30", "texte": "POESIA\n\nNELLINA — La più incomprensibile, la più strana di\ntutte le cose strane che mi hai sempre dette !\nGIGETTA — Io dovevo evitare a qualunque costo la ten-\ntazione di lasciarmi soccorrere da te; e credo che\npoche donne, nelle condizioni mie, non avrebbero\nsentito lo stesso dovere. Ma ... a quali atrocità mi\nsono piegata!... Non parlarti, non udirti, non ve-\nderti più ... ed essere costretta a insozzare il mio\ndolore strisciando ancora, con la morte alle spalle,\nnella muffa del vizio! Che cosa funesta, Nellina!\nChe abiezione! Che orrore!\nNELLINA — (stringendosi a lei) No, non pensarci, non\npensarci, ora! E non farmici pensare! Mi metti ad-\ndosso come dei vermi !\nGIGETTA — Tu non puoi immaginare neppure vaga-\nmente ciò che io ho provato ! Del male che mi\nprendeva il petto io mi vergognavo non meno di\nquanto ne soffrissi, perchè capivo che la consun-\nzione mi rendeva ogni giorno più misera, ogni giorno\npiù brutta... E mi rifugiavo nel buio della notte..\nE la luce dell'alba mi avviliva anche più dell'offesa\nche era passata sulle rovine della mia persona !\nNELLINA — (stringendosi sempre più a lei\\ dolorosa-\nmente) Ed io ero nel lusso, Gigetta, e ridevo, ri-\ndevo, ridevo...\nGIGETTA — Ridevi, come ho riso io alla tua età!\nNELLINA — Ma io avrò il coraggio del suicidio se da\nquesti medesimi tormenti inauditi sarò minacciata!\n[Si allontana un poco, tutta vibrante, e siede, guar-\ndando ancora con la mente il quadro orrido che ella\ns'è visto comporre dinanzi )\nGIGETTA — (con riluttante dolcezza) E stato più grande,\ncredimi, il coraggio... di non voler morire. E qje-\nsto coraggio io l'ho avuto... (indugiando nella re-\nticenza)... per te.\nNELLINA — (si leva con una scossa di sorpresa. Poi, at-\ntonita, le chiede;) Per me?!\nGIGETTA — [nelt alternativa della speranza e del timore\ndi essere indovinala) Di che ti meravigli?\nNELLINA — (trasognata) Non so... Stanotte, più che\nmai, mi sembra che ci sia qualche cosa di straordi-\nnario, qualche cosa di prodigioso in tutto quello che\naccade tra noi. E il pensiero che per me tu non\nti sei stancata di vivere nella più crudele mortifi-\ncazione mentre perfino m'impedivi di soccorrerti,\nmi trasporta addirittura fuori della vita... Io ti vedo\ncome in un mistero, come in un sogno .\nGì GETTA — isovra eccitandosi) Ma io, al contrario, voglio\nche questa notte tu mi veda nella realtà di una\ncolpa, che non hai mai sospettata! Nulla di prodi-\ngioso! Nulla! Nulla! Non illuderti più, Nellina! In\ntutto quello che accade tra noi due non c'è che un\nrimorso: un rimorso perenne, un rimorso crescente:\nil mio rimorso!\nNELLINA — (spaventata e teneramente soccorrevole) Il ri-\nmorso di che, Gigetta? Spiègati!\nGIGEITA —• (levandosi freneticamente} Io sono stata una\ndi quelle madri mostruose che meriterebbero di es-\nsere bruciate vive!\nNELLINA — divamente perplessa) TU avesti una creatura?!\nGIGETTA — Si, ebbi una creatura.\nNELLINA — E che ne facesti?! Di', parla: che ne facesti?!\nGIGETTA — ... Avevo ceduto alla violenza feroce di un\nvile... Quando la bambina mi nacque, io era una\npiccola belva, senza amore, senza coscienza .. Non\nl'amavo, non mi pareva mia...\nNELLI MA — (interrompendola con un accento di furore\norribilmente minaccioso) E tu l'abbandonasti?! Tu\nfosti capace di questo delitto che è il più iniquo\ndei delitti?!\nGIGETTA — (atterrita da quell'ira inesorabile) No... Ascol-\ntami... Ascoltami...\nNELLINA — (con un grido selvaggio) Toglierla dal mondo,\npiuttosto che abbandonarla !\nGIGETTA — (spalanca gli occhi in un terrore di istan-\ntanea chiaroveggenza. Poi chinando la fronte, con\nribrezzo e raccapriccio, stentatamente balbetta) ... Io...\ndifatti... la tolsi dal mondo. (Come abbattuta da un\npeso enorme, cade sopra una sedia.)\n[Breve pausa),\nNELLINA — (accigliata, cupa, truce, ma placata)... In tal\ncaso la tua coscienza — è vero — non può non\nessere divorata dal rimorso, ma lei, intanto,... fu\nmessa in salvo.\nGIGETTA — No, perchè io l'ho sempre riveduta nella tua\npersona... Dinanzi ai miei occhi, ella rivive in te.\n(Scendendo in ginocchio) Calpestami, schiacciami,\nmaledicimi... Fammi tutto quello che mi faresti se\ntu sentissi di essere lei!"}, {"page_pdf": 31, "page_imprimee": "29", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.31", "texte": "POESIA\n\nNELLINA — (sopraffatta dalle sensazioni più diverse, in-\nvasa da una commozione Ma che dici ? !\nChe dici?! Alzati subito! {La prende, la solleva, la\nmantiene serrata fra le braccia.) Ti pare possibile\nche io voglia maledirti? Ti pare possibile che io\nvoglia giudicarti?!. . Questa tua allucinazione di ma-\ndre, che dura da tanto tempo e che mi spiega la\ntua tenerezza, la tua umiltà, i tuoi scrupoli, i tuoi\nsacrifizi, mi ha fatto per lo meno comprendere che\nanche una donna come noi può alimentarsi di bontà\ne di amore. Tu hai carezzato il mio cuore come si\ncarezza un bambino sordo e muto e, facendo così,\ngli hai dato, a poco a poco, l'udito e la parola. Io\nti sono riconoscente, Gigetta, io ti copro di bene-\ndizioni, e, giacché tu rivedi in me la figlia che vo-\nlesti perdere, ciò che io ti dico dovrebbe bastare,\nse non altro, a liberarti dal tuo cilicio.\nGIGETTA — Non basta, non basta! La tua indulgenza\nè un dono generoso che tu mi fai, e io me lo\nprendo con devozione... Ma non ho ancora ottenuto\nlo scopo per il quale volli avere la forza di vivere...\ne non posso ancora morire tranquillamente vicino\na lei... e vicino a te. (Si distacca e ricasca sulla\nsedia),\n( Un silenzio})\nNELLINA — {sede7idole acca7ito, le si curva all' orecchio\namorosamente) Che altro vorresti che io ti dicessi?....\nGIGETTA — {la contempla, la osserva, la carezza, tratte-\nnendo le lagrime)... Queste perle che hai al collo....\nQuesto ricco mantello... [Poi, ritira la mano e ab-\nbassa il capo scoraggiata.)\nNELLINA — (Si drizza con lentezza e, cautamente, alle\nspalle di lei, si toglie il fdo di perle e il mantello\ne fa scivolare P uno e f altro sopra una sedia. Indi\nsi turba per la nudità audace del seno. Prende il\nvelo che aveva sul capo, vi si avvolge per nascon-\nderla e resta tuttora indietro in atto di trepida\numiltà.)\nGIGETTA — (chiamandola ad un tratto, paurosamente :)\nNellina! (Erge il torace, contrae le linee della fronte,\ndilata gli occhi resta in ascolto.)\nNELLINA — (avanzandosi) Che hai, Gigetta?!\nGIGETTA — Non senti?\nNELLINA — {per rassiwirarla)... Un rumore di passi...\nQualche voce... Saranno le persone di casa.\nGIGETTA — (;misteriosamente) Lo sai che casa è questa?\nNELLINA — E che temi?\nGIGETTA — Di là... c'è un uomo orribile...\nNELLINA — Ma tu non devi temerne.\nGIGETTA — (con gli occhi straordinariamente aperti e\nfissi),.. Egli... si trascina fra quelle donne... Ha le\nmani tremanti, che offrono... Ha le labbra livide,\nche chiedono... Ti cerca, Nellina! Ti scorge... Ti\nvuole... (Con un grido) Viene a prenderti! {Affer-\nrandola tutta rapidamente e difendendola, quasi che,\ndifatti, l'uomo fosse entrato avido e rapace) Ah no:\nquesta no ! (Paiisa) {Indi, tenendola ancora stretta)\nSi allontana... Giunge alla porta di scala... {Pausa)\nSe n' è andato.\n{Si ode nel silenzio il rumore di una porta che si chiude\npesantemente).\nNELLINA — {ha un sussulto).\nGIGETTA — Hai visto che ti ho difesa?\nNELLINA — {come convinta) Ho visto. {Si drizza e resta\nimmota, in un atteggiamento d'ipnotizzata, con sul\nvolto i segni di una veggenza estatica).\nGIGETTA — (in un tono segreto di paura e di ambascia\nincalzante) Ma quando, tra breve, io non potrò più\ndifenderti, egli ritornerà .. E ritorneranno gli altri\nche sono come lui... E tu non vorrai respingerli, e\ncontinuerai a credere di compiere così la tua ven-\ndetta, continuerai a non vedere che essa ricade\nsulla tua testa, continuerai a ridere, a ridere, a ri-\ndere {Scoppia in singhiozzi).\nNELLINA — {in ima profonda crisi di lacrime) Non ri-\nderò più, Gigetta !\nGIGETTA — (irritandosi) Tu?!\nNELLINA — Si, io piango, io piango ! Per la prima volta\npiango, perchè con te mi addoloro, con te mi pento,\ncon te, oramai, non desidero e non cerco che un\npoco di riposo.\nGIGETTA — (in una suprema emozione di giubilo che\nesaurisce le sue forze) Io lo trovo, finalmente ! Io\nlo trovo in questo tuo pianto, che ho voluto aspet-\ntare e che è, per te, il principio di una vita pu-\nrificata !\nNELLINA — piangendo) Di un'altra vita infelice ! Di\nun'altra vita senza rifugio !"}, {"page_pdf": 32, "page_imprimee": "30", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.32", "texte": "POESIA\n\nGIGETTA — (sfinita) Non è vero. T'indicherò io... il ri-\nfugio... e forse..... la felicità. (Ha un gesto di sosta).\nAdagiami sul letto... e dammi dell'aria...\nNELLINA — [la sorregge fino al letto e ve /'adagia de-\nlicatamente. Poi apre la finestra).\n(/ primi riverberi dell' alba invadono la stanzetta).\nGIGETTA — Anche l'alba?... (Ravvivandosi) Tutte le gra-\nzie, Nellina! E la nostra festa, è la nostra festa,\ne diremo ancora tante cose belle ! Vieni qua, vieni\nqua •....\nNELLINA — (smorza il lume, raccoglie il mantello, e si\naccinge a stenderlo sul corpo di GIGETTA.)\nGIGETTA — No, non coprirmi con questo mantello!...\nNELLINA —- {si arresta, ha un brivido, lascia cadere il\nmantello a terrai)\nGIGETTA — (per dissimulare il significato del suo rifiuto)\nNon ho freddo, {E implora:} Accostati...\nNELLINA — {si accosta al capezzale, s inginocchia, posa\nuna guancia sui cuscini, sicché la sua testa sfiora\nquella di GIGETTA).\nGIGETTA — (si volta tutta dal lato dov è NELLINA e, con\nsoave intimità, le susurra .*) Hai più avuto notizie...\ndi Giacomo?\nNELLINA — Notizie di Giacomo?!.... No.\nGIGETTA — Io si, perchè... un giorno... mi recai da lui,\nNELLINA — ... Era lontano?\nGIGETTA — Non troppo lontano.\nNELLINA — Era... solo?\nGIGETTA — Tutto solo, in una casetta di campagna.\nNELLINA — Ti ricevette male?\nGIGETTA — Io m'inginocchiai sulla soglia..» e lui mi\nsollevò fra le sue braccia... come tu hai fatto poc'anzi.\n{La voce di GIGETTA si va spegnendo.)\n(NELLINA ha la bocca chiusa che quasi combacia con\nla bocca di GIGETTA e ne respira £alito.)\nNELLINA — E poi?\nGIGETTA — Poi... parlammo di te.\nNELLINA — (subito) Che disse?\nGIGETTA — Le sue prime parole... furono queste: \" Quan-\ndo voi; Gigetta,... avete bussato., alla mia porta,.,\nio... non so perchè,... ho creduto che fosse Nellina... ,,\nNELLINA — (si abbandona nuovamente al pianto: a un\npianto sommesso di dolce effusione.)\nGIGETTA —• \" Qui... in questa pace — egli soggiunse —...\nio,... qualche volta,... la chiamo a nome, sottovoce,...\ncome se ella fosse... nella stanza accanto ,, E\nmi disse di più Mi disse... (Il languore vince\nla su z voce ; ma il suo pensiero continua a parlare.)\n{Si odono appena, in ttn ritmo piano, i singulti di\nNELLINA.)\nIL SIPARIO CADE LENTAMENTE.\n\nRoberto Bracco.\n\nNB. — POESIA pubblica solamente scritti inediti.\nPOESIA ne publie que de Pinédit."}, {"page_pdf": 33, "page_imprimee": "31", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.33", "texte": "POESIA\n\nL'EMOTION NOUVELLE\nPROPOS DE FEMMES\n\nPOUR CYRILLE BESSET\nLisbé pensive : si mon agresseur était revenu, je\nl'aurais fait écharper II n'est pas revenu, j'y songe.\n»\n&\nLa vanite de Y homme est d'une candeur charmante.\nQuel malheur de la défriser et de leur dire: « on na\ncertainement que les femmes que tout le monde peut\navoir >.\nChez les abeilles, les reines n'ont pas de rois, et chez\nnous, on n'a que les demi-femmes.\nje n'ai pas connu d'homme dont je n'aurais pu faire\nquelque chose, mais ceux qui sont faits pour m'entendre,\nsont ceux qui se passent de moi.\nLa seule bonne foi féminine qui vaille: maintenir\nrinsécurité.\nIls devraient bien nous épargner d'avoir à leur. at-\ntester des froideurs dont on est si peu sùre.\n£\nEntre les heureux et les malheurenx je sais enfin\nqu'il ne faut plus voir mème une nuance.\n£\nLes escrocs, ceux qui m'envient ! Ils me volent 1 é-\nmotion qui m'est due, la seule gioire dont je veuille.\nQu'ils sont injustes ceux qui ne nous aiment pas!\nSont-ils mème polis?\ns\nfe suis le sourd qui chante pour s'entendre.\njt\nEn art, on ne part du bon pied, qu'en quittant ce\nqui plaìt."}, {"page_pdf": 34, "page_imprimee": "32", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.34", "texte": "POESIA\n\nIl y a les beaux livres que j'aime et les beaux livres\nque je n'aime pas. Je ne sais lesquels je préfère ; je\nreviens a ceux que je n'aime pas.\nJ'écris pour l'homme ce qu'il lui faut savoir de nous;\nmais il ne le reconnaìt pas,\nj*\nLes femmes ne sont pas de mon coté. Elles ne\nsentent pas le prix que je leur rends, par mes différences\nharofneuses.\no\nCeux qui me donneront la joie d'aimer mon dernier\nlivre, ne l'auront pas compris.\ns\n}e n'aime que les ennemis de mon esprit. En art,\nc'est à dire en amour, c'est la colère qui donne.\n&\nEntre les amis et les ennemis, qu'on me montre\nune dififérence.\nPropos de Lui ou d\"Elle: Moi seul suis écrasé de\ntàches. Qu'est-ce que le voisin a jamais eu à faire?\nTout écrivain à qui j'offre mon livre, me donne\nenvie de Tavoir écrit, autrement.\n-j*\nUn seul écoute ou deux : ceux qui n'importent pas.\nEt cependant, ailleurs, il y a de grands curieux\nAilleurs.\nOui, mais voyager. quelle moisissure, quand on ne\nlaisse rien qu'on aime.\n&\nUn grand artiste ne sait pas mieux parler à la\nfemme quJ un autre, mais il la froisse en des paroles,\nun peu plus incurablement."}, {"page_pdf": 35, "page_imprimee": "33", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.35", "texte": "POESIA\n\n&\nPar leur souci de se faire admettre, il n'est plus\nqu' une espèce d'hommes qui retrouve le ton de la con-\nversation : il n'est peut-ètre plus que l'homme un peu\ndéchu pour ètre tout à fait charmant.\nCombien le public est docile ! Pourquoi ne lui jette-\nt-on que des croutes? Je vous jure qu'il enfournerait\ntout, et surtout la beauté.\nJe ne demande pas à voir naitre un Censeur de\nla critique ; son métier serait trop facile.\n£\nCe que nous aimons tant dans la louange, c'est\nqu'elle « descend » qui la donne.\nJe ne me reconnais qu'un don littéraire : c'est un\nmanque absolu de mémoire.\n*\nQue c'est difficile à faire, l'amitié !\n&\nLe mariage est un crime, car il lèse deux ètres de\npartout. Dès lors il reprend son beau prestige cruel,\nqu'en secret il a toujours eu. S'il est un crime, alors\ncommettons-le.\nFaisant ce que je dois, c'est à dire bien plus, je\nmeurs de n'avoir pas fait aussi le contraire.\nQuel grand souci de moins qu'un bonheur poursuivi\nqui devient impossible!\n&\nLe meilleur des amours ne console personne; ceci\nposé, rien ne peut plus nous décevoir.\n\nAurel."}, {"page_pdf": 36, "page_imprimee": "34", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.36", "texte": "POESIA\n\nIL TERREMOTO\n\n(FRAMMENTI DEL «CARME DI ANGOSCIA E DI SPERANZA» PUBBLICATO NELLE EDIZIONI DI «POESIA»)\n(Additiamo ai nostri lettori questo meraviglioso canto di GIAN PIETRO LUCINI come\ndei primi capolavori del verso Ubero in Italia e come 1' grande manifestazione del genio\npoetico italiano di fronte all'immane disastro nazionale).\nVI.\nDove si arresta l'ascosa bufera,\nse smantella i pilastri monoliti,\nse fonde i graniti, se storce\nle volte millenarie,\nse abbatte le arenarie in suo cammino,\ne penetra e sconvolge e si dibatte,\ntra strato e strato composto e compresso,\ndalla diuturna fatica delli Evi?\nSi riavvoltola e rota la caligine,\ns'affolta all'aquilone ;\ntraspare il ghigno del Dio-Terrore\ndalle membrane incrunate, lacere della Notte\ntremulo a luccicare, indi s'inghiotte,\nsformato e sgangherato,\ncome un osceno sbadiglio ;\nscompare, si spegne cachinno lugùbre\ntra cilio e cilio, delle nuvole negre.\nS'innalzano trincee; s'improvvisan fossati;\nfuma esausta la fonte\nrimbucata nel monte;\nzampilla una fontana d'acqua medica\nin mezzo al selciato:\ns'incendiano i roveti nelle forre;\nschioppettano i sarmenti raggomitolati,\nsi storcono allo strazio le rame delli ulivi.\nDanzan, sobbalzan le piazze ;\ndondolano la torre, il campanile, i comignoli;\nsi sgretola il muro, discorre\nsopra sè stesso obliquo,\ndegrada, scivola liquido torrente di pietre ;\nestua l'alluvione del brecciame ;\nsi sfondano i tetti in un tonfo,\nricopron le sale, i tuguri, i tesori, lo strame.\nTorte ringhiere disalveolate\nvacillano sospese ;\nlastre di marmo aeree\nrafferman desiderii di salvezza,\nmiracolo alla statica ;\ns'incuneali le pareti,\nrisolvono impensate ragion d'ingegneria,\nmareggiano e procombono ;\nrimbalza il pietrame e si sfascia.\nTutto si rotola al bujo,\ndentro un'asfissia di polvere.\nUrla, lamenti, tormenti,\nl'epilessia dell'irrefrenato,\nspasimo de' giacenti,\npanico pazzo: fuggire!\nDal fondo preistorico, risorge il troglodita ;\nè il selvaggio impotente che ripara all' inferno,\nspoglio, nudo, coperto e difeso dai semplici istinti.\nEd, ecco, in alto, quel frutto-uomo\ndi cui si incinse la trave di ferro ;\ns'aggrappa coll'ugne scarnate,\npenzola al vento, ludibrio alla piova e lo sferza ;\nballa col vento che va, suppliziato\ndalla speranza;... ma allenta le braccia;\nsi schiaccia.... il gorgo ciottoloso lo maciulla.\nAncora una volta, Meteora-Tifone\nbalena intermesso Iddio-Terrore;\narcua le lacche, ghigna, sbadiglia,\ns'immelma di sangue e fanghiglia.\nPerchè il fondo del Mare si solleva,\nrovescia l'immane marata\nscoscende la cresta spumosa ed occhiata,\ncome il viscido corpo del Pitone,\nsublima ed affonda navigli e tartane ;\ndilaga, travolge, confonde ed uguaglia,\nrisale per fiumi improvvisi alli assalti\ninnaturali di alture, racchiuso\nda dighe e da spalti scheggiati ;\nrotola, ruba, ritirasi, raschia,\nripiomba nell'alveo lasciato.\nTutto ha con sè dalla piuma al cadavere,\ndal frusto di pane al giojello."}, {"page_pdf": 37, "page_imprimee": "35", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.37", "texte": "POESIA\n\nGavazza la Terra e dimena il trescone,\norribile a viver l'amore.\n- - « lo ti posseggo per sempre mia\nPrincipessa - Figliuola - Sicilia,\ned esclusivame?ite, e in allegria;\ngodi ramor di tua Madre,\no troppo adorata dagli Uomini ladri.\nIo ti riassorbo nella Teogonia;\nciò che la Terra abbozza\nperfezionano VAcqua e il Fuoco,\nvalletti, a richiesta. di razza, perfetti. »\nMa serbansi le umili cose,\nresiste il fiore.\nLe siepi di gerani vivono ancora;\nslabrano tra le frappe,\ncolle boccuccie rosse,\nconfortano di porpora serena,\ninsistenza alla vita.\nSi sradicano i cedri e le quercie;\nma turgide poma d'oro,\nnelli orti e nei parchi, tondeggiano,\nplacide, natalizie,\nsilvestre strenna a bionde puerizie;\nfrutti d'intatti aranceti,\nsopra la distruzione, sarcasmo innocente,\nmiti, invitanti e spavaldi.\nVII.\nLa coppia, che dormiva il buon riposo,\ndopo il lavoro e l'amore,\nla sposa affidata allo sposo,\nora, dorme la morte.\nIl bimbo, che sognava\ncorre ai primi tepori, il domane,\nper le ajuole, narcisi e violette,\nha colto, ne' pugnetti irrigiditi, pietrame.\nL'avola pargoleggiava,\nnel breve sogno, coli'ultimo nepote:\nbalocchi nuovi, desiderati\nporgeva ridendo e provocando,\ntra le graziette imperiose,\nla cara stizza al bambino:\nella stende col braccio spezzato e il capo fesso,\nscheggia di trave ai Lemuri,\nlembi macchiati di stoffe.\nAveva vagheggiato, commossa, la fidanzata,\ntra uno sguardo compreso e una promessa,\ne vi aveva assegnato, tra il frascheggiar d'un giardino\ne un poggiolo proteso come la sua fede,\nqui, la sua breve casa,\nqui, nido fresco, imbottito\npe' baci ed i piccoli a nascere.\nCaverna d'improvviso spalancasi e s'infosca;\nla racchiude mal viva nella cripta,\nsuppliziata di fame, sepolta.\nStringeva le ugna l'avaro\nfarneticando favole miliardarie,\ninganni astuti e chiusi,\nfraudi sapienti e tenaci,\nspilorcerìe ridicole,...\nl'ebbrezza di un bagno nell'oro,\nnudo sentire sul corpo pulsante\nle mille lingue fredde delle monete a lambirlo,\nimmerso tutto, sino alla gola;....\nprecipita, sprofonda;....\nil forziere si squarcia su di lui;\nsoperchia il denaro, l'innonda;\nsoffoca, si contorce sotto la propria avarizia,\nne guarda la dovizia colla morte.\nCinico arguto il pezzente,\ndentro l'androne non suo. assolveva,\ntra i cenci del giaciglio, all'illusione un groviglio,\nozii, palazzi e festini,\nabbondanza di cibi e di vini:\nmordono i denti lunghi\nmota di chiavica e sterco,\nbocconi, rotto, schiacciato.\nE un vagito a rispondere a un grido:\nsugge alla mamma un pargolo\nl'ultima stilla di latte.\nElla si schiva e si dibatte,\nrantola nell'agonia, ne aborre il contatto:....\nle labra, innocenti mignatte,\nnon lasciano il capezzolo freddo e martoriato.\nPer quali speranze si apriva\nil cuore in tumulto de' giovani?\nAmore desiderii, battaglie e vittorie,\npiegare all'ingegno materia,\nfoggiarne utilità;\nspronati, emularsi, la gloria\nsorprender dai lunghi capelli,\nrizzarsi, Eroi, sopra l'umanità.\nScavate picozze e picconi,\ns'immergano le pale dentro le macerie;\nzappi l'uncino dall'erpice,\nrifrughi a fondo la vanga, larga alabarda pacifica;"}, {"page_pdf": 38, "page_imprimee": "36", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.38", "texte": "POESIA\n\ncalcolate alla leva d'acciajo la soma,\nbilichi al fulcro il masso e lo sollevi;\nmordete coll'ugna e coi denti\nsul cumulo che palpita;\ncercate nuove agonie;.,.\ncodesti giovani forti,\nquesto calmo scienziato,\nl'infermo protetto da un tetto fortuito, miracolato,\nla cortigiana bellissima, lussuria generosa,\nla monaca spirata coi diti in sul rosario;...\ntutta la folla di questa città;\nla folla delle mani che fanno, accarezzano, pregano,\nspiegano, additano, negano;....\ndelle bocche, delli occhi; parlarono, risero,\nmentirono, vivi, testé:....\nla folla delle membra e de' pensieri\ndiversi, inimici, uguagliati\ndentro l'inevitabile, promiscuo cimitero.\nEccone le pupille dilatate\nscernere da spiragli, sotto le ciglia arruffate;\nocchi non più umani ;\nglobi emersi dall'orbita,\nfrutti viscidi e vitrei, peduncolati al cranio,\nocchi revulsi dell'appiccato;\nocchi disciolti in lagrime,\nocchi vuoti e spenti,\nocchi bruciati dal fuoco;\nocchi che insistono nell'ultima preghiera,\nchiamano ancora, gemono;\nocchi pietà disilluse,\nocchi violacei singhiozzi,\nocchi divini, e non sofrono più, isterici, rapiti ;\nocchi di spose, di vergini, di bimbi;\nocchi di prostituta ed impazziti;\nocchi pervinche e asfodeli\ncalpestati sui cespiti,\nall'alba, e svelti di sulli steli;\ne l'occhio del vegliardo che seppe molte cose;\ne tutti li occhi miserandi e pesti,\nanonimi, in folla, a guardare\nspalancati, o velati, o feriti, o sconciati;\ne ciascun d'essi, non morto, a respirare.\nE vagellar, così, come per l'uragano,\narbori torti al refolo in vortice —\nle braccia infangate di sangue,:\ndita divaricate, cianotiche foliole,\nanular fidanzato, mignolo ingiojellato,\npalme escoriate, convulse,\nresto di tutto un uomo,\nindice di una sepolta :\nchiamano, si dimenano,\ns'aggrappano alla ragna,\nal fuscello, ad un soffio di vento,\nall'acquazzone che scroscia e stempera la mota,\nall'ultima illusione.\n« Morire, morire insensati ! »\nRecusa la pigra natura:\ntestarda succhia dalla rovina\ncostanza — o radice maligna ? —\nnutrimento a sè stessa e si ostina:\nvivere vile, feroce, insaziato ;\nvivere agonizzando, il tremendo peccato!\n« Bere, morire/ » singulta e mormora\nil ferito impotente a trascinarsi ;\nmorire è dono imparadisato,\nper non sofrire più !\nMa vive il superstite ch'ode\nrespirar sotto i piedi il parente?\nMa vive, se chiede dimentico\npane pel ventre sacro ed ignobile?\ned acqua all'arsura? Pane!.... Un tesoro.\nLa prossima fonte è scomparsa.\nVivono? Fantasiine!\nHanno paura di vivere.\n— Nè vivi i fratelli rimasti,\nch'insidia la pazzia,\nche l'egoismo abbrutisce,\nche si combatton tra loro;\ngaloppano, s'arrestano e nitriscono,\ncome cavalli all'assillo!\nSon cenci insanguinati,\nmembra spezzate e commiste\ntra la pietra e le incastra;\nmateria che vi si agglutina\ndi belletta, di carne e cervella.\nQuesto si chiama vivere,\nse ancora si respira,\nquando la Terra carnivora,\nvuole amare Sè-stessa, baciando\nnell'incesto mortale, Sicilia.\nE queste l'ombre pallide,\ntra l'ombre opache ed immobili,\nlarve scomposte ed urlanti,\napparizioni fantastiche ;\nfluttuare di camici lacerati e flosci,\nbrandelli, cuori vivi, esposti dietro le costole,\ncuori che si svuotano, rovesciati in gola,\nsquarci, che osceni boccheggiano,\nsingulto che rompesi in bocca. —\nQuale delirio il ritrovarsi,"}, {"page_pdf": 39, "page_imprimee": "37", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.39", "texte": "P DESIA\n\nsorelle madri, mariti,\nin traccia, sui ruderi scossi,\npiangere, finalmente, riuniti!\nLa carogna fetente già appesta ed avvelena.\nVien la Rapina co suoi Predoni;\nfescenna e determina,\nsull'orror di natura,\nmeticolosamente l'orrore dell'uomo.\nPassa la notte.\nVagheggia il suo dominio incontrastato,\nangela distituita,\npolluta d'ogni mano e d'ogni sesso,\nse ne compiace, Vampiro - Disperazione.\nTurbinano voli intorno di corvi, e gracchiano\ndentro la nebbia, su l'acque immonde,\nsopra ai roghi mal spenti:\nchiamanosi al pasto in mezzo ai carnai,\ncontendono ai cani vaganti\nlacerti e putride anatomie.\nCome in sua rocca forte\nconvita la Morte sorella;\naccorre e ne inchioda le porte a chi bussa.\nPrefica inefficace, la Commiserazione\nne batte colle nocche pie l'usciuolo.\n€ Ritorna :... venisti assai tarda,\nlasciaci al nostro piacere silenzioso ed accorto. »\nScioglie i voti prolissi di cenere,\ne sorride Augusta beffarda.\nVIII.\n••••••••»\nTerra d'Italia,\nTerra precaria ed instabile,\nTerra di fuoco, avvampa:\nscuotiti, apriti, ruggì,\nmuggi, sul baratro scoperto e svuotato\ndel mar che ti abissa ed innalza;\nturibola soffi e pomici:\nTerra, prodigio, proclama\nla tua passione profonda;\nlagrima bragie, romba ;\naffidati all'anima tua,\nda crepa, spiraglio ferita;\nesùla. esulta e fuma,\nvittimata, sull'ara,\ndà inferie di te stessa al tuo furore,\nconvulsa il tuo Popolo,\nspegniti dentro l'ombre.\nOggi ti fuga ed onora ed affranca\nl'eroismo recente,\ncolla indefessa temerarietà,\nti risigilla a noi,\nti incatena alla nostra nazionalità.\nNoi ti ameremo di più, se ci è dato ;\nnoi ti adoriamo, così, spodestata,\nmilite, artiere, sapiente,\nartista, agricoltore e magistrato.\nPrendi di noi la parte migliore,\nquanto più vuoi e ti possiamo offrire:\nnoi siamo senza invidie,\ne stiamo senza timore,\ntributeremo a te tutta l'anima nostra;\nsorgeran le Città luminose e ridenti,\npopolate, frequenti, guardate in la chiostra\ndelle colline, aperte in sulle rade offerenti.\nPerò che Italia è nostra patria viva,\nsi ristaura, s'abbella e si glorifica,\nnel fluttuar de' secoli :\ncon guerra lunga e tormento,\nvenimmo a possederti\nverde, placida, pia,\nuna, redenta, sicura,\nPatria indivisa per sempre,\nd'opere, d'arti e di biade,\nriconquistata sempre\ncontro te-stessa ed i Barbari\nfatica, stimolo, premio,\nprotesa volontà.\nSta,\nsacro e tragico orgoglio !\nBaciato dal Disastro in sulla bocca,\nmostro, che sforma e sublima,\nrispondi col fervore\nalla notte d'orrore :\nsi rinsalda e risorge\nnel suo grembo ferace,\nItalia, amore e dolore.\nViva la Terra d'Italia ;\nè muscolo, è carne rossa.\nspiccata da lei la sua Prole le semina\nl'ubero e vi si infossa.\nIo ti canto a rinascere come la primavera\ncanto le giovani schiatte\ntornate al suolo delli avi ;\n10 ripolisce e lo fabrica.\nCanto i nuovi palazzi rizzati,\ni porti accomandati,\n11 faro che segna allo stretto le vie,\nle messi e le raccolte, pacifiche, georgiche,"}, {"page_pdf": 40, "page_imprimee": "38", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.40", "texte": "POESIA\n\ni casolari, le malinconie\ncare dei vespri che calano\nsilenziosi ai coltivi,\nviolacei ad imbrunir di tra li ulivi.\nCanto Colei che non muore mai,\nnon si abolisce, s'inradica nel cuore,\nnelle membra, nelli atti nella lingua;\ncanto la Patria nutrice\ne dalle prime origini\nalle postreme età.\nE canto le nostre speranze\nsul giorno lagrimato,\nse il triste fato adduggia l'Angoscia.\nChe balza il Peana e declama;\nche intona la fanfara, al clangor delle trombe,\nIl lucido avvenir riaffermato.\nNoi, che abbiamo già vinto,\nvinceremo di nuovo ;\na noi tutto è dovere,\nnon piangere, operare.\nMa se il grigio Egoismo si rimbuca,\nragno dentro i crepacci,\na tessere la ragna,\nstacciando colla tela\nil sole, la piova e la noja,\nvigile al volo della preda innocente,\ninteressata impudenza all'agguato,\nquesto si additi e maledica\ndisertar, scellerato, imperdonato.\nOh, ciascuno che è nato\nsia il buon valoroso ;\ndia ogni mano moneta,\ned ogni bimba un fiore,\ned ogni giovane un bacio,\nun canto ogni poeta,\nogni veg!iarda preghiere,\nogni bellezza un palpito d'amore;\ndiano dalle glebe il grano,\ndella officina il ferro,\ndalla foresta la trave,\ne tele dai telai,\nlane li armenti,\ned il bronzo campane e mortai.\nPer il fior, per il bacio ed il sorriso,\nsi plachi lo strido alla strozza,\ntorni il sangue alle gote, alla carezza;\nferita fragilezza s'appoggi alle spalle\ndi chi la sorregge e la guida ;\nma il pianto no, quest'oggi\nbisogna lavorare.\nOh, ciascuno che è nato\nvenga predestinato a riscattare,\ndalle tombe insaziate,\nvite che si dibattono e vogliono sorvivere ;\nl'amore ci sfavilli dalla faccia,\ncome il sole, e la indora ; .\nquesta è l'ora suprema\ndi sapere morire e rinascere.\nOperiam s<>lla Terra,\nsul ferro che sprizza al martello scintille,\nsulla pietra scheggiata allo scarpello,\noperiam sulla Patria\nEd il sangue versato ?\nFluttuai! sulle acropoli gonfaloni scarlatti ;\nchi accorge sulla porpora\nmacchie eh sangue umano?\nConvien che ognuno si ri accia Iddio;\negli, che dà sè stesso in redenzione,\nnon riconduca 1 oblio, ma l'azione.\nStirpe grande dJ Italia,\ninesausto tesoro ;\nFratelli, operiamo: al lavoro!\n\nGian Pietro Lucini."}, {"page_pdf": 41, "page_imprimee": "39", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.41", "texte": "POESIA\n\nA L'IDEA NUOVA\nFederico De Maria.\nO mio santo pensiero, perdona se ancora una sosta\ninutile mi tenne sospeso nel cammino mio;\nperdonami qualche momento di dubbio, il desio\ndi farmi udir, la vana fatica che a Yanima ho imposta.\nSian questi versi come la mia ghirlanda d'addio\nun po' vana, di fiori dei vecchi verzieri composta;\ncome un peso ch'io gitto per liberar la nascosta\nidea che dentro il cuore mi batte chiedendo l'avvio.\nIdea che, s'io riguardo nel mio Desiderio, m'appare\ncome un luminoso, sanguigno e terribile mare:\ne il cuor trema talora di giungerne i porti lontani.\nMa — Volontà — squarciata l'ultima nube, domani\nio risorgerò forse, recando — fiaccola o stella —\na gli uomini una luce di rivelazione novella.\n\nSERA D'URAGANO\nPaolo Buzzi\nIl cielo é nero fumo che voltola, sfiocca, imperversa\ncome a un fiato d'incendio. Corron ruote di cenere\nper l'infinito campo : gorghi d'ocra e di fuliggine\nsi riproducono e ripercotono. Tutto fugge come a un gran fosco mare.\nLe case impallidiscono di spasimi su le montagne,\nmostrano i mille occhi da le palpebre chiuse. I lampi sono rosei\ncome i filari efimeri de le gambe a le ballerine\nin passo di finale.\nLe folgori son come bisce verdi o violette.\nSpesso han vene di sangue a capo, a coda.\nSparve la scena de' monti lontani.\nI monti attigui sono i lontani. S'opaca la distanza.\nEccoli dispariti.\nUna dolomia, sola, il chiaro picco mantiene\nalto, in un canto de la nerezza, teso.\nPiovon tutte le acque, a gocce, a schegge, a frecce, a micce arse di fuoco.\nGli uccelli fuggono gli occhi accesi dei gatti saliti su le piante :\ni gatti fuggono le spire di bragia de le folgori :\nle foglie degli alberi tremano per l'Universo.\nIo m'abbandono a tutti i fiumi oscuri di me stesso che straripano.\nVINCITORE DEL I CONCORSO DI u POESIA „"}, {"page_pdf": 42, "page_imprimee": "40", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.42", "texte": "POESIA\n\nDa le “RANOCCHIE TURCHINE„\nDANZA DEL VENTRE\nEnrico Cavacchioli.\nFemmine ignude con pupille immonde\navidamente saltano un trescone,\ne lor mammelle sitibonde e prone\nsgonfian sul petto flaccide e profonde.\nScattano torsi e ventri si ripiegano :\ncoppe sanguigne in nudità di latte.\nSotto le ascelle la cesarie sbatte\ne le pupille in mar d'ansie s'annegano.\nIl desiderio sminuetta addosso,\nride, saltella, guizza e non addenta ;\nvigila e ringhia, lascia e poi s'avventa\ncon un urlo bramoso di molosso.\nOscenamente si avviticchia e morde\nle carni, e le martella, e le ritorce;\nanime e braccia fuman come torce;\nsi tendon seni e succhian bocche ingorde.\nStrani tintinni orchestra a scrosci il sangue,\npassano fasce rosse sopra agli occhi\ne sembra a un tratto, o sogno, che trabocchi\ntutta la vita dalla vulva esangue.\nIL GIUOCATORE EBBRO\nBisbiglia: — Bevi, cane di taverna!\nTutto l'azzurro sembra più turchino;\nora le stelle in cielo smeraldino\ndormono: a loro il sol fa da lucerna. —\nL'uomo compiace quella voce interna,\ne beve e grida, e canta ebbro di vino.\nCantano le campane anche al mattino\nperdute nella giovinezza eterna.\nTracanna ancora, livido, e sghignazza.\nGiuoca la fame. Ride, ebete, ignaro.\nE, cieco, a un tratto, trema, e si recide\nla mano, che non ha più rame, e ride\nmentre irritato dalla luce pazza\nla getta nel piattello del denaro!\nLA FORCA\nO forca, aperta come una finestra\ndell'ombra, in tuo silenzio ecco m'affaccio !\nUn prete passa. Gesù Cristo ha in braccio.\nUna campana dondola maldestra.\nOr sento il collo che mi si sbalestra\ne irrigidisce al taglio del tuo laccio;\nmi divincolo, grido e non discaccio\nquest'angoscia mortai che m'incapestra.\nGli occhi schizzan dalle orbite sanguigne,\ne vedon sotto a me livide, ingorde,\nle case accoccolarsi in loro frotte;\nmentre le stelle arrazzano rossigne,\ne la Morte che sa, falcia le corde\ne mi sprofonda nel cuor della notte.\nVINCITORE DEL II CONCORSO DI \" POESIA „"}, {"page_pdf": 43, "page_imprimee": "41", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.43", "texte": "POESIA\n\nAPOCALISSE\nLibero Altomare.\n« Au fona! de l'Inconnu pour trover le Nouveau »\nCH. BADDELAIKE.\nPER F. T. MARINETTI\nFilibustieri del Tempo, corriamo\nall'arrembaggio sotto le nubi sanguinolente\ndella Fatica demente !...\nPierrots sdrucciolevoli, ansiamo\ncome dynamo.\nAcrobati stellari,\ndanziamo sul filo d'oro falso\ndel millenario lavoro terrestre.\nOh gnomi dalle ispide barbe gialle\nvi opprimeremo di un rupestre\nsogno millenario.\nTemplario distruttore\nche aizza le polpute cavalle\nin foja,\ncontro la Noja.\n— Pende il nembo\ncome spada di Damocle a sghembo\nsui Vulcani\ngonfi di dyonisyaco furore.\nEd ecco il Distruttore\nsi avanza\ncon la ganza incestuosa,\namante briosa\ndel boja adulterino.\nE gittano all'aria la coltre\ndel Sogno e del Silenzio\nche gravava sui Mondi malati.\n— Rinnovate! Rinnovate!... —\ngridano i Secoli strozzati\nnel nascere....\na la volontà che accende la mina.\nL'Avvenire in fasce d'assenzio\nsbadiglia un sorriso perverso :\n— Chi raccoglierà le scorie\ndell' Universo?..."}, {"page_pdf": 44, "page_imprimee": "42", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.44", "texte": "POESIA\n/\n\nRÊVE ROUGE\nHélène Vacaresco.\nL'albanais pale à la ceinture rouge ;\nUn grand portique ; un tendre soir roumain ;\nDans la cour rose un puits verdi qui bouge\nLa perche haute 011 brille le carmin.\nAu loin le bruit des violons en fièvre ;\nEt 1' homme joue avec son couteau fin.\nLe fourreau vert soyeux comme une lèvre,\nL'air du couchant léger comme une main,\nLui font revoir le meurtre qui l'enivre,\nLa femme en sang et l'acier dans sa chair....\nEt sur le ciel d'airain, d'ambre et de cuivre\nL'albanais pale et brun baise le fer."}, {"page_pdf": 45, "page_imprimee": "43", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.45", "texte": "POESIA\n\nPOÈME DANS LA ROSÉE\nDans ce calme matutinal où trembleraient des flutes\naux doigts virgiliens des bergers,\ntu reposes, ile de silence et d'or rose,\n6 Capri,\nparmi tes ombres aériennes,\nsur les genoux limpides de la mer.\nAu port qui rit, du seuil des vagues,\nles barques — pareilles à des palombes frèles —\ndorment avec la tète sous leurs ailes,\nla proue baignée par l'eau peureuse....\nUn marin chante quelque part\nla Tarentelle....\nDu village en clair de lune,\ndes pergolas fraìches et des rochers\nvient un parfum sucré de figues et de treiiles ;\nc'est le naif moment humide où tu t'éveilles\nsvelte et ruisselant de jeunesse\ncomme un joueur de lyre!\nTends-moi les bras, petite esclave\ndont les yeux rieurs ont contenu ma vie!\nTu sais que mon coeur tremble au glai'eul de tes lèvresL.\nje veux presser, cornine aux vendanges,\nta chevelure de mures noires\net ton corps clair.\nVoici qu'avec un friselis soyeux,\ntes pieds cambrés glissent sur le marbré :\nTe voilà au jardin, plus jeune que n'est un dieu\ndans l'aurore et dans la >rosée!\nEt tu danses sur\nle profil du ciel bleu....\nJusqu'à T instant où pale et comme ivre de joie\ntu tendras tes poignets à mon rauque baiser,\ntes poignets et tes paumes un peu moites,\nton ventre duveté et tes hanches étroites\nqui on effeuillé sur leur amphore\ntoutes les roses de TrimalcionL.\n\nMEDIANOCHE\nJacques d'Adelswärd=Fersen.\nJ'ai compris combien je t'aimais en voyant la nuitlunaire...\nSon reflet qui tremblait sur la mer\nsemblait couvrir de diamants\nune poitrine qui respire,\net que l'ori n'étreindra jamais,...\nCe reflet qui tremblait sur la mer\n— Floraison pale du nocturne cimetière —\nsemblait aussi des lys de larmes, des nacres mortes,\ntoutes les jeunesses effeuillées\nd'un doux cadavre qu'on emporte!...\nOn aurait dit enfin quelque sente mystérieuse,\nle chemin des destinées\nqui prennent envol dans la lumière.\nla route vers les terres promises, vers les chimères\nirréalisées comme notre Amour!\nCependant, les rocs derrière nous, les rocs\ndressés à Thorizon implacable,\nnous heurtaient tels que la vie brutale et la réalité!..«\nNous ne verrons plus ces lueurs éteintes,\nni ces paradis introuvables....\nCar ces beaux corps frémissants d'eau,\nces gerbes d'éphémères pétales\nce chemin nostalgique et sans personne,\nce clair de lune qui coule et tremble,\naspirent — tei mon coeur — au delà du désir!...."}, {"page_pdf": 46, "page_imprimee": "44", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.46", "texte": "POESIA\n\nLES MAIΝS\nGeorges Périn.\nÀ CARLES VILDRAC.\nUn bel été, si calme et pur, nous fut donne,\nQue plus harmonieux vont nos pas dans l'automne.\nTout reste illuminé d'une ardeur forte et sobre\nEt voici qu'au jardin, ce dimanche d'octobre,\nL air a gardé le gout d'une oeuvre de santé.\nSplendeur des dahlias ou s'enclot le bassin !\nJeux d'enfants dont le rythme en mes yeux se balancc!\nSincère envolement de petits bras qui lancent\nLeur naissante vigueur vers de plus clairs destins,\nVous qui ne savez pas la rancoeur grandissante\nDe mon ètre, tandis qu'appuyé là je pense\nAu recommencement des gestes faux demain !\nSouple beauté de ce dimanche, qu'ont tissée\nTant de travaux, d'efifbrts, de rythmes, de pensées !\nIguorez. ignorez ce qui fait qu'à cette heure\nParmi votre éclat qui palpite je demeure\nA regarder, penché sur la rampe, mes mains !...\nOh ! peut-ètre déjà le long de la terrasse\nL'inconscient aveu aujourd'hui s'est posé\nDe mains pareillement infécondes et lasses ;\nEt peut-ètre elles s'approchèrent tour à tour\nDivaguantes encor d'avoir accompagné\nLa vieille semaine et son branlement de jours ?\nOh ! hantise et remords d'une tàche de vide !\nQu'est-ce, ce coeur qui bat, ce cerveau, dites, dites ?\nCes pas sonnant sous l'azur, e l'ambition\nDe ces yeux qui cherchaient des tours à l'horizon,\n— Si posent là, réel, leur misérable exemple\nToutes ces mains sans joie, en ligne, sur la rampe ?\nOh ! combien sommes-nous qui ne les pouvons suivre\nD' un élan de l'esprit assez heureux et clair,\n— Ce moment — tous les petits bras battant dans l'air,\nEt qui songeons aux mains que nul temps ne délivre\nDe l'inutilité lourde comme les fers ?\nPar l'allée au genie ardent et bourdonnant,\nFont la cueillette d'avenir — allant, venant,\nAttendant les destins — ces doux gestes d'enfants....\nMais nos mains ! mais nos mains, elles n'ont pas le temps!\nCar leur tiédeur vivante est faible ; et les jours passent,\nEt le possible éclat s'éloigne de nos faces,\nQu'un jour, en s'en allant comme de jeunes sources,\nY auraient reflété nos mains fières et douces....\n— O jeux qui tournez dans les fleurs ! O vaste éclat\nQui les vouliez — mes pauvres mains — illuminées,\nNoyez-les dans Tinstant trop beau, dans tout cela,\nNoyez-les plutót d'or vivant — ces condamnées !\nEt laissez mes regards les fuir en ce beau jour,\nPour qu'ilspuissentdu moins monterdans un grand trouble\nEt peut-étre évoquer au sommet de la tour,\nS'agitant vers le ciel, des paumes délivrées"}, {"page_pdf": 47, "page_imprimee": "45", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.47", "texte": "POESIA\n\nMon cœur est un ciel lourd...\nCécile Périn.\nMoti coeur est un ciel lourd d'orage 011 la tempète\nEploie immensément ses deux ailes de plomb,\nEt ne s'abat jamais, et semble toujours prète\nA fondre, éblouissante, en l'espace profond.\nJ'étoufFe ! Oh ! ce cou verde écrasant sur ma tè te !\nCe brasier sombre ou le vent meurt sans un frisson!\nLa terre sous mes pas semble craquer et quète\nUn peu d'ombre, un peu d'eau... Ou refratchir mon front?\nJ'ai p]ongé mon visage au fleuve, et j'y retrouve\nLe plomb de Fair et la torpeur de l'air brulant.\nN'éclateras-tu pas, orage ardent qui couves\nDans mon coeur accablé, depuis un si long temps ?\nN'éclateras-tu pas? Toute ma chair t'appelle.\nIvre-mort le soleil a coulé dans mon sang.\nDans un fracas sacre, dans un voi d'étincelles,\nOuvre Técluse d'or de tes doigts ruisselants:\nLes fauves passions aux gestes frénétiques,\nDebout dans le réfuge ébloui de mon coeur,\nVont dénouer leurs chevelures électriques,\nEt je crierai de joie aigué et de douleur.\nQu'importe ! Que l'orage exaspéré massacre\nTout ce qui fut jadis ma joie et mon orgueil,\nEt que la foudre de son baiser bleu consacre\nL'arbre qui se dressait, magnifique, à mon seuil,\nQue l'espoir clair des nids s'écrase sur la terre,\nQue le fleuve déborde en noyant les chemins,\nQue flambent les moissons, que croule le tonnerre,\n— Mais que le ciel devienne enfin pur et serein !\n\nVIRGO PURISSIMA\nPhiléas Lebesgue.\nA LA FRANCE\nTandis que complaisante et lointaine, presque étrangère,\nTu te livres à leurs caresses,\nComme une reine et comme une catin tout à la fois,\nTandis que leurs gestes vicieux\nS'efforcent d'éveiller en toi, ó Vierge,\nL'impossible volupté,\nJe contemple tes yeux, tes beaux yeux d'immortelle,\nAfin d y découvrir ton àme!\nQue mimporte ton corps qu'ils ne peuvent mème pas souiller;\nQue m'importent les chants obscénes,\nEt la fausse ivresse qui les pàme?\nTu ne saurais fremir sous leur baiser!\nMais en moi, qui n'ai pas souci de te prendre,\nje sens pénétrer tout doucement\nQuelque chose de divin, quelquechose quidépasse le songe.\nEt qui émane de ta vie, de ton tourment, de ta beauté,\nComme d'une fleur sauvage l'odeur profonde,\nEt je pleure.\nJe voudrais te donner mon sang:\nCela vaudrait mieux que des cris, des chants ou des psaumes;\nMais je suis si humble\nEt pour t'offrir mon coeur, je ne sais comment;\nCar tu acceptes les caresses\nDe tant de faux amants qui ne croient pas en Toi !"}, {"page_pdf": 48, "page_imprimee": "46", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.48", "texte": "POESIA\n\nA mia figlia Renata perugina\nNicola Marchese.\nPerchè Davide di Domenichino,\nperchè san Giorgio in te di Donatello\nrinacquero, fratelli al tuo fratello,\nio ti chiamai col bel nome angioino.\nNè odoroso cosi nè così fresco\nmai, come il fior del tuo nome regale,\nalla stagion sua grande, il madrigale\nsulla bocca fiori di re Francesco.\nMa gl'ignari e i sereni occhi tu sgrani;\nride l'aurora tua della parola\nvespertina che oscura i versi miei ;\ned io nel riso tuo sento il domani\nrider dell'arte che falli. Tu sola\nla mia posterità, sola tu sei.\nOdi, o tu che biancheggi unico fiore,\nnella notte del cuor, come un ligustro ;\ntu che sei, nell'albor del primo lustro,\nal cuor vecchio e non lasso ultimo amore.\nChiare così come le luci chiare\nche per quegli occhi parlano del sole,\nparole io d'arte, io vo' d'amor parole,\nchiare che tu le intenda, oggi parlare.\nIo ti dirò che là Tor degli Sciri,\nlà dove tu vagisti, alto alla luna\nfavoleggia di Braccio e di sue bande.\nChe l'Umbria di smeraldi e di zaffiri\nornò la povertà della tua cuna,\nche Pier Vannucci fu vicin tuo grande.\nE ti dirò che là, dove s'inarca\nPorta San Luca, Cesarin Roscetto\nla chiesa architettò come un sonetto,\npuro come un sonetto del Petrarca.\nEntriamo : è del disio Torà di miele ;\ne tu, T ignara del peccato, piega,\nsenza gravarlo, il tuo ginocchio, e prega\ntu, che sorella sei di Gabriele.\nAve, o piena di grazia, ave Maria ;\n0 madre, che mi dici unica il cuore\nmuto, il cuor muto della madre mia.\nTu, Teletta che hai teco Iddio Signore,\nsei benedetta in fra le donne, e sia :\ntu che il frutto maturi e che sei fiore.\nNo, del sognar mio vano io non vergogno ;\nanzi, la man che i riccioli ti sfiocca\nseminare a te vuol fra ciocca e ciocca,\nper il tuo pane, i chicchi aurei del sogno.\nEd il tuo cuore eleggasi origliere\ndall'assiduo tepore il cuor paterno:\neleggansi origliere il cuor del verno\n1 sogni di tue cinque primavere.\nE, se l'ultima notte a me consenta\nch'io non veda il tuo bel maggio sfiorire,\npieni del tuo riflesso a me bendare\nlascia tu gli occhi; e che, dormendo, io senta\ntutte del maggio tuo le rose aulire,\ntutti i nidi del tuo maggio cantare."}, {"page_pdf": 49, "page_imprimee": "47", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.49", "texte": "POESIA\n\nA mia figlia Lidia romana\nNicola Marchese.\nLidia, sapessi tu qual nel tuo nome\nalbeggia venustà paria di forme ;\nquale, mentre che tu dormi, ti dorme\naurora del di greco entro le chiome.\nLidia, sapessi tu quali ad Orazio\nstrali ed a Giosuè saettò strali\nl'arco del ciglio tuo ; sapessi quali\nlampi die* Telmo tuo d'oro e topazio.\nFior della strofe, onor gemmeo dell'ode,\nil tuo nome odorò, fulse; nè ornai\nrosa odora cosi, gemma non brilla.\nE, d'effluvio e di luce avido, gode\ntutti il cuor per la tua bocca i rosai,\ntutti i zaffiri per la tua pupilla.\nTu vivesti altra volta; ed il maroso\nche la statua rendea d'Anzio negl'idi\nfausti, in essa, rapita ad altri lidi,\nil ritratto rendea dolce e pensoso,\nil ritratto in cui l'omero il chitone\nti veste e il pie' lo zoccolo t allaccia :\ndolce così che a te d'ogni bonaccia\ndebitor fu il Tirreno e fu Nerone.\nOr l'anima, che di tutti i dolori\nsà zanna ed unghia e sa rostro ed artiglio,\nin tua serenità bianca si queti,\nse promesse pur tarde a me di albori\neffondansi dal tuo marmoreo ciglio,\nse per te m'abbian caro i tuoi poeti.\nCh io sogni per la tua chioma di mirra\nl'aprii breve di Ofelia auricrinita;\ne ch'io beva, ne' tuoi di Margherita\ni capelli baciando, estasi e birra.\nLa corolla mi sii tu dello svevo\nfiore la qual fu capo a Corradino ;\na me odora nell'ultimo cammino\ndi quante hanno ginestre Agro e Vesevo.\nAccendersi vegga io del tuo profilo\nil sol d'una medaglia, e ne' verzieri\nrifiorire a quel sole il fior di Milo.\nIo vegga, per virtù del crin tuo sauro,\nal trionfo anelar quattro destrieri,\nfrondeggiar nel romano oro il mio lauro."}, {"page_pdf": 50, "page_imprimee": "48", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.50", "texte": "POESIA\n\nLA MORTE DELLA TERRA\nAlfredo Baccelli.\nI.\nAddio feconde, trionfanti aurore,\nFresche fontane, imbalsamati cespi,\nStormir di selve, mormorar di venti\nEd inni di viventi !\nAddio trilli d'allodole e falcate\nFughe di rondinelle in biondi cieli !\nUmana gloria, vasta orma di Dio,\nA te per sempre addio!\nSull'arido piano di scheletri\nCoperto e d'immense ruine\nLa luce spettrale s'indugia\nDel sole che muore,\nSommerso nel livido algore.\nSmeraldo nel cielo diafano,\nDeserto d'alati e di nubi:\nImmobile, gelido, gemmeo.\nLa tiepida vita\nPer sempre, per sempre è fuggita.\nII.\nPallido a mezza notte dal cielo senza vento\nDiscese un raggio di cinerea luna\nIn fondo al vitreo mare,\nE apparve un mondo spento.\nFori, colonne ed archi sotto l'equoreo velo\nGiacean sepolti in candida ruina,\nCol poema di gloria\nChe cantarono al cielo.\nColà fu Roma, triplice madre d'imperi e donna\nD'innumerate genti, in tre pensieri.\nOr negli abissi giace\nNé più mai si dissonna.\nPassò lunga di secoli un'alata coorte,\nFu mar la terra e fu la terra mare:\nFioca vanì Y Istoria\nE s'accampò la Morte,\nOra il fulgente nome chi sa? Nel nulla sparve,\nE al nulla torna ornai tutta la Terra,\nChe la morente Luna\nRipopola di larve."}, {"page_pdf": 51, "page_imprimee": "49", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.51", "texte": "POESIA\n\nSANTA MARIA DEI CATALANI\nGuido Menasci.\n(MESSINA)\nForse su '1 bianco cimitero immenso\nche il mar flagella disperatamente\nancora s'erge la vetusta chiesa\ndei Catalani....\n.... E la marina sorrideva, tutta\npalpiti d'onde, palpiti di luce,\ne la voce s'udìa delle sirene\ndi tra le spume,\nquando, pensosi del divino Ulisse,\ninnalzavano i Greci al Dio del Mare\nqueste colonne per placar del Nume\nPira superba.\nMa si tingeva d'un color di fiamma\nfingendo forme d'oasi lontane\nl'opposta riva che nel lutto tace\ntra le ruine,\nquando il grido echeggiò del muezzino\ne sotto gli archi di tra le penombre\nsi prosternava il popolo silente\ndei Saraceni.\nLiete coorti d'angeli, le nove\nsperanze sollevarono un candore\nd'ali dischiuse su gli arbusti cupi\ndai frutti d'oro ;\nsovra il delubro, sovra la moschea\nsalda sorgeva la normanna chiesa\nil soave messaggio a celebrare\ndi Gabriele\nVia nelle brume delle età lontane\nsi disperdono i fior delle leggende\nnate dal gran desìo d'essere eterno\nche l'uom corrode\nNon indagate indarno tra le stelle\nla muta eternità che non v'ascolta.\nIn ogni istante che dilegua è il germe\nd'eterno bene.\nLa vita della specie, ecco l'eterno.\nIddio cercate in ogni volto umano.\nIn ogni umana lagrima tergete\npianto divino!\nIl grido di dolore ha superato\ntutte le terre, le montagne, i mari.\nChi non rudi? Chi non accorse al grido?\nChi, tra gli umani?\nL'ora fu sacra. Niuna così sacra\nvide il mortale mai come quest'ora.\nDa tutti i mari veleggiò la scolta\nverso quel grido;\ntacito, per la notte paurosa\navendo in core una segreta angoscia\nda tutti i mari si drizzò il pilota\nverso il dolore.\nDiede ogni terra il nuovo peregrino,\ncui la febbre rodea, rodea l'assillo\ndi giunger prima della morte all'arsa\ntomba dei vivi.\nNon mai, non mai discenderà l'oblìo\nsu la suprema stretta disperata,\nsovra lo sguardo che rivide il sole\ndopo il sepolcro.\nNon si rallenti il vincolo sublime!\nLe mani che si strinsero, fraterne,\nnon s'armino del ferro dei rivali\npiù su la terra!"}, {"page_pdf": 52, "page_imprimee": "50", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.52", "texte": "POESIA\n\nDIE MUTTER\n\n(LA MADRE)\nO wie so trunken Glaukos sich vergessend\ndie hehre Mutter schlug! Doch war der Mutter\nes nicht gegeben mit gelassnem Antlitz\nin Schmerz und Demut jenen Schlag zu tragen,\nzumai ihr Herz von solcher Qual verwundet\nin Stiicke brach - dass sie dran sterben musste.\nUnd allsogleich erschien - ihr guter Dàmon\nund schheller noch denn einer Mutter letzter\nGedanke nahm er die gelinde Seele\nmit sich herauf und brachte sie von hinnen\nund tauchte sie des òftern in den Lethe.\nUnd redete: \"So mògest du vergessen,\ndie du zu viel, betrùbte Seele, littest! ,,\nUnd liess zu Hàupten sie der Erde nieder,\nallwo mehr Licht, mehr Schòne wohnt, mehr Gottheit:\nin dem Elysium, von wannen niemals\ndie Seele kehrt ihr Leben zu beweinen.\nDoch in den Kern der dunklen Erde sfurzte\nder Sohn, in einen Abgrund, unterirdisch :\nuni so viel tief herab als hoch die Sterne\ndes Himmels iiber seinem Grabe schienen.\nIm Finstern ward er von dem Uebermasse\ndes Wassers umgeworfen, das inmitten\nvon einem unbegrenzten Abgrund gurgelt\nund wàhrend sich der Erdball weiter fortschwingt\nda drinnen flutet und die starken Wànde\nbestùrmt und mit Gewaltsamkeit zuriickschlàgt.\nUnd unaufhòrlich ward des Glaukos Seele\nvom dunklen Wasser bald auf glatte Klippen\nheraufgeschleudert bald herabgerissen.\nUnd keine Sonne, blos ein dumpfes Dròhnen,\ngedankenlos, und der Verlauf undendlich!\nAls eine Woge sich mit einem Seufzer\nin einen Spalt ergoss, und er kopfiiber\nin das Geschàum hinunterglitt von einem\nverdeckt und nàchtig reissenden Gefàlle.\nUnd ein verdecktes allgemeines Weinen\nverhallte dort, ein Weinen nach dem Tode,\nach, so vergeblich, dass an ali den Trànen\nnur noch die nackten Regenwiirmer schliirften!\nUnd Acheron, der Strom des dunklen Schmerzes,\nliess ihn im Sumpfe seiner Mundung nieder,\nwo sich in Flut und Ebbe die vom Tode\ngepriiften Seelen aufzuhalten pflegen,\ndie dermaleinst zum Leben wiederkehren\nwenn sich nach ihnen das Geschick erkundigt.\nUnd Glaukos sah die sehnsuchtsvollen Seelen\nim Schlamm gelagert, an den Strand gestossen;\nund es schrie Glaukos laut und rief die Mutter:\n\"Durch mich gekrànkte du, durch mich verletzte,\ndurch mich betrùbte Mutter, ich erreiche \"\ndich, Mutter, endlich auf dem Strom der Trànen!\nIch liess dich sterben, Miitterchen ! Gestorben\nbin ich nun auch und mehr noch als gestorben !\nIch weiss, ich schlug dich; doch du kannst nicht wissen\nmit welcher Wucht das Wasser auf das rauhe\nGestein des Abgrunds mich im Dunklen schleudre,\nzutiefst! O dass ich nie geboren wàre!\nVergib mir, Mutter, lass mich zu dir steigen,\nund as genùgt dein Wille, dass ich steige!\nOh! Ich will artig sein, far immer artig !\ndich nicht mehr schlagen...,. Miitterchen. die Welle\nreisst mich mit sich.... Vergib mir also, Mutter,\nich sinke fort, beeile dich.... einst warest\ndu giitiger! Dich hat der Tod veràndert! ,,\nDer Sohn bat also, da die dumpfe Brandiing\nihn aus dem Schlamme riss und ihn kopfuber\nin das Geschàum des Trànen fiusses tauchte,\nund seinerseits ergoss mit einem Seufzer\nder Strom sich in den Abgrund und im Ahgrund\nergriff ihn wieder der geheime Wirbel,\nund des Verruchten Seele ward vom Wasser\nherumgeschleudert und herabgerissen\nund hin und wieder auf den Stein gehauen.\nDoch die zu Hàupten heiter sass der Erde,\nallwo mehr Licht, mehr Schòne wohnt, mehr Gottheit,\nsie lehnte lieblich die gekrànkte Wange\nauf ihre flache Hand und liess vom Meere\nder blauen Luft sich wiegen, von dem leisen,\ndort oben leisesten Geràusch der Erde.\nAls sie mit einmal die gekrànkte Wange\nvon ihrer Hand erhob und uni sich schaute^\nbestiirzt. Und es erschien ihr guter Dàmon\nund redete : u So komm zum siissen Lethe,\nzu trinken, noch, du trankest nicht geniigend ! ,\nSo trank sie denn, doch tràufelten die Trànen\nzugleich ihr aus den Augen in die Wellen.\nUnd leise bog der Dàmon ihren Nacken,\nunmerklich leis und fliisterte: \" So trinke!\nSo trinke! Noch! Du trankest nicht geniigend!,,\nUnd folgsam trank sie, da die bittern Trànen"}, {"page_pdf": 53, "page_imprimee": "51", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.53", "texte": "POESIA\n\nihr immer bittrer in den Lethe fielen.\nVergebens sich die Mutter ein Vergessen\ndes Schmerzes trank und sie stand auf im Schluchzen\nund sprach \" Ich fuhle dass mein Son weint! Bringe\nmich hin zu ihm. ,, Was er ihr nicht versagte.\nweil Gòtter selbst vor Mutterherzen weichen.\nIhr Dàmom fùhrte sie, die veinend immer\nbis in den Kern der Erde stieg, zum Ufer\ndes Acherons. Und in dem Tang der Miindung\nverstrickte sie sich und im eklen Schlamme,\nzu jedem neuen Wasserschub hineilend\nwenn sie die Brandung unterirdisch rauschen\nund das Gejammer der verstorbnen Seelen\nauf schwarzen Fliissen, roten Flussen hòrte.\nUnd eine Woge schleuderte dort unten\nmit einem Seufzer Glaukos ins Gelàlle\ndes schwarzen Stromes reissend unterirdisch,\nda, wo verdeckt ein allgemeines Weinen\nim Sumpf erscholl, ein Weinen nach dem Tode.\nUnd es schrie Glaukos laut und rief die Mutter:\n\"O Mutter du, dich hat der Tod veràndert!\nIch liess dich weinen, Mutter, kleine Mutter,\nich liess dich sterben, ich, dein Sohn, dich sterben!,,\nDoch schrie die Mutter eher noch womòglich\ndeen er, im Schlamm, durch das Gebriill der Wogen:\n\" Du mein Geschópf, ich tat es nicht mit Absicht\ndir so zu sterben, so mit einem Male\nzu sterben... dir zu hehlen, dass es garnichts,\ndass es zum Spiel war.... komm herauf, verzeihe ! ,,\nUnd Glaukos stieg. Und Sohn und Mutter kamen\nalsdann vom Sumpf ein zweites Mal zur Erde\nherauf. Er Leids zu tun, sie Leid zu tragen.\n\nG. Pascoli.\nBenno Geiger, trad.\n\nO, HEART, BE STRONG!\nFred. G. Bowles.\nAwake! awake to ev'ry song\nThat brings the heart delight,\nFor life is short, and sleep is long,\nAnd day will close in night.\nThe harp that thrills, the voice that cheers,\nAre gifts for ev'ry day —\nO, rest thine eyes upon the hills,\nTill sorrow steals away.\nAwake ! awake to ev'ry joy,\nFor earth has many tears;\nThy guardian angel will destroy\nThy greatest doubts or fears.\nThe gift of life, the gift of love,\nAre thine for ev 'ry day,\nAnd ever shine the hills above —\nLet sorow steal away.\nAwake! awake! O, heart, be strong;\nKeep bright thy love, keep sweet thy song\nAnd thou shalt live, and thou shalt be\nBright as the stars of eternity."}, {"page_pdf": 54, "page_imprimee": "52", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.54", "texte": "POESIA\n\nIL CONDORE\nVincenzo Coronado\nGilberto Beccarì, trad.\ndall'ispano-americano.\nSulla rupe elevata\nche domina la valle\ne maestosa tra le nubi s'avventa,\nsta l'aquila dell'Ande,\nil superbo condór, re dello spazio,\ne calpesta la vetta eccelsa altero,\ne nella luce, dall'eterea reggia,\nl'infinito misura.\nSolleva il collo nudo\ne cresta e rostro adunco con baldanza,\ne con occhi di vivido fulgore\npenétra l'estensione e la pianura.\nPoi sbatte l'ali di potenza somma\ne si slancia a scalare il firmamento ;\ne divora lo spazio; impetuoso\nla piuma bruna aquilon gli rabbuffa.\nLascia addietro la nube,\nove si forma la folgore ed il tuono,\nruggisce e volteggiando oscilla, sale,\nascende le regioni del sereno.\nNè l'aria sublimata, nè la fiamma\ndell'astro incendiario — eterno fuoco\nche riscalda la terra —\npuò frenarne un istante la carriera.\nNulla trattien l'audacia sua, l'ardore:\nd'immensità, di luce ha bramosia,\ne luce e immensità gli porge il cielo,\ne del sole, al cratere drizza il volo.\nE già si libra ad un'altezza eccelsa,\nper i deserti dello spazio avanza\ne su nell'aria un lieve punto sembra,\nche l'occhio non discerne.\nUn alato battello meno ratto\nsolca l'onde del mare e si dilegua\nnelle brume lontane.\nGià il fuoco aspira della zona ardente\ne corona l'ardore l'albagia ;\nvede da presso i raggi rifulgenti,\nda cui è cinto il luminar dei giorno ;\nvede di sotto i mari in lotta eterna\ne da per tutto la voragin'erma.\nDominator di questa solitudine,\nRe d'ogni esser che lo spazio serra,\ngode l'azzurro per volare augusto,\ndi contro il sole ed ai suoi piè la terra.\nCotal s'innalza peregrino ingegno\ne alla gloria immortale s'apre il varco.\n\nNUBI D'OCCASO\nMiguel de Unamuno\nAl cader della sera e delle foglie,\nverso ponente, sulle lunghe ombre\nvagando, giva il sogno mio,\na perdersi del cielo tra le rosse\nnubi d'occaso.\nE al giaciglio del sol se ne volavano\ndisperse, come il sogno mio, le foglie.\n0 autunno, autunno di mia gloria, come\nla tua calma serena è malinconica,\nquando verso occidente, sul tramonto,\nva la ronda de' sogni, e sulla terra\ncosparge semi d'altri mondi ed ombre !\nE verso il sole occiduo s'ammucchiano\nle giallognole foglie\nche, verdi ieri ed attaccate all'albero,\n1 suoi raggi ne bevvero\ndalle cime ignorate, dello stesso\nsole assetate, ed anelanti\nla sola eterna sorte\nd'ardere del suo cuor nella fucina\nardente sempre.\nE là, cenere e fumo,\ndar alla terra ciò che d'essa sorte\ned alle nubi e al ciel l'azzurro,\ned ogni giorno sulle azzurre coste\nal sol che, lasso d'opra sua, si corca,\nasciugare il sudore d'oro fulgido,\nvital succo vermiglio.\nE voi pure, miei sogni,\ndeirarbor della vita fresche foglie,\nlascerete alla gleba il vostro cenere,\nche fu terra fangosa,\ne al sole eterno,\nnel tempio della gloria,\ndove oriente e occidente s'affratellano,\nin suprema vittoria renderete\nalfin l'anima intera,\nal suo fonte di vita.\nAl cader della sera e delle foglie,\ncome le foglie pallidi, i miei sogni\nsen vanno; accavallandosi com'onde:\nnel giaciglio del sole van cercando\nlibertà redentrice.\n(, Versione libera\ndi Gilberto"}, {"page_pdf": 55, "page_imprimee": "53", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.55", "texte": "POESIA\n\nDEUX SONNETS DE JOHN KEATS\nLéon Bocquet, trad.\nI.\nHeureuse est TAngleterre! Je pourrais ètre satisfait\nde ne voir d/autre verdure que la sienne;\nde ne sentir d'autres brises que celles qui soufflent\nà travers ses bois vigoureux, mèlées aux claires chansons.\nCependant, j'éprouve souvent une langueur\npour les cieux d'Italie et je souhaite au fond de moi, en soupirant,\nm'asseoir sur l'Alpe comme sur un tróne,\net oublier à peu près ce que le monde et les vivants se proposent\nHeureuse est l'Angleterre ! douces ses fìlles ingénues ;\nc'est assez de leur simple tendresse pour moi,\nc'est assez que leurs bras si blancs en silence m'étreignent !\nCependant souvent, j'ai été brulé du chaud désir de voir\ndes beautés au plus profond regard, d'entendre leurs chants\nde glisser avec elles sur les eaux de l'été.\nII.\nPour celui qui a été longtemps parqué dans la ville,\nil est doux de regarder le beau\net frane visage du ciel, de soupirer une prière\nvers le plein sourire du bleu firmament.\nPeut-on ètre heureux davantage, quand, le contentement au coeur\nlasse, on se plonge dans quelque agréable retraite\nd'onduleux gazon et qu'on lit une simple\net douce histoire d'amour et de langueur?\nOn retourne ebez soi, le soir, l'oreille\ncaptivée par le chant du rossignol, Toeil\nattentif à la course brillante des petits nuages qui appareillent.\nOn s'afflige que le jour si vite se soit\nsoir pareil à une larme furtive d'un ange,\nà une larme qui tombe à travers le pur espace silencieux."}, {"page_pdf": 56, "page_imprimee": "54", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.56", "texte": "POESIA\n\nIL SUICIDIO D'UN'ARMATA\nF. T. Marinetti.\nElda Gianelli, trad.\nFRAMMENTO DI UNA TRADUZIONE DELLA \" CONQUÈTE DES ÉTOILES „\nLe gigantesche braccia entro gli abissi,\nil Mar Sovrano,\ncarponi, si chinò su l'orizzonte\na sorvegliar de le sue armate il moto.\nLibravasi altissima l'enorme lozanga\nde la sua faccia olivastra\nil cielo ingombrando, e la nera\nsua chioma torrenziale\ninondava lo Zenit.\nIn un gran riso pieno d'alterigia solare,\nil Mar Sovrano aperse la colossal sua bocca\nove la carneficina fumava del tramonto\ne gridò: Avanti!\nSubito lentamente s'avanzarono le Trombe,\ni lembi congiungendo\nde le loro tre file interminabili;\nformavan esse una vasta\ncircolar colonnata\nche andava richiudendosi\nsui condannati eserciti.\nO disperazione dei sacrificati squadroni!\nO spaventevol suicidio\nd'una intera armata, che lenta\ninanellarsi intorno a sè vedea\nla cintura mortale,\nla ronda veemente e mostruosa\nde le Trombe allineate!\nGli squadroni de l'Onde da ogni lato\nde l'orizzonte\nvolgean le briglie e convergeano al centro.\nImpazzava il galoppo fino alla frenesia.\nLe zampe lor convulsive picchiavano\nil suolo, in crescente precipitazione,\ncosì che i disfrenati\nzoccoli battevan la carica\nsui sonori tamburi dei terreni.\nTra lo sfregamento del vento infaticabile\nstringente a caso le omicide spazzole\ndi ferro, per strigliar, a grand'acquanel fango,\nfino al sangue i nervosi\nfianchi de l'Onde nitrenti.\nTra il fracasso tonante\ne la vertiginosa stridenza\nd'un milion di martelli su l'incudine,\ntutti gì' infuriati martelli d'un cantiere\na l'elettrizzante vigilia\nd'un combattimento navale.\nSi richiudeano i ranghi sempre,\ni cavalli l'un l'altro\nsi mordevan la groppa e la criniera.\nTra le fila de l'Onde il sol fuggiva\nsiccome l'acqua nera, un sol vetroso\ngiallastro e maciullato,\ntutto feltrato di vipere e d'erbe agitate,\ntutto di rossa bava inondato e di fiele.\nE talor la Cavalcata\nbattea la testa entro a pozze di sague.\nAd un tratto un abisso si scavò\ndavanti al primo rango, che sbuffò troppo tardi,\ngiù cadendo nel baratro sì come\nfalde d'una ruina, in un fracassamento\ndi zampe e di narici. La caduta\nfu ratta, e nondimeno\nsalì sul primo il secondo\nrango in tutta la sua prestezza, e su l'informe\nmucchio de Tonde schiacciate\naltri squadroni schiumanti\nprecipitaronsi, al cielo\nbrandite tutte le lor spade come\ndenti d'un colossal pettine d'oro.\nFile su file, in grandi soprassalti\nrutilanti di serpi prodigiosi !\nE le cavalle s'abbattean boccone\nrantolando. O sinistra divulsione d'armate !\nPoiché dietro, altre d'Onde\ncavallerie, lanciate a gran carriera,\nsentendosi perdute, s'impennarono\nin fino al cielo con terrificanti\ngiravolte su sè stesse. Scavavano\nmille zoccoli il vóto, a sbalzi,\ne mille rivulse narici\nsprizzavan sangue sotto le strappate\ndelle briglie. I pesanti cavalieri, crestuti\ndi fiamme, dimenavansi,\ngesticolavano, altissima-\nmente levati, le bocche scoppianti,\nsputando in un delirio la lor anima.\nLe cavalle sbandate, a dritta e a manca,\ngittavano di sella i cavalieri, drizzandosi\ngrondanti, rivestite de le loro criniere di neve,\nquali fantasmi velati di bruma,\nal chiaro di luna !"}, {"page_pdf": 57, "page_imprimee": "55", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.57", "texte": "POESIA\n\nARC-EN-CIEL\nA CLAUDINE DE LA TOUR\nLe temps est uni. De mouvement et d'éclat les\nrues abondent. — Il n'a pas più sur la ville — Les\nnuages n'essayent pas d'étouffer le jour — Il ne pleuvra\npas sur la ville...\n)' ai pleuré.. . Maintenant mes yeux sont secs. Je\nsoupire encore... Mon coeur tremble autant qu'un enfant\nperdu dans la nuit... Je ne sais plus pourquoi j'ai pleuré...\nMon coeur s'apaise autant qu'un enfant qui se re-\nfugie dans l'ombre douce .. 11 ne fait plus gris dans\nmon àme; il fait mauve comme à l'aurore...\nMon coeur s'anime autant qu'un enfant qui s'evade...\nEn moi surgissent l'amour, bleu comme la mer, la science,\nverte comme les cadavres, la volupté, jaune comme l'or,\nla gioire, rouge comme le feu...\nIl ne fait plus gris dans mon àme. je crois voir\nresplendir la joie. J'ai toutes les couleurs du spectre...\nLe crépuscule prend la ville ..\nJ'ai pleuré... Je ne soupire plus... Voici Tarc-en-ciel...\n\nCROQUIS MATINAL\nDes roses.... Des roses.... Il y a des océans de roses\ndans les gazons. Il y a des fleuves de roses dans les\nallées. Il y a des cascades de roses dans les massifs.\nC'est un déìuge de roses....\nDes papillons.... Il y a des nuages de papillons. Ils\nprennent l espace ensoleillé. C'est un vivant arc-en-ciel\nqui joue dans un vivant ciel bariolé.\nil y a des tourbillons de parfums. Il jaillit des mu-\nsiques d'allégresse : les mélodies des oiseaux, les refrains\ndes cigales e des grillons, les chants de la brise parmi\nles feuilles.\nCe matin, la terre a tout engendré dans une joie\nexubérante.\nLe matin, la terre est une bacchante gigantesque !...\nAh! il y a aussi des hommes. Ils ont les paupiéres\ngrosses, les yeux petits et des coeurs stériles.\n\nCROQUIS NOCTURNE\nIl n' y avait au ciel que du deuil\ntraìnant dans du sang...\nUne étoile apparut, petite,\ntrès lointaine...\nEt je me mis à prier l'étoile,\nToute pale, perdue dans le deuil et le sang...\n\nARMES\nCharlette Adrianne.\nLe chat a des griffes ; mais l'oiseau a des ailes.\nLe richard a de l'or; mais le poète a des dettes.\nL'àne a de l'entétement ; mais son maitre a un fouet.\nL'homme modèle a de la raison ; mais Tivrogne a\ndes illusions.\nLe loup a des crocs ; mais le moiiton a de l'innocence.\nL'éditeur a des bénéfices; mais l'écrivain a du travail.\nLe serpent a du venin ; mais le journaliste a de la\nbave.\nLe sanglier a des défenses ; mais la femme a de la\n*\npitié.\nLa vierge folle a des amants; mais la vierge sage\na des bien-aimés.\nL'honnète épouse a des vertus en conserve ; mais\nla courtisane a des cceurs en réserve...\nEtc., etc.\nTout est donc pour le mieux sur notre terre, puis-\nque toutes les créatures ont des armes."}, {"page_pdf": 58, "page_imprimee": "56", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.58", "texte": "POESIA\n\nLA NEMICA\n\n(POEMA IN PROSA)\nPER LA SIGNORA PIA BARTOCCI FONTANA.\nLa mia nemica è là. Stamane ha dei riflessi strani\ne degli scintillìi insoliti nelle sue cento chiome. Quella\nneve che giuoca col sole sulle rame gelate, quasi per\ncoprire al mio occhio investigatore il palpito di tanta\nvita nascosta, manda all'anima un sapore di placida dol-\ncezza. Mi diverto. Anche perchè la mia nemica, sotto la\ntirannia dell'autunno, non desta in me quell'ammirazione\ninconfessata, che pure le ho dovuta quando ogni sua\nbellezza aveva il potere dell' incantamento.\nPoiché se io odio la mia selva, sento di odiarla solo\nper l'odio che essa mi porta, non perchè a me non giunga\nil fremito della sua vasta vita e l'alito della sua potenza.\nEcco dunque perchè nel mio odio c'è lo stupore,\nquel vago stupore ammirativo che sanno destare nelle\npiccole anime silenziose lé forze gagliarde di natura.\nIo vivo qui in questa balza di monte, fuori dai\nsorrisi della vera vita : ma è qui eh' io discerno ed ascolto\ntutte le voci che mi amano e tutti i colloqui vergini delle\npiccole cose, cui gli uomini han negato l'anima e soffo-\ncata la vita. Ma anche qui, dove pure la ripercossa delle\namarezze e l'eco della giocondità non giunge, io mi di-\nbatto con l'odio e con l'amore, con tutte le avide necessità\ndel mio egoismo.\nr\nE vero che la mia lotta è fatta di prepotenza e\nquasi sempre di vittoria: poiché io non combatto gli\nuomini, ma tiranneggio e violento le forze inferiori che\na me son soggette; e non per capriccio insano io mi\nerigo sui trionfi della morte, ma per l'amore che mi preme\nl'anima di leggere e di vivere nell' infinito delle verginità\nignote.\nMa ogni odio è spento dall'amore, quando, come\noggi, io vedo la mia selva soffrire: poiché nel suo sof-\nfrire c'è aperta e visibile la paura del mio giogo e la\nconfessione della sua inferiorità.\nNon che essa ini creda despota degli elementi e\nsignore del sole e del cielo, ma la selva comprende —\ned io lo leggo nell'ondeggiare delle sue chiome — che\nquando io non ammiro il suo verde ed il tremolio della\nsua aulente bellezza, la mia potenza non è discussa:\ned oggi io son certo di essere temuto. La neve è solo\nrimasta qua e là sulle rame de' suoi alberi, come per\ndileggio : chè tutto all' intorno la montagna ride di sole,\ndi un sole che le era ignoto da tempo.\nMa il sole, con uno sforzo ultimo fugherà quel gelo\nche mi protegge ? Amerà egli ancora la mia selva di tutto\nl'ardore estivo ? Io non voglio temerlo, nè pensarlo : ho\nfiducia ancora nei vénti e nelle nuvole che su nell'alto\ndel monte cicaleggiano con le aquile :\n«Un po' di acqua», dicono le aquile: «dacci an-\ncora un po' di neve », sospirano gli aquilotti dai nidi :\n« fateci godere ancora la carezza diaccia del gelo », ur-\nlano i corvi famelici, lanciandosi verso le forre, dove la\nprima neve non ha finito di sciogliersi.\nRispondono le nubi : « Perchè tanta fretta vi scuote,\no compagne di solitudine? Verrà l'ora della dispensa\nlunga, non dubitate. E quell'ora non avrà il termine vi-\ncino, quell'ora vi sembrerà eterna. Siete proprio stanche\ndi sole? »\nE la selva, dal basso, unisce alla voce delle nuvole\nil suo rimprovero: «Voi piangete il sole e chiedete il\n>\nbianco riposo della neve: ma perchè, o aquile, quando\nil candore non vuol cessare e il sogno della luce vi tor-\nmenta, volate a me per cantare il gran coro della riscossa? »\nIl coro della primavera che giunge, segna il prin-"}, {"page_pdf": 59, "page_imprimee": "57", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.59", "texte": "POESIA\n\ncipio del mio tormento. Non perchè io non senta nell'anima\nil fluido d'una nuova vita e il gagliardo tremore della\nbellezza che risorge : ma io mi tormento perchè la poesia\ndella selva riesce nuovamente a vincermi e ad attirarmi.\nIo sento che dovrò tornarvi. Nell'anima il gran de-\nsiderio rode e s'approfonda, come un verme eternamente\ninsazio che ha perduto ogni via di satollamento.\nEd essa è là, la nemica terribile, che sorride, ed\nattende; poiché nel suo tragico aspetto di stamani c'è in\napparenza rimpianto, ma il rimpianto nasconde un sorriso\nche è di scherno, che è di gioia repressa: essa attende\ne sa eh' io andrò e tornerò ancora a subire il suo fascino\nagghiacciante, ad udire ancora la sua voce ammonitrice.\nMa io non devo, non dovrò andare. Poiché so bene\nche anche questa volta, se tornassi, sarei costretto a pie-\ngarmi od a fuggire: là sotto io non son più il signore\nche taglia e fa tagliare, che uccide e fa morire: io divengo\npiccolo ed inconscio, come il carbonaio che prega il Si-\ngnore ed accende il fuoco la notte per rispetto del cielo.\nSotto la mia selva tornerebbero ad intristirmi il cuore i\ncanti ed i lamenti, tutti i ricordi d'una millenaria freschezza.\nLa foresta parla: tre volte ha parlato per la mia\nvita, le sole tre volte che io considero come dolorosi\nmomenti di sconforto, tre volte essa mi ha tenuto per\nla notte e per l'alba, sotto il canto avvincente.\nLi ho chiamati i canti dell'amore, dell'odio e della\nmorte e non ho ritegno di farli palesi: e poi non era\nattenta ad udirli la luna fedele? Furono tre notti estive\nche raccolsero le voci della foresta : e quei canti sorsero\nper la mia anima e contro la mia signoria.\nSento che dovrò raccontarli.\n\nMario Puccini.\n\nQUIA PECCAVI NIMIS\nAngelo Maria Tirabassi.\nTalora, in un momento di tollia,\n10 ti chiedo perchè m'hai messo ai mondo\nin un'età che vive di bugia\ne di coscienze in un mercato immondo.\nMa tu, buona e gentile, o Madre mia,\nmi guardi col pensoso occhio profondo\ne un sorriso di gran malinconia\nha il labbro, che fu sempre verecondo.\nE' un sorriso di spasimo. Dio ! quanto\nè dura freccia d'una madre al cuore\n11 tristo grido: A che m'hai generato?\nPoi piango, piango, ma il mio lungo pianto\nè vano, chè tremendi, in tutte l'ore\nm'addentano il rimorso ed il peccato !"}, {"page_pdf": 60, "page_imprimee": "58", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.60", "texte": "POESIA\n\nSPARTACO\n\n(POEMETTO)\nA DONNA ELDA, OMAGGIO DI AMMIRAZIONE E DI AFFETTO\nSui corpi stanchi de' giacenti rùtila\nL'ultima fiamma il sole e pel difforme\nPiano, s'adagia la caterva mùtila.\nPer entro il campo non 1' Eroe s'addorme\nPesantemente chino sul ginocchio\nAlla maniera de l'antiche forme:\nNon ei s'addorme, ma pensoso è l'occhio\nChe sogguarda pel tacito sentiero\nNel ciel notturno, se ripieghi il cocchio\nDi Delio verso il risonante Ibèro.\nOra Spartaco parla e il campo desto\nD'ampie file lo cinge: O figli, il nero\nIstante de la gran vendetta è questo....\nVedete voi come s'accenda Marte\nTra una pioggia di stelle, e di tra '1 mesto\nGialleggiamento de le foglie sparte\nCome l'armi corruschino racchiuse\nNel saldo pugno? Il buon Varino, in arte\nDi guerra buon maestro, qui ci chiuse\nTra le biade sonanti come un mare,\nSiccome in cerchio tragico che 1' use\nNostre lancie non valgono a spezzare\nNè il giavellotto. Ma non vi donò\nLa Maliarda, il ferro che sull'are\nDi Rodope, distrutte si temprò\nNel vostro sangue e di terribil via\nLo sovvenne ed il petto corazzò\nContro la lotta e l'onta?.... L'arme dira\nChe ben conobbe che non mai si tacque,\nPiù forte ben di quella che Lamira\nTemprò ne l'officine sue con l'acque\nE il foco, l'arme ignota a la fatica\nEd al riposo, che giammai si giacque\nE nel silenzio si fè più nimica,\nL'Odio sarà per voi l'arma dai sordi\nColpi: sarà per voi spada e lorica\nEd asta: l'Odio su dai gran precordi\nDel cuor vermiglio risalisca a Voi\nO magnanimi figli dei ricordi,\nE vi rafforzi ! Or quante o tristi Eroi\nDi nostre donne e figlie, semispente\nGiacquero immote pur davanti a noi ?\nVi sovvien ne la calda ora lucente\nLa sorella violata in su la soglia\nDi vostra casa, al vespero tepente?\nE la tristizia de l'ansante voglia\nChe nel triclinio cadde? Oh vi sovvenga\nQui, tra '1 gialleggiamento de la foglia.\nTre m'erano sorelle: e Marinenga,\nLasi crinita e Fècasa dai corti\nPolsi : (ognuno di voi ben lo ritenga)\nTre m'erano sorelle ardite e forti\nA la mola, a condurre il cocchio in corsa\nA disfiorare ed irrigare gli orti :\nE tre con l'occhio mio che or vede l'Orsa\nTra le foglie non anche giù cadute\nE distingue la rama ancor non morsa,\nAi gran cocchi del Despota ho vedute\nCalcar la polve con la faccia pronta,\nCalpeste dai cavalli e fatte mute,\nSenza grida nè lacrime per l'onta....\nPer la strozza con mille e mille lai\nAl gran combattitore il pianto monta :\nSpartaco piange, che non pianse mai.\nUn ululato vasto ora per l'Etra\nChe s'accende di triste meraviglia\nS'alza e le grotte tacite penètra.\nNon più l'occhio purissimo s'ingiglia\nDe la memoria, al risuonare alterno\nChe tra le rupi informi si assottiglia,\nMa la Vendetta erompe e l'odio eterno\nNe la sua voce chioccia si confonde\nRipalpitando de l'oblio fraterno.\nE il Grande or parla : Noi de le profonde\nScaturigini figli, l'orgoglioso\nSeguimmo, a dilettar sue schiave bionde.\nNel gran circo di pugne fragoroso\nChi di noi, chi di noi giammai non vide\nIl bel fratello volger l'occhio ansioso\nNell'attesa del colpo, e le numide\nVergini ancelle pronte a la canzone\nChe accompagni la danza di chi uccide?\nChi di noi non posò l'ampio tallone\nSovra le membra del buon padre tardo\nNe la pugna, ridendo le matrone?\nO figli de l'angoscia, o del gagliardo\nVendicator magnifici compagni,\nOr v'accendete nel sanguigno sguardo:\nV'accendete nell'occhio ai tristi lagni\nPerò che ancor la verga del lanista\nCurva, minacci nei romani bagni.\n... Or son diritti in lor forza commista\nMirabilmente vigili i Titani\nDe la vendetta.... e il cielo è d'ametista.\nNon risorridon pei notturni piani\nLe falbe spiche all'avido certame,\nPoi che la luna sembra s'allontani?\nMa per la sete ardente e per la fame\nChe le membra attenaglia acri ed attorte,\nOr si fa acuto il ferro. (Per le rame\nS'agita il vento, e mormora la Morte\nTra le acacie del piano e i verdi mirti).\nAi mani, or dice Spartaco, la sorte\nNostra accomando, o sanguinosi spirti\nDe le foreste Tracie, ai mani santi\nDei nostri morti; sui Romani irti"}, {"page_pdf": 61, "page_imprimee": "59", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.61", "texte": "POESIA\n\nDi saette, tra mille e mille canti\nL'odio vermiglio ci dominerà:\nCi darà il giavellotto e le rugghianti\nSpade a due tagli, e l'onta ci sarà\nLorica ! Che ricordi i figli suoi\nNon anche nati, che ricordi e avrà\nBuon polso e braccio fermo ognun di voi!\nS'accenda l'odio ne le membra snelle\nO magnanimi figli, invitti Eroi,\nE si sovvenga de le sue sorelle )\nCiascuno, de le sue sorelle falbe\nCome l'Aurora, e morse alle mammelle.\nFigli di Tracia, su le schiere scialbe\nDel despota ancor nuovo a la sconfìtta,\nChe germogliò tra i mirti e le vitalbe,\nSu le schiere che mai la forza invitta\nDe la Tracia domaron fra i tormenti\nOr passate: al prostrato che vi gitta\nL'ultimo sguardo, or dite voi: Rammenti\nLa triste cella le percosse amare\nE i bramitii de'laceri morenti?\nCosì, così direte, e tu o gran Mare\nDove la guerra tacita s'ammorza,\nTu ci darai riposo, o padre Mare !\nNon vorrai tu ne la tua verde forza\nDi Roma dischiantar le navi adorne\nE protegger di noi la ruvida orza?\n. ... Or la notte è discesa: la bicorne\nPallidamente ride e la sonora\nMesse biondeggia al lume : O pio Petorne,\nSpartaco dice, è giunta la gran d'ora\nDe la vendetta: temi tu il notturno\nMilite, o l'ansia in volto ti scolora?\nMa ne la notte or scende taciturno\nIl dolce eroe, dal vertice penoso,\nSuperbamente: è l'ultimo Caturno\nDa la selvaggia chioma, e del petroso\nMonte Vesèvo or indica le prode\nChe non vider giammai l'uomo pensoso.\nCosì la negra schiera che non l'ode\nDell'aedo ebbe mai, verso l'ignoto\nMaravigliosamente va, tacita e prode :\nCosì ella va, ridendo nel cuor vuoto\nD'ogni cura, e il ricordo delle arene\nPercuote il forte Spartaco devoto\nAi patrii mani. Non l'Eroe ritiene\nLa morte in pugno ed ha la vita in cuore,\nMentre la notte ancor profonda è lene?\nPur la Vendetta ha il suo combattitore !\n\nOttorino Checchi.\n\nSONNET\nRené Benézech.\nEn automne j'avais le printemps dans le coeur,\nLes bois prenaient pour moi des couleurs de lumière,\nEt dans le vent qui pleure aux portes des chaumières,\nJ'entendais rire avril, tendre, jeune et moqueur.\nQuand vint l'hiver, traìnant son fardeau le rancoeurs,\nLe vent sinistrement chantait dans les oulmières,\nEt je croyais renaitre en la chaleur première\nQu'épandait pour moi seul un bel été vainqueur.\nQuand ce fut le printemps, tous, Fame émerveillée,\nJoyeux, allaient revoir la nature, éveillée\nIl courut sur mon coeur un étrange frisson.\nA présent, c'est réte.... J'ai froid; mon coeur se gerce ;\nEt, quand l'air est tout blanc de soleil, sous l'averse,\nMon coeur et moi, dans notre coin, nous frémissons....\n\nCRÉPUSCULE\nRené Benézech.\nDans le vai silencieux, piane un calme profond,\nL'air très souple balance un parfum de fìeurs mortes,\nEt les vents, ralentis aux branches, vous apportent\nLe chant vague du soir dans les feuillages blonds.\nLes reflets du couchant, au loin, teintent les brumes,\nLe jour n'est déjà plus, la nuit n'est pas encor;\nEntre tes cils mi-clos des étoiles s'allument\nEt du soleil s'éteint parmi tes boucles d'or....\nJe t'aitile.Theure est douce, inquiétante. Je t'aime...\nNos lèvres vont bientòt se trouver dans la nuit,\nEt nos coeurs, en glissant sur les grands rayons blèmes,\nVont monter lentement vers la lune qui luit."}, {"page_pdf": 62, "page_imprimee": "60", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.62", "texte": "POESIA\n\n“TOUTE LA LYRE„\n\nfSiov&MSii Pascoli — LE CANZONI\nDI RE ENZIO. — Zanichelli ; Bologna.\nIl potere dell'arte pascoliana appare sem-\npre più indefinibile. Nei Poemi Conviviali\nera un lontanissimo mondo che sorgeva\ncon tutto l'occulto fremito di un mondo,\nquasi più che presente, avvenire. In queste\ndue Canzoni (il Carroccio, Y Olifayite) è\nl'anima del Medio-Evo che ci balza din-\nnanzi espressa in formule magnifiche, in\nquella serie di lotta dall'intonazione solenne\ne insieme primitiva che non potrebbe ren-\ndere meglio il bel tipo canoro d'un popolo\ndi vittoria e di libertà.\nCome milanese d'antica razza sono gra-\ntissimo, al Poeta di Mirycae, della superba\ndedica impressa alla Canzone del Carroccio.\nOggi Milano inaugura una sioria di nuova\ngloria. Affermatasi in conspetto dell' Italia,\ntende, ormai, ad affermarsi in conspetto\ndell'Europi. Ma nessuna gloria furura di\nlei uguaglierà la gloria di cui questa poesia\ndel Medio Evo italico viene a cantarci, so-\nvrana.\nQueste Canzo7ii, nell'insieme, dovranno\ncostituire un saggio perfetto di poesia na-\nzionale. Enzo, o Enzio (chiamato anche\nEnrico dagli Italiani) re di Torres in Sar-\ndegna, figlio naturale di Federico II, è, dopo\nDante, il personaggio forse più incisivo nella\nstoria delle imprese guerresche e letterarie\nche il medio-evo italico abbia presentato.\nAver pensato a lui come il centro umano\ndi quel mondoT d'eroismo panico nel quale\nla Patria nostra, precipitata dentro l'abisso\ndelle sventure, seppe pur sempre fremere\ndel suo fremito immortale e dare, quasi,\na se stessa la nota del gigantesco risveglio\nfuturo, è, senza dubbio, prova di una for-\nmidabile coscienza della missione che il\nPoeta d'Italia può, oggi, ancora imporsi se\nvuol dare, al suo canto, il raggio di gloria\nideale che lo giustifichi e lo innalzi a sim-\nbolo dell'anima nazionale.\nRe Enzio ha una vita non lunga ma\ntutta piena d'un veemente soffio d'Italia-\nnità. Egli è un'espressione salica: ma i\nsuoi atti mentali e muscolari, sulla gran\nscena della Patria, ne fanno una di quelle\nstupende figurazioni dello stile vulgare le\nquali, sia sulla carta come nella carne, die-\ndero la prova massima che il popolo italiano\naveva i suoi guerrieri-poeti pr< nti a riassu-\nmerlo e che nulla d'un passato e d'un av-\nvenire di grandezza pot va considerarsi\nperduto. Enzo è una specie di Boezio che\nannunzia Garibaldi.\nMi pare che nulla di più grande e di\npiù singolare potesse offrirsi ad un Poeta\ndi schietto genio indigeno qual'è Giovanni\nPascoli.\nLe guerre di Enzio il Re Poeta sono,\nsi può dire sempre, combattute contro l'e-\nlemento guello per non dire a diiittura\ncontro il papa. Nel Bolognese, quasi ancora\nfanciullo, Enzio aiuta il padre in campo\ntravagliato dalle armi pontificie e dalle sco-\nmuniche di Gregorio IX Alla Meloria scon-\nfigge una flotta genov se che p< rtava a\nRoma i cardinali pel concilio. In Lombardia\ne nell'Emilia, il suo braccio è sempre dato\na sostegno della causa ghibellina. A Fos-\nsalta, nel 1249, è fatto prigionero dai Bo-\nlognesi dopo sforzi d'inaudito valore per-\nsonale. Buttato in un carcere, a B logna,\nvi dura 26 anni non valendo a farlo libero\nnè le offerte, nè le preghiere, nè le minacce\ndel padre imperiale, nè la pietà nè i mezzi\nposti in opera dagli amici suoi e della sua\ncasa. Unico conforto, nella prigionia mor-\ntale, songli le lettere.\nAbbiamo, di lui, una canzone nella Rac-\ncolta dei poeti antichi dei Giunta e un\nsonetto pubblicato dal Crescin beni. La fama\nlo definì — solatiosus homo quando volebat\net ccLìitionuiu inventor. La sua gloria e le\nsue sventure furono cantate da Alessandro\nTassoni che ne fece un personaggio prin-\ncipale della Secchia Rapita.\nOra il nuovo cantore è Giovanni Pascoli\ncolui che sarà sempre il più gentile dei\npoeti italiani. E non è a dubitarsi che la\nnobilissima dolorosa figura di questo prin-\ncipe-trovatore avrà in lui il rievocatore più\ndegno.\nNei due libri che abbiamo dinnanzi, la\nCaìizoìie del Carroccio e la Canzone del-\nr Olifante, il sogno evidente di portare l'a-\nnima comunarda del Medio-Evo dentro la\nsua giusta cornice d'arte e di gloria, ci\nsembra, ripetiamo, magnificamente realiz-\nzato.\nAlla luminosiià del concetto etico, ri-\nsponde la perfezione adamantina della forma.\nIl Pascoli è il grande artefice dell'ende-\ncasillabo. A lui quel verso viene con la\nmaestosa facilità del getto d'acqua al ciglio\ndella mpe. Egli sa ripiegarlo, sn< darlo,\nspezzarlo, erigerlo con ima elasticità in-\ncomparabile. E se ne serve come un libe-\nrista si servirei be del verso libero.\nPer distendervi la maggior copia di sen-\nsazic ni, per ricavarne, come da una corda\ndi fibre mu tiple, il più complesso ordine\ndi suoni.\nQi esto potere tecnico ha fatto sì che,\nin fondo, il Pascoli fosse un poco sempre\nconsiderato come uno dei poeti più virtual-\nmente insili alla sfera ri\\ oluzionaria del\nverso libero e, quasi, lo stesso punto di\npartenza classico della novissima Scuola\nche preparerà all'arte italiana il suo grande\nAvvenire.\nE venne tempo, e patria sola il plaustro\nrestò. Giaceva la città di pietra.\nE il plaustio pa've il grt n carro di stelle\nche intorno a un punto sempre va nel cielo.\nMa vennero altri plaustri, altre vaganti\ncittà trainate dai muggenti bovi,\naltri raminghi popoli. Fu il mese\nd'apr le. il mese che aprono le gemme.\nDi fiori in boccia sorridea l'altare.\nLe Martinelle navano a gloria.\nE il dopi io a festa si faceva immenso\ne percotea nell'avvenir p ofondo.\nMisto era a scrosci, a voci, a urla, a rombi.\nEra d'a rilt. Dalle tue macerie\nnascean, M lano, l'erbe ancora e i fiori.\nVi aveva arato l'arator selvaggio:\ndal fondo germinò l'Italia.\nE fu l'Italia giovinetta, eterna,\nSu te, c< il te, Carroccio di Milano,\nquel fin di maggio ! Giù sfiorian le rose.\nAndava lento m vai d'Olona il plaustro.\nIl distrutt' re di città lo scorse :\ngli si avventò coi cavalier di ferro,\nruppe la schiere, i sacri bovi attinse,\nl'azza scagliò contro la sacra antenna.\nAllor su fui con novecento spade\nsplendide al sole si gettò la Morte.\nE quella sera il carro del convento,\nil santo carro di Pontida, attese.\nReddiano stanchi i falciatori a vespro\nrossi di sangue e rosso era di sangue\nil carro, e i bovi, che muggian sommesso.\nMa il canto andava, delle trombe, al cielo.\nRosso era il cielo, che s'empia di stelle.\nLucean le stelle ai morti. In mezzo, eretto,\nsi riposava sull'enorme spada Alberto da Giussano"}, {"page_pdf": 63, "page_imprimee": "61", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.63", "texte": "POESIA\n\nSe è vero che in Italia sta per trion-\nfare la scuola del Futurismo, la quale per\nprimo suo canone ha: Noi vogliamo can-\ntare ramor del pericolo, /'abitudine all'e-\nnergia ed alla temerità, queste due canzoni\ndi Giovanni Pascoli, scritte nella più sciolta\ndelle misure e disegnate col più franco\nmoto dell'idea, ci sembrano veramente de-\ngne di preludiare al nuovo movimento let-\nterario della patria nostra.\nQual soffio più magnifico di musicale\nitalianità che non sia quello emanante, ad\nesempio, da tutta la canzone dell'Olifante,\nla canzone che io chiamerei Aralda della\nPoesia che viene?\nDi là, l'altr'anno, sorgere una stella\nsoleva, lunga, che parea selvaggia\ndel cupo cielo, e lo fendeva in fuga,\nlasciando il segno come una ferita.\nÈ la stella di una nuova Poesia. Siamo\nin vigilia d'armi. Ed il poeta sa gli accenti\nche infiammano i giovani come diane.\nRolando amico in bocca l'olifante!\nÈ pieno il monte, è piena ormai la valle.\nTanti elmi al sole ! Tanti spade e lancie,\nbandiere al vento rosse azzurre e bianche!\nGiammai non vidi sforzo cosi grande.\nQuanti begli anni vanno via col sangue !\nMaravigliosa è la battaglia e forte.\nPer tutto il mondo tanto non si muore!\nScorre tra l'erbe, sgronda dalle foglie,\nbulica il sangue, come quando piove.\nVanno cavalli, con le selle vuote,\nnel campo, in fuga, e scalciano alla morte.\nLontan lontano, tutto il ciel si muta.\nTempesta in terra, in alto mar fortuna.\nA mezzodì, come di notte, abbuia.\nCielo non v' è se un lampo non 1' alluma.\nTuona con una cupa romba lunga.\nLa terra trema, crollano le mura.\nDice la gente: Secol si consuma.\nAh sì; vigilia d'armi: ora di morte è\nquesta! Mentre mi beo di questi versi bel-\nlissimi, l'amico Marinetti mi legge il pro-\nclama del Futurismo, con la sua voce che\nsembra lo squillo dell'Olifante di Rolando\ne, fuori, le voci spaventose degli strilloni\nmi annunziano Reggio e Messina rase al\nsuolo.\nMaravigliosa è la battaglia, e f>rte.\nPer tutto il mondo tanto non si muore.\nAh si, Maestro ! Avete trovato il distico\nglorioso e tremendo dell'ora.\nIn Italia, nascono i guerrieri del Futu-\nrismo sulle duecentomila salme del cata-\nclisma infernale.\nPaul Adam* — LA. MORALE DE L'A-\nMOUR. — Méricant; Paris.\nParlare di Paul Adam e della sua arte\nè ormai inutile. Sappiamo tutti che egli è\nuno dei più grandi scrittori francesi viventi.\nDello scrittore ò! Images sentimentales, di\nLettres de la Malésie, delle Vues d'Ameri-\nque del formidabile analista e sintetizzatore\nd'Epoque chi più recentemente e degna-\nmente ha parlato in Italia è Giampietro\nLucini nel suo Verso libero, usando quelle\npoche frasi incisive e definitive che sono\ntutte sue proprie. Paul Adam è il roman-\nziere satirico e mistico per eccellenza. Egli\nè colui che, maneggiando i fatti psichici\ned estetici, sa comandare la metamorfosi\ned esserne capace, ispirare vita d'arte 7iel-\nl'idea, fare delle ayiime, delle carni.\nQuesto libro La morale de l'amour è uno\ndei più benefici che si possano incontrare.\nSul fenomeno dell'amore, nessun libro è\nmai inutile. Non abbiamo mai appreso ab-\nbastanza alla scuola del'a vita. Gli eruditi\nsono, un poco sempre, gli analfabeti e vi-\nceversa. V'è della confusione, insomma, in\nquesto gran corso di scienza umana.\nPaul Adam è, tra i professori che pro-\nfessano questa scienzi in una cattedra di\ngloria, il più degno di portare la luce e\nl'ordine, il più sicuro d'essere ascoltato e\ncreduto.\nDopo la loison d'Or di Jean de Gour-\nmont, dopo le Vaisseau des Caresses di\nJules Bois, dopo la Conquète des Femmes\ndi Maurice Magre, ecco quest'altra mono-\ngrafia sull'Amore, senza dubbio, fra tutte,\nla più formidabile.\nE' difficile trovare espressi giudizi cosi\nprofondi, coraggiosi e definitivi sul conven-\nzionalismo dei sentimenti e dei sensi umani\nin fatto di passione. Gli amanti ed i ma-\nriti, gli adulteri ed i matrimoni, i divorzi\ne le indissolubilità macabre trovano, ad\nogni pagina, nel Libro, il gesto critico\nche uccide e seppellisce. E nessuna delle\nclassi sociali è risparmiata. Ferocemente\ncolpita l'aristocrazia sulla quale il Leit-motiv\nè questo : les deux tiers des familles nobles\ndoivent un blason a la comf)laisance de leurs\naìeulespour les caprices des grands seigneurs.\nSferzata a sangue la borghesia che ne copia\ni costumi : e, qui, magnificamente reso il\ndocumento umano della coppia coniugale\nche, co' suoi cataclismi spirituali e i suoi\ntrascorsi pratici, è l'elemento dinamico de-\nterminante di tutta la società. Gli esempi\nnon mancano. E la prosa, squisitamente\nnaturalista di Paul Adam, \"sa metterla in\nluce con suprema evidenza.\nGuardate la fidanzata di quasi tutti i di !\nEssa, se spera di realizzare delle scene d'o-\npera e cantare il duetto col suo bel tenore\nideale vedrà sicuramente eclissarsi il suo\nsogno. Dunque, domani, essa, sposa, finirà col\ntradire per realizzare la commedia dei co-\nstumi : poi per realizzare la farsa, a meno\nche bisbetica e cattiva, essa non disgusti\nil marito il quale, presso le amanti, andrà\na cercare maggiore indulgenza. Dunque,\nconclude Paul Adam, il matrimonio non\nvale nulla per le anime sentimentali. Esso\nnon le accontenta. Le unioni appassionate\navvizziscono al primo capello bianco. Ancora\ni meno delusi sono quei temperamenti po-\nsitivi che fanno del matrimonio una combi-\nnazione d'affari. Essi sanno ciò che pren-\ndono. Pagano e ricevono. E' della conta-\nbilità.\nOra (e il libro di Paul Adam ha su\nquesto tema una di quelle pagine che tras-\nportano per la potenza epica del concetto\ne della forma) il matrimonio deve essere\nqualcosa di meglio che non tutto questo sia.\nComporre fra sè e l'altro essere un solo\ncarattere che si educa e si istruisce. Voler\ndiventare in due una persona sola dotata\nd'energia migliore. Augurarsi di essere per\nl'altro, l'esempio del bene. Sacrificargli\naffine di apprendergli la possibilità del sa-\ncrifizio. Sentire che, se si muore, si conti-\nnuerà a vivere nell'altro. Trarre dall'amore\nun'amicizia, una stima, una scienza, una\ndevozione, un pensiero, un'emozione sin-\ncera. Spogliarsi a poco a poco dell'amore\nsentimentale per rivestirsi d'una saggezza\nmanifesta. Fondare insieme un'opera utile\nagli uomini, volerle bene con tutta forza,\nconsacrarle tutta la potenza di due cuori\nesaltati dalla loro passione mentale : poi,\nil giorno in cui l'opera raggiunge il suo\nscopo, procreare l'essere che la perpetuerà.\nRealmente è ancora questo solo che il\nmatrimonio può offrire di grande. E per\narrivare al binomio così perfetto quanto\neroismo d'individualità è d'uopo trovare in\nsè stesso e gettare a fondo perduto! Cosi\nche, per la maggioranza ormai provata alle"}, {"page_pdf": 64, "page_imprimee": "62", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.64", "texte": "POESIA\n\ntragedie dell'anime che si cercano e non\nsi trovano, le meravigliose pagine ammo-\nnitrici di Paul Adam aiutano e celebrano\nl'opera di propaganda a favore del celibato.\nAltre pagine deliziose sono quelle in cui\nil grande scrittore francese studia i delicatis-\nsimi rapporti d'anima che, naturalmente,\nsorgono fra la madre e il figlio i quali\nhanno raggiunta una relativa maturità e\nsi narrano le loro giovinezze, le loro av-\nventure, i loro dolori : essi possono dirsi\ntutto. E sono, al mondo (non c'è che dire)\ngli unici tipi d'esseri che lo possano fare.\n« Mais comment décrire la pudeur tra-\ngique d'une mère avide de savoir, sans\ntrop interroger, les amours du fils, à fin\nde les comparer à ce qu'elle crut ètre les\nsentiments du pere quand il la conquit.\nS'est-elle trompée? Fut-elle chérie selon\nses espoirs? Elle ressuscite tout le poème\ndes épousailles. Le fils explique le secret\ndu pére. En retour, le fils apprend quels\némois de femme surent l'adorer, quels le\npourront, un jour, adorer. Les deux vies\néclosent une seconde fois. »\nE altrove, pagine d'un verismo psico-\nlogico sorprendente ha fermato l'autore del\nTriomphe des Médiocres parlando di quella\ntendenza umana, ormai universale, di cam-\nminar nella vita plagiando Dante che cam-\nmina nell'Inferno sfrontando i suoi nemici,\ndannati alle pene del contrapasso : Il bisogno\nd'essere invidiati, (Les plagiaires du Dante).\nLa bella adorata che passa a volo di fol-\ngore nell'automobile fiammante a fianco del-\nl'uomo innamorato, gode più di vedersi in-\ntorno una folla sbattuta e asfissiata dal tur-\nbine che non di sapersi amata e spinta verso\ni più divini punti della natura. Un uomo senza\namanti, sia pur giovane, bello, piacevole, è\nsempre meno corteggiato dalle donne che non\nil marito o l'amante d'una donna bella, fosse\npur egli brutto, citrullo, maturo e pedante.\nE così in tutti i fenomeni, in tutti i vol-\ngimenti, in tutti gli alti e bassi fondi della\ncostruzione sociale. E' la crudeltà brutale\ne obliqua che sostituisce la crudeltà bru-\ntale e franca del medio-evo. La scienza di\naddolorare le anime succede a quella di\ntorturare i corpi. E ciò prepara delle gene-\nrazioni criminali, necessariamente. Ci man-\ncano dei professori di bontà, i quali ab-\nbiano ad insegnare che l'onore non è\nd'essere invidiati ma rispettati.\nAltre pagine magnifiche sono scritte sul\nDivorzio al quale, naturalmente, il grande\nscrittore francese è favorevole.\nSi tratta di emancipare il matrimonio\ndal sospetto d'ipocrisia; si tratta di dargli\ntutte le sue influenze morali. Il divorzio,\nlunge dall'ostacolare il miglioramento dei\ncostumi, vi gioverà al massimo grado.\nPerchè, grazie ad esso, verranno subito a\ncrearsi due categorie ben determinate di\ncoppie; da una parte quelle che saranno\nlealmente, definitivamente acquisite al dovere\ndell'eredità famigliare e capaci di subordinare\ni capricci dei loro istinti alla vita della razza;\ndall'altra, quelle che intendono il matri-\nmonio come una specie di moda a seguire\nindispensabilmente da tutti gli snobs desi-\nderosi di relazioni mondane, per tutti gli\noperai e borghesi avidi di essere ben no-\ntati nello spirito morale dal padrone, ma\nche si sottomettono alla regola verbale pie-\nnamente sottraendosi alle reali tirannidi\ndi questa regola. Costoro finiranno col tro-\nvarsi smascherati. Dovranno confessare la\nloro logica libertaria, affrancarsi pubblica-\nmente, separarsi dai primi, abdicare, in-\nsomma, la menzogna.\nE Paul Adam crede sicura la forma-\nzione d'una nuova società che onorerà\nl'unione libera e gli amori successivi tro-\nvandoli indispensabili alla sua vita ed al\ncompimento delle nuove opere grandi. La\nnobiltà della franchezza ; ecco la più bella\nforma di morale. La metamorfosi dell'ideale.\nE una metamorfosi che è un ingigantire.\nLibri, naturalmente, scritti per le anime\nforti, per le anime sole. Libri che la Con-\ngregazione dell'Indice condannerà: ma che\nlo spirito moderno, travagliato e naufrago,\ndomanda con tutta la voce ed assimila come\nsangue di rigenerazione\nPaul Adam non avrebbe potuto essere\npiù logico, più temperante ed umano nella\nsua magnifica diagnosi del male sociale.\nBisogna avere, a parte la potente virtù scrit-\ntoria, una gran dote di mente e di cuore\nper disegnare il profilo etico d'un'opera\nsimile e scaldarne l'insieme con tanta vee-\nmenza di filantropico calore. A noi, scet-\ntici, questo libro di uno che è scettico alla\nsua maniera, lascia un poco perplessi ma\nprofondamente compresi. Esiste una reli-\ngione che nacque per adornare d'un velo\ncandidissimo.\nAmore nudo in Grecia e nudo in Roma...\nquesta religione ha un Pontefice e dei Ve-\nscovi e dei Sacerdoti e dei bronzi che tuo-\nnano da mane a sera sopra il nostro ronzio di\nditteri lascivi : questa religione è considerata\nla tutrice augusta della morale corre?ite e\nl'Amore è più che mai, è più che sempre\nimmorale?\nI due ultimi capitoli del libro di Paul\nAdam parlano di templi della bellezza, di\nfeste della bellezza.\n« Le théàtre sort descoulisses,lesfigurantes\nparent la rue de leur présence évocatrice,\nles ballérines et les modèles de leur beautè\ncorporelle. Avec le cortège, l'art descend\nsur la voie publique ! Il enseigne.»\nVedremo noi dunque veramente la tua\nrinascita, o Paganesimo, eterno amante na-\nscosto dell'anima umana?\nAurei• — POUR EN FINIR AVEC L'A-\nMANT. — « Mercure de France » ; Paris.\nChi scrive è una donna, una delle più\nacute e squisite e misteriose donne di Francia,\nIl libro non potrebbe essere più originale\ne profondo. Certo, si comprende come que-\nste pagine siano state anche scritte con la\nvolontà che non avessero a piacere.\nA pena la loro indovinatissima forma\ndialogata, tra scenica e mentale, riesce a\nvelare l'urtante struttura del concetto che\nè la guerra dichiarata all'amore (al maschio,\ninsomma, trattandosi d'una dichiarazione di\ndiritti della donna) e che non è certo il\npiù adatto a deliziare le donnine e gli omun-\ncoli comuni.\nMa quanta stupenda verità, quanta ine-\nsorabile magistero morale in questi cinque\nsaggi classici della vita e della critica della\nvita che hanno per titolo dei brividi di\nparole universali !\n]J insociale — La manie d'aimer — An-\nde là du pardon — Nus — Mère,\nLa scrittrice incantevole che, ripeto, parmi\ndebba essere una delle anime più misteriose\ned elette cui sia oggi possibile incontrare\nsulla linea dei fantasmi umani, ha dell'a-\nmore, opinioni di questo genere: ramore\nè il così detto amore: l'amante è un perso-\nnaggio nauseabondo e divino: la donna è\nin procinto dì inventare la coppia ideale: la\ndonna, in amore, può fare uri altra figura\ndi quella che le si attribuisce : essa può ap-\nparire bella e emancipata dal maschio per"}, {"page_pdf": 65, "page_imprimee": "63", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.65", "texte": "POESIA\n\namore. Tutto ciò potrebbe apparire deso-\nlante pel nostro sesso brutale, o uomini, e\nlegittimare qualche sospetto sul naturismo\nsessuale ed etico di queste nozze ideali. Ma\nla finalità della nostra scrittrice incantevole\nè in tutto degna d'una regina del sesso gen-\ntile. Essa conclude col credere che vi siano\naltri omaggi, all' infuori del sorriso e delle\nmenzogne della grazia, da offrire all'uomo,\nal nostro fratello (dice la Fata) di peyia}\nd'ardore e di pensiero. Non più amanti, in-\nsomma, nel senso troppo corrente del vo-\ncabolo, come non più mariti: ma l'uomo e\nla donna nel tentativo supremo di uscire\ndalle tradizionarie costumanze erotiche, nella\nmeravigliosa lotta per denudare, d'un gesto\ncommosso ed armonico, il povero chiuso\ncuore di p >lpa e di sangue. Insomma un\nlibro di interesse estremo una battaglia\neroica combattuta in cinque episodi dei\nquali taluno, quale Au de là du pardon, Nus\ne Mère ci avvincono, oltre che col mistero\nsimbolico, con la potenza drammatica del\nverbo e della scena. Bisognerebbe diffondere\nquesto libro nella società italiana che è,\nsenza dubbio, in fatto d'amore, una delle\npiù legate a tutti i più malsani pregiudizi.\nQuesto, nel genere. Nella specie ognuno di\nnoi, che pure vincendo sempre ha le sue\nsofferenze d'anima mortali, vorrebbe poter\nincontrare questo delizioso tipo di donna\nper confidarle, come ad una dea, la pena\ned implorare il conforto.\nA completare questo cenno e a dare\nun'idea più esatta del libro, stimo oppor-\ntuno, d'altronde, riprodurre qui, intera, la\nmirabile prefazione dell'autrice:\n« L'arnant, ce personnage nauséeux et\ndivin, apparaìt depuis temps assez\nmal en pomt sur la scène. Il m'a semblé\nqu'il y était encore trop bien. Voici du\nmoins trop longtemps qu'on nous en parie,\npour que ce vague état de l'homme pré-\nposé à l'amour, garde une once de vraisem-\nblance. Rien ne s'use comme la vérité.\n« Si ce terme d'amant répondit parfois\nà une réalité, il n'exprime, de plus en\nplus, qu'une condition trop précaire, trop\néloignée de notre esprit de simplification\npour valoir les égards qu'on lui accorde\nencore. C'est la grandeur de la goujaterie\nmoderne, que son besoin d'aveux et de\nsituations claires.\n« Il m'a semblé que notre temps procréait\npeu à peu une sorte d'union plus andacieuse\nqu'on ne l'espéra jamais. J'ai vu des cou-\nples, un peu partout, réaliser une forme\nde la sincérité antique, dont l'antiquité ne\ndonna que la prévision. Alceste n'accom-\nplit que ce qu'on fait au Malabar. Nous\nsommes devenus moins sobres.\n« La femme est en train d'inventer le ma-\nriane et d'en fai re le seul vertige qui nous\nreste, celui qu'on ne détruit pas d'une chi-\nquenaude. Je voudrais definir cette espéce\nd'union, ce qui ne se pourra qu'en dépouil-\nlant tout d'abord le vieil ètre.\n« J'ai vu surtout la femme, dans l'amour,\nfaire une autre figure que celle qu'on lui\ncroit; et je me donnerai la paix d'avouer\ncomme je l'ai vue belle et dégagée du male,\npar amour.\n« Il y a un autre hommage que le sourire\net les mensonges de la gràce, à offrir à\nnotre frère de peine et de pensée.\n« Donc, plus d'amants (je ne lutte que\ncontre un mot) pas plus de maris, mais\nrhomme et la femme achevant de sortir\ndes coutumes d'aimer, tentant, d'un geste\nému, d'en dénuder le coeur ».\nPani Fori* — ILE DE FRANCE. —\nEditions de « Vers et Prose »; Paris.\nLa poesia di Paul Fort (l'autore di quelle\normai copiose Ballades Frangaises che sono\ncerto uno dei più eloquenti della mo-\nderna lirica francese) esercita un fascino\ntutto particolare determinato dalla continua\nonda della inspirazione e dalla struttura\noriginalissima delle strofe nelle quali l'ales-\nsandrino è così abilmente combinato e ri-\nfratto da apparire la più libera delle misure\nlibere, la stessa prosa ritmata.\nQuesto nuovo volume ha un interesse\nspeciale perchè l'inspirazione del Poeta è\ncircoscritta a un paesaggio fra i più cari a\ncoloro che amano la terra francese per le\nsue memorie storiche e le sue bellezze na-\nturali. Coucy-le-Chàteau, Senlis, Saint Jean-\naux Bois, Gonesse, Roisy-en-France, Jouy-\nen-Josas sono altrettanti luoghi che la poesia\ndi Paul Fort disegna, colora, sviscera ed\nesalta con tutte le risorse della sua arte\nfatta di contemplazione e di commozione\nsquisitamente disposate.\nLa lune se lève sur les chaumes. Surleschau-\nmes le soleil se pose. Lune et soleil sont en ba-\nlance aux deux confins de l'horizon.\nLes maitis tendues vers eux, il semble, comtne\nje les vois, au ras des paumes, que je m'eri vais\nenfin jongler avec ces grands fruits de la Terre.\nMargot sur l'orbe du soleil, sur l'orbe de la\nlune Marcelle, font soudain glisser leur profil et\nj'hésite entre ces deux astres.\nMarcelle pleure, Margot sourit, et la balance\nest dérèglée Le soleil d'un seul coup s'enfonce.\nLa lune légère sauté en l'air.\nO Marcelle! O Margot! berceuses d'espérances.\nMinuit sonne. La neige couvre 1' Ile-de-France.\nGAIETTE WILLY. — LES VRILLES DE\nLA. VlG-NE. — Ed. de « La Vie Pari-\nsienne » ; Paris.\nNulla di più amabile e di più sorpren-\ndente, ormai, d'un libro di Colette Willy.\nQuesta scrittrice è venuta affermandosi una\ndelle più originali e delle più potenti del\nnostro tempo. Le sue pagine hanno il me-\nraviglioso sapore della vita Parigma, non\nsolo, ma ne racchiudono lo stesso incante-\nvole macchinismo, portano il medesimo\nstraordinario viluppo di correnti e di luci\ninnanzi il telaio dei nostri sensi : ci lasciano\ndeliziosamente intontiti e, pure, esaltati.\nIl libro va letto da chi voglia divertirsi\ne, insieme, bearsi all'incantesimo di un'arte\nche va facendosi sempre più difficile e rara.\nNon esito a definire taluno di questi ado-\nrabili Viticci della Vigna dei veri capo-\nlavori di grazia e di potenza scrittoria. Leg-\ngete Nuit bianche, Nonoche, De quoi est-ce\nqu'071 a rair f Partie de Pèche, e quella\nperfetta Dame qui citante: e vi persuaderete\ndi quale raffinatissimo gusto, di quale stu-\npenda virtù veristica, dì quale modernità di\nconcetti creativi questa scrittrice possa van-\ntarsi dotata.\nNon è possibile che certe pagine di Co-\nlette Willy siano scritte solamente coll'in-\nchiostro. Direi che siano scritte con lo\nChampagne....\n— L'INDOMANI. — F.lli Treves;\nMilano.\n11 romanzo, scritto e pubblicato la prima\nvolta parecchi anni or sono, ha una storia,\nquasi direi, eroica. Dopo averlo scelto per\nla Revue des deux Mo?ides, ove sarebbe\napparso nella limpida traduzione di Herelle\n(il traduttore di D'Annunzio) Ferdinando\nBrunetière, all' ultimo momento, decise di"}, {"page_pdf": 66, "page_imprimee": "64", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.66", "texte": "POESIA\n\nsopprimere il capitolo finale : e l'autrice rice-\nvette le bozze mutilate. O mi pubblicate il\nromanzo come Vho scritto, o ritiro tutto —\nprotesta Neera. Brunetière, con la tenacia,\nsacramentale d'un Eminentissimo di Curia,\ninsiste. Neera perde Parigi per pochi fogli\ndi stampa : perchè Neera è fiera più di En-\nrico IV.... e non andrebbe ad ascoltare una\nMessa se.... puta caso, a un dato momento,\nla Messa le riuscisse una cosa noiosa... e\nresistenza del Paradiso, in compenso, le\napparisse una cosa ancora più sicura del-\nl'esistenza di Parigi.\nQuesta scrittrice resta pur sempre il tipo\npiù singolare della moderna letteratura ita-\nliana. Feconda come una buona madre\nd'altri tempi, essa ha lanciato al pubblico,\nuna trentina di romanzi nei quali il sapore\ndella vita e della sua relatività è reso con\nla più semplice potenza di mezzi e la cui\nlettura può essere in certi momenti d'ogni\ngiorno, necessaria come il pane.\nNeera è, senza far torto a nessun'altra,\nla più sincera fra le scrittrici italiane. In\nciò sta la sua forza e, possiamo ben dire,\nla sua gloria. L'idea de' suoi romanzi è\nsempre desunta da un diretto contatto colla\nvita quotidiana. I suoi personaggi sono della\ncarne che soffre e che capisce. Le loro pa-\nrole non soffi vani, ma espressioni positive\nd'un'anima che esiste e vuol farne esistere\naltre.\nPerciò ogni romanzo di Neera, a parte\ni gusti estetici che ognuno di noi può avere,\nriesce sempre simpaticissimo e ci riconcilia,\nuu poco sempre, con quel genere di lette-\nratura ormai vicino a dichiarare il falli-\nmento. — E' della vita ! Andiamo a trovare\nnoi stessi dentro queste pagine! — E si\nrespira.\nL'indomani parmi uno dei capolavori\n(e sono diversi) della illustre scrittrice lom-\nbarda. Si sente ad ogni pagina, l'arte squi-\nsita che ha dettate le non dimenticatili di\nTeresa e di Lydia.\nMarta, la protagonista del Romanzo, è\nuna delle figure più appassionatamente e\ndolorosamente vive uscite dal fervido cer-\nvello di Neera. La quale pare si sia pre-\nfissa uno scopo sacro: quello di additare\nagli uomini increduli le creature ideali che,\npure ci sono. Marta è la sposa giovine,\nbella, buona, ingenua che sogna il suo\namore come potrebbero darglielo gli an-\ngeli : e va verso l'indomani, sorpresa, non\nspoetizzata dalla cruda realtà che conti-\nnuamente le dimostra essere invece gli uo-\nmini, specie nell'amore, tutt'altra cosa che\nnon gli ufficialetti aviatorii del paradiso.\nUna creatura che, malgrado i tempi evo-\nluti, ognuno di noi (spesso nella cerchia\ndella sua stessa famiglia) può aver cono-\nsciuto e conoscere: perchè, se è vero che\nsi estende oggi il tipo della donna eman-\ncipata, non è men vero che, nelle famiglie,\nsi perpetua il tipo della donna nata per\nessere compagna sommessa dell'uomo:; e\nquesto sogno, tutto femineo, dell'amore fatto\ndi assoluta reciproca dedizione fino alla\nmorte, è antico quanto il mondo e non\nsvanirà mai. Perciò il libro di Neera, più\nche scritto, parlato con uno stile semplice\ne profondo come quello degli oracoli di\nCuma, esercitò sempre un fascino speciale\nsul sesso gentile ed ancor oggi troverà le\nlettrici entusiastiche che ne comprenderanno\ntntta la soave bellezza e la potenza confor-\ntatrice. A noi uomini, naturalmente, una\ndonna dei tipo di Marta, quanto più piace\nper la significazione ideale, altrettanto sembra\neccessivamente morbosa nella sua applica-\nzione alla vita reale. Di questa pasta si\nfanno le gelose classiche della commedia e\ndella tragedia umana. Alla larga ! vien\nvoglia di gridare. Ma Neera sa quello che\nha scritto. La sua fu ed è sempre grande\narte perchè è, in fondo, arte di simbolo.\nE' un altro frammento di questa atroce\nmiseria umana ch'essa ha voluto fermare\nnel lucido raggio de' suoi occhi esperti come\nquelli delle Aquile. Si vive per amare, si\nama per morire. Facciamoci alla scuola\ndella pazienza se non vogliamo gettarci dal\nquinto piano. UincLomani è il tramonto,\nper tutti, uomini e donne, con la sua gioia,\ncon la sua gloria color del sangue quieto.\n\nPaolo Buzzi.\n\n\"La Giovane Italia,,\nRivista di combattimento\nguidata da\nNOTARI\nMILANO, Via Revere, 15"}, {"page_pdf": 67, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.67", "texte": "' MERCURE DE FRANCE •\nPARIS - 26,rue de Condé - PARIS\nSEIZIÈME ANNÉE-Parait le et le 15 de chaque mois - SEIZIÈME ANNÉE\nDirecteur: Alfred Vallette\n\nLA RENOVATION ESTHÉTIQUE\n(QUATRIÈME ANNÉE) <\nRédacteursen chef: EM!LE BERNARD, LOUIS LORMEL, ARMA1ND POINT\nParaissant le premier de chaque mois sur j6 pages imprimé e s avec lux e,\nformant par ari deux viagnijìques volumes de 336 pages. (\nABONNEMENT : France et Etranger, IO francs par an\n12, Rue Cor tot, PARIS (XVIlf.e)\\\n\nLA TOISON D'OR\n2.e ANNÉE\nON SOUSCRIT à la Rèdaction : MOSCO U, Norvinsky boulevard ì maison\nRogofine; PARIS, Union des artistes russes, 25, boulevard Montpamasse; H.\nFLOURY, Boulevard des Capucines; HACHETTE, 79, Boulevard St. Germaiìi.\nPrix d'abonnement pour l'étranger: 55 francs.\nPrix du numéro: 6 frs. Le Directeur: NICOLAS RIABOUCHINSKY.\n\nRomànul\nPOLITIC — LITEKA K — KELIGIOS\nRedactia si administratia :\nStrada Locaci, N. JO - BUCAREST\n\n\"PAN,,\nR E V U E LIBRE\nDirecteur: JEAN CLARY\n'PARIS — 35, Rue de Tréì>tse\n\nLE FEU\nREVUE MENSUELLE - QUATRIÈME ANNÉE\nDirecteur : EMILE SICARD\nAdministraiion\n2, Boulevard Mérentié - MARSEILLE |\n\n5 /3\n| VERS ET PROSE\nPARIS — 18, Rue Boissonade\nDirecteur: Patii Fort\n\nL E BEFFRO I\nNOUVELLE SERIE (8e ANNÉE) (Spécimen SO cent.)\nART ET L1TTÉRÀTURE MODERNES\nRevue du Nord de la France & de la Belgiqwe\n! PARAISSANT LE 15 DE CHAQUE MOIS\nLÉQN BOCQUET, Directeur - Rue de la Rondelle, 4 - ROUBAIX\n\nLA BALANCE\n(VIESSY)\nR E V U E RUSSE DE LITTÉRATURE ET D'ART\n1908 - CINQUIÈME ANNÉE\nPrìx d'abonnement pour VUnion Postale: 18 fr. par an.\nDirecteur: SERGE POLIAKOFF\nBureau: Moscou, Place du Théàtre. Métropole, 23.\n\nE E S MA R G E S\nGAZETTE LITTÉRAIRE\nTXrecteur ; Eugène iVlontfort\nPARIS • 5, Rt*e Chaptal\n\nLa Phalange\nDirecteurs: JEAN ROYÈRE - JULIEN OCHSÉ\n6,\n===== PARIS\n\nAKADEMOS\nRevue mensuelle d'art libre et de critique\nDirecteur: A.\nPARIS - 24, Rue Eugène Manuel - PARIS .\ni :"}, {"page_pdf": 68, "page_imprimee": "couv. 4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaai190902-01.1.68", "texte": "P tetto del presente fascicolo doppio i L 2.-\nSocietà Anonima POLIGRAFIA ITALIANA - Via Stella, 9 - MILANO - 408\nLUE MARIO, gerente responsabile.\n\n(r\n■ mi ■\nW* OT A\nV Année J | V.me Année\nOrgane du FXJTURISME\n/ ■ ' ■ ■ _ . ' , ' ' ; : \" V\nA PUBLIÉ DES VERS INÉDITS\nDES PLUS GRANDS POÈTES\nCONTEMPORAINS:\nG. D'Annunzio, Henri de Régnier, Gustave Kahn, Verhaeren,\nPascoli, Francis Jammes, Paul Adam, Catulle Mendès, Vielé\nGriffin, La Comtesse de Noailles, M.me Catulle Mendès, Lucie\nDelarue-Mardrus, Ada Negri, Jules Bois, Mockel, Mauclair,\nArno Holz, Arthur Symons, Dehmel, Paul Fort, Rachilde,\nHélène Vacaresco, Stuart Merrill, E. Marquina, S. Rueda,\nG. Marradi, R. Bracco, Capuana, E. A. Butti, F. Chiesa, G, Lip-\nparini, D. Tumiati, A. Baccelli, D. Angeli, V. Aganoor, Colautti,\nG. P. Lucini, F. De Maria, C. Govoni, Paolo Buzzi, E. Cavac-\nchioli, ecc."}]}