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Comme nous ne devons rien ignorer des recherches qui se font,\nautour de nous il nous a paru bon de signaler ces essais des futuristes,\nnous donnons sur la couverture une reproduction de marionnettes et ci-\ndessous la traduction d'un article du poète Italien Settimelli, tout cela\nne peut nous donner évidemment qu'une idée très incomplète de ce que\npeut être la réalisation, c'est pourquoi nous bornant à faire œuvre d'infor-\nmateur nous attendrons d'avoir vu pour émettre une opinion."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaaz-1918-11-02-c006", "article_bluemountain": "bmtnaaz_1918-11_02#c006", "volume": "bmtnaaz_1918-11_02", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "2", "page_fin": "2", "image_debut": 2, "image_fin": 2, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz191811-02.2.6", "titre_corps": "Les Ballets Plastiques au \"Téatro dei Piccoli\"", "titre_sommaire": "Les Ballets Plastiques au \"Téatro dei Piccoli\"", "signature_source": "P. 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L.\nAujourd'hui seront présentés pour la première fois au public\nromain les ballets plastiques créés par DEPERO le peintre ita-\nlien le plus \" bruyamment gai et coloré et Gilbert CLAVEL\nl'humoriste délicat de \" l'lnstituto dei suicidi\nJ'ai assisté aux répétitions Les sensations que j'en ai retirées\nsont parmi les plus étranges de ma vie \" d'explorateur spirituel\nLes marionnettes construites par DEPERO nous entraînent\ndans un monde de déformation, de rigidité, d'harmonies nouvel-\nles faisant naître en nous tous les instincts les plus ingénus, les\nles plus puérils les plus simplistes et nous immergeant ainsi\ndans une joie naïve intense, d'autant plus difficile à comprendre\net à analyser que notre vie est aujourd'hui compliquée et fébrile.\nJe ne veux pas dire par là que les Ballets Plastiques de De-\npero de Clavel soient un essai de néoprimitivisme. Cela pourrait\nsembler vrai à un observateur superficiel mais à la vérité, cer-\ntaines simplicités apparentes sont souvent le fruit des plus labo-\nrieuses recherches.\nCes ballets sont en somme l'une des expressions les plus fu-\nturistes de notre esprit moderne. Il v a des tableaux qui devien-\nnent danses, des couleurs et des volumes qui aspirent à la musi-\nque.\nGrâce à eux, le publique amusé et distrait par les tapageuses\nviolences des couleurs et par les poses bouffones des marionnettes\nsera \" tenaillé \" par les sensations les plus inattendues.\nAutre point capital: le spectacle sera très amusant, chose très\nrare quand il s'agit d'essais nouveaux \" nella profondità miste-\nriosa dello spirito \". Il semble que \" l'ennui '' soit l'unique cou-\nleur possible de l'art profond.\nJe retiens que les ballets plastiques sont une tentative de la\nplus grande importance, en faveur de la renaissance théâtrale qui\nne peut avoir lieu qu'en faisant appel à l'originalité absolue et en\nnous débarrassant de tous les envahisseurs: Ibsen le premier\nde tous.\nSETTIMELLI."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaaz-1918-11-02-c007", "article_bluemountain": "bmtnaaz_1918-11_02#c007", "volume": "bmtnaaz_1918-11_02", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "3", "page_fin": "4", "image_debut": 3, "image_fin": 4, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz191811-02.2.7", "titre_corps": "POÈMES", "titre_sommaire": "POÈMES", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 3, "page_imprimee": "3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz191811-02.1.3", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1640, "texte": "POÈMES\n\n14 heures soir\nJ. 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ÎU£H 7 tl\nocéan de fraîcheur petite ville de province a MigidanB\nle viola du coucher bourgeois àla promenade avec\nles petites filles aux jardins délassants»..; •aa i i > I \\'H\nPoésie été (le soupirs de deifadèbC'é- Ancien-\nA . l't 1 JD p h tillO'S 4HIO'Î DJD'VJ\nnés soies d'argent sur les arbres arides pénombnesßran-\ngles rouges et blancs-aïoles dé l'Est\nd'agilité impossibilité chaud chaud encore\nce soir viendra la hme-tranqùilïê et graiidé sur\nles cubes des maisons lente sur les rues désertes\noù seule itpc: nénie hsintaine ,qnalade parlera aux\nidoles de la nuu ...\n- : • >\"p: G: ■• O Mit» «li>rt » V.♦ 1..\nmais liélas—je vais nie promener -clans ua 1 ouïe dans\nl'électricité or ' riïèi'cure 1 ' ••:éWurêvabt\ndlfd'l'i {iili n * i < ?-! \\îî•; Vi 0 I >' ? \\ If î\nune folie quelconque.\nH.îl-'îi-.lh MTp 'IOHpD i 'g]\ninoïsilg îfjj) * Gino >:GÂN l ARELLI\niinoi ; 8 lioiop, g! ûo \"îuin d <om;L :*.•> Jurai g.!\n1! i **>! < Ijîht/h'i d) h,IO(i 11/.\ns lit MlUtUi lUI M p r, 7 n fi '1 '/.pi i;f S \"> JurbiroJad uO\nOfbm'ïODG 7i V t.) ÎMin M -PUM. 7v\"i F\n.bifiu hj -m Migraine\n0î f i /\nDes bouffées d'air comme'défe1 notés dé hhfsique\ndes cris de sirèhè sùr 'la Seine\n10 b zuo\\u:\\\népars et sale ,\n1 H'rdfdJ B'd: G.-dih'io <-> J\nde l'opale qui s'étale sur ronde pâle M y r>}j\nciel Creux\net cette atroce migraine ,r i i. :il »/;\n■ . >:. , i : i).- 11. 1 !r. » i\njuste au moment où j'allais être Jhom'eqx ~.j\nla lumière se baigne dansif la donfaine\nMil G i \"i iH > I\nijp fx o; V >• *>7 \" or ri 7 qr\nA V>U VkJL lk—À\\. v k»-<6», l/ *i St»L tpji Ji L.4. 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Quelque jour, si je deviens vieux, je me divertirai à conter\nl'histoire de Sic pendant la guerre, histoire où il sera sans doute beaucoup parlé du\ngrand chef de famille qui vient de mourir.\nPoème publié dans le n° 4 de Sic."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaaz-1918-11-02-c012", "article_bluemountain": "bmtnaaz_1918-11_02#c012", "volume": "bmtnaaz_1918-11_02", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "6", "page_fin": "6", "image_debut": 6, "image_fin": 6, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz191811-02.2.9", "titre_corps": "Note 12 sur la poésie nègre", "titre_sommaire": "Note 12 sur la poésie nègre", "signature_source": "TRISTAN TZARA", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 6, "page_imprimee": "6", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz191811-02.1.6", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 2151, "texte": "Note 12 sur la poésie nègre\nTRISTAN TZARA (1917)\nFixer ait point où les forces se sont accumulées, d'où le sens\nformulé jaillit, le rayonnement invisible de la substance, la relation\nnaturelle mais cachée et juste, naïvement, sans explication,-naïve-\nment.\nLa beauté d'arrondir et de régler, en formes, en construc-\ntions, les images d'après leur poids, couleur, matière,-ou d'ar-\nranger planement les valeurs les densités matérielles et dura-\nbles. Sans subordonner. Classification dans les opéras comiques\nsanctionnée par l'esthétique des accessoires. (G, mon tiroir nu-\nméro ABSOLU. )\nJ'ai peur d'entrer dans telle maison où les balcons les 1,1 orne-\nments \" sont soigneusement collés aux murs. Pourtant le so-\no\nleil, les étoiles continuent à vibrer et bourdonnent librement\ndans l'espace - mais j'ai peur d'identifier les hypothèses explica-\ntives ( probable asphixiant ) aux principes de la vie, l'activité,\nla certitude.\nLe crocodile couve la vie future la pluie tombe pour le silence\nvégétal; on n'est pas créateur par analogie; la beauté des satel-\nlites - enseignement de lumière-nous contentera car nous ne soin-\nmes pas Dieu que pour le pays de notre connaissance dans les\nlois que nous vivons l'expérience sur terre, des deux cotés de\nnotre équateur, dans nos frontières: exemple parfait de l'infini\nque nous pouvons contrôler -la sphère.\nArrondir et régler en formes, en constructions, les images d'a-\nprès leur poids, couleur, matière, -ou arranger planement les va-\nleurs, les densités matérielles et durables par la personnelle dé-\ncision et fermeté inébranlable de la sensibilité, compréhensibi-\nlité adéquate à la matière transformée, tout près des veines et\ns'y trottant en souffrance pour la joie présente, définitive. On\ncrée un organisme, quand les éléments sont prêts à la vie. La\npoésie vit d'abord pour les fonctions de danse, religion, musi-\nque, travail.\nPrécédant la note sur la relation entre la poésie nègre et la poésie nouvelle. 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PARIS\nPx : *\n(ÉTRANGER I\n3« ANNÉE\nNOVEMBRE 1918\nParait deux fois par mois\nN° 84 2e N 9 de Novembre\nDeux Marionnettes, de DEPERO\ncliins : 6 exemplaire\nEXEMPLAIRE !M'\n\nDANS CE NUMÉRO\nDeux Marionnettes, d'après un dessin de DEPERO.\nDes ballets plastiques..... P. L.\n14 heures soir (Poème) G. CANTARELLI.\nMigraine (Poème) J. PEREZ-JORBA.\nDeux poèmes de PIERRE REVERDY\nGuillaume Apollinaire PIERRE ALBERT-BIROT\nNote 12 sur la poésie nègre... TRISTAN TZARA.\nMatoum et Tévibar. Suite).... PIERRE ALBERT-BIROT\n\nBallerino per BALLI PLASTICI di DEPERO CLAVEL\nel Teatro dei piccoli ... 1918 Roma"}, {"page_pdf": 2, "page_imprimee": "2", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz191811-02.1.2", "texte": "Les ballets plastiques.\n— Ces ballets ont été donnés à Borne le 15\nAvril 1918. Comme nous ne devons rien ignorer des recherches qui se font,\nautour de nous il nous a paru bon de signaler ces essais des futuristes,\nnous donnons sur la couverture une reproduction de marionnettes et ci-\ndessous la traduction d'un article du poète Italien Settimelli, tout cela\nne peut nous donner évidemment qu'une idée très incomplète de ce que\npeut être la réalisation, c'est pourquoi nous bornant à faire œuvre d'infor-\nmateur nous attendrons d'avoir vu pour émettre une opinion.\n\nLes Ballets Plastiques au\n\"Téatro dei Piccoli\"\nTrad. P. L.\nAujourd'hui seront présentés pour la première fois au public\nromain les ballets plastiques créés par DEPERO le peintre ita-\nlien le plus \" bruyamment gai et coloré et Gilbert CLAVEL\nl'humoriste délicat de \" l'lnstituto dei suicidi\nJ'ai assisté aux répétitions Les sensations que j'en ai retirées\nsont parmi les plus étranges de ma vie \" d'explorateur spirituel\nLes marionnettes construites par DEPERO nous entraînent\ndans un monde de déformation, de rigidité, d'harmonies nouvel-\nles faisant naître en nous tous les instincts les plus ingénus, les\nles plus puérils les plus simplistes et nous immergeant ainsi\ndans une joie naïve intense, d'autant plus difficile à comprendre\net à analyser que notre vie est aujourd'hui compliquée et fébrile.\nJe ne veux pas dire par là que les Ballets Plastiques de De-\npero de Clavel soient un essai de néoprimitivisme. Cela pourrait\nsembler vrai à un observateur superficiel mais à la vérité, cer-\ntaines simplicités apparentes sont souvent le fruit des plus labo-\nrieuses recherches.\nCes ballets sont en somme l'une des expressions les plus fu-\nturistes de notre esprit moderne. Il v a des tableaux qui devien-\nnent danses, des couleurs et des volumes qui aspirent à la musi-\nque.\nGrâce à eux, le publique amusé et distrait par les tapageuses\nviolences des couleurs et par les poses bouffones des marionnettes\nsera \" tenaillé \" par les sensations les plus inattendues.\nAutre point capital: le spectacle sera très amusant, chose très\nrare quand il s'agit d'essais nouveaux \" nella profondità miste-\nriosa dello spirito \". Il semble que \" l'ennui '' soit l'unique cou-\nleur possible de l'art profond.\nJe retiens que les ballets plastiques sont une tentative de la\nplus grande importance, en faveur de la renaissance théâtrale qui\nne peut avoir lieu qu'en faisant appel à l'originalité absolue et en\nnous débarrassant de tous les envahisseurs: Ibsen le premier\nde tous.\nSETTIMELLI."}, {"page_pdf": 3, "page_imprimee": "3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz191811-02.1.3", "texte": "POÈMES\n\n14 heures soir\nJ. PEREZ-JORBA.\nGrande simphonie barbare\npaysage de l'après-midi\n4î! ÎU£H 7 tl\nocéan de fraîcheur petite ville de province a MigidanB\nle viola du coucher bourgeois àla promenade avec\nles petites filles aux jardins délassants»..; •aa i i > I \\'H\nPoésie été (le soupirs de deifadèbC'é- Ancien-\nA . l't 1 JD p h tillO'S 4HIO'Î DJD'VJ\nnés soies d'argent sur les arbres arides pénombnesßran-\ngles rouges et blancs-aïoles dé l'Est\nd'agilité impossibilité chaud chaud encore\nce soir viendra la hme-tranqùilïê et graiidé sur\nles cubes des maisons lente sur les rues désertes\noù seule itpc: nénie hsintaine ,qnalade parlera aux\nidoles de la nuu ...\n- : • >\"p: G: ■• O Mit» «li>rt » V.♦ 1..\nmais liélas—je vais nie promener -clans ua 1 ouïe dans\nl'électricité or ' riïèi'cure 1 ' ••:éWurêvabt\ndlfd'l'i {iili n * i < ?-! \\îî•; Vi 0 I >' ? \\ If î\nune folie quelconque.\nH.îl-'îi-.lh MTp 'IOHpD i 'g]\ninoïsilg îfjj) * Gino >:GÂN l ARELLI\niinoi ; 8 lioiop, g! ûo \"îuin d <om;L :*.•> Jurai g.!\n1! i **>! < Ijîht/h'i d) h,IO(i 11/.\ns lit MlUtUi lUI M p r, 7 n fi '1 '/.pi i;f S \"> JurbiroJad uO\nOfbm'ïODG 7i V t.) ÎMin M -PUM. 7v\"i F\n.bifiu hj -m Migraine\n0î f i /\nDes bouffées d'air comme'défe1 notés dé hhfsique\ndes cris de sirèhè sùr 'la Seine\n10 b zuo\\u:\\\népars et sale ,\n1 H'rdfdJ B'd: G.-dih'io <-> J\nde l'opale qui s'étale sur ronde pâle M y r>}j\nciel Creux\net cette atroce migraine ,r i i. :il »/;\n■ . >:. , i : i).- 11. 1 !r. » i\njuste au moment où j'allais être Jhom'eqx ~.j\nla lumière se baigne dansif la donfaine\nMil G i \"i iH > I\nijp fx o; V >• *>7 \" or ri 7 qr\nA V>U VkJL lk—À\\. v k»-<6», l/ *i St»L tpji Ji L.4. JL. aJL"}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz191811-02.1.4", "texte": "Espace au fond du couloir\nJ'ai ouvert l'horizon d'un geste\nSur la porte de la maison\nLa clef manque\nEt la saison reste\nOn tourne à gauche\nEn attendant\nIl vient un reste de raison\nAutour les collines se ferment\nOn ne peut pas sortir\nC'est long\nEt le ciel que le vent entraîne\nLes cheminées clouent les maisons\nCette robe rouge qui traîne\nTous les regards sont au balcon\nOn voudrait sortir de l'arène\nPartir\nDehors\nOù sont les horizons\n\nAvant I'horloge\nPIERRE REVERDY\nJe crois qu'on descend\nl a nuit monte\nLes chiens sont sur le boulevard\nEt les hommes sont en retard\nLe papier gris déteint\nLes voitures qui glissent\nLe bruit est dans le mur où le soleil s'éteint\nAu bout de l'avenue tous les êtres périssent\nOn entendait chanter il n'y a qu'un moment\nTrois rues forment ta main qui s'accroche\nEt tu meurs\nVille\nAux sons innombrables\nLes cloches\nBijoux d'or\nLes oreilles des places\nEcoutent ce qu'on dit\nDans la maison d'en face\nEt moi je dors\nL'esprit étendu sur la pierre\nLes bras sous les coussins\nCherchant une prière\nPour la fin"}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "5", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz191811-02.1.5", "texte": "LePoète Guillaume Apollinaire est mort le 9 Novembre 1918 1\nPierre ALBERT-BIROT\nEt se* autres poèmes où sont-ils ?\nLes cloches viennent de sonner la fin de la guerre, les canons vien-\nnent de tonner la fin de la guerre et la victoire et je dois écrire de\nla mort de Guillaume Apollinaire.\nJe reste tout arrêté quand je considère ces deux mots accolés :\nGuillaume Apollinaire mort.\nSic en était àsa Bme8me page, j'en étais le seul rédacteur, j'étais\ninconnu de tous, isolé, suspect : Apollinaire me donna pour Sic ce\npetit diamant : L'AVENIR (2)\nRegardons nos mains\nQui sont la neige\nLa rose et l'abeille\nAinsi cpie l'avenir\nSic en était àsa Bme8me page et voici, déjà, que vers sa 250œe il\ndoit porter ces mots : Le poète Guillaume Apollinaire est mort\nle 9 Novembre 1918.\nPourtant il avait encore tant à dire, tant à faire parmi nous,\ncar je sais, moi, car nous savons tous, qu'il lui restait encore\ntant et tant de choses à dire, et je sais aussi tant et tant de cho-\nses qu'il a dites et qu'on n'a pas encore entendues.\nC'est tout ce que je dirai sur ta mort, Apollinaire, car ton\noeuvre certes est cligne de toutes les colères qu'il a suscitées, il\nvaut beaucoup mieux que des louanges d'oraison funèbre, et les\ncolères vont tomber maintenant que l'homme n'est plus et l'œu-\nvre— quoique inachevé sera là, inéxorablement.\nle i l Novembre 1918\nW J'ai bien connu Guillaume Apollinaire, nous avons travaillé pas mal ensemble, je l'ai\nvu un peu à toutes les heures dans les hauteurs qu'il habitait Boulevard St Germain, et\ndevant sa table à toilette, v devant sa table à manger, devant sa table à écrire il m'a\ndit de fort belles choses. Quelque jour, si je deviens vieux, je me divertirai à conter\nl'histoire de Sic pendant la guerre, histoire où il sera sans doute beaucoup parlé du\ngrand chef de famille qui vient de mourir.\nPoème publié dans le n° 4 de Sic."}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "6", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz191811-02.1.6", "texte": "Note 12 sur la poésie nègre\nTRISTAN TZARA (1917)\nFixer ait point où les forces se sont accumulées, d'où le sens\nformulé jaillit, le rayonnement invisible de la substance, la relation\nnaturelle mais cachée et juste, naïvement, sans explication,-naïve-\nment.\nLa beauté d'arrondir et de régler, en formes, en construc-\ntions, les images d'après leur poids, couleur, matière,-ou d'ar-\nranger planement les valeurs les densités matérielles et dura-\nbles. Sans subordonner. Classification dans les opéras comiques\nsanctionnée par l'esthétique des accessoires. 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Dépositaire pour la Suisse : LIBRAIRIE KUNDIG.\nrue du llhône, 4. GENÈVE.\nt Abonnements pour l'Année 1918 ;\nParis 5 fr. Province... 5 fr. 50. Etranger.... 6 fr. 50\nRéduction de 50 0/0 aux mobilisés qui en feront la demande.\nEdition de luxe (tirage à 6 exemplaires sur chine numérotés) 75 fr.\n1 Année 1916 Année 1917 Années 1916-17 Les 3 Années\nréunies.\nJ Complète 12 fr. Complète 9 fr. Complètes 18 fr.\nSans le n* 1 7 fr. Sans le 18 ou le 14 6 fr. Années 1916 et 18 15 20 fr.\nSans le 17 4 fr. Années 1917 et 18 12\nfî\nVente au numéro :\nN»» 1 et 17 : 5 fr. -N* 18 et 14 : 3 fr. - N- 8-9-10 : 2,75. -N- 7 : 2,25. -N* 3: 2 fr.\nN- 2 : 1 fr. - N* 24 : 0,75 - N- 4, 5, 6, 11, 12, 13, 15, 16, 19-20, 21-22, 23 : 0,50.\nE— ■ ;^===ii£siiiiiïsaMi™Miiïnir»Tm\"\"ïTii\"riinïiiwn»i'\"'ii^^\nImp. Spéciale de \" Sic\ni.e gérant : Pierre ALBERT-BÎROT."}]}