{"numero_id": "bm-bmtnaaz-1919-11-15-01", "volume": "bmtnaaz_1919-11-15_01", "ocr_sha256": "d271f54f64b7e01f3b4a13cecb6f560e9cb6349b03d6b18bde23d90ed65e232d", "source_tei": "https://github.com/Princeton-CDH/bluemountain-transcriptions/blob/main/periodicals/bmtnaaz/issues/1919/11/15_01/bmtnaaz_1919-11-15_01.tei.xml", "source_mets": "https://github.com/pulibrary/BlueMountain/blob/main/metadata/periodicals/bmtnaaz/issues/1919/11/15_01/bmtnaaz_1919-11-15_01.mets.xml", "url_numero": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz19191115-01", "articles": [{"article_id": "bm-bmtnaaz-1919-11-15-01-c001", "article_bluemountain": "bmtnaaz_1919-11-15_01#c001", "volume": "bmtnaaz_1919-11-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 1", "page_fin": "couv. 1", "image_debut": 1, "image_fin": 1, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz19191115-01.2.1", "titre_corps": "DANS CE NUMÉRO :", "titre_sommaire": "DANS CE NUMÉRO :", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 1, "page_imprimee": "couv. 1", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz19191115-01.1.1", "debut_caractere": 316, "fin_caractere_exclue": 413, "texte": "DANS CE NUMÉRO :\nL'Homme La Ville Le Voyage\nPA V Roc H (yH F Y\nIllustration\nde\nLÉO POU) SCP YA CE"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaaz-1919-11-15-01-c003", "article_bluemountain": "bmtnaaz_1919-11-15_01#c003", "volume": "bmtnaaz_1919-11-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "397", "page_fin": "397", "image_debut": 3, "image_fin": 3, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz19191115-01.2.3", "titre_corps": "[Sans titre]", "titre_sommaire": "[Sans titre]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 3, "page_imprimee": "397", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz19191115-01.1.3", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 687, "texte": "J'ai vu les maisons nouées comme les anneaux\nd'une chaîne l'une à côté de l'autre, cousues de flanc -\nla grandeur de la nature confirmée par l'effort humain :\nla cent millième partie de la ville, la rue\nElément insaisissable dont ne se doutera jamais l'ahu-\nrissement général\nessence d'un paysage, force majeure où domine le mystère\nsurprise de la dernière cime - expiration, là où les\ntoits s'entremêlent comme les vagues de la mer.\nQui trouvera le moyen de naviguer sur ces angles\nhissés en pointe ! la violence cassante des cheminées,\nlances menaçant la sécurité du navire\nVille ! attribut de l'univers marqué sur la liste de\ntoutes les énumérations accrochée au sommet de\nl'Eternité."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaaz-1919-11-15-01-c004", "article_bluemountain": "bmtnaaz_1919-11-15_01#c004", "volume": "bmtnaaz_1919-11-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "399", "page_fin": "412", "image_debut": 5, "image_fin": 18, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz19191115-01.2.4", "titre_corps": "L'homme – La ville – Le voyage.", "titre_sommaire": "L'homme – La ville – Le voyage.", "signature_source": "Roch GREY", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 5, "page_imprimee": "399", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz19191115-01.1.5", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 887, "texte": "L'homme - La ville - Le voyage.\n\nA-t-on jamais sondé dans son essence l'élément\n\" ville \" , cet impénétrable isolateur, ne laissant par-\nvenir aux hommes aucun fluide direct venant de l'é~\ncorce terrestre, de la même qui fit parvenir à l'état\nactuel la première cellule organique née de son con-\nsentement,\nLe produit servant à créer cette surface tellement\nartificielle qui constitue la ville, c'est surtout la pier-\nre, d'autres corps moins denses, plus capables de deve-\nnir n'importe quelle liqueur vaporisable, c'est autant\nd'incompatibilités obligées de s'unir sous la pression\nétrangère à leur essence.\nIl est probable que cette lutte - répugnance - natu-\nrelle, pousse les parcelles d'éléments contraires à se\nserrer le plus possible, apparemment pour se détrui-\nre, en réalité pour devenir suivant la volonté de l'hom-\nme, une pièce de haute densité insensible au feu et à l'eau"}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "400", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz19191115-01.1.6", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1420, "texte": "Obéissant aux résultats absolument imprévus de leur\nvoisinage impossible dans leur état naturel, ces corps\ncréent, à leur tour, suivant l'inertie accidentelle du\nfait, des étals de matière don! aucune science ne s'est\njamais préoccupée.\nLes différences de la vitesse moléculaire, propre à\nchaque étape - manifestation de la matière, compliquent\nle procès chimique se passanl entre un clou et une\npoutre où il est enfoncé, leur action réciproque, s'ac-\ncentue dans un parcours de temps aussi long que\nl'exige la fusion possible de leur deux vitesses telle-\nment différentes.\nQui connaît le résultat - extériorisation de ce travail\ninvisible s'effectua ni, sans discontinuer dans le mélan-\nge formidable qui constitue la ville.\nProduit aussi définitif que les diamants, les pierres-\nrochers ont leur façon de vivre, continuant dans leur\ninertie à ressentir en gardant à perpétuité leur postu-\nre, cet élan maternel que leur donna la terre - planète\nen les chassant dehors.\nEnlevé de sa place - mouvement - éternité, comme\ntoute chose ayant perdu ses racines, le rocher s'affais-\nse dans une brutalité passive. Calé aux endroits indif-\nférents, il persiste en vertu de sa composition physique\nà être dur, inapte à servir de base à n'importe quel-\nle vie végétale.\nL'immense surface de la ville, n'est qu'une chaîne\nde montagnes déployée et ajustée, où la pierre dispa-\nraît sous le nom des objets qu'elle représente. On n'y"}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "401", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz19191115-01.1.7", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1562, "texte": "pense plus, comme de toute chose devenue usage -\ncontinuité - adaptation : On oublie que cette pierre,\ntellement nécessaire pour toutes nos réalités, continue\nà être, dans sa substance, élément pathétique portant\ninfailliblement celui qui l'approche côté mouvement ac-\ncéléré, aux choses exclusivement funestes plus ou\nmoins voisines de la mort.\nSans pouvoir être lancé dans un mouvement offen-\nsif, le pavé s'étend immense, toujours prêt à donner\nde la douleur, en recevant les chutes de corps vivants\ntoujours moins denses que lui. Aplati, figé dans l'in-\nsignifiance de son attitude, c'est encore une monta-\ngne dépouillée de sa gloire.\nOn se foule le pied en tombant sur l'herbe, on le\ncasse sur une dalle.\n€\nPour devenir maniables, d'autres produits qui ser-\nvent à créer la ville doivent être arrachés à la vie, au\nlieu de leur naissance, devenant matière - brute, pri-\nvée de capacité de croissance et de grossissement. La\nville, c'est non seulement l'impossibilité du contact di-\nrect avec l'écorce - terre - fécondité animale et végé-\ntale, mais encore l'action incessante de tous ces élé-\nments morts qui croupissent éternels en dégageant\ndes substances ignorées, faites de leur contact jamais\nexigé par leur nature. La résistance du fer entre les\nfibres du bois, l'écrasement des corps unissant les blocs\nde pierres ; minéraux, végétaux, des millions de formu-\nles organiques s'éparpillent désagrégées, leurs disson-\nnances créant d'inédites fantaisies de la matière, qui,\nmise en état de révolte continue ne cherche qu'à les\ndésunir.\nv. :'« • ; ] '\n0"}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "402", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz19191115-01.1.8", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1525, "texte": "La nécessité incessante de veiller sur les bâtiments\nde les \" entretenir , c'est la conséquence de cette\néternelle lutte - répugnance entre les éléments que les\nhommes s'obstinent à lier.\nInvisible, la main-d'œuvre se perpétue dans les cho-\nses - Cormes - postures les forçant à durer selon le dé-\nsir de celui qui ordonna.\nLe mouvement de doigts ayant ajusté chaque centi-\nmètre de la ville, c'est un état - volonté - soumission\nnon figé, mais par la seule présence de cet ajustement\ntoujours actif, répétant à l'infini le mot d'ordre, le mou-\nvement d'exécution. Chaque ordre reste attaché à la\nchose, qui, obéissante maintient jusqu'à la dernière\npossibilité matérielle, la substance métaphysique de ce-\nlui qui ordonna.\nAyant perdu la terre, tous ces corps compactes ou\nfluides, puisent leur capacité de durée, dans cette volonté\nmême qui les obligea de quitter la vie; comme autant de\nmomies, ils prospèrent sous l'œil attentif de l'homme\nqui les encercle dans son amour - exigence - souci.\nMais il suffirait de laisser une ville - immensité, toute\nseule, pour la voir, dans la suite des temps disparaî-\ntre sous les toiles d'araignées, sous la fiante d'oiseaux :\nune libre poussée de n'importe quelle vie animale dé-\ntruirait toutes ces merveilles privées de leurs racines\nfixées dans Je cœur de l'homme.\nOù aborde sa force en émanation géante, face à cel-\nle des éléments morts de la ville, toujours prêts à\ncéder les uns aux autres, profitant de chaque défail-\nlance qui le distrait. I n million de soupirs lancés par"}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": "403", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz19191115-01.1.9", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1584, "texte": "un tube pneumatique feraient marcher des navires, que\ndeviennent-ils en «'éparpillant ; .l'irritation criée par un\nmillion d'hommes, c'est presque un cyclone, dispersée,\nquel genre de lichen applique-t-ellc à la surface de la ville.\nLa présence d'un seul amour le plus comprimé, crée\nune atmosphère que ressentent les hommes et les hè-\nles : il manque un instrument pour découvrir comment\nil attaque les murs, comme ils réagissent, si à la lon-\ngue, sous la pression de ces multiples sentiments - pas-\nsions - humeurs, ne s'opère à leur surface, à leur inté-\nrieur, quelque réaction chimique, suite de tels assauts.\nOn ignore le résultat quasi-métaphysique de la trans-\nlation imperceptible et continue de cette matière-con-\nséquence- vie humaine, qui, pudique, circule du haut\nen bas de tuyaux soigneusement masqués, garnissant\nles plus humbles coins des maisons. Si on enlevait une\nville tout entière, ne laissant debout que ces tuyaux,\non les verrait de très loin pareils à une forêt d'os-\nsements fantaisistes et noueux, s'unissant aux boyaux\nmétalliques des égouts, incroyables de dimensions -\npoids - coût: la chose en entier apparaîtrait d'une telle\nimportance, qu'il serait impossible de croire qu'elle\npuisse exister, sans agir invisible, sur ceux qui l'ont\nproduite.\nContrairement à la plante puisant sa force dans le\nfumier, c'est la ville qui nourrit les égouts, sa base\nsoudée à leur plafond: sait-on quel service de réci-\nprocité s'opère alors.\nLa science trouva salutaire, d'injecter contre cer-\ntaines affections, le ferment excrémentiel fourni par le\nmalade lui-même."}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "404", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz19191115-01.1.10", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1528, "texte": "Pris comme deux éléments de vitesse moléculaire\ncontraire, la ville - mouvement ralenti de choses inor-\nganiques ou ayant définitivement quitté la vie et\nl'homme, mouvement accéléré d'une formule tellement\nvivante qu'eUe est toujours prête à éclater, leur cor-\nrespondance - accord - transfusion, sont inconnus, au-\ncune force équivalente ne vient diluer d'un élément\n.JL\nneutre la tension de ce double courant. Les habitants\ndes villes ne vivent que sur des extraits - réactifs-\nviolences de toutes leurs activités, c'est comme s'ils ne\nrespiraient que leurs propres essences, réduites jus-\nqu'à la dernière possibilité physique.\nSoustraits aux influences directes de l'éeorce - terre-\nnature, livrés aux artifices de leur propre création qui\nleur rend chaque soupir dans un mélange inconceva-\nble de toutes les provenances, ils ignorent combien\ncette vie surnaturelle leur pourrait être avantageuse\ns'ils savaient la diriger.\nTous les grands stimulants dont l'action est aussi\nprécise que leur composition, deviennent à la longue\npoison. Ainsi chaque ville, carie dosage des principes\nchimiques dans les matériaux ayant servi à la construire\nest toujours le même, son enveloppe aérienne, couches\nd'émanations qui se dégagent de sa surface, ne la quitte\njamais, les vagues de courants d'air trop courtes et trop\nfigées ne pouvant servir qu'à de partiels déplacements.\nLes saisons passent sur la ville comme le chaud et\n* le froid, lancé avec vigueur contre les pierres. Aucu-\nne poussée de développement et de croissance ne S'Y"}, {"page_pdf": 13, "page_imprimee": "407", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz19191115-01.1.13", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1474, "texte": "opère point, car les maisons ne grandissent que par\nrajoutage du matériel aussi privé de vie qu'elles-mêmes.\nLes lapins meurent dans les bâtisses qui suent le\nsalpêtre.\nSans mourir, les hommes souvent languissent eu as-\npirant l'atmosphère de la ville plus la leur qui ta-\npisse, problème à déchiffrer, les pavés et les murs, se\nprécisant pour chaque individu à part, dans l'enceinte\nde sa demeure. Sous la pression de ces courants con-\ntraires mais toujours négatifs, car ils ne puisent leur\nforce que dans le passé : choses accomplies, jours vé-\ncus, il s'opère dans l'organisme humain d'imperceptibles\nmodifications imperceptibles: quelque cellule où siège\nun penchant dont l'ignorance n'a jamais rêvé,, change\ndoucement de couleur, créant un état - nuance, ne\ncédant à aucune intervention du vieux savoir.\nLa médecine, science que remplacera une autre pré-\ncédée de la physiologie métaphysique, arrive quelque-\nfois par le hasard d'une inspiration individuelle à gué-\nrir ces malades en leur faisant quitter le lieu de leur\ndépérissement.\nUne ville lointaine, une contrée où les matériaux\nde construction diffèrent de ceux qui constituent la\nville abandonnée, ainsi que les usages - caractères de\nses habitants ayant fixé toute une éternité de leur ma-\ntière transcendante, peuvent dissoudre les cristallisa-\ntions d'essences mortuaires menaçant la vie d'un\nindividu.\nAnonyme habitant de campagne 1 il évolue sur l'é-\neoree - terre, directement en présence d'une poussée"}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "408", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz19191115-01.1.14", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1578, "texte": "ininterrompue de mille variétés de vie. qu il englobe\nentraîné dans leur elîervescence jamais lasse.\nS'il consultait l'élan opiniâtre des plan tes qui cher-\nchent toujours à éloigner leur ramure le plus possible\ndu trône - place - fixité, à monter toujours plus haut\ns'aceroehan! aux soutiens d'aventure, à quitter la raci-\nne mère pour fixer la sienne ailleurs ; s'il suivait l'ins-\ntinct de ses ancêtres - hordes - nomades abandonnant\nles lieux de repos pour trouver de nouvelles atmos-\nphères, il obéirait à cette nostalgie qui le fait soupirer\nen regardant fuir les nuages, et courageux, il quitte-\nrait son coin pour trouver ailleurs une jeune poussée\nde sa vie. Car .lui aussi entre les murs de sa maison,\nn'aspirant que les résidus de tout son passé, perd l'heu-\nreuse influence de la vaste nature toujours prête à\nl'aide'/ de tous les sucs de sa prépondance.\nQuand tu quittes ta maison tu penses: je voyagerai,\nje verrai de nouveaux pays, gens, choses, mon imagi-\nnation prendra un essor miraculeux et je serai plus ap-\nte à,affronter n'importe quelle conception inédite.\nTu diras maintenant.* je quitte la continuité funeste\nde toutes les usures. Mon matelas n'ayant subi que le\npoids de mon corps à pe 1 près toujours égal, les vides\nentre les poils de sa laine s'étant fixés, ce qui correspond\nau manque de courants d'air, le ferment de toutes mes\nlassitudes délivré de ma raison aux prises avec la nuit, se\nstabilisa dans ces vides se transformant en effluves ma-\nléfiques qui me reviennent pendant qu'endormi je suis\nncapable de feindre le pouvoir de m'en défendre."}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "409", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz19191115-01.1.15", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1527, "texte": "•Je quitte cette maison où les inepties de l'architecte\nnie sont trop connues, ou rien n'excite plus ma cu-\nriosité, où comme les fumées asphyxiantes, toute ma\nvie passée se dégage invisible, appesantie par la lenteur\ndes choses qui l'ont absorbée.\nJe quitte mon entourage, certaines formes de senti-\nments déjà usées qui ayant, cessé d'opérer dans le sens\naigu - actif me sont défavorables, état stationnaire ne\nsachant plus réagir sur le courant des événements qui\nen bataille continue m'entourent, cercle enchanté.\nQui connaît l'action d'une nourriture invariablement\npréparée par la même personne, suivant le rythme de\nses va -et - vient, aussi de sa disposition pour tout\nce qui me concerne.\nDans chaque lieu, sur chaque point du monde, se\ntrouvent des gens attachés à leur place à pertétuité\nMais pour celui qui vient de loin la formule de leur ex-\ntériorisation est aussi nouvelle que ce café matinal\nqu'ils lui servent, salutaire par le choc du dosage et aus-\nsi de la qualité différente de celle dont il a l'habitude.\nConnaît-on l'action de légumes qui, au lieu d'être\ncultivés sur une plaine, mûrissent sur un versant de\ncolline à trois mille kilomètres de l'endroit que l'on\na quitté.\nToutes ces coïncidences poussées par le seul acte\nde déplacement, sans parti, pris, cela veut dire sans\néveiller la vigilance d'aucune force contradictoire/peu-\nvent favoriser l'extrême épanouissement d'un organis-\nme - âme - humeur : c'est comme un médicament à\nl'infini varié, combiné par le savoir enthousiaste de\nDieu lui-même."}, {"page_pdf": 16, "page_imprimee": "410", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz19191115-01.1.16", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1508, "texte": "La simplicité dont on use envers tous les événe-\nments de la vie, qui comme les voyages semblent\ndes actes communs, doit se résigner à céder la place\nà d'autres conceptions appelées par des sondages -\nétudes - arts à venir, leur .source ne peut être trou-\nvée qu'à l'intérieur de soi-même, ayant subi des\nmacérations préliminaires dont se chargerait la vie.\nAu;moment du départ, c'est la frénésie «l'un chiffre\ns'accrochant à la somme, aussi la fraveur de quitter\n\\j i\nle stupéfiant de foules les habitudes qui engourdissent\navant de faire mourir. La décision vacille entre les\ngrands soupirs et les tendres exclamations, les causes\ndu départ semblent insignifiantes, les qualités de ceux\nqu'on abandonne deviennent irrésistibles.\nOn te laisse partir. Personne ne veut lâcher son\nellipse pour te suivre. Tu pars troublé de ta liberté,\nconvaicu d'avoir le droit et la possibilité de périr à\nn'importe quel virage. La sensation d'abandon devient\ntelle, que touchant la douleur elle se transforme en\nun désir unique, indépendant de qui que ce soit, de\nvivre à tout prix en centuplant d'ardeur.\nAvant de te pencher à la portière pour mieux voir\nle paysage que violon t. fui t ton grand train bariolé de\nnoms étrangers, tu '• 'assures qu'elle est bien fermée\net tu lances ton regard voilé de larmes sur toutes\nces choses qui semblent paraître et disparaît ré sous\nun brusque frémissement d'un appareil électrique.\nComme une abeille qui cherche son miel, tu te\ndisperses dépouillé de désirs, ornant de ta tristesse"}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "411", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz19191115-01.1.17", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1520, "texte": "cet inaccessible qui t'entoure ; air, terre, êtres vi-\nvants hors cle tes possibilités.\nAprès, c'esl la suite des chambres d'hôtels faites\nexprès pour le repos du voyageur. La raison de cet\nagencement prend des proportions d'une hospitalité\nprévenante. Fugaces, les hommes partent et arrivent\nleur attention lancée dehors, donne à ces pièces où\npersonne n'a jamais fixé son habitude, une fraîcheur\nétonnante qu'aucun défraîchissement extérieur ne peut\njamais flétrir. Le mouvement libre de sensations où\nrare se fige un cri de quelque victime mourant sous\nun coup trop rapide, est incapable de résister à l'en-\nchevêtrement de toutes ces précipitations.\nL'avalanche journalière de corps s'affaissant sur\nun matelas, c'est la négation de toute présence, de\ntoute fixité, car lente, la matière ne cède qu'au procès\nchimique venu à la suite d'une seule et longue insis-\ntance: les matelas des hôtels ne s'usent que physi-\nquement.\nEn attendant qu'on te prépare ce magnifique lit of-\nfert par le hasard, tu te penches à la fenêtre pour\nentendre dormir la ville inconnue. Tu vois une place\npavée de larges dalles les touffes d'un jardin qui sem-\nble renfermer les miracles d'une vie heureuse, par-\nfois ce sont des magnolias qui pareils aux encensoirs\nt'envoient le parfum déjà ivre dans son essence, sur-\ntout quand il s'engage dans une lutte inutile avec cette\néternité merveilleuse que persiste à être toujours la rose.\nC'est à ces heures de détente et de repos, ouvrant\ntes valises qui dégagent le souvenir de ceux qui ne"}, {"page_pdf": 18, "page_imprimee": "412", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz19191115-01.1.18", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 448, "texte": "l'aimeni pas suffisamment pour te suivre, mais que\nlu crois prêts à te recevoir avec bonheur, tu t'atten-\ndris dans uu excès de douce générosité, te sentant\ndéjà viser d'étranges chimères qui naissent en toi fé-\ncondées par cette nouvelle poussée venue du dehors,\net tu écris sans malice plusieurs lettres - mensonges\noù il n'y a qu'une seule vérité, celle de ton inextin-\nguible désir de vivre et d'aimer.\nParis, le 12 Novembre 1919. v\n\nRoch GREY."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaaz-1919-11-15-01-c005", "article_bluemountain": "bmtnaaz_1919-11-15_01#c005", "volume": "bmtnaaz_1919-11-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "405", "page_fin": "405", "image_debut": 11, "image_fin": 11, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz19191115-01.2.5", "titre_corps": "[Illustration sans titre]", "titre_sommaire": "[Illustration sans titre]", "signature_source": "Léopold SURVAGE", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 11, "page_imprimee": "405", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz19191115-01.1.11", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 36, "texte": "Gravure sur bois de Léoplod SURVAGE."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaaz-1919-11-15-01-c007", "article_bluemountain": "bmtnaaz_1919-11-15_01#c007", "volume": "bmtnaaz_1919-11-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "[396]", "page_fin": "[396]", "image_debut": 2, "image_fin": 2, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz19191115-01.2.7", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 2, "page_imprimee": "[396]", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz19191115-01.1.2", "debut_caractere": 864, "fin_caractere_exclue": 972, "texte": "SERIES DE GUERRE\nAnnée 1916 Année 191V Année 1918\n12 fr. ÎO fr*. 18 fr*.\n3L.es trois années réunies :\n35 fr."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaaz-1919-11-15-01-c008", "article_bluemountain": "bmtnaaz_1919-11-15_01#c008", "volume": "bmtnaaz_1919-11-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "[413]", "page_fin": "[413]", "image_debut": 19, "image_fin": 19, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz19191115-01.2.8", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 19, "page_imprimee": "[413]", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz19191115-01.1.19", "debut_caractere": 155, "fin_caractere_exclue": 711, "texte": "Galerie Paul Guillaume\nrOK, Faubourg Saint-Honoré, PAIUS. Téléphone: Elysée 46.24\nACHAT et VENTE\nD'OEUVRES\nde la Jeune Peinture : o' Vlaminck-\ndes slaîtr5laître® Contemporains :\nPissai o, Sisle\\, Lei the Morisot, Claude Monet, Degas, Marquet. etc.\ncl (le SCULPTURES NEGRES de tout premier ordre.\nM Paul Guillaume se charge de l'exécution de tous ordres d'Achat\naux Ventes publiques ou à l'amiable, aussi bien que de la Vente des Col-\nlections particulières.\nLa revue Les Arts a Paris renseigne sur les actualités du mouvement\ndes Arts et de la Curiosité.\n/"}]}], "pages_ocr_originales": [{"page_pdf": 1, "page_imprimee": "couv. 1", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz19191115-01.1.1", "texte": "Paraît le 15 et le 30 de chaque mois A N W E E\nNos RI . R9 REVUE FONDEE\nF ||£ EN JANVIER 191«\nPAR PIERRE\n15 et 30 Novembre 1919, albert - birot\nsur Chine : 4 exemplaires\nExemplaire N*\n37, RUE DE LA TOMBE-ISSOIRE\nPARIS (XIV\"\nCe Numéro double: 1,20\nAbonnement pour toute la Terre\n15 francs\nà partir de Janvier 191 S.\n\nDANS CE NUMÉRO :\nL'Homme La Ville Le Voyage\nPA V Roc H (yH F Y\nIllustration\nde\nLÉO POU) SCP YA CE"}, {"page_pdf": 2, "page_imprimee": "[396]", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz19191115-01.1.2", "texte": "i\nRéflexions poétiques et Reproductions de Sculptures, ARY JUSTMAN et.\nGHANA ORLOF, in-4° carré. 10 fr.\nTrente et un poèmes de poche, PIERRE ALRERT-BIROT. Préface de\nGuillaume Apollinaire. ln-16° carré. 10 fr.\nLes Mamelles de Tiresias, drame de GUILLAUME APOLLINAIRE, avec inusi-\nque de Germaine Albert-Birot et dessins de Serge Férat, in-16 jesus. 5 fr.\nGuillaume Apollinaire (Ire partie: L'Enchanteur pourrissant, l'Hérésiar-\nque, Alcools, le Poète assassiné), par ROCH GREY, iri-8° jesus. 5 fr.\nil'' . - ■\nDE PIERRE ALBERT-BIROT :\nMatoum et Tévibar, drame pour marionnettes, in-16 jesus. 4 fr\navec la musique de Germaine ALBERT-BÏROT.\nPoèmes Quotidiens, in-64 jesus 5 jy\nLarountala, polydrame, in-16 jesus. 7 jy\nLa joie des Sept Couleurs, poëme, orné ue o poèmes-Dâvsa^es\nin-lC jesus. * 7 fj,\nA PARAITRE :\nLes invectives contre l'Automne et la Légende poèmes.\n\nSERIES DE GUERRE\nAnnée 1916 Année 191V Année 1918\n12 fr. ÎO fr*. 18 fr*.\n3L.es trois années réunies :\n35 fr."}, {"page_pdf": 3, "page_imprimee": "397", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz19191115-01.1.3", "texte": "J'ai vu les maisons nouées comme les anneaux\nd'une chaîne l'une à côté de l'autre, cousues de flanc -\nla grandeur de la nature confirmée par l'effort humain :\nla cent millième partie de la ville, la rue\nElément insaisissable dont ne se doutera jamais l'ahu-\nrissement général\nessence d'un paysage, force majeure où domine le mystère\nsurprise de la dernière cime - expiration, là où les\ntoits s'entremêlent comme les vagues de la mer.\nQui trouvera le moyen de naviguer sur ces angles\nhissés en pointe ! la violence cassante des cheminées,\nlances menaçant la sécurité du navire\nVille ! attribut de l'univers marqué sur la liste de\ntoutes les énumérations accrochée au sommet de\nl'Eternité."}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "399", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz19191115-01.1.5", "texte": "L'homme - La ville - Le voyage.\n\nA-t-on jamais sondé dans son essence l'élément\n\" ville \" , cet impénétrable isolateur, ne laissant par-\nvenir aux hommes aucun fluide direct venant de l'é~\ncorce terrestre, de la même qui fit parvenir à l'état\nactuel la première cellule organique née de son con-\nsentement,\nLe produit servant à créer cette surface tellement\nartificielle qui constitue la ville, c'est surtout la pier-\nre, d'autres corps moins denses, plus capables de deve-\nnir n'importe quelle liqueur vaporisable, c'est autant\nd'incompatibilités obligées de s'unir sous la pression\nétrangère à leur essence.\nIl est probable que cette lutte - répugnance - natu-\nrelle, pousse les parcelles d'éléments contraires à se\nserrer le plus possible, apparemment pour se détrui-\nre, en réalité pour devenir suivant la volonté de l'hom-\nme, une pièce de haute densité insensible au feu et à l'eau"}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "400", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz19191115-01.1.6", "texte": "Obéissant aux résultats absolument imprévus de leur\nvoisinage impossible dans leur état naturel, ces corps\ncréent, à leur tour, suivant l'inertie accidentelle du\nfait, des étals de matière don! aucune science ne s'est\njamais préoccupée.\nLes différences de la vitesse moléculaire, propre à\nchaque étape - manifestation de la matière, compliquent\nle procès chimique se passanl entre un clou et une\npoutre où il est enfoncé, leur action réciproque, s'ac-\ncentue dans un parcours de temps aussi long que\nl'exige la fusion possible de leur deux vitesses telle-\nment différentes.\nQui connaît le résultat - extériorisation de ce travail\ninvisible s'effectua ni, sans discontinuer dans le mélan-\nge formidable qui constitue la ville.\nProduit aussi définitif que les diamants, les pierres-\nrochers ont leur façon de vivre, continuant dans leur\ninertie à ressentir en gardant à perpétuité leur postu-\nre, cet élan maternel que leur donna la terre - planète\nen les chassant dehors.\nEnlevé de sa place - mouvement - éternité, comme\ntoute chose ayant perdu ses racines, le rocher s'affais-\nse dans une brutalité passive. Calé aux endroits indif-\nférents, il persiste en vertu de sa composition physique\nà être dur, inapte à servir de base à n'importe quel-\nle vie végétale.\nL'immense surface de la ville, n'est qu'une chaîne\nde montagnes déployée et ajustée, où la pierre dispa-\nraît sous le nom des objets qu'elle représente. On n'y"}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "401", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz19191115-01.1.7", "texte": "pense plus, comme de toute chose devenue usage -\ncontinuité - adaptation : On oublie que cette pierre,\ntellement nécessaire pour toutes nos réalités, continue\nà être, dans sa substance, élément pathétique portant\ninfailliblement celui qui l'approche côté mouvement ac-\ncéléré, aux choses exclusivement funestes plus ou\nmoins voisines de la mort.\nSans pouvoir être lancé dans un mouvement offen-\nsif, le pavé s'étend immense, toujours prêt à donner\nde la douleur, en recevant les chutes de corps vivants\ntoujours moins denses que lui. Aplati, figé dans l'in-\nsignifiance de son attitude, c'est encore une monta-\ngne dépouillée de sa gloire.\nOn se foule le pied en tombant sur l'herbe, on le\ncasse sur une dalle.\n€\nPour devenir maniables, d'autres produits qui ser-\nvent à créer la ville doivent être arrachés à la vie, au\nlieu de leur naissance, devenant matière - brute, pri-\nvée de capacité de croissance et de grossissement. La\nville, c'est non seulement l'impossibilité du contact di-\nrect avec l'écorce - terre - fécondité animale et végé-\ntale, mais encore l'action incessante de tous ces élé-\nments morts qui croupissent éternels en dégageant\ndes substances ignorées, faites de leur contact jamais\nexigé par leur nature. La résistance du fer entre les\nfibres du bois, l'écrasement des corps unissant les blocs\nde pierres ; minéraux, végétaux, des millions de formu-\nles organiques s'éparpillent désagrégées, leurs disson-\nnances créant d'inédites fantaisies de la matière, qui,\nmise en état de révolte continue ne cherche qu'à les\ndésunir.\nv. :'« • ; ] '\n0"}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "402", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz19191115-01.1.8", "texte": "La nécessité incessante de veiller sur les bâtiments\nde les \" entretenir , c'est la conséquence de cette\néternelle lutte - répugnance entre les éléments que les\nhommes s'obstinent à lier.\nInvisible, la main-d'œuvre se perpétue dans les cho-\nses - Cormes - postures les forçant à durer selon le dé-\nsir de celui qui ordonna.\nLe mouvement de doigts ayant ajusté chaque centi-\nmètre de la ville, c'est un état - volonté - soumission\nnon figé, mais par la seule présence de cet ajustement\ntoujours actif, répétant à l'infini le mot d'ordre, le mou-\nvement d'exécution. Chaque ordre reste attaché à la\nchose, qui, obéissante maintient jusqu'à la dernière\npossibilité matérielle, la substance métaphysique de ce-\nlui qui ordonna.\nAyant perdu la terre, tous ces corps compactes ou\nfluides, puisent leur capacité de durée, dans cette volonté\nmême qui les obligea de quitter la vie; comme autant de\nmomies, ils prospèrent sous l'œil attentif de l'homme\nqui les encercle dans son amour - exigence - souci.\nMais il suffirait de laisser une ville - immensité, toute\nseule, pour la voir, dans la suite des temps disparaî-\ntre sous les toiles d'araignées, sous la fiante d'oiseaux :\nune libre poussée de n'importe quelle vie animale dé-\ntruirait toutes ces merveilles privées de leurs racines\nfixées dans Je cœur de l'homme.\nOù aborde sa force en émanation géante, face à cel-\nle des éléments morts de la ville, toujours prêts à\ncéder les uns aux autres, profitant de chaque défail-\nlance qui le distrait. I n million de soupirs lancés par"}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": "403", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz19191115-01.1.9", "texte": "un tube pneumatique feraient marcher des navires, que\ndeviennent-ils en «'éparpillant ; .l'irritation criée par un\nmillion d'hommes, c'est presque un cyclone, dispersée,\nquel genre de lichen applique-t-ellc à la surface de la ville.\nLa présence d'un seul amour le plus comprimé, crée\nune atmosphère que ressentent les hommes et les hè-\nles : il manque un instrument pour découvrir comment\nil attaque les murs, comme ils réagissent, si à la lon-\ngue, sous la pression de ces multiples sentiments - pas-\nsions - humeurs, ne s'opère à leur surface, à leur inté-\nrieur, quelque réaction chimique, suite de tels assauts.\nOn ignore le résultat quasi-métaphysique de la trans-\nlation imperceptible et continue de cette matière-con-\nséquence- vie humaine, qui, pudique, circule du haut\nen bas de tuyaux soigneusement masqués, garnissant\nles plus humbles coins des maisons. Si on enlevait une\nville tout entière, ne laissant debout que ces tuyaux,\non les verrait de très loin pareils à une forêt d'os-\nsements fantaisistes et noueux, s'unissant aux boyaux\nmétalliques des égouts, incroyables de dimensions -\npoids - coût: la chose en entier apparaîtrait d'une telle\nimportance, qu'il serait impossible de croire qu'elle\npuisse exister, sans agir invisible, sur ceux qui l'ont\nproduite.\nContrairement à la plante puisant sa force dans le\nfumier, c'est la ville qui nourrit les égouts, sa base\nsoudée à leur plafond: sait-on quel service de réci-\nprocité s'opère alors.\nLa science trouva salutaire, d'injecter contre cer-\ntaines affections, le ferment excrémentiel fourni par le\nmalade lui-même."}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "404", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz19191115-01.1.10", "texte": "Pris comme deux éléments de vitesse moléculaire\ncontraire, la ville - mouvement ralenti de choses inor-\nganiques ou ayant définitivement quitté la vie et\nl'homme, mouvement accéléré d'une formule tellement\nvivante qu'eUe est toujours prête à éclater, leur cor-\nrespondance - accord - transfusion, sont inconnus, au-\ncune force équivalente ne vient diluer d'un élément\n.JL\nneutre la tension de ce double courant. Les habitants\ndes villes ne vivent que sur des extraits - réactifs-\nviolences de toutes leurs activités, c'est comme s'ils ne\nrespiraient que leurs propres essences, réduites jus-\nqu'à la dernière possibilité physique.\nSoustraits aux influences directes de l'éeorce - terre-\nnature, livrés aux artifices de leur propre création qui\nleur rend chaque soupir dans un mélange inconceva-\nble de toutes les provenances, ils ignorent combien\ncette vie surnaturelle leur pourrait être avantageuse\ns'ils savaient la diriger.\nTous les grands stimulants dont l'action est aussi\nprécise que leur composition, deviennent à la longue\npoison. Ainsi chaque ville, carie dosage des principes\nchimiques dans les matériaux ayant servi à la construire\nest toujours le même, son enveloppe aérienne, couches\nd'émanations qui se dégagent de sa surface, ne la quitte\njamais, les vagues de courants d'air trop courtes et trop\nfigées ne pouvant servir qu'à de partiels déplacements.\nLes saisons passent sur la ville comme le chaud et\n* le froid, lancé avec vigueur contre les pierres. Aucu-\nne poussée de développement et de croissance ne S'Y"}, {"page_pdf": 11, "page_imprimee": "405", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz19191115-01.1.11", "texte": "Gravure sur bois de Léoplod SURVAGE."}, {"page_pdf": 13, "page_imprimee": "407", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz19191115-01.1.13", "texte": "opère point, car les maisons ne grandissent que par\nrajoutage du matériel aussi privé de vie qu'elles-mêmes.\nLes lapins meurent dans les bâtisses qui suent le\nsalpêtre.\nSans mourir, les hommes souvent languissent eu as-\npirant l'atmosphère de la ville plus la leur qui ta-\npisse, problème à déchiffrer, les pavés et les murs, se\nprécisant pour chaque individu à part, dans l'enceinte\nde sa demeure. Sous la pression de ces courants con-\ntraires mais toujours négatifs, car ils ne puisent leur\nforce que dans le passé : choses accomplies, jours vé-\ncus, il s'opère dans l'organisme humain d'imperceptibles\nmodifications imperceptibles: quelque cellule où siège\nun penchant dont l'ignorance n'a jamais rêvé,, change\ndoucement de couleur, créant un état - nuance, ne\ncédant à aucune intervention du vieux savoir.\nLa médecine, science que remplacera une autre pré-\ncédée de la physiologie métaphysique, arrive quelque-\nfois par le hasard d'une inspiration individuelle à gué-\nrir ces malades en leur faisant quitter le lieu de leur\ndépérissement.\nUne ville lointaine, une contrée où les matériaux\nde construction diffèrent de ceux qui constituent la\nville abandonnée, ainsi que les usages - caractères de\nses habitants ayant fixé toute une éternité de leur ma-\ntière transcendante, peuvent dissoudre les cristallisa-\ntions d'essences mortuaires menaçant la vie d'un\nindividu.\nAnonyme habitant de campagne 1 il évolue sur l'é-\neoree - terre, directement en présence d'une poussée"}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "408", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz19191115-01.1.14", "texte": "ininterrompue de mille variétés de vie. qu il englobe\nentraîné dans leur elîervescence jamais lasse.\nS'il consultait l'élan opiniâtre des plan tes qui cher-\nchent toujours à éloigner leur ramure le plus possible\ndu trône - place - fixité, à monter toujours plus haut\ns'aceroehan! aux soutiens d'aventure, à quitter la raci-\nne mère pour fixer la sienne ailleurs ; s'il suivait l'ins-\ntinct de ses ancêtres - hordes - nomades abandonnant\nles lieux de repos pour trouver de nouvelles atmos-\nphères, il obéirait à cette nostalgie qui le fait soupirer\nen regardant fuir les nuages, et courageux, il quitte-\nrait son coin pour trouver ailleurs une jeune poussée\nde sa vie. Car .lui aussi entre les murs de sa maison,\nn'aspirant que les résidus de tout son passé, perd l'heu-\nreuse influence de la vaste nature toujours prête à\nl'aide'/ de tous les sucs de sa prépondance.\nQuand tu quittes ta maison tu penses: je voyagerai,\nje verrai de nouveaux pays, gens, choses, mon imagi-\nnation prendra un essor miraculeux et je serai plus ap-\nte à,affronter n'importe quelle conception inédite.\nTu diras maintenant.* je quitte la continuité funeste\nde toutes les usures. Mon matelas n'ayant subi que le\npoids de mon corps à pe 1 près toujours égal, les vides\nentre les poils de sa laine s'étant fixés, ce qui correspond\nau manque de courants d'air, le ferment de toutes mes\nlassitudes délivré de ma raison aux prises avec la nuit, se\nstabilisa dans ces vides se transformant en effluves ma-\nléfiques qui me reviennent pendant qu'endormi je suis\nncapable de feindre le pouvoir de m'en défendre."}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "409", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz19191115-01.1.15", "texte": "•Je quitte cette maison où les inepties de l'architecte\nnie sont trop connues, ou rien n'excite plus ma cu-\nriosité, où comme les fumées asphyxiantes, toute ma\nvie passée se dégage invisible, appesantie par la lenteur\ndes choses qui l'ont absorbée.\nJe quitte mon entourage, certaines formes de senti-\nments déjà usées qui ayant, cessé d'opérer dans le sens\naigu - actif me sont défavorables, état stationnaire ne\nsachant plus réagir sur le courant des événements qui\nen bataille continue m'entourent, cercle enchanté.\nQui connaît l'action d'une nourriture invariablement\npréparée par la même personne, suivant le rythme de\nses va -et - vient, aussi de sa disposition pour tout\nce qui me concerne.\nDans chaque lieu, sur chaque point du monde, se\ntrouvent des gens attachés à leur place à pertétuité\nMais pour celui qui vient de loin la formule de leur ex-\ntériorisation est aussi nouvelle que ce café matinal\nqu'ils lui servent, salutaire par le choc du dosage et aus-\nsi de la qualité différente de celle dont il a l'habitude.\nConnaît-on l'action de légumes qui, au lieu d'être\ncultivés sur une plaine, mûrissent sur un versant de\ncolline à trois mille kilomètres de l'endroit que l'on\na quitté.\nToutes ces coïncidences poussées par le seul acte\nde déplacement, sans parti, pris, cela veut dire sans\néveiller la vigilance d'aucune force contradictoire/peu-\nvent favoriser l'extrême épanouissement d'un organis-\nme - âme - humeur : c'est comme un médicament à\nl'infini varié, combiné par le savoir enthousiaste de\nDieu lui-même."}, {"page_pdf": 16, "page_imprimee": "410", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz19191115-01.1.16", "texte": "La simplicité dont on use envers tous les événe-\nments de la vie, qui comme les voyages semblent\ndes actes communs, doit se résigner à céder la place\nà d'autres conceptions appelées par des sondages -\nétudes - arts à venir, leur .source ne peut être trou-\nvée qu'à l'intérieur de soi-même, ayant subi des\nmacérations préliminaires dont se chargerait la vie.\nAu;moment du départ, c'est la frénésie «l'un chiffre\ns'accrochant à la somme, aussi la fraveur de quitter\n\\j i\nle stupéfiant de foules les habitudes qui engourdissent\navant de faire mourir. La décision vacille entre les\ngrands soupirs et les tendres exclamations, les causes\ndu départ semblent insignifiantes, les qualités de ceux\nqu'on abandonne deviennent irrésistibles.\nOn te laisse partir. Personne ne veut lâcher son\nellipse pour te suivre. Tu pars troublé de ta liberté,\nconvaicu d'avoir le droit et la possibilité de périr à\nn'importe quel virage. La sensation d'abandon devient\ntelle, que touchant la douleur elle se transforme en\nun désir unique, indépendant de qui que ce soit, de\nvivre à tout prix en centuplant d'ardeur.\nAvant de te pencher à la portière pour mieux voir\nle paysage que violon t. fui t ton grand train bariolé de\nnoms étrangers, tu '• 'assures qu'elle est bien fermée\net tu lances ton regard voilé de larmes sur toutes\nces choses qui semblent paraître et disparaît ré sous\nun brusque frémissement d'un appareil électrique.\nComme une abeille qui cherche son miel, tu te\ndisperses dépouillé de désirs, ornant de ta tristesse"}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "411", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz19191115-01.1.17", "texte": "cet inaccessible qui t'entoure ; air, terre, êtres vi-\nvants hors cle tes possibilités.\nAprès, c'esl la suite des chambres d'hôtels faites\nexprès pour le repos du voyageur. La raison de cet\nagencement prend des proportions d'une hospitalité\nprévenante. Fugaces, les hommes partent et arrivent\nleur attention lancée dehors, donne à ces pièces où\npersonne n'a jamais fixé son habitude, une fraîcheur\nétonnante qu'aucun défraîchissement extérieur ne peut\njamais flétrir. Le mouvement libre de sensations où\nrare se fige un cri de quelque victime mourant sous\nun coup trop rapide, est incapable de résister à l'en-\nchevêtrement de toutes ces précipitations.\nL'avalanche journalière de corps s'affaissant sur\nun matelas, c'est la négation de toute présence, de\ntoute fixité, car lente, la matière ne cède qu'au procès\nchimique venu à la suite d'une seule et longue insis-\ntance: les matelas des hôtels ne s'usent que physi-\nquement.\nEn attendant qu'on te prépare ce magnifique lit of-\nfert par le hasard, tu te penches à la fenêtre pour\nentendre dormir la ville inconnue. Tu vois une place\npavée de larges dalles les touffes d'un jardin qui sem-\nble renfermer les miracles d'une vie heureuse, par-\nfois ce sont des magnolias qui pareils aux encensoirs\nt'envoient le parfum déjà ivre dans son essence, sur-\ntout quand il s'engage dans une lutte inutile avec cette\néternité merveilleuse que persiste à être toujours la rose.\nC'est à ces heures de détente et de repos, ouvrant\ntes valises qui dégagent le souvenir de ceux qui ne"}, {"page_pdf": 18, "page_imprimee": "412", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz19191115-01.1.18", "texte": "l'aimeni pas suffisamment pour te suivre, mais que\nlu crois prêts à te recevoir avec bonheur, tu t'atten-\ndris dans uu excès de douce générosité, te sentant\ndéjà viser d'étranges chimères qui naissent en toi fé-\ncondées par cette nouvelle poussée venue du dehors,\net tu écris sans malice plusieurs lettres - mensonges\noù il n'y a qu'une seule vérité, celle de ton inextin-\nguible désir de vivre et d'aimer.\nParis, le 12 Novembre 1919. v\n\nRoch GREY.\n\nVIENT D2E2 PARAITRE ( éaitioxas « Sio *' )\nDouze poèmes de\nLEONARD PIEUX\nORNÉS, GRAVÉS SUR BOIS ET TIRÉS EN COULEURS\npar Léopold SURVAGE\nTirage limité à 50 exemplaires sur chine numérotés et signés pair\nles auteurs. Planches rayées après tirage.\nLes exemplaires 1, 2, 3, Cent cinquante fiancs l'un.\nLes 49 exemplaires suivants, Cent francs l'un\nEnvoi contre remboursement. Adresser les demandes\nPierre ALRERT-BIROT 26 rue du Départ. PARIS (14»«}\nIrnp. Spéciale de \" Sic \".\nLe gérant : Pießre ALBERT-BIROT"}, {"page_pdf": 19, "page_imprimee": "[413]", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaaz19191115-01.1.19", "texte": "REVUE et EDITIONS \" SIC \"\nDépositaire pour» la. Suisse\nLIBRAIRIE K UNO!G\n4, Rue du Rhône, GENÈVE\nTOUTE DEMANDE DE SPECIMEN DOIT ÊTRE ACCOMPAGNÉE DE 3,30.\n\nGalerie Paul Guillaume\nrOK, Faubourg Saint-Honoré, PAIUS. Téléphone: Elysée 46.24\nACHAT et VENTE\nD'OEUVRES\nde la Jeune Peinture : o' Vlaminck-\ndes slaîtr5laître® Contemporains :\nPissai o, Sisle\\, Lei the Morisot, Claude Monet, Degas, Marquet. etc.\ncl (le SCULPTURES NEGRES de tout premier ordre.\nM Paul Guillaume se charge de l'exécution de tous ordres d'Achat\naux Ventes publiques ou à l'amiable, aussi bien que de la Vente des Col-\nlections particulières.\nLa revue Les Arts a Paris renseigne sur les actualités du mouvement\ndes Arts et de la Curiosité.\n/"}]}