{"numero_id": "bm-bmtnabh-1910-01-15-01", "volume": "bmtnabh_1910-01-15_01", "ocr_sha256": "3bf3233689ed9d456bacda7d6911ff9f9a04932d86767949be67c2f7b0388500", "source_tei": "https://github.com/Princeton-CDH/bluemountain-transcriptions/blob/main/periodicals/bmtnabh/issues/1910/01/15_01/bmtnabh_1910-01-15_01.tei.xml", "source_mets": "https://github.com/pulibrary/BlueMountain/blob/main/metadata/periodicals/bmtnabh/issues/1910/01/15_01/bmtnabh_1910-01-15_01.mets.xml", "url_numero": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01", "articles": [{"article_id": "bm-bmtnabh-1910-01-15-01-c002", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-01-15_01#c002", "volume": "bmtnabh_1910-01-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 1", "page_fin": "couv. 1", "image_debut": 1, "image_fin": 1, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.2.2", "titre_corps": "BULLETIN DE LA SOCIÉTÉ FRANÇAISE DES AMIS DE LA MUSIQUE.", "titre_sommaire": "BULLETIN DE LA SOCIÉTÉ FRANÇAISE DES AMIS DE LA MUSIQUE.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 1, "page_imprimee": "couv. 1", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.1", "debut_caractere": 426, "fin_caractere_exclue": 1000, "texte": "BULLETIN DE LA SOCIÉTÉ FRANÇAISE DES AMIS DE LA MUSIQUE.\nSéance du Conseil d'administration.\n■ HOMMAGE A J. HAYDN, par Ç. Debussy, P. Dukas, R. Hahn, V. dlndy, M. Ravel, Ch. M. Widor, #\n■L'ICONOGRAPHIE D'HAYDN, par Henry Marcel. UNE SONATE INCONNUE D'HAYDN, par\n■Théodore de Wyzewa. 4» LE BARYTON DU PRINCE ESTERHAZY, par L. Greilsamer. HAYDN ET\n■LA MUSIQUE POPULAIRE SLAVE, par William Ritter. LE CRANE D'HAYDN, par le professeur\n(Tandler. fUNE LETTRE D'HAYDN A PLEYEL, par G. Lyon. HAYDN ET LE CONSERVA-\nI TOIRE DE PARIS. #LE MOIS à Paris, par Gaston Carraud. L'ACTUALITÉ."}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-01-15-01-c003", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-01-15_01#c003", "volume": "bmtnabh_1910-01-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 3, "image_fin": 3, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.2.3", "titre_corps": "COMITÉ CONSULTATIF ARTISTIQUE DE LA SOCIÉTÉ FRANÇAISE DES AMIS DE LA MUSIQUE", "titre_sommaire": "COMITÉ CONSULTATIF ARTISTIQUE DE LA SOCIÉTÉ FRANÇAISE DES AMIS DE LA MUSIQUE", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 3, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.3", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 832, "texte": "COMITÉ CONSULTATIF ARTISTIQUE\nDE LA\nSOCIÉTÉ FRANÇAISE DES AMIS DE LA MUSIQUE\nMM.\nR. B RUSSEL, Critique Musical du\nG. CARRAUD, \" \" de La Liberté.\nJ. CHANTAVOINE, \" \" de la Revue Hebdomadaire.\nA. DE CHEVIGNE, \" \" du New-York Herald.\nr\nA. COQUARD, \" \" de\nH. DE CURZON, Rédacteur en Chef du\nM. EMMANUEL, Professeur d'histoire de la musique au Conservatoire\nde Musique.\nB. DE FOURCAUD, Critique Musical du Gaulois.\nA. JULLIEN, \" \" des Débats.\nL. LALOY, \" \" de la Grande Revue.\nH. LICHTENBERCXER, \" \" de\nP. LOCARD, \" \" du\nCH. MALHERBE, Bibliothécaire de VOpéra.\nJ. MARNOLD, Critique Musical du Mercure de France.\nG. DE PAULOWSKI, Rédacteur en Chef de Comœdia.\nG. PIOCH, \" \" de\nL. SCHNEIDER, Critique Musical du Gil Blas.\nP. SOUDAY, \" \" de VEclair.\nE. STOULLIG, „ „ du Monde artiste.\nJ. TIERSOT, Bibliothécaire du Conservatoire de Musique."}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-01-15-01-c004", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-01-15_01#c004", "volume": "bmtnabh_1910-01-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 4, "image_fin": 5, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.2.4", "titre_corps": "REUNION DU CONSEIL D'ADMINISTRATION DE LA SOCIÉTÉ", "titre_sommaire": "REUNION DU CONSEIL D'ADMINISTRATION DE LA SOCIÉTÉ", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 4, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.4", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1524, "texte": "REUNION\nDU CONSEIL D'ADMINISTRATION\nDE LA SOCIÉTÉ\nLa Société a tenu réunion de son Conseil' administration 20\nla présidence de M. G. Chandon de Briailles.\nAssistaient à cette séance : MM. Bret, directeur artistique, Ecorcheville, secrétaire\ngénéral, Sachs, trésorier. Mme André, MM.\nmarin, Kinen, Th. Reinach, M. Schopfer, Mmes Séligmann-Lui et Ternaux-Compans.\nSetaient excusés : M. H. Ronjon, M. Léon Bourgeois.\nLa séance est ouverte à 2 heures4s.\nLa parole est donnée au secrétaire général pour\nDepuis le mois de juin, la société a été géré\nla dernière réunion du conseil, et présidée par M. Chandon de Briailles. L'été qui fut\nune période de calme nous a permis de nous organ\ncomités d honneur, de consultation artistique\nsiège de la société 22 rue St. Augustin, établi\narticles de notre programme ont été ensuite réa\nun certain nombre dy avantages, les uns provisoires\nle'Ie' novembre, nous avons repris toute notre act\nadhésion nouvelles est passé de 200 h près de 400. Grâce à la presse, qui a si bien su\ncomprendre l intérêt de notre œuvre, la société a pu se faire connaître au public le plus\nétendu. Aujourd'hui nous avons conquis h Paris\nde départ de toute grande œuvre. De toutes parts, de toutes les classes sociales nous recevons\ndes marques d'approbation, qui montrent bien\nLe directeur artistique fait ensuite L histori\npar la société pour atteindre les buts qu elle s'était tracée. La Chorale de professionels,\ndont l idee nous avait séduit dès les premiers jours de notre constitution, est désormais créée,"}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.5", "debut_caractere": 27, "fin_caractere_exclue": 1327, "texte": "sous le nom de Chorale Mixte de Paris. U\nd'enseignement avait attiré notre attention.\ncorrespondance échangée entre M. M. H. Roujon, Liard, Combarieu et Bret, et dont la\nConseil écoute la lecture avec intérêt.\nNous avons cru bon d accorder, sous form\nments h deux œuvres véritablement dignes d'êtr l'Entre'Aide Artistique,\nle but est de venir en aide aux jeunes artistes, La manécan-\nterie des Petits Chanteurs à la croix de bois,\nEnfin, en province, notre activité artistique n'a\nd'amis sont déjà en formation, et de nombreuses\nLe trésorier expose à son tour le bilan de\npremier établissement, malgré tous les concours accordés par les Amis, et dont on vient de voir\nrénumération, se chiffre encore par un excèdent 2,500\nLe président résume ces différentes communic\nment donné à notre œuvre, que notre idée a ét\npouvons maintenant envisager l'avenir avec c\nmanifestée, moins par des mots que par des actes ; ce que nous avions promis nous l'avons\nréalisé, dans la mesure de nos moyens. D'autres projets encore, et quelques uns très considé-\nrables, sont à l'étude en ce moment. Nous aurons\nréunion du conseil en janvier. Notre conseil\nprésent de la société française des Amis de la\nconviction qu'il s'est associé a une œuvre dont le succès est désormais certain. La séance est\nlevée à quatre heures."}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-01-15-01-c006", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-01-15_01#c006", "volume": "bmtnabh_1910-01-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 20, "image_fin": 22, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.2.5", "titre_corps": "“SURLE NOM D'HAYDN” PAR CLAUDE DEBUSSY", "titre_sommaire": "“SURLE NOM D'HAYDN” PAR CLAUDE DEBUSSY", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 20, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.20", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 38, "texte": "“SURLE NOM D'HAYDN”\nPAR\nCLAUDE DEBUSSY"}, {"page_pdf": 22, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.22", "debut_caractere": 26, "fin_caractere_exclue": 62, "texte": "(Copyright by Durand et fils, 1910 J"}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-01-15-01-c010", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-01-15_01#c010", "volume": "bmtnabh_1910-01-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 22, "image_fin": 24, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.2.6", "titre_corps": "PRÉLUDE ÉLÉGIAQUE PAR PAUL DUKAS", "titre_sommaire": "PRÉLUDE ÉLÉGIAQUE PAR PAUL DUKAS", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 22, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.22", "debut_caractere": 64, "fin_caractere_exclue": 96, "texte": "PRÉLUDE ÉLÉGIAQUE\nPAR\nPAUL DUKAS"}, {"page_pdf": 24, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.24", "debut_caractere": 26, "fin_caractere_exclue": 63, "texte": "(Copyright by Durand et fils, 1910.,)"}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-01-15-01-c014", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-01-15_01#c014", "volume": "bmtnabh_1910-01-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 24, "image_fin": 27, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.2.7", "titre_corps": "THÈME VARIÉ PAR REYNALDO HAHN", "titre_sommaire": "THÈME VARIÉ PAR REYNALDO HAHN", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 24, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.24", "debut_caractere": 65, "fin_caractere_exclue": 94, "texte": "THÈME VARIÉ\nPAR\nREYNALDO HAHN"}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-01-15-01-c019", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-01-15_01#c019", "volume": "bmtnabh_1910-01-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 27, "image_fin": 28, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.2.8", "titre_corps": "MENUET PAR VINCENT D'INDY", "titre_sommaire": "MENUET PAR VINCENT D'INDY", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 27, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.27", "debut_caractere": 13, "fin_caractere_exclue": 38, "texte": "MENUET\nPAR\nVINCENT D'INDY"}, {"page_pdf": 28, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.28", "debut_caractere": 27, "fin_caractere_exclue": 63, "texte": "(Copyright by Durand et filsy 1910.J"}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-01-15-01-c022", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-01-15_01#c022", "volume": "bmtnabh_1910-01-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 28, "image_fin": 29, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.2.9", "titre_corps": "MENUET PAR MAURICE RAVEL", "titre_sommaire": "MENUET PAR MAURICE RAVEL", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 28, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.28", "debut_caractere": 65, "fin_caractere_exclue": 89, "texte": "MENUET\nPAR\nMAURICE RAVEL"}, {"page_pdf": 29, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.29", "debut_caractere": 13, "fin_caractere_exclue": 49, "texte": "(Copyright by Durand et fils, igio.J"}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-01-15-01-c025", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-01-15_01#c025", "volume": "bmtnabh_1910-01-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 30, "image_fin": 33, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.2.10", "titre_corps": "FUGUE PAR CHARLES-MARIE WIDOR", "titre_sommaire": "FUGUE PAR CHARLES-MARIE WIDOR", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 30, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.30", "debut_caractere": 27, "fin_caractere_exclue": 56, "texte": "FUGUE\nPAR\nCHARLES-MARIE WIDOR"}, {"page_pdf": 33, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.33", "debut_caractere": 14, "fin_caractere_exclue": 73, "texte": "Frontispice des “Chansons” d'Haydn\n(Ed. Breitkopf de 1799.)"}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-01-15-01-c030", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-01-15_01#c030", "volume": "bmtnabh_1910-01-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 33, "image_fin": 33, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.2.10.5", "titre_corps": "Frontispice des “Chansons” d'Haydn (Ed. Breitkopf de 1799.)", "titre_sommaire": "Frontispice des “Chansons” d'Haydn (Ed. Breitkopf de 1799.)", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 33, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.33", "debut_caractere": 14, "fin_caractere_exclue": 73, "texte": "Frontispice des “Chansons” d'Haydn\n(Ed. Breitkopf de 1799.)"}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-01-15-01-c031", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-01-15_01#c031", "volume": "bmtnabh_1910-01-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 34, "image_fin": 50, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.2.11", "titre_corps": "L'ICONOGRAPHIE D'HAYDN", "titre_sommaire": "L'ICONOGRAPHIE D'HAYDN", "signature_source": "Henry Marcel, Administrateur général de la Bibliothèque Nationale", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 34, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.34", "debut_caractere": 65, "fin_caractere_exclue": 658, "texte": "L'ICONOGRAPHIE D'HAYDN\n\nSi connus, si familiers que nous soient les grands maîtres de l'intelligence\net de l'art, ce n'est pas assez pour nous de pénétrer dans l'intimité de leur pensée,\ntelle que nous la livre leur œuvre, ou de leur vie retracée dans leur correspon-\ndance ; nous voulons encore les connaître physiquement, savoir la ligne de leurs\ntraits, l'expression de leurs yeux, voire même leur stature et leur démarche. Il en\nest parfois à qui cette curiosité est peu avantageuse, et qui logèrent un beau génie\ndans une enveloppe commune, ou même difforme. Ce n'est pas le cas du maître"}, {"page_pdf": 37, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.37", "debut_caractere": 15, "fin_caractere_exclue": 1015, "texte": "dont l'Allemagne et toute l'Europe musicienne ont célébré le 31 mai dernier, à\nl'occasion du centenaire\nde sa mort, le passage de\nla vie terrestre dans l'im-\nmortalité idéale.\nDurant sa longue exis-\ntence de soixante-dix-sept\nannées, Joseph Haydn,\nmalgré sa modestie casa-\nnière, ne put détendre sa\npersonne de la curiosité\ndu public, ni de l'indis-\ncrétion des artistes. La\ncollection de ses portraits '\natteint un chiffre considé-\nrable, duquel il convient\nde retrancher tous ceux\nqui n'ont point été tracés\nd'après le modèle, ou\nn'ont tait que reproduire,\nplus ou moins fidèlement\nles ouvrages pour les-\nquels il avait posé. Ré-\nduite aux images exécu-\ntées de visu,elle présente\nencore un contingent sé-\nrieux, et nous voudrions,\ndans cette courte notice,\ntaire ressortir celles qui\nparaissent offrir des signes\nde fidélité ou des marques\nde talent.\nUne recommandation\ns'impose tout d'abord :\nc'est aux portraits exé-\ncutés d'après nature eux-\nmêmes, et non à leurs re-\nproductions gravées, qu'il"}, {"page_pdf": 37, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.37", "debut_caractere": 1071, "fin_caractere_exclue": 1641, "texte": "1 La bibliographie de l'iconographie de Joseph Haydn a été présentée tout d'abord par Alors dans\nla Wiener Allgemeine Musikxeitung de Schmidt (Année VI, nos 60 et 61). Cet essai n'est pas complet. Puis\nreprise par le D' Vogeldans le Jahrbuch der Musikbibliothek de 1899 (p. 11), avec ce souci du détail et\nde la perfection que le Dr Vogel apportait à tous ses travaux. Il convient d'ajouter à ces sources l'ouvrage\nsuivant \" Musica in nummis\" d'Andorfer et Epstein(Vienne, 1907, in-40) où se trouvent indiquées les médailles\noffertes à Haydn, ou frappées en son honneur."}, {"page_pdf": 39, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.39", "debut_caractere": 15, "fin_caractere_exclue": 2751, "texte": "convient de demander la ressemblance d'Haydn. Les meilleures images qu'il ait\ninspirées ont été défigurées par les estampes qui les ont reproduites, et nous sommes\nheureux de pouvoir opposer, dans l'illustration de cet article, des originaux dignes\nde foi aux traductions hâtives ou maladroites qui en ont trop longtemps tenu lieu.\nL'iconographie d'Haydn compte à l'heure qu'il est plus de cent cinquante\nouvrages ; mais, déduction faite de ces transcriptions infidèles, c'est à peine si une\nquinzaine mérite l'attention. Du moins, au lieu de représentations amollies et\nbanales qui défigurent le compositeur par une espèce d'affadissement de ses traits\net de son expression, on aura sur sa personnalité tant intellectuelle que physique\ndes documents dignes de créance et où sa physionomie se dessine avec la netteté\ndésirable. Il n'en subsiste pas moins entre ces diverses représentations des diver-\ngences sensibles ; on remarquera dans la forme\ndu nez, dans la configuration de la bouche,\ndes dissemblances qu'on ne peut imputer aux\naltérations successives de l'âge. C'est le cas\npour toutes les images de l'homme ; vingt\nartistes assis devant le même modèle en don-\nneront chacun une interprétation différente; le\nfait a été constaté maintes fois, et c'est par\nune sorte de moyenne, formée des notations\nde détail sur lesquelles se sera accordé le plus\ngrand nombre, que nous pourrons évoquer,\navec une suffisante vraisemblance, l'homme\nphysique que fut François-Joseph Haydn.\nRecueillons d'abord, chez les biographes,\nquelques particularités qui nous aideront dans\nce travail. Haydn avait l'habitude de faire\ndescendre sa perruque très bas sur son front\n(il ne dut pas toujours l'avoir, car plusieurs\nde ses portraits le montrent le front nettement dégagé) ; il disait de lui-même \" on\nn'a qu'à me regarder, on verra que je suis bien avec tout le monde \" (cette affabilité\nse constate dans toutes les images du maître) ; le nez d'Haydn était un peu\ndéformé par un polype intérieur, infirmité héritée de sa mère (plusieurs de ses\nportraitistes et des meilleurs est-ce dans un désir d'idéalisation? ne semblent\npas l'avoir aperçue). Il ne se croyait pas beau, et s'étonnait d'avoir plu aux\nfemmes. \"Ce n'est cependant pas, disait-il, ma beauté qui les a attirées. \" Lavater\nécrit de lui : \" Le regard et le nez sortent de l'ordinaire ; le front aussi est bon,\nla bouche a quelque chose de bourgeois. \" Toutes ces particularités sont rapportées\npar son principal biographe, Pohl. Une notice publiée en 1810 de Framery, qui\ntenait ses renseignements de Pleyel, élève d'Haydn, relate qu'il était petit,\nmaigre, fort marqué de la petite vérole, d'une figure commune et qui ne décelait\nson génie que par le feu qui éclatait dans ses yeux."}, {"page_pdf": 40, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.40", "debut_caractere": 27, "fin_caractere_exclue": 336, "texte": "Haydn fut toujours très soigné dans sa mise et ne consentit jamais à\nabandonner les modes de sa jeunesse ; Tomaschek, dans un passage rapporté par\nVogel, nous décrit ainsi sa tenue, lors d'une visite qu'il fit à Vienne en 1808 :\n\" une perruque poudrée, à boucles latérales, une cravate blanche avec une boucle"}, {"page_pdf": 42, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.42", "debut_caractere": 27, "fin_caractere_exclue": 1292, "texte": "d'or, un gilet blanc en très belle soie et couvert de broderies d'où sortait un superbe\n• rf • 4 4\njabot, un habit de cérémonie de drap\ncouleur café, une culotte de soie noire,\ndes bas de soie blanche, des souliers à\ngrande boucle d'argent. Sur le guéridon,\nprès de lui, une paire de gants de peau\nblancs, à côté de son chapeau \". Telles\nsont les particularités, peu nombreuses et\npeu saillantes, que nous ont transmises\nsur sa personne physique les biographes\ndu maître. Nous n'avons pas cru devoir\nles passer sous silence, en tant qu'elles\npouvaient éclairer, si peu que ce fût, son\niconographie.\nArrivons à l'examen de ses portraits.\nLe premier en date est celui qu'on attri-\nbue à Basilius Grundmann (fîg. 2) ; il\nfut sans doute exécuté à la demande du\nprince Esterhazy dont l'active sollici-\ntude envers le musicien 11e se démentit\njamais, sa vie durant vers 1765, lors-\nque Haydn avait trente-deux ans. Le\ntableau (52 x 36 centimètres) est au châ-\nteau patrimonial ; Haydn y est représenté\nen gilet et habit bleu de ciel, ce dernier\navec des torsades d'argent -assez lourdes.\nL'œuvre, d'un modelé fort indigent, a\npeu d'expression physionomique ; seuls\nles yeux regardent droit et bien.\nUn portrait anonyme d'un mérite\nplus sérieux, exécuté vers le même temps"}, {"page_pdf": 43, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.43", "debut_caractere": 14, "fin_caractere_exclue": 795, "texte": "et appartenant à la même collection, représente le compositeur, en pied, vêtu de\nvelours, avec un gilet et des bas blancs, la main gauche à la garde de l'épée, la\ndroite passée dans le gilet (fig. 4). Près de lui est un pupitre à musique, un\nvioloncelle et une partition ouverte sont appuyés contre un tabouret. L'artiste\ntourne la tête de côté, comme pour répondre à un visiteur ; sa physionomie ne\nmanque pas de finesse, non plus que son attitude d'aisance.\nLe troisième portrait est peut-être son image la plus connue; peint à l'huile sur\nbois par Lorenz Guttenbrunn (fig. 3), dans de petites dimensions (24 x 18 cm.),\nil représente Haydn à son piano, la main droite qui tient une plume, suspendue,\nl'autre essayant sur les touches l'idée entrevue. Il a été gravé, d'une manière"}, {"page_pdf": 44, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.44", "debut_caractere": 27, "fin_caractere_exclue": 2347, "texte": "défectueuse, vers 1792, par Luigi Schiavonetti, dont l'estampe vieillit beaucoup\nle visage du maître. Cet ouvrage se trouvait en 1898 chez le professeur Karajan,\nà Grâtz.\nUn portrait buste en médaillon, peint par J.-E. Mansfeld vers 1781 et\ngravé par lui-même, pour la Société Artaria, avec des instruments de musique et\nune figure d'Euterpe en manière d'accessoires, a joui d'une grande publicité et\nprovoqué de nombreuses imitations. Haydn y apparaît le visage plus court, le\nnez moins arqué que dans les images précédentes, les yeux semblent plus foncés\net plus durs. Le même portrait, avec ou sans accessoires, a été également gravé\npar Jean-Georges Klinger et par J. Newton.\nLe médaillon à la gouache exécuté, vers 1784, par Johann Zitterer, répond\nmieux à ce que nous savons du musi-\ncien (fig. 1). Sa facture en est souple\net grasse, l'expression sérieuse, con-\ncentrée. C'est un joli morceau, ap-\npartenant à Madame Volkmann, de\nLeipzig, qui a bien voulu le laisser\nreproduire dans notre revue. Il\nn'était jusqu'ici connu que par une\ngravure de J.-J. Neidl, qui l'a com-\nplètement défiguré, et où Haydn\nsemble avoir dix ans de plus.\nLe portrait qui le suit, dans\nl'ordre chronologique, est une pein-\nture à l'huile de 60.6 sur 51.2, datant\nde 1785, par Christian-Ludwig See-\nhas (fig. 7), qui résida plusieurs années\nà Vienne. Le front est plus découvert\nque dans le précédent ouvrage, la\nsaillie des pommettes plus forte, la\nphysionomie plus froide et aussi\nplus jeune. Haydn porte un habit\nviolet foncé, avec un col de fourrure. Jusqu'en 1792, ce portrait avait été conservé\nà Ludwigslust, il est aujourd'hui au musée grand-ducal de Schwerin, dont le con-\nservateur a bien voulu en autoriser la reproduction.\nUne miniature en couleurs d'après Haydn (fig. 17), exécutée vers 1790,\nse trouve à la Société des Musikfreunde, de Vienne. Elle a été reproduite plusieurs\nfois, notamment en tête de l'étude biographique de Pohl.\nLa Bibliothèque Nationale possède une excellente épreuve de la gravure au\npointillé de Bartolozzi, éditée chez Humphrey, à la date du 4 avril 1791, seul\nsouvenir du portrait disparu que fit d'Haydn, lors de sa première saison\nmusicale de Londres, A.-M. Ott, \"peintre du duc d'Orléans. \"Le compositeur est\nreprésenté de trois quarts, dans son fauteuil, la plume à la main, réfléchissant, au"}, {"page_pdf": 47, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.47", "debut_caractere": 13, "fin_caractere_exclue": 296, "texte": "moment de couvrir une portée ; il porte une perruque poudrée en ailes de pigeon,\nun habit bordé d'un galon, une cravate de linon.\nLe même établissement conserve une épreuve du portrait peint et gravé par\nHardy1 ; le tableau paraît perdu, l'estampe porte la date du 13 février 1792 et"}, {"page_pdf": 47, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.47", "debut_caractere": 353, "fin_caractere_exclue": 465, "texte": "1 La figure 6 est une transcription du portrait de Hardy, qui a donné naissance à une infinité de\nreproductions."}, {"page_pdf": 48, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.48", "debut_caractere": 28, "fin_caractere_exclue": 1813, "texte": "montre Haydn jusqua la ceinture, de trois quarts, assis dans un fauteuil et tenant\nverticalement un carton de la main droite ;la bouche est serrée, l'expression\nméditative.\nLe portrait execute peu de temps auparavant, en Décembre T 791, par\nHoppner, pour le prince de Galles (140 x 112 cm.) se trouve, avec les autres\nportraits de meme provenance, dans une des résidences royales, à Hampston Court.\nLe musicien, vu de trois quarts, en buste, y porte un habit foncé au collet\nremonte et une grosse cravate de\nmousseline. Un lavis à la sépia de\nce portrait, de la main même de\nHoppner, se trouve à Berlin et a\nété souvent reproduit.\nLe dessinateur Georges Dance\n(fig. 11) a fait d'Haydn, à la suite\ndu second et triomphal séjour du\nmaître à Londres, en 1793, un\nprofil au crayon de couleur, tourné\nvers la droite, qui l'épaissit et le\nvulgarise singulièrement. Du reste\nDance, à la différence de Down-\nman, ne flattait pas ses modèles.\nCe dessin, acheteen 1898 par MM.\nLegatt frères, a été reproduit par\nSchmidt et par Hadow.\nUn dernier portrait anglais,\npeint par Martin Archer Shee, se\nserait perdu, d'après Vogel, après\navoir figuré en 1885 à l'exposition\nde musique du South Kensington\nMuséum.\nIl résulte de recherches faites\npar M. Shedlock 1 que le portrait\nexposé ne représentait pas Haydn.\nPeut-être la toile de Shee ne serait-\nelle autre que le portrait con-\nserve a la \" Royal Society of Musicians \" de Londres, (fig. 8) qui offre, pour\nle costume et l'expression, des analogies marquées avec le portrait peint par\nHoppner, mais qui, au lieu de se terminer au buste, représente Haydn assis dans un\nfauteuil, la main gauche sur le clavier, la droite tenant la plume, pour fixer\nl'inspiration qui s'ébauche.\nUn pastel, exécuté par Caffé, vers 1795, se trouve à la Bibliothèque de"}, {"page_pdf": 48, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.48", "debut_caractere": 1874, "fin_caractere_exclue": 2068, "texte": "1 Je tiens à exprimer ici à notre collègue, M. Shedlock, de Londres, toute ma gratitude pour le zèle avec\nlequel il nous a aidé dans nos laborieuses recherches sur les portraits anglais d'Haydn."}, {"page_pdf": 49, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.49", "debut_caractere": 13, "fin_caractere_exclue": 2822, "texte": "Peters à Leipzig. Haydn y porte un habit bleu. Cet ouvrage a été longtemps\nattribué au portraitiste Anton Graff.\nA Vienne on conserve un curieux et authentique buste en cire d'Haydn\n(fig. 9 et 10).\nLa Bibliothèque Nationale possède une gravure au pointillé, de forme ovale,\nexécutée par Pfeiffer, d'après un dessin pris sur nature par G. Kininger, pour\nl'édition des œuvres complètes d'Haydn, publiée en 1800 par Breitkopf et\nHârtel ; le musicien y est représenté en buste, la tête tournée vers sa gauche,\ncomme pour écouter. 11 jugeait lui-même cette effigie un peu raide, c'est plutôt\nune stylisation exagérée qui la rendrait discutable.\nVient parallèlement le buste très connu et souvent reproduit d'Anton Grassi,\nexécuté vers 1799 (fig. 13 et 14). Il en existe deux versions : l'une de grand\nformat, en plâtre, se trouve chez le prince Esterhazy et aux Musikfreunde de\nVienne, l'autre de petit format, est exécutée en porcelaine viennoise et se trouve\ndans le commerce. Les stigmates de l'âge y sont très marqués, mais l'œil est vif\net enjoué, la bouche entr'ouverte respire. La facture des cheveux et du vêtement\nest, par malheur sommaire et lourde.\nLe portrait dessiné en physionotrace par Quenedey, (fig. 5) contemporain\nde ce buste, en offre exactement la silhouette de profil, et le graveur a dû y\nrecourir.\nHaydn conservait chez lui, sous globe, un autre buste, d'auteur inconnu, en\ncire, garni de cheveux et vêtu d'effets provenant du musicien. Il fut recueilli dans\nla famille de l'éditeur T. Haslinger et figure actuellement dans la collection des\nMusikfreunde.\nUn portrait peint par Neugass en 1801 (210 x 175) est conservé au château\ndu prince Esterhazy, à Kismarton (fig. 16). La même collection renferme un pastel\nanonyme, (fig. 1 5) des environs de 1802, qui malgré sa facture assez grosse, produit\nune forte impression ; les yeux à l'iris très clair, semblent regarder avec une\nattention sympathique, la bouche se contracte, les maxillaires et\nle menton offrent cette forte saillie qui caractérise le buste de\nGrassi. Nulle image d'Haydn n'exprime mieux l'espèce de\ncandeur qui fit de lui, pendant toute sa vie, un être aussi\ndépendant et irresponsable qu'un enfant.\nUn médaillon en cire de profil à droite, exécuté par\nIrwach, vers 1803, a été gravé par 1). Weiss en iBio(fig. 12). Le\ncompositeur y apparaît marqué des plis de son âge, la bouche\nentr'ouverte comme par une respiration difficile. C'est la\ndernière image que nous possédons de lui. Elle figure en tête\nde sa biographie par Carpani, édition de 1823.\nParmi les ouvrages disparus qui représentaient le maître,\nM. von Hase, dans l'ouvrage qui a pour titre : \" J. Haydn und\nBreitkopf & Haertel \", mentionne un portrait à l'huile qu'aurait peint sur bois\nCarl-Maria de Weber, à douze ans, en 1799, alors qu'il étudiait avec Michel"}, {"page_pdf": 50, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.50", "debut_caractere": 27, "fin_caractere_exclue": 1443, "texte": "Haydn. Les efforts des propriétaires de la fameuse maison d'édition pour le\nretrouver sont restés infructueux. 1\nLa liste qui précède des représentations de Joseph Haydn doit encore\ns'augmenter des médailles iconiques suivantes :\ni° Médaillle envoyée par le Conservatoire de musique à Haydn en l'an X;\n2° „ „ par l'lnstitut de France en 1802 ;\n30 „ „ par la Société des Enfants d'Apollon en 1807 ;\n40 „ „ par le Concert des Amateurs en 1803 ;\n50 „ „ par les Musiciens de l'Opéra ayant exécuté son\noratorio de la Création en 1800 ;\n6° Un certain nombre de médailles postérieures à la mort du compositeur,\ndont Andorfer a donné la description.\nNous arrêtons ici cette nomenclature un peu aride, heureux si elle pouvait\nguider les recherches des amis d'Haydn toujours nombreux, tant que la sincérité\ndu sentiment, la fraîcheur de l'inspiration, l'élégance et la finesse du métier\nresteront des titres à l'admiration des hommes.2\n\nHenry Marcel,\nAdministrateur général de la Bibliothèque Nationale.\n\n1 La même maison a publié dans un des récents volumes de la grande édition Haydn, un portrait dont\nl'original se trouve chez M. le conseiller Wach, et dont il ne nous a pas été possible de nous procurer une\nreproduction directe.\n2 Nous ne voudrions pas terminer cette étude sans remercier tous ceux qui nous ont permis de l'établir,\net en particulier S. A. le prince Esterhazy, et son très aimable archiviste M. Merény.\n3"}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-01-15-01-c032", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-01-15_01#c032", "volume": "bmtnabh_1910-01-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 34, "image_fin": 34, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.2.11.1", "titre_corps": "1. MINIATURE PAR J. ZITTERER (Collection E. Volkmann à Leipzig)", "titre_sommaire": "1. MINIATURE PAR J. ZITTERER (Collection E. Volkmann à Leipzig)", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 34, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.34", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 63, "texte": "1. MINIATURE PAR J. ZITTERER\n(Collection E. Volkmann à Leipzig)"}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-01-15-01-c033", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-01-15_01#c033", "volume": "bmtnabh_1910-01-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 35, "image_fin": 35, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.2.11.2", "titre_corps": "2. HAYDN JEUNE (VERS 1765) PORTRAIT ATTRIBUÉ A J.-B. GRUNDMANN (Collection du Prince Esterhazy) Cette reproduction comme toutes celles qui sont ici tirées de la collection du Prince Esterhazy, ont été faites par M. E. Stotz, photographe à Kismarton.", "titre_sommaire": "2. HAYDN JEUNE (VERS 1765) PORTRAIT ATTRIBUÉ A J.-B. GRUNDMANN (Collection du Prince Esterhazy) Cette reproduction comme toutes celles qui sont ici tirées de la collection du Prince Esterhazy, ont été faites par M. E. Stotz, photographe à Kismarton.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 35, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.35", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 249, "texte": "2. HAYDN JEUNE (VERS 1765)\nPORTRAIT ATTRIBUÉ A J.-B. GRUNDMANN\n(Collection du Prince Esterhazy)\nCette reproduction comme toutes celles qui sont ici tirées de la collection du Prince Esterhazy,\nont été faites par M. E. Stotz, photographe à Kismarton."}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-01-15-01-c034", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-01-15_01#c034", "volume": "bmtnabh_1910-01-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 36, "image_fin": 36, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.2.11.3", "titre_corps": "3. PORTRAIT PAR LORENZ GUTTENBRUNN", "titre_sommaire": "3. PORTRAIT PAR LORENZ GUTTENBRUNN", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 36, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.36", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 34, "texte": "3. PORTRAIT PAR LORENZ GUTTENBRUNN"}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-01-15-01-c035", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-01-15_01#c035", "volume": "bmtnabh_1910-01-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 37, "image_fin": 37, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.2.11.4", "titre_corps": "4. PORTRAIT ANONYME (Collection du Prince Esterhazy)", "titre_sommaire": "4. PORTRAIT ANONYME (Collection du Prince Esterhazy)", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 37, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.37", "debut_caractere": 1017, "fin_caractere_exclue": 1069, "texte": "4. PORTRAIT ANONYME\n(Collection du Prince Esterhazy)"}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-01-15-01-c036", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-01-15_01#c036", "volume": "bmtnabh_1910-01-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 38, "image_fin": 38, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.2.11.5", "titre_corps": "5. PORTRAIT AU PHYSIONOTRACE DE QUENEDAY", "titre_sommaire": "5. PORTRAIT AU PHYSIONOTRACE DE QUENEDAY", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 38, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.38", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 40, "texte": "5. PORTRAIT AU PHYSIONOTRACE DE QUENEDAY"}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-01-15-01-c037", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-01-15_01#c037", "volume": "bmtnabh_1910-01-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 39, "image_fin": 39, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.2.11.6", "titre_corps": "6. Gravure d'après Hardy.", "titre_sommaire": "6. Gravure d'après Hardy.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 39, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.39", "debut_caractere": 2753, "fin_caractere_exclue": 2778, "texte": "6. Gravure d'après Hardy."}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-01-15-01-c038", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-01-15_01#c038", "volume": "bmtnabh_1910-01-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 40, "image_fin": 40, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.2.11.7", "titre_corps": "7. PORTRAIT PAR SEEHAS (Collection du Grand Duc de Mecklembourg-Schwerin)", "titre_sommaire": "7. PORTRAIT PAR SEEHAS (Collection du Grand Duc de Mecklembourg-Schwerin)", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 40, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.40", "debut_caractere": 338, "fin_caractere_exclue": 411, "texte": "7. PORTRAIT PAR SEEHAS\n(Collection du Grand Duc de Mecklembourg-Schwerin)"}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-01-15-01-c039", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-01-15_01#c039", "volume": "bmtnabh_1910-01-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 41, "image_fin": 41, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.2.11.8", "titre_corps": "8. PORTRAIT ANONYME (Conservé à la Royal Society of Musicians de Londres)", "titre_sommaire": "8. PORTRAIT ANONYME (Conservé à la Royal Society of Musicians de Londres)", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 41, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.41", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 73, "texte": "8. PORTRAIT ANONYME\n(Conservé à la Royal Society of Musicians de Londres)"}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-01-15-01-c040", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-01-15_01#c040", "volume": "bmtnabh_1910-01-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 42, "image_fin": 42, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.2.11.9", "titre_corps": "9. Buste en cire (Collection du Dr Steger)", "titre_sommaire": "9. Buste en cire (Collection du Dr Steger)", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 42, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.42", "debut_caractere": 1294, "fin_caractere_exclue": 1336, "texte": "9. Buste en cire\n(Collection du Dr Steger)"}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-01-15-01-c041", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-01-15_01#c041", "volume": "bmtnabh_1910-01-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 42, "image_fin": 42, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.2.11.10", "titre_corps": "10. Buste en cire (Collection du Dr Steger)", "titre_sommaire": "10. Buste en cire (Collection du Dr Steger)", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 42, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.42", "debut_caractere": 1338, "fin_caractere_exclue": 1381, "texte": "10. Buste en cire\n(Collection du Dr Steger)"}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-01-15-01-c042", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-01-15_01#c042", "volume": "bmtnabh_1910-01-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 43, "image_fin": 43, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.2.11.11", "titre_corps": "11. CRAYON PAR G. DANCE", "titre_sommaire": "11. CRAYON PAR G. DANCE", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 43, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.43", "debut_caractere": 797, "fin_caractere_exclue": 820, "texte": "11. CRAYON PAR G. DANCE"}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-01-15-01-c043", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-01-15_01#c043", "volume": "bmtnabh_1910-01-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 44, "image_fin": 44, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.2.11.12", "titre_corps": "12. Médaillon d'Irwach", "titre_sommaire": "12. Médaillon d'Irwach", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 44, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.44", "debut_caractere": 2349, "fin_caractere_exclue": 2371, "texte": "12. Médaillon d'Irwach"}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-01-15-01-c044", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-01-15_01#c044", "volume": "bmtnabh_1910-01-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 45, "image_fin": 45, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.2.11.13", "titre_corps": "13. BUSTE PAR ANTON GRASSI", "titre_sommaire": "13. BUSTE PAR ANTON GRASSI", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 45, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.45", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 26, "texte": "13. BUSTE PAR ANTON GRASSI"}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-01-15-01-c045", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-01-15_01#c045", "volume": "bmtnabh_1910-01-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 46, "image_fin": 46, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.2.11.14", "titre_corps": "14. BUSTE PAR ANTON GRASSI", "titre_sommaire": "14. BUSTE PAR ANTON GRASSI", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 46, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.46", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 26, "texte": "14. BUSTE PAR ANTON GRASSI"}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-01-15-01-c046", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-01-15_01#c046", "volume": "bmtnabh_1910-01-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 47, "image_fin": 47, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.2.11.15", "titre_corps": "15. PORTRAIT ANONYME (Collection du Prince Esterhazy)", "titre_sommaire": "15. PORTRAIT ANONYME (Collection du Prince Esterhazy)", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 47, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.47", "debut_caractere": 298, "fin_caractere_exclue": 351, "texte": "15. PORTRAIT ANONYME\n(Collection du Prince Esterhazy)"}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-01-15-01-c047", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-01-15_01#c047", "volume": "bmtnabh_1910-01-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 48, "image_fin": 48, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.2.11.16", "titre_corps": "16. Portrait par Neugass (Collection du Prince Esterhazy)", "titre_sommaire": "16. Portrait par Neugass (Collection du Prince Esterhazy)", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 48, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.48", "debut_caractere": 1815, "fin_caractere_exclue": 1872, "texte": "16. Portrait par Neugass\n(Collection du Prince Esterhazy)"}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-01-15-01-c048", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-01-15_01#c048", "volume": "bmtnabh_1910-01-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 49, "image_fin": 49, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.2.11.17", "titre_corps": "17. Miniature en couleur (Collection des Musikfreunde)", "titre_sommaire": "17. Miniature en couleur (Collection des Musikfreunde)", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 49, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.49", "debut_caractere": 2824, "fin_caractere_exclue": 2878, "texte": "17. Miniature en couleur\n(Collection des Musikfreunde)"}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-01-15-01-c050", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-01-15_01#c050", "volume": "bmtnabh_1910-01-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 51, "image_fin": 54, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.2.12", "titre_corps": "UNE SONATE OUBLIÉE DE JOSEPH HAYDN", "titre_sommaire": "UNE SONATE OUBLIÉE DE JOSEPH HAYDN", "signature_source": "T. de Wyzewa et G. de Saint-Foix", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 51, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.51", "debut_caractere": 37, "fin_caractere_exclue": 1041, "texte": "UNE SONATE OUBLIÉE DE\nJOSEPH HAYDN\n\nNous avons trouvé par hasard, sur les quais, un ouvrage dont le titre n'avait\nrien de particulièrement attrayant, mais qui nous a séduit surtout par les deux\ncurieuses gravures qui servaient à l'orner. L'ouvrage était intitulé :\nen trois parties pour le forte-piano,.,. dédiée\nnand^... grand duc de IVurtzbourg,par Sébastien Demar. Aucune mention de la date,\nau bas de ce titre : mais les allusions répétées de l'auteur à la \" récente \" victoire\nd'Austerlitz permettent d'affirmer à coup sûr que la Méthode a du paraître vers\n1806. Elle a été 'publiée chez l'auteur lui-même, à Orléans, où Sébastien Demar1\nétait \" professeur de piano-forte, d'harmonie, et de composition, dans le pensionnat\n\n1 La Bibliothèque Nationale possède un certain nombre d'œuvres de S. Demar : des méthodes de violon,\nde clarinette, de flageolet ; des airs pour deux flageolets ; des duos pour deux violons ; des concertos pour cor.\nEnfin trois symphonies de Joseph Demar, frère de Sébastien."}, {"page_pdf": 52, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.52", "debut_caractere": 23, "fin_caractere_exclue": 2890, "texte": "de Mme Robillard :\" ce qui n'empêchait pas Sébastien Demar d'apprendre lui-même\nà ses lecteurs qu'il était d'origine allemande, né et élevé à Wurtzbourg, où son\nfrère, Joseph Demar, continuait à exercer les fonctions de \" musicien de Ta cour. \"\nEt quant aux gravures qui nous ont décidé à faire l'acquisition de son livre, l'une,\nautour du titre, figure un imposant portique surmonté de l'écusson de l'archiduc\nFerdinand, avec un charmant petit piano au-dessous de l'inscription susdite, tandis\nque la seconde, placée en tête du chapitre qui étudie la représente\nune aimable jeune femme, peut-être l'une des pensionnaires de Mme Robillard,\nqui, en toilette de bal et les cheveux au vent, déchiffre une Sonate sur le même\npiano, mais transporté, maintenant, dans une vaste clairière, au milieu d'un bois.\nCes préceptes méritent aujourd'hui même encore d'être cités et transcrits en\nentier :\nAussitôt que F Elève est suffisamment inst\nindiquer la position que le corps et la main doivent prendre et conserver. Ce point est d'une\nsi haute importance, et il est si constant que,\ndépendent les succès, ou la non-réussite de V\nreproche d'être trop diffus, que d'omettre la plus légère particularité relative ase sujet.\nOn doit être assis de manière h ce que les coudes soient a la hauteur du le\ncôfps à peu près à un pied de distance de V ins\naisément de droite à gauche, de gauche à droite, et même se croiser sans que le corps y\noppose aucun obstacle.\nIl faut placer les mains au-dessus des\npremières phalanges, et légèrement recourbés aux secondes, de sorte que la main soit agréa-\nblement arrondie ; elle ne doit pencher ni à droite ni à gauche, et comme elle est ordinaire-\nment portée à fléchir du petit doigt, il faut veiller soigneusement à la soutenir de ce côte.\nLe Pouce sera un peu recourbé et ne s'écartera pas de plus de six lignes de Vextrémité\nde V Index ; il faut observer que lorsqu'un doigt est placé sur une touche, les quatre autres\ndoivent correspondre aux quatres touches qui avoisinent celle dont on se sert, en toucher\nla superficie sans néanmoins les enfoncer. Quand\nélever le doigt dans la situation où il se trouve, sans Vallonger, et frapper la touche en la\nfaisant tomber perpendiculairement.\nLorsqu'un doigt a frappé une touche, il doit se relever, et la quitter à l'instant qu'un\nautre doigt frappe une autre touche, h moins\nsuivantes, et par conséquent, ne doive résonner\nautres.\nLe petit doigt est naturellement si faible, qu'il faut user d'adresse pour suppléer à la\nforce qui lui manque ; on doit le recourber un peu lorsqu'on le relève pour quitter une\ntouche ; c'est aussi un moyen de conservey la main dans la position dont j'ai parlé.\nQuand même la propreté ne nous ferait\ncourts, il faudra recommander à ceux qui touchent le piano, d'avoir cette attention, afin\nd'éviter le bruit désagréable qu'ils occasionneraient\nun peu de force."}, {"page_pdf": 53, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.53", "debut_caractere": 13, "fin_caractere_exclue": 3276, "texte": "L'élève observera sur toutes choses, que, lorsqu'il transporte, soit a droite, jo/7 a\ngauche, m ;»<?/« le clavier, son avant bras seul doit agir, et la partie comprise depuis\nV épaule jusqu au coude doit rester immobile. J'observerai ici que plusieurs pour\nse donner de la grâce, ou sous prétexte de donner de Vexpression à leur jeu, élèvent les\népaules et les ou battent la mesure avec\ngens de mauvais goût et se rappeler toujours\ncorps et dans la souplesse des mouvements ; que Vexpression tient à /'âme qui la commu-\nnique aux doigts, et que ceux-ci, par les différentes modifications du toucher doivent donner\na chaque morceau de musique le caractère et\nDe telle sorte que nous avons acheté la Méthode de Sébastien Demar ; et,\ntout d'abord, nous avons eu l'agréable surprise de découvrir que cet obscur\nouvrage d'il y a cent ans dépassait infiniment toutes nos méthodes modernes aussi\nbien en clarté d'exposition qu'en savante justesse de musicale. Conçue encore sur\nle modèle, et suivant l'esprit, des incomparables traités de Philippe-Emmanuel\nBach, de Quantz, et de Léopold Mozart, la de Demar ne se borne pas\nà enseigner machinalement la façon de rendre les notes écrites d'un morceau : elle\nexplique à l'élève, tout ensemble, l'enchaînement rationnel des diverses règles et\nles convenances esthétiques qui les justifient. Après quoi, toujours selon l'habitude\nancienne, l'auteur consacre la seconde partie de son livre à \"définir \", tour à tour,\ndifférents genres de la composition musicale, depuis le canon et la fugue jusqu'à\nla \"Walze\" et à la \"Cosaque\", en ayant soin toujours de joindre à ses définitions\ndes exemples dont les uns, malheureusement trop nombreux, sont empruntés à\nl'œuvre, abondante et médiocre, de Sébastien Demar lui-même, pendant que\nd'autres reproduisent des passages des plus fameux musiciens du temps.\nEt c'est ainsi que, après avoir résumé les règles de la sonate, Demar offre, \" à\nl'usage des jeunes élèves trois petites sonates, pouvant servir àla fois d'exemple\npratique et de \" récréation non difficile. \" Les deux premières de ces\nportent expressément la mention : \" par S. Demar \". Nous en disons seulement\nqu'elles attestent, chez le digne professeur Orléanais, une pauvreté d'invention\nbien faiblement compensée par maintes réminiscences des sonates de Dussek et de\nClémenti. Mais la troisième Sonatine nous est offerte comme étant écrite \" par\nG. Haydn \" ; et, en effet, il suffit de jeter un coup d'oeil sur les trois morceaux\nde cette Sonatine, un allegro en «/, un menuet avec trio mineur, et un nouvel\nallegro, pour reconnaître infailliblement l'inspiration, le style général, et tous les\nprocédés des premières sonates de clavecin de Joseph Haydn. La coupe extérieure\nest absolument celle des petites sonates de 1763 et 1766 qui ouvrent le premier\nvolume du receuil édité par M. Hugo Riemann (nos 1,3, 4, 5, 6, 7et 8). Un\nallegro initial avec un petit développement suivi d'une rentrée abrégée ; un menuet\ndans le même ton accompagné d'un second menuet mineur, et un final ayant à peu\nprès les dimensions du premier allegro, avec la même coupe de \" morceau de\nsonate \", mais d'un rythme plus rapide et d'une portée expressive plus super-\nficielle. Sans aucun doute, la Sonatine reproduite par S. Demar doit avoir"}, {"page_pdf": 54, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.54", "debut_caractere": 23, "fin_caractere_exclue": 1801, "texte": "été composé par Joseph Haydn, et aux environs de l'année 1766, simultanément\navec ces sonates naguère exhumées par M. Riemann ; et peut-être n'y a-t-il pas\nune de ces sonates, qui porte à un si haut degré l'empreinte du génie d'Haydn\nque, par exemple, le premier menuet ou le final de l'œuvre que nous révèle la\nMéthode du professeur Orléanais.\nUn détail amusant, d'ailleurs, achève de nous prouver l'authenticité, comme\naussi l'ancienneté, de cette composition aujourd'hui oubliée. Le second menuet, en\nut mineur^ne porte àla clef que deux bémols, suivant le vieil usage ; et Demar,\ntout en reproduisant fidèlement cette façon d'écrire, nouvelle pour lui, note\ningénument que \"ce menuet est marqué par l'auteur avec deux bémols, pour\ncontrarier l'élève \". En réalité, l'auteur a \" marqué son morceau avec deux\nbémols \" parce qu'il l'a , écrit à un moment de sa vie, où telle était encore\nl'habitude des musiciens ; et tout porte à croire que, pareillement, dans les\nmorceaux publiés par M. Riemann, le ton de celui d ne sont\nencore désignés que par deux bémols.\nEn tout cas, voici certainement une sonate d'Haydn qui ne figure dans\naucun des recueils de son œuvre de piano ! Et comme d'autre part, le style\nde r \" écriture \" exclut l'hypothèse d'une transcription au piano de morceaux\ncomposés d'abord pour d'autres instruments, force nous est d'admettre qu'il s'agit\nbien là d'une véritable Sonate, dont Sébastien Démar se sera procuré la copie, sans\ndoute, pendant ses lointaines années de jeunesse vécues en Allemagne. Aussi nous\na-t-il paru que cette petite découverte méritait d'être signalée, en ce moment\nsurtout où l'on s'occupe à receuillir l'innombrable quantité de compositions\ninédites ou oubliées du vénérable maître d'Esterhazy.\n\nT. de Wyzewa et G. de Saint-Foix."}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-01-15-01-c051", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-01-15_01#c051", "volume": "bmtnabh_1910-01-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 51, "image_fin": 51, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.2.12.1", "titre_corps": "Frontispice de la méthode de Demar.", "titre_sommaire": "Frontispice de la méthode de Demar.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 51, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.51", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 35, "texte": "Frontispice de la méthode de Demar."}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-01-15-01-c052", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-01-15_01#c052", "volume": "bmtnabh_1910-01-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 55, "image_fin": 61, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.2.13", "titre_corps": "SONATINE PAR G. HAYDN", "titre_sommaire": "SONATINE PAR G. HAYDN", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 55, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.55", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 62, "texte": "SONATINE\nPAR\nG. HAYDN\n(Extrait de la méthode de Demar p. 133.)"}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-01-15-01-c060", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-01-15_01#c060", "volume": "bmtnabh_1910-01-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 62, "image_fin": 73, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.2.14", "titre_corps": "LE BARYTON", "titre_sommaire": "LE BARYTON", "signature_source": "Lucien Greilsamer", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 62, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.62", "debut_caractere": 55, "fin_caractere_exclue": 2059, "texte": "LE BARYTON\nDU PRINCE ESTERHAZY\n\nLes biographes d'Haydn racontent que ce dernier écrivit spécialement à\nl'intention du prince Nicolas Esterhazy un grand nombre de compositions pour\nle baryton^dont le prince était amateur passionné, et qu'il maniait assez habilement.\nSi nous cherchons à satisfaire sommairement notre curiosité à l'égard de cette\nsorte de viole aujourd'hui disparue, nous apprenons qu'elle fut d'un usage restreint,\net ne jouit guère qu'en Allemagne d'une certaine faveur au cours du i8mu siècle.\nDe là, à voir dans le baryton un bizarre instrument de fantaisie, et à plaindre le\ngrand musicien d'avoir dû produire, afin de satisfaire son noble protecteur, des\nœuvres indignes de son génie, il n'y aurait qu'un pas pour celui qui ignorerait\nquel esprit anima autrefois le monde musical.\nLes siècles passés virent naître de nombreuses familles d'instruments mainte-\nnant réduits au silence dans les vitrines des collections publiques ou privées, et\ntombés au rang d'objets de curiosité. Personne ne sait plus leurs noms, si ce n'est\nquelques rares initiés. Ces instruments d'une variété presqu'infinie, répondaient\naux goûts d'un temps où les préjugés différaient des nôtres, où l'uniforme artistique\nn'était pas de rigueur, où l'on était ennemi du fracas et gourmet en fait de sono-\nrités, où l'on aimait pour elle-même la musique dont l'objectif était encore pur de\ntoute préoccupation philosophique. Tous, aussi bien les spécimens exceptionnels\ncréés sur la demande de quelques-uns, que les modèles plus courants destinés à la\npluralité, étaient également bien accueillis par le compositeur, heureux de trouver\ndes éléments multiples d'expression et de couleur. Ils constituaient la musique\nd'alors conjointement avec les notes qu'ils réalisèrent, avec les pensées qu'ils\nreprésentèrent, et formaient avec elles un tout indissoluble, si bien que préférer,\npar exemple, le piano moderne au claveçin, quand il s'agit de Couperin, serait\nplacer la traduction au-dessus de l'œuvre originale."}, {"page_pdf": 63, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.63", "debut_caractere": 13, "fin_caractere_exclue": 3141, "texte": "Rubinstein, qui exprima des idées saines sur son art, écrivit la phrase sui-\nvante :\n\"Je pense que de tout temps il y a eu des instruments possédant des effets\nparticuliers de couleur et de sonorité, que nous ne trouvons plus sur les instru-\nments d'aujourd'hui. Puisque les œuvres de telle ou telle époque ont été conçues\npour les instruments qui existaient alors, et qu'elles devaient en recevoir l'expres-\nsion complète, je pense que ces œuvres perdent plutôt à être jouées sur des\ninstruments d'à présent. \"\nUn regard jeté sur ce passé offre mieux que le seul intérêt rétrospectif, à\nl'heure où les musiciens obéissant à la loi du changement sinon du progrès en\nart, se sentant impuissants à ajouter quoique ce soit à l'édifice sonore qu'ils mirent\nsi longtemps à parachever, l'abandonnent pour en construire un autre, d'une\narchitecture différente, et dans ce but reprennent les modes antiques, dérobent une\nà une les cordes à la lyre grecque et au Kin Chinois, tant de fois séculaires, et vont\ndans les musées, pour y chercher des sonorités nouvelles parmi les instruments\nd'un autre âge.\nLe baryton appartient à cette catégorie d'instruments à archet, munis de\ncordes supplémentaires en métal, laiton plus particulièrement, destinées à vibrer\nd'elles-mêmes sympathiquement avec celles ébranlées par l'archet, pour renforcer\nle son et lui donner un timbre particulier. Ces instruments portent, si l'on peut\ndire, le prénom \" d'amour\" accolé à leur nom patronymique. L'étymologie de\ncette dénomination est d'autant plus obscure qu'il existe des flûtes, des hautbois,\ndes clarinettes d'amour, sonnant à la tierce inférieure des flûtes, hautbois, clari-\nnettes au ton normal. On peut, pour de plus amples détails, consulter avec fruit\nla brochure : \" La Viole d'Amour, \" de M. E. de Bricqueville, dans laquelle notre\nérudit collègue disserte avec autorité sur ce sujet.\nL'invention de ces cordes sympathiques est très ancienne, et même se perd,\ncomme on dit, dans la nuit des temps. M. Villiers Stuart, en étudiant les peintures\nmurales des monuments de l'antique Egypte, a démontré que 1400 ans avant\nl'ère chrétienne, les Egyptiens montaient de cordes métalliques plusieurs de leurs,\ninstruments de musique. (11 11e saurait bien entendu être question d'instruments à\narchet).\nLes grecs connurent la sympathie, puisqu'Adraste, philosophe péripatéticien,\na recherché dans ce phénomène le principe de la consonnance. Deux sons, dit-il,\nconsonnent entre eux lorsque l'un est joué sur un instrument à cordes et que l'autre\nrésonne en même temps, en vertu d'une certaine affinité et sympathie naturelles.\nNous avons des documents plus tangibles : dans l'Hindoustan, la Sârangîy\ninstrument à archet, connu de toute antiquité, et dont sont issus l'Esrar, le Tâyuç,.\nle Mayurî etc, était munie de cordes sympathiques.\nL'emploi de telles cordes ne semble guère se montrer en Europe avant le\nI7me siècle, et quoiqu'on en ait muni des instruments à cordes pincées et à mem-\nbranes frappées, on en fit plutôt usage, encore d'une façon restreinte, dans les\ninstruments à archet. Le type le plus connu en est la Viole- d'amour, et le plus"}, {"page_pdf": 64, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.64", "debut_caractere": 35, "fin_caractere_exclue": 944, "texte": "rare, le Violon de\nfer, dont l'inven-\ntion date de 1740\nseulement.\nDans son Orga-\nnographia de 1620,\nPrœtorius s'émer-\nveille de \" cette in-\nvention singulière\n(Sonderbar), qui\nconsiste à ajouter\nhuit cordes métal-\nliques supplémen-\ntaires, qui doivent\nêtre accordées par-\nfaitement] uste avec\nles cordes supé-\nrieures\nLe père M er-\nsenne, dans un ou-\nvrage paru en 1644,\nCogitata\nMathematica,(cha.\\).\nde novis instru-\nments), dit ceci :\n\" Audio Anglos\nViolam seu lyram\nconstruxisse, quam\nJacobus Rex mira-\nretur, quod prœter\n6 nervos, alias cor-\ndas œneas, pone\njugum seu manu-\nbrium habeat, quas\nlœve poil ex tangat,\nut cum nervis con-\nsonent\n\"J'apprends que\nles Anglais ont construit une viole ou lyrë que le roi Jacques\" admirait en ce que,\noutre les six cordes, elle* à des cordes d'airain derrière la tête du manche, que le\npouce de la main gauche touche afin qu'elles sonnent avec les cordes de boyau 1"}, {"page_pdf": 64, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.64", "debut_caractere": 1006, "fin_caractere_exclue": 1224, "texte": "1 C.F. \" L'on dit que Je merveilleux Stephelius en est, (de la musique de l'électeur de Brandebourg), qu'il\nfait plus de miracles sur la viole de gambe qu'homme qui fut jamais, qu'un autre en faict encore davantage sur"}, {"page_pdf": 65, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.65", "debut_caractere": 13, "fin_caractere_exclue": 2888, "texte": "Quel était cet instrument ? Doit-on y voir, comme le veulent certains auteurs, la\nlyre à archet^grande viole munie d'un nombre considérable de cordes (jusqu'à 15),\net qui porte sur le côté en dehors de la touche deux bourdons, placés ainsi pour\nêtre pincés par le pouce de la main gauche ? Il est cependant à remarquer que de\nsemblables bourdons se voient déjà sur les violes du I5me siècle peintes par\nRaphaël et ses contemporains. De plus, Mersenne spécifie que les cordes de boyau\nsont au nombre de six, et que les cordes métalliques sont placées derrière (pone)\nle manche, et non sur le côté. Sa description ne répond en rien à celle de la lyre.\nS agirait-il alors de l'instrument qui fait l'objet de notre étude ? Nous pourrons\nen juger.\nBaryton, Bariton, Pariton, Paraton, Barydon, Viola di Bordone, Viola di\nFagotto, sont différents noms pour désigner un seul et même instrument. Une\netymologie au sujet de laquelle il y a lieu d'être prudent, veut que cette dénomina-\ntion vienne du pardon accordé à celui qui l'inventa alors qu'il était en prison :\nV iole du Pardon serait le nom primitif, et les autres des dérivés par corruption.\nViola di fagotto doit vouloir indiquer l'analogie du timbre de cette viole avec\ncelui du basson. Il est à remarquer pour ce qui concerne le mot baryton, qu'une\npetite contrebasse à 5 cordes (N° 1378 Musée du conservatoire de Bruxelles),\nprovenant de l'ancienne collection du comte Piétro Correr de Venise, est ren-\nseignée sur le catalogue de la collection Correr de cette façon : Terzino di contra-\nbasso o baritono.\nQuoi qu'il en soit, le baryton est une basse de viole montée de six ou sept\ncordes de boyau, et d'un certain nombre de cordes harmoniques en métal. Le\nnombre de ces dernières a beaucoup varié. D'abord de sept, il s'est accrû peu à\npeu. En général elles furent accordées diatoniquement, jusqu'au jour où Lidl, un\ndes virtuoses de la Chapelle du prince Nicolas Esterhazy les accorda par demi-tons,\net porta leur nombre à 27. Franz son collègue, se servait dans ses concerts, d'un\nbaryton muni de 23 cordes métalliques.\nLes auteurs sont en contradiction au sujet de l'accord de ces cordes. Les uns\ndisent que la gradation va vers l'aigu, en commençant par le la, sans nous dire\nlequel, les autres, en commençant par le mi unisson de la corde la plus grave des\nvioles à 6 cordes. Nous verrons que ces données peuvent être possibles, et beaucoup\nd'autres encore, l'accord n'ayant rien d'absolu et se réglant suivant les besoins de\nl'exécution. Quant aux cordes de boyau, Vidal (Les instruments à archet), indique\nl'accord suivant : (1)\nM. Mahillon (catal. musée conserv. Bruxelles) le contredit en donnant pour\nraison que l'intervalle de sixte qui se voit entre la 2me et la 3me corde est sans\nla viole garnie au derrière du manche et ailleurs, de chordes d'airain... (Lettre de Chr. Huygens à Mersenne\n26 novembre 1646.)"}, {"page_pdf": 66, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.66", "debut_caractere": 35, "fin_caractere_exclue": 2169, "texte": "exemple dans l'accord des instruments à manche. Ceux de la famille des violes\ns'accordaient anciennement comme la guitare, par une série de quartes interrom-\npues par une seule tierce majeure. Selon lui l'accord de la Viola di bordone était\nprobablement : (2 et 3)\nBARYTON A 6 CORDES.\nBARYTON A 7 CORDES.\nEnfin nous trouvons dans Cari Engel l'accord suivant : (4)\nIl faut constater qu'aucun des accords précités ne concorde avec ceux dont on\nse servait à l'époque pour les instruments du même genre. Or, dans un livre\npubliée en 174°) le Musik-Saal de Mayer, il est dit que le baryton s'accordait\ncomme la viola di gamba, dont voici l'accord qui fut le plus usité en Italie, en\nFrance, ainsi qu'en Allemagne : (5 et 6)\nBASSE DE VIOLE A 6 CORDES.\nBASSE DE VIOLE A 7 CORDES.\nPour ma part, j'ai la conviction que les joueurs de baryton ont usé, surtout\ndans le solo, tant à l'égard des cordes de boyau que des cordes métalliques, de\ncette liberté d'accordature courante autrefois, qui donnait tant de facilité au jeu et\nde ' variété au timbre, et dont l'emploi se continua même avec les instruments\ndéfinitifs du quatuor. Paganini en fit usage et l'on sait avec quel prestige ; après\nlui on en trouve les dernières traces chez Baillot, Vieuxtemps et leurs contempo-\nrains.\nExaminons maintenant les détails de l'instrument :\nIl a la forme générale d'une basse de viole, avec le dos plat, coupé en sifflet\nà la partie supérieure. Les cordes de boyau attachées à un cordier reposent sur un\nchevalet très élevé, placé au-dessus de celui des cordes sympathiques, et vont\nretrouver leurs chevilles. La touche, d'une largeur proportionnée au nombre de\ncordes, est située sur le côté droit du manche. Ce dernier serait beaucoup trop\nlarge pour pouvoir être utilisé dans sa totalité. Les cordes sympathiques, accrochées\nà une barre fixée en travers de la table, en biais, ou à une série de tronçons de\nbarre (un par corde), échelonnés dans le même sens, vont rejoindre leurs chevilles,\nen passant à découvert, dans l'intérieur de la poignée du manche, particularité\nunique dans les instruments à archet. Ces cordes sont protégées du côté de la\n\n4"}, {"page_pdf": 67, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.67", "debut_caractere": 13, "fin_caractere_exclue": 2470, "texte": "touche par une plaque, généralement incrustée d'ébène et d'ivoire. Si nous ajou-\ntons que la table est percée parfbis de deux ff coûrtes, doubles, de chaque côté,\nailleurs, de deux ff simples, mais de longueur normale, et d'une rosace à la partie\nsupérieure, nous aurons décrit le baryton dans ses organes principaux.\nNé en Italie ou en Angleterre, suivant que l'on accepte telle ou telle hypo-\nthèse, l'instrument, tenant le milieu entre la basse et le ténor, mais pouvant monter\nplus haut que ce dernier, auquel les écrivains du temps sont unanimes à accorder\nun timbre agréable et mélancolique, ne fut, ainsi que nous l'avons déjà dit, guère\npratiqué qu'en Allemagne. Sur les étiquettes des rares exemplaires conservés dans\nles musées ou les collections privées, nous ne relevons que des noms allemands.\nLe musée du Conservatoire de Paris en possède un remarquable de Norbert\nBedler luthier de la Cour de Bavière, Wùrtzbourg 1723, Ses mesures principales\nsont :\nLongueur totale 1.400 millimètres.\n„ de la caisse y compris les bords 0.690 „\nLargeur du bas 0.400 „\n„ „ milieu 0.250 „\n„ haut 0.330 „\nHauteur des éclisses en bas »\n„ „ haut 0.115 „\nLongueur des ouïes o. 118 „\n„ de la poignée du manche 0.270 „\n„ du cheviller 0.400 „\nCette viole est munie de 6 cordes de boyau et de 18 cordes de laiton. Elle a\ndeux ouïes et une toute petite rosace au-dessous de la touche. Cette dernière n'a\npas de divisions ou cases.\nAu South Kensington Muséum de Londres, on voit un beau specimen signé\nJoachim Thielke, Hambourg 1686.\nAu musée de la Société des amis de la musique à Vienne, sont représentés par\ntrois charmants modèles :\nMagnus Felden à Vienne (1656).\nHeinrich Kramer à Vienne (1714).\nDaniel Achatius Stadlmann à Vienne (1732).\nDans les Musikgebaiïde à Eisenstadt sont précieusement gardés :\nUn exemplaire d'Andréas Stainer 1 à Absom dans le Tyrol (1660) : Le sommet\ndu cheviller est orné de deux têtes finement sculptées, l'une d'un enfant, l'autre\nd'un homme coiffé du bonnet Tyrolien, puis, l'objet de prédilection, le joyau\ndu prince Nicolas Esterhazy, conservé dans son bel étui de cuir. Il est signé Iwan\nJoseph Stadlmann, Kaiserl. Kœnig. Hof Lauten ùnd Geigenmacher in Wien 1750.\nCet instrument est monté de 10 cordes métalliques et de 7 en boyau. La table est\najourée de deux paires d'ffet d'une rosace. La plaque qui recouvre les cordes.\n\nè\n1 C'est le seul instrument connu de ce luthier qu'il ne faut pas confondre avec le célèbre Jacob-Stainer."}, {"page_pdf": 68, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.68", "debut_caractere": 35, "fin_caractere_exclue": 787, "texte": "métalliques du côté du manche est artistement décorée d'incrustations. Le cheviller\nse termine par une tête d'homme portant'moustaches et d'un beau caractère.\nLe Musée instrumental de Berlin en possède un de D. A. Stadlmann, qui\nressemble beaucoup au précédent. Parmi les spécimens sans noms d'auteur, il faut\nciter celui du musée du conservatoire de Bruxelles, et celui faisant encore partie\nA. i Mi\nde la collection de la Société des amis de la Musique à Vienne, où par conséquent\non en compte quatre. Il est vrai que l'un d'eux est actuellement l'objet d'un\néchange avec le musée de Stockholm.\nLe prince Esterhazy cultivait donc le baryton avec passion, et Haydn, qu'il\ntraita avec sévérité à son entrée en service comme maître de chapelle,«sût con-"}, {"page_pdf": 69, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.69", "debut_caractere": 13, "fin_caractere_exclue": 2961, "texte": "quérir ses bonnes grâces, en écrivant pour l'instrument favori, une foule de\ncompositions. On les répertoriait avec soin au fur et à mesure, de sorte que la\nnomenclature complète, à défaut de toutes les oeuvres, nous est parvenue intacte :\n6 Duos pour 2 barytons (dont sde perdus).\n12 Sonates pour Baryton et Violoncelle (perdues).\n12 Divertissements pour Baryton et Basse.\n125 Divertissements pour Baryton alto et Violoncelle.\n17 Grandes compositions à plusieurs parties (Cassationstùcke).\n3 Concertos pour Baryton avec 2 violons et Basse (perdus).\n175 Compositions, auxquelles on peut ajouter quelques clavier-divertimenti\navec accompagnement de violon et baryton. (L'un d'eux en fa majeur fut édité\ndepuis comme trio avec piano) et en dernier lieu une cantate sur la mort du roi\nFrédéric le Grand pour chant avec accompagnement de baryton.\nUn certain nombre de fragments ainsi que les petites compositions, servirent\nà Haydn d'esquisses pour des œuvres plus importantes. Parmi les compositions\ncitées plus haut, il en est qui furent éditées intégralement mais le baryton, est\nremplacé par un autre instrument. Ainsi en 1781 parut chez Artaria op. 31, six\ndivertissements à 8 parties concertantes, où le baryton est remplacé par la flûte.\nLes trios qui forment la plus grande partie de la musique pour baryton écrite\npar Haydn sont construits sur un plan assez uniforme. Ils se divisent en 3 parties\ndont les mouvements se succèdent généralement comme suit :\ni° Allegro moderato, adagio, largo, scherzando, presto.\n2° Menuet et trio, plus rarement allegro, adagio ou andante.\n30 Allegro, presto, scherzo, presto, et comme rappel de la 2me partie, menuet\net trio tempo di minuetto.\nQuelques-uns de ces trios durent être les préférés du prince, et portent des\ntitres souvent de circonstance : Pour le rétablissement de la santé du prince (Dei\nClementi) ; pour son heureux retour (al tuo arrivo felice) ; Yalleluyah, le premier\nmorceau étant tiré d'une mélodie religieuse ; parce que dans le\ntrio du menuet l'alto prend un ton particulièrement plaintif, etc.\nLes menuets et les finales sont traités avec tous les raffinements de la\nscolastique alors à la mode : Fugo à 3 sogetti in contrapunto doppio, canone in\ndiapente, minuetto à la zoppa. Une fois dans un trio de menuet se trouve un\nsolo de baryton sans accompagnement.\nVingt-quatre de ces trios, datés de 1770, sont dédiés au prince, et le manus-\ncrit portant la dédicace de la main d'Haydn, est splendidement relié de maroquin\nrouge. Les 17 grandes compositions à plusieurs parties (Cassationstùcke) ne sont\npas traitées dans l'architecture classique de la Symphonie. C'est ce que nous\nappellerions aujourd'hui des \" Suites\nLa tonalité de toutes ces compositions est assez restreinte. Sol, ré, la majeurs\ndominent, puis on trouve parfois ut majeur. Fa majeur figure 3 fois, la mineur et\nsi mineur une seule fois.\nCertaines tonalités devaient être d'un emploi difficile sur le baryton, et à ce"}, {"page_pdf": 70, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.70", "debut_caractere": 35, "fin_caractere_exclue": 3424, "texte": "propos une anecdote trouve ici sa place. Le prince prétendit un jour à Haydn que\nla musique de baryton était limitée quant aux tonalités. Haydn se mit à étudier\nsecrètement l'instrument, et consacra très probablement à cette étude le second\nsemestre de l'année 1765. Le moment venu où il crût pouvoir se faire entendre\navantageusement, il joua devant le prince dans différents tons inusités. Mais ce\ndernier ne s'en émerveilla point ; Haydn un peu déconfit, renonça à la virtuosité,\net retourna à ses compositions. Il est certain que la connaissance du baryton lui\npermit d'utiliser avec succès des ressources inconnues, et d'introduire de la variété\ndans les compositions où il fit figurer cet instrument. Elles furent toutes écrites\ndans l'espace d'une dizaine d'années, jusque vers la fin de 1775. A ce moment le\nprince cessa-t-il de jouer et pour quelles raisons, nous l'ignorons ? Coïncidence,\nles deux virtuoses de sa chapelle, Lidl et Franz étaient congédiés le premier\nen 1774, le second en 1776.\nLes autres compositeurs qui produisirent pour le baryton furent : Niemecz\nélève d'Haydn, bibliothécaire du château, Burgsteiner, Neuman, L. Tomassin,\nA. Kraft et Karl Franz appartenant tous deux à chapelle du prince. (Du dernier\nqui fit des tournées de concerts après son renvoi, on cite 12 concertos parus en\n1785). Puis, Wenzl Pichl dont parurent 21 quatuors, quintettes, septuors et\noctuors, et qui composa en outre 148 quatuors pour le prince Nicolas ; Ferdinand\nPaër, Weigl et Eybler qui, composèrent, sur la demande de l'impératrice Marie-\nThérèse, la seconde femme de l'empereur Franz, spécialement pour le virtuose\nVinc. Hauschka, lequel écrivit aussi lui-même pour son instrument.\nUne grande partie de la musique pour baryton, notamment les manuscrits,\nest perdue. Il en reparaît pourtant de temps en temps. Le marchand de musique\nJ. Praeg à Vienne signala en 1799 douze cahiers de 6 trios chaque, pour baryton\nalto et basse en manuscrits, et tout récemment, dans le catalogue de l'antiquaire\nde Berlin, M. Léo Liepmannssohn, figuraient également en manuscrits, 24 diver-\ntissements pour baryton alto et basse de Joseph Burgksteiner, et 24 divertissements\npour baryton alto et basse de Neuman. 1\nLes joueurs de baryton qui se firent entendre publiquement turent :\nMarc Ant. Berti (environ de 1721 à 1740) de la chapelle impériale de Vienne;\nSig. Ferant (vers 1744) à Londres ; Anton Kraft, Karl Franz et Andréas Lidl, de\nla chapelle du prince Esterhazy; Fauner, (vers 1794) conseiller de justice dilettante;\nSebastien Ludwig Friedel, musicien à la cour de Prusse, depuis le milieu du\ni8me siècle jusqu'en 1820 à Berlin ; Vincenz Hauschka (1766-1840) attaché àla\ncour impériale, membre du comité de direction de la Société des amis de la Musique\nde Vienne. Ce dernier joua une fois au château de Persenbeug sur le Danube,\nséjour d'été de l'empereur Franz, dans des conditions exceptionnelles : Il fut\naccompagné par l'empereur lui-même, le prince de Metternich, le comte Wrbna\nle feldmaréchal lieutenant Kutschera, et le maître de chapelle de la Cour, Eibler.\n\n1 L'acquéreur de ces 48 divertissements est M. Ad. Gutsche de Berlin, qui fait partie d'un petit groupe\nexécutant la musique ancienne sur les instruments du temps, et parmi lesquels figure le Baryton. Redevable à\nM. Gutsche de renseignements concernant cet instrument, je suis heureux de pouvoir l'en remercier ici."}, {"page_pdf": 71, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.71", "debut_caractere": 13, "fin_caractere_exclue": 2160, "texte": "En février 1823 Hauschka joua dans une soirée de la Société des amis de la\nMusique avec Frédéric Gross, un duo pour baryton et violoncelle. Ce fut la\ndernière fois que le baryton se fit entendre en public.\nCette nomenclature bien qu'incomplète des œuvres et de leurs interprètes,\nsuffit pour donner une idée de l'engouement que l'on eut dans les milieux cultivés\npour le baryton au profit de qui le Virtuose Kraft essaya même de détrôner le\nviolon, en lui décernant le titre de roi des instruments. 11 eut été plus exact de le\nnommer : l'instrument des rois.\nComment jouait-on du baryton ? Devant cette question, on se trouve singu-\nlièrement embarrassé, car il n'existe aucune source de renseignements. Les auteurs\nmodernes, simplifiant les choses, le font entrer dans la famille des violes d'amour,\net rien de plus. Pourtant, dans quelques ouvrages allemands du i8me siècle, nous\ntrouvons indiqué d'une façon générale qu'il y avait différentes manières de s'en\nservir : i° au moyen de l'archet, 2° en pinçant avec l'index de la main droite, 30 en\npinçant avec le pouce de la main gauche.\nCes données qui ne sauraient être suspectes expliquent une particularité\nde construction signalée plus haut comme unique dans les instruments à archet.\nLe large espace, laissant les cordes métalliques à découvert derrière le manche, est\névidemment ménagé pour que la main puisse atteindre ces dernières. S'il en était\nautrement, le luthier qui avait eu soin de placer une planchette pour protéger les\ncordes du côté de la touche, en aurait fait autant pour les garantir de l'autre côté.\nLa notation va nous instruire. Prenons d'abord la musique d'ensemble, trios\netc. Ici, l'emploi du baryton ne présente aucune particularité. Il est traité comme\nune viole, les cordes de boyau étant frottées par l'archet, ou pincées par l'index\nde la main droite. Les auteurs qui le considèrent comme un simple violoncelle\nd'amour,n'ont probablement pas connu d'autre musique.\nPassons à des compositions plus spécialement écrites pour faire valoir l'in-\nstrument, et prenons par exemple le début du duo pour deux barytons, d'Haydn,\nle seul qui nous reste de ce genre : (7)"}, {"page_pdf": 72, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.72", "debut_caractere": 35, "fin_caractere_exclue": 2122, "texte": "Là nous trouvons deux sortes d'indications qui ne se voient pas dans la\nmusique courante. Que signifient les prescriptions d accord et les chnffres places\nau-dessous de certaines notes ? C'est évidemment des cordes métalliques qu'il est\nquestion. Examinons d'abord l'accord : pour le premier baryton, il est indiqué par\nun la sous lequel se trouve le chiffre i ; pour le second baryton, par un portant\nle même chiffre, et de plus, on nous avertit que le est Passons mainte-\nnant aux chiffres sous les notes. Dans la partie du 2 baryton, le sol marche avec\ni, le re avec 2, le mi avec 3, le fa avec 4, le sol avec 5, le do avec 8 le re avec 9.\nDans celle du ir Baryton il en est de même, sauf que le N° 1 accompagne un\nOr nous savons qu'en principe les cordes métalliques se montaient par gammes\nascendantes. Accordons par la pensee deux barytons (de 10 cordes métalliques),\nconformémément à ces indications : (8 et 9)\nTout concorde, il ne reste plus qu a jouer. Nous pincerons avec le pouce de\nla main gauche les cordes de laiton dans l'ordre indiqué par les numéros, et nous\naurons un duo concertant, où tour à tour la ire et le 2me partie s accompagnent en\npizzicato sur les cordes métalliques.\nNous possédons ainsi la clef permettant de déchiffer n'importe quelle musique\npour baryton, sinon de l'exécuter, ce qui doit être fort difficile dans certains cas,\nsurtout lorsque l'instrument est muni d'un grand nombre de cordes disposées\nchromatiquement. . f f , .\nAjoutons encore quelques détails, et nous aurons une idee generale de la\ntechnique \\\nDans les solos on rencontre fréquemment des passages de ce genre : (10)\nLe chant se fait avec l'archet sur les cordes de boyau l'accompagnement\nen pizzicato avec le pouce de la main gauche sur les cordes métalliques.\nL'exécution exigerait l'accord suivant : (11 et 12)\nCORDES DE BOYAU.\nCORDES MÉTALLIQUES.\nOn remarquera que dans cet exemple, la mélodie est écrite de manière à\nn'avoir que des cordes à vide pour l'archet, ce qui facilite le travail du pouce.\nIl existe, et particulièrement dans la musique antérieure à Haydn, des passages"}, {"page_pdf": 73, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.73", "debut_caractere": 13, "fin_caractere_exclue": 754, "texte": "semblables qui paraissent impossibles à exécuter. 11 est probable qu'ils ont été\njoues puisqu ils ont été écrits. Il s'agit simplement de trouver la scordatura qui\nleur convient.\nEnfin, il est a noter que les traits rapides descendants, ne peuvent s'exécuter\nsur les cordes métalliques simultanément avec le jeu de l'archet, la disposition des\ncordes s y opposant. Pour réaliser ces traits, (et toutefois sans jouer en même\ntemps avec 1 archet), il faudrait simplement se servir du pouce de la main droite :\nje n'en connais pas d'exemple.\nTelle est 1 histoire succincte de cet instrument déchu, pour lequel se passionna\nun instant Joseph Haydn, et qui occupa une si grande place dans la vie d'un\nprince ami de la musique.\n\nLucien Greilsamer."}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-01-15-01-c061", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-01-15_01#c061", "volume": "bmtnabh_1910-01-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 62, "image_fin": 62, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.2.14.1", "titre_corps": "Baryton du Prince Esterhazy (Collection de Kismarton)", "titre_sommaire": "Baryton du Prince Esterhazy (Collection de Kismarton)", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 62, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.62", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 53, "texte": "Baryton du Prince Esterhazy (Collection de Kismarton)"}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-01-15-01-c062", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-01-15_01#c062", "volume": "bmtnabh_1910-01-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 64, "image_fin": 64, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.2.14.2", "titre_corps": "Baryton du Prince Esterhazy.", "titre_sommaire": "Baryton du Prince Esterhazy.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 64, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.64", "debut_caractere": 976, "fin_caractere_exclue": 1004, "texte": "Baryton du Prince Esterhazy."}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-01-15-01-c063", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-01-15_01#c063", "volume": "bmtnabh_1910-01-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 64, "image_fin": 64, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.2.14.3", "titre_corps": "Baryton du Prince Esterhazy.", "titre_sommaire": "Baryton du Prince Esterhazy.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 64, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.64", "debut_caractere": 946, "fin_caractere_exclue": 974, "texte": "Baryton du Prince Esterhazy."}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-01-15-01-c064", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-01-15_01#c064", "volume": "bmtnabh_1910-01-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 68, "image_fin": 68, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.2.14.4", "titre_corps": "Le Prince N. Esterhazy.", "titre_sommaire": "Le Prince N. Esterhazy.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 68, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.68", "debut_caractere": 789, "fin_caractere_exclue": 812, "texte": "Le Prince N. Esterhazy."}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-01-15-01-c078", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-01-15_01#c078", "volume": "bmtnabh_1910-01-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 74, "image_fin": 85, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.2.15", "titre_corps": "HAYDN ET LA MUSIQUE POPULAIRE SLAVE", "titre_sommaire": "HAYDN ET LA MUSIQUE POPULAIRE SLAVE", "signature_source": "William Ritter", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 74, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.74", "debut_caractere": 40, "fin_caractere_exclue": 986, "texte": "HAYDN ET LA MUSIQUE POPULAIRE\nSLAVE\n\nLes efforts enfantins de la Hongrie madyarisante, pour s'annexer Haydn, ont\nle don d'exaspérer autant que les Allemands, les Slaves, et plus particulièrement\nles Croates. Nous ne suivrons pas les errements hongrois et nous garderons d'in-\ntituler, comme nous le pourrions, ces quelques pages Haydn fut et\nvoulut être Autrichien, exclusivement, loyalement un Autrichien, à une époque\noù on ne parlait pas de patrie et pas de Du reste un homme de vraie\nculture se refuse à concevoir l'idée d'une nationalité imposée de force à qui, vivant\nn'en veut point, ou, mort, ne peut s'en défendre. Dire\nAllemand ou Haydn Croate est un grossier anachronisme, qui ne prouve que du\nchauvinisme brutal chez ceux qui recourent à de telles appellations. Confisquer au\nprofit de la Madyarorszag les cendres d'un homme, qui n'eut qu'un amour : son\nEmpereur, et qui ne se plaisait que dans son bon vieux Vienne impérial, au point"}, {"page_pdf": 75, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.75", "debut_caractere": 13, "fin_caractere_exclue": 336, "texte": "de mourir dans la douleur, au bruit de la canonnade napoléonienne, est purement\net simplement un manque de piété à l'égard du compositeur et ce manque de piété\nne saurait être outrepassé que par l'erreur d'écrire que sa musique exprime l'âme\nde la Hongrie, à moins que l'on n'entende par là de la Hongrie slave. C'est aussi"}, {"page_pdf": 76, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.76", "debut_caractere": 30, "fin_caractere_exclue": 3728, "texte": "fou que cet essai desespéré, auquel nous avons assisté, de jeter le grappin sur Albert\nDûrer, sous prétexte que son père était d'origine hongroise, et que le nom Diirer\nserait une traduction de mot madyar Ajtô ; comme si de ce temps là on traduisait\nson nom à moins qu'en latin ; comme si on ne pouvait pas être allemand en\nHongrie; et comme si surtout, ce qui seul importe, Albert Dûrer, né à Nurenberg\net qui n'a jamais mis les pieds en Hongrie, ne signait pas tous ses tableaux, et\nnotamment tous ses portraits, avec l'insistance que l'on connaît, Noricus, pictor ger-\nmanicus, Albertus Durer germanus et même d'autres fois encore plus explicitement\nAlemanus. Qu'est-ce donc enfin que cette manie d'imposer non seulement à des\nvivants, qui s'en plaignent à cor et à cri, mais aux morts, qui n'y peuvent mie, une\nétiquette, qui n'a de raison d'être et de valeur, que si elle est agréée avec plein et\n«entier consentement.\nCe qu'il y a d'amusant, c'est que l'origine ancestrale qui vaut, paraît-il, pour\nfaire du grand peintre allemand un Hongrois et même un Madyar (car c'est deux),1\nne vaut plus rien, n'a plus d'importance s'il s'agit d'Haydn. Haydn, né Autrichien,\n•dans un pays peuplé de Slaves, Croates et Slovaques, qui entendait parler slave\nchez lui, jouer des musiques slaves autour de lui, qui portait un nom slave à peine\n•déformé et que son père, lui, ne déformait pas, s'il n'est Autrichien ne peut être\nque Croate. Et il n'y a pas discussion où un troisième larron puisse survenir et\n•emporter le morceau. D'origine hongroise, du vivant d'Haydn, il n'a jamais été\nquestion ; de nationalisme madyar jamais ; de musique madyare jamais. Quand\nHaydn parlait de musique hongroise ou ail entendait la musique qui\nse fait en Hongrie, musique d'origine toute slave, jouée à peu près exclusivement\npar des Slaves et des Tsiganes, qui la tiennent des Slaves, car il n'y a pas de musique\ntsigane. La moitié des bandes tsiganes aujourd'hui comme hier est formée d'élé-\nments hétérogènes, slaves pour le plupart. Et Liszt développant la thèse\net de LEUR musique en Hongrie a commis une grosse erreur. Il avait raison de nier la\nmusique madyare, mais tort de croire à une musique tsigane. Les Tsiganes sont\nd'habiles parasites, qui jouent à chacun la musique qui lui fait plaisir. Leur musi-\nque, s'ils en ont, c'est comme leur langue, ils la gardent pour eux.2 Mais à l'Alle-\nmand ils jouent des valses et des au Madyar des au Roumain des\nhora, au Croate des kolos et à tous, leurs chants nationaux. Les trois quarts de ceux\nqui se chantent en madyar sont slaves, et simplement comme les deux\ntiers de la population, les trois quarts si l'on compte la Croatie. Une loi historique\n\n1 La Hongrie, Hungaria, est le pays, généreux et chevaleresque où, selon la constitution de Saint Etienne,\nqui Pavait expressément voulu, toutes les nationalités vivaient sur un pied d'égalité et pouvaient se développer\nen leur langue et selon leurs us et coutumes. La existe depuis 1867 ; c'est le pays où une infime\nmajorité judéo-madyare (obtenue donc par le madyarisation de l'élément juif, qui s'y prête avec enthousiasme)\nentend imposer sa langue, au mépris de toutes ses promesses et même de sa constitution, à une minorité qui\nserait, sans les juifs, la majorité, et la devient encore de beaucoup si l'on ajoute la Croatie à la Madyarorszag.\nMais suivant les besoins de la cause et ce que l'on entend démontrer, les écrivains madyars tantôt comptent ou\ntantôt ne comptent pas la Croatie comme faisant partie de la Hongrie. En vérité elle n'en fait ni plus ni moins\npartie que la Hongrie de l'Autriche.\n2 Et s'ils en ont une de musique, ils l'auront probablement ramassée chez les autres, comme les Madyars."}, {"page_pdf": 77, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.77", "debut_caractere": 13, "fin_caractere_exclue": 3270, "texte": "constante, et qui s'est toujours vérifiée jusqu'à la Révolution française où une ère\nnouvelle a commencé, c'est que les vaincus corrompent leurs vainqueurs, c'est-à-dire\nles civilisent. Le plus fort est toujours le plus brutal, le moins civilisé et, philoso-\nphiquement, vaincre par la force est déjà une preuve d'infériorité intellectuelle.\nLes Madyars tiennent tout des populations slaves, au milieu desquels ils se sont\nimplantés, tout ce qui est populaire : costumes, broderies, art de l'habitation,\nmusique, presque toutes leurs légendes, etc. C'est à peine si à la musique ils ont\napporté quelques rythmes, que l'on peut considérer comme à eux, rythmes fanfarons\net victorieux ; car tout ce qui est triste a été conservé à peu près tel quel et vient\nde 1' âme de la Grande Moravie, encore qu'exagéré dans un sens déclamatoire et\ngrandiloquent, qui est typique de la race asiatique. Haydn, les rares fois où il fait\npar complaisance volontairement de la musique hongroise, en fait encore de la slave\nsans le savoir, et quand il ne veut pas en faire spécialement de la hongroise, c'est\naussi de la slave qu'il fait le plus souvent, Il est Haydn\net musicien, or Haydn est musicien comme est slave toute l'étoffe musicale d'Autriche\nHongrie.\nM. Félix de Gerando lui-même, qui a changé sa rubrique du\nMercure de France en une chaire non de littérature madyare mais de politique\nmadyare, a cependant été le premier à nous signaler (Mercure de 16. XI. 1908)\nun numéro de 1 Octobre 1908 de la Revue contenant\nune notice de M. Seprôdi sur les Petits Russiens (Ukraine, Galicie, Bukovine et\nCarpathes orientales, jusque bien avant sur territoire hongrois, où ils s'appellent\nRuthènes, Houtzoules et finalement touchent aux Slovaques). Ce M. Seprôdi\navoue \" avoir retrouvé chez eux presque\npopulaire hongroise\". Ces motifs vous les retrouverez de même, sous des formes\nplus ou moins anciennes chez tous les autres Slaves de Hongrie et ceux d'Au-\ntriche : Slovaques, Tchèques, Slovènes, Croates, Illyriens et jusqu'en Serbie où\ncomme la musique roumaine ils se modifient au contact de la musique turque.\nLes magnifiques recueils publiés à Prague, à Turciansky Svaty Martin, par divers\nauteurs qu'il serait trop long d'énumérer, et surtout à Zagreb (Agram), par le\nconsciencieux et admirable spécialiste Kuhac, sont là et notre thèse y est justifiée\npour ainsi dire à toute page. Il est vrai que si M. de Gerando fait suivre la consta-\ntation de l'aveu de M. Seprôdi du sien, comme nous Talions voir, il y ajoute une\ngrosse naïveté, qui n'a pas d'autre but que d'enlever aux Slaves ce qui est aux Slaves :\n\" Ayant eu moi-même (c'est M. de Gerando qui parle)\nressemblance de la musique hongroise et de l j'ai trouvé les observa-\ntions de M. Seprôdi très probantes en faveur de la théorie qui vaudrait donner\nà toutes ces musiques populaires une origine co (!!!) dans l'imagination de cette\nadmirable race de musiciens que sont les Tsiganes.\nVoici une théorie qui tombe un peu du ciel. Ainsi basques, bretons, Scandi-\nnaves, extrême-orientaux, chrétiens, païens, tous venus des tsiganes, les airs popu-\nlaires, y compris ceux qui, en Europe, précèdent l'arrivée de Tsiganes. Je répète que\npourtant où j'ai étudié les Tsiganes et je les ai étudiés ils jouent avec une"}, {"page_pdf": 79, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.79", "debut_caractere": 13, "fin_caractere_exclue": 3295, "texte": "royale indifférence à chaque nation la musique qui lui plaît. Sur tout le territoire-\nhongrois, ils jouent Slaves musique slave et aux Madyars surtout la\nmusique des Slaves madyarisée. Mais sortez des régions slaves pures et aller voir\nen Roumanie, en Bulgarie et en Turquie la musique qu'ils y font ! Et il est\nnotoire qu'en Roumanie et en Turquie par exemple, les Tsiganes parfaitement\nauthentiques,à l'état sauvage,sont des brutes sans aucune musique,sans aucun instru-\nment de musique. Et s'ils avaient une musique propre n'auraient-ils pas aussi un\ninstrument à eux et non ceux, les plus spéciaux des pays qu'ils hantent ? Or ils\njouent du tsimbalon en Hongrie, de la tambouritzo en Croatie, de la cobsa et de la\nflûte de Pan en Roumanie, de la balalaïka en Russie, etc. etc. Je crois donc qu'une\nétude approfondie de la question démontrera qu'ils n'acquièrent un vrai sens\nmusical, tel que nous l'entendons en Occident, qu'à notre contact. Mais si l'on tient\nessentiellement à trouver un véhicule des mélodies populaires comme de certains\nvocables, comme des superstitions, comme même des hérésies religieuses entre\ndiverses nations opposées, il faudra le chercher ailleurs et les travaux du savant\nlinguiste roumain. M. Densuseano m'ont ouvert les yeux: ce véhicule c'est les ber-\ngers, nos bergers chrétiens, redevenus à demi païens dans la solitude et le tête à\ntête avec la nature. Maisjenefais qu'indiquer cette thèse. Elle n'est pas encore\nmûre à l'heure actuelle.\nL'aveu de M. Seprôdi, madyar, est donc formel et approuvé par un autre\nMadyar, M. de Gerando. Je répète : \" Presque tous les motifs principaux de la\nmusique populaire hongroise té retrouvent chez les Petits Russiens \". Et moi je\nsuis en mesure de prouver, par les recueils existant en différentes villes slaves\nd'Autriche Hongrie, qu'ils se retrouvent, encore les mêmes, chez tous les autres\nSlaves.\nIl me reste à prouver que Haydn les a bel et bien employées.\nOr la démonstration est là toute faite : il y a, je l'ai dit, à Zagreb un érudit\nmerveilleux qui, avec une patience et un dévouement dont on demeure confondu\ns'est attelé à la tâche énorme, de réunir tous les airs populaires jougo slaves, avec\ntoutes leurs variantes. Ce savant, modeste et désintéressé, dont si peu de personnes\nen Occident savent le nom, je l'ai déjà cité : il s'appelle Fr. S. Kuhac et son\nrecueil, vrai travail de Bénédictin : Juzno\nnationales des Slaves du Sud).La publication de ce véritable trésor, qui se poursuit\nencore aujourd'hui, a commencé en 1883 chez C. Albrecht à Zagreb, et compte une\nvingtaine de gros volumes. Je n'ai, je pense, pas besoin d'affirmer plus ample-\nment que s'il y a un connaisseur au monde en fait de mélodies croates, c'est ce\nM. Kuhac, universellement connu dans le monde slave. Or en 1880, il publiait\nsans le titre Josip Haydn i hrvatske narodne popievke (Joseph Haydn et la%.musigue\npopulaire croate) une brochure de 91 pages, établissant définitivement les emprunts\nnon déguisés, faits tout naturellement par Haydn à la musique de son enfance,\npar le génie à l'ambiance musicale qui avait favorisé l'éclosion de ce génie. Même\nne sachant par un mot de croate, il vaut la peine de se la procurer, car elle est\nprobante au premier chef, rien que par la masse des exemples musicaux. M. Kuhac"}, {"page_pdf": 81, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.81", "debut_caractere": 13, "fin_caractere_exclue": 3451, "texte": "n'a eu que l'embarras du choix et a groupé sous douze chefs principaux sa démon-\nstration : le dernier établit que l'hymne autrichien : \"\nest un air croate, chanté depuis un temps immémorial et dont il donne six ver-\nsions recueillies dans six villages différents, avec cette preuve singulière de leur\nantiquité, entre autres, que certaines de ces versions se chantent gaiement, sur des\nparoles plus en moins légères, et qu'il faudrait donc admettre, sinon l'antériorité,\nalors une profanation ou un sacrilège, ce qui est absolument un non-sens, étant\ndonné l'esprit foncièrement religieux et le loyalisme des population croates.\nLa force démonstrative de cette brochure est telle que, analysée par M. Hugo-\nConrat, de Londres, cette analyse, avec la majeure partie des exemples de M. Kuhac,\na été publiée par la belle revue allemande DIE MUSIK dans le numéro 7, de sa\n4me année (1904-1905), premier numéro de Janvier 1905, et je renvoie mes lecteurs\nsinon à la brochure croate du moins à cette analyse allemande. Or le chauvinisme\nallemand, qui dans certain cas vaut le madyar, (ils se valent du reste tous, la preuve\nen est que j'ai entre les mains un vie de Watteau, par M. A. Rosenberg dont voici\nle trois premières lignes : \" Le grand maître et le fondateur du style rococo, celui\nque les Français aiment à appeler avec emphase n'appar-\ntient pas à la race française. C'est un flamand d'origine, etc. etc.\") le chauvinisme,\nnon plus que la science allemande, n'a rien trouvé à rétorquer à l'ensemble de la\ndémonstration, du reste toute en textes musicaux, qu'il suffirait de simplement\ncopier ici, comme ils l'ont été dans la revue allemande. Seulement sur la question\nde l'hymne autrichien, M. W. Tappert, de Berlin, s'est permis de taire observer,\nnon pas que Haydn n'avait pas utilisé l'air croate, mais que, composé de 53 notes,\nles 13 premières seules seraient croates, et que du reste ces 13 premières se retrouvent\naussi bien dans un rondeau de Telemann (Hambourg 172,8), et dans d'autres\ndocuments antérieurs, parmi lesquels il cite un processionnal Übi est spes mea du\nXIVme siècle, de Prague ! Mais Prague ! Et au XIVme siècle ! Il ne s'aperçoit pas\nque nous retombons en plein slavisme ! Du reste avec la meilleure toi du monde, il\ndéclare : \" Haydn wïïrde 1733 in Rohrau geboren, seine Familie soll aus Kroatien\nstammen. Das will ich nicht bestreiten \". \" Cela je ne veux pas le contester \" il est vrai\nque c'est pour se demander si, après 57 ans, le compositeur \" pouvait encore se\nsouvenir d'une mélodie entendue dans sa jeunesse \". Encore une naïveté, qui ne\nse discute pas, quand 011 connaît la prodigieuse mémoire de certains musiciens, de\nMahler par exemple, (à qui les savants reconnaissent une conformation de crâne\nparfaitement identique, paraît-il, à celle du vieux maître,) et surtout quand on réflé-\nchit qu'il n'y a pas à se souvenir de ce qu'on peut avoir dans le sang et tout aussi\ninconsiemment dans la mémoire. Or si un érudit de la taille de M. Tappert ne\ns'échappe qu'au XHme paragraphe de la démonstration Kuhac, croyez bien que\nc'est faute de mieux et qu'il a pourtant du bien frotter et mettre ses lunettes pour\nexaminer de près les autres, avant de les laisser passer. Et l'un des plus probantes est\nla mélodie du \" Hier liegt vor Deiney Majestiït \". (Messe\nde Maria Zell) dont nous avons deux variantes d'Haydn (la seconde sur les\nparoles : \" Gott soll gepriesen werden sein \" ) et que toutes deux"}, {"page_pdf": 83, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.83", "debut_caractere": 13, "fin_caractere_exclue": 2274, "texte": "correspondent exactement à deux variantes croates du même air. Sans compter que,\nen ce qui concerne cette messe, qu'Haydn voulut, à la demande du prince\nEsterhazy \" populaire et religieuse \" nous avons le témoignage tormel du Père\nDominicain Aloys Russwurm, à qui le prêtre croate Ivan Berlakovitch, organiste à\nMaria Zell, a raconté qu'Haydn lui avait formellement demandé de lui recueillir\nquelques-uns des airs pieux, que chantaient les pèlerins slovènes de Carinthie et de\nCarniole, arrivant à Maria Zell. (Slovène et croate c'est tout un). Kuhac en cite\nsept qui ont été utilisés dans cette seule messe.\nIl va sans dire que cet emploi des airs populaires est, je ne saurais assez insis-\nter, tout ce qu'il y a de plus légitime et n'enlève rien au génie d'Haydn,\ninventeur trop original pour qu'on puisse lui reprocher d'avoir tait en somme ce\nque tout le monde a toujours fait. Cependant pour bien montrer à nos lecteurs de\nquoi il s'agit, c'est-à-dire non pas de ressemblances et d'animilations, mais de main\nmise volontaire, de citation textuelle, je veux leur montrer au moins un seul\nexemple, que je choisis tout à fait au hasard, car il sont tous|aussi»probants.\nFinale de la symphonie en mi bémol majeur:\nEt voici l'un des chants slaves les plus répandus en Croatie, Dalmatie, Car-\nniole et Syrie :\nHâtons-nous d'ajouter que je me chargerais de démontrer si j'en avais le\ntemps et la place qu'il s'agit non seulement de thèmes et de motifs, mais de la\nsonorité spéciale d'un forte portion de la musique d'Haydn. Beaucoup de ses\nfinale de symphonie font penser à des kolo.Et M. Marcel Mantandon, qui a passé\nson enfance au milieu de populations plus proches des Slaves que moi, me fait\nremarquer que l'accent croate de cette musique est tel que Brahms lui-même\nlorsqu'il prend à Haydn son choral de Saint Antoine, pour en exécuter ses délecta-\nbles variations op 56% arrive à exposer le thème de façon àle rendre aussi slave que\npossible. Bien comprendre Haydn, se pénétrer de lui, amène infailliblement à se\nslaviser soi-même. * &\nQuant à cette origine croate, que la critique allemande reconnaît n'avoir pas\nà contester, la meilleure preuve en est l'inscription de la tombe de la mère\nd'Haydn : \" Allhier ruhet meine liebe EhewirthANNA-MARIA HAIDIN."}, {"page_pdf": 85, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.85", "debut_caractere": 13, "fin_caractere_exclue": 2146, "texte": "aen 23 Feb. 1754 Ihres Alters 45\"- Ainsi le père d'Haydn lui-même s'appelait\nencore Haidin, ce qui en croate est le nom d'une céréale ou d'une graminée.\nEt maintenant qu'on me permette de donner l'assurance que je suis, signant\ncet article, fort éloigné de tout esprit d'hostilité à l'égard de la Hongrie. Son zèle\nun peu âpre et tout neuf à s'approprier ce dont elle ne se serait pas soucié il y a\nquelques années, me touche au contraire jusqu'à un certain point. Ne contient-il\npas 1 aveu implicite de sa pénurie de grands musiciens ? Ce n'est pas la faute des\nMadyars, si des préoccupations vitales de premier ordre les ont empêchés de\ns adonner jusqu ici aux beaux-arts, autant que les autres peuples, et les ont con-\ntraints a 1 humdiation d'avoir à accepter le plupart de leurs grands hommes de\nleurs nationalités slaves. Si Haydn est hongrois ce n'est qu'en tant que croate et\nnous savons qu'il ne parla jamais, lui, que de Autriche et de empereur.\nLe grand poete Petœfi est fils de Slovaques, qui s'appelaient Petrovitch. Le plus\ngrand musicien hongrois actuel, M. Mihailovitch, ne s'est pas donné la peine de\nmadyariser beaucoup son nom comme ce pauvre Tchèque de Svoboda, l'auteur du\ndélicieux ballet Viora,qui moyennant la naturalisation à un franc vingt-cinq devint\nSzabados. Erkel, Volkman et Kœssler sont des Allemands et M. de Dohnanyi ne\ns est jamais défendu de ses origines slovaques. Reste Liszt,mais M.de Bertha lui-même\nnous apprend qu'il n'eut de hongrois que le nom et ce qu'il faut penser de son\nmadyarisme. L'âpre nostalgie d'un grand musicien, qui pousse aujourd'hui les\nMadyars à s'annexer Haydn, est un sentiment qui les honore jusqu'à un certain\npoint, mais que faire contre la force des choses ! Ils n'ont su conserver chez eux\nencore hier, ni Liszt, ni Joachim, ni Goldmark, ni Mahler, ni Dohnanyi, ni\nVogrich, ni Nikisch : les voici réduits à essayer de retenir ceux qui ne peuvent se\ndéfendre : les morts. Et ce faisant il ne leur reste entre les mains qu'une poignée\nJly*• • . . •\nde cendres. Le jour ou ils auront parmi eux un vraiment grand musicien vivant,\nils n'y tiendront plus.\n\nWilliam Ritter."}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-01-15-01-c079", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-01-15_01#c079", "volume": "bmtnabh_1910-01-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 74, "image_fin": 74, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.2.15.1", "titre_corps": "Piano d'Haydn au Château de Kismarton.", "titre_sommaire": "Piano d'Haydn au Château de Kismarton.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 74, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.74", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 38, "texte": "Piano d'Haydn au Château\nde Kismarton."}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-01-15-01-c080", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-01-15_01#c080", "volume": "bmtnabh_1910-01-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 75, "image_fin": 75, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.2.15.2", "titre_corps": "Maison d'Haydn a Kismarton (Le fardin).", "titre_sommaire": "Maison d'Haydn a Kismarton (Le fardin).", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 75, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.75", "debut_caractere": 338, "fin_caractere_exclue": 377, "texte": "Maison d'Haydn a Kismarton (Le fardin)."}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-01-15-01-c081", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-01-15_01#c081", "volume": "bmtnabh_1910-01-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 78, "image_fin": 78, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.2.15.3", "titre_corps": "Maison d'Haydn a Kismarton (façade sur la rue)", "titre_sommaire": "Maison d'Haydn a Kismarton (façade sur la rue)", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 78, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.78", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 46, "texte": "Maison d'Haydn a Kismarton\n(façade sur la rue)"}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-01-15-01-c082", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-01-15_01#c082", "volume": "bmtnabh_1910-01-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 80, "image_fin": 80, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.2.15.4", "titre_corps": "Salle de concert du Chateau de Kismarton Concert donnè en juin 1909 à l'occasion du 3e Congrès de la Société Internationale de musique.", "titre_sommaire": "Salle de concert du Chateau de Kismarton Concert donnè en juin 1909 à l'occasion du 3e Congrès de la Société Internationale de musique.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 80, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.80", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 135, "texte": "Salle de concert du Chateau de Kismarton\nConcert donnè en juin 1909 à l'occasion du 3e Congrès de la Société Internationale de musique."}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-01-15-01-c083", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-01-15_01#c083", "volume": "bmtnabh_1910-01-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 82, "image_fin": 82, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.2.15.5", "titre_corps": "Chapelle du chateau de Kismarton.", "titre_sommaire": "Chapelle du chateau de Kismarton.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 82, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.82", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 33, "texte": "Chapelle du chateau de Kismarton."}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-01-15-01-c084", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-01-15_01#c084", "volume": "bmtnabh_1910-01-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 84, "image_fin": 84, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.2.15.6", "titre_corps": "Le chateau des prisces Esterhazy a Kismarton.", "titre_sommaire": "Le chateau des prisces Esterhazy a Kismarton.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 84, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.84", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 45, "texte": "Le chateau des prisces Esterhazy a Kismarton."}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-01-15-01-c088", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-01-15_01#c088", "volume": "bmtnabh_1910-01-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 86, "image_fin": 91, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.2.16", "titre_corps": "LE CRÂNE D'HAYDN", "titre_sommaire": "LE CRÂNE D'HAYDN", "signature_source": "Julius Tandler, Professeur à l'Universitè de Vienne", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 86, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.86", "debut_caractere": 23, "fin_caractere_exclue": 1892, "texte": "LE CRÂNE D'HAYDN\n\nLe crâne d'un homme célèbre est toujours un objet d'intérêt et d'étude.\nCelui de Joseph Haydn est particulièrement digne de curiosité. Tout d'abord\nl'histoire de sa découverte est singulièrement romanesque. La voici.\nEn 1820, le duc de Cambridge assistait à Kismarton (Eisenstadt), résidence\nhongroise des princes Esterhazy, à une exécution de la Création, donnée en son\nhonneur, et il s'écriait, en manière de compliment : Heureux celui qui eut à son\nservice un homme comme Haydn, et qui possède encore ses restes mortels !\nCette réflexion frappa le prince Nicolas Esterhazy, lequel, il faut l'avouer,\nne s'était aucunement soucié du sort réservé à la dépouille d'Haydn, depuis le\n31 mai 1809, date de la mort de ce grand artiste. La vanité, peut-être aussi le\nremords décidèrent le prince à revendiquer ses droits sur le cercueil de son ancien\nmaître de chapelle. On apprit qu'Haydn reposait dans un cimetière de Vienne.\nOn obtint le permis d'exhumer. On ouvrit la tombe ; c'était bien celle d'Haydn ;\nles habits et la perruque étaient intacts au milieu des ossements. Mais, oh sur-\nprise ! le crâne manquait !\nSur l'ordre du prince alarmé, la police se mit en campagne et porta ses\nsoupçons sur un certain nombre de collectionneurs viennois qui partageaient à ce\nmoment la passion naissante de la crâniologie. Ces recherches finirent par atteindre\nun nommé Johann Peter, directeur d'un établissement pénitentiaire de la Basse\nAutriche, et disciple fervent des doctrines ostéologiques du Docteur Gall. Peter\navoua qu'il avait dérobé le crâne d'Haydn dans les circonstances suivantes, et il\nconsigna lui-même son récit, plus tard, dans son testament. 1\n\n1 Ces documents ont été publiés par moi dans le Tome 49 des Bulletins de la Société Anthropologique de\nVienne (1909 in-40), qui a bien voulu mettre ces clichés àla disposition de la revue S. I. M."}, {"page_pdf": 87, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.87", "debut_caractere": 13, "fin_caractere_exclue": 2131, "texte": "\"Partisan décidé des méthodes de G ail J'ai écrivit Peter,\net entrepris de rassembler les crânes de tous les individus que j'avais pu connaître vivants, et\ndont Fexamen pouvait servir a confirmer mes idées... Lorsque le célèbre Haydn mourut je ne\npus résister a V envie de me procurer son crân\nparticulier de rendre hommage à un grand homme en\npréservant ses ossements d'une profanation possible.\nOr, Haydn avait été enterré au cimetière \"A m\nHundsthurm \". On aurait\nle lieu exact de sa sépulture, si un pauvre homme, son\nélève, n avait par reconnaissance,\nplaque toute simple. Je n eus donc\nà m emparer d'un corps san\ns était soucié. Le gardien\nargent, et m'introduisit de\nde trois amis : Rosenbaum, secrétaire du comte Ester-\nhazy, Jungmann et Ulmann, fonctionnaires à l ienne.\nLa tombe ouverte, le crâne fut enlevé et déposé chez,\nmoi dans un coffret de bois précieux, surmonté d'une\nlyre et garni a l'intérieur d\namis ont souvent contemplé chez moi cette précieuse\nrelique... \"\nCependant le crâne ne se trouvait plus chez\nPeter, lorsque la police de 1820, se présenta pour\ns'en emparer. Les événements avaient obligé Peter à renoncer àla phrénologie, et à\nse défaire de sa collection. Le crâne d'Haydn avait été donné à l'ami Rosenbaum,\nqui le traitait avec les plus grands égards.\nLa police continua ses menaces et ses perqui-\nsitions. Rosenbaum fut mandé, et déclara qu'il\ns'était, lui aussi, séparé de ces ossements, qui ef-\nfrayaient sa femme, et les avait pieusement fait\ninhumer dans différents cimetières. On se retourna\ncontre le pauvre Peter, lui promettant cette fois de\nl'indemniser de tout ce qu'avait pu lui coûter\nl'acquisition et l'aménagement du crâne précieux.\nLe médecin particulier du prince, le docteur von\nGuldner, vint lui-même promettre à Peter une\nrécompense princière si la crâne se retrouvait. De\nguerre lasse Peter insista auprès de Rosenbaum et\ntous deux d'accord remirent aux autorités le chef\ndécharné de l'auteur de la Création. Tout s'apaisa.\nMais Peter, malgré ses démarches, ne put jamais\nobtenir un centime de la générosité du prince.\nLe 23 novembre 1820, le prince Esterhazy put"}, {"page_pdf": 88, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.88", "debut_caractere": 21, "fin_caractere_exclue": 2906, "texte": "faire écrire à son chapelain de Kismarton : \"\nvous est parvenu le 7 de ce mois. Il avait été dérobé par des audacieux ; Vintervention de\nla justice a permis de le retrouver. Avec Vaide du bedeau, et en secret, déposez, le dans\nla tombe à sa place.\"\nIl semblait que l'incident tut clos. Malheureusement, 011 plutôt heureusement\npour l'histoire, le crâne livré à la police n'était pas celui d'Haydn ! Est-ce\nRosenbaum seul, qui exécuta cette substitution comme le prétendit Peter, ou bien\nles deux compères étaient-ils de connivence ? Personne ne le saura jamais.\nToujours est-il, que le véritable crâne resta entre les mains de Rosenbaum, et que\nce dernier, à son lit de mort, fit à Peter la déclaration suivante :\n\"Mon ami, je tiens à ce que le crâne d'Haydn, que nous vénérons tous, rentre de\nnouveau en ta possession. Le voici, garde le bien, et en secret. Tu sais par expérience le\ncas qu'il faut faire de la parole d'un prince. Tu n'as rien reçu de ce qui f avait été\npromis en 1820. Donc, que ce crâne soit légué p\nmusique,1 qui pourra en prendre soin honorablemen\nEsterhazy, par conséquent celui-ci ne peut émettre aucune réclamation. Et le Conservatoire\ndes Amis de la musique est capable résister à toute tentative de violence, h laquelle toi, tu\npourrais bien succomber...\"\nVoilà donc Peter en possession de l'objet de son culte favori. Les années\npassent, et avant de mourir, l'excellent crâniologue rassemble dans son testament,\nsous la foi du serment, tous les éléments de cet étrange roman. Il proclame sa\nvolonté de léguer le crâne aux Amis de la musique.\nMais il n'est pas obéi. Sa veuve, mue par on ne sait quels scrupules de\nconscience, partagée entre le désir de restituer le crâne à la tombe de Kismarton,\net la crainte d'avoir à faire, une fois encore, avec la police et le prince, se décide à\ns'affranchir de tout souci. Elle donne le crâne d'Haydn en 1839 au docteur\nHaller, avec toutes les preuves de son authenticité. Et le crâne continue ses\npérigrinations.\nEn 1852 Haller, sans doute embarrassé d'une responsabilité comme celle-là,\ntrouve l'occasion de se défaire de l'importun cadeau. Il écrit au Dr. Rokitansky :\n\" Très honoré professeur !\nu M. 112. Peter décédé, et dont f étais\nmontré un véritable enthousiasme pour la phréno\ncrânes, l'un d'Haydn, l'autre de Elisabeth\npremiers possesseurs de ces ossements en vous priant de déposer ces restes précieux dans le\nMusée que vous avez l'intention d'ériger à la science qui vous doit tant...\"\nInstallé dans un Musée, Haydn ne devait pas y demeurer longtemps. Le\nprofesseur Kundrat, successeur de K. Rokitansky estima que ce crâne était la\npropriété personnelle du savant auquel il avait été donné. Le crâne fit retour aux\nhéritiers Rokitansky, qui, enfin, eurent le courage d'exécuter le geste dont Haydn\nattendait au Champs Elysées la réalisation, depuis 90 ans. Le 19 mars 1895 ils\n\n1 Fondé à Vienne en 1813."}, {"page_pdf": 89, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.89", "debut_caractere": 13, "fin_caractere_exclue": 959, "texte": "firent présent du crâne vagabond aux Amis\nde la Musique qui le garderont pré-\ncieusement, et lui ont donné une place\nd'honneur au milieu de leur admirable\ncollection musicale.\nCette histoire funèbre et romanesque\nmérite-t-elle crédit ? Il semble bien que\noui. Mais nous devons nous demander\ns'il est d'autres moyens que ces textes,\nd'arriver à l'identification dont on veut\navoir la certitude lorsqu'il s'agit d'un\nartiste comme Joseph Haydn.\nRemarquons tout d'abord quelles\nsont les caractéristiques de ce crâne. Elles\npeuvent se résumer ainsi : le front est\nbas, mais régulier, le nez fortement asy-\nmétrique au préjudice du côté gauche, le\nmenton avance nettement.\nIl est aisé de vérifier cette physiono-\nmie générale au moyen des portraits si nombreux qui représentent le maître.1\nMais le parti pris d'idéalisation dont presque tous ces portraits offrent la preuve\nrend notre examen assez difficile. Mieux vaut recourir au masque mortuaire de"}, {"page_pdf": 89, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.89", "debut_caractere": 1051, "fin_caractere_exclue": 1125, "texte": "1 Voir l'étude iconographique de M. Henry Marcel au début de ce fascicule."}, {"page_pdf": 90, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.90", "debut_caractere": 102, "fin_caractere_exclue": 1197, "texte": "Haydn, qui se trouve actuellement au Musée de la Ville de Vienne.1 Ce moulage\nest un des meilleurs qu'il m'ait été donné d'examiner. L'épaisseur du plâtre y est\nrégulière et les parties molles du visage n'ont pas eu à souffrir de la compression,\ncomme il arrive si souvent. Malheureuse-\nment le masque s'arrête au visage et n'englobe\npas le crâne.\nOr, nous trouvons ici les signes dont la\nphrénologie nous avait signalé la présence :\nfront peu élevé, normalement arrondi, nez\ndévié franchement vers la gauche, lèvre in-\nférieure débordante.\nL'expérience décisive consisterait à pou-\nvoir introduire le crâne à l'intérieur du\nmasque et à vérifier ainsi l'ossement par\nle plâtre. Une expérience de ce genre n'est\npas nouvelle. On l'a tentée à propos de\nSchiller, de Beethoven et de Bach. Toutefois,\nelle présente des difficultés. Après la mort,\nles tissus se détendent et le masque fléchit.\nEn outre, et ceci est important, les rapports\nexacts de ces deux éléments, l'ossature et la\nmasse charnue n'ont rien d'absolu. Jusqu'ici du moins, les lois qui régissent ces\nrapports n'ont pas été dégagées."}, {"page_pdf": 90, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.90", "debut_caractere": 1288, "fin_caractere_exclue": 1474, "texte": "1 C'est l'œuvre d'Elsler, père de Fanny Elsler la célèbre danseuse. Ce masque a lui-même toute une\nhistoire et passa par différentes mains avant d'arriver au musée de la Ville de Vienne."}, {"page_pdf": 91, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.91", "debut_caractere": 13, "fin_caractere_exclue": 1795, "texte": "J'ai donc eu recours aux rayons X. J'ai radiophotographié un certain nombre\nde visages adultes, de profil, et de telle\nsorte que fussent visibles à la fois les con-\ntours des os et ceux des tissus. La figure 8\nmontre une épreuve de ce genre, prise parmi\nbeaucoup d'autres. Le résultat de ces ex-\npériences, que je publierai à quelque jour, et\nqu'il serait trop long d'analyser ici, confirme\nentièrement l'essai d'identification tenté par\nnous. On peut s'en rendre compte par les\nfigures 10 et 11.1\nEnfin la pathologie nous apporte un\ndernier argument, en signalant encore une\nfois la déformation des fosses nasales. On\nsait en effet qu'Haydn souffrait d'un polype\nnasal, dont John Hunter à Londres lui\navait conseillé de se faire opérer. Haydn,\ndéjà vieux, avait préféré finir ses jours avec\ncette infirmité, Or, les affections de ce genre\nentraînent des altérations de l'ethmoïde,\nl'atrophie des certaines parties des muqueuses\net l'érosement de la fosse nasale atteinte par\nle mal. Je crois qu'il est possible, malgré\nl'état défectueux de la cavité nasale du crâne\nd'Haydn, de reconnaître encore ici tous les\ncaractères de cette maladie. Ainsi s'explique\nd'ailleurs la déviation du nez si manifeste\nsur le masque mortuaire, et la déformation\nde la narine droite visible sur certains por-\ntraits, notament sur la médaillon d'lrwach.2\nTout s'accorde donc pour amener l'his-\ntorien, le phrénologue et l'anatomiste à cette\nconviction que le crâne, soustrait par Peter,\net confié à la garde des Amis de la musique\nde Vienne, est bien celui du musicien Joseph\nHaydn. Il resterait à tirer de cette constatation des conclusions physiologiques et\nesthétiques dont le développement ne conviendrait pas ici et pour lesquelles la\nscience n'est pas encore en possession de toutes ses méthodes."}, {"page_pdf": 91, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.91", "debut_caractere": 1827, "fin_caractere_exclue": 1978, "texte": "Dr. Julius Tandler,\nProfesseur à l'Universitè de Vienne.\n\n1 Nous ajoutons ici la même expérience pour le crâne et le masque de Beethoven.\n2 Voir p. 27."}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-01-15-01-c089", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-01-15_01#c089", "volume": "bmtnabh_1910-01-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 86, "image_fin": 86, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.2.16.1", "titre_corps": "1. Crâne de J. Haydn.", "titre_sommaire": "1. Crâne de J. Haydn.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 86, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.86", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 21, "texte": "1. Crâne de J. Haydn."}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-01-15-01-c090", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-01-15_01#c090", "volume": "bmtnabh_1910-01-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 87, "image_fin": 87, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.2.16.2", "titre_corps": "2. Crâne d'Haydn.", "titre_sommaire": "2. Crâne d'Haydn.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 87, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.87", "debut_caractere": 2133, "fin_caractere_exclue": 2150, "texte": "2. Crâne d'Haydn."}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-01-15-01-c091", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-01-15_01#c091", "volume": "bmtnabh_1910-01-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 87, "image_fin": 87, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.2.16.3", "titre_corps": "3. Crâne d'haydn.", "titre_sommaire": "3. Crâne d'haydn.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 87, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.87", "debut_caractere": 2152, "fin_caractere_exclue": 2169, "texte": "3. Crâne d'haydn."}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-01-15-01-c092", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-01-15_01#c092", "volume": "bmtnabh_1910-01-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 89, "image_fin": 89, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.2.16.4", "titre_corps": "4. Masque mortuaire d'Haydn.", "titre_sommaire": "4. Masque mortuaire d'Haydn.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 89, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.89", "debut_caractere": 961, "fin_caractere_exclue": 989, "texte": "4. Masque mortuaire d'Haydn."}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-01-15-01-c093", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-01-15_01#c093", "volume": "bmtnabh_1910-01-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 89, "image_fin": 89, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.2.16.5", "titre_corps": "5. Masque mortuaire d'Haydn.", "titre_sommaire": "5. Masque mortuaire d'Haydn.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 89, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.89", "debut_caractere": 991, "fin_caractere_exclue": 1019, "texte": "5. Masque mortuaire d'Haydn."}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-01-15-01-c094", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-01-15_01#c094", "volume": "bmtnabh_1910-01-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 89, "image_fin": 89, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.2.16.6", "titre_corps": "6. Masque mortuaire d'Haydn.", "titre_sommaire": "6. Masque mortuaire d'Haydn.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 89, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.89", "debut_caractere": 1021, "fin_caractere_exclue": 1049, "texte": "6. Masque mortuaire d'Haydn."}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-01-15-01-c095", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-01-15_01#c095", "volume": "bmtnabh_1910-01-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 90, "image_fin": 90, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.2.16.7", "titre_corps": "7. Masque de Beethoven.", "titre_sommaire": "7. Masque de Beethoven.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 90, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.90", "debut_caractere": 21, "fin_caractere_exclue": 44, "texte": "7. Masque de Beethoven."}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-01-15-01-c096", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-01-15_01#c096", "volume": "bmtnabh_1910-01-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 90, "image_fin": 90, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.2.16.8", "titre_corps": "8. Profil d'un adulte radiograhié.", "titre_sommaire": "8. Profil d'un adulte radiograhié.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 90, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.90", "debut_caractere": 46, "fin_caractere_exclue": 80, "texte": "8. Profil d'un adulte\nradiograhié."}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-01-15-01-c097", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-01-15_01#c097", "volume": "bmtnabh_1910-01-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 90, "image_fin": 90, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.2.16.9", "titre_corps": "9. Masque d'Haydn.", "titre_sommaire": "9. Masque d'Haydn.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 90, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.90", "debut_caractere": 82, "fin_caractere_exclue": 100, "texte": "9. Masque d'Haydn."}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-01-15-01-c098", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-01-15_01#c098", "volume": "bmtnabh_1910-01-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 90, "image_fin": 90, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.2.16.10", "titre_corps": "10. Crâne de Beethoven placé dans son masque.", "titre_sommaire": "10. Crâne de Beethoven placé dans son masque.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 90, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.90", "debut_caractere": 1199, "fin_caractere_exclue": 1244, "texte": "10. Crâne de\nBeethoven placé\ndans son masque."}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-01-15-01-c099", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-01-15_01#c099", "volume": "bmtnabh_1910-01-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 90, "image_fin": 90, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.2.16.11", "titre_corps": "11. Crâne d'Haydn placé dans son masque.", "titre_sommaire": "11. Crâne d'Haydn placé dans son masque.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 90, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.90", "debut_caractere": 1246, "fin_caractere_exclue": 1286, "texte": "11. Crâne d'Haydn placé\ndans son masque."}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-01-15-01-c100", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-01-15_01#c100", "volume": "bmtnabh_1910-01-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 91, "image_fin": 91, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.2.16.12", "titre_corps": "Tombeau d'Haydn a Kismarton.", "titre_sommaire": "Tombeau d'Haydn a Kismarton.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 91, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.91", "debut_caractere": 1797, "fin_caractere_exclue": 1825, "texte": "Tombeau d'Haydn a Kismarton."}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-01-15-01-c101", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-01-15_01#c101", "volume": "bmtnabh_1910-01-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 92, "image_fin": 93, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.2.17", "titre_corps": "UNE LETTRE D'HAYDN", "titre_sommaire": "UNE LETTRE D'HAYDN", "signature_source": "Gustave Lyon", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 92, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.92", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 2477, "texte": "UNE LETTRE D'HAYDN\nA IGNACE PLEYEL\n\nIgnace Pleyel, né en 1757 Ruppersthal, près de Vienne fut d'abord élève de\nWanhall, puis de Joseph Haydn. Artiste prodigieusement organisé, Pleyel (qui le\ncroirait aujourd'hui !) tut reconnu par Mozart comme le successeur désigné\nd'Haydn,1 et le public ratifia cette prédiction. En 1791, alors que Pleyel maître de\nchapelle à Strasbourg, songeait à fuir la révolution, il fut appelé à Londres par\nune de ces grandes entreprises de festival, qui étaient nouvelles à cette époque.\nL'impressario Gallini venait en effet d'engager Haydn pour une saison de\nconcerts, où le maître devait diriger une série d'oeuvres nouvelles devant un\npublic enthousiaste. Un autre impressario chercha aussitôt à provoquer la concur-\nrence en opposant à l'auteur de la Création le seul homme capable de diviser les\nsuffrages des amateurs. Il s'adressa à Pleyel.\nPleyel devint ainsi, et à son insu, le rival de son maître. L'histoire de cette lutte\norganisée par deux spéculateurs, et mettant aux prises deux artistes, qui s'aimaient\net s'estimaient de la même famille musicale, n'a pas encore été écrite en détail.\nToutefois, 011 sait à présent, et surtout depuis la publication du \" Livre de voyage \"\nd'Haydn, 2 que les coteries ne parvinrent pas à troubler la bonne harmonie qui\nunissait Pleyel à Haydn.\nPleyel arrive à Londres le 23 décembre, et le 24 Haydn va dîner chez lui.\nLe 31 ils assistent tous deux à la Pastorella Nobile de Guglielmi. Le 17 janvier\n1792 Haydn écrit à son amie Marianne : \"Pleyel s'est montré dès son arrivée si\nmodeste à mon égard qu'il a reconquis toute ma sympathie. Nous sommes très\nsouvent ensemble, et cela l'honore. Il sait ce qu'il doit à son père. Nous partage-\nrons notre gloire, nous rentrerons contents chacun chez nous.\" Et le 13 février :\n\" On critique beaucoup l'audace de Pleyel. Mais cependant je l'aime encore ; je\nsuis toujours à son concert et le premier à applaudir.\" Toutefois Pleyel, qui avait\nle génie des affaires, se vengea de ces désagréments sur son impressario. Il tira\nparti de cette situation assez fausse, et imposa des conditions pécunières plus\navantageuses pour lui que celle qui lui avaient été promises à Strasbourg.\nLes bons rapports entre Haydn et Pleyel ne se démentirent plus. Un docu-\nment conservé dans les archives de la maison en nous apporte le témoi-\n\n1 Voir Lettre de Mozart de 1784, publiée par Pohl. (II p. 45).\n2 Haydn s Tagebuch, publié par M. Engl, (Breitkopf et Hârtel 1909 in 8\")."}, {"page_pdf": 93, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.93", "debut_caractere": 13, "fin_caractere_exclue": 168, "texte": "gnage. En 1802, Haydn écrivait a son disciple, fixé à Paris, la lettre suivante,\ndont il n'est pas sans intérêt de reproduire le fac-similé.\n\nGustave Lyon."}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-01-15-01-c102", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-01-15_01#c102", "volume": "bmtnabh_1910-01-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 93, "image_fin": 93, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.2.18", "titre_corps": "Vienne, le 6 juillet 1802.", "titre_sommaire": "Vienne, le 6 juillet 1802.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 93, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.93", "debut_caractere": 170, "fin_caractere_exclue": 1813, "texte": "Vienne, le 6 juillet 1802.\nMon très cher Pleyel\nCette lettre te sera remise par M. Haensel, mon élève en composition, jeune\nhomme charmant, d'un excellent caractère, et fort bon violoniste. Il a désiré que\nje lui fasse faire ta connaissance, afin de pouvoir user de celle-ci à l'occasion. Tu\npourras juger de ses talents par ses trois quatuors nouveaux. Il est au service\nd'une dame polonaise, la princesse Lubomirsky. Je le recommande à ta bienveil-\nlance.\nEt je tiens aussi à te remercier de tout cœur de la splendide édition de tes\nquatuors, que tu m'as fait parvenir par L. Pichl, et qui par sa belle gravure, son\nbeau papier, sa correction, t'assureront l'immortalité. Quel dommage cependant que,\ndans 1 édition petit-format, achetee par moi 52 fl. à Pichl, il manque deux pages à\nces quatuors. J'ai prié Pichl de t'écrire pour le remplacement de ces pages.\nUne nouvelle preuve de ton zèle m'est arrivée de Hongrie, par le Sieur\nHummel de Berlin, sous la forme de trois quatuors et d'une symphonie en mi\nbémol, de format de poche. On ne fera rien de plus beau, ni de plus magnifique.\nQue le ciel recompense tes efforts ! Tu enrichis ainsi et mon talent musical et le\ntien ! Je souhaiterais bien un peu de repos sur mes vieux ans, afin de pouvoir te\ndonner des nouvelles de mes travaux ; peut-être cela viendra-t-il tout de même !\nEn tout cas, porte-toi bien, et aime ton vieil Haydn — comme lui-même fut et\nrestera toujours ton ami. Amen.\nMes compliments à ton aimable épouse.\nMon Prince arrivera à Paris ce mois ci. Va lui rendre visite. Je te prie de\nfaire prendre a la poste la lettre qui attend depuis si longtemps et de me l'envoyer."}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-01-15-01-c103", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-01-15_01#c103", "volume": "bmtnabh_1910-01-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 94, "image_fin": 94, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.2.19", "titre_corps": "Lettre d'Haydn a Pleyel, qui se trouve dans les Archives de la Maison pleyel.", "titre_sommaire": "Lettre d'Haydn a Pleyel, qui se trouve dans les Archives de la Maison pleyel.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 94, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.94", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 77, "texte": "Lettre d'Haydn a Pleyel, qui se trouve dans les Archives de la Maison pleyel."}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-01-15-01-c104", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-01-15_01#c104", "volume": "bmtnabh_1910-01-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 95, "image_fin": 95, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.2.20", "titre_corps": "HAYDN ET LE CONSERVATOIRE DE PARIS", "titre_sommaire": "HAYDN ET LE CONSERVATOIRE DE PARIS", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 95, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.95", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1813, "texte": "HAYDN ET LE CONSERVATOIRE\nDE PARIS\nQuelques jours avant le sacre de Napoléon ie, le bruit de la mort d'Haydn\nse repandit dans Paris. Le Conservatoire résolut de faire célébrer un service funèbre\nen l'honneur du \" dieu de la Symphonie et d'y exécuter avec les plus belles\nœuvres du maître, le \" Requiem \" de Mozart, et le \" de profundis \" de Gluck.\nHaydn l'apprit et fut extrêmement flatté, quoiqu'un peu surpris, de cet\nhommage prématuré. La nouvelle fut démentie, mais le Conservatoire tenait à son\nRequiem, l'exécuta quand même et avec succès.\nEn 1805, maître Autrichien eut l'occasion de rendre la politesse. Le\nConservatoire qui faisait figurer ses symphonies à tous ses exercices, envoya\nChérubini lui remettre une médaille d'Or.\nUn moulage de la médaille existe à la Bibliothèque du Conservatoire mais la\nlettre qui accompagnait ce témoignage d'admiration n'avait pas été retrouvée. Grâce\nà l'obligeance de Mr le Prince Esterhazy et à l'amabilité de Mr Mereny,\nbibliothécaire de son Altesse, nous pouvons donner ci-contre la reproduction de ce\ndocument.\nHaydn repondit par lettre suivante, dont le texte est donné par les journaux\nde l'époque :\n\"Je vous prie, Messieurs, de recevoir mes remercîments et de les faire\nagréer aux membres du Conservatoire, au nom duquel vous avez eu la bonté de\nm'écrire.\nAjoutez bien, que tant qu'Haydn vivra, il portera au cœur le souvenir de\nl'intérêt et de la considération qu'ils lui ont témoignés.\nNous nous sommes adressés à nos éminents confrère MM. C. Pierre et\nJ. Tiersot pour savoir où se trouvait l'autographe de la réponse d'Haydn. Il n'est\npas au Conservatoire. Si l'un de nos lecteurs connaissait le sort de cette lettre,\nprobablement égarée en 1815, lors de la suppression du Conservatoire, il rendrait\nservice à tous les amis l'érudition et du maître viennois."}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-01-15-01-c105", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-01-15_01#c105", "volume": "bmtnabh_1910-01-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 96, "image_fin": 96, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.2.21", "titre_corps": "Letter a Haydn, dont l'original se trouve au chateau de Kismarton", "titre_sommaire": "Letter a Haydn, dont l'original se trouve au chateau de Kismarton", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 96, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.96", "debut_caractere": 27, "fin_caractere_exclue": 92, "texte": "Letter a Haydn, dont l'original se trouve au chateau de Kismarton"}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-01-15-01-c106", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-01-15_01#c106", "volume": "bmtnabh_1910-01-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 99, "image_fin": 99, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.2.22", "titre_corps": "SOMMAIRE DE L'ACTUALITÉ", "titre_sommaire": "SOMMAIRE DE L'ACTUALITÉ", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 99, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.99", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 564, "texte": "SOMMAIRE DE L'ACTUALITÉ\nTHEATRES ET CONCERTS, à Paris par GASTON CARRAUD. En province.\nBelgique. Bibliographie. A l'Étranger. JOUR ET NUIT, par JOBBÉ-DUVAL. Le\npetit Conservatoire. COURS ET CONFÉRENCES. Leçon d'ouverture au con-serva-\ntoire par M. EMMANUEL. Le cours de ROMAIN ROLLAND à la Sorbonne. SOCIÉTÉ\nINTERNATIONALE DE MUSIQUE. LES INSTRUMENTS, Les nouveautés\nde partout par L. GREILSAMER. Une expérience d'acoustique par le DR. MARAGE.\nQUESTIONS SOCIALES, par M. DAUBRESSE. Le Congrès des classes moyennes et les\nmusiciens. Faits sociaux. ÉDITION MUSICALE."}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-01-15-01-c107", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-01-15_01#c107", "volume": "bmtnabh_1910-01-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 100, "image_fin": 102, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.2.23", "titre_corps": "Théâtres et Concerts", "titre_sommaire": "Théâtres et Concerts", "signature_source": "Gaston Garraud", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 100, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.100", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 20, "texte": "Théâtres et Concerts"}, {"page_pdf": 100, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.100", "debut_caractere": 38, "fin_caractere_exclue": 2660, "texte": "Motre S.I.M. étant uniquement dédié à Haydn VÀ du Alité se trouve, eette fois un pet* modifiée. La chronique\ndu mois de notre collaborateur M. Gaston Carraud remplace cette fois, dans eette rubrique des théâtres et\nconcerts tous les autres compte-rendus de \"Paris.\nLe bon papa Haydn cette fois relègue en\nmarge les choses du jour. Et cela est fort bien fait.\n,11 est si vénérable et si charmant, si familière-\nment original et grand : et le monde musical\nmoderne l'oublie vraiment trop, lui qui fut\nbien un peu le papa de la musique moderne.\nFaisons donc bref en son honneur, et différons\nles concerts : ils ne nous ont d'ailleurs, en ce\ndernier mois de l'année, rien apporté, que\nl'audition médiocrement accueillie de deux\niymphonies de Brûckner, chez M. Hasselmans,\npuis chez M. Chevillard. C'est un sujet inté-\nressant, qui veut être traité à loisir, et qui peut\nattendre le mois prochain. Mais au théâtre\net à l'Opéra-Comique deux événements\nse sont produits, trop importants pour que je\nremette d'en parler, fût-ce rapidement.\nOui: c'est en ce temps un événement con-\nsidérable que la représentation d'un tout petit\nouvrage en deux actes, qui est de la bonne\nmusique. Par sa distinction d'âme et de style,\npar sa saine jeunesse, sa sincérité, son désinté-\nressement, il nous réconforte et nous rafraîchit.\nNous n'avions rien eu de tel sans sotte\ncomparaison depuis Ariane et Barbe Bleue.\nJe n'ai pas besoin de vous présenter\nM. Déodat de Séverac. S'il avait trop peu\nproduit jusqu'ici pour être répandu dans le\ngrand public, il n'est pas une personne musi-\ncienne qui par quelques p?ges du Chant de la\nTerre et de En Languedoc, simples suites pour\nle piano, ne connût en lui une des personna-\nlités les mieux définies et les plus remarquables\nde notre jeune musique, et qui n'attendît\nbeaucoup de la première oeuvre plus développée\nqu'il nous donnerait.\nLe Cœur du Moulin, il faut bien l'avouer\ntout de suite, est pour la scène une œuvre\nmanquée : mais c'est une œuvre exquise, et\nqui tient plus encore que le musicien n'avait\nsemblé promettre. Car si nous lui savions une\nsensibilité rare et très . particulière, et en\nmême temps le sens intime et délicat du\npittoresque, nous ne savions pas de quelle\nmanière il emploierait ces qualités à la vie\nd'un drame, ni quelle précision, ni quelle\nintensité il serait capable de lui donner. J'ai\ndit que le Cœur du Moulin était une œuvre\nmanquée, mais uniquement par la faute du\nlivret, qui malgré de réels mérites poétiques et\nmusicaux, expose maladroitement, sans assez\nde mouvement ni de clarté, une idée un peu\ncourte, et jolie.\nLe don scènique du musicien, en revanche,"}, {"page_pdf": 101, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.101", "debut_caractere": 24, "fin_caractere_exclue": 4356, "texte": "est manifeste. Ce qu'il y a de discret, de con-\ntenu dans son émotion ne la rend que plus\nefficace. Son expression est directe. Elle atteint\nle fond du cœur. Chaque mot, chaque geste,\nest empli de sens par la musique ; -et c'est\navec une pitoyable douceur qu'elle nous\ndécouvre les sentiments des personnages. Voyez\ncomme les situations sont naturellement et\nsobrement traitées. Voyez avec quelle vérité\net quelle touchante noblesse les caractères de\nMarie et du Vieux Meunier surtout sont\ndessinés. Malgré que l'orchestre soit un peu\npréoccupant pour l'auditeur, par la recherche\ntrop constante de la sonorité pittoresque et le\ntravail trop abondant des motifs, il est en\néquilibre avec les voix, et ne contrarie point la\ndéclamation. Ce qu'on trouvera encore d'un\npeu compliqué et d'un peu haché dans cette\npartition peut tenir à ce qu'elle date de plus de\nsix années déjà, et fut plusieurs fojs remaniée.\nMais la pensée est simple chez M. de Séverac,\net l'écriture se fera simple aussi. Et cette\npensée est d'une fraîcheur, d'une clarté, d'une\ngénérosité singulières. Ne vous y trompez pas;\nil y a plus de mélodie dans les deux cents pages\ndu Cœur du Moulin que dans l'œuvre com-\nplet de toute la séquelle italienne.\n• Le don mélodique est une des choses\nqui distinguent M. de Séverac de M. De-\nbussy, dont on l'a trop dit le disciple. On\ntrouve assurément chez M. de Séverac des\ndétails, de sonorité surtout, ou d'harmonie, qui\nviennent de M. Debussy. On en trouve aussi\nqui peuvent venir de M. Gustave Charpen-\ntier : telles phrases dites presque à vide, par\nexemple, ou telle trompette avec sourdine, qui\nest plutôt celle de Louise que celle de Pellèas.\nCe sont là les acquisitions pour ainsi dire\nmatérielles que chaque compositeur original\napporte à la musique, et qui deviennent ensuite\nla propriété de la musique toute entière. Mais\nen rien de ce qu'elle a d'essentiel, la musique\nde ' M. de Séverac ne provient de celle de\nM. Debussy. Sa sensibilité est d'une espèce\ntoute différente. Toutes différentes, ses formes\nmélodiques et ses assises tonales ; différente sa\ndéclamation ; et différent son rythme.\nUne autre différence est dans le sentiment\nde la nature, qui tient chez ces deux artistes\nune si grande place. Tandis que M. Debussy\nsemble la peupler d'êtres mystérieux, de puis-\nsances suavement formidables qui se jouent\nd'une humanité quasi inconsciente, la nature\nde M. de Séverac est une confidente mater-\nnelle et une conseillère, tout près du cœur de\nl'homme. Nos moindres émois trouvent en\nelle leur écho immédiat. Elle vibre, elle aime\net souffre, pleure et caresse avec nous. Depuis\nl'enfance, elle forme insensiblement notre\nâme. Elle est immobile et muette en réalité:\nmais tous ses traits, comme les rides attendris-\nsantes et le regard lumineux de nos vieux\nparents, deviennent pour notre âge mûr les\nsymboles des idées de bien, de bon et de beau:\nc'est nous qui prêtons une voix aux choses, et\nc'est la voix du plus lointain passé, du passé\ncandide que l'immutabilité de ces choses fait\nremonter à notre mémoire trouble.\nAu théâtre, cela se matérialise d'une façon\ninfiniment désagréable, incompréhensible et un\npeu ridicule. Mais la musique l'exprime avec\nune éloquence délicieuse. Elle est tout d'abord\nun charme continuel pour l'oreille, par sa\nsonorité vive, chatoyante, subtile, par son con-\ntour et par son rythme. Elle est comme une\natmosphère qui chante et frissonne avec l'heure,\nqui baigne et pénètre l'action. L'expression et\nla couleur sont en elle comme une seule et\nmême chose. Et de même que si l'on examine\npar la technique la musique de M. de Séverac,\non y distinguera à la fois l'inspiration la plus\nfranche, la plus spontanée, et la plus savoureuse\nrecherche d'écriture; de même, dans sa couleur\net dans son expression, on reconnaîtra l'artiste\net le poète raffinés, en même temps que\nl'homme tout près de la nature, qui vit et sent\net pense en elle. Et l'homme d'une nature\nparticulière, l'homme de sa province, non\npoint de cet odieux Midi, tapageur et vantard,\nque nous connaissons trop, mais d'un Midi\nenveloppé, sensitif, intérieur, qu'ombragent le\nrêve des pins, le style des cyprès, la finesse\ndes oliviers. Attendons en grande confiance\nl'ouvrage que M. de Séverac composera sur un\npoème tout à fait digne de lui : et si le Cœur\ndu Moulin nous a paru quelque peu languissant"}, {"page_pdf": 102, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.102", "debut_caractere": 24, "fin_caractere_exclue": 3687, "texte": "et monotone, n'oublions pas qu'on a fâcheuse-\nment coupé à la représentation tout un diver-\ntissement populaire, d'une musique allègre et\nvigoureuse, que les auteurs avaient amené\ningénuement sans doute, mais pour le plus utile\ncontraste.\n* *\nL'interprétation nouvelle d'une œuvre an-\ncienne peut être une chose presque aussi\nimportante que la révélation d'une œuvre\nnouvelle. Et elle est bien aussi une révélation,\ncar elle nous donne de cette œuvre des clartés\nque nous ne possédions point, l'intuition et\nl'étude d'un grand artiste pouvant beaucoup\nplus que notre froide analyse. C'est ainsi que\ncette Carmen, dont nous sommes si rebattus,\nvient de nous réapparaître avec une fermeté\nclassique du style, à la fois, et une force\nréaliste de l'expression qui nous semblent toutes\nneuves. Mllt: Lucienne Bréval, qui fut pour nous\nla seule Brunnhilde et la seule Valentine, et\nArmide, et Phèdre, est aussi la seule Carmen\nqu'aient pu connaître ceux qui n'ont pas assisté\nà la création du chef-d'œuvre de Bizet. Et\nl'interprétation de ce personnage si différent de\nceux où nous avons accoutumé de la voir, se\ntrouve être l'interprétation la plus complète\nqu'elle ait encore réalisée, et le modèle en\nmême temps de ce que doit être l'interpréta-\ntion d'un personnage lyrique. Interprétation\nbeaucoup plus complexe qu'on ne l'imagine\ncommunément, puisqu'elle doit, de toute la vie\nintérieure de ce personnage, de sa vie plastique,\net encore de la vie propre et de la forme de la\nmusique, constituer une harmonie vivante elle-\nmême. C'est une tâche si difficile, que le\nnombre est infiniment petit, des personnes qui\nen ont aperçu seulement une lueur. Et il\nn'était sans doute pas de rôle où elle fût plus\ndifficile que dans ce rôle de Carmen, devenu,\naux mains de toutes les cantatrices du monde\npeut-être, comme une loque déformée, usée,\nvidée.\nMérimée et Bizet, et l'Espagne des peintres\net celle des poètes, et le vieil opéra-comique\net le drame moderne, nous voulons tout voir,\nmême le plus contradictoire, dans cet ouvrage\nfavori, dont la forme et le caractère, malgré sa\nbeauté, restent ambigus. Et voici que tout\ns'accorde, parce que Melle Bréval, très simple-\nment, sans s'occuper de ce qui se put faire\navant elle, chante cette musique telle qu'elle\nest dans sa ligne et dans son rythme, mais\navec l'intelligence profonde de cette ligne çt\nde ce rythme ; et parce qu'en toute chose,\ndepuis la couleur de son costume et de son\nteint jusqu'à la couleur de sa voix, depuis son\ngeste, jusqu'à son chant, dans sa démarche,\ndans son regard admirable, dans' le plus effacé\nde ses accents comme dans celui qui. doit\nfrapper le plus fort, elle s'oublie elle-même et\nne s'inquiète de rien, sinon de recomposer\nl'être humain qu'elle a su deviner : la Gitane\nindomptable et lointaine, qui n'accepte de loi\nque son plaisir et le Destin. L'oreille, l'œil et\nl'esprit sont d'un coup merveilleusement satis-\nfaits, et par ce comble d'art et de volonté qui\natteint au naturel parfait. Car cette Carmen\nde grand opéra n'est pas seulement la plus\ntragique de toutes, mais la plus légère où il\nfaut, la plus spirituelle, la plus simple\net celle qui dit le mieux \" le poème \", comme\non appelle à l'Opéra-Comique ces invraisem-\nblables proses même quand elles sont de\nMeilhac et Halévy. Il est bien regrettable\nqu'on n'ait pas profité de l'occasion pour\nrétablir dans le même esprit toute l'interpré-\ntation de Carmen, si dénaturée aujourd'hui\ncomme celle de toutes les œuvres tombées dans\nle \" répertoire \". La fadeur inconsistante des\nuns, les outrances mélodramatiques et anti-\nmusicales des autres paraissent, autour de\nMelle Bréval, d'un goût également faux.\n\nGaston Garraud."}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-01-15-01-c108", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-01-15_01#c108", "volume": "bmtnabh_1910-01-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 100, "image_fin": 100, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.2.23.1", "titre_corps": "Paris décembre", "titre_sommaire": "Paris décembre", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 100, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.100", "debut_caractere": 22, "fin_caractere_exclue": 36, "texte": "Paris décembre"}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-01-15-01-c109", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-01-15_01#c109", "volume": "bmtnabh_1910-01-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 102, "image_fin": 105, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.2.24", "titre_corps": "En Province", "titre_sommaire": "En Province", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 102, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.102", "debut_caractere": 3689, "fin_caractere_exclue": 3959, "texte": "En Province\n\nLE FESTIVAL DE LILLE. Les\nconcerts du dimanche à Paris sont peu à peu\ndevenus prisonniers d'un public ennemi de la\nnouveauté. Ils n'ont plus aujourd'hui ce rôle\nd'initiateurs qui fit leur gloire il y a vingt ans.\nEncore un peu, et leur mission sera celle de"}, {"page_pdf": 103, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.103", "debut_caractere": 24, "fin_caractere_exclue": 3631, "texte": "toutes les grandes institutions officielles, c'est\nà dire de conserver l'héritage du passé et de\nle faire connaître à un public de plus en plus\nétendu, de plus en plus ami de la vulgarisation.\nLes grands concerts de province ne connais-\nsent pas encore cette tyrannie des années. Ils\nsont jeunes, et ils peuvent avoir une influence\ndécisive sur la vie musicale décentralisée.\nCes réflexions me venaient samedi, en\nquittant l'Hippodrome de Lille, et en gagnant\ndans la brume du Nord le lieu de cordiale\nréception où Mme Maquet avait convié\nquelques journalistes intrépides. Car la musi-\nque à Lille a ses grands festivals, tout comme\nà Cologne ou à Manchester. Et, bien plus, ils\nsont dirigés par une femme de courageuse\ninitiative, sur laquelle les Flandres commen-\ncent à avoir les yeux fix\nIl y a quelques années Maurice Maquet,\naprès avoir défendu pendant quinze ans, à\nLille, la cause du grand art, succombait\nbrusquement, et sa veuve, sans hésiter, prenait\nd'une main ferme son œuvre de propagande\nmusicale et son bâton de chef d'orchestre.\nSpectacle singulier, en vérité, de voir un être\ndu sexe que l'on croit faible, imposer sa\nvolonté à 300 exécutants ! Mme Maquet\ndirige avec un sens très précis de l'équilibre.\nElle sait que son premier devoir est d'obtenir\nl'homogénéité de ces éléments divers, réunis\nà son appel. Mais, en outre, et ceci est bien\nféminin, elle se livre toute à la volupté du\nson. Quelques fois même, il m'a semblé qu'elle\nralentissait les mouvements, pour prolonger\nl'extase. Mme Maquet se plait à l'activité de\nHaendel, à la tension soutenue d'un César\nFranck. Wagner est son dieu. L'art de demain,\nflottant et fugitif, est moins de son goût.\nIl s'agissait, dans ce festival spirituel, du\nMagnificat de Bach, du Requiem de Mozart,\nd'un Concerto d'orgue de Haendel et d'un\nmorceau de Rédemption. Comme on le voit,\ndeux bonnes heures de musique sérieuse !\nI outes les Flandres, de Calais à Mézières et\nd Amiens à Roubaix, avaient envoyé par\npetits groupes leurs fidèles et formaient un\npublic calme, attentif, capable d'émotion\ncontenue, un de ces publics qui ont de\nl'estomac, et qui ne connaissent pas les dé-\ngoûts subits de nos Parisiens. Il est vrai\nd'ajouter que l'effort réalisé par Mme Maquet\nse trouvait appuyé par de très solides parte-\nnaires : Mme Âuguez de Montalant, MM.\nBonnet, Plamondon et Froelich.\nHaendel a porté plus que tout autre. La\nplasticité de cet art vigoureux a réellement\nenlevé la salle. Mozart et Franck ont eu aussi\nleurs suffrages. Bach s'est contenté d'une\nmention honorable. N'en soyons pas étonné.\nC'est déjà bien joli de pouvoir remplir jus-\nqu\" aux bords une vaste enceinte comme\nl'Hippodrome lillois, sans y faire aucune con-\ncession à l'habituel Ouovadisme.\nEt je songeais involontairement en regar-\ndant la forme de ce grand édifice, à un autre\ncirque, celui des Filles-du-Calvaire, où la\nmusique française fit ses premières armes. A\nLille comme à Paris, c'est autour d'une piste\ntransformée que l'art instrumental, la musique\npure, fut obligée de se réfugier tout d'abord.\nSouhaitons que la Flandre sache donner à l'art,\net plus tôt qu'on ne l'a fait ici, la demeure\nconvenable et digne, le temple que ses fidèles\nréclament.\nCar l'initiative de Mme Maquet ne tend à\nrien moins qu'à restaurer en terre flamande les\ntraditions et la splendeur d'un art, où les\nfranco-belges se sont jadis illustrés. Lille peut\net doit devenir un centre de musique vigou-\nreuse et profonde. Depuis trop longtemps\nParis absorbe pour lui seul les énergies provin-\nciales et les déracine à son profit. Entre la\nBelgique et la Picardie, entre la Manche et la\nV"}, {"page_pdf": 104, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.104", "debut_caractere": 24, "fin_caractere_exclue": 3890, "texte": "Lorraine vit et prospère un peuple essentielle-\nment attaché à cet art intérieur qu'est la\nmusique. Pourquoi n'aurait-il pas ses grandes\nauditions, son organisme de symphonie locale?\nPourquoi ne chanterait-il pas pour lui-même ?\nMalheureusement, il faut bien le dire, la\nprovince est divisée. De là sa faiblesse. La\nmusique, comme toute autre chose, y subit la\ncontagion de ce détestable esprit de parti, où\nil semble que la France cherche à épuiser ses\nforces. A Lille comme ailleurs les intérêts de\nl'art passent bien souvent après ceux de la\ncoterie\nOn ne saurait trop compter sur l'enthou-\nsiasme débordant de Mme Maquet, sur sa\nconfiance aveugle dans le triomphe du beau,\nsur la force de son apostolat, pour entraîner\ndans un grand mouvement d'art les timidités\ndes égoïsmes locaux. La musique n'a-t-elle\npas été donnée aux hommes pour purifier\nleurs cœurs de tout levain de discorde, pour\ncréer parmi nous ces courants de sympathie\nmagnétique qui rassemblent les forces d'un\nmême pays autour d'un même idéal !\nJ. ECORCHEVILLE.\nLYON. La société Lyonnaise de musi-\nque ancienne, composée de M. M. Maurice\nReuchsel (quinton et violon), Bay (viole d'a-\nmour), Ticier (viole de gambe) et Amédée\nReuchsel (clavecin), a repris ses séances avec le\nplus vif succès. Au concert du 13 décembre,\nun public nombreux a beaucoup goûté des\npièces en trio de Couperin et de Rameau,\nainsi que des sonates de Marcello, de Barrière,\nde Geminiani, et des soli de Milandre, Pasquini,\nCaix de Hervelois, Melle Bellemin a chanté\nd'une façon remarquable des airs de Bach,\nRameau et Clérambault.\nUne intéressante causerie précédait l'audi-\ntion.\nBESANÇON. Mardi 21 décembre\naudition intégrale du Messie de Haendel\ndonnée par les Chanteurs de St. Pierre 140\nexécutants, sous la direction de Félix Raugel,\ncette audition est la première en France, avec\nl'orchestration originale, reconstituée d'après\nles manuscrits de Haendel, par F. Raugel.\nLes solistes étaient: soprano, M elle Forien\nalto, Madame Philipp des concerts Lamou-\nreux : ténor, Plamondon ; basse, Mary. Les\nchœurs et l'orchestre ont été excellents. Tous\nnos compliments à M. Forien le président des\nchanteurs de St. Pierre et au zélé chef de\nchoeurs M. Doyen qui eut à faire étudier la\npartie chorale du chef-d'œuvre de Haendel.\nTOURS. Après la série d'Auditions\nHebdomadaires de Musique ancienne et mo-\nderne que le vaillant violoncelliste Maxime\nThomas conduisit vers la 200e avec un succès\nconstant qui le suivit quand il qnitta Tours\npour Paris, après les généreuses mais\ninfructueuses tentatives de l'Association sym-\nphonique que dirigeait magistralement M.\nEtesse, les dilettantes tourangeaux connurent\ndes années maigres, où ils n'eurent, pour tout\nrégal (souvent de premier choix, il est vrai),\nque les rares concerts de l'aristocratique Société\ndes Amis des, Arts, de la décentralisatrice\nSociété Littéraire et Artistique, de la Chorale\nSte Cécile, et des démocratiques Orphéon et\nPhilharmonie réunis sous la baguette habile et\nzélée de M. H. Sartel. L'année 191 o semble\ndevoir être plus copieuse : puisse la qualité\nvaloir la quantité ?....\nL'Union des Femmes professeurs et\ncompositeurs (27, Rue Blanche, Paris) an-\nnonce, en 8 concerts, l'exécution chronologique\ndes œuvres de Bach, Mozart, Beethoven,\nSchubert, Schumann, César Franck, d'auteurs\ndu XVIIIe siècle et d'auteurs modernes.\nLes très réputés professeurs de piano et\nde chant, Mlies Perny et Ruin-Gabriac,\ndonnent, avec le concours de leurs élèves,\n3 conférences-auditions ayant pour thème les\nInfluences i° de la Religion, 2° de la Nature,\n30 de l'Amour, sur la Musique : le public qui\nvint en foule àla ire ne manquera pas de reve-\nnir aux deux suivantes, et d'en sortir en-\nchanté.\nLa Société des Amis des Arts prépare,\npour Février, une soirée de gala avec le\nconcours du u Concert Rouge,\" et de chan-\nteurs dans une sélection de la Damnation de"}, {"page_pdf": 105, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.105", "debut_caractere": 26, "fin_caractere_exclue": 1689, "texte": "Faust. De plus, il y a eu et il y aura, sous le\npatronage de la même Société, de nobles\nauditions de musique, de musique de chambre.\nLa Série a été ouverte par un Récital du\njeune pianiste M. Edouard Bernard, qui c'est\nmontré artiste personnel et virtuose particulière-\nment dans la Sonate en la bémol de Weber,\nles grandes variations de Liszt sur un thème de\nBach, Prélude, Choral et Fugue de Franck.—\nPuis, ce furent, avec la belle basse M.\nChanoine-Davranches, MM. Alfred Cortot et\nJules Boucherit qui nous interprétèrent la\nSonate en ut majeur de Mozart et la Sonate a\nKreutzer. Et quelle évocation émouvante du\nRomantisme Allemand plus pittoresque que\nles Etudes Symphoniques de Schuman n !\nEnfin, nous avons eu la première des\nMatinées de Sonates, organisées par les deux\nexcellents musiciens tourangeaux, la pianiste\nMlle Wyder, et le violoniste M. Lièron. Le\nprogramme comprenait les Sonates en mi\nmajeur op. 40 de Rôntgen, en ut mineur op.\n30 de Beethoven, et op. 45 de Grieg : exécu-\ntion à la fois sévère et vibrante, et c'est le\nmérite de cette initiative à laquelle nous sou-\nhaitons de réunir, chaque mois, un public épris\nde musique pure de plus en plus nombreux.\nH.\nROUEN. Conférence de M. P. L.\nRobert. Le public rouennais a été initié à\nla musique de Moussorgsky par M. P. L.\nRobert, qui vient de prononcer ici une inté-\nressante conférence sur la vie et l'influence du\ngrand musicien russe. Mme Robert, accom-\npagnée par Roger Boucher a fait entendre\nensuite diverses fragments d'œuvres de Mous-\nsorgsky ; entre autres le recueil intitulé la\nChambre d'enfants. Voilà d'excellente propa-\ngande par la musique de ce maître si peu\nconnu chez nous."}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-01-15-01-c110", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-01-15_01#c110", "volume": "bmtnabh_1910-01-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 103, "image_fin": 103, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.2.24.1", "titre_corps": "Mme Maurice Maquet", "titre_sommaire": "Mme Maurice Maquet", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 103, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.103", "debut_caractere": 3633, "fin_caractere_exclue": 3651, "texte": "Mme Maurice Maquet"}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-01-15-01-c111", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-01-15_01#c111", "volume": "bmtnabh_1910-01-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 105, "image_fin": 109, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.2.25", "titre_corps": "Belgique", "titre_sommaire": "Belgique", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 105, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.105", "debut_caractere": 1691, "fin_caractere_exclue": 3911, "texte": "Belgique\nBRUXELLES. Ainsi que je l'annon-\nçais dans la chronique de Novembre, la saison\n1909-1910 est extraordinairement abondante\nen auditions de toutes espèces. De nouvelles\nsociétés se sont formées, les anciennes ont\ntrouvé de neuves énergies, les virtuoses se\nsuccèdent des programmes merveilleux se\nmultiplient, s'enchevêtrent, et se disputent la\nfaveur du public. Lui aussi le public\nsemble avoir dépouillé l'indifférence qu'on lui\nreprochait, naguère, avec raison. Non pas que\nles salles soient combles toujours, mais il faut\ncompter que deux, trois, quatre séances, parfois,\nle sollicitent à la même heure, et reconnais-\nsons donc que les Belges s'éprennent, de plus\nen plus, de musique.\nNous avons pu entendre, cette année, ainsi\nqu'on le lira plus loin, plusieurs productions\nnationales, bien peu, encore, sans doute,\nbien peu, si l'on songe à la splendide floraison\nprésente, où le génie d'une race singulièrement\nactive et robuste semble s'épanouir. On nous\nen promet d'autres. Les éditions sont nom-\nbreuses et variées, ce qui ne veut certes pas\ndire qu'elles soient toutes éminemment éclec-\ntiques, mais nous pouvons espérer qu'elles le\ndeviendront, au fûr et à mesure que sera\ncultivé le goût populaire. L'activité orphénique\nintense réclame des aliments nouveaux. En\nun mot, l'heure est incontestablement aux\nchoses musicales.\nDevons-nous voir en cela une manifestation\ntoute spontanée d'aspirations propres au mo-\nment où nous vivons? ou bien, un premier\nrésultat satisfaisant d'efforts tentés, dans ces\ndernières années en vue de l'éducation esthé-\ntique de notre génération ? Il apparaît, au cher-\ncheur, impatient peut-être, d'un meilleur\ndevenir, qu'un mouvement général s'agite\naux tréfonds de la foule. Puisse-t-il aider la\nréaction, qui s'impose contre le praticisme\neffréné, contre la mécanisation destructrice de\nrêve et d'idéal. Qu'on sème la bonne parole,\nafin que germe une moisson pleniere. Et\nsaluons toutes les initiatives. Il est temps que\nde jeunes courages se dressent, impérieux,\ndevant la routine, la crainte aussi, l'esprit de\nlucre qui a gagné les MEILLEURS et le cœur\nmême de notre vie artistique.\nNous l'avons dit, et nous le redirons, car\nil le faut, souvent, nous possédons une"}, {"page_pdf": 106, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.106", "debut_caractere": 24, "fin_caractere_exclue": 3815, "texte": "musique profondément originale et vivante ; il\nest désirable qu'enfin, le grand public, pour\nqui, en somme, nous œuvrons, puisse prendre\nnotion de Y âme musicale nôtre.\nLa multiplication des concerts, leur valeur,\nla bonne volonté des artistes, l'abondance et le\ncaractère des compositions, le concours acquis\nde l'élite dilettante l'intensité du mouve-\nment, nous convient à la réalisation d'un\nprogramme qu'aucun musicien belge ne dés-\navouera.\nEt en écrivant ces lignes, je pense aux\nparoles simples et claires qu'a prononcées\ntantôt le nouveau Roi de Belgique : Albert,\ndans son discours d'inauguration.\n\" le peuple belge poursuivra sa marche\nvers les conquêtes pacifiques du travail et de la\nscience tandis que les artistes et les écrivains de\nFlandre et de IVallonie sèmeront le chemin de\nleurs chefs-d? œuvre\".\nUne nation dont le Premier Citoyen ainsi\nqu'il aima s'appeler lui-même, parle en ces\ntermes, a le droit de se réjouir, et le Serment\ndu trône offert à sa prospérité, affirme l'avéne-\nment de son Art.\nRENÉ LYR.\nLA MONNAIE nous annonce, outre les\nnouveautés que je signalais : la Danse des Fêtes\n(F Hèbè, de Rameau, et /'Enfance du Christ de\nBerlioz.\nM, Henry de Curzon, notre éminent col-\nlègue et collaborateur, secrétaire de la Société\nde l'Histoire du Théâtre, à Paris, avec l'aide\ninfiniment précieuse et savante de M. Ch.\nMalherbe, président de notre Section française\nde la S. I. M., a retrouvé, aux archives na-\ntionales, la description fidèle des costumes\nqui servirent pour la première représentation,\nen 1764, à Versailles, de la Danse. Les des-\nsinateurs de la Monnaie ont pris copie de ces\ndocuments, ce qui nous vaudra une recon-\nstitution intéressante de ce chef-d'œuvre du\nvieux Maître français.\nA part la reprise à\"Alceste, rien à signaler:\nle théâtre national, ayant, par deux fois,\nfermé ses portes en signe de deuil : pour la\nmort du bourgmestre de Bruxelles, M. de Mot,\net celle du Roi Léopold 11.\n. Au deuxième Concert Populaire, M.\nSylvain Dupuis inscrivit au programme des\nœuvres belles. Cette audace car c'en est\nune est une nouvelle justification de mon\noptimisme, qui ne manquera pas, d'ailleurs,\nde faire sourire, tout premier, le Maître \\Paul\nGilson, dont la spirituelle ironie s'exprimait, au\nlendemain de l'événement, par ces lignes, que\nje découpe dans le Soir:\n...Son initiative n'est guère encouragée par\nnotre public, qui se départit rarement de sa\nnative froideur pour tout ce qui touche la\n\" musique nationale\n\"Il suffit que j'annonce une audition de\nmusique belge, pour que le vide se fasse à mes\nconcerts, me disait dernièrement un chef\nd'orchestre bruxellois.\nu Depuis une bonne trentaine d'années, j'en-\ntends les mêmes doléances, et rien ne fait\nprévoir le moindre changement à ce fâcheux\nétat de choses.\nu La musique belge n'est pas encore entrée\ndans nos mœurs \", s'exclamait mélancolique-\nment l'excellent M. 8..., d'Anvers qui s'effor-\nçait par tous les moyens de secouer la torpeur\nindifférente de ses compatriotes, mais en pure\nperte....\n\" Peut-être les compositeurs belges écrivent-\nils de la musique trop sérieuse, ce qui- est,\nchez nous, un moyen très efficace pour ne\npas être pris au sérieux \".\nAu surplus, je me permettrai de faire remar-\nquer, très respectueusement, au Maître de la\nMusique Belge, que c'est peut-être un tort,\nque partagent, il est vrai, toute notre\ncritique, et tous nos musiciens d'insister\navec une sorte de complaisance amèrement\nmoqueuse, sur le peu de succès que trouvent,\nchez eux, nos compositeurs. Ce n'est peut-\nêtre pas le moyen d'encourager les directeurs\net chefs d'orchestre, déjà si peu disposés à\nfaire un sacrifice, et à lutter avec persévérance,\ncontre les dilections du public. Celui-ci n'en\npeut mais et ne faudrait-il pas, au contraire,\napplaudir chaleureusement à toute tentative\n*"}, {"page_pdf": 107, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.107", "debut_caractere": 25, "fin_caractere_exclue": 3908, "texte": "le moindre succès en ces matières étant\nu quand même \" une victoire en vue du\ntriomphe final dont tous se réjouiront.\nLe grand musicien qui, à la façon d'un\nJef Lambeaux de la matière harmonique, a\nmagnifié sa race et son pays, pourra sourire à\nmes affirmations son Œuvre n'est-elle pas\nla plus imposante protestation contre les\nsourires, et n'a-t-elle pas suscité, au cœur du\nsiècle, une large impulsion qui fait notre\nenthousiasme ? A l'ombre de son labeur, Paul\nGilson peut entendre, déjà, lever la jeune\net belle moisson qu'il a semée...\nNous essayerons de le montrer, dans un\nprochain numéro.\nEt pour en revenir au Concert populaire, il\ndonnait donc une ouverture pour Phèdre de\nM. Martin Lunssens. M. Lunssens est au\nnombre de nos compositeurs remarquables.\nS'il ne possède pas une transcendentale\noriginalité, on lui reconnaît une science pro-\nfonde et sûre, une écriture parfaite, une\ntechnique solide, avec la distinction de pensée\net de sentiment. C'est un artiste qui honore\nson art. L'ouverture de !Phèdre témoigne une\nfois de plus de ces qualités, assez rares pour\nqu'on les signale, et pour qu'on les salue.\ncôté de cette œuvre, le Concerto pour\nVioloncelle de M. Louis Delune, d'une con-\nstruction moins solide, et de trame plus lâche,\napparut, par contraste, un peu mièvre. M\"16\nDelune, artiste d'un talent délicat, interprétait\ncette page, et fit valoir aussi le concerto de\nTartini, fort bien orchestré par M. Delune.\nLe deuxième concert Durant s'ouvrit par\nla huitième symphonie, en fa majeur, de\nBeethoven où l'on peut désirer encore un peu\nplus de souplesse, et de fondu. Melle Borgo a\nfait remarquer ses facultés dramatiques dans\nl'air d\" Alceste, et la fin du Crépuscule des Dieux.\nL'orchestre a donné la Sérénade en rè\nde Brahms, que M. Durant affectionne et\ns'efforce de faire apprécier à Bruxelles, comme\nil convient. Le vaillant chef d'orchestre est en\nréel progrès, et nous lui ménagerons d'autant\nmoins l'éloge que nous n'avons point ménagé,\njusqu'ici, la critique... Bravo ! l'orchestre est\nmeilleur, plus homogène, plus docile, la ferveur,\nl'émotion le gagne, et M. Durant lui-même\nsacrifie plus au sentiment. Le public, et en\nparticulier, les admirateurs de Brahms lui ont\nfait succès, ainsi qu'à ses collaborateurs, et en\napplaudissant à la correction, au coloris de\nl'interprétation.\nOutre ces grands concerts, M. Durant\ninaugura une série de 24 auditions populaires.\nLes premières séances n'ont pas trouvé foule,\net devant ce peu d'enthousiasme du public elles\nne furent pas renouvelées.\nLe programme du deuxième concert\nYsaye réunissait les - noms de Beethoven et\nTVagner. Il était consacré à l'œuvre drama-\ntique de Maîtres, avec le concours des célèbres\nM. et Mme Henusel.\nNous n'avons plus à redire la valeur de\nl'orchestre et de son directeur. Remarquons\nsimplement que l'exécution manquait un peu\nd'envolée et qu'il nous apparaît préférable\nqu'on ne réunisse point des génies aussi essen-\ntiellement différents, et dans la conception et\ndans le sentiment, et dans la manière.\nAU CONSERVATOIRE. Nomina-\ntions :\nM. Systermans, critique musical du XXe\nSiècle, est nommé administrateur-trésorier.\nMim' Eléonore Neury-Mahieu, professeur de\ndiction, en qualité de professeur de déclamation\n(tragédie et comédie); Mnu' Van Steenkiste-\nGérard et M]U' Jeanne Dubreucq, actuelle-\nment chargées de cours, aux fonctions de\nprofesseurs-adjoints de déclamation. M. Samuel,\nprofesseur-adjoint, en qualité de professeur\nd'harmonie pratique et M 1 Wouters, aux\nfonctions de professeur-adjoint d'harmonie\n(jeunes filles).\nSur la proposition de M. Tinel, la Com-\nmission vient de décider de rendre désormais\npubliques les répétitions générales des concerts.\nC'est une excellente mesure.\nLes concerts du Conservatoire de cette\nsaison sont fixés aux dimanches 30 janvier,\n20 février et 20 mars. On exécutera au premier\nconcert la 7e symphonie de Beethoven, Nœnie,"}, {"page_pdf": 108, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.108", "debut_caractere": 25, "fin_caractere_exclue": 3627, "texte": "et le Chant des Parques, de Brahms, et Y A dus\nTragicus, de J.S. Bach.\nERRATA. Il s'est glissé une erreur\ntypographique assez grave dans la composition\nde ma copie de Décembre. Dans la rela-\ntion de Melle Butterfly, on m'a fait dire :\n\" Dont les épanchements mélodiques n'at-\ntendent pas plus ou moins de poétiques rêves\".\nIl faut lire : \" RIVES.\"\nNos lecteurs apprendront avec plaisir que\nnous serons secondés, dans la relation de la\nvie musicale à Bruxelles par le compositeur\nMichel Brusselmans, un des plus remarquables\nharmonistes de notre jeune école, l'élève\naimé du Maître Paul Gilson. M. Brusselmans\ntient, dans les colonnes du Guide Musical,\ndepuis plusieurs années, une plume éminem-\nment autorisée, aux appréciations sobres, im-\npartiales, mesurées, et que les musiciens esti-\nment justement.\nR. L.\nr\nLIEGE. La saison musicale, tardive en\nnotre bonne ville, ne nous a donné encore\nque peu de concerts intéressants. On a ap-\nplaudi MlllO et. surtout M. Heusel\nSchweitzer en une audition wagnérienne.\nNous avons applaudi Risler aux \" Concerts\nDebefre \", où Georges Sporck a remporté un\ngrand succès de compositeur avec sa Légende\net Islande. L' \" Œuvre des Artistes \" a con-\nsacré sa première séance de propagande à\nVictor Vreuls, qui a partout sa bonne semaine.\nEt voilà notre saison amorcée.\nAu \" Théâtre Royal \", reprises habituelles\ndu répertoire dans lequel Massenet est très\ncopieusement représenté. On prépare les\nMaîtres-Chanteurs. Le succès de la troupe,\nparmi laquelle on compte des chanteurs de\ntalent, s'appuie sur la musicalité très avertie\ndu chef d'orchestre, M. Kochs. Et le succès\nest grand auprès du public.\nDR. DWELSHAUSERS.\nNous apprenons avec plaisir la nomination\nde notre excellent ami, M. L. Mawet, qui s'est\ndistingué, parmi nos compositeurs, par l'ori-\nginalité de ses lied, en qualité de professeur\nau Conservatoire de Liège, en même temps\nque M'\"° Maison, et M. Henrion en rem-\nplacement de Mîne Van den Boorn-Coclet,\nMM. Debefre et Jaspar, promus à d'autres\nfonctions. Nos félicitations sincères.\nG AND. Le Festival J.. Vandermeulen,\nau grand théâtre de Gand, fut un éclatant\ntriomphe pour le compositeur. On y donnait\ndes pages symphoniques, l'ouverture de Tibé-\nrius, qui rappelle par certains aspects, et trop,\nJVagner, l'Adieu, solo pour cor et orchestre,\nl'entr'acte du 2e acte de Frya et, c'est la\npartie essentielle du programme, l'opéra en\n3 actes et 4 tableaux \" Au pays du lin \" (livret\nde MM. Declercq et Sevens.) Sur une trame\nsuffisamment banale, quoiqu'on y trouve\ncertains croquis pris sur le vif de la mentalité,\ndu caractère, de la vie flamande, le musicien a\nécrit une œuvre simple, franche, intéressante,\net probe. Cette musique sans recherche, n'est\ncertes pas dépourvue d'inspiration, et sollicite\nl'intérêt. Cependant, elle n'échappe pas toujours\nà la sécheresse, et, il faut le dire, à la banalité.\nQuoiqu'il en soit, Au pays du lin marque un\neffort sincère, qu'il faut encourager ; et, en\ndehors du succès tout exceptionnel qui le\nconsacre dans l'affection du peuple flamand\nauquel il appartient directement, saluons en\nM. Vandermeulen un artiste de talent remar-\nquable.\nMONS. Le directeur de la Société\nNouvelle, revue qui sut rester, chez nous,\nl'organe des plus larges tendances scientifiques\net littéraires : M. Jules Noël, écrivain doublé\nd'un musicien érudit, a bien voulu se charger,\npour S. I. M. de la relation du mouvement\nmusical en la cité boraine. Nous l'en remer-\ncions bien cordialement.\nBIBLIOGRAPHIE\nen décembre :\nSchott frères (Bruxelles).\n'Joseph Jongen, Trois pièces pour harmonium.\nL. IValner, Moment musical (piano)."}, {"page_pdf": 109, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.109", "debut_caractere": 25, "fin_caractere_exclue": 2019, "texte": "M. Crickboom, Ballade pour violon et piano.\nE. delVAcqua, Rondel sur l'eau (piano).\nA. Cran% (Bruxelles).\nMarius Cannan, Le petit tonnelier (piano).\nPantins à sonnettes (piano).\nMichiels, Ouverture à 4 mains.\nTrois morceaux de style ancien\n(piano).\nH. IVeyts, Serpentins argentés (piano).\nBreittypjf et Hârtel (Bruxelles).\nVictor :'Buffin,\nQuatre mélodies :\n1. Si j'étais roi.\n2. Parfois, lorsque le soir.\n3. La lune.\n4. Dieu, qui souffre et qui donne.\nMi,ie G. Katto (Bruxelles).\nMarie Pottellet, Première valse (piano).\nC. Lecail, Bruxelles-Exposition.\nC. Lauweryns, Favita (valse lente).\nSHaison F. P. Lauweryns (Bruxelles).\nM. jf. Erb, Douze pièces (recueil pour la\njeunesse).\nP. S. Au moment de mettre sous presse\nnous parviennent plusieurs journaux de\nProvince où nous trouvons des compte-rendus\nde la tournée entreprise, dans les Universités\nPopulaires, par le barde belge Ch. Mêlant.\nCe dernier, dans une conférence qu'il eût\nl'heureuse idée d'aller donner partout, illustrée\nde ses compositions musicales, dont on sait le\ncaractère éminemment populaire, est accueilli,\npar le public provincial, à bras ouvert.\nJ'extrais, de XAvenir du Borinage (Mons)\nces quelques lignes. \" La plus grande partie de\nla soirée est consacrée à l'œuvre du compo-\nsiteur Charles Mêlant qui est un peu de notre\npays borain, comme il l'a dit lui-même. Avec\nsimplicité, avec une familière cordialité, il a\nlui-même exposé ce qu'il a voulu faire, com-\nment il fut amené à mettre de la prose en\nmusique, et à faire des adaptations musicales\nsur des poèmes d'écrivains belges. Selon lui, on\npeut mettre de la musique sur tout : M. Henri\nHouben l'a montré en chantant une lettre,\nque M. Mêlant mit en musique après l'avoir\nreçue\nCette opinion du sympathique compositeur\nà savoir que Ton peut écrire de la musique\n(et quelle musique !) sur n'importe quoi\nnous fait songer au grand artiste de la forme\npoétique française, S. Mallarmé, qui prétendait\nque ule vers est partout, excepte a la 4e page des\njournaux\nR. L."}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-01-15-01-c112", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-01-15_01#c112", "volume": "bmtnabh_1910-01-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 109, "image_fin": 113, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.2.26", "titre_corps": "Étranger", "titre_sommaire": "Étranger", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 109, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.109", "debut_caractere": 2021, "fin_caractere_exclue": 3384, "texte": "Étranger\nDRESDE. Le groupe de la Société\nInternationale de musique vient d'organiser à\nl'occasion des fêtes Noël une reconstitution de\nl'Oratorio de Noël de Schiitz, retrouvé par\nnotre collègue le docteur A. Schering à la\nbibliothèque d'Upsala. Composée en 1664,\ncette œuvre est une des premières où le grand\ncompositeur aborde ce» style intensément ex-\npressif ; la force naïve et la conviction qui\nse manifestent dans le rôle de l'Evangéliste\nont fait une énorme impression. L'exécu-\ntion était donnée par le tC Schûlerchor\nde la *c Kreuzkirche \" sous la direction\nde M. Otto Richter. Elle dure une petite\nheure. On ne saurait trop féliciter M. Schering\nd'avoir rendu à nos concerts sacrés 1' \"Historia\nder freuden- und gnadenreichen Geburt Jésus\nChristi \", comme l'appelle Schûtz lui-même.\nKARLSRUHE. Une fort amusante\naudition de musique rétrospective vient \"d'être\ndonné ici, sous la forme d'un concert\nd'oeuvres de Caspar Fischer, de Stamitz\nde Xavier Richter, et Fesca. La première\npartie comprenait par conséquent de la musique\nde la fin du XVII( et du début du XVIIIe,\nl'autre atteignait le plein XlX''. Pour rendre\nl'illusion plus complète les exécutants avaient\nrevêtu les costumes de 1750. Malheureusement\nil leur était impossible de se travestir à chaque\nnouvelle œuvre ; il en résulta quelque anachro-\nnisme. Le clavecin était une copie d'un instru-"}, {"page_pdf": 110, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.110", "debut_caractere": 25, "fin_caractere_exclue": 3748, "texte": "ment construit pour Bach par Silbermann.\nS. A. le grand duc de Bade honora de sa pré-\nsence la première audition et la cour vînt\nassister en foule à la seconde.\nBARCELONE. - - C'est avec le grand\nBach que nous avons repris, cette année con-\ntact avec la musique des concerts. L'Orféo\nCatala, suivant en ceci la voie tracée par la\nSchola de Paris, s'est attaqué à la Messe en si,\nn'en exécutant, il est vrai que le Credo. Cette\naudition nous valut d'entendre Albert Schweit-\nzer dans un Concerto de Rheinberger, et dans\nla Symphonia Sacra de Widor. De même\nl'excellent ténor IValter profita de sa présence\nparmi nous pour nous donner un Liederabend\nextrêmement applaudi. Voilà qui nous repose\nun peu des Mmes Butterfly dont le théâtre du\nLycée nous comble.\nV. M. DE GIBERT.\nCADIX. Ici, l'Académie philharmoni-\nque de Ste Cécile fort bien dirigée par l'abbé\nJ. Galvez y Ruiz vient d'inaugurer sa saison\nnouvelle. Le programme de cette audition ne\nvous révolutionnera pas à Paris, mais il est\nbon cependant que vous le connaissiez, pour\nvous faire une idée de la vie musicale en ce\ncoin de l'Espagne. Nous avons donc eu le\nplaisir d'entendre : Marche nuptiale de Grieg ;\nCaprice sur Alceste de St; Saëns ; 2e Sonate\nde Grieg ; Air de Pagliaci de Leoncavallo •\nAir de Samson de St. Saëns ; Ballada oriental\nde Galvez : Hymne à Ste Cécile de Gounod ;\n' J j\nDanses de Debussy ; Romance de Arnau ;\nPièces espagnoles de M. de Falla ; les Erin-\nnyes de Massenet.\nIl y a plus de cinquante ans que cette phil-\nharmonique a été fondée par quelques amis de\nla musique dont j'étais, et sous la direction de\nBernard Darhan, qui avait été élève du Con-\nservatoire de Paris dans la classe de Lafont.\nActuellement cette société, soutenue par deux\nmaîtres, Galvez et Miguel Mendaro, est une\ndes meilleures que nous ayons en notre pays.\nSALVADOR VUINEGRA.\nBUDAPEST. Nous somme heureux\nd'annoncer la triomphe du maître Guilmant,\nqui est venu donner ici une audition de ses\nœuvres.\nMUNICH. L'Opéra de Munich a\nrepris entre Noël et Nouvel an la Jessonda de\nSpohr, digne façon de clore l'année du cin-\nquantenaire de la mort d'un compositeur trop\noublié. On sait que Spohr a laissé de très\nintéressants mémoires de sa vie, qu'on aurait\nlieu de rééditer à cette occasion. Ils ont été\npubliés à Hanovre en i 860-61 en 2 volumes.\nW. R.\nLONDRES. Au théâtre, Pierrot and\nPierrette, opéra comique, n'ajoutera rien à la\nrenommée de M.Holbrooke.Excellente mise en\nscène du Beethoven de Fauchois à His Maje-\nsty's Theatre ; sir H. Beerbohm Tree a été\ntout simplement admirable. Mais le grand\nsuccès est pour l'Oiseau Bleu de Maeterlinck\nhabillé à l'anglaise et avec musique de scène\nde O'Neill ; c'est une des réalisations les plus\nartistiques qui se puissent voir à Londres. Nous\nverrons si elle sera dépassée à Paris par Chan-\ntecler.\nAu concert le \" Newsymphony orchestra\"\ndirigé par Landon Renald. Deux œuvres\nnouvelles de Georg Schumann ne nous ont\nrien révélé de nouveau, non plus que The Maid\not Astolat poème symphonique d'inspiration\ntennysonienne de M. J. Davis. Miss Viola\nTree a fait un début de beaucoup de goût\ndans Louise. Au Bechstein Hall, la Société\ndes Concerts français a pleinement réussi avec\ndeux auditions, l'une consacrée à d'lndy et\nA. Magnard, l'autre à R. Hahn, Inghelbrecht\net F. Schmidt. Pour interprètes : Blanche\nSelva, Engel et Mme Bathori, Mme Wurmser-\nDelcourt.\nLa \" Queen's Hall Choral Society \" a\ndonné une bonne audition de la Bonduca de\nPurcell, sorte de musique de scène, qui avait\nété pour la circonstance arrangée en suite d'or-\nchestre.De même une autre œuvre,\" The Wed-\nding of Shon Maclean \", très moderne et très\nécossaise avait été arrangée par Hubert Bath\net a fort plu.\nLa symphonie de Dukas et son Apprenti"}, {"page_pdf": 111, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.111", "debut_caractere": 25, "fin_caractere_exclue": 3841, "texte": "Sorcier, quasi-classique à Londres, ont été joués\nau Queen's Hall par H. Wood. De Paderews-\nky la nouvelle symphonie bruyante et diffuse\nne m'a guère ravi. Elle symbolise la révo-\nlution polonaise de 1863, et contient des\nmarches militaires, du canon et du tonnerre\n(réalisé par un instrument nouveau le tonitru-\none). Tout cela est plein de bonnes intentions.\nA signaler quatre récitals: celui de MlleSelva,\ncelui de Mlle Teyte, celui de Miss Stuart,\net enfin celui de Miss Mary Cracfort consacré\na Debussy naturellement, puisque celui-ci\nreprésente de plus en plus à Londres la musique\nfrançaise. A cette audition M. Boulestin prit\nla parole pour parler du sentiment de la nature\nchez Debussy.\nLa critique s'agite. Le Times avait écrit :\nu que la Qeen's Hall était rempli par les ad-\nmirateurs de Mme Clara Batt, venus là pour\napplaudir une chanteuse et n'appréciant pas à\nsa valeur la symphonie de Dukas. \" Le mari\nde ladite chanteuse, M. K. Rennford, rencon-\ntrant à quelques jours de là le critique du\nI imes dans un couloir se précipita sur lui la\ncanne levée. D'où bataille, procès et innom-\nbrables commentaires dans la presse sur les\ndroits de la critique.\nX. M.\nVIENNE. La vie musicale subit en ce\nmoment à Vienne un véritable malaise. Cha-\ncun le constate sans en trouver le remède. Au\nthéâtre, hors le Barbier de Bagdad, rien à\nsignaler.\nLe quatuor de Bruxelles a donné avec\nsuccès le quatuor de Ravel. M. Gustav Mahler\nécrit quelques duos sur des traductions de\nConfucius. H. Loewy, le très subtil trans-\ncripteur pour piano du quatuor de Debussy,\nécrit avec Greta Wiesenthal, l'une des sœurs ap-\nplaudies récemment à Paris un \" Tanzpoem \"\nqui sera représenté à Berlin. Arnold Schoen-\nberg, dont le quatuor vous sera bientôt révélé\npar Parent, termine un \" Monodrame \" pour\nvoix de femme et orchestre, d'un goût tout à\nfait impressionniste. Enfin une nouvelle revue\nmusicale u Der Merker \" a fait son apparition\net s'est de suite classée comme une des meil-\n- leures que nous ayons. Elle est dirigée par\nBatka avec des tendances très modernes.\nE. W.\nOVIEDO. La Société Philharmonique\nvient de nous donner successivement le Trio\nChaignau, Mme Landowska, Louise Debogis\net Harold Bauer ; enfin un espagnol M. F.\nBordas professeur du Conservatoire de Madrid\net excellent violoniste.\nPRAGUE. L'académie tchèque Fran-\nçois Joseph, composée de quatre classes, a dans\nsa séance solennelle, du 6 Décembre au\nPanthéon et Musée National de Prague,\nO s\naffecté, ainsi que toutes les années, un grand\nnombre de prix aux principaux travaux d'art,\nde littérature, de sciences et de musique,\nexécutés ou parus dans le courant de 1909.\nVoici, d'après les Narodni Listy, ceux de la'\nsection de Musique.\n2000 couronnes à M. Otakar Ostrcil pour\nson Opéra Kunalovy oci (les yeux de Kunala).\nEt voici désormais clos l'incident, pendant\nentre M. Ostrcil et l'Académie depuis la\nséance de 1907, après laquelle on se rappelle\nque le compositeur refusa les quelques cent\ncouronnes, dont on prétendait récompenser\nsa symphonie en lay tandis que YAsraël de\nM. Suk décrochait le prix de 2000 couronnes.\nM. Ostrcil ne put admettrequeson œuvreparut\nmanifestement inférieure à celle de son rival.\nLe deuxième prix de 800 couronnes va à\nM. Jan Kunc pour un quatuor op 9. Le\ntroisième de 500 ne trouve pas de titulaire\nmais est alloué sous forme de subvention à M.\nRudolf Karel pour son Opéra Ilseino srdce (le\ncœur d'llsèe). 300 couronnes aideront M. M.\nOtakai Zich et Vaclav Stepan à continuer\nleurs études musicales.\nLes 1000 couronnes décernées en souvenir\ndes soixante ans de règne de l'Empereur Fran-\nçois vont à l'œuvre du compositeur morave\nJosef Nesvera.\nEn outre 1000 couronnes vont à la Phil-\nharmonie tchèque; 400 à M. Josef Kouba pour\nune sonate de violon et de la musique pour\npiano ; enfin 200 couronnes, du fonds Clemen-"}, {"page_pdf": 112, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.112", "debut_caractere": 25, "fin_caractere_exclue": 4001, "texte": "tine Kalasova destiné aux jeunes compositeurs,\nrécompense un quintette en la mineur, les\nImpressions intimes et Paysages de M. Em. Jaros.\nOn commence à se préoccuper de la repré-\nsentation de Boris Godounof au Narodni Divadlo\n( Théâtre National). Le grand quotidien tchèque\nNarodni Listy entreprend une vigoureuse\ncampagne pour que l'on adopte la version ori-\nginale de Moussorgski ou que, du moins, l'ordre\noriginal des scènes soit rétabli. C'est-à-dire que\nle drame finisse sur le tableau de la grand\nroute avec les lamentations de l'innocent.\nLe même (Théâtre National) vient de re-\nprendre l'un des premiers opéras de Dvorak le\nJacobin. Au mois de janvier on remet en scène\nEva de Foerster.\nLe 11 janvier au Narodni Dum (Maison\nNationale) de Smichow, l'une des villes dont se\ncompose Prague, la Société Artistique tchèque a\nconsacré une soirée à l'œuvre pour piano du\ncompositeur Josef Suk, qui y a exécuté trois\ncycles de ses œuvres intimes les plus poétiques.\nOn sait que M. Suk, gendre de Dvorak,\nsecond violon du Quatuor bohème, est le plus\navancé des jeunes compositeurs tchèques dans\nles voies modernes. W. R.\nMOSCOU. Nous sommes menacés\nd'une avalanche de concerts ! Moscou peut de\nplus en plus passer pour un centre musical\nd'une haute importance. Les concerts Sym-\nphoniques annoncés pour la saison arrivent à\nprès de cinquante ! Le premier a été celui\nd'une série historique, dirigée par Serge JVas-\nsilenko, et dont les prix d'abonnement très\nmodérés ont attiré un public nombreux. On a\ncommencé par Bach., Couper in et Rameau ; on\narrivera aux modernes vers la fin de la saison.\nLes concerts ont lieu dans l'après-midi du\ndimanche et la jeunesse, en vacances, leur fait\nun accueil enthousiaste.\nLes concerts Symphoniques de Serge Kus-\nsevitski forment la nouveauté attrayante de la\nsaison : orchestre nombreux, programmes\nvariés, solistes de premier ordre. L'orchestre\nsous la baguette du fameux contrebassiste se\nmontre ferme. Oscar Fried viendra le rempla-\ncer pour quelques concerts.\nLa Société de Musique Russe, dont le fon-\ndateur est Arc. Kerzine et qui vient d'entrer\ndans la 14m<\" année de son existence, nous\napporta dans son dernier concert une compo-\nsition nouvelle, une Suite pour violon et\nOrchestre l'Op. 28. de Serge Taneiew, com-\npositeur connu par son goût classique, sa\nscience du contrepoint, et l'éclat de son har-\nmonie. C'est une œuvre de longue haleine,\ndont l'exécution a duré près d'une heure. Le\nvioloniste Sibor, pour lequel cette Suite a été\nécrite, la joua en manuscrit.\nLa Société Philharmonique a de grands noms\nà montrer : W. SafonoflF, W. Mengelberg,\nF. Mottl, Zilotti, Arthur Nikish, G. Thibaud,\nHubermann, Litvinne, Pugno, etc.\nLa Société Impériale de Musique vient\nd'entrer dans la cinquantième année de son\nexistence. Mich. Ippolitov-Ivanov, Em. Kou-\nper, K. Glazounov en sont les chefs d'or-\nchestre. G. Enesco, S. Gerardy, J. Hofmann\nont figuré comme solistes. Le Concert du 4\nDécembre (21 Novembre style russe) a été\nentièrement réservé à César Cui, qui vient\naussi de célébrer les cinquante ans de son\nactivité musicale.\nSon Scherzo Op. I qui figurait au pro-\ngramme, avait été exécuté pour la première\nfois le 14 Décembre 1859. Comme solistes\nA. Katschenowski, A. Bogdanovitsch (ténor)\net B. Sibor.\nCésar Cui, présent au concert, a été chaleu-\nreusement applaudi par les artistes et le public.\nA l'opéra, la saison a été ouverte au\nThéâtre Solodownikov par la toute pre-\nmière représentation en Russie des \" Meister-\nsinger \" avec d'admirables décors de Pierre\nOlénin; puis la première du dernier Opéra de\nRimski Korsakov \"Le Coq cCor \" œuvre sati-\nrique et frondeuse à laquelle la censure, avant\nde donner son autorisation, a créé mille\ndifficultés. Des changements de paroles, de\nmise en scène ont été exigés etc. Le Tsar\nDodon est devenu un simple voivode (gou-\nverneur de province). L'appel du Coq !\n\" R ne, couché sur le dos !\"a dû être changé\netc. etc. Et quant même la satire est restée\ningénieuse et acharnée."}, {"page_pdf": 113, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.113", "debut_caractere": 25, "fin_caractere_exclue": 3664, "texte": "On a eu la surprise inattendue de voir le\nmême Coq d'or à l'Opéra Impérial avec Mme\nNechdanova. Enfin Nikish nous gratifia d'une\nreprésentation de Lohengrin qui fut un\névénement.\nELLEN VON TIDEBÔHL.\nVARSOVIE. Octobre-Novembre. La\nvie musicale de notre ville a subi un grave\nchangement au commencement de cette\nsaison. La Société de la Philharmonie 11e\npouvant subvenir plus longtemps, à l'entre-\nprise des concerts et en même temps à celle\nde l'Opéra, se vit obligée de fermer ses portes.\nA ce moment vraiment critique pour l'or-\nchestre et pour notre musique symphonique\nen général s'est trouvé un homme : le prince\nLadislas Lubomirski - musicien et composi-\nteur qui s'est chargé de prendre à ses frais\nl'orchestre (70 musiciens) et une série de\nconcerts symphoniques à la salle de la Philar-\nmonie. M. G. Fitelberg un jeune mais émi-\nnent chef d'orchestre fut nommé directeur\nartistique de l'entreprise ; une série des con-\ncerts sera dirigé par M. Henri Opiénski.\nLe premier concert (le 15 octobre) a été\nconsacré à la mémoire de notre estimé com-\npositeur Sig. Noskowski mort au mois de\njuillet.\nAu premier concert d'abonnement nous\navons entendu Joseph Hofman (concertos de\nBeethoven en sol maj. et de Liszt), au second\nle deuxième acte de Tristan et Yseult inter-\nprété par Mme Félicie Kaszowka (esquise\nYseult) et le Dr. Briesemeister, au troisième\nKubelik (toujours le même). Dans les con-\ncerts symphoniques Fitelberg a dirigé pour\nla première fois à Varsovie \" Wallenstein\nde d'lndy, \" L'île des morts \" poëme sympho-\nnique de S. RachmaninnoflP (après Bocklin),\n\" En saga \" de I. Sibelius.\nDans le concert consacré aux compositeurs\nfrançais sous la direction de M. Opienski, on\na exécuté les œuvres de Bizet, d'lndy,\nBruneau et Chabrier ; le premier concert\nhistorique de la société de musique (aussi sous\nla direction de M. Opienski) a présenté des\nœuvres de Bach (concerto pour trois pianos)\net de Haendel. La section de la S. I. M. se réunit\ntous les quinze jours ; 011 y a exécuté les\nœuvres de Fasch, Stamitz et P. E. Bach\n(Collegium musicum de Riemann) les œuvres\nde Dengoraj et autres. H. O.\nCONST ANTINOPLE. Parmi les\nconcerts qui ont eu lieu à Constantinople\ndans le courant du mois dernier, il en est trois\nparticulièrement intéressants, Jacques Thi-\nbaud, un des purs maîtres de l'archet, s'est\nfait entendre, avec le pianiste Georges de\nLausnay.\nPuis, le jeune violoncelliste arménien, Diran\nAlexanian, un enfant de Constantinople, dans\ndeux concerts qu'il vient de donner, avec le\nconcours du compositeur Jean Huré.\nNous avons recueilli dans la Sonate, en\nfa dièze mineur, pour piano et violoncelle de\nJean Huré, des impressions quelque peu rebelles\nà l'analyse, mais que nous tenons à exquisser\nen raison du caractère intéressant de cette\nœuvre. M. Huré nous paraît trop indépendant\npour se réclamer d'une école. Mais nous le\nclasserions volontiers dans le groupe de Claude\nDebussy, que nous admirons, d'ailleurs, vive-\nment. La Sonate de M. Huré révèle moins\nune idée d'ensemble, une conception pour ainsi\ndire architecturale, qu'un travail de ciselure,\ntrès fouillé par endroits. Les idées y sont\nentrecoupées, mais constamment renaissantes.\nA travers un fourmillement de dissonances,\ntour à tour étranges, attachantes, charmeresses,\ncrispantes, nous percevons une sorte d'impres-\nsionnisme musical. Sensations de fluide, sensa-\ntion de 1' \" impondérable. \"\nMentionnons, enfin, tout le bien que nous\npensons du jeune violoniste hongrois Franz\nvon Vecsey. Personnellement, nous sommes\nprévenu contre les petits prodiges. Cependant,\nnous admirons sans réserve ce virtuose techni-\ncien stupéfiant. TIGRANE TSCHAÏAN."}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-01-15-01-c113", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-01-15_01#c113", "volume": "bmtnabh_1910-01-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 114, "image_fin": 120, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.2.27", "titre_corps": "LE PETIT CONSERVATOIRE", "titre_sommaire": "LE PETIT CONSERVATOIRE", "signature_source": "Pierre Jobbé-Duval", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 114, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.114", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1409, "texte": "LE PETIT CONSERVATOIRE\n\nChaque Novembre, un peu avant neuf\nheures du soir, la cour de la Mairie Drouot\ns'emplit d'une petite foule d'aspect variable,\nselon que la nuit est neigeuse, pluvieuse, ou\ncomme celle-ci, très froide et zébrée d'un\nviolent clair de lune.. Devant un solennel\nsergent de ville, planté en haut de trois mar-\nches, que peut donc attendre cette petite foule?\nTout simplement que le sergent de ville ouvre\nla porte et laisse monter dans la salle des Fêtes\noù a lieu l'examen d'admission au cours gratuit\nde chant de M. Jacques ISNARDON\nQue l'on ne s'effraie pas!... M. Jacques\nIsnardon n'est nullement le grand Pourvoyeur\ndu cabotinisme, cette guillotine des dévoyés.\nNon. Cet éminent artiste veut tout simple-\nment apprendre à la jeunesse qu'il existe une\nmusique autre que celle miaulée au coin des\nrues, et comment il faut chanter cette bonne\nmusique. Sans doute, si dans le grand nombre,\nun organe et un tempérament apparaissent, le\nprofesseur les dégrossit, les développe. Ainsi,\nne débauche-t-il pas le tapissier ou la couturière,\nmais il les place dans une voie qui est la leur,\net où les exemples ne manquent pas ils\nréussissent brillamment.\n*\n* *\nNeuf heures. La salle bruit,* s'emplit. Des\nbavardages, des mains qui remettent en place\ndes cheveux rebelles. Des blancheurs de hou-\npettes. Des serrements de mains. De petits\ngroupes qui se forment par zones d'amitié ou\nde sympathie."}, {"page_pdf": 115, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.115", "debut_caractere": 25, "fin_caractere_exclue": 2525, "texte": "Grandeurs, petitesses, grosseurs, maigreurs,\nchairs blanches et teints bistrés Surtout\ndes femmes. Des chignons roux, des bandeaux,\nbruns, blonds. Des robes de deux louis, qui\nvous ont des airs de grande couture. Venues\nde tous les coins de Paris des gentillesses, des\nélégances, du charme et même des beautés.\nDix-huit, vingt, trente ans. Aurores, petits\nmatins, matinées de la jeunesse !...\nVoilà que lui aussi le jury fait son appari-\ntion et s'assied en avant, dans la partie réservée\ndevant l'estrade, autour du piano ; sur les\n\" Ralliez-vous a mon face a main \" ? Mademoi-\nselle Hatto !...\nEt ce Monsieur avec un binocle gros\ncomme une petite bicyclette, un beau gilet de\nvelours noir, et qui ressemble au père Noël, ou\nencore à M. Dujardin-Beaumetz ?\nMalheureuse enfant ! Tant qu'il vous\nplaira, dites que M. Raoul Pugno, est le\n▼ivant portrait du père Noël, mais n'insinuez\njamais qu'il est celui du père pardon ! de\nM. Dujardin-Beaumetz... il ne vous le\npardonnerait pas! D'ailleurs pour éviter des\npetites tables revêtues pour la circonstance, de\nclassiques tapis verts et où il va prendre ses\nnotes avec conscience et bonne humeur.\nUs n'ont pas l'air rosse\nblonde enfant, qui tout à l'heure va se révêler\nfuture Dugazon..\nQui est-ce celui-là ? qui a les cheveux en\n\\ brosse, de grandes* oreilles, un grand nez, une\npetite moustache, une belle cravate grise ?\nM. Chevillard, Mademoiselle !..\nCette dame qui a de si beaux yeux,\nparaît si aimable et qui insiste pour que la\ngrosse dame placée à sa droite, retire sa four-\nrure, qui en effet, doit lui tenir bien chaud.\nPrès de cette dame, dont le toquet\ns'orne d'un panache blanc, et qui avec ses\nlunettes de luxe, semble nous recommander :\ndésagréments qui pourraient être la consé-\nquence de vos comparaisons pittoresques, ne\nme questionnez plus. Je vais vous renseigner\nde moi-même. Voilà Madame Isnardon, cette\ndame dont le charme exotique doit vous faire\npenser : \" Est-ce une espagnole qui a grandi au\nJapon, ou une Japonaise qui a fait sa croissance\nen Espagne?\".... Près de moi? ce monsieur\nqui fait songer à un gros chat ? M. Vidal, un\ndes grands chefs d'orchestre de l'Opéra, qui\npour ce soir a confié son bâton a un petit\nextra : M. Messager.... Ce bon visage enlu-\nminé, où pétillent des yeux malicieux, ce nez\nflaireur et cette bouche gourmande ? Le ro-\nmancier Auguste Germain, le Jean Veber, le\npeintre à la plume des choses et des gens de\nthéâtre. Près de lui, l'air triste, M. Gaubert,\nun chef choriste de l'Opéra. Là-bas, ce"}, {"page_pdf": 116, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.116", "debut_caractere": 26, "fin_caractere_exclue": 1460, "texte": "Monsieur au tient de\nromanichell et qui exa-\nmine déjà la liste des\nconcurrents ? Le com-\npositeur Gaston Paulin..\nA qui les deux têtes de\nce conciliabule ? Celle-\nci moustache et barbe ?\nMonsieur Georges Hue,\nl'auteur du \" Miracle\",\nl'opéra de l'an pro-\nchain. Celle-là sans\nbarbe et ornée de\nmoustaches à la Gau-\nloise et qui semble\navoir fait sa chevelure\nd'une tête de loup ? Celle de M. Vuillemin :\nle banderillo attitré de M. Broussan....\nAh ! nous n'avons plus le temps\nde continuer. Arrêtons-nous ici,\narrêtons-nous ici /... \" M.. Jacques\ngravit les marches de l'estrade et\nr\ns'arme de son monocle. a seance\nva commencer. Mademoiselle, je\nne vous connais plus, je ne vous ai\njamais connue, car le saviez vous,\nmoi aussi, je suis du jury\nCurieuse révélation ! Après\nun aimable préambule : re-\nmerciements au jury et\nbien-venue aux candidats,\nM. Isnardon nous apprend\ncomment faire le bien suffit\nà déchaîner ces chiens en-\nragés qui sont la bêtise et la\nméchanceté humaines. C'est\nainsi que donnant une bonne\npart de son temps à l'œuvre\ndes cours gratuits, M. Jacques\nIsnardon s'est vu l'objet\nd'accusations variées : trafics\ndes livres de prix, tromperies\nsur les résultats de fin année,\nsubstitution des amateurs par\ndes professionnels, dissimulations des âges, falsifi-\ncation des états civils...\nRien que cela ! Mais alors, à quoi pense\nnotre ministre de la Justice ? Quand ra-t-il\nenfin lancer un mandat d'amener contre ce"}, {"page_pdf": 117, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.117", "debut_caractere": 37, "fin_caractere_exclue": 1743, "texte": "ce maître chanteur,\nqu'est M. Jacques\nIsnardon ?..\nAvec facilité, es-\nprit, et un amour\nde petit accent qui\nne vient pas du\nNord, je vous en\nréponds, M. Jacques\nIsnardon achève son\nallocution fort ap-\nplaudie. Puis, crayons\net listes sont distri-\nbués au jury, l'ac-\ncompagnateur gagne\nsa place, le tourneur\nde pages la sienne,\ncependant que de sa\ndextre énergique,\nM. Jacques Isnardon\nfrappe trois coups\nqui font tressaillir la\nsonnette de rémou-\nleur, qui est à portée\nde sa main. On va\ncommencer. On\ncommence !...\nSorti des premiers rangs, voilà que se pré-\nsente un petit homme rond de visage, carré\nd'épaules et\narqué de jam-\nbes. Sans hé-\nsitation, avec\nun superbe\naplomb, il fait\nle £este d'écar-\nter piano et\npianiste, et s'é-\ncrie avec un\nbeau dédain :\nu J'ai pas besoin\nvoix à crier\n\" j'ai de la\nbelle hollande\nil nous affirme\nqu'il aime le son\ndu cor, le soir au\nfond des bois\nM. Jacques Is-\nnardon veut ou-\nvrir l'examen en\ngaîté. Il laisse\ndonc aller tout du\nlong celui-là qui\naime le son du\ncor. Mais, quand\nsalle et jury sont\nprêts à pleurer de\nrire, M. Jacques\nIsnardon termine\nce numéro, par\nun tintement de\nsonnette impéra-\ntif et pitoyable :\n—M erci Mon-\nsieur /...\nCombien ex-\npressifs, ces \" mer-\nci Mon sieur, merci\nMademoiselle \" et\nces coups de son-\nnette interrup-\nteurs, retentissant\ntour à tour en\nfunèbre glas, carillon joyeux et appro\nbateur.\n: \" Dre lin\nDre lin. Quelle pan-\nne ! C'est navrant \"\n\" Dre lin, drelin.\nBravo ! Bonne petite\nvoix !\nBandeaux sombres,\nregard fatal, bras croisés\nsur la poitrine bien\nofferte, taille cambrée,\njarrets tendus, petits\npieds gainés d'escarpins\nvernis à boucles d'acier,\nsi ce n'était en plus\nce diable de grand bo-\nlivar traversé de meur-"}, {"page_pdf": 118, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.118", "debut_caractere": 25, "fin_caractere_exclue": 1311, "texte": "trières épingles, longues comme-des javelots,\nne jurerait-on pas que cette jeune interprète\nde Gluck, est la farouche espagnole du tableau\nde Falguères, Eventail et poignard ?...\nDivinités du styx !...\nTudieu, quelle vigueur dans l'entrée, quelle\nvoix sonore et bien disante. A vous Mademoi-\nselle le royal coup de sonnette !...\nToupet à la Mayol surplombant la\npeau très mobile du front ridé, sourcils en\naccent circonflexes, bouche grimaçante, voici\nle monsieur à \" F Africaine \".\nAh ! ne t'éveille pas encore\nSoixante-huit saisons. Des • cheveux qui\nfolâtrent, un nez à la Yvette Guilbert, des\nmains qui caressent le tour de cou, un petit\nair modeste et consciencieux une bonne\npetite voix. Cette jeune enfant a séduit le\njury. En jetant un paternel coup d'oeil à sa\njupe d'écolière, M. Pugno déclare quelle ne\nmarchera pas mal Allons tant mieux !\nCitaient trois hussards de la garde qui\nrevenaient en congé\nCe Monsieur, qui avec sa petite taille ne\ndevait évidemment posséder qu'une voix de\nbasse taille, ne pouvait choisir chanson\nplus appropriée à sa personne. En effet, son\nblair d'artilleur nous semble très familiarisé\navec les choses militaires, qu'il chante d'ailleurs\navec beaucoup de force et de couleur. Encore\nune recrue pour M. Isnardon !...\n- La Valse des cent Vierges."}, {"page_pdf": 119, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.119", "debut_caractere": 25, "fin_caractere_exclue": 2862, "texte": "Mais oui, cette demoiselle qui croise genti-\nment les mains sur son abdomen, et dont les\net dont les mèches bien lasses retombent\npresque jusqu'aux yeux, atones, implorants,\non dirait prêts à s'emplir de larmes. Ce jeune\nhomme a naturellement un grand nez un\nnez de basse ; c'est comme un fait exprès,\ntoutes les basses ont des grands nez. Un\ngrand nez qui a l'air d'un éteignoir au-dessus\nde la bouche amère et désabusée. TjP e ac-\ncompli de l'amateur mondain, le voilà qui nous\ndistille du bout des lèvres et si l'on peut dire :\nau compte gouttes, les strophes d'un poème\nécrit sur un rythme de valse lente : Les\nchrysanthèmes :\nDre lin Dre lin. ! Merci Mon-\niteur !\nAh ! Monsieur Isnardon, pour ce jeune\nhomme aux chrysanthèmes, que votre sonnette\ncheveux sont coiffés\nd'un gracieux poiluchon\norné de petites plumes\nà la Méphistophélès\nva nous la chanter. Elle\nnous la chante. Quel\nsuccès ! M. Isnardon\nfredonne, le jurj fre-\ndonne, la salle fre-\ndonne ! Ah ! le coup de\nsonnette ! il était temps!\nUne minute de plus,\net la salle des fêtes\nde la rue Drouot était\ntransformée en salle de\nbal.\nQui expliquera la\ntoute puissance des val-\nses du second empire ?...\nAttendez un peu,\n▼oici un jeune homme\nqui va calmer cette ex-\ntraordinaire agitation.\nQu'il est triste ce jeune\nhomme, avec sa sil-\nhouette de \" saule pleu-\nreur \". Ce jeune homme\nà la chevelure partagée\nd'une raie impeccable,\na donc tinté funèbrement, et que votre merci\nMonsieur, nous a versé dans le dos, la douche\ndu grand frisson !..\nLe chanteur aux chrysanthèmes, termine la\nséance, durant laquelle on put entendre quel-\nques soixante-dix chanteurs et chanteuses,\ndont nous n'avons pu noter ici qu'un nombre\ntrop restreint. Que de \" Manon\" de uMi-\ngnon \" de \" Prophète ! \" Mais surtout, que de\n\" Lakmè Tant et tant que devant leur\nrépétition un vrai pari mutuel s'engage parmi\nle jury. Nous serions bien étonnés si la pro-\nchaine fois, le sympathique inspecteur des jeux,\nM. Soullière ne faisait pas son apparition à la\nmairie Drouot.\nPour être en majorité, les opéras célèbres\nn'ont pas accaparé tout le programme. A côte\ndes opéras et des ren-\ngaines, très rares, il faut\nbien le dire, nous avons\nécouté,' de tendres mé-\nlodies, des airs très\nvieux, et peu connus.\nChose curieuse, ce\nne sont pas les toutes\njeunesses qui affec-\ntionnent les grands airs\nd'opéra, mais les autres,\ncelles de vingt-cinq,\nvingt-huit, trente ans,\nles jeunes filles qui\npourraient être des\njeunes femmes, qui sont\nles ferventes de Schu-\nmann, de Schubert, de\ntoutes les Rêveries, de\ntoutes les Mélodies,\nqu'elles choisissent, on\ndirait, comme accom-\npagnement à leur mé-\nlancolie d'êtres qui\nn'ont pas connu encore\nles joies et les douleurs\nde l'Amour.\nA cette soirée, du\nPetit Conservatoire,nous\navons observé une de celles-là qui, non point\nfaite pour les batailles de la vie, mais tout"}, {"page_pdf": 120, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.120", "debut_caractere": 26, "fin_caractere_exclue": 772, "texte": "simplement pour mener une existence pai-\nsible, (aimer et être aimée), nous a paru, arec\nson allure un peu grave des êtres déjà résignés,\nporter tout le poids d'un cœur solitaire. Ses\ncheveux étaient blonds, longs, soyeux et drus.\nSes yeux très beaux, sa bouche épaisse et\nvoluptueuse. Pauvre belle jeune fille, arrivée\nà ce moment terrible où il est encore très tôt,\nmais où, pour entreprendre quelque chose,\nil est déjà presque trop tard !...\nC'est vous dont l'image m'a poursuivie jus-\nqu'au Champagne de minuit, si gentiment\noffert par M. Isnardon à son jury. C'est vous,\nbeauté, charme et talent, vous mélancolique\njeune femme qu'en souvenir j'entendrai long-\ntemps chanter de si déchirante façon, \"V Adieu\"\nde Schubert.\n\nPierre Jobbé-Duval."}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-01-15-01-c115", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-01-15_01#c115", "volume": "bmtnabh_1910-01-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 114, "image_fin": 114, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.2.27.2", "titre_corps": "M. Isnardon.", "titre_sommaire": "M. Isnardon.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 114, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.114", "debut_caractere": 1411, "fin_caractere_exclue": 1423, "texte": "M. Isnardon."}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-01-15-01-c116", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-01-15_01#c116", "volume": "bmtnabh_1910-01-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 115, "image_fin": 115, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.2.27.3", "titre_corps": "Ils n'ont pas l'air rosse...", "titre_sommaire": "Ils n'ont pas l'air rosse...", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 115, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.115", "debut_caractere": 2527, "fin_caractere_exclue": 2555, "texte": "Ils n'ont pas l'air rosse..."}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-01-15-01-c117", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-01-15_01#c117", "volume": "bmtnabh_1910-01-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 116, "image_fin": 116, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.2.27.4", "titre_corps": "Mme Isnardon.", "titre_sommaire": "Mme Isnardon.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 116, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.116", "debut_caractere": 11, "fin_caractere_exclue": 24, "texte": "Mme Isnardon."}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-01-15-01-c118", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-01-15_01#c118", "volume": "bmtnabh_1910-01-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 116, "image_fin": 116, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.2.27.5", "titre_corps": "M. Pugno.", "titre_sommaire": "M. Pugno.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 116, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.116", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 9, "texte": "M. Pugno."}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-01-15-01-c119", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-01-15_01#c119", "volume": "bmtnabh_1910-01-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 117, "image_fin": 117, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.2.27.6", "titre_corps": "M, G. Hue.", "titre_sommaire": "M, G. Hue.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 117, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.117", "debut_caractere": 25, "fin_caractere_exclue": 35, "texte": "M, G. Hue."}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-01-15-01-c120", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-01-15_01#c120", "volume": "bmtnabh_1910-01-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 117, "image_fin": 117, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.2.27.7", "titre_corps": "M. Puget.", "titre_sommaire": "M. Puget.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 117, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.117", "debut_caractere": 1757, "fin_caractere_exclue": 1766, "texte": "M. Puget."}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-01-15-01-c121", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-01-15_01#c121", "volume": "bmtnabh_1910-01-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 117, "image_fin": 117, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.2.27.8", "titre_corps": "M. Paulin.", "titre_sommaire": "M. Paulin.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 117, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.117", "debut_caractere": 1745, "fin_caractere_exclue": 1755, "texte": "M. Paulin."}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-01-15-01-c122", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-01-15_01#c122", "volume": "bmtnabh_1910-01-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 117, "image_fin": 117, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.2.27.9", "titre_corps": "M. Vuillemin.", "titre_sommaire": "M. Vuillemin.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 117, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.117", "debut_caractere": 1768, "fin_caractere_exclue": 1781, "texte": "M. Vuillemin."}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-01-15-01-c127", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-01-15_01#c127", "volume": "bmtnabh_1910-01-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 121, "image_fin": 121, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.2.28", "titre_corps": "Cours et Conférences", "titre_sommaire": "Cours et Conférences", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 121, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.121", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 3241, "texte": "Cours et Conférences\nLeçon d'ouverture\nau Conservatoire\nLE Ç DÉCEMBRE IÇOÇ\nPAR MAURICE EMMANUEL1.\nMonsieur le Directeur, 2\nMon cher Maître,3\nMessieurs,4\nEn prenant la parole dans cette vieille et\nchère Maison je veux, sans rhétorique, expri-\nmer ma reconnaissance à ceux qui m'ont élu.\nAvec une bienveillance et une cordialité qui\nresteront pour moi la plus rare et la précieuse\ndes joies, MM. les membres du Conseil Supé-\nrieur m'ont désigné au choix de M. le\nMinistre de l'lnstruction publique et des\nBeaux-Arts. Ai-je besoin de dire que je ne\nme sens pas moins honoré par la sympathie\nde ces suffrages que par la fonction même à\nlaquelle ils m'ont appelé ? Comment expri-\nmerai-je à mon maître Bourgault-Ducoudray,\nqui m'a soutenu de sa bonté et de son influence,\nla gratitude profonde que je ressens pour lui ?\nSi grand que soit mon désir de payer une\ndette si grosse, j'aime mieux demeurer en reste\nque de paraître vouloir m'acquitter avec des\nmots. Je m'en tiens à un remerciaient très\nbref, ma con molto sentimento.\nMon cher maître, si c'est pour moi un\ngrand honneur de vous succéder, cet honneur\nne va pas sans mélancolie et sans suprise. J'ai\nété votre élève de 1881 à 1886. L 'an passé,\nsans savoir que vos leçons devaient être les der-\nnières de votre enseignement au Conservatoire,\net mû par un ardent désir de retrouver en vous\nécoutant les impressions de ma jeunesse, je\nsuis venu vous entendre. Or rien n'a changé\nici : dans l'antichambre la même table modes-\ntement se cache sous l'ampleur du même\ntapis vert ; le même vieux meuble, élégant,\nest coiffé de la même urne funéraire, l'urne\naux boules noires des votes. En entrant dans\nla salle on aperçoit les mêmes choses impé-\nrialement vieillotes : les grandes orgues, in-\nstrument magnifique, délices du maître Guil-\nmant et de ses élèves; les banquettes moelleuses;\nles baignoires confortables ; les tribunes qui\nflanquent la loge de Madame Bonaparte, et\nauxquelles il est interdit de monter, par\ncrainte d'effondrement. Tout cela était im-\nmuable.\nVous non plus n'aviez point changé. Ni\nvotre voix, ni votre ardeur n'avaient fléchi.\nVotre parole vibrante et communicative\ndardait sur vos auditeurs ses fusées et ses\npointes et exhortait vos élèves, comme il y a\nvingt-cinq ans, à l'indépendance et la dignité.\nIl faut croire cependant que le temps a marché\npuisque par une coquetterie dont vos auditeurs\nne vous savent aucun gré, vous avez voulu\nfaire valoir des droits certains à la retraite !\nVous m'avez défendu de vous louer. Soit.\nJe partage votre goût pour la simplicité des\nsentiments et du langage. Mais vous me\npermettrez de rappeler le plan de votre cours\nafin que je puisse y rattacher le mien.\nEn un cycle de quatre années vous pré-\nsentiez l'ensemble de l'histoire musicale, que\nvous divisiez en deux grandes périodes : celle\nde la monodie pure ou de la mélodie prédomi-\nnante et qui s'étend jusqu'au seuil de la\nRenaissance; et celle de la polyphonie \"tonale\"\nqu'ouvre le XVe siècle. A partir du moment\noù la polyphonie est constituée vous pour-\nsuiviez les destinées de l'art à travers la France\n1 La sténographie a laissé à cette leçon d'ouverture\nson caractère essentiellement oral.\n2 M. Gabriel Fauré.\n:i M. Bourgault-Ducoudray.\n4 Les éléves titulaires."}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-01-15-01-c128", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-01-15_01#c128", "volume": "bmtnabh_1910-01-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 2", "page_fin": "couv. 2", "image_debut": 2, "image_fin": 2, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.2.29", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 2, "page_imprimee": "couv. 2", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.2", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1437, "texte": "SOCIÉTÉ FRANÇAISE \"DES\nAMIS T)E LA\nCOMITE D'HONNEUR\nM. le Président d\nM. le Ministre de /' Instruction Publique et des Beaux-Arts.\nM. le Sous-Secrétaire d'Etat aux Beaux-Arts.\nr\nM. Gabriel FAURE, Directeur du Conservatoire.\nM. Henry MARCEL, ancien Directeur des Beaux-Arts, Administrateur général\nde la Bibliothèque Nationale.\nCONSEIL D'ADMINISTRATION\nBUREAU\nPRESIDENT\nM.H ENRY RoujoN,<r/f V Institut, secrétaire\nperpétuel de /' Académie des Beaux-Arts.\nVICE-PRÉSIDENTS\nM.LE PRINCE A. D'ARENBERG,^/'/«J//V«/.\nM. Louis BARTHOU, député, ministre de\nla justice.\nM. LE COMTE GASTON CHANDON DE\nBRIAILLES.\nM. ADOLPHE BRISSON, homme de lettres.\nTRÉSORIER\nM. I ,EO SACHS.\nDIRECTEUR ARTISTIQUE\nM. GUSTAVE BRET.\nSECRÉTAIRE GÉNÉRAL\nM. J. ECORCHEVILLE, docteur es-lettres.\nMEMBRES DU CONSEIL\nM\"\" ALEXANDRE ANDRÉ.\nMME LA COMTESSE RENÉ DE BÉARN.\nM. ANDRÉ BÉNAC, directeur général hono-\nraire au ministère\nM. GUSTAVE BERLY, banquier.\nM. LÉO N BOURGEOIS, sénateur, ancien\nministre.\nM. FRANZ CUSTOT.\nMME MICHEL EPHRUSSI.\nM. GEORGES GAIFFE.\nM. FERNAND HALPHEN.\nMME LA VICOMTESSE D'HARCOURT.\nMME LA COMTESSE D'HAUSSONVILLE.\n\\/\nM. Louis HAVET, de\nau Collège de France.\nMIBE DANI EL H ERMANN.\nMME H ENRY HOTTINGUER.\nM\"\"' GEORGES KINEN.\nMME LA COMTESSE PAUL DE PoURTALES.\nMME THÉODORE REINACH.\nM. ROMAIN ROLLAND, professeur à la\nFaculté des Lettres de Paris.\nM. Louis SCHOPFER.\nMME SÉLIGMANN-LUI.\nMME TERNAUX-COMPANS.\nM. J EAN WEBER, agrégé de V Université.\nI"}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-01-15-01-c129", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-01-15_01#c129", "volume": "bmtnabh_1910-01-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 6, "image_fin": 6, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.2.30", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 6, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.6", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 880, "texte": "DE\nLISTE DES MEMBRES\nLA SOCIÉTÉ FRANÇAISE DES AMIS\nDE LA MUSIQUE\nMEMBRES FONDATEURS\nM. le Comte Gaston Chandon de Briailles\nM. Fernand Halph\nM'\"e Théodore Reinach.\n|\nMEMBRES AYANT FAIT UN DON A LA SOCIÉTÉ\nMme Alexandre André. M. Fernand Halphen.\nM. le Prince A. d'Arenberg, de F Institut.\nM. Louis Barthou, Député, Ministre de la Mme Ménard-Dorian.\nJustice.\nM. Gustave Berly.\nM. le Comte Gaston Chandon de Briailles. Mme Alexandre IVeill.\nM. Franz Custot. M. David Weill.\nMEMBRES DONATEURS\nMme Alexandre André.\nr\nM. Edouard Aynard, Député.\nM. le Comte Jean Bartholoni.\nM. Gustave Berly.\nM. le Baron O. Bouwen\nM. Deutsch de la Meurthe.\nMme Whitney Hoff.\nMme Henry Hottinguer.\nMme Krebs.\nM. H. C. de Lafonta\nM'\"c M. Lemaître.\nMme il Mortou.\nM's Pleyel\\ Wolff] Lyon & Cie.\nM'\"e la Comtesse Paul de Pourtalès.\nM. le D' Hermann Rieder.\nM. Georges Risler.\nM. Léo Sachs.\nM. Moïse Semama."}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-01-15-01-c130", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-01-15_01#c130", "volume": "bmtnabh_1910-01-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 7, "image_fin": 7, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.2.31", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 7, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.7", "debut_caractere": 27, "fin_caractere_exclue": 1373, "texte": "MEMBRES ACTIFS\nMmc Allain-Targè.\nM. Paul Alphandèry.\nM'ne Alphen-Salvador.\nM. A. d'Ambrosio.\nM. le Comte d'Andigné.\nMelle Suzanne Arbouin.\nM. le Prince A. d'Arenberg, de F Institut.\nM. Georges Aron.\nMme Jules Aron.\nM. Léon-Pierre Aubey.\nM. Louis Barthou, Député, Ministre de la\nJustice\nMme la Princesse Bassarab\nMme la Comtesse René de Béarn.\nMme A. J. Bedel.\nM. André Bénac.\nMeUe Georgette Berl.\nM. Christian de Bertier.\nM'\"e Roger Bertin.\nM. Michel Berton.\nM. L. Bessant.\nM. Lucien Bing.\nMelle Alice J. Bizet.\nM. H. Blumenfeld-Sciama.\nMme Robert Boas.\nM. Maurice Bompard.\nM. Jules Bonnet.\nMeUe Marie Bouillet.\nM. Léon Bourgeois, Sénateur.\nM. Félix Bourliaud.\nMelle Boutet-de-Monvel.\nM. Charles Bouvet.\nMme Bouwens van der\nMme Louise Brach.\nM. Bres.\nM. Fleury Bret.\nM. Ferdinand Bret.\nM. Gabriel Bret.\n/\nM. Gustave Bret.\nMme Louis Brettauer.\nM. Brickart-Sée.\nM. Adolphe Brisson.\nBritish Concerts Society.\nM. Emile Bruckner.\nM. Henri Brugnon.\nM. le Docteur Brun-Bourguet.\nM. Albert Cahen.\nM. le Comte Isaac de Camondo.\nM. Albert Caressa.\nM. Gaston Carraud.\nM. Albert Carré^\nComique.\nM. le Docteur Cénas.\nMme Chabrié.\nMme Chaput.\nM. Marcel Colombier.\nM. Coolus.\nM. Edouard Cornely.\nM. Cornély.\nM. Arthur de Coste.\nM. M. Costin.\nM. Jules Cottin.\nMme A. Croissant.\nMme Cruppi.\nM. Georges Cucuel.\nM. Franz Custot.\nM. A. Dandelot.\nMelle y\\,f. Daney de"}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-01-15-01-c131", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-01-15_01#c131", "volume": "bmtnabh_1910-01-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 8, "image_fin": 8, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.2.32", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 8, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.8", "debut_caractere": 32, "fin_caractere_exclue": 739, "texte": "M. Jules David.\nM. Charles Delagrave.\nM. Delaunay.\nM. Lucien Delmas.\nM. Félix T) es telle.\nMme Dettelbach.\nM. Louis Diémer.\nM'ne Jules Dietz.\nMme Paul Dillais.\nM. Georges Dotia.\nM. Charles-Ferdinand Dreyfus.\nM. Daniel Dreyfus\nM. Emile Dreyfus.\nM'ne Ferdinand Dreyfus.\nM. Gaston Dreyfus.\nM. le Docteur Durand-Far del.\nM. Raoul Duprat.\nM. Eugène Duval.\nM. J. Ecorcheville.\nMme J. Ecorcheville.\nM'ne Edwards.\nM. E. d^Eichthal\\ de VInstitut.\nM. Alexandre Ellissen.\nMme Michel Ephru\nMme Faivet.\nM. Manuel de Falla.\nMme la Comtesse de la Fare.\nMme J. Faucheur.\nM. Bertrand Faure.\nM. Gabriel Fabre.\nM. Georges Faverea\nM. Favre-Robinet.\nMcUe Edith Finaly.\nMme F oh.\nMme Fouchet.\nM\"'e André Foula.\nM. Fournier Sarlov"}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-01-15-01-c132", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-01-15_01#c132", "volume": "bmtnabh_1910-01-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 8, "image_fin": 8, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.2.33", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 8, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.8", "debut_caractere": 741, "fin_caractere_exclue": 1449, "texte": "M. Paul M. Franckel.\nM. Georges Gaiffe.\nMme Gaiffe.\nM':lle Hem iette Gaillard de IVilt.\nM'\"e la Marquise de Ganay.\nM. Maurice Gand\nM. Alfred Gans.\nM. A. Gavignot.\nM. André Gentien.\nM. P. Gentien.\nM. le Docteur Henri Gimbert.\nMme Marcel Girett\nM. Armand Glotz.\nM. le Docteur Gobinet.\nM'\"e Hippolyte Goin.\nM'\"e Goldschmidt.\nM. Armand Gommes.\nM'\"e Gustave Gom\nMme A. Gonse.\nM. Jean Gounod.\nMme J. Goupil.\nM. Albert Gradwohl\nMme J. Grand.\nM. A. Grenon.\nM'\"e Reuben Gubba\nM. Joseph Gubert.\nMme E. Guènot.\nM. Eugène Guet.\nMonseigneur Guillibert.\nM'\"e M. Guillibert.\nMme la Baronne de Gunsburg.\nM. Bernard Haas.\nMelle Denise Haffner\nM. B. Halphen.\nM\"\"' la Vicomtesse d'Harcourt.\nM. Ducien Hardy-Thé.\nM. A. H a te t."}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-01-15-01-c133", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-01-15_01#c133", "volume": "bmtnabh_1910-01-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 9, "image_fin": 9, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.2.34", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 9, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.9", "debut_caractere": 35, "fin_caractere_exclue": 718, "texte": "M. G. /1 iitt.\nM. Victor Haulauer.\nMme la Comtesse cVHaussonville.\nM. Louis H ave ty d\nM. Ernest Hecht.\nMme Otto Hecht.\nM. Albert Hermann.\nM. Daniel Herrmann.\nMme D. Herrmann.\nMelle J. Herpin.\nM. Lucien Hesse.\nM. Léon Heuzey,de LInstitut.\nMme Léon Heuzey.\nM\"tc Louis Heuzey.\nMelle Jeannel.\nM'\"e Henry Jourdain.\nM. le Docteur Julia.\nMme la Baronne A\nM. Ernest\nM. Albert Kahn.\nM. Maurice Kahn.\nMme Arthur Kann.\nM. Edouard Kann.\nMme la baronne Jacobs de Kantstein.\nM. M. Kayser.\nM. A. Kern.\nMme Georges Kinen.\nMme Saratine Kœnig\nM. H. Kœnigswerther.\nM. Ed. Krebs.\nM. René de Laboulaye.\nM. Laignoux.\nMme Landowzy.\nM. Ch. Lange.\nM. Robert Laporterie.\nM. André Laugier.\nMeIle Françoise Lau"}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-01-15-01-c134", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-01-15_01#c134", "volume": "bmtnabh_1910-01-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 9, "image_fin": 9, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.2.35", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 9, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.9", "debut_caractere": 720, "fin_caractere_exclue": 1355, "texte": "M. le Docteur Mauric\nM. Frédéric Lauth.\nMme Alphonse Lazard\nM'\"e Lechatellier.\nM. Derzo Lederer.\nM. Gabriel Lefeuve.\nMme Gabriel Lefeuve.\nMme A. Le grand.\nM. Charles Legrand.\nM. Albert Lehmann.\nM. H. Lejealle.\nM. Le Lubez.\nM. Jules Léon.\nMcUe Hélène Léon.\nMme Lepel-Cointet.\nMelle Fanny Lépine.\nM. de Lépiney.\nM. Raoul de Lestapis.\nM. Jules Ley.\nM. René Liéron.\nM. Robert\nMme Félia Litwine.\nMme Michel Lobe.\nM. Paul Locard.\nM. Adolphe Louis.\nM. le Docteur Lucas\nM. GustaveI.yon.\nM. Max Lyon.\nM, René Lyr. . ,.--j\nMme la Baronne J. ,,\nMme Machiels.\nMme F,. Marchand.\nMme Max. v;,\nM. Eugène Max.\nM. Isidore Max.\nM. Marcel\nMme Mayrargues."}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-01-15-01-c135", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-01-15_01#c135", "volume": "bmtnabh_1910-01-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 10, "image_fin": 10, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.2.36", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 10, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.10", "debut_caractere": 27, "fin_caractere_exclue": 667, "texte": "M. A. T. Maurizio.\n]\\/[elle Dick May.\nM. A. Meillet.\nM. Mènant.\nMme Mènard-Dorian.\nM. H. Méring.\nM. Messager, Directe\nM. Léon\nM. Meyer.\nM. Jean Miailhe.\nM. Gaston Micard.\nM. Micha.\nM. le Docteur Michel.\nMme Mieg-Baumgartner.\nMme Hortense Miquel\nM. le Comte Bèrenger de Miramon.\nM. E. Mislian.\nM. Jacques Monthiers.\nM. Maurise Monthier\nM. Louis de Morsier.\nM. Robert Mortier.\nM\"'e Mortier.\nMme Muller.\nM. Nanquette.\nM. Henri Neumann.\nMme Nobel.\nMme J. de la Nux.\nMelle Clémence Oberlé.\nM. Emile Qettinger.\nM. Outrey.\nMeUe Hortense Parent\nM. Jacques Pasquier.\nMme Patey.\nM. Edward Péarson.\nM. Justin Pépratx.\nMme Emile Péreire.\nMelu Philippe."}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-01-15-01-c136", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-01-15_01#c136", "volume": "bmtnabh_1910-01-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 10, "image_fin": 10, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.2.37", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 10, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.10", "debut_caractere": 669, "fin_caractere_exclue": 1326, "texte": "M. F Abbé Piel.\nMme Emmanuel Pontremoli.\nMdh Porel.\nM. A. Potlitz.\nM. Arthur Pregre.\nMelle Marthe Prévos\nMme Emmanuel Pr\nM. HenryPt unières.\nMme Quentin-Bernardi.\nMeUe E.\nM. le Baron Clément\nMme Vve Gabriel\nM. Alphonse Raphaël.\nM. Jacques Raynal.\nM. Jean Raynal.\nM. Hugo Reijlnberg.\nMme A. H. Reitlinger.\nM. Maurice Rénaux.\nM. le Docteur Richelot. .\nM. Georges Richet.\nM. Henri G. Richter.\nMme A. Rider.\nM. Max\nM. J. B. Ripert.UN\nM. Marcel Ritscher.\nMme Marie\nM. Ely Rodrigues.\nM. Romain .Rolland.\nMme Rolland.\nM. Alexis Rouart.\nM. Georges Roulleaux-Dugage.\nM. L. Rouquairol.\nM. Georges Roux.\nMmc Royan.\nM. Ernest Sachs,\nM. Georges Sachs.\nMelle Sophie de Sa"}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-01-15-01-c137", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-01-15_01#c137", "volume": "bmtnabh_1910-01-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 11, "image_fin": 11, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.2.38", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 11, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.11", "debut_caractere": 26, "fin_caractere_exclue": 513, "texte": "M'\"e Salin.\nM. Paul Sarchi.\nMelle Alice Sauvrezis.\nM. Joseph\nM. Louis Schneider.\nMelle Louise Schoendoerff\nM. Lsirique Scholtz\nM. Louis Schopfer.\nM. Julien Schumann.\nM. Paul Schwaegerl. :\nM'\"e Séligmann-Lui.\nM. Sert.\nM. A. Sichel.\nM. J. Siegfried, Député.\nM. Fred Silberer.\nM. D. Simon.\nM'\"e Louis Singer.\nM. Pierre Singer.\nSociété des Concerts\nM. G. Stein.\nM. René Stem.\nM. Henri Sternberg\nM. Erno Strasser\nM. le Docteur Camille\nMme Tabourier\nMAle Tamburin\nM. Tauber\nMme Ternaux-Compans"}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-01-15-01-c138", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-01-15_01#c138", "volume": "bmtnabh_1910-01-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 11, "image_fin": 11, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.2.39", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 11, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.11", "debut_caractere": 515, "fin_caractere_exclue": 1013, "texte": "M. Alexandre Thomas\nM. Louis Tinal\nM. Toussaint\nM. Joaquin Turina\nM. Vallée\nM. Edouard Van Cleeff\nMme Henriette Fan den Boorn-Coclet\nM. Paul Varnier\nM. Gaston de Vaux\nMelle A. Védie\nM. Louis Vial\nM. Charles Vidal-Naquet\nM. Emmanuel Vidal-Naquet\nM. Auguste Vincotte\nM'\"e Wallerstein\nM. VFalter-Behrens\nM. Jean Weber\nMme Georges Weil\nM. Eugène Wi eill\nM'\"e David M/, eill\nM\"u' fVickham\nM. Wiener\nM. H. Woollett\nMeUe Worms de Romilly\nM. André JVormser\nMme la Comtesse Henry d'Tanville\nM. Jules Zébaume"}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-01-15-01-c139", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-01-15_01#c139", "volume": "bmtnabh_1910-01-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 12, "image_fin": 12, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.2.40", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 12, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.12", "debut_caractere": 16, "fin_caractere_exclue": 1535, "texte": "Avantages réservés aux membres de la Société Française des\nAmis de la Musique.\nLes avantages permanents que nous avons obtenus jusqu'à présent, et que nous pouvons\nporter à la connaissance de tous nos membres, sont les suivants :\ni° La revue musicale S. 1. M. (Bulletin français de la Section de Paris de la Société\ninternationale de Musique) est envoyée régulièrement à titre gratuit a tous les Amis.\n2° Sur la présentation de leur carte, les Amis\nChez MM. Bouvens van der Boyen et Cie, 6, Square de l'Opéra.\nChez M. Demets, 2, rue de Louvois ;\nChez M. Max Eschig, 3, rue Laffite ;\nChez M. Marcel Jumade, 69, rue Condorcet ;\nChez M. Z. Mathot, 1 r, rue Bergère ;\nChez MM. Rouart, Lerolle et C\"', 18, boulevard de Strasbourg, ro \"/ sur les\nouvrages absolument nets.\nChez M. Alcan, 103, boulevard Saint Germain, 10 °/0 sur les volumes de la collection\ndes Maîtres de la Musique.\nChez M. H. Laurens, 6, rue de Tournon, 10 \"/„ sur les volumes de la collection des\nMusiciens célèbres.\nChez M. Fischbacher et Cu, 33, rue de Seine, 10 °/0 sur\nLa liste de tous les Amis de la Musique étant déposée chez ces Messieurs, nos membres de\nprovince n auront quà adresser directement leurs com\nleur envoyer dès maintenant le Catalogue d'ouvrages\nA /'Ecole des Hautes Etudes sociales, 3, rue de la Sorbonne, 50 °/\ndroits d'inscription à toutes les sections.\n30 Nos amis, de Paris et de province,\nrenseignements, avis et indications dont ils auraient besoin, et que nous nous ferons toujours\nun plaisir de leur communiquer gratuitement."}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-01-15-01-c140", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-01-15_01#c140", "volume": "bmtnabh_1910-01-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 13, "image_fin": 13, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.2.41", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 13, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.13", "debut_caractere": 17, "fin_caractere_exclue": 921, "texte": "EXTRAIT DES STATUTS\nArt. 3. La Société se compose de membres créateurs, fondateurs,\ndonateurs et de membres actifs.\nLes membres créateurs sont les personnes sous\nPour être membre fondateur, il faut avoir versé\nde 1.000 francs.\nPour être membre donateur, il faut verser une 100\nPour être membre actif, il faut verser une cotisation annuelle de 20 francs, rachetable par\nun versement unique de 500 francs.\nLa cotisation annuelle de 10 francs est réduite de moitié pour les professionnels.\nLe titre de membre dé honneur pourra être acc d'administration\npersonnes qui rendront ou auront rendu des services signalés à /'Association, sans\nqu elles soient tenues de payer une cotisation\nLes dames peuvent faire partie de la Société elles\nLa liste et les statuts sont envoyés gratuitement\nLes adhésions et communications doivent être adressées à M. ECORCHEVILLE\nsecrétaire général, 22, rue Saint Augustin, Paris."}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-01-15-01-c141", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-01-15_01#c141", "volume": "bmtnabh_1910-01-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 13, "image_fin": 13, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.2.42", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 13, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.13", "debut_caractere": 923, "fin_caractere_exclue": 1570, "texte": "SOCIÉTÉ FRANÇAISE DES AMIS DE LA MUSIQUE\n22, RUE SAINT AUGUSTIN, 22, PARIS\nJ'adhère a la Société Française des Amis de la Musique comme membre (i)\net rn engage a verser\ntous les ans la somme de francs,\nla somme de francs,\nque je prie M. LÉO SACHS, trésorier, de vouloir bien percevoir à Vadresse suivante :\nou (2)\nA , le 19\nSIGNATURE :\nFondateur ; Versement unique d'une cotisation minimum de 1.000 francs.\n( \\ n/T , Donateur : Versement dyune cotisation annuelle de 100 francs.\n(1) Membre „ . J . t 1\nActij : Versement a une cotisation annuelle de 20 Jrancs racnetable par\nV un versement unique de 500 Jrancs.\n(2) Effacer l'une ou Vautre formule."}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-01-15-01-c142", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-01-15_01#c142", "volume": "bmtnabh_1910-01-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 14, "image_fin": 14, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.2.43", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 14, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.14", "debut_caractere": 16, "fin_caractere_exclue": 652, "texte": "M. A. T. Maurizio.\nMelle Dick May.\nM. A. Meillet.\nM. Minant.\nMme Ménard-Dorian.\nM. H. Mèring.\nM. Messager, Directe\nM. Léon Messener.\nM. Meyer.\nM. Jean Miailhe.\nM. Gaston Micard.\nM. Micha.\nM. le Docteur Miche\nMme Mieg-Baumgartner.\nMme H or tente Miquel\nM. le Comte Bèrenger\nM. E. Mislian.\nM. Jacques Monthiers.\nM. Maurice Monthiers\nM. Louis de Morsier.\nM. Robert Mortier.\nMme Mortier.\nMme Muller.\nM. Nanquette.\nM. Henri Neumann.\nMme Nobel.\nMme J. de la Nux.\nMeUe Clémence Oberlé\nM. Emile Qettinger.\nM. Outrey.\nMeUe Hortense Parent.\nM. Jacques Pasquier.\nMme Patey.\nM. Edward Péarson.\nM. Justin Pépratx.\nM'ne Emile Pèreire.\nMelle Philippe."}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-01-15-01-c143", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-01-15_01#c143", "volume": "bmtnabh_1910-01-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 14, "image_fin": 14, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.2.44", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 14, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.14", "debut_caractere": 654, "fin_caractere_exclue": 1347, "texte": "M. r Abbé Piel.\nMme Emmanuel Pontremoli.\nMMe Porel.\nM. A. Porlitz.\nM. Arthur Pregre.\nMelle Marthe Prévost.\nMme Emmanuel Pr\nM. Henry P) unières.\nMme Quentin-Bernardi.\nMelle L. Quidant.\nM. le Baron Clément de Radowitz.\nMme Vue Gabriel Raffard.\nM. Alphonse Raphaë\nM. Jacques Raynal.\nM. Jean Raynal.\nM.. Hugo Reifinberg.\nMme A. H. Reitlinger.\nM. Maurice Rénaux.\nM. le Docteur Richelot.\nM. Georges Richet.\nM. Henri G. Richter\nMme A. Rider.\nM. Max Rikoff.\nM. J. B.\nM. MarcelRitscher.\nMme Marie Robert.\nM. Ely Rodrigues.\nM. Romain .Rolland.\nMme Rolland.\nM. Alexis Rouart.\nM. Georges Roulleaux-Dugage.\nM. L. Rouquairol.\nM. Georges Roux.\nM'm Royan.\nM. Ernest Sachs,\nM. Georges Sachs.\nMelle Sophie de Sa"}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-01-15-01-c144", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-01-15_01#c144", "volume": "bmtnabh_1910-01-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 15, "image_fin": 15, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.2.45", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 15, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.15", "debut_caractere": 15, "fin_caractere_exclue": 513, "texte": "Mme Salin.\nM. Paul Sarchi.\nMelle Alice Sauvrezis.\nM. Joseph Schloss.\nM. Louis Schneider.\nMelIe Louise Schoendoerffer.\nM. Enrique Scholtz\nM. Louis Schopfer.\nM. Julien Schumann.\nM. Paul Schwaegerl.\nM\"\"' Sèl'igmann-Lui.\nM. Sert.\nM. A. Sichel.\nM. J. D\nM. Fred Silberer.\nM. D. Simon.\nMme Louis Singer.\nM. Pierre Singer.\nSociété des Concerts Français.\nM. G. Stein.\nM. René Stem.\nM. Henri Sternberg\nM. Erno Strasser\nM. le Docteur Camille Stre^eski\nMme Tabourier\nMAle Tamburin\nM. Tauber\nMme Ternaux-Compans"}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-01-15-01-c145", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-01-15_01#c145", "volume": "bmtnabh_1910-01-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 15, "image_fin": 15, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.2.46", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 15, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.15", "debut_caractere": 515, "fin_caractere_exclue": 1006, "texte": "M. Alexandre Thoma\nM. Louis Tinal\nM. Toussaint\nM. Joaquin Turina\nM. Vallée\nM. Edouard Van Cleeff\nM\"\"' Henriette Van den Boorn-Coclet\nM. Paul Varnier\nM. Gaston de Vaux\nMelle A. Vèdie\nM. Louis Vial\nM. Charles Vidal-Naquet\nM. Emmanuel Vidal-Naquet\nM. Auguste Vincotte\nM'ne Wallerstein\nM. Walter-Behrens\nM. Jean Weber\nM\"\"' Georges Weil\nM. Eugène Weill\nM\"'e Davideill\nMme fVickham\nM. îViener\nM. H. Woollett\nMelle W0rms de Romilly\nM. André Wormser\nMme la Comtesse Henry d'Yanville\nM. Jules Zébaume"}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-01-15-01-c146", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-01-15_01#c146", "volume": "bmtnabh_1910-01-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 16, "image_fin": 16, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.2.47", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 16, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.16", "debut_caractere": 27, "fin_caractere_exclue": 1565, "texte": "Avantages réservés aux membres de la Société Française des\nAmis de la Musique.\nLes avantages permanents que nous avons obtenus jusqu'à présent, et que nous pouvons\nporter a la connaissance de tous nos membres, sont les suivants :\ni° La revue musicale S. 1. M. {Bulletin français\ninternationale de Musique) est envoyée régulièrement à titre gratuit à tous les Amis.\n2° Sur la présentation de leur carte, les Amis\nChez MM. Bouvens van der Boyen et C\", 6, Square de l'Opéra.\nChez M. Demets, 2, rue de Louvois ;\nChez M. Max Eschig, 3, rue Laffite ;\nChez M. Marcel Jumade, 69, rue Condorcet ;\nChez M. Z. Mathot, 11, rue Bergère ;\nChez MM. Rouart, Lerolle et C'e, 18, boulevard de Strasbourg, 10 \"/0 sur les\nouvrages absolument nets.\nChez M. Alcan, 103, boulevard Saint Germain, 10 °/0\ndes Maîtres de la Musique.\nChez M. H. Laurens, 6, rue de Tournon, 10 u/n sur les volumes de la collection des\nMusiciens célèbres.\nChez M. Fischbacher et Cie, 33, rue de Seine, 10 °/0\nLa liste de tous les Amis de la Musique étant déposée chez ces Messieurs, nos membres de\nprovince n'auront quà adresser directement leurs commandes à ces Maisons, qui se feront un plaisir de\nleur envoyer dès maintenant le Catalogue d'ouvrages\nA /'Ecole des Hautes Etudes sociales, 3, rue de la Sorbonne, 50 °/()\ndroits d'inscription à toutes les sections.\n30 Nos amis, de Paris et de province, peuvent s'adresser à la Société pour tous\nrenseignements, avis et indications dont ils auraient besoin, et que nous nous ferons toujours\nun plaisir de leur communiquer gratuitement."}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-01-15-01-c147", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-01-15_01#c147", "volume": "bmtnabh_1910-01-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 17, "image_fin": 17, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.2.48", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 17, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.17", "debut_caractere": 28, "fin_caractere_exclue": 857, "texte": "EXTRAIT DES STATUTS\nArt. 3. La Société se compose de membres\ndonateurs et de membres actifs.\nLes membres créateurs sont les personnes sous les auspices de qui la Société a pris naissance.\nPour être membre fondateur, il faut avoir versé\nde 1.000 francs.\nPour être membre donateur, il faut verser une 100\nPour être membre actif il faut verser une cotisa 20\nun versement unique desoo francs.\nLa cotisation annuelle de 20 francs est réduite\nLe titre de membre d'honneur pourra être acc\npersonnes qui rendront ou auront rendu des services signalés à VAssociation, sans\nqu elles soient tenues de payer une cotisation\nLes dames peuvent faire partie de la Société\nLa liste et les statuts sont envoyés gratuitement\nLes adhésions et communications doivent être adressées à M. ECORCHEVILLE\nsecrétaire général, 22, rue Saint Augustin, Paris."}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-01-15-01-c148", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-01-15_01#c148", "volume": "bmtnabh_1910-01-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 17, "image_fin": 17, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.2.49", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 17, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.17", "debut_caractere": 859, "fin_caractere_exclue": 1492, "texte": "r r\nSOCIETE FRANÇAISE DES AMIS DE LA MUSIQUE\n22, RUE SAINT AUGUSTIN, 22, PARIS\n71adhère a la Société Française des Amis de la Musique comme membre (1)\net rn engage a verser\ntous les ans la somme de francs,\nla somme de francs,\nque je prie M. Léo SACHS, trésorier, de vouloir bien percevoir a Vadresse suivante :\nou\n(2)\nA .\n'9\nSIGNATURE :\n/ Fondateur : Versement unique d'une cotisation minimum de 1.000 francs.\n/ v Membre ! Donateur : Versement dyune cotisation annuelle de 100 francs.\n| Actif : Versement d'une cotisation annuelle de 20 Jrancs rachetable par\nV un versement unique de 500 Jrancs.\n(2) Effacer l'une ou 1 autre formule."}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-01-15-01-c149", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-01-15_01#c149", "volume": "bmtnabh_1910-01-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 18, "image_fin": 18, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.2.50", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 18, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.18", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 458, "texte": "/ _ m\n.7*\n«»- -r V-\n.ViZ^*-\n■srs\na*\"4. *\nSgpf V-- -i.- '>\ns* -.\nM\n,ï» Ti ;\n'•/Sr ■ ./:\nsgsesr ■■•\" ~- jfâk\n- •.- \" , >sJf $\n\"*Xr ■- â?iSriJ\n\" f- £/,*%?\nF\n•_\nMo M MAGE A\nr\n-v\nIP\n7\nssi\n1\nK__\n.vV\nap\ni »\ns n\n\" For le\nWsrAÏ\n1 /Jcl/~\n////?•< y/ / c.Y\nI®\ni* \">\nQjfL\n*M\\\n(£&e^uAô<\nr\nru//\n> 'M r>\nH\nAaS\n/\n! A\nU<*\ni S' tCLII / l ( Y t\nZf/C:\n>\n7> c\nC/Mr/eô\ns\na/Jfly\n(J 7\nfp f mm&\n£ f* ' «van\n»*'-£ /' Ml\n8r a'- HEi\nV?\n■!*: h\n•>*\n-r\nlïS2ï**Cr\nsawor\ny*N\nH\n/ trp\nm\nw %-«yB"}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-01-15-01-c150", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-01-15_01#c150", "volume": "bmtnabh_1910-01-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 19, "image_fin": 19, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.2.51", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 19, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.19", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 297, "texte": "Ces pièces ont été composées sur le thème\nsuivant : & J , r\n1P r 1 1 1\nHAYDN\ndans lequel les notes si, la, ré ont été fournies\npar la nomenclature musicale allemande, et les\nnotes réy sol ont été obtenues en appliquant la\nsérie alphabétique des lettres à la serie diato-\nnique de l'échelle sonore."}]}, {"article_id": "bm-bmtnabh-1910-01-15-01-c151", "article_bluemountain": "bmtnabh_1910-01-15_01#c151", "volume": "bmtnabh_1910-01-15_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 99, "image_fin": 99, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.2.52", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 99, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.99", "debut_caractere": 566, "fin_caractere_exclue": 1048, "texte": "L'JC TU A LITE {MUSICALE\nAnnexe de la reVue\npubliée par la section de 'Paris de la Société\nInternationale\nM\nM\nTrente-deux pages mensuelles.\nFRANCE ET BELGIQUE:\nLe numéro fr. 0.40\nUn an fr. 4.00\nUNION POSTALE\nLe numéro fr. 0.60\nUn an fr. 6.00\nREDACTION :\nPARIS: 22, RUE ST. AUGUSTIN\nBELGIQUE: RENÉ LYR A BOITSFORT, BRUXELLES\nADMINISTRATION :\nLIBRAIRIE CH. DELAGRAVE, 15, rue Soufflot, PARIS.\nTous les mandats doivent être adressés soit à la librairie DELAGRjIVE,\nsoit à M. REtKÉ LYR."}]}], "pages_ocr_originales": [{"page_pdf": 1, "page_imprimee": "couv. 1", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.1", "texte": "Vl* Année.\nN* 1.\n15 janvier 1910.\n'llll lIP B, Êt BP\n. ■ Im§l ||\nJk ||| É| II M ■\nJÊk ■ ■ V\nH mm\nÊUBS8BBÊ& •>; '.' '.;B: , ~'v î §p|| igßpj '-••\nREVUE MUSICALE MENSUELLE\npubliée par la Société Internationale de Musique (Section de Paris)\n[ RÉDACTION :\n\\> VE ST. AUGUSTIN\nL PARIS.\nLibrairie CH. DELAGRAVE\n15, rue Soufflot,\nLe numéro :\nFrance et Belgiq. 1fr.50 Union 2 fr.\nUn an 15 fr. —2O fr.\nParaissant le 15 de chaque mois*\n\nBULLETIN DE LA SOCIÉTÉ FRANÇAISE DES AMIS DE LA MUSIQUE.\nSéance du Conseil d'administration.\n■ HOMMAGE A J. HAYDN, par Ç. Debussy, P. Dukas, R. Hahn, V. dlndy, M. Ravel, Ch. M. Widor, #\n■L'ICONOGRAPHIE D'HAYDN, par Henry Marcel. UNE SONATE INCONNUE D'HAYDN, par\n■Théodore de Wyzewa. 4» LE BARYTON DU PRINCE ESTERHAZY, par L. Greilsamer. HAYDN ET\n■LA MUSIQUE POPULAIRE SLAVE, par William Ritter. LE CRANE D'HAYDN, par le professeur\n(Tandler. fUNE LETTRE D'HAYDN A PLEYEL, par G. Lyon. HAYDN ET LE CONSERVA-\nI TOIRE DE PARIS. #LE MOIS à Paris, par Gaston Carraud. L'ACTUALITÉ."}, {"page_pdf": 2, "page_imprimee": "couv. 2", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.2", "texte": "SOCIÉTÉ FRANÇAISE \"DES\nAMIS T)E LA\nCOMITE D'HONNEUR\nM. le Président d\nM. le Ministre de /' Instruction Publique et des Beaux-Arts.\nM. le Sous-Secrétaire d'Etat aux Beaux-Arts.\nr\nM. Gabriel FAURE, Directeur du Conservatoire.\nM. Henry MARCEL, ancien Directeur des Beaux-Arts, Administrateur général\nde la Bibliothèque Nationale.\nCONSEIL D'ADMINISTRATION\nBUREAU\nPRESIDENT\nM.H ENRY RoujoN,<r/f V Institut, secrétaire\nperpétuel de /' Académie des Beaux-Arts.\nVICE-PRÉSIDENTS\nM.LE PRINCE A. D'ARENBERG,^/'/«J//V«/.\nM. Louis BARTHOU, député, ministre de\nla justice.\nM. LE COMTE GASTON CHANDON DE\nBRIAILLES.\nM. ADOLPHE BRISSON, homme de lettres.\nTRÉSORIER\nM. I ,EO SACHS.\nDIRECTEUR ARTISTIQUE\nM. GUSTAVE BRET.\nSECRÉTAIRE GÉNÉRAL\nM. J. ECORCHEVILLE, docteur es-lettres.\nMEMBRES DU CONSEIL\nM\"\" ALEXANDRE ANDRÉ.\nMME LA COMTESSE RENÉ DE BÉARN.\nM. ANDRÉ BÉNAC, directeur général hono-\nraire au ministère\nM. GUSTAVE BERLY, banquier.\nM. LÉO N BOURGEOIS, sénateur, ancien\nministre.\nM. FRANZ CUSTOT.\nMME MICHEL EPHRUSSI.\nM. GEORGES GAIFFE.\nM. FERNAND HALPHEN.\nMME LA VICOMTESSE D'HARCOURT.\nMME LA COMTESSE D'HAUSSONVILLE.\n\\/\nM. Louis HAVET, de\nau Collège de France.\nMIBE DANI EL H ERMANN.\nMME H ENRY HOTTINGUER.\nM\"\"' GEORGES KINEN.\nMME LA COMTESSE PAUL DE PoURTALES.\nMME THÉODORE REINACH.\nM. ROMAIN ROLLAND, professeur à la\nFaculté des Lettres de Paris.\nM. Louis SCHOPFER.\nMME SÉLIGMANN-LUI.\nMME TERNAUX-COMPANS.\nM. J EAN WEBER, agrégé de V Université.\nI"}, {"page_pdf": 3, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.3", "texte": "COMITÉ CONSULTATIF ARTISTIQUE\nDE LA\nSOCIÉTÉ FRANÇAISE DES AMIS DE LA MUSIQUE\nMM.\nR. B RUSSEL, Critique Musical du\nG. CARRAUD, \" \" de La Liberté.\nJ. CHANTAVOINE, \" \" de la Revue Hebdomadaire.\nA. DE CHEVIGNE, \" \" du New-York Herald.\nr\nA. COQUARD, \" \" de\nH. DE CURZON, Rédacteur en Chef du\nM. EMMANUEL, Professeur d'histoire de la musique au Conservatoire\nde Musique.\nB. DE FOURCAUD, Critique Musical du Gaulois.\nA. JULLIEN, \" \" des Débats.\nL. LALOY, \" \" de la Grande Revue.\nH. LICHTENBERCXER, \" \" de\nP. LOCARD, \" \" du\nCH. MALHERBE, Bibliothécaire de VOpéra.\nJ. MARNOLD, Critique Musical du Mercure de France.\nG. DE PAULOWSKI, Rédacteur en Chef de Comœdia.\nG. PIOCH, \" \" de\nL. SCHNEIDER, Critique Musical du Gil Blas.\nP. SOUDAY, \" \" de VEclair.\nE. STOULLIG, „ „ du Monde artiste.\nJ. TIERSOT, Bibliothécaire du Conservatoire de Musique."}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.4", "texte": "REUNION\nDU CONSEIL D'ADMINISTRATION\nDE LA SOCIÉTÉ\nLa Société a tenu réunion de son Conseil' administration 20\nla présidence de M. G. Chandon de Briailles.\nAssistaient à cette séance : MM. Bret, directeur artistique, Ecorcheville, secrétaire\ngénéral, Sachs, trésorier. Mme André, MM.\nmarin, Kinen, Th. Reinach, M. Schopfer, Mmes Séligmann-Lui et Ternaux-Compans.\nSetaient excusés : M. H. Ronjon, M. Léon Bourgeois.\nLa séance est ouverte à 2 heures4s.\nLa parole est donnée au secrétaire général pour\nDepuis le mois de juin, la société a été géré\nla dernière réunion du conseil, et présidée par M. Chandon de Briailles. L'été qui fut\nune période de calme nous a permis de nous organ\ncomités d honneur, de consultation artistique\nsiège de la société 22 rue St. Augustin, établi\narticles de notre programme ont été ensuite réa\nun certain nombre dy avantages, les uns provisoires\nle'Ie' novembre, nous avons repris toute notre act\nadhésion nouvelles est passé de 200 h près de 400. Grâce à la presse, qui a si bien su\ncomprendre l intérêt de notre œuvre, la société a pu se faire connaître au public le plus\nétendu. Aujourd'hui nous avons conquis h Paris\nde départ de toute grande œuvre. De toutes parts, de toutes les classes sociales nous recevons\ndes marques d'approbation, qui montrent bien\nLe directeur artistique fait ensuite L histori\npar la société pour atteindre les buts qu elle s'était tracée. La Chorale de professionels,\ndont l idee nous avait séduit dès les premiers jours de notre constitution, est désormais créée,"}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.5", "texte": "iv\nLES AMIS DE LA MUSIQUE\n\nsous le nom de Chorale Mixte de Paris. U\nd'enseignement avait attiré notre attention.\ncorrespondance échangée entre M. M. H. Roujon, Liard, Combarieu et Bret, et dont la\nConseil écoute la lecture avec intérêt.\nNous avons cru bon d accorder, sous form\nments h deux œuvres véritablement dignes d'êtr l'Entre'Aide Artistique,\nle but est de venir en aide aux jeunes artistes, La manécan-\nterie des Petits Chanteurs à la croix de bois,\nEnfin, en province, notre activité artistique n'a\nd'amis sont déjà en formation, et de nombreuses\nLe trésorier expose à son tour le bilan de\npremier établissement, malgré tous les concours accordés par les Amis, et dont on vient de voir\nrénumération, se chiffre encore par un excèdent 2,500\nLe président résume ces différentes communic\nment donné à notre œuvre, que notre idée a ét\npouvons maintenant envisager l'avenir avec c\nmanifestée, moins par des mots que par des actes ; ce que nous avions promis nous l'avons\nréalisé, dans la mesure de nos moyens. D'autres projets encore, et quelques uns très considé-\nrables, sont à l'étude en ce moment. Nous aurons\nréunion du conseil en janvier. Notre conseil\nprésent de la société française des Amis de la\nconviction qu'il s'est associé a une œuvre dont le succès est désormais certain. La séance est\nlevée à quatre heures."}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.6", "texte": "DE\nLISTE DES MEMBRES\nLA SOCIÉTÉ FRANÇAISE DES AMIS\nDE LA MUSIQUE\nMEMBRES FONDATEURS\nM. le Comte Gaston Chandon de Briailles\nM. Fernand Halph\nM'\"e Théodore Reinach.\n|\nMEMBRES AYANT FAIT UN DON A LA SOCIÉTÉ\nMme Alexandre André. M. Fernand Halphen.\nM. le Prince A. d'Arenberg, de F Institut.\nM. Louis Barthou, Député, Ministre de la Mme Ménard-Dorian.\nJustice.\nM. Gustave Berly.\nM. le Comte Gaston Chandon de Briailles. Mme Alexandre IVeill.\nM. Franz Custot. M. David Weill.\nMEMBRES DONATEURS\nMme Alexandre André.\nr\nM. Edouard Aynard, Député.\nM. le Comte Jean Bartholoni.\nM. Gustave Berly.\nM. le Baron O. Bouwen\nM. Deutsch de la Meurthe.\nMme Whitney Hoff.\nMme Henry Hottinguer.\nMme Krebs.\nM. H. C. de Lafonta\nM'\"c M. Lemaître.\nMme il Mortou.\nM's Pleyel\\ Wolff] Lyon & Cie.\nM'\"e la Comtesse Paul de Pourtalès.\nM. le D' Hermann Rieder.\nM. Georges Risler.\nM. Léo Sachs.\nM. Moïse Semama."}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.7", "texte": "vi\nLES AMIS DE LA MUSIQUE\n\nMEMBRES ACTIFS\nMmc Allain-Targè.\nM. Paul Alphandèry.\nM'ne Alphen-Salvador.\nM. A. d'Ambrosio.\nM. le Comte d'Andigné.\nMelle Suzanne Arbouin.\nM. le Prince A. d'Arenberg, de F Institut.\nM. Georges Aron.\nMme Jules Aron.\nM. Léon-Pierre Aubey.\nM. Louis Barthou, Député, Ministre de la\nJustice\nMme la Princesse Bassarab\nMme la Comtesse René de Béarn.\nMme A. J. Bedel.\nM. André Bénac.\nMeUe Georgette Berl.\nM. Christian de Bertier.\nM'\"e Roger Bertin.\nM. Michel Berton.\nM. L. Bessant.\nM. Lucien Bing.\nMelle Alice J. Bizet.\nM. H. Blumenfeld-Sciama.\nMme Robert Boas.\nM. Maurice Bompard.\nM. Jules Bonnet.\nMeUe Marie Bouillet.\nM. Léon Bourgeois, Sénateur.\nM. Félix Bourliaud.\nMelle Boutet-de-Monvel.\nM. Charles Bouvet.\nMme Bouwens van der\nMme Louise Brach.\nM. Bres.\nM. Fleury Bret.\nM. Ferdinand Bret.\nM. Gabriel Bret.\n/\nM. Gustave Bret.\nMme Louis Brettauer.\nM. Brickart-Sée.\nM. Adolphe Brisson.\nBritish Concerts Society.\nM. Emile Bruckner.\nM. Henri Brugnon.\nM. le Docteur Brun-Bourguet.\nM. Albert Cahen.\nM. le Comte Isaac de Camondo.\nM. Albert Caressa.\nM. Gaston Carraud.\nM. Albert Carré^\nComique.\nM. le Docteur Cénas.\nMme Chabrié.\nMme Chaput.\nM. Marcel Colombier.\nM. Coolus.\nM. Edouard Cornely.\nM. Cornély.\nM. Arthur de Coste.\nM. M. Costin.\nM. Jules Cottin.\nMme A. Croissant.\nMme Cruppi.\nM. Georges Cucuel.\nM. Franz Custot.\nM. A. Dandelot.\nMelle y\\,f. Daney de"}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.8", "texte": "LES AMIS DE LA MUSIQUE\n« •\nVil\n\nM. Jules David.\nM. Charles Delagrave.\nM. Delaunay.\nM. Lucien Delmas.\nM. Félix T) es telle.\nMme Dettelbach.\nM. Louis Diémer.\nM'ne Jules Dietz.\nMme Paul Dillais.\nM. Georges Dotia.\nM. Charles-Ferdinand Dreyfus.\nM. Daniel Dreyfus\nM. Emile Dreyfus.\nM'ne Ferdinand Dreyfus.\nM. Gaston Dreyfus.\nM. le Docteur Durand-Far del.\nM. Raoul Duprat.\nM. Eugène Duval.\nM. J. Ecorcheville.\nMme J. Ecorcheville.\nM'ne Edwards.\nM. E. d^Eichthal\\ de VInstitut.\nM. Alexandre Ellissen.\nMme Michel Ephru\nMme Faivet.\nM. Manuel de Falla.\nMme la Comtesse de la Fare.\nMme J. Faucheur.\nM. Bertrand Faure.\nM. Gabriel Fabre.\nM. Georges Faverea\nM. Favre-Robinet.\nMcUe Edith Finaly.\nMme F oh.\nMme Fouchet.\nM\"'e André Foula.\nM. Fournier Sarlov\n\nM. Paul M. Franckel.\nM. Georges Gaiffe.\nMme Gaiffe.\nM':lle Hem iette Gaillard de IVilt.\nM'\"e la Marquise de Ganay.\nM. Maurice Gand\nM. Alfred Gans.\nM. A. Gavignot.\nM. André Gentien.\nM. P. Gentien.\nM. le Docteur Henri Gimbert.\nMme Marcel Girett\nM. Armand Glotz.\nM. le Docteur Gobinet.\nM'\"e Hippolyte Goin.\nM'\"e Goldschmidt.\nM. Armand Gommes.\nM'\"e Gustave Gom\nMme A. Gonse.\nM. Jean Gounod.\nMme J. Goupil.\nM. Albert Gradwohl\nMme J. Grand.\nM. A. Grenon.\nM'\"e Reuben Gubba\nM. Joseph Gubert.\nMme E. Guènot.\nM. Eugène Guet.\nMonseigneur Guillibert.\nM'\"e M. Guillibert.\nMme la Baronne de Gunsburg.\nM. Bernard Haas.\nMelle Denise Haffner\nM. B. Halphen.\nM\"\"' la Vicomtesse d'Harcourt.\nM. Ducien Hardy-Thé.\nM. A. H a te t."}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.9", "texte": "« • •\nVlll\nLES AMIS DE LA MUSIQUE\n\nM. G. /1 iitt.\nM. Victor Haulauer.\nMme la Comtesse cVHaussonville.\nM. Louis H ave ty d\nM. Ernest Hecht.\nMme Otto Hecht.\nM. Albert Hermann.\nM. Daniel Herrmann.\nMme D. Herrmann.\nMelle J. Herpin.\nM. Lucien Hesse.\nM. Léon Heuzey,de LInstitut.\nMme Léon Heuzey.\nM\"tc Louis Heuzey.\nMelle Jeannel.\nM'\"e Henry Jourdain.\nM. le Docteur Julia.\nMme la Baronne A\nM. Ernest\nM. Albert Kahn.\nM. Maurice Kahn.\nMme Arthur Kann.\nM. Edouard Kann.\nMme la baronne Jacobs de Kantstein.\nM. M. Kayser.\nM. A. Kern.\nMme Georges Kinen.\nMme Saratine Kœnig\nM. H. Kœnigswerther.\nM. Ed. Krebs.\nM. René de Laboulaye.\nM. Laignoux.\nMme Landowzy.\nM. Ch. Lange.\nM. Robert Laporterie.\nM. André Laugier.\nMeIle Françoise Lau\n\nM. le Docteur Mauric\nM. Frédéric Lauth.\nMme Alphonse Lazard\nM'\"e Lechatellier.\nM. Derzo Lederer.\nM. Gabriel Lefeuve.\nMme Gabriel Lefeuve.\nMme A. Le grand.\nM. Charles Legrand.\nM. Albert Lehmann.\nM. H. Lejealle.\nM. Le Lubez.\nM. Jules Léon.\nMcUe Hélène Léon.\nMme Lepel-Cointet.\nMelle Fanny Lépine.\nM. de Lépiney.\nM. Raoul de Lestapis.\nM. Jules Ley.\nM. René Liéron.\nM. Robert\nMme Félia Litwine.\nMme Michel Lobe.\nM. Paul Locard.\nM. Adolphe Louis.\nM. le Docteur Lucas\nM. GustaveI.yon.\nM. Max Lyon.\nM, René Lyr. . ,.--j\nMme la Baronne J. ,,\nMme Machiels.\nMme F,. Marchand.\nMme Max. v;,\nM. Eugène Max.\nM. Isidore Max.\nM. Marcel\nMme Mayrargues."}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.10", "texte": "LES AMIS DE LA MUSIQUE\nix\n\nM. A. T. Maurizio.\n]\\/[elle Dick May.\nM. A. Meillet.\nM. Mènant.\nMme Mènard-Dorian.\nM. H. Méring.\nM. Messager, Directe\nM. Léon\nM. Meyer.\nM. Jean Miailhe.\nM. Gaston Micard.\nM. Micha.\nM. le Docteur Michel.\nMme Mieg-Baumgartner.\nMme Hortense Miquel\nM. le Comte Bèrenger de Miramon.\nM. E. Mislian.\nM. Jacques Monthiers.\nM. Maurise Monthier\nM. Louis de Morsier.\nM. Robert Mortier.\nM\"'e Mortier.\nMme Muller.\nM. Nanquette.\nM. Henri Neumann.\nMme Nobel.\nMme J. de la Nux.\nMelle Clémence Oberlé.\nM. Emile Qettinger.\nM. Outrey.\nMeUe Hortense Parent\nM. Jacques Pasquier.\nMme Patey.\nM. Edward Péarson.\nM. Justin Pépratx.\nMme Emile Péreire.\nMelu Philippe.\n\nM. F Abbé Piel.\nMme Emmanuel Pontremoli.\nMdh Porel.\nM. A. Potlitz.\nM. Arthur Pregre.\nMelle Marthe Prévos\nMme Emmanuel Pr\nM. HenryPt unières.\nMme Quentin-Bernardi.\nMeUe E.\nM. le Baron Clément\nMme Vve Gabriel\nM. Alphonse Raphaël.\nM. Jacques Raynal.\nM. Jean Raynal.\nM. Hugo Reijlnberg.\nMme A. H. Reitlinger.\nM. Maurice Rénaux.\nM. le Docteur Richelot. .\nM. Georges Richet.\nM. Henri G. Richter.\nMme A. Rider.\nM. Max\nM. J. B. Ripert.UN\nM. Marcel Ritscher.\nMme Marie\nM. Ely Rodrigues.\nM. Romain .Rolland.\nMme Rolland.\nM. Alexis Rouart.\nM. Georges Roulleaux-Dugage.\nM. L. Rouquairol.\nM. Georges Roux.\nMmc Royan.\nM. Ernest Sachs,\nM. Georges Sachs.\nMelle Sophie de Sa"}, {"page_pdf": 11, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.11", "texte": "X\nLES AMIS DE LA MUSIQUE\n\nM'\"e Salin.\nM. Paul Sarchi.\nMelle Alice Sauvrezis.\nM. Joseph\nM. Louis Schneider.\nMelle Louise Schoendoerff\nM. Lsirique Scholtz\nM. Louis Schopfer.\nM. Julien Schumann.\nM. Paul Schwaegerl. :\nM'\"e Séligmann-Lui.\nM. Sert.\nM. A. Sichel.\nM. J. Siegfried, Député.\nM. Fred Silberer.\nM. D. Simon.\nM'\"e Louis Singer.\nM. Pierre Singer.\nSociété des Concerts\nM. G. Stein.\nM. René Stem.\nM. Henri Sternberg\nM. Erno Strasser\nM. le Docteur Camille\nMme Tabourier\nMAle Tamburin\nM. Tauber\nMme Ternaux-Compans\n\nM. Alexandre Thomas\nM. Louis Tinal\nM. Toussaint\nM. Joaquin Turina\nM. Vallée\nM. Edouard Van Cleeff\nMme Henriette Fan den Boorn-Coclet\nM. Paul Varnier\nM. Gaston de Vaux\nMelle A. Védie\nM. Louis Vial\nM. Charles Vidal-Naquet\nM. Emmanuel Vidal-Naquet\nM. Auguste Vincotte\nM'\"e Wallerstein\nM. VFalter-Behrens\nM. Jean Weber\nMme Georges Weil\nM. Eugène Wi eill\nM'\"e David M/, eill\nM\"u' fVickham\nM. Wiener\nM. H. Woollett\nMeUe Worms de Romilly\nM. André JVormser\nMme la Comtesse Henry d'Tanville\nM. Jules Zébaume"}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.12", "texte": "LES AMIS DE\nxi\n\nAvantages réservés aux membres de la Société Française des\nAmis de la Musique.\nLes avantages permanents que nous avons obtenus jusqu'à présent, et que nous pouvons\nporter à la connaissance de tous nos membres, sont les suivants :\ni° La revue musicale S. 1. M. (Bulletin français de la Section de Paris de la Société\ninternationale de Musique) est envoyée régulièrement à titre gratuit a tous les Amis.\n2° Sur la présentation de leur carte, les Amis\nChez MM. Bouvens van der Boyen et Cie, 6, Square de l'Opéra.\nChez M. Demets, 2, rue de Louvois ;\nChez M. Max Eschig, 3, rue Laffite ;\nChez M. Marcel Jumade, 69, rue Condorcet ;\nChez M. Z. Mathot, 1 r, rue Bergère ;\nChez MM. Rouart, Lerolle et C\"', 18, boulevard de Strasbourg, ro \"/ sur les\nouvrages absolument nets.\nChez M. Alcan, 103, boulevard Saint Germain, 10 °/0 sur les volumes de la collection\ndes Maîtres de la Musique.\nChez M. H. Laurens, 6, rue de Tournon, 10 \"/„ sur les volumes de la collection des\nMusiciens célèbres.\nChez M. Fischbacher et Cu, 33, rue de Seine, 10 °/0 sur\nLa liste de tous les Amis de la Musique étant déposée chez ces Messieurs, nos membres de\nprovince n auront quà adresser directement leurs com\nleur envoyer dès maintenant le Catalogue d'ouvrages\nA /'Ecole des Hautes Etudes sociales, 3, rue de la Sorbonne, 50 °/\ndroits d'inscription à toutes les sections.\n30 Nos amis, de Paris et de province,\nrenseignements, avis et indications dont ils auraient besoin, et que nous nous ferons toujours\nun plaisir de leur communiquer gratuitement."}, {"page_pdf": 13, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.13", "texte": "xii\nLES AMIS DE\n\nEXTRAIT DES STATUTS\nArt. 3. La Société se compose de membres créateurs, fondateurs,\ndonateurs et de membres actifs.\nLes membres créateurs sont les personnes sous\nPour être membre fondateur, il faut avoir versé\nde 1.000 francs.\nPour être membre donateur, il faut verser une 100\nPour être membre actif, il faut verser une cotisation annuelle de 20 francs, rachetable par\nun versement unique de 500 francs.\nLa cotisation annuelle de 10 francs est réduite de moitié pour les professionnels.\nLe titre de membre dé honneur pourra être acc d'administration\npersonnes qui rendront ou auront rendu des services signalés à /'Association, sans\nqu elles soient tenues de payer une cotisation\nLes dames peuvent faire partie de la Société elles\nLa liste et les statuts sont envoyés gratuitement\nLes adhésions et communications doivent être adressées à M. ECORCHEVILLE\nsecrétaire général, 22, rue Saint Augustin, Paris.\n\nSOCIÉTÉ FRANÇAISE DES AMIS DE LA MUSIQUE\n22, RUE SAINT AUGUSTIN, 22, PARIS\nJ'adhère a la Société Française des Amis de la Musique comme membre (i)\net rn engage a verser\ntous les ans la somme de francs,\nla somme de francs,\nque je prie M. LÉO SACHS, trésorier, de vouloir bien percevoir à Vadresse suivante :\nou (2)\nA , le 19\nSIGNATURE :\nFondateur ; Versement unique d'une cotisation minimum de 1.000 francs.\n( \\ n/T , Donateur : Versement dyune cotisation annuelle de 100 francs.\n(1) Membre „ . J . t 1\nActij : Versement a une cotisation annuelle de 20 Jrancs racnetable par\nV un versement unique de 500 Jrancs.\n(2) Effacer l'une ou Vautre formule."}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.14", "texte": "LES AMIS DE\nix\n\nM. A. T. Maurizio.\nMelle Dick May.\nM. A. Meillet.\nM. Minant.\nMme Ménard-Dorian.\nM. H. Mèring.\nM. Messager, Directe\nM. Léon Messener.\nM. Meyer.\nM. Jean Miailhe.\nM. Gaston Micard.\nM. Micha.\nM. le Docteur Miche\nMme Mieg-Baumgartner.\nMme H or tente Miquel\nM. le Comte Bèrenger\nM. E. Mislian.\nM. Jacques Monthiers.\nM. Maurice Monthiers\nM. Louis de Morsier.\nM. Robert Mortier.\nMme Mortier.\nMme Muller.\nM. Nanquette.\nM. Henri Neumann.\nMme Nobel.\nMme J. de la Nux.\nMeUe Clémence Oberlé\nM. Emile Qettinger.\nM. Outrey.\nMeUe Hortense Parent.\nM. Jacques Pasquier.\nMme Patey.\nM. Edward Péarson.\nM. Justin Pépratx.\nM'ne Emile Pèreire.\nMelle Philippe.\n\nM. r Abbé Piel.\nMme Emmanuel Pontremoli.\nMMe Porel.\nM. A. Porlitz.\nM. Arthur Pregre.\nMelle Marthe Prévost.\nMme Emmanuel Pr\nM. Henry P) unières.\nMme Quentin-Bernardi.\nMelle L. Quidant.\nM. le Baron Clément de Radowitz.\nMme Vue Gabriel Raffard.\nM. Alphonse Raphaë\nM. Jacques Raynal.\nM. Jean Raynal.\nM.. Hugo Reifinberg.\nMme A. H. Reitlinger.\nM. Maurice Rénaux.\nM. le Docteur Richelot.\nM. Georges Richet.\nM. Henri G. Richter\nMme A. Rider.\nM. Max Rikoff.\nM. J. B.\nM. MarcelRitscher.\nMme Marie Robert.\nM. Ely Rodrigues.\nM. Romain .Rolland.\nMme Rolland.\nM. Alexis Rouart.\nM. Georges Roulleaux-Dugage.\nM. L. Rouquairol.\nM. Georges Roux.\nM'm Royan.\nM. Ernest Sachs,\nM. Georges Sachs.\nMelle Sophie de Sa"}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.15", "texte": "x\nLES AMIS DE\n\nMme Salin.\nM. Paul Sarchi.\nMelle Alice Sauvrezis.\nM. Joseph Schloss.\nM. Louis Schneider.\nMelIe Louise Schoendoerffer.\nM. Enrique Scholtz\nM. Louis Schopfer.\nM. Julien Schumann.\nM. Paul Schwaegerl.\nM\"\"' Sèl'igmann-Lui.\nM. Sert.\nM. A. Sichel.\nM. J. D\nM. Fred Silberer.\nM. D. Simon.\nMme Louis Singer.\nM. Pierre Singer.\nSociété des Concerts Français.\nM. G. Stein.\nM. René Stem.\nM. Henri Sternberg\nM. Erno Strasser\nM. le Docteur Camille Stre^eski\nMme Tabourier\nMAle Tamburin\nM. Tauber\nMme Ternaux-Compans\n\nM. Alexandre Thoma\nM. Louis Tinal\nM. Toussaint\nM. Joaquin Turina\nM. Vallée\nM. Edouard Van Cleeff\nM\"\"' Henriette Van den Boorn-Coclet\nM. Paul Varnier\nM. Gaston de Vaux\nMelle A. Vèdie\nM. Louis Vial\nM. Charles Vidal-Naquet\nM. Emmanuel Vidal-Naquet\nM. Auguste Vincotte\nM'ne Wallerstein\nM. Walter-Behrens\nM. Jean Weber\nM\"\"' Georges Weil\nM. Eugène Weill\nM\"'e Davideill\nMme fVickham\nM. îViener\nM. H. Woollett\nMelle W0rms de Romilly\nM. André Wormser\nMme la Comtesse Henry d'Yanville\nM. Jules Zébaume"}, {"page_pdf": 16, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.16", "texte": "LES AMIS DE LA MUSIQUE\nxi\n\nAvantages réservés aux membres de la Société Française des\nAmis de la Musique.\nLes avantages permanents que nous avons obtenus jusqu'à présent, et que nous pouvons\nporter a la connaissance de tous nos membres, sont les suivants :\ni° La revue musicale S. 1. M. {Bulletin français\ninternationale de Musique) est envoyée régulièrement à titre gratuit à tous les Amis.\n2° Sur la présentation de leur carte, les Amis\nChez MM. Bouvens van der Boyen et C\", 6, Square de l'Opéra.\nChez M. Demets, 2, rue de Louvois ;\nChez M. Max Eschig, 3, rue Laffite ;\nChez M. Marcel Jumade, 69, rue Condorcet ;\nChez M. Z. Mathot, 11, rue Bergère ;\nChez MM. Rouart, Lerolle et C'e, 18, boulevard de Strasbourg, 10 \"/0 sur les\nouvrages absolument nets.\nChez M. Alcan, 103, boulevard Saint Germain, 10 °/0\ndes Maîtres de la Musique.\nChez M. H. Laurens, 6, rue de Tournon, 10 u/n sur les volumes de la collection des\nMusiciens célèbres.\nChez M. Fischbacher et Cie, 33, rue de Seine, 10 °/0\nLa liste de tous les Amis de la Musique étant déposée chez ces Messieurs, nos membres de\nprovince n'auront quà adresser directement leurs commandes à ces Maisons, qui se feront un plaisir de\nleur envoyer dès maintenant le Catalogue d'ouvrages\nA /'Ecole des Hautes Etudes sociales, 3, rue de la Sorbonne, 50 °/()\ndroits d'inscription à toutes les sections.\n30 Nos amis, de Paris et de province, peuvent s'adresser à la Société pour tous\nrenseignements, avis et indications dont ils auraient besoin, et que nous nous ferons toujours\nun plaisir de leur communiquer gratuitement."}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.17", "texte": "xii\nLES AMIS DE LA MUSIQUE\n\nEXTRAIT DES STATUTS\nArt. 3. La Société se compose de membres\ndonateurs et de membres actifs.\nLes membres créateurs sont les personnes sous les auspices de qui la Société a pris naissance.\nPour être membre fondateur, il faut avoir versé\nde 1.000 francs.\nPour être membre donateur, il faut verser une 100\nPour être membre actif il faut verser une cotisa 20\nun versement unique desoo francs.\nLa cotisation annuelle de 20 francs est réduite\nLe titre de membre d'honneur pourra être acc\npersonnes qui rendront ou auront rendu des services signalés à VAssociation, sans\nqu elles soient tenues de payer une cotisation\nLes dames peuvent faire partie de la Société\nLa liste et les statuts sont envoyés gratuitement\nLes adhésions et communications doivent être adressées à M. ECORCHEVILLE\nsecrétaire général, 22, rue Saint Augustin, Paris.\n\nr r\nSOCIETE FRANÇAISE DES AMIS DE LA MUSIQUE\n22, RUE SAINT AUGUSTIN, 22, PARIS\n71adhère a la Société Française des Amis de la Musique comme membre (1)\net rn engage a verser\ntous les ans la somme de francs,\nla somme de francs,\nque je prie M. Léo SACHS, trésorier, de vouloir bien percevoir a Vadresse suivante :\nou\n(2)\nA .\n'9\nSIGNATURE :\n/ Fondateur : Versement unique d'une cotisation minimum de 1.000 francs.\n/ v Membre ! Donateur : Versement dyune cotisation annuelle de 100 francs.\n| Actif : Versement d'une cotisation annuelle de 20 Jrancs rachetable par\nV un versement unique de 500 Jrancs.\n(2) Effacer l'une ou 1 autre formule."}, {"page_pdf": 18, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.18", "texte": "/ _ m\n.7*\n«»- -r V-\n.ViZ^*-\n■srs\na*\"4. *\nSgpf V-- -i.- '>\ns* -.\nM\n,ï» Ti ;\n'•/Sr ■ ./:\nsgsesr ■■•\" ~- jfâk\n- •.- \" , >sJf $\n\"*Xr ■- â?iSriJ\n\" f- £/,*%?\nF\n•_\nMo M MAGE A\nr\n-v\nIP\n7\nssi\n1\nK__\n.vV\nap\ni »\ns n\n\" For le\nWsrAÏ\n1 /Jcl/~\n////?•< y/ / c.Y\nI®\ni* \">\nQjfL\n*M\\\n(£&e^uAô<\nr\nru//\n> 'M r>\nH\nAaS\n/\n! A\nU<*\ni S' tCLII / l ( Y t\nZf/C:\n>\n7> c\nC/Mr/eô\ns\na/Jfly\n(J 7\nfp f mm&\n£ f* ' «van\n»*'-£ /' Ml\n8r a'- HEi\nV?\n■!*: h\n•>*\n-r\nlïS2ï**Cr\nsawor\ny*N\nH\n/ trp\nm\nw %-«yB"}, {"page_pdf": 19, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.19", "texte": "Ces pièces ont été composées sur le thème\nsuivant : & J , r\n1P r 1 1 1\nHAYDN\ndans lequel les notes si, la, ré ont été fournies\npar la nomenclature musicale allemande, et les\nnotes réy sol ont été obtenues en appliquant la\nsérie alphabétique des lettres à la serie diato-\nnique de l'échelle sonore."}, {"page_pdf": 20, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.20", "texte": "“SURLE NOM D'HAYDN”\nPAR\nCLAUDE DEBUSSY"}, {"page_pdf": 21, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.21", "texte": "4\nS. I. M."}, {"page_pdf": 22, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.22", "texte": "HOMMAGE A JOSEPH HAYDN\n5\n\n(Copyright by Durand et fils, 1910 J\n\nPRÉLUDE ÉLÉGIAQUE\nPAR\nPAUL DUKAS"}, {"page_pdf": 23, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.23", "texte": "6\nS. I. M."}, {"page_pdf": 24, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.24", "texte": "HOMMAGE A JOSEPH HAYDN\n7\n\n(Copyright by Durand et fils, 1910.,)\n\nTHÈME VARIÉ\nPAR\nREYNALDO HAHN"}, {"page_pdf": 25, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.25", "texte": "8\nS. I. M."}, {"page_pdf": 26, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.26", "texte": "HOMMAGE A JOSEPH HAYDN\n9"}, {"page_pdf": 27, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.27", "texte": "10\nS. I. M.\n\nMENUET\nPAR\nVINCENT D'INDY"}, {"page_pdf": 28, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.28", "texte": "HOMMAGE A JOSEPH HAYDN\n11\n\n(Copyright by Durand et filsy 1910.J\n\nMENUET\nPAR\nMAURICE RAVEL"}, {"page_pdf": 29, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.29", "texte": "12\nS. I. M.\n\n(Copyright by Durand et fils, igio.J"}, {"page_pdf": 30, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.30", "texte": "HOMMAGE A JOSEPH HAYDN\n13\n\nFUGUE\nPAR\nCHARLES-MARIE WIDOR"}, {"page_pdf": 31, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.31", "texte": "14\nS. I. M."}, {"page_pdf": 32, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.32", "texte": "HOMMAGE A JOSEPH HAYDN\n15"}, {"page_pdf": 33, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.33", "texte": "16\nS. 1. M..\n\nFrontispice des “Chansons” d'Haydn\n(Ed. Breitkopf de 1799.)"}, {"page_pdf": 34, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.34", "texte": "1. MINIATURE PAR J. ZITTERER\n(Collection E. Volkmann à Leipzig)\n\nL'ICONOGRAPHIE D'HAYDN\n\nSi connus, si familiers que nous soient les grands maîtres de l'intelligence\net de l'art, ce n'est pas assez pour nous de pénétrer dans l'intimité de leur pensée,\ntelle que nous la livre leur œuvre, ou de leur vie retracée dans leur correspon-\ndance ; nous voulons encore les connaître physiquement, savoir la ligne de leurs\ntraits, l'expression de leurs yeux, voire même leur stature et leur démarche. Il en\nest parfois à qui cette curiosité est peu avantageuse, et qui logèrent un beau génie\ndans une enveloppe commune, ou même difforme. Ce n'est pas le cas du maître"}, {"page_pdf": 35, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.35", "texte": "2. HAYDN JEUNE (VERS 1765)\nPORTRAIT ATTRIBUÉ A J.-B. GRUNDMANN\n(Collection du Prince Esterhazy)\nCette reproduction comme toutes celles qui sont ici tirées de la collection du Prince Esterhazy,\nont été faites par M. E. Stotz, photographe à Kismarton."}, {"page_pdf": 36, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.36", "texte": "3. PORTRAIT PAR LORENZ GUTTENBRUNN"}, {"page_pdf": 37, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.37", "texte": "20\nS.. I. M..\n\ndont l'Allemagne et toute l'Europe musicienne ont célébré le 31 mai dernier, à\nl'occasion du centenaire\nde sa mort, le passage de\nla vie terrestre dans l'im-\nmortalité idéale.\nDurant sa longue exis-\ntence de soixante-dix-sept\nannées, Joseph Haydn,\nmalgré sa modestie casa-\nnière, ne put détendre sa\npersonne de la curiosité\ndu public, ni de l'indis-\ncrétion des artistes. La\ncollection de ses portraits '\natteint un chiffre considé-\nrable, duquel il convient\nde retrancher tous ceux\nqui n'ont point été tracés\nd'après le modèle, ou\nn'ont tait que reproduire,\nplus ou moins fidèlement\nles ouvrages pour les-\nquels il avait posé. Ré-\nduite aux images exécu-\ntées de visu,elle présente\nencore un contingent sé-\nrieux, et nous voudrions,\ndans cette courte notice,\ntaire ressortir celles qui\nparaissent offrir des signes\nde fidélité ou des marques\nde talent.\nUne recommandation\ns'impose tout d'abord :\nc'est aux portraits exé-\ncutés d'après nature eux-\nmêmes, et non à leurs re-\nproductions gravées, qu'il\n\n4. PORTRAIT ANONYME\n(Collection du Prince Esterhazy)\n\n1 La bibliographie de l'iconographie de Joseph Haydn a été présentée tout d'abord par Alors dans\nla Wiener Allgemeine Musikxeitung de Schmidt (Année VI, nos 60 et 61). Cet essai n'est pas complet. Puis\nreprise par le D' Vogeldans le Jahrbuch der Musikbibliothek de 1899 (p. 11), avec ce souci du détail et\nde la perfection que le Dr Vogel apportait à tous ses travaux. Il convient d'ajouter à ces sources l'ouvrage\nsuivant \" Musica in nummis\" d'Andorfer et Epstein(Vienne, 1907, in-40) où se trouvent indiquées les médailles\noffertes à Haydn, ou frappées en son honneur."}, {"page_pdf": 38, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.38", "texte": "5. PORTRAIT AU PHYSIONOTRACE DE QUENEDAY"}, {"page_pdf": 39, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.39", "texte": "22\nS . I. M «\n\nconvient de demander la ressemblance d'Haydn. Les meilleures images qu'il ait\ninspirées ont été défigurées par les estampes qui les ont reproduites, et nous sommes\nheureux de pouvoir opposer, dans l'illustration de cet article, des originaux dignes\nde foi aux traductions hâtives ou maladroites qui en ont trop longtemps tenu lieu.\nL'iconographie d'Haydn compte à l'heure qu'il est plus de cent cinquante\nouvrages ; mais, déduction faite de ces transcriptions infidèles, c'est à peine si une\nquinzaine mérite l'attention. Du moins, au lieu de représentations amollies et\nbanales qui défigurent le compositeur par une espèce d'affadissement de ses traits\net de son expression, on aura sur sa personnalité tant intellectuelle que physique\ndes documents dignes de créance et où sa physionomie se dessine avec la netteté\ndésirable. Il n'en subsiste pas moins entre ces diverses représentations des diver-\ngences sensibles ; on remarquera dans la forme\ndu nez, dans la configuration de la bouche,\ndes dissemblances qu'on ne peut imputer aux\naltérations successives de l'âge. C'est le cas\npour toutes les images de l'homme ; vingt\nartistes assis devant le même modèle en don-\nneront chacun une interprétation différente; le\nfait a été constaté maintes fois, et c'est par\nune sorte de moyenne, formée des notations\nde détail sur lesquelles se sera accordé le plus\ngrand nombre, que nous pourrons évoquer,\navec une suffisante vraisemblance, l'homme\nphysique que fut François-Joseph Haydn.\nRecueillons d'abord, chez les biographes,\nquelques particularités qui nous aideront dans\nce travail. Haydn avait l'habitude de faire\ndescendre sa perruque très bas sur son front\n(il ne dut pas toujours l'avoir, car plusieurs\nde ses portraits le montrent le front nettement dégagé) ; il disait de lui-même \" on\nn'a qu'à me regarder, on verra que je suis bien avec tout le monde \" (cette affabilité\nse constate dans toutes les images du maître) ; le nez d'Haydn était un peu\ndéformé par un polype intérieur, infirmité héritée de sa mère (plusieurs de ses\nportraitistes et des meilleurs est-ce dans un désir d'idéalisation? ne semblent\npas l'avoir aperçue). Il ne se croyait pas beau, et s'étonnait d'avoir plu aux\nfemmes. \"Ce n'est cependant pas, disait-il, ma beauté qui les a attirées. \" Lavater\nécrit de lui : \" Le regard et le nez sortent de l'ordinaire ; le front aussi est bon,\nla bouche a quelque chose de bourgeois. \" Toutes ces particularités sont rapportées\npar son principal biographe, Pohl. Une notice publiée en 1810 de Framery, qui\ntenait ses renseignements de Pleyel, élève d'Haydn, relate qu'il était petit,\nmaigre, fort marqué de la petite vérole, d'une figure commune et qui ne décelait\nson génie que par le feu qui éclatait dans ses yeux.\n\n6. Gravure d'après Hardy."}, {"page_pdf": 40, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.40", "texte": "L'ICONOGRAPHIE D'HAYDN\n23\n\nHaydn fut toujours très soigné dans sa mise et ne consentit jamais à\nabandonner les modes de sa jeunesse ; Tomaschek, dans un passage rapporté par\nVogel, nous décrit ainsi sa tenue, lors d'une visite qu'il fit à Vienne en 1808 :\n\" une perruque poudrée, à boucles latérales, une cravate blanche avec une boucle\n\n7. PORTRAIT PAR SEEHAS\n(Collection du Grand Duc de Mecklembourg-Schwerin)"}, {"page_pdf": 41, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.41", "texte": "8. PORTRAIT ANONYME\n(Conservé à la Royal Society of Musicians de Londres)"}, {"page_pdf": 42, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.42", "texte": "L'ICONOGRAPHIE D'HAYDN\n25\n\nd'or, un gilet blanc en très belle soie et couvert de broderies d'où sortait un superbe\n• rf • 4 4\njabot, un habit de cérémonie de drap\ncouleur café, une culotte de soie noire,\ndes bas de soie blanche, des souliers à\ngrande boucle d'argent. Sur le guéridon,\nprès de lui, une paire de gants de peau\nblancs, à côté de son chapeau \". Telles\nsont les particularités, peu nombreuses et\npeu saillantes, que nous ont transmises\nsur sa personne physique les biographes\ndu maître. Nous n'avons pas cru devoir\nles passer sous silence, en tant qu'elles\npouvaient éclairer, si peu que ce fût, son\niconographie.\nArrivons à l'examen de ses portraits.\nLe premier en date est celui qu'on attri-\nbue à Basilius Grundmann (fîg. 2) ; il\nfut sans doute exécuté à la demande du\nprince Esterhazy dont l'active sollici-\ntude envers le musicien 11e se démentit\njamais, sa vie durant vers 1765, lors-\nque Haydn avait trente-deux ans. Le\ntableau (52 x 36 centimètres) est au châ-\nteau patrimonial ; Haydn y est représenté\nen gilet et habit bleu de ciel, ce dernier\navec des torsades d'argent -assez lourdes.\nL'œuvre, d'un modelé fort indigent, a\npeu d'expression physionomique ; seuls\nles yeux regardent droit et bien.\nUn portrait anonyme d'un mérite\nplus sérieux, exécuté vers le même temps\n\n9. Buste en cire\n(Collection du Dr Steger)\n\n10. Buste en cire\n(Collection du Dr Steger)"}, {"page_pdf": 43, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.43", "texte": "2 6\nS. I. M.\n\net appartenant à la même collection, représente le compositeur, en pied, vêtu de\nvelours, avec un gilet et des bas blancs, la main gauche à la garde de l'épée, la\ndroite passée dans le gilet (fig. 4). Près de lui est un pupitre à musique, un\nvioloncelle et une partition ouverte sont appuyés contre un tabouret. L'artiste\ntourne la tête de côté, comme pour répondre à un visiteur ; sa physionomie ne\nmanque pas de finesse, non plus que son attitude d'aisance.\nLe troisième portrait est peut-être son image la plus connue; peint à l'huile sur\nbois par Lorenz Guttenbrunn (fig. 3), dans de petites dimensions (24 x 18 cm.),\nil représente Haydn à son piano, la main droite qui tient une plume, suspendue,\nl'autre essayant sur les touches l'idée entrevue. Il a été gravé, d'une manière\n\n11. CRAYON PAR G. DANCE"}, {"page_pdf": 44, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.44", "texte": "L'ICONOGRAPHIE D'HAYDN\n27\n\ndéfectueuse, vers 1792, par Luigi Schiavonetti, dont l'estampe vieillit beaucoup\nle visage du maître. Cet ouvrage se trouvait en 1898 chez le professeur Karajan,\nà Grâtz.\nUn portrait buste en médaillon, peint par J.-E. Mansfeld vers 1781 et\ngravé par lui-même, pour la Société Artaria, avec des instruments de musique et\nune figure d'Euterpe en manière d'accessoires, a joui d'une grande publicité et\nprovoqué de nombreuses imitations. Haydn y apparaît le visage plus court, le\nnez moins arqué que dans les images précédentes, les yeux semblent plus foncés\net plus durs. Le même portrait, avec ou sans accessoires, a été également gravé\npar Jean-Georges Klinger et par J. Newton.\nLe médaillon à la gouache exécuté, vers 1784, par Johann Zitterer, répond\nmieux à ce que nous savons du musi-\ncien (fig. 1). Sa facture en est souple\net grasse, l'expression sérieuse, con-\ncentrée. C'est un joli morceau, ap-\npartenant à Madame Volkmann, de\nLeipzig, qui a bien voulu le laisser\nreproduire dans notre revue. Il\nn'était jusqu'ici connu que par une\ngravure de J.-J. Neidl, qui l'a com-\nplètement défiguré, et où Haydn\nsemble avoir dix ans de plus.\nLe portrait qui le suit, dans\nl'ordre chronologique, est une pein-\nture à l'huile de 60.6 sur 51.2, datant\nde 1785, par Christian-Ludwig See-\nhas (fig. 7), qui résida plusieurs années\nà Vienne. Le front est plus découvert\nque dans le précédent ouvrage, la\nsaillie des pommettes plus forte, la\nphysionomie plus froide et aussi\nplus jeune. Haydn porte un habit\nviolet foncé, avec un col de fourrure. Jusqu'en 1792, ce portrait avait été conservé\nà Ludwigslust, il est aujourd'hui au musée grand-ducal de Schwerin, dont le con-\nservateur a bien voulu en autoriser la reproduction.\nUne miniature en couleurs d'après Haydn (fig. 17), exécutée vers 1790,\nse trouve à la Société des Musikfreunde, de Vienne. Elle a été reproduite plusieurs\nfois, notamment en tête de l'étude biographique de Pohl.\nLa Bibliothèque Nationale possède une excellente épreuve de la gravure au\npointillé de Bartolozzi, éditée chez Humphrey, à la date du 4 avril 1791, seul\nsouvenir du portrait disparu que fit d'Haydn, lors de sa première saison\nmusicale de Londres, A.-M. Ott, \"peintre du duc d'Orléans. \"Le compositeur est\nreprésenté de trois quarts, dans son fauteuil, la plume à la main, réfléchissant, au\n\n12. Médaillon d'Irwach"}, {"page_pdf": 45, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.45", "texte": "13. BUSTE PAR ANTON GRASSI"}, {"page_pdf": 46, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.46", "texte": "14. BUSTE PAR ANTON GRASSI"}, {"page_pdf": 47, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.47", "texte": "3°\nS. I. M.\n\nmoment de couvrir une portée ; il porte une perruque poudrée en ailes de pigeon,\nun habit bordé d'un galon, une cravate de linon.\nLe même établissement conserve une épreuve du portrait peint et gravé par\nHardy1 ; le tableau paraît perdu, l'estampe porte la date du 13 février 1792 et\n\n15. PORTRAIT ANONYME\n(Collection du Prince Esterhazy)\n\n1 La figure 6 est une transcription du portrait de Hardy, qui a donné naissance à une infinité de\nreproductions."}, {"page_pdf": 48, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.48", "texte": "L'ICONOGRAPHIE D'HAYDN\n3 1\n\nmontre Haydn jusqua la ceinture, de trois quarts, assis dans un fauteuil et tenant\nverticalement un carton de la main droite ;la bouche est serrée, l'expression\nméditative.\nLe portrait execute peu de temps auparavant, en Décembre T 791, par\nHoppner, pour le prince de Galles (140 x 112 cm.) se trouve, avec les autres\nportraits de meme provenance, dans une des résidences royales, à Hampston Court.\nLe musicien, vu de trois quarts, en buste, y porte un habit foncé au collet\nremonte et une grosse cravate de\nmousseline. Un lavis à la sépia de\nce portrait, de la main même de\nHoppner, se trouve à Berlin et a\nété souvent reproduit.\nLe dessinateur Georges Dance\n(fig. 11) a fait d'Haydn, à la suite\ndu second et triomphal séjour du\nmaître à Londres, en 1793, un\nprofil au crayon de couleur, tourné\nvers la droite, qui l'épaissit et le\nvulgarise singulièrement. Du reste\nDance, à la différence de Down-\nman, ne flattait pas ses modèles.\nCe dessin, acheteen 1898 par MM.\nLegatt frères, a été reproduit par\nSchmidt et par Hadow.\nUn dernier portrait anglais,\npeint par Martin Archer Shee, se\nserait perdu, d'après Vogel, après\navoir figuré en 1885 à l'exposition\nde musique du South Kensington\nMuséum.\nIl résulte de recherches faites\npar M. Shedlock 1 que le portrait\nexposé ne représentait pas Haydn.\nPeut-être la toile de Shee ne serait-\nelle autre que le portrait con-\nserve a la \" Royal Society of Musicians \" de Londres, (fig. 8) qui offre, pour\nle costume et l'expression, des analogies marquées avec le portrait peint par\nHoppner, mais qui, au lieu de se terminer au buste, représente Haydn assis dans un\nfauteuil, la main gauche sur le clavier, la droite tenant la plume, pour fixer\nl'inspiration qui s'ébauche.\nUn pastel, exécuté par Caffé, vers 1795, se trouve à la Bibliothèque de\n\n16. Portrait par Neugass\n(Collection du Prince Esterhazy)\n\n1 Je tiens à exprimer ici à notre collègue, M. Shedlock, de Londres, toute ma gratitude pour le zèle avec\nlequel il nous a aidé dans nos laborieuses recherches sur les portraits anglais d'Haydn."}, {"page_pdf": 49, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.49", "texte": "32\ns. 1. M.\n\nPeters à Leipzig. Haydn y porte un habit bleu. Cet ouvrage a été longtemps\nattribué au portraitiste Anton Graff.\nA Vienne on conserve un curieux et authentique buste en cire d'Haydn\n(fig. 9 et 10).\nLa Bibliothèque Nationale possède une gravure au pointillé, de forme ovale,\nexécutée par Pfeiffer, d'après un dessin pris sur nature par G. Kininger, pour\nl'édition des œuvres complètes d'Haydn, publiée en 1800 par Breitkopf et\nHârtel ; le musicien y est représenté en buste, la tête tournée vers sa gauche,\ncomme pour écouter. 11 jugeait lui-même cette effigie un peu raide, c'est plutôt\nune stylisation exagérée qui la rendrait discutable.\nVient parallèlement le buste très connu et souvent reproduit d'Anton Grassi,\nexécuté vers 1799 (fig. 13 et 14). Il en existe deux versions : l'une de grand\nformat, en plâtre, se trouve chez le prince Esterhazy et aux Musikfreunde de\nVienne, l'autre de petit format, est exécutée en porcelaine viennoise et se trouve\ndans le commerce. Les stigmates de l'âge y sont très marqués, mais l'œil est vif\net enjoué, la bouche entr'ouverte respire. La facture des cheveux et du vêtement\nest, par malheur sommaire et lourde.\nLe portrait dessiné en physionotrace par Quenedey, (fig. 5) contemporain\nde ce buste, en offre exactement la silhouette de profil, et le graveur a dû y\nrecourir.\nHaydn conservait chez lui, sous globe, un autre buste, d'auteur inconnu, en\ncire, garni de cheveux et vêtu d'effets provenant du musicien. Il fut recueilli dans\nla famille de l'éditeur T. Haslinger et figure actuellement dans la collection des\nMusikfreunde.\nUn portrait peint par Neugass en 1801 (210 x 175) est conservé au château\ndu prince Esterhazy, à Kismarton (fig. 16). La même collection renferme un pastel\nanonyme, (fig. 1 5) des environs de 1802, qui malgré sa facture assez grosse, produit\nune forte impression ; les yeux à l'iris très clair, semblent regarder avec une\nattention sympathique, la bouche se contracte, les maxillaires et\nle menton offrent cette forte saillie qui caractérise le buste de\nGrassi. Nulle image d'Haydn n'exprime mieux l'espèce de\ncandeur qui fit de lui, pendant toute sa vie, un être aussi\ndépendant et irresponsable qu'un enfant.\nUn médaillon en cire de profil à droite, exécuté par\nIrwach, vers 1803, a été gravé par 1). Weiss en iBio(fig. 12). Le\ncompositeur y apparaît marqué des plis de son âge, la bouche\nentr'ouverte comme par une respiration difficile. C'est la\ndernière image que nous possédons de lui. Elle figure en tête\nde sa biographie par Carpani, édition de 1823.\nParmi les ouvrages disparus qui représentaient le maître,\nM. von Hase, dans l'ouvrage qui a pour titre : \" J. Haydn und\nBreitkopf & Haertel \", mentionne un portrait à l'huile qu'aurait peint sur bois\nCarl-Maria de Weber, à douze ans, en 1799, alors qu'il étudiait avec Michel\n\n17. Miniature en couleur\n(Collection des Musikfreunde)"}, {"page_pdf": 50, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.50", "texte": "L'ICONOGRAPHIE D'HAYDN\n33\n\nHaydn. Les efforts des propriétaires de la fameuse maison d'édition pour le\nretrouver sont restés infructueux. 1\nLa liste qui précède des représentations de Joseph Haydn doit encore\ns'augmenter des médailles iconiques suivantes :\ni° Médaillle envoyée par le Conservatoire de musique à Haydn en l'an X;\n2° „ „ par l'lnstitut de France en 1802 ;\n30 „ „ par la Société des Enfants d'Apollon en 1807 ;\n40 „ „ par le Concert des Amateurs en 1803 ;\n50 „ „ par les Musiciens de l'Opéra ayant exécuté son\noratorio de la Création en 1800 ;\n6° Un certain nombre de médailles postérieures à la mort du compositeur,\ndont Andorfer a donné la description.\nNous arrêtons ici cette nomenclature un peu aride, heureux si elle pouvait\nguider les recherches des amis d'Haydn toujours nombreux, tant que la sincérité\ndu sentiment, la fraîcheur de l'inspiration, l'élégance et la finesse du métier\nresteront des titres à l'admiration des hommes.2\n\nHenry Marcel,\nAdministrateur général de la Bibliothèque Nationale.\n\n1 La même maison a publié dans un des récents volumes de la grande édition Haydn, un portrait dont\nl'original se trouve chez M. le conseiller Wach, et dont il ne nous a pas été possible de nous procurer une\nreproduction directe.\n2 Nous ne voudrions pas terminer cette étude sans remercier tous ceux qui nous ont permis de l'établir,\net en particulier S. A. le prince Esterhazy, et son très aimable archiviste M. Merény.\n3"}, {"page_pdf": 51, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.51", "texte": "Frontispice de la méthode de Demar.\n\nUNE SONATE OUBLIÉE DE\nJOSEPH HAYDN\n\nNous avons trouvé par hasard, sur les quais, un ouvrage dont le titre n'avait\nrien de particulièrement attrayant, mais qui nous a séduit surtout par les deux\ncurieuses gravures qui servaient à l'orner. L'ouvrage était intitulé :\nen trois parties pour le forte-piano,.,. dédiée\nnand^... grand duc de IVurtzbourg,par Sébastien Demar. Aucune mention de la date,\nau bas de ce titre : mais les allusions répétées de l'auteur à la \" récente \" victoire\nd'Austerlitz permettent d'affirmer à coup sûr que la Méthode a du paraître vers\n1806. Elle a été 'publiée chez l'auteur lui-même, à Orléans, où Sébastien Demar1\nétait \" professeur de piano-forte, d'harmonie, et de composition, dans le pensionnat\n\n1 La Bibliothèque Nationale possède un certain nombre d'œuvres de S. Demar : des méthodes de violon,\nde clarinette, de flageolet ; des airs pour deux flageolets ; des duos pour deux violons ; des concertos pour cor.\nEnfin trois symphonies de Joseph Demar, frère de Sébastien."}, {"page_pdf": 52, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.52", "texte": "UNE SONATE OUBLIÉE\n35\n\nde Mme Robillard :\" ce qui n'empêchait pas Sébastien Demar d'apprendre lui-même\nà ses lecteurs qu'il était d'origine allemande, né et élevé à Wurtzbourg, où son\nfrère, Joseph Demar, continuait à exercer les fonctions de \" musicien de Ta cour. \"\nEt quant aux gravures qui nous ont décidé à faire l'acquisition de son livre, l'une,\nautour du titre, figure un imposant portique surmonté de l'écusson de l'archiduc\nFerdinand, avec un charmant petit piano au-dessous de l'inscription susdite, tandis\nque la seconde, placée en tête du chapitre qui étudie la représente\nune aimable jeune femme, peut-être l'une des pensionnaires de Mme Robillard,\nqui, en toilette de bal et les cheveux au vent, déchiffre une Sonate sur le même\npiano, mais transporté, maintenant, dans une vaste clairière, au milieu d'un bois.\nCes préceptes méritent aujourd'hui même encore d'être cités et transcrits en\nentier :\nAussitôt que F Elève est suffisamment inst\nindiquer la position que le corps et la main doivent prendre et conserver. Ce point est d'une\nsi haute importance, et il est si constant que,\ndépendent les succès, ou la non-réussite de V\nreproche d'être trop diffus, que d'omettre la plus légère particularité relative ase sujet.\nOn doit être assis de manière h ce que les coudes soient a la hauteur du le\ncôfps à peu près à un pied de distance de V ins\naisément de droite à gauche, de gauche à droite, et même se croiser sans que le corps y\noppose aucun obstacle.\nIl faut placer les mains au-dessus des\npremières phalanges, et légèrement recourbés aux secondes, de sorte que la main soit agréa-\nblement arrondie ; elle ne doit pencher ni à droite ni à gauche, et comme elle est ordinaire-\nment portée à fléchir du petit doigt, il faut veiller soigneusement à la soutenir de ce côte.\nLe Pouce sera un peu recourbé et ne s'écartera pas de plus de six lignes de Vextrémité\nde V Index ; il faut observer que lorsqu'un doigt est placé sur une touche, les quatre autres\ndoivent correspondre aux quatres touches qui avoisinent celle dont on se sert, en toucher\nla superficie sans néanmoins les enfoncer. Quand\nélever le doigt dans la situation où il se trouve, sans Vallonger, et frapper la touche en la\nfaisant tomber perpendiculairement.\nLorsqu'un doigt a frappé une touche, il doit se relever, et la quitter à l'instant qu'un\nautre doigt frappe une autre touche, h moins\nsuivantes, et par conséquent, ne doive résonner\nautres.\nLe petit doigt est naturellement si faible, qu'il faut user d'adresse pour suppléer à la\nforce qui lui manque ; on doit le recourber un peu lorsqu'on le relève pour quitter une\ntouche ; c'est aussi un moyen de conservey la main dans la position dont j'ai parlé.\nQuand même la propreté ne nous ferait\ncourts, il faudra recommander à ceux qui touchent le piano, d'avoir cette attention, afin\nd'éviter le bruit désagréable qu'ils occasionneraient\nun peu de force."}, {"page_pdf": 53, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.53", "texte": "36\nS. I. M.\n\nL'élève observera sur toutes choses, que, lorsqu'il transporte, soit a droite, jo/7 a\ngauche, m ;»<?/« le clavier, son avant bras seul doit agir, et la partie comprise depuis\nV épaule jusqu au coude doit rester immobile. J'observerai ici que plusieurs pour\nse donner de la grâce, ou sous prétexte de donner de Vexpression à leur jeu, élèvent les\népaules et les ou battent la mesure avec\ngens de mauvais goût et se rappeler toujours\ncorps et dans la souplesse des mouvements ; que Vexpression tient à /'âme qui la commu-\nnique aux doigts, et que ceux-ci, par les différentes modifications du toucher doivent donner\na chaque morceau de musique le caractère et\nDe telle sorte que nous avons acheté la Méthode de Sébastien Demar ; et,\ntout d'abord, nous avons eu l'agréable surprise de découvrir que cet obscur\nouvrage d'il y a cent ans dépassait infiniment toutes nos méthodes modernes aussi\nbien en clarté d'exposition qu'en savante justesse de musicale. Conçue encore sur\nle modèle, et suivant l'esprit, des incomparables traités de Philippe-Emmanuel\nBach, de Quantz, et de Léopold Mozart, la de Demar ne se borne pas\nà enseigner machinalement la façon de rendre les notes écrites d'un morceau : elle\nexplique à l'élève, tout ensemble, l'enchaînement rationnel des diverses règles et\nles convenances esthétiques qui les justifient. Après quoi, toujours selon l'habitude\nancienne, l'auteur consacre la seconde partie de son livre à \"définir \", tour à tour,\ndifférents genres de la composition musicale, depuis le canon et la fugue jusqu'à\nla \"Walze\" et à la \"Cosaque\", en ayant soin toujours de joindre à ses définitions\ndes exemples dont les uns, malheureusement trop nombreux, sont empruntés à\nl'œuvre, abondante et médiocre, de Sébastien Demar lui-même, pendant que\nd'autres reproduisent des passages des plus fameux musiciens du temps.\nEt c'est ainsi que, après avoir résumé les règles de la sonate, Demar offre, \" à\nl'usage des jeunes élèves trois petites sonates, pouvant servir àla fois d'exemple\npratique et de \" récréation non difficile. \" Les deux premières de ces\nportent expressément la mention : \" par S. Demar \". Nous en disons seulement\nqu'elles attestent, chez le digne professeur Orléanais, une pauvreté d'invention\nbien faiblement compensée par maintes réminiscences des sonates de Dussek et de\nClémenti. Mais la troisième Sonatine nous est offerte comme étant écrite \" par\nG. Haydn \" ; et, en effet, il suffit de jeter un coup d'oeil sur les trois morceaux\nde cette Sonatine, un allegro en «/, un menuet avec trio mineur, et un nouvel\nallegro, pour reconnaître infailliblement l'inspiration, le style général, et tous les\nprocédés des premières sonates de clavecin de Joseph Haydn. La coupe extérieure\nest absolument celle des petites sonates de 1763 et 1766 qui ouvrent le premier\nvolume du receuil édité par M. Hugo Riemann (nos 1,3, 4, 5, 6, 7et 8). Un\nallegro initial avec un petit développement suivi d'une rentrée abrégée ; un menuet\ndans le même ton accompagné d'un second menuet mineur, et un final ayant à peu\nprès les dimensions du premier allegro, avec la même coupe de \" morceau de\nsonate \", mais d'un rythme plus rapide et d'une portée expressive plus super-\nficielle. Sans aucun doute, la Sonatine reproduite par S. Demar doit avoir"}, {"page_pdf": 54, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.54", "texte": "UNE SONATE OUBLIÉE\n37\n\nété composé par Joseph Haydn, et aux environs de l'année 1766, simultanément\navec ces sonates naguère exhumées par M. Riemann ; et peut-être n'y a-t-il pas\nune de ces sonates, qui porte à un si haut degré l'empreinte du génie d'Haydn\nque, par exemple, le premier menuet ou le final de l'œuvre que nous révèle la\nMéthode du professeur Orléanais.\nUn détail amusant, d'ailleurs, achève de nous prouver l'authenticité, comme\naussi l'ancienneté, de cette composition aujourd'hui oubliée. Le second menuet, en\nut mineur^ne porte àla clef que deux bémols, suivant le vieil usage ; et Demar,\ntout en reproduisant fidèlement cette façon d'écrire, nouvelle pour lui, note\ningénument que \"ce menuet est marqué par l'auteur avec deux bémols, pour\ncontrarier l'élève \". En réalité, l'auteur a \" marqué son morceau avec deux\nbémols \" parce qu'il l'a , écrit à un moment de sa vie, où telle était encore\nl'habitude des musiciens ; et tout porte à croire que, pareillement, dans les\nmorceaux publiés par M. Riemann, le ton de celui d ne sont\nencore désignés que par deux bémols.\nEn tout cas, voici certainement une sonate d'Haydn qui ne figure dans\naucun des recueils de son œuvre de piano ! Et comme d'autre part, le style\nde r \" écriture \" exclut l'hypothèse d'une transcription au piano de morceaux\ncomposés d'abord pour d'autres instruments, force nous est d'admettre qu'il s'agit\nbien là d'une véritable Sonate, dont Sébastien Démar se sera procuré la copie, sans\ndoute, pendant ses lointaines années de jeunesse vécues en Allemagne. Aussi nous\na-t-il paru que cette petite découverte méritait d'être signalée, en ce moment\nsurtout où l'on s'occupe à receuillir l'innombrable quantité de compositions\ninédites ou oubliées du vénérable maître d'Esterhazy.\n\nT. de Wyzewa et G. de Saint-Foix."}, {"page_pdf": 55, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.55", "texte": "SONATINE\nPAR\nG. HAYDN\n(Extrait de la méthode de Demar p. 133.)"}, {"page_pdf": 56, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.56", "texte": "SONATINE* PAR ,G. HAYDN\n39"}, {"page_pdf": 57, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.57", "texte": "40\nS. I. M."}, {"page_pdf": 58, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.58", "texte": "SONATINE PAR G. HAYDN\n41"}, {"page_pdf": 59, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.59", "texte": "42\nS. I. M."}, {"page_pdf": 60, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.60", "texte": "SONATINE PAR G. HAYDN\n43"}, {"page_pdf": 61, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.61", "texte": "44\nS. 1. M."}, {"page_pdf": 62, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.62", "texte": "Baryton du Prince Esterhazy (Collection de Kismarton)\n\nLE BARYTON\nDU PRINCE ESTERHAZY\n\nLes biographes d'Haydn racontent que ce dernier écrivit spécialement à\nl'intention du prince Nicolas Esterhazy un grand nombre de compositions pour\nle baryton^dont le prince était amateur passionné, et qu'il maniait assez habilement.\nSi nous cherchons à satisfaire sommairement notre curiosité à l'égard de cette\nsorte de viole aujourd'hui disparue, nous apprenons qu'elle fut d'un usage restreint,\net ne jouit guère qu'en Allemagne d'une certaine faveur au cours du i8mu siècle.\nDe là, à voir dans le baryton un bizarre instrument de fantaisie, et à plaindre le\ngrand musicien d'avoir dû produire, afin de satisfaire son noble protecteur, des\nœuvres indignes de son génie, il n'y aurait qu'un pas pour celui qui ignorerait\nquel esprit anima autrefois le monde musical.\nLes siècles passés virent naître de nombreuses familles d'instruments mainte-\nnant réduits au silence dans les vitrines des collections publiques ou privées, et\ntombés au rang d'objets de curiosité. Personne ne sait plus leurs noms, si ce n'est\nquelques rares initiés. Ces instruments d'une variété presqu'infinie, répondaient\naux goûts d'un temps où les préjugés différaient des nôtres, où l'uniforme artistique\nn'était pas de rigueur, où l'on était ennemi du fracas et gourmet en fait de sono-\nrités, où l'on aimait pour elle-même la musique dont l'objectif était encore pur de\ntoute préoccupation philosophique. Tous, aussi bien les spécimens exceptionnels\ncréés sur la demande de quelques-uns, que les modèles plus courants destinés à la\npluralité, étaient également bien accueillis par le compositeur, heureux de trouver\ndes éléments multiples d'expression et de couleur. Ils constituaient la musique\nd'alors conjointement avec les notes qu'ils réalisèrent, avec les pensées qu'ils\nreprésentèrent, et formaient avec elles un tout indissoluble, si bien que préférer,\npar exemple, le piano moderne au claveçin, quand il s'agit de Couperin, serait\nplacer la traduction au-dessus de l'œuvre originale."}, {"page_pdf": 63, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.63", "texte": "46\nS. 1. M.\n\nRubinstein, qui exprima des idées saines sur son art, écrivit la phrase sui-\nvante :\n\"Je pense que de tout temps il y a eu des instruments possédant des effets\nparticuliers de couleur et de sonorité, que nous ne trouvons plus sur les instru-\nments d'aujourd'hui. Puisque les œuvres de telle ou telle époque ont été conçues\npour les instruments qui existaient alors, et qu'elles devaient en recevoir l'expres-\nsion complète, je pense que ces œuvres perdent plutôt à être jouées sur des\ninstruments d'à présent. \"\nUn regard jeté sur ce passé offre mieux que le seul intérêt rétrospectif, à\nl'heure où les musiciens obéissant à la loi du changement sinon du progrès en\nart, se sentant impuissants à ajouter quoique ce soit à l'édifice sonore qu'ils mirent\nsi longtemps à parachever, l'abandonnent pour en construire un autre, d'une\narchitecture différente, et dans ce but reprennent les modes antiques, dérobent une\nà une les cordes à la lyre grecque et au Kin Chinois, tant de fois séculaires, et vont\ndans les musées, pour y chercher des sonorités nouvelles parmi les instruments\nd'un autre âge.\nLe baryton appartient à cette catégorie d'instruments à archet, munis de\ncordes supplémentaires en métal, laiton plus particulièrement, destinées à vibrer\nd'elles-mêmes sympathiquement avec celles ébranlées par l'archet, pour renforcer\nle son et lui donner un timbre particulier. Ces instruments portent, si l'on peut\ndire, le prénom \" d'amour\" accolé à leur nom patronymique. L'étymologie de\ncette dénomination est d'autant plus obscure qu'il existe des flûtes, des hautbois,\ndes clarinettes d'amour, sonnant à la tierce inférieure des flûtes, hautbois, clari-\nnettes au ton normal. On peut, pour de plus amples détails, consulter avec fruit\nla brochure : \" La Viole d'Amour, \" de M. E. de Bricqueville, dans laquelle notre\nérudit collègue disserte avec autorité sur ce sujet.\nL'invention de ces cordes sympathiques est très ancienne, et même se perd,\ncomme on dit, dans la nuit des temps. M. Villiers Stuart, en étudiant les peintures\nmurales des monuments de l'antique Egypte, a démontré que 1400 ans avant\nl'ère chrétienne, les Egyptiens montaient de cordes métalliques plusieurs de leurs,\ninstruments de musique. (11 11e saurait bien entendu être question d'instruments à\narchet).\nLes grecs connurent la sympathie, puisqu'Adraste, philosophe péripatéticien,\na recherché dans ce phénomène le principe de la consonnance. Deux sons, dit-il,\nconsonnent entre eux lorsque l'un est joué sur un instrument à cordes et que l'autre\nrésonne en même temps, en vertu d'une certaine affinité et sympathie naturelles.\nNous avons des documents plus tangibles : dans l'Hindoustan, la Sârangîy\ninstrument à archet, connu de toute antiquité, et dont sont issus l'Esrar, le Tâyuç,.\nle Mayurî etc, était munie de cordes sympathiques.\nL'emploi de telles cordes ne semble guère se montrer en Europe avant le\nI7me siècle, et quoiqu'on en ait muni des instruments à cordes pincées et à mem-\nbranes frappées, on en fit plutôt usage, encore d'une façon restreinte, dans les\ninstruments à archet. Le type le plus connu en est la Viole- d'amour, et le plus"}, {"page_pdf": 64, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.64", "texte": "LE BARYTON DU PRINCE ESTERHAZY\n47\n\nrare, le Violon de\nfer, dont l'inven-\ntion date de 1740\nseulement.\nDans son Orga-\nnographia de 1620,\nPrœtorius s'émer-\nveille de \" cette in-\nvention singulière\n(Sonderbar), qui\nconsiste à ajouter\nhuit cordes métal-\nliques supplémen-\ntaires, qui doivent\nêtre accordées par-\nfaitement] uste avec\nles cordes supé-\nrieures\nLe père M er-\nsenne, dans un ou-\nvrage paru en 1644,\nCogitata\nMathematica,(cha.\\).\nde novis instru-\nments), dit ceci :\n\" Audio Anglos\nViolam seu lyram\nconstruxisse, quam\nJacobus Rex mira-\nretur, quod prœter\n6 nervos, alias cor-\ndas œneas, pone\njugum seu manu-\nbrium habeat, quas\nlœve poil ex tangat,\nut cum nervis con-\nsonent\n\"J'apprends que\nles Anglais ont construit une viole ou lyrë que le roi Jacques\" admirait en ce que,\noutre les six cordes, elle* à des cordes d'airain derrière la tête du manche, que le\npouce de la main gauche touche afin qu'elles sonnent avec les cordes de boyau 1\n\nBaryton du Prince Esterhazy.\n\nBaryton du Prince Esterhazy.\n\n1 C.F. \" L'on dit que Je merveilleux Stephelius en est, (de la musique de l'électeur de Brandebourg), qu'il\nfait plus de miracles sur la viole de gambe qu'homme qui fut jamais, qu'un autre en faict encore davantage sur"}, {"page_pdf": 65, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.65", "texte": "+8\nS. I. M.\n\nQuel était cet instrument ? Doit-on y voir, comme le veulent certains auteurs, la\nlyre à archet^grande viole munie d'un nombre considérable de cordes (jusqu'à 15),\net qui porte sur le côté en dehors de la touche deux bourdons, placés ainsi pour\nêtre pincés par le pouce de la main gauche ? Il est cependant à remarquer que de\nsemblables bourdons se voient déjà sur les violes du I5me siècle peintes par\nRaphaël et ses contemporains. De plus, Mersenne spécifie que les cordes de boyau\nsont au nombre de six, et que les cordes métalliques sont placées derrière (pone)\nle manche, et non sur le côté. Sa description ne répond en rien à celle de la lyre.\nS agirait-il alors de l'instrument qui fait l'objet de notre étude ? Nous pourrons\nen juger.\nBaryton, Bariton, Pariton, Paraton, Barydon, Viola di Bordone, Viola di\nFagotto, sont différents noms pour désigner un seul et même instrument. Une\netymologie au sujet de laquelle il y a lieu d'être prudent, veut que cette dénomina-\ntion vienne du pardon accordé à celui qui l'inventa alors qu'il était en prison :\nV iole du Pardon serait le nom primitif, et les autres des dérivés par corruption.\nViola di fagotto doit vouloir indiquer l'analogie du timbre de cette viole avec\ncelui du basson. Il est à remarquer pour ce qui concerne le mot baryton, qu'une\npetite contrebasse à 5 cordes (N° 1378 Musée du conservatoire de Bruxelles),\nprovenant de l'ancienne collection du comte Piétro Correr de Venise, est ren-\nseignée sur le catalogue de la collection Correr de cette façon : Terzino di contra-\nbasso o baritono.\nQuoi qu'il en soit, le baryton est une basse de viole montée de six ou sept\ncordes de boyau, et d'un certain nombre de cordes harmoniques en métal. Le\nnombre de ces dernières a beaucoup varié. D'abord de sept, il s'est accrû peu à\npeu. En général elles furent accordées diatoniquement, jusqu'au jour où Lidl, un\ndes virtuoses de la Chapelle du prince Nicolas Esterhazy les accorda par demi-tons,\net porta leur nombre à 27. Franz son collègue, se servait dans ses concerts, d'un\nbaryton muni de 23 cordes métalliques.\nLes auteurs sont en contradiction au sujet de l'accord de ces cordes. Les uns\ndisent que la gradation va vers l'aigu, en commençant par le la, sans nous dire\nlequel, les autres, en commençant par le mi unisson de la corde la plus grave des\nvioles à 6 cordes. Nous verrons que ces données peuvent être possibles, et beaucoup\nd'autres encore, l'accord n'ayant rien d'absolu et se réglant suivant les besoins de\nl'exécution. Quant aux cordes de boyau, Vidal (Les instruments à archet), indique\nl'accord suivant : (1)\nM. Mahillon (catal. musée conserv. Bruxelles) le contredit en donnant pour\nraison que l'intervalle de sixte qui se voit entre la 2me et la 3me corde est sans\nla viole garnie au derrière du manche et ailleurs, de chordes d'airain... (Lettre de Chr. Huygens à Mersenne\n26 novembre 1646.)"}, {"page_pdf": 66, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.66", "texte": "LE BARYTON DU PRINCE ESTERHAZY\n49\n\nexemple dans l'accord des instruments à manche. Ceux de la famille des violes\ns'accordaient anciennement comme la guitare, par une série de quartes interrom-\npues par une seule tierce majeure. Selon lui l'accord de la Viola di bordone était\nprobablement : (2 et 3)\nBARYTON A 6 CORDES.\nBARYTON A 7 CORDES.\nEnfin nous trouvons dans Cari Engel l'accord suivant : (4)\nIl faut constater qu'aucun des accords précités ne concorde avec ceux dont on\nse servait à l'époque pour les instruments du même genre. Or, dans un livre\npubliée en 174°) le Musik-Saal de Mayer, il est dit que le baryton s'accordait\ncomme la viola di gamba, dont voici l'accord qui fut le plus usité en Italie, en\nFrance, ainsi qu'en Allemagne : (5 et 6)\nBASSE DE VIOLE A 6 CORDES.\nBASSE DE VIOLE A 7 CORDES.\nPour ma part, j'ai la conviction que les joueurs de baryton ont usé, surtout\ndans le solo, tant à l'égard des cordes de boyau que des cordes métalliques, de\ncette liberté d'accordature courante autrefois, qui donnait tant de facilité au jeu et\nde ' variété au timbre, et dont l'emploi se continua même avec les instruments\ndéfinitifs du quatuor. Paganini en fit usage et l'on sait avec quel prestige ; après\nlui on en trouve les dernières traces chez Baillot, Vieuxtemps et leurs contempo-\nrains.\nExaminons maintenant les détails de l'instrument :\nIl a la forme générale d'une basse de viole, avec le dos plat, coupé en sifflet\nà la partie supérieure. Les cordes de boyau attachées à un cordier reposent sur un\nchevalet très élevé, placé au-dessus de celui des cordes sympathiques, et vont\nretrouver leurs chevilles. La touche, d'une largeur proportionnée au nombre de\ncordes, est située sur le côté droit du manche. Ce dernier serait beaucoup trop\nlarge pour pouvoir être utilisé dans sa totalité. Les cordes sympathiques, accrochées\nà une barre fixée en travers de la table, en biais, ou à une série de tronçons de\nbarre (un par corde), échelonnés dans le même sens, vont rejoindre leurs chevilles,\nen passant à découvert, dans l'intérieur de la poignée du manche, particularité\nunique dans les instruments à archet. Ces cordes sont protégées du côté de la\n\n4"}, {"page_pdf": 67, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.67", "texte": "5°\nS. I. M.\n\ntouche par une plaque, généralement incrustée d'ébène et d'ivoire. Si nous ajou-\ntons que la table est percée parfbis de deux ff coûrtes, doubles, de chaque côté,\nailleurs, de deux ff simples, mais de longueur normale, et d'une rosace à la partie\nsupérieure, nous aurons décrit le baryton dans ses organes principaux.\nNé en Italie ou en Angleterre, suivant que l'on accepte telle ou telle hypo-\nthèse, l'instrument, tenant le milieu entre la basse et le ténor, mais pouvant monter\nplus haut que ce dernier, auquel les écrivains du temps sont unanimes à accorder\nun timbre agréable et mélancolique, ne fut, ainsi que nous l'avons déjà dit, guère\npratiqué qu'en Allemagne. Sur les étiquettes des rares exemplaires conservés dans\nles musées ou les collections privées, nous ne relevons que des noms allemands.\nLe musée du Conservatoire de Paris en possède un remarquable de Norbert\nBedler luthier de la Cour de Bavière, Wùrtzbourg 1723, Ses mesures principales\nsont :\nLongueur totale 1.400 millimètres.\n„ de la caisse y compris les bords 0.690 „\nLargeur du bas 0.400 „\n„ „ milieu 0.250 „\n„ haut 0.330 „\nHauteur des éclisses en bas »\n„ „ haut 0.115 „\nLongueur des ouïes o. 118 „\n„ de la poignée du manche 0.270 „\n„ du cheviller 0.400 „\nCette viole est munie de 6 cordes de boyau et de 18 cordes de laiton. Elle a\ndeux ouïes et une toute petite rosace au-dessous de la touche. Cette dernière n'a\npas de divisions ou cases.\nAu South Kensington Muséum de Londres, on voit un beau specimen signé\nJoachim Thielke, Hambourg 1686.\nAu musée de la Société des amis de la musique à Vienne, sont représentés par\ntrois charmants modèles :\nMagnus Felden à Vienne (1656).\nHeinrich Kramer à Vienne (1714).\nDaniel Achatius Stadlmann à Vienne (1732).\nDans les Musikgebaiïde à Eisenstadt sont précieusement gardés :\nUn exemplaire d'Andréas Stainer 1 à Absom dans le Tyrol (1660) : Le sommet\ndu cheviller est orné de deux têtes finement sculptées, l'une d'un enfant, l'autre\nd'un homme coiffé du bonnet Tyrolien, puis, l'objet de prédilection, le joyau\ndu prince Nicolas Esterhazy, conservé dans son bel étui de cuir. Il est signé Iwan\nJoseph Stadlmann, Kaiserl. Kœnig. Hof Lauten ùnd Geigenmacher in Wien 1750.\nCet instrument est monté de 10 cordes métalliques et de 7 en boyau. La table est\najourée de deux paires d'ffet d'une rosace. La plaque qui recouvre les cordes.\n\nè\n1 C'est le seul instrument connu de ce luthier qu'il ne faut pas confondre avec le célèbre Jacob-Stainer."}, {"page_pdf": 68, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.68", "texte": "LE BARYTON DU PRINCE ESTERHAZY\n51\n\nmétalliques du côté du manche est artistement décorée d'incrustations. Le cheviller\nse termine par une tête d'homme portant'moustaches et d'un beau caractère.\nLe Musée instrumental de Berlin en possède un de D. A. Stadlmann, qui\nressemble beaucoup au précédent. Parmi les spécimens sans noms d'auteur, il faut\nciter celui du musée du conservatoire de Bruxelles, et celui faisant encore partie\nA. i Mi\nde la collection de la Société des amis de la Musique à Vienne, où par conséquent\non en compte quatre. Il est vrai que l'un d'eux est actuellement l'objet d'un\néchange avec le musée de Stockholm.\nLe prince Esterhazy cultivait donc le baryton avec passion, et Haydn, qu'il\ntraita avec sévérité à son entrée en service comme maître de chapelle,«sût con-\n\nLe Prince N. Esterhazy."}, {"page_pdf": 69, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.69", "texte": "52\nS. I. M.\n\nquérir ses bonnes grâces, en écrivant pour l'instrument favori, une foule de\ncompositions. On les répertoriait avec soin au fur et à mesure, de sorte que la\nnomenclature complète, à défaut de toutes les oeuvres, nous est parvenue intacte :\n6 Duos pour 2 barytons (dont sde perdus).\n12 Sonates pour Baryton et Violoncelle (perdues).\n12 Divertissements pour Baryton et Basse.\n125 Divertissements pour Baryton alto et Violoncelle.\n17 Grandes compositions à plusieurs parties (Cassationstùcke).\n3 Concertos pour Baryton avec 2 violons et Basse (perdus).\n175 Compositions, auxquelles on peut ajouter quelques clavier-divertimenti\navec accompagnement de violon et baryton. (L'un d'eux en fa majeur fut édité\ndepuis comme trio avec piano) et en dernier lieu une cantate sur la mort du roi\nFrédéric le Grand pour chant avec accompagnement de baryton.\nUn certain nombre de fragments ainsi que les petites compositions, servirent\nà Haydn d'esquisses pour des œuvres plus importantes. Parmi les compositions\ncitées plus haut, il en est qui furent éditées intégralement mais le baryton, est\nremplacé par un autre instrument. Ainsi en 1781 parut chez Artaria op. 31, six\ndivertissements à 8 parties concertantes, où le baryton est remplacé par la flûte.\nLes trios qui forment la plus grande partie de la musique pour baryton écrite\npar Haydn sont construits sur un plan assez uniforme. Ils se divisent en 3 parties\ndont les mouvements se succèdent généralement comme suit :\ni° Allegro moderato, adagio, largo, scherzando, presto.\n2° Menuet et trio, plus rarement allegro, adagio ou andante.\n30 Allegro, presto, scherzo, presto, et comme rappel de la 2me partie, menuet\net trio tempo di minuetto.\nQuelques-uns de ces trios durent être les préférés du prince, et portent des\ntitres souvent de circonstance : Pour le rétablissement de la santé du prince (Dei\nClementi) ; pour son heureux retour (al tuo arrivo felice) ; Yalleluyah, le premier\nmorceau étant tiré d'une mélodie religieuse ; parce que dans le\ntrio du menuet l'alto prend un ton particulièrement plaintif, etc.\nLes menuets et les finales sont traités avec tous les raffinements de la\nscolastique alors à la mode : Fugo à 3 sogetti in contrapunto doppio, canone in\ndiapente, minuetto à la zoppa. Une fois dans un trio de menuet se trouve un\nsolo de baryton sans accompagnement.\nVingt-quatre de ces trios, datés de 1770, sont dédiés au prince, et le manus-\ncrit portant la dédicace de la main d'Haydn, est splendidement relié de maroquin\nrouge. Les 17 grandes compositions à plusieurs parties (Cassationstùcke) ne sont\npas traitées dans l'architecture classique de la Symphonie. C'est ce que nous\nappellerions aujourd'hui des \" Suites\nLa tonalité de toutes ces compositions est assez restreinte. Sol, ré, la majeurs\ndominent, puis on trouve parfois ut majeur. Fa majeur figure 3 fois, la mineur et\nsi mineur une seule fois.\nCertaines tonalités devaient être d'un emploi difficile sur le baryton, et à ce"}, {"page_pdf": 70, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.70", "texte": "LE BARYTON DU PRINCE ESTERHAZY\n53\n\npropos une anecdote trouve ici sa place. Le prince prétendit un jour à Haydn que\nla musique de baryton était limitée quant aux tonalités. Haydn se mit à étudier\nsecrètement l'instrument, et consacra très probablement à cette étude le second\nsemestre de l'année 1765. Le moment venu où il crût pouvoir se faire entendre\navantageusement, il joua devant le prince dans différents tons inusités. Mais ce\ndernier ne s'en émerveilla point ; Haydn un peu déconfit, renonça à la virtuosité,\net retourna à ses compositions. Il est certain que la connaissance du baryton lui\npermit d'utiliser avec succès des ressources inconnues, et d'introduire de la variété\ndans les compositions où il fit figurer cet instrument. Elles furent toutes écrites\ndans l'espace d'une dizaine d'années, jusque vers la fin de 1775. A ce moment le\nprince cessa-t-il de jouer et pour quelles raisons, nous l'ignorons ? Coïncidence,\nles deux virtuoses de sa chapelle, Lidl et Franz étaient congédiés le premier\nen 1774, le second en 1776.\nLes autres compositeurs qui produisirent pour le baryton furent : Niemecz\nélève d'Haydn, bibliothécaire du château, Burgsteiner, Neuman, L. Tomassin,\nA. Kraft et Karl Franz appartenant tous deux à chapelle du prince. (Du dernier\nqui fit des tournées de concerts après son renvoi, on cite 12 concertos parus en\n1785). Puis, Wenzl Pichl dont parurent 21 quatuors, quintettes, septuors et\noctuors, et qui composa en outre 148 quatuors pour le prince Nicolas ; Ferdinand\nPaër, Weigl et Eybler qui, composèrent, sur la demande de l'impératrice Marie-\nThérèse, la seconde femme de l'empereur Franz, spécialement pour le virtuose\nVinc. Hauschka, lequel écrivit aussi lui-même pour son instrument.\nUne grande partie de la musique pour baryton, notamment les manuscrits,\nest perdue. Il en reparaît pourtant de temps en temps. Le marchand de musique\nJ. Praeg à Vienne signala en 1799 douze cahiers de 6 trios chaque, pour baryton\nalto et basse en manuscrits, et tout récemment, dans le catalogue de l'antiquaire\nde Berlin, M. Léo Liepmannssohn, figuraient également en manuscrits, 24 diver-\ntissements pour baryton alto et basse de Joseph Burgksteiner, et 24 divertissements\npour baryton alto et basse de Neuman. 1\nLes joueurs de baryton qui se firent entendre publiquement turent :\nMarc Ant. Berti (environ de 1721 à 1740) de la chapelle impériale de Vienne;\nSig. Ferant (vers 1744) à Londres ; Anton Kraft, Karl Franz et Andréas Lidl, de\nla chapelle du prince Esterhazy; Fauner, (vers 1794) conseiller de justice dilettante;\nSebastien Ludwig Friedel, musicien à la cour de Prusse, depuis le milieu du\ni8me siècle jusqu'en 1820 à Berlin ; Vincenz Hauschka (1766-1840) attaché àla\ncour impériale, membre du comité de direction de la Société des amis de la Musique\nde Vienne. Ce dernier joua une fois au château de Persenbeug sur le Danube,\nséjour d'été de l'empereur Franz, dans des conditions exceptionnelles : Il fut\naccompagné par l'empereur lui-même, le prince de Metternich, le comte Wrbna\nle feldmaréchal lieutenant Kutschera, et le maître de chapelle de la Cour, Eibler.\n\n1 L'acquéreur de ces 48 divertissements est M. Ad. Gutsche de Berlin, qui fait partie d'un petit groupe\nexécutant la musique ancienne sur les instruments du temps, et parmi lesquels figure le Baryton. Redevable à\nM. Gutsche de renseignements concernant cet instrument, je suis heureux de pouvoir l'en remercier ici."}, {"page_pdf": 71, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.71", "texte": "54\nS. I. M.\n\nEn février 1823 Hauschka joua dans une soirée de la Société des amis de la\nMusique avec Frédéric Gross, un duo pour baryton et violoncelle. Ce fut la\ndernière fois que le baryton se fit entendre en public.\nCette nomenclature bien qu'incomplète des œuvres et de leurs interprètes,\nsuffit pour donner une idée de l'engouement que l'on eut dans les milieux cultivés\npour le baryton au profit de qui le Virtuose Kraft essaya même de détrôner le\nviolon, en lui décernant le titre de roi des instruments. 11 eut été plus exact de le\nnommer : l'instrument des rois.\nComment jouait-on du baryton ? Devant cette question, on se trouve singu-\nlièrement embarrassé, car il n'existe aucune source de renseignements. Les auteurs\nmodernes, simplifiant les choses, le font entrer dans la famille des violes d'amour,\net rien de plus. Pourtant, dans quelques ouvrages allemands du i8me siècle, nous\ntrouvons indiqué d'une façon générale qu'il y avait différentes manières de s'en\nservir : i° au moyen de l'archet, 2° en pinçant avec l'index de la main droite, 30 en\npinçant avec le pouce de la main gauche.\nCes données qui ne sauraient être suspectes expliquent une particularité\nde construction signalée plus haut comme unique dans les instruments à archet.\nLe large espace, laissant les cordes métalliques à découvert derrière le manche, est\névidemment ménagé pour que la main puisse atteindre ces dernières. S'il en était\nautrement, le luthier qui avait eu soin de placer une planchette pour protéger les\ncordes du côté de la touche, en aurait fait autant pour les garantir de l'autre côté.\nLa notation va nous instruire. Prenons d'abord la musique d'ensemble, trios\netc. Ici, l'emploi du baryton ne présente aucune particularité. Il est traité comme\nune viole, les cordes de boyau étant frottées par l'archet, ou pincées par l'index\nde la main droite. Les auteurs qui le considèrent comme un simple violoncelle\nd'amour,n'ont probablement pas connu d'autre musique.\nPassons à des compositions plus spécialement écrites pour faire valoir l'in-\nstrument, et prenons par exemple le début du duo pour deux barytons, d'Haydn,\nle seul qui nous reste de ce genre : (7)"}, {"page_pdf": 72, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.72", "texte": "LE BARYTON DU PRINCE ESTERHAZY\n55\n\nLà nous trouvons deux sortes d'indications qui ne se voient pas dans la\nmusique courante. Que signifient les prescriptions d accord et les chnffres places\nau-dessous de certaines notes ? C'est évidemment des cordes métalliques qu'il est\nquestion. Examinons d'abord l'accord : pour le premier baryton, il est indiqué par\nun la sous lequel se trouve le chiffre i ; pour le second baryton, par un portant\nle même chiffre, et de plus, on nous avertit que le est Passons mainte-\nnant aux chiffres sous les notes. Dans la partie du 2 baryton, le sol marche avec\ni, le re avec 2, le mi avec 3, le fa avec 4, le sol avec 5, le do avec 8 le re avec 9.\nDans celle du ir Baryton il en est de même, sauf que le N° 1 accompagne un\nOr nous savons qu'en principe les cordes métalliques se montaient par gammes\nascendantes. Accordons par la pensee deux barytons (de 10 cordes métalliques),\nconformémément à ces indications : (8 et 9)\nTout concorde, il ne reste plus qu a jouer. Nous pincerons avec le pouce de\nla main gauche les cordes de laiton dans l'ordre indiqué par les numéros, et nous\naurons un duo concertant, où tour à tour la ire et le 2me partie s accompagnent en\npizzicato sur les cordes métalliques.\nNous possédons ainsi la clef permettant de déchiffer n'importe quelle musique\npour baryton, sinon de l'exécuter, ce qui doit être fort difficile dans certains cas,\nsurtout lorsque l'instrument est muni d'un grand nombre de cordes disposées\nchromatiquement. . f f , .\nAjoutons encore quelques détails, et nous aurons une idee generale de la\ntechnique \\\nDans les solos on rencontre fréquemment des passages de ce genre : (10)\nLe chant se fait avec l'archet sur les cordes de boyau l'accompagnement\nen pizzicato avec le pouce de la main gauche sur les cordes métalliques.\nL'exécution exigerait l'accord suivant : (11 et 12)\nCORDES DE BOYAU.\nCORDES MÉTALLIQUES.\nOn remarquera que dans cet exemple, la mélodie est écrite de manière à\nn'avoir que des cordes à vide pour l'archet, ce qui facilite le travail du pouce.\nIl existe, et particulièrement dans la musique antérieure à Haydn, des passages"}, {"page_pdf": 73, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.73", "texte": "56\nS. I. M.\n\nsemblables qui paraissent impossibles à exécuter. 11 est probable qu'ils ont été\njoues puisqu ils ont été écrits. Il s'agit simplement de trouver la scordatura qui\nleur convient.\nEnfin, il est a noter que les traits rapides descendants, ne peuvent s'exécuter\nsur les cordes métalliques simultanément avec le jeu de l'archet, la disposition des\ncordes s y opposant. Pour réaliser ces traits, (et toutefois sans jouer en même\ntemps avec 1 archet), il faudrait simplement se servir du pouce de la main droite :\nje n'en connais pas d'exemple.\nTelle est 1 histoire succincte de cet instrument déchu, pour lequel se passionna\nun instant Joseph Haydn, et qui occupa une si grande place dans la vie d'un\nprince ami de la musique.\n\nLucien Greilsamer."}, {"page_pdf": 74, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.74", "texte": "Piano d'Haydn au Château\nde Kismarton.\n\nHAYDN ET LA MUSIQUE POPULAIRE\nSLAVE\n\nLes efforts enfantins de la Hongrie madyarisante, pour s'annexer Haydn, ont\nle don d'exaspérer autant que les Allemands, les Slaves, et plus particulièrement\nles Croates. Nous ne suivrons pas les errements hongrois et nous garderons d'in-\ntituler, comme nous le pourrions, ces quelques pages Haydn fut et\nvoulut être Autrichien, exclusivement, loyalement un Autrichien, à une époque\noù on ne parlait pas de patrie et pas de Du reste un homme de vraie\nculture se refuse à concevoir l'idée d'une nationalité imposée de force à qui, vivant\nn'en veut point, ou, mort, ne peut s'en défendre. Dire\nAllemand ou Haydn Croate est un grossier anachronisme, qui ne prouve que du\nchauvinisme brutal chez ceux qui recourent à de telles appellations. Confisquer au\nprofit de la Madyarorszag les cendres d'un homme, qui n'eut qu'un amour : son\nEmpereur, et qui ne se plaisait que dans son bon vieux Vienne impérial, au point"}, {"page_pdf": 75, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.75", "texte": "5«\nS. I. M.\n\nde mourir dans la douleur, au bruit de la canonnade napoléonienne, est purement\net simplement un manque de piété à l'égard du compositeur et ce manque de piété\nne saurait être outrepassé que par l'erreur d'écrire que sa musique exprime l'âme\nde la Hongrie, à moins que l'on n'entende par là de la Hongrie slave. C'est aussi\n\nMaison d'Haydn a Kismarton (Le fardin)."}, {"page_pdf": 76, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.76", "texte": "HAYDN ET LA MUSIQUE SLAVE\n59\n\nfou que cet essai desespéré, auquel nous avons assisté, de jeter le grappin sur Albert\nDûrer, sous prétexte que son père était d'origine hongroise, et que le nom Diirer\nserait une traduction de mot madyar Ajtô ; comme si de ce temps là on traduisait\nson nom à moins qu'en latin ; comme si on ne pouvait pas être allemand en\nHongrie; et comme si surtout, ce qui seul importe, Albert Dûrer, né à Nurenberg\net qui n'a jamais mis les pieds en Hongrie, ne signait pas tous ses tableaux, et\nnotamment tous ses portraits, avec l'insistance que l'on connaît, Noricus, pictor ger-\nmanicus, Albertus Durer germanus et même d'autres fois encore plus explicitement\nAlemanus. Qu'est-ce donc enfin que cette manie d'imposer non seulement à des\nvivants, qui s'en plaignent à cor et à cri, mais aux morts, qui n'y peuvent mie, une\nétiquette, qui n'a de raison d'être et de valeur, que si elle est agréée avec plein et\n«entier consentement.\nCe qu'il y a d'amusant, c'est que l'origine ancestrale qui vaut, paraît-il, pour\nfaire du grand peintre allemand un Hongrois et même un Madyar (car c'est deux),1\nne vaut plus rien, n'a plus d'importance s'il s'agit d'Haydn. Haydn, né Autrichien,\n•dans un pays peuplé de Slaves, Croates et Slovaques, qui entendait parler slave\nchez lui, jouer des musiques slaves autour de lui, qui portait un nom slave à peine\n•déformé et que son père, lui, ne déformait pas, s'il n'est Autrichien ne peut être\nque Croate. Et il n'y a pas discussion où un troisième larron puisse survenir et\n•emporter le morceau. D'origine hongroise, du vivant d'Haydn, il n'a jamais été\nquestion ; de nationalisme madyar jamais ; de musique madyare jamais. Quand\nHaydn parlait de musique hongroise ou ail entendait la musique qui\nse fait en Hongrie, musique d'origine toute slave, jouée à peu près exclusivement\npar des Slaves et des Tsiganes, qui la tiennent des Slaves, car il n'y a pas de musique\ntsigane. La moitié des bandes tsiganes aujourd'hui comme hier est formée d'élé-\nments hétérogènes, slaves pour le plupart. Et Liszt développant la thèse\net de LEUR musique en Hongrie a commis une grosse erreur. Il avait raison de nier la\nmusique madyare, mais tort de croire à une musique tsigane. Les Tsiganes sont\nd'habiles parasites, qui jouent à chacun la musique qui lui fait plaisir. Leur musi-\nque, s'ils en ont, c'est comme leur langue, ils la gardent pour eux.2 Mais à l'Alle-\nmand ils jouent des valses et des au Madyar des au Roumain des\nhora, au Croate des kolos et à tous, leurs chants nationaux. Les trois quarts de ceux\nqui se chantent en madyar sont slaves, et simplement comme les deux\ntiers de la population, les trois quarts si l'on compte la Croatie. Une loi historique\n\n1 La Hongrie, Hungaria, est le pays, généreux et chevaleresque où, selon la constitution de Saint Etienne,\nqui Pavait expressément voulu, toutes les nationalités vivaient sur un pied d'égalité et pouvaient se développer\nen leur langue et selon leurs us et coutumes. La existe depuis 1867 ; c'est le pays où une infime\nmajorité judéo-madyare (obtenue donc par le madyarisation de l'élément juif, qui s'y prête avec enthousiasme)\nentend imposer sa langue, au mépris de toutes ses promesses et même de sa constitution, à une minorité qui\nserait, sans les juifs, la majorité, et la devient encore de beaucoup si l'on ajoute la Croatie à la Madyarorszag.\nMais suivant les besoins de la cause et ce que l'on entend démontrer, les écrivains madyars tantôt comptent ou\ntantôt ne comptent pas la Croatie comme faisant partie de la Hongrie. En vérité elle n'en fait ni plus ni moins\npartie que la Hongrie de l'Autriche.\n2 Et s'ils en ont une de musique, ils l'auront probablement ramassée chez les autres, comme les Madyars."}, {"page_pdf": 77, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.77", "texte": "60\nS. I. M.\n\nconstante, et qui s'est toujours vérifiée jusqu'à la Révolution française où une ère\nnouvelle a commencé, c'est que les vaincus corrompent leurs vainqueurs, c'est-à-dire\nles civilisent. Le plus fort est toujours le plus brutal, le moins civilisé et, philoso-\nphiquement, vaincre par la force est déjà une preuve d'infériorité intellectuelle.\nLes Madyars tiennent tout des populations slaves, au milieu desquels ils se sont\nimplantés, tout ce qui est populaire : costumes, broderies, art de l'habitation,\nmusique, presque toutes leurs légendes, etc. C'est à peine si à la musique ils ont\napporté quelques rythmes, que l'on peut considérer comme à eux, rythmes fanfarons\net victorieux ; car tout ce qui est triste a été conservé à peu près tel quel et vient\nde 1' âme de la Grande Moravie, encore qu'exagéré dans un sens déclamatoire et\ngrandiloquent, qui est typique de la race asiatique. Haydn, les rares fois où il fait\npar complaisance volontairement de la musique hongroise, en fait encore de la slave\nsans le savoir, et quand il ne veut pas en faire spécialement de la hongroise, c'est\naussi de la slave qu'il fait le plus souvent, Il est Haydn\net musicien, or Haydn est musicien comme est slave toute l'étoffe musicale d'Autriche\nHongrie.\nM. Félix de Gerando lui-même, qui a changé sa rubrique du\nMercure de France en une chaire non de littérature madyare mais de politique\nmadyare, a cependant été le premier à nous signaler (Mercure de 16. XI. 1908)\nun numéro de 1 Octobre 1908 de la Revue contenant\nune notice de M. Seprôdi sur les Petits Russiens (Ukraine, Galicie, Bukovine et\nCarpathes orientales, jusque bien avant sur territoire hongrois, où ils s'appellent\nRuthènes, Houtzoules et finalement touchent aux Slovaques). Ce M. Seprôdi\navoue \" avoir retrouvé chez eux presque\npopulaire hongroise\". Ces motifs vous les retrouverez de même, sous des formes\nplus ou moins anciennes chez tous les autres Slaves de Hongrie et ceux d'Au-\ntriche : Slovaques, Tchèques, Slovènes, Croates, Illyriens et jusqu'en Serbie où\ncomme la musique roumaine ils se modifient au contact de la musique turque.\nLes magnifiques recueils publiés à Prague, à Turciansky Svaty Martin, par divers\nauteurs qu'il serait trop long d'énumérer, et surtout à Zagreb (Agram), par le\nconsciencieux et admirable spécialiste Kuhac, sont là et notre thèse y est justifiée\npour ainsi dire à toute page. Il est vrai que si M. de Gerando fait suivre la consta-\ntation de l'aveu de M. Seprôdi du sien, comme nous Talions voir, il y ajoute une\ngrosse naïveté, qui n'a pas d'autre but que d'enlever aux Slaves ce qui est aux Slaves :\n\" Ayant eu moi-même (c'est M. de Gerando qui parle)\nressemblance de la musique hongroise et de l j'ai trouvé les observa-\ntions de M. Seprôdi très probantes en faveur de la théorie qui vaudrait donner\nà toutes ces musiques populaires une origine co (!!!) dans l'imagination de cette\nadmirable race de musiciens que sont les Tsiganes.\nVoici une théorie qui tombe un peu du ciel. Ainsi basques, bretons, Scandi-\nnaves, extrême-orientaux, chrétiens, païens, tous venus des tsiganes, les airs popu-\nlaires, y compris ceux qui, en Europe, précèdent l'arrivée de Tsiganes. Je répète que\npourtant où j'ai étudié les Tsiganes et je les ai étudiés ils jouent avec une"}, {"page_pdf": 78, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.78", "texte": "Maison d'Haydn a Kismarton\n(façade sur la rue)"}, {"page_pdf": 79, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.79", "texte": "62\nS. I. M.\n\nroyale indifférence à chaque nation la musique qui lui plaît. Sur tout le territoire-\nhongrois, ils jouent Slaves musique slave et aux Madyars surtout la\nmusique des Slaves madyarisée. Mais sortez des régions slaves pures et aller voir\nen Roumanie, en Bulgarie et en Turquie la musique qu'ils y font ! Et il est\nnotoire qu'en Roumanie et en Turquie par exemple, les Tsiganes parfaitement\nauthentiques,à l'état sauvage,sont des brutes sans aucune musique,sans aucun instru-\nment de musique. Et s'ils avaient une musique propre n'auraient-ils pas aussi un\ninstrument à eux et non ceux, les plus spéciaux des pays qu'ils hantent ? Or ils\njouent du tsimbalon en Hongrie, de la tambouritzo en Croatie, de la cobsa et de la\nflûte de Pan en Roumanie, de la balalaïka en Russie, etc. etc. Je crois donc qu'une\nétude approfondie de la question démontrera qu'ils n'acquièrent un vrai sens\nmusical, tel que nous l'entendons en Occident, qu'à notre contact. Mais si l'on tient\nessentiellement à trouver un véhicule des mélodies populaires comme de certains\nvocables, comme des superstitions, comme même des hérésies religieuses entre\ndiverses nations opposées, il faudra le chercher ailleurs et les travaux du savant\nlinguiste roumain. M. Densuseano m'ont ouvert les yeux: ce véhicule c'est les ber-\ngers, nos bergers chrétiens, redevenus à demi païens dans la solitude et le tête à\ntête avec la nature. Maisjenefais qu'indiquer cette thèse. Elle n'est pas encore\nmûre à l'heure actuelle.\nL'aveu de M. Seprôdi, madyar, est donc formel et approuvé par un autre\nMadyar, M. de Gerando. Je répète : \" Presque tous les motifs principaux de la\nmusique populaire hongroise té retrouvent chez les Petits Russiens \". Et moi je\nsuis en mesure de prouver, par les recueils existant en différentes villes slaves\nd'Autriche Hongrie, qu'ils se retrouvent, encore les mêmes, chez tous les autres\nSlaves.\nIl me reste à prouver que Haydn les a bel et bien employées.\nOr la démonstration est là toute faite : il y a, je l'ai dit, à Zagreb un érudit\nmerveilleux qui, avec une patience et un dévouement dont on demeure confondu\ns'est attelé à la tâche énorme, de réunir tous les airs populaires jougo slaves, avec\ntoutes leurs variantes. Ce savant, modeste et désintéressé, dont si peu de personnes\nen Occident savent le nom, je l'ai déjà cité : il s'appelle Fr. S. Kuhac et son\nrecueil, vrai travail de Bénédictin : Juzno\nnationales des Slaves du Sud).La publication de ce véritable trésor, qui se poursuit\nencore aujourd'hui, a commencé en 1883 chez C. Albrecht à Zagreb, et compte une\nvingtaine de gros volumes. Je n'ai, je pense, pas besoin d'affirmer plus ample-\nment que s'il y a un connaisseur au monde en fait de mélodies croates, c'est ce\nM. Kuhac, universellement connu dans le monde slave. Or en 1880, il publiait\nsans le titre Josip Haydn i hrvatske narodne popievke (Joseph Haydn et la%.musigue\npopulaire croate) une brochure de 91 pages, établissant définitivement les emprunts\nnon déguisés, faits tout naturellement par Haydn à la musique de son enfance,\npar le génie à l'ambiance musicale qui avait favorisé l'éclosion de ce génie. Même\nne sachant par un mot de croate, il vaut la peine de se la procurer, car elle est\nprobante au premier chef, rien que par la masse des exemples musicaux. M. Kuhac"}, {"page_pdf": 80, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.80", "texte": "Salle de concert du Chateau de Kismarton\nConcert donnè en juin 1909 à l'occasion du 3e Congrès de la Société Internationale de musique."}, {"page_pdf": 81, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.81", "texte": "64\nS. I. M.\n\nn'a eu que l'embarras du choix et a groupé sous douze chefs principaux sa démon-\nstration : le dernier établit que l'hymne autrichien : \"\nest un air croate, chanté depuis un temps immémorial et dont il donne six ver-\nsions recueillies dans six villages différents, avec cette preuve singulière de leur\nantiquité, entre autres, que certaines de ces versions se chantent gaiement, sur des\nparoles plus en moins légères, et qu'il faudrait donc admettre, sinon l'antériorité,\nalors une profanation ou un sacrilège, ce qui est absolument un non-sens, étant\ndonné l'esprit foncièrement religieux et le loyalisme des population croates.\nLa force démonstrative de cette brochure est telle que, analysée par M. Hugo-\nConrat, de Londres, cette analyse, avec la majeure partie des exemples de M. Kuhac,\na été publiée par la belle revue allemande DIE MUSIK dans le numéro 7, de sa\n4me année (1904-1905), premier numéro de Janvier 1905, et je renvoie mes lecteurs\nsinon à la brochure croate du moins à cette analyse allemande. Or le chauvinisme\nallemand, qui dans certain cas vaut le madyar, (ils se valent du reste tous, la preuve\nen est que j'ai entre les mains un vie de Watteau, par M. A. Rosenberg dont voici\nle trois premières lignes : \" Le grand maître et le fondateur du style rococo, celui\nque les Français aiment à appeler avec emphase n'appar-\ntient pas à la race française. C'est un flamand d'origine, etc. etc.\") le chauvinisme,\nnon plus que la science allemande, n'a rien trouvé à rétorquer à l'ensemble de la\ndémonstration, du reste toute en textes musicaux, qu'il suffirait de simplement\ncopier ici, comme ils l'ont été dans la revue allemande. Seulement sur la question\nde l'hymne autrichien, M. W. Tappert, de Berlin, s'est permis de taire observer,\nnon pas que Haydn n'avait pas utilisé l'air croate, mais que, composé de 53 notes,\nles 13 premières seules seraient croates, et que du reste ces 13 premières se retrouvent\naussi bien dans un rondeau de Telemann (Hambourg 172,8), et dans d'autres\ndocuments antérieurs, parmi lesquels il cite un processionnal Übi est spes mea du\nXIVme siècle, de Prague ! Mais Prague ! Et au XIVme siècle ! Il ne s'aperçoit pas\nque nous retombons en plein slavisme ! Du reste avec la meilleure toi du monde, il\ndéclare : \" Haydn wïïrde 1733 in Rohrau geboren, seine Familie soll aus Kroatien\nstammen. Das will ich nicht bestreiten \". \" Cela je ne veux pas le contester \" il est vrai\nque c'est pour se demander si, après 57 ans, le compositeur \" pouvait encore se\nsouvenir d'une mélodie entendue dans sa jeunesse \". Encore une naïveté, qui ne\nse discute pas, quand 011 connaît la prodigieuse mémoire de certains musiciens, de\nMahler par exemple, (à qui les savants reconnaissent une conformation de crâne\nparfaitement identique, paraît-il, à celle du vieux maître,) et surtout quand on réflé-\nchit qu'il n'y a pas à se souvenir de ce qu'on peut avoir dans le sang et tout aussi\ninconsiemment dans la mémoire. Or si un érudit de la taille de M. Tappert ne\ns'échappe qu'au XHme paragraphe de la démonstration Kuhac, croyez bien que\nc'est faute de mieux et qu'il a pourtant du bien frotter et mettre ses lunettes pour\nexaminer de près les autres, avant de les laisser passer. Et l'un des plus probantes est\nla mélodie du \" Hier liegt vor Deiney Majestiït \". (Messe\nde Maria Zell) dont nous avons deux variantes d'Haydn (la seconde sur les\nparoles : \" Gott soll gepriesen werden sein \" ) et que toutes deux"}, {"page_pdf": 82, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.82", "texte": "Chapelle du chateau de Kismarton.\n\n5"}, {"page_pdf": 83, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.83", "texte": "66\nS. I. M.\n\ncorrespondent exactement à deux variantes croates du même air. Sans compter que,\nen ce qui concerne cette messe, qu'Haydn voulut, à la demande du prince\nEsterhazy \" populaire et religieuse \" nous avons le témoignage tormel du Père\nDominicain Aloys Russwurm, à qui le prêtre croate Ivan Berlakovitch, organiste à\nMaria Zell, a raconté qu'Haydn lui avait formellement demandé de lui recueillir\nquelques-uns des airs pieux, que chantaient les pèlerins slovènes de Carinthie et de\nCarniole, arrivant à Maria Zell. (Slovène et croate c'est tout un). Kuhac en cite\nsept qui ont été utilisés dans cette seule messe.\nIl va sans dire que cet emploi des airs populaires est, je ne saurais assez insis-\nter, tout ce qu'il y a de plus légitime et n'enlève rien au génie d'Haydn,\ninventeur trop original pour qu'on puisse lui reprocher d'avoir tait en somme ce\nque tout le monde a toujours fait. Cependant pour bien montrer à nos lecteurs de\nquoi il s'agit, c'est-à-dire non pas de ressemblances et d'animilations, mais de main\nmise volontaire, de citation textuelle, je veux leur montrer au moins un seul\nexemple, que je choisis tout à fait au hasard, car il sont tous|aussi»probants.\nFinale de la symphonie en mi bémol majeur:\nEt voici l'un des chants slaves les plus répandus en Croatie, Dalmatie, Car-\nniole et Syrie :\nHâtons-nous d'ajouter que je me chargerais de démontrer si j'en avais le\ntemps et la place qu'il s'agit non seulement de thèmes et de motifs, mais de la\nsonorité spéciale d'un forte portion de la musique d'Haydn. Beaucoup de ses\nfinale de symphonie font penser à des kolo.Et M. Marcel Mantandon, qui a passé\nson enfance au milieu de populations plus proches des Slaves que moi, me fait\nremarquer que l'accent croate de cette musique est tel que Brahms lui-même\nlorsqu'il prend à Haydn son choral de Saint Antoine, pour en exécuter ses délecta-\nbles variations op 56% arrive à exposer le thème de façon àle rendre aussi slave que\npossible. Bien comprendre Haydn, se pénétrer de lui, amène infailliblement à se\nslaviser soi-même. * &\nQuant à cette origine croate, que la critique allemande reconnaît n'avoir pas\nà contester, la meilleure preuve en est l'inscription de la tombe de la mère\nd'Haydn : \" Allhier ruhet meine liebe EhewirthANNA-MARIA HAIDIN."}, {"page_pdf": 84, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.84", "texte": "Le chateau des prisces Esterhazy a Kismarton."}, {"page_pdf": 85, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.85", "texte": "68\nS. I. M.\n\naen 23 Feb. 1754 Ihres Alters 45\"- Ainsi le père d'Haydn lui-même s'appelait\nencore Haidin, ce qui en croate est le nom d'une céréale ou d'une graminée.\nEt maintenant qu'on me permette de donner l'assurance que je suis, signant\ncet article, fort éloigné de tout esprit d'hostilité à l'égard de la Hongrie. Son zèle\nun peu âpre et tout neuf à s'approprier ce dont elle ne se serait pas soucié il y a\nquelques années, me touche au contraire jusqu'à un certain point. Ne contient-il\npas 1 aveu implicite de sa pénurie de grands musiciens ? Ce n'est pas la faute des\nMadyars, si des préoccupations vitales de premier ordre les ont empêchés de\ns adonner jusqu ici aux beaux-arts, autant que les autres peuples, et les ont con-\ntraints a 1 humdiation d'avoir à accepter le plupart de leurs grands hommes de\nleurs nationalités slaves. Si Haydn est hongrois ce n'est qu'en tant que croate et\nnous savons qu'il ne parla jamais, lui, que de Autriche et de empereur.\nLe grand poete Petœfi est fils de Slovaques, qui s'appelaient Petrovitch. Le plus\ngrand musicien hongrois actuel, M. Mihailovitch, ne s'est pas donné la peine de\nmadyariser beaucoup son nom comme ce pauvre Tchèque de Svoboda, l'auteur du\ndélicieux ballet Viora,qui moyennant la naturalisation à un franc vingt-cinq devint\nSzabados. Erkel, Volkman et Kœssler sont des Allemands et M. de Dohnanyi ne\ns est jamais défendu de ses origines slovaques. Reste Liszt,mais M.de Bertha lui-même\nnous apprend qu'il n'eut de hongrois que le nom et ce qu'il faut penser de son\nmadyarisme. L'âpre nostalgie d'un grand musicien, qui pousse aujourd'hui les\nMadyars à s'annexer Haydn, est un sentiment qui les honore jusqu'à un certain\npoint, mais que faire contre la force des choses ! Ils n'ont su conserver chez eux\nencore hier, ni Liszt, ni Joachim, ni Goldmark, ni Mahler, ni Dohnanyi, ni\nVogrich, ni Nikisch : les voici réduits à essayer de retenir ceux qui ne peuvent se\ndéfendre : les morts. Et ce faisant il ne leur reste entre les mains qu'une poignée\nJly*• • . . •\nde cendres. Le jour ou ils auront parmi eux un vraiment grand musicien vivant,\nils n'y tiendront plus.\n\nWilliam Ritter."}, {"page_pdf": 86, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.86", "texte": "1. Crâne de J. Haydn.\n\nLE CRÂNE D'HAYDN\n\nLe crâne d'un homme célèbre est toujours un objet d'intérêt et d'étude.\nCelui de Joseph Haydn est particulièrement digne de curiosité. Tout d'abord\nl'histoire de sa découverte est singulièrement romanesque. La voici.\nEn 1820, le duc de Cambridge assistait à Kismarton (Eisenstadt), résidence\nhongroise des princes Esterhazy, à une exécution de la Création, donnée en son\nhonneur, et il s'écriait, en manière de compliment : Heureux celui qui eut à son\nservice un homme comme Haydn, et qui possède encore ses restes mortels !\nCette réflexion frappa le prince Nicolas Esterhazy, lequel, il faut l'avouer,\nne s'était aucunement soucié du sort réservé à la dépouille d'Haydn, depuis le\n31 mai 1809, date de la mort de ce grand artiste. La vanité, peut-être aussi le\nremords décidèrent le prince à revendiquer ses droits sur le cercueil de son ancien\nmaître de chapelle. On apprit qu'Haydn reposait dans un cimetière de Vienne.\nOn obtint le permis d'exhumer. On ouvrit la tombe ; c'était bien celle d'Haydn ;\nles habits et la perruque étaient intacts au milieu des ossements. Mais, oh sur-\nprise ! le crâne manquait !\nSur l'ordre du prince alarmé, la police se mit en campagne et porta ses\nsoupçons sur un certain nombre de collectionneurs viennois qui partageaient à ce\nmoment la passion naissante de la crâniologie. Ces recherches finirent par atteindre\nun nommé Johann Peter, directeur d'un établissement pénitentiaire de la Basse\nAutriche, et disciple fervent des doctrines ostéologiques du Docteur Gall. Peter\navoua qu'il avait dérobé le crâne d'Haydn dans les circonstances suivantes, et il\nconsigna lui-même son récit, plus tard, dans son testament. 1\n\n1 Ces documents ont été publiés par moi dans le Tome 49 des Bulletins de la Société Anthropologique de\nVienne (1909 in-40), qui a bien voulu mettre ces clichés àla disposition de la revue S. I. M."}, {"page_pdf": 87, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.87", "texte": "70\nS. I. M.\n\n\"Partisan décidé des méthodes de G ail J'ai écrivit Peter,\net entrepris de rassembler les crânes de tous les individus que j'avais pu connaître vivants, et\ndont Fexamen pouvait servir a confirmer mes idées... Lorsque le célèbre Haydn mourut je ne\npus résister a V envie de me procurer son crân\nparticulier de rendre hommage à un grand homme en\npréservant ses ossements d'une profanation possible.\nOr, Haydn avait été enterré au cimetière \"A m\nHundsthurm \". On aurait\nle lieu exact de sa sépulture, si un pauvre homme, son\nélève, n avait par reconnaissance,\nplaque toute simple. Je n eus donc\nà m emparer d'un corps san\ns était soucié. Le gardien\nargent, et m'introduisit de\nde trois amis : Rosenbaum, secrétaire du comte Ester-\nhazy, Jungmann et Ulmann, fonctionnaires à l ienne.\nLa tombe ouverte, le crâne fut enlevé et déposé chez,\nmoi dans un coffret de bois précieux, surmonté d'une\nlyre et garni a l'intérieur d\namis ont souvent contemplé chez moi cette précieuse\nrelique... \"\nCependant le crâne ne se trouvait plus chez\nPeter, lorsque la police de 1820, se présenta pour\ns'en emparer. Les événements avaient obligé Peter à renoncer àla phrénologie, et à\nse défaire de sa collection. Le crâne d'Haydn avait été donné à l'ami Rosenbaum,\nqui le traitait avec les plus grands égards.\nLa police continua ses menaces et ses perqui-\nsitions. Rosenbaum fut mandé, et déclara qu'il\ns'était, lui aussi, séparé de ces ossements, qui ef-\nfrayaient sa femme, et les avait pieusement fait\ninhumer dans différents cimetières. On se retourna\ncontre le pauvre Peter, lui promettant cette fois de\nl'indemniser de tout ce qu'avait pu lui coûter\nl'acquisition et l'aménagement du crâne précieux.\nLe médecin particulier du prince, le docteur von\nGuldner, vint lui-même promettre à Peter une\nrécompense princière si la crâne se retrouvait. De\nguerre lasse Peter insista auprès de Rosenbaum et\ntous deux d'accord remirent aux autorités le chef\ndécharné de l'auteur de la Création. Tout s'apaisa.\nMais Peter, malgré ses démarches, ne put jamais\nobtenir un centime de la générosité du prince.\nLe 23 novembre 1820, le prince Esterhazy put\n\n2. Crâne d'Haydn.\n\n3. Crâne d'haydn."}, {"page_pdf": 88, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.88", "texte": "LE CRANE D'HAYDN\n71\n\nfaire écrire à son chapelain de Kismarton : \"\nvous est parvenu le 7 de ce mois. Il avait été dérobé par des audacieux ; Vintervention de\nla justice a permis de le retrouver. Avec Vaide du bedeau, et en secret, déposez, le dans\nla tombe à sa place.\"\nIl semblait que l'incident tut clos. Malheureusement, 011 plutôt heureusement\npour l'histoire, le crâne livré à la police n'était pas celui d'Haydn ! Est-ce\nRosenbaum seul, qui exécuta cette substitution comme le prétendit Peter, ou bien\nles deux compères étaient-ils de connivence ? Personne ne le saura jamais.\nToujours est-il, que le véritable crâne resta entre les mains de Rosenbaum, et que\nce dernier, à son lit de mort, fit à Peter la déclaration suivante :\n\"Mon ami, je tiens à ce que le crâne d'Haydn, que nous vénérons tous, rentre de\nnouveau en ta possession. Le voici, garde le bien, et en secret. Tu sais par expérience le\ncas qu'il faut faire de la parole d'un prince. Tu n'as rien reçu de ce qui f avait été\npromis en 1820. Donc, que ce crâne soit légué p\nmusique,1 qui pourra en prendre soin honorablemen\nEsterhazy, par conséquent celui-ci ne peut émettre aucune réclamation. Et le Conservatoire\ndes Amis de la musique est capable résister à toute tentative de violence, h laquelle toi, tu\npourrais bien succomber...\"\nVoilà donc Peter en possession de l'objet de son culte favori. Les années\npassent, et avant de mourir, l'excellent crâniologue rassemble dans son testament,\nsous la foi du serment, tous les éléments de cet étrange roman. Il proclame sa\nvolonté de léguer le crâne aux Amis de la musique.\nMais il n'est pas obéi. Sa veuve, mue par on ne sait quels scrupules de\nconscience, partagée entre le désir de restituer le crâne à la tombe de Kismarton,\net la crainte d'avoir à faire, une fois encore, avec la police et le prince, se décide à\ns'affranchir de tout souci. Elle donne le crâne d'Haydn en 1839 au docteur\nHaller, avec toutes les preuves de son authenticité. Et le crâne continue ses\npérigrinations.\nEn 1852 Haller, sans doute embarrassé d'une responsabilité comme celle-là,\ntrouve l'occasion de se défaire de l'importun cadeau. Il écrit au Dr. Rokitansky :\n\" Très honoré professeur !\nu M. 112. Peter décédé, et dont f étais\nmontré un véritable enthousiasme pour la phréno\ncrânes, l'un d'Haydn, l'autre de Elisabeth\npremiers possesseurs de ces ossements en vous priant de déposer ces restes précieux dans le\nMusée que vous avez l'intention d'ériger à la science qui vous doit tant...\"\nInstallé dans un Musée, Haydn ne devait pas y demeurer longtemps. Le\nprofesseur Kundrat, successeur de K. Rokitansky estima que ce crâne était la\npropriété personnelle du savant auquel il avait été donné. Le crâne fit retour aux\nhéritiers Rokitansky, qui, enfin, eurent le courage d'exécuter le geste dont Haydn\nattendait au Champs Elysées la réalisation, depuis 90 ans. Le 19 mars 1895 ils\n\n1 Fondé à Vienne en 1813."}, {"page_pdf": 89, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.89", "texte": "72\nS. I. M.\n\nfirent présent du crâne vagabond aux Amis\nde la Musique qui le garderont pré-\ncieusement, et lui ont donné une place\nd'honneur au milieu de leur admirable\ncollection musicale.\nCette histoire funèbre et romanesque\nmérite-t-elle crédit ? Il semble bien que\noui. Mais nous devons nous demander\ns'il est d'autres moyens que ces textes,\nd'arriver à l'identification dont on veut\navoir la certitude lorsqu'il s'agit d'un\nartiste comme Joseph Haydn.\nRemarquons tout d'abord quelles\nsont les caractéristiques de ce crâne. Elles\npeuvent se résumer ainsi : le front est\nbas, mais régulier, le nez fortement asy-\nmétrique au préjudice du côté gauche, le\nmenton avance nettement.\nIl est aisé de vérifier cette physiono-\nmie générale au moyen des portraits si nombreux qui représentent le maître.1\nMais le parti pris d'idéalisation dont presque tous ces portraits offrent la preuve\nrend notre examen assez difficile. Mieux vaut recourir au masque mortuaire de\n\n4. Masque mortuaire d'Haydn.\n\n5. Masque mortuaire d'Haydn.\n\n6. Masque mortuaire d'Haydn.\n\n1 Voir l'étude iconographique de M. Henry Marcel au début de ce fascicule."}, {"page_pdf": 90, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.90", "texte": "LE CRANE D'HAYDN\n73\n\n7. Masque de Beethoven.\n\n8. Profil d'un adulte\nradiograhié.\n\n9. Masque d'Haydn.\n\nHaydn, qui se trouve actuellement au Musée de la Ville de Vienne.1 Ce moulage\nest un des meilleurs qu'il m'ait été donné d'examiner. L'épaisseur du plâtre y est\nrégulière et les parties molles du visage n'ont pas eu à souffrir de la compression,\ncomme il arrive si souvent. Malheureuse-\nment le masque s'arrête au visage et n'englobe\npas le crâne.\nOr, nous trouvons ici les signes dont la\nphrénologie nous avait signalé la présence :\nfront peu élevé, normalement arrondi, nez\ndévié franchement vers la gauche, lèvre in-\nférieure débordante.\nL'expérience décisive consisterait à pou-\nvoir introduire le crâne à l'intérieur du\nmasque et à vérifier ainsi l'ossement par\nle plâtre. Une expérience de ce genre n'est\npas nouvelle. On l'a tentée à propos de\nSchiller, de Beethoven et de Bach. Toutefois,\nelle présente des difficultés. Après la mort,\nles tissus se détendent et le masque fléchit.\nEn outre, et ceci est important, les rapports\nexacts de ces deux éléments, l'ossature et la\nmasse charnue n'ont rien d'absolu. Jusqu'ici du moins, les lois qui régissent ces\nrapports n'ont pas été dégagées.\n\n10. Crâne de\nBeethoven placé\ndans son masque.\n\n11. Crâne d'Haydn placé\ndans son masque.\n\n1 C'est l'œuvre d'Elsler, père de Fanny Elsler la célèbre danseuse. Ce masque a lui-même toute une\nhistoire et passa par différentes mains avant d'arriver au musée de la Ville de Vienne."}, {"page_pdf": 91, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.91", "texte": "74\nS. I. M.\n\nJ'ai donc eu recours aux rayons X. J'ai radiophotographié un certain nombre\nde visages adultes, de profil, et de telle\nsorte que fussent visibles à la fois les con-\ntours des os et ceux des tissus. La figure 8\nmontre une épreuve de ce genre, prise parmi\nbeaucoup d'autres. Le résultat de ces ex-\npériences, que je publierai à quelque jour, et\nqu'il serait trop long d'analyser ici, confirme\nentièrement l'essai d'identification tenté par\nnous. On peut s'en rendre compte par les\nfigures 10 et 11.1\nEnfin la pathologie nous apporte un\ndernier argument, en signalant encore une\nfois la déformation des fosses nasales. On\nsait en effet qu'Haydn souffrait d'un polype\nnasal, dont John Hunter à Londres lui\navait conseillé de se faire opérer. Haydn,\ndéjà vieux, avait préféré finir ses jours avec\ncette infirmité, Or, les affections de ce genre\nentraînent des altérations de l'ethmoïde,\nl'atrophie des certaines parties des muqueuses\net l'érosement de la fosse nasale atteinte par\nle mal. Je crois qu'il est possible, malgré\nl'état défectueux de la cavité nasale du crâne\nd'Haydn, de reconnaître encore ici tous les\ncaractères de cette maladie. Ainsi s'explique\nd'ailleurs la déviation du nez si manifeste\nsur le masque mortuaire, et la déformation\nde la narine droite visible sur certains por-\ntraits, notament sur la médaillon d'lrwach.2\nTout s'accorde donc pour amener l'his-\ntorien, le phrénologue et l'anatomiste à cette\nconviction que le crâne, soustrait par Peter,\net confié à la garde des Amis de la musique\nde Vienne, est bien celui du musicien Joseph\nHaydn. Il resterait à tirer de cette constatation des conclusions physiologiques et\nesthétiques dont le développement ne conviendrait pas ici et pour lesquelles la\nscience n'est pas encore en possession de toutes ses méthodes.\n\nTombeau d'Haydn a Kismarton.\n\nDr. Julius Tandler,\nProfesseur à l'Universitè de Vienne.\n\n1 Nous ajoutons ici la même expérience pour le crâne et le masque de Beethoven.\n2 Voir p. 27."}, {"page_pdf": 92, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.92", "texte": "UNE LETTRE D'HAYDN\nA IGNACE PLEYEL\n\nIgnace Pleyel, né en 1757 Ruppersthal, près de Vienne fut d'abord élève de\nWanhall, puis de Joseph Haydn. Artiste prodigieusement organisé, Pleyel (qui le\ncroirait aujourd'hui !) tut reconnu par Mozart comme le successeur désigné\nd'Haydn,1 et le public ratifia cette prédiction. En 1791, alors que Pleyel maître de\nchapelle à Strasbourg, songeait à fuir la révolution, il fut appelé à Londres par\nune de ces grandes entreprises de festival, qui étaient nouvelles à cette époque.\nL'impressario Gallini venait en effet d'engager Haydn pour une saison de\nconcerts, où le maître devait diriger une série d'oeuvres nouvelles devant un\npublic enthousiaste. Un autre impressario chercha aussitôt à provoquer la concur-\nrence en opposant à l'auteur de la Création le seul homme capable de diviser les\nsuffrages des amateurs. Il s'adressa à Pleyel.\nPleyel devint ainsi, et à son insu, le rival de son maître. L'histoire de cette lutte\norganisée par deux spéculateurs, et mettant aux prises deux artistes, qui s'aimaient\net s'estimaient de la même famille musicale, n'a pas encore été écrite en détail.\nToutefois, 011 sait à présent, et surtout depuis la publication du \" Livre de voyage \"\nd'Haydn, 2 que les coteries ne parvinrent pas à troubler la bonne harmonie qui\nunissait Pleyel à Haydn.\nPleyel arrive à Londres le 23 décembre, et le 24 Haydn va dîner chez lui.\nLe 31 ils assistent tous deux à la Pastorella Nobile de Guglielmi. Le 17 janvier\n1792 Haydn écrit à son amie Marianne : \"Pleyel s'est montré dès son arrivée si\nmodeste à mon égard qu'il a reconquis toute ma sympathie. Nous sommes très\nsouvent ensemble, et cela l'honore. Il sait ce qu'il doit à son père. Nous partage-\nrons notre gloire, nous rentrerons contents chacun chez nous.\" Et le 13 février :\n\" On critique beaucoup l'audace de Pleyel. Mais cependant je l'aime encore ; je\nsuis toujours à son concert et le premier à applaudir.\" Toutefois Pleyel, qui avait\nle génie des affaires, se vengea de ces désagréments sur son impressario. Il tira\nparti de cette situation assez fausse, et imposa des conditions pécunières plus\navantageuses pour lui que celle qui lui avaient été promises à Strasbourg.\nLes bons rapports entre Haydn et Pleyel ne se démentirent plus. Un docu-\nment conservé dans les archives de la maison en nous apporte le témoi-\n\n1 Voir Lettre de Mozart de 1784, publiée par Pohl. (II p. 45).\n2 Haydn s Tagebuch, publié par M. Engl, (Breitkopf et Hârtel 1909 in 8\")."}, {"page_pdf": 93, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.93", "texte": "76\nS. I. M.\n\ngnage. En 1802, Haydn écrivait a son disciple, fixé à Paris, la lettre suivante,\ndont il n'est pas sans intérêt de reproduire le fac-similé.\n\nGustave Lyon.\n\nVienne, le 6 juillet 1802.\nMon très cher Pleyel\nCette lettre te sera remise par M. Haensel, mon élève en composition, jeune\nhomme charmant, d'un excellent caractère, et fort bon violoniste. Il a désiré que\nje lui fasse faire ta connaissance, afin de pouvoir user de celle-ci à l'occasion. Tu\npourras juger de ses talents par ses trois quatuors nouveaux. Il est au service\nd'une dame polonaise, la princesse Lubomirsky. Je le recommande à ta bienveil-\nlance.\nEt je tiens aussi à te remercier de tout cœur de la splendide édition de tes\nquatuors, que tu m'as fait parvenir par L. Pichl, et qui par sa belle gravure, son\nbeau papier, sa correction, t'assureront l'immortalité. Quel dommage cependant que,\ndans 1 édition petit-format, achetee par moi 52 fl. à Pichl, il manque deux pages à\nces quatuors. J'ai prié Pichl de t'écrire pour le remplacement de ces pages.\nUne nouvelle preuve de ton zèle m'est arrivée de Hongrie, par le Sieur\nHummel de Berlin, sous la forme de trois quatuors et d'une symphonie en mi\nbémol, de format de poche. On ne fera rien de plus beau, ni de plus magnifique.\nQue le ciel recompense tes efforts ! Tu enrichis ainsi et mon talent musical et le\ntien ! Je souhaiterais bien un peu de repos sur mes vieux ans, afin de pouvoir te\ndonner des nouvelles de mes travaux ; peut-être cela viendra-t-il tout de même !\nEn tout cas, porte-toi bien, et aime ton vieil Haydn — comme lui-même fut et\nrestera toujours ton ami. Amen.\nMes compliments à ton aimable épouse.\nMon Prince arrivera à Paris ce mois ci. Va lui rendre visite. Je te prie de\nfaire prendre a la poste la lettre qui attend depuis si longtemps et de me l'envoyer."}, {"page_pdf": 94, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.94", "texte": "Lettre d'Haydn a Pleyel, qui se trouve dans les Archives de la Maison pleyel."}, {"page_pdf": 95, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.95", "texte": "HAYDN ET LE CONSERVATOIRE\nDE PARIS\nQuelques jours avant le sacre de Napoléon ie, le bruit de la mort d'Haydn\nse repandit dans Paris. Le Conservatoire résolut de faire célébrer un service funèbre\nen l'honneur du \" dieu de la Symphonie et d'y exécuter avec les plus belles\nœuvres du maître, le \" Requiem \" de Mozart, et le \" de profundis \" de Gluck.\nHaydn l'apprit et fut extrêmement flatté, quoiqu'un peu surpris, de cet\nhommage prématuré. La nouvelle fut démentie, mais le Conservatoire tenait à son\nRequiem, l'exécuta quand même et avec succès.\nEn 1805, maître Autrichien eut l'occasion de rendre la politesse. Le\nConservatoire qui faisait figurer ses symphonies à tous ses exercices, envoya\nChérubini lui remettre une médaille d'Or.\nUn moulage de la médaille existe à la Bibliothèque du Conservatoire mais la\nlettre qui accompagnait ce témoignage d'admiration n'avait pas été retrouvée. Grâce\nà l'obligeance de Mr le Prince Esterhazy et à l'amabilité de Mr Mereny,\nbibliothécaire de son Altesse, nous pouvons donner ci-contre la reproduction de ce\ndocument.\nHaydn repondit par lettre suivante, dont le texte est donné par les journaux\nde l'époque :\n\"Je vous prie, Messieurs, de recevoir mes remercîments et de les faire\nagréer aux membres du Conservatoire, au nom duquel vous avez eu la bonté de\nm'écrire.\nAjoutez bien, que tant qu'Haydn vivra, il portera au cœur le souvenir de\nl'intérêt et de la considération qu'ils lui ont témoignés.\nNous nous sommes adressés à nos éminents confrère MM. C. Pierre et\nJ. Tiersot pour savoir où se trouvait l'autographe de la réponse d'Haydn. Il n'est\npas au Conservatoire. Si l'un de nos lecteurs connaissait le sort de cette lettre,\nprobablement égarée en 1815, lors de la suppression du Conservatoire, il rendrait\nservice à tous les amis l'érudition et du maître viennois."}, {"page_pdf": 96, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.96", "texte": "CONSERVATOIRE DE MUSIQUE.\n\nLetter a Haydn, dont l'original se trouve au chateau de Kismarton"}, {"page_pdf": 97, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.97", "texte": "Impr. par THE ST. CATHERINE PRESS LTD. Bruges, Belgique.\nLe Gérant : MARCEL FREDET."}, {"page_pdf": 98, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.98", "texte": "L'ACTUALITÉ\nMU SIC A LE\n.\n•• v • *\n•'■ i * *\ni t■ .\n• * j\n\\\n15 Janvier"}, {"page_pdf": 99, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.99", "texte": "SOMMAIRE DE L'ACTUALITÉ\nTHEATRES ET CONCERTS, à Paris par GASTON CARRAUD. En province.\nBelgique. Bibliographie. A l'Étranger. JOUR ET NUIT, par JOBBÉ-DUVAL. Le\npetit Conservatoire. COURS ET CONFÉRENCES. Leçon d'ouverture au con-serva-\ntoire par M. EMMANUEL. Le cours de ROMAIN ROLLAND à la Sorbonne. SOCIÉTÉ\nINTERNATIONALE DE MUSIQUE. LES INSTRUMENTS, Les nouveautés\nde partout par L. GREILSAMER. Une expérience d'acoustique par le DR. MARAGE.\nQUESTIONS SOCIALES, par M. DAUBRESSE. Le Congrès des classes moyennes et les\nmusiciens. Faits sociaux. ÉDITION MUSICALE.\n\nL'JC TU A LITE {MUSICALE\nAnnexe de la reVue\npubliée par la section de 'Paris de la Société\nInternationale\nM\nM\nTrente-deux pages mensuelles.\nFRANCE ET BELGIQUE:\nLe numéro fr. 0.40\nUn an fr. 4.00\nUNION POSTALE\nLe numéro fr. 0.60\nUn an fr. 6.00\nREDACTION :\nPARIS: 22, RUE ST. AUGUSTIN\nBELGIQUE: RENÉ LYR A BOITSFORT, BRUXELLES\nADMINISTRATION :\nLIBRAIRIE CH. DELAGRAVE, 15, rue Soufflot, PARIS.\nTous les mandats doivent être adressés soit à la librairie DELAGRjIVE,\nsoit à M. REtKÉ LYR."}, {"page_pdf": 100, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.100", "texte": "Théâtres et Concerts\n\nParis décembre\n\nMotre S.I.M. étant uniquement dédié à Haydn VÀ du Alité se trouve, eette fois un pet* modifiée. La chronique\ndu mois de notre collaborateur M. Gaston Carraud remplace cette fois, dans eette rubrique des théâtres et\nconcerts tous les autres compte-rendus de \"Paris.\nLe bon papa Haydn cette fois relègue en\nmarge les choses du jour. Et cela est fort bien fait.\n,11 est si vénérable et si charmant, si familière-\nment original et grand : et le monde musical\nmoderne l'oublie vraiment trop, lui qui fut\nbien un peu le papa de la musique moderne.\nFaisons donc bref en son honneur, et différons\nles concerts : ils ne nous ont d'ailleurs, en ce\ndernier mois de l'année, rien apporté, que\nl'audition médiocrement accueillie de deux\niymphonies de Brûckner, chez M. Hasselmans,\npuis chez M. Chevillard. C'est un sujet inté-\nressant, qui veut être traité à loisir, et qui peut\nattendre le mois prochain. Mais au théâtre\net à l'Opéra-Comique deux événements\nse sont produits, trop importants pour que je\nremette d'en parler, fût-ce rapidement.\nOui: c'est en ce temps un événement con-\nsidérable que la représentation d'un tout petit\nouvrage en deux actes, qui est de la bonne\nmusique. Par sa distinction d'âme et de style,\npar sa saine jeunesse, sa sincérité, son désinté-\nressement, il nous réconforte et nous rafraîchit.\nNous n'avions rien eu de tel sans sotte\ncomparaison depuis Ariane et Barbe Bleue.\nJe n'ai pas besoin de vous présenter\nM. Déodat de Séverac. S'il avait trop peu\nproduit jusqu'ici pour être répandu dans le\ngrand public, il n'est pas une personne musi-\ncienne qui par quelques p?ges du Chant de la\nTerre et de En Languedoc, simples suites pour\nle piano, ne connût en lui une des personna-\nlités les mieux définies et les plus remarquables\nde notre jeune musique, et qui n'attendît\nbeaucoup de la première oeuvre plus développée\nqu'il nous donnerait.\nLe Cœur du Moulin, il faut bien l'avouer\ntout de suite, est pour la scène une œuvre\nmanquée : mais c'est une œuvre exquise, et\nqui tient plus encore que le musicien n'avait\nsemblé promettre. Car si nous lui savions une\nsensibilité rare et très . particulière, et en\nmême temps le sens intime et délicat du\npittoresque, nous ne savions pas de quelle\nmanière il emploierait ces qualités à la vie\nd'un drame, ni quelle précision, ni quelle\nintensité il serait capable de lui donner. J'ai\ndit que le Cœur du Moulin était une œuvre\nmanquée, mais uniquement par la faute du\nlivret, qui malgré de réels mérites poétiques et\nmusicaux, expose maladroitement, sans assez\nde mouvement ni de clarté, une idée un peu\ncourte, et jolie.\nLe don scènique du musicien, en revanche,"}, {"page_pdf": 101, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.101", "texte": "4\nL'ACTUALITE MUSICALE\n\nest manifeste. Ce qu'il y a de discret, de con-\ntenu dans son émotion ne la rend que plus\nefficace. Son expression est directe. Elle atteint\nle fond du cœur. Chaque mot, chaque geste,\nest empli de sens par la musique ; -et c'est\navec une pitoyable douceur qu'elle nous\ndécouvre les sentiments des personnages. Voyez\ncomme les situations sont naturellement et\nsobrement traitées. Voyez avec quelle vérité\net quelle touchante noblesse les caractères de\nMarie et du Vieux Meunier surtout sont\ndessinés. Malgré que l'orchestre soit un peu\npréoccupant pour l'auditeur, par la recherche\ntrop constante de la sonorité pittoresque et le\ntravail trop abondant des motifs, il est en\néquilibre avec les voix, et ne contrarie point la\ndéclamation. Ce qu'on trouvera encore d'un\npeu compliqué et d'un peu haché dans cette\npartition peut tenir à ce qu'elle date de plus de\nsix années déjà, et fut plusieurs fojs remaniée.\nMais la pensée est simple chez M. de Séverac,\net l'écriture se fera simple aussi. Et cette\npensée est d'une fraîcheur, d'une clarté, d'une\ngénérosité singulières. Ne vous y trompez pas;\nil y a plus de mélodie dans les deux cents pages\ndu Cœur du Moulin que dans l'œuvre com-\nplet de toute la séquelle italienne.\n• Le don mélodique est une des choses\nqui distinguent M. de Séverac de M. De-\nbussy, dont on l'a trop dit le disciple. On\ntrouve assurément chez M. de Séverac des\ndétails, de sonorité surtout, ou d'harmonie, qui\nviennent de M. Debussy. On en trouve aussi\nqui peuvent venir de M. Gustave Charpen-\ntier : telles phrases dites presque à vide, par\nexemple, ou telle trompette avec sourdine, qui\nest plutôt celle de Louise que celle de Pellèas.\nCe sont là les acquisitions pour ainsi dire\nmatérielles que chaque compositeur original\napporte à la musique, et qui deviennent ensuite\nla propriété de la musique toute entière. Mais\nen rien de ce qu'elle a d'essentiel, la musique\nde ' M. de Séverac ne provient de celle de\nM. Debussy. Sa sensibilité est d'une espèce\ntoute différente. Toutes différentes, ses formes\nmélodiques et ses assises tonales ; différente sa\ndéclamation ; et différent son rythme.\nUne autre différence est dans le sentiment\nde la nature, qui tient chez ces deux artistes\nune si grande place. Tandis que M. Debussy\nsemble la peupler d'êtres mystérieux, de puis-\nsances suavement formidables qui se jouent\nd'une humanité quasi inconsciente, la nature\nde M. de Séverac est une confidente mater-\nnelle et une conseillère, tout près du cœur de\nl'homme. Nos moindres émois trouvent en\nelle leur écho immédiat. Elle vibre, elle aime\net souffre, pleure et caresse avec nous. Depuis\nl'enfance, elle forme insensiblement notre\nâme. Elle est immobile et muette en réalité:\nmais tous ses traits, comme les rides attendris-\nsantes et le regard lumineux de nos vieux\nparents, deviennent pour notre âge mûr les\nsymboles des idées de bien, de bon et de beau:\nc'est nous qui prêtons une voix aux choses, et\nc'est la voix du plus lointain passé, du passé\ncandide que l'immutabilité de ces choses fait\nremonter à notre mémoire trouble.\nAu théâtre, cela se matérialise d'une façon\ninfiniment désagréable, incompréhensible et un\npeu ridicule. Mais la musique l'exprime avec\nune éloquence délicieuse. Elle est tout d'abord\nun charme continuel pour l'oreille, par sa\nsonorité vive, chatoyante, subtile, par son con-\ntour et par son rythme. Elle est comme une\natmosphère qui chante et frissonne avec l'heure,\nqui baigne et pénètre l'action. L'expression et\nla couleur sont en elle comme une seule et\nmême chose. Et de même que si l'on examine\npar la technique la musique de M. de Séverac,\non y distinguera à la fois l'inspiration la plus\nfranche, la plus spontanée, et la plus savoureuse\nrecherche d'écriture; de même, dans sa couleur\net dans son expression, on reconnaîtra l'artiste\net le poète raffinés, en même temps que\nl'homme tout près de la nature, qui vit et sent\net pense en elle. Et l'homme d'une nature\nparticulière, l'homme de sa province, non\npoint de cet odieux Midi, tapageur et vantard,\nque nous connaissons trop, mais d'un Midi\nenveloppé, sensitif, intérieur, qu'ombragent le\nrêve des pins, le style des cyprès, la finesse\ndes oliviers. Attendons en grande confiance\nl'ouvrage que M. de Séverac composera sur un\npoème tout à fait digne de lui : et si le Cœur\ndu Moulin nous a paru quelque peu languissant"}, {"page_pdf": 102, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.102", "texte": "L'ACTUALITE MUSICALE\n5\n\net monotone, n'oublions pas qu'on a fâcheuse-\nment coupé à la représentation tout un diver-\ntissement populaire, d'une musique allègre et\nvigoureuse, que les auteurs avaient amené\ningénuement sans doute, mais pour le plus utile\ncontraste.\n* *\nL'interprétation nouvelle d'une œuvre an-\ncienne peut être une chose presque aussi\nimportante que la révélation d'une œuvre\nnouvelle. Et elle est bien aussi une révélation,\ncar elle nous donne de cette œuvre des clartés\nque nous ne possédions point, l'intuition et\nl'étude d'un grand artiste pouvant beaucoup\nplus que notre froide analyse. C'est ainsi que\ncette Carmen, dont nous sommes si rebattus,\nvient de nous réapparaître avec une fermeté\nclassique du style, à la fois, et une force\nréaliste de l'expression qui nous semblent toutes\nneuves. Mllt: Lucienne Bréval, qui fut pour nous\nla seule Brunnhilde et la seule Valentine, et\nArmide, et Phèdre, est aussi la seule Carmen\nqu'aient pu connaître ceux qui n'ont pas assisté\nà la création du chef-d'œuvre de Bizet. Et\nl'interprétation de ce personnage si différent de\nceux où nous avons accoutumé de la voir, se\ntrouve être l'interprétation la plus complète\nqu'elle ait encore réalisée, et le modèle en\nmême temps de ce que doit être l'interpréta-\ntion d'un personnage lyrique. Interprétation\nbeaucoup plus complexe qu'on ne l'imagine\ncommunément, puisqu'elle doit, de toute la vie\nintérieure de ce personnage, de sa vie plastique,\net encore de la vie propre et de la forme de la\nmusique, constituer une harmonie vivante elle-\nmême. C'est une tâche si difficile, que le\nnombre est infiniment petit, des personnes qui\nen ont aperçu seulement une lueur. Et il\nn'était sans doute pas de rôle où elle fût plus\ndifficile que dans ce rôle de Carmen, devenu,\naux mains de toutes les cantatrices du monde\npeut-être, comme une loque déformée, usée,\nvidée.\nMérimée et Bizet, et l'Espagne des peintres\net celle des poètes, et le vieil opéra-comique\net le drame moderne, nous voulons tout voir,\nmême le plus contradictoire, dans cet ouvrage\nfavori, dont la forme et le caractère, malgré sa\nbeauté, restent ambigus. Et voici que tout\ns'accorde, parce que Melle Bréval, très simple-\nment, sans s'occuper de ce qui se put faire\navant elle, chante cette musique telle qu'elle\nest dans sa ligne et dans son rythme, mais\navec l'intelligence profonde de cette ligne çt\nde ce rythme ; et parce qu'en toute chose,\ndepuis la couleur de son costume et de son\nteint jusqu'à la couleur de sa voix, depuis son\ngeste, jusqu'à son chant, dans sa démarche,\ndans son regard admirable, dans' le plus effacé\nde ses accents comme dans celui qui. doit\nfrapper le plus fort, elle s'oublie elle-même et\nne s'inquiète de rien, sinon de recomposer\nl'être humain qu'elle a su deviner : la Gitane\nindomptable et lointaine, qui n'accepte de loi\nque son plaisir et le Destin. L'oreille, l'œil et\nl'esprit sont d'un coup merveilleusement satis-\nfaits, et par ce comble d'art et de volonté qui\natteint au naturel parfait. Car cette Carmen\nde grand opéra n'est pas seulement la plus\ntragique de toutes, mais la plus légère où il\nfaut, la plus spirituelle, la plus simple\net celle qui dit le mieux \" le poème \", comme\non appelle à l'Opéra-Comique ces invraisem-\nblables proses même quand elles sont de\nMeilhac et Halévy. Il est bien regrettable\nqu'on n'ait pas profité de l'occasion pour\nrétablir dans le même esprit toute l'interpré-\ntation de Carmen, si dénaturée aujourd'hui\ncomme celle de toutes les œuvres tombées dans\nle \" répertoire \". La fadeur inconsistante des\nuns, les outrances mélodramatiques et anti-\nmusicales des autres paraissent, autour de\nMelle Bréval, d'un goût également faux.\n\nGaston Garraud.\n\nEn Province\n\nLE FESTIVAL DE LILLE. Les\nconcerts du dimanche à Paris sont peu à peu\ndevenus prisonniers d'un public ennemi de la\nnouveauté. Ils n'ont plus aujourd'hui ce rôle\nd'initiateurs qui fit leur gloire il y a vingt ans.\nEncore un peu, et leur mission sera celle de"}, {"page_pdf": 103, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.103", "texte": "6\nL'ACTUALITÉ MUSICALE\n\ntoutes les grandes institutions officielles, c'est\nà dire de conserver l'héritage du passé et de\nle faire connaître à un public de plus en plus\nétendu, de plus en plus ami de la vulgarisation.\nLes grands concerts de province ne connais-\nsent pas encore cette tyrannie des années. Ils\nsont jeunes, et ils peuvent avoir une influence\ndécisive sur la vie musicale décentralisée.\nCes réflexions me venaient samedi, en\nquittant l'Hippodrome de Lille, et en gagnant\ndans la brume du Nord le lieu de cordiale\nréception où Mme Maquet avait convié\nquelques journalistes intrépides. Car la musi-\nque à Lille a ses grands festivals, tout comme\nà Cologne ou à Manchester. Et, bien plus, ils\nsont dirigés par une femme de courageuse\ninitiative, sur laquelle les Flandres commen-\ncent à avoir les yeux fix\nIl y a quelques années Maurice Maquet,\naprès avoir défendu pendant quinze ans, à\nLille, la cause du grand art, succombait\nbrusquement, et sa veuve, sans hésiter, prenait\nd'une main ferme son œuvre de propagande\nmusicale et son bâton de chef d'orchestre.\nSpectacle singulier, en vérité, de voir un être\ndu sexe que l'on croit faible, imposer sa\nvolonté à 300 exécutants ! Mme Maquet\ndirige avec un sens très précis de l'équilibre.\nElle sait que son premier devoir est d'obtenir\nl'homogénéité de ces éléments divers, réunis\nà son appel. Mais, en outre, et ceci est bien\nféminin, elle se livre toute à la volupté du\nson. Quelques fois même, il m'a semblé qu'elle\nralentissait les mouvements, pour prolonger\nl'extase. Mme Maquet se plait à l'activité de\nHaendel, à la tension soutenue d'un César\nFranck. Wagner est son dieu. L'art de demain,\nflottant et fugitif, est moins de son goût.\nIl s'agissait, dans ce festival spirituel, du\nMagnificat de Bach, du Requiem de Mozart,\nd'un Concerto d'orgue de Haendel et d'un\nmorceau de Rédemption. Comme on le voit,\ndeux bonnes heures de musique sérieuse !\nI outes les Flandres, de Calais à Mézières et\nd Amiens à Roubaix, avaient envoyé par\npetits groupes leurs fidèles et formaient un\npublic calme, attentif, capable d'émotion\ncontenue, un de ces publics qui ont de\nl'estomac, et qui ne connaissent pas les dé-\ngoûts subits de nos Parisiens. Il est vrai\nd'ajouter que l'effort réalisé par Mme Maquet\nse trouvait appuyé par de très solides parte-\nnaires : Mme Âuguez de Montalant, MM.\nBonnet, Plamondon et Froelich.\nHaendel a porté plus que tout autre. La\nplasticité de cet art vigoureux a réellement\nenlevé la salle. Mozart et Franck ont eu aussi\nleurs suffrages. Bach s'est contenté d'une\nmention honorable. N'en soyons pas étonné.\nC'est déjà bien joli de pouvoir remplir jus-\nqu\" aux bords une vaste enceinte comme\nl'Hippodrome lillois, sans y faire aucune con-\ncession à l'habituel Ouovadisme.\nEt je songeais involontairement en regar-\ndant la forme de ce grand édifice, à un autre\ncirque, celui des Filles-du-Calvaire, où la\nmusique française fit ses premières armes. A\nLille comme à Paris, c'est autour d'une piste\ntransformée que l'art instrumental, la musique\npure, fut obligée de se réfugier tout d'abord.\nSouhaitons que la Flandre sache donner à l'art,\net plus tôt qu'on ne l'a fait ici, la demeure\nconvenable et digne, le temple que ses fidèles\nréclament.\nCar l'initiative de Mme Maquet ne tend à\nrien moins qu'à restaurer en terre flamande les\ntraditions et la splendeur d'un art, où les\nfranco-belges se sont jadis illustrés. Lille peut\net doit devenir un centre de musique vigou-\nreuse et profonde. Depuis trop longtemps\nParis absorbe pour lui seul les énergies provin-\nciales et les déracine à son profit. Entre la\nBelgique et la Picardie, entre la Manche et la\nV\n\nMme Maurice Maquet"}, {"page_pdf": 104, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.104", "texte": "L'ACTUALITE MUSICALE\n7\n\nLorraine vit et prospère un peuple essentielle-\nment attaché à cet art intérieur qu'est la\nmusique. Pourquoi n'aurait-il pas ses grandes\nauditions, son organisme de symphonie locale?\nPourquoi ne chanterait-il pas pour lui-même ?\nMalheureusement, il faut bien le dire, la\nprovince est divisée. De là sa faiblesse. La\nmusique, comme toute autre chose, y subit la\ncontagion de ce détestable esprit de parti, où\nil semble que la France cherche à épuiser ses\nforces. A Lille comme ailleurs les intérêts de\nl'art passent bien souvent après ceux de la\ncoterie\nOn ne saurait trop compter sur l'enthou-\nsiasme débordant de Mme Maquet, sur sa\nconfiance aveugle dans le triomphe du beau,\nsur la force de son apostolat, pour entraîner\ndans un grand mouvement d'art les timidités\ndes égoïsmes locaux. La musique n'a-t-elle\npas été donnée aux hommes pour purifier\nleurs cœurs de tout levain de discorde, pour\ncréer parmi nous ces courants de sympathie\nmagnétique qui rassemblent les forces d'un\nmême pays autour d'un même idéal !\nJ. ECORCHEVILLE.\nLYON. La société Lyonnaise de musi-\nque ancienne, composée de M. M. Maurice\nReuchsel (quinton et violon), Bay (viole d'a-\nmour), Ticier (viole de gambe) et Amédée\nReuchsel (clavecin), a repris ses séances avec le\nplus vif succès. Au concert du 13 décembre,\nun public nombreux a beaucoup goûté des\npièces en trio de Couperin et de Rameau,\nainsi que des sonates de Marcello, de Barrière,\nde Geminiani, et des soli de Milandre, Pasquini,\nCaix de Hervelois, Melle Bellemin a chanté\nd'une façon remarquable des airs de Bach,\nRameau et Clérambault.\nUne intéressante causerie précédait l'audi-\ntion.\nBESANÇON. Mardi 21 décembre\naudition intégrale du Messie de Haendel\ndonnée par les Chanteurs de St. Pierre 140\nexécutants, sous la direction de Félix Raugel,\ncette audition est la première en France, avec\nl'orchestration originale, reconstituée d'après\nles manuscrits de Haendel, par F. Raugel.\nLes solistes étaient: soprano, M elle Forien\nalto, Madame Philipp des concerts Lamou-\nreux : ténor, Plamondon ; basse, Mary. Les\nchœurs et l'orchestre ont été excellents. Tous\nnos compliments à M. Forien le président des\nchanteurs de St. Pierre et au zélé chef de\nchoeurs M. Doyen qui eut à faire étudier la\npartie chorale du chef-d'œuvre de Haendel.\nTOURS. Après la série d'Auditions\nHebdomadaires de Musique ancienne et mo-\nderne que le vaillant violoncelliste Maxime\nThomas conduisit vers la 200e avec un succès\nconstant qui le suivit quand il qnitta Tours\npour Paris, après les généreuses mais\ninfructueuses tentatives de l'Association sym-\nphonique que dirigeait magistralement M.\nEtesse, les dilettantes tourangeaux connurent\ndes années maigres, où ils n'eurent, pour tout\nrégal (souvent de premier choix, il est vrai),\nque les rares concerts de l'aristocratique Société\ndes Amis des, Arts, de la décentralisatrice\nSociété Littéraire et Artistique, de la Chorale\nSte Cécile, et des démocratiques Orphéon et\nPhilharmonie réunis sous la baguette habile et\nzélée de M. H. Sartel. L'année 191 o semble\ndevoir être plus copieuse : puisse la qualité\nvaloir la quantité ?....\nL'Union des Femmes professeurs et\ncompositeurs (27, Rue Blanche, Paris) an-\nnonce, en 8 concerts, l'exécution chronologique\ndes œuvres de Bach, Mozart, Beethoven,\nSchubert, Schumann, César Franck, d'auteurs\ndu XVIIIe siècle et d'auteurs modernes.\nLes très réputés professeurs de piano et\nde chant, Mlies Perny et Ruin-Gabriac,\ndonnent, avec le concours de leurs élèves,\n3 conférences-auditions ayant pour thème les\nInfluences i° de la Religion, 2° de la Nature,\n30 de l'Amour, sur la Musique : le public qui\nvint en foule àla ire ne manquera pas de reve-\nnir aux deux suivantes, et d'en sortir en-\nchanté.\nLa Société des Amis des Arts prépare,\npour Février, une soirée de gala avec le\nconcours du u Concert Rouge,\" et de chan-\nteurs dans une sélection de la Damnation de"}, {"page_pdf": 105, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.105", "texte": "■'B\nL'ACTUALITÉ MUSICALE\n\nFaust. De plus, il y a eu et il y aura, sous le\npatronage de la même Société, de nobles\nauditions de musique, de musique de chambre.\nLa Série a été ouverte par un Récital du\njeune pianiste M. Edouard Bernard, qui c'est\nmontré artiste personnel et virtuose particulière-\nment dans la Sonate en la bémol de Weber,\nles grandes variations de Liszt sur un thème de\nBach, Prélude, Choral et Fugue de Franck.—\nPuis, ce furent, avec la belle basse M.\nChanoine-Davranches, MM. Alfred Cortot et\nJules Boucherit qui nous interprétèrent la\nSonate en ut majeur de Mozart et la Sonate a\nKreutzer. Et quelle évocation émouvante du\nRomantisme Allemand plus pittoresque que\nles Etudes Symphoniques de Schuman n !\nEnfin, nous avons eu la première des\nMatinées de Sonates, organisées par les deux\nexcellents musiciens tourangeaux, la pianiste\nMlle Wyder, et le violoniste M. Lièron. Le\nprogramme comprenait les Sonates en mi\nmajeur op. 40 de Rôntgen, en ut mineur op.\n30 de Beethoven, et op. 45 de Grieg : exécu-\ntion à la fois sévère et vibrante, et c'est le\nmérite de cette initiative à laquelle nous sou-\nhaitons de réunir, chaque mois, un public épris\nde musique pure de plus en plus nombreux.\nH.\nROUEN. Conférence de M. P. L.\nRobert. Le public rouennais a été initié à\nla musique de Moussorgsky par M. P. L.\nRobert, qui vient de prononcer ici une inté-\nressante conférence sur la vie et l'influence du\ngrand musicien russe. Mme Robert, accom-\npagnée par Roger Boucher a fait entendre\nensuite diverses fragments d'œuvres de Mous-\nsorgsky ; entre autres le recueil intitulé la\nChambre d'enfants. Voilà d'excellente propa-\ngande par la musique de ce maître si peu\nconnu chez nous.\n\nBelgique\nBRUXELLES. Ainsi que je l'annon-\nçais dans la chronique de Novembre, la saison\n1909-1910 est extraordinairement abondante\nen auditions de toutes espèces. De nouvelles\nsociétés se sont formées, les anciennes ont\ntrouvé de neuves énergies, les virtuoses se\nsuccèdent des programmes merveilleux se\nmultiplient, s'enchevêtrent, et se disputent la\nfaveur du public. Lui aussi le public\nsemble avoir dépouillé l'indifférence qu'on lui\nreprochait, naguère, avec raison. Non pas que\nles salles soient combles toujours, mais il faut\ncompter que deux, trois, quatre séances, parfois,\nle sollicitent à la même heure, et reconnais-\nsons donc que les Belges s'éprennent, de plus\nen plus, de musique.\nNous avons pu entendre, cette année, ainsi\nqu'on le lira plus loin, plusieurs productions\nnationales, bien peu, encore, sans doute,\nbien peu, si l'on songe à la splendide floraison\nprésente, où le génie d'une race singulièrement\nactive et robuste semble s'épanouir. On nous\nen promet d'autres. Les éditions sont nom-\nbreuses et variées, ce qui ne veut certes pas\ndire qu'elles soient toutes éminemment éclec-\ntiques, mais nous pouvons espérer qu'elles le\ndeviendront, au fûr et à mesure que sera\ncultivé le goût populaire. L'activité orphénique\nintense réclame des aliments nouveaux. En\nun mot, l'heure est incontestablement aux\nchoses musicales.\nDevons-nous voir en cela une manifestation\ntoute spontanée d'aspirations propres au mo-\nment où nous vivons? ou bien, un premier\nrésultat satisfaisant d'efforts tentés, dans ces\ndernières années en vue de l'éducation esthé-\ntique de notre génération ? Il apparaît, au cher-\ncheur, impatient peut-être, d'un meilleur\ndevenir, qu'un mouvement général s'agite\naux tréfonds de la foule. Puisse-t-il aider la\nréaction, qui s'impose contre le praticisme\neffréné, contre la mécanisation destructrice de\nrêve et d'idéal. Qu'on sème la bonne parole,\nafin que germe une moisson pleniere. Et\nsaluons toutes les initiatives. Il est temps que\nde jeunes courages se dressent, impérieux,\ndevant la routine, la crainte aussi, l'esprit de\nlucre qui a gagné les MEILLEURS et le cœur\nmême de notre vie artistique.\nNous l'avons dit, et nous le redirons, car\nil le faut, souvent, nous possédons une"}, {"page_pdf": 106, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.106", "texte": "L'ACTUALITÉ MUSICALE\n9\n\nmusique profondément originale et vivante ; il\nest désirable qu'enfin, le grand public, pour\nqui, en somme, nous œuvrons, puisse prendre\nnotion de Y âme musicale nôtre.\nLa multiplication des concerts, leur valeur,\nla bonne volonté des artistes, l'abondance et le\ncaractère des compositions, le concours acquis\nde l'élite dilettante l'intensité du mouve-\nment, nous convient à la réalisation d'un\nprogramme qu'aucun musicien belge ne dés-\navouera.\nEt en écrivant ces lignes, je pense aux\nparoles simples et claires qu'a prononcées\ntantôt le nouveau Roi de Belgique : Albert,\ndans son discours d'inauguration.\n\" le peuple belge poursuivra sa marche\nvers les conquêtes pacifiques du travail et de la\nscience tandis que les artistes et les écrivains de\nFlandre et de IVallonie sèmeront le chemin de\nleurs chefs-d? œuvre\".\nUne nation dont le Premier Citoyen ainsi\nqu'il aima s'appeler lui-même, parle en ces\ntermes, a le droit de se réjouir, et le Serment\ndu trône offert à sa prospérité, affirme l'avéne-\nment de son Art.\nRENÉ LYR.\nLA MONNAIE nous annonce, outre les\nnouveautés que je signalais : la Danse des Fêtes\n(F Hèbè, de Rameau, et /'Enfance du Christ de\nBerlioz.\nM, Henry de Curzon, notre éminent col-\nlègue et collaborateur, secrétaire de la Société\nde l'Histoire du Théâtre, à Paris, avec l'aide\ninfiniment précieuse et savante de M. Ch.\nMalherbe, président de notre Section française\nde la S. I. M., a retrouvé, aux archives na-\ntionales, la description fidèle des costumes\nqui servirent pour la première représentation,\nen 1764, à Versailles, de la Danse. Les des-\nsinateurs de la Monnaie ont pris copie de ces\ndocuments, ce qui nous vaudra une recon-\nstitution intéressante de ce chef-d'œuvre du\nvieux Maître français.\nA part la reprise à\"Alceste, rien à signaler:\nle théâtre national, ayant, par deux fois,\nfermé ses portes en signe de deuil : pour la\nmort du bourgmestre de Bruxelles, M. de Mot,\net celle du Roi Léopold 11.\n. Au deuxième Concert Populaire, M.\nSylvain Dupuis inscrivit au programme des\nœuvres belles. Cette audace car c'en est\nune est une nouvelle justification de mon\noptimisme, qui ne manquera pas, d'ailleurs,\nde faire sourire, tout premier, le Maître \\Paul\nGilson, dont la spirituelle ironie s'exprimait, au\nlendemain de l'événement, par ces lignes, que\nje découpe dans le Soir:\n...Son initiative n'est guère encouragée par\nnotre public, qui se départit rarement de sa\nnative froideur pour tout ce qui touche la\n\" musique nationale\n\"Il suffit que j'annonce une audition de\nmusique belge, pour que le vide se fasse à mes\nconcerts, me disait dernièrement un chef\nd'orchestre bruxellois.\nu Depuis une bonne trentaine d'années, j'en-\ntends les mêmes doléances, et rien ne fait\nprévoir le moindre changement à ce fâcheux\nétat de choses.\nu La musique belge n'est pas encore entrée\ndans nos mœurs \", s'exclamait mélancolique-\nment l'excellent M. 8..., d'Anvers qui s'effor-\nçait par tous les moyens de secouer la torpeur\nindifférente de ses compatriotes, mais en pure\nperte....\n\" Peut-être les compositeurs belges écrivent-\nils de la musique trop sérieuse, ce qui- est,\nchez nous, un moyen très efficace pour ne\npas être pris au sérieux \".\nAu surplus, je me permettrai de faire remar-\nquer, très respectueusement, au Maître de la\nMusique Belge, que c'est peut-être un tort,\nque partagent, il est vrai, toute notre\ncritique, et tous nos musiciens d'insister\navec une sorte de complaisance amèrement\nmoqueuse, sur le peu de succès que trouvent,\nchez eux, nos compositeurs. Ce n'est peut-\nêtre pas le moyen d'encourager les directeurs\net chefs d'orchestre, déjà si peu disposés à\nfaire un sacrifice, et à lutter avec persévérance,\ncontre les dilections du public. Celui-ci n'en\npeut mais et ne faudrait-il pas, au contraire,\napplaudir chaleureusement à toute tentative\n*"}, {"page_pdf": 107, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.107", "texte": "10\nL'ACTUALITÉ MUSICALE\n\nle moindre succès en ces matières étant\nu quand même \" une victoire en vue du\ntriomphe final dont tous se réjouiront.\nLe grand musicien qui, à la façon d'un\nJef Lambeaux de la matière harmonique, a\nmagnifié sa race et son pays, pourra sourire à\nmes affirmations son Œuvre n'est-elle pas\nla plus imposante protestation contre les\nsourires, et n'a-t-elle pas suscité, au cœur du\nsiècle, une large impulsion qui fait notre\nenthousiasme ? A l'ombre de son labeur, Paul\nGilson peut entendre, déjà, lever la jeune\net belle moisson qu'il a semée...\nNous essayerons de le montrer, dans un\nprochain numéro.\nEt pour en revenir au Concert populaire, il\ndonnait donc une ouverture pour Phèdre de\nM. Martin Lunssens. M. Lunssens est au\nnombre de nos compositeurs remarquables.\nS'il ne possède pas une transcendentale\noriginalité, on lui reconnaît une science pro-\nfonde et sûre, une écriture parfaite, une\ntechnique solide, avec la distinction de pensée\net de sentiment. C'est un artiste qui honore\nson art. L'ouverture de !Phèdre témoigne une\nfois de plus de ces qualités, assez rares pour\nqu'on les signale, et pour qu'on les salue.\ncôté de cette œuvre, le Concerto pour\nVioloncelle de M. Louis Delune, d'une con-\nstruction moins solide, et de trame plus lâche,\napparut, par contraste, un peu mièvre. M\"16\nDelune, artiste d'un talent délicat, interprétait\ncette page, et fit valoir aussi le concerto de\nTartini, fort bien orchestré par M. Delune.\nLe deuxième concert Durant s'ouvrit par\nla huitième symphonie, en fa majeur, de\nBeethoven où l'on peut désirer encore un peu\nplus de souplesse, et de fondu. Melle Borgo a\nfait remarquer ses facultés dramatiques dans\nl'air d\" Alceste, et la fin du Crépuscule des Dieux.\nL'orchestre a donné la Sérénade en rè\nde Brahms, que M. Durant affectionne et\ns'efforce de faire apprécier à Bruxelles, comme\nil convient. Le vaillant chef d'orchestre est en\nréel progrès, et nous lui ménagerons d'autant\nmoins l'éloge que nous n'avons point ménagé,\njusqu'ici, la critique... Bravo ! l'orchestre est\nmeilleur, plus homogène, plus docile, la ferveur,\nl'émotion le gagne, et M. Durant lui-même\nsacrifie plus au sentiment. Le public, et en\nparticulier, les admirateurs de Brahms lui ont\nfait succès, ainsi qu'à ses collaborateurs, et en\napplaudissant à la correction, au coloris de\nl'interprétation.\nOutre ces grands concerts, M. Durant\ninaugura une série de 24 auditions populaires.\nLes premières séances n'ont pas trouvé foule,\net devant ce peu d'enthousiasme du public elles\nne furent pas renouvelées.\nLe programme du deuxième concert\nYsaye réunissait les - noms de Beethoven et\nTVagner. Il était consacré à l'œuvre drama-\ntique de Maîtres, avec le concours des célèbres\nM. et Mme Henusel.\nNous n'avons plus à redire la valeur de\nl'orchestre et de son directeur. Remarquons\nsimplement que l'exécution manquait un peu\nd'envolée et qu'il nous apparaît préférable\nqu'on ne réunisse point des génies aussi essen-\ntiellement différents, et dans la conception et\ndans le sentiment, et dans la manière.\nAU CONSERVATOIRE. Nomina-\ntions :\nM. Systermans, critique musical du XXe\nSiècle, est nommé administrateur-trésorier.\nMim' Eléonore Neury-Mahieu, professeur de\ndiction, en qualité de professeur de déclamation\n(tragédie et comédie); Mnu' Van Steenkiste-\nGérard et M]U' Jeanne Dubreucq, actuelle-\nment chargées de cours, aux fonctions de\nprofesseurs-adjoints de déclamation. M. Samuel,\nprofesseur-adjoint, en qualité de professeur\nd'harmonie pratique et M 1 Wouters, aux\nfonctions de professeur-adjoint d'harmonie\n(jeunes filles).\nSur la proposition de M. Tinel, la Com-\nmission vient de décider de rendre désormais\npubliques les répétitions générales des concerts.\nC'est une excellente mesure.\nLes concerts du Conservatoire de cette\nsaison sont fixés aux dimanches 30 janvier,\n20 février et 20 mars. On exécutera au premier\nconcert la 7e symphonie de Beethoven, Nœnie,"}, {"page_pdf": 108, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.108", "texte": "L'ACTUALITÉ MUSICALE\n11\n\net le Chant des Parques, de Brahms, et Y A dus\nTragicus, de J.S. Bach.\nERRATA. Il s'est glissé une erreur\ntypographique assez grave dans la composition\nde ma copie de Décembre. Dans la rela-\ntion de Melle Butterfly, on m'a fait dire :\n\" Dont les épanchements mélodiques n'at-\ntendent pas plus ou moins de poétiques rêves\".\nIl faut lire : \" RIVES.\"\nNos lecteurs apprendront avec plaisir que\nnous serons secondés, dans la relation de la\nvie musicale à Bruxelles par le compositeur\nMichel Brusselmans, un des plus remarquables\nharmonistes de notre jeune école, l'élève\naimé du Maître Paul Gilson. M. Brusselmans\ntient, dans les colonnes du Guide Musical,\ndepuis plusieurs années, une plume éminem-\nment autorisée, aux appréciations sobres, im-\npartiales, mesurées, et que les musiciens esti-\nment justement.\nR. L.\nr\nLIEGE. La saison musicale, tardive en\nnotre bonne ville, ne nous a donné encore\nque peu de concerts intéressants. On a ap-\nplaudi MlllO et. surtout M. Heusel\nSchweitzer en une audition wagnérienne.\nNous avons applaudi Risler aux \" Concerts\nDebefre \", où Georges Sporck a remporté un\ngrand succès de compositeur avec sa Légende\net Islande. L' \" Œuvre des Artistes \" a con-\nsacré sa première séance de propagande à\nVictor Vreuls, qui a partout sa bonne semaine.\nEt voilà notre saison amorcée.\nAu \" Théâtre Royal \", reprises habituelles\ndu répertoire dans lequel Massenet est très\ncopieusement représenté. On prépare les\nMaîtres-Chanteurs. Le succès de la troupe,\nparmi laquelle on compte des chanteurs de\ntalent, s'appuie sur la musicalité très avertie\ndu chef d'orchestre, M. Kochs. Et le succès\nest grand auprès du public.\nDR. DWELSHAUSERS.\nNous apprenons avec plaisir la nomination\nde notre excellent ami, M. L. Mawet, qui s'est\ndistingué, parmi nos compositeurs, par l'ori-\nginalité de ses lied, en qualité de professeur\nau Conservatoire de Liège, en même temps\nque M'\"° Maison, et M. Henrion en rem-\nplacement de Mîne Van den Boorn-Coclet,\nMM. Debefre et Jaspar, promus à d'autres\nfonctions. Nos félicitations sincères.\nG AND. Le Festival J.. Vandermeulen,\nau grand théâtre de Gand, fut un éclatant\ntriomphe pour le compositeur. On y donnait\ndes pages symphoniques, l'ouverture de Tibé-\nrius, qui rappelle par certains aspects, et trop,\nJVagner, l'Adieu, solo pour cor et orchestre,\nl'entr'acte du 2e acte de Frya et, c'est la\npartie essentielle du programme, l'opéra en\n3 actes et 4 tableaux \" Au pays du lin \" (livret\nde MM. Declercq et Sevens.) Sur une trame\nsuffisamment banale, quoiqu'on y trouve\ncertains croquis pris sur le vif de la mentalité,\ndu caractère, de la vie flamande, le musicien a\nécrit une œuvre simple, franche, intéressante,\net probe. Cette musique sans recherche, n'est\ncertes pas dépourvue d'inspiration, et sollicite\nl'intérêt. Cependant, elle n'échappe pas toujours\nà la sécheresse, et, il faut le dire, à la banalité.\nQuoiqu'il en soit, Au pays du lin marque un\neffort sincère, qu'il faut encourager ; et, en\ndehors du succès tout exceptionnel qui le\nconsacre dans l'affection du peuple flamand\nauquel il appartient directement, saluons en\nM. Vandermeulen un artiste de talent remar-\nquable.\nMONS. Le directeur de la Société\nNouvelle, revue qui sut rester, chez nous,\nl'organe des plus larges tendances scientifiques\net littéraires : M. Jules Noël, écrivain doublé\nd'un musicien érudit, a bien voulu se charger,\npour S. I. M. de la relation du mouvement\nmusical en la cité boraine. Nous l'en remer-\ncions bien cordialement.\nBIBLIOGRAPHIE\nen décembre :\nSchott frères (Bruxelles).\n'Joseph Jongen, Trois pièces pour harmonium.\nL. IValner, Moment musical (piano)."}, {"page_pdf": 109, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.109", "texte": "12\nL'ACTUALITE MUSICALE\n\nM. Crickboom, Ballade pour violon et piano.\nE. delVAcqua, Rondel sur l'eau (piano).\nA. Cran% (Bruxelles).\nMarius Cannan, Le petit tonnelier (piano).\nPantins à sonnettes (piano).\nMichiels, Ouverture à 4 mains.\nTrois morceaux de style ancien\n(piano).\nH. IVeyts, Serpentins argentés (piano).\nBreittypjf et Hârtel (Bruxelles).\nVictor :'Buffin,\nQuatre mélodies :\n1. Si j'étais roi.\n2. Parfois, lorsque le soir.\n3. La lune.\n4. Dieu, qui souffre et qui donne.\nMi,ie G. Katto (Bruxelles).\nMarie Pottellet, Première valse (piano).\nC. Lecail, Bruxelles-Exposition.\nC. Lauweryns, Favita (valse lente).\nSHaison F. P. Lauweryns (Bruxelles).\nM. jf. Erb, Douze pièces (recueil pour la\njeunesse).\nP. S. Au moment de mettre sous presse\nnous parviennent plusieurs journaux de\nProvince où nous trouvons des compte-rendus\nde la tournée entreprise, dans les Universités\nPopulaires, par le barde belge Ch. Mêlant.\nCe dernier, dans une conférence qu'il eût\nl'heureuse idée d'aller donner partout, illustrée\nde ses compositions musicales, dont on sait le\ncaractère éminemment populaire, est accueilli,\npar le public provincial, à bras ouvert.\nJ'extrais, de XAvenir du Borinage (Mons)\nces quelques lignes. \" La plus grande partie de\nla soirée est consacrée à l'œuvre du compo-\nsiteur Charles Mêlant qui est un peu de notre\npays borain, comme il l'a dit lui-même. Avec\nsimplicité, avec une familière cordialité, il a\nlui-même exposé ce qu'il a voulu faire, com-\nment il fut amené à mettre de la prose en\nmusique, et à faire des adaptations musicales\nsur des poèmes d'écrivains belges. Selon lui, on\npeut mettre de la musique sur tout : M. Henri\nHouben l'a montré en chantant une lettre,\nque M. Mêlant mit en musique après l'avoir\nreçue\nCette opinion du sympathique compositeur\nà savoir que Ton peut écrire de la musique\n(et quelle musique !) sur n'importe quoi\nnous fait songer au grand artiste de la forme\npoétique française, S. Mallarmé, qui prétendait\nque ule vers est partout, excepte a la 4e page des\njournaux\nR. L.\n\nÉtranger\nDRESDE. Le groupe de la Société\nInternationale de musique vient d'organiser à\nl'occasion des fêtes Noël une reconstitution de\nl'Oratorio de Noël de Schiitz, retrouvé par\nnotre collègue le docteur A. Schering à la\nbibliothèque d'Upsala. Composée en 1664,\ncette œuvre est une des premières où le grand\ncompositeur aborde ce» style intensément ex-\npressif ; la force naïve et la conviction qui\nse manifestent dans le rôle de l'Evangéliste\nont fait une énorme impression. L'exécu-\ntion était donnée par le tC Schûlerchor\nde la *c Kreuzkirche \" sous la direction\nde M. Otto Richter. Elle dure une petite\nheure. On ne saurait trop féliciter M. Schering\nd'avoir rendu à nos concerts sacrés 1' \"Historia\nder freuden- und gnadenreichen Geburt Jésus\nChristi \", comme l'appelle Schûtz lui-même.\nKARLSRUHE. Une fort amusante\naudition de musique rétrospective vient \"d'être\ndonné ici, sous la forme d'un concert\nd'oeuvres de Caspar Fischer, de Stamitz\nde Xavier Richter, et Fesca. La première\npartie comprenait par conséquent de la musique\nde la fin du XVII( et du début du XVIIIe,\nl'autre atteignait le plein XlX''. Pour rendre\nl'illusion plus complète les exécutants avaient\nrevêtu les costumes de 1750. Malheureusement\nil leur était impossible de se travestir à chaque\nnouvelle œuvre ; il en résulta quelque anachro-\nnisme. Le clavecin était une copie d'un instru-"}, {"page_pdf": 110, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.110", "texte": "L'ACTUALITÉ MUSICALE\n13\n\nment construit pour Bach par Silbermann.\nS. A. le grand duc de Bade honora de sa pré-\nsence la première audition et la cour vînt\nassister en foule à la seconde.\nBARCELONE. - - C'est avec le grand\nBach que nous avons repris, cette année con-\ntact avec la musique des concerts. L'Orféo\nCatala, suivant en ceci la voie tracée par la\nSchola de Paris, s'est attaqué à la Messe en si,\nn'en exécutant, il est vrai que le Credo. Cette\naudition nous valut d'entendre Albert Schweit-\nzer dans un Concerto de Rheinberger, et dans\nla Symphonia Sacra de Widor. De même\nl'excellent ténor IValter profita de sa présence\nparmi nous pour nous donner un Liederabend\nextrêmement applaudi. Voilà qui nous repose\nun peu des Mmes Butterfly dont le théâtre du\nLycée nous comble.\nV. M. DE GIBERT.\nCADIX. Ici, l'Académie philharmoni-\nque de Ste Cécile fort bien dirigée par l'abbé\nJ. Galvez y Ruiz vient d'inaugurer sa saison\nnouvelle. Le programme de cette audition ne\nvous révolutionnera pas à Paris, mais il est\nbon cependant que vous le connaissiez, pour\nvous faire une idée de la vie musicale en ce\ncoin de l'Espagne. Nous avons donc eu le\nplaisir d'entendre : Marche nuptiale de Grieg ;\nCaprice sur Alceste de St; Saëns ; 2e Sonate\nde Grieg ; Air de Pagliaci de Leoncavallo •\nAir de Samson de St. Saëns ; Ballada oriental\nde Galvez : Hymne à Ste Cécile de Gounod ;\n' J j\nDanses de Debussy ; Romance de Arnau ;\nPièces espagnoles de M. de Falla ; les Erin-\nnyes de Massenet.\nIl y a plus de cinquante ans que cette phil-\nharmonique a été fondée par quelques amis de\nla musique dont j'étais, et sous la direction de\nBernard Darhan, qui avait été élève du Con-\nservatoire de Paris dans la classe de Lafont.\nActuellement cette société, soutenue par deux\nmaîtres, Galvez et Miguel Mendaro, est une\ndes meilleures que nous ayons en notre pays.\nSALVADOR VUINEGRA.\nBUDAPEST. Nous somme heureux\nd'annoncer la triomphe du maître Guilmant,\nqui est venu donner ici une audition de ses\nœuvres.\nMUNICH. L'Opéra de Munich a\nrepris entre Noël et Nouvel an la Jessonda de\nSpohr, digne façon de clore l'année du cin-\nquantenaire de la mort d'un compositeur trop\noublié. On sait que Spohr a laissé de très\nintéressants mémoires de sa vie, qu'on aurait\nlieu de rééditer à cette occasion. Ils ont été\npubliés à Hanovre en i 860-61 en 2 volumes.\nW. R.\nLONDRES. Au théâtre, Pierrot and\nPierrette, opéra comique, n'ajoutera rien à la\nrenommée de M.Holbrooke.Excellente mise en\nscène du Beethoven de Fauchois à His Maje-\nsty's Theatre ; sir H. Beerbohm Tree a été\ntout simplement admirable. Mais le grand\nsuccès est pour l'Oiseau Bleu de Maeterlinck\nhabillé à l'anglaise et avec musique de scène\nde O'Neill ; c'est une des réalisations les plus\nartistiques qui se puissent voir à Londres. Nous\nverrons si elle sera dépassée à Paris par Chan-\ntecler.\nAu concert le \" Newsymphony orchestra\"\ndirigé par Landon Renald. Deux œuvres\nnouvelles de Georg Schumann ne nous ont\nrien révélé de nouveau, non plus que The Maid\not Astolat poème symphonique d'inspiration\ntennysonienne de M. J. Davis. Miss Viola\nTree a fait un début de beaucoup de goût\ndans Louise. Au Bechstein Hall, la Société\ndes Concerts français a pleinement réussi avec\ndeux auditions, l'une consacrée à d'lndy et\nA. Magnard, l'autre à R. Hahn, Inghelbrecht\net F. Schmidt. Pour interprètes : Blanche\nSelva, Engel et Mme Bathori, Mme Wurmser-\nDelcourt.\nLa \" Queen's Hall Choral Society \" a\ndonné une bonne audition de la Bonduca de\nPurcell, sorte de musique de scène, qui avait\nété pour la circonstance arrangée en suite d'or-\nchestre.De même une autre œuvre,\" The Wed-\nding of Shon Maclean \", très moderne et très\nécossaise avait été arrangée par Hubert Bath\net a fort plu.\nLa symphonie de Dukas et son Apprenti"}, {"page_pdf": 111, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.111", "texte": "14\nL'ACTUALITÉ MUSICALE\n\nSorcier, quasi-classique à Londres, ont été joués\nau Queen's Hall par H. Wood. De Paderews-\nky la nouvelle symphonie bruyante et diffuse\nne m'a guère ravi. Elle symbolise la révo-\nlution polonaise de 1863, et contient des\nmarches militaires, du canon et du tonnerre\n(réalisé par un instrument nouveau le tonitru-\none). Tout cela est plein de bonnes intentions.\nA signaler quatre récitals: celui de MlleSelva,\ncelui de Mlle Teyte, celui de Miss Stuart,\net enfin celui de Miss Mary Cracfort consacré\na Debussy naturellement, puisque celui-ci\nreprésente de plus en plus à Londres la musique\nfrançaise. A cette audition M. Boulestin prit\nla parole pour parler du sentiment de la nature\nchez Debussy.\nLa critique s'agite. Le Times avait écrit :\nu que la Qeen's Hall était rempli par les ad-\nmirateurs de Mme Clara Batt, venus là pour\napplaudir une chanteuse et n'appréciant pas à\nsa valeur la symphonie de Dukas. \" Le mari\nde ladite chanteuse, M. K. Rennford, rencon-\ntrant à quelques jours de là le critique du\nI imes dans un couloir se précipita sur lui la\ncanne levée. D'où bataille, procès et innom-\nbrables commentaires dans la presse sur les\ndroits de la critique.\nX. M.\nVIENNE. La vie musicale subit en ce\nmoment à Vienne un véritable malaise. Cha-\ncun le constate sans en trouver le remède. Au\nthéâtre, hors le Barbier de Bagdad, rien à\nsignaler.\nLe quatuor de Bruxelles a donné avec\nsuccès le quatuor de Ravel. M. Gustav Mahler\nécrit quelques duos sur des traductions de\nConfucius. H. Loewy, le très subtil trans-\ncripteur pour piano du quatuor de Debussy,\nécrit avec Greta Wiesenthal, l'une des sœurs ap-\nplaudies récemment à Paris un \" Tanzpoem \"\nqui sera représenté à Berlin. Arnold Schoen-\nberg, dont le quatuor vous sera bientôt révélé\npar Parent, termine un \" Monodrame \" pour\nvoix de femme et orchestre, d'un goût tout à\nfait impressionniste. Enfin une nouvelle revue\nmusicale u Der Merker \" a fait son apparition\net s'est de suite classée comme une des meil-\n- leures que nous ayons. Elle est dirigée par\nBatka avec des tendances très modernes.\nE. W.\nOVIEDO. La Société Philharmonique\nvient de nous donner successivement le Trio\nChaignau, Mme Landowska, Louise Debogis\net Harold Bauer ; enfin un espagnol M. F.\nBordas professeur du Conservatoire de Madrid\net excellent violoniste.\nPRAGUE. L'académie tchèque Fran-\nçois Joseph, composée de quatre classes, a dans\nsa séance solennelle, du 6 Décembre au\nPanthéon et Musée National de Prague,\nO s\naffecté, ainsi que toutes les années, un grand\nnombre de prix aux principaux travaux d'art,\nde littérature, de sciences et de musique,\nexécutés ou parus dans le courant de 1909.\nVoici, d'après les Narodni Listy, ceux de la'\nsection de Musique.\n2000 couronnes à M. Otakar Ostrcil pour\nson Opéra Kunalovy oci (les yeux de Kunala).\nEt voici désormais clos l'incident, pendant\nentre M. Ostrcil et l'Académie depuis la\nséance de 1907, après laquelle on se rappelle\nque le compositeur refusa les quelques cent\ncouronnes, dont on prétendait récompenser\nsa symphonie en lay tandis que YAsraël de\nM. Suk décrochait le prix de 2000 couronnes.\nM. Ostrcil ne put admettrequeson œuvreparut\nmanifestement inférieure à celle de son rival.\nLe deuxième prix de 800 couronnes va à\nM. Jan Kunc pour un quatuor op 9. Le\ntroisième de 500 ne trouve pas de titulaire\nmais est alloué sous forme de subvention à M.\nRudolf Karel pour son Opéra Ilseino srdce (le\ncœur d'llsèe). 300 couronnes aideront M. M.\nOtakai Zich et Vaclav Stepan à continuer\nleurs études musicales.\nLes 1000 couronnes décernées en souvenir\ndes soixante ans de règne de l'Empereur Fran-\nçois vont à l'œuvre du compositeur morave\nJosef Nesvera.\nEn outre 1000 couronnes vont à la Phil-\nharmonie tchèque; 400 à M. Josef Kouba pour\nune sonate de violon et de la musique pour\npiano ; enfin 200 couronnes, du fonds Clemen-"}, {"page_pdf": 112, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.112", "texte": "L'ACTUALITÉ MUSICALE\n15\n\ntine Kalasova destiné aux jeunes compositeurs,\nrécompense un quintette en la mineur, les\nImpressions intimes et Paysages de M. Em. Jaros.\nOn commence à se préoccuper de la repré-\nsentation de Boris Godounof au Narodni Divadlo\n( Théâtre National). Le grand quotidien tchèque\nNarodni Listy entreprend une vigoureuse\ncampagne pour que l'on adopte la version ori-\nginale de Moussorgski ou que, du moins, l'ordre\noriginal des scènes soit rétabli. C'est-à-dire que\nle drame finisse sur le tableau de la grand\nroute avec les lamentations de l'innocent.\nLe même (Théâtre National) vient de re-\nprendre l'un des premiers opéras de Dvorak le\nJacobin. Au mois de janvier on remet en scène\nEva de Foerster.\nLe 11 janvier au Narodni Dum (Maison\nNationale) de Smichow, l'une des villes dont se\ncompose Prague, la Société Artistique tchèque a\nconsacré une soirée à l'œuvre pour piano du\ncompositeur Josef Suk, qui y a exécuté trois\ncycles de ses œuvres intimes les plus poétiques.\nOn sait que M. Suk, gendre de Dvorak,\nsecond violon du Quatuor bohème, est le plus\navancé des jeunes compositeurs tchèques dans\nles voies modernes. W. R.\nMOSCOU. Nous sommes menacés\nd'une avalanche de concerts ! Moscou peut de\nplus en plus passer pour un centre musical\nd'une haute importance. Les concerts Sym-\nphoniques annoncés pour la saison arrivent à\nprès de cinquante ! Le premier a été celui\nd'une série historique, dirigée par Serge JVas-\nsilenko, et dont les prix d'abonnement très\nmodérés ont attiré un public nombreux. On a\ncommencé par Bach., Couper in et Rameau ; on\narrivera aux modernes vers la fin de la saison.\nLes concerts ont lieu dans l'après-midi du\ndimanche et la jeunesse, en vacances, leur fait\nun accueil enthousiaste.\nLes concerts Symphoniques de Serge Kus-\nsevitski forment la nouveauté attrayante de la\nsaison : orchestre nombreux, programmes\nvariés, solistes de premier ordre. L'orchestre\nsous la baguette du fameux contrebassiste se\nmontre ferme. Oscar Fried viendra le rempla-\ncer pour quelques concerts.\nLa Société de Musique Russe, dont le fon-\ndateur est Arc. Kerzine et qui vient d'entrer\ndans la 14m<\" année de son existence, nous\napporta dans son dernier concert une compo-\nsition nouvelle, une Suite pour violon et\nOrchestre l'Op. 28. de Serge Taneiew, com-\npositeur connu par son goût classique, sa\nscience du contrepoint, et l'éclat de son har-\nmonie. C'est une œuvre de longue haleine,\ndont l'exécution a duré près d'une heure. Le\nvioloniste Sibor, pour lequel cette Suite a été\nécrite, la joua en manuscrit.\nLa Société Philharmonique a de grands noms\nà montrer : W. SafonoflF, W. Mengelberg,\nF. Mottl, Zilotti, Arthur Nikish, G. Thibaud,\nHubermann, Litvinne, Pugno, etc.\nLa Société Impériale de Musique vient\nd'entrer dans la cinquantième année de son\nexistence. Mich. Ippolitov-Ivanov, Em. Kou-\nper, K. Glazounov en sont les chefs d'or-\nchestre. G. Enesco, S. Gerardy, J. Hofmann\nont figuré comme solistes. Le Concert du 4\nDécembre (21 Novembre style russe) a été\nentièrement réservé à César Cui, qui vient\naussi de célébrer les cinquante ans de son\nactivité musicale.\nSon Scherzo Op. I qui figurait au pro-\ngramme, avait été exécuté pour la première\nfois le 14 Décembre 1859. Comme solistes\nA. Katschenowski, A. Bogdanovitsch (ténor)\net B. Sibor.\nCésar Cui, présent au concert, a été chaleu-\nreusement applaudi par les artistes et le public.\nA l'opéra, la saison a été ouverte au\nThéâtre Solodownikov par la toute pre-\nmière représentation en Russie des \" Meister-\nsinger \" avec d'admirables décors de Pierre\nOlénin; puis la première du dernier Opéra de\nRimski Korsakov \"Le Coq cCor \" œuvre sati-\nrique et frondeuse à laquelle la censure, avant\nde donner son autorisation, a créé mille\ndifficultés. Des changements de paroles, de\nmise en scène ont été exigés etc. Le Tsar\nDodon est devenu un simple voivode (gou-\nverneur de province). L'appel du Coq !\n\" R ne, couché sur le dos !\"a dû être changé\netc. etc. Et quant même la satire est restée\ningénieuse et acharnée."}, {"page_pdf": 113, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.113", "texte": "16\nL'ACTUALITE MUSICALE\n\nOn a eu la surprise inattendue de voir le\nmême Coq d'or à l'Opéra Impérial avec Mme\nNechdanova. Enfin Nikish nous gratifia d'une\nreprésentation de Lohengrin qui fut un\névénement.\nELLEN VON TIDEBÔHL.\nVARSOVIE. Octobre-Novembre. La\nvie musicale de notre ville a subi un grave\nchangement au commencement de cette\nsaison. La Société de la Philharmonie 11e\npouvant subvenir plus longtemps, à l'entre-\nprise des concerts et en même temps à celle\nde l'Opéra, se vit obligée de fermer ses portes.\nA ce moment vraiment critique pour l'or-\nchestre et pour notre musique symphonique\nen général s'est trouvé un homme : le prince\nLadislas Lubomirski - musicien et composi-\nteur qui s'est chargé de prendre à ses frais\nl'orchestre (70 musiciens) et une série de\nconcerts symphoniques à la salle de la Philar-\nmonie. M. G. Fitelberg un jeune mais émi-\nnent chef d'orchestre fut nommé directeur\nartistique de l'entreprise ; une série des con-\ncerts sera dirigé par M. Henri Opiénski.\nLe premier concert (le 15 octobre) a été\nconsacré à la mémoire de notre estimé com-\npositeur Sig. Noskowski mort au mois de\njuillet.\nAu premier concert d'abonnement nous\navons entendu Joseph Hofman (concertos de\nBeethoven en sol maj. et de Liszt), au second\nle deuxième acte de Tristan et Yseult inter-\nprété par Mme Félicie Kaszowka (esquise\nYseult) et le Dr. Briesemeister, au troisième\nKubelik (toujours le même). Dans les con-\ncerts symphoniques Fitelberg a dirigé pour\nla première fois à Varsovie \" Wallenstein\nde d'lndy, \" L'île des morts \" poëme sympho-\nnique de S. RachmaninnoflP (après Bocklin),\n\" En saga \" de I. Sibelius.\nDans le concert consacré aux compositeurs\nfrançais sous la direction de M. Opienski, on\na exécuté les œuvres de Bizet, d'lndy,\nBruneau et Chabrier ; le premier concert\nhistorique de la société de musique (aussi sous\nla direction de M. Opienski) a présenté des\nœuvres de Bach (concerto pour trois pianos)\net de Haendel. La section de la S. I. M. se réunit\ntous les quinze jours ; 011 y a exécuté les\nœuvres de Fasch, Stamitz et P. E. Bach\n(Collegium musicum de Riemann) les œuvres\nde Dengoraj et autres. H. O.\nCONST ANTINOPLE. Parmi les\nconcerts qui ont eu lieu à Constantinople\ndans le courant du mois dernier, il en est trois\nparticulièrement intéressants, Jacques Thi-\nbaud, un des purs maîtres de l'archet, s'est\nfait entendre, avec le pianiste Georges de\nLausnay.\nPuis, le jeune violoncelliste arménien, Diran\nAlexanian, un enfant de Constantinople, dans\ndeux concerts qu'il vient de donner, avec le\nconcours du compositeur Jean Huré.\nNous avons recueilli dans la Sonate, en\nfa dièze mineur, pour piano et violoncelle de\nJean Huré, des impressions quelque peu rebelles\nà l'analyse, mais que nous tenons à exquisser\nen raison du caractère intéressant de cette\nœuvre. M. Huré nous paraît trop indépendant\npour se réclamer d'une école. Mais nous le\nclasserions volontiers dans le groupe de Claude\nDebussy, que nous admirons, d'ailleurs, vive-\nment. La Sonate de M. Huré révèle moins\nune idée d'ensemble, une conception pour ainsi\ndire architecturale, qu'un travail de ciselure,\ntrès fouillé par endroits. Les idées y sont\nentrecoupées, mais constamment renaissantes.\nA travers un fourmillement de dissonances,\ntour à tour étranges, attachantes, charmeresses,\ncrispantes, nous percevons une sorte d'impres-\nsionnisme musical. Sensations de fluide, sensa-\ntion de 1' \" impondérable. \"\nMentionnons, enfin, tout le bien que nous\npensons du jeune violoniste hongrois Franz\nvon Vecsey. Personnellement, nous sommes\nprévenu contre les petits prodiges. Cependant,\nnous admirons sans réserve ce virtuose techni-\ncien stupéfiant. TIGRANE TSCHAÏAN."}, {"page_pdf": 114, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.114", "texte": "LE PETIT CONSERVATOIRE\n\nChaque Novembre, un peu avant neuf\nheures du soir, la cour de la Mairie Drouot\ns'emplit d'une petite foule d'aspect variable,\nselon que la nuit est neigeuse, pluvieuse, ou\ncomme celle-ci, très froide et zébrée d'un\nviolent clair de lune.. Devant un solennel\nsergent de ville, planté en haut de trois mar-\nches, que peut donc attendre cette petite foule?\nTout simplement que le sergent de ville ouvre\nla porte et laisse monter dans la salle des Fêtes\noù a lieu l'examen d'admission au cours gratuit\nde chant de M. Jacques ISNARDON\nQue l'on ne s'effraie pas!... M. Jacques\nIsnardon n'est nullement le grand Pourvoyeur\ndu cabotinisme, cette guillotine des dévoyés.\nNon. Cet éminent artiste veut tout simple-\nment apprendre à la jeunesse qu'il existe une\nmusique autre que celle miaulée au coin des\nrues, et comment il faut chanter cette bonne\nmusique. Sans doute, si dans le grand nombre,\nun organe et un tempérament apparaissent, le\nprofesseur les dégrossit, les développe. Ainsi,\nne débauche-t-il pas le tapissier ou la couturière,\nmais il les place dans une voie qui est la leur,\net où les exemples ne manquent pas ils\nréussissent brillamment.\n*\n* *\nNeuf heures. La salle bruit,* s'emplit. Des\nbavardages, des mains qui remettent en place\ndes cheveux rebelles. Des blancheurs de hou-\npettes. Des serrements de mains. De petits\ngroupes qui se forment par zones d'amitié ou\nde sympathie.\n\nM. Isnardon."}, {"page_pdf": 115, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.115", "texte": "18\nL'ACTUALITÉ MUSICALE\n\nGrandeurs, petitesses, grosseurs, maigreurs,\nchairs blanches et teints bistrés Surtout\ndes femmes. Des chignons roux, des bandeaux,\nbruns, blonds. Des robes de deux louis, qui\nvous ont des airs de grande couture. Venues\nde tous les coins de Paris des gentillesses, des\nélégances, du charme et même des beautés.\nDix-huit, vingt, trente ans. Aurores, petits\nmatins, matinées de la jeunesse !...\nVoilà que lui aussi le jury fait son appari-\ntion et s'assied en avant, dans la partie réservée\ndevant l'estrade, autour du piano ; sur les\n\" Ralliez-vous a mon face a main \" ? Mademoi-\nselle Hatto !...\nEt ce Monsieur avec un binocle gros\ncomme une petite bicyclette, un beau gilet de\nvelours noir, et qui ressemble au père Noël, ou\nencore à M. Dujardin-Beaumetz ?\nMalheureuse enfant ! Tant qu'il vous\nplaira, dites que M. Raoul Pugno, est le\n▼ivant portrait du père Noël, mais n'insinuez\njamais qu'il est celui du père pardon ! de\nM. Dujardin-Beaumetz... il ne vous le\npardonnerait pas! D'ailleurs pour éviter des\npetites tables revêtues pour la circonstance, de\nclassiques tapis verts et où il va prendre ses\nnotes avec conscience et bonne humeur.\nUs n'ont pas l'air rosse\nblonde enfant, qui tout à l'heure va se révêler\nfuture Dugazon..\nQui est-ce celui-là ? qui a les cheveux en\n\\ brosse, de grandes* oreilles, un grand nez, une\npetite moustache, une belle cravate grise ?\nM. Chevillard, Mademoiselle !..\nCette dame qui a de si beaux yeux,\nparaît si aimable et qui insiste pour que la\ngrosse dame placée à sa droite, retire sa four-\nrure, qui en effet, doit lui tenir bien chaud.\nPrès de cette dame, dont le toquet\ns'orne d'un panache blanc, et qui avec ses\nlunettes de luxe, semble nous recommander :\ndésagréments qui pourraient être la consé-\nquence de vos comparaisons pittoresques, ne\nme questionnez plus. Je vais vous renseigner\nde moi-même. Voilà Madame Isnardon, cette\ndame dont le charme exotique doit vous faire\npenser : \" Est-ce une espagnole qui a grandi au\nJapon, ou une Japonaise qui a fait sa croissance\nen Espagne?\".... Près de moi? ce monsieur\nqui fait songer à un gros chat ? M. Vidal, un\ndes grands chefs d'orchestre de l'Opéra, qui\npour ce soir a confié son bâton a un petit\nextra : M. Messager.... Ce bon visage enlu-\nminé, où pétillent des yeux malicieux, ce nez\nflaireur et cette bouche gourmande ? Le ro-\nmancier Auguste Germain, le Jean Veber, le\npeintre à la plume des choses et des gens de\nthéâtre. Près de lui, l'air triste, M. Gaubert,\nun chef choriste de l'Opéra. Là-bas, ce\n\nIls n'ont pas l'air rosse..."}, {"page_pdf": 116, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.116", "texte": "M. Pugno.\n\nMme Isnardon.\n\nMonsieur au tient de\nromanichell et qui exa-\nmine déjà la liste des\nconcurrents ? Le com-\npositeur Gaston Paulin..\nA qui les deux têtes de\nce conciliabule ? Celle-\nci moustache et barbe ?\nMonsieur Georges Hue,\nl'auteur du \" Miracle\",\nl'opéra de l'an pro-\nchain. Celle-là sans\nbarbe et ornée de\nmoustaches à la Gau-\nloise et qui semble\navoir fait sa chevelure\nd'une tête de loup ? Celle de M. Vuillemin :\nle banderillo attitré de M. Broussan....\nAh ! nous n'avons plus le temps\nde continuer. Arrêtons-nous ici,\narrêtons-nous ici /... \" M.. Jacques\ngravit les marches de l'estrade et\nr\ns'arme de son monocle. a seance\nva commencer. Mademoiselle, je\nne vous connais plus, je ne vous ai\njamais connue, car le saviez vous,\nmoi aussi, je suis du jury\nCurieuse révélation ! Après\nun aimable préambule : re-\nmerciements au jury et\nbien-venue aux candidats,\nM. Isnardon nous apprend\ncomment faire le bien suffit\nà déchaîner ces chiens en-\nragés qui sont la bêtise et la\nméchanceté humaines. C'est\nainsi que donnant une bonne\npart de son temps à l'œuvre\ndes cours gratuits, M. Jacques\nIsnardon s'est vu l'objet\nd'accusations variées : trafics\ndes livres de prix, tromperies\nsur les résultats de fin année,\nsubstitution des amateurs par\ndes professionnels, dissimulations des âges, falsifi-\ncation des états civils...\nRien que cela ! Mais alors, à quoi pense\nnotre ministre de la Justice ? Quand ra-t-il\nenfin lancer un mandat d'amener contre ce\n\nL'ACTUALITE MUSICALE\nl 9"}, {"page_pdf": 117, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.117", "texte": "20\nL'ACTUALITÉ MUSICALE\n\nM, G. Hue.\n\nce maître chanteur,\nqu'est M. Jacques\nIsnardon ?..\nAvec facilité, es-\nprit, et un amour\nde petit accent qui\nne vient pas du\nNord, je vous en\nréponds, M. Jacques\nIsnardon achève son\nallocution fort ap-\nplaudie. Puis, crayons\net listes sont distri-\nbués au jury, l'ac-\ncompagnateur gagne\nsa place, le tourneur\nde pages la sienne,\ncependant que de sa\ndextre énergique,\nM. Jacques Isnardon\nfrappe trois coups\nqui font tressaillir la\nsonnette de rémou-\nleur, qui est à portée\nde sa main. On va\ncommencer. On\ncommence !...\nSorti des premiers rangs, voilà que se pré-\nsente un petit homme rond de visage, carré\nd'épaules et\narqué de jam-\nbes. Sans hé-\nsitation, avec\nun superbe\naplomb, il fait\nle £este d'écar-\nter piano et\npianiste, et s'é-\ncrie avec un\nbeau dédain :\nu J'ai pas besoin\nvoix à crier\n\" j'ai de la\nbelle hollande\nil nous affirme\nqu'il aime le son\ndu cor, le soir au\nfond des bois\nM. Jacques Is-\nnardon veut ou-\nvrir l'examen en\ngaîté. Il laisse\ndonc aller tout du\nlong celui-là qui\naime le son du\ncor. Mais, quand\nsalle et jury sont\nprêts à pleurer de\nrire, M. Jacques\nIsnardon termine\nce numéro, par\nun tintement de\nsonnette impéra-\ntif et pitoyable :\n—M erci Mon-\nsieur /...\nCombien ex-\npressifs, ces \" mer-\nci Mon sieur, merci\nMademoiselle \" et\nces coups de son-\nnette interrup-\nteurs, retentissant\ntour à tour en\nfunèbre glas, carillon joyeux et appro\nbateur.\n: \" Dre lin\nDre lin. Quelle pan-\nne ! C'est navrant \"\n\" Dre lin, drelin.\nBravo ! Bonne petite\nvoix !\nBandeaux sombres,\nregard fatal, bras croisés\nsur la poitrine bien\nofferte, taille cambrée,\njarrets tendus, petits\npieds gainés d'escarpins\nvernis à boucles d'acier,\nsi ce n'était en plus\nce diable de grand bo-\nlivar traversé de meur-\n\nM. Paulin.\n\nM. Puget.\n\nM. Vuillemin."}, {"page_pdf": 118, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.118", "texte": "L'ACTUALITÉ MUSICALE\n21\n\ntrières épingles, longues comme-des javelots,\nne jurerait-on pas que cette jeune interprète\nde Gluck, est la farouche espagnole du tableau\nde Falguères, Eventail et poignard ?...\nDivinités du styx !...\nTudieu, quelle vigueur dans l'entrée, quelle\nvoix sonore et bien disante. A vous Mademoi-\nselle le royal coup de sonnette !...\nToupet à la Mayol surplombant la\npeau très mobile du front ridé, sourcils en\naccent circonflexes, bouche grimaçante, voici\nle monsieur à \" F Africaine \".\nAh ! ne t'éveille pas encore\nSoixante-huit saisons. Des • cheveux qui\nfolâtrent, un nez à la Yvette Guilbert, des\nmains qui caressent le tour de cou, un petit\nair modeste et consciencieux une bonne\npetite voix. Cette jeune enfant a séduit le\njury. En jetant un paternel coup d'oeil à sa\njupe d'écolière, M. Pugno déclare quelle ne\nmarchera pas mal Allons tant mieux !\nCitaient trois hussards de la garde qui\nrevenaient en congé\nCe Monsieur, qui avec sa petite taille ne\ndevait évidemment posséder qu'une voix de\nbasse taille, ne pouvait choisir chanson\nplus appropriée à sa personne. En effet, son\nblair d'artilleur nous semble très familiarisé\navec les choses militaires, qu'il chante d'ailleurs\navec beaucoup de force et de couleur. Encore\nune recrue pour M. Isnardon !...\n- La Valse des cent Vierges."}, {"page_pdf": 119, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.119", "texte": "22\nL'ACTUALITÉ MUSICALE\n\nMais oui, cette demoiselle qui croise genti-\nment les mains sur son abdomen, et dont les\net dont les mèches bien lasses retombent\npresque jusqu'aux yeux, atones, implorants,\non dirait prêts à s'emplir de larmes. Ce jeune\nhomme a naturellement un grand nez un\nnez de basse ; c'est comme un fait exprès,\ntoutes les basses ont des grands nez. Un\ngrand nez qui a l'air d'un éteignoir au-dessus\nde la bouche amère et désabusée. TjP e ac-\ncompli de l'amateur mondain, le voilà qui nous\ndistille du bout des lèvres et si l'on peut dire :\nau compte gouttes, les strophes d'un poème\nécrit sur un rythme de valse lente : Les\nchrysanthèmes :\nDre lin Dre lin. ! Merci Mon-\niteur !\nAh ! Monsieur Isnardon, pour ce jeune\nhomme aux chrysanthèmes, que votre sonnette\ncheveux sont coiffés\nd'un gracieux poiluchon\norné de petites plumes\nà la Méphistophélès\nva nous la chanter. Elle\nnous la chante. Quel\nsuccès ! M. Isnardon\nfredonne, le jurj fre-\ndonne, la salle fre-\ndonne ! Ah ! le coup de\nsonnette ! il était temps!\nUne minute de plus,\net la salle des fêtes\nde la rue Drouot était\ntransformée en salle de\nbal.\nQui expliquera la\ntoute puissance des val-\nses du second empire ?...\nAttendez un peu,\n▼oici un jeune homme\nqui va calmer cette ex-\ntraordinaire agitation.\nQu'il est triste ce jeune\nhomme, avec sa sil-\nhouette de \" saule pleu-\nreur \". Ce jeune homme\nà la chevelure partagée\nd'une raie impeccable,\na donc tinté funèbrement, et que votre merci\nMonsieur, nous a versé dans le dos, la douche\ndu grand frisson !..\nLe chanteur aux chrysanthèmes, termine la\nséance, durant laquelle on put entendre quel-\nques soixante-dix chanteurs et chanteuses,\ndont nous n'avons pu noter ici qu'un nombre\ntrop restreint. Que de \" Manon\" de uMi-\ngnon \" de \" Prophète ! \" Mais surtout, que de\n\" Lakmè Tant et tant que devant leur\nrépétition un vrai pari mutuel s'engage parmi\nle jury. Nous serions bien étonnés si la pro-\nchaine fois, le sympathique inspecteur des jeux,\nM. Soullière ne faisait pas son apparition à la\nmairie Drouot.\nPour être en majorité, les opéras célèbres\nn'ont pas accaparé tout le programme. A côte\ndes opéras et des ren-\ngaines, très rares, il faut\nbien le dire, nous avons\nécouté,' de tendres mé-\nlodies, des airs très\nvieux, et peu connus.\nChose curieuse, ce\nne sont pas les toutes\njeunesses qui affec-\ntionnent les grands airs\nd'opéra, mais les autres,\ncelles de vingt-cinq,\nvingt-huit, trente ans,\nles jeunes filles qui\npourraient être des\njeunes femmes, qui sont\nles ferventes de Schu-\nmann, de Schubert, de\ntoutes les Rêveries, de\ntoutes les Mélodies,\nqu'elles choisissent, on\ndirait, comme accom-\npagnement à leur mé-\nlancolie d'êtres qui\nn'ont pas connu encore\nles joies et les douleurs\nde l'Amour.\nA cette soirée, du\nPetit Conservatoire,nous\navons observé une de celles-là qui, non point\nfaite pour les batailles de la vie, mais tout"}, {"page_pdf": 120, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.120", "texte": "L'ACTUALITÉ MUSICALE\n2 3\n\nsimplement pour mener une existence pai-\nsible, (aimer et être aimée), nous a paru, arec\nson allure un peu grave des êtres déjà résignés,\nporter tout le poids d'un cœur solitaire. Ses\ncheveux étaient blonds, longs, soyeux et drus.\nSes yeux très beaux, sa bouche épaisse et\nvoluptueuse. Pauvre belle jeune fille, arrivée\nà ce moment terrible où il est encore très tôt,\nmais où, pour entreprendre quelque chose,\nil est déjà presque trop tard !...\nC'est vous dont l'image m'a poursuivie jus-\nqu'au Champagne de minuit, si gentiment\noffert par M. Isnardon à son jury. C'est vous,\nbeauté, charme et talent, vous mélancolique\njeune femme qu'en souvenir j'entendrai long-\ntemps chanter de si déchirante façon, \"V Adieu\"\nde Schubert.\n\nPierre Jobbé-Duval."}, {"page_pdf": 121, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnabh19100115-01.1.121", "texte": "Cours et Conférences\nLeçon d'ouverture\nau Conservatoire\nLE Ç DÉCEMBRE IÇOÇ\nPAR MAURICE EMMANUEL1.\nMonsieur le Directeur, 2\nMon cher Maître,3\nMessieurs,4\nEn prenant la parole dans cette vieille et\nchère Maison je veux, sans rhétorique, expri-\nmer ma reconnaissance à ceux qui m'ont élu.\nAvec une bienveillance et une cordialité qui\nresteront pour moi la plus rare et la précieuse\ndes joies, MM. les membres du Conseil Supé-\nrieur m'ont désigné au choix de M. le\nMinistre de l'lnstruction publique et des\nBeaux-Arts. Ai-je besoin de dire que je ne\nme sens pas moins honoré par la sympathie\nde ces suffrages que par la fonction même à\nlaquelle ils m'ont appelé ? Comment expri-\nmerai-je à mon maître Bourgault-Ducoudray,\nqui m'a soutenu de sa bonté et de son influence,\nla gratitude profonde que je ressens pour lui ?\nSi grand que soit mon désir de payer une\ndette si grosse, j'aime mieux demeurer en reste\nque de paraître vouloir m'acquitter avec des\nmots. Je m'en tiens à un remerciaient très\nbref, ma con molto sentimento.\nMon cher maître, si c'est pour moi un\ngrand honneur de vous succéder, cet honneur\nne va pas sans mélancolie et sans suprise. J'ai\nété votre élève de 1881 à 1886. L 'an passé,\nsans savoir que vos leçons devaient être les der-\nnières de votre enseignement au Conservatoire,\net mû par un ardent désir de retrouver en vous\nécoutant les impressions de ma jeunesse, je\nsuis venu vous entendre. Or rien n'a changé\nici : dans l'antichambre la même table modes-\ntement se cache sous l'ampleur du même\ntapis vert ; le même vieux meuble, élégant,\nest coiffé de la même urne funéraire, l'urne\naux boules noires des votes. En entrant dans\nla salle on aperçoit les mêmes choses impé-\nrialement vieillotes : les grandes orgues, in-\nstrument magnifique, délices du maître Guil-\nmant et de ses élèves; les banquettes moelleuses;\nles baignoires confortables ; les tribunes qui\nflanquent la loge de Madame Bonaparte, et\nauxquelles il est interdit de monter, par\ncrainte d'effondrement. Tout cela était im-\nmuable.\nVous non plus n'aviez point changé. Ni\nvotre voix, ni votre ardeur n'avaient fléchi.\nVotre parole vibrante et communicative\ndardait sur vos auditeurs ses fusées et ses\npointes et exhortait vos élèves, comme il y a\nvingt-cinq ans, à l'indépendance et la dignité.\nIl faut croire cependant que le temps a marché\npuisque par une coquetterie dont vos auditeurs\nne vous savent aucun gré, vous avez voulu\nfaire valoir des droits certains à la retraite !\nVous m'avez défendu de vous louer. Soit.\nJe partage votre goût pour la simplicité des\nsentiments et du langage. Mais vous me\npermettrez de rappeler le plan de votre cours\nafin que je puisse y rattacher le mien.\nEn un cycle de quatre années vous pré-\nsentiez l'ensemble de l'histoire musicale, que\nvous divisiez en deux grandes périodes : celle\nde la monodie pure ou de la mélodie prédomi-\nnante et qui s'étend jusqu'au seuil de la\nRenaissance; et celle de la polyphonie \"tonale\"\nqu'ouvre le XVe siècle. A partir du moment\noù la polyphonie est constituée vous pour-\nsuiviez les destinées de l'art à travers la France\n1 La sténographie a laissé à cette leçon d'ouverture\nson caractère essentiellement oral.\n2 M. Gabriel Fauré.\n:i M. Bourgault-Ducoudray.\n4 Les éléves titulaires."}]}