{"numero_id": "bm-bmtnaaz-1917-06-01", "volume": "bmtnaaz_1917-06_01", "ocr_sha256": "e07ea5135545dbde37df8a51b118640cb7799ac2e7ef3ed12c0fa48b8b7fd95b", "source_tei": "https://github.com/Princeton-CDH/bluemountain-transcriptions/blob/main/periodicals/bmtnaaz/issues/1917/06_01/bmtnaaz_1917-06_01.tei.xml", "source_mets": "https://github.com/pulibrary/BlueMountain/blob/main/metadata/periodicals/bmtnaaz/issues/1917/06_01/bmtnaaz_1917-06_01.mets.xml", "url_numero": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz191706-01", "articles": [{"article_id": "bm-bmtnaaz-1917-06-01-c002", "article_bluemountain": "bmtnaaz_1917-06_01#c002", "volume": "bmtnaaz_1917-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "1", "page_fin": "1", "image_debut": 1, "image_fin": 1, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz191706-01.2.2", "titre_corps": "DANS CE NUMÉRO :", "titre_sommaire": "DANS CE NUMÉRO :", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 1, "page_imprimee": "1", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz191706-01.1.1", "debut_caractere": 215, "fin_caractere_exclue": 401, "texte": "DANS CE NUMÉRO :\nLES MAMELLES DE TIRÉSIAS\nCompte rendu\nSix Poèmes\nUn faux\nDialogue nunique\nEtc. En Italie (Les revues et les livres).\nGUILLAUME APOLLINAIRE.\nPIERRE ALBERT-BIROT.\nP. A. B."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaaz-1917-06-01-c003", "article_bluemountain": "bmtnaaz_1917-06_01#c003", "volume": "bmtnaaz_1917-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "2", "page_fin": "4", "image_debut": 2, "image_fin": 4, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz191706-01.2.3", "titre_corps": "Le 24 Juin 1917 : Les Mamelles de TirésiasCompte rendu", "titre_sommaire": "Le 24 Juin 1917 : Les Mamelles de TirésiasCompte rendu", "signature_source": "SIC", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 2, "page_imprimee": "2", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz191706-01.1.2", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 3207, "texte": "Le 24 Juin 1917\n\nC'est au milieu d'une affluence considérable qu'a eu lieu la manifestation Sic du\n24 juin. (Nous faisons toutes nos excuses aux personnes qui n'ont pu entrer, c'est avec\ngrand regret que nous avons fermé les portes, mais le nombre supplémentaire de specta-\nteurs était tel à l'intérieur du théâtre que nous avons dû prendre cette décision radicale\nafin d'éviter tout désordre dans la salle, voire même des accidents).\nOn représentait les Mamelles de Tirésias, drame sur-réaliste en deux actes et un\nprologue dont l'auteur est notre collaborateur Guillaume Apollinaire, tandis que la\n'* musique de scène en a été composée par Germaine Albert-Birot et les décors, costumes\net accessoires ont été exécutés par M. Férat. Le costume de Thérèse-Tirésias a été peint\npar MUe Irène Lagut et les berceaux par M. Sternberg.\nLe succès en a été très grand et selon l'esprit nouveau qui s'oppose à ce vieux pessi-\nmisme d'après lequel tant de gens de lettres s'obstinent à régler leur conduite et leurs\nœuvres.\nLes romantiques au visage sinistre avaient beau prendre leur mine des plus mauvais\njours, on sentait que le rire lyrique de l'auteur emportait leur lamentable sottise comme le\nvent emporte une feuille morte dans son tourbillon vainqueur.\nAu prologue, le directeur delà troupe (Edmond Vallée) revenu de la guerre raconte\nl'histoire de toutes les étoiles que l'ennemi éteignit un jour à coups de canon et que les\nbatteries françaises rallumèrent une à une.\nIl parle du nouvel esprit dramatique, du théâtre nouveau qui nous manque, théâtre\nrond à deux scènes, l'une au centre, l'autre autour des spectateurs.\nIl parle aussi de la pièce qui va être représentée et en expose la substance appelant le\npublic à flamber dans les flammes de lyrisme et de rire sublime qui en jaillissent.\nAprès l'ouverture qui fut exécutée avec entrain par M1Ie Guyard, le rideau se lève\nsur la place du marché à Zanzibar, de nos jours. Au fond le ciel, à droite et à gauche les\nmaisons s'élèvent éclatantes de couleur, au soleil. A gauche, face aux spectateurs, un\nkiosque avec sa marchande et différents journaux d'opinions diverses, Le Journal, l'Action\nFrançaise, le Pays, Paris-Midi, le Bonnet Rouge, l'Echo de Paris.\nDans le fond de la scène, le peuple de Zanzibar (Howard) trône avec tous les instru-\nments qui rythment et ponctuent le texte déclamé par les acteurs.\nThérèse (Louise-Marion) et son mari (Jean Thillois) se disputent à la cantonade. Thé-\nrèse paraît avec les instruments afférents à sa condition de ménagère.\nElle ne veut plus obéir à son mari ; elle en a assez de faire des enfants, elle veut com-\nbattre à l'armée, être député, ministre, sénateur, etc.\nTout à coup sous l'influence de cette puissante volonté féministe, elle sent virilement\nla barbe lui pousser, sa poitrine se détache et prenant ses mamelles à pleines mains elle\nles jette aux spectateurs ravis.\nLe mari qui tient à ce que ses repas soient prêts à l'heure se présente alors et ne recon-\nnaît plus Thérèse dans ce personnage barbu, vêtu cependant comme Thérèse.\nElle augmente son trouble en lui déclarant que tout en étant Thérèse, désormais elle\nest homme et quitte par conséquent la demeure conjugale, où elle n'a plus rien à"}, {"page_pdf": 3, "page_imprimee": "3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz191706-01.1.3", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 3587, "texte": "faire. En outre, elle change de nom et portera désormais un nom d'homme: Tirésias.\nElle déménage, emportant les ustensiles déjà comiques au temps d'Eschyle puisqu'on\nen trouve d'équivalents dans les fragments qui nous sont parvenus de sa comédie.\nElle se rue ensuite sur son mari, l'attache pour l'empêcher de la suivre, lui prend\nses vêtements et l'habille en femme. Deux bourgeois : Presto (Edmond Vallée) et Lacouf\n(Yeta Daesslé) se disputent, venant de jouer au Zanzi. Ils ne s'entendent point sur le lieu\noù ils se trouvent\", l'un se croit à Zanzibar et l'autre à Paris. Leur querelle s'envenime, ils\nse battent au pistolet et se tuent tandis que Tirésias, entendant du bruit, s'enfuit. C'est un\ngendarme (Juliette Norville) qui vient rétablir l'ordre, à cheval. Il prend le mari pour une\njeune femme et après l'avoir délivré lui fait la cour, jusqu'à ce que celui-ci le détrompant,\nl'engage à faire des enfants, au lieu de courir la pretentaine. Et se haussant jusqu aux\nsommets du lyrisme comique, tandis qu'ameutée par Tirésias la populace pousse le cri\nmalthusien : « Plus d'enfants, plus d'enfants », le mari proclame la nécessité d'en procréer:\nLa femme n'en fait plus. Eh bien, que l'homme en fasse.\nLe kiosque et sa marchande de journaux (Yeta Daesslé) soulignent l'intérêt que\nprésente cette tirade virile et le peu de sens du représentant de l'autorité qui ne paraît\npas saisir la portée de l'importante déclaration du mari.\nLe gendarme met le mari au défi de faire des enfants tout seul. Celui-ci relève le\ndéfi et s'engage à présenter au bout de neuf jours une importante progéniture.\nAu deuxième acte, après un chœur où chantaient Max Jacob et Paul Morisse, cnœur\nqui fut bissé, le mari berce ses nombreux enfants sur la place. Survient un journaliste\naméricain (Yeta Daesslé) qui lui demande comment il peut provigner ainsi tout seul. Le\nmari met tout sur le compte de la volonté. Et en effet, on ne connaîtra pas de longtemps\nencore ses limites. Elle est le levier le plus puissant pour une nation aussi bien que pour\nun individu, et on ne saurait trop en développer l'audace.\nAprès examen de quelques-uns de ces enfants de la seule virilité et fort avancés pour\nleur âge, le journaliste américain est chassé par le mari, qui peu satisfait de cette visite\nexotique se met en devoir de fabriquer un fils journaliste (Yeta Daesslé). Il énumère les\ndéfauts et qualités d'un bon journaliste. Et le directeur d'une grande revue de la rive droite\nqui assistait à la représentation a raconté que ce fut là un instant tragique. Un certain\nnombre de spectateurs qui appartiennent à la presse blêmirent, se croyant visés, le silence\nde la salle devint impressionnant, et tandis qu'auparavant les applaudissements et les pro-\ntestations rivalisaient comme à tout spectacle où, depuis se manifeste un esprit\nnouveau, à ce moment il n'y eut dans le grand silence, qu'un seul applaudissement, foi-\nmidable.\nAprès le départ du fils-journaliste, auquel le mari demande des informations, non\nsur les gens qu'il ne connaît pas, mais sur ses amis, sur ce qui l'intéresse, des radios\napparaissent de toutes parts et lui donnent satisfaction.\nMais le gendarme revient et paraît navré de voir que le mari a tenu parole, pro-\ncréant 40.051 enfants en huit jours, ce qui met la population zanzibarienne à deux doigts\nde la famine.\nLe mari lui suggère que l'ordre, l'organisation y suppléeront et tandis que 1 on parle\nde « cartes », survient une cartomancienne dont le crâne éclaire la salle. Elle dit la\nbonne aventure et vante la fécondité, jusqu'au poin ou elle irrite le gendarme stérile"}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz191706-01.1.4", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 3146, "texte": "qui veut l'arrêter. Elle se défend, l'étrangle et comme son mari veut la livrer au commis-\nsaire, elle se dévoile. C'est Thérèse repentante et décidée à faire au moins le double\nd'enfants qu'a faits son mari. Le gendarme qui n'était qu'évanoui, revient, et se joignant\nau couple heureux qui veut avoir beaucoup d'enfants, se joint au chœur final qui engage\nles spectateurs à ne pas s'en faire et à conserver la bonne humeur des peuples-rois.\nEt le rideau se releva plusieurs fois dans les acclamations du public, car ceux même\nqui sourds et aveugles n'avaient pas compris, gardaient cependant sur leur visage l'im-\npression ravie que laissait ce spectacle où se révéla pour la première fois par la parole\nlyrique cet esprit nouveau dont on parle tant.\n« C'est la joie et la vie » a écrit le poète Jean Leroy dans une lettre où il apprécie\nles Mamelles de Tirésias.\nQuelques critiques ont cru voir dans le gendarme une imitation du cheval de Parade.\nIl n'ont donc pas d'yeux ? ou bien les chevaux sont-ils désormais l'apanage des auteurs\nde ce beau ballet ? La vérité, c'est que le gendarme des Mamelles de Tirésias et le cheval\nde Parade n'ont aucun point commun.\nLe cheval de Parade est d'ailleurs le cheval même de Footit, c'est-à-dire une masca-\nrade pour deux hommes àla fois etavec laquelle le cheval-jupe du gendarmedes\nde Tirésias n'a absolument rien à faire.\nLes masques ont été utilisés. C'est revenir aux principes même de l'art théâtral, de\nmême que pour le musicien qui se trouvait sur la scène pendant toute la représentation et\nqui figurait le peuple de Zanzibar.\nDans une note anonyme de l'Intransigeant, M. Fernand Divoire, entre autres obser-\nvations reproche à l'auteur sa scène des radios où sont mentionnés des noms de\n« camarades ».\nEst-ce bien à l'auteur d'un chœur tragique dont le principal personnage est une de\nses relations mondaines, la danseuse Isadora Duncan, à présenter un argument de cette\nsorte ?\nSi M. Divoire a le droit de faire des tragédies avec les danseuses américaines, ses\namies, pourquoi M. Guillaume Apollinaire n'aurait-il pas le droit, également, de faire con-\nnaître au public d'une façon aimable et plaisante les noms de ses amis, dont l'importance,\naprès tout, n'est pas moindre que celle de Mme Isadora Duncan. Molière, après tout, en\nfaisait autant.\nPour finir sobrement, ne reculons pas devant un lieu commun et à propos de M. Guil-\nlaume Apollinaire, répétons la phrase latine de Santeuil, qu'on ne saurait trop répéter\nchaque fois qu'il s'agit d'une pièce satirique et qui porte :\nCastigat ridendo mores.\nEt maintenant à l'œuvre, Français, Françaises et faites-nous beaucoup d'enfants,\nla nation, en a grand besoin.\n(A vous chers interprètes, à vous chers amis, qui nous avez donné sans compter tant\nde preuves de dévouement, nous qui savons tout ce que nous vous avons demandé,\nnous tenons personnellement à vous dire ici MERCI.)\nAVIS aux personnes qui n'ont pu se procurer de programme lors de notre manifestation du\n24 juin : Après recherches, nous avons pu réunir quelques exemplaires sur Japon aux prix de\n20 francs et 5 francs et 10 exemplaires ordinaires au prix de 2 francs.\n\n« SIC »."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaaz-1917-06-01-c005", "article_bluemountain": "bmtnaaz_1917-06_01#c005", "volume": "bmtnaaz_1917-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "5", "page_fin": "6", "image_debut": 5, "image_fin": 6, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz191706-01.2.4", "titre_corps": "Six Poèmes", "titre_sommaire": "Six Poèmes", "signature_source": "GUILLAUME APOLLINAIRE", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 5, "page_imprimee": "5", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz191706-01.1.5", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1254, "texte": "Six Poèmes\n\na LOUISE-MARION\nLouise-Marion vous fûtes admirable\nGonflant d'esprit tout neuf vos multiples tétons\nLa féconde raison a jailli de ma fable\nPlus de femme stérile et non plus d'avortons\nVotre voix a changé l'avenir de la France\nEt les ventres partout tressaillent d'espérance.\n\nà JEAN THILLOIS\nVous fûtes le mari sublime ingénieux\nQui faisant des enfants nous suscite des dieux\nMieux armés plus unis plus savants plus dociles\nPlus forts et plus hardis que nous n'avons été\nLa Victoire sourit à leurs destins habiles\nEt célébrant dans Vordre et la prospérité\nVotre civique sens votre fécondité\nIls seront tous un jour Vorgueil de la Cité.\n\nà Yeta Daesslé\nEtiez-vous bien à Zanzibar Monsieur\nQui mourûtes et remourûtes sans dire ouf?\nKiosque remuant qui portiez les nouvelles\nVous étiez un cerveau pour toutes les cervelles\nDes pauvres spectateurs qui ne le savaient pas\nQu'il leur faut des enfants ou passer au trépas\nVous fûtes par deux fois la presse qui féconde\nLe sens et la mémoire en l'un et Vautre monde\nDéjà l'écho répète à l'envi vos échos\nMerci chère Daesslé les petits moricauds\nQui pullulaient au 2e acte de mon drame\nGrâce à vous deviendront de bons petits français\nBlancs et roses ainsi que vous êtes Madame\nCe sera là notre succès"}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "6", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz191706-01.1.6", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1029, "texte": "À JULIETTE NORVILLË\nVoici le temps Madame où parlent les gens d'armes\nJ'en suis et c'est pourquoi suscitant les alarmes\nJ'ai parlé Vous étiez sur votre beau cheval\nVous représentiez l'ordre et par mont et par val\nNous faisions que revînt dans la race française\nLe goût d'être nombreuse afin de vivre à l'aise\nAinsi que les enfants du mari de Thérèse\n\nà EDMOND VALLÉE\nMerci mon cher Presto\nQui mourûtes bientôt\nVous leur aviez déjà glacé le sang les moelles\nLorsque vous racontiez l'histoire des étoiles.\n\nà HOWARD\nGUILLAUME APOLLINAIRE.\nVous étiez tout le peuple et gardiez le silence\nPeuple de Zanzibar ou plutôt de la France\nIl faut laisser le goût et garder la raison\nIl faut voyager loin en aimant sa maison\nIl faut chérir l'audace et chercher l'aventure\nIl faut toujours penser à la France future\nN'espérez nul repos risquez tout votre avoir\nApprenez du nouveau car il faut tout savoir\nLorsque crie un prophète il faut que voir\nEt faites des enfants c'est le but de mon conte\nL'enfant est la richesse et la seule qui compte."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaaz-1917-06-01-c006", "article_bluemountain": "bmtnaaz_1917-06_01#c006", "volume": "bmtnaaz_1917-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "5", "page_fin": "5", "image_debut": 5, "image_fin": 5, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz191706-01.2.4.1", "titre_corps": "\"Louise-Marion vous fûtes admirable\"", "titre_sommaire": "\"Louise-Marion vous fûtes admirable\"", "signature_source": "Louise Marion", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 5, "page_imprimee": "5", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz191706-01.1.5", "debut_caractere": 12, "fin_caractere_exclue": 286, "texte": "a LOUISE-MARION\nLouise-Marion vous fûtes admirable\nGonflant d'esprit tout neuf vos multiples tétons\nLa féconde raison a jailli de ma fable\nPlus de femme stérile et non plus d'avortons\nVotre voix a changé l'avenir de la France\nEt les ventres partout tressaillent d'espérance."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaaz-1917-06-01-c007", "article_bluemountain": "bmtnaaz_1917-06_01#c007", "volume": "bmtnaaz_1917-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "5", "page_fin": "5", "image_debut": 5, "image_fin": 5, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz191706-01.2.4.2", "titre_corps": "\"Vous fûtes le mari sublime ingénieux\"", "titre_sommaire": "\"Vous fûtes le mari sublime ingénieux\"", "signature_source": "Jean Thillois", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 5, "page_imprimee": "5", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz191706-01.1.5", "debut_caractere": 288, "fin_caractere_exclue": 647, "texte": "à JEAN THILLOIS\nVous fûtes le mari sublime ingénieux\nQui faisant des enfants nous suscite des dieux\nMieux armés plus unis plus savants plus dociles\nPlus forts et plus hardis que nous n'avons été\nLa Victoire sourit à leurs destins habiles\nEt célébrant dans Vordre et la prospérité\nVotre civique sens votre fécondité\nIls seront tous un jour Vorgueil de la Cité."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaaz-1917-06-01-c008", "article_bluemountain": "bmtnaaz_1917-06_01#c008", "volume": "bmtnaaz_1917-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "5", "page_fin": "5", "image_debut": 5, "image_fin": 5, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz191706-01.2.4.3", "titre_corps": "\"Étiez-vous bien à Zanzibar Monsieur Lacouf\"", "titre_sommaire": "\"Étiez-vous bien à Zanzibar Monsieur Lacouf\"", "signature_source": "Yeta Daesslé", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 5, "page_imprimee": "5", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz191706-01.1.5", "debut_caractere": 649, "fin_caractere_exclue": 1254, "texte": "à Yeta Daesslé\nEtiez-vous bien à Zanzibar Monsieur\nQui mourûtes et remourûtes sans dire ouf?\nKiosque remuant qui portiez les nouvelles\nVous étiez un cerveau pour toutes les cervelles\nDes pauvres spectateurs qui ne le savaient pas\nQu'il leur faut des enfants ou passer au trépas\nVous fûtes par deux fois la presse qui féconde\nLe sens et la mémoire en l'un et Vautre monde\nDéjà l'écho répète à l'envi vos échos\nMerci chère Daesslé les petits moricauds\nQui pullulaient au 2e acte de mon drame\nGrâce à vous deviendront de bons petits français\nBlancs et roses ainsi que vous êtes Madame\nCe sera là notre succès"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaaz-1917-06-01-c009", "article_bluemountain": "bmtnaaz_1917-06_01#c009", "volume": "bmtnaaz_1917-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "6", "page_fin": "6", "image_debut": 6, "image_fin": 6, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz191706-01.2.4.4", "titre_corps": "\"Voici le temps Madame où parlent les gens d'armes\"", "titre_sommaire": "\"Voici le temps Madame où parlent les gens d'armes\"", "signature_source": "Juliette Norville", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 6, "page_imprimee": "6", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz191706-01.1.6", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 349, "texte": "À JULIETTE NORVILLË\nVoici le temps Madame où parlent les gens d'armes\nJ'en suis et c'est pourquoi suscitant les alarmes\nJ'ai parlé Vous étiez sur votre beau cheval\nVous représentiez l'ordre et par mont et par val\nNous faisions que revînt dans la race française\nLe goût d'être nombreuse afin de vivre à l'aise\nAinsi que les enfants du mari de Thérèse"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaaz-1917-06-01-c010", "article_bluemountain": "bmtnaaz_1917-06_01#c010", "volume": "bmtnaaz_1917-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "6", "page_fin": "6", "image_debut": 6, "image_fin": 6, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz191706-01.2.4.5", "titre_corps": "\"Merci mon cher Presto\"", "titre_sommaire": "\"Merci mon cher Presto\"", "signature_source": "Edmond Vallée", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 6, "page_imprimee": "6", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz191706-01.1.6", "debut_caractere": 351, "fin_caractere_exclue": 503, "texte": "à EDMOND VALLÉE\nMerci mon cher Presto\nQui mourûtes bientôt\nVous leur aviez déjà glacé le sang les moelles\nLorsque vous racontiez l'histoire des étoiles."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaaz-1917-06-01-c011", "article_bluemountain": "bmtnaaz_1917-06_01#c011", "volume": "bmtnaaz_1917-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "6", "page_fin": "6", "image_debut": 6, "image_fin": 6, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz191706-01.2.4.6", "titre_corps": "\"Vous étiez tout le peuple et gardiez le silence\"", "titre_sommaire": "\"Vous étiez tout le peuple et gardiez le silence\"", "signature_source": "Howard ; GUILLAUME APOLLINAIRE", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 6, "page_imprimee": "6", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz191706-01.1.6", "debut_caractere": 505, "fin_caractere_exclue": 1029, "texte": "à HOWARD\nGUILLAUME APOLLINAIRE.\nVous étiez tout le peuple et gardiez le silence\nPeuple de Zanzibar ou plutôt de la France\nIl faut laisser le goût et garder la raison\nIl faut voyager loin en aimant sa maison\nIl faut chérir l'audace et chercher l'aventure\nIl faut toujours penser à la France future\nN'espérez nul repos risquez tout votre avoir\nApprenez du nouveau car il faut tout savoir\nLorsque crie un prophète il faut que voir\nEt faites des enfants c'est le but de mon conte\nL'enfant est la richesse et la seule qui compte."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaaz-1917-06-01-c012", "article_bluemountain": "bmtnaaz_1917-06_01#c012", "volume": "bmtnaaz_1917-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "6", "page_fin": "6", "image_debut": 6, "image_fin": 6, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz191706-01.2.5", "titre_corps": "UN FAUX", "titre_sommaire": "UN FAUX", "signature_source": "PIERRE ALBERT-BIROT", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 6, "page_imprimee": "6", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz191706-01.1.6", "debut_caractere": 1031, "fin_caractere_exclue": 1487, "texte": "UN FAUX\nPIERRE ALBERT-BIROT.\nLe poème signé Jean Cocteau publié à cette place dans le n° 11 de « SIC » est un\nfaux.\nSi ce faux pouvait en quelque manière atteindre le poète je serais profondément\nmarri d'avoir aidé le faussaire, mais fort heureusement des manœuvres de ce goût-la\nn'ont jamais fait de mal à personne, excepté à ceux qui les font et nous sommes tous\nd'avis qu'il ne faut voir en tout cela — faux et leitres anonymes — qu'un hommage\nde valet."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaaz-1917-06-01-c013", "article_bluemountain": "bmtnaaz_1917-06_01#c013", "volume": "bmtnaaz_1917-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "7", "page_fin": "7", "image_debut": 7, "image_fin": 7, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz191706-01.2.6", "titre_corps": "DIALOGUE NUNIQUE Z et A : LA PÊCHE", "titre_sommaire": "DIALOGUE NUNIQUE Z et A : LA PÊCHE", "signature_source": "P. A. B.", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 7, "page_imprimee": "7", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz191706-01.1.7", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 2939, "texte": "DIALOGUE NUNIQUE\nZ et A\nA LA PÊCHE\nP. A. B.\nA — Ça mord ?\ng — Non, mais en suivant mon bouchon je pensais que l'esthétique grecque est à base de pessi-\nmisme.\nÀ — C'est une conclusion, donnez-moi les prémisses.\nZ — Tout l'art grec tend au perfectionnement du monde.\nA — Serait-ce un tort ?\ng — Tout à l'heure. Pour l'instant je constate et je dis : puisque vous voulez perfectionner le monde,\nc'est que vous ne le trouvez pas bien fait.\nA — Mais évidemment et le rôle de l'artiste ne serait-il donc pas de :créer un monde conforme à\nnotre rêve ?\n2 — Et en quoi votre rêve est-il supérieur à la réalité?\nA — Mais en cela qu'il est conforme à notre idée de perfection.\n% _ Et quelle est votre conception delà perfection?\nA — Un ensemble constitué essentiellement par des qualités.\n£ — Ce qui veut dire dans le domaine concret qu'une statue, par exemple, sera d'une forme d'autant\nplus parfaite que l'artiste aura soigneusement corrigé les défauts de son modèle.\nÀ — En effet, et il ne me semble pas que ce soit discutable.\nZ — Et qui vous dit : voici une qualité, voici un défaut?\nA — Notre idéalfparbleu !\nZ —- C'est-à-dire votre vanité.\nA —Comment cela?\nZ — Naturellement, ne trouvez-vous pas qu'il soit bien vain pour l'homme de dire : le monde est\nmal fait je vais le corriger. Et qu'arrive-t-il? C'est que ce pauvre redresseur des torts de la\nnature ne peut que ramener lemonde à son étiage, à la bonne moyenne, ni trop long ni trop court,\nni trop grand ni trop petit, et qu'au lieu d'être exalté par le monde il ne pense qu'à ramasser\ntoutes ses forces pour le châtrer, et avant tout il y a erreur fondamentale : l'artiste crée avec les\néléments que lui fournit la nature mais pas sur le même plan qu'elle.\nA — Il me semble qu'il s'efforce tout simplement à faire ce que la nature aurait fait si elle ne s'était\npas trompée.\nZ — Vous nous ramenez vous-même à cette base pessimiste dont je parlais à l'instant : l'esthé-\ntique hellénique trouve que la nature se trompe toujours et l'esthétique moderne trouve que\nla nature ne se trompe jamais ; esthétiquement les défauts n'existent pas, tout ce qui EST\nEST MATIÈRE DE BEAUTÉ, le rôle de l'artiste est justement de créer, avec cette matière, l'œuvre.\nA — Mais ne m'avez-vous pas dit que la base de tout art est le subjectif, or l'esthétique qui\nperfectionne fait comme la vôtre du subjectivisme.\nZ — En effet, mais ne voyez-vous pas que son point de départ pessimiste l'oblige à supprimer une\nmasse d'éléments vivants et qu'il ne lui reste plus pour construire que des éléments émasculés\nqui ne peuvent engendrer. De plus, encore une fois, l'artiste n'a pas à s'occuper de refaire\nla nature, l'œuvre d'art est chose humaine et non pas divine, la vie, toute la vie est là, nous\nn'avons qu'à prendre et créer un monde essentiellement humain qui ne révèle aucune\ntendance à se mettre en parallèle avec le monde divin : c'est, de cette manière que nous en\napprocherons le plus. Oh! ça mord!"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaaz-1917-06-01-c015", "article_bluemountain": "bmtnaaz_1917-06_01#c015", "volume": "bmtnaaz_1917-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "8", "page_fin": "8", "image_debut": 8, "image_fin": 8, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz191706-01.2.7", "titre_corps": "ETC : En Italie", "titre_sommaire": "ETC : En Italie", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 8, "page_imprimee": "8", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz191706-01.1.8", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1183, "texte": "E T C...\nEn Italie\nNous recevons des diverses villes d'Italie —» assez irrégulièrement d'ailleurs — un assez grand\nnombre de revues : La Diana — Avanscoperta — L'Italia Futurista — La Chronica Litterare —\nProcellaria.\nToutes prouvent un ardent désir d'activité plus ou moins d'avant-garde. Quoique « SIC » ne\nsoit pas à proprement parler une revue de critique (notre opinion inclinant de plus en plus à\npréférer les œuvres aux discours) nous donnerons de temps en temps des nouvelles du mouvement\njeune en Italie — et ailleurs — car il nous semble bon que nous sachions tout ce qui se passe et\noù l'on en est hors de France.\nNous citerons sans les discuter quelques titres du premier n° de « Procellaria » : Principe\nd'émotivité scénique ultra-nouvelle de Prampolini. — Recherche pour une ligne arythmique\némotive de Gino Cantarelli — une étude sur Picasso de Mario Pozzati — et une suite de poèmes.\nNous avons également reçu quelques livres :\nAscendance chromatique de Gino Cantarelli—Incantamento de Raffaello Franchi et Ruscellante\ndu môme — Equateur nocturne, paroles en liberté de Francesco Meriano.\nPour cause d'agrandissements la Galerie Weill est transférée, 505 rue Taibout."}]}], "pages_ocr_originales": [{"page_pdf": 1, "page_imprimee": "1", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz191706-01.1.1", "texte": "Pierre ALBERT-BIROT, Directeur\nSONS\nIDÉES\nCOULEURS\nFORME S\nP* 0,30\nÉtranger 0,45\nParait une fols par mois\nAdresser tout ce qui concerne\nla Revue\n37, Rue de la Tombe-Issoire. — Paris.\nN° 18\nJuin 1917\nDeuxième Année\n\nDANS CE NUMÉRO :\nLES MAMELLES DE TIRÉSIAS\nCompte rendu\nSix Poèmes\nUn faux\nDialogue nunique\nEtc. En Italie (Les revues et les livres).\nGUILLAUME APOLLINAIRE.\nPIERRE ALBERT-BIROT.\nP. A. B."}, {"page_pdf": 2, "page_imprimee": "2", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz191706-01.1.2", "texte": "Le 24 Juin 1917\n\nC'est au milieu d'une affluence considérable qu'a eu lieu la manifestation Sic du\n24 juin. (Nous faisons toutes nos excuses aux personnes qui n'ont pu entrer, c'est avec\ngrand regret que nous avons fermé les portes, mais le nombre supplémentaire de specta-\nteurs était tel à l'intérieur du théâtre que nous avons dû prendre cette décision radicale\nafin d'éviter tout désordre dans la salle, voire même des accidents).\nOn représentait les Mamelles de Tirésias, drame sur-réaliste en deux actes et un\nprologue dont l'auteur est notre collaborateur Guillaume Apollinaire, tandis que la\n'* musique de scène en a été composée par Germaine Albert-Birot et les décors, costumes\net accessoires ont été exécutés par M. Férat. Le costume de Thérèse-Tirésias a été peint\npar MUe Irène Lagut et les berceaux par M. Sternberg.\nLe succès en a été très grand et selon l'esprit nouveau qui s'oppose à ce vieux pessi-\nmisme d'après lequel tant de gens de lettres s'obstinent à régler leur conduite et leurs\nœuvres.\nLes romantiques au visage sinistre avaient beau prendre leur mine des plus mauvais\njours, on sentait que le rire lyrique de l'auteur emportait leur lamentable sottise comme le\nvent emporte une feuille morte dans son tourbillon vainqueur.\nAu prologue, le directeur delà troupe (Edmond Vallée) revenu de la guerre raconte\nl'histoire de toutes les étoiles que l'ennemi éteignit un jour à coups de canon et que les\nbatteries françaises rallumèrent une à une.\nIl parle du nouvel esprit dramatique, du théâtre nouveau qui nous manque, théâtre\nrond à deux scènes, l'une au centre, l'autre autour des spectateurs.\nIl parle aussi de la pièce qui va être représentée et en expose la substance appelant le\npublic à flamber dans les flammes de lyrisme et de rire sublime qui en jaillissent.\nAprès l'ouverture qui fut exécutée avec entrain par M1Ie Guyard, le rideau se lève\nsur la place du marché à Zanzibar, de nos jours. Au fond le ciel, à droite et à gauche les\nmaisons s'élèvent éclatantes de couleur, au soleil. A gauche, face aux spectateurs, un\nkiosque avec sa marchande et différents journaux d'opinions diverses, Le Journal, l'Action\nFrançaise, le Pays, Paris-Midi, le Bonnet Rouge, l'Echo de Paris.\nDans le fond de la scène, le peuple de Zanzibar (Howard) trône avec tous les instru-\nments qui rythment et ponctuent le texte déclamé par les acteurs.\nThérèse (Louise-Marion) et son mari (Jean Thillois) se disputent à la cantonade. Thé-\nrèse paraît avec les instruments afférents à sa condition de ménagère.\nElle ne veut plus obéir à son mari ; elle en a assez de faire des enfants, elle veut com-\nbattre à l'armée, être député, ministre, sénateur, etc.\nTout à coup sous l'influence de cette puissante volonté féministe, elle sent virilement\nla barbe lui pousser, sa poitrine se détache et prenant ses mamelles à pleines mains elle\nles jette aux spectateurs ravis.\nLe mari qui tient à ce que ses repas soient prêts à l'heure se présente alors et ne recon-\nnaît plus Thérèse dans ce personnage barbu, vêtu cependant comme Thérèse.\nElle augmente son trouble en lui déclarant que tout en étant Thérèse, désormais elle\nest homme et quitte par conséquent la demeure conjugale, où elle n'a plus rien à"}, {"page_pdf": 3, "page_imprimee": "3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz191706-01.1.3", "texte": "faire. En outre, elle change de nom et portera désormais un nom d'homme: Tirésias.\nElle déménage, emportant les ustensiles déjà comiques au temps d'Eschyle puisqu'on\nen trouve d'équivalents dans les fragments qui nous sont parvenus de sa comédie.\nElle se rue ensuite sur son mari, l'attache pour l'empêcher de la suivre, lui prend\nses vêtements et l'habille en femme. Deux bourgeois : Presto (Edmond Vallée) et Lacouf\n(Yeta Daesslé) se disputent, venant de jouer au Zanzi. Ils ne s'entendent point sur le lieu\noù ils se trouvent\", l'un se croit à Zanzibar et l'autre à Paris. Leur querelle s'envenime, ils\nse battent au pistolet et se tuent tandis que Tirésias, entendant du bruit, s'enfuit. C'est un\ngendarme (Juliette Norville) qui vient rétablir l'ordre, à cheval. Il prend le mari pour une\njeune femme et après l'avoir délivré lui fait la cour, jusqu'à ce que celui-ci le détrompant,\nl'engage à faire des enfants, au lieu de courir la pretentaine. Et se haussant jusqu aux\nsommets du lyrisme comique, tandis qu'ameutée par Tirésias la populace pousse le cri\nmalthusien : « Plus d'enfants, plus d'enfants », le mari proclame la nécessité d'en procréer:\nLa femme n'en fait plus. Eh bien, que l'homme en fasse.\nLe kiosque et sa marchande de journaux (Yeta Daesslé) soulignent l'intérêt que\nprésente cette tirade virile et le peu de sens du représentant de l'autorité qui ne paraît\npas saisir la portée de l'importante déclaration du mari.\nLe gendarme met le mari au défi de faire des enfants tout seul. Celui-ci relève le\ndéfi et s'engage à présenter au bout de neuf jours une importante progéniture.\nAu deuxième acte, après un chœur où chantaient Max Jacob et Paul Morisse, cnœur\nqui fut bissé, le mari berce ses nombreux enfants sur la place. Survient un journaliste\naméricain (Yeta Daesslé) qui lui demande comment il peut provigner ainsi tout seul. Le\nmari met tout sur le compte de la volonté. Et en effet, on ne connaîtra pas de longtemps\nencore ses limites. Elle est le levier le plus puissant pour une nation aussi bien que pour\nun individu, et on ne saurait trop en développer l'audace.\nAprès examen de quelques-uns de ces enfants de la seule virilité et fort avancés pour\nleur âge, le journaliste américain est chassé par le mari, qui peu satisfait de cette visite\nexotique se met en devoir de fabriquer un fils journaliste (Yeta Daesslé). Il énumère les\ndéfauts et qualités d'un bon journaliste. Et le directeur d'une grande revue de la rive droite\nqui assistait à la représentation a raconté que ce fut là un instant tragique. Un certain\nnombre de spectateurs qui appartiennent à la presse blêmirent, se croyant visés, le silence\nde la salle devint impressionnant, et tandis qu'auparavant les applaudissements et les pro-\ntestations rivalisaient comme à tout spectacle où, depuis se manifeste un esprit\nnouveau, à ce moment il n'y eut dans le grand silence, qu'un seul applaudissement, foi-\nmidable.\nAprès le départ du fils-journaliste, auquel le mari demande des informations, non\nsur les gens qu'il ne connaît pas, mais sur ses amis, sur ce qui l'intéresse, des radios\napparaissent de toutes parts et lui donnent satisfaction.\nMais le gendarme revient et paraît navré de voir que le mari a tenu parole, pro-\ncréant 40.051 enfants en huit jours, ce qui met la population zanzibarienne à deux doigts\nde la famine.\nLe mari lui suggère que l'ordre, l'organisation y suppléeront et tandis que 1 on parle\nde « cartes », survient une cartomancienne dont le crâne éclaire la salle. Elle dit la\nbonne aventure et vante la fécondité, jusqu'au poin ou elle irrite le gendarme stérile"}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz191706-01.1.4", "texte": "qui veut l'arrêter. Elle se défend, l'étrangle et comme son mari veut la livrer au commis-\nsaire, elle se dévoile. C'est Thérèse repentante et décidée à faire au moins le double\nd'enfants qu'a faits son mari. Le gendarme qui n'était qu'évanoui, revient, et se joignant\nau couple heureux qui veut avoir beaucoup d'enfants, se joint au chœur final qui engage\nles spectateurs à ne pas s'en faire et à conserver la bonne humeur des peuples-rois.\nEt le rideau se releva plusieurs fois dans les acclamations du public, car ceux même\nqui sourds et aveugles n'avaient pas compris, gardaient cependant sur leur visage l'im-\npression ravie que laissait ce spectacle où se révéla pour la première fois par la parole\nlyrique cet esprit nouveau dont on parle tant.\n« C'est la joie et la vie » a écrit le poète Jean Leroy dans une lettre où il apprécie\nles Mamelles de Tirésias.\nQuelques critiques ont cru voir dans le gendarme une imitation du cheval de Parade.\nIl n'ont donc pas d'yeux ? ou bien les chevaux sont-ils désormais l'apanage des auteurs\nde ce beau ballet ? La vérité, c'est que le gendarme des Mamelles de Tirésias et le cheval\nde Parade n'ont aucun point commun.\nLe cheval de Parade est d'ailleurs le cheval même de Footit, c'est-à-dire une masca-\nrade pour deux hommes àla fois etavec laquelle le cheval-jupe du gendarmedes\nde Tirésias n'a absolument rien à faire.\nLes masques ont été utilisés. C'est revenir aux principes même de l'art théâtral, de\nmême que pour le musicien qui se trouvait sur la scène pendant toute la représentation et\nqui figurait le peuple de Zanzibar.\nDans une note anonyme de l'Intransigeant, M. Fernand Divoire, entre autres obser-\nvations reproche à l'auteur sa scène des radios où sont mentionnés des noms de\n« camarades ».\nEst-ce bien à l'auteur d'un chœur tragique dont le principal personnage est une de\nses relations mondaines, la danseuse Isadora Duncan, à présenter un argument de cette\nsorte ?\nSi M. Divoire a le droit de faire des tragédies avec les danseuses américaines, ses\namies, pourquoi M. Guillaume Apollinaire n'aurait-il pas le droit, également, de faire con-\nnaître au public d'une façon aimable et plaisante les noms de ses amis, dont l'importance,\naprès tout, n'est pas moindre que celle de Mme Isadora Duncan. Molière, après tout, en\nfaisait autant.\nPour finir sobrement, ne reculons pas devant un lieu commun et à propos de M. Guil-\nlaume Apollinaire, répétons la phrase latine de Santeuil, qu'on ne saurait trop répéter\nchaque fois qu'il s'agit d'une pièce satirique et qui porte :\nCastigat ridendo mores.\nEt maintenant à l'œuvre, Français, Françaises et faites-nous beaucoup d'enfants,\nla nation, en a grand besoin.\n(A vous chers interprètes, à vous chers amis, qui nous avez donné sans compter tant\nde preuves de dévouement, nous qui savons tout ce que nous vous avons demandé,\nnous tenons personnellement à vous dire ici MERCI.)\nAVIS aux personnes qui n'ont pu se procurer de programme lors de notre manifestation du\n24 juin : Après recherches, nous avons pu réunir quelques exemplaires sur Japon aux prix de\n20 francs et 5 francs et 10 exemplaires ordinaires au prix de 2 francs.\n\n« SIC »."}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "5", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz191706-01.1.5", "texte": "Six Poèmes\n\na LOUISE-MARION\nLouise-Marion vous fûtes admirable\nGonflant d'esprit tout neuf vos multiples tétons\nLa féconde raison a jailli de ma fable\nPlus de femme stérile et non plus d'avortons\nVotre voix a changé l'avenir de la France\nEt les ventres partout tressaillent d'espérance.\n\nà JEAN THILLOIS\nVous fûtes le mari sublime ingénieux\nQui faisant des enfants nous suscite des dieux\nMieux armés plus unis plus savants plus dociles\nPlus forts et plus hardis que nous n'avons été\nLa Victoire sourit à leurs destins habiles\nEt célébrant dans Vordre et la prospérité\nVotre civique sens votre fécondité\nIls seront tous un jour Vorgueil de la Cité.\n\nà Yeta Daesslé\nEtiez-vous bien à Zanzibar Monsieur\nQui mourûtes et remourûtes sans dire ouf?\nKiosque remuant qui portiez les nouvelles\nVous étiez un cerveau pour toutes les cervelles\nDes pauvres spectateurs qui ne le savaient pas\nQu'il leur faut des enfants ou passer au trépas\nVous fûtes par deux fois la presse qui féconde\nLe sens et la mémoire en l'un et Vautre monde\nDéjà l'écho répète à l'envi vos échos\nMerci chère Daesslé les petits moricauds\nQui pullulaient au 2e acte de mon drame\nGrâce à vous deviendront de bons petits français\nBlancs et roses ainsi que vous êtes Madame\nCe sera là notre succès"}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "6", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz191706-01.1.6", "texte": "À JULIETTE NORVILLË\nVoici le temps Madame où parlent les gens d'armes\nJ'en suis et c'est pourquoi suscitant les alarmes\nJ'ai parlé Vous étiez sur votre beau cheval\nVous représentiez l'ordre et par mont et par val\nNous faisions que revînt dans la race française\nLe goût d'être nombreuse afin de vivre à l'aise\nAinsi que les enfants du mari de Thérèse\n\nà EDMOND VALLÉE\nMerci mon cher Presto\nQui mourûtes bientôt\nVous leur aviez déjà glacé le sang les moelles\nLorsque vous racontiez l'histoire des étoiles.\n\nà HOWARD\nGUILLAUME APOLLINAIRE.\nVous étiez tout le peuple et gardiez le silence\nPeuple de Zanzibar ou plutôt de la France\nIl faut laisser le goût et garder la raison\nIl faut voyager loin en aimant sa maison\nIl faut chérir l'audace et chercher l'aventure\nIl faut toujours penser à la France future\nN'espérez nul repos risquez tout votre avoir\nApprenez du nouveau car il faut tout savoir\nLorsque crie un prophète il faut que voir\nEt faites des enfants c'est le but de mon conte\nL'enfant est la richesse et la seule qui compte.\n\nUN FAUX\nPIERRE ALBERT-BIROT.\nLe poème signé Jean Cocteau publié à cette place dans le n° 11 de « SIC » est un\nfaux.\nSi ce faux pouvait en quelque manière atteindre le poète je serais profondément\nmarri d'avoir aidé le faussaire, mais fort heureusement des manœuvres de ce goût-la\nn'ont jamais fait de mal à personne, excepté à ceux qui les font et nous sommes tous\nd'avis qu'il ne faut voir en tout cela — faux et leitres anonymes — qu'un hommage\nde valet."}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "7", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz191706-01.1.7", "texte": "DIALOGUE NUNIQUE\nZ et A\nA LA PÊCHE\nP. A. B.\nA — Ça mord ?\ng — Non, mais en suivant mon bouchon je pensais que l'esthétique grecque est à base de pessi-\nmisme.\nÀ — C'est une conclusion, donnez-moi les prémisses.\nZ — Tout l'art grec tend au perfectionnement du monde.\nA — Serait-ce un tort ?\ng — Tout à l'heure. Pour l'instant je constate et je dis : puisque vous voulez perfectionner le monde,\nc'est que vous ne le trouvez pas bien fait.\nA — Mais évidemment et le rôle de l'artiste ne serait-il donc pas de :créer un monde conforme à\nnotre rêve ?\n2 — Et en quoi votre rêve est-il supérieur à la réalité?\nA — Mais en cela qu'il est conforme à notre idée de perfection.\n% _ Et quelle est votre conception delà perfection?\nA — Un ensemble constitué essentiellement par des qualités.\n£ — Ce qui veut dire dans le domaine concret qu'une statue, par exemple, sera d'une forme d'autant\nplus parfaite que l'artiste aura soigneusement corrigé les défauts de son modèle.\nÀ — En effet, et il ne me semble pas que ce soit discutable.\nZ — Et qui vous dit : voici une qualité, voici un défaut?\nA — Notre idéalfparbleu !\nZ —- C'est-à-dire votre vanité.\nA —Comment cela?\nZ — Naturellement, ne trouvez-vous pas qu'il soit bien vain pour l'homme de dire : le monde est\nmal fait je vais le corriger. Et qu'arrive-t-il? C'est que ce pauvre redresseur des torts de la\nnature ne peut que ramener lemonde à son étiage, à la bonne moyenne, ni trop long ni trop court,\nni trop grand ni trop petit, et qu'au lieu d'être exalté par le monde il ne pense qu'à ramasser\ntoutes ses forces pour le châtrer, et avant tout il y a erreur fondamentale : l'artiste crée avec les\néléments que lui fournit la nature mais pas sur le même plan qu'elle.\nA — Il me semble qu'il s'efforce tout simplement à faire ce que la nature aurait fait si elle ne s'était\npas trompée.\nZ — Vous nous ramenez vous-même à cette base pessimiste dont je parlais à l'instant : l'esthé-\ntique hellénique trouve que la nature se trompe toujours et l'esthétique moderne trouve que\nla nature ne se trompe jamais ; esthétiquement les défauts n'existent pas, tout ce qui EST\nEST MATIÈRE DE BEAUTÉ, le rôle de l'artiste est justement de créer, avec cette matière, l'œuvre.\nA — Mais ne m'avez-vous pas dit que la base de tout art est le subjectif, or l'esthétique qui\nperfectionne fait comme la vôtre du subjectivisme.\nZ — En effet, mais ne voyez-vous pas que son point de départ pessimiste l'oblige à supprimer une\nmasse d'éléments vivants et qu'il ne lui reste plus pour construire que des éléments émasculés\nqui ne peuvent engendrer. De plus, encore une fois, l'artiste n'a pas à s'occuper de refaire\nla nature, l'œuvre d'art est chose humaine et non pas divine, la vie, toute la vie est là, nous\nn'avons qu'à prendre et créer un monde essentiellement humain qui ne révèle aucune\ntendance à se mettre en parallèle avec le monde divin : c'est, de cette manière que nous en\napprocherons le plus. Oh! ça mord!"}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "8", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz191706-01.1.8", "texte": "E T C...\nEn Italie\nNous recevons des diverses villes d'Italie —» assez irrégulièrement d'ailleurs — un assez grand\nnombre de revues : La Diana — Avanscoperta — L'Italia Futurista — La Chronica Litterare —\nProcellaria.\nToutes prouvent un ardent désir d'activité plus ou moins d'avant-garde. Quoique « SIC » ne\nsoit pas à proprement parler une revue de critique (notre opinion inclinant de plus en plus à\npréférer les œuvres aux discours) nous donnerons de temps en temps des nouvelles du mouvement\njeune en Italie — et ailleurs — car il nous semble bon que nous sachions tout ce qui se passe et\noù l'on en est hors de France.\nNous citerons sans les discuter quelques titres du premier n° de « Procellaria » : Principe\nd'émotivité scénique ultra-nouvelle de Prampolini. — Recherche pour une ligne arythmique\némotive de Gino Cantarelli — une étude sur Picasso de Mario Pozzati — et une suite de poèmes.\nNous avons également reçu quelques livres :\nAscendance chromatique de Gino Cantarelli—Incantamento de Raffaello Franchi et Ruscellante\ndu môme — Equateur nocturne, paroles en liberté de Francesco Meriano.\nPour cause d'agrandissements la Galerie Weill est transférée, 505 rue Taibout.\n\nSIC se trouve dans les maisons suivantes ;\nARS ET VITA, bd Raspail, 120. LA MAISON D'ART, bd Haussmann, 49.\nART CONTEMPORAIN, bd Saint-Germain, 188. LIBRAIRIE LUTETIA, bd Raspail, 66.\nBOUTIQUE VERTE, rue N.-D.-de-Lorette, 34. GALERIE MARSEILLE, rue de Seine, 16.\nCHARBO, bd du Montparnasse, 96. MARTINE, fg Saint-Honoré, 83.\nCHÉRON, rue La Boëtie, 56. LIBRAIRIE MONNIER, rue de l'Odéon, 7.\nLIBRAIRIE GRÈS, bd Saint-Germain, 115. GALERIE MARGUY, rue de Maubeuge, 11.\n— DELESALLE, rue Monsieur-le-Prince. LIBRAIRIE NICOT, bd Raspail, 224.\n— FERREYROL, rue Vavin, 1et 3. LE PARTHÉNON, rue des Ecoles, 54.\nDELAPORTE, 24, rue de Clicby. PASQUINI, avenue de Wagram, 43.\nGALERIE GRANDFIOMME, r. des S.-Pères, 40. GALERIE WEILL, 50, rue Taitbout.\nDe plus notre Revue étant aux MESSAGERIES HACHETTE, on peut se la procurer\ndans toutes les Bibliothèques des Gares et du Métro.\nm^^^^mt^^^B^ggggggg$ga0aBBmwKMaBismwKtÊÊtÊÊtÊÊimmmmKaaBmasmBÊÊMiaKemtKmBÊmMiÊmaaBBBB5BtmÊiiÊaamKgsmÊimiBmiÊmÊBgmÊBaaÊÊÊaÊÊtimm'mmmmmm~ WIOTT r\nABONNEMENTS\nAla 2e série (1917) Ala lre série (1916) Aux deux séries (1916 et 1917)\nParis 3 fr. 50 Paris et Province.... 10 fr Paris 12 fr.\nProvince 4 fr. Etranger 12 fr* Province 12 fr. 50\nEtranger 5 fr. Etranger 15 fr.\nÉdition de Luxe (série 1917), tirage sur vieux Japon àla forme à 6 exemplaires, numérotés. 75 fr.\nVente au numéro de la lre série 1916 :\nN° 1: 2 fr. 75. —N° 2 : 1 franc. —N°3 : 2 francs. — Nos 4, 5, 6, 11 et 12 : 0 fr. 50.\n—N° 7 : 2 fr. 25. — Nos 8, 9, 10 (réunis) : 2 fr. 75.\nService aux mobilisés qui en exprimeront le désir. Joindre 0 fr. 75, pour frais d'envois.\nininniffi——■ HUHU 11 III Mil m mtoimw tl'.UMUHI H J» UNUk mVW 11» flltfFIWTW rillWWFf^faaWECT»-\nImprimerie LEVÉ, 71, rue de Rennes, Paris.\nLe gérant : Pierre ALBERT-BIROT."}]}