{"numero_id": "bm-bmtnaaz-1918-04-01", "volume": "bmtnaaz_1918-04_01", "ocr_sha256": "d3d5ae418d1c4b8b6d754edb7c4a8623d3afad2de538556e6f3e23ff5d25dba1", "source_tei": "https://github.com/Princeton-CDH/bluemountain-transcriptions/blob/main/periodicals/bmtnaaz/issues/1918/04_01/bmtnaaz_1918-04_01.tei.xml", "source_mets": "https://github.com/pulibrary/BlueMountain/blob/main/metadata/periodicals/bmtnaaz/issues/1918/04_01/bmtnaaz_1918-04_01.mets.xml", "url_numero": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz191804-01", "articles": [{"article_id": "bm-bmtnaaz-1918-04-01-c002", "article_bluemountain": "bmtnaaz_1918-04_01#c002", "volume": "bmtnaaz_1918-04_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "1", "page_fin": "1", "image_debut": 1, "image_fin": 1, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz191804-01.2.2", "titre_corps": "DANS CE NUMÉRO", "titre_sommaire": "DANS CE NUMÉRO", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 1, "page_imprimee": "1", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz191804-01.1.1", "debut_caractere": 201, "fin_caractere_exclue": 633, "texte": "DANS CE NUMÉRO\nLes Éclats, poème idéogrammatique\nVernissages. Chronique quelquefois rimée\nThéâtre Antoine. Les essais île Géniier..\nPar Pneumatique, à Pierre Albert-Birot - Poème.\nPaysage. Poème\nDieux-Lumière, Poème\nBois parlant ou intelligible.Poème\nSentier battu. Poème\nPetits poèmes quotidiens. — II...\nETC\nPIERRE ALBERT-BIROT.\n» » »\n» » »\nPEREZ-JORBA.\nARY JUSTMAN.\nGINO CANTARELLI.\nTRISTAN TZARA.\nPIERRE ALBERT-BIROT\n» » »\n» » »"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaaz-1918-04-01-c004", "article_bluemountain": "bmtnaaz_1918-04_01#c004", "volume": "bmtnaaz_1918-04_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "2", "page_fin": "3", "image_debut": 2, "image_fin": 3, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz191804-01.2.4", "titre_corps": "Vernissages", "titre_sommaire": "Vernissages", "signature_source": "P. 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A.-B.\nErrare Dans une page parue en octobre 1916 sur le théâtre j'avais admis, ent'r'autres\nmoyens, des acteurs dans la salle. Le désir de baigner le plus possible les spectateurs dans\nune atmosphère d'art m'avait alors donné ce mauvais conseil au détriment de l'art lui-mê-\nme. A quelques temps de là j'ai entrepris d'écrire le polydrame dont la représentation est\nannoncée (sous toutes réserves ) \" LAROUNTALA \" . Conformément à mon plan initial l'action\nétait sur la scène et parmi le public. Mais un jour vint, un bienheureux jour où je pris net-\ntement conscience de mon inconséquence, et je m'aperçus que j'allais adorer ce que je\nvoulais brûler. Oue voulons-nous? Retrouver l'art dans toute sa pureté', c'est a dire réagir\ncontre le réalisme qui ne voit dans l'art qu'imitation des apparences, l'art trompe-l'œil, l'art\ntrompe-tout. Or faire descendre l'action de la scène dans la salle qu'est-ce autre chose que\npousser plus loin le réalisme d'apparences? Et Gémier, continuateur d'Antoine, estparfa i-\ntement logique avec lui même en adoptant cette façon de voir comme je crois être logique\navec moi-même en la condamnant. Je m'étais dit tout cela et j'avais ordonné à tous mes\npersonnages de remonter sur la scène et de n'en plus descendre. Pourtant puisqu'une ex-\npérience était faite à portée de mes yeux, j'ai voulu voir. J'ai vu. Pratique a pleinement\nconfirmé théorie. Cet escalier qui reunit la scène àla salle n'a d'autre effet naturellement\nque de faire descendre l'œuvre à terre et ainsi 011 arrive à faire un tout petit monsieur du\nsurhomme Shakespeare qui ferait je crois une gueule s'il pouvaitpar hasard s'échapper et\nvenir passer une soirée boulevard de Strasbourg.Oui, je sais, 011 peut gagner à ces entrées\nimprévues un perpétuel réveil de l'attention, mais cela est un petit moyen qu'il convient de\nlaisser aux auteurs pauvres et ce n'est pas pour obtenir cette surprise facile que nous met-\ntrons l'art par terre. L'art est un monde créé par l'homme et l'homme doitle contempler à\ndistance et c'est plus qu'une erreur, à mon sens, que de mettre ce monde à portée de la\nmain. Pour ma part je voudrais au contraire que la scène fût encore plus séparée, inten-\ntionnellement, de la salle, par sa forme, sa matière et son cadre. Dans la page citée plus\nhaut j'avais envisagé une scène plate-forme périphérique tournante, avec cette présentation\nle public est en effet au sein de l'action, mais pourtant l'œuvre demeure sur la scène, l'ac-\nteur reste acteur et le spectateur spectateur. Que penseriez-vous d'un peintre qui conti-\nnuerait son tableau sur le cadre ?"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaaz-1918-04-01-c006", "article_bluemountain": "bmtnaaz_1918-04_01#c006", "volume": "bmtnaaz_1918-04_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "4", "page_fin": "4", "image_debut": 4, "image_fin": 4, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz191804-01.2.6", "titre_corps": "Par pneumatique à Pierre Albert-Birot", "titre_sommaire": "Par pneumatique à Pierre Albert-Birot", "signature_source": "J. PEREZ-JORBA", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 4, "page_imprimee": "4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz191804-01.1.4", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 576, "texte": "Par pneumatique\nà Pierre Albert-Birot\nJ. PEREZ-JORBA.\nLe jour que je suis allé vous voir\nvous avez failli tomber sur mon cadavre\nj'avais tant de neige sur ma poitrine\npour vous parler pour entendre\nje m'efforçais surtout de Vivre\net j'étais si pâle\nme Voici de nouveau à votre porte\navec un sourire plus malin\nadieu adieu les vilaines heures\ni\nje donne mon bras amoureux à Demain\navec une Voix bien plus forte\npour tuer l'occulte assassin\navant qui celui n'assassine le poète\nmais dites poète sera-ce en vain?\nque le diable alors m'emporte\navec tout le sang de mon pauvre cœur"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaaz-1918-04-01-c007", "article_bluemountain": "bmtnaaz_1918-04_01#c007", "volume": "bmtnaaz_1918-04_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "4", "page_fin": "4", "image_debut": 4, "image_fin": 4, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz191804-01.2.7", "titre_corps": "PAYSAGE", "titre_sommaire": "PAYSAGE", "signature_source": "ARY JUSTMAN", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 4, "page_imprimee": "4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz191804-01.1.4", "debut_caractere": 578, "fin_caractere_exclue": 769, "texte": "PAYSAGE\nARY JUSTMAN.\nLignes d'éclairs, clés jïgures liiérogfypliigues\njetées au caprice des éléments sur un Jond noir du\ncief :\nIxe paysage de mes pensées\niDans les sentiments je m'engoujfre*"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaaz-1918-04-01-c008", "article_bluemountain": "bmtnaaz_1918-04_01#c008", "volume": "bmtnaaz_1918-04_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "5", "page_fin": "5", "image_debut": 5, "image_fin": 5, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz191804-01.2.8", "titre_corps": "Dieux-LUMIÈRE", "titre_sommaire": "Dieux-LUMIÈRE", "signature_source": "Gino Cantarelli", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 5, "page_imprimee": "5", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz191804-01.1.5", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 983, "texte": "Dieux-LUMIÈRE\nGino Cantarelli.\nà Paul Dermêe.\nLes avions modèlent l'atmosphère\nEt le hibou-Soleil roule au travers de la\nTerre idolâtre.\nSi pour les deux lunaires une nocturne cavalcade\nde nuages nous dicte le roman de l'Air, je voudrais\npouvoir vivre le poème des Etoiles.\nL'horizon m'a bien chanté — un soir — son éter-\nnité : peut-être la nouvelle flûte de Pan mourant aux\ntendresses des nymphes sorties des parfums barbares\nde la Mer.\nJ'ai dit que les ailes mécaniques font des archi-\ntectures ; j'ai vu une basilique d'argent qui se levait\ndans l'azur et les chœurs hiératiques étaient les fris-\nsonnantes hélices-HP.\nLes yeux de la jeunesse seront azurs lorsque les\nvents du sud donneront l'Aube aux jardins .\nMais pourquoi la lune ne veut-elle pas me faire\ncadeau de sa mélancolie, si bien le soleil m'a donné\nsa virilité\nNous voudrons bien nous évanouir dans :\nles Astres sont le silencieux orchestre des mondes\ninconnus„\net silence silence\ndanse\ndes lumières\n(des «PHARES »)"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaaz-1918-04-01-c009", "article_bluemountain": "bmtnaaz_1918-04_01#c009", "volume": "bmtnaaz_1918-04_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "5", "page_fin": "5", "image_debut": 5, "image_fin": 5, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz191804-01.2.9", "titre_corps": "Vient de paraître", "titre_sommaire": "Vient de paraître", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 5, "page_imprimee": "5", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz191804-01.1.5", "debut_caractere": 985, "fin_caractere_exclue": 1059, "texte": "Vient de paraître: Les ardoises du toit. Poèmes inédits de Pierre Reverdy."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaaz-1918-04-01-c010", "article_bluemountain": "bmtnaaz_1918-04_01#c010", "volume": "bmtnaaz_1918-04_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "6", "page_fin": "6", "image_debut": 6, "image_fin": 6, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz191804-01.2.10", "titre_corps": "SIGNE DE L'ILE DES PAQUES", "titre_sommaire": "SIGNE DE L'ILE DES PAQUES", "signature_source": "Tristan TZARA", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 6, "page_imprimee": "6", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz191804-01.1.6", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 886, "texte": "BOIS PARLANT OU INTELLIGIBLE\nSIGNE DE L'ILE DES PAQUES\nTristan TZARA.\nVIOLON LAMPES UNE QUEUE UNE LUMIÈRE BLANCHE\nTRÈS BLANCHE FUIR SOLEIL ET ÉTOILES ESCAR-\nGOT OU POISSONS VOLANTS DANS LA GARE UN PIED HUMAIN\nSALLE D'ATTENTE DES POTS DIFFÉRENTS EN TERRE CUITE DEUX\n[COUTEAUX\nUN OISEAU SUR LE POT EN TERRE CUITE\nL'AXE 4 HOMMES EN POSITIONS DIFFÉRENTES UNE ÉCHELLE\nICI LA COULEUR\nDES POTS A L'EAU EN NOIX UNE BARQUE ET 3 PORCS CHAPEAUX\n[POULES\nCOFFRE-FORT DE MATELOT CHIEN MANDOLINE DIFFÉRENTS\nPOISSONS LA TORTUE SUR PALMIER BAHUT VIDE UNE MAIN TRÈS\nGRANDE BLANCHE 28 OBJETS DIFFÉRENTS ET LE LARGE SON\nDE LA VITESSE EST LENTEUR FIXÉE DANS LES CADRES DE L'HORI-\n[ZON\nSIFFLE SIFFLE BLEU DE L'HOMME VOIS CE CACADOU SUR LE JET-\n[D'EAU SOLI-\nDIFIÉ SIFFLE OFFICIER DE MARINE SIFFLE\nLES CONTOURS SE MÉLANGENT\nSIFFLE DANS LA BLESSURE LA LUMIÈRE GRANDE AUTOMNALE QUI\n[HURLE?\nHURLE TRANSVERSALEMENT"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaaz-1918-04-01-c011", "article_bluemountain": "bmtnaaz_1918-04_01#c011", "volume": "bmtnaaz_1918-04_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "7", "page_fin": "7", "image_debut": 7, "image_fin": 7, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; 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Rome. —Ce triple numéro de la revue fondée a Rome p«r Prampolini\nest incontestablement très soigné et fait bien certainement avec amour. On y trouve des\npoèmes en français de Pierre Reverdy et Pierre Albert-Birot, en italien de Vittorio Oiazi,\nBino Samminiatelli, Maria D'Arezzo, Titta Rosa, R.D.M. Ferenzona, Vincenzo Fani, une étu-\nde sur l'architecture par Prampolini, la traduction du dernier article de Severini dans le\n\" Mercure de France \" des dessins de Prampolini, Calante, Giobbe.\n\"Plançons''— Revue franco-catalane d'art ec de littérature. - - Cette nouvelle revue, très\nsympathique d'aspect, désire, comme l'indique sa première page, aider les deux pays à se\nmieux connaître. 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Poème\nPetits poèmes quotidiens. — II...\nETC\nPIERRE ALBERT-BIROT.\n» » »\n» » »\nPEREZ-JORBA.\nARY JUSTMAN.\nGINO CANTARELLI.\nTRISTAN TZARA.\nPIERRE ALBERT-BIROT\n» » »\n» » »"}, {"page_pdf": 2, "page_imprimee": "2", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz191804-01.1.2", "texte": "Chronique quelquefois rimée.\nVernissages\n\nJe fus le 1er Mars 1918\nChez Rosenberg où le peintre Herbin\nExposait des tableaux\nRue de la Baume\nC'est une rue\nOù l'on ne voit que de la pierre\nEt l'on se dit en y entrant\nY-a-t-il des hommes ici\nOn pousse la petite porte entrouverte\nEt l'on en trouve\nTiens Cendrars bonjour\nTiens Soupault vous arrivez\nMoi je pars comment allez-vous\nÇa va bonjour Sever in i\nBonjour cher ami\nBonjour Max Jacob\nGanudissimo Canudissimo\nN'est-ce pas que c'est joli\nC'est qui a trouvé ça\nIl est plein d'esprit ce garçon là\nJe viens de lire un livre admirable\n11 n'est ni de ce temps-ci\nNi d'un autre\n11 n'est, ni cela ni ceci\nJe dis qu'il est tout simplement admirable\nC'est le journal d'un converti\nL'auteur se dit devant une fleur\nJe suis ému\nPourquoi suis-je ému\nC'est qu'il y a un Dieu\nPourquoi ai-je l'idée de Dieu\nC'est que j'ai la foi\nEt un beau matin\nIl rencontra Léon Blois\nEt le lendemain\nIl était à confesse\nC'est un livre admirable\nOui oui mon cher ami\nDonnons des coups de pioche\nDans notre poitrine\nCreusons creusons retrouvons-nous\nEt nous ferons des œuvres immortelles\nMes frères soyons humains\nAinsi parla le saint\nQue j'aime a voir\nPourtant il y avait sur les murs des tableaux\nExprès pourqu'on les regardât\nEt je les ai regardés\nLaissant en d'autres bras\nL'auteur du cornet à Dès\nEt je me suis dit\nLa peinture à l'huile\nC'est bien difficile\nSurtout la cubiste\nCar point d'apparence là-dedans\nQui puisse nous mettre dedans\nLe peintre seul est là dans chaque cadre\nEt s'il n'a rien dans la peau\nIl n'y a rien dans son tableau\nO cubiste soit beau\nOu ne soit pas\nCelui-ci me semble un homme aimable\nEt ses tableaux sont jolis\nMais aucun du moins tant que j'étais là\nN'a quitté le mur où il était accroché\nEt aucun visiteur n'a disparu\nEnfin il n'arriva rien de magique\nEt comme ma chronique\nDoit être véridique\nJe suis bien obligé de dire\nQu'à Madame André Lhote\nLes coques ont donné la colique\nEt le 17\nUn dimanche de tragique semaine\nJ'ai laissé mes pantoufles\nEt suis venu piano piano\nA l'exposition Van Dongen\nLe faubourg St Honoré\nOù Paul Guillaume l'Eclectique\nTient boutique\nEst tout triste le dimanche\nIl n'est plus habité\nQue par des maisons\nLe dimanche a des raisons\nQue l'amour ne connaît pas\nEt voici les dames vertes aux grands, yeux\nQui nous regardent\nEt que nousregardons"}, {"page_pdf": 3, "page_imprimee": "3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz191804-01.1.3", "texte": "Quelques unes sont nues\nD'autres sont habillées\nToutes sont fardées\nBeaucoup sont parait-il à vendre\nMais aucune ne se donne\nCes dames en vérité\nSont très décoratives\nR faut bien que tout le monde vive\nEt dans la vitrine au fond\nJ'ai longuement contemplé\nDe superbes bois nègres\nQui se foutaient pas mal de nous\nEt que ce soit dimanche\nEt des dames d'à côté\nQuoiqu'elles soient vertes et nues\nEt n'en pensaient pas moins\nSur la table à l'entrée\nLes revues de Paris\nDe Rome et Barcelone\nQui se respectent\nEtaient représentées\nMais Sic qui fait toujours\nUn peu l'ours\nS'était soigneusement dissimulé\nSous les autres\nQu'avait-il à faire ici en effet\nPour vivre heureux vivons cachés\nEt mettant cette maxime en pratique\nJe suis allé promener mes pensées\nAux Champs-Elysées\nOù les enfants achetaient pour cinq sous\nLes ballons verts les ballons bleus\nThérésiarques mamelles\nEt j'ai regardé Guignol\n\nP. A. B.\n\nTHÉÂTRE ANTOINE\nLes Essais de Gémier\nP. A.-B.\nErrare Dans une page parue en octobre 1916 sur le théâtre j'avais admis, ent'r'autres\nmoyens, des acteurs dans la salle. Le désir de baigner le plus possible les spectateurs dans\nune atmosphère d'art m'avait alors donné ce mauvais conseil au détriment de l'art lui-mê-\nme. A quelques temps de là j'ai entrepris d'écrire le polydrame dont la représentation est\nannoncée (sous toutes réserves ) \" LAROUNTALA \" . Conformément à mon plan initial l'action\nétait sur la scène et parmi le public. Mais un jour vint, un bienheureux jour où je pris net-\ntement conscience de mon inconséquence, et je m'aperçus que j'allais adorer ce que je\nvoulais brûler. Oue voulons-nous? Retrouver l'art dans toute sa pureté', c'est a dire réagir\ncontre le réalisme qui ne voit dans l'art qu'imitation des apparences, l'art trompe-l'œil, l'art\ntrompe-tout. Or faire descendre l'action de la scène dans la salle qu'est-ce autre chose que\npousser plus loin le réalisme d'apparences? Et Gémier, continuateur d'Antoine, estparfa i-\ntement logique avec lui même en adoptant cette façon de voir comme je crois être logique\navec moi-même en la condamnant. Je m'étais dit tout cela et j'avais ordonné à tous mes\npersonnages de remonter sur la scène et de n'en plus descendre. Pourtant puisqu'une ex-\npérience était faite à portée de mes yeux, j'ai voulu voir. J'ai vu. Pratique a pleinement\nconfirmé théorie. Cet escalier qui reunit la scène àla salle n'a d'autre effet naturellement\nque de faire descendre l'œuvre à terre et ainsi 011 arrive à faire un tout petit monsieur du\nsurhomme Shakespeare qui ferait je crois une gueule s'il pouvaitpar hasard s'échapper et\nvenir passer une soirée boulevard de Strasbourg.Oui, je sais, 011 peut gagner à ces entrées\nimprévues un perpétuel réveil de l'attention, mais cela est un petit moyen qu'il convient de\nlaisser aux auteurs pauvres et ce n'est pas pour obtenir cette surprise facile que nous met-\ntrons l'art par terre. L'art est un monde créé par l'homme et l'homme doitle contempler à\ndistance et c'est plus qu'une erreur, à mon sens, que de mettre ce monde à portée de la\nmain. Pour ma part je voudrais au contraire que la scène fût encore plus séparée, inten-\ntionnellement, de la salle, par sa forme, sa matière et son cadre. Dans la page citée plus\nhaut j'avais envisagé une scène plate-forme périphérique tournante, avec cette présentation\nle public est en effet au sein de l'action, mais pourtant l'œuvre demeure sur la scène, l'ac-\nteur reste acteur et le spectateur spectateur. Que penseriez-vous d'un peintre qui conti-\nnuerait son tableau sur le cadre ?"}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz191804-01.1.4", "texte": "Par pneumatique\nà Pierre Albert-Birot\nJ. PEREZ-JORBA.\nLe jour que je suis allé vous voir\nvous avez failli tomber sur mon cadavre\nj'avais tant de neige sur ma poitrine\npour vous parler pour entendre\nje m'efforçais surtout de Vivre\net j'étais si pâle\nme Voici de nouveau à votre porte\navec un sourire plus malin\nadieu adieu les vilaines heures\ni\nje donne mon bras amoureux à Demain\navec une Voix bien plus forte\npour tuer l'occulte assassin\navant qui celui n'assassine le poète\nmais dites poète sera-ce en vain?\nque le diable alors m'emporte\navec tout le sang de mon pauvre cœur\n\nPAYSAGE\nARY JUSTMAN.\nLignes d'éclairs, clés jïgures liiérogfypliigues\njetées au caprice des éléments sur un Jond noir du\ncief :\nIxe paysage de mes pensées\niDans les sentiments je m'engoujfre*"}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "5", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz191804-01.1.5", "texte": "Dieux-LUMIÈRE\nGino Cantarelli.\nà Paul Dermêe.\nLes avions modèlent l'atmosphère\nEt le hibou-Soleil roule au travers de la\nTerre idolâtre.\nSi pour les deux lunaires une nocturne cavalcade\nde nuages nous dicte le roman de l'Air, je voudrais\npouvoir vivre le poème des Etoiles.\nL'horizon m'a bien chanté — un soir — son éter-\nnité : peut-être la nouvelle flûte de Pan mourant aux\ntendresses des nymphes sorties des parfums barbares\nde la Mer.\nJ'ai dit que les ailes mécaniques font des archi-\ntectures ; j'ai vu une basilique d'argent qui se levait\ndans l'azur et les chœurs hiératiques étaient les fris-\nsonnantes hélices-HP.\nLes yeux de la jeunesse seront azurs lorsque les\nvents du sud donneront l'Aube aux jardins .\nMais pourquoi la lune ne veut-elle pas me faire\ncadeau de sa mélancolie, si bien le soleil m'a donné\nsa virilité\nNous voudrons bien nous évanouir dans :\nles Astres sont le silencieux orchestre des mondes\ninconnus„\net silence silence\ndanse\ndes lumières\n(des «PHARES »)\n\nVient de paraître: Les ardoises du toit. Poèmes inédits de Pierre Reverdy."}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "6", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz191804-01.1.6", "texte": "BOIS PARLANT OU INTELLIGIBLE\nSIGNE DE L'ILE DES PAQUES\nTristan TZARA.\nVIOLON LAMPES UNE QUEUE UNE LUMIÈRE BLANCHE\nTRÈS BLANCHE FUIR SOLEIL ET ÉTOILES ESCAR-\nGOT OU POISSONS VOLANTS DANS LA GARE UN PIED HUMAIN\nSALLE D'ATTENTE DES POTS DIFFÉRENTS EN TERRE CUITE DEUX\n[COUTEAUX\nUN OISEAU SUR LE POT EN TERRE CUITE\nL'AXE 4 HOMMES EN POSITIONS DIFFÉRENTES UNE ÉCHELLE\nICI LA COULEUR\nDES POTS A L'EAU EN NOIX UNE BARQUE ET 3 PORCS CHAPEAUX\n[POULES\nCOFFRE-FORT DE MATELOT CHIEN MANDOLINE DIFFÉRENTS\nPOISSONS LA TORTUE SUR PALMIER BAHUT VIDE UNE MAIN TRÈS\nGRANDE BLANCHE 28 OBJETS DIFFÉRENTS ET LE LARGE SON\nDE LA VITESSE EST LENTEUR FIXÉE DANS LES CADRES DE L'HORI-\n[ZON\nSIFFLE SIFFLE BLEU DE L'HOMME VOIS CE CACADOU SUR LE JET-\n[D'EAU SOLI-\nDIFIÉ SIFFLE OFFICIER DE MARINE SIFFLE\nLES CONTOURS SE MÉLANGENT\nSIFFLE DANS LA BLESSURE LA LUMIÈRE GRANDE AUTOMNALE QUI\n[HURLE?\nHURLE TRANSVERSALEMENT"}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "7", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz191804-01.1.7", "texte": "DEUX POÈMES\n\nSentier Battu\nRase-toi de près\nIl fait soleil\nTu bois donc la lumière\nQue tu es ivre aujourd'hui\niiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiimiiii\nCours cours en ouvrant les bras\nLivre-toi tout entier\nComme une fleur\nririririririririririririririri\ntrrrrtrrrrtrrrrtrrrrrrrrr\nOui je sais tu m'attends au coin du pont\nEst-ce que les heures sont passées\nLa guerre est-elle finie\nDes pieds quand il y a de la boue\nMais quand le ciel est bleu\n\nPETITS POEMES QUOTIDIENS\nPierre ALBERT-BIROT.\nII\nUn son\nIl a traversé tous les murs\nEt les murs l'ont laissé passer\nJe ne vois pas par où\nIl veut me traverser moi-même\nEt le voici qui ressort\nPoème"}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "8", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz191804-01.1.8", "texte": "ETC...\nP. A. B\nCarlo Carra —Raimondi. Bologne 1918. Nous ne pouvons aujourdh ni étudier celte pla-\nquette consacrée au peintre Carlo Carra qui nous parait le plus sympathique d'entre les\nfuturistes justement parce qu'il semble s'éloigner d'eux. Nous voyons ici, et dans le catalo-\ngue d'une récente exposition, des reproductions d'oeuvres qui montrent chez leur auteur\nun vif intérêt pour l'art nègre, pour Rousseau, pour Chirico. Ce sont là d'excellentes inten-\ntions classiques: l'avenir nous dira si Carlo Carra est venu là par raisonnement ou par nature-\n\"Noi\" Nos 2.3.4. Rome. —Ce triple numéro de la revue fondée a Rome p«r Prampolini\nest incontestablement très soigné et fait bien certainement avec amour. On y trouve des\npoèmes en français de Pierre Reverdy et Pierre Albert-Birot, en italien de Vittorio Oiazi,\nBino Samminiatelli, Maria D'Arezzo, Titta Rosa, R.D.M. Ferenzona, Vincenzo Fani, une étu-\nde sur l'architecture par Prampolini, la traduction du dernier article de Severini dans le\n\" Mercure de France \" des dessins de Prampolini, Calante, Giobbe.\n\"Plançons''— Revue franco-catalane d'art ec de littérature. - - Cette nouvelle revue, très\nsympathique d'aspect, désire, comme l'indique sa première page, aider les deux pays à se\nmieux connaître. La direction s'empresse de nous promettre qu elle seia d un espiit très\néclectique, en présence de cette largeur de vue je recule un peu et j'attends.\n\nLes Mamelles de Tirésias\nPARIS\nDRAME SURREALISTE DE Guillaume APOLLINAIRE.\nUn. volume in-16 jésus. Prix ; 5 francs.\nLa Revue expédie franco sur mandat ou contre remboursement.\nJoindre 0 fr. 30 à toute demande de spécimen.\nJoindre un timbre à toute [demande de renseignements.\nAbonnements pour l'Année 1918\nParis..... 5 fr. Province 5 fr. 50. Etranger.... 6 fr. 50\nRéduction de 50 0/0 aux mobilisés qui en feront la demande.\nEdition de luxe (tirage à 6 exemplaires sur chine numérotés) 75 fr.\n(Année 1916 Année 1917 Années 1916-17 Les 3 Années\nrénnies.\nComplète 12 fr. Complète 9 fr. Complètes 18 fr.\nI Sans le ir 1 7 fr. Sans le 18 ou le 14 6 fr. Années 1916 et 18 15 2© fr\nSans le 17 4 fr. Années 1917 et 18 12\nVente au numéro :\nNos 1et17 : 5 fr. -N*18et 14 : 3 fr. -N- 8-9-10: 2,75.- N- 7 : 2,25. -N*3: 2 fr.\nN- 2 : 1 fr. - N* 24 : 0,75 - N- 4, 5, 9, 11, 12, 13, 15, 16, 19-20, 21-22, 23 : 0,50.\nImp. Spéciale de \" Sic \".\nLe gérant : Pierre ALBERT-BIROT."}]}