{"numero_id": "bm-bmtnaaz-1917-03-01", "volume": "bmtnaaz_1917-03_01", "ocr_sha256": "dc06ffacde1743f617767f235d8bc47dba8f921da5da69de2571e6380c8910bf", "source_tei": "https://github.com/Princeton-CDH/bluemountain-transcriptions/blob/main/periodicals/bmtnaaz/issues/1917/03_01/bmtnaaz_1917-03_01.tei.xml", "source_mets": "https://github.com/pulibrary/BlueMountain/blob/main/metadata/periodicals/bmtnaaz/issues/1917/03_01/bmtnaaz_1917-03_01.mets.xml", "url_numero": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz191703-01", "articles": [{"article_id": "bm-bmtnaaz-1917-03-01-c002", "article_bluemountain": "bmtnaaz_1917-03_01#c002", "volume": "bmtnaaz_1917-03_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "1", "page_fin": "1", "image_debut": 1, "image_fin": 1, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz191703-01.2.2", "titre_corps": "DANS CE NUMÉRO :", "titre_sommaire": "DANS CE NUMÉRO :", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 1, "page_imprimee": "1", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz191703-01.1.1", "debut_caractere": 249, "fin_caractere_exclue": 596, "texte": "DANS CE NUMÉRO :\nQuelques mots sur la sculpture.. 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Je ne remonterai pas indéfiniment, bien entendu, je\npartirai du grand embranchement Ingres-Delacroix; je crois qu'on peut saisir là assez\nnettement les deux courants qui après avoir fait des détours plus ou moins capricieux sont\nentrés en contact, engendrant de ce fait la grande période commencée depuis plusieurs\nannées déjà.\nDonc pendant que Ingres insufflait l'esprit de connaissance profonde et constructive,\npendant que Delacroix exaspérait la sensibilité qui aboutirait à l'impressionnisme, que\nfaisaient les sculpteurs? Du côté Delacroix il y a influence assez marquée. Rude, quoique\nplus âgé, entre dans les nouvelles voies, et fait nettement appel à la sensibilité (Chant du\ndépart). Chez Carpeaux le rôle de la sensibilité s'accentue, il y a là certainement un apport\nnouveau et l'on est tout étonné de voir qu'en si bon chemin, il faille attendre jusqu'à Rodin\npour trouver un sculpteur presque impressionniste, car si l'on trouve dans Rodin du grec, de la\nrenaissance italienne, du gothique, on y trouve aussi des tendances qui représentent le maximum\nd'impressionnisme que la sculpture ait su réaliser en France (1) : on peut donc dire que ces\ntrois sculpteurs ont effleuré l'impressionnisme, mais ils sont loin de la splendide floraison de\nl'école de peinture et loin d'avoir extrait la quintessence de ce que cette esthétique pouvait\ndonner à la sculpture. Du côté Ingres où l'on voit des Manet, des Gauguin, des Cézanne,\nles sculpteurs tout d'abord ne voient Ingres qu'en suiveurs et ils font des casques et des\npéplums ; il y a une dizaine d'années vivaient encore les derniers champions de cette série\nnoire; ensuite on rencontre Constantin Meunier, un grand artiste, certes, mais qui a vu le\nmonde encore et toujours avec l'esthétique grecque, il n'a de moderne que le sujet, mineur\nou débardeur, avec lesquels il refait des bas-reliefs du Parthénon. A ce propos remarquons\nen passant la bizarre mentalité qui régna pendant quelques années et qui se trouve si bien\nexprimée dans le vers de Chénier :\nSur des pensera nouveaux faire des vers antiques,\net pendant longtemps les artistes ont cru faire œuvre moderne en remplaçant les péplums\net les casques par des pardessus et des chapeaux hauts de forme.\n\n(1) Il est bonde ne pas oublier le sculpteur italien Rosso quia poussé les recherches impressionnistes plus loin que\nRodin, mais il n'a eu pour ainsi dire aucune influence en France où on le connaît d'ailleurs très peu, ce qui est fort\nregrettable."}, {"page_pdf": 3, "page_imprimee": "3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz191703-01.1.3", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 2031, "texte": "Donc, résumé : trois sculpteurs, Rude, Oarpeaux, Rodin, ont évidemment amorcé une\nconception d'esthétique nouvelle, tant qu'aux autres ce ne sont que disciples plus ou moins\ndéguisés du grec, du gothique ou de la renaissance. Et aujourd'hui, après dix ans de cubisme\net de futurisme, nous en sommes à peu près au même point.\nToutefois des tentatives intéressantes ont été faites et cela est très consolant. Tout d'abord\nnous devons citer en première place le peintre-sculpteur italien Boccioni, tué en pleine jeu-\nnesse, mais qui avait déjà beaucoup travaillé et qui est peut-être celui qui a poussé le plus\nloin les recherches pour une nouvelle conception plastique, et nous pensons que peut-être les\nsculpteurs actuels auraient grand intérêt à connaître mieux les travaux de Boccioni.\nMais c'est sur les vivants que nous devons compter. Ils sont peu nombreux, leurs\nrecherches sont basées sur la déformation et sur ce que j'appellerai la synthèse directe,\nesthétique à laquelle appartiennent nettement les beaux bois qui vous entourent, et c'est\nlà un très grand pas de fait car c'est enfin ne plus être sous la tutelle du ve et même du\nive siècle grec, c'est remonter au contraire vers les conceptions beaucoup plus vastes des\nVIE et viie siècles, des Egyptiens, Assyriens, Ohaldéens, Chinois et aussi des sculpteurs\nnègres.\nOr, j'estime que ces deux ou trois courageux, dont au premier rang Orloff, sont destinés\nà être ceux qui se dégageront enfin complètement de toute tutelle, et suivant résolument les\npeintres et les poètes dans leur esthétique mondialiste, eux aussi, osant le divisionnisme de\nla forme, recréeront le monde conformément à la réalité pensée et non plus conformément\nà la réalité de vision; eux aussi feront des compénétrations d'objectif et de subjectif,\nd'intérieur et d'extérieur, de réalisme et d'idéalisme, et leur œuvre ne sera plus la repré-\nsentation apparente et isolée de l'objet, mais sera ce quelque chose de beaucoup plus\nvaste que l'on pourrait peut-être nommer un centre plastique.\n\nP. 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Une toute petite\naffiche bleue : Peut-on aller dans ces pays du Nord, toujours\nen automne ? Blanc et noir : arbres et neige :\nréclame de la mort. La vie et le temps les\nvoilà en 50 mètres de chemin.\nLa rose des vents de mon cerveau les éparpille\nensuite par latitudes d'années et longitudes de souvenirs."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaaz-1917-03-01-c009", "article_bluemountain": "bmtnaaz_1917-03_01#c009", "volume": "bmtnaaz_1917-03_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "6", "page_fin": "6", "image_debut": 6, "image_fin": 6, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz191703-01.2.7", "titre_corps": "A NECHERITH : Poème tradult du polonais par l'auteur", "titre_sommaire": "A NECHERITH : Poème tradult du polonais par l'auteur", "signature_source": "ARY JUSTMAN", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 6, "page_imprimee": "6", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz191703-01.1.6", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 679, "texte": "A NECHERITH\nARY JUSTMAN.\nPoème traduit du polonais par l'auteur\nOui, tu es belle.\nNi rose, ni lys, ni princesse\nArtiste.\nDans chaque œil le monde se colore.\nChaque mot est sonore,\nChaque sonorité a son pouls,\ndans le pouls vibre le sang,\noù est le sang là est la vie.\nPartout tu vois la vie.\nLa couleur, le son, la ligne\nsont les sources de toutes nos joies.\nA poignées tu sèmes la joie\ndans la maison où tu viens.\nLigne, ligne\nSphère des harmonies des chanteurs invisibles\ndes mélodies éthéréniennes cristalisées,\nOù le mouvement fait le corps,\nle corps la pensée,\nla pensée Dieu.\nOui, tu es belle.\nNi rose, ni lys, ni princesse.\nFemme biblique Sibylle.\nFemme du siècle Artiste."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaaz-1917-03-01-c010", "article_bluemountain": "bmtnaaz_1917-03_01#c010", "volume": "bmtnaaz_1917-03_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "7", "page_fin": "7", "image_debut": 7, "image_fin": 7, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz191703-01.2.8", "titre_corps": "\"SIC AMBUANT\" : à la matinée d'Academia le 25 Février 1917", "titre_sommaire": "\"SIC AMBUANT\" : à la matinée d'Academia le 25 Février 1917", "signature_source": "PAUL DERMÉE", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 7, "page_imprimee": "7", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz191703-01.1.7", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 2474, "texte": "\"SIC AMBUANT\"\nà la matinée d'Aeademia le 25 Février 1917\nPAUL DERMÉE.\nLa séance passionnée d'Académia où Pierre Albert-Birot a parlé du nunisme a remis en\nquestion la propagande artistique parmi la foule. Il faut bien reconnaître que l'auditoire, surtout\nconstitué de mamans respectables et d'enfants charmantes, n'a pas paru féru de nouveauté. Quand le\ndirecteur de Sic montrait, par maints exemples empruntés à l'industrie et au commerce, que notre\nvie nationale souffrait surtout du manque d'initiative, l'honorable public lui disait : « Mais parlez-\nnous de littérature ! » Singulier aveuglement qui ne voit pas le même mal : la routine exerçant\npartout ses ravages. S'il était vaincu, point ne serait besoin de ferrailler pour le cubisme ou le\nfuturisme!...\nM. le professeur Lesueur, le contradicteur, sut se montrer plus fermé aux nécessités du renou-\nvellement que ce bon M. Gazier lui-même. « Vous n'avez pas inventé une nouvelle façon d'aimer,\ndit-il, pourquoi voulez-vous donc changer la façon de chanter l'amour. » M. Lesueur fut sûrement,\nen des existences antérieures, l'adversaire de Ronsard, celui de Malherbe; il fut de la cabale qui\nsiffla la Phèdre de Racine et sa tête chenue devait servir de cible aux projectiles romantiques le soir\nd'Hernani. Devant une si belle et si longue tradition, le public applaudit! M. Lesueur est éternel!\nLes lectures de poèmes de Guillaume Apollinaire, Pierre Albert-Birot, Paul Dermée, Pierre\nDrieu La Rochelle, Luciano Folgore et Fritz R. Vanderpyl faites avec une compréhension remar-\nquable par Mmes Germaine Albert-Birot, Juliette Daesslé, Marguerite Renault et M. Marcel Herrand\njetèrent d'ailleurs le trouble dans l'esprit du public, a Comment, mais ces révolutionnaires ne font\npas si mal que ça! » disaient les âmes incertaines, qui venaient d'assister, sans s'en douter, à l'une\ndes premières auditions de poésie simultanée.\nQuand il entendit les quelques expressions musicales pourtant bien sabotées par des instru-\nmentistes que nous voulons ignorer de Germaine Albert-Birot, le public était conquis.\nHeureusement, on n'exige pas de la musique qu'elle porte des idées, comme hélas de la poésie. On\ntrouvait ici de la musique d'une « qualité » remarquable : la victoire était gagnée !\nMais nous ne serons les vainqueurs que le jour où le public nous acceptera comme des musiciens\nqui se servent des mots et de ce qu'il y a dans les mots.\nDes séances comme celle de Sic à Academia rapprochent certainement ce jour."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaaz-1917-03-01-c011", "article_bluemountain": "bmtnaaz_1917-03_01#c011", "volume": "bmtnaaz_1917-03_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "7", "page_fin": "7", "image_debut": 7, "image_fin": 7, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz191703-01.2.9", "titre_corps": "LES BALLETS RUSSES A PARIS", "titre_sommaire": "LES BALLETS RUSSES A PARIS", "signature_source": "PIERRE LERAT", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 7, "page_imprimee": "7", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz191703-01.1.7", "debut_caractere": 2476, "fin_caractere_exclue": 3257, "texte": "LES BALLETS RUSSES A PARIS\nPIERRE LERAT.\n\" Sic \" a déjà signalé l'activité que déployaient les Futuristes Italiens préparant\nsous l'intelligente direction du Directeur des ballets russes, M. Daghileff\\ la décoration\nd'un certain nombre de nouveaux ballets.\nJ'ai pu visiter à Rome l'atelier du peintre Triestin DEPERO qui travaille actuellement\nà l'exécution des décors et des costumes pour le ballet le Chant du Ilas signal,\nd'lgor Strawinski\nNos amis auront la bonne fortune de pouvoir assister à cet intéressant spectacle\nqui sera donné à Paris dans le courant de mai ou Juin et qui promet par sa nouveauté,\nson originalité et l'audace de sa structure scénique, d'avoir une influence considérable\nnon seulement sur la décoration, mais aussi sur la mise en scène moderne.\nDe Rome."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaaz-1917-03-01-c012", "article_bluemountain": "bmtnaaz_1917-03_01#c012", "volume": "bmtnaaz_1917-03_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "7", "page_fin": "7", "image_debut": 7, "image_fin": 7, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz191703-01.2.10", "titre_corps": "[Sans titre]", "titre_sommaire": "[Sans titre]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 7, "page_imprimee": "7", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz191703-01.1.7", "debut_caractere": 3259, "fin_caractere_exclue": 3387, "texte": "Les chanteurs et instrumentistes que la musique moderne\nintéresse sont priés d'écrire à SIC qui prépare des auditions\nmusicales."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaaz-1917-03-01-c013", "article_bluemountain": "bmtnaaz_1917-03_01#c013", "volume": "bmtnaaz_1917-03_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "8", "page_fin": "8", "image_debut": 8, "image_fin": 8, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz191703-01.2.11", "titre_corps": "ETC...", "titre_sommaire": "ETC...", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 8, "page_imprimee": "8", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz191703-01.1.8", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 465, "texte": "ETC...\nLETTRES. 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PHILIPPE VERNEUIL.\nSaisons d'affiches Poème.... LUCIANO FOLGORE.\nTête de femme (étude) Dessin .... PIERRE ALBERT-BIROT.\nA Necherith Poème ARY JUSTMAN.\n« Sic Ambulant * à, la matinée d'Aca-\ndémia PAUL DERMÉE.\nLes Ballets Russes k Paris PIERRE LERAT.\nETC. Lettres. Peinture"}, {"page_pdf": 2, "page_imprimee": "2", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz191703-01.1.2", "texte": "QUELQUES MOTS SUR LA SCULPTURE\n(Résumé de la causerie faite à I'atelier de Chana Orloff le dimanche 4 mars)\n\nAvez-vous remarqué combien on parle peu de la sculpture, il est vrai qu'à cela il y a\npeut-être une raison : c'est que la sculpture depuis longtemps fait très peu parler d'elle. Il\ny a indiscutablement une peinture et une poésie nouvelles, la sculpture n'a pas encore suivi et\nc'est profondément regrettable.\nPour essayer d'éclairer la question je crois qu'il serait bon de remonter un peu en\narrière et de chercher ce que la sculpture a fait durant les périodes d'art qui ont précédé\ncelle que nous vivons aujourd'hui. Je ne remonterai pas indéfiniment, bien entendu, je\npartirai du grand embranchement Ingres-Delacroix; je crois qu'on peut saisir là assez\nnettement les deux courants qui après avoir fait des détours plus ou moins capricieux sont\nentrés en contact, engendrant de ce fait la grande période commencée depuis plusieurs\nannées déjà.\nDonc pendant que Ingres insufflait l'esprit de connaissance profonde et constructive,\npendant que Delacroix exaspérait la sensibilité qui aboutirait à l'impressionnisme, que\nfaisaient les sculpteurs? Du côté Delacroix il y a influence assez marquée. Rude, quoique\nplus âgé, entre dans les nouvelles voies, et fait nettement appel à la sensibilité (Chant du\ndépart). Chez Carpeaux le rôle de la sensibilité s'accentue, il y a là certainement un apport\nnouveau et l'on est tout étonné de voir qu'en si bon chemin, il faille attendre jusqu'à Rodin\npour trouver un sculpteur presque impressionniste, car si l'on trouve dans Rodin du grec, de la\nrenaissance italienne, du gothique, on y trouve aussi des tendances qui représentent le maximum\nd'impressionnisme que la sculpture ait su réaliser en France (1) : on peut donc dire que ces\ntrois sculpteurs ont effleuré l'impressionnisme, mais ils sont loin de la splendide floraison de\nl'école de peinture et loin d'avoir extrait la quintessence de ce que cette esthétique pouvait\ndonner à la sculpture. Du côté Ingres où l'on voit des Manet, des Gauguin, des Cézanne,\nles sculpteurs tout d'abord ne voient Ingres qu'en suiveurs et ils font des casques et des\npéplums ; il y a une dizaine d'années vivaient encore les derniers champions de cette série\nnoire; ensuite on rencontre Constantin Meunier, un grand artiste, certes, mais qui a vu le\nmonde encore et toujours avec l'esthétique grecque, il n'a de moderne que le sujet, mineur\nou débardeur, avec lesquels il refait des bas-reliefs du Parthénon. A ce propos remarquons\nen passant la bizarre mentalité qui régna pendant quelques années et qui se trouve si bien\nexprimée dans le vers de Chénier :\nSur des pensera nouveaux faire des vers antiques,\net pendant longtemps les artistes ont cru faire œuvre moderne en remplaçant les péplums\net les casques par des pardessus et des chapeaux hauts de forme.\n\n(1) Il est bonde ne pas oublier le sculpteur italien Rosso quia poussé les recherches impressionnistes plus loin que\nRodin, mais il n'a eu pour ainsi dire aucune influence en France où on le connaît d'ailleurs très peu, ce qui est fort\nregrettable."}, {"page_pdf": 3, "page_imprimee": "3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz191703-01.1.3", "texte": "Donc, résumé : trois sculpteurs, Rude, Oarpeaux, Rodin, ont évidemment amorcé une\nconception d'esthétique nouvelle, tant qu'aux autres ce ne sont que disciples plus ou moins\ndéguisés du grec, du gothique ou de la renaissance. Et aujourd'hui, après dix ans de cubisme\net de futurisme, nous en sommes à peu près au même point.\nToutefois des tentatives intéressantes ont été faites et cela est très consolant. Tout d'abord\nnous devons citer en première place le peintre-sculpteur italien Boccioni, tué en pleine jeu-\nnesse, mais qui avait déjà beaucoup travaillé et qui est peut-être celui qui a poussé le plus\nloin les recherches pour une nouvelle conception plastique, et nous pensons que peut-être les\nsculpteurs actuels auraient grand intérêt à connaître mieux les travaux de Boccioni.\nMais c'est sur les vivants que nous devons compter. Ils sont peu nombreux, leurs\nrecherches sont basées sur la déformation et sur ce que j'appellerai la synthèse directe,\nesthétique à laquelle appartiennent nettement les beaux bois qui vous entourent, et c'est\nlà un très grand pas de fait car c'est enfin ne plus être sous la tutelle du ve et même du\nive siècle grec, c'est remonter au contraire vers les conceptions beaucoup plus vastes des\nVIE et viie siècles, des Egyptiens, Assyriens, Ohaldéens, Chinois et aussi des sculpteurs\nnègres.\nOr, j'estime que ces deux ou trois courageux, dont au premier rang Orloff, sont destinés\nà être ceux qui se dégageront enfin complètement de toute tutelle, et suivant résolument les\npeintres et les poètes dans leur esthétique mondialiste, eux aussi, osant le divisionnisme de\nla forme, recréeront le monde conformément à la réalité pensée et non plus conformément\nà la réalité de vision; eux aussi feront des compénétrations d'objectif et de subjectif,\nd'intérieur et d'extérieur, de réalisme et d'idéalisme, et leur œuvre ne sera plus la repré-\nsentation apparente et isolée de l'objet, mais sera ce quelque chose de beaucoup plus\nvaste que l'on pourrait peut-être nommer un centre plastique.\n\nP. A. B.\n\nDEPART\nPHILIPPE VERNEUIL.\nHôpital 172.\nFévrier 1917.\nL'heure...\nAdieu\nla foule tournoie,\nun homme s'agite.\nLes cris\ndes femmes autour de moi...\nChacun se précipite\nme bousculant.\nVoici\nque, le soir tombant\nj'ai froid.\nÀvecque ses paroles, j'emporte son sourire."}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz191703-01.1.4", "texte": "Dessin de Pierre ALBERT-BIROT\nTÊTE DE FEMME (Étude)"}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "5", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz191703-01.1.5", "texte": "UN POÈME\nSAISONS D'AFFICHES\nLUCIANO FOLGORE.\nfuturiste.\nRectangle vert: avril frais d'une figure de femme :\nsyllabes claires soulignées par le soleil\nEnorme affiche rouge : s'arrondissent des noms en feu par le\nviolent été des cafés-concerts. Une toute petite\naffiche bleue : Peut-on aller dans ces pays du Nord, toujours\nen automne ? Blanc et noir : arbres et neige :\nréclame de la mort. La vie et le temps les\nvoilà en 50 mètres de chemin.\nLa rose des vents de mon cerveau les éparpille\nensuite par latitudes d'années et longitudes de souvenirs.\n\nÉditions \" SIC\nPour -paraître prochainement : <$rv ffustman et \"Ghana G)rloff. —\nInflexions poétiques et reproductions de sculptures 300. : 5 fr.J.\nPierre cfllbert-jBirot. — Trente et un poèmes de poche (tirage limité à\n-100. Prix : 5 fr.).\n%n raison du tirage très limité de ces ouvrages nous pensons devoir engager les personnes\nqui les désireraient à s'inscrire le plus tôt possible."}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "6", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz191703-01.1.6", "texte": "A NECHERITH\nARY JUSTMAN.\nPoème traduit du polonais par l'auteur\nOui, tu es belle.\nNi rose, ni lys, ni princesse\nArtiste.\nDans chaque œil le monde se colore.\nChaque mot est sonore,\nChaque sonorité a son pouls,\ndans le pouls vibre le sang,\noù est le sang là est la vie.\nPartout tu vois la vie.\nLa couleur, le son, la ligne\nsont les sources de toutes nos joies.\nA poignées tu sèmes la joie\ndans la maison où tu viens.\nLigne, ligne\nSphère des harmonies des chanteurs invisibles\ndes mélodies éthéréniennes cristalisées,\nOù le mouvement fait le corps,\nle corps la pensée,\nla pensée Dieu.\nOui, tu es belle.\nNi rose, ni lys, ni princesse.\nFemme biblique Sibylle.\nFemme du siècle Artiste."}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "7", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz191703-01.1.7", "texte": "\"SIC AMBUANT\"\nà la matinée d'Aeademia le 25 Février 1917\nPAUL DERMÉE.\nLa séance passionnée d'Académia où Pierre Albert-Birot a parlé du nunisme a remis en\nquestion la propagande artistique parmi la foule. Il faut bien reconnaître que l'auditoire, surtout\nconstitué de mamans respectables et d'enfants charmantes, n'a pas paru féru de nouveauté. Quand le\ndirecteur de Sic montrait, par maints exemples empruntés à l'industrie et au commerce, que notre\nvie nationale souffrait surtout du manque d'initiative, l'honorable public lui disait : « Mais parlez-\nnous de littérature ! » Singulier aveuglement qui ne voit pas le même mal : la routine exerçant\npartout ses ravages. S'il était vaincu, point ne serait besoin de ferrailler pour le cubisme ou le\nfuturisme!...\nM. le professeur Lesueur, le contradicteur, sut se montrer plus fermé aux nécessités du renou-\nvellement que ce bon M. Gazier lui-même. « Vous n'avez pas inventé une nouvelle façon d'aimer,\ndit-il, pourquoi voulez-vous donc changer la façon de chanter l'amour. » M. Lesueur fut sûrement,\nen des existences antérieures, l'adversaire de Ronsard, celui de Malherbe; il fut de la cabale qui\nsiffla la Phèdre de Racine et sa tête chenue devait servir de cible aux projectiles romantiques le soir\nd'Hernani. Devant une si belle et si longue tradition, le public applaudit! M. Lesueur est éternel!\nLes lectures de poèmes de Guillaume Apollinaire, Pierre Albert-Birot, Paul Dermée, Pierre\nDrieu La Rochelle, Luciano Folgore et Fritz R. Vanderpyl faites avec une compréhension remar-\nquable par Mmes Germaine Albert-Birot, Juliette Daesslé, Marguerite Renault et M. Marcel Herrand\njetèrent d'ailleurs le trouble dans l'esprit du public, a Comment, mais ces révolutionnaires ne font\npas si mal que ça! » disaient les âmes incertaines, qui venaient d'assister, sans s'en douter, à l'une\ndes premières auditions de poésie simultanée.\nQuand il entendit les quelques expressions musicales pourtant bien sabotées par des instru-\nmentistes que nous voulons ignorer de Germaine Albert-Birot, le public était conquis.\nHeureusement, on n'exige pas de la musique qu'elle porte des idées, comme hélas de la poésie. On\ntrouvait ici de la musique d'une « qualité » remarquable : la victoire était gagnée !\nMais nous ne serons les vainqueurs que le jour où le public nous acceptera comme des musiciens\nqui se servent des mots et de ce qu'il y a dans les mots.\nDes séances comme celle de Sic à Academia rapprochent certainement ce jour.\n\nLES BALLETS RUSSES A PARIS\nPIERRE LERAT.\n\" Sic \" a déjà signalé l'activité que déployaient les Futuristes Italiens préparant\nsous l'intelligente direction du Directeur des ballets russes, M. Daghileff\\ la décoration\nd'un certain nombre de nouveaux ballets.\nJ'ai pu visiter à Rome l'atelier du peintre Triestin DEPERO qui travaille actuellement\nà l'exécution des décors et des costumes pour le ballet le Chant du Ilas signal,\nd'lgor Strawinski\nNos amis auront la bonne fortune de pouvoir assister à cet intéressant spectacle\nqui sera donné à Paris dans le courant de mai ou Juin et qui promet par sa nouveauté,\nson originalité et l'audace de sa structure scénique, d'avoir une influence considérable\nnon seulement sur la décoration, mais aussi sur la mise en scène moderne.\nDe Rome.\n\nLes chanteurs et instrumentistes que la musique moderne\nintéresse sont priés d'écrire à SIC qui prépare des auditions\nmusicales."}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "8", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz191703-01.1.8", "texte": "ETC...\nLETTRES. Nous avons reçu les deux premiers numéros de \" 391 \", journal de langue fran-\nçaise qui nous vient de Barcelone. Il a l'intention de servir la bonne cause : qu'il soit donc le\nbienvenu, aimons-nous les uns les autres.\nPEINTURE. Certaines peintures, certains dessins de l'exposition Ramey chez Marguy nous\nfont penser qu'un jour prochain sans doute ce peintre saura s'affranchir de certaines influences\net devenir lui-même et peut-être... des nôtres.\n\nSI G se trouve dans les maisons suivantes ;\nARS ET VITA, bd Raspail, 120. LA MAISON D'ART, bd (Haussmann, 49.\nART CONTEMPORAIN, bd Saint-Germain, 188. LIBRAIRIE LUTETIA, bd Raspail, 66.\nBOUTIQUE VERTE, rue N.-D.-de-Lorette, 34. GALERIE MARSEILLE, rue de Seine, 16.\nCHARBO, bd du Montparnasse, 96. MARTINE, fg Saint-Honoré, 83.\nOHÉRON, rue La Boëtie, 56. LIBRAIRIE MONNIER, rue de l'Odéon, 7.\nLIBRAIRIE GRÈS, bd Saint-Germain, 115. GALERIE MARGUY, rue de Maubeuge, 11.\nDELESALLE, rue Monsieur-le-Prince. LIBRAIRIE NICOT, bd Raspail, 224.\nFERREYROL, rue Vavin, let 3. LE PARTHÉNON, rue des Ecoles, 54.\nDELAPORTE, 24, rue de Clichy. PASQUINI, avenue de Wagram, 43.\nGALERIE GRANDHOMME, r. des S.-Pères, 40. GALERIE WEILL, rue Victor-Massé, 25.\nDe plus notre Revue étant aux MESSAGERIES HACHETTE, on peut se la procurer\ndans toutes les Bibliothèques des Gares et du Métro.\nABONNEMENTS\nAla 2e série (1917) Ala lre série (1916) Aux deux séries (1916 et 1917)\nParis 3 fr. 50 Paris et Province.... 10 fr. Paris 12 fr.\nProvince 4 fr. Etranger 12 fr. Province 12 fr. 50\nEtranger 5 fr. Etranger 15 fr.\nÉdition de Luxe (série 1917), tirage sur vieux Japon àla forme à 6 exemplaires, numérotés. 75 fr.\n» » (série 1916), les 2 dernières collections, l'une . 75 fr.\nVente au numéro de la tre série 1916 :\nN° 1: 2 fr. 75. —N° 2 : 1 franc. —N°3 : 2 francs. Nos 4, 5, 6, 11 et 12 : 0 fr. 50.\n—N° 7 : 2 fr. 25. Nos 8, 9, 10 (réunis) : 2 fr. 75.\nService aux mobilisés qui en exprimeront le désir. Joindre 0 fr. 75, pour frais d'envois.\nImprimerie LEVÉ, 71, rue de Rennes, Paris.\nLe gérant Pierre ALBERT-BIROT"}]}